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Elle doit être lancée à l'Assemblée et permettra, assure l'élu, de "tirer les leçons de cette crise inédite".
"Nous avons une responsabilité collective", écrit l'élu dans une lettre au président de l'Assemblée Richard Ferrand (LREM). Masques, dépistage, Ehpad, et "refondation de notre souveraineté sanitaire". La commission d'enquête prévue pour juin devrait servir "non pas de tribunal populaire", assure Damien Abad, mais "pour que notre pays ne se retrouve plus jamais dans cette situation".Cette commission d'enquête démarrera parallèlement à celle prévue au Sénat à majorité de droite.Agnès Buzyn probablement auditionnéeLe titulaire du perchoir avait installé début avril une simple mission d'information, devant se doter des prérogatives d'une commission d'enquête au "retour à la normale" après l'épidémie. Les députés LR plaidaient alors pour un lancement de celle-ci à l'automne. "Le passage du pic épidémiologique et la période de déconfinement que nous connaissons doit nous permettre d'enclencher la deuxième étape et de faire toute la lumière sur la gestion de la crise sanitaire, tout en préparant la période du rebond et en pensant le monde d'après", plaide Damien Abad dans ce courrier où il souhaite désormais la commission d'enquête "dès que possible".La mission d'information va restituer mardi en fin de journée ses premiers travaux. Dans l'émission Audition publique pour LCP/Public Sénat/Figaro lundi soir, Damien Abad a précisé que ce serait "de l'ordre du possible" qu'il devienne rapporteur de la future commission d'enquête, fonction réservée au premier groupe d'opposition. Il a souhaité que cette commission entende l'ancienne ministre de la Santé et candidate LREM à Paris Agnès Buzyn, mais seulement après le second tour des élections municipales prévu le 28 juin, pour éviter le "mélange des genres". Après le lancement lundi du "Ségur de la Santé", vaste concertation destinée à améliorer les conditions de travail et la rémunération des soignants, Damien Abad a souhaité augmenter de 5% par an pendant 5 ans leurs salaires, mais en questionnant les 35 heures qui ont, selon lui, "détruit l'hôpital public". "Ce serait mentir (...) de dire uniquement qu'on va augmenter votre salaire sans effort", a-t-il expliqué.Il a aussi demandé à "sanctuariser la fonction publique hospitalière" qui doit échapper "à toute logique comptable".
Pour la première fois, quatre longs-métrages tunisiens ont rejoint en juin le catalogue de Netflix, une reconnaissance pour ce cinéma en pleine renaissance.
Le premier film d'horreur tunisien, "Dachra", qui a fait carton plein en salle en Tunisie en 2019, ou encore "Noura rêve", consacré aux difficultés d'une mère à conquérir son bonheur malgré un mariage miné par la violence, seront accessibles dans toute la région."Les films tunisiens ont une capacité à couvrir des sujets de société importants (...) et c'est ce qui nous intéresse le plus", explique à l'AFP Nuha Eltayeb, directrice de l'acquisition des contenus pour le Moyen-Orient, l'Afrique et la Turquie."Nous recherchons des histoires qui stimulent la créativité et l'imagination, qui créent les conditions du débat", ajoute-t-elle.Après la révolution de 2011, le cinéma tunisien, qui mourait à petit feu, a été relancé par une jeune génération qui s'est saisie frontalement des questions de liberté et d'égalité, portant audacieusement à l'écran conflits de l'intime ou politiques, remous sociaux et dilemmes religieux.Actuellement une dizaine de films sont tournés chaque année, dont plusieurs ont été primés à l'international.La réalisatrice de "Noura rêve", Hinde Boujemaa, s'est dite "fière" de cette "reconnaissance internationale", espérant que cela "servira de catalyseur pour renforcer la place des cinéastes tunisiens dans leur pays".Au total, une quarantaine de films arabes ont été ajoutés récemment, selon Netflix. Des oeuvres des réalisateurs égyptiens Yousri Nasrallah et Youssef Chahine ou encore le film algérien "Papicha", primé mais censuré en Algérie, ont également rejoint la plateforme.Par ailleurs, l'actrice tunisienne basée au Caire Hend Sabri a annoncé sur Instagram qu'elle allait entamer à l'automne 2021 le tournage d'un feuilleton pour Netflix, au sujet de la "femme arabe"."Ce qui nous intéresse particulièrement, ce sont les histoires authentiques et locales", souligne Mme Eltayeb.Netflix, qui a du retarder certaines de ses productions originales en raison du nouveau coronavirus, a en revanche vu son nombre d'abonnés exploser durant le confinement, particulièrement dans la région Afrique du Nord-Moyen-Orient-Turquie.Sur près de 16 millions de nouveaux membres dans le monde au premier trimestre 2020, 7 millions viennent de cette région, selon les résultats financiers publiés par la plateforme.
Onze familles de personnes disparues se sont réunies ce jeudi 1er février à Lyon pour évoquer les avancées de leur affaire, à la lumière des dernières révélations sur Nordahl Lelandais. Quatre cas de disparition ont déjà été rouverts par le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat.
Ce jeudi 1er février à Lyon, onze familles se sont réunies pour échanger des informations et demander des vérifications à la justice, révèle Le Figaro. "On va faire le point. Nous ne sommes pas là pour accuser qui que ce soit mais on va pouvoir se parler, rencontrer des familles qui sont dans la même situation que nous", explique Marie-France Fiorello, contactée par Le Figaro. En octobre 2010, son fils a disparu sur le chemin de l'université à Saint-Etienne (Loire). Les enquêteurs ont observé le signal de son téléphone portable à Chambéry, ville où Nordahl Lelandais possédait un élevage de chiens à la même période.Les révélations sur le suspect numéro 1 dans l'affaire Maëlys, Nordahl Lelandais, mis en examen pour l'assassinat du caporal Arthur Noyer, ont ravivé l'espoir de ces familles de disparus. Est-il impliqué dans ces disparitions ? C'est le travail de gendarmes du Service central du renseignement criminel, qui ont ouvert une cellule d'enquête spéciale pour déterminer si l'homme est un tueur en série.Des investigations en coursPlusieurs familles ont contacté Jean-Yves Coquillat, le procureur de Grenoble pour demander des réouvertures d'enquête. Quatre d'entre elles ont déjà obtenu gain de cause, selon Le Figaro. Ces investigations portent sur des disparitions entre 2010 et 2016 : celle de Nicolas Suppo, disparu le 15 septembre 2010 à Échirolles, Malik Boutvillain, disparu le 6 mai 2012 à Échirolles également, Stéphane Chemin, disparu le 24 septembre 2012 au Bourg-d'Oisans, et Georgette Bonnet, disparue le 9 septembre 2016 près de la commune de la Chapelle-du-Bard."Pour l'instant, nous n'avons aucun lien entre les personnes disparues, ni aucun lien avec Nordahl Lelandais. Cependant, elles ont eu lieu dans une zone géographique proche de celle de Maëlys ou du caporal Noyer. Il y a donc des éléments à vérifier", explique au Figaro Jean-Yves Coquillat. Même si rien ne relie ces personnes disparues à Nordahl Lelandais, les familles ont l'espoir de voir émerger de nouveaux indices sur la disparition de leurs proches.
Déjà verbalisées pour non respect des règles du confinement, une petite dizaine de personnes ont été placées en garde à vue dans le Pas-de-Calais et en Seine-Saint-Denis.
Pourra-t-on être condamné pour avoir bafoué les règles du confinement en France ? Mises en place depuis mardi midi sur tout le territoire, les mesures sont largement transgressées en France, au point que les forces de l'ordre sont parfois obligées d'aller au-delà de l'amende de 135 euros. Confinement : vers des mesures plus sévères ?par franceinfoUn homme a été placé en garde à vue à Bruay-la-Buissière dans le Pas-de-Calais pour "mise en danger d'autrui par violation délibérée des mesures destinées à prévenir et limiter les conséquences des menaces sanitaires sur la santé", indique vendredi 20 mars l'AFP, confirmant une information du Parisien. L'homme faisait partie d'un groupe de cinq buvant de l'alcool sur la voie publique. Il avait déjà été verbalisé pour ne pas avoir d'attestation de déplacement. Les quatre autres ont pris la fuite.La Seine Saint-Denis comptabilisait quant à elle vendredi matin, sept gardes à vue pour "mise en danger de la vie d'autrui", a indiqué à l'AFP le parquet de Bobigny. Quatre personnes ont été interpellées jeudi pour ce motif, a précisé le parquet. Deux ont écopé d'un "rappel à la loi", les deux autres se trouvaient toujours en garde à vue, a-t-il ajouté. Vendredi, trois autres personnes ont été placées en garde à vue. Là encore, avant d'être interpellés, les contrevenants avaient déjà été verbalisés "à plusieurs reprises", selon une autre source policière.Au total, une "quinzaine" de personnes ont été placées en garde à vue en Seine-Saint-Denis pour des incidents lors des contrôles sur les motifs de déplacement, a indiqué cette source policière. Certains pour "outrage", d'autres pour "rébellion" ou "violences" sur policiers, a-t-elle dit. Les interpellations ont eu lieu dans plusieurs communes, notamment Sevran, Bobigny, Clichy-sous-Bois, Blanc-Mesnil, Montreuil ou encore Rosny-sous-Bois. L'infraction de "mise en danger de la vie d'autrui" est passible d'un an de prison et 15.000 euros d'amende.
Un détenu a profité d'une "sortie nature" à Hillion dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) pour s'évader ce mardi 29 mai, rapportent Le Télégramme et France Bleu. Il était toujours recherché dans la soirée.
L'homme a profité de cette sortie pour fausser compagnie à ses encadrants. Les gendarmes n'ont été prévenus que 45 minutes après les faits, précise France Bleu. Ils ont alors lancé un dispositif de recherche avec un hélicoptère et des chiens. Les policiers de Saint-Brieuc sont également mobilisés. La radio locale a précisé en fin de soirée que l'homme aurait été "repéré dans le quartier de l'Europe à Saint-Brieuc". Mais il n'avait pas encore été interpellé aux alentours de 22h30.Cette affaire intervient quelques heures après l'arrestation d'un détenu fiché S qui s'était évadé de la prison de Brest il y a treize jours. "Ce sont deux profils complètement différents", a-t-on précisé à la radio. L'homme est "bien connu des services de police pour des faits de droit commun".
TRIBUNE. Quatorze médecins de renom réclament, dimanche 12 juillet, dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, "le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos" pour endiguer l'épidémie de Covid-19.
Pr Philippe Juvin: "Plus le temps passe, plus les gens ont l'impression que [le covid] c'est fini"par BFMTVLes quatorze professeurs, parmis lesquels les infectiologues Karine Lacombe et Éric Caumes, ou le généticien Axek Kahn, regrettent un relâchement dans le respect des gestes barrières. "Pour nous tous, la tentation est grande et compréhensible de reprendre une vie normale, d'oublier le virus, de profiter de l'été, des plages, des soirées entre amis et de la proximité retrouvée. Malheureusement le virus, lui, ne nous oublie pas", insistent les auteurs. "Il serait vraiment très regrettable de ne pas utiliser ces moyens efficaces et accessibles" pour freiner l'épidémie "que sont : le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos, la distanciation physique autant que possible et le lavage des mains", plaident-ils dans cette tribune. "Nous ne voulons plus compter les morts" Les médecins reconnaissent que le masque "reste inconfortable". Mais ils soulignent que "contrairement au début de l'année", on sait maintenant qu'il est "une condition importante pour limiter la diffusion du virus" si "tout le monde le porte". "Nous avons aujourd'hui les stocks nécessaires", insistent-ils. Les 14 médecins invitent les Français à se ressaisir avant qu'il soit "trop tard pour éviter un nouveau confinement, plus ou moins complet". "Nous ne voulons plus compter les morts comme nous avons dû le faire", insistent-ils. "Vigilance au quotidien" Depuis quelques semaines, les enquêtes menées par Santé publique France montrent un moindre respect des gestes barrières. L'agence sanitaire a prévenu vendredi, dans son point hebdomadaire, qu'on observait une "nouvelle tendance à l'augmentation de la circulation du virus SARS-CoV-2" en France métropolitaine, même si elle se maintient "à un niveau bas".À la veille des départs en vacances, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont appelé vendredi les Français à la "vigilance au quotidien" et au port du masque, pour "prévenir" une "éventuelle deuxième vague de l'épidémie".Le texte a été rédigé par Antoine Pelissolo, professeur en psychiatrie, et Jimmy Mohamed, médecin généraliste et chroniqueur sur Europe 1. Les co-signataires sont le Pr Philippe Amouyel, médecin de santé publique, Francis Berenbaum, rhumatologue, le Pr Éric Caumes, infectiologue, le Pr Robert Cohen, pédiatre, le Pr Anne-Claude Crémieux, infectiologue, le Pr Gilbert Deray, néphrologue, le Pr Vianney Descroix, odontologue, le Pr Philippe Juvin, urgentiste, le Pr Axel Kahn, généticien, le Pr Karine Lacombe, infectiologue, le Pr Bruno Megarbane, réanimateur et le Pr Christine Rouzioux, virologue.
Le 3 janvier dernier, l'ancienne ministre de l'Éducation a laissé entendre qu'à son époque les enseignants pédophiles étaient "discrètement mutés" vers les Outre-mer. Une petite phrase ressortie sur les réseaux sociaux récemment et qui a fait réagir l'Association des maires de Guyane qui a publié une lettre ouverte pour demander à Emmanuel Macron de s'adresser à ses compatriotes des Outre-mer pour "les rassurer".
Très critique envers l'exécutif, Ségolène Royal fait depuis plusieurs semaines le tour des médias pour exprimer ses prises de positions, qui lui ont valu d'être limogé de son poste d'ambassadrice des pôles. Le 3 janvier dernier, l'ancienne ministre de l'Environnement était notamment sur le plateau de BFMTV/RMC, où elle accusait le gouvernement d'être "responsable de la pagaille" causée par la mobilisation contre la réforme des retraites.Ce même jour, Ségolène Royal a également réagi à l'affaire Gabriel Matzneff et ses pratiques pédophiles. Une polémique qui lui a rappelé, selon ses propres propos, l'époque où elle était ministre de l'Éducation nationale. "Ça m'a rappelé cette période de souffrance, parce que j'ai fait les premières instructions contre la pédophilie dans le milieu scolaire", a expliqué l'ex-présidente de la région Poitou-Charente, fustigeant un "tabou". "Avant on mutait discrètement les (professeurs) pédophiles et si possible dans les Outre-mer comme ça c'était loin et on n'en entendait plus parler", a-t-elle poursuivi, racontant avoir subi "des menaces" alors qu'elle travaillait sur des cas de suicides d'enfants victimes d'agressions sexuelles.Une séquence ressortie ces derniers jours sur les réseaux sociaux et qui n'a pas manqué de faire réagir l'Association de maires de Guyane (AMG). "L'émoi suscité par cette vidéo (...) nourrit davantage, si faire se peut, chez les Français d'Outre-mer, le sentiment d'appartenir à une autre France. Un sentiment qui ne repose plus seulement sur l'éloignement géographique et le retard structurel mais aussi, en l'espèce, de réceptacle aux déviants sexuels dont l'Hexagone chercherait à se débarrasser", a dénoncé David Riché, le président de l'AMG, dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, rapporte la1ere.fr.Le maire de Roura demande au président de la République de s'adresser "en urgence", en premier, "à (ses) compatriotes des Outre-mer pour les rassurer quant aux vérifications judiciaires inhérentes aux professions en contact avec notre jeunesse", mais également "aux enseignants qui pourraient être injustement soupçonnés".Sur Twitter, David Lorion, député de la Réunion, s'est également insurgé."Si Ségolène Royal a les preuves de qu'elle affirme, c'est scandaleux et criminel qu'un fait aussi grave n'ait pas été dénoncé dès que les ministres en avaient connaissance. Les outre-mer ne sont pas une autre France, c'est la France ! Je demande que toute la clarté soit faite !", a réclamé l'élu.
L'ancien porte-parole de l'Élysée inaugurait ses nouvelles fonctions auprès de la présidence lors du déplacement du chef de l'État à Colombey-les-Deux-Églises.
Il aura finalement échappé à la réorganisation de la communication de l'Élysée. Au début du mois de septembre, Bruno Roger-Petit, ancien journaliste et porte-parole de la présidence depuis près d'un an, était donné sortant, son poste étant purement et simplement annulé. Il sera finalement passé entre les maille du filet. Jeudi 4 octobre, lors du déplacement d'Emmanuel Macron à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne), à l'occasion des 60 ans de la Constitution, Bruno Roger-Petit se tenait au côté du président, en tant que "conseiller mémoire". Organiser les anniversairesL'ancien journaliste a profité du départ de Sylvain Fort à la direction du service communication du Palais pour reprendre Le poste laissé vacant. Cette nouvelle fonction a été créée par le nouveau président en mai 2017, "c'est moins une question d'alignement de dépôts de gerbes, même si les commémorations sont bien sûr importantes. Il s'agit de réussir la réconciliation des mémoires et de construire un récit national", avait expliqué l'Élysée selon des propos rapportés par le JDD le 4 juin 2017. Selon Le Figaro, Bruno Roger-Petit est donc en charge d'organiser les prochains grands anniversaires comme le cinquantenaire de la mort de Charles de Gaulle et les 80 ans de l'Appel du 18 juin 1918. Ce "conseiller mémoire" devrait aussi travailler sur les futures panthéonisations du quinquennat, poursuit le quotidien national.
La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire aurait fait part de son opposition à la tenue du débat, assure une association anti-nucléaire.
Le gérant d'un cinéma de Cosne-sur-Loire (Nièvre) a annulé le débat qui devait suivre la projection d'un film sur la catastrophe de Fukushima, a rapporté franceinfo mercredi 6 mars. Le résultat de la pression exercée par la centrale nucléaire hébergée sur la commune, estime l'association Sortir du nucléaire, à l'origine de l'initiative. À l'occasion de la sortie du film "Fukushima, le couvercle du soleil", l'association avait organisé avec le gérant du cinéma L'Eden une soirée de débat avec deux intervenants japonais. "On avait tout calé", a expliqué à franceinfo une militante du Sortir du nucléaire : tracts imprimés, affiches placardées... Mais dix jours avant l'événement, le gérant est convoqué à la mairie, où il apprend que la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire s'oppose à la tenue de la soirée. "Cosne-sur-Loire reçoit, comme toutes les communes qui sont impactées par EDF, des subventions", notamment pour des projets culturels, a indiqué la militante anti-nucléaire.La mairie, de son côté, avait assuré au Journal du Centre que "la tenue du film et du débat est purement de la responsabilité du gérant". Ce dernier avait confirmé au quotidien local. "Je ne veux pas polémiquer, avait-il expliqué. On m'a dit que ce n'était pas nécessaire qu'il y ait ce débat. J'ai entendu dire que ça allait être mal perçu. On m'a dit que ce n'était pas l'idéal. Je n'ai pas reçu de pression, c'est moi qui ai pris la décision."Cependant, mercredi, le maire de la commune a reconnu auprès de franceinfo que "c'était un problème de partenariat avec la centrale nucléaire de Belleville".La projection-débat a finalement été délocalisée dans une commune voisine. Le film sera tout de même projeté à Cosne-sur-Loire du 13 au 19 mars, selon le Journal du Centre.
Un minuscule et ravissant passereau sculpté dans de l'os brûlé, découvert en Chine et vieux de 13.500 ans, prend le titre de plus ancienne figurine d'Asie de l'Est, selon une étude publiée mercredi dans PLOS One.
"La sculpture n'est pas une représentation totalement réaliste d'un oiseau. L'artiste a surdimensionné la queue de l'oiseau pour permettre à la sculpture de tenir sur son piédestal", explique à l'AFP Francesco D'Errico, chercheur CNRS, pour qui cela implique que l'on était déjà, à l'époque, à "un stade avancé" de la pratique artistique."L'artiste était pleinement conscient du fait que la statuaire est l'art de l'équilibre et de l'harmonie", ajoute ce coauteur de l'étude. Et pour réaliser son oeuvre, l'artiste a utilisé quatre techniques différentes et travaillé pas moins de 68 zones différentes de l'os.Mise au jour à Lingjing, dans le Nord de la Chine, au milieu de restes d'animaux calcinés et de fragments de céramique, la figurine de 19,2 millimètres de long pour 5,1 mm de large et 12,5 mm de haut était dans un "état de conservation exceptionnel".Pour déterminer l'âge de la sculpture - environ 13.500 ans-, les chercheurs se sont appuyés sur la datation par le carbone 14 d'os trouvés avec la figurine, et sur les caractéristiques des outils en pierre trouvés sur place.Le petit passereau repousse ainsi l'origine de la sculpture et des représentations d'animaux en Asie de l'Est de plus de 8.500 ans."Nous savions déjà, qu'à cette époque, les chasseurs-cueilleurs de Chine fabriquaient des outils en os (des pointes de lance, des aiguilles ...) et des ornements personnels faits de coquillages, d'œufs d'autruche ou de dents d'animaux", explique l'archéologue de l'Université de Bordeaux en France."La sculpture d'objets, sans fonction apparente et nécessitant un apprentissage spécifique, ouvre une nouvelle fenêtre sur ces sociétés et les rend encore plus proches des chasseurs-cueilleurs historiquement connus", ajoute-t-il.
Le président français, Emmanuel Macron, et son homologue chinois, Xi Jinping, ont eu un long entretien vendredi sur la gestion de la pandémie, l'aide à l'Afrique et les dossiers du climat et de la biodiversité, a annoncé l'Elysée.
Au cours de cet échange, M. Macron a également évoqué la situation à Hong Kong, a précisé l'Elysée sans autre détail, alors que la Chine subit une pression grandissante des Occidentaux pour renoncer à imposer une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong.Le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l'Australie et le Canada ont publiquement exprimé leurs craintes, et le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, a exhorté mardi Pékin à renoncer à cette loi.Par ailleurs, M. Macron a souligné à son interlocuteur "le rôle central et incontournable de l'OMS" ainsi que l'importance de l'initiative internationale Act-A sur les diagnostics, les traitements, le vaccin et le soutien aux systèmes de santé.Il a également rappelé l'importance du moratoire sur les dettes des pays africains les plus fragiles acté dans le cadre du G20" et "la nécessité de lui donner dans les meilleurs délais une traduction multilatérale concrète".Enfin, le président français a rappelé les prochains sommets sur l'environnement prévus en Chine fin 2020 ou début 2021 (COP15 sur la biodiversité et COP26 sur le climat) et "marqué sa volonté de continuer à construire dans les prochains mois avec la Chine un agenda concret" en vue de ces deux réunions.Il a souhaité que ces priorités "soient au cœur de la définition, dans les prochains mois, d'un partenariat ambitieux et équilibré entre l'Europe et la Chine" dans le prolongement de la rencontre de haut niveau organisée à Paris en mars 2019.Le président français a enfin discuté avec Xi Jinping d'une possible nouvelle date pour le sommet UE-Chine, prévu initialement le 14 septembre à Leipzig (Allemagne) mais qui a été reporté.Cet échange intervient après des tensions entre Paris et Pékin. A la mi-avril, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait convoqué l'ambassadeur de Chine en France après la publication sur le site de l'ambassade d'un long article accusant les personnels des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) d'avoir "laissé mourir leurs pensionnaires de faim et de maladie"."Nous entendons être respectés comme la Chine, elle, souhaite l'être", avait alors déclaré le ministre.Les tensions sont de plus en plus fortes entre Washington et Pékin. Le président américain, Donald Trump, rend la Chine responsable de la propagation de la pandémie de nouveau coronavirus et menace Pékin de nouvelles sanctions commerciales.
TikTok souhaite se coordonner avec neuf autres géants des réseaux sociaux pour identifier et retirer rapidement des plateformes des images ultra-violentes, dont celles de suicide, a annoncé mardi la firme chinoise lors d'une audience devant le Parlement britannique.
Theo Bertram, responsable de TikTok chargé des relations avec les autorités en Europe, a expliqué que l'entreprise avait fait cette proposition aux directeurs de Facebook, Instagram, Google, Youtube, Twitter, Twitch, Snapchat, Pinterest et Reddit dans une lettre envoyée après la diffusion sur plusieurs réseaux d'une vidéo d'un homme se suicidant. Pour l'instant, chaque plateforme possède sa propre politique pour arrêter la diffusion de contenus problématiques. Mais "nos efforts individuels pour protéger nos utilisateurs seraient considérablement renforcés par une approche collaborative pour identifier tôt les contenus extrêmement violents, comme le suicide, et notifier les autres représentants du secteur", a écrit dans cette lettre Vanessa Pappas, directrice générale par intérim de TikTok. La firme chinoise avait lancé sa propre enquête après que le suicide filmé d'un Américain s'était retrouvé au milieu d'autres vidéos diffusées sur sa plateforme, qui est particulièrement populaire auprès des jeunes adolescents. Selon l'avertissement envoyé par TikTok à ses utilisateurs le 8 septembre, ces images provenaient à l'origine d'un live Facebook. La vidéo avait ensuite été mise en ligne sur plusieurs autres plateformes, après une "attaque coordonnée" de personnes opérant sur le dark web, partie cachée d'internet, a expliqué mardi Theo Bertram aux députés britanniques. "Dans cette affaire, nos pensées vont à la victime. Mais nous pensons que les choses pourraient mieux se passer à l'avenir", a indiqué cet ancien conseiller des Premiers ministres britanniques Tony Blair et Gordon Brown."Nous devons maintenant établir un partenariat pour traiter ce type de contenu", a-t-il déclaré lors de son audience devant une Commission parlementaire, expliquant que cette collaboration pourrait s'inspirer de celle déjà en place pour lutter contre les contenus montrant des abus sexuels sur des enfants. Dans sa lettre adressée aux autres géants des réseaux sociaux, TikTok a proposé que les responsables de la sécurité de chaque application se rencontrent pour définir les détails d'une approche collective, "qui, nous le pensons, nous aidera tous à améliorer la sécurité de nos utilisateurs".
Le président de la République Emmanuel Macron, prendra la parole pour la première fois depuis le début de l'épidémie de coronavirus ce jeudi 12 mars à 20 heures.
Emmanuel Macron fera jeudi à 20 heures une déclaration télévisée sur le nouveau coronavirus, a annoncé mercredi l'Elysée et la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. Il s'agira de la première allocution solennelle du chef de l'Etat depuis le début de la crise. Cette allocution télévisée "sera consacrée à la crise sanitaire du coronavirus", a indiqué la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye à l'issue du Conseil des ministres.La France est actuellement au stade 2 de l'épidémie avant le déclenchement, prévu très prochainement, du stade supérieur. Des consignes plus strictes ont été appliquées, notamment dans les Ephad."Nous ne sommes qu'au début"Mardi 10 mars, lors d'un déplacement au centre d'appel du Samu de l'hôpital Necker-Enfants malades à Paris, le chef de l'État a rappelé que l'épidémie ne faisait que commencer."Nous ne sommes qu'au début. Il faut être clair, lucide", a-t-il déclaré. Lors de cette visite, Emmanuel Macron a de nouveau tenu à féliciter le personnel soignant "des femmes et des hommes extraordinairement motivés, courageux, qui sont sur le pont et en première ligne". La vieille, sur Twitter, Emmanuel Macron avait lancé un appel à ses homologues européens afin de réfléchir à des solutions globales et communes face à la crise du coronavirus. Le dernier bilan fait état de 33 morts en FranceActuellement, la France est au stade 2 de l'épidémie de coronavirus. "Pour les mesures à prendre en stade 3, elles sont encore en cours de réflexion", a indiqué Sibeth Ndiaye, en précisant qu'elles ne seront pas "standard" sur l'ensemble du territoire. "Notre objectif n'est pas de mettre le pays à l'arrêt", a-t-elle toutefois précisé. Ce mercredi 11 mars le dernier bilan officiel est de 1784 cas recensés et 33 morts.
Le début de semaine de cette cadre commerciale a été marqué par cette naissance inhabituelle dans une rame du RER.
Éliane, cadre commerciale dans une multinationale, a aidé Lamata, à donner naissance à son fils Mohamed, lundi 18 juin, dans une rame du RER A, à la station Auber, dans le 9e arrondissement de Paris. Elle a pu les retrouver tous les deux quelques jours après cet accouchement atypique. "J'ai vu la dame qui était debout, qui se tenait de part et d'autre aux barreaux du wagon. La dame était debout, elle a mis sa main sur le ventre et puis elle a vacillé. Tout de suite, on l'a récupérée, et là on a vu qu"elle était enceinte", explique d'abord cette sage-femme d'un jour que BFMTV a rencontré. Les transports gratuits jusqu'à 25 ans pour le petit Mohamed"J'ai vu sortir un petit peu la tête et puis le reste du corps, et je l'ai eu dans mes mains. L'enfant est arrivé très vite, sans aucune complication", raconte encore Eliane, qui se félicite qu'il n'y ait eu aucun problème.Elle a ensuite tenu le petit Mohamed dans ses bras en attendant l'arrivée des secours. "Quand il a pleuré tout de suite, et quand il a continué à pleurer tout le temps j'étais très contente", se souvient la cadre commerciale.La maman et l'enfant se portent bien. Comme cadeau de naissance, le nouveau-né s'est vu offrir par la RATP les transports gratuits jusqu'à ses 25 ans.
Emmanuel Macron, qui s'exprimera lundi à 20 heures à la télévision, doit annoncer une série mesures destinées à conclure le grand débat, organisé en réponse à la crise des gilets jaunes.
L'allocution est très attendue. Lundi soir à 20 heures, le président de la République doit s'adresser aux Français, afin de présenter les différentes pistes retenues par le gouvernement dans le cadre du grand débat, clôturé le 15 mars dernier. Si le Premier ministre a déjà évoqué une baisse des impôts, il n'est cependant pas rentré dans le détail des mesures envisagées par l'exécutif. Cependant, certaines mesures reviennent largement. La plus probable est une baisse de l'impôt sur le revenu, avec l'ajout de nouvelles tranches d'imposition pour le rendre plus progressif. Le président pourrait également annoncer une réindexation des "petites retraites" ou encore l'amélioration des pensions alimentaires destinées aux mères célibataires.Le président le sait, des mesures fortes et symboliques sont attendues par les Français. C'est pourquoi le gouvernement a également planché aussi sur une suppression des avantages octroyés aux anciens présidents et anciens ministres. Une possible réforme de l'ENA, qui concentre de vives critiques, est également sur la table.Prise en compte du vote blancSur le plan institutionnel, figure la prise en compte du vote blanc, la diminution de 30% du nombre de parlementaires et l'introduction d'une dose de 20% de proportionnelle au lieu des 15% évoqués jusqu'à présent. Le gouvernement pourrait choisir d'abaisser à 1,5 million le nombre d'électeurs nécessaire pour déclencher un référendum participatif, contre 4,5 millions actuellement. Après le grand débat, que pourrait annoncer Emmanuel Macron?par BFMTVParmi les milliers de contributions réunies pendant le grand débat, certaines font cependant débat au sein du gouvernement. La remise à plat d'une partie des 474 niches fiscales, qui coûtent, ensemble, près de 100 milliards d'euros selon Bercy, est défendue par le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.Edouard Philippe et plusieurs ministres ont aussi suscité la confusion ces derniers jours en assurant tout à la fois que la réforme Delevoye ne toucherait pas à l'âge légal du départ à la retraite - actuellement de 62 ans - tout en évoquant un possible allongement de la durée du travail pour financer la dépendance et le grand âge.Le rétablissement de l'ISF excluLa hausse de la taxe carbone, à l'origine de la crise des gilets jaunes est exclue dans l'immédiat par le chef de l'Etat et le Premier ministre. Mais l'exécutif reste vague pour l'année 2020 et au-delà. "Ca fera partie des choix à faire dans les mois qui viennent", a déclaré François de Rugy, le ministre de la Transition Écologique, jeudi dernier sur France Inter.D'autres revendications ont été tout simplement écartées. Voulu par 77% des Français selon un sondage Ifop, le retour de l'ISF est fermement exclu par Emmanuel Macron. Mais un élargissement de l'IFI, l'impôt sur la fortune immobilière, pour les très gros patrimoines (à partir de 1 million au lieu de 1,3), est avancé par certains. Les règles sur la taxation des héritages ne devraient pas être examinées. "On n'y touchera pas tant que je serai là", a prévenu à l'automne Emmanuel Macron. Enfin, une nouvelle réduction de la CSG, demandée par de nombreux retraités depuis le début du mouvement des gilets jaunes, semble peu probable, puisqu'une baisse du taux a déjà été concédée fin décembre pour les retraités touchant moins de 2000 euros par mois.
Le scrutin pour les sénatoriales est ouvert depuis 08H30 dimanche en métropole: quelque 87.000 grands électeurs sont appelés aux urnes pour renouveler la moitié du Sénat, soit 172 sièges sur 348.
Cette élection devrait être marquée par une percée verte, ce qui pourrait permettre la constitution d'un groupe écologiste, mais l'équilibre des forces politiques à la chambre haute, où la droite est majoritaire depuis 2014, devrait rester stable.Le Sénat est renouvelé par moitié tous les trois ans. Cette année sont concernés les élus de 58 départements de métropole compris entre l'Ain et l'Indre et entre le Bas-Rhin et le Territoire de Belfort, hors Ile-de-France. Outre-mer, sont aussi renouvelés les sénateurs de la Guyane et de 4 collectivités (Wallis et Futuna, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Polynésie française). 117 sortants se représentent.Dans les départements à scrutin majoritaire (où sont élus un ou deux sénateurs), les grands électeurs votent à la préfecture de 08H30 à 11H00 pour le premier tour puis, en cas de second tour, de 15H30 à 17H30.Dans les départements les plus peuplés, avec au moins trois sénateurs, la représentation proportionnelle s'applique, avec un scrutin ouvert de 08H30 à 17H30.Aucun résultat ne pourra être publié avant la fermeture du dernier bureau de vote en métropole.Outre-mer, Wallis et Futuna a ouvert le bal, en avance de 10 heures sur la métropole. Suivront dans les prochaines heures la Guyane (5 heures de retard par rapport à Paris), Saint-Barthélemy et Saint-Martin (6 heures de retard), et enfin la Polynésie (12 heures de retard).Le vote est obligatoire pour les grands électeurs, sous peine d'une amende de 100 euros. Les représentants des communes constituent 95% du collège électoral. Votent également députés et sénateurs de la circonscription, conseillers régionaux et conseillers départementaux.Les sénateurs sont élus pour un mandat de six ans.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré lundi considérer à ce stade comme "spéculatives", faute d'être corroborées par des preuves, les déclarations des dirigeants américains selon lesquelles le nouveau coronavirus provient d'un laboratoire de la ville chinoise de Wuhan, berceau de la pandémie.
"Nous n'avons reçu aucune donnée ni de preuve spécifique du gouvernement américain concernant l'origine présumée du virus, donc pour nous cela reste spéculatif", a déclaré Michael Ryan, directeur des programmes d'urgence de l'OMS, lors d'une conférence de presse virtuelle depuis le siège de l'organisation à Genève.Après avoir accusé la Chine d'avoir dissimulé l'émergence et la propagation du nouveau coronavirus, Washington affirme détenir des "preuves" qu'il provenait d'un laboratoire de Wuhan, et le président Donald Trump a menacé Pékin de "taxes douanières punitives".Pour le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, "ce n'est pas la première fois" que la Chine met ainsi "le monde en danger" à cause de "laboratoires ne respectant pas les normes". L'OMS observe n'avoir pas la preuve matérielle des allégations de l'administration américaine, et souligne se fonder uniquement sur les données scientifiques à sa disposition."Comme toute organisation se fondant sur la preuve, nous aimerions vivement recevoir toute information sur l'origine du virus (...). Si ces données et ces preuves sont disponibles, il revient au gouvernement américain de décider s'il peut les partager, et quand, mais il est difficile pour l'OMS de se prononcer en l'absence d'information" soutenant ces hypothèses, a avancé Michael Ryan."Nous nous concentrons sur les preuves dont nous disposons, et les preuves que nous avons à partir du séquençage et de tout ce qu'on nous a transmis c'est que le virus est d'origine naturelle", a-t-il précisé."La science doit être au centre. La science trouvera les réponses", a encore estimé ce haut responsable de l'agence sanitaire de l'ONU.Une autre responsable de la gestion de la pandémie à l'OMS, Maria van Kerkhove, a rappelé que le séquençage du nouveau coronavirus avait permis de déterminer qu'il provenait des chauve-souris et qu'il avait été ensuite probablement transmis à d'autres animaux sauvages vendus sur un marché de viande à Wuhan avant de contaminer l'homme."Nous devons vraiment savoir quel a été l'hôte intermédiaire: l'animal infecté par les chauve-souris puis qui a infecté des personnes dans les premiers cas", a-t-elle indiqué.L'OMS a offert à la Chine de concourir aux recherches scientifiques. "Nous pouvons apprendre des scientifiques chinois", selon Michael Ryan. Si les questions sur l'origine du virus sont "exprimées comme une investigation agressive d'une faute, je crois que ça peut être beaucoup plus difficile à gérer. Ca devient une question politique", a-t-il mis en garde."Si l'on observe l'évolution du virus sur des chauve-souris et ce qui se passe maintenant, cela tend très clairement à démontrer que tout ceci ne peut avoir été artificiellement ni délibérément manipulé", a lui-même estime l'épidémiologiste américain Anthony Fauci, membre de la cellule de crise présidentielle américaine sur le coronavirus, dans une interview au National Geographic lundi."Tout dans l'évolution par étapes indique fortement que (ce virus) a évolué dans la nature, et a ensuite franchi les barrières des espèces", a-t-il ajouté.
Sportif, passionné par la petite reine, le chef de la diplomatie du Luxembourg Jean Asselborn, 71 ans, s'est lancé début août dans un tour de France à vélo en solitaire pour ne pas se laisser "encastrer" dans la peur du virus.
"J'assume ma décision d'y aller. D'abord pour remercier la France de nous avoir laissé ouvertes ses frontières, et puis pour bien marquer une certaine détermination de ne pas se laisser +encastrer+ dans une peur permanente à l'égard du Covid", explique-t-il dans son cahier de route publié sur sa page Facebook.Pas de pointes de vitesse, pas d'exploits, pas de record. Jean Asselborn est un adepte du cyclotourisme et aime flâner sur les petites routes de France.Pour son sixième tour de France --le premier date de 2015-- il a choisi un "parcours dépourvu de complications". "Tout Sud au départ de Neufchâteau le 2 août, puis Dijon et Aix-les-Bains vers le Ventoux, ensuite direction Arles et Béziers pour se terminer à Capendu et la Montagne Noire", précise-t-il.Jean Asselborn assume les critiques à l'adresse d'un ministre des Affaires étrangères qui quitte le pays au mois d'août par les temps qui courent. "J'en suis bien conscient et je m'empresse de remarquer qu'avec les moyens de bord de la technologie digitale, l'on est joignable à tout moment".Ministre des Affaires étrangères du Grand Duché depuis 2004, l'homme est connu pour son franc-parler. Il avait ainsi lancé un "merde alors" furibard au ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini après un échange assez vif sur l'immigration lors d'une réunion européenne à Vienne en septembre 2018.
La cité Berthe, où ont eu lieu les tirs, est régulièrement le théâtre de règlements de comptes.
Plusieurs personnes, dont un enfant de 8 ans qui faisait du vélo, ont été légèrement blessées par des coups de feu dans une cité de La Seyne-sur-Mer, près de Toulon (Var),dans la soirée de samedi 30 mai. Les faits se sont produits à la cité Berthe, indiquent ces sources, dans des circonstances qui restent encore imprécises. "Les tirs sont intervenus vers minuit, il s'agit de tirs de petit plomb qui, en l'état, ont provoqué des blessures légères à deux personnes et peut-être une troisième", a indiqué Bernard Marchal, procureur de la République de Toulon, à l'AFP. Parmi les blessés, un quadragénaire a été touché à la jambe. "Un enfant de 8 ans a également été atteint par un petit plomb derrière la tête alors qu'il faisait du vélo", a précisé le magistrat.Une troisième personne, une adolescente choquée, a également été prise en charge par les secours, lesquels donnent pour leur part un bilan de 4 victimes, dont un autre homme. Aucun des blessés n'a son pronostic vital engagé. Les suspects sont deux personnes ayant été vues à scooter, casquées. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Toulon.Le maire appelle à l'aideLa cité Berthe, à La Seyne-sur-Mer, a déja été le théâtre de nombreux tirs et règlements de comptes, dont le plus spectaculaire remonte à septembre 2018 quand deux adolescents, dont un ex-joueur de football de l'équipe réserve de Saint-Etienne, avaient été tués. Le maire de la Seyne-sur-mer, Marc Vuillemot (PS), a demandé à la police d'"urgemment renforcer sa présence" dans ces quartiers.Il a aussi annoncé le déploiement d'acteurs municipaux sur le terrain "pour éviter que le long désœuvrement dû à la déscolarisation liée à la crise sanitaire n'entraine de nouveaux mineurs dans des déviance". L'édile appelle aussi les familles à interdire aux enfants mineurs "de demeurer à l'extérieur jusqu'au bout de la nuit".
Éric Woerth tire à boulets rouges sur un Emmanuel Macron "autocentré" et une majorité "caporalisée". Dans les colonnes du JDD dimanche 6 août, le Président LR de la commission des Finances de l'Assemblée nationale "dresse un bilan pour le moins mitigé" de cette première session parlementaire qui se terminera mercredi.
S'il reconnaît "qu'il y a un renouvellement incontestable de l'Assemblée, y compris au sein du groupe Les Républicains", Éric Woerth dénonce un discours "néopoujadisme" qui dresse les nouveaux élus contre les anciens. "On jette à la vindicte populaire des gens qui, en réalité, ont sacrifié une bonne partie de leur vie professionnelle et familiale à leurs électeurs avec beaucoup de sincérité", lâche le député de l'Oise. Pour lui, porter aux nues "l'inexpérience" cache en réalité "la volonté assez claire du président de la République d'affaiblir le Parlement". "LA PRIORITÉ DU PRÉSIDENT, C'ÉTAIT DE CASSER LA DROITE" Le député met en exergue les contradictions qu'il voit dans la politique d'Emmanuel Macron. "Quand on dépense 350 000 pour une soirée d'autopromotion à Las Vegas, on est loin des discours sur la moralisation publique", fustige l'ancien ministre qui ajoute : "avec Emmanuel Macron, c'est Mardi gras tous les jours : il s'habille en aviateur, mais il demande aux militaires de prendre en charge le surcoût des opérations extérieures". Baisse des APL, baisse des dotations de l'État aux collectivités territoriales, "on nous a explique que les coups de rabot, c'était la vieille politique. En réalité, on constate que le gouvernement rabote les dépenses publiques", tance Éric Woerth qui regrette l'absence, pour l'heure, du "début d'un processus de réforme en profondeur". Concernant la nomination d'un Premier ministre de droite, Édouard Philippe, Éric Woerth estime que son ancien allié ne possède qu'un poids "assez faible" et "qu'il n'a pas été nommé là pour mettre en oeuvre la politique du gouvernement. La priorité du président, c'était de casser la droite".
Samedi, lors de l'acte 19 des "gilets jaunes", des policiers vêtus de gilets jaunes ont arrêté des individus jugés comme casseurs à Montpellier. C'est la première fois que ce genre de méthode est utilisée par les forces de l'ordre dans le département, explique France 3 Occitanie.
La scène peut paraitre déroutante. Samedi, des "gilets jaunes" s'en sont pris à d'autres "gilets jaunes". Sauf que les premiers "gilets jaunes" n'en sont pas vraiment : ce sont en réalité des policiers. Comme le raconte France 3 Occitanie, pour la première fois à Montpellier, des membres des forces de l'ordre ont réussi à s'infiltrer en "gilets jaunes", parmi des manifestants qui voulaient, semble-t-il en découdre. Samedi 23 mars, en milieu d'après-midi, France Télévisions capte la scène, en plein 19e acte du mouvement. Sur la vidéo, trois policiers vêtus de gilets jaunes plaquent au sol un homme habillé lui en noir, avec un gilet jaune par-dessus. Les policiers sont alors accompagnés de CRS et réussissent à disperser la foule qui court un peu partout. Quelques secondes plus tard, un homme, vêtu lui de rouge avec un gilet jaune sur la tête, est à terre. Il se relève finalement après le signal d'un autre policier et se dirige vers le premier "gilet jaune" interpellé. Les CRS demandent alors aux équipes de France Télévisions d'arrêter de filmer. Le policier semble alors menotter l'individu. Réglementaire ? Jusqu'à présent, cette méthode d'interpellation n'avait encore été jamais utilisée par les policiers. France Télévisions a contacté la direction départementale de la sécurité publique de l'Hérault qui n'a pas voulu s'exprimer sur le sujet, mais a avoué que l'infiltration était utilisée par les policiers depuis plusieurs semaines lors des manifestations des "gilets jaunes". Selon eux, les policiers n'ont pas l'obligation de porter un brassard. Surtout, ils citent l'article 73 du Code de procédure pénal qui dit que chaque citoyen peut interpeller un individu qui commet un délit, en situation de flagrant délit. Sur une autre vidéo, l'homme qui a été appréhendé comme un casseur, est conduit par les policiers, habillés en "gilets jaunes", provoquant l'ire de certains internautes. Contacté par France 3, le commissariat de Montpellier a reconnu qu'il s'agissait bien de policiers sur la vidéo. Un autre policier a confirmé l'utilisation de cette technique : "On a pu s'infiltrer auprès des casseurs, discuter avec eux et ensuite interpeller les fauteurs de troubles". L'homme devait passer en comparution immédiate en début de semaine.
Gérard Depardieu interprétant le répertoire de Barbara et le ténor Andrea Bocelli reprenant des grands airs d'opéra seront les têtes d'affiche du 20e Festival de Lacoste (Vaucluse), du 12 au 22 août, a annoncé mercredi à l'AFP son créateur le couturier Pierre Cardin.
"Malgré les circonstances, la sous-préfecture d'Apt a accepté que le festival se déroule comme prévu. C'est une très bonne chose que la culture puisse reprendre rapidement ses droits après ce que nous venons de vivre. L'art est ma passion et a accompagné toute ma vie", a dit M. Cardin qui fêtera ses 98 ans le 2 juillet."J'ai passé le confinement chez moi, à Paris. Je ne suis pas sorti pendant trois mois", a-t-il ajouté."Bien entendu, le festival respectera toutes les consignes sanitaires qui seraient encore nécessaires en août. Nous avons la chance que les spectacles se déroulent dans un théâtre en plein air de 1.000 places au milieu des anciennes carrières du château de Lacoste. En cas de mauvais temps, il y a un théâtre de 1.800 m2 creusé dans la roche", a souligné le couturier et mécène. "Le Festival de Lacoste fête son 20e anniversaire. C'est formidable de réunir Gérard Depardieu, Andrea Bocelli et aussi Marie-Claude Pietragalla. Cela semblait impossible de créer un festival avec un tel rayonnement. Nous l'avons fait. J'en suis très heureux", a ajouté Pierre Cardin, membre de l'Institut.Pour la première fois, le festival proposera du 1er au 7 août un cinéma en plein air avec une rétrospective des grandes comédies musicales portées à l'écran présentées par Patrick Poivre d'Arvor, de "West Side Story" à "La La Land", en passant par "Mamma Mia!" ou "Grease".Créé en 2001, ce festival présidé par Eve Ruggieri, associe des artistes confirmés et de jeunes talents de tous les horizons. Les sopranos Renée Fleming, Natalie Dessay et Teresa Berganza, les ténors Jonas Kaufmann et Roberto Alagna, mais aussi Arielle Dombasle, Thomas Dutronc et Mireille Mathieu se sont produits ces dernières années à Lacoste.Edifié au XIe siècle, le château de Lacoste a été légué en 1716 à Gaspard François de Sade, grand-père du sulfureux marquis réputé pour ses écrits érotiques, et qui y vécut plusieurs années.
L'ancienne candidate à la présidentielle a affirmé sur BFM TV avoir été contactée par un proche du président en vue du remaniement. Entre échange de SMS avec Jean-Yves Le Drian et démenti de l'Élysée, le mystère reste entier.
L'art de savoir occuper la scène médiatique. Alors que le nouveau gouvernement sera dévoilé lundi 6 juillet, les rumeurs concernant les potentiels nouveaux ministres vont bon train. Et, ce dimanche 5 juillet, une personnalité politique a su tirer son épingle du jeu : Ségolène Royal. Il aura fallu une seule déclaration de l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007 pour mettre le feu aux poudres. "Oui, j'ai été appelée hier par un proche du président." Ces quelques mots, lâchés par l'ex-ministre de l'Environnement sur BFM TV, ont été le point de départ d'un feuilleton en plusieurs actes. La déclaration de Ségolène Royal a résonné jusqu'à l'Élysée. En début d'après-midi, une source proche du président de la République a formellement démenti. Mais, dans les colonnes du Parisien, Ségolène Royal persiste et signe un peu plus tard dans la journée, SMS à l'appui. Le quotidien a même eu accès à des échanges de messages entre elle et... Jean-Yves Le Drian, qui serait donc à l'origine de la prise de contact. "Ségo, puis-je te parler ?", l'aurait interrogée l'actuel ministre des Affaires étrangères samedi. "Oui bien sûr", lui aurait de son côté répondu la responsable politique. S'en serait suivi un appel téléphonique entre les deux anciens membres du gouvernement de Manuel Valls.Un message à Emmanuel Macron ?Dans la foulée de son échange avec Jean-Yves Le Drian, Ségolène Royal aurait envoyé un message à Emmanuel Macron en personne. "J'ai reçu un appel de Jean-Yves pour proposer un contact avec toi. Tu m'appelles quand tu veux. Ségolène", aurait-elle écrit au chef de l'État.Ce dimanche, en fin d'après-midi, l'Élysée avait fait évoluer sa position et évoquait " des contacts avec des membres de la majorité, mais pas avec le président ni ses proches collaborateurs", d'après Le Parisien. La réponse de Ségolène Royal ? "Si des conseillers de l'Élysée démentent, je ne leur en veux pas. Ils ne sont pas forcément au courant !" Si son téléphone a vraisemblablement beaucoup chauffé ces dernières heures, le mystère reste donc entier autour d'un éventuel rapprochement entre Ségolène Royal et l'exécutif. Éléments de réponses lundi, au moment de l'annonce du nouveau gouvernement ?
Anne Sinclair a dit non au président de la République. Dans un entretien accordé à la radio télévision suisse, l'ancienne journaliste révèle avoir été approchée par François Hollande.
Et d'avoir repoussé ses avances.Le chef de l'État souhaitait lui offrir un strapontin, avec le poste de ministre de la Culture. "C'est vrai", a confirmé Anne Sinclair. Pourquoi a-t-elle choisi de décliner cette proposition ? "Parce que ce n'est pas ma vocation. Je suis une observatrice et probablement pas une actrice", a-t-elle répondu. Anne Sinclair ne s'imaginait sans doute pas entrer dans le monde de la politique. Au côté de son ex-mari Dominique Strauss-Kahn, elle a pu avoir un aperçu assez clair du quotidien qui l'attendait.Depuis son arrivée à l'Élysée, François Hollande a nommé trois femmes ministres de la Culture : Aurélie Filipetti, Fleur Pellerin et Audrey Azoulay, toujours en poste. "Je sais ce que je ne veux pas", a conclu Anne Sinclair. La politique ne fait clairement pas partie de ses priorités.
Le Petit et le Grand Palais, ou encore les Catacombes et la Maison de Victor-Hugo resteront fermés, en raison du risque de nouvelles violences.
Une dizaine de musées parisiens ont décidé de ne pas ouvrir leurs portes samedi 8 décembre, alors que de nouvelles actions des "gilets jaunes" sont annoncées dans la capitale ce jour-là. Sept établissements administrés par la Ville de Paris confirment, jeudi 6 décembre, qu'ils seront fermés : le Petit Palais, le Musée d'art moderne de la Ville de Paris mais aussi, entre autres, le musée Cernuschi, la maison de Victor Hugo, le musée Cognacq-Jay et les Catacombes. De même que le Grand Palais, le Palais de la découverte, le Musée de l'Homme, le musée des Arts et Métiers.Plus tôt dans la journée, Paris Musées, l'établissement public gérant plusieurs musées de la capitale, avait annoncé sur Twitter la fermeture préventive de plusieurs sites. Le Palais de la découverte, situé dans une aile du Grand Palais, n'ouvrira pas non plus samedi "par mesure de prévention", a indiqué l'établissement chapeauté par Universcience. Plusieurs lieux culturels ont également préféré jouer la carte de la prudence. L'Opéra de Paris a annulé toutes ses représentations. Le Théâtre des Champs Elysées ne sera pas ouvert au public par crainte de débordements. Le Louvre fermé à son tour ? D'autres établissements, comme le Louvre, qui relèvent d'autres organismes décisionnaires, devaient faire des annonces dans la journée, a précisé Franceinfo. Le Grand Palais, le Petit Palais, le Théâtre du Rond-point et le Théâtre Marigny avaient déjà fermés leurs portes lors de la journée et la soirée du samedi 1er décembre.En raison de l'actualité, l'inauguration de la peinture murale du peintre Jean-Marie Havan qui reprend un dessin célèbre de Sempé, et qui devait être exposée à l'angle du boulevard des Filles du Calvaire et de la rue Froissart, dans le IIIe arrondissement, près de la place de la République, a été reportée à une date ultérieure, a annoncé la mairie de Paris.Ces reports s'ajoutent à celui du festival électro Inasound, parrainé par Jean-Michel Jarre, qui devait se tenir au Palais Brongniart dans le coeur de la capitale, mais a été repoussé au printemps.
Cette grand-mère britannique avait misé 140 euros sur le prénom "Archie" pour le fils de Meghan et du prince Harry.
Une grand-mère britannique a remporté 21.000 euros (18.000 livres) grâce à son pari gagnant sur le prénom du bébé royal, a rapporté le journal britannique le Mirror.Le choix du prénom Archie a beaucoup surpris. Quand 72% des parieurs ont misé sur Alexander, Spencer, Arthur et James, la côte du prénom Archie était seulement de 150 contre 1. "La raison pour laquelle j'ai misé sur Archie est que mon petit-fils, qui est né le même jour que le Prince, s'appelle Archie. Je me suis dit que c'était un pari risqué mais que peut-être mon Archie me porterait chance. Et me voici, plus riche de 18.000 livres. Cet argent, je vais le mettre de côté pour mon petit-fils", a-t-elle expliqué dans les colonnes du Mirror. Seuls 60 parieurs avaient misé sur le prénom Archie d'après Ladbrokes, une société de paris britannique.
Les six départements de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur sont toujours placés en alerte orange aux orages dans la soirée de ce jeudi 9 août.
Après la canicule, les orages. Météo France maintient sa vigilance orange aux orages pour six départements dans son bulletin daté de 18h10. L'axe orageux le plus actif se concentre désormais sur les Bouches-du-Rhône (13), le Var (83), les Alpes-Maritimes (06), le Vaucluse (84), les Hautes-Alpes (05) et les Alpes-de-Haute-Provence (04). L'institut précise néanmoins que l'épisode orageux perd en intensité comparé à son passage sur l'Ardèche et le Gard plus tôt dans la journée. "Ces orages, accompagnés de fortes rafales de vent et de grêle, occasionneront en outre des intensités pluvieuses encore fortes, pouvant atteindre 20 à 30 mm en peu de temps", écrit Météo France. "Les cumuls attendus sur l'ensemble de l'épisode pourront localement atteindre des valeurs de l'ordre 70 à 100 mm et localement jusqu'à 150 mm".La Drôme (26) et le Gard (30) ne sont plus concernés par l'alerte. L'alerte avait été levée un peu plus tôt pour l'Ardèche, la Côte-d'Or, le Doubs, le Jura, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire, les Vosges et le Territoire-de-Belfort.
Les pays voisins du Mali, réunis en Sommet extraordinaire, ont réclamé jeudi le "rétablissement" du président malien Ibrahim Boubacar Keïta renversé par un coup d'Etat et décidé d'envoyer une délégation à Bamako en vue d'un "retour immédiat à l'ordre constitutionnel".
A Bamako, le porte-parole de la junte, Ismaël Wagué, a indiqué qu'un président de la transition allait être mis en place, "un militaire ou un civil"."On est en contact avec la société civile, les partis d'opposition, la majorité, tout le monde, pour essayer de mettre en place la transition" qui sera "la plus courte possible", a-t-il dit sur France 24.La junte a par ailleurs annoncé jeudi soir dans un communiqué "la réouverture des frontières aériennes et terrestres à compter de ce vendredi 21 août à 00H00". Mais les membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avaient auparavant décrété la fermeture des frontières de ses membres avec le Mali. Les dirigeants de la Cédéao étaient réunis en sommet virtuel trois jours après le renversement du président Ibrahim Boubacar Keïta, dit "IBK", toujours aux mains des militaires putschistes."Nous demandons le rétablissement du président Ibrahim Boubacar Keita en tant que président de la République" du Mali, a déclaré le chef de l'Etat du Niger - limitrophe du Mali - Mahamadou Issoufou, à la fin de ce sommet qui a également décidé "de dépêcher immédiatement une délégation de haut niveau pour assurer le retour immédiat de l'ordre constitutionnel"."Le Mali est dans une situation critique, avec des risques graves qu'un affaissement de l'Etat et des institutions n'entraîne des revers dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé", a poursuivi M. Issoufou, président en exercice de la Cédéao, rappelant aux putschistes "leur responsabilité" quant à "la sécurité du président Ibrahim Boubacar Keita et des officiels arrêtés".A l'ouverture du Sommet, M. Issoufou avait rappelé qu'en 2012, un précédent coup d'Etat militaire à Bamako avait permis à des groupes islamistes armés "d'occuper pendant plusieurs semaines les 2/3 du territoire malien".Au Mali, la Cédéao va mener des discussions et "faire comprendre aux responsables de la junte militaire que les temps de prise de pouvoir par la force sont révolus dans notre sous-région", a ajouté le président Issoufou, demandant "la mise en oeuvre immédiate d'un ensemble de sanctions contre tous les militaires putschistes et leurs partenaires et collaborateurs".Dans la capitale malienne, des soldats étaient postés jeudi devant la cité administrative, qui abrite la plupart des ministères, a constaté un correspondant de l'AFP. Mais les habitants, qui ont généralement bien accueilli le changement de régime, vaquaient normalement à leurs occupations, notamment sur les marchés.- Hautes personnalités arrêtées -Elu en 2013 et réélu en 2018 pour cinq ans, le président Keïta faisait face depuis des mois à une contestation sans précédent depuis le coup d'Etat de 2012. Il a été contraint d'annoncer sa démission et la dissolution de l'Assemblée nationale et du gouvernement dans la nuit de mardi à mercredi, après avoir été arrêté par les putschistes.Outre le président et son Premier ministre Boubou Cissé, les militaires ont également arrêté plusieurs hauts responsables, parmi lesquels le ministre de la Défense et celui de la Sécurité, les généraux Ibrahima Dahirou Dembélé et M'Bemba Moussa Keïta, le président de l'Assemblée nationale Moussa Timbiné et le chef d'état-major de l'armée, le général Abdoulaye Coulibaly.Tous étaient toujours détenus jeudi soir. Le Mali est dorénavant dirigé par un Comité national pour le salut du peuple (CNSP), avec à sa tête un colonel, Assimi Goïta, et promis des élections dans un "délai raisonnable".Le nouvel homme fort du Mali, un officier d'une quarantaine d'années issu des meilleures écoles militaires du pays, dirigeait jusqu'à présent les forces spéciales dans le centre du pays, une région en proie depuis 2015 aux attaques jihadistes qui ont causé de lourdes pertes civiles et militaires.Ces attaques, mêlées à des violences intercommunautaires, ont débordé sur les pays voisins, Niger et Burkina Faso.- "Fêter la victoire du peuple" -Ces dernières semaines, la Cédéao avait échoué a résoudre la crise opposant, depuis les législatives contestées de mars-avril, IBK au "Mouvement du 5-Juin" (M5), une coalition hétéroclite d'opposants politiques, de religieux et de membres de la société civile.L'organisation ouest-africaine avait réclamé un gouvernement d'union nationale mais fait du départ forcé du président Keïta une "ligne rouge".Le M5 s'est félicité du putsch et s'est dit prêt à élaborer avec la junte une transition politique. Il compte organiser vendredi de grands rassemblements pour "fêter la victoire du peuple malien".A l'instar de l'ONU, de la France ou des Etats-Unis, l'ONG Amnesty international a appelé jeudi les auteurs du coup d'Etat à libérer immédiatement les personnalités arrêtées et réclamé une enquête sur la mort par balles de quatre personnes lors des événements de mardi, alors que la junte affirme qu'il n'y a eu aucune victime.La communauté internationale a unanimement condamné le coup d'Etat, bien que les mutins aient assuré que les forces de l'ONU, françaises et ouest-africaines présentes au Mali demeuraient leurs "partenaires" et respecteraient à l'accord de paix signé en 2015 entre Bamako et les groupes armés du Nord du pays.ck-bh-sd-mr/siu/ayv/stb/mm
L'ambiance est loin d'être au beau fixe entre les deux cadres du Front national. Pourtant le duo Marine Le Pen / Florian Philippot semblait être inséparable.
Mais depuis la fin de la présidentielle et la défaite de Marine Le Pen au second tour face à Emmanuel Macron, la présidente du Front national veut revoir la ligne du parti, chose qui est loin d'être du goût de Florian Philippot. Principal point de désaccord : l'abandon de la sortie de l'euro. Mais le vice-président du Front national refuse catégoriquement de céder sur ce point. Il y a deux jours, il avait d'ailleurs lancé : "J'attends que Marine redevienne elle-même, elle a besoin de vacances". Une attaque qui n'a pas tardé à faire réagir la principale intéressée. Dans le Journal du Dimanche de ce jour, Marine Le Pen lui aurait répondu de manière très agressive : "C'est sûr que lui n'a pas besoin d'en prendre, ses vacances, c'était pendant la campagne des législatives". Une référence à la présence médiatique très réduite du vice-président du FN durant la campagne des élections législatives. Conséquences ou non, il n'a pas été élu député dans sa circonscription. Une chose est sûre, entre Marine Le Pen et Florian Philippot rien ne va plus.
C'est un pari en passe de réussir. A Mulhouse, au cœur d'un ancien site industriel en pleine transformation, une nouvelle salle d'escalade, la plus haute de France, séduit amateurs et passionnés et pourrait devenir la locomotive d'un quartier réhabilité.
"Je n'ai pas osé regarder en bas, c'est trop haut !". Perchée à 25 mètres au dessus du sol, Maïté Hall, grimpeuse amateure, n'en mène pas large à l'issue de son ascension. "J'avais déjà le vertige à 10 mètres, alors j'ai attendu d'être de nouveau en bas pour regarder ailleurs que sur le mur".Revenue sur la terre ferme, la trentenaire est impatiente de rééditer sa performance, cette fois-ci sur le mur extérieur, qui culmine à la même hauteur. "Cette prise jaune tout en haut, je rêve de l'attraper", sourit-elle. "C'est grisant. Et puis dehors, il y a la vue incroyable sur Mulhouse et la région, on voit les Vosges et la Forêt noire. Moi aussi je veux voir ça, que ce ne soit pas seulement les autres qui m'en parlent". Installé "Rue des brodeuses", le "Climbing Mulhouse Center" (CMC) est posé au pied d'une immense cheminée industrielle, vestige de DMC. Ce sigle, abréviation de Dollfus-Mieg et Compagnie, désigne l'entreprise de tissus imprimés fondée en 1746, et qui a employé jusqu'à 30.000 salariés à son apogée.Mais le déclin industriel est passé par là, et la compagnie, qui emploie aujourd'hui moins de 500 personnes, a laissé vacants des dizaines de bâtiments en brique rouge sur plusieurs hectares, véritable "cité interdite" abandonnée plusieurs années jusqu'à l'arrivée du collectif d'artistes Motoco en 2012.- "Petit New York" -"Quand l'architecte m'a montré ce site, j'en suis tombé amoureux", explique Bruce Coll, porteur du projet et patron de la nouvelle salle d'escalade. "Je travaille dans l'industrie", complète ce manager de 59 ans, "donc ça m'a tout de suite parlé de repeupler une friche et de venir ici".Ce "passionné de sport et de nature" a tracé son sillon, indifférent aux appels du pied des sociétés d'équipements sportifs, qui lui proposaient des installations comparables à ce qui se fait ailleurs."De toute ma vie, je ne vais faire qu'une seule salle d'escalade, alors je voulais qu'elle soit originale", confie-t-il. Avec l'architecte Pierre Lynde, "un ami du lycée", ils ont donc conçu un bâtiment qui s'insère parfaitement dans l'esthétique du lieu, malgré sa hauteur."Il ne s'impose pas de façon écrasante, au contraire, il a la même forme que les autres shed", ces toits en dents de scie caractéristiques des anciennes usines, souligne Pierre Lynde. "C'est comme si on avait pris une dent qu'on avait étirée, jusqu'à 26 mètres de haut, la hauteur maximale autorisée par le plan local d'urbanisme".La concrétisation, en août, de ce chantier de 3,3 millions d'euros, soutenu par l'opérateur Citivia et les collectivités locales, est saluée par les usagers. "C'est magnifique", s'enthousiasme Sébastien Henner, père de famille de 45 ans, qui a habité dans le quartier pendant "toute (s)on enfance", et regrettait la destruction de certains édifices. "J'ai toujours appelé ce site le +Petit New York+. La brique de Mulhouse, c'est un vrai patrimoine industriel qui revient à la mode. C'est bien qu'il soit modernisé".- "Un phare allumé" -Avec ses hauts murs offrant 240 voies pour tous les niveaux, mais aussi ses blocs, deux voies de vitesse et des enrouleurs permettant de pratiquer seul en sécurité, les exploitants du CMC espèrent attirer un public familial et passionné. Ils tablent sur une fréquentation de 40.000 personnes par an.Le site pourrait également accueillir des athlètes de haut-niveau : l'organisation d'une première compétition régionale est à l'étude, et, alors que l'escalade a récemment été ajoutée aux épreuves olympiques, Mulhouse compte bien servir de base arrière aux équipes qui participeront aux Jeux de Paris en 2024."Pour nous, ce site d'escalade, c'est un phare allumé" au milieu de l'ancien parc industriel, résume Catherine Rapp, adjointe à l'urbanisme à la mairie de Mulhouse, qui souhaite prolonger la dynamique de reconversion. "Ça va attirer du monde. On a déjà d'autres projets en train de se mettre en place", se réjouit-elle.
Plusieurs milliers de personnes ont participé à une marche blanche jeudi à Argenteuil (Val-d'Oise) en mémoire de Sabri, jeune homme décédé dans la nuit de samedi à dimanche dans un accident de moto, à proximité d'une voiture de police.
Le cortège, où les jeunes étaient nombreux, est parti dans le calme de l'entrée de la cité Champagne pour rejoindre le lieu du drame, dans une rue d'un quartier pavillonnaire de la ville, a constaté une journaliste de l'AFP."C'était une bonne personne et un bon pilote. On se dit que ça aurait pu être notre frère, notre cousin", confie Soukeïna, 17 ans, portant un t-shirt noir avec l'inscription "Lumière(s) pour Sabri".De nombreuses personnes pareillement vêtues, tenant des pancartes et des ballons blancs, ont observé une minute de silence là où le jeune homme a perdu la vie. Son père, en pleurs, a remercié les participants et de nouveau appelé au calme. La marche s'est terminée sous les applaudissements dans le quartier du Val-d'Argent Nord, où réside la famille de la victime et où des violences ont éclaté dimanche et lundi soir.Les proches de Sabri, grand gaillard de plus d'1,90 m, louent un garçon passionné de moto. "Il était plus que fan, sur son Instagram il n'y a que des photos de moto", souligne Samir, 17 ans, un ami qui était avec lui quelques instants avant l'accident.De nombreux participants mettaient en cause la voiture de la Brigade anticriminalité (BAC) d'Ermont qui se trouvait à proximité.Une enquête a été ouverte dimanche par le parquet de Pontoise pour déterminer les circonstances des faits, dans une rue étroite et non éclairée où le conducteur de la moto, non-casqué, "se serait déporté sur le trottoir", avant de percuter un poteau. Les premiers éléments de l'enquête indiquent qu'il n'était pas poursuivi par la voiture de la BAC, et qu'il y avait une "absence de choc" entre les deux véhicules, selon le parquet.La famille de la victime a annoncé lundi son intention de déposer plainte. "Mobilisez-vous, réveillez-vous et surtout apportez un soutien nécessaire à la famille" afin que "justice soit faite, que chaque famille victime de violences policières soit reconnue à sa juste valeur", a appelé Mara Kanté, lors de prises de parole après la marche.Candidat sur la liste divers gauche aux municipales de Sarcelles, il avait été accusé à tort d'avoir tiré sur des policiers lors des émeutes de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) en 2007. Elles avaient éclaté suite aux décès de deux adolescents à moto, dans une collision avec une voiture de police.
L'ensemble des mosquées de la bande de Gaza ont rouvert mercredi après plus de deux mois de fermeture, un nouvel allègement des restrictions face au nouveau coronavirus dans cette enclave palestinienne pauvre et surpeuplée.
Ecoles, marchés et universités sont encore fermés mais les magasins ont rouvert leurs portes dans ce territoire contrôlé par le mouvement islamiste palestinien Hamas, où 66 cas ont été officiellement recensés dont un décès depuis mars.Certaines mosquées avaient rouvert à l'occasion de l'Aïd el-Fitr, fête musulmane marquant la fin du ramadan en mai, mais ce sont désormais tous ces lieux de culte qui le sont.Khader Moussa, 40 ans, s'est dit "très heureux" de pouvoir de nouveau prier dans sa mosquée dans la ville de Gaza. Mais "j'ai été seulement deux minutes avant le début de la prière pour éviter tout contact avec les autres fidèles et je suis parti sans serrer de mains", a-t-il dit, se voulant prudent.Le ministère des Affaires religieuses du Hamas a demandé aux fidèles de continuer à porter des masques de protection et à respecter la distanciation physique, assurant dans un communiqué que les mosquées continueraient d'être désinfectées.Mi-mai, le nombre de malades du Covid-19 avait plus que doublé en raison d'une vague de retour de résidents depuis l'Egypte et, en nombre plus restreint, d'Israël.Dès le début de la pandémie, des observateurs avaient alerté des risques encourus par les habitants de la bande de Gaza en raison de la forte densité de population, des infrastructures sanitaires défaillantes et du taux élevé de pauvreté.Deux millions de Palestiniens vivent sous strict blocus israélien dans cette étroite bande de terre, coincée entre Israël, l'Egypte et la mer Méditerranée.En Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël et où 390 malades dont deux décès ont été officiellement enregistrés, l'état d'urgence sanitaire sera renouvelé d'un mois jeudi. Cette mesure accorde à l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas des pouvoirs spéciaux pour contrôler davantage certains secteurs en cas de recrudescence des cas de contamination.Cette prolongation "n'implique pas de nouvelles fermetures", a précisé le porte-parole du gouvernement Ibrahim Melhem, une semaine après l'assouplissement des restrictions avec la réouverture des mosquées et des restaurants, décidée après un ralentissement de la progression du virus.
Après un week-end où Emmanuel Macron a mobilisé ses troupes à Lyon, la cible est toute désignée pour ses adversaires politiques. Le fondateur du mouvement "En marche" a été visé par les critiques lundi 6 février.
Au cours de l'"explication" de François Fillon en conférence de presse, où il s'est notamment justifié face aux soupçons d'emplois fictifs qui pèsent sur lui et sa famille, le candidat de la droite s'en est pris à l'ancien ministre de l'Économie, mettant en garde contre "l'aventure d'une politique sans programme (...) composée d'un agrégat de personnalités fascinées par un gourou issu du système qu'il dénonce"."Le vrai danger, c'est de voir confier notre avenir aux dérives d'une extrême droite portée par cette famille d'intouchables du domaine de Montretout (propriété de la famille Le Pen, ndlr) ou à l'aventure d'une politique sans programme depuis des mois, composée d'un agrégat de personnalités fascinées par un gourou issu du système qu'il dénonce aujourd'hui", a déclaré le candidat de la droite et du centre depuis son QG à Paris.À gauche, c'est Najat Vallaud-Belkacem qui est montée au créneau pour critiquer une aventure "qui va se dégonfler". "Quand je prends l'aventure assez solitaire d'Emmanuel Macron, au fond (...) c'est : je rassemble dans mon camp l'ancien directeur de campagne de Bruno Le Maire (Jérôme Grand d'Esnon, ndlr)" et "des élus socialistes ou de gauche. Ça n'est pas possible. À terme, va arriver le moment de la clarification, et vous verrez qu'une partie des actuelles troupes sondagières d'Emmanuel Macron ne se reconnaîtra plus dans ce projet et donc reviendra, c'est mon pari, pour ce qui est des socialistes, vers le Parti socialiste", a expliqué la ministre de l'Éducation, au lendemain de l'investiture du socialiste Benoît Hamon."ÇA COMMENCE À PATINER""Moi, le 'ni droite ni gauche', le 'et de droite et de gauche', je ne sais pas ce que c'est. Et d'ailleurs c'est intéressant de voir que ça commence à patiner en réalité cette campagne, pour une raison simple, c'est que s'il met autant de temps et a autant de difficultés à sortir un projet véritable, c'est qu'il a bien conscience qu'il va forcément déplaire à une partie de ceux qui le soutiennent", a ajouté la ministre. Selon elle, "on ne peut pas avoir dans son camp, et des gens qui considèrent qu'il faut absolument réduire la dépense publique, et des gens qui considèrent qu'il faut investir dans l'Éducation nationale, dans les services publics, ça n'existe pas"."Est-ce qu'on va prendre le pari d'aventures hasardeuses qui risquent de se dégonfler parce que c'est une impasse ? Je pense que le socle c'est le Parti socialiste (...) Maintenant que nous avons un candidat (...) il faut se rassembler autour de lui", a-t-elle affirmé en soutien de Benoît Hamon, qui a été officiellement investi par le PS et ses alliés ce week-end.
"Ils ont couru les risques quand les laboratoires Servier ont empoché les bénéfices": les avocats des milliers de parties civiles au procès du Mediator ont commencé à plaider mardi à Paris pour les victimes "sacrifiées sur l'autel du profit".
Après six mois de débats, interrompus par la crise du coronavirus, et près de dix ans après la révélation de ce scandale sanitaire, c'est l'heure de "demander réparation" pour les consommateurs de ce médicament tenu pour responsable de centaines de morts. Plus de 4.000 sont parties civiles à ce procès pénal "hors norme". Avocate de 110 d'entre elles, Me Catherine Szwarc est la première, "le coeur lourd", à "porter la voix des victimes" devant le tribunal correctionnel, dont beaucoup, "malades", n'ont pu venir.Elle plaide pour cet ouvrier de chez Renault qui a pendant trois ans "bien pris son Mediator, trois fois par jour". "Il vivait en HLM", comme cette standardiste "diabétique", sous Mediator pendant trente ans. Elle plaide encore pour cette "femme qui est morte à force d'attendre ce procès et qui ne connaîtra jamais la vérité judiciaire". Originaires du sud de la France, d'Alsace ou d'Auvergne, les parties civiles - essentiellement des femmes, souvent âgées et issues de milieux modestes - sont très rares à avoir fait le déplacement durant le procès, et d'autant plus depuis le début de l'épidémie de coronavirus. Certaines avaient pu raconter à la barre leurs vies "bouleversées" après la prise de ce médicament, présenté comme un antidiabétique mais largement prescrit comme coupe-faim, leurs difficultés à "monter les escaliers", mais aussi leur "colère" contre les laboratoires Servier. Jugée notamment pour "tromperie aggravée", "escroquerie" et "homicides et blessures involontaires", la firme pharmaceutique fondée par Jacques Servier - décédé en 2014 - est accusée d'avoir sciemment dissimulé les propriétés anorexigènes et la toxicité de son médicament, ce dont elle s'est toujours défendue. Prescrit à cinq millions de personnes pendant les 33 ans de sa commercialisation, le Mediator est à l'origine de graves lésions cardiaques. Il avait été retiré du marché en novembre 2009. L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM, ex-Afssaps) comparaît aux côtés des laboratoires Servier pour avoir négligé les alertes sur la dangerosité du médicament et tardé à le suspendre. - "Comme Pasteur!" -L'Agence a reconnu lors des débats une "part de responsabilité" dans le drame et ne plaidera pas la relaxe.S'ils ont pu exprimer leurs "regrets" après des "erreurs d'appréciation", les laboratoires ont toujours réfuté toute faute intentionnelle. Les premières alertes sur les risques de ce médicament remontent à 1995, les premiers cas de maladies liées au Mediator sont signalés en 1999, a rappelé dans l'après-midi Me François Honnorat. Mais ce risque, "les laboratoires l'ont nié, y compris après le retrait du médicament", a-t-il tancé."Ils ont délibérément méprisé, et de façon persistante, les règles, les risques et les hommes, dans leur recherche de profit", a accusé Me Honnorat, vilipendant au premier chef l'ancien patron tout-puissant du groupe, qui avait dit en 2011 "le Mediator, c'est trois morts". "Jacques Servier a été fait grand-croix de la Légion d'honneur. Comme Pasteur!", a fulminé l'avocat. Avant lui, d'autres représentants des parties civiles ont déploré le "déni systématique" du groupe. Même "le caractère anorexigène" de la molécule du Mediator, chimiquement proche de deux coupe-faims de Servier, l'Isoméride et le Ponderal, retirés eux du marché en 1997, "a été contesté", a ainsi regretté Me Yves Hartemann. "Le parcours des parties civiles a été long, semé d'embûches, face à une stratégie de déni", a souligné Me Claude Lienhard, représentant avec Me Laurent Cremel de 191 parties civiles, qui veulent "une condamnation claire et forte de ceux qui ont brisé (leur) vie+". Ils espèrent qu'elle soit aussi "dissuasive" pour éviter qu'un tel drame se reproduise.En réponse "au temps qui s'enfuit", Me Lienhard a également demandé "l'exécution provisoire", qui contraindrait, en cas de condamnation de la firme, à verser immédiatement les indemnités fixées par le tribunal. Les demandes d'indemnisation pour "tromperie" varient selon les parties civiles, et si elles ont ou non des séquelles. Leurs plaidoiries doivent s'étaler sur deux semaines. Les réquisitions du parquet sont attendues les 23 et 24 juin. La défense aura la parole à partir du 29 juin.Le procès-fleuve du Mediator, entamé le 23 septembre, doit s'achever le 6 juillet. Le jugement n'est pas attendu avant 2021.
Il a refusé de quitter son poste jusqu'au décollage du dernier avion au prix de sa vie.
Anthonius Gunawan Agun est devenu un héros national. L'Indonésien de 21 ans se trouvait à l'aéroport Mutiara SIS Al-Jufrie de Palu, dans l'ouest de l'archipel des Célèbes, quand les premières secousses ont été ressenties vendredi.Selon des responsables de l'aéroport, il a refusé de quitter son poste tant qu'un appareil de la compagnie indonésienne Batik Air ne serait pas dans les airs. Ses collègues, qui ne supervisaient pas cet avion, étaient eux déjà partis."Quand le séisme s'est produit, il était en train de donner l'autorisation de décollage à un vol de Batik Air et il a attendu que l'avion soit dans les airs pour finalement quitter la tour du contrôle du trafic aérien", a déclaré un porte-parole d'AirNav Indonesia, l'organisation de supervision du contrôle aérien, Yohanes Harry Sirait.Un "extraordinaire dévouement"Alors que l'édifice était en train de s'écrouler, Anthonius Gunawan Agun a sauté du quatrième étage. Il s'est cassé les deux jambes dans cette chute qui a également provoqué de nombreuses lésions internes.Il a été emmené dans un hôpital à proximité pour recevoir de premiers soins mais il est décédé avant l'arrivée de l'hélicoptère qui devait le transporter vers un établissement mieux équipé. Dans un communiqué, AirNav a indiqué que le grade d'Anthonius Gunawan Agun serait relevé de deux niveaux à titre posthume, en reconnaissance de son "extraordinaire dévouement".Le bilan provisoire du tremblement de terre suivi d'un tsunami qui a frappé l'île indonésienne des Célèbes s'élève dimanche à au moins 832 morts, les autorités prévoyant des enterrements de masse pour prévenir les risques sanitaires.La plupart des victimes ont été recensées à Palu, agglomération de 350.000 habitants sur la côte ouest des Célèbes qui a été secouée vendredi par un séisme de magnitude 7,5 puis frappée par un tsunami.
Les 100 fausses informations les plus relayées via Facebook au sein du mouvement des "gilets jaunes" ont été vues plus de 100 millions de fois selon une étudie publiée mercredi par l'ONG Avaaz.
Les "infox" circulant sur Facebook au sein du mouvement des "gilets jaunes" ont été vues plus de 100 millions de fois, selon une étude publiée mercredi 13 mars par l'ONG Avaaz. L'ONG, a étudié le nombre de vues et de partages des 100 fausses nouvelles ou "infox" les plus virales qui ont été publiées sur des groupes et comptes Facebook liés aux "gilets jaunes", du 1er novembre au 6 mars.Il en ressort que ces contenus, qui ont été identifiés comme étant des "infox" par différents médias, ont été visionnés plus de 105 millions de fois, et ont été partagés 4 millions de fois, d'après Avaaz, spécialisée dans le militantisme en ligne. L'ONG cite notamment une publication incluant prétendument des photos de "gilets jaunes" ensanglantés et "tabassés par les CRS", et qui a récolté 3,5 millions de vues. Alors qu'il s'agissait en réalité d'images prises en Espagne, notamment lors de la crise catalane, comme l'a démontré AFP Factuel, le service de vérification des faits de l'AFP.Une fausse vidéo de Macron aux 5,7 millions de vue Autre "fake news" qui a connu un grand succès, une vidéo d'Emmanuel Macron en train de danser sur de la musique orientale diffusée le 17 novembre, avec la légende "Et pendant que la France va mal". Elle avait été en fait filmée un mois plus tôt lors du sommet de la Francophonie en Arménie, comme l'a expliqué France 24. Toujours en ligne, elle comptabilise plus de 5,7 million de vues.Troisième exemple cité par Avaaz, une publication du 25 novembre appelant à "publier en masse" la photo d'une manif sur les Champs-Elysées qui serait censurée sur Facebook, vue près de 9 millions de fois. Les Décodeurs du Monde avaient pourtant démontré que ce cliché d'un photographe indépendant n'a aucunement été censuré par le réseau social.RT France plébiscitée Avaaz a par ailleurs calculé que la chaîne publique russe RT France, dont les vidéos des manifestations de "gilets jaunes" ont connu un grand succès au sein du mouvement, a été la chaîne la plus consultée pour ce type de vidéos. Elle a accumulé "plus du double des vues engrangées par Le Monde, L'Obs, Le Huffington Post, Le Figaro et France 24 combinés".L'ONG basée aux Etats-Unis a lancé une campagne baptisée "Correct the record" ("Des rectificatifs pour les infox), qui vise à obliger Facebook à signaler systématiquement à tous ceux qui les ont visionnés les contenus qui sont été identifiés comme étant faux par des services de fact-checking.
La famille voulait rester dans le logement squatté jusqu'à ce que la justice prenne une décision.
La mère de famille qui a occupé pendant plusieurs semaines la maison d'un couple de retraités à Théoule-sur-Mer (Alpes-Maritimes), a indiqué mercredi 9 septembre sur BFMTV qu'elle souhaitait retourner dans le logement qu'elle squattait. "On voulait rester jusqu'à ce que la décision de justice soit prise", a-t-elle expliqué.Fin août, le couple Kaloustian, originaire de Lyon, avait découvert que sa résidence secondaire était occupée par une famille depuis trois semaines. Cette famille qui a déjà un logement à Paris, de son propre aveu, a finalement quitté le logement mardi soir, après une dispute conjugale. "Les clefs de cette maison en possession du couple ont été (...) remises ce jour au mandataire du propriétaire", a indiqué mardi soir le procureur local. Mais que s'est-il passé exactement ? La mère a raconté à BFMTV les circonstances de leur départ. "Il y a eu une petite dispute entre moi et mon mari, a-t-elle expliqué. Donc pour essayer de calmer les choses, j'ai voulu prendre quelques affaires et partir pour un ou deux jours, juste pour que les choses se calment." Et pour "l'aider à récupérer des affaires", elle a fait appel aux gendarmes. "Ils m'ont dit : 'Votre mari va rester dans le logement et vous, vous partez, et vous revenez quand vous voulez. Il n'y a pas de problème." Mais le plan ne s'est pas déroulé tout à fait selon ses attentes. "Je n'ai plus accès au logement parce que quand j'étais à la gendarmerie, ils sont venus me voir en me disant qu'il fallait absolument que je sorte toutes les affaires de la maison.""Je leur ai demandé pourquoi, car je comptais y retourner, a-t-elle continué. Ils m'ont dit : 'Non, on va ressortir toutes les affaires', et ils ont récupéré les clés. Ce que je conclus de tout ça, c'est que finalement, on a vraiment été mis à la porte, limite de force, par les gendarmes." Le mari de son côté, a été placé en garde à vue pour violences conjugales."Oui, je souhaite retourner retourner dans cette maison, a assuré la mère de famille. On voulait rester jusqu'à ce que la justice prenne la décision et nous dise elle-même de sortir ou non, mais pas la police et pas de cette façon." Expliquant avoir loué la maison pour 1.000 euros à un intermédiaire qui leur a fourni les clés, elle reconnaît s'être sentie "un peu mal, parce qu'on s'est dit : 'on s'est fait avoir'." "Malheureusement, on n'a pas pu quitter les lieux car on n'a nulle part où aller", selon elle.
Le président français Emmanuel Macron est monté d'un cran lundi dans l'escalade des tensions avec la Turquie, dénonçant le "jeu dangereux" d'Ankara en Libye dans lequel il voit une nouvelle démonstration de la "mort cérébrale" de l'Otan.
"Je considère aujourd'hui que la Turquie joue en Libye un jeu dangereux et contrevient à tous ses engagements (de non ingérence, ndlr) pris lors de la conférence de Berlin" en janvier, a-t-il lancé à l'issue d'un entretien avec son homologue tunisien Kais Saied à la présidence française."Il en va de l'intérêt de la Libye, de ses voisins, de toute la région mais également de l'Europe", a-t-il insisté, précisant avoir tenu "le même discours" au président américain Donald Trump lors d'un entretien téléphonique lundi après-midi.Il a appelé à ce "que cessent les ingérences étrangères et les actes unilatéraux de ceux qui prétendent gagner de nouvelles positions à la faveur de la guerre" en Libye. "Les choses ne peuvent se poursuivre ainsi. La Tunisie est l'un des pays qui en souffrent le plus", a renchéri pour sa part le président tunisien, en référence aux risques de déstabilisation aux portes de son pays. Kais Saied, dont c'était le deuxième voyage à l'étranger, après l'Algérie, depuis son élection en décembre, a mis en garde contre une "partition de la Libye", qui serait "un danger pour toute la région".- "Inquiétude légitime" du Caire -La Turquie est devenue le principal soutien international du gouvernement d'union nationale (GNA) de Tripoli, qui a repris début juin le contrôle de l'ensemble du nord-ouest de la Libye en faisant reculer les forces du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est du pays.Le ton ne cesse de monter entre Paris et Ankara. La France affirme que la Turquie fournit massivement des armes au GNA en violation d'un embargo des Nations unies. La Turquie accuse de son côté Paris de soutenir le maréchal Haftar, et d'être le "sous-traitant de certains pays de la région" dans la crise libyenne, une allusion aux Emirats et à l'Egypte.Paris s'est toujours défendue de tout soutien au maréchal Haftar. Lundi, le président français a d'ailleurs pris soin de dénoncer "toutes les incursions", celle de la Turquie qui a envoyé des milliers de combattants syriens, comme celle de la Russie via les mercenaires du groupe Wagner.Il a pointé toutefois "l'inquiétude légitime du président (égyptien) Sissi lorsqu'il voit des troupes arriver à sa frontière".Les forces du GNA visent désormais la ville côtière de Syrte (450 km à l'est de Tripoli), verrou stratégique vers l'Est contrôlé par le maréchal Haftar.- "Mort cérébrale" de l'Otan -Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a prévenu samedi que toute avancée des pro-GNA vers Syrte pourrait entraîner une intervention "directe" de son pays dans le conflit. Le GNA, reconnu par l'Onu, a dénoncé pour sa part comme une "déclaration de guerre" les menaces de l'Egypte.Emmanuel Macron a réitéré au passage sa crainte d'une "mort cérébrale" de l'Otan - comme fin 2019 - en raison des tensions récurrente avec la Turquie, également membre de l'Alliance, et du manque de coordination entre ses membres.La France avait déjà reproché à la Turquie à l'automne dernier d'avoir lancé une offensive contre des milices kurdes syriennes engagées au côté des Américains et des Européens dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI). Paris accuse cette fois la marine turque d'avoir eu un comportement "extrêmement agressif" à l'encontre d'une de ses frégates en Méditerranée début juin."Je considère que c'est une des plus belles démonstrations qui soient" de "cette mort cérébrale", a martelé Emmanuel Macron, jugeant "intolérable" qu'une telle confrontation entre deux membres de l'Otan ait donné lieu à "si peu de dénonciation"."Tant que nous continuerons, membres de l'Otan, Européens, parties prenantes de ce sujet à être faibles dans nos propos ou à manquer de clarté, nous laisserons le jeu des puissances non coopératives se faire", a-t-il asséné.La joute verbale entre les deux pays semble ne plus cesser de s'accélérer. Ankara a arrêté quatre de ses ressortissants soupçonnés d'espionnage pour le compte de la France, a rapporté lundi un journal progouvernemental turc. Aucune confirmation de source indépendante n'a pu être obtenue.
"Ces trois dernières semaines ont fait naître un monstre qui a échappé à ses géniteurs", a déploré le ministre de l'Intérieur à la veille d'une nouvelle journée de manifestations à haut risque.
Trois semaines après la première grande mobilisation des "gilets jaunes", le gouvernement craint une nouvelle flambée de violences pour "l'acte IV", prévu samedi 8 décembre. Un dispositif "exceptionnel" de 89.000 membres des forces de l'ordre, dont 8.000 à Paris, sera déployé sur tout le territoire pour tenter d'éviter les mêmes scènes d'émeutes que la semaine dernière, notamment sous l'Arc de Triomphe. Face à des "des éléments radicaux, des factieux qui vont à nouveau tenter de se mobiliser", le ministre de l'Intérieur a confirmé vendredi un dispositif sécuritaire "de grande envergure" axé sur plus de "mobilité" et de "réactivité". "Au vu des éléments de renseignements dont nous disposons, tout laisse à penser que des éléments radicaux, des factieux, vont à nouveau tenter de se mobiliser", a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse à la veille de ce quatrième week-end de mobilisation.Les autorités n'attendent "que quelques milliers de personnes (à Paris) mais dans ces personnes, il y a des gens ultraviolents", a-t-il affirmé, déplorant que "ces trois dernières semaines (aient) fait naître un monstre qui a échappé à ses géniteurs". "Maintenant, place à la République, place à nos valeurs, place au respect du droit, place au dialogue et à la réconciliation, place à la paix et à la protection", a-t-il exhorté.Des militants étrangers violents ?Christophe Castaner a estimé que cette mobilisation rassemblait désormais "à peu près 10.000 (personnes) dans toute la France". "Dix mille personnes, ce n'est pas le peuple, ce n'est pas la France, c'est une petite minorité", a-t-il estimé, en soulignant que cette minorité comprenait "des personnes pacifiques et bien intentionnées", mais "aussi des personnes qui se sont radicalisées, (...) qui sont tombées dans la violence et dans la haine, une haine attisée par les complotistes de tout poil et exploitée par des groupuscules extrémistes qui rêvent de faire vaciller la République". Le ministre n'a également "pas exclu" la présence de militants étrangers violents, "comme ça a été le cas le 1er mai", parmi 1.200 "black blocs" qui avaient manifesté à Paris. "Nous redoutons cette mobilisation-là", a-t-il déclaré, affirmant que "des personnels de l'Arc de Triomphe disaient avoir vu un Allemand et un Portugais casser au sein de l'Arc de Triomphe" samedi dernier.Il a également annoncé qu'il allait déposer plainte contre le député et leader du mouvement Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, pour ses propos accusant les "petits casseurs de M. Castaner" d'avoir saccagé l'Arc de Triomphe samedi dernier.
Alors que le maire de Draveil (Essonne) repasse devant le juge en avril pour des faits de viols et agressions sexuelles, la cour d'appel de Paris a ordonné la prolongation des investigations concernant les pressions qu'auraient subis les témoins dans l'affaire, selon Le Parisien.
Près de dix ans plus tard, l'affaire Tron n'en finit pas. Acquitté en novembre 2018 pour des faits de viols et agressions sexuelles sur deux anciennes collaboratrices à la mairie de Draveil, l'ancien secrétaire d'État UMP sera rejugé en avril à la suite de l'appel du parquet général. Mais en parallèle de ce dossier, de nouvelles investigations pour subornations de témoins sont en cours. Le 3 février, la cour d'appel de Paris a infirmé le non-lieu rendu en faveur de Georges Tron dans cette affaire. En 2013, Virginie Ettel rapportait qu'après sa dénonciation du maire de Draveil, elle avait subi des "pressions" et des "menaces" de sa part mais aussi de ses proches. Elle avait également informé les enquêteurs de la PJ de Versailles que toutes les déclarations en faveur du maire étaient basées sur le même modèle. Certains témoins avaient parlé de "briefing" avant leur audition et des contreparties en échange de déclarations en faveur du maire. Ceux qui ne s'y sont pas pliés, ont dit avoir subi des représailles. Une enquête avait été ouverte et à l'issue de celle-ci, les juges d'Évry (Essonne) avaient reconnu "un climat de tension" au sein de la mairie, et avaient remarqué que certains témoins recevaient des avantages. Mais, pour les juges "aucun lien n'a pu être déterminé entre ces faveurs et les attestations produites". De quoi rendre un non-lieu.Georges Tron n'est pas le seul accuséLa cour d'appel n'a pas été du même avis et regrettent que certaines pièces du dossier principal ne soient pas prises en compte dans l'affaire de subornation de témoins. Par exemple, "des écoutes téléphoniques comportant des propos menaçants de Georges Tron". Au contraire des juges instructeurs, la cour d'appel a constaté que les soutiens à l'accusé "étaient rédigées dans les mêmes formes" avec pour "objectif manifeste" de "peser sur l'enquête".De plus, cette même cour a relevé que Brigitte Gruel, coaccusée de Georges Tron (acquittée, elle sera également rejugée en avril), a constitué des dossiers contre les plaignantes avec l'aide de Philippe Moronval, ex commissaire de Draveil, devenu directeur de cabinet de Georges Tron lorsqu'il était secrétaire d'État.Un méli-mélo d'affairesEn s'appuyant sur la loi, la cour d'appel de Paris précise également qu'en droit, "le terme pression englobe les menaces déguisées, les demandes réitérées et pressantes". Elle écrit également qu'"user de promesses, offres, présents" en vue d'influer sur une déposition est répréhensible, "même si la subornation n'est pas suivie d'effet".C'est donc avec toutes ces cartes en main que la cour d'appel a justifié "la poursuite des investigations" afin que Georges Tron et Brigitte Gruel se retrouvent face à la totalité des éléments. Mais, un éventuel procès concernant les pressions sur les témoins ne se déroulera qu'après le jugement d'avril sur les faits principaux. Tout en sachant que les avocats de Georges Tron se sont pourvus en cassation contre la discussion de la cour d'appel."Mais cette question sera aussi indirectement examinée aux assises en avril", abonde Maître Antoine Vey, avocat de Georges Tron. "Cette décision ne change rien à son acquittement, et dans ce dossier, M. Tron demeure témoin assisté." Antoine Vey s'étonne par ailleurs que "tout au long de l'instruction, la justice a considéré qu'il ne fallait pas mélanger ces deux affaires. Maintenant, elle dit le contraire."
Brigitte Macron ne devrait pas revenir à Reims (Marne) de sitôt. Mercredi soir, la Première dame a tellement été sifflée qu'elle n'a pas pu donner le coup d'envoi d'un match de football caritatif.
Ce match de gala a tourné au cauchemar pour Brigitte Macron, racontent RTL et Europe 1. Mercredi soir, l'épouse du président de la République avait été invitée par le Variétés Club de France à donner le coup d'envoi du premier match de foot mixte hommes-femmes qui se déroulait à Reims (Marne). Mais quand son visage est apparu sur les écrans géants du stade Auguste-Delaune, au moment où elle pénétrait sur la pelouse en compagnie de l'humoriste Muriel Robin, une partie des 10 000 spectateurs s'est déchaînée sur elle et l'a huée et sifflée.À tel point que pour éviter une autre bronca, les organisateurs de ce match inédit à quelques mois de la Coupe du monde féminine de football organisée en France ont été contraints de demander à Muriel Robin de donner seule le coup d'envoi du match qui se jouait au profit de deux associations caritatives luttant contre les discriminations, les violences et les exclusions dont les femmes sont victimes.Brigitte Macron s'est contentée du banc de touche pour assister à la première mi-temps de la rencontre avant de s'éclipser discrètement dans les loges du stade et de quitter l'enceinte juste après la victoire 7 à 2 du Stade de Reims face à l'équipe du Variétés Club de France."On veut arrêter cette violence"Malgré cette vexation, la première dame n'a pas fui les journalistes et a commenté la dernière manifestation émaillée de violences des "gilets jaunes" alors qu'elle et son mari faisaient du ski à La Mongie, dans les Pyrénées. "Dès qu'il a pris conscience de ce qui se passait il est parti. C'était évident", a-t-elle expliqué au micro de RTL et d'Europe 1. Elle a aussitôt ajouté : "C'était moi qui lui avait préparé une escapade". Pour la seconde fois, elle s'est immiscée dans le débat politique en affirmant : "Ça ne peut pas continuer, c'est certain. On veut arrêter cette violence parce qu'il n'y a pas de vie ou de réconciliation possible avec cette violence."
FAIT DIVERS. Trois pompiers du Gard, qui rentraient d'une mission dans la Zup Sud de Nîmes, ont été agressés dans la nuit de vendredi à samedi 7 octobre.
Les syndicats demandent à être reçus par le préfet du Gard au plus vite.À l'origine, il s'agissait d'une intervention anodine. Dans la nuit du 6 au 7 octobre, un équipage de trois pompiers se rend dans la Zup Sud de Nîmes (Gard) pour un malaise. Ils sont appelés sur un feu de deux-roues en repartant et sont pris à partie par un groupe de jeunes, rapporte France Bleu Gard Lozère. Des parpaings et des cocktails Molotov sont envoyés sur le fourgon. "On a reçu des cocktails Molotov, le premier a explosé juste devant le camion. On a pris la fuite en accélérant. Quand on a accéléré, il y a eu un deuxième cocktail (Molotov) qui a explosé au niveau du véhicule à droite, à 15-20 centimètres de la vitre (...) Si elle avait été touchée, ça aurait pu être beaucoup plus dramatique. Ça aurait pu entrer dans l'habitacle. Ça s'enflamme très rapidement. On aurait pu brûler à l'intérieur", a raconté samedi 7 octobre Loïc Géraud.Après cet incident, les syndicats demandent à être reçus par le préfet du Gard au plus vite. Ce n'est en effet pas un cas isolé. "On est pris souvent dans des guet-apens, des fois c'est par les personnes qu'on va secourir ou leur famille", rapporte Sébastien Perrier, pompier du Gard et membre du syndicat autonome SPP-PATS. "De mois en mois, d'année en année, on continue de dénoncer, mais aucune réponse n'est apportée à cette problématique par les pouvoirs publics. Il faut que maintenant qu'on agisse", estime-t-il.
Depuis vendredi après-midi et son départ de son domicile à Guérande, une quinquagénaire ans n'a plus donné signe de vie. La gendarmerie de Loire-Atlantique a lancé un appel à témoins, comme le rapporte Le Parisien.
Marie-Claude Vachet, épouse Lehujeur, a disparu de la presqu'île de Loire-Atlantique, vendredi 2 mars. La gendarmerie de Guérande lance un appel à témoins après la disparition inquiétante de cette femme de 54 ans.D'après les indications des gendarmes, relayées par Le Parisien, elle aurait quitté son domicile, vendredi aux alentours de 14h. Elle serait susceptible de rouler à bord de sa voiture, une Mercedes classe E cabriolet, de couleur blanche avec un pavillon noir. Le véhicule est immatriculé DN-768-AA. Les gendarmes ont indiqué que son téléphone a activé une borne dans le secteur de Saint-Herblain le même jour, avant de cesser d'émettre.Au moment où Marie-Laure a été aperçue pour la dernière fois, elle était vêtue d'un bonnet blanc, d'une veste, d'un jean's noir avec des bottines bleues. Cette dernière mesure 1 mètre 68 et a les cheveux châtains clairs mi-longs.Les personnes pouvant apporter tout renseignement concernant cette disparition sont priées de prendre contact avec les enquêteurs de la gendarmerie de Guérande au 02.40.24.90.42.
La compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) de Seine-Saint-Denis, dont six membres étaient en garde à vue mardi, est aussi visée par une quinzaine d'enquêtes judiciaires notamment pour violences et vols, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
Les enquêtes préliminaires concernent des faits de violences, vols, falsifications de procès-verbaux et délits liés au trafic de stupéfiants, selon cette source, confirmant une information de Franceinfo.Parmi ces procédures, l'une fait suite à l'interpellation violente le 9 août 2019 d'un homme de 20 ans, cité Cordon à Saint-Ouen. Six policiers de cette CSI avaient alors été placés en garde à vue. Celle-ci avait finalement été levée afin de réaliser des "actes d'investigation supplémentaires", avait à l'époque indiqué le parquet.Initialement placé en garde à vue pour "trafic de drogues", le jeune homme avait été entendu par les enquêteurs de l'IGPN, la police des polices, et avait déposé plainte pour violences contre des policiers de la compagnie.Des images, provenant d'une vidéo amateur et de la vidéosurveillance, montraient un policier en civil asséner plusieurs coups au visage de l'interpellé.Un des fonctionnaires mis en cause est convoqué devant la justice le 5 novembre prochain, pour violence par personne dépositaire de l'autorité publique et faux en écriture publique, a indiqué mardi une source proche de l'enquête. Par ailleurs, six policiers de la CSI 93 étaient en garde à vue depuis lundi dans les locaux de l'IGPN, dans une autre affaire. Ils sont entendus sur des faits de détention et transport de stupéfiants, ainsi que pour vol, selon une autre source proche du dossier.Le préfet de police de Paris Didier Lallement a "décidé d'engager une réflexion sur la réorganisation des unités de police de la CSI 93 à laquelle appartiennent les fonctionnaires mis en cause", a indiqué lundi à l'AFP la préfecture de police (PP), dont dépend cette unité. En Seine-Saint-Denis, cinq policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Stains avaient été mis en examen en 2015, et l'un d'eux écroué, pour "association de malfaiteurs en vue de se livrer au trafic de stupéfiants". Les fonctionnaires sont soupçonnés de racketter ou de voler des trafiquants de drogue pour revendre leur marchandise.
Le rappeur Mohamed Bellahmed, alias Moha la Squale, a été placé en garde à vue ce vendredi après une intervention mouvementée dans le XVIIIe arrondissement de Paris.
Le rappeur Moha la Squale a été interpellé par trois policiers ce vendredi 19 juin en fin d'après-midi à Paris. C'est lors d'un contrôle routier dans le XVIIIe arrondissement, dans le nord de Paris, que les policiers se sont aperçus que la personne qu'ils contrôlaient faisait l'objet d'un mandat d'arrêt pour refus d'obtempérer, selon une source policière. Cette personne a toutefois réussi à prendre la fuite à pied avant d'être rattrapée et "difficilement menottée", alors que l'amie qui l'accompagnait et filmait la scène a tenté d'agripper le bras d'un policier, selon cette même source.La vidéo de l'arrestation vue plus d'un million de fois sur TwitterPlusieurs vidéos de l'interpellation circulant sur les réseaux sociaux montrent en effet un homme à terre et trois policiers qui essaient de le menotter alors qu'une jeune femme filme la scène. L'une de ses vidéos, selon toute vraisemblance une story Snapchat, a été reprise et publiée sur Twitter. En très peu de temps, elle a dépassé le million de vues. Sur les vidéos on voit également qu'elle agrippe le bras d'un des trois policiers, qui essaie de menotter l'homme. Un deuxième policier à terre donne un coup de pied à la jeune femme qui s'écarte alors que des passants crient "c'est Moha La Squale". L'homme interpellé, une fois menotté, confirme en criant "c'est Moha la Squale, l'équipe".Le rappeur parisien de 25 ans a été placé en garde à vue pour refus d'obtempérer (objet de son mandat de recherche), violence sur agent de la force publique et rébellion. Son amie a été placée en garde à vue pour violence sur agent de la force publique et entrave à l'action de la police. Son amie a, elle, été placée en garde à vue pour violence sur agent de la force publique et entrave à l'action de la police.Déjà convoqué devant le tribunal correctionnelEn mars 2019, il avait été convoqué devant le tribunal correctionnel de Saint-Pierre, à la Réunion, pour "menaces de mort avec arme", après avoir menacé un couple avec un couteau dans le bar d'un hôtel.Moha La Squale, qui cumule aujourd'hui les millions de vue sur ses clips sur Youtube, a été une des grosses révélations de l'année 2018, auteur d'un premier album "Bendero" plébiscité par le public (disque d'or, plus de 50.000 exemplaires vendus) et par la critique.Nommé aux Victoires de la musique 2019, l'artiste charismatique aux cheveux longs, passé par le Cours Florent, s'était fait repérer avec des "freestyles" postés sur Facebook et Youtube, où on le voit rapper dans sa cuisine ou dans son quartier à Ménilmontant, dans le XXe arrondissement de Paris. Il y racontait déjà la rue, son propre quotidien, sa vie d'avant lorsqu'il était dealer puis en prison.
Michel Polnareff n'a pas apprécié d'être comparé au chanteur Renaud. Déjà, il espère être "unique".
Ensuite, il préfère être comparé à "Lennon, Dylan". Et finalement, pour lui, "Renaud, c'est une bagnole".Interrogé mardi 26 avril sur Europe 1 sur des similitudes entre sa carrière et celle de Renaud, Michel Polnareff a réagit assez vivement. "Pour moi, Renaud c'est une bagnole, donc je ne sais pas exactement de quoi vous parlez. Je me sens plutôt proche des gens dont on me trouve proche, comme les Lennon, Dylan", a-t-il déclaré au micro de Thomas Sotto. "En plus, j'espère ne pas être comparé à d'autres, j'espère être unique en mon genre", a ajouté le chanteur.Ce n'est pas la première fois que la bisbille entre les deux stars éclate au grand jour. Au début du mois déjà, ils s'étaient échangé des amabilités par médias et réseaux sociaux interposés. Le 6 avril, Renaud avait déclaré dans une interview a Ciné-Télé-Revue : "Oui, Polnareff, je crois que les gens s'en foutent un petit peu, si j'en juge par le nombre de locations pour ses concerts, qui sont annulés à tour de bras, ses ventes de disques, qui sont plus que moyennes... Moi, j'ai déjà 380 000 précommandes. Le single Toujours debout a été vu cinq millions de fois sur YouTube. C'est hallucinant!" Ce à quoi Michel Polnareff avait répondu par un tweet concis de cruauté "Je n'bois pas de quoi il parle", en référence au problèmes d'alcool de Renaud. Michel Polnareff s'est également exprimé son la sortie de son nouvel album, que les fans attendent depuis 26 ans. "Certains doivent penser que je me fous d'eux. Mais justement, si l'album a pris du retard, c'est que je ne me fous pas d'eux. Il doit être absolument parfait. Et la perfection, cela demande du temps".
Alors que le porte-parole du gouvernement a mis en cause mercredi la "déontologie" de Philippe Bas, le président de la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla, ce dernier a répliqué du tac-au-tac qu'il "ignorai(t) que M. Griveaux fût professeur de déontologie".
Déjà épinglé la semaine dernière par les sénateurs après avoir critiqué la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla avant l'audition de l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, Benjamin Griveaux s'est de nouveau attiré les foudres de la commission ce mercredi 19 septembre. Lors du compte-rendu du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement a visé personnellement le président Les Républicains de la commission d'enquête, Philippe Bas, après l'audition d'Alexandre Benalla. "Lorsqu'on est président d'une commission d'enquête sans doute est-il heureux de s'exprimer assez peu dans la presse, tant que la commission n'a pas poursuivi ses travaux jusqu'à son terme, c'est la plus élémentaire des déontologies, d'être le président impartial d'une commission d'enquête parlementaire". La semaine dernière, il avait estimé au micro de Franceinfo que M. Bas "en fai(sai)t une aventure personnelle".M. Griveaux a tenu à rappeler "cette règle" de la "séparation des pouvoirs", selon laquelle "lorsque un sujet est soumis à une enquête judiciaire, il ne peut pas être également soumis à des questions dans le cas d'une enquête parlementaire". Le sénateur a répondu du tac-au-tac : "J'ignorais que M. Benjamin Griveaux fût professeur de déontologie et par conséquent laissons-lui la responsabilité de ses propos". "Nous, nous essayons de travailler en dehors de toute cette agitation politicienne et nous allons poursuivre aussi sereinement que nous l'avons fait dans les premières semaines notre travail", a-t-il enchaîné devant la presse. "Nous avons bien compris que des personnes vigilantes à séparation des pouvoirs législatif et judiciaire, mais nous sommes aussi extrêmement attentifs à ce que le pouvoir exécutif laisse le Sénat faire son office et tout ira bien dans la République", a renchéri Jean-Pierre Sueur, corapporteur PS de cette commission.
On le sait, le Tour de France 2017 sera le dernier pour Thomas Voeckler. Mais pour le cycliste de 38 ans, pas question de se mettre à la retraite.
Il a déjà commencé quelques écarts avec le cyclisme. Non seulement on pourra entendre sa voix dans les 21 chroniques radios nommées "Souvenir du Tour", qui seront diffusées dans les matinales d'Europe 1 pendant trois semaines. Mais surtout le coureur apparaîtra dans la très populaire série Plus belle la vie. On pourra donc le voir sur France 3 à partir de la mi-juillet. Le cycliste, un des plus populaires de France, qui a porté le maillot jaune pendant dix jours en 2011, ne risque donc pas de voir sa popularité diminuer avec ses apparitions prochaines, surtout quand on se rappelle que la série née en 2004 était encore regardée par plus de 4 millions et demi de spectateurs au mois de mai dernier. Thomas Voeckler sera donc présent aux côtés des acteurs Tristan Robin, Cindy Tempez ou encore Zara Prassinot. Mais contrairement à eux, Thomas Voeckler, lui, jouera son propre rôle.
Un spécialiste de la politique espagnole interrogé par le site espagnol La Moncloa avance que l'ancien Premier ministre français pourrait devenir ministre des Affaires étrangères en Espagne. Il serait en négociation avec le parti au pouvoir.
Manuel Valls va-t-il faire son grand retour en politique ? Après une première tentative avortée et un revers à la mairie de Barcelone, l'ancien Premier ministre français pourrait tout de même retrouver un poste à en croire les informations d'un journaliste espagnol spécialisé en politique. Comme le relate Le Figaro qui s'appuie sur le site espagnol La Moncloa, Manuel Valls espère secrètement devenir le ministre des Affaires étrangères du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez. Le PSOE souhaiterait en effet lui confier un poste, alors que ses positions pro-européennes et anti-indépendantistes plairaient beaucoup. Selon La Moncloa, un dîner a eu lieu la semaine dernière à Madrid. À la table, Manuel Valls entouré de dirigeants socialistes du parti. Et au menu, une proposition de futur poste, donc. Vacant depuis le départ de Josep Borrell (après avoir gagné les élections européennes), le poste de ministre des Affaires étrangères est très convoité. Un échec, mais du crédit Bien que défait aux municipales de Barcelone, seulement quatrième avec 13 % des suffrages, Manuel Valls bénéficie toujours d'un crédit auprès des dirigeants du PSOE, en particulier en raison de son mariage avec une Espagnole (la femme d'affaires Susana Gallardo). Une telle nomination lui permettrait de renouer avec la gauche et redorer son blason sur la scène européenne. Mais tout n'est pas si simple. Si Manuel Valls se pose désormais en homme politique indépendant, il reste isolé depuis sa rupture avec ses alliés de Ciudadanos. Lors des municipalités de la ville catalane, il avait apporté son soutien à Ada Colau (radicale de gauche), se targuant même de l'avoir fait gagner en faisant barrage aux indépendantistes. Dans Le Parisien, il disait : "J'ai changé une certaine conception sectaire de la vie politique en Espagne". En outre, le PSOE est encore réticent. Avec son aura, le parti craint que Manuel Valls ne fasse "de l'ombre" à Pedro Sanchez, le Premier ministre espagnol. Il était aussi apparu dans une manifestation de droite et d'extrême droite contre Pedro en février dernier, rappelle le Huffington Post.
Dans une interview accordée au Parisien, Michel Cymes s'est confié sur ses débuts difficiles à la télévision.
L'un des animateurs préférés des Français présentait mercredi 31 octobre le premier numéro de sa nouvelle émission "Ça ne sortira pas d'ici", un talk-show médical, sur France 2. À cette occasion, Michel Cymes a accepté de répondre aux questions du Parisien. Questionné sur son plus grand traumatisme à la télévision, le médecin de 61 ans répond sans hésitation : sa "première à Télématin en direct", en 1991. "Je m'en souviendrais jusqu'à ma mort. Je n'avais pas dormi de la nuit, je suis arrivé hyper stressé et l'animateur (William Leymergie, ndlr) ne m'a pas beaucoup aidé. Même pas du tout. C'était très formateur, mais autant vous dire que nous ne sommes pas restés en contact", a-t-il confié au quotidien.Des débuts difficiles qui n'ont pas découragé Michel Cymes, aujourd'hui seul à la tête de sa propre émission, après avoir présenté pendant pendant plusieurs années "Le Magazine de la santé" sur France 5 aux côtés de Marina Carrère d'Encausse ou encore "Les pouvoirs incroyables du corps humain" avec Adriana Karembeu, sur France 2. Michel Cymes devrait également bientôt partir en expédition avec Mike Horn.
Accusé de harcèlement sexuel en interne, le politologue proche de la France Insoumise dénonce de son côté la dérive autoritaire du parti. Jeudi, il a annoncé entamer une procédure judiciaire à l'encontre du mouvement, avant d'être écarté de la liste insoumise en vue des Européennes, qui se tiendront le 26 mai prochain.
Après la rupture violente entre Thomas Guénolé et la France insoumise jeudi, le politologue a été écarté de la liste LFI pour les élections Européennes, où il figurait en 14ème position, non éligible en l'état actuel des intentions de vote. C'est l'ancien membre d'Europe Ecologie les Verts, Sergio Coronado, qui a été remonté à sa place. Jeudi, la France insoumise a annoncé que Thomas Guénolé, avait fait l'objet d'un signalement par une militante pour "harcèlement sexuel". En réponse, l'intéressé s'est fendu d'un communiqué au vitriol pour dénoncer des "méthodes staliniennes" utilisées pour étouffer ses critiques sur le fonctionnement du mouvement. Le politologue a également annoncé une prise de mesures judiciaires contre LFI. Le mouvement lui a reproché de vouloir régler ses comptes."Ça me dégoûte"Il "s'est débarqué tout seul", a estimé vendredi Manon Aubry, la tête de liste LFI pour les Européennes. "Bien sûr il y a la présomption d'innocence", a déclaré cette dernière sur RTL, en faisant valoir que le comité électoral de LFI n'avait "pas pris de décision" quant à une exclusion de Thomas Guénolé de la liste, sur laquelle son nom n'apparaissait plus jeudi d'après le site internet du mouvement. Mais LFI est "une organisation féministe et nous prenons au sérieux l'ensemble des témoignages de jeunes femmes qui peuvent nous contacter et émettre des doutes ou raconter des histoires qui peuvent s'apparenter à du harcèlement", a-t-elle souligné. Alors qu'"une enquête est en cours en interne, il a pris les devants en faisant une instrumentalisation politique que je déplore. Ça me dégoûte; moi je ne fais pas de la politique pour ça", a-t-elle ajouté. Interrogée pour savoir si la jeune femme qui a mis en cause Thomas Guénolé avait porté plainte, elle a répondu que ce n'était pas à elle de donner cette information mais à la jeune femme de "choisir ce qu'elle fait de cette histoire". Le comité électoral de LFI a expliqué jeudi avoir "reçu un signalement d'une jeune femme dénonçant des faits pouvant s'apparenter à du harcèlement sexuel de la part de Thomas Guénolé", et avoir en conséquence saisi le 3 mars sa "cellule de veille et de vigilance", qui a rendu son rapport au comité le 15 mars.Mélenchon dit "tout ignorer de cette affaire"Le chef des troupes Jean-Luc Mélenchon s'est exprimé un peu plus tard dans la matinée sur Twitter. Il a affirmé qu'il "ignorait tout dans cette affaire". "Je n'ai été informé ni de l'existence d'une procédure ni de ses évolutions. Les instances du mouvement ont fonctionné, elles n'avaient ni à m'informer ni à me saisir", a-t-il indiqué. "Thomas Guénolé m'a affirmé son amitié et son soutien à de nombreuses reprises très récentes. Je suis stupéfait qu'il me mette en cause de cette façon", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. Et de rajouter: "Décidément, rien ne me sera épargné".
Après l'annonce du remaniement, Le Parisien, Le Point ou encore Europe 1 l'assurent : le numéro 1 du MoDem a joué un rôle très important.
Après 15 jours d'attente, le remaniement ministériel a finalement été annoncé mardi 16 octobre. Parmi les changements notables : la nomination de Christophe Castaner à l'Intérieur, en remplacement de Gérard Collomb, et l'arrivée de huit nouveaux ministres et secrétaires d'État.Parmi eux, le chef de file des députés MoDem Marc Fesneau, nommé ministre des Relations avec le Parlement. Autre illustration : la promotion de Jaqueline Gourault, une proche du maire de Pau désormais à la tête d'un grand ministère de la Cohésion des territoires. Selon Le Parisien, Le Point ou encore Europe 1, cela illustre la forte influence qu'a jouée François Bayrou sur le remaniement. "Il fait un peu ce qu'il veut..."Allié d'Emmanuel Macron, le président du MoDem a été "très présent en coulisses" durant ces quinze derniers jours, assure la radio. Il a été "omniprésent" à l'Élysée, assure même Le Parisien. "Macron n'a pas eu d'autre choix que de plier devant le forcing du Béarnais. C'est l'allié principal d'En marche et il a un groupe de 70 députés centristes à l'Assemblée, alors... il fait un peu ce qu'il veut", a confié au quotidien un conseiller ministériel.L'éphèmère ministre de la Justice dans le premier gouvernement d'Édouard Philippe aurait également pesé sur le choix du binôme de Christophe Castaner à l'Intérieur. Selon Le Parisien et Le Point, François Bayrou a opposé son veto à la nomination de Frédéric Péchenard, ex-patron de la police nationale, qui avait pendant un temps les faveurs du couple exécutif. Emmanuel Macron aurait rapidement abandonné : "Si tu le veux, va convaincre Bayrou", a-t-il lancé à son Premier ministre, affirme l'hebdomadaire. Pourquoi un tel rejet ? "Il a eu sa peau. Un sarkozyste pur jus au gouvernement, c'était hors de question pour lui", explique un proche du chef du gouvernement au quotidien. C'est finalement Laurent Nuñez, patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui a été nommé secrétaire d'État à Beauvau. Remaniement : quel rôle a joué François Bayrou ?par rtl.frInvité de Franceinfo mercredi matin, François Bayrou a néanmoins minimisé son influence : "Si j'ai une responsabilité ou un rôle, ou une quelconque influence, c'est pour défendre le contrat qui a été noué entre le président de la République et les Français en 2017", a-t-il déclaré.
Birgitte Bardot n'y est pas allée par quatre chemins dans une interview accordée à Var Matin et publiée samedi 11 août. Elle demande tout naturellement le départ de Nicolas Hulot du gouvernement.
C'est dans sa maison que Brigitte Bardot a reçu les journalistes de Var Matin pour leur annoncer qu'elle voulait le départ immédiat du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot. Elle se dit très en colère contre lui depuis le lancement d'une concertation publique "concernant plusieurs arrêtés liés aux quotas de chasse traditionnelle" qui ne devrait pas avoir lieu selon elle. Il "agit comme s'il n'avait aucun pouvoir", lâche-t-elle en dénonçant le fait qu'il n'agisse pas tout seul sur cette question. "Ce type me fait peur car il est dangereux"Brigitte Bardot est d'autant plus déçue qu'elle avait fondé de grands espoirs sur Nicolas Hulot lors de sa nomination au gouvernement. Après plus d'un an d'exercice, elle le qualifie de "trouillard de première classe" qui "ne sert à rien". "Tout ce qu'il fait est destructeur, déplore-t-elle. Ce type me fait peur car il est dangereux". C'est pourquoi elle a lancé un appel dans les colonnes de Var Matin à Emmanuel Macron, qu'elle a déjà rencontré en juillet dernier pour évoquer la cause animale "Je lui conseille de changer de ministre lors du prochain remaniement", a-t-elle déclaré avant de lui suggérer au passage un nouveau nom de ministre, celui de Yannick Jadot, député européen écologiste. "Je le trouve très bien. Rien à voir avec Hulot qui est toujours ramolli du ramollo ! Avec lui il y a un loup au gouvernement".Nicolas Hulot n'est pas le seul à s'être attiré les foudres de Brigitte Bardot. Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, n'a selon elle "aucun coeur ni sensibilité envers les animaux". "Avec lui on n'arrivera à rien", déplore-t-elle encore. Après sa rencontre avec le président de la République, elle se dit être agréablement surprise. Elle est sortie "optimiste" de leur rendez-vous même si Emmanuel Macron ne lui a rien promis.
Les messages ont été signalés à la police via la plateforme Pharos. Marlène Schiappa et de nombreux internautes ont tenu à apporter leur soutien au jeune homme.
Au tout départ, il s'agit d'une blague. Un adolescent a tweeté une photo prise lors d'un pèlerinage à La Mecque, en Arabie Saoudite. "Ptdr, y'a du monde à InZeBoite", écrit-il pour accompagné la photo, faisant référence à un jeu télévisé de Gulli. Le message d'Hugo a suscité un déferlement de réactions violentes, insultes, menaces... Le nom de son collège est également dévoilé sur Twitter. Les menaces ont été signalées à la police sur la plateforme Pharos, qui permet de faire remonter aux autorités les comportements illicites sur Internet.Pour tenter d'apaiser la situation, l'adolescent a présenté ses excuses sur Twitter sans toutefois supprimer son message. "Pour toutes les personnes qui ont vu mon tweet, excusez-moi. Je ne savais pas que ça allait prendre autant d'ampleur. Encore désolé. Laissez-moi en vie", a-t-il écrit, cité par plusieurs médias. "Je n'ai jamais voulu offenser quelqu'un dans ce tweet, arrêtez de vouloir la violence pour rien, il y a bien pire dans ce monde et sur Twitter", a-t-il ajouté dimanche. La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les hommes et les femmes Marlène Schiappa a réagi sur Twitter dimanche 14 avril.Des internautes anonymes apportent également leur soutien au jeune homme sous le hashtag #jesoutiensHugo. Le philosophe Raphël Enthoven a également soutenu l'adolescent sur Twitter. Lundi, ne restait plus sur le compte Twitter du garçon que le tweet incriminé et les messages de soutien de Marlène Schiappa et Raphaël Enthoven.
Agnès Buzyn était invitée sur le plateau de RTL ce lundi 22 juin. L'ancienne ministre de la Santé sera entendue par la commission d'enquête parlementaire sur la gestion de la crise du coronavirus, mardi 30 juin.
Mardi 30 juin, Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé qui a quitté son poste pour se porter candidate à la mairie de Paris sous les couleurs LREM, sera entendue par la commission d'enquête parlementaire sur la gestion de la crise du coronavirus. Invitée sur les ondes d'RTL ce lundi 22 juin, elle a expliqué qu'elle n'appréhendait pas ce rendez-vous. "Au contraire, j'ai besoin de parler aux Français. Parce que je parle à la représentation nationale, ce sera public, je vais donc aussi parler aux Français", a-t-elle assuré. "Et j'ai besoin d'expliquer ce que j'ai fait, à quel point je me suis préoccupée d'eux, tous les jours. (...) Je sais que la vérité va apparaître parce que c'est toujours le cas", a ajouté l'ancienne ministre. Agnès Buzyn était l'invitée de RTL Soir (deuxième partie)par rtl.frA ceux qui lui reprochent d'avoir abandonné le personnel hospitalier à l'aube d'une crise sanitaire, Agnès Buzyn préfère évoquer ses actions sur le terrain. "Non, je ne l'ai pas abandonné, je l'ai rejoint. Dès que j'ai arrêté ma campagne, le lendemain de l'élection, j'ai travaillé avec les centres de lutte contre le cancer, pour les aider à s'organiser, pour adapter leur activité aux malades du Covid. Quinze jours après, je suis allée travailler dans un hôpital", a souligné la candidate à la mairie LREM de Paris."Nous avons toujours suivi les recommandations internationales", a assuré Jérôme SalomonMardi 16 juin, Jérôme Salomon, directeur de la Santé, était entendu devant la commission d'enquête parlementaire. Le spécialiste des maladies infectieuses, un des visages de la crise sanitaire avec ses points presse quotidiens, ouvrait le bal des auditions d'une commission qui n'est "ni un tribunal populaire ni un feuilleton télévisé", a répété en ouverture sa présidente Brigitte Bourguignon (LREM), également présidente de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée. Selon Jérôme Salomon, aucun pays ne pouvait "se targuer d'avoir été prêt et d'avoir parfaitement géré cette pandémie". Il a néanmoins dit vouloir "tirer toutes les leçons en toute humilité", pour se préparer à une éventuelle "deuxième vague". Avec près de 30.000 décès provoqués par le Covid-19, la France accuse le 5e bilan le plus lourd au monde.Beaucoup de questions ont tourné autour des masques, "au coeur des interrogations de nos concitoyens et des soignants", selon Eric Ciotti, député (LR) des Alpes maritimes et rapporteur de la commission. Accusé par Jean-Christophe Lagarde (UDI) de "mensonge d'Etat" pour avoir assuré le 18 mars qu'il n'y avait "pas de sens à porter ce masque" dans la rue "pour les personnes non contaminées", le directeur général de la Santé a répondu : "Nous avons toujours suivi les recommandations internationales", notamment de l'OMS.
Lors d'un entretien au New York Times, le président américain est revenu sur son séjour en France à l'occasion des célébrations du 14-Juillet.Donald Trump semble apprécier Emmanuel Macron. Une semaine après son retour des célébrations du 14 juillet, qu'il a passées à Paris sur invitation du président de la République, le chef d'État américain s'est entretenu mercredi avec trois journalistes du New York Times.
Il a donc été question de son voyage à Paris, et des moments passés en la compagnie du dirigeant français. Et d'ailleurs, Donald Trump ne tarit pas d'éloges sur Emmanuel Macron. « C'est un bon gars », a-t-il ainsi affirmé aux journalistes. « Intelligent. Fort. Il aime tenir la main », a-t-il ajouté. « Je pense qu'il va être un incroyable président pour la France ».Le leader du monde libre est également revenu sur son sentiment à l'égard du défilé militaire du 14 juillet, allant même jusqu'à comparer l'événement au Superbowl américain, qui marque la finale de la saison de football américain. « C'était l'une des plus belles parades que j'ai jamais vue », a affirmé Donald Trump, enthousiaste. « Il devait y avoir 200 avions au-dessus de nos têtes, peut-être 100 000 uniformes, divisions, et groupes différents », a-t-il également souligné. Selon l'Américain, le défilé du 14 juillet était « une chose incroyable ».« Normalement, vous avez les avions qui volent et c'est tout, comme lors de la parade pour le Superbowl. Et tout le monde devient fou, voilà. [Mais à Paris], tout avait une limite de temps. La parade a duré deux heures, puis elle a pris fin. Cela n'a pas duré toute une journée, et les gens ne sont pas devenus fous », a par ailleurs observé le chef de l'État américain. La parade lui a tellement plu que Donald Trump envisage désormais d'en organiser une sur Pennsylvania Avenue, tout proche de la Maison Blanche.
Les trois hommes sont soupçonnés d'être les animateurs du "French Deep Web-market", plateforme de mise en relation de "6.000 utilisateurs et 750 vendeurs de drogues, d'armes, de faux papiers, de coordonnées bancaires et d'outils de piratage informatique".
Il s'agirait du démantèlement de "la plus importante plateforme du darknet francophone". Trois hommes ont été mis en examen dimanche 16 juin, soupçonnés d'animer le forum French Deep Web-Market, carrefour de la vente illégale de drogues, d'armes et de faux papiers, a annoncé le parquet de Paris. Fruit d'une "vaste enquête", ce coup de filet, mené dans la nuit de mercredi à jeudi "a eu pour effet de mettre hors ligne une grande majorité des places de marché illicites du darknet français", a affirmé le parquet dans un communiqué. C'est le deuxième coup de filet de ce type en un an. L'opération qui a permis des interpellations en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, en Nouvelle Aquitaine et en Normandie, visait le "French Deep Web-Market", considéré par les enquêteurs spécialisés comme "la plus importante plateforme du darknet francophone", selon le parquet. Trois hommes âgés de 44, 32 et 23 ans avaient alors été placés en garde à vue, "soupçonnés d'en être les animateurs techniques". Ciblé depuis 2018 par les enquêteurs, ce forum du darknet - partie cachée d'internet - permettait de mettre en relation près de "6.000 utilisateurs et 750 vendeurs de drogues, d'armes, de faux papiers, de coordonnées bancaires et d'outils de piratage informatique", a-t-il précisé.Placés en détention provisoire Présentés dimanche à un juge d'instruction, les trois suspects ont été mis en examen pour complicité de trafic de stupéfiants, de vente et d'achat d'armes de guerres et de munitions en réunion, d'escroquerie et de fourniture de faux documents administratifs. Ils se voient également reprocher des infractions douanières et les infractions de "mise à disposition d'équipements spécialement conçus pour commettre des atteintes à des systèmes de traitement automatisé de données (STAD) et d'"entente formé en vue de commettre des atteintes aux STAD". Le parquet de Paris a requis le placement en détention provisoire pour deux des trois suspects. Les débats se sont poursuivis jusque tard dimanche devant le juge des libertés et de la détention (JLD). L'un d'eux a été incarcéré provisoirement dans l'attente d'un débat différé devant le JLD qui devra statuer sur son maintien en détention. La situation de l'autre suspect n'était pas connue ce dimanche. Les investigations ont d'abord été conduites par la cyberdouane de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), puis par la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) sous l'autorité du parquet de Paris au titre de sa compétence nationale en matière de lutte contre la cybercriminalité.
L'échafaudage avait commencé à être monté en 2018 pour la restauration de la flèche de la cathédrale. Sous l'effet des flammes de l'incendie du 15 avril 2019, il s'était déformé, fragilisant la structure.
C'est un travail titanesque qui attend les ouvriers. La dernière phase de la délicate opération de démontage de l'échafaudage de la flèche de Notre-Dame de Paris va débuter lundi, a annoncé dimanche 7 juin l'établissement public chargé de la restauration de la cathédrale. "Cette opération se déroulera tout au long de l'été", précise le communiqué. Cet échafaudage de 200 tonnes et plus de 40.000 pièces avait commencé à être monté en 2018 pour la restauration de la flèche de la cathédrale. Il était arrivé à mi-hauteur, soit plus de 40 mètres de haut, au moment de l'incendie du 15 avril 2010, qui le déforma, fragilisant la structure. Dans un premier temps, l'échafaudage été "consolidé puis ceinturé de poutres métalliques sur trois niveaux afin de le stabiliser et d'empêcher tout risque d'écroulement", explique l'établissement public. Le chantier a duré plus d'un an, avec plus de six mois retard à cause des intempéries, de la grève, puis du confinement. Il avait néanmoins repris de façon progressive fin avril. Un second échafaudage a été mis en place et à partir de lundi, "deux équipes en alternance de cinq cordistes descendront au plus près des parties calcinées pour découper, à l'aide de scies sabres, les tubes métalliques fondus les uns sur les autres". Ces morceaux seront évacués avec une grue de 80 mètres.Lors de l'incendie, le plomb présent dans la toiture de la cathédrale s'est déversée sur la structure. Il faudra donc décontaminer chacun de ses fragments, un à un.
Un patient ayant été en contact avec des personnes de la province de Wuhan a été hospitalisé à Bordeaux. Des tests sont pratiqués pour savoir s'il s'agit du coronavirus.
En alerte depuis plusieurs jours, les services de santé de l'Hexagone redoutent d'être confrontés à leur premier cas de coronavirus sur le sol français. La France serait le septième pays touché, après la Chine, le Japon, la Corée du Sud, la Thaïlande, Taïwan et les États-Unis. Un patient "suspecté du coronavirus" a été hospitalisé, jeudi 24 janvier, à Bordeaux et est en "observation", a annoncé SOS Médecins vendredi sur les réseaux sociaux. SOS Médecins Bordeaux a annoncé sur Facebook avoir "pris en charge un patient suspecté du coronavirus 2019-nCov", présentant "fièvre et toux", au départ pour ce qui semble être une consultation "classique".Questionné par le médecin sur d'éventuels voyages, le patient "déclare venir des Pays-Bas mais signale qu'il vient de Chine dont il est originaire", a relaté SOS Médecins. Le médecin lui a alors demandé "de préciser s'il a séjourné ou a été en contact avec des personnes de la province de Wuhan", épicentre de l'épidémie, ce à quoi le patient a répondu par l'affirmative. Pris en charge dans les locaux de SOS Médecins par le Smur de Bordeaux, le patient a été admis au Centre hospitalier universaire pour "bilan et observation".Le patient est soumis à des tests dont les résultats devraient être connus rapidement, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. L'Agence régionale de la Santé à Bordeaux a confirmé à l'AFP avoir été informée par le CHU Pellegrin de l'existence de ce cas suspect "mais ne peut rien dire, toute communication étant concentrée au ministère" de la Santé.Sollicité sur ce cas, le ministère a rappelé qu'il ne communiquerait que sur les "cas avérés", c'est-à-dire ceux dont le test au coronavirus chinois, réalisé par l'Institut Pasteur, est positif. Jeudi, devant la presse, la ministre Agnès Buzyn a indiqué qu'il y avait eu jusqu'à présent deux cas suspects, finalement testés négatifs, en France. Mardi, elle avait affirmé que le risque d'introduction en France du coronavirus qui a déjà fait 26 morts en Chine sur un total de 830 personnes contaminées était "faible mais ne peut pas être exclu".La ville de Bordeaux est jumelée avec celle de Wuhan et son maire Nicolas Florian a adressé vendredi un "message de soutien" à son homologue chinois Zhou Xianwang, ont annoncé ses services."Nous nous tenons à vos côtés dans cette épreuve et vous réitérons notre disposition à coopérer dans tous les domaines avec vous", a écrit M. Florian.
Georges Siffredi, qui faisait jusque-là l'intérim à la tête du département des Hauts-de-Seine après le décès de Patrick Devedjian en mars, a été élu lundi président du conseil départemental.
M. Siffredi a été élu avec les 38 voix de la majorité, les huit élus de l'opposition n'ayant pas pris part au vote. Il était le seul candidat à cette élection.L'élu LR de 63 ans avait été désigné la semaine dernière au terme d'une réunion des 38 élus de droite du département après que son seul concurrent, le maire de Saint-Cloud Eric Berdoati (DVD), eut jeté l'éponge.M. Siffredi occupait le siège de premier vice-président du département depuis 2015, avant d'être propulsé président par intérim après le décès de Patrick Devedjian dans la nuit du 28 au 29 mars des suites du coronavirus à l'âge de 75 ans. Ce dernier présidait depuis 2007 ce bastion de droite, situé dans la "petite couronne" autour de Paris.M. Siffredi a rendu un hommage appuyé à la "fidélité, aux hommes comme aux idées", de son ami Patrick Devedjian. "C'est dans cet esprit que je veux poursuivre ce mandat, dans la continuité d'une politique que notre assemblée a soutenue et votée depuis cinq ans", a-t-il dit, citant notamment la poursuite de la fusion du département avec les Yvelines ou encore le projet de musée du Grand Siècle à Saint-Cloud, dernier grand projet culturel porté par son prédécesseur après la Seine Musicale à Boulogne-Billancourt ou encore la grande salle indoor Paris La Défense Arena à Nanterre. "Je mènerai ces projets à terme", a-t-il promis.Toutefois, rappelant les conséquences sociales et économiques de la crise du coronavirus, il a souligné avoir "parfaitement conscience que nous ne pouvons pas faire simplement +comme avant+". "Il va donc falloir (...) mettre l'accent sur deux priorités: les solidarités et la relance économique", a-t-il indiqué.M. Siffredi est maire de Châtenay-Malabry depuis 1995 et a été réélu en mars dès le premier tour avec 65,4% des voix.Très proche de Patrick Devedjian, il était son suppléant à l'Assemblée nationale et a siégé à deux reprises au palais Bourbon lors des passages de M. Devedjian au gouvernement entre 2002 et 2005 et en 2009-2010.
Les relations entre le Brésil et la France ne sont pas près de se réchauffer. Le camp Bolsonaro continue d'insulter violemment Emmanuel Macron et son épouse Brigitte, rapporte Gala.
À peine nommé au gouvernement, il se fait remarquer. Il n'aurait pas pu se faire mieux voir par le président Jair Bolsonaro. Ministre du Tourisme depuis le 15 août, Renzo Gracie relance la polémique. Il a violemment menacé et insulté le couple présidentiel français dans une interview donnée au média brésilien UOL, repris par Gala lundi et dont la vidéo circule sur les réseaux sociaux.Interrogé sur le chef d'État français, ce professeur de ju-jitsu a prononcé des mots extrêmement violents à son égard, le traitant de "clown" et menaçant son intégrité physique : "Macron... Non, je suis désolé Micron, Micron. Mec, tu parles mal de mon pays ?! Le seul feu qui brûle actuellement est celui dans le cœur des Brésiliens et de notre président, espèce de clown. Viens ici et on te tordra le cou, ton cou de poulette. Tu ne me fais pas peur, non. Ici, nous sommes chauds." Brigitte moquée, Macron réplique à Bolsonaropar euronews (en français)Renzo Gracie en veut à Emmanuel Macron d'avoir médiatisé les incendies en Amazonie et d'avoir nui au tourisme et donc à l'économie du pays sud-américain. Il a ainsi lâché, selon le magazine people, des propos homophobes : "Ce clown n'ouvre la bouche que pour dire du mal de notre pays. Bien sûr, certains seront épouvantés et vont penser que je l'ai appelé du nom de la femelle du poulet parce que sa virilité est douteuse. Mais non. J'ai connu de nombreux gays bien plus homme que cet imbécile".Ce professeur de 52 ans a terminé son invectivé par une attaque grossière sur l'âge et le physique de Brigitte Macron : "Je vais te poser une question : sa femme, elle est belle ou moche ? Vous coucheriez avec elle ? Si vous critiquez notre pays, préparez-vous à recevoir une tonne d'insultes et pareil pour vos proches. Le fait qu'il couche avec un dragon ne fait pas de lui un spécialiste en incendie. Elle est moche, mec."Moquée par Jair Bolsonaro et un autre de ses ministres fin août en marge du G20, la première dame avait réagi avec hauteur et dignité en remerciant en portugais aux Brésiliens qui avaient présenté leurs excuses pour leurs dirigeants : "Muito obrigada".
Deux policiers de l'État américain du Wisconsin ont été suspendus de leurs fonctions et une enquête a été ouverte lundi après qu'un homme noir a été grièvement blessé de plusieurs balles dans le dos, une apparente bavure policière qui a déclenché des manifestations et l'imposition d'un couvre-feu local.
La victime, un père de famille afro-américain appelé Jacob Blake, a été opérée d'urgence et hospitalisée dans un service de soins intensifs de la ville de Milwaukee. Les faits se sont produits dimanche dans l'agglomération de Kenosha, à une quarantaine de kilomètres au sud. Des images vidéos prises par un téléphone portable et devenues virales montrent M. Blake suivi par deux policiers ayant dégainé leurs armes, alors qu'il contourne une voiture. Un policier lui attrape le tee-shirt au moment où il ouvre la portière et qu'il tente de s'installer sur le siège conducteur. L'agent fait feu, atteignant M. Blake de plusieurs balles dans le dos. Les autorités n'ont pas précisé si le second agent avait également tiré.Ben Crump, l'avocat de la famille de Jacob Blake, a affirmé que les trois fils de la victime se trouvaient dans la voiture, et que l'homme avait tenté de s'interposer dans une dispute entre deux femmes."Alors qu'il s'éloignait pour aller voir ses enfants, la police a tiré à plusieurs reprises dans son dos à bout portant. Les trois fils de M. Blake étaient juste à côté et ont vu la police tirer sur leur père", a assuré l'avocat dans un communiqué. "Ils seront traumatisés à vie", a-t-il ajouté. "Ce soir, Jacob Blake a reçu plusieurs balles dans le dos, en plein jour à Kenosha, Wisconsin", a déclaré le soir même sur Twitter le gouverneur du Wisconsin, Tony Evers.Affirmant ne pas connaître encore "tous les détails" des faits, il a ajouté: "Ce que nous savons pour sûr est qu'il n'est pas le premier homme noir ou la première personne à avoir été abattu, blessé ou impitoyablement tué par des individus chargés de faire appliquer la loi dans notre État ou notre pays".Le candidat démocrate à la présidentielle, Joe Biden, a lui exigé "une enquête immédiate, poussée et transparente et que les policiers répondent de leurs actes"."Le pays se réveille encore une fois plongé dans la douleur et l'indignation qu'un homme noir américain ait à nouveau été victime d'un abus policier", a regretté M. Biden, accompagnant son message du mot "Assez" sur fond noir. À Kenosha, des manifestants se sont rassemblés sur place et des affrontements ont éclaté dimanche soir avec la police anti-émeute, selon des images publiées par le Milwaukee Journal Sentinel. Des incendies ont été allumés et les autorités locales ont par la suite décrété un couvre-feu.L'avocat Ben Crump représente aussi la famille de George Floyd, un quadragénaire noir asphyxié à Minneapolis le 25 mai par un policier blanc, et dont la mort avait déclenché des manifestations anti-racistes à travers les États-Unis et le monde."Le fait que des actes de violence policière comme celui-ci, le meurtre de Breonna Taylor alors qu'elle dormait chez elle, le meurtre de George Floyd à la sortie d'un supermarché, le meurtre d'Eric Garner devant une épicerie de quartier et d'innombrables autres soient devenus chose courante montre que l'institution policière américaine est pourrie jusqu'à la moelle", a commenté la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU.
Tout est parti d'un événement Facebook à prendre au second degré. Visiblement, cela n'a pas été compris par tout le monde, puisque le shérif du comté de Pasco, en Floride, a demandé à la population de ne pas tirer avec une arme à feu sur l'ouragan Irma, qui a frappé les États-Unis dimanche 10 septembre.
"C'est une combinaison de stress et d'ennui" qui a poussé Ryon Edwards à créer l'événement Facebook "Shoot at hurricane Irma" ("tirez sur l'ouragean Irma"), selon la BBC. Sur sa page, le jeune homme déclare avec humour qu'il faut montrer "à Irma que nous allons tirer les premiers". Plus de 28.000 personnes ont "participé" à l'événement, tandis que 55.000 autres se sont déclarées "intéressées".Des chiffres importants qui sont peut-être à l'origine du message surprenant du shérif du comté de Pasco. Sur son compte Twitter, ce dernier a écrit : "Pour être clair, ne tirez PAS sur Irma. Vous n'arriverez pas à lui faire faire demi-tour et cela aurait des effets secondaires très dangereux." Interrogé par un internaute qui s'étonnait de cette consigne, le shérif a répondu que le succès de l'événement Facebook "méritait une clarification".
Pour son magazine du 30 mars, Le Monde est allé à la rencontre du député LREM, Bruno Bonnell. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'élu du Rhône a une vision bien à lui de la politique.
Aux élections législatives en juin 2017, il avait été le tombeur de l'ancienne ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, dans la 6e circonscription du Rhône. Bruno Bonnell, 59 ans, multi-entrepreneur lyonnais, est un député en marge. Comme le précise Le Monde, l'élu rhodanien préfère les plateaux tv à l'hémicycle ou même à sa circonscription. Depuis son élection, il n'aurait jamais pris la parole ni même rédigé un amendement. "On m'a expliqué, quand je suis arrivé, que nos prises de parole ouvraient un temps d'expression équivalent à l'opposition alors j'ai préféré me taire", se justifie-t-il dans les colonnes du Monde. En décembre dernier, le magazine Capital l'avait d'ailleurs classé parmi les trois députés les moins prolifiques de l'Hémicycle.Quant à sa présence dans sa circonscription, là encore, Bruno Bonnell est plutôt clair. "Je ne suis pas là pour faire l'assistante sociale. Pour les places en crèche ou les logements, allez voir ailleurs. Il faut sevrer la population des vieilles pratiques. Je suis un élu de la nation". Le député LREM n'aurait d'ailleurs assisté à aucune commémoration, mis à part celles du 11-Novembre. De quoi agacer l'opposition. "On ne le voit jamais, c'est simple", déplore Didier Vullierme, l'adjoint au maire socialiste de Villeurbanne. Mais de ce qui se dit sur lui, Bruno Bonnell n'en a que faire. "Ce qui se dit en circo, j'en ai rien à foutre".Un côté provocateur que le député de la 6e circonscription du Rhône assume totalement. "J'ai mon style. Ma personnalité, c'est d'être mal compris. Je m'en fous, le principal, c'est que je sois convaincu. (...) C'est le prix à payer à la notoriété. J'ai une vie passionnante, je suis un bon client pour les médias et je suis régulièrement cité dans Le Canard enchaîné, ça énerve".
Le preneur d'otage serait l'ancien conjoint d'une des victimes, selon le procureur de la République de Tarbes.
Un homme armé qui a retenu en otage pendant plusieurs heures mardi 23 avril "deux ou trois personnes" dans un pavillon à Lourdes a été interpellé, a indiqué à l'AFP une source policière. Il a été "interpellé, non blessé", a précisé la source.Le Raid était sur place depuis plusieurs heures pour tenter de négocier avec le forcené, dont l'une des otages serait son ex-femme, selon le procureur de la République de Tarbes, Pierre Aurignac. Une conférence de presse du procureur est prévue en fin d'après-midi. Un des otages a été blessé, a affirmé la source policière, sans être en mesure de donner plus de détails dans l'immédiat.Les faits ont débuté vers "11H00 ce (mardi) matin. Des témoins ont entendu des coups de feu rue Mozart à Lourdes", a indiqué la préfecture des Hautes-Pyrénées dans un communiqué.Selon le procureur de la République de Tarbes, Pierre Aurignac, contacté par l'AFP, le forcené est un ancien militaire âgé d'une cinquantaine d'années. Ce dernier est "connu de la justice pour des précédents vis-à-vis de son ex-conjointe", a ajouté le procureur. Les faits se déroulent, selon M. Aurignac, dans l'appartement de l'ex-femme, située dans une maison de couleur grise à deux niveaux et dont les volets blancs sont tous fermés, a décrit un journaliste de l'AFP sur place. Le forcené retiendrait dans ce pavillon "deux ou trois personnes", selon la préfecture qui ne donne pas de détails sur leur identité. Un périmètre de sécurité a été établi autour de la maison, située dans un quartier résidentiel, et les habitations proches ont été évacuées, a précisé la préfecture. Des unités de Toulouse du Raid étaient sur place ainsi que des équipes de sapeurs pompiers et du SAMU. Selon le journaliste de l'AFP, des négociations sont en cours."J'ai entendu deux coups de feu", a témoigné auprès de l'AFP une employée d'une société de transport proche du pavillon, prénommée Kelly. Peu après, cette femme a entendu crier : "Arrête, arrête, tu vas nous tuer!". Selon son témoignage, le forcené "a retiré deux fois". "J'ai appelé la police, mais il y avait quelqu'un qui venait de le faire", a poursuivi Kelly. "Quand la police est arrivée, (le forcené) a au moins tiré encore quatre fois".D'après d'autres témoins, l'individu armé est sorti sur le balcon en tenant son ex-femme et criant aux policiers "dégagez ou dans trois secondes je finis le travail".
Une habitante de Valenciennes a dû attendre une semaine pour que les pompes funèbres récupèrent le corps de son conjoint décédé.
Le 9 mars dernier, Thérèse Fouache, une habitante de Valenciennes, dans le Nord, se rend à la mairie pour signaler le décès de son compagnon. Elle leur annonce également qu'elle n'a pas d'argent pour s'occuper des modalités d'enterrement et compte donc sur la municipalité, rapporte La Voix du Nord. Des odeurs dans les parties communesLa mairie exige alors qu'une preuve soit apportée pour justifier de la non capacité à financer la mise en bière. Comme le prévoit la loi, une enquête doit donc être menée pour qu'une décision soit prise... qui peut durer jusqu'à six jours. C'est une voisine habitant le même immeuble qui a prévenu le quotidien local pour se plaindre de cette situation "pas normale" et des odeurs ressenties dans les parties communes. Le corps du conjoint de Thérèse Fouache a finalement été inhumé dans une fosse pleine terre au cimetière de la ville. L'emplacement est fourni gratuitement par la mairie pour une durée de 5 ans. Le terrain sera ensuite récupéré et les ossements mis dans un ossuaire municipal.
Malgré l'interdiction d'ouvrir, cet établissement de Vernon continuait à servir des clients.
L'arrêté préfectoral pris mercredi 25 mars par la sous-préfecture des Andelys à l'encontre d'un bar-tabac de Vernon (Eure) est sans appel : l'établissement est "fermé pour une durée d'un mois", le gérant ayant contrevenu à plusieurs reprises "aux règles sanitaires"."Au cours de patrouilles, les effectifs de police nationale ont constaté à trois reprises qu'un établissement de boissons continuait à servir une dizaine de clients à l'intérieur du bar, malgré l'interdiction d'ouverture", a expliqué la préfecture de l'Eure dans un communiqué. "Sous l'autorité du procureur de la République, une procédure pour mise en danger de la vie d'autrui a été diligentée à l'encontre" du gérant, précise la préfecture. "Le gérant de ce café a écopé d'une contravention de 4e classe mais je n'ai pas eu le temps d'ouvrir une enquête pour mise en danger de la vie d'autrui", a cependant fait savoir à l'AFP Dominique Puechmaille, procureure de la République d'Évreux. "A partir du moment où le préfet a très rapidement décidé d'une fermeture, il aurait été difficile de constater l'infraction", a expliqué la magistrate.Dans le cas où le gérant de l'établissement ne respecterait pas l'interdiction d'ouverture de un mois, l'arrêté pris par la sous-préfecture des Andelys indique que le contrevenant s'expose à une sanction "de deux mois d'emprisonnement et 3.750 euros d'amende".
Dans la foulée du discours d'Edouard Philippe à l'Assemblée nationale sur la levée du confinement en France, le chef de file des insoumis s'en est pris au chef de l'Etat, dont il tance la "gestion calamiteuse" de la crise du Covid-19.
"En démocratie, il n' y a pas de légitimité sans confiance. Et cette confiance est morte". A la tribune de l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon a ciblé le président de la République Emmanuel Macron, passant au gril les atermoiements au plus haut sommet de l'Etat pendant la crise sanitaire du coronavirus. "Ordres et contre-ordres se sont succédé", a t-il lancé devant les députés et le Premier ministre Edouard Philippe, qu'il a pris soin d'épargner, au contraire d'Emmanuel Macron : "Lui doit en être tenu pour responsable!". Listant plusieurs déclarations émanant de l'exécutif à l'aube de la crise, le leader insoumis a fustigé la "gestion calamiteuse" et les "sorties hasardeuses" du chef de l'Etat, notamment quand il s'était rendu au théâtre début mars, pour inciter les Français à continuer à vivre sans "modifier nos habitudes de sortie". Quelques semaines plus tard, alors que la France était confinée, "nous avons alerté le 30 mars en disant qu'il est temps de parler déconfinement", a t-il fait valoir, vantant au passage la "magnifique et terrible" discipline de la population française, "dont il faut lui rendre hommage".Le gouvernement a depuis présenté un plan de "déconfinement", loin de satisfaire Jean-Luc Mélenchon, notamment sur les questions de la réouverture des écoles et du retour en classe. Désormais, "voici venu le temps des injonctions odieuses", s'indigne t-il."Les enfants doivent-ils aller à l'école obligatoire le 11 mai ou bien sur la base du volontariat comme l'a dit votre ministre de l'Education nationale? Parce que ça c'est anxiogène ! Des millions de familles se sont dit 'Qu'est-ce que je dois faire". "Comment peut-on demander aux parents d'évaluer le risque d'exposer leurs enfants au danger, c'est odieux! Ils ne savent que faire les braves gens, surtout quand leur décision n'est pas libre".
L'air devient enfin plus respirable. Vendredi 26 juillet en début de matinée, Météo France a levé sa vigilance rouge dans les 20 départements concernés, allant du Nord à l'Île-de-France.
Le mercure devrait toutefois rester élevé dans la partie est du pays, où 31 départements sont toujours en alerte pour canicule et parfois orages. Après quatre jours de fournaise, la douceur fait son retour. À partir de vendredi, les températures devraient chuter de manière spectaculaire dans l'ouest de la France, à la faveur de l'arrivée d'une perturbation orageuse. En début de journée, l'alerte rouge canicule a été levée dans la totalité des départements qui étaient concernés. Météo France a tout de même maintenu son alerte orange dans 31 territoires de l'Est, en raison des fortes chaleurs mais aussi d'orages attendus dans le courant de la journée.31 départements toujours en alerte Dans le détail, les départements maintenus en vigilance sont l'Ain (01), l'Allier (03), les Alpes-Maritimes (06), l'Ardèche (07), les Ardennes (08), l'Aube (10), le Cantal (15), la Côte-d'Or (21), le Doubs (25), la Drôme (26), l'Isère (38), le Jura (39), la Loire (42), la Haute-Loire (43), la Marne (51), la Haute-Marne (52), la Meurthe-et-Moselle (54), la Meuse (55), la Moselle (57), la Nièvre (58), le Puy-de-Dôme (63), le Bas-Rhin (67), le Haut-Rhin (68), le Rhône (69), la Haute-Saône (70), la Saône-et-Loire (71), la Savoie (73), la Haute-Savoie (74), les Vosges (88), l'Yonne (89) et le Territoire-de-Belfort (90). En revanche, l'alerte a été levée dans les 49 autres territoires placés en vigilance depuis mercredi. Orages en vue, grêle attendueVendredi, au lever du jour et jusqu'à la mi-journée, le ciel sera très chargé et chaotique à l'ouest d'un axe Lille-Toulouse, prévient Météo France. Des orages sont ensuite attendus sur toute une partie est de l'Hexagone, mais aussi sur le Massif central et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Cette activité orageuse pourra devenir localement violente, notamment entre les Ardennes et le plateau lorrain, avec de fortes rafales de vent et même de la grêle. Le mercure chute, mais pas partoutDu côté des températures, on note un net rafraîchissement sur une bonne moitié ouest du pays, avec entre 17 et 22 degrés prévus, tandis que l'air chaud se maintiendra sur la moitié est du pays. Là-bas, les températures minimales ne devraient pas descendre en dessous de 22 à 26 degrés. Dans la journée, Météo France prévoit encore des températures maximales comprises entre 35 et 38 degrés, voire même 40 degrés en Alsace. Ailleurs, du Centre aux Hauts-de-France en passant par l'Île-de-France, le thermomètre devrait afficher entre 25 à 29 degrés, soit 10 à 15 degrés de moins que jeudi.
Plusieurs personnalités, au premier rang desquelles Jean-Luc Mélenchon, sont pointées du doigt pour leurs réactions aux injures dont le philosophe a été la cible samedi à Paris, pendant la manifestation des "gilets jaunes".
Depuis 48 heures, les images et les mots font les gros titres. Samedi 16 février, plusieurs personnes vêtues de gilets jaunes ont insulté et menacé le philosophe Alain Finkielkraut. Sur deux vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on entend notamment : "sale sioniste de merde. Sale merde. Nique ta mère. Palestine. Homophobe de merde (...) La France, elle est à nous. Sale enculé. Espèce de raciste. Espèce de haineux. T'es un haineux et tu vas mourir. Tu vas aller en enfer. Dieu, il va te punir. Le peuple va te punir. Nous sommes le peuple. Grosse merde"... Si ces propos suscite une large indignation, les condamnations ne sont pas unanimes. Certains, à la France insoumise (LFI), à commencer par son leader Jean-Luc Mélenchon, refusent de condamner sans réserves l'agression du philosophe. Le député des Bouches-du-Rhône a d'abord été mis en cause dimanche par la ministre de la Santé Agnès Buzyn pour son absence de réaction. "C'est un naufrage, Jean-Luc Mélenchon", a-t-elle regretté, rappelant qu'il "a été républicain, il a été ministre, il a été sénateur, il a été élu européen". "Il n'y a pas de mais"Il lui a répondu sur Twitter le jour-même : "Conscient de l'instrumentalisation de l'antisémitisme, je crois aussi qu'il ne faut jamais laisser passer le racisme. Autour de Finkielkraut, il y avait aussi des gilets jaunes qui voulaient le défendre et s'opposer à l'attaque. Je suis avec eux", a-t-il écrit. Le ton est encore monté lundi. "Agnès Buzyn, au nom du gouvernement contre la France insoumise, montre que pour les macronistes la lutte contre l'antisémitisme n'est pas sincère. Juste un prétexte politicien pour régler des comptes, créer une diversion, profiter du mal", a-t-il dénoncé, toujours sur Twitter. "L'accusation d'antisémitisme contre la France insoumise est ignoble. En quoi cela sert-il la lutte contre l'antisémitisme ? Ce dévoiement politicien est irresponsable", a-t-il encore jugé.https://twitter.com/JLMelenchon/status/1097134981376344064Des propos qui indignent Bernard-Henri Lévy. " Quand je vois certains leader politiques comme Jean-Luc Mélenchon dire des choses absolument ahurissantes : antisémitisme instrumentalisé, comme s'il fallait l'opposer à un antisémitisme franc et loyal", a-t-il regretté lundi sur Europe 1. "Quand un juif se fait agresser parce qu'il est juif, il est interdit de se demander si l'on est d'accord ou pas avec lui, estime le philosophe. On commence par dénoncer et dire qu'en 2019, l'antisémitisme, les mots d'ordre nazis qui balafrent nos rues, qui souillent la conversation nationale, sont inacceptables. Il n'y a pas de mais." Le gouvernement "monte en épingle des fake news"Les propos d'Aude Lancelin, directrice du "Média", le site lancé par LFI, font également polémique. Samedi, elle a regretté que le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux déclare qu'Alain Finkielkraut avait été hué "aux cris de sale juif". "Sale juif ? Cette phrase est inaudible dans la vidéo. Tous les samedis, le porte-parole du gouvernement Griveaux invente un nouveau mensonge gravissime pour faire monter la haine dans le pays. Ces gens ne se battent pas loyalement. Ils sont indignes", s'est indignée la journaliste sur Twitter. Sur Facebook, elle accuse le gouvernement de "monter en épingle des fake news à base d'antisémitisme". https://twitter.com/alancelin/status/1096830846487670785Le politologue Thomas Guénolé, membre de LFI, a également nuancé les insultes à l'encontre du philosophe. "Cela fait des années qu'Alain Finkielkraut répand la haine en France. Contre les jeunes de banlieue. Contre les musulmans. Contre l'Éducation nationale, etc. L'insulter, comme insulter quiconque, est condamnable. Mais le plaindre, certainement pas", a-t-il jugé samedi."Il faut sortir de la culture de l'excuse, ça suffit, c'est insupportable""Il y a une perte de valeurs et de repères qui est ébouriffante", a regretté Benjamin Griveaux, à propos de ce tweet, dimanche dans "Le grand jury" RTL-Le Figaro-LCI. "Il faut sortir de la culture de l'excuse, ça suffit, c'est insupportable", a-t-il jugé. "Quand on est dans cette vague d'antisémitisme qu'a connue le pays depuis l'année dernière, avoir le moindre doute, la moindre fébrilité, nourrir la moindre ambiguïté, c'est insupportable", a-t-il martelé. https://video-streaming.orange.fr/actu-politique/la-haine-est-la-alain-finkielkraut-revient-sur-son-agression-par-des-gilets-jaunes-CNT000001d1Ths.htmlL'avocat Jean-Pierre Mignard, ami de François Hollande, soutien d'Emmanuel Macron pendant la campagne pour la présidentielle de 2017, s'est aussi attiré de nombreuses réponses indignées avec sa réaction. "Alain Finkelkraut se fait huer lors de sa présence le long du cortège (des gilets jaunes). On s'émeut sur les plateaux. Bon d'accord mais il n'a pas été, et heureusement frappé. Ce qui aurait tout changé. Là, il doit être content. Il le cherchait. On l'avait oublié. C'est réparé", a-t-il tweeté samedi.
Accusé d'utiliser un compte Twitter caché pour insulter ses détracteurs sur les réseaux sociaux, Lorant Deutsch a assuré jeudi 27 octobre dans Le Figaro qu'il était victime de piratage.C'est le site Buzzfeed qui avait révélé mercredi qu'un compte Twitter qui semblait être lié à l'acteur était utilisé pour diffuser des messages injurieux et des propos nauséabonds. Parmi les cibles prioritaires de ce compte, les détracteurs de Lorant Deutsch.
Et l'acteur-écrivain en a beaucoup, comme le prouve encore une fois la récente annulation d'une rencontre avec des lycéens à cause du boycott de deux enseignants."Si j'avais eu envie d'un compte caché, je ne pense pas que j'aurais utilisé ma propre boîte mail pour le créer", a-t-il déclaré dans les colonnes du quotidien. "Ces tweets sont à vomir et évidemment je m'en désolidarise totalement. Je n'ai pas écrit un traître mot de ces propos infâmes", assure l'acteur, avant d'accuser "un petit groupe de personnes sur internet" qui cherche à démolir son image. Lorant Deutsch révèle que sa carte bleue a été piratée il y a 6 mois, son ordinateur il y a un an et ses papiers volés il y a cinq ans.Interrogé sur la réponse qu'il va apporter à cette affaire, l'acteur aimerait traiter par "le mépris" ce "déferlement de haine". Cependant, face à des "attaques diffamatoires et déshonorantes", il se réserve le droit de porter l'affaire devant les tribunaux. Surtout, il tient à "rappeler à nouveau qu'(il) n'a pas de compte Twitter et qu'(il) ne fréquente pas les réseaux sociaux".
Un député non-identifié a critiqué l'intervention d'une de ses collègues en pleine séance.
François de Rugy a repris un député de droite qui venait de critiquer l'intervention d'une de ses collègues de La République en marche (LREM) à l'Assemblée nationale, rapporte BFMTV mercredi 13 juin. "C'était nul !" La question de la députée LREM du Maine-et-Loire Laetitia Saint-Paul, n'a pas été du goût d'un député non identifié de la droite de l'hémicycle. Une réaction qui a immédiatement fait réagir le président de l'Assemblée nationale François de Rugy."C'est élégant, c'est vraiment élégant...", avait déjà réagi sur le coup la ministre chargée des Affaires européennes Nathalie Loiseau, juste avant de répondre à la députée. Un peu plus tard, c'est François de Rugy qui est intervenu. "Mes chers collègues, j'ai entendu tout à l'heure, avant que Madame la ministre intervienne, quelque chose qui ne devrait pas avoir sa place dans l'hémicycle. Nous ne sommes pas ici sur les réseaux sociaux où des gens se cachent derrière un courageux anonymat pour insulter les uns et les autres. Nous sommes dans l'hémicycle, les uns et les autres font valoir leurs arguments, peuvent prendre la parole pour le faire, et n'ont pas besoin de s'abaisser à cela", a-t-il déclaré, provoquant des applaudissements.
VIDÉO.Le vol Air France Paris-Saïgon de 13h10 du jeudi 1er novembre a dû faire demi-tour trois heures après son départ de Paris. L'appareil n'a en effet pas reçu l'autorisation de survoler l'espace aérien russe, rapporte Europe 1.
C'est un événement rarissime. Selon les informations d'une passagère transmises à Europe 1 et confirmées par la compagnie, un vol Air-France qui devait effectuer la liaison entre Paris et Hô-Chi-Minh-Ville a été contraint de faire demi-tour, faute d'autorisation de survoler l'espace aérien russe. "Au bout de quelques heures, le capitaine nous a annoncé qu'on n'avait pas l'autorisation de survoler une partie du territoire russe et qu'on rentrait à Paris (...) On était très surpris, je n'avais jamais entendu ça, les autres passagers non plus. Le responsable a confirmé qu'il n'avait jamais vu ça de sa carrière", confie la passagère à Europe 1. Six heures après le décollage, l'avion est rentré à Roissy-Charles-de-Gaulle après son décollage, ajoute Europe 1. Alors que les passagers ont voulu avoir des explications de la part du personnel d'Air France, ils n'en ont reçu aucune. Certains passagers ont été invités à prendre d'autres vols, d'autres ont été placés dans un hôtel pour la nuit. Interrogé par Europe 1, Air France cherche encore à comprendre ce qui a pu se passer. La compagnie avait d'abord évoqué "un bug informatique en pleine saison été-hiver, où les catalogues de vols sont susceptibles de changer". Selon Europe 1, il s'agissait d'"un problème de mise à jour de la route au moment du changement de saison été-hiver", qui a lieu le 31 octobre. "Cela n'arrive quasiment jamais, c'est comme si l'avion se trouvait face à un mur. La route était fermée", a confié à la radio une source proche du dossier, qui a ajouté que le problème avait été corrigé.
Le suspect, âgé de 37 ans, est mis en examen pour des faits dans "le cadre d'activités qui ne sont pas liées à sa fonction d'adjoint" à la mairie de Gardanne, ont précisé les enquêteurs.
Un adjoint au maire de Gardanne (Bouches-du-Rhône), délégué à la réussite éducative, a été mis en examen pour viols et atteintes sexuelles sur mineurs. Anthony Pontet, qui a été mis en examen pour "viols et atteintes sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans" ainsi qu'agressions sexuelles, a été placé sous contrôle judiciaire, a précisé le procureur adjoint d'Aix-en-Provence Olivier Poulet, confirmant une information du site d'investigation Marsactu.L'homme de 37 ans a été entendu par les enquêteurs à la suite de plaintes déposées par plusieurs jeunes filles rencontrées par M. Pontet dans "le cadre d'activités qui ne sont pas liées à sa fonction d'adjoint", a ajouté la même source. Les faits s'étaleraient sur plusieurs années et remonteraient pour les plus anciens à une quinzaine d'années. "En raison de sa mise en examen, j'ai décidé de retirer à M. Anthony Pontet les délégations et les responsabilités attachées à son mandat d'élu", a indiqué dans un communiqué le maire de Gardanne Roger Meï (PCF). "La nouvelle de la mise en examen d'Anthony Pontet a été un choc pour nous tous", a ajouté le maire dans un second communiqué vendredi. "Je partage votre émotion et vos interrogations. Je pense aux personnes qui traversent cette épreuve et à leurs familles".
L'ex-chargé de mission à l'Élysée répondra, "contraint", aux questions de la commission d'enquête sénatoriale.
Alors qu'il avait, dans un premier temps, refusé, Alexandre Benalla se rendra finalement au Sénat pour répondre aux questions de la commission d'enquête. Mardi 11 septembre, l'ancien chargé de mission de l'Élysée a expliqué sa décision aux journalistes de France Inter. Alexandre Benalla a d'abord expliqué qu'il se rendra à la convocation de la commission d'enquête sénatoriale parce qu'on le "menace" : "On me contraint, envers et contre tous les principes de la démocratie française. (...) Parce qu'on m'explique qu'on va m'envoyer des gendarmes et des policiers. (...) Je vais venir, à la convocation. Parce qu'on me menace. On me menace vraiment d'une manière directe.""M. Philippe Bas, je mesure très bien mes propos, ce petit marquis"Au sujet de la commission d'enquête, l'ex-chargé de mission parle d'une "mission d'information qui s'est vue attribuer les prérogatives d'une mission d'enquête, mais qui n'en a aucun droit, et qui bafoue notre démocratie. Qui la foule de son pied", a-t-il déclaré. "Je pourrai répondre à toutes les questions qu'elle me posera, sauf sur celles qui intéressent la justice. C'est-à-dire toutes les questions sur quel était mon rôle à l'Élysée", a annoncé Alexandre Benalla.L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron s'en est ensuite pris à Philippe Bas, le président Les Républicains de la commission d'enquête sénatoriale : "M. Philippe Bas, je mesure très bien mes propos, ce petit marquis, m'impose aujourd'hui de venir devant lui, sinon il m'envoie la police ou la gendarmerie", a-t-il déclaré."Il y a des gens qui se sentent au-dessus des lois, et qui les font pourtant""Ce sont des petites personnes qui n'ont aucun droit, et aucun respect pour la République française et la démocratie. (...) Il y a des gens qui se sentent au-dessus des lois, et qui les font pourtant (...) Moi, j'ai des comptes à rendre à la justice française. Le Sénat français, qui bafoue les règles constitutionnelles de notre pays, très sincèrement, je vous le dis franchement, je n'ai aucun respect pour eux", a conclu Alexandre Benalla. L'ex-chargé de mission de l'Élysée devrait être entendu le 19 septembre prochain sur les événements qui se sont produits place de la Contrescarpe à Paris le 1er mai dernier. Les enquêteurs de la commission veulent déterminer quel était exactement le rôle et l'étendue des fonctions d'Alexandre Benalla à l'Elysée.
Vingt-cinq ans après, la justice française a condamné lundi à des peines de deux à cinq ans de prison ferme six prévenus dans le volet financier de l'affaire Karachi pour leur rôle dans un système de commissions occultes sur des contrats d'armement avec l'Arabie saoudite et le Pakistan.
Le tribunal correctionnel de Paris a durement sanctionné les anciens proches de l'ex-Premier ministre Edouard Balladur, dont certains ne pouvaient ignorer "l'origine douteuse" des fonds versés sur le compte de la campagne présidentielle de 1995 et issus de rétrocommissions illégales. Il estime qu'entre six et dix millions de francs ont atterri illégalement sur le compte de campagne de M. Balladur.Ce premier jugement sonne comme un avertissement pour l'ancien Premier ministre et son ministre de la Défense François Léotard, dont le procès aura lieu dans les prochains mois devant la Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à juger les ministres pour des infractions commises au cours de leur mandat.La justice a sanctionné "une atteinte d'une exceptionnelle gravité à l'ordre public économique et en la confiance dans le fonctionnement de la vie publique", a fortiori de la part de hauts fonctionnaires et personnalités proches du gouvernement, desquels sont attendus une probité "exemplaire".En cause, les pots-de-vin, alors légaux, versés à des intermédiaires pour des contrats d'armement signés en 1994 avec l'Arabie Saoudite (Sawari II) et le Pakistan (Agosta) et ayant donné lieu à des rétrocommissions illégales: une petite partie de ces rétrocommissions a, selon le tribunal, non seulement enrichi les prévenus mais aussi contribué à financer la campagne présidentielle malheureuse d'Edouard Balladur.- "Affaire d'Etat" -Les juges ont affirmé que l'imposition d'un réseau d'intermédiaires, dit "réseau K", était "inutile" au plan commercial et avait en outre donné lieu au versement de "commissions exorbitantes", au détriment de la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCNI) et de la Sofresa, deux entités détenues par l'Etat qui vendaient sous-marins et frégates.Dénonçant une "véritable entreprise de prédation", le parquet avait requis en octobre des peines allant jusqu'à sept ans de prison contre les six prévenus, jugés pour abus de biens sociaux, complicité ou recel de ce délit - un éventuel financement politique illégal étant prescrit.Lundi, la plus lourde peine, 5 ans de prison, a été infligée aux intermédiaires du "réseau K", l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine et son ancien associé Abdul Rahman Al Assir. Tous deux étaient absents au délibéré et des mandats d'arrêt ont été émis à leur encontre.Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet et chef de campagne d'Edouard Balladur, et Renaud Donnedieu de Vabres, alors proche collaborateur du ministre de la Défense François Léotard, ont été condamnés à cinq ans de prison dont deux avec sursis et à de lourdes amendes. Le premier avait une "parfaite connaissance" de l'arrivée de 10,25 millions de francs sur le compte de campagne, et le second pour avoir imposé le "réseau K".Thierry Gaubert, alors au ministère du Budget et impliqué dans la campagne, a été condamné à quatre ans dont deux avec sursis, et à une amende.Enfin, Dominique Castellan, alors patron de la DCNI, a été condamné à trois ans dont un avec sursis.Tous ont annoncé leur intention de faire appel.Dans cette affaire, les soupçons de rétrocommissions avaient émergé au fil de l'enquête sur l'attentat de Karachi.Le 8 mai 2002, une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la DCNI coûtait la vie à 15 personnes dont 11 Français travaillant à la construction des sous-marins dans le grand port pakistanais.La justice ne s'est pas prononcée sur un éventuel lien de causalité entre l'arrêt du versement des commissions et l'attentat de Karachi en 2002, thèse défendue par les familles de victimes: c'est l'objet d'une enquête antiterroriste toujours en cours.Rappelant que "si les familles n'avaient pas déposé plainte, il n'y aurait pas eu ce jugement", l'un de leurs avocats, Olivier Morice, a salué "des condamnations extrêmement sévères"."Ce que nous attendons, c'est que MM. Edouard Balladur et François Léotard puissent être jugés devant la CJR. On s'est moqué des Français dans ce dossier, c'est bien l'affaire d'Etat que nous dénoncions", a-t-il ajouté.
Le débat entre "pain au chocolat" et "chocolatine" s'invite à l'Assemblée nationale grâce à dix députés qui ont déposé un amendement en faveur de l'utilisation du mot "chocolatine".
Une guerre linguistique s'invite dans le projet de loi agriculture et alimentation, relève Le Parisien. Avant la discussion de ce projet, débutée mardi 22 mai, dix députés Les Républicains ont déposé un amendement pour promouvoir la dénomination "chocolatine", employée dans le Sud-Ouest. « Chocolatine », « crayon à papier », « clenche », « blanco »… d’où viennent ces mots de notre langue ?par Le Monde.frPour les députés, le code rural et de la pêche intègre désormais la "valorisation du nom d'usage et de notoriété d'un produit.""Redonner ses lettres de noblesse à de nombreux produits locaux"Selon eux, cet amendement "permettra de redonner ses lettres de noblesse à de nombreux produits locaux. Ce sera par exemple le cas d'une viennoiserie dont historiquement le nom a puisé son origine dans la Région Gasconne, et qui fait la fierté de tout le Sud de la France : la chocolatine". L'examen de cet amendement aura lieu d'ici mercredi 30 mai.
C'est devenu avec le temps un rendez-vous incontournable de la vie politique française. La traditionnelle séance des Questions au gouvernement pourrait être supprimée, du moins en partie.
Une information du JDD.Richard Ferrand, le président La République en marche de l'Assemblée nationale, souhaite que l'institution rompe avec l'une de ses traditions. Soucieux d'accélérer le travail parlementaire, il prépare un texte pour que la séance de Questions au gouvernement du mercredi soit supprimée. Le texte sera soumis aux votes des députés mercredi prochain.Mais rassurez-vous, les échanges tendus et autres joutes oratoires auront toujours bien lieu. Car si la séance du mercredi devrait être abandonnée, celle du mardi serait elle rallongée. Elle passerait ainsi d'une à deux heures.Triple cadeau pour l'oppositionEt ce n'est pas tout. Cette séance plus longue que d'habitude permettra aux députés d'obtenir un droit de réplique au ministre qui viendra de répondre à une question. Du pain bénit pour l'opposition qui, peu importe sa tendance politique, regrette toujours que la majorité tourne trop souvent autour du pot, sans vraiment répondre à la question posée. Autre "cadeau" fait à l'opposition, si toutefois le texte de loi de Richard Ferrand est voté mercredi prochain, l'obtention de postes-clés au sein de l'hémicycle. Notamment un des plus prestigieux, celui de premier vice-président de l'Assemblée nationale.C'est en fait déjà le cas en ce moment puisque c'est Annie Genevard, élue Les Républicains du Doubs qui occupe le poste. Le texte ne ferait que rendre obligatoire cette attribution.Mais ce n'est pas tout pour l'opposition, qui récupère également la 1ère vice-présidence du Comité d'évaluation des politiques publiques, véritable "tour de contrôle" au sein de l'Assemblée. Elle peut notamment donner son avis sur l'impact que peut avoir un projet de loi déposé par le gouvernement.Enfin, des membres de l'opposition pourront également occuper le poste de rapporteur dans les commissions d'enquête qui seront formées sur leur propre initiative.
La contrôleure des prisons dresse un constat "accablant" de la prise en charge des détenus atteints de troubles mentaux dans un avis publié vendredi. Selon Adeline Hazan, la crise de la psychiatrie en France est particulièrement sensible en prison.
"Des pathologies lourdes aggravées par l'enfermement et l'isolement, un risque de suicide accru et des conditions de détention qui perturbent l'accès aux soins, nuisent à leur efficacité et, finalement, privent la sanction pénale de son sens". C'est un constat très sombre que dresse la contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), Adeline Hazan dans un avis publié vendredi 22 novembre. 8 détenus sur 10 souffrent d'un trouble psychiatrique"Les pathologies mentales constituent un facteur d'aggravation de la souffrance des personnes détenues, alourdissent la charge de l'administration pénitentiaire et sont aggravées par des conditions de détention inadaptées", écrit-elle encore. La contrôleure regrette que les études sur le sujet soient "anciennes ou partielles". Selon l'une d'elles, datée de 2007, huit détenus masculins sur dix souffrent d'au moins un trouble psychiatrique et, parmi eux, 24 % souffrent d'un trouble psychotique. Les moyens pour l'accès aux soins sont "insuffisants". "La progression inquiétante du nombre de détenus en maisons d'arrêt et la surpopulation chronique qui en découle n'ont pas été accompagnées d'un développement des moyens de santé", déplore Adeline Hazan. "La crise démographique de la psychiatrie française se ressent de manière plus sensible en prison qu'ailleurs", ajoute-t-elle."Retour en détention après un rétablissement toujours incomplet"La prise en charge des malades est organisée à trois niveaux : en ambulatoire dans les unités sanitaires en milieu pénitentiaire, en hospitalisation de jour et en hospitalisation complète (notamment dans des services psychiatriques de proximité). L'accès aux soins ambulatoires et à l'hospitalisation de jour "est très inégal" selon le lieu de détention, critique la contrôleure. Elle dénonce aussi une continuité des soins "insuffisante", ce qui conduit certains patients à entrer dans "un cycle sans fin d'hospitalisations et de retours en détention après un rétablissement toujours incomplet".Pour une meilleure formation des surveillantsLa CGLPL considère qu'"une personne souffrant d'une pathologie mentale nécessitant une prise en charge de longue durée (...) n'a pas sa place en prison" mais doit "être orientée vers un établissement de santé".Elle recommande "le développement de structures hospitalières sécurisées afin d'assurer une prise en charge adaptée, y compris de longue durée, aux personnes détenues souffrant de troubles mentaux". Adeline Hazan demande par ailleurs une formation des surveillants de prison "à la détection et à la gestion des troubles mentaux de la population pénale". Actuellement, la prise en charge des personnes dépressives ou atteintes de troubles psychotiques "n'est pas abordée" dans leur formation, axée sur la sécurité.
Se manifestera-t-il à temps ? Selon Le Parisien, un gagnant du jeu Euromillions MyMillion n'a toujours pas réclamé le gain de son billet validé le 31 janvier au tabac-presse "Le Repaire" de Châlons-en-Champagne (Marne). Il a jusqu'au samedi 1er avril pour se signaler.
Montant du gain ? Un million d'euros.La Française des Jeux (FDJ) recherche l'heureux gagnant d'un ticket de My Million. Sa référence ? RH 332.6531. Ce numéro, doté d'un code-barres, est l'unique élément qui puisse attester que son détenteur est la bonne personne. Le quotidien explique que rien ne sert de se présenter au guichet avec le billet dérobé à celui ou celle qui a joué. "La société organisatrice détient grâce à ce numéro des informations complémentaires (sur les montants misés, le lieu, l'heure...) qui lui permettront d'identifier que le porteur du justificatif est bien l'authentique parieur", précise le journal."Par sécurité, nous conseillons au gagnant de se présenter directement à la Française des jeux ou au centre de paiement régional", explique un porte-parole de l'entreprise. "C'est plus discret que d'aller au point de vente. De toute façon, ce n'est pas le point de jeu qui lui remettra un tel montant".Le gérant du "Repaire" avait rapidement collé des affichettes dans son établissement pour en informer sa clientèle et espérer ainsi retrouver le futur millionnaire. Des articles avaient également été publiées dans la presse locale. Depuis, l'information alimente les conversations dans cette ville de 50.000 habitants, explique Le Parisien. "Les gens me demandent si c'est chez moi", commente Jocelyne qui tient un bar-tabac concurrent. "Je leur dis que j'aimerais bien, mais un tel montant, cela n'est jamais arrivé dans mon établissement, hélas". "J'espère qu'il n'a pas perdu son ticket", ajoute-t-elle.S'il se reconnaît, le gagnant peut appeler le service clients au 09.69.36.60.60 qui le mettra ensuite en contact avec le service relations gagnants de la Française des Jeux. Depuis le lancement du jeu My Million il y a deux ans, 11 gains d'un millions d'euros n'ont pas été réclamés.
Roxane Gaulier a raconté à France 3 son incroyable parcours entre jeudi 5 et vendredi 6 décembre où il lui a fallu 17 pour heures pour aller de Paris à Nancy. Un voyage qui s'est effectué dans des conditions dantesques.
La grève nationale qui a touché la France jeudi 5 décembre a notamment été marquée par un véritable chamboulement des réseaux de transports. Roxane Gaulier en a été une des principales victimes. Elle a décrit à France 3 son rocambolesque voyage de 17 heures entre Paris et Nancy en bus. Elle devait se rendre à Nancy pour une formation d'infirmière. « J'ai pris BlaBlaBus (ex Ouibus) à 16h de Paris-Bercy, arrivée à Metz prévue à 21h50. Vers 19h30, on s'est arrêté sur l'aire d'autoroute Reims Champagne, aux Petites-Loges, pour faire une pause. Quand on remonte à 20h, le bus ne redémarre pas », raconte-t-elle. C'est après 2h30 d'attente qu'une dépanneuse finit par arriver sur les lieux. Malheureusement, l'ampleur de la panne étant trop importante, le bus et sa trentaine de passagers ne repartent toujours pas.Roxane a alors tenté d'interpeller sur les réseaux sociaux la société de bus pour obtenir de l'aide. « Nous sommes bloqués dehors depuis 3h30 dans le froid avec un bus en panne, sans couverture, sans aide... C'est non assistance à personne en danger. BlaBlaBus, SNCF, c'est une honte ! Merci de nous envoyer un bus de toute urgence ou nous héberger dans un hôtel en attendant », a-t-elle alerté sur Twitter.Expulsée du restaurant où elle s'était réfugiéeFace au froid qui s'installe dans le bus, Roxane et les autres passagers décident de se rendre au restaurant principal de l'aire d'autoroute. Un abri de courte durée vu que le restaurateur a fermé ses portes à 23H30. Les voyageurs retournent alors dans le véhicule qui n'est même plus chauffé, sans couverture de survie à fournir. Ils ont finalement été emmenés sur une autre aire d'autoroute, à dix minutes à pied, mais ont attendu jusqu'à 4h du matin pour voir un bus de substitution arriver. « La SNCF n'a rien fait pour nous, on s'est senti abandonné », peste Roxane Gaulier. « On tremblait, on était gelé, on a demandé des couvertures de survie, on nous a répondu : 'c'est pas l'urgence'. Une dame âgée souffrait d'arthrose, mais elle a marché quand même. On s'est soutenu mutuellement. »C'est finalement vendredi 6 décembre à 6h40 du matin qu'elle arrive à la gare de Metz. Sur place, elle est récupérée par une amie qui l'a par la suite amenée à Nancy pour sa formation. Mais l'histoire est loin d'être finie pour les passagers de ce bus. « On a préparé un courrier, noté les noms de chaque voyageur. On compte l'envoyer par recommandé à BlaBlaBus et à la SNCF », annonce Roxane Gaulier. « Ce que l'on regrette le plus, c'est le manque d'aide, l'absence de communication. Une panne ça arrive mais attendre aussi longtemps, c'est aberrant. Ils auraient pu envoyer des taxis. »
Selon les chiffres de Santé publique France, à 15 heures, le nombre de cas de coronavirus Covid-19 avait dépassé la barre symbolique des 1 000 cas dans l'Hexagone.
Alors qu'Emmanuel Macron a convoqué un conseil de défense à 18 heures ce dimanche 8 mars, le dernier bilan établi par Santé publique France sous les coups de 15 heures fait état de 1 126 cas confirmés dans l'Hexagone, contre 949 samedi soir. 19 décès sont à déplorer, soit trois de plus que la veille. Plus généralement dans le monde, 105 828 cas étaient confirmés dans l'après-midi, dont 80 814 en Chine. Le nombre de décès au niveau mondial était alors de 3 584 cas. Dans le détail, on parlait de 3 099 morts en Chine et 485 dans le reste du monde. En Italie, pays qui est devenu dimanche soir le second foyer de contaminations, passant devant la Corée du Sud, 7 375 cas étaient confirmés, dimanche soir à 17h, parmi lesquels 366 morts étaient à déplorer.Un vol Porto-Lyon dérouté vers Toulouse Parallèlement, dans la journée du dimanche 8 mars, un vol Porto-Lyon a dû atterrir en urgence à Toulouse rapporte La Dépêche. En cause : un passager était suspecté d'avoir contracté le Covid-19. Le vol de la compagnie Easyjet a été dérouté vers l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Le passager a tout de suite été transféré vers l'hôpital Purpan. En début de soirée, le vol était reparti vers Lyon mais il semblerait que ses passagers soient encore confinés dans l'appareil.
La princesse Charlotte a un an. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la fille du prince William et de Kate Middleton a été gâtée depuis sa naissance, le 2 mai 2015.
Alors qu'elle vient de souffler sa première bougie, le Palais de Kensington a partagé de nouvelles photos de la petite princesse et fait la liste des cadeaux reçus depuis un an. Des cadeaux qui viennent de 64 pays différents. Le plus précieux d'entre eux est un hochet en or blanc incrusté de diamants, de rubis et de saphirs. Valeur du cadeau : 38 000 euros. Il a été offert par un bijoutier américain, Natural Sapphire Company. Charlotte a reçu deux autres hochets, un en bois de la par son grand-père Charles, et un autre en argent massif de la part du président mexicain. Le Premier ministre anglais David Cameron a été plus sobre en offrant un recueil des contes d'Andersen. Le couple Obama a lui opté pour une réplique en peluche de leur chien, Bo. Les peluches, c'est aussi le choix du Premier ministre de la Nouvelle-Zélande.De son côté, la tante de Charlotte, Pippa Middleton, s'est contentée d'offrir un lot de couches en coton biodégradables d'une valeur de cinq euros.
Une école primaire et maternelle et un collège ont été pris pour cibles par des incendiaires dans la nuit de jeudi à vendredi à Béziers.
Les faits se sont déroulés dans un quartier sensible de Béziers (Hérault). Une école ainsi que deux salles de classes d'un collège ont été détruites par un incendie "criminel" dans la nuit du jeudi 31 octobre au vendredi 1er novembre, a-t-on appris de source concordantes. "Le feu s'est déclaré vers 22h30 dans le collège Katia et Maurice Kraft, situé dans le quartier de La Devèze à Béziers. Deux salles ont été détruites et des dégâts ont été constatés", ont indiqué les pompiers de l'Hérault. À une centaine de mètres, une école primaire a été également incendiée. Une douzaine de salles ont été lourdement endommagées, dont deux ont été totalement détruites, a poursuivi la même source. "Un incendie criminel a été allumé dans une des deux salles de classe de maternelle", avant que le feu ne se propage à l'ensemble du bâtiment, a précisé la police. Vendredi matin, les décombres du bâtiment fumaient encore. "Une offense à la République"Une quarantaine de sapeur-pompiers ont été mobilisés pour cette soirée d'Halloween. D'autres interventions ont eu lieu pour des feux de voiture et de poubelles, indiquent les pompiers. Les ministres de l'Éducation et de l'Intérieur Jean-Michel Blanquer et Christophe Castaner ont réagi vendredi matin. "Je condamne avec force les exactions qui ont eu lieu à Béziers qui ont endommagé des classes d'école et de collège. En lien avec Christophe Castaner pour les suites fermes de ces événements. L'éducation nationale travaille dès maintenant avec les collectivités pour assurer la rentrée", a indiqué le ministre de l'Éducation sur Twitter. "Incendier un établissement scolaire est une offense à la République. (...) Ils ne peuvent rester impunis : tout est mis en œuvre pour que leurs auteurs en répondent devant la Justice", a indiqué Christophe Castaner sur le même réseau social. "Je suis abasourdi. Touché. Écœuré(...) C'est un symbole qui a été touché", a réagi le maire d'extrême droite de Béziers, Robert Ménard, lors d'un point presse devant l'école des Tamaris en présence du sous-préfet Christian Pouget. "L'école sera sans aucun doute détruite", a annoncé ce dernier. La structure de type Pailleron, coûterait bien plus cher à rénover qu'à reconstruire, a fait valoir Christian Pouget. Quelle école pour accueillir les enfants ? "Une enquête de police est en cours pour comprendre pourquoi il y a eu ce déchaînement de violence et ces incendies", a-t-il poursuivi. "Tous les parents qui le peuvent doivent garder leurs enfants à la maison. Nous sommes pour l'heure incapables de dire dans quelle école nous allons les mettre", a indiqué Robert Ménard. Un centre d'accueil sera ouvert lundi pour le retour des vacances, a-t-il néanmoins précisé. Il a également indiqué avoir fait appel à la solidarité des maires de grandes villes voisines comme Montpellier et Narbonne et ainsi qu'au département pour trouver dans l'urgence du matériel scolaire pour les 300 enfants de l'école des Tamaris.
Un homme a été jugé, lundi 21 août, après avoir provoqué un accident sur l'autoroute A1 dans l'Oise, en excès de vitesse et sous l'emprise d'alcool et de drogue. C'est une véritable collection de délits.
Un homme a provoqué un accident samedi soir, sur l'autoroute A1 dans l'Oise, alors qu'il roulait à 210 km/h, a révélé ce mardi Le Parisien. Mais loin de se contenter d'un excès de vitesse, le chauffard a multiplié les infractions.Le conducteur, âgé de 21 ans et vivant à Paris, roulait samedi soir à bord d'une voiture volée sous l'emprise de l'alcool et de la drogue, avec deux passagers à bord. Il était à 210 km/h lorsqu'il a percuté une voiture et un camion, sur l'autoroute A1, à hauteur de Ressons-sur-Matz, dans l'Oise. Seules les passagères du véhicule heurté ont été légèrement blessées, un miracle au vu de la vitesse élevée. ALCOOL, DROGUE ET FAUX PAPIERSÀ cela s'ajoute un délit de fuite, mais la police a rapidement pu interpeller le conducteur et les passagers, puisque le véhicule ne pouvait plus rouler après l'impact. Dans le téléphone d'un des occupants de la voiture, les forces de l'ordre ont découvert des vidéos de cette folle virée. On y voit le conducteur en train de boire de la bière au volant, et le compteur bloqué à... 210 km/h. C'est l'un des passagers, âgé de 28 ans, qui avait volé, quelques heures plus tôt, le véhicule utilisé pour ce rodéo à l'un de ses proches. Difficile pour les prévenus de trouver une explication à leur conduite pendant leur procès, qui s'est tenu lundi 21 août, au tribunal de Compiègne, relate Le Parisien. "On a eu de la chance", a tout de même reconnu le conducteur, à propos de l'accident. Les suspect ont raconté avoir consommé de la bière, de la vodka, du whisky, et le chauffeur a même avoué avoir pris de la cocaïne. Quant à savoir comment ils sont arrivés dans l'Oise alors qu'il étaient à Paris, aucun n'a pu le dire. Outre les délits commis au cours de la soirée, le conducteur roulait avec un faux permis de conduire et disposait d'une carte d'identité contrefaite. Il a été condamné à 20 mois de prison et à une amende de 1 700 euros.
L'ancien militaire de 34 ans est auditionné depuis lundi matin au tribunal de Chambéry (Savoie) par les juges d'instruction en charge de l'enquête sur l'assassinat du caporal Arthur Noyer, rapporte BFM TV.
Nordahl Lelandais a été extrait de sa cellule de la prison de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) ce lundi matin pour répondre aux questions des juges d'instruction en charge de l'affaire Arthur Noyer. Le crâne de ce militaire de 24 ans avait été retrouvé en septembre dernier, plusieurs mois après sa disparition. Nordahl Lelandais est interrogé pour la première fois depuis sa mise en examen pour "assassinat" le 20 décembre dernier dans cette affaire. Il pourrait être entendu toute la journée. Arthur Noyer avait disparu le 12 avril 2017 en revenant d'une soirée en discothèque avec des camarades militaires. Son crâne avait été découvert quelques mois plus tard, en septembre, sur un chemin de randonnée à proximité de la commune de Montmélian (Savoie). Les investigations ont permis d'établir que le bornage téléphonique du jeune caporal de 24 ans, appartenant au 13e bataillon des chasseurs alpins de Chambéry, correspondait à celui de Nordahl Lelandais le soir de sa disparition. Le véhicule de ce dernier a également été repéré à proximité de la discothèque où Arthur Noyer avait passé la soirée. Nordahl Lelandais est déjà mis en examen pour "enlèvement suivi de meurtre" dans l'affaire de la disparition de Maëlys. La petite fille de 9 ans a disparu le 27 août 2017 lors d'une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère).
Une femme de 59 ans a été placée en garde à vue pour homicide volontaire le mardi 18 septembre à Rouen (Seine-Maritime). Elle a reconnu avoir aidé sa mère, atteinte de la maladie de Parkinson, à mourir.
La quinquagénaire "a été retrouvée dans une chambre du centre Méridienne lundi, aux côtés de sa mère de 85 ans décédée, et en présence de son père", a expliqué à l'AFP une source policière, confirmant une information d'Europe 1. "Les personnels hospitaliers ont prévenu la police qui l'a placée en garde à vue mardi".Une enquête de flagrance a été ouverte pour homicide volontaire. La quinquagénaire a expliqué vouloir "abréger les souffrances de sa mère". Selon Paris Normandie, l'octogénaire était "dans un état de sédation palliative très avancée".Aucun produit utilisé"Sa mère avait été admise dans cette clinique en raison d'une occlusion intestinale qui n'était pas opérable compte tenu de son âge", a ajouté la source policière. "Elle n'a pas utilisé de produits venus de l'extérieur, mais elle a accéléré la délivrance de substance, notamment de la morphine, qui lui était administrée à la clinique". "Son état de santé ne permettait pas de la maintenir en garde à vue hier soir. Elle a donc été libérée et elle est à nouveau entendue ce jour sous le régime de la garde à vue. L'enquête se poursuit, une autopsie va être réalisée", a ajouté cette même source. Contactée par l'AFP, la clinique n'était pas disponible dans l'immédiat.
Le chanteur et musicien guinéen Mory Kanté, rendu mondialement célèbre par le tube "Yéké Yéké" dans les années 1980, est décédé vendredi à l'âge de 70 ans à Conakry après avoir pris une part primordiale à l'émergence de la "World Music".
Le "griot électrique" s'est éteint de maladie "vers 9H45 ce matin à l'hôpital sino-guinéen" dans la capitale guinéenne, a dit son fils Balla à un correspondant de l'AFP.Lui l'enfant de griots, destiné à devenir lui-même l'un de ces poètes-musiciens-chroniqueurs qui sont les dépositaires de la culture orale en Afrique, aura électrifié la tradition à l'aide de synthétiseurs et de boîtes à rythmes tout en préservant la sonorité de la kora pour faire découvrir une autre musique à des audiences nouvelles."Yéké Yéké", l'un des plus grands succès de l'histoire de la musique africaine sorti en 1987 et adapté plus tard en chinois, en arabe ou en japonais, s'est vendu à des millions d'exemplaires. Pour la première fois, un artiste africain atteignait la première place du hit-parade pan-europeen établi par l' hebdomadaire professionnel "Billboard". Mory Kanté était alors déjà une star en Afrique. Un long chemin avait été parcouru depuis sa naissance dans un village du sud de la Guinée et le début des années 1980 où il s'était attaqué à l'Europe qui s'éveillait à la World Music.Le métissage de l'authenticité africaine et des sonorités antillaises ou anglo-saxonnes, du funk et de la techno auront valu à cet admirateur de James Brown l'accusation de trahison à ses racines."De quel droit imposerait-on à un musicien africain de ne faire que de la musique africaine, pourquoi n'aurait-il pas lui aussi accès a la modernité ?", disait-il en 1990."A partir du moment où ma musique plaît aux gens de mon village, il y a de bonnes raisons pour espérer qu'elle plaira aux citoyens du village mondial", ajoutait-il.Sa naissance dans une célèbre famille de griots l'aurait plutôt voué lui, l'un des 38 enfants de son père, à perpétuer comme ses ancêtres l'histoire et la culture mandingues par la parole et le chant.- Initiation au Mali -Mais né d'une mère malienne, il est envoyé jeune au Mali. Il y est initié aux rituels, au chant et à la percussion du balafon. Il y découvre aussi la rumba, la salsa, le rock. Il apprend la guitare, intégre différents groupes, fait danser les Bamakois, puis trouve sa place dans le fameux Rail Band de Bamako de Salif Keita.C'est là qu'il se forme à la kora, cet instrument à 21 cordes en bois aux sonorités proches de la harpe ou du clavecin. Elle ne le quittera plus. Puis c'est Abidjan, où il prend la tête d un grand orchestre composé d' instruments traditionnels. Avant le grand saut de 1981, quand il quitte pour la première fois le pays mandingue pour Los Angeles où il enregistre son premier disque, et l'Europe en 1984, entre la France et l'Italie.De ces années datent "Akwaba Beach" et son hit "Yéké Yéké", qui amène la musique mandingue sur les pistes de danse.Puis, au fil des années, l'engouement s'est essoufflé. Mais l'homme au costume et trilby blancs demeurait actif, dans la musique ou en dehors.Il a lancé un complexe culturel à Conakry, créé un orchestre philharmonique, et prêté sa voix à de multiples causes: les luttes contre le sida et ebola, le racisme, les massacres au Rwanda, pour les sans-papiers en France. Ces dernières années, "il souffrait de maladies chroniques et voyageait souvent en France pour des soins, mais avec le coronavirus ce n'était plus possible", dit son fils."On a vu son état se dégrader rapidement, mais j'étais surpris quand même car il avait déjà traversé des moments bien pires", dit-il.Il était une personnalité incontournable dans son pays."La culture africaine est en deuil", a tweeté le président Alpha Condé, "Merci l'artiste. Un parcours exceptionnel. Exemplaire. Une fierté".
"Je suis passé par hasard": des dizaines de personnes se sont fait dépister gratuitement et sans rendez-vous vendredi dans un centre mobile installé à Clichy-sous-Bois (Seine-saint-Denis), une opération inédite menée dans un des quartiers d'Ile-de-France.
"On va vous faire le prélèvement, il faut remonter le masque", annonce une infirmière en surblouse bleue, sous l'une des deux tentes installées au pied des barres d'immeubles délabrées de la cité du Chêne pointu, quartier emblématique du mal-logement en France.Toute la journée, hommes et femmes, parfois venus avec leurs enfants, ont fait la queue devant ce barnum, en respectant le marquage blanc peint au sol pour assurer la distanciation physique. Presque tout le stock disponible, soit 150 tests, a été utilisée, selon l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France, qui pilote cette première. Le dispositif s'inscrit dans la stratégie de déconfinement visant à repérer et isoler les malades du coronavirus. Il mobilise des médecins et des préleveurs de l'AP-HP, afin d'"élargir l'accès aux tests à une population plus vaste, notamment auprès de personnes qui ont un moins bon accès au système de soins", a précisé l'ARS.Il sera expérimenté durant les prochains jours dans d'autres communes d'Ile-de-France, notamment en Seine-Saint-Denis."Je suis passé par hasard, j'habite dans le quartier", confie Mohamed, 43 ans. Assis sur une chaise, il s'apprête à être pris en charge après "une heure de queue", une attente nécessaire afin de "rassurer la famille", assure-t-il. Sous les tentes, un médecin et deux infirmières recueillent les informations du patient, puis deux autres infirmières sont chargées de réaliser le test au moyen d'un écouvillon, sorte de long coton-tige introduit dans le nez."C'est très rapide ! Je suis courageuse donc ça va, mais oui ça fait un petit peu mal quand même. C'est pas agréable", admet en souriant Prescilia, maman de 28 ans venue de Villemomble sur les conseils de son médecin, car elle présente quelques symptômes qui peuvent laisser penser au coronavirus."Je trouve que c'est vraiment bien d'avoir mis en place cette initiative pour permettre à tout le monde de pouvoir y accéder et que tout le monde puisse le faire, sans forcément une ordonnance", apprécie la jeune femme, impatiente d'obtenir ses résultats lundi.Si des patients sont testés positifs, une prise en charge et des investigations supplémentaires seront menées. - "Pratique" -"Si tout le monde fait le test, c'est mieux, parce que cette maladie-là, si on l'a on peut contaminer tout le monde", rappelle Daiwoyé Traoré, qui attendait lui-même "depuis longtemps" de se faire dépister. Selon Santé Publique France, 934 personnes sont décédées du coronavirus depuis le début de l'épidémie en Seine-Saint-Denis. Ce bilan fait de ce département d'1,6 million d'habitants, le plus pauvre de métropole, l'un des plus touchés par le virus.Dans une étude publiée mi-mai, l'Observatoire régional de santé Ile-de-France avait expliqué ce phénomène par une série de facteurs liés à la précarité, dont des conditions de logement favorisant la circulation du virus et des taux de maladies chroniques supérieurs à la moyenne nationale.A cette liste s'ajoute un déficit chronique de médecins généralistes. Dans la file d'attente, Georgina, 55 ans, affirme avoir voulu prendre un rendez-vous médical mais n'avoir "trouvé personne" de disponible. Ce dépistage "pratique" est, pour elle, "une façon de venir me fixer pour savoir si j'étais infectée ou pas", après avoir été malade en mars, sans pouvoir incriminer le coronavirus avec certitude."La question de l'accessibilité aux soins est posée partout, tout le temps, qu'on soit en période de crise ou pas", souligne Emmanuel Devreese, directeur de projets à l'AP-HP, présent sur place. Aller au devant des populations les plus éloignées du système de santé, "c'est peut-être aussi la santé de demain".
Le surcoût sera encore plus marqué pour le CP et la 6e. Les élèves dans les filières professionnelles sont ceux qui vont devoir dépenser le plus pour les courses de rentrée.
L'incertitude liée à la crise sanitaire impacte le coût de la rentrée scolaire pour les familles, qui craignent notamment de devoir investir pour faire l'école à la maison. Comment s'équiper pour la rentrée alors que "les consignes ne sont pas claires à 15 jours de la reprise de l'école" ? Faut-il anticiper plus de travail à la maison, quitte à s'équiper en matériel informatique par exemple ? La secrétaire générale de l'association de consommateurs Confédération syndicale des familles (CSF), Aminata Koné, déplore mardi 18 août que la "reprise n'est pas sereine pour les familles". À deux semaines de la rentrée, l'association a organisé, comme chaque année, une étude sur le coût de la rentrée scolaire"Il y a des points d'interrogation des deux côtés, les professeurs aussi se posent des questions", explique Johan Jousseaume, secrétaire confédéral du secteur Éducation de l'association. "Pendant le confinement, il a parfois été relativement difficile d'être en contact avec les familles, il y a une adaptation nécessaire qui se traduit par des coûts à la rentrée beaucoup plus importants". "La crise sanitaire a révélé des situations compliquées", renchérit Aminata Koné, "le numérique doit entrer dans l'équipement de chaque enfant et l'État doit y contribuer, que ce soit pour l'équipement, les abonnements, ou encore l'encre pour les imprimantes par exemple. Les familles ont subi et subissent encore les contrecoups de cette crise sanitaire".Le Premier ministre Jean Castex et son ministre de la Santé, Olivier Véran, se sont félicités sur Twitter que 3 millions de foyers aient reçu ce mardi l'allocation de rentrée scolaire (ARS), majorée de 100 euros. Le premier y voit "un geste fort du gouvernement pour soutenir le pouvoir d'achat des familles les plus modestes en cette période de crise sanitaire". Mais si la CSF "se réjouit" de cet "effort exceptionnel", elle rappelle que l'allocation ne suffit pas toujours : "au lycée, même avec cette augmentation, l'ARS couvre à peine les frais de rentrée mais pas ceux de l'année scolaire et demeure insuffisante pour les filières professionnelles", déplore l'association.En outre, parmi les 243 familles ayant répondu à la CSF, 38,5% de celles qui ont déclaré avoir un emploi ont "subi une perte de salaire allant de 100 à 400 euros". Et près de la moitié "a déclaré avoir manqué d'argent pour des produits de première nécessité".L'association s'attend à une augmentation des coûts pour la rentrée 2020 de 6,2% par rapport à l'année précédente, en raison de divers facteurs, notamment l'envie de "vouloir effacer le mauvais souvenir du confinement" en faisant plaisir aux enfants avec des fournitures un peu plus onéreuses, ou la nécessité d'anticiper un éventuel reconfinement. Cette hausse ne prend pas en compte les dépenses pour des produits sanitaires, comme les gels hydroalcooliques ou les masques. Or cela représente "un coût important" alors que, "pour le moment, nous n'avons pas de propositions permettant de dire que l'État a envie de prendre en compte ce coût supplémentaire", tance Aminata Koné.Dans son étude, l'association détaille le budget du mois de septembre de plusieurs familles, et la part représentée par les dépenses de rentrée, qui oscille entre un peu plus de 20% pour un couple avec deux salaires (salaire ouvrier et SMIC) et deux enfants en 4e et seconde, et 87% pour un couple (SMIC temps partiel et SMIC) avec trois enfants en seconde professionnelle, 1re STI2D et BTS. Selon la CSF, ce sont en effet les études professionnelles qui nécessitent les courses de rentrée les plus chères, à 426,30 euros en moyenne par exemple pour une seconde pro Sanitaire et social, contre 419,29 euros pour une seconde générale. L'association a en outre relevé une augmentation significative cette année en CP (177,28 euros, +11,41%) et en 6e (407,68 euros, +12,83%), les parents investissant au moment des changements de niveau "car il s'agit d'un moment charnière et décisif pour leurs enfants".
Le célèbre designer britannique et inlassable touche-à-tout Terence Conran -fondateur d'Habitat et de The Conran Shop, mais aussi de nombreux restaurants et lignes de meubles- est décédé samedi à l'âge de 88 ans, a annoncé sa famille.
Il "est mort paisiblement aujourd'hui à son domicile de Barton Court", a indiqué samedi sa famille dans un communiqué, désirant rendre hommage à ce "visionnaire qui a eu une vie et une carrière extraordinaires".Père de cinq enfants, le designer avait bâti un véritable empire Conran, qui a été jusqu'à posséder 50 magasins Habitats et plusieurs chaînes de distribution emblématiques au Royaume-Uni, comme Next ou Mothercare, sans parler des très nombreux restaurants lancés puis cédés. Son concept de magasin aux pièces entièrement décorées a fait des petits: le suédois Ikea a marché dans ses traces avec des produits moins chers, et a finalement racheté Habitat en 1992, avant de le revendre. Des lieux emblématiques de Londres portent son empreinte, comme la fameuse maison "Bibendum", ancien siège londonien du fabricant français de pneus Michelin de 1909 superbement rénové, ou le Design Museum, dont il était le fondateur et principal soutien financier."Fonder le Design Museum a été l'une des réalisations dont il était le plus fier", a confié sa famille, qui le décrit comme "un défenseur acharné de l'importance de l'éducation des jeunes dans les industries créatives". "Sir Terence a pleinement profité d'une vie remarquable et a toujours affirmé que son travail ne ressemblait en rien à un emploi- tout ce qu'il faisait dans son business, il l'aurait fait pour le plaisir", a-t-elle ajouté.Le designer britannique laisse derrière lui "une collection de trésors du design industriel et domestique qui restera avec nous pour toujours", a estimé M. Mandelson, président du conseil d'administration du Design Museum, saluant "l'une des figures les plus emblématiques de Royaume-Uni d'après-guerre".
Un homme de 29 ans a porté plainte lundi pour "diffamation" et "dénonciation calomnieuse" après la diffusion d'une photo relayée notamment par la présidente du Rassemblement national, le présentant comme l'un des "assassins" du chauffeur de bus victime d'une agression mortelle à Bayonne.
Après avoir diffusé la photo d'un homme présenté à tort comme l'un des "assassins" de Philippe Monguillot, le chauffeur de bus de Bayonne mort après avoir été violemment agressé, Marine Le Pen s'est dite jeudi 16 juillet "désolée". "Je suis évidemment désolée pour cet homme qui, s'il est innocent, (s'est) retrouvé dans cette situation", a déclaré sur France 2 la présidente du Rassemblement national, expliquant que son community manager avait "commis une erreur de rapidité" et précisant que le message Facebook avait été "retiré immédiatement". "Mais vous, donnez les noms", a également répliqué la députée du Pas-de-Calais à la journaliste. "Pourquoi est-ce que les médias ne donnent pas les noms des présumés assassins, des présumés violeurs ?", a-t-elle demandé.L'IGPN saisiUn homme de 29 ans a porté plainte lundi pour "diffamation" et "dénonciation calomnieuse", selon son avocat, après la diffusion d'une photo relayée notamment par Marine Le Pen, le présentant comme l'un des "assassins" du chauffeur de bus victime. Sa photo a été largement relayée sur les réseaux sociaux, notamment par des militants et élus du RN. Tous ont, depuis, supprimé leurs tweets. Le portrait de ce jeune Bayonnais avait été diffusé au même titre que le visage d'un des quatre agresseurs présumés, aujourd'hui écroués, un trentenaire soupçonné d'avoir caché les deux auteurs potentiels des coups dans son appartement à Balichon, le quartier de Bayonne où a eu lieu l'agression du chauffeur Philippe Monguillot le 5 juillet. Menacé et insulté depuis, le plaignant n'a de cesse de répéter, dans des vidéos sur le réseau social Snapchat notamment, qu'il n'a "rien à voir avec cette histoire". "S'il n'avait pas été basané, ça n'aurait jamais été repris, c'est de la récupération politique, de la manipulation totale", s'est insurgé auprès de l'AFP le frère du plaignant.Le parquet de Bayonne a annoncé jeudi avoir ouvert une enquête préliminaire et saisi l'IGPN, la police des polices, après la diffusion de cette photo. Il s'agit de "savoir comment et par qui la photo a fuité et s'est retrouvée diffusée sur les réseaux sociaux", a expliqué à une correspondante de l'AFP le procureur de Bayonne Jérôme Bourrier
Espéré un temps, le dégel du point d'indice a été écarté par le gouvernement. En 2018, les salaires des fonctionnaires ont baissé de 1,2% selon une étude de l'Insee.
Il n'y aura pas de grande négociation salariale pour les fonctionnaires : la nouvelle ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, a douché vendredi les espoirs qu'avaient pu avoir les syndicats après les 8 milliards d'euros du "Ségur de la santé".Lors de son premier "rendez-vous salarial" avec les syndicats de fonctionnaires, la ministre n'a annoncé aucun dégel du point d'indice, préférant le "sur-mesure", avec des actions ciblées sur les bas salaires et les inégalités femmes-hommes. La ministre a souligné que "le contexte de la crise (du Covid-19) nous oblige à être efficaces et concentrés et à répondre en priorité aux questions urgentes". C'est ainsi que le "Ségur" a débloqué 8,2 milliards d'euros pour les salaires des personnels hospitaliers, soit au total à 1,8 million de salariés. Les pompiers (prime de feu), les policiers et les chercheurs ont également bénéficié de mesures spécifiques. "Manque d'ambition"Mais la ministre a écarté toute mesure générale, observant que "l'augmentation du point d'indice valorise beaucoup la catégorie A et très peu la C" (la moins bien dotée). La CGT dénonce un "manque d'ambition", FO exprime une "déception immense", et même les réformistes CFDT et Unsa jugent "très insuffisantes" les mesures annoncées au regard de l'enjeu.En début de semaine, l'Insee révélait que le salaire net moyen dans la fonction publique d'Etat avait baissé de 1,2% en 2018. Une baisse du pouvoir d'achat qui s'explique par le regain d'inflation en 2018, mais aussi par l'absence de revalorisation du point d'indice (à l'exception des 0,6% de juillet 2016, puis de février 2017 sous le quinquennat Hollande). Elle est aussi due au report à 2019 (gel pour une année) du protocole sur les parcours, carrières et rémunérations (PPCR) et au rétablissement du jour de carence.La ministre a annoncé à cet égard que le protocole sur les parcours serait mené à bien en 2021 (soit 550 millions d'euros de dépenses, après 850 millions en 2020). Elle a également assuré reconduire la garantie individuelle de pouvoir d'achat (Gipa) "jusqu'à la fin du quinquennat" et pris l'engagement que l'indemnité compensatrice de la hausse de la CSG serait "dynamique et pérenne".Chantier de la complémentaireLa ministre entend aussi lancer à l'automne le "chantier" de la complémentaire santé et prévoyance des fonctionnaires. Contrairement aux salariés du privé, qui bénéficient d'une mutuelle prise en charge au moins pour moitié par l'employeur, cette participation est facultative et, lorsqu'elle existe, très faible.Amélie de Montchalin promet enfin de mener une "expertise" pour mettre fin aux inégalités de traitement de filières très féminisées et mal dotées, comme les bibliothécaires, médecins du travail ou éducateurs du ministère de la Justice. La ministre veut rendre plus attractifs les postes de fonctionnaires en région, en rapprochant les primes entre Paris et les territoires.4 millions d'agents "oubliés""La ministre n'a pas parlé salaires, elle a parlé primes", constate Philippe Crépel (CGT). "Elle a paru découvrir que, contrairement aux soignants de l'hôpital public et privé, les personnels des Ehpad dépendant de l'Etat et de la territoriale ne toucheraient pas l'augmentation de 183 euros net minimum" annoncée lors du "Ségur". Faux, selon l'entourage d'Amélie de Montchalin: "La ministre a bien indiqué que le Ségur de la santé prévoit la revalorisation des rémunérations à hauteur de 183 euros net pour les personnels des Ehpad, y compris ceux relevant de la fonction publique territoriale".FO évoque "plus de 4 millions d'agents publics (sur 5,5, NDLR) oubliés par le gouvernement". "Même ceux en première ligne (policiers, personnels de la pénitentiaire, douaniers, enseignants gardant les enfants des personnels de santé, agents de la voirie, etc.) n'ont rien", souligne le syndicat dans un communiqué. CFDT, Unsa et FSU reconnaissent que certaines de leurs propositions de longue date sont reprises, comme l'actualisation de la compensation de la CSG, ou le chantier de la complémentaire santé. Mais "il n'y a aucun engagement pour ouvrir dans les prochains mois des négociations sur des mesures générales", regrette Mylène Jacquot (CFDT).
Le Canard enchaîné rapporte sans son édition du 14 novembre l'inquiètude et le désarroi que provoquent en haut-lieu les manifestations et blocages prévues le 17 novembre pour protester contre la hausse des prix du carburant.
À quelques jours de la mobilisation des "gilets jaunes", l'exécutif s'inquiète et fait preuve devant les caméras de fermeté. Comme le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner la veille, le Premier ministre Édouard Philippe a mis en garde ce mercredi 14 novembre les collectifs de citoyens qui ont appelé à une journée de blocage des routes et de points stratégiques samedi 17 novembre pour protester notamment contre la hausse du prix des carburants. En off, "le désarroi et l'inquiétude règnent en haut-lieu", écrit ce mercredi Le Canard enchaîné. "La situation est insaisissable", déplore notamment le locataire de la place Beauvau. "Ils n'ont pas de chefs, on ne sait pas comment ça va se passer, mais il ne faut pas prendre ça à la légère", aurait par ailleurs déclaré Emmanuel Macron lundi matin. IncertitudesUn avis partagé par son chef de gouvernement. "On est dans un mouvement irrationnel. On ne sait pas si cela correspond à quelque chose dans le pays. Le seul parti à soutenir le mouvement c'est le Front national (désormais rebaptisé Rassemblement national, RN, ndlr) ; La France insoumise soutient sans participer. Et Wauquiez marche sur des œufs. Mais on ne sait pas si ça va prendre ou pas", a estimé Édouard Philippe.L'inquiétude est d'autant plus grande que les préfets n'ont pas beaucoup de réponses. La plupart ont recensé "de nombreux appels à manifester" et ceux des régions où le vote en faveur du RN est important (Hauts-de-France, Grand Est et Provence-Alpes-Côte d'Azur) s'attendent à de fortes mobilisations, mais aucun ne semblent savoir exactement l'ampleur que pourraient prendre ces manifestations. L'incertitude règne tant du côté des participants - les routiers, ambulanciers et autre professionnels utilisant leurs véhicules seront-ils de la partie ? - que de la durée - le mouvement pourrait-il se prolonger au-delà du 17 novembre?L'exécutif craint par ailleurs des débordements avec les casseurs et des heurts entre les manifestants et les automobilistes bloqués, explique l'hebdomadaire satirique, selon qui cette question était à l'ordre du jour de la réunion hebdomadaire du 6 novembre des dirigeants de la majorité. Certains ont peur de se voir attribuer ces éventuels débordements. "Si ça se passe mal, on dira que c'est la faute du gouvernement", a en effet confié un ministre au palmipède.
Face au scepticisme du Premier ministre devant les mesures sociales annoncées lundi soir par le chef de l'État pour tenter d'apaiser la colère des "gilets jaunes", "la Macronie s'(est) pos(ée) la question du matien de Philippe", écrit mercredi 12 décembre Le Canard enchaîné.
Augmentation de 100 euros des salaires au niveau du Smic, exemption de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2.000 euros par mois et heures supplémentaires payées "sans impôts ni charges"... Emmanuel Macron a tenté lundi de calmer la colère des "gilets jaunes" en annonçant une série de mesures sociales.Des annonces que le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des comptes publics Olivier Dussopt a chiffré dès le lundi soir entre "8 et 10 milliards d'euros". Le recul sur la CSG des retraités coûtera 1,5 milliard d'euros, a-t-il précisé ce mercredi 12 décembre. Des mesures coûteuses qui ont fait tiquer les ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire et de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, rapporte ce mercredi Le Canard enchaîné. "Je ne veux plus entendre parler de ces technos, qui, d'ailleurs, ne comprennent rien à rien", se serait alors emporté le chef de l'État.Les locataires de Bercy n'auraient pas été les seuls à se montrer sceptiques. Selon un ministre, Édouard Philippe était en "état de choc" devant ce "plan de pouvoir d'achat" financé par le déficit. Dès le lundi matin, le Premier ministre "avait tenu à adresse à la cantonade cette mise en garde : 'Il est quand même effrayant de constater que la dette a augmenté de 35% en 10 ans. Nous la laissons à nos enfants. c'est pourquoi il est impossible de satisfaire toutes les revendications", selon le palmipède. "Il n'en a pas fallu davantage pour que, après l'intervention télévisée du chef de l'État, la Macronie se pose la question du maintien de Philippe", relate l'hebdomadaire satirique. Autre point négatif : le chef du gouvernement voulait repousser à la fin du mois de janvier le débat au Parlement sur le collectif budgétaire, contre l'avis du président.
Le gouvernement espère avant tout faire revenir des activités "indispensables à l'indépendance" de la France.
Le plan de relance -qui sera présenté le 25 août en conseil des ministres- français comportera un volet d'un milliard d'euros consacré à la relocalisation d'activités industrielles en France, a indiqué jeudi 13 août le ministre de l'Économie Bruno Le Maire."Nous allons mettre, de ce point de vue là, un milliard d'euros dans le plan de relance pour financer des appels à projet pour les entreprises qui voudraient relocaliser", a déclaré le ministre, chargé de la relance, lors d'une visite aux douaniers à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques). Il a précisé qu'il pouvait s'agir d'une nouvelle chaîne ou ligne de production et que cela pourrait concerner "toute entreprise industrielle qui voudrait relocaliser son activité en France". "Relocaliser, ce n'est pas faire revenir des productions à faible valeur ajoutée en France", a-t-il cependant nuancé alors que les industries ont souvent délocalisé pour faire des économies. "Relocaliser, c'est produire en France des produits qui sont indispensables à notre indépendance, je pense par exemple à des médicaments, des principes actifs de médicaments ou alors développer de nouvelles chaînes de valeur sur lesquelles nous avons toutes les compétences et tous les savoir-faire pour réussir", a expliqué M. Le Maire.Il a donné en exemple la voiture électrique pour laquelle des batteries vont être produites en France ainsi que des chaînes de traction. "Il y a eu tant de délocalisations dans l'industrie automobile depuis des années qui ont été une erreur économique et une faute politique", a-t-il dénoncé.Le plan de relance de 100 milliards d'euros doit comprendre un volet de 40 milliards consacré à l'industrie, dont 20 milliards de réduction étalés sur deux ans des impôts de production, qui pèsent sur la compétitivité des produits industriels français. Bruno Le Maire a d'autre part indiqué dans une interview au quotidien Sud-Ouest paru jeudi que trois milliards d'euros seraient consacrés au soutien du financement des entreprises dans le cadre de ce plan.
Pas moins de 12,4 millions de salariés ont été mis en chômage partiel depuis la mise en place du confinement, mi-mars. Un dispositif qui a un coût pour l'Etat mais aussi pour les salariés.
La crise sanitaire du coronavirus est également une crise économique. Les demandes de chômage partiel ont atteint "un palier" avec 12,4 millions de salariés concernés, a estimé mercredi 13 mai la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Avec ce dispositif mis en place dès le début du confinement, mi-mars, dont le coût a été estimé par l'exécutif à 24 milliards d'euros, l'Etat prend en charge 84% du salaire net (et 100% du Smic) dans la limite de 4,5 Smic des Français concernés. Cela ne signifie pas que tous ces salariés seront effectivement mis en chômage partiel. L'employeur demande d'abord une autorisation large pour un certain volume de salariés, et ultérieurement une demande d'indemnisation pour les heures réellement chômées.Pour le mois de mars, seuls 48% des salariés couverts par une demande d'autorisation ont ainsi pour l'instant été placés en activité partielle ce mois-là.S'il a permis d'éviter des "licenciements massifs", le chômage partiel a tout de même eu un impact non négligeable sur le porte-monnaie des Français. Cette compensation partielle représente une perte de revenu qui s'élève à 2,7 milliards au total, soit 410 euros en moyenne par salarié pour huit semaines de confinement, selon une étude de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Pour certains, la perte pourrait être bien plus importante. En effet, les heures chômées prises en compte pour le calcul de l'indemnisation correspondent à la différence entre le nombre d'heures réellement travaillées et la durée légale du travail et ne prennent pas en compte les heures supplémentaires, les primes d'objectif ou encore les pourboires qui permettent habituellement aux salariés d'augmenter leurs revenus. Cette situation va par ailleurs creuser de nouvelles inégalités dans la population. En effet, les salariés les moins bien rémunérés on été plus frappés par le chômage partiel, quand les cadres ont pu plus facilement poursuivre leur activité en télétravail. D'autant que pour certains, le déconfinement ne rime pas automatiquement avec la reprise du travail. Les restaurants, cafés et bars sont encore fermés, comme les grands lieux touristiques et les salles de spectacles.Le Medef s'oppose à une baisse de la prise en charge du chômage partielLa ministre du Travail a confirmé mercredi que la prise en charge du chômage partiel serait progressivement réduite à partir de juin afin "d'encourager le système à repartir". Le chômage partiel restera néanmoins pris en charge "à taux plein" dans certains secteurs comme l'hôtellerie et la restauration. Le Medef juge néanmoins qu'une modification du dispositif est prématurée. "Commencer à diminuer le niveau de prise en charge le 1er juin serait une erreur majeure parce que, dans une quinzaine de jours, les entreprises tourneront encore à un rythme faible. Il faut maintenir en l'état le dispositif de chômage partiel jusqu'à l'été", juge son président Geoffroy Roux de Bézieux dans Le Monde. "Car si on arrête le chômage partiel, le risque, c'est le chômage tout court", prévient-il.
Le 16 juillet dernier, au lendemain de son sacre en Coupe du monde, l'équipe de France de football descendait les Champs-Elysées. Pour beaucoup, trop rapidement.
Quelques heures plus tard, le trophée était porté disparu. Et selon les informations du journal Le Monde, il n'y aurait bien qu'une seule personne derrière tout cela, Alexandre Benalla.Ils étaient des dizaines, voire des centaines de milliers à attendre leurs joueurs ce lundi 16 juillet sur les Champs-Elysées. Une attente qui débuta dès la mi-journée avant d'apercevoir à 19h20 le bus à impériale transportant les Bleus. Apercevoir seulement. Car en mois de 15 minutes, Didier Deschamps, son staff et ses « 23 » quittaient déjà la célèbre avenue pour rejoindre l'Elysée. Le Monde déclare ainsi qu'après un coup de fil mystère, Alexandre Benalla aurait fait "un geste au conducteur", avant que le bus n'accélère.Une traversée éclair qui n'avait pas du tout été au goût du public, voire de certains députés fans de ballon rond, comme Jean Lassalle : "Le petit peuple [n'aurait] pas le droit de voir l'équipe qui vient de triompher en son nom devant la planète tout entière ? Il est trop petit, le peuple, trop petit !" réagissait le parlementaire des Pyrénées-Atlantiques.Anecdote plus légère, quoique, celle de Philippe Tournon, l'emblématique chef de presse de l'équipe de France. Il affirmait ne pas savoir où se trouvait la Coupe du monde le lendemain, après une nuit dans un célèbre palace parisien.Toujours selon Le Monde, Alexandre Benalla aurait gardé "pendant quelques jours et quelques nuits le trophée dans une malle en aluminium". Pour ensuite la montrer fièrement "à ses amis de l'Elysée et de la Préfecture de police de Paris". L'ancien collaborateur de l'Elysée aurait même posé sur le bureau du commandant de police chargé des relations entre le palais présidentiel et la Préfecture parisienne.
La maire socialiste de la capitale, qui n'a pas (encore) déclaré sa candidature pour les municipales de 2020, reconnaît que "certaines critiques" à son encontre sont "justifiées". Mais "j'ai fait aussi l'objet d'un bashing irrationnel", regrette-t-elle dans un entretien à Paris Match.
Cette semaine, Cédric Villani a officialisé sa candidature dissidente face à Benjamin Griveaux, investi par La République en marche (LREM) pour les municipales à Paris. La maire PS, elle, n'est pas encore candidate à sa propre succession. Dans Paris Match cette semaine, elle défend son bilan. Pour la dernière rentrée de son mandat, Anne Hidalgo se dit "très sereine". "J'aborde cette rentrée avec beaucoup d'envie et d'énergie après une année 2018 où notre équipe a été, c'est vrai, très attaquée. Mais la page est tournée. L'enthousiasme est là", assure-t-elle. Critiquée sur les travaux, l'écologie, ou encore la préparation des Jeux olympiques de 2024, Anne Hidalgo le confesse : "2018 a été très difficile. Certaines critiques pouvaient être justifiées. J'ai fait aussi l'objet d'un bashing irrationnel", regrette-t-elle. "Je construis la ville de demain"Sur les nombreux travaux à Paris, qui crispent ses adversaires, la maire sortante reconnaît que "les travaux étaient nombreux et la gêne réelle. J'en ai conscience". Mais "Paris sans chantier, ça n'existe pas !", estime-t-elle, soulignant que "seulement 7% d'entre eux relèvent de la Ville. Par exemple, les travaux sur le réseau de froid et de chaleur ne sont pas de mon ressort. Mais ils vont nous permettre de baisser notre niveau d'émission de gaz à effets de serre. Je ne vais pas m'y opposer !", explique l'édile.Elle défend aussi les nombreux travaux de voirie qui "feront plus de place aux vélos et aux piétons. Et ça oui, j'assume : je construis la ville de demain", insiste Anne Hidalgo. La maire de Paris qui, à six mois des élections municipales, n'a pas encore indiqué si elle serait candidate, explique qu'elle a "encore des projets à livrer".Paris, toujours attractive, selon elleInterrogée sur sa politique, très critiquée, pour réduire la place de la voiture dans la capitale, la maire assure qu'elle ne va "pas ralentir sous prétexte que l'élection arrive. (...) Je ne composerai jamais avec le péril climatique". Tandis que que la capitale perd entre 10.000 et 12.000 habitants par an, selon des chiffres officiels, et que la question du logement sera aussi centrale dans la campagne, Anne Hidalgo estime que "la population parisienne a toujours subi des variations, à la hausse ou à la baisse". "La ville ne perd ni de son attractivité ni de sa qualité de vie. Les classements internationaux en témoignent : Paris est toujours en haut du podium !", se défend-elle.
Accusé d'avoir menti sur son engagement chez les scouts durant son enfance, Alexandre Benalla a riposté mercredi 17 juillet en diffusant sur Twitter des photos de lui, adolescent, en tenue de scout.
"Mes camarades ne m'ont pas oublié, c'est le principal." Voilà ce qu'a écrit Alexandre Benalla mercredi soir, en accompagnement de deux photos de lui, sur lesquelles il porte le short et le foulard des scouts. L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, mis en examen pour des violences lors de la manifestation du 1er mai 2018, a publié ces clichés sur son tout nouveau compte Twitter, inauguré quelques heures plus tôt. "Chef scout à 15 ans"Alexandre Benalla répondait ainsi à la polémique suscitée par ses propos dans une interview accordée au magazine Le Nouvel Économiste, lundi 15 juillet. Dans cet entretien, l'ex-chargé de mission de l'Élysée évoquait, outre sa nouvelle société de conseil en Afrique, un souvenir d'enfance : son passage chez les scouts, en tant que chef de camp. Il expliquait avoir été "chef scout chez les Scouts unitaires de France à 15 ans" ce qui lui avait permis d'acquérir le "sens du lead assez précoce". "Malgré mon jeune âge, dans les fonctions que j'ai été amené à assumer, j'ai toujours été un peu leader", avait-il déclaré.Une version contestée par les Scouts unitairesRapidement, cette version avait été mise à mal par l'organisation des Scouts unitaires de France (SUF). La responsable de la communication, Agnès Cerbelaud, avait tenu à préciser sur Twitter que "d'après (les) archives et les chefs de groupe de l'époque, Alexandre Benalla a(vait) fait un camp d'été chez les SUF à 12 ans". "Donc, 3 semaines dans notre mouvement", affirmait-elle.En réponse, Alexandre Benalla a donc publié deux photos de lui, paquetage sur le dos et foulard au cou. "J'avais 13 ans, retour d'un week-end en forêt à Saint-Evroult, six mois après le grand camp passé avec les Scouts d'Europe", a écrit le conseiller en sécurité. Dans son entretien au Nouvel Économiste, Alexandre Benalla a par ailleurs accusé le site Mediapart d'"instrumentalisation politique" et de "manipulations", le comparant le site au média d'extrême droite américain Breitbart. En janvier dernier, Mediapart avait publié des extraits sonores d'une conversation avec le salarié de La République en marche Vincent Crase datant du 26 juillet 2018, soit quatre jours après leur mise en examen dans l'affaire des violences du 1er mai 2018 et en violation de leur contrôle judiciaire. Cette révélation avait valu à MM. Benalla et Crase d'être placés en détention provisoire le 19 février, avant d'obtenir leur remise en liberté une semaine plus tard.