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Selon une étude publiée dans la revue Proceedings of the national Academy of Sciences, la pollution de l'air réduirait fortement les capacités cognitives des êtres humains. Les hommes et les personnes âgées seraient les plus touchés, révèle The Guardian.
La pollution rendrait-elle "bête" ? Il se pourrait que oui révèle The Guardian, via une étude publiée dans la revue Proceedings of the national Academy of sciences. Selon elle, la pollution "réduirait fortement l'intelligence". Si l'étude a été réalisée en Chine, elle se révèle tout de même pertinente dans la mesure où 95 % de la population mondiale respire de l'air pollué. Et cette pollution aurait donc des conséquences directes sur les capacités cognitives des humains, dit l'étude. "La pollution de l'air peut réduire le niveau d'éducation des individus d'une année entière, c'est énorme", explique le chercheur Xi Chen de l'université de Yale.Si tout le monde est évidemment concerné, deux catégories de la population sont particulièrement touchées, à savoir les hommes et les personnes âgées, peut-on lire. "Nous croyons que ces effets sont encore plus importants chez les personnes âgées - au-dessus de 64 ans - chez les hommes, et chez les personnes ayant déjà un faible niveau d'éducation. Pour ces derniers, ce sont plusieurs années d'éducation qui sont perdues."Dans le passé, des recherches avaient également établi ce lien entre la pollution de l'air et cette "perte d'éducation" chez les étudiants. Elle provoquerait un stress : "ce taux énorme de pollution de l'air peut être associé à un stress oxydatif, des inflammations au niveau des neurones, et des dégénérescences neuronales chez les hommes", expliquait alors Derrick Ho de l'université polytechnique de Hong Kong.Maladies mentales, dégénérescences...Si la pollution provoque sept millions de décès prématurés chaque année, précise le Guardian, le préjudice sur les capacités mentales est bien moins connu. Une autre étude récente montrait que le nombre de maladies mentales augmentait sans cesse chez les enfants, alors qu'une autre pointait du doigt les résidences à proximité de routes très passagères, qui accroitrait le risque de démence.Cette étude de la revue Proceedings of the national Academy of sciences a analysé le langage et fait des tests arithmétiques sur 20 000 personnes entre 2010 et 2014. Les scientifiques ont ensuite comparé les résultats avec les taux records de dioxyde de nitrogène et la pollution au dioxyde de soufre. En en viennent à la conclusion que la pollution, si elle n'a pas de conséquences à court terme, se fait d'avantage ressentir par exemple, pour des étudiants qui passeraient des examens les jours de grande pollution.Dans le monde, 20 des villes les plus polluées se situent dans des pays développés.Le spécialiste des maladies respiratoires au Royaume-Uni, Aarash Saleh, insiste sur la nécessité d'agir rapidement. "Cette étude ajoute encore des preuves inquiétantes que la pollution de l'air influe sur nos capacités cognitives. Il est nécessaire que le gouvernement agisse rapidement pour retirer les véhicules les plus polluants de nos routes", a-t-il demandé.
La hausse des nouveaux cas de Covid-19 en Iran, variable désormais au plus haut depuis le début de l'épidémie, inquiète les autorités, qui multiplient les avertissements et enjoignent la population de ne pas oublier que la maladie est toujours là.
"Le non respect de la distanciation sociale, des règles d'hygiène personnelle ou publique ainsi que les déplacements inutiles peuvent avoir des conséquences irréparables", avertit jeudi un bandeau tournant en boucle sur la chaîne d'information de la télévision d'Etat. La même chaîne diffuse pourtant plusieurs fois par jour sur fond de musique dramatique une infographie animée inculquant le message selon lequel, face à l'épidémie, l'Iran s'en sort beaucoup mieux que bien d'autres pays.Après avoir touché un point bas le 2 mai, le nombre de nouveaux cas quotidiens de contamination annoncé par les autorités a entamé une tendance de hausse qui s'est encore accélérée cette semaine.Depuis lundi, l'indicateur est repassé au-dessus de la barre des 3.000 et a même établi un record jeudi, avec 3.574 nouveaux patients recensés en 24 heures.Selon les chiffres officiels --que des experts étrangers mais aussi certains responsables iraniens soupçonnent d'être largement sous-estimés--, le virus a fait 8.071 morts en Iran sur un total de près de 164.270 personnes contaminées depuis les premiers cas déclarés en février.Cela fait de la République islamique le pays du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie, mais la place loin derrière les pays du peloton de tête des nations victimes du virus.- "Complètement imprudents" -Cette hausse des contaminations pourrait être liée à la multiplication des tests, dont plus d'un million ont été réalisés selon le ministère de la Santé, alors que le dépistage devient plus systématique. Le nombre de décès quotidiens, passé sous la barre des 100 en avril, semble se stabiliser depuis trois semaines autour de 70. Le président Hassan Rohani ne manque pas une occasion de rappeler à quel point son gouvernement a bien géré, selon lui, la crise sanitaire --en dépit d'une situation rendue particulièrement difficile par les sanctions américaines-- par comparaison avec les pays européens ou les Etats-Unis, ennemi juré de la République islamique et pays le plus touché par le virus.Mais son ministre de la Santé, Saïd Namaki, médecin de profession, et ses adjoints tiennent un discours nettement moins victorieux.Cité mardi par l'agence de presse Isna, M. Namaki s'inquiétait "que des gens soient devenus complètement imprudents face à la maladie."Depuis avril, les autorités ont progressivement levé les restrictions et mesures destinées à enrayer la propagation de l'épidémie.A Téhéran, la vie a repris un cours presque normal: les embouteillages caractéristiques de cette mégapole de quelque 10 millions d'habitants sont revenus, on se presse de nouveau en masse dans les rues, et on s'entasse dans les transports en commun, où le port du masque est obligatoire.- Idées fausses -A Darband, départ de randonnées du nord de la capitale sur les flancs du mont Totchal, et lieu prisé de la population pour ses restaurants qui s'étirent le long d'un torrent apportant quelque fraîcheur quand les températures montent jusqu'à 38°C, un journaliste de l'AFP constatait vendredi dernier que randonneurs et flâneurs se croisaient sans aucun respect pour les règles de distanciation physique.Les gens "ont soit totalement confiance en nous, soit ils pensent que le coronavirus est parti. Et cette dernière affirmation est complètement fausse", a averti M. Namaki. Cité par la télévision d'Etat, le ministre dénonce des idées fausses, comme celle "selon laquelle le danger du coronavirus recule avec la chaleur de l'été".Dans ses messages déroulants, la télévision cite encore M. Namaki déplorant que "certaines personnes et certains responsables ne prennent pas au sérieux (la menace du) coronavirus".Son adjoint, Iraj Harirchi, demande de réduire les "déplacements et voyages non-nécessaires", recommande "vivement" de porter un masque et regrette que la population soit, selon lui, nettement moins convaincue qu'auparavant de la nécessité de respecter les consignes sanitaires et de rester à la maison, indique la télévision.Le porte-parole du ministère de la Santé, Kianouche Jahanpour, a également rappelé mercredi que neuf des 31 provinces du pays sont en état d'"alerte sanitaire" tandis que celle du Khouzestan (sud-ouest) reste "rouge", situation de risque maximal.
Ce jeudi 16 juillet, en introduction de la séance de questions au gouvernement, le président de l'Assemblée nationale s'est ému du "tumulte" trop souvent présent dans l'hémicycle et déploré par de nombreux téléspectateurs.
L'Assemblée nationale ressemble par moment à une cour de récréation où les députés s'illustrent par leurs bavardages intempestifs et autres piques contre leurs opposants. Mais ce spectacle irrite bien souvent les téléspectateurs qui regardent derrière leur petit écran le rendez-vous hebdomadaire des questions au gouvernement. Ce jeudi 16 juillet, Richard Ferrand a ainsi relayé l'exaspération de nombreux Français, las d'entendre les députés se couper la parole dans un brouhaha inaudible. "Mes chers collègues, je vous rappelle que nos travaux se déroulent sous le regard de nos concitoyens. J'ai reçu à l'issue de notre précédente séance de questions au gouvernement de nombreux messages d'émotions face au tumulte qui perturbe parfois les séances de questions au gouvernement", a ainsi lancé le président de l'Assemblée nationale. Et d'ajouter, sur un ton grave : "Ceci affecte gravement l'image de notre assemblée. Je vous invite donc solennellement à écouter les orateurs en vous abstenant de toutes exclamations ou interpellations bruyantes." Pour rappel, mercredi dernier, lors de la grande première du gouvernement Jean Castex, l'intervention du nouveau ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti avait été tour à tour applaudie et chahutée, provoquant un certain agacement chez l'ancien ténor du barreau. Le garde des Sceaux s'était même tourné vers Richard Ferrand : "Est-ce qu'on décompte les interruptions?", avait-t-il demandé. Réponse du président du Palais Bourbon : "On ne décompte pas. On souffre en silence".Après avoir été à nouveau interrompu, Éric Dupond-Moretti, visiblement agacé, avait lâché : "Mais ça va pas ?" à l'intention des députés turbulents. "L'idée que l'on se fait de la justice transcende les clivages. (...) On peut tous travailler ensemble" avait-il fini par dire, suscitant des applaudissements.
Son projet : autoroute souterraine, réouverture des voies sur berge et création de "comités de vigilance" de voisins.
Marcel Campion présente officiellement les têtes de listes de son mouvement Libérons Paris pour les élections municipales en 2020, jeudi 3 octobre à Paris. L'humoriste Jean-Marie Bigard sera suppléant dans le VIe arrondissement.Artistes, entrepreneurs, artisans ou encore écrivains... Les candidats du mouvement sont issus d'horizons divers. Et Marcel Campion sera, lui, candidat dans le nouvel arrondissement "Paris centre", qui regroupe les Ier, IIe, IIIe et IVe arrondissements. Jean-Marie Bigard est la seule véritable célébrité présente sur les listes Libérons Paris. Il sera le suppléant de l'écrivaine Sylvie Bourgeois dans le VIe arrondissement."Tout s'est fait par les relations, les amis des amis, le bouche-à-oreille, a confié l'ex-roi des forains. Vous savez, ça fait plus de soixante ans que je travaille à Paris. Beaucoup voulaient donc rejoindre mes listes. Je ne suis pas inquiet pour trouver ensuite des gens pour être conseillers de Paris ou conseillers d'arrondissement." Quant à son projet, il est principalement axé sur le mobilité et la sécurité. "Il faudrait une autoroute souterraine à Paris, explique-t-il. Jacques Chirac y avait songé avant de reculer devant le prix. Moi, je propose de la faire construire par ceux qui vont l'exploiter pour que ça ne coûte rien aux Parisiens. Il faut une meilleure mobilité." Le candidat assure également vouloir rouvrir les voies sur berge. Oui, je veux que les voitures reviennent sur les voies sur berge. L'histoire du CO2 et de la pollution, c'est n'importe quoi, avance M. Campion. Elle est moins importante sur les berges car il n'y a plus de voiture, mais elle est pire sur les quais hauts. Des experts le disent. En fermant les voies sur berge, Anne Hidalgo a permis au dogmatisme de l'emporter sur la raison."Pour améliorer la sécurité dans la ville, il promet la création de "comités de vigilance", similaires aux groupe de voisins vigilants qui peuvent exister en Île-de-France.
Un peu d'inquiétude, mais beaucoup de soulagement... Des centaines de milliers d'enfants ont repris lundi le chemin de l'école en Nouvelle-Zélande, après huit semaines d'enseignement à domicile en raison de l'épidémie de coronavirus.
L'enthousiasme se lisait sur les visages de nombreux élèves retrouvant leurs camarades pour la première fois en deux mois, alors que les enseignants multipliaient les rappels sur les bonnes règles d'hygiène à observer, sur la nécessité de se laver les mains et d'appliquer les consignes de distanciation sociale.Le ministre néo-zélandais de l'Education Chris Hipkins a affirmé que ce retour dans un environnement plein de bruit et de vie pourrait pour certains constituer un choc après une phase de confinement sans précédent qui a constitué un défi pour les enfants comme pour les parents."Notre message est de dire que les conditions sont sûres pour un retour des enfants à l'école", a-t-il dit aux journalistes. "Nous voulons que les enfants reviennent à l'école et rattrapent les cours qu'ils n'auraient pas suivi pendant le confinement."La Nouvelle-Zélande, qui compte une population de cinq millions d'habitants, a jusqu'à présent géré de façon relativement efficace l'épidémie, à la faveur d'un confinement très strict imposé dès la fin mars. L'archipel dénombre 1.149 cas de Covid-19, une maladie qui a fait 21 morts.La plupart des restrictions ordonnées pour endiguer l'épidémie avaient été levées jeudi dernier. Mais la réouverture des écoles avait été différée pour leur permettre de se préparer aux protocoles sanitaires mis en place pour l'accueil des élèves.Au lieu d'accompagner leurs enfants en classe, les parents sont désormais tenus de les laisser dans une zone dédiée.Lundi matin, Charlotte et Lucy, deux soeurs scolarisées à Wellington, confiaient que les semaines à la maison avaient parfois été "ennuyeuses". Mais elles ont aussi apprécié avoir davantage de temps libre, et ne pas avoir à se lever le matin.Leur mère, Tanya, se disait un peu inquiète de l'aspect sanitaire, tout en se disant convaincue que le gouvernement n'aurait pas rouvert les écoles s'il y avait eu un risque pour les enfants."Je suis un peu inquiète d'un retour du Covid-19", a-t-elle dit. "Mais en même temps, je fais confiance aux informations transmises par le gouvernement qui semblent indiquer que nous sommes en train de vaincre la maladie."
Mercedes Barcha, qui fut l'épouse et l'inspiratrice de l'écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez, est décédée samedi à Mexico à l'âge de 87 ans, a annoncé le secrétariat mexicain à la Culture.
"J'ai appris avec une grande tristesse la mort de Mercedes Barcha", a écrit sur Twitter la secrétaire à la Culture, Alejandra Frausto. "Nos plus profondes condoléances".La cause du décès de Mercedes Barcha, qui résidait depuis 1961 à Mexico, n'a pas été précisée officiellement. Selon des médias colombiens, elle souffrait de problèmes respiratoires.Garcia Marquez, né à Aracataca en Colombie en 1927, est décédé en 2014 à Mexico. Il a obtenu en 1982 le prix Nobel de littérature.Le président colombien Ivan Duque a adressé ses condoléances à la famille de la défunte."Aujourd'hui est morte à Mexico Mercedes Barcha, l'amour de la vie de notre Nobel Gabriel Garcia Marquez et sa compagne inconditionnelle", a écrit M. Duque, exprimant "toute la solidarité" de la Colombie avec sa famille.La Fondation Gabo (surnom de l'écrivain), de son nom complet Fondation Gabriel Garcia Marquez pour le nouveau journalisme ibéro-américain, a précisé que Mercedes Barcha était morte "dans sa résidence à Mexico, où elle s'était installée avec Gabo en 1961".Garcia Marquez et Mercedes Barcha s'étaient mariés en 1958 et ont vécu ensemble jusqu'à la mort de l'écrivain.Descendante d'émigrants égyptiens, Mercedes Barcha est née et a vécu à Magangue, en Colombie, où son père tenait une pharmacie. Garcia Marquez l'a connue alors qu'encore enfant il se déplaçait de village en village avec son père pour proposer des médicaments.Le couple a eu deux enfants, Gonzalo et Rodrigo, qui sont l'un dessinateur et l'autre réalisateur et producteur de cinéma et de télévision.Le décès de Mercedes Barcha a suscité sur les réseaux sociaux de nombreuses réactions des milieux littéraires, culturels et politiques."J'ai eu le privilège de connaître Mercedes Barcha", a écrit sur Twitter la maire de Mexico, Claudia Sheinbaum, qui a rendu hommage à "une grande et belle femme".
Avant la grande élection de Miss France 2018 ce samedi 17 décembre sur TF1, l'heure est aux souvenirs. À travers les années, le concours a offert aux téléspectateurs de nombreuses séquences phares et parfois très gênantes.
Non Stop Zapping vous propose un best-of des moments les plus gênants. Miss France 2018 : Best-of des moments les plus gênants (vidéo)par Non Stop ZappingDepuis 1987, le concours Miss France est diffusé à la télévision française. En trente ans, les téléspectateurs ont souvent pu assister à des séquences phares et cocasses au cours desquelles les prétendantes au titre de "la plus belle femme de France" s'illustrent dans des moments assez épiques. Chutes ou discours ratés, en direct tout peut déraper ! Non Stop Zapping vous propose un petit florilège des couacs et moments gênants survenus lors de l'élection de Miss France. Ainsi, personne n'a oublié l'agacement de Guy Lux, alors présentateur du concours en 1987 face aux incohérences du jury. Plus récemment c'est Alain Delon, membre du jury, qui avait gratifié Marine Lorphelin alors élue Miss France 2013, d'un bisou des plus gênants, maintes fois repris depuis. À chaque concours suffit son dérapage !
Tremblement de terre dans la mode: après Saint Laurent, un autre géant du luxe, Gucci, renonce au rituel "démodé" des Fashion weeks tandis que des centaines d'acteurs du secteur appellent à repenser la fabrication et les défilés.
"Invivable", l'adjectif revenait souvent chez les grands créateurs dans les coulisses des défilés ou chez les acheteurs et journalistes entrant dans les "tunnels" des quatre Fashion weeks annuelles, sans compter les défilés croisière annexes. Mais la crise sanitaire provoquée par le coronavirus a ouvert les vannes. Face à "la tragédie" actuelle, le directeur artistique italien de Gucci, Alessandro Michele, l'un des créateurs les plus influents au monde, a annoncé dimanche qu'il ne présenterait désormais les collections que "deux fois par an".Il a publié sur Instagram des extraits de son journal intime tenu tout au long du confinement dans lequel il dénonce "la tyrannie de la vitesse", "les deadlines imposées par les autres qui risquent d'humilier la créativité" et "la performativité excessive qui n'a plus raison d'être". Il a ainsi décidé d'abandonner "le rituel démodé des saisonnalités" et de proposer des "chapitres d'une nouvelle histoire" mélangeant "les règles et les genres" sur de nouvelles "plateformes de communication".- "Tyrannie" -Fin avril, c'est la maison parisienne Saint Laurent, fleuron comme Gucci du géant du luxe Kering, qui s'est rebellée, en annonçant son retrait du calendrier des Fashion weeks 2020."Consciente des changements radicaux" induits par la crise du coronavirus, la marque présentera les collections à son propre rythme, "guidée par les besoins de la créativité", avait martelé le créateur belge de Saint Laurent, Anthony Vaccarello.Doyen du secteur, l'Italien Giorgio Armani, a été parmi les premiers à appeler à ses saisir de ce moment et "réparer ce qui ne va pas": "supprimer le superflu" et "retrouver une dimension plus humaine". Il présentera ses collections homme et femme en septembre à Milan, mais ne participera pas à la Fashion week virtuelle en été. Le désistement des ténors du secteur sonnera-t-il le glas des Fashion weeks?Sollicitées par l'AFP, Kering s'est refusée à tout commentaire et la Fédération française de la haute couture et de la mode n'était pas disponible dans l'immédiat. En tout cas, la rébellion des poids lourds rejoint les revendications de plus petites maisons, qui ont signé un manifeste lancé par le créateur belge Dries Van Noten et la jeune styliste française Marine Serre. - Moins de vêtements -Les signataires de cette lettre ouverte, fruit de discussions qui se sont déroulées par visioconférences lors du confinement, s'engagent à produire moins, réduire les voyages en privilégiant les showrooms numériques et revisiter les défilés. Plusieurs centaines d'acteurs de l'industrie - marques, créateurs ou grands magasins ont signée ce manifeste parmi lesquels Chloé, Thom Browne, Y/Project, Lemaire, Alexandre Mattiussi, Nordstrom, Bergdorf Goodman, Selfridges et Harvey Nichols."Il est difficile pour une petite maison comme la nôtre (...) de changer les règles du jeu alors qu'il y a tant de marques plus puissantes. Mais on peut choisir de faire les choses bien à notre niveau", a expliqué Marine Serre dans une interview au Monde."Il y a certainement trop de Fashion weeks partout dans le monde. Peut-être qu'une seule pourrait suffire", selon elle.Également dans le journal Le Monde, Dries Van Noten appelle à mettre fin à des soldes et rabais incessants de type "Black Friday" et plaide pour que les vêtements arrivent en magasin pendant la saison, et non plusieurs mois auparavant comme c'est le cas maintenant, et y restent plus longtemps.Pour Marine Serre comme pour Dries Van Noten, l'émotion créative est indissociable des défilés, mais ceux-ci doivent être rendus "plus écologiques", selon le Belge.Il espère que la mode évoluera à la façon de la gastronomie où "on a vu émerger une vague de restaurants de très bonne qualité avec une carte plus courte, des produits de saison, moins d'ostentation dans le décor".
En se rendant aux grands raouts de rentrée de La République en marche, du MoDem et dès vendredi du parti Agir, Jean Castex entend affirmer son rôle de chef de la majorité, que son prédécesseur Edouard Philippe n'a jamais vraiment réussi à incarner.
"Dans les institutions de la République, le Premier ministre est le chef de la majorité. Ca donne des droits, ça donne surtout des devoirs", a-t-il lancé vendredi à Châlons-en-Champagne, lors des journées parlementaires du parti de centre droit Agir, présidé par son ministre du Commerce extérieur Franck Riester.Mais si l'ex-maire LR de Prades (Pyrénées-Orientales) avait jugé "naturel de (s')inscrire sans ambiguïté dans le mouvement qui soutient l'action du président de la République", lors d'un entretien au JDD quelques jours après sa nomination à Matignon, il n'a toujours pas adhéré à La République en marche."Nous ne sommes pas dans une question de partis", a-t-il évacué vendredi, alors que cette même indépendance partisane avait été critiquée par nombre de marcheurs historiques à l'endroit d'Edouard Philippe, également issu des rangs de la droite."Ce qu'on reprochait à son prédécesseur, ça n'est pas de ne pas avoir pris sa carte à LREM, c'est de ne pas avoir animé la majorité", croit pourtant savoir un proche du nouveau Premier ministre. Jean Castex explique pour sa part que "la majorité est diverse et ça fait sa force".Après Agir à Châlons - Edouard Philippe, dont nombre de proches sont membres fondateurs, n'avait jamais fait montre d'autant d'égards à l'endroit de ce parti - le Premier ministre doit rendre visite en début de semaine prochaine aux troupes du MoDem à Biscarrosse (Landes), avant de conclure la grand messe de La République en marche, le 10 septembre, à Amiens."A la faveur de la mise en œuvre du plan de relance, il faut que les députés soient particulièrement impliqués", a-t-il lancé vendredi aux parlementaires centristes, en jurant vouloir "associer cette majorité, écouter les députés, leur donner un rôle actif".- Un gouvernement "galerie commerciale" -Pourtant, la nomination de l'énarque à Matignon, jusqu'alors connu pour avoir mis en œuvre le déconfinement, avait d'abord plongé la majorité dans une "sidération", alors que le gouvernement avait semblé pencher à droite, loin du "et en même temps" macronien originel."Il se réclame +gaulliste social+, moi, pas", grince encore aujourd'hui un député, qui regrette une équipe gouvernementale "un peu galerie commerciale".Le haut fonctionnaire à l'apparence austère et l'accent chantant était toutefois parvenu, avant les vacances, à éviter les procès d'intention de la majorité. "Lors de sa venue en réunion de groupe, à l'Assemblée, il s'est montré intelligent", salue un parlementaire. Le passage du Premier ministre à un bureau exécutif de LREM, fin juillet, s'était également "bien passé", selon un participant."Au départ, et pendant longtemps, Edouard Philippe n'était pas non plus très populaire dans le groupe parlementaire", rappelle en outre un ancien ministre. La comparaison avec le maire du Havre tourne d'ailleurs souvent à l'avantage du nouveau locataire de Matignon: "Il tranche assez vite, alors qu'Edouard, il fallait qu'il réfléchisse, qu'il consulte...", s'enthousiasme une ministre en décrivant un chef du gouvernement "qui parle clair, simple, compréhensible par tous les Français".Surtout, "Edouard avait fait le choix de ne pas s'occuper de la majorité", note un autre membre du gouvernement, qui rappelle que les relations entre Edouard Philippe et le patron du groupe LREM à l'Assemblée, Gilles Le Gendre, étaient orageuses, et à peine meilleures avec François Bayrou."Castex est le chef de la majorité", martèle encore une ministre, quand un député le voit comme un "PDG de cette fin de mandat", en louant "un homme d'efficacité, un homme d'opérations qui a l'obsession de l'exécution et de la mise en œuvre", dans une critique en creux de son prédécesseur. Même si, sur la question, Jean Castex se défend d'être "un homme de rupture".Jean Castex peut par ailleurs espérer une relative tranquillité d'ici la fin du mandat, aidé par un agenda parlementaire dominé par le plan de relance et globalement consensuel dans la majorité - à l'exception de la loi contre le séparatisme, que d'aucuns craignent clivante.En tant que chef de la majorité, il devra toutefois lui trouver un nouveau souffle. La déroute de LREM aux municipales, les ambitions grandissantes du MoDem et l'essoufflement de la recomposition politique compliquent la mise en ordre des troupes macronistes, à vingt-et-un mois de la présidentielle.
Condamné à trois mois de prison, le détenu venait de se voir notifier son expulsion vers le Maroc.
Un détenu est brièvement monté sur un toit de la prison de la Santé lundi 24 juin avant d'être maîtrisé, a-t-on appris auprès de la direction de l'Administration pénitentiaire (DAP), qui a écarté l'hypothèse de la tentative d'évasion. Un incident qui n'a pas eu d'impact sur la gestion de la détention de l'établissement parisien."Il ne s'agit pas du tout d'une tentative d'évasion", a déclaré la DAP. Vers 10H00, le détenu qui était dans une cour de promenade est monté sur une toiture attenante, entraînant l'évacuation de la cour pour des raisons de sécurité et l'intervention des ERIS (équipes régionales d'intervention et de sécurité, NDLR) pour le déloger, selon la DAP. Il est descendu de lui-même peu après midi par l'échelle amenée par les ERIS et a été placé en quartier disciplinaire par mesure de prévention, a précisé l'administration pénitentiaire, qui n'a déploré aucun mouvement collectif à l'intérieur de la maison d'arrêt pendant cet incident. Selon une source policière, un périmètre de sécurité avait été mis en place autour de la prison de la Santé, rouverte début janvier dans le XIVe arrondissement de Paris après quatre ans de travaux. Le détenu avait été condamné à trois mois d'emprisonnement et son expulsion vers le Maroc venait de lui être notifiée, a indiqué une source pénitentiaire.
Il s'est présenté à la mairie de Strasbourg afin de récupérer les papiers nécessaires au rapatriement du corps de Cherif Chekatt en Algérie. Plus tôt dans la journée, le Conseil français du culte musulman avait appelé à inhumer "le plus rapidement possible" le terroriste.
Le père de Chérif Chekatt, auteur de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg (Bas-Rhin), s'est présenté mercredi 19 décembre à la mairie. Il a indiqué qu'il allait demander le rapatriement du corps de son fils en Algérie, a-t-on appris auprès des services de la ville. "Il fallait qu'il obtienne des actes de décès. Il nous a indiqué qu'il allait demander au consulat d'Algérie un rapatriement du corps de son fils", a précisé la mairie. Le maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), qui s'était dit mardi, selon Les Dernières nouvelles d'Alsace "plutôt hostile, sinon réticent à son inhumation à Strasbourg". "Il y a un risque de créer un lieu d'hommage à ce criminel. Il y a débat, c'est vrai, c'est une décision qui m'incombera. J'ai l'information que le maire peut refuser (...) Un type qui a assassiné cinq personnes, je pense que c'est pour moi un problème de lui accorder l'inhumation à Strasbourg", avait-il poursuivi. Il a estimé mercredi qu'une inhumation en Algérie était "la solution la plus simple". "La famille demande qu'il soit enterré en Algérie. À condition que l'Algérie l'accepte, le corps sera transféré et ce serait pour moi la solution la plus simple", a-t-il déclaré. "Si pour une raison ou pour une autre, cela ne marchait pas, si l'Algérie ne l'acceptait pas par exemple, la possibilité d'avoir une sépulture anonyme, sans médiatisation, pourrait être une solution", a-t-il ajouté.Le Conseil français du culte musulman (CFCM) avait appelé plus tôt dans la journée la ville de Strasbourg à inhumer "le plus rapidement possible" et "dans l'anonymat" Chérif Chekatt, pour "éviter d'en faire une victime". "J'appelle les autorités à respecter la loi du pays, à ne pas faire de cet assassin une victime et qu'on l'enterre le plus rapidement possible pour que l'on ne parle plus de lui", avait déclaré à l'AFP Abdallah Zekri, délégué général du CFCM.Après chaque attentat, l'épineuse question de l'inhumation des assaillantsL'embarrassante question des dépouilles de terroristes réapparaît en France après chaque attentat. En 2016, le conseil d'Etat avait rendu une décision autorisant un maire à refuser l'autorisation d'inhumation dans un cimetière communal, pour prévenir notamment des troubles à l'ordre public, et ce "quelles que puissent être les circonstances".La juridiction avait été saisie par la commune de Mantes-la-Jolie (Yvelines) qui refusait d'inhumer le jihadiste Larossi Abballa, auteur du double assassinat d'un policier et de sa compagne, à leur domicile de Magnanville.Le cas de Mohamed Merah, assassin en 2012 dans le sud-ouest de trois militaires et quatre autres personnes dont trois enfants juifs, avait également fait polémique. Ni la ville de Toulouse où il vivait, ni l'Algérie dont il était originaire ne voulait accueillir sa dépouille. Celle-ci avait finalement été ensevelie sans sépulture ni nom, dans un cimetière de la banlieue toulousaine, en dehors des horaires d'ouverture.
La justice britannique a condamné vendredi à la prison à vie, avec un minimum de 15 ans, un jeune homme de 18 ans atteint de troubles psychiatriques qui avait jeté en août dernier un enfant français de six ans du dixième étage du musée Tate Modern, à Londres.
Agé de 17 ans au moment des faits, Jonty Bravery avait plaidé coupable en décembre de tentative de meurtre, et la cour criminelle de l'Old Bailey devait décider de l'envoyer soit dans un hôpital spécialisé soit, comme elle l'a choisi, en prison.Dans ses motivations, la juge Maura McGowan a souligné la préméditation et la dangerosité de l'accusé. Elle a souligné la gravité des blessures dont souffre la victime, dont la vie "ne sera plus jamais la même", ainsi que la nécessité de protéger le public face à la dangerosité de l'accusé. En visio-conférence depuis l'hôpital de haute sécurité de Broadmoor (sud de l'Angleterre), il n'a pas manifesté d'émotion particulière à l'énoncé de la peine.Le 4 août 2019, Jonty Bravery avait poussé l'enfant, alors âgé de six ans, par dessus la rambarde de la plateforme d'observation du musée d'art moderne situé sur la rive sud de la Tamise. Le jeune garçon était retombé sur un toit du cinquième étage, une trentaine de mètres plus bas. Il a subi une hémorragie cérébrale et de multiples fractures, à la colonne vertébrale, aux jambes et aux bras. "Nous n'avons d'autre perspective d'avenir que d'être à ses côtés", ont affirmé ses parents dans une déclaration lue à la sortie de l'audience par une responsable de la police, Melanie Pressley."Les mots ne peuvent pas exprimer l'horreur et la peur" que les actes de cet "individu" ont fait s'abattre sur la famille. "Comment expliquer à un enfant que quelqu'un a délibérément essayé de le tuer ?", s'interrogent-ils.Leur fils est aujourd'hui encore corseté dans un fauteuil roulant, avec des attèles aux deux jambes et au bras gauche. - "Oui, je suis fou" -L'accusé, atteint d'autisme et de troubles de la personnalité, était pris en charge par une institution spécialisée. Présentant un comportement violent, il avait montré des signes d'amélioration dans les mois qui précédaient les faits, si bien qu'il a pu bénéficier de permissions où il pouvait sortir seul, pour une durée de quatre heures.Ce 4 août 2019, il avait d'abord cherché à acheter un ticket pour la plateforme d'observation du Shard, le plus haut gratte-ciel au Royaume-Uni. Mais il n'avait pas assez d'argent. Après avoir demandé où trouver un immeuble haut à proximité, il s'était dirigé vers la Tate Modern et sa plateforme ouverte au public.Plusieurs témoins ont décrit le comportement étrange du jeune homme quand il s'est dirigé vers l'enfant qui s'était un peu éloigné de ses parents. Avant de réaliser ce qui venait de se produire, le père de l'enfant a un instant cru à une plaisanterie, pensant qu'il y avait un filet en dessous. "Oui, je suis fou", lui avait alors déclaré Jonty Bravery, face à des témoins frappés par son "grand sourire", bras levés, son "calme" après son geste, dans le "chaos" qui régnait. Il a été cerné par le public puis arrêté.Cette réaction "choquante" trouve son origine dans les troubles mentaux de l'accusé, a plaidé jeudi son avocate, Philippa McAtasney, qui demandait son placement en hôpital.Selon les éléments recueillis lors de l'enquête, il avait expliqué avoir entendu des voix lui intimant de blesser ou tuer des gens. Exprimant sa "sincère sympathie" à l'enfant et sa famille, la collectivité locale de Hammersmith et Fulham, qui prenait en charge l'accusé au moment des faits, a rappelé qu'une enquête à cet égard était en cours. "Nous coopérons pleinement et tireront des enseignements des conclusions", a déclaré la collectivité.
Muriel Pénicaud est convoquée chez le juge le 22 mai prochain comme "témoin assisté" dans le cadre de l'affaire Business France.
Son cabinet l'a confirmé ce mardi. Muriel Pénicaud, la ministre du Travail est convoquée chez le juge le 22 mai prochain en tant que "témoin assisté" dans le cadre de l'affaire Business France. Un information dévoilée en début d'après-midi par Le Canard enchaîné.Une enquête ouverte pour soupçons de favoritismeL'affaire Business France porte sur l'organisation, en janvier 2016, d'une soirée de promotion de la France à Las Vegas (États-Unis) autour d'Emmanuel Macron qui était alors ministre de l'Économie. À cette époque, Muriel Pénicaud dirigeait Business France, un organisme public dépendant de Bercy et chargé de faire la promotion des entreprises françaises à l'étranger. Business France confie alors l'organisation de la soirée à la célèbre agence Havas. Le hic ? L'organisme public n'a jamais fait d'appel d'offres pour cette soirée. Pourtant, l'événement a coûté 289 000 euros, une somme qui aurait dû obliger Business France a fait un appel d'offres sur l'organisation de l'événement. Une information judiciaire a été ouverte pour soupçons de favoritisme. L'entourage de la ministre s'est refusé à tout autre commentaire.
Les employés d'un hôtel médicalisé ont fait mercredi une haie d'honneur aux derniers "patients Covid" logés là pour soulager le système de santé. Après des mois d'activité, le Melia Sarria de Barcelone ne rouvrira qu'en septembre, en attendant sa clientèle d'affaires.
"Presque cent jours avec des patients, ça a été une très belle expérience, très spéciale et émouvante", dit Hugo Figueroa, 45 ans, l'un des employés qui, dans le hall d'entrée, prennent une dernière photo de groupe avec les professionnels de santé.Depuis la fin mars, plus de 500 personnes infectées par le coronavirus sont passées par cet établissement de 300 chambres, qui a parfois affiché complet.Et voilà que les six derniers patients quittent l'hôtel, sous les applaudissements d'employés épuisés mais fiers du labeur accompli. Des blouses bleues de protection anti-Covid pendent encore à côté de la salle des petits-déjeuners - transformée pendant quelques mois en bureau du personnel sanitaire - tandis qu'une infirmière range des boîtes d'équipement médical.Il y a encore quelques mois, des dizaines de patients descendaient chaque jour d'ambulances et d'autocars pour se présenter à la réception. En plein confinement, la ville était désertée quand l'hôtel avait alors été médicalisé pour alléger la pression dans les hôpitaux débordés.L'état d'alerte ayant été levé fin juin, la rue résonne de nouveau du rugissement des moteurs et les trottoirs ont retrouvé leurs passants, masqués pour la plupart."La situation épidémiologique a changé, nous avons beaucoup avancé dans tous les sens. Alors fermer l'hôtel, maintenant, c'est un motif de joie", dit la doctoresse Maria Pérez-Hervada, qui avait quitté temporairement le centre de soins primaires voisin pour officier à l'hôtel.En Espagne, où le coronavirus a causé plus de 28.300 morts, cette médecin a pu constater les effets bénéfiques du sévère confinement imposé à la population dès la mi-mars."Au début, les patients venaient des hôpitaux, ils avaient presque tous été hospitalisés en soins intensifs, l'état de certains se compliquait et ils devaient retourner à l'hôpital", se souvient-elle. Mais par la suite, les patients qui avaient été admis en soins intensifs se sont faits plus rares. Jusqu'à ce que, ces dernières semaines, la plupart des patients soient des cas de Covid "légers", n'ayant pas eu besoin de passer par l'hôpital mais ne disposant pas d'assez d'espace chez eux pour s'isoler de leurs proches.- Réouverture après l'été -Telle Janela Casandra Armeño, une jeune femme de 22 ans qui quitte l'hôtel, officiellement guérie. Son cas n'était pas grave, mais comme "il n'y avait pas beaucoup de chambres" chez elle, elle avait intégré l'hôtel la semaine dernière, comme son beau-père.Son test PCR s'est révélé négatif et elle peut désormais rentrer à la maison, "embrasser sa fille". Son beau-père, comme trois autres patients encore positifs, a lui été transféré vers un établissement du même groupe hôtelier, qui reste habilité pour les patients Covid au moins jusqu'en septembre, au cas où il y aurait une reprise de l'épidémie.Le Melia Sarria redevient peu à peu un hôtel. Des agents de nettoyage désinfectent les moindres recoins, tandis que des employés replacent des lits.Il n'accueillera cependant des clients qu'après l'été. Bien que l'Espagne ait rouvert ses frontières aux citoyens de l'Union européenne et de 15 autres pays, les responsables de l'établissement préfèrent attendre que le volume de visiteurs soit suffisant pour assurer sa rentabilité."La semaine prochaine, nous pourrions commencer à accueillir des touristes, mais nous sommes situés dans un quartier d'affaires qui dépend d'une clientèle moins touristique", explique son directeur, Enrique Aranda, pour qui, "l'idée est d'ouvrir en septembre", au moment du retour éventuel des congressistes et clients d'entreprises.Hugo Figueroa s'avoue pressé de les revoir descendre de taxis et de limousines: "Cela voudra dire que tout cela est derrière nous et on s'en souviendra comme d'une espèce de cauchemar collectif".
Le ministre de l'Intérieur doit prendre la parole lundi 8 juin, après plusieurs journées marquées par les mouvements de protestation contre les actes de violence commis par les dépositaires de la force publique, ainsi que les accusations de racisme.
Après un week-end de manifestations contre le racisme et les violences policières, Emmanuel Macron a demandé au gouvernement "d'accélérer" dans ses propositions pour améliorer la déontologie des forces de l'ordre.Selon la présidence, Emmanuel Macron s'est notamment entretenu dimanche à ce sujet avec le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, alors que l'onde de choc provoquée par la mort de George Floyd aux Etats-Unis a continué de se propager samedi en France où plus de 23.000 manifestants, selon le ministère de l'Intérieur, ont dénoncé les violences policières et réclamé "justice pour tous". Le président de la République a enjoint au chef du gouvernement et aux ministres concernés de s'emparer des différents volets du sujet, la déontologie policière mais aussi la politique de la ville et le racisme. Il a aussi demandé à la garde des Sceaux Nicole Belloubet de se pencher sur le dossier du décès en 2016 d'Adama Traoré, un jeune noir de 24 ans, lors d'une arrestation.L'affaire de la "boucle Whatsapp"Le chef de l'Etat a ainsi demandé à Christophe Castaner de faire le point sur les questions de déontologie policière et de mener à bien le travail qu'il avait réclamé en janvier au gouvernement pour "améliorer la déontologie" des forces de l'ordre, après la crise des "gilets jaunes". Selon son entourage, le président de la République a également demandé au patron de la place Beauvau "de faire le point sur les mesures envisagées après l'affaire de la boucle WhatsApp" et des propos racistes proférés par des policiers sur les réseaux sociaux. "Le président de la République a souhaité qu'on puisse accélérer sur ces choses pour donner à la police les mots d'ordre qu'il faut pour que ce qui peut parfois paraître constituer des dérapages ne se produisent pas", a indiqué le ministre chargé des relations avec le Parlement Marc Fesneau.Selon l'Elysée, Emmanuel Macron s'est également entretenu avec le ministre de la Ville Julien Denormandie sur les dossiers concernant le racisme, les quartiers et la politique de la ville. Emmanuel Macron a par ailleurs consulté des élus, des représentants d'associations et des personnalités impliqués dans la politique de la ville. Interrogé sur une éventuelle prise de parole du chef de l'Etat sur le sujet, réclamée par plusieurs leaders de l'opposition, Marc Fesneau a répondu que "le président s'exprimera s'il entend le faire et s'il lui paraît nécessaire de faire".
Entre Jenifer et les paparazzi, ça n'a jamais été une grande histoire d'amour. Une guerre qui aurait mené récemment la star en garde à vue.
Selon le site du magazine Closer, le 30 janvier dernier, l'artiste de 34 ans et son compagnon auraient été convoqués au commissariat du 1er arrondissement de Paris pour être entendus plusieurs heures. Jenifer placée en garde à vue avec son compagnon ?par 6MEDIASJenifer serait dans le viseur de la police en raison d'une plainte déposée par un photographe qui estime avoir été "secoué" par le couple. Après un placement en garde à vue, Closer explique que les deux individus seraient sortis libres sur décision du parquet. Présumés innocents des faits de violence reprochés, la chanteuse et son compagnon devraient recevoir une convocation à une audience correctionnelle dans les semaines à venir. Une affaire qui devrait être jugée au pénal. Closer se souvient que Jenifer avait déjà été placée en garde à vue en 2008 pour un motif similaire. "Tout va bien et je ne suis pas en garde à vue. Cela va trop loin. C'est épuisant ces rats, leurs traques et leurs agressions permanentes" , a dénoncé la star sur son compte Instagram.
En janvier, au tout début de ce qui deviendrait la pandémie de Covid-19, un passager infecté et asymptomatique a contaminé le tiers de son autocar mal ventilé pendant un trajet de moins d'une heure et un retour, nouvel indice que le coronavirus est très probablement transmissible par voie aérienne.
La thèse de la transmission du virus par l'air que chacun expire et inspire, plutôt que par les seules grosses gouttelettes expulsées par l'éternuement et la toux, était initialement négligée par les autorités sanitaires du globe, avant un revirement opéré cet été face à la pression de nombreux experts des virus respiratoires et une accumulation d'études sur la présence de particules virales dans des microgouttelettes en suspension dans l'air, éjectées par la simple parole.Dans un article publié mardi par la revue médicale américaine Jama Internal Medicine, des experts des Centres chinois de lutte contre les maladies décrivent avoir interrogé et testé les passagers ayant été acheminés dans deux cars à un événement bouddhiste dans la ville de Ningbo, le 19 janvier, lors d'un trajet de 50 minutes (avec retour dans les deux mêmes autocars). Personne ne portait de masque.Une personne sexagénaire, sans symptôme, était très probablement le cas index, car elle avait eu des contacts auparavant avec des gens de Wuhan, où l'épidémie a démarré. Elle était assise du côté droit dans une rangée au milieu du car numéro 2, entre deux autres passagers.Au total, 23 autres passagers de ce car ont été contaminés, sur 68 personnes. A l'inverse, aucune infection n'a été relevée dans le car numéro un, identique.Ce qui est notable est que le cercle d'infections était bien plus étendu que les quelques rangées autour du sexagénaire, avec des gens contaminés à l'avant et à l'arrière du car: si le virus n'était transmis que par des grosses gouttelettes, le cercle aurait été plus réduit puisque celles-ci retombent généralement dans un périmètre d'un ou deux mètres. En outre, le patient index n'avait pas de symptômes au moment des trajets, donc il ne toussait pas.Le système de climatisation du car faisait recirculer l'air à l'intérieur de l'habitacle et ne le renouvelait pas, ce qui a sans doute contribué à propager le virus dans tout le bus, concluent les auteurs."Cette enquête suggère que, dans des environnements clos où il y a recirculation de l'air, SARS-CoV-2 est un pathogène hautement transmissible", écrivent-ils.Leur étude, minutieuse et qui comprend un plan du car avec la position de chaque personne contaminée, s'ajoute à d'autres allant dans le même sens, notamment le cas de multiples contaminations entre tables dans un restaurant de Canton, là encore sans doute permises par un système de ventilation ne renouvelant pas l'air intérieur.
La primaire de la gauche s'annonce particulièrement indécise. Un récent sondage est venu apporter des éléments intéressants sur les intentions de vote des sympathisants du Parti socialiste et de la gauche.
Commandée en secret par le PS à l'institut Ipsos début juillet et révélée par Le Point, cette consultation n'est pas vraiment favorable à François Hollande, annoncé battu par Arnaud Montebourg si le duel devait avoir lieu au deuxième tour de la primaire. L'ancien ministre l'emporterait avec 57% des voix, contre 43% pour le chef de l'État.L'institut Ipsos a testé d'autres cas de figure auprès de son échantillon. Arnaud Montebourg gagnerait aussi la primaire de la gauche s'il affrontait le Premier ministre Manuel Valls au deuxième tour (54% contre 46%). Il devancerait également Emmanuel Macron d'une courte tête (51%) si le ministre de l'Économie se retrouvait face à lui. La seule issue favorable dans ce sondage pour François Hollande serait un deuxième tour gagné face à Benoît Hamon (57% contre 43%). Le PS a par ailleurs mesuré les chances de Valls, si le chef de l'État devait renoncer à se présenter. Le Premier ministre terminerait en tête au premier tour (35% des voix), mais il serait donc battu par Montebourg.Toujours selon le sondage Ipsos, François Hollande bénéficie d'une belle popularité auprès des sympathisants PS, dont 63% voteraient pour lui au premier tour de la primaire, contre seulement 20% pour Montebourg. En revanche, pour les sympathisants de la gauche non gouvernementale, le président de la République tombe à 9% d'intentions de vote, contre 43% pour le chantre du "made in France".
Le parquet général de Lyon s'est pourvu en cassation contre la relaxe de Cédric Herrou, décidée en mai par la Cour d'appel de cette ville, a-t-on appris jeudi auprès de son avocate.
L'agriculteur militant de la vallée de la Roya, à la frontière franco-italienne, devenu symbole de l'aide aux migrants, avait été condamné en août 2017 à quatre mois de prison avec sursis pour avoir convoyé quelque 200 migrants, principalement érythréens et soudanais, de la frontière italienne jusqu'à son domicile, puis avoir organisé un camp d'accueil."Ce pourvoi relève d'un acharnement ridicule et consternant", a commenté l'avocat de M. Herrou, Sabrina Goldman. Elle a déploré auprès de l'AFP "tout ce temps et tous ces moyens mis au service des poursuites contre Cédric Herrou par la Justice".Condamné à une amende en première instance à Nice début 2017, puis à quatre mois de prison avec sursis en appel à Aix-en-Provence, l'agriculteur avait saisi le Conseil constitutionnel, via deux questions prioritaires de constitutionnalité, sur le "délit de solidarité" dont il s'estimait victime."Une aide désintéressée aux migrants, qu'elle soit individuelle ou +militante+ et organisée, ne doit pas être poursuivie", tranchaient alors en 2018 les Sages, en affirmant "la liberté d'aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national".Fin 2018, la Cour de cassation retenait ce "principe de fraternité" pour annuler la condamnation de M. Herrou et ordonner un nouveau procès devant la cour d'appel de Lyon.Mais la position adoptée par les Sages et la plus haute instance judiciaire n'a pas empêché le parquet général, lors de l'audience du 11 mars, de réclamer "huit à dix mois" de prison avec sursis, soit la peine la plus lourde jamais requise à l'encontre du prévenu - huit seulement l'avaient été jusque-là.Le 13 mai, M. Herrou avait finalement été "renvoyé de toutes les poursuites" par la Cour d'appel de Lyon.Selon Me Goldman, il est "très rare" que le parquet général fasse un pourvoi devant la Cour de cassation, surtout dans une affaire où elle s'est déjà prononcée après saisine du Conseil constitutionnel.
Selon les informations du Progrès, le chef roannais Pierre Troisgros est décédé mercredi 23 septembre. Il était âgé de 92 ans.
Le monde de la cuisine pleure l'un de ses plus grands représentants. Selon les révélations du quotidien régional Le Progrès, confirmées par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, Pierre Troisgros s'est éteint mercredi 23 septembre. Il quitte ce monde à l'âge de 92 ans en laissant derrière lui un immense et riche héritage sur le plan culinaire. Il est né le 3 septembre 1928 à Chalon-sur-Saône et au vu de l'environnement dans lequel il avait grandi, cela semblait écrit que Pierre Troisgros finirait pas se tourner vers les fourneaux. Dès 1930, sa famille a mis en place un restaurant situé sur la place de la Gare à Roanne. En toute logique, dès les années 50, il commence à faire ses gammes là-bas aux côtés de son frère Jean.Deux frères et une cuisine révolutionnaire C'est sous la houlette de cette fratrie que le restaurant familial, rebaptisé « Les Frères Troisgros » a commencé à prendre de l'ampleur. Pierre et Jean Troisgros innovent, tentent d'apporter une nouvelle gastronomie dans l'établissement. Des choix payants qui donnent progressivement une renommée internationale. Une première étoile au Guide Michelin est décrochée en 1956, une seconde en 1965 et enfin une troisième en 1968.Contacté par France 3 régions, le chef Christophe Marguin se remémore deux frères qui ont « révolutionné la gastronomie française. Ce sont de grands Monsieurs, il était le dernier de cette génération. » En ce qu'il s'agit de Pierre Troisgros, il se souvient d'un homme « d'une générosité extraordinaire, avec beaucoup d'humour. »Transmettre sa passionEn 1983, Pierre Troisgros se retrouve orphelin de son frère Jean, décédé des suites d'une crise cardiaque. A l'image du reste de sa carrière, c'est à travers sa famille qu'il va trouver la force de continuer à exercer. Alors qu'il ne devait être que de passage, Michel, le fils de Pierre, prend de plus en plus de responsabilités. C'est à l'âge de 68 ans, en 1996, que Pierre Troisgros se retire du restaurant.Même retraité, le chef étoilé n'a jamais arrêté de continuer à faire profiter de son savoir. Il plante un vignoble avec le vigneron Robert Sérol. En 2004, il fait également partie du jury pour élire les meilleurs ouvriers de France, un titre remporté par son frère Jean en 1965.
La veuve de l'homme de 38 ans retrouvé mort dans le même secteur qu'Alexia Daval à Esmoulins (Haute-Saône) refuse de voir son mari suspecté de complicité de cette affaire.
Jonathann Daval a-t-il bénéficié d'une complicité pour assassiner sa femme ? Vendredi, l'avocat des parents d'Alexia Daval n'a pas exclu "un lien" entre la mort de la jeune femme et celle d'un homme de 38 ans, dont le cadavre avait été retrouvé le 6 janvier (plus de deux mois après la découverte de celui d'Alexia Daval) par son frère dans le même secteur que le corps partiellement calciné de l'employée de banque de 29 ans. L'avocat a d'ailleurs demandé une comparaison de l'ADN de l'homme avec celui inconnu retrouvé près du corps d'Alexia Daval. Les deux affaires "n'ont rien à voir", avait pourtant estimé le procureur de Besançon il y a quelques jours. "C'est une affaire singulière, mais ce suicide n'a absolument rien à voir avec l'affaire Alexia Daval", avait-il précisé, déplorant que "dès qu'il se passe un événement près de Gray, il ait une répercussion particulière, en essayant qu'un lien soit fait avec ce meurtre"."Nous n'avons strictement rien à voir avec les Daval"S'il a avoué le meurtre de sa femme, Jonathann Daval nie en revanche avoir brûlé son corps. Or c'est ainsi que celui-ci a été retrouvé le 30 octobre, dissimulé sous des branchages dans le bois d'Esmoulins, non loin de leur domicile de Gray-la-Ville (Haute-Saône). Si l'informaticien de 34 ans n'a pas brûlé le corps de sa femme qui l'a fait ? "Soit c'est monsieur Daval qui a brûlé partiellement le corps, soit il a un complice. La réponse est binaire, il n'y a pas d'autres solutions : ou c'est lui, ce qui est probable mais je n'en sais rien, il y a la présomption d'innocence. Ou ce n'est pas lui, c'est possible, alors dans ce cas...", a estimé Me Jean-Marc Florand, l'avocat des parents de la victime.De quoi déclencher la colère de l'épouse de l'homme : "Je suis révoltée que le nom de mon mari puisse être associé à cette affaire. Je veux qu'on arrête de salir sa mémoire", a-t-elle réagi samedi 3 février sur LCI. "Nous n'avons strictement rien à voir avec les Daval. Je ne sais pas qui sont ces gens".L'enquête sur la mort de l'homme de 38 ans a conclu au suicide de ce père de trois enfants, mort d'une balle dans la tête. L'autopsie a révélé qu'il avait 3,4 grammes d'alcool par litre de sang. La police scientifique de Lyon a retrouvé des résidus de poudre à canon sur la manche et la main droite de la victime. L'arme reste introuvable. Selon le procureur de la République de Vesoul, l'homme aurait jeté son arme dans une poubelle avant de succomber plus loin sur son terrain. L'arme serait partie avec d'autres déchets au centre de tri.
Si leur nombre est relativement stable, les conducteurs non-assurés pèsent de plus en plus lourd sur les finances du fonds de garantie, qui indemnise les victimes d'accidents, révèle Europe 1.
En France, les autorités estiment que 750.000 personnes prennent le volant sans cotiser à une assurance. Cette pratique coûte cher, d'autant que les accidents sont toujours plus nombreux. En cinq ans, le nombre de sinistres impliquant un conducteur sans assurance a bondi de 10%, indique Europe 1 vendredi 8 février. Dans ce genre de cas, c'est le fonds de garantie qui entre en jeu pour indemniser les victimes. Le fonds reçoit donc de plus en plus de dossiers. Rien que l'année dernière, 26.000 personnes ont reçu une compensation financière du fonds de garantie, pour un montant total de 150 millions d'euros. Des soins plus onéreux pour les victimesSauf que l'augmentation du nombre de dossiers n'explique tout. Pour Julien Rencki, directeur général du fonds de garantie, les 150 millions d'euros déboursés sont aussi dus à une hausse des prix des soins pour les victimes. "Les montants d'indemnisation progressent parce que la médecine progresse, que les prothèses sont meilleures et plus coûteuses, que l'espérance de vie progresse. Ce sont de bonnes nouvelles pour les victimes, mais ça se traduit par des coûts qui augmentent", a-t-il expliqué à Europe 1. En 2018, 109 sont mortes dans un accident impliquant un automobiliste non-assuré, quand 6.500 personnes ont été blessées. Bientôt un "chèque assurance" ?Presque la moitié des automobilistes qui roulent sans assurance ont moins de 35 ans, précise Europe 1. La plupart du temps, les conducteurs n'ont pas renouvelé leur cotisation par simple négligence, par délinquance ou par manque de moyens. Pour endiguer le phénomène, les experts envisagent de créer un "chèque assurance auto", sur le modèle du chèque énergie, pour les plus modestes. Une carte d'assurance biométrique, qui reprendrait les informations de la carte grise, est également dans les tuyaux.
La cagnotte avait été lancée pour soutenir l'ex-boxeur Christophe Dettinger, filmé en train de frapper deux gendarmes lors de l'acte 8 des "gilets jaunes" le 5 janvier à Paris.
Quarante participants à la cagnotte de soutien à l'ex-boxeur Christophe Dettinger ont porté plainte contre la plateforme Leetchi pour "abus de confiance", a-t-on appris mardi 7 mai auprès de leur avocate. Ils lui reprochent d'avoir interrompu la collecte et suspendu le versement des fonds. Cette plainte a été déposée mi-avril au tribunal de Paris, selon Me Laurence Léger.La cagnotte avait été créée début janvier en soutien à Christophe Dettinger, filmé en train de frapper deux gendarmes lors de l'acte 8 des "gilets jaunes" le 5 janvier à Paris. L'homme a été condamné en février à un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté, et 18 mois de sursis avec mise à l'épreuve.De 130.000 à 145.000 euros récoltés La cagnotte ouverte sur Leetchi avait rencontré un vif succès en quelques jours - environ 130.000 euros récoltés selon la plateforme en ligne de collecte de dons, 145.000 selon les Dettinger - avant d'être clôturée par la plateforme devant la polémique suscitée par l'initiative. Celle-ci avait notamment été critiquée par plusieurs membres du gouvernement. Christope Dettinger : un nouveau combat judiciaire ?par franceinfoLeetchi avait assigné l'organisateur de la cagnotte devant le tribunal d'Evry (Essonne) pour demander à la justice de l'autoriser à bloquer les fonds. A l'inverse, le couple Dettinger et l'organisateur de la cagnotte avaient, eux, assigné la plateforme devant le tribunal de Paris pour demander que les sommes récoltées soient versées. Le 9 avril, le tribunal d'Evry avait décidé de se dessaisir de l'affaire. Les deux dossiers seront examinés ensemble le 5 juin à Paris.Leetchi accusé de "détournement de fonds" Dans cette nouvelle procédure, les 40 plaignants estiment qu'"en retenant les fonds collectés, en procédant unilatéralement au remboursement de certains participants et en modifiant unilatéralement la destination des fonds alors que l'organisateur est seul responsable de l'administration de la cagnotte et qu'il peut notamment choisir à tout moment de la transférer à son bénéficiaire (...), la société Leetchi a manifestement détourné les fonds remis par les participants".Selon Leetchi, l'organisateur s'était engagé à ce que les sommes récoltées servent "uniquement" à couvrir les frais de justice de l'ex-boxeur, sur présentation de justificatifs. Selon son avocate Laurence Léger, qui défend également le couple Dettinger, l'organisateur "ne s'est jamais engagé à ce que les fonds ne servent que pour les frais d'avocats".Leetchi contre "ses propres conditions générales d'utilisation" ? Par ailleurs, toujours selon le document, Leetchi a indiqué le 19 mars, par courrier officiel, refuser de payer les frais de justice de Christophe Dettinger, "revenant sur ses déclarations précédentes". Pour les plaignants, Leetchi "avait nécessairement connaissance de son obligation de verser les fonds au bénéficiaire de la cagnotte une fois le versement sollicité par l'organisateur, d'autant plus que cette obligation résulte de ses propres conditions générales d'utilisation".Dans une autre procédure civile qui se tiendra ultérieurement à Paris, l'épouse du boxeur réclame environ trois millions d'euros de dommages et intérêts à la plateforme, le "préjudice" subi selon elle par la clôture prématurée de la cagnotte.
Les secours en montagne ont dû procéder dimanche après-midi à l'évacuation d'un télésiège en panne sur la station de Serre-Chevalier. 97 skieurs ont été secourus en l'espace de deux heures.
"Quand te reverrai-je... ?" A n'en pas douter, cette célèbre ritournelle d'un non moins célèbre film comique a dû être fredonnée un certain nombre de fois dimanche après-midi à Serre-Chevalier. La situation n'avait pourtant rien de comique et elle a provoqué la mise en place de gros moyens de secours. En effet, une centaine de skieurs bloqués sur un télésiège en panne à Serre Chevalier (Hautes-Alpes) ont vécu une drôle d'aventure et ont été évacués par les secours en montagne, a-t-on appris auprès des gendarmes. L'incident s'est produit peu après 15h sur un télésiège de la station, située sur la commune de Saint-Chaffrey, sur lequel se trouvaient quatre-vingt-dix-sept skieurs.Selon Serre Chevalier vallée (SCV), le gestionnaire des remontées mécaniques cité par le Dauphiné Libéré, c'est une "panne mécanique" qui aurait immobilisé le télésiège et bloqué ses occupants durant deux heures. Leur évacuation - par voies aérienne et terrestre - s'est achevée vers 17h15. Au total, une dizaine de secouristes du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Briançon ont épaulé le service des pistes de la station.
Le syndicat réclament le départ du PDG de la SNCF d'ici la fin de la semaine.
Près de 95% des cheminots ayant participé à la consultation "vot'action" organisée par les syndicats de la SNCF, se sont prononcés contre la réforme ferroviaire, a annoncé mercredi l'intersyndicale du groupe."On se félicite de cette participation et du résultat sans équivoque, incontestable. Les cheminots disent non à ce pacte ferroviaire", a réagi Fabien Dumas, secrétaire fédéral SUD Rail, sur France Info.Pas de valeur légale pour le gouvernementFort de ce résultat, le syndicat réclame désormais la démission du PDG de la SNCF, Guillaume Pepy "avant la fin de la semaine". "Dès le départ, la direction de la SNCF a, non seulement contesté la légitimité de ce vote, mais en plus est allée multiplier les entraves pour qu'on ne puisse pas réaliser ce vote action dans de bonnes conditions", dénonce encore le secrétaire fédéral SUD Rail. La participation à cette consultation interne, lancée le 14 mai par l'intersyndicale CGT, Unsa, SUD et CFDT n'a pas de valeur légale, avaient prévenu la direction de la SNCF et le gouvernement. Peu importe pour le syndicat, qui compte utiliser la vot'action "si le gouvernement sort de sa posture libérale d'ouverture à la concurrence et dit qu'on va tenir compte de ce résultat".
Mardi soir, à partir de 22 heures en France, le Soleil, la Terre et la Lune seront alignés, provoquant une éclipse partielle de lune. L'événement se produit alors que, voilà 50 ans, la mission Apollo XI était lancée.
Quand la Lune fait un clin d'œil à l'Histoire. Cinquante ans jour pour jour après le lancement d'Apollo 11, le 16 juillet 1969, la Lune va offrir mardi 16 juillet une éclipse partielle à une grande partie des Terriens. "L'éclipse sera visible d'Afrique, d'une grande partie de l'Europe et de l'Asie, de la partie orientale de l'Amérique du Sud et la partie occidentale de l'Australie", précise la Royal Astronomical Society (RAS) de Londres dans un communiqué.Une éclipse de Lune se produit lorsque le Soleil, la Terre et la Lune sont alignés. Notre satellite naturel se retrouve alors dans l'ombre de la Terre. Mardi, la lune ne se retrouvera jamais totalement dans l'ombre, l'éclipse ne sera donc que partielle. Mais "environ 60 % de la surface visible de la Lune sera couverte par l'ombre", précise la RAS. Une éclipse sans danger pour les yeuxPrivée des rayons du Soleil, la Lune s'assombrit et prend une teinte brique car l'atmosphère terrestre dévie les rayons rouges de la lumière solaire vers l'intérieur du cône de son ombre. L'éclipse partielle débutera à 20h01 GMT (22h01, heure de Paris), sera à son maximum à 21h30 GMT (23h30, heure de Paris), Le spectacle s'achèvera à 22h59 GMT (00h59, heure de Paris).Le spectacle pourra se voir à l'œil nu, sans aucun danger contrairement aux éclipses de Soleil. Jumelles, lunettes et télescopes permettront d'en profiter encore d'avantage. D'autant plus que selon les prévisions de Météo France, le ciel s'annonce bien dégagé sur la majeure partie du pays. Les appareils photo classiques permettront de faire de belles images mais il faudra se munir d'un pied, recommande les astronomes. En France, l'Association française d'astronomie (AFA) organise des observations de l'éclipse dans certaines villes comme Paris, Dijon ou encore Caraman près de Toulouse.
4.000 policiers et gendarmes seront chargés de sécuriser les sites touristiques du pays, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.
Pas de vacances pour les forces de l'ordre. "Près de 4.000 policiers et gendarmes" sécuriseront cet été les "sites particulièrement touristiques" du pays, a annoncé vendredi 5 juillet le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner lors d'une visite sur le bassin d'Arcachon (Gironde)."Ici en Gironde, autour du bassin d'Arcachon par exemple, ce sont 400 policiers et gendarmes supplémentaires qui sont mobilisés", a expliqué M. Castaner lors de la présentation du dispositif estival de la police nationale à Arcachon, haut lieu du tourisme de la côte atlantique.Renfort saisonnierSur le port d'Arcachon, le ministre est monté à bord d'une vedette de la gendarmerie maritime qui a traversé le bassin pour atteindre la presqu'île du Cap Ferret, où il a notamment rencontré des élèves du groupement de gendarmerie départementale en renfort saisonnier. De retour à Arcachon, il a également examiné les dispositifs locaux de renfort estival des pompiers et de la police nationale. Interrogé sur le risque de voir les vacanciers rouler plus vite cet été après la destruction de nombreux radars durant la crise des "gilets jaunes", le ministre de l'Intérieur a assuré que "l'essentiel des radars sur les grands axes de circulation fonctionnaient"."Quelquefois, on pense que le civisme c'est seulement pour les autres, mais c'est aussi pour soi, pour ce chef de famille ou cette maman qui conduit le véhicule avec sa famille et qui peut se dire que son comportement (au volant) peut sauver des vies", a-t-il déclaré, appelant à la "vigilance".
Le chef du groupe LREM à l'Assemblée nationale Gilles Legendre s'est déclaré hostile à toute sanction à l'encontre de Cédric Villani, tandis que Benjamin Griveaux l'appelle de nouveau à rejoindre sa campagne.
Cédric Villani, candidat malheureux à la primaire En Marche en vue des municipales à Paris, pourrait annoncer mercredi sa candidature dissidente. "Il y a les rumeurs, les on-dit, le teasing et la sauce médiatique. J'écouterai mercredi la décision qui sera la sienne. Mais j'ai mon petit côté scientifique : je me fonde sur les faits", a sobrement commenté Benjamin Griveaux candidat LREM pour les municipales à Paris, invité de franceinfo dimanche 1er septembre. Pour l'ancien porte-parole du gouvernement, la place de Cédric Villani "est au sein de sa famille politique, auprès du candidat qui a été investi par sa famille politique et dont aujourd'hui il est un député". Benjamin Griveaux a assuré au micro de franceinfo entretenir encore des liens avec son ancien coéquipier. "On a pris le temps de se parler, de discuter", a-t-il affirmé. Il explique également lui avoir envoyé une lettre la semaine dernière qui n'a toujours pas obtenu de réponse. "Je lui propose que, sur les grands choix programmatiques et sur les personnalités, il soit à mes côtés pour copiloter cette campagne". (..) Il ne m'a pas répondu. Je suis certain que c'est un homme courtois et qu'il m'apportera une réponse", a-t-il poursuivi. "Je suis contre toute forme d'exclusion" De son côté, le patron du groupe LREM à l'Assemblée nationale est hostile à toute sanction contre le député de l'Essonne. "Je veux la victoire de Benjamin Griveaux, et elle passera forcément par un rassemblement. (...) Si on veut penser au rassemblement, le meilleur moyen de le préparer n'est certainement pas de créer des clivages par des sanctions et des divisions", a expliqué Gilles Le Gendre, lui-même élu de Paris, sur le plateau de BFMTV. C'est pourquoi, dit-il, "je suis contre toute forme d'exclusion ou de sanction vis-à-vis de Cédric Villani ou vis-à-vis de ses éventuels soutiens".En attendant mercredi, Cédric Villani et Benjamin Griveaux engrangent les soutiens. Samedi, 131 personnalités appelaient Cédric Villani à être candidat aux municipales à Paris dans une tribune publiée dans Le Parisien. Dimanche, c'est le patron de l'UDI Jean-Christophe Lagarde qui annonçait son soutien à Benjamin Griveaux dans les colonnes du quotidien francilien.
Mercredi 26 septembre, Laura Smet est allée à la villa de Marnes-la-Coquette dans laquelle s'est éteint le 6 décembre dernier son père Johnny Hallyday. Une visite autorisée par Laeticia Hallyday, comme le révèle Gala.
Depuis la mort de Johnny Hallyday, dans la nuit du 5 au 6 décembre 2017, les relations entre sa veuve et les enfants du rockeur ont été particulièrement tendues. Sur fond de bataille autour de l'héritage matériel et artistique de l'idole des jeunes, Laeticia d'un côté et Laura et David de l'autre semblent avoir davantage communiqué par l'intermédiaire de leurs avocats que directement ces derniers mois. Alors que Public révélait que Laura Smet s'était rendue, mercredi 26 septembre, dans la villa de Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine), Gala précise que c'est en fait Laeticia qui lui a permis de se rendre à l'endroit où est décédé son père.Un geste de bonne foi de la part de la veuve de Johnny, qui devrait dans les jours qui viennent venir s'y réinstaller alors que sort l'album posthume du chanteur, "Mon pays, c'est l'amour". Laura Smet n'était pas venue à La Savannah, le nom de cette villa, depuis l'automne 2017, au moment où son père travaillait encore, autant que possible, sur les maquettes de son dernier disque. Toujours selon Gala, c'est par la voix de ses avocats que Laura Smet a demandé à pouvoir se rendre dans la maison de Marnes-la-Coquette. Une demande acceptée par Laeticia Hallyday et ses représentants.Si elles ne se sont pas croisées, les deux femmes pourraient donc être sur le chemin d'une improbable réconciliation, alors que l'actrice et son demi-frère, David Hallyday, avaient été rayés du testament de leur père rédigé en juillet 2014 selon la loi californienne. Les deux enfants de la star espèrent toutefois toujours récupérer ce qu'ils estiment être leur dû dans une bataille judiciaire qui est loin d'être terminée.
Quatre anciennes élèves de Tariq Ramadan assurent, dans la Tribune de Genève, avoir eu des relations sexuelles avec l'islamologue et théologien controversé.Les faits remontent aux années 1980 et 1990 quand Tariq Ramadan était professeur de Français au Cycle des Coudriers au Collège de Saussure à Genève. Les quatre élèves étaient mineures à l'époque.
L'une d'entre elles, âgées alors de 15 ans, explique au journal suisse avoir fréquenté le théologien en dehors des heures scolaires. Elle aurait eu des relations sexuelles avec lui "à deux ou trois reprises à l'arrière de sa voiture". "Il disait que c'était notre secret", confie-t-elle."SOUS SON CONTRÔLE"Une autre, 18 ans au moment des faits, assure avoir été "abusée et violentée". Ces actes étaient "consenties mais très violents", précise-t-elle. "J'ai eu des bleus sur tout le corps. Il m'a toujours fait croire que je l'avais cherché. L'histoire s'est sue et il m'a menacée, en exigeant le silence de ma part". "J'étais comme d'autres élèves, captivée par le discours de ce professeur charismatique", ajoute-t-elle, précisant que Tariq Ramadan était déjà marié et père de famille. Elle parle "d'abus de pouvoir pur et simple"."J'avais 17 ans quand on a commencé à s'embrasser et 18 ans quand on a eu des rapports sexuels", rapporte une autre élève. Celle-ci explique également avoir été "fascinée" et "sous le contrôle" de son professeur mais n'a jamais été menacée. Elle n'a reçu aucune violences physiques et assure même en avoir parlé à "plusieurs camarades de classe".La Tribune de Genève rapporte enfin le témoignage d'un ex-élève, qui aurait reçu les avances de Tariq Ramadan alors qu'elle n'avait que 14 ans. L'islamologue n'est cependant pas passé à l'acte. "Avant d'être ce leader musulman, il était un homme tordu, intimidant, qui usait de stratagèmes relationnels pervers et abusait de la confiance de ses élèves. Il avait une telle emprise sur nous".La Radio Télévision Suisse (RTS) explique de son côté qu'un ancien élève du Collège de Saussure avait remonté l'information à "l'une des doyennes de l'établissement". Celle-ci assure avoir remonté l'information à la direction.Tariq Ramadan est visé depuis la semaine passée par une enquête à Paris pour "viol, agression sexuelle, violences et menaces de mort", à la suite d'une première plainte de l'ancienne salafiste devenue militante laïque Henda Ayari. Il fait l'objet d'une deuxième plainte, déposée à Paris jeudi et qui dénonce des faits similaires, en plein débat autour du harcèlement sexuel dans la société. Dans une première réaction, samedi sur Facebook, l'islamologue controversé avait affirmé qu'il s'agissait d'une "campagne de calomnie", enclenchée par ses "ennemis de toujours". Ses avocats, qui ont annoncé la semaine passée le dépôt d'une plainte pour "dénonciation calomnieuse" après la plainte de Henda Ayari, menacent également d'engager d'autres actions judiciaires "contre tous ceux qui bafouent la présomption d'innocence" de leur client, dans leur communiqué.Tariq Ramadan, 55 ans, petit-fils du fondateur de la confrérie égyptienne islamiste des Frères musulmans, bénéficie d'une forte popularité dans les milieux musulmans conservateurs. Il est aussi très contesté, notamment dans les sphères laïques, qui voient en lui le tenant d'un islam politique.
Le nouveau gouvernement de Jean Castex comporte plusieurs ministres de droite, et l'ombre de Nicolas Sarkozy se profile dans le casting. Mais les Républicains insistent pour se proclamer seuls garants d'une politique de droite.
Le président des Républicains, Christian Jacob, a sévèrement critiqué une partie des membres du gouvernement Castex, notamment ceux issus de son parti, mercredi 8 juillet sur LCI. Première cible : Gérald Darmanin, ancien lieutenant de Nicolas Sarkozy, rallié à Emmanuel Macron en 2017. "J'ai bien compris qu'on récompense la traîtrise, a déclaré le député de Seine-et-Marne. Bien sûr qu'on peut évoluer en politique, mais on n'est pas obligé de se renier". Au-delà de la "trahison", Christian Jacob a estimé que Gérald Darmanin n'est pas un bon ministre. "Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas réussi" aux Comptes publics, a-t-il tranché. "J'ai cru comprendre que monsieur Darmanin s'était roulé par terre pour devenir ministre de l'Intérieur, a encore expliqué Christian Jacob. Emmanuel Macron a cédé, bon, c'est leur affaire. On peut attribuer beaucoup de qualificatifs à Gérald Darmanin, mais pas celui d'avoir des convictions.""Si j'étais le président, je m'en méfierais, parce que le ministre de l'Intérieur a les gènes de la trahison !, avait déjà déclaré Christian Jacob la veille, dans le Parisien. Le président est allé chercher une personnalité ou deux qui avaient besoin de reconnaissance, c'est tout."Ministre de la Santé sous Nicolas Sarkozy, la nouvelle ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a également fait les frais de la colère du président des Républicains. "Elle a eu des convictions successives, a lancé Christian Jacob. Là aussi, on verra. Ce n'est pas vraiment une gentille, elle n'est pas connue pour ça."Enfin, le Premier ministre lui-même, ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée sous Sarkozy, est accusé d'être quantité négligeable. "Ce qui ne me rassure pas, c'est qu'il se fasse imposer son chef de cabinet, qu'on lui explique comme un gentil collaborateur que son discours de politique général, il le fera plus tard."
Selon des sources policières, les circonstances du décès restent floues.
Un homme de 21 ans a été poignardé à mort dans la soirée de jeudi 13 août, dans le quartier de la gare saint-Charles à Marseille, a-t-on appris de sources concordantes. Peu avant 22h, les secouristes ont été appelés pour venir en aide au jeune homme qui est décédé peu de temps après leur intervention, a indiqué le parquet de Marseille. On ignore les circonstances et le motif de cette agression, ont indiqué des sources policières. L'enquête a été confiée à la police judiciaire.Deux jours plus tôt, un homme de 29 ans avait été arrêté, suspecté d'avoir blessé à coups de couteau un individu de 32 ans sur fond de "rivalité d'ordre sentimental".
"Ecraser le cafard!" Un videoblogueur hostile au président bélarusse Alexandre Loukachenko a beau avoir été emprisonné, son mouvement a dynamisé la campagne présidentielle, dans un pays où d'habitude les scrutins sont une formalité.
La popularité de Sergueï Tikhanovski est née il y a un an sur Youtube, où sa chaîne "Un pays pour la vie" a conquis 230.000 personnes avec des vidéos dénonçant le chef de l'Etat, la corruption, une justice et une police aux ordres.Puis le 7 mai, cet entrepreneur de 41 ans au physique de boxeur s'est lancé dans la campagne pour la présidentielle du 9 août, afin de détrôner Alexandre Loukachenko, 65 ans, à la tête du pays depuis 1994. "Cela fait 26 ans que le dictateur dirige l'Etat avec incompétence et négligence criminelle", proclame-t-il dans sa profession de foi en ligne. Avant de lancer poing levé: "2020 c'est l'année du changement, STOP au cafard".C'est l'aboutissement d'une année à sillonner le pays micro à la main, à la rencontre de citoyens ordinaires pour critiquer l'indéboulonnable président bélarusse.La pandémie de coronavirus lui a fourni de nouvelles munitions, M. Loukachenko ayant refusé tout confinement, qualifié la pandémie de psychose ou affirmé que le sauna ou la vodka étaient des remèdes contre la maladie.Comme sa condamnation en mai à 15 jours de détention pour une manifestation non autorisée a empêché M. Tikhanovski d'être candidat, son épouse Svetlana Tikhanovskaïa l'a fait à sa place.Elle dit avoir rassemblé les 100.000 parrainages d'électeurs nécessaires, un nombre considérable dans un pays de neuf millions d'habitants. Après la fin de la collecte des signatures, le 19 juin, la Commission électorale devra valider sa candidature. - Coup monté -Le président, jamais avare de déclarations polémiques, a balayé cette rivale: "Notre société n'est pas prête à voter pour une femme".Le 29 mai, en plein échange avec des sympathisants dans la ville de Grodno, Sergueï Tikhanovski, sorti de détention neuf jours plus tôt, a été approché par deux policiers. L'un d'eux a alors chuté, selon des images disponibles en ligne, conduisant à l'arrestation du Youtubeur et son inculpation pour "violences" contre les agents. L'intéressé, qui risque six ans de prison, dénonce un coup monté.Le domicile et la datcha des Tikhanovski ont aussi été perquisitionnés mercredi. La police dit y avoir saisi 900.000 dollars en liquide.Mme Tikhanovskaïa affirme qu'elle et son époux n'avaient jamais eu une "telle somme", sous-entendant un coup tordu du pouvoir.Depuis 1994, aucune opposition n'a pu s'ancrer dans le paysage politique bélarusse. Nombre de ses dirigeants ont été emprisonnés, et en 2019, aucun opposant n'a été élu au Parlement.Avec M. Tikhanovski, la campagne électorale 2020 est donc différente des précédents scrutins, rythmés par les visites de fermes et d'usines du président-candidat qui cultive encore une certaine idée de l'URSS. - Issus de l'élite -Pour Alexandre Klaskovski, analyste à l'agence de presse privée bélarusse BelaPan, les collectes des parrainages pour divers candidats se sont muées en une sorte de "vote de défiance" à l'égard d'Alexandre Loukachenko. Et "l'arrestation de Sergueï Tikhanovski a jeté de l'huile sur le feu", estime-t-il.Entre les 29 et 31 mai, plusieurs dizaines d'opposants ont été arrêtés lors de rassemblements et de collectes.Outre le blogueur, d'autres candidats ont émergé, comme Viktor Babaryko, ex-banquier d'une filiale du géant russe Gazprom, riche mécène et amateur de peinture.Se présentant comme le défenseur des entrepreneurs, il critique le système économique, largement contrôlé par l'Etat et en crise, sur fond de conflits politiques et pétroliers avec le grand frère russe.M. Loukachenko l'accuse de vouloir "privatiser" le pays et sous-entend qu'il est financé par Moscou.Un autre détracteur du chef de l'Etat est aussi entré dans la course, bien qu'issu de l'élite, Valeri Tsepkalo, un ancien diplomate de haut rang.Mais selon Artiom Chraïbman, du centre de réflexion Carnegie de Moscou, "pratiquement tous les membres de l'élite bélarusse qui ont rejoint l'opposition sont passés par la case prison". Et si ces candidats "ne sont pas emprisonnés après l'élection, ce serait un précédent important", dit-il à l'AFP.
Le député communiste Fabien Roussel rentre de Suisse où il a voulu aller visiter la société abritant le patrimoine de Johnny Hallyday et gérée par "Mamie Rock". Alors qu'a-t-il trouvé sur place ? Il était l'invité jeudi matin, en exclusivité, de Jean-Marc Morandini dans "Morandini Live" sur CNews.
"Je dépose un texte de loi sur les paradis fiscaux, qui sera discuté à l'Assemblée nationale. Pour illustrer ce cas, je suis allé en Suisse pour aller voir l'ONU et pour aller taper à la porte de quelques sociétés qui ont logé leurs sièges en Suisse pour que le bénéfice ou patrimoine échappe à l'écran radar du fisc", a-t-il débuté. Et d'ajouter : "J'ai découvert qu'une des sociétés qui gère les affaires de Johnny Hallyday serait localisée en Suisse (Artistes et promotion). Cette dernière serait hébergée par Posadas & Vecino. Je suis allé frapper à la porte de cette société dans un immeuble où il a plein de sociétés. Il y a une secrétaire qui travaille pour tout le monde. Je lui ai demandé à rencontrer Posadas & Vecino pour savoir si Artistes et promotion existait, elle m'a dit de prendre rendez-vous. Elle m'a donné un numéro de téléphone. J'ai téléphoné et là, quelqu'un au bout du fil, m'a répondu 'Buenos Dias'. J'étais en Uruguay ! Ça illustre parfaitement ce qu'est l'évasion fiscale".Pour Fabien Roussel, qui est un fan de Johnny Hallyday, "cette affaire est vraiment désolante". "Je suis certain qu'il n'était pas comme ça et n'a pas donné d'instructions pour que ses affaires soient gérées de cette façon là ! Les enfants sont en train de s'écharper sur l'héritage, mais encore faut-il savoir où il se trouve (...) Dans le conflit qui oppose les enfants avec Laeticia Hallyday, les droits de succession il y a une partie qui va à l'Etat. C'est qui ? Les Etats-Unis qui vont en bénéficier ou la France ? (...) J'ai découvert une convention entre les Etats-Unis et la France qui date de 1978 pour prévenir l'évasion fiscale sur les donations et les successions qui fait que normalement en cas de conflit les deux parties doivent se réunir et trouver un accord à l'amiable pour faire en sorte de sortir du litige. La France ne peut pas être lésée dans cette histoire".
REPÈRES. Le point sur les clusters (foyers) de Covid-19 en France, dans plusieurs régions ou départements.
L'agence sanitaire Santé publique France note, depuis quelques jours, que le virus circule davantage. Invité de France Inter jeudi, le ministre de la Santé Olivier Véran a évoqué la situation "problématique" du département de la Mayenne et des "signaux faibles de reprise épidémique dans certains hôpitaux parisiens". - Bretagne Une hausse significative du nombre de nouveaux cas​ a été enregistrée cette semaine dans la région. Entre vendredi 10 et jeudi 16 juillet, 110 nouveaux cas ont été révélés par diagnostic biologique, indique l'Agence régionale de santé (ARS), contre 14 la semaine précédente. Et pour la première fois depuis des semaines, un nouveau patient a été placé en réanimation.En outre, en Bretagne, le fameux "R effectif" - ou "R0" -, c'est-à-dire le nombre de personnes infectées par un malade, est très élevé : 2,62 (il était inférieur à 1 au niveau national ces dernières semaines). En clair, une personne malade en contamine 2,62. - Nouvelle-Aquitaine L'ARS de Nouvelle-Aquitaine a recensé jeudi 10 clusters, contre trois la semaine précédente, une "évolution inquiétante". - PacaDans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le R0 s'élève à 1,55. - La Réunion Dans l'île, le R0 est également trop élevé, à 2,26. - Seine-Saint-Denis Le département est également repassé au-dessus du niveau de vigilance, avec un taux d'incidence de 10,1 contaminations pour 100.000 habitants, recensé dans la semaine du 6 au 12 juillet, selon Le Parisien. - Mayenne Ce département des Pays de la Loire compte plusieurs foyers de Covid-19. Il a légèrement dépassé le seuil d'alerte, avec 50,1 nouveaux cas pour 100.000 habitants détectés en sept jours, a annoncé mercredi Santé publique France. Un plan de dépistage massif de toute la population âgée de plus de 10 ans, soit environ 300.000 personnes, a été lancé en début de semaine. Le port du masque est désormais obligatoire dans les lieux publics clos de six communes du département, dont la préfecture, Laval. - Nord Le département compte le plus de foyers de contamination en France. L'Agence régionale de santé regrette un relâchement des comportements.
Les cotisations sociales s'élèvent à 16,4 % du PIB, un taux largement supérieur à la moyenne de l'Union européenne.
En pleine fronde des "gilets jaunes" contre la vie chère, Eurostat a publié mercredi 28 novembre son rapport sur la fiscalité européenne en 2017. Et dans ce domaine, la France arrive en tête en Europe. "Le ratio recettes fiscales/PIB varie sensiblement d'un État membre à l'autre, les parts les plus importantes d'impôts et de cotisations sociales en pourcentage du PIB en 2017 ayant été enregistrées en France (48,4%)", indique l'organisme d'études statistiques de l'Union européenne. La Belgique et le Danemark occupent les deuxième et troisième places du podium avec respectivement 47,3 % et 46,5% du PIB. C'est en Irlande que les impôts et cotisations sociales sont les moins élevés avec seulement 23,5 % du PIB. Les cotisations sociales bien au-dessus de la moyenneLes recettes totales provenant des impôts et cotisations sociales en France sont en constante augmentation depuis 2002. Elles représentaient 44,1% du PIB en 2002 et 47,7% en 2016. Entre 2016 et 2017, elles ont augmenté de 0,7 %. Dans le détail, la part des cotisations sociales est largement supérieure à la moyenne européenne avec 18,8% contre seulement 13,3% en moyenne. Dans ce domaine, la France arrive largement devant ses partenaires européens. Les impôts sur la production et les importations sont aussi bien au-dessus de la moyenne avec 16,4 % du PIB contre 13,6 en moyenne dans le reste de l'Union européenne. Concernant l'impôt sur le revenu, le pays s'inscrit en-dessous de la moyenne de l'UE avec 12,8% du PIB contre 13,1 %.
Une bâche en plastique dotée de quatre manches et accrochée à un fil à linge: c'est l'ingénieuse solution développée par une Canadienne pour pouvoir, en toute sécurité, faire un câlin à sa mère en pleine pandémie.
A Guelph, dans le sud de la province canadienne de l'Ontario, Carolyn Ellis et son mari Andrew ont mis au point ce "gant à câlin" à la veille de la Fête des mères, célébrée cette année le 10 mai en Amérique du Nord. "Je me suis dit qu'elle (sa mère, ndlr) ne recevait pas de câlins et qu'on devait vraiment faire quelque chose à ce sujet, et je voulais lui en donner un pour la fête des Mères," explique Carolyn Ellis à l'AFP. Les manches, aussi en plastique, ont été fixées à la large bâche en utilisant du ruban adhésif, permettant à deux personnes de se prendre dans les bras l'un l'autre sans contact direct."C'était vraiment un travail d'équipe d'essayer de déterminer la taille et la hauteur des manches. On a travaillé dessus jusqu'au petit matin samedi soir et c'était prêt pour la Fête des mères le dimanche," dit-elle. "C'était un super cadeau".La vidéo filmée pour l'occasion, puis partagée sur les réseaux sociaux, est rapidement devenue virale."Je voulais juste prendre ma mère dans mes bras," dit-elle. "C'était surprenant, ça nous a choqués de voir à quel point c'est vite devenu viral. On était ravis que d'autres personnes aient pu bénéficier de notre câlin. On a adoré ça".Et si, bien sûr, un câlin entouré de plastique ne vaudra jamais une une étreinte réelle, il est tout de même réconfortant, après plusieurs semaines de confinement et autres mesures de distanciation sociale, de pouvoir enlacer les siens, dit-elle."Cela nous a permis de revenir à une forme de normalité, ça nous a donné un peu d'espoir," conclut Carolyn Ellis. "Cette sensation physique, c'était comme rentrer à la maison. Un câlin de votre mère, ça fait tellement du bien".
Canal+ a décidé d'assigner le groupe sino-espagnol Mediapro en justice "pour faire cesser l'inégalité de traitement" dont il se dit victime concernant les conditions de distribution de la chaîne Téléfoot, a annoncé la chaîne cryptée vendredi.
Lancée fin août, la chaîne du groupe Mediapro est le nouveau diffuseur principal du championnat de France de football et est notamment disponible par abonnement via des opérateurs télécoms, sur internet et sur les appareils d'Apple."Prenant acte des conditions qui lui sont imposées par le Groupe Mediapro pour la distribution de la chaîne Téléfoot, le Groupe Canal+ se voit contraint de saisir le juge judiciaire pour faire cesser l'inégalité de traitement dont il est l'objet et obtenir des conditions de reprise équitables et non discriminatoires", explique le communiqué. Une première audience est prévue le 24 septembre au tribunal de commerce de Nanterre, a précisé le groupe à l'AFP.Mediapro avait remporté, à la surprise générale, en mai 2018, les principaux droits de diffusion de plus de 80% des matches de L1 et L2 sur la période 2020-2024 pour un montant record de plus de 800 millions d'euros annuels.Le groupe avait signé coup sur coup une série d'accords depuis fin juillet avec les opérateurs SFR, Bouygues Telecom, Free et Orange, ainsi qu'un partenariat avec Netflix, pour Téléfoot. Selon Canal+, "les conditions préalables à toute négociation imposées par le groupe Mediapro" s'apparentent "à des conditions impossibles, sont irréalistes dans les conditions de marché actuelles et visent à exclure" le groupe français "de la distribution de l'offre particulièrement attractive de football de Téléfoot".Dans une interview au site de l'Equipe, le patron de Canal+ Maxime Saada a précisé l'origine de son courroux: Mediapro "nous demande un nombre d'abonnés garanti, sur lequel nous devrions faire un paiement, qui représente à peu près un tiers de notre parc total d'abonnés et qui est trois fois le volume total des abonnés au pack sport de Canal+", a-t-il expliqué."Je crains qu'ils essayent de nous faire payer les montants qu'ils n'auraient peut-être pas obtenus des autres" opérateurs, "c'est hors de question", a ajouté le président du groupe Canal+, "absolument convaincu" que la concurrence n'a pas été soumise aux mêmes exigences."Notre seul objectif est de faire la lumière sur les conditions des contrats et s'assurer que ce qui nous est proposé est discriminatoire, parce qu'on en est certain", a-t-il insisté.Contacté par l'AFP, Mediapro s'est refusé à tout commentaire.
Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, était sur l'antenne d'Europe 1 ce lundi 27 juillet.
"Je souhaite qu'on arrête très vite de subventionner les véhicules diesel parce que ce ne sont pas des véhicules d'avenir." Barbara Pompili a été on ne peut plus claire ce lundi 27 juillet, invitée sur l'antenne d'Europe 1. Un nouveau dispositif de primes à la conversion sera mis en place à partir du 3 août, pour prendre la suite de celle instaurée dans le cadre du plan de soutien à l'automobile, comme l'a annoncé samedi le ministère de la Transition écologique. La prime exceptionnelle prévoyait 3.000 euros pour une voiture essence ou diesel et 5.000 euros pour une électrique. Selon le nouveau système, les particuliers recevront de 2.500 à 5.000 euros (selon leurs revenus), pour l'achat d'un véhicule électrique ou hybride rechargeable. Ce sera 1.500 à 3.000 euros pour un véhicule Crit'Air 1 ou 2. La prime pour l'achat d'un diesel ne devrait cependant pas durer, à en croire la ministre de la Transition écologique. "Rendez-vous plus tard, mais pour l'instant on a déjà beaucoup limité cette prime aux véhicules les plus propres", a-t-elle fait savoir, toujours sur Europe 1."On a énormément recentré la prime sur les hybrides et l'électrique. On a gardé une part de thermique pour les personnes qui ont de très petits revenus pour qu'ils ne soient pas écartés de la prime à la conversion", a-t-elle ajouté."On va revoir les critères à partir d'août"Barbara Pompili maintient ainsi sa position énoncée le 23 juillet dernier sur France Inter. "On va revoir les critères à partir d'août. Et je crois que je vais resserrer les critères sur les véhicules les moins polluants", avait assuré la ministre de la Transition écologique. Puis d'ajouter : "On va revoir les critères, je ne peux pas vous dire exactement lesquels, mais je pense que ce serait bien si on ne pouvait plus mettre de diesel, par exemple. Mais ce n'est pas encore arbitré."En mai dernier, Pour rappel, Emmanuel Macron a annoncé en mai dernier un vaste plan de soutien à l'industrie automobile, incluant notamment le renforcement et la simplification de la prime à la conversion. L'opération est couronnée de succès : d'ici la fin juillet, les 200.000 primes à la conversion devraient être écoulées, selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire le 16 juillet dernier. Il annonçait alors la prolongation de cette prime, mais à de nouvelles conditions.
Une mère de famille aurait lancé un chien d'attaque sur un enfant de 9 ans. Fort heureusement, l'animal a été arrêté juste à temps, raconte 20Minutes.
Une histoire de stationnement de véhicules entre anciens voisins a pris un tour extrêmement grave en Loire-Atlantique le 24 février dernier. Un couple a été blessé et un enfant traumatisé à Bouguenais, relate le site de 20Minutes un mois plus tard.Ce dimanche-là, un couple et leur fils de 13 ans habitant Couëron, à 15 kilomètres de Bouguenais, viennent rendre visite à leur famille. Leurs proches étant absents, ils s'apprêtent à repartir quand leur ancien voisin les interpelle à propos d'un ancien contentieux sur des places de stationnement.Le voisin les insulte et descend à la rencontre du couple. Une bagarre éclate entre les pères de famille. Les mères de famille s'en mêlent. Les coups pleuvent, les poubelles volent.La famille de Couëron prend le dessus physiquement et menace de mort leurs anciens voisins, ainsi que leur garçon de 9 ans. Elle aurait pu s'arrêter là, mais la mère de famille en a décidé autrement en ouvrant le coffre de sa voiture. Elle a alors libéré son American Staffordshire Terrier pour le lâcher sur l'enfant.Traumatisme psychologiqueSans laisse ni muselière, pourtant obligatoire pour cette race de chien d'attaque fruit du croisement entre le Bulldog et le Terrier, le molosse allait se jeter sur le garçon. Mais le fils de sa propriétaire, âgé de 13 ans, a réussi in extremis à le retenir.Le drame évité de peu, la famille et son canidé ont pris la fuite et étaient déjà loin quand les gendarmes sont arrivés. Mais le couple a été placé en garde à vue le 18 mars et leur adolescent entendu comme témoin, d'après le site du quotidien gratuit 20Minutes. Ses parents seront jugés au mois d'août devant le tribunal correctionnel.La mère de famille frappée a bénéficié de 30 jours d'incapacité totale de travail (ITT) et son mari de quatre jours d'ITT. Leur enfant a bénéficié de quatre jours d'ITT pour traumatismes psychologiques.
L'agent de star Dominique Besnehard s'en est pris verbalement à la militante féministe ce vendredi sur CNews. L'intéressée a décidé de porter plainte, rapporte L'Express.
Invité sur CNews ce vendredi, Dominique Besnehard n'a pas été tendre avec Caroline de Haas. Interrogé sur la cérémonie des César qui se déroule ce vendredi soir ainsi que sur l'affaire Weinstein, l'agent de star a poussé un coup de gueule face aux "amalgames". Il a voulu expliquer sa pensée en prenant en exemple des propos de Caroline de Haas rapportés dans L'Obs la semaine dernière. Elle affirmait qu'un homme sur deux ou sur trois était un agresseur. Dominique Besnehard soutenu par Jean-Pierre Elkabbach "Alors que je suis féministe, que j'ai un rapport avec les femmes extraordinaires... Quand je vois certaines journalistes qui disent 'Un homme sur trois est un prédateur', Caroline De Haas là, j'ai envie de la gifler", a lancé sur le plateau de CNews Dominique Besnehard. Dans la foulée, Jean-Pierre Elkabbach l'a soutenu. "Il n'est pas impossible que vous ne soyez pas le seul, a ironisé le journaliste. Un jour ou l'autre, il faudra qu'elle s'explique". La principale intéressée n'a pas du tout apprécié les déclarations de l'agent de stars. Contactée par L'Express, elle a déclaré qu'elle partait au commissariat pour porter plainte contre Dominique Besnehard. De son côté le CSA a affirmé avoir déjà reçu "au moins une centaine de signalements". Néanmoins, l'instance n'a pas encore annoncé si elle ouvrait une instruction.Valérie Trierweiler réagitAlors que la séquence fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux, Valérie Trierweiler n'a pas hésité à interpeller Dominique Besnehard sur Twitter. "Juste une question: Dominique Besnehard osera-t-il porter ce soir à la cérémonie des Césars le ruban blanc contre les violences faites aux femmes, lui qui 'a envie de gifler' une femme qui se bat pour la cause des femmes ?", a-t-elle tweeté. En effet, le producteur doit remettre un prix accompagné de Laura Smet.Ce vendredi soir, sur compte Facebook, Dominque Besnehard a souhaité répondre à la polémique qui enfle autour de ses déclarations de ce matin. "Il paraît que toutes les féministes ne sont pas contentes après moi suite à ma réflexion sur Caroline de Haas. Et moi comment dois je prendre sa réflexion anti homme. Un homme sur 3 est un prédateur ?! Je pense que comme exemple d'homme qui respecte les femmes, je ne suis pas mal classé, je le prouve tous les jours. Par contre le sectarisme contre les hommes m'est insupportable", a-t-il écrit.
Takis Candilis, numéro deux de France Télévisions depuis deux ans et demi, a annoncé mercredi son départ du groupe public, afin de permettre à sa patronne Delphine Ernotte, qui vient d'entamer son deuxième mandat, de prendre un "nouvel élan".
"France Télévisions entame un nouveau quinquennat. Un peu comme un cabinet ministériel, il est nécessaire de renouveler les équipes", a justifié l'intéressé dans un entretien au quotidien Le Figaro, expliquant qu'"il faut aller chercher des experts du numérique pour insuffler un nouvel élan".Takis Candilis, qui était depuis février 2018 directeur général délégué à l'antenne et aux programmes du groupe public, a également indiqué qu'il préférait "partir sur un succès", et souhaitait renouer avec son ancien métier de producteur de séries.Le nom de son remplaçant n'a pas encore été annoncé. La nomination devrait intervenir en septembre, indique-t-on à France Télévisions.Takis Candilis avait succédé début 2018 à Xavier Couture. Sous son égide, France Télévisions a revu en profondeur son organisation, en remplaçant les patrons de chaînes par des responsables thématiques, pour insuffler une plus grande transversalité entre les différentes antennes et renforcer la dimension numérique des programmes.Ancien réalisateur de films et documentaires, Takis Candilis, né en octobre 1954, a été producteur de télévision responsable de plusieurs séries à succès ("Navarro", "L'Instit") avant de rejoindre TF1 en 1999.Il avait été débauché par le groupe Lagardère en 2008 pour créer la filiale Lagardère Entertainment, renommée ensuite Lagardère Studios, dont il a fait le leader français de la production TV. En 2016, il avait pris la direction de la fiction au sein de la société Banijay, numéro 3 européen de la production télévisuelle, avant de rejoindre France Télévisions deux ans plus tard.
Albert Chennouf-Meyer "demande solennellement" au président de la République de "refuser" le retour des jihadistes détenus en Syrie. Par crainte d'un dispersement de ces prisonniers lors du retrait américain de la zone, la France envisage de rapatrier ces jihadistes pour les mettre en détention sur le territoire hexagonal.
"Je tiens à m'élever de toutes mes forces contre cette criminelle décision". Albert Chennouf-Meyer, père d'une des sept personnes tuées par le terroriste toulousain Mohamed Merah, a adressé ces mots à Emmanuel Macron pour lui demander de s'opposer au retour des jihadistes français actuellement détenus par les forces kurdes en Syrie. "Je vous demande solennellement de surseoir à cette décision, voire de refuser leur retour et (de) les confier à la Syrie", écrit-il au président de la République dans cette lettre ouverte que l'AFP a pu consulter samedi 9 février."Vous n'êtes pas sans savoir que parmi les islamistes de retour, il y a des individus qui ont contribué à aider le terroriste musulman Mohamed Merah", insiste Albert Chennouf-Meyer, dont le fils de 25 ans, militaire, a été tué par balles dans les attaques ciblées du jihadiste à Toulouse et Montauban.Albert Chennouf-Meyer, qui souligne qu'une "partie" des jihadistes emprisonnés "ont les mains rouges du sang de nos enfants", cite plus particulièrement le cas de Quentin Le Brun. Ce jeune Tarnais, parti en 2014 en Syrie, est considéré comme un propagandiste de Daesh, selon les enquêteurs. Pour la justice française, il était proche de la nébuleuse jihadiste toulousaine dans laquelle ont gravité Mohamed Merah et les frères Clain, les "voix" de la revendication des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Récemment, un envoyé spécial de Paris Match avait pu le rencontrer, retenu dans un camp des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue par Washington. Risque de dispersionL'épineux dossier du retour des Français retenus en Syrie a refait surface avec l'annonce du retrait américain de la zone. Au total, d'après plusieurs sources, ce sont 130 personnes, dont une cinquantaine d'hommes et femmes et des dizaines d'enfants, qui sont concernées.Paris, qui était initialement réticent à rapatrier ces prisonniers, semble désormais enclin à envisager ces retours. Car selon des spécialistes, ces jihadistes pourraient profiter de l'affaiblissement de la coalition militaire internationale pour s'évader et se disperser.
Un homme d'affaires libanais a décidé d'offrir un chapeau ayant appartenu à l'ancien dictateur à une fondation juive. Un moyen, selon lui, de lutter contre la propagande néonazie.
Abdallah Chatila, un homme d'affaires libanais, a offert à une fondation israélienne un chapeau haut de forme -ainsi que d'autres objets- ayant appartenu à Adolf Hitler. Ces objets sont issus d'une vente aux enchères sujette à polémique à Munich (Bavière, Allemagne). "J'ai souhaité acheter ces objets pour qu'ils ne soient pas utilisés à des fins de propagande néonazie. Ma démarche est totalement apolitique et neutre", a précisé le résident suisse, qui a fait fortune dans les diamants et l'immobilier à Genève, dans les colonnes de l'hebdomadaire Le Matin Dimanche. Cet homme d'affaires de 45 ans, né en 1974 à Beyrouth, a dépensé 545.000 euros pour faire l'acquisition de ces 10 lots dont un chapeau haut de forme porté par Adolf Hitler, sa boîte à cigares, sa machine à écrire mais aussi une édition de luxe de son livre "Mein Kampf" frappée d'un aigle et d'une svastika. Cet exemplaire a appartenu au dirigeant nazi Hermann Goering.Vers une place dans un musée ?"Le populisme d'extrême droite et l'antisémitisme sont en train d'avancer dans toute l'Europe et dans le monde. Je ne voulais pas que ces objets tombent en de mauvaises mains et soient utilisés par des personnes aux intentions malhonnêtes", a précisé Abdallah Chatila à l'hebdomadaire suisse. S'il "faudrait brûler" ces reliques pour l'homme d'affaires, il estime que "les historiens pensent qu'il faut les garder pour la mémoire collective". Cela l'a amené à prendre contact avec l'association Keren Hayessod, qui agit "pour la construction et le développement de l'Etat d'Israël" : "Je vais leur donner ces objets (...) qui devraient être exposés dans un musée", a encore expliqué le Libanais. Le président de l'Association juive européenne, le rabbin Menachem Margolin, a précisé être "bouleversé" par le geste de l'homme d'affaires, qui figure parmi les 500 plus grandes fortunes vivant en Suisse. "Dans un monde cynique, un tel acte de gentillesse, de générosité et de solidarité nous a bouleversés", s'est-il exprimé dimanche 24 novembre dans un communiqué de presse. Par ailleurs, Menachem Margolin a précisé que M. Chatila se joindra à une visite d'une centaine de parlementaires européens à Auschwitz en janvier. Il y recevra un prix suite à son don.
À contre-courant de la quasi-totalité de la classe politique française, la député La France insoumise (LFI) Danièle Obono a apporté son soutien au syndicat Sud-Éducation 93, vendredi 24 novembre. Cette organisation minoritaire dans l'Éducation nationale prévoit d'organiser en décembre des ateliers de formation pour les enseignants, dont deux se feront "en non-mixité".
Ce concept consiste à réserver des lieux ou des événements à des catégories sociales ou raciales, à l'exclusion des autres. Dans ce cas, certains ateliers seront réservés aux personnes dites "racisées", c'est-à-dire non blanches.La députée de Seine-Saint-Denis Danièle Obono, déjà au centre de plusieurs polémiques depuis son élection, a soutenu sur Sud Radio le concept même de stage en non-mixité. "Cette pratique existe dans beaucoup de mouvements, les mouvements féministes par exemple, les mouvements LGBT. À un moment, de quels outils on se dote pour pouvoir organiser des débats, pour pouvoir échanger et discuter ?, s'est-elle interrogée.LA NON-MIXITÉ N'EST PAS DANGEREUSEAlors qu'au sein de son mouvement, les condamnations ont été unanimes, Mme Obono ne s'inquiète pas de telles pratiques. "La non-mixité n'est pas dangereuse dans le sens où c'est une pratique qui répond, à un moment donné, à des besoins d'une catégorie. Je reviens à l'exemple des mouvements féministes. Les personnes qui sont victimes de violence sur un certain nombre de questions vont avoir besoin de dire qui'il va falloir qu'on puisse discuter en se sentant en confiance. Du coup, il faut le faire avec des personnes avec lesquelles on s'identifie, comme partageant le même type de problèmes. Dans ce cas-là, c'est plus un outil pédagogique pour pouvoir libérer la parole plus facilement", a-t-elle estimé.Mme Obono a par ailleurs déploré la réaction de Jean-Michel Blanquer. "Malheureusement, peut-être que le ministre devrait se renseigner un peu plus. Dans les mouvements sociaux, dans l'histoire, ce sont des formes qui existent pour répondre à des besoins", a-t-elle déclaré.PLAINTE DU MINISTRELe ministre de l'Éducation nationale a effectivement réagi vivement à l'événement, en annonçant qu'il allait porter plainte contre Sud-Éducation 93 pour "diffamation". "L'expression-même utilisée est absolument scandaleuse, elle ne peut avoir sa place dans l'Education nationale", avait-il déclaré devant l'Assemblée nationale. "C'est pourquoi, puisque ce syndicat a décidé de parler de racisme d'Etat, j'ai décidé de porter plainte pour diffamation à l'encontre de Sud Education 93", avait-il ajouté. "On parle de 'non-mixité raciale', on parle de 'blanchité', on parle de 'racisé' : (...) les mots les plus épouvantables du vocabulaire politique sont utilisés au nom soi-disant de l'antiracisme alors qu'en fait ils véhiculent évidemment un racisme", avait critiqué M. Blanquer.Dans les rangs de la France insoumise, la tendance est plutôt à la condamnation de l'initiative du syndicat. Ainsi, le député LFI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière avait dénoncé, mercredi, ces ateliers. "Par définition, une réunion syndicale, je souhaite qu'elle soit ouverte à tous les syndiqués, et je ne souhaite pas que l'on mette en place un système, où (...) en fonction de la couleur de la peau, on peut se réunir ou pas. Je ne suis pas d'accord", avait-il dit sur La chaîne parlementaire.Même position pour son collègue député du Nord, Adrien Quatennens : "Clairement, le fait de tenir des réunions syndicales qui font le tri de manière raciale me pose un problème évident. Moi, je suis pour que les réunions soient ouvertes à tous."
En juillet 2017, un avion d'Air Canada a failli se poser sur une piste où étaient stationnés quatre appareils remplis de passagers. L'incident, qui aurait pu virer à la pire catastrophe aérienne de l'histoire, est dû à une erreur des pilotes.
Des pilotes d'Air Canada ont pris par erreur une piste d'accès sur laquelle quatre avions de ligne attendaient de pouvoir décoller de San Francisco pour leur piste d'atterrissage et ont ainsi frôlé la catastrophe, ont révélé les enquêteurs du National Transportation Safety Board (NTDB), vendredi 12 octobre.Une file d'attente d'avions prise pour une piste d'atterrissage"Seulement quelques mètres d'écart ont empêché que ça ne devienne sans doute le pire accident de l'histoire de l'aviation", a expliqué Bruce Landsberg, vice-président de l'agence fédérale américaine chargée de la sécurité des transports dans le rapport d'enquête final.Selon ce document, l'Airbus A320 d'Air Canada avec 140 personnes à bord avait reçu l'autorisation le 7 juillet 2017 peu avant minuit de se poser sur la piste 28-droite de l'aéroport de San Francisco. Or, les pilotes ont aligné l'appareil sur le taxiway C (parallèle à la piste) où se trouvaient quatre avions de ligne en attente de décollage sur la piste 28-droite."L'avion est descendu à une altitude de 30 mètres au-dessus du sol, survolant le premier avion sur le taxiway. L'équipage de l'avion incriminé a remis les gaz, et l'avion est descendu à une altitude minimale d'environ vingt mètres et a survolé le second appareil sur le taxiway avant de commencer à remonter", a expliqué le NTSB, précisant qu'aucun des 135 passagers et 5 membres d'équipage n'a été blessé et que l'appareil n'a pas été endommagé. Les enquêteurs ont déterminé que la "cause probable" de cet incident est "la mauvaise identification par l'équipage du vol du taxiway C comme étant la piste prévue d'atterrissage".Selon eux, les pilotes ne savaient pas que la piste habituelle 28-gauche serait fermée à partir de 23 heures du fait de "leur consultation insuffisante des Messages aux navigants aériens (NOTAM, en anglais, NDLR) avant leur vol et pendant le briefing d'approche" de l'aéroport. Le capitaine du vol, qui avait peu avant expérimenté cet aéroport de nuit, a reconnu avoir confondu les deux pistes 28 et le taxiway."Il va où ce gars?"Un enregistrement audio des échanges par radio entre le pilote et la tour de contrôle, publié sur internet peu après l'incident, a témoigné d'un certain cafouillage. Le pilote reçoit l'instruction d'atterrir sur la piste 28-droite avant de reprendre contact avec la tour."Euh, tour de contrôle, je veux juste confirmer --ici Air Canada 759-- on voit des lumières sur la piste là-bas, en travers de la piste, vous pouvez confirmer qu'on a bien l'autorisation d'atterrir?" Réponse: "Air Canada 759 confirme atterrissage sur piste 28-droite. Il n'y a personne d'autre que vous sur 28-droite". "Ok, Air Canada 759", répond le pilote.A ce moment-là, une voix masculine se fait entendre, probablement celle d'un pilote à bord d'un avion en stationnement: "Il va où ce gars? Il est sur le taxiway". C'est alors qu'un contrôleur aérien a réorienté l'avion d'Air Canada.
Gabrielle Grandière, ancienne institutrice musicienne, avait composé son "tube" en 1953.
Son "petit homme" restera à jamais incontournable. Gabrielle Grandière, auteure de la célèbre comptine "Pirouette Cacahuète", est décédée à l'âge de 99 ans, ce mardi 25 février, rapporte France Bleu Maine. Cette ancienne professeure des écoles avait écrit sa chanson pour ses élèves à l'époque où elle enseignait à Alençon, en 1953. "Je trouvais que les comptines étaient cucul". Je me suis dit : je vais en faire une, on va bien voir. Je l'ai écrite en un rien de temps !", témoignait-elle à France Bleu, en 2012."L'avion à réaction" n'existait pasElle avait détaillé la création de son futur "tube" dans une vidéo du Maine Libre, la même année. "Ca coulait de source. C'est venu en 10 minutes!" a t-elle commenté à propos des paroles originales, qui ont été modifiées par les interprètes suivants. La comptine avait été popularisée par Sylvie Vartan, dans une version légèrement différente de l'originale."Ce que je leur reproche, c'est de m'avoir rallongé ça de deux couplets que j'ai pas faits!", corrigeait Gabrielle Grandière, évoquant celui de "l'avion à réaction" qui n'existait pas dans sa première version, ainsi que la phrase finale "Messieurs mesdames, applaudissez", qui a remplacé "On va vous la recommencer".Plusieurs années après, la Sarthoise avait essayé de faire valoir, trop tard, ses droits d'auteur à la Sacem. "Aujourd'hui, je m'appelle domaine public !", souriait-elle.
Les petites phrases de la semaine.
Cette semaine, le parti Les Républicains (LR) a désigné celui qui dirigera sa liste aux élections européennes du mois de mai. Il s'agit de François-Xavier Bellamy. Le choix de ce philosophe de 33 ans, inexpérimenté en politique, divise la droite en raison de ses idées conservatrices. Ainsi, il se dit opposé à l'IVG à titre personnel.
Certains scientifiques et médecins soutiennent que le masque devrait être obligatoire dès l'âge de six ans, une position que ne partage pas le gouvernement, qui ne l'a rendu obligatoire que pour les enseignants et les enfants à partir de la sixième.
A la veille de la rentrée scolaire, la question du masque divise. Si le gouvernement français a décidé que le masque ne devait être obligatoire que pour les enseignants et les élèves à partir de la sixième, classe où l'on rentre à partir de 11 ans, certains estiment que tous les enfants de plus de 6 ans devraient en porter un. Dans une tribune publiée samedi 29 août dans Le Parisien, des scientifiques et médecins expliquent ainsi que le protocole sanitaire présenté par le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer "ne protège ni les personnels ni les élèves et leurs familles et est insuffisant pour ralentir l'augmentation actuelle du nombre de nouveaux cas de Covid-19". "Les enfants de moins de 11 ans sont aussi contaminants que les adolescents ou les adultes, comme l'ont rappelé les virologues allemands ou l'Académie américaine de pédiatrie qui, pour sa part, incite au port du masque dès 2 ans", expliquent les auteurs de la tribune en demandant de rendre le masque obligatoire dès six ans, comme le font notamment l'Espagne et Italie.S'appuyant notamment sur les avis du Haut Conseil à la santé publique, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a répété dimanche dans le JDD qu'en primaire, le port du masque pour les enfants ne s'imposait pas. "Nous consultons aussi des médecins spécialistes des enfants. Cette semaine encore, la société française de pédiatrie, dans une réunion à la direction générale de la santé, a validé nos positions", a expliqué le ministre. Il n'est cependant pas exclu d'étendre à l'avenir l'obligation de port du masque aux élèves de CM1 et CM2.Si les avis divergent autant sur cette question, c'est que de nombreuses inconnues subsistent sur l'incidence du Covid-19 sur les enfants. Ce que l'on sait, car toutes les études le confirment, c'est que les enfants tombent rarement très malades du coronavirus. "Les enfants sont plus susceptibles d'avoir une forme légère, voire asymptomatique" et donc d'échapper à toute détection, précise un récent rapport du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).En revanche, on ne sait pas pourquoi les enfants sont moins gravement atteints. Il n'y a pas non plus de consensus sur la question de la contamination des enfants : sont-ils moins infectés ? Sont-ils moins contagieux ? Plusieurs études suggèrent que le virus semble moins infecter les enfants, surtout en-dessous de 10 ans. Des échantillons représentatifs de la population ont été testés en Islande, en Espagne, à Genève ou en Italie, pour déterminer le taux de personnes contaminées ou ayant développé des anticorps : les enfants y étaient proportionnellement moins touchés que les adultes. "Ces différences sont faibles et restent à confirmer", prévient toutefois l'ECDC.La question de la contagiosité des enfants est la grosse inconnue et une question cruciale à l'heure de la rentrée. Certaines études ont conclu que les enfants avaient une charge virale (c'est-à-dire une concentration de virus) comparable à celle des adultes, et qu'ils étaient donc potentiellement tout aussi contagieux. Mais la charge virale n'est pas le seul critère : les enfants pourraient être moins contagieux car ils ont moins de symptômes, puisque c'est en toussant ou en éternuant qu'une personne infectée risque de transmettre le virus. "Quand ils présentent des symptômes, les enfants excrètent la même quantité de virus que les adultes et sont aussi contaminants qu'eux. On ne sait pas à quel point les enfants asymptomatiques peuvent infecter d'autres personnes", résume l'ECDC.Cependant, des études ont montré que les enfants, surtout les plus jeunes, contaminaient rarement leurs proches. Selon ces travaux, la contamination se fait plutôt des adultes vers les enfants que l'inverse. Nombre d'experts appellent toutefois à distinguer les enfants des adolescents, dont le niveau de contagiosité semble davantage s'assimiler à celui des adultes.
Le déconfinement s'annonce critique lundi dans les transports publics d'Ile-de-France, où le respect des règles de distanciation va réduire drastiquement la capacité.
Après avoir fonctionné au ralenti pendant sept semaines, les transports en commun ne repartiront pas à plein régime lundi: la RATP compte assurer 75% du service --avec 60 stations de métro fermées sur 302-- et la SNCF entre 50 et 60% pour ses trains de banlieue.Or, le gouvernement a décidé que la distanciation sociale s'appliquerait également à bord, pour limiter la propagation du coronavirus. Obliger les voyageurs à rester à au moins un mètre les uns des autres réduit leur nombre de 80%.Du coup, la "capacité d'emport" va être limitée à environ 15% de la normale, calcule la PDG de la RATP Catherine Guillouard."La grande inconnue du 11 mai, c'est les flux entrants dans nos réseaux", reconnaît-elle. On ne sait pas combien de Franciliens reprendront le RER, le métro, le tram ou le bus avec le déconfinement, parmi les 96% qui les ont désertés. La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne et son secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari les ont estimés cette semaine de 15 à 30%."Il y a un problème", résume un responsable du secteur, qui tablerait plutôt sur 40 à 45%, avec de fortes disparités suivant les endroits.La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, s'est voulue rassurante lors d'une conférence de presse vendredi soir: "Les retours ne se feront pas dès lundi, les écoles n'ont pas encore rouvert, il y a beaucoup de personnes qui vont regarder comment ça va se passer. (...) Lundi, ça devrait se passer correctement."Mais l'affluence devrait croître les jours suivants, a-t-elle prévenu.D'où tout un train de mesures pour limiter la fréquentation, avec un recours toujours massif au télétravail quand c'est possible et un étalement des horaires dans les entreprises, pour que les heures de pointe soient moins marquées.L'accès aux transports en commun en Ile-de-France sera en outre réservé aux heures de pointe aux personnes détenant une attestation de leur employeur ou ayant "un motif impérieux" pour se déplacer.Cette attestation --qui ne sera pas disponible avant dimanche-- sera contrôlée entre 06H30 et 09H30 puis entre 16H00 et 19H00, du lundi au vendredi, a précisé Valérie Pécresse.- Brigades mobiles -Les autorités promettent une "tolérance pour les premiers jours". Mais sans cette attestation, les usagers risqueront ensuite 135 euros d'amende, de même s'ils ne portent pas de masque --obligatoire dans les transports publics à partir de lundi pour toute personne âgée de plus de 11 ans. Les forces de l'ordre et les agents de sécurité de la RATP et la SNCF vont filtrer les voyageurs à l'entrée des gares et stations les plus importantes, tandis que Mme Pécresse a évoqué des "brigades mobiles" pour les trams et les bus.La RATP et la SNCF ont installé des "PC Crise" pour surveiller les flux. "Nous allons chaque jour faire le point et adapter l'offre de trafic", cependant que l'offre de transport devrait augmenter progressivement, a noté Jean-Baptiste Djebbari."Nous craignons très fortement que l'affluence soit très supérieure à nos capacités (...). Cela pourrait conduire au refoulement de nombreux usagers, ce qui pourrait provoquer de fortes tensions", s'est inquiété le secrétaire général de la CGT Cheminots, Laurent Brun, dont les troupes circuleront sur les lignes pour recenser d'éventuels problèmes. "Si les mesures sanitaires ne sont pas suffisamment respectées, nous n'hésiterons pas à fermer telle gare, telle station ou alors des lignes de train, de bus ou de métro", a mis en garde M. Djebbari.Les voyageurs devraient pouvoir récupérer un masque lundi à l'entrée des principales gares et stations et des distributeurs de gel hydroalcoolique vont être progressivement installés sur le réseau.Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé vendredi que l'Etat mettrait à partir de lundi "10 millions de masques à disposition des opérateurs de transport pour qu'ils les distribuent à leurs usagers", sur ce total, "4,4 millions de masques" seront destinés à l'Ile-de-France.Valérie Pécresse a indiqué que la région et Ile-de-France Mobilités distribueraient "4 millions de masques, dont 2 millions dès la semaine prochaine ,(...) pour permettre d'amorcer la pompe jusqu'à ce que les Franciliens puissent les acheter eux-mêmes". Ceux qui ont peur de la foule devraient pouvoir se rabattre sur les trottinettes électriques en libre-service, profiter des nouvelles pistes cyclables dessinées pour le déconfinement ou... prendre leur voiture, s'ils en ont une et s'ils ne craignent pas les embouteillages.
La soirée a basculé dans l'horreur, mardi 11 octobre à Rennes. Une femme enceinte de 7 mois a été grièvement brûlée dans l'incendie de son appartement, rapporte Ouest-France. Elle a mis en cause son petit ami, qui aurait déclenché le sinistre après avoir essayé d'abuser d'elle.Incendie en cours dans un immeuble de quatre étages rue du Garigliano à #Rennes. Rue barrée pic.twitter.com/rek07g4xNh
— Rennes 24 (@Rennes24) 11 octobre 2016Le feu s'est déclaré vers 19h au dernier étage d'un immeuble de la rue du Garigliano, dans le sud de Rennes. Une femme âgée de 19 ans et enceinte de 7 mois a donné l'alerte, avant de se réfugier sur son balcon. Elle a été évacuée par la grande échelle des pompiers, mais a cependant été grièvement brûlée. Elle a été prise en charge par le Smur, avant son transfert par hélicoptère à l'hôpital des grands brûlés de Nantes, révèle le quotidien local.La victime a mis en cause son compagnon, qui aurait mis le feu à l'appartement après avoir tenté d'abuser d'elle. L'homme a été interpellé par les policiers de la BAC et placé en garde à vue
Selon plusieurs médias dont Le Parisien, BFM-TV et Europe 1, le maire de Levallois-Perret ne voulait pas sortir de la prison de la Santé pour être transféré au tribunal correctionnel de Paris, alors que les juges doivent rendre leur jugement dans le second volet du procès Balkany.
Déjà condamné pour fraude fiscale, Patrick Balkany devait retourner au tribunal pour la suite et fin de son procès, ce vendredi 18 octobre. Plusieurs médias avancent toutefois que l'édile de Levallois-Perret aurait refusé son extraction de la prison de la Santé, où il est incarcéré depuis un mois, vers le tribunal. Son épouse Isabelle Balkany, a confirmé l'information dans les colonnes du Parisien : "En effet, il ne vient pas. Il n'a peut-être pas envie de voir la meute (NDLR : de journalistes) et il est très fatigué", a t-elle affirmé au quotidien d'information. Le verdict de cet après-midi constitue l'épilogue d'un procès marqué par la gouaille de Patrick Balkany, qui dit avoir défendu une "vie à servir les autres" et regretté sa "manie de vouloir toujours faire plaisir". Ce second jugement s'annonce encore plus risqué pour le maire, qui n'a eu de cesse de se poser en "fraudeur passif", simple héritier des lingots paternels. Le 13 septembre, le baron des Hauts-de-Seine avait été condamné à 4 ans de prison pour fraude fiscale et à 10 ans d'inéligibilité, sanctionné pour un "indéniable enracinement, sur une longue période, dans une délinquance fortement rémunératrice".
Une mesure qui existe déjà dans les aires de jeux pour enfants des parcs parisiens depuis 2015.
La ville de Paris s'aligne sur le modèle strasbourgeois. Suite à un voeu déposé au Conseil de Paris par le groupe Radicaux de gauche, centre et indépendants (RGCI), l'exécutif a décidé, mardi 3 juillet, de tester l'interdiction de tabac dans quatre parcs de la capitale. Depuis 2015, il est déjà interdit de fumer dans les aires de jeux, réservés aux enfants, situés dans les espaces verts de Paris. Les fumeurs qui ne respectent pas la règle peuvent être verbalisé de 38 euros, ainsi que de 68 euros en cas d'abandon de mégots, et ce, dans l'ensemble de la capitale. "Pour que les parcs soient de vrais poumons verts en ville"La mesure, qui vient d'être adoptée, va expérimenter des zones sans tabac dans quatre parcs parisiens, "pour que les parcs soient de vrais poumons verts en ville", ont écrit les RGCI dans leur proposition. Ces derniers veulent s'aligner sur le "modèle de notre voisine alsacienne", a expliqué la présidente du RGCI, Laurence Goldgrab. "C'est tout à la fois un enjeu de santé publique, de sensibilisation, de propreté, mais aussi de lutte contre la pollution des sols et de l'eau ", a-t-elle déclaré. Après une expérimentation positive, Strasbourg a votée, lors de son dernier Conseil municipal le 25 juin dernier, l'interdiction totale de fumer dans tous ses parcs et jardins. La mesure "parcs sans tabac", élaborée avec la Ligue contre le cancer et expérimentée dans un parc depuis fin 2017, est effective depuis dimanche 1er juillet. L'interdiction va d'abord s'appliquer aux six grands parcs de la ville avant d'être généralisée à tous les espaces verts publics.
Selon un sondage publiée ce mardi 6 février, les Français restent rares à coucher sur papier leurs souhaits pour la gestion médicale de leur fin de vie. La loi les y encourage pourtant.
.Si en fin de vie vous n'êtes plus capable de vous exprimer, acceptez-vous ou refusez-vous une réanimation cardiaque et respiratoire ? Une dialyse rénale ? Une intervention chirurgicale ? Une alimentation et une hydratation artificielles ? Ce sont les questions posées par le modèle du questionnaire promu par le ministère de la Santé.D'après un sondage commandé par le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie à l'institut BVA, ils sont 11% à déclarer avoir "déjà rédigé" ces directives, contre 83% qui déclarent ne pas l'avoir fait. Parmi eux, 32% des sondés envisagent de le faire, et 51% ne l'envisagent pas.58% ne connaissent pas les directives anticipéesRéalisé du 8 au 12 janvier par téléphone auprès de 964 Français âgés de 50 ans et plus, ce sondage montre également que 58% des sondés ne connaissent pas les directives anticipées. Ces souhaits, qui peuvent être rédigés librement, sont censés indiquer jusqu'à quel point et par quels traitements une personne souhaite être maintenue en vie.La loi du 2 février 2016 sur la fin de vie donne le droit à chacun de refuser par avance, ou de demander à limiter, les traitements et actes médicaux qui prolongent la vie. Après deux ans d'application, cette loi n'a pas abouti à plus de directives anticipées, a constaté le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie."Même si le pourcentage n'est pas très élevé et ne bouge pas beaucoup, ce n'est pas une indication que ces directives ne serviraient à rien", a cependant déclaré lors d'une conférence à Paris la présidente de cette instance, Véronique Fournier. "On pose des questions techniques (...) et on voit que ce dont les gens ont envie de parler, c'est de leurs valeurs", a-t-elle expliqué.
Dans un entretien au Parisien, le haut-commissaire à la réforme des retraites assure qu'il est "impossible" de réserver le nouveau régime universel de retraite aux seuls nouveaux entrants sur le marché du travail, une option envisagée par l'exécutif.
Face à l'inquiétude des Français et des syndicats, qui ont lancé un appel à la mobilisation et à une grève reconductible dès le 5 décembre, sur la réforme des retraites, le président Emmanuel Macron avait laissé entendre le 28 octobre que la réforme pourrait s'appliquer uniquement aux seuls nouveaux entrants sur le marché du travail. Ce qu'on appelle également "la clause du grand-père". Réforme des retraites : qu'est-ce que «la clause du grand-père» ?par CNEWS"C'est impossible", a martelé mercredi 6 novembre dans un entretien au Parisien Jean-Paul Delevoye. "Si on fait la 'clause du grand-père' pour une profession, il faut la faire pour tout le monde, question d'équité, ça veut dire que l'on renonce à la réforme", a estimé le haut-commissaire à la réforme des retraites. Cette réforme doit notamment créer un système de retraite "universel" par points, se substituant aux 42 régimes existants.Pour Jean-Paul Delevoye, ceux qui défendent aujourd'hui la "clause du grand-père" dans la majorité, doivent "maîtriser (leurs) nerfs". "Il n'y a pas de brutalité dans le système que nous proposons : ceux qui ont vingt-sept années de service et qui ont gagné le droit de partir en retraite vont garder ce droit", insiste le haut-commissaire. "Pour les autres, qui représentent plus de la moitié des salariés, la transition se ferait sur quinze ou trente ans", ajoute-t-il."Je ne transigerai pas sur l'objectif"Jean-Paul Delevoye affirme en outre que la réforme sera "votée en juin 2020" mais, précise-t-il, "s'il y a des assouplissements nécessaires de quelques mois, cela ne pose aucune difficulté". "Un projet aussi ambitieux ne souffre aucune interrogation de contingences électorales ou de timing politique lié aux municipales ou à la fin du quinquennat", poursuit Jean-Paul Delevoye.Alors que le mouvement social du 5 décembre s'annonce fort, le haut-commissaire ne compte rien lâcher. "Moi je ne transigerai pas sur l'objectif, a-t-il assurer. Si la grève du 5 décembre est une crispation catégorielle, si elle vise à s'opposer au régime universel, je ne l'entends pas. Cela voudrait dire que les intérêts corporatistes et la capacité de nuisance l'emportent sur l'intérêt supérieur du pays. C'est ma position personnelle." "Après, c'est au Premier ministre d'arbitrer", a-t-il néanmoins ajouté.
Alicia Aylies n'est qu'à mi-mandat et pourtant, elle pense déjà à la fin de son règne de Miss. La fin d'un conte de fées qui lui fait broyer du noir.
"Rien que d'y penser, je déprime !", confie la reine de beauté dans une interview accordée au magazine Télé 7 Jours. Si elle a un petit coup de blues et s'inquiète de ce passage de flambeau, c'est que la jeune femme de 19 ans est encore assez indécise sur ses projets. "Après mon bac, je souhaitais faire du droit pour devenir juriste. Aujourd'hui, je pense plutôt m'orienter vers des études de marketing. Mais je ne sais pas encore comment m'organiser, car j'aimerais aussi me servir de cette année comme d'un tremplin pour faire du mannequinat", confie Miss France 2017 qui dit ne pas être jalouse de la médiatisation de Miss Univers, Iris Mittenaere. "Son élection ne m'a pas du tout fait d'ombre. Son parcours est un exemple pour moi. Elle va me donner des conseils ! (...) En soi, mon année de Miss France est une préparation à Miss Univers", analyse dans Télé 7 Jours celle qui rêve de partir à New York, là où vit désormais Iris Mittenaere.
Selon Le Journal du Dimanche, le député La République en marche a confié à Emmanuel Macron qu'il souhaitait briguer la mairie de la capitale, et ce dernier ne l'en aurait pas dissuadé.
Les candidatures La République en marche à la mairie de Paris se bousculent. Après le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, le secrétaire d'État chargé du Numérique Mounir Mahjoubi, le vice-président de l'Assemblée nationale Hugues Renson, le sénateur Julien Bargeton et l'élue du 4e arrondissement Anne Lebreton, le député de l'Essonne Cédric Villani souhaiterait également se présenter aux élections municipales de 2020 dans la capitale. Le Journal du Dimanche révèle ce 7 octobre que le mathématicien "vient de faire part de cette ambition au président de la République, qui ne l'en a pas dissuadé". Sollicité samedi par l'hebdomadaire, il a refusé de commenter cette information. Une commission nationale d'investiture sera chargée de trancher entre les différents prétendants à l'Hôtel de ville, rappelle Le JDD
Gérald Darmanin a indiqué au Sénat que la crise du Covid-19 allait creuser le déficit de la Sécurité sociale à un niveau encore "jamais vu".
Conséquence directe de la crise sanitaire causée par l'épidémie de coronavirus, le déficit de la Sécurité sociale va fortement augmenter. Il devrait atteindre plus de 41 milliards d'euros, "du jamais-vu" même au plus fort de la crise financière, a prévenu mercredi 22 avril le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin. Le record de 2010 (28 milliards) est effacé et ce montant "qui peut donner le tournis" reste de surcroît "une hypothèse favorable", a poursuivi Gérald Darmanin lors d'une audition par la commission des Affaires sociales du Sénat.Très loin des 1,9 milliard de déficit atteints fin 2019, la Sécu se retrouve avec 8 milliards de dépenses nouvelles (achats de masques, primes aux soignants, arrêts pour gardes d'enfants...), mais surtout avec 31 milliards de recettes en moins (cotisations, CSG, TVA...).Or, les prévisions partent du "principe que l'ensemble des cotisations reportées seront payées d'ici décembre, ce qui ne sera probablement pas le cas", a indiqué le ministre. Non seulement les entreprises bénéficieront d'un "étalement" de leurs paiements, mais "le gouvernement travaille à des annulations" qui concerneront "certains secteurs", à commencer par la restauration.Tous les voyants au rougeCela pourrait également s'appliquer à l'hôtellerie, au tourisme, à l'événementiel, à la culture, mais aussi à des "secteurs de conséquence" comme les blanchisseurs dépendant des hôtels, ou les viticulteurs dépendant des bars et restaurants.Autre écueil, les ressources de la Sécu sont en partie tributaires de l'ampleur de la récession économique. Pour l'heure le gouvernement table sur un PIB en baisse de 8%, mais "plus la croissance sera négative, plus les chiffres se détérioreront", a averti le ministre.De même, les comptes de l'assurance chômage sont plombés par le recours massif au chômage partiel, qui concerne désormais plus de 10 millions de salariés. La dette de l'Unédic devrait ainsi se situer "sans doute autour de 47 milliards d'euros en juin", soit 10 milliards de plus qu'en début d'année, a-t-il précisé.
Au cas où la circulation du virus devait entraîner un nouveau confinement, trois scénarios ont été élaborés pour l'Education nationale, a expliqué mardi matin le ministre.
Mardi 1er septembre, l'ensemble des 12,4 millions d'élèves français reprennent le chemin de l'école, après des mois sans y avoir mis les pieds pour certains, malgré l'épidémie de Covid-19 qui fait planer la menace d'un durcissement des règles d'accueil au cours des prochaines semaines. Invité de BFMTV, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a assuré que "tous les établissement scolaires" étaient rouverts. "Il peut y avoir des exceptions, mais je n'en recense pas au moment où je vous parle. C'est un grand bonheur pour nous tous", a-t-il affirmé. "Dans les jours qui viennent il est possible de prendre la décision de fermer une école, un établissement en cas de contaminations", a-t-il néanmoins reconnu. "Nous ne partons pas de zéro. Nous l'avons déjà fait en juin", a-t-il rappelé. Dans ce contexte, le ministre a tenté de rassurer les parents. "Je leur dis 'n'ayez pas peur'. L'éducation, c'est fondamental. (...) On a besoin de l'école, l'école n'est pas superfétatoire", a-t-il insisté, rappelant que l'école était "obligatoire" et que les élèves ne pouvaient être absents sans "justification"."Nous assurons un cadre sanitaire strict, bien plus strict que ce que certains enfants ont vécu pendant les vacances", a-t-il assuré. Pour cette rentrée, les gestes barrière sont en effet plus que jamais à l'ordre du jour. La distanciation physique devra, elle, être recherchée dans la mesure du possible, mais elle ne sera pas obligatoire. Les enseignants porteront un masque, de même que les élèves à partir du collège, y compris pendant la récréation. Chacun devra avoir le sien mais les établissements disposeront de stocks de secours en cas de besoin.Trois scénarios de confinement sont par ailleurs prêts, a indiqué Jean-Michel Blanquer. Un scénario normal" d'abord, comme "celui que nous vivons actuellement". "À l'autre extrémité, nous avons le scénario de confinement (...) qui serait partiel dans ce cas-là". Le troisième cas de figure constitue une situation intermédiaire, a développé le ministre, comparant ce scénario à celui privilégié en juin, dans le cadre du déconfinement progressif.
Johnny Hallyday et Claude François, c'était les deux idoles des jeunes dans les années 60. Deux stars concurrentes qui avaient un point commun, l'animateur Michel Drucker.
En 1978, dans l'émission "La grande parade", Michel Drucker demande à Claude François de chanter "Le pénitencier", l'un des tubes de Johnny Hallyday. "Je refuse de chanter du Johnny Hallyday" répond d'abord Claude François avant de se coller à la tâche. Une séquence rediffusée ce dimanche 21 janvier dans "Les enfants de la télé" sur France 2. Sur le plateau Michel Drucker a révélé que cela "emmerdait" Claude François. "Il y avait une telle rivalité entre Johnny et Claude. Ils se détestaient vraiment", se souvient sur France 2 l'animateur qui raconte une anecdote qui illustre bien les rapports tendus qu'il y avait entre les deux hommes. "Claude François, t'enlèves les claudettes qu'est-ce qui reste ?", aurait un jour dit Johnny Hallyday à Michel Drucker. L'animateur de "Vivement dimanche prochain" explique même qu'ils se surveillaient mutuellement.
"Les 150" de la Convention citoyenne sur le climat auront dans une semaine une première idée de la mise en oeuvre de leurs propositions - timorées pour les uns mais extrêmes pour d'autres - qui pourrait déterminer le renouvellement de cet exercice inédit de démocratie participative.
La ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, a reçu dimanche leurs 150 propositions, saluant leur "ambition" et répétant qu'elles "ont vocation à alimenter le plan de relance sur lequel (le gouvernement) est en train de travailler", face à la profonde récession engendrée par la crise du Covid.Les premières indications concrètes sont attendues le 29 juin, quand Emmanuel Macron recevra à l'Elysée la Convention, qui a souhaité renvoyer les politiques à "leurs responsabilités" en ne multipliant pas les suggestions de référendum. Malgré les marques d'intérêt pour un tel scrutin à questions multiples distillées par l'Elysée - ce qui a plutôt braqué les membres de la CCC, selon des sources proches de leurs discussions.Leurs propositions ont été reçues selon des lignes de fracture plus ou moins attendues.Ainsi, l'association "40 millions d'automobilistes" a assuré sans surprise avoir recueilli 400.000 signatures en ligne contre l'idée d'abaisser la vitesse sur autoroute à 110 km/h. Et le Medef, tout en saluant un travail "sérieux", a jugé certaines propositions "extrêmes", notamment sur la limitation des vols aériens intérieurs. La Convention a également proposé une taxe sur les dividendes, fléchée vers un verdissement de l'appareil productif.Mais d'autres jugent les propositions timorées, voire hors-sujet, ou s'interrogent sur l'absence de réflexion sur le secteur de l'énergie - notamment nucléaire - et l'évacuation de la question de la taxe carbone. Alors que c'est précisément la révolte des "Gilets jaunes" contre une telle mesure qui avait été à l'origine de la convocation de la CCC."Prévoir d'aussi nombreuses propositions (...) en atténue la légitimité" et laisse au gouvernement et au Parlement la possibilité de "faire son marché", regrette sur Twitter Géraud Guibert, président de la fondation la Fabrique écologique. "La Convention aura ainsi plus émis des avis que pris des décisions".- Pas la révolution -Une analyse que réfutent les citoyens de la Convention, qui évoquent pour leur part un "nouveau modèle de société qu'(ils) dessinent". Pour le défendre et veiller à sa traduction dans les faits, ils se sont constitués en association, baptisée "Les 150".Car c'est aussi à cette aune que sera jugée cette expérience politique inédite au niveau national, et son éventuelle répétition, voire son institutionnalisation, que certains appellent de leurs voeux. "Nous avons en France un problème d'élites et de démocratie participative," analyse Corinne Lepage, qui a été ministre de l'Environnement, activiste et maintenant avocate spécialisée. "Il faut trouver un équilibre, sans tomber dans la pagaille", poursuit-elle, qualifiant la CCC "d'expérience intéressante" ayant débouché sur "des propositions allantes, même si ça n'est pas la Révolution".Barbara Pompili, présidente (LREM, ex-EELV) de la commission du Développement durable à l'Assemblée nationale, se dit de son côté "assez partagée", même s'il "y a clairement des mesures qui vont dans le sens de ce que nous proposons depuis longtemps et qui vont nous aider".Mais elle regrette que la CCC n'ait recommandé pour un référendum "que les mesures les plus consensuelles" (comme l'inscription dans la Constitution de la lutte contre le réchauffement climatique), alors que des propositions plus difficiles auraient pu être l'occasion "d'une campagne et d'une sensibilisation" du public, menée avec ses membres.Elle aussi pointe "un risque de piochage évident" dans les mesures, même si l'Assemblée se prépare à se saisir du sujet. D'ailleurs, des membres de la CCC y seront auditionnés dès cette semaine. Quant au succès final, "il va dépendre de la manière dont nous réussirons tous collectivement à transformer l'essai. De la volonté politique".so/rh/sp
La préfecture de l'Ain reproche à la communauté d'avoir embauché plus de 60 % de femmes à des postes d'encadrement.
Sanctionnée à cause d'une surreprésentation des femmes. La communauté d'agglomération du bassin de Bourg-en-Bresse (Ain) devra s'acquitter d'une amende de 90.000 euros à cause d'un nombre de femmes trop élevé dans son équipe de direction, a-t-on appris jeudi 29 août auprès de la collectivité."Je trouve cocasse d'être sanctionné pour ce motif. Et non seulement j'assume mais je revendique d'avoir autant de femmes à des équipes de direction", explique à l'AFP le président de la collectivité et maire de Bourg-en-Bresse, le socialiste Jean-François Debat.Dans son courrier, que l'AFP a pu consulter, la préfecture de l'Ain lui indique que dans les cinq dernières nominations sur les postes de direction de cette nouvelle collectivité créée en 2017 et qui regroupe 74 communes, quatre femmes ont été nommées pour un seul homme.Or depuis 2013, la loi dite Sauvadet impose une montée en puissance de la parité dans les nominations de l'encadrement de la fonction publique. Et depuis 2017, il faut respecter la proportion de 60/40 d'hommes-femmes. Une proportion qui est valable également dans l'autre sens : il n'est pas légal d'embaucher plus de 60 % de femmes à des postes d'encadrement.Lille condamnée pour les mêmes raisonsJean-François Debat entend faire "un recours hiérarchique" auprès du gouvernement pour l'interpeller sur cette sanction estimant qu'il aurait mérité "un coup de chapeau" et non "un coup de semonce" pour cette situation. Car au niveau national, dans les équipes dirigeantes de la fonction publique territoriale, on est encore loin de la parité avec 30 % de femmes en 2017 et 34 % de primo-nommées, soit 6 points en dessous du seuil de 40 %, selon le dernier bilan de ce "dispositif des nominations équilibrées". Dans ce rapport, il apparaît que la ville de Lille avait elle aussi été condamnée à la même somme en 2017 pour avoir trop de femmes à sa tête. Les 16 autres collectivités mises à l'amende l'étaient pour avoir au contraire nommé trop d'hommes.
La cueillette a été miraculeuse. Un habitant de Muël, dans le pays de Brocéliande (Ille-et-Vilaine) est revenu de sa cueillette aux champignons avec un cèpe de deux kilos dans ses bras.
Selon Ouest-France, qui rapporte les faits ce lundi 31 octobre, le chanceux ne nourrissait que peu d'espoirs quant à cette "traque" aux champignons, la faute à une humidité insuffisante dans la région. En dépit de ces prévisions peu optimiste, le gigantesque cèpe jaune des pins apparaît "au détour d'un chemin de campagne". "En trente ans de cueillette, je n'ai jamais vu ça", explique ainsi l'amateur au journal régional. "J'ai regardé à deux fois, je n'y croyais pas".40 CENTIMÈTRES, DEUX KILOSAprès la découverte, vient alors le temps des mesures. Et là encore, la surprise est de taille. Après examen, le décimètre donne ses résultats : "Le chapeau fait 40 centimètres de large, le pied 23", détaille t-il. Quant au poids, c'est un "beau bébé" : deux kilos pour l'imposant champignon, dont la destinée est déjà connue. "Ça va me faire une sacrée omelette", a lâché le mystérieux cueilleur. Aucune indication en revanche sur la localisation précise du coin de cueillette. Au pays de Brocéliande, les secrets sont bien gardés.
Faudrait-il renommer les Journées européennes du patrimoine en "journées du matrimoine et du patrimoine" ? C'est ce que propose le groupe écologiste au Conseil de Paris. Tout est parti d'une proposition de Joëlle Morel, élue EELV.
"L'égalité entre femmes et hommes dans les arts et dans la culture passe par la revalorisation de l'héritage des femmes artistes et intellectuelles d'hier. Notre héritage culturel est composé de notre patrimoine, héritage des pères et de notre matrimoine, héritage des mères. Le matrimoine est constitué de la mémoire des créatrices du passé et de la transmission de leurs œuvres", a-t-elle expliqué en séance mercredi 23 novembre, rapporte le Parisien. "Nous souhaitons que la ville utilise ces journées pour intégrer à notre héritage commun les femmes et leur production", demande-t-elle donc. Bruno Julliard, adjoint en charge de la culture, et Véronique Levieux, adjointe chargée du patrimoine, ont précisé en commission que l'appellation "Journées du patrimoine" dépend du ministère de la Culture et ne relève pas de la Ville de Paris, précise le Parisien. Le voeu de l'élue écologiste a donc été adopté dans les termes suivants : "Engager un dialogue dès janvier 2018 avec les organisateurs des journées européennes du patrimoine pour étudier la dénomination journées du matrimoine et du patrimoine. En attendant, faire référence à la journée du matrimoine dans la communication officielle chaque fois que cela est possible". "MAIS JUSQU'OÙ LES VERTS VONT-ILS ALLER ?"Une formulation qui fait bondir les élus du groupe UDI-MoDem au Conseil de Paris. "C'est cette mention que notre groupe ne pouvait soutenir. Nous aurions pu voter en faveur du vœu s'il s'était limité à sa première demande de soutenir l'association qui organise cet événement et contribue à rendre un hommage légitime aux femmes qui ont brillé par leur esprit, leur talent et leur créativité", explique un porte-parole au Parisien. Dans un communiqué relayé sur Twitter, Éric Azière, président du groupe centriste, a exprimé son mécontentement. "On se demandait à quoi servait le groupe écologiste du Conseil de Paris (...) Mais jusqu'où les Verts et les Vertes vont-ils aller dans le combat pour l'égalitarisme des genres ?", interroge-t-il dans un communiqué. Et d'ironiser : "Après l'écriture inclusive, il serait temps que le Conseil de Paris s'occupe des rues de Paris, du boulevard des Capucins et Capucines, ou celui des Italiennes et Italiens, de la rue des Franches Bourgeoises".
La plupart des 3.300 librairies indépendantes de France rouvriront lundi après deux mois de fermeture mais cette reprise, progressive, suscite beaucoup d'incertitude au sein d'une profession durement affectée par l'épidémie de coronavirus.
"Après tout ce temps perdu, le 11 mai sera celui du temps retrouvé", se félicite Marie-Rose Guarnieri, directrice de la librairie des Abbesses à Paris. A l'inverse, Maya Flandin, directrice de la librairie Vivement dimanche à Lyon, a confié à Livres Hebdo qu'elle envisageait la réouverture de sa boutique "la peur au ventre".Pendant le confinement, Marie-Rose Guarnieri a maintenu sa librairie ouverte deux à trois heures par jour "dans des conditions sanitaires aussi bonnes que chez le pharmacien d'à côté", dit-elle à un journaliste de l'AFP. Elle se réjouit de la réouverture officielle du 11 mai et a prévu de faire une "vitrine un peu drôle" en mettant en devanture le livre "Il faut vivre dangereusement" de Friedrich Nietzsche.Lundi, elle portera un masque et mettra du gel hydroalcoolique à disposition de ses clients qui ne pourront pas être plus de trois à la fois dans sa librairie. "On va faire ce qu'il faut pour la sécurité mais pas besoin d'en faire un cirque", dit-elle.Maya Flandin est plus réservée. "Depuis l'annonce de notre probable réouverture, j'ai la peur au ventre. Sacrée responsabilité de devoir protéger mon équipe et mes clients", explique la libraire lyonnaise, par ailleurs vice-présidente du Syndicat de la librairie française (SLF).Pour la réouverture de sa librairie, Maya Flandin précise qu'elle s'appuiera sur "les repères sanitaires publiés par le SLF".Disponibles sur le site du syndicat, ces "repères" sont assez contraignants. Le SLF préconise notamment de veiller au respect des gestes barrière et de la distanciation (1 à 1,5 mètre entre chaque personne), d'encourager voire de rendre obligatoire le port du masque pour les clients et les salariés, de ne pas accepter plus d'une personne par 10 m2 de surface de la librairie...Dans ces conditions, hors de question de flâner, prendre le temps de toucher et feuilleter des livres, échanger avec son libraire, bref, de faire tout ce qui participe au plaisir d'aller dans une librairie. Pour tenter de maintenir le lien avec leurs clients, des librairies vont aménager leurs horaires. Ainsi, la librairie parisienne le Divan ouvrira plus tôt le matin et fermera plus tard le soir.A l'initiative du magazine professionnel Livres hebdo, des auteurs comme Nina Bouraoui, Jul, Maylis de Kerangal, Marc Levy, Victoria Mas, Nicolas Mathieu, Leïla Slimani, Michel Bussi ou encore Aurélie Valognes ont lancé le mouvement #TousEnLibrairie pour inciter les lecteurs à revenir dans les boutiques et partager l'amour des livres et de la lecture.- Une poignée de best-sellers -Premier bien culturel en France, le livre traverse une des plus graves crises de son histoire.Les ventes de livres ont baissé de 33% en mars. La situation pourrait être pire en avril avec "un chiffre d'affaires en baisse de 80% à 100%", s'alarme Vincent Monadé, président du Centre national du livre (CNL).Les librairies font partie des "secteurs sinistrés" et doivent recevoir un "accompagnement spécifique", a reconnu mercredi le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.Les librairies qui dégagent très peu de marges sont toujours sur le fil du rasoir concernant leur trésorerie. Le SLF plaide pour la création d'un fonds de soutien d'urgence de 20 à 26 millions d'euros pour compenser les charges fixes (loyers, fiscalité...) qui sont restées à la charge des libraires durant les deux mois de fermeture.Quant aux livres qui seront proposés, les clients ne doivent pas s'attendre à trouver dès lundi des piles de nouveautés.Toute la chaîne du livre s'est interrompue avec l'apparition du Covid-19. Des plus de 5.000 titres qui devaient sortir entre mars et juin, beaucoup, notamment des premiers romans, ne sortiront finalement pas avant 2021.Les programmes de parution ont été réduits de 25% à 50%.Pour attirer les lecteurs, éditeurs et libraires comptent sur une poignée de best-sellers.A la fin du mois, les lecteurs découvriront ainsi les nouveaux romans de Guillaume Musso (le 26 mai), Joël Dicker (le 27) ou encore de John le Carré (le 28). Le monde de l'édition espère que ces auteurs seront des moteurs assez puissants pour relancer un secteur au bord de l'asphyxie.
Alors que des rassemblements sont prévus samedi dans plusieurs villes de France pour dénoncer le racisme et les violences policières, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a estimé vendredi que ces manifestations "ne devraient pas se tenir" en raison de la situation sanitaire.
Après la mort de George Floyd, les manifestations contre le racisme et les violences policières se multiplient aux Etats-Unis mais aussi en France. Plusieurs milliers de jeunes vêtus de noir se sont rassemblés notamment vendredi 5 juin à Strasbourg pour rendre hommage à cet Afro-américain, mort asphixié par un policier blanc la semaine dernière à Minneapolis. Des actions similaires ont eu lieu au même moment dans d'autres villes de France telles que Rouen ou Clermont-Ferrand. A Paris, la préfecture de police a interdit, en raison de la situation sanitaire, la tenue de deux rassemblements prévus samedi 6 juin. "Des appels à manifester à 17h00 sur l'Esplanade du Champ de Mars à Paris, le samedi 6 juin 2020, ont été lancés sur les réseaux sociaux sur le thème des 'violences policières', sans aucune déclaration préalable auprès de la préfecture de Police" (PP), écrit le préfet Didier Lallement dans un communiqué. "Ces rassemblements, pouvant rallier de nombreuses personnes, ne sont pas autorisés par le décret du 31 mai 2020 relatif à l'état d'urgence sanitaire, qui proscrit tout rassemblement, dans l'espace public, de plus de dix personnes", poursuit le communiqué. Des familles de victimes de violences policières réunies en collectif ont invité à "se promener sur le Champ-de-Mars, dans le respect des gestes barrières, pour y prendre une photo devant la Tour Eiffel" avec les hashtags #LaissezNousRespirer, #JusticePourToutesLesVictimes et #PasDeJusticePasDePaix. Les organisateurs appellent à "amplifier le mouvement international de solidarité contre l'impunité des forces de l'ordre". Le préfet de police avait déjà interdit vendredi matin deux rassemblements également prévus samedi à partir de 15H00 devant l'ambassade des Etats-Unis en hommage à George Floyd, et qui ont été maintenus par leurs organisateurs. Dans son communiqué, le préfet faisait allusion aux "incidents et violences" qui ont eu lieu en marge de la manifestation, interdite, du 2 juin. Ce rassemblement, organisé à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, un jeune homme noir mort en 2016 après une interpellation par des gendarmes, avait réuni 20.000 personnes devant le Tribunal de grande instance de Paris."Trouver une autre manière de s'exprimer"Alors que d'autres rassemblements sont prévus samedi dans plusieurs villes de France, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a estimé vendredi que ces manifestations "ne devraient pas se tenir" en raison de la situation sanitaire. "Il faut que ces gens qui ont envie de manifester trouvent une autre manière d'exprimer ce besoin-là parce que il faut quand même ne pas oublier la situation sanitaire" liée à l'épidémie du coronavirus, a-t-elle expliqué au micro de Sud Radio. "Si on a interdit les rassemblements de plus de 5.000 personnes dans toute la France et sur la voie publique les rassemblements de plus de 10 personnes, c'est qu'il y a bien une raison", rappelle-t-elle.La porte-parole du gouvernement a néanmoins souligné que "ce que ces manifestations révèlent, c'est qu'il y a un certain malaise pour au moins une certaine partie des Français, donc on doit l'entendre et on doit être capable d'y apporter une réponse". Elle a salué les "mots très forts" du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qui a promis une "sanction" pour chaque "faute".
Environ 90 globicéphales, animaux marins de la famille des cétacés, sont morts et 180 autres sont toujours coincés dans une baie tasmanienne, dans le sud de l'Australie, ont annoncé les autorités, qui ont lancé mardi une difficile opération de sauvetage.
Les scientifiques ont précisé que deux importants groupes de cette espèce de cétacés à dents de la famille des delphinidés s'étaient échoués sur des bancs de sable de Macquarie Harbour, une baie fermée par une passe étroite sur la côte ouest, sauvage et peu peuplée, de Tasmanie.Des vidéos ont montré des mammifères tentant de manoeuvrer pour échapper aux eaux peu profondes.Kris Carlyon, biologiste employé par le gouvernement, a indiqué qu'environ "un tiers" des animaux étaient morts lundi soir, et que sauver les globicéphales encore en vie serait un "défi" qui pourrait prendre plusieurs jours, d'autant que les approcher implique nécessairement d'utiliser un bateau.Les échouages de mammifères marins sont relativement fréquents en Tasmanie, mais celui-ci est particulièrement préoccupant du fait du nombre important d'animaux concernés.Une soixantaine de personnes, dont des employés de fermes aquacoles voisines, sont impliquées dans cette opération de sauvetage qui est compliqué par le froid, l'humidité et un régime de marées irrégulier.M. Carlyon a indiqué que la plupart des globicéphales, qui sont partiellement sous l'eau, devraient pouvoir survivre plusieurs jours et que cette météo, désagréable pour l'homme, jouait cependant en faveur de ces mammifères marins. "C'est un sale temps pour les gens, mais pour les cétacés, c'est idéal, du fait de l'humidité et de la fraîcheur", a-t-il dit.Les sauveteurs devront cependant sélectionner les animaux à sauver, en se concentrant sur ceux qui sont les plus accessibles, et ceux qui semblent en meilleure santé.La plupart des cétacés d'un groupe d'une trentaine échoués sur une plage étaient morts lundi. Et on estime à une soixantaine le nombre de globicéphales coincés sur les bancs de sable qui sont morts depuis lors.Quand ces cétacés -des animaux profondément sociaux- seront remis à flot, l'autre défi sera d'aider la bande à éviter les bancs de sable de Macquarie Harbour pour regagner la haute mer.Les scientifiques ne sont pas en mesure d'expliquer avec certitude les raisons de ces échouages massifs. Il se peut que le groupe se soit égaré dans ces eaux pleines s'écueils en s'approchant trop près des côtes pour chasser, ou qu'il ait suivi un ou deux animaux qui s'étaient échoués.
L'échéance du remboursement totale de la dette sociale est prévue pour 2024.
Il se comble petit à petit... Le montant du "trou de la Sécu" qui reste à rembourser est descendu pour la première fois sous la "barre symbolique" des 100 milliards d'euros. La Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) a indiqué ce mercredi 22 mai qu'à "ce jour, la barre symbolique des 100 milliards a été franchie". Selon Dominique Da Silva, président de l'organisme public en charge de faire disparaître le "trou de la Sécu", "il reste ainsi 98,1 milliards d'euros de dette à amortir", soit 7,2 milliards de moins qu'en début d'année.Ces chiffres sont conformes à l'objectif annuel, fixé pour 2019 à 16 milliards d'euros (hors intérêts).L'homéopathie, prochaine bouffée d'air frais pour la Sécu?Il devrait ainsi rester en fin d'année 89,3 milliards à rembourser, auxquels s'ajouteront 15 milliards de dette supplémentaires que le gouvernement a décidé de transférer à la Cades. L'échéance du remboursement définitif reste cependant toujours prévue à l'horizon 2024. A cette date, plus de 275 milliards d'euros auront été amortis. La divulgation de ces chiffres intervient en plein débat sur l'éventuel déremboursement de l'homéopathie par la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam). Vendredi 17 mai, la Haute Autorité de Santé (HAS) a émis une recommandation "défavorable" au maintien du remboursement des produits homéopathiques. En 2018, la Cnam a remboursé 126,8 millions d'euros l'an dernier pour les "médicaments homéopathiques", un montant en baisse de plus de 2% par rapport à 2017.
Le chef de file des députés La République en marche (LREM) a reconnu ce lundi sur Public Sénat que la majorité avait commis "deux erreurs" face aux "gilets jaunes" : celle d'avoir "insuffisamment expliqué" et "d'avoir probablement été trop intelligent, trop subtil, trop technique dans les mesures de pouvoir d'achat".
Après plus d'un mois de crise, le Premier ministre Édouard Philippe a précisé ce lundi matin 17 décembre dans Les Échos les modalités des mesures en faveur des "gilets jaunes". Le chef du gouvernement s'est également fendu, comme le président la semaine dernière, d'un mea culpa en concédant des "erreurs" dans la gestion de cette crise.Invité de Public Sénat ce lundi matin, Gilles Le Gendre s'est également excusé. "Qui gouverne et ne commet pas d'erreur ? Je ne connais pas. Surtout quand on gouverne pour reprendre un pays qui était tout de même en très mauvaise posture et avoir ouvert un nombre de chantiers incalculables. On nous reproche souvent d'avoir trop fait trop vite. Je n'accepte pas ce reproche", a tout d'abord affirmé le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale."L'intelligence technique avait créé de la complexité"Il a ensuite reconnu deux erreurs : "Nous avons insuffisamment expliqué ce que nous faisons. Nous nous donnons beaucoup de mal, il faut le faire mieux. Et une deuxième erreur a été faite, dont nous portons tous la responsabilité : le fait d'avoir probablement été trop intelligent, trop subtil, trop technique dans les mesures de pouvoir d'achat."Invité à préciser si "trop intelligents" signifiait que les Français n'étaient pas capables d'intégrer ces mesures, il a répondu "Non. Mais quand vous expliquez que les charges sociales vont baisser en deux fois, que la taxe d'habitation va baisser pour 80% des Français mais que pour ces 80% ça se fera en trois fois, etc, etc, manifestement, vous perdez tout l'effet positif des mesures de pouvoir d'achat", a-t-il avancé. Rapidement après l'interview, le député de Paris a précisé sur Twitter que "l'intelligence technique avait créé de la complexité". "Il est temps de redescendre sur terre, messieurs !"Une maladresse qui a suscité la colère des internautes et les railleries de l'opposition."Le macronisme : suffisance, condescendance, mépris. C'est tellement incroyable que l'on croirait une 'fake news'! Mais non, c'est simplement un macroniste qui s'exprime... Il est temps de redescendre sur terre messieurs!", a lancé une des porte-parole des Républicains, Lydia Guirous, sur Twitter."L'arrogance et le mépris de caste sont désormais la marque de fabrique de la REM", a abondé le porte-parole du Rassemblement national (RN), Sébastien Chenu. "Trop intelligents, trop subtils ? "Trop modeste aussi", a ironisé Boris Vallaud, le porte-parole du Parti socialiste. "Pas trop modestes, en tout cas", pour Ian Brossat, tête de liste PCF pour les Européennes.
Alors qu'elle lisait la proposition transmise par un citoyen à l'Assemblée, comme il en est d'usage, Coralie Dubost, députée LREM va avoir un énorme fou rire.Difficile de ne pas rire en voyant ces images. Alors qu'elle lisait la proposition transmise par un citoyen à l'Assemblée, comme il en est d'usage, Coralie Dubost, députée LREM va avoir un énorme fou rire.
Il faut dire que la thématique était assez inattendue. L’incontrôlable (et délicieux) fou rire d’une députée à l’Assembléepar Lopinion.fr« Je voulais vous lire la proposition d'un citoyen concernant un potager... en aquaponie... sur les toits... » a commencé l'élue avant de partir dans un fou rire. « Pardon... excusez-moi » a-t-elle répété à plusieurs reprises. « Je ne peux m'empêcher de voir un poney » a-t-elle alors justifié en riant toujours.« Donc l'aquaponie pourrait se mettre en place sur les toits de l'Assemblée. Je suis certaine que vous ne manquerez pas d'étudier cette proposition avec nous » a conclu Coralie Dubost qui a finalement réussi à reprendre ses esprits.
Trois alpinistes allemands et un randonneur suisse ont trouvé samedi la mort dans des chutes dans les cantons suisses du Valais et des Grisons.
Un premier accident s'est produit samedi matin lorsque deux alpinistes allemands ont chuté alors qu'ils gravissaient le sommet de la (4.357 m), un des plus élevés de Suisse. Les deux Allemands sont tombés alors qu'ils se trouvaient entre une pointe rocheuse appelée "le grand gendarme" et le sommet. Les secours, héliportés sur place après avoir été alertés par des alpinistes témoins, "n'ont pu que constater le décès des deux hommes", a précisé la police du canton du Valais (sud-ouest). "Pour l'heure, les circonstances de l'accident sont encore indéterminées. Une enquête a été ouverte par le ministère public", a-t-on ajouté de même source, soulignant que "l'identification formelle des victimes est en cours". Par ailleurs, une autre alpiniste de nationalité allemande, âgée de 30 ans, est morte dans une chute survenue samedi aux alentours de 17h (15h GMT) alors qu'elle tentait l'ascension de la Fiamma, un sommet de 2.360 m, dans le canton des Grisons (sud-est). La jeune femme a, selon un témoin, été touchée par la chute d'un rocher avant de tomber plus de 100 m plus bas tandis qu'un autre Allemand de 36 ans qui se trouvait avec elle n'a été que légèrement blessé par le rocher et a pu être transporté à l'hôpital.Enfin, toujours dans les Grisons, un randonneur suisse de 66 ans a été retrouvé mort à Roveredo (sud-est) après que sa femme eut signalé sa disparition. La police locale estime qu'il a fait une chute d'environ 80 mètres.
Wojciech Jaruzelski, qui souffrait de problèmes cardiaques depuis plusieurs années, est mort à l'âge de 90 ans.
Avec son front dégarni, ses larges lunettes fumées, ses lèvres pincées et son allure compassée, il personnifiait la dernière génération des dictateurs communistes européens. Le dernier dirigeant communiste de Pologne, le général Wojciech Jaruzelski, qui souffrait de problèmes cardiaques depuis plusieurs années, est mort à l'âge de 90 ans a annoncé dimanche l'agence PAP. «Il semble qu'il n'a plus envie de vivre et n'a plus de volonté de tirer cette charrette puante», avait un jour confié son épouse Barbara Jaruzelska au quotidien Dziennik. Une allusion aux procédures judiciaires à l'encontre de son mari, dont aucune n'aura pu aboutir. Était-il un… Lire la suite sur Le Figaro
Quand la magie de Noël s'effondre brusquement. En Italie, un spectacle musical pour enfants, inspiré de La Reine des neiges, s'est achevé par une déclaration du chef d'orchestre qui a glacé l'ambiance.
"De toutes façons, le Père Noël n'existe pas!" C'est ainsi que le chef d'orchestre Giacomo Loprieno a conclu le spectacle, face à un public composé de bambins. Jeudi 29 décembre à Rome se tenait une représentation musicale adaptée du dessin animé de Disney La Reine des neiges, succès planétaire au refrain entêtant ("Libérée, délivrée!"). Le chef d'orchestre a donc sévèrement refroidi l'atmosphère, à l'issue du spectacle. Ses mots ont rapidement provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. Des parents se sont déchaînés sur la page Facebook de la société qui organisait 'événement, l'entreprise Dimensione Eventi. - UNE PHOTO DU PÈRE NOËL POUR CALMER LA POLÉMIQUE -Des médias italiens rapportent ce samedi 31 décembre que le chef d'orchestre a été remercié par la compagnie organisatrice. "Ce qui s'est passé ce soir est une honte (...) j'espère que ce monsieur sera viré de son poste et je m'en veux de l'avoir applaudi", avait par exemple écrit un internaute sur la page Facebook de la société. Dimensione Eventi a préféré remplacer son chef d'orchestre par un autre musicien. Pour couper court à la polémique, l'entreprise a publié une photo du successeur en compagnie du Père Noël, sur sa page Facebook.
Pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, la ville israélienne d'Ashkelon a testé une technologie visant à analyser les eaux usées, un moyen de traquer le virus et d'alerter en cas d'apparition de nouveaux foyers.
"Lorsque la pandémie de Covid-19 est apparue, c'était clair pour nous que nous pouvions utiliser ce système (NDLR des eaux usées), ou ce savoir, pour mieux comprendre ce qu'il se passait", confie Ari Goldfarb.Jeune, ce surfeur a été marqué par les eaux usées se déversant dans la Méditerranée. A l'âge adulte, il a créé la compagnie Kando qui a mis au point une technologie pour détecter les déchets industriels dans les égouts de sa ville côtière.Son entreprise déploie, dans le cadre d'un projet pilote, un réseau de capteurs et de régulateurs dans les aqueducs d'Ashkelon, ville de 130.000 habitants plantée entre la métropole Tel-Aviv et la bande de Gaza. But de l'opération: traquer le nouveau coronavirus.Israël, qui compte quelque neuf millions d'habitants, a enregistré officiellement plus de 19.100 infections et plus de 302 décès, présentant un faible ratio de morts comparativement à des pays en Europe et dans les Amériques.Mais, ces derniers jours, avec le déconfinement, plus d'une centaine d'écoles ont fermé leurs portes, après que des centaines d'élèves et d'enseignants ont été testés positifs, le pays craignant une "seconde vague".- Bouches d'égouts -Depuis l'apparition de la maladie en Chine, plusieurs études scientifiques ont relevé la présence du virus dans les selles, d'où l'intérêt d'étudier les eaux usées.Déjà, les eaux usées de Paris, Tokyo, Amsterdam et Melbourne ont été analysées. Mais "nous sommes les seuls à pouvoir dire où se situe l'épidémie et quelle est son ampleur dans la ville", soutient M. Goldfarb. Les capteurs de Kando mesurent le débit des eaux usées ainsi que la distance parcourue dans les égouts et utilisent des algorithmes pour déterminer le meilleur moment pour prélever des échantillons. Ces derniers sont ensuite analysés dans des laboratoires chargés de détecter toute trace du virus, détaille M. Goldfarb.Les résultats du pilote concordaient avec les données du ministère de la Santé, selon lui. Ils ont montré l'ampleur de la circulation du virus et indiqué précisément les foyers, comme un hôtel de la ville dans lequel le gouvernement avait isolé des patients atteints de la maladie Covid-19.Les capteurs permettent de déterminer la direction à suivre dans le labyrinthe des canalisations souterraines pour remonter à la source du virus, poursuit l'ingénieur.Et compte tenu du nombre important de cas peu ou pas symptomatiques, la présence du virus peut être détectée avant les premiers cas cliniques confirmés.Un tel système de surveillance a déjà été utilisé pour d'autres virus comme en 2013 pour contenir une brève épidémie de polio dans une ville du sud d'Israël. - Mieux gérer -"Si vous disposez d'une plateforme pour détecter les virus, comme le coronavirus, vous pouvez l'utiliser pour détecter d'autres virus", indique Karin Yaniv, doctorante au Département de génie biotechnologique de l'université Ben Gourion du Néguev, à Beersheva (sud).Dans son laboratoire, la chercheuse insère des échantillons glanés dans les eaux usées à l'intérieur d'une machine. L'écran d'ordinateur relié s'éclaire aussitôt, indiquant la présence du nouveau coronavirus dans les prélèvements. Malgré la présence d'autres substances qui complique la tâche, cela reste, dit-elle, la meilleure façon de prévenir une épidémie. Et c'est de surcroît plus pratique que de tester régulièrement l'ensemble de la population. A la suite du pilote d'Ashkelon, un certain nombre de municipalités israéliennes ont manifesté leur intérêt pour Kando, sans pour l'instant charger la compagnie de déployer à plus large échelle sa méthode.Pour autant, Ari Goldfarb espère que sa société pourra empêcher une seconde vague de contamination. D'autant que grâce à cette technologie, soutient-il, les autorités peuvent gérer l'épidémie localement sans recourir à des mesures généralisées et drastiques comme la fermeture de tous les commerces et établissements, entraînant des pertes considérables pour l'économie."Cela signifie que les gens ne perdront pas leur emploi, qu'ils auront un meilleur avenir (...) et que la prochaine poussée de contamination sera mieux gérée."
Mal de tête, toux, vision troublée: la fumée âcre qui remplit l'atmosphère de le côte ouest américaine, ravagée par des incendies géants, provoque des taux de pollution record et l'inquiétude de la population sur les risques sanitaires.
Portland, la métropole du nord de l'Oregon, vit depuis quelques jours sous une chape de brume, qui a fait exploser les compteurs des indices de pollution. La ville était lundi la seconde au classement du site IQAir pour la mauvaise qualité de son air, derrière Vancouver au Canada, également victime des feux qui font rage dans l'Etat de Washington. Seattle, San Francisco et Los Angeles, aussi frappées par les fumées des incendies, sont également dans le haut de la liste."C'est très mauvais, il y a tant de fumée que ça ressemble au brouillard et on a du mal à respirer", assure Lorain Magee, 55 ans, derrière son masque en tissu.Handicapée, elle se plaint aussi de maux de tête, de maux de ventre, de troubles de la vision.Pour se protéger, elle limite ses sorties aux promenades pour son petit chien, Charlie, qui souffre lui aussi de la pollution."Il a les yeux qui coulent, de temps en temps il fait de l'hyperventilation et s'étouffe", énumère-t-elle.Le comté de Multnomah, qui englobe Portland, a mis en garde lundi contre un air "très risqué" dans la métropole. "PERSONNE ne devrait être dehors", a-t-il indiqué sur Twitter, appelant les salariés qui travaillent à l'air libre à notamment porter des masques N95.- "Pas peur" -"Si vous sentez la fumée, vous inhalez des particules fines qui vont très profond dans les poumons", a souligné dans un message vidéo Jennifer Vines, responsable des services de santé du comté.Mais la pollution n'empêche pas certains de faire du sport. Jamal, 36 ans, fait du jogging avec un masque filtrant."Je m'entraîne pour courir un marathon l'année prochaine et le masque aide un peu", explique cet Afro-Américain à la carrure d'athlète."Avec le masque, c'est plus difficile de respirer", dit-il, admettant qu'il ne recommanderait pas ce type d'exercice en plein épisode de pollution. Il dit avoir parfois la gorge qui gratte et le nez bouché.L'air vicié, qui dissuade les habitants de sortir, est aussi une catastrophe pour les commerces, après les mesures de quarantaines dues à la pandémie de coronavirus au printemps.Christopher Payne, propriétaire du café Kingsland, contemple sa terrasse vide. "La semaine dernière, nous avions 80 sièges occupés, les gens faisaient la queue, la différence est énorme", dit-il."Cette semaine a été dure pour nous, j'espère que la pluie viendra nettoyer tout ça et qu'on pourra repartir la semaine prochaine", ajoute-t-il.La pluie est en effet annoncée pour mardi matin, mais les conditions ne devraient s'améliorer qu'à la fin de la semaine, selon les services météorologiques.Certains ont toutefois choisi de braver les éléments et ne portent pas de masque. "Mon seigneur et mon sauveur Jesus-Christ m'aime et j'ai la foi qu'il me gardera en bonne santé", affirme David, 25 ans, qui travaille dans une banque."Je n'ai pas peur. Ces choses qui arrivent, comme le coronavirus et les incendies, pour que nous restions chez nous pour rechercher la présence de Dieu", explique-t-il.
En visite dans un Ehpad, le Premier ministre a appelé à faire très attention aux personnes isolées, en s'assurant qu'elles ne soient pas victimes de déshydratation.
Une vigilance maximale, pour ne pas revivre l'épisode de 2003 qui avait endeuillé la France. Le Premier ministre, Édouard Philippe, a appelé, mercredi 24 juillet, à "faire très attention aux personnes isolées", durant l'épisode caniculaire qui s'abat sur la France, en marge de la visite d'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes à Clichy (Hauts-de-Seine). "Nous devons faire attention: attention à nous-mêmes, nous hydrater, mais surtout faire attention aux autres - même ceux dont nous pensons qu'ils sont en bonne santé -, faire très attention aux personnes isolées, faire en sorte qu'elles s'hydratent et qu'elles s'alimentent correctement, faire en sorte de déceler les premiers symptômes d'un coup de chaleur", a préconisé le chef de gouvernement.
"L'économie du partage", incarnée par des sociétés comme Uber et Airbnb, connaissait une croissance exponentielle et devait, selon les projections, transformer des secteurs économiques entiers. Puis le coronavirus a frappé.
Ces entreprises perdent maintenant plus d'argent que jamais, licencient et voient leurs espoirs de profits à la baisse en raison de l'incertitude économique.Les plateformes de partage avaient "un élan énorme" dans des industries comme le transport, le tourisme et même le prêt-à-porter avant la pandémie, selon l'analyste Steve Barr de PwC, qui avait par le passé prédit que l'économie du partage générerait 335 milliards de recettes d'ici 2025."Je pense qu'il va y avoir un changement très net dans le comportement des consommateurs", dit-il aujourd'hui.Ces derniers pourraient par exemple s'éloigner des villes et de leur densité, alors que l'urbanisation est l'un des facteurs-clés du développement de l'économie du partage. Tout comme le mode de vie de beaucoup d'habitants de métropoles, qui ont pour certains choisi de ne pas être propriétaires, de voitures ou autre.- Le blues des VTC -Uber a indiqué dans son rapport trimestriel avoir perdu près de 3 milliards de dollars et que ses réservations avaient baissé de près de 80% en avril, l'obligeant à licencier 14% de son personnel.Le groupe a dans le même temps dit constater une forte croissance des revenus de son opération de livraison de nourriture, UberEats.Toutefois, selon un sondage IBM, plus de la moitié des personnes utilisant les applications de partage de véhicules envisageaient de réduire leur recours à ces services, voire de l'arrêter complètement."Les utilisateurs vont continuer à être très réticents à monter dans une voiture avec quelqu'un qu'ils ne connaissent pas de crainte d'être infectés, ce qui ne changera pas jusqu'à ce qu'il y ait un vaccin", dit l'analyste Richard Windsor sur son blog.Arun Sundararajan, professeur à la New York University et chercheur sur l'économie du partage, confie malgré tout être plutôt optimiste pour les entreprises concernées."Je pense que nous allons voir un glissement vers davantage de maîtrise de l'espace personnel", explique-t-il. "Beaucoup de gens vont prendre leurs distances avec les transports en commun dans les zones densément peuplées."Cela pourrait attirer plus de clients vers Lyft et Uber ainsi que vers les plateformes de "micro-mobilité" pour partage de vélos ou de trottinettes, ce que les deux entreprises offrent aussi.Le partage des voitures à plusieurs, en revanche, prendrait plus de temps à voir un retour des chalands.- Rétablir la confiance -Avec l'effondrement de l'industrie du voyage, la plateforme de location de logements Airbnb, elle, a licencié 25% de ses employés. Mais selon M. Sundararajan, l'avenir pourrait ne pas être si sombre pour le groupe, qui a su au fil des ans construire une relation de confiance avec ses utilisateurs. La plateforme a dévoilé de nouvelles règles sanitaires, notamment des directives sur le fait de laisser les logements vides entre deux réservations."Au fur et à mesure que les gens reprendront les voyages, ils seront orientés vers des espaces sur lesquels ils sentiront qu'ils ont un contrôle", dit-il."Ils ne voudront pas traverser de réceptions d'hôtel bondées ou passer du temps dans des endroits dont ils ne savent pas par qui ils ont été fréquentés".Pour lui, Airbnb pourrait être mieux placé que certains groupes hôteliers "parce qu'il ne compte pas sur des taux d'occupation extrêmement élevés pour faire marcher son modèle économique".Comme dans d'autres secteurs, l'économie du partage devra restaurer la confiance pour retrouver ses clients."Les plateformes sont mieux placées pour gérer l'incertitude et reconstruire la confiance parce que c'est ce qu'elles font depuis une dizaine d'années", affirme M. Sundararajan.Mais l'économiste Lucas Coffman, de Boston College, explique que regagner la confiance peut être difficile, évoquant notamment le système de notation adopté par les plateformes en ligne."Il faut aussi que vous fassiez confiance à chaque personne ayant occupé le siège avant vous", dit-il.Toujours est-il qu'au nom de la sécurité, certains secteurs de l'économie du partage pourraient sortir renforcés de cette période, selon M. Barr de PwC, comme la location de jets ou de voitures de luxe.
Figure emblématique des contestations des gilets jaunes, Jérôme Rodrigues annonce à LCI vouloir se mettre en retrait pour prendre du repos.
La situation devenait de plus en plus difficile à vivre. Selon les informations de la chaîne LCI, le très exposé Jérôme Rodrigues a décidé de prendre ses distances avec son activité militante. Pendant quelques jours, il devrait séjourner dans une maison de repos afin de reprendre des forces. Sans pour autant renier ses fortes convictions politiques, il a choisi de ne plus être en première ligne des mouvements des gilets jaunes. Une période d'absence qui ne devrait tout de même pas durer très longtemps puisqu'il prévoit de revenir pour les manifestations du 21 septembre.Cette indisponibilité s'explique par de nombreuses raisons. L'aspect médical semble déjà avoir forcé la figure emblématique des contestations à prendre du recul. Lors de l'acte XI des gilets jaunes à la fin du mois de janvier, il avait été blessé à l'œil. Cela aurait entraîné « l'absence de récupération attendue de la fonction de son œil droit » selon un rapport obtenu par Checknews. Jérôme Rodrigues assure donc avoir décidé de « suivre les conseils » de son médecin.Une surexposition médiatique pesante Plombier au quotidien, cet homme de 40 ans a également décidé de se retirer temporairement à cause de cette nouvelle vie qu'il menait. Jérôme Rodrigues est très rapidement devenu l'un des représentants majeurs du mouvement des gilets jaunes. En quelques semaines, il s'est retrouvé sur le devant de la scène et a dû faire face à la « répression policière » dont il a été victime. LCI évoque également le moral du militant. Il serait proche du burn-out, épuisé et lassé par une surexposition médiatique qu'il a eu du mal à gérer. « Je ne suis qu'un simple citoyen, un simple plombier, je ne suis pas entraîné à ça », déclare-t-il. Il a également reçu des menaces de mort concernant sa famille et affirme même que « cinq molosses » l'ont intimidé dans son quotidien. Sur les réseaux sociaux, de nombreux utilisateurs l'ont également caricaturé en tant que cyclope. Jérôme Rodrigues annonce d'ailleurs vouloir porter plainte pour cyber-harcèlement.
Suite et fin du clash Thierry Ardisson / Bruno Masure. Pour rappel, Thiery Ardisson avait lors d'un numéro de Salut les Terriens du mois dernier déclaré qu'il recevait des insultes de Bruno Masure.
"Bon alors maintenant, j'ai un énorme scoop pour vous. Je recevais depuis déjà quelques mois des petits SMS avec des : "Pétasse, t'es une c*nne, vas te faire enc*ler." Le numéro qui envoyait ces SMS, c'est 06, 13, 23, 4*, 4*. Puis un jour j'en ai eu marre de me faire agresser. "Du c*n", etc... Du coup je suis allé voir la police, et je leur ai demandé "C'est qui ce numéro qui m'envoie des insultes comme ça?". Et devinez qui c'est ? Bruno Masure. Mon pauvre. Mon pauvre Bruno. T'as que ça à fo*tre, mon gars ? Mais oui je suis une p*tasse, et je t'*mmerde.", avait-il déclaré devant une assemblée stupéfaite. La réponse de Bruno Masure ne s'est pas fait attendre. Et c'est en passant par le site de Jean-Marc Morandini qu'il s'est exprimé. "Suite à la sortie de mon - excellent - livre, "Élysée Academy", mon éditeur a reçu début Janvier une invitation à participer à Salut Les Terriens le 2 Février. (...) Quelques temps après, l'invitation d'Ardisson a été brutalement annulée, sans aucune explication. Pour en avoir le coeur net, j'ai donc envoyé (vers le 25 Janvier) un SMS à Ardisson lui demandant - courtoisement!- les raisons de cette annulation et si c'était "son dernier mot"? (...) Pas de réponse ... (...) Guère courageux et assez méprisant. J'aurais dû me souvenir que la lâcheté est sa marque de fabrique, même s'il n'est pas le seul dans le PAF."
Une vingtaine de manifestants protestant contre la réélection controversée du président Alexandre Loukachenko ont été interpellés mercredi et la lauréate du prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch a été interrogée au Bélarus, en proie à un mouvement de contestation inédit.
Un millier de protestataires se sont réunis dans la soirée sur la place de l'Indépendance à Minsk, la capitale bélarusse, et une vingtaine d'entre eux ont été interpellés par les forces antiémeutes déployées en nombre, selon des journalistes de l'AFP.Les manifestants jugent frauduleux les résultats du scrutin du 9 août officiellement remporté par M. Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, avec 80% des voix.Plus de 100.000 personnes ont manifesté à Minsk le 23 août, pour le deuxième dimanche consécutif, contre les résultats de l'élection présidentielle.Alors que le mouvement de contestation, marqué notamment par des grèves dans les industries vitales, est entré lundi dans sa troisième semaine, la répression s'accentue. La lauréate du prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch a été ainsi convoquée mercredi au comité d'enquête pour un interrogatoire dans le cadre des poursuites visant le "conseil de coordination", créé par l'opposition pour promouvoir une transition du pouvoir et dont elle membre.Mme Alexievitch, 72 ans, est repartie en refusant de répondre aux questions des enquêteurs."Je ne me sens coupable de rien", a lancé à la presse l'écrivaine, qui a obtenu le prix Nobel en 2015, assurant que le "conseil de coordination" n'a "pas d'autres objectifs que de consolider la société".La justice bélarusse a entamé des poursuites contre le "conseil de coordination", accusé d'"appels à des actions visant à porter atteinte à la sécurité nationale", ce qui rend ses membres passibles de peines allant de trois à cinq ans de prison.Deux d'entre eux, Sergueï Dilevski et Olga Kovalkova, ont été condamnés mardi à dix jours de détention en lien avec la manifestation non autorisée de dimanche.Un autre membre du "conseil", Pavel Latouchko, un ex-ministre de la Culture, a été interrogé mardi. Directeur du théâtre académique d'Etat de la capitale, il a été limogé après avoir apporté son soutien à l'opposition.Mercredi, la police a par ailleurs perquisitionné au domicile d'un opposant, Valéri Tsepkalo, réfugié à l'étranger, selon son porte-parole, Alexeï Ourban.Pour sa part, le président du comité de grève chez Grodno Azot, un important producteur bélarusse d'engrais, Iouri Rovovoï, a annoncé mercredi, dans un message sur Instagram, s'être enfui en Pologne de crainte d'être arrêté.Dans ce contexte, les ONG Human Rights Watch, Amnesty International et la Fédération internationale pour les droits humains ont appelé mercredi, dans une lettre ouverte, à convoquer "de la manière la plus urgente" une session extraordinaire du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU pour discuter de la "crise des droits humains au Bélarus".Pour sa part, le président russe Vladimir Poutine a qualifié de "contre-productive toute tentative d'ingérence dans les affaires intérieures (du Bélarus) et de pression sur ses autorités", dans un entretien téléphonique avec le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, selon un communiqué du Kremlin.
Aujourd'hui, un dispositif permet le plafonnement des frais bancaires à 20 euros par mois pour les personnes "en difficultés bancaires" et 25 euros par mois pour les personnes "fragiles financièrement".
Conséquence pour partie du mouvement des "gilets jaunes", le secteur bancaire français s'était engagé fin 2018 à plafonner les frais d'incidents bancaires pour les clients détenteurs de l'"offre spécifique" qui comprend des services de base pour trois euros mensuels maximum, mais aussi pour la clientèle fragile, estimée à 3,4 millions de personnes à fin 2018. Face à la crise provoquée par l'épidémie de coronavirus, le gouvernement souhaite renforcer cette mesure. Il présente ce jeudi à l'Assemblée un dispositif pour permettre aux "personnes en difficultés bancaires" d'accéder "plus vite" et "plus longtemps" au "plafonnement des frais" d'incidents bancaires, a indiqué un député LREM. Aujourd'hui, les bénéficiaires de l'"offre spécifique" ne peuvent être facturés plus de 20 euros par mois et 200 euros par an, et les personnes fragiles financièrement pas plus de 25 euros par mois. Selon Bercy, "l'objectif (du dispositif présenté) est de prendre en compte les remontées sur le dispositif (existant) et d'anticiper une éventuelle montée des difficultés de certains clients avec la crise" économique provoquée par l'épidémie de Covid-19. "J'envisage d'améliorer la définition de la clientèle fragile qui conditionne l'application du plafonnement des frais bancaires", a ainsi déclaré le ministre de l'Economie Bruno Le Maire au quotidien économique Les Echos dans un article mis en ligne mercredi soir.Il s'agit notamment de demander aux banques de rendre publics d'ici au 30 juin leurs critères - différents selon les établissements - définissant un client fragile, selon Bercy. Le ministre devrait également proposer "de passer un accord avec les banques" pour raccourcir de "trois à un mois" le délai permettant de qualifier un client ayant des incidents en "public fragile", avec frais d'incidents bancaires plafonnés à 25 euros par mois, selon le député de la commission des Finances Daniel Labaronne (LREM). Les personnes en surendettement seraient considérées comme fragiles pendant toute la durée de leur surendettement, selon Bercy. Un "reporting" de la Banque de France serait aussi mis en place pour pratiquer le "name and shame" (nommer et stigmatiser) des banques qui ne respecteraient pas les règles. Ce rapport pourrait être publié dès juillet.De son côté, l'Insoumis Alexis Corbière, qui reproche au gouvernement de ne pas avoir légiféré sur le sujet, défendra un plafond pour tous les clients de 2 euros par incident bancaire dans la limite de 20 euros par mois et 200 euros par an. Les Marcheurs préfèrent en la matière "l'engagement réciproque" à la "loi contraignante", parce que c'est "une méthode qui marche", assure Daniel Labaronne, qui juge "surprenant" de vouloir limiter les frais d'incidents bancaires pour tous les publics, y compris fortunés. Le Sénat à majorité de droite a récemment voté en première lecture une proposition PS sur le sujet, mais en en réduisant la portée. Et elle a peu de chance d'être soutenue à l'Assemblée.
Le plafond de paiement était jusqu'à présent limité à 19 euros par jour. Les titres restaurant pourront désormais être utilisés tous les jours de la semaine ainsi que les jours fériés.
Bonne nouvelle pour les nombreux salariés qui ont accumulé les titres restaurant pendant le confinement : dès ce vendredi 12 juin, le plafond de paiement quotidien va être doublé, passant de 19 à 38 euros. Les tickets restaurant pourront également être utilisés les week-end et les jours fériés et ce, jusqu'à la fin de l'année. En revanche, il reste impossible de payer plus de 19 euros de courses alimentaires par jour en titre restaurant. Déconfinement : réouverture anticipée des restaurants ?par franceinfo"Le plafond journalier des tickets restaurants augmente dès vendredi à 38€ contre 19 € auparavant. Ils pourront être utilisés les week-end et les jours fériés dans les restaurants, hôtels-restaurants et les débits de boisson. C'est une aide très concrète pour les restaurateurs", a confirmé sur LCI le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.La mesure avait été annoncée le 14 mai dernier pour soutenir le secteur de la restauration, durement touchée par la crise du coronavirus. Elle devait entrer en vigueur pour la réouverture des restaurants, le 2 juin dernier. Mais le décret n'avait pas été publié. C'est désormais chose faite. Cette mesure était très attendue des restaurateurs qui espèrent ainsi accueillir les 4,4 millions de salariés qui n'ont pas pu utiliser leurs titres restaurant pendant le confinement, à cause de la fermeture des établissements et du recours massif au télétravail. Selon le Groupement national des indépendants, les salariés auraient aujourd'hui un milliard d'euros à dépenser en ticket restaurant. Les restaurateurs déplorent toutefois que les entreprises émettrices des titres restaurant n'aient pas fait de réductions sur le montant des commissions à payer à chaque transaction.
Sylvie Jenaly, la nounou la plus célèbre du PAF, ferait subir aux enfants dont elle a la charge, "des violences physiques et psychologiques".
Drôle de revers pour Sylvie Jenaly. La nounou qui recadre régulièrement des enfants récalcitrants à la demande de leurs géniteurs, dans l'émission Super Nanny (NT1), est désormais dans le viseur du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel. La raison ? Des parents téléspectateurs se seraient plaints de ses méthodes de travail aux gendarmes de l'audiovisuel, dénonçant des actes de violence à l'endroit des enfants.Selon les informations du Parisien, le CSA a, au total, reçu 65 plaintes, soutenues par la pétition Pour le respect et la protection des droits des enfants à la télévision. À l'origine de la requête, Bernadette Gautier, une psychologue basée à Nantes, militante d'une éducation positive et bienveillante. Lancée fin 2013, le texte qui compte à ce jour, plus de 2 300 signatures, accuse la Super Nanny de faire "subir des violences physiques et psychologiques" aux enfants et demande la suppression formelle du show.De nombreux gestes de maltraitancePour arguments, la pétition recense tous les gestes déplacés que la nounou de NT1 a pu avoir auprès des enfants suivis et insiste notamment sur les passages où on peut la voir : "Tirer les enfants par les bras, quitte parfois à risquer de déboîter une épaule, isoler les enfants, même très jeunes, au risque de provoquer chez eux des séquelles psychologiques de l'ordre du trouble de l'attachement, montrer les enfants nus (même si floutés) dans la salle de bain."Toujours d'après le texte, l'émission est un exemple télévisuel de violence éducative aggravée, et il enfreindrait de nombreux droits de l'enfant. Ces pratiques seraient également contraires à la Charte du CSA sur la protection des mineurs dans les émissions télévisées. Des plaintes lourdes en somme, devant lesquelles le CSA ne compte pas rester immobile. Mémona Hintermann-Afféjee, membre du Conseil en charge de la jeunesse, a affirmé à nos confrères du Parisien, que "si des enfants sont mis en position d'être moqués, le dossier sera instruit". Les jours de l'émission sont peut-être comptés...
Les membres du cercle restreint de l'ancien président ont pu l'accompagner jusqu'au bout, rapporte le Journal du dimanche, évoquant les silences d'un homme « assez absent » avec lequel il n'y avait «
plus d'échanges possibles ».Comment dire au revoir à un homme de l'envergure de Jacques Chirac ? Certains des proches de l'ancien président de la République ont eu à se poser la question quand d'autres n'ont tout simplement pas été invités à le voir une dernière fois. C'est ce que raconte le Journal du dimanche ce 29 septembre, précisant d'emblée que c'est Claude, la fille cadette du couple, qui a orchestré les dernières années de son père. Cette dernière a semble-t-il protégé son père dans ses derniers instants de vie, filtrant les visites et privilégiant la venue des plus proches des proches à son domicile parisien. Christian Jacob, qui a vu pour la dernière fois Jacques Chirac il y a un an, confie que Claude Chirac « ne souhaitait pas qu'on le voit dans la maladie, elle avait voulu qu'on espace un peu plus les visites ». Comme le rappelle l'hebdomadaire, l'ancien président souffrait d'anosognosie, qui détruisait ses souvenirs et le privait de toute conscience de son état de santé.Il « ne s'intéressait plus vraiment à la politique ni à ses successeurs » Depuis la fin de l'année 2015, le couple formé par Jacques et Bernadette Chirac vivait dans un appartement situé au rez-de-chaussée de la rue de Tournon (VIe arrondissement) que l'homme d'affaires François Pinault a mis à leur disposition. Dans les derniers moments qui ont précédé son décès, l'ancien président de la République a reçu la visite de François Baroin, du grand rabbin Haïm Korsia ou encore de Jean-Louis Debré, compagnon de longue date et un de ses plus fidèles amis. L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui a pu rendre une dernière visite à Jacques Chirac au mois de mai, explique que Claude était « protectrice mais aussi respectueuse de ce que souhaitait le président ». Il vante ainsi « l'immense présence et la profonde discrétion de Claude, qui a été assez merveilleuse dans ce qu'elle a donné à ses parents ». A son départ de l'Élysée en 2007, Jacques Chirac a agrémenté son quotidien de balades avec Jean-Louis Debré, de mojitos à Saint-Germain-des-Prés et d'entretiens dans ses bureaux de la rue de Lille, raconte Le Parisien. Mais ce quotidien s'est effrité au décès de sa fille Laurence, alors âgée de 58 ans, en avril 2016. Selon un proche, cité par le quotidien francilien, « il y avait les jours avec et les jours sans. Ça a été une lente descente. Dans un premier temps, ça a tenu. Puis, ça s'est dégradé ». Un autre fidèle explique qu'ensemble ils évoquaient « le passé, de vieux souvenirs », même si Jacques Chirac « ne s'intéressait plus vraiment à la politique ni à ses successeurs ». Seule exception, « une bonne vanne sur Sarkozy », qui « le faisait toujours rire », note un proche. La scène internationale, sur laquelle il a été si présent, serait restée son sujet de prédilection, mais l'ancien président « vivait dans un monde ancien », évoquant notamment Hosni Moubarak et Zine el-Abidine Ben Ali. Le reste du temps, Jacques Chirac s'était enfermé dans ses silences, de plus en plus longs et de plus en plus impénétrables.La dernière année, les visites des amis s'étaient faites plus rares et plus courtes, explique Le Parisien. Un ancien de ses conseillers confie qu' « il était assez absent », quand un autre précise qu' « il n'y avait plus d'échanges possibles ». Les choses se seraient accélérées au cours de l'été à en croire un fidèle, qui explique que Jacques Chirac « n'était plus du tout lucide ». « Ses seules relations étaient avec sa fille et les gens qui s'occupaient de lui », notamment cinq infirmières présentes jour et nuit. « La fin, c'était terrible. Les trois derniers mois, il était alité. Ils savaient que c'était terminé », conclut un proche. Selon le Journal du dimanche, Jacques Chirac était inconscient et sous perfusion les jours qui ont précédé son décès. Les médecins avaient alors prévenu ses proches qu'il ne se réveillerait plus.
Interrogé lors d'une conférence de presse sur le débat entourant la laïcité, le président de la République a appelé à ne pas faire de raccourcis entre islam et terrorisme.
"Je ne suis pas là pour distribuer les bons et les mauvais points", a averti le président de la République, lors d'une conférence de presse à Toulouse, mercredi 16 octobre. Il s'en est tout de même pris aux relais de l'embrasement du débat sur la laïcité, qui a resurgi dans la société française à la suite de l'attaque qui a coûté la vie à quatre fonctionnaires de police à la Préfecture de police de Paris. "Certains sont payés pour faire du commentaire politique... Très bien."Face aux réactions de certains leaders de l'opposition, Emmanuel Macron a appelé à "être intraitable avec le communautarisme" mais sans stigmatiser "nos concitoyens", en dénonçant le "raccourci fatal" entre lutte contre le terrorisme et islam. "Une ligne jaune été franchie par certains leaders de l'opposition", a estimé le président de la République."Faisons bloc et ne nous divisons pas pour lutter d'abord et avant tout contre la radicalisation dans notre société, œuvrons pour que la République soit partout", a conclu le chef de l'État à Toulouse.
Les pompiers des Pyrénées-Atlantiques sont intervenus près de 600 fois depuis mardi matin sur l'ensemble du département, touché par de fortes pluies. Salies-de-Béarn est la commune la plus touchée.
À cause des fortes précipitations, plus d'une centaine de personnes ont été évacuées d'habitations menacées par les eaux dans la nuit de mardi à mercredi 13 juin dans plusieurs communes du Béarn. En 24h, il est tombé l'équivalent de plusieurs semaines, voire de mois, de pluie.Les pompiers des Pyrénées-Atlantiques sont intervenus près de 600 fois depuis mardi matin sur l'ensemble du département, qui était mercredi matin en vigilance orange pluie-inondations, comme les Hautes-Pyrénées voisines. Parmi les interventions, huit relèvent du secours à personnes avec quatre mises en sécurité et quatre sauvetages. Aucune victime n'a été signalée sur le département.À Salies-de-Béarn, la commune la plus touchée, environ 25 personnes ont été relogées, par des familles ou en hôtel, après le débordement du cours d'eau local, le Saleys. "À Salies, 65% de la ville est inondée, l'eau est montée à 1,60 m. La situation est plutôt maîtrisée, aucun maire ne nous a sollicité pour des logements pour le moment", a déclaré une porte-parole de la préfecture.Un spectacle impressionnantLe centre-ville de Salies offrait mercredi à l'aube un spectacle impressionnant de rues entièrement sous l'eau, avec plusieurs voitures déplacées par les flots, même si selon la préfecture, le gros de la crue était passé."La place est submergée, sinistrée, des vitrines sont éventrées, la force de l'eau a été terrible. Un paysage de désolation. Actuellement, il ne pleut plus. La décrue a commencé avec à peu près 5 cm par heure... l'eau est montée jusqu'à 1,60 m. Je suis arrivé en 1963 à Salies-de-Béarn et jusqu'alors notre maison n'avait jamais été inondée", a raconté à l'AFP Armand Bourgeois, 62 ans, qui habite une maison du XIIe siècle en plein centre. En fin de nuit c'est la commune de Mourenx, près de Pau, qui a été touchée, et une cinquantaine d'habitations, soit près de cent personnes, ont été évacuées par précaution, selon la préfecture. Un lotissement a également été évacué par précaution sur la commune d'Izeste.Dans un quartier en périphérie de Pau, Ousse-des-Bois, l'eau a pénétré dans quelques maisons, et six personnes au total, trois foyers, ont été évacuées et rélogées, selon Jean-Pau Brin, adjoint au maire chargé des travaux. Il a évoqué "plusieurs axes routiers coupés, mais rien de dramatique," le gave de Pau n'étant pas sorti de son lit sur la ville.Tôt mercredi matin, 1.870 foyers restaient privés d'électricité dans les Pyrénées-Atlantiques, et les équipes techniques d'EDF sur le terrain prévoyaient une reconnexion dans le courant de la journée, selon la préfecture.
La ministre de la Justice Nicole Belloubet a reconnu lundi matin sur LCI que le gouvernement ne réussissait "pas pleinement" alors que 70 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début de l'année.
Samedi 29 juin, le Collectif des proches et familles de victimes de féminicides lançait dans le Parisien un appel aux pouvoirs publics avançant le chiffre de 70 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis le mois de janvier. "Manifestement les chiffres que vous citez montrent que nous ne réussissons pas pleinement dans la lutte contre les féminicides", a reconnu la ministre de la Justice Nicole Belloubet interrogée lundi 1er juillet sur LCI. La garde des Sceaux a annoncé sur la chaîne d'information en continu deux dispositions majeures visant à lutter contre ces meurtres. "Je souhaite d'une part développer les ordonnances de protection qui permettent aux femmes de bénéficier d'une protection juridique. Je souhaite également développer les dispositifs de protection physique, c'est à dire notamment le bracelet anti-rapprochement qui devra être développé", a-t-elle déclaré. La ministre affirme vouloir généraliser ces bracelets. "Ce n'est pas une expérimentation que je veux, je vais tout de suite passer à la généralisation. Parce que pour que ce dispositif soit efficace, nous devons absolument modifier un tout petit peu la loi parce qu'actuellement nous ne pouvons l'appliquer qu'à un certain nombre de personnes, celles qui ont été condamnées et c'est trop restreint. Nous devons modifier et donc je vais généraliser immédiatement". Pour un Grenelle des violences faites aux femmes Parmi les autres propositions du Collectif de défense des femmes, la ministre assure vouloir "travailler sur l'aide juridictionnelle". "J'ai promis pour 2020, pour l'année prochaine, une évolution de l'aide juridictionnelle en général, cela en fera partie", a-t-elle expliqué. La garde des Sceaux s'est également déclarée pour la tenue d'un Grenelle des violences faites aux femmes, l'une des demandes du Collectif des proches et familles de féminicides. Parmi les autres solutions que le collectif propose : la prise et le traitement systématique des plaintes, l'octroi de l'aide juridictionnelle dès la plainte, l'hébergement d'urgence, l'ordonnance de protection, les bracelets électroniques...
Pour être mère, certaines femmes souffrant d'endométriose doivent "toujours contrevenir à la loi", dénonce la chanteuse.
La chanteuse Lorie, 36 ans, demande au président de la République d'autoriser la congélation préventive d'ovocytes aux femmes atteintes d'endométriose, même dans les formes considérées comme "pas assez sévères" pour en bénéficier, dans une lettre ouverte parue sur le Huffington Post."MONSIEUR MACRON, LAISSEZ-NOUS CONGELER NOS OVOCYTES""Je souffre d'endométriose mais pas assez sévèrement pour que mon pays accompagne mon désir de grossesse", s'insurge-t-elle ainsi dans ce texte ayant pour titre "Monsieur Macron, laissez-nous congeler nos ovocytes".Lorie Pester dit avoir souhaité rencontrer Agnès Buzyn, ministre de la Santé pour "partager (son) expérience". "Le régime actuel limite la congélation ovocytaire aux femmes atteintes d'endométriose 'sévère' ce qui nous pousse à des décisions extrêmes", écrit-elle. Elle explique que pour être mère, elle doit "toujours contrevenir à la loi et faire en Espagne" ce que la France lui interdit. Dans ce plaidoyer pour une autoconservation plus large des ovocytess, elle dénonce la "discrimination entre les régimes de congélation de gamètes des hommes et des femmes". L'autoconservation des ovocytes est actuellement très encadrée: elle est autorisée pour des raisons médicales (cancers, etc.) ou à une femme qui fait un don d'une partie d'entre eux. Il n'est en revanche pas permis de les conserver en prévision d'éventuels problèmes de fertilités dus à l'âge, après 35 ans. En septembre, le Comité d'éthique (CCNE) s'est déclaré favorable à cette nouvelle option pour la future loi de bioéthique dont devrait débattre le Parlement début 2019. "Si l'on m'avait dit qu'à 25 ans la probabilité d'avoir un enfant par cycle était de 25%, de 12% à 35 et de 6% à 40 ans, j'aurais mis toutes les chances de mon côté, en congelant mes ovocytes", remarque aussi la chanteuse dans sa lettre ouverte.L'endométriose se caractérise par la présence en dehors de l'utérus de cellules d'origine utérine, qui réagissent aux hormones lors des cycles menstruels. Parfois, elle n'entraîne pas de symptômes et ne nécessite pas de prise en charge. Mais chez certaines femmes, elle provoque des douleurs, chroniques ou aiguës, voire l'infertilité.
ECLAIRAGE. En raison de la crise sanitaire, le baccalauréat sera délivré cette année sur la base du contrôle continu.
Pour cette édition particulière, le ministère de l'Education nationale compte sur la bienveillance des enseignants. Initialement, la réforme du baccalauréat prévue par le ministre Jean-Michel Blanquer devait faire la part belle au contrôle continu à partir de l'an prochain. L'épidémie de coronavirus aura précipité les choses : cette année, aucune épreuve finale ne sera prise en compte pour la délivrance de l'examen. Seules les notes des 1er et 2e trimestres comptent Selon les textes officiels parus cette semaine au bulletin officiel, "cette organisation exceptionnelle est conçue dans un esprit de bienveillance vis-à-vis des candidats". En clair, pas question qu'ils soient pénalisés par la fermeture des lycées, depuis le 16 mars. Ne seront prises en compte que les notes des premier et deuxième trimestres, avant le confinement. Les livrets scolaires, qui doivent tous être rendus d'ici au 15 juin, pourront aussi "valoriser" l'implication ou les progrès des élèves. enfin, les moyennes annuelles seront "arrondies à l'unité supérieure".Des résultats "très inégaux selon les établissements"Le bac sera-t-il pour autant donné à tout le monde ? Pas du tout, assure Claire Guéville, du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. "Les moyennes des deux premiers trimestres sont le plus souvent inférieures aux notes obtenues à l'examen final", regrette l'enseignante, qui s'inquiète de résultats "très inégaux selon les établissements". "Il va nous falloir des garanties sur le bon fonctionnement des jurys", demande-t-elle.Ces jurys d'harmonisation, qui auront accès aux notes des élèves et à leurs appréciations, disposeront également d'éléments statistiques des lycées sur les trois dernières années, comme les résultats au bac dans chaque série ou le taux de mentions. Forts de ces données, ils pourront ainsi décider de "revaloriser la moyenne annuelle" d'un candidat.Inquiétudes des lycées où on note sévèrementC'est en tout cas le souhait des bons lycées, ayant la réputation de noter sévèrement leurs élèves, une pratique qui risque cette année de les désavantager. "Nous espérons pouvoir rassurer les familles, aujourd'hui un peu inquiètes", souligne ainsi Romuald Eyraud, proviseur adjoint du lycée du Parc, à Lyon. "D'ordinaire, environ les trois quarts de nos élèves ont des mentions, ce qui ne serait pas le cas cette année si on s'en tenait aux seules moyennes des deux premiers trimestres".Aider en priorité ceux qui vont au rattrapageD'autres établissements, réputés moins bons, contestent à l'inverse cette décision. "Cela nous condamne de nouveau à des résultats médiocres au bac cette année", regrette une professeure d'anglais en Terminale souhaitant garder l'anonymat. Pour de nombreux élèves de son lycée du centre de Paris, "c'est un peu la panique" : "ils ont tendance à travailler dans la dernière ligne droite, ils vont être très pénalisés par la seule prise en compte des bulletins du début d'année". "Comment les rassurer et faire en sorte qu'ils restent mobilisés ?", s'interroge-t-elle.Les lycées ont commencé à rouvrir leurs portes cette semaine. Beaucoup veulent cibler ceux des élèves de Terminales qui savent déjà que leur moyenne sera comprise entre 08 et 10/20, qui iront au rattrapage (8 au 10 juillet). "Totalement déconnectés de l'école""Pour ces élèves, on va mettre en place des séances de coaching intensif", explique Pascal Bolloré, du SNPDEN, premier syndicat des chefs d'établissement, et proviseur à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). "On va leur proposer une forme de tutorat, c'est un vrai challenge pédagogique", précise Florence Delannoy, membre du SNPDEN et proviseure d'un lycée dans le Nord. "Ils ont la chance de savoir très tôt qu'ils iront à l'oral de rattrapage et en même temps ils sont, pour beaucoup, totalement déconnectés de l'école", souligne-t-elle.Certains ne sont pas encore fixés sur leur sort, comme Hugo, en Terminale ES à Châtellerault (Vienne) : "J'ai fait le calcul de ma moyenne sur un simulateur en ligne. Ca me donne 10 pile, mais je pourrais rater le bac du premier coup pour un ou deux points", craint-il. Alors il essaye de se motiver pour travailler un peu chaque jour. A l'inverse, ses camarades qui sont sûrs de l'avoir "ont déjà tout lâché", assure-t-il.
Le parquet a requis sa mise en examen pour "homicide volontaire et tentatives de meurtre".
Le tireur âgé d'une trentaine d'année qui a fait feu dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 juillet sur trois personnes et fait un mort lors d'une altercation dans une cité de Montgeron (Essonne) a été déféré dimanche en vue de sa mise en examen, a annoncé le parquet d'Évry. Le parquet a requis sa mise en examen pour "homicide volontaire et tentatives de meurtre" et son placement en détention provisoire. Le sort du tireur de 28 ans sera décidé par un juge d'instruction. Les circonstances de la fusillade restent encore à déterminer à ce stade. Les coups de feu ont eu lieu vers 1h30, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans la cité de la Prairie de l'Oly, en grande banlieue parisienne, selon une source policière. D'après cette même source, le tireur "a d'abord menacé des adolescents du quartier avec une arme" pour cause de bruit, "puis s'est retiré chez lui". "Les petits" seraient alors allés chercher des "grands" de la cité pour "s'expliquer avec lui". C'est alors qu'il aurait tiré avec une arme de poing.Une dizaine d'armes, dont des armes de guerreIl a touché trois d'entre eux : un homme de 31 ans est mort sur place, un autre a été grièvement blessé et un troisième a été plus légèrement touché aux bras. Le Raid est alors intervenu. Le trentenaire s'est "finalement rendu, après plusieurs heures de négociation" vers 6 heures du matin, selon Le Parisien. Un geste qu'il explique selon le parquet alors que les jeunes "auraient tenté de l'intimider, qu'il aurait eu peur et que c'est pour ça qu'il aurait tiré". Déjà connu des services de police, la perquisition de l'appartement a permis de retrouver "au moins une arme de poing, de calibre 9 mm", a-t-elle ajouté une source. Selon Le Parisien, elle a également permis de trouver une dizaine d'armes, dont des armes de guerre dans son appartement. Face à cette découverte, l'homme n'a pas voulu s'expliquer sur l'acquisition de ces dernières. Une seconde enquête a été confiée à la police judiciaire pour déterminer leur provenance.
De passage sur le plateau de C à vous, l'émission d'Anne-Sophie Lapix sur France 5, le célèbre animateur est revenu sur les raisons qui l'ont poussé à arrêter l'incontournable Vivement Dimanche.
C'est un peu l'annonce surprise du printemps dernier. En mars 2016, Michel Drucker décidait d'arrêter définitivement Vivement Dimanche, son mythique rendez-vous hebdomadaire, après dix-huit années d'antenne. Avec la refonte de la grille de programmes de France 2, l'émission avait été supprimée au profit de sa petite soeur, Vivement Dimanche prochain, qui gagnait alors 60 minutes supplémentaires de diffusion, avec toujours, Drucker en maître de cérémonie.La décision avait pris tout le monde de court. Vivement Dimanche était, en effet, devenue une sorte de pilier de la chaîne, rassemblant en moyenne, plus d'un million de téléspectateurs à chaque diffusion. Drucker et son canapé rouge avaient vu défiler un parterre de stars, et le show nous avait offert de beaux moments télédiffusés."On avait fait le tour"Ce jeudi 8 septembre, le pape de la télévision était l'invité d'Anne-Sophie Lapix, dans l'émission C à vous. Au micro de la journaliste, il s'est exprimé sur la fin de l'émission : "Je pense que c'était une décision sage" a expliqué l'animateur, qui assure également ne pas avoir de regret quant à cette conclusion : "Objectivement, on avait fait le tour, vraiment. Il y a des invités qu'on avait pris trois fois, tous les cinq ans. J'en avais assez de refaire le parcours de ces gens-là."Las, le présentateur de 73 ans a ajouté : "Je sentais que j'aurais moins envie. Je ne voulais pas reprendre la chanson de Johnny 'Donnez-moi envie d'avoir envie'. Je commençais à décliner un peu". Le monstre du PAF semble avoir retrouvé du peps, puisque le 28 août dernier, il a repris le chemin du Studio Gabriel, où il enregistre régulièrement Vivement Dimanche prochain.
En quelques semaines, la pandémie de Covid-19 a donné un coup d'accélérateur à travers le monde au développement de la télémédecine, la médecine exercée à distance par le biais des nouvelles technologies.
Un tel bond en avant aurait mis des années à se produire en temps normal. Le confinement de la moitié de l'humanité et la peur de transmettre le virus SARS-CoV-2 a dopé les consultations médicales par application vidéo et par téléphone portable.Les mutations les plus radicales ont concerné la médecine généraliste, où les soignants devaient souvent eux-mêmes faire face à des pénuries de matériels de protection."La médecine généraliste a connu des changements significatifs par la manière dont les médecins et les équipes ont pris en charge les patients durant l'épidémie. La rapidité avec laquelle ces changements ont été accomplis a été remarquable", confirme à l'AFP Martin Marshall, président du Royal College of General Practitioners, l'organisme britannique des médecins généralistes.A mesure que l'épidémie progressait, les règles nationales ont été adaptées ou assouplies dans de nombreux pays pour permettre la généralisation des consultations à distance.En France, alors que la téléconsultation, remboursée par la Sécurité sociale depuis fin 2018, peinait à décoller, l'épidémie de coronavirus lui a donné un énorme coup de fouet: le nombre hebdomadaire de téléconsultations est passé de 10.000 actes par semaine début mars à près d'un million mi-mai, après un pic à 1,1 million pendant la deuxième semaine d'avril.Selon l'Assurance maladie, le rythme n'a pas faibli après la fin du confinement, la téléconsultation permettant de réduire en partie les délais d'attente dans les cabinets médicaux, étirés en raison des mesures d'hygiène et des retards accumulés oendant le confinement.Aux Etats-Unis des restrictions à l'accès aux téléconsultations ont été levées ainsi que certaines règles de protection des données.Selon Layla McCay de la NHS Confederation, un organisme lié au système de santé public britannique, la majeure partie des 1,2 million de consultations quotidiennes pour les soins de base a été réalisée à distance lors du confinement au Royaume-Uni et ce changement est intervenu "en l'espace de quelques semaines" seulement.- "Un désastre" -Cette révolution ne s'est pas faite sans quelques couacs. "Ma première séance de consultation vidéo a été un désastre. Des ouvriers perçaient un trou, le micro est tombé en panne, un collègue a fait irruption dans la pièce", se souvient Camille Gajria, médecin et enseignante à l'Imperial College de Londres (propos rapportés par le British Medical Journal, BMJ).Une téléconsultation peut être efficace mais il faut être attentif aux "biais cognitifs", aux erreurs d'interprétations qui peuvent facilement découler d'une vidéo-consultation, souligne-t-elle.La crise du coronavirus a donné un nouvel élan à la télémédecine également en Inde qui ne compte que 8,6 professionnels de santé pour 10.000 habitants (chiffre OMS de 2018) et où les médecins se concentrent en ville alors que 70% de la population vit à la campagne.Ayush Mishra, fondateur de l'entreprise de télémédecine Tattvan, explique que l'épidémie a convaincu le gouvernement d'assouplir les règles qui régissaient les téléconsultations.L'entrepreneur, qui a perdu une jambe dans un accident de moto faute de soins appropriés et rapides, espère pouvoir rapidement multiplier ses centres de téléconsultation à travers le pays, aujourd'hui au nombre de 18.Ayush Mishra aimerait étendre l'accès à la santé au plus grand nombre d'Indiens qui vivent loin des grandes centres urbains. "Il faut pouvoir offrir cet accès, c'est un droit fondamental", explique-t-il à l'AFP.Même si les appareils connectés à internet (thermomètres, tensiomètres, etc) facilitent les consultations à distance, de nombreux gestes ne pourront continuer à s'accomplir qu'en présence physique du patient et les consultations les plus complexes ne pourront jamais se faire à distance, souligne Martin Marshall.Mais le pli de la télémédecine a été pris, affirme Layla McCay. "Nos membres nous disent en retour d'expérience que leur culture a fondamentalement changé. Des médecins qui, avant, étaient peut-être réticents à la digitalisation réalisent maintenant les bénéfices qu'ils peuvent en tirer. On ne pourra plus faire machine arrière".
Plusieurs défilés ont dégénéré ce jeudi 28 avril lors de la quatrième journée de mobilisation contre la loi Travail. À l'issue des affrontements, "24 policiers et gendarmes ont été blessés" à travers la France (9 à Paris), dont "3 très grièvement", selon Bernard Cazeneuve.
124 personnes ont été interpellées, dont 21 à Paris. Ces violences ont été condamnées "avec la plus grande fermeté" par le ministre de l'Intérieur et le Premier ministre.Selon un tweet de la préfecture de police de Paris, un fonctionnaire se trouve en état d'"urgence absolue et a été hospitalisé. Il a été blessé durant des affrontements au niveau du pont d'Austerlitz (13e arrondissement). "300 manifestants cagoulés" s'en sont pris aux forces de l'ordre, selon la préfecture. Cinq personnes ont été interpellées à cette occasion.Des "groupes de casseurs" "très organisés" se sont livrés à des "exactions nombreuses" et à des "actes de violence inqualifiables" envers les forces de l'ordre, a dénoncé dans la soirée le préfet de police Michel Cadot. "Cela traduit une difficulté croissante des organisateurs à maîtriser ces comportements. Je fais solennellement appel à leur capacité à être plus exigeants et plus rigoureux dans le service d'ordre qu'ils ont la responsabilité de mettre en place", a-t-il ajouté. Selon lui, il faut "tirer les leçons de la persistance de ces violences". Bernard Cazeneuve a "demandé aux organisateurs de condamner (...) les violences à l'encontre des forces de l'ordre". "Ces violences, nous les avons toujours condamnées", lui a répondu Jean-Claude Mailly (FO) sur LCP, faisant valoir qu'elles éclataient "en dehors des manifs, à côté des manifs". Le président de l'Unef, William Martinet, a lui aussi condamné les casseurs mais également dénoncé un "usage disproportionné de la force par la police" et "exigé" l'arrêt de l'utilisation des flashballs.Dans un message posté sur Twitter, Manuel Valls a condamné jeudi soir "avec force les violences d'une MINORITE d'irresponsables". Le Premier ministre a également affirmé que les auteurs de ces actes "devront rendre compte devant la justice". "Soutien aux policiers", a-t-il conclu.Entre 170.000 personnes (autorités) et 500.000 (CGT) ont défilé jeudi contre la loi travail. Lors de la précédente journée de mobilisation le samedi 9 avril, 120.000 personnes avaient manifesté en France selon les autorités. La CGT n'avait alors pas livré d'estimation. Au plus fort de la contestation le 31 mars, les autorités avaient recensé 390.000 personnes et les syndicats 1,2 million. Des heurts avaient éclaté dès le début de la journée, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Entre 60 et 100 jeunes, qualifiés d'"anarchistes" par la police, s'étaient regroupés vers 6h30 pour tenter de bloquer le plus important port fluvial de la région parisienne. Ils ont incendié des pneus, avant de prendre le métro en direction de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), pour essayer cette fois de bloquer un dépôt de bus. Des échauffourées ont alors éclaté et débouché sur deux gardes à vue, une pour violences et l'autre pour port d'un couteau. Un membre des forces de l'ordre a été légèrement blessé. Le groupe, qui comptait des étudiants, selon les comptes Twitter des organisations étudiantes, voulait se rendre vers Paris, mais la police, qui a effectué quelque 150 contrôles d'identité, a conduit ses membres dans un centre de traitement judiciaire parisien. L'action a été revendiquée par l'assemblée générale interprofessionnelle de Saint-Denis, composée d'"étudiants, de chômeurs et de salariés", "déterminés à obtenir le retrait de la loi travail".- 57 INTERPELLATIONS À MARSEILLE - Des violences ont également perturbé les manifestations dans plusieurs villes : Nantes, Rennes, Lyon, Marseille... Dans la cité phocéenne, 57 personnes ont été interpellées lors de divers incidents qui ont éclaté à la fin de la manifestation contre la loi travail, selon le préfet de police Laurent Nuñez. La plupart ont été arrêtées à la gare Saint-Charles, où des voies ont été envahies. Des incidents ont aussi eu lieu près de la place Castellane, point de rassemblement final des différents cortèges marseillais, avec des jets de projectiles de manifestants en direction des forces de l'ordre et des incendies de poubelles. La manifestation a réuni 4.800 manifestants selon le préfet de police, 75.000 selon la CGT et 30.000 selon FO. window.pvp_3387a8b4969c3d7ab7654a303bb27ea5 = new Pvp('dmpublic', {idDM: "x47ke9n", mediaType: "dm-public"}, { 'sequenceUrl': "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfoEdito/extId/x47ke9n/adCategory/embed", 'domNode': "pvpContainer_3387a8b4969c3d7ab7654a303bb27ea5", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false
Parties la veille de Wuhan, épicentre de l'épidémie de coronavirus, 181 personnes, en majorité françaises, sont arrivées vendredi 31 janvier dans le centre de vacances de Carry-le-Rouet où elles devront rester confinées deux semaines.
"Tous les Français vous attendent (...) Reposez-vous, bon retour sur le sol français". C'est par ces mots que la ministre de la Santé Agnès Buzyn a accueilli, vendredi 31 janvier à leur descente de l'avion, les 181 passagers, des Français, mais également quelques étrangers, dont des conjoints chinois de Français, qui ont été rapatriés de Wuhan, épicentre de l'épidémie de coronavirus.Parties la veille de Chine, ils ont passé vendredi soir leur première nuit dans le centre de vacances de Carry-le-Rouet (Bouche-du-Rhône), une station balnéaire de la Côte Bleue, située à une trentaine de kilomètres de Marseille, où ils devront rester confinés deux semaines. À leur arrivée vendredi, ils ont chacun pris possession de chambres individuelles à la décoration moderne et minimaliste, a décrit un journaliste de l'AFP lui aussi confiné après une semaine de reportage à Wuhan. Les rapatriés sont toutefois libres de tout mouvement dans l'enceinte du centre de vacances, le Club Vacanciel, qui est entouré d'une grande pinède. Ils pourront ainsi effectuer des promenades en bord de mer ou profiter de la salle de jeux. Des animations seront également organisées, notamment pour la cinquantaine d'enfants, dont quelques bébés, si leur situation médicale le permet. Néanmoins, les rapatriés vont devoir suivre plusieurs consignes de sécurité pendant toute la durée de leur quarantaine. Le port du masque est ainsi obligatoire et tous doivent prendre leur température deux fois par jour. Car pendant leur période d'isolement, tous vont faire l'objet d'une surveillance médicale pour s'assurer qu'ils ne sont pas contaminés par le virus. À l'intérieur du centre, du personnel médical est d'ailleurs présent 24/24h.La Croix-Rouge, qui mobilise près de 200 bénévoles et salariés, va y assurer la distribution des repas, confectionnés par un préparateur extérieur, a expliqué son directeur général Jean-Christophe Combe. Les membres de la Croix-Rouge joueront aussi le rôle d'une conciergerie pour faire des courses pour les rapatriés.À Carry-le-Rouet, le centre est situé dans une calanque accessible uniquement par une étroite impasse de cette ville de 5.800 habitants. Les gendarmes surveillent étroitement l'unique entrée du site. Dans un arrêté, le préfet des Bouches-du-Rhône a interdit le survol de la zone, y compris par des drones, jusqu'à mardi. Malgré les mesures prises, les habitants de la petite station balnéaire se sont montrés inquiets. Lors d'une réunion publique vendredi soir, dans une ambiance parfois tendue, le préfet Pierre Dartout a répondu à leurs questions et assuré qu'"il n'y avait aucun risque pour la population de la ville". Deux des rapatriés, qui présentaient des symptômes d'une infection au coronavirus, ont été transportés vers l'hôpital de la Timone à Marseille, où ils ont été testés négatifs, a précisé dans la soirée la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lors d'une conférence de presse à Paris. "Nos concitoyens sont arrivés sur le sol français, c'est un soulagement pour nous et eux. Ils sont heureux de retrouver le sol français, ils se sentent en sécurité je pense", a ensuite déclaré la ministre à la presse.Un deuxième avion, un A380, doit ramener de Wuhan d'autres Français, s'il en reste qui ont "des regrets" de ne pas avoir pris le premier vol, ainsi que des ressortissants d'autres pays, a précisé la ministre de la Santé. L'avion "devrait pouvoir atterrir dimanche, je ne peux pas en dire plus pour l'instant ni sur le nombre de personnes qu'il rapatriera ni sur le lieu définitif de son atterrissage", a-t-elle glissé vendredi soir.Pour l'heure, le nombre de patients contaminés est monté à près de 12.000 en Chine continentale (hors Hong Kong) et 259 patients sont morts. Une centaine de malades ont été répertoriés dans une vingtaine d'autres pays et aucun patient n'est mort hors de Chine. En France, six cas d'infection ont pour l'instant été détectés par les autorités. La compagnie Air France a suspendu tous ses vols réguliers à destination et en provenance de Chine continentale jusqu'au 9 février. De nombreuses compagnies ont fait de même mais la Chine reste cependant accessible et n'est pas coupée du monde.
Le député du Maine-et-Loire, ancien membre de la majorité présidentielle LREM, s'est déclaré samedi sur Europe 1, "très inquiet" quant aux durcissements des conditions d'accès à l'assurance chômage.
Une partie des nouvelles règles de l'assurance-chômage sont entrées en vigueur vendredi 1er novembre. Les conditions d'éligibilité aux allocations sont notamment durcies, une mesure qui attire tout particulièrement les critiques. Pour ouvrir des droits à l'indemnisation, il faut désormais avoir travaillé au moins six mois sur les 24 derniers mois. Jusqu'alors, cette condition était de quatre mois sur les 28 derniers mois.Alors que l'ancien ministre de l'Économie de François Hollande, Michel Sapin, décriait vendredi au micro d'Europe 1une "réforme injuste et brutale", un ancien du camp de la majorité présidentielle est montée samedi au créneau. "Je suis très inquiet par le durcissement des conditions d'éligibilité", a ainsi déclaré sur Europe 1 Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, ex-LREM. "Il faut que le gouvernement entende" "C'est assez paradoxal par ailleurs, au moment où le gouvernement met en place une stratégie de lutte contre la pauvreté, j'ai peur que ce durcissement soit une trappe à pauvreté", a déclaré le député. "Je crois qu'il faut que le gouvernement entende les inquiétudes des acteurs comme Laurent Berger de la CFDT (...) Il faut que le gouvernement entende les alertes des acteurs sur ce sujet". Et de répéter : "j'ai beaucoup d'inquiétudes". "C'est une des réformes les plus dures socialement qui s'est opérée ces 25 dernières années", a notamment déclaré le patron de la CFDT Laurent Berger. Depuis l'annonce du contenu de la réforme en juin, traduite dans deux décrets publiés en juillet, Laurent Berger ne décolère pas. Il évoque "tuerie", "punition" et une réforme qui va "créer des drames" et des "trappes à pauvreté".
Natation, tennis, patinage artistique... L'Obs et L'Équipe publient mercredi 29 janvier les témoignages de nombreuses anciennes sportives de haut niveau qui accusent leurs entraîneurs d'agressions sexuelles et de viols.
Pendant 30 ans, Sarah Abitbol s'est tue. "J'avais tellement honte", confie-t-elle à l'Obs, qui publie ce mercredi les bonnes feuilles de son livre "Un si long silence" (Plon) à la veille de sa sortie. Cette ancienne championne de patinage artistique de 44 ans accuse son entraîneur de l'avoir violée plusieurs fois pendant deux ans dans les années 90 à partir de ses 15 ans. Sa fédération n'a rien vu, sa famille non plus.Un jour en stage, "cet entraîneur me réveille, il est assis sur mon lit et il s'est mis à m'embrasser. Il a commencé à faire des choses horribles, jusqu'aux abus sexuels", raconte Sarah Abitbol à l'Obs. "J'ai été violée à 15 ans. C'était la première fois qu'un homme me touchait. J'espérais qu'il ne revienne pas, mais il est revenu. Et il m'emmenait dans un autre dortoir."De retour à Nantes, "il me gardait sur la glace" après les entraînements. "Il me ramenait ensuite, ma mère trouvait ça gentil, mais avant il fermait sa voiture à clef et il m'emmenait dans un parking pour refaire ces choses dégoûtantes. Je ne mangeais plus, je ne dormais plus", poursuit-elle. Plus tard, devenue médaillée, elle a alerté le ministère des Sports. Réponse : "Effectivement, il y a un dossier, mais on va fermer les yeux". "Ils se tiennent tous. L'omerta est très présente. Ce secret doit exploser un jour", conclut Sarah Abitbol. Son ancien partenaire Stéphane Bernadis, sa mère et son mari n'ont pas encouragé Sarah Abitbol à écrire son livre alors qu'elle en avait besoin "pas pour se venger", mais pour se délivrer elle-même de son passé et du traumatisme qui la rend malheureuse. "Je suis une handicapée de la vie (...) Dans ma tête, je suis une proie. (...) Aujourd'hui encore, dès que je sors de la maison, j'ai peur. J'ai horreur d'aller dans les lieux que je ne connais pas. L'inconnu est forcément synonyme de danger. Je ne peux pas voyager seule. (...) Prendre l'avion est une torture", écrit-elle.Dix fois championne de France et plusieurs fois médaillée aux Championnats d'Europe et du monde, Sarah Abitbol a aussi décidé de briser le silence "pour aider la parole à se libérer". Et d'autres championnes, dont trois ex-patineuses, ont décidé de faire de même ce mercredi dans L'Équipe.Hélène Godard, 54 ans, accuse deux de ses anciens coachs, Jean-Roland Racle et Gilles Beyer, d'avoir eu des relations sexuelles avec elle alors qu'elle avait entre 14 et 16 ans à la fin des années 70. Béatrice Dumur, 48 ans, espère elle aussi que son témoignage pourra "encourager d'autres sportives à en parler et à aller en justice". A L'Équipe, elle affirme avoir subi des "viols" répétés entre 1985 et 1989 alors qu'elle était hébergée chez Michel Lotz, qui est également accusé d'agressions sexuelles par Anne Bruneteaux."Pas de problème"Aucune n'a porté plainte à l'époque et ces faits sont prescrits 30 ans après. Jean-Roland Racle a nié les accusations d'Hélène Godard, ses deux autres confrères ont refusé d'en parler. L'Équipe relate d'autres épisodes où des sportives ont été contraintes de dormir avec ces entraîneurs sans qu'il y ait toutefois passage à l'acte. "Il n'y a pas de problème de violences sexuelles dans le patinage", a évacué Michel Abravanel, vice-président du conseil fédéral, qui a été président de la commission d'éthique à la Fédération française des sports de glace.Deux ex-nageuses racontent aussi à visage découvert leur calvaire dans les années 80. Elisabeth Douet et Frédérique Weber, 14 et 13 ans à l'époque, affirment au quotidien que leur entraîneur, Christophe Millet, 33 ans, les faisait venir dans le sauna où il se montrait nu avant de leur masser les "adducteurs puis le sexe". Elles décrivent en détail les tentatives de viols qu'elles ont empêchées par la violence. En 1992, Christophe Millet ne sera condamné que pour attentat à la pudeur à deux ans de prison avec sursis.Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, a réagi en adressant son soutien "sans réserve à ces femmes".
Durant la nuit du Nouvel An en Allemagne, un homme a foncé sur sa voiture contre un groupe de piétons étrangers. Quatre personnes ont été blessées et le conducteur a été arrêté.
Les enquêteurs estiment qu'il s'agit d'un attentat xénophobe.L'enquête s'oriente vers la piste d'un acte de terrorisme. À Bottrop (ouest de l'Allemagne), dans la nuit de mardi 1er janvier, un individu a blessé quatre personnes en fonçant avec sa voiture sur un groupe de piétons. Les cibles étant majoritairement des étrangers, la police locale penche pour une attaque "motivée par l'hostilité du conducteur envers les étrangers".Les faits sont survenus peu après minuit. Avant de s'attaquer à ce groupe de personnes qui était en train de célébrer le Nouvel An en tirant des feux d'artifice dans la rue, comme le veut la tradition allemande, l'homme a d'abord tenté d'écraser un piéton qui a pu lui échapper. Il a ensuite perpétré une nouvelle attaque dans la ville voisine d'Essen, sans faire de blessés, avant d'être arrêté par la police.L'assaillant, âgé de 50 ans et de nationalité allemande, avait "clairement l'intention de tuer des étrangers", a affirmé Herbert Reul, le ministre de l'Intérieur de la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Une hypothèse qui s'appuie notamment sur les "propos hostiles aux étrangers" tenus par l'individu au moment de son arrestation. En outre, les enquêteurs notent qu'il souffre de troubles mentaux.Parmi les quatre personnes blessées, certaines le sont grièvement. La police précise que des victimes sont d'origine syrienne et afghane.
POLITIQUE. L'écologiste a laissé entendre que si l'ex-président ne s'est pas formellement opposé au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, c'est à cause de Jean-Marc Ayrault, défenseur du projet.
Les trois médiateurs chargés de sortir de l'impasse le dossier de Notre-Dame-des-Landes ont remis mercredi 13 décembre leur rapport à Édouard Philippe, qui a confirmé qu'une "décision claire" sera prise "avant la fin janvier". Le projet contesté de construction d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes (Loire-Atlantique) remonte aux années 1960. Un feuilleton interminable qui a rythmé le quinquennat de François Hollande, qui était personnellement contre, selon Cécile Duflot. "IL Y A UN PROBLÈME AVEC JEAN-MARC"L'écologiste, qui fut ministre du Logement de Jean-Marc Ayrault, est publiquement opposée à ce projet qu'elle a qualifié "d'absurde", mercredi matin sur Franceinfo. Comme tous les responsables politiques, selon elle. "Aucun, ne défend 'en off' Notre-Dame-des-Landes", a-t-elle assuré. François Hollande lui-même pensait que ce n'était "pas une bonne idée de faire cet aéroport", a-t-elle également affirmé. "Il ne l'a pas dit forcément publiquement", "il l'a dit à moi". "Oui il l'a dit, mais simplement il a dit comme tout le monde, 'il y a un problème avec Jean-Marc'", a insisté l'ex-députée de Paris. L'ancien Premier ministre et ancien maire de Nantes est un défenseur du projet. Pour l'ancienne responsable d'Europe Écologie-Les Verts, le débat sur ce projet est parasité par "la question de l'autorité de l'État" et "le chantage à la virilité". "L'obstination, ce n'est pas un signe d'autorité. L'autorité c'est de faire des choses justes et de se donner les moyens de prendre des décisions justes", a-t-elle souligné."Le chantage à la virilité", c'est "de dire 'attention, on va voir, c'est un test pour Emmanuel Macron, est-ce qu'il aura le courage d'imposer cet aéroport, sinon ça veut dire qu'il va se déballonner'", a-t-elle poursuivi. "On n'est pas du tout dans un champ rationnel, on met de l'entêtement, on y met une identité personnelle", a encore affirmé Cécile Duflot.
"Waf"! On ne pouvait pas faire plus simple comme nom pour un établissement où humains et animaux cohabitent. Le dernier né des salons de thé lillois propose de siroter un café tout en caressant un chien...
ou bien en le retenant de bondir sur le cookie tout chaud. Neuf chiens y ont élu domicile et font office de peluches remuantes et joueuses pour les clients en manque de contact animal.Muffy, Wookie, Zazou, Kiki et Pim et les autres boules de poils se chamaillent entre les tables de l'établissement. Ophélie Poillon, 24 ans, a ouvert son café au début du mois de novembre. Cette mordue de chiens, diplômée en management, a recueilli toute sa troupe dans des refuges pour animaux abandonnés. L'objectif de la jeune femme était de "réunir les chiens en manque d'affection humaine et les humains en manque d'affection animale". Sa cible : ceux que le travail, les transports ou le prix du logement empêchent d'avoir un chien chez eux. "Tous ces gens qui adorent les chiens mais qui disent 'On ne peut pas en avoir car ils seraient malheureux'", ajoute la propriétaire.Parmi les neuf chiens, trois sont en permanence proposés à l'adoption. "Ils sont mieux ici qu'en chenil", argue Ophélie Poillon. "Pépé ne faisait pas envie lorsque je l'y ai vu, alors qu'ici, il a la cote!" Le café propose des forfaits à la durée, comme l'option "Chihuahua", qui permet de profiter de 30 minutes de présence avec sirop, thé et café à volonté, pour quatre euros.
Les dernières déclarations du professeur Raoult ont une nouvelle fois créé la polémique, mardi 14 avril. L'infectiologue marseillais, grand défenseur de la chloroquine, estime que l'épidémie "disparaît progressivement à Marseille".
Le professeur Raoult, contacté par Le Parisien, en sourit lui-même. "Je me fais taper dessus à chaque fois que je sors une vidéo." L'infectiologue controversé de l'IHU de Marseille (Bouches-du-Rhône), défenseur de l'usage de la chloroquine comme traitement contre le coronavirus, est à l'origine d'une nouvelle polémique après une intervention face caméra publiée mardi 14 avril sur Youtube. Dans cette vidéo, Didier Raoult se montre très optimiste concernant l'évolution du coronavirus. "Possible qu'il n'y ait plus de cas d'ici quelques semaines""À Marseille, l'épidémie est en train de disparaître progressivement (...) Il est possible, comme je l'avais déjà évoqué, que l'épidémie disparaisse au printemps et qu'il n'y ait plus de cas d'ici quelques semaines", a-t-il lancé sur la chaîne Youtube de l'IHU Méditerranée-Infection. Interrogé ce mercredi 15 avril par Le Parisien, le spécialiste des maladies infectieuses a maintenu ses propos. "Je le disais il y a quelques semaines déjà, je ne regrette rien, je le répète", a-t-il réaffirmé au quotidien. Didier Raoult se base sur les chiffres des admissions enregistrées à Marseille (368 par jour lors du pic, entre 60 et 80 aujourd'hui selon France Bleu Provence), mais aussi sur un travail de l'université Johns-Hopkins (Etats-Unis), qui montre des courbes descendantes dans les dix pays les plus touchés par l'épidémie de coronavirus."Une diminution de la progression de l'épidémie mais pas une régression"Ces déclarations ont immédiatement fait réagir. L'Agence régionale de santé (ARS), par exemple, n'a que très peu goûté à la nouvelle sortie du professeur Raoult. "Il est tout à fait prématuré de pouvoir faire des pronostics sur la fin de l'épidémie. Nous n'en savons rien malheureusement. Nous enregistrons, depuis quelques jours, une diminution de la progression de l'épidémie, mais pas du tout une régression. L'épidémie va se poursuivre et ça va prendre encore des semaines", a déclaré Philippe De Mester, directeur général de l'ARS Paca, à France Bleu Provence. "Je n'ai peut-être pas la notoriété du Professeur Raoult, mais il faut être très sérieux sur les mesures de confinement. C'est que comme ça qu'on y arrivera."Ce mercredi 15 avril, lors de son traditionnel point presse quotidien, Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, a lui aussi répondu au professeur Raoult. "Je crois qu'il s'exprimait sur les données de surveillance dont il dispose à l'IHU de Marseille. Et, effectivement, nous notons que plusieurs secteurs ont une circulation virale particulièrement faible par rapport à d'autres qui sont encore sous tension", a-t-il sobrement commenté.