summary
stringlengths 0
86.6k
| text
stringlengths 0
949k
|
|---|---|
Le 11 mai prochain, les commerces non-alimentaires tels que les coiffeurs ou les fleuristes devraient pouvoir rouvrir, a indiqué le ministre de l'Intérieur, invité de la matinale de France Inter ce mardi 14 avril.
|
Ce mardi 14 avril au micro de France Inter, Christophe Castaner a assuré le service après-vente de l'allocution télévisée d'Emmanuel Macron diffusée la veille au soir. Il a notamment précisé les conditions d'un déconfinement progressif, qui devrait être mis en place dès le 11 mai prochain, comme l'a indiqué le président de la République. Un déconfinement "sous conditions", a insisté le ministre de l'Intérieur. Il ne sera possible que si les Français ont appliqué avec "discipline" les règles du confinement. Que se passera-t-il alors le 11 mai ? Outre la réouverture progressive des crèches et des écoles, Christophe Castaner a annoncé que l'objectif était "d'élargir la réouverture des commerces" hors magasins alimentaires. Il s'agit par exemple des coiffeurs ou des fleuristes. "L'objectif, c'est qu'ils soient ouverts", a assuré le ministre."Ne pas se précipiter" sur les réservations des vacances d'été Christophe Castaner a également évoqué la problématique des vacances d'été et la fermeture des frontières hors UE. S'il se garde de donner des conseils à l'ensemble de la population, il préconiserait "à sa famille de ne pas se précipiter dans des réservations, surtout en ce qui concerne les pays étrangers".Enfin, le ministre de l'Intérieur a également tenu à saluer le comportement des Français, qui selon lui n'ont pas cherché à braver le confinement en changeant de lieu de vie. Christophe Castaner a néanmoins indiqué que les contrôles de police seraient renforcés comme ils l'ont été ces derniers week-end pour les ponts du 1er et du 8 mai.À la date du 13 avril au soir, plus de 11 800 000 contrôles ont été faits sur tout le territoire, et 704 000 infractions ont été relevées depuis le 17 mars, a annoncé le ministre.
|
L'ancien président, à qui certains prêtent encore des ambitions politiques de haut niveau, s'est réjoui au micro de Franceinfo d'être "totalement libre pour dire ce qu'(il a) à dire".
|
S'il est resté relativement discret les premières semaines suivant l'élection d'Emmanuel Macron, François Hollande est depuis l'été dernier très bavard, n'hésitant pas à critiquer la politique de celui qui fut son ministre de l'Économie. Ces dernières semaines, il a été particulièrement au cœur de l'actualité avec la tournée de dédicaces de son livre-bilan Les leçons du pouvoir. En trois mois, il a visité 56 villes dans 48 départements et a rencontré plus de 20.000 personnes lors de très longues séances de dédicaces, rapporte lundi 20 août Franceinfo. "Toutes ces files d'attente pour avoir une dédicace, c'était vraiment inimaginable", s'étonne-t-il au micro de la radio. "J'ai coutume de dire quand on est candidat et pas encore président, on est espéré. Quant on est ancien président, on est regretté. Le problème, c'est pendant", souligne-t-il. Une telle exposition a poussé certains à s'interroger : François Hollande est-il en train de préparer son retour politique ? "Je ne suis candidat aujourd'hui à rien et je ne me place pas dans cette perspective et si j'ai aujourd'hui à dire ce qu'est mon état d'esprit, je me sens bien-sûr comme ancien président lié au destin de la France et à ce que notre pays doit faire et doit être uni pour le faire. Mais en même temps, je suis libre. Totalement libre pour dire ce que j'ai à dire."Une vie plus facile avec Julie GayetIl ne partage néanmoins pas ses opinions avec Emmanuel Macron. François Hollande confie en effet avoir quelques contacts avec son successeur lors des cérémonies officielles, mais pas en dehors. "Je n'ai jamais pensé qu'il était souhaitable qu'un ancien Président vienne solliciter je ne sais quel entretien et Emmanuel Macron n'a pas non plus jugé que c'était nécessaire entre nous". Le nouveau locataire de l'Élysée a pourtant rencontré tous les anciens présidents français, à savoir Nicolas Sarkozy, Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, excepté François Hollande, dont il fut le conseiller lorsqu'il était à l'Élysée.L'ancien chef de l'État s'est également confié sur sa relation avec Julie Gayet. "Sortant de l'Elysée, je peux avoir une vie plus facile, plus simple, plus transparente. D'avoir à mes côtés Julie Gayet a été une douceur, une façon aussi d'être protégé qui m'a été précieuse."
|
Face à la recrudescence de l'épidémie de coronavirus, le Premier ministre a exhorté les Français à respecter les gestes barrières et à adopter un comportement responsable.
|
"Vivre avec le virus, c'est une vie avec un certain nombre de contraintes, de respect de gestes barrières... C'est vrai que ce n'est pas une vie tout à fait normale mais ce n'est pas non plus une vie de bagne", a affirmé jeudi 27 août le Premier ministre Jean Castex. Alors que "l'épidémie regagne du terrain", le chef du gouvernement a exhorté les Français à respecter les gestes barrières et à adopter un comportement responsable. "On a applaudi les soignants (pendant le confinement, ndlr). Au-delà de cette action, ce serait bien si par nos comportements de tous les jours, on pouvait éviter que dans huit jours, dans quinze jours, ou dans trois semaines (...) nos services de réanimation commencent à se remplir" de nouveau, a déclaré le Premier ministre lors d'un point presse sur la situation de l'épidémie en France. "C'est à notre portée", a-t-il ajouté.Actuellement, "seules 20% des contaminations s'expliquent par des clusters (...) ce qui signifie que l'essentiel de la transmission du virus se fait par des contacts du quotidien, notamment dans l'espace privé", a encore expliqué Jean Castex. "Nous devons surtout faire attention dans notre vie quotidienne", a-t-il ajouté. Le chef du gouvernement a rappelé la nécessité de respecter les gestes barrières, le port du masque et la distanciation sociale. Il a également appelé à éviter que "papi ou mamie aillent chercher les enfants à l'école", "éviter autant que possible les fêtes familiales" et "respecter les gestes barrières même lorsqu'on est en famille chez nous"."Porter un masque ce n'est pas toujours très simple, se tenir à distance des autres ça n'est pas un réflexe absolument spontané... Et pourtant avouons ensemble que ce ne sont pas non plus des contraintes insurmontables", a ajouté le Premier ministre.
|
Des secouristes ont creusé vendredi dans les décombres d'un quartier sinistré de Beyrouth où des battements de coeur ont été détectés au scanner la veille, avec l'espoir de retrouver un survivant, un mois jour pour jour après l'explosion au port.
|
Des secouristes chiliens récemment dépêchés dans la capitale libanaise ont repéré jeudi, grâce à un chien renifleur et des scanners thermiques, des pulsations sous les décombres d'un bâtiment, donnant l'espoir de retrouver un survivant de l'explosion qui a détruit le 4 août des pans entiers de Beyrouth, faisant 191 morts et blessant plus de 6.500 personnes.Vendredi, les travaux de recherche se sont poursuivis, après une nuit passée à retirer des gros blocs de béton.Le chef de l'équipe chilienne Francisco Lermanda a indiqué vendredi soir aux journalistes que des recherches avaient été lancées après la découverte par des experts d'une personne qui respirait lentement sous les décombres, à une profondeur de trois mètres.Mais selon lui, rien n'indique que cette personne est toujours vivante. Il faut "creuser trois tunnels pour atteindre l'endroit" où se trouverait l'éventuel survivant, a-t-il ajouté."Nous avons enlevé des décombres, mais nous ne sommes pas encore parvenus à un résultat", a déclaré pour sa part à l'AFP le directeur des opérations de la Défense civile, George Abou Moussa."Nous avons effectué de nouveaux tests pour surveiller le rythme cardiaque ou la respiration et cela a révélé un faible rythme (...): sept battements par minute", a indiqué pour sa part Nicolas Saadeh, coordinateur des recherches. La veille, un rythme de 16 à 18 battements par minute avait été détecté.Un ingénieur civil français, Emmanuel Durand, participant aux efforts de sauvetage a lui affirmé à l'AFP que les scans cartographiques en 3D effectués sur le bâtiment endommagé n'avaient jusqu'ici montré "aucun signe de vie". Un membre de la défense civile a indiqué vendredi soir que les travaux de recherche pourraient reprendre samedi matin, après une interruption durant la nuit. - Retombées psychologiques -Le Liban ne possède ni l'équipement ni les capacités techniques pour gérer de telles catastrophes. Plusieurs pays ont rapidement dépêché secours et assistance technique après l'explosion.L'arrêt temporaire des recherches dans la nuit de jeudi à vendredi avait provoqué la colère de certains Libanais sur les réseaux sociaux, certains pointant du doigt les autorités jugées responsables du drame.L'armée avait affirmé dans un communiqué que les travaux avaient été suspendus pendant deux heures "en raison du risque d'effondrement d'un des murs fissurés du bâtiment". Sept personnes sont toujours portées disparues, selon l'armée.D'après les autorités, l'explosion a été causée par 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées "sans mesures de précaution" depuis des années au port. Elle a aggravé la crise économique et politique qui secoue le pays depuis un an. La Banque mondiale a estimé les dégâts et pertes économiques de la déflagration entre 6,7 et 8,1 milliards de dollars (entre 5,7 et 6,8 milliards d'euros)Vendredi, l'Unicef a indiqué que "600.000 enfants vivant dans un rayon de 20 kilomètres de l'épicentre de l'explosion pourraient subir des retombées psychologiques négatives à court et à long terme".- Roses blanches -A 18H08 (15H08 GMT), heure de l'explosion, des cérémonies et une minute de silence ont été organisées au port et au siège d'une caserne de pompiers à proximité --dont dix membres ont péri dans le drame--, en présence de proches des victimes. Au pied d'un mémorial érigé par l'armée au port, certains ont déposé des roses blanches."Nous ne savons toujours pas comment l'explosion s'est produite, ce qui s'est passé et qui en est responsable", a déploré Michelle, la soeur de Joe Antoun, un employé du port mort dans l'explosion. Le frère d'un ingénieur ayant également péri dans le drame a aussi réclamé "justice".Le juge libanais chargé de l'enquête a entendu jeudi le Premier ministre démissionnaire Hassan Diab, premier haut responsable à témoigner, après avoir émis ces dernières semaines 25 mandats d'arrêt. Le secrétaire d'Etat du Vatican, dépêché à Beyrouth par le pape à l'occasion d'une journée universelle de prière et de jeûne pour le Liban, s'est voulu porteur d'un message d'espoir. "Le Liban n'est pas seul", a lancé le cardinal Pietro Parolin. "N'ayez pas peur."
|
L'élu de la Haute-Vienne participera à une conférence-débat sur l'écologie lors de l'université d'été de La France insoumise qui se tiendra à Toulouse fin août.
|
C'est une première. Pour son université d'été qui se déroulera du 22 au 25 août à Toulouse, La France insoumise (LFI) comptera parmi ses invités un député de La République en marche (LREM), indique Le Journal du Dimanche, dans son édition du 4 août. Jean-Baptiste Djebbari participera à une conférence-débat, intitulée Quelle écologie face à l'urgence ?, aux côtés de la députée LFI Mathilde Panot et du secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) David Cormand. "On peut être en désaccord avec un adversaire politique mais je saisis toujours l'occasion du débat", a affirmé au JDD Jean-Baptiste Djebbari. "Combattre, c'est aussi se donner une chance de convaincre", a-t-il poursuivi. L'hebdomadaire indique que l'élu a été invité par Mathilde Panot qui siège avec lui au sein de la commission du développement durable à l'Assemblée nationale. "L'idée est de montrer à quel point l'urgence écologique a transformé le paysage politique. Une nouvelle rupture se forme sur la question du libéralisme, qui pour nous n'est pas compatible avec l'urgence écologique. Or c'est un grand point de désaccord avec En marche", commente-t-elle.Autres invités à cette université d'été : deux figures du mouvement des "gilets jaunes", François Boulo et Jerôme Rodrigues, pour un débat sur la VIe République.
|
Une enquête pour "dégradations", les organisateurs étant entrés par effraction dans le stade, et "mise en danger de la vie d'autrui", a été ouverte.
|
Bravant l'interdiction de se rassembler à plus de dix, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées mardi vers 20h30 au stade Condorcet de Grigny dans l'Essonne pour assister à un match de football illégal opposant des jeunes du quartier de la Grande Borne à ceux des Tarterêts, un quartier de Corbeil-Essonnes. Le match s'est déroulé sans incident. Selon la préfecture, entre 300 et 500 personnes étaient présentes. "Mise en danger d'autrui, irrespect des personnels soignants. C'est à ne plus rien comprendre du maître-mot depuis deux mois", s'est insurgé le maire PCF de Grigny Philippe Rio sur Twitter. La municipalité a indiqué dans un communiqué déposer plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui", fustigeant la "totale irresponsabilité qui confine à la stupidité" des organisateurs de la rencontre. La police, qui n'était là qu'en "surveillance", n'a pu intervenir pour empêcher le match. "S'il n'y a pas de débordement, on ne va pas aller en provoquer un, même s'il y a un non-respect des gestes barrière", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. Par ailleurs, a précisé la préfecture, les effectifs étant déjà "mobilisés au même instant sur les incidents à Brunoy, les effectifs nécessaires pour une dispersion en toute sécurité ne pouvaient être immédiatement réunis". "Au regard du risque sanitaire, de tels rassemblements restent proscrits et peuvent donner lieu à l'engagement de poursuites judiciaires", a rappelé la même source. Le commissariat de Juvisy devrait être chargé de l'enquête pour "dégradations", les organisateurs étant entrés par effraction dans le stade, et "mise en danger de la vie d'autrui", selon la source policière. Un match du même type avait rassemblé entre 300 et 400 personnes dans un stade de Strasbourg dimanche, provoquant également la réprobation de la municipalité. Les autorités ont appelé mardi les personnes ayant participé à ce rassemblement à se faire rapidement et massivement dépister pour éviter un nouveau "cluster". Les participants à ce rassemblement pourront se rendre à partir de jeudi au centre de dépistage installé au Parlement européen pour bénéficier anonymement d'un test virologique, sans rendez-vous ni consultation préalable."Il nous faut à tout prix éviter un nouveau cluster à Strasbourg et protéger les participants", ainsi que leurs proches, a indiqué au cours d'une visioconférence de presse la préfète du Bas-Rhin, Josiane Chevalier. "Notre sujet numéro 1 est d'ordre sanitaire, ce n'est pas un piège" à l'encontre des participants à cet événement, a insisté la préfète, tout en dénonçant un "événement incompréhensible, irresponsable, gravissime", alors que la région Grand Est reste classée "rouge" face à l'épidémie de coronavirus.Par ailleurs, la préfète de Gironde a promis lundi des "sanctions", des verbalisations, à l'encontre de jeunes qui ont improvisé une "fête" rassemblant "entre 70 et 100" personnes dans la nuit de vendredi à samedi sur une plage d'Arcachon. "Il va y avoir une suite, puisque des jeunes ont pu être identifiés sur (une) vidéo (qui a été partagée sur les réseaux sociaux, ndlr) et sont ou vont être convoqués, et - il faudra voir chaque cas -, mais verbalisés, sans nul doute", a déclaré Fabienne Buccio. "Tous ceux qu'on pourra identifier, on les recevra. Il faut leur montrer qu'on est pas dans un monde d'impunité, que quand on contrevient à la loi, il y a une sanction".Une enquête pour "mise en danger de la vie d'autrui" a été ouverte par le parquet, selon une source proche du dossier. "Si eux se sentent, parce qu'ils sont jeunes, peut-être plus protégés que d'autres, il faut pas oublier qu'ils ont des parents (...) On ne peut pas comme ça faire prendre de tels risques, pour soi à la limite, mais aux autres...", a dénoncé la préfète
|
Emmanuel Macron a demandé vendredi soir au Conseil supérieur de la magistrature de vérifier que le parquet national financier (PNF) a bien mené en "toute sérénité, sans pression" de l'exécutif son enquête sur les époux Fillon pendant la campagne présidentielle de 2017.
|
Le chef de l'Etat a décidé d'intervenir, explique l'Elysée, au vu de "l'émoi" suscité par des déclarations de l'ancienne cheffe du PNF qui a dit avoir mené une enquête sous la "pression" du parquet général, son autorité de tutelle. Emmanuel Macron veut "lever tout doute sur l'indépendance et l'impartialité de la justice dans cette affaire", selon l'Elysée. Car les propos de l'ex-procureure "ont suscité un émoi important" et "sont interprétés par certains comme révélant d'éventuelles pressions qui auraient pu être exercées sur la justice dans une procédure ouverte à un moment essentiel de notre vie démocratique".le 10 juin, devant la Commission d'enquête de l'Assemblée sur l'indépendance du pouvoir judiciaire, Eliane Houlette s'est émue de la "pression" et du "contrôle très étroit" qu'aurait exercé le parquet général durant ses investigations visant les époux Fillon.Un dossier qui a pesé sur la campagne électorale de 2017, à un moment où François Fillon était haut dans les sondages.Vendredi, Mme Houlette a "regretté" que ses propos aient été "déformés ou mal compris". "M. Fillon n'a pas été mis en examen à la demande ou sous la pression du pouvoir exécutif", a-t-elle affirmé, ces "pressions" étaient d'ordre "purement procédural".Ses premières déclarations ont entre-temps déclenché une avalanche de réactions politiques, de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon et surtout dans le camp LR de M. Fillon dont le jugement en correctionnelle aux côtés notamment de son épouse Penelope, est attendu le 29 juin.Les déclarations d'Eliane Houlette montrent "que cette enquête était à charge, qu'elle était folle et qu'elle n'avait qu'un seul but : abattre François Fillon", a réagi vendredi matin sur Europe 1 Me Antonin Lévy, l'avocat du candidat malheureux à la présidentielle. La procureure générale de Paris Catherine Champrenault a répondu vendredi à son ancienne collègue, en déplorant "que ce qui relève du fonctionnement interne et habituel du ministère public puisse être présenté comme des pressions de quelque nature que ce soit sur la conduite judiciaire du dossier" Fillon.- "Indépendance fictive" -Céline Parisot, présidente de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), juge aussi "dommage qu'Eliane Houlette laisse penser que ces demandes du parquet général étaient anormales, alors que c'est le fonctionnement habituel entre le parquet et le parquet général : c'est permis par les textes". "Le problème", pour la responsable syndicale, "c'est le statut du parquet". "L'indépendance du procureur général est un peu fictive puisqu'il relève directement du ministère de la Justice"."Nous réclamons toujours une réforme constitutionnelle. Ainsi, les soupçons de pression ne seraient plus d'actualité", a-t-elle ajouté. Emmanuel Macron avait annoncé une réforme pour que les procureurs soient nommés, comme les juges, sur "avis conforme" du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), organe indépendant.Dans la pratique, c'est déjà le cas depuis 2012. Mais en théorie, l'exécutif peut passer outre l'avis du CSM, ce qui alimente des soupçons d'instrumentalisation politique des poursuites. Cette réforme a été repoussée sine die.Katia Dubreuil, du Syndicat de la magistrature (SM), relève que "les remontées d'information sont prévues par les textes et parfaitement légales". "C'est la raison pour laquelle nous en demandons la suppression".Le parquet général peut demander des remontées d'information aux parquets et les transmettre à la direction des affaires criminelles et des grâces au sein de la Chancellerie, qui peut les faire suivre au cabinet du garde des Sceaux. En revanche, la loi Taubira de 2013 interdit au garde des Sceaux de donner des instructions dans des dossiers individuels.Le 10 juin, Eliane Houlette avait affirmé que "le parquet, c'est une réalité objective, est sous le contrôle de l'exécutif" et décrit "une culture de dépendance, de soumission".Pour le député Ugo Bernalicis (LFI), qui préside la commission d'enquête de l'Assemblée, "pour rétablir la confiance dans la justice, une réforme du statut du parquet est nécessaire", sinon "la suspicion sera toujours là et elle pourra même être avérée dans certains dossiers".
|
L'ancien président américain Barack Obama a annoncé jeudi la sortie de ses mémoires le 17 novembre, deux semaines après l'élection qui départagera Donald Trump et Joe Biden.
|
"Promised Land", qui compte 768 pages, est le premier de deux volumes.Il sera publié simultanément en 25 langues à travers le monde. Dans sa version française, le livre s'intitulera "Une terre promise" (éditions Fayard)."Avoir terminé un livre est un sentiment très particulier et je suis fier de celui-ci", a tweeté l'ancien président démocrate, au pouvoir de 2009 à 2017.Le prédécesseur de Donald Trump explique avoir essayé d'offrir "un récit honnête" de sa présidence, et une réflexion sur "les moyens d'apaiser les divisions et de faire en sorte que la démocratie fonctionne pour tout le monde".Le projet de ce livre était connu de longue date, mais la date de sortie restait entourée de mystère.- Succès d'édition -Peu après leur départ de la Maison Blanche, Barack et Michelle Obama avaient conclu un contrat d'édition record avec Penguin Random House, prévoyant un livre pour chacun.Selon le New Yokr Times, l'éditeur aurait mis 65 millions de dollars sur la table pour s'assurer les droits des deux ouvrages.Le livre de Michelle Obama, publié en novembre 2018, a eu un succès retentissant. Il s'est vendu à plus de 11,5 millions d'exemplaires dans le monde.Barack Obama a déjà publié deux livres qui ont connu un vif succès en librairie: "Dreams from my father" (Les rêves de mon père), en 1995, et "The Audacity of Hope" (L'audace d'espérer) en 2006. Très impliqué dans l'écriture de ses discours lorsqu'il était à la Maison Blanche, l'ancien président est par ailleurs un grand lecteur."Il y a quelque chose de singulier dans le fait de s'astreindre au silence et de consacrer un moment soutenu à quelque chose qui est différent de la musique, de la télévision ou même du meilleur film qui soit", expliquait-il au New York Times début 2017, quelques jours avant de quitter le pouvoir.Durant ses deux mandats, il avait pris l'habitude de faire ses courses de Noël avec ses deux filles Malia et Sasha chez "Politics and Prose", librairie indépendante de Washington.
|
Le commandant de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris a pris une décision cruciale en choisissant d'abandonner la charpente aux flammes pour concentrer ses efforts sur les deux tours de façade de la cathédrale.
|
Pendant 9 heures, ils ont lutté avec acharnement contre l'incendie qui ravageait la cathédrale Notre-Dame. De l'avis de tous, les pompiers ont sauvé l'édifice de l'effondrement, notamment en sauvant le beffroi nord des flammes. Les combattants du feu sont revenus mercredi 17 avril sur leur intervention pour préserver l'un des bâtiments les plus connus au monde.Sans leur intervention rapide "les deux tours seraient tombées", a expliqué l'adjoint en chef des pompiers de Paris, Philippe Demay au cours d'une conférence de presse. La première équipe de pompiers est arrivée sur les lieux dans les 10 minutes suivant l'alerte, et s'est assuré que la cathédrale avait bien été évacuée. Elle a ensuite demandé des renforts importants pour lutter contre l'incendie qui s'annonçait d'ampleur. À ce moment, "la priorité est la lutte contre la propagation des flammes et la sauvegarde des œuvres, a expliqué Philippe Demay. On connaît cet établissement par cœur, les accès, les moyens en eau, on a fait tout ce qu'on pouvait faire."D'autant plus que les conditions de l'intervention étaient très difficiles. Il a notamment fallu accéder au dernier étage de la cathédrale, avec les lances à incendie, pour attaquer les flammes depuis l'intérieur. "Il s'agit d'escaliers en colimaçon très étroits, d'environ 60 cm, a expliqué le responsable de l'inspection du patrimoine, le lieutenant-colonel José Vas de Matos. Quand vous avez un masque et du matériel, il faut une capacité physique d'endurance exceptionnelle". Ensuite, "lorsque la flèche est tombée, on a mis les bras élévateurs et des lances venant de l'extérieur", a relaté Philippe Demay. Mais là encore, les opérations sont délicates : les pompiers doivent chercher à éteindre l'incendie, mais ils doivent également veiller à ne pas utiliser trop d'eau, au risque de provoquer l'effondrement de la structure ou la destruction des vitraux."La guerre du beffroi"Finalement, alors que le feu se propage et semble hors de contrôle, le commandant de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, le général Jean-Claude Gallet prend une décision qui s'avérera cruciale. Il décide d'abandonner la charpente aux flammes pour concentrer les moyens sur la protection des deux beffrois de Notre-Dame, qui maintiennent l'édifice debout. "À partir du moment où on perdait la guerre du beffroi, on perdait la cathédrale", a assuré José Vaz de Matos.Une stratégie gagnante, qui permet aux pompiers de séparer la zone enflammée de celle intacte, privant le feu de combustible. L'incendie sera finalement vaincu après plusieurs heures de lutte. "Il y a bien sûr des dégâts, mais tout ce qui est patrimonial, le trésor, la nef, on a pu le préserver", s'est réjouit José Vaz de Matos.Mais aujourd'hui, le travail des pompiers n'est pas terminé. Une soixantaine de militaires sont toujours sur place, chargés de surveiller la structure pour éviter un effondrement et pour empêcher que le feu ne reparte. Ils sont aussi chargés d'évacuer les œuvres qui ne l'auraient pas encore été. Enfin, ils accompagnent les experts qui viennent inspecter Notre-Dame.
|
Les laboratoires français Sanofi et britannique GSK ont promis jusqu'à 72 millions de doses de leur candidat-vaccin contre le Covid-19 au gouvernement canadien, qui a déjà signé des accords semblables avec plusieurs laboratoires américains.
|
Les deux groupes, qui assurent que leur vaccin pourrait être autorisé dès le premier semestre de 2021, ont lancé début septembre les essais cliniques sur l'homme, pour lesquels 440 participants sont en cours de recrutement."Pour surmonter une crise sanitaire de cette ampleur, les partenariats sont essentiels. Nous sommes reconnaissants au Canada de sa collaboration et à GSK de s'associer à nous pour développer un vaccin sûr et efficace, a déclaré le vice-président exécutif de Sanofi Pasteur, Thomas Triomphe, cité dans un communiqué commun des deux groupes. Le candidat vaccin, développé par Sanofi en partenariat avec GSK, repose sur la technologie à base de protéine recombinante que Sanofi a employée pour produire un de ces vaccins contre la grippe saisonnière et sur un adjuvant développé par GSK.Le Canada a déjà signé en août des accords de principe pour des candidats-vaccins avec les américains Novavax, Johnson & Johnson, Pfizer et Moderna.Le Canada a revu à la hausse son accord avec Moderna en s'assurant la fourniture d'au moins 14 millions de doses supplémentaires, a annoncé lundi la ministre canadienne des Services publics et de l'Approvisionnement Anita Anand.Au total, "le Canada s'est désormais assuré d'un accès garanti à un minimum de 154 millions de doses et jusqu'à un maximum de 262 millions de vaccins potentiels pour protéger les Canadiens et sauver des vies", s'est félicitée Mme Anand lors d'un point presse.Ottawa a par ailleurs annoncé une entente avec Gilead Sciences et McKesson Canada pour obtenir jusqu'à 150 000 flacons de remdesivir. Le Canada avait autorisé fin juillet la mise sur le marché de cet antiviral utilisé dans le traitement des malades du Covid-19 gravement atteints.Le Canada compte environ 38 millions d'habitants. Lundi, le pays enregistrait plus de 146.000 cas de coronavirus et 9.269 morts.Plusieurs pays ont d'ores et déjà réservé des doses du candidat vaccin de Sanofi et GSK - 60 millions de doses sont notamment promises au gouvernement britannique, la Commission européenne en a réservé 300 millions, et les Etats-Unis 100 millions avec une option pour jusqu'à 500 millions de doses supplémentaires à plus long terme. "Les deux entreprises s'engagent à proposer leur vaccin contre la COVID-19 à un prix abordable et à le rendre accessible à tous", assurent les deux laboratoires, qui prévoient également de mettre une portion significative de leur production à la disposition de Covax, un dispositif géré notamment par l'OMS destiné à acheter et distribuer équitablement dans le monde 2 milliards de doses de vaccins en 2021.Les deux entreprises espèrent pouvoir présenter une demande d'homologation dans le courant du premier semestre de 2021, et "s'emploient à augmenter leurs capacités de production" pour pouvoir assurer la fabrication de jusqu'à un milliard de doses par an.
|
Les pompiers ont combattu le feu pendant plusieurs heures et l'évacuation des épaves n'a pu commencer que dans l'après-midi.
|
Une personne a été tuée et deux autres blessées mardi 2 juillet dans un spectaculaire accident sur l'A46 près de Lyon, qui demeurait coupée dans les deux sens à la mi-journée, a-t-on appris de sources concordantes.Peu avant 10H00, un camion et une camionnette transportant des bouteilles de gaz se sont percutés sur la rocade est de Lyon dans le sens nord-sud, à hauteur de Communay (sud de Lyon), avant de prendre feu et de provoquer l'embrasement d'une voiture venue s'encastrer dans les véhicules en feu, a rapporté à l'AFP la CRS autoroutière. Selon la préfecture et la CRS, le passager de cette voiture est décédé, alors que les conducteurs du camion et de la camionnette ont pu s'extraire de leurs véhicules avant d'être transportés à l'hôpital.A la mi-journée, l'incendie était toujours en cours d'extinction et l'autoroute demeurait coupée dans les deux sens, ont indiqué les pompiers. La préfecture a précisé à l'AFP que la voie sud-nord devrait rouvrir rapidement, mais que le sens nord-sud serait coupé "pendant très longtemps".
|
Les numéros 2 et 4 de la liste LREM pour les européennes ont eu par le passé des rapports difficiles. Pascal Canfin et Jérémy Decerle trouveront-ils un terrain d'entente pour défendre les chances de la liste aux élections européennes ?
|
Le président des Jeunes agriculteurs Jérémy Decerle a rejoint la liste de la République en marche pour les européennes. En position éligible, il occupe la quatrième place de cette liste emmenée par la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau. Derrière elle, l'écologiste Pascal Canfin, qui a démissionné de son poste de WWF France pour rejoindre la liste de la majorité. Selon Franceinfo, les relations entre l'écologiste et Jérémy Decercle ont jusqu'à présent été houleuses. "Nous sommes assez songeurs. Il ne peut pas y avoir de cohabitation pour le moment : ils s'éclataient la gueule à chaque réunion entre ONG environnementales et Jeunes agriculteurs et là, ils se retrouvent sur la même liste...", confie à la radio publique Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne."S'il a quelque chose à dire, il le fera savoir aux différentes personnes sans passer par quatre chemins", estime pour Franceinfo Samuel Vandaele, président par intérim des Jeunes agriculteurs. Et selon la radio, les deux hommes sont en désaccord sur de nombreux sujets, comme les pesticides, la politique agricole commune ou la place de l'agriculture bio. "Je ne suis pas candidat pour être ministre de ce gouvernement, je suis candidat sur une fonction européenne", a de son côté précisé sur France inter Pascal Canfin, pour qui "80 pour cent des règles en matière environnementale, proviennent de l'Europe, c'est donc la mère des batailles". Ces deux personnalités défendront-elles les mêmes idées à Bruxelles ? Une "liste patchwork" pour Yannick Jadot L'opposition n'a pas tardé à pointer les disparités de la liste de la majorité. "On a une liste patchwork, une liste fourre-tout de LREM où vous avez en n°2 quelqu'un qui se bat contre le glyphosate (l'écologiste Pascal Canfin, NDLR), en n°4 quelqu'un qui se bat pour le glyphosate (le président des Jeunes Agriculteurs Jérémy Decerle). Vous avez ceux qui combattent la chasse (Pascal Durand) et en n°4 un chasseur assumé", a ainsi critiqué Yannick Jadot sur Radio Classique. "C'est la Foir'fouille", a également réagi Marine Le Pen, en visite à Mayotte, mardi 26 mars. "On y trouve de tout, y compris des profils très contradictoires. C'est le célèbre 'en même temps', qui évite d'avoir une ligne politique à défendre, et qui permet de faire croire aux gogos qu'on est capable de défendre tout et l'inverse de tout".
|
Âgé de 81 ans, le scénariste, parolier, homme de lettres et ancien journaliste s'est éteint. Jean-Loup Dabadie est mort ce dimanche 24 mai au matin, informe Le Figaro.
|
Il était entré à l'Académie française en 2008.L'académicien Frédéric Vitoux a annoncé au Figaro le décès de Jean-Loup Dabadie, ce dimanche 24 mai. L'homme de lettres a écrit des nombreux romans, des scénarios, des sketches, mais aussi les paroles de grands succès de ces cinquante dernières années. Michel Polnareff lui doit ainsi On ira tous au paradis. Il a également écrit pour Barbara, Julien Clerc, Serge Reggiani, Michel Sardou, mais aussi Romy Schneider et Jean Gabin. Il faut dire que son père, Marcel Dabadie était aussi parolier. Celui-ci a signé les textes de chansons de Maurice Chevalier ou de Julien Clerc. Né à Paris en 1938, Jean-Loup Dabadie a passé son enfance à Grenoble, chez ses grands-parents. Il a fréquenté les lycées Janson-de-Sailly et Louis-le-Grand avant de se passionner pour l'écriture. L'été de ses 18 ans, il est admis comme stagiaire au Théâtre national populaire (TNP) à Villeurbanne (Rhône) pour le festival d'Avignon : Jean Vilar et sa troupe de comédiens légendaires lui donnent alors et pour toujours le goût du spectacle sous toutes ses formes.Un ImmortelJean-Loup Dabadie débute cependant en écrivant des romans et signe ses premiers articles pour Arts et Spectacles. Il finira par laisser de côté le journalisme et l'écriture de romans pour devenir, selon François Truffaut, écrivain de spectacles. Talentueux, il multipliera les récompenses.Il décrochera le prix Jean-Le-Duc de l'Académie française pour César et Rosalie (1972) et pour La Gifle (1974), mais aussi un Grand prix du cinéma de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre (1983). Sacré Grand prix dans la catégorie humour de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) en 1984, il accrochera également à son palmarès le Grand prix de la chanson française de la SACEM en 2000, en tant que parolier cette fois. À cette liste, il faut également ajouter le prix Raymond-Devos de la langue française en 2004 et le prix Henri-Jeanson de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) pour l'ensemble de son œuvre (2004). Élu à l'Académie française le 10 avril 2008, il était devenu un Immortel, comme ses œuvres.
|
Les Français sont de moins en moins nombreux à soutenir les actions des "gilets jaunes". Alors que se profile l'"acte IX", samedi 12 janvier, près d'une personne sur deux souhaite que le mouvement se termine, révèle un sondage publié jeudi 10 janvier.
|
Près de deux mois après les premières manifestations, le soutien s'étiole. Selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour France Info et Le Figaro, seuls 52% de la population veulent que le mouvement des "gilets jaunes"se poursuive, un chiffre en recul par rapport aux 55% obtenus la semaine précédente. Au tout début de la mobilisation, le 22 novembre, les Français étaient 66% à espérer que les actions continuent."Gilets jaunes" : les plus riches sont contre, les plus pauvres sont pourDésormais, près d'une personne sur deux (48%) souhaite que le mouvement touche à sa fin. La tendance est particulièrement forte chez les Français les plus aisés : ils sont 62% à vouloir l'arrêt des mobilisations. À l'inverse, 67% des plus modestes souhaitent que les actions se poursuivent. La France est donc scindée en deux sur cette question. Le clivage est également visible sur l'échiquier politique : si les proches des partis dits "de gouvernement" (La République en Marche, Les Républicains et le Parti socialiste) se prononcent en faveur de l'arrêt du mouvement, les sympatisants dde La France insoumise et du Rassemblement national (RN) sont majoritairement pour sa poursuite. Ils sont 78% du côté de La France insoumise (contre 82% la semaine dernière), et 84% pour les sympathisants RN (77% début janvier). Dans les rangs de La République en Marche, le sentiment de "ras-le-bol" gagne du terrain : 94% d'entre eux veulent que les actions s'arrêtent, soit 5 points de plus qu'il y a une semaine. Aux yeux d'une majorité de Français (70%), le gouvernement apparait comme le principal responsable des violences commises lors des manifestations. Par ailleurs, si plus de huit Français sur dix (81%) ont entendu parler du "grand débat", qui débutera le 15 janvier prochain, ils ne sont que 29% à penser qu'il aboutira "à des mesures utiles pour le pays". Seuls 32% comptent y participer et 21% pensent que la consultation sera menée "de façon indépendante du pouvoir".
|
A l'occasion de la fête nationale belge, la ministre du Logement a chambré la France sur le couac du défilé aérien du 14 juillet.
|
Le 10 juillet dernier, l'équipe de France accédait à la finale de la Coupe du Monde en disposant de la Belgique (1-0). Une victoire propulsant quelques jours plus tard les hommes de Didier Deschamps vers un deuxième sacre mondial. Quelque peu agacés après leur élimination, les joueurs belges à l'image du gardien de but Thibaut Courtois avaient critiqué le jeu tricolore. Une remarque peu appréciée dans les rangs français et à l'origine de nombreux posts sur Twitter tournant la Belgique en dérision.Ce petit jeu entre les deux pays a connu un nouvel épisode à l'occasion de la fête nationale belge. Comme le révèle Le Figaro ce dimanche 22 juillet, la ministre du Logement de la région de Bruxelles s'est amusée à poster une photo des sept avions défilant dans le ciel, accompagné du commentaire : "Bon chez nous, cela a été". Un tweet faisant référence au loupé lors du défilé aérien, le 14 juillet dernier à Paris, où un des avions a dégagé une trace rouge au lieu d'une bleue. Embarrassée, l'armée avait reconnu une erreur. Sur Twitter, les Français ont répondu avec humour à la ministre en postant des clichés du triomphe des Bleus sur les Champs-Élysées.
|
Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a rencontré mercredi à Hawaï le haut responsable chinois Yang Jiechi lors d'une réunion de crise qui n'a pas suffi à apaiser les tensions extrêmes entre les deux premières puissances mondiales.
|
La journée de mercredi a en effet été ponctuée par autant de manifestations d'un affrontement diplomatique qui se poursuit sans relâche, sur fond de polémique sur la gestion par la Chine de la pandémie due au nouveau coronavirus.Le président des Etats-Unis Donald Trump a promulgué une loi pour sanctionner des responsables chinois accusés de "l'internement de masse" des musulmans ouïghours. Pékin a aussitôt dénoncé une "attaque vicieuse" et averti que Washington subirait des "conséquences".Auparavant, juste avant de recevoir son invité dans l'archipel du Pacifique, Mike Pompeo avait publié un communiqué commun avec ses homologues du G7 pour "exhorter fermement" la Chine à "revenir" sur sa loi controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong, qui a déjà aggravé la confrontation sino-américaine en mai.Une initiative du G7 que la Chine "rejette fermement", a souligné Yang Jiechi selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères.Le face-à-face Pompeo-Yang était scruté d'autant plus près à Washington qu'il intervenait au moment où étaient publiés des extraits d'un livre de John Bolton, l'ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, qui accuse le milliardaire républicain d'avoir cherché l'aide de la Chine pour décrocher sa réélection en novembre.- A minima -Signe du gel qui règne entre Washington et Pékin, l'entretien, qui a en fait commencé dès mardi soir et s'est poursuivi mercredi pendant près de sept heures, s'est tenu à l'écart des médias.Et les compte-rendus a minima publiés à son issue traduisent, dans le langage diplomatique, la persistance des désaccords."Les deux parties ont affirmé pleinement leurs positions respectives" et "ont décidé de continuer à garder le contact", a rapporté le Quotidien du Peuple, journal officiel du Parti communiste chinois au pouvoir, évoquant néanmoins un "dialogue constructif"."Le secrétaire d'Etat a souligné (...) le besoin d'échanges pleinement réciproques entre les deux nations dans leurs interactions commerciales, sécuritaires et diplomatiques", a-t-on affirmé côté américain. "Il a aussi souligné le besoin de transparence totale" contre la pandémie, a ajouté le département d'Etat américain.Les relations sino-américaines, déjà tendues et rythmées par la guerre commerciale engagée par le président américain, se sont en effet nettement détériorées à mesure que le nouveau coronavirus, initialement signalé fin 2019 à Wuhan, en Chine, se propageait à travers la planète, faisant des Etats-Unis le pays le plus endeuillé.Mike Pompeo et Yang Jiechi, numéro un du Parti communiste pour la politique étrangère, s'étaient parlé pour la dernière fois le 15 avril. Depuis, le dialogue était à l'arrêt. Le président Trump avait même menacé mi-mai de rompre les relations avec le géant asiatique, assurant qu'il ne souhaitait plus parler à son homologue Xi Jinping, présenté comme un "ami" jusque-là.Certains observateurs doutaient que le secrétaire d'Etat américain puisse relancer les relations, en raison de ses attaques frontales répétées contre Pékin.- "Guerre froide" -"Peut-être pense-t-il que cela permet d'aller vers cette Guerre froide avec la Chine qu'il semble désespérément rechercher", avait estimé sur Twitter avant la rencontre Michael Swaine, du cercle de réflexion Carnegie Endowment for International Peace.Susan Thornton, chargée de l'Asie-Pacifique au sein de la diplomatie américaine au début de la présidence Trump, avait elle dit à l'AFP "douter" que la réunion de Hawaï "puisse réduire les tensions", les deux pays étant trop préoccupés par leur "rivalité".Mike Pompeo est en première ligne pour dénoncer la gestion de l'épidémie par la Chine, qu'il a depuis longtemps identifiée comme le principal adversaire stratégique des Etats-Unis.Il accuse Pékin d'avoir initialement dissimulé l'ampleur et la gravité de la maladie Covid-19, et d'être donc responsable de sa propagation à travers le monde, qui a coûté la vie à près de 450.000 personnes, dont plus de 117.000 aux Etats-Unis, et a contraint les pays à mettre leur économie à l'arrêt.Pire: il a dit ouvertement croire que le virus, bien que d'origine naturelle, avait pu accidentellement s'échapper d'un laboratoire de Wuhan. La Chine rejette ces accusations.Dans les pas de son ministre, Donald Trump, qui avait commencé par saluer la réaction chinoise face à l'épidémie, a finalement haussé le ton et menacé de représailles la Chine pour son rôle dans cette "tuerie de masse mondiale".
|
La secrétaire d'Etat a fait part de son indignation après la publication d'une vidéo où l'on voit l'élu du Rassemblement national Julien Odoul se faire menacer et insulter dans un bar de Sens (Yonne). "Débattons des idées, pas des personnes", clame t-elle.
|
Quelques semaines après avoir provoqué un vif débat sur le port du voile à la suite d'une sortie polémique au Conseil régional de Bourgogne, l'élu Julien Odoul a publié une vidéo dans laquelle il est pris à partie par un individu, qui lui adresse des menaces et des insultes dans un établissement de Sens (Yonne). Dans un tweet en date de la soirée de vendredi 6 décembre, le conseiller régional dit avoir "porté plainte", évoquant des "insultes publiques, homophobie, et menaces de mort". A la suite de cette publication, l'élu régional s'est trouvé une alliée de bord différent en la personne de Marlène Schiappa, qui dit vouloir dénoncer "homophobie et menaces (...) peu importe la personne ciblée". "Si l'on excuse aujourd'hui l'homophobie sous prétexte que la victime est RN, demain l'homophobie sera excusée pour tout le monde. Non!", estime t-elle dans un tweet publié ce samedi 7 décembre, en milieu de matinée.La secrétaire d'Etat appelle en outre à débattre des "idées, pas des personnes", dans un contexte récent tendu par la sortie de l'élu Rassemblement national. Le 11 octobre dernier, Julien Odoul avait fait polémique en prenant à partie une mère voilée dans l'enceinte du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, à Dijon. Ce jour-là, l'élu RN, membre du bureau national du parti et président du groupe à l'assemblée régionale, avait demandé qu'une mère d'élève musulmane qui accompagnait une sortie au Conseil régional retire son voile. Les élus du RN avaient ensuite quitté la salle, avant de dénoncer une "provocation islamiste".La question du voile avait provoqué des distensions au sein même de la majorité. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer avait ainsi rappelé la loi tout en affirmant que "le voile en soi n'est pas souhaitable dans notre société", s'attirant les critiques du député LREM Aurélien Taché, qui avait déploré que le RN puisse "récupérer" ces mots.
|
Le gouvernement entend "faire du rattrapage sur des métiers" comme celui d'"infirmière" ou "un certain nombre de métiers de catégorie C" - la plus basse -, a expliqué vendredi le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, au lendemain d'une journée de grève et manifestations de fonctionnaires.
|
Plus de 300.000 personnes ont défilé jeudi 22 mars dans des manifestations, pour défendre le service public, le statut des fonctionnaires et des cheminots. Le taux de grévistes, à 12,8% pour la fonction publique d'Etat, 8,11% pour la territoriale, et 10,9% dans l'hospitalière, selon des estimations du ministère, a légèrement baissé par rapport au 10 octobre. "Nous constatons un léger fléchissement de cette mobilisation, mais pour autant j'écouterai toujours, le gouvernement écoutera toujours ceux qui manifestent", a réagi vendredi matin 23 mars le ministre de l'Action et des comptes publics sur Europe 1. Gérald Darmanin souhaite notamment une revalorisation de la rémunération des fonctionnaires les plus "mal payés".Le gouvernement entend "faire du rattrapage sur des métiers" comme celui d'"infirmière" ou "un certain nombre de métiers de catégorie C" - la plus basse -, a détaillé l'ancien maire de Tourcoing, au lendemain d'une journée de grève et manifestations qui a vu des centaines de milliers de fonctionnaires défiler dans la rue, essentiellement pour leur pouvoir d'achat. Ce rattrapage ne concernera pas "tout le monde, parce qu'il y a des agents dans la fonction publique qui sont payés correctement, et d'autres qui sont effectivement mal payés", a-t-il expliqué. Il a ainsi réaffirmé que le point d'indice, qui sert au calcul de la rémunération des fonctionnaires des trois versants de la fonction publique (Etat, territoriale et hospitalière), resterait gelé. L'augmentation du point d'indice coûte "2 milliards" d'euros, pour "quelques euros sur la feuille de paie de ceux qui sont mal payés dans la fonction publique", a-t-il justifié.L'exécutif souhaite également accroître la part du salaire "au mérite" des agents, a rappelé Gérald Darmanin. Interrogé sur le calendrier de ces mesures, le ministre a rappelé qu'"un an de négociation" est prévu avec les organisations syndicales. "Nous présenterons un projet de loi au début de l'année 2019", a-t-il également redit.
|
Dans une interview au Monde, Alexandre Benalla expliquait bénéficier d'un contrat de cinq ans rémunéré 6.000 euros net par mois.
|
Selon le Parisien, l'Elysée aurait refusé de donner le montant du salaire d'Alexandre Benalla à deux députés estimant que le "principe de la séparation des pouvoirs s'applique à l'égard du président de la République". Après la publication de la vidéo montrant Alexandre Benalla, l'ancien responsable de la sécurité du candidat Macron, devenu conseiller spécial de la présidence chargé de la sécurité, en train de frapper des manifestants le 1er mai dernier, deux commissions d'enquête ont été créées pour faire la lumière sur cette affaire. En juillet dernier, après plusieurs jours de polémique, Alexandre Benalla avait accordé une interview au Monde, dans laquelle il affirmait bénéficier d'un contrat de cinq ans, la durée du mandat d'Emmanuel Macron, rémunéré 6.000 euros net par mois. Des informations "disponibles"Une information confirmée par Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron. Interrogé par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, ce dernier avait affirmé "que le salaire d'Alexandre Benalla était celui d'un chargé de mission, sans primes et que ces informations étaient disponibles auprès de la Cour des comptes et de la mission parlementaire de la commission des Finances", explique le Parisien. Une informatie démentie par Philippe Vigier, le président UDI de la mission parlementaire de la commission des Finances au moment de cette déclaration, et Lise Magnier (Les Constructifs), celle qui lui a succédé. Ces deux élus, accompagnés d'Éric Woerth, président Les Républicains de la commission des Finances au Palais Bourbon, ont alors envoyé un courrier à l'Elysée pour obtenir des réponses sur le salaire d'Alexandre Benalla. Fin de non-recevoirLes trois élus souhaitaient obtenir les feuilles de paie de l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron de janvier à juillet 2018 pour vérifier, via son salaire, qu'Alexandre Benalla avait bien été suspendu deux semaines. Les députés réclamaient également la copie du contrat de travail d'Alexandre Benalla et la copie de l'acte de licenciement. Mais la requête a été refusée. Dans un courrier daté du 1er août dernier, le cabinet du chef de l'Etat explique sa décision, estimant que le "principe de la séparation des pouvoirs s'applique à l'égard du président de la République (...) Son autonomie financière comme pour tout pouvoir public constitutionnel, garantit cette séparation des pouvoirs".
|
Une patiente qui était atteinte de mucoviscidose a développé un cancer en France peu de temps après avoir reçu en greffe les poumons d'une fumeuse, selon une étude.
|
Les examens sur la donneuse n'avaient révélé aucune anomalie. Une femme est décédée en 2017 d'un cancer, après avoir été greffé de poumons qui provenaient d'une fumeuse, a-t-on appris ce samedi 3 novembre sur la base d'une étude parue dans la revue Lung Cancer.La patiente était suivie depuis l'enfance pour une fibrose kystique. Après une rapide dégradation de ses fonctions respiratoires, typique de la mucoviscidose, les médecins décident, en novembre 2015, de procéder à une transplantation pulmonaire. "Selon la base des donneurs, les poumons greffés ont été prélevés chez une femme de 57 ans fumant un paquet par jour depuis 30 ans", précise l'étude, menée par des médecins du CHU de Montpellier.En juin 2017, la patiente greffée, malade, est admise en unité d'oncologie thoracique de l'hôpital universitaire de Montpellier. Deux mois plus tard, elle décède d'un cancer du poumon sans qu'aucune thérapie ne puisse être tentée. Selon l'étude, les symptômes rappellent fortement ceux des cancers causés par le tabagisme."Le court délai entre la greffe des poumons et l'apparition de la première anomalie radiologique suggère que la carcinogenèse avait commencé au cours de la vie du donneur", ajoutent les auteurs des travaux. Un cancer dont la croissance aurait été largement accélérée par les traitements immunosuppresseurs que la patiente a suivi pour éviter le rejet de ses nouveaux poumons. Le Dr Jean-Louis Pujol et ses collègues recommandent ainsi un maximum de "précaution" pour les greffes provenant de donneurs fumeurs ou qui ont récemment arrêté.
|
Regarder la télévision a un réel impact sur les enfants, et surtout chez les plus jeunes. Pour prendre conscience des choses, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a lancé une campagne de prévention du 16 au 18 février à la télévision. Explications sur cette démarche.
|
La surexposition au petit écran chez les très jeunes enfants s'impose comme un vrai problème pour le développement des tout-petits. Afin d'en comprendre les raisons et surtout pour avertir, le CSA a décidé de mettre en garde les parents à travers un spot télé qui a été diffusé sur toutes les chaînes.Pas de télé pour les enfants de moins de 3 ans !"La télévision n'est pas toujours un jeu d'enfant", explique le CSA. Dans un communiqué, le Conseil supérieur de l'audiovisuel affirme qu'il est déconseillé pour les petits de moins de trois ans de regarder la télévision, cela même concernant les émissions qui sont conçues pour leur âge. "Le tout-petit enfant a besoin d'agir sur le monde pour se construire. La télévision le place dans une position passive qui peut nuire à son développement", peut-on lire. Les sages de l'audiovisuel indiquent que les enfants ne voient pas la même chose que nous et que cela peut entraîner des effets néfastes.Un point appuyé par Carole Bienaimé-Besse, l'une des huit sages du CSA, dans Le grand direct des médias diffusé sur Europe 1 ce jeudi 16 février. "Le CSA, sur conseil des experts du ministère de la Santé, a délibéré et souhaité mettre en place une campagne pour alerter les parents qu'exposer ses enfants à la télévision pouvait avoir des aspects négatifs sur leur développement", éclaircit-elle. Il est également ajouté dans le communiqué que la diffusion de certaines images choquantes peut engendrer chez les enfants des troubles comme des angoisses, des difficultés à dormir ou même de l'agressivité.Même après 3 ans, la vigilance est de rigueurCarole Bienaimé-Besse développe à la radio que l'idée n'est pas de culpabiliser les parents, mais bien de les sensibiliser à la situation. Le communiqué apporte aussi d'autres recommandations en ce qui concerne les enfants de plus de trois ans qui regardent la télévision. Ainsi, il est important de "privilégier des sessions courtes", de "surveiller ce que l'enfant regarde et qu'il s'agit bien de programmes de leur âge". Et vous, imaginiez-vous qu'il était déconseillé que les tout-petits de moins de trois ans regardent la TV et même les programmes conçus pour leur âge ?
|
CHRONOLOGIE. La cour d'appel de Paris a rejeté jeudi l'essentiel des recours déposés par l'ancien président et ses proches, douchant les espoirs du camp de Nicolas Sarkozy de voir s'écrouler l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.
|
Ce dossier a donné lieu à une enquête à tiroirs.Au printemps 2012, les accusations de financement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy, lancées l'année précédente par le fils de Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, se précisent : Mediapart publie des documents affirmant que Tripoli aurait, en 2006, donné son accord pour un financement de 50 millions d'euros.Nicolas Sarkozy porte plainte contre Mediapart. Une enquête pour "publication de fausse nouvelle" se soldera par un non-lieu. Le 3 mai, l'ex-Premier ministre libyen al-Baghdadi al-Mahmoudi, emprisonné en Tunisie, affirme, selon des propos rapportés par ses avocats tunisiens, que la Libye a bien financé la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy. Dans la soirée, un avocat français affirmant aussi le représenter dément qu'il ait tenu ces propos.Ziad Takieddine entre en piste En décembre, l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, poursuivi dans une autre affaire, affirme devant un juge détenir des preuves de ce financement libyen.Le 19 avril 2013, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire contre X, notamment pour corruption et trafic d'influence.Claude Guéant mis en examen Fin avril, le Canard Enchaîné révèle qu'une perquisition chez Claude Guéant a permis de découvrir un versement de 500.000 euros depuis l'étranger effectué sur un compte de l'ex-homme de confiance de Nicolas Sarkozy. Claude Guéant justifie cette somme par la vente de tableaux de maître à un avocat malaisien.En mai, l'Express révèle qu'un virement suspect de 25.000 euros, provenant de Jordanie sur un compte de Claude Guéant, a été découvert le même jour.Le 7 mars 2015, l'ancien ministre est mis en examen pour faux et usage de faux, et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée. Un homme d'affaires saoudien, Khalid Ali Bugshan, est également mis en examen, soupçonné d'avoir joué un rôle dans le versement des 500.000 euros.On parle d'au moins 6,5 millions d'euros En septembre 2016, le carnet de Choukri Ghanem, ancien ministre libyen du Pétrole retrouvé mort noyé quatre ans plus tôt, est transmis aux enquêteurs. Il mentionne trois versements en 2007 destinés à Nicolas Sarkozy, pour un total d'au moins 6,5 millions d'euros.Le 15 novembre, Ziad Takieddine affirme avoir personnellement remis 5 millions d'euros en liquide, provenant de Libye, en 2006 et 2007 à Nicolas Sarkozy et Claude Guéant. En février 2020, Claude Guéant fera condamner Ziad Takieddine pour diffamation.Ziad Takieddine est mis en examen le 7 décembre 2016, pour complicité de corruption et de trafic d'influence notamment.Nicolas Sarkozy mis en examen en mars 2018Le 8 janvier 2018, l'homme d'affaires franco-algérien Alexandre Djouhri, soupçonné d'avoir servi d'intermédiaire, est arrêté à Londres puis libéré sous caution. Le 21 mars, Nicolas Sarkozy est mis en examen pour "corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens". Il se dit victime de "la haine, la boue, la médiocrité, la calomnie" et fait appel.Bachir Saleh, ex-argentier de Mouammar Kadhafi, évoque le 22 mai sur France 2 des versements occultes du régime libyen à Nicolas Sarkozy.Woerth, Djouhri et Gaubert mis en examenLe 29 mai, Eric Woerth, ancien trésorier de la campagne, est mis en examen pour complicité de financement illégal.Claude Guéant est de nouveau mis en examen le 17 septembre, pour "corruption passive" notamment.En février 2019, puis en appel près d'un an plus tard, la justice londonienne ordonne l'extradition vers la France d'Alexandre Djouhri. Le 31 janvier 2020, Alexandre Djouhri est mis en examen, notamment pour "corruption active", et placé en détention provisoire en France. Il est remis en liberté pour raisons médicales le 16 mars et assigné à résidence.Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, est mis en examen pour "association de malfaiteurs" le 31 janvier 2020.
|
À cette prime exceptionnelle s'ajoute une prime d'assiduité qui récompense les personnels de la ville qui ont été absents moins de six jours sur l'année.
|
La présence récompensée. La ville de Colombes (Hauts-de-Seine) a versé une prime de 300 euros aux agents qui n'ont pas été absents en 2018. La décision de verser cette prime exceptionnelle aurait été prise bien avant les annonces du chef de l'État, lundi 10 décembre, pour répondre à la crise des "gilets jaunes". "Nous avons pris la décision fin novembre, bien avant l'allocution d'Emmanuel Macron", a confié au Parisien le cabinet de la maire LR de la cité francilienne Nicole Goueta.550 euros versés à un millier d'agentsPour lutter contre l'absentéisme, une prime d'assuidité existe déjà à Colombes, comme dans plusieurs autres villes. Versée en février, celle-ci s'élevait à 250 euros en 2018. De un à cinq jours d'absence, le salarié touche la totalité de la somme. Entre 6 et 10 jours, celle-ci est divisée par deux. La prime n'est plus versée au-delà de dix jours d'absence. Les 300 euros nets s'ajoutent à cette première prime d'assiduité et ne concerne cette fois que les agents qui n'ont pas du tout été absents durant l'année, explique Le Parisien dimanche 6 janvier. Au total, cette prilme exceptionnelle de 550 euros est versée à un millier de salariés de la ville, soit 53,96 % de l'effectif. Le quotidien francilien précise que les congés maternité et paternité ne sont pas pris en compte dans le versement de cette prime. Selon une lettre de la maire adressée au personnel et que Le Parisien a pu consulter, son "plan de lutte contre l'absentéisme" a permis de faire diminuer de 62 % en 2016 à 42 % aujourd'hui la proportion d'agents absents. Selon France 3 Régions, cette prime a coûté 300.000 euros à la ville de Colombes. Seuls les communistes avaient voté contre : "Cette prime incite les gens à aller travailler même en étant malades et pénalise donc ceux qui ont les tâches les plus pénibles. C'est une forme de remise en cause du droit du travail !", tempête auprès du quotidien local Yahia Bouchouicha.
|
Bison Futé a classé la journée de samedi orange au niveau national dans le sens des départs et des retours et rouge en Auvergne-Rhône-Alpes dans le sens des retours.
|
Les vacances sont finies et les Français rentrent chez eux pour assurer la rentrée scolaire. "Les flux de trafic et les encombrements attendus seront modérés sur les grands axes de transit pour ce dernier week-end d'août", prévient Bison Futé.La journée de samedi 31 août est classée orange dans le sens des départs et des retours au niveau national, et rouge en Auvergne-Rhône-Alpes dans le sens des retours. Dans le sens des départs, Bison Futé préconise de quitter ou traverser l'Île-de-France avant 9h, éviter l'A7 entre Orange et Lançon-de-Provence entre 11h et 16h, l'A8 à hauteur d'Aix-en-Provence entre 11h et 16h et le tunnel du Mont-Blanc entre 9 h à 17h.Dans le sens des retours, il est conseillé de regagner ou traverser la région parisienne avant 14h, d'éviter l'A6 entre Lyon et Beaune de 11h à 19h, l'A10 à hauteur de Bordeaux de 12h à 17h, l'A7 entre Lançon-de-Provence et Orange, de 8h à 14h et entre Orange et Lyon, de 10h à 15h, l'A43 entre Chambéry et Lyon de 10h à 13h, le tunnel du Mont-Blanc entre 10h et 21h. Sécurité routière : comment protéger ses enfants en voiture ?par rtl.frDimanche, la journée est classée verte au niveau national dans les deux sens et orange dans le sens des retours en Île-de-France.
|
Le maire rappelle son "engagement de refuser tout lien avec le Rassemblement national".
|
"Rupture de confiance". Le maire Les Républicains de Nîmes, Jean-Paul Fournier, a mis fin aux délégations de deux conseillers municipaux élus sur sa liste en 2014, selon un communiqué de la mairie nîmoise. Ils ont rejoint des listes Rassemblement national (RN) pour les municipales de mars Dans ce texte publié lundi soir, M. Fournier, candidat à sa réélection, évoque une "rupture de confiance" et son "engagement de refuser tout lien avec le Rassemblement national". Le maire de Nîmes précise qu'il a pris un arrêté pour acter le retrait de toutes les délégations de Christophe Rolland après l'annonce de son ralliement à la liste de Yoann Gillet (RN) à Nîmes. Il a fait de même avec Patricia Fourquet, qui déménage à Perpignan, où elle rejoint la liste RN de Louis Alliot. M. Rolland était élu à la laïcité, à la prévention de la délinquance des mineurs, à la réussite éducative, à l'accessibilité et au handicap, à la sécurité routière et à l'aide aux victimes. Mme Fourquet était élue aux technologies de l'information et aux écoles numériques.
|
TENDANCES. "L'officiel des prénoms 2020" est paru cette semaine. Les auteures relèvent que les prénoms "caméléons" ont de plus en plus la cote.
|
Quel est le palmarès des prénoms les plus en vogue pour les petites filles ? Emma, Jade, Louise, Alice et Chloé tiennent le haut du pavé, suivis de Lina, Rose, Léa, Anna et Mila. Les auteures notent la popularité des "prénoms caméléons", issus notamment l'Ancien Testament. "Ils vont plaire aux parents laïcs et aux parents (...) pratiquants des trois monothéïsmes", explique l'une des auteures, Stéphanie Rapoport, à BFMTV. Les prénoms courts et se terminant par -a ont toujours la cote. De la 10e à la 20e place, "L'officiel des prénoms" liste Mia, Inès, Ambre, Julia, Lou, Juliette, Agathe, Léna, Iris et Jeanne. Pour cet ouvrage, les auteures Stéphanie Rapoport et Claire Tabarly ont analysé les données de l'état civil et de l'Insee. Et chez les petits garçons, Gabriel, Raphaël et Léo ont la cote.
|
Bernard Tapie s'est confié à BFMTV ce vendredi suite à la qualification de l'OM en finale de la Ligue Europa. L'occasion pour l'homme d'affaires de donner son point de vue sur le récent soutien de Jean-Luc Mélenchon à l'équipe phocéenne.
|
Interrogé sur la présence au match aller de Jean-Luc Mélenchon dans les tribunes de l'Orange Vélodrome, l'ancien président de l'OM suppose que le député insoumis a juste été pris par la ferveur populaire et qu'il n'y avait rien de politique à sa présence. "Quand vous êtes à Marseille, il n'y a qu'un lieu où il y a une communauté d'idées, d'envies, à la fois sur le plan de la classe sociale, des nationalités, des croyances, c'est le stade. En sept ans de présidence, je n'ai jamais eu une plainte de délinquance dans le stade. Je crois que Jean-Luc Mélenchon a été pris par une ambiance qu'il n'avait jamais connue, mais ça ne va pas plus loin que ça".Selon Bernard Tapie, si la démarche de Jean-Luc Mélenchon s'avérait politique, le pari pourrait être perdant. "Les Marseillais ne sont pas trop cons. Ils font une différence entre s'initier à cette passion et donner sa voix à la personne. Il y a eu un grand président avant moi à l'OM, Marcel Leclerc, qui a été champion de France avec le club. Il a cru que les élections municipales étaient dans la poche, il a fait 2%. Si c'est un calcul, je ne crois pas qu'il soit payant", affirme-t-il à BFMTV.Député de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise prépareraient déjà bien le terrain à Marseille en vue des prochaines élections municipales. Mais pour balayer tout opportunisme, à la veille de la qualification de l'OM, dans un billet publié sur son blog, le leader de la France insoumise avait fait part de son émotion après avoir assisté à la victoire de l'OM au match aller de la Ligue Europa. "Bien sûr, ma présence fut interprétée comme un geste à vocation municipale. C'est le maximum de ce qu'une cervelle de commentateur parisien peut imaginer. J'ai connu des villes de banlieue où les gens ne savaient pas se nommer. Et des villes d'ennui si profond qu'on s'ignore soi-même. Ici, personne ne doute d'être marseillais", avait-il écrit, soulignant avec enthousiasme l'"incroyable discipline du désordre" qui règne dans les tribunes de l'Orange Vélodrome.
|
Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, a estimé mercredi que l'abattoir du Loiret où plus de cinquante salariés ont contracté le Covid-19, va rouvrir "dimanche ou lundi".
|
"Un préfet a décidé de fermer un abattoir, celui du Loiret, pendant sept jours, il rouvrira dans des conditions sanitaires, à partir de dimanche ou de lundi", a déclaré le ministre à la radio Franceinfo."Ces abattoirs, ce sont les entreprises qui ont travaillé pendant toute la durée du confinement et donc, comme toutes les autres entreprises, elles sont plus sujettes à avoir des cas d'infection de cette maladie", a estimé M. Guillaume. Malgré la mise en place de mesures barrières, "dans un abattoir, il est parfois difficile d'être à un mètre l'un de l'autre pour deux salariés, pour la bonne et simple raison qu'il y a des actes dans l'abattoir qui méritent d'être deux lorsqu'on a un animal un peu lourd", a-t-il dit.Il n'a néanmoins pas rejoint l'analyse de la Confédération paysanne, selon laquelle les abattoirs industriels sont "incompatibles avec le respect des mesures sanitaires" destinées à empêcher la propagation de Covid-19."Je ne crois absolument pas que les abattoirs actuels soient incompatibles", a déclaré le ministre qui s'est engagé à prendre des mesures "pour aller plus loin en termes de prévention, en termes de sécurité sanitaire, en termes d'organisation du travail peut-être"."S'il faut réduire la cadence, il faudra la réduire, (...) mais lorsqu'on est dans un abattoir de gros animaux, de gros bovins, ce n'est pas simple", a-t-il ajouté.Interrogé sur la possibilité de tester tous les employés de tous les abattoirs, M. Guillaume n'a pas écarté cette éventualité. "Nous sommes en discussion avec Olivier Véran, le ministre de la Santé, une décision sera prise dans les heures qui viennent", a-t-il indiqué."Ça peut être une possibilité. Bien sûr, le gouvernement n'exclut rien lorsqu'il s'agit de la santé des Françaises et des Français", a-t-il ajouté."Si nous voulons que la souveraineté alimentaire arrive en France, si nous voulons qu'en France, nous mangions de la viande française, alors il faudra qu'il y ait encore des abattoirs, il faudra qu'il y ait encore des élevages", a ajouté le ministre, soulignant que la consommation de steaks hachés avait augmenté de 75% pendant le confinement.Cinquante-quatre salariés de l'abattoir Tradival de Fleury-les-Aubrais (Loiret), qui emploie quelque 400 salariés, ont contracté le Covid-19.Dans les Côtes-d'Armor, 69 employés travaillant dans un abattoir ont aussi été testés positifs au Covid-19.
|
Emmanuel Macron est arrivé mardi matin sur le site de Sanofi Pasteur de Marcy-l'Etoile, près de Lyon, l'un des plus gros sites mondiaux de production de vaccins, qui travaille sur deux candidats-vaccins contre le Covid-19.
|
Le chef de l'Etat a été accueilli par les dirigeants du groupe, le directeur général Paul Hudson, le président Serge Weinberg et Olivier Bogillot, président de Sanofi France. Il visitera un laboratoire de développement industriel de l'un des candidats-vaccins contre le Covid-19 et une salle de "mirage" (contrôle) des flacons.Il devrait après sa visite rencontrer les élus, dont son ancien ministre et maire de Lyon -- sur le départ -- Gérard Collomb, le président de la métropole David Kimelfeld et le maire de Marcy-l'Etoile Loïc Commun. Au cours de sa visite, le chef de l'Etat doit annoncer des initiatives pour soutenir la recherche-développement et la production de vaccins. Sanofi, seul géant pharmaceutique mondial dont le siège est en France, devrait également annoncer des investissements.Le chef de l'Etat devrait aussi renouveler son appel à faire des futurs vaccins contre le Covid-19 un "bien public mondial" accessible à tous et hors des lois du marché, une demande également formulée par l'OMS.Son déplacement à Marcy-l'Etoile intervient un mois après la polémique créée par des propos du directeur général de Sanofi Paul Hudson selon lequel le groupe distribuerait un éventuel vaccin contre le Covid-19 d'abord aux États-Unis, qui ont investi 30 millions de dollars pour soutenir ses recherches.Emmanuel Macron s'était "ému" de cette déclaration et avait convié à l'Elysée Paul Hudson et Serge Weinberg, qui l'avaient assuré que l'accès au serait partagé. "Ce sujet est derrière nous", a assuré lundi l'Elysée.
|
Depuis 14h ce vendredi 1er juin, le centre commercial du Val d'Europe à Serris (Seine-et-Marne) est inaccessible, révèle La Marne. La police intervient pour déminer une voiture suspecte.
|
C'est une voiture stationnée au niveau -1 d'un parking souterrain du centre commercial du Val d'Europe depuis plusieurs jours et portant l'inscription : "Allahou akbar" qui a alerté les forces de l'ordre. Ce vendredi 1er juin, aux alentours de 14 heures, la police a pris la décision d'intervenir afin de procéder au déminage de ce véhicule considéré comme suspect, selon les informations de La Marne. Le Figaro rajoute qu'en plus du tag "Allahou akbar", une batterie reliée à du chatterton aurait été découverte.1 000 personnes enfermées dans le centre commercialUne heure après le début de l'opération, la police a confirmé au Figaro qu'une intervention était bien en cours. Elle compte faire exploser une vitre du véhicule afin de vérifier l'intérieur et de s'assurer qu'elle ne présente aucun danger. En attendant la fin de l'opération, un périmètre de sécurité a été établi tout autour du centre commercial. Les 1 000 personnes qui se trouvaient à l'intérieur doivent quant à elles patienter, l'accès au parking étant fermé.
|
Une panne d'avion et de mauvaises conditions météorologiques auraient fait exploser le coût du déplacement.
|
Le déplacement d'Édouard Philippe dans les Alpes, le 29 août dernier aurait coûté 150.000 euros, selon le Canard Enchaîné du mercredi 5 septembre. Les services du Premier ministre contestent ce calcul, estimant le coût du déplacement à près de moitié moins.C'était le 29 août dernier, au lendemain de la démission de Nicolas Hulot. Le Premier ministre Édouard Philippe devait se rendre avec son ministre de la Transition écologique dans les Alpes pour assister aux Assises de l'eau. Après le coup d'éclat de Nicolas Hulot, le déplacement s'était fait en compagnie du secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique Sébastien Lecornu et de la députée La République en marche (ex-EELV) Barbara Pompili. Deux avions de type Casa devaient convoyer les membres du gouvernement et la presse depuis Paris jusqu'à Gap, dans les Hautes-Alpes, indique l'hebdomadaire. Mais, l'avion réservé aux journalistes étant tombé en panne, deux hélicoptères Super Puma avaient finalement été réquisitionnés. Après la réunion, Édouard Philippe devait rapidement rentrer à Paris où l'attendait le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. Mais, à cause de la météo, l'avion Casa du Premier ministre était entre temps allé se poser à Grenoble, à une centaine de kilomètres. Édouard Philippe et ses collaborateurs avaient donc rejoint la capitale iséroise en Super Puma, puis Paris en avion. Les hélicoptères étaient, eux, étaient retournés à Gap pour prendre en charge les journalistes.Le Canard Enchaîné, en se basant sur les tarifs définis par la Cour des Comptes, a estimé le coût du voyage à environ 150.000 euros : trois heures d'avion Casa à 7.500 euros de l'heure, et plus de quinze heures de Super Puma au tarif horaire de 8.790 euros.Contacté par BFMTV, Matignon a confirmé que "différents transports ont été mobilisés, notamment pour la presse". Le coût du transport des journalistes reste cependant à charge des organismes de presse. Selon les services du Premier ministre, le déplacement a coûté 80.000 euros.
|
L'avocat de l'ancien champion de boxe explique au Figaro que son client a été "choqué" par des propos tenus face à des journalistes par Emmanuel Macron.
|
"Il n'a pas les mots d'un gitan". Ces phrase prononcée par Emmanuel Macron le 13 février dernier devant des journalistes a semble-t-il heurté celui qu'elle visait, à savoir l'ancien boxeur et "gilet jaune" Christophe Dettinger. Ce dernier, en détention provisoire en attendant son procès prévu le mercredi 13 février pour avoir frappé des policiers, a même demandé à ses avocats d'agir en conséquence. Ainsi, Christophe Dettinger va déposer une plainte contre le chef de l'État pour injure raciale, a indiqué au Figaro Me Hugues Vigier. "Il n'a pas les mots d'un gitan""Pour lui, ça a été d'une violence inouïe", a assuré l'avocat qui affirme que son client a été choqué. Les propos d'Emmanuel Macron, rapportés par Le Point, commentaient alors la vidéo postée par Christophe Dettinger sur les réseaux sociaux avant de se rendre à la police. "Le type, il n'a pas les mots d'un gitan. Il n'a pas les mots d'un boxeur gitan", avait déclaré à des journalistes le chef de l'État. L'avocat de celui dont le surnom en tant que boxeur était "le gitan de Massy", estime qu'il "s'agit d'une injure visant un groupe ou une ethnie", relaie le quotidien.Dans une vidéo d'excuses, Christophe Dettinger avait exprimé des regrets. "Je regrette mes actes. Je ne suis pas fier de moi", avait-il confié. Un discours qu'Emmanuel Macron jugeait résultant d'une préparation en amont. "Le boxeur, la vidéo qu'il fait avant de se rendre, il a été briefé par un avocat d'extrême gauche. Ça se voit", avait exprimé le président de la République face aux journalistes.
|
À l'initiative de la ville de Dieppe (Seine-Maritime), 3.000 cartes postales vont être envoyées le mardi 22 mai à l'Élysée. Objectif : défendre le service public de proximité.
|
La mairie de Dieppe met à disposition 3.000 cartes postales pré-affranchies pour que ses habitants interpellent Emmanuel Macron. "Cette opération vise à faire remonter au plus haut sommet de l'État le soutien des Dieppois à leurs services publics locaux dans un contexte où ces derniers sont attaqués de toutes parts", a expliqué à l'AFP le maire communiste de la ville Nicolas Langlois. L'élu a notamment cité "les menaces qui pèsent sur l'hôpital et le tribunal de grande instance ou encore la baisse de la dotation allouée à la commune (-16 millions d'euros cumulés entre 2014 à 2020)". "Sans service public, je fais comment ?""En préambule à la nouvelle journée de mobilisation dans la fonction publique (le 22 mai), Sébastien Jumel, député de Seine-Maritime, Nicolas Langlois, maire de Dieppe et les élus municipaux invitent les Dieppois à poster (...) les quelque 3.000 cartes signées lors de la campagne de défense et de promotion du service public local portée par la Ville de Dieppe", a indiqué la municipalité dans un communiqué.Lancée en février dans le port normand, la campagne de communication "Sans service public, je fais comment ?" interpellait les usagers sur l'importance de ces services, en jouant sur les manques que provoquerait leur suppression. Elle invitait les Dieppois à exprimer, en signant les cartes éditées par la ville, leur attachement aux services publics de proximité. Cette initiative a été déclinée sur les réseaux sociaux, en affiches et au travers d'opérations de porte-à-porte conduites par les élus du conseil municipal. Neuf organisations syndicales de fonctionnaires ont lancé un appel à une journée de grève et de manifestations, le 22 mai, pour protester contre la réforme de la fonction publique et défendre le pouvoir d'achat. Ce sera la troisième journée de mobilisation dans la fonction publique depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron.
|
La ministre du Travail Elisabeth Borne a accepté la démission de l'un des plus hauts responsables de son ministère, en raison d'un "désaccord profond" sur la manière dont il a géré le dossier d'un inspecteur du travail, sanctionné car accusé d'avoir désobéi pendant le confinement, a-t-on appris samedi auprès du ministère.
|
Le directeur général du Travail (DGT), Yves Struillou, a remis sa démission vendredi et Mme Borne l'a acceptée, a précisé une porte-parole, confirmant une information du Monde.Ce départ est lié à la gestion du cas d'Anthony Smith, cet inspecteur du travail en poste dans la Marne, qui avait été mis à pied en avril en plein confinement - la ministre du Travail était alors Muriel Pénicaud -, puis sanctionné en août avec une mutation d'office en Seine-et-Marne. Cette sanction a finalement été adoucie mercredi, avec une mutation dans la Meuse, plus proche de son domicile.La ministre et son directeur général du travail "convergeaient sur la sanction prononcée", toutefois "il existait un désaccord profond sur la manière dont le dossier était conduit", a encore indiqué le ministère.Selon Le Monde, ce désaccord portait notamment sur la manière dont a été réalisé le rapport disciplinaire ayant conduit à la sanction contre l'inspecteur du travail.Mme Borne "était sans doute sur une ligne moins dure" que son DGT sur "l'application de la sanction", et a procédé à un "rétropédalage au détriment de M. Struillou, qui estimait sans doute qu'il fallait aller jusqu'au bout", a commenté auprès de l'AFP Julien Boeldieu, secrétaire général du syndicat CGT du Travail (SNTEFP CGT), et lui-même inspecteur du travail.Il était reproché à M. Smith d'avoir exigé la mise à disposition d'équipements de protection individuelle (notamment des masques) et la mise en oeuvre de mesures de protection contre le Covid-19 au bénéfice de salariées d'une association d'aide à domicile à une époque où les masques, qui faisaient défaut, n'étaient pas obligatoires.Pour M. Boeldieu, Mme Borne "ne pouvait plus assumer l'incohérence sur la question du port du masque: ça devenait intenable de sanctionner quelqu'un pour ça, au moment où on impose le port du masque en entreprises", a-t-il fait valoir, qualifiant de "victoire" la démission de M. Struillou.La ministre, qui a succédé début juillet à Muriel Pénicaud, "n'a pas voulu se dédire entièrement" en annulant totalement la sanction, analyse le syndicaliste. Elle "essaie de faire un tour de passe-passe en disant que le dossier est clos, mais pour nous il ne l'est pas: il reste une mutation d'office qui nous paraît injustifiée et disproportionnée", a-t-il ajouté.Depuis le début de cette affaire, M. Smith est soutenu par les syndicats CGT, FO, FSU, SUD et CNT. Le 21 juillet, plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées devant le ministère des Solidarités, à l'appel de cette intersyndicale. Une pétition de soutien lancée mi-avril a recueilli près de 150.000 signatures.Anthony Smith a été sanctionné "parce qu'il a trop bien fait son travail", avait affirmé lors du rassemblement le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez.
|
Mounir Mahjoubi a renouvelé son souhait de voir une grande consultation organisée pour la désignation du candidat LREM pour les élections municipales, en 2020, à Paris.
|
Après avoir essuyé le refus de la direction du mouvement, le candidat à l'investiture LREM pour les municipales de la capitale a réaffirmé la nécessité de mettre en place des primaires pour choisir le potentiel successeur d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris. Dans un entretien accordé à Europe1, le 17 juin, l'ancien secrétaire d'Etat au Numérique a de nouveau défendu sa position. "La seule façon d'avancer, ce seront des désignations populaires", a-t-il rappelé, soulignant l'importance de 'l"ouverture" et de la "participation" qui, selon lui, représentent "le sens de l'histoire". Il a aussi affirmé que "Paris méritait qu'on se mobilise et qu'on implique les citoyens et les marcheurs dans la désignation de la tête de liste".Mounir Mahjoubi s'oppose ainsi à la désignation du candidat par une commission comme le parti prévoit de la faire le 9 juillet prochain. Mais la porte-parole du parti, Aurore Berger, a exclu, ce lundi, l'organisation de primaires à Paris, balayant ainsi la demande du député.Un primaire défendue par d'autres candidatsSa position est pourtant partagée par d'autres candidats à l'investiture LREM, à Paris. Mounir Mahjoubi, Cédric Villani, Hugues Renson et Anne Lebreton -concurrents du favori Benjamin Griveaux, pour représenter les Marcheurs dans les urnes de la capitale en 2020-, ont co-signé une tribune parue dans le JDD, ce dimanche, dans laquelle ils demandent que soit mise en place une consultation citoyenne plutôt qu'une désignation par commission. "Si on ne se rassemble pas, c'est cinq ans de plus d'Anne Hidalgo", a prévenu l'élu au micro d'Europe1. Quel que soit le mode de désignation, Mounir Mahjoubi s'est toutefois engagé à soutenir le futur candidat En Marche. "Ça ne fait pas débat", a-t-il répondu lorsque lui a été demandé si Benjamin Griveaux obtiendrait, en cas de désignation, son soutien, pour la campagne des municipales. "Ce parti (LREM), j'ai participé à le créer, ce parti, je l'aime, LREM, c'est une partie de moi", a-il expliqué. "Évidemment que ce qui compte pour moi, c'est le collectif. Une fois qu'on aura choisi notre candidat, on sera tous derrière lui", a enfin assuré le député parisien.
|
L'incendie, dont la cause n'a pas encore été déterminée, a nécessité l'intervention d'une centaine de pompiers.
|
Une quatrième personne est morte après un incendie qui s'est déclaré jeudi soir dans un immeuble de la cité Paul-Eluard de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Outre cette quatrième personne, une femme de 20 ans et deux fillettes, l'une de 3 ans et l'autre "entre 5 et 7 ans", sont mortes dans cet incendie qui s'est déclaré au premier étage du bâtiment. Cinq personnes ont également été blessées. Le feu est parti vers 21h20 d'un appartement de 100 m2 du premier étage de cet immeuble d'habitation de dix-huit étages, a indiqué le commandant Moulin, un porte-parole de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP).Les corps sans vie des trois premières victimes ont été retrouvés "à proximité ou dans l'ascenseur". La jeune femme et les deux fillettes sont mortes "intoxiquées par les fumées" du sinistre, qui a été maîtrisé peu après 23h00. Trois personnes "ont pu être sauvées mais sont dans un état grave. Leur pronostic vital est engagé", a indiqué la même source. Trois autres personnes sont "dans un état léger". "J'ai vu des gens sortir brûlés" A leur arrivée sur place, les pompiers ont demandé aux habitants de rester confinés chez eux. L'incendie, dont la cause n'a pas encore été déterminée, a nécessité l'intervention d'une centaine de pompiers. Selon des témoignages recueillis par l'AFP, le feu aurait pris dans une chambre avant de se propager. Pris de panique, les habitants de l'appartement se seraient précipités à l'extérieur en criant à leurs voisins de sortir eux aussi. Laetitia, qui habite au rez-de-chaussée, était, elle, à l'extérieur du bâtiment lorsqu'elle a vu les flammes: "j'ai crié aux locataires de sortir. Les gens ont paniqué. J'ai vu des gens sortir brûlés".L'immeuble, situé à une centaine de mètres de la mairie de Bobigny, "n'est pas insalubre", a encore expliqué Sonia. "J'en ai vu des incendies depuis que j'habite ici, mais c'est la première fois qu'il y a des morts". Zafer, qui habite aussi l'immeuble, dit avoir "déjà signalé à plusieurs reprises à l'office HLM que les normes de sécurité ne sont pas respectées dans la tour", précisant également que l'immeuble "n'est pas insalubre".Plusieurs incendies meurtriers Deux heures après que les pompiers eurent maîtrisé le sinistre, les habitants étaient autorisés à renter chez eux. Mais certains se trouvaient encore en pyjama à l'extérieur de l'immeuble et donnaient leur témoignage aux policiers. Plusieurs incendies meurtriers se sont produits en Seine-Saint-Denis cette année.Le 30 juillet, un feu dans un immeuble d'Aubervilliers avait provoqué la mort d'une mère et de ses trois enfants. Un enfant de 10 ans, soupçonné d'avoir provoqué le sinistre en jouant avec un briquet et un torchon dans l'immeuble, a été inculpé. Pénalement non responsable en raison de son âge, il avait été contraint à une mesure d'éloignement de la commune. A peine un mois plus tard, un incendie dans un immeuble d'habitation de la même commune avait fait sept blessés graves, dont cinq enfants.
|
Les experts estiment que "le ciblage des populations prioritaires", c'est-à-dire les personnes "à risque d'exposition professionnelle" et les personnes à risque "du fait de leur âge ou de leur état de santé" est "crucial" et rejettent l'idée d'"une vaccination obligatoire".
|
Si le vaccin contre le coronavirus n'est pas encore disponible, "il est dès à présent crucial d'élaborer une stratégie vaccinale nationale" pour l'intégrer efficacement dans la lutte contre l'épidémie, dès qu'il sera disponible, estime le Conseil scientifique dans un avis publié vendredi. Le gouvernement, selon la nature du ou des vaccins disponibles, devra déterminer "qui vacciner et comment", souligne l'avis qui préconise d'associer les citoyens à cette démarche de préparation, afin de ne pas renouveler l'échec de la vaccination anti-grippale de 2009. Le Conseil rejette l'idée d'"une vaccination obligatoire", préconisant une vaccination "organisée". Vaccins contre le coronavirus : quelle est la stratégie française ?par franceinfo"Le ciblage des populations prioritaires est crucial", estiment également les experts. Parmi les populations prioritaires en France (Outremer inclus), se trouvent environ 6,8 millions de personnes à risque d'exposition professionnelle avec une "priorité très élevée" pour environ 1,8 million d'entre elles, essentiellement des professionnels de santé. Dans ce groupe, figurent autour de 5 millions de personnes à "priorité élevée" exposés par leur emploi au contact de la population (commerçants, aides à domicile, enseignants, chauffeurs de bus) ou travaillant en milieux confinés à risque (abattoirs, taxis/VTC, croisières..) ou ayant un hébergement confiné à risque (travailleurs migrants, site de construction...).Les personnes à risque du fait de leur âge ou de leur état de santé, soit environ 23 millions de personnes en France et celles en grande précarité (environ 250.000 personnes) constituent l'autre groupe des populations prioritaires en premier lieu, selon l'avis.Le gouvernement français négocie actuellement des contrats de réservation de vaccins dont on ne connaît pas encore les caractéristiques (efficacité contre l'infection, la transmission, nombre d'injections, avec ou sans rappel...), "mais on s'attend à avoir plusieurs dizaines de millions de doses de vaccins (potentiellement correspondant à 2 à 5 produits différents) disponibles entre le dernier trimestre de l'année 2020 et le premier trimestre de 2021, qui pourraient être déployées s'il survient une seconde vague de Covid-19", explique le Conseil scientifique qui juge "impératif de se donner le temps nécessaire à une évaluation rigoureuse" de l'efficacité et de la sécurité des candidats vaccins "avant leur utilisation à grande échelle".
|
Son père est connu pour des affaires de stupéfiants
|
Un enfant de 17 mois a été hospitalisé à Colmar après avoir ingurgité une boulette de cannabis, rapporte France Bleu Alsace mardi 7 août. Son père a été placé en garde à vue.L'enfant était gardé par son père, qui a laissé tomber une boulette de cannabis sans s'en rendre compte. C'est sa mère, qui, s'inquiétant de son état anormal l'a conduit aux urgences pédiatriques. Le bébé est sain et sauf.La mère s'est ensuite rendue au commissariat de Colmar pour alerter les policiers. Le père, âgé de 44 ans et connu pour des affaires de stupéfiants, a été placé en garde à vue. Il sera présenté à un juge en comparution immédiate.
|
La 69e édition du Festival de Cannes touche à sa fin. Le jury s'apprête à décerner la Palme.
|
Découvrez le palmarès 2016 en direct.Le Festival de Cannes édition 2016 va livrer son verdict. Le jury, présidé par l'Australien George Miller, père de "Mad Max", s'est réuni ce dimanche pour délibérer à la mi-journée avant de livrer le palmarès dans la soirée, peu après 19 heures. 21 films étaient en compétition lors de cette 69e édition du Festival. Si le suspense reste entier, quelques longs métrages font figure de favoris. Parmi eux, on retrouve "Toni Erdmann" de l'Allemande Maren Ade. La comédie annoncée comme hilarante a semble-t-il beaucoup plu aux festivaliers sur la Croisette. Il raconte la relation entre un père et sa fille, et recueille en tout cas les faveurs de la presse. Autre film régulièrement cité, le thriller "Elle" de Paul Verhoeven. Il s'agit d'une adaptation du roman "Oh" de Philippe Dijan.Enfin, Pedro Almodóvar est également dans la course avec "Julieta". Il n'a encore jamais remporté le précieux sésame..
|
La scène, qui a duré une dizaine de minutes, s'est déroulée devant les yeux ébahis de plusieurs journalistes et de certains élus.
|
L'ambiance est tendue dans l'hémicycle. Au moment de la suspension des débats, à l'Assemblée nationale samedi 21 juillet en fin de journée, Marine Le Pen s'en est pris à Christophe Castaner, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, qui s'exprimait sur l'affaire Benalla devant plusieurs journalistes, dans la salles des Quatre Colonnes. "Vous n'êtes pas dans l'hémicycle, où tout le monde vous réclame, même vos amis (...) C'est hallucinant (...) Vous êtes en train de faire une conférence de presse, de diffuser vos éléments de langage", s'est emportée la présidente du Rassemblement national (ex-FN), devant des journalistes et des parlementaires présents."Je ne suis pas obligé de me caler sur ces moments rares où vous êtes dans l'hémicycle", a riposté le délégué général de La République en marche (LREM)."Mme Le Pen, la démocratie, vous vous asseyez dessus"La députée du Pas-de-Calais l'a ensuite interrogé pour savoir s'il comptait répondre à une éventuelle convocation de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Benalla : "Vos amis de LREM refusent de vous convoquer, pourquoi ?", a-t-elle demandé. "Est-ce que vous pouvez m'écouter ? [...] Mme Le Pen, la démocratie, vous vous asseyez dessus", a répondu Christophe Castaner. "Est-ce que vous m'accordez deux secondes de temps de parole", a-t-il encore interrogé. "Si je suis convoqué par la commission d'enquête, je viendrai. Et j'apprécierais que vous en fassiez autant si un juge vous convoque", a répondu le secrétaire d'Etat. "Comme d'habitude, vous allez partir vous planquer en rasant les murs", a renchéri l'ancienne candidate à la présidentielle. "Mme Le Pen, je ne vous permets pas", a protesté Christophe Castaner.
|
La mairie de Besançon (Doubs) a pris un arrêté municipal début juillet interdisant la "mendicité accompagnée ou non d'animaux" dans plusieurs rues de la ville. "Près de 200 personnes" se sont réunis ce samedi 18 août pour le dénoncer, rapportent L'Est Républicain et France bleu.
|
"Moi aussi, je suis assis dans la rue", "on est assis et assises. Interdit ? Qu'ils viennent nous chercher !". Près de 200 personnes se sont rassemblées samedi Place Pasteur pour s'opposer à l'arrêté anti-mendicité pris en catimini début juillet par la ville de Besançon. Ce dernier est entré en vigueur le 9 juillet et reste valable jusqu'au 30 septembre, du lundi au samedi, de 10h à 20h. Il interdit "la consommation d'alcool, la mendicité accompagnée ou non d'animaux, les regroupements, ainsi que la station assise ou allongée lorsqu'"elle constitue une entrave à la circulation publique", d'où les slogans des manifestants qui se sont assis sur la place. L'amende encourue est de 38 euros."On ne peut pas laisser le centre-ville de Besançon dégénérer""Je suis ici par solidarité avec les gens visés par cet arrêté", a expliqué l'une des manifestantes âgées de 78 ans au quotidien régional. "Je trouve absolument anormal tout ce que l'on fait vivre aux sans-abri, aux réfugiés, à tous les laissés pour compte de la société", a-t-elle ajouté. À ses côtés, beaucoup de "militants de La France insoumise" (LFI) étaient également présents, selon le journal."Nous avons pris cet arrêté à la suite de nos propres observations, (face) à la recrudescence dans certaines rues, places et lieux publics de personnes se livrant à la mendicité souvent de manière agressive", avait indiqué le maire de la ville, Jean-Louis Fousseret, ex-PS désormais dans les rangs de La République en Marche (LREM).D'autres habitants se sont en revanche dits satisfaits de la décision de la mairie : "On ne peut pas laisser le centre-ville de Besançon dégénérer", s'inquiète l'un d'entre eux. "À 47 ans, j'étais au chômage. Et bien j'ai tout fait pour retrouver du travail ! Je ne voulais pas faire trinquer la société", a ajouté un autre.
|
Plusieurs dizaines d'opposants à Emmanuel Macron se sont rassemblés vendredi soir devant le théâtre des Bouffes du Nord où il passait la soirée et ont tenté d'entrer.
|
C'est lui qui avait signalé sur Twitter la présence d'Emmanuel Macron dans un théâtre parisien, vendredi soir, avant que des manifestants n'essaient de pénétrer dans l'établissement. Le journaliste et militant Taha Bouhafs a été placé en garde à vue dans la nuit, a-t-on appris samedi 18 janvier de source judiciaire. Âgé de 22 ans, il a été placé en garde à vue pour "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations", a précisé cette source. Il avait été interpellé vendredi soir à l'issue de la représentation, brièvement perturbée par une tentative d'intrusion de manifestants dans le théâtre, au 44e jour de grève contre la réforme des retraites. Le président Macron, qui était présent avec son épouse, a été "sécurisé" pendant quelques minutes puis est retourné voir la pièce jusqu'au bout, selon son entourage.Avant le début de la représentation, M. Bouhafs avait écrit sur Twitter: "Je suis actuellement au théâtre des bouffes du Nord (Métro La Chapelle). 3 rangées derrière le président de la République. Des militants sont quelque part dans le coin et appelle tout le monde à rappliquer. Quelque chose se prépare... la soirée risque d'être mouvementée".M. Bouhafs avait ensuite demandé à ses dizaines de milliers d'abonnés s'il devait ou non lancer ses chaussures sur le président, à l'image du célèbre geste d'un journaliste irakien contre le président américain Georges W. Bush en 2008. "Je plaisante (...) la sécu me regarde bizarre là", avait-il ensuite précisé.L'arrestation de M. Bouhafs, qui filme les mouvements sociaux pour le site d'information Là-bas si j'y suis, a suscité quelques réactions politiques. "On arrête un journaliste pour avoir tweeté sur la présence du Méprisant au théâtre. Bienvenue en #Macronie", a réagi sur Twitter la député France Insoumise Danièle Obono."Ce qu'il s'est passé aux #BouffesduNord est inacceptable, inadmissible. Lorsqu'on cherche à s'en prendre au président de la République, on cherche à atteindre l'institution. Ne nous habituons pas à ces manifestations de violence à l'encontre de la démocratie", a rétorqué la députée et porte-parole LREM Célia de Lavergne.Taha Bouhafs, connu pour avoir filmé Alexandre Benalla en train de violenter un couple à Paris le 1er mai 2018, avait déjà été placé en garde à vue en juin alors qu'il couvrait une manifestation en banlieue parisienne, s'attirant le soutien d'une partie de la profession. Il doit être jugé le 22 février à Créteil pour "outrage et rébellion".
|
Donald Trump a affirmé mercredi que les Etats-Unis disposeraient à partir d'octobre d'un vaccin contre le Covid-19 largement distribué dans la population, malgré les avis contraires des experts sanitaires et les attaques de son adversaire Joe Biden qui le juge "disqualifié" pour gérer la pandémie.
|
"Nous sommes prêts. Nos militaires et les autres responsables sont prêts à agir. Nous pensons que (la distribution d'un vaccin) pourrait même commencer dès octobre. Sans doute novembre ou décembre au plus tard", a martelé le président américain lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, prenant ses distances avec le chef des autorités sanitaires américaines. Interrogé au Congrès, le directeur des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Robert Redfield a estimé plus tôt dans la journée que la majorité des Américains ne pourraient pas bénéficier d'un vaccin avant "le deuxième ou troisième trimestre de 2021", même si celui-ci était autorisé dans les prochaines semaines. "Je pense qu'il a fait une erreur quand il a dit ça. C'est une information incorrecte", a réagi Donald Trump, qui a fait de l'arrivée imminente d'un vaccin un thème central de sa campagne en vue de l'élection présidentielle du 3 novembre. Mais c'est aussi sur la pandémie, qui a fait près de 200.000 morts aux Etats-Unis, que son adversaire démocrate cherche à le discréditer."La première responsabilité d'un président est de protéger le peuple américain et il ne le fait pas", a asséné l'ancien vice-président de Barack Obama lors d'un discours mercredi après-midi dans son fief de Wilmington, dans le Delaware. Sa gestion du virus le "disqualifie totalement", a-t-il affirmé.Mardi soir, Donald Trump avait de nouveau cherché à rassurer la population lors d'une émission de télévision en affirmant que le coronavirus finirait par disparaître avec le temps."Tout va bien se passer, c'est en train de disparaître. Et cela disparaîtra encore plus vite avec les vaccins", a dit l'ancien homme d'affaires sur la chaîne ABC.- "Pas confiance en Trump" -Toujours est-il que la course aux vaccins avance vite aux Etats-Unis, avec deux candidats (Pfizer et Moderna) sur le point d'avoir recruté 30.000 participants dans leurs essais cliniques contre placebo."Je fais confiance aux vaccins, je fais confiance aux scientifiques, mais je n'ai pas confiance en Donald Trump. Et en ce moment, les Américains ne peuvent pas avoir confiance non plus", a encore attaqué Joe Biden mercredi. Même si les essais cliniques étaient concluants avant l'élection du 3 novembre, ce qui est jugé peu probable par des responsables et des experts, la distribution de doses sera initialement "très limitée" et réservée à certaines populations prioritaires, peut-être à partir de novembre ou décembre, a détaillé Robert Redfield.Nouvelle source de confusion dans la communication gouvernementale, le président américain s'est également opposé à Robert Redfield sur le port du masque. L'expert sanitaire a affirmé devant le Congrès que se couvrir le visage était plus efficace que le vaccin contre le Covid-19."Il n'a pas compris la question", a balayé Donald trump. "Le masque n'est pas aussi important que le vaccin. Le masque aide peut-être".- Transparence? -Les préparatifs logistiques pour un vaccin sont d'ores et déjà lancés. Un responsable de l'opération Warp Speed, qui coordonne toute la stratégie vaccinale du gouvernement, a annoncé mercredi que le but était de distribuer les premières doses de vaccins dans les 24 heures suivant une éventuelle autorisation en urgence par l'Agence des médicaments (FDA). C'est l'intégrité de ce processus d'autorisation qui est aujourd'hui mise en doute, malgré les promesses de la FDA et des laboratoires de respecter les normes habituelles et de n'autoriser un vaccin que si les essais démontrent qu'il réduit d'au moins 50% l'incidence du Covid-19.Peter Lurie, ancien haut responsable de la FDA, explique à l'AFP qu'il n'est pas rare que des essais de phase 3 de médicaments ou de vaccins échouent, malgré des résultats positifs dans les phases précédentes sur quelques centaines de participants -- ce fut le cas d'un vaccin expérimental contre l'herpès.La Maison Blanche pourrait-elle intervenir pour faire homologuer un vaccin dès le mois d'octobre, malgré l'opposition des experts de la FDA? "Si le département de la Santé voulait passer outre, il en a le pouvoir", souligne Peter Lurie.Cela n'a été fait qu'à de rarissimes occasions dans l'histoire de l'agence, notamment en 2011, quand l'administration de Barack Obama a décidé de ne pas suivre un avis de la FDA favorable à ce que la pilule du lendemain soit accessible sans ordonnance.
|
Des dizaines d'indigènes membres de la tribu des Kayapo Mekragnoti ont bloqué lundi "pour une durée indéterminée" un important axe routier d'Amazonie, exigeant davantage d'aide des autorités brésiliennes contre le coronavirus, a constaté l'AFP.
|
Ces indigènes de l'Etat septentrional du Para protestent aussi contre les activités minières illégales dans leurs réserves et la déforestation de la forêt amazonienne. Armés de bâtons, de flèches et de machettes, les indigènes ont élevé des barricades de pneus et de troncs d'arbres qui ont bloqué à la hauteur de la localité de Novo Progresso la BR-163, principale artère d'acheminement des récolte du fertile centre-ouest du Brésil vers les ports fluviaux de l'Amazonie."Nous menons ce mouvement car chaque jour qui passe cette maladie progresse, pour que le gouvernement s'intéresse aux indigènes, pas seulement nous, mais dans tout le Brésil. Tous les indigènes ont besoin d'aide" contre le coronavirus, a déclaré le cacique Beppronti Mekragnotire, par l'intermédiaire de son interprète Doto Takak-ire. Avec leurs coiffes de plumes et leurs tatouages, les indigènes ont chanté et dansé sur la route sous le regard des chauffeurs routiers, apparemment résignés à rester coincés avec leurs chargements, notamment de soja et de maïs.Les Kayapo Mekragnoti, un sous-groupe de l'ethnie Kayapo du célèbre cacique au plateau labial Raoni, défenseur infatigable de la cause indigène, vivent dans les réserves de Bau et de Mekragnoti, qui occupent une surface de 6,5 millions d'hectares, équivalente à celle d'un pays tel la Croatie.Parmi ces 1.600 habitants, quatre sont morts du Covid-19 et 400 ont été infectés, selon l'ONG Kabu. Les premiers cas ont été apportés par des contacts avec des populations urbaines et des orpailleurs clandestins.Les indigènes ont des défenses immunitaires plus faibles et un accès au soin moindre.Au total, 618 autochtones sont morts et 21.000 ont été contaminés par le coronavirus, selon l'APIM, la coordination des peuples indigènes du Brésil.La pandémie a fait à ce jour plus de 107.000 morts au Brésil, le pays le plus touché de la planète derrière les Etats-Unis.Les manifestants réclament aussi la fin de la déforestation pratiquée par les envahisseurs de leurs terres, qui ravagent des pans entiers de la forêt amazonienne. Celle-ci est étroitement liée aux incendies qui y sévissent actuellement, en pleine saison sèche."Vous voyez toute cette fumée ?", a demandé le cacique. "C'est à cause de la déforestation, qui augmente chaque jour".
|
Plus de 3.300 nouveaux cas de Covid-19 ont été confirmés en France dans les dernières 24 heures, une progression inédite depuis mai, selon des chiffres de Santé Publique France mis en ligne samedi soir.
|
Selon ces chiffres, 3.310 nouveaux diagnostics positifs ont été enregistrés, ainsi que 17 nouveaux foyers de cas groupés ("clusters"). Le taux de positivité sur une semaine continue d'augmenter, à 2,6%.Le nombre de patients Covid-19 en réanimation, à peu près stable depuis fin juillet, a légèrement augmenté, à 376 (+9 par rapport aux chiffres publiés vendredi par la Direction générale de la Santé, qui communique en général le bilan quotidien).La France compte désormais 30.409 personnes décédées du Covid-19 depuis le début de l'épidémie, dont 19.904 en établissements hospitaliers, selon Santé Publique France.
|
Le niveau de transmission du Covid-19 est "alarmant", s'inquiète l'Organisation mondiale de la Santé.
|
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) multiplie les alertes concernant le Vieux Continent. Après avoir prévenu que les mois d'octobre et de novembre allaient être "plus durs" en Europe, avec un nombre de morts quotidiens allant remonter, l'OMS s'est inquiété jeudi 17 septembre du niveau de transmission du Covid-19. Le niveau est "alarmant" en Europe, a relevé l'institution."Les chiffres de septembre devraient servir d'alarme pour nous tous" à travers l'Europe, où le nombre de nouveaux cas est désormais supérieur à ceux enregistrés en mars et avril, a déclaré depuis Copenhague le directeur de la branche Europe de l'OMS, Hans Kluge. Coronavirus : « Le plus dur est à venir » en Europe selon l'OMSpar euronews (en français)L'organisation se montre également préoccupée par les raccourcissements de quarantaine décidés ou envisagés dans plusieurs pays, dont la France, et exclu de raccourcir sa recommandation de quatorzaine pour tout ceux qui ont été en contact avec le virus. "Notre recommandation de quarantaine de 14 jours a été basée sur notre compréhension de la période d'incubation et de la transmission de la maladie, nous ne la réviserions que sur la base d'un changement de notre compréhension de la science, ce qui n'est pas le cas jusqu'à présent", a insisté Catherine Smallwood, en charge des situations d'urgence à l'OMS Europe.En France, la durée d'isolement a été ramenée à sept jours en cas de contact. Elle est de dix jours au Royaume-Uni et en Irlande. Plusieurs pays européens, comme le Portugal et la Croatie, envisagent actuellement de la réduire. "Quand on connaît l'immense impact individuel et sociétal que peut avoir une réduction, même minime, de la durée de la quarantaine (...), j'encourage les pays de la région à suivre une procédure scientifique régulière avec leurs experts et à explorer des options de réduction sûres", a insisté Hans Kluge.La zone Europe de l'OMS, qui comprend 53 pays dont la Russie, compte près de 5 millions de cas officiels et plus de 227.000 morts liées au virus, d'après le tableau de surveillance de l'organisation. Du fait d'une reprise de l'épidémie mais également des capacités de tests supérieurs à la vague de mars-avril, le nombre de cas quotidien enregistré avoisine actuellement les 40.000 à 50.000, contre un pic quotidien de 43.000 le 1er avril dernier, selon ces données. Le nouveau record absolu date désormais du 11 septembre, avec quelque 54.000 cas enregistrés en 24 heures.
|
Le nouveau président burundais Évariste Ndayishimiye a déclaré mardi le Covid-19 comme "le plus grand ennemi des Burundais", imposant une volte-face complète à son pays qui avait jusqu'ici largement ignoré l'épidémie.
|
"Je déclare la pandémie de Covid-19 comme le plus grand ennemi des Burundais, car c'est clair qu'elle est devenue aujourd'hui leur principale préoccupation", a lancé le chef de l'Etat après la prestation de serment de son nouveau gouvernement à Bujumbura.Il s'agit d'un revirement absolu par rapport à l'attitude de son prédécesseur Pierre Nkurunziza, décédé subitement le 8 juin, officiellement d'un arrêt cardiaque, qui avait estimé que le Burundi était protégé par "la grâce divine".Le gouvernement précédent n'avait pas imposé de confinement aux quelque 11 millions d'habitants, contrairement à certains de ses voisins, et avait maintenu les élections générales du 20 mai sans imposer de mesures de distanciation sociale.Officiellement le Burundi n'a recensé que 170 cas de Covid-19 pour un décès. Ce bilan laisse sceptiques bien des médecins, selon lesquels de nombreux cas et décès de personnes présentant les symptômes du virus ont été exclus de ces chiffres.Les Burundais se demandent aujourd'hui si Pierre Nkurunziza, qui selon une source médicale contactée par l'AFP était en "détresse respiratoire" au moment de sa mort, n'a pas lui-même succombé à cette maladie."Nous nous engageons à combattre résolument cette pandémie", a insisté M. Ndayishimiye, invitant "tout Burundais ou tout étranger qui vit au Burundi à se lever pour lutter contre le coronavirus".Cela passe, selon lui, par "un strict respect des mesures barrières que le ministère de la Santé va désormais afficher partout à travers le pays".Il a indiqué que le gouvernement allait subventionner à 50% le prix du savon et diminuer le prix du m3 d'eau jusqu'à ce que la pandémie soit endiguée. Il a aussi rappelé que les tests et les soins pour le nouveau coronavirus étaient gratuits.Si à l'avenir quelqu'un présentant les symptômes de la maladie ne se fait pas tester, cela signifiera "qu'il veut contaminer les autres volontairement" et il sera alors "considéré comme un sorcier et traité aussi sévèrement que lui".Le Burundi ne compte qu'un seul centre de dépistage, qui dispose de moins de 10 techniciens capables de faire les tests pour le Covid-19.Le président a promis que des équipes de dépistage seraient installées dans toutes les régions et que des campagnes de dépistage seraient lancées "partout où des cas positifs au coronavirus seront signalés".Ce changement de cap fait suite à un don de 5 millions de dollars (4,45 MEUR) de la Banque mondiale à la mi-juin pour aider le Burundi à lutter contre le coronavirus, a expliqué à l'AFP un haut cadre du ministère de la Santé, sous couvert d'anonymat.
|
L'Elysée reconnaît avoir reçu les vidéos le 19 juillet, mais affirme les avoir rendues à la justice dès le lendemain, le 20 juillet.
|
Selon BFMTV, Alexandre Benalla a remis les images de vidéosurveillances, obtenues de manière illégale, des manifestations du 1er mai à Ismaël Emelien, conseiller politique très proche d'Emmanuel Macron. Contactée par la chaîne d'information en continu, l'Elysée a confirmé cette version. Le 18 juillet dernier, quelques heures après la publication par Le Monde de la vidéo d'Alexandre Benalla frappant un manifestant, le 1er mai dernier, ce dernier a obtenu illégalement les images de vidéosurveillance de la scène, auprès de trois policiers de la préfecture de police. Après leur garde à vue, ces derniers ont été mis en examen depuis. L'Elysée affirme avoir détenu les images moins de 24 heuresLors de leurs auditions, l'un de ces policiers a expliqué aux enquêteurs avoir tenté de récupérer les images, le 19 juillet dernier, auprès d'Alexandre Benalla. L'ancien adjoint au chef de cabinet de la présidence de la République lui aurait alors expliqué les avoir données à Ismaël Emelien. Selon l'Elysée, contactée par BFMTV, plusieurs membres du cabinet d'Emmanuel Macron ont d'ailleurs pu visionner les vidéos. Pourtant, d'un point de vue juridique, détenir ces images peut être considéré comme un "recel de détournement d'images issues d'un système de vidéoprotection". "Toutefois, il faudrait aux enquêteurs prouver le caractère intentionnel du délit", rappelle BFMTV. L'Elysée, de son côté, reconnaît avoir eu en sa possession les vidéos, mais affirme les avoir rendues à la justice dès le lendemain, le 20 juillet. Le 20 juillet, c'est aussi le jour où l'Elysée a affirmé avoir appris qu'Alexandre Benalla s'était procuré les images illégalement et a engagé une procédure de licenciement contre lui.
|
M. Pokora, l'idole de la jeune génération, va célébrer les années yéyé le 14 janvier sur la première chaîne.
|
M. Pokora serait-il le nouveau Claude François ? Cet été, le chanteur de 31 ans créait la surprise en dévoilant un album de reprise des tubes de l'icône yéyé. Ce dernier, propulsé par le single "Cette année-là", a été très bien reçu par le public, s'écoulant à plus de 300 000 exemplaires. Et ce n'est pas tout ! Le juré de The Voice se produira sur la scène du Zénith, les 8 et 9 janvier prochains, pour un concert événement, qui retracera la carrière de la légende des sixties.D'après les informations d'Europe 1, TF1, qui entretient d'excellentes relations avec le chanteur, captera les images du show, qui seront retransmises sur la chaîne en prime time, lors d'une soirée spéciale qui se tiendra le 14 janvier. L'occasion pour les fans, de 7 à 77 ans, de redécouvrir des titres phares de la discographie de Claude François, à savoir les incontournables "Alexandrie, Alexandra" ou "Magnolia Forever".Des invités de marqueEt pour rendre hommage à Cloclo, M. Pokora sera accompagné de grands noms de la variété française. Ainsi, dans l'arène du Zénith, résonneront les timbres de Vincent Niclo, Gilbert Montagné et la chanteuse Jenifer. Ont également répondu présent à l'invitation de l'ex-Link Up : Lio, Serge Lama et même... Patrick Juvet. Du beau monde, pour une soirée qui s'annonce pleine de surprises !Il faut préciser qu'entre TF1 et M. Pokora, le courant passe plutôt bien. C'est, en effet, la chaîne qui a produit son album de reprises, sous le label TF1 Musique. Le chanteur, très populaire, est un fidèle de la Une. Il est notamment apparu dans les émissions Danse avec les stars (dont il est le premier finaliste), The Voice et sa version jeune The Voice Kids, où il officie en tant que coach et juré. Le rendez-vous est donc pris pour "Cette soirée-là", qui aura lieu le 14 janvier, à 21h.
|
Le chef de l'État explique ce lundi qu'il ne lui "appartenait pas de suspendre" l'arrêt des traitements concernant Vincent Lambert.
|
Le président français a finalement réagi. Emmanuel Macron s'est exprimé lundi 20 mai au sujet de l'arrêt des traitements de Vincent Lambert, un patient végétatif depuis 10 ans. S'avouant "très touché" par sa situation, il a affirmé dans un post Facebook qu'il ne lui "appartenait pas de suspendre une décision qui relève de l'appréciation de ses médecins et qui est en conformité avec nos lois".Une "obstination déraisonnable""La décision d'arrêter les soins a été prise au terme d'un dialogue permanent entre ses médecins et sa femme, qui est sa tutrice légale" et "en application de notre législation qui permet de suspendre les soins en cas d'obstination déraisonnable", poursuit-il sur Facebook, soulignant ne pas vouloir s'"immiscer dans la décision de soin et de droit"."Je n'ai pas à m'immiscer dans la décision de soin et de droit"Il ajoute "entendre une angoisse derrière les déchirements", à savoir "celle qu'en France, on puisse décider de manière arbitraire de la mort d'un citoyen". "C'est précisément parce que ce n'est pas le cas, parce qu'il n'y a pas, dans notre pays, de place pour l'arbitraire, que je n'ai pas à m'immiscer dans la décision de soin et de droit qui a été prise dans le cas de Vincent Lambert". Rejet de la CEDHLe chef de l'État conclut : "nous devons aujourd'hui une chose à Vincent Lambert et à sa famille : le respect de leur intimité et de leur douleur".La Cour européenne des droits de l'Homme a rejeté ce lundi après-midi la requête des parents de Vincent Lambert faute d'"élément nouveau". L'interruption des soins prodigués à leur fils a débuté lundi 20 mai au CHU de Reims (Marine).
|
En pleine effervescence militante liée au mouvement Black Lives Matter, des personnalités influentes de la communauté noire aux Etats-Unis veulent un geste fort du candidat démocrate.
|
Du rappeur Diddy à l'animateur radio Charlamagne tha God en passant par des personnalités sportives et religieuses, 100 hommes afro-américains ont publié lundi une lettre ouverte appelant le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden à choisir une colistière noire. "Ne pas choisir une femme noire en 2020 veut dire que vous perdrez l'élection", écrivent les signataires, parmi lesquels figure aussi la star de la NBA Chris Paul. "Nous ne voulons pas avoir à choisir le moindre mal" entre Joe Biden et Donald Trump, expliquent-ils en demandant ce geste fort de la part du démocrate, alors que ce dernier doit annoncer dans les prochains jours le nom de celle qui l'accompagnera dans les urnes contre le président républicain, le 3 novembre. "Depuis trop longtemps, on a demandé aux femmes noires de tout faire, de mobiliser les troupes jusqu'à risquer leur vie pour le parti démocrate, sans reconnaissance, ni respect, ni visibilité et certainement sans les soutenir assez", écrivent-ils dans leur lettre ouverte, publiée par des médias américains. "Et nous, hommes noirs, sommes solidaires avec elles". Les électeurs noirs décisifs pour Joe BidenL'ancien vice-président de Barack Obama a promis dès le mois de mars de choisir une femme pour colistière qui deviendrait, en cas de victoire, la première femme vice-présidente des Etats-Unis. Joe Biden doit en grande partie sa victoire à la primaire démocrate aux électeurs noirs, qui lui avaient offert une avance écrasante sur ses rivaux en Caroline du Sud, après trois défaites humiliantes. Et leur mobilisation sera cruciale pour remporter la Maison Blanche. Les appels pour qu'il choisisse une colistière noire se multiplient depuis qu'un mouvement de protestation historique contre le racisme et les violences policières a saisi les Etats-Unis après la mort de George Floyd, asphyxié par un policier blanc fin mai à Minneapolis. Joe Biden devrait révéler son choix avant la convention démocrate, qui se tiendra du 17 au 20 août et lors de laquelle il sera officiellement désigné candidat. Elle se déroulera à Milwaukee, dans le Wisconsin, principalement en ligne à cause de la pandémie de coronavirus.
|
Selon France-Bleu, environ 300 personnes ont pris part à ce rassemblement, pour protester contre des actes de délinquance qui se multiplient dans la station balnéaire.
|
"Depuis la fin du confinement, il y a tout et n'importe quoi". A Palavas-les-Flots, l'été 2020 est agité par les incivilités, contre lesquelles des habitants et touristes habitués de la ville ont manifesté vendredi 7 août. Selon France-Bleu, près de 300 personnes ont défilé dans ce cortège, en début de soirée. Les manifestants se plaignent notamment des tapages nocturnes, de dégradations ainsi que d'actes de petite délinquance face auxquels ils s'estiment démunis. "Tout de suite on est menacés, on peut rien dire", témoigne une habitante, interrogée par France-Bleu Hérault."Ils viennent pour se défouler"Le maire de la commune évoque quant à lui les conséquences de la crise sanitaire du Covid-19, après des mois de confinement, et de nombreux établissements de fête qui gardent leurs portes closes cet été. "Toute cette jeunesse, ils ont envie de se distraire. Les discothèques, boites de nuit, fêtes de village, tout a été supprimé et est resté fermé. Il n'y a plus qu'un espace de liberté, c'est la mer et la plage", constate t-il.Ces jeunes "viennent avec leurs voitures, ils mettent de la musique forte à 3h du matin... Ils viennent pour se défouler. On est dans une situation exceptionnelle, j'espère qu'en 2021, ce sera quand même beaucoup plus cool, mais si vous faites un tour en ville, vous verrez quand même que c'est pas une révolution", commente t-il encore.Sur le plan politique, la manifestation a été commentée par plusieurs élus de la droite et d'extrême-droite, dont Marine Le Pen.La présidente du Rassemblement national s'est félicitée d'un "sursaut populaire", fustigeant notamment le "laxisme judiciaire".Du côté des autorités locales, la municipalité de Palavas-les-Flots a renforcé la présence policière, et fermé les grands axes de la ville la nuit, selon France-Bleu.
|
CORONAVIRUS - Le ministre de la Santé a été interrogé sur les études en cours sur l'efficacité de l'antipaludéen comme traitement comme le Covid-19, et son médiatique porte-étendard marseillais.
|
Lors d'une séance de questions au Sénat mercredi 22 avril, Olivier Véran a indiqué que les traitements à base d'hydroxychloroquine pratiqués depuis plusieurs semaines n'ont pour le moment pas fourni les preuves suffisantes de leur efficacité contre le coronavirus. "La France est le pays des études cliniques. Il y en a beaucoup qui sont en cours sur l'hydroxichloroquine. Les dernières publications publiées et validées ne sont clairement pas en faveur, hélas, de l'utilisation en pratique courante de ce traitement en mono ou bi-thérapie, associée à l'azithromicine", a t-il indiqué. "Les études continuent sur l'ensemble du territoire national. Nous aurons des réponses issues d'études français, mais lisez la publication américaine d'hier... je vous invite à beaucoup de prudence, encore plus qu'avant."Le ministre de la Santé en a profité pour adresser une remarque sur le traitement dont le professeur Didier Raoult est devenu une des figures les plus connues. "Il n'y a pas le protocole du docteur Raoult ! Il y a un médicament qu'on prend quand on est malade et qui est efficace ou qu'il n'est pas". "Un protocole clinique répond à des règles universelles de publication internationales et qu'en l'occurrence, si vous m'en trouvez une qui est validée et qui permet d'étendre la prescription, je serai le plus ravi des ministres de la Santé parce qu'on aurait un traitement efficace. Ce n'est pas le cas aujourd'hui et c'est mon rôle de le dire", a t-il conclu.Aux Etats-Unis, un groupe d'experts sous l'égide des Instituts nationaux de santé a formellement déconseillé aux médecins de soigner leurs patients Covid-19 avec le double traitement hydroxychloroquine et azithromycine, en raison des risques pour le coeur. "A l'exception du contexte d'essais cliniques, le panel (...) recommande de ne pas utiliser les médicaments suivants pour le traitement de Covid-19: la combinaison d'hydroxychloroquine et azithromycine, en raison des toxicités potentielles", avertit le groupe dans des directives cliniques publiées mardi, en déconseillant également le médicament anti-VIH lopinavir/ritonavir.
|
Alors que le Comité national contre le bizutage (CNCB) lance lundi 9 septembre la campagne #JeDisStop, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse (Les Républicains) évoque les mauvais traitements qu'elles a subis en prépa pour une grande école de commerce.
|
Le CNCB lance ce lundi une "Opération coup de poing" pour lutter contre ces pratiques. La campagne #JeDisStop va être relayée sur les réseaux sociaux afin de sensibiliser les jeunes avant la rentrée du supérieur. C'est dans ce contexte que l'ex-ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, qui a elle-même été victime de bizutage quand elle était étudiante, a témoigné sur Europe 1. "Dans mon internat, on avait un bizutage institutionnalisé sur une semaine. C'était très long et très dur", a confié à la radio l'ancienne ministre de l'Enseignement supérieur. "Physiquement, c'était très éprouvant parce qu'on nous faisait dormir sous nos lits, puis on nous réveillait à 5 heures du matin pour aller crapahuter dans la boue, un peu comme un service militaire trash", se souvient-elle. "On devait également manger contre un mur en faisant la chaise avec les bizuteurs sur les genoux. Au bout d'une semaine, certains craquaient", raconte Valérie Pécresse. "Il faut arrêter toutes les pratiques qui sont sexuelles, vraiment trash, parce que c'est humiliant, estime la présidente de la région Île-de-France. Nous, les filles, à l'époque, c'était il y a 25 ans, on était soumises à des rites de passage très humiliants. Moi, j'avais été choisie pour, pardonnez-moi l'expression, 'sucer la pine du zèle' : être à genoux, sur une estrade, les yeux bandés, et on vous mettait quelque chose dans la bouche, on ne savait pas ce qu'on avait dans la bouche, bon, c'était une saucisse (...) C'était très humiliant", a-t-elle répété. "Il faut interdire les bizutages durs, sexistes, violents""Le problème du bizutage, c'est qu'il y a des grands moments de folklore, très sympas, qui soudent les promotions - comme faire déclamer des poèmes", reconnaît-elle. Mais "mais il y a aussi le sadisme qui s'exprime. Et c'est ça qu'il faut éviter. C'est pour cela qu'il faut interdire les bizutages durs, sexistes, violents". Selon elle, quand on est jeune, "on sait très bien ce qui est humiliant, comme on sait très bien ce qui est drôle. Et ce sont les étudiants qui doivent faire les gendarmes, sinon ça ne marche pas". La question du contrôle des pratiques de bizutage dans les grandes écoles revient régulièrement sur le devant de la scène. Déjà en 2011, quand elle était ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse avait annoncé une série de mesures pour encadrer les week-ends d'intégration.
|
Le journal Libération est allé à la rencontre de Jawad Bendaoud. Celui que l'on surnomme "le logeur de Daesh" s'est confié sur sa nouvelle vie et sa pesante notoriété.
|
Deux mois après sa relaxe, Libération a rencontré Jawad Bendaoud, qui vit désormais reclus dans une chambre d'hôtel de 6m², en attendant son procès en appel prévu le 21 novembre prochain. Celui qui a rapidement été surnommé "le logeur de Daesh" continue de clamer haut et fort son innocence. "Je suis pas un 'terro' je vous dis. Je vous le jure sur mon fils que je ne savais pas qui était Abaaoud. J'aurais foutu ma vie en l'air pour 150 balles ? Franchement... C'est ce que je me faisais en dix minutes en vendant de la coke et du crack. Wallah, je suis pas un putain de terro !", a-t-il hurlé au journaliste de Libé, tout en lui demandant s'il pouvait se "rouler un joint" pour se calmer."Je ne suis pas une marionnette"Ses quelques secondes sur BFMTV après l'assaut du RAID à Saint-Denis ont fait de lui à son grand désarroi une bête de foire. Aujourd'hui, impossible pour lui de se déplacer sans attirer les regards des curieux. "Tout le monde veut me shooter. Il y a ceux qui me reconnaissent et qui me prennent en scred. Eux, quand je les crame, je leur explique que je suis pas une marionnette. Sinon, il y a ceux qui veulent faire des selfies. La semaine dernière, j'étais dans une cité de Nanterre en début de soirée. La rumeur a couru que j'étais là. Vingt minutes plus tard, il y avait dix bagnoles de gens voulant me checker", raconte-t-il dans les colonnes de Libé. Alors pour ne pas se faire remarquer, Jawad Bendaoud enfile casquette et lunettes noires à chacune de ses sorties. Mais les virées avec ses amis se font rares, tellement la peur le ronge. "Un soir, on sort, et là je vois un bar qui s'appelle La Bonne Bière [frappé par le commando des terrasses le 13 novembre 2015, ndlr]. J'ai bugué, mais vraiment un long putain de bug, et puis j'ai fait le lien. Je suis devenu complètement fou. J'ai massacré mon pote. Je lui ai dit qu'il était dingue de m'amener là. Si quelqu'un m'avait pris en photo, on aurait dit au mieux que je suis un vautour, au pire que je faisais des repérages".Un quotidien pesant que subissent même ses proches. Comme le rappelle Libé, à sa sortie de prison, Jawad était allé se mettre au vert chez sa compagne et leur fils, à Barcarès dans les Pyrénées-Orientales. Mais après avoir donné une interview sur la plage à BFMTV, les habitants et le maire de la ville sont rapidement montés au créneau pour dénoncer la présence du "logeur de Daesh" dans leur commune, obligeant Jawad à partir précipitamment.Bientôt une biographie ?Des sollicitations, "le logeur de Daesh" n'en manque pas, en particulier du côté de la gent féminine, sur les réseaux sociaux. "Franchement, il y a de quoi devenir fou, chef. J'ai envie de faire plein de conneries, mais faut pas". "Les moches, je les ignore. Les autres, je les enregistre dans mon répertoire à T-Max. T-Max parce que c'est des grosses cylindrées", explique-t-il à Libération.Aujourd'hui, Jawad Bendaoud aimerait trouver une plume pour écrire sa biographie qu'il estime pouvoir vendre à des milliers d'exemplaires. Par ailleurs,"le logeur de Daesh" a reçu des propositions sur Snapchat pour promouvoir des Kebabs du 93. Mais face au journaliste de Libération, Jawad l'assure, sa "vie est foutue".
|
Un garçon de 2 ans est décédé samedi 23 mars à Lunéville, après avoir été percuté par une camionnette. Le chauffeur avait pris la fuite, avant d'être retrouvé.
|
Le conducteur qui a renversé un enfant, samedi en Meurthe-et-Moselle, a été interpellé. L'homme de 49 ans s'était enfui après avoir percuté le garçon au volant de sa camionnette, en milieu de journée dans une rue de Lunéville, près de Nancy. D'après les images de vidéo-surveillance, l'homme était au téléphone au moment de l'accident, a indiqué le procureur de la République de Nancy, François Pérain, dimanche 24 mars. Il a été identifié grâce aux caméras qui ont filmé la scène.Le petit garçon a échappé à la vigilance de sa grand-mère, alors qu'il se trouvait dans un salon de coiffure. Il s'est échappé de la boutique et est tombé entre deux véhicules, dépassant sur la chaussée. Une camionnette l'a alors écrasé, avant de prendre la fuite. L'enfant est décédé sur place, malgré l'intervention des secours, qui ont tenté de le réanimer.Le conducteur roulait sans autorisationInterrogé par les enquêteurs, le chauffeur a avoué qu'il se trouvait bien au volant de la camionnette, qui appartient à son employeur et qu'il conduisait "à des fins personnelles" sans autorisation. Il a été placé en garde à vue. Le conducteur a expliqué "avoir effectivement senti un choc".Il "reconnaît qu'il aurait dû s'arrêter, d'autant qu'il a vu une femme faire des gestes en sa direction", mais "il n'a pas de souvenirs précis sur le fait qu'il était en train de téléphoner au moment de l'accident", a précisé le procureur de la République de Nancy dimanche. L'homme devrait être présenté lundi devant la justice.
|
Le président d'honneur du FN une nouvelle fois dans la tourmente. Selon une enquête de Mediapart, Jean-Marie Le Pen aurait profité d'une partie des fonds alloués par le Parlement européen pour remplir sa cave.Médiapart s'est procuré une facture datant du 28 décembre 2016.
|
Sur celle-ci, une centaine de grands crus sont répertoriés. Des vins, "Pomerol", "Saint-Emilion", "Saint-Julien", mais aussi des champagnes, "Krug", "Dom Pérignon", "Bollinger". Le tout pour près de 8 500 euros. Ces bouteilles, achetées par l'eurodéputé avec les fonds alloués par le Parlement européen pour couvrir des frais de secrétariat ou de représentation, lui ont directement été livrées à son domicile de Montretout à Saint-Cloud.Malheureusement pour Jean-Marie Le Pen, cette facture pourtant validée en amont a été interceptée par les services du Parlement. Une investigation est en cours auprès d'un caviste parisien. La raison ? Les prix des bouteilles pourraient avoir été sous-évalués. Effectivement, sur la facture que s'est procurée Mediapart, aucun de ces grands crus ne dépasserait les 100 euros, condition obligatoire pour la prise en charge de Bruxelles. En tant qu'élu "non-inscrit", Jean-Marie Le Pen dispose d'une enveloppe de 50 000 euros par an, essentiellement pour l'achat d'objets promotionnels qui ne doivent pas dépasser 100 euros l'unité, précise Mediapart.Après les soupçons d'emplois fictifs des assistants parlementaires FN, cette nouvelle affaire tombe plutôt mal.
|
Un heureux présage ? Un couple de quadragénaires qui a joué à Sélestat (Bas-Rhin) a remporté le jackpot de 157 millions d'euros à l'Euro Millions le 1er septembre, après avoir "regardé un film évoquant Cendrillon", a annoncé mardi la Française des jeux.
|
Les vainqueurs de ce troisième gain le plus important dans l'histoire de la FDJ, et de l'Euro Millions créé en 2004, qui souhaitent garder l'anonymat, disposaient de 60 jours pour se faire connaître auprès de l'opérateur.C'est la femme de ce couple de joueurs réguliers de Loto, mais seulement occasionnellement d'Euro Millions, qui a découvert la bonne surprise en se couchant: "Nous n'avons pas dormi de la nuit", dit-elle, citée dans le communiqué de la FDJ."Pure coïncidence, nous avions regardé un film évoquant Cendrillon le jour-même. J'avais l'impression d'être Cendrillon, avec l'espoir que tout cela était bien réel et que le carrosse ne se transformerait pas en citrouille à minuit", ajoute-t-elle.Les vainqueurs ont fait savoir qu'ils souhaitaient en partie dépenser leur pactole via des dons à des associations, notamment en faveur des enfants défavorisés.Le record de gain en France est de 170 millions d'euros, décrochés dans les Alpes-Maritimes en novembre 2012. En septembre 2011, un gagnant avait remporté 163 millions d'euros dans le Calvados.En Europe, le jackpot absolu a atteint 190 millions d'euros, remportés à plusieurs reprises, la dernière fois en novembre 2019 au Royaume-Uni.
|
Le drame est survenu à Gonesse alors que le gendarme effectuait un opération de sécurisation d'un accident de la route. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a exprimé sur Twitter sa "profonde tristesse".
|
Un gendarme mobile est décédé dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 octobre sur l'autoroute A1 à Gonesse (Val-d'Oise). Le militaire effectuait une mission de sécurisation d'un accident de la route, lorsqu'un nouvel accident s'est produit, rapporte France 3 Île-de-France. La victime, témoin d'un premier accident avec son escadron, sécurisait les lieux avec ses collègues quand un véhicule est venu les percuter. Christophe Castaner a fait par de son "immense tristesse" sur son compte Twitter dimanche. "Mes premières pensées vont à sa famille, ses proches et l'ensemble de son escadron. Soutien à ses frères d'armes blessés et au civil qui lutte pour la vie", a écrit le ministre de l'Intérieur. La gendarmerie du Val-d'Oise a fait savoir à France 3 que le civil mentionné dans le message de Christophe Castaner est lui aussi décédé. Le militaire appartenait à la gendarmerie mobile de Longeville-lès-Saint-Avold (Moselle). La Police nationale a elle aussi tenu à apporter son "soutien à (nos) camarades de la Gendarmerie, de nouveau endeuillés" via son compte Twitter.
|
Ce suicide porte à 53 le nombre d'agents ayant mis fin à leurs jours depuis le début de l'année.
|
Un officier de police de 33 ans s'est suicidé mercredi 9 octobre au dépôt de police du tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Le policier, qui fait partie de la brigade de nuit, s'est suicidé avec son arme de service vers 6h00 du matin, a indiqué le parquet de Bobigny. L'Inspection générale de la police nationale a été saisie de l'enquête. Ce fonctionnaire était célibataire et sans enfant, selon les syndicats, cités par franceinfo. Membre depuis plusieurs années de la brigade de nuit, il était notamment chargé "d'assurer les déplacements des détenus au sein du bâtiment", rapporte franceinfo. Depuis le début de l'année, 53 agents ont mis fin à leurs jours selon un décompte de la police nationale, contre 35 en 2018.En septembre, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé la mise en place d'un nouveau numéro vert (0805 230 405) pour lutter contre les suicides dans la police. Le 2 octobre 2019, l'ensemble des syndicats de police avaient appelé à "une marche nationale de la colère", visant notamment à dénoncer les suicides dans la police. "Il faut redonner du sens au métier de policier. Cinquante deux suicides depuis le début de l'année, c'est dramatique et ça montre tout le malaise dans la profession. Il y en marre de la stigmatisation des policiers", avait alors déclaré Philippe Capon, secrétaire général d'Unsa police.
|
Les Bouches-du-Rhône et le Var sont en vigilance orange "pluie-inondation" et "orages". Météo France appelle à la prudence.
|
Un épisode pluvio-orageux intense est attendu dans le sud-est du pays. Deux départements, les Bouches-du-Rhône et le Var, ont été placés dimanche 7 octobre en vigilance orange pour "pluie-inondation" et "orages" par Météo France. Le phénomène doit débuter à 22 heures et prendre fin lundi 8 octobre à 16 heures.L'organisme météorologique détaille la nature de l'événement : "En soirée de dimanche, un nouvel épisode pluvio-orageux, cette fois plus intense en terme d'activité pluvieuse se met en place à proximité des côtes varoises. En cours de nuit de dimanche à lundi et lundi matin, des lignes orageuses s'organisent, depuis le littoral jusque dans le centre du Var et débordant dès lundi matin sur l'est des Bouches-du-Rhône. Ces axes orageux peuvent parfois s'immobiliser et produire de forts cumuls de pluie, de l'ordre de 50 à 100 mm en quelques heures. Outre l'activité électrique, des chutes de grêle et des rafales de vent sont possibles". Ces intempéries sont susceptibles de provoquer "localement" des dégâts "importants", souligne Météo France. Sur les routes, la visibilité pourrait être réduite et des perturbations pourraient impacter le réseau ferroviaire.Météo France préconise quelques conseils de comportement face à cette situation : "Évitez d'utiliser le téléphone et les appareils électriques. À l'approche d'un orage, prenez les précautions d'usage pour vous protéger des effets de la foudre, mettez en sécurité vos biens et abritez-vous. (...) Évitez, si possible, le réseau routier secondaire. Si vous habitez en zone habituellement inondable, prenez les précautions d'usage. Soyez prudents face aux conditions de circulation pouvant être difficiles".
|
Le député de l'Essonne s'est refusé jusqu'à présent à apporter publiquement son soutien à l'ancien porte-parole du gouvernement, choisi au début du mois par La République en marche pour représenter le parti aux élections municipales dans la capitale, laissant planer le doute sur une candidature dissidente.
|
La hache de guerre est-elle enterrée entre Benjamin Griveaux et Cédric Villani ? Les deux hommes, rivaux dans la course à la mairie de Paris, se sont rencontrés lundi 22 juillet dans la capitale.Le député La République en marche (LREM) de l'Essonne et l'ancien porte-parole du gouvernenement briguaient chacun l'investiture à Paris, qui a été donnée au premier il y a quinze jours par la commission nationale d'investiture du parti présidentiel. Bien que tous les candidats - le député Hugues Renson faisait également partie de la course - s'étaient engagés à soutenir celui qui serait désigné par le parti, M. Villani s'y est pour l'instant refusé, laissant planer le doute quant à une éventuelle candidature dissidente. Il compte préciser ses intentions, et un éventuel ralliement à M. Griveaux, "en septembre".Une place pour Villani dans la campagne ?Il a néanmoins accepté de rencontrer Benjamin Griveaux lundi. "Il y a eu une invitation : la courtoisie, la politesse, c'est d'y répondre", avait expliqué à l'AFP avant la rencontre un proche du mathématicien. Celle-ci a eu lieu autour d'un verre en fin de journée, dans une atmosphère "cordiale", a rapporté l'entourage de Benjamin Griveaux. Toujours selon l'entourage du candidat, la discussion a porté sur les thèmes de la démocratie et de "l'acceptabilité de la transition écologique". Il n'aurait "pas été question de postes, mais de fond".Peu après avoir reçu l'investiture, celui-ci avait relativisé l'absence de ralliement immédiat de son adversaire malheureux, en qualifiant ce dernier "d'homme de cœur, homme loyal et homme d'honneur". "Je n'ai pas de doute que nous trouverons les voies du rassemblement", avait-il assuré, en louant le "grand sens de l'éthique et des engagements" de M. Villani. Le début de campagne de Benjamin Griveaux avait par ailleurs été parasité en fin de semaine dernière par des propos rapportés peu amènes à l'endroit de ses concurrents, et notamment de M. Villani : "Cédric, il n'a pas les épaules pour encaisser une campagne de cette nature. Il ne verra pas venir les balles, il va se faire désosser !", avait-il notamment déclaré, selon une fuite de "conversation privée" publiée par Le Point, et qui n'a pas été démentie.
|
La Bulgarie attend avec impatience de savoir si le traditionnel vaccin contre la tuberculose peut également protéger du Covid-19: le pays espère voir s'ouvrir de nouveaux débouchés pour les millions de doses de BCG qu'il produit chaque année.
|
Plusieurs études à travers le monde, en Australie, en Afrique du Sud, en Europe ou aux Etats-Unis, sont en cours pour vérifier l'hypothèse de l'effet bouclier qu'offrirait ce vaccin centenaire face au nouveau coronavirus."On sait depuis des dizaines d'années que le BCG a des effets bénéfiques non spécifiques", c'est-à-dire qu'il protège contre d'autres maladies que celle pour laquelle il a été créé, la tuberculose, expliquait en avril à l'AFP Camille Locht, directeur de recherche Inserm à l'Institut Pasteur de Lille.Cette piste de recherche intéresse la Bulgarie à double titre: le pays des Balkans est un important fabricant du vaccin antituberculeux; il est aussi l'un des Etats qui a maintenu la vaccination obligatoire de tous les nourrissons quand de nombreux pays l'ont abandonnée au profit d'une prescription ciblée.Dès le mois d'avril, le Premier ministre bulgare Boïko Borissov a réservé une longue visite à l'entreprise Bul Bio, un laboratoire public qui produit plusieurs vaccins dont le fameux BCG, exporté dans 140 pays.Tablant sur une hausse de la demande internationale, il a annoncé un financement de 10,4 millions de leva (5,2 M EUR) pour une nouvelle ligne de fabrication qui permettra à la société, basée à Sofia, de doubler sa production annuelle du BCG, la faisant passer à 4 millions d'ampoules qui correspondent à 40 millions de doses.- Offre sous tension -"En raison de sa faible rentabilité et de son processus de production complexe, il y a une vraie tension dans l'approvisionnement de ce vaccin à l'échelle mondiale", assure à l'AFP Roumen Kofinov, directeur de Bul Bio. Son laboratoire est l'un des 22 fabricants de BCG dans le monde, selon une étude scientifique internationale parue en 2018 qui ne répertorie que trois fabricants dans l'UE.La Bulgarie est même l'un des quatre fournisseurs retenus par l'OMS -avec l'Inde, le Japon et le Danemark - pour produire les BCG des campagnes antituberculose des Nations Unies en Afrique et en Asie. Bul Bio détient 20% de ce marché, selon M. Kofinov.Une réputation qui s'appuie sur une longue histoire : mis au point par les deux chercheurs français Albert Calmette et Camille Guérin, en 1921, le BCG a donné naissance à plusieurs souches secondaires, dont celle remise par Calmette au professeur bulgare Tochko Petrov en 1926, à des fins d'essais.La production du BCG bulgare a véritablement démarré en 1949 dans un laboratoire de Sofia, prédécesseur de l'actuel Bul Bio.Obligatoire pour les nouveaux nés bulgares dès 1951, la vaccination contre la tuberculose a permis de diviser par dix le nombre de cas en trente ans. Mais la prévalence de la maladie reste encore deux fois supérieure à la moyenne européenne dans ce pays le plus pauvre de l'UE. Pour cette raison, le BCG y reste systématique pour tous les nourrissons alors que de nombreux pays occidentaux, comme la France depuis 2007, la limitent désormais aux populations et professions les plus exposées. Des pays comme l'Italie ou les Pays-Bas n'ont jamais recouru à la vaccination antituberculeuse généralisée.- OMS prudente -"Nous sommes le pays le plus BCG-isé au monde", avec quatre injections obligatoires avant l'âge adulte, ironise le professeur Todor Kantardjiev, directeur de l'Institut des maladies contagieuses de Sofia."Le BCG génère une puissante stimulation immunitaire", assure le professeur bulgare d'immunologie Bogdan Petrounov. Or, dans l'attente d'un traitement ou d'un vaccin spécifiques au nouveau coronavirus, "c'est sur l'immunité qu'il faut miser", insiste-t-il. Avec le BCG, "l'effet des infections bactériennes ou virales est atténué", assure le Dr. Valentina Guerguinova, une néonatologue de Sofia qui vaccine les nourrissons depuis trente ans.La communauté scientifique reste encore très prudente sur le pouvoir de protection du BCG contre le Covid-19. L'OMS a rappelé le 12 avril qu'aucune étude n'en avait apporté la preuve.Mais la Bulgarie voudrait croire que le vaccin a protégé sa population du choc de l'épidémie: entré en confinement dès la mi-mars, avec très peu de cas détectés, le pays n'a connu qu'une propagation limitée du virus avec 2.460 contaminations et 133 morts à ce stade.
|
Avec une rentrée qui s'annonce chargée, voire agitée pour la majorité, il était indispensable de remettre les troupes en bon ordre. D'autant plus que le début de la législature a été marquée par une série de couacs au sein du groupe la République en Marche.
|
Mais la page est désormais tournée, a assuré mardi 5 septembre sur Cnews, le président du groupe LREM à l'Assemblée, Richard Ferrand."Ne vous inquiétez pas, je suis là, je tiens la barre", a-t-il clamé. Affaibli par l'affaire de l'opération immobilière réalisée par sa femme, Richard Ferrand avait également été critiqué jusque dans son propre camp pour des défaillances supposées dans la gestion de son groupe. "Ce n'est pas le garde-à-vous, c'est de la cohérence", a-t-il tempéré. Les députés LREM doivent participer séminaire de deux jours les 18 et 19 septembre prochains pour préparer la rentrée parlementaire dans les meilleures conditions. Interrogé sur d'éventuels "amateurs, planqués et maladroits" dans son groupe parlementaire, il s'est amusé : "Il n'y a pas de planqués en tous cas". Des fortes têtes, par contre... Sans la nommer, Richard Ferrand a fait passer un message à la députée Claire O'Petit, qui avait qualifié sa gestion de groupe de "catastrophique". "La moindre des choses, c'est que la majorité soit unie", a-t-il dit. Surtout quand il faut faire face aux attaques de l'opposition, et notamment aux procès en amateurisme."C'est très injuste. Ils ont beaucoup travaillé (...) Vous savez, quand de vieux briscards essaient de mettre en difficulté des collègues qui prennent leurs fonctions, ça fait certainement un peu de spectacle, et on se jette dessus. Mais vous savez, dans 5 ans, quand nous reparlerons du quinquennat, ces histoires de couacs apparaîtront anecdotiques", a-t-il prédit.
|
C'est le retour des croisières : malgré la pandémie de coronavirus et le spectre du Diamond Princess, MSC et Costa ont annoncé qu'ils reprendraient du service, respectivement le 16 août et le 6 septembre. Au micro de BFMTV, le directeur général de MSC Croisières a détaillé le protocole sanitaire mis en place afin d'éviter les contaminations à bord.
|
Repartir en croisière, est-ce risqué ? Le groupe MSC Croisières a annoncé lundi qu'il reprendrait ses opérations à compter du 16 août, avec deux départs depuis la péninsule : le MSC Grandiosa le 16 depuis Gênes (nord-ouest), et le MSC Magnifica le 29 depuis Bari (sud). Le groupe Costa, quand à lui, a annoncé le lendemain que ses croisières au départ des ports italiens reprendraient partiellement à partir du 6 septembre. Patrick Pourbaix, directeur général France, Belgique et Luxembourg de MSC Croisières, a évoqué sur le plateau de BFMTV ce jeudi 13 août les mesures prises pour éviter toute contagion durant ses croisières. "On a mis en place un protocole sanitaire extrêmement complet", a-t-il promis."Cela fait des mois que l'on travaille sur ce protocole, nous l'avons partagé avec les autorités nationales des escales que nous allons fréquenter pendant ces premières croisières mais également avec l'Europe", a fait savoir Patrick Pourbaix.Parmi les mesures prises : "Contrôle à l'embarquement, prise de température, un questionnaire sanitaire pour retracer l'historique du passager, et surtout, avant d'embarquer, tous les passagers auront un test dans le Terminal de croisière avec un résultat dans les 30 minutes. Et si ce test n'est pas concluant, nous sommes équipés en tests PCR", a énuméré le directeur général France, Belgique et Luxembourg du groupe.Le spectre du Diamond PrincessPuis d'ajouter : "Nous n'acceptons que les pays de l'espace Schengen. (...) Nous avons une équipe médicalisée à bord, avec un degré de contrôle de l'air équivalent à un hôpital. Tout au long du voyage, les tests de température seront faits tous les jours, à chaque montée et descente du bateau."Et si le port du masque ne sera pas imposé partout, "on réduit la capacité du bateau - donc à 70%", a continué Patrick Pourbaix.La reprise des croisières sera à coup sûr très surveillée. Durant la pandémie, des contaminations avaient eu lieu sur des navires, bloquant les passagers à leur bord. 700 personnes étaient tombées malades sur le Diamond Princess, qui transportaient 2.666 passagers, embarqués le 13 janvier en Asie.
|
Pour trois générations de Noirs américains, c'est la même consigne de prudence face à la police. Plusieurs d'entre eux rencontrés à Houston en marge des cérémonies à la mémoire de George Floyd affirment que rien n'a vraiment changé depuis 60 ans et la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis.
|
"Des choses ont changé, mais pas suffisamment", affirme à l'AFP Norman Mitchell lors d'une soirée d'hommage à George Floyd dans son ancien lycée Jack Yates, dans un quartier majoritairement noir de la ville.Il salue les avancées des droits politiques pour la minorité afro-américaine, qui ont permis l'élection de Barack Obama, premier président noir de l'histoire des Etats-Unis, tout en dénonçant les discriminations qu'il a subi et que ses enfants subissent encore à cause de la couleur de leur peau."Il a fallu qu'un individu s'agenouille 8 minutes et 46 secondes sur un homme pour que le monde entier voit le problème que nous combattons depuis un siècle", dit ce père de famille de 55 ans."Quand j'étais jeune, mon père me disait de faire très attention car je pouvais être arrêté par la police et j'ai cette même conversation aujourd'hui avec mes fils qui ont 17 et 32 ans", explique-t-il.L'agonie de George Floyd le mois dernier dans une rue de Minneapolis est particulièrement dur pour son fils cadet, souligne-t-il. "Il ne pensait pas que c'était réel avant le 25 mai, alors que nous partageons ce genre d'histoires en famille depuis des années".Une histoire qui touche personnellement Norman Mitchell, dont le frère a été tué par la police de Houston en 1991.A 63 ans, Laura Allen a connu très jeune les marches de protestation contre la violence policière dans les rues de la grande ville texane. "Je devais avoir 3 ou 4 ans, ma famille m'a amenée manifester pour la même chose, et aujourd'hui nous devons à nouveau manifester pour les mêmes droits civiques. Cela n'a pas beaucoup changé", regrette-t-elle. Cette ancienne élève du lycée Yates -- promotion 1975 -- dénonce les inégalités et le "deux poids-deux mesures" des contrôles de la police dans la ville, où "pratiquement tous les hommes noirs sont fichés".- "J'ai peur d'eux" -Comme beaucoup, elle ne tarit pas d'exemples d'arrestations arbitraires et d'intimidations. En 1980, elle a été placée en détention "simplement pour avoir un verre à la main" et cette année elle a été contrôlée lors d'un voyage en Alabama, avec son mari et sa fille."Dès que nous avons passé la frontière de l'Etat, nous avons été arrêtés par un policier qui a demandé à mon mari si c'était sa voiture", dit cette petite dame aux cheveux gris. Comme son père l'avait emmenée manifester jadis, elle a accompagné sa fille, Leah, la semaine dernière au grand rassemblement de Houston, où 70.000 personnes ont demandé justice pour George Floyd.A 28 ans, Leah Allen affiche la même méfiance face aux policiers, car "on ne sait jamais ce qui peut arriver"."J'ai peur d'eux", dit-elle, affirmant avoir été suivie ou regardée de manière sexuellement explicite par des policiers.Syreeta Polley, 39 ans, évoque la mort en 2016 d'un automobiliste noir, Philandro Castile, abattu par un policier au volant de sa voiture lors d'un banal contrôle près de Saint-Paul, dans le Minnesota. Comme pour George Floyd, la séquence choc de son agonie avait été filmée en direct.A côté d'elle, sa fille, Nia Madison, 17 ans, sait qu'il faut "agir de la bonne manière" avec la police. Elle vient de commencer les cours de conduite et la consigne de sa mère est claire: "Fais bien attention si tu es contrôlée"."Nous sommes en 2020 et c'est un vrai pas en arrière, cela nous ramène aux années 1950 et les histoires que nous racontent ma grand-mère de 92 ans", constate, amère, Syreeta Polley.Le rappeur de Houston William James Dennis, alias Willie D, espère que la mort de George Floyd servira de catalyseur.La minorité noire doit "saisir cette occasion pour faire avancer l'Amérique", dit à l'AFP l'artiste-militant rencontré mardi lors des obsèques.Le chef de la police de Houston, Art Acevedo, a lui-même admis qu'il restait "beaucoup de travail à faire" pour changer les mentalités au sein des forces de l'ordre.
|
Dijon a été de nouveau la proie de tensions lundi soir, les forces de l'ordre ayant dû disperser un attroupement d'hommes cagoulés et armés voulant défendre leur quartier après trois expéditions punitives menées par des membres de la communauté tchétchène au cours du week-end.
|
Pour la quatrième soirée consécutive, dans une ville peu habituée à ce genre de trouble, des dizaines de personnes armées de barres de fer et d'armes de poing, dont on ne sait si elles sont factices ou non, se sont rassemblées lundi dans le quartier sensible des Grésilles. Ces hommes cagoulés pour la plupart ont tiré en l'air, détruit des caméras de vidéo-protection et incendié poubelles et véhicules, ont indiqué à l'AFP des sources policières.Une équipe de journalistes de France 3 "a été prise à partie et son véhicule caillassé" et un conducteur a été "agressé et son véhicule projeté contre un barricade enflammée", selon la préfecture. Vers 20h30, 60 gendarmes mobiles, une quarantaine de CRS et des renforts de la brigade anticriminalité (BAC), ainsi que du RAID, sont intervenus afin de mettre fin aux violences. "Une centaine d'opposants" se trouvaient alors face aux forces de l'ordre, a indiqué à l'AFP le préfet de Côte d'Or Bernard Schmeltz.L'intervention s'est terminée vers 22h00, ne laissant que quelques carcasses calcinées de poubelles et de véhicules dans le quartier redevenu calme, a constaté un journaliste de l'AFP. Quatre personnes ont été interpellées, selon la préfecture.Selon le préfet Schmeltz, les personnes incriminées n'appartenaient pas à la communauté tchétchène, contrairement à ces trois derniers jours où plusieurs dizaines voire centaines d'entre eux s'étaient rassemblées dans le centre-ville de Dijon puis aux Grésilles pour y mener des attaques ciblées dans le cadre d'un apparent règlement de comptes."Nous n'avons identifié aucune présence extérieure, ce sont des personnes originaires de Dijon", a assuré M. Schmeltz au sujet des personnes rassemblées lundi soir.Des sources policières ont précisé que ces nouvelles violences étaient le fait de personnes voulant défendre leur "territoire" contre les incursions répétées des Tchétchènes.Dans la soirée, le ministère de l'Intérieur a jugé "inadmissibles" les "violents troubles à l'ordre public et les actes d'intimidation" de ces derniers jours, promettant "une réponse ferme". Le secrétaire d'Etat Laurent Nunez se rend sur place mardi. Lundi, un renfort d'un escadron de gendarmes mobiles, soit 110 militaires, a été dépêché sur place, où le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nuñez, est attendu mardi. - "Inacceptable chaos" -Le procureur de Dijon, Eric Mathais, avait indiqué plus tôt lundi que "six blessés" avaient été enregistrés "au total dans trois épisodes successifs (vendredi, samedi et dimanche soir)" pour aucune interpellation. Une enquête a été ouverte, "en particulier pour tentative de meurtre en bande organisée, dégradations, incitation à la violence", en cosaisine entre la police judiciaire et la sécurité publique, selon lui.Ces nouvelles tensions font suite à des expéditions punitives "totalement inédites" menées ce week-end par des membres de la communauté tchétchène. Selon la police, un premier raid aurait été lancée vendredi soir dans le centre-ville à la suite de l'agression, le 10 juin, d'un jeune homme de 16 ans issu de cette communauté.Dans une interview au quotidien local Le Bien Public, un homme se présentant comme un Tchétchène ayant participé à l'expédition a confirmé que l'opération visait à venger un "jeune de 16 ans", membre de sa communauté qui aurait été "agressé" par des dealers. Une cinquantaine de Tchétchènes, selon la police, sont revenus dans la nuit de samedi à dimanche cette fois dans le quartier des Grésilles, et un gérant d'une pizzeria a été grièvement blessé par balles, selon la même source.Une troisième expédition a encore mobilisé, dans la nuit de dimanche à lundi, 200 tchétchènes, également aux Grésilles, selon une source policière. Sur les réseaux sociaux, la vidéo d'un véhicule roulant à vive allure et buttant sur un talus devant un attroupement d'hommes cagoulés avant de se retourner était largement relayée depuis lundi matin.Les réactions politiques se sont succédé lundi soir. "Voir ce que nos dirigeants ont laissé faire de notre si beau pays fend le cœur", a tweeté Marine Le Pen, tandis que Jean-Luc Mélenchon dénonçait un "inacceptable chaos". "Les bandes armées doivent être dissoutes. Les gangs désarmés", a tweeté le leader de la France insoumise.
|
Madrid, Moscou, le Pays de Galles ou encore Israël ont annoncé vendredi de nouvelles mesures sanitaires face à l'épidémie de coronavirus, qui continue d'accélérer en Europe et pourrait faire deux millions de morts dans le monde selon l'OMS.
|
La région de Madrid, épicentre de la pandémie en Espagne, s'apprête à étendre à de nouvelles zones les restrictions déjà en place. A partir de lundi, environ 167.000 habitants supplémentaires ne pourront sortir de leur quartier que pour des raisons précises: aller travailler, se rendre chez le médecin ou emmener leurs enfants à l'école.Au total, un peu plus d'un million de personnes, sur un total de 6,6 millions, sont maintenant soumises dans la région de Madrid à ces nouvelles restrictions. Ces mesures ont cependant été jugées insuffisantes par le gouvernement espagnol, qui a appelé à les étendre à toute la capitale. Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé en Europe avec près de 42.000 morts, près de la moitié du Pays de Galles, dont la capitale Cardiff, va faire l'objet d'un confinement local.Le ministre gallois de la Santé Vaughan Getting a annoncé vendredi qu'à partir de 18H00 dimanche, il serait interdit d'entrer ou de quitter les villes de Cardiff et Swansea sans raison valable, professionnelles ou scolaires par exemple. Les mêmes dispositions entreront en vigueur la veille à Llanelli.Londres a de son côté été ajoutée vendredi à la liste des zones sous étroite surveillance du gouvernement. "Londres se trouve actuellement à un point de basculement très inquiétant", a souligné le maire travailliste Sadiq Khan.- Seniors confinés à Moscou -En Russie, la ville de Moscou, confrontée à un nouvel essor des contaminations, a demandé vendredi aux seniors de se confiner, et aux entreprises de privilégier le télétravail."Les Moscovites de plus de 65 ans, et les plus jeunes souffrant de maladies chroniques ne doivent plus sortir de chez eux ou de leur jardin", a écrit le maire Sergueï Sobianine sur son site internet.C'est un "non" sec de la part de Boris, 84 ans: "Ce qui doit arriver arrivera. Non, je ne peux pas rester à la maison". Les mesures prises par plusieurs pays européens reflètent l'inquiétude des autorités devant l'augmentation du nombre des malades. Au total, 5.128.975 cas cas ont été recensés en Europe, dont 228.459 ont été mortels.Dans le monde, la pandémie approche le cap d'un million de morts, avec 985.707 décès depuis fin décembre, selon un bilan établi vendredi à 18H00 GMT par l'AFP.Deux millions de morts du Covid-19, soit le double, est un chiffre "très probable" si tout n'est pas fait pour combattre la pandémie, a estimé vendredi un haut responsable de l'OMS.La pandémie s'est légèrement accélérée cette semaine, avec 295.000 nouveaux cas enregistrés par jour dans le monde, soit 3% de plus que la semaine précédente. Mais c'est en Europe que le rythme des contaminations accélère le plus (+22% par rapport à la semaine précédente).Aux Etats-Unis, l'épidémie stagne mais à un niveau élevé, et le pays a enregistré vendredi son sept millionnième cas. Plus de 200.000 personnes sont mortes du coronavirus aux Etats-Unis depuis février.- "Phase ascendante" en France -En France, 15.797 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés en 24 heures, quelques centaines de moins que la veille qui avait été un record.Dans le pays, l'épidémie est toujours dans "une phase ascendante", a averti vendredi l'agence gouvernementale Santé publique France, qui s'inquiète de la "circulation de plus en plus forte" du virus chez les personnes âgées.Vendredi, des élus de droite et de gauche et des entrepreneurs ou commerçants ont manifesté pour protester contre la fermeture totale des bars et restaurants dans la métropole d'Aix-Marseille (sud-est), seule zone classée "en alerte maximale" avec la Guadeloupe.Onze autres métropoles, dont Paris, ont été placées en "zone d'alerte renforcée", avec une fermeture des bars à partir de 22 heures.Le tour de vis décidé doit permettre de "repousser le plus tard possible" l'ouverture de lits en réanimation supplémentaires dédiés aux malades du Covid-19, a fait valoir le gouvernement français.- Israël restreint les vols -Le gouvernement israélien a de son côté annoncé vendredi de nouvelles restrictions sur les vols internationaux.La ministre du Transport a indiqué que l'aéroport international Ben Gourion de Tel-Aviv allait rester ouvert mais que seuls les passagers ayant acheté un billet d'avion avant vendredi 11H00 GMT pourraient partir à l'étranger.Dans ce pays, depuis vendredi à 14H00 (11H00 GMT), les synagogues sont fermées, sauf pour Yom Kippour, le jour du pardon, célébré dimanche soir et lundi.Le carnaval de Rio est lui aussi victime de la pandémie: les organisateurs de cet évènement festif emblématique en Amérique du sud ont décidé de reporter sine die son édition 2021."Nous sommes arrivés à la conclusion que l'événement devait être reporté. Nous ne pouvons tout simplement pas le faire en février", a expliqué jeudi Jorge Castanheira, le président de la Ligue indépendante des écoles de samba de Rio de Janeiro (LIESA).Vendredi, c'était au tour de la principale association de carnaval de rue, la "Sebastiana", d'emboîter le pas. Rio sera donc aussi privé des innombrables défilés de "blocs", ces groupements de quartiers qui déambulent en dansant et drainent parfois des dizaines de milliers de fêtards.
|
La gendarmerie nationale a évacué jeudi le bois Lejuc, épicentre de la lutte contre le projet d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure. Trois personnes ont été placées en garde à vue.
|
Pas moins de 500 gendarmes ont été déployés ce jeudi 22 février à l'aube pour évacuer la ZAD de Bure, dans la Meuse. L'évacuation, déclenchée à 6h15, visait à "mettre fin à l'occupation illégale" du site du Bois-Lejuc, a précisé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur Twitter. Cet espace de 221 hectares est destiné à devenir un centre d'enfouissement de déchets nucléaires, le projet Cigéo. L'occupation des lieux a débuté en juin 2016, lorsque l'Andra, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, a commencé à défricher la forêt et à la ceindre d'un mur. Ces travaux avaient déclenché une première occupation du bois, puis une seconde à l'automne 2016. L'agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d'autorisation de création (DAC) du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l'heure impossibles par l'occupation du bois.RésistanceAu début de l'intervention, une quinzaine d'opposants étaient présents. Deux bulldozers ont commencé à nettoyer les barricades et bivouacs des opposants à l'entrée du bois Lejuc. Les forces de l'ordre "essaient de nous faire descendre et nous menacent", a déclaré par téléphone un opposant perché dans un arbre. "Je ne veux pas descendre. Nous sommes là pour montrer qu'on ne veut pas qu'on empoisonne la Terre mère, on est dans un vieux chêne qui a vécu bien plus longtemps que nous."Parallèlement, à Bure, où la mairie a été la cible de jets de pierres, une perquisition a eu lieu à la "Maison de résistance", où près d'une trentaine d'opposants au projet. lLs forces de l'ordre "se sont introduits par la force, sans explication, en disant qu'ils allaient faire usage de la force contre nous", a raconté, très énervée, une opposante, se faisant appeler Camille, après avoir été expulsée du bâtiment. Au total, trois personnes ont été placées en garde à vue, une pour tentative de jet d'engin incendiaire sur les forces de l'ordre au bois Lejuc, une pour outrages et une pour violences, selon une source proche du dossier.Pourquoi maintenant ?"Nous ne voulons plus qu'il y ait en France des lieux qui soient des lieux de non-droit", a déclaré Gérard Collomb, en marge d'un déplacement à Lognes (Seine-et-Marne). Vendredi dernier, le Premier ministre Édouard Philippe avait affiché sa détermination à ne pas laisser "s'enkyster" les "Zad" ("zones à défendre") occupées par des militants, alors que l'exécutif s'est engagé à évacuer fin mars à l'issue de la trêve hivernale l'emblématique Zad de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).Le choix de lancer l'évacuation jeudi s'explique aussi par le fait que les opposants à Cigéo "devaient venir installer un bâtiment en dur début mars et il n'était pas question que ce bois devienne une zone de non-droit", a expliqué à l'AFP Frédéric de Lanouvelle, porte-parole du ministère de l'Intérieur.
|
Malgré des chiffres de contamination en forte hausse, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a estimé jeudi que la pandémie de Covid-19 pouvait désormais être gérée en Europe sans verrouiller à nouveau la société dans son ensemble.
|
La préparation des autorités et les connaissances accumulées ces derniers mois devraient le permettre, ont estimé l'OMS et le Fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef), qui ont également appelé les gouvernements africains à favoriser la réouverture des écoles fermées depuis près de six mois, en prenant des mesures pour éviter la propagation du virus."Les fermetures d'écoles sans précédent et prolongées dans le but de protéger les élèves contre la Covid-19 leur causent d'autres préjudices", ont estimé les deux agences onusiennes.Les chiffres de nouveaux cas de contaminations en 24 heures publié jeudi en France, en Italie, en Allemagne ou encore en Espagne sont inquiétants et montrent un rebond de la pandémie, souvent à la faveur des vacances, de fêtes et de déplacements. En Espagne, 7.039 nouveaux cas se sont déclarés. En France, le chiffre était de 4.771 nouveaux cas, une progression inédite depuis mai. En Allemagne, ce sont 1.707 nouveaux cas qui ont été dépistés alors qu'en Italie, le ministère de la Santé a fait état de 845 nouveaux cas.- "Manière et manière de faire la fête"Dans tous ces pays, les jeunes, souvent peu malades voire asymptomatiques, ont été désignés comme les principaux vecteurs de ces nouvelles contaminations. "Je comprends que les gens veuillent faire la fête. Mais il y a manière et manière de faire la fête", a déclaré le directeur du centre d'alertes sanitaires pour l'Espagne, Fernando Simon. "Tous ceux qui ont de l'influence sur la population doivent participer à la prise de conscience (...) Je crois qu'il y a beaucoup d'+influenceurs+ en Espagne avec une visibilité très grande qui peuvent aider à contrôler l'épidémie", a-t-il précisé.Pour le professeur Massimo Galli, responsable du département des maladies infectieuses au prestigieux hôpital Sacco à Milan (Italie), "les voyages sont aussi une source de problèmes. Je ne veux pas avoir l'air de celui qui en a après les jeunes, mais certains épisodes m'ont frappé, par exemple celui de ces neuf jeunes rentrés (positifs, ndlr) de Croatie". Interrogé sur les raisons de cette hausse des cas, le Pr Galli a estimé que "la fin du confinement s'est traduite par un sentiment excessif de fausse sécurité (...) Nous devons faire attention, sinon nous allons nous retrouver face à une situation extrêmement difficile". En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a déclaré que "le doublement des (nouveaux) cas" observés en moyenne chaque jour "dans toute l'Allemagne ces trois dernières semaines" constitue une "évolution qui ne devrait pas se poursuivre mais que nous devrions au contraire juguler". Cette situation a conduit Berlin à déclarer pratiquement toute l'Espagne et les côtes de la Croatie - des destinations prisées des vacanciers allemands - zones à risque et à imposer tests et quarantaines au retour.En France, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a toutefois exclu un report généralisé de la rentrée scolaire, même si des "exceptions locales" pourront être envisagées.Face à ce rebond, qui est enregistré dans bien d'autres pays, les restrictions se multiplient. L'épidémie a fait au moins 788.242 morts depuis fin décembre, selon un bilan établi jeudi par l'AFP à partir de sources officielles.Le tourisme en Europe n'est pas facilité par la pandémie, et les croisières ne font pas exception. Le premier navire de croisière à avoir repris la mer en Méditerranée a expulsé une famille de touristes italiens pour avoir quitté en cours de route une excursion organisée. La famille a ainsi violé le règlement anti-Covid du navire et s'est vue refuser de remonter à bord à Naples.L'Ukraine a elle aussi enregistré 2.134 nouveaux cas de coronavirus et 40 morts jeudi, un "record" selon les autorités pour qui la situation "s'est substantiellement aggravée".Au Maroc, de sévères mesures de restriction ont été mises en place jeudi à Casablanca et Marrakech, les capitales économique et touristique du pays. En Amérique latine, la Colombie, 4e pays le plus touché après le Brésil, le Mexique et le Pérou, a franchi le seuil du demi-million de cas.La pandémie a fait s'envoler les rêves de millions d'adolescentes latino-américaines, privées de la fête de leurs quinze ans, une tradition de passage à l'âge adulte encore très ancrée dans la région. Ces jeunes filles ne peuvent espérer vivre leur "quinceañera", sorte de "bal des débutantes" célébré en famille et en grande pompe à l'occasion de leur anniversaire, avant 2021. - "Perspectives raisonnables" d'obtenir un vaccinAlors que les recherches s'accélèrent pour trouver un vaccin, la Commission européenne a annoncé jeudi avoir réservé 225 millions de doses du potentiel vaccin contre le Covid-19 de l'Allemand CureVac. C'est le quatrième accord de ce type trouvé par l'UE avec des laboratoires.Pour le président français Emmanuel Macron, il existe des "perspectives raisonnables" d'obtenir un vaccin "dans les prochains mois". "Je le dis et c'est très important, au moment même où l'on a plusieurs vaccins qui sont en phase III, nous avons des perspectives qui sont raisonnables d'avoir un vaccin dans les prochains mois", a-t-il affirmé. "Cela ne va pas régler les problèmes des prochaines semaines, mais des prochains mois", a ajouté Emmanuel Macron, se félicitant de la coordination européenne dans le recherche du vaccin.
|
Le chef de l'Etat a pris la parole lors de la cérémonie du Jour J, organisée mercredi 5 juin à Portsmouth, en Angleterre.
|
Il s'appelait Henri Fertet. Fusillé en 1943 par les soldats du régime nazi, le jeune résistant français a été honoré ce mercredi 5 juin par Emmanuel Macron. Le président de la République a lu la lettre poignante envoyée par l'adolescent à ses parents avant son exécution."C'est quand même dur de mourir. Mille baisers. Vive la France"Fils d'instituteur, élève de seconde du Lycée Victor-Hugo à Besançon, Henri Fertet a été arrêté en 1943 chez ses parents puis mis à mort dans la même ville le 26 septembre 1943, avec 15 de ses 23 co-inculpés. Quelques minutes après Donald Trump, qui a lu un message de Franklin Roosevelt, Emmanuel Macron a lu la lettre d'Henri Fertet. Après 87 jours d'emprisonnement et de torture, le jeune résistant écrit à ses parents. "Je meurs pour ma patrie. Je veux une France libre et des Français heureux. Non pas une France orgueilleuse et première nation du Monde, mais une France travailleuse, laborieuse et honnête. Que les Français soient heureux, voilà l'essentiel. (...). Papa, je t'en supplie, prie. Songe que, si je meurs, c'est pour mon bien. Quelle mort sera plus honorable pour moi que celle-là ? (...) Adieu, la mort m'appelle, je ne veux ni bandeau ni être attaché". "C'est quand même dur de mourir. Mille baisers. Vive la France".Après la lecture de la lettre, en français, le célèbre baryton britannique Sir Willard White chantera "Le Chant Des Partisans".
|
Le chanteur star des années 80 va relever le défi de participer à une émission culinaire sur M6, indique Le Parisien.
|
Gilbert Montagné est décidément une star au grand coeur, qui n'hésite jamais à relever les défis pour la bonne cause. Le chanteur aux multiples tubes va une nouvelle fois tenter de repousser les limites de sa cécité et montrer que ce n'est pas un handicap. Selon les informations du Parisien, Gilbert Montagné a accepté de participer à la deuxième saison de "Meilleur pâtissier célébrités" sur M6.Il devra ainsi "pâtisser" contre d'autres célébrités, la championne de natation Laure Manaudou, l'ex-miss France Alexandra Rosenfeld, l'ancien footballeur Djibril Cissé, et l'humoriste Waly Dia. Chacune d'elle défendant une association de son choix. Gilbert Montagné représentera l'association Ryan Rett ForG1, dont le but est d'aider un enfant atteint d'une maladie génétique très rare, indique Le Parisien. Il s'est entraîné chez lui"Avec Gilbert, rien n'est impossible", assure sa femme Nikole. "D'habitude, Gilbert n'a pas l'esprit de compétition, assure son épouse. Mais là, il tient à gagner", confie-t-elle. "Quand la production nous a appelés, Gilbert a trouvé la démarche très intéressante. Ça lui permet de montrer qu'on peut aller au-delà du handicap, qui n'en est pas un finalement", explique Nikole Montagné. Déterminé, Gilbert Montagné s'est même "entraîné à séparer les blancs et les jaunes d'œufs". "Il s'amuse beaucoup"Le coproducteur Matthieu Jean-Toscani assure détaille les raisons de ce choix. "Cette émission est bienveillante. On ne l'a pas choisi pour le tourner en ridicule. Au contraire, on est dans le dépassement de soi. Il y a un vrai message derrière", indique-t-il. "Gilbert Montagné est accompagné d'un chef pâtissier qui lui sert de commis. On a voulu éviter qu'il se brûle ou se coupe", rassure le coproducteur. La femme de l'interprète des "Sunlights des tropiques" assure de son côté au Parisien que "ça lui demande deux fois plus d'efforts que les autres, mais il s'amuse beaucoup". Rendez-vous en 2019 pour la diffusion de l'émission sur M6.
|
Une banque huppée du rond-point des Champs-Élysées à Paris a été braquée mardi, selon LCI et Actu17. Les cambrioleurs sont en fuite après avoir séquestré les employés et vidé une trentaine de coffres.
|
La brigade de répression du banditisme (BRB) est sur les dents après un braquage digne d'un film sur les Champs-Elysées ce mardi matin. Au moins trois personnes armées de pistolets ont fait irruption dans une agence Milleis (anciennement Barclays France) de la célèbre avenue parisienne vers 8h30, d'après LCI et ACTU17. Paris: Braquage spectaculaire de banque sur les Champs-Élysées (1/2)par BFMTVLes employés et des clients n'ont pu prévenir la police que vers 12h30. Pendant près de 4 heures, ils ont été ligotés et aspergés d'un liquide sentant l'eau de javel. Les suspects ont eu le temps de prendre la fuite après avoir fouillé environ 30 coffres, selon les premiers éléments de l'enquête rapportés par ACTU17.L'un des individus avait enfilé ce qu'il a décrit comme étant un gilet d'explosifs. Les braqueurs avaient fermé l'agence de l'intérieur, plaçant un panneau qui indiquait une fermeture exceptionnelle, d'après une source policière.
|
"Sur le climat, il n'y a pas de plan B. Car il n'y a pas de planète B".
|
Avec le "Make our planet great again", c'est la petite phrase d'Emmanuel Macron qui a fait le buzz ce jeudi 1er juin juste après la décision de Donald Trump de quitter l'Accord de Paris. Un discours très efficace du président français salué par les observateurs pour sa clarté et son sens de la formule. Mais il y a un mais, car l'histoire du "plan B" est loin d'être une invention Macron. Le chef de l'Etat n'a jamais revendiqué la paternité de cette phrase choc, et à juste titre. Plusieurs hommes politiques l'ont déjà utilisée pour sauver la planète, comme le note le site de 20 Minutes. Il y a trois ans, c'est le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon qui avait déclaré "Il n'y a pas de plan B car il n'y a pas de planète B" lors d'un discours sur le climat à New York. Une expression qui devient habituelle dans sa bouche et qui finit par traverser les frontières. Emmanuel Macron pris en flagrant délit de plagiat ?par 6MEDIASC'est en marge de la Cop 21 en 2015 que les Français avaient découvert pour la première fois cette expression dans la bouche de Laurent Fabius lors d'une interview accordée à BFMTV. Il avait pris soin de préciser que Ban Ki-moon en était l'auteur. Une politesse avec laquelle ne s'est pas encombré Emmanuel Macron.
|
Richard Bohringer a traversé des heures sombres, mais il s'apprête à faire son retour sur les planches au mois de septembre. Comme le relaie Gala, l'artiste de 76 ans a expliqué sur Europe 1 ce qui lui a donné la force de surmonter la maladie.
|
Richard Bohringer n'est pas du genre à courber l'échine. Comme le rappelle Gala, l'acteur qui a remporté deux Césars pour l'Addition (1984) et Le Grand Chemin (1987), s'était fait détecter un cancer du système nerveux il y a quatre ans. Du 14 au 29 septembre, il sera à l'affiche de Traine pas trop sous la pluie, une pièce adaptée de son roman éponyme paru en 2009, au théâtre de l'Œuvre à Paris. Au micro d'Europe 1, celui qui est aussi le père des actrices Lou et Romane Bohringer et assure désormais aller « très bien », s'est livré au sujet de sa renaissance : « Ce retour sur scène, c'est pour me donner la force de rebondir. C'est pour vivre, en fin de compte. Tout simplement. »« J'ai eu droit à tout »Au printemps 2014, comme le rappelle Gala, l'artiste originaire de l'Allier avait ans était hospitalisé d'urgence à Clermont-Ferrand alors qu'il était en pleine représentation théâtrale. C'est à cette date qu'avait été diagnostiquée sa terrible maladie. Elle lui a mené la vie dure, comme il le confiait, d'après Gala, en 2016. « Pour l'instant, ça tient. Je suis en rémission, il n'y a pas de guérison. Je ne me vois pas repartir là-dedans, ça m'a suffisamment détruit. Je suis sauvé, mais ça m'a tué. » Il avait ajouté deux semaines plus tard, d'après le magazine français : « J'ai eu droit à tout, choc septique, pleurésie, perte de la mémoire, de la parole, des jours et des jours sous perfusion. Ça a laissé des traces terribles sur mes proches. »Grâce notamment à son travail, il est donc parvenu à surmonter ces terribles épreuves.
|
Le maire de Levallois-Perret invoque son âge et son état de santé pour justifier une sortie de prison.
|
Patrick Balkany va-t-il pouvoir sortir de prison après six semaines d'incarcération, en attendant ses procès en appel ? La première demande de mise en liberté du maire de Levallois-Perret est examinée lundi 28 octobre.Le baron des Hauts-de-Seine a d'abord été condamné pour fraude fiscale, le 13 septembre, à quatre ans de prison avec mandat de dépôt. Ensuite pour blanchiment aggravé, le 18 octobre, à cinq ans de prison et un nouveau mandat de dépôt. Il a fait appel et déposé deux demandes de mise en liberté -pour chacune de ses condamnations- afin de quitter la prison de la Santé dans l'attente de ses procès en appel.Pour que Patrick Balkany sorte, les juges doivent accepter ces deux demandes. Mais seule la première, portant sur la condamnation pour fraude fiscale, sera tranchée lundi par la cour d'appel de Paris. En cas de décision favorable, l'ancien député restera donc détenu pour le blanchiment, en attendant l'examen de sa deuxième demande de libération, dont la date n'est pas encore déterminée. Les deux affaires étant très liées, la première décision devrait toutefois donner le ton de la deuxième. Si l'élu essuie un refus, il pourra encore se tourner vers la Cour de cassation. Lors de l'audience mardi, Patrick Balkany, 71 ans, était apparu fatigué dans le box des prévenus, loin de la gouaille et de la superbe dont il avait fait montre lors du procès au printemps. Il avait invoqué son "âge" et son "état de santé", notamment son opération "d'une tumeur dans le dos" et des fragilités cardiaques. "Je demande simplement un peu d'humanité, je souffre énormément, je voudrais sortir le plus rapidement possible pour me soigner et rester avec mon épouse", avait-il résumé.L'avocat général Serge Roques - qui avait requis l'incarcération de Patrick Balkany lors du procès devant le tribunal correctionnel - s'était dit "fermement opposé" à la mise en liberté du maire, "sous réserve d'une expertise médicale". Le représentant de l'accusation avait évoqué un "risque de fuite" et la "propension certaine" de M. Balkany "à fuir ses responsabilités", estimant qu'il est "important de garantir sa représentation au procès en appel", prévu du 11 au 18 décembre pour la fraude fiscale. Des questions "légitimes" se poseront ensuite, celle de la confusion des peines ou de la "libération conditionnelle d'un homme de plus de 70 ans", "mais ce n'est pas aujourd'hui le débat", avait-il insisté. Le tribunal correctionnel, pour justifier l'incarcération du maire, avait notamment expliqué "qu'il ne saurait être exclu qu'il ait de l'argent à l'étranger".Mais "ça n'a jamais été allégué", avait raillé son défenseur Eric Dupond-Moretti: "Voilà comment on fonde le fantasme de la fuite". "Sa femme est ici, sa famille, sa maison: c'est scandaleux de dire qu'il y a un risque de fuite", d'autant que "son passeport est entre les mains de la justice française", s'était-il emporté. L'avocat avait accusé la justice d'avoir "décidé une fois pour toutes qu'il ne devait plus être maire".Patrick Balkany, qui jusqu'ici semblait bien vouloir se représenter aux élections municipales du printemps, s'était montré moins affirmatif devant la cour d'appel. "On dit que je veux me représenter, je n'en suis pas sûr du tout", mais dans tous les cas "il faut bien que je prépare ma succession", avait affirmé l'élu. "Je sais bien qu'il y a une peine d'inéligibilité et que même si j'allais à l'élection, ce serait pour un an".Il ne devrait pas être extrait de sa cellule lundi pour écouter le délibéré.
|
Patrick Balkany a accordé un entretien à BFMTV jeudi 13 février. Il a été mis en liberté mercredi 12 février pour raisons de santé.
|
À peine sorti de prison, Patrick Balkany se fait entendre. L'ancien maire de Levallois-Perret s'est confié au micro de BFMTV sur les mois qu'il a passés à la prison de la Santé. La cour d'appel de Paris a autorisé mercredi 12 février sa mise en liberté en raison des problèmes de santé qui le touchent. Sa libération a finalement été le résultat de semaines de négociations. L'ancien élu a failli perdre espoir durant son incarcération. « Je n'attendais même plus ce moment. J'avais eu six demandes refusées, j'avais vraiment le sentiment tous les jours que mon état de santé se dégradait. Je pensais que j'étais en fin de vie, [...] que j'allais mourir là », raconte-t-il.C'est d'une manière assez surprenante qu'il a été alerté de sa mise en liberté. « J'étais sur BFM quand j'ai vu le bandeau. C'est curieux d'ailleurs : je me suis levé et j'ai fait mes paquets », se souvient-il auprès de la chaîne d'information en continu. Il décide alors d'appeler sa femme Isabelle Balkany qu'il aperçoit à l'antenne, avant même de recevoir la confirmation du directeur du pénitencier.Un homme très affaibli physiquementPatrick Balkany a obtenu le droit de quitter sa cellule car son état de santé continuait d'empirer. « J'avais beaucoup de mal à me mouvoir, à marcher. [...] Tout le monde voyait bien que j'étais obligé de prendre la rampe quand j'allais au médical. J'étais dans un état qui se détériorait », confie-t-il.Ces mois d'emprisonnement ont visiblement été difficiles à vivre selon l'ancien maire de Levallois-Perret. Son quotidien aurait été totalement chamboulé par sa condition physique de plus en plus limitée. « À chaque fois que je faisais un effort, j'avais des étourdissements. J'étais obligé de m'allonger, d'ouvrir grand les fenêtres », assure-t-il cette fois à CNews. « La prison, ce n'est pas fait pour les gens de mon âge. Ma femme a dit : 'il a pris 15 ans en 5 mois'. »Cette incarcération avait longtemps été contestée par le clan Balkany. Patrick Balkany assure ne pas avoir compris être visé par une sanction de cette ampleur. « Je suis très, très étonné qu'il y ait un mandat de dépôt en première instance pour une affaire fiscale. Ce n'est pas habituel, c'est le moins qu'on puisse dire. C'est même exceptionnel », estime-t-il au micro de BFMTV. « Je n'ai tué personne, je ne suis pas dangereux pour la société. » Patrick Balkany avait écopé de quatre ans de prison ferme pour fraude fiscale.
|
Selon Le Parisien, l'ancien adjoint d'Anne Hidalgo intéresse certains fidèles d'Emmanuel Macron.
|
Mi-septembre, Bruno Julliard a démissionné de son poste de premier adjoint à la mairie de Paris, étrillant au passage Anne Hidalgo. "Depuis plusieurs mois, de vifs désaccords d'orientation et de méthodes de gouvernance nous ont éloignés", justifiait l'ancien président de l'Unef dans les colonnes du Monde. Une démission avec fracas pour mieux se porter candidat contre la maire socialiste sortante en 2020 ? "Après dix années de responsabilité dans l'exécutif parisien, je vais désormais réfléchir à un autre avenir professionnel. Ma démission ne répond à aucune stratégie personnelle, aucun plan caché", assurait-il. Certains parmi les proches de la maire de Paris le soupçonnaient pourtant de vouloir rallier La République en marche (LREM). "Je suis convaincu qu'il travaille main dans la main avec l'Élysée depuis plusieurs mois. Au moment où notre équipe était en train de s'en sortir, il fallait nous remettre un coup sur la figure", accusait auprès de l'AFP un adjoint sous couvert d'anonymat, rappelant que M. Julliard avait prôné une alliance avec le parti présidentiel en mars.Des soupçons qui pourraient se confirmer. Le Parisien révèle mardi 2 octobre "que certains fidèles du président verraient d'un bon œil (son) entrée au gouvernement". "Ils vont le récupérer. Ministre de la Jeunesse ou de la Culture, ce serait pas mal !", aurait confié un "macroniste de haut rang".
|
Christophe Castaner a annoncé sur RTL sa candidature à la délégation générale de La République En Marche, mercredi 25 octobre. Si les candidatures à cette fonction bénévole sont officiellement ouvertes jusqu'au 2 novembre, l'actuel porte-parole du gouvernement pourrait être l'unique candidat lors du Conseil national du parti du 18 novembre.
|
"C'est un challenge extraordinaire. Il faut arriver aujourd'hui à construire un mouvement politique différent, donner une énergie à ce mouvement (...) Emmanuel Macron n'avait pas besoin de beaucoup insister pour me convaincre", lance-t-il, réfutant ainsi ses hésitations supposées à accepter la fonction.Emmanuel Macron a-t-il explicitement demandé à Christophe Castaner de prendre la tête du parti ? "J'ai échangé bien sûr avec Emmanuel Macron, avec Édouard Philippe mais aussi avec un collectif", explique-t-il, confirmant le soutien total du chef de l'État. "S'il m'a choisi et s'il a soutenu ma candidature, c'est parce qu'aujourd'hui j'ai le soutien de la base des militants de La République En Marche, que j'incarne cette voie dont La République En Marche a besoin." Aujourd'hui porte-parole du gouvernement et secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner devrait perdre la première casquette après son élection. "Le porte-parole du gouvernement ne peut pas être le représentant d'un des mouvements politiques de la majorité."Qu'en sera-t-il de sa place au gouvernement ? Christophe Castaner reste ambigu. "La fonction de délégué général du mouvement La République En Marche implique de toute façon d'avoir une autre activité", rétorque celui qui a été réélu député des Alpes-de-Haute-Provence en juin. "Je garderai mes activités ministérielles tant que le président de la République et le Premier ministre m'en confient les responsabilités."
|
La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a évoqué un "retour en fin de semaine".
|
Il y a une semaine, des essais cliniques ont débuté à l'échelle européenne dans l'optique de trouver un traitement pour lutter contre le coronavirus. L'expérimentation progressive sur les 3000 volontaires requis permettra, selon Frédérique Vidal, d'avoir "un premier retour en fin de cette semaine".La ministre a reconnu que "l'inclusion des patients se fait au fur et à mesure" sur "Paris, Lille, Strasbourg, Metz et Annecy". Elle précise que les "les essais se déroulent bien" et que cela permettra sans doute de les prolonger, "retirer des molécules et en rajouter d'autres".Quatre médicaments sont testés, dont la chloriquine, qui a déjà fait l'objet d'une étude, présentée par professeur Didier Raoult. Sur ce point, la ministre a tenu à faire une distinction : "la différence avec les études que présente les professeurs Raoult c'est que dans un essai clinique, ni les soignants, ni les malades, ne connaissent la molécule qui leur est donnée", et d'ajouter qu'il est "essentiel que nous ayons des résultats qui soient produits dans les règles de l'art parce que derrière il s'agira de traiter potentiellement des dizaines de milliers de personnes", d'où la nécessité d'une "méthodologie rigoureuse".Frédérique Vidal a également indiqué que le nombre total de cas en France était en cours d'estimation. L'intérêt étant de savoir quel pourcentage de la population a été infecté, car, précise-t-elle, "on sait qu'au-delà d'un certain pourcentage, le virus ne circule plus".Pour ce faire, "les tests sérologiques commencent à apparaître sur le marché, nous en avons nous-même en production et en test dans plusieurs laboratoires français. Une fois les tests de fiabilité effectués nous commanderons ou ferons fabriquer le nombre de tests nécessaires", a conclu la ministre.
|
Moment de tension dans « L'Emission politique » jeudi soir sur France 2. Invitée, Marine Le Pen a débattu avec Najat Vallaud-Belkacem.
|
Après les critiques d'usage, la présidente du Front national a attaqué la ministre sur son terrain de prédilection : l'Education nationale. Lui reprochant d'avoir « effondrée » l'école, elle a ensuite souligné la baisse de niveau des élèves. Najat Vallaud-Belkacem lui a alors rétorqué : « Pour plus de la moitié des élèves de l'école française, nous avons la meilleure école du monde, l'une des meilleures du monde. Pour plus de la moitié. Regardez les classements ! C'est pour 20 à 30% d'élèves que ça ne se passe pas bien » ajoutant : « arrêtez de raconter n'importe quoi. Vous vous rendez compte que vous insultez les 1 million de professeurs qui eux se battent tous les jours pour faire progresser leurs élèves ». « Non, non, eux, ils n'y sont pour rien. C'est à cause de vous, votre pédagogie, c'est vos enseignements interdisciplinaires » a encore indiqué Marine Le Pen ajoutant que ces méthodes ne fonctionnaient pas. « Moi ce que je veux, c'est que les enfants à la sortie du CP sachent lire le français. En l'occurrence ce n'est pas le cas. D'ailleurs, il faut le dire, tout le monde fuit l'école publique et c'est de votre faute » a conclu la présidente du FN.
|
L'état de santé de Juliette Greco inquiète. La chanteuse de 89 ans a annulé son concert de rentrée prévu à Vannes le 17 septembre.
|
Et d'autres annulations sont à prévoir, d'après son attachée de presse citée par plusieurs médias. Juliette Greco avait été victime d'un AVC en mars dernier. Elle avait déjà dû interrompre sa tournée d'adieu. Malgré des messages rassurants de son entourage, la "Jolie môme" avait reporté plusieurs concerts jusqu'à cet été. Pour l'heure, aucune date de reprise n'est avancée. Juliette Greco devait se produire début décembre à la Salle Pleyel à Paris. Impossible de dire si la chanteuse sera bien au rendez-vous. Après Vannes, elle est attendue à Nantes le 17 octobre. Le Lieu Unique, salle de concert où elle doit se produire, n'a reçu aucune information à propos d'une éventuelle annulation. Les tickets pour le spectacle sont toujours en vente.
|
Le maire de Londres, Sadiq Khan, a annoncé mercredi avoir réduit son salaire de 10% en raison de la pandémie, appelant le gouvernement britannique à soutenir les autorités locales en difficulté financière pour éviter des coupes dans les services publics.
|
L'élu travailliste, dont le salaire annuel s'élève à 152.734 livres (170.000 euros), a également gelé les salaires de 15 membres de son équipe alors que la métropole risque un trou de 493 millions de livres (550 millions d'euros) dans son budget sur les deux prochaines années. "Le Covid-19 a eu un impact dévastateur sur les finances publiques de Londres, qui étaient en grande forme avant la pandémie", a-t-il indiqué dans un communiqué.Les revenus de l'opérateur des transports londoniens (TfL) ont plongé de plus de 90% durant la pandémie, et les recettes des taxes locales et professionnelles se sont effondrées, a-t-il précisé, de nombreux ménages ou entreprises n'étant plus en mesure de s'en acquitter. Sadiq Khan met en garde: sans soutien du gouvernement, dirigé par son prédécesseur conservateur à la mairie de Londres, Boris Johnson, des coupes seront nécessaires dans les budgets de la police, des pompiers ou des transports en commun. "C'est le pire moment pour retourner à l'austérité - juste quand nous devons investir pour la reprise à Londres", a-t-il estimé. A travers le Royaume-Uni, les collectivités locales sont confrontées aux mêmes défis financiers, a-t-il souligné. Le financement qui leur est alloué par l'Etat, lui-même confronté à un sombre horizon économique, a fortement baissé au cours des dix dernières années en raison des mesures d'austérité mises en place par les gouvernements conservateurs successifs."Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour persuader les ministres de ne pas imposer une nouvelle période d'austérité aux gouvernements régionaux et locaux", a insisté Sadiq Khan. Interpellé à la chambre des Communes par le chef de l'opposition travailliste Keir Starmer, selon lequel les collectivités locales risquent de devoir choisir entre "couper des services essentiels ou la banqueroute", avec une "hausse de la pauvreté" à la clé, Boris Johnson a souligné que son gouvernement leur avait déjà alloué 3,2 milliards de livres supplémentaires (3,6 mds d'euros) pour faire face au nouveau coronavirus. Début juin, le gouvernement écossais avait lui aussi mis en garde contre de "profondes coupes" dans les services publics s'il ne pouvait augmenter sa capacité d'emprunt pour faire face à la crise. Mi-mai, le gouvernement britannique avait déjà renfloué en urgence TfL à hauteur de 1,6 milliard de livres pour éviter que le trafic des bus et métros ne soit coupé, en contrepartie d'une hausse de ses tarifs. En raison de la pandémie, les élections locales qui devaient se tenir en mai à Londres et dans de nombreuses autres municipalités ont été reportées à 2021.Dans ses dernières prévisions économiques publiées en juin, l'OCDE a estimé que le Royaume-Uni, pays européen le plus endeuillé par la pandémie avec près de 42.000 morts, devrait enregistrer la pire récession cette année (-11,5%) parmi les pays développés.
|
L'exercice était à deux doigts de virer à la catastrophe, vendredi dernier. Alors que les autorités organisaient un exercice "alerte attentat", tout à fait banal en cette période d'état d'urgence, une compagnie de CRS présente sur place n'avait pas été prévenue.
|
Leur intervention aurait pu être fatale pour la personne chargée de jouer la suspecte, rapporte mardi 4 octobre Nord Littoral.Vendredi dernier, une patrouille de CRS passait sur le port de Calais, en pleine journée, quand un employé du site leur explique d'une femme s'est fait remettre une arme. Croyant qu'un véritable attentat était en préparation, ils recherchent la "suspecte", et la repèrent se dirigeant vers les quais d'embarquement. Ils décident alors d'intervenir, et interpellent la femme... qui les prévient enfin qu'il s'agit d'un exercice. "Ils ont su garder leur sang-froid", se satisfait Denis Hurth, délégué Unsa cité par le quotidien local. Vu le climat trouble et actuel, ce n'est pas le moment de déraper"."On a frôlé la catastrophe", confirme David Létendart, du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) du port. "Il y a eu un problème de communication. Ces intervenants censés interpeller le suspect n'étaient pas au courant, ou une consigne a été mal comprise. Ce n'est qu'après que la cobaye a réalisé qu'elle aurait pu se prendre une balle en pleine tête". Le CHSCT, qui n'était pas non plus au courant de l'exercice, demande aujourd'hui des comptes. L'institution de représentation du personnel demande a voir les images de vidéosurveillance et à consulter le compte-rendu de l'opération.
|
Basma Haitham avait tout planifié. Dès la rentrée, elle avait acheté la robe qu'elle rêvait de porter pour sa remise de diplôme. Mais pour cette année universitaire en Irak, rien ne s'est passé comme prévu.
|
Le 1er octobre, une révolte populaire a éclaté, avec en tête de cortège les étudiants. Puis l'épidémie de coronavirus est apparue et le confinement a maintenu les portes des universités fermées.Alors Basma, comme les 150.000 étudiants irakiens recensés par le ministère de l'Enseignement supérieur, a dû oublier le bal de promotion et repenser son avenir --déjà bouché dans un pays où 36% des jeunes sont au chômage."Depuis que je suis entrée à l'université je rêvais du jour où je tiendrai mon diplôme en main. J'avais même acheté une robe saumon pour la fête de fin d'études", se lamente la jeune femme de 23 ans. "Je n'ai aucune idée de quand je pourrais la porter", poursuit l'étudiante en littérature anglaise à l'université d'Al-Mustansiriyah de Bagdad, qui s'apprêtait à demander un visa pour finir ses études à l'étranger.- Système à bout de souffle -Car, même diplômés, les jeunes partent perdants dans un pays qui vit de sa rente pétrolière --en chute libre ces derniers mois--, et dont le secteur public hypertrophié est inefficace.Avec 60% des 40 millions d'Irakiens âgés de moins de 25 ans et une des croissances démographiques les plus élevées au monde, le système actuel a déjà implosé.Même si les mises à la retraite de fonctionnaires se sont multipliées, là où leurs parents obtenaient automatiquement un poste dans le public, les jeunes savent qu'ils ne peuvent désormais plus compter sur un Etat où la corruption a escamoté en 17 ans plus du tiers des revenus de l'or noir.C'est pourquoi, comme Basma, ils sont sortis en masse dans la rue en octobre conspuer leurs dirigeants jugés "voleurs" et "incompétents".L'université a elle repoussé les examens du premier semestre et organisé des cours en ligne.- "Dans un an"? -Mais avec l'épidémie de Covid-19, ces examens n'ont finalement pas eu lieu et le second semestre n'a jamais débuté. Quant aux promesses ministérielles d'un calendrier à venir "bientôt" pour des examens de fin d'année, personne n'y croit vraiment."L'ambiance de fête des derniers jours de fac, on ne la vivra pas", se lamente Ranine al-Khalili, étudiante en ingénierie de 25 ans dans une faculté privée de Bagdad. Et cette année n'est pas la seule compromise. Selon l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad, entre 200 et 250 étudiants devaient rejoindre cet été des universités américaines. Mais la pandémie a cloué les avions au sol et mis un terme aux rêves d'expatriation estudiantins.A 23 ans, Mayyada Mohammed, elle, aimerait seulement pouvoir entrer dans l'atelier de sculpture de l'université des Beaux-Arts, à quelques pas de chez elle.Cela fait deux mois qu'il est fermé et que son projet de fin d'études, unique moyen de valider son année, est à l'arrêt."On nous a dit récemment qu'on pourrait reprendre nos projets l'année prochaine et qu'on serait diplômés dans un an", dit-elle à l'AFP. - Année blanche... payante -"Mais certains d'entre nous n'ont pas les moyens d'étudier une année de plus, nous avons besoin de travailler", ajoute Mayyada. En Irak, le taux de pauvreté, déjà de 20%, pourrait doubler avec la crise économique actuelle.Depuis des années, la famille de Sajjad Matar attendait l'été 2020, moment où cet étudiant en médecine de 22 ans devait commencer à gagner sa vie.Il espérait un salaire d'un peu plus de 530 euros pour aider sa famille à Nassiriya, sa ville d'origine dans le sud. Mais aujourd'hui, au lieu de lui offrir ce nouveau revenu, Sajjad a dû demander plus d'argent à son père."Parce qu'en plus de tout ça, l'université nous réclame les frais de scolarité du deuxième semestre" d'environ 1.350 euros, lâche-t-il amer. "Cette année nous a filé entre les doigts", se lamente Mayyada, pourtant des plus enthousiastes au début de la "révolte d'octobre".Les lendemains qui chantent ne sont jamais arrivés et, ajoute-t-elle, "tout ce qu'on fait aujourd'hui, c'est regarder Netflix", quand internet et l'électricité sont au rendez-vous, pour oublier le long confinement.
|
France Bleu Savoie rapporte qu'un incendie s'est déclaré à l'intérieur de la mairie d'Annecy (Haute-Savoie). Pour le moment, il n'y aurait aucun blessé.
|
Ce sont des images qui ont choqué tous les habitants de la ville d'Annecy (Haute-Savoie). Selon les informations de France Bleu Savoie, un feu d'origine accidentel se serait déclaré aux alentours de 12h40 jeudi 14 novembre sur une armoire électrique du troisième étage avant de s'étendre jusqu'au toit de l'établissement. La préfecture de Haute-Savoie, relayée par France 3, affirme qu'il n'y a pour l'instant aucun blessé à signaler. Tous les employés de la mairie ainsi que le reste des passants ont été évacués pour assurer leur sécurité et permettre l'intervention des pompiers. Une importante partie du toit a succombé aux flammes.
|
La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a proposé une hausse du tarif réglementé de l'électricité de 5,9%. Une augmentation que le gouvernement n'appliquera pas en période hivernale, a assuré ce mercredi 30 janvier le ministère de la Transition écologique et solidaire.
|
La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a proposé mardi 29 janvier une hausse de 7,7 % du tarif réglementé hors taxe de l'électricité, soit une hausse de 5,9 % toutes taxes comprises. Le tarif réglementé d'électricité, appliqué par EDF à environ 26 millions de foyers, est fixé selon une formule de calcul complexe, qui prend notamment en compte l'évolution du prix du marché de gros qui a augmenté ces derniers mois. Cette augmentation des tarifs, la plus forte de ces dernières années, entraînerait une hausse de 85 euros par an pour un foyer se chauffant à l'électricité et de 25 euros pour les autres ménages. La CRE, autorité administrative indépendante, consultera jeudi les fournisseurs et associations de consommateurs. Puis elle fera sa proposition au gouvernement le 7 février, qui a ensuite trois mois pour indiquer s'il suit ou non cette recommandation. Le gouvernement temporiseEn décembre, le Premier ministre Édouard Philippe s'était engagé à geler les hausses des tarifs de l'électricité et du gaz au 1er janvier 2019, l'une des mesures prises pour apaiser la crise des "gilets jaunes".Le ministère de la Transition écologique et solidaire a assuré ce mercredi que le gouvernement n'appliquera pas cette hausse en période hivernale. "Le gouvernement, comme la loi l'y autorise, n'appliquera pas ces hausses tarifaires", a réagi le ministère de la Transition écologique auprès de l'AFP. "Il fera ainsi usage des délais prévus par la loi afin de protéger les foyers français, notamment les plus modestes, d'une trop forte hausse (...) dans une période de consommation élevée", a-t-il précisé.Cette hausse "serait due principalement à une hausse des prix de marché de gros de l'électricité, ainsi qu'à une augmentation du prix des capacités électriques" a expliqué le ministère, qui rappelle que "la France reste l'un des pays où la hausse est la plus contenue et où l'électricité demeure la moins chère"Une hausse attendueCe qui ne signifie pas pour autant que cette augmentation ne s'appliquera pas aux beaux jours. Elle pourrait néanmoins être contenue grâce à plusieurs leviers : une baisse des taxes pour les fournisseurs (la contribution du service public de l'électricité est notamment ciblée), la possibilité pour les concurrents d'EDF d'acheter à un tarif régulé de l'électricité nucléaire au fournisseur public, ou encore le lissage de cette hausse, soulignent Les Échos. En décembre 2018, le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, avait affirmé sur RTL que le gel des tarifs décidé par le gouvernement devrait être compensé. "À un autre moment, il faudra que les comptes soient faits et que le coût de l'électricité soit traduit dans les factures", avait-il assuré.
|
C'est la plus belle pièce du casting du premier gouvernement de la présidence d'Emmanuel Macron. Jusqu'ici Nicolas Hulot avait toujours décliné le poste de ministre.
|
C'était pourtant pas faute de l'avoir sollicité, mais il avait toujours dit non à Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, puis François Hollande. Mais alors comment Emmanuel Macron a-t-il fait réaliser l'impensable et le faire changer d'avis ? Selon Paris Match, un homme serait à l'origine de ce duo inattendu : Matthieu Orphelin -ancien porte-parole de sa fondation et candidat La République en marche! en Maine-et-Loire pour les élections législatives. Le 12 mai, c'est lui qui aurait permis aux deux hommes de se rencontrer au QG d'Emmanuel Macron. "Hulot a souvent cette phrase : "Je suis là pour construire des ponts et pas pour creuser des fossés". Avec le dépassement des partis, l'occasion est toute trouvée", explique Matthieu Orphelin dans Paris Match avant de préciser que les deux hommes entretiennent une relation "privilégiée". Parmi les exigences du futur ministre de la Transition écologique et solidaire, garder les Transports, très polluants, sous la tutelle de son ministère. C'est à 11 heures le mercredi 17 mai, seulement quatre heures avant l'annonce du gouvernement, que l'accord entre l'ancien présentateur d'Ushuaïa et l'ancien ministre de l'Economie aurait été scellé.
|
Un plan sera présenté dans la semaine par le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.
|
Les plans de soutien se succèdent. Après l'automobile, l'aéronautique va être visé par le soutien de l'Etat. Jean-Baptiste Djebbari a déjà annoncé huit milliards d'euros pour ce "plan sectoriel de soutien". Avec trois objectifs: faire repartir le trafic aérien, s'assurer que les effets immédiats et massifs de la crise ont été amortis et relancer l'activité avec le but "d'en ressortir plus forts que nous n'y sommes entrés".En termes d'environnement par exemple, "cela veut dire que des groupes comme Airbus, Safran ou Thales soient en capacité de produire en 2027 l'avion hybride, en 2035 l'avion 'vert': c'est l'enjeu industriel des dix prochaines années et cela nécessite d'investir beaucoup maintenant pour être devant les Chinois, devant les Américains, dans dix ans".Cela nécessite aussi "d'avoir des contreparties fortes sur la localisation de l'emploi en France, en Europe, que nous leur demandons" (aux industriels), a-t-il ajouté.Emplois localisés"Il est évident que si l'Etat français, si l'Union européenne investit très fortement pour soutenir d'abord l'emploi, et ensuite se crée des avantages pour les dix ans qui viennent, nous demandons à ce qu'une partie de l'activité soit localisée, quand elle est nouvelle, ou relocalisée" quand c'est possible, et que l'industrie prenne des "garanties pour l'emploi", a affirmé Jean-Baptiste Djebbari.Etant donné que ce plan signifiera des investissements de "plusieurs milliards d'euros sur une durée assez longue", "nous allons demander de la visibilité à l'industrie" aéronautique, a-t-il ajouté, en lui demandant que sa nécessaire transformation permette de "localiser ou de pérenniser des emplois en France". Le plan comprendra "différents fonds de soutien" pour consolider l'industrie, dont l'un aura comme objectif de monter "à un milliard d'euros", a précisé le secrétaire d'Etat. Ces fonds serviront notamment pour "se prémunir de stratégies commerciales hostiles" en cours.Le secrétaire d'Etat a ainsi évoqué des "tentatives" de prises de contrôle de sociétés françaises, en difficulté et détenant des "compétences critiques", par des entreprises industrielles étrangères.
|
Il a rappelé que les hôpitaux sont bien souvent les premiers employeurs dans les territoires où ils sont implantés.
|
C'est une "grenade dégoupillée", que l'État doit désamorcer au plus vite. Le président LR de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, a estimé lundi 18 novembre que l'État devait reprendre la dette de l'hôpital. La gestion de la santé devrait également être partiellement transférée aux départements, selon lui.Alors que le gouvernement doit annoncer mercredi "un plan conséquent" et des "décisions fortes" pour les hôpitaux, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire s'est dit dimanche "ouvert" à une éventuelle reprise de leur dette, en soulignant la "nécessité (...) de leur donner les moyens de fonctionner bien". François Baroin a rappelé lundi sur Public Sénat l'importance des hôpitaux dans les territoires où ils sont "la plupart du temps le premier employeur public" et représentent "un bassin de vie extraordinaire qui nécessite psychologiquement d'être accompagné, à un point qu'on ne soupçonne pas".Face à la "grenade dégoupillée" de leur "dette de 30 milliards" d'euros, "une décision juste pourrait être la reprise en compte par l'État de cette structuration de la dette", une décision qui "ne réglera pas tout mais permettra de remettre à niveau" l'hôpital, a estimé M. Baroin. Il a souligné que le niveau de dette actuelle, "absolument considérable", équivalait aux "trois cinquièmes de la dette d'EDF tout cumulé".Il a par ailleurs plaidé pour, "non pas un big bang, mais quelque chose de plus profond et transférer une partie de la santé aux départements". Notant que ceux-ci déjà "s'occupent du RSA, de solidarité, des handicapés", il a souligné que "les véhicules législatifs pour favoriser l'investissement n'existent pas", alors que les départements sont souvent "sollicités pour payer un nouveau scanner, un plateau technique, aider à rénover les urgences"."C'est un problème culturel mais je pense qu'il faudra qu'on le mette dans le débat sur la loi de décentralisation", a-t-il ajouté, appelant à soutenir les départements qui souhaitent "investir massivement" dans la santé pour "être attractifs" dans ce domaine.M. Baroin s'exprimait alors que le congrès de l'AMF s'ouvre à Paris lundi, pour trois jours. Les élus locaux y attendent Emmanuel Macron mardi, dans une ambiance apaisée, malgré des désaccords avec l'exécutif.
|
Le Journal Du Dimanche a eu accès aux témoignages des personnes présentes le soir de la mort de Steve Maia Caniço à Nantes le 21 juin 2019. Ils n'épargnent pas les forces de police.
|
L'affaire Steve Maia Caniço est encore très loin d'être arrivée à son épilogue. Le JDD est parvenu à consulter les témoignages des nombreuses personnes présentes le 21 juin 2019 à l'occasion de la Fête de la musique à Nantes. Au total, 148 témoins ont exprimé leur version des faits sur les affrontements avec la police, des versions recueillies dès le lendemain par l'association locale Média'SonToutes.Si jouer de la musique était autorisé jusqu'à 4 heures du matin, un des sound system n'aurait pas respecté cette directive et aux alentours de 4h30, l'opération policière aurait débuté. 33 grenades lacrymogènes, 10 de désencerclement et 12 tirs de lanceurs de balles de défenses (LBD) ont alors été utilisés contre la foule, comme l'indique le rapport controversé de l'IGPN. Pour rappel, ce dernier stipule qu'aucun lien n'a été établi entre la disparition de Steve Maia Caniço et l'intervention des forces de police.La plupart des témoins décrivent un sentiment d'incompréhension. Face au simple non-respect d'un horaire, ils ne comprennent pas la violente réaction policière. « Leur rôle est d'assurer la sécurité, non d'orchestrer le chaos », estime l'un d'entre eux. « C'est encore douloureux dans mon esprit, j'ai vu des attaques violentes et gratuites dans ma vie, mais celle-ci était parfaitement infondée. Des matraques sur des gamins en tee-shirt, c'était terrifiant d'incompréhension, surréaliste. 'Disproportionnée' n'est pas le même terme adéquat », s'insurge un autre.Le JDD précise que 18 des 148 témoins affirment avoir vu des jeunes tomber dans le fleuve sans que les policiers ne s'en préoccupent. « Quand on est allés voir la police pour leur dire qu'il y avait des gens à l'eau, on s'est fait envoyer balader : 'Cassez-vous ou on vous embarque' », relate un témoin. Des dires confirmés par un autre : « On était une dizaine près de l'eau, on suivait un mec qui se débattait dans la flotte. On est allés voir les flics pour qu'ils nous aident, ils ont répondu texto : 'C'est pas notre boulot, c'est celui des pompiers' »Une communication inexistanteAu fur et à mesure de la lecture des récits consultés et retranscris par le JDD, c'est l'absence de communication qui ressort. Lorsqu'un fêtard vient demander les raisons de telles charges, le policier le prend de haut. Lorsque la question lui est à nouveau posée, il décide de le gazer « à moins de 30 centimètres » du visage. « Un CRS me dit alors de dégager de là. Mais je ne le vois pas, il me pousse. J'ouvre les yeux, il me gaze (par chance) l'autre œil », raconte-t-il. Certains CRS n'auraient pas hésité à provoquer la foule. « Je me suis fait violemment repousser par les forces de l'ordre en direction de la Loire. Je me suis aussi fait tirer dessus avec des grenades de désencerclement directement dans les pieds et me suis fait traiter de 'sale gaucho'», affirme un témoin. Dans l'affolement, certains passants repèrent une personne inconsciente. Ils lui viennent en aide malgré les affrontements qui les entourent. « On s'est fait gazer et nous avons dû nous-mêmes transporter le jeune homme dans le camion de la protection civile alors que le gaz nous brûlait la gorge. C'était irrationnel et dangereux », avoue l'un d'entre eux.De la violence dans les deux campsUne telle charge policière a fait monter les tensions. Si certains riverains ont fui vers le fleuve, d'autres ont choisi de se confronter aux forces de l'ordre. « On est tous pompettes, on est contents d'être là et les gars nous chargent pour une putain de dernière musique. Alors, ouais, les plus énervés, comme moi, on a foncé. Je ne le cache pas, on a lancé des bouteilles », confesse un témoin.Comme lors de chaque confrontation, il va falloir réussir à déterminer le degré de responsabilité de chaque camp. « Les gens ont commencé à courir dans tous les sens. J'imagine qu'ils ne comprenaient pas plus que nous ce qui était en train de se passer. Je précise que j'ai vu des projectiles envoyés sur les forces de l'ordre. Mais bien après leur intervention musclée », assure un des individus interrogés. L'enquête reste en cours pour déterminer les circonstances exactes de cette soirée au cours de laquelle Steve Maia Caniço a trouvé la mort. Le 3 juillet, 89 des témoins cités ont déposé une plainte collective pour « mise en danger de la vie d'autrui et violences volontaires par personnes dépositaires de l'autorité publique ».
|
Le Sénat a adopté mardi 2 juillet l'interdiction définitive de la fessée et de toutes les "violences éducatives ordinaires". Une loi principalement symbolique.
|
Après l'Assemblée, qui l'avait adoptée le 30 novembre 2018, les sénateurs ont à leur tour adopté la proposition de loi visant à interdire les "violences éducatives ordinaires". Derrière ce terme, se cache notamment la fessée, qui enflamme le débat public depuis des années. La France devient le 55e État à interdire ces violences faites aux enfants qu'elles soient de nature physique ou psychologique. La commission des Lois du Sénat a adopté, sans modifications, comme l'avait relevé la rapporteure Marie-Pierre de la Gontrie (PS)."Une loi pédagogique""L'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques", précise l'alinéa ajouté au Code civil, lu lors des mariages en mairie. Cette loi relève plutôt du symbole, puisque aucune amende ni sanction ne sont prévues si un parent est surpris en train de molester ou crier sur son enfant. "C'est une loi pédagogique, pas pénalisante", explique à 20 Minutes Gilles Lazimi, médecin, coordinateur des campagnes contre les violences éducatives ordinaires et membre de l'association StopVEO. Les responsables associatifs espèrent que le texte mette en lumière les dispositifs d'aide à l'enfance, et lève le flou qui pouvait entourer l'idée de seuil de violence tolérable dans l'éducation. "Tout coup porté est considéré comme une violence, conclut le médecin au quotidien. Mais on sait très bien que ce changement mettra du temps à s'installer."
|
Après le spectaculaire déboulonnage d'une statue de marchand d'esclaves à Bristol, les protestations antiracistes apparues au Royaume-Uni à la suite de la mort de George Floyd ne s'arrêtent pas là et visent les autres symboles du passé colonialiste du Royaume-Uni.
|
Dans la ville universitaire d'Oxford, des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi soir - pendant les funérailles de l'Afro-américain asphyxié par un policier blanc aux Etats-Unis - au pied d'une statue de Cecil Rhodes, magnat minier et homme politique colonisateur, actif notamment en Afrique du Sud au 19e siècle.Ils ont scandé "Faites la tomber!" et "Décolonisez" avant de se recueillir en silence, assis et poings levés, face au monument."Cette statue représente un état d'esprit colonial", a estimé Sylvanus Leigh, 44 ans, interrogé par l'AFP, qui préfèrerait voir un monument en hommage à l'archevêque noir sud-africain Desmond Tutu, prix Nobel de la paix. En 2016, des rassemblements similaires avaient déjà été organisés à l'appel du collectif "Rhodes must fall" ("Rhodes doit tomber"), sans succès: l'Oriel College avait décidé de conserver la statue qui orne la façade d'un bâtiment de la faculté.La présidente du conseil municipal d'Oxford, Susan Brown, a indiqué avoir demandé à l'université de retirer la statue, jugeant que "des actes symboliques sont parfois importants"."Il est temps pour un franc débat national sur l'héritage du colonialisme en Grande-Bretagne", a tweeté la députée travailliste d'Oxford, Layla Moran, favorable au déboulonnage de la statue de Cecil Rhodes, un "suprémaciste blanc qui ne représente pas les valeurs d'Oxford en 2020".Le débat sur le passé colonial du Royaume-Uni n'est pas nouveau et le pays fait l'objet de pressions de longue date pour restituer des oeuvres célèbres, comme les frises du Parthénon d'Athènes, exposées au British Museum de Londres.La colère a redoublé depuis la mort de George Floyd. Dimanche, c'est la statue d'Edward Colston, marchand d'esclaves de la fin du 17e siècle qui a financé de nombreuses institutions de Bristol, dans le sud-ouest de l'Angleterre, qui est tombée de son piédestal, et a été jetée à l'eau par des manifestants.- "Epoque révolue" -Dans un message vidéo, le Premier ministre Boris Johnson a dit "comprendre" les manifestants, la mort de George Floyd ayant "réveillé une colère et un sentiment indéniable d'injustice". Mais il a condamné ceux qui "enfreignent la loi, attaquent la police et vandalisent des monuments publics".Ce combat fait des émules ailleurs aussi au Royaume-Uni. A Londres, la statue du marchand esclavagiste Robert Milligan (17-18e siècle) va être enlevée dans le quartier des Docklands "dès que possible", a annoncé mardi Canal and River Trust, l'organisme gérant les voies navigables du pays. Au Pays de Galles, des campagnes ont été lancées contre les monuments rendant hommage à un général de l'armée britannique qui avait combattu lors des guerres napoléoniennes, Thomas Picton, tristement célèbre pour son traitement des esclaves dans les Caraïbes.A Edimbourg, en Ecosse, la statue de l'homme politique Henry Dundas, qui a oeuvré pour retarder l'abolition de l'esclavage, pose question.Comme à Oxford, des élus locaux de Cardiff et Edimbourg se sont prononcés en faveur du retrait de ces monuments.Pour le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, les manifestants ont mis en lumière "à juste titre" le manque de diversité dans l'espace public. "Nos statues, les noms de nos routes et de nos espaces publics reflètent une époque révolue (...), ça ne peut plus continuer", a-t-il déclaré dans un communiqué, annonçant la création d'une commission pour y remédier.Dans la capitale, la statue de l'ancien Premier ministre conservateur et héros de la Seconde Guerre mondiale Winston Churchill, dont divers propos sur les questions raciales avaient suscité la controverse, a été prise pour cible durant le weekend. L'inscription "Etait un raciste" a été apposée sous son nom sur le socle, provoquant des réactions indignées dans la classe politique et la presse conservatrice.A quelques pas de là, c'est au pied d'une autre statue, celle du héros de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, Nelson Mandela, que des manifestants se sont rassemblés mardi soir en hommage à George Floyd. Ils se sont rendus ensuite à Downing Street en scandant "Non à la police raciste".Quant au monument de Bristol, l'artiste Banksy, originaire de la ville, a proposé de la remettre sur son socle et d'y adjoindre des statues de bronze des manifestants la déboulonnant.
|
La "sédation profonde et continue" prévue par la loi française est insuffisante, selon un médecin belge.
|
Pour ce médecin belge, ses collègues français ont un discours "hypocrite" quant à l'euthanasie. Dans une interview donnée au Parisien, dimanche 16 septembre, Yves de Locht confie qu'il pratique de plus en plus d'euthanasies pour des patients français et estime que la loi française n'est pas adaptée."J'ai pratiqué une cinquantaine (d'euthanasies) depuis 2005, dont une majorité sur des citoyens français, qui n'y avaient pas droit en France, explique-t-il De plus en plus de Français demandent à mourir en Belgique." Évoquant des "sujets très difficiles", Yves de Locht précise que, selon la loi belge, "il faut une demande écrite du patient, que la maladie ou les conséquences d'un accident soient graves et incurables, certifiées par des documents de médecins, et, enfin, que le patient ait des souffrances physiques ou psychiques non apaisables". "Il y a des gens qui ont la maladie de Charcot, d'autres des souffrances terribles liées par exemple à des cancers et qui n'en peuvent plus, poursuit-il. La plupart du temps, ils se sont vus répondre par leur médecin en France : 'il faut tenir, accepter la douleur'. Je trouve que c'est un discours hypocrite."Un jugement sévère, que Yves de Locht assume. "Qui sommes-nous, médecins, pour savoir mieux que le malade peut encore attendre avec des pareilles souffrances ? Pourquoi les laisser endurer ces maux ? Mais que feraient ces médecins à la place de ces malades ? Pourquoi ne pas laisser les gens décider librement de leur fin de vie ?" Pourtant, il lui arrive de refuser "des dossiers qui sont mal étayés" par les avis d'autres médecins.Interrogé sur le droit à "une sédation profonde et continue", prévue en France par la loi Leonetti-Claeys, Yves de Locht estime que "c'est une fausse avancée qui ne satisfait pas grand monde." D'abord, explique-t-il, un médecin peut empêcher le processus, s'il estime que les conditions nécessaires ne sont pas réunies. Sans compter que "cette sédation peut durer quinze jours sans que le patient puisse s'alimenter, ni boire... Cela peut provoquer des souffrances."
|
La police marocaine a annoncé avoir saisi samedi près de six tonnes de résine de cannabis ainsi que des armes au Sahara occidental (sud), lors d'une opération qui a permis l'interpellation de quatorze personnes.
|
"Les recherches et perquisitions menées dans une zone saharienne à environ 30 kilomètres de Laayoune (ville principale du Sahara occidental, NDLR) ont permis la saisie d'une kalachnikov, de 66 balles, d'un fusil de chasse et de 114 cartouches, en plus de 216 plaquettes de drogues d'un poids total d'environ 5,8 tonnes", a indiqué dans un communiqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).Il n'a pas précisé la destination supposée de la drogue saisie.L'opération a permis l'interpellation de "quatorze individus, dont un Mauritanien et un Sénégalais, soupçonnés de liens avec un réseau criminel actif dans le trafic international de drogues et de psychotropes", est-il précisé dans le communiqué."Les opérations de perquisitions et de ratissage ont également permis de découvrir chez les suspects des armes blanches de différents calibres, une bombe de gaz lacrymogène, une paire de jumelles, deux téléphones satellitaires, un dispositif de géolocalisation, une fausse plaque d'immatriculation et trois véhicules 4x4, en plus de sommes d'argent en devises nationale et internationales soupçonnées de provenir du trafic international de drogues", a ajouté la DGSN.La police marocaine annonce régulièrement la saisie de plusieurs tonnes de cannabis, à destination de l'Europe, dans le nord du pays. Le Maroc est l'un des principaux pays producteurs de cannabis au monde, cultivé principalement dans la région montagneuse du Rif (nord). Les autorités assurent lutter contre cette production.En 2019, quelque 179 tonnes de cannabis ont été saisies dans ce pays d'Afrique du nord, selon un bilan officiel.La question du statut du Sahara occidental, ex-colonie espagnole majoritairement sous contrôle marocain, toujours classé "territoire non autonome" par l'ONU en l'absence d'un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes du Polisario, soutenus par l'Algérie.
|
"Il faut arrêter le massacre", lance aux forces de l'ordre un CRS à la retraite qui, dans une vidéo populaire sur Facebook, se dit "horrifié" par les violences policières commises à l'encontre des "gilets jaunes".
|
La lutte contre les violences policières a un nouvel allié remarqué sur les réseaux sociaux. Christian Garcia, un ancien CRS de Montauban à la retraite, connaît un certain succès sur Facebook après avoir publié une vidéo dans laquelle il dénonce le comportement des forces de l'ordre dans les manifestations des "gilets jaunes". "Il faut arrêter le massacre ! Où allez-vous, les gars ?", lance-t-il face caméra, dans ce clip d'un peu moins de deux minutes publié le 16 janvier."Je suis horrifié, ça ne peut plus aller. (...) Nous avons eu, à l'époque, de grosses situations de maintien de l'ordre. Jamais nous n'avons eu des blessés comme ceci", poursuit Christian Garcia, interpellant directement les forces de l'ordre au sein desquels il a exercé durant "plus de trente ans". Il dit d'ailleurs comprendre les policiers et les gendarmes, mais leur "demande d'être lucide et tout simplement républicain" face aux manifestants. "Vous avez des gosses, des retraités, des femmes en face. (...) Vous dépassez la mesure", s'inquiète-t-il.Cette vidéo a été publiée sur le compte Facebook du la fédération du Tarn-et-Garonne du Parti communiste français. Christian Garcia y est d'ailleurs présenté comme un "militant syndicaliste CGT et communiste". Dans les colonnes de La Dépêche du Midi, l'homme affirme qu'il n'est "pas un gilet jaune" et qu'il "ne cautionne ni les casseurs car ce ne sont pas des manifestants, ni les forces de l'ordre qui frappent pour le plaisir".Castaner reconnaît des blessés liés au flash-ballChristian Garcia prend aussi position sur l'usage controversé des lanceurs de balle de défense (LBD), qui ont occassionné des blessures importantes parmi les manifestants. "Ils ont été inventés pour se dégager d'une situation d'encerclement, et a priori ce sont les CRS qui encerclent les manifestants, ils n'ont pas le droit de se servir de ces armes".Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a admis mardi 22 janvier, devant les députés de la commission des Lois de l'Assemblée nationale, que "des manifestants ont été blessés par l'utilisation des armes de défense de la police ou de la gendarmerie dans le cadre de leur utilisation" et que "quatre personnes ont des atteintes graves à la vision". Selon un décompte de Libération, au moins 79 personnes blessés après un tir de LBD par les forces de l'ordre. D'après ce même bilan, quinze de ces victimes ont perdu un oeil.
|
L'autoritaire président bélarusse Alexandre Loukachenko a promis mardi de défendre coûte que coûte la stabilité de son régime, accusant Russie et opposition de vouloir orchestrer "un massacre" avant la présidentielle de dimanche, un scrutin très contesté.
|
Jamais en 26 ans, le chef de l'Etat n'avait fait face à une telle situation: des foules très importantes sortent dans les rues pour soutenir la candidature de Svetlana Tikhanovskaïa, une prof d'anglais de formation de 37 ans, encore inconnue du public il y a quelques mois.Parallèlement, il s'est brouillé avec le grand-frère russe, accusé plus ou moins directement de soutenir ses détracteurs, de vouloir faire de Minsk un vassal, et d'avoir déployé à ces fins des mercenaires de l'opaque groupe militaire privé Wagner, réputé proche du Kremlin.Lors d'un discours à la nation devant le gratin politique, social et diplomatique, le chef d'Etat de 65 ans a soutenu que son pays demeurait grâce à lui un "endroit calme au coeur de l'Eurasie", alors que la planète était menacée de chaos.Puis, transpirant à grosses gouttes, il a dénoncé "une tentative évidente d'organiser un massacre au centre de Minsk", la capitale de cette ex-république soviétique de 9 millions d'habitants.Une référence à l'arrestation la semaine dernière de 33 "combattants" russes présentés comme des membres de Wagner, organisation accusée d'envoyer des mercenaires combattre dans des zones où la Russie ne veut pas intervenir officiellement.Les enquêteurs bélarusses avaient d'ores et déjà accusé ceux-ci d'avoir travaillé main dans la main avec l'opposition pour orchestrer des émeutes à l'occasion du scrutin de dimanche."Nous ne vous abandonnerons pas le pays. L'indépendance, ça coûte cher, mais elle en vaut le coût", a encore lâché M. Loukachenko.Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, a reçu mardi l'important "soutien complet" de l'armée pour la présidentielle face aux "tentatives d'ingérence" et de "déstabilisation".Le Bélarus a d'ailleurs lancé mardi des exercices militaires impliquant aviation, défenses anti-aériennes et des réservistes, qui doivent se poursuivre jusqu'à la semaine prochaine. - "Pauvres nanas" -Moscou a rejeté l'ensemble des accusations bélarusses, affirmant que les Russes arrêtés n'étaient qu'en transit. La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a encore dénoncé mardi un "spectacle" monté par Minsk autour des 33 hommes, "coupables de rien".La défense de Moscou a été qualifiée de "mensonges" par le président bélarusse, qui a aussi soutenu qu'une "autre unité" combattante avait été envoyée dans le sud du pays et juré de "la pourchasser dans les forêts pour l'attraper".Alexandre Loukachenko s'en est également pris au trio d'opposantes qui lui font face.Svetlana Tikhanovskaïa s'est en effet alliée à deux autres femmes : Veronika Tsepkalo, la femme d'un opposant en exil, et Maria Kolesnikova, la directrice de campagne de Viktor Babaryko, un ancien banquier emprisonné alors qu'il souhaitait se présenter."Ces pauvres nanas (...) elles ne comprennent rien de ce qu'elles disent, de ce qu'elles font", a-t-il affirmé, ajoutant : "on ne dirige pas un pays en sortant de nulle part".Mme Tikhanovskaïa a réussi le tour de force, dans un pays qui n'a jamais vu d'opposition forte émerger, de réunir des foules lors de ses meetings, appelant les Bélarusses à ne plus avoir peur de la répression.Elle a remplacé en mai dans la course à la présidence son mari, un video-blogeur en vue, arrêté alors qu'il gagnait en popularité. - Vote anticipé contesté -En cas de victoire, elle a promis la libération "des prisonniers politiques", une réforme constitutionnelle et de nouvelles élections.Le discours de M. Loukachenko intervenait le jour de l'ouverture des urnes au vote anticipé des électeurs qui ne peuvent se déplacer dimanche.L'opposition craignant que cela ne facilite les fraudes. Svetlana Tikhanovskaïa a appelé ses partisans à ne voter que dimanche, de préférence en fin de journée pour éviter les manipulations. Elle a également appelé ses soutiens à porter un bracelet blanc pour faciliter le décompte de ses électeurs par ses observateurs.L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ne sera pas présente pour observer le vote, une première depuis 2001, faute d'avoir reçu une invitation officielle à temps.Les autorités bélarusses ont par ailleurs justifié un nombre réduit d'observateurs électoraux nationaux par l'épidémie de coronavirus.
|
Des singes ont dévalisé un soignant près de New Delhi et se sont emparés d'échantillons de tests sérologiques pour le Covid-19, suscitant la crainte que les primates, qui se livrent fréquemment au pillage, ne contribuent à propager le nouveau coronavirus.
|
Les singes se sont emparés de trois échantillons cette semaine à Meerut, près de New Delhi, avant de s'enfuir et de grimper sur des arbres à proximité. L'un d'eux a machouillé son butin.Mais les échantillons, découverts plus tard, n'ont pas été endommagés, a déclaré vendredi à l'AFP le directeur de la faculté de médecine de Meerut Dheeraj Raj, après que des images du vol sont devenues virales sur les réseaux sociaux."Ils étaient encore intacts et nous ne pensons pas qu'il y ait un risque de contamination ou de propagation", a déclaré M. Raj.Les trois personnes dont les échantillons sanguins ont été volés par les singes ont subi de nouveaux tests.Le nouveau coronavirus a été détecté chez des animaux, bien que le risque de transmission de l'animal aux humains ne soit pas confirmé.Les autorités indiennes sont en permanence confrontées au problème des singes voleurs, qui dérobent de la nourriture ou même des téléphones portables.Dans de nombreuses zones rurales, les agriculteurs, dont les récoltes sont pillées par des bandes de singes, ont demandé l'intervention des autorités locales pour contrôler leur population.Les autorités municipales de New Delhi ont eu recours à des singes langurs à longue queue pour affronter et repousser d'autres singes, plus petits, des abords du parlemen indien.En Inde 175 nouveaux décès dus au Codiv-19 ont été enregistrés en 24 heures, portant vendredi le bilan des morts à un total de 4.706, selon les chiffres officiels.L'Inde, pays très vulnérable à la propagation du nouveau coronavirus avec ses mégapoles surpeuplées et son système de santé défaillant, a enregistré des nombres records de nouveaux cas au cours des derniers jours.
|
Le piédestal de la statue du général Faidherbe, en plein centre de Lille, a été tagué dimanche des mots "colon" et "assassin" inscrits en rouge, au lendemain d'une manifestation visant à réclamer son retrait de l'espace public, a constaté une journaliste de l'AFP.
|
S'étalant sur la face avant, sur une large partie du socle, le graffiti recouvrait dimanche soir les éléments biographiques inscrits au pied de la statue. Sur les autres faces, les mots "Sénégal", "Algérie" et "Kabylie" étaient écrits en blanc, territoires où le général Faidherbe a participé aux campagnes coloniales au XIXe siècle."La dégradation (...) a été constatée ce jour par les forces de l'ordre. La mairie a été sollicitée pour procéder à l'effacement des inscriptions. Une enquête est en cours", a indiqué la préfecture du Nord à l'AFP.Samedi après-midi, entre 200 et 300 personnes avaient manifesté face à cette statue, située non loin de la préfecture, pour réclamer le retrait de l'espace public "de ce symbole du colonialisme, violent et raciste". Pour ses défenseurs, Louis Faidherbe (1818-1889), né à Lille et qui a fini sa carrière comme sénateur socialiste du Nord, est avant tout une figure militaire qui a préservé la région de l'invasion prussienne en 1870. Mais il a participé à la colonisation de plusieurs pays "dans des conditions extrêmement violentes, en se targuant de brûler des villages, et a développé toutes sortes de théories racistes", avait plaidé samedi le collectif "Faidherbe doit tomber".Ces dernières semaines, la France, comme d'autres pays européens, a été saisie par le mouvement d'inspiration américaine contre les monuments jugés racistes, liés à l'histoire coloniale française ou à la traite négrière.
|
Le député d'Ille-et-Vilaine était poursuivi pour abus de confiance au préjudice d'une association d'insertion professionnelle qu'il présidait jusqu'à son élection en 2017.
|
Poursuivi pour abus de confiance, le député de La République en marche (LREM) Mustapha Laabid a été condamné ce mardi 6 août à six mois de prison avec sursis, trois ans d'inéligibilité et 10.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Rennes. Le parquet avait requis en juin dernier six mois de prison avec sursis et cinq ans d'inéligibilité.L'élu d'Ille-et-Vilaine est accusé d'avoir utilisé à des fins personnelles des fonds du collectif Intermède, association d'insertion professionnelle dans les quartiers défavorisés, financée uniquement par subventions publiques, qu'il présidait jusqu'à son élection en 2017. Une enquête avait été ouverte à la suite d'un signalement, en octobre 2017, de Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy. François de Rugy vraiment blanchi ?par BFMTV Le montant du préjudice s'est élevé à 21.545 euros, selon le tribunal, qui a estimé que "ces détournements apparaissent comme conséquents". M. Laabid ne peut invoquer de simples "erreurs de gestion", selon le tribunal qui a souligné "la régularité des détournements" avec une "intention frauduleuse"."Je n'ai jamais fait de courses personnelles sur le compte de l'association", s'était d'abord défendu le député de 50 ans lors de son procès, assurant que chaque dépense était liée à un événement de l'association, avant de reconnaître qu'il avait pu y avoir des "négligences dans la gestion", citant notamment l'achat d'articles de sport. Il avait par ailleurs assuré s'être servi de la carte de l'association lors de ses vacances en famille à Marrakech car sa carte personnelle ne "passait pas" et avoir remboursé par la suite l'association.
|
Subsets and Splits
No community queries yet
The top public SQL queries from the community will appear here once available.