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Lundi matin, le président de la région des Hauts-de-France a appelé Europe 1 pour réagir en direct à l'intervention du haut-commissaire à la réforme des retraites. Il lui a demandé de mettre en place des simulateur personnalisé "pour que chacun voit comment sera sa retraite".
À la veille d'une nouvelle mobilisation contre la réforme des retraites, celle des agents de la SNCF, Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire aux retraites, délégué auprès de la ministre des Solidarités Agnès Buzyn, était lundi 23 septembre invité de la matinale d'Europe 1. Une réforme jugée "hypocrite, injuste et dangereuse" par le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand. Ce dernier a par ailleurs interpellé lundi matin en direct M.Delevoye. "Si cette réforme est juste, si cette réforme maintient le niveau de vie des retraités et le montant de leurs pensions (...), je (vous) demande une chose : de mettre en place un simulateur individualisé qui permettra à chacun, avant le vote de la loi, et comme le vote de la loi interviendra dans quelques mois, vous avez largement le temps de le faire, de mettre les critères que vous voulez mettre dans le texte pour que chacun voit bien avec le nouveau système comment ça va se passer pour lui", a réclamé l'ancien ministre du Travail, ancien compagnon de route de l'actuel haut-commissaire au sein des Républicains. Des "simulateurs individuels" entre 2020 et 2025"À titre personnel, je suis persuadé que parce qu'il n'y a pas de mesure d'âge, on aura une baisse des pensions. Mais mettez en place ce simulateur", a-t-il insisté. "Merci de mettre en avant ce qui figure dans mes propositions", a répondu Jean-Paul Delevoye dans un sourire. "Puisque nous allons avancer dans les arbitrages, nous avons très clairement indiqué qu'il y aurait des simulateurs collectifs. Je me suis engagé à ce qu'aucun décideur politique, aucun décideur syndical ne prenne de décisions sans avoir la capacité de mesurer les conséquences de ses décisions", a répondu ce dernier, évoquant également des "études d'impact". Et, "nous avons très clairement écrit qu'entre 2020 et 2025, chaque personne pourra disposer d'un simulateur individuel pour pouvoir très clairement éclairer le moment de son départ à la retraite, avec quel niveau de retraite", a-t-il complété."Cela aura un effet redistributif très positif sur les petites retraites. Le système actuel est très injuste. Ce sont les carrière heurtées, partielles, courtes, qui financent les meilleures retraites", a-t-il plaidé. "Et pour les femmes, nous annulons l'âge de la décote à 67 ans pour le rapprocher vers 64 ans."La réforme des retraites, voulue par Emmanuel Macron, prévoit de fusionner en un système unique par points les 42 régimes existants, à l'horizon 2025. Une nouvelle concertation a été ouverte par le gouvernement qui doit aboutir au vote de la loi avant l'été 2020.
Des centaines de policiers se sont rassemblés lundi en France pour réclamer des "actes forts" aux autorités, qui ont lâché du lest en annonçant le maintien pendant plusieurs mois d'une technique controversée d'interpellation, dont la suppression avant été annoncée après l'émotion mondiale suscitée par la mort de George Floyd aux Etats-Unis.
La clé "d'étranglement", dont l'abandon annoncé le 8 juin par le gouvernement a déclenché la colère des policiers, "continuera d'être mise en oeuvre" jusqu'à ce qu'une autre technique d'interpellation soit définie, a indiqué lundi le chef de la police nationale Frédéric Veaux.Saluée par les syndicats, l'annonce n'a pas suffi à éteindre la mobilisation des forces de l'ordre, qui s'estiment injustement accusées de racisme et violences dans le sillage de la mort de George Floyd, tué par un policier.Après l'Arc de Triomphe samedi et le Trocadéro dimanche, environ 200 policiers se sont rassemblés lundi soir au pied de la Grande Arche de La Défense, quartier d'affaires de la capitale, avec leurs voitures et motos garées sur le parvis, gyrophares allumés. "La clé d'étranglement, c'est fait pour maîtriser des individus dangereux, qui peuvent causer des dommages collatéraux, on le fait pas par plaisir", explique Emmanuel Quemener, secrétaire régional d Alliance pour les Hauts-de-Seine, pendant que ses collègues jettent leurs menottes sur les marches de l'Arche avant d'entonner une Marseillaise. Des manifestations ont eu lieu lundi à travers la France, de Lille à Nancy, rassemblant des centaines de policiers.
Un homme a été légèrement blessé dimanche à la mi-journée à Lyon par des coups de feu de policiers, qu'il a menacés avec une hache lors d'un contrôle routier, selon une source policière.
Les faits se sont déroulés dimanche vers 12H00 dans le IXe arrondissement sur le quai Arloing, peu après que des policiers en véhicule ont demandé à un automobiliste de s'arrêter pour procéder à "un contrôle routier classique", a indiqué la police, confirmant une information du journal régional Le Progrès. Le conducteur ne s'est pas arrêté. "Il y a eu alors une petite course-poursuite et le véhicule s'est immobilisé plus loin et le conducteur est sorti, muni d'une hache, et s'est dirigé en direction des policiers en la brandissant. Les fonctionnaires ont mis un pied à terre du véhicule et ont riposté avec leurs armes de service", explique-t-on du côté de la police.L'IGPN saisiTouché à un bras et à l'aisne selon la même source, l'homme, dont l'âge et le profil n'ont pas été communiqués, a été pris en charge "en urgence relative" par les pompiers, ont précisé ces derniers. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie après l'usage des armes par les fonctionnaires de police, en vertu de la procédure, selon la même source policière.
Le président du SCO Angers, Saïd Chabane, a été mis en examen pour agressions sexuelles aggravées mercredi. Le dirigeant de Ligue 1 de 55 ans est visé par plusieurs plaintes et fait l'objet d'un contrôle judiciaire.
Il a passé la journée en garde à vue. A sa sortie du palais de justice d'Angers, le mercredi 5 février au soir, Saïd Chabane "a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'entrer en contact avec les victimes et les principaux témoins", a déclaré Eric Bouillard, le procureur de la République. Le président d'Angers est visé par quatre plaintes, déposées par une salariée et trois ex-salariées du club de football. Alors que le monde du sport est secoué par des révélations en cascade d'agressions sexuelles, le dirigeant est mis en examen pour agressions sexuelles par "une personne ayant abusé de l'autorité que lui confère sa fonction", rapporte le procureur. Trois femmes avaient dans un premier temps porté plainte, provoquant l'ouverture d'une enquête préliminaire le 7 janvier dernier, puis une quatrième, déjà identifiée par les enquêteurs, " a confirmé sa plainte" ce mercredi. Les victimes avaient entre 20 et 25 ans au moment des faits, qui s'étalent de 2014 à 2019, a précisé M. Bouillard.Dans un communiqué publié par le SCO d'Angers, le président du club "conteste formellement toutes les allégations portées contre lui". Le club confirme que son président a été entendu mercredi "dans les locaux des services de police d'Angers, en réponse à une convocation reçue fin janvier", et regrette "des fuites d'informations parcellaires et orientées, qui sont parues dans la presse en violation du secret de l'enquête et du respect de la présomption d'innocence".
Jérôme Salomon, directeur général de la santé, a livré le bilan des cas confirmés de covid-19 en France. Le pays entre officiellement au stade 3 de l'épidémie.
De nouvelles mesures ont été annoncées par Edouard Philippe ce samedi 14 mars pour lutter contre la propagation du coronavirus. Les lieux publics "non indispensables à la vie du pays" seront en effet fermés dès minuit, "jusqu'à nouvel ordre", dans tout le pays. La mesure concerne restaurants, bars, discothèques, cinémas, mais aussi commerces, à l'exception des magasins alimentaires, pharmacies, banques, bureaux de tabac ou encore stations-essence. Le premier tour des élections municipales ce dimanche 15 mars est en revanche maintenu, à condition de "respecter strictement les consignes de distanciation et de priorisation des personnes âgées et fragiles", a précisé le Premier ministre. Des mesures strictes, conséquences d'une hausse inquiétante des nouveaux cas de covid-19. Selon Jérôme Salomon, directeur général de la santé, "ce jour, nous avons 4.500 confirmés en France. Ce chiffre a doublé en 72h. Ca vous donne une idée de la rapidité d'évolution de l'épidémie en France." La France entre ainsi officiellement au stade 3 de l'épidémie."98% des personnes guérissent" du coronavirus"Toutes les régions métropolitaines sont concernées, ainsi que la Guyane, la Martinique, la Réunion, la Guadeloupe, Saint-Barthélémy, Saint-Martin et désormais Mayotte. Les six régions les plus touchées sont la Corse, le Grand-Est, la Bourgogne-Franche-Comté, les Hauts-de-France, l'Île-de-France, et l'Auvergne-Rhône-Alpes", a-t-il déclaré."Nous comptons désormais ce soir plus de 300 cas graves en réanimation. Nous avons des formes graves aussi chez les adultes puisque je vous rappelle que plus de 50% des personnes en réanimation ont moins de 60 ans. Enfin, nous déplorons 91 décès, dont 71 personnes ont plus de 75 ans. Je rappelle un message quand même important : 98% des personnes guérissent de cette maladie mais nous devons absolument nous mobiliser dès maintenant pour répondre aux besoins en ville et pour répondre à la prise en charge des personnes les plus graves", a ajouté Jérôme Salomon.
Sur demande du gouvernement, les principales sociétés autoroutières envisagent notamment des offres d'abonnements à tarif préférentiel pour les usagers réguliers. Les propositions doivent être étudiées par les services de l'État, selon le souhait de la ministre des Transports.
À l'approche de la nouvelle augmentation des tarifs des péages attendue le 1er février, les sociétés autoroutières pourraient consentir à "l'effort" demandé par le gouvernement. Élisabeth Borne, ministre des Transports, a rencontré lundi 14 janvier des représentants de ces sociétés qui lui ont présenté des "offres d'abonnements à tarif préférentiel à destionation des usagers réguliers, en particulier ceux effectuant des trajets domicile-travail", selon un communiqué du ministère.Ces offres, qui viennent "en complément des formules d'abonnements locaux déjà existantes", doivent être étudiées par les services de l'État. Une nouvelle réunion entre le ministère et les représentants des sociétés concessionnaires est prévue dans les prochains jours afin de "poursuivre la discussion" pour parvenir à "un résultat à la hauteur des attentes exprimées", a ajouté le ministère des Transports.Un gel des tarifs excluLes formules d'abonnement locales pourraient permettre aux employeurs de rembourser une partie de cet abonnement, comme pour les transports publics et bientôt le vélo, selon une porte-parole de la Société des autoroutes du nord et de l'est de la France (Sanef). Plus que des gestes commerciaux ciblés, les sociétés autoroutières auraient préféré troquer un gel des tarifs des péages contre un allongement de leurs concessions, selon un responsable du secteur. Une solution rejetée par le ministère des Transports, d'autant qu'elle aurait exigé une procédure complexe passant par le Parlement et Bruxelles. Élisabeth Borne a également exclu un gel des péages qu'il faudrait rattraper ultérieurement, comme l'avait décidé la ministre de l'Écologie Ségolène Royal - dont elle était à l'époque directrice de cabinet - en 2015. Le rattrapage de ce gel compte encore pour 0,25 point de pourcentage dans l'augmentation des tarifs de 1,8% à 1,9% prévue pour cette année 2019. Lors d'une précédente rencontre le 4 janvier, Élisabeth Borne avait donné dix jours aux sociétés autoroutières pour lui faire des propositions. "Je leur demande un effort, et je leur demande de prendre en compte les préoccupations des Français sur le pouvoir d'achat", avait expliqué la ministre sur Europe 1, alors que le réseau autoroutier a été une cible privilégiée des "gilets jaunes" ces dernières semaines. "Je n'ai pas de doute qu'elles ont conscience des attentes des Français", avait-elle ajouté, évoquant notamment les besoins d'un "certain nombre de Français qui prennent les autoroutes tous les jours pour se rendre au travail".Une nouvelle réunion entre le ministère et les représentants des sociétés concessionnaires est prévue dans les prochains jours afin de "poursuivre la discussion" pour parvenir à "un résultat à la hauteur des attentes exprimées", a ajouté le ministère des Transports.
La Nasa les a suppliés de regarder le lancement sur internet mais les fans d'espace ont quand même débarqué en Floride, ce qui serait plutôt une bonne nouvelle pour Brenda Mulberry, si seulement elle avait pu leur vendre des T-shirts SpaceX.
"On ne peut rien vendre de SpaceX car c'est une entreprise privée", dit la propriétaire de la boutique Space Shirts, au bord de la route principale de Merritt Island, la péninsule où se trouve le centre spatial Kennedy d'où décollera mercredi une fusée SpaceX avec deux astronautes à bord, premier vol habité aux Etats-Unis en neuf longues années.Ici depuis 1987, Brenda Mulberry imprime et vend des T-shirts représentant chaque vol habité américain, avec le logo et les photos Nasa, qui sont dans le domaine public et libres de droits. Rien que pour les navettes spatiales, qui ont transporté les astronautes de 1981 à 2011, il y a eu 135 missions, donc Brenda a 135 T-shirts différents.Mais pour la mission de mercredi, elle n'a qu'un seul T-shirt souvenir à vendre: sous un drapeau américain, on distingue la capsule, Crew Dragon, et les deux astronautes Doug Hurley et Bob Behnken, ainsi que le "patch" Nasa de la mission, mais point de logo SpaceX. Dans la boutique, aucun casquette, porte-clé ou poster SpaceX."J'ai demandé respectueusement la permission, on m'a dit non".Elle aurait bien aimé rajouter la fusée Falcon 9 à l'un de ses best-sellers, un T-shirt orné des photos des quatre grandes fusées des programmes Mercury, Gemini, Apollo et des navettes. Mais... "elle appartient à SpaceX, pas au peuple américain".- Sur les plages -Son problème de T-shirts est le signe que la nouvelle ère spatiale, annoncée avec fanfare par la Nasa, n'aura pas le même goût que la grande époque. Le lancement de mercredi n'est plus le fruit de l'effort d'une nation entière mais du génie et de la débrouillardise d'un homme, Elon Musk, le fondateur de SpaceX. Les lourds programmes de naguère employaient des milliers de PME spatiales, tout le monde sur la "space coast" connaissait quelqu'un d'impliqué dans Apollo ou les navettes. Elon Musk, lui, construit entièrement ses fusées dans son usine, à Los Angeles, avec quelques milliers de salariés.C'est lui qu'adorent les geeks, plus que les deux hommes qui risqueront leur vie mercredi."Ce n'est plus comme avant, quand tout le monde connaissait les noms des premiers astronautes", dit Rusty Fischer, une légende de Port Canaveral, propriétaire du restaurant Rusty's, au bord de l'eau, avec vue, au loin, sur les pas de lancements de Cap Canaveral et du centre Kennedy.Il a assisté à tous les lancements d'astronautes depuis Alan Shepard, le premier Américain dans l'espace. On croisait des astronautes dans son ancien restaurant, Bernard's Surf.Par habitude, le restaurateur pense malgré tout que "ce sera plein" mercredi, sur sa terrasse, pour l'envol de Doug Hurley et Bob Behnken.Les longues plages se remplissaient de familles pour voir décoller les navettes, jusqu'à la dernière, en juillet 2011. Déjà, on y croisait mardi des touristes venus de Géorgie, d'Indiana, de San Francisco, sans compter les locaux. "Le shérif a dit à tout le monde de venir, et la Nasa dit l'inverse, mais je pense que le shérif va gagner", s'amuse Rusty Fischer. ("La Nasa a ses consignes, j'ai les miennes", a dit le shérif local).Pour les souvenirs, ils ne pourront même pas compter sur la boutique en ligne de SpaceX: on n'y trouve aucune marchandise commémorant ce qui représente pourtant, pour elle, son plus grand exploit.
Ils sont soupçonnés d'avoir récupéré 40.000 masques de protection périmés et d'avoir voulu effacer les dates de fin d'usage pour les revendre, en pleine épidémie de coronavirus.
C'est une voisine qui a permis de découvrir le trafic. Intriguée par les allers-retours "incessants" de trois hommes entre leur camion et le local à poubelle de son immeuble du Val-de-Marne, en région parisienne, elle a prévenu la police. Les forces de l'ordre sont intervenues et ont interpellé les suspects en train de charger dans leur camion près de 40.000 masques de protection périmés depuis septembre 2012. Soupçonnés d'avoir voulu revendre ces masques périmés en pleine épidémie de coronavirus, les trois hommes, âgés de 28, 21 et 20 ans, ont été mis en examen samedi 7 mars pour escroquerie en bande organisée, a-t-on appris auprès du parquet de Créteil (Val-de-Marne). Mis en garde à vue jeudi à Maisons-Alfort, ils ont également été mis en examen pour participation à association de malfaiteurs. Les trois hommes comptaient effacer à l'aide de dissolvant la date de fin d'usage se trouvant sur chaque sachet individuel de ces masques de type FFP2 (possédant un système de filtrage et plus étanches), qui avaient été achetés à Marseille.Depuis le début de l'épidémie de coronavirus sur le territoire hexagonal, les masques de protection sont devenus un produit rare. Plus de 8.000 masques ont été volés dans des hôpitaux parisiens et 2.000 à Marseille. Mardi, Emmanuel Macron a annoncé la réquisition des stocks et de la production des masques de protection. L'épidémie de coronavirus a fait 16 morts en France et 949 cas ont été détectés selon le dernier bilan du ministère de la Santé communiqué samedi soir.
Vendue ? Rachetée ? Bannie ? L'appli TikTok, mal aimée de Donald Trump mais plébiscitée par les jeunes, en voit de toutes les couleurs depuis 48 heures, entre menaces d'interdiction au sommet et négociations au point mort.
Vendredi, après des semaines de rumeurs et de pression, la Maison Blanche faisait savoir que le président allait signer un ordre officiel forçant la maison-mère chinoise ByteDance à s'en séparer, au nom de la protection de la sécurité nationale.Plusieurs médias américains révélaient dans la foulée que Microsoft était en négociations avancées pour racheter l'application.Mais vendredi soir, à bord de l'avion présidentiel, Donald Trump a annoncé qu'il "bannissait TikTok des Etats-Unis".Il a aussi précisé aux reporters qu'il n'était pas en faveur d'une opération de rachat des activités américaines de TikTok par une société de son pays.Le réseau social est soupçonnée par Washington de partager ses données avec Pékin, ce que l'entreprise a toujours fermement nié. Le rapatrier aux Etats-Unis, grâce à une acquisition, semblait à de nombreux acteurs en présence une solution idéale. Mais les négociations entre Microsoft et TikTok étaient au point mort samedi, d'après le Wall Street Journal (WSJ), à cause de l'opposition du président américain.Selon le quotidien, les discussions auraient pu aboutir dès lundi. Les deux sociétés attendent désormais plus de clarté de la part de la Maison Blanche.- "Ici pour rester" -"Ca devient bizarre. Une vente à 100% à une entreprise américaine, qui aurait été considérée comme une solution radicale il y a deux semaines, permet de pallier les inquiétudes raisonnables sur la protection des données", a tweeté samedi Alex Stamos, ancien responsable de la sécurité chez Facebook et chercheur à l'université de Stanford."Si la Maison Blanche tue (ce rachat), on saura qu'il ne s'agissait pas de sécurité nationale".En attendant, l'interdiction annoncée par le président interroge et inquiète."Nous sommes ici pour rester", a déclaré samedi Vanessa Pappas, responsable de la branche Etats-Unis de TikTok, dans une vidéo enjouée sur l'application, à l'attention des utilisateurs."Nous avons entendu votre déferlement de soutien et nous voulons vous dire merci. Nous n'avons pas l'intention de partir", a-t-elle insisté.Vanessa Pappas s'est aussi dite "fière" des 1.500 employés américains et a promis de créer "10.000 emplois additionnels dans ce pays au cours des trois prochaines années". La plateforme de divertissement -- principalement des vidéos musicales courtes -- compte près d'un milliard d'utilisateurs dans le monde. Sa popularité s'est encore renforcée à la faveur des mois de pandémie.Depuis le début des menaces, des utilisateurs font circuler des messages angoissés de soutien, des conseils techniques pour ne pas perdre l'accès (ou des liens vers les comptes Instagram) et des vidéos humoristiques.Sur l'une d'entre elles, vue 1,4 million de fois, une femme s'étale de la peinture orange sur le visage et construit un mur en briques, sous l'intitulé "Moi en train de convaincre Trump de nous laisser garder TikTok".- Américanisation -"Les Etats-Unis seraient les grands perdants si TikTok était bannie", a déclaré samedi Daniel Castro, vice-président de la Information Technology and Innovation Foundation, dont les vues sont généralement alignées sur celles des géants de la tech."Des millions d'Américains, y compris de nombreux supporters de Trump, l'utilisent pour créer et partager des contenus. (...) Tous ses serveurs sont situés hors de Chine, et il n'y a aucune preuve qu'elle constitue une menace pour la sécurité nationale".Ces derniers mois, le réseau social a tenté de démontrer que son identité et ses pratiques étaient solidement ancrées aux Etats-Unis.Le 1er juin, Kevin Mayer, l'ancien responsable des plateformes de streaming de Disney (Disney+, Hulu et ESPN+), a pris la tête de la plateforme.Début juillet, l'application a interrompu son activité à Hong Kong à cause de la récente loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine, qui donne plus de pouvoirs à la police, notamment en matière de surveillance.Insuffisant pour rassurer le président, qui considère la plupart des réseaux sociaux biaisés en faveur des démocrates, malgré ses quelque 80 millions d'abonnés sur Twitter."Bannir une plateforme, même si c'était légalement possible, nuit à la liberté d'expression en ligne et ne fait rien pour résoudre le problème plus vaste de la surveillance gouvernementale non justifiée", a réagi Jennifer Granick, de la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU. Lors du meeting de campagne de Donald Trump à Tulsa (Oklahoma) fin juin, marqué par des rangées de sièges vides et la vidéo d'un président visiblement dépité, des adolescents avaient proclamé sur TikTok qu'ils avaient commandé de nombreux billets d'entrée avec la ferme intention de ne pas y aller.
Pour le président du Sénat, il n'est "pas question d'entrer dans une forme de prohibition" au sujet des signes religieux ostensibles dans l'espace public. Il estime cependant qu'il y a un "sujet à régler" dans les relations avec l'islam, pour éviter une "faute politique".
Trois semaines après le discours d'Emmanuel Macron, qui a prôné une "société de la vigilance" face à "l'hydre islamiste", Gérard Larcher appelle le chef de l'Etat à s'exprimer sur la laïcité, qui a selon lui "reculé depuis 20 ans". "Tout est notre affaire", affirme le président du Sénat, à l'inverse du Président de la République pour qui "le port du voile dans l'espace public n'est pas (son) affaire", comme il l'a déclaré mercredi."Porter une kippa, une soutane, une croix ou un voile dans l'espace public, c'est une liberté que je veux défendre. Pas question d'entrer dans une forme de prohibition", justifie Gérard Larcher dans un entretien publié ce dimanche 27 octobre dans le JDD, alors que le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a jugé récemment que "le voile n'est pas souhaitable dans la société". "C'est donc mon affaire d'élu et de législateur, tout comme c'est notre affaire à tous, que l'école soit d'une neutralité absolue", souligne-t-il.Alors que la société française "se crispe autour de l'islam", il "répète sans aucune ambiguïté que l'islam est compatible avec la République, à condition qu'il ne soit ni radical ni politique". Sur ce point, le JDD publie un sondage traduisant la méfiance croissante de la population face aux manifestations religieuses.Selon la même enquête, plus de 6 Français sur 10 disent juger l'islam "incompatible avec les valeurs de la société française"."Des formes de radicalité devant lesquelles la République ne peut pas baisser les bras"Il y a "un sujet à régler dans les relations avec cette religion", et "ne pas le traiter, c'est une faute politique", reconnait pour sa part Gérard Larcher. Il faut "cesser de se dérober (...) Il faut des actes. Il faut aussi que la loi soit strictement appliquée sur l'ensemble du territoire. Et il faut que le président de la République s'exprime", martèle t-il, évoquant des "signaux faibles" rapportés par les enseignants, "par exemple : des petits garçons qui refusent d'être à côté des petites filles en classe ou le refus de l'enseignement de la théorie de l'évolution de Darwin". "Ce sont des formes de radicalité devant lesquelles la République ne peut pas baisser les bras", assène t-il, estime "qu'on a abandonné nos compatriotes musulmans de bonne volonté". Au sujet des mères accompagnatrices scolaires voilées, qui a été au coeur d'une polémique déclenchée par un élu RN au Conseil régional de Bourgogne, Gérard Larcher plaide pour "légiférer, de manière apaisée, mais claire et courageuse", alors que le Sénat examinera mardi 29 octobre une proposition de loi LR sur l'application de la "neutralité religieuse". Interrogé pour savoir s'il faut interdire les listes communautaristes, il note que "le sujet est juridiquement complexe" mais que "c'est d'abord un combat politique" et "une responsabilité de l'État."
Les autorités ont appelé mardi les personnes ayant participé à un rassemblement de plusieurs centaines de personnes lors d'un match de foot "sauvage" entre deux quartiers de Strasbourg dimanche à se faire rapidement et massivement dépister pour éviter un nouveau "cluster".
"Il nous faut à tout prix éviter un nouveau cluster à Strasbourg et protéger les participants", ainsi que leurs proches, a indiqué au cours d'une visioconférence de presse la préfète du Bas-Rhin, Josiane Chevalier."Notre sujet numéro 1 est d'ordre sanitaire, ce n'est pas un piège" à l'encontre des participants à cet événement, a insisté la préfète, tout en dénonçant un "événement incompréhensible, irresponsable, gravissime", alors que la région Grand Est reste classée "rouge" face à l'épidémie de coronavirus.Les participants à ce rassemblement, qui a réuni selon la procureure de la République de Strasbourg Yolande Renzi 400 à 500 personnes sans respect des gestes barrières, pourront se rendre à partir de jeudi au centre de dépistage installé au Parlement européen pour bénéficier anonymement d'un test virologique, sans rendez-vous ni consultation préalable."Il est important qu'ils comprennent que leur comportement dans les prochains jours est de nature à sauver des vies", a expliqué Adeline Jenner, déléguée territoriale de l'Agence Régionale de Santé, soulignant que "le test ne leur (porterait) nullement préjudice".Afin de "casser la chaîne de transmission" qui peut naître de ce rassemblement, il est également indispensable que ces personnes respectent la distanciation physique et les gestes barrières.Alors que personne n'a été interpellé à ce stade, "le but de l'enquête n'est pas d'identifier tous les participants mais les organisateurs", a insisté Yolande Renzi. "Il ne s'agit pas d'un rassemblement fortuit de personnes qui ont décidé de prendre l'air", a-t-elle souligné, rappelant que le stade avait dû être ouvert pour permettre cette rencontre.La violation de l'interdiction d'organiser un rassemblement, notamment sur un point fermé administrativement, fait encourir 6 mois de prison et 7.500 euros d'amende, a-t-elle indiqué.Le maire de Strasbourg, Roland Ries, a insisté pour sa part sur la nécessité absolue que "le match retour n'ait pas lieu". "Si des événements comme ceux de dimanche se reproduisent, c'est tout l'édifice construit en deux mois de confinement qui peut être remis en cause", s'est-il inquiété.Selon la préfète, le match semble avoir donné des idées à d'autres personnes, la police ayant dû intervenir à trois ou quatre reprises depuis 24 heures pour disperser des groupes de jeunes.
POLITIQUE. Si le député LREM Laurent Saint-Martin estime que le "parti est en état dépressif", Christophe Castaner, qui s'apprête à en devenir le délégué général, assure qu'il n'en est rien.
Après la victoire d'Emmanuel Macron à la présidentielle et celle des législatives, La République en Marche traverse-t-elle un passage à vide ? "Le parti est en état dépressif. Il est difficile d'être un parti de gouvernement surtout quand vous n'avez qu'un an d'existence", a confié mardi 14 novembre à L'Opinion le député LREM Laurent Saint-Martin. Après cinq mois passés à l'Assemblée nationale, certains nouveaux élus n'en peuvent déjà plus. La députée de la Drôme Mireille Clapot, qui a dû veiller une bonne partie de la nuit au Palais Bourbon pour l'examen du projet de loi finances 2018, a notamment fait part de son exaspération sur Twitter. Sa collègue Amélie de Montchalin, chef de file LREM pour la commission des Finances, a également du mal à supporter ces très longs débats. Le 7 novembre dernier, elle a interpellé ses pairs. "En octobre, avec toutes les séances de nuit du projet de loi de finances, j'ai eu 450 euros de garde d'enfants. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Y aura-t-il bientôt une crèche à l'Assemblée ou doit-on demander à se faire rembourser les frais de baby-sitting ?", a-t-elle lancé selon Le Point.VAGUE DE DÉPARTS CHEZ LES MILITANTS Outre le coup de fatigue de certains élus, LREM fait également face à la défection d'une centaine de militants. Il se surnomment les "100 démocrates" et ont publié le 14 novembre une tribune dans laquelle ils dénoncent, notamment, un manque de démocratie. Les démissionnaires, menés par la militante Tiphaine Beaulieu, estiment que "les nouveaux statuts" du parti, "avec une représentativité très affaiblie de la base militante, ne permettent ni la liberté d'opinion et d'expression, ni une critique interne du pouvoir contre ses propres abus".En cause notamment, l'élection samedi 18 novembre du futur chef du parti pour laquelle les 380.000 militants ne pourront pas voter, comme cela se fait dans les autres partis. Seul un collège d'élus, de cadres et 200 militants tirés au sort sont appelés à exprimer leur choix ce samedi, avec un seul candidat proposé : Christophe Castaner. Un huissier apportera les lettres de démission des "100 démocrates" au siège du parti vendredi 17 novembre."L'ENTHOUSIASME" DE CASTANERInterrogé par Public Sénat à la sortie de la réunion du groupe LREM du Sénat mardi après-midi, le porte-parole du gouvernement a balayé toute rumeur de déprime dans les rangs de son parti. "Allez voir les 313 autres députés, vous verrez qu'ils sont plein d'enthousiasme, a-t-il lancé. C'est vrai aussi pour les sénateurs qui sont là. Je n'ai pas senti de dépression, mais plutôt de l'envie, de l'enthousiasme et la volonté de faire en sorte que les choses avancent." LREM « parti dépressif » ? « Allez voir les 313 autres députés, ils sont plein d’enthousiasme » répond Castanerpar Public SénatConcernant le départ de la centaine de marcheurs, le secrétaire d'État assure que "pour l'instant, le mouvement n'a strictement rien reçu. Personne n'a fait cette démarche pour l'instant". Il ajoute : "170.000 nouveaux adhérents depuis 6 mois, cela montre aussi l'envie de changer par la base la pratique politique dans ce pays".
Météo France a levé l'alerte pour dix départements du centre-ouest et sud-ouest du pays, mardi après-midi.
Météo France revoit sa vigilance à la baisse. Dans son bulletin de 16 heures mardi, l'organisme de prévisions météorologiques a suspendu l'alerte pour les départements de la Charente, Dordogne, Haute-Garonne, Gers, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Orientales, Deux-Sèvres, Tarn-et-Garonne, Vienne et Haute-Vienne. Au total, 60 départements se trouvaient toujours en alerte aux fortes chaleurs, aux risques d'orages ou aux deux. Voici le détail des territoires concernés.► ORAGESMardi matin, quatre nouveaux départements ont rejoint la liste des territoires sous surveillance en raison des risques d'orages : les Ardennes, la Haute-Loire, la Marne et la Meuse. Trente-cinq autres départements restent en alerte pour les mêmes raisons : l'Aisne, l'Allier, les Ardennes, l'Aube, l'Aveyron, le Calvados, le Cantal, le Cher, la Côte-d'Or, l'Eure, l'Eure-et-Loir, le Loir-et-Cher, la Loire, la Haute-Loire, le Loiret, le Lot, la Marne, la Haute-Marne, la Meuse, la Nièvre, le Nord, l'Oise, l'Orne, le Pas-de-Calais, le Puy-de-Dôme, la Saône-et-Loire, la Sarthe, Paris et sa petite couronne, la Seine-Maritime, la Seine-et-Marne, les Yvelines, la Somme, le Tarn, l'Yonne, l'Essonne et le Val-d'Oise. ► CANICULEPar ailleurs, 46 départements restent en alerte à la canicule, dont certains sont également concernés par la vigilance orages : l'Ain, l'Allier, les Alpes-Maritimes, l'Ardèche, l'Aube, Aveyron, le Cantal, le Cher, la Corrèze, la Côte-d'Or, la Creuse, le Doubs, la Drôme, l'Eure-et-Loir, l'Indre, l'Indre-et-Loire, l'Isère, le Jura, le Loir-et-Cher, la Loire, le Loiret, le Lot, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle, la Nièvre, le Puy-de-Dôme, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, le Rhône, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire, la Savoie, la Haute-Savoie, Paris et sa petite couronne, la Seine-et-Marne, les Yvelines, le Tarn, les Vosges, l'Yonne, le Territoire de Belfort, l'Essonne et le Val-d'Oise.Le mercure devrait rester très élevé mardi dans le Nord-Est, le Centre et le bassin parisien, avec des températures oscillant entre entre 35 et 39 degrés. La canicule touche pourtant à sa fin. Des orages, parfois violents, arriveront par l'Ouest en fin de journée. Les précipitations seront accompagnées de grêle et de rafales de vent, souvent proches des 100 km/h.
Alléluia, Jude Law est de retour ! Cette fois, le comédien revient sur le petit écran avec l'excellente série The Young Pope. Ici, il incarne un jeune pape au caractère et à la personnalité imprévisible. Très soigné et captivant, ce nouveau feuilleton de Canal+ ne devrait pas tarder à faire de nombreux adeptes.
Ce lundi 24 octobre 2016, Canal+ fait l'évènement avec la diffusion de sa nouvelle série The Young Pope. Dans cette création originale coproduite par Sky et HBO, les abonnés de la chaîne cryptée auront l'occasion de découvrir un personnage singulier, évoluant dans un univers assez peu souvent exploré à la télévision, celui de l'Eglise chrétienne. Ici, les téléspectateurs suivront donc l'avènement d'un nouveau pape à la tête de la communauté religieuse. Le protagoniste, interprété par Jude Law, se révèle d'ailleurs très complexe et rock'n'roll. Voici trois bonnes raisons pour regarder ce show tant attendu.Un casting béni des dieuxAu sein de la distribution de cette nouvelle fiction internationale, on retrouve des comédiens de renom, issus de différents pays du monde. Ainsi, les fidèles retrouvent donc Jude Law après une relative traversée du désert sur le grand écran ces dernières années. Le comédien revient ici au sommet dans le rôle de ce pontife intriguant. La star est aussi accompagnée par l'excellente Diane Keaton et le brillantSilvio Orlando. Enfin, cocorico, deux actrices bien connues des cinéphiles français complètent la liste, puisque Ludivine Sagnier et la belge Cecile de France figurent également au générique du drama.Un cinéaste inspiré et une réalisation divineDerrière ce projet ambitieux, on retrouve le réalisateur italien Paolo Sorrentino, à qui l'on doit notamment le long-métrage La Grande Bellaza. Ici, le cinéaste signe une oeuvre décrite par beaucoup comme baroque. La mise en scène est soignée au millimètre près, les images se contemplent comme des tableaux et les dialogues (pouvant parfois durer 10 minutes) offrent de véritables moments de grâce aux comédiens. Bien qu'il n'ait pas obtenu les autorisations nécessaires pour tourner au Vatican, la plupart des lieux emblématiques, tels que la Basilique ou encore la Place Saint-Pierre, ont été reproduits à la perfection. Pour terminer, la bande-originale (savant mix entre l'électro et le rock) participe à la construction de cette atmosphère singulière et captivante.Un antihéros hors du commun des mortelsL'une des forces de The Young Pope est sans nul doute son personnage principal, incarné avec jubilation par un Jude Law en très grande forme. Ce protagoniste, inventé de toute pièce, devient donc pape malgré son jeune âge et est supposé incarner une modernité pour la religion. Véritablement imprévisible, sa vision de la foi est finalement relativement obscurantiste, car il se révèle a la fois fou de Dieu et à la fois perplexe quant à l'existence de ce dernier. Paradoxalement, il évolue avec une certaine ambivalence, jouissant parfois trop de son pouvoir, tout en appréhendant le monde de façon presque enfantine à d'autres moments. Clope au bec, buvant de Coca et fan des Daft Punk, il est ancré dans son époque, mais n'est certainement pas totalement heureux dans sa soutane. Il porte, en effet, en lui un profond traumatisme lié à son abandon par ses parents quand il était très jeune...The Young Pope (déjà reconduit pour une saison 2) est à découvrir ce soir, à partir de 21h sur Canal+.
L'individu est passé à l'acte près de la préfecture du Var, qui lui avait refusé sa demande d'asile en janvier 2018.
Un homme de nationalité arménienne a tenté de s'immoler par le feu dans la soirée de vendredi 19 juillet, à proximité de la préfecture du Var à Toulon. Son pronostic vital est engagé.Son geste désespéré intervient après le rejet de sa demande d'asile par les autorités, a-t-on appris auprès de la préfecture du Var. L'individu avait formulé une demande d'asile qui lui avait été refusée en janvier 2018. En mai 2019, la Cour nationale du droit d'asile avait rejeté son pourvoi. Pour justifier sa décision, la préfecture rappelle que l'Arménie fait partie des pays reconnus par l'OPFRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) comme étant sûrs. En conséquence de cette classification, seule une très faible proportion des demandes d'asile déposées par les Arméniens sont acceptées, ajoute la préfecture.Après le rejet de sa demande d'asile, le requérant plus droit à aucune prestation, et avait reçu notification de quitter le territoire. Un accompagnement lui avait été proposé avec notamment la possibilité de bénéficier d'une aide financière pour faciliter son retour et sa réinsertion dans son pays d'origine, selon la préfecture.
Jusque-là, la maire PS de Paris s'y était toujours opposée, y voyant un élément de "discrimination sociale".
Anne Hidalgo a évoqué mardi 20 mars l'idée de mettre en place un péage urbain à l'entrée de Paris pour financer la gratuité des transports dans la capitale.Si la maire de Paris s'est toujours dite opposée à ce type de péage quand il s'agit de lutter contre les embouteillages et la pollution, comme c'est le cas à Londres, elle pourrait changer d'avis. "Si le péage vient financer la gratuité des transports, il devient non pas un élément de discrimination sociale, mais au contraire un élément qui peut accompagner", a-t-elle déclaré sur France Bleu. "Il faut regarder toutes les sources de financement", a insisté l'édile. Car, rappelle France Bleu, la vente de billets fait rentrer chaque année 2,8 milliards d'euros dans les caisses d'Île-de-France Mobilités, le syndicat des transports de la région. Une somme qu'il faudrait compenser.PÉCRESSE "OUVERTEC'est d'ailleurs la question du financement qu'a immédiatement soulevée Valérie Pécresse, présidente Les Républicains (LR) de la région Île-de-France et patronne des transports régionaux. "Je suis ouverte à toutes les idées neuves, d'où qu'elles viennent", a-t-elle dit sur Radio Classique mais "il ne doit pas y avoir un euro en moins de recettes pour Île-de-France Mobilités", en prévenant que Mme Hidalgo ne pouvait "pas faire cavalier seul".La maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé lundi qu'elle allait lancer "une étude sur la gratuité des transports en commun" pour les Parisiens. "J'ai décidé de charger trois de mes adjoints de conduire une vaste étude sur le sujet, qui associera des experts français et étrangers", a annoncé dans un communiqué la maire de Paris. Mme Hidalgo avait auparavant affirmé dans un entretien aux Echos que la "question de la gratuité des transports est une des clefs de la mobilité urbaine dans laquelle la place de la voiture polluante n'est plus centrale".Dans cette étude, "il s'agira d'analyser les exemples en France et à l'international", poursuit Mme Hidalgo dans le communiqué, "il faudra en particulier évaluer s'il existe un modèle économique viable : rien ne dit aujourd'hui que cela est possible", a ajouté la maire pour qui "la gratuité pour l'usager implique forcément d'identifier d'autres sources de financement". La question mérite "d'être posée, sans a priori et sans dogmatisme", selon la maire.
Le Conseil scientifique a rendu un avis "favorable" pour raccourcir à sept jours la durée d'isolement des personnes testées positives au coronavirus et des cas contacts, contre quatorze actuellement, a déclaré mardi le ministre de la Santé Olivier Véran.
"Le Conseil scientifique est favorable à ce qu'on puisse (...) réduire la période de mise à l'abri dans un certain nombre de situations et passer de 14 à sept jours", a-t-il déclaré sur France Inter.La décision sera prise formellement "vendredi en cours d'un conseil de défense", ce qui "va nous donner un peu de temps pour solliciter d'autres experts pour la mise en place" de cette mesure, a ajouté le ministre."On est davantage contagieux dans les cinq premiers jours ou qui suivent les symptômes ou qui suivent la positivité d'un test. Et ensuite cette contagiosité diminue de façon très importante, et au-delà d'une semaine, elle demeure mais elle est très faible", a-t-il argumenté.Cette période d'isolement raccourcie favorisera "une meilleure adhésion" car aujourd'hui "on constate qu'un grand nombre de Français ne respecte pas la quatorzaine", a poursuivi Olivier Véran, assurant que cette décision n'était pas motivée par "des raisons de priorisation économique".Interrogé sur le risque de laisser une minorité de patients contagieux non isolés, Olivier Véran a assuré qu'il n'y avait "quasiment pas de différence" entre une situation avec 5% de personnes "potentiellement contagieuses" au-delà de cinq jours et "encore 2% à 4% des gens qui peuvent être contagieux" après 14 jours.Le conseil de défense se penchera aussi sur d'éventuelles nouvelles mesures dans les Bouches-du-Rhône, qui connaît le taux de nouveaux cas le plus élevé de France, a indiqué Olivier Véran."A Marseille il y a un sujet de sensibilité particulière, (...) et donc il faut pouvoir prendre toutes les bonnes mesures, c'est l'objet du conseil de défense notamment".Cela pourrait notamment passer par davantage d'encadrement des rassemblements, comme cela avait été le cas en Mayenne, avec l'obligation de déclarer auprès de la préfecture tous les rassemblements de plus de 10 personnes.
Une association a prévu de porter plainte pour destruction d'espèce protégée.
L'autopsie réalisée sur deux phoques retrouvés morts dimanche dernier sur la plage du Touquet a révélé que l'un d'eux avait été abattu au fusil de chasse, rapporte La Voix du Nord vendredi 4 mai.Des défenseurs de l'environnement, qui avaient retrouvé les deux animaux marins ont fait réaliser l'autopsie à l'université de Liège. Il en ressort que l'un de deux est mort après avoir reçu "huit plombs de chasse de gros diamètre". Le second phoque est mort "par asphyxie, probablement pris dans un engin de pêche." Dans un post Facebook, le Groupement de Défense de l'Environnement de l'Arrondissement de Montreuil et du Pas-de-Calais (GDEAM) indique que les deux phoques ont par ailleurs reçu des coups."Je n'incrimine pas du tout les chasseurs, mais plutôt un abruti qui est complètement hors-la-loi", a expliqué aux Échos du Touquet le président de la Coordination mammologique de nord de la France, Jacky Karpouzopoulos.Le GDEAM a annoncé qu'il allait porter plainte pour destruction d'espèce protégée et demande aux éventuels témoins de se manifester. Le groupement estime à 500 ou 600 la population de phoques vivant au large des côtes du nord de la France. L'espèce est protégée depuis les années 70.
Au moins dix personnes sont mortes dans le violent incendie d'un immeuble de la rue Erlanger, dans le XVIe arrondissement de Paris. Une dispute entre voisins serait à l'origine du drame.
"J'ai vu des gens mourir et je suis en colère, en colère contre moi". Fabrice habite au troisième étage de l'immeuble ravagé par un incendie dans la nuit de lundi à mardi dans le XVIe arrondissement de Paris. Ce policier, présent au moment du sinistre, a tout tenté pour sauver ses voisins. Il a livré son témoignage à franceinfo mardi 5 février."Je n'ai pas pu sauver tout le monde, je m'en veux énormément, parce que quand vous les connaissez, ce n'est pas pareil, a-t-il confié à franceinfo, d'une voix émue. J'ai vu des gens mourir et je suis en colère, en colère contre moi. Je n'ai rien pu faire d'autre." Soulignant la présence de plastique au sol à cause de travaux, Fabrice explique avoir été pris en sandwich par la fumée : "il fallait faire vite"."J'ai tapé à la fenêtre, aux portes, j'ai sonné partout, et j'ai fait en sorte que tout le monde puisse sortir rapidement parce qu'il y avait trop de fumée, au troisième étage", a-t-il raconté. "J'ai sauvé le maximum de gens. Je n'ai pas eu le temps de penser à moi, je me suis habillé comme un fou, je n'ai pas calculé, j'ai vu des flammes, j'ai vu la fumée. Je suis sorti, j'ai fait ce que j'ai pu, j'ai sonné partout, au troisième étage en priorité, parce que c'est mon étage. C'est des gens que je connais, donc il fallait que je les sauve à tout prix, c'était urgent", s'est-il remémoré. Ensuite, Fabrice est descendu au deuxième étage, puis au premier. "Après, je suis remonté au quatrième, mais je ne pouvais pas aller plus haut, parce qu'il y avait trop de fumée, je ne pouvais pas", a expliqué le policier. "Je suis un policier, mais je m'en veux. C'est mon métier de sauver les gens, je suis là pour ça aussi, a assuré Fabrice. Moi, ce n'est pas grave, si j'étais parti, ce n'est pas grave. Ce sont les gens qui m'intéressaient. J'ai fait ce que j'ai pu."
Le conducteur du poids-lourd mis en cause affirme que le bouchon provoqué par le barrage des "gilets jaunes" l'a contraint à s'arrêter.
Une jeune femme de 25 ans est décédée lundi 10 décembre en marge d'un barrage des "gilets jaunes" à Chasseneuil-sur-Bonnieure (Charente). Le drame s'est produit vers 15h30 sur la nationale 141, précise France 3 Nouvelle Aquitaine. La conductrice a percuté un poids-lourd à l'approche d'un rond-point tenu par des manifestants. Son véhicule s'est encastré sous le camion à l'arrêt, la jeune femme n'a pas survécu.Cinquième décès en marge du mouvementLe conducteur du poids-lourd, un Brésilien employé par une société portugaise, affirme avoir actionné ses feux de détresse avant d'entendre un choc très violent, rapporte La Charente libre. Il indique qu'il avait dû stopper sa course en raison du bouchon provoqué par le filtrage des "gilets jaunes" au niveau du giratoire. Pour l'heure, les gendarmes ne peuvent le certifier, précise France 3. L'enquête devra déterminer les circonstances exactes de l'accident. Pour l'heure, Il s'agit du cinquième décès en marge du mouvement des "gilets jaunes".
La préfecture demande l'annulation d'un arrêté municipal interdisant l'utilisation de pesticides à proximité des habitations et des locaux professionnels.
Jeudi, le maire de Langouët est convoqué devant le tribunal administratif de Rennes, à la demande du préfet d'Ille-et-Vilaine. La raison ? L'édile a pris, en mai dernier, un arrêté interdisant l'utilisation de pesticides à proximité des habitations et des locaux professionnels. Alors samedi 17 août, ses soutiens se sont réunis à Rennes devant la préfecture pour se faire entendre."Madame la préfète, laissez nos maires nous protéger", "Pesticides, riverains, agriculteurs, tous victimes", "Stop pesticides, nous voulons des coquelicots", pouvait-on lire sur des banderoles. Les participants -ils étaient une centaine- répondaient à l'appel du collectif "Nous voulons des coquelicots" de Langouët, village de 602 habitants situé à une vingtaine de kilomètres de Rennes."J'habite à Langouët dans une longère au milieu des champs, et ça fait très longtemps que les pesticides m'inquiètent, aussi bien pour mes enfants que pour mes petits-enfants", témoigne Nicole Duperron-Anneix, membre du collectif. "Les enfants de Langouët mangent bio à la cantine, habitent dans des bâtiments éco-conçus mais ils se déplacent et vivent près des champs et on a retrouvé des taux de glyphosate très élevés dans les urines de deux d'entre eux", ajoute-t-elle. "J'ai deux filles et je n'ai pas envie qu'elles tombent malade, on a des taux élevés de glyphosate dans nos urines alors qu'on mange bio et qu'on cultive notre jardin", abonde Hélène Heuré, employée communale. Le maire de Langouët Daniel Cueff a pris le 18 mai un arrêté interdisant l'utilisation de produits phytopharmaceutiques "à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d'habitation ou professionnel"."Il est légitime qu'un maire agisse face à une carence de l'État", avait-il estimé auprès de l'AFP, mettant en avant une "problématique de santé publique". L'élu est convoqué jeudi devant le tribunal administratif de Rennes à la demande de la préfecture, qui demande l'annulation de l'arrêté. Cancérigène probableClassé comme "cancérigène probable" depuis 2015 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'herbicide est utilisé sous diverses marques depuis que le brevet détenu par l'américain Monsanto est tombé dans le domaine public en 2000."La décision du maire est une décision de rupture", souligne Michel Besnard, président du collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest, rappelant que le Conseil d'État a partiellement annulé le 26 juin un arrêté réglementant l'utilisation des pesticides au motif qu'il "ne protégeait pas suffisamment la santé des riverains". "La décision politique d'arrêter les pesticides de synthèse tarde et c'est intolérable. Le tribunal doit être courageux", renchérit François Dufour, conseiller régional EELV de Normandie.
L'ancien ministre du Travail de Nicolas Sarkozy estime qu'un "président doit tout faire pour cimenter la société française".
"Je ne crois pas à la théorie du premier de cordée parce qu'alors, vous êtes tributaire de la bienveillance du premier de cordée ! Ce n'est pas ma conception de la République", affirme le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand (ex-LR), dans un entretien au Journal du Dimanche."Selon moi, un Président doit tout faire pour cimenter la société française et rassembler les Français. Je suis contre l'assistanat mais pour la solidarité. Je ne rêve pas du modèle anglo-saxon... S'il est rénové et modernisé, je crois au modèle français", estime l'ancien ministre du Travail, qui a déjeuné vendredi, avec d'autres élus des Hauts-de-France, avec le chef de l'Etat à l'Elysée."Vous le voyez", ajoute Xavier Bertrand, "avec Macron, nous ne sommes pas compatibles, nous avons trop de différences".Le 1er mars, celui qui n'a jamais fait mystère de ses ambitions élyséennes avait déjà prévenu qu'il refuserait "évidemment" de devenir Premier ministre d'Emmanuel Macron et qu'il voulait "aller au bout de (sa) mission" de président du Conseil régional des Hauts-de-France, qui s'achève en 2021, juste avant l'élection présidentielle de 2022.Xavier Bertrand candidat en 2022 ?Mi-mars, lors d'un déjeuner-débat avec des chefs d'entreprise de la métropole lilloise, il avait aussi confié ne plus vouloir de "patron en politique", estimant avoir, comme président de région, "plus de liberté qu'en tant que ministre".Alors que beaucoup lui prêtent l'ambition de vouloir concourir en 2022, Xavier Bertrand a de nouveau éludé, dans le JDD, une question sur l'élection présidentielle, préférant insister sur "le risque que représente le Rassemblement national dans (sa) région". "Je ne veux pas de ça pour mon pays", insiste-t-il. "Il faut (...) donc un peu moins la ramener et un peu plus bosser", conclut-il.
Selon Mediapart, l'élu du Val-de-Marne s'est fait rembourser deux fois certaines notes de frais, en 2016 et 2017, lorsqu'il était à la fois président de la Société d'économie mixte locale d'aménagement de Fresnes (Semaf) et maire PS de cette commune. Au Parisien, il assure qu'il s'agit d'une "simple erreur d'inattention sur quelques doublons".
Déjà soupçonné d'avoir perçu des sommes indues via le cumul des indemnités de ses différents mandats lorsqu'il était membre du Parti socialiste, le député La République en marche (LREM) Jean-Jacques Bridey est aujourd'hui épinglé pour des doublons de notes de frais.Mediapart a affirmé lundi 9 septembre que l'élu du Val-de-Marne, qui fut l'un des premiers à rejoindre Emmanuel Macron en 2016, s'était fait rembourser deux fois, en 2016 et 2017, des notes de frais du restaurant "À la marée", un restaurant de Rungis qu'il fréquentait régulièrement : une fois par la Semaf, dont il était le président, et une deuxième fois par la mairie de Fresnes, dont il était le maire PS. En tout, le marcheur s'est fait rembourser 4.807,70 euros (3.975,90 euros en 2016 et 831,80 euros en 2017), selon le site d'information."Des doublons", "des erreurs d'inattention"L'actuel président de la commission de la Défense à l'Assemblée nationale, a expliqué à Mediapart qu'il "demandait un doublon" des tickets adressés à la mairie qu'il "rangeai(t) avec (ses) autres justificatifs de frais". "Il est alors peut-être arrivé que je transmette ces justificatifs en même temps que les notes de frais Semaf", a suggéré le député, en reconnaissant s'être peut-être trompé sur "quelques doublons". Jean-Jacques Bridey (LaREM): «Aujourd’hui, nous devons sécuriser nos satellites»par RFIJean-Jacques Bridey a annoncé lundi son intention d'adresser un "courrier à la Semaf pour demander à ce que ses services se rapprochent de ceux de la mairie" pour vérifier les investigations de Mediapart. Contacté par Le Parisien, l'ancien maire a minimisé les faits : "On ne va pas en faire un fromage !", a-t-il temporisé. Il a assuré qu'il allait rembourser.Sa successeure à la mairie de Fresnes a de son côté dénoncé auprès du quotidien une "escroquerie". La socialiste Marie Chavanon réfléchit à le poursuivre et prévient qu'elle "ne va pas en rester là".
Selon les informations du quotidien flamand De Morgen, une trentaine d'anciens SS belges continueraient de percevoir des pensions versées par l'Allemagne.
C'est une information pour le moins surprenante qu'a révélée ce mardi le quotidien flamand De Morgen. Ce dernier révèle que 27 Belges, reconnus comme étant d'anciens SS, perçoivent toujours une pension de la part de l'Allemagne. Une "prime" promise par Adolf Hitler en 1941 pour remercier de la "fidélité, loyauté et obéissance" envers le régime nazi. Entre 425 et 1 275 euros seraient versés à ces anciens SS. Au total, environ 38 000 personnes auraient perçu cette prime. "Les privilégiés étaient les habitants des Cantons de l'Est et d'Alsace, qui ont acquis la nationalité allemande après l'invasion nazie, mais aussi les Belges qui ont rejoint les Waffen SS pendant la guerre. Je trouve des retraites complémentaires de 425 à 1 275 euros par mois", a indiqué à La Libre Belgique le chercheur Alvin de Coninck, de l'association de survivants et de rescapés des camps de concentration nazis Remembrance. Et de préciser : "Les années passées dans une prison belge à la suite d'une condamnation pour collaboration sont considérées comme du temps de travail. (...) Alors que les Belges qui ont dû travailler en Allemagne pendant la guerre sont considérés comme travailleurs forcés ont reçu une indemnité de 50 euros par mois après la guerre".Ces révélations ont provoqué une immense polémique en Belgique. Deux élus du Parti socialiste ainsi que le député Olivier Maingain (DéFi) ont appelé le gouvernement à "s'attaquer d'urgence à ce problème par la voie diplomatique". Ils ont par ailleurs présenté ce mardi une résolution qui devait être examinée par la commission parlementaire des affaires étrangères.
Identifié pour la première fois en 2009, le "Candida auris" se propage depuis dans le monde entier. Insensible aux antifongiques, il tuerait près de la moitié de ceux qui le développent en 90 jours.
Dans un article daté du 6 avril, le New York Times tire la sonnette d'alarme : la levure "Candida auris" est à l'origine d'une des infections fongiques les plus dangereuses, et personne n'en parle. Ce champignon microscopique se propage à travers le monde et est résistante aux traitements antifongiques (ayant la capacité de traiter les infections causés par des champignons).Selon le Centre de prévention des infections associée aux soins, le champignon a été identifié pour la première fois en 2009 au Japon, à partir d'un prélèvement dans l'oreille. D'après le quotidien américain, le premier cas documenté d'infection a été recensé entre 2012 et 2013, au Venezuela. Cinq des 18 patients contaminés avaient été tués. En 2016, l'hôpital royal Brompton de Londres a dû fermer pendant 10 jours pour cause d'épidémie.Entre 2016 et 2017, 372 personnes on été contaminés dans un hôpital de Valence, en Espagne. Des cas d'infections ont également été détectés en Afrique du Sud, Colombie, Corée du Sud, Inde, Israël, Kenya, Koweït ou encore le Pakistan. En France, seuls deux cas ont été identifiés selon le Centre national de référence (CNR) Mycose invasives et antifongiques (Institut Pasteur). Selon le New York Times, le "Candida auris" a récemment atteint la ville de New York, le New Jersey, et l'Illinois. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies américains (CDC) l'ont ajouté à la liste des germes constituant une "menace urgente" pour la santé. En juin 2016, il était seulement qualifié de "menace émergente mondiale". Quels sont les risques du "Candida auris" ?Ce germe peut provoquer une candidose, c'est-à-dire une infection fongique comme il en existe dans les hôpitaux. L'infection se manifeste à travers des symptômes considérés comme ordinaires chez les personnes en bonne santé (fièvre, courbatures et fatigue) mais qui peuvent se révéler fatals chez les personnes dites immunodéprimées. Les nouveau-nés, les personnes âgées, les fumeurs, les diabétiques ou encore les personnes qui souffrent de troubles immunitaires sont ainsi particulièrement menacés. En effet, face à un système immunitaire affaibli, le "Candida auris" devient un agent pathogène dangereux et est capable de provoquer une candidose invasive en infectant la circulation sanguine, le système nerveux central et les organes internes. Particulièrement mortel, près de la moitié des malades seraient morts dans les 90 jours, le "Candida auris" est également particulièrement résistant. Selon les CDC, 90% des infections sont résistantes à au moins un médicament, 30% sont résistantes à au moins deux médicaments.10 millions de personnes pourraient mourir si rien n'est faitCette résistance est probablement dû à un usage déraisonné des antifongiques notamment dans les hôpitaux, les cliniques et les exploitations agricoles, principalement pour empêcher les cultures de pourrir. Selon les experts, à moins que de nouveaux médicaments plus offensifs ne soient mis au jour et que l'utilisation inutile d'antimicrobiens ne soit fortement réduite, le risque va s'étendre aux personnes en bonne santé. Dix millions de personnes pourraient mourir à travers le monde à cause des infections résistantes en 2050, soit davantage que les huit millions de morts annuels du cancer selon le rapport britannique Review on Antimicrobial Resistance (Revue de la Résistance Antimicrobienne en français) publié en mai 2016 et piloté par l'économiste Jim O'Neill.
Disparue samedi dans sa voiture à proximité de Pont-de-l'Hérault, dans le Gard, alors que des pluies diluviennes frappaient la région, une femme de 64 ans a été retrouvée morte mercredi 23 septembre. Ce drame porte à deux le nombre de morts liés aux intempéries qui ont causé des crues impressionnantes en à peine deux heures samedi 18 septembre.
Il aurait fallu "un miracle" pour la retrouver vivante. Le corps d'une aide-soignante portée disparue depuis samedi lors des intempéries dans le Gard a été retrouvé mercredi, portant à deux morts le bilan des pluies et inondations torrentielles ayant touché le département, selon la préfecture. Dimanche, le préfet du département Didier Lauga avait déjà peu d'espoir de retrouver cette femme de 64 ans en vie. Un premier corps découvert mardiLe corps de la sexagénaire a été retrouvé à Saint Julien-de-la-Nef, à plusieurs kilomètres de là où elle avait disparu et de l'endroit où son véhicule broyé avait été découvert vide et broyé par le courant.Mardi, le corps d'un autre disparu, un quinquagénaire, employé municipal à Val d'Aigoual, avait été retrouvé par les pompiers avec l'aide d'une équipe cynophile.Le préfet du Gard Didier Lauga avait déclenché samedi une alerte rouge sur le département. Des trombes d'eau sont tombées sur les contreforts du massif des Cévennes et des cours d'eau comme le Gardon d'Anduze ont connu des crues rapides, avec une hausse de six mètres en deux heures, forçant les autorités à évacuer plusieurs centaines de personnes par précaution.
POLITIQUE. Selon Le Figaro, le président veut davantage de porte-voix du macronisme.
Mais entre ceux qui restent en retrait et ceux qui ne sont pas encore très connus, ce n'est pas évident.Le dernier sondage Odoxa-Dentsu pour Franceinfo et Le Figaro n'a pas dû plaire à Emmanuel Macron. Six mois après leur entrée en fonction, les membres du gouvernement d'Édouard Philippe restent peu connus et six Français sur dix se disent globalement mécontents de leur action. Ce n'est pourtant pas faute de les pousser à prendre la parole. "Lors du séminaire de rentrée, le 28 août, (le président) a exhorté les ministres, en particulier ceux qui sont issus de la société civile, à monter davantage au front", écrit le 9 novembre Le Figaro. Il ne s'agit pas seulement de défendre l'action de leur ministère mais également de s'ériger en défenseur de la politique du chef de l'État. Parmi les mauvais élèves, l'Élysée regrette notamment l'attitude discrète du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, "dont la voix pourrait porter dans l'électorat de gauche", ou encore de la populaire ministre des Sports Laura Flessel qui ne sent pas prête à s'exprimer sur tous les sujets. "J'apprends, glisse-t-elle. S'il le faut, je le ferai."LA CONCURRENCE EST RUDEPour se sentir plus à l'aise, "la Guêpe" pourrait prendre exemple sur Julien Denormandie. Le jeune secrétaire d'État à la Cohésion des territoires "a pris des cours de média training avant de se jeter dans le grand bain des interviews matinales", révèle le quotidien. Comme Agnès Buzyn (Santé), Muriel Pénicaud (Travail), Jean-Michel Blanquer (Éducation), Gérald Darmanin (Action et Comptes publics), il fait partie des ministres dont le président apprécie les efforts pour défendre le macronisme. Inconnue du grand public il y a encore peu, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal commence à prendre son envol. "Le premier ministre Édouard Philippe l'a aidée à mettre le pied à l'étrier, en partageant avec elle une séance de Facebook Live à Matignon, le 31 octobre", précise Le Figaro. Si Emmanuel Macron veut que ses ministres s'expriment plus, ils sont en revanche tenus de ne pas le faire au détriment des autres. Cette semaine, le chef de l'État les a par ailleurs rappelé à l'ordre après avoir lu des confidences de proches du gouvernement dans Le Parisien. À quelques jours d'un possible remaniement avec la prise de fonction de Christophe Castaner à la tête de La République en Marche, les membres du gouvernement sont donc sous tension et doivent surveiller leurs propos. D'autant que certains "commencent à subir la concurrence de jeunes députés prometteurs de la majorité" comme Gabriel Attal, Stanislas Guérini ou encore Sacha Houlié.
La nouvelle ministre de la Culture souhaite rediscuter des termes du prêt des oeuvres de Léonard de Vinci
Les oeuvres de Léonard de Vinci vivent peut-être leurs derniers jours en France... L'Italie veut en effet renégocier l'accord de prêt de tous les tableaux de l'artiste italien au Louvre en 2019, à l'occasion d'une exposition marquant les 500 ans de sa mort.La secrétaire d'Etat à la Culture, Lucia Borgonzoni, membre de la Ligue (extrême droite), a déclaré au Corriere della Sera que les termes de l'accord signé par l'ex-ministre de la Culture Dario Franceschini étaient "inconcevables"."Léonard est italien, il est seulement mort en France", a-t-elle expliqué à propos du célèbre artiste de la Renaissance, né en Italie en 1452 et décédé en France en 1519."Les Français ne peuvent pas tout avoir""Le prêt de ces tableaux au Louvre placerait l'Italie à la marge d'un événement culturel majeur", a-t-elle ajouté. En 2017, l'Italie s'est engagée à prêter tous ses tableaux de Leonard de Vinci au Louvre pour son exposition en 2019 à l'occasion des 500 ans de sa mort. "Nous devons rediscuter de tout. Lorsque l'autonomie des musées est en jeu, l'intérêt national ne peut pas arriver en second. Les Français ne peuvent pas tout avoir", a-t-elle poursuivi.L'accord franco-italien prévoit aussi que le Louvre prête les oeuvres d'un autre éminent peintre de la Renaissance, Raphaël, au musée des Ecuries du Quirinal pour une exposition en 2020, là aussi pour célébrer les 500 ans de sa mort. "La plupart des oeuvres de Raphaël sont déjà en Italie. De plus, Paris dit que seules les peintures déplaçables peuvent nous parvenir, sans préciser lesquelles", a expliqué Lucia Borgonzoni.
Trois adolescents impliqués dans l'affaire Mila, cette lycéenne de l'Isère menacée de mort en janvier après avoir critiqué l'islam sur les réseaux sociaux, ont été mis en examen en février et en juin, a indiqué mercredi le parquet de Vienne.
Le premier est un adolescent de 16 ans originaire de Besançon à qui il "était reproché d'avoir été à l'origine de la diffusion d'informations personnelles" de la jeune fille, a précisé dans un communiqué le procureur de la République de Vienne, Audrey Quey.Il a été interpellé le 20 février et déféré le lendemain dans le cadre d'une information judiciaire pour "vol, menaces de mort, menaces de commettre un crime, harcèlement et usage de l'identité ou de données d'identification d'autrui en vue de porter atteinte à la tranquillité ou à l'honneur".Selon le parquet, le jeune homme a reconnu "avoir lui-même diffusé les informations" de la jeune Mila. Il a été mis en examen pour "recel de vol, harcèlement électronique et usage de données d'identification d'autrui", avant d'être placé sous contrôle judiciaire.Deux autres mineurs, âgés de 17 ans et originaires de l'Isère et du Rhône, ont été déférés devant le juge d'instruction en charge de l'affaire le 10 juin.Ils ont été mis en examen pour "vol et recel de vol de données informatiques" et placés sous contrôle judiciaire. Ils ont reconnu "avoir récupéré les données personnelles de Mila avant de les transmettre au mineur de Besançon".Une quatrième personne, "un auteur de menaces de mort", a par ailleurs été interpellé en mai par la section de recherches de la gendarmerie de Grenoble sur commission rogatoire de la juge d'instruction de Vienne."Les investigations se poursuivent désormais en vue de l'identification d'autres auteurs de menaces", a conclu Audrey Quey.En janvier dernier, une vidéo de cette lycéenne mineure, diffusée dans une discussion personnelle sur un réseau social, s'était retrouvée à circuler de manière virale, lui attirant un déferlement de menaces et déclenchant les commentaires jusqu'au sommet de l'État.La jeune fille avait dû être retirée de son lycée de Villefontaine, dans le nord du département de l'Isère Deux enquêtes avaient été ouvertes, l'une à son encontre pour "provocation à la haine raciale" et l'autre pour rechercher les auteurs des menaces et de la diffusion de ses données personnelles.La première avait été classée sans suite le 30 janvier, le parquet de Vienne estimant que "les propos diffusés, quelle que soit leur tonalité outrageante, avaient pour seul objet d'exprimer une opinion personnelle à l'égard d'une religion, sans volonté d'exhorter à la haine ou à la violence".
En raison de l'épisode neigeux, plusieurs préfectures ont annulé les transports scolaires pour toute la journée de ce mardi 22 janvier.
Les premiers flocons sont arrivés. Météo France a placé dès lundi soir 24 départements en vigilance orange "neige-verglas", en raison d'un important épisode neigeux allant des Hauts-de-France au Centre. Dès lors, de premières perturbations sur les routes sont déjà observées. Sept départements (Ile-de-France, Cantal, Ardennes, Haute-Marne, Nord, Eure, Seine-Maritime et Var) ont d'autre part activé leur plan "grand froid" pour augmenter les places d'hébergement des sans-abris.Parmi elles, des restrictions de circulation pour les automobilistes. Ainsi, la RN 118, axe stratégique d'accès au sud-ouest de la capitale, a été totalement fermée à la circulation ce mardi à 11h00 avant d'être rouverte vers 14h30. Pour rappel, l'hiver dernier, 950 véhicules, soit près de 2.000 personnes, avait été bloqués par la neige et avaient dû passer la nuit sur cet axe routier. 122 lignes de bus interrompues D'autre part, les camions sont également interdits de dépassement dans les départements proches de la capitale, comme dans le Val d'Oise. Ces mesures de précaution s'ajoutent à celles déjà prises en Île-de-France. Selon France Info, 32 barrières ont ainsi été installées sur les voies de circulation de la RN118, un axe très fréquenté de la région, afin de pouvoir le fermer préventivement, avant que la neige ne bloque la circulation.La circulation sur plus de 122 lignes de bus est "interrompue jusqu'à nouvel ordre" en région parisienne, a annoncé la RATP sur son site internet. Le Tramway 6 est aussi interrompu sur toute la ligne entre Chatillon-Montrouge et Virofaly-Rive-Droite. Le métro et les autres lignes du RER fonctionnent normalement. Une vitesse limitée à 80 km/hSi les poids lourds sont invités à redoubler d'attention sur les routes, il en va de même pour les automobilistes. En Île-de-France, les usagers sont censés limiter leurs déplacements routiers durant cet épisode neigeux et privilégier les transports en commun. Depuis 6h ce mardi, la vitesse est limitée à 80 km/h. La SNCF en "pré-alerte"Concernant le réseau ferroviaire, la SNCF n'a "pas encore activé" son plan "grand froid". Cependant, un porte-parole précise que la compagnie se trouve en "pré-alerte" comme à chaque fois que Météo France prévoit un refroidissement important avec des chutes de neige en plaine". Le groupe se prépare tous les ans en novembre, a-t-il rappelé : les stocks de sel sont vérifiés, les locomotives chasse-neige révisées et les stocks de nourriture et couvertures réapprovisionnés. Dans les techni-centres, les stocks d'antigel pour les matériels roulants et ceux de fenêtres de train sont également réévalués.Des transports scolaires annulésEn Île-de-France, les agents de la RATP sont "mobilisés" et "prêts à mettre en oeuvre les mesures nécessaires", selon un porte-parole. Ils seront prêts le cas échéant à sabler les quais et les abords des stations, sabler les voies aériennes et garder les équipements hors-gel, a-t-il noté.Autre perturbation observée ce mardi, la suspension de certains transports scolaires. Plusieurs préfectures (des Ardennes, de l'Aisne ou encore du Pas-de-Calais) ont annulé les transports scolaires pour toute la journée de mardi. Une mesure qui s'applique également autour de Valenciennes et de Cambrai, deux villes du Nord, souligne la région Hauts-de-France, qui précise où se situent les exceptions : "Dans l'Oise, la Somme, les Flandres, la Pévèle et la métropole lilloise, les transports scolaires et interurbains sont maintenus."Ce premier passage neigeux de quelques heures sera suivi d'une accalmie temporaire avant la reprise des averses de neige dans la nuit de mardi à mercredi.La Tour Eiffel ferméeLa Tour Eiffel a été fermée mardi matin aux visiteurs en raison de la neige qui tombe sur la capitale.La Tour Eiffel est régulièrement fermée en cas d'intempéries. C'était par exemple le cas en février et mars 2018, en raison du verglas qui avait rendu plateformes et escaliers impraticables.Après une accalmie, ce premier épisode de quelques heures devrait être suivi par de nouvelles chutes de neige dans la soirée et dans la nuit de mardi à mercredi sur les mêmes régions, où des cumuls de 3 à 5 cm sont attendus. Mercredi, ce sont les régions plus à l'Est, des Ardennes à la Bourgogne, qui devraient être touchées, avec des cumuls de 5 à 10 cm, voire jusqu'à 15 cm localement, selon Météo-France.
Selon la direction du groupe ferroviaire, moins de quatre conducteurs sur dix étaient en grève ce vendredi 27 décembre, alors que le mouvement social est entré dans sa quatrième semaine.
Alors qu'opposition et syndicats accusent le gouvernement de laisser "pourrir" le conflit, le taux de grévistes à la SNCF a baissé à 8,5% vendredi matin, contre 9,6% jeudi, selon la direction. Ce vendredi est le 23e jour consécutif de la grève reconductible contre la réforme des retraites. Grève contre la réforme des retraites : comment le mouvement est-il financé ?par franceinfoParmi les personnels indispensables à la circulation des trains, moins de quatre conducteurs sur dix (38,8%) et moins d'un quart des contrôleurs (22,3%) étaient grévistes, des taux en recul par rapport à jeudi (42,1% des conducteurs, 24% des contrôleurs). La proportion d'aiguilleurs en grève est elle aussi pointée en recul, à 11,2%.Après une semaine d'initiatives sur le plan local, des rassemblements sont attendus un peu partout en France samedi 28 décembre, à l'appel de la CGT-Cheminots et de SUD-Rail. La mobilisation devrait regagner en intensité après les fêtes, à partir du 3 janvier.
La maire sortante de la capitale a annoncé sa candidature à sa propre succession dans un entretien au Parisien.
Cette fois, c'est officiel. Anne Hidalgo est candidate à un deuxième mandat aux élections municipales de Paris, qui se tiendront en mars 2020. L'édile de la capitale, qui dirige la mairie de Paris depuis 2014, a détaillé sa décision dans les colonnes du Parisien, samedi 11 janvier. "Oui. Je suis candidate à un nouveau mandat de maire de Paris", confirme Anne Hidalgo, 60 ans, ajoutant que la question écologique sera le socle de son projet pour la capitale où la gauche est au pouvoir depuis 2001. La maire de Paris fera campagne sous les couleurs de "Paris en commun". Cette liste réunit plusieurs courants de la gauche, dont le PS, le PC, Génération.s notamment. "Mon ambition, c'est Paris. Maire de Paris, c'est le plus beau des mandats", déclare t-elle encore.Anne Hidalgo rejoint la liste des candidats déjà déclarés à la mairie de Paris, dont Benjamin Griveaux et Rachida Dati.
L'un des sauveteurs, parti approvisionné les enfants coincés depuis 13 jours dans une grotte en Thaïlande, est mort vendredi, faute de réserve d'oxygène suffisante.
La victime est un ancien membre des commandos de la marine thaïlandaise. "Après avoir livré une réserve d'oxygène, sur le chemin du retour, il n'avait plus assez d'oxygène" lui-même, a annoncé le vice-gouverneur de la province de Chiang Rai, Passakorn Boonyaluck. "Il a perdu conscience sur le chemin du retour, son compagnon de plongée a essayé de l'aider et de le ramener", sans succès, a précisé le chef des commandos de marine, Apakorn Yookongkaew.Onze heure pour faire l'aller-retourLe parcours pour rejoindre les douze enfants et leur entraîneur de foot est long de plusieurs kilomètres dans des boyaux accidentés, avec de difficiles passages sous l'eau. Pour un plongeur aguerri, il faut onze heures pour faire l'aller-retour : six heures à l'aller, cinq heures au retour grâce au courant.Les secouristes estiment désormais disposer d'un "temps limité" pour les sortir. Au début nous pensions que les enfants pourraient rester longtemps. Mais la situation a changé, le temps est désormais limité", a déclaré devant la presse le chef des commandos de marine, qui est un des responsables de la cellule de crise. Il a aussi précisé que des bouteilles d'oxygène avaient été semées le long du parcours, pour permettre de réapprovisionner les enfants et leurs accompagnateurs mais s'est refusé à dire si l'évacuation, périlleuse, allait être tentée dès vendredi, alors que la pluie de mousson a repris dans cette région montagneuse. Les secours espéraient jusqu'ici pouvoir, à l'aide de pompes, faire baisser à temps le niveau de l'eau de façon suffisante pour que les enfants n'aient que pas ou peu de plongée à effectuer.
Il n'a jamais revêtu de scaphandre ni été dans l'espace. Mais dans son laboratoire aux mille flacons près de Toulouse, le "sculpteur d'arômes" Michaël Moisseeff a reconstitué, à la demande de la Cité de l'espace, l'odeur... de la Lune.
Chemise fleurie et cheveux blancs attachés en arrière, ce généticien de formation de 66 ans a consacré sa vie à décortiquer les mystères de l'odorat et à produire, à partir de molécules, toutes sortes de senteurs, fragrances et émanations. "Pour récréer l'odeur d'un sous-bois par exemple, il faut d'abord s'y rendre. Est-ce qu'il y a de la mousse? du lichen? de l'humidité? Je fais un inventaire et rassemble mes éléments comme un peintre avec sa palette de couleurs, puis travaille sur les proportions pour essayer au maximum d'être dans la finesse", détaille l'aromaticien.Mais pour la Lune, la Cité de l'espace à Toulouse "n'a pas voulu me payer le voyage", plaisante M. Moisseeff dans sa maison à Montégut-Lauragais (Haute-Garonne) qu'il a transformée en musée avec un jardin de senteurs, une osmothèque et un laboratoire renfermant mille et une effluves.Seule opportunité pour ce "sculpteur d'arômes", comme il se définit, le recours aux descriptions faites par différents astronautes ayant marché sur la Lune, notamment Niel Armstrong."Faute d'oxygène sur la Lune, il ne pouvait évidemment rien sentir mais une fois de retour dans le module, l'odeur de la poussière accrochée à son scaphandre lui a rappelé la poudre noire brûlée des vieux (fusils) six coups", dit-il.- Notes carbonées et soufrées -Comment la reproduire? M. Moisseeff décide de faire lui-même exploser, dans ses propres casseroles, de la poudre noire. Après plusieurs tentatives ratées et autant de frayeurs, il réussit à en "capturer" un dépôt brûlé.Puis, une fois l'odeur recherchée en tête, l'alchimiste des temps modernes a rassemblé plusieurs éléments dans son laboratoire, pour un résultat aux notes métalliques, carbonées et soufrées qui titillent les narines et l'imagination.Les nez de plus d'un million de visiteurs s'y sont frottés à la Cité de l'espace de Toulouse --leader européen de diffusion de la culture spatiale et astronomique auprès du grand public-- en 2009 une première fois, puis depuis 2019 pour l'exposition consacrée au 50e anniversaire des premiers pas de l'Homme sur la Lune."Cette odeur énigmatique reproduite à partir des descriptions de certains astronautes évoque des senteurs connues comme la poudre à canon ou la cendre de cheminée, mais cela ne veut pas dire qu'on en trouve sur la Lune", tempère Xavier Penot, médiateur scientifique à la Cité de l'espace et à l'origine de l'idée.- "Sensation individuelle" -"Et puis surtout, ce qui est intéressant, c'est que tout le monde ne la +sent+ pas de la même manière", ajoute-t-il. "Une odeur, c'est quand une molécule rencontre un capteur au niveau de votre muqueuse olfactive, générant un signal qui va provoquer une sensation chez vous", explique M. Moisseeff."Et cette sensation est absolument individuelle, en fonction de la génétique et du vécu de chacun", ajoute-t-il, précisant que l'être humain possède environ 260 capteurs d'odeurs.Ce Parisien d'origine qui a décidé il y a une quarantaine d'années de poser ses valises dans le Sud-Ouest pour que sa fille "grandisse loin de la pollution", travaille depuis sans relâche au développement de la culture olfactive auprès du grand public."Les odeurs c'est comme en musique, il faut faire ses gammes tout le temps", soutient-il.Le nez toujours en action, cet "artiste scientifique" conçoit depuis des années des installations et expériences odorantes dans des cabines téléphoniques, des villages entiers ou des salles de spectacles à la demande de musées, d'associations ou d'entreprises, et anime des formations et ateliers de "dégustations d'odeurs".Son prochain défi? "Reconstituer l'odeur de la Joconde", c'est-à-dire un parfum de l'époque de la Renaissance, "un travail minutieux d'enquête et recherche historique", confie-t-il avec excitation.
Une aventure de plus pour Léa Salamé ! La journaliste va présenter Stupéfiant!, un nouveau magazine culturel qui commence ce mercredi 28 septembre, à 22h40 sur France 2.
Diffusée trois fois par mois, Stupéfiant! proposera des enquêtes d'une vingtaine de minutes chacune. Et pour le lancement de l'émission, Léa Salamé a donné rendez-vous à un invité de marque : Alain Delon. Dans une interview accordée à TVMag, l'ex-chroniqueuse d'On n'est pas couché est revenue sur le principe de sa nouvelle émission culturelle, tout comme sur son entrevue avec l'acteur de renom.À quoi s'attendre avec Stupéfiant! ?"On essaie tous d'inventer le concept de l'émission qui marche", explique Léa Salamé à nos confrères. Stupéfiant ! sera "constitué de grands reportages, d'entretiens exclusifs et de rubriques originales et étonnantes", annonce la chaîne. Elle spécifie également que le programme "portera la même exigence d'investigation et la même écriture qu'un magazine d'actualité ou d'enquête grâce à un regard précis, acéré et mordant".En ce qui concerne les sujets de ce soir, la journaliste éclaircit le mystère : "L'un est consacré à Maja Hoffmann, cette milliardaire suisse qui a décidé de transformer Arles en capitale des arts et y a fait venir le chorégraphe Benjamin Millepied. Loïc Prigent tiendra également une chronique, La Brigade du Stup, où l'on suivra l'actualité culturelle à travers son regard singulier." "L"ultra-noir" du plasticien britannique Anish Kapoor sera lui aussi abordé.Une rencontre sans tabouEn plus de ces sujets, pour chaque émission, Léa Salamé en profitera pour s'entretenir avec un artiste dans un endroit spécial pour ce dernier. Raison pour laquelle, à l'occasion de ce premier numéro, la journaliste a conduit Alain Delon à Palerme, dans le palais Gangi où il a joué pour le "Guépard". L'endroit même où Luchino Visconti a tourné la mythique scène du bal. Un lieu chargé en émotions, où Alain Delon s'est confié à la fois sur ses souvenirs, sa carrière, les femmes de sa vie, sans oublier la politique."Il a vraiment été très ému sur place. (...) Les deux jours que j'ai passés là-bas avec lui sont, à l'heure actuelle, le plus beau souvenir de ma vie professionnelle !", raconte Léa Salamé. Sur le plateau du Quotidien, la journaliste explique que pour elle, Alain Delon n'a jamais été aussi sincère. Dans un extrait diffusé, l'ex-chroniqueuse et le comédien feuillettent ensemble un album photos. À ce moment-là, elle n'hésite pas à l'interroger sur l'amour que lui portait Luchino Visconti et sur la jalousie que ressentait Helmut Berger à son égard. Alain Delon rétorque en toute honnêteté : "Je n'ai rien joué du tout, ce n'est pas ma faute si j'étais aimé ! Qu'est-ce qu'il faut que je fasse, que je change de tronche ?"
Les quatre pays du nord de l'Amérique centrale -Belize, Honduras, Salvador et Guatemala- se préparent à l'arrivée de Nana, une tempête tropicale devenue un ouragan et qui devait toucher les côtes du Belize jeudi matin.
Les services de protection civile des quatre pays craignent surtout l'impact des fortes pluies de la tempête, qui se rapprochait mercredi de la côte du Honduras, où il a provoqué de premières inondations dans le département des Islas de la Bahia, selon des sources officielles. Avant de toucher terre au Belize, Nana est devenue un ouragan de catégorie 1 (sur une échelle de 5) avec des vents atteignant 120 km/h dont les pluies pourront provoquer des crues et des inondations, selon Fancisco Argenal, chef du service de météorologie du Honduras.Nana se déplace à une vitesse de 26 km/h en direction du Belize, selon le centre national américain des ouragans.Le service de prévention des catastrophes du Belize (NEMO) a lancé une alerte aux inondations et demandé à la population de se rendre dans des abris sûrs tels les écoles qui ont été réquisitionnées. Au Guatemala, l'alerte a aussi été donnée par la Coordination pour la prévention des catastrophes (Conred) qui a averti que les pluies seront intenses et sans répit à partir de jeudi et jusqu'au week-end.Les services de protection civile guatémaltèques sont d'autant plus préoccupés que les sols sont déjà saturés d'eau par des pluies intenses depuis le début de la saison humide en mai.Au Salvador, le ministre de l'Intérieur Mario Duran a décrété l'"alerte verte" en prévision de l'arrivée de Nana, qui devrait cependant être rétrogradée en tempête "modérée à forte" lors de son passage sur le pays à partir de jeudi, selon les autorités du pays.Fin mai et début juin, les tempêtes Amanda et Cristobal avait fait 30 morts au Salvador, et cinq au Guatemala.bur-hma/mas/dro/lab/fjb/ahe/ybl
Pour les dernières heures des journées d'été d'EELV, Eric Dupond-Moretti a répondu à une invitation surprise des Verts ce samedi. Reçu par un comité d'accueil, il s'est défendu d'avoir désigné les Verts comme des "ayatollahs de l'écologie".
Sa venue a créé la surprise générale. Eric Dupond-Moretti s'est rendu samedi 22 août aux "Journées d'été des écologistes", dont il était l'invité à Pantin. Le Garde des Sceaux s'est défendu d'avoir jamais considéré les Verts comme des "ayatollahs", faisant référence à une récente polémique le concernant. Les Verts reprochent au ministre de la Justice d'avoir signé, alors qu'il n'était pas encore en fonctions, la préface d'un livre du patron de la fédération des chasseurs Willy Schraen, dans laquelle il dénonçait les "ayatollahs de l'écologie".Comité d'accueil"J'ai vu ce qu'on disait (sur les réseaux sociaux) de mon propos" mais "c'est faux. J'ai stigmatisé les extrémistes, pas les écologistes" et "si je suis ici, c'est que je pense que vous n'êtes pas des ayatollahs. Sinon, je ne serais pas là"; "ce sont les extrémistes que j'ai mis en cause", a insisté Eric Dupond-Moretti. Le ministre a également affirmé qu'il était "contre la chasse à la glu", un des chevaux de bataille des écologistes. Eric Dupond-Moretti répondait à l'invitation de Sandra Régol, la porte-parole d'EELV, qui lui avait proposé de venir s'expliquer en personne sur cette polémique. Juste avant le débat, il a été reçu par plusieurs militantes brandissant des panneaux à messages ironiques faisant référence à sa nomination critiquée par les féministes en tant que ministre, et à ses premiers pas dans l'écologie. Le même jour, le Premier ministre Jean Castex était en déplacement dans une réserve naturelle près d'Amiens, plaidant pour une transition écologique concertée, et conciliant la 'préservation de la biodiversité" avec les "activités économiques et humaines".
La présidente de l'antenne de l'Unef à Paris IV-La Sorbonne a répondu dimanche à ceux qui se scandalisent qu'elle porte le voile islamique, notamment au ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui a assimilé ce choix à du "prosélytisme".
Une vive polémique anime depuis plusieurs jours les réseaux sociaux après la diffusion, le dimanche 13 mai sur M6, d'une interview télévisée de la jeune dirigeante de l'Unef. Pour certains, l'image est le symbole d'un renoncement du syndicat étudiant au combat laïque et féministe. Une accusation dont se défend le syndicat classé à gauche."Mon voile n'a aucune fonction politique"La principale intéressée a fini par réagir ce dimanche 20 mai : "C'est assez grave, je ne m'attendais pas à ce que cela monte aussi haut et que cela devienne presque une affaire d'État", explique-t-elle dans une interview accordée à BuzzFeed. "C'est assez pathétique de la part d'un ministre de l'Intérieur d'avoir de tels propos, aussi violents. Sachant que mon voile n'a aucune fonction politique"."C'est ma foi. Après oui c'est visible mais ce n'est pas pour autant du prosélytisme", ajoute-t-elle. "Je dois presque me justifier de mon choix alors que je ne devrais pas".Vendredi, Gérard Collomb avait jugé "choquant" qu'une dirigeante de l'Unef à Paris porte un voile islamique. "Il faut montrer un modèle et on voit bien qu'il y a un combat culturel finalement au sein des jeunes musulmans", a-t-il ajouté sur BFMTV. Selon le ministre de l'Intérieur, ce choix s'apparente à du "prosélytisme". "On le voit bien qu'il y a un certain nombre de gens qui au travers de ces signes sont dans la provocation", avait-il également déclaré. Universités bloquées : Une militante voilée se fait lyncher sur les réseaux sociaux (Vidéo)par Non Stop ZappingInterrogé vendredi sur France Inter, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a rappelé que "nous sommes une démocratie et bien entendu, elle a le droit d'être voilée". "C'est la beauté de notre pays et on doit se battre pour la liberté de tous de faire des choix", a-t-il ajouté, tout en soulignant que "si une présidente de l'Unef est voilée c'est quand même un changement d'époque". Mercredi, Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, s'était, elle, dite "interpellée" mercredi par cette affaire.
Le forain Marcel Campion et la maire actuelle de Paris, Anne Hidalgo, ne cachent pas leur profonde inimitié.
C'est une des surprises de ces municipales. Si l'annonce de la candidature de Marcel Campion en soi en avait déjà surpris plus d'un l'année dernière, le nom d'une de ses têtes de listes adjointe a aussi de quoi étonner. L'humoriste Jean-Marie Bigard figurera sur la liste du forain pour les élections municipales à Paris."Rien à foutre de la politique"Plus exactement, il sera le suppléant de la tête de liste du 6e arrondissement de Paris, l'écrivaine Sylvie Bourgeois. Jeudi, il avait indiqué sur Twitter qu'il rejoignait "le comité de soutien de Marcel Campion" avant de justifier : "comme les forains, mon seul but est de divertir le peuple". "Rien a foutre de la politique", avait ajouté l'humoriste. Farouche opposant à la maire PS de Paris Anne Hidalgo, Marcel Campion, a lancé un mouvement baptisé "Libérons Paris". Selon les premiers sondages, il est crédité de 1% des voix des électeurs parisiens.Depuis des mois, la guerre est ouverte entre le "roi des forains" et la maire de Paris, qui a décidé en 2017 de lui retirer l'autorisation d'installer un marché de Noël sur les Champs-Elysées. La mairie lui reprochait notamment de ne pas vendre des produits artisanaux de la région, mais provenant de Chine, et ce, à un prix excessif.Campion visé par deux plaintesM. Campion fait l'objet d'une plainte de la Cour des comptes, après des propos considérés comme injurieux et diffamatoires à l'encontre de l'institution financière. La Cour avait relevé dans un rapport de 2017 d'importantes "irrégularités" dans l'attribution de contrats à l'entrepreneur, dont celui de la grande roue installée place de la Concorde.Il est également visé par une autre plainte, d'Anne Hidalgo et de son adjoint au logement Ian Brossat (PCF), visés eux aussi par des propos jugés injurieux.
Le Premier ministre avait évoqué la possibilité de reconfinements localisés juste après sa prise de fonction.
"Ce qu'il faut éviter par-dessus tout, c'est le reconfinement général", une mesure qui serait "catastrophique" au niveau économique et social, a déclaré le Premier ministre Jean Castex samedi au quotidien Nice Matin, au sujet de l'épidémie de Covid-19. "Nous savons maintenant ce que cela produit: une telle mesure brise la progression de l'épidémie, certes, mais au niveau économique et social, c'est catastrophique, y compris pour la santé psychologique de certains de nos concitoyens", a insisté le chef du gouvernement, dans un entretien publié par le quotidien régional sur son site."La priorité, c'est encore et toujours la prévention", insiste Jean Castex, en niant que ce terme de reconfinement soit "un mot tabou" et en rassurant sur la propagation du virus."Des choses simples""Même si le nombre de cas repart à la hausse, les tests positifs restent dans des moyennes basses par rapport aux pays qui nous entourent. Et les hospitalisations restent à un niveau maîtrisé", insiste-t-il dans cet entretien accordé à Nice Matin lors d'un déplacement dans la ville axé sur le thème de l'insécurité.Si reconfinement il doit y avoir, "ce peut être des reconfinements très localisés", concède M. Castex: "Nous nous adapterons". "Pour lutter contre cette pandémie, il y a des choses simples à faire et à ne pas faire, qu'on appelle les gestes barrières, jusqu'au jour où un vaccin sera trouvé", conclut le Premier ministre.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a officiellement demandé mardi une dérogation pour ne pas comparaître à l'ouverture, dimanche, de son procès pour corruption et ce, malgré l'avis du ministère de la Justice qui insiste sur sa présence.
Prévu à la mi-mars, le procès de M. Netanyahu avait été initialement reporté au 24 mai en raison de la pandémie de nouveau coronavirus. Et les mesures de déconfinement ont permis la réouverture des écoles et des tribunaux, et donc de confirmer cette nouvelle date.Benjamin Netanyahu devrait en théorie devenir dimanche le premier chef de gouvernement de l'histoire d'Israël à comparaître pour des accusations criminelles au cours de sa mandature.Or mardi soir, ses avocats ont présenté au tribunal de Jérusalem une demande de dérogation pour lui permettre de ne pas se présenter à l'ouverture de son procès.Cette audience est destinée à la lecture de l'acte d'inculpation "dont les détails sont bien connus de notre client", ce qui devrait, selon les avocats, éviter que le Premier ministre ne se présente en personne au tribunal.Les avocats ont fait cette demande malgré un avis émis plus tôt par le ministère de la Justice pour qui "aucun motif ne justifie l'absence inhabituelle du prévenu à l'ouverture de son procès", dont la présence est "importante" pour la "confiance du public". "La réaction du parquet est infondée et vient servir les intérêts d'une campagne médiatique destinée à présenter M. Netanyahu sur le banc des accusés", ont dénoncé ses avocats dans un communiqué.Dans les faits, et malgré l'avis du ministère, ce sont les juges du tribunal de Jérusalem qui doivent décider ou non de la présence du Premier ministre à l'ouverture de ce procès très attendu par la presse israélienne. Le ministère de la Justice a réagi à la demande des avocats, affirmant dans un communiqué que "la présence d'un accusé lors de la lecture de son inculpation est importante pour faire publiquement état du processus judiciaire".Le ministère a rappelé que le tribunal a déjà estimé la présence dimanche de M. Netanyahu obligatoire.Dans un autre communiqué, le ministère a déploré que les avocats de M. Netanyahu "aient participé à une attaque sauvage contre leurs collègues représentant l'accusation et tenté d'imputer au parquet des intentions étrangères au droit". Le procureur général d'Israël Avichaï Mandelblit avait inculpé en novembre Benjamin Netanyahu pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires. L'une de ces affaires, appelée "4000" ou "Bezeq", du nom d'un groupe israélien de télécoms, est particulièrement sensible pour le Premier ministre.Dans ce dossier, la justice soupçonne M. Netanyahu d'avoir accordé des faveurs gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des millions de dollars au patron de la société israélienne Bezeq en échange d'une couverture médiatique favorable d'un des médias du groupe, le site Walla.Le Premier ministre, reconduit officiellement au pouvoir dimanche dernier à la faveur d'un gouvernement d'union avec son ex-rival électoral Benny Gantz, plaide son innocence et dénonce un complot ourdi par la justice contre lui.En Israël, le Premier ministre ne dispose d'aucune immunité judiciaire mais il peut rester en fonction ou former un gouvernement malgré une inculpation criminelle, a statué la Cour suprême.
"Ce n'est pas à la hauteur des enjeux", dénonce un rapporteur du projet de loi, face à la stratégie d'obstruction "assumée" des élus opposés à la réforme.
Plus de 22.000 amendements sur le projet de réforme des retraites ont été déposés en vue de l'examen en commission à l'Assemblée. Ce nombre constitue un record depuis 2017, sous la législature actuelle.Parmi ces amendements déposés par les députés, environ 19.000 ont été émis par les élus de la France insoumise. Leur chef de file, Jean-Luc Mélenchon, avait prévenu qu'ils entendaient "assumer" de faire "obstruction" au projet visant à créer un "système universel" de retraite par points. Certains amendements pourraient être jugés irrecevables, d'ici le début lundi de l'examen du texte en commission. A ce stade, leur nombre est un record absolu sous cette législature en commission, le précédent concernant la loi d'orientation des mobilités (LOM) avec quelque 3.000 amendements. "Nous allons mener une politique d'obstruction très assumée", a quant à elle abondé la députée du Parti socialiste Valérie Rabault."C'est du zadisme législatif""Nous prenons acte du grand nombre d'amendements déposés", a réagi le rapporteur général Guillaume Gouffier-Cha (LREM). "Les discussions seront longues mais nous les mènerons avec responsabilité car nous respectons le débat démocratique. Avec cette stratégie du nombre, certains dans l'opposition font le choix de dégrader la qualité des échanges que les Français attendent, nous le regrettons", a-t-il ajouté."Ce n'est même plus de l'obstruction, c'est du ZADisme législatif et ce n'est pas à la hauteur des enjeux", avait lancé sur Twitter dès jeudi le rapporteur du volet organique de la réforme, Olivier Véran (LREM) au vu de l'avalanche d'amendements déjà en cours. Outre les Insoumis, le groupe LR a déposé un peu plus de 1.000 amendements, celui des députés communistes près de 500. Viennent ensuite quelque 300 amendements LREM et autant du PS. Les élus MoDem ont été moins prolixes (50) et le groupe UDI-Agir n'en a déposé qu'une trentaine.Le nombre d'amendements connaît souvent une nette inflation entre l'examen en commission et celui dans l'hémicycle, prévu à partir du 17 février. Le record absolu en séance sous la Ve République concerne l'examen du projet de loi de privatisation de GDF en 2006, avec plus de 130.000 amendements.
La France rend mardi un hommage national à Alain Bertoncello et Cédric de Pierrepont, les deux commandos de Marine tués en libérant quatre otages, dont deux Français, au Burkina Faso. La cérémonie a eu lieu dans la cour des Invalides, en présence du président de la République Emmanuel Macron.
La France a rendu, mardi 14 mai dans la cour des Invalides, un hommage national aux deux commandos de Marine tués en libérant des otages au Burkina Faso : Cédric de Pierrepont, 33 ans et Alain Bertoncello, 28 ans. Les cercueils recouverts du drapeau tricolore ont traversé la Seine sur le pont Alexandre III à 10h00 pile, sous escorte de motards et les applaudissements de la foule, en route vers la cour d'honneur des Invalides où les attendaient un millier d'invités, dont l'ensemble du gouvernement et les principales personnalités politiques du pays. Plusieurs centaines de militaires étaient également rassemblés. Parmi eux, des commandos de Marine, des forces spéciales, ainsi que des délégations de la Marine et des autres corps d'armée. Les cercueils étaient portés par des membres des forces spéciales au visage masqué pour protéger leur anonymat.Les deux hommes "sont morts en héros", a déclaré Emmanuel Macron, qui s'était auparavant entretenu avec les familles. "Ces officiers mariniers étaient des soldats hors normes comme peu d'armées dans le monde ont la chance d'en compter", a ajouté le président. "Au nom de la République, je vous fais chevaliers de la Légion d'honneur", a-t-il déclaré en terminant son allocution face aux familles, aux principaux représentants de l'État, aux membres du gouvernement et à de nombreux responsables politiques. Il a ensuite remis la décoration sur les deux cercueils recouverts du drapeau français. "Aujourd'hui par votre mort, vous entrez dans la lumière éclatante de l'histoire de notre pays", a-t-il poursuivi, en indiquant que les noms des deux victimes seraient inscrits sur les monuments aux morts de leurs communes. Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont fait preuve d'une "bravoure inouïe" en intervenant contre les ravisseurs en pleine nuit "parce que, pour eux, rien n'est plus important que la mission, rien n'est plus précieux que la vie des otages", a déclaré Emmanuel Macron, en rappelant les conditions de leur décès dans le désert. "Nous ne céderons rien des combats pour lesquelles vous vous êtes engagés et avez donné votre vie", a-t-il ajouté en s'adressant aux deux soldats.Sophie Pétronin pas oubliéeEmmanuel Macron a également assuré que "jamais notre nation n'abandonne ses enfants", citant Sophie Pétronin, otage française au Mali. "Je pense à Sophie Pétronin aux mains de ses ravisseurs. Nous ne l'oublions pas. Ceux qui attaquent un Français doivent savoir que jamais notre nation n'abandonne ses enfants, quelles que soient les circonstances et fut-ce à l'autre bout de la planète", a-t-il assuré. Le chef d'état-major français, le général François Lecointre, a indiqué plus tôt sur RTL, ne pas avoir "d'éléments sur l'endroit où est détenue Sophie Pétronin", enlevée le 24 décembre 2016. À la fin de la cérémonie, les cercueils des deux commandos, portés par leurs frères d'armes, ont quitté la cour d'honneur des Invalides, les familles et le couple Macron à leur suite, alors que les militaires entonnaient a capella "loin de chez nous en Afrique".
Georg Ratzinger, le frère aîné de Benoît XVI, est décédé en Bavière à l'âge de 96 ans, deux semaines après la visite surprise à son chevet du pape émérite, a-t-on appris mercredi auprès du Saint-Siège.
Le pape émérite Benoît XVI, âgé de 93 ans, s'était rendu le 18 juin en avion auprès de son frère hospitalisé et très malade pour une visite d'adieu de quatre jours, son premier déplacement à l'étranger depuis sa renonciation en 2013.Les deux frères, tous deux ordonnés prêtres le même jour en juin 1951, étaient très proches. Georg Ratzinger était souvent venu voir son célèbre frère au Vatican pour de longs séjours. "Depuis le début de ma vie, mon frère a toujours été pour moi non seulement un compagnon, mais aussi un guide fiable. Il a été pour moi un point d'orientation et de référence avec la clarté, la détermination de ses décisions. Il m'a toujours montré le chemin à suivre, même dans les situations difficiles", avait dit le pape émérite à propos de son aîné, en 2008.Georg avait confié quant à lui ne pas avoir été ravi par l'élection de son frère comme pape: "j'ai compris que notre relation devrait être considérablement réduite", avait-il dit.Les deux frères ordonnés partageaient notamment un amour pour la musique et le piano. Georg Ratzinger avait suivi une formation poussée en composition et en direction musicale. De 1964 à 1994, il dirigea le chœur catholique de petits chanteurs de Ratisbonne, désormais au centre d'une enquête pour avoir potentiellement abrité maltraitances physiques et agressions sexuelles. Mais il avait assuré n'avoir pas eu connaissance de sévices parmi les enfants.Ce frère musicien avait fait de nombreuses tournées de concerts dans le monde entier et a dirigé des enregistrements de musique classique.En Bavière, le pape émérite théologien s'était rendu en juin aussi au cimetière où reposent ses parents, mais également sa sœur aînée Maria, décédée en 1991. Cette dernière s'est occupée toute sa vie de son frère Joseph (le futur pape), le suivant jusqu'à Rome.En raison de son état de santé fragile, Benoît XVI avait voyagé en compagnie d'un médecin et d'une infirmière, mais aussi de son secrétaire particulier, l'archevêque allemand Georg Gänswein, qui s'occupe désormais à plein temps de lui. Sur les photos de son voyage, il est apparu très diminué, se déplaçant uniquement en chaise roulante.Benoît XVI rêvait de prendre sa retraite dans sa Bavière natale, mais il a passé paradoxalement les quatre dernières décennies de sa vie au Vatican.Joseph Ratzinger a annoncé en latin en février 2013 à des cardinaux sidérés qu'il renonçait à être pape, après huit ans d'un pontificat miné par une crise profonde.Cet ex-professeur allemand de théologie, qui enseigna pendant vingt-cinq ans dans des universités allemandes avant d'être nommé archevêque de Munich, a été le très conservateur gardien du dogme de l'Eglise à la tête de la congrégation pour la Doctrine de la foi durant un autre quart de siècle à Rome, avant d'être pape pendant huit ans (2005-2013).
Le Canard enchaîné paru ce mercredi dévoile un rapport provisoire de la Cour des comptes accablant pour l'Ordre des médecins. Parmi les reproches formulés à son encontre, l'absence de sanction après des signalements d'abus sexuels.
Le rapport provisoire, révélé mercredi 27 février par Le Canard enchaîné, étrille le Conseil national de l'ordre des médecins. La Cour des comptes aurait relevé de "nombreux cas où des médecins ayant fait l'objet de doléances, de signalements ou de plaintes, (conciliés ou retirés par des plaignants), condamnés au pénal ou placés sous contrôle judiciaire pour des faits en lien avec leur exercice, n'ont fait l'objet d'aucune poursuite judiciaire", écrit l'hebdomadaire satirique. L'Ordre reconnaît des dysfonctionnements disciplinaires Le journal donne l'exemple de cet endocrinologue qui a fait l'objet d'un signalement par un chef de service d'un CHU de la région. Celui-ci répertoriait les témoignages de cinq patientes, assurant avoir subi des attouchements de la part du médecin mis en cause. Le signalement avait été envoyé à l'ordre des médecins en juin 2014, ajoute le palmipède. En novembre 2015, le praticien a été placé sous contrôle judiciaire et frappé d'interdiction de pratiquer la gynécologie. Le signalement n'aurait pourtant été enregistré par l'Ordre des médecins que le 7 décembre 2015, affirme le Canard enchaîné. Dans un communiqué, l'Ordre reconnaît que tous ces échelons "doivent améliorer leur accueil des personnes qui se disent victimes, l'écoute qui leur est due, et l'action devant les chambres disciplinaires". Mais il regrette que les circulaires interministérielles "demandant aux procureurs de la République" de l'informer "de plaintes pénales déposées à l'encontre de médecins (...) restent trop souvent sans effet".Une comptabilité "insincère"Côté finances, la Cour dénonce une comptabilité "insincère", des "approximations, manques, erreurs" et "écritures délibérément faussées". Par exemple, l'aménageur du nouveau siège de l'Ordre, dans le XVIIe arrondissement de Paris, "a perçu 8,8 millions" d'euros entre 2016 et 2018, loin du devis initial, de 4,9 millions. Pour l'Ordre, ce décalage s'explique notamment par la remise en cause de "l'expertise initiale en matière d'amiante", au "fur et à mesure de l'avancée du chantier".Du matériel informatique disparu Selon le Canard enchaîné, les "petits achats" informatiques (tablettes, portables, ordinateurs) entre 2011 et 2016 aurait explosé de 55 %. "L'inventaire de la Cour des comptes déplore l'absence de 83 tablettes Samsung, de 4 iPad, de 10 portables et de 52 ordinateurs fixes et portables. Un préjudice de près de 300.000 euros", selon l'hebdomadaire. Le palmipède dénonce par ailleurs une forme de laxisme face aux liens d'intérêt de certains médecins ou encore le recrutement de parents d'élus de l'Ordre. "La gestion de l'institution est plus saine aujourd'hui qu'elle ne l'était hier", a assuré l'Ordre, engagé "depuis 2013" dans "un processus de modernisation".Après la révélation de ce rapport, la Cour des comptes a déploré la publication "d'observations provisoires, de nature confidentielle" qui "porte atteinte au bon déroulement des procédures encadrant la phase contradictoire" de ses travaux et "nuit (...) à la bonne information des citoyens". L'Ordre a également tenu à "exprimer son plus vif étonnement" concernant la diffusion de ce pré-rapport, issu d'un "contrôle de plusieurs mois de l'ensemble" de ses échelons territoriaux, mais qu'il n'a pas encore reçu.
Les autorités néerlandaises ont mis au jour un gigantesque site de production de drogue, dans une zone rurale au nord du pays.
Il s'agit du "plus gros laboratoire de cocaïne jamais découvert" dans le pays. La police néerlandaise a annoncé avoir démantelé un énorme site de production de cocaïne, construit dans un ancien centre d'équitation en zone rurale dans le Nord du pays. Au moins 17 personnes, en majorité des Colombiens ainsi que trois Néerlandais et un Turc, ont été arrêtées durant cette opération menée vendredi. "Etant donné le nombre de personnes qui travaillaient là, l'installation, la taille, l'organisation et l'équipement, nous estimons la capacité de production entre 150 et 200 kg de cocaïne par jour", a expliqué le chef de la police Andre van Rij, dans un communiqué. Une telle quantité représente une valeur marchande comprise entre environ 4,5 et six millions d'euros de cocaïne pure.Outre des dizaines de milliers de litres de produits chimiques ainsi que des équipements, la police a saisi 100 kg de cocaïne base. Elle a également découvert à Apeldoorn (centre) 120 tonnes de "matériel de transport", principalement des vêtements imprégnés de cocaïne destinés à être "lavés" au laboratoire pour en extraire la drogue. Les suspects doivent comparaître devant un juge plus tard durant la semaine.Les Pays-Bas sont considérés comme un point d'entrée majeur en Europe pour la drogue et s'emploient à combattre le trafic, en particulier l'entrée en contrebande de cocaïne par Rotterdam, le plus grand port européen.
Le musée national du Soudan à Khartoum, qui abrite des pièces uniques de l'histoire de ce pays d'Afrique de l'Est, va faire peau neuve et rouvrira début 2022 après des années de laissez-aller et d'abandon.
"A partir du 1er septembre jusqu'à la fin de 2021 ou début 2022, il sera entièrement rénové grâce à un financement italien, sous la supervision de l'Unesco et avec la collaboration des antiquités soudanaises", a déclaré à l'AFP le nouveau directeur des musées et des antiquités du Soudan, Haitem el Nour.L'agence italienne pour la coopération au développement va offrir un million de dollars pour cette rénovation, a précisé M. El Nour : "Cela arrive au bon moment car le bâtiment a vraiment besoin d'être rénové ainsi que les présentoirs".Le musée a ouvert en 1970. Sans air conditionné et obscur, les 2.700 objets sont rangés dans des vitrines poussiéreuses avec des légendes en arabe et anglais tapées à la machine.Il abrite des collections allant du paléolithique, avec des pièces de Kerma, des dynasties antiques égyptiennes, de Napata, Meroé, jusqu'à la chrétienne et l'islam."Toutes les pièces sont originales, sauf quelques statues qui sont des copies car les originales sont au musée de Kerma", ouvert en 2008, sur un des principaux sites antiques du pays, situé dans l'Etat du Nord, a ajouté M. El Nour."Avant les travaux, il va falloir sortir et entreposer tous ces trésors dans des dépôts souterrains pour les protéger de la lumière", explique la directrice du musée Ghalia Garelnabi. A la réouverture des objets inédits seront exposées car depuis une dizaine d'années les travaux sur le terrain ont permis de découvrir beaucoup de pièces nouvelles.M. El Nour espère que cela favorisera le tourisme au Soudan, pays qui compte 13 musées.
Coup de rabot sur les dépenses publiques. Le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, annonce un vaste plan d'économies au sein des ministères, dans une interview accordée au Parisien et publiée mardi.Le gouvernement dévoile les mesures qu'il compte mettre en place pour calmer la flambée des dépenses.
Comment compte-t-il s'y prendre ? En demandant des efforts à ses différents services. Matignon, Bercy, le quai d'Orsay, l'Éducation nationale et la Défense : nombreux sont les ministères qui vont devoir se serrer la ceinture. L'État, sur lequel repose l'intégralité des coupes, va être mis à rude épreuve mais aucune suppression de poste ni baisse des minimas sociaux ne sont prévues. "L'État va être exemplaire vu qu'il ne l'a pas été dans la gestion précédente", promet Gérald Darmanin. L'objectif est de parvenir enfin à respecter le seuil des 3% de PIB du déficit public à la fin 2017. - "SANS PRÉCÉDENT" -L'exécutif table donc sur une économie totale de 4,5 milliards, qui resteront dans les caisses du pays. Un montant "sans précédent", selon Gérald Darmanin. "Jamais personne n'a fait 4,5 milliards d'euros d'économies. La moyenne est plutôt de 2,5 milliards. Et c'est la première fois qu'on le fait dès le mois de juillet, c'est-à-dire en milieu de gestion et donc sans toucher aux effectifs", se félicite le ministre issu des rangs de la droite. - AUCUNE HAUSSE D'IMPÔTS - Si les ministères vont devoir être très regardants sur l'argent qu'ils sortiront de leur porte-feuille, les coupes budgétaires ne concerneront ni les collectivités locales, ni la Sécurité sociale, promet Gérald Darmanin, qui assure aussi de l'absence de toute hausse d'impôts dans ce projet. "Le Premier ministre a fixé deux règles. Un : on ne touche pas aux services publics rendus aux Français. Deux : on n'augmente pas les impôts, contrairement aux pratiques des précédents gouvernements. Nous le ferons aussi sans toucher aux minima sociaux. C'est inédit", a déclaré le ministre au Parisien. - PAS DE TABOU SUR LES NICHES FISCALES -Toutes les économies annoncées portent sur le budget 2017, qui avait été élaboré par le précédent gouvernement. Pour 2018, que prévoit le nouvel exécutif, sachant que le pays devra épargner trois fois ? "Nous anticipons avec des réflexions sur les réformes structurelles à mener, dès à présent, concernant la politique du logement, de l'emploi, la formation professionnelle. Je reçois d'ailleurs dès cette semaine tous mes collègues pour y travailler", a expliqué le ministre de l'Action et des Comptes publics au Parisien. "Et sur les niches fiscales, il n'y a pas de tabou."
D'habitude, à cette époque, le restaurant d'Ahmed Hazem est bondé. Mais cette année, avec la maladie de Covid-19 et le confinement général en Irak, ce Kurde n'accueille plus que quelques locaux désoeuvrés.
"Tout est vide. Avec les routes coupées, aucun touriste n'a pu arriver jusqu'ici", se lamente ce quadragénaire, visage tanné par le soleil, au milieu des chaises rouges qu'il a ressorties pensant retrouver les belles heures des saisons passées.Abandonnées, ses chaises se balancent au gré du vent frais et des chutes d'eau qui dévalent entre leurs pieds dans un silence inhabituel au restaurant "Ochawa", dans la localité d'Al-Amadiya au Kurdistan, région autonome du nord de l'Irak. En contrebas, les pédalos rouges et bleus pour circuler dans les canaux d'eau flottent paresseusement contre les parois rocheuses.D'habitude, du printemps à l'automne, quand les chaleurs deviennent insupportables dans le Sud, c'est dans les montagnes kurdes du Nord que familles et amis viennent se reposer, entre restaurants, bars et chalets en bord de lac.En 2019, selon Nazif Mohammed Ali, le patron du tourisme d'al-Amadiya, dans la province de Dohouk aux confins de l'Irak, de la Turquie et de la Syrie, 200.000 visiteurs sont été recensés. Mais cette année, "personne n'est venu".- "0%" -Car, juste au début de la saison mi-mars, le Kurdistan a été le premier à décréter le confinement total dans le pays où environ 40.000 contaminations dont près de 1.500 décès ont été recensés officiellement jusque-là -dont quelque 5.000 cas et près de 150 morts au Kurdistan.Les trois provinces kurdes ont fermé leurs frontières, les routes ont été coupées et les grands hôtels et restaurants fermés au public pour prévenir une propagation du virus. Le chiffre total des visiteurs -presque tous des Irakiens du centre et du sud arabes du pays- est passé de 1,7 million à quasiment zéro.Un coup dur pour une région qui cherche à diversifier son économie et mise depuis des années sur le tourisme pour s'assurer des revenus hors hydrocarbures.Durant la dernière décennie, hôtels, restaurants et autres villages de vacances y ont poussé, créant emplois et richesses dans un pays où chômage et pauvreté sont galopants.Aujourd'hui, au Kurdistan irakien qui s'enorgueillit de compter plusieurs milliers de sites archéologiques, religieux, culturels ou naturels, la Ligue des restaurateurs et hôteliers de la région recense 868 hôtels ou pensions qui emploient 8.500 personnes."Leur taux de remplissage est de 0%", dit la Ligue et la plupart de ces employés sont au chômage technique, pour le moment.- Caisses vides -Quant aux restaurants, quand le couvre-feu n'est pas total et qu'ils peuvent ouvrir, "ils ne sont plus qu'à 50% de leur capacité" mais avec uniquement des clients locaux qui viennent le week-end, assure à l'AFP Chaker Aziz, numéro deux de la Ligue des restaurateurs.Si de nombreux professionnels du secteur sont aujourd'hui dans la panade, les autorités voient elles aussi disparaître une source de revenus. En 2019, le secteur du tourisme a injecté près d'un milliard et demi de dollars dans l'économie du Kurdistan, rappelle Nader Rousti, porte-parole de l'Autorité du tourisme. Cette année, les chiffres ne seront connus qu'à la fin de la saison, mais ils s'annoncent catastrophiques alors même que le prix du baril de pétrole est en chute et que le gouvernement kurde, pris à la gorge financièrement, ne parvient plus à payer les salaires de ses fonctionnaires depuis plusieurs mois.Car chaque mois, il doit payer les compagnies pétrolières étrangères qui extraient, traitent et exportent pour lui son pétrole. Et depuis avril, il a été obligé par l'Opep de réduire de près d'un quart sa production.Le Kurdistan doit aussi rembourser les dettes aux banques auxquelles il emprunte et payer les arriérés dus à ses fournisseurs en électricité, en Irak et à l'étranger, soit une dette totale de 27 milliards de dollars selon le Premier ministre Masrour Barzani.Signe que les temps sont durs, la semaine dernière le président kurde Netchirvan Barzani a fait le déplacement jusqu'à Bagdad. Avant lui, d'autres délégations kurdes ont aussi plaidé leur cause auprès du pouvoir central.Mais des deux côtés, les caisses sont vides. Aussi vides que les pensions et cafés en plein air d'al-Amadiya.
- La présence du ministre de l'Économie à Nice ce lundi 25 juillet, dix jours après l'attaque de la Promenade des Anglais, a visiblement enthousiasmé le président de la région Paca. -L'attentat de Nice perpétré le 14 juillet risque d'affecter une nouvelle fois le tourisme français, qui peinait déjà à se remettre des attaques sur Paris en 2015.
Afin de limiter les dégâts, le gouvernement s'est engagé à mettre en place une série de mesures en faveur des professionnels du secteur.Alors que les autorités locales - ville, métropole et région - avaient déjà promis des dispositions en ce sens, le ministre de l'Économie, en déplacement ce lundi 25 juillet à Nice, a présenté différentes mesures pour parer aux conséquences de l'attentat qui a fait 84 morts. Parmi celles-ci figure le report des remboursements de prêts, grâce à la mobilisation de la banque publique d'investissement Bpifrance, pour les acteurs publics qui en feront la demande, ont expliqué la secrétaire d'État au Commerce, Martine Pinville, et celui en charge du Tourisme, Matthias Fekl, qui accompagnaient Emmanuel Macron. Les échéances fiscales et sociales pourront également, selon les cas, être lissées ou même reportées. "CE QUI A ÉTÉ FAIT POUR PARIS LE SERA POUR NICE AUJOURD'HUI"Le locataire de Bercy a rappelé que dès mercredi dernier avait été activée à Paris une cellule de "continuité économique" avec, notamment, la mise en place d'un numéro unique destiné aux professionnels concernés. Les mesures prises, a-t-il indiqué, feront l'objet d'un suivi hebdomadaire au niveau de la région et d'un suivi toutes les trois semaines au niveau du département.Matthias Fekl a précisé de son côté que le réseau diplomatique mondial de la France se tenait à disposition des professionnels locaux pour continuer, sur le plan de la promotion du tourisme, à "porter l'image de Nice" et de la Côte d'Azur. "Ce qui a été fait pour Paris après les attentats de novembre le sera pour Nice aujourd'hui", a promis M. Fekl, au sujet d'une campagne internationale de promotion de l'image de la Côte d'Azur, dont sera chargé l'opérateur Atout France, en partenariat avec les acteurs locaux. L'ATTENTION DE MACRON APPRÉCIÉELes mesures annoncées par le ministre de l'Économie ont été saluées par Christian Estrosi, ancien maire de Nice (Les Républicains) et président de la région Paca. "Merci à Emmanuel Macron pour votre présence à Nice. Vous avez été de ceux qui dès le 1er instant ont été très attentifs à ce qui se passait ici", a-t-il tweeté.L'attitude de l'élu LR à l'égard d'Emmanuel Macron est bien différente de celle qu'il réserve aux autres membres du gouvernement en ce moment. En effet, depuis l'attentat du 14 juillet, Christian Estrosi est en guerre ouverte avec le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et le Premier ministre Manuel Valls, qu'il accuse de n'avoir pas assuré à Nice le dispositif de sécurité promis. "Je n'accepte pas la mise en cause par le ministre de l'Intérieur de l'action des élus de Nice, des Alpes-Maritimes et de la région. Les 84 morts, ce sont nos administrés, ce sont nos proches, nos amis, et trop souvent les enfants de nos amis", a-t-il déclaré ce lundi sur Europe 1. "Alors je n'accepte pas que le ministre, depuis son bureau de la place Beauvau ou sur les plateaux de télévision, fasse le tour des médias pour insulter les élus que nous sommes et d'une certaine manière insulter la mémoire des victimes", a-t-il poursuivi.
Des supporteurs chinois ont trouvé l'alternative pour contourner le huis clos, imposé face au Covid-19, en louant des chambres dans un hôtel attenant à l'un des stades retenus pour les matches disputés depuis la reprise du foot national samedi dernier.
"Les joueurs nous ont clairement entendus": les fans du Shanghai SIPG et du Tianjin Teda ont rempli le Sports International Hotel de Kunshan (est) et leurs chants ont accompagné la victoire du SIPG (3-1) lundi soir, grâce notamment à un doublé du Brésilien Ricardo Lopes.Le Kunshan Stadium est l'une des enceintes retenues pour cette saison qui, pandémie de coronavirus oblige, a débuté avec cinq mois de retard samedi par des matches à huis clos dans les régions de Suzhou et Dalian.Sam Wang, membre des Ultras du club Teda, figurait parmi la centaine de fans des deux équipes qui a donné de la voix et dont certains ont pu ouvrir les fenêtres de leur chambre pour une meilleure vue sur le match.Selon lui, les officiels avaient tenté de recouvrir les fenêtres mais ont finalement renoncé. Un fan du SIPG a été photographié en train de battre du tambour à la fenêtre de sa chambre."Les joueurs nous ont clairement entendus", a déclaré Wang, assurant même: "Ils allaient nous saluer après le match mais l'arbitre les a stoppés".Selon lui, le prix des chambres les plus chères sont passées du prix habituel de 450 yuan (55 euros environ) à environ 800 yuan (97 euros) les jours de match. Il n'y a d'ailleurs aucune chambre disponible pour dimanche lorsque le SIPG, emmené par ses stars brésiliennes Hulk et Oscar, affrontera le Hebei China Fortune.Selon les médias locaux, les responsables du football chinois vont tout faire pour éviter qu'une telle situation se répète.
Un seuil est franchi en France avec pour la première fois plus de 45°C relevé sous abri, ce vendredi 28 juin dans le Gard.
Au 5e jour d'une canicule exceptionnelle, le record absolu de température a été battu en France ce vendredi 28 juin. Le thermomètre a atteint les 44,3°C à Carpentras dans le Vaucluse et 45,1°C à Villevieille dans le Gard, deux départements placés par Météo France en vigilance canicule rouge, comme l'Hérault et les Bouches-du-Rhône, une première en France. C'est la première fois que la barre des 45°C est dépassée en France, souligne Météo France. Le précédent record datait du 12 août 2003, avec 44,1° à Saint-Christol-lès-Alès et Conqueyrac, dans le Gard.Outre les quatre départements en alerte rouge, Météo France a placé 75 autres départements en vigilance orange.Plusieurs villes ont battu leur record absolu depuis le début de cette canicule, comme jeudi à La Rochelle (40,2°C), mercredi à Clermond-Ferrand (40,9°C), Superbesse (Puy-de-Dome, 33,7°C à 1.297m d'altitude) ou Le Tour (Haute-Savoie, 31,1°C à 1.500m d'altitude).​​​​​​​"Nous sommes extrêmement bien préparés par rapport à 2003""Tout le monde est à risque en période de canicule", a martelé vendredi la ministre de la Santé Agnès Buzyn à Nîmes, appelant à éviter "tout effort inutile". Le Premier ministre Édouard Philippe s'est de son côté alarmé un peu plus tôt dans la journée d'une augmentation sensible des noyades depuis le début de la semaine, "une par jour". Le chef du gouvernement, qui s'exprimait lors d'une visite au centre opérationnel des urgences sanitaires au ministère de la Santé, a aussi appelé à la "responsabilité" des automobilistes en ce début de week-end, rappelant que la circulation n'était pas "totalement sans risque". La ministre des Transports Elisabeth Borne a appelé ceux qui le peuvent à "décaler leurs déplacements"."Nous sommes extrêmement bien préparés par rapport à 2003", a néanmoins insisté Mme Buzyn, assurant qu'il y aurait "beaucoup moins de décès" que lors de la canicule d'août 2003, qui avait fait 15.000 morts : "Nous ne savions pas ce qu'était une canicule (...), aucune prévention n'avait été mise en place". Les trois quarts des Français estiment que le gouvernement fait par ailleurs ce qu'il faut pour éviter d'éventuels décès en cette période de canicule exceptionnelle, selon un sondage Odoxa-Dentsu pour Le Figaro et Franceinfo publié vendredi. Vendredi, 4.000 écoles étaient notamment fermées ou prévoyaient un accueil adapté sur l'ensemble du territoire selon Matignon. Les sorties scolaires et les événements festifs étaient également annulés ou reportés.
Des avions de chasse indiens décollent presque tous les quarts d'heure de la base de Leh, principale ville du Ladakh, signe de l'effervescence militaire dans cette région himalayenne après un choc meurtrier avec l'armée chinoise.
En public, les deux géants asiatiques affichent leur volonté d'une résolution pacifique de la crise suite au rarissime affrontement meurtrier entre leurs troupes, le 15 juin dans une vallée disputée de ce désert en haute altitude. L'accrochage a coûté la vie à 20 soldats côté indien et un nombre inconnu dans les rangs chinois.Les déclarations diplomatiques d'apaisement de New Delhi et Pékin n'empêchent pas, sur le terrain, un affairement militaire encore plus fiévreux que d'habitude au Ladakh. Avant cette nouvelle crise, l'armée indienne était pourtant déjà omniprésente dans cette zone montagneuse à la jonction de l'Inde, du Pakistan et de la Chine."Je n'ai jamais vu autant de manœuvres militaires avant", constate Tashi Chhepal, capitaine retraité de l'armée indienne et basé à Leh, la capitale régionale établie à 3.500m d'altitude.Des barrages sont installés sur les principales routes au départ de Leh. Les habitants font état de longs convois de véhicules de transport militaire et de camions d'artillerie circulant sur les routes.Grâce à l'envoi de renforts, "nous avons désormais une bonne force présente dans la zone", a déclaré à l'AFP un responsable du Commandement du Nord de l'armée indienne, qui a requis l'anonymat car il n'est pas autorisé à s'exprimer dans la presse.Les communications mobiles sont également coupées dans une vaste zone à l'est de Leh, jusqu'à la frontière chinoise.Les deux pays les plus peuplés de la planète ont plusieurs litiges frontaliers de longue date, principalement au Ladakh (secteur Ouest) et en Arunachal Pradesh (secteur Est).Les confrontations en montagne se sont multipliées ces dernières années entre les armées indienne et chinoise, ce que l'administration américaine et les analystes interprètent comme un signe de l'agressivité croissante de la Chine dans la région.- Télévisions bon marché -Un accord bilatéral indo-chinois interdit l'usage d'armes à feu le long de cette frontière mais leurs soldats s'affrontent régulièrement à mains nues pour le contrôle de quelques mètres ou kilomètres de territoire.Le combat du 15 juin a donné lieu à des corps-à-corps d'une extrême violence, les troupes allant jusqu'à utiliser des pierres et des bâtons cloutés. Les deux pays se rejettent mutuellement la responsabilité de cet accrochage, leur premier choc meurtrier depuis 1975.Des pourparlers ont eu lieu en début de semaine entre des hauts gradés indiens et chinois, qui sont convenus d'un désengagement militaire des zones disputées au Ladakh. Un tel accord avait toutefois déjà été atteint début juin, une dizaine de jours avant l'affrontement meurtrier."Tout ce que dit la Chine désormais ne peut être pris pour argent comptant. Espérons que l'Inde a retenu la leçon maintenant", déclare à l'AFP Harsh Pant, analyste à l'Observer Research Foundation de New Delhi.New Delhi accuse Pékin de s'être emparé de plusieurs zones situées sur le côté indien de la ligne de contrôle effectif ("Lign of Actual Control", LAC), qui sert de démarcation entre les deux puissances nucléaires au Ladakh et dont le tracé est disputé en certains lieux.Le Premier ministre indien Narendra Modi est sous pression de son opinion publique après la mort des 20 militaires. Les appels au boycott de produits chinois se multiplient dans le pays de 1,3 milliard d'habitants.Les analystes n'envisagent pas d'apaisement à court terme de la crise, mais jugent que les deux pays sont conscients de la nécessité de coexister et de leurs liens économiques."Il va peut-être y avoir dans l'immédiat une réaction antichinoise dans l'opinion publique en Inde, mais dans l'esprit du public le Pakistan surpasse la Chine comme menace", explique Vipin Narang, spécialiste de sécurité internationale au Massachusetts Institute of Technology."Les effets de la crise, même si elle s'étire un peu, seront de courte durée dans l'opinion publique indienne. Les télévisions bon marché restent des télévisions bon marché."
Le leader de la France insoumise a reconnu son erreur dimanche.
"Si vous cherchez un vaccin conter le cancer du poumon, allez à Cuba, il existe". Si Jean-Luc Mélenchon aime à faire l'éloge des régimes de gauche en Amérique latine, son affirmation sur cette avancée médicale majeure lui vaut des critiques... Et pour cause, les chercheurs cubains n'ont pas mis au point un tel vaccin, rapporte Le Parisien, dimanche 30 septembre.C'était jeudi dernier, à l'estrade de l'Assemblée nationale. En pleine éloge de l'État communiste des Caraïbes -santé, agriculture, écologie-, le leader de la France insoumise a assuré que les Cubains avaient développé un vaccin contre le cancer du poumon. "Les Cubains sont d'ailleurs prêts à commercer avec nous, mais, ils ne veulent pas vendre leur procédé à Sanofi, ce qui se comprend, a expliqué le député des Bouches-du-Rhône. Ils préféreraient le faire dans une relation de coopération sincère où l'on chercherait d'abord à guérir des gens ou à prévenir la maladie, avant que de réaliser des profits."Cependant, ce vaccin n'existe pas. Jean-Luc Mélenchon parle du Cimavax, qui est un traitement expérimental en phase de test aux États-Unis. Sur Twitter, le médecin et journaliste de France 2, Jean-Daniel Flaysakier, a détaillé ce que l'on sait du Cimavax. "Pour mettre les choses au point : les chercheurs cubains sont de très haut niveau, a-t-il écrit. Leur vaccin est en fait une forme d'immunothérapie pour une forme de cancer du poumon qui concerne 15% des cas environs. À ce jour, il n'y a aucun résultat d'essai clinique prouvant une supériorité de leur produit par rapport aux traitements classiques.""Donc toute annonce actuelle de succès relève de la propagande et non de la science", a-t-il conclu. Cuba, une dictature ? Question qui tue aux pro-Mélenchonpar Rue89Dimanche, sur France 3, Jean-Luc Mélenchon n'a pas persisté dans son erreur. "Ah bah s'il n'y en a pas, c'est bien dommage. (...) Oui, il y a des avancées, mais ce n'est pas le vaccin", a-t-il reconnu dans l'émission Dimanche en politique.
Deux émissions télévisées, dont une qui sera un débat, sont prévues avec les têtes de liste pour les élections européennes du 26 mai. Ces rendez-vous annoncés auront lieu sur le service public.
La date du jeudi 4 avril pourrait bien être le coup d'envoi de la campagne des élections européennes. À 52 jours du scrutin, qui aura lieu le 26 mai, les têtes de liste des partis politiques seront réunies sur le plateau de L'émission politique de France 2. Il s'agira d'un débat organisé en partenariat avec France Inter, selon les informations de L'Opinion qui a dévoilé l'information. L'événement sera présenté par Léa Salamé, accompagnée de Thomas Sotto, comme c'est le cas pour les diffusions classiques de l'émission politique phare de la chaîne publique. L'émission se déroulera donc en présence notamment de Manon Aubry (La France insoumise), Jordan Bardella (tête de liste du Rassemblement national), François-Xavier Bellamy (Les Républicains), Ian Brossat (PCF), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Benoît Hamon (Génération.s) et Yannick Jadot (EELV). Les candidats du Parti socialiste et de La République en Marche (LREM) ne sont pas encore officiellement connus. Concernant la majorité présidentielle, les derniers échos de la presse évoquaient une annonce qui interviendrait à l'issue du grand débat national à la mi-mars. D'après L'Opinion, la date du 4 avril a précisément été choisie pour laisser le temps à LREM de révéler son casting.Une autre émission avec ces candidats aura lieu le jeudi 23 mai, à trois jours de l'élection. Elle sera diffusée par franceinfo en partenariat avec le think-tank Terra Nova. Les têtes de liste se succéderont pour répondre aux questions des journalistes et d'un public de "jeunes, d'étudiants, d'influenceurs, de journaliste et d'élus". D'ici le 26 mai, d'autres émissions télévisées pourraient être organisée. BFMTV aurait par exemple émis le souhait de diffuser le premier débat, à la date du 3 avril, avant que le choix ne se porte sur France 2. Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria publié lundi 25 février, La République en Marche (23%) et le Rassemblement national (19,5% à 21%) sont nettement en tête des intentions de vote, avec ou sans liste "gilets jaunes".
Emmanuel Macron n'a toutefois pas précisé s'il allait maintenir le Premier ministre à son poste après le remaniement annoncé.
Remaniement : quel sort pour Édouard Philippe ?par franceinfoEmmanuel Macron s'est livré à un hommage à son Premier ministre dans les colonnes de la presse quotidienne régionale à qui il donnait, jeudi, un entretien fleuve pour fixer les orientations de la suite de son quinquennat."Depuis trois ans à mes côtés, il mène avec les gouvernements successifs un travail remarquable", a ainsi souligné le chef de l'Etat, interrogé sur l'avenir d'Edouard Philippe à la tête du gouvernement."Nous avons conduit des réformes importantes, historiques, dans des circonstances souvent très difficiles. Nous avons une relation de confiance qui est d'un certain point de vue unique à l'échelle de la Ve République", affirme-t-il.Emmanuel Macron évoque aussi un "nouveau chemin". "Ce sont de nouveaux objectifs d'indépendance, de reconstruction, de réconciliation, et de nouvelles méthodes à mettre en oeuvre. Derrière, il y aura une nouvelle équipe".Interrogé pour savoir si "c'est de l'histoire ancienne avec Édouard Philippe", il répond: "J'ai fait le choix, en 2017, de prendre à mes côtés un homme qui n'a pas fait ma campagne et qui n'était pas dans ma formation politique, qui était dans la même démarche d'ouverture et de dépassement des clivages traditionnels". "Ce que nous avons réussi à faire pendant trois ans, avec beaucoup de confiance et de coordination, est inédit, contrairement à ce qui a été écrit", poursuit-il.La popularité d'Edouard Philippe s'établissait fin juin à 51% de jugements positifs, contre 44% pour Emmanuel Macron, selon un sondage Harris Interactive.
Un collectif de restaurateurs du 19e arrondissement de Paris ont aligné un millier de chaises vides au bord du canal de l'Ourcq, pour alerter sur leur situation critique.
Mardi, les restaurateurs du collectif Canal 19 sont venus poser un millier de chaises vides au bord du canal de l'Ourcq. Une façon de montrer leur désarroi, alors que les bars et restaurants ne peuvent toujours pas rouvrir. "La réouverture va être très compliquée économiquement et le moral, il est dans les chaussettes, mais il faut trouver des solutions ensemble", explique Sébastien Martineau, qui fait partie des restaurateurs du collectif."Bistrot Mezig", "Bastringue", "Gang des mamies", "Banc public", "Péniche Cinéma", "Péniche Grande Fantaisie": chaque siège porte le nom d'un bar, restaurant ou établissement culturel du bassin de La Villette, dans le 19e arrondissement de Paris, condamné à rester portes closes depuis neuf semaines par la pandémie de Covid-19. Réunis au sein du collectif Canal 19, les patrons de cette trentaine d'établissements qui d'ordinaire font l'ambiance populaire et festive de ce quartier parisien ont aligné un millier de chaises vides pour alerter sur leur situation critique, s'inspirant des restaurateurs grecs, place Syntagma à Athènes, ou allemands, place Römerberg à Francfort."Nous sommes des lieux petits mais on fait vivre beaucoup de gens""Beaucoup de chefs étoilés ont été entendus. Nous, nous sommes des lieux plus petits, plus humbles, mais on fait vivre beaucoup de gens et personne ne nous demande comment on imagine les choses, alors qu'on peut apporter des solutions ensemble" dit Margot Crouzet, cogérante du bar-guinguette L'Atalante. "On dit aussi aux gens: On est là, on ne vous a pas oubliés", affirme Sébastien Martineau, gérant du bar-restaurant de la péniche Antipode. Restaurateurs et cafetiers ne sauront que fin mai s'ils peuvent rouvrir, à compter du 2 juin, dans les départements classés "vert", et les détails du protocole sanitaire à appliquer. Mais pour l'heure, la capitale est en zone rouge épidémique."Nous sommes dans un flou gigantesque", déplore Margot Crouzet. "Non seulement nous ne rentrons pas d'argent et nous ne savons pas quand nous pourrons rouvrir, mais nous nous endettons sans avoir aucune idée du moment où l'on reprendra une activité presque normale: en septembre 2020? En 2021?" Or depuis le déconfinement, le 11 mai, "les gens sortent énormément et s'installent au soleil. Si on pouvait rouvrir, ils seraient beaucoup plus distanciés, à nos tables, que sur les quais où ils sont collés-serrés", estime Luce Namer, propriétaire du 25 degrés Est. "On ne comprend pas..."Le collectif Canal 19 veut être associé à la préparation de la "version allégée", évoquée par la maire de Paris Anne Hidalgo, de l'événement estival "Paris Plages" qui donne aux quais de Seine et aux rives des canaux des airs de bord de mer.
6 mois de prison ferme. C'est la sentence retenue par le tribunal correctionnel de Nanterre pour Nabilla Benattia.
Le verdict est tombé aux alentours de 17h45 ce jeudi. La star de télé-réalité était attendue dès 9h30. Elle comparaissait pour « violences volontaires aggravées ». On lui reproche d'avoir poignardé son petit ami Thomas Vergara en 2014. C'est après une violente altercation entre la bimbo et son compagnon dans la nuit du 6 au 7 novembre 2014 que l'affaire avait débuté. Reconnue coupable, la star de télé-réalité, écope de 24 mois d'emprisonnement dont 6 mois ferme. Une peine qui pourrait être aménagée en travaux d'intérêt général ou transformée en jours-amende et à laquelle il faudrait retirer les six semaines qu'elle a déjà passées derrière les barreaux, en détention provisoire fin 2014. Une sentence à laquelle s'ajoute une obligation de soins psychologiques. On apprend que Nabilla doit également 10 000 euros à la caisse d'assurance maladie. Plus tôt dans la journée, trois ans d'emprisonnement, dont deux ans et quatre mois avec sursis avaient été requis.A la sortie du tribunal, la jeune femme de 24 ans s'est dite « contente et sereine, prête à repartir sur de nouvelles bases ».
Si le chef de l'Etat a conscience que les différentes polémiques ont dégradé son image, il assume certaines d'entre elles.
À chaque semaine sa petite polémique dans le monde politique. Et Emmanuel Macron est loin d'être épargné. Après la piscine de Brégançon, la vaisselle de l'Elysée ou encore le "pognon de dingue", le chef de l'Etat a déclaré qu'il était conscient de son "problème d'image", révèle le Canard enchaîné dans son édition du mercredi 11 juillet. Une prise de conscience exprimée avant son discours devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles, lundi 9 juillet, où le chef de l'Etat était venu dresser le bilan de sa première année au pouvoir. "J'entends et je vois les alertes. C'est à cela que je veux répondre", a déclaré Emmanuel Macron à ses interlocuteurs, selon l'hebdomadaire satirique. "Il y a eu trop de cartes postales au cours de la dernière période", a reconnu Emmanuel Macron. Les cartes postales en question ? La "piscine de Brégançon" et "la vaisselle de l'Elysée", entre autres, des "micro-sujets qui se sont emballés" et qui ont fabriqué "le thème du président des riches", a rajouté le chef de l'Etat.Emmanuel Macron est également revenu sur la vidéo polémique où il s'emporte, face à ses collaborateurs, sur les aides sociales qui coûtent un "pognon de dingue". Pour le chef de l'Etat, la faute revient au service presse de l'Elysée qui n'a "pas totalement maîtrisé la vidéo", rapporte le Canard enchaîné. "Ces critiques sont-elles liées à ma personne ? Ou plutôt à l'époque dans laquelle nous vivons ?"Le président élu aurait tout de même un peu de mal avec la polémique sur l'installation d'une piscine au Fort de Brégançon, le lieu officiel de villégiature des présidents français : "On a oublié que Rocard avait fait construire, dans l'indifférence générale, un court de tennis et une piscine à la résidence de la Lanterne (Versailles)", a déploré Emmanuel Macron. "Ces critiques sont-elles liées à ma personne ? Ou plutôt à l'époque dans laquelle nous vivons, avec l'importance prise par les chaînes d'info, les réseaux sociaux et une opinion publique qui ne tolère plus rien des politiques ?", s'est-il interrogé. En revanche, le chef de l'Etat assumerait plusieurs de ses casseroles, comme le recadrage de l'adolescent qui l'avait appelé "Manu", le 18 juin au Mont-Valérien, ou encore la venue d'artistes transgenres à l'Elysée pour la Fête de la musique, le 21 juin, détaille le Canard enchaîné. "J'ai braqué une partie de l'électorat conservateur, mais j'ai aussi démontré que l'Elysée était ouvert aux autres types de musique", a expliqué Emmanuel Macron à propos de cette soirée.
Une séquence diffusée en direct sur la chaîne d'information LCI a ulcéré de nombreux téléspectateurs. Deux médecins évoquent la possibilité de tester un vaccin en Afrique.
Ils regrettent leurs propos et dénoncent un passage tronqué.La séquence a ulcéré de nombreux internautes et téléspectateurs. Sur LCI, un chercheur de l'Inserm et un chef de service de l'hôpital Cochin à Paris, s'interrogent sur l'opportunité de tester un vaccin en Afrique dans le cadre du coronavirus. Dans cette séquence diffusée mercredi 1er avril, Camille Locht, directeur de recherche à l'Inserm à Lille, est interrogé sur des recherches menées autour du vaccin BCG pour le Covid-19. Invité en plateau, Jean-Paul Mira, chef de service de médecine intensive et réanimation à l'hôpital Cochin, lui demande alors : "si je peux être provocateur, est-ce qu'on ne devrait pas faire cette étude en Afrique, où il n'y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation, un peu comme c'est fait d'ailleurs sur certaines études avec le sida, où chez les prostituées : on essaie des choses parce qu'on sait qu'elles sont hautement exposées. Qu'est-ce que vous en pensez?"Le chercheur lui répond sans ciller : "vous avez raison. D'ailleurs, on est en train de réfléchir en parallèle à une étude en Afrique avec le même type d'approche, ça n'empêche pas qu'on puisse réfléchir en parallèle a une étude en Europe et en Australie".De nombreuses organisations, dont SOS Racisme et le Parti socialiste, ont immédiatement dénoncé la séquence. Non, les Africains ne sont pas des cobayes !", s'est indigné SOS Racisme dans un communiqué, en annonçant qu'elle allait saisir le CSA et en dénonçant "à l'endroit des corps noirs un mépris". L'association a jugé la comparaison avec le sida et les prostituées "problématique" et "malvenue".Le CSA a confirmé à l'AFP avoir été saisi. "Nous attendons de la part de LCI une condamnation sans appel de ces propos inacceptables. Nous demandons à la Direction générale de la santé et à l'OMS de faire toute la lumière sur les pratiques évoquées", a réagi pour sa part le Parti socialiste.Plainte pour diffamation racialeDe nombreux internautes ont également fait part de leur colère, en France et sur le continent africain. Le Club des avocats au Maroc a ainsi annoncé sur sa page Facebook son intention de "porter plainte pour diffamation raciale".Contactée par l'AFP, LCI (chaîne d'info du groupe TF1) ne commente pas et renvoie aux réponses de l'Inserm et de Jean-Paul Mira.L'Inserm a répondu qu'une "vidéo tronquée faisait l'objet d'interprétations erronées sur les réseaux sociaux". Rappelant que les tests seraient lancés dans plusieurs pays européens et en Australie, l'Institut indique sur Twitter que "l'Afrique ne doit pas être oubliée ni exclue des recherches, car la pandémie est globale"."Je veux présenter toutes mes excuses, demander à celles et à ceux qui ont été heurtés, choqués, qui se sont sentis insultés par des propos que j'ai maladroitement prononcés sur LCI cette semaine, leur présenter mes excuses les plus sincères, parce que ces propos ne reflètent en rien ce que je suis, ce que je fais au quotidien, depuis maintenant 30 ans", a indiqué dans un communiqué de l'AP-HP Jean-Paul Mira, qui a passé son compte Twitter en privé en raison des menaces et insultes qu'il reçoit depuis cette séquence.De son côté, l'AP-HP "prend acte de ces regrets et condamne toute prise de position qui, à tort ou à raison, pourrait être interprétée comme péjorative vis-à-vis de pays africains et s'engage à l'inverse à continuer à participer aux initiatives les plus utiles pour les soutenir d'un point de vue scientifique et médical".
L'opération "coup de pouce vélo", aide à la réparation de bicyclettes, va être prolongée jusqu'à la fin de l'année et dotée de 20 millions d'euros supplémentaires, avec pour objectif de dépasser le million de réparations, a annoncé lundi le gouvernement.
Le "coup de pouce", lancé en mai au moment du déconfinement par le ministère de la Transition écologique et solidaire, est un forfait de 50 euros (hors taxes) pris en charge par l'Etat et permettant de faire réparer sa bicyclette.Il a connu un grand succès, avec 620.000 vélos réparés, grâce notamment à l'engouement pour le vélo en cette période de pandémie -notamment pour éviter les transports en commun-, favorisé par de nombreux nouveaux aménagements. La fréquentation des pistes cyclables a ainsi progressé de 29% depuis la fin du confinement par rapport à la même période de 2019.Le gouvernement a donc décidé de rajouté 20 millions au dispositif (pour atteindre 80 millions au total), qui restera en vigueur jusqu'à la fin de l'année, avec pour objectif de dépasser le million de réparations, ont annoncé lundi la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili et le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, lors d'un déplacement dans un magasin de réparation de cycles à Paris, marquant également les deux ans du lancement du "plan vélo".Par ailleurs, l'Etat va doubler pour "les ménages modestes" les primes mises en place par les collectivités pour l'achat d'un vélo à assistance électrique, jusqu'à 200 euros apportés par l'Etat, a indiqué Mme Pompili. Le plan de relance présenté début septembre prévoit une enveloppe de 200 millions d'euros en faveur du vélo, dont 100 millions seront délégués aux régions, afin notamment d'équiper 1.000 gares en stationnement sécurisées et de réaliser 600 projets de pistes cyclables en deux ans. Mme Pompili s'est félicitée que la France soit "en train de vivre un moment vélo", en soulignant l'effort fait par les pouvoir publics pour assurer leur "première responsabilité" et permettre aux cyclistes, nouveaux comme habituels, de "rouler en toute sécurité".
Par rapport à 2012, le nombre de fraudes détectées a été quasiment multiplié par trois. Une hausse due aux progrès réalisés par les Caisses d'allocations familiales dans ce domaine.
Les fraudes aux prestations sociales sont en hausse en France. L'an dernier, les Caisses d'allocations familiales (CAF) ont détecté 45.100 cas de fraude, une hausse de 5% par rapport à 2016, selon les chiffres présentés jeudi 26 avril par Vincent Mazauric, directeur général de la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf). À 291 millions d'euros, le montant de la fraude détectée est en hausse de 5,7% par rapport à l'année précédente. Cette somme représente 0,4% des 70 milliards d'euros de prestations versées par les CAF à 12,5 millions d'allocataires. Le montant moyen d'une fraude se situe à 6.455 euros, rapporte RTL. Les prestations les plus soumises à fraude restent les minimas sociaux (RSA, prime d'activité, 72%), devant les aides au logement (20%) et les prestations familiales (8%). "La fraude classique c'est qu'on va masquer une petite somme d'argent chaque mois dans les déclaration trimestrielle de RSA (revenu de solidarité active) par exemple. In fine ce sera qualifié de fraude", explique à la radio la responsable de la lutte contre la fraude à la CAF. UNE MEILLEURE MÉTHODEPar rapport à 2012, le nombre de fraudes détectées a été quasiment multiplié par trois. Pourtant, les contrôles ne sont pas plus nombreux : 35 millions comme en 2016. Cette hausse est due aux progrès réalisés par les CAF dans la détection, a souligné M. Mazauric jeudi lors d'une conférence de presse.Depuis 2016, les CAF envoient à titre expérimental des lettres de mise en garde aux allocataires qui ont des indus importants ou répétés. Le résultat ayant été jugé efficace - seules 1% des personnes ayant reçu une telle lettre ont ensuite fait l'objet d'un constat de fraude - ce dispositif a été généralisé en 2018. Le "data mining" est par ailleurs utilisé depuis plusieurs années pour cibler les contrôles en fonction d'un profil type, établi à partir des données concernant des fraudeurs déjà identifiés. Cette technique est désormais expérimentée en Gironde, mais cette fois pour repérer des profils d'allocataires susceptibles de bénéficier de prestations qu'ils n'ont pas demandées, ce qui doit être généralisé en 2019.
La journaliste marocaine Hajar Raissouni, 28 ans, a été condamnée lundi à un an de prison ferme pour "avortement illégal" et "relations sexuelles hors mariage" par le tribunal de Rabat.
"Avortement illégal" et "relations sexuelles hors mariage". Voilà les motifs pour lesquels la journaliste marocaine Hajar Raissouni a été condamnée, ce 30 septembre, à Rabat.Arrêtés et jugés en même temps qu'elle, son gynécologue a écopé de deux ans de prison ferme, son fiancé d'un an ferme, un anesthésiste d'un an de prison avec sursis et une secrétaire de huit mois avec sursis.Interpellée fin août à l'entrée d'un cabinet médical de Rabat, la reporter avait été "contrainte à faire un examen médical sans son accord", selon elle. Ses avocats avaient assimilé cet examen à de "la torture", pointant des "manquements de la police judiciaire" et des "preuves fabriquées", et plaidé pour sa libération. Lors d'une précédente audience, Mme Raissouni, qui dénonce un procès "politique", avait nié tout avortement, assurant avoir été traitée pour une hémorragie interne, ce que son gynécologue a confirmé devant le tribunal. Journaliste au quotidien arabophone Akhbar Al-Yaoum, Hajar Raissouni risquait jusqu'à deux ans de prison en vertu du code pénal marocain, qui sanctionne les relations sexuelles hors mariage et l'avortement quand la vie de la mère n'est pas en danger.Des dizaines de journalistes et représentants d'ONG étaient présents lundi dans la salle d'audience bondée dans la journée.
La ministre de la Santé s'est voulue rassurante quant au dispositif mis en place par les établissements de santé pour faire face à l'épisode de canicule, dimanche 5 août.
Les urgences ne sont pas saturées. C'est le message qu'a fait passer Agnès Buzyn dimanche matin, lors d'une visite de l'hôpital pour enfants Necker, à Paris. La ministre s'est exprimée sur l'affluence de ces dernières semaines dans les urgences, en raison des fortes chaleurs qui s'abattent sur le pays. La canicule est responsable de "4% des passages aux urgences de ces derniers jours", a assuré la membre du gouvernement face à la presse. "Je pense que les messages de prévention ont été assimilés et que les Français commencent à s'adapter à la canicule", a poursuivi la ministre, qui précise que seuls "18 des 650 services d'urgence restent en tension" en France. Ces derniers jours, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer les conditions de travail des personnels hospitaliers et la "saturation" des services d'urgence, débordés par l'arrivée de patients. "Nous allons saturer très très vite la filière de l'aval, c'est-à-dire, de l'hospitalisation. Ça veut dire que les gens vont attendre aux urgences", a notamment dénoncé le médecin Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France.
"Après la Covid-19, l'Afrique sera grande, l'Afrique sera forte. Ensemble on est imbattable", a lancé la star malienne Sidiki Diabaté, virtuose de la Kora lors de la soirée panafricaine WAN, qui a réuni une centaine d'artistes du continent autour de la pandémie du coronavirus, dans la nuit de lundi à mardi.
Réalisé sur le mode du concert mondial virtuel "One World: Together At Home", auquel avaient participé les Rolling Stonnes ou Taylor Swift, le "Wan" (Worldwide Afro Network) 2.0 African TV Show a réuni les plus grandes stars de la musique africaine sur les réseaux sociaux et sur "200 chaines africaines" avec "500 millions de téléspectateurs potentiels" pour un concert virtuel, selon les organisateurs. Salif Keita, Fally Ipupa, Angelique Kidjo, Awadi, Magic System, Ziza, Fanicko, Tiken Jah Fakoly, Femi Kuti, Zeynab ou Bebi Philip ont joué depuis leurs salon, studio ou jardin pour quelques mots, mesures ou des chansons entières. Avec comme punchline finale invariable "Together as one" (unis comme un seul). Clou de la soirée, un duo entre la star sénégalaise Youssou N'Dour et Chris Martin, la vedette de Cold Play qui ont joué ensemble à distance le tube A sky full of stars."Je n'aurais jamais pensé en un million d'années que Youssou jouerait sur un morceau de Coldpay", s'est félicité l'internaute Awacham sur Twitter. "Je suis optimiste, la culture est au début et à la fin de tout", a affirmé Youssou N'Dour, parrain de la soirée qui visait "d'abord à sensibiliser les populations à la lutte contre la pandémie, mais aussi à se dire que, dans beaucoup de domaines, rien ne sera plus jamais comme avant". Les organisateurs ont voulu une Afrique élargie à sa diaspora. Le Brésilien Carlinhos Brown, les Guadeloupéens de Kassav ou les Jamaïcains des Wailers (ex-groupe de Bob Marley) avec Aston Barrett ont également joué pendant la soirée.Jimmy Cliff a lui enregistré "un message en ces temps incertains": "le temps est venu encore une fois pour nous Africains de montrer au monde qui nous sommes, ceux du continent, ceux de la diaspora. Il est temps d'être unis comme un seul". D'autres célébrités ou personnalités, comme l'acteur français Omar Sy, l'ancien président ghanéen Jerry Rawlings, ou le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, sont également intervenus.- Politique, vaccins et problèmes -L'Afrique résiste mieux qu'attendu à la crise sanitaire mondiale et compte 115.000 cas de Covid-19 pour 3.500 décès. La pandémie a fait plus de 344.000 morts dans le monde.L'humoriste tunisienne Samia Orosemane, bloquée par la pandémie en Côte d'Ivoire, a ironisé: "Quelle tristesse de rester bloquer au pays de la joie et bonne humeur. J'aurais tellement aimé rentrer à Paris où les gens se battent pour du papier toilettes ou des pâtes".Mais, la soirée a pris une tournure parfois plus politique. Sur un continent où l'âge médian est de 19 ans, le musicien burkinabè Patrick Kabré a rappelé les idées panafricaines de l'ancien président burkinabè Thomas Sankara, appelant "la jeunesse à être unie. Nous sommes l'Afrique d'aujourd'hui, nous sommes l'Afrique de demain". La star des blockbusters Djimon Hounsou, d'origine béninoise, a lui évoqué la polémique sur les essais des vaccins en Afrique: "C'est un temps pour l'auto-préservation. Le moment d'être attentif et vigilant face à tout Occidental venant tester ses vaccins sur nous. La tromperie peut être puissante mais la vérité est encore plus puissante". La top model Naomi Campbell est allée plus loin que la pandémie: "On ne peut pas se permettre d'être spectateurs. Nous devons montrer notre résilience (...) pour surmonter (la crise) et devenir plus forts (...) Il faut utiliser votre voix pour appeler nos leaders africains à utiliser cette crise comme un moment pour construire notre solidarité et traiter les problèmes profonds et structurels qui touchent nos nations et leurs économies".
Un garçon de 11 ans est mort le 6 février en sauvant son ami tombé dans l'eau glacée d'un étang du Queens à New York, rapporte le New York Daily News et ABC News.
Les deux enfants jouaient sur une étendue glacée du parc Forest Park quand la glace s'est brisée sous le poids de l'un d'entre eux âgé de 12 ans. Son camarade s'est alors précipité pour le secourir, parvenant à le faire remonter à la surface au prix d'un gros effort qui l'empêchera de sortir de l'eau à son tour.Alertés, les pompiers - arrivés au bout de 5 minutes sur place - ont plongé dans l'eau pour tenter de retrouver l'enfant, cela sans équipement spécifique. Ils ont du "casser la glace pour atteindre la zone où le garçon pouvait se trouver", a expliqué à la chaîne de télévision George Healy, le chef des pompiers new-yorkais.L'enfant a été hospitalisé peu après, mais les secours n'ont rien pu faire. Il est mort dans les minutes qui ont suivi, d'une grave hypothermie.
Un semi-remorque en provenance d'Espagne transportant de la résine de cannabis a été intercepté. Cinq personnes sont en garde à vue.
C'est l'une des plus importantes saisies réalisées par la police judiciaire de Marseille. Vendredi 19 octobre à Martigues (Bouches-du-Rhône), 2,5 tonnes de résine de cannabis ont été découvertes dans un semi-remorque provenant d'Espagne. Dans le même temps, cinq individus ont été placés en garde à vue, a-t-on appris auprès de la direction interrégionale de la police judiciaire de Marseille (DIPJ).Les cinq suspects sont des "trafiquants locaux" et "des malfaiteurs notoires", selon les déclarations de Murielle Anquet, chef d'État major de la DIPJ, confirmant une information de La Provence. L'enquête menée par l'Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) et le Groupe d'intervention régional (GIR) a permis d'établir que le cannabis saisi était destiné au marché local.La cité phocéenne est régulièrement le théâtre de règlements de comptes entre trafiquants de produits stupéfiants. Depuis le début de l'année, 19 personnes ont été tuées dans des règlements de comptes dans les Bouches-du-Rhône, selon les chiffres de la Préfecture de police à Marseille.En juillet 2015, des trafiquants originaires d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) avaient été interceptés avec 6 tonnes de cannabis à Vitrolles. Concernant le marché marseillais, la dernière saisie record remonte à 1998 avec la découverte de 3,8 tonnes sur le port de Marseille.
La Commission de régulation de l'énergie a annoncé une baisse du prix du gaz à hauteur de 3,3 % le 1er février.
Ils sont encore en vigueur jusqu'à 2023, et il vaut mieux en profiter. La baisse des tarifs réglementés du gaz se poursuit depuis le 1er janvier 2019. Ces tarifs, appliqués par Engie à des millions de foyers français, vont baisser de 3,3% au 1er février, a annoncé vendredi 24 janvier la Commission de régulation de l'énergie (Cre). Une baisse qui dépend de l'utilisation qui est faite du gaz. Par rapport au barème en vigueur depuis le 1er janvier, ces tarifs baisseront "de 0,9% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 2% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 3,5% pour les foyers qui se chauffent au gaz", indique un communiqué.Cette évolution résulte de l'application d'une formule tarifaire définie mi-2019. Au total, depuis le 1er janvier 2019, ces tarifs réglementés de vente (TRV) de gaz ont connu une baisse cumulée de 14,7%, précise la CRE.La loi Énergie et Climat promulguée en novembre prévoit l'extinction progressive d'ici à 2023 de ces TRV gaz, qui sont fixés par les pouvoirs publics et avaient été jugés contraires au droit européen par le Conseil d'État. A l'avenir, il ne restera plus que des offres dites de marché, aux prix fixés librement par les fournisseurs.Environ 4 millions de particuliers disposent encore d'un contrat de gaz aux TRV. Mais depuis le 20 novembre, Engie a cessé de commercialiser de nouveaux contrats de ce type.
La RATP et la SNCF viennent de livrer leurs prévisions de trafic pour samedi, qui marquera le 24e jour de grève contre le projet de réforme des retraites voulu par le gouvernement. Alors que la circulation des trains SNCF sera sensiblement identique à celle de vendredi, le trafic RATP sera plus compliqué avec six lignes de métro fermées.
Vingt-quatrième jour de grève en perspective samedi sur les réseaux ferrés français et franciliens. Et une nouvelle fois, le trafic s'annonce "très perturbé", selon le terme employé par la SNCF. Ainsi, sur un plan national, pas ou peu d'évolution samedi et même dimanche par rapport au trafic de vendredi. La SNCF annonce en effet 3 TER sur 10 en moyenne samedi (c'est un de moins que vendredi) et 4 TER sur 10 en moyenne dimanche (identique à vendredi). En ce qui concerne les TGV, comme vendredi, l'entreprise publique prévoit 6 trains sur 10 en moyenne samedi et dimanche. Pour les Intercités, même prévision que vendredi avec 3 trains sur 10 samedi et dimanche.A la RATP, six lignes de métro resteront fermées samedi à Paris (3bis, 5, 7bis, 11, 12, 13), 2 bus sur 3 circuleront et le trafic RER restera perturbé avec en moyenne un RER A sur deux de midi à 18h et un RER B sur trois, a annoncé vendredi la RATP. C'est moins bien que vendredi, journée au cours de laquelle des RER A et B ont circulé de 6h30 à 19h.La RATP a également dévoilé ses prévisions pour la nuit de la Saint-Sylvestre (31 décembre-1er janvier) ; en ce qui concerne le métro, seules les lignes automatiques 1 et 14 circuleront jusqu'à 2h15 du matin. Les tramways 2, 3a et 3b seront en circulation toute la nuit et les lignes de bus Noctilien seront "fortement renforcées", a indiqué la Régie dans un communiqué.
Les Agences régionales de santé du Lot et de Haute-Corse ont souligné que l'indicateur pris pour construire la carte présentée par le ministre de la Santé jeudi soir était faussé. La préfecture du Cher a de son côté reconnu une erreur.
Le gouvernement a commencé jeudi soir d'abattre ses cartes en vue du déconfinement de la France en présentant la liste des départements en rouge, orange et vert selon l'état de l'épidémie et des services de réanimation. Cette carte sera révisée quotidiennement jusqu'au 7 mai, a précisé le ministre de la Santé Olivier Véran. La carte établie à cette date, qui comprendra deux catégories seulement ("vert" ou "rouge"), servira de référence pour la mise en oeuvre du déconfinement. Dans les territoires en vert, une moindre présence du virus permettra d'organiser un déconfinement plus large. Les territoires "oranges" ne présentent qu'un seul des deux critères, la circulation active du virus ou les capacité en réanimation. Carte du déconfinement : quelles différences selon la couleur ?par CNEWSEn tout 35 départements ont été classés jeudi soir en "rouge", dont l'ensemble de l'Ile-de-France et du quart nord-est du pays. Le Cher, le Lot et la Haute-Corse ont également été placés en rouge, à la grande surprise des élus locaux. "Les Corses perplexes"La carte "laisse les Corses plus que perplexes, a aussitôt réagi sur Twitter le président nationaliste de l'exécutif de l'île, Gilles Simeoni. Nous attendons des explications." L'Agence régionale de santé de Corse a elle même reconnu un doute sur le classement de la Haute-Corse en rouge. "Les modalités du codage par le centre hospitalier de Bastia entraînent une surestimation du nombre de passages aux urgences pour Covid en décalage avec le nombre de cas testés positifs, déclare-t-elle dans un communiqué publié sur Twitter. Une fiabilisation et une correction des données interviendront au plus vite".Une "erreur" dans le Cher, assure la majoritéDans le Cher, le député La République en marche François Cormier-Bouligeon assure sur Twitter qu'il s'agissait d'une "erreur". "Après échange avec Monsieur le Préfet et l'ARS, nous avons demandé une rectification rapide", précise-t-il.Le président du Lot "en colère"Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'Agence régionale de santé d'Occitanie a de son côté envoyé un communiqué indiquant qu'il s'agissait vraisemblablement d'une erreur. Comme en Haute-Corse, l'ARS note que cette carte a été construite sur le calcul d'un indicateur qui compare le nombre de passage aux urgences pour suspicions de coronavirus et le nombre total de passages aux urgences. Or, "une analyse rapide de ces données a conclu qu'un nombre de prélèvements récemment effectués par des services d'urgence lotois avaient conduit ces dernières semaines à surévaluer le pourcentage de passages aux urgences pour suspicion de coronavirus par rapport à la réalité. L'indicateur retenu au niveau national s'en est trouvé vraisemblablement faussé pour le département du Lot", explique l'ARS, qui précise que "les données imputées par erreur vont être rectifiées dans les centres hospitaliers concernés" pour que l'indicateur calculé pour le Lot le soit de la même manière que dans les autres départements."Quand j'ai vu qu'on était en rouge je n'ai pas compris !", a commenté vendredi matin sur France Bleu Occitanie le président du département du Lot Serge Rigal. "Maintenant on nous dit qu'il y a des erreurs. Mais je ne peux pas imaginer qu'on ait pu faire cette carte sans appeler l'ARS locale ou le préfet local et qu'on mette un département, qui plus est rural comme le nôtre en difficulté. Je suis dans l'incompréhension et je suis en colère.
Rentrée télé chargée pour Laurent Ruquier. En plus de son talk-show qui cartonne depuis 11 ans "On n'est pas couché", l'animateur prend les commandes de la nouvelle version des "Enfants de la télé".
Une émission qu'il a demandé de présenter. "J'avais du temps, car France 2, qui m'avait promis d'autres programmes à la rentrée, n'a pas tenu ses promesses", révèle-t-il dans une interview accordée au Parisien Magazine publié ce vendredi 25 août où il ne ménage pas son employeur. Déçu que ses émissions "Mardi cinéma" et la version télévisée des "Grosses têtes" n'aient pas été reconduites, le présentateur de 54 ans admet avoir râlé, en leur indiquant que d'autres chaînes grattaient à sa porte. "Vous avez de la chance que je sois encore sous contrat pour un an avec "On n'est pas couché", sinon je serais déjà parti", aurait-il lancé aux dirigeants de France Télévisions. Laurent Ruquier continue à dire qu'il partirait s'il n'était pas sous contrat, pourtant il refuse de révéler ce que les autres chaînes lui ont proposé mais "Ce sera peut-être pour l'année prochaine...", lance-t-il avec malice dans Le Parisien Magazine. Serait-ce donc la dernière saison de Laurent Ruquier sur France 2 ? Peut-être que sa proximité avec la présidente de France Télé Delphine Ernotte qu'il lui arrive d'appeler lui permettra de rester encore quelques années.
A Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, une manifestation de gilets jaunes a rassemblé 150 personnes ce samedi 29 août dans la matinée, en présence de militants mutilés. Ils entendaient dénoncer les violences policières.
Ils veulent dénoncer la "violence de l'Etat et policière". Environ 150 "gilets jaunes" se sont rassemblés ce samedi 29 août en fin de matinée à Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, en présence de militants mutilés lors de manifestations, a constaté un correspondant de l'AFP. Croyez-vous au retour des Gilets jaunes ?par Sud RadioSur les banderoles brandies par les manifestants, on pouvait lire notamment ce message : "Quand vous choisissez de gouverner par la violence, les citoyens sont dans un sale Etat". Jérôme Rodrigues, une des figures du mouvement, devenu l'un des symboles des violences policières contre les "gilets jaunes" après la perte de son oeil droit en janvier 2019, était présent dans le cortège.Les manifestants ont marché derrière d'autres mutilés, dont Gwendal Leroy, éborgné en janvier 2019 à 27 ans lors d'une manifestation à Rennes. "On nous présente comme des casseurs, c'est faux. Je suis là pour qu'on nous reconnaisse en tant que blessés politiques par arme de guerre, c'est une question de morale", a-t-il affirmé à l'AFP.Nouvelle manifestation à Paris le 12 septembreAu chômage depuis sa blessure, qu'il impute à un tir de grenade et avant laquelle il envisageait d'être gendarme, ce "gilet jaune de la première heure" affirme attendre "sans illusions" les suites d'une plainte déposée contre X et l'Etat.Le rendez-vous, avant une nouvelle manifestation à Paris des "gilets jaunes" prévue le 12 septembre, était organisé par des militants locaux, à l'occasion d'une visite de David Libeskind, avocat au barreau de Paris et défenseur de "gilets jaunes".
Une vidéo filmée samedi 2 février à Paris montrait un individu portant un brassard de policier en conversation animée avec le gérant d'une boulangerie, qui lui faisait obstacle.
Une séquence diffusée largement sur les réseaux sociaux impliquant le gérant d'une boulangerie parisienne a provoqué une vive polémique dimanche 3 février. La vidéo, publiée dans un premier temps sur un groupe Facebook de "gilets jaunes", montrait un accrochage entre un policier et une personne à l'entrée d'une boulangerie située non loin de la place de la République, à Paris. Des centaines de "gilets jaunes" y étaient alors réunis pour la fin de "l'acte 12" de mobilisation.Au cours de l'échange tendu, une personne fait barrage au policier, le "prévenant" en lui indiquant qu'il n'accepterait pas de personne équipée d'armes. Le policier lui répondait alors qu'il n'avait pas d'armes, avant de lui dire qu'il "irait quand même voir ailleurs". La séquence a suscité de vives réactions, certains dénonçant un refus de vente injustifiée, d'autres raillant l'attitude du policier. La "Maison Landemaine", qui gère l'établissement, a réagi par communiqué, démentant "toutes formes de soutien à une cause politique".Plusieurs dizaines de milliers de "gilets jaunes" ont défilé samedi à travers la France pour dénoncer les violences policières, lors d'un acte 12 de nouveau marqué par des heurts principalement à Paris et Bordeaux. Selon le ministère de l'Intérieur, 58.600 personnes ont défilé dans le pays, contre 69.000 la semaine dernière; des chiffres officiels régulièrement contestés par les "gilets jaunes".
Ils se sont fait passer pour le nouveau président ukrainien, Volodymyr Zelensky, élu dimanche avec un score écrasant.
Deux célèbres humoristes russes, spécialistes des canulars téléphoniques, on assuré mercredi 24 avril avoir piégé le président français Emmanuel Macron, en se faisant passer pour le nouveau président ukrainien, Volodymyr Zelensky.Les deux humoristes "Vovan" et "Lexus", habitués de ce genre de blagues, ont mis en ligne l'enregistrement d'une conversation de quinze minutes avec celui qu'ils affirment être le président français. L'appel semble venir de l'Élysée, qui appelle pour féliciter le comédien ukrainien après sa victoire écrasante à l'élection présidentielle de dimanche contre le président sortant Petro Porochenko. Emmanuel Macron piégé par un canular téléphonique ?par euronews (en français)"73% (des votes) des Ukrainiens, c'est juste incroyable (...) Je me sens comme Poutine qui a le même score", plaisante le faux Volodymyr Zelensky dans cette conversation, qui se déroule en russe et en français, avec l'aide de traducteurs. "J'ai le sentiment qu'en tout cas à ce stade, le système chez toi est un peu moins bien organisé, donc ça doit être un peu plus naturel. Tu n'avais pas encore mis tous tes opposants en prison", répond celui qu'ils affirment être Emmanuel Macron.L'Élysée a refusé de commenter cette vidéo. "Le président s'est bien entretenu avec (Volodymyr) Zelensky dimanche soir, échange à la suite duquel nous avons publié un communiqué, tout comme les équipes de Zelensky. Le contact est bien établi entre le président de la République et son homologue ukrainien", a précisé la présidence française.Contactés par l'AFP, les deux humoristes ont confirmé ce canular et dit espérer qu'Emmanuel Macron n'est "pas trop contrarié".Les adversaires du Kremlin généralement ciblésLes deux humoristes avaient déjà contacté à la veille du second tour de la présidentielle ukrainienne le Premier ministre du Kosovo, Ramush Haradinaj, qui a ensuite exprimé son soutien sur Twitter au candidat Zelensky et à son Premier ministre "Vovan Lexusov", avant de supprimer son message.Vladimir Kouznetsov et Alexei Stoliarov - alias "Vovan" et "Lexus" - n'en sont pas à leur coup d'essai: ils ont piégé Elton John, l'ancien chef de la diplomatie britannique Boris Johnson ou le président bélarusse Alexandre Loukachenko. Leurs cibles privilégiées sont globalement des adversaires du Kremlin, étrangers ou russes. En 2016, "Vovan" expliquait à l'AFP vouloir "montrer le visage réel de certains partenaires de la Russie, leur hypocrisie". "Nous faisons uniquement les choses qui sont dans l'intérêt de notre pays", disait de son côté "Lexus".
Elles sont effectuées dans le cadre d'une enquête ouverte notamment pour mise en danger d'autrui.
Les enquêteurs ont effectué des perquisitions jeudi 10 octobre dans les locaux administratifs de l'usine Lubrizol à Rouen et de la société voisine, Normandie Logistique, touchées par un vaste incendie le 26 septembre, a indiqué une source judiciaire, confirmant une information de Franceinfo.Ces perquisitions sont menées par les enquêteurs, accompagnés d'un magistrat et d'un assistant spécialisé du pôle santé publique du parquet de Paris, dans le cadre d'une enquête ouverte notamment pour mise en danger d'autrui, a précisé cette source. Jeudi 26 septembre, un gigantesque incendie a détruit chez Lubrizol, une entreprise de produits chimiques classée Seveso seuil haut, 5.253 tonnes de produits chimiques. L'incendie a aussi touché trois entrepôts de son voisin Normandie Logistique qui stockait plus de 9.000 tonnes de produits sur son site. On ne sait pas encore quels produits ont brûlé, ni leur quantité."On collaborera s'il y avait toute perquisition chez nous, en toute transparence. On n'a rien à cacher de spécial", a déclaré lors d'une conférence de presse Sylvain Schmitt, président de Normandie Logistique, au moment où étaient révélées ces perquisitions.La société Lubrizol a affirmé la semaine dernière que l'incendie avait vraisemblablement commencé à l'extérieur de son site, se basant sur "la vidéosurveillance et des témoins oculaires". Samedi, dans un entretien à Paris-Normandie, le directeur général de Normandie Logistique Christian Boulocher a répliqué qu'"à ce jour, aucun indice" ne permettait de penser que "l'incendie "puisse être parti de chez nous".Les investigations sur le site ont débuté mardi, réalisées par 13 enquêteurs de la Gendarmerie nationale (dont six experts incendie), avec le soutien de policiers de l'Oclaesp (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique) et de la police judiciaire.Au moins 130 plaintes ont déjà été déposées à la suite de cet incendie qui a répandu une odeur nauséabonde sur toute la ville et dégagé un important nuage noir, long de 22 kilomètres et large de six, répandant des suies sur son passage.
"Même avec des barreaux roses, une prison reste une prison". C'est par cette formule que Nathalie Kosciusko-Morizet a pris position dans le débat autour du burkini.
La candidate à la primaire de la droite a déclaré "soutenir totalement le maire de Cannes et sa décision d'interdire le port de ce vêtement sur les plages. Je suis contre le burkini, comme je me suis opposée il y a peu au phénomène de la mode islamique", a-t-elle affirmé depuis Toulouse au quotidien La Dépêche du Midi. Instrument d'une polémique, le burkini a déjà été interdit dans plusieurs villes de France, telles que Cannes, Le Touquet, ou encore la ville corse de Sisco, où une rixe intercommunautaire a éclaté, dimanche 14 août. Pour la députée de l'Essonne, la prohibition du vêtement est normale : "Il s'agit d'essayer de rendre plus acceptable, plus aimable, une tenue d'enfermement des femmes", considère-t-elle. Avec Nadine Morano, Nathalie Kosciusko-Morizet fait partie des deux femmes candidates à la primaire de la droite. Ni l'une ni l'autre n'est encore parvenue à collecter les parrainages nécessaires à leur participation. L'ancienne ministre de l'Écologie parcourait le sud-ouest de la France, le weekend dernier, à la recherche des signatures nécessaires.
Interrogée par Le Point, c'est lors d'une visite à Bar-le-Duc (Meuse) en compagnie de son ami, l'animateur Stéphane Bern, que la Première dame a évoqué sa pensée sur le mouvement des « gilets jaunes ».
Loin de l'agitation parisienne, Brigitte Macron s'est octroyée une sortie dans le Grand Est ce vendredi, sur le thème de la protection du patrimoine.Alors qu'elle visite le site du théâtre des Bleus de Bar, qui fait partie des projets sélectionnés par le « loto du patrimoine », proche de la foule, l'épouse du chef de l'État semble particulièrement à l'aise : « C'est le lieu où je dois être, ce projet m'importe. »Elle promet de venir pour l'inauguration l'année prochaine et ajoute : « Le président de la République peut vous faire un monologue. » L'occasion parfaite pour parler d'Emmanuel Macron, du climat social et des tensions vis-à-vis des « gilets jaunes ».« Mon agenda est le même »Brigitte Macron est interrogée sur les actes de vandalisme à l'Arc de triomphe il y a plusieurs semaines, et lance cette phrase, la première qui révèle véritablement son point de vue sur la radicalisation du mouvement : « J'ai ressenti une immense tristesse. Oui, de la tristesse. Ils ne savent pas ce qu'ils font. » Et d'affirmer : « Les Français ont besoin de savoir qu'on les aime. Ils ont un président qui les aime. » La Première dame clôt la conversation sur ce sujet sensible en lâchant : « J'ai été saisie par ce qui s'est passé. Ils n'ont pas compris ce qu'ils faisaient, il faut leur expliquer. Le dialogue a été rétabli. Il faut que les gens de différents horizons se voient, qu'ils se parlent. Cela n'est pas assez fréquent, et c'est un problème. »Elle conclut en expliquant qu'elle ne compte rien changer à son rôle de Première dame : « Mon agenda est le même. Je n'aime pas trop l'exposition, mais je peux passer beaucoup de temps avec ceux qui demandent à me rencontrer. C'est plus discret, j'aime ces rencontres. Je peux mieux capter ce qui se passe et en parler au président. Je lui dis mon appréciation, c'est la mienne. C'est compliqué, car je ne suis pas élue moi, c'est lui qui a été élu, mais si je peux aider, je le ferai, j'irai à la rencontre. J'aurais voulu comprendre ce qu'on ne comprend pas. »
Cent-quarante-six femmes ont été tuées en 2019 par leur conjoint ou ex-compagnon, soit 25 de plus que l'année précédente, selon des chiffres de l'enquête de la délégation aux victimes rendus publics par le ministère de l'Intérieur lundi.
Vingt-sept hommes ont également été tués au sein du couple, soit 173 décès au total (+16%). Cela représente en moyenne un décès tous les deux jours. 2019 a pourtant été une année de sensibilisation sur le sujet, déclaré "grande cause du quinquennat", avec notamment un Grenelle contre les violences à l'automne.Selon l'étude, la victime est en général une femme, de nationalité française, âgée de 30 à 49 ans ou de plus de 70 ans et n'exerce pas ou plus d'activité professionnelle.Après le Grenelle de l'automne, le Parlement a adopté définitivement fin juillet une proposition de loi destinée à mieux "protéger les victimes de violences conjugales".Le Grenelle "a permis une vraie prise de conscience et une mobilisation de toute la société face aux violences conjugales. Avant le Grenelle, 8% de la population connaissait le 3919 (numéro d'aide, ndlr): c'est désormais plus de 64%", écrit Marlène Schiappa ministre déléguée chargée de la citoyenneté dans un communiqué cosigné avec le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin et la ministre déléguée chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes Elisabeth Moreno."Mieux repérer et mieux protéger les victimes, mieux sanctionner les agresseurs constituent dès lors (...) mes priorités", assure cette dernière.Ce texte, qui introduit notamment une exception au secret médical en cas de "danger immédiat", constitue le deuxième volet législatif en quelques mois d'un arsenal qui se veut offensif contre les violences au sein des familles. Une première série de mesures avait déjà été adoptée fin 2019, dont la généralisation du bracelet antirapprochement contre les conjoints et ex-conjoints violents qui devrait être mis en place en septembre. Selon l'étude, la majorité (76%) des homicides ont lieu au domicile du couple, de la victime ou de l'auteur, 31% sont motivés par une dispute et 20% par une séparation non acceptée. Selon les chiffres fournis par le ministère, 36% des homicides ont été commis par arme blanche et 24% par arme à feu. Le collectif "féminicide par compagnons ou ex" a recensé 152 cas en 2019. Sur cette base, l'AFP a opéré des vérifications pendant toute l'année 2019 auprès des services de police et gendarmerie, magistrats, avocats, maires ou proches des auteurs et victimes. Au total, l'AFP a décompté au moins 126 cas l'année dernière. Dans une dizaine de cas supplémentaires, les enquêtes n'ont pas permis de démontrer qu'il s'agissait bien de féminicide.Depuis janvier 2020, au moins 46 féminicides présumés ont été recensés, selon un décompte de l'AFP.
Tous les opérateurs évoquent une fréquentation exceptionnelle, et notamment les jours de grève.
Face à la multiplication des jours de grèves dans les gares, les Français ont cherché des alternatives pour pouvoir se déplacer : vélo, covoiturage ou encore autocars. Du coup, les entreprises de voyage par autocars, les fameux "cars Macron", ont connu une explosion de la fréquentation, rapporte Le Parisien mercredi 27 juin.Ils étaient nés dans le sillage de la loi du 6 août 2015 pour la "Croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques", portée par celui qui était alors ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, et qui avait libéralisé le transport par autocars en France. Flixbus, Ouibus et Isilines ont profité à plein du mouvement des cheminots contre la réforme ferroviaire. Avec 36 jours de grève depuis le début du mois d'avril, ils ont bénéficié du report des voyageurs vers des solutions alternatives."Entre le 3 avril et le 28 juin, nos réservations ont augmenté en moyenne de 60 % par rapport au second semestre 2017, indique au Parisien le directeur général de Flixbus France, Yvan Lefranc-Morin. On estime que la grève de la SNCF nous a fait gagner environ 100.000 nouveaux passagers." Chez Ouibus, le mouvement social a permis de battre le record de passagers depuis la création de l'entreprise, à l'automne 2015. "Le 8 avril, on a accueilli 20.000 passagers, se réjouit son directeur général, Roland de Barbentane, cité par Le Parisien. Et c'est un chiffre que nous avons frôlé à plusieurs reprises." L'entreprise a enregistré une hausse de 44% de ses réservations avec des pointes à 90%, selon Le Parisien.Enfin, chez Isilines, le constat est identique, avec une affluence inédite depuis la grève des cheminots de 1995. "C'était d'une intensité exceptionnelle", confie son directeur général, Hugo Roncal, qui évoque une hausse de fréquentation de 30%, ayant nécessité plus d'effectif et plus de cars. "Nous avions anticipé, notamment auprès de nos sous-traitants, mais on ne s'attendait pas à un tel raz-de-marée, déclare-t-il. Tous nos concurrents cherchaient des cars en plus, même la SNCF qui voulait pallier ses trains qui ne circulaient pas ! Le marché était extrêmement tendu." "Ce sont surtout les axes TGV qui ont été pris d'assaut, selon Yvan Lefranc-Morin, de Flixbus. En avril, les jours de grève, certains cars étaient remplis à 100% ou presque."Une telle affluence a-t-elle entraîné une hausse des prix ? "Nous n'avons pas profité de la situation, assure Roland de Barbentane. Plus un autocar se remplit vite, plus les tarifs élevés arrivent vite, c'est tout." Même son de cloche du côté de Isilines : "Les prix ont augmenté de 20% en moyenne sur la période parce que tous les billets étaient vendus."
Le programme de M6 repose sur l'étude scientifique du degré d'affinités de ses participants, par le biais de spécialistes. Cependant, l'un d'eux, Stéphane Edouard, créé la polémique auprès de certains internautes qui jugent ses propos sexistes et misogynes.
L'amour rendu possible par la science ? C'est ce que tente de démontrer Mariés au premier regard, la nouvelle émission de M6. Lundi 7 novembre, les Français découvraient le premier numéro de cette expérience, où des couples sont formés selon une démarche scientifique qui jauge leur taux de comptabilité. Pour réaliser ce protocole, le programme fait appel à trois experts, la sexologue Catherine Solano, le docteur en psychologie Pascal de Sutter et le sociologue Stéphane Edouard. Cependant, ce dernier créé déjà une controverse."Comment dresser sa femme ?"Pour mieux percevoir quelle est la légitimité de Stéphane Edouard et son travail, 20 minutes s'est intéressé de plus près à cet homme. Après une recherche rapide, ils tombent sur Hommes d'influences, le site Internet de ce dernier. Il y traite ainsi de la séduction et de la psychologie pour les hommes et les femmes. Mais ce qui attire l'attention de nos confrères, ce sont les titres, plus qu'explicites, de ses vidéos : "Où rencontrer des filles comme Nabilla ?", "Auriez-vous réagi comme notre auditeur devant cette allumeuse ?", ou encore "Comment dresser sa femme ?".20 minutes s'est donc entretenu avec David Warren, le directeur des programmes de Studio 89 qui produit l'émission. Questionné à propos de ces vidéos, il déclare : "Il peut paraître superficiel et il aime repousser les limites mais c'est quelqu'un de très sérieux. Ses études, ses articles et ses conférences nous ont convaincus qu'il avait sa place dans le programme." Cependant, après la parution de cette entrevue, plusieurs vidéos ont été restreintes en accès privé. Parmi elles, il y avait "J'aime les bimbos, c'est grave?", où le sociologue les qualifie de "petites salopes" avant de révéler "ce qui plaît aux filles vulgaires, aux poupées plastifiées, aux filles à gros seins".Une pétition demande le renvoi de Stéphane EdouardSur le Twitter de son site, il n'hésite pas à dévoiler ses réflexions sur la condition féminine. Par exemple, "Quand une femme prononce explicitement le mot 'alcool' dans une invitation, l'idée du sexe n'est jamais loin" ou encore "Plus une femme est féminine, plus elle reconnaît (et apprécie) à leur juste valeur les différences entre l'Homme et la Femme" en font partie. À la suite de ces révélations, une pétition a été lancée par les internautes, à l'attention de M6 et du CSA, appelant surtout à retirer le sociologue du programme. À ce jour, 71 851 signatures ont été obtenues.Stéphane Edouard a rebondi à ces attaques, en publiant un communiqué de presse sur son site pour se défendre d'être misogyne ou sexiste. Et rappelle que le titre de sa vidéo "Comment dresser sa femme?" est une expression qui ne vient pas de lui. "Elle est née de l'idée saugrenue d'un blogueur que j'ai volontairement conservée pour la décortiquer et que je désapprouve point par point dans la vidéo publiée sur mon blog", argumente-t-il. Après écoute de la vidéo, Le Figaro accorde que le mot "dressage" n'a pas été employé, mais conçoit que "de là à occulter le principe même de volonté, d'opinion et de personnalité, il n'y a qu'un pas."
Très prochainement, M6 donnera le coup d'envoi de la huitième saison de Top Chef. Attendue de pied ferme par ses fans, l'émission s'annonce d'ores et déjà différente des années précédentes, puisque plusieurs modification majeures dans le déroulement du concours vont prendre effet pendant cette édition 2017.
Top Chef saison 8, c'est parti ! Alors que les supers cuisiniers de l'émission phare de M6 seront très prochainement présentés au grand public, lors du lancement de la huitième édition de la compétition, la chaîne annonce quelques changements de taille. En effet, si Stéphane Rotenberg rempile à la présentation, tout comme les quatre membres du jury, la mécanique bien huilée du concours culinaire va changer car plusieurs nouveautés vont être incorporées à l'émission.Un pour tous, tous pour un Comme l'année dernière, Jean-François Piège sera moins visible à l'écran du fait d'autres occupations professionnelles. En revanche, Hélène Darroze, Michel Sarran etPhilippe Etchebest seront plus impliqués que jamais. Ainsi, dès le premier volet, ils choisiront parmi les quinze candidats les membres de leur propre brigade (trois seront éliminés au terme de l'épisode d'ouverture). Comme l'explique Michel Sarran, le but de cette nouvelle manoeuvre est le suivant : "On les pousse dans leurs retranchements pour qu'ils aillent le plus loin possible. L'idée n'est pas de les amener dans notre direction mais de les aider à rendre lisible leur cuisine."Un niveau 5 étoilesCette rivalité entre équipes restera malgré tout très bon enfant, ayant pour unique but d'inciter les participants à donner le meilleur d'eux-mêmes afin de délivrer des plats exceptionnels. D'ailleurs, le niveau promet d'être très élevé, car on compte parmi les candidats un chef étoilé, des chefs de leur propre restaurant et d'autres oeuvrant dans les plus grands restaurants du pays... À vos fourneaux, prêts ? Cuisinez !
Ce dimanche 24 novembre, Le Parisien dévoile quelques indiscrétions sur l'amitié qui lie Bernard Montiel au couple Macron.
Animateur vedette et ami des stars. Grands patrons, dirigeants de médias, acteurs, Premières dames, le carnet d'adresses de Bernard Montiel pourrait en rendre jaloux plus d'un. Ce dimanche 24 novembre, dans ses colonnes, Le Parisien s'est penché sur la proximité de l'emblématique présentateur de "Vidéo gag" avec le couple Macron et en particulier avec la Première dame. Leur histoire d'amitié a débuté lors d'un concert à Bercy. Ce soir-là, Brigitte Macron se précipite sur lui. "Vous êtes encore plus beau en vrai ! Emmanuel, viens voir, c'est Bernard Montiel !", se serait exclamée l'épouse de celui qui était alors ministre de l'Économie.Depuis ce jour, Bernard Montiel et Brigitte Macron ne se sont plus lâchés. Et l'animateur qui s'entretient une à deux fois par jour au téléphone avec la Première dame n'hésite pas à parler avec franchise au président sur les sujets qui fâchent. En pleine crise des Gilets jaunes, l'ancien présentateur de "Surprise sur prise" n'a pas hésité à partager "les échos de la rue" et son ressenti avec son amie. "Ton mari, on ne comprend rien à ce qu'il dit !", aurait ainsi lancé Bernard Montiel à Brigitte Macron, qui lui aurait alors directement passé le principal intéressé, raconte Le Parisien. Régulièrement le week-end, les deux hommes débriefent ensemble l'actualité. Une proximité confirmée par Charles Villeneuve, ancien de TF1, qui le connaît bien. "Je me suis laissé dire qu'il charrie le président sur ses sorties de route, encouragé par madame."Une amitié qui en dérange certainsMais cette amitié ne plaît pas à tout le monde. Comme en témoigne la réaction de Catherine Deneuve, sur le plateau de "C à vous", lorsqu'elle avait découvert avec stupéfaction la relation amicale qu'entretenaient Bernard Montiel et Brigitte Macron. L'actrice s'était alors esclaffée. Un "mépris de classe" pour l'animateur. Même surprise sur les visages des conseillers de l'Élysée, la première fois qu'ils l'ont croisé dans les couloirs du palais présidentiel. "La tête des gens ! Monsieur Vidéo Gag !", s'en amuse le principal intéressé. Pourtant, Brigitte Macron n'est pas la première femme d'un président à se trouver des affinités avec l'animateur. Après sa séparation d'avec François Hollande, Valérie Trierweiler avait convié Bernard Montiel au Pyla, avant la sortie de son livre "Merci pour ce moment". L'ancien président a d'ailleurs longtemps pensé que l'animateur avait aidé son ex-compagne dans l'écriture de son ouvrage, rappelle Le Parisien. Carla Bruni, elle aussi, l'apprécie particulièrement. L'épouse de Nicolas Sarkozy l'a invitée cet été à son concert au Lavandou.
Le premier adjoint à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire a dénoncé les activités prédatrices des opérateurs tels que Airbnb.
La maire PS de Paris Anne Hidalgo s'engage à "organiser immédiatement après les élections un référendum pour définir les bonnes conditions d'usages d'Airbnb", a indiqué lundi 18 novembre sur franceinfo son premier adjoint, Emmanuel Grégoire. Anne Hidalgo, qui est en campagne pour sa réélection, vient d'écrire au président du CIO Thomas Bach pour l"'alerter sur les risques et les conséquences" d'avoir accepté la plateforme de location entre particuliers comme l'un des principaux sponsor des JO. Airbnb sponsor des Jeux Olympiquespar euronews (en français)Airbnb a en effet annoncé lundi qu'il devenait l'un des principaux sponsors du Comité international olympique jusqu'en 2028, dans le but de redorer son image face à plusieurs controverses notamment à Paris. "La maire prend l'engagement d'organiser un référendum auprès des Parisiens, immédiatement après les élections, probablement à l'été, de façon, en concertation avec eux, à définir les bonnes conditions d'usage d'Airbnb. Et la question sera posée dans chaque quartier, car évidemment la réalité n'est pas la même dans chaque quartier", a précisé Emmanuel Grégoire"Pas de pouvoirs réglementaires suffisants""Nous n'avons pas d'opposition de principe à Airbnb mais la maire est déterminée à en faire un sujet central de la campagne", a-t-il ajouté. L'adjoint au maire a aussi estimé que la ville de Paris n'avait "pas de pouvoirs réglementaires suffisants" pour réguler la plateforme, qui dépend de la loi, alors que dans d'autres pays "ce sont les villes qui choisissent", comme à Berlin ou aux Etats-Unis."En soustrayant à Paris un nombre important de logements, Airbnb est un facteur d'augmentation du prix des loyers et d'aggravation de la pénurie de logements", a expliqué Anne Hidalgo dans sa lettre à Thomas Bach. Les villes qui accueillent les JO sont "victimes des activités prédatrices de ce type d'opérateurs", a conclu Emmanuel Grégoire. Plusieurs contentieux opposent le géant américain à la Ville de Paris, à moins de cinq ans des JO dans la capitale française. En février, la mairie de Paris a ainsi assigné en justice la plateforme, passible d'une amende de 12,5 millions d'euros pour avoir mis en ligne 1.000 logements non enregistrés.
La Bretonne avait été l'un des visages de l'émergence de la "vague jaune" à l'automne 2018. Un an plus tard, elle déplore l'action d'autres figures du mouvement, qui l'ont "transformé en haine incroyable", évoquant les "menaces de mort" dont elle dit avoir été la cible.
Pour elle, la mobilisation des "gilets jaunes" est passée "de l'adhésion totale à la détestation totale". Dans un entretien diffusé sur Franceinfo ce samedi 16 novembre, Jacline Mouraud évoque une situation "pervertie", accueillant avec scepticisme les actions de "l'acte 53" des "gilets jaunes" prévu ce samedi."On est dans une situation où les Français en ont ras-le-bol", estime t-elle, déplorant un mouvement "perverti" par la haine."Ce n'est plus une fracture, c'est un gouffre!"La figure des gilets jaunes se dit "toujours fidèle au canal historique" du 17 novembre 2018, jour de l'acte Premier du mouvement, sans "violence ni radicalité". "Un an plus tard, ce sont toujours les mêmes qui organisent la radicalité et on les laisse faire!" dénonce t-elle. "Au départ, le fait que ça se soit organisé en dehors des partis politiques et des syndicats était une force phénoménale", raconte t-elle, avant de s'en prendre aux personnes qui selon elle ont "complètement perverti le message initial des gilets jaunes". "Ils ont transformé ça en une haine incroyable" ajoute t-il, évoquant le cas du leader "gilet jaune" Eric Drouet au sujet des menaces de mort dont elle dit avoir été la cible. "Pour mon cas personnel toutes les menaces de mort que j'ai reçues sont venues des groupes d'Eric Drouet. Cette puissance a été pervertie par ces mecs là!", accuse t-elle."Nous sommes en train de mourir de notre fiscalité"Jacline Mouraud dresse un constat mitigé un an après les premières actions. "Que la France ait changé, c'est certain. Ce n'est plus une fracture, c'est un gouffre !", se lamente t-elle, estimant que les mesures d'urgence prises par le gouvernement ne pouvaient constituer une réponse pertinente. "C'est pas en sortant un chéquier qu'on va régler les problèmes de la France. C'est le système qu'il faut revoir entièrement", ajoute t-elle, en référence aux 17 milliards d'euros dégagés par l'Etat pour tenter de calmer la colère.Projetée il y a un an sur les devants de la scène "gilet jaune" après une vidéo dénonçant la "traque des automobilistes", Jacline Mouraud demande une réforme fiscale, qui selon elle devait passer en premier. "Pour l'instant, nous sommes en train de mourir de notre fiscalité. La priorité n'était pas la réforme des retraites, mais une réforme fiscale de grande ampleur", conclut la Bretonne, qui a admis songer à la présidentielle de 2022. "Je veux prouver aux gens qu'on peut partir de la forêt de Brocéliande et aller le plus haut possible", dit-elle par ailleurs, en s'imaginant déjà la "candidate des territoires et du terroir" si elle obtient les 500 parrainages de maires.
Le redémarrage du second réacteur de Fessenheim a été décalé de "quelques heures" samedi. Vendredi matin, il a dû être arrêté après que la foudre s'est abattue sur un transformateur.
"L'opération de redémarrage (du réacteur n°2) est en cours et le raccordement au réseau est prévu samedi à 17 heures contre 11h30 initialement", a indiqué un porte-parole d'EDF ce samedi 27 juin. Selon ce dernier ce contretemps n'a "rien de majeur"."C'est la procédure habituelle. Les opérations de maintenance peuvent prendre un peu plus de temps que prévu", a-t-il encore expliqué, ajoutant que "le recouplage (du réacteur) au réseau aura lieu dans la journée" de samedi. La foudre s'est abattue sur un transformateurL'arrêt automatique du réacteur s'est produit vendredi matin après que la foudre s'est "abattue sur un transformateur", au moment où des orages passaient sur la commune haut-rhinoise. Météo France avait émis un bulletin d'alerte orange pour plus de vingt départements français face au risque d'orages violents."Quand on a un arrêt automatique, on lance le diagnostic et on redémarre dès qu'on peut", avait-on alors expliqué vendredi à la centrale, alors que le deuxième et dernier réacteur en fonctionnement de la doyenne des centrales nucléaires françaises doit être débranché du réseau dans la nuit de lundi à mardi.Fermeture définitive dans la nuit du 29 au 30 juinLes militants anti-nucléaire, engagés de longue date pour la fermeture de cette centrale devenue un enjeu politique, avaient immédiatement commenté cette mise à l'arrêt. "Qui osera encore prétendre qu'elle est sûre ? D'ailleurs, est-il raisonnable de la redémarrer?" s'était interrogé sur son compte Twitter André Hatz, le président de l'association Stop Fessenheim, moquant une centrale "grabataire".Le réacteur n°1 a été définitivement arrêté le 22 février dernier. L'arrêt définitif du second réacteur nucléaire est programmé dans la nuit du 29 au 30 juin.
L'ancien président de la République a estimé lundi sur RTL qu'il y avait "de la place pour cinq listes : l'extrême gauche et l'extrême droite, la gauche, la droite et le centre".
Pas moins de 34 listes ont été déposés pour les élections européennes. Un nombre que Valéry Giscard d'Estaing a jugé "ridicule et grotesque", lundi 13 mai sur RTL. "Au lieu de vouloir traiter le vrai sujet qui est : 'comment faire avancer de manière utile l'Union de l'Europe ?', on se lance dans des débats dans lesquels on cherche des transformations, des interventions curieuses", regrette l'ancien président de la République. Selon lui, 29 listes sont en trop. "Il y a de la place pour cinq listes en fait : l'extrême gauche et l'extrême droite, la gauche, la droite et le centre", a estimé l'ancien président au micro de RTL. Sur le sujet de l'Europe, La République en marche (LREM) "est plutôt de centre droit alors que, dans la vie publique, elle est plutôt au centre", selon lui."L'Europe, c'est à vous, ce n'est pas à la démocratie" Valéry Giscard d'Estaing appelle les Français à "aller voter, non pas pour exprimer un mécontentement national ou de catégorie mais pour (...) que l'Europe puisse offrir un avenir satisfaisant". "L'Europe c'est à vous. Ce n'est pas à l'administration, ce n'est pas à la bureaucratie. Puisque c'est à vous, il faut que ça marche. Et pour que ça marche, il faut vous en occuper", a-t-il souligné. "On a fait la monnaie, il faut faire les impôts. Il faudra ensuite avoir une solidarité et apparaître comme une confédération économique du niveau des États-Unis et de la Chine", a plaidé Valéry Giscard d'Estaing.
Des individus cagoulés ont frappé le véhicule de la famille, alors arrêté à un feu tricolore, et brisé une vitre, occasionnant de légères blessures au père. Les faits se sont produits en marge des célébrations de la victoire de l'Algérie en finale de la CAN.
Les faits se sont déroulés vendredi soir vers 23H30. Un couple et leur enfant en bas âge circulaient en voiture dans les rues de Lyon où ils étaient venus participer aux célébrations de la victoire de l'Algérie en finale de la Coupe d'Afrique des nations. Ils ont été agressés par un groupe d'individus cagoulés, vêtus de noir et armés de battes de base-ball. L'agression a eu lieu alors qu'ils étaient arrêtés à un feu tricolore, quai Fulchiron, dans le 5e arrondissement de la ville, a indiqué le parquet dimanche 21 juillet, confirmant une information du Progrès.La famille a expliqué aux enquêteurs que les individus qui les avaient agressés avaient frappé le véhicule et brisé une vitre, occasionnant de légères blessures au père de famille. Ce dernier s'est vu reconnaître six jours d'ITT. Sa femme a été choquée. La famille a également déclaré que leurs agresseurs avaient proféré des menaces et des insultes à caractère raciste.Une enquête ouverte pour violence aggravéeLa famille a porté plainte. Une enquête a été ouverte pour "violence aggravée, dégradation aggravée et menaces de mort à caractère raciste", a indiqué le parquet. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale du Rhône. Elle doit notamment permettre de déterminer si ce groupe d'individus a pu commettre d'autres faits lors de cette soirée. "Des individus vêtus de noir, cagoulés, munis de battes, venant du vieux Lyon et criant 'sales bougnoules'. Comment ne pas voir là la marque nauséabonde de l'ultra droite ? Il est temps que ces groupuscules violents soient mis hors d'état de nuire !", a réagi sur Twitter le président de la métropole de Lyon, David Kimelfeld, après la révélation de cette agression.Des groupuscules d'extrême droite sont implantés de longue date dans le Vieux Lyon, comme les mouvements Génération identitaire ou le Bastion social. Scènes de liesse Vendredi soir, des scènes de liesse, la plupart du temps bon enfant, se sont déroulées dans les rues de Lyon. Le coup de sifflet final a entraîné un déchaînement de youyous, pétards, feux d'artifice et fumigènes dans le quartier de la Guillotière. Dans le centre-ville, un bref accrochage a opposé supporters de l'Algérie et forces de l'ordre, visées par des projectiles sur le pont de la Guillotière.
Selon une étude de la Ligue contre la violence routière, partisane de la baisse de la vitesse à 80 km/h, seuls 28 conseils départementaux sur 93 seraient favorables à un retour à 90 km/h.
La vague de retour à 90 km/h ne sera-t-elle au final qu'un vague clapotis ? C'est ce que veut croire la Ligue contre la violence routière, partisane de la baisse de la vitesse à 80 km/h, dans une étude publiée dans le JDD. Alors que de nombreux départements hésitent à revenir sur certains tronçons sur les 80 km/h, l'association a pris le température. Et là où de nombreuses voix s'étaient faites entendre contre la baisse de la vitesse il y a quelques mois, le constat est aujourd'hui plus nuancé. "Ce n'est pas la déferlante annoncée", assure Chantal Perrichon, présidente de l'association. 27 départements hésiteraient à revenir à 90 km/h sur certains axes routiers, et imiter la Haute-Marne et la Seine-et-Marne. Mais 38 seraient enclin à ne plus modifier la limitation de vitesse.Ce revirement s'expliquerait politiquement selon Chantal Perrichon. "Ça confirme que la lutte contre les 80 km/h, souvent menée par des élus LR, était en fait une bataille de com pleine d'arrière-pensées politiques."Depuis le 15 janvier, une circulaire envoyée par le gouvernement aux préfets autorise le retour aux 90 km/h à condition de respecter certains conditions strictes. Après la Haute-Marne et la Seine-Marne, La Charente et les Deux-Sèvres, ont à leur tour annoncé le retour de la vitesse maximale à 90km/h sur près de 700km de routes au total.
De violents orages ont frappé l'ouest de la France, provoquant d'importants dégâts dans les vignobles bordelais, notamment.
Une fillette de 6 ans a été tuée, samedi 26 mai, par la chute d'une branche pendant un orage, à Changé, près de Laval, en Mayenne, rapporte franceinfo.La victime se promenait dans un parc municipal avec ses parents au moment du drame. "Elle était tenue par la main par sa mère lorsqu'une branche de 40 cm de diamètre a été arrachée et lui a occasionné un traumatisme crânien en tombant", a indiqué la sous-préfète de permanence à franceinfo. La fillette est décédée à son arrivée à l'hôpital. La mère, en état de choc, a été hospitalisée, selon France Bleu Mayenne.La Mayenne avait été placée en vigilance orange par Météo France. "Les orages ont été relativement brefs mais ponctuellement assez violents", a précisé la sous-préfète. De violents orages ont touché la façade ouest de la France samedi. Ils ont suscité de nombreuses interventions des pompiers sans faire d'autres victimes, et ont provoqué de gros dégâts dans le vignoble bordelais et charentais. Pour dimanche, les prévisions annoncent un temps instable sur la majeure partie du pays, avec des orages forts et de la grêle à craindre en journée, notamment des Pyrénées à la Normandie.
VIDÉO. Un crash test entre une voiture lancée à 50 km/h et une trottinette électrique a été organisé pour la première fois vendredi à Paris.
Le mannequin percuté a été projeté à 17 mètres du point d'impact. Les images sont impressionnantes. Un premier crash test entre une voiture et une trottinette électrique a été organisée vendredi 12 avril à Paris. Lancée à 50 km, la Twingo noire freine brusquement avant de percuter un mannequin embarqué sur une trottinette électrique. Le choc est violent, le mannequine est projeté 17 mètres plus loin, rapporte France Bleu. La tête du mannequin vient s'écraser sur le pare-brise de la voiture. "Le choc est ultra-violent. J'arrive à entendre le fracas de la tête du mannequin dans le véhicule. Les jambes ont percuté le capot, et ensuite le corps est venu s'écraser sur le pare-brise. On a un trou sur le pare-brise, on voit encore des cheveux. Dans ce cas de figure, il y 95 % de risque qu'il soit mort sur le coup", a réagi Pascal Dragoto, le pilote professionnel au volant de la voiture, cité par France Bleu. Des conduites souvent imprudentes Le mannequin, sans équipement de protection, portait un casque audio et avait grillé une priorité à droite. Une situation qu'on retrouve dans les grandes villes. "Il y a une forme de naïveté autour de la trottinette électrique, on n'est pas toujours conscient qu'on est vulnérable", estime auprès de France Bleu Cécile Lechere, en charge de la prévention des risques routiers à la MMA, assureur organisateur du crash test. Depuis plusieurs mois, les trottinettes électriques en libre-service ont ont envahi les artères et trottoirs des grandes villes; "Aujourd'hui, il y a entre 10.000 et 15.000 trottinettes en libre-service à Paris, on va dépasser les 25.000 en mai", souligne Aymeric Weyland, expert en mobilité qui travaille avec la mairie de Paris. La loi Mobilités actuellement en cours d'examen au Parlement doit permettre de réglementer l'utilisation de ces nouveaux engins et de donner davantage de pouvoir aux collectivités locales face aux opérateurs de trottinettes. En attendant, rouler en trottinette sur un trottoir à Paris est désormais passible de 135 euros d'amende. La Sécurité routière faisait état de 284 blessés et 5 tués à trottinettes ou à rollers - les chiffres n'étant pas différenciés - en 2017 soit avant l'arrivée des opérateurs en libre-service. "L'augmentation des accidents liée aux trottinettes électriques est inévitable, puisque c'est une pratique qui se développe", remarque Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, qui souligne "beaucoup d'imprudence" dans la conduite de ces engins, "avec notamment la conduite avec des écouteurs."
Quasiment inconnue en France il y a six ans, Anne Hidalgo va être réélue comme maire de Paris, après un premier mandat où cette enfant d'immigrés espagnols a imposé sa marque de socialiste convertie à l'écologie, au risque de cliver.
"J'ai le même caractère que mon père, explosif !", disait dès 2013, cette native de San Fernando à la pointe sud de l'Espagne.Arrivée en France à l'âge de deux ans, Ana devient Anne et obtient la nationalité française à 14 ans. "Je me souviens de mon institutrice qui un jour a dit en me regardant +Ce ne sont pas les petites Espagnoles qui vont devenir les premières de la classe+ Cela m'a donné envie de relever le défi", confiait l'édile de 61 ans au journal Le Parisien, en mars dernier. Elue à Paris depuis 2001, elle a patiemment attendu son tour dans l'ombre du maire socialiste de l'époque Bertrand Delanoë, qu'elle remplace en 2014.Interdiction des voitures diesel dans Paris d'ici 2024, piétonnisation d'une partie des quais de Seine, multiplication des pistes cyclables: elle a peu à peu fait de son engagement "vert" sa marque de fabrique. Une ligne politique qui séduit à Paris et qui lui a permis d'engranger le précieux ralliement des écologistes entre les deux tour, mais qui provoque la colère de certains habitants des banlieues moins aisées pour lesquels la circulation dans la capitale a parfois viré au casse-tête. Son engagement "écolo" est en tout cas sorti renforcé de cette deuxième campagne municipale où a notamment promis des "forêts urbaines" et la suppression de 60.000 places de parking.Celle qui assure avoir réduit de 25% les émissions locales parisiennes en 2018 par rapport à 2014 a également été régulièrement attaquée par ses rivaux sur son bilan avec la saleté des rues parisiennes ou la hausse de la délinquance, comme thèmes favoris.- Paris comme tremplin ? -Les soutiens de Mme Hidalgo insistent sur son ouverture d'esprit, et en veulent pour preuve ses amitiés très hétéroclites qui vont des deux côtés de l'échiquier politique.Mais "il faut qu'elle apprenne à travailler plus collectivement, avec l'ensemble des partis", concède un élu de la majorité.Du côté des critiques, son autoritarisme est souvent pointé du doigt. Jusque chez d'anciens collaborateur comme son ex-premier adjoint, Bruno Julliard, qui dénonçait en 2018 son "inconstance",la décrivant comme dénuée de toute capacité "d'échange et d'écoute", et qui gouverne "à l'instinct"."Je sais le décalage qui existe entre ce que je suis réellement et ce qu'on perçoit de moi (...) L'autorité d'un homme devient l'autoritarisme d'une femme", se défend l'ex-inspectrice du travail dans son livre "Respirer", publié en 2018.Son premier mandat n'a toutefois pas été un long fleuve tranquille, entre les attentats qui ont endeuillé Paris en 2015, l'incendie de la cathédrale Notre-Dame l'an dernier ou les violences en marge des manifestations des "gilets jaunes".Ce deuxième mandat sera t-il un tremplin vers de plus hautes fonctions à l'image de Jacques Chirac qui fut maire de Paris avant d'être président? "Elle n'en a pas envie", assure son premier adjoint Emmanuel Grégoire qui prédit cependant qu'elle jouera "un rôle très important dans la recomposition politique nationale". En attendant, d'autres échéances se profilent à l'horizon de son second mandat, et notamment les Jeux olympiques de 2024 qui se tiendront dans la capitale française.
La hausse est plus marquée pour les produits bio (12%) que pour ceux dits conventionnels (6%).
Beaucoup de Français en avaient le sentiment, une étude de l'UFC-Que choisir relayée mercredi 22 avril vient le confirmer : le prix des fruits et des légumes a augmenté depuis le début du confinement. En moyenne, la hausse s'établit à 9 % entre la semaine du 2 au 9 mars et celle du 6 au 11 avril, selon des relevés effectués dans plus de 4.600 drive portant sur 116.000 prix. Dans le détail, les fruits ont augmenté de 8% et les légumes de 10%. La hausse est moins importante pour les produits dit conventionnels (6%) que pour les articles bio (12%). Alors que le budget alloué à l'achat des fruits et légumes représente un quart du panier des Français, "cette hausse est loin d'être anodine", souligne Grégory Caret, de l'association de consommateurs, dans Le Parisien.Comment expliquer de telles hausses qui peuvent atteindre 16% pour des citrons verts bio ou 25% pour des tomates en grappe bio ? Première piste évoquée par l'UFC-Que choisir : une hausse de la demande couplée à une baisse des produits disponibles, baisse qui s'explique notamment par la chute des importations à cause des fermetures de frontières décidées pour contrer l'épidémie de coronavirus. Deuxième piste évoquée par l'association de consommateurs : dans les étals, nous sommes passés de produits bon marché, espagnols ou marocains notamment, à des productions françaises, plus chères. Autre explication avancée : la hausse des coûts de production avec la mise en place de mesures de sécurité onéreuses, l'inflation du coût des récoltes, la main-d'œuvre bon marché venant du Maghreb ou d'Europe de l'Est pour les récoltes ayant fait défaut cette année, et la hausse des frais de transport. Depuis l'apparition du coronavirus, ils "ont flambé de 30 %", explique dans Le Parisien Laurent Grandin, le président d'Interfel, la filière des fruits et légumes. Dernière explication mise en avant par l'UFC-Que choisir : l'emballage systématique des fruits et légumes vendus par les drives pour rassurer les consommateurs qui a également un coût. "Certains de ces facteurs de hausse étant les mêmes que pour les produits de grande consommation, notre crainte est que ce qui se passe actuellement sur les fruits et légumes ne soit précurseur de ce qui se passera plus tard sur les produits agroalimentaires", s'inquiète Grégory Caret dans les colonnes du quotidien. Laurent Grandin se veut plus rassurant : "Certains coûts ont progressé avec la crise du coronavirus, mais si on compare les tarifs avec ceux de l'an passé à la même période, nous trouvons plutôt une hausse de 2 à 3 %".
Une perquisition a été effectuée mercredi 25 juillet en fin d'après-midi dans le bureau d'Alexandre Benalla au Palais de l'Elysée, en présence du collaborateur d'Emmanuel Macron. Le cabinet du chef de l'Etat a confirmé l'information, révélée par plusieurs médias.
Débutée en milieu d'après-midi, cette perquisition a pris fin vers 20h.Collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, de même qu'un employé de La République en marche (LREM), Vincent Crase, ont été mis en examen dimanche 22 juillet, notamment pour "violences en réunion", après avoir été filmés en train de frapper des manifestants le 1er mai à Paris.Avant cette procédure judiciaire, Alexandre Benalla avait été sanctionné de 15 jours de mise à pied avec retenue de salaire, avait dans un premier temps assuré l'Elysée. Il a néanmoins touché son salaire intégral au mois de mai, a annoncé mercredi le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, en précisant qu'il ferait l'objet d'une retenue sur congés. "M. Benalla a touché pour le mois de mai son salaire intégral", a indiqué Patrick Strzoda lors de son audition par la commission des Lois du Sénat. "En revanche, ses 15 jours de suspension feront l'objet d'une retenue sur les droits à congés qu'il avait en reliquat au titre de l'année 2017", a-t-il ajouté.
Les astronautes peuvent déjà uriner et déféquer quand ils flottent dans l'espace, mais la Nasa cherche des concepts plus petits, plus efficaces et adaptés à la faible gravité lunaire pour ses futures missions sur la Lune. Elle a lancé jeudi un appel à projets avec 35.000 dollars de prix.
"Ce défi espère susciter des approches radicalement nouvelles et différentes au problème de la collecte et du stockage des déchets humains", écrit l'agence spatiale américaine dans la prose technique dont elle est coutumière.Les astronautes d'Apollo faisaient dans un sac (au moins cinq sont restés sur la Lune, selon des archives officielles), et les toilettes de la Station spatiale internationale fonctionnent aujourd'hui avec des systèmes de tuyaux et d'aspiration, apesanteur oblige.La Nasa accordera trois prix (20.000, 10.000 et 5.000 dollars) aux inventeurs les plus créatifs pour un système à installer dans l'alunisseur qui ramènera deux astronautes sur la Lune d'ici 2024, selon le calendrier officiel (trois sociétés sont en concurrence pour construire l'alunisseur).Le cahier des charges est spécifié: les toilettes devront bien sûr servir aux hommes et aux femmes, fonctionner à la fois sur la Lune (où la gravité est le sixième de la gravité terrestre) et en microgravité (dans l'espace), occuper moins de 0,12 mètre cube, et ne pas faire plus de bruit qu'une aération de salle de bain (60 décibels).Surtout, elles devront permettre la défécation et la miction simultanées, et pouvoir recevoir un litre d'urine et 500 grammes de matières fécales (y compris diarrhées) par événement, et 114 grammes par jour de règles. Elles devront être nettoyables en cinq minutes, et contenir les odeurs et les gouttes dans l'habitacle, forcément étroit, du véhicule. Les déchets devront pouvoir être stockés ou évacués à l'extérieur (pour Apollo, l'urine était rejetée dans l'espace, "où elle se gelait immédiatement dans une pluie de cristaux glacés et étincelants", selon l'auteur Craig Nelson).Un autre détail pour ceux qui seraient intéressés (date limite le 17 août): "des points bonus seront accordés aux conceptions capables de recueillir les vomissements sans obliger le membre d'équipage à mettre sa tête dans les toilettes".
Le député La République en marche (LREM) des Hauts-de-Seine est soupçonné de fraude fiscale.
Thierry Solère a été placé en garde à vue mardi 17 juillet au matin dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre (Hauts-de-Seine), révèle Le Monde. Une information confirmée par la suite à l'AFP. Son immunité parlementaire avait été levée le 11 juillet dernier. L'ex-député Les Républicains devenu Marcheur fait en effet l'objet depuis 2016 d'investigations menées par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, après une plainte déposée par Bercy pour fraude fiscale. Les enquêteurs le soupçonnent également de trafic d'influence, corruption, abus de biens sociaux, financement illicite de dépenses électorales et manquement aux obligations déclaratives auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).Quels sont les faits reprochés?Les faits dont est soupçonné M. Solère remontent à 2010-2013, alors qu'il était conseiller régional LR d'Île-de-France et lieutenant de Bruno Le Maire. L'élu travaillait en parallèle comme conseiller stratégique dans le privé, notamment chez Chimirec, une entreprise spécialisée dans la collecte et le traitement des déchets industriels. Un poste qui lui rapportait "12.000 euros par mois", avait souligné le site Mediapart en septembre 2016.À l'été 2017, Le Canard enchaîné avait par ailleurs indiqué que Thierry Solère avait "omis de régler une partie de ses impôts sur le revenu de 2010 à 2013, ainsi que la taxe foncière de la dernière année". Un "oubli" qui lui avait valu "une saisie-arrêt sur salaire", selon l'hebdomadaire. Selon Le Monde, qui a récemment fait état d'un "document synthétisant la position du parquet" dans cette affaire, Thierry Solère est aussi soupçonné, entre autres, d'"enrichissement occulte" et "de s'être servi de son influence en tant qu'élu local et national pour aider ses sociétés clientes à obtenir des contrats publics ou un agrément des pouvoirs publics", notamment "LNA, un prestataire informatique, Aliapur, une société de recyclage de pneus, ou encore Chimirec". Ce dossier a eu en juin un effet collatéral de taille : soupçonné d'avoir transmis à M. Solère des éléments sur cette enquête, l'ex-garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas a été mis en examen par la Cour de justice de la République pour "violation du secret professionnel". Des soupçons que ce dernier a contestés "avec détermination". Le Monde précise par ailleurs que l'élu LREM doit également être entendu sur l'embauche en tant qu'assistante parlementaire de l'épouse de l'un de ses anciens employeurs. Un emploi soupçonné fictif. Il devrait être également interrogé sur des prêts octroyés par un de ses proches, promoteur immobilier, pour plus d'un million d'euros, qui n'auraient pas été déclarés. Des faits contestés par Thierry Solère.
Depuis l'été dernier, les radars subissent la grogne des anti-80km/h et celle des "gilets jaunes". Une colère qui coûte cher et qui pourrait bien avoir des conséquences sur les automobilistes.
Après une année 2018 "historique", 2019 a débuté avec deux mois "dramatiques" de rebond de la mortalité routière. Une hausse que l'exécutif impute principalement aux dégradations de radars menées depuis l'été dernier par les anti-80km/h et accentuées avec la crise des "gilets jaunes". Le 1er mars 2019, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait déclaré que 75% des radars avaient été dégradés. Radars détruits : plus de morts sur les routes ?par franceinfoEn plus des vies perdues, ces destructions coûtent cher."On parle de la facture pour les assureurs, mais la facture pour la collectivité est dramatique : c'est d'abord des morts et c'est aussi entre 500 et 600 millions d'euros, 40 millions de réparations des radars et environ 500 millions de non-recettes, qui ne vont pas financer les routes", a dénoncé jeudi 28 mars le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe.Selon Les Échos, le manque à gagner pour le budget de l'État sur 2018 et 2019 est de plus de 660 millions d'euros. Une information confirmée par le ministère de l'Économie et des Finances auprès de Franceinfo. Selon Bercy, les pertes de recettes s'élèvent à 209 millions d'euros sur 2018, par rapport aux 928 millions d'euros provisionnés. Sur l'année 2019, elles devraient atteindre 455 millions d'euros, soit presque la moitié de ce qui avait été annoncé (1,04 milliard). À ceci doit s'ajouter le montant des réparations, souligne par ailleurs le quotidien économique. Quelles conséquences pour les automobilistes ?Ces dégradations pourraient rapidement subir les conséquences de telles dégradations. Une partie des recettes des radars vient en effet alimenter le budget de l'Afitf, l'agence finançant les infrastructures de transport.Les Échos expliquent par ailleurs que d'autres institutions ont dû se passer des recettes des radars : l'État a renoncé sur 65 millions qui devaient servir au désendettement, le budget de la Sécurité routière a été réduit de 57 millions d'euros et les recettes allouées aux collectivités locales ont été réduites de 60 millions d'euros.
Convié au débat organisé ce jeudi dans la Drôme, le président du parti Les Républicains (LR) a estimé que, si "cette écoute avait eu lieu dès le début, on se serait épargné bien des tensions dans le pays".
À l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron dans la Drôme dans le cadre du grand débat, le chef de l'État a échangé avec le patron de LR, Laurent Wauquiez, à Valence, invité en tant que président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Un tête-à-tête inédit d'une cinquantaine de minutes, contre les trente prévues initialement, qui n'a visiblement pas convaincu Laurent Wauquiez, qui reproche au président de la République son "écoute" tardive. "Si cette écoute avait eu lieu dès le début, on se serait épargné bien des tensions dans le pays", a-t-il déclaré durant le débat, auquel assistaient également une soixante d'élus de la région. "Les problèmes, on les connaît". "D'abord les retraites" qui sont "trop petites". Ensuite "l'impôt est injuste car il repose au milieu" (sur les classes moyennes, NDLR). Troisièmement, "nos territoires ont le sentiment de n'être ni aidés, ni respectés", a développé le patron de LR."Depuis deux ans, on a l'impression que vous avez tourné le dos aux territoires". "Je n'ai aucune réponse sur les petites lignes ferroviaires" et "au lieu de mettre de l'argent sur les moyens de transport vous nous mettez les 80 km/h", a accusé Laurent Wauquiez. "Le problème principal est qu'il faut réconcilier, mettre la France ensemble. Il y a eu trop de gestes qui donnent à penser que la France est à plusieurs vitesses. Il faut réconcilier la France des villes et la France rurale", a jugé Laurent Wauquiez.Pour Macron, les responsables politiques se "défausse(nt)""Je ne voudrais pas qu'il y ait des caricatures" mais "il faut voir l'état dans lequel on a pris le pays", lui a répondu Emmanuel Macron. "Je ne me défausse pas mais l'État a vécu une crise financière. Certains s'en souviennent qui avaient des responsabilités ministérielles, qui ont eu à prendre des décisions d'économies qui étaient utiles et qui ont conduit à réduire les dotations des collectivités locales et à baisser d'autres dépenses", a développé le chef de l'État, face à l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy."Même quand on a des responsabilités, on se défausse, quand il y a des problèmes, pour les mettre sur la tête du président", a-t-il jugé. Emmanuel Macron a fait l'éloge de la "décentralisation" et de la "déconcentration" pour "des décisions au plus près du terrain", en jugeant le processus "trop lent". "Il faut qu'on puisse accélérer et rouvrir des services publics pour avoir une répartition de nos fonctionnaires repensée à l'aune de nos territoires", a-t-il estimé."Le président de la République doit changer""Je mets en garde le président de la République (...) un débat, c'est échanger directement avec les Français", a déclaré Laurent Wauquiez après la rencontre, devant la presse. "Quels sont les Français qui ont pu spontanément échanger avec le président ?", a-t-il déploré, jugeant qu'on "assist(ait) à des voyages dans une bulle". "Il faut qu'il aille sur le terrain et qu'il échange directement avec les Français sans filtre, parce que sinon le débat va tourner à vide et ce sera un échec, et ça n'est pas ce que je souhaite", a insisté le patron de LR. "Le danger de ce grand débat, c'est que l'on sorte avec des propositions très éloignées de ce qu'attendent les Français", a-t-il également estimé. "Le président de la République doit changer. Il doit aller sur le terrain et qu'il échange directement avec les Français sans filtre." "Laurent Wauquiez a exprimé un certain nombre de problèmes qui peuvent être réels, par exemple sur la disparité des territoires", a de son côté reconnu Gérard Collomb, maire de Lyon et ancien ministre de l'Intérieur d'Emmanuel Macron.
Marlène Schiappa était l'invitée de l'émission "Au Tableau !" sur C8. La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes a répondu aux questions d'une classe de primaire.
Questionnée sur le féminin de "macho" par une élève, Marlène Schiappa s'est lancée sur l'explication du mot "misandre". "C'est le fait de ne pas aimer les hommes et de les stigmatiser en tant qu'homme", leur a expliqué la secrétaire d'État. Avant qu'une jeune fille ne lui rétorque : "Mais ce n'est pas un peu ce que vous êtes ? Vous avez obligé votre mari à démissionner pour garder vos enfants".Amusée par l'aplomb de la fillette, Marlène Schiappa lui a alors répondu : "Oh comme tu y vas. Je ne pense pas être misandre. J'ai beaucoup d'amis filles, mais j'ai aussi beaucoup d'amis garçons. Je m'entends très bien avec les hommes (...) Je n'ai pas du tout obligé mon mari à quoi que ce soit, en fait, ce qu'il se passe, c'est qu'être au gouvernement, on travaille 24h/24, on se lève à 5h30-6h, on termine de travailler à 23h-Minuit, on n'a pas de vacances, le week-end, on est souvent en déplacement, donc il faut qu'on s'organise, qu'on trouve une organisation dans la famille. Donc le père de mes filles s'est mis à son compte, en freelance, pour avoir plus de souplesse, et pouvoir amener les enfants à l'école, aller les chercher le soir, c'est notre organisation de famille. Mais précédemment, c'est moi qui m'occupais plus des enfants, donc ça s'équilibre".
Aucune cérémonie ne sera organisée pour Karl Lagerfeld, disparu mardi à 85 ans. Le créateur de mode sera incinéré, selon ses vœux.
Aucune cérémonie ne sera organisée à la mémoire de Karl Lagerfeld, selon les vœux du couturier disparu mardi à 85 ans. "Ses souhaits seront respectés", a annoncé une porte-parole de la marque Karl Lagerfled. Le "Kaiser", qui affirmait avec humour préférer "plutôt mourir" que d'être enterré, avait plusieurs fois évoqué sa volonté d'être incinéré. Comme il le voulait donc, ses cendres devraient rejoindre celles de sa mère et une partie de celles de Jacques de Bascher, le dandy qui fut son grand amour jusqu'à sa mort du sida en 1989. Ses cendres dispersées Ces cendres "sont dans un endroit gardé secret. Un jour, on y ajoutera les miennes", avait confié Karl Lagerfeld à Marie Ottavi dans la biographie "Jacques de Bascher, dandy de l'ombre", parue aux éditions Séguier en 2017. "J'ai demandé à ce que l'on m'incinère et que l'on disperse mes cendres avec celles de ma mère... et celles de Choupette (sa chatte, ndlr), si elle meurt avant moi", avait-il encore confié à la revue Numéro en avril 2018.Le dernier des géants de la haute couture, qui fut pendant plus de 35 ans à la tête de la maison Chanel, justifiait son refus d'être enterré, sur "Le divan" de Marc-Olivier Fogiel en 2015: "Je trouve cela horrible. Je veux juste disparaître comme les animaux de la forêt vierge. C'est horrible d'encombrer les gens avec ses restes".Pas de funérailles publiques De funérailles publiques, Lagerfeld n'en voulait pas plus, estimant dans Numéro que "depuis ces sombres histoires de la famille Hallyday, les obsèques à la Madeleine ont tout l'air d'une farce", en référence à l'immense hommage populaire rendu à Johnny le 9 décembre 2017. S'il abhorrait l'idée même d'un hommage, une pluie de témoignages honorant sa mémoire n'a cessé de tomber depuis mardi, provenant de toutes parts, célébrités de la mode, grands de ce monde, anonymes. Le monde de la mode aura peut-être envie de ne pas respecter les dernières volontés du "Kaiser", lors de la prochaine Fashion Week parisienne. Elle débutera le 25 février et se terminera le 5 mars avec notamment le défilé de la collection prêt-à-porter automne-hiver 2019-2020 de Chanel. Un défilé, préparé de concert par Karl Lagerfeld avec Virginie Viard, son bras droit qui a été désignée dès mardi pour succéder à son célébrissime mentor.
Un avion biplace devant rallier Corte à l'île d'Elbe (Italie) s'est abîmé en mer, mardi 17 juillet. Ses deux occupants sont décédés.
Deux personnes ont perdu la vie dans le crash d'un avion de tourisme en Haute-Corse, survenu mardi en fin de matinée. L'appareil, un Socata tb 20 avec deux personnes à bord, était parti de l'aéroclub de Corte, au centre de la Corse, en direction de celui de Ghisonaccia, sur la côte est. Il avait ensuite redécollé de cet aéroport pour rejoindre l'île d'Elbe, une île italienne de l'archipel toscan, dans le canal de Corse, à 70 km de Bastia. Selon le site d'information locale France 3 Corse, l'appareil s'est abîmé à une trentaine de mètres du rivage, près d'une paillote.L'avion a sombréLes deux victimes ont pu être dégagées de l'appareil, qui a coulé après le crash. Leurs identités n'ont pas été communiquées, même si les autorités ont indiqué que les deux personnes sont toutes deux nées en 1969. Leurs dépouilles ont été ramenées à terre. Un hélicoptère de la sécurité civile ainsi que d'importants moyens de secours ont été déployés sur place.L'origine de l'accident restait encore inconnue en début d'après-midi. Les investigations ont été confiées aux spécialistes de la Gendarmerie des transports aériens (GTA).