summary
stringlengths
0
86.6k
text
stringlengths
0
949k
Pour obtenir le précieux sésame, il faudra établir la réalité d'une relation sentimentale à distance.
Bonne nouvelle pour les couples binationaux. Le Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères a annoncé jeudi la mise en place imminente de premiers "laissez-passer" pour permettre les retrouvailles des couples franco-étrangers séparés depuis des mois par la pandémie et la fermeture des frontières, sans possibilité de faire venir en France leur partenaire, faute de reconnaissance administrative de leur relation."J'espère qu'en fin de semaine, début de semaine prochaine nous aurons les premiers laissez-passer", a indiqué sur France Inter le nouveau Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune. Cette procédure dérogatoire concerne les couples franco-étrangers non-mariés, non pacsés et qui n'ont pas fait reconnaître leur concubinage. Ces couples alertent sur leur sort depuis le début de l'été. Une campagne internationale baptisée "Love is not tourism" avait d'ailleurs été lancée en juin sur les réseaux sociaux. Le 8 août, une première procédure dérogatoire avait été annoncée par le secrétaire d'Etat au Tourisme, Jean-Baptise Lemoyne. Mais jugée "trop compliquée", elle n'avait jamais pu être mise en place, laissant ces couples dans un grand désarroi. La procédure existante n'était "pas satisfaisante parce qu'elle était trop lente et n'a pas permis de répondre aux problèmes", a reconnu Clément Beaune. L'un des représentants en France de ces couples, Fabien Lefebvre, qui n'a pas pu voir sa compagne bloquée en Iran depuis février, se dit "échaudé" par l'absence de dialogue depuis plusieurs semaines avec le ministère des Affaires étrangères. "Dans ce contexte, et avec une situation toujours aussi désespérante pour les couples et familles séparées, malgré les propos de Clément Beaune, le collectif demeure dans l'attente d'actes", a réagi Fabien Lefebvre, sceptique.Pour le gouvernement, les démarches sont délicates car il s'agit d'établir la réalité de ces relations sentimentales à distance en vue d'un "laissez-passer" pour une entrée temporaire en France, sans ouvrir de brèche dans les réglementations migratoires existantes. Concrètement, il s'agira de prouver "l'existence d'activités communes au fil du temps, ou encore la preuve de précédents séjours en France, apportée par des factures, des billets d'avion, etc.", a indiqué à l'AFP une source au Quai d'Orsay.
L'ancien secrétaire général de la CGT, à la tête de la fédération des cheminots en 1995 estime, dans le Journal du dimanche, que le mécontentement est encore plus grand aujourd'hui et avertit Emmanuel Macron.
Le blocage, il l'a connu. Bernard Thibault, l'ex secrétaire général de la CGT, était en première ligne en 1995, lors des grandes grèves qui ont fait reculer le gouvernement Juppé. Dans les colonnes du JDD, il s'est essayé au jeu des comparaisons, et ses conclusions sonnent comme un avertissement à Emmanuel Macron. Pour lui, "le mécontentement social est plus fort qu'en 1995". La raison tient en la cause de ce mécontentement, qui n'est pas seulement en lien avec la réforme des retraites. "Le sujet s'ajouter à un malaise social patent", symbolisé notamment par le mouvement des Gilets jaunes.Il s'oppose à l'argument de la défense de privilèges, argument déjà souvent exposé en 1995. "Nous avions eu droit à une campagne sur 'ces privilégiés qui prenaient en otages les Français'. Elle avait pris fin au premier sondage qui montrait le soutien des citoyens."Bernard Thibault estime par ailleurs que quoi qu'il arrive, la réforme des retraites est vouée à l'échec. "Il y a deux conditions pour mener à bien un tel projet : un minimum de consensus, et une confiance dans le gouvernement. Aucune de ces conditions n'est réunie." Comme le rappelle l'ancien secrétaire général de la CGT, 66% des Français soutiennent la grève, selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et France Info. Déresponsabilisation du gouvernementUne grève qui pourrait être la dernière chance d'influer, en raison du passage à un système par point, qui calculerait les pensions et les durées de cotisations selon un algorithme, utilisant des critères tels que le PIB ou la croissance. "S'il y a une crise financière, la valeur du point diminue mécaniquement. Et il n'y a plus de débat politique sur le sujet. Le gouvernement est ainsi déresponsabilisé." Une responsabilité qu'a encore Emmanuel Macron... qui pourrait payer cet affrontement avec la rue. "Depuis Jacques Chirac, tous les présidents qui ont forcé la main des Français sur un sujet social de première importance (...) l'ont systématiquement payé politiquement par la suite."
- Nathalie Kosciusko-Morizet sera candidate dans la 11e circonscription de Paris aux élections législatives de juin 2017, d'après des informations révélées par l'Opinion. -La députée Les Républicains de l'Essonne se présentera finalement à Paris sur la circonscription du socialiste Pascal Cherki, qui recoupe une partie des 6e et 14e arrondissements de la capitale.
Nathalie Kosciusko-Morizet a officialisé son choix en l'annonçant au président et au secrétaire départementaux de la fédération Les Républicains de Paris, Philippe Goujon et Frédéric Péchenard, en marge du conseil de Paris ce mardi 14 juin. La candidate à la primaire de la droite et du centre en vue de l'élection présidentielle était élue de l'Essonne depuis 2002. En 2014, elle avait échoué à briguer la mairie de Paris au profit d'Anne Hidalgo. Elle était également candidate dans le 14e arrondissement de la capitale, où elle est désormais conseillère d'arrondissement d'opposition.Aujourd'hui, ce choix de la 11e circonscription s'inscrit dans une volonté de s'ancrer dans la capitale, alors que les rumeurs faisaient état d'une éventuelle candidature dans les Hauts-de-Seine ou dans l'Essonne. L'ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy devrait donc être opposée au député frondeur Pascal Cherki, qui avait obtenu 56,47 % des voix lors de l'élection législative en 2012 et qui bénéficie du soutien de la maire actuelle, Anne Hidalgo. Nathalie Kosciusko-Morizet doit désormais obtenir la validation de son investiture par la commission nationale du parti Les Républicains, qui sera consacrée le 21 juin prochain aux législatives parisiennes.
Selon Le Canard enchaîné, l'ancien président de la République aurait "gardé une dent contre son ancienne ministre de la Santé".
Presque un an jour pour jour après son décès, la France a rendu hommage à Simone Veil, dimanche 1er juillet, avant son entrée au Panthéon. Si une grande partie de la classe politique française était présente, Valéry Giscard d'Estaing, lui, n'est pas venu à la cérémonie, présidée par Emmanuel Macron. De nombreux hommes politiques étaient présents à la cérémonie d'hommage, à commencer par les deux anciens présidents de la République, Nicolas Sarkozy et François Hollande. La majorité de la classe politique était venue saluer la mémoire Simone Veil, à l'image des anciens Premiers ministres, Edith Cresson, Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, ou de certains membres du gouvernement actuel comme Agnès Buzyn, la ministre de la Santé et Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics.Mais une absence a été particulièrement remarquée : celle de l'ancien président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, dont Simone Veil a été la ministre de la Santé. Ce dernier "avait déjà brillé par son absence lors de l'hommage national rendu aux Invalides, le 5 juillet 2017", rappelle le Canard enchaîné, dans son édition du mercredi 4 juillet. Giscard attendu en province pour "inaugurer une exposition qui lui était consacrée" Valéry Giscard d'Estaing avait justifié son absence, expliquant qu'il était attendu en province pour "inaugurer une exposition qui lui était consacrée", avaient annoncé son entourage avant la cérémonie. L'ancien chef de l'Etat a bien inauguré une exposition, au château d'Estaing, dans l'Aveyron, "mais le vendredi 29 juin", selon le quotidien satirique. "À croire qu'il a gardé une dent contre son ancienne ministre de la Santé, qui avait osé conduire une liste contre la sienne aux européennes de 1989 et soutenir Balladur en 1995", a ironisé le Canard enchaîné. Dans une interview accordée à LCI et publiée le 30 juin dernier, Valéry Giscard d'Estaing avait déclaré que Simone Veil "n'était pas une femme de droite, mais du centre, et plutôt du centre-gauche comme orientation". L'ancienne ministre de la Santé, à l'origine de la loi légalisant l'avortement, repose désormais, aux côtés de son mari Antoine, avec les 76 autres "grands hommes".
Le président de la République a réagi aux récentes déclarations de son prédécesseur, qui a affirmé soutenir le mouvement de contestation actuelle.
Rien ne va plus entre Emmanuel Macron et François Hollande. Le lien est rompu entre les deux hommes depuis que l'ancien ministre de l'Économie a décidé de se lancer seul avec son mouvement "En Marche". Une "trahison" pour son prédécesseur à l'Élysée, qui ne se prive pas pour lui lancer quelques pics régulièrement. La dernière en date concerne le mouvement des "gilets jaunes". Et cette fois, Emmanuel Macron n'a pas laissé passer. Depuis Buenos Aires, où il assistera au sommet du G20, le président de la République a taclé François Hollande."J'entends comme vous les voix qui s'élèvent", a déclaré Emmanuel Macron devant la communauté française de la capitale argentine, relate Paris Match. "J'entends aussi souvent les voix qui parfois n'avaient pas même réussi à bouger les choses, et qui sont sans doute plus à la racine de cette situation que nous vivons que le gouvernement qui n'est aux affaires que depuis 18 mois. Que voulez-vous ? Le cynisme fait partie de la vie politique.""Je ne me défausse sur personne"François Hollande, appréciera, lui qui avait assuré devant des "gilets jaunes" rencontrés en Ardèche qu'il soutenait leur mouvement. "Il faut continuer à prendre la parole et faire que ça puisse déboucher", expliquait l'ancien président de la République dans une vidéo mise en ligne par France Bleu, déclarant au passage concernant son successeur : "Moi j'assume ce que j'ai fait, je ne me défausse sur personne".Des propos qui semblent donc avoir quelque peu agacé le président de la République, qui n'a absolument pas l'intention de reculer devant le mouvement des "gilets jaunes". "C'est dans ces moments-là qu'on teste aussi la force d'âme d'un pays, d'un peuple, et en quelque mesure de ses gouvernants", a ajouté Emmanuel Macron à Buenos Aires. "La France est engagée sur un chemin dont les premiers résultats sont là et que je veux intensifier, accélérer."
À l'approche du scrutin du dimanche 26 mai, de nombreux maires s'inquiètent. En effet, selon une information du Parisien, beaucoup d'électeurs ne seraient pas en mesure de pouvoir voter.
Passage obligé quand on se déplace pour voter, l'émargement sur les listes électorales. Mais à quelques jours des élections européennes, plusieurs communes françaises tirent la sonnette d'alarme. En effet, nombreuses sont les personnes qui pourraient purement et simplement se faire recaler avant d'entrer dans l'isoloir.En cause, le REU, pour répertoire électoral unique. Il s'agit d'un registre mis en place le 1er janvier 2019 qui recense l'ensemble des personnes éligibles pour voter. Ce REU, coordonné par l'Insee, permettrait de mettre à jour quotidiennement ceux qui s'inscrivent sur les listes électorales, et à l'inverse ceux qui en sont radiés. Mais ce système peinerait à se synchroniser avec les listes "historiques" des mairies. Renaud Lagrave, directeur de l'Agence landaise pour l'informatique (Alpi), s'inquiète : "Il y a eu pas mal de bugs, des serveurs de l'Insee qui ne répondaient pas, et nous nous sommes retrouvés avec 300 appels de communes d'un coup."Le ministère de l'Intérieur se veut rassurantDe même à Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine. Là-bas, ce sont environ 250 erreurs qui ont été recensées. Exemple : des personnes qui ont déménagé l'an dernier ou encore des erreurs dans les 2e ou 3e prénoms.L'Insee indique rencontrer de nombreux problèmes informatiques, notamment entre les 2 et 6 mai dernier. Et pour cause, c'est à la date du 6 mai que les communes devaient arrêter les listes. Soit vingt jours pile avant l'élection. "Quand nous avons vu la source du problème, nous avons demandé aux éditeurs de logiciels concernés que les communes sursoient à la synchronisation, afin de permettre aux communes qui avaient besoin d'arrêter leurs listes qu'elles puissent le faire sans être gênées", explique Magali Demotes-Mainard, directrice du programme Elire de l'Insee.Le ministère de l'Intérieur ajoute : "C'est une difficulté qui a été réelle, avec un éditeur qui a fait un choix technique ayant eu pour effet d'engorger le serveur. Mais ce problème a été réglé depuis quelques jours."Et de rajouter que "les listes d'émargement peuvent être éditées jusqu'à la veille du vote". Si vous avez peur de ne pas pouvoir vous rendre dans votre bureau de vote historique, une des solutions reste de vérifier son propre cas sur internet, via le site gouvernemental service-public.fr.
Plusieurs milliers de jeunes vêtus de noir se sont rassemblés vendredi à Strasbourg pour rendre hommage à George Floyd. Des actions similaires ont eu lieu au même moment dans d'autres villes de France telles que Rouen ou Clermont-Ferrand.
Répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux, ils étaient 3.500 selon la préfecture, de 4 à 5.000 selon les organisateurs à manifester dans le centre de Strasbourg ce vendredi 5 juin en fin de journée. Les manifestants voulaient rendre hommage à George Floyd, dire non au racisme et dénoncer les violences policières. Sur des cartons brandis par des dizaines de personnes, on pouvait lire : "le vrai virus, c'est le racisme", "No justice, no peace" (pas de justice, pas de paix), mais aussi "Stop killing black people" (Cessez de tuer des Noirs). Pour la plupart masqués, les jeunes de Strasbourg ont d'abord manifesté silencieusement avant que ne retentissent des salves d'applaudissements et que quelques-uns prennent la parole au mégaphone. Plusieurs centaines d'entre eux étaient encore rassemblés sous la pluie vers 20h45.A Clermont-Ferrand, les manifestants demandent justice pour Wissam El YamniA Rouen, entre 1.500 personnes selon la police et 3.000 selon la CGT, ont envahi les rues du centre ville. La manifestation, d'abord calme a ensuite dégénéré et les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, rapporte la journaliste Manon Loubet qui était sur place pour le site actu.fr.A Clermont-Ferrand, plusieurs centaines de personnes se sont également réunies vendredi peu après 18 heures sur une place du centre-ville à l'appel cette fois du collectif "justice et vérité pour Wissam El Yamni", décédé dans cette ville en 2012 après son arrestation par la police dans des conditions controversées.Manifestations interdites samediDes appels à manifester samedi contre les "violences policières" ont également été lancés dans plusieurs villes de France, comme à Paris, Bordeaux, Nantes, Limoges, Poitiers, Marseille ou Lille, en dépit de l'interdiction des rassemblements de plus de dix personnes pour cause de crise sanitaire.Saisi par Christophe Castaner, le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête pour "injure publique à caractère raciste" et "provocation publique à la haine raciale". Elle porte sur des messages racistes publiés sur Facebook et attribués aux forces de l'ordre.
Le chanteur a été admis en urgence dans un hôpital parisien dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 novembre, révèle le magazine Voici.C'est une nouvelle qui ne va pas rassurer les fans de Johnny Hallyday. D'après une information du magazine Voici dans son édition de ce vendredi, le chanteur a dû être hospitalisé en urgence dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 novembre.
Il a été admis dans un établissement parisien pour traiter une détresse respiratoire. L'hôpital et la famille n'ont pas communiqué sur son état de santé. Selon BFMTV qui a pu contacter certains proches du chanteur, Johnny Hallyday serait en observation dans l'attente d'examens complémentaires. Sa famille espère une fin d'hospitalisation ce samedi.Johnny Hallyday, âgé de 74 ans, suit un traitement contre un cancer du poumon depuis plus d'un an. C'est dans ce même centre hospitalier de Paris qu'il doit d'ailleurs suivre une nouvelle session de chimiothérapie. Sébastien Ferran, son manager, avait rassuré début novembre en conférence de presse sur l'état d'esprit du rockeur : "Il a un cancer du poumon comme on le sait tous. Il se soigne, il n'y a pas péril en la demeure. Il va bien, voilà. Il se bat, il est là et il sera prochainement là pour le montrer".Cet été, Johnny Hallyday avait ainsi participé à la tournée des Vieilles canailles aux côtés de ses deux compères Eddy Mitchell et Jacques Dutronc. Ces dernières semaines, les rumeurs sur une santé de plus en plus fragile s'étaient propagées. L'hospitalisation du chanteur semble les confirmer.
L'incendie a pris dans un massif forestier, mais menace désormais des zones d'habitation.
Des centaines d'hectares de végétation détruits, des campings évacués et des quartiers évacués et plus de 1.000 pompiers mobilisés. Un violent incendie ravageait mardi 4 août le littoral méditerranéen à l'ouest de Marseille.Les vacanciers de trois campings de la Couronne, un quartier de bord de mer de la commune de Martigues (Bouches-du-Rhône), ont été priés de se regrouper sur la plage face à la progression du feu, a indiqué la police nationale. D'énormes panaches de fumée noire et des flammes en bord de route étaient visibles ainsi que des avions bombardiers d'eau Canadair en action. L'incendie qui s'est déclenché en plein massif forestier avait déjà ravagé 500 hectares de végétation vers 20h00, ont indiqué les pompiers. Plus de 1.000 pompiers, épaulés par sept avions Canadair, luttent contre les flammes dans ce secteur du sud-ouest de Martigues, en bordure des localités de bord de mer de Carry-le-Rouet et de Sausset-les-Pins. "Pour l'instant, le feu qui est le plus préoccupant à ma connaissance ne menace pas les installations industrielles", a indiqué Pierre Dartout, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, évoquant la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, près de laquelle un autre incendie s'était déclenché. Cet incendie est maintenant stabilisé.Dans la soirée, la mairie de Martigues, qui a procédé à l'évacuation d'un quartier, a annoncé l'ouverture de trois centres pour accueillir les personnes sorties des quartiers menacés par les flammes. "Le feu est actuellement au niveau de la D9, voie rapide de la Côte Bleue et se dirige vers Sausset (ndlr: une autre station balnéaire)", a ajouté la mairie dans un communiqué. Les routes de Saint-Pierre, de Sausset et de la Couronne Carro sont fermées. Dès 18h00, une portion de l'autoroute A55 entre Marseille et Martigues a été également fermée.Le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin, qui était venu rendre visite aux pompiers de la zone mardi matin, a annoncé sur Twitter qu'il se rendrait sur place "en fin de soirée ou dans la nuit".Depuis le week-end, l'accès à tous les massifs forestiers des Bouches-du-Rhône a été interdit en raison des vents violents et des fortes températures qui augmentent le risque d'incendies. Entre 2015 et 2019, 9.300 ha de forêt ont brûlé en moyenne chaque année dans les départements du littoral méditerranéen.
A l'occasion des 150 ans de la République et d'une cérémonie de naturalisation de cinq nouveau citoyens, le chef de l'Etat a livré un plaidoyer pour le modèle de gouvernement français, qui reste "toujours à protéger".
"La République ne déboulonne pas de statues". Dans l'enceinte du Panthéon, Emmanuel Macron a défendu le patriotisme républicain dans un discours à la fois historique et aux messages politiques, vendredi 4 septembre. Le chef de l'Etat a pris la parole devant cinq nouveaux citoyens français naturalisés. "Devenir français c'est accepter de devenir plus qu'un individu poursuivant ses intérêts propres. Un citoyen qui cultive une vertu républicaine. Des devoirs et des droits, mais des devoirs d'abord. Un patriotisme républicain de chaque instant. La République n'est pas donnée, jamais acquise. C'est une conquête, elle est toujours à protéger", a t-il d'abord déclaré avant de lancer plusieurs messages sur fonde de lutte contre le séparatisme."Renoncements et censure""Être français c'est aimer passionnément la liberté. La liberté dans notre République est un bloc", a t-il lancé, évoquant le droit de vote, la liberté de conscience et en particulier la laïcité. Ce régime unique au monde qui garantir la liberté de croire ou de ne pas croire. "Etre français, c'est défendre le droit de faire rire, la liberté de railler.C'est être toujours des combattants de la liberté et plus encore quand les renoncements prospèrent et que la censure progresse". "Les lois de la République sont toujours supérieures aux règles particulières", a t-il ensuite insisté. "Il n'y aura jamais de place pour ceux qui, souvent au nom d'un dieu, parfois avec l'aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d'un groupe. La République n'admet aucune aventure séparatiste", a t-il lancé, rappelant le projet de loi de lutte contre le séparatisme qui sera présenté à l'automne.Emmanuel Macron a également réservé un mot pour les édiles de France et dépositaires de la force publique. "Ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre et aux élus ne passeront pas", a t-il clamé. "La fraternité repose sur chaque citoyen et pas simplement sur un Etat qui donnerait des droits". "Aimer nos paysages, notre histoire, notre culture en bloc. C'est pour cela que la République ne déboulonne pas de statues. On ne choisit pas une part de France, on choisit la France".En parallèle de ces déclarations, le président de la République a évoqué la lutte pour l'égalité des chances, qui "n'est pas encore effective aujourd'hui dans notre République". "Chaque citoyen doit pouvoir construire sa vie par son travail, par son mérite. Nous sommes encore loin de cet idéal. Nous irons plus loin et plus fort", a t-il annonçant, la décrivant comme une "priorité".
Un retraité suisse du Jura a tenté de régler un acompte de 154 euros par chèque. Il a été refoulé par les impôts selon Le Progrès.
La société avance parfois trop vite dans certains secteurs. Le Progrès relate une histoire assez rocambolesque qui est arrivée à Fritz Duperret. Ce retraité suisse de 87 ans habitant dans le Jura à Pagney a été contacté par les impôts pour régler la somme de 154 euros. Pourtant, il s'est vu renvoyer le chèque qu'il avait envoyé et en recevant pour consigne de passer par le site internet impots.gouv.fr. « J'aurais envoyé une lettre avec un chèque en Suisse, ils m'auraient renvoyé une lettre de remerciement », ironise-t-il. C'est à ce moment que la situation se complique pour Fritz. « Je dois payer en ligne, alors que je n'ai pas d'ordinateur, ni de smartphone. Il y a un problème et ils me disent que pour le régler, il faut que j'aille à Dole. Or, je n'ai pas de permis, et je n'ai pas de voiture ! Donc je suis coincé pour une simple somme de 154 euros », s'agace l'octogénaire auprès du Progrès.Le maire prend positionLa mairie de Pagney a eu écho de ce litige. « La situation m'énerve aussi. Ce n'est pas normal qu'une personne âgée, qui n'a pas d'ordinateur, qui a des difficultés à se déplacer, ne puisse pas payer par chèque et qu'elle soit obligée de faire 35 kilomètres pour aller à Dole », s'insurge Michel Ganet, le maire de la commune. Il ne comprend pas qu'une telle situation soit encore possible aujourd'hui. « Les impôts ne peuvent pas accepter le chèque, parce que c'est la loi, mais si la loi n'est pas bonne, il faut la changer », réclame-t-il.La direction générale des finances indique que le prélèvement à la source est souvent réalisé par l'employeur ou une caisse de retraite. Dans le cas de Fritz Duperret, la loi demande à ce que ça soit fait par un prélèvement bancaire. Les impôts soulignent auprès du Progrès que ces personnes avec de telles contraintes peuvent se rendre « dans un centre des finances publiques où, accompagnées d'un agent, elles auront accès à un ordinateur en libre-service » ou bien de passer par une plateforme d'appels téléphoniques. « J'apporterai ce chèque à Dole et vous le prendrez », assure le maire Michel Ganet.
Ce sauveteur expérimenté était père de deux enfants.
Un secouriste de la CRS Alpes de Grenoble est décédé samedi 12 octobre après une chute lors d'une opération de sauvetage dans la Barre des Écrins dans les Hautes-Alpes, a-t-on appris auprès de son unité.En début d'après-midi, "un secours a été déclenché pour aller récupérer une cordée en difficulté -victime du mal aigu des montagnes ou MAM- dans la Barre des Écrins (4.101 m)", sommet emblématique du massif des Écrins, a expliqué à l'AFP la CRS Alpes."L'accident s'est produit lors de la récupération de la deuxième victime: notre collègue a été projeté dans le vide et a fait une chute de 150 m. Il a été pris en charge par le médecin de l'intervention et transféré au CHU de Grenoble. Il est décédé en fin d'après-midi", a-t-on ajouté de même source. La cordée secourue est, elle, indemne. La nouvelle n'a été diffusée qu'une fois sa compagne prévenue. "Le brigadier-chef Nicolas Revello, 46 ans, père de deux enfants, était un sauveteur expérimenté, dans l'unité depuis une vingtaine d'années, très investi, moniteur de secourisme, ultra-motivé", l'a décrit son supérieur le major Laurent Soullier."C'est quelqu'un qui compte dans un groupe", a ajouté le commandant de la CRS Alpes, soulignant que "les accidents ne sont pas rares, hélas. La réalité nous le rappelle". L'enquête a été confiée à la CRS de Briançon et le parquet de Gap saisi, l'accident ayant eu lieu dans les Hautes-Alpes. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a exprimé son "immense tristesse", parlant d'un "drame (qui) endeuille le ministère et l'ensemble de la communauté du secours en montagne".La police de l'Isère a fait part de sa "vive émotion" tandis que la Gendarmie nationale, dont font partie les pelotons de haute-montagne -- alter égaux des policiers dans le secourisme --, partageait "la profonde tristesse de (ses) camarades CRS qui ont perdu un des leurs aujourd'hui".
Il a beau être un supporter assumé de l'Olympique de Marseille, Emmanuel Macron pourrait bien se rendre à Lisbonne dimanche 23 août pour assister à la finale de la Ligue des Champions, croit savoir Paris-Match.
On se souvient de cette finale de Coupe du Monde en Russie. Le président de la République laissait éclater sa joie en tribune quand l'équipe de France remportait la Coupe du Monde le 15 juillet 2018 contre la Croatie (4-2). S'il n'est pas certain qu'Emmanuel Macron fasse preuve autant d'enthousiasme en cas de victoire du PSG, il pourrait bien être présent à Lisbonne dimanche rapporte Paris-Match, histoire d'honorer la présence d'un club français en finale de la plus prestigieuse des coupes européennes. Il faut dire que ce n'est que la cinquième fois qu'un club français atteint la finale de la Ligue des Champions. Un message pour féliciter les Lyonnais Affichant son soutien aux clubs français dans les compétitions européennes, le chef de l'Etat a confié au magazine Paris Match avoir envoyé un SMS à l'entraîneur de l'Olympique Lyonnais, Rudi Garcia. Un message pour le féliciter de la qualification lyonnaise en demi-finale après la victoire contre les Anglais de Manchester City (3-1), le samedi 15 août dernier.En 2018, à Moscou donc, le chef de l'Etat n'avait pas hésité à se rendre dans les vestiaires pour partager la joie des Bleus et les féliciter après leur titre. Le président russe Vladimir Poutine et l'ancienne présidente croate Kolinda Grabar-Kitarović, bonne joueuse, étaient également présents pour recevoir une ovation des Bleus et... des gouttes de champagne.Emmanuel Macron penserait désormais à assister à la finale de la Ligue des Champions dimanche à Lisbonne. Reste à découvrir si l'Olympique Lyonnais, autre club rival de l'OM, parviendra à se qualifier pour la finale. Pour cela, les Lyonnais devront créer l'exploit face à l'impressionnant et annoncé invincible Bayern Munich.
Le jeune Britannique avait plaidé coupable de tentative de meurtre début décembre après avoir poussé du dixième étage de la Tate Modern, en août dernier, un petit garçon.
En août dernier, il avait été jeté du dixième étage de la Tate modern. Grièvement blessé, le petit garçon français a recommencé à parler et à pouvoir bouger ses quatre membres, a annoncé jeudi 19 décembre sa famille. "Nous avons de très bonnes nouvelles à vous partager. Notre petit chevalier recommence à parler !", ont fait savoir les parents sur un site destiné à récolter des fonds pour soigner leur enfant. "Il prononce une syllabe après l'autre et même si nous devons la plupart du temps deviner ce qu'il cherche à dire, c'est de mieux en mieux!"Il commence aussi "très doucement" à pouvoir bouger ses bras et ses jambes, une expérience "douloureuse" et "fatigante", mais qui marque pour la famille un "merveilleux progrès". L'enfant a subi une hémorragie cérébrale et de multiples fractures, à la colonne vertébrale, aux jambes et aux bras, après avoir été poussé le 4 août du 10e étage du musée d'art moderne, qu'il visitait avec sa famille alors en séjour à Londres. Il avait atterri sur un toit du cinquième étage, une trentaine de mètres plus bas. Le suspect, un jeune Britannique de 18 ans, mineur au moment des faits, a plaidé coupable de tentative de meurtre début décembre, même si ses motivations restent confuses. Selon une première expertise, Jonty Bravery présenterait des troubles autistiques, des troubles obsessionnels et des troubles de la personnalité. Une évaluation complète de son état psychologique doit être réalisée avant que ne soit prononcée sa peine, le 17 février. "Je veux que ce soit aux informations"Selon les éléments de l'enquête, le suspect, juste après son geste, a déclaré à un employé du musée : "Je crois que j'ai tué quelqu'un, je viens de le jeter depuis le balcon". Il avait expliqué avoir entendu des voix lui intimant de blesser ou tuer des gens. "Je veux que ce soit aux informations, qui je suis et pourquoi je l'ai fait", avait-il déclaré aux enquêteurs.Dans une déclaration transmise le 6 décembre par Scotland Yard, sa famille a indiqué que l'état de l'enfant, qui n'a toujours pas retrouvé la mobilité de tous ses membres ou ses capacités cognitives, nécessite qu'il soit toujours en rééducation intensive. "Il est constamment réveillé par la douleur", mais "n'est pas en mesure d'appeler le personnel de l'hôpital", selon sa famille."La vie s'est arrêtée pour nous il y a quatre mois. Nous ne savons pas quand, ni même si nous pourrons recommencer à travailler ou retrouver notre domicile, qui n'est pas adapté pour un fauteuil roulant", ont-ils poursuivi. "Nous sommes épuisés, nous ne savons pas où tout cela nous mène, mais nous continuons."Après plusieurs semaines à Londres, le petit garçon a pu être rapatrié en France mi-septembre.
L'Union européenne a présenté cette semaine les piliers incontournables pour une sortie du confinement.
En France, la sortie du confinement devrait débuter le 11 mai. Alors que certains aspects du futur déconfinement sont d'ores et déjà questionnés, notamment son éventuel report pour les personnes les plus fragiles ou la réouverture des établissements scolaires, l'Union européenne a présenté cette semaine une feuille de route détaillant les conditions selon elle indispensables pour préparer un allègement du confinement. Premier élément mis en avant par l'UE : une "capacité de tests à large échelle". Tester massivement, comme l'ont fait les pays qui ont le mieux combattu l'épidémie (Corée du Sud ou Allemagne), permet de repérer les cas positifs, notamment ceux qui n'ont pas de symptômes, et de les isoler pour éviter la contagion. Un outil crucial alors que les mois écoulés ont été marqués par une pénurie de tests dans de nombreux pays. Ces tests de diagnostic, appelés RT-PCR, permettent de dire qu'un malade est infecté à l'instant T, après un prélèvement réalisé en introduisant profondément un écouvillon (long coton-tige) dans le nez du patient. Un autre type de test est en cours d'élaboration: les tests de sérologie, qui visent à déterminer après coup si un individu a été en contact avec le virus en détectant les anticorps (la réponse du système immunitaire). Une fois au point, ces tests permettront d'évaluer la proportion de la population qui a été infectée par le coronavirus.Deuxième pilier de la sortie du confinement : le traçage. Une fois qu'un malade est testé positif, il faut être capable de retrouver toutes les personnes avec lesquelles il a été en contact pour les tester, et le cas échéant les isoler, à leur tour. Cette procédure, appelée "contact tracing", pourra passer par des applications numériques, qui soulèvent toutefois des craintes d'atteinte aux libertés individuelles. "L'utilisation de ces applications mobiles devra être volontaire, reposer sur le consentement des utilisateurs et respecter pleinement les règles de l'UE sur la vie privée et les données personnelles", souligne la feuille de route européenne. Pour autant, il ne faut pas penser "qu'avec le numérique, on peut tout régler", prévient le président du comité scientifique qui conseille les autorités françaises, Jean-François Delfraissy. "La Corée du Sud a bien sûr utilisé le numérique" mais "c'est de l'humain qu'il y a derrière", a-t-il insisté, en soulignant que ce pays disposait "d'une armada, une brigade de 20.000 personnes" pour assurer le contact tracing. "S'il n'y a pas cette force humaine (...), on va se planter", a-t-il conclu lors d'une audition parlementaire. Gourmandes en personnel, ces enquêtes fastidieuses sont en outre exténuantes pour les professionnels qui les mènent.Autre critère indispensable selon l'UE : que les systèmes de santé soient en capacité d'absorber l'augmentation de cas que causera un allègement du confinement - nombre de lits en réanimation, disponibilité suffisante des médicaments requis dans ces services de soins intensifs... "Une sortie réussie du confinement, c'est d'abord d'éviter tout réengorgement des hôpitaux et en particulier des réanimations", explique Antoine Flahault, directeur de l'Institut de santé globale de l'Université de Genève.Une inconnue subsiste sur le sort réservé aux individus considérés comme les plus vulnérables au coronavirus, dont les personnes âgées, celles qui souffrent d'autres maladies ou les obèses. Devront-ils rester confinés même quand le confinement sera allégé ? "La tentation simplificatrice consistant à gérer cet épisode par tranches d'âge et à imposer aux personnes âgées, au nom de leur propre protection, de rester confinées n'est pas satisfaisante", a estimé, en France, l'Académie de médecine. "L'amalgame entre personnes âgées, personnes en situation de handicap et personnes affectées par des maladies chroniques, compréhensible pour un statisticien, peut être très mal vécu par les personnes humaines ainsi cataloguées", a-t-elle prévenu.L'écueil majeur de cette "catégorisation" est, selon l'Académie, la difficulté à définir qui devrait rester confiné : "Quel âge limite? Quelles maladies chroniques ? Quel degré de sévérité ? Quels handicaps ? Comment évaluer le risque encouru individuellement face à l'infinie diversité des situations cliniques particulières ?".
Selon un document obtenu par l'AFP, le gouvernement va annoncer la semaine prochaine entre zéro et six fermetures de réacteurs nucléaires d'ici 2028, sans compter les deux de Fessenheim qui seront les seuls à s'arrêter durant le quinquennat.
Quel est le plan du gouvernement en ce qui concerne le nucléaire ? Alors que l'exécutif doit présenter la semaine prochaine la future programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), trois scénarios sont encore à l'étude, selon un document obtenu par l'AFP mardi 20 novembre.Dans tous les cas, il n'y aura pas d'autres réacteurs mis à l'arrêt autre que ceux de Fesseinheim d'ici la fin du quinquennat.Scénario 1 : le scénario Hulot/Rugy, jusqu'à six réacteurs fermés d'ici 2028Dans le document que s'est procuré l'AFP, le scénario est siglé "MTES", comme le ministère de la Transition Écologique et Solidaire, occupé par Nicolas Hulot et, depuis septembre, par François de Rugy. Il atteint les 50% d'électricité nucléaire en 2035, avec 40% d'électricité renouvelable dès 2030(contre 71,6% et 17,6% respectivement en 2017).Aucun autre réacteur que les deux de Fessenheim ne serait fermé d'ici la fin du quinquennat. Mais, comme le demandent les anti-nucléaires, des fermetures de réacteurs sont bien prévues dans le cadre de la PPE, qui s'arrête en 2028 : deux en 2023, deux en 2025, et deux en 2027, soit six au total. Le scénario, qui laisse entendre que des indemnisations devront être versées à EDF, prévoit ensuite six fermetures supplémentaires entre 2028 et 2035, soit un total de 14 réacteurs sur les 58 réacteurs en fonctionnement d'EDF, Fessenheim inclus. Dans cette option, la possibilité de construire des nouveaux réacteurs reste ouverte, mais aucune mise en service n'est actée avant 2035 en dehors de l'EPR de Flamanville.Scénario 2 : un scénario "intermédiaire" qui reste favorable à EDFEn dehors de Fessenheim, aucune fermeture de réacteur dans le quinquennat et aucune d'ici la fin de la PPE en 2028 : la principale demande du PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, est respectée. Comme le scénario 1, ce scénario qualifié d'"intermédiaire" dans le document gouvernemental prévoit douze fermetures d'ici 2035, mais elles sont toutes concentrées sur la période 2028-2035. "Sans indemnisation" versée à EDF, selon le document. La possibilité de construire des nouveaux réacteurs reste là aussi ouverte, sans mise en service actée avant 2035 en dehors de Flamanville.L'objectif de 40% d'électricité renouvelable est atteint un peu plus tard, en 2032Scénario 3 : un scénario Bercy avec des nouveaux EPR et 50% de nucléaire en 2040Poussé par Bercy, selon le document, c'est le scénario où le nucléaire est le plus défendu : aucune fermeture supplémentaire d'ici 2028, et seulement neuf fermetures entre 2028 et 2035. Conséquence : l'objectif de 50% de nucléaire de 2025, repris dans son programme par Emmanuel Macron puis repoussé à 2030-2035 peu après son élection, attendrait 2040.Le scénario retient noir sur blanc la construction de 4 nouveaux réacteurs en plus de l'EPR de Flamanville: deux vers 2034-2035 puis deux autres vers 2040-2041. L'objectif de 40% d'électricité renouvelable est atteint en 2034.Sollicité par l'AFP sur ces informations, Matignon n'a pas fait de commentaires "sur des scénarios préparatoires à une décision", confirmant simplement que "des annonces seraient faites la semaine prochaine".
Grâce à son "Flyboard", le champion du monde de jet-ski français Franky Zapata s'est élevé à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol lors du traditionnel défilé du 14-Juillet.
L'Europe de la défense, chère au président Emmanuel Macron, a été l'un des thèmes centraux de l'édition 2019 du défilé militaire du 14-Juillet, ouvert par des militaires venus d'Allemagne, de Belgique, du Danemark, d'Espagne, d'Estonie, de Finlande, des Pays-Bas, du Portugal et du Royaume-Uni, qui ont descendu les Champs-Élysées avec leurs emblèmes. Parmi les clous du spectacle, le champion du monde de jet-ski français Franky Zapata a offert un époustouflant spectacle futuriste en volant debout, fusil en main, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus des Champs-Élysées sur son "Flyboard", un engin de son invention. Cette plateforme volante propulsée par cinq réacteurs à jet d'air, "va permettre de tester différentes utilisations, par exemple une plateforme logistique volante ou bien une plateforme d'assaut" pour les militaires, avait commenté plus tôt la ministre des Armées Florence Parly sur France Inter. Champion d'Europe et du monde de jet-ski, ce Marseillais de 40 ans a d'abord volé sur l'eau. L'engin, véritable machine volante autonome alimentée en kérosène, est doté de cinq mini turboréacteurs qui lui permettent de décoller et d'évoluer jusqu'à 190 km/h, avec une autonomie d'une dizaine de minutes. Franky Zapata veut maintenant aller plus loin. Le 25 juillet, il compte réécrire l'exploit de Louis Blériot, 110 ans plus tard jour pour jour, en traversant à son tour la Manche. Pour cette tentative il lui faudra, pour la première fois, être ravitaillé en carburant en plein vol.
Voyant sa mère se faire frapper par son compagnon, un enfant de huit ans s'est saisi d'un couteau avant de le poignarder.
Il a agi en état de légitime défense. Sans réfléchir. Le 10 septembre dernier, un enfant a peut-être sauvé la vie de sa mère en portant atteinte au compagnon de cette dernière qu'elle hébergeait. Le jeune garçon âgé de huit ans, semble-t-il, a entendu des cris dans sa maison, rapporte Ouest France. Seul dans sa chambre alors que sa sœur est partie assister à un feu d'artifice, il entend sa mère crier : "Il va me tuer, il va me tuer", relate le vice-procureur des Sables-d'Olonne (Vendée). Voyant sa mère bousculée, "se faire frapper", il tente de les séparer, ajoute le procureur, mais n'y parvient pas. D'un geste incontrôlé, il décide de se saisir d'un couteau et atteint deux fois l'homme qui tient toujours sa mère : une fois au bras et une fois au torse. Selon le vice-procureur des Sables-d'Olonne, l'homme est un récidiviste. "Lorsqu'elle a été entendue, elle a relaté au moins trois autres faits de violence assez importants, sans qu'elle n'ait jamais déposé plainte", détaille-t-il. Jugé et incarcéréAprès l'incident, l'enfant va immédiatement chez ses voisins pour les en informer et appelle les secours. Touché, l'homme n'est plus en danger et est resté une semaine environ au CHU de Nantes pour soigner ses blessures. À sa sortie, il a été placé en garde à vue et "déféré pour violences". La mère, qui a reçu plusieurs coups de poing, a subi une interruption totale de travail de dix jours, indique Ouest France. Son fils, qui l'a défendue, est rentré à la maison avec elle et sa sœur et ne devrait pas être poursuivi pour ces coups de couteau. Jugé en comparution immédiate, l'homme sans travail a été condamné à cinq ans de prison dont trois ferme et deux avec sursis, avec incarcération immédiate. Cet acte de bravoure a sauvé la vie de sa mère, dans une période où le nombre de féminicides depuis le début de l'année est passé à 109 ce vendredi 20 septembre. À Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, et dans les Yvelines, deux femmes ont succombé sous les coups de leur compagnon ces derniers jours. Les deux fois à l'arme blanche.
Les flammes ont ravagé un bâtiment agricole breton stockant du nitrate d'ammonium, rapporte Ouest-France. Quelques jours après les explosions de Beyrouth, provoquées par cette substance chimique, le pire a été évité.
Seulement quelques jours après les terribles explosions de Beyrouth, survenues mardi 4 août, l'information fait froid dans le dos. D'après Ouest-France, un incendie s'est déclaré samedi 8 août dans un bâtiment agricole stockant plusieurs centaines de kilos de nitrate d'ammonium, la substance chimique responsable du drame qui a touché la capitale libanaise. Le feu a touché une exploitation de Livré-sur-Changeon (Ille-et-Vilaine), une commune située entre Rennes et Fougères. "On a évité le pire""Il y avait un risque d'explosion", a confié la gendarmerie à nos confrères d'Ouest-France. Durant tout l'après-midi, 55 pompiers ont été mobilisés sur place pour combattre l'incendie, qui menaçait également deux habitations. Mis en difficulté par un problème d'acheminement d'eau, les soldats du feu ont finalement réussi à maîtriser le feu au bout de quelques heures. "C'était un incendie compliqué à maîtriser. Mais on a évité le pire", a admis le maire de la commune. Les pompiers ont passé toute la nuit sur place pour éviter une reprise de l'incendie. Pour l'heure, la cause du sinistre est inconnue.Mardi 4 août, deux explosions dans un entrepôt où étaient stockées plus de 2 700 tonnes de nitrate d'ammonium ont plongé Beyrouth dans le chaos. Les déflagrations, d'une violence inouïe, ont causé la mort d'au moins 150 personnes et fait plus de 6 000 blessés. Lundi 10 août, des dizaines de personnes étaient encore portées disparues.
Nuages sur le Tour de France, à l'image de la météo: le coup d'envoi de la 107e édition a été donné samedi à Nice, dans un contexte sanitaire lourd qui a amené à une réduction drastique du nombre de spectateurs sur les zones de départ et d'arrivée.
Le directeur du Tour, Christian Prudhomme, a baissé le drapeau de la 1re étape de 156 kilomètres pour les 176 coureurs en lice, plus que jamais sous la menace du nouveau coronavirus jusqu'à la conclusion de l'épreuve prévue le 20 septembre à Paris.Tous masqués, les coureurs, au premier rang desquels le vainqueur sortant, le Colombien Egan Bernal, et les officiels ont entendu la Marseillaise avant que le peloton entame le défilé, entre deux rangées de spectateurs eux aussi masqués.Samedi matin, les 22 équipes ont appris le maintien de la règle prévoyant que deux cas de Covid en sept jours dans leur effectif, encadrement compris, amèneraient à leur exclusion. La veille, l'Union cycliste internationale (UCI) avait proposé un assouplissement de cette mesure réduite aux seuls coureurs mais les autorités françaises ont gardé leur position initiale.- "Personne ne sait ce qui va arriver" -"On en reste à deux cas sur 30 personnes d'une même équipe sur une période de sept jours", a confirmé à l'AFP le directeur du Tour. Sachant qu'une équipe aligne huit coureurs au départ du Tour mais compte au total une trentaine de personnes sur l'épreuve.La décision, qui ne remet pas en cause la participation de l'équipe belge Lotto (dont les cas positifs remontent à plusieurs jours), a été prise par la cellule interministérielle de crise. Le département d'accueil des deux premières étapes du Tour, les Alpes-Maritimes, a d'ailleurs été classé en zone rouge.L'incertitude est donc plus que jamais de mise au départ de ce Tour sous surveillance."Personne ne sait ce qui va arriver mais on va essayer d'arriver à Paris", a résumé vendredi Dave Brailsford, le patron de l'équipe Ineos qui a gagné sept des huit dernières éditions de la Grande Boucle. Au départ, le ministre français de l'Education, également en charge des Sports, Jean-Michel Blanquer, a estimé "très faible" l'hypothèse d'un arrêt de l'épreuve avant son arrivée. Mais "ce genre de choses peut arriver", a concédé le ministre au lendemain de l'annonce de plus de 7.000 nouveaux cas d'infection détectés vendredi en 24 heures en France. "Mais, je pense que ça ne va pas se passer parce qu'il y a vraiment un travail extraordinaire qui a été fait par les organisateurs du Tour".Seule certitude, cette 107e édition ne ressemble à aucune autre en raison des mesures spécifiques adoptées pour le public, privé de selfies et d'autographes, contraint de porter un masque suivant les différentes décisions préfectorales, et les médias, tenus à distance. Mais aussi et surtout pour les coureurs. - Risque d'orage -Avec l'ensemble du peloton, Egan Bernal et le Slovène Primoz Roglic, les deux premiers favoris avec le Français Thibaut Pinot, sont entrés depuis deux jours dans une bulle d'environ 700 personnes. Soit l'ensemble des concurrents et tous ceux qui sont appelés à les côtoyer (encadrement, officiels).Bernal a été intronisé "leader absolu" par son équipe qui a fait appel à l'Equatorien Richard Carapaz et a laissé de côté deux anciens vainqueurs (Froome, Thomas). Mais, la formation Ineos, anciennement Sky, doit tenir compte de la montée en puissance de sa rivale néerlandaise, Jumbo, qui a forgé un groupe d'un niveau équivalent autour de Roglic et du numéro un bis, le Néerlandais Tom Dumoulin.Côté français, Thibaut Pinot s'attend à devoir patienter, lui qui porte les espoirs français de monter sur la plus haute marche du podium à Paris... trente-cinq ans après Bernard Hinault. Le Franc-Comtois de l'équipe Groupama-FDJ mise sur les difficultés des 8 derniers jours, principalement dans les Alpes et les Vosges.Pendant la première semaine, le parcours multiplie les possibilités d'attaque au gré d'un parcours qui passe par les Alpes et les Cévennes avant les Pyrénées le week-end prochain. Mais, en attendant les premiers cols de l'arrière-pays niçois dimanche qui nourrissent les ambitions déclarées de Julian Alaphilippe, l'homme qui a enflammé le mois de juillet 2019, ce sont les sprinteurs qui regardent vers le premier maillot jaune.L'Australien Caleb Ewan, vainqueur à trois reprises l'année passée, l'Irlandais Sam Bennett et l'Italien Giacomo Nizzolo, nouveau champion d'Europe, sont les noms les plus souvent cités pour la conclusion de cette étape inaugurale annoncée possiblement orageuse sur les hauteurs. Un autre risque !
Il manque au plan de relance des mesures pour le logement et l'alimentation des plus démunis, ainsi qu'à l'aide à la reconversion de ceux qui vont perdre leur emploi.
Le plan de relance du gouvernement laisse de côté les questions de pauvreté, dénonce jeudi 10 septembre l'ancien ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui souligne que "les files des soupes populaires s'allongent"."Aujourd'hui, en France, 10 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, les files des soupes populaires s'allongent", constate Arnaud Montebourg, qui s'était mis à l'écart de la vie politique après son échec à la primaire socialiste de 2017 face à Benoît Hamon. "Or le plan de relance ne traite presque pas de cette question - seulement 0,8 sur 100 milliards annoncés", tacle l'ancien ministre du gouvernement Valls. "Le gouvernement est ici responsable de non-assistance à Français en danger". Les sujets "humains" sont "absents de ce plan: la nourriture, le logement et la reconversion de ceux qui vont perdre leur emploi", estime Arnaud Montebourg, aujourd'hui reconverti dans l'apiculture. Et de détailler ses propres propositions : une "garantie de revenu maintenu en contrepartie d'une formation et d'un emploi futur pour celles et ceux qui vont devoir se reconvertir", le rachat de "certains hôtels en difficulté pour les convertir en logement" ou encore l'instauration "de tickets alimentaires ciblant l'agriculture biologique pour la soutenir".Arnaud Montebourg critique également les 120 milliards d'euros de prêts garantis par l'État aux entreprises, qui vont créer "des entreprises zombies" qui ne pourront pas les rembourser et ont plutôt besoin de "fonds propres".Sur le plan politique, il réserve, tout comme Lionel Jospin récemment, des louanges à La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, estimant que le parti "a tiré les leçons du précédent quinquennat" dans une "critique sévère, mais qui correspond à une part de réalité". "À gauche, il est évident qu'il faut solder le quinquennat Hollande", ajoute-t-il, au lendemain d'attaques de l'ancien président contre un Jean-Luc Mélenchon dont le projet ne pourrait pas "rassembler" une majorité de Français.
En raison de l'épidémie de Covid-19, de nombreux bureaux de poste ont été fermés. Certains devraient rouvrir a assuré devant le sénat Philippe Wahl, patron du groupe.
Les boîtes aux lettres restent parfois désespérement vides, surtout dans les zones rurales. En raison de l'épidémie de coronavirus, les services de La Poste ont été très ces derniers temps. La situation devrait s'améliorer a annoncé mercredi 8 avril Philippe Wahl, patron du groupe. Auditionné par le sénat au cours d'une séance parfois houleuse avec des élus de zones rurales, il a assuré que La Poste allait rouvrir davantage de bureaux. La fréquence de distribution de la presse devrait être également augmentée tout comme celle du courrier et des colis.Confrontée à une grogne des syndicats face aux risques liés à l'épidémie de covid-19 et à un fort absentéisme, le groupe avait annoncé le 23 mars qu'il réduirait fortement la voilure pour se recentrer sur des "missions essentielles" en assurant moins de services, en faisant moins de tournées, et en réduisant son réseau à 1.600 bureaux.Elle a ajouté 250 bureaux lundi pour le versement des minima sociaux, qui doivent rester ouverts. Le patron du groupe public Philippe Wahl a expliqué mercredi lors de son audition au Sénat qu'il entendait maintenant "passer à la troisième phase". La liste consultable sur le laposte.fr"Dès cette semaine", le groupe entend ainsi "porter le nombre de bureaux opérationnels à 2.500". "La Poste va poursuivre ses efforts afin que soient ouverts d'ici la fin du mois d'avril 5.000 bureaux de poste avec des organisations et des niveaux de service adaptés (courrier, colis, Banque Postale et téléphonie mobile)" comme annoncé jeudi après une réunion à Matignon, a-t-il confirmé dans un communiqué.En ajoutant les réseaux partenaires --relais postes commerçants et agences communales--, l'objectif est d'avoir 10.000 points de contact postaux accessibles dans tout le pays, sur 17.000. La liste des bureaux ouverts est mise à jour sur le site laposte.fr. La Poste a aussi confirmé qu'elle allait augmenter la fréquence de distribution de la presse, du courrier et des colis, qui avait été réduite aux mercredi, jeudi et vendredi.Pour la presse, elle a ajouté un jour cette semaine, et va distribuer les journaux cinq jours par semaine à partir du 14 avril. Le groupe entend également distribuer progressivement les colis et le courrier quatre jours par semaine, "et puis au-delà à cinq jours" selon Philippe Wahl, qui ne s'est engagé sur aucune échéance.Quant aux colis restés en souffrance dans des bureaux de poste fermés, ils vont être récupérés et réexpédiés aux destinataires, a relevé le responsable.M. Wahl a aussi justifié la condamnation temporaire de près d'un tiers des boîtes à lettres. "C'est la bonne chose à faire (...) quand on ne peut pas (les) relever", a-t-il dit aux sénateurs.
L'attaque considéré comme un acte terroriste s'est produite vendredi après-midi au London Bridge faisant trois morts, dont le suspect, tué par la police.
Une attaque à l'arme blanche a fait deux morts et trois blessés, vendredi 29 novembre au London Bridge, dans le centre de la capitale britannique. Le suspect a été tué par balles par la police, ont confirmé les autorités quelques heures après les faits. Il portait un engin explosif factice."Je peux désormais confirmer que (l'attaque) est considérée comme un acte terroriste", a indiqué l'un des chefs de la police antiterroriste, Neil Basu. Le London Bridge a été fermé à la circulation dans les deux sens, a indiqué la ville de Londres. "La police a été appelée à 13h58 (heure locale, 14h58 heure française, ndlr) pour une attaque à l'arme blanche près du London Bridge", a indiqué la police britannique sur Twitter. "Un homme a été arrêté par la police. Nous pensons qu'un certain nombre de personnes ont été blessées", a ajouté la même source. "À ce stade, les circonstances de l'accident restent floues", a précisé la police londonienne.Un important dispositif policier a été déployé vendredi après-midi sur place, empêchant aux passants de s'approcher à moins de 100 mètres du pont, où une dizaine de bus étaient complètement immobilisés. Trois bateaux des forces de l'ordre stationnaient sous le pont et de nombreuses ambulances étaient sur les lieux, a constaté une journaliste de l'AFP.Le Premier ministre Boris Johnson a indiqué sur Twitter être "tenu au courant de l'incident" qui a eu lieu à quelques jours d'un sommet de l'Otan réunissant à Londres mardi et mercredi de nombreux chefs d'État dont Donald Trump et Emmanuel Macron, et à moins de deux semaines des législatives du 12 décembre. Il a "remercié la police et les services de secours pour leur réaction immédiate" et a convoqué une réunion du comité de crise du gouvernement, ont indiqué ses services. La campagne électorale pour les législatives a également été suspendue.Le courage de plusieurs passants a également été salué. Des personnes sont intervenus pour maîtriser l'auteur de l'attaque. Un homme en particulier était salué sur les réseaux sociaux. Dans plusieurs vidéos concordantes circulant sur Twitter, on le voit sortir de la mêlée un couteau à la main, criant en catalan à d'autres témoins de reculer. "Cet homme mérite une médaille", suggèrent plusieurs personnes. En juin 2017, une camionnette avait foncé sur la foule sur le London Bridge, avant que ses trois occupants ne poignardent des passants dans le Borough Market. Bilan : huit morts et une cinquantaine de blessés. C'était l'un des attentats revendiqués par le groupe jihadiste État islamique (EI) qui avaient frappé le Royaume-Uni cette année-là. En mars 2017, un homme avait foncé dans la foule avec son véhicule sur le pont de Westminster avant de poignarder mortellement un policier devant le Parlement, faisant en tout cinq morts. Deux mois plus tard, 22 personnes - dont des enfants - avaient péri lors d'une attaque à la fin d'un concert d'Ariana Grande, à Manchester.
Initialement prévue pour 2019, la fin des déficits de la Sécurité sociale a été repoussée à 2021 en raison du "changement de contexte économique".
Le célèbre "trou de la Sécu" ne sera pas encore comblé. Initialement prévu en 2019, le retour à l'équilibre financier de la Sécu "ne pourra pas se faire en 2020" a indiqué mardi 18 juin la directrice de la sécurité sociale, Mathilde Lignot-Leloup. Le gouvernement proposera dans le prochain budget une nouvelle "trajectoire" pour y parvenir "d'ici 2021".Le gouvernement avait annoncé en septembre la fin des déficits de la Sécu pour 2019, mais "la situation va être modifiée du fait du changement de contexte économique, qui conduit à un déficit évalué à 1,7 milliard d'euros", a-t-elle déclaré devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.De 1,7 à 4,4 milliards d'eurosL'addition pourrait même se corser jusqu'à 4,4 milliards, si l'Etat ne compense pas les coûteuses concessions aux "gilets jaunes" (CSG réduite pour certains retraités, exonération des heures supplémentaires) votées fin 2018, selon un rapport de la Commission des comptes de la sécurité sociale publié la semaine dernière.Quoi qu'il en soit, "il y aura des mesures dans le prochain (budget) pour pouvoir rétablir une trajectoire de retour à l'équilibre", a ajouté Mme Lignot-Leloup, précisant que son administration "ne travaill(e) pas sur des mesures d'économies qui porteraient sur 2019". Les insiders (1/2): Le déficit de la Sécu se creuse à nouveau - 11/06par BFM BusinessCependant, le rétablissement des comptes "ne pourra pas se faire en 2020, puisque le souhait est de ne pas avoir des mesures d'économies qui seraient trop importantes et trop drastiques, mais de reprendre une trajectoire de retour à l'équilibre, certainement d'ici 2021".
Un avion de ligne a été pris dans de violentes turbulences, causant la frayeur des passagers, dont dix ont été blessés.
Le cauchemar de tous les passagers. Un avion qui effectuait la liaison entre Pristina (Kosovo) et Bâle-Mulhouse, dimanche 16 juin, a subitement été pris de violentes secousses. De quoi faire paniquer les passagers, qui ne s'attendaient pas à de telles soubresauts. Des cris de panique, des effets personnels volant dans l'habitacle, plusieurs d'entre-eux ont reconnu avoir passé le pire moment de leur vie. Une hôtesse de l'air en train d'emprunter le passage entre les sièges est même littéralement projetée en l'air. Le Boeing 737-300 de la compagnie bulgare ALK-Airlines n'a en réalité pas connu d'incidents techniques. Il a été victime de grosses turbulences, issues de la confrontation de courants chauds ascendants et de courants froids descendants. Conséquence, l'avion est soumis à de brusques changements d'altitude.Dix blessésL'appareil de la compagnie bulgare a finalement pu se poser sans encombre peu après 20 heures. Les passagers en ont été quittes pour une grosse frayeur. Une dizaine d'entre-eux ont malgré tout été blessés, brûlés par des boissons chaudes qu'ils consommaient au moment des turbulences.
Météo-France a placé cinq départements de la région Auvergne-Rhône Alpes en vue d'un épisode orageux prévu pour samedi 15 juin.
Un bulletin de vigilance de niveau orange a été émis ce vendredi 14 juin à 16h, en raison de violents orages qui devraient frapper la région Auvergne Rhône-Alpes dans les prochaines 24 heures. Cinq départements sont concernés : l'Ardèche (07), Drome (26), Loire (42), Haute-Loire (43) et Rhône (69).L'alerte pourrait être étendueSelon Météo-France, une première vague d'orages va frapper l'est du pays ce vendredi. La situation va se dégrader samedi 15 juin. "En début d'après-midi, en gagnant vers l'est, sur les départements placés en vigilance orange, ces orages deviendront virulents avec des chutes de grêle, des rafales de vent pouvant dépasser 100 km/h, et de fortes intensités pluvieuses (typiquement autour de 20 à 30 mm en une heure), précise l'institut de prévision météorologique. Météo France prévoit un été plus chaud que la normale (et aussi plus orageux)par BFMTVUne extension de la vigilance à d'autres départements est envisagée d'ici demain matin. La situation orageuse prendra fin dans la soirée de samedi.
Depuis le mardi 3 janvier 2017, TF1 propose à ses fidèles téléspectateurs de suivre Les Feux de l'Amour tous les jours à partir de 11h. Quelques jours après ce changement de case horaire (la série était avant diffusée à 13h50), cette opération s'avère-t-elle concluante pour la chaîne ? Les fans sont-ils toujours au rendez-vous ?
En décembre 2016, les héros des Feux de l'Amour se sont accordés quelques semaines de répit, loin des tensions et des drames de Genoa City... En réalité, le soap opera diffusé par TF1 a été retiré de l'antenne pendant la période des fêtes de fin d'année, car le chaîne a préféré diffuser des téléfims de Noël à la place. Cette opération s'est d'ailleurs couronnée de succès, puisque ces programmes ont enregistré des performances bien meilleures que la série.Les fans en colèreLes audiences ont même été tellement bonnes que TF1 a décidé de reproposer The Young and the Restless (titre du feuilleton en version originale) à un autre horaire, à 11h, à partir du mardi 3 janvier 2017. Très mécontents de ce changement, les fans des aventures des Newman et des Abbott ont vivement exprimé leur désaccord avec ce choix sur les réseaux sociaux, menaçant d'arrêter de suivre le drama... Mais plus d'une semaine après le lancement des FDA à cette heure de la journée, qu'en est-il vraiment ? Les inconditionnels ont-ils finalement fait l'effort de changer leur routine ?Une évolution qui a du bonÀ 13h50, Les Feux de l'Amour rassemblaient généralement une moyenne d'environ 1 300 000 de fidèles. Dans la (courte) semaine du 3 au 6 janvier 2017, à 11h donc, le feuilleton a réuni 870 000 inconditionnels. Celui-ci accuse alors une sévère baisse de régime... Toutefois, ce chiffre est très supérieur aux rediffusions de Grey's Anatomy (présentée à cette case auparavant) qui comptabilisait moins de 500 000 individus. De plus, TF1 ayant conservé les téléfilms en début d'après-midi, continue de délivrer de très bons scores à ce moment-là. Ainsi, si elle continue à si bien fonctionner, il est fort probable que cette configuration ne change pas de sitôt ! Enfin, ceux qui ne peuvent vraiment pas s'adapter à cette programmation peuvent toujours se reporter sur le replay du soap opera sur le site de TF1. Avez-vous vous aussi modifié vos habitudes ou abandonné définitivement la série ?
L'idée est de permettre aux enfants les plus précaires de manger avant d'entrer en classe. La proposition serait à l'étude, selon RMC.
C'est l'une des mesures préconisées par la délégation interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes : proposer un petit-déjeuner avant de rentrer en cours. Le rapport de l'inspection générale de l'Education nationale, cité par RMC, est formel : parmi les enfants de l'éducation prioritaire, « 15% se couchent après 23 heures alors qu'ils ne sont qu'au CM1/CM2, 13% ne prennent jamais de petit-déjeuner avant de partir à l'école et 13% disent n'être jamais aidés par quelqu'un lorsqu'ils ne comprennent pas une leçon ». Les chiffres du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) corroborent cette tendance : 25% des 3-11 ans prennent des petits-déjeuners de manière irrégulière, les populations jeunes et défavorisées sont surreprésentées, rappelle pour sa part RTL.Mais comment suivre un cours alors que l'estomac grogne ? Perte de concentration, fatigue, irritation : ne pas petit-déjeuner le matin serait vecteur d'inégalités par rapport à ceux qui ont droit à une collation...La délégation interministérielle veut donc offrir un petit-déjeuner gratuit à tous les élèves d'écoles prioritaires (REP et REP+). Soit plus d'un million d'encas distribués dans le premier degré, l'équivalent d'un élève scolarisé sur six. Chaque école pourrait organiser la distribution comme elle l'entend, en favorisant les circuits courts et la nourriture équilibrée, précise le rapport.
Google a annoncé mercredi qu'il allait verser 275 millions de dollars à différentes causes permettant de lutter contre la discrimination raciale, y compris les 100 millions déjà promis par sa plateforme de vidéos en ligne YouTube.
Dans une lettre aux employés, Sundar Pichai, le patron de Google et Alphabet, la maison-mère, s'est dit interpellé par les événements tragiques qui ont frappé la communauté noire ces dernières semaines et provoqué des manifestations anti-racistes d'envergure dans tout le pays et une prise de conscience sur la discrimination."En tant qu'entreprise et en tant qu'individus qui sont venus là pour créer des produits utiles à tous, Google promet de traduire l'énergie de ces événements en changement sensé et durable", a-t-il promis.En interne, l'entreprise va faire plus pour recruter et promouvoir des Afro-Américains dans l'encadrement de l'entreprise. L'objectif est d'améliorer de 30% la représentation des groupes en minorité d'ici 2025.M. Pichai promet aussi de recruter plus de membres des minorités visibles et de mieux les intégrer dans l'entreprise.Mais, reconnaît le groupe --qui a fait plus de 34 milliards de dollars de bénéfice net en 2019 -- "au-delà de nos produits, nous savons que l'équité raciale est inextricablement liée aux opportunités économiques".Outre les 100 millions de dollars déjà annoncés par Youtube pour aider les artistes noirs, Google va verser 50 millions de dollars d'aide financière pour les petites entreprises afro-américaines, 100 millions pour financer des startups de la communauté, 15 millions pour aider à la formation à l'emploi et 10 millions pour faciliter l'accès à l'éducation sur les plateformes de l'entreprise.Google rejoint ainsi un longue cohorte d'entreprise qui ont très publiquement annoncé des initiatives pour montrer leur solidarité avec le mouvement Black Lives Matter et les centaines de milliers de manifestants qui défilent aux Etats-Unis depuis des semaines pour dénoncer les violences policières et plus largement le racisme systémique qui bride les aspirations de la population afro-américaine.
"Mon seul impératif est d'arriver à fêter mon anniversaire le 18 mars chez moi" : avec ses huit chiens de traîneau, Romain Da Fonseca (28 ans) s'est élancé ce samedi 3 février depuis Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) pour une traversée inédite des Pyrénées d'ouest en est, sur 900 km de long et 30.000 mètres de dénivelé cumulé.
"Il va falloir que je gère les chiens dans la ville, c'est le premier gros défi", a déclaré le jeune homme juste avant le départ depuis la plage d'Hendaye. L'aventurier ne rejoindra pas tout de suite la neige. Il lui faudra d'abord rouler sur la route avec son kart, tiré par les chiens équipés de chaussons pour préserver leurs coussinets, avant d'atteindre 1.000 mètres d'altitude d'ici deux jours et de pouvoir utiliser le traîneau. 212 sommets de plus de 3.000 m d'altitude des Pyrénées"Le plus compliqué ça n'est pas le kilométrage mais surtout le dénivelé et la technicité. Et notamment les descentes parce que les chiens tirent aussi fort en montée qu'en descente", a expliqué Romain Da Fonseca. Une telle aventure n'avait plus été tentée depuis que l'explorateur Paul-Emile Victor et deux compagnons avaient traversé une partie des Alpes avec six chiens en ralliant le piémont niçois à Chamonix en 1938.Romain Da Fonseca prépare son projet depuis un an et demi, épluchant les cartes pour trouver le meilleur chemin. Mais "l'itinéraire ne sera pas suivi à la lettre, ce serait sans compter les risques d'avalanches à cause du redoux ou la neige trop verglacée", a-t-il souligné lors d'un entretien avec l'AFP avant son départ.Romain Da Fonseca connaît bien le parcours qui doit le mener jusqu'à Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) : voici dix ans déjà, il a effectué sa première traversée des Pyrénées, à pied et en 35 jours. Rebelote en 2012, en 28 jours et cette fois à travers les principaux sommets de la chaîne de montagnes (Canigou, Aneto, Mont Perdu, Vignemale, Ossau, etc.). En 2014 enfin, celui dont la devise est "la tête dans les étoiles pour garder les pieds sur terre" enchaînera 212 sommets de plus de 3.000 m d'altitude des Pyrénées, en l'espace de seulement trois mois."Le plus dur, c'est la gestion de chiens"Bercé depuis l'enfance par les romans de Jack London et ses rêves de forêts sauvages dans le grand nord, cet habitant de Bun (Hautes-Pyrénées) se frotte à présent à un autre défi, accompagné cette fois de sa meute de chiens: "des 'Siberian Husky', une lignée américaine faite pour la course et non la beauté", sourit Romain. "Ils ont tous du caractère mais pas de combat, pas de hiérarchie entre eux, le chef c'est moi", assure le jeune homme.Pour les préserver durant cette Transpyrénéenne, Romain va les traiter comme des athlètes de haut niveau", en fractionnant leurs repas par exemple. Car "le plus dur, c'est la gestion de chiens. Ils n'auront pas de remplaçants, tout comme moi", explique-t-il.Outre ses compagnons à quatre pattes, Romain pourra aussi compter sur une équipe d'experts, indispensable à la réussite de son aventure : un routeur météo, un guide de haute montagne également formateur pour les policiers d'élite du RAID, une infirmière, deux vétérinaires, un réalisateur et un photographe pour immortaliser la course...Sans oublier les trois ravitailleurs qui suivront en permanence Romain et sa meute : "Ma compagne, mon beau-frère et moi. Trois suiveurs, chacun dans son véhicule", explique à l'AFP le père de Romain, Jose Da Fonseca, qui se dit "un peu inquiet", surtout pour les passages en haute-montagne. "On doit retrouver Romain presque tous les jours, sauf s'il bivouaque à cause la météo".À charge pour ses proches de transporter toute la logistique. "Il aura un demi-sac sur lui. De quoi survivre en cas de très mauvais temps : nourriture pour les chiens, de quoi réchauffer l'eau, de la paille, et le minimum pour lui". Plus que la vitesse, Romain veut privilégier la sécurité : "Je n'ai pas de chronomètre, le seul objectif c'est d'arriver dans quelques semaines, avant qu'il n'y ait plus de neige et qu'il fasse trop chaud pour les chiens".
L'Anses a été saisie pour évaluer les risques liés à la présence de plomb dans les rues de la capitale.
Quelle est l'impact de la pollution au plomb à Paris après l'incendie de la cathédrale Notre-Dame ? C'est la question à laquelle l'agence sanitaire sera en charge de répondre, a indiqué la Direction générale de la santé (DGS), qui dépend du ministère, ce vendredi. L'Anses a en effet été mandatée pour mener des travaux dont le but sera de répondre au problème inédit posé par l'incendie de Notre-Dame : il n'existe pas de seuil réglementaire sur la présence de plomb dans les rues et les risques sanitaires liés à cette pollution sont donc difficiles à évaluer."Dans la mesure du possible, une mise en perspective" devra être faite "avec les autres sources d'exposition", ajoute la DGS.Plusieurs sources de pollution au plomb à déterminerLes poussières de plomb retrouvées sur l'asphalte parisien pourraient en effet n'être pas dues seulement à l'incendie de la cathédrale, mais aussi à des sources plus anciennes, ont suggéré à plusieurs reprises les autorités sanitaires."Ces travaux concerneront en premier lieu la population générale", et d'abord "les individus sensibles tels que les enfants ou les femmes enceintes", a-t-elle poursuivi.Les travailleurs en extérieur particulièrement vulnérablesIls "porteront également sur les travailleurs, en ciblant prioritairement ceux exerçant principalement leur activité au niveau des espaces publics extérieurs", a ajouté la DGS.En l'absence de seuil, évaluer l'impact de la pollution extérieure au plomb n'est pas facile.Après l'incendie mi-avril, les niveaux mesurés sur le parvis (500.000 à 900.000 µg/m2) et dans la cathédrale ont justifié la fermeture au public et la suspension du chantier fin juillet. Il a repris le 19 août, avec de nouvelles mesures de protection pour les travailleurs. Mais des mesures prises dans les alentours ont révélé des valeurs disparates, difficiles à interpréter: 50.000 µg/m2 rue de la Cité ou encore 20.000 µg/m2 place Saint-Michel, de l'autre côté de la Seine.
Visé par une enquête pour des accusations de viol, le ministre de l'Intérieur fait l'objet de vives critiques depuis sa nomination. Jeudi 16 juillet, le Premier ministre Jean Castex a pris sa défense au nom du "respect des principes de la République" alors qu'il répondait aux questions d'actualité du Sénat.
Après Emmanuel Macron et Marlène Schiappa, au tour de Jean Castex de prendre la défense du ministre de l'Intérieur. Le Premier ministre a dénoncé ce jeudi des "dérives inadmissibles" face aux critiques contre Gérald Darmanin au gouvernement. La nomination du "premier flic de France", visé par une enquête pour viol, suscite l'ire des mouvements féministes et de nombreuses personnalités politiques. Quelques heures avant la prise de parole de Jean Castex, Gérald Darmanin a fustigé de son côté une "chasse à l'homme".Alors qu'il répondait aux questions d'actualité au Sénat, Jean Castex a rappelé que "monsieur Darmanin a droit au respect des principes de la République, comme toutes les citoyens". Un rappel au respect de la présomption d'innocence que le chef de l'Etat avait déjà exprimé le 14 juillet. "Nous assistons à des dérives qui sont inadmissibles, je le dis ici avec solennité et gravité", a ajouté le Premier ministre. "Ce n'est pas Gérald Darmanin que je défends", mais les "principes fondamentaux de l'état de droit"Dans une tribune publiée dans Le Monde, 91 "militantes, intellectuelles, femmes politiques féministes" estiment que "ce remaniement du gouvernement représente un virage politique antiféministe" et "vient renforcer le 'backklask' (retour de bâton, ndlr) contre les femmes, en violation des droits fondamentaux". Le texte fait notamment référence à la nomination, elle aussi très controversée de l'avocat pénaliste Eric Dupont-Moretti à la Justice. Ces critiques sont remontées jusqu'au Sénat, où l'élue socialiste Murielle Cabaret a reproché à Jean Castex son "soutien sans faille au ministre de l'Intérieur, sans même attendre la fin de la procédure judiciaire". Elle a pointé ce qu'elle considère être "une erreur éthique et politique d'une violence symbolique inouïe", qui reviendrait, selon elle, à considérer que "Monsieur Darmanin est innocent, que la victime ment, au mépris des principes d'équité du contradictoire et d'équilibre entre les parties", tout en se disant "très attachée à la présomption d'innocence".Le Premier ministre a répondu, affirmant que "ça n'est pas Gérald Darmanin (qu'il) défend" mais "les principes fondamentaux de l'État de droit". "C'est en mon âme et conscience que j'ai fait cette proposition (de le nommer ministre de l'Intérieur)", a ajouté le chef du gouvernement. "Votre intervention, madame, suppose donc que j'aurais biaisé avec ma conscience, et ça je ne vous autorise pas à le dire", a-t-il ajouté. La veille, il avait assuré au Parisien que s'il s'est trompé, il en "tirerai toutes les conséquences".Gérald Darmanin a été accusé en 2017 de viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l'avait sollicité en 2009, lorsqu'il était chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP (parti devenu LR), pour tenter de faire annuler sa condamnation de 2004, pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon. Selon ses déclarations, le nouveau ministre de l'Intérieur lui aurait fait miroiter son appui et elle se serait sentie contrainte de "passer à la casserole", ainsi qu'elle l'a expliqué aux enquêteurs. Gérald Darmanin a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec cette femme, mais selon lui, librement consentie. Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été relancée par la cour d'appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations.
TPMP (pour les intimes) a effectué son retour à l'antenne avec succès en cette rentrée 2016 sur C8. Bien connu pour leurs frasques en tout genre, Cyril Hanouna et son équipe se sont (déjà) retrouvés au coeur de plusieurs polémiques...
Depuis près d'un mois, Touche pas à mon poste est de retour sur C8. Pour Cyril Hanouna et sa joyeuse bande, cette saison 2016 était celle de tous les défis car, en plus de se dérouler sur un plateau flambant neuf et d'accueillir de nouveaux chroniqueurs, l'émission se retrouvait en face de Yann Barthès et son Quotidien sur TMC. Si la guerre des audiences fait rage, les deux programmes font cependant quasiment jeu égal et TPMP ne semble pas en danger.Malheureusement, si sur le papier tout se déroule parfaitement, le show s'est malgré tout retrouvé au coeur de plusieurs polémiques ces dernières semaines. Bien que le trublion et son équipe soient habitués à faire l'objet de critiques à propos du cirque ayant lieu à longueur d'émission, certains faits font couler beaucoup d'encre et pourraient entâcher la réputation de TPMP.Des débordements gênantsPar exemple, afin de promouvoir le programme, l'animateur et ses compagnons ont enregistré une vidéo dans laquelle ils jouaient aux fous dans un hopitâl psychiatrique. Problème, pour une association, cette bande-annonce était − à juste titre − stigmatisante pour les handicapés mentaux. Bien qu'ayant présentés des excuses et ayant promis de se rattraper, force est de constater que cette énième blague manquait cruellement de subtilité...Autre polémique, Enora Malagré a vu régulièrement sa vie privée exposée à l'écran par le présentateur, contre sa volonté. Récemment, celui-ci a lu en direct des SMS qu'elle échangeait avec son compagnon et a même dévoilé son visage sans son consentement. De son côté, Géraldine Maillet a insulté des candidates de télé-réalité en les qualifiant tout bonnement de "p*tes" à une heure de grande écoute. Jean-Michel Maire a, quant à lui, gratifié Laetitia Milot (alors invitée) d'une remarque vulgaire et sexiste en la scrutant des pieds à la tête : "Gros mollets mais bonne." La classe à l'état pur.Delormeau, la tête de turc ?Hélas, Matthieu Delormeau reste celui qui se trouve plus souvent au centre de l'attention. Souvent raillé, exhibé ou encore humilié, l'ex-star de NRJ 12 en prend pour son grade à chacune de ses apparitions. Récemment mis totalement nu sur le plateau suite à des déclarations sur des naturistes, il a encore été la cible d'une attaque de son patron qui a provoqué le malaise général : "Non mais, excu­sez-moi, je vais quand même reve­nir sur un truc, parce que j'en ai assez qu'il dise "sur NRJ12 j'étais...". NRJ12 ils vous ont mis dehors comme une merde. On va pas se mentir, si, c'est vrai. Arrê­tez. Parce que je vais racon­ter l'histoire ! Qui c'est qui est venu en juillet dans mon bureau comme une pleu­reuse, hein ? Mais ferme ta gueule ! Quel bouf­fon celui-là !"Ces propos ont choqué bon nombre de téléspectateurs et qui ont même incité le CSA à ouvrir une enquête pour savoir s'il y avait eu atteinte à la dignité humaine. Si les deux partis affirment qu'ils sont "tous potes" et qu'il s'agissait d'une "vanne", ce coup d'éclat montre-t-il que le délire va parfois trop loin ? Pour Cyril Hanouna (qui s'en est pris aux journalistes après cet événement), il semblerait que tout continue à aller pour le mieux du moment que le public répond toujours présent... Mais jusqu'à quand les téléspectateurs supporteront ces couacs à répétition ?
FOOTBALL. Selon Franceinfo, Laurent Wauquiez s'est arrangé pour que le conseil national des Républicains finisse avant 16h, heure à laquelle se joueront les premiers matches des 8e de finale, pour lesquels la France est déjà qualifiée.
Déjà qualifiée pour les 8e de finale du Mondial-2018, l'équipe de France affronte, pour le troisième et dernier match de poules, le Danemark mardi 26 juin à Moscou (16 heures françaises) avec un onze renouvelé qui aura pour mission de conserver la première place. Il faut "surtout ne pas finir deuxième pour ne pas rencontrer la Croatie", a avancé le milieu Corentin Tolisso, car la bande à Luka Modric a fait forte impression en balayant l'Argentine 3-0 et a de bonnes chances de finir en tête de la poule D dont sera issu l'adversaire de la France.Quoiqu'il en soit, il y a fort à parier que le match sera fortement suivi dans l'Hexagone. À tel point que Laurent Wauquiez aurait décalé le conseil national des Républicains (LR) afin de s'assurer d'avoir un public. Selon Franceinfo, le président du parti de droite s'est arrangé pour que le conseil prévu samedi 30 juin à Menton (Alpes-Maritimes) pour fixer la ligne pour les européennes finisse avant 16h, horaire à laquelle se joueront les premiers matches des 8e de finale et dont la France pourrait hériter. Mais cet emploi du temps chamboulé ne devrait pas poser de problème. "Ce n'est pas à 500 personnes en une matinée qu'on définit la ligne du parti. Le conseil national sert surtout à prendre la température", explique un cadre de LR.
Selon un sondage pour RTL, Le Figaro et LCI-TF1, la liste du PS aux élections européennes tomberait à un niveau historiquement bas. Le parti pourrait même n'avoir aucun élu.
Le PS est-il sur la corde raide ? Il semblerait que oui après la révélation d'un sondage consacré aux Européennes pour RTL, Le Figaro et LCI-TF1. Selon l'enquête menée par Harris Interactive et Epoka, le parti dont la tête de liste est Raphaël Glucksmann ne serait crédité que de 4,5 %, soit un taux historiquement bas. La liste PS-Place Publique passe donc sous la barre des 5%, un chiffre-clé puisqu'il s'agit du seuil minimal pour avoir des eurodéputés à Strasbourg, rappelle Le Figaro. Aujourd'hui, le Parti socialiste possède huit eurodéputés : l'ancien ministre de l'Éducation Vincent Peillon, Édouard Martin, ex-syndicaliste de Florange, ou encore Louis-Joseph Manscour, Sylvie Guilaume, Jean-Paul Denanot, Pervenche Berès, Éric Andrieux et Gilles Pargneaux. Raphaël Glucksmann (Place publique-Parti socialiste) : Les Macroniens, dire qu'ils sont le rempart face au Rassemblement national... C'est un rempart de papier, de la stratégie électorale."par France InterUn score faible qui place le parti derrière la liste LREM et MoDem de Nathalie Loiseau (21,5 %), le Rassemblement national de Jordan Bardella (21 %), Les Républicains de François-Xavier Bellamy (14 %), la France Insoumise de Manon Aubry (9,5 %) et Europe Écologie Les Verts de Yannick Jadot (8 %).LREM et EELV en reculPour le PS, un tel résultat serait un nouveau camouflet après le score déjà historiquement faible de Benoit Hamon au premier tour de la présidentielle en avril 2017 (6,36 % des voix). À noter que jamais, le Parti socialiste n'avait envoyé aucun député à Strasbourg.Les autres enseignements importants de ce sondage marquent le nouveau recul de la liste LREM. Bien que toujours en tête, la liste de Nathalie Loiseau perd deux points. Tout comme la liste EELV qui perd un point. En revanche, la liste de la France Insoumise gagne 0,5 %. Score faible aussi pour Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), crédité de seulement 3 % des voix, juste devant Les Patriotes de Florian Philippot (2,5 %), Génération.s de Benoit Hamon (2,5 %) ou la liste des "Gilets jaunes" de Francis Lalanne qui pointe à 2 %.Derrière, l'UDI atteindrait aussi les 2 %, Lutte Ouvrière 1,5 % et l'UPI (Union populaire républicaine) de François Asselineau, 1 %. Le sondage a été réalisé sur un échantillon représentatif de la population inscrite sur les listes électorales pour les Européennes.
Le rachat de Tiffany par LVMH semblait fortement compromis mercredi, après que le géant mondial du luxe a annoncé qu'il n'était pas "en mesure" de réaliser l'opération "en l'état", et que le joaillier américain a riposté en attaquant en justice le groupe français.
Fin août, les deux parties avaient repoussé de trois mois, à fin novembre, la date butoir pour boucler leur rapprochement, d'un montant record de 16,2 milliards de dollars.Mais "après une succession d'événements de nature à fragiliser l'opération d'acquisition de la société Tiffany", LVMH a réuni mercredi son conseil d'administration.A son issue, LVMH a indiqué avoir "pris connaissance d'une lettre du ministre de l'Europe et des Affaires Etrangères (Jean-Yves Le Drian, NDLR) qui, en réaction à la menace de taxes sur les produits français formulée par les Etats-Unis, demande au groupe LVMH de différer l'acquisition de Tiffany au-delà du 6 janvier 2021"."Le conseil d'administration a également pris note de la demande de Tiffany de repousser le délai limite de réalisation de l'accord du 24 novembre 2020 au 31 décembre 2020".Mais il indique avoir "décidé de s'en tenir aux termes" de l'accord conclu en novembre 2019 prévoyant une date limite pour la clôture de l'opération au plus tard le 24 novembre 2020, et a "acté, qu'en l'état, LVMH ne serait donc pas en mesure de réaliser l'opération d'acquisition de la société Tiffany & Co".Dans un communiqué séparé quelques minutes plus tard, Tiffany a annoncé qu'il attaquait en justice aux Etats-Unis le groupe de Bernard Arnault, afin de l'obliger à faire aboutir la transaction et à respecter les termes de l'accord signé entre les parties.
Le chef iconoclaste Carmelo Chiaramonte a été laissé libre dans l'attente de son jugement.
Du vin aromatisé au cannabis mais également des pots d'olive, du café ou encore thon... C'est ce qu'ont trouvé les carabiniers italiens au domicile d'un restaurateur sicilien réputé. Interpellé à son domicile pour détention de produits stupéfiants à des fins de trafic, le chef Carmelo Chiaramonte s'est défendu en se disant à la recherche "de nouvelles saveurs", ont indiqué samedi 28 septembre les médias italiens. Le cuisinier a ainsi expliqué aux forces de l'ordre qu'il était "consultant agroalimentaire pour la cuisine du 3e millénaire".Les carabiniers ont également trouvé à son domicile Trecastagni, une petite localité au pied de l'Etna, deux plants de marijuana de deux mètres de haut et 500 grammes d'inflorescences de chanvre indien. L'homme, âgé de 50 ans, a été laissé en liberté dans l'attente de son jugement.Un chef iconoclasteCélèbre sur son île natale, l'iconoclaste chef Chiaramonte s'était notamment fait connaître derrière les fourneaux du restaurant Katane Palace Hotel de Catane, puis comme animateur d'un programme culinaire sur une chaîne publique italienne.Il avait aussi porté sur scène, à travers toute l'Italie, des spectacles théâtralo-gastronomiques dont le but "était de faire connaître l'histoire des produits et la tradition de l'agriculture siciliennes", explique samedi le quotidien régional La Sicilia. Dans l'un d'eux, intitulé "Recettes immorales et nourritures aphrodisiaques", il donnait, raconte le journal, une définition prémonitoire de son métier : "Un cuisinier est un drogué d'arômes et un alchimiste".
Un appel à témoins a été lancé par la gendarmerie après la découverte, jeudi soir, du corps d'une adolescente dans un fossé près de Nantes, relaie 20 Minutes.
Le corps sans vie d'une jeune fille de 17 ans a été découvert jeudi soir dans un fossé à Saint-Julien-de-Concelles (Loire-Atlantique), rapporte 20 Minutes. Le parquet de Nantes a annoncé vendredi avoir ouvert une enquête pour "homicide involontaire avec délit de fuite".C'est un chauffeur de camion qui a découvert le corps jeudi aux alentours de 20h30. D'après les premiers éléments de l'enquête, la lycéenne aurait été percutée en rentrant à son domicile après avoir été déposée à un arrêt de bus. Le résultat de l'autopsie révèle que la jeune femme serait morte d'un traumatisme crânien.La gendarmerie a lancé un appel à témoins pour tenter de retrouver le chauffard. Les personnes susceptibles d'avoir des informations sont invitées à contacter le 02 40 33 80 17 ou à envoyer un courriel à l'adresse mail suivante : cob.le-loroux-bottereau@gendarmerie.interieur.gouv.fr
La conseillère de Paris, candidate aux élections municipales, estime notamment que l'annulation des Jeux olympiques est une nécessité écologique.
À un peu plus d'un an des élections municipales, Danielle Simonnet, candidate La France insoumise à la mairie de Paris, a lancé lundi soir 25 mars son mouvement "Paris en commun". Face à quelque 150 militants réunis dans le 11e arrondissement de la capitale, selon BFM Paris, la conseillère de Paris a présenté une ébauche de son programme. Parmi ses propositions phares : l'annulation des Jeux olympiques de Paris en 2024. L'élue parisienne est depuis longue date opposée à ce projet. En février 2015, elle avait notamment lancé une pétition contre la candidature de la capitale voulue par la maire Anne Hidalgo. "Pour la justice climatique et sociale : non aux J.O", plaide Mme Simonnet. "On est en train avec cet objectif de Paris 2024 de prioriser des équipements qui ne répondent pas aux besoins urgents de la population. On est en train de vouloir imposer un super métro à 23 euros pour relier (l'aéroport Roissy) Charles-de-Gaulle et le centre de Paris alors que le RER B, il faut absolument le dédoubler. Les transports au quotidien dans la région Île-de-France, c'est une catastrophe", explique-t-elle auprès de BFM TV. L'élue estime que cette annulation est une nécessité écologique. Une annulation qui reste possible, selon son équipe, qui prend pour exemple les JO d'hiver de Denver en 1976. "La municipalité avait obtenu du CIO l'attribution des jeux et les habitants n'en voulaient pas. Les habitants ont obtenu une consultation et un vote négatif à l'issue de laquelle les jeux ont été attribués à une autre ville puisque la municipalité de Denver a bien été obligée de suivre", explique Laurent Saint-André, référent écologie de Paris en commun. Selon un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche, publié le 24 mars, Danielle Simonnet est créditée de 8% d'intentions de vote.
Si la consommation d'un aliment doit être limitée, alors sa promotion sur écran doit être interdite, estime l'association.
Il faut interdire la publicité pour les aliments trop gars ou trop sucrés à destination des enfants. C'est la position défendue par l'UFC-Que choisir six autres associations de consommateurs, de parents d'élèves, familiales et de malades, qui ont lancé une pétition mercredi 16 septembre pour "interpeller les pouvoirs publics" et leur demander de mieux "protéger les enfants des dérives du marketing alimentaire".Les sept associations (la Fédération des conseils de parents d'élèves, la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public, Familles Rurales, la Fédération française des diabétiques, le Réseau environnement santé, l'UFC-Que choisir et l'Union nationale des associations familiales), entendent obtenir "une loi de moralisation du marketing alimentaire", selon un communiqué accompagnant cette étude. "Alors que les engagements de l'industrie agro-alimentaire promus par les pouvoirs publics sont un échec et que le niveau de l'obésité infantile est alarmant, il y a plus que jamais urgence à agir pour obtenir un encadrement des publicités à destination des enfants en interdisant la promotion sur les écrans (télévision et internet) des aliments dont la consommation doit être limitée", estiment-ils.L'UFC-Que choisir a notamment calculé que, si "pour les aliments 'tous publics', on observe une répartition assez équilibrée dans les 5 classes de Nutri-Score", "pour les aliments destinés aux enfants, il y a surabondance de produits trop gras, trop sucrés ou trop salés", dans des proportions spectaculaires. Ainsi, "88% des spots" à destination des plus jeunes "concernent des aliments de Nutri-Score 'D' et 'E', c'est-à-dire les deux classements les plus défavorables du point de vue nutritionnel (contre 43% pour les aliments 'tous publics')".L'étude "démontre l'incapacité des dispositions réglementaires et volontaires actuelles à protéger les enfants des dérives du marketing alimentaire", plaide encore l'UFC-Que choisir, qui avec les autres associations demande "l'interdiction des publicités pour les aliments destinés aux enfants ayant un Nutri-Score 'D' ou 'E', dans les contenus audiovisuels regardés par un grand nombre d'enfants", sur l'ensemble des chaînes télévisées ainsi que sur Internet.En outre, "en l'absence de généralisation du Nutri-Score, un petit guide pratique est mis à la disposition des parents, donnant des conseils nutritionnels concrets pour chaque moment de consommation et indiquant le Nutri-Score de 114 aliments destinés aux enfants, pour chaque moment de consommation", précise encore l'UFC-Que choisir.
Derrière la porte au bouton de porcelaine orné d'une rose, des tapis, couleurs chaudes, une ambiance de chambre d'étudiant. Jimi Hendrix a décrit l'endroit comme sa première "vraie maison", à Londres, ville qui a vu ce génie de la musique du XXe siècle exploser, puis s'éteindre il y a 50 ans.
Dans le quartier de Mayfair, au 23 Brook Street, le petit immeuble blanc a abrité en 1968 et 1969 le guitariste de légende, né à Seattle en 1942.Après une enfance "très très malheureuse", l'armée, il "n'avait pas vraiment idée" de ce qu'est un "chez soi", explique Christian Lloyd, chercheur spécialiste de Jimi Hendrix.Quand il arrive à Londres, en septembre 1966, le guitariste américain de 23 ans est totalement inconnu du public.Dans l'avion qui le fait traverser l'Atlantique, résolu à se faire un nom, il décide de troquer Jimmy James pour Jimi Hendrix (son vrai nom de famille). "Le signe qu'il va se recréer à Londres", où "personne ne sait qui il est", souligne Christian Lloyd, "il peut être qui il veut".Quitte à prendre quelques libertés avec la réalité. Que ce soit pour entrer dans le pays - il s'était fait passer pour un auteur de chanson venu toucher ses royalties - puis dans ses premières interviews, sur son âge, sa famille, ou les raisons pour lesquelles il a dû quitter l'armée."Tout ce qu'il voulait, c'était jouer encore et encore", explique le chercheur, qui officie dans un institut anglais dépendant de l'université Queen's au Canada. Il enregistre "Hey Joe", "Are you experienced", son ascension est fulgurante.La technologie des studios connaît des avancées majeures, permet de "nouveaux effets", Hendrix se distingue par son "authenticité" et cette "orientation futuriste, ce n'est possible qu'à Londres à l'époque", selon M. Lloyd.- Le fantôme de Haendel -Après avoir vécu d'un appartement à l'autre avec ses managers, Hendrix veut s'installer avec sa petite amie de l'époque.C'est d'ailleurs elle qui a trouvé leur cocon, non sans mal. "J'étais allée chez un agent immobilier ou deux à Mayfair, mais dès qu'ils entendaient que c'était pour Jimi Hendrix, c'était non !", s'est souvenue Kathy Etchingham en 2016 sur Channel 4. "Ils ne voulaient pas de quelqu'un comme lui".Dans le petit appartement, "il y avait de la moquette grise", que Jimi ne supportait plus, "on est allés chez John Lewis", un grand magasin d'Oxford Street, à deux pas, a-t-elle raconté.Kathy Etchingham a de nouveau été mise à contribution pour recréer à l'identique la décoration de l'antre, reconvertie en musée depuis 2016, avec ses tapis persans, certains même enroulés tant Jimi Hendrix les accumulait. Dans la chambre baignée de rouge, orange, rose, cendrier plein, tasses à thé vides côtoient un Monopoly.L'appartement n'était entouré que de magasins et de bureaux, "ce qui permettait à Hendrix de passer des disques aussi fort qu'il le voulait, de brancher sa guitare et jouer en plein milieu de la nuit s'il le voulait, aucun voisin pour se plaindre", explique Sean Doherty, responsable du musée.Quand le couple s'est séparé et a quitté l'appartement en juin 69, Hendrix avait "donné pour instruction à son manager de vendre ou de se débarrasser de ce qui lui appartenait", poursuit-il. "On ne sait pas ce qui est arrivé à toutes ces choses".Plus de deux siècles auparavant, un autre génie de la musique a vécu là: Haendel. Enfin juste à côté, au 25, mais la plaque signalant l'illustre occupant se trouvait alors entre les deux immeubles, si bien que Hendrix a cru habiter chez lui. "Ils sont tous les deux musiciens, tous les deux immigrés, tous les deux novateurs", souligne Christian Lloyd, évoquant une anecdote selon laquelle Hendrix aurait un jour cru voir le fantôme de Haendel dans un miroir.Comme les Rolling Stones ou les Beatles, Hendrix est "un personnage emblématique du Londres des années 1960", ville qui "lui a permis de devenir lui-même".Il mourra le 18 septembre 1970 dans un hôtel du quartier de Notting Hill, emporté par un cocktail de médicaments et de vin, à l'âge de 27 ans.
Le ministre de l'Intérieur a promis samedi de "tout faire" pour assurer la sécurité des pompiers, en clôture du congrès d'une profession qui l'a appelé à en faire plus pour éviter "l'implosion" de ses services surchargés.
"Je m'engage à ce que tout soit mis en œuvre pour votre sécurité physique lors des interventions", a déclaré M. Castaner dans son discours devant le 126e congrès national des sapeurs-pompiers, organisé cette année à Vannes (Morbihan). Si elles restent limitées (cinq par jour sur 10 000 interventions), les incivilités voire les agressions, contre les pompiers n'en ont pas moins triplé depuis dix ans, selon le ministère.M. Castaner a confirmé le lancement "dans les semaines qui viennent" d'une grande campagne de communication contre les agressions de pompiers, et s'est félicité des premiers résultats "positifs" de l'expérimentation des caméras-piétons sur les pompiers pour dissuader les agresseurs potentiels. Il s'est également engagé à accroître la coopération avec les forces de l'ordre pour accompagner les pompiers en intervention en cas de risques, en rendant hommage au "courage" et au "désintéressement" des pompiers, des "modèles pour la société".Tout en saluant l'implication des autorités sur la sécurité, le président de la Fédération nationale des Sapeurs-pompiers de France (FNSPF), Grégory Allione, a de son côté appelé le ministre à transformer enfin en actes les engagements pris ces dernières années par le gouvernement en faveur des pompiers, sollicités sur tous les fronts: incendies, inondations, secours divers. "Notre modèle de secours fonctionne et est efficace. Mais il est en surchauffe et menacé de rupture. Les services d'incendie et de secours, sont au bord de l'implosion !", a-t-il déclaré. "L'attente de réponses des sapeurs-pompiers de France n'a fait que grandir: elles ne peuvent, plus longtemps, être différées, et doivent déboucher sur une véritable et ambitieuse politique de sécurité civile", a souligné M. Allione. Il notamment invité M. Castaner à pousser le gouvernement à mettre enfin en place dans chaque département un centre d'appel unique avec le numéro d'urgence unique 112, regroupant les numéros d'urgence 15 (samu), 17 (police) et pompiers (18).Et à prendre davantage de mesures pour préserver le volontariat, socle essentiel des pompiers en France car 80% d'entre eux (sur un total de 247.000 environ) le sont, et exercent leur activité souvent en plus de leur activité professionnelle.
CORONAVIRUS - La directrice de Santé publique France appelle à la prudence, mais salue des résultats encourageants constatés ces derniers jours.
Après sa propagation galopante en mars et avril, l'épidémie de Covid-19 ralentit depuis plusieurs semaines en France. "On reste prudents", a indiqué sur France 2 la directrice générale de Santé publique France, qui a évoqué le déconfinement progressif lancé depuis le 11 mai. "On n'a pas d'historique avec le coronavirus, c'est la première fois qu'on le rencontre", a d'abord rappelé Geneviève Chène lundi 25 mai, avant d'apporter une précision encourageante sur les signaux d'accalmie de l'épidémie."Le virus est toujours là, mais les indicateurs sont plutôt très favorables". La circulation du virus reste faible, chacun a joué son rôle. C'est aussi cela qui crée un bilan favorable pour cette période de déconfinement"."Le déconfinement a été réussi", a commenté pour sa part le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, indiquant que de prochaines décisions sont espérées "avant la fin de la semaine", quant à la suite du plan de l'exécutif pour la reprise de l'activité en France.
"Intelligente", "aimante", "superbes photos": les hommages du monde de la musique affluent samedi après le décès à 81 ans de la photographe allemande Astrid Kirchherr, qui s'était rendue célèbre au début des années 1960 grâce à ses clichés des Beatles à leurs débuts.
Elle s'est éteinte mercredi à Hambourg, quelques jours avant son 82e anniversaire, selon l'historien des Beatles Mark Lewisohn, qui a salué vendredi sur Twitter "une amie intelligente, inspirante, innovante et aimante". Son décès résulte des suites d'une grave maladie, a affirmé son entourage cité samedi dans plusieurs médias allemands, notamment l'hebdomadaire Die Zeit et la télévision publique NDR. "Ce qu'elle a donné aux Beatles était incommensurable", a ajouté Mark Lewisohn.Alors âgée de 22 ans, elle avait rencontré le groupe anglais encore à ses débuts en 1960 lors d'une tournée à Hambourg, et s'était liée d'amitié avec eux, à un moment où les "garçons dans le vent" n'étaient pas encore des stars internationales.Le groupe comptait encore à cette époque cinq membres, outre John Lennon, Paul McCartney et George Harrison, également Pete Best et le bassiste Stuart Sutcliffe, qui tomba amoureux d'Astrid Kirchherr et resta à Hambourg plus tard, avant de décéder brutalement d'une hémorragie cérébrale en 1962."Que Dieu bénisse Astrid, une belle personne qui a pris de superbes photos", lui a rendu hommage sur Twitter le batteur des Beatles Ringo Starr. La photographe prit en 1960 de nombreux clichés du groupe à leurs débuts, au look alternant posture rebelle et romantique, qui passèrent ensuite à la postérité. Astrid Kirchherr a vécu ensuite pour l'essentiel des droits de leur reproduction, selon la chaîne allemande NDR.La photographe est par la suite restée en contact avec les Beatles, notamment avec George Harrison. Son fils Dhani Harrison, lui-même musicien, a posté sur Twitter une photo d'eux deux, accompagnée d'une légende disant "Très chère Astrid, j'aurais vraiment aimé passer plus de temps avec toi dans cette vie". "Tu as toujours été si gentille et aimante envers moi", a-t-il ajouté, "Que Dieu te bénisse".Astrid Kirchherr aurait aussi été à l'origine de la célèbre coupe au bol des Beatles au début des années 1960. Elle l'avait pratiquée d'abord sur un de ses amis graphiste allemand avant que le groupe anglais s'en entiche en la découvrant, raconte NDR.Elle avait également travaillé comme styliste et décoratrice d'intérieur, et avait ouvert un magasin de photographie. Selon le Guardian, la photographe s'était mariée et avait divorcé deux fois, mais n'a pas eu d'enfants.
Selon les informations du Point, l'interpellation de l'activiste Piotr Pavlenski, l'homme ayant révélé les photos intimes de Benjamin Griveaux, pose question. Une enquête préliminaire pour soupçons de faux en écriture publique par personne dépositaire de l'autorité publique a été ouverte par le parquet de Paris.
L'affaire Benjamin Griveaux est encore loin d'avoir livrée son verdict. Les révélations du Point du lundi 20 juillet laisse entendre que l'enquête pourrait vivre un nouveau rebondissement de taille. Le parquet de Paris a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire pour soupçons de faux en écriture publique par personne dépositaire de l'autorité publique. Il souhaite lever le voile sur la réelle chronologie de l'arrestation de Piotr Pavlenski. L'activiste est à l'origine de la publication des photos intimes de Benjamin Griveaux qui ont poussé l'homme politique à renoncer à sa candidature à la mairie de Paris. Au moment de son interpellation, l'homme, accompagné d'Alexandra de Taddeo, avait été photographié par un photographe de l'agence Bestimage détenue par Mimi Marchand. Des clichés par la suite affichés en Une du magazine Paris Match, entraînant une enquête préliminaire du parquet de Paris.Le procès-verbal affirme que la police a effectué une filature de plusieurs heures avant d'arrêter le couple. Une première enquête administrative datant de février 2020 avait permis de savoir que c'était un policier de la BAC du XVIe arrondissement de Paris qui aurait alors indiqué au photographe l'adresse de l'hôtel Ibis Styles où résidait Piotr Pavlenski. Le paparazzi aurait alors pu immortaliser la fameuse interpellation. Sauf que selon les informations du Point, les enquêteurs doutent de cette temporalité et explorent une autre piste. Il se pourrait que cette filature ait d'abord été menée par le photographe qui aurait ensuite prévenu la police du lieu où se cachaient les deux individus.Des conséquences majeures sur l'enquête ? L'ouverture de l'enquête préliminaire pour soupçons de faux en écriture publique par personne dépositaire de l'autorité publique doit permettre de déterminer quelle version s'avère véridique. Si l'auteur de la filature et donc du signal d'alarme est bien le photographe, cela remettrait en cause le procès-verbal des policiers et entraînerait surtout la nullité de l'interpellation et de la garde à vue de Piotr Pavlenski et d'Alexandra de Taddeo. Cela pourrait avoir un impact sur les auditions et les informations récoltées sur leur téléphone à l'époque.Ces révélations font écho à la plainte déposée par Alexandra de Taddeo jeudi 16 juillet contre Mimi Marchand pour « violation du secret de l'enquête et de l'instruction, recel de violation du secret et atteinte au secret de la correspondance par une personne dépositaire de l'autorité publique ». Elle reproche notamment le fait que des anciens échanges entre elle et sa première avocate dans cette affaire, Marie-Alix Canu-Bernard, se soient retrouvés dans la presse.
Voilà des semaines qu'Helmut Wichter avec sa chevelure blanche rebelle attendait ce moment avec impatience: "je ressemblais à Robinson Crusoé", rigole cet homme de 87 ans en sortant d'un salon de coiffure berlinois.
Il fait partie des heureux élus qui ont bénéficié lundi de la remise en action des ciseaux et rasoirs et du retour des permanentes et dégradés dans plusieurs pays européens --outre l'Allemagne, l'Espagne, la Croatie, la Grèce ou encore la Slovénie.Lui et beaucoup d'autres de ses compatriotes ont afflué dès la matinée chez plusieurs coiffeurs en Allemagne après des semaines de fermeture pour limiter la propagation de la maladie du Covid-19. La fédération du secteur parle d'"une ruée"."Je suis venu ici ce matin et j'ai vu qu'il y avait déjà des jeunes gens dehors", raconte M. Wichter à l'AFP, fier de sa nouvelle coupe de cheveux désormais plus classique et ordonnée. Depuis la mi-mars, de nombreux Allemands se sont plaints de ne pouvoir entretenir leur pilosité à leur guise.Certains ont même eu recours au marché noir pour se refaire une beauté. La police a ainsi arrêté fin avril deux salons de coiffure clandestins dans des sous-sols d'un quartier de la ville bavaroise de Miltenberg. Les fautifs ont eu droit à une poursuite pour violation des règles du confinement.D'autres optent pour la solution maison: une personne sur sept a tenté de se couper les cheveux soi-même ces dernières semaines, selon une enquête de l'institut YouGov pour l'agence de presse allemande DPA. A coté des salons de coiffure, ce sont également certaines écoles, des musées, zoos, lieux de culte et terrains de jeux pour enfants qui peuvent depuis lundi rouvrir dans la première économie européenne.Dès le début, l'Allemagne avait opté pour un confinement léger, par rapport à d'autres pays, dans la mesure où avec moins de 6.700 décès officiellement répertoriés lundi pour 163.175 cas d'infection au nouveau coronavirus, elle a jusqu'ici plutôt bien géré la crise. Son système hospitalier n'a d'ailleurs jamais été débordé.Ailleurs en Europe, de nombreux pays européens commencent eux aussi à légèrement assouplir les mesures de confinement destinées à contenir le virus. Ramazan Uzun, 27 ans, se félicite de la réouverture de son salon de coiffure situé dans le quartier berlinois de Kreuzberg.Son planning de la semaine affiche presque complet. "Les gens sont très désireux d'avoir une coupe de cheveux correcte", explique-t-il. A la condition cependant de respecter certaines mesures sanitaires. Coiffeurs comme clients doivent porter un masque et 1,5 m de distance doit être observé entre deux clients.Cela n'empêche cependant pas M. Uzun de rester inquiet. Vivant avec ses parents, il craint de les infecter."Mais nous devons gagner notre vie d'une manière ou d'une autre", soupire-t-il.
Dans les colonnes du Figaro Magazine, un ex-Républicain entré dans les rangs de La République en marche fait part de sa perplexité concernant le fonctionnement du parti présidentiel.
Lancée en avril 2016 par Emmanuel macron sous le nom d'En Marche!, avant d'être rebaptisé à l'occasion des élections législatives, La République en marche (LREM) s'est imposé en très peu de temps dans la sphère politique. Le parti présidentiel est notamment le parti majoritaire à l'Assemblée nationale avec 311 députés. Néanmoins, l'organisation de ce jeune mouvement politique, qui regorge de nouvelles têtes, notamment issues de la société civile, laisse certains transfuges perplexe. "On ne sait pas comment ils fonctionnent, c'est original. En un trimestre, on aura changé le président de l'Assemblée, le président du groupe et le patron du parti majoritaire!", confie notamment cette semaine au Figaro un ex-membre des Républicains (LR) passé chez LREM. "Je suis désemparé. Avant, j'allais voir le chef, il donnait ses consignes. On en soutenait un, on dézinguait l'autre et c'était réglé", explique-t-il. La désignation d'un nouveau délégué général, après la nomination de Christophe Castaner au ministère de l'Intérieur, l'inquiète également. Il souligne néanmoins qu'un vote du conseil national de LREM est assez simple : "C'est une sénatoriale. Ça ne se fait pas dans les médias, mais au restaurant avec le fichier des membres du CN".
Alors que le week-end pascal prévoit d'être beau et chaud, Météo France rappelle qu'il faut respecter le confinement mis en place pour freiner l'épidémie de coronavirus.
"En avril, ne te découvre pas d'un fil". Pourtant, ce mois d'avril fait mentir le dicton. Plusieurs villes de France ont en effet observé précocement cette semaine leur premier jour de chaleur, quand les températures dépassent les 25 °C, de l'année, souligne Météo France. Or, "Paris a enregistré ce jeudi après-midi (9 avril) son record de chaleur précoce avec 27,1 °C. Il n'avait jamais fait si chaud dans la capitale à cette période de l'année", explique Météo France. A Rouen, il a par ailleurs fait 25,3 °C, soit 12 de plus que la normale, 24,9 °C (+12°C) à Lille, 24,5°C ou encore (+11°C) à Saint-Quentin, dans l'Aisne. Des températures qui correspondent aux températures moyennes d'un début d'été. "La date moyenne du premier jour de chaleur se situe le 7 mai à Paris, le 27 mai à Rouen. Il faut remonter au 4 avril 1959 (25,2 °C) pour observer un jour de chaleur plus précoce", précise l'organisme de prévisions météorologiques. Sur Twitter, le prévisionniste explique par ailleurs que des records d'ensoleillement ont été battus sur un quart Nord-Est ces 20 derniers jours. Alors que ce beau temps va durer tout le long de ce week-end pascal, avec 26°C à Rennes et Lyon, 25°C à Bordeaux et Clermont-Ferrand, et jusqu'à 27°C à Strasbourg dimanche, Météo France rappelle que ce n'est pas une raison pour ne pas respecter les mesures de confinement mis en place pour freiner l'épidémie de coronavirus.Il faudra attendre le début de la semaine prochaine pour retrouver des températures conformes aux normales de saison, avant un nouveau bond prévu en milieu de semaine.
Réuni en comité d'urgence, l'OMS a estimé ce samedi que la pandémie de coronavirus allait probablement être "très longue". Face à ce virus, d'origine encore inconnue, l'organisation doit fournir des consignes pragmatiques pour contrer sa propagation à travers le monde.
La pandémie de coronavirus sera probablement "très longue". C'est ce que prévoit l'Organisation mondiale de la santé (OMS) samedi 1er août. La Covid-19, qui a infecté au moins 17,6 millions de personnes dans le onde et fait plus de 680 000 morts, selon le dernier bilan relevé par l'AFP, continue de représenter un risque "élevé", a estimé l'organisation réunie en comité d'urgence depuis vendredi dans un communiqué. C'est la quatrième fois qu'un tel comité se forme pour réévaluer la pandémie. Ses 18 membres et 12 conseillers ont souligné "l'importance d'une réponse qui doit être nationale, régionale et globale" face à cette crise sanitaire.La réunion de ce comité, qui a duré six heures, s'est déroulée au sein de l'OMS à Genève, doit se réunir de nouveau dans trois mois. Recherches accélérées sur l'origine du virusLes experts du comité ont demandé à l'OMS de fournir à tous les pays des consignes pragmatiques sur la façon de répondre à la pandémie, "afin de réduire les risques que les réponses à l'épidémie ne s'affaiblissement, dans un contexte de pressions socio-économiques". Ils demandent également à l'organisme mondial d'accélérer les recherches sur les points encore inconnus du virus, notamment sur son origine animale et ses éventuels moyens de propagations par voie animale. "Les modes de transmission (du virus), ses mutations potentielles, l'immunités et les corrélats de protection" doivent être éclaircis."Cette pandémie est une crise sanitaire comme on en voit qu'une par siècle et ses effets seront ressentis pour les décennies à venir", avait déclaré le directeur général de l'OMS, Tredos Adhanom Ghebreyesus vendredi. "De nombreuses questions scientifiques ont été résolues, nombreuses sont celles qui attendent encore de l'être", a-t-il ajouté. "La plupart des habitants de la planète peuvent être touchés, même ceux qui n'habitent pas dans des zones durablement affectées".
Avec les voyages dans le temps complètement fous de ces deux adolescents, "Bill & Ted's Excellent Adventure" était devenu en 1989 une comédie culte.
Trois décennies plus tard, la saga qui a lancé la carrière de Keanu Reeves est de retour pour un troisième film, et le message de ses héros, "soyez bons les uns envers les autres", est plus nécessaire que jamais, a déclaré à l'AFP son scénariste. "Au fur et à mesure que le monde est devenu sombre - disons en novembre 2016 par exemple (mois de l'élection de Donald Trump à la présidence, ndlr), il y a eu le sentiment qu'il pourrait être vraiment, vraiment bien de passer du temps avec eux maintenant", a confié Chris Matheson, co-scénariste de "Bill & Ted Face the Music", qui sort en salles vendredi aux Etats-Unis.L'acteur Keanu Reeves, connu pour ses rôles dans "Matrix" ou "John Wick", a été essentiel dans le lancement du dernier opus de cette trilogie, dans lequel il campe le personnage de Ted.M. Matheson et son co-scénariste Ed Solomon ("Men in Black") ont commencé à écrire le dernier film il y a plus de dix ans, après que la star ait confirmé dans une interview sa volonté de revenir à l'écran.Dans le film, les choses ne se passent pas exactement comme prévu pour les deux rockstars en herbe, désormais mariés avec des enfants. Leur groupe, Wyld Stallyns, a échoué à écrire l'hymne de rock qui unira le monde.Keanu Reeves partage l'affiche avec le célèbre producteur de documentaires Alex Winter, qui joue son acolyte "Bill", mais aussi Samara Weaving et Brigette Lundy-Paine, dans le rôle de leurs filles.Pour ses créateurs, le film n'existerait pas sans les deux acteurs phares -- 55 ans tous les deux -- qui se sont rencontrés lors de l'audition du premier film et sont encore très proches, passant régulièrement des vacances ensemble.
Selon les informations d'El Mundo, le corps d'une dame âgée de 93 ans a été retrouvé dans sa salle de bain mardi 22 octobre. Son décès remonterait à 15 ans.
Elle vivait seule depuis le décès de son mari architecte. Agée de 93 ans, Isabel Rivera a été retrouvée morte à son domicile madrilène, mardi 22 octobre. Selon les informations du quotidien El Mundo, relayées par France Info, la vieille dame a été découverte dans sa salle de bain par les policiers et les pompiers. Les secours ont été alertés par la nièce de la victime. Comme le précise le journal ibérique, la date de son décès remonterait à environ 15 ans. La porte d'entrée était fermée depuis l'intérieur et les clefs se trouvaient sur la serrure. De son côté, El Pais indique que les factures de la vieille dame et ses charges étaient régulièrement payées. La nonagénaire était par ailleurs toujours inscrite sur les listes électorales.Interrogés par les enquêteurs, les voisins expliquent avoir vu Isabel Rivera pour la dernière fois en septembre 2004. Ils avaient sollicité à de nombreuses reprises le gestionnaire de l'immeuble en raison de la forte odeur émanant de l'appartement situé au deuxième étage. Son corps, en parti préservé par l'humidité et l'aération de la salle de bains, était comme momifié. Isabel Rivera, dont la mort serait naturelle selon les premiers éléments de l'enquête, n'avait pas d'enfant.Une histoire similaire en 2017Ce n'est pas la première fois qu'une histoire semblable se déroule en Espagne. En juillet 2017, le cadavre momifié d'une quinquagénaire avait été découvert dans son appartement d'une petite ville du nord de l'Espagne, près de La Corogne. Ses voisins ne la voyaient plus depuis au moins 4 ans.
La présidente du Rassemblement national a dénoncé jeudi l'interview de la femme voilée interpellée par Julien Odoul au site du Collectif contre l'islamophobie en France. Une structure "très proche des Frères musulmans" et "qui défend une vision radicale de l'islam", selon elle.
La mère voilée prise à partie vendredi dernier par l'élu du Rassemblement national Julien Odoul lors d'une sortie scolaire au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté a décidé de porter plainte à Dijon et à Paris, a annoncé mercredi 16 octobre le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF). "Cette plainte est à l'initiative du CCIF", "une organisation extrémiste et islamiste qui récupère l'affaire", a réagi jeudi M. Odoul auprès de l'AFP. "Nous sommes dans une opération de victimisation de la part d'un organisme qui fait la promotion d'une idéologie qui n'a rien à voir avec la République française", a-t-il dénoncé. Même son de cloche du côté de Marine Le Pen. "Tout dit qu'elle est une militante en réalité. Parce qu'aucun (...) journaliste n'a réussi à la contacter et que le premier interview qu'elle donne c'est au travers d'une structure (...) très proche des Frères musulmans" et qui "défend une vision radicale de l'islam", a déclaré sur Europe 1 la présidente du parti. "Aujourd'hui, j'ai une opinion négative de ce qu'on appelle la République", avait notamment déclaré cette femme dans cet entretien accordé au CCIF.Le voile, "marqueur de la radicalité de l'islam"Comme bon nombre de ses collègues du RN, la députée du Pas-de-Calais a critiqué l'interpellation de cette mère de famille par M. Odoul sur la forme mais pas sur le fond. "J'ai trouvé cette interpellation rugueuse et certainement maladroite même si, sur le fond, (M. Odoul) a posé la bonne question", a commenté Marine Le Pen. La dirigeante d'extrême droite s'est par ailleurs dite "d'accord" avec le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, qui ne juge "pas souhaitable" le port du voile en sortie scolaire, "marqueur de la radicalité de l'islam", selon elle. Le RN veut étendre la loi de 2004, qui interdit le port de signes religieux à l'école, à "tout l'espace public". Marine Le Pen a estimé que "personne ne (faisait) les amalgames" évoqués par Emmanuel Macron, qui a appelé mercredi à ne pas "stigmatiser" les musulmans, dénonçant un "raccourci fatal" entre lutte contre le terrorisme et islam."Tous ceux qui dénoncent l'islamisme dénoncent, non pas la religion, mais la volonté au travers d'une radicalité de cette religion, d'imposer un agenda politique", a-t-elle fait valoir, en jugeant "inquiétant" que M. Macron ne prenne à cet égard "aucune décision".
Un randonneur a pu filmer un ours dans un secteur très fréquenté par les promeneurs à la frontière entre l'Espagne, Andorre et la France, rapporte France Bleu.
C'est une rencontre que ce randonneur n'est pas près d'oublier. Fin juillet, Sergi Gastó, un Andorran, se promenait dans un secteur très fréquenté à la frontière entre l'Espagne, Andorre et la France lorsqu'il est tombé presque nez à nez avec un ours brun, relate France Bleu ce vendredi 21 août. Sur la vidéo prise par l'homme pour immortaliser cette scène, l'animal se trouve à moins de 400 mètres.Sur cette scène saisissante, qui s'est déroulée à plus de 2 500 mètres d'altitude, on aperçoit le plantigrade remonter tranquillement une pente. A aucun moment l'ours ne semble se rendre compte de la présence humaine. "J'étais avec un ami chasseur, nous n'avons pas eu peur, nous avons simplement été très surpris. C'est la première fois que je vois un ours", a déclaré Sergi Gasto à France Bleu. L'appel des autorités aux randonneursCette rencontre n'est pas seulement inédite pour le randonneur. En effet, c'est la première fois qu'un ours est aperçu sur le versant andorran des Pyrénées. D'après les propos d'un responsable du Cos de Banders (un organisme rattaché au ministère andorran de l'Environnement), recueillis par le Diari d'Andorra et cités par France Bleu, "il s'apprêtait certainement à chasser le mouflon", très présent dans ce secteur. Le responsable andorran demande aux randonneurs de ne pas déranger les ours, ajoutant que l'animal sur la vidéo est suivi et contrôlé par les autorités compétentes.En juin dernier, un ours a été tué par balle en Ariège, tout près d'Andorre et de l'endroit où a été filmée cette scène. La découverte du corps sans vie du jeune mâle avait une nouvelle fois mis le feu aux poudres entre les défenseurs du plantigrade et les anti-ours.
Le patron d'un Intermarché de l'Hérault avait lancé un référendum pour que ses salariés ne puissent plus prendre de congés pendant les vacances d'été. Mais selon Le Parisien, le supermarché a dû renoncer, sous le poids de la polémique.
Parce que les congés pris par ses salariés représentaient trop de contraintes, Jean-Pierre Le Berrigo, le patron de l'Intermarché de Villemagne-l'Argentière (Hérault), avait lancé un référendum non-anonyme pour mettre fin aux vacances d'été. Le journal Le Parisien révélait que le patron avait envoyé fin juillet une lettre à ses salariés expliquant qu'"avoir accepté de mettre en place des congés payés au mois de juillet et d'août [était] une erreur". "Vous êtes tous de très bons professionnels dans vos domaines respectifs, et pour nos deux mois les plus forts vous prenez tous ou presque des congés. C'est au moment où l'on a le plus besoin de vous que vous vous absentez pour laisser vos univers à des saisonniers qui n'ont aucune connaissance de notre métier et aussi, souvent pas forcément l'envie que vous avez de faire bien", avançait-il pour convaincre ses salariés.En bas de la lettre, les employés étaient invités à se prononcer pour ou contre cette initiative. "Ce vote n'est pas anonyme, précisait Jean-Pierre Le Berrigo, car je considère que nous devons tous assumer nos décisions. Les votes non exprimés seront pris en compte comme un oui pour ne pas se retrouver avec une participation trop faible". Pour être adopté, ce référendum devait être soutenu par 60 % des salariés du magasin, "afin que décision soit incontournable grâce à l'adhésion d'un maximum d'entre vous", développait le directeur.Un scrutin légalSi ce référendum pouvait paraitre surprenant, il était cependant légal. "Rien n'interdit d'empêcher ses salariés de positionner leurs jours de congé à telle ou telle date, explique Me Éric Rocheblave, avocat en droit du travail, interrogé par Le Parisien. Il n'y a pas de droit imprescriptible d'avoir ses vacances en août. Avec les lois adoptées en mars 2018, l'employeur peut conclure un accord d'entreprise avec ses salariés et peut le faire par référendum". Cependant, l'avocat précise que "la consultation doit être secrète", mais aussi qu'il faut l'accord des deux tiers des salariés et non 60 %. Mais sous le poids de la polémique, le supermarché a finalement renoncé au referendum. "Les points de vente locaux sont des entreprises indépendantes et il ne nous appartient pas de fixer leur politique de ressources humaines. Mais dans ce cas précis, ce référendum ne respecte pas la réglementation du secteur. Il est donc nul et non avenu et les résultats ne seront pas pris en compte", a indiqué samedi 25 août un porte-parole de l'entreprise au Parisien.
Quatre hommes, dont le propriétaire d'un domaine où s'était déroulé un cambriolage, ont été renvoyé aux assises. Le propriétaire est soupçonné d'avoir organisé le cambriolage et d'avoir abattu l'un des cambrioleurs.
C'est une affaire complexe, aux multiples rebondissements que va devoir juger la cour d'Assises. Le propriétaire d'un domaine de Servian (Hérault) soupçonné d'avoir tué un homme dans un cambriolage chez lui, y a été renvoyé tout comme trois complices, a annoncé dimanche 1er mars le procureur de la République de Béziers. Le juge d'instruction a suivi les réquisitions du procureur en ordonnant la mise en accusation des quatre hommes, dont le propriétaire pour "meurtre" et "complicité de tentative d'extorsion en bande organisée avec arme", a précisé le magistrat, Raphaël Balland, sans plus de précision sur les faits.Plusieurs appels ont toutefois été interjetés et la chambre de l'instruction devra se prononcer prochainement avant un éventuel procès. Dans cette affaire débutée le 5 octobre 2017, les enquêteurs ont tout d'abord pensé à un tir de défense du propriétaire de la maison, Daniel Malgouyres, tuant un cambrioleur qui se serait introduit armé chez lui et s'en était pris à sa famille.Mais un second voleur avait eu la vie sauve et s'était enfui. Arrêté à Perpignan et mis en examen à la mi-octobre 2017, il avait accusé le propriétaire d'avoir organisé le cambriolage. "Ils n'ont aucune preuve contre moi"M. Malgouyres avait alors été mis en examen et écroué le 20 octobre pour complicité de tentative de vol. Il a été brièvement libéré avant d'être réincarcéré en novembre 2018, et avait à cette occasion clamé son innocence."Ils n'ont aucune preuve contre moi. On va m'amener aux assises parce que c'est vrai que j'ai eu ce geste (tirer sur un des cambrioleurs, ndlr), mais c'était pour sauver ma vie", avait-il affirmé à sa sortie de prison. "Si on trouve une seule preuve contre moi je vends mon domaine et j'en fais don à la Ligue contre le cancer", avait-t-il martelé.
L'école "au travail de papa": pour parer l'accueil limité dans les établissements scolaires, une entreprise brestoise a recruté une enseignante et aménagé une salle de classe dans ses locaux pour permettre aux employés d'y scolariser leurs enfants tout en venant travailler.
"C'est drôle de voir leurs petites têtes jaillir par la fenêtre quand ils vérifient si on travaille bien". Guillaume Le Fur est salarié d'Airmetic, entreprise de poêles à granulés de Brest (Finistère). Comme plusieurs de ses collègues, il est venu travailler avec son enfant, qui n'avait pas école ce jeudi. Le directeur commercial traverse la salle d'exposition, pousse la porte du fond, et dévoile une grande pièce équipée de huit larges tables : "On a bricolé des bureaux avec des tréteaux, en respectant les distances pour que chacun ait son espace. Il y a tout le matériel nécessaire, gommes, ciseaux, crayons, pour ne pas le transporter à l'école." Cette salle de classe dans l'entreprise, c'est l'idée de Pierre Gadonneix, à la tête de l'établissement. Elle a germé quand il a appris que ses enfants ne pourraient retourner en cours que quelques jours par semaine, après le confinement. Depuis trois semaines, son initiative permet aux employés de venir travailler tout en scolarisant leurs enfants les jours où ils ne vont pas à l'école."On avait la chance d'avoir des locaux adaptés", souligne le chef d'entreprise. Il a prévenu son assurance et repensé l'aménagement de la boutique, "pour que les enfants ne risquent pas de se cogner ou de se pincer avec les portes des poêles", et contacté une entreprise spécialisée "pour se fournir en masques, en savon et en gel hydroalcoolique". Les repas sont fournis par "le restaurateur qui est installé de l'autre côté de la rue."Pour les cours, Pierre Gadonneix a suivi l'avis de son épouse enseignante et contacté l'académie de Rennes "pour avoir des conseils". "Ils ont accueilli l'idée avec bienveillance", dit-il. Une petite annonce est passée sur Facebook, et une professeure trouvée dès le lendemain. Coût total de l'opération, enseignement, fournitures et nourriture compris : environ 7.000 euros. "On s'y retrouve, car tous les salariés sont à poste. En quinze jours, l'opération était amortie."- Récré sur le parking -"J'encadre ici jusqu'à neuf enfants, du CE1 à la troisième" précise sous son masque en tissu Isabelle Le Duff, l'enseignante habituellement spécialisée dans les cours à la maison. Elle apprécie la proximité avec les parents et les conditions originales dans lesquelles elle travaille. "C'est comme une petite classe. Le matin, j'imprime les devoirs des enfants, et on suit le travail donné par leurs professeurs. L'après-midi est plus détendu."Cet après-midi justement, c'est David Sassower qui encadre les cinq enfants présents. L'employé, qui a suivi des études de sport, joue les profs deux fois par semaine. Il improvise un cours de danse rythmique dehors, en respectant les distances de sécurité : "Jambe gauche derrière, jambe droite devant, on réessaie ?" La musique de son enceinte résonne sur le parking de l'entreprise, située entre une papeterie et des concessionnaires de motos, au cœur d'une vaste zone commerciale. "D'habitude, je devrais être en train de faire de la maintenance de poêles chez des clients", s'amuse-t-il.Et les enfants, que pensent-ils de cette initiative ? "Il y a plein de différences avec l'école. Il y a moins d'élèves, on peut mieux se concentrer", observe Lucas, 8 ans, de retour sur sa chaise de bureau un peu trop grande pour lui. "C'est vrai qu'on peut mieux apprendre, mais à l'école il y a plus de copains", nuance Mathys, 12 ans, levant le nez de son dessin. "Et les récrés ne sont pas terribles, parce que c'est un parking !"
L'aide internationale a commencé à arriver mercredi au Liban, au lendemain de deux gigantesques explosions ayant fait plus de 100 morts et des milliers de blessés.
D'après les autorités, quelque 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium, stockées "sans mesures de précaution" dans le port de Beyrouth, sont à l'origine des déflagrations.Mardi soir, quelques heures après le drame, le Premier ministre libanais Hassan Diab avait lancé un "appel urgent à tous les pays amis et aux pays frères".La Banque Mondiale s'est dite prête à mobiliser ses ressources pour aider le Liban. L'organisation, qui venait de prêter 120 millions de dollars au Liban en avril pour soutenir le secteur de la santé, a assuré qu'elle allait "déployer son expertise pour entreprendre une évaluation rapide des dommages et des besoins et pour élaborer un plan de reconstruction (...)", selon un communiqué publié mercredi.Le Koweït a fait état mercredi de l'arrivée au Liban d'un avion contenant de "l'aide médicale", alors que les hôpitaux, déjà éreintés par la crise économique et la pandémie de nouveau coronavirus, ont été submergés par les victimes.Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a lui annoncé ouvrir un hôpital de campagne dans la capitale libanaise.Le président français Emmanuel Macron avait dit la veille sur Twitter qu'un détachement de la sécurité civile et "plusieurs tonnes de matériel sanitaire" seraient envoyés au Liban.La France, ancienne puissance mandataire, a ainsi acheminé mercredi de l'aide par trois avions. Le président français Emmanuel Macron sera jeudi le premier chef d'Etat étranger à se rendre à Beyrouth depuis la catastrophe.Un responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Michael Ryan a affirmé que l'institution onusienne avait "commencé à expédier des kits de traumatologie et de chirurgie depuis l'entrepôt régional de Dubaï"."Nous avons également des équipes médicales d'urgence prêtes à se déployer", a-t-il ajouté. Des pays du Golfe, dont certains ont des relations diplomatiques et économiques étroites avec le Liban, ont aussi offert leur aide.L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a lui fait état de l'envoi de plusieurs hôpitaux de campagne.- Pyramides et tour illuminées -Aux Emirats arabes unis, la célèbre tour Burj Khalifa de Dubaï, la plus haute du monde, s'est illuminée aux couleurs du drapeau libanais, en signe de solidarité, tout comme les célèbres pyramides de Guizeh, en Egypte. L'Iran, très influent au Liban, a offert une "aide médicale" par la voix de son président Hassan Rohani, selon un communiqué.Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis "une aide humanitaire dans tous les domaines, en particulier dans le domaine de la santé".Le Croissant Rouge turc doit envoyer mercredi une équipe d'aide humanitaire ainsi que des fournitures médicales d'urgence.Le roi de Jordanie Abdallah II a ordonné mercredi la préparation d'un hôpital militaire de campagne à envoyer au Liban.L'Algérie a annoncé l'envoi de quatre avions et d'un bateau chargés d'aide humanitaire, avec des équipes médicales, des pompiers, des vivres et des matériaux de construction.Le pape François a appelé à "prier pour les victimes, pour leurs familles et pour le Liban" et à l'envoi d'"aide de la communauté internationale (pour) surmonter la crise".Les Pays-Bas ont annoncé que 67 travailleurs humanitaires partiraient pour Beyrouth mercredi soir, dont des médecins, policiers et pompiers.La République tchèque, la Grèce et Chypre, une île où les explosions ont été entendues, ont envoyé mercredi des dizaines de secouristes à Beyrouth. - "Soutien" -Israël a appelé mardi à "dépasser le conflit" en proposant "une aide humanitaire et médicale" au Liban, son voisin avec lequel il est techniquement en état de guerre.Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a lui fait savoir qu'il avait offert l'aide de son pays lors d'un entretien téléphonique mercredi avec M. Diab.En Europe, la chancelière allemande Angela Merkel a promis d'offrir "un soutien au Liban".Au Royaume-Uni, la reine Elizabeth II s'est dite mercredi "profondément attristée", dans un message de condoléances adressé au président libanais.L'Italie a envoyé à Beyrouth 14 pompiers spécialisés dans l'évaluation des risques chimiques et des structures endommagées.Même expression de solidarité en provenance de Tunisie, qui a décidé l'envoi "d'urgence" de deux avions militaires d'aide alimentaire et médicale et la prise en charge à Tunis de 100 blessés.bur-aem/awa/vl/cr/vmt/roc
Le Sud-Ouest devrait afficher les températures les plus hautes.
On l'appelle communément l'"été indien". La période estivale est terminée depuis quelques semaines et pourtant ce week-end devrait être marqué par un redoux exceptionnel. Météo France prévoit des températures supérieures de 7 à 10 degrés aux normales de saison. Plus de 30 degrés dans le Sud-OuestDu moins, ce sera le cas dans certaines régions. On attend plus de 30 degrés ce dimanche dans le sud de la France. Du Sud-Ouest jusque l'Auvergne, le temps sera particulièrement doux dès ce vendredi après-midi. Les températures atteindront 24 à 28 degrés dans cette partie du territoire tandis que les thermomètres afficheront de 21 à 24 degrés dans le Sud-Est.25 degrés en région parisiennePlus au nord, le temps sera aussi très agréable. Pendant le week-end, des Pays de la Loire au bassin parisien jusqu'au Nord-Est, "les températures seront également nettement au-dessus des normales de saison avec 23 et 26 (degrés)", indique la Chaîne météo. L'été indien de ce week-end peut-il battre des records de chaleur ?par Planet Production En revanche, dans le Sud-Est et dans les régions proches de la Manche, les températures plafonneront à 25 degrés. Près de la Manche, le temps sera moins estival, le ciel restant plus couvert qu'ailleurs sur le territoire.Malgré le redoux, les prévisionnistes ne tablent pas sur des records de chaleur.
La ministre des Outre-mer Annick Girardin est allée à la rencontre de quelques "gilets jaunes" rassemblés devant son ministère à Paris, samedi 26 janvier.
"Déjà, que vous acceptiez d'être dans le doute est intéressant", a admis un gilet jaune qui débattait avec elle. La ministre Annick Girardin a échangé avec des manifestants "gilets jaunes", dont le cortège a fait un "crochet" devant son ministère, en signe de soutien aux territoires d'Outre-mer.Au coeur du onzième week-end de mobilisation, la ministre a lancé une invitation à ses interlocuteurs du jour. "Je vous invite tous, ceux qui veulent parler de l'Outre-mer, à venir lundi ou mardi me rencontrer, et au-delà à participer à toutes les rencontres qui se font", et "au grand débat", a déclaré, devant la presse, Mme Girardin à une poignée de "gilets jaunes", dont Etienne Chouard, controversé notamment pour son intérêt pour l'essayiste d'extrême droite Alain Soral."Qu'est-ce qu'ils veulent les gens en Outre-mer ou ici ?" : "Moins de taxe, du pouvoir d'achat", a affirmé un manifestant s'adressant à la ministre. "Et ça, ça devrait normalement être réglé rapidement", a-t-il ajouté. "Vous croyez que les membres du gouvernement, que les parlementaires, les représentants du peuple ne le savent pas ? Vous croyez vraiment que tout le monde n'essaye pas d'apporter des réponses ?", a répliqué la ministre des Outre-mer."Vous êtes sur le bon chemin pour devenir un gilet jaune""Je ne reste pas dans mon bureau! Comme la plupart des membres du gouvernement, on est sur le terrain, on côtoie les gens", a poursuivi Mme Girardin, qui était déjà allée au contact de "gilets jaunes" en décembre sur l'île de La Réunion, alors en proie à de violentes manifestations. "Vous êtes sur le bon chemin pour devenir un gilet jaune, chère Madame", lui a répondu le gilet jaune Philippe Pascot, anciennement engagé au Parti radical de gauche (PRG), cité par BFM-TV.
Après avoir percuté une voiture dans laquelle se trouvaient trois policiers, un automobiliste a refusé de s'arrêter, traînant l'un d'entre eux sur plusieurs mètres. Vendredi 23 septembre, vers 20h30, dans la ville de Tourcoing, trois policiers ont été percutés par un automobiliste en état d'ivresse, rapporte La Voix du Nord.
Alors que les fonctionnaires se rendaient en covoiturage au commissariat central de la ville, ils ont été doublés à l'angle d'une rue par un Citroën Jumpy, qui les a percutés violemment. Le véhicule a immédiatement pris la fuite mais a été bloqué rapidement par la circulation.Toujours selon les informations de La Voix du Nord, les policiers, qui avaient suivi la voiture, sont ensuite arrivés à sa hauteur. L'un d'eux est descendu et a décliné son identité, en présentant sa carte de police aux passagers du Citroën Jumpy. Il a ensuite demandé au conducteur d'arrêter le véhicule. Cependant, celui-ci a redémarré immédiatement alors que le buste du policier était encore incliné dans la voiture. Le conducteur a poursuivi son chemin malgré les protestations du fonctionnaire. Ce dernier a été obligé de se retenir à la passagère assise à l'avant du Citroën et a dû courir aux côtés de la voiture. Après qu'un second policier a ordonné au conducteur de s'arrêter, ce dernier a alors accéléré, et a entraîné la chute du fonctionnaire toujours accroché à la portière. L'homme s'est blessé à l'œil en tombant.Après quelques minutes de course poursuite, le conducteur du Citroën Jumpy a finalement été interpellé. Devant sa résistance, les policiers ont dû l'extirper de son véhicule. Âgé de 40 ans, l'homme conduisait en état d'ébriété. Il a été placé en garde à vue. Le policier blessé à l'œil a pour sa part été conduit à l'hôpital de Dron pour être soigné.
PROCHE-ORIENT. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lancé mercredi une offensive contre les forces kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), dans le nord de la Syrie, la troisième depuis 2016. Ce groupe, soutenu par les pays occidentaux, est la bête noire d'Ankara.
Il y aurait au moins 15 morts, dont 8 civils. L'ESSENTIEL - La Turquie a lancé, mercredi 9 octobre, une offensive militaire en Syrie, visant les Unités de protection du peuple, ou YPG, un groupe kurde soutenu par les Occidentaux.- Après des frappes aériennes en journée, l'armée turque a annoncé le début de la phase terrestre de l'offensive, ce mercredi soir, aux alentours de 21h30.- Au moins 15 morts, dont 8 civils, sont à déplorer.- C'est la 3e opération turque contre les YPG depuis 2016. "Les Forces armées turques et l'Armée nationale syrienne (des rebelles syriens soutenus par Ankara) ont débuté l'opération Source de paix dans le nord de la Syrie", a annoncé le président Erdogan mercredi sur Twitter. Selon ses mots, cette opération vise, "les terroristes des YPG et de Daech", et a pour objectif de mettre en place une "zone de sécurité" dans le nord-est de la Syrie. "La zone de sécurité que nous allons créer va permettre le retour des réfugiés syriens dans leur pays", a-t-il ajouté. La Turquie menaçait de lancer cette attaque depuis plusieurs mois.• Les troupes turques ont lancé leur action au solDes militaires turcs et leurs supplétifs syriens ont pénétré dans le nord-est de la Syrie. Le porte-parole d'un groupe de rebelles syriens participant à l'offensive a affirmé que cette offensive terrestre a commencé mercredi soir en direction de la ville de Tal Abyad, contrôlée par la milice des Unités de protection du peuple (YPG) dans le nord-est de la Syrie. Selon des médias turcs, des membres des forces spéciales turques et des blindés, appuyés par des combattants syriens, ont pénétré en au moins trois points de la frontière.• Raids aériens et tirs d'artillerieAvant l'offensive terrestre, une forte explosion avait été entendue dans la région de Ras al-Aïn, située dans le nord syrien à la frontière avec la Turquie, peu après l'annonce par Ankara du lancement de son offensive. Rapportant la fuite de dizaines de civils, il a pu voir des colonnes de fumée s'élever tout près de la frontière, tandis que des avions survolaient le secteur. Le correspondant de l'AFP a également fait état de tirs d'artillerie en continu sur la ville de Ras al-Aïn, qui ont provoqué la fuite de dizaines de civils, emportant leurs affaires à bord de motos et de voitures, parfois même à pied. Des frappes confirmées par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Des "raids aériens" ont frappé la ville de Ras al-Aïn et ses environs, selon l'ONG. Des tirs d'artillerie turcs ont également visé plusieurs villages de la région de Tal Abyad, située également sur la frontière avec la Turquie, selon l'Observatoire.D'après le quotidien turc Hürriyet, la Turquie envisage dans un premier temps de prendre le contrôle d'une bande de territoire à la frontière, longue de 120 km et profonde d'une trentaine de kilomètres, allant des villes de Tal Abyad à Ras al-Aïn."Les avions de guerre turcs ont commencé à mener des frappes aériennes sur des zones civiles, il y a une forte panique parmi les gens", indique de son côté Mustafa Bali, un porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance de combattants kurdes et arabes, soutenue par les États-Unis. • Au moins 15 morts Au moins 15 personnes, dont 8 civils, ont été tuées au cours de l'offensive, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Parmi les victimes, deux sont mortes lors de tirs d'artillerie contre la ville de Qamichli, une ville majoritairement kurde, a précisé l'OSDH, qui avait préalablement annoncé un bilan total de 11 personnes tuées.• L'UE exige l'arrêt des frappes Le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker a immédiatement exigé l'arrêt de l'attaque. "La Turquie doit cesser l'opération militaire en cours. Elle ne donnera pas de résultat. Et si le plan de la Turquie est la création d'une zone de sécurité, n'attendez pas de financement de l'Union européenne", a-t-il averti devant le Parlement européen, réuni à Bruxelles. "La Turquie a des problèmes de sécurité à sa frontière avec la Syrie, que nous devons comprendre. Toutefois, j'appelle la Turquie, ainsi que d'autres acteurs, à agir avec retenue. Une incursion exacerbera les souffrances des civils, ce qui est déjà au-delà de ce que les mots peuvent décrire", a-t-il estimé. • La France saisit le Conseil de sécurité de l'ONUDe son côté, Paris condamne "très fermement" l'offensive turque. "La France, l'Allemagne et le Royaume uni sont en train de finaliser une déclaration commune qui sera extrêmement claire sur le fait que nous condamnons très fortement et très fermement ce qui est rapporté", a déclaré mercredi la secrétaire d'État aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, quelques instants après le début de l'opération turque, devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. "Nous saisissons le Conseil de sécurité des Nations unies", a-t-elle ajouté. • Poutine opposé à l'offensive militaire Les Kurdes ont joué un rôle capital dans la défaite militaire de l'organisation État islamique (EI). Dimanche, le président américain Donald Trump a donné son feu vert à l'opération turque, avant de revenir sur ses propos. Il a assuré que les États-Unis n'ont "pas abandonné les Kurdes". Les Occidentaux louent le rôle des YPG dans la bataille contre l'EI. Mais Ankara considère ces combattants kurdes comme un groupe "terroriste" et une menace à sa sécurité. En cause, les liens des YPG avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation armée qui livre une guérilla sur le sol turc. Peu avant l'annonce du début de l'offensive, le président russe Vladimir Poutine avait appelé son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à "bien réfléchir" avant de lancer cette offensive. "Poutine a appelé ses partenaires turcs à bien réfléchir à la situation afin d'éviter de porter atteinte aux efforts communs visant à résoudre la crise syrienne", affirme un communiqué, publié après un entretien téléphonique entre les deux présidents. • Troisième offensive turque contre les YPGL'offensive lancée mercredi est la troisième opération militaire menée par Ankara contre les combattants kurdes des YPG depuis 2016.- Le 24 août 2016, la Turquie lance l'opération militaire "Bouclier de l'Euphrate" dans le nord de la Syrie, de l'autre côté de sa frontière. En quelques heures, des centaines de rebelles syriens, appuyés par l'aviation et les chars turcs, prennent la localité frontalière de Jarablos aux jihadistes de l'EI. Ankara affirme que l'opération vise à débarrasser la frontière à la fois des jihadistes de l'EI et des YPG.- Le 20 janvier 2018, la Turquie lance une offensive terrestre et aérienne baptisée "Rameau d'olivier" contre les YPG dans la région d'Afrine (nord-ouest), l'un des trois cantons de la région "fédérale" kurde autoproclamée en 2016. Le lendemain, des chars et des militaires turcs entrent dans la région d'Afrine. Le Premier ministre turc indique que l'objectif est d'établir une "zone de sécurité" d'une profondeur de 30 km à partir de la frontière. Le 18 mars, les forces turques et leurs supplétifs syriens prennent aux milices YPG l'ensemble d'Afrine. Selon l'ONU, la moitié des 320.000 habitants de l'enclave ont fui leurs foyers lors de l'offensive marquée par des pillages. Amnesty International exhorte la Turquie à mettre un terme aux "graves violations des droits de l'Homme" à Afrine, accusant la Turquie de "fermer les yeux" sur les exactions.
A l'occasion des Journées du Patrimoine, Stéphane Bern s'est vu attribuer une mission par le Président de la République : préserver le patrimoine français. En d'autres termes, identifier le patrimoine en péril et proposer de nouvelles solutions.
Depuis, de nombreuses critiques ont afflué, notamment sur le fait que le chef de l'État ait choisi un ami pour une mission publique. "Je ne suis pas un copain nommé par le président, répond Stéphane Bern dans les colonnes du Point. Je n'ai pas attendu Emmanuel Macron pour m'intéresser au patrimoine, car je consacre ma vie au patrimoine depuis des décennies et les Français le savent bien. Je sers mon pays, je ne sers pas un président en acceptant cette nomination et cette mission." Le présentateur de "Secrets d'Histoire" précise qu'il ne sera pas rémunéré pour cette mission, il n'aura ni bureau, ni voiture de fonction, ni secrétaire. Il ajoute également: "Et qu'on ne vienne pas me chatouiller sur le thème 'comment vous, le journaliste, acceptez de servir le chef de l'État', car il n'y a pas des services publics, il n'y a qu'un service public. Je sers l'État à la télévision, je le sers dans cette mission nouvelle." Le message est passé.
Le début du déconfinement a eu lieu lundi à Nice sans arrêté imposant le port du masque dans la rue, après un imbroglio autour du texte de la mairie, attaqué en justice, et dont une nouvelle mouture a été adoptée dans la journée.
Le maire LR de Nice Christian Estrosi avait pris jeudi un arrêté imposant le port du masque dans l'espace public à Nice de 08H00 à 20H00 pour "motifs sanitaires", une mesure que ne prônait pas le gouvernement.A quelques heures d'une audience au tribunal administratif où il était attaqué via deux recours, il a abrogé ce texte dimanche soir, "très tard", "pour en prendre un plus adapté" selon l'avocat de la ville Me Adrien Verrier."Un tour de passe-passe et une esbroufe politico-juridique", a commenté Me Patrick Spinosi, l'avocat de la Ligue des droits de l'Homme, qui a obtenu du tribunal administratif une condamnation de la ville à verser 1.000 euros de frais de justice à la LDH et à l'autre plaignant, un ancien conseiller d'Etat.L'audience aurait pu tourner court, après que l'arrêté attaqué eût disparu mais sa présidente a tenu à ce que les parties s'expriment. Pour la ville, Me Verrier a défendu le bien-fondé du premier texte: "Il fallait préparer le déconfinement par des actes positifs", a-t-il dit, mettant en garde contre une éventuelle deuxième vague de la maladie "très dangereuse".La LDH a fait une autre lecture: "Il a pris un arrêté qu'il a médiatisé et qui était illégal. Pour éviter l'annulation, il l'a abrogé et a repris un décret qui copie le décret du Premier ministre, et que la Ligue n'attaquera pas. Les Niçois peuvent se balader sans masque dans la rue: le nouvel arrêté impose le masque quand dans certaines hypothèses les règles de distanciation ne sont pas applicables", selon Me Spinosi.Mireille Damiano, avocate de la Ligue des droits de l'Homme et par ailleurs candidate de la liste citoyenne et de gauche au premier tour des municipales le 15 mars, a ironisé à l'audience sur l'abrogation en catimini de l'arrêté, publiée "sur un petit site dédié" où "il faut être extrêmement curieux pour voir ce qui se passe". La suppression du texte démontre, selon elle, que M. Estrosi savait "parfaitement qu'il ne (pouvait) pas aller à l'encontre de la législation nationale" et qu'il risquait d'être désavoué.La LDH avait déjà obtenu le 17 avril une décision favorable du Conseil d'Etat concernant le même type d'arrêté pris par la ville de Sceaux (Hauts-de-Seine) sur le principe que les maires n'ont pas le pouvoir d'aggraver les mesures sanitaires prises par le gouvernement."Je ne lâcherai rien pour protéger les Niçois", a lancé lundi après-midi sur Twitter M. Estrosi, avant de prendre un nouvel arrêté valable jusqu'au 12 mai reprenant le décret temporaire du Premier ministre paru lundi.Ce nouvel arrêté impose le port du masque sous certaines conditions, notamment dans les situations engendrant "une incompatibilité avec les exigences des règles de distanciation sociale". Un autre est attendu après promulgation de la loi d'urgence sanitaire. Le masque est obligatoire, comme dans le décret, pour toutes les personnes âgées de plus de 11 ans quand l'exiguïté d'un lieu rend impossibles des distances physiques d'1 mètre minimum.Les Niçois qui ne respectent pas cette obligation s'exposent à une contravention. Une disposition légale selon Me Spinosi: "les maires peuvent accompagner la politique sanitaire nationale, pas aller plus loin".
Après 25 ans de règne de Jean-Claude Gaudin (LR), Marseille pourrait se choisir une reine entre Martine Vassal, dauphine désignée, et Michèle Rubirola, chef de file d'une large alliance de gauche. Mais le RN est en embuscade, avec l'abstention en arbitre.
Objectif: atteindre le cap des 51 sièges sur 101 au conseil municipal, garantie d'occuper le fauteuil de maire avec sa vue imprenable sur le Vieux-Port.Mais à Marseille, les municipales ce sont huit élections, une par secteur, loi PLM (Paris-Lyon-Marseille) oblige. Et les deux candidates sont au coude à coude, en tête dans trois secteurs chacune.L'élue écologiste, figure de proue du Printemps Marseillais, alliance du PCF au PS en passant par des Insoumis, est en ballotage favorable dans les trois premiers secteurs, au coeur de la ville. Les plus petits, qui n'envoient que 30 conseillers à la mairie centrale. Mme Vassal, elle, tient la corde dans les 4e, 5e et 6e secteurs (sud et est de la ville), forts de 43 élus. "C'est l'absurdité de la loi PLM", explique à l'AFP le sociologue Jean Viard. "On dirait une élection de Conseil général, avec le risque que le maire qui sortira ne soit désiré par personne mais uniquement le fruit d'une négociation de 3e tour", dans les coulisses du premier conseil municipal.Arrivée en tête sur la ville, Mme Rubirola (23,44%) a fusionné avec les écologistes d'EELV (8,94%) et leur chef de file Sébastien Barles. Mais dans six secteurs seulement.Dans le 7e, la gauche sera absente, refusant de rejouer une triangulaire qui avait permis au Front national, devenu RN, de s'imposer en 2014 dans ces quartiers populaires du nord de la ville. Ce sera donc un duel entre le sénateur RN Stéphane Ravier (33,48%) et le général David Galtier (18,21%), candidat de Martine Vassal, la présidente LR de la métropole Aix-Marseille."Il n'était pas question de perdre notre âme", justifie Mme Rubirola, au sujet du retrait de son candidat, Jérémy Bacchi, secrétaire général PCF des Bouches-du-Rhône. - "Incurie" contre "péril rouge" -Mais cette décision fait grincer. Pour Florence Masse, élue PS et N.2 de la liste du Printemps dans ces 13e et 14e arrondissements, la population est "prise en otage", victime du "pacte entre le PC et LR, tout ça pour sauver les aides du département aux communes communistes" proches de Marseille". Mme Vassal préside le département. Faute de gagner le 7e secteur, le plus gros de la ville (16 conseillers municipaux), le Printemps Marseillais tentera d'arracher le 8e (12 conseillers), en triangulaire, avec là encore le RN en embuscade. Mais ces quartiers populaires sont tenus depuis 2008 par la sénatrice Samia Ghali. Et l'ex-socialiste, qui se voit en "madone de Marseille", bénéficie du soutien des écologistes, de LREM, et du retrait de la liste LR.Si la partie sera difficile pour le Printemps Marseillais, déterminé à mettre fin aux "25 ans d'incurie" de la gestion Gaudin, Martine Vassal, deuxième sur la ville (22,32%), devant le RN (19,45%), devra aussi affronter plusieurs obstacles pour écarter "le péril rouge de Mme Rubirola et des amis de Jean-Luc Mélenchon".Dans le 4e secteur, où M. Gaudin avait été élu au premier tour lors de ses quatre mandats, elle disputera une quadrangulaire difficile avec le maintien du Marcheur Yvon Berland, ex-président de l'université d'Aix-Marseille. Quadrangulaire à risque en vue aussi pour son candidat dans le 6e secteur, avec la liste LR dissidente montée par le sénateur Bruno Gilles. Toujours en lice pour la mairie centrale, celui-ci garde le même mantra: "Ni extrême, ni système".A 67% au premier tour --20 points de plus qu'en 2014--, l'abstention pourrait ruiner des ambitions. A moins qu'un sursaut de participation ne bénéficie à Stéphane Ravier alors que le RN est le parti qui a sans doute le plus pâti de l'abstention liée au Covid-19, estime Saïd Ahamada, député LREM de Marseille. Il regrette cette triangulaire Printemps-Ghali-RN dans le 8e secteur. Un scenario également qualifié de "pousse au crime" par l'écologiste Sébastien Barles."Tout pourrait se jouer au troisième tour, qui sera totalement imprévisible", avertit Jean Viard. Sans exclure une surprise, comme "Samia Ghali ou Bruno Gilles, qui se rêvent en maires de compromis", en plus petit dénominateur commun.
Deux hommes ont été mortellement blessés à l'arme blanche dans la nuit de lundi à mardi dans un centre d'accueil pour migrants à Ris-Orangis (Essonne) et un suspect, sujet à des troubles psychiatriques, a été interpellé, a-t-on appris de sources concordantes.
Peu avant 01H00 du matin, des effectifs de police sont intervenus pour "une bagarre" au sein d'un centre Coallia, dans cette commune située au sud de Paris, a indiqué une source proche de l'enquête. Un Sénégalais de 42 ans et un Ivoirien de 29 ans y ont été retrouvés blessés, selon une source policière.Le premier, blessé au thorax et dans le dos, gisait dans sa chambre, le second, blessé à une cuisse, au dos et au thorax, dans la cour du foyer d'hébergement où l'avait poursuivi son agresseur, selon les premiers témoignages, a précisé à l'AFP la source proche de l'enquête. Les victimes ont rapidement succombé à leurs blessures malgré l'intervention des secours. L'arme du crime n'avait toujours pas été retrouvée en fin d'après-midi.Sur la base d'un témoignage, un suspect, qui avait pris la fuite, a pu être localisé peu avant 03H00, caché sur un site appartenant à la Macif, à proximité des lieux, a complété une autre source policière.Blessé à une main, ce Malien de 35 ans a été interpellé sans incident par des effectifs de la brigade anticriminalité d'Evry et de Montgeron. Il était également hébergé dans le foyer, a précisé la direction de la structure.Le suspect a déjà été condamné pour des faits de violence et a des "antécédents d'hospitalisation pour troubles psychiatriques", selon la source proche de l'enquête.Il a été placé en garde à vue pour meurtre, mais va faire l'objet d'une hospitalisation d'office, son état psychiatrique ayant été jugé incompatible avec la garde à vue, a indiqué à l'AFP le parquet d'Evry. Une information judiciaire doit être ouverte dans la foulée et un mandat d'amener délivré contre cet homme pour qu'il puisse être mis en examen si son état lui permet un jour de sortir de l'hôpital psychiatrique, a précisé la même source.L'origine du différend reste pour l'instant toujours inconnue. La Sûreté départementale de l'Essonne est chargée de l'enquête.
L'avocat des parents de la petite Maëlys a annoncé avoir déposé plusieurs plaintes. En cause : des messages à caractère diffamant et injurieux visant les parents et des proches de l'enfant tuée par Nordahl Lelandais.
"On ne laissera rien passer" : Me Fabien Rajon s'est montré clair. Interrogé par France Bleu Isère, l'avocat de la famille de la petite Maëlys De Araujo a annoncé avoir déposé deux plaintes, auprès des tribunaux de Lons-le-Saunier (Jura) et de Bourgoin-Jallieu (Isère), suite à des propos diffamants et injurieux reçus par les parents, la grande sœur et la tante de la fillette sur les réseaux sociaux. "Mes clients peuvent recevoir des correspondances malsaines. Je rappelle qu'ils sont victimes dans cette affaire, que rien ne les préparait à être victimes et qu'au-delà du deuil qu'ils essaient de construire difficilement au quotidien, ils doivent en plus subir ce type de faits. Ça fait beaucoup pour une famille qui est déjà très affectée par ce drame", ajoute l'avocat de la famille. Apologie au crimeQuatre profils Facebook et Twitter sont visés par la plainte. Sur ces profils, un photomontage de l'appel à témoin qui avait été relayé par les commerçants circule avec "des termes dégradants" selon France Bleu Isère. Me Fabien Rajon a déposé plainte pour apologie au crime dans ce dossier. Dans d'autres messages, les parents de la fillette sont directement visés par des termes assurant que rien ne serait arrivé à leur fille s'ils l'avaient surveillée... Le dossier est désormais entre les mains de la justice, qui peut décider d'ouvrir une enquête pour savoir qui se cache derrière les profils.
Alors que la rentrée se profile, les "gilets jaunes" espèrent une reprise des mobilisations. Le premier vrai test aura lieu samedi 7 septembre.
Faut-il s'attendre à un retour en force des "gilets jaunes" à la rentrée ? Si le mouvement a perdu en intensité ces dernières semaines, des "gilets jaunes" ont poursuivi la mobilisation tout l'été. Samedi 31 août, 150 à 200 "Gilets jaunes" se sont mis en route depuis Saint-Genis-Pouilly (Ain) pour Genève, en Suisse, et le Palais des Nations, siège européen de l'ONU, rapporte le Dauphiné Libéré. L'opération vise à dénoncer les violences policières lors des manifestations de "gilets jaunes", un rapport sur ce sujet sera transmis à l'ONU, rapporte le quotidien local. Ailleurs, à Paris, Toulouse, Saint-Lô, Caen, Perpignan... des "gilets jaunes" étaient également présents dans les rues pour l'acte 42 du mouvement. "Ça va continuer parce que rien a été réglé. On entend parler au passé des 'gilets jaunes' mais ce n'est pas du passé. Ce n'est pas parce qu'ils ne sont pas dans la rue qu'ils ne sont pas encore présents", a expliqué Yann Le Bihan sur le plateau de LCI. Ainsi, la rentrée des "gilets jaunes" pourraient avoir lieu samedi 7 septembre comme l'annonce Éric Drouet dans sa dernière vidéo datée du 20 août et publiée sur Youtube. "Le 7 c'est le retour de tout le monde", annonce cette figure emblématique du mouvement. Pour l'acte 43, Montpellier a été choisi pour être l'épicentre de la mobilisation.Une forte mobilisation le 21 septembre ? Éric Drouet évoque également le 21 septembre comme la deuxième date importante de la rentrée. Présentée sur Facebook comme une "mobilisation historique", 3.300 personnes ont prévu d'y participer et 14.000 personnes sont intéressées. "La France entière à Paris" annonce-t-on sur la page de l'événement. Mercredi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a reconnu que les responsables politiques étaient "passés à côté" des tensions qui annonçaient la crise des "gilets jaunes". Le ministre de l'Intérieur a estimé que "les préfets, qui étaient les premiers à l'automne à faire état de cette tension sur les territoires" n'avaient "pas été assez écoutés". Le gouvernement devrait être davantage vigilant, d'autant plus que les sujets qui fâchent ne manquent pas. Urgentistes, enseignants, pompiers, soupçons de violences policières, réforme des retraites... sur le front social la grogne est très présente en cette rentrée 2019.
La proposition d'accorder un statut officiel à la fonction de première dame ne fait décidément pas l'unanimité. Lancée voilà deux semaines, une pétition "contre le station de première dame pour Brigitte Macron", diffusée sur Change.org recueille plus de 115 000 signatures.
Alors que les emplois familiaux sont désormais interdits à l'Assemblée, "il n'y a aucune raison pour que l'épouse du chef de l'état puisse obtenir un budget sur les fonds publics", écrit Thierry Paul Valette, auteur de la pétition. Pour lui, qui se décrit comme "un artiste peintre" et "un citoyen engagé", la question du statut de la première dame "doit être tranchée (...) dans le cadre d'un référendum et non du fait d'un seul homme". "Je souhaite que le droit de pétition soit revu, afin que l'expression directe de nos concitoyens soit mieux prise en compte et que les propositions des Français puissent être présentées, dans un cadre défini et construit, à la représentation nationale", avait déclaré Emmanuel Macron de son discours devant le Sénat réuni à Versailles le 3 juillet. L'auteur de la pétition espère ainsi être reçu par Emmanuel Macron afin de lui exposer son point de vue. Interrogé samedi 5 août par L'Express, l'homme à l'origine de la pétition estime qu'en période de "moralisation de la vie politique française (...), nous ne pouvons décemment cautionner l'initiative d'un statut spécifique à l'épouse du Président Macron". "Nous ne sommes pas aux États-Unis, déplore Thierry Paul Valette, (...) nous avons nos valeurs et notre fonctionnement". Selon l'hebdomadaire, il vise les 500 000 signatures pour sa pétition.Emmanuel Macron avait annoncé jeudi 27 avril sur TF1 vouloir créer un véritable statut pour la première dame afin de "sortir d'une hypocrisie française". "Nous en définirons le cadre si je suis élu dans les premières semaines et elle en décidera", avait déclaré le candidat, qui avait précisé : "elle ne sera pas rémunérée par le contribuable parce que je ne l'ai jamais fait. Je pense qu'il faut s'en tenir à cette règle, mais elle aura une existence, une voix, un regard (...) Elle aura un rôle public parce qu'il en est ainsi et c'est une attente". Un projet qui fait également des remous dans les rangs des députés de l'opposition.
L'ONG Human Rights Watch (HRW) a réclamé mardi une enquête urgente sur de possibles "crimes de guerre" commis par les forces du maréchal Khalifa Haftar en Libye, en relevant les récentes "preuves apparentes de torture" et "d'exécutions sommaires".
"Les Forces armées arabes libyennes (FAAL, pro-Haftar) devraient enquêter de toute urgence sur les preuves apparentes de torture, d'exécutions sommaires et de profanation de cadavres (...) commis par des combattants qui lui sont affiliés", écrit l'ONG de défense des droits humains dans un communiqué.Selon HRW, des vidéos, "enregistrées et partagées sur les réseaux sociaux en mai 2020", montrent des combattants, "que HRW a identifiés comme liés au maréchal Haftar", se livrant à de tels actes."La torture des détenus et l'exécution sommaire des combattants capturés ou qui se sont rendus sont des crimes de guerre", rappelle HRW.Après avoir lancé en avril 2019 une offensive sur Tripoli, siège du gouvernement d'union (GNA) reconnu par l'ONU, les troupes du maréchal Haftar, homme fort de l'est libyen, ont dû battre en retraite à la suite d'une série de revers ces dernières semaines.Ces combats aux portes de la capitale, dans un pays en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, ont fait des centaines de morts, dont des civils, et plus de 200.000 déplacés.Dans leur retraite vers l'Est et le Sud, les pro-Haftar ont été accusés par le GNA d'avoir posé des champs de mines.La mission de l'ONU en Libye (Manul) s'est aussi dit "horrifiée" après des informations sur la découverte d'au moins huit charniers à Tarhouna, dernier bastion des pro-Haftar dans l'Ouest, repris le 5 juin par les pro-GNA."Khalifa Haftar doit, de toute urgence, tenir ses forces responsables de tout crime de guerre commis", insiste Hanan Saleh, chercheuse de HRW pour la Libye.La bataille de Tripoli a par ailleurs été marquée par une implication croissante de puissances étrangères: la Turquie auprès du GNA, les Emirats arabes unis, l'Egypte et la Russie dans le camp Haftar.Outre les commandants des forces pro-Haftar, toutes les parties étrangères "sont tenues de respecter les lois de la guerre", signale HRW.
Ces motards font partie de l'association Lag Spirit, un club de motards qui regroupe des personnes issues de la police, des douanes et de la gendarmerie. Ils sont venus apporter leur soutien au jeune garçon, harcelé dans son précédent établissement.
Vendredi 26 avril, une quinzaine de motards attendaient Valentin, 12 ans, à la sortie de son collège de Tours, pour le ramener chez lui. Le jeune garçon a été harcelé dans son ancien établissement, ces motards de l'association Lag Spirit sont venus lui apporter leur soutien. "Il a rencontré pas mal de soucis dans son ancien établissement", commente sur France Bleu Oly, le président des Lag Spirit, un club de motards qui regroupe des personnes issues de la police, des douanes et de la gendarmerie. "On vient le soutenir, lui montrer qu'on est là, qu'il n'est pas tout seul", raconte Oly. "Pour avoir pris plusieurs plaintes, qui n'aboutissent pas tout le temps, que l'on voit la détresse de ces enfants, on a envie de les accompagner et de les aider", précise le motard. L'association intervient aussi pour aider les familles dans leurs démarches de dépôt de plainte.
Souvent critiquée pour être une raison de la hausse de loyers dans les villes, la plateforme Airbnb s'est défendue en annonçant avoir collecté 58 millions d'euros de taxes de séjour, reversées aux collectivités.
Très régulièrement la cible d'attaques des municipalités, Airbnb a décidé de se défendre. Dans les 28.000 villes en France où la plateforme Airbnb propose des locations touristiques, ce sont 58 millions d'euros de taxe de séjour qui ont été collectés en 2019. Ce montant représente plus du double de celui de l'année précédente, la collecte étant désormais automatisée. En 2018, quelque 23.000 villes s'étaient partagé 24 millions d'euros de taxe de séjour, perçue sur les locations entre particuliers effectuées via la plateforme pendant l'année.Parmi les premières bénéficiaires: Paris, qui concentre quelque 65.000 annonces de logements, a perçu 15,3 millions d'euros en 2019, contre 7,5 millions l'année d'avant, suivie par les métropoles de Marseille (2,3 millions, contre 1 million en 2018) et Nice (1,8 million, après 1,1 million), précise un communiqué.Selon Airbnb, "près de 20% de ces recettes bénéficient à des communes de moins de 3.500 habitants", à savoir 10,5 millions d'euros, contre 3,2 millions d'euros en 2018. Ce sont les collectivités municipales qui fixent le niveau de la taxe de séjour, entre 1% et 5% du prix hors taxe de la nuitée par personne.Premiers effets de la loi ÉlanLa plateforme est désormais tenue de transmettre à ces communes des informations sur les locations, telles que le nombre de voyageurs, les montants des réservations effectuées et l'adresse des hébergements. En effet, la loi Élan (Évolution du logement, de l'aménagement et du numérique) sanctionne la non collecte de la taxe de séjour par les plateformes de location touristique: celles-ci s'exposent à une amende allant de 750 à 2.500 euros.Cette loi inflige en outre jusqu'à 50.000 euros d'amende aux plateformes ne transmettant pas le décompte des nuitées durant lesquelles le logement est loué, ou proposant des résidences principales déjà réservées plus de 120 jours dans l'année.
Acculé par des chasseurs et leurs chiens, un sanglier s'est réfugié dans le hall d'entrée d'une petite copropriété, samedi à La Malate, dans le Doubs. L'histoire aurait pu s'arrêter là, si les chasseurs et leurs chiens ne l'avait pas suivi.
Des aboiements et des bruits inhabituels. Voilà ce qui a mis la puce à l'oreille de Cédric Toussaint. Il est 10h30, samedi, quand cet habitant du hameau La Malate (Doubs) se retourne et voit un sanglier se diriger droit sur lui rapporte L'Est républicain. Ni une ni deux, il ouvre la porte de sa voisine pour se réfugier. Dans le même temps, l'animal s'est engouffré dans le hall, suivi par des chiens et trois chasseurs.Selon l'Est républicain, les jardinières valsent, leur terre s'éparpille et du sang coule. « Le sanglier hurlait, il était complètement apeuré », raconte le témoin de la scène. Les chasseurs, eux, sont prêts à tuer le sanglier. Leur interlocuteur, d'abord stupéfait, reprend ses esprits et leur fait remarquer qu'ils ont dégradé les fleurs et les arbustes de la copropriété. « Si vous en êtes à 20€ je vous les donne », aurait rétorqué un des intrus.Délogé en douceur par les gendarmesFurieux, Cédric Toussaint leur interdit d'abattre l'animal et appelle les gendarmes. Le voyant saisir son téléphone, les chasseurs prennent la poudre d'escampette. Arrivés sur place, les militaires sont parvenus à faire sortir l'animal en douceur, rapporte le quotidien.Reste que le témoin ne compte pas en rester là. Les chasseurs n'auraient, en effet, jamais dû poursuivre leur traque à moins de 150 mètres d'une habitation. Et pour récupérer un animal blessé ou un chien, ils doivent obtenir l'autorisation du propriétaire. Le Doubiens dit avoir pris contact avec le président de la société de chasse de Montfaucon, la commune dont dépend le hameau de La Malate. "Il est venu nous voir pour constater les dégâts", explique Cédric Toussaint à l'Est républicain. Nul ne sait si l'animal s'en est sorti sain et sauf, les trois chasseurs l'attendaient non loin de là pour l'abattre, croit savoir le propriétaire des lieux.
En pleine épidémie de Covid-19, Nikki Hillis-Walters, une infirmière canadienne exerçant au Michigan et en Ontario, a été priée de choisir: travailler dans son pays ou aux Etats-Unis, où le coronavirus fait des ravages.
Elle a choisi les Etats-Unis: "On avait besoin de moi là-bas", explique-t-elle à l'AFP.Comme elle, environ 2.000 personnels de santé canadiens de la région de Windsor, une ville du sud de la province d'Ontario, travaillent dans des hôpitaux de Detroit.Craignant les contaminations croisées, certains hôpitaux de l'Ontario ont demandé aux quelques dizaines d'employés exerçant des deux côtés de la frontière de choisir, le temps de la crise, dans quel pays travailler. Malgré les risques, Nikki Hillis-Walters, qui exerçait la semaine au Canada et les week-ends aux Etats-Unis, a choisi son poste aux soins intensifs de l'hôpital Beaumont à Grosse Pointe, à l'est de Détroit."J'avais déjà compris à quel point cela allait être grave quand on nous a demandé de choisir", explique cette infirmière de 38 ans. "Des collègues étaient infectés, de nombreux malades arrivaient à l'hôpital".L'ultimatum des hôpitaux canadiens a été critiqué par certains soignants y voyant, outre les pertes financières, une mesure inefficace et comme une injonction de choisir entre les patients canadiens et américains. "Il ne s'agissait pas de choisir un côté plutôt qu'un autre. Car au final, en travaillant là-bas pour aider les malades et empêcher le virus de se propager, j'ai aussi choisi le Canada", explique pour sa part Nikki Hillis-Walters, mariée à un Américain. "C'était ce qu'il y avait de mieux à faire pour les deux pays". Windsor et Detroit ne sont qu'à quelques minutes en voiture l'une de l'autre. L'agglomération du Michigan et ses quelque quatre millions d'habitants offre beaucoup plus d'opportunités que le sud de l'Ontario. Les soignants canadiens sont également attirés par des bons salaires, doublés d'un taux de change généralement favorable.- "Juste mon travail" -Ces soignants, dont beaucoup sont infirmiers, sont aujourd'hui aux avant-postes dans la lutte contre le coronavirus qui a tué plus de 80.000 personnes aux Etats-Unis, pays le plus touché au monde. A lui seul, le Michigan compte quasiment le même nombre de victimes que l'ensemble du Canada, avec un plus de 4.000 décès. Pour contenir la contagion, les deux pays ont décidé en mars de fermer leur frontière, la plus longue au monde avec 8.900 km, sauf pour le transport de marchandises et les travailleurs essentiels -- comme les infirmiers de Windsor. Début avril, ceux-ci se sont retrouvés malgré eux au coeur d'une polémique entre les deux grands voisins après que Donald Trump eut ordonné à la société américaine 3M de garder sa production de masques N95 pour les Etats-Unis - et ne plus en exporter vers le Canada.La dispute a été réglée, mais la sortie protectionniste du président américain a indigné les Canadiens qui ont rappelé, à l'instar du Premier ministre Justin Trudeau, à quel point les hôpitaux de Detroit "dépend(ai)ent" des soignants canadiens. Si les propos du président américain l'ont fait bondir, Drew Dilkens, le maire de Windsor, n'a cessé de militer pour maintenir le flot de soignants vers Detroit."On ne peut pas tourner le dos à nos voisins quand ils traversent une crise", dit-il à l'AFP. "Pour nous, Detroit c'est comme notre arrière-cour. La frontière est une ligne imaginaire. Et les gens de Détroit seraient là pour nous si on en avait besoin". "Ce n'est pas le moment de créer des divisions entre nos deux pays", abonde Steve Homick, un Canadien qui travaille aux urgences d'une autre branche de l'hôpital Beaumont près de Detroit.Alors qu'il vient de vivre les semaines les plus intenses de sa jeune carrière, l'infirmier de 30 ans garde en tête les signes d'amitié entre les deux voisins. Comme ces douaniers américains qui le saluent quand il traverse le tunnel, aujourd'hui quasi-désert, reliant Windsor à Detroit."Ils sont reconnaissants qu'on vienne aider", raconte-t-il. "Ils disent souvent merci, même si ce n'est pas nécessaire car je fais juste mon travail".
Une vingtaine de personnes bénéficieraient de ces sommes, versées chaque mois aux Flamands ou Wallons qui s'étaient engagés dans la Wehrmacht, ou aux enrôlés de force.
Les députés belges ont voté une résolution visant à mettre fin au versement par Berlin de pensions d'invalidité aux anciens combattants belges ayant collaboré en 1939-45 avec le régime nazi. "La Chambre des représentants demande au gouvernement(...) de plaider auprès du gouvernement fédéral allemand la fin du régime des pensions accordées aux collaborateurs belges", écrivent les élus dans ce texte adopté mardi. Ces pensions sont versées chaque mois aux habitants de la Flandre ou de la Wallonie qui se sont engagés aux côtés de l'armée allemande, ainsi qu'aux enrôlés de force dans les territoires annexés de l'est de la Belgique, explique l'historien Christophe Brüll, un spécialiste des relations belgo-allemandes à l'université du Luxembourg. Seules les personnes touchées par une invalidité et qui n'ont pas été condamnées pour crimes de guerre peuvent en bénéficier. "Mais les critères d'invalidité sont généreux. Quant à la question de la condamnation, dans les années 50, on ne savait pas trop qui avait fait quoi et on ne vérifiait pas avec le même sérieux qu'ensuite. Il y a une zone d'ombre", note Christophe Brüll.385 euros par bénéficiaire L'Etat belge ne connaît pas le nombre des personnes qui ont bénéficié de cette pension et encore moins leurs noms, l'Allemagne ne lui ayant jamais communiqué cette liste. La presse belge estime que plusieurs milliers d'anciens engagés en ont bénéficié, mais "personne n'a jamais fait de recherches approfondies sur le sujet", souligne M. Brüll.A l'occasion d'une audition devant la Chambre des représentants en 2017, l'ambassadeur d'Allemagne en Belgique à l'époque, Rüdiger Lüdeking, avait affirmé que 27 personnes en Belgique touchaient encore cette pension. Il avait également évoqué, selon la presse belge, une somme de 385 euros par mois pour les bénéficiaires. Le député belge centriste Olivier Maingain, qui a défendu la résolution, estime qu'ils sont aujourd'hui "une vingtaine" à continuer de toucher cette rente.
Menacée et harcelée après une vidéo critiquant l'islam, une adolescente avait été jugée responsable par le délégué général du Conseil français du culte musulman. Une sortie qui a suscité la colère de Marlène Schiappa.
"Je trouve que ce sont des propos criminels, ce sont des propos coupables". La secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, n'a pas masqué sa colère. La cible de son agacement : les déclarations du délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), Abdallah Zekri, contre la jeune Mila, une lycéenne qui avait tenu des propos hostiles à l'islam dans une vidéo. Marlène Schiappa : "Je me bats contre l’idée qu’une femme, une jeune fille, qui que ce soit aurait cherché à être harcelé. (...) C'est un délit de s'adonner à du cyber harcèlement en meute"par France InterLe responsable de l'institution représentative des mosquées, tout en se disant "contre" le fait que cette adolescente de l'Isère ait été menacée de mort sur les réseaux sociaux, avait estimé vendredi: "Qui sème le vent récolte la tempête". "Elle l'a cherché, elle assume. Les propos qu'elle a tenus, les insultes qu'elle a tenues, je ne peux pas les accepter", avait-il dit sur Sud Radio.Une sortie dans le viseur de Marlène Schiappa. "Je me bats contre cette idée selon laquelle une femme, une jeune fille en l'occurrence mais qui que ce soit qui serait victime de violence, de cyberharcèlement, ce serait parce que cette personne l'aurait cherché", a réagi Marlène Schiappa mardi sur France Inter. Ces mots sont "indignes d'un responsable, qui est un leader d'opinion et qui a une parole dans le débat public", a-t-elle poursuivi, rappelant que "s'adonner à du cyberharcèlement en meute" constitue "un délit". Dans un message diffusé sur Twitter après les propos d'Abdallah Zekri, le nouveau président du CFCM, Mohammed Moussaoui, avait pour sa part souligné que "rien ne saurait justifier les menaces de mort à l'égard d'une personne". "C'est la justice qui doit prononcer les sanctions prévues par la loi s'il y a provocation et incitation à la haine", avait-il ajouté.Une phrase "sortie de son contexte"Mardi M. Moussaoui a publié un communiqué en forme de "mise au point" sur "la polémique soulevée par le propos" de M. Zekri. "L'expression 'elle l'a cherché', utilisée par M. Zekri, et sortie de son contexte, pour pointer la responsabilité de la jeune fille face aux propos qu'elle a tenus, n'était pas appropriée", écrit le président du CFCM. "Depuis, M. Zekri s'est expliqué sur cette expression et a réaffirmé (...) (qu') en aucun cas, il n'avait cautionné les menaces ou insultes" qui la visent, a-t-il poursuivi. Il a aussi pris sa défense :"accuser cet homme, lui-même régulièrement objet de menaces de mort et d'insultes, de verser dans l'extrémisme, est injuste et inacceptable". Le parquet de Vienne (Isère) a ouvert deux enquêtes dans l'affaire de la jeune Mila, qui a dû être déscolarisée après un déferlement de menaces de mort. L'une vise les menaces de mort, l'autre a pour objet de déterminer si les propos de l'adolescente relèvent de la "provocation à la haine raciale".
Le secrétaire du Parti communiste chinois à Wuhan estime avoir eu une réaction trop lente face au coronavirus.
Les mots sont durs et exprimés en public face aux caméras. Le principal responsable politique de la ville chinoise de Wuhan, épicentre de l'épidémie de coronavirus, a avoué "se reprocher" une réaction trop lente face à cette pneumonie virale. Des mots diffusés vendredi par la télévision d'Etat CCTV."Je suis envahi par un sentiment de culpabilité, par les remords et je me reproche" la manière dont j'ai géré la crise, a confié Ma Guoqiang, le secrétaire du Parti communiste chinois (PCC) dans la municipalité. "Si j'avais pris plus tôt des mesures fortes de restrictions, le résultat aurait été meilleur que ce qu'il est aujourd'hui". Les hauts responsables chinois confessent rarement des erreurs en public, encore moins à la télévision à une heure de grande écoute.Des autorités sous pressionMais les autorités de Wuhan sont sous pression de l'opinion publique. Beaucoup de Chinois leur reprochent d'avoir tardé à diffuser les informations au début de l'épidémie, qui a déjà provoqué la mort de 213 personnes dans le pays. Pour éviter la propagation du nouveau coronavirus 2019-nCoV, les autorités avaient placé le 23 janvier Wuhan et d'autres agglomérations de la province du Hubei (centre) en quarantaine. Virus : qu'est-ce que l'urgence de santé mondiale ?par franceinfoMais Ma Guoqiang estime qu'il aurait dû prendre la mesure dix jours plus tôt. "L'épidémie aurait alors probablement pu être atténuée, elle ne serait pas devenue ce qu'elle est aujourd'hui", a souligné M. Ma, qui est également le vice-secrétaire du PCC pour le Hubei, dont Wuhan est la capitale. "L'impact sur les régions du pays aurait été moindre et cela aurait évité bien des soucis au Comité central du PCC et au gouvernement". L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré jeudi que l'épidémie était désormais devenue "une urgence de santé publique de portée internationale".
Après des mois de confinement et dans l'euphorie du début de l'été ils veulent s'amuser et tant pis pour le coronavirus: en Floride les jeunes adultes ont repris une vie normale et participent à la flambée de cas de Covid-19.
Reggaeton, soirées improvisées à la plage ou autour d'une piscine et alcool à flot: les ingrédients sont tous là pour passer du bon temps et profiter des instants les plus plaisants en Floride, un Etat connu pour sa vie nocturne, même si de nombreux bars et boites de nuit restent fermés. De mars à mai, le nombre d'infections dans le "Sunshine state" a été contenu, grâce au confinement. Mais en juin il a explosé, en raison de la réouverture économique de l'Etat, très dépendant du tourisme, et de l'afflux de jeunes vacanciers américains.A Ocean Drive, célèbre rue de Miami, les jeunes venus du Missouri, du Texas, de Georgie et d'ailleurs déambulent sur la plage.Aux alentours de minuit, Mike Olivera, 25 ans, est assis face à la mer et boit de la vodka avec un ami. Quand il explique pourquoi il est venu à Miami, on comprend que le port du masque et le respect des distanciations sociales ne sont pas une priorité: "Je voulais baiser." Mike rigole et s'explique. Il vient de New York, l'ancien épicentre du coronavirus dans le pays, où des mesures très strictes et très longues ont été prises pour combattre ce virus qui a fait plus de 22.000 morts dans la plus grande ville américaine."Je voulais juste faire une pause et pouvoir faire des choses, rencontrer des nouvelles personnes", détaille-t-il.Des rencontres pourraient pourtant s'avérer dangereuses, la Floride ayant établi un nouveau record de contaminations presque tous les jours au cours des deux dernières semaines avec une pointe à plus de 9.000 nouveaux cas vendredi, pour un total de plus de 100.000 cas recensés. Surtout, un des chiffres les plus parlants est l'âge moyen des personnes infectées: 33 ans, contre 65 il y a deux mois.Le gouverneur Ron DeSantis, qui avait été très lent à mettre en place des mesures de confinement au mois de mars, a expliqué cette semaine que son Etat faisait face à une "vraie explosion" de la maladie chez les jeunes. Le taux de positivité pour les 15-44 ans "est proche de 20%", a indiqué l'élu républicain vendredi en annonçant l'interdiction de la consommation d'alcool dans les bars, même si la vente à emporter reste possible et que les restaurants pourront toujours servir de l'alcool. Certains bars avaient été pointés du doigt pour non respect de la distanciation sociale au cours des derniers jours et avaient été mis en garde par l'élu républicain.- Entre prudence et insouciance -Et que dit Mike Olivera du virus? "Je ne pense pas que ça va m'affecter. J'ai 25 ans, je ne pense pas que j'ai besoin de m'inquiéter", juge-t-il."J'ai déjà vécu des trucs plus compliqués. Je viens du Bronx, tu vois ce que je veux dire. Si j'ai survécu à ça, je peux survivre à tout", ajoute ce jeune fanfaron en se resservant une vodka.Mais tous les jeunes ne sont pas comme ça, tempère Annalisa Torres, qui vient d'être diplômée de l'université de Floride, et se désole de voir tant d'imprudence."Il est important que nous comprenions qu'en tant que jeunes adultes, nos actions durant la pandémie n'ont pas seulement un impact sur nous, mais sur les personnes qui nous entourent", explique-t-elle depuis sa maison de Miami, où elle s'est placée en quarantaine. "Dans mon cas, je vis avec mes parents et mon petit frère. Je reste à la maison pour eux, pas pour moi." Le problème, explique Mary Jo Trepka, une épidémiologiste de la Florida International University, est que quand on dit aux jeunes qu'ils sont moins vulnérables face au virus, ils entendent qu'ils y sont immunisés."Ce qu'on a répété, c'est que les personnes âgées sont plus à risque et que les jeunes ont moins de chances de tomber malade", a-t-elle rappelé à l'AFP."C'est tout à fait vrai, mais une fois qu'on a autant de jeunes malades, certains d'entre eux le seront très gravement et finiront à l'hôpital", prédit-elle.Au début du mois de juin, "les gens voulaient naturellement que les choses reviennent à la normale", a résumé le gouverneur DeSantis. "Mais maintenant il faut être vigilant, notamment les jeunes porteurs" du virus.
Jean-Jacques Bourdin avait dénoncé une interview "complaisante" après l'entretien entre Laurent Delahousse et Emmanuel Macron en décembre dernier.
Au côté du fondateur de Mediapart pour mener l'entretien présidentiel dimanche 15 avril, Jean-Jacques Bourdin, journaliste pour RMC et BFMTV voit là se réaliser un vœux qu'il avait formulé en décembre dernier. Au lendemain de l'interview d'Emmanuel Macron par le journaliste de France 2 Laurent Delahousse, Jean-Jacques Bourdin s'était montré particulièrement combattif et avait réclamé que le chef de l'État vienne sur le plateau de BFMTV. "Qu'il vienne, qu'il vienne", avait-il déclaré. Et d'ajouter : "il sera poussé dans ses retranchements Emmanuel Macron". Poser "des questions précises""Quand on fait du journalisme, qu'est-ce qu'on fait ? On pose des questions précises", avait estimé le journaliste, des propos dont se rappelle ce dimanche le HuffPost. "Et celui qui est en face, qu'est-ce- qu'il fait ? Il répond à des questions précises", avait-il alors poursuivi, dénonçant les questions posées par son confrère de France Télévisions. Jean-Jacques Bourdin ne veut pas d'interview complaisante et l'avait à l'époque fait savoir. "Il va falloir que l'Élysée comprenne ça : les interviews complaisantes n'ont jamais servi personne". Le journaliste appliquera-t-il dimanche soir face au président de la République la posture journalistique qu'il défendait alors ?
Paris Match a interviewé le journaliste de LCP Arnaud Ardoin, qui publie le 5 octobre le livre "Président, la nuit vient de tomber"* sur "la fin de vie" de Jacques Chirac. Son récit repose sur le témoignage de Daniel Le Conte, ancien compagnon de route de l'ex-président, mort d'une crise cardiaque le 18 juillet 2017 à l'âge de 68 ans.
De la mairie de Paris à l'Élysée, où il fut chef adjoint de cabinet, Daniel Le Conte a accompagné Jacques Chirac pendant près de 40 ans. Il a raconté au journaliste les trois dernières années qu'il a passées au côté de Jacques Chirac. "Après le départ de l'Élysée, c'est Claude Chirac qui lui a demandé de veiller sur son père, d'être à ses côtés pour qu'il reste digne en toutes circonstances, pour qu'il l'aide à préparer ses entretiens avec ses visiteurs, le tienne au courant de l'actualité", explique Arnaud Ardoin à Paris Match. "Il est devenu le confident. Son dernier compagnon de route"."DES YEUX PERDUS DANS DES PENSÉES INDÉCHIFFRABLES""À l'origine, il n'était pas question de faire un livre avec Daniel Le Conte. J'enquêtais sur les passions ésotériques de Jacques Chirac, ses dons de guérisseurs comme l'avait confié l'ancien ministre Pierre Bédier", précise Arnaud Ardoin. "Progressivement, c'est Daniel qui a eu envie de se confier sur sa relation de fraternité et de complicité avec Jacques Chirac. On a eu une quinzaine d'entretiens"."Obsédé" par l'idée de ne pas "salir la mémoire" de l'ancien président, qu'il "aimait comme un frère", Daniel Le Conte a relu les épreuves du livre et donné son feu vert à sa publication avant de mourir. Il décrit un homme "qui a les yeux perdus dans des pensées indéchiffrables", expliquant lui parler en continu, sans pause, car "Jacques Chirac n'a plus envie de faire l'effort, juste la force d'écouter".Daniel Le Conte livre également une anecdote qui explique le titre du livre d'Arnaud Ardoin. À chaque fin de journée, les deux amis avaient mis en place un "petit rituel" qui permettait de jauger l'état de santé de l'ex-chef d'État. "Président, la nuit vient de tomber", lui glissait-il dans l'oreille. Ce à quoi Jacques Chirac répondait : "J'espère qu'elle ne s'est pas fait trop mal". "Peu importe le temps qu'il mettait à répondre, cela veut dire qu'il garde des moments de conscience, que la vie ne l'a pas quittée", détaille son "confident". Deux fois élu à la tête de l'État français, en 1995 et 2002, Jacques Chirac (84 ans) est éloigné de la vie publique par une maladie neurologique dégénérative qui affecte ses capacités. Sa dernière apparition à une cérémonie officielle remonte à novembre 2014. Emma­nuel et Brigitte Macron leur ont rendu visite récemment à leur domicile.*"Président, la nuit vient de tomber". Le mystère Chirac d'Arnaud Ardoin, ed. Cherche midi.
Le violent incendie qui a éclaté lundi à une cinquantaine de kilomètres de Marseille, brûlant plusieurs centaines d'hectares de végétation, est fixé, ont indiqué mardi les services de secours.
Neuf cents pompiers --contre 1.300 lundi soir-- étaient toujours présents mardi matin pour éviter toute reprise de feu.Environ 300 hectares de végétation ont brûlé dans cet incendie qui a parcouru 500 hectares, selon un bilan révisé donné par les pompiers mardi matin. Ils avaient fait état précédemment de 450 hectares brûlés. Le vent devrait se relever au cours de l'après-midi, "mais moins fort qu'au cours des trois derniers jours", a ajouté un autre porte-parole des pompiers des Bouches-du-Rhône: "C'est pour cette raison qu'on va rester vigilants même si la situation évolue favorablement", a-t-il ajouté, anticipant un "difficile travail de noyage" de l'incendie tout au long de la journée de mardi.Le sinistre qui s'est déclenché vers 14H05 lundi à Istres, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Marseille, avait ensuite touché trois autres communes, Saint-Mitre-les-Remparts, Port-de-Bouc et Martigues, obligeant les soldats du feu, appuyés par d'importants moyens aériens, à protéger des habitations et évacuer ponctuellement quelques personnes. A Saint-Mitre-les-Remparts, quelques dizaines d'habitants avaient dû quitter leur maison mais ont pu y revenir lundi dans la soirée, a indiqué une porte-parole de la mairie à l'AFP. A Martigues, les quelques personnes évacuées de manière préventive ont également pu passer la nuit chez elles.Six pompiers ont été légèrement blessés ou incommodés dans les opérations, comme deux autres personnes, dont une femme enceinte. L'ensemble des 24 massifs des Bouches-du-Rhône sont placés depuis ce week-end en "risque incendie très élevé" en raison de la chaleur et du vent, ce qui signifie notamment une interdiction d'accès pour le public.Dans la nuit du 4 au 5 août, un incendie avait ravagé plus de 1.000 hectares dans une zone très touristique de Martigues, dans les Bouches-du-Rhône, ce qui avait nécessité l'évacuation, y compris par la mer, de plusieurs centaines de personnes.
Dans une interview au Journal du Dimanche, Jean-Luc Mélenchon a accusé la garde des Sceaux d'avoir omis de mentionner trois de ses biens dans sa déclaration de patrimoine. Quelques heures plus tard, la ministre s'est justifiée sur RTL, expliquant "qu'elle avait oublié de (les) mentionner" dans sa première déclaration auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
Alors qu'il attend son procès pour rébellion les 19 et 20 septembre, pour la tentative de perquisition au siège de La France insoumise en octobre 2018, Jean-Luc Mélenchon s'en est pris à la ministre de la Justice ce week-end.Dans une interview publiée le 15 septembre par Le Journal du dimanche (JDD), le leader Insoumis a accusé la justice de lui mener une "guerre" avec ce "procès politique", en accusant Mme Belloubet de mensonges "à répétition" et en lui reprochant l'absence d'enquête sur les violations du secret de l'instruction dans cette affaire. Des propos "inacceptables", a dénoncé cette dernière lors de son passage au Grand Jury-RTL-Le Figaro.Le député des Bouches-du-Rhône a également suggéré dans cet entretien au JDD que si la garde des Sceaux laissait faire c'était pour ne pas déplaire aux magistrats, par "peur de ce qui pourrait se passer quand elle quittera le ministère", notamment après "les oublis fâcheux dans sa déclaration de patrimoine", autrement dit une maison de 184 mètres carrés dans l'Aveyron et deux appartements à Paris de 61 et 32 mètres carrés."Aucune intention de fraude"Selon les documents accessibles sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), Mme Belloubet détient des parts de ces trois biens pour une valeur totale de 336.000 euros. La ministre n'avait pas mentionné ces parts dans une première déclaration déposée le 21 juin 2017 après son entrée au gouvernement. Mais ils apparaissent ensuite dans celle du 1er décembre 2017.Interrogée au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, Mme Belloubet a admis avoir "oublié de mentionner" plusieurs biens dans la première déclaration. "J'ai effectué une rectification et la HATVP a considéré que les choses s'en arrêtaient là", a-t-elle ajouté. "Ces biens là n'étaient pas sous le même régime que les autres, je les ai omis", a-t-elle expliqué, en précisant qu'elle avait déclaré ces biens dans des déclarations de patrimoine antérieures. "Il n'y avait donc aucune intention de fraude, ce qu'a reconnu la Haute autorité", a-t-elle ajouté.Autorité indépendante créée après le scandale Cahuzac, la Haute autorité contrôle notamment le patrimoine des parlementaires et des ministres et peut saisir la justice si elle décèle une intention frauduleuse. Si Jean-Luc Mélenchon "s'autorise à parler" des oublis de Mme Belloubet dans ses déclarations de patrimoine, "c'est qu'il y a des éléments", a de son côté jugé sur France Inter l'un de ses lieutenants, le député du Nord Adrien Quatennens.
Listes d'attente, malades refusés, soins dégradées... les systèmes de santé flanchent davantage en Asie du Sud, où le nombre de malades du nouveau coronavirus explose après plusieurs mois de faible progression, même si la mortalité reste faible.
A Peshawar, capitale du Nord-Ouest pakistanais, l'hôpital où officie la chirurgienne Samra Fakhar renvoie des patients chez eux "presque quotidiennement", faute de lits ou d'oxygène. "Il y a de la colère" au sein la population, qui parfois se transforme en "violence" envers les soignants, se lamente-t-elle.Le Pakistan, à la population très jeune, a pourtant longtemps connu des chiffres du Covid-19 rassurants. Mais comme dans les autres pays de la zone, les statistiques se sont emballées ces dernières semaines à la faveur d'une augmentation du dépistage - encore partout insuffisant, ce qui cause une sous-évaluation du nombre de cas - et d'une progression du virus.Après un "retard à l'incendie" lié au "facteur chance", qui fait "qu'un foyer peut devenir épidémique ou pas", "on a l'impression qu'aucun voyant n'est au vert aujourd'hui" en Asie du Sud, observe l'épidémiologiste Antoine Flahault.Le Pakistan, au système de santé en déshérence, compte officiellement 160.000 malades. Le gouvernement craint qu'ils soient 1,2 million fin juillet. Une étude publique estimait récemment que la seule ville de Lahore (Est), aux 11 millions d'habitants, abritait 670.000 personnes infectées.- Economie exsangue -"A ce jour, le Pakistan ne remplit aucune des conditions préalables à l'ouverture du (pays)" avec son système de surveillance des patients (isolement, quarantaine) "faible", ses équipements "limités" et sa population "pas prête à changer de comportements", avertit l'Organisation mondiale de la santé.Deux semaines après avoir annoncé la fin du déconfinement, les autorités ont recommencé à cloisonner les territoires les plus touchées. Depuis le début de la pandémie, le Premier ministre Imran Khan s'oppose pourtant à une fermeture du pays qui permet selon lui de "sauver les gens du coronavirus, mais les fait mourir de faim".En Inde, les autorités indiennes ont à l'inverse imposé fin mars un confinement draconien à leur population. La mesure s'est révélée catastrophique pour des millions de pauvres, soudainement privés de travail et forcés de voyager des centaines de kilomètres, souvent à pied, pour rejoindre leurs villages d'origine, favorisant la propagation du Covid-19."Dans un pays comme l'Inde, avec sa pauvreté à grande échelle et son importante communauté de (travailleurs) migrants, vous ne pouvez pas vous attendre à ce que tout le monde se mette à l'abri en attendant la fin de la tempête", observe l'analyste américain Michael Kugelman. "L'Inde, ce n'est pas la Nouvelle-Zélande."Confrontée à une économie exsangue, New Delhi a entamé un déconfinement début juin, alors même que l'épidémie prend de l'ampleur. Avec 366.000 malades, l'Inde, où certains hôpitaux ont mis en place des listes d'attente pour patients Covid, quand d'autres structures vendent à prix d'or leurs derniers lits disponibles, est désormais le quatrième pays au monde au nombre de contaminations.La maladie y demeure toutefois peu mortelle, avec 12.000 décès pour 1,3 milliard d'habitants, même si les autorités ont déclaré mercredi 2.000 nouveaux morts en une journée, un bilan partiellement imputable à des révisions de chiffres à New Delhi et Bombay, deux villes durement frappées.- 'Désastre' -Le Bangladesh, lui, compte 1.300 morts pour 161 millions d'habitants. Une létalité très faible comparée à l'Europe ou les Etats-Unis, mais qui promet de s'accroître."La situation est catastrophique", s'alarme ainsi Abdur Rob, médecin à Chittagong, la deuxième ville bangladaise. "Les patients meurent dans les ambulances alors qu'ils font la navette entre les hôpitaux."Avec selon lui 350 lits dédiés au Covid-19, dont 25 de soins intensifs, pour plusieurs millions d'habitants, "nous sommes dépassés", poursuit-il. A Dacca, la capitale, des médias, se basant sur le nombre d'enterrements, estiment que la mortalité officielle est très largement sous-estimée.Le nombre des décès est moins questionné au Pakistan, qui compte 3.000 morts du nouveau coronavirus pour 220 millions d'habitants... contre quinze fois plus au Brésil, à la population équivalente."L'Asie du Sud est à un niveau antérieur sur la courbe" de la pandémie par rapport à l'Amérique latine, observe Archie Clements, épidémiologiste à l'université australienne Curtin. "Une augmentation exponentielle du nombre de morts suivra vraisemblablement une augmentation exponentielle du nombre de malades", juge-t-il.En Afghanistan, après quatre décennies de guerre et un système de santé en lambeaux, le pire semble advenir, ce que les statistiques officielles ne reflètent pas, avec 27.000 malades pour 500 décès.Le gouverneur de Kaboul, qui estime à un million le nombre de personnes infectées dans la seule capitale afghane, anticipe "un désastre". "Nous avons des rapports faisant état d'une augmentation des décès suspects et de personnes enterrant des cadavres la nuit."
Face aux demandes toujours plus nombreuses, plusieurs sites de vente en ligne profitent de la canicule pour faire grimper les prix des ventilateurs et climatiseurs.
La canicule ne déplaît pas à tout le monde. Selon une enquête de l'association UFC-Que Choisir, plusieurs sites de e-commerce ont eu le temps d'augmenter cette semaine le prix de leurs équipements permettant de lutter contre les fortes chaleurs.Des prix doublés en deux joursÀ titre d'exemple, un "brasseur d'air" de la marque Bestron est passé, sur Conforama.fr, de 48,40 euros à 129,25 euros entre le lundi 24 et le mardi 25 juin. Autre cas repéré par l'association, un ventilateur sur pied Rowenta "a plus que doublé dans le même laps de temps", passant de 134,99 euros à 299 euros, sur le site de la Redoute.Les climatiseurs également concernésLes climatiseurs ne sont pas non plus épargnés : selon l'UFC, un climatiseur de la marque Alpatec est passé de 651,17 € à 949,94 € en 3 jours sur Amazon, soit une hausse de 46 %. Enfin, sur le site de la Fnac, un climatiseur mobile De'Longhi est passé de 699,99 euros à 918,48 euros en seulement deux jours. Les 45°C dépassésLes ventes de ventilateurs et de climatiseurs ne cessent de progresser depuis quelques jours. Le seuil de 45°C a été dépassé pour la première fois en France vendredi 28 juin, avec 45,1°C mesuré à Villevieille, dans le Gard, un des quatre départements en vigilance canicule rouge, selon Météo-France."C'est une première en France depuis que l'on fait des mesures de températures", soit autour du début du XXe siècle, note l'organisme de prévision.
Comme le relaye France 3, un violent orage dans le canton du Valais (Suisse) a provoqué un impressionnant torrent de boue. Deux personnes sont toujours portées disparues.
Les images sont impressionnantes. Dimanche 11 août, le village de Chamoson, dans le canton du Valais (Suisse), a été le théâtre d'une scène apocalyptique. A la suite d'un orage particulièrement violent, la rivière Losentze, un affluent du Rhône, s'est transformée en un gigantesque torrent de boue. En l'espace de quelques secondes, le cours d'eau a quitté son lit, provoquant de nombreux dégâts. Sur les réseaux sociaux, les vidéos du drame immortalisent le torrent déchaîné. Ce lundi matin, d'importants moyens de secours étaient toujours mobilisés pour tenter de retrouver deux personnes portées disparues : un homme de 37 ans et une fillette de 6 ans. "Au total, plus de 70 personnes sont à pied d'œuvre pour tenter de les retrouver. Ces gens ont travaillé toute la nuit tout en tenant compte des risques météo puisque d'autres précipitations ont été annoncées", a indiqué la police du Valais dans un communiqué relayé par France 3. La police valaisanne n'a toutefois pas précisé si les deux disparus avaient un lien de parenté. De très fortes pluies et des orages de grêle se sont abattus sur le sud de la Suisse dimanche soir. Selon les précisions de la police du Valais, deux véhicules ont également été emportés par le torrent de boue. Des routes étaient encore interdites à la circulation lundi matin à cause d'éboulements et de glissements de terrain. Les intempéries ont par ailleurs endommagé le funiculaire qui relie Sierre à Crans-Montana. La liaison est totalement interrompue jusqu'à ce que la ligne soit remise en état. Comme le mentionne enfin le journal Le Nouvelliste, la foudre a également tué 15 vaches qui s'étaient abritées sous un mélèze. Pour rappel, la rivière Losentze était déjà sortie de son lit il y a tout juste un an (images ci-dessus), en août 2018, provoquant une importante coulée de boue qui n'avait fait aucune victime.
Selon Midi Libre, la conductrice, âgée de 75 ans, a fait un malaise avant de perdre le contrôle de la voiture.
Le véhicule d'un couple qui se rendait dimanche 26 mai à la mairie de Pézenas dans l'Hérault pour voter aux élections européennes a violemment percuté le mur du bâtiment, rapporte Midi Libre. Selon le journal local, la conductrice âgée de 75 ans a fait un malaise avant de perdre le contrôle de la voiture. Le couple hospitalisé en urgence absolueElle aurait foncé dans le mur de la mairie, avant que la voiture ne s'immobilise sur le côté. Souffrant d'une maladie cardiaque, son mari qui était à ses côtés a été pris en charge par les pompiers de Pézenas et de Montagnac. Une photo de l'accident a été publiée sur Twitter dans la matinée par le service départemental d'incendie et de secours.Le couple a été héliporté vers l'hôpital Lapeyronie de Montpellier en urgence absolue.
Le président français Emmanuel Macron, qui avait pris ses partenaires de court en initiant un rapprochement avec Moscou, voit ses calculs contrariés par l'empoisonnement de l'opposant russe Alexeï Navalny.
Avec une question immédiate à trancher : la rencontre "2+2" des ministres des Affaires étrangères et de la Défense deux pays prévue le 14 septembre à Paris sera-t-elle annulée ?"Ce serait logique. Est-ce qu'on peut faire comme si de rien n'était ?", s'interroge François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS)."Je ne vois pas comment cette rencontre pourrait se tenir dans ces conditions sans envoyer des signaux extrêmement perturbants pour nos alliés européens", renchérit Nicolas Tenzer, professeur à Sciences Po à Paris.Le précédent "2+2" entre Jean-Yves Le Drian, Florence Parly, Sergueï Lavrov et Sergueï Choïgou en septembre 2019 à Moscou avait donné le coup d'envoi du "dialogue stratégique" appelé de ses voeux par Emmanuel Macron. Le chef de l'Etat, jugeant que la Russie regardait trop vers la Chine, avait alors misé sur ce rapprochement pour tenter d'insuffler un climat de détente en Europe et de régler le conflit ukrainien, sur fond de nouvelle guerre froide avec Moscou.Le dialogue esquissé n'a, de l'aveu même de la ministre des Armées Florence Parly, pas donné pour l'heure de "résultats tangibles". C'est un "travail de fond" qu'il faut poursuivre "dans la durée", insistait-elle toutefois en juillet.- "Tout est possible" -Il se retrouve d'autant plus mis à mal que la substance à l'origine de l'empoisonnement n'est autre selon Berlin que du Novitchok, synonyme d'une implication directe de l'Etat russe à un niveau ou un autre."Le Novitchok ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval, cela vient d'un laboratoire militaire", souligne une source diplomatique européenne.Cette même substance, utilisée contre l'ex-agent russe Sergueï Skripal en 2018 en Grande-Bretagne, avait déjà jeté un froid entre les Européens, solidaires de Londres et la Russie."Il s'agit d'une arme chimique, militaire, c'est l'Etat qui la fabrique. En plus il y a récidive. La France ne peut pas ne pas réagir par rapport à cela", anticipe également Tatiana Kastouéva-Jean, experte de la Russie à l'Institut français de Relations internationales (Ifri).La visite du président Macron programmée dans les prochaines semaines à Moscou pourrait aussi être remise en question. "Tout est possible", relève une source diplomatique française.Selon Mme Kastouéva-Jean, ce nouveau "trou d'air" ne devrait toutefois "pas mettre un coup d'arrêt au dialogue ni à la volonté de dialogue" de Paris car la Russie reste un partenaire incontournable sur nombre de dossiers clé, de l'Iran à la Libye.Emmanuel Macron, qui avait semé le trouble au sein de l'UE en tendant la main à Vladimir Poutine, se trouve néanmoins contraint d'ajuster son message vis-à-vis de ses pairs européens, même s'il s'est toujours défendu de toute "naïveté" vis-à-vis de Moscou.- Fermeté allemande -"Il est pris en ciseaux entre la volonté de renouer le dialogue avec Moscou en dépit de tous les facteurs négatifs et la volonté de jouer le rôle de leader en Europe. Cela veut dire tenir aussi compte de ce que disent les Baltes, la Pologne, etc...", qui comprennent difficilement sa main tendue, souligne Mme Kastouéva-Jean.Dans l'affaire Navalny, qui se joue désormais en partie à Berlin où l'opposant a été hospitalisé après son empoisonnement, la chancelière Angela Merkel a aussi adopté une position extrêmement ferme vis-à-vis du Kremlin, exigeant des "réponses" sans tarder à de "très graves questions".Emmanuel Macron devrait afficher la même tonalité que son homologue, même s'il laisse pour l'heure son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, en première ligne."Il importe maintenant que la Russie explique les faits, de manière transparente(..) Et si ces explications n'ont pas lieu, alors nous serons amenés à discuter entre Européens sur les suites à donner", a martelé vendredi le chef de la diplomatie française, dans une allusion à de possibles sanctions de l'UE, lors d'un déplacement en Slovénie.Pour Nicolas Tenzer, "le président a montré une capacité de leader en franco-allemand, sur le plan de relance (européen post-Covid)". Or, "tout ceci risque d'être malmené par une position que personne ne comprendrait vis-à-vis de la Russie", avertit-il.
La femme de l'ancien président du Front national a été victime d'un vol à l'arraché en se rendant au marché de La Celle-Saint-Cloud samedi dernier, rapporte Le Parisien ce lundi.
Agée de 86 ans, Jany Le Pen, épousée en seconde noce par celui que l'on surnomme « le Menhir », a reçu un coup de poing et un coup de casque, relate le quotidien francilien, précisant que son agresseur est reparti avec son sac à main.Il était environ 13 heures samedi 26 janvier lorsque l'octogénaire a garé sa voiture dans une rue de La Celle-Saint-Cloud, dans les Yvelines. Sitôt sortie de son véhicule, un individu l'a jetée au sol, lui a asséné un coup de poing et un coup de casque afin de s'emparer de son sac à main, selon Le Parisien. L'homme est ensuite monté sur un scooter, où l'attendait son complice, et ils ont tous les deux pris la fuite.Le temps que Jany Le Pen fasse opposition auprès de sa banque sur sa carte bancaire, deux retraits avaient déjà été effectués pour un montant de 2 410 euros. L'épouse de l'homme politique a été transportée à l'hôpital et souffre d'une « contusion au coude gauche et de douleurs aux cervicales », d'après le journal.Ce sont les enquêteurs du commissariat de Versailles qui sont désormais chargés de l'enquête afin de retrouver les agresseurs.Dans un communiqué de presse du cabinet de Jean-Marie Le Pen, il est stipulé que « Mme Le Pen a sportivement résisté à son agresseur dans une attitude résolue et courageuse ». « Choquée sur le moment, elle a reçu l'assistance médicale appropriée et ne souffre que de contusions légères », précise le document.Pour rappel, le 4 octobre dernier, l'une des filles de Marine Le Pen avait également été victime d'une violente agression à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, rapportait alors Le Parisien. La jeune femme de 19 ans était accompagnée de son cousin de 18 ans lorsqu'ils avaient été pris à partie devant un bar-bowling. La fille de la présidente du Rassemblement national avait reçu plusieurs coups de poing et avait été conduite, elle aussi, à l'hôpital.Deux suspects, âgés respectivement de 32 et 47 ans, originaires de Nanterre, avaient été interpellés par la police qui était rapidement intervenue, et avaient été placés en garde à vue, précisait encore le quotidien. Une plainte avait été déposée.
La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, était l'invitée du Grand rendez-vous Europe 1, Cnews et Les Échos. Après avoir déclaré que les manifestations des "gilets jaunes" n'avaient plus lieu d'être, elle a dévoilé la mesure des "permanences de terrain" qui devraient entrer en vigueur au mois de juin.
Les ministres vont-ils être encore plus proches des Français ? C'est en tout cas la volonté du gouvernement, incarné par sa porte-parole, Sibeth Ndiaye. Invitée du Grand rendez-vous Europe 1, en collaboration avec Cnews et Les Échos, la secrétaire d'État est revenue sur le mouvement des "gilets jaunes". Pas tendre avec les manifestants, elle a cependant détaillé les "permanences de terrain", une mesure qui devrait voir le jour au mois de juin. "Il y a pour nous l'importance très présente d'avoir une évolution de la méthode, de l'action du gouvernement", a-t-elle précisé. Une manière donc de réconcilier les Français avec leurs politiques ? "Les Français nous ont demandé plus de proximité, d'être plus associés aux choix que nous faisons et plus consultés sur ces choix (...) ils nous ont demandé aussi plus d'humanité", estime Sibeth Ndiaye. Avant d'expliquer que les ministres seront davantage exposés désormais. "Ils seront à portée d'engueulade", ajoute-t-elle.Une interaction directe avec les concitoyensUne nouveauté qui devrait se calquer sur l'action des élus locaux selon elle : "C'est faire en sorte que les ministres, lorsqu'ils sont sur le terrain, puissent avoir des échanges avec les Français, puissent aussi aller constater sur le terrain comment les reformes se mettent en œuvre."Pourtant, la mesure avait été lancée par Benjamin Griveaux. Mais la porte-parole du gouvernement précise qu'il n'avait pas de portefeuille pour mener à bien ces actions.Pour le gouvernement, le but est clair. Il faut changer la relation entre élus et population. "Avoir des déplacements qui donnent une part plus importante à l'interaction directe avec nos concitoyens, une forme de grand débat permanent et avoir cet ancrage territorial plus important", révèle-t-elle.Un peu plus tôt, Sibeth Ndiaye était revenue sur les manifestations des "gilets jaunes", qui ont vu leur plus faible mobilisation ce samedi 1er juin : 9.500 dans toute la France selon les chiffres du gouvernement."Beaucoup de choses ont été réalisées depuis le début du mouvement. Aujourd'hui, je considère que ces manifestations n'ont plus lieu d'être (...) Nous avons pris toutes les dispositions depuis six mois pour que les violences soient contenues". Une manière de relancer le débat ?
Avec une moyenne de température supérieure à la normale de près de 1,7%, le printemps du confinement devrait se classer au second rang des printemps les plus chauds depuis le début du XXe siècle derrière le printemps 2011, selon Météo France.
Confinés durant deux mois pour faire face à l'épidémie de coronavirus, les Français ont manqué un printemps particulièrement chaud et ensoleillé. Alors que l'hiver 2020 avait déjà été le plus doux en France depuis le début des mesures, les mois d'avril et de mai ont été particulièrement doux, se classant parmi les mois d'avril et mai les plus chauds depuis 1900, selon Météo France. "Hormis deux refroidissements assez marqués du 24 mars au 3 avril et du 11 au 16 mai, les températures sont en moyenne restées supérieures aux normales. Plusieurs pics de douceur se sont produits tout au long du printemps", souligne l'organisme météorologique. Conséquence : la température moyenne sur la France et sur la saison devrait être supérieure à la normale de près de 1,7 °C, faisant du printemps 2020 le deuxième plus chaud depuis le début du XXe siècle, derrière le printemps 2011 (+2,0 °C).Il a beaucoup moins plus que d'habitude en Bretagne, dans les Hauts-de-France, dans le Grand Est ainsi qu'en Bourgogne, Franche-Comté et au nord de l'Occitanie. A l'inverse, les précipitations ont été excédentaires du sud des Pays de la Loire au Pays basque, le long des Pyrénées, en Languedoc-Roussillon et plus localement en Provence, sur la Côte d'Azur et l'est de la Corse. Le Touquet, ville la plus ensoleillée de FranceL'ensoleillement a par ailleurs été "remarquable" dans la moitié nord de l'Hexagone, souligne Météo France. La Bretagne a été particulièrement marquée par cet ensoleillement. A Brest, dans le Finistère, le record de 1991 a été battu avec pas moins de 277 heures d'ensoleillement, contre 162 heures en moyenne. A Quimper, dans le même département, ce sont 290 heures d'ensoleillement qui ont été constatées, contre une moyenne saisonnière de 185 heures. A Lorient, dans le Morbihan, le soleil a brillé 293 heures contre 175 les autres années. Avec 765 heures de soleil, le Touquet, dans le Pas-de-Calais, se classe en tête de l'ensoleillement saisonnier. A titre de comparaison, Nice, dans les Alpes-Maritimes, a connu 671 heures d'ensoleillement. "C'est la première fois en 70 ans de données qu'une ville de la moitié nord est en tête de l'ensoleillement sur une saison météorologique entière", explique Météo France
Aurélien Taché, député du Val-d'Oise, a été sanctionné financièrement pour ses absences répétées à l'Assemblée nationale.
Les absents ont toujours tort. Le député LREM du Val-d'Oise, Aurélien Taché, pourra réfléchir à cette maxime, après sa sanction pour absentéisme. Il s'est vu priver d'un quart de de son indemnité de fonction en avril, une somme de 362 euros, indique LCP.7 absences injustifiées"C'est vrai que j'ai été très occupé le mois dernier, explique l'élu du Val-d'Oise au Parisien. Mais entre membres de la majorité, j'aurais trouvé normal d'être informé au préalable de cette sanction." Occupé au point de rater les quatre réunions de la commission des affaires sociales, qui étaient prévues les 6, 13,20 et 27 mars. Des séances à laquelle sa présence était obligatoire. Outre l'absence de justification, un mot d'excuse adressé au président de commission étant en règle général suffisant, l'élu a également fait l'impasse sur trois réunions facultatives sur neuf au cours du mois de mars. Une abondance d'absences qui ont alerté au sein du Palais Bourbon. Chargé de veiller au bon fonctionnement de l'institution, le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a appliqué à la lettre le réglement en infligeant cette sanction financière. Une célérité inhabituel qui fait bruisser dans les couloirs lambrissés de l'Assemblée. "C'est une décision politico-administrative", assure en off à LCP un ancien collaborateur de la présidence de l'Assemblée nationale. Connu pour occuper l'aile gauche du parti présidentiel, Aurélien Taché, ancien cadre de l'UNEF, a plusieurs fois pris ses distances de la majorité sur certains sujets.
Il était ultra-favori: l'Islande a réélu triomphalement pour quatre ans son président sortant Gudni Johannesson, avec plus de 92% des suffrages selon les résultats définitifs publiés dimanche.
Avec cet universitaire - professeur d'histoire - de 52 ans sans étiquette politique, l'île volcanique de 365.000 habitants qui votait samedi a fait le choix de la continuité, douze ans après la faillite spectaculaire de ses banques en 2008, et à l'aube d'une nouvelle crise économique mondiale due au coronavirus."Je suis honoré et fier", a déclaré le vainqueur à l'AFP en marge de sa soirée électorale au Grand Hôtel de Reykjavik. "Pour moi, le résultat de cette élection est la preuve que mes concitoyens ont approuvé ma conception de cette charge. Et m'ont donné un mandat pour continuer à exercer mon rôle de la même façon que ces quatre dernières années", a commenté celui qui a réalisé le deuxième score le plus élevé à une présidentielle en Islande.Selon les résultats finaux, Gudni Johannesson a récolté 92,2% des 168.821 voix exprimées, contre 7,8% pour son adversaire de droite populiste, Gudmundur Franklin Jonsson. Soit peu ou prou le score prédit par les sondages ces dernières semaines.Une tendance écrasante qui a été uniforme à Reykjavik et en province.Gudmundur Jonsson a rapidement reconnu sa défaite samedi soir. "J'envoie mes félicitations à Gudni et sa famille", a-t-il dit, reconnaissant n'avoir jamais vraiment cru faire un score à deux chiffres.Ils étaient 252.217 électeurs à être invités à se rendre dans les bureaux de vote. La participation, qui avait atteint 75,7% en 2016, est ressortie en baisse à 66,9%.- "Choix facile" -Dans le régime parlementaire de l'île nordique, le chef de l'Etat a un rôle essentiellement protocolaire. Un seul véritable pouvoir lui revient, et il est important: un droit constitutionnel de bloquer la promulgation d'une loi et de la soumettre à référendum.C'est dans le sillage de la crise financière de 2008 que cette forme de veto présidentiel avait été employée pour la première fois. Le président conservateur Olafur Grimsson avait déclenché deux référendums, en 2010 et 2011, sur un accord d'indemnisation des clients étrangers lésés par la faillite de leur banque, Icesave.Après la Serbie dimanche dernier, et avant la Pologne et la France ce dimanche, l'Islande était le deuxième pays à organiser une élection depuis le début des mesures de confinement en Europe.En dehors de mesures de précaution (distanciation de deux mètres et gels hydroalcooliques dans les bureaux), l'épidémie, pratiquement éteinte depuis des semaines dans l'île nordique, n'a pas eu d'impact.Johannesson, plus jeune président élu depuis l'indépendance en 1944, a joui d'une forte popularité depuis son arrivée au poste en 2016. Il l'avait alors emporté face à huit candidats, avec 39,1% des voix."Je crois que ça a été le choix le plus facile de ma vie pour voter. J'avais décidé depuis longtemps" a confié une de ses électrices, Ragnhildur Gunnlaugsdóttir, 47 ans. "Pourquoi changer quand c'est bien", abonde Helga Linnet, une autre électrice quadragénaire.Contrairement à son prédécesseur Grimsson, qui n'hésitait pas alimenter la controverse partisane, M. Johannesson a insisté sur le consensus pendant son bail à la résidence présidentielle de Bessastadir. - Consensus -Son unique rival peinait lui à fédérer avec son côté polémiste. Dirigeant depuis l'Islande un hôtel au Danemark, cet ex-agent de change à Wall Street de 56 ans s'était engagé en politique en 2010 en créant le parti de droite populiste Haegri graenir.Dans un pays où le gros des pouvoirs repose sur le gouvernement et l'actuelle Première ministre de gauche écologiste Katrin Jakobsdottir, l'opposant Jonsson voulait rendre la fonction présidentielle plus active, en utilisant par exemple davantage le référendum.Ce qui pour beaucoup serait une entorse à la tradition. "Je suis très content (...) parce que cela signifie que 92% des Islandais veulent ce type de président qui ne prend pas parti et est juste neutre", a expliqué Hjálmtýr Heiddal, un des électeurs interrogés à l'AFP au lendemain du scrutin.Sans énorme enjeu, la présidentielle islandaise peut revendiquer une place à part dans l'histoire de l'égalité hommes-femmes. En 1980, elle avait conduit à l'élection de la première femme chef d'Etat au monde, en la personne de Vigdis Finnbogadottir, 90 ans aujourd'hui.
Midiar Boinaïdi Djadjou a reçu lundi 3 février une boule de pétanque dans le dos avant de tomber par terre, avant d'être frappé à coups de pieds et de coupe-coupe. Son pronostic vital est engagé.
Midiar Boinaïdi Djadjou, un candidat sans étiquette aux élections municipales de Dembeni, au centre-Est de Mayotte, a été violemment agressé dans la nuit de dimanche à lundi 3 février par une bande de jeunes originaires du village voisin de Tsararano alors qu'il sortait d'une réunion publique. Il s'est retrouvé dans sa voiture encerclée par une vingtaine de personnes a indiqué à l'AFP le procureur de la République. Le candidat a reçu une boule de pétanque dans le dos avant de tomber par terre. Puis, il a été frappé à coups de pieds et de chombo (coupe-coupe).Il a été évacué par avion à la Réunion, l'autre département français de l'océan Indien, lundi après-midi et placé sous coma artificiel. Son pronostic vital est engagé. "Ce n'était pas beau à voir, je ne l'ai pas reconnu. Il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment", affirme l'un de ses concurrents politiques et néanmoins ami Soyfoudine Mlamali qui lui a rendu visite à l'hôpital avant son évacuation sanitaire à la Réunion.Cette agression intervient alors que depuis une semaine, des affrontements entre bandes de Dembeni et Tsararano ont lieu tous les jours, semant la terreur chez les habitants. Lundi après-midi, quarante gendarmes sont intervenus pour disperser des bandes qui se battaient devant le lycée de Tsararano. Et des déviations ont obligé les automobilistes à éviter le secteur. L'usage de grenades lacrymogènes a été nécessaire pour rétablir la circulation sur la RN2 en début de soirée.Aucune interpellation n'a pu être réalisée. Mais le parquet compte sur les témoins présents qui ont également été blessés pour donner les informations nécessaires à l'identification des agresseurs.Les Mahorais avaient manifesté pendant trois mois début 2018 pour réclamer plus de sécurité dans l'île. Et pour le collectif des citoyens de Mayotte, association loi 1901, "personne n'est à l'abri de la crise sécuritaire qui secoue notre île. Nous vivons tous dans la peur et l'État faillit à sa mission régalienne de paix et de sécurité".
Une première victime économique du Covid dans l'audiovisuel: NextRadioTV, maison-mère de BFMTV et RMC, qui anticipe un écroulement des recettes publicitaires, va couper dans ses effectifs et réduire la voilure dans le sport et le divertissement.
Dans un "plan de transformation et de reconquête post-Covid" présenté aux représentants syndicaux mardi lors d'un CSE, le groupe prévoit de diviser par deux le recours aux intermittents, aux pigistes et aux consultants et "mutualiser les fonctions supports".Le plan social, qui sera détaillé "dans les prochaines semaines", "débuterait par une phase de volontariat; les licenciements contraints n'interviendraient que si le nombre de volontaires était insuffisant", indique un communiqué, sans préciser le nombre de départs visés.Le groupe, qui emploie plus de 1.600 personnes (ETP), souligne que ses effectifs ont augmenté de plus de 50% ces six dernières années."Notre objectif sera de limiter autant que possible l'impact sur les postes en CDI et de poursuivre l'excellence éditoriale, tout en développant les compétences technologiques et les forces commerciales, essentielles à NextRadioTV", précise-t-il.Si les audiences télé, et notamment celles de l'information, ont atteint des records pendant la crise, les recettes publicitaires n'ont pas suivi et leur écroulement risque d'être durable."Cette crise économique majeure dans laquelle le pays est entré aura des impacts considérables sur les entreprises, l'emploi et la consommation et donc durablement sur les recettes publicitaires, principale source de revenus du NextRadioTV", prévient-il.Alors que le secteur publicitaire s'attend à perdre quasiment un quart de sa valeur cette année, NextradioTV entend aussi économiser sur le sport. Son bouquet sportif, lancé en 2016 sous le nom SFR Sport puis rebaptisé RMC Sport, avait réussi à séduire 2 millions d'abonnés grâce à l'acquisition de droits prestigieux : la Premier League anglaise, puis la Ligue des champions et la Ligue Europa.Mais avec l'annulation des matches pour cause de coronavirus, le nombre d'abonnés aux 5 chaînes du bouquet a baissé (le groupe ne communique pas la base d'abonnés actuelle). RMC Sport News, dédiée à l'information sportive, en a fait les frais et s'arrêtera début juin.-Plus d'athlétisme et de tennis -Le groupe annonce "l'arrêt progressif des compétitions sportives notamment d'athlétisme, d'équitation et de tennis". "Le marché des droits et de la Pay TV, imprévisible et inflationniste, impose de revoir rapidement et largement l'organisation de nos structures de Pay TV", souligne-t-il.Quant aux droits du foot, le groupe, qui détient les droits de la Ligue des champions et de la Ligue Europa jusqu'en juin 2021, veut attendre de voir si les abonnés suivront à la reprise des compétitions.NextRadioTV entend aussi "réévaluer toute la politique d'acquisition et de production des chaînes de divertissement dont les coûts ont été multipliés par trois ces cinq dernières années". La chaîne MyCuisine ne diffuse plus depuis fin avril. Sont aussi concernées RMC Découverte, RMC Story et la chaîne de séries et de cinéma Altice Studio.Cette dernière, dont l'ambition était d'investir dans la création française et européenne, n'a pas pu trouver de partenaire pour exister dans ce milieu hautement concurrentiel dominé par les plateformes type Netflix.Le groupe déplore d'ailleurs une "concurrence des plateformes à la fois inéquitable et d'une ampleur encore sous-estimée", alors que la loi audiovisuelle, censée rééquilibrer les rapports de force, a été repoussée avec la crise sanitaire.Avec ce virage stratégique, NextRadioTV entend accélérer dans le numérique, le replay et les "services associés", qui permettent aux chaînes de facturer les opérateurs. Il souhaite investir dans les podcasts, la donnée, et poursuivre le développement de l'info locale.Ce recentrage intervient dans un contexte de restructuration plus large de la branche médias d'Altice France: sortie de l'activité presse avec la reprise de L'Express par Alain Weill et la cession de Libération à une fondation, et nouveau management avec la nomination en janvier d'Arthur Dreyfuss, un proche de Patrick Drahi, le grand patron du groupe.
Alors que le projet de loi Mobilités s'apprête à passer devant l'Assemblée nationale, plusieurs élus, dont l'ex-ministre socialiste Delphine Batho et l'Insoumis François Ruffin, ont déposé un amendement dans le but d'interdire les courtes distances en avion, qui seraient faisables en train.
Pour la députée Delphine Batho, choisir l'avion plutôt que le train est "une aberration totale". L'élue des Deux-Sèvres veut faire bouger les choses : aux côtés de plusieurs députés issus majoritairement des rangs de la gauche, elle propose l'interdiction pure et simple des courts trajets en France, sur un parcours qui serait faisable en train. L'ex-ministre a dévoilé la mesure à l'occasion d'un entretien au Journal du Dimanche.Un amendement, porté par l'élu La France insoumise François Ruffin, a été déposé en ce sens. Il sera étudié à partir du lundi 3 juin, lors de l'examen du projet de loi dans l'Hémicycle. Dans le détail, le texte propose d'interdire les vols intérieurs lorsque le même trajet, parcouru en train, dure jusqu'à 2h30 de plus que celui en avion, indique Le Parisien.Outre Delphine Batho et François Ruffin, l'amendement a été cosigné par le groupe des Insoumis, ainsi que par l'élu socialiste de Meurthe-et-Moselle Dominique Potier, le communiste de Seine-Maritime Sébastien Jumel, mais aussi un député de la majorité, l'élu La République en marche de Haute-Garonne Sébastien Nadot. S'il est adopté, cet amendement pourrait être appliqué dès 2021, précise Le Parisien. Outre cette interdiction des courts trajets, les élus La France insoumise ont déposé d'autres amendements dans lesquels ils proposent de taxer les billets d'avion et le kérosène, tandis que Delphine Batho voudrait voir disparaître les publicités pour le transport aérien.
La famille Fugain se dévoile. Comme le relaie Gala, Marie Fugain a révélé à Marc-Olivier Fogiel qu'elle n'a pas communiqué avec son père pendant trois ans.
La vie n'a pas été un long fleuve tranquille dans la famille Fugain. Si Michel était l'invité de Marc-Olivier Fogiel le vendredi 21 septembre, sa fille s'est elle aussi livrée dans l'émission "Le Divan" de France 3. Marie a en effet accepté de revenir sur les heures les plus sombres de sa relation avec son père. "Pendant trois ans on ne s'est pas vraiment parlés, confie l'actrice. Parce que je n'avais pas envie de choisir un parent ou l'autre."Comme le rappelle Gala, la famille Fugain a dû faire face à un événement dramatique en 2002. Âgée de seulement 22 ans, Laurette Fugain, fille de Michel et sœur de Marie, est en effet décédée brutalement, victime d'une leucémie foudroyante. L'hebdomadaire de presse people explique que le coup avait alors été très dur à encaisser pour le chanteur. Alors que la mère de ses enfants s'investissait à fond dans l'Association Laurette Fugain, le chanteur né à Grenoble avait décidé de mettre les voiles vers la Corse où il a rencontré Sanda, qui est depuis devenue sa femme.Comme le rappelle Gala, les relations entre Michel et Marie Fugain se sont depuis apaisées. Le chanteur s'était d'ailleurs déjà confié à ce sujet dans les colonnes du magazine, en novembre 2017 : "Le temps a fait ce qu'il devait faire. On remet petit à petit bout à bout un lien qui avait momentanément lâché. Encore que je ne l'ai pas vraiment vécu comme ça... Disons qu'on a fait ce qu'on a pu."
Le 2 octobre prochain, Emmanuel Macron définira sa stratégie contre les "séparatismes", avant un projet de loi qui sera présenté à l'automne.
La stratégie contre les "séparatismes" - dont l'islamisme radical - sera définie par Emmanuel Macron le 2 octobre, préambule au projet de loi qui sera présenté à l'automne. Ce texte, qui figure parmi les priorités de la fin du quinquennat, est perçu comme une "nouvelle étape" selon Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, sur France inter lundi 21 septembre. Plan sur le séparatisme : "On aura un projet de loi finalisé à l'automne" (Gabriel Attal)par France InterLe lieu de cette allocution n'a pas encore été dévoilé mais elle n'aura finalement pas lieu à Lunel (Hérault), ville de départ de nombreux jihadistes vers la Syrie, qui avait été a un temps été envisagée.Le chef de l'Etat a annoncé le 4 septembre au Panthéon vouloir lutter contre toute "aventure séparatiste", remettant ainsi en chantier un dossier lancé en février et interrompu par la crise sanitaire. Il avait alors annoncé, dans un quartier populaire de Mulhouse, un plan contre le "séparatisme islamiste" comprenant la fin des imams étrangers détachés et un contrôle du financement des mosquées.Arsenal de mesures Depuis le début du quinquennat, a souligné Gabriel Attal lundi, plusieurs actions ont déjà été menées sur ce thème, comme la fermeture de lieux "où on prêche la radicalisation et la haine de la France" et la création des quartiers "de reconquête républicaine", où les moyens policiers ont été renforcés. Plusieurs mesures du futur projet de loi ont déjà été dévoilées, comme le contrôle plus strict d'associations qui donnent des cours de langue ou de soutien scolaire.Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé de son côté qu'il proposerait de pénaliser les certificats de virginité que délivrent certains médecins. Le projet de loi prévoira aussi la création pour les associations d'un contrat d'engagement sur la laïcité.Critiques à droite et à gauche Le sujet reste explosif, comme l'illustre l'incident survenu jeudi lors d'une audition à l'Assemblée nationale, où des députés LR et une élue LREM ont quitté la salle pour protester contre la présence d'une syndicaliste étudiante voilée, qu'il ont perçue comme "une provocation" communautariste.La droite attaque régulièrement Emmanuel Macron sur ce thème, à l'image du président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) qui a qualifié ce week-end le chef de l'Etat de "grand naïf qui n'a pas pris la mesure de ces problèmes" et qui "a du mal à prononcer le mot islamisme".Pour Jean-Luc Mélenchon, "allons-y franchement et directement : ce qui est visé, c'est l'islam, c'est pas autre chose", a fustigé le leader de la France insoumise dans Le Figaro. "La religion n'a rien à faire dans la politique, et la politique n'a rien à faire dans les religions. Ce n'est pas au gouvernement de dire aux gens comment ils doivent prier", a-t-il ajouté.
Après le grand chassé-croisé de la semaine dernière, la circulation était encore difficile ce week-end sur les routes de France.
Attention sur la route. Après un samedi en rouge et noir, ce dimanche 11 août s'annonce plus calme sur les routes. Seule l'Auvergne-Rhône-Alpes est classée orange dans le sens des départs et des retours par Bison Futé. Il est conseillé de quitter ou de traverser la région parisienne avant 9h ou après 13h, d'éviter l'A7 entre Lyon et Orange de 10h à 15h et entre Orange et Lançon-de-Provence de 10h à 17h, l'A9 entre Orange et Narbonne de 10h à 17h et l'A61 entre Toulouse et Narbonne de 10h à 16h. Dans le sens des retours, Bison Futé préconise de regagner ou de traverser l'Île-de-France avant 12h, d'éviter l'A6 entre Lyon et Beaune de 10h à 18h, l'A7 entre Orange et Lyon de 10h à 17h et l'A9 entre Narbonne et Toulouse de 10h à 17h.
Prochainement, les téléspectateurs de TF1 feront la connaissance de Louis(e), l'héroïne de la nouvelle fiction de la première chaîne. Incarnée par la comédienne Claire Nebout, cette protagoniste était autrefois un homme qui a fait le choix de devenir une femme.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le futur projet de fiction de TF1 risque de faire parler de lui... Et c'est tant mieux ! Lundi 6 mars 2017, la première chaîne sortira des thèmes généralement abordés dans ses productions en proposant sa nouvelle série événement Louis(e). Ici, le feuilleton mettra donc en scène Louise, une femme qui était autrefois un homme. Créé par Fabienne Lesieur et Thomas Perrier, le programme aura pour tête d'affiche l'actrice Claire Nebout, précédemment vue au cinéma dans "Le lieu du crime" ou encore à la télévision dans Capitaine Marleau sur France 3.Une histoire de famille émouvanteCette héroïne transgenre fera alors son retour dans la vie de ses proches, qu'elle n'a pas vus depuis sept longues années. Ainsi, le jour de l'anniversaire de son fils, elle retrouvera ses deux enfants, mais aussi son ex-femme Agnès (incarnée par Helena Noguerra), qui fréquente d'ailleurs désormais un autre homme. Ayant abandonné sa famille pour devenir la femme qu'elle a toujours ressentir être, Louise fera tout pour se faire pardonner et se faire accepter telle qu'elle est, tout en affrontant le regard des autres afin de casser les préjugés.Faire évoluer les mentalitésVéhiculant véritablement un message d'amour et de tolérance, cette mini-série inédite tentera de casser les codes de la fiction française actuelle. Sera-t-elle la digne héritière d'autres dramas, notamment américains, ayant abordés la même thématique ? Depuis déjà plusieurs saisons, Sense8, Orange is the new black ou encore Transparent ont effectivement introduit avec justesse et succès plusieurs protagonistes principaux ayant changé de sexe. Êtes-vous intéressé par cette série audacieuse ?
Une décision "symbolique" et une "satisfaction" pour les familles: le Conseil constitutionnel, saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), a donné raison vendredi aux descendants des mineurs abusivement licenciés pour leurs grèves de 1948 et 1952, ouvrant ainsi la voie à leur indemnisation.
"Le Conseil constitutionnel juge inconstitutionnelles, car contraires au principe d'égalité devant la loi, des dispositions subordonnant à certaines conditions le versement d'allocations réparant des atteintes portées aux droits de mineurs licenciés abusivement pour des faits de grève intervenus en 1948 et 1952", a-t-il annoncé dans un communiqué.A l'automne 1948, des milliers de mineurs avaient cessé le travail pour protester contre des décrets prévoyant notamment la baisse de leur rémunération. Au terme de près de deux mois de grève, marqués par de très violents heurts avec les forces de l'ordre, quelque 3.000 d'entre eux avaient été licenciés et des centaines poursuivis en justice et condamnés, certains à des peines de prison ferme. Un autre mouvement similaire avait eu lieu en 1952.Les mineurs licenciés avaient notamment perdu logement, chauffage et soins gratuits fournis par la mine. Après de longues années de lutte des mineurs et leurs familles, l'Etat avait finalement voté fin 2014 la reconnaissance du licenciement abusif, à l'initiative de la ministre de la Justice de l'époque Christiane Taubira, leur permettant de recevoir, eux ou leurs ayants-droit, une allocation de 30.000 euros chacun.Mais si le texte a ouvert la voie à l'indemnisation des descendants -à hauteur de 5.000 euros par enfant-, une disposition la conditionnait à l'ouverture d'un dossier par les mineurs eux-mêmes auprès de l'ANGDM (Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs, créée en 2004) selon la loi de finances. Or, nombre d'entre eux étaient décédés à la date d'entrée en vigueur de la loi ou n'ont pas eu connaissance de cette disposition.Regrettant un traitement "différentiel" entre les mineurs toujours vivants et ceux décédés avant d'avoir pu ouvrir un dossier auprès de l'ANGDM, quelque 50 descendants avaient déposé une QPC devant le conseil de prud'hommes de Paris, qui l'avait transmise en février au Conseil constitutionnel, via la Cour de cassation.- "Reconnaissance" -La décision du Conseil constitutionnel est "une très bonne nouvelle" car elle "reprend l'argumentation que nous avions faite en déclarant contraire à la Constitution les mots ajoutés par la loi. Nous sommes bien entendu satisfaits", a réagi auprès de l'AFP Me Joao Viegas, avocat des familles. "C'est la première fois que le législateur, qui est quand même le représentant du peuple français, reconnait le tort causé à ces mineurs, donc il était quand même absurde qu'il y ait une inégalité dans la loi de reconnaissance", a-t-il souligné. "C'est une bonne conclusion que le Conseil constitutionnel ait rétabli les choses", une décision "assez symbolique" à ses yeux.Une audience aura lieu le 24 novembre devant le conseil de prud'hommes de Paris pour demander l'application concrète de cette décision.Pour Raymond Frackowiak, secrétaire général du syndicat des mineurs CGT du Nord Pas-de-Calais, la décision du Conseil constitutionnel marque "une reconnaissance": "tout au long de leur carrière, ces mineurs qui ont gagné la bataille du charbon n'ont jamais eu de revalorisation de leur travail et une grande majorité est décédée avant 50 ans, sans toucher leur retraite".Mais cette décision est "un aboutissement seulement en partie, car la loi de finances prévoyait que ces grèves figurent dans les livres scolaires, or aucun ministre n'a jusqu'ici osé soulever la question malgré nos demandes", a-t-il relevé.
PRATIQUE. Comme chaque début de mois, un arsenal de nouvelles mesures entrent en vigueur ce vendredi. • DE NOUVELLES RÈGLES POUR LES CHÔMEURS
La réforme de l'assurance chômage, décriée, entre en vigueur. Voici les nouvelles règles d'indemnisation. (Le changement du mode de calcul de l'allocation ne s'appliquera, lui, qu'en avril.)- Six mois de travail requis pour ouvrir des droitsPour ouvrir des droits à indemnisation, il faudra avoir travaillé au moins six mois ("130 jours ou 910 heures") sur les 24 derniers mois ("la période de référence"). Aujourd'hui, cette condition est de quatre mois sur les 28 derniers (sauf pour les plus de 53 ans où la période de référence restera de 36 mois). Durcissement, dégressivité, ouverture de nouveaux droits...quelles sont les nouvelles mesures de l'assurance chômage ?par Europe 1En conséquence, la durée minimale d'indemnisation passe aussi de quatre à six mois. La durée maximale reste de deux ans pour les moins de 53 ans, deux ans et demi pour les 53-55 ans, trois ans pour les plus de 55 ans.Le seuil permettant un rechargement des droits, lorsqu'on travaille pendant sa période de chômage, est fortement durci. Jusqu'à présent, si un demandeur d'emploi travaillait au minimum un mois (ou 150 heures), il voyait sa durée d'indemnisation prolongée d'autant. Dorénavant, il lui faudra aussi au moins six mois pour en bénéficier.- Dégressivité pour les hauts revenus au bout de six moisLes salariés qui avaient un revenu du travail supérieur à 4.500 euros brut par mois - soit environ 3.500 euros net - verront leur indemnisation réduite de 30% à partir du 7e mois, avec un plancher à 2.261 euros net. Les premiers touchés, qui seront des allocataires ayant perdu leur emploi après le 1er novembre, le seront concrètement à partir de juin 2020.Les salariés âgés de 57 ans ou plus ne seront pas concernés par la mesure. Le plafond de l'indemnisation maximale restera de 6.615 euros net. - Des droits pour les démissionnaires et indépendantsPromesse de campagne du candidat Macron, l'indemnisation sera ouverte aux démissionnaires ayant travaillé dans la même entreprise au cours des cinq dernières années et ayant un projet de reconversion professionnelle ou de création/reprise d'entreprise.Les indépendants bénéficieront eux d'une allocation forfaitaire (800 euros par mois pendant six mois) en cas de liquidation judiciaire. L'activité professionnelle devra avoir généré un revenu minimum de 10.000 euros par an sur les deux dernières années avant la liquidation.• UNE NOUVELLE MUTUELLE SOLIDAIREToujours gratuite pour les plus pauvres, un euro par jour maximum pour les plus âgés : la "complémentaire santé solidaire" remplace deux aides publiques, la CMU-C et l'ACS, qui comptent plus de 7 millions de bénéficiaires. La CMU-C est une sorte de mutuelle gratuite octroyée sous conditions de ressources (moins de 746 euros par mois pour une personne seule). L'ACS est un "chèque santé" à destination des ménages aux revenus modestes (moins de 1.007 euros pour un célibataire), mais supérieurs au plafond de la CMU-C."Notre objectif, c'est que plus personne ne soit obligé de renoncer à des soins pour des raisons financières", a expliqué la ministre de la Santé Agnès Buzyn lors d'une conférence de presse mi-octobre. • COUP DE POUCE POUR LES RETRAITES COMPLÉMENTAIRES DU PRIVÉAprès quatre années de gel et une maigre augmentation en 2018, les pensions complémentaires des anciens salariés du privé (12,6 millions de personnes) seront revalorisées d'1%, conformément à l'inflation prévue pour 2019. Les pensions de plus de 2.000 euros n'augmenteront, elles, que de 0,3%. En mai, les organisations syndicales et patronales gestionnaires du régime de retraite Agirc-Arrco avaient trouvé un accord garantissant une hausse au moins du niveau de l'inflation jusqu'en 2022.• LES CIGARETTES AUGMENTENTLe prix du paquet de cigarettes augmente d'environ 50 centimes, du fait d'une hausse des taxes prévue par le gouvernement, qui vise un paquet à 10 euros fin 2020 afin de réduire la consommation de tabac en France. Concrètement, parmi les marques du groupe Philip Morris, le paquet de Winston (paquet souple) passe de 8,50 euros à 9 euros et celui de Marlboro Red, qui coûtait 8,80 euros, s'établit à 9,30 euros. Chez Japan Tobacco International, le prix des Camel filtre atteint 9,10 euros contre 8,60 euros auparavant et celui des Camel sans filtre passe à 9,10 euros contre 8,60 euros, soit là encore une hausse de 50 centimes. Du côté de la Seita, filiale française du britannique Imperial Tobacco (groupe Imperial Brands), le prix du paquet de Gauloises blondes, qui était de 8,50 euros, passe à 9 euros.Au sein des produits phare de British American Tobacco, le prix des Lucky Strike Bleu Classic monte à 8,90 euros contre 8,40 euros auparavant et celui des Winfield rouge passe à 9 euros contre 8,60 euros - soit une hausse, légèrement moindre, de 40 centimes. • LE GAZ PLUS CHER AUSSI Les tarifs réglementés de vente du gaz, appliqués par Engie à des millions de foyers, vont augmenter de 3%. "Cette augmentation est de 0,8% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,8% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 3,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz", précise la Commission de régulation de l'énergie. • DÉBUT DE LA TRÊVE HIVERNALE La trêve hivernale des expulsions locatives débute ce vendredi et prendra fin le 31 mars 2020. Un sursis qui intervient alors que les expulsions ont atteint un nouveau record en 2018. L'an dernier, 15.993 ménages ont été expulsés en présence des forces de l'ordre, une hausse de 2,9% sur un an qui concerne "plus de 36.000 personnes", s'inquiète la Fondation Abbé Pierre. L'association rappelle qu'entre "deux et trois fois plus" de ménages sont réellement expulsés, car beaucoup partent avant l'arrivée des policiers ou des gendarmes.