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Le Monde augmente son prix à partir de vendredi pour atteindre la barre des trois euros chez les marchands de journaux, a annoncé la direction du journal à ses lecteurs.
"Ces dernières années, nous nous sommes efforcés de ralentir le rythme d'augmentation de notre prix de vente en kiosque, tout en investissant résolument dans la qualité et la diversité de nos contenus éditoriaux", expliquent dans un éditorial le directeur du groupe Jérôme Fenoglio et son président Louis Dreyfus. "Malheureusement, l'impact de la crise due au Covid-19 sur notre modèle économique avec, à la fois, une baisse substantielle et durable de nos revenus publicitaires et la cessation de paiements de notre distributeur, la société Presstalis, nous impose de trouver des ressources supplémentaires afin de garantir la qualité de nos contenus ainsi que l'indépendance financière du journal", soulignent-ils dans l'édition datée de samedi, qui titre sur l'"effondrement historique de l'économie française"."C'est pourquoi, à compter du 1er août, le prix de vente de votre journal passera à 3 € en semaine et à 4,70 € le week-end", précisent les dirigeants du journal.Le Monde avait déjà augmenté son prix de 20 centimes début 2019 pour passer à 2,80 euros, tout comme le quotidien économique Les Echos. Le Figaro se vend 2,90 euros, L'Opinion 2,80 euros, L'Humanité 2,30 euros, et Libération deux euros.En 2019, le groupe Le Monde a dégagé un bénéfice net pour la troisième année d'affilée (2,6 millions d'euros) mais la crise sanitaire de début 2020 a effacé une partie de ses recettes, avait indiqué la direction du journal début juillet. Détenu par Xavier Niel, Matthieu Pigasse, Daniel Kretinsky et le groupe Prisa, le groupe Le Monde a enregistré en 2019 un chiffre d'affaires stable de 302,7 millions d'euros "grâce à l'essor très marqué du portefeuille d'abonnés numériques du Monde".Le journal a notamment franchi en mai le cap des 300.000 abonnés purement numériques tandis que Courrier International en comptait 55.000 en juin, Le Monde Diplomatique 21.000 fin 2019 et Télérama 10.000. Les premiers mois de 2020 ont été plus difficiles, le groupe ayant dû faire face à une baisse de 50% de ses recettes publicitaires et à la fermeture des kiosques ; il évalue l'impact de la crise à 18 millions d'euros sur son chiffre d'affaires. S'y ajoutent les coûts liés à la faillite du distributeur Presstalis, évalués à 14 millions d'euros.
Le mouvement de colère contre le racisme et les brutalités policières s'est poursuivi tard dans la nuit de mardi à mercredi aux Etats-Unis malgré les pillages, les affrontements avec la police et le ton martial de Donald Trump, déterminé à restaurer l'ordre en recourant si besoin à l'armée.
Neuf jours après la mort à Minneapolis de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc, la vague de contestation historique ne s'apaise guère.A New York ou Los Angeles, des manifestants ont fait fi des couvre-feu jusque tard dans la nuit, avec toutefois moins de pillages et de violence signalés que les nuits précédentes.Au moins 60.000 personnes avaient auparavant rendu hommage pacifiquement à la victime à Houston (Texas) où George Floyd a grandi et sera enterré la semaine prochaine. "Nous voulons qu'ils sachent que George n'est pas mort en vain", a lancé le maire, Sylvester Turner. A New York, après des pillages lundi, le couvre-feu nocturne a été avancé à 20H00 et prolongé jusqu'à dimanche.L'heure passée, des centaines de manifestants, noirs et blancs, ont toutefois continué à protester pacifiquement, scandant "George Floyd, George Floyd" ou "Black Lives Matter!" ("la vie des Noirs compte"). Pour Tazhiana Gordon, une infirmière noire de 29 ans, le couvre-feu "est un outil pour empêcher les gens de manifester plutôt que d'arrêter les gens qui commettent des crimes".Une "situation très calme", a tweeté le maire Bill de Blasio dans la soirée, "jusqu'ici, le couvre-feu est certainement utile, sur la base de ce que j'ai vu à Brooklyn et Manhattan ces trois dernières heures".A Minneapolis (Minnesota), le calme régnait. "Je veux qu'on lui rende justice parce qu'il était bon, peu importe ce que les gens pensent, c'était quelqu'un de bien", a lancé en pleurs Roxie Washington, mère de la fille de George Floyd, âgée de six ans.Le Minnesota a annoncé l'une des premières initiatives concrètes en réponse aux demandes des manifestants, avec l'ouverture d'une enquête sur la police de Minneapolis. L'enquête examinera de possibles "pratiques discriminatoires systémiques" durant les dix dernières années, a tweeté le gouverneur Tim Walz.-- Genou à terre --A Los Angeles, le maire Eric Garcetti a posé avec des policiers un genou à terre, symbole depuis 2016 de la dénonciation des violences policières contre les Afro-Américains.En soirée, des manifestants se sont rassemblés devant sa résidence et quelque 200 personnes ont été arrêtées après avoir refusé de se disperser, a constaté l'AFP.A Washington, plusieurs milliers de personnes, dont la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, ont manifesté pacifiquement jusqu'à bien après le couvre-feu de 19H00. Les télévisions ont montré des tirs de gaz lacrymogène par la police après minuit mais la situation semblait globalement calme.Une manifestante âgée de 18 ans, Jada Wallace, confiait: "je suis fatiguée d'avoir peur de la police et de ne pas obtenir justice".Lundi près de la Maison Blanche, la police avait dispersé à coups de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc de nombreux manifestants pour permettre au président Donald Trump de gagner à pied une église emblématique dégradée la veille. Un geste dénoncé par des dirigeants protestants et catholiques comme un coup de communication "moralement répugnant".Depuis une semaine, les troubles se sont propagés dans plus d'une centaine de villes américaines, avec des milliers d'arrestations et plusieurs morts. Donald Trump a rendu hommage mardi soir à un ancien policier tué sur une scène de pillage à St-Louis (Missouri).Lundi soir, le président avait annoncé le déploiement de "milliers de soldats lourdement armés" et policiers à Washington pour mettre fin "aux émeutes" et "aux pillages". Il avait aussi appelé les gouverneurs à "dominer les rues", menaçant sinon d'envoyer l'armée. Joe Biden, candidat démocrate à la présidentielle du 3 novembre, l'a accusé mardi d'avoir "transformé ce pays en un champ de bataille miné par de vieilles rancunes et de nouvelles peurs", promettant de "guérir les blessures raciales qui meurtrissent notre pays depuis si longtemps".-- "Le péché de racisme" --Le pape François a jugé mercredi "intolérable" toute forme de racisme, condamnant aussi les réactions de violence et appelant à "prier pour le repos de l'âge de George Floyd et pour tous ceux qui ont perdu la vie à cause du péché de racisme".Les Etats-Unis se sont également attiré des critiques inhabituelles de leurs alliés dont l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Australie.L'Iran, lui, a jugé, par la voix de son guide suprême Ali Khamenei, que la mort de George Floyd révélait "la nature de l'Amérique" et "ce qu'elle a toujours fait avec le monde entier".Face aux protestations dans son pays, où la pandémie de Covid-19 exacerbe les inégalités, Donald Trump est resté silencieux jusqu'ici sur les réponses aux maux dénoncés par les manifestants et n'a que très brièvement évoqué la "révolte" face aux conditions de la mort de George Floyd.Cet homme de 46 ans est décédé le 25 mai en répétant "I can't breathe" ("Je ne peux pas respirer"), gisant par terre, menotté et avec le cou sous le genou d'un policier dont les collègues sont restés passifs. Les autopsies ont confirmé que la mort était due à la pression au niveau de son cou.
Le nom de l'atelier "Les Leçons politiques de Game of Thrones" est tiré d'un livre de Pablo Iglesias, le secrétaire général du parti espagnol Podemos.
"Winter is coming". Alors que l'université d'été de La France insoumise se déroule du 23 août au 26 août à Marseille, le parti a dévoilé le programme des festivités. Si les thématiques habituelles comme la "politique", l'"Europe" ou l'"Éducation populaire" seront évidemment abordées, un atelier plus surprenant, intitulé "Les Leçons politiques de Game of Thrones", est inscrit à l'agenda, rapporte l'Opinion. Parmi les 150 ateliers et conférences prévus lors des deuxièmes "amphis d'été" de La France insoumise, ou "AmFIs", il y en a qui sont plus inhabituels que d'autres. Prévu le 24 août, cet atelier autour de la série à succès d'HBO sera animé par Alain Dontaine, militant et candidat aux prochaines élections européennes. "La série met en lumière les grandes théories politiques contemporaines""Les leçons politiques de Game of Thrones", c'est le sous-titre français du livre "Gagner ou mourir" de Pablo Iglesias, docteur et professeur de sciences politiques, mais aussi secrétaire général du parti espagnol Podemos, avec qui Jean-Luc Mélenchon a signé un accord pour les prochaines élections européennes. Dans son ouvrage de 300 pages, publié en 2014, Pablo Iglesias analyse la manière dont "la série met en lumière les grandes théories politiques contemporaines", explique l'article. L'auteur explique, à travers les principes et théories des grands penseurs, la bataille entre les différentes familles et les rivalités internes qui sévissent au sein du royaume des Sept Couronnes. "Une série qui aborde tous les aspects du pouvoir : sa conquête, son exercice et l'effet qu'il opère sur ceux qui s'en saisissent", conclut l'Opinion.
Ce mercredi matin, 45 directeurs d'école du Rhône syndiqués au Snudi-FO ont décidé de refuser d'ouvrir leurs écoles lundi 11 mai, premier jour du déconfinement.
C'est une véritable fronde. 45 directeurs d'école ont signé un texte ce mercredi matin pour s'opposer à la réouverture des écoles lundi prochain. Dans le communiqué relayé par Lyon Mag et Lyon Capitale, ils stipulent que "les conditions de la réouverture des écoles sont irréalistes, inapplicables et parfois dangereuses. Ce n'est pas d'un sursis dont nous avons besoin mais de réelles garanties sanitaires". "Ce qui devrait se mettre en place ne serait pas l'école, ce serait de la garderie", soulignent les directeurs du syndicat Snudi-FO, qui lancent par la même occasion un appel à leurs autres collègues à faire comme eux et à refuser la reprise le 11 mai. Ils estiment également qu'il est impossible de faire respecter aux enfants les gestes pour se protéger du coronavirus et la distanciation sociale. Ils refusent "d'appliquer un protocole inapplicable, le tout sans aucun contrôle d'un organisme de sécurité indépendant". Pour que les cours reprennent, ils réclament des masques FFP2 pour le personnel et des dépistages systématiques pour les élèves et les professeurs.Opposition de maires égalementD'autres syndicats de l'enseignement sont contre la reprise des cours. Il y a la principale organisation du primaire, SNUipp-FSU, qui regrette que cette rentrée n'ait été validée par aucune autorité médicale. Il faut rappeler que le Conseil scientifique y était opposé et recommandait une réouverture des établissements scolaires en septembre. Le syndicat Sud dénonçait également des "exigences intenables à mille lieues des préoccupations pédagogiques" et réclamait une réouverture des établissements en septembre, estimant que les conditions sanitaires "ne seraient pas réunies et ne permettent pas une reprise en mai dans de bonnes conditions".De nombreux élus locaux dénoncent aussi le choix de cette date du 11 mai. Dimanche, des centaines d'édiles de l'association des maires d'Île-de-France avaient écrit à Emmanuel Macron pour qu'il repousse la réouverture des écoles à une date ultérieure, déplorant un calendrier "intenable et irréaliste" pour un déconfinement "à marche forcée".En déplacement dans une école de Poissy, dans les Yvelines, mardi, le chef de l'État a tenté de rassurer parents et enseignants. "On ne vous mettra jamais en situation de danger. On ne dira jamais à un enseignant pour qui les conditions ne sont pas remplies : 'Vous devez aller travailler'", a-t-il notamment déclaré.
Pendant plus d'une décennie, l'usurpateur a exercé en tant que médecin dans un hôpital en Australie, alors qu'il n'avait ni formation, ni diplôme. Il a même réussi à obtenir la nationalité australienne avec sa fausse identité.
Démasqué, le faux médecin s'est évaporé dans la nature.La simplicité du procédé est confondante. Un homme, né en Inde, s'est fait passer pour un médecin durant une bonne partie de sa vie. Afin de se créer cet alias, l'usurpateur n'a eu qu'à dérober les papiers d'identité d'un véritable médecin - en l'occurrence, un rhumatologue britannique vivant dans la région de Manchester - lors d'un séjour en Inde. L'information a été rapportée vendredi par le quotidien britannique The Telegraph et relayée en France par BFMTV. Shyam Acharya s'est servi du passeport du docteur Sarang Chitale pour entrer en Australie en 2003, explique BFMTV. Là, il s'est fait enregistrer par le Conseil médical de l'État de Nouvelle-Galles, au sud-est de l'Australie. Il n'a vraisemblablement pas eu à faire preuve de ses qualifications professionnelles et a obtenu son visa sans encombre. C'est ainsi que la nouvelle vie de cet Indien a débuté. Exerçant sous le nom du docteur Sarang Chitale, il a travaillé dans les urgences de quatre hôpitaux différents durant 11 ans. Il a même pu obtenir la nationalité australienne.- RECONVERSION DANS LES LABOS PHARMACEUTIQUES - Au bout de plusieurs années passées à soigner les patients, le faux docteur s'est reconverti dans l'industrie pharmaceutique. En 2014, il est devenu chercheur pour deux laboratoires, AstraZeneca et Novotech, indique BFMTV. Ce n'est qu'une fois installé chez Novotech que le doute sur ses compétences médicales a percé. La compagnie a alors contacté les autorités et donné l'alerte. Acculé, l'usurpateur a préféré déguerpir et reste introuvable depuis. Une plainte a été déposée et les autorités de santé épluchent les dossiers de chaque malade qui serait passé entre les mains de ce faux médecin.
Les 1% les plus riches du monde émettent deux fois plus de gaz à effet de serre que la moitié la plus pauvre de la population, selon un rapport d'Oxfam, qui réclame réclame une "justice sociale et climatique" dans les plans de relance post-Covid.
L'ONG s'est penchée sur la période 1990-2015, 25 années pendant lesquelles les émissions mondiales de CO2, responsables du réchauffement d'une planète qui a déjà gagné plus de +1°C depuis l'ère pré-industrielle, ont augmenté de près de 60%.Selon son analyse, "les 1% les plus riches de la population (environ 63 millions de personnes) étaient responsables à eux seuls de 15 % des émissions cumulées", soit "deux fois plus que la moitié la plus pauvre de la population mondiale".Et les 10% les plus riches de la population mondiale (environ 630 millions de personnes) étaient responsables de 52% des émissions de CO2 cumulées."Au cours des 20-30 dernières années, la crise climatique s'est amplifiée et le budget carbone mondial limité a été dilapidé au service d'une intensification de la consommation d'une population nantie, et non pour sortir des personnes de la pauvreté", dénonce Oxfam.Et les groupes qui "souffrent le plus de cette injustice sont les moins responsables de la crise climatique": les plus pauvres et les générations futures, poursuit l'ONG, appelant les gouvernements du monde entier à rectifier le tir en plaçant justice sociale et lutte contre le climat au coeur des plans de relance économique post-Covid."Il est clair que le modèle de croissance économique très émetteur de carbone et très inégalitaire des 20-30 dernières années n'a pas bénéficié à la moitié la plus pauvre de l'humanité", a dénoncé auprès de l'AFP Tim Gore, expert de l'ONG."C'est une dichotomie fallacieuse de suggérer que nous devons choisir entre la croissance économique et le climat", a-t-il ajouté."La pandémie de COVID-19 fait inévitablement ressortir la nécessité de reconstruire mieux et d'inscrire l'économie mondiale sur une voie plus juste, plus durable et plus résiliente", a réagi dans le rapport l'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. "Cet engagement collectif doit avoir comme priorité de réduire les émissions de CO2 de la frange la plus riche de la société, qui pollue de manière disproportionnée".
Le tribunal de grande instance de Paris a débouté trois lycéens de Seine-Saint-Denis qui estimaient avoir été victimes d'un contrôle d'identité discriminatoire lors d'une sortie de classe.
Trois lycéens d'Épinay-sur-Seine, qui considéraient avoir été victimes d'un contrôle au faciès lors d'une sortie scolaire, ont été déboutés lundi 17 décembre de leurs poursuites contre l'État par le tribunal de grande instance de Paris. C'est une décision "scandaleuse", a réagi leur avocat Me Slim Ben Achour. En mars 2017, Ilyas, Mamadou et Zakaria avaient fait l'objet d'un contrôle d'identité à la gare du Nord (Paris) au retour d'un voyage de classe à Bruxelles. Les faits s'étaient produits devant leurs camarades qui n'avaient pas été contrôlés. "Humiliés" par ce contrôle qu'ils estimaient effectué en raison de leur seule "apparence", ils avaient déposé plainte, soutenus par leur professeure présente ce jour-là.L'État avait justifié le contrôle d'identité en expliquant que les élèves, éloignés du groupe pour deux d'entre eux, étaient porteurs d'un sac de voyage volumineux. Il avait aussi souligné le contexte, à savoir la menace terroriste et le trafic de stupéfiants important dans cette zone. Ce dernier argument n'était pas acceptable pour l'avocat des plaignants : "Ça crée un lien au moins implicite entre jeunes des quartiers et trafiquants de drogue"."Objectif légitime de maintien de l'ordre"Les magistrats du tribunal ont alors considéré que "le contrôle effectué dans un objectif légitime de maintien de l'ordre, sans discrimination fondée sur l'origine, ne peut pas être considéré comme ayant été discriminatoire", rapporte Le Monde. Le jugement souligne aussi que la discrimination ne pouvait être fondée "dès lors que tous les élèves de la classe sont décrits par la professeur comme étant d'origine étrangère".Les jeunes ont annoncé leur intention d'interjeter appel. "On ne va pas lâcher le combat, au contraire", a dit Mamadou. Les autorités "esquivent une triste réalité qu'elles ne veulent pas voir depuis bien longtemps", a-t-il ajouté.
Bruno Guillon va remplacer Stéphane Bern en fin de matinée sur RTL, sans quitter pour autant Fun Radio, a annoncé vendredi l'animateur sur la radio généraliste du groupe M6.
"On va revenir à un historique de RTL, aux grands jeux animés par Fabrice, comme Casino Parade", a indiqué M. Guillon. Cette nouvelle émission remplacera fin août "A la Bonne Heure", l'émission présentée sur le créneau 11H00-12H30 depuis neuf ans par Stéphane Bern, qui va rejoindre Europe 1."Ca va être un jeu où on va apprendre en s'amusant", a souligné M. Guillon, 48 ans. "C'est un rêve de gamin qui se réalise (...) j'ai l'impression d'arriver en Ligue des champions".Bruno Guillon présente à la même heure "Les Z'amours" sur France 2. Il a également précisé qu'il continuerait à animer pour la dixième saison la matinale (6H00-9H00) de Fun Radio, laquelle comme RTL fait partie du groupe M6. Soit un total de quatre heures et demie de direct radiophonique chaque jour."On a passé neuf saisons magnifiques à Fun Radio et (...) j'ai encore l'envie. Cette période un peu bizarre de confinement m'a fait imaginer la radio d'une façon différente", a souligné M. Guillon, pour lequel "il y a encore plein de choses à imaginer dans une matinale radio le matin".
Ce n'est pas la première fois que la marque est montrée du doigt pour ses publicités. Une fois de plus, la marque de cosmétiques Dove, propriété du géant néerlandais Unilever, a été accusée de racisme après la diffusion d'une publicité.
La firme a présenté ses excuses sur les réseaux sociaux, lundi 9 octobre.Dans la vidéo de 3 secondes diffusée par Dove, on voit une femme noire enlevant un t-shirt pour laisser apparaître une femme blanche et rousse. Cette dernière enlève aussi son t-shirt et se voit remplacée par une femme brune au teint mat. Publié sur la page Facebook de la marque, le film a été supprimé après le tollé provoqué sur les réseaux sociaux.Dans un message publié sur Twitter, Dove a déclaré "regretter profondément l'émoi créé" par sa représentation "pas suffisamment réfléchie" des "femmes de couleur". Un mea culpa qui n'a pas empêché les appels au boycott de se multiplier sur Twitter, où le mot clé #BoycottDove était largement reprise lundi matin."La publicité Dove est raciste, irresponsable, insensible, déconnectée, désagréable et devrait recevoir le prix de l'oignon pourri", a ainsi tweeté lundi @LebonaMoleli. "Vous pouvez faire bien mieux que 'passer à côté'", a réagi la réalisatrice noire américaine Ava DuVernay sur le réseau social, estimant que le message d'excuse de Dove "aggrave l'affront". "Être noir c'est être sale et indésirable?" a posté @Social_Heretic, appelant au boycott des produits Dove et Unilever. En 2013 déjà, une marque de cosmétiques du géant Unilever avait dû présenter des excuses après la polémique créée par un concours en Thaïlande autour d'un produit éclaircissant la peau. En 2011, Dove avait aussi été accusé de racisme pour une autre publicité présentant trois femmes, une noire, une métisse, une blanche. La femme noire était postée devant un panneau "Avant", présentant une peau sèche, tandis que la femme blanche était devant un panneau "Après", présentant une peau hydratée. La femme métisse se tenait entre les deux tableaux.
L'agrément des trois assistantes a été retiré et la Maison d'Assistantes Maternelles fermée.
Actes de privation de nourriture, perte de poids de certains enfants, siestes interminables, trois assistantes maternelle de la Maison d'Assistantes Maternelles de Rouen (Seine-Maritime) sont poursuivies pour des violences volontaires sur une quinzaine d'enfants dont elles avaient la garde, rapporte France 3.Les trois assistantes, revendiquant la pédagogie Montessori, aurait notamment "mis à l'écart une petite fille" qu'elles trouvaient laide, ou encore enfermé des enfants dans le noir "parce qu'ils pleuraient". Sur les images une de leurs collègues qui les a ensuite dénoncées, on y voit une dizaine d'enfants attendent d'être changés, allongés sur le sol d'une salle de bain. Comme les parents, le département de Seine-Maritime et son service de "Protection maternelle et infantile (PMI)" s'est également porté partie civile.
Le nouvel opus de James Bond ne plaît pas à tout le monde. A commencer par les écologistes norvégiens qui se sont élevés contre la construction de bâtiments dans une région naturelle, explique BFM TV.
Le nouveau James Bond est sans doute très attendu des aficionados de l'agent secret, mais certainement pas par les écologistes norvégiens. Comme le relate BFM TV qui s'appuie sur le quotidien Aftenposten, le tournage du dernier long-métrage a posé quelques problèmes à plusieurs associations de défense de l'environnement qui ont vivement protesté. En effet, pour les besoins du film, les équipes de tournage ont fait construire plusieurs bâtiments dans une région naturelle protégée où l'on trouve de grands lacs et des forêts et où la faune n'est ô grand jamais dérangée. Mais du côté de la production, pas de manquement au règlement, explique le journal puisqu'elle a obtenu l'accord des autorités locales. En contrepartie, elle devra détruire les bâtiments à la fin du tournage.Voiture électrique pour l'agent secretDans le film lui-même, rien n'a été laissé au hasard sur le plan "écologique". Daniel Craig roulera toujours en Aston Martin mais ce sera dans le modèle Rapide E, une berline 100 % électrique.Ce nouveau James Bond, 25ème du nom, est dirigé par Cary Joji Fukunaga. Le réalisateur, né de père japonais et de mère suédoise, et connu pour avoir réalisé les épisodes de la première saison de True Detective, a choisi la ville de Trehornigen pour cette nouvelle intrigue, après que Danny Boyle a quitté le projet. Le film devrait sortir au printemps 2020.
Quatre régions concentrent 72% des hospitalisations.
L'épidémie de coronavirus a fait 26.230 morts en France, soit 243 de plus en 24 heures, a indiqué vendredi 8 mai la Direction générale de la santé dans un communiqué.La pression sur les services de réanimation continue de s'alléger, avec 93 patients Covid-19 en moins depuis jeudi, soit 2.868 cas graves, sur un total de 22.724 personnes actuellement hospitalisées pour infection au coronavirus. Concernant les décès, 16.497 (+111) ont été enregistrés dans les hôpitaux et 9.733 (+132) dans les Ehpad et autres établissements médico-sociaux.Quatre régions -Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France, Grand-Est et Hauts-de-France- regroupent 72% des cas hospitalisés, précise la DGS. Les trois dernières font partie -avec Bourgogne Franche-Comté- des quatre régions classées "rouge" où le déconfinement qui doit progressivement débuter lundi sera plus restreint. La carte de ces régions a été fixée jeudi et ne doit plus évoluer avant le 11 mai.
Au delà du sportif, la victoire de l'Équipe de France à la Coupe du monde a une double vertu pour Lilian Thuram : relancer le débat sur le racisme et servir de déclic à toute une génération.
Les origines des Bleus, dont 14 joueurs sur 23 sont d'origine africaine, ont été commentées, si ce n'est questionnées par certains, aux quatre coins de la planète : une bonne chose pour l'ancien latéral de l'équipe de France, Lilian Thuram, sacré champion du monde en 1998. "C'est une hypocrisie totale de dire qu'il ne faut pas parler des origines des joueurs", explique-t-il dans un entretien publié ce samedi 28 juillet par Libération. "Parce qu'avec ceux qui ne jouent pas en équipe de France, on se l'autorise. Ceux-là sont sans cesse désignés comme des jeunes issus de la deuxième ou troisième génération, sans cesse renvoyés à leurs origines", regrette-t-il."Parler des origines de quelqu'un n'est pas un problème""Cette victoire est un cadeau extraordinaire fait à tous ces enfants qui ont du mal à se considérer comme français. Avec elle, ils pourraient franchir le pas. Mais on ne devrait pas attendre une Coupe du monde pour leur donner le sentiment d'être légitimes, ce devrait être un discours porté par nos politiques et notre société", a-t-il ajouté. "En fait, parler des origines de quelqu'un n'est pas un problème, tant qu'on ne l'enferme pas dedans".Pour l'ancien joueur de l'AS Monaco ou de la Juventus Turin, qui fut aussi membre du Haut Conseil à l'intégration, "après cette victoire, il n'y aura peut-être plus de questionnements sur la légitimité d'être Noir et Français". Coupe du monde : "Il y a beaucoup d'enfants qui vivent dans la société française (...) qui à travers les victoires de l'équipe de France, assument le fait qu'ils soient français", Lilian Thurampar franceinfoPour Lilian Thuram, très engagé sur les questions de racisme et d'intégration depuis sa retraite sportive en 2008, le problème est "que ce sont toujours les mêmes qu'on renvoie à leurs origines". "Parce qu'on ne parle pas de celles de Hugo Lloris, Antoine Griezmann, Lucas Hernandez ou Benjamin Pavard. Parce qu'en fait, c'est de la couleur de peau dont il s'agit". "Ce n'est pas anodin que certains pays désignent les joueurs d'origine africaine. Le message est simple : on ne peut pas être noir et européen, puisque les Noirs sont africains. Et il y aurait trop de Noirs dans l'équipe de France", ajoute-t-il. "Souvenez-vous que des personnes ont voulu mettre en place des quotas pour les binationaux""A ce discours-là, la Fédération française de football oppose que tous les joueurs sont français. Bien sûr, évidemment, sinon ils ne pourraient pas jouer en équipe de France !",note-t-il. "Ne faudrait-il pas dire, assumer, que la force de notre pays, de notre football, tient à ce que nous avons tous des origines, des couleurs, des religions différentes... Dire que là est notre fierté, que nous sommes fiers de cela. Et voilà pourquoi nous sommes champions du monde"."Il faut dire aux gens : vous qui êtes heureux de la victoire de l'équipe de France, souvenez-vous qu'en 2011, des personnes ont voulu mettre en place des quotas pour les binationaux. Avec ces quotas, nous n'aurions pas cette équipe-là. Ce projet a été empêché grâce au courage d'un lanceur d'alerte, Mohamed Belkacemi.De nombreuses personnalités, médiatiques ou politiques, à l'étranger, ont mis en avant les origines des joueurs noirs de l'équipe de France dans la foulée de la victoire, à l'instar du président vénézuélien Nicolas Maduro. Pour ce dernier, "c'est l'Afrique qui a gagné".
Utilisées par de nombreux Français, les lingettes jetables sont néanmoins très polluantes. Le gouvernement prévoirait d'obliger les fabricants à organiser et à financer la gestion des déchets générés par leur usage.
Les lingettes jetables font partie du quotidien de nombreux Français. Quatre foyers sur dix en utilisent en moyenne sept par semaines. Mais elles ont un défaut majeur : elles sont très polluantes. Dans son édition du vendredi 31 mai, Le Parisien indique que le gouvernement a décidé de se saisir du problème : il envisagerait de mettre en place un système de pollueur-payeur pour les fabricants. Concrètement, il s'agit d'obliger les fabricants à organiser et à financer la gestion des déchets, comme c'est le cas pour les fabricants de piles ou de pneus. Ce nouveau système devrait figurer dans la future loi sur l'économie circulaire qui doit être présentée en Conseil des ministres dans quatre semaines.Impossibles à recyclerCar ces lingettes jetables sont très polluantes. "Composées de matériaux disparates, dont du polyester, une matière en soi quasi impossible à recycler, elles sont aussi imprégnées de produits diversement toxiques", explique Laura Châtel, responsable de l'ONG écologiste Zero Waste France interrogée par le Parisien.Autre problème : les lingettes sont souvent jetées à tord dans les toilettes. Cela n'est pas sans conséquence pour les stations d'épuration. Les lingettes bloquent les pompes et s'agglutinent dans les grilles. Des opérations de maintenance sont alors nécessaires pour désobstruer les canalisations. De plus, les produits parfois toxiques que les lingettes contiennent se répandent dans les réseaux d'eau. Au niveau européen, une récente directive prévoit de mettre en place des mesures pour contraindre les fabricants à financer la prévention et le nettoyage des dégâts causés par ces lingettes d'ici 2024.
Un effroyable accident s'est produit ce jeudi matin à Clichy-la-Garenne, aux portes de Paris, rapporte Le Parisien. Un poids lourd a percuté un homme à vélo, qui est décédé.
Les circonstances précises de l'accident mortel sont encore floues. Peu avant 8 heures ce jeudi, un cycliste a été écrasé par un camion de 35 tonnes au niveau du pont du périphérique parisien, place Jacques-Chirac, à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine). La victime est un homme, selon le Parisien.À cette heure de pointe, le quartier de la porte de Clichy a été embouteillé en quelques minutes. Pendant que les secours s'occupaient du défunt, la police et la ville ont coupé la circulation sur plusieurs grands axes routiers. Les bouchons se sont donc répercutés à tous les environs. À Clichy, la municipalité a ainsi fermé la circulation sur les quais du boulevard Jean-Jaurès qui relie la Seine à Paris, via le centre-ville. D'après le quotidien, la ville voisine d'Asnières a envoyé des policiers municipaux sur le pont de Clichy afin d'aider les automobilistes à éviter les embouteillages. Le trafic a dû être détourné par la ville de Levallois-Perret et ses rues menant à la capitale.Cet accident mortel rappelle celui de fin novembre à Paris, quand un cycliste d'origine italienne circulant sur un Vélib' avait été percuté par un camion avant d'être écrasé. En avril 2018, une collaboratrice parlementaire avait été fauchée à vélo par un poids lourd devant l'Assemblée nationale.L'angle mort est la plupart du temps la cause de ces décès. De nombreux députés soutiennent la pose d'un autocollant sur les camions indiquant de manière bien visible le danger de mort que constitue le dépassement d'un poids lourd par la droite.En avril 2019, la préfecture de police de Paris avait révélé que les accidents de vélo avaient bondi de 63,3% début 2019 dans la capitale. En décembre, avec la grève des transports en commun à Paris contre la réforme des retraites, les accidents de deux-roues ont augmenté de 30% par rapport à novembre, selon la préfecture de police de Paris. Les cyclistes, avec beaucoup de nouveaux usagers, ont été les plus frappés (22 blessés contre 9). Aucun mort n'a été à déplorer.
Selon les informations du magazine les Inrockuptibles, Thierry Ardisson participera à l'université d'été de la France insoumise du 22 au 25 août prochain.
L'université d'été de la France insoumise s'apprête à recevoir un invité de marque. Comme le révèlent Les Inrockuptibles, le rassemblement estival du mouvement de Jean-Luc Mélenchon accueillera le 23 août prochain, à Toulouse, Thierry Ardisson. L'animateur et producteur âgé de 70 ans animera en effet une table ronde lors d'une conférence ayant pour thème : "Télévision publique, télévision du public ?". L'ancien présentateur de Salut les terriens devrait être accompagné pour l'occasion de son ex-chroniqueuse Raquel Garrido et du député LFI Alexis Corbière. Comme le précise les Inrocks, le député du Nord et coordinateur de LFI Adrien Quatennens, présent à plusieurs reprises sur le plateau de C8, est à l'origine de la venue de l'animateur télé. La présence de Thierry Ardisson à cette université d'été LFI a toutefois de quoi surprendre, lui qui est connu pour être un fervent défenseur de la monarchie constitutionnelle. Les Inrocks expliquent par ailleurs que La France insoumise est ouverte à un "certain pluralisme". Dans cette optique, la députée communiste Elsa Faucillon, la députée Gauche Républicaine et Socialiste Marie-Noëlle Lienemann ou bien encore le "gilet jaune" Jérôme Rodrigues seront également présents à Toulouse.Ardisson opposant à MacronDans de nombreuses interviews, l'animateur a souvent expliqué être un opposant à Emmanuel Macron, qu'il considère "mis là par le système pour gérer la France dans l'intérêt de Bruxelles". Pour rappel, en mai dernier, Thierry Ardisson avait claqué la porte de C8. A la tête de deux émissions sur la chaîne du groupe Canal +, "Les Terriens du samedi !" et "Les Terriens du dimanche !", l'homme en noir avait décidé de rompre leur collaboration, expliquant notamment qu'il ne souhaitait "pas faire de la télé low cost sous le joug des comptables. J'ai besoin des moyens nécessaires pour faire une bonne et belle émission. La qualité a un prix".
Les magasins et écoles primaires pourront ouvrir début juin au Royaume-Uni en cas de progrès dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, a annoncé dimanche le Premier ministre Boris Johnson, décrétant la prolongation d'ici là du confinement décrété le 23 mars.
"Bien que nous ayons fait des progrès pour satisfaire au moins certaines des conditions que j'ai fixées, nous ne les avons nullement remplies tous. Et donc ce n'est pas le moment, cette semaine, de mettre fin au confinement", a déclaré Boris Johnson lors d'une intervention télévisée.Près de 32.000 personnes testées positives au coronavirus sont mortes au Royaume-Uni, deuxième pays le plus endeuillé après les Etats-Unis. Et bien que le nombre de morts et d'hospitalisations diminue, la situation reste préoccupante, en particulier dans les maisons de retraiteLe Premier ministre conservateur a présenté un plan de déconfinement graduel avec l'espoir de rouvrir progressivement magasins et écoles primaires, en commençant par les classes de maternelle et de fin d'école primaire, début juin.Le dirigeant espère aussi que les élèves de secondaire passant des examens l'année prochaine "aient au moins un peu de temps avec leurs enseignants avant les vacances d'été". Les autres élèves ne pourraient reprendre qu'en septembre.Début juillet, "si toutes les conditions sont réunies", le gouvernement espère "rouvrir au moins une partie" des cafés et restaurants et autres lieux publics. En outre, le gouvernement compte "bientôt" instaurer une période de quarantaine obligatoire pour les voyageurs arrivant au Royaume-Uni par avion, a-t-il dit, sans donner de date ni de détails sur cette mesure. Cette mesure inquiète le secteur aérien, déjà particulièrement bouleversé par la pandémie."Aucune mesure de quarantaine ne s'appliquera aux voyageurs en provenance de France à ce stade", a précisé la présidence française, après un entretien entre Emmanuel Macron et M. Johnson. Des médias ont aussi avancé que les voyageurs arrivant d'Irlande ne seraient pas concernés.La population est pour l'instant appelée à poursuivre ses efforts avec une nuance: si le télétravail est toujours recommandé, ceux qui ne peuvent pas travailler de chez eux sont désormais "activement encouragés" à se rendre au travail, dès lundi.Il leur est toutefois demandé d'éviter les transports en commun et de respecter une distance de deux mètres entre chaque individu. Le chef du Parti travailliste, Keir Starmer a aussitôt critiqué le manque de "clarté" de Boris Johnson. "La déclaration du Premier ministre soulève plus de questions qu'il n'y répond", a tweeté M. Starmer.- Bains de soleil autorisés -Maigre consolation pour les Anglais: à partir de mercredi, ils pourront sortir de chez eux autant qu'ils veulent pour faire du sport - mais seulement avec des membres de leur foyer - et prendre des bains de soleil.En revanche, les amendes seront plus chères pour ceux qui ne respectent pas les règles de distanciation sociale.Pour alléger le confinement, le gouvernement souhaite procéder par étapes, avec un nouveau système d'alerte sur le niveau de danger que fait courir la pandémie, déterminé notamment par le taux de transmission du virus. Ce système est basé sur 5 étapes, le niveau 1 signifiant que la maladie n'est plus présente au Royaume-Uni et le niveau cinq étant le plus grave, avec des services de santé submergés.Le pays se trouve actuellement au niveau 4 et "grâce à votre sacrifice nous sommes maintenant en mesure de commencer à progresser par étapes vers le niveau trois", qui permettra d'assouplir un peu le confinement, a déclaré Boris Johnson.Le changement de discours de Boris Johnson, qui n'appelle plus à "rester à la maison" mais à "rester vigilant", a laissé sceptiques les dirigeants des autres nations constitutives du Royaume-Uni, l'Ecosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord. Ce slogan est "vague et imprécis" a jugé la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon.En vue d'un déconfinement, le gouvernement a augmenté sa capacité de dépistage et de traçage et veut atteindre 200.000 tests quotidiens à la fin du mois.Comme de nombreux autres pays, le Royaume-Uni compte s'appuyer sur une application de traçage, qui est actuellement en phase d'essai sur l'île de Wight (sud), avant une éventuelle généralisation d'ici quelques semaines.
Entre les deux tours de la dernière élection présidentielle, l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron a fait faire des retouches sur la photo du candidat pour un montant de 5 500 euros, rapporte l'émission "Quotidien" sur TMC.
Arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle, le 23 avril 2017, Emmanuel Macron était donné largement favori pour son duel du second tour face à la candidate du Front national, Marine Le Pen. Entre les deux tours de scrutin, l'état-major de la campagne de l'ancien ministre a tout de même fait retoucher "en urgence" la photo d'Emmanuel Macron utilisée pour illustrer les affiches électorales. Deux factures, qu'a pu se procurer un journaliste de l'émission de TMC "Quotidien", montrent que de nombreuses retouches ont été effectuées pour un montant total de 5 500 euros."Remplacer chemise blanche col ouvert par l'intégration d'une chemise + cravate + veste", "Plantation cheveux et camouflage golfes dégarnis", "Changer couleur sourcil trop blond en teinte châtain"... Telles sont les principales modifications apportées à une photo qui ne ressemblait, au final, plus beaucoup au cliché d'origine. Des améliorations auxquelles il faut notamment ajouter un lissage du grain de peau, une atténuation des cernes ou encore la modification de la couleur des yeux en un bleu plus clair. La seconde facture, correspondant à des retouches supplémentaires, comprend notamment un "recollage" de l'oreille gauche, un lissage des épaules et même un recentrage du noeud de cravate !
EN DIRECT - La vague François Fillon se confirme au second tour. Selon les résultats presque définitifs communiqués par la Haute autorité (9.972 bureaux sur 10.229 à 23h45), François Fillon l'emporte largement avec 66,5% des voix contre 33,5% pour Alain Juppé.
Ce dernier ne remporterait que trois départements : la Gironde, la Corrèze et la Guyane."Les électeurs de la droite et du centre ont trouvé dans ma démarche les valeurs françaises. Ces valeurs, je les défendrai", a affirmé le député de Paris après sa victoire. "Ma démarche a été comprise, la France ne supporte pas le décrochage, la France veut la vérité et elle veut des actes". De son côté, le maire de Bordeaux a félicité son adversaire pour "sa large victoire" et lui a apporté son "soutien" pour 2017. Il se consacrera désormais "pleinement" à sa tâche de maire.Des hurlements de joie et des cris "Fillon président" ont accueilli les premiers résultats au QG de l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, où une Marseillaise a retenti dans la foulée, contrastant avec un silence accablé au QG du maire de Bordeaux. Vu la forte participation, cette première primaire dans l'histoire de la droite française, a aussi constitué un "formidable succès populaire", a déclaré peu avant l'annonce des premiers résultats, le président de la commission d'organisation Thierry Solère.L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a souhaité "bonne chance" à François Fillon et appelé au rassemblement "pour garantir l'alternance dont la France a plus que jamais besoin en 2017". "J'ai également une pensée amicale pour Alain Juppé qui a défendu avec conviction ses idées, tout au long de cette campagne", a-t-il ajouté. Avec une gauche au pouvoir en miettes, François Fillon est en position de force pour l'élection présidentielle de 2017 (23 avril et 7 mai). Il sera à ce titre un des principaux adversaires du Front national de Marine Le Pen.• RÉSULTATS DÉFINITIFS :- En outre-mer : selon les résultats définitifs, François Fillon arrive très légèrement en tête en Guadeloupe, où il remporte 51% des suffrages exprimés. L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy remporte plus largement le vote en Martinique (59,9%) et à La Réunion (64,2%). Alain Juppé arrive cependant en tête en Guyane avec 53,8% des suffrages, en Polynésie française (54,2%) et à Wallis-et-Futuna (69,2%).• RÉSULTATS PARTIELS :- Métropole : François Fillon remporte la quasi-totalité des départements métropolitains, selon des résultats encore provisoires à 23h25. L'ancien député de la Sarthe recueille plus de 55% des suffrages à Paris, plus de 77% dans les Alpes-Maritimes, plus de 71% dans les Bouches-du-Rhône, plus de 69% dans le Calvados, plus de 67% dans le Nord et plus de 65% dans les Yvelines. Alain Juppé arrive en tête en Gironde (plus de 62%) et en Corrèze (un peu plus de 50,7% des voix). Le maire de Bordeaux est pour l'instant battu en Seine-Saint-Denis et dans les Landes, où il n'obtient que 49,1% des voix.Dans son département de la Sarthe, François Fillon recueille 87,5% des voix et dans la Mayenne voisine 81,1%. Outre les Alpes-Maritimes, François Fillon dépasse les 75% dans le Var (79%), la Haute-Saône (79%), le Loir-et-Cher (77,9%), la Vendée (77,4%), l'Orne (77%), les Vosges (76,3%), l'Aube (76,2%), l'Eure-et-Loir (75,9%), la Meuse (75,6%), la Haute-Corse (75,4%), le Jura (75,4%) et les Pyrénées-Orientales (75,4%). En revanche, le député de Paris réalise un score moins éclatant dans les Hauts-de-Seine (60,5%), ancien fief de Nicolas Sarkozy, ou dans le Val-de-Marne (57,9%).- Français de l'étranger : François Fillon remporte également le vote des Français de l'étranger (52,3% des 49.500 votants) qui pouvaient voter dès samedi.► UNE PARTICIPATION STABLE :Pour ce second tour, les électeurs se sont encore rendus nombreux dans les bureaux de vote. Selon des chiffres provisoires à 23h45, près de 4,3 millions de votants se sont déplacés. Un chiffre qui devrait avoisiner celui du premier tour. En 2011, 2,9 millions d'électeurs avaient participé à la primaire initiée par le PS, qui retente l'exercice les 22 et 29 janvier.► COMPOSITION DE L'ÉLECTORAT :Selon une estimation de l'institut Elabe pour BFMTV, entre 4,2 et 4,6 millions de personnes ont voté au second tour de la primaire. Cette estimation est basée sur les bureaux répartis dans la France entière. Dimanche dernier, 4,3 millions de personnes avaient voté au premier tour. Selon l'Institut, 64% des électeurs qui se sont déplacés ce dimanche se disent sympathisants de la droite et du centre. 15% des votants se revendiquent de gauche, 9% se sentent proches du FN. 12% des électeurs sondés enfin affirment ne pas avoir de préférence partisane.Au premier tour, François Fillon avait recueilli 44,1% des voix, soit près de 650.000 voix de plus qu'Alain Juppé (28,6%). Arrivé en troisième position, Nicolas Sarkozy (20,7%) avait expliqué au soir du premier tour qu'il voterait pour son ancien Premier ministre, ce qu'il a fait dès 8h15 dans le XVIème arrondissement de Paris. Outre la plupart des sarkozystes, François Fillon avait enregistré le soutien de Bruno Le Maire (2,4% au premier tour) et de Jean-Frédéric Poisson (1,4%). Juppé, de son côté, a été rejoint par Nathalie Kosciusko-Morizet (2,6%) et Jean-François Copé (0,3%).
Des visiteurs bras levés en signe de victoire, des applaudissements, et la queue aux guichets: le Metropolitan Museum a rouvert ses portes au public samedi dans une ambiance festive, signe pour beaucoup que la première métropole américaine reprend vie après près de six mois au ralenti pour cause de pandémie.
"Je suis une immense fan des musées, et absolument ravie d'être ici. C'est un moment vraiment important pour la ville, tout commence à reprendre vie", a indiqué à l'AFP Michelle Scully, 39 ans, qui faisait partie des premiers New-Yorkais à revenir dans l'imposant bâtiment de la 5e Avenue, en bordure de Central Park. New York est "la meilleure ville du monde, et on est là, on ne part pas: elle va redevenir encore mieux qu'avant", a-t-elle ajouté. Avec plusieurs centaines de personnes, cette Canadienne d'origine a fait la queue dès l'ouverture à 10 heures, se pliant avec le sourire aux nouvelles règles sanitaires: port du masque, prise de température, réservation de créneau-horaire, et sens de visite imposé pour voir le Temple de Dendur et tous les trésors, allant de l'Egypte antique à l'art contemporain, de ce musée parmi les plus visités au monde.- "Premier pas"Partout, la joie était perceptible: Chris Martinetti, 34 ans, et sa femme, venus du quartier du Queens, retrouvaient "leur endroit favori", le musée où ils se sont rencontrés pour la première fois il y a plus de cinq ans. Tracy-Ann Samuel était venue du Connecticut voisin, avec ses filles de quatre et neuf ans, impatiente d'être à nouveau "entourée de belles oeuvres d'art", "une thérapie pour l'âme"."Cela veut dire qu'il y a un semblant de normalité. Le Met fait partie de l'histoire de New York depuis 150 ans (...), c'est un important premier pas", a-t-elle souligné. Le Met rongeait son frein depuis des semaines, ne pouvant qu'observer ses grands homologues européens, tels le Louvre, rouvrir leurs portes.Après que New York eut enregistré un nombre record de plus de 23.600 morts, surtout au printemps, les autorités new-yorkaises sont devenues un modèle de prudence et de contrôle de la pandémie. Ce n'est que depuis cette semaine que les musées - tels le MoMA jeudi - ont été autorisés à rouvrir, avec une capacité limitée à 25%.Les responsables du Met ont utilisé ce délai pour apprendre de leurs collègues et se montrent sereins face à une possible "deuxième vague". "Nous écoutons ce qui se passe ailleurs, et nous savons que (rouvrir) en toute sécurité n'est pas si difficile", a indiqué à l'AFP Daniel Weiss, président du musée - "Plus inclusif"Ils ont aussi eu le temps de s'adapter au vaste mouvement contre les inégalités sociales qui agite les Etats-Unis depuis la mort de George Floyd fin mai: une nouvelle exposition est consacrée à l'artiste noir américain Jacob Lawrence (1917-2000), reflétant un musée "plus inclusif", selon M. Weiss. Le manque à gagner, pour cette institution qui dépend plus que les musées européens des recettes des tickets d'entrée et devait fêter en grande pompe en avril son 150e anniversaire, est néanmoins "très substantiel": quelque 150 millions de dollars perdus sur 18 mois, dit-il. Avec la disparition des cars de touristes, le musée a dû réduire ses dépenses et laisser partir près de 20% de ses 2.000 employés pré-pandémie.Et les limitations de capacité - 7.000 à 10.000 personnes étaient attendues ce samedi, contre 30.000 à 40.000 un samedi d'août "normal" - pourraient durer des mois. Mais le Met "s'en sortira car nous sommes une grande institution, je suis beaucoup plus inquiet pour les petites", dit M. Weiss. Et si certains voient l'avenir en noir - citant l'exode de milliers de New Yorkais aisés ou la désertion des quartiers d'affaires comme autant de signes que New York est "fini", lui est convaincu, comme beaucoup, que la ville rebondira.Des attentats du 11 septembre 2001 à l'ouragan Sandy de 2012 et la crise financière de 2008, "New York en a vu d'autres", dit-il. "Tout le monde veut voir les touristes revenir (...) Quand cela se produira, nous serons prêts".cat/dax
VIDÉO. Après six mois de silence et acculé par de nouveaux indices, Nordahl Lelandais a avoué mardi avoir tué "involontairement" la petite Maëlys (8 ans) lors d'une soirée de mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère) fin août.
Les "experts" de la gendarmerie ont encore l'espoir que le squelette de la petite fille livre des informations.Après avoir retrouvé "la quasi-totalité" des ossements de la petite fille, les enquêteurs vont désormais s'attacher à déterminer les circonstances de la mort de Maëlys et son éventuelle nature accidentelle, thèse avancée par l'unique suspect qui a refusé de s'exprimer davantage. "Il a indiqué qu'il souhaitait d'abord que le corps de Maëlys soit retrouvé et qu'il s'expliquerait ultérieurement", à l'occasion d'une prochaine audition, avait indiqué mercredi le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat. Les prélèvements effectués autour du corps vont d'abord permettre à une demi-douzaine d'experts de dater la mort de la fillette. Une information nécessaire pour retracer le déroulé de cette nuit du 26 au 27 août 2017. Le corps sera ensuite passer au scanner, afin de déceler toute trace quelle qu'elle soit. "Nous allons transporter le corps au laboratoire et nous allons procéder à des investigations de hautes technologies", a précisé à France 3 le Colonel Patrick Touron de l'Institut de recherche criminel de la gendarmerie nationale. "Il y aura un usage de scanners, pour faire parler les différentes traces portées par ses os et ainsi savoir si des violences ont pu être opérées".Une expertise toxicologique également menéeLe scanner peut révéler des traces notamment métalliques. Une recherche de substances toxicologiques sera également menée. Puis, un anthropologue judiciaire, spécialisé dans l'examen des os, assistera lors de l'autopsie le médecin-légiste pour l'aider à déterminer la nature d'éventuels traumatismes et aider à trouver l'objet qui a pu en être la cause. Le tamisage de la terre peut également révéler la présence d'un éventuel projectile.Pour l'avocat de Nordahl Lelandais, Alain Jakubowicz, c'est un "grand soulagement" de voir que son client dit désormais la vérité. "L'enquête doit se poursuivre. Il aura à répondre à de nombreuses questions. Il sera entendu prochainement sur les circonstances dans lesquelles cette mort est intervenue. J'ai la conviction qu'il y contribuera pleinement", a-t-il ajouté.Plusieurs indices accablaient depuis près de six mois l'unique suspect de l'enlèvement et du meurtre de la fillette de 8 ans : une trace ADN de Maëlys retrouvée sur le tableau de bord de son véhicule et des images de caméra de surveillance filmées dans la nuit de sa disparition. L'ex-militaire de 34 ans va-t-il pouvoir longtemps plaider le caractère accidentel de la mort de l'enfant alors qu'il est aussi mis en cause dans le meurtre d'un jeune militaire, le caporal Noyer ? "Je n'oublie pas qu'il y a un autre dossier", avait indiqué Me Jakubowicz, sur les conseils duquel Lelandais est passé aux aveux pour la mort de Maëlys.Sur France info, l'avocat de la famille Noyer Bernard Boulloud, a espéré "que le mis en examen ira jusqu'au bout de sa logique d'aveux". Même si son avocat s'offusque de l'étiquette de "serial killer" qui est désormais attachée à son client, "sans l'ombre du commencement d'une preuve", le parquet de Grenoble a aussi rouvert récemment quatre autres affaires de disparitions, survenues en Isère entre 2010 et 2016.Une cellule de coordination, baptisée Ariane, a été créée il y a moins d'un mois au pôle judiciaire de la gendarmerie nationale à Pontoise, afin de détecter d'éventuels recoupements entre "le parcours de vie" de Lelandais et des disparitions et crimes non élucidés. Ce travail vise à "fixer dans le temps et dans l'espace" le suspect pour permettre des rapprochements et relancer des enquêtes criminelles non résolues. La cellule Ariane alimentera le logiciel d'analyse criminelle Anacrim, à l'origine de la spectaculaire relance de l'affaire Grégory.
Environ un millier de personnes ont manifesté dimanche à Boston contre la nouvelle obligation faite aux élèves du Massachusetts d'être vaccinés contre la grippe, qui vise à limiter l'impact d'une possible deuxième vague de coronavirus.
Les autorités du Massachusetts, emmenées par le gouverneur républicain Charlie Baker, très critique de Donald Trump, ont été les premières aux Etats-Unis à ajouter, le 19 août, la grippe à la liste des vaccins requis pour les élèves et étudiants dès l'âge de six mois. Ceux témoignant d'une contre-indication médicale ou religieuse, qui font l'école à la maison ou dont l'enseignement sera 100% virtuel, sont exemptés.Mais les manifestants, qui se sont rassemblés dans le calme devant le siège du gouverneur, pour la plupart non masqués, ont dénoncé une attaque aux droits individuels, alors que quelque 70% des districts scolaires du Massachusetts ont prévu de rouvrir au moins partiellement leurs établissements à la rentrée.Parmi les manifestants, se trouvaient nombre de parents venus avec leurs enfants, ou des représentants de professions paramédicales, comme Carla Leclerc, kinésithérapeute. "Je suis fermement contre toute vaccination forcée, mais plus particulièrement contre la grippe, un vaccin qui n'est ni sûr, ni nécessaire, ni efficace", a-t-elle indiqué à l'AFP. Si la vaccination forcée est maintenue dans le Massachusetts malgré l'opposition qu'elle a suscitée, "cela fera précédent pour les autres Etats", a-t-elle ajouté.Certains manifestants arboraient aussi des drapeaux appelant à réélire Trump en novembre, d'autres encore des T-shirts marqués de la lettre "Q" pour la mouvance d'extrême-droite conspirationniste "QAnon". De nombreux hauts responsables de santé américains, y compris Robert Redfield, directeur des Centres américains de prévention et lutte contre les maladies (CDC), ont appelé les Américains à se faire vacciner contre la grippe cette année pour éviter d'aggraver plus encore la crise de coronavirus, sans appeler à en faire une obligation.Les Américains sont parmi les plus vaccinés au monde contre la grippe: la vaccination est conseillée dès l'âge de six mois, quand d'autres pays, dont la France, la recommandent aux personnes à risque de complications, dont les plus de 65 ans. Le Massachusetts, durement frappé par la pandémie de coronavirus au printemps comme d'autres Etats du nord-est américain, fait désormais partie de ceux où elle est aujourd'hui sous contrôle.
Certains assurent l'avoir croisé, d'autres disent lui avoir parlé... Cinquante ans après la mort du guitariste légendaire Jimi Hendrix, le petit village de Diabat, battu par les vents de l'Atlantique dans le sud du Maroc, vibre à son souvenir.
"Je l'ai vu ici, il était jeune et portait sa guitare sur le dos", jure Mohammed Boualala, un sexagénaire qui a grandi à Diabat avant de s'engager dans l'armée.A l'été 1969, le musicien de génie fit un passage éclair à Essaouira, une cité fortifiée très touristique située à 5 km de là. De ce voyage, il ne reste pas d'image ni de bande son, mais d'innombrables mythes qui nourrissent la légende de l'enfant vaudou. "Il a rendu visite à des amis qui séjournaient dans le village, C'est la dernière fois qu'on l'a vu. On dit qu'il est mort mais Dieu seul sait", soupire Mohamed Boulala, dans son traditionnel qamis marron. Son hameau aux maisons blanches est indissociable du musicien américain, disparu tragiquement à 27 ans à Londres après avoir ingurgité un cocktail de somnifères et de vin rouge.Avec son "café Jimi" et son auberge "Hendrix", Diabat a des airs de sanctuaire, mi-rock mi-flower power. A coups de tags et de portraits hauts en couleurs, on y célèbre le "passage historique" du "guitar hero" peu avant son passage à l'iconique festival de Woodstock, alors au sommet de sa gloire. "Hendrix avait l'air en forme. Il était entouré de ses gardes du corps, des blonds baraqués. Il portait un collier avec trois diamants et une veste en jean fourrée", se souvient Abdelaziz Khaba. Cet homme de 72 ans dit avoir posé avec lui mais a "perdu la photo".- "Mystiques" -Si les visites au Maroc de Jim Morrison, Paul McCartney ou Robert Plant, dans les années 1960/1970, sont parfaitement documentées, le mystère entoure le séjour d'Hendrix et alimente les rumeurs les plus folles.Sa "courte visite pendant l'été 1969 a produit une montagne d'informations erronées et d'histoires fictives", constate un de ses biographes, Caesar Glebbeek, dans un article paru sur le site Univibes.Selon une légende vivace, le flamboyant gaucher se serait même inspiré de "Dar Soltane", une forteresse en ruine, presque ensevelie au pied du village, pour composer son célèbre titre "Castle made of Sand". Problème: la chanson est sortie en... 1967, soit deux ans avant son séjour au Maroc. Cela n'empêche en rien le petit café de Diabat parsemé de portraits de la star d'évoquer triomphalement ce titre sur une pancarte en bois clouée au mur.Les récits sur les péripéties marocaines de Jimi Hendrix abondent: il aurait sillonné le pays à bord d'une camionnette, tenté d'acheter une île au large d'Essaouira, ou bien tout le village de Diabat, avant de se rabattre sur la forteresse ensablée... "Jimi Hendrix était parti à Essaouira, sur la côte atlantique (...). Il y avait beaucoup de choses mystiques qui se passaient là-bas", confiait en juin 2019 Robert Plant, le chanteur du groupe Led Zeppelin, dans un podcast.Lui aussi avait préféré se "rapprocher du Sahara" en allant à Marrakech plutôt que de séjourner au nord, comme Brian Jones, le fondateur des Rolling Stones et d'autres, dans les montagnes du Rif, célèbres pour leurs plantations de cannabis.- "Nostalgiques" -Le mythe Hendrix enchante Abdelhamid Annajar, un vendeur de disques installé à l'ombre des remparts d'Essaouira. "De nombreux touristes viennent sur ses pas et ils veulent tout savoir. Il y a aussi des nostalgiques qui viennent se rappeler du bon vieux temps", souffle le gérant de "Bob Music". Laurence De Bure fait partie de ces nostalgiques. "Tout était fou à l'époque", dit cette Française de 68 ans qui a passé deux mois à Essaouira au début des années 1970 "avec toute une bande d'Américains". "Je n'ai jamais vu Hendrix mais je connaissais une femme marocaine qui lui cousait velours et gilets sous ses vêtements flamboyants", murmure cette "ancienne hippie" installée à Essaouira depuis janvier.Caesar Glebbeek, le biographe du guitariste de Seattle, s'amuse dans ses écrits à démêler le vrai du faux: oui, Jimi Hendrix est bien venu à Essaouira où il a séjourné dans un quatre étoiles, mais quoiqu'en disent les guides touristiques et les fans nostalgiques, il n'a "jamais visité à Diabat".
Cinq orphelins ont déjà été rapatriés en mars, ainsi que les 4 enfants de deux femmes condamnées en Irak.
D'autres enfants orphelins de jihadistes français vont probablement être rapatriés en France depuis le nord-est de la Syrie sous contrôle d'une coalition arabo-kurde, a annoncé mercredi 8 mai la ministre française des Armées Florence Parly."C'est très probable", a-t-elle répondu sur la chaîne d'information BFM TV et la radio RMC, interrogée sur la possibilité d'autres rapatriements après celui de cinq orphelins le 15 mars. "Nous faisons tout pour rapatrier les orphelins qui sont identifiés comme tels", a poursuivi Florence Parly. La France refuse de rapatrier ses ressortissants, hommes ou femmes, affiliés au groupe État islamique (EI), à l'exception des orphelins et, "au cas par cas", d'autres enfants ayant encore leur mère.Outre les cinq orphelins de Syrie, les enfants de deux femmes condamnées en Irak pour appartenance à l'EI - quatre enfants au total - ont été ramenés en France. En Syrie, où les familles de jihadistes sont retenues dans des camps des Forces démocratiques syriennes (FDS), à majorité kurde, "il faut établir d'abord la situation d'orphelin de ces enfants", a souligné la ministre. "Il y a des missions qui sont envoyées par le ministère des Affaires étrangères pour identifier clairement les situations afin de pouvoir le cas échéant procéder à de nouveaux rapatriements", a-t-elle ajouté.Face au refus persistant du gouvernement français de rapatrier les enfants de jihadistes retenus en Syrie, deux grands-parents ont saisi lundi la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour obtenir la condamnation de la France. Cette requête, inédite sous cette forme, a remis au premier plan la question controversée du devenir de ces enfants, dont les familles et leurs avocats réclament la prise en charge - médicale, sociale et psychologique - dans le pays d'origine de leur mère.L'ex-président français François Hollande a aussi plaidé mardi pour le rapatriement "le plus rapidement possible" de tous les orphelins français retenus en Syrie. Sur la question épineuse du retour des mères, il s'est dit favorable à un rapatriement "au cas par cas".
France 3 Occitanie revient sur la magnifique initiative de Glenn Valentin. Pour récolter des fonds pour une association, ce Belge a grimpé le mythique col du Tourmalet sur un ballon sauteur.
C'est un sportif assez surprenant que les cyclistes ont croisé sur le chemin menant au col du Tourmalet dans les Hautes-Pyrénées samedi 13 juin. Sur un simple ballon sauteur, le Belge Glenn Valentin a décidé de grimper jusqu'au sommet. 1404 mètres de dénivelé grâce à ce moyen de locomotion étonnant qu'il a réussi à parcourir pour aider une noble cause. Sur le chemin, ce masseur-kinésithérapeute résidant à Pau attire forcément les regards de tous les passants et autres automobilistes. Bien accroché à son ballon sauteur, il parvient malgré tout à maintenir un rythme très soutenu. « C'est très dur, j'avance à un kilomètre et demi par heure. J'ai mal aux jambes, aux cuisses et au mental », confie-t-il à France 3 Occitanie.Une improbable ascension qui aurait pu s'arrêter plus tôt que prévu à cause d'un problème technique. Alors que l'arrivée n'était plus qu'à 700 mètres, son ballon sauteur a crevé. « Heureusement, un copain me suivait en voiture avec trois ballons de rechange », raconte-t-il.Des fonds récoltés pour l'association les Petits Princes Si Glenn Valentin s'est lancé dans une telle épopée, ce n'est pas seulement pour réussir un nouveau défi sportif. Derrière ce parcours se cache une noble cause. Le sportif s'est dépensé pour récolter des fonds qui seront ensuite reversés à l'association les Petits Princes. Cette organisation aide à réaliser les rêves d'enfants et adolescents touchés par de graves maladies.Chacun de ses défis suppose une impressionnante préparation physique. « Six semaines avant, je me suis entraîné 2 à 3 fois par semaine pendant une heure sur un ballon sauteur », explique le Belge à France 3 Occitanie. Pour son prochain objectif, il risque d'avoir besoin d'un peu plus qu'une bonne condition physique. Il souhaite parcourir les Pyrénées d'ouest en est sur le GR10, le tout... à dos de licorne.
La mobilisation contre la réforme des retraites devrait se poursuivre durant la semaine du 9 au 15 décembre. Transports, éducation, fonction publique...
De nombreux secteurs vont être touchés. La SNCF et la RATP ont communiqué leur plan de circulation pour la journée de lundi.Les grèves nationales qui touchent la France depuis le jeudi 5 décembre devraient continuer durant la semaine du 9 au 15 décembre. Plusieurs secteurs professionnels comptent de nouveau se mobiliser. Dès samedi 7 décembre, la RATP annonçait aux Franciliens la couleur pour la semaine : un trafic "extrêmement perturbé" avec un risque "fort de saturation". Même son de cloche du côté de la SNCF : "L'affluence en gare sera très dangereuse lundi". Ce dimanche, les deux entités ont communiqué les prévisions de trafic pour la journée de lundi.SNCFDu côté de la SNCF, le trafic sera encore fortement perturbé ce lundi. La porte-parole de la SNCF a indiqué qu'il y aurait un léger mieux concernant les TGV avec près de 20 % des trains maintenus. Pour les TER, 1 trajet sur 3 devrait être maintenu, mais "essentiellement par bus". Sur Ouigo, environ 15 % du trafic sera assuré.2 trains sur 3 circuleront sur Eurostar et 3 sur 5 pour le Thalys.Côté Transilien, 1 train sur 5 devrait circuler soit une légère amélioration. Sur la ligne A, 1 train sur 2 circulera aux heures de pointe sur les branches de Cergy et Poissy a indiqué la SNCF. Un tiers sur la ligne B, mais l'interconnexion est suspendue à gare du Nord. Sur la ligne C, 4 trains rouleront par heure sur la ligne Paris-Austerlitz-Brétigny, et 2 seulement sur les branches Paris Austerlitz-Massy et Paris-Austerlitz-Juvisy.Enfin, sur le RER D, il y aura 3 trains par heure sur la branche nord et 2 sur la branche sud.RATPLa RATP avait d'ores et déjà annoncé les perturbations sur son réseau, avec un trafic normal sur les lignes 1 et 14, toutes deux automatisées.Quatre lignes seront ouvertes partiellement, aux heures de pointe (6h30-9h30 / 16h30-19h30) : 1 train sur 3 sur les lignes 4 et 7 avec plusieurs stations de fermées.Il y aura 1 train sur 3 aussi sur la ligne 8 mais seulement entre Créteil Pointe-du-Lac et Reuilly Diderot.Sur la 9 : 1 train sur 2 entre Nation et Mairie de Montreuil et 1 train sur 4 entre Pont de Sèvres et Franklin Delano Roosevelt.1 train sur 2 est prévu sur le RER A et 1 sur 3 sur le RER B. Plus d'1 bus sur 2 devrait circuler.Quelles solutions ?Pour faire face à ce futur blocage des transports en commun, quelques solutions commencent à voir le jour. Le directeur de SNCF Transilien Alain Krakovitch confie à France Bleu ce dimanche que des remboursements seront possibles pour les abonnés du Pass Navigo. Seuls seront éligibles ceux dont les lignes qu'ils fréquentent n'ont pas pu offrir au minimum "un train par heure en heures de pointe". Les personnes disposant d'un billet TGV Inoui ou Intercités peuvent se le faire rembourser ou échanger en se manifestant d'ici le mercredi 11 décembre.Afin de désengorger les axes franciliens, la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, a annoncé l'ouverture des voies de bus et de taxis au covoiturage. "La mesure s'appliquera à partir de trois personnes dans la voiture et débutera à cinq heures du matin", a précisé le ministère. Pour reconnaître ces voies, des panneaux lumineux seront mis en place. La mesure pourra être reconduite les jours suivants, mais ne concerne que l'Ile-de-France, pas l'intérieur de la capitale.L'éducation et les aéroports aussi concernésOutre la SNCF et la RATP, d'autres corps de métiers poursuivront la grève cette semaine. C'est le cas notamment des enseignants, très mobilisés jeudi 5 décembre, qui restent l'un des régimes les plus visés par cette réforme. En effet, la journée du mardi 10 décembre pourrait ressembler à celle de jeudi dernier. Le ministère de l'Éducation avait estimé à 51 % le taux de grévistes, un chiffre sous-estimé pour les syndicats qui parlaient de 70 % dans le primaire et 75 % dans le secondaire. Si la mobilisation était relativement faible dans les universités (72 universités touchées), le mouvement serait "en train de prendre" selon l'Unef.Dans les aéroports, 20 % des vols avaient été annulés environ jeudi et vendredi. Le contrôle aérien devrait à nouveau être perturbé et entraîner des suppressions de vols.Les syndicats appellent à la mobilisation mardi 10 décembreDes blocages dans les transports continueront d'avoir lieu toute la semaine. Les trois principaux syndicats à la SNCF, SUD-Rail, Unsa ferroviaire et la CGT-Cheminots, encouragent à une nouvelle mobilisation. Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots appelle "au renforcement du mouvement à partir de lundi pour bien matérialiser auprès du gouvernement que nous voulons le retrait de son projet par points". Un blocage qui pourrait durer jusqu'aux fêtes de Noël. "Les cheminots ne se fixent pas de limites", a-t-il affirmé dans des propos relayés par Le Point. Une réunion intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU s'est tenue vendredi 6 décembre dans la matinée. Il y a été décidé que le mardi 10 décembre serait une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle. Au terme de ces manifestations, une nouvelle réunion se tiendra pour décider de la suite des manifestations.Cette manifestation doit relier la place Vauban (7e arrondissement de Paris) à Denfert-Rochereau (14e arrondissement). L'itinéraire fera passer les manifestants par l'avenue de Villars, le boulevard des Invalides, celui de Montparnasse, la place Pablo Picasso et le boulevard Raspail.Afin d'éviter tous débordements, le préfet de police de Paris a publié samedi 7 décembre un arrêté obligeant les responsables des commerces de débits de boissons et restaurants, installés sur le parcours du cortège intersyndical, à "fermer leur établissement le temps de la manifestation". Le préfet de police demande aussi aux commerces de sécuriser leurs établissements et de les vider pour éviter que "tout mobilier ne serve de projectile ou d'arme par destination".En outre, tout rassemblement sera interdit dans le secteur des Champs-Elysées, et dans un périmètre "comprenant le ministère de l'Intérieur, l'Assemblée nationale, l'Hôtel Matignon et la cathédrale Notre-Dame de Paris".Dans un entretien au Journal du Dimanche, dimanche 8 décembre, le patron de la CGT Philippe Martinez s'est félicité du « très beau succès » de cet élan de contestation. Il estime que l'appel à la grève des syndicats devrait être entendu et alerte le gouvernement. "Si enlisement il y a, c'est le gouvernement qui l'aura décidé", prévient-il. Secrétaire général de FO, Yves Veyrier assure que son syndicat restera intransigeant. "Je ne négocierai pas la mise en œuvre de ce que je qualifie un monstre, un danger pour les retraites de demain", rappelle-t-il sur BFMTV.Un calendrier chargé pour l'exécutifFace à l'urgence de la situation, Emmanuel Macron a décidé de convoquer ses ministres au palais de l'Élysée ce dimanche soir. Son entourage décrit ce rendez-vous comme "une réunion de travail" pour préparer les "échéances du début et milieu de semaine". Une semaine décisive qui commencera par la réception des partenaires sociaux lundi 9 décembre par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, accompagnée du haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye. Ils devront présenter les conclusions de la concertation lancée en septembre par le gouvernement.Si les syndicats appellent à une mobilisation massive mardi 10 décembre, c'est qu'ils ont identifié cette date comme la plus stratégique pour faire pression sur le gouvernement. Elle aura lieu la veille de l'annonce majeure du Premier ministre Édouard Philippe. Mercredi 11 décembre, à midi, il doit présenter l'intégralité du projet de réforme des retraites. "Le débat pourra ainsi s'organiser autour de propositions claires", affirme-t-il.Dimanche 8 décembre, le Premier ministre assure dans les colonnes du Journal du Dimanche qu'il est "déterminé à mener la réforme à son terme et très soucieux de le faire en respectant les gens et en répondant à leurs inquiétudes". Dans le même hebdomadaire, Philippe Martinez réaffirme son envie, s'il le faut, de gagner à l'usure. "En 1995, au début de la première manifestation, le Premier ministre Alain Juppé avait dit que jamais il ne retirerait son projet. Les choses évoluent vite. Et la colère est grande. Le gouvernement devrait être attentif", souligne-t-il.
Choqué par une publicité de la marque de vêtements Le Temps des Cerises, le maire des Lilas a demandé à JCDecaux de retirer cette campagne d'affichage des arrêts de bus sa commune.
"Liberté, égalité, beau fessier". Ce slogan de la marque le Temps des Cerises n'a pas plu à Daniel Guiraud, le maire PS des Lilas (Seine-Saint-Denis). À tel point qu'il a demandé à la société JC Decaux d'enlever les affiches sur lesquelles il apparaissait, surplombant les fesses d'une femme moulées dans un jean. "C'est l'image de la femme ramenée à son cul, c'est choquant. Un stéréotype sexiste dans toute sa splendeur", a dénoncé l'édile au Parisien. À quelques jours seulement de la journée de la femme le 8 mars, la campagne publicitaire l'a d'autant plus agacé. "Cette temporalité, c'est une circonstance aggravante", a commenté Daniel Guiraud. La société spécialisée dans la publicité sur les mobiliers urbains a accepté de retirer les affiches incriminées. "À notre connaissance, aucune autre municipalité n'a demandé le désaffichage de cette campagne ", a indiqué l'afficheur au Parisien."La version masculine de cette publicité existe aussi pour les supports digitaux. Par manque de temps, nous ne l'avons pas fait pour la campagne avec JCDecaux. Mais c'est une campagne pensée pour les femmes et pour les hommes. Bien sûr qu'on ne réduit pas les femmes à une paire de fesses. Ce n'est pas notre image, ce ne sont pas nos valeurs. On veut mettre en avant notre savoir-faire", s'est défendue de son côté le Temps des Cerises, contacté par Le Parisien. Cette publicité a été largement commentée sur les réseaux sociaux. Le compte Twitter Pépite sexiste, qui dénonce les stéréotypes sexistes dans les publicités, a dénoncé "l'objectification et le manque de diversité des corps représentés" dans cette publicité.
Hébergée sur une courte durée par Jean-Marc Reiser, soupçonné du meurtre de Sophie Le Tan, une autre étudiante s'est confiée sur la frayeur qu'elle a vécue. "J'ai senti qu'il pouvait m'arriver quelque chose si je restais chez lui", a raconté la jeune femme à BFMTV.
C'est un nouveau témoignage pris très au sérieux par les enquêteurs. Une jeune étudiante nigériane a contacté la police pour raconter sa rencontre avec Jean-Marc Reiser. La jeune femme était recherchée car des voisins avaient évoqué sa présence, il y a plusieurs mois, dans l'appartement du principal suspect de la disparition de Sophie Le Tan. Depuis, elle n'avait plus été revue. Les enquêteurs craignaient d'avoir affaire à un nouvel homicide. Elle a fui en pleine nuitEn vacances au Nigéria, la jeune femme a pris contact avec l'ambassade de France pour livrer son récit. Elle aurait expliqué avoir séjourné quelques jours chez l'homme de 58 ans, durant une période où elle n'avait pas de logement, en mai dernier. Alors qu'elle passait la nuit chez lui, la jeune femme est sortie sur le palier et a frappé aux portes des appartements, avant d'être recueillie par une voisine, relate BFMTV. "Il m'a fait peur. J'ai senti qu'il pouvait m'arriver quelque chose si je restais chez lui", a-t-elle déclaré à la chaîne d'informations. "Elle était paniquée et affolée. Elle avait visiblement peur", avait raconté au Parisien la voisine qui l'a hébergée. La jeune femme avait même laissé des affaires chez Jean-Marc Reiser et n'avait pas voulu retourner chez lui pour les récupérer, précise le quotidien. Le deuxième ADN, en plus de celui de Sophie Le Tan, retrouvé dans l'appartement du suspect pourrait appartenir à l'étudiante nigériane. Sophie Le Tan, 20 ans, est portée disparue depuis le 7 septembre. Mis en examen pour assassinat, enlèvement et séquestration, Jean-Marc Reiser est resté muet devant les enquêteurs. Par le passé, il a déjà été condamné pour plusieurs viols dont celui d'une auto-stoppeuse, contrainte sous la menace d'une arme.
Sa société de sécurité créée, Alexandre Benalla continue de se constituer un carnet d'adresses. L'ancien coordinateur des déplacements de l'Élysée était entouré d'anciens ministres et de l'ambassadeur de Chine ce lundi lors d'un déjeuner, relate Challenges.
Alexandre Benalla sait rebondir. L'ancien chargé de mission et coordinateur des déplacements officiels ou privés du président de la République, a semble-t-il tourné la page. Ce lundi 8 octobre, comme le rapporte Challenges, il était convié à l'hôtel 5 étoiles Intercontinental pour un déjeuner organisé par le Chinese Business Club à Paris, notamment autour de l'ambassadeur de Chine. Invité de la plateforme de lobbying par son président, Harold Parisot, Alexandre Benalla a pu côtoyer tout un réseau chinois à l'image de Zhihong Wei, directeur de la carte bancaire Union Pay.Une réunion très distinguée où ont été également aperçus l'ancien Premier ministre, Bernard Cazeneuve, l'ancienne patronne de la RATP et de la SNCF Anne-Marie Idrac ou encore Arnaud Montebourg. Cette invitation d'Harold Parisot, un de ses proches amis, lui permet de conforter ou d'étendre son réseau à Paris et de garder un "capital relationnel", précise Challenges.A noter que le Chinese Business Club aura par exemple, comme invité de marque en décembre prochain, Patrick Pouyanné, le patron de Total.Société internationale de sécuritéMais la vraie préoccupation ces derniers temps de l'ancien proche d'Emmanuel Macron, reste sa reconversion. Comme le révélait RTL, Alexandre Benalla a lancé sa société internationale de sécurité. Et selon Challenges, il "croule sous les clients". Depuis, il aurait décidé de s'installer au Maroc, à Rabat plus précisément, un pays qu'il connait bien "puisqu'il y a des attaches familiales", croit savoir RTL.L'homme de 27 ans se serait déjà rendu à plusieurs reprises dans la ville marocaine afin d'y nouer des contacts et finaliser son projet. Licencié par l'Élysée après des actes de violences sur la Place de la Contrescarpe le 1er mai dernier, il n'aurait qu'une envie désormais selon ses proches : "tourner la page au plus vite".
Les juges de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon devaient se prononcer mercredi sur le maintien sous contrôle judiciaire du docteur Péchier, anesthésiste soupçonné de 24 empoisonnements.
La cour d'appel de Besançon (Doubs) a maintenu mercredi 12 juin le Dr Frédéric Péchier en liberté sous contrôle judiciaire, a annoncé à la presse Me Stéphane Giuranna. Il est soupçonné de 24 empoisonnements dont neuf mortels. À l'issue de quatre heures de débats et d'une heure de délibéré, les magistrats de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon ont ainsi de nouveau laissé l'anesthésiste libre, comme il l'est depuis sa première mise en examen dans cette affaire, prononcée en mars 2017. À la mi-mai, le parquet avait immédiatement interjeté appel de la décision de la juge des libertés et de la détention de le laisser libre, estimant que l'anesthésiste devrait être désormais placé en détention provisoire le temps de l'instruction de cette affaire.L'audience, à huis clos, s'est prolongée pendant près de quatre heures en présence du médecin de 47 ans et d'une petite trentaine de victimes ou de proches des victimes. Parmi eux, le père d'un enfant opéré en 2016 à l'âge de 4 ans des amygdales et qui avait survécu à deux arrêts cardiaques.À sa sortie de l'audience, Me Béthune de Moro, l'un des avocats du médecin, a de nouveau soutenu qu'il n'y avait "aucune preuve" que les événements indésirables graves (EIG) survenus lors des interventions chirurgicales incriminées soient "criminels". La défense a ainsi demandé le maintien de l'anesthésiste en liberté sous contrôle judiciaire.Soupçonné d'avoir violé son contrôle judiciaire Sans se prononcer sur la culpabilité du médecin, les juges de la chambre de l'instruction devaient décider à l'issue de leur délibéré si son maintien en liberté est susceptible de créer un trouble à l'ordre public, d'entraver l'enquête ou encore de faire peser une pression sur les victimes présumées. "Il y a eu violation du contrôle judiciaire" auquel le Dr Péchier était astreint, avait assuré peu avant l'audience Me Frédéric Douchez, avocat de la clinique Saint-Vincent où il exerçait. Des accusations taxées de "ridicules" par Me Randall Schwerdorffer, un autre avocat du Dr Péchier. Depuis la mi-mai et la mise en examen de son client pour 17 nouveaux cas d'empoisonnements qui s'ajoutent aux sept pour lesquels il était déjà poursuivi depuis 2017, le médecin "a encore respecté son contrôle judiciaire, il n'y a eu aucune difficulté", a-t-il assuré.Autrefois praticien réputé, Frédéric Péchier a été mis en examen une première fois en 2017 pour sept cas d'empoisonnements, dont deux mortels. Laissé en liberté sous contrôle judiciaire à l'issue de cette première mise en examen, il l'a également été après la seconde, à la mi-mai, pour 17 dix-sept autres cas, dont sept mortels.Interdit d'exercer sa profession dès 2017 L'anesthésiste est soupçonné d'avoir pollué, entre 2008 et 2017, des poches de perfusion de 24 patients âgés de 4 à 80 ans pour provoquer des arrêts cardiaques, démontrer ses talents de réanimateur et discréditer ses collègues d'une clinique de Besançon avec lesquels il était en conflit. Pour le procureur de la République de Besançon, il est "le dénominateur commun" de tous ces "événement indésirables graves", comme les désigne le jargon médical.Parmi ses victimes présumées, certaines, restées plusieurs jours dans le coma après avoir subi des arrêts cardiaques à l'occasion d'opérations qui ne présentaient pas de difficultés particulières, en portent encore les séquelles. Dès 2017, le Dr Péchier s'était vu interdire d'exercer sa profession. Ce contrôle judiciaire a été renforcé à la mi-mai avec une obligation d'éloignement de Besançon et de ses environs. Il réside depuis chez ses parents, non loin de Poitiers, là où il a débuté ses études de médecine et où son père exerce lui-même comme anesthésiste.
Les dérogations temporaires prévues par la France pour permettre à ses agriculteurs de réutiliser des insecticides néonicotinoïdes, néfastes pour les abeilles, seront "réservées" à la culture de la betterave et ne pourront être étendues à d'autres cultures, a assuré le gouvernement mercredi.
Le projet de loi, présenté jeudi en conseil des ministres malgré l'opposition des écologistes et des apiculteurs, s'appuie sur l'article 53 du règlement européen sur les phytosanitaires permettant de déroger à l'interdiction de certains produits lorsqu'il existe un "danger qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens raisonnables".Ici le danger identifié est la "jaunisse de la betterave", transmise par un puceron vert vecteur du virus, qui se développe sur les cultures dont les semences n'ont pas été enrobées au préalable de cet insecticide.La baisse des rendements induite menace la pérennité de la filière sucrière française, qui emploie 46.000 personnes, dont une bonne partie dans des usines de transformation, estime la profession.Suite à la loi biodiversité de 2016, la France est le seul pays de l'UE à avoir mis en oeuvre en septembre 2018 une interdiction totale des neonicotinoïdes.Douze autres pays européens producteurs de betteraves ont demandé et obtenu des dérogations qui préservent leurs rendements et leur industrie sucrière, dont la Belgique, l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, l'Espagne et la Pologne.- Un nouvel arrêté chaque année -De source gouvernementale, on précise que la ré-autorisation, valable pour 2021, 2022 et 2023, sera soumise à un arrêté pris chaque année par les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement.Le député du Maine-et-Loire Matthieu Orphelin, jugeant le projet "inacceptable", a regretté dans un communiqué que dans sa rédaction actuelle, le texte ne mentionne pas la betterave sucrière de façon explicite et "laisse la porte ouverte à de futures autres dérogations".Début août, les producteurs de maïs avaient en effet clairement indiqué qu'ils souhaitaient eux aussi bénéficier d'une dérogation.Le projet de loi se réfère à un texte européen générique et ne peut mentionner aucune culture en particulier, mais l'arrêté qui suivra sera spécifiquement axé sur les betteraves, a répondu une source gouvernementale.La jaunisse de la betterave est liée à un hiver et un printemps trop doux ayant permis la prolifération de pucerons. Elle touche surtout les zones sud de la culture, où le taux peut aller jusqu'à 80%, alors que dans le nord, les parcelles les plus touchées ne le sont qu'à 15%, a précisé la source gouvernementale.Selon le gouvernement, "les faits ne permettent ni d'affirmer ni de démontrer" que la maladie touche plus les cultures en conventionnel qu'en biologique, comme l'affirment des associations écologistes, en raison notamment des trop faibles surfaces en bio (0,5% du total des plantations) et de l'hétérogénéité du territoire."Quand bien même les cultures biologiques montreraient plus de résistance à cette maladie, il ne peut s'agir d'une réponse à court terme à la jaunisse, car la transition des agriculteurs vers le bio prend beaucoup de temps", a souligné la source gouvernementale.La ré-autorisation temporaire sera accompagnée d'une série de mesures pour l'encadrer, notamment un budget de 5 millions d'euros pour accélérer la recherche de solutions agronomiques permettant d'éviter les néonicotinoïdes, un dispositif d'indemnisation des agriculteurs touchés, et la mise en place d'ici la fin de l'année d'un plan de protection des pollinisateurs.Le parti Génération Ecologie (GE) a lancé mercredi une campagne contre ce projet de loi, pris selon sa présidente et ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho, "sous la pression des lobbys de l'industrie du sucre" et dont les conséquences sont "monstrueuses" pour "l'environnement", "les insectes, les oiseaux et l'ensemble du vivant".
La préfecture assure n'avoir mandaté aucune entreprise pour analyser l'air.
Des habitants de Seine-Maritime ont été contactés par des laboratoires prétendument mandatés par la préfecture pour effectuer des analyses de l'air après l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, rapporte franceinfo mercredi 9 octobre. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a ouvert une enquête pour "démarchage abusif".Les riverains ont été contactés juste après l'incendie, indique franceinfo, par des laboratoires qui se disaient mandatés par la préfecture pour effectuer des prélèvements afin de mesurer la qualité de l'air. Prélèvements qui leur ont été facturés."Les services publics ne font pas de démarchage et nous n'avons pas mandaté de laboratoire pour faire des analyses chez les particuliers et encore moins en faisant payer les citoyens de Rouen ou des communes avoisinantes", a assuré Gaëtan Rudant, de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte). Les consommateurs qui s'estiment victimes de prélèvement abusif ont 14 jours pour se rétracter, rappelle franceinfo, qui met en garde contre une autre arnaque : des entreprises qui démarchent les riverains pour récupérer des morceaux de tôle en fibrociment (contenant de l'amiante), emportés par l'incendie. Une seule entreprise a été mandatées pour collecter ces matériaux.En cas de doute, le gouvernement a mis en place un numéro vert pour répondre aux questions sur les conséquences de l'incendie de Lubrizol : 0800 009 785.
Très facilement accessible dans le commerce, le protoxyde d'azote n'est pas sans danger.
Plus de 5.000 cartouches de protoxyde d'azote, ce gaz utilisé dans les siphons de cuisine et détourné pour ses effets euphorisants, ont été saisies dans un local d'un bailleur social dans le quartier de Presles à Soissons (Aisne). "Il n'y a pas eu d'interpellation, n'y en aura pas, à cause du vide juridique, mais c'est la satisfaction d'avoir sorti ça du circuit. C'est déjà ça en moins", s'est félicitée une source policière auprès de l'AFP, soulignant les "enjeux sanitaires et d'ordre public" que soulève la consommation de ce gaz. Très facilement accessible dans le commerce, le protoxyde d'azote, ou encore "proto" ou "gaz hilarant", se vend sous forme de cartouches destinées notamment aux siphons à chantilly. Dans son usage détourné, le gaz que contiennent les cartouches est déversé dans un ballon de baudruche puis inhalé. Quelques inhalations provoquent une euphorie comparable à une ivresse, accompagnée d'un fou rire irrépressible. Mais l'inhalation de ce gaz n'est pas sans danger. Parmi les risques immédiats encourus, les autorités sanitaires citent les brûlures par le froid à l'expulsion du gaz, des pertes de connaissance et asphyxies par manque d'oxygène... Une utilisation régulière ou à forte dose peut entraîner "atteinte de la moelle épinière, carence en vitamine B12, anémie, troubles psychiques".Si en décembre 2019, le Sénat a adopté à l'unanimité en première lecture une proposition de loi transpartisane visant à interdire la vente aux mineurs du protoxyde d'azote, l'Assemblée doit encore approuver le texte. Alors en attendant une interdiction nationale, certaines mairies ont pris des arrêtés municipaux. C'est le cas de Soissons qui a pris un arrêté interdisant la vente aux mineurs, la détention par les mineurs et son usage récréatif sur la voie publique.
Invité de France 2, François de Rugy a réagi aux rapports d'inspection gouvernementale qui le dédouanent. Soulagé, il entend contre-attaquer.
"Je me présente à vous en homme blanchi de toutes les accusations." C'est par cette phrase que François de Rugy a entamé l'entretien donné à France 2. L'ancien ministre de la Transition écologique, qui a démissionné à la suite de la polémique concernant des dîners fastueux et des travaux dans son logement de fonction, estime que le rapport gouvernemental doit mettre fin au débat. "Je n'ai jamais douté un instant de prouver mon honnêteté. (...) Aucune règle n'a été enfreinte."Si le rapport pointe malgré tout trois dîners excessifs, François de Rugy assure qu'il se "conformera aux conclusions du rapport" et qu'il réglera "le montant des trois dîners"."Journalisme de démolition"L'ex-ministre assure ne pas regretter d'avoir démissionné. "Je ne regrette pas ma démission car je n'étais plus en mesure de me défendre. Il fallait me protéger et protéger les miens. Il fallait une autre parole, et c'est pourquoi j'ai sollicité ces inspections."François de Rugy a par ailleurs expliqué qu'il préparait sa contre-attaque contre Mediapart, le média à l'origine de l'affaire. "Mediapart pratique du journalisme de démolition. Il y a une cible, qu'on crible de flèches. (...) Il n'y a pas eu 'd'affaire de Rugy', mais il y aura une affaire Mediapart'. La République de la délation et de la diffamation, les Français n'en veulent pas." L'ex-ministre a indiqué avoir déposé une plainte.
VIDÉO - Des adeptes du wakeboard ont profité de la crue de la Seine pour pratiquer cette discipline nautique dans les rues de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), comme le montre une vidéo du Parisien TV.
L'eau a remplacé le bitume depuis quelques jours sur le boulevard de Bellerive et la rue des Closeaux à Rueil-Malmaison. De quoi donner l'idée à certains habitants de sortir les bottes mais aussi leur planche de wakeboard. Tiré par un câble, on voit sur les images du Parisien TV plusieurs adeptes de ce sport de glisse slalomer entre les platanes, les panneaux et les réverbères."Je suis fan de wakeboard et avec toute la famille, on est tout le temps au téléski nautique de Cergy dans le Val-d'Oise", explique l'un des ces passionnés au quotidien. "Alors quand a vu qu'on avait de l'eau au pied de chez nous, on s'est lancés..." Cet habitant du quartier est lui- même impacté par la montée des eaux : "J'ai de l'eau dans la cave alors en attendant que les pompes remarchent pour l'évacuer, pourquoi ne pas faire du wakeboard. Autant transformer une nuisance en terrain de jeu"."Je n'ai pas vu d'arrêté municipal interdisant le wakeboard", sourit celui qui est par ailleurs conseiller municipal de la ville des Hauts-de-Seine. "Une crue c'est comme une grosse chute de neige pour un rider. Il faut faire sa trace..."
Un séisme de magnitude 6 s'est produit à une faible profondeur au large des côtes des îles indonésiennes de Java et de Bali.
Deux semaines après le séisme qui a ravagé l'île des Célèbes et fait quelque 2.000 morts, l'Indonésie a à nouveau été frappé par un tremblement de terre, a annoncé mercredi 10 octobre l'Institut américain de géophysique (USGS).Le séisme, de magnitude 6, s'est produit à 2h44 heure locale (21h44 heure de Paris) au nord-est de la pointe orientale de Java à une faible profondeur de 10,3 km. Il a été ressenti à Denpasar, la capitale de Bali, une île très fréquentée par les touristes. La secousse a également été ressentie à Surabaya, la capitale de la province orientale de Java, située à environ 200 km de Situbondo, la ville la plus proche de l'épicentre, situé en mer.Pas de tsunamiIl "n'a pas déclenché de tsunami, c'est certain", a affirmé à l'AFP un responsable de l'agence indonésienne, Dwikorita Karnawati. Aucune victime ou dégât n'a été signalé dans l'immédiat, selon l'agence géophysique indonésienne mais la secousse a poussé des gens paniqués à fuir leur domicile en pleine nuit.L'Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots qui s'est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne) se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.
Face à l'épidémie de coronavirus, de nombreux pays dans le monde ferment leurs frontières à des ressortissants venant de zones à risques ou imposent des quarantaines et des tests. "Les mesures de restriction de voyage doivent être prises en conjonction avec d'autres mesures", a alerté le Dr Michael Ryan, directeur des situations d'urgence à l'OMS.
Alors que la pandémie de coronavirus, qui a fait près de 650.000 morts, poursuit inexorablement son accélération, de nouveaux pays, de l'Asie à l'Europe, imposent des mesures sanitaires plus strictes. De nombreux pays dans le monde ferment notamment leurs frontières à des ressortissants venant de zones à risques ou imposent des quarantaines et des tests, mais sans stratégie concertée."Cela va devenir presque impossible pour les pays de maintenir dans un futur proche leurs frontières fermées", a prévenu lundi 27 juillet le Dr Michael Ryan, directeur des situations d'urgence à l'OMS, lors d'une conférence de presse virtuelle. "Maintenir les frontières internationales fermées n'est pas nécessairement une stratégie viable", a-t-il souligné. "Les économies doivent rouvrir, les gens doivent travailler, le commerce doit reprendre", a-t-il admis, tout en reconnaissant que chaque Etat devait prendre en compte individuellement les risques d'ouvrir ses frontières."Il est très difficile d'avoir une politique qui convienne à tous. Si je suis une petite nation sans cas de Covid-19, un seul cas (importé) peut représenter un désastre. Dans un pays où l'incidence de la maladie est importante, fermer la frontière peut ne faire aucune différence", a-t-il poursuivi."Les mesures de restriction de voyage doivent être prises en conjonction avec d'autres mesures", a-t-il souligné. "Seules en tant que telles, elle ne sont pas efficaces pour limiter les mouvements du virus, qui est partout", a ajouté le responsable de l'OMS. "Mais il est très difficile de définir une politique globale", a-t-il répété, soulignant que la nature du risque était déterminée par les situations locales et nationales.
Présent en Corse en vue d'un concert programmé en soirée, le rappeur Maître Gims a vécu un drôle de dimanche. En raison d'un incendie à bord, l'interprète de "Sapés comme jamais" a dû fuir le bateau sur lequel il se trouvait au large de Bonifacio.
"Oulala", "Le pire", voici deux titres du dernier album de Maître Gims (Ceinture noire, sorti en mars 2018) auquel le chanteur a peut-être un peu pensé dimanche en début d'après-midi dans les eaux corses. Alors qu'il était à bord d'une vedette de 24 mètres en compagnie de trois amis et de deux membres d'équipage, le rappeur et les autres occupants de l'embarcation ont dû fuir et abandonner le navire en raison d'un incendie, rapporte le journal Corse-Matin.L'origine du feu serait une avarie moteur et le feu s'est rapidement propagé à l'ensemble du bateau. A tel point que Maître Gims, ses trois amis et les deux membres d'équipage ont dû évacuer rapidement à bord d'un semi-rigide attaché au bateau. Ils ont ainsi pu regagner la rive, distante de 400 mètres environ, et aucun naufragé n'a été blessé. "Le patrouilleur 617 de la SNSM ainsi que la vedette de la Gendarmerie départementale 2A G109 étaient rapidement présents sur place pour sécuriser la zone", a précisé la préfecture maritime, cité par le quotidien corse.Concert maintenu dimanche soirUne enquête a été ouverte pour connaître les circonstances exactes de de cet incendie qui a complètement détruit le bateau loué par la star. Un barrage flottant anti-pollution a également dû être rapidement mis en place "afin d'écarter le risque d'une atteinte à l'environnement", a indique la SNSM. Les cuves du bateau étaient quasi pleines (3000 litres de carburant) et un bateau anti-pollution va même être dépêché sur place d'ici lundi matin. Le rappeur, lui, devait se produire dans la soirée au club-restaurant La Via Notte de Porto-Vecchio. Un concert qui a été maintenu malgré le drôle de dimanche vécu par le natif de Kinshasa. "Malgré sa mésaventure d'aujourd'hui, Gims et son staff vont bien, précise l'établissement corse sur sa page Facebook. Nous vous confirmons qu'il sera parmi nous ce soir."
Le couple verbalisé samedi à Paris, deux habitants de l'Orne, se trouvait à proximité de l'Arc de triomphe. Ils ont refusé de payer l'amende.
135 euros pour un pull. Deux habitants de l'Orne se sont fait verbaliser samedi 23 mars à proximité de l'Arc de triomphe à Paris. En cause ? Ils portaient un pull où l'on pouvait lire "Oui au RIC, je dis oui au référendum d'initiative citoyenne", selon FranceInfo. Le couple était venu manifester à Paris pour l'acte 19 des "gilets jaunes". En fin de manifestation, ils se dirigeaient vers la station de métro place de l'Étoile, dans le 16e arrondissement, raconte Franceinfo. Ils expliquent que la police leur a signifié que leur vêtement était un motif de manifestation, dans une zone pourtant interdite aux manifestants. Pour ce pull, les "gilets jaunes" ont écopé de 135 euros d'amende. "C'est de l'abus de pouvoir, vous vous rendez-compte pour un pull, où il y a écrit 'Oui au RIC'. On n'a plus le droit de s'exprimer en France", dénonce le manifestant, contacté par Franceinfo. "On n'allait pas manifester sur les Champs-Élysées, on allait au métro, mais ils n'ont pas voulu entendre. On a même proposé d'enlever notre pull mais ils ont refusé", justifie sa compagne. Le couple a refusé de payer l'amende et a pris contact avec un avocat. Interrogé par la radio publique, la préfecture n'a pas souhaité répondre.
Une jeune de 17 ans est mort mardi soir après avoir reçu un coup au niveau du crâne.
Trois adolescents âgés de 15 à 16 ans ont été mis en examen samedi 27 octobre pour "homicide volontaire" dans l'affaire du meurtre d'un jeune de 17 ans mardi 23 octobre à Sarcelles (Val-d'Oise), a-t-on appris auprès du parquet de Pontoise. La victime était décédée après avoir été frappée à la tête près de la gare RER de SarcellesLes trois jeunes ont été placés en détention provisoire. Ses agresseurs, l'un de 15 ans et l'autre de 16 ans avaient été interpellés mercredi soir et jeudi matin, avant que le troisième, également âgé de 16 ans, ne se présente lui-même à la police jeudi en début de matinée. Dans l'affaire de Sarcelles, selon les premiers éléments de l'enquête, la victime et les agresseurs se connaissaient, ils ne sont "même pas ennemis", a déclaré une source proche de l'enquête. "Ce n'est pas lié au phénomène d'affrontements entre bandes de quartiers rivaux", a ajouté une autre source. Deux morts la même semaineSelon des informations de franceinfo, la victime aurait dénoncé dans son quartier ces trois jeunes comme étant les auteurs d'un viol commis trois semaine auparavant à Sarcelles. L'adolescent retrouvé inconscient au sol présentait de "multiples plaies saignantes" à la tête, a précisé mercredi le procureur de la République de Pontoise Eric Corbaux. Le jeune homme est décédé à l'hôpital des suites de ces blessures. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale du Val-d'Oise. Quelques heures plus tard, un autre homme avait été tué par arme blanche dans une rixe entre bandes boulevard Mortier, dans l'est de la capitale.
L'Ukraine a accusé mercredi le Bélarus d'"exacerber" la crise née du blocage de 2.000 pèlerins juifs à la frontière à cause des restrictions liées au coronavirus, d'autres continuant d'affluer dans des conditions précaires.
Le nombre des personnes se trouvant en divers endroits dans le "no man's land" entre ces deux pays est passé de quelque 700 mardi à près de 2.000 dans la journée de mercredi, selon les gardes-frontières ukrainiens qui assurent malgré tout avoir la situation "sous contrôle".Principalement arrivés d'Israël, mais aussi de France, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, ces juifs hassidiques espéraient participer à un pèlerinage à Ouman, dans le centre de l'Ukraine, et sont passés par le Bélarus en pensant pouvoir contourner les restrictions mises en place par Kiev face à la recrudescence des cas de nouveau coronavirus sur le territoire ukrainien.Ces pèlerins, selon la Croix-Rouge bélarusse, n'ont pas "suffisamment de ressources pour subvenir à leurs besoins" et une crise humanitaire est désormais redoutée. Des images transmises mardi à l'AFP par l'un de ces naufragés, Haim Weitshandler, montrent des groupes d'hommes et d'enfants assis ou allongés à même le sol de nuit ou encore chantant devant un cordon de la police ukrainienne antiémeute.- Crise diplomatique -A ces problèmes s'est ajoutée mercredi une crise diplomatique, Kiev accusant Minsk de chercher à instrumentaliser la situation, sur fond de tensions entre les deux capitales.La présidence ukrainienne a appelé les autorités bélarusses à "cesser d'exacerber" cette crise à la frontière et "à ne pas colporter des déclarations mensongères porteuses d'espoir pour les pèlerins" quant à son ouverture.L'Ukraine et le Bélarus ont vu leurs relations se tendre depuis la présidentielle bélarusse du 9 août qui a déclenché un mouvement de contestation sans précédent contre le président Alexandre Loukachenko, accusé d'avoir falsifié le scrutin et de réprimer l'opposition.La présidence ukrainienne a d'ailleurs évoqué le sujet dans son communiqué sur les pèlerins, notant que l'Ukraine considérait que l'élection présidentielle du 9 août était "douteuse" et assurant qu'elle subissait des "insultes" de la part du Bélarus.M. Loukachenko a quant à lui demandé mardi "l'ouverture d'un couloir" humanitaire jusqu'à Ouman pour les pèlerins.La plupart sont coincés au poste-frontière de Novi Yarylovychi, que les autorités ukrainiennes ont "complètement fermé", tout en assurant qu'ils "sont approvisionnés en nourriture et en eau".Des journalistes de l'AFP présents à la frontière ukrainienne mercredi ont constaté une présence importante de la police, de la garde nationale et des services de secours."Je respecte vos traditions, mais cette année vous ne pouvez pas vous rendre à Ouman. Je suis prêt à le répéter mille fois s'il le faut", a dit dans la nuit aux pèlerins le chef des gardes-frontières ukrainiens, Serguiï Deïneko.- Eau et nourriture -Alexeï Dioubenkov, un porte-parole des gardes-frontières bélarusses cité par l'agence de presse nationale Belta, a précisé que de nouveaux groupes de pèlerins continuaient de se diriger vers la frontière toutes les heures."Il n'y a pas eu de provocations, pas de situation tendue depuis hier. Ils reçoivent périodiquement de l'eau potable et de la nourriture", a déclaré à l'AFP Andriï Demtchenko, celui des gardes-frontières ukrainiens.Chaque année à l'époque du Nouvel an juif, des dizaines de milliers de pèlerins se rendent à Ouman pour se recueillir sur la tombe de Rabbi Nahman de Breslev (1772-1810), le fondateur d'une branche du judaïsme ultra-orthodoxe, le hassidisme. Cette année, le pèlerinage est prévu pour durer du 18 au 28 septembre.Les autorités ukrainiennes et israéliennes avaient appelé les juifs hassidiques à y renoncer cette année à cause de la pandémie provoquée par le coronavirus, d'autant que l'Ukraine a interdit pour un mois fin août l'entrée des étrangers sur son territoire. Israël a de son côté réimposé dimanche un confinement national.La situation à Ouman, une ville de 80.000 habitants, était déjà difficile avant cet afflux. La semaine dernière, deux pèlerins avaient été expulsés pour avoir détruit des barrières installées près de la tombe de Rabbi Nahman, une mesure de distanciation.Selon la police, des milliers de pèlerins s'y trouvent actuellement malgré les restrictions.
Les mosquées françaises s'apprêtent à recevoir près de 300 imams étrangers pour le Ramadan (15 mai - 14 juin) : cet accueil de psalmodieurs et récitateurs n'est pas nouveau, mais il suscite cette année incompréhensions voire critiques, à l'heure où la structuration d'un "islam de France" est très attendue.
Si le nombre d'imams en France - souvent bénévoles voire itinérants - officiant dans les 2.500 lieux de culte musulmans n'est pas précisément connu, il est insuffisant au moment du ramadan, mois béni de jeûne marqué par des veillées de prière jusque tard dans la nuit. À cette période, les communautés musulmanes ont des besoins spécifiques : elles recherchent des religieux capables de réciter l'intégralité du Coran - appris par cœur - sur un mode psalmodique, une pratique connue sous le nom arabe de "tajwid"."Organiser la venue d'imams étrangers en France est une hérésie"Pour faire face aux attentes des fidèles, des psalmodieurs ou récitateurs sont accueillis le temps du ramadan, en provenance notamment d'Algérie et du Maroc, les deux principaux pays d'origine des cinq à six millions de musulmans de France. "À ce jour", alors que le ramadan commence autour du 15 mai, "entre 250 et 300" d'entre eux sont attendus en France, "tous sous visa d'un mois", a précisé à l'AFP une source proche du dossier. Ces psalmodieurs-récitateurs s'ajoutent aux 300 "imams détachés" en permanence par la Turquie (150 environ), l'Algérie (120) et le Maroc (une trentaine).Alors que le séjour de ces "imams du ramadan" n'avait pas fait débat les années précédentes, des voix se sont élevées ces derniers jours dans la classe politique, à droite et jusque dans la gauche laïque. Le sujet a pris un tour polémique alors qu'Emmanuel Macron entend enraciner un "islam de France" moins lié aux influences des États musulmans, afin de mieux lutter contre les discours rigoristes voire radicaux dans un pays où le terrorisme islamiste a fait 245 mots depuis 2015."Organiser la venue d'imams étrangers en France est une hérésie", a dénoncé l'ancienne secrétaire d'État Jeannette Bougrab. Il faut "le plus vite possible (...) mettre un terme" aux accords bilatéraux permettant la venue de ces religieux, a abondé l'ex-Premier ministre Manuel Valls, relevant que "ça ne correspond pas à l'idée qu'on doit se faire d'un islam des Lumières".Des imams objets d'un "criblage"Interrogée au Sénat en mars, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a assuré que la Place Beauvau était "très attentive" à ce dossier, et que les imams venant pour le ramadan faisaient l'objet d'un "criblage" par les services de police afin de vérifier que leur séjour ne fera courir aucun risque à l'ordre public. Sa réponse n'a pas apaisé la sénatrice UDI Nathalie Goulet, auteure d'un rapport sur l'organisation de l'islam en France."Le ramadan est un moment très particulier, où l'on peut avoir les prêches les plus républicains comme les moins républicains de l'année. Certains imams viennent avec des visas touristiques, comment voulez-vous les contrôler?", s'interroge la parlementaire, jugeant le dispositif "pas raisonnable" compte tenu des "risques qui pèsent sur la société française".Les responsables musulmans, eux, se veulent rassurants. "Ces imams ne font pas de prêche mais de la psalmodie, ils n'ont pas d'autre mission religieuse que de respecter la tradition du ramadan et d'enluminer les veillées dans les mosquées", affirme Slimane Nadour, l'un des responsables de la grande mosquée de Paris, relais des 119 récitateurs algériens qui seront accueillis en France entre la mi-mai et la mi-juin.Certains des 200 à 210 imams dépêchés par le Maroc assumeront pour leur part, "en plus de la conduite des prières nocturnes, un rôle de conférencier qui les amène à animer des causeries religieuses", confie le président du Rassemblement des musulmans de France (RMF), Anouar Kbibech, lié au royaume chérifien.Pour Didier Leschi, auteur de l'essai "Misère(s) de l'islam de France", "le problème" de l'envoi de religieux, "c'est que ça déresponsabilise les responsables musulmans sur la question de la mise en place d'un corps d'imams" sur le sol français. Et selon lui, le sujet de l'amélioration des formations en France reste entier.
Les élèves de CP et de CE1 ont commencé à passer, à partir de ce lundi 17 septembre, une série d'évaluations en français et mathématiques. Objectif ? "Connaître les compétences de chaque élève" pour mieux adapter l'enseignement des professeurs.
Ces tests sont les mêmes dans toutes les écoles. Conçus par des agences du ministère, ils ont été pensés "dans un esprit de bienveillance" et "sont pleinement adaptés aux élèves qui entrent en CP et CE1", assure le ministère de l'Éducation. La rue de Grenelle assure qu'il ne s'agit pas de "classer les enfants" ou "d'établir des moyennes de classe" mais "de connaitre les compétences de chaque élève". Le professeur pourra "ainsi mieux adapter son enseignement" et "mieux accompagner les élèves vers la réussite". Les données seront collectées par la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) qui fournira des "indications objectives" permettant d'"éclairer la politique éducative du ministère".L'idée n'est pas nouvelle : en 2009, l'ancien ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos, avait introduit des évaluations nationales pour les élèves de CE1 et CM2. Le dispositif, jugé peu convaincant par le Haut conseil de l'Éducation, avait été abandonné en 2013 par Vincent Peillon.À quoi ressemble ces évaluations ?Les tests se déroulent sur cahier. Les 1,6 million d'élèves de CP et de CE1 passent deux séances d'épreuves de français (deux fois 20 minutes) et une séance de mathématiques (20 minutes). En Français, "beaucoup de questions tournant autour de la reconnaissance de lettres et de symboles", explique le ministère. Au CP, il est par exemple demandé aux enfants de distinguer des mots à partir d'images ou de comparer des groupes de lettres."À l'entrée du CP, certains connaissent déjà toutes les lettres de l'alphabet, d'autres quasiment aucune, il est important que les maîtres sachent cela", expliquait fin août à l'AFP Michel Fayol, professeur émérite à l'université de Clermont-Auvergne qui a participé à la réflexion du ministère. "L'objectif est d'avoir un outil qui permette aux enseignants de déceler des difficultés spécifiques chez tel ou tel enfant"."C'est fondamental de repérer très tôt des méconnaissances très fortes ou des difficultés de langage, pour permettre ensuite des approches individualisées et prévenir l'échec en lecture qu'on découvre parfois seulement au CM1", avait-il ajouté. Une nouvelle batterie d'évaluations se déroulera en début d'année calendaire.Critiques des professeursLes syndicats de profs, eux, sont très critiques. Le Snuipp-FSU, première organisation chez les instits, qui a consulté les évaluations, les qualifie de "très inquiétantes" car "inadaptées". Ces exercices - que le syndicat a mis en ligne sur son site - "ne respectent pas les apprentissages réels des élèves issus des programmes de maternelle" et "placeront artificiellement la majorité d'entre eux en situation d'échec et de stress important".Autre critique : elles sont inutiles. Car les enseignants font de toute façon "passer des évaluations diagnostiques en début d'année", note le Sgen-CFDT, autre syndicat. Le Snuipp-FSU propose aux professeurs de "reprendre la main sur ces évaluations, de ne pas les faire passer dans l'immédiat, d'en sélectionner les items qu'elles jugent utiles à leurs élèves et de ne pas en saisir les réponses".
Les fabricants mondiaux de vaccins contre la grippe ont produit un nombre record de doses pour la saison 2020-2021, les autorités espérant soulager les hôpitaux en malades de la grippe alors qu'un rebond de la pandémie de Covid-19 est attendu.
Rien que pour les 330 millions d'Américains, un total de 194 à 198 millions de doses de vaccins seront produites cette saison, contre 175 millions l'an dernier, soit 11% d'augmentation, selon les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).Le réseau géant de pharmacies CVS, où la vaccination se fait sans ordonnance, a commandé le double de doses par rapport à 2019, soit 18 millions.Le fabricant Seqirus table sur 15% de production supplémentaire (60 millions de doses contre 52), tout comme Sanofi (80 millions contre 70). Au niveau mondial, le groupe français enregistre une hausse de 20%."Nous avons reçu une demande gigantesque de nos clients", dit à l'AFP Michael Greenberg, responsable médical pour les vaccins en Amérique du Nord de Sanofi Pasteur, qui est l'un des trois grands fabricants avec Seqirus et GSK.Sanofi a expédié ses premiers lots le 22 juillet, trois semaines plus tôt qu'en 2019.- "Très inquiet" -La grippe a tué entre 24.000 et 62.000 personnes aux Etats-Unis l'an dernier. En aidant à libérer des lits d'hôpitaux, la vaccination antigrippale est vue comme l'une des mesures de santé publique pour amortir l'autre épidémie, celle de Covid-19."Je suis très inquiet pour l'automne", dit à l'AFP Lawrence Gostin, de l'université Georgetown, qui a appelé dans la revue médicale Jama à une campagne très offensive de vaccination, voire une obligation vaccinale dans les écoles. "Les gens ne pensent pas à la grippe, ils ne pensent qu'au Covid".Les Américains sont déjà parmi les plus vaccinés au monde contre la grippe: la vaccination est conseillée dès l'âge de six mois, quand d'autres pays, dont la France, la recommandent aux personnes à risque de complications, dont les plus de 65 ans. Résultat, 63% des enfants et 45% des adultes américains étaient vaccinés en 2018-2019 -- et 68% des plus de 65 ans, contre la moitié en France.Mais cette année, les Américains vont devoir changer leurs habitudes. "Beaucoup de gens se font normalement vacciner au travail ou sur les campus, mais beaucoup d'entreprises ou d'écoles sont fermées", avertit Lawrence Gostin.- Bonne année grippale ? -L'industrie est rodée: en février et mars, l'Organisation mondiale de la santé et les autorités sanitaires nationales sélectionnent les quatre souches de virus de la grippe les plus susceptibles d'être en circulation l'hiver suivant dans l'hémisphère nord.Des centaines de millions d'oeufs --le milieu traditionnel pour incuber les virus avant de les inactiver et d'en faire des vaccins-- sont livrés aux laboratoires, puis la production se poursuit tout le printemps, jusqu'au remplissage des seringues l'été.Pour Sanofi aux Etats-Unis, tout se passe dans deux usines en Pennsylvanie et dans l'Etat de New York. Les mêmes qui pourraient produire un futur vaccin contre le nouveau coronavirus. Mais pour l'instant, il n'y a pas de concurrence, dit Michael Greenberg, et le gouvernement américain a de toute façon donné deux milliards de dollars au groupe pour agrandir ses lignes de production."Nous avons tout ce qu'il faut et nous travaillons de près avec nos fournisseurs de flacons et seringues pour les prochaines années", dit de son côté Dave Ross, directeur des opérations commerciales de Seqirus en Amérique du Nord, concernant le verre et autres matériels de distribution qui seront indispensables aux futurs vaccins anti-Covid.Un scénario optimiste est aussi possible pour l'hiver: les gestes barrière et le port du masque devraient réduire l'incidence de tous les virus respiratoires, dont ceux de la grippe. "Nous espérons que tout cela paiera des dividendes, et qu'il y aura moins de grippe", dit Henry Bernstein, de l'école de médecine Hostra/Northwell, également membre du conseil consultatif sur les pratiques de vaccination.
La prison de Fleury-Mérogis (Essonne) a été survolée par "au moins un drone" dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 septembre, rapporte Le Parisien. Les syndicats craignent que des "livraisons" soient effectuées par ce biais.
Certains surveillants pénitentiaires estiment que trois drones auraient survolé au total le centre pénitentiaire cette nuit-là. "C'est à la fois marginal et quand même récurrent que la prison soit survolée par des drones", a expliqué au Parisien Thibault Capelle, du syndicat SNP-FO. "Jusque-là, il n'y a jamais eu d'intentions hostiles. On est davantage dans le test ou la défiance". "Efficacité limitée" des outils de lutte"Mais nous sommes sur un site sensible", a-t-il poursuivi. "Et des livraisons pourraient s'effectuer par ce biais. Des armes à feu, des lames, du cannabis, des téléphones", a-t-il estimé. "Sans compter que dans peu de temps, un drone pourra être capable de porter des charges suffisamment lourdes pour qu'il y ait un risque d'évasion".Fin août, deux drones avaient déjà survolé la prison de Fresnes (Val-de-Marne). La Direction de l'administration pénitentiaire (DAP) avait expliqué prendre très au sérieux la menace des drones qui peuvent permettre de "livrer des colis" ou de "faire du repérage". Une technique "sans doute" utilisée pour préparer l'évasion du braqueur Redoine Faïd de la prison de Réau (Seine-et-Marne) le 1er juillet. Des repérages "sans doute par le biais de drones" (Belloubet)par Agence France-PresseComment lutter contre cette nouvelle menace ? Un certain nombre d'outils, des techniques de brouille ou de détection existent. Mais, à en croire les spécialistes, le brouillage - déjà utilisé sur certains sites militaires ou pour la sécurité des personnalités publiques - n'a qu'"une efficacité limitée". Les personnes mal intentionnées "peuvent modifier le drone pour faire en sorte qu'il ignore les commandes du pilote et les signaux GPS dans la dernière phase d'une attaque", expliquait en août à l'AFP le professeur à l'université du Texas et spécialiste des questions de sécurité, Todd Humphreys.Disposer des tireurs d'élite autour d'une personnalité peut tout aussi bien s'avérer inefficace. "Il est très difficile de toucher un drone qui vole à 100 km/h. Et quand bien même un drone serait touché, que faire si cinq ou dix drones sont lancés à toute allure en même temps ?", s'interrogeait l'expert. Pas moins de 400.000 drones de loisirs ont été vendus l'an dernier en France.Plus surprenant, l'armée de l'Air française a mis en place un programme de dressage d'aigles, censés intercepter les drones. Cette expérience s'est inspirée d'un programme similaire de la police néerlandaise... qui a toutefois "licencié" ses oiseaux de proie en décembre, les jugeant trop désobéissants.
Les deux astronautes de la Nasa transportés par la capsule de SpaceX sont entrés dimanche dans la station spatiale internationale, une nouvelle étape franchie avec succès pour cette mission qui marque le retour des transports américains vers l'ISS après neuf ans d'interruption.
Bob Behnken et Doug Hurley, qui avaient décollé à bord d'une fusée Falcon 9 la veille depuis la Floride, sont les premiers astronautes à rejoindre la station, à 400 km de la Terre, grâce à un véhicule d'une société privée.La capsule Crew Dragon s'est amarrée à l'ISS à 14H16 GMT, quelques minutes en avance sur l'horaire prévu, après environ 19 heures de voyage. Après de nombreuses vérifications, environ trois heures plus tard, l'écoutille de la capsule a été ouverte. Les deux meilleurs amis, d'anciens pilotes militaires, ont alors retrouvé les habitants actuels de la station, un compatriote et deux astronautes russes, pour une photo collective."Le monde entier a suivi cette mission et nous sommes tellement, tellement fiers de tout ce que vous avez fait pour notre pays, et en réalité pour inspirer le monde", les a félicité depuis la Terre le patron de la Nasa, Jim Bridenstine, juste après leur arrivée.Il s'agit d'une des rares bonnes nouvelles de la période pour les Etats-Unis, en pleine pandémie de coronavirus et alors que des manifestations embrasent les villes américaines pour protester contre la mort d'un Afro-Américain, George Floyd, aux mains de policiers blancs. Certains internautes ont d'ailleurs partagé la chanson de Gil Scott-Heron, "Whitey On The Moon", datant de 1970, après la mission Apollo 11 sur la Lune. Les paroles juxtaposent les injustices vécues par les Afro-Américains avec la réussite du programme spatial américain, très coûteux. - "Un honneur" - Depuis la fin des navettes spatiales en 2011, seules des fusées russes envoyaient les Américains vers l'ISS, qui file à 27.000 km/h autour de la Terre."Ce fut un honneur de faire partie de cet effort de neuf ans depuis la dernière fois qu'un véhicule américain s'est amarré à la station spatiale internationale", a déclaré Doug Hurley, 53 ans, après l'accomplissement de cette opération ultra-délicate. La Nasa a chargé SpaceX de développer un nouveau taxi spatial, et si la mission actuelle --qui pourrait durer jusqu'en août-- est certifiée sûre, les Américains ne dépendront plus des Russes pour accéder à l'espace.Pour trois milliards de dollars, accordés depuis 2011 dans le cadre d'un contrat à prix fixe, SpaceX a promis à la Nasa six allers-retours vers l'ISS, avec quatre astronautes à bord.Le chef de l'agence spatiale russe, Dmitri Rogozine, a félicité dimanche sur Twitter Jim Bridenstine, ainsi que le fondateur de SpaceX, Elon Musk: "Je souhaite aux équipes de la Nasa de finir avec succès de reconstruire son système de transport national", a-t-il écrit.SpaceX acheminait déjà des cargaisons vers l'ISS depuis 2012, mais c'est la première fois que la Nasa lui confie sa ressource la plus précieuse: ses astronautes. Interrogé sur le déroulement du voyage comparé aux navettes, que les deux astronautes ont aussi utilisées, Bob Behnken a toutefois indiqué que le vol était moins fluide avec la capsule Crew Dragon, notamment jusqu'à atteindre la mise en orbite. "Nous étions effectivement en train de voler ou de chevaucher un dragon", s'est amusé l'astronaute de 49 ans.- Première étape -"Le lancement d'aujourd'hui démontre que l'avenir appartient à l'industrie spatiale privée", a déclaré samedi Donald Trump, qui a assisté en personne au décollage de la fusée depuis le centre spatial Kennedy. Le président américain a fait applaudir le fondateur de SpaceX, qui s'est montré très ému lors de la conférence ayant suivi le lancement. "J'ai du mal à parler, cela fait 18 ans que nous travaillions avec cet objectif. J'ai du mal à croire que c'est arrivé", a déclaré Elon Musk. Pour cet entrepreneur visionnaire, obsédé par la planète rouge, il s'agit là d'"une première étape dans notre voyage pour établir une civilisation sur Mars", et faire de l'humanité une "espèce multiplanétaire".L'ex-start-up a battu Boeing, groupe lui aussi chargé par la Nasa d'acheminer à l'avenir des astronautes vers l'ISS, mais dont la capsule Starliner a raté un vol d'essai à vide l'an dernier. La météo changeante avait failli menacer une seconde fois le décollage de Falcon 9 samedi, alors que des risques de foudre avaient déjà forcé son report mercredi.La fusée construite près de Los Angeles avait finalement décollé sans problème dans un ciel largement bleu, à 15H22 (1922 GMT), sous les yeux de dizaines de milliers de personnes installées le long des plages de la zone.
Six détenus se sont évadés depuis une semaine de leur prison, rapporte jeudi BFTVM. Le dernier en date s'est échappé du centre de détention de Saint-Quentin-Fallavier lors d'un transfert vers l'hôpital.
Pour la Chancellerie il s'agit d'une loi des séries "inexpliquée". Depuis le jeudi 23 mai, six détenus se sont évadés de leur prison et sont depuis activement recherchés, rapporte jeudi 30 mai BFMTV. C'est un record. L'an dernier, seules dix évasions s'étaient produites au total. Ces évasions ont eu lieu dans le cadre d'extractions médicales ou judiciaires, précise la chaîne d'informations. C'est le cas de l'évasion d'un détenu de la prison de Villeneuve-lès-Maguelone. Jeudi dernier, cet homme de 35 ans a profité de son transfert au tribunal d'Alès, dans le Gard, pour échapper à la surveillance de ses gardiens. Le prisonnier, menotté, avait demandé à sortir du véhicule pour se rendre aux toilettes mais quand les portes se sont ouvertes il s'était mis à courir avant de disparaître dans la campagne. Deux détenus hospitalisés se sont évadés ensembleLundi, à Béthunes, dans le Pas-de-Calais, un détenu s'est également échappé alors qu'il se rendait à un rendez-vous médical. Un autre, hospitalisé, a choisi ce même jour pour se faire la belle. Mardi deux autres prisonniers hospitalisés se sont également évadés ensemble, précise BFMTV.Dernier en date, un prisonnier de Saint-Quentin-Fallavier dans l'Isère. Il a échappé à la vigilance de ses gardiens lors d'un transfert vers l'hôpital. Cet homme de 26, soupçonné d'avoir tué son épouse en 2016, était menotté. Il devait par ailleurs être jugé à partir du 19 juin aux assises du Rhône.
"Dépêchez-vous", crie le fossoyeur Junaidi Hakim, en encourageant ses collègues épuisés à garder le rythme alors que les ambulances ne cessent d'apporter de nouveaux corps dans un cimetière de Jakarta dédié aux victimes du coronavirus.
L'équipe s'arrête de creuser des tombes fraîches dans la terre rouge et commence à enterrer rapidement des cercueils. Elle s'efforce de terminer l'opération en moins de dix minutes pour réduire les risques de se faire elle-même infecter. "Le moment le plus stressant est quand on décharge un cercueil parce que nous devons le toucher", explique Hakim, un père de quatre enfants âgé de 42 ans. "On est tous soulagés quand il est enterré".Quelque 50 fossoyeurs travaillent sans relâche au cimetière de Pondok Ranggon, l'un des deux sites réservé aux victimes du Covid-19 dans la capitale indonésienne, jusqu'à 15 heures par jour, sept jours par semaine, pour un salaire mensuel de 4,2 millions de roupies (260 euros). Chaque jour ils creusent au moins une vingtaine de nouvelles tombes marquées seulement par des bâtons blancs qui indiquent le nom, la date de naissance du défunt et la date du décès.Mais ils ont du mal à faire face à l'afflux des dépouilles: celles dont la mort a été attribuée de façon certaine au coronavirus, ainsi qu'aux victimes suspectées d'avoir succombé à la maladie."Les ambulances n'arrêtent pas d'amener des corps", explique Hakim.- Pas de temps pour les adieux -Une course contre la montre rendue encore plus difficile par la chaleur tropicale et la présence des proches.Les familles reçoivent l'ordre faire au plus vite, et souvent n'ont pas la possibilité de prier pour faire leurs adieux."J'ai le coeur brisé de voir ces familles en pleurs", dit Minar, 50 ans, qui comme de nombreux Indonésiens ne porte qu'un nom."Cela fait 33 ans que je creuse des tombes et je n'ai jamais été aussi fatigué. C'est probablement une épreuve envoyée par Dieu", observe-t-il.Le mois du ramadan, pendant lequel une bonne partie des Indonésiens jeûnent et s'abstiennent de boire pendant la journée dans ce pays qui compte la plus importante population musulmane au monde, rend ce travail encore plus difficile.Naman Suherman explique qu'il arrive à résister à la soif en pensant qu'il fait une tâche "noble" au service des victimes de l'épidémie enterrées dans des sépultures de terre nue décorées de quelques fleurs."Ma foi dans mon travail est renforcée par le fait que j'aide les défunts à trouver le repos", explique l'homme de 55 ans.Difficile de savoir combien de victimes le virus a fait dans l'archipel d'Asie du Sud-Est de plus de 260 millions d'habitants.L'Indonésie a attendu le mois de mars pour annoncer les premiers cas de contamination et le nombre de tests par habitant est l'un des plus bas au monde. Les autorités disent avoir enregistré plus de 1.200 décès officiellement attribués au Covid-19. Mais dans la seule mégalopole de Jakarta, au moins 2.107 personnes ont été enterrées suivant le protocole réservé aux victimes suspectées d'avoir succombé au virus, près du double du bilan national.D'autres villes affichent un nombre d'enterrements en forte hausse.Et selon la base de données participative KawalCovid-19, crée par des professionnels de santé, il y a eu plus de 3.000 morts du virus si l'on prend en compte 16 des 34 provinces du pays.- Méfiance des voisins -Les fossoyeurs de Pondok Ranggon ont vu leur charge de travail bondir soudainement.Mais au début, la plupart d'entre eux n'étaient pas conscients des risques encourus"Initialement, aucun d'entre nous n'avait entendu parler du coronavirus", explique Minar."Nous ne savions pas ce qu'était cette maladie avant d'apprendre à la télévision que c'était contagieux"."Le jour suivant je me suis précipité et j'ai acheté mon propre masque. Et ce que n'est que plusieurs jours plus tard que nous avons reçu des équipements de protection".Malgré ces précautions, Hakim explique que ses voisins sont devenus méfiants."Même s'ils ne le disent pas tout haut, je peux voir qu'ils gardent leurs distances". "Comme s'ils avaient peur de moi".
POLITIQUE. Sa main tendue à Marion Maréchal-Le Pen lui aura coûté son poste.
Christophe Billan a annoncé au Figaro qu'il démissionnait de la présidence de l'émanation politique de la Manif pour tous, affiliée au parti Les Républicains."Si Marion Maréchal-Le Pen vient demain avec ses idées rejoindre une plateforme, cela ne me posera aucun problème", affirmait le 10 octobre dernier Christophe Billan dans un entretien au mensuel L'Incorrect, tout en précisant "si elle est plus Le Pen que Marion, j'aurai un souci". Les propos du président de Sens commun avaient déclenché une polémique au sein des Républicains, le secrétaire général Bernard Accoyer rappelant notamment la "ligne rouge infranchissable" d'un accord politique avec l'extrême-droite. Et déclenché son départ de ce parti politique issu du mouvement la Manif pour tous."Je démissionne de la présidence de Sens commun", a-t-il affirmé dans un entretien publié vendredi 10 novembre dans Le Figaro. "Le bureau politique et le comité stratégique du mouvement m'ont renouvelé leur soutien à trois reprises et s'apprêtaient à le faire une quatrième fois lundi. Je suis très touché par cette loyauté (...) mais tant que je reste un point de crispation, Sens commun ne peut pas remplir sa fonction, qui est de peser sur le débat des idées", a-t-il ajouté. Selon lui, "il faut que l'on sorte de cette espèce de procès stalinien, de cette tempête dont le but est de réduire au silence Sens commun. Ensuite, je veux recouvrer ma liberté de parole (...) Mais je reste un adhérent fidèle du mouvement". LE FN EST "UNE IMPASSE"Christophe Billan souhaite-t-il s'allier au FN ? "Jamais, à titre personnel ou comme président de Sens commun, je n'ai tendu la main au Front national, qui constitue à mes yeux une impasse", a-t-il répondu. "Le FN est dans une posture de repli, dans une logique d'hystérisation du débat et de stigmatisation des personnes. Dans sa volonté d'exister, ce parti s'empare de valeurs et de thématiques essentielles mais en dévoie le sens". Il a tenu également "à reclarifier (s)es propos qui ont fait polémique", affirmant qu'il s'était déclaré prêt à collaborer avec Mme Maréchal-Le Pen à "deux conditions : son retour effectif et la rupture avec le FN".Il a estimé par ailleurs "indispensable d'avoir une clarification doctrinale de la droite". "La reconfiguration véritable de la droite nécessite d'avoir une plateforme de discussion destinée à approfondir des thématiques essentielles pour l'avenir de notre pays". "L'État-nation, au nom de permanences qui échappent au principe marchand, doit préserver notre souveraineté, conserver des points d'ancrage comme la culture et l'identité tout en évoluant dans un monde ouvert et évolutif. Préserver cet équilibre me semble être la vocation de la droite et c'est cela qui nous distingue de la gauche et du 'macronisme'".
Montant du Smic, calcul des APL, remboursement des lunettes et des prothèses dentaires, permis à 1 euro, prix du timbre... Faisons le point sur ce qui va changer à partir du 1er janvier en matière de consommation.
Au 1er janvier 2020, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) augmentera de 1,2 % : en 2019, cette hausse avait été de 1,5 %. Le Smic brut horaire atteindra donc 10,15 euros, soit un salaire mensuel brut de 1 539,42 euros, pour 35 heures de travail hebdomadaire. Autre hausse, cette fois moins populaire : le prix de certaines cigarettes. La Minute Santé : hypnose et réalité virtuelle, deux moyens de prolonger le moi(s) sans tabacpar La ProvenceAinsi, certaines marques vont vendre leurs paquets 10 à 15 centimes plus chers, soit un prix à l'unité de 9,10 euros ou 9,20 euros. Pour leur part, les timbres vont également connaître une hausse de leurs prix : le timbre vert s'élèvera à 97 centimes tandis le timbre rouge sera vendu 1,16 euros en 2020, contre 1,05 euros en 2019.Fin des coton-tiges en plastique et des aliments comprenant du dioxyde de titaneBonne nouvelle sur le plan écologique. Le 1er janvier 2020, dans le cadre du texte de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, l'interdiction du plastique s'élargira à de nouveaux produits à usage unique. Les cotons-tiges en plastique et la vaisselle jetable en plastique seront ainsi interdits dès l'année prochaine. Par ailleurs, les aliments comprenant du dioxyde de titane (alias l'additif E171), un additif alimentaire présent dans des confiseries, sauces, yaourts ou plats préparés, seront interdits à la vente dès le 1er janvier 2020. L'interdiction est due à la teneur importante en nanoparticules de cet additif, jugée préoccupante pour la santé par les autorités. Les impôts et le prix du gaz en baisseAu 1er janvier 2020, les impôts sur le revenu vont baisser : cette baisse s'élèvera à 350 euros pour 12 millions de foyers et à 180 euros pour 5 millions de foyers. 80% des ménages profiteront également de la suppression de la taxe d'habitation. 18 taxes jugées peu efficaces par le gouvernement vont être supprimées comme la redevance sur la géothermie ou encore la taxe sur les voyageurs de commerce. Autre nouveauté en 2020 : les tarifs réglementés hors taxe d'Engie baisseront de 0,9% par rapport à la grille tarifaire en place au 1er décembre 2019. Les baisses seront toutefois différenciées en fonction de l'usage : 0,2% pour le gaz de cuisson, 0,5% le double usage cuisson et eau chaude et 1% pour le chauffage au gaz. Par ailleurs, en cette nouvelle année, les particuliers qui emploient des salariés dans le cadre de services à domicile (ménages, cours à domiciles, auxiliaire de vie) ou de garde d'enfants, devront s'occuper de leur prélèvement à la source. Plus de renseignements sur monprelevementalasource.urssaf.fr. Du neuf du côté du logement et des transportsDès le 1er janvier 2020, le mode de calcul des aides personnalisées au logement (APL), de l'allocation de logement familiale (ALF) et de l'allocation de logement sociale (ALS) va changer : ces prestations seront désormais calculées sur la base des ressources des douze derniers mois. Autre nouveauté : une mesure va fluidifier l'accès à la propriété de logement HLM : selon une ordonnance publiée au Journal officiel du 8 mai 2019, le nouveau propriétaire ne devra pas régler immédiatement les charges de copropriété. Par ailleurs, le dispositif "permis à 1 euro par jour" va connaître de légères modifications à compter du 1er janvier 2020. Seules les écoles de conduite et les associations disposant du label "qualité des formations au sein des écoles de conduite" pourront le proposer à leurs clients. Enfin, les voitures-radar vont étendre leur territoire. Après la Normandie en mai 2018, ce dispositif de surveillance, géré par des entreprises privées, va concerner les régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire dès janvier 2020. Les prothèses dentaires et les lunettes rembourséesSuite à la réforme nommée "100 % santé", certains modèles de lunettes et de prothèses dentaires seront remboursés aux assurés. Sur le plan optique, les montants de prise en charge varieront en fonction du type de correction prescrit : les verres progressifs seront ainsi remboursés jusqu'à 800 euros et les montures jusqu'à 100 euros. Toutefois, ces garanties seront limitées à une paire de lunettes tous les deux ans, à moins que la vue du patient ait évolué entre-temps. Autre réformes à prendre en compte : l'homéopathie sera désormais remboursée à 15%, contre 30% auparavant et les pharmaciens pourront procéder eux-mêmes au test de l'angine, là où il ne pouvait être mené jusqu'ici que par les médecins. Enfin, les défibrillateurs vont devenir obligatoires dans les établissements comprenant plus de 300 personnes.Réforme de la justiceC'est l'une des principales mesures de la réforme de la justice promulguée en mars: la controversée fusion des tribunaux d'instance et de grande instance entre en vigueur. Juridictions de proximité par excellence, traitant les petits litiges du quotidien, les tribunaux d'instance disparaissent et seront soit regroupés avec les TGI au sein de "tribunaux judiciaires", soit deviendront des chambres détachées de ces tribunaux. Combattue par les syndicats de magistrats et par les avocats, cette réorganisation vise à créer pour le justiciable une "porte d'entrée unique à la justice", avec la promesse qu'aucun site ne fermera.
L'injection d'un médicament appelé cabotegravir toutes les huit semaines permet de prévenir la contamination par le virus du sida, le VIH, encore plus efficacement que les comprimés quotidiens de PrEP qui ont déjà révolutionné la prévention contre le virus, ont annoncé lundi les Instituts américains de santé (NIH).
Les NIH ont communiqué les résultats préliminaires d'un grand essai clinique lancé il y a plus de trois ans dans sept pays dont les Etats-Unis, le Brésil, la Thaïlande et l'Afrique du Sud, auprès d'hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes ainsi que de femmes transgenres, la plupart de moins de 30 ans. Ce sont les groupes les plus à risque de l'épidémie de VIH. Un autre essai est en cours sur les femmes.Actuellement, le seul médicament préventif homologué est un comprimé baptisé PrEP, pour prophylaxie pré-exposition, des marques Truvada et Descovy aux Etats-Unis. Les personnes n'ayant pas le VIH doivent le prendre tous les jours, et voient leur risque d'être infectées lors de rapports non protégés réduit de 99%, selon les Centres de prévention des maladies américains (CDC). Mais la nécessité de prise quotidienne est considérée comme un obstacle possible, d'où les recherches sur une méthode moins contraignante.Les résultats dévoilés lundi se fondent sur le suivi de plus de 4.500 personnes. La moitié a reçu l'injection tous les deux mois du médicament cabotegravir (avec des comprimés placebo de PrEP), et l'autre moitié recevait une injection placebo (et de vraies pilules PrEP). Tous les participants étaient donc traités par une méthode ou une autre.50 participants ont tout de même été contaminés par le VIH dans la période, mais de façon inégale: 12 dans le groupe cabotegravir, et 38 dans le groupe Truvada.Cela se traduit par une efficacité de l'injection supérieure de 69% à celle du Truvada, pourtant déjà considéré comme un pilier des politiques de prévention, notamment aux Etats-Unis où au moins 200.000 personnes à risque le prennent, selon le laboratoire Gilead.Devant ces résultats très positifs, les responsables de l'essai clinique ont mis fin prématurément à l'essai en aveugle afin que tous les participants puissent bénéficier de la méthode la plus efficace, l'injection."Nous sommes très satisfaits des résultats, non seulement en raison de la forte efficacité du cabotegravir, mais aussi car nous avons démontré la haute efficacité dans une étude qui représente de façon adéquate les populations les plus démesurément frappées par le VIH: les MSM (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes) noirs aux Etats-Unis, les jeunes MSM partout dans le monde, les femmes transgenres", a déclaré Kimberly Smith, directrice de la recherche et du développement chez ViiV Healthcare (groupe GSK).
Le bébé avait échappé quelques instants à la vigilance de ses parents.
Un enfant de 16 mois est mort samedi après avoir été percuté par la voiture de sa mère à Charvieu-Chavagneux, en Isère, rapporte 20 Minutes dimanche 25 mars.Samedi vers 9h du matin, le bébé a échappé à la vigilance de ses parents, alors que la mère manœuvrait sa voiture dans la cour de la maison familiale. N'ayant pas remarqué la présence de l'enfant à proximité du véhicule, la mère l'a percuté.Les pompiers et le SAMU, rapidement arrivés sur place, n'ont pas pu sauver la petite victime. Un enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de la mort de l'enfant.
L'homme, qui a commencé à travailler dans le cercle politique à 20 ans, a collaboré avec Martine Aubry, François Hollande et Arnaud Montebourg.
Après la publication d'une vidéo montrant Alexandre Benalla, un collaborateur d'Emmanuel Macron, en train de frapper un manifestant le 1er mai dernier à Paris, certains s'interrogent sur son parcours. Le Monde, qui a publié la vidéo, mercredi 18 juillet, a retracé son parcours. Alexandre Benalla, chargé de la sécurité d'Emmanuel Macron pendant la campagne, est toujours en poste à l'Elysée. L'homme a été mis à pied pendant deux semaines après ces violences, avant de retrouver une fonction de chargé de mission à l'Elysée. Selon Le Monde, il gère maintenant l'organisation d'événements à l'Elysée, comme, par exemple, la venue de l'équipe de France après leur victoire en Coupe du monde, lundi 16 juillet. "Il avait provoqué un accident de voiture en ma présence et voulait prendre la fuite"Selon le quotidien, alors âgé d'une vingtaine d'années, c'est en 2011 qu'il commence à travailler dans le milieu politique. Alexandre Benalla est d'abord chargé de la protection de Martine Aubry, la maire PS de Lille, avant d'être embauché dans le service d'ordre de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012.Après l'élection du président socialiste, le jeune homme part travailler pour Arnaud Montebourg, qui l'embauche comme chauffeur. Mais l'ancien ministre de l'Économie décide de le virer "manu militari" : "au bout d'une semaine après une faute professionnelle d'une première gravité : il avait provoqué un accident de voiture en ma présence et voulait prendre la fuite", a raconté l'ancien ministre de François Hollande à nos confrères.En 2016, avant de rejoindre l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, il suit une formation de l'Institut des hautes études de la sécurité et de la justice (IHESJ) à l'école des officiers de la gendarmerie de Melun. Les "MacronLeaks", des documents internes d'En marche! postés sur WikiLeaks à l'été 2017, montrent le jeune homme avait réalisé un devis pour commander deux pistolets à balles en caoutchouc, un Flash-Ball et des boucliers anti-émeutes pour son équipe. Une demande refusée par le trésorier de campagne du candidat en marche. Chargé de la sécurité des déplacements de campagneEn avril 2017, le journal Midi Libre avait également rapporté une anecdote sur Alexandre Benalla. Alors qu'il était chargé d'assurer la sécurité du meeting d'Emmanuel Macron à l'AccorHotels Arena, il "avait imaginé un dispositif. Une trappe avait été sciée. En cas de tir, le pupitre devait basculer et Emmanuel Macron se retrouver dans la partie creuse de la scène où avait été placés un kit de secours et un gilet pare-balles", avait raconté Ludovic Chaker, le coordinateur des opérations de campagne du parti. Selon Le Monde, des témoins auraient vu Alexandre Benalla "soulever de terre et évacuer manu militari un photographe local, qui s'était approché de trop près" d'Emmanuel Macron, mais aussi s'en prendre "à un commissaire de police en tenue, accusé de ne pas libérer assez vite le passage au président de la République"."Un dernier avertissement avant licenciement"Le porte-parole de l'Elysée, Bruno Roger-Petit, a réagi, jeudi 19 juillet, annonçant qu'Alexandre Benalla avait déjà été mis à pied pendant quinze jours, sans salaire, et qu'il ne s'occupait plus de la sécurité des déplacements présidentiels. "Cette sanction vient punir un comportement inacceptable et lui a été notifiée comme un dernier avertissement avant licenciement", a-t-il ajouté. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris pour "violences par personne chargée d'une mission de service public" et "usurpation de fonctions".
La direction du Rassemblement national a sommé sa fédération de la Manche de supprimer un tweet commentant l'assassinat d'une figure de l'aide aux migrants près de Cherbourg par l'expression "l'arroseur arrosé".
Dans la Manche, l'annonce de la mort de Jean Dussine, président de l'association cherbourgeoise d'aide aux migrants Itinérance, a suscité de nombreuses réactions. L'enseignant à la retraite âgé de 63 ans a été retrouvé inanimé et blessé à la tête mardi 12 mai à son domicile de Bretteville, près de Cherbourg. Le sénateur Les Républicains Philippe Bas s'est notamment dit "bouleversé par le meurtre de Jean Dussine dont la générosité était connue de tous et force l'admiration". Celle de la fédération du Rassemblement national de la Manche a elle fait polémique. Alors qu'un Afghan de 21 ans été mis en examen et écroué jeudi pour "l'assassinat" de Jean Dussine, après avoir évoqué une "vengeance dont la cause reste à élucider", le compte Twitter de la fédération RN, alimenté par la responsable départementale du parti Marie-Françoise Kurdziel, a commenté "Arroseur arrosé! Le président d'une association tué à son domicile". Un message qui a suscité de nombreuses réactions outrées chez les internautes, le maire délégué de Cherbourg, Sébastien Fagnen, qualifiant les auteurs du message d'"infâmes charognards".Ce tweet était encore visible jeudi soir avant d'être supprimé. Nicolas Bay, député européen, membre de la direction du RN et conseiller régional de Normandie, a en effet expliqué à l'AFP avoir demandé la suppression du tweet, confirmant une information de Libération. "J'ai préféré mettre fin à tout, pour éviter les polémiques", a de son côté expliqué à Ouest-France Marie-Françoise Kurdziel. Pour autant, elle assume son message. "Je ne vois rien d'outrageant ou de méprisant. Je ne comprends pas ces réactions qui étaient fort grossières. Les gens sont persuadés que je voulais dire que c'était bien fait pour lui. Ce n'est pas le cas. C'est une expression, certainement brut, qui a été mal interprétée", s'est-elle justifiée.
Dans son Baromètre annuel rendu public mardi 26 mai, l'organisme Santé publique France constate une baisse inédite du nombre de fumeurs en France depuis le début des années 2000.
Le goût des Français pour le tabac est-il en train de disparaître? Les autorités sanitaires ont publié une enquête qui révèle une forte baisse du tabagisme en France . Cette tendance est particulièrement marqué chez les femmes. Le nombre de fumeuses au quotidien a ainsi diminué de façon "significative" entre 2018 et 2019, selon les chiffres publiés mardi par Santé Publique France qui souligne une "forte baisse" générale du nombre de fumeurs depuis 2014. Grâce à son Baromètre annuel, enquête réalisée par téléphone auprès de 10.000 personnes, l'organisme public note sur ces cinq dernières années une baisse de la prévalence du tabagisme, responsable de 75.000 décès par an en France (chiffres 2015). Ainsi, en 2019, 30,4% des Français âgés de 18 à 75 ans déclaraient fumer, au moins occasionnellement, contre 34,3% entre 2014. Pour le tabagisme quotidien, le chiffre a baissé à 24%, contre 28,5% en 2014."C'est la première fois depuis le début des années 2000 qu'une baisse de cette ampleur est constatée", insiste Santé Publique France dans son bulletin épidémiologique publié avant la journée mondiale sans tabac, dimanche 31 mai. Et elle est observable chez les hommes comme chez les femmes, dans différentes classes d'âge et pour tous les niveaux de revenus.Les inégalités sociales face au tabac persistentL'organisme estime que les mesures mises en place ces dernières années (hausse progressive du prix au paquet de cigarettes, remboursement des substituts niconitiques...) a "vraisemblablement contribué" à cette baisse. Il faut donc "poursuivre l'amplification des actions de lutte contre le tabagisme, en renforçant celles susceptibles de réduire les inégalités sociales encore très marquées", poursuit-il. Entre 2018 et 2019, le baromètre ne relève pas d'évolution significative, sauf chez les femmes, où une baisse est observée que ce soit pour le tabagisme en général (diminution de 28,9% à 26,5%) ou le tabagisme quotidien (22,9% à 20,7%).L'enquête a été d'autre part étendue pour 2019 aux 76-85 ans. Dans cette tranche d'âge, la prévalence du tabagisme est de 5,4%, et de 4,8% pour le tabagisme quotidien. Pour l'ensemble de la population des 18-85 ans, cela fait tomber le pourcentage à 28,7% de fumeurs, et 22,6% fumeurs quotidiens.Grâce aux données de 2017, le bulletin dresse également le portrait des fumeurs. Ce sont majoritairement des hommes (54%), ce sont des personnes de moins de 55 ans (81%), en précarité socio-économique (moins diplômées, deux fois plus au chômage) et "en moins bonne santé mentale" (anxiété, épisodes dépressifs, insomnies chroniques...). "Ces données s'avèrent particulièrement utiles dans la lutte contre le tabagisme. En effet plus nous connaissons nos cibles, plus nous pouvons ajuster nos stratégies de prévention", a commenté Viêt Nguyen Thanh, responsable de l'unité addictions à Santé publique France. Alors que la France a une des proportions de fumeurs "les plus élevées" d'Europe de l'Ouest, une autre étude accompagnant ce bulletin se penche sur les hospitalisations pour maladies cardio-vasculaires. Ainsi, en 2015, 21% des hospitalisations pour ces maladies (infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque...) étaient attribuables au tabagisme, soit 250.000, une part "considérable", souligne l'étude qui note que ces hospitalisations concernent des malades dès l'âge de 15 ans.
Une pollution aux particules fines est en cours sur la Bretagne depuis vendredi 19 avril, avec des pics de 8 sur 10 à Brest, Saint-Brieuc et Saint-Malo.
L'épisode de pollution aux particules fines se poursuit en Bretagne. Trois départements du nord de la Bretagne - Finistère, Côtes-d'Armor et Ile-et-Vilaine - sont toujours en alerte rouge aux particules fines, ce lundi 22 avril, selon l'organisme Air Breizh.Saint-Brieuc, Saint-Malo et Brest les plus touchéesDans le détail, Saint-Brieuc, Saint-Malo et Brest font partie des villes les plus touchées, avec un indice de 8 sur une échelle de 10, soit une qualité de l'air "mauvaise" à "très mauvaise". Le sud de la région reste moins touché avec un indice de 6 sur 10 dans les villes de Quimper, du Morbihan et de Rennes. Une vitesse limitée Face à cet épisode de pollution, l'organisme Air Breizh recommande aux plus fragiles de ne pas pratiquer d'activités physiques intenses, notamment concernant les personnes malades, les jeunes enfants ou encore les femmes enceintes. La vitesse est également limitée sur les routes depuis samedi 20 avril. Elle a notamment été abaissée de 20 km/h sur les voies express.
La mort est une menace bien réelle et toujours présente pour les soldats postés à la frontière himalayenne entre l'Inde et la Chine, mais depuis 1975 seuls la topographie et les éléments avaient tué. Jusqu'au 15 juin.
"Nous comptons plus de 100 décès chaque année simplement à cause du terrain, des conditions climatiques, des avalanches", explique à l'AFP le général Deependra Singh Hooda, ancien commandant en chef du Commandement du Nord de l'armée indienne jusqu'en 2016. "Le danger est constant"."Nous parlons de 4.300 à 4.600 mètres d'altitude. C'est très éprouvant pour la condition physique et mentale", poursuit-il, interrogé après l'affrontement meurtrier de lundi dans la vallée de Galwan.Des militaires indiens et chinois se sont affrontés à coups de poings, pierres et bâtons cloutés, dans cette vallée du Ladakh (Nord de l'Inde), à la frontière contestée entre les deux pays. C'était le premier heurt meurtrier depuis 45 ans entre les deux puissances nucléaires voisines.L'Inde a fait état de victimes "des deux côtés" dont 20 soldats tués dans ses rangs. Selon des responsables sécuritaires, 18 soldats indiens sont actuellement soignés pour des blessures graves dont quatre dans un état critique.La Chine a refusé de confirmer des pertes, mais des médias indiens ont affirmé qu'au moins 40 soldats chinois avaient été tués ou grièvement blessés.Dans ce "désert froid" qu'est la vallée de la rivière Galwan, les températures hivernales peuvent plonger à -30°C, grippant les machines et fêlant les canons des armes.Les routes sont rares et les soldats, nourris de repas hyper-protéinés, doivent batailler pour se frayer un chemin avec leurs lourds équipements, un air raréfié et un terrain aux multiples traîtrises.Pour ceux qui tombent malades ou sont blessés, "l'évacuation devient un énorme défi", dit D.S Hooda. Les transporter vers un héliport "peut prendre des heures" et dès que la nuit tombe il est trop dangereux pour les hélicoptères de voler.- Mal des montagnes -C'est peut-être l'explication du brutal alourdissement du bilan, passé de trois morts initialement à plus de 20 mardi soir. Selon l'armée indienne, 17 soldats, grièvement atteints durant les affrontements qui ont duré jusqu'après minuit, ont "été exposés à des températures inférieures à zéro sur un terrain en haute altitude" et ont "succombé à leurs blessures". A cette altitude, les soldats ont besoin de temps pour s'acclimater sous peine de souffrir du mal des montagnes, lié au manque d'oxygène et qui peut tuer en quelques heures une personne jeune et en bonne santé."Pour un être humain qui n'habite pas là, survivre est en soi un énorme défi", déclare à l'AFP le colonel S. Dinny, qui a commandé jusqu'en 2017 un bataillon indien dans la région. "C'est l'un des endroits de la terre où il est le plus difficile de servir comme soldat".Normalement, les soldats sont envoyés dans la zone pour des périodes de deux ans, entrecoupées de congés. Ceux qui fument abandonnent bien vite la cigarette."Avec le faible taux d'oxygène, plus le climat, plus le tabac, les risques d'avoir une crise cardiaque explosent", ajoute le colonel Dinny.Le froid et l'altitude affectent aussi la vision, ce qui rend les soldats encore plus désorientés. Le temps, qui peut changer brutalement, et le terrain escarpé peuvent entraver les communications par radio.- Pas de cartes échangées -De plus, la Ligne de contrôle effectif ("Lign of Actual Control", LAC), frontière de facto après la guerre de 1962 entre l'Inde et la Chine, n'est pas correctement démarquée, ce qui peut conduire soldats chinois et indiens à des rencontres lors desquelles chacun pense que l'autre viole la ligne."Les cartes n'ont même pas été échangées pour permettre à l'autre partie de savoir ce que chacun revendique. Il n'y a pas de bornes frontalières", souligne le colonel Dinny.Au fil des ans, les deux côtés ont mis au point un protocole détaillé des procédures à suivre et convenu que personne ne devait ouvrir le feu. Si des patrouilles rivales tombent l'une sur l'autre, elles gardent leurs distances et déploient des drapeaux pour s'avertir mutuellement qu'elles ont quitté leur territoire et doivent le regagner.Hormis des incidents occasionnels, ces rencontres se déroulent habituellement entre "soldats professionnels servant leurs pays respectifs, ils se traitent les uns les autres avec cette courtoisie", selon le colonel.Mais depuis quelques mois les confrontations augmentent et les deux côtés renforcent leur présence militaire ainsi que leurs infrastructures. Une route construite par l'Inde semble avoir particulièrement indisposé la Chine.Et selon New Delhi, la Chine multiplie les empiètements, notamment sur la rive septentrionale du lac de Pangong et dans la vallée de Galwan que Pékin revendique dorénavant en totalité.Le violent corps-à-corps meurtrier de lundi soir a été précédé en mai par deux accrochages entre soldats chinois et indiens. Pour le général Hooda, "il est temps de revoir nos protocoles et nos règles d'engagement afin que tout différend puisse être réglé d'une manière plus militaire plutôt que de se battre comme des voyous dans la rue".
Quatre mois après le début de la mise en service du nouveau Vélib', les ratés continuent de s'enchaîner. Bugs électroniques, stations fermées ou vélos impossibles à retirer, prendre un Vélib' relève parfois du parcours du combattant.
Alors que le déploiement du nouveau Vélib' a débuté le 1er janvier dernier, seules 670 stations seraient actuellement en service sur les 1 400 que compte la capitale, selon le syndicat Vélib' Autolib'. Quant aux stations dont les travaux sont terminés, elles doivent faire face à de nombreux bugs électroniques. Les anciennes stations, installées par l'opérateur JCDecaux, ont été démontées pour être remplacées par les nouvelles stations, gérées par Smovengo. Les nouvelles bornes nécessitent, elles, un voltage plus élevé pour pouvoir recharger les vélos électriques, la nouveauté du Vélib' 2.0. Plus de 90 000 abonnés en moinsEt sur les 670 stations mises en service, seules 263 sont actuellement raccordées correctement au courant. La distribution électrique, gérée par l'entreprise Enedis, connaît elle aussi des ratés : "Enedis refuse de brancher les stations tant qu'elles n'ont pas été certifiées par trois organismes indépendants différents pour ne prendre aucun risque en matière de sécurité, notamment en matière d'électrocution des clients", a expliqué sur franceinfo Bertrand Lambert, journaliste spécialiste des transports. Pour régler le problème, Smovengo a installé des batteries sous les stations non-raccordées : "Mais elles ne sont pas toujours remplacées à temps, et cela a provoqué des bugs", a ajouté le journaliste. Et certains usagers ont eu de mauvaises surprises. Des clients qui pensaient avoir correctement rendu leur vélo ont été débités de leur caution et du facture très lourde. Les stations, à court de courant, ne peuvent pas enregistrer les dépôts de vélos. L'autre problème majeur, c'est le nouveau système d'attache Park + qui permet de déposer son Vélib' dans une station pleine en l'accrochant à un autre Vélib'. Mais certaines stations se sont retrouvées avec un grand nombre de Vélib' attachés entre eux qui se sont bloqués. Un fiasco qui se traduit par une baisse significative du nombre d'abonnés. Selon BFM TV, le service est passé de 285 000 abonnements fin 2017 à 190 000 aujourd'hui. .
"On ne peut pas laisser seuls en première ligne les cheminots, les chimistes et les électriciens", a estimé le leader insoumis.
Le leader de la France insoumise rêve toujours de grève générale. À l'occasion de la 4e journée de mobilisation intersyndicale contre le projet de réforme, Jean-Luc Mélenchon a appelé jeudi 9 janvier toutes les professions à rejoindre le mouvement pour faire reculer le gouvernement. "Le gouvernement et le régime tout entier jouent le pourrissement. (...) Ils se trompent. (...) C'est une forme de grève générale perlée qui s'installe dans la pays", a déclaré le député de Marseille avant de se joindre au cortège dans la cité phocéenne, saluant l'entrée cette semaine "de secteurs sociaux inhabituels dans cette forme" de combat social, "comme les avocats"."Je vois d'un bon œil l'extension" du mouvement, a-t-il poursuivi, car "on ne peut pas laisser seuls en première ligne les cheminots, les chimistes et les électriciens". "Il faut que les (autres) professions entrent dans le combat. C'est dur pour ceux qui sont partis en premier. Maintenant, j'ai envie de vous dire 'les amis, la grève par procuration c'est bon ! À un moment, la grève, faut la faire soi-même'".M. Mélenchon a également invité les Français "à se joindre en amitié et en fraternité" au mouvement social en contribuant aux caisses de grève. "Si nous ne résistons pas, si nous faisons les moutons, nous serons tondus", a-t-il ajouté."Nous vivons une grande page de l'histoire sociale de la France, même si le phénomène s'est en quelque sorte étalé. C'est un événement sans précédent, la lutte sociale la plus longue depuis 1968 (...). Le gouvernement n'a qu'une chose à faire : retirer son texte", a-t-il poursuivi. Sur le fond, le leader des Insoumis a répété son opposition globale au système de retraites par points, et a estimé que sans retrait du projet, l'idée d'une conférence sur le financement du système de retraite n'avait "pas de sens"."Âge pivot et système de retraite par points sont les deux faces d'un même dispositif, on ne peut pas séparer l'un de l'autre", a-t-il jugé, ajoutant cependant que "tout retrait sur un point ou un autre (de la part du gouvernement) serait un bon signal de volonté de discuter".
Des soins mieux rémunérés en échange d'une baisse des prix des prothèses... L'Assurance maladie a dévoilé la semaine dernière ses propositions pour "rééquilibrer" les tarifs des dentistes, que détaille ce mercredi 21 février Le Parisien.
Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, "le reste à charge zéro" d'ici 2022 sur les prothèses dentaires, auditives et les lunettes se négocie actuellement avec pour objectif une annonce en juin prochain, a réaffirmé lundi 19 février la ministre de la Santé Agnès Buzyn. "Ça ne sera pas le même calendrier pour le dentaire, l'optique et les audio-prothèses", a-t-elle prévenu, indiquant que les négociations dans le premier secteur pourraient être bouclées en premier.La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) a ainsi dévoilé le 16 février son projet de convention tarifaire aux représentants des dentistes. Pour "amener à un rééquilibrage de l'activité des chirurgiens-dentistes", l'Assurance maladie met sur la table 692 millions d'euros de "revalorisations tarifaires" pour les soins "conservateurs" comme la pose de couronne ou l'extraction de dent, a révélé l'AFP la semaine dernière. S'y ajoutent 90 millions d'euros pour des actions de prévention destinées aux enfants et aux patients diabétiques. Ces mesures sont censées compenser "l'instauration de plafonds" pour les "actes prothétiques fréquents", qui entraîneront un manque à gagner de 562 millions d'euros pour les dentistes.Le Parisien, qui a également eu accès au document, dévoile mercredi 21 février, les trois modes de prises en charges différents proposés :• Un premier "panier de soins" :► Couverture des besoins prothétiques essentiels (46,6% des actes) pour éviter toute dépense au patient.► En contrepartie, la Sécu demande aux chirurgiens-dentistes de baisser leurs tarifs de 388 millions d'euros.• Deuxième panier► Les praticiens devront réduire leurs prix de 174 millions d'euros afin d'aboutir à un "reste à charge modéré", qui concernerait environ quatre prothèses sur dix.• Troisième panier► Une minorité des soins prothétiques, plutôt haut de gamme, resteraient en "tarifs libres" et donc non remboursés.Les niveaux de remboursement varieront en fonction de deux critères :• La localisation de la dent.• La nature du matériau utilisé.► Les soins sur les dents visibles, telles que les incisives et les canines, seront mieux remboursés que ceux sur les prémolaires et les molaires. "Le dentiste posera des prothèses en céramique jusqu'à la première prémolaire, au-delà ce sera du métal, comme dans les années 1970", expliquent auprès du Parisien les docteurs Olivier André et Stéphane Zenou, du think tank Agir pour la santé dentaire.Les professionnels sceptiquesLes syndicats sont loin d'être satisfaits. "Je ne crois pas qu'on soit gagnant", a réagi la semaine dernière auprès de l'AFP Patrick Solera, président de la FSDL (Fédération des Syndicats Dentaires Libéraux), qui conteste les calculs de l'Assurance maladie et considère que les plafonds proposés sur les prothèses "vont tirer la qualité vers le bas". "Si la copie n'est pas améliorée, il y peu de chances que l'on signe", a-t-il ajouté.Moins incisif, son homologue de l'Union dentaire, Philippe Denoyelle, a jugé qu'"il n'y a pas encore ce qu'il faut" mais relève "des choses qui vont dans le bon sens en matière de prévention". Une nouvelle réunion entre les dentistes et la Cnam doit avoir lieu mi-mars.
La qualité des eaux de baignade est en progression constante en Europe, selon un rapport de l'Agence européenne pour l'Environnement (EEA) publié lundi.
Parmi les 22.295 lieux de baignade contrôlés en 2019, 84,6% sont de qualité "excellente" et depuis 2013, le nombre de sites dans cette catégorie a augmenté de 2,2 points, à 87,4% pour les zones côtières et de 2,6 points à 79,1 % dans les terres, a rapporté l'EEA.Cette hiérarchie est issue de la recherche de bactéries qui indiquent une pollution provoquée par les eaux usées ou le bétail.La qualité des eaux peut être "excellente", "bonne", "suffisante" ou "mauvaise", en fonction des niveaux de bactéries fécales détectées.Les eaux de qualité insuffisante, si elles sont avalées, peuvent avoir des incidences telles que des troubles gastriques et diarrhées.C'est en Albanie que l'on trouve le plus grand nombre de sites où l'eau est de qualité insuffisantes, 5,9%, mais la construction d'usines de retraitement des eaux a permis de diviser leur nombre par plus de six en quatre ans.La qualité des sites côtiers est généralement meilleure du fait de leur capacité d'auto-épuration, a souligné l'agence. "En outre, de nombreux sites d'eaux de baignade à l'intérieur des terres en Europe centrale sont situés sur des lacs et des étangs relativement petits et des rivières à faible débit, qui, surtout en été, sont plus sensibles que les zones côtières à la pollution à court terme causée par les fortes pluies estivales", a précisé le rapport.Avec 99,1% d'eaux d'excellente qualité, Chypre arrive en tête du classement qui inclut l'UE, le Royaume-Uni, l'Albanie et la Suisse. Eminentes destinations touristiques, la Grèce, quatrième derrière l'Autriche et Malte, atteint 95,7%.Ex-aequo avec le Danemark, l'Italie et l'Espagne sont huitième, avec 88,4% tandis que la France avec 79,5% d'eaux d'excellente qualité pointe à la dix-huitième place, en dessous de la moyenne européenne.Sur l'Hexagone, 2,2% des sites sont de mauvaise qualité.Pour l'EEA, cela tient notamment à l'importante proportion de sites de baignades à l'intérieur des terres mais aussi l'existence de sites à la fois sur la mer Méditerranée, moins polluée, et l'océan Atlantique."Les résultats européens montrent une qualité meilleure en Méditerranée qui s'explique par des pluies faibles ou inexistantes pendant l'été, plus de soleil (les rayons du soleil tuent les bactéries) et des eaux plus profondes", a expliqué à l'AFP Peter Kristensen, expert en qualité des eaux à l'EEA.
Le phénomène a été observé ce lundi 15 juillet au large de Bastia, alors que la Haute-Corse fait l'objet d'une alerte aux orages de niveau orange.
Une impressionnante trombe marine a déferlé devant le port de Bastia, dans la matinée de lundi 15 juillet. Le phénomène a été filmé par plusieurs témoins, avant de se dissiper au bout de quelques minutes. Les deux départements corses sont placés en vigilance orange pour un fort épisode orageux, a annoncé Météo-France, qui prévoit des pluies intenses pouvant donner jusqu'à 60 mm de précipitations en moins d'une heure et de la grêle."A partir de la mi-journée, les orages virulents du Golfe de Gênes gagnent la Cors", indique Météo-France dans un communiqué. "Ces orages sont puissants et s'accompagnent d'une grande activité électrique, de très fortes rafales de vent pouvant atteindre 100 km/h, de pluies intenses donnant parfois 40 à 60 mm en moins d'une heure et de la grêle", ajoute l'organisme.
"J'ai arrêté de respirer": l'ex-employé de l'imprimerie de Dammartin-en-Goële où s'étaient retranchés les frères Kouachi a raconté mercredi aux assises de Paris comment il était resté caché "sans bouger" huit heures sous un évier, grâce au "sacrifice" de son patron.
"C'est eux, ils ont des kalachnikov. Va te cacher, j'y vais". Ce 9 janvier 2015, Chérif et Saïd Kouachi, traqués depuis la tuerie commise au siège de Charlie Hebdo deux jours plus tôt, viennent de sonner à l'interphone de l'imprimerie de Michel Catalano, en Seine-et-Marne.Lilian, jeune graphiste de l'entreprise, obtempère et, "sans hésitation", "décide de (se) cacher sous l'évier". "Grand bien m'en fasse, j'y avais pensé la veille si jamais ils venaient ici", confie-t-il devant la cour d'assises spéciale, d'une voix faible. "Recroquevillé" dans une partie du minuscule meuble de cuisine, coincé près de flacons et de matériel d'entretien, il restera dissimulé "huit heures et demi" jusqu'à sa libération vers 17H00 par le GIGN, qui vient d'abattre les deux terroristes. Pendant les longues heures d'angoisse passées dans sa cachette, paralysé par la peur d'être découvert, "je n'avais plus qu'un seul repère: mes oreilles", explique, tendu, le jeune homme, chemise à carreaux et cheveux longs coiffés en chignon. Dans la pièce voisine, il entend "des bribes de conversations" entre Michel Catalano et les preneurs d'otages, et ce qui ressemble à "des sermons". Puis le bruit de la machine à café et "des pas" se dirigeant vers lui. Lilian a sa première frayeur: il pense à "une inspection", à son "manteau" et sa "sacoche" restés sur une chaise. "Mon cœur s'est arrêté de battre. J'ai arrêté de respirer. Le moindre geste que je faisais aurait pu ouvrir la porte car j'étais vraiment collé à la porte. Puis j'ai entendu la porte se refermer et les pas repartir. J'ai ressenti un soulagement", se souvient le graphiste, partie civile au procès.- "C'est mon héros" -Le soulagement est de courte durée: cherchant de la nourriture pour lui et son frère blessé par un tir de riposte d'un gendarme, l'un des frères Kouachi s'approche à "30 centimètres" du réduit où il est caché, laissant Lilian "tétanisé". "Il s'est lavé les mains, il y avait de l'eau partout. Je n'avais qu'une peur, qu'il voit de l'eau qui coule et ouvre la porte", témoigne le jeune homme, en fondant en larmes à la barre. Les heures passent, son téléphone vibre de plus en plus d'appels inquiets de ses proches, et, sous l'évier, Lilian se "recroqueville encore plus". Contacté par un responsable du GIGN, il implore: "Faites vite". Arrive finalement l'assaut. Redoutant d'être tué lors d'échanges de tirs, le jeune graphiste contredit les ordres de "ne pas bouger" et "rampe" hors de sa cachette. Dehors, Michel Catalano, finalement relâché par les frères Kouachi, est "en apnée totale". Jusqu'à ce message radio: "Cibles neutralisées, otage vivant". "Là, j'ai respiré, enfin", a raconté plus tôt dans l'après-midi le gérant de l'imprimerie. Les mains agrippées à la barre, M. Catalano assure avoir "pris énormément sur (lui) ce jour-là pour rester le plus calme possible". "Mon objectif était qu'ils ne trouvent pas Lilian", explique le chef d'entreprise.Entré à l'âge de 19 ans dans son entreprise, Lilian est "gentil, réservé". "J'aurais tellement aimé qu'il ne soit pas là ce jour-là", ajoute M. Catalano, le regard embué et la gorge nouée.Tout aussi ému, son ancien employé lui a rendu hommage: "Michel s'est sacrifié pour moi. Michel, c'est mon héros, c'est celui qui m'a sauvé la vie". Cinq ans plus tard, Lilian a toujours "peur dans les gares, les aérogares, le métro". Michel Catalano a réussi à remettre sur pied son entreprise, détruite lors de l'intervention du GIGN, mais vit "à crédit". Quatorze personnes - dont trois en leur absence - sont jugées jusqu'au 10 novembre pour leur soutien logistique aux frères Kouachi et à Amédy Coulibaly, auteurs des attentats qui ont fait 17 morts en janvier 2015 et provoqué l'effroi dans le monde.
Une éducatrice allemande employée dans une garderie est soupçonnée d'avoir tué une fillette de 3 ans, ont annoncé jeudi les enquêteurs qui la soupçonnent dans d'autres cas plus anciens.
Jusqu'ici en bonne santé, la fillette avait été hospitalisée fin avril après avoir perdu connaissance dans son jardin d'enfants à Viersen, dans l'ouest du pays, et est décédée le 4 mai. Les examens n'ont pas permis de déceler de cause médicale expliquant sa mort, attribuée à "des lésions cérébrales graves causées par un manque massif d'oxygène", a expliqué l'enquêteur principal, Guido Rosskamp, cité par le quotidien Bild.Selon lui, les soignants ont constaté que les paupières de l'enfant étaient piquetées de taches rouges, laissant supposer qu'un acte violent avait entraîné son asphyxie.Les soupçons se sont rapidement portés sur une éducatrice de 25 ans, en poste dans cet établissement depuis janvier et qui venait de démissionner de ses fonctions. L'incident s'est produit lors de son avant-dernier jour de travail, ont expliqué les enquêteurs lors d'une conférence de presse.La suspecte était présente dans le dortoir et avait signalé le malaise supposé de la fillette, qu'elle aurait détecté en s'assurant que l'enfant respirait bien pendant sa sieste. Elle avait même tenté un massage cardiaque avant que la petite fille soit hospitalisée.La jeune femme a été interpellée le 19 mai, selon la police, ajoutant qu'elle gardait depuis le silence.Des investigations menées dans trois autres jardins d'enfants où a elle travaillé ont montré que "des incidents similaires", non mortels cependant, s'étaient à chaque fois produits, selon Guido Rosskamp.Une première agression pourrait avoir été commise en novembre 2017 contre un garçon de trois ans, ont indiqué les enquêteurs. La suspecte avait alors informé ses collègues qu'il y avait un problème avec le garçonnet. Dans cette affaire comme dans d'autres cas, les enfants ont été retrouvés inconscients, avant d'être pris en charge par des services de secours, ont précisé les enquêteurs.Cette animatrice mal notée restait dans son coin et n'intervenait pas en cas de querelle entre enfants, selon d'ex-collègues, qui se sont demandés "pourquoi une personne manquant d'empathie avec les enfants peut vouloir un tel emploi", a résumé M. Rosskamp.Elle était aussi connue des services de police pour des soupçons de fausse agression dont elle aurait été la victime il y a quelques années.La jeune femme avait alors été soupçonnée de s'être blessée au visage avec un couteau, avant de signaler une supposée agression en forêt. Des soins psychiatriques lui avaient alors été prescrits.La ville de Viersen a justifié son embauche dans cette garderie par le fait qu'aucune plainte n'avait été auparavant déposée contre l'éducatrice.
Trois jeunes, embarqués à bord d'un véhicule équipé d'un gyrophare, ont voulu procéder à des contrôles routiers factices. Mal leur en a pris.
Le canular leur a coûté cher. Trois jeunes gens ont été violemment agressés dans la soirée de vendredi 10 août, dans la commune de Petit-Couronne, au sud de Rouen (Seine-Maritime). Ils avaient eu pour tort de s'être faits passer pour des policiers.Les trois blagueurs avaient pris place à bord d'un utilitaire équipé d'un gyrophare, acheté sur Internet. Ils se sont ensuite amusés à pratiquer des faux contrôles routiers, selon France Bleu Normandie, qui relaie l'information lundi 13 août. Selon leur témoignage aux enquêteurs, ils arrêtaient seulement les véhicules occupés par des connaissances.Les contrôlés deviennent agresseursAlors qu'ils voulaient contrôler une BMW dont ils pensent reconnaître les cinq passagers, la plaisanterie dégénère. La blague ne passe pas auprès des "faux contrôlés", qui prennent en chasse puis passent à tabac les plaisantins. L'un d'entre eux, frappé au visage, a subi une fracture du crâne et a perdu connaissance. Leurs agresseurs ont, eux, pris la fuite. En plus de leurs blessures, les faux policiers agressés risquent une amende et un rappel à la loi.
L'ex-Premier ministre, qui a quitté le PS en juin dernier, estime que "le cycle de la social-démocratie, de ce qu'est le Parti socialiste, est terminé".
Manuel Valls semble avoir définitivement tourné la page du Parti socialiste. Après avoir perdu la primaire de la gauche, l'ancien Premier ministre de François Hollande avait refusé de soutenir Benoît Hamon et appelé à voter Emmanuel Macron dès le premier tour. Réélu député de l'Essonne en juin dernier, il siège aujourd'hui au sein du groupe La République en Marche de l'Assemblée nationale comme apparenté, après avoir quitté le PS peu après son élection. "Je paie la cotisation au groupe parlementaire", a-t-il indiqué jeudi 8 février sur Franceinfo.Désormais, la vie de son ancien parti ne l'intéresse plus. Interrogé sur l'élection à la tête du PS, qui voit s'affronter Olivier Faure, Luc Carvounas, Stéphane Le Foll et Emmanuel Maurel, il a précisé qu'il "ne rentrait pas dans le débat". "Au-delà du casting et de l'affection que j'ai pour les militants, les sympathisants du Parti socialiste, je pense que le cycle de la social-démocratie, de ce qu'est le Parti socialiste, ce cycle, en Europe comme en France, est terminé", a-t-il ajouté. Et d'insister : "Je pense que le PS a terminé son rôle historique et qu'il faut reconstruire quelque chose de totalement différent. Le Parti socialiste est mort, il faut construire autre chose, qui est le social-réformisme.""Ces résultats marquent la fin d'une époque et appellent un profond renouvellement", avait de son côté déclaré Jean-Christophe Cambadélis, qui était encore Premier secrétaire du parti, après le lourd échec de Benoît Hamon au premier tour de l'élection présidentielle. L'ancien ministre de l'Éducation nationale avait recueilli 6,36% des voix, soit le plus faible score depuis la naissance du parti au Congrès d'Épinay en 1971.
Dans une interview accordée à VSD, Patricia Kaas a poussé un coup de gueule contre l'Élysée. Et plus particulièrement contre la sécurité qui entoure le palais présidentiel.
"C'est le Bordel" affirme la chanteuse qui habite juste en face. "C'est horrible, on ne peut plus rien faire, on ne peut plus bouger, on est parqués derrière des barrières, je suis surpro­té­gée depuis qu'ils ont fermé la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Les taxis ne passent pas. Bon, je peux encore porter ma valise, mais c'est quand même pénible. Et, à partir de 20 heures, lorsqu'ils ferment les barrières, même les piétons ne passent plus", s'indigne-t-elle dans les colonnes du magazine. Il faut dire que depuis la mise en place de l'État d'urgence, la sécurité a été fortement renforcée au grand dam de Patricia Kaas qui trouve la situation "invivable". "Quand tu invites quelqu'un à boire un verre, si tu ne laisses pas les noms en bas, personne ne passe. Et je suis déso­lée, mais c'est ton inti­mité. T'as pas envie que tout le monde sache qui vient et part de chez toi. Comme en plus je suis une person­na­lité, les gens jasent. Parfois, je discute avec les poli­ciers, je leur demande : 'Mais qu'est-ce qu'il peut arri­ver ?' C'est devenu invi­vable", s'est insurgée la chanteuse.
Des milliers de personnes ont envahi dimanche les rues de Hong Kong pour dénoncer un projet de loi chinois jugé liberticide, entraînant une vive riposte de la police anti-émeute, des scènes qui n'avaient plus été vues depuis des mois dans l'ex-colonie britannique.
Après des manifestations quasi quotidiennes l'an passé, la contestation avait pu paraître étouffée en raison de l'impératif de distanciation lié à la lutte contre le coronavirus.Mais le dépôt au Parlement chinois, vendredi, d'un texte visant à interdire "la trahison, la sécession, la sédition et la subversion" à Hong Kong a de nouveau mis le feu aux poudres. D'autant que Pékin a demandé dimanche son application "sans le moindre délai". La mouvance pro-démocratie avait multiplié les appels à dénoncer ce passage en force de la Chine sur une question qui suscite depuis des années l'opposition des Hongkongais.Des milliers d'habitants ont répondu présents dimanche malgré l'interdiction de manifester, scandant des slogans contre le gouvernement dans plusieurs quartiers de l'île.- Canon à eau et barricades -"Les gens pourront être poursuivis pour ce qu'ils disent ou écrivent contre le gouvernement", dénonce Vincent, un manifestant de 25 ans, en référence au projet de loi. "Les Hongkongais sont en colère car nous ne nous attendions pas à ce que cela arrive si vite et de façon si brutale (...) Mais nous ne sommes pas naïfs. Les choses ne feront qu'empirer."Alors que le nombre de manifestants enflait dans les quartiers de Causeway Bay et Wanchai, la police a eu recours aux lacrymogènes et aux gaz au poivre pour tenter de disperser la foule, avec l'aide de canons à eau, selon des journalistes de l'AFP.Certains protestataires ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre, érigé des barricades de fortune et utilisé les parapluies pour se protéger des lacrymogènes. La police a annoncé 180 arrestations. D'autres protestataires ont été arrêtés lors d'une manifestation de moindre ampleur dans le quartier de Tsim Sha Tsui.Le gouvernement de Hong Kong a condamné "les actions illégales et extrêmement violentes" des manifestants, affirmant qu'elles mettaient en évidence "la nécessité et l'urgence de la loi sur la sécurité nationale".Il a également accusé les manifestants d'avoir blessé au moins quatre policiers.L'ex-colonie britannique a connu de juin à décembre 2019 sa pire crise politique depuis sa rétrocession par le Royaume-Uni à la Chine en 1997, avec des manifestations parfois très violentes.Bien que confortée par le triomphe des "pro-démocratie" aux scrutins locaux de novembre, cette mobilisation a accusé le coup en début d'année après des milliers d'arrestations dans ses rangs, et les manifestations ont cessé du fait des restrictions de rassemblement ordonnées pour lutter contre le coronavirus.- "Nous sommes de retour!" -"Nous sommes de retour! Rendez-vous dans les rues le 24 mai", disait samedi un graffiti sur un mur proche de la station de métro de Kowloon Tong.La police avait averti qu'elle interviendrait contre tout rassemblement illégal, au moment où se réunir en public à plus de huit est interdit à cause du coronavirus.Le territoire jouit d'une large autonomie par rapport au reste du pays dirigé par le Parti communiste chinois (PCC), en vertu du concept "Un pays, deux systèmes" qui avait présidé à sa rétrocession en 1997.Ses habitants bénéficient de la liberté d'expression, de la liberté de la presse et d'une justice indépendante, des droits inconnus en Chine continentale.Ce modèle est censé prévaloir jusqu'en 2047, mais nombre de Hongkongais dénoncent depuis des années des ingérences de plus en plus fortes de Pékin. Beaucoup interprètent le passage en force de Pékin sur la loi sur la sécurité nationale comme l'entorse la plus grave, à ce jour, à la semi-autonomie hongkongaise.- "Forces étrangères" -Dimanche, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a enfoncé le clou en demandant l'application "sans le moindre délai" d'une loi qui "n'influencera pas le haut degré d'autonomie de Hong Kong, ni les droits, les privilèges et les libertés des habitants, ni les droits et intérêts légitimes des investisseurs étrangers"."Les actes violents et terroristes continuent à monter et des forces étrangères se sont profondément et illégalement ingérées dans les affaires de Hong Kong", a-t-il estimé, dénonçant "une grave menace pour la prospérité à long terme".L'article 23 de la "Loi fondamentale", la mini-Constitution hongkongaise, prévoit que la région se dote elle-même d'une loi sur la sécurité nationale. Mais cette clause n'a jamais été appliquée et la dernière tentative de l'exécutif hongkongais, en 2003, avait échoué face à des manifestations monstres.Les opposants redoutent surtout une disposition qui permettrait aux policiers chinois de mener des enquêtes à Hong Kong et pourrait servir à réprimer toute dissidence."J'ai très peur, mais il faut manifester", déclare dimanche dans la foule Christy Chan, 23 ans.Le projet sera soumis au vote du Parlement chinois jeudi, lors de la séance de clôture de l'actuelle session parlementaire. L'issue ne fait aucun doute, l'assemblée étant soumise au PCC.
Ingrid Chauvin est de nouveau maman ! Selon les informations de Closer, l'actrice de 42 ans a accouché vendredi 10 juin à 10h15 d'un petit garçon prénommé Tom. La naissance a eu lieu dans une clinique de l'ouest de Paris.
D'après le magazine, l'accouchement a eu lieu sans complication. La maman et le bébé se porteraient bien. Ingrid Chauvin et son compagnon Thierry Peythieu attendaient avec impatience la naissance de cet enfant. En 2014, le couple avait perdu leur fille de cinq mois, Jade, des suites d'une malformation cardiaque. L'actrice était revenue sur cette expérience douloureuse dans un livre autobiographique, intitulé A cœur ouvert, publié en 2015. Cette naissance est un petit miracle pour le couple. L'actrice ne s'attendait pas à tomber enceinte si rapidement, évoquant un traumatisme encore très présent. La nouvelle de cette grossesse était donc arrivée par hasard. « Ça a été l'heureuse surprise » avait-elle déclaré en mars dernier sur le plateau de l'émission Les Maternelles sur France 5. Après le décès de Jade, Ingrid Chauvin n'envisageait pas de retomber enceinte immédiatement, évoquant un long processus de reconstruction.« J'étais sincèrement morte de l'intérieur » avait-elle-même avoué. En juillet 2015, l'actrice phare des séries de TF1 avait par ailleurs confié au magazine Télé Star que si elle ne se sentait pas encore prête à avoir un bébé par voie naturelle, elle et son époux avaient l'intention de lancer une procédure d'adoption afin de fonder une nouvelle famille.
Virulent à l'encontre de magistrats lors de la perquisition du siège de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon pourrait être suspendu par les francs-maçons, explique l'Express. Une procédure "rare" aurait été ouverte à son encontre.
Jean-Luc Mélenchon pourrait perdre gros. Déjà malmené dans les sondages, le leader de La France Insoumise pourrait perdre un allié de poids. Selon l'Express, le Grand Orient de France penserait à sanctionner le leader de LFI. En cause, son comportement lors de la perquisition du siège du parti le 16 octobre dernier et ses violences envers des magistrats et policiers. Selon les informations de l'Express, le conseil de l'ordre du mouvement maçonnique aurait décidé de faire appel à sa justice interne afin de le suspendre temporairement.La procédure est rare, mais le GODF semblerait en effet déterminé à ne pas écorner son image. Franc-maçon depuis de nombreuses années, Jean-Luc Mélenchon a été mis en cause plusieurs fois ces dernières années dans plusieurs affaires."Procédure d'urgence"L'Express rappelle que, même si le Grand Orient de France est réputé pour être une organisation "marquée plutôt à gauche", elle n'en reste pas moins républicaine, et l'attitude du leader de la France Insoumise envers les magistrats l'aurait poussée à agir. Toujours selon l'Express, ce serait une poignée de membres qui auraient demandé à l'exécutif de se saisir du dossier alors que d'autres ne voulaient pas.Finalement, une "procédure d'urgence" aurait été lancée afin de statuer dans les deux mois. Après les faits qui se sont produits le 16 octobre, le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour "menaces ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire", ainsi que "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Une enquête qui aurait conforté la justice interne du GODF, alors que Radio France avait aussi porté plainte suite aux insultes que Jean-Luc Mélenchon avait proférées à l'encontre des journalistes ayant enquêté sur lui.
Selon La Dépêche du Midi, un acte de malveillance a coupé le courant lors d'une opération à la clinique d'Agen (Lot-et-Garonne). Les conséquences auraient pu être très graves.
Le drame a été évité de justesse à la clinique Esquirol-Saint-Hilaire d'Agen (Lot-et-Garonne). La Dépêche du Midi révèle qu'une coupure d'électricité a plongé l'établissement dans un court instant de panique samedi 21 décembre. « Cette coupure a eu lieu alors qu'un de mes confrères était en train d'opérer. Il était en train de réaliser une opération de chirurgie vasculaire majeure », raconte le chirurgien Philippe Fiatte. « Cela a coupé et une trentaine de secondes après, cela s'est rallumé. Le temps de latence de la mise en route du groupe électrogène », détaille Alain Veyret, le spécialiste en charge de cette opération qui s'est finalement bien terminée. Les raisons de cette absence d'électricité ont d'ores et déjà été identifiées. Il s'agit d'une coupure liée à un acte de malveillance organisé par la CGT. Ils ont également coupé le courant de deux matchs de rugby, à Castres et donc Agen. C'était une manière pour eux de protester contre la future réforme des retraites que le gouvernement souhaite mettre en place.Le directeur de la clinique envisage de porter plainteCe type de vandalisme a causé la colère du directeur de la clinique Lionel Combes. Il explique que cette coupure a remis les alarmes en défaut, ce qui a entraîné le blocage de certaines portes au niveau des blocs opératoires. « Après avoir eu l'assurance que la coupure qui a touché notre clinique était bien en lien avec l'acte de malveillance de samedi soir, je me réserve le droit de porter plainte. Je souhaite toutefois m'entretenir avec Enedis 47 avant de décider ou non de porter plainte », déclare-t-il à La Dépêche du Midi.Du côté du personnel, c'est un geste qui reste encore incompris. « Même si l'interruption de l'électricité n'a duré qu'une dizaine de secondes avant que le groupe électrogène du bloc opératoire prenne le relais, cela aurait pu avoir des conséquences graves », rappelle Philippe Fiatte. Son collègue en charge de l'opération reste plus tempéré. « Je n'ai pas eu de problème lors de mon intervention », souligne Alain Veyret. « Personnellement, je ne porterai pas plainte. Il n'y a pas eu d'impact sur mon travail. Si le directeur décide de porter plainte, c'est autre chose. »
La secrétaire d'État chargée de l'Égalité femmes-hommes s'est indignée de la situation d'une femme, paraplégique à cause de son compagnon violent, qui a été considérée comme partiellement responsable de son état par le fonds chargé d'indemniser les victimes d'agressions. Pour Marlène Schiappa, il s'agit d'une situation "aberrante".
Le verdict est "profondément choquant et incompréhensible", estime Marlène Schiappa. Interrogée par l'AFP, la secrétaire d'État réagissait à la polémique causée par une décision du Fonds de garantie des victimes, qui a refusé de d'indemniser entièrement une femme, handicapée après avoir été tabassée par son conjoint. En 2013, cette habitante du Mans (Sarthe) avait été défenestrée par son compagnon violent. Depuis, elle a gardé de graves séquelles et se déplace en fauteuil roulant. Malgré cela, le tribunal a estimé qu'elle était en partie responsable de ce qui lui était arrivé et ne pouvait donc prétendre à la totalité de l'indemnisation versée aux victimes.Contrainte de rentrer chez elleLe 24 août 2013, la jeune femme de 25 ans a tenté de fuir son domicile, sur les conseils des policiers, pour échapper à son compagnon violent, rapporte Le Maine libre. Elle veut se rendre dans sa famille, à Alençon (Orne), mais il est tard et plus aucun train ne circule entre les deux villes. Elle tente de trouver une place en hébergement d'urgence, sollicite des amis mais ne trouve aucune solution pour passer la nuit ailleurs. Elle se résigne alors à rentrer chez elle. Une fois à son domicile, le conjoint s'acharne sur elle et jette la jeune femme par la fenêtre, depuis leur appartement du deuxième étage. La victime a été retrouvée au pied de l'immeuble, dans la nuit, par les policiers. Par la suite, l'homme a été condamné à 15 ans de prison. La justice a également prononcé une indemnisation de 90.000 euros pour la victime. Sauf que la jeune femme n'a pas obtenu la totalité de cette somme. Le Fonds de garantie des victimes lui a proposé une indemnisation partielle, estimant que la femme n'aurait pas dû retourner chez elle et est donc en partie responsable de son état."Considérer qu'une femme est responsable, même partiellement, même administrativement des violences qu'elle subit va à l'encontre de tout le travail de conviction que nous menons (...) pour convaincre qu'une femme n'est jamais responsable des violences qu'elle subit", a commenté Marlène Schiappa jeudi 3 janvier. La secrétaire d'État s'est dite prête "à intervenir personnellement" si la situation est avérée.
L'École nationale d'administration (ENA) pourrait être renommée "Institut supérieur des fonctionnaires" (ISF), selon une information du Parisien.
L'ENA bientôt transformée en ISF ? Selon Le Parisien, l'École nationale d'administration qu'Emmanuel Macron souhaite supprimer pourrait être renommée "Institut supérieur des fonctionnaires" (ISF). Un acronyme pour le moins connoté rappelant celui de l'impôt sur la fortune. Le quotidien rapporte ainsi que ce nouveau nom ferait fulminer les fonctionnaires de l'ENA. Nombre d'entre eux craigneraient d'être à nouveau largement caricaturés.Des fuites dans la presseEmmanuel Macron se disait favorable à la suppression de l'ENA dont il est sorti diplômé en 2004. Il devait notamment annoncer cette mesure dans son allocution de lundi dernier, mais reportée en raison de l'incendie de Notre-Dame."Certaines annonces ne seront pas modifiées, comme celles sur la baisse des impôts, sur la réindexation des petites retraites ou sur la suppression de l'ENA", a toutefois confirmé l'entourage du président au Journal du Dimanche concernant les annonces attendues jeudi 25 avril, dont une partie a déjà filtré dans la presse. "Des chantiers sont en cours"Les changements concernant l'ENA ne semblent pas encore très précis. "Des chantiers sont en cours sur la question de l'accès à l'école et de ses enseignements, mais les solutions ne sont pas encore arrêtées", a précisé à Capital Daniel Keller, président de l'association des anciens élèves de l'établissement strasbourgeois.
Sous le soleil de la Côte d'Azur, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont affirmé jeudi la "convergence" de vues du couple franco-allemand face aux crises internationales et leur détermination à continuer à faire front commun en Europe.
Dans l'ambiance décontractée du fort de Brégançon, la résidence d'été des présidents français, seul le football a réussi à séparer, sur le ton de la blague, la chancelière allemande et le président, la première souhaitant une victoire du Bayern de Munich et le second celle du PSG dimanche en finale de la Ligue des Champions.Sur le reste, le président et la chancelière ont affiché publiquement la même unité que lors du dernier sommet européen de Bruxelles qui, en juillet, avait acté le plan de relance post-Covid 19 de 750 milliards d'euros."L'Allemagne et la France coopèrent de la manière la plus efficace une fois qu'elles ont défini des objectifs en commun", a résumé Emmanuel Macron face à la presse entre un entretien bilatéral de deux heures et le dîner de travail pris au coucher du soleil sur la terrasse du fort.Cette coopération, les deux dirigeants veulent la mettre en oeuvre pour tenter de peser dans les crises actuelles, que ce soit au Liban, au Mali ou au Bélarus, pour lequel ils proposent une médiation européenne en liaison avec la Russie.- Navalny -Ils se sont également déclarés "prêts à apporter toute l'assistance nécessaire" à l'opposant russe Alexeï Navalny, en réanimation dans un hôpital en Sibérie. Angela Merkel s'est dite "bouleversée" par son sort et a réclamé "la transparence", tout comme qu'Emmanuel Macron, "extrêmement préoccupé et attristé". Ils ont en outre tenu à aplanir les différences de vue sur le dossier sensible de l'attitude face à la Turquie dans le contexte de tensions en Méditerranée orientale."Notre objectif stratégique est le même: la souveraineté européenne et la stabilité", a affirmé le président français, en reconnaissant que les approches de Berlin et Paris n'avaient "pas toujours été les mêmes dans leurs modalités".La France a ainsi vivement critiqué le président turc Recep Tayyep Erdogan, que l'Allemagne ménage. "Avec la Turquie il faut rétablir les choses lorsque des provocations sont faites ou des excès sont commis", a estimé Emmanuel Macron, en réaffirmant son soutien à la médiation menée par Berlin.Pour eux, une forte coopération entre les pays européens est également jugée nécessaire pour faire face à la poursuite de la pandémie de Covid-19, qui a poussé Angela Merkel à exclure cette semaine tout nouvel assouplissement des règles sanitaires en vigueur en Allemagne. Alors que la France a enregistré 4.771 nouveaux cas de Covid-19 au cours des dernières 24 heures, une progression inédite depuis mai, Emmanuel Macron a implicitement exclut tout reconfinement au niveau national. "On ne va pas mettre notre pays à l'arrêt mais on va devoir vivre avec le virus en veillant à ce qu'il ne se propage pas plus vite et ne touche pas les personnes les plus âgées qui sont, on le sait, les plus fragiles", a-t-il dit.- "Base commune" -Paris et Berlin insistent particulièrement sur la nécessité de s'entendre, "sur une base commune", sur les mesures prises aux frontières afin d'"éviter les erreurs qui ont été faits tout au début de la crise", selon Emmanuel Macron.Sur les dossiers européens, les deux dirigeants comptent sur la présidence allemande de l'UE jusqu'à la fin de l'année pour faire avancer des dossiers sensibles, comme le climat ou les migrations.Avant d'arriver à Brégançon, Angela Merkel avait reçu à Berlin Greta Thunberg, une figure du mouvement pour le climat, qui a de nouveau dénoncé "l'inaction politique" des Etats face au changement climatique.Le Brexit représente une autre préoccupation commune de Berlin et Paris alors que les difficiles négociations ont repris cette semaine sans avoir réellement progressé ces derniers mois.Après la Britannique Theresa May en 2018 et le Russe Vladimir Poutine l'an dernier, Angela Merkel était la troisième dirigeant à être invité à Brégançon par Emmanuel Macron qui a fait de ce fort un lieu où accueillir des hôtes de marque en échappant à la solennité du palais présidentiel parisien de l'Elysée.Emmanuel Macron y terminera ses vacances, "calmes et studieuses" selon ses services, avant de rejoindre Paris, où il présidera le conseil des ministres de rentrée mardi. Pour le préparer, il s'entretiendra vendredi à 12H00 à Brégançon avec le Premier ministre Jean Castex.
La messagerie cryptée Telegram a annoncé la fin de son ambitieux projet de monnaie virtuelle et de système de paiement suite à un long bras de fer avec le gendarme américain des marchés (SEC).
"Malheureusement, un tribunal américain a empêché la réalisation de TON", a déclaré mardi soir sur sa chaîne Telegram le co-fondateur russe de la messagerie, Pavel Dourov, annonçant "officiellement que l'implication active de Telegram dans (ce projet) est terminée".Le réseau TON (Telegram Open Network), reposant sur la technologie blockchain, devait créer tout un système de paiement sécurisé et rapide se voulant "une alternative à Visa et Mastercard".Il devait être assorti d'une monnaie virtuelle, le "Gram".Pour cela, Telegram avait recueilli la somme record de 1,7 milliard de dollars auprès de 200 investisseurs privés, lors d'une levée de fonds massive en cryptomonnaies (ICO).Pour David Derhy, analyste spécialisé en cryptomonnaie chez eToro, interrogé par l'AFP, cet abandon de Telegram n'est pas vraiment une surprise."Ils avaient été interrogés pendant 18 heures par la SEC récemment, donc ce n'était pas le signe que cela se passait bien", explique-t-il en rappelant que d'autres projets de crytpomonnaies sont dans le viseur du régulateur, notamment ceux de nature à "menacer directement la souveraineté monétaire du dollar"."Nous pouvons voir que la SEC s'intéresse de plus en plus à cette question", ce qui est en soi "positif", a-t-il ajouté, même si la décision de l'organisme américain risque de "refroidir les entreprises qui avaient d'autres projets".Le gendarme financier américain avait saisi la justice au motif que Telegram n'avait pas enregistré son offre et ses conditions auprès du gendarme des marchés. S'en était suivie une bataille judiciaire."Pendant les deux dernières années et demie certains de nos meilleurs ingénieurs ont travaillé" à ce projet "révolutionnaire", a regretté M. Dourov, expliquant que la justice américaine aurait interdit l'utilisation de ces produits "dans le monde entier".Critiquant la "dépendance" financière du reste du monde à Washington, il a lancé un appel à la "décentralisation".- Remboursement à 110% -Fondé en 2013 par les frères Pavel et Nikolaï, créateurs du populaire réseau social VKontakte (le "Facebook russe"), Telegram a érigé la sécurité en priorité et fait de son refus de collaborer avec les autorités un cheval de bataille.Selon son site, l'équipe de développement de Telegram est basée à Dubaï, tandis que la société est enregistrée aux Iles Vierges britanniques. Le réseau social compte 400 millions d'utilisateurs.Voilé de mystère, le lancement de TON a été retardé plusieurs fois depuis deux ans.Telegram a récemment commencé à offrir des portes de sortie aux investisseurs, allant jusqu'à proposer de rembourser jusqu'à 110% des fonds investis, selon des documents transmis aux investisseurs consultés par des médias spécialisés, dont Forbes Russie. Ce revers pour Telegram intervient un mois après que l'association Libra, qui pilote le projet de monnaie numérique initié par Facebook et qui était vu comme l'un des principaux concurrents du projet TON, a présenté une version moins ambitieuse de sa cryptomonnaie. Après des mois de discussions et de critiques de la part de nombreux gouvernements, l'association, composée d'entreprises et organisations à but non lucratif, a annoncé que la Libra devenait une "monnaie à devises multiples" qui englobera des Libra à "devise unique", comme la LibraEUR, utilisée en zone Euro. Un projet loin de l'idée de départ d'une devise universelle pour les 2,7 milliards d'utilisateurs du géant américain.
Samedi 1er décembre, le député LREM Stéphane Trompille a été filmé en pleine altercation avec un "gilet jaune", au péage autoroutier d'Attignat (Ain). Retour sur les faits.
Un député de la majorité en pleine altercation avec un "gilet jaune", c'est ce que dévoilent les images d'une vidéo publiée ce week-end sur Facebook. L'élu n'est autre que Stéphane Trompille, le député de La République en marche de la quatrième circonscription de l'Ain.La scène s'est déroulée au péage d'Attignat (Ain), vers 22 heures samedi 1er décembre. Les faits ont quant à eux depuis été confirmés par le député LREM. Contacté par Le Progrès, Stéphane Trompille l'assure : "C'est dommage, je me suis arrêté pour les saluer, ce n'était pas mon intention". Selon lui, il souhaitait simplement discuter avec les "gilets jaunes" présents sur le chemin du retour de son rendez-vous. Après quelques échanges dans le calme, Stéphane Trompille déclare avoir été insulté et menacé, ce qui lui aurait fait "perdre sang-froid". "Ce dernier m'a clairement menacé ainsi que ma famille""L'un d'eux m'a dit : 'On va te retrouver'. Quand j'entends aussi que je suis un privilégié, tout cela m'a fait perdre mon sang-froid. Et avec la fatigue... Je revenais aussi d'un déplacement, dans le cadre d'une mission d'information", explique encore l'élu à La Voix de l'Ain, qui a également déclaré ce dimanche, en fin de journée, sur Twitter : "Ce dernier m'a clairement menacé ainsi que ma famille alors que j'échangeais depuis 30 min avec d'autres. Ayant, comme nb (sic) de mes collègues été menacés depuis plusieurs semaines, j'ai eu moi même à subir des mises en garde 'viriles' j'ai explosé d'une colère malheureuse, mais sincère."Une version que semble confirmer l'auteur de la vidéo, également interrogé par Le Progrès. "Il est venu, il a commencé à discuter, à un moment un gilet jaune lui a dit quelque chose et il est devenu super agressif", déclare-t-il, avant d'ajouter que, pour lui, ce comportement n'est "pas normal en tant qu'élu".De leur côté, plusieurs "gilets jaunes" présents sur place ont affirmé que le député était alcoolisé lors de l'altercation, ce qui aurait pu avoir une influence sur l'agressivité de Stéphane Trompille. "J'ai bu un verre à la mairie lors de mon rendez-vous, et une bière avec les 'gilets jaunes'", assure pour sa part l'élu, qui confie avoir rapidement informé des faits le groupe LREM à l'Assemblée nationale.
Invité de BFMTV lundi matin, le Pr Arnaud Fontanet de l'Institut Pasteur a estimé que l'épidémie de coronavirus était "en baisse significative" en France, tout en soulignant que le virus était toujours présent. Avec 4,5 millions de cas estimés sur le territoire, "on est loin de l'immunité collective", a-t-il martelé.
Les jours se suivent, et la décrue continue de se confirmer, éloignant, pour l'instant, le spectre d'une deuxième vague de coronavirus. Si l'épidémie a fait 31 nouveaux décès en 24 heures dans les hôpitaux français, le nombre de patients en réanimation continue à baisser, selon le bilan communiqué dimanche par la Direction générale de la santé. L'épidémie de coronavirus est en "baisse significative" en France, a confirmé le Pr Arnaud Fontanet, de l'Institut Pasteur, lundi 1er juin sur BFMTV, tout en refusant de parler de "d'extinction". "Le virus est toujours là, on a relevé une centaine de clusters depuis le 11 mai", a mis en garde l'épidémiologiste. Aujourd'hui, "on estime à 4,5 millions" le nombre de Français qui ont été infectés par le Covid-19, selon le Pr Fontanet. Soit bien plus que les cas confirmés officiellement, mais aussi bien loin de ce qui suffirait à garantir une immunité collective, qui devrait être de 66% de cas de contaminations, soit 40 millions de Français. "On est loin de l'immunité collective". Si les recherches se poursuivent et les tests se multiplient, il n'y aucun traitement "vraiment efficace", a par ailleurs rappelé le médecin. L'une des prochaines échéances dans la lutte contre ce nouveau coronavirus est de déterminer s'il possède un caractère saisonnier. "Si l'épidémie ne repart pas alors que les comportements se relâchent, cela veut dire que le virus est moins à l'aise pendant l'été." On sait déjà que le Covid-10, à travers des tests en laboratoire, est "sensible à la température", a-t-il souligné. Sans oublier qu'en été les gens vivent plus dehors, ce qui limitera la circulation du virus en milieu confiné.
Les Roumains élisent dimanche leurs maires et conseillers locaux, lors d'un scrutin considéré comme un test avant des législatives cruciales prévues en décembre, mais menacé par une forte abstention due à la résurgence du coronavirus.
Si 43.000 sièges sont à pourvoir lors de ces élections à un seul tour, Bucarest, métropole de trois millions d'habitants dont le gagnant pourrait annoncer la couleur du futur gouvernement, attirera particulièrement l'attention. Battu il y a quatre ans par la sociale-démocrate Gabriela Firea qui brigue un second mandat, Nicusor Dan espère prendre sa revanche, fort cette fois du soutien non seulement de son parti de centre-droit USR-Plus, mais aussi de celui du Parti national libéral (PNL, au pouvoir).A l'échelle nationale, les libéraux du Premier ministre Ludovic Orban, qui dirige un gouvernement minoritaire, sont crédités par les sondages de six à huit points d'avance sur les sociaux-démocrates (PSD), évincés du pouvoir par une motion de censure il y a près d'un an. Après avoir dominé la scène politique depuis la chute du communisme fin 1989, le PSD a vu sa cote de confiance s'effriter à la suite d'une réforme controversée de la justice qu'il avait lancée en 2017, malgré les mises en garde de Bruxelles.Mais il dispose toujours selon les observateurs d'une forte implantation dans les campagnes et compte sur un électorat discipliné, souvent à la merci des "barons locaux", ces élus quasi-inamovibles dont dépend l'octroi d'aides sociales ou de marchés publics.Par ces temps de crise sanitaire, la mobilisation sera un enjeu majeur. Avec près de 4.700 décès dus au Covid-19 recensés à ce jour et une moyenne de 1.400 nouveaux cas quotidiens, soit quatre fois plus que ce pays de 19 millions d'habitants avait enregistré au plus fort de la pandémie, la Roumanie figure parmi les pays les plus touchés en Europe. Alors que des électeurs craintifs menacent de bouder les urnes, le président Klaus Iohannis, issu du PNL, a assuré que le scrutin, déjà reporté une fois, ne comportait "quasiment pas de risques". Les masques seront obligatoires dans les bureaux de vote, sauf pendant quelques secondes où les électeurs devront les abaisser pour s'identifier."Aller voter n'est pas plus dangereux que faire ses courses", a lancé le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse mercredi.- Pays à deux vitesses -Selon le psychologue Daniel David, recteur de l'Université Babes-Bolyai de Cluj (nord-ouest), les jeunes, généralement favorables à la droite, sont de moins en moins enclins à voter lors des municipales, sous-estimant l'impact de ce scrutin sur leur vie. "Si les départements se développent de manière inégale c'est parce que les autorités locales font la différence", souligne-t-il.La rentrée des classes le 14 septembre a d'ailleurs braqué les réflecteurs sur une Roumanie à deux vitesses, où l'école d'un village dispose d'équipements de pointe, tandis que celle du village voisin est privée y compris d'eau courante.Les fonds de cohésion, dont ce pays a absorbé 58 milliards d'euros depuis son entrée dans l'UE en 2007, ont permis à de nombreuses communes de relever la tête, mais les écarts de développement restent importants. "Moi, je paie mes impôts à temps et j'attends en échange que le maire fasse son boulot, mais depuis quatre ans rien n'a bougé", déplore Mirela Toader, une habitante d'Arges (centre) qui attend toujours que sa maison juchée sur une colline soit branchée aux réseaux d'électricité et d'eau courante.
Nicolas Dupont-Aignan n'est pas invité à la fête, et cela ne lui plaît pas du tout. Le président de Debout la France ne fait pas partie des candidats invités par TF1 à participer à un grand débat le 20 mars prochain, contrairement aux cinq "gros" candidats que sont Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, François Fillon et Marine Le Pen.
Alors, Nicolas Dupont-Aignan riposte. "C'est insensé ce qui se passe. Et moi j'appelle tous les Français à boycotter cette chaîne", a-t-il lancé mardi soir sur Europe 1. "Parce qu'ils vivent des recettes publicitaires. Et si chaque Français qui ne partage pas cette conception de la démocratie éteint son téléviseur au moment de cette recette publicitaire, on va revenir à la démocratie." "Un critère de sélection arbitraire". Pour Nicolas Dupont-Aignan, la décision de TF1 est "une mauvaise nouvelle pour la démocratie. Cela veut dire qu'une chaîne privée sélectionne les candidats avant les Français", a-t-il insisté. "Et je remarque que le critère de sélection est totalement arbitraire puisqu'il repose sur les sondages et qu'ils ont pris ceux qui étaient au-dessus de 10%. Or, les primaires ont démontré que les Français désavouaient totalement les sondages.""Mettre face-à-face le système et Le Pen". Et ce n'est pas pour lui que Nicolas Dupont-Aignan est en colère, a-t-il juré. "Je parle pour les millions de Français qui ne sont pas d'accord avec ces personnalités et qui ont quand même le droit d'être représentés", a pesté le candidat de DLF. "Derrière cela, l'objectif, c'est de mettre face-à-face le système et Le Pen. Et de nous mettre éternellement dans le même piège. Soit on continue avec ceux qui nous ont ruinés, soit on part aux Front national. Prenez garde, parce qu'à force de ne donner que ce choix aux Français, il va se passer quelque chose", a-t-il prévenu. Une "émission" avec tous les candidats sur France 2. Quelques heures après le communiqué de TF1, France 2 a elle aussi annoncé la tenue d'une "émission" politique le jeudi 20 avril, soit trois jours avant le premier tour, avec tous les candidats officiels cette fois. Un autre débat pourrait être organisé "d'ici fin mars" sur la deuxième chaîne, entre les candidats ayant recueilli le nombre de parrainages requis
Les enquêteurs ont retrouvé chez lui des "tutoriels détaillant des méthodes d'action terroriste", des vidéos jihadistes et des "recherches sur internet concernant des militaires et la police, notamment la DGSI".
Un lycéen de 16 ans originaire de Seine-Saint-Denis a été arrêté cette semaine par les services antiterroristes et mis en examen vendredi, a-t-on appris dimanche 14 avril de sources judiciaire et proche de l'enquête. En l'état, les investigations ne montrent toutefois "pas d'éléments laissant présager qu'il s'apprêtait à passer à l'acte de manière imminente", a souligné la source proche de l'enquête. Cependant, il s'était renseigné sur les méthodes d'action terroriste, ainsi que sur les militaires et les policiers.L'adolescent, scolarisé, a été arrêté mercredi par les policiers de la Section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle avant d'être présenté vendredi à un juge qui l'a mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a précisé une source judiciaire confirmant des informations du JDD. Il a été placé dans un centre éducatif fermé (CEF), conformément aux réquisitions du parquet de Paris.Très actif sur les réseaux sociaux, le jeune homme semblait s'être "réfugié dans l'islam radical sur internet", selon la source proche de l'enquête. C'est la découverte d'éléments saisis chez lui lors d'une "visite domiciliaire", tendant à révéler un profil inquiétant, qui a conduit à son interpellation."Tutoriels sur l'action terroriste"Les enquêteurs ont en effet retrouvé dans des supports numériques, notamment un ordinateur, des "tutoriels détaillant des méthodes d'action terroriste", des vidéos jihadistes et des "recherches sur internet concernant des militaires et la police, notamment la DGSI", a expliqué la source proche de l'enquête.La section antiterroriste du parquet de Paris avait décidé d'ouvrir une enquête confiée à la brigade criminelle et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à la suite de cette "visite domiciliaire" menée par des policiers, une procédure à l'initiative du préfet, sur autorisation d'un magistrat, qui a remplacé la perquisition administrative.Le 25 mars, un jeune homme d'une vingtaine d'années, souffrant d'"une très forte instabilité psychiatrique" avait été arrêté en Seine-et-Marne, soupçonné d'avoir projeté d'attaquer une école maternelle ou un policier. Il avait été interpellé alors qu'il cherchait à se procurer des armes.
L'ancien ministre de l'Écologie a dénoncé les positions prises par les écologistes sur certains sujets de société trop déconnectés des réalités vécues par les Français.
La 5G, la chasse à la glu, autant de sujets sur lesquels se font beaucoup entendre les écologistes, qui ont le vent en poupe depuis la victoire verte aux élections municipales. De quoi susciter l'agacement de François de Rugy, qui n'y voit que des postures. "L'écologie crève des symboles, et l'écologie des symboles écrase l'écologie des réalités", tance au micro de RTL l'ancien ministre de l'Écologie. Sur la 5G notamment, il regrette les positions adoptées par les maires, qui demandent de stopper le déploiement de cette technologie de téléphonie en raison de craintes supposées sur la santé. "Je ne vois pas le rapport entre écologie et 5G. (...) On ne peut pas agiter les peurs sans aucun élément précis". ​​​​​​​Autre actualité de l'écologie en France, la chasse à la glu, à laquelle l'actuelle ministre de l'Écologie, Barbara Pompili, s'est montrée opposée. Une position qui a irrité les chasseurs, devant être reçus vendredi 7 août à Matignon. Là encore, François de Rugy n'y voit que des gesticulations déconnectées des réalités. "C'est une question de symbole totalement éloignée des réalités. (...) On ne va pas passer l'été sur la chasse à la glu !"
Nordahl Lelandais ne serait pas impliqué dans cette affaire selon le parquet de Nancy.
Le corps d'un homme décharné a été retrouvé pendu à un arbre, vendredi 6 avril, dans une zone isolée et escarpée de Talloires, en Haute-Savoie. Il pourrait s'agir du corps d'Adrien Moularmié, un jeune cuisinier de 24 ans, disparu en juillet 2017, rapporte Le Parisien.Le jeune Belge, originaire de la province de Namur, était venu travailler dans un restaurant huppé de Talloire-Montmin, sur les rives du lac d'Annecy, pour se constituer un pécule puis créer son entreprise en Belgique, avait raconté sa mère dans les médias. Il n'avait plus donné signe de vie depuis le 5 juillet alors qu'il appelait sa mère tous les jours. Une information judiciaire avait été ouverte le 8 juillet par le parquet d'Annecy."Aucun élément ne permet d'impliquer Nordahl Lelandais"Le nom de Nordahl Lelandais avait été évoqué dans cette afaire avant d'être finalement écarté. "Les vérifications ont été effectuées dans le cadre de l'instruction actuellement en cours pour la disparition d'Adrien Mourialmé. Aucun élément ne permet en l'état d'impliquer Nordahl Lelandais", a annoncé le parquet jeudi 5 avril.Après les mises en examen successives de Nordahl Lelandais dans les affaires Maëlys et d'Arthur Noyer, une cellule de coordination, baptisée Ariane, a été créée mi-janvier au pôle judiciaire de la gendarmerie nationale, pour procéder à des recoupements entre le parcours de vie de l'ancien maître-chien et les dossiers non élucidés dans les régions qu'il aurait fréquentées.
Un vent d'inquiétude a brièvement soufflé lundi sur la conférence de presse quotidienne de Donald Trump, quand le président des Etats-Unis a été prestement escorté loin de son pupitre et mis à l'abri par sa garde rapprochée à la suite d'un incident à l'extérieur de la Maison Blanche.
"La police a tiré sur quelqu'un", a expliqué Donald Trump à son retour devant les journalistes, après quelques minutes d'interruption. "C'était à l'extérieur" de la barrière de la Maison Blanche, a-t-il précisé. A la question de savoir si ce suspect était armé, le président a répondu: "D'après ce que je comprends, oui"."Le Secret Service peut confirmer qu'un agent a fait usage de son arme à l'angle de la 17e rue et de Pennsylvania Avenue", un croisement tout proche de la Maison Blanche, a dans un premier temps tweeté cette police d'élite chargée de la protection des hautes personnalités américaines. Un "homme" et un "agent du Secret Service" ont été transportés vers un hôpital voisin, a ajouté l'agence fédérale, assurant qu'à "aucun moment" le complexe de la Maison Blanche n'avait été violé.Le Secret Service a ensuite raconté en détail la scène dans un communiqué diffusé sur Twitter. Un homme de 51 ans s'est approché d'un officier des services secrets qui se tenait au coin de la 17e rue et de Pennsylvania Avenue, à un pâté de maisons de la Maison Blanche. Le suspect a dit à l'officier qu'il avait une arme et a couru "agressivement" vers lui, sortant un objet de ses vêtements. Il a ensuite pris une "position de tireur", comme s'il avait l'intention de tirer, et l'officier des services secrets lui a alors tiré une balle dans le torse.La police a bouclé un vaste périmètre autour de la Maison Blanche. Des voitures de police étaient stationnées vers les lieux et des policiers armés patrouillaient le parc de Lafayette Square, devant la Maison Blanche, selon des journalistes de l'AFP. Un vélo appartenant à un membre du Secret Service était par ailleurs au sol entouré de cordons de police sur un trottoir de Pennsylvania Avenue, près de la Maison Blanche, a constaté un journaliste de l'AFP. Philipos Melaku, un manifestant qui campe devant la Maison Blanche depuis des années, a dit avoir entendu une voix "d'homme" juste avant un tir, vers 17H50 (21H50 GMT)."J'ai entendu un tir et juste avant ça, j'ai entendu des cris qui n'étaient pas intelligibles", a-t-il raconté à l'AFP. "Immédiatement après cela, au moins huit ou neuf hommes sont arrivés en courant en pointant leurs AR-15", des fusils d'assaut, a-t-il ajouté. - Trump pas "secoué" -Le président des Etats-Unis donnait son point presse quotidien lorsqu'un agent chargé de sa sécurité s'est approché. "Excusez-moi?" lui a demandé Donald Trump en s'interrompant, avant de quitter calmement la salle, suivi par son équipe, après que l'agent lui eut glissé des explications à l'oreille."Secoué? (...). Le monde a toujours été un endroit dangereux. Ce n'est pas quelque chose de spécial", a répondu le républicain à une question à son retour. "Cela n'a peut-être rien à voir avec moi", a-t-il d'autre part avancé. "Je me sens en sécurité avec le Secret Service. Ce sont des gens fantastiques, les meilleurs des meilleurs", a-t-il dit de cette agence fédérale assurant la protection rapprochée du dirigeant des Etats-Unis et d'autres personnalités politiques américaines.Donald Trump a ensuite repris sa conférence de presse centrée sur la pandémie et l'économie américaine.
Cinq personnes se trouvaient sur une bouée, tractée par un voilier. La corde a lâché, les laissant en perdition en pleine mer.
Les sauveteurs de la SNSM sont intervenus samedi 6 juillet pour secourir une famille en perdition au large de Sète dans l'Hérault, rapporte France Bleu. Les parents, le grand-père et deux enfants faisaient de la bouée, tractée par un voilier. La corde qui les reliait au bateau a cassé, les laissant ainsi en perdition en pleine mer, pendant que le navire continuait à avancer et à s'éloigner. Ne sachant pas naviguer, la grand-mère, restée seule à bord du voilier avec un très jeune enfant, a donné l'alerte. Les sauveteurs ont réussi à localiser les naufragés, principale difficulté d'une telle opération de sauvetage. Sur France Bleu, Michel Zambrano le responsable de l'antenne SNSM de Sète, souligne que la famille a eu beaucoup de chance, d'autant que personne ne portait de gilet de sauvetage. La température de l'eau était élevée, ce qui a sans doute permis d'éviter le pire, explique-t-il. Sauveteurs en mer : l'appel aux dons est-il suffisant ?par franceinfoEn 2018, les sauveteurs en mer sont intervenus près de 9.000 fois, portant secours à plus de 35.000 personnes.
Un jour, des hommes armés ont attaqué la boutique de Vicky. Prêts à tuer pour empocher sa maigre recette. L'angoisse de l'extorsion fait partie du quotidien à Tumaco, fief du narco-trafic et l'une des villes les plus dangereuses de Colombie.
Durant le confinement imposé contre la pandémie du covid-19, le phénomène s'est réduit, mais reprend avec la réouverture progressive des commerces."Aucun être humain ne veut subir ça! On ne sait quand, ni comment ils vont surgir, ou s'ils vont s'en prendre à des proches. On travaille, puis on doit leur donner tout ce qu'on gagne!", s'insurge Vicky.De crainte de représailles, cette commerçante n'a accepté de parler à l'AFP que sous ce prénom d'emprunt. Des racketteurs ont déjà menacé ses enfants dans la rue quand, une fois, elle a osé refuser de payer. Lasse de vivre dans la peur, elle exprime son angoisse, dos à la caméra, regard fixé sur l'océan Pacifique, d'où partent 80% des expéditions de drogue de ce pays, premier producteur mondial de cocaïne.Le racket - ou "vacuna" (vaccin) - est une pratique bien ancrée en Colombie. Selon les autorités, gangs et guérillas y ont recours pour se financer, en sus de l'extraction illégale de minerais, des enlèvements et du narco-trafic.- "Payer ou partir" -Si les rapts ont fortement diminué, de plus de 3.000 il y a vingt ans à 14 en 2019, "l'extorsion se maintient à des niveaux élevés", déplore le ministère de la Défense dans son plan stratégique 2018-2022. En 2018, 7.047 cas ont été dénoncés, les chiffres officiels ne prenant pas en compte les victimes qui craignent de se plaindre d'un fléau raflant l'équivalent de millions d'euros par an. Ce crime affecte aussi bien le vendeur ambulant, le passant franchissant les frontières imposées par les gangs entre des quartiers, que les cultivateurs de coca, matière première de la cocaïne, ou les propriétaires terriens."Psychologiquement, ça fait beaucoup de mal (...) On ne répond plus aux appels de numéros inconnus (...) On voit des ennemis partout", déplore Vicky. Pendant une dizaine d'années, elle a vécu sous le joug de menaces téléphoniques, déposant l'argent requis sur les comptes bancaires d'entreprises fantômes. Un policier, auquel elle s'était plainte, lui avait seulement conseillé de "payer ou partir".Mais lorsque l'an dernier deux hommes ont blessé un proche qui gardait son magasin, la coupe a débordé. Elle a alors appelé le Groupe d'action unifiée pour la liberté personnelle (Gaula), via une ligne gratuite.Les Gaula, unités d'élite gérées par l'armée ou la police selon les régions, ont été créés en 1996 pour combattre l'enlèvement et l'extorsion. Plus de 80% du racket, selon des chiffres officiels, est le fait de petits délinquants, qui vivent mêlés à la population et la terrorisent.- Sicilienne ou pénitentiaire -Dans le Nariño (sud-ouest), dont Tumaco est le principal port, il est surtout exercé par des dissidents des Farc, qui ont rejeté le pacte de paix signé par l'ex-guérilla. Ils "contrôlent ce phénomène criminel (...) sur tout le littoral" du département, précise le major Miguel Tarazona, commandant du Gaula local.Tandis que ses hommes s'apprêtent à partir en patrouille, il explique que "le phénomène de l'extorsion a changé du fait de l'atomisation des groupes depuis l'accord de paix de 2016" avec les Farc, qui avant contrôlaient la région.Casqués, fusil d'assaut Galil ACE21 en main, revolver Beretta dans son étui, les militaires en treillis investissent San Felipe. Ce quartier de cahutes sur pilotis, reliées par des passerelles branlantes, jouxte une zone d'hôtels et de commerces, cibles de choix. A Tumaco, les racketteurs armés opèrent à la "sicilienne", à moto ou en hors-bord. Il existe aussi "l'extorsion pénitentiaire", des délinquants emprisonnés menaçant leur cible par téléphone.Ainsi les groupes armés couvrent leurs dépenses courantes entre deux envois de cocaïne, bien plus complexes à organiser, précise le major Tarazona, décrivant une étroite "connexion" entre racket et narco-trafic. En 2019, le Gaula de Tumaco a arrêté 12 extorqueurs présumés et saisi plus de 335 millions de pesos (environ 88.000 euros), une petite fortune dans un pays où le salaire minimum est d'environ 980.000 pesos (230 euros).Cette année, il a déjà procédé à 28 arrestations et les racketteurs ont été privés de "plus de 131 millions de pesos qui ont cessé d'être payés", ajoute le major Tarazona."Le phénomène s'est réduit durant la phase la plus stricte du confinement", imposé le 25 mars. Mais il renaît: 15 arrestations, plus de la moitié du semestre, ont eu lieu depuis l'assouplissement des mesures fin avril.
Selon BFM TV, plus de 150 Français arrêtés en Syrie vont regagner notre territoire escortés dans deux avions américains. Détenus aujourd'hui par des Kurdes, ils devraient revenir dans les prochaines semaines.
Le retour d'une poignée de Français partis combattre en Syrie fait polémique depuis plusieurs jours. Et pourtant, les autorités françaises auraient travaillé dans le plus grand des secrets à leur rapatriement. En tout, ils seraient un peu moins de 150. Mais surtout, rien n'avait fuité. Selon BFM TV, leur retour en France devrait se faire via l'aide des forces spéciales américaines, dans deux de leurs avions. Le premier devrait atterrir sur le sol français dans quelques semaines, et l'autre deux semaines plus tard. Une opération rendue possible par la coopération entre les deux pays, mais qui reste encore instable du fait de la situation géopolitique en Syrie. Actuellement détenus aux mains des Kurdes, ils seraient une cinquantaine d'hommes et femmes et une centaine d'enfants, précise BFM TV. Des figures longtemps recherchées Les Américains sont rodés à ce genre d'opération. Les forces spéciales ont en effet déjà rapatrié de nombreux ressortissants sur leur territoire. Ils auront la charge de les extraire des camps détenus par les Kurdes et ensuite les raccompagner en France. Seuls des membres du GIGN les attendront sur le tarmac à leur arrivée en France, explique la chaîne d'information en continu. Parmi les adultes aujourd'hui détenus, plusieurs figures de la mouvance islamiste, comme Adrien Guihal, proche des frères Clain : il serait la "voix" de la revendication des attentats de Nice et Magnanville. Mais aussi Thomas Barnouin, Quentin Le Brun et surtout Émilie König. Cette Bretonne est notamment la cible de plusieurs pays après avoir organisé le départ de dizaines de personnes en Syrie. Certains font l'objet d'un mandat d'arrêt international et seront donc directement présentés à un magistrat du pôle antiterrorisme, précise BFM TV. Les autres seront placés en garde à vue alors que les enfants seront pris en charge par les services sociaux. Un retour longuement réfléchi par l'État, semble-t-il, afin d'éviter que ces Français puissent être, soit relâchés dans la nature, soit livrés au régime de Bachar al-Assad.
Un collectif avait dénoncé fin mars, chiffres à l'appui, le harcèlement sexuel dont étaient victimes les salariées de l'Assemblée nationale.
Des députés issus des huit groupes représentés à l'Assemblée ont écrit, mardi 2 avril, un courrier au président Richard Ferrand pour lui demander des "décisions rapides" pour "lutter contre les violences sexistes et sexuelles" dans l'Hémicycle, rapporte franceinfo.Ils s'appuient sur les chiffres du collectif "Chair collaboratrice", qui avait dénoncé fin mars la persistance du harcèlement sexiste et sexuel au Palais Bourbon. Le collectif avait adressé un questionnaire aux collaborateurs, en tirant des résultats "glaçants", estiment les 26 élus qui signent le courrier à Richard Ferrand, dont l'ex-LREM Mathieu Orphelin. Ils disent soutenir les propositions du collectif : "gel de la clause de loyauté", qui empêche de nuire à son employeur, "mise en place d'une cellule d'écoute indépendante" à l'Assemblée et "possibilité de saisine du procureur par cette cellule dès accord de la victime". Les députés mettent également en avant d'autres propositions, comme la mise en place de formations obligatoires pour les élus."Accepteriez-vous de mettre ce sujet à l'ordre du jour d'une prochaine réunion du bureau de l'Assemblée nationale, pour que des décisions rapides soient prises ?", écrivent-il à Richard Ferrand.Parmi les signataires, indique franceinfo, figurent les députés Guillaume Chiche et Claire Pitollat (LREM), Erwan Balanant (MoDem), Robin Reda (LR), Agèns Firmin Le Bodo (UDI-Agir), Sylvie Tolmont (PS), Elsa Faucillon (PCF), Danièle Obono (LFI) et Delphine Batho -non inscrite).
Deux nouveaux cas ont été recensés parmi les députés, ce qui porte à quatre le nombre de parlementaires contaminés.
Le coronavirus n'épargne personne, pas même les représentants de la nation : deux nouveau cas ont été recensés parmi les députés de l'Assemblée nationale, a indiqué l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France (ARS). Ces deux élus sont le député La République en Marche Guillaume Vuilletet,et la députée PS de la Sarthe Sylvie Tolmont. Cela porte à quatre le nombre de parlementaires contaminés. "Je vais bien, l'épisode fiévreux est (...) derrière nous", a tenu à rassurer Guillaume Vuilletet. Il rappelle toutefois "la nécessité de respecter les 'gestes barrières' qui bloquent la progression de la maladie". "Pendant cette période (de confinement) je continuerai mon activité de façon digitale, comme des milliers d'autres Français", ajoute-t-il. Sylvie Tolmont, membre de la commission des Affaires culturelles, a quant à elle dit avoir "fait le nécessaire pour que toutes les personnes avec lesquelles (elle a) été en contact soient informées". L'élue socialiste était encore à l'Assemblée jusqu'à jeudi avant de rentrer au Mans pour un dîner dans la soirée. Dimanche soir, ces deux cas avaient été signalés par l'ARS mais le nom des députés en question n'avait pas été rendu public. L'ARS recense également deux cas confirmés parmi des agents de l'Assemblée nationale. Des "dispositions" prises à l'AssembléeSuite à l'apparition des deux premiers cas avérés de coronavirus, "une série de dispositions ont été prises par le président de l'Assemblée nationale et les questeurs dans le but de lutter contre la propagation du virus et d'adapter la présence des députés, collaborateurs et personnels de l'institution", a précisé la présidence de l'Assemblée le 7 mars. L'Assemblée nationale ayant décidé en juillet d'interrompre ses travaux parlementaires "du 9 mars au 22 mars inclus, le nombre de personnes sur site sera fortement réduit du fait du départ des députés dans leur circonscription et des congés annuels", a-t-elle souligné.
Un homme a été placé en garde à vue mardi dans le cadre de l'enquête sur le vol fin mars de "près de 40.000 masques" chirurgicaux au Centre spatial guyanais, a indiqué mercredi soir à l'AFP le parquet de Cayenne.
Interpellé mardi matin à son domicile, l'homme dont l'identité n'a pas été révélée est soupçonné d'avoir vendu une partie des masques de protection volés dans un local du centre spatial à des commerces en libre-services de Kourou.Il a été placé en garde à vue au sein de la compagnie de gendarmerie de cette ville, qui a été chargée de l'enquête."Des masques de protection référencés, provenant du centre spatial guyanais de Kourou" ont été retrouvés par les enquêteurs mardi à son domicile, selon le site Guyaweb. Une information confirmée à l'AFP par une source judiciaire.Le Centre national d'études spatiales -- qui a porté plainte le 24 mars -- avait expliqué après le vol avoir "fait l'acquisition de ce type de masques de protection pour faire face à l'épidémie du virus H1N1" en 2009."C'est la majeure partie de ce stock que nous avions mis à la disposition" de l'Agence régionale de santé face à la pandémie du nouveau coronavirus, apparu en décembre en Chine et qui a fait à ce stade plus de 260.000 morts dans le monde. Mais l'ARS n'en avait pas pris possession immédiatement.Selon la source judiciaire, il restait encore "un bon stock" au centre spatial après le vol."Il nous reste des masques", avait indiqué le CNES fin mars à l'AFP. "Nous conservons le nécessaire pour protéger les personnes dont la présence sur site est nécessaire et mettons le reste à disposition de l'ARS. Nous ne souhaitons pas communiquer de chiffres pour ne pas entraver l'enquête en cours", avait-il ajouté.
Une fois de plus, elle a tweeté. Valérie Trierweiler est très en colère contre un membre du Front national, et elle a décidé de le faire savoir sur son compte Twitter.
"Honte à la mairie FN de Hayange en Moselle qui retire au Secours populaire son local. Soutien total aux responsables, bénévoles et bénéficiaires", a écrit l'ancienne compagne de François Hollande sur le réseau social. Celui qui est dans le viseur de Valérie Trierweiler, c'est le jeune maire FN de Hayange, Fabien Engelmann. L'homme politique souhaite expulser le secours populaire du local qu'il occupe gracieusement dans la ville de Moselle. Raison invoquée : Selon le membre du parti de Marine Le Pen, l'association serait responsable d'une "propagande pro-migrants", et l'antenne locale proche du proche du Parti communiste. Une décision radicale, logiquement contestée par la très médiatique marraine du Secours populaire. Elle soutient les bénévoles de l'association qui sont bien décidés à ne pas céder et à ne pas rendre les clés d'un lieu qui ne servait pas qu'à aider des migrants.
Selon un sondage Ifop publié ce dimanche par Le Journal du Dimanche, seul un tiers des Français fait confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement d'Édouard Philippe pour mener à bien la réforme des retraites. Et 41% des Français interrogés jugent même qu'une réforme n'est pas "nécessaire".
Ce sera le principal chantier de la présidence Macron dans les prochains mois : la réforme du système des retraites. Et, alors que le président de la République a indiqué lundi dernier sur France 2 qu'il envisageait un système basé sur la durée de cotisation, le débat s'annonce très ouvert et assez compliqué pour l'exécutif. Si le Premier ministe doit recevoir une première fois les syndicats dans quelques jours, le sujet suscite de fortes interrogations au sein de l'opinion publique.Ainsi, dans un sondage Ifop pour le JDD de ce dimanche, 66% des Français disent ne pas faire confiance au couple de l'exécutif pour mener à bien cette réforme. Ils ne sont donc que 34% à lui faire confiance. Dans le détail, ce sont les jeunes entre 18 et 24 ans qui font le plus confiance (50%) au président et au gouvernement pour réformer les retraites même si l'inquiétude gagne toutes les tranches d'âge. "Avant, c'était essentiellement les plus de 50 ans qui s'inquiétaient d'une réforme, explique Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop dans le JDD. Maintenant, c'est tout le monde."Une réforme pas "nécessaire" pour 41% des personnes interrogéesAu-delà de la confiance, à l'évocation des pistes à mener pour changer le système des retraites, quatre Français sur dix se montrent circonspects quant à l'utilité d'une réforme (41%). Ils sont 36% à penser qu'il faut "allonger la durée de cotisation des actifs", 16% estiment qu'il faut "augmenter les cotisations des actifs" et 7% plaident pour une "baisse des pensions des futurs retraités". Enfin, alors que la question des régimes spéciaux a tendance à crisper les opinions, 66% des Français interrogés sont pour "harmoniser les différents régimes de retraite avec pour objectif d'en avoir un seul et unique au nom de l'égalité entre les cotisants".
Pointé du doigt pour sa responsabilité dans l'augmentation de l'obésité infantile, McDonald's a annoncé jeudi que le cheeseburger et le lait au chocolat "ne seraient plus disponible que sur demande du client" et plus directement proposés dans les différentes formules du Happy Meal. Cette décision sera effective en juin prochain aux États-Unis.
"Vous allez voir quelques actions dans les prochains mois, quelques changements au menu du Happy Meal. Le cheeseburger ne sera plus disponible que sur demande du client", a expliqué le jeudi 15 février la chef nutritionniste de McDonald's, Julia Braun. "En plus de cela, vous aurez le choix entre des tranches de pommes ou yogourt ainsi qu'un nouveau choix de bouteille d'eau".Le géant américain du fast-food s'est fixé pour objectif de baisser de 20% les apports en calories de son menu enfant d'ici à 2022. Aujourd'hui, le cheeseburger est le sandwich le plus riche du Happy Meal mais également le plus commandé. Un menu avec un cheeseburger, une petite frite et un petit Coca Cola a un apport de 699 calories contre 650 pour le même menu avec un hamburger et 576 avec une boîte de McNuggets. McDonald's souhaite que, d'ici à 2022, plus aucun menu destiné aux enfants ne soit supérieur à 600 calories dont 10% de graisses saturées. Le Happy Meal va-t-il devenir plus sain ? - 16/02/2018par CNEWSOn ne sait pas encore si ces arbitrages seront appliqués en France, McDonald's ayant déclaré que le menu Happy Meal évoluera "dans la moitié des pays" où l'enseigne est présente. La chaîne a cependant déjà commencé à changer son menu pour enfant dans notre pays, en proposant par exemple des tomates en accompagnement de son sandwich. Elle a également changé son jus de pomme contre un autre contenant moins de sucre.La firme américaine avait déjà supprimé les sodas de son Happy Meal en 2013 aux États-Unis, les remplaçant par de l'eau ou des jus de fruits. Résultats ? Les ventes d'Happy Meal avaient chuté de 14%. Selon l'American Heart Association, 40% des enfants américains mangent au moins un fast-food quotidiennement. Crée en 1979, le Happy Meal est l'un des menus emblématiques vendus par McDonald. Il représente environ 15% de ses ventes aux États-Unis.
Donald Trump a annoncé lundi qu'il désignerait en fin de semaine une nouvelle juge pour la Cour suprême afin de succéder à Ruth Bader Ginsburg et a martelé que le vote au Sénat devrait se tenir avant l'élection présidentielle, attisant une féroce bataille politique qui accapare déjà la campagne.
Balayant les cris d'indignation des démocrates, le président a estimé que le Sénat, à majorité républicaine, avait "largement le temps" de confirmer la nomination d'une nouvelle magistrate avant le scrutin du 3 novembre qui l'opposera à Joe Biden."Je préférerais de loin qu'il y ait un vote avant l'élection", a-t-il souligné devant des journalistes. En s'envolant pour l'Ohio, il a réaffirmé qu'il prendrait sa "décision samedi, peut-être vendredi". Ce qui sonnera le coup de départ du processus de confirmation pour remplacer la juge, icône féministe et de la gauche américaine, décédée vendredi dernier à 87 ans des suites d'un cancer.Electrochoc dans cette campagne déjà bouleversée par plusieurs événements historiques, la succession de "RBG" au sein du temple du droit américain sera l'un des sujets majeurs de la présidentielle. L'enjeu est simple: solidement ancrer, ou non, la Cour suprême dans le camp conservateur pour des décennies. Une institution qui tranche, aux Etats-Unis, les principales questions de société, comme l'avortement, le droit de porter des armes ou les droits des homosexuels.De quoi galvaniser les électeurs des deux camps. Joe Biden, qui mène dans les sondages, avait placé jusqu'ici au coeur de sa campagne la gestion par Donald Trump de la pandémie de Covid-19 et les quelque 200.000 morts aux Etats-Unis.Le décès de la magistrate a soudainement rebattu les cartes. - "Je me battrai" - Ayant promis de nommer "une femme très talentueuse", le locataire de la Maison Blanche a précisé vouloir attendre la fin des cérémonies funéraires. La dépouille de Ruth Bader Ginsburg sera exposée à la Cour suprême mercredi et jeudi, puis au Capitole vendredi. Elle sera inhumée dans l'intimité la semaine prochaine au cimetière national d'Arlington, près de Washington. Apportant bougies et fleurs en hommage à la magistrate, des milliers de personnes émues se sont pressées ce week-end devant la Cour suprême, à Washington. "Je me battrai": la sénatrice progressiste Elizabeth Warren leur a fait reprendre en coeur samedi soir ce mot d'ordre contre le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell. C'est en effet la chambre haute du Congrès qui a le pouvoir de confirmer, à la majorité simple, les juges à la Cour suprême nommés à vie par le président.En 2016, à la mort du conservateur Antonin Scalia dix mois avant la présidentielle, M. McConnell avait bloqué le processus pour le remplacer en arguant qu'il fallait laisser les électeurs choisir.Cette fois, il a promis dès vendredi que le Sénat se prononcerait sur un candidat de Donald Trump. Le Sénat votera "cette année", a-t-il martelé lundi sans préciser l'échéance. Sa majorité de 53 contre 47 est fine, et déjà deux sénatrices républicaines modérées ont estimé que le Sénat ne devrait pas se prononcer avant la présidentielle. Tous les regards se tournent donc vers un autre républicain grand critique de Donald Trump, Mitt Romney, qui ne s'est pas encore prononcé. Mais même sans eux, les républicains disposeraient d'assez de voix, grâce à l'intervention du vice-président Mike Pence qui peut départager en cas d'égalité, pour confirmer la remplaçante de "RBG".- "Nous avons gagné l'élection" -Joe Biden a dénoncé dimanche "un exercice de pouvoir politique brutal" de son rival, "un abus de pouvoir" s'il poussait réellement son remplacement avant l'élection. Les démocrates martèlent que Ruth Bader Ginsburg a laissé comme dernière volonté de ne pas être remplacée jusqu'à ce qu'un "nouveau président soit en fonction", selon la radio publique NPR.Donald Trump a balayé ces objections lundi: "C'est sorti de nulle part". "Au final, nous avons gagné l'élection. Nous avons une obligation." En 2016, sa promesse de nommer des juges conservateurs avait pesé dans le ralliement de nombreux électeurs évangélistes, au départ sceptiques devant ce milliardaire haut en couleur, divorcé deux fois. Donald Trump a indiqué que cinq finalistes figuraient sur sa liste et qu'il s'était entretenu avec des candidates dimanche et lundi. Parmi les favorites figurent Amy Coney Barrett, une catholique de 48 ans, et une magistrate d'origine cubaine née en Floride, Barbara Lagoa, 52 ans. Cette dernière est "excellente, elle est Hispanique, c'est une femme formidable", a-t-il déclaré sur Fox News. "Nous aimons la Floride", a-t-il ajouté à propos de cet Etat qui devrait jouer un rôle clé dans le résultat de la présidentielle.
Dans le calme et en respectant la distanciation sociale, quelques centaines de personnes ont manifesté dans des villes du Sud.
Qu'ils soient "gilets jaunes", syndicalistes ou militants des droits de l'Homme, ils sont plusieurs à avoir manifesté malgré le confinement, vendredi 1er mai, à Marseille ou Montpellier.À Marseille, devant l'Institut hospitalo-universitaire (IHU), un centre de traitement et de recherche sur les maladies infectieuses, une quarantaine de personnes se sont réunies devant une grande banderole: "ni médaille, ni charité: des moyens pour l'hôpital public". À distance les uns des autres, "gilets jaunes" et syndicalistes ont scandé: "On veut être dépisté, pas pisté!", ou "Du fric, pour l'hôpital public!". "L'idée, ce n'est pas du tout de faire de la provocation en cassant le confinement", a assuré à l'AFP Sylvie Pillé, enseignante à la retraite et "gilet jaune" de la première heure. "On ne fait rien d'illégal, on a tous une attestation car on vient pour se faire dépister à l'IHU", explique-t-elle quand la police intervient après une heure de "manifestation". "C'est un jour de revendication pour les travailleurs depuis le XIXe siècle, il était hors de question de rater ça", ajoute la sexagénaire, masque jaune fluo sur le visage et gants de ménage jaunes aux mains.Greg Fontaine, infirmier à l'hôpital de la Timone, a quant à lui rempli la case "travail" sur son attestation. "Le confinement ne veut pas dire bâillonnement", explique ce représentant CGT. "Si on nous a imposé ce confinement, nécessaire, c'est parce que l'hôpital est dans un état catastrophique, contrairement à l'Allemagne où ils n'ont pas eu besoin de mesures aussi fortes"."Maintenant on espère qu'après la crise, tous les Français, qui nous applaudissent tous les soirs, et on est touché, manifesteront pour l'hôpital public à nos côtés", ajoute-t-il.Une centaine de personnes, dont des militants anarchistes, ont aussi remonté la Canebière, grande artère centrale de Marseille, selon les organisateurs.À Montpellier, une vingtaine de militants de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), de la Cimade et de Réseau Education sans frontière (RESF) ont déployé des banderoles et des affiches au milieu de la rue, tout en respectant la distanciation physique. "Nous, Cimade et LDH, réclamons un travail pour tous et appelons à la régularisation des personnes migrantes. Nous avons réussi à être solidaires dans ce confinement, soyons le jusqu'au bout!", a déclamé Thierry Lerch, membre du bureau de la Cimade et de RESF. "Permettons aux migrants de travailler en leur donnant une carte de séjour pérenne."
Face à une épidémie du coronavirus qui "regagne du terrain", 21 départements sont désormais en zone rouge et le port du masque va devenir obligatoire partout à Paris, le gouvernement voulant "tout faire" pour éviter un "reconfinement généralisé" dévastateur pour l'économie.
"C'est maintenant qu'il faut intervenir", a insisté jeudi le Premier ministre Jean Castex lors d'une conférence de presse à Matignon, ajoutant que l'objectif consiste plus que jamais à "casser les chaînes de transmission", alors que le nombre de nouveaux cas détectés en 24 heures a franchi la barre des 6.000 (6.111). L'exécutif a ainsi décidé de mettre 19 nouveaux départements en zone rouge, où le coronavirus circule activement, en plus de Paris et des Bouches-du-Rhône, où c'était déjà le cas.En conséquence, le Tour de France, monument du cyclisme, s'élancera samedi à Nice devant seulement quelques dizaines de personnes, a annoncé jeudi le préfet des Alpes-Maritimes évoquant un "quasi huis clos pour le départ".Et à Paris ainsi que dans les trois départements de la petite couronne (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne), le masque sera obligatoire à partir de vendredi, 8H00.Seuls quelques secteurs de la capitale particulièrement fréquentés étaient jusqu'alors concernés. Désormais ce sera partout, tout le temps, y compris à vélo, en moto, sur une trottinette ou lors du footing."Ça me surprend que ça vienne si vite. On a déjà du mal à respirer ! Encore dans les transports je comprends, mais je ne pense pas que le virus se promène dans l'air comme ça", a réagi Marietha Adhot, une quadragénaire fumant sa cigarette adossée à un mur.Sylvie Soufir estime au contraire que le gouvernement aurait "dû le faire depuis bien longtemps". Je pense qu'ils ont attendu que l'été passe, peut-être pour laisser les touristes et les gens consommer."Cette décision fait suite à celle de Marseille qui a rendu la veille le port du masque obligatoire et décrété la fermeture des bars et restaurants à 23H00 dans tout le département des Bouches-du-Rhône, une mesure que le gouvernement n'exclut pas non plus pour Paris.A Toulon, le port du masque devient également obligatoire partout à partir de samedi.La nouvelle maire de gauche de Marseille, Michèle Rubirola, a dénoncé jeudi "un deux poids deux mesures" de la part du gouvernement, regrettant des décisions pour la cité phocéenne prises "sans concertation", lors d'une conférence de presse aux côtés de son ancienne adversaire LR aux municipales, Martine Vassal, et du controversé professeur Didier Raoult.- Taux de reproduction doublé -Ce dernier a insisté sur la nécessité de "répondre avec calme et optimisme" à ce "deuxième acte" de l'épidémie, ajoutant: "Il ne faut pas devenir fou, même si je sais que c'est difficile à l'heure actuelle".Mais a quelques jours de la rentrée soclaire, Jean Castex a constaté une "recrudescence incontestable de l'épidémie" qui "progresse sur tout le territoire", avec "39 cas positifs pour 100.000, quatre fois plus qu'il y a un mois".Depuis le début de l'épidémie, 30.576 en sont morts en France, selon les données fournies jeudi soir par les autorités de santé, soit 32 morts en 48 heures. "Le taux de reproduction du virus se situe au-dessus de 1, ce qui signifie qu'il gagne du terrain. Nous étions redescendus à 0,7 en mai. Nous sommes remontés à 1,4", a relevé le Premier ministre.Quant au nombre d'hospitalisations, il "commence doucement mais sûrement à remonter. Plus de 800 patients Covid sont admis à l'hôpital par semaine en ce moment, contre 500 il y a 6 semaines", a-t-il souligné.Jeudi, 4.535 personnes étaient hospitalisées pour une infection au Covid-19, dont 381 en réanimation, selon le dernier décompte de la Direction générale de la Santé (DGS). Mardi (précédents chiffres disponibles), on comptait 4.600 personnes hospitalisées, dont 410 en réanimation. "Notre objectif, c'est de tout faire pour éviter un reconfinement généralisé", comme au printemps, a affirmé le chef du gouvernement.Après les collèges et les lycées, le port du masque devient ainsi obligatoire aussi dans l'enseignement supérieur et plus généralement "dans tous les espaces fermés où se situent plusieurs personnes".- Un million de tests par semaine -Pour sa part, Olivier Véran a annoncé l'intention du gouvernement de "monter à court terme à un million de tests par semaine" pour juguler l'épidémie, contre plus de 800.000 actuellement.Le ministre de la Santé, désireux "d'éviter au maximum" un reconfinement généralisé des Ehpad qui serait "très douloureux", a également plaidé pour que les restrictions des visites de familles dans les maisons de retraite soient décidées "de façon toujours proportionnée".Pour faire respecter les mesures anti-Covid, M. Castex a mis l'accent sur les contrôles. 700 verbalisations sont dressées chaque jour dans l'ensemble du pays pour non-respect de l'obligation de port du masque. Le Premier ministre a également encouragé les Français à "éviter autant que possible les fêtes familiales" ou encore "que papi et mamie aillent chercher les enfants à l'école".
Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, Michel Drucker revient sur ce moment où il a voulu mettre un terme à sa carrière de présentateur.
Figure emblématique du paysage audiovisuel français, Michel Drucker légende la vie des célébrités depuis 55 ans. Mais la carrière de l'animateur vedette a bien failli prendre fin il y a peu. Dans un entretien accordé au JDD, le journaliste âgé de 76 ans revient sur un aparté avec la direction de France Télévisions. "Oui, j'ai failli jeter l'éponge. Quand on m'a dit l'hiver dernier, dans les étages dirigeants de France Télévisions, qu'il fallait rajeunir les marques, j'ai compris que la télé se mettait, elle aussi, à l'heure du 'dégagisme', confie-t-il. J'ai donc voulu m'arrêter, ne pas disputer la course de trop."L'animateur de Champs-Elysées, Studio Gabriel ou bien encore Vivement dimanche a finalement été retenu in extremis par Takis Candilis, en charge des programmes à France Télévisions. « Arrête de faire une parano ; je te redonne le dimanche », lui aurait lancé le patron des contenus de la chaîne alors que Laurent Delahousse avait récupéré le créneau de Michel Drucker avec son émission 19h le dimanche. Faute d'audience, France 2 a finalement précipité l'arrêt de l'émission. En 2003 déjà, Michel Drucker avoue avoir songé arrêter sa carrière après le décès de son frère, Jean, Président de la chaîne M6. Terrorisé à l'idée de ne plus faire de télévision, l'icône du petit écran se raccroche à cette phrase lancée par Patrick Poivre d'Arvor à son départ de TF1, en 2008 : "La télé, c'est le nombril de la démocratie, mais pas son sens de gravité..."
Après l'agression de l'une de ses filles, la présidente du Rassemblement national a dénoncé une "agression gratuite" et précisé "n'avoir aucun élément" à ce stade laissant penser qu'elle avait été frappée parce qu'elle était son enfant.
Après l'agression de sa fille et de son cousin dans la nuit de jeudi à vendredi 5 octobre, à Nanterre (Hauts-de-Seine), Marine Le Pen a dénoncé des faits "d'une triste banalité". Les faits se sont déroulés vers 2h40 du matin, à la sortie d'un bowling, à deux pas de la préfecture et du tribunal. Alors que la jeune femme de 19 ans prenait l'air, deux hommes se sont approchés d'elle et "se sont mis en tête de la réchauffer en lui frottant le corps car elle avait froid", selon une source proche du dossier à l'AFP.Son cousin, 18 ans, est alors intervenu pour éloigner les deux individus qui l'ont roué de coups de pieds et de poings avant de s'en prendre à la fille de la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN). La jeune femme a ensuite été transportée par les pompiers à l'hôpital "avec une suspicion de fracture du nez".Deux hommes, âgés de 32 et 47 ans, ont aussitôt été interpellés et placés en garde à vue au commissariat de Nanterre, chargé de l'enquête. Tous deux très alcoolisés, ils ont dans un premier temps nié s'être rendus au bowling avant de reconnaître y être passés, sans apporter plus de précisions. "Une agression gratuite"Au micro de BFMTV, la dirigeante politique a tenu à préciser vendredi en marge d'une visite au salon de l'automobile à Paris qu'"il n'y a pas eu de bagarre, contrairement à ce que j'ai pu lire. Il y a eu une agression, une agression gratuite de deux jeunes de 18 et 19 ans". "C'est d'une triste banalité. Hélas c'est le lot quotidien de beaucoup de nos compatriotes et de beaucoup de pères et de mères de famille qui, comme moi, ne voyons plus partir nos enfants pour une soirée étudiante ou pour un dîner entre amis avec tranquillité d'esprit", a-t-elle déploré. Mais "ce n'est pas une fatalité. C'est, je crois, la conséquence de choix politiques qui ont été faits depuis un certain nombre d'années", a dénoncé la finaliste de la présidentielle 2017. Elle a par ailleurs précisé "n'avoir aucun élément" à ce stade laissant penser que sa fille avait été frappée à cause de son statut de "fille de". Sa fille "a l'air d'aller mais elle est, comme toute jeune fille confrontée à ce genre de choses, choquée. Quant à son cousin il a pris un bon coup mais Dieu merci il n'y a rien de plus grave que cela", a-t-elle ajouté.
Félicien Kabuga, 84 ans, arrêté samedi près de Paris après plus de 20 ans en cavale, fut l'une des pièce-maîtresse du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, en mettant sa fortune et ses réseaux au service du financement des tueries, selon l'acte d'accusation de la justice internationale.
Poursuivi notamment pour "génocide", "incitation directe et publique à commettre le génocide" et "entente en vue de commettre le génocide" qui a fait 800.000 morts selon l'ONU entre avril et juillet 1994, Félicien Kabuga est également accusé d'avoir joué un rôle central dans la propagande du génocide.De nombreux proches le disaient mort depuis des années. Ce que le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et l'organisme mis en place pour traiter des dossiers encore pendants (MTPI) ont toujours démenti, expliquant qu'il s'agissait d'une stratégie pour que sa traque soit abandonnée.Membre du parti présidentiel, le Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement (MRND), il crée pendant le génocide, avec d'autres hommes d'affaires, le Fonds de défense nationale (FDN), dont il prend la tête.Le FDN, créé dans le but de fournir assistance au gouvernement intérimaire pour combattre les Tutsi et les Hutu modérés, devait servir à l'achat d'armes et d'uniformes pour les milices hutu Interahamwe et l'armée dans tout le pays."De par sa position d'autorité, Félicien Kabuga a contribué, entre avril et juin 1994, au meurtre par les Interahamwe de personnes identifiées comme étant des Tutsi (...) en organisant à l'hôtel Méridien des réunions auxquelles ont assisté de nombreux hommes d'affaires de Gisenyi (...) à l'effet de collecter des fonds pour l'achat d'armes", y compris des machettes, écrit l'acte d'accusation du TPIR.Félicien Kabuga était par ailleurs président du Comité d'initiative de la tristement célèbre Radio - télévision libre des mille collines (RTLM) qui propageait l'idéologie hutu extrémiste et des discours d'incitation à la haine contre les Tutsi."Félicien Kabuga était président de la RTLM et, en cette qualité, exerçait un contrôle de fait et de droit sur la programmation, le fonctionnement et les finances de la RTLM", relève l'acte l'accusation du TPIR.Il est également accusé d'avoir directement supervisé les massacres commis par les Interahamwe de Gisenyi (nord-ouest) et Kimironko, un quartier de Kigali.- Premier cercle -Fils de modestes paysans, il fut d'abord un petit commerçant ambulant dans sa région natale de Byumba, dans le nord du pays, où il vendait cigarettes et vêtements de seconde main sur le marché. Travailleur et déterminé, il s'installa à Kigali où il ouvrit divers commerces.En 1994, il était réputé être l'homme le plus riche de son pays. Sa réussite était telle que, dans les villages du Rwanda profond, un paysan plus aisé que les autres était surnommé "Kabuga".Son entrée dans le sérail fut définitivement scellée lorsqu'en 1993, une de ses filles épousa le fils aîné du président Juvénal Habyarimana. Il était également le beau-père de celui qui au moment du génocide était ministre au Plan, Augustin Ngirabatware, dont la condamnation à 30 ans de réclusion fut confirmée en 2019.Recherché depuis 1997, M. Kabuga aura passé plus de 20 ans en cavale. En juillet 1994, il s'était réfugié en Suisse, d'où il avait été expulsé un mois plus tard. Il avait alors rejoint l'ex-Zaïre avant de s'établir au Kenya, où il a échappé à trois reprises au moins à des opérations conjointes de la police kényane et du TPIR.M. Kabuga est semble-t-il parvenu pendant de longue années à mettre à contribution ses nombreuses relations personnelles sur le continent et à acheter sa protection.En 2002, les Etats-Unis, qui offraient une récompense de 5 millions de dollars pour tout renseignement conduisant à son arrestation, avaient lancé une vaste campagne médiatique au Kenya visant à la capture de l'homme d'affaires, achetant des encarts publicitaires dans la presse pour diffuser sa photo.En 2011, le TPIR avait organisé des audiences de collecte de "dépositions spéciales" à charge contre M. Kabuga, dans la crainte que certains témoins ne soient décédés au moment de son arrestation. Ces éléments de preuve pourront être utilisés lors de son procès.
La soeur de Mounir Mahjoubi, secrétaire d'État au Numérique, tire les cartes tous les jeudis soirs à Paris, autrement dit elle est voyante, révèle Le Parisien.
"Je capte des informations qui viennent de l'invisible", assure Aicha Mahjoubi, alias "Mme Aessa" au Parisien. Tous les jeudis soirs, celle qui est la grande soeur du secrétaire d'État au Numérique tire les cartes à Paris. Médium de profession, elle ne conseille pas son frère puisqu'il ne croit pas en ce don de voyance. "Il (Mounir) ne croit pas du tout à ces choses-là. Les hommes sont comme ça. La voyance, ça les met mal à l'aise", regrette-t-elle alors qu'elle reçoit à 97 % des femmes. Mounir Mahjoubi a confirmé auprès du Parisien la profession de sa soeur, mais semble être septique. "Je suis plutôt d'un tempérament opposé. Je ne suis pas mystique ni croyant même si c'est très bien d'avoir dans une fratrie des gens différents", a-t-il déclaré avant d'ajouter, "je ne souhaite pas trop exposer ma famille qui a été suffisamment bouleversée par ma nomination".Plusieurs hommes politiques ont consulté des voyantesLe secrétaire d'État devrait briguer la municipalité de Paris en 2020 alors il aurait pu être tenté d'aller voir sa soeur pour connaître les résultats des élections. "Je ne pense pas avoir besoin de ça. Mon travail, mon endurance et mon projet intéresseront, je l'espère, les gens", avoue-t-il. Pourtant, certains hommes politiques comme Jacques Chirac ou encore François Mitterand sont allés consulter une voyante pendant leur carrière politique. Âgée de 43 ans, Aicha Mahjoubi était chef de projet dans le digital, mais elle a décidé de tout arrêter pour se lancer à temps complet dans la voyance en avril dernier. Elle a pour principe de ne jamais tirer les cartes à ses proches, elle ne voudrait pas leur apprendre l'arrivée d'une mauvaise nouvelle.
Le 17 octobre prochain paraîtra une biographie non-autorisée de Michèle Marchand, conseillère officieuse de la communication du couple présidentiel. Le Parisien en révèle quelques extraits...
C'est un livre qui risque de faire grand bruit. Surnommée la reine des paparazzis, Michèle Marchand, dite "Mimi" Marchand, fait l'objet d'une biographie non-autorisée. Un ouvrage écrit par Marc Leplongeon, journaliste au Point, Pauline Guéna, romancière, et le journaliste du Parisien Jean-Michel Décugis. Le Parisien publie ainsi quelques extraits de ce livre consacré à celle qui s'occupe dans l'ombre de la communication du couple présidentiel. "Brigitte Macron a expliqué qu'elle était reconnaissante à Mimi de lui avoir appris comment fonctionnaient les médias et, surtout, d'avoir su "tracer l'origine " des rumeurs qui visaient Macron (autour de son homosexualité supposée, NDLR). Depuis, elle les a fait vérifier. Elle sait, désormais, qui leur a nui et elle nous a déclaré tranquillement : 'Ça se mangera froid'.", révèle Le Parisien ce jeudi 11 octobre. Pour Hollande, "Michèle Marchand est responsable de la peopolisation de la vie politique"Directrice de l'agence BestImage, Michèle Marchand a guidé Emmanuel et Brigitte Macron durant la campagne présidentielle. Mais la journaliste âgée de 71 ans est redoutée. "C'est Michèle Marchand qui est responsable de la peopolisation de la vie politique, aurait lancé François Hollande dans ces extraits diffusés par Le Parisien. La première fois, c'est lorsque Ségolène Royal - j'étais alors avec elle, été 2006 - se fait photographier sur une plage avec moi. Pour la première fois, on voit une femme politique, en l'occurrence Ségolène, en maillot de bain. Ça a été le début d'une certaine dérive. (...) Vous ne pouvez pas avoir à l'Elysée quelqu'un dont le métier est de faire de la révélation de vie privée."Sa relation avec Alexandre BenallaLa biographie revient également sur la relation entre la reine des paparazzis et l'ancien conseiller du chef de l'Etat, Alexandre Benalla. "Mimi et Benalla prospèrent tous les deux à cheval entre les fonctions présidentielles, qui relèvent de règles et d'usages bien ancrés, et le domaine privé, qui échappe à la législation", relaye Le Parisien en évoquant "un déplacement présidentiel à Taormine, en Sicile, où Alexandre Benalla s'était arrangé, à la demande de Mimi, pour que le paparazzi Sébastien Valiela [travaillant pour Bestimage, NDLR] soit le seul dans l'avion présidentiel." "Mimi" sortira le 17 octobre prochain dans les librairies.