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Dans un contexte d'augmentation de la circulation du coronavirus en France, le CFCM appelle également "les personnes vulnérables à se protéger davantage et à ne pas se rendre aux rassemblements".
Célébrer l'Aïd oui, mais sans oublier les gestes barrière ! A l'approche de cette grande fête musulmane, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a appelé chacun à respecter strictement les consignes sanitaires lors des célébrations, prévues vendredi 31 août. Alors que les autorités constatent une "nette augmentation" de la circulation du Covid-19 en France, le CFCM a rappelé dans un communiqué les "mesures de vigilance et de protection" : "respecter l'obligation du port du masque et la distanciation physique" notamment pour les rassemblements et les prières collectives, "se laver les mains régulièrement" et "éviter" embrassades et poignées de mains. "S'agissant d'une période de rassemblements à haut risque", le Conseil appelle par ailleurs "les personnes vulnérables à se protéger davantage et à ne pas se rendre aux rassemblements". Il demande aux mosquées ne pouvant faire respecter les mesures barrière de "s'abstenir d'organiser les prières collectives de l'Aïd et du vendredi". Les mosquées organisant plusieurs services de prières sont invitées "à les espacer suffisamment pour éviter que les fidèles se croisent" et ces derniers sont priés d'apporter "leurs tapis individuels de prière" et d'effectuer leurs ablutions chez eux, selon le communiqué. L'Aïd el-Adha (fête du sacrifice) ou Aïd el-Kébir (grande fête) est l'une des deux grandes fêtes musulmanes avec l'Aïd el-Fitr (rupture du jeûne). Elle commémore la soumission à Dieu d'Abraham, prêt à offrir son fils, qui fut in extremis substitué un mouton. Elle est généralement célébrée avec le sacrifice d'une bête de troupeau, un mouton généralement, à partager avec ses proches et des pauvres.La fête de l'Aïd se déroulant cette année un vendredi, jour de prière, le CFCM appelle à "rendre brefs les deux rassemblements". De même, "de nombreux foyers de contamination (clusters) se sont déclarés autour des abattoirs. Il convient d'y réduire la fréquentation en privilégiant la délégation, en étalant l'acte sacrificiel sur les trois jours de la fête et en optant pour des livraisons à des points plus sûr", indique le CFCM.
Pakistan International Airlines (PIA) a annoncé jeudi qu'il avait décidé de maintenir au sol 150 de ses pilotes, soupçonnés de détenir des fausses licences, un mois après le crash d'un de ses A320 à Karachi.
Alors qu'un rapport préliminaire publié mercredi a imputé la responsabilité de cet accident à la déconcentration des pilotes et à l'absence de réactivité des contrôleurs aériens, le ministre de l'Aviation Ghulam Sarwar Khan a critiqué le manque de qualification des pilotes pakistanais, dont 262 sur les 860 en activité n'ont selon lui "pas participé aux examens eux-mêmes"."Sur ces 264 (262), environ 150 pilotes détenant des licences fausses ou suspectes sont issus de PIA (...). Nous avons décidé maintenir au sol ces 150 pilotes détenteurs de fausses licences avec effet immédiat", a déclaré à l'AFP Abdullah Hafeez Khan, le porte-parole de PIA.PIA, qui compte 434 pilotes, selon M. Khan, perd ainsi plus du tiers d'entre eux.Mercredi, le ministre Ghulam Sarwar Khan a qualifié de "négligence" le comportement des pilotes et des contrôleurs aériens, à l'origine du crash de Karachi le 22 mai.Pendant l'atterrissage, "le pilote et le copilote n'étaient pas concentrés et tout au long de la conversation, ils ont parlé du corona (virus)", a-t-il raconté devant le Parlement."Plusieurs avertissements et alertes relatives à la survitesse, le train d'atterrissage non sorti et la proximité du sol n'ont pas été pris en compte", aboutissant à une première tentative d'atterrissage de l'avion sur ses moteurs, pointe le rapport d'enquête préliminaire.Les contrôleurs aériens ont "observé le frottement des moteurs avec la piste mais n'ont pas communiqué cette anomalie à l'avion". Les pilotes ont ensuite remis les gaz pour essayer d'atterrir à nouveau, mais les deux moteurs, trop endommagés, se sont arrêtés.Le vol 8303 s'est finalement écrasé sur une zone résidentielle, à 1,3 km de la piste, tuant 97 des 99 personnes à bord, dont huit membres d'équipage. Un enfant est également mort au sol, ont indiqué les autorités mercredi soir, portant le bilan de la catastrophe à 98 morts.PIA était l'une des grandes compagnies aériennes mondiales jusqu'aux années 1970. Mais des années de pertes financières, de mauvaise gestion et de retards ont terni sa réputation.Entre mars et novembre 2007, toute sa flotte sauf huit avions avait été placée sur la liste noire de l'Union européenne.
Une jeune femme de 20 ans est décédée et cinq personnes ont été blessées après le choc d'un bateau sur une balise, rapporte France Bleu.Le drame a eu lieu dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 octobre. Une personne a été tuée dans un accident de bateau sur le Rhône, près d'Avignon dans le Vaucluse, rapporte France Bleu.
L'embarcation, qui effectuait des navettes entre la rive et un bateau de tourisme, a heurté violemment une balise en fer au milieu du fleuve.Dans le choc, une jeune femme, d'origine anglaise et âgée de 20 ans, est décédée. Les secours, rapidement arrivés sur place, ont repêché son corps au fond du Rhône, dans le secteur de Courtine, en aval d'Avignon. Huit personnes étaient présentes à bord du bateau au moment de l'accident. Cinq d'entre elles ont été blessées, dont deux grièvement. Elles ont été transportées en urgence vers l'hôpital d'Avignon, tandis que les trois blessés légers ont été conduits vers Cavaillon et Orange.D'après France Bleu, une cinquantaine de pompiers, dont deux équipes de plongeurs, ont été mobilisés. Pour le moment, les causes de l'accident restent indéterminées. Les enquêteurs rechercheront à savoir si une erreur humaine en est à l'origine et si le bateau naviguait à une vitesse trop élevée en plein milieu de la nuit.
Un nouveau témoignage renforce les soupçons de pollution à l'acide sulfurique et chlorhydrique sur le crassier de l'usine sidérurgique d'ArcelorMittal à Marspich près de Florange (Moselle). Des accusations "fermement" démenties par l'entreprise.
Yvan a travaillé de 2004 à 2010 dans deux entreprises de Moselle chargées du recyclage de déchets industriels. Il l'assure : le déversement de produits toxiques dans le crassier (zone de stockage de certains résidus) était une pratique "régulière". "Ce n'était pas quotidien mais c'était hebdomadaire", assure cet ancien salarié de Malezieux puis de Sanest Suez - deux entreprises sous-traitantes d'Arcelor - au micro de France Bleu Lorraine nord. "On allait dépoter ça au crassier. La première fois que j'ai vu ça (...), ça m'a tellement choqué que j'ai pris des photos, je me suis dit, ça m'étonnerait que ce soit logique"."Plus de 1.300 euros le mètre cube de retraitement""Plusieurs mètres cube font quand même des sommes d'argent. Un mètre cube d'acide, c'est entre 1.300 et 1.700 euros le coût de retraitement. Donc quand on a affaire à des dizaines, ça peut être intéressant (financièrement parlant pour l'entreprise)", a-t-il ajouté.En juillet dernier, un chauffeur de camion intérimaire avait déjà accusé l'entreprise : "On avait des rétentions d'acide, acide souillé, acide neutralisé, des chargements de 5-6 m3 de pompage", avait-il expliqué. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet Thionville. Elle est toujours en cours 8 mois après. "Aucun acide n'a jamais été déversé ni dans le centre de stockage de résidus ni, et encore moins, dans la nature", a martelé mercredi ArcelorMittal qui a porté plainte contre X en juillet pour se défendre. "Aucune pollution acide n'a jamais été enregistrée dans ou auteur du centre de stockage de résidus", fait également valoir l'entreprise. "Tous les résultats associés à la surveillance environnementale réalisée sur la zone démontrent l'absence de déversement d'acide sur la zone évoquée".Le journaliste Pedro Brito Da Fonseca, auteur d'un documentaire diffusé lundi 2 avril sur la chaîne Planète +, a également réalisé des prélèvements sur le crassier. Des prélèvements analysés par un laboratoire qui vont dans le sens, dit-il, d'une pollution à l'acide sulfurique et chlorhydrique. Il affirme également que le géant de l'acier était au courant bien avant la médiatisation de l'affaire des accusations du chauffeur sous-traitant. Après ces nouvelles accusations, les syndicats d'ArcelorMittal ont réclamé la convocation d'un comité d'entreprise extraordinaire pour obtenir des réponses.
Alors que l'enquête sur le meurtre de la jeune femme semblait piétiner, le mari d'Alexia Daval a été placé en garde à vue ce lundi, et le domicile du couple a été perquisitionné, suite à la découverte de plusieurs éléments troublants.
Pour rappel, la joggeuse de 29 ans avait été retrouvée carbonisée et dénudée le 30 octobre dernier dans le bois d'Esmoulins, non loin de son domicile de Gray (Haute-Saône).Selon les informations du Point, des morceaux de tissus retrouvés près du corps de la jeune femme interpellent les gendarmes de la section de recherches de Besançon. Ils pourraient provenir de draps appartenant au couple. Les enquêteurs auraient même réussi à établir que ces draps étaient manquants au domicile d'Alexia et Jonathann Daval. Un élément qualifié de "majeur" dans cette affaire. "Au cours de sa garde à vue, la question de savoir comment ces draps ont pu se retrouver sur les lieux de la découverte du corps de sa femme va lui être posée. C'est un élément sur lequel il va devoir s'expliquer", confie d'ailleurs une source proche de l'enquête au Point. Si Jonathann Daval continue de nier toute implication dans le meurtre de sa femme, le témoignage d'un voisin est venu mettre à mal sa version. Ce dernier aurait déclaré aux enquêteurs avoir entendu "une voiture rouler sur une plaque métallique" en quittant le domicile du couple Daval vers 1h30 du matin dans la nuit du 27 au 28 octobre dernier. Soit quelques heures avant que Jonathann Daval signale la disparition de son épouse. Ce dernier avait pourtant affirmé aux enquêteurs ne pas avoir quitté son domicile après être rentré avec cette dernière d'un repas chez ses beaux-parents. Et selon Le Point, les enquêteurs auraient réussi à établir que le véhicule en question avait été mis à la disposition de Jonathann Daval par son employeur. La voiture va désormais être inspectée par l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale.
Les représentants d'Israël, des Emirats arabes unis et de Bahreïn étaient réunis mardi à la Maison Blanche pour signer des accords historiques qui bousculent les équilibres au Moyen-Orient, sous l'égide de Donald Trump, soucieux d'apparaître en "faiseur de paix" à l'approche de la présidentielle américaine.
"Quand je suis arrivé on m'avait dit que ce serait impossible", s'est félicité mardi matin le président des Etats-Unis, assurant que "beaucoup d'autres" pays arabes suivraient cet exemple, ainsi que les Palestiniens.Malgré le coronavirus, il a organisé une cérémonie en grande pompe dans les jardins de la présidence au cours de laquelle le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit formellement établir des relations diplomatiques entre l'Etat hébreu et ces deux pays arabes -- première percée de ce type depuis les traités de paix avec l'Egypte et la Jordanie, en 1979 et 1994.Une poignée de main historique entre le dirigeant israélien et les ministres des Affaires étrangères des Emirats, Cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane, et de Bahreïn, Abdel Latif al-Zayani, n'est pas exclue, a déclaré un haut responsable américain, soulignant que tous les participants auront auparavant été testés au Covid-19.Les Emirats et Bahreïn, des monarchies sunnites, partagent avec Israël une animosité envers l'Iran chiite, ennemi numéro un de Washington dans la région.De nombreux Etats arabes pétroliers cultivent discrètement des liens avec les autorités israéliennes depuis des années, mais cette normalisation offre de riches opportunités, notamment économiques, à ces pays qui tentent de réparer les ravages de la pandémie. "C'est une réussite de première classe", assure David Makovsky, du Washington Institute for Near East Policy, tout en soulignant que cela "n'implique pas la même prise de risque" pour les Israéliens que celle acceptée par Menahem Begin, "lorsqu'il a abandonné le Sinaï" à l'Egypte, ou Yitzhak Rabin, lorsqu'il a négocié avec le Palestinien Yasser Arafat.La "vision pour la paix" présentée en janvier par Donald Trump, qui visait à mettre fin au conflit israélo-palestinien, est loin d'être couronnée de succès: l'Autorité palestinienne l'a rejetée en bloc et dénie au président américain le rôle même de médiateur depuis qu'il a enchaîné les décisions favorables à Israël.- "Jour sombre" -Les Palestiniens, qui dénoncent un "coup de poignard dans le dos" de la part de ces pays accusés de pactiser avec l'Etat hébreu sans attendre la naissance de leur Etat, ont appelé à des manifestations mardi, un "jour sombre" dans l'histoire du monde arabe. Quelques dizaines de militants palestiniens avaient commencé à se rassembler mardi à l'extérieur de la Maison Blanche, a constaté l'AFP.Mais l'administration Trump avait toujours dit vouloir secouer la région en rapprochant Israël de ses voisins arabes dans une sorte d'union sacrée contre l'Iran. Ces accords esquissent ce changement d'ère et semblent reléguer la question palestinienne en arrière-plan, comme l'espérait la Maison Blanche.Le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash, a assuré qu'il fallait "une percée stratégique", car la "démarche des Arabes consistant à ne pas avoir de contacts avec Israël" n'avait "pas servi les aspirations du peuple palestinien".Selon David Makovsky, "ce n'est plus le Moyen-Orient de papa, c'est une nouvelle région" où, fait extraordinaire, la Ligue arabe a refusé de condamner la décision des deux monarchies du Golfe."Les Palestiniens vont attendre de voir ce que donne l'élection américaine, mais quand la poussière retombera, ils devront repenser leur position", estime cet ex-diplomate américain.Ces accords sont une victoire pour Benjamin Netanyahu et rapprochent Israël de son objectif d'être accepté dans la région.- Les avions de la discorde -Pour Donald Trump, qui brigue un second mandat et n'avait jusqu'ici que peu d'avancées diplomatiques à présenter aux électeurs, c'est un succès reconnu jusque chez ses adversaires démocrates.Depuis l'annonce le 13 août de l'accord israélo-émirati, suivie la semaine dernière de celle concernant Bahreïn, le camp du milliardaire républicain ne lésine pas sur les superlatifs pour vanter son action, digne à l'en croire du prix Nobel de la paix.Des divergences sont toutefois déjà apparues sur les conditions entourant l'accord avec les Emirats. Le président américain a notamment déclaré à trois heures de la cérémonie de signature qu'il n'aurait "aucun problème" à vendre des avions de chasse américains F-35 aux Emirats arabes unis, qu'Abou Dhabi veut acquérir de longue date. Un tel contrat représenterait "de nombreux emplois" côté américain, a ajouté Donald Trump. Or, Benjamin Netanyahu s'oppose fermement à cette vente, pour préserver la supériorité militaire de son pays dans la région. Aux yeux du pays du Golfe, Israël a aussi accepté de "mettre fin à la poursuite de l'annexion des territoires palestiniens".Mais le Premier ministre israélien a lui affirmé qu'il n'avait "pas renoncé" à l'annexion de vastes pans de la Cisjordanie occupée, uniquement "reportée".
Selon le quotidien régional L'Ardennais, la première dame, qui se rendra dans les Ardennes avec son mari pour les commémorations du 11 novembre, a été contrainte de modifier son agenda.
Brigitte Macron n'est pas si libre de ses mouvements. Alors qu'Emmanuel Macron se déplacera le 4 novembre prochain à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, pour un Conseil des ministres délocalisé à l'occasion des commémorations du centenaire de l'Armistice, Brigitte Macron avait quant à elle prévu de profiter de ce déplacement pour aller visiter le musée le musée Rimbaud. Sauf que comme le rapporte L'Ardennais, "cette escapade en poésie est annulée".Selon une source régionale au quotidien, le manque de temps serait la principale raison à cette annulation, mais pas seulement. En effet, Brigitte Macron aurait été convaincue d'y renoncer pour "ne pas donner l'impression de faire du tourisme pendant une séquence commémorative", rapporte cette même source à L'Ardennais. Une décision qui a dû fortement chagriner la première dame et ancienne professeure de lettres, passionnée de Littérature. Dans une interview accordée au magazine Elle en 2017, Brigitte Macron avait qualifié de "génie de la poésie" Arthur Rimbaud.Avant de se rendre dans les Ardennes, Emmanuel Macron et son épouse se sont accordé quelques jours de repos en Normandie, à Honfleur, à la ferme Saint Siméon. Un établissement cinq étoiles qu'affectionne tout particulièrement le couple, qui y a déjà séjourné à plusieurs reprises.
Lundi, la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen ou le député Insoumis Eric Coquerel ont critiqué l'organisation des transports en Ile-de-France. La ministre des Transports Elisabeth Borne regrette un "dénigrement permanent", tandis que le délégué général de La République en marche (LREM) Stanislas Guerini pointe du doigt des "oiseaux de malheur".
Le déconfiment a commencé lundi 11 mai. Sur les chaînes d'information, certaines images de rames de métro ou de bus bondés ont alimenté les critiques d'une partie de l'opposition. "En ce jour de déconfinement, que la RATP et la SNCF proposent uniquement 70% de leur offre, et avec des retards considérables (ligne 13), des stations fermées, des "trains courts", est une honte. On attend des explications sur cette aberration !", a ainsi écrit Marine Le Pen sur Twitter. A l'autre extrême, le député La France insoumise (LFI) Eric Coquerel a regretté, toujours sur Twitter, que "rien n'(ait) été vraiment anticipé pour acheminer les travailleurs depuis les villes populaires. Qu'on n'incrimine pas ensuite le "relâchement" pour expliquer la remontée de l'épidémie !""Stop au dénigrement permanent !"La ministre des Transports Elisabeth Borne a répondu via le même canal, en citant le message de Marine Le Pen. "Ce qui est honteux c'est de chercher à polémiquer sur Twitter pendant que tout le monde cherche des solutions sur le terrain Les équipes RATP SNCF augmentent leur offre le plus rapidement possible, les Français appliquent les gestes barrières. Stop au dénigrement permanent !", a demandé la ministre. Même son de cloche du côté de Stanislas Guerini, à la tête de LREM. Interrogé mardi sur ces critiques, il s'en est pris sur Franceinfo aux "oiseaux de malheur, des sortes de charognards de l'information qui attendent à chaque fois qu'il puisse y avoir le moindre dysfonctionnement pour essayer de traquer un scandale d'État"."Cette bataille, on va la gagner collectivement ou on va la perdre collectivement"Il a opposé "ceux qui sont derrière leur écran d'ordinateur et qui tapent toute la journée pour essayer de sauter sur la moindre information qui pourrait laisser penser que les choses n'ont pas été bien gérées", et "ceux qui agissent pour nos concitoyens, pour essayer de sortir de cette situation".Pour Stanislas Guerini, "les Français sont plus responsables que ça. Cette bataille, on va la gagner collectivement ou on va la perdre collectivement". Selon lui, "globalement, les choses se sont bien passées" depuis le début du déconfinement même s'il faut rester "prudent" car "il va falloir vivre avec ce virus pour encore de nombreuses semaines".
C'est un véritable miracle. Une fillette de deux ans et demi a été retrouvée vivante après le crash d'un petit avion dans la région de Khabarovsk, en Russie.
Les six autres personnes présentes à bord sont quant à elles décédées sur le coup, rapporte Le Parisien.Le drame s'est produit ce mercredi peu de temps avant l'atterrissage de l'appareil. "À 13h09 locales, le L-410 effectuant la liaison Khabraovsk-Nelkan a fait un atterrissage d'urgence à deux kilomètres de l'aérodrome et a pris feu. Il y avait deux membres d'équipage et cinq personnes à bord. Six personnes ont été tuées. Un passager, un enfant de deux ans et demi, a été sorti vivant de l'épave", a annoncé le ministère de l'Intérieur de la région de Khabarovsk dans un communiqué.Selon les médias russes, la fillette, qui a rapidement été transportée dans un hôpital de Nelkan, serait dans un état stable. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes de ce tragique accident. "Des conditions météorologiques défavorables, une erreur de pilotage ou d'éventuels dysfonctionnements techniques", sont les trois hypothèses envisagées par le Comité d'enquête russe.
Aucune hospitalisation n'a été recensée entre le 27 mai et le 2 juin dans une dizaine de départements français, parmi lesquels la Lozère, le Cantal ou la Creuse.
Près d'un mois après la levée des mesures de confinement, l'épidémie de coronavirus est actuellement "contrôlée" en France, a déclaré vendredi 5 juin le président du conseil scientifique, le Pr Jean-François Delfraissy. L'épidémie de coronavirus contrôlée ?par franceinfoEntre le 27 mai et le 2 juin, moins de dix hospitalisations pour suspicion de Covid-19 ont été enregistrées dans 62 départements sur les 101 que compte la France, selon les données de Santé publique France dévoilées cette semaine par Le Parisien. Dans 11 départements, il n'y en a même eu aucune. Il s'agit de la Lozère, le Cantal, la Creuse, qui ont par ailleurs dénombré moins de 100 hospitalisatins ou décès liés au coronavirus depuis le début de la crise, l'Aveyron, la Haute-Loire, l'Orne, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales, la Haute-Vienne, la Martinique et la Corse-du-Sud. Accalmie dans le Haut-Rhin et l'Île-de-FranceParmi les départements qui comptent peu d'hospitalisations pour suspicion de Covid-19, on retrouve également Paris (8 entre le 27 mai et le 2 juin), les Hauts-de-Seine (5), la Seine-Saint-Denis (9) ou encore l'Essonne (11), alors que l'Île-de-France est toujours classée en orange. La situation est loin d'être aussi positive dans le Val-d'Oise et dans le Val-de-Marne avec respectivement 41 et 23 hospitalisations. Les Yvelines et la Seine-et-Marne sont un peu mons touchés avec 15 et 14 hospitalisations en une semaine.La situation s'est aussi grandement améliorée dans le Haut-Rhin, deuxième département le plus endeuillé hors région parisienne avec 785 morts au 2 juin. Seules neuf hospitalisations ont été recensées en une semaine. Quels sont les départements les plus touchés ? C'est dans la Sarthe que l'on trouve le plus grand nombre de nouvelles hospitalisations recensées, au nombre de 68. Le Nord est en deuxième position avec 54 admissions à l'hôpital, suivi des Côtes d'Armor (50), de la Haute-Garonne (44), du Val-d'Oise (41), de la Loire-Atlantique (37) et de la Seine-Maritime (34).Le coronavirus a causé plus de 29.111 morts en France. 1.094 malades atteints dune forme sévère de Covid-10 sont encore hospitalisés en réanimation, selon les chiffres communiqués vendredi soir par la Direction générale de la Santé.
Gaten Matarazzo, l'un des enfants de la série Stranger Things est atteint d'une maladie génétique rare. Présent sur un plateau télé en Angleterre, il profite de sa notoriété pour aborder ce sujet.
"Stranger Things", la série de science-fiction de Netflix connaît un vrai succès depuis sa mise en ligne sur la plateforme. Les jeunes enfants du show sont devenus de vraies stars et multiplient les apparitions médiatiques en passant par les Emmys aux plateaux des talk-shows, que ce soit aux Etats-Unis ou encore en Europe. L'un d'entre eux, Gaten Matarazzo, l'interprète du touchant Dustin dans la série profite de son passage avec ses collègues dans le The Jonathan Ross Show pour se confier sur sa maladie : la dysplasie cléidocrânienne.200 000 personnes sont touchées chaque année par cette maladie génétiqueÂgé de 14 ans, le jeune comédien a décidé d'en dire plus sur cette maladie qui le touche depuis la naissance, affectant le développement des os. "C'est une maladie où vous naissez sans clavicules. Je n'en ai pas. Cela affecte le développement du visage, le développement de la boîte crânienne, les dents... C'est pour ça que je n'en ai pas, celles-ci sont fausses. J'ai des dents, mais des dents de lait. J'ai besoin de pas mal de chirurgie", explique le petit Matarazzo.Ne se laissant pas abattre par cette situation, il préfère s'en servir comme d'une force. Et ajoute qu'il voulait faire "connaître cette pathologie pour dire aux gens que ce n'est pas quelque chose dont ils devraient avoir peur de montrer". Sa maladie a d'ailleurs été intégrée à la série par les showrunners, les frères Duffer. En effet, son personnage Dustin souffre également de cette dysplasie. Il y a une scène dans "Stranger Things" où il se fait brutaliser par des gamins qui se moquent de lui comme il n'a pas de dents.Un risque pour ses futurs enfants Le jeune acteur a également tenu à assurer que son cas n'est pas aussi sévère que d'autres : "Beaucoup de gens vivent la situation bien pire que moi. J'ai l'impression que le fait d'en parler dans la série donne une meilleure prise de conscience de la maladie. Et j'ai beaucoup de chance que mon cas ne soit pas aussi sévère, mais maintenant c'est dans mes gènes...". Et ce avant d'ajouter : "Cela passe généralement par les gènes, ce qui n'était pas mon cas, c'est quelque chose qui c'est tout simplement déclaré. Donc maintenant que c'est dans mes gènes, j'ai 50% de chance de le transmettre et cela pourrait être bien pire pour ma descendance."
La rentrée politique va être marquée par le coronavirus. Alors que la seconde vague semble se profiler, les partis organisent leurs traditionnelles journées d'été, avec cette année, la pandémie au menu : gel hydroalcoolique, invités masqués et "monde d'après".
• 20 août : les écologistes et LFI pour démarrerAprès la vague verte des municipales, les écologistes se retrouveront à la Cité fertile de Pantin, du 20 au 22 août. Coronavirus oblige, pour la première fois les conférences seront retransmises sur la plateforme internet de l'événement. Cinq thématiques de débat seront à l'honneur, de l'action possible au niveau municipal aux prochaines échéances électorales, en passant par la convention citoyenne pour le climat.La France Insoumise lancera ses journées d'été baptisées "AMFIS" à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme), près de Valence, du 20 au 23 août. Le temps fort du week-end sera le meeting de Jean-Luc Mélenchon, prévu le dimanche à 10H30. Les précautions sanitaires seront nombreuses: jauge réduite, masque obligatoire même à l'extérieur, virucide entre chaque conférence et prise de température à l'entrée sur le site. • 28 août : le PS prépare "la gauche d'après"Les socialistes se retrouveront à Blois (Loir-et-Cher) durant trois jours, pour leur "Rendez-vous de la gauche d'après", marqué par la présence des cadres et élus du parti, dont le Premier secrétaire Olivier Faure qui doit prononcer un discours. Là aussi, moins d'activités que prévu pour pouvoir nettoyer et aérer les salles entre chaque atelier et des festivités programmées en extérieur. • 29 août : LR, les troupes de Pécresse et le PCFChez Les Républicains, un rendez-vous était initialement prévu à Nîmes, mais le lieu ne se prêtait pas à la distanciation sociale. Plus grand, le site de Port-Marly permettra d'effectuer des ateliers en extérieur et de conserver la jauge de 1.000 personnes attendues. Si le parti de droite souhaitait organiser cette année un seul et même événement de rentrée, il devra compter avec les "Universités d'été de La Baule", organisées le même jour par la fédération de Loire-Atlantique, dont le président Franck Louvrier accueillera plusieurs cadres du parti. Le même jour se tiendra également à Mennecy (Essonne) le campus d'été de Libres!, le mouvement fondé par la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, ex-LR dont le nom est également avancé pour la présidentielle de 2022.De l'autre côté de l'échiquier politique, les communistes se retrouveront à Malo-les-Bains (Nord), tout près de Dunkerque, pour une journée marquée par le discours du secrétaire national du Parti Fabien Roussel, suivi d'un débat qui verra ce dernier échanger avec Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Au PCF, on explique "se plier aux réglementations de la préfecture" en matière sanitaire.• 4 septembre : les Jeunes Républicains pour "réconcilier"Les Jeunes Républicains accueilleront leurs ténors deux jours durant pour une série de débats autour de la réconciliation entre Europe et souverainetés, écologie et croissance, démocratie et autorité... Les figures du parti seront là, dont François Baroin, qui doit clarifier ses intentions quant à la présidentielle de 2022 "à l'automne". Pour le secrétaire général de LR, Aurélien Pradié, l'événement va "rassembler un millier de jeunes qui, en deux journées, vont travailler sur la question de l'écologie, de la République, de nos valeurs fondamentales..." • 5 septembre : la rentrée du RN à FréjusLe Rassemblement National se réunira, comme l'an dernier, dans la ville dirigée par David Rachline depuis 2014. La jauge de l'événement devrait être très limitée puisque seuls les élus du parti de Marine Le Pen et les journalistes pourront être présents. • 12 septembre : LREM à Amiens, entre autresLe parti présidentiel propose un format inédit : "impossible" cette année de réunir plus de 4.000 personnes comme à Bordeaux l'an dernier. Les cadres du mouvement se réuniront donc à Amiens le samedi avec les adhérents des Hauts-de-France avant de retrouver, le dimanche, les marcheurs sur les différents "campus" (15 sont prévus, dans chaque région) de ces universités d'été. Un choix motivé par les règles sanitaires et par la volonté d'être présents "dans les territoires". Les ateliers de travail évoqueront l'après-crise et une thématique: "Construire ensemble". • 19 septembre : Modem, le choix du virtuelLe Modem privilégie le terrain virtuel pour se retrouver à la sortie de l'été. Rendez-vous est donné aux centristes sur internet le week-end du 19 septembre. Un moyen pour le parti de François Bayrou de respecter à la lettre les mesures de distanciation sociale.
Ces feux, d'une intensité hors norme, émettent énormément de fumée, une fumée particulièrement épaisse. Ceux de la Californie et de l'Oregon ont déjà relâché dans l'atmosphère près de 30 mégatonnes de carbone.
La fumée des incendies "sans précédent" qui ravagent l'Ouest américain est si importante qu'elle atteint l'Europe, a indiqué mercredi 16 septembre le service européen Copernicus sur le changement climatique. Grâce aux observations satellites, "nous surveillons l'ampleur des incendies et la pollution de la fumée transportée à travers les Etats-Unis et au-delà", a commenté dans un communiqué Mark Parrington, scientifique du service de surveillance de l'atmosphère de Copernicus (CAMS). Ces données montrent que cette année, l'activité de ces incendies est "des dizaines à des centaines de fois plus intense que la moyenne sur la période 2003-2019 sur l'ensemble des Etats-Unis ainsi que dans plusieurs Etats touchés", a précisé le service.Ces feux émettent énormément de fumée, et ceux de la Californie et de l'Oregon ont déjà relâché dans l'atmosphère "bien plus de carbone en 2020 qu'aucune autre année depuis le début des mesures du CAMS en 2003" : 21,7 mégatonnes en Californie et 7,3 mégatonnes dans l'Oregon.En outre, cette fumée, particulièrement épaisse, voyage : elle a même atteint l'Europe "à la fin de la semaine dernière", révèlent les images satellites. Si la fumée est ensuite restée au large de la côte pacifique des Etats-Unis pendant plusieurs jours en raison des conditions atmosphériques, elle est à nouveau soufflée vers l'Amérique du Nord ces derniers jours. Le CAMS estime "que la fumée recommence à traverser l'Atlantique, et va atteindre l'Europe du Nord plus tard dans la semaine". Le fait que ces incendies émettent tellement de pollution dans l'atmosphère que nous pouvons encore voir de la fumée épaisse 8.000 km plus loin reflète à quel point ils sont dévastateurs, en terme d'ampleur et de durée", a insisté Mark Parrington.Au total, plus de deux millions d'hectares de végétation ont déjà été consumés depuis la mi-août de la frontière canadienne à celle du Mexique. Le bilan s'élève à 35 morts et risque encore de s'alourdir.Selon le consensus scientifique, l'ampleur exceptionnelle de ces feux de forêt est liée au dérèglement climatique, qui aggrave une sécheresse chronique et provoque des conditions météorologiques extrêmes. Le président Donald Trump a de nouveau suscité la polémique en semblant nier le rôle du changement climatique dans ces feux de forêts hors normes.
Le ministre de l'Intérieur a réclamé la dissolution de l'association chiite "Centre Zahra France", qui héberge les associations la "Fédération chiite de France", le "Parti anti sioniste" et "France Marianne télé". "Des associations ouvertement antisémites et dangereuses", selon le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.
Christophe Castaner a annoncé mercredi 20 mars avoir demandé en Conseil des ministres la dissolution de quatre associations qui "légitiment de façon régulière le jihad armé tant par les prêches dispensés, que par les écrits mis à la disposition des fidèles et des internautes". Ces associations sont le "Centre Zahra France", la "Fédération chiite de France", le "Parti anti sioniste" et "France Marianne télé", a précisé le ministre de l'Intérieur dans son communiqué. "Ces justifications du jihad armé, sans modération d'aucune sorte, s'accompagnent d'un endoctrinement de la jeunesse du 'Centre Zahra' dans la perspective de la guerre sainte et d'une apologie constante, notamment via Internet, des actions d'organisations telles que le Hamas, le Jihad islamique palestinien et la branche armée du Hezbollah, toutes inscrites sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne", ajoute la place Beauvau. Basée à Grande-Synthe (Nord), l'association chiite "Centre Zahra France" héberge les associations visées par le ministère et dont la dissolution doit désormais être formellement décidée par le président de la République. "Ce sont des associations ouvertement antisémites et dangereuses", a déclaré le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, lors du compte-rendu du Conseil des ministres.Le "Centre Zahra France" a déjà fait l'objet de plusieurs mesures administratives et opérations policières ces derniers mois. Ses locaux à Grande-Synthe ont été visés le 2 octobre par une opération antiterroriste. Les perquisitions administratives avaient débouché sur la découverte d'armes à feu détenues illégalement. Le trésorier de cette association a été condamné à 18 mois de prison, dont six ferme, par le tribunal correctionnel de Dunkerque pour détention illégale d'armes.Un lieu de culte qu'elle dirige à Grande-Synthe a par ailleurs été fermé le 15 octobre pour une durée de six mois, par arrêté de la préfecture du Nord.
La ministre du Travail incite également les entreprises à définir, via "une charte" ou "un accord" avec les syndicats, "un mode d'emploi du télétravail" pour encadrer ce mode de travail.
"Il y a aujourd'hui 5 millions de Français qui travaillent en télétravail, et dans le contexte de déconfinement progressif, c'est important qu'ils continuent à télétravailler (...) ", a affirmé lundi 4 mai la ministre du Travail Muriel Pénicaud sur Franceinfo. La ministre a jugé "raisonnable de dire" que l'on va avoir un télétravail massif jusqu'à l'été. "Dans le contexte du déconfinement progressif, c'est très important qu'au maximum possible, ceux qui télétravaillent continuent à télétravailler parce que ça évite d'être trop nombreux sur le lieu de travail", a poursuivi la ministre. Selon elle, l'idéal est que les salariés viennent "par rotation, pas tous en même temps. Là aussi, pour éviter d'être trop nombreux en même temps dans les transports ou sur le lieu de travail". Pour prévenir des abus du management, Muriel Pénicaud souhaite un encadrement de ce mode de travail. "Le télétravail ne peut pas être la disponibilité jour et nuit, 18 heures par jour, sept jours sur sept", a souligné la ministre. "On ne peut pas rester pendu à son téléphone ou à son ordinateur tout le temps. C'est une source de surmenage, de stress", a-t-elle reconnu. Elle incite donc les entreprises à définir, via "une charte" ou "un accord" avec les syndicats, "un mode d'emploi du télétravail" qui prévoit notamment "les heures de déconnexion". La ministre s'est dite favorable à l'ouverture d'une négociation nationale entre partenaires sociaux sur ce thème, comme l'ont évoqué les syndicats ces derniers jours, mais à condition qu'elle soit rapide. "C'est à eux de décider s'il faut une négociation. S'ils la font, ce qui pourrait être bien, qu'ils la fassent vite. Si le résultat de la négociation arrive en septembre-octobre, c'est intéressant pour le futur mais ce ne sera pas opérationnel pour la phase qui vient", a-t-elle plaidé.Elle a aussi appelé les employeurs à être "bienveillants" dans cette période car "on ne peut pas travailler de la même façon avec deux enfants à la maison". "On ne peut pas travailler comme avant pour l'instant. Mais, entre ne pas travailler et travailler quand même, travailler c'est mieux pour l'économie, pour l'emploi et pour chacun. Il faut être compréhensif", a-t-elle conclu.Muriel Pénicaud a par ailleurs indiqué qu'il y avait actuellement 11,7 millions de salariés dans 911.000 entreprises au chômage partiel. Elle a renvoyé à fin mai la décision sur la possibilité de bénéficier encore du chômage partiel pour garde d'enfants en juin, laissant entendre que ça dépendrait de la réouverture totale ou partielle des écoles.Pour en bénéficier en juin, "peut-être il faudra une attestation de l'école stipulant qu'elle ne peut pas accueillir cinq jours sur cinq, aux horaires complets... On évaluera ça à la fin du mois, on va voir comment se passe le déconfinement", a-t-elle dit.
Il s'appelle White King, c'est un bébé lion blanc et un vrai "nounours", selon le directeur du zoo espagnol où il est né. Cependant, sa maman l'a rejeté après une mise bas très difficile.
White King, né le 31 mai, est le premier lion blanc à être venu au monde dans un parc zoologique en Espagne.Juan Luis Malpartida, le directeur de Mundo Park à Guillena, près de Séville (sud), aime à lui prodiguer soins et câlins et à lui donner du lait au biberon. "La mise bas s'est mal passée", raconte-t-il à l'AFP, parce que la mère, une lionne blanche ramenée de Thaïlande il y a quatre ans, "a mis bas 14 ou 15 jours après terme". Le lion à naître était très grand et lourd. "Imaginez à quel point elle a souffert, je ne sais pas comment elle l'a mis au monde", commente le directeur de 73 ans qui, depuis son enfance, vit entouré d'animaux. Trois jours après la mise bas, voyant que le nouveau-né ne tétait pas sa mère, parce que celle-ci "ne s'en occupait pas", il a retiré à la lionne son petit, qui était "en état d'hypothermie, d'hypoglycémie et de déshydratation".Ce mercredi, en revanche, "c'est le premier jour où je le vois la tête haute, en train d'essayer de courir", dit Juan Luis Malpartida.Et la mère ? "Elle est tout à fait calme", commente le directeur du zoo, assurant qu'"elle voulait se libérer du petit, se trouver de nouveau en chaleur" et que le mâle s'occupe d'elle.White King pourrait bien être à présent l'une des attractions du zoo qui compte un millier d'animaux et rouvrira jeudi, après trois mois de fermeture pour cause de coronavirus. L'équipe entend pour le moment continuer à prendre soin du lionceau et à le nourrir, explique M. Malpartida. "Quand on verra qu'on peut le redonner à ses parents, on le fera, assure-t-il. Bien que ce soit délicat, parce qu'il deviendra un rival pour le père".
Marine Le Pen a affirmé lundi qu'il n'y avait pas de "discriminations raciales" en France mais des "discriminations sociales", après plusieurs jours de manifestations dans le pays contre le racisme et les violences policières.
"Je ne crois pas qu'il y ait des discriminations raciales dans notre pays" mais "des discriminations sociales, de manière majeure", a déclaré sur RTL la présidente du Rassemblement national."Quand on a mis en place les CV anonymes, on s'est rendu compte que les jeunes d'origine étrangère étaient moins pris dans les entreprises que lorsque le CV n'était pas anonyme. Donc c'est faux, c'est un mensonge, parce qu'encore une fois, on est dans une démarche qui vise à créer des victimes pour pouvoir obtenir le bénéfice d'une discrimination positive", a assuré la dirigeante d'extrême droite.La présidente du RN se dit "d'accord avec le président" Emmanuel Macron quand celui-ci a déclaré dimanche que "la République n'effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire" et "ne déboulonnera pas de statue", mais elle a estimé le chef de l'Etat pas "capable de protéger les Français dans ce domaine"."Ce gouvernement a accompagné ce processus de communautarisation et il continue d'ailleurs à le faire puisque les solutions qu'il propose, ce sont les statistiques ethniques", auxquelles le RN est opposé, a dénoncé Mme Le Pen.Le ministre chargé de la Ville et du Logement Julien Denormandie a répondu sur Twitter que "malheureusement si, les discriminations perdurent en France". Les candidats à un logement ou à un emploi ont "jusqu'à -38% de chances d'obtenir un logement, -25% un entretien d'embauche selon la consonance de (leur) votre nom", a souligné le ministre. "Ce n'est pas en niant les faits que nous combattrons cette réalité", a-t-il ajouté.Marine Le Pen, candidate déjà déclarée à la présidentielle de 2022, a en outre jugé que l'allocution d'Emmanuel Macron dimanche avait été un "exercice de narcissisme indécent" au regard de la crise sanitaire et qu'elle voyait "une aggravation de la dépendance" du pays."Quand je serai à sa place, je dirai: il faut changer la philosophie des accords de libre-échange", "lutter contre la concurrence déloyale et faire appliquer les normes que l'on impose à nos propres producteurs" aux produits importés, a-t-elle détaillé.Pour Marine Le Pen, la crise sanitaire "a donné raison à (son) projet économique", "l'indépendance nationale, la réindustrialisation nécessaire, le localisme, la défense de notre agriculture de type familial".
La ministre du Travail Muriel Pénicaud a estimé mardi à l'Assemblée nationale que la proposition de députés LREM d'autoriser les dons de congés payés aux soignants était "une initiative intéressante".
En première ligne dans la lutte contre le coronavirus, les soignants pourront-ils bénéficier de dons de congés payés ? Dans une lettre adressée à la ministre du Travail Muriel Pénicaud et co-signée par 100 députés La République en marche, l'élu du Calvados Christophe Blanchet propose "que l'on puisse permettre aux salariés qui le désirent et qui le peuvent, dans le public comme dans le privé, de faire don d'une partie de leur congés payés". Il fait état de la "frustration" de certains Français qui au-delà des applaudissements de soutien à 20 heures, "ne peuvent ou ne savent comment aider davantage" les soignants, plaidant qu'il ne faut pas faire "obstacle à la fraternité", dans ce courrier daté du 22 avril et dévoilé mardi 12 mai. "Un tel dispositif ne représente pas une charge pour l'État ni pour les entreprises car les congés payés sont déjà provisionnés. A titre indicatif, il y a 23 millions de salariés en France, si chacun donne juste un jour de congé, cela fait 23 millions de jours, ou l'équivalent en valeur, dédiés aux personnels soignants", ajoute le courrier. Ces jours pourraient être donnés "sous forme de chèques-vacances, utilisables aussi bien dans l'offre publique que privée", précise le député, qui évoque une possible proposition de loi en ce sens.Interpellée à ce sujet lors de la séance de questions au gouvernement, Muriel Pénicaud s'est dit favorable à une telle mesure. "Je pense que la proposition de permettre à des salariés du secteur public comme du secteur privé, à titre évidemment volontaire, de pouvoir donner des jours de repos est une initiative intéressante", a-t-elle estimé, évoquant la possibilité de la "coupler avec les chèques vacances". "Plagiat" et "mauvaise polémique"Une initiative "intéressante" mais pas inédite, selon l'élu Maxime Minot. Le député Les Républicains a fustigé dans un communiqué un "plagiat inacceptable" des députés LREM, soulignant avoir déposé le 22 mars une proposition de loi en ce sens, que les députés de la majorité "ont refusé de cosigner.Son texte porte sur l'instauration d'un "don de jours de repos pour les personnels soignants". L'élu y souligne qu'en l'état de la législation "seul le don à l'intérieur de la même entreprise pour des salariés qui viennent en aide à un proche atteint d'une perte d'autonomie" grave ou présentant un handicap est possible. L'élu de l'Oise, qui indique avoir "déjà recueilli plus de 50 cosignatures de députés issus de toutes les oppositions", dénonce "une façon de faire révoltante", lançant un appel pour que son texte soit inscrit "à l'ordre du jour en vue de son adoption dans le consensus que ce sujet mérite".Pour sa part, le patron des députés LREM Gilles Le Gendre a dénoncé mardi de la part de LR une "mauvaise polémique, certainement pas à la hauteur des enjeux". "Il faut d'abord qu'on lève les obstacles techniques qui s'opposent à cette excellente idée, ce qui n'est pas mince", a-t-il ajouté, indiquant toutefois être "assez confiant".
Jean-Marie Le Pen ne parlait plus ni à son aînée, Marie-Caroline, ni à sa benjamine, Marine.
Tout semble rentrer dans l'ordre chez les Le Pen. À l'occasion de ses 90 ans, samedi 30 juin, Jean-Marie Le Pen a retrouvé ses filles dans la maison familiale de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), avant la grande fête organisée à Saint-Cloud pour son anniversaire, rapporte Le Parisien. Pour ses 90 ans, Jean-Marie Le Pen s'est (enfin) réconcilié avec ses fillespar Europe 1Jean-Marie Le Pen a reçu la visite de Marie-Caroline, son aînée, et de Marine, sa benjamine, samedi 30 juin, quelques heures avant sa grande soirée d'anniversaire. Le fondateur du Front national ne parlait plus à son aînée depuis 1998, depuis qu'elle avait décidé de rallier Bruno Mégret, et "s'interdisait même de prononcer jusqu'à son nom", rappelle Paris Match. Quant à la présidente du Rassemblement national, l'ex-FN, elle ne parlait plus à son père depuis 2015 lorsqu'elle l'a exclu du parti. Leurs relations ne passaient plus que par avocats interposés. "C'était plaisant, très affectueux, malgré les contentieux passés", a confié Jean-Marie Le Pen au Parisien. "C'était un moment très calme, bienveillant, sympa. Je l'ai trouvé bien, plutôt en forme compte tenu de son âge. On est restées presque une heure avec lui, c'était tendre et beau à la fois", a rajouté Marie-Caroline."C'est un poids en moins pour tout le monde"Une situation qui semble soulager Marie-Caroline, l'aînée de Jean-Marie Le Pen : "C'est important que le clan se ressoude. C'est un poids en moins pour tout le monde. Car cette rupture, c'était très lourd à porter. J'avais même fini par me faire une raison", a-t-elle expliqué au journal. Un rapprochement accéléré après l'hospitalisation, le 12 juin, de Jean-Marie Le Pen, des suites d'une mauvaise grippe qui a entraîné des complications pulmonaires. À cette occasion, Marine Le Pen, qui n'avait plus de contact avec lui depuis deux ans, était allé le voir à l'hôpital pour la fête des pères. "Je ne pensais pas que ces retrouvailles auraient lieu, il y a encore quelques jours. Mais quand Marine est passée le voir à l'hôpital, je lui avais dit de l'embrasser de ma part. Et du coup, il m'a invitée pour son anniversaire. Alors j'ai décidé d'y aller", a raconté Marie-Caroline au quotidien. "Quatre-vingt-dix ans, c'est un âge où brusquement, on se rend compte que la vie est brève. La présence des siens, c'est important", a, pour sa part, souligné le patriarche du clan Le Pen.
Debout aux commandes d'un hors-bord, la jeune brésilienne Eduarda Fernandes scrute l'horizon le long du fleuve Piquiri, à la recherche de jaguars blessés lors des incendies qui ravagent le Pantanal brésilien.
Cela fait plus d'une semaine que les flammes ont atteint le Parc naturel Encontro das Aguas, sanctuaire de biodiversité où l'on trouve la plus grande concentration au monde de ce félin.Plus de 85% des 109.000 hectares de cette zone protégée où vivent au moins 150 jaguars sont déjà partis en fumée.Mais cela ne décourage pas Eduarda, surnommée "Duda", guide touristique de 20 ans seulement, qui poursuit ses recherches sans relâche, accompagnée d'une équipe de vétérinaires et de biologistes, tous bénévoles."Notre objectif est de limiter au maximum l'impact du feu, en laissant de l'eau et de la nourriture à leur portée et en parcourant le fleuve pour trouver des animaux blessés", affirme Duda.Il y a cinq ans, elle a quitté Cuiaba, capitale de l'Etat de Mato Grosso (centre-ouest) pour s'installer dans la région de Porto Jofre, principal pôle d'écotourisme du Pantanal, où des visiteurs du monde entier peuvent observer une faune richissime. - Comment sauver un jaguar? -Après deux heures de navigation, l'équipe de bénévoles aperçoit un jaguar mâle qui se repose sur la rive, à l'ombre d'un arbre.Le félin observe fixement le groupe qui s'approche, avec une cage.Les vétérinaires prennent des photos et constatent qu'une patte avant est blessée.Capturer un jaguar pour le soigner est une opération titanesque: il faut utiliser plusieurs flèches hypodermiques.Les sédatifs mettent environ dix minutes à faire effet, et dans ce laps de temps, "tout peut tourner mal", prévient Jorge Salomao, vétérinaire de l'ONG Ampara Animal.Habile nageur, le jaguar peut tenter de s'enfuir et risque de se noyer une fois qu'il perd progressivement ses fonctions motrices. Alors que sous une chaleur étouffante et entourés d'une végétation à moitié calcinée les vétérinaires s'interrogent sur la santé du félin, le jaguar se lève soudain. Doucement, il s'avance vers la rive pour boire."Il balance la queue, il est attentif et ne semble pas ressentir de douleur aiguë. Il a du mal à marcher, mais c'est mieux de le laisser se remettre seul. Pas besoin de le capturer", décide Jorge Salomao. L'équipe reviendra tout de même le voir dans quelques jours pour s'assurer qu'il va bien.La semaine dernière, cette même équipe a dû capturer un jaguar victime de graves blessures aux pattes et l'a ensuite transporté par hélicoptère à Cuiaba.- Faim et soif -D'autres bénévoles parcourent en 4x4 la Transpantaneira, route de terre battue qui traverse le Pantanal, reliant Porto Jofre à Poconé, 150 km plus au nord.Leur mission: déposer dans 70 lieux précis identifiés par GPS des rations d'eau et de fruits -- bananes, pommes et papayes -- dans des mangeoires destinées aux animaux n'ayant plus rien à manger à cause des incendies."Le feu en soi est déjà un grave problème, mais la faim et la soif dont souffrent ensuite les animaux est tout aussi problématique", déplore Enderson Barreto, étudiant vétérinaire de 22 ans.Il fait partie du Groupe de Secours d'Animaux lors de désastres (GRAD), collectif financé par des dons qui déploie des équipes multidisciplinaires pour s'occuper de la faune lors de grandes catastrophes.Le GRAD était déjà présent par exemple lors de la rupture des barrages miniers de Mariana (2015) et Brumadinho (2018), quand des milliers de tonnes de boue toxique ont tout dévasté sur leur passage.Au Pantanal, tous les bénévoles utilisent des gants épais et des protections aux tibias pour éviter les morsures de serpents.Luciana Guimaraes, une autre vétérinaire, tient dans ses bras un petit singe qui s'est fait écraser en traversant la piste."Le nombre d'animaux écrasés va probablement augmenter parce qu'ils errent désespérés, à la recherche d'eau ou de nourriture", estime cette spécialiste de la faune sylvestre de 41 ans, venue spécialement de Sao Paulo.Elle garde cependant espoir: "la nature est forte et peut reprendre vie, même ici, où tout semble avoir brûlé"."Mais malheureusement", soupire-t-elle "ça peut prendre beaucoup de temps".Et sans nourriture, les animaux ne peuvent attendre.
Elle a fait de son sourire, sa marque de fabrique et peut-être aussi sa carapace. Sur le papier glacé des magazines s'étalaient ses relations très people avec Arthur et David Hallyday, mais derrière l'icône glamour se cache une femme fragile.
À l'aube des 50 ans d'Estelle Lefébure, Gala lui consacre sa Une et revient sur des passages plus sombres, plus intimes de son parcours, comme la mort de ses parents, qui restera comme le plus grand drame de sa vie. En 1989, elle n'a que 23 ans quand son père Gilles décède, emporté par une leucémie. C'est au moment où elle part aux Seychelles pour sa lune de miel avec David Hallyday qu'il meurt à l'hôpital. D'après le magazine, l'amour du fils de Johnny Hallyday ne suffira pas pour calmer sa peine. 13 ans plus tard, sa mère, Denise, meurt dans un accident de voiture. Elle pense alors à porter plainte contre le chauffard responsable de cette situation, mais se résigne en expliquant que « la colère ne résout rien ».Des instants dramatiques dont Estelle Lefébure essaye aujourd'hui de se défaire. « Elle est très drôle et s'amuse des situations les plus cocasses » explique un de ses proches au magazine. Le tempérament amusant de la maman de trois enfants.
C'est la pétition qui "buzze". Lancée vendredi 27 janvier sur le site spécialisée Change.org, la pétition baptisée "Mme Fillon, rendez-nous ces 500 000 euros", fait le plein de signature.
Elle a déjà récolte 132 275 signatures, et passera sans doute le seuil des 150 000 signatures d'ici la fin de la journée. Un score très élevé pour une si jeune pétition ! Le texte demande à Penelope Fillon de rendre les 500 000 euros d'argent public, touchés alors qu'elle aurait profité d'un emploi fictif à l'Assemblée nationale, grâce à son époux François Fillon, candidat à l'élection présidentielle. "Mme Penelope Fillon, votre mari et son suppléant assurent que vous avez été leur attachée parlementaire de 1998 à 2006. Peut-être ne le saviez-vous pas, et que vous l'avez découvert comme nous en tombant par hasard sur le Canard Enchaîné", peut-on lire en guise d'introduction. "Au total, 500.000 euros d'argent public ont été versés pour cet emploi. Un montant qui vous semblera sans doute très exagéré, puisque dans différentes interviews vous affirmez n'avoir 'jamais été impliquée dans la vie politique' de votre mari. C'est une question de morale et d'éthique : si vous n'avez pas effectué réellement ce travail d'attachée parlementaire, nous vous demandons de rembourser ces 500.000 euros à l'Assemblée Nationale et donc à nous, le peuple français", demande-t-on ensuite à l'épouse de François Fillon. Cette pétition sera remise à Penelope Fillon, est-il indiqué au bas du texte. Celle-ci a été mise en ligne par Christophe Grébert, élu à Puteaux, connu pour sa bataille contre la famille forte la ville depuis des décennies, le clan Ceccaldi-Raynaud. Interrogé par le Huffington Post, il explique avoir voulu expressément s'adresser à Penelope Fillon, silencieuse depuis le début de l'affaire. "Personne ne s'intéresse à ce que pense Penelope Fillon. Je ne veux pas l'accuser, cela relève de la justice. Je veux m'adresser à elle sur le plan de la morale, de citoyen à citoyenne, pour lui demander si elle considère que son travail méritait une telle rémunération", explique ce blogueur très actif, fondateur de MonPuteaux.com. En 2009, Christophe Grébert s'était adressé directement à une autre cible dans une pétition. Il s'agissait cette fois de Jean Sarkozy, fils de celui qui était alors président de la République, Nicolas Sarkozy. "Jean Sarkozy, renoncez à postuler au poste de président de l'EHPAD", titrait le texte, qui eut un écho considérable dans la presse. Sous le feu des critiques, le jeune homme finira par retirer sa candidature. "Les responsables politiques ne se rendent pas compte de leur niveau de déconnexion. La question n'est pas de savoir si un emploi est légal mais s'il est éthique", poursuit Christophe Grébert. Sa requête sera-t-elle entendue ?
"Râleur, un peu menteur, (...) mais le cœur sur la main." Dominique de Villepin a dressé le portrait de l'homme à qui il "doit tout".
Dominique de Villepin a fait part, vendredi 27 septembre, de son "immense chagrin" après la mort de Jacques Chirac, dont il fut Premier ministre. Sur France Inter, il a également évoqué sa "très grande reconnaissance" envers l'ancien chef de l'État."Je fais partie de cette génération politique qui doit tout à Jacques Chirac, a-t-il expliqué. Je ne serais jamais entré en politique si ce n'avait été avec lui, pour lui, à cause de lui." Évoquant un homme "dépourvu d'arrogance et de tout artifice de communication", l'ancien Premier ministre a estime que "au fond, Jacques Chirac ressemblait un peu à tous les Français : râleur, un peu menteur, gouailleur, ripailleur... Mais le cœur sur la main, attentif aux autres". "Jacques Chirac se réveillait le matin avec un appétit formidable et une envie d'aller vers les Français, a-t-il encore confié. La politique n'était pas uniquement un combat. Il aimait cette vie là.""C'était un homme qui cachait ses émotions, sa souffrance, a expliqué M. de Villepin. Il ressentait extraordinairement vivement les choses. Il n'était ni indifférent à ce qui lui arrivait, ni à ce qui arrivait aux autres et à la France."Celui qui fut ministre des Affaires étrangères avant d'être Premier ministre est également revenu sur l'un des moments forts de sa collaboration avec Jacques Chirac : l'opposition de la France à l'intervention américaine en Irak. "Cette décision était enracinée dans le sentiment que nous pouvions aller vers un choc des civilisations, que l'interventionnisme militaire déstabilisait les sociétés, et dans dans la très profonde connaissance du monde arabe, a expliqué M. de Villepin. Envoyer des soldats, des armes, c'était prendre le risque d'une déstabilisation durable."D'ailleurs, Jacques Chirac était "le dernier président a avoir connu la guerre, à l'avoir vécue dans sa chair".
Dans un entretien accordé au Parisien, la maire de Paris martèle son objectif de gratuité des transports, déjà appliqué dans d'autres métropoles, qu'elle souhaite effectif pour tous d'ici une décennie.
Alors que l'ONU a publié un nouveau rapport alarmant au sujet de l'impact de la pollution de l'air sur la santé, Anne Hidalgo a livré sa "conviction" quant à l'objectif de transports en commun gratuits pour tous, qu'elle soutient depuis son accession à la mairie de Paris. Pour l'édile de la capitale, la mesure peut être atteinte "dans 5 à 10 ans". "Ce sont des discussions qui ne sont pas simples", concède t-elle, au sujet des discordes persistantes avec le Conseil régional d'Île-de-France, tenu par Valérie Pécresse.La maire socialiste avait déjà fait voter en mars 2018 la gratuité (applicable depuis le mois de juin) pour les Parisiens de plus de 65 ans et les adultes handicapés, sous conditions de ressources. Elle avait estimé le coût de cette mesure à 12 millions d'euros par an, que la ville de Paris verse à l'autorité régionale des transports francilienne.En France, une trentaine de villes sont déjà passées au tout-gratuit"Ma conviction, c'est qu'on viendra sans doute dans cinq à dix ans à la gratuité totale pour tout le monde, comme ça se fait dans certaines villes", prédit Anne Hidalgo, ajoutant qu'elle fallait également "veiller à ne pas sursaturer le réseau de métro" de la capitale. A l'heure actuelle, une trentaine de communes françaises ont passé le cap du "tout-gratuit" pour leurs transports en commun, comme Niort ou encore Dunkerque. À l'échelle européenne , une seule capitale a pour le moment opté pour ce modèle : Tallinn, en Estonie. Le Luxembourg va quand à lui introduire la gratuité des transports en commun nationaux à partir du 1er mars 2020.
15.000 personnes se sont recueillies lundi sur les plages des Sables-d'Olonne pour rendre hommages aux trois sauveteurs qui ont péri en mer en voulant secourir un pêcheur en détresse alors que la tempête Miguel faisait rage.
Emmanuel Macron se rendra jeudi 13 juin aux Sables-d'Olonne (Vendée) pour présider une cérémonie en la mémoire des trois sauveteurs de la SNSM qui sont morts vendredi 7 juin en portant secours à un chalutier en détresse. Le chef de l'État avait annoncé dès samedi qu'il les nommait, à titre posthume, chevaliers dans l'ordre national de la Légion d'honneur."Le Président de la République présidera une cérémonie en la mémoire des trois sauveteurs de la SNSM décédés et en l'honneur des gens de mer, le jeudi 13 juin à 11h30 aux Sables-d'Olonne", a indiqué l'Élysée lundi 10 juin. Marche silencieuse lundiQuelque 15.000 personnes se sont recueillies lundi 10 juin sur les plages des Sables-d'Olonne pour honorer les trois bénévoles qui ont péri en mer. Lundi après-midi, les recherches se poursuivaient pour tenter de retrouver le pêcheur et son navire.
Selon Greenpeace, l'ensemble des véhicules vendus par les grands constructeurs automobiles en 2018 vont polluer autant que tous les habitants de l'Union européenne en un an.
Alors que les acteurs du monde de l'automobile se rassemblent à l'occasion du salon de Francfort, Greenpeace publie ce mardi 10 septembre un rapport pointant l'impact des constructeurs sur la planète. Selon le document, intitulé "Droit dans le mur - L'industrie automobile, moteur du dérèglement climatique", le bilan carbone 2018 de l'industrie automobile représente près d'un dixième des émissions mondiales de gaz à effet de serre.Cinq géants responsables de plus de la moitié des émissions carbone de la filière"Au total, les 12 constructeurs qui ont été passés au crible pour ce rapport sont responsables de 4,3 gigatonnes d'émissions carbone", explique Greenpeace. "En extrapolant ce chiffre et avec 86 millions de véhicules vendus en 2018, on estime que l'ensemble de l'industrie automobile est responsable de 4,8 gigatonnes d'émission carbone, soit 9% des émissions de gaz à effet de serre", précise l'ONG environnementale, critiquant des industriels dont les campagnes de communication autour de "véhicules plus verts" ne résiste pas à l'épreuve des faits. Les plus gros constructeurs sont logiquement les plus gros pollueurs: Volkswagen arrive en tête des émissions, devant Renault-Nissan, Toyota, General Motors et Hyundai-Kia. A eux cinq, ils représentent 55% des émissions carbone de la filière.Nous demandons à cette industrie de changer radicalement, ou d'être responsable devant l'Histoire", estime Greenpeace, pour qui "son inaction nous prive d'un avenir plus vert, plus propre, avec davantage de chances de survie".Cette annonce intervient à quelques heures de l'ouverture mardi des journées professionnelles du salon automobile de Francfort, qui accueillera le grand public du 12 au 22 septembre. La "grand-messe" allemande du secteur automobile s'inscrit dans un contexte lourd marqué par "le 'dieselgate' (scandale des moteurs truqués de Volkswagen), puis le départ manqué dans l'électrique", expliquait dimanche Ferdinand Dudenhöffer, directeur du Center Automotive Research (CAR), basé en Allemagne.L'hybride n'est "pas la solution miracle" L'automobile dans son ensemble traverse une période de troubles: investissements lourds sur fond de bouleversements technologiques, guerres commerciales, menaces de Brexit dur, et, en Europe, l'entrée en vigueur l'an prochain de plafonds d'émissions de CO2 qui contraignent les constructeurs à une électrification des véhicules à marche forcée. Mais aux yeux de Greenpeace, "l'amélioration de l'efficacité de l'essence et des véhicules hybrides ne sont plus des solutions suffisantes à la crise climatique. Au contraire, ils retardent les changements fondamentaux nécessaires, et la progression actuelle des ventes de SUV (4x4 urbains, NDLR) est une menace de plus pour notre climat". "Ce n'est pas la solution miracle", abonde Sarah Fayolle, chargée de campagne de Greenpeace France, sur franceinfo. Le vrai enjeu est de planifier la fin des rentes de l'ensemble des voitures qui fonctionnent à l'essence ou au diesel. Si on pouvait déjà arrêter de promouvoir ces véhicules, ce serait déjà une bonne chose", estime t-elle ce mardi 10 septembre.Greenpeace Allemagne a d'ailleurs mené ce week-end une action contre un cargo transportant des SUV à Bremerhaven, dans le nord du pays, sous la bannière "Klimakiller an bord", 'tueur de climat à bord'. "Chaque vente de SUV nous condamne à des émissions de CO2 plus élevées sur l'ensemble de sa durée de vie", déplore l'ONG, avançant qu'ils produisent davantage de gaz à effet de serre que les autres types de véhicules.
Incarcéré depuis près de six mois, le journaliste Khaled Drareni, symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, reste derrière les barreaux après sa condamnation mardi en appel à deux ans de prison ferme, ce qui a déclenché une avalanche de protestations de ses soutiens.
"Deux ans de prison ferme pour Drareni. Nous allons faire un pourvoi en cassation", a déclaré à l'AFP l'un de ses avocats, Me Mustapha Bouchachi.Dans un tweet, le frère du journaliste, Chekib Drareni, s'est dit "écœuré, choqué et déçu de la décision de la Cour qui renforce encore une fois l'injustice en Algérie". Avocats, collègues et proches de Khaled Drareni espéraient un jugement clément, sinon une relaxe. La sévérité de la sentence a soulevé l'indignation et la colère des journalistes et sympathisants venus le soutenir au tribunal."Moi je pense aujourd'hui qu'on ne peut plus exercer le journalisme en Algérie. On ne fait qu'être chargé de communication du régime",a confié à l'AFP Lamine Mohamed Maghnine, un journaliste."Nous sommes tous en danger aujourd'hui. Les journalistes, les avocats, les libertés, les Algériens sont en danger", a estimé l'avocat Abdelghani Badi.M. Drareni, 40 ans, avait été condamné le 10 août dernier à trois ans d'emprisonnement pour "incitation à attroupement non armé" et "atteinte à l'unité nationale".Lors du début du procès en appel, il y a une semaine, le procureur avait requis quatre années de prison ferme contre le fondateur du site d'information en ligne Casbah Tribune, qui est également le correspondant en Algérie pour la chaîne de télévision française TV5 Monde et pour Reporters sans Frontières (RSF).- "Logique de répression" -"Son maintien en détention est la preuve d'un enfermement du régime dans une logique de répression absurde, injuste et violente", a réagi Christophe Deloire, le secrétaire général de RSF.Détenu depuis le 29 mars, le journaliste a été arrêté après avoir couvert le 7 mars à Alger une manifestation d'étudiants, dans le cadre du "Hirak", le soulèvement populaire pacifique né en février 2019 d'un immense ras-le-bol des Algériens qui réclament un changement du "système" en place depuis l'indépendance en 1962.Il est aussi accusé d'avoir dénoncé sur Facebook "la corruption et l'argent" du système politique, selon RSF.Le ministre de la Communication Ammar Belhimer reproche en outre au journaliste d'avoir travaillé sans jamais avoir eu de carte de presse professionnelle, sur fond d'allégations d'être au service "d'ambassades étrangères". "Khaled était un poil à gratter? Il est désormais une épine dans le pied du régime", a écrit M. Deloire sur Twitter, en dénonçant "une justice algérienne aux ordres".Khaled Drareni était jugé en compagnie de Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, deux figures du "Hirak", mouvement inédit qui a ébranlé le pouvoir jusqu'à sa suspension mi-mars en raison de la crise sanitaire.Sous le coup des mêmes chefs d'accusation, MM. Benlarbi et Hamitouche ont été condamnés à quatre mois de prison. Les ayant déjà purgés, ils sont ressortis libres de la cour d'Alger."Ce jugement ne fait pas de mal à Khaled Drareni, il fait du mal à la justice algérienne, au pouvoir exécutif, il fait du mal au ministère de la Justice, aux magistrats et à l'Algérie", a commenté M. Benlarbi. - "Parodie de justice" -Pendant le procès en appel, Khaled Drareni -- dont l'état de santé est "préoccupant", selon RSF -- a catégoriquement rejeté les accusations portées contre lui."Je suis un journaliste et non un criminel. Je n'ai fait que mon métier", a-t-il plaidé.Certains journalistes algériens ont été accusés par le régime de semer la discorde, de menacer l'intérêt national et surtout d'être à la solde de "parties étrangères". Plusieurs sont en prison et des procès sont en cours.L'Algérie a chuté à la 146e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par RSF.Khaled Drareni est soutenu par une campagne de solidarité à Alger et à l'étranger.Fustigeant "une parodie de justice", Amnesty International a exigé "la libération immédiate et sans condition de Khaled Drareni et des autres détenus".Son procès s'inscrit dans un contexte de répression accrue à l'encontre des militants du "Hirak", des opposants politiques, des journalistes et de blogueurs. Selon le Comité national de libération des détenus (CNLD), quelque 45 personnes sont actuellement emprisonnées pour des faits liés à la contestation, la plupart pour des publications sur Facebook.
Laeticia Hallyday va revenir à Paris, annonce Closer. La veuve du King du rock devrait promouvoir l'album posthume de son mari et donner trois interviews à différents médias.
Elle était restée discrète depuis quelques semaines. En vacances du côté de Saint-Barth, Laeticia Hallyday serait sur le point de rentrer à Paris, du moins en octobre prochain, annonce Closer. La veuve du rockeur va accorder trois interviews à des grands médias et devrait aussi assurer la promotion de l'album posthume de son mari.Cet album, dont la sortie est prévue entre octobre et novembre devrait "bluffer les fans", racontait Thierry Chassagne le directeur de sa maison de disques. Il a été préparé par Yodelice et Yarol Poupaud.Détour par Los AngelesMais avant de faire son retour à Paris, Closer croit savoir que Laeticia Hallyday fera un petit détour par Los Angeles, aux États-Unis. Elle doit assurer la rentrée de ses deux filles, Jade et Joy, dans leur école. La dernière fois que Laeticia Hallyday a été vue en France, c'était le 9 décembre dernier, jour de l'hommage en l'église de la Madeleine. Depuis, elle a jonglé entre Los Angeles et Saint-Barthélemy où est enterré Johnny. Ses sorties médiatiques sont également très rares. La dernière remonte à son long entretien accordé au magazine Le Point en avril dernier. Elle y évoquait son amour pour Johnny, mais surtout son sentiment sur la "guerre" que se livrent les deux clans quant à la succession de son mari.
Le parquet de Besançon a ouvert une enquête et saisi l'IGPN après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo prise jeudi, montrant un policier assénant un violent coup à un jeune homme à Besançon, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.
"Une enquête pour violences par personne dépositaire de l'ordre public a été ouverte pour comprendre ce qui s'est exactement passé", a indiqué à l'AFP le parquet du tribunal judiciaire de Besançon, qui a saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).Sur la vidéo d'une dizaine de secondes, que l'AFP a visionnée sur Twitter, on voit un policier portant casque et gilet pare-balles s'entretenir, semble-t-il calmement, avec un jeune homme dans le quartier sensible de Planoise. Soudain, le policier lui donne un violent coup au visage, la vidéo s'interrompant à cet instant."Dans l'intérêt du service, le préfet a demandé un retrait immédiat de la voie publique du fonctionnaire de police au directeur départemental de la sécurité publique du Doubs, en l'attente des conclusions de cette enquête", a précisé la préfecture du Doubs dans un communiqué.Selon une source proche du dossier, l'adolescent de 16 ans a été placé en garde à vue jeudi après-midi pour "outrage et menace de crime à l'encontre d'une personne dépositaire de l'autorité publique". Il est sorti de garde à vue vendredi en début d'après-midi avec une convocation par officier de police judiciaire, en octobre, devant le juge des enfants pour répondre de ces faits."Cet acte de violence commis par un dépositaire de la force publique vient dégrader le travail de reconquête républicaine mené par les forces de police déployées par l'Etat, les services de la ville et les associations qui porte ses premiers fruits", a estimé dans un communiqué la maire de Besançon, Anne Vignot (EELV) qui "salue" la saisie de l'IGPN."L'exemplarité dont ont fait preuve les forces de police ces derniers mois à Planoise ne saurait souffrir du comportement d'un agent", a-t-elle ajouté, souhaitant que "la confiance puisse être maintenue entre policiers et habitants".Dans son communiqué, le préfet du Doubs, Joël Mathurin, affirme par ailleurs souhaiter "la poursuite du travail de reconquête républicaine et de lutte contre le narco-trafic engagé avec succès depuis plusieurs mois sur le quartier de Planoise"."Un professionnalisme exemplaire est exigé dans l'action républicaine de la police, il implique du sang froid en toutes circonstances", ajoute cependant M. Mathurin tout en renouvelant "sa confiance et sa reconnaissance envers les forces de sécurité intérieure qui interviennent dans des conditions difficiles".
Les deux enfants de la passagère d'un autocar - dont un en bas âge - sont repartis à bord du car... Sans elle.
Un cauchemar éveillé. Une femme qui voyageait à bord d'un autocar pour un trajet Paris-Toulouse a été oubliée sur une aire d'autoroute, à Saran, près d'Orléans, autour d'1h du matin. Les gendarmes du Loiret ont rapporté l'histoire sur leur page Facebook. Mais ce n'est pas tout puisque celle-ci ne voyageait pas seule.Ses deux enfants, dont un nourrisson, faisaient le trajet avec elle. Et, alors qu'elle a été oubliée sur une aire d'autoroute, les deux bambins, eux, sont restés à bord. Heureusement, sur l'aire où elle se trouvait cette nuit-là, la mère de famille a croisé des gendarmes du peloton d'autoroute d'Orléans. Elle a donc embarqué dans le véhicule des militaires qui ont tenté de rattraper l'autocar de la compagnie Ouibus dans lequel voyageaient les deux enfants. Selon France Bleu, le conducteur de l'autobus s'est finalement aperçu qu'une passagère manquait à l'appel, environ soixante kilomètres après être parti de l'aire d'autoroute. Il a donc appelé les gendarmes et fait demi-tour pour retrouver le véhicule qui transportait la passagère qu'il avait oubliée. Toujours d'après le média local, la mère de famille, soulagée, a pu retrouver ses enfants autour de 2h40.
Franceinfo révèle que la secrétaire d'État à l'égalité entre femmes et hommes a été reprise notamment par une linguiste samedi, après avoir posté un message sur le réseau social à l'oiseau bleu : "La fête DE Macron eut été plus correct", écrit-elle.
Marlène Schiappa aurait dû tourner sept fois ses doigts sur son clavier avant de taper sa missive. Samedi, alors que des milliers de personnes sont attendues dans les rues de Paris notamment pour une grande manifestation contre la politique du président de la République, la secrétaire d'État à l'égalité a cru bon de donner une leçon de grammaire sur Twitter. "Au-delà du sujet, il est insupportable de voir cette tournure grammaticale promue par des élus ! 'La fête DE Macron' eut été plus correct", a-t-elle écrit. Et de renchérir : "Penser que les classes populaires ont besoin d'une langue française dégradée pour s'y reconnaître, c'est les mépriser".Or, son message n'est pas passé inaperçu et a fait tiquer plusieurs internautes, dont l'humoriste Guillaume Meurice qui s'est fendu du commentaire suivant : "Quand t'es tellement proche des classes populaires que tu ne connais pas l'expression 'faire sa fête à quelqu'un'".La linguiste Laélia Véron a, elle aussi, décidé de faire sa fête à Marlène Schiappa après avoir vu ce message, comme l'a repéré franceinfo. Cette diplômée de l'ENS de Lyon, docteure en langue française et agrégée de Lettres modernes a répondu à la secrétaire d'État en relevant que le nom de l'événement de ce samedi 5 mai faisait référence à l'expression française "faire sa fête à quelqu'un". Marlène Schiappa et la conjugaison"Deux contresens 1) Il y a une différence de sens importante entre "la fête de Macron" et "faire la fête à Macron", le 2e est l'antiphrase ironique du 1er", écrit ainsi la linguiste dans un tweet. Dans ces quelques lignes, Laélia Véron ne manque par ailleurs pas de préciser que cette "tournure populaire est parfaitement attestée" et relève de l'usage, non d'une langue française en déclin. Elle relève également une faute de conjugaison dans le message de Marlène Schiappa : "Quitte à se prendre pour une pimbêche de la langue française, il manque un accent circonflexe à 'eût été'. A ce jeu là @MarleneSchiappa on se fait toujours doubler", ironise-t-elle.
Le frère de George Floyd doit être entendu mercredi au Congrès, qui se penche sur "la crise de violences et de racisme au sein de la police" des Etats-Unis, au lendemain de l'inhumation de cet Afro-Américain asphyxié par un agent blanc.
La commission judiciaire de la Chambre des représentants, à majorité démocrate, organise une série d'auditions pour appuyer une proposition de loi présentée en début de semaine et qui vise à "changer la culture" au sein de la police des Etats-Unis."Nous ne pouvons pas fermer les yeux face au racisme et à l'injustice qui imprègnent trop de nos forces de police", a déclaré Jerry Nadler, le chef de la commission, en ouvrant la réunion. "La nation exige que nous agissions pour obtenir des changements significatifs".Les forces de l'ordre sont sur la sellette depuis la mort, le 25 mai à Minneapolis, de George Floyd, asphyxié par le policier Derek Chauvin qui l'a plaqué au sol et a appuyé son genou sur son cou pendant de longues minutes.Depuis, des foules de manifestants sont descendues dans les rues du pays - et même sur d'autres continents - pour réclamer justice et de profondes réformes au sein des quelque 18.000 services de police qui coexistent aux Etats-unis (police municipale, shérifs des comtés, patrouille des Etats...).Au cri de "Black Lives Matter" (les vies noires comptent), ils ont dénoncé la "brutalité policière" qui vise de manière disproportionnée les Afro-Américains. De fait, près d'un quart du millier de personnes tuées par la police en 2019 étaient noires, alors qu'elles ne représentent qu'à peine 13% de la population américaine.Face à cette colère, certaines agences ont annoncé de premières mesures: la police de Houston va renoncer à la pratique controversée des "prises d'étranglement" lors d'arrestations de suspects, celle de Minneapolis sera démantelée pour être remise à plat, celle de Washington ne fera plus de place aux syndicats dans les procédures disciplinaires...Au niveau fédéral, le "Justice and Policing Act", soutenu par plus de 200 élus essentiellement démocrates, entend entre autres créer un registre national pour les policiers commettant des bavures, faciliter les poursuites judiciaires contre les agents et repenser leur recrutement et formation. - "Le cou du système" -Mais l'avenir de ce texte est très compromis au Sénat, à majorité républicaine. Face à cette mobilisation sans précédent depuis le mouvement de lutte pour les droits civiques dans les années 1960, le chef de la majorité à la chambre haute, Mitch McConnell, a toutefois annoncé mardi qu'il chargeait le seul sénateur républicain noir, Tim Scott, de mener la réflexion pour le parti du président Donald Trump sur ce sujet.En attendant, les élus démocrates ont convoqué plusieurs personnalités mercredi pour dénoncer un problème qu'ils jugent "structurel" et lié à la longue histoire esclavagiste du pays. Outre Philonise Floyd, les élus doivent entendre l'avocat Benjamin Crump, qui défend de nombreuses familles de victimes, le chef de la police de Houston Art Acevedo ou une responsable de la puissante association antiraciste NAACP, Sherrilyn Ifill.La veille, Benjamin Crump était à Houston, au Texas, pour les funérailles de George Floyd dont il représente la famille.La cérémonie "lui a donné la dignité, le respect, l'humanité que les policiers de Minneapolis lui ont nié en restant agenouillés sur son cou pendant près de neuf minutes", avait-il lancé à l'issue des obsèques. "Ce que nous devons faire, avait-il ajouté, c'est garder nos genoux sur le cou du système jusqu'à ce que nous obtenions une justice égalitaire."Dans l'église, ses proches avaient rendu un hommage ému à leur "superman", leur "doux géant" dont la stature de près de deux mètres n'a pas empêché le drame. Mais des appels plus politiques, à s'attaquer enfin au racisme qui gangrène la société américaine et à "nettoyer la Maison Blanche" avaient également résonné devant son cercueil.George Floyd a ensuite été inhumé aux côtés de sa mère, Larcenia, décédée en 2018. Lors de son calvaire, il avait supplié le policier Derek Chauvin de le relâcher en implorant "maman".Devenu le visage des brutalités policières, l'agent de 44 ans a été inculpé pour meurtre et est détenu dans une prison de haute sécurité. Trois de ses collègues impliqués dans le drame ont également été arrêtés et accusés de complicité.
L'ex-président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, a quitté samedi soir Bamako pour des soins aux Emirats arabes unis, plus de deux semaines après son renversement par une junte qui a ouvert le même jour des consultations sur la transition.
M. Keïta dit IBK, "a quitté par vol spécial Bamako cette nuit pour Abou Dhabi pour des soins" médicaux, a dit à l'AFP une source aéroportuaire.La famille de l'ex-président a confirmé, indiquant qu'"il a été autorisé à partir avec deux personnes à Abou Dhabi" à bord d'un avion envoyé par les Emirats."Nous avons effectivement pour des raisons humanitaires accepté son départ (de Bamako) mais à des conditions", a dit samedi à l'AFP, sans plus de précisions, un responsable de la junte qui a renversé le 18 août le président Keïta.Le départ du Mali pour des soins à l'étranger de M. Keïta, 75 ans, avait été évoqué peu après sa chute le 18 août. Il s'est précisé en début de semaine à la suite, selon ses médecins, d'un court AVC pour lequel il a été hospitalisé mardi dans une clinique de Bamako qu'il a quittée jeudi.Le pouvoir de M. Keïta a été affaibli par des mois de contestation face à une grave crise sécuritaire, économique et institutionnelle, mais aussi la corruption reprochée à toute la classe politique.Cette crise sécuritaire persiste. Samedi matin, deux militaires de la force française au Sahel "Barkhane" ont été tués et un grièvement blessé par une bombe artisanale dans la région de Tessalit (nord), selon un communiqué de la présidence française.Au moins dix soldats maliens avaient été tués jeudi dans une embuscade dans le centre du pays, près de la frontière mauritanienne. C'était la troisième fois que l'armée essuyait de sévères pertes depuis le putsch.- Concertation sans rebelles touaregs -Sous la pression de la communauté internationale, et notamment des voisis ouest-africains, la junte qui a renversé M. Keïta a ouvert samedi à Bamako des concertations sur la transition, qui doivent se poursuivre jusqu'au 12 septembre."Nous abordons une nouvelle histoire de notre pays. Cette étape cruciale nécessite une profonde réflexion et l'implication de l'ensemble des filles et des fils de la nation", a déclaré à l'ouverture des travaux Malick Diaw, numéro deux du "Comité national pour le salut du peuple" (CNSP) mis en place par les putschistes.Aucun représentant de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), l'ex-rébellion à dominante touareg, signataire de l'accord de paix de 2015, n'était présent, selon des journalistes de l'AFP.Dans un communiqué, la CMA juge que "les mesures de confiance nécessaires à la construction d'un partenariat pour des responsabilités partagées ne semblent pas d'actualité".La CMA "ne saurait cautionner aucun processus sans concertations participatives et consensuelles", ajoute-t-elle.A Kidal, "les concertations ont été reportées faute de compromis entre le CNSP et la CMA", a dit samedi à l'AFP un responsable administratif.Néanmoins, le président français Emmanuel Macron a appelé samedi dans un communiqué "à la mise en place sans délai d'une transition politique civile au Mali (...) condition sine qua non d'une lutte efficace contre les terroristes".- "Pas de carte blanche" -La junte a promis une transition vers un pouvoir civil. Mais la forme et la durée de cette transition, deux sujets de friction avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) qui a imposé des sanctions aux nouveaux dirigeants militaires, ne sont pas encore fixées.Pour les militaires, le temps presse: les dirigeants ouest-africains, qui ont réclamé une "transition civile" et des élections sous 12 mois, se réunissent lundi avec le Mali en tête de l'ordre du jour.Le lancement de la consultation avait subi un sérieux contretemps il y a une semaine. Les militaires l'avaient reportée, en pleine querelle avec un acteur primordial de la crise, le Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). Le M5-RFP, ulcéré de ne pas avoir été invité à la première rencontre, figure cette fois explicitement parmi les participants annoncés, avec les partis politiques, les organisations de la société civile, d'anciens groupes rebelles, les syndicats et la presse.Le M5-RFP, qui a canalisé l'exaspération des Maliens contre le président déchu, réclame d'être placé sur un pied d'égalité avec la junte.Il l'avait accusée de chercher à "confisquer" le changement et sa figure tutélaire, l'imam Mahmoud Dicko, a prévenu les militaires qu'ils n'avaient pas "carte blanche".Depuis, et après s'être d'abord surtout entretenus avec les représentants étrangers pour les rassurer mais aussi demander la levée des sanctions de la Cédao, les militaires ont reçu les représentants du M5-RFP et ceux de partis ou de syndicats.Chacun a exposé sa vision sur la transition. La junte a proposé initialement une durée de trois ans sous la conduite d'un militaire, avant de rabaisser la barre à deux ans. Le M5-RFP a de son côté proposé une transition de 18 à 24 mois, avec des civils aux commandes.
À l'appel de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs, les paysans se sont donnés rendez-vous ce mardi devant les préfectures pour interpeller Emmanuel Macron sur leurs conditions de vie.
"Agribashing" ou déconsidération du monde agricole et de ses pratiques, surtranspositions de règlements européens, accords de libre-échange, retards de paiements des aides européennes... les motifs de crispation des agriculteurs sont nombreux. Après une mobilisation le 8 octobre dernier, les agriculteurs manifestent à nouveau dans toute la France ce mardi 22 octobre. D'Arles à Épinal, de la Haute-Savoie à la Gironde, les paysans se sont rassemblés devant les préfectures à l'appel de la FNSEA et les Jeunes agriculteurs (JA) pour interpeller, à travers elles, le président Emmanuel Macron, opérations de bâchage à l'appui, le hashtag #SauveTonPaysan en bandoulière et un message sans équivoque affiché partout :"Macron réponds-nous!". "Il y a un agriculteur qui se tue par jour et on a l'impression qu'il n'y a pas de prise de conscience au niveau du gouvernement et d'Emmanuel Macron", a déploré auprès de l'AFP Delphine Fernandez, présidente des JA du Gard, où la situation s'est tendue à la mi-journée.Incidents à NîmesUn convoi de quelque 80 tracteurs s'est arrêté à midi devant un bâtiment des services fiscaux de Nîmes où des incidents ont éclaté entre plusieurs dizaines d'agriculteurs et les forces de l'ordre. Après avoir longuement bloqué l'A9 dans le sens Montpellier-Lyon, les agriculteurs mobilisés dans le cadre d'un mot d'ordre national de la FNSEA ont parcouru les boulevards périphériques nîmois jusqu'à ce centre des impôts situé près de la zone commerciale du Mas de ville. Des engins agricoles ont pénétré au delà du portail jusqu'à l'entrée du bâtiment où une cuve a notamment été vidée, du purin déversé et un poteau de signalisation sur lequel était fixé une caméra renversé. Mais les forces de l'ordre ont rapidement repoussé les manifestants avec des tirs de gaz lacrymogènes massifs, a constaté l'AFP. Des heurts sporadiques avec des jets de projectiles divers de la part des agriculteurs se sont poursuivis jusque vers 12H45 quand le convoi a repris sa route vers la préfecture. En chemin vers la Préfecture ils sont passés au centre-ville, à la direction départementale des services fiscaux, où ils ont encore déversé une cuve de purin ainsi que de la paille, à laquelle ils ont mis le feu avant de se faire chasser par des tirs de gaz lacrymogènes. Des perturbations dans toute la FranceDans la région Centre qui compte environ 25.000 agriculteurs, une centaine de personnes sont venues mardi matin avec des tracteurs devant la Préfecture de Bourges pour manifester leur mécontentement. Dans le nord-ouest de Toulouse, une cinquantaine d'agriculteurs avec 15 tracteurs ont bloqué des ronds-points, notamment à Blagnac.Mêmes scènes en Rhône-Alpes, où des cortèges de plusieurs dizaines de tracteurs chacun, dont certains avec des remorques remplies de pneus et de paille, convergeaient vers la préfecture de région. À Veauchette, dans la Loire, l'accès à l'A72 était complètement bloquée par des tracteurs.En Bourgogne, la manifestation prenait même des accents nostalgiques : "Chirac, reviens !" ont écrit les agriculteurs en colère sur une bâche noire accrochée sur la façade de la préfecture à Dijon.En Franche-Comté, à Besançon, une cinquantaine de tracteurs ont investi le centre-ville pour se garer devant la préfecture du Doubs, a indiqué France Bleu Besançon. À Vesoul, les manifestants ont installé une ferme miniature avec des vaches devant la préfecture de Haute-Saône, qui a fermé pour l'occasion. Là encore, ils ont recouvert les grilles avec une bâche agricole noire. À Lons-le-Saunier, une centaine de tracteurs s'est rendu devant la préfecture du Jura.En Gironde, une vingtaine d'agriculteurs se sont rendus dans un centre commercial de Bègles pour sensibiliser les consommateurs à la lecture des étiquettes et l'origine des produits.La Loi Alimentation "ne porte pas assez ses fruits""Les agriculteurs ont une colère rentrée, encaissent des coups, et ont envie d'exprimer leur exaspération face à certaines incohérences du gouvernement", a déclaré Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, sur CNews.Outre les intrusions dans les élevages des militants antispécistes ou les pressions sur l'utilisation de produits phytosanitaires, avec la mise en place de zones de non-traitement (ZNT) de pesticides, les agriculteurs déplorent, pour beaucoup, des revenus en berne, en partie à cause de la guerre des prix des acteurs de la grande distribution.Une situation que devait régler au moins partiellement la Loi Alimentation, censée ramener du revenu dans les cours de fermes en rééquilibrant les relations commerciales entre paysans, industriels et distributeurs. Cette loi "ne porte pas assez ses fruits", a reconnu le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, sur LCI, ajoutant que "si ça ne fonctionne pas, il faudra prendre des décisions". Il s'est dit toutefois "choqué" par le slogan des agriculteurs: "On ne s'adresse pas au président de la République en disant 'Macron, réponds-nous'"."La FNSEA et les Jeunes agriculteurs canalisent le mécontentement, s'il n'y a pas cette canalisation, ce sera je pense beaucoup plus difficile et plus violent", a averti Mme Lambert, qui a demandé aux agriculteurs de "s'impliquer d'avantage dans les conseils municipaux", avec les prochaines élections en ligne de mire.
La société Sodilac a rappelé jeudi l'ensemble des produits infantiles à base de protéines de riz distribués sous la marque Modilac fabriqués dans le nord de l'Espagne. Ce rappel concerne environ 400.000 boîtes de 18 références.
À la suite du signalement de quatre cas en France de "Salmonella poona" dans des selles de nourrissons ayant consommé des formules infantiles à base de protéines de riz Modilac, la marque Sodilac rappelle "l'ensemble des formules à base de protéines de riz au-delà des deux lots concernés à date et par précaution et l'ensemble des formule infantiles fabriquées dans l'usine concernée en Espagne, en attendant que l'origine du problème soit établie", explique un communiqué. Une décision prise "en accord avec la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes)", précise l'entreprise.Ce rappel concerne environ 400.000 boîtes de 18 références de produits, indiqué Modilac sur son site. Ces produits sont distribués exclusivement en pharmacies, via des associations caritatives - Restos du cœur, Médecins sans frontières, Croix Rouge Guyane - et des sites de vente en ligne, dont le géant américain Amazon.Les parents qui détiendraient une ou plusieurs boîtes des références concernées sont invités à ne pas les utiliser et à les rapporter à leur pharmacie habituelle ou auprès des associations concernées."Si votre enfant présente des symptômes de type diarrhée ou fièvre, nous vous invitons à contacter rapidement votre pédiatre, votre médecin généraliste ou les urgences", précise le communiqué. En cas de questions, Sodilac invite à appeler le numéro gratuit 0800 800 970."Une attitude responsable""C'est la première fois que nous menons un retrait d'une telle ampleur", explique à l'AFP le dirigeant de Sodilac Joris Bernard, qui plaide une "attitude responsable" en respect du "principe de précaution". Sodilac fait partie, depuis décembre 2013, du groupe fromager Savencia Fromage & Dairy, ex-Bongrain, une société cotée employant 20.000 personnes et réalisant en 2017 un chiffre d'affaires de près de 5 milliards d'euros. La maison mère détient notamment les marques Caprice des dieux, Elle & Vire et Saint-Môret.
Aucune partie de son corps n'est vierge d'encre, pas même les yeux ou la langue : à Palaiseau, en région parisienne, un homme de 35 ans conjugue sa passion du tatouage avec son métier d'instituteur en école élémentaire.
"J'en suis à environ 460 heures de tatouage, 57.000€." Sylvain Hélaine, alias Freaky Hoody sur les réseaux sociaux, est considéré comme l'homme le plus tatoué de France.Motifs floraux colorés sur le crâne, tête de démon dans le dos, la coqueluche des conventions de tatouage a commencé à recouvrir son corps en 2012."Je l'ai fait en trois ans. Maintenant je repasse en transparence", explique-t-il en désignant son bras dont les anciens motifs sont recouverts de fines lignes imitant des fibres musculaires. Il n'en regrette aucun, dans "une démarche philosophique inédite : je rends le tatouage, qui est censé être permanent, éphémère. Je finirai surement tout noir à 80 ans." Le plus impressionnant, ce sont ses yeux, "plus une modification corporelle qu'un tatouage", souligne-t-il. Ses pupilles et ses iris marrons ressortent à peine du "blanc" des yeux, transformé en noir de jais. Il a dû aller en Suisse pour avoir recours au tatouage oculaire, interdit en France. "C'est une torture, on vous tient l'œil grand ouvert, vous sentez l'aiguille qui le perce", raconte cet homme de 35 ans. "On ne sait pas si ça va bien se passer. C'est pourquoi je dis aux gens +ne le faites pas+. Mais moi, j'avais l'impression d'être incomplet."- Passion et vocation -Son corps lui ouvre des portes. "Des agences de mannequin m'ont recruté pour des films, des séries. J'ai rencontré Mathieu Kassovitz, Joey Starr, Lana Wachowsky..." De fil en aiguille, il anime et défile dans des conventions de tatouage, et des boîtes de nuit le recrutent pour danser. "Le tatouage alimente le tatouage", explique celui qui a vécu jusqu'à 33 ans chez sa mère, seule façon de financer ses tatouages avec son "salaire d'instit'".Car Sylvain Hélaine, tatoué des pieds à la tête, est maître d'école. Ses élèves, du CP au CM2, ont entre 6 et 11 ans. L'âge de toutes les curiosités mais aussi de toutes les peurs."Je provoque toujours un moment de stupéfaction chez les enfants et les parents. Mais quand je me présente et qu'ils voient que je suis un enseignant comme les autres, tout se passe bien", raconte celui qui se dit passionné par son métier.L'enseignant estime pourtant que sa particularité fait sa force : "les enfants qui me voient apprennent la tolérance et le respect des autres. Quand il seront adultes il y aura peut-être plus de chance qu'ils ne soient pas racistes, homophobes, qu'ils ne regardent pas les handicapés comme des bêtes de foire."- "Monsieur Serpent" -"Il ne faut pas le juger à cause de son apparence", s'exclame Gayané, en CM1 à l'école Paul Langevin de Palaiseau. "C'est juste ses yeux qui font peur mais il est très gentil.""C'est inquiétant que les gens s'arrêtent à l'apparence physique. C'est surtout les parents qui réagissent parce qu'aujourd'hui on éduque plus les jeunes à respecter toutes les apparences", analyse Loïc, l'un de ses anciens élèves en CM2.Les seuls problèmes qu'il rencontre, "c'est avec les parents d'enfants que je n'ai pas en classe." Certains ont même envoyé une lettre à nsa hierarchie avec des photos de lui nu trouvées sur internet, provoquant sa "mise au placard" pendant sept semaines. "Je n'ai rien contre les tatouages mais je pense qu'un prof doit être neutre à l'heure où on parle de la tenue vestimentaire des filles", estime Farid, 45 ans, qui "ne sait pas" si son enfant a été en classe avec l'instituteur."C'est sa vie, il fait ce qu'il veut tant qu'il respecte, et il travaille bien", remarque un autre parent d'élève dont l'enfant est en CM1 avec M. Hélaine."Il faut être tolérant : ce qu'il fait de sa vie privée ne nous regarde pas", tranche Lydie Songo, mère d'élève. "Mes enfants l'appellent +Monsieur Serpent+ mais je vais leur parler, il faut qu'ils l'acceptent comme ça. Ça doit le gêner toute cette attention."
C'est un cliché qui risque de faire parler ! La dame au chapeau avec le vice-président du Front national. La fan du noir et blanc serait-elle tentée par le bleu marine ? En janvier dernier, elle avait décidé de tirer sa révérence concernant les miss après plus de 50 ans au chevet des reines de beauté.
Mais pas de retraite médiatique pour Geneviève de Fontenay, qui avait même eu droit à sa revue de presse très politique au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV. Selon elle, tout va à volo, à tel point qu'elle dit ne plus se sentir à l'aise dans la société actuelle et semble renier des convictions qui paraissaient jusqu'ici bien ancrée. Connue pour avoir voté longtemps Arlette Laguiller, elle s'était ralliée en 2012 à François Hollande. Mais, celle que tout le monde prenait pour une femme de gauche fait partie des nombreux déçus du président socialiste. Désormais, elle n'hésite plus à faire le grand écart et à aller voir ailleurs. Et le Front national ne semble pas lui faire vraiment peur ! Florian Philippot vient en effet de publier un cliché sur les réseaux sociaux où il apparait en train de déjeuner avec Geneviève de Fontenay. « Geneviève remontée comme une pendule contre la loi Travail et le refus du pouvoir d'arrêter les casseurs ! » , écrit-il en légende. Le Parisien en a profité pour ressortir une photo publiée par un membre du parti d'extrême droite en mars dernier où elle apparaissait déjà avec le numéro 2 du FN.
Lors d'un meeting de soutien à la candidate du parti pour la future législative partielle, à Nice, il n'a pas hésité à vivement critiquer le mouvement. Nicolas Sarkozy n'aime pas « Nuit debout » et il le dit.
« Nous ne pouvons accepter que des gens qui n'ont rien dans le cerveau viennent sur la place de la République donner des leçons à la démocratie française ». La phrase de l'ancien président de la République risque de faire du bruit. Lors d'un meeting de soutien à la candidate du parti pour la future législative partielle, à Nice, il n'a pas hésité à critiquer vivement le mouvement. Il a aussi tancé les syndicats qui « se comportent de plus en plus comme des partis politiques ».Nicolas Sarkozy a également critiqué le manque d'autorité à l'école, la manipulation exercée sur les lycéens lors des manifestations contre la loi Travail, « une loi dans laquelle il n'y a rien d'ailleurs » mais aussi les discours « contraires aux valeurs de la République » dans certaines mosquées.« Tout ça, nous ne pouvons plus l'accepter » a martelé l'ancien chef de l'Etat. Le mouvement « Nuit debout » est en place depuis le 31 mars dans plusieurs villes de France comme Rennes et Toulouse ou encore Marseille.
Les preuves étaient "plus que suffisantes" pour inculper deux hommes blancs pour le meurtre d'un jeune joggeur noir, a estimé vendredi la police de l'Etat américain de Géorgie, sans vouloir expliquer pourquoi il avait fallu 74 jours pour les arrêter.
Gregory McMichael, 64 ans, et son fils Travis, 34 ans, ont été placés en détention jeudi soir pour le meurtre d'Ahmaud Arbery, 25 ans, tué le 23 février à Brunswick, dans le sud des Etats-Unis, au long passé ségrégationniste.L'affaire a suscité beaucoup d'émoi dans un pays régulièrement secoué par des violences raciales. Des centaines de manifestants, le visage couvert de masques pour se protéger du nouveau coronavirus, se sont réunis devant le tribunal de la ville pour réclamer justice. "Est-ce que c'est illégal d'être noir et de faire du jogging?", pouvait-on lire sur une des pancartes brandies dans la foule.A cause de la pandémie, la mobilisation s'est déplacée sur les réseaux sociaux, où des internautes ont multiplié les messages sous des photos en tenue de sport avec le hashtag #IRunWithMaud ("je cours avec Maud" - le surnom du jeune homme).Lors d'une conférence de presse, le chef de la police de Géorgie, dont les services ont été saisis mardi soir du dossier après la diffusion d'une vidéo du crime, a estimé que les éléments pour inculper les deux suspects étaient "plus que suffisants".En 36 heures, ses équipes ont procédé aux arrestations, a souligné Vic Reynolds: "Ca veut tout dire".L'enquête n'est pas terminée et de nouvelles interpellations sont possibles, a-t-il ajouté. L'homme qui a filmé la scène intéresse notamment les enquêteurs. Mais les investigations se concentreront sur le meurtre uniquement, a assuré M. Reynolds, excluant de s'intéresser aux raisons pour lesquelles la police locale et les procureurs n'avaient pas agi plus vite.- Une vidéo "dérangeante" -Selon la presse, Gregory McMichael, un ancien policier à la retraite, a longtemps travaillé comme enquêteur pour les services du procureur local. Les deux premiers procureurs en charge du dossier se sont récusés, mais le second a mis plusieurs semaines à le faire.C'est la diffusion mardi d'une vidéo du crime, devenue virale, qui a relancé l'enquête.Sur cet enregistrement, Ahmaud Arbery court le long d'une route. Alors qu'il contourne un pick-up blanc sur lequel un homme se tient, il est stoppé par un deuxième homme qui l'agrippe. On entend trois coups de feu.Les images ont provoqué une onde de choc et la mobilisation de plusieurs personnalités, dont la star du basket LeBron James ou l'actrice Zoë Kravitz.Elles sont "très dérangeantes", a également jugé le président Donald Trump lors d'une interview vendredi sur la chaîne Fox. "C'est une situation très troublante".Selon le rapport de police, Gregory McMichael assure avoir pensé qu'Ahmaud Arbery était un cambrioleur actif dans le quartier "en train de se pavaner" devant chez lui. Il dit être parti à sa poursuite avec son fils et des armes et que la confrontation a mal tourné.Selon sa famille, le jeune homme était simplement en train de faire un jogging et a été victime d'un crime raciste. La Géorgie est l'un des cinq Etats qui ne prévoient pas de circonstances aggravantes pour les motivations de haine raciale, et plusieurs voix, notamment des stars du football américain, ont demandé à la justice fédérale d'intervenir.
L'épisode final du célèbre télé-crochet musical de TF1 sera diffusé ce samedi 8 octobre 2016. L'occasion pour la rédaction de vous dévoiler ses pronostics concernant le grand gagnant de cette nouvelle saison !
Clap de fin pour la troisième saison de The Voice Kids. Après plusieurs semaines de rude compétition, le plus célèbre des concours de chant télédiffusés désignera son vainqueur, ce samedi 8 octobre. Et cette année, cela se jouera entre Achille et Lou de l'équipe Jenifer, Evän et Agathe, les poulains de Patrick Fiori et les pétillantes Manuela et Tamilia, coachées par M. Pokora, la nouvelle recrue de l'émission.Âgés de 7 à 15 ans, les six finalistes ont passé avec succès les différentes étapes du jeu télévisé, grâce à leur charisme et leur timbre exceptionnel. Et cette année, le match s'annonce très serré. Si la ravissante Lou est la favorite pour le titre de Plus belle voix de France, la benjamine de la compétition, Manuela, n'est pas en reste. Son impeccable interprétation de La Bohème de Charles Aznavour, lors de la demi-finale, devrait jouer en sa faveur lors du vote. Il ne faut pas non plus oublier le jeune Achille, dont le charme ne laisse pas insensible.Qui succédera à Jane?Petite piqûre de rappel. L'an dernier, c'est Jane Constance qui a été sacrée par le public. La jeune chanteuse, atteinte de cécité, avait bouleversé l'audience avec sa voix puissante mais fragile, et son parcours hors norme. Lors de la première édition de l'émission, c'est l'ex-Kids United Carla Sologne qui est arrivée en tête des votes, après une finale très émouvante.À l'instar des précédentes, cette saison 3 de The Voice Kids a rassemblé de nombreux téléspectateurs. Ils sont en moyenne 4 millions à avoir suivi le parcours des apprentis chanteurs cette année. Il faut dire que la production à tout fait pour : un nouveau juré, en la personne du très populaire M. Pokora, un nombre de candidats par équipe revu à la hausse (on passe de 9 à 12 cette année) et plus d'émissions en prime time. Si le nom du vainqueur de cette saison 2017 reste à ce jour un mystère, TF1 prévoit déjà une saison 4, qui sera diffusée l'été prochain.
En quelques minutes, la tornade a balayé trois villages de la Marne et causé d'importants dégâts.
Les dégâts sont très importants. Une mini-tornade a traversé plusieurs villages de la Marne dimanche 29 avril. Les communes de Cloyes-sur-Marne, Vauclerc et Outrepont ont été particulièrement touchées. En quelques minutes, des toitures ont été arrachées, des arbres déracinés et des lignes électriques jetés à terre. "C'est allé très vite. On a vu deux tornades se rejoindre. Il y avait aussi des grêlons", confie à L'Union une habitante de Cloyes, l'une des communes les plus touchées par la tornade. Une voiture avec quatre passagers à bord a par ailleurs été percutée par un arbre alors qu'elle circulait sur une route bordée de peupliers. Trois personnes ont été légèrement blessées. La quatrième a dû être extraite du véhicule et transportée au centre hospitalier de Vitry. Son cas n'inspire pas d'inquiétude. Selon la chaîne Météo, en tout, ce sont près de 70 maisons qui ont été endommagées.Lundi 30 avril, six départements ont été placés en alerte par Météo France pour des risques de pluie et inondation.
VIDÉO. Alain Robert, surnommé le "spiderman français", a encore escaladé ce mercredi 14 mars la tour Total à La Défense près de Paris.
Selon BFMTV, le grimpeur de 55 ans a mis un peu plus d'une heure pour gravir les 187 mètres de la 4e plus haute tour du quartier d'affaires. Cela sans corde et à mains nues. Une fois le sommet atteint, Alain Robert a été interpellé par la police. Ce serait la huitième fois qu'il escalade cette tour. Il y avait réalisé la première ascension de sa carrière en 1994, à l'époque où l'édifice abritait les salariés d'Elf-Aquitaine. Plus tôt dans la journée de mercredi, l'AFP avait signalé que "l'homme-araignée" avait tenté d'escalader la tour Engie à La Défense à l'aide de la ventouses. Mais il avait été arrêté par les vigiles. Le grimpeur de l'extrême n'en est pas à son premier exploit : il a déjà escaladé près de 150 gratte-ciel à travers le monde, dont le Burj Khalifa de Dubaï - le plus haut building du monde (plus de 800 mètres) - ou les tours jumelles Petronas à Kuala-Lumpur (plus de 400 mètres).
Trois soldats français sont décédés mercredi 17 juillet au cours d'une mission contre l'orpaillage illégal, en Guyane. Selon le parquet de Cayenne, les militaires sont morts dans des circonstances accidentelles et un quatrième a été grièvement blessé.
L'accident est survenu dans la journée de mercredi, dans une zone isolée du sud-ouest de la Guyane. Trois militaires français sont morts alors qu'ils participaient à une opération de lutte contre l'exploitation illégale d'or. "La cause accidentelle est certaine", a simplement indiqué mercredi soir le procureur adjoint de Cayenne, Jean-Claude Belot, confirmant une information de Guyane la 1ere. "Il s'agit du seul élément sur lequel je puisse m'avancer. (...) Les difficultés de communication avec le terrain ne me permettent pas, en l'état, d'avoir le moindre détail sur les évènements", a précisé le représentant du parquet.Les militaires victimes d'"émanations toxiques"La ministre des Armées, Florence Parly, a réagi jeudi en milieu de matinée. "J'ai appris cette nuit avec beaucoup de tristesse la mort accidentelle de trois militaires français lors d'une mission dans le cadre de l'opération Harpie de lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane", a-t-elle déclaré dans un communiqué, apportant des précisions sur les circonstances du drame. "Alors que les militaires s'apprêtaient à disposer des charges explosives pour détruire les installations souterraines des orpailleurs, huit d'entre eux ont été victimes d'émanations toxiques au fond d'une galerie. Immédiatement évacués et pris en charge par les premiers secours, trois militaires sont décédés", a indiqué la ministre. Les trois hommes décédés sont le sergent-chef Edgar Roellinger, 27 ans, le caporal-chef de 1ère classe Cédric Guyot, 31 ans, et le caporal-chef de 1ère classe Mickaël Vandeville, 30 ans. Tous appartenaient au 19e régiment du génie de Besançon, selon l'état-major des armées. Cinq autres militaires ont été évacués à Cayenne où ils ont été hospitalisés."L'un d'entre eux est dans un état grave", selon les autorités françaises. Le drame s'est déroulé dans une zone isolée en forêt, dans un secteur qui n'est relié par aucune route et où il n'y pas de réseau téléphonique. Ce secteur se trouve au cœur du Parc amazonien de Guyane, un vaste espace protégé où les orpailleurs clandestins sont encore nombreux. En janvier dernier, pas moins de 132 sites d'exploitation illégale d'or avaient été identifiés dans tout le parc. En 2012, deux militaires du 9e régiment d'infanterie de marine (Rima) avaient été tués par des orpailleurs clandestins pendant une opération à Dorlin (sud-ouest de la Guyane), sur le territoire de Maripasoula.
Port du masque étendu aux Champs-Elysées, appel de médecins à l'imposer en entreprise, pèlerinage à Lourdes sous surveillance: les initiatives se multiplient pour éviter une deuxième vague du Covid-19 en France.
"En tant que médecin, je pense que la situation est très préoccupante, en tant que citoyen, j'ai peur, je ne suis pas certain qu'on retrouve le monde d'avant", a lâché samedi sur BFMTV le professeur Xavier Lescure, spécialiste en maladies infectieuses à l'hôpital Bichat (Paris). Le médecin craint une "deuxième vague beaucoup plus longue, avec plus d'impact sur le plan économique, culturel, global", alors que le Royaume-Uni vient d'ordonner 14 jours d'isolement aux voyageurs arrivant de France.Un indicateur inquiète particulièrement. Le nombre de cas de coronavirus est reparti à la hausse: 2.846 en 24 heures comptabilisés vendredi, nouveau record depuis mai, mois du déconfinement. Un effet du dépistage massif en cours, mais pas seulement puisque le taux de positivité dans la population augmente régulièrement.Cette tendance conduit à une multiplication des mesures préventives prises par les autorités. Même si pour le moment le nombre des décès quotidiens est bien loin des heures sombres (18 dans les dernières 24 heures, 30.406 au total depuis le début de l'épidémie) et que la situation en réanimation reste stable (367 malades concernés, soit sept de moins en 24 heures).L'obligation du port du masque en extérieur s'étend quotidiennement. Depuis samedi matin, une partie des Champs-Elysées, le quartier du Louvre et celui des Batignolles, sont désormais concernés. Ces zones n'étaient pas comprises jusqu'ici, alors que certaines rues de la capitale sont soumises à cette pratique depuis lundi matin. Sur les Champs-Elysées, privés de touristes, la mesure pas encore connue divise les badauds. "Dans les lieux fermés, je ne dis pas mais dans la rue c'est ridicule", estime Olivier Robbé, en promenade avec sa petite amie, tous les deux démasqués, refusant de "vivre dans la peur"."C'est quand même une avenue fréquentée par pas mal de monde", remarque en revanche Emelyne Rodrigues de Jesus, une étudiante rennaise venue pour le weekend. "Il faudrait le rendre obligatoire dans tout Paris", plaide-t-elle.- "On a fait un premier pari" -Une mesure que les autorités envisagent, d'ailleurs."On a fait un premier pari, celui de s'en tenir aux zones denses; si ça ne marche pas, nous (étendrons cette obligation) sur tout Paris", a confié Anne Souyris, adjointe à la mairie de Paris en charge de la Santé publique, interrogée sur BFMTV. Paris est classée en rouge depuis vendredi, comme les Bouches-du-Rhône, département dans lequel la circulation du virus est active.A Lourdes (Hautes-Pyrénées), les célébrations de l'Assomption ont été bouleversées. L'accès aux lieux de ce pèlerinage de renom mondial a été limité à 10.000 personnes - au lieu de 25.000 habituellement - le masque est obligatoire et de nombreux malades ont renoncé à faire le déplacement. Ceux arrivant par trains médicalisés, souvent âgés et à la santé fragile et en quête de guérison miraculeuse, seront absents cette année. "C'est un crève-cœur de ne pas les accueillir", se désole auprès de l'AFP Vincent Cabanac, directeur du Pèlerinage national.Mais les espaces publics en extérieur ne sont pas les seuls au centre de toutes les attentions. Les appels du monde médical se succèdent en faveur du masque dans certains lieux fermés fréquentés dans un cadre professionnel ou non. C'est le cas du Haut Conseil français de la santé publique (HCSP) qui en prône le port "systématique" dans "tous les lieux clos publics et privés collectifs".Les conclusions du HCSP diffusées ce week-end découlent de l'étude des publications "décrivant les contaminations survenues dans des espaces publics clos (restaurant, bus, bateaux de croisières, répétitions de chorales, etc.) et certains milieux professionnels (abattoirs, etc.)". - "Encourager le télétravail" -"Il est urgent de rendre obligatoire le port du masque dans tous les espaces clos, dans tous les bureaux, dans toutes les salles de classe et amphithéâtres et aussi d'encourager sans ambiguïté le télétravail, les cours à distance et la réorganisation de classes avec des effectifs moins nombreux", écrivent également dans une tribune publiée vendredi par Libération une vingtaine de professeurs et docteurs en médecine."Le virus ne pense pas, ne se déplace pas, ne saute pas", a souligné pour sa part la Direction générale de la santé dans son bilan quotidien vendredi. "C'est nous qui nous déplaçons, qui entrons en contact avec d'autres, qui parfois nous relâchons en termes de prévention. Il n'y a pas de fatalité".
Il l'avait promis lors du premier débat de la primaire de la droite et du centre, il le fera : Jean-Frédéric Poisson "soutiendra celui qui gagnera" au soir du second tour. Peu de chances en revanche de le voir occuper un rôle central et militant dans la campagne du vainqueur.
"Mon soutien ira au vainqueur de la primaire pour des raisons éthiques, mais j'aimerais pouvoir le faire pour des raisons politiques également", a tempéré ce lundi 31 octobre au micro de RTL le candidat du parti-chrétien-démocrate, au programme très "droitier".Dans cette perspective, Jean-Frédéric Poisson n'écarte pas de mettre un bulletin au nom de Marine Le Pen dans l'urne pour la prochaine élection présidentielle, dans le scénario d'un duel au second tour entre la présidente du Front national et François Hollande. "Il est impossible pour moi de voter pour un président de la République sortant qui divulgue des secrets d'Etat. Un chef d'Etat qui met en danger des agents des forces spéciales françaises n'est pas digne d'exercer cette fonction et il ne peut pas être question de le réélire", assène t-il. Reconnaissant avoir "des différences de principe et de fond", il se tournerait "probablement" vers l'abstention "en l'état actuel des choses". Mais "ça dépendra de la manière dont Marine Le Pen peut faire évoluer son projet". "Le redressement de la France implique de tels changements et de telles ruptures que si Madame Le Pen changeait d'avis, alors pourquoi pas?".
Le journaliste indépendant algérien Khaled Drareni, en détention provisoire depuis fin mars, a été condamné lundi à trois ans de prison ferme à l'issue d'un procès qui était considéré comme un test pour la liberté d'information et d'expression en Algérie.
"C'est un verdict très lourd (...). On est surpris. Le dossier est vide", a déclaré à l'AFP Me Nouredine Benissad, un avocat du collectif de défense, qui a l'intention de faire appel.Khaled Drareni était poursuivi à la suite de sa couverture le 7 mars à Alger d'une manifestation du "Hirak", le soulèvement populaire qui a secoué l'Algérie pendant plus d'un an jusqu'à sa suspension il y a quelques mois en raison de la pandémie de Covid-19.Le 3 août, le procureur avait requis quatre années de prison ferme contre ce directeur du site d'information en ligne Casbah Tribune, également correspondant en Algérie pour la chaîne de télévision francophone TV5 Monde et pour l'ONG Reporters sans frontières (RSF).La sentence très sévère a choqué ses collègues à Alger et suscité de vives protestations des défenseurs des droits de la presse et de la protection des journalistes.Elle "soulève le coeur et l'esprit par son caractère arbitraire, absurde et violent", a tweeté le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, fustigeant une "justice aux ordres" et une "persécution judiciaire".Dans un communiqué, Amnesty International a dénoncé un "travesti de justice" et un "affront flagrant" aux droits humains. Interrogé, le ministère français des Affaires étrangères a réitéré "l'attachement" de Paris "à la liberté de la presse, à la sécurité des journalistes et de tous ceux dont l'expression concourt au débat public, partout dans le monde".- "Droit d'informer" -Incarcéré depuis le 29 mars à Kolea, près d'Alger, Khaled Drareni était accusé "d'incitation à attroupement non armé" et "d'atteinte à l'unité nationale".Sa couverture du "Hirak" "relève du travail de journaliste", et ces poursuites sont "infondées", a estimé Me Benissad, également président de la Ligue algérienne des droits de l'Homme (LADDH).Sous le coup des mêmes chefs d'accusation, les deux coaccusés de Khaled Drareni, Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, deux figures du "Hirak", ont eux écopé chacun de deux ans de prison, dont quatre mois ferme. Ayant déjà purgé la durée de leur peine en détention, ils ne retourneront pas en prison.Lors de son procès par visioconférence, au cours duquel il est apparu amaigri, Khaled Drareni, 40 ans, avait rejeté les accusations. Il avait assuré n'avoir fait que son "travail en tant que journaliste indépendant", et exercé "son droit d'informer".Au cours de l'audience, il lui a été reproché d'avoir critiqué sur Facebook le système politique et d'avoir publié le communiqué d'une coalition de partis politiques en faveur d'une grève générale, selon RSF.- "La reddition ou la prison" -Les appels à libérer le journaliste se sont multipliés ces dernières semaines."Les autorités algériennes doivent relâcher immédiatement et sans condition Khaled Drareni, d'autant qu'il n'existe aucune preuve qu'il ait fait autre chose que son métier", a plaidé dans un communiqué le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), ONG basée aux Etats-Unis.S'il "n'est pas libéré et relaxé dans les prochaines semaines, nous nous emploierons à faire savoir à l'opinion publique la réalité de la répression en Algérie et à mobiliser les organisations internationales et les gouvernements", avait averti RSF avant le verdict."On a peur pour la liberté d'expression avec ce genre de verdict. Khaled Drareni n'a pas commis le moindre délit", a affirmé à l'AFP Me Mustapha Bouchachi, avocat et militant des droits humains.La justice algérienne a multiplié ces derniers mois les poursuites judiciaires et les condamnations de militants du "Hirak", d'opposants politiques, de journalistes et de blogueurs.Certains journalistes ont été accusés par le régime de semer la discorde, de menacer l'intérêt national et surtout d'être à la solde de "parties étrangères". Plusieurs sont en prison et des procès sont en cours.Pour Neila Latrous, ex-correspondante de chaînes de télévision françaises en Algérie, actuellement rédactrice en chef à l'hebdomadaire Jeune Afrique pour le monde arabe, la condamnation de M. Drareni est "un message envoyé à l'ensemble de la profession: la reddition ou la prison". L'Algérie figure à la 146e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par RSF. Elle a perdu 27 places en cinq ans.
Interrogé sur l'affaire Griveaux, le ministre de l'Intérieur a répondu aux critiques du Premier secrétaire du PS en évoquant sa vie privée. Sa sortie lui a valu une volée de bois vert de l'opposition, tous bords confondus.
Olivier Faure dénonce une "faute grave", appelant Emmanuel Macron à "convoquer" son ministre et à en "tirer les conséquences".Un "professionnel de l'attaque minable". Les cadres du Parti socialiste, dont l'ancien ministre Patrick Kanner, ont vivement réagi aux critiques de Christophe Castaner sur les "leçons de morale" d'Olivier Faure, ce mercredi 19 février.A l'antenne de France Inter, le ministre de l'Intérieur a évoqué le départ de Benjamin Griveaux après la révélation de vidéos privées, adressant au passage un traitement de faveur à son ancien camarade socialiste Olivier Faure. Mardi dernier, l'actuel patron du PS avait déploré la "légèreté incroyable" du désormais ex-candidat de la majorité à la mairie de Paris, que Christophe Castaner a défendu. "Nous sommes des femmes et des hommes, il ne faut pas prétendre qu'on soit des super-héros, j'invite la classe politique à beaucoup de modestie" a d'abord répondu Christophe Castaner, avant d'évoquer les relations personnelles qu'il entretenait avec Olivier Faure. "J'ai été surpris. Je connais bien Olivier Faure à titre personnel depuis longtemps, je l'ai accompagné dans ses divorces, dans ses séparations et j'ai entendu, en étant assez étonné, ses leçons de morale"."Amateur en tant que ministre ? Mais professionnel de l'attaque minable", s'est aussitôt indigné Patrick Kanner, chef de file du groupe Socialiste et républicain au Sénat.Ce "règlement de comptes" entre anciens camarades socialistes a fait réagir à droite, en la personne, notamment, de Bruno Retailleau."En attaquant Olivier Faure sur sa vie privée, Christophe Castaner fait la preuve de la bassesse dont est capable ce pouvoir", a commenté le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale".Olivier Faure en appelle à Emmanuel MacronLe Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a réagi en début d'après-midi lors d'un point-presse à l'Assemblée nationale, au cours duquel il a demandé l'intervention du chef de l'Etat. "Une ligne rouge a été franchi", estime t-il."Christophe Castaner a commis une faute grave. Dès lors, il appartient au président de la République, garant de nos institutions, de convoquer le ministre de l'Intérieur dans les meilleurs délais et d'en tirer les conséquences", a souligné le patron du PS lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale.
La famille d'Adama Traoré a annoncé jeudi 16 juillet avoir déposé plainte auprès du parquet de Paris pour "témoignage mensonger" contre un témoin-clé de l'affaire. Elle l'accuse d'avoir fait des déclarations "incohérentes, contradictoires et évolutives".
Nouveau rebondissement dans l'affaire Adama Traoré. La famille de l'adolescent mort en 2016 a annoncé avoir porté plainte contre un témoin. Elle dénonce sa nouvelle déposition qu'elle juge mensongère. Ses déclarations seraient "incohérentes, contradictoires et évolutives". C'est à la suite de la manifestation qui s'était déroulée le 2 juin devant le tribunal de Paris, que les juges avaient annoncé vouloir entendre deux nouveaux témoins dans l'affaire. L'un d'eux est l'homme chez qui Adama Traoré s'était réfugié le 19 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) juste avant son arrestation par les gendarmes. Il a été entendu une première fois le 1er août 2016 par les gendarmes de l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), puis tout récemment, le 2 juillet, par les juges d'instruction, en présence des avocats de la famille et de la défense.Ce récent interrogatoire visait à déterminer dans quel état de santé se trouvait Adama Traoré avant l'arrivée des gendarmes, alors que les derniers experts judiciaires, contestés par les médecins de la famille, ont estimé que son pronostic vital était "engagé de façon irréversible" avant l'arrestation.Adama Traoré "n'était pas bien du tout"Dans la plainte consultée par l'AFP, Me Yassine Bouzrou, l'avocat de la famille, pointe que le témoin avait le 1er août 2016 qualifié Adama Traoré d'"homme essoufflé" qui n'"arrivait pas à parler" et "respirait bruyamment".Quatre ans plus tard, le 2 juillet, ce témoin se demande si les "gendarmes ont mal" compris ses propos d'août 2016 car pour lui Adama Traoré "n'a pas fait de bruit" lorsqu'il était sur le seuil de son appartement.Le témoin est toutefois formel sur l'état de santé de l'homme : "Il n'était pas bien du tout, ça je vous le garantis", souligne cette plainte en reprenant les propos de l'interrogatoire.Me Bouzrou souligne des "contradictions"Interrogé également le 2 juillet sur d'autres propos qu'il aurait tenus en juin auprès de policiers venus lui remettre la convocation à l'audition, et auxquels il aurait dit qu'Adama Traoré "allait bien", le témoin conteste: "Ca fait quatre ans que je dis qu'il n'était pas bien et là (les policiers) me font dire qu'il allait bien".Me Bouzrou souligne aussi des "contradictions" entre les témoignages successifs de cet homme notamment sur la question de savoir si Adama Traoré avait "cassé" ses menottes à son domicile ou si elles étaient déjà cassées avant. Mais aussi à savoir s'il a "tiré" ou non l'homme à l'intérieur de son domicile pour l'aider.L'avocat de la famille Traoré insiste aussi sur la déclaration-phare de ce témoin lors de sa récente audition. "Quand j'ai parlé avec (Adama Traoré), il a dit je vais mourir", a affirmé le témoin devant les juges ce 2 juillet. Or, il n'avait jamais dit cela lors de sa première audition par les gendarmes en 2016. Un oubli qu'il impute au "stress" qui lui a fait "oublier" de mentionner cette déclaration dans sa première audition.
Le Covid-19 ayant complétement chamboulé l'agenda politique, des élus LREM se demandent si la réforme des retraites pourra bel et bien être mise en place.
Elle n'est pas "enterrée", il sera "très très compliqué de retrouver un moment politique" à la réforme des retraites. Cendra Motin, députée LREM et rapporteure de l'un des volets de la réforme n'a pas caché son inquiétude quant au devenir du texte qui, jusqu'à la fin, aura crispé la classe politique. Lors du début de l'épidémie de coronavirus, Édouard Philippe avait appliqué l'article 49-3 de la constitution pour faire adopter le texte sans vote de l'Assemblée. "Je ne sais pas comment on va faire", a confessé la "marcheuse". "Il y a de nombreux sujets électoraux: les municipales où on ne sait pas encore s'il faudra refaire le premier tour, le renouvellement de sénateurs, puis les départementales et les régionales", a-t-elle rappelé."Et on avait besoin d'un vote avant juillet pour des raisons d'organisation technique, de la mise en place de la nouvelle caisse.... Tout ça devait se préparer en 2021 pour être opérationnel en 2022. Là, plus personne n'a les moyens d'être prêt", a ajouté la députée de l'Isère, rapporteure du projet de loi organique de la réforme."J'ai été contactée par des organisations professionnelles qui continuent à travailler sur le sujet et à dialoguer avec le cabinet du ministre. Mais vous dire que ça va aboutir, aucune idée", a-t-elle encore indiqué.Pour se concentrer sur la pandémie du coronavirus, le président Emmanuel Macron avait annoncé le 16 mars la "suspension de toutes les réformes en cours", à commencer par la controversée réforme des retraites votée en première lecture à l'Assemblée et que le Sénat devait examiner en avril.
Persona non grata ! Marine Le Pen s'est mis à dos le gouvernement ukrainien, à tel point que la patronne du FN est désormais interdite de séjour en Ukraine. En cause ? Ses propos sur BFMTV concernant l'annexion de la Crimée par la Russie en mars 2014, une annexion que Marine Le Pen a jugé "pas illégale".
La réaction de Kiev n'a pas tardé. "En tenant des propos qui relayent la propagande du Kremlin, la responsable politique française a manqué de respect à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine, et a totalement ignoré les principes fondamentaux du droit international", lit-on dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, publié mercredi 4 janvier et relayé par Reuters. "A ce propos, nous rappelons que les déclarations et les actes de ce type auront nécessairement des conséquences (...)", ajoute le ministère.MARINE LE PEN VEUT-ELLE PLAIRE À MOUSCOU ? Mardi 3 janvier, Marine Le Pen a affirmé : "Je ne crois absolument pas qu'il y a eu une annexion illégale : il y a eu un référendum, les habitants de Crimée souhaitaient rejoindre la Russie". "Je ne vois pas ce qui justifie de remettre en cause ce référendum", a-t-elle asséné. La Crimée fait-elle selon elle partie intégrante de la Russie ? "Oui", répond sans ciller la candidate FN à l'élection présidentielle. La Crimée a été annexée par la Russie après une intervention miliaire suivie d'un référendum qui a entériné son rattachement à Moscou. L'annexion de la Crimée par la Russie n'est pas reconnue par la communauté internationale et a engendré des sanctions de l'Union européenne contre la Russie.Marine Le Pen, qui a bien du mal à trouver des financements pour sa campagne présidentielle, espère-t-elle un nouvel emprunt russe en vue de la présidentielle de 2017 ? Dans son édition du mercredi 21 décembre, Le Canard enchaîné affirmait que le FN avait demandé un prêt de 30 millions de dollars (28,8 millions d'euros) à une banque russe. Une information démentie par les cadres du FN.
Au total, 2.500 personnes se sont rendues aux urgences la semaine dernière pour la grippe ou pour des syndromes grippaux et 246 ont été hospitalisées.
L'épidémie de grippe s'installe sur une partie du territoire. Les régions Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur sont officiellement passées en "phase épidémique", a indiqué l'agence sanitaire Santé publique France ce mercredi dans son bulletin hebdomadaire.Les onze autres régions de métropole se trouvent en "phase pré-épidémique" et pourraient donc passer en "phase épidémique" prochainement. Depuis le 4 novembre dernier, en réanimation, "135 cas graves de grippe ont été signalés" en France, dont 22 la semaine dernière, et 11 malades sont morts. L'âge moyen de ces cas graves est de 51 ans, et près de 80% présentaient des facteurs de risques (âge supérieur à 65 ans, maladies chroniques comme le diabète ou une insuffisance cardiaque et respiratoire...). Les trois-quarts des malades qui présentaient des facteurs de risques n'étaient pourtant pas vaccinés.Une accélération la semaine dernièreLa semaine passée, la grippe a représenté en France un taux de consultations de 85 pour 100.000 habitants, en augmentation par rapport à la semaine précédente (56). "La proportion de syndromes grippaux parmi les consultations de SOS Médecins est également en augmentation (5,4% contre 4,4%)", selon l'agence sanitaire.En outre, la part des hospitalisations pour grippe ou syndrome grippal "a légèrement augmenté par rapport à la semaine précédente (4,3/1.000 contre 4,1/1.000)".La grippe et les syndromes grippaux ont été à l'origine de 2.500 passages aux urgences la semaine passée, et ont entraîné 246 hospitalisations.La gastro-entérite se renforce aussiToujours au rayon des épidémies hivernales, la gastro-entérite continue de se renforcer, note le réseau de surveillance Sentinelles-Inserm. En métropole, la semaine dernière, le taux de nouveaux cas de diarrhée aiguë vus en consultation de médecine générale a été estimé à 398 cas pour 100.000 habitants, contre 326 la semaine précédente.Les régions les plus touchées sont les Pays-de-la-Loire (677 cas pour 100.000 habitants), les Hauts-de-France (568) et la Nouvelle-Aquitaine (489).
L'Ecole nationale de la magistrature sera, pour la première fois de son histoire, dirigée par une femme, l'avocate Nathalie Roret, et pour la première fois aussi, non issue de la magistrature, a annoncé lundi le ministre de la Justice.
"J'ai décidé de proposer à la signature de monsieur le président de la République le nom du 17e directeur, et pour la première fois dans l'histoire de l'école, ce directeur sera une directrice", a déclaré Eric Dupond-Moretti, "une femme d'exception, Maitre Nathalie Roret, actuelle vice-bâtonnière du barreau de Paris".L'ancien avocat avait évoqué - avant de devenir ministre de la Justice - une suppression de l'Ecole nationale de la magistrature, créée en 1958 et d'où sortent chaque année environ 350 magistrats."Je n'aurai pas le temps d'opérer une refonte totale" de l'ENM, a-t-il dit lundi, "mais je ne renonce certainement pas à ouvrir davantage cette école. L'ouverture c'est d'abord rompre avec des traditions surannées, c'est rompre avec la tentation du vase clos et de l'entre-soi, c'est vouloir réfléchir et débattre autrement qu'entre pairs". Nathalie Roret, avocate pénaliste, a prêté serment en 1989 et est membre du comité d'éthique du Barreau de Paris depuis 2015 et vice-bâtonnière depuis 2020."La richesse de son parcours (...) son engagement aux côtés des justiciables, notamment dans le domaine de la médiation, sont le garant des qualités qu'elle exprimera à la tête de cette école", a ajouté M. Dupond-Moretti, "et j'ai la certitude que Mme la bâtonnière en qualité de nouvelle directrice saura mettre en œuvre avec le Conseil d'administration ces nouvelles orientations".
L'ancien bras-droit de Jean-François Copé et protagoniste de l'affaire "Bygmalion" a refait sa vie dans un gîte de Dordogne. Sans oublier la scène politique, qu'il observe toujours avec attention.
"J'aurais bien continué. Mais j'ai vite compris que ce n'était pas possible". Dans une interview au Parisien publiée mardi 6 août, Jérome Lavrilleux, ancien directeur adjoint de campagne de Nicolas Sarkozy, raconte sa nouvelle vie de gérant de gite en Dordogne. Il revient au passage sur son éviction brutale de la scène politique à la suite de l'affaire "Bygmalion" dont il est l'un des principaux acteurs. Jérome Lavrilleux, ancien bras-droit de Jean-François Copé, avait reconnu en 2014 son implication dans une affaire de fausses factures liées à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2012. Désormais, il s'affaire dans "Le Mas des Aumèdes", une ancienne grange de Dordogne qu'il a transformée en gîte."J'ai passé trente ans de ma vie à faire le ménage pour les autres. Je peux bien le faire pour moi maintenant", ironise le gérant de gîte, qui n'a pas tourné le dos définitivement à la politique et à ses activités de conseils en stratégie électorale. "J'ai eu plusieurs propositions du privé, ça chemine", évoque t-il, mentionnant une éventuelle implication dans les prochaines élections municipales à Saint-Quentin. "Elle pourrait basculer dans les mains du RN. Alors, si je peux aider à mon petit niveau pour empêcher ce scénario, je le ferai", affirme t-il, dans les colonnes du Parisien. Jérome Lavrilleux avait constitué l'un des "fusibles" de la droite à la suite de l'affaire Bygmalion. Il devrait continuer de régler ses comptes avec ses anciens collègues dans un livre qui doit sortir à l'automne prochain, signé par les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme. D'ici là, a-t-il lu celui de Nicolas Sarkozy? "Non. Il paraît qu'il ne s'agit pas de ses mémoires. Et je le confirme : après en avoir lu les bonnes feuilles dans la presse, ce ne sont pas des mémoires... plutôt des trous de mémoire", lance t-il, au sujet de l'ouvrage "Passions", écrit par l'ex chef de l'Etat.Mis en examen dans l'affaire Bygmalion, Jérome Lavrilleux reste dans l'attente du procès, qui ne devrait pas se tenir avant 2020. Le scandale avait éclaté en 2014 quand des cadres de Bygmalion et Jérôme Lavrilleux avaient reconnu l'existence d'une fraude à grande échelle, mais pour dissimuler des dépenses de meetings de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et non pour constituer une caisse noire pour Jean-François Copé.
L'explosion s'est produite dans le quartier de la Meinau, dans le sud de la ville, samedi matin. Il pourrait s'agir d'une explosion au gaz.
Samedi 7 mars vers 5h45 du matin, une explosion s'est produite dans un appartement de Strasbourg situé rue de Provence, dans le quartier de la Meinau, dans le sud de la ville. L'accident a fait un mort et trois blessés. "Une explosion a soufflé un appartement, faisant une victime et un blessé", a indiqué le premier adjoint au maire de la ville, Alain Fontanel sur sa page Facebook, confirmant une information du quotidien régional Les Dernières Nouvelles d'Alsace. La Préfecture a indiqué de son côté trois personnes blessées "prises en charge en urgence relative". La victime était "dans l'appartement où l'explosion s'est produite mais elle n'a pas encore pu être identifiée", a-t-elle ajouté.L'explosion s'est produite au huitième étage d'un immeuble de onze étages. L'incendie qui a suivi dans l'appartement touché a été très rapidement maîtrisé, a précisé la Préfecture. "La fenêtre, la balustrade, le balcon de l'appartement ont été soufflés, la façade de l'immeuble est bien abîmée et il y a des débris sur 150 mètres", a expliqué Alain Fontanel qui s'est rendu sur place. "Les dégâts sont considérables, les cages d'escaliers et les ascenseurs sont endommagés", a ajouté la sous-préfète Nadia Idiri qui s'est rendue sur place.Toutefois, l'immeuble est encore "à peu près en bon état jusqu'au 5e étage" et les habitants logeant dans ces premiers niveaux pourraient revenir dans leurs appartements dans la journée, a-t-elle ajouté. Samedi matin, les habitants de l'immeuble, "une centaine de personnes", ont été "prises en charge au centre sport Jean-Nicolas Muller", un centre sportif voisin, a précisé Alain Fontanel. "Il y a une présomption d'explosion au gaz mais l'enquête démarre à peine", a indiqué l'adjoint au maire. L'origine du sinistre est "inconnue pour l'instant", a déclaré sur place Nadia Idiri."Juste avant l'aube y a eu un 'boum', ma porte vitrée a traversé le salon, les gonds avec", a raconté Pascal Wechsler, qui habite au 11e étage et vit "depuis 18 ans" dans cet immeuble "HLM". "Il y avait beaucoup de fumée noire, ça a fait bouger mon frigo et ma gazinière et des vitres se sont cassées. On a ensuite assez vite été 'foutus dehors' par la police, on n'a rien pu prendre", a poursuivi cet homme âgé de 53 ans, assis sur un banc dans le gymnase où les habitants ont été mis à l'abri par les secours.Pascal Wechsler a pointé le mauvais état général de l'immeuble qui est relié au gaz : "Il est plus que vétuste, c'est même une honte qu'on continue à héberger des gens dedans. Plus rien ne va, l'ascenseur est constamment en panne, il y a des infiltrations d'air aux fenêtres..." "Je dormais quand j'ai entendu une explosion, l'immeuble et mon lit ont vibré", a également raconté Jephte Kemanjou Kota, 36 ans, qui habite au 10e étage. "J'ai entendu des gens qui criaient : 'ça brûle, ça brûle!'. J'ai dit à mon frère de prendre sa veste et on est sortis".Strasbourg a déjà été touchée la semaine passée par un dramatique incendie qui a fait cinq morts et sept blessés dans un immeuble proche de la gare. L'origine de ce sinistre, dans un bâtiment en bon état, reste floue.
Trois personnes ont été interpellées à la suite de ces violences.
Entre trente et cinquante personnes, réparties en plusieurs petits groupes, s'en sont pris aux forces de l'ordre à Champigny-sur-Marne, peu après minuit, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 mai, selon les informations de BFM Paris et du Parisien. Le groupe a d'abord tiré des feux d'artifice et lancé des cocktails Molotov sur la façade du commissariat avant d'utiliser des barres de fer. "Les coupables doivent être identifiés et sévèrement sanctionnés"Selon Le Parisien, les policiers ont répliqué à l'aide de grenades lacrymogènes et de désencerclement mais des renforts policiers ont cependant dû être appelés. La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a réagi sur Twitter pour adresser son soutien "aux policiers qui ont à faire face à des bandes ultra-violentes qui veulent s'en prendre à eux". "Les coupables doivent être identifiés et sévèrement sanctionnés", a-t-elle conclu. La Sûreté Territoriale du département de la Marne a été saisie, et trois interpellations ont eu lieu depuis ce samedi matin.
Le ministre de l'Intérieur a également accusé Eric Piolle "d'un manque d'implication dans le domaine de la sécurité".
"Face à la délinquance, tous les acteurs doivent prendre leurs responsabilités. L'excuse sociale ne peut pas tout excuser. Nos compatriotes n'attendent pas de nous des discours angéliques mais une intervention résolue pour restaurer l'autorité de l'Etat". Dans une lettre publiée sur Twitter Gérald Darmanin a vivement critiqué le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, qui reprochait au ministre de l'Intérieur d'avoir fait un coup de communication en ordonnant une opération de police contre des dealers dans sa ville. Après la diffusion sur les réseaux sociaux de deux vidéos montrant des dealers cagoulés et pour certains armés, se mettant en scène sur un point de vente de drogue, une opération de police a été menée mercredi soir dans le quartier Mistral à Grenoble, à la demande du ministre de l'Intérieur. L'opération policière s'est soldée par une cinquantaine de contrôles mais n'a donné lieu à aucune interpellation ou saisie.Jeudi, Eric Piolle a vivement critiqué cette opération. "Rentrer dans cette logique de guerre de provocations avec les dealers, c'est malsain", a déclaré le maire de Grenoble, estimant que les dealers cherchaient avant tout à "faire du marketing". L'élu a également "regretté fortement que le ministre s'engage dans cette logique où l'on pointe du doigt un quartier de telle ou telle ville", assurant que le quartier en question n'était pas une zone de non-droit."Plutôt que de déplorer" cette opération de police "médiatiquement", "nous aurions souhaité que vous encouragiez le travail difficile des policiers", lui a répondu Gérald Darmanin, en accusant le maire de Grenoble "d'un manque d'implication dans le domaine de la sécurité". Le ministre a ainsi mis l'accent sur le "réseau très limité" de caméras de vidéosurveillance de la ville, et souligné l'insuffisance, à ses yeux, de l'effectif de la police municipale (un agent pour 1.580 habitants), qui, a-t-il noté, ne "porte pas d'armes à feu et n'exerce pas (ses) missions la nuit"."Que les Grenoblois soient assurés de ma détermination à garantir leur sécurité", écrit également le ministre avant de conclure en invitant Eric Piolle à "travailler avec l'Etat pour intervenir davantage pour la sécurité de nos concitoyens".
La radio a annoncé que la journaliste ne sera plus en charge de l'interview politique de la matinale.
L'expérience n'aura duré qu'une saison. Après seulement un an, Audrey Crespo-Mara perd déjà l'interview politique de la matinale sur Europe 1. Une décision qui n'est en aucun cas surprenante aux yeux de la journaliste. "Ils veulent tout changer apparemment, comme chaque année", confie-t-elle au Figaro. "On ne peut pas dire que cette valse d'animateurs, d'intervieweurs, d'éditorialistes soit profitable à Europe 1. Des journalistes virés de la station, il y en a dix par an."La radio tente de retrouver un nouvel élan et de remonter ses audiences. Une ambition qui ne serait pas tant liée à son éviction. "Ce ne sont pas mes huit minutes d'interview politique dans une matinale de deux heures qui auraient pu changer quelque chose au sort d'Europe 1", estime Audrey Crespo-Mara.
Un premier lot avait été retiré d'un magasin situé en Gironde. Mais c'est désormais l'ensemble des produits préparés par la marque qui sont rappelés.
Plusieurs lots de saucisses sèches espagnoles ont été retirés des étals en France après 18 cas de salmonellose, dont 12 concernent des enfants, a annoncé jeudi 3 septembre dans un communiqué le ministère de l'Agriculture sans préciser la gravité des cas.Entre le 8 juillet et le 31 août, 18 cas de salmonelloses ont été "identifiés par Santé publique France" et "les personnes interrogées avaient toutes consommé du fuet", une saucisse sèche espagnole. "Le lien avec la consommation de fuets fabriqués par l'établissement espagnol 'Embutidos Sola SA' a été confirmé le 1er septembre par la Direction générale de l'alimentation, la Direction générale de la santé et Santé publique France. Plusieurs lots consommés par les malades se sont en effet révélés contaminés par des salmonelles", détaille le communiqué. Il précise qu'un premier retrait de plusieurs lots de fuets suspects, dans un seul point de vente -un supermarché en Gironde- "avait déjà eu lieu, par précaution, dès le vendredi 21 août sur la base des premiers éléments de l'enquête". "Dès aujourd'hui, en complément, un retrait et un rappel de tous les fuets, quelle que soit leur présentation (grammage, présentation promotionnelle avec accessoires, assaisonnement...), toutes dates de durabilité minimale (DDM), et portant la marque de salubrité ES-10.12147/B-CE, seront effectués dans les différentes enseignes concernées en France", précise le ministère de l'Agriculture. "Les autorités sanitaires recommandent aux personnes qui détiennent encore les produits concernés de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés".Les toxi-infections alimentaires causées par les salmonelles se traduisent par des troubles gastro-intestinaux (diarrhée, vomissements) d'apparition brutale, souvent accompagnés de fièvre et de maux de tête qui surviennent généralement de 6 à 72 heures après la consommation des produits contaminés. Les personnes qui auraient consommé ces produits et qui présenteraient ces symptômes sont invitées à consulter leur médecin traitant en lui signalant cette consommation. "En l'absence de symptômes dans les 7 jours après la consommation des produits concernés, il est inutile de s'inquiéter et de consulter un médecin", est-il précisé.
Le coronavirus a bouleversé les modes de vie jusqu'aux îles Fidji, où le kava, la boisson ancestrale jusque-là consommée uniquement par des hommes à l'occasion de cérémonies rituelles, est désormais bue dans des bars par des femmes.
Le kava, connu aux Fidji sous le nom de yaqona pour ses effets anxiolytiques, fait partie intégrante de la culture du Pacifique Sud.Pour être consommée, la racine du kava est réduite en poudre, mélangée à de l'eau avant d'être filtrée.Une fois avalé, ce breuvage âcre au goût d'eau boueuse provoque un léger engourdissement de la bouche et une sensation générale d'apaisement."Nous le buvons parce que nos grands-pères en buvaient, que nos arrière-grands-parents en buvaient", explique Kaiava Davui, un jardinier qui en consomme régulièrement le week-end."Nous parlons, nous partageons des idées. Cela ôte tout stress".Dans la société fidjienne, cette boisson est omniprésente. Dans les villages les plus reculés, les hommes se réunissent autour d'un bol de ce breuvage, alors que des personnalités aussi célèbres que le prince Harry prennent part à des cérémonies aux côtés des personnalités locales.Mais depuis l'apparition du nouveau coronavirus, les cérémonies rituelles de partage du kava sont moins nombreuses.Généralement organisées à la lueur du jour, le couvre-feu imposé dans l'archipel de 23 heures à 4 heures du matin complique leur tenue.Pour réduire le risque de contamination, il est désormais interdit de partager le "bilo", le bol traditionnel dans lequel est bu le kava. Pour pallier ces restrictions, le mode de consommation a changé. Des bars à kava ont ainsi vu le jour, inspirés de ceux qui existent déjà aux Etats-Unis, où dans les métropoles nombre de jeunes cadres branchés ont troqué l'alcool pour ce breuvage aux vertus apaisantes. - "Alternative à l'alcool" -A Suva, la capitale, le Weta Coffee est l'un d'eux. Il propose un breuvage préparé à partir de poudre de cette racine mélangée avec de l'eau et que chacun boit dans son propre bol. Pour la gérante de cet établissement, Mue Bentley-Fisher, ces bars offrent une alternative à la culture jusqu'à présent exclusivement masculine qui entourait la consommation du kava dans l'archipel fidjien. "Des groupes de jeunes femmes viennent, elles se sentent rassurées de boire du kava ici", affirme la gérante, qui a ouvert son bar avant l'entrée en vigueur en mars du confinement de la ville. Depuis la levée des mesures de restriction, "nous dépassons le niveau (de fréquentation) à l'ouverture", se félicite-t-elle.La consommation de kava est particulièrement forte du mercredi au vendredi car "tout un tas de consommateurs choisissent le kava comme alternative à l'alcool pour se détendre en fin de semaine", remarque la gérante.Face aux incertitudes que fait peser la pandémie sur le marché intérieur, les producteurs ont accéléré les démarches pour faire du kava un produit de "bien-être" qui s'exporte. La société Fiji Kava, dont le siège se situe en Australie mais qui cultive toujours la plante aux Fidji, a ouvert un laboratoire qui travaille au développement d'une variété de qualité supérieure destinée à l'export.Elle a également mis au point des gélules pour les consommateurs du monde entier à la recherche d'une solution miracle pour soulager leur anxiété. Parallèlement, Fiji Kava a développé un partenariat avec l'équipe fidjienne de rugby pour promouvoir les bienfaits de ce produit.Le directeur général de la Fédération fidjienne de rugby, John O'Connor, affirme que le kava aide ses joueurs à faire face à leurs "importants défis physiques et mentaux".- Immenses débouchés -A l'occasion de l'annonce en mars de ce partenariat, il a vanté les vertus de cette boisson qui aide notamment ses équipes "à se détendre, à avoir un sommeil réparateur et à récupérer".Les consommateurs de kava reconnaissent cependant que les variétés les moins chères peuvent provoquer la gueule de bois.L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) met toutefois en garde contre une consommation excessive de ce produit qui peut entraîner des éruptions cutanées, des nausées et des indigestions.Par ailleurs, sur le long terme, ce breuvage anti-stress pourrait causer des dommages au niveau du foie, selon l'ONU. Aucune étude approfondie sur le sujet n'a cependant été réalisée. Selon les derniers chiffres disponibles, en 2018, les Fidji ont exporté environ 160 tonnes de kava aux Etats-Unis et 80 en Nouvelle-Zélande. L'Australie autorise actuellement l'importation d'une quantité limitée de kava pour un usage médical. Elle a cependant annoncé l'an passé une expérimentation pour des importations commerciales, ce qui pourrait constituer à terme un immense débouché. En raison de la pandémie de coronavirus, cet essai a été reporté à l'an prochain. Cela n'a pas empêché Green Gold Kava, basé aux Fidji, de continuer à enregistrer d'importants volumes à l'exportation. Le propriétaire de l'entreprise, Praveen Narayan, est tellement confiant quant à l'avenir du kava dans une société angoissée notamment par le coronavirus qu'il a ouvert une nouvelle usine. Il a également élargi sa gamme de produits avec notamment des jus de fruits infusés au kava. "L'avenir est prometteur", estime-t-il, "le kava va devenir important".
Le 4 juillet, les services de police de Quimper, dans le Finistère, ont reçu une plainte déposée par une femme de 45 ans qui accusait une connaissance d'avoir voulu la noyer.Voilà un règlement de compte qui aurait pu très mal se finir. Lundi 4 juillet, selon Ouest-France, une plainte a été déposée via Internet par une habitante de la ville de Quimper, dans le Finistère, auprès des services de police.
La femme de 45 ans y accusait une de ses connaissances, une femme de trois ans son aînée, d'avoir tenté de la noyer dans le fleuve de l'Odet. Selon elle, les faits se sont déroulés le dimanche 3 juillet, sur le chemin de halage longeant le cours d'eau.La victime supposée a été convoquée en début de semaine dans les locaux de la police de Quimper. Elle y a expliqué avoir été injuriée et traînée dans la rivière par son agresseur. Et accuse cette dernière de lui avoir maintenu la tête sous l'eau pendant plusieurs secondes, dans le but de la noyer. À la suite de cette audition, l'auteure des faits a été, elle aussi, entendue par les policiers, le 6 juillet dernier. Elle a avoué et corroboré la version donnée par la victime. À un détail près : selon la femme de 48 ans, elle aurait simplement souhaité « donner une leçon » à la victime, qui la harcelait depuis six mois. Au prétexte qu'elle avait hébergé son ex-compagnon. Déjà connue des services de police, l'agresseur a été placée en garde à vue et présentée au Parquet. Elle devrait comparaître prochainement devant le tribunal pour violences légères et menace de mort.
Le président d'Urgence homophobie a relayé l'agression subie par un jeune homme de 29 ans, laissé pour mort à Drancy (Seine-Saint-Denis) dans la nuit du 4 au 5 mars dernier.
Soupçonnés d'avoir attiré un homosexuel de 29 ans dans un guet-apens à Drancy (Seine-Saint-Denis) avant de le passer à tabac et de le poignarder, trois jeunes, dont deux mineurs, ont été présentés à un juge, vendredi 15 mars. Le parquet de Bobigny a ouvert une information judiciaire pour tentative de meurtre en raison de l'orientation sexuelle, vol avec arme et association de malfaiteurs, pour des faits qui se sont déroulés dans la nuit du 4 au 5 mars. Violemment agressée, la victime, âgée de 29 ans, a eu le poumon perforé par un coup de couteau. "Kevin est sorti de l'hôpital et il est tiré d'affaire", a indiqué sur Twitter Guillaume Mélanie, président d'Urgence Homophobie, lui-même récemment victime d'une agression à Paris. Guillaume Mélanie a raconté sur le réseau social que le jeune homme s'était rendu à Drancy "pour rencontrer un jeune homme avec qui il parlait depuis trois jours sur les applications". "Quand il sort de sa voiture, trois jeunes hommes lui tombent dessus et le rouent littéralement de coups. Ils lui ont tendu un piège. Ils voulaient 'casser du pd'. Le tuer, plus exactement : car après l'avoir passé à tabac, un de ses trois agresseurs lui assène un coup de couteau", relate le militant.Le président d'Urgence Homophobie explique également que ses trois agresseurs l'ont "laissé pour mort", et que le jeune homme s'en est sorti grâce à des voisins qui, alertés par l'alarme de sa voiture, qu'il a pu déclencher, ont appelé les secours."Plus possible qu'en 2019, on tente de nous assassiner (avec préméditation) juste parce que nous sommes homosexuels, lesbiennes, bi, intersexes ou transgenres", dénonce-t-il.
Porteurs de toute une liste de revendications, les agriculteurs vont converger vers Paris mercredi prochain 27 novembre, au petit matin. Ils seront aux portes de la capitale dès 6 heures, indiquent la FNSEA, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs.
Avant la grève du jeudi 5 décembre, les Parisiens, et plus spécialement les automobilistes d'Île-de-France, pourraient bien connaître un avant-goût de galère dès le mercredi 27 novembre. Ce jour-là en effet, les agriculteurs ont prévu de se mobiliser fortement et de se diriger en masse vers Paris avec leurs tracteurs. Ainsi, dans le cadre d'une mobilisation nationale qui pourrait bien prendre d'autres formes en province, mille tracteurs se dirigeront vers la capitale dès l'aube. "Plus de 1 000 tracteurs venus des régions Hauts-de-France, Normandie, Île-de-France, Grand-Est, Centre-Val-de-Loire et Bourgogne-Franche-Comté se donnent rendez-vous à Paris, indique un communiqué commun de la FDSEA, des Jeunes Agriculteurs (JA) Ile-de-France et de la FNSEA Grand Bassin parisien. Ils seront dès 6 heures du matin aux portes de la capitale (sur les autoroutes) A1, A4, A5, A6, A10, A11, A13, A14, A15 (et sur les nationales) N1, N2, N12, N20." Une mobilisation qui promet une belle pagaille aux abords de la capitale, même si les modalités exactes ne sont pas connues (opérations escargots, blocage, filtrage ?)"Nous déplorons toujours l'absence de mesures concrètes"Après les deux journées d'action du 8 et du 22 octobre, les agriculteurs entendent maintenir la pression sur le gouvernement et Emmanuel Macron pour que des décisions fortes soient prises. "Si notre détermination a permis de faire bouger quelques lignes, nous déplorons toujours l'absence de mesures concrètes et tangibles en faveur des exploitations agricoles : presque 20% des agriculteurs ne parviennent pas à vivre de leur métier."Plusieurs éléments de la politique agricole actuelle apparaissent dans le viseur des agriculteurs et provoquent leur colère : accords commerciaux internationaux, zone de non-traitement, taxes nouvelles. "L'Etat devrait s'employer à faire respecter la loi EGalim pour sécuriser véritablement le revenu des agriculteurs." "C'est pourquoi, le 27 novembre, nos réseaux se mobiliseront pour demander aux distributeurs et industriels de permettre le retour à un revenu décent pour les agriculteurs, et à l'Etat de transformer ses promesses en actes concrets : pas de distorsions supplémentaires."
Ce reporter du Républicain Lorrain agressé vendredi était en reportage sur un rond-point à Longeville-lès-Saint-Avold, en Moselle. Les agressions contre les journalistes se sont multipliées depuis le début du mouvement des "gilets jaunes".
Vendredi soir, était lancée une pétition pour appeler les citoyens à mettre un terme aux violences contre la presse.Un journaliste du Républicain Lorrain a déclaré samedi 19 janvier à l'AFP avoir été agressé physiquement vendredi par un "gilet jaune" alors qu'il faisait un reportage sur un rassemblement à Longeville-lès-Saint-Avold (Moselle). Alain Morvan, rédacteur au service reportage du Républicain Lorrain, se trouvait en début d'après midi au rond-point de Longeville-lès-Saint-Avold, près de la frontière franco-allemande, où des manifestants organisaient un barrage filtrant.Un coup de pied à l'abdomen"J'ai voulu prendre une photo au smartphone du rassemblement et un gilet jaune s'est planté à 5 cm de mon visage en étant menaçant", a expliqué au téléphone Alain Morvan. "J'ai décliné mon identité de journaliste, mais cela a été une circonstance aggravante". "J'en ai rien à foutre", "tu fais pas de photo", aurait crié avec rage l'individu avant de porter des coups au journaliste. Alain Morvan raconte avoir pu "parer" les coups de poings, mais un violent coup de pied l'a atteint à l'abdomen.L'agresseur a été maîtrisé par trois autres "gilets jaunes", tandis qu'il continuait de donner des coups dans le vide en direction du journaliste. "J'avais l'impression de voir un type qui voulait me traverser, me défoncer le crâne", a dit Alain Morvan, "choqué psychologiquement". Hospitalisé vendredi, il a pu regagner son domicile en fin de soirée, après avoir passé des examens pour "écarter des suspicions de lésion interne à l'abdomen". Il a déposé plainte pour violences volontaires. "J'ai déjà fait des reportages après des catastrophes naturelles, dans des manifestations tendues de mineurs ou de métallos... jamais je ne me suis senti autant en danger que sur ce rond-point", a-t-il dit.Plusieurs journalistes agressées depuis le début du mouvement Vendredi, des organisations et associations de journalistes ont lancé une pétition pour appeler les citoyens à mettre un terme aux violences contre la presse et défendre la liberté d'informer. "La montée des violences contre les reporters est extrêmement grave et préoccupante, comme le sont évidemment toutes les violences arbitraires, quels qu'en soient les auteurs. Qu'on soit manifestant ou qu'on soit policier, on ne peut pas prétendre défendre la liberté et attaquer le journalisme", souligne le texte de cette pétition, hébergée sur le site de l'ONG Reporters sans frontières.Le "cri d'alarme" de RSF"En France, le droit d'informer est un droit fondamental, au même titre que le droit de manifester. Nous lançons un appel pour une mobilisation citoyenne afin de mettre fin aux violences commises contre les journalistes. Les citoyens ont le droit de manifester, les journalistes celui d'informer, au service de tous", conclut cette pétition. La pétition a été lancée à l'initiative de plusieurs organisations professionnelles de journalistes et photographes de presse, d'associations et syndicats de journalistes dont la Fédération européenne des journalistes, le SNJ et RSF, et des sociétés de journalistes et sociétés de rédacteurs de plusieurs médias : BFM, Challenges, les Echos, l'Express, Franceinfo, le Figaro, France Inter, le JDD, France 2, M6, le Parisien-Aujourd'hui en France, Premières Lignes, Radio France, RFI, RMC, Sud Ouest, TF1, Cnews, Europe 1, Le Monde et le Point.Depuis le début des manifestations en novembre, des journalistes sont régulièrement pris à partie dans le cadre du mouvement des "gilets jaunes". Agressions, menaces, insultes, le secrétaire général de l'ONG Reporters sans frontières, Christophe Deloire, a lancé dimanche 13 janvier "un cri d'alarme" face à une situation "très grave, qui menace d'empirer".
En janvier dernier, un nonagénaire a subi une lourde opération alors que l'anesthésie n'avait pas fait effet. Le patient a dû hurler pour que le chirurgien s'arrête, selon une information du Journal de Saône-et-Loire.
La douleur a fusé dès les premiers coups de bistouri. Après avoir fait plusieurs AVC, Alain, 94 ans, devait être opéré de la carotide le 24 janvier dernier à l'hôpital de Chalon-sur-Saône. Sauf que tout ne s'est pas déroulé comme prévu. Le produit anesthésiant injecté pour soulager les douleurs n'a visiblement pas eu d'effet. "Quand le chirurgien a commencé à couper, j'ai carrément hurlé : 'Ça va pas ! Arrête, tu me fais mal !'", a-t-il relaté au Journal de Saône-et-Loire. Le patient raconte qu'il a du crier à une dizaine de reprises avant que le médecin n'interrompe l'opération. Alain a même fait un malaise avant que la procédure ne soit interrompue.C'est également ce qu'a raconté sa femme, interrogée par RTL : "Ils lui ont mis une deuxième dose quand il a commencé à avoir mal mais ça n'a pas pris. Le médecin a commencé alors il a dit : 'J'ai commencé, il faut que je termine'". Le couple assure n'avoir eu "aucune explication" à la suite de cette opération ratée. "Je pense qu'il aurait été souhaitable que l'on nous informe de ce qui s'est passé et que l'on présente des excuses à mon époux", a estimé la femme d'Alain. "Cela aurait été la moindre des choses". L'hôpital de Chalon-sur-Saône confirme, pour sa part, avoir reçu une réclamation de la part du couple mais refuse de s'exprimer, invoquant le secret médical. Traumatisé par cette expérience, le patient a dit préférer "(s)e suicider que de (s)e faire opérer de l'autre côté".
VIDÉO - La rumeur gronde autour de l'acteur et la journaliste. Selon le magazine Closer, Valérie Trierweiler et Alain Delon seraient en couple.
"Ils sont vraiment ensemble ! ", a titré l'hebdomadaire en une de son numéro daté du 10 novembre. Des amours imaginaires ? C'est en tout cas ce qu'a affirmé l'ex-compagne de François Hollande sur son compte Twitter. Alain Delon et Valérie Trierweiler en couple ? La journaliste dément !par Non Stop People"Closer : interviewer n'est pas coucher !", tacle la journaliste sur le réseau social vendredi 10 novembre. "Cover bidon ! Le WE du 5/11 je n'étais pas à Douchy ms à Trouville ! Jaloux de @ParisMatch ?", ironise-t-elle. Closer a en effet affirmé dans son article que l'auteure de "Merci pour ce moment" avait passé le week-end du 5 novembre dans la maison d'Alain Delon à Douchy (Loiret). Valérie Trierweiler dément formellement et précise avoir séjourné ce week-end-là à Trouville-sur-Mer (Calvados). Un tweet prouve effectivement qu'elle s'y trouvait, le samedi 4 novembre. Le magazine people présente par ailleurs un déjeuner parisien entre les deux personnalités comme une rencontre romantique. Déjeuner de travail pour une interview, rétorque la journaliste.
Emmanuel Macron a brisé le moment d'unité nationale créé par le terrible incendie qui a ravagé la cathédrale, selon un expert du patrimoine. Après avoir envisagé de doter Notre-Dame d'une nouvelle flèche contemporaine, il se dit désormais convaincu qu'il faut restaurer le monument à l'identique.
Une flèche contemporaine, c'était l'idée d'Emmanuel Macron, qui a provoqué des dissensions parmi les experts et les professionnels du patrimoine. Il a finalement fait marche arrière : le président a désormais "la conviction" qu'il faut restaurer la cathédrale et sa flèche à l'identique, a annoncé l'Elysée ce jeudi 9 juillet. Il se range au consensus des architectes et de l'opinion publique, le jour où l'architecte en chef Philippe Villeneuve a présenté un projet en ce sens. Notre-Dame de Paris : une flèche reconstruite à l'identique ?par franceinfoLe président d'honneur de l'association Sites et Monuments, Alexandre Gady, a épinglé ce jeudi la gestion du dossier de la reconstruction de Notre-Dame de Paris par le président de la République. "C'est le président de la République qui a décidé depuis le début, dans toute cette affaire, de lancer la machine à toute vitesse et qui a parlé d'une flèche contemporaine, a rappelé sur franceinfo ce professeur d'histoire de l'art à la Sorbonne. Aujourd'hui, ce n'est plus à l'ordre du jour parce que dans les milieux professionnels, tout le monde est très réticent à cette option qui, depuis quelques mois devient un problème de calendrier."La nouvelle ministre de la Culture Roselyne Bachelot a estimé jeudi qu'un "large consensus" existait pour reconstruire "à l'identique" la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris, alors qu'une commission consultative devait se réunit sur ce sujet. Il apparaît "qu'un large consensus se dégage dans l'opinion publique et (chez) les décideurs -puisqu'à la fin, ce sera, je pense, le président de la République qui va trancher- pour la reconstruction à l'identique", a-t-elle déclaré sur France Inter."Depuis le début, le président s'est immiscé dans cette affaire, c'est la monarchie républicaine à la française, a estimé Alexandre Gady. Et donc depuis le début le débat est faussé." Et surtout, l'implication du président a eu des conséquences négatives sur le projet de reconstruction. "Le président de la République a réussi ce chef-d'œuvre, après le consensus d'émotion de l'incendie, de créer le dissensus autour de cette question de la flèche, a-t-il dénonce. Il y avait là un moment d'unité nationale qui a été en partie brisé par cette question qui était très prématurée à l'époque."
Salah Abdeslam, seul survivant des commandos jihadistes qui ont attaqué Paris le 13 novembre 2015, comparaît pour la première fois publiquement à partir de ce lundi 5 février à Bruxelles, pour sa participation présumée à une fusillade avec des policiers à Forest à la fin de sa cavale en mars 2016.
Ce procès devant la 90e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles s'annonce comme une occasion d'entendre Salah Abdeslam, plongé dans le mutisme depuis 21 mois. Un silence qui avait d'ailleurs conduit son avocat belge, Sven Mary, à jeter l'éponge au bout de sept mois en critiquant l'attitude incompréhensible de son client. Le pénaliste belge s'était finalement ravisé et c'est bien lui qui représentera Salah Abdeslam pour ces quatre jours de procès.► Est-il prêt à collaborer avec la justice ?Ce procès, initialement prévu en décembre, est très attendu pour évaluer à quel point Salah Abdeslam est prêt à collaborer avec la justice. Âgé aujourd'hui de 28 ans, ce Français d'origine marocaine qui a grandi à Molenbeek, quartier populaire de Bruxelles où il s'est radicalisé, s'est retrouvé au cœur d'une cellule jihadiste impliquée dans au moins trois dossiers terroristes majeurs. Que faut-il attendre du procès Salah Abdeslam en Belgique ?par BFMTV► Un continuum d'action entre le 13 novembre et le 22 mars ?Les attentats de novembre 2015 à Paris (130 morts), ceux du 22 mars 2016 à Bruxelles (32 morts) et l'attaque avortée dans le train Thalys Amsterdam-Paris en août 2015 relèvent "peut-être d'une unique opération" de l'organisation État islamique (EI), selon le parquet fédéral belge.Une association de victimes du terrorisme créée en Belgique à la suite des attaques du 22 mars, V-Europe, vient d'ailleurs de réclamer d'être partie civile au procès de cette fusillade, survenue le 15 mars 2016 lors d'une perquisition de routine dans une des planques bruxelloises de la cellule, située rue du Dries à Forest. Trois policiers avaient été blessés et un jihadiste algérien de 35 ans, Mohamed Belkaïd, tué en faisant face aux policiers pour couvrir la fuite d'Abdeslam et d'un complice, Sofiane Ayari, un Tunisien de 24 ans qui sera jugé avec lui. Une empreinte ADN du survivant des commandos du 13 novembre avait été découverte dans la planque. L'échange de tirs, puis la fuite d'Abdeslam et Ayari avaient précipité la fin de sa cavale. Les deux jihadistes avaient été interpellés trois jours plus tard, le 18 mars, à Molenbeek, une arrestation considérée par le enquêteurs comme l'élément déclencheur des attentats du 22 mars, quand trois kamikazes se sont fait exploser à l'aéroport et dans le métro de la capitale belge. À ce procès, Salah Abdeslam et Sofiane Ayari doivent répondre de "tentative d'assassinat sur plusieurs policiers" et "port d'armes prohibées", le tout "dans un contexte terroriste". Ils encourent jusqu'à 40 ans de prison.► Un dispositif de sécurité hors normesLe procès doit durer jusqu'à vendredi - avec relâche mercredi - nécessite la mise sur pied d'un dispositif de sécurité hors normes dans et aux abords du palais de justice, un gigantesque bâtiment public souvent décrié pour sa vétusté. La présence policière et les mesures de sécurité seront pour l'occasion renforcées au palais de justice, les professions judicaires devant se soumettre, comme le public et les journalistes, au détecteur de métaux.Le stationnement sur les parkings jouxtant le palais sera interdit, la circulation fermée dans la rue située derrière l'édifice et le ciel surveillé par des hélicoptères. Les arrivées et départs quotidiens de Salah Abdeslam, qui doit être incarcéré pendant le procès dans une prison du nord de la France, à Vendin-le-Vieil, se feront sous l'escorte d'unités d'élite, par la route ou par hélicoptère. Aucune option n'est exclue. La décision sera prise au dernier moment.►Un risque de suicide ?Tentative d'évasion ou de suicide du prévenu, risque d'attentat : tous les scénarios mobilisent l'attention des forces de sécurité. La dégradation de sa santé mentale (prostration, paranoïa...) constatée au printemps 2017 par l'administration pénitentiaire et des magistrats avait conduit à l'aménagement de certaines conditions d'emprisonnement du détenu le plus surveillé de France.Mais pour Luc Hennart, maître d'oeuvre du procès en tant que président du tribunal de première instance francophone de Bruxelles, cette audience correctionnelle doit malgré tout rester "normale". À l'inverse d'un accusé aux assises, qui comparaît dans un box, le prévenu sera placé comme à l'habitude face au tribunal, au premier rang de la salle d'audience, tournant le dos au public. Cette salle est prévue pour accueillir 80 personnes, avocats, journalistes, représentants d'associations de victimes ou simples curieux. Pour les journalistes, attendus par centaines, une retransmission vidéo des débats est programmée dans une autre salle de plus grande capacité.
29% des Français interrogés comptent participer au grand débat national engagé par le gouvernement.
Deux Français sur trois (64%) restent sceptiques sur l'utilité du grand débat, dont l'image et la connaissance s'améliorent cependant, selon un sondage Odoxa Dentsu consulting diffusé jeudi 17 janvier. Par ailleurs, l'approbation du mouvement des "gilets jaunes" continue de fléchir, avec 51% des personnes interrogées qui souhaitent qu'ils se poursuivent, soit un point de moins en une semaine, et 49% (+1) qui voudraient qu'il s'arrête.Si 94% des Français ont désormais entendu parler du grand débat lancé par Emmanuel Macron pour trouver une issue à la crise des "gilets jaunes", ils ne sont que 62% à savoir "précisément en quoi il consiste", selon cette enquête pour Le Figaro et franceinfo.35% pensent qu'il aboutira "à des mesures utiles"Mais 35% seulement pensent qu'il aboutira "à des mesures utiles pour le pays", contre 64% d'un avis contraire, et 29% qu'il sera mené "de façon indépendante du pouvoir". Ils ne sont par ailleurs que 29% à compter y participer, soit 3 points de moins en une semaine.Parmi les sujets mis sur la table par le chef de l'État, 82% des personnes interrogées jugent "la fiscalité et les dépenses publiques" comme un thème prioritaire, devant l'organisation de l'État et des services publics (59%), la démocratie et la citoyenneté (56%) et la transition écologique (40%). L'hypothèse évoquée par Emmanuel Macron de fixer des objectifs annuels en matière d'immigration apparaît comme "une bonne mesure" à 60% des personnes interrogées, contre 40% d'un avis contraire.44% pour l'abandon de la limitation de la vitesse à 80 km/hEnfin, seuls 14% se disent favorables à un maintien de la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. 42% souhaitent "un aménagement de cette mesure" et 44% un abandon pur et simple. Cette enquête a été réalisée en ligne les 16 et 17 janvier auprès de 1.000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
La femme interpellée dans le cadre de l'enquête sur l'incendie probablement criminel d'un immeuble du XVIe arrondissement de Paris "présente des antécédents psychiatriques", a indiqué le procureur de la République de Paris. Selon plusieurs témoignages, elle s'était disputée dans la soirée avec son voisin pompier, le menaçant de "mettre le feu".
Au moins dix personnes sont mortes dans le violent incendie d'un immeuble de la rue Erlanger, dans le XVIe arrondissement de Paris, dans la nuit de lundi à mardi 5 février. Il a fallu plus de cinq heures aux pompiers pour maîtriser le feu, qui a également fait une trentaine de blessés, dont huit des leurs. La piste criminelle est privilégiée et une habitante de l'immeuble a été interpellée, a indiqué dans la matinée le procureur de la République de Paris Rémy Heitz. "Cette femme a été interpellée dans la rue immédiatement après l'incendie. Elle se trouve en garde à vue", a-t-il précisé, ajoutant qu'une enquête avait été ouverte pour "incendie volontaire ayant entraîné la mort et des blessures" et confiée au premier district de police judiciaire de Paris. La femme, âgée d'une quarantaine d'années, a été "arrêtée en état d'alcoolémie alors qu'elle tentait de mettre le feu à une voiture", a indiqué à l'AFP une source policière."T'es un pompier ? Je vais mettre le feu"Une dispute est-elle à l'origine de l'incendie ? Selon plusieurs témoignages, la suspecte s'était disputée avec son voisin pompier dans la soirée, et la police s'était déplacée pour un trouble du voisinage.Un jeune couple du troisième étage a expliqué à l'AFP avoir entendu "une dispute" vers 23h : "Au début, un homme a crié 'y'en a qui se lèvent tôt demain, y en a qui bossent tôt'. Il disait qu'il y avait de la musique, même si nous on n'entendait pas", raconte Clément. "Un peu après, poursuit-il, il y a eu un bruit d'assiette. Je suis allé regarder et il y avait une assiette avec des ustensiles par terre au milieu de la cour intérieure. Ensuite, j'ai entendu une dame dire quelque chose comme 'bouge pas, t'es mort' ou 'si tu bouges t'es mort'. Elle criait très fort, une voix de quelqu'un de pas bien intentionné". La compagne du témoin, Nathalie, ajoute qu'après la dispute "paraît-il, mais on l'a pas vu, elle a mis des feuilles de papier sous sa porte (celle du voisin, ndlr) et qu'elle les a allumées".Une autre voisine a aussi entendu la quadragénaire jeter des assiettes par la fenêtre et assuré à BFMTV qu'elle l'avait entendue dire à son voisin : "t'es pompier ? Je vais mettre le feu". Une dispute à l’origine de l’incendie meurtrier de Paris ? Deux habitantes de l'immeuble témoignentpar BFMTVUne autre habitante a expliqué à la chaîne d'information qu'elle avait vu le jeune homme frapper contre la porte de sa voisine, en se plaignant de sa musique. "Un moment après, j'ai entendu crier : 'Il y a le feu'. Je suis sortie sur le palier et j'ai effectivement vu qu'il y avait un commencement de feu juste à l'endroit où habite cette personne"."Elle a dû mettre le feu chez moi pour se venger"Des propos confirmés par le voisin pompier en question, qui a raconté dans Le Parisien comment avait débuté le drame. "Cela fait seulement trois mois que je suis dans cet immeuble, et ce n'était pas la première fois qu'elle faisait ça", souligne-t-il. "Je sais qu'une patrouille de police est déjà intervenue il a environ quinze jours à cause de son comportement", assure-t-il.Face à l'attitude de sa voisine, le jeune homme de 22 ans explique avoir appelé la police à 23h50. "J'ai attendu quarante minutes pour m'entendre dire que ce n'était pas une situation d'urgence. C'était pourtant bel et bien du ressort de la police", fustige-t-il. Sur les conseils de la police, il a quitté son appartement. "J'ai cru que les policiers l'avaient embarquée donc nous sommes revenus. Mais je suis tombée nez à nez avec ma voisine dans les escaliers", poursuit-il. Selon lui, cette dernière a essayé de "défoncer" sa fenêtre et sa porte pour "se venger". Visiblement, la vengeance va plus loin. "Un voisin m'a expliqué qu'il y avait du papier devant ma porte avec du bois. Elle a dû mettre le feu chez moi pour se venger. Quand je l'ai croisée, elle m'a souhaité bon courage en me disant que j'étais pompier, et que j'aimais bien les flammes. Là, je sens l'odeur de brûlé. Et je m'aperçois qu'elle a mis le feu à tout l'étage. Elle s'est ensuite sauvée en courant." Selon RTL, la femme interpellée est soupçonnée d'avoir mis le feu au deuxième étage, où elle habitait, ainsi qu'aux 7e et 8e étages de l'immeuble.Le jeune pompier a alors commencé évacuer ses voisins. "Une fois dehors, j'ai vu la voisine en train de mettre le feu à deux poubelles. Elle attendait de voir ce qui se passait", assure-t-il. "Je suis pompier, et je n'ai jamais connu un drame pareil", se désole-t-il. "Tous les jours de par mon métier, je conduis des personnes dans cet état à l'hôpital. Je sais quand quelqu'un ne va pas bien. Je ne comprends pas pourquoi on arrive à un bilan aussi lourd", déplore-t-il.
Lundi, les parents de la petite Maëlys ont répondu sur Facebook à la mère d'Arthur Noyer, qui avait lancé dimanche soir un appel à Nordahl Lelandais.
Mercredi 14 février, l'ancien militaire est passé aux aveux, en révélant aux enquêteurs où se trouvait le corps de Maëlys, disparue dans la nuit du 26 au 27 août à Pont-de-Beauvoisin. La fin d'une douloureuse attente pour les parents de la fillette. Si Nordahl Lelandais a avoué le meurtre de Maëlys, l'ex-maître-chien n'a rien dit concernant l'assassinat du caporal Noyer, pour lequel il a été mis en examen.La famille du jeune homme, disparu en avril 2017, a lancé dimanche soir sur Facebook un appel à Nordahl Lelandais, pour qu'enfin il parle. Un appel auquel ont répondu les parents de la petite Maëlys, désireux de connaître eux aussi toute la vérité. "Vous avez raison il faut bien qu'ils le surveillent Nordahl Lelandais, car il a encore beaucoup de réponses à nous fournir. La Vérité pour tous, restons soudés tous unis", a exprimé Jennifer Cleyet Marrel. "Que nos deux familles restent unies tous ensemble pour la même cause 'la vérité'", a pour sa part ajouté le père de Maëlys.Dimanche soir, Cécile Noyer-Maltet avait publié sur Facebook un bouleversant message à l'attention de Nordahl Lelandais. "Si vous êtes l'auteur de l'assassinat de notre fils Arthur, que son visage hante vos jours et vos nuits jusque dans l'éternité. Notre famille a besoin d'un procès. Nous devons savoir. Nous saurons. Durant huit mois, nous avons vécu un enfer, l'angoisse, la peur, l'espoir, le désespoir...Votre silence y est pour beaucoup !".Depuis le 16 février, Nordahl Lelandais est hospitalisé "par précaution" près de Lyon.
Le journaliste et ancien animateur de la légendaire émission "Le Divan" s'est éteint à l'âge de 85 ans.
Henry Chapier est mort dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 janvier. Animateur du "Divan" sur FR3 entre 1987 et 1994, le journaliste avait cotoyé les plus grandes personnalités culturelles et politiques dans son émission, reprise depuis 2015 par Marc-Olivier Fogiel."Il a hissé la confession au rang d'art"Certains passages de ses séances de psychanalyse télévisuelle étaient devenus cultes. En 7 ans, plus de 300 célébrités avaient pris place dans son "Divan", dont Spike Lee, Mylène Farmer ou encore Christian Lacroix.L'annonce de son décès a été faite par la Maison européenne de la photographie, qu'il avait cofondée en 1996. "La MEP est endeuillée par la disparition cette nuit de Henry Chapier", a réagi la direction du centre d'exposition par communiqué. Le ministre de la Culture Franck Riester a salué la mémoire d'un "intervieweur inégalable" qui a hissé la confession au rang d'art.Féru d'art et cinéma, Henry Chapier avait également réalisé plusieurs films. Il avait par ailleurs fait partie du jury du festival de Cannes en 1996.
Le 17 décembre prochain, la France aura une nouvelle miss. En attendant, TF1 vient de dévoiler la composition du jury et c'est Arielle Dombasle qui en prend la tête.
Arielle Dombasle prend les commandesLa chanteuse et comédienne succède donc à Jean-Paul Gaultier, président du jury de Miss France 2016. Une tâche qu'elle prendra très au sérieux lors de la soirée présentée par Jean-Pierre Foucault et qui sera retransmise en direct de l'Arena de Montpellier. Un rôle que l'actrice maîtrise, puisqu'elle l'a déjà rempli en 2009, où elle avait là aussi présidé l'élection. Cette année-là, c'était Malika Ménard qui avait été choisie par les Français pour porter la couronne tant désirée.Cette dernière fera également partie du jury aux côtés d'Arielle Dombasle, Ingrid Chauvin, Michèle Bernier, Amir, Christophe Barratier et Tony Yoka, le boxeur médaillé d'or aux derniers Jeux olympiques. Voici donc les jurés qui auront la responsabilité de sélectionner les cinq finalistes de l'élection, parmi les douze jeunes femmes présélectionnées avec les votes du public. À propos de ces douze concurrentes, il est intéressant de savoir que c'est la société Miss France qui les sélectionne durant la semaine de préparation à Montpellier, juste avant l'émission.Arielle Dombasle réagit à cette nominationPour la comédienne, la cérémonie n'est pas un simple concours de beauté. Très heureuse d'endosser cette responsabilité de présidente, Arielle Dombasle s'est exprimé au micro de RTL. "Vous savez, je suis une amie des femmes, une admiratrice des femmes, et aussi une féministe à ma manière", confie la chanteuse. Tout en continuant : "C'est un couronnement qui récompense beaucoup de qualités, beaucoup de vertus. (...) Il faut que ce soit une Miss France qui nous représente toutes."
Les consoles, saisies lors d'une perquisition, étaient destinées à la destruction mais les forces de l'ordre ont préféré en faire un meilleur usage. Les gendarmes les ont distribuées à des enfants hospitalisés, rapporte Le Parisien.
Le Père Noël est passé un peu plus tôt que prévu dans les couloirs du centre hospitalier de Corbeil-Essonnes et avait troqué le costume rouge et la longue barbe pour un uniforme de gendarme. Mercredi 12 décembre, deux membres de la gendarmerie sont arrivés à l'hôpital avec de précieux cadeaux sous le bras : quatre consoles de jeu vidéo. Les PlayStation 4, encore dans leur emballage, avaient été volées puis saisies par les forces de l'ordre lors d'une perquisition au domicile de l'homme soupçonné du vol. Personne n'avait remarqué leur disparitionDans un premier temps, les gendarmes avaient cherché à rendre les machines à leur propriétaire légitime mais ni le vendeur, ni le fabricant Sony n'avait remarqué la disparition des consoles. Personne n'ayant porté plainte, les militaires ne savaient donc pas à qui rapporter les objets. "Ces consoles devaient partir à la destruction, explique le gendarme. Comme on est déjà venus avec des gardés à vue j'ai pensé à l'hôpital, et ils m'ont dit que ça les intéressait", a raconté au Parisien le gendarme à l'origine de la bonne action. Jusqu'à Noël dernier, l'hôpital de Corbeil-Essonnes distribuait des cadeaux à ses petits pensionnaires grâce à un partenariat avec un magasin de jouets, mais l'enseigne a mis la clef sous la porte cette année. Le personnel hospitalier a donc lancé un appel à la générosité. C'est ainsi que les gendarmes ont eu l'idée de faire don des quatre consoles, d'une valeur de 200 euros chacune.
Le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) entend faire du bon score de son parti aux européennes un atout pour rassembler.
"Construire une nouvelle force politique" pour "peser sur le cours des choses". Fort du score d'EELV aux élections européennes, le secrétaire national David Cormand estime, dans un entretien au Journal du dimanche, dimanche 2 juin, que son parti doit "dessiner un nouveau paysage politique". "Après l'effondrement des deux piliers qu'étaient le bloc de droite et le bloc social-démocrate, nous travaillons à faire émerger une alternative à Emmanuel Macron et à Marine Le Pen", assure David Cormand, après la percée de la liste menée par Yannick Jadot, qui a recueilli 13,47% des voix dimanche dernier.Et David Cormand espère bien voir un mouvement rassembler. "Il faut bâtir un mouvement écologiste qui rassemble largement. EELV en sera bien sûr l'une des pierres, mais cela ne suffira pas. Il faut voir plus large", estime-t-il. "Cette nouvelle force devra s'appuyer sur la société mobilisée, la jeunesse, la génération climat" ajoute-t-il. "Génération écologie ou le parti animaliste, par exemple, y auraient toute leur place".Des regrets sur Cohn-Bendit et Canfin Reste la fracture avec la gauche : "nous sommes opposés aux injustices sociales et environnementales produites par le capitalisme. Mais nous ne pensons pas que le remède au capitalisme soit dans la gauche productiviste". Il fustige également les choix pris par Pascal Canfin et Daniel Cohn-Bendit, deux anciens du parti EELV qui sont allés rejoindre la liste "Renaissance" de la majorité. Il veut "réunir ceux qui sont d'accord avec ce que nous voulons faire. Daniel Cohn-Bendit et Pascal Canfin ont choisi un autre chemin. Je le regrette". Il note aussi que "la campagne menée et notre score à cette élection change le statut de Yannick Jadot. Il est très lucide sur la responsabilité qui lui incombe, il est devenu l'une des personnalités, sinon la personnalité, qui en France incarne l'écologie". David Cormand précise aussi qu'il quittera son poste de secrétaire national "au plus tard à l'automne". "Mon ambition est de transmettre le flambeau à la nouvelle génération, la génération climat".
Les porteurs de visières en plastique et de masques à valve arrosent un vaste périmètre avec des gouttelettes après un éternuement ou une toux, démontre une expérience de visualisation par laser qui confirme qu'ils sont inefficaces pour stopper, à eux seuls, la propagation du coronavirus.
Dans une étude publiée mardi par la revue américaine Physics of Fluids, des chercheurs de la Florida Atlantic University ont simulé éternuement et toux avec un mannequin, et observé la façon dont les fluides se propageaient en filmant comment les gouttelettes traversaient des rayons lasers verts horizontaux ou verticaux à proximité du mannequin.Dans un premier temps, la visière bloque la projection vers l'avant des gouttelettes, mais une quantité notable parvient à s'échapper par dessous la visière et "dans une grande zone" devant et sur les côtés de la personne, écrivent les chercheurs.Quant aux masques avec valve, "un grand nombre de gouttelettes non filtrées passent par la valve", rapportent-ils, ce qui n'est pas étonnant puisque ce type de masque sert à filtrer l'air qu'on inspire, et non celui qu'on expire.Conclusion: malgré le confort de ces deux articles, mieux vaut porter un masque chirurgical ou du moins sans valve, ce qui est d'ailleurs la recommandation des autorités sanitaires aux Etats-Unis et ailleurs.
Remplissage des classes, distanciation dans les transports scolaires, enseignement à distance... le président de région attend des instructions claires du gouvernement.
Il veut des "orientations très claires" pour organiser la rentrée scolaire en septembre. Le président centriste de la région Normandie, Hervé Morin a déploré mercredi 5 août "un état d'impréparation absolument totale" des responsables.A un mois de la rentrée, "j'ai le sentiment très clair, puisque je suis en charge en partie des lycées, qu'on est dans un état d'impréparation absolument totale", a-t-il jugé sur LCI. "Si on considère qu'on est sur une ligne de crête" face au Covid-19, "rescolariser l'ensemble des lycéens à la rentrée dans des conditions d'avant Covid, ça va être compliqué", a ajouté l'ancien ministre. Jean-François Delfraissy : "Notre inquiétude est qu'à l'automne, avec le fait qu'on vit moins dehors, on ait un retour du virus de façon importante. (...). Pour 20 grandes métropoles, nous avons recommandé de prévoir des plans de confinement partiel."par France InterIl a lancé un "appel au gouvernement" pour avoir "des orientations très claires" de sa part. Car "on voit très bien que pour l'instant, on n'est absolument pas en mesure de savoir dans quelles conditions on va reprendre l'école", a-t-il assuré en évoquant les sujets de la taille des classes, de l'enseignement à distance ou de la distanciation dans les transports scolaires. Il faut selon lui "se mettre autour de la table très rapidement, dès le 15 août", pour "organiser des schémas permettant de pouvoir reprendre l'école dans des conditions sanitaires satisfaisantes".Mercredi sur France Inter, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy a évoqué le sujet, sans donner d'orientation claire. La rentrée en septembre "ne sera pas comme une rentrée scolaire habituelle", même si, pour les "jeunes classes, ce sera une rentrée scolaire avec moins de mesures de distanciation qu'avait été la reprise et la réouverture des écoles à partir de la mi-mai."
Cette année, il y aura beaucoup d'absents au concert des Enfoirés diffusé sur TF1 le 9 mars prochain, et pourtant, il y a des résistants parmi lesquels Michèle Laroque. Mais pour elle, il y a un grand absent : Jean-Jacques Goldman, qui a décidé de s'en aller il y a deux ans.
Un vide très difficile à combler à tel point que la comédienne n'a pas résisté à la tentation de le contacter. "Je lui ai envoyé un texto pour lui dire qu'il me manquait. Il était tellement solide. On a davantage de trucs à faire, mais heureusement, il y a toujours ce lâcher-prise sur scène. C'est un bel espace de liberté", révèle dans Télé 7 Jours Michèle Laroque sans préciser ce que lui a répondu le principal intéressé. Il y a quelques jours, elle avait tenu à mettre fin aux rumeurs qui laissaient entendre qu'il y avait des tensions au sein de la troupe. "Il n'y a pas du tout de tension. On était quand même quarante sur scène et c'était une ambiance démente", avait-elle déclaré dans "Touche pas à mon poste" sur C8, rappelant que chaque année Les Enfoirés rapportent, selon elle, entre 15 et 20 millions d'euros aux Restos du coeur.
Le ministre a rappelé que le site était géré par une entreprise privée. Il a découvert récemment les tarifs pratiqués.
Forfait à 159 euros, journée supplémentaire à 35 euros, recueillement à 55 euros... Les tarifs pratiqués par l'opérateur privé de la morgue provisoire installée dans un hall du marché de Rungis réquisitionné pour accueillir les cercueils des victimes du coronavirus créent la polémique. Le ministre de l'Intérieur a demandé jeudi 9 avril un "contrôle", estimant que la situation est "anormale". "Il me semble anormal que les contraintes liées à la situation de confinement et à des mortalités massives soient imputées financièrement aux familles", a déclaré le ministre de l'Intérieur devant la mission d'information de l'Assemblée nationale sur l'épidémie de covid-19. Soulignant que "la morgue de Rungis (était) gérée par un opérateur privé", il a expliqué qu'en découvrant "les tarifs" pratiqués par celui-ci, il avait "demandé un contrôle".L'opérateur, qui s'est attiré de nombreuses critiques, prévoit un "forfait de 6 jours" à 159 euros pour "l'admission et le séjour en condition de conservation du cercueil fermé et scellé". La journée supplémentaire est facturée 35 euros. Un espace de recueillement est à disposition des familles, au prix de 55 euros pour "une heure maximum"."On ne peut pas facturer aux familles un passage dans un entrepôt à Rungis, a estimé mercredi sur BFMTV la directrice des pompes funèbres de France, Sandrine Thiefine. J'ai appris hier que le passage du cercueil à Rungis était payant pour les familles. Ça n'est pas acceptable.""En France, on a six jours pour inhumer un personne", a-t-elle encore expliqué. Mais le nombre de décès engendrés par la pandémie met les services funéraires sous tension et entraîne un allongement des délais. "À partir de là, à Rungis, on facture une journée supplémentaire 35 euros, s'indigne Sandrine Thiefine. Si la famille veut venir se recueillir, on lui laisse un espace pendant une heure pour 50 et quelques euros. Pour nous, expliquer aux familles qu'on est obligés de facturer cet endroit, c'est quand même très particulier."
Des syndicats et collectifs hospitaliers ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation nationale, le 30 juin prochain, afin d'obtenir plus de moyens pour les hôpitaux et les soignants.
Le personnel hospitalier, en première ligne dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, reste toujours mobilisé. Plusieurs syndicats et collectifs ont appelé ce mardi 23 juin à une nouvelle journée d'action nationale le 30 juin prochain. Elle sera destinée à obtenir plus de moyens pour l'hôpital et les soignants, alors que le "Ségur de la santé" approche de son terme. Cette journée de mobilisation a été entérinée par les principaux syndicats de la fonction publique hospitalière (FO, SUD, Unsa et CGT) et par des collectifs de soignants, notamment Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences, ont indiqué à l'AFP plusieurs de ces organisations.Elle surviendra deux semaines après la "journée d'action" du 16 juin. Celle-ci a réuni plusieurs dizaines de milliers de manifestants un peu partout en France (180.000 selon le Collectif Inter-hôpitaux), dont 18.000 personnes sur l'esplanade des Invalides à Paris selon la préfecture de police.Un hommage aux soignants pour la Fête nationaleUne autre journée de manifestation - qui ne fait pas l'unanimité parmi les syndicats - est d'ores et déjà envisagée par la CGT et SUD le 14 juillet prochain. Lors de la Fête nationale, le gouvernement a prévu de rendre hommage aux soignants lors d'une cérémonie sur la place de la Concorde, à la place du traditionnel défilé militaire.Parmi les revendications des syndicats, une "revalorisation générale des salaires" d'au moins 300 euros net par mois pour le personnel hospitalier, mais aussi un "plan de recrutement", un "plan de formation" et "l'arrêt de toutes les fermetures d'établissements, de services et de lits".Vendredi, un projet de protocole d'accord a été remis aux syndicats, prévoyant "une revalorisation socle à compter du 1er juillet", via une "bonification indiciaire" pour l'ensemble des agents de la fonction publique hospitalière - hors médecins, qui font l'objet d'une négociation parallèle.Mais aucune enveloppe n'a été mise sur la table par l'exécutif, au grand dam des syndicats mobilisés dans le cadre du "Ségur de la santé", qui réclament depuis plusieurs semaines un chiffrage des mesures salariales promises par le gouvernement.Un "plan massif" promis par Emmanuel MacronUne nouvelle réunion consacrée aux carrières et rémunérations est prévue mercredi au ministère de la Santé. Cette rencontre devrait se tenir en présence du ministre de la Santé Olivier Véran, selon plusieurs syndicats, qui espèrent y obtenir des précisions d'ordre budgétaire.Le Ségur de la santé, lancé le 25 mai par Edouard Philippe, et piloté par l'ancienne responsable de la CFDT Nicole Notat, doit concrétiser d'ici mi-juillet le "plan massif" promis par Emmanuel Macron afin d'améliorer le quotidien des soignants et l'accueil des malades.
Emmanuel Macron va poursuivre son marathon médiatique à l'étranger. Après ses deux interviews à TF1, BFMTV et Mediapart, le chef de l'État s'exprimera sur la chaîne américaine Fox News avant sa visite d'État à Washington du 23 au 25 avril.
Ce sera le troisième entretien télévisé du président en dix jours. Celui-ci sera réalisé le vendredi 20 avril à l'Élysée et sera diffusé dimanche outre-Atlantique. C'est le journaliste Chris Wallace qui a annoncé la nouvelle sur son compte Twitter. La chaîne conservatrice propose de suivre les coulisses de ce rendez-vous sur son compte Instagram.PREMIÈRE VISITE D'ÉTAT d'UN DIRIGEANT ÉTRANGER DEPUIS L'ÉLECTION DE TRUMPLe président français effectuera une visite d'État de trois jours aux États-Unis, accompagné par son épouse Brigitte. Le déplacement sera dominé par des enjeux tels que l'accord sur le nucléaire iranien et le conflit commercial UE-États-Unis, deux sujets de désaccord sur lesquels il espère convaincre Donald Trump. D'autres thèmes seront sur la table, comme la lutte contre le terrorisme, la Corée du Nord, le suivi des frappes conjointes en Syrie, les relations avec la Russie après l'affaire Skripal, le conflit israélo-palestinien et l'accord de Paris sur le climat.Lors de cette première visite d'État d'un dirigeant étranger sous la présidence Trump, le président Macron interviendra également - en anglais - devant le Congrès, et débattra avec des étudiants. Les résultats de sa visite pourront vite être jaugés car deux échéances cruciales sont prévues peu après. Le 12 mai, Donald Trump doit décider si les États-Unis se désengagent de l'accord sur le nucléaire iranien, comme il en a manifesté l'intention, alors que Paris plaide pour le préserver. Et, début mai, les États-Unis indiqueront s'ils appliquent à l'Union européenne leurs nouvelles taxes douanières sur l'acier et l'aluminium. Extrêmement prudent face à un président américain parfois imprévisible, Paris souligne que son objectif premier est de "poursuivre et renforcer" la relation "intense" entre les deux chefs d'État. La visite, décidée après celle de Donald Trump à Paris le 14 juillet dernier, débutera par un dîner privé des deux couples à Mount Vernon, demeure historique de George Washington.Le mardi matin, les deux présidents s'entretiendront à la Maison Blanche. Emmanuel Macron se rendra ensuite au Département d'État pour un déjeuner avec le vice-président Mike Pence et assistera à une cérémonie militaire au cimetière d'Arlington. Le soir aura lieu un dîner d'État à la Maison Blanche.
Dans un texte intitulé "Les masques tombent", sept ordres de professionnels de santé, dont celui des Médecins, s'offusquent du nombre "sidérant" de masques annoncés à la vente par la grande distribution, quand les soignants et les plus fragiles en ont cruellement manqué.
Alors que le port du masque dans l'espace public est recommandé et obligatoire à partir du 11 mai dans les transports en commun, certaines enseignes de la grande distribution ont conclu cette semaine un accord avec le gouvernement pour commencer à vendre des masques à partir du 4 mai. Intermarché a déjà annoncé que 90 millions de masques seront progressivement installés en rayons et Carrefour promet 225 millions de masques, 175 millions de type "chirurgical" et 50 millions en textile. Des chiffres qui font bondir les professionnels de santé. "Toute guerre a ses profiteurs. C'est malheureusement une loi intangible de nos conflits. Comment s'expliquer que nos soignants n'aient pas pu être dotés de masques quand on annonce à grand renfort de communication tapageuse des chiffres sidérants de masques vendus au public par certains circuits de distribution", s'indignent-t-ils dans un communiqué signé par sept ordres professionnels, dont celui des Médecins."Aujourd'hui, la consternation s'allie au dégoût", "où étaient ces masques quand nos médecins, nos infirmiers, nos pharmaciens, nos chirurgiens-dentistes, nos masseurs-kinésithérapeutes, nos pédicures-podologues, nos sages-femmes mais aussi tous nos personnels en prise directe avec la maladie tremblaient et tombaient chaque matin ?", s'interrogent-ils dans ce texte intitulé "Les masques tombent"."Comment nos patients, notamment les plus fragiles, à qui l'on expliquait jusqu'à hier qu'ils ne pourraient bénéficier d'une protection adaptée, vont-ils comprendre que ce qui n'existait pas hier tombe à profusion aujourd'hui. 100 millions par ici, 50 millions par là. Qui dit mieux ? C'est la surenchère de l'indécence", déplorent les professionnels de santé. "L'heure viendra de rendre des comptes""Nul n'aurait reproché à des circuits de distribution grand public de distribuer des masques grand public. C'était là un complément essentiel qui serait venu compléter utilement l'arsenal de défense contre le virus. Derrière le masque, se trouve le vrai visage. Nous, nous garderons celui de la dignité. Celui-ci ne se retrouvera dans aucun rayonnage", poursuivent-ils."L'heure viendra, nous l'espérons, de rendre des comptes. En attendant, nous allons poursuivre notre mission de professionnels de santé, car c'est notre engagement. Avec néanmoins l'amertume de se dire que la responsabilité n'est pas la mieux partagée de toutes les vertus", conclut ce texte signé par les présidents et présidentes des conseils nationaux de l'Ordre des médecins, des sages-femmes, des infirmiers, des chirurgiens-dentistes, des masseurs-kinésithérapeutes, des pédicures-podologues et des pharmaciens.Les grandes surfaces "vont les vendre à prix coûtant, pour en faire un produit d'appel comme du Nutella. C'est de l'opportunisme", a de son côté critiqué auprès de l'AFP Gilles Bonnefond, président de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO).Après avoir réservé la distribution des masques chirurgicaux aux seuls soignants, les pharmacies vont par ailleurs désormais les vendre aussi au grand public, prenant acte du fait qu'ils vont être disponibles dans les supermarchés et qu'il n'y aura plus de pénurie. La réponse de la grande distribution"Les enseignes de la grande distribution ne sont pas, et n'ont jamais été, en charge de l'achat et de la fourniture de masques pour les soignants", a répliqué la Fédération du commerce et de la distribution. "Leur attribuer les difficultés d'approvisionnement est donc faux et malhonnête", selon un communiqué.La fédération fait valoir que la grande distribution a remis les stocks de masques FFP2 aux professionnels de la santé dès le début de la crise, et effectué de nombreux dons aux hôpitaux" et que jusqu'à récemment, les enseignes n'avaient pas le droit de vendre de masques. "Il n'y a pas de stocks cachés", insiste la fédération, qui fait valoir que les chiffres annoncés "concernent les commandes effectuées, qui ne vont être livrées que très progressivement, avec une disponibilité plus rapide des masques à usage unique que des masques en tissu réutilisables".
Concernant les magasins Monoprix situés hors des zones touristiques, le tribunal de Nanterre a jugé que le travail de nuit pratiqué par les salariés n'était pas exceptionnel et contraire au Code du travail.
Déjà condamné en 2018 pour le travail de ses employés entre 21 heures et 06 heures, l'enseigne a de nouveau été sanctionné. Le Tribunal de grande instance de Nanterre a interdit à Monoprix "d'employer des salariés après 21 heures", sous astreinte de 30.000 euros par infraction constatée pendant six mois, selon le jugement obtenu vendredi 29 novembre par l'AFP.Dans les zones touristiques Le jugement, reporté à plusieurs reprises, donne raison à la CGT qui contestait les accords conclus les 8 et 11 octobre 2018 par l'entreprise avec la CFDT et la CFE-CGC sur le travail de nuit, en zone touristique internationale (ZTI) et en-dehors. La législation encadre aujourd'hui le travail de nuit dans le commerce alimentaire de détail dans les ZTI, comme sur les Champs-Élysées par exemple, à des conditions précises : rémunération double, compensation en heures de repos équivalente au temps travaillé, aide à la garde d'enfants et prise en charge du retour du salarié à domicile. C'est sur ce dernier point que le tribunal a jugé insuffisantes les dispositions de l'accord d'entreprise. Celui-ci accordait une prise en charge du transport "le plus économique" et faute de transport en commun, alors que le Code du travail prévoit "la mise à disposition d'un moyen de transport pris en charge par l'employeur qui permet aux salariés de regagner leur lieu de résidence". Depuis, Monoprix a souscrit un contrat avec une société de VTC, mais en l'absence d'avenant à l'accord, le tribunal "fait droit à la demande d'annulation" de la CGT.Hors des zones touristiquesPour le travail de nuit hors zone touristique, qui concerne déjà plus d'une centaine de Monoprix, le tribunal rappelle que le travail de nuit doit être "exceptionnel" selon le Code du travail. Le TGI a jugé que le recours au travail de nuit tel que prévu dans l'accord d'entreprise n'était "pas exceptionnel" et "annule l'accord relatif au travail de nuit du 11 octobre 2018". Toutefois, le tribunal a autorisé l'ouverture tôt le matin, à partir de 5h00, pour approvisionner les magasins.Monoprix "va étudier le jugement et réserve sa position", a indiqué l'avocat de l'enseigne, Me Philippe Bouchez-El Ghozi lors d'une conférence de presse téléphonique. Marie-Christine Aribart de la CGT s'est félicitée du jugement "qui va permettre aux salariés de rentrer plus tôt chez eux", mais juge "probable que Monoprix propose un nouvel accord" à la signature des syndicats.10 % du chiffre d'affaires après 20 heuresLa grande distribution met en avant les changements d'habitude de consommation des Français et la concurrence du commerce sur internet pour justifier les ouvertures en soirée. Parallèlement, elle accélère la mise en place de caisses automatiques, ce qui lui permet de contourner la loi qui encadre très strictement l'emploi de salariés la nuit.Monoprix ouvre déjà 129 magasins (sur 289 Monoprix) après 21h00, dont 15 en zone touristique internationale, et avance que 10 % du chiffre d'affaires est réalisé après 20H00 à Paris. 12,7 % de ses effectifs travaillent déjà après 21h00.Condamnée en appel en septembre 2018, l'ensigne avait immédiatement conclu de nouveaux accords, échappant ainsi aux sanctions.
Invitée de l'émission "Questions politiques" sur France Inter et Franceinfo, la ministre de la Santé a salué la mobilisation des professionnels de santé, des collectivités et des personnels des Ehpad lors des épisodes caniculaires de cet été.
Après les épisodes de canicule qui ont frappé la France, l'heure est aujourd'hui au bilan. "Nous avons 1.500 décès enregistrés en plus de la moyenne de ces mois-là, donc c'est dix fois moins de décès que la canicule de 2003", a annoncé dimanche 8 septembre la ministre de la Santé Agnès Buzyn, dans l'émission "Questions politiques" diffusée sur France Inter et franceinfo."La canicule de 2003 c'était 20 jours, là nous avons eu 18 jours de canicule en deux épisodes mais très intenses, avec une couverture du territoire très importante lors de la 2e canicule" et avec "des températures excessivement élevées", a rappelé la ministre. La France a battu en juin son record absolu de température avec 46°C enregistrés dans l'Hérault le 28 juin. Malgré ces conditions difficiles, "nous avons réussi grâce à la prévention et à ces messages que la population a bien intégrés à diminuer d'un facteur 10 la mortalité de 2003", a affirmé Agnès Buzyn, en saluant la mobilisation des professionnels de santé, des collectivités, des personnels des Ehpad. À l'époque, certains membres de l'opposition avait raillé les mesures prises par le gouvernement, comme le fait de décaler le brevet des collèges de quelques jours, estimant qu'il faisait du "zèle"."Sur ces 1.500 décès en plus, la moitié à peu près sont des personnes de plus de 75 ans, mais il y a aussi des personnes adultes, même des plus jeunes, qui ont été impactées", a détaillée la ministre, évoquant "une dizaine de décès dans le monde du travail". "Nous devons avoir des plans"En 2018, la canicule de fin juillet/début août avait provoqué environ 1.500 morts de plus qu'un été normal. La canicule la plus meurtrière en France reste celle de 2003. Elle avait fait 15.000 morts entre le 4 et le 18 août 2003, particulièrement dans la région Centre et en Île-de-France. Dans l'ensemble de l'été, le nombre des morts causés par la chaleur avait atteint 19.490 en France, selon une étude bilan publiée en 2007 par l'Inserm.Pour Agnès Buzyn, "la société doit vraiment s'approprier ce problème de canicule dans son fonctionnement quotidien" car "on ne peut pas avoir exactement le même fonctionnement dans les transports, dans le monde du travail, quand il fait 45 degrés à Paris". "Nous devons avoir des plans et des organisations parce que ces phénomènes de canicule vont se renouveler et probablement s'intensifier dans les années qui viennent", a-t-elle a souligné.
VIDÉO - Le long métrage de l'Américain David Robert Mitchell, qui sort mercredi en salles, a conquis la 22e édition du Festival du Film fantastique en décrochant le Grand Prix et le Prix de la critique. The Voices et Ex Machina font également partie du palmarès.
Le jury, présidé par Christophe Gans, a rendu son verdict. Alors que la 22e édition du Festival du Film fantastique de Gérardmer s'est achevée dimanche soir, c'est It Follows de David Robert Mitchell qui a remporté l'emblématique Grand Prix. Le long métrage, qui avait déjà fait l'unanimité à Cannes, succède ainsi au nippon Miss Zombie, Grand Prix 2014.Christophe Gans a expliqué avoir voulu récompenser avec son jury «un metteur en scène qui ouvre des portes dans notre perception, un metteur en scène qui nous… Lire la suite sur Le Figaro
Un Colombien, prêtre catholique depuis 18 ans, n'avait en réalité jamais été ordonné. ll a été démasqué peu avant Noël.
Il a fait illusion pendant 18 ans. Miguel Angel Ibarra, prêtre catholique colombien installé en Espagne depuis octobre 2017, était chargé de la bonne marche de l'église de Medina Sidonia, une petite ville de 11.000 habitants en Andalousie (Espagne). Mais à la veille de Noël, lundi 24 décembre, le diocèse du sud du pays a fait savoir que cet homme n'avait en fait jamais été ordonné."L'Archidiocèse colombien a averti, le 13 décembre dernier, le diocèse de Cadix et de Ceuta, à la suite d'une plainte pour faux concernant ses documents d'ordination, qu'une enquête poussée avait été effectuée et concluait que Miguel Angel Ibarra n'avait jamais été ordonné prêtre", a expliqué le diocèse espagnol dans un communiqué.Le faux prêtre a été convoqué devant son archevêché d'origine en Colombie, Santa Fe de Antioquia, a poursuivi le diocèse espagnol, regrettant que "des faits comme celui-ci puissent assombrir le labeur de ses paroissiens et de ses prêtres dûment ordonnés, qui servent chaque jour l'Église de manière exemplaire".L'eucharistie administrée ou les confessions entendues par ce prêtre sont donc considérées comme "invalides", a dit à l'AFP une porte-parole du diocèse de Cadix et de Ceuta, avant d'assurer que "la grâce de Dieu agissait" sur les fidèles, de bonne foi et trompés par ce faux curé. Les mariages et les baptêmes restent en revanche valides et "les gens ne doivent pas se remarier", a-t-elle poursuivi.
Le frère de George Floyd a appelé mercredi les Nations unies à "aider les Américains noirs" lors d'un débat exceptionnel à l'ONU au cours duquel une haute responsable onusienne a plaidé pour des réparations après "des siècles" de violences raciales.
Cette discussion sur le racisme et les violences policières convoquée à la demande des pays africains doit se poursuivre jeudi devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, instance que les Etats-Unis ont quittée en 2018. La réunion fait suite au mouvement historique qui secoue les Etats-unis depuis la mort, le 25 mai à Minneapolis (Minnesota), de George Floyd, un quadragénaire noir asphyxié par un policier blanc."Vous avez le pouvoir de nous aider à obtenir justice", a lancé son frère, Philonise Floyd, dans un message vidéo au ton très combatif diffusé lors de la réunion à Genève, en demandant une "commission d'enquête indépendante sur les personnes noires tuées par la police aux Etats-Unis et sur la violence déployée contre des manifestants pacifiques".La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, a dénoncé elle un "acte de brutalité gratuite" symbolisant "le racisme systémique".Ce débat intervient après le lancement mardi par le président américain Donald Trump d'une réforme limitée de la police avec un décret interdisant les prises controversées d'étranglement, sauf en cas de danger pour la vie du policier. Des mesures qui ne devraient guère satisfaire les manifestants américains qui réclament entre autres l'interdiction pure et simple de ces prises. Sans mentionner les Etats-Unis, Mme Bachelet a dénoncé "la violence raciale, le racisme systémique et les pratiques policières discriminatoires d'aujourd'hui", déplorant "l'incapacité à reconnaître et à affronter l'héritage de la traite des esclaves et du colonialisme"."Nous devons faire amende honorable pour des siècles de violence et de discrimination, au travers notamment d'excuses officielles, de processus de vérité et des réparations sous diverses formes", a-t-elle dit.Avant l'ouverture des débats, une vingtaine de hauts fonctionnaires des Nations unies d'origine ou d'ascendance africaine, parmi lesquels le chef de l'Organisation mondiale de la santé Tedros Adhanom Ghebreyesus, avaient eux aussi signé à titre personnel une déclaration pour indiquer que "la simple condamnation des expressions et des actes de racisme ne suffit pas".- 'Transparence' -Jeudi, le Conseil doit se prononcer sur le projet de résolution présenté par le groupe africain condamnant "les pratiques raciales discriminatoires et violentes des forces de l'ordre contre les Africains et les personnes d'origine africaine et le racisme endémique structurel du système pénal, aux Etats-Unis et dans d'autres parties du monde".Dans sa version initiale, le texte réclamait l'établissement d'une commission d'enquête internationale indépendante, une structure de haut niveau généralement réservée aux grandes crises comme le conflit syrien.Une nouvelle mouture du texte se contente de demander à Michelle Bachelet "d'établir les faits et les circonstances relatives au racisme systémique, aux violations présumées du droit international en matière de droits de l'Homme et les mauvais traitements contre les Africains et les personnes d'origine africaine".Andrew Bremberg, ambassadeur américain auprès des Nations unies à Genève, a souligné la "transparence" dont fait preuve son pays en matière de lutte contre la discrimination et l'injustice raciales, citant la réforme lancée par Donald Trump.De nombreux pays ont reconnu mercredi à Genève que le racisme ne concernait pas uniquement les Etats-Unis. Certains, comme l'Australie, ont également apporté leur soutien à Washington en faisant part de leur confiance en la justice américaine, tandis que le représentant du Japon a appelé à éviter que le sujet ne devienne l'objet d'une "confrontation".- 'Point de non-retour' -Il faut "rapprocher la police et les communautés, pas les éloigner", a affirmé pour sa part mardi M. Trump, martelant sa volonté de restaurer la "loi et l'ordre". Seul un "très petit" nombre d'agents commet des fautes, a-t-il insisté dans des remarques prenant parfois des allures de discours de campagne.S'il a déploré la mort de George Floyd et d'autres victimes noires, le président républicain a depuis le début des manifestations esquivé le débat sur le racisme. Le président américain n'a qu'un pouvoir limité sur les services de police, qui dépendent surtout des Etats et des villes.Sans attendre l'administration Trump ou le Congrès, plusieurs villes ont interdit des pratiques policières controversées depuis la mort de George Floyd.
Mauvaise nouvelle, les prix de l'électricité devraient subir une augmentation conséquente l'an prochain. Explications.
C'est une information qui ne manquera pas d'alimenter la colère des gilets jaunes ! Vendredi 30 novembre, l'association de grands consommateurs industriels et tertiaires français d'électricité et de gaz CLEEE (Comité de liaison des entreprises consommatrices d'électricité) a tenu à alerter les consommateurs d'"une très mauvaise nouvelle". Selon elle, les prix de l'électricité risquent de grimper fortement l'an prochain : "au moins 8% à 10% de hausse pour la plupart des consommateurs", d'après ses calculs, dont Ouest-France se fait l'écho. L'association évoque le chiffre de "1,470 milliard d'euros de surcoût pour la seule année 2019", et semble bien pessimiste quant à l'année suivante. Ce sera "sans doute davantage en 2020", estime-t-elle. Question : qui sera concerné par la hausse du prix de l'électricité ? Malheureusement, "tous les consommateurs seront impactés, qu'ils soient particuliers, professionnels, industriels, qu'ils soient au tarif réglementé chez EDF ou fourni par un concurrent", assure le Comité de liaison des entreprises consommatrices d'électricité.Pourquoi une telle augmentation ?À l'origine de cette hausse des prix ? Une annonce de la commission de régulation de l'énergie (CRE) jeudi 29 novembre en soirée, qui a déclaré avoir reçu un total de demandes de 132,93 térawattheures, pour l'année 2019, de la part de concurrents d'EDF, dans le cadre du mécanisme baptisé Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique). Pour rappel, ce dispositif permet aux fournisseurs alternatifs d'accéder, à un prix régulé, à l'électricité produite par les centrales nucléaires historiques d'EDF situées sur le territoire national. Or, ce mécanisme ne leur permet d'accéder qu'à 100 TWh par an. De même, ce prix, actuellement fixé à 42 euros le mégawattheure - un coût bien inférieur aux prix du marché actuel -pourrait évoluer. "Le prix du marché pour 2019, en forte hausse depuis un an, se situe maintenant à 58 euros du MWh", note encore CLEEE, qui assure par ailleurs que "les clients d'EDF ne sont pas davantage à l'abri : EDF a en effet obligation, dans son tarif réglementé comme dans ses offres de marché, de répliquer dans ses prix les obligations de ses concurrents".
Le Président de la République est actuellement en visite dans le Pacifique. En voulant remercier la femme du Premier ministre australien, il a commis mardi premier mai une bourde qui amuse de l'autre côté de la planète, comme l'a relevé RTL.fr.
Emmanuel Macron pensait bien faire. Actuellement en visite en Australie, le Président de la République souhaitait rendre hommage à ses hôtes. "Je voulais vous remercier pour votre accueil, vous et votre délicieuse femme", a déclaré le chef de l'Etat, mardi premier mai, à l'issue d'une allocution commune en plein air. Il a ainsi voulu adresser un compliment à la femme du Premier ministre Malcolm Turnbull, mais s'est trompé dans la traduction, comme le relève un article sur le site RTL.fr.Une allusion sexuelleLe chef d'État a qualifié Lucy Turnbull de "délicious", littéralement "délicieuse" en français. Un faux ami plutôt employé pour parler de nourriture... au mieux. L'adjectif peut en effet être utilisé pour réaliser des allusions à caractère sexuel. Nul doute que ce n'est pas ce qu'Emmanuel Macron avait en tête. Ce dernier a sans doute voulu dire "delightful", qui traduit effectivement l'expression d'un compliment. Malcolm Turnbull ne semble pas lui en avoir tenu rigueur. Le Premier ministre australien n'a ainsi pas bronché lorsqu'il a entendu les propos du Président de la République. Ce lapsus a néanmoins amusé la galerie et a beaucoup fait rire les Australiens. La presse n'a pas tardé à reprendre la légère bourde. Comme le rapporte le site Mashable, la radio ABC Sidney a ainsi lâché sur Twitter, juste au-dessus de la citation du chef de l'État : "parfois, les traductions peuvent être difficiles". Les internautes australiens se déchaînentLes Australiens se sont empressés de commenter l'affaire sur les réseaux sociaux. "On ne peut pas quitter les Français des yeux une seconde", lance ainsi un internaute sur Twitter, comme le rapporte Mashable. "Ce n'est pas une mauvaise traduction, c'est juste qu'il est Français", renchérit un autre twittos, également relayé par Mashable. Alors qu'il ne s'agit que du deuxième voyage d'un chef d'État français en Australie, après la visite de François Hollande en 2014, les locaux risquent de garder une drôle d'image d'Emmanuel Macron et de notre pays. À son insu, le Président de la République semble donc avoir perpétré le cliché du "French Lover" de l'autre côté de la planète. Les Australiens ne sont certainement pas près de l'oublier.
Un automobiliste a foncé sur des piétons dans la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 septembre à Nîmes (Gard). Deux personnes ont été blessées, avant que le véhicule ne soit arrêté par une barrière de sécurité.
L'homme aurait crié "Allah akbar", selon des témoins.Il était 1h du matin ce vendredi lorsqu'un Nîmois, âgé de 32 ans, a foncé au volant de son véhicule en direction d'une cinquantaine de clients du bar, "l'Instant T", qui se trouvaient dans la rue devant l'établissement. Sa voiture, une Peugeot blanche, a terminé sa course empalée dans une barrière de sécurité installée en prévision de la féria de Nîmes qui doit débuter vendredi.Plusieurs témoins de la scène, interrogés par l'AFP, rapportent que l'homme a crié "Allah akbar" au moment des faits. Il serait inconnu de la police pour des faits de radicalisation, selon une source proche de l'enquête. Le procureur de la République Éric Maurel, qui s'est rendu sur place, a expliqué que l'automobiliste, qui avait tenté de fuir, avait été interpellé et molesté par la foule.Dans un état de "relative confusion mentale" lors de son interpellation, l'homme a été hospitalisé, a ajouté le procureur. Le SRPJ (service régional de police judiciaire) a été chargé de l'enquête pour "tentative de meurtre".Le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier (LR), a salué sur Facebook vendredi "un dispositif de sécurité opérationnel". "La feria est poursuivie mais la préfecture et la ville renforceront encore le dispositif de sécurité qui a montré son efficacité", a-t-il ajouté. "Ce dispositif qui a permis de stopper immédiatement le véhicule a démontré son efficacité évitant des conséquences plus dramatiques même si deux blessés légers sont à déplorer", a-t-il encore ajouté.
Après avoir manifesté dans la rue leur opposition à la réforme du lycée et de l'entrée à l'université, plusieurs enseignants ont décidé de mener une opération "20 sur 20" pour faire entendre leur colère, rapporte BFMTV.
Ils sont professeurs de français, mathématiques, anglais ou encore physique, et ont décidé de ne plus noter leurs élèves. Ou plutôt, de leur ajouter des notes, pour faire en sorte que leur moyenne atteigne 20. Depuis plusieurs semaines, des enseignants de plusieurs régions protestent ainsi contre la réforme du lycée, adoptée l'an dernier par l'exécutif et qui entrera en vigueur à la rentrée de septembre.19,60 de moyenne pour le moins bon élève"Ce qu'on a fait, c'est qu'on a mis un 20 sur 20, coefficient 99, avec une note de participation, une note de confiance", a expliqué Matthieu, professeur au lycée Audiberti d'Antibes (Alpes-Maritimes). "Du coup (...) le moins bon élève de la classe a 19,60", a précisé l'enseignant au micro de BFMTV. Mobilisation aussi dans les collègesDans le département des Alpes-Maritimes, les enseignants sont particulièrement mobilisés, dans les lycées comme dans les collèges. Sur la trentaine de professeurs qui dispensent des cours au collège Carnot de Grasse, ils sont vingt à avoir adopté le système du "20 sur 20", indiquait Nice Matin en début de mois. Dans cet établissement, les grévistes dénoncent à la fois la réforme du lycée, mais aussi un manque de moyens chronique. "Le cœur de l'action porte sur la diminution des moyens humains pour maintenir des conditions d'apprentissage suffisantes", a déclaré un enseignant, cité par Nice Matin. "L'an prochain, nous aurons plus d'élèves et une classe en moins."Les vraies notes transmises aux parentsMalgré leurs bons résultats, les élèves ne doivent pas se réjouir trop vite. Leurs véritables notes, qui n'atteignent pas toujours 20 sur 20, sont quand même inscrites dans leur bulletin scolaire, mais elles sont accompagnées d'un coefficient 0. "Notre volonté est d'alerter. Que les parents d'élèves comprennent la situation. Nous y travaillons avec des enseignants d'autres établissements", a précisé l'enseignant interrogé par Nice Matin.
Coup de tonnerre politique au Japon: le Premier ministre japonais Shinzo Abe, 65 ans, prévoit d'annoncer vendredi son intention de démissionner en raison de problèmes de santé, selon plusieurs médias nippons, sans citer de source.
Selon la chaîne de télévision publique NHK, le chef du gouvernement, rattrapé par son ancienne maladie chronique intestinale, a exprimé son "intention de démissionner pour éviter de perturber la scène politique nationale". M. Abe occupe son poste de manière ininterrompue depuis fin 2012, un record de longévité pour un Premier ministre japonais.Il a prévu de s'exprimer lors d'une conférence de presse à 17H00 heure locale (08H00 GMT).Sa démission serait un bouleversement dans la vie politique japonaise, alors qu'il n'a pas de successeur évident. Ces derniers jours, le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga avait par ailleurs tenté de balayer les spéculations sur un départ précipité.Ce fidèle du Premier ministre avait encore répété vendredi matin s'attendre à ce que M. Abe annonce au contraire son intention de "travailler dur" tout en se soignant, et avait réaffirmé ne pas avoir vu de signes d'altération de sa santé lors de ses entrevues "quotidiennes" avec lui.Les observateurs s'attendaient aussi à ce que M. Abe veuille rester à son poste jusqu'au terme de son troisième et dernier mandat de président du Parti libéral-démocrate (PLD) prévu en septembre 2021.M. Abe avait déjà dû quitter le pouvoir au bout d'un an en 2007, notamment à cause d'une maladie inflammatoire chronique de l'intestin, la rectocolite hémorragique, ou colite ulcéreuse.Il disait depuis être guéri de cette maladie, mais les spéculations sur son état de santé et sa capacité à gouverner avaient été relancées ces dernières semaines, notamment après deux visites inopinées de sa part à l'hôpital en huit jours.L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a brièvement décroché de plus de 2,6% après ces informations de presse, et le yen s'est apprécié sensiblement face au dollar.
En mai, il assurait qu'il n'y aurait pas de deuxième vague et que l'épidémie était "en train de se terminer".
Médiatique et controversé, le Pr Raoult, qui assurait ces dernières semaines qu'une deuxième vague dans l'épidémie de coronavirus était exclue, a changé de discours et envisage désormais cette possibilité, rapporte Le Figaro, samedi 20 juin. Exerçant à l'IHU de Marseille, et jouissant d'une notoriété internationale grâce à sa promotion d'un traitement à base d'hydroxychloroquine, Didier Raoult a estimé dans une vidéo mise en ligne sur Youtube que "personne n'est capable de prédire l'avenir." "Il se peut qu'il y ait un nouveau pic épidémique au moment de la saison hiverna-printanière, il se peut qu'elle disparaisse, a-t-il expliqué. Ça dépendra de la distribution dans la zone inter-tropicale et du fait qu'il existera des gens qui seront porteurs chroniques."Le 12 mai dernier, il assurait au contraire que "l'épidémie est en train de se terminer". "Nulle part il n'y a de deuxième vague, ou de dos de chameau", tranchait-il. Des propos qualifiés de "pas très responsables" par le ministre de la Santé, Olivier Véran.
2018 a évidemment été l'année de Meghan Markle, mais aussi celle du prince Charles.
Le 19 avril, lors du congrès du Commonwealth, l'organisation annonce qu'il succèdera à sa mère, à sa tête. Carnet rose le 23 avril avec la naissance du prince Louis, le troisième enfant de Kate Middleton et du Prince William.Le 19 mai, c'est le jour le plus attendu de l'année pour les fans de royauté et de contes de fées. La comédienne américaine Meghan Markle épouse l'ancien enfant terrible de la famille royale, le prince Harry. Autre mariage marquant le 22 septembre : celui d'Ivar Mountbatten, le cousin de la reine Elisabeth II qui a épousé James Coyle. Le premier mariage gay de la royauté. Mariage encore, avec la fille de Sarah Ferguson Eugénie d'York le 12 octobre. Après le mariage vient le temps du bébé. Le 15 octobre, Kensington Palace officialise la grossesse de Meghan Markle. Moins de 10 jours plus tard, le palais annonce le déménagement du prince Harry et de sa chérie. Ils quittent Nottingham Cottage, au palais de Kensington, pour rejoindre Cottage de Frogmore, au domaine de Windsor. Une année marquée par des mariages et des bébés, mais aussi par des anniversaires, comme celui du prince Charles qui a fêté ses 70 ans le 14 novembre.
Les voitures avancent au pas, puis s'arrêtent pour des retrouvailles un peu particulières: une maison de retraite anglaise a mis sur pied un "drive" pour permette aux familles de rendre visite à leurs aînés malgré le nouveau coronavirus.
"C'est émouvant, très émouvant", pour Helen Hughes, venue rendre ainsi visite à son père dans cet établissement de Banbury, dans l'Oxfordshire, à 130 kilomètres au Nord-Ouest de Londres. Emouvant mais aussi frustrant de ne pas pouvoir le serrer dans ses bras. Les pensionnaires âgés "ne comprennent pas ce qui se passe, c'est triste", explique-t-elle, accoudée à la portière. Pour maintenir les distances de sécurité et prévenir les risques de contamination, visiteurs et résidents papotent d'une nouvelle manière. Les premiers assis dans leurs voitures, les seconds installés sur des chaises à l'entrée de la résidence sous un soleil presque estival.La joie se lit sur les visages, le pensionnaires saluent l'arrivée de leurs proches d'une main tremblante."C'est dur, c'est vraiment dur. Il m'a manqué", explique Nicola Finch, venue rendre visite à son grand-père. "Quand vous avez quelqu'un qui vous est cher dans un établissement comme celui-ci, vous construisez une sorte de routine" en venant lui rendre visite."Mais quand cette routine s'arrête, c'est dur", explique-t-elle, "vous savez qu'ils vont bien mais vous ne pouvez pas aller les voir"."Je crois que ça lui a vraiment fait plaisir. Dès que j'ai eu droit à mon +bonjour ma belle !+, j'ai compris que tout allait bien", raconte-t-elle.Si nombre de maisons de retraites ont été durement frappées au Royaume-Uni par le coronavirus, l'établissement, qui met en oeuvre des mesures rigoureuses, a été épargné et ne déplore aucun cas, selon la responsable de l'établissement, Arlene Acuavera. "On a eu de la chance et on espère que ça continuera comme ça jusqu'à la fin", explique-t-elle.Devant une commission parlementaire, Martin Green, directeur général de Care England, qui représente des maisons de retraite indépendantes, a reproché au gouvernement d'avoir négligé ces établissements au début de la pandémie et d'avoir renvoyé des patients infectés des hôpitaux vers les maisons de retraite. Le gouvernement s'est défendu en assurant avoir fait de ces établissements une "priorité" dès le début de la crise.Deuxième pays le plus endeuillé dans monde avec près de 38.000 décès dus à la maladie Covid-19, le Royaume-Uni a commencé à assouplir les restrictions instaurées depuis plus de deux mois pour tenter de juguler la propagation du virus. Mais les mesures pour protéger les plus vulnérables, dont les personnes âgées, demeurent.
La municipalité de Béziers veut encadrer les cérémonies de mariages avec l'édiction d'une nouvelle "charte de bonne conduite" à l'attention des futurs époux et de leurs convives, afin d'éviter tout débordement.
"On n'acceptera pas n'importe quoi". Voilà comment la mairie de Béziers présente son nouveau plan d'encadrement des mariages, dévoilé en début d'année 2019. Comme le rapporte France Bleu Hérault lundi 25 février, la municipalité tenue par Robert Ménard va désormais faire signer une charte de bonne conduite aux futurs époux, les engageant à respecter un certain nombre de règles de bonne conduite, sous peine de voir leur mariage reporté, voire annulé.L'élue en charge de l'état-civil à la ville de Béziers a détaillé à France Bleu ces règles, qu'elle estime comme "élémentaires". Parmi elles, la ponctualité lors de la cérémonie. Un quart d'heure de retard maximum sera toléré, pour éviter les décalages dans l'emploi du temps de journées parfois surchargées, en particulier certains samedi. Toute cérémonie ne pourra en outre pas excéder 30 minutes, prises de photos incluses.La "charte" demande aux futurs mariés de veiller à la discipline de leurs invités, et de "respecter le silence" durant la célébration. Au rang des mesures appelant à la discipline collective, la mairie invite à "ne pas faire usage d'effets sonores ou de pétards, ni de danser avant, durant et à l'issue de la cérémonie de mariage". "De même, les déploiements de drapeaux étrangers ou de banderoles sont interdits", précise le communiqué. Cette dernière mesure n'est pas inédite en France. A Toulouse ou encore Salon-de-Provence, les drapeaux sont prohibés depuis plusieurs années.Le nouveau texte s'attaque également aux comportements dangereux au volant avant et après la cérémonie. "Veillez au strict respect des règles du code de la route, tout comportement angereux sera sanctionné par les forces de l'ordre", prévient la mairie de Béziers, dans son journal municipal du 15 janvier 2019.
Jean Reno, Michel Boujenah, Nicole Ferroni, Claudia Tagbo, Baptiste Lecaplain, Thomas Hugues, Bruno Solo, Arnaud Ducret... Depuis lundi, de nombreuses personnalités se mobilisent pour demander l'allongement ou la fin des délais de prescription pour les crimes pédophiles avant l'arrêt des travaux parlementaires fixés au 27 février en cette année d'élections.
"Violences sexuelles = 1 enfant sur 5. Stop prescription", rappellent-ils.L'initiative a été lancée sur les réseaux sociaux par la comédienne Andréa Bescond, auteure et interprète de la pièce de théâtre "Les chatouilles ou la danse de la colère" qui raconte la vie d'Odette, une petite fille de 8 à 12 ans violée par un ami de famille. "Le texte de loi sur l'allongement du délai de prescription sur les crimes pédophiles va être de nouveau présenté au Sénat mi février après avoir été rejeté par l'Assemblée nationale. Nous avons besoin d'une mobilisation publique majeure pour sensibiliser nos sénateurs et sénatrices à l'importance de cette cause", demande-t-elle sur le blog Lagenerationquiparle."LA MÉMOIRE TRAUMATIQUE NE SE COMMANDE PAS!""Partager, partager, partager, sur les réseaux sociaux avec des 'mots dièse' tels que #mobilisation #stopprescription #crimespedophiles, inondez les boites mails des sénateurs ! Votre photo compte !", ajoute-t-elle. "Soyons plus fort que cette limite imposée dans le temps, soyons plus forts que le silence auquel sont contraintes certaines victimes, respectons qu'il faut du temps au temps pour surmonter de telles blessures et que la mémoire traumatique ne se commande pas !". Son appel a été entendu par de nombreux internautes et par des dizaines de personnalités, comme les acteurs Jean Reno, Bruno Solo et Arnaud Ducret.Dans leurs chroniques ce jeudi matin sur France Inter et Europe 1, Nicole Ferroni et Raphaël Enthoven se sont également penchés sur la question. "Si quelqu'un vous tue, vous n'avez que 10 ans pour ressusciter et traîner votre agresseur en justice...", a expliqué l'humoriste. "Au-delà de quoi, en plus d'être mort, vous ne serez jamais indemnisé. Et dans le cas d'un viol sur mineur, le délai de prescription est de 20 ans pile à compter de la majorité de la victime. Autrement dit, en tant que victime, vous avez jusqu'au jour de l'anniversaire de vos 38 ans, pour porter plainte. Mais pas un de plus. Car le délai de prescription est comme un train qui part... avant l'heure, c'est possible, mais après l'heure c'est trop tard".PAS DE TEXTE DE LOI DANS L'IMMÉDIATLe débat sur les délais de prescription en matière pénale a été lancé ces derniers mois au Sénat et à l'Assemblée. Le 12 janvier dernier, l'Assemblée nationale devait voter une proposition de loi, faisant l'objet d'un consensus gauche/droite, sur le doublement des délais en matière de prescription pénale pour les crimes et délits. Ils devaient passer de dix à vingt ans pour les crimes et de trois à six ans pour les délits. En revanche, les parlementaires ne prévoyaient pas de réviser les délais de prescription des crimes sexuels sur mineurs. Ces derniers bénéficient déjà d'un régime dérogatoire. Comme l'a expliqué Nicole Ferroni, les auteurs peuvent être poursuivis durant vingt ans à compter de la majorité des victimes, soit jusqu'à leur 38 ans. L'adoption du texte a achoppé sur un désaccord Sénat/Assemblée autour du délai de prescription des infractions de presse sur Internet (injures, diffamation) que le Sénat voulait faire passer de trois mois à un an. Réclamé depuis de nombreuses années par des associations, l'allongement de ce délai à 30 ans pour les crimes, voire leur imprescriptibilité, a refait débat à l'automne après la parution du livre de l'animatrice Flavie Flament. Dans "La consolation" (Ed. Lattès), elle avait révélé avoir été violée par un célèbre photographe il y a près de 30 ans, un délai trop long pour déposer plainte, et plaide pour que "ceux qui dorment tranquilles" répondent de leurs actes devant la justice. Une mission de consensus sur le sujet, co-pilotée par l'animatrice Flavie Flament et un ancien magistrat, sont attendues pour la fin mars. "Si j'avais pu confondre mon violeur dans un cadre légal, je l'aurais fait. Dans mon cas personnel, je n'avais pas d'autre choix, j'ai organisé une sorte de jugement public", avait expliqué à l'AFP Flavie Flament, dont les souvenirs ont resurgi il y a peu. "Quand on est dans une posture de victime, on ne comprend pas ce couperet du délai de prescription. Cette mission va me permettre de pouvoir me confronter aux différents points de vue sur la question", a-t-elle ajouté. Elle co-dirige la mission avec Jacques Calmettes, magistrat, président de la cour d'assises des Bouches-du-Rhône et ancien président de l'Institut national d'aide aux victimes et de médiation (Inavem).Dans un récent rapport, le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE), qui préconise l'allongement des délais de prescription, indiquait que 60% des victimes de viol sont mineures. Malgré des propositions de loi déposées en ce sens en 2014 et en 2016, le Parlement n'a pas bougé sur la question. "Il n'y aura pas de traduction législative dans la mandature, les délais sont trop serrés", a prévenu Laurence Rossignol, espérant "laisser une ressource supplémentaire pour éclairer un débat qui va forcément revenir, et améliorer la prise en charge des victimes de viol". "Rien n'empêchera en revanche le futur parlement de reprendre à son compte les conclusions de la conférence de consensus", assure-t-on au cabinet de la ministre.
Depuis le 1er janvier 2019, les tarifs réglementés de vente de gaz d'Engie ont baissé en tout de 22,2%.
Les tarifs réglementés de vente du gaz appliqués par Engie à des millions de foyers français vont baisser de 4,4% au 1er avril, a annoncé lundi 30 mars la Commission de régulation de l'énergie (CRE). "Cette baisse est de 1,1% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 2,5% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude et de 4,6% pour les foyers qui se chauffent au gaz", a-t-elle détaillé dans un communiqué. Depuis le 1er janvier 2019, les tarifs réglementés de vente de gaz d'Engie ont baissé en tout de 22,2%, précise le régulateur.La loi Énergie et Climat adoptée en novembre dernier prévoit l'extinction progressive d'ici 2023 des tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz. En conséquence, Engie a cessé de commercialiser de nouveaux contrats de ce type mais continue pour l'instant d'appliquer ces tarifs aux consommateurs qui en bénéficient déjà. A l'avenir, il ne restera plus que des offres dites de marché, aux prix fixés librement par les fournisseurs.
Près de quatre mois après la noyade d'une policière de 27 ans dans la Seine, l'hypothèse d'erreurs en série de sa hiérarchie est évoquée par Le Canard enchaîné daté de ce mercredi 25 avril.
Le décès d'Amandine, policière de la brigade fluviale de Paris morte le 5 janvier dernier lors d'un exercice de routine à hauteur de la cathédrale Notre-Dame, a-t-elle été causée par des dysfonctionnements ? Pour la préfecture de police de Paris, il s'agit d'un accident malheureux et inexplicable. "Pourtant, la hiérarchie policière a, dès les premières heures, eu connaissance des causes du drame, établies grâce aux témoignages des participants à l'exercice", écrit Le Canard enchaîné."Une ligne de vie lâchée au mépris du protocole"La policière a disparu dans le fleuve lors d'un exercice de plongée avec bouteilles vers 10h50. Les conditions étaient mauvaises ce jour-là : le niveau de la Seine était fortement monté dans la capitale après le passage de la tempête Eleanor, atteignant près de 3,70 m.Selon des éléments de l'enquête, révélés par l'hebdomadaire, la corde d'une quinzaine de mètres reliant le Zodiac au quai "aurait dû empêcher la policière d'être emportée par les tourbillons du fleuve en crue". Mais elle a été "détachée de l'embarcation à la suite d'une erreur d'appréciation".Selon Le Canard enchaîné, le moniteur de plongée qui dirigeait l'exercice a déjà "confessé à plusieurs reprises à ses collègues et à sa hiérarchie qu'il avait donné l'ordre à ses homme de détacher la 'ligne de vie'". Et l'hebdomadaire d'ajouter : "Un geste incohérent, accompli dans la panique et dérogeant aux règles écrites de la fluviale"."La ligne de vie de la plongeuse a été lâchée au mépris du protocole", a confirmé auprès du Parisien le secrétaire départemental adjoint de l'Unsa, Nicolas Pucheu. Selon lui, la plongeuse aurait d'abord dû être délestée de sa bouteille d'air, de sa ceinture de plomb et avoir gonflé son gilet pour pouvoir se laisser dériver. "Amandine a été livrée à la Seine avec un équipement d'une quarantaine de kilos, et elle n'est pas parvenue à gonfler son gilet. Amandine a coulé à pic"."Quant à son collègue, resté dans l'embarcation, et censé lui porter secours, il n'était pas équipé de sa bouteille d'air : lorsqu'il a plongé pour lui venir en aide, il s'est trouvé en difficulté, dans des eaux démontées et des conditions exécrables. Il a dû regagner le bateau", explique Nicolas Pucheu. Un exercice "décidé sur un coup de tête""Contrairement aux dires de la Préfecture de police, l'exercice n'était pas programmé de longue date", ajoute Le Canard enchaîné. "Il s'est décidé sur un coup de tête, le matin même, alors que le débit de la Seine atteignait un niveau record". L'hebdomadaire évoque également le choix du lieu, "un goulet d'étranglement" encore "plus dangereux en cas de crue, les courants étant particulièrement forts"."On nous a caché la vérité", assure la mère d'Amandine au Canard enchaîné. "À aucun moment la Préfecture de police ne nous a dit qu'une erreur avait été commise, que le moniteur avait donné l'ordre de lâcher la ligne de vie. C'est pourquoi je me suis portée partie civile".
La police grecque a employé samedi des gaz lacrymogènes lors de heurts avec des migrants, à la rue depuis l'incendie du camp de Moria, sur l'île de Lesbos.
Alors que les autorités locales tentent depuis vendredi de mettre en place des solutions d'urgence, avec des milliers de tentes dans un grand champ clôturé, les migrants, eux, disent leur ras-le-bol de ce camp sordide où ils attendent depuis des mois, certains des années, d'être transférés.L'incendie, apparemment volontaire, a laissé plus de 11.000 personnes, dont des milliers d'enfants, sans abri depuis le début de la semaine, dormant dans les rues ou sur les routes, dans des conditions particulièrement difficiles.Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé les pays de l'Union européenne à faire preuve de "solidarité" et à les accueillir. "C'est une tragédie immense (...) A mon avis, la seule solution c'est le transfert de ces réfugiés sur le continent et j'espère qu'il y a de la solidarité européenne", a-t-il estimé. "J'ai vu une initiative française et allemande mais je crois qu'il faut aller plus loin". Samedi, avec la tension à son comble, des centaines de migrants, dont de nombreux hommes jeunes, ont manifesté non loin du nouveau camp temporaire, avec des pancartes clamant "Liberté!" ou "Nous voulons quitter Moria".Des affrontements ont éclaté quand les manifestants ont jeté des pierres, les policiers leur répondant par du gaz lacrymogène. Plusieurs personnes ayant du mal à respirer ont été emmenées en ambulance. - Tension avec la population -Depuis plusieurs jours, "des milliers de gens dorment à la dure sur les collines autour de Moria et dans les rues, et la tension entre les habitants de l'île, les demandeurs d'asile et la police augmente", a souligné samedi l'ONG Human Rights Watch.Le camp de Moria, le plus important d'Europe, depuis longtemps critiqué par les Nations unies et les groupes de défense des droits humains pour son surpeuplement et ses conditions sanitaires déplorables, a brûlé lors de cinq incendies successifs mardi soir et mercredi.Les autorités accusent les migrants d'avoir mis le feu. Peu de temps avant le premier incendie, 35 personnes avaient été testées positives au coronavirus et allaient être placées en isolement.Beaucoup de ces migrants, principalement afghans, attendent puis longtemps d'être autorisés à aller vers d'autres pays d'Europe.Le camp provisoire de tentes devrait ouvrir samedi après-midi avec une capacité de 3.000 personnes, a annoncé le ministre grec des Migrations, Notis Mitarachi, ajoutant que "des tests rapides pour le coronavirus seront effectués à l'entrée".- Priorité aux familles -Le porte-parole du ministère, Alexandros Ragavas, a précisé à l'AFP que les plus vulnérables seraient les premiers à être relogés."Nous donnerons la priorité aux familles. Ce sont des tentes pour six persones, et le camp aura des zones séparées pour les gens d'origine différente", a-t-il expliqué.Mais la population locale ne voit pas forcément d'un bon oeil la construction de nouveaux camps.Les migrants se sont ces derniers jours répandus dans les rues, les routes ou les champs, utilisant ce qu'ils trouvaient pour s'abriter du soleil brûlant, branches d'arbres pour y accrocher une bâche, roseaux ou grandes herbes pour se ménager un abri, certains trouvant refuge sous les arbres du cimetière.Et les groupes locaux d'aide ont eu du mal à leur procurer eau et nourriture.Le maire a immédiatement déclaré que les efforts pour construire des camps temporaires étaient "irréalistes", et des habitants ont tenté de bloquer leur construction avec des barrages."L'idée de reconstruire ce genre de choses doit être oubliée", a déclaré vendredi à la télévision Antenna TV le maire de la ville de Mytilene, Stratis Kytelis."La société de l'île n'en peut plus (...) pour des raisons de santé, de cohésion sociale et de sécurité nationale", a-t-il ajouté.- 'Echec de l'UE' -Les images de centaines de familles à la rue ont poussé plusieurs pays européens à proposer d'accueillir quelques centaines de demandeurs d'asile, particulièrement des mineurs non accompagnés.Mais la Grèce se plaint depuis longtemps que ses partenaires européens ne font pas grand-chose d'autre pour l'aider face à l'afflux de migrants que de verser des fonds.Tous les efforts pour établir un système de quotas, par lequel chaque pays accueillerait une partie des migrants, ont échoué, notamment face à l'opposition de gouvernements de droite comme ceux de Pologne ou de Hongrie."Moria, c'est l'Europe qu'il faut changer. Il est grand temps de mettre en place une véritable politique européenne face à l'immigration", avait twitté jeudi le vice-président de la Commission européenne, Margaritis Schinas, après une visite dans l'île.mr-jph/kan/adp/ia/sg/avz/mm
Des danseurs du monde entier vont se mesurer à partir de mercredi à l'occasion du Mondial du tango organisé exceptionnellement en ligne cette année en raison de la pandémie de coronavirus qui ne faiblit pas en Argentine.
A cause des restrictions sanitaires, cette compétition organisée chaque année au mois d'août va se limiter cette année à des activités virtuelles et à un concours inédit où les jurés se baseront sur des vidéos envoyées par les participants. L'événément a lieu alors que les milongas, ces lieux traditionnels de danse du tango, sont moribondes après plus de cinq mois de fermeture. A Buenos Aires, les activités artistiques et les réunions sociales sont toujours interdites en raison de l'épidémie de Covid-19. Décrété le 20 mars, le confinement n'a été depuis que très partiellement assoupli. "Nous faisons le pari d'un Festival de tango qui s'adapte à la situation que nous traversons en raison de la pandémie. Différent, en ligne, mais avec la même vigueur que les années antérieures", a voulu rassurer le responsable de la Culture de la capitale, Enrique Avogadro.Au cours de l'édition 2019, 500 couples avaient participé à la compétition et plus de 500.000 personnes avaient assisté à des spectacles, cours, récitals et dansé dans les milongas lors de ce qui est considéré par la mairie comme la "rencontre de tango la plus importante du monde". Le Mondial 2020, qui rend hommage au rôle de la femme dans le tango, aura lieu dans une ville toujours semi-paralysée par les restrictions, frappée de plein fouet par la crise économique et endeuillée par la pandémie qui a fait plus de 7.000 morts (pour 340.000 cas déclarés), dont la majorité dans la capitale, dans ce pays de 44 millions d'habitants. Pour faciliter la participation malgré les restrictions, les organisateurs ont autorisé les participants individuels, une licence pourtant tout à fait contraire à l'essence même du tango, la danse de l'étreinte par excellence. Les compétiteurs participeront ainsi, masqués selon les recommandations, dans les catégories habituelles "piste" ou "scène" qui proposent une version plus acrobatique. - "Aucune crédibilité" -La participation se fera par le biais de vidéos qu'un jury présélectionnera pour les présenter lors des épreuves finales sur les réseaux sociaux où le public pourra aussi voter. Mais le choix d'une compétition virtuelle n'est pas du goût de tout le monde. "C'est sujet à la controverse. Ce n'est pas pareil d'enregistrer une vidéo que tu peux monter et danser sur une scène face à un jury", estime Virgina Vasconi, danseuse, chorégraphe et régulièrement membre du jury. Elle ne soutient pas non plus l'idée d'une participation individuelle. "Le tango se danse à deux, il ne peut pas y avoir +un+ champion. Ensuite, il se rend à une milonga et on se rend compte qu'il ne sait pas danser avec quelqu'un", s'agace-t-elle. A Buenos Aires, alors que les salles de répétition sont toujours fermées, que les chorégraphes et les élèves ne peuvent pas se retrouver, les danseurs locaux se sentent désavantagés par rapport aux participants d'autres pays soumis à moins de restrictions. "Cela n'a aucune crédibilité d'être champion virtuel", estime Virginia Vasconi. Le Mondial de tango et le Festival qui l'accompagne sont normalement une opportunité unique de travail pour la communauté des danseurs de tango, classé patrimoine immatériel de l'humanité par l'Unesco en 2009. Or la version en ligne laisse sur le bord de la route des centaines d'artistes argentins qui aujourd'hui demandent de l'aide. "Nous traversons un moment critique où l'industrie culturelle du tango est en train de couler, il n'y a pas de travail", se désole Julio Bazan, président de l'Association des organisateurs de milongas. L'association, qui compte une trentaine d'autres opérateurs, rejette d'ailleurs l'organisation de ce festival virtuel dont il critique l'improvisation. "C'est ridicule. Ils devraient redistriber le budget (du festival) aux travailleurs qui font en sorte que le tango continue de vivre dans les 191 milongas de Buenos Aires où viennent un million de personnes chaque année, ce qui favorise le tourisme", insiste-t-il.