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Selon l'étude, la contamination est la même selon les zones d'origine de ces aliments ou les méthodes de production (pêche ou élevage), ce qui révèle l'omniprésence de plastique dans les océans.
Du plastique dans les océans, mais aussi dans nos assiettes de fruits de mer. Selon une étude réalisée par le magazine Que choisir et publiée mardi 28 août, deux tiers des produits issus de la mer contiennent des particules de microplastiques. Pour réaliser cette étude, le magazine a testé près de 102 échantillons de trois produits différents : des mollusques, des crustacés, mais aussi du sel. Et le résultat fait froid dans le dos. Près de 71 % des mollusques contiennent des particules de plastique inférieures à 5 millimètres ainsi que 66 % des sels et des crustacés. Selon l'étude, les chiffres sont les mêmes selon les zones d'origines de ces aliments ou les méthodes de production (pêche ou élevage). Une conclusion qui révèle la présence de plastique dans tous les océans.Des risques pour "la croissance, la reproduction et le fonctionnement hormonal"Selon Que choisir, la présence de particules de microplastiques dans nos aliments "perturbent la croissance, la reproduction et le fonctionnement hormonal", explique le magazine qui s'appuie sur plusieurs études. Mais plus grave encore, ces microplastiques sont parfois porteurs d'éléments toxiques, comme des phtalates, des retardateurs de flammes ou encore du bisphénol A.Pour limiter ce drame écologique, le magazine rappelle quelques règles simples comme ne plus utiliser des produits en plastiques à usage unique comme les pailles ou les cotons-tiges, ne pas sur-emballer ces produits alimentaires ou utiliser des cabas en tissus plutôt que des poches en plastique.
Dans un entretien à RTL, le chef de l'État a réaffirmé ce lundi sa volonté de poursuivre les réformes engagées mais en "prenant le temps, en choisissant son rythme et en étant respectueux et à l'écoute".
Réforme des retraites, crise des urgences, laïcité... Emmanuel Macron est revenu ce lundi 28 octobre dans un entretien à RTL sur plusieurs points chauds de l'actualité politique. Le chef de l'État s'est notamment montré ferme sur les mobilisations à venir contre la réforme de retraite, a haussé le ton contre le communautarisme musulman et promis des moyens pour les urgences. L'occasion également pour le chef de l'État de faire une introspection à mi-mandat de son quinquennat. A-t-il changé ? "J'ai peur que énormément de gens aient dit 'j'ai changé'. On n'est jamais tout à fait le même, parce que la vie nous forge, vous bouscule et vous apprend. Enfin on n'est jamais tout à fait un autre non plus. Je ne peux pas vous dire que je suis un autre homme", a-t-il expliqué à RTL à bord de l'avion présidentiel, de retour de Mayotte et La Réunion. "J'ai appris qu'à vouloir faire bouger les choses avec impatience, énergie, parce que c'est ce qui me caractérise, j'ai parfois blessé des gens ou donné le sentiment que je voulais changer le pays contre les Français eux-mêmes", a néanmoins reconnu Emmanuel Macron, souvent considéré comme le "président des riches", tout en assurant :"C'est l'inverse de ce que je veux faire". "J'ai compris, pris sur moi, et ce que je veux faire maintenant, ce n'est absolument pas d'arrêter les transformations et la vision que je porte - il y aura toujours des gens qui seront contre, c'est normal, qui ne veulent pas entendre et qui s'opposeront", a-t-il dit. Mais, a ajouté le président, il faut davantage les "partager, expliquer à nos concitoyens pourquoi on en a besoin, quelle place ils ont à jouer dans ces transformations. Ça passe par plus de présence sur le terrain, plus d'écoute, plus d'humanité, de respect"."Pas de regrets ni de remords""J'ai beaucoup appris et je n'en tire pas la conclusion qu'il faudrait arrêter de bouger, et (que) maintenant en quelque sorte, (il faudrait) courir après les gens pour colmater les plaies, non. Je garde le même niveau d'ambitions. Je dirais même qu'il est redoublé", a-t-il affirmé. "Mais qu'il faut le faire en prenant le temps, en choisissant son rythme et en étant respectueux et à l'écoute", a-t-il insisté. Emmanuel Macron s'est dit "profondément marqué" par le "moment de spasmes très forts" des "gilets jaunes", "qui n'est pas innocent". "J'ai mes cicatrices et je les frotte de manière régulière pour ne pas les oublier. Pour moi", a-t-il assuré.Pour autant, il affirme ne pas avoir "de regrets ou de remords. Ce n'est pas mon tempérament". Le chef de l'État n'entend par ailleurs pas ralentir le rythme des réformes : "Je suis convaincu après presque ces deux années et demi que le temps passe formidablement vite, et donc on n'a pas le droit de le perdre", a-t-il martelé.
Comment les Sardines passeront-elles le cap de la pandémie? L'Italie les a vues naître en novembre, pourfendant le discours "d'exclusion" d'une extrême droite très influente. Après la pause forcée du virus, ce mouvement spontané assure s'être "structuré" pour batailler de plus belle contre la Ligue.
Comme nombre d'Italiens, les militants de ce mouvement de jeunesse ont subi ce printemps les effets dévastateurs de la crise sanitaire et de son cortège de mises en chômage partiel, de pertes d'emplois ou de faillites.Ils aussi ont dû se soumettre au confinement, qui a stoppé net leur fulgurante ascension dans le paysage politico-médiatique après leur éclosion à Bologne, le 14 novembre. Ce jour-là, le mouvement lancé par quatre trentenaires inconnus avait réuni près de 14.000 personnes pour faire obstacle à Matteo Salvini, le chef de la Ligue (extrême droite), aux élections régionales de fin janvier en Émilie-Romagne (Nord), bastion de la gauche.Après avoir fait éclaté son alliance avec le Mouvement 5 Étoiles (M5S, antisystème), début août, M. Salvini voulait utiliser ce scrutin comme marchepied pour provoquer la chute de la nouvelle coalition au pouvoir entre M5S et le Parti démocrate (centre-gauche) et renvoyer les Italiens aux urnes.Mais ce fut au contraire un succès pour les Sardines: l'Emilie-Romagne n'est pas tombée et les experts n'ont pas manqué, au soir de la victoire de la gauche, de souligner combien l'aide du jeune mouvement, et ses rassemblements festifs à travers l'Italie, avait pesé dans la balance.- "Piège de la précipitation" -Quid aujourd'hui de cette euphorie initiale, qui a draîné des milliers d'Italiens de tous âges dans la rue?"Les Sardines sont apparues à l'occasion d'une circonstance exceptionnelle, alors qu'un fief de la gauche pouvait être remporté par Matteo Salvini, ce qui a tout de suite donné un grand écho à leur action", décrypte pour l'AFP le politologue Gianfranco Pasquino. "Il n'est n'est pas sûr que de telles conditions se reproduisent. Et après une première phase de mobilisation, il faudra passer à la deuxième, plus délicate, de la structuration", ajoute-t-il.Confinement oblige, les Sardines ont dû desserrer leurs rangs, faire une pause forcée mise à profit pour élaborer leur "manifeste des valeurs", feuille de route en douze points censée leur permettre d'aborder cette nouvelle phase de leur jeune histoire."On est tombé dans le piège précipitation", a expliqué récemment sur un plateau de télévision, Mattia Santori, l'un des co-fondateurs du mouvement."Puis il y a eu ce confinement qui nous a enlevé notre carburant. Et aussi l'écueil du web qui a fait de nous une sorte de liste de gauche s'exprimant sur tout, tout le temps, ce qui n'est pas la bonne manière de faire de la politique", a analysé M. Santori. - "A la solde de personne" -"C'est pourquoi nous disons à présent qu'il faut repartir des douze points du manifeste qui est en quelque sorte un récipient que ceux qui le souhaitent pourront remplir", a ajouté le jeune économiste de 32 ans qui promet que les Sardines "ne seront jamais un parti".Rejet de la violence "physique, verbale ou digitale", respect de la Constitution, promotion de la citoyenneté comme "antidote à l'indifférence et comme résistance aux populismes, souverainismes, individualismes et personnalisations de toutes sortes" figurent dans le manifeste qui servira désormais de boussole aux Sardines."Il nous fallait clairement définir nos idées, car nous sommes un mouvement populaire, au plus près des gens, progressiste, écologiste", assure à l'AFP Lorenzo Donnoli, 28 ans, l'un des porte-paroles nationaux du mouvement. "Ceux qui veulent nous suivre doivent adhérer à ces valeurs pour organiser des événements politiques ou culturels sur le territoire", souligne le jeune homme.Aux détracteurs qui accusent les Sardines d'être "téléguidées" par le Parti démocrate (gauche) pour s'attirer le vote de la jeunesse, M. Donnoli rétorque qu'elles sont "un mouvement spontané qui n'est à la solde de personne et qui, de ce fait, dispose d'une grande liberté de parole et d'action".Faisant appel à la bonne volonté de ses sympathisants, le mouvement a parfois eu recours au financement participatif pour organiser certains de ses rassemblements.Elles réclament aussi la baisse du train de vie des élus, un revenu de subsistance pour les travailleurs précaires de la nouvelle économie numérique.Leurs prochain rendez-vous sont les élections régionales prévues en septembre dans une demi-douzaine de régions, pour "faire barrage à l'extrême droite".Contacté par l'AFP, le service de presse de la Ligue n'a pas souhaité faire de commentaire.
Les médicaments anti-Alzheimer, dont l'intérêt médical est présenté comme "insuffisant" par la Haute autorité de santé (HAS), devraient être "très prochainement" déremboursés, selon la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Une décision "infondée et dangereuse" pour l'association France Alzheimer.
"Je devrais dans les jours qui viennent annoncer effectivement le fait que nous suivons les recommandations de la Haute Autorité de santé", a déclaré la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ce lundi 28 mai sur RTL. "La date n'est pas fixée mais nous allons vers un déremboursement"."Insuffisamment efficaces par rapport aux risques d'effets secondaires"Quatre médicaments (Aricept, Ebixa, Exelon, Reminyl) et leurs génériques traitent les symptômes d'Alzheimer. Ils sont remboursés à hauteur de 15% par l'Assurance maladie, ce qui lui a coûté quelque 90 millions d'euros en 2015. La commission de transparence de la HAS, qui évalue les traitements en vue de leur remboursement, avait jugé en octobre 2016 que toutes ces spécialités avaient "un intérêt médical insuffisant pour justifier leur prise en charge". La ministre de la Santé de l'époque, Marisol Touraine, s'était refusée à décider d'un déremboursement. Vendredi, la Haute Autorité de santé (HAS) avait publié des recommandations sur la prise en charge des malades de type Alzheimer. Dans le "parcours de soins et d'accompagnement" préconisé, les médicaments sont absents.Signe de l'imminence de l'annonce d'Agnès Buzyn, la HAS vient d'évaluer une nouvelle fois l'ensemble de ces médicaments. Et selon des documents mis en ligne sur son site vendredi, cette réévaluation confirme l'avis de 2016 : tous sont insuffisamment efficaces par rapport aux risques d'effets secondaires."Efficaces sur les symptômes de la maladie"L'association France Alzheimer a fait part de sa colère lundi, avant même l'annonce de la ministre. Elle "prend acte de cette décision. Pour autant, elle l'estime infondée et dangereuse". "Il semblerait (...) que dans la balance économique, la qualité de vie des personnes malades et de leurs proches ne pèse pas très lourd", a-t-elle déploré dans un communiqué, avant même que la ministre ne s'exprime."Si derrière le terme efficace, on entend guérir la maladie, bien entendu, ils ne le sont pas et ne l'ont jamais été. Par contre, si l'on parle d'un effet sur les symptômes des personnes malades, alors oui, ces médicaments sont efficaces", juge France Alzheimer. Selon l'association, "le déremboursement entrainerait une iniquité entre les familles les plus aisées et les plus démunies". "Au-delà de la question de l'efficacité, la prescription des médicaments participait grandement à maintenir un lien thérapeutique entre le médecin et le patient", fait-elle valoir.
Fraîchement nommé Premier ministre, il va devoir se frotter aux organisations syndicales. Alors que le nouveau gouvernement est attendu lundi 6 juillet, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger appelle Jean Castex à une "logique de dialogue", et dénonce une "forme de maltraitances des organisations syndicales à certains moments du quinquennat".
Chômage, réforme des retraites, emploi des jeunes, pauvreté... Laurent Berger appelle Jean Castex à une "logique de dialogue" avec les organisations syndicales. Sinon "on va regarder les trains passer" a-t-il averti. Le secrétaire général de la CFDT a réagi ce lundi sur LCI à la nomination du nouveau Premier ministre. "Le rôle d'un syndicaliste, c'est de faire avec les interlocuteurs qui sont devant lui", a rappelé Laurent Berger, en attendant la composition du gouvernement prévue dans la journée de lundi. "Je ne connais pas beaucoup le personnage, on verra", a-t-il ajouté, notant que "de fait, c'est un homme de droite, c'est quelqu'un qui vient d'un territoire rural". Le responsable syndical a également dénoncé une "forme de maltraitance des organisations syndicales à certains moments du quinquennat", interrogeant sur le fait d'"avoir enfin une prise en compte du poids des organisations syndicales dans ce pays". "La vraie question de la rentrée, c'est l'emploi""Je souhaite, moi, que ce nouveau Premier ministre soit dans une logique de dialogue, qu'il organise une conférence sociale et écologique telle que nous la demandons pour mettre les sujets sur la table", a-t-il avancé, énumérant "la question de l'assurance-chômage, la question de l'emploi, de l'emploi des jeunes, de la pauvreté, de la transition écologique (...) du plan de relance". S'il n'y a pas de dialogue et les les représentants syndicaux regarderont les "trains passer", "il n'y a rien qui changera", a encore averti Laurent Berger. Interrogé sur le dossier de la réforme des retraites, que Jean Castex a dit vouloir régler à court terme, M. Berger, comme son homologue de la CGT Philippe Martinez la veille, a estimé qu'il n'y avait "pas à traiter de la question des retraites maintenant, ce n'est pas le moment", alors que "la vraie question de la rentrée, c'est la question de l'emploi".Un peu plus tôt sur RMC, le secrétaire général de FO Yves Veyrier s'était exprimé sur le sujet en des termes très proches. "Ce n'est pas le moment de remettre de la tension, du conflit", alors même que "les suppressions d'emplois tombent par milliers", a-t-il dit, jugeant que le sujet des retraites, "c'est de la nitroglycérine".
Le pic des bouchons a été atteint vers 12h samedi 18 juillet, pour le 3e week-end de départs en vacances. C'est équivalent à l'année dernière, mais moins que la semaine dernière et ses 955 km de bouchons.
Il y a encore du monde sur les routes pour ce troisième week-end de départs en vacances. Jusqu'à 641 km de bouchons cumulés ont été relevés samedi 18 juillet sur les principaux axes routiers au plus fort du trafic, la journée étant classée rouge dans le sens des départs par Bison Futé.Ce pic de ralentissements, nettement inférieur aux 955 km relevés samedi dernier, a été atteint vers 12h et est équivalent à celui de l'an dernier à pareille époque, a indiqué l'organisme d'information routière dans un communiqué.Conformément aux prévisions, les principales difficultés de circulation, accentuées parfois par des accidents, interviennent sur les grands axes de l'Ouest (A10, A13, N165, A29, A11, N844, N12), dans le Sud-Est (A7, A75, A8, A71, A6, A9, A750) et le Sud-Ouest (A63, A20, A71, A630), ainsi que sur l'A31 dans l'Est et en région parisienne (A10, N10, A13).
Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden, a fait lundi sa première sortie publique en plus de deux mois, avec un masque, pour une brève cérémonie de dépôt de gerbe sur un monument aux anciens combattants américains près de son domicile, en ce jour férié de Memorial Day.
"Cela fait du bien de sortir de chez moi", a lâché le candidat, 77 ans, reclus depuis mi-mars avec sa femme, Jill, dans sa maison de Wilmington dans le Delaware, dont il sortait tout de même pour des promenades périodiques à pied et à vélo, selon lui.Joe Biden n'avait participé à aucun événement public depuis un débat dans un studio de télévision contre son ex-rival des primaires Bernie Sanders le 15 mars, un confinement handicapant en pleine campagne présidentielle, alors que son adversaire Donald Trump est très présent dans l'actualité et sort régulièrement de la Maison Blanche. Le président, lui, ne porte pas de masque en public. Il a repris le golf ce weekend, après plus de deux mois d'interruption, alors que le déconfinement est largement engagé dans l'ensemble des Etats-Unis.Donald Trump a également rendu hommage aux soldats américains tombés au combat, d'abord au cimetière militaire d'Arlington, qui jouxte Washington, puis au monument Fort Henry à Baltimore. Il y a notamment salué les "dizaines de milliers de militaires et de membres de la Garde nationale qui sont sur le front de notre guerre contre ce terrible virus".La campagne de l'ancien vice-président de Barack Obama s'était brusquement arrêtée avec les premières décisions de confinement en mars. Un meeting dans l'Ohio avait été annulé à la dernière minute le 10 mars et remplacé par un discours dans une salle à demi-vide à Philadelphie ce soir-là, puis il avait fait une conférence de presse dans un hôtel de Wilmington le 12 mars.C'est confiné qu'il a célébré sa victoire aux primaires, et depuis plus de deux mois, il tente de faire campagne à distance, depuis un studio installé dans sa maison, pour le scrutin présidentiel de novembre.Lundi, il a échangé quelques mots avec des soutiens et des journalistes, à bonne distance, et en gardant son masque sur le visage, ce qui a rendu la compréhension difficile. "N'oublions jamais les sacrifices de ces hommes et femmes. N'oublions jamais", a-t-il dit.
- Un impressionnant incendie a eu lieu ce jeudi après-midi à l'hôpital d'Annonay, en Ardèche. Aucun blessé n'est à déplorer.
-Panique à Annonay ce jeudi 7 juillet. Une explosion accidentelle et un incendie se sont produits vers 15h30, au niveau du toit en travaux de l'hôpital de cette commune d'Ardèche, provoquant un important dégagement de fumée noire. Selon plusieurs témoins, dont un correspondant de l'AFP, une importante boule de feu a été vue au dessus du bâtiment et deux explosions ont été entendues en début d'après-midi.Selon le Dauphiné Libéré, les deux explosions ont eu lieu dans un bâtiment qui abrite la blanchisserie de l'hôpital et le feu serait parti de la chaufferie. Selon un officier des pompiers de l'Ardèche et la préfecture, des travaux étaient effectués au niveau du toit de l'hôpital en présence de bouteilles d'acétylène dont une au moins a pris feu et a explosé avant "d'impacter en dessous les urgences". Une partie de l'hôpital, le rez-de-chaussé et le premier étage, ont été d'évacués selon le Dauphiné Libéré. Par ailleurs, lorsque l'incendie s'est déclaré, deux femmes étaient en train d'accoucher dans l'hôpital. Elles ont été évacuées dans une maison de retraite pour achever le travail. "À ce stade, il n'y a pas de victimes recensées", indiquait un porte-parole de la préfecture de l'Ardèche.
La rencontre entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon vendredi à Marseille a suscité des railleries tant à gauche qu'à droite, certains y voyant un moment de complicité organisé.
Jean-Luc Mélenchon a dû le réaffirmer à plusieurs reprises ce samedi 8 septembre : bien sûr, il reste "un opposant" à Emmanuel Macron. "Je ne vais pas à minuit et demi dans un bar m'engueuler avec le président de la République. Il est à Marseille, dans ma circonscription. Il y a une dimension de respect. On vit ensemble. Ce n'est pas une atmosphère où on se met des gifles. Il le sait que je suis son opposant", a plaidé sur BFMTV le leader de La France Insoumise (LFI). "La règle absolue, c'est la courtoisie", a-t-il abondé un peu plus tard sur RTL."Sous l'apparence du duel, le duo..."Le chef de l'État a bavardé vendredi soir avec des Marseillais sur le Vieux-Port ainsi qu'avec Jean-Luc Mélenchon. "J'ai toujours du plaisir à discuter avec Monsieur Mélenchon. On n'a pas toujours les mêmes idées", a expliqué le président. "Pas souvent", a coupé le leader de La France Insoumise. "Mais c'est toujours respectueux et intéressant. On a des confrontations politiques, mais Jean-Luc Mélenchon n'est pas mon ennemi", a-t-il ajouté. Interrogé par la presse sur le fait que Jean-Luc Mélenchon avait qualifié quelques heures plus tôt Emmanuel Macron de "plus grand xénophobe", le député LFI avait répondu qu'il s'agissait "peut-être d'une légère exagération marseillaise". Reste qu'une partie de la classe politique y a vu un moment de complicité : "Sous l'apparence du duel, le duo..." a ironisé samedi sur Twitter le patron du Parti socialiste (PS), Olivier Faure.La présidente du RN (ex-FN) Marine Le Pen s'est, elle, félicitée qu'Emmanuel Macron ne considère plus Jean-Luc Mélenchon comme son premier opposant. "Merci pour ce moment", a raillé la finaliste de la présidentielle en 2017. "Pas très insoumis, Mélenchon, dans cet échange", a jugé le président des Patriotes, Florian Philippot : "De tels opposants c'est un boulevard pour Macron, l'UE et la Finance !".Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon "partagent mêmes origines politiques et ambitions, considèrent leur mandat comme un théâtre" alors "où sont engagement sincérité intérêt général?", s'est demandée la secrétaire générale adjointe de Les Républicains Valérie Boyer."Ça n'était pas organisé"Certains internautes ont également soupçonné les deux hommes d'avoir organisé cette rencontre. Une version démentie par les équipes de Jean-Luc Mélenchon : "Ça n'était pas organisé. C'est Emmanuel Macron qui se déplace jusqu'à la terrasse de l'hôtel où Jean-Luc Mélenchon était, pour venir le voir", explique un proche du député. "Jean-Luc Mélenchon a été le premier surpris qu'Emmanuel Macron aille jusqu'à la terrasse de cet hôtel".La sénatrice PS de Paris, Marie-Noëlle Lienemann, également "par hasard" sur les lieux à également assuré à franceinfo que la rencontre était "totalement fortuite". "Personne n'a voulu fuir le contact républicain", estime-t-elle. "C'est le préfet ou le chef de cabinet qui a su que Jean-Luc Mélenchon était attablé à cette terrasse. Il en a alors informé le président de la République, qui a dit qu'il irait le saluer à la fin de son bain de foule, avant de partir", a-t-on expliqué du côté de l'Élysée.
Après quinze saisons, trois séries dérivées et des centaines de crimes élucidés, la bande à Grissom tire sa révérence ! La première chaîne diffuse en effet ce mercredi 14 septembre 2016 le téléfilm de conclusion des Experts. Retour sur cette franchise culte dont le final promet son lot de surprises et de come-backs.
"Who are you ? Who, who, who, who ?"... Pendant 15 ans, les fans des Experts ont fredonné les paroles de cette chanson des Who ayant servie de générique à la série. Malheureusement, ce mercredi 14 septembre, les téléspectateurs vont scander pour la toute dernière fois cet hymne devant leur petit écran car TF1 diffuse à son antenne le final du feuilleton culte, à partir de 20h55.Un phénomène mondialPlus qu'une simple série policière, CSI (titre du programme en version originale) a révolutionné le genre du copshow au début des années 2000. La dream team de Grissom, cette bande d'enquêteurs hors pair aux méthodes de recherches imparables, a véritablement redonné ses lettres de noblesses à la science pure et dure. Elle a même ouvert au passage la voie royale aux geeks à la télévision, aujourd'hui considérés comme les personnages les plus cools dans les fictions. Avec des effets spéciaux de haute volée, une façon de résoudre des crimes encore jamais vue et une esthétique irréprochable, Les Experts se sont rapidement imposés comme un monument du petit écran à l'échelle planétaire. Les intrigues bien ficelées et les protagonistes charismatiques qui constituaient cette équipe de choc ont également largement contribué au succès du show. En tête de file, William Petersen (Grissom) qui, bien que remplacé par la suite, laissa un vide jamais comblé après son départ au terme de la saison 9.Grâce à leur renommée aux Etats-Unis et à l'internationale, Les Experts Las Vegas ont donné naissance à trois spin offs, ayant également fait les beaux jours de CBS outre-Atlantique et de TF1 dans l'Hexagone. Ainsi, Les Experts Miami, Les Experts Manatthan et Les experts : Cyber sont venus enrichir, avec plus ou moins de succès au fil des années, l'univers sombre et à la fois rassurant de la franchise, sachant tout prouver par a+b, même les pires méfaits.Une conclusion explosivePour leur ultime tour de piste, Les Experts se réunissent pour une affaire qui va s'avérer très complexe. Ce double épisode spécial sera le théâtre du retour du big boss Grissom, mais aussi de Catherine Willows, incarnéeMarg Helgenberg. Melinda Clarke, qui se glisse dans la peau de Lady Heather, effectue elle aussi son come-back car c'est son personnage (accessoirement ex-petite amie du leader de la police scientifique) qui est au centre de cette dernière intrigue. Elle est en effet le suspect numéro 1 suite à une attaque dirigée contre le casino dont Catherine est la copropriétaire...Un téléfilm final palpitant à ne pas manquer pour les accros et à découvrir ce soir à partir de 20h55 sur TF1.
Certains étaient temporairement clos pour cause de pandémie, ils ne rouvriront pas faute de modèle économique: Microsoft a annoncé vendredi qu'il allait fermer la quasi-totalité de ses magasins dans le monde, l'essentiel de ses ventes se faisant désormais sur internet.
"Nos ventes ont progressé en ligne à mesure que notre catalogue de produits s'est étoffé de nombreuses offres numériques, et notre super équipe a démontré sa capacité à servir nos clients au-delà des lieux physiques", a précisé David Porter, le vice-président du groupe en charge des enseignes, dans un communiqué.Plus de 80 magasins vont être fermés, a fait savoir l'entreprise. Les "Microsoft Experience Centers", où les visiteurs peuvent tester les produits de la marque, vont rester ouverts. Ceux de Londres, New York et Sydney vont être "ré-imaginés".Le géant de l'informatique estime que ses sites internet de vente, y compris Xbox et Windows, sont visités par plus de 1,2 milliard de personnes tous les mois dans 190 marchés.Le nombre d'employés affectés par cette décision n'était pas disponible immédiatement."Nos équipes vont continuer à servir nos clients depuis nos bureaux ou depuis chez eux et nous allons continuer à développer notre équipe diverse", a détaillé David Porter dans une note sur Linkedin, le réseau professionnel qui appartient au groupe.Il s'est félicité de la flexibilité des employés, qui ont passé le confinement à faire des formations pour les entreprises, les institutions et les écoles, ou à répondre aux questions des clients par téléphone.Microsoft compte désormais investir dans les tutoriels, appels vidéo et autres outils de soutien à ses clients et partenaires en ligne.La société de Redmond a indiqué qu'elle ferait une provision de 450 millions de dollars pour couvrir en particulier les dévalorisations d'actifs. Cette charge sera inscrite aux comptes du trimestre en cours (clos le 30 juin).L'impact de la pandémie ne s'est pas encore traduit dans les résultats financiers de Microsoft, qui a réalisé un bénéfice net de 10,8 milliards de dollars de janvier à mars, en hausse de 22% sur un an, pour un chiffre d'affaires de 35 milliards (+15%).Malgré les retards de production pour sa gamme d'ordinateurs Surface, le groupe s'estime bien positionné pour traverser la crise, notamment grâce à l'explosion du cloud (informatique à distance).Avec la distanciation physique, Microsoft peut aussi compter sur ses logiciels et services liés au télétravail, à l'éducation à distance ou aux jeux vidéo.L'entreprise vient en revanche de fermer sa plateforme de streaming de jeux vidéo Mixer, laissant le champ libre au géant du secteur Twitch (Amazon) et à ses deux rivaux, YouTube Gaming et Facebook Gaming.vog-juj/dax
Deux cent trente personnes ont été tuées lors des troubles de novembre 2019 ayant suivi l'annonce d'une hausse du prix de l'essence en Iran, selon un premier bilan officiel publié lundi, plus de six mois après les faits.
"Lors de ces événements, 230 personnes ont été tuées", écrit l'agence officielle Irna en citant Mojtaba Zolnour, président de la Commission parlementaire de la sécurité nationale et des affaires étrangères.Selon M. Zolnour, "20%" d'entre elles "étaient des (membres des) forces de maintien de l'ordre et de la paix", et "7%" étaient pour la plupart "des émeutiers équipés d'armes semi-automatiques ou de mitrailleuses", tués "lors d'affrontements directs avec les forces de sécurité".Par "forces de maintien de l'ordre et de la paix", M. Zolnour a précisé qu'il entendait entre autres des membres de "la police, des forces de renseignement et des forces de sécurité et du Bassidj" ("Mobilisation" en persan), des groupes de volontaires loyalistes organisés de façon paramilitaire. Les propos du député confirment, en les aggravant, les chiffres donnés la veille par l'agence Isna.Cité par l'agence, le ministre de l'Intérieur Abdolréza Rahmani Fazli affirmait "que 40 à 45 personnes, soit 20% de celles qui ont été tuées (entre le 15 et le 18 novembre), ont été atteintes par des armes non règlementaires", laissant ainsi entendre qu'elles avaient été tuées par des "émeutiers".Une extrapolation des chiffres attribués au ministre --réalisée par l'AFP-- donnait alors un bilan total des troubles compris entre 200 et 225 personnes.En 2019, l'Iran avait été touché par une vague de contestation s'était rapidement étendue à plus d'une centaine de villes après l'annonce d'une hausse forte et soudaine du prix du carburant à la pompe, le 15 novembre.- "Raisons inconnues" -Les forces de l'ordre avaient alors rétabli l'ordre en trois jours, au prix, selon l'organisation de défense des droits humains Amnesty International, d'une répression "impitoyable" ayant coûté la vie à 304 personnes, dont 10 femmes et 23 enfants.Les autorités iraniennes n'avaient jusque-là annoncé aucun bilan officiel, ne reconnaissant la mort que d'une poignée de personnes, notamment parmi les forces de sécurité, et qualifiant de "mensonges absolus" les bilans fournis par des "groupes hostiles".Les Etats-Unis ont accusé l'Iran d'avoir tué plus de 1.000 personnes dans la répression de la contestation, qui s'était accompagnée d'une coupure presque totale du réseau internet reliant l'Iran au reste du monde.En décembre, un rapport d'un groupe d'experts indépendants travaillant pour le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme estimait que le bilan des troubles pourrait être supérieur à 400 morts (dont 12 enfants).Selon certaines informations et des vidéos, les forces de sécurité iraniennes "ont non seulement tiré à balles réelles sur des manifestants désarmés, mais ont visé leur tête et leurs organes vitaux", ajoutait le rapport.Dans ses propos rapportés par Irna, M. Zolnour dresse un tableau tendant au contraire à faire porter la responsabilité des morts à des insurgés ayant recouru à la violence pour tenter de "renverser" la République islamique.Selon les chiffres qu'il a communiqués lors d'un échange avec des médias iraniens, 16% des morts ont été tués en attaquant des bases de l'armée et des postes de police, et 31% lors d'attaques contre des centres commerciaux, des banques ou des pompes à essence, écrit Irna. Et 26% des morts "ne faisaient pas partie des émeutiers et avaient été tués pour des raisons inconnues", abattus parfois par des balles reçues en plein coeur ou à la tempe tirées d'une distance de moins de sept mètres, a précisé M. Zolnour d'après Irna.Mais, a-t-il insisté, ces morts ne peuvent pas être attribuées aux forces de l'ordre, qui selon lui n'ont jamais été aussi près des protestataires.
L'embarcation s'est retournée pour un motif inconnu. Les trois adultes qui étaient présents sur le bateau ont pu être secourus.
Ils n'étaient qu'à quelques centaines de mètres des côtes. Un petit bateau s'est retourné lundi 12 août à Agon-coutainville, dans la Manche, provocant la mort de trois avants âgés de 6, 7 et 11 ans. Les trois enfants étaient en arrêt cardiaque lorsqu'ils ont été pris en charge par les secours et n'ont pu être réanimés. Trois adultes qui les accompagnaient pus être secouru par la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM). Ils sont indemnes ou légèrement blessés, selon les sapeurs-pompiers. Une enquête a été ouverte par le parquet de Coutances, a indiqué la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord dans un communiqué.Coincés dans la cabineSelon Franceinfo, l'hélicoptère Dragon de la sécurité civile stationné à Granville, deux unités de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM) d'Agon-Coutainville et de Blainville, le poste de secours de Passous, les pompiers et le SAMU de la Manche ont été mobilisés. Les raisons du chavirage de l'embarcation sont pour l'instant inconnues. Les trois adultes auraient réussi à s'extraire du bateau, mais les trois enfants seraient restés coincés dans la cabine plusieurs minutes avant d'être dégagés, selon les premiers éléments détaillés par Franceinfo. La ministre des Transports, Elisabeth Borne a exprimé sur Twitter sa "très vive émotion", "toutes nos pensées et notre solidarité avec les familles et proches des victimes. Infinie reconnaissance envers les Sauveteurs en Mer et les services de l'Etat qui sont mobilisés sur place", a-t-elle ajouté.
Franceinfo s'est rendu dans deux villages de l'Aude qui avaient voté à "100%" pour Emmanuel Macron le 7 mai 2017. "Sur ces terres historiquement socialistes, le chef de l'État n'a pas encore marqué les esprits", explique la chaîne d'informations.
Trassanel et Villetritouls.Deux petites communes de l'Aude, où Emmanuel Macron a recueilli tous les suffrages exprimés au second tour de l'élection présidentielle. Mais douze mois plus tard, l'action du chef de l'État ne semble plus faire l'unanimité : "Je ne sais pas ce qu'il fait pour nous, ce mec-là", lance l'un des quatre habitants de Trassanel à s'être abstenu le 7 mai 2017 (33 inscrits, 24 votes Macron ; 5 votes blanc et 4 abstentions). "C'est tout pour le fric""Certes, il a abandonné le projet de Notre-Dame-des-Landes et permis aux zadistes de monter des dossiers. Mais, à part ça, c'est tout pour le fric", explique ce père de famille qui se dit proche des idées de Philippe Poutou et Jean-Luc Mélenchon. "Quand est-ce qu'il va taper sur les évadés fiscaux, par exemple ?" Une fonctionnaire, "plutôt de droite", explique, elle, avoir choisi d'emblée Emmanuel Macron (comme 56% des Trassanelois) pour "avoir du changement". Elle se dit aujourd'hui "déçue par les impôts en plus, comme la CSG", mais aussi par la suppression progressive de la taxe d'habitation "qu'il va bien falloir compenser quelque part"."Emmanuel Macron est entrain de changer la société""Mon vote était avant tout un vote de barrage au Front national", explique de son côté Marilyne qui avait voté Benoît Hamon au premier tour. "Mes valeurs, c'est la gauche, l'égalité", précise-t-elle. Sa maire, Christiane Gros (71 ans), encartée au Parti socialiste (PS), explique pourquoi elle a choisi Emmanuel Macron aux deux tours : "Benoît Hamon était une erreur de casting", estime-t-elle. "Les gens ici, dont moi, auraient voté pour Manuel Valls. Ils se sont davantage retrouvés dans Emmanuel Macron, qui a apporté un vent de fraîcheur".L'élue évoque également le risque de voir Marine Le Pen arriver au pouvoir : "Moi-même, j'ai eu très peur de voir Marine Le Pen à l'Élysée", explique-t-elle. "Cette crainte est toujours là d'ailleurs. Si Macron échoue, j'ai peur qu'elle en profite". Elle salue d'ailleurs la première année d'Emmanuel Macron au pouvoir : "Emmanuel Macron est entrain de changer la société, en mettant pas mal de réformes en route. Il fallait le faire. Et il a redonné du lustre à la fonction présidentielle. La France compte à nouveau dans le monde. Bref, il tient la baraque"."On attend qu'il se penche sur la ruralité"Cependant, l'édile "n'est pas d'accord avec tout". "La première chose dont les gens parlent, c'est la hausse de la CSG chez les retraités", explique-t-elle à franceinfo. "Alors que les retraites n'augmentent pas, on leur prend 30 ou 40 euros par mois. On touche beaucoup au porte-monnaie", ajoute-t-elle, s'inquiétant également de l'augmentation du prix du tabac, de la hausse de la taxe sur le diesel ou de la réduction de la vitesse à 80 km/h sur certaines nationales. "Ici, on a besoin de la voiture pour tout, les courses, l'école, le travail". "On attend aussi qu'il se penche sur la ruralité", poursuit-elle. "On avait bien vu pendant la campagne qu'il en parlait peu. Là, comme avec les autres présidents, on est encore les oubliés".Même son de cloche plus au sud à Villetritouls : "On n'est pas déçus par la première année de mandat parce qu'on savait à quoi s'attendre", explique l'un des habitants de village où Emmanuel Macron avait rassemblé 24 voix (8 votes blancs, 11 abstentions). "Il sert les intérêts économiques des gens les plus aisés"."Président des très riches, c'est un peu ça", estime de son côté l'un de ses électeurs dès le premier tour, reprenant la pique lancée par François Hollande à son successeur. "La suppression de l'ISF n'a pas envoyé un bon message. Je cherche toujours sa dimension humaniste". Et d'ajouter : "Avec sa théorie du ruissellement, on n'aura que des miettes. Et ce n'est pas avec des miettes qu'on fait vivre un pays".L'un de ses co-administrés s'inquiète, lui, des réformes "trop rapides", "qui vont forcément mettre des gens sur le carreau". Les trois Villetritoulois estiment que le chef de l'État est "sur une autre planète" et délaisse les petits villages. "On n'a plus d'argent pour reboucher les trous des rues et ça ne va pas s'améliorer avec lui", estime un autre habitant. "On n'est pas intéressants, on représente tellement peu et on n'est pas rentables", conclut-il.
Si la grande majorité des Français (88%) se disent favorables à une réforme du système des retraites, ils restent partagés sur son évolution, révèle ce mercredi 11 septembre l'enquête BVA pour Orange. Près d'un Français sur deux (48%) souhaite une adaptation sans transformation radicale et 40% désirent une réforme en profondeur.
À quoi va ressembler la réforme des retraites ? Alors que le Premier ministre Édouard Philippe précisera jeudi 12 septembre le "calendrier et la méthode" retenue pour conduire la réforme, une enquête BVA pour Orange* dévoilée ce mercredi 11 septembre révèle qu'elle est source de nombreuses attentes pour la population française. Agnès Buzyn : "Notre système [de retraites] actuel est très inéquitable et il n'est pas pérenne"par France InterPlus de 8 Français sur 10 (85%) déclarent en avoir déjà entendu parler. Une notoriété élevée qui s'explique par la médiatisation importante du projet ces dernières semaines. Les jeunes (31%) ainsi que les employés et ouvriers (23%) sont plus nombreux que la moyenne à ne pas en avoir entendu parler.Une réforme qui inquièteLa réforme suscite de nombreuses appréhensions. Plus des deux tiers des Français se disent inquiets quand ils pensent à leur retraite (68%). Une inquiétude logiquement plus forte chez les actifs (77%) mais qui existe aussi chez les retraités : 47% font part de leurs craintes sur le sujet. Ces derniers expriment probablement leur inquiétude de voir le montant de leur pension diminuer.Les Français souhaitent majoritairement que le système des retraites évolue (88%, contre 12% qui souhaitent le maintenir en état), mais ils sont partagés sur l'ampleur de ces évolutions. Ainsi, près d'un Français sur deux (48%) souhaite une adaptation du système existant sans transformation radicale et 40% désirent une réforme en profondeur. Près des deux tiers des personnes interrogées pensent ou anticipent qu'ils seront personnellement impactés par cette réforme (62%). Un impact plus fortement envisagé par les moins de 50 ans (80%), les catégories sociales aisées (80%) mais également ressenti - même si c'est minoritaire - par une partie des retraités eux-mêmes (23%), pourtant a priori non concernés par la future réforme.L'instauration d'un "âge pivot" ne convainc pasL'enquête a testé un certain nombre de mesures qui pourraient être envisagées pour pérenniser le système de retraites (qu'elles soient ou non à l'étude dans le cadre du projet de réforme) : si la suppression des régimes spéciaux (67%) et l'instauration d'un régime par points (65%) recueillent l'approbation d'une majorité de Français, les autres mesures suscitent davantage de réticences. Ainsi, seuls 44% des Français sont favorables à l'instauration d'un "âge pivot", 39% à l'augmentation de la durée de cotisation des actifs, 38% à une augmentation des cotisations à la retraite et 35% au fait de reculer le départ à la retraite au-delà de 62 ans. Enfin, la diminution des pensions de retraite reste un sujet sur lequel l'opposition des Français est massive (93%).* Enquête réalisée par Internet auprès d'un échantillon de 1.000 Français, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas, interrogés du 5 au 6 septembre 2019.
Patrice Leclerc, maire communiste de Gennevilliers s'est vu refuser l'accès au territoire israélien comme le raconte Le Monde.
Son engagement lui a valu d'être refoulé de la frontière israélienne lundi 16 avril. Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), a été interdit d'entrer en Israël. En cause, son soutien au boycott du pays comme l'explique Le Monde.L'annonce de cette décision a été confirmée par les ministères de l'Intérieur et des Affaires Stratégiques. "Dans la mesure où il s'agit de quelqu'un qui soutient le BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël) il a été décidé de ne pas l'autoriser à se rendre en Israël", a précisé un communiqué des deux ministères. "Nous ne permettons pas à ceux qui agissent contre Israël d'entrer dans le pays pour s'y livrer à des provocations", a affirmé le ministre de l'Intérieur Arieh Deri.Dans un communiqué publié dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 avril, et relayé par Le Monde, l'édile communiste a également confirmé cette information. Il rapporte que "les raisons invoquées" pour justifier ce refus "sont la connaissance de Palestiniens, le soutien aux prisonniers politiques." Avant de poursuivre : "Cette situation marque un raidissement de la position de l'État d'Israël à l'égard de celles et ceux qui agissent pour le droit des Palestiniens à disposer d'un État libre et indépendant. Cette situation d'arbitraire est intolérable".Selon le maire de Gennevilliers, "la France, et particulièrement le président Macron, doivent refuser cette humiliation constante à l'égard de citoyens français interdits d'entrer en Palestine. Devant le refus d'Israël de respecter les différentes résolutions de l'ONU, la France doit reconnaître officiellement l'État de Palestine".
Grâce aux archives de l'INA, retour sur la première journée de Michel Rocard, nommé Premier ministre par François Mitterrand... Nous sommes le 11 mai 1988.
L'annonce de la composition du premier gouvernement Rocard ayant été différée ce jour-là, le sujet d'Antenne 2 (désormais France 2) montre tout d'abord Michel Rocard installé à son bureau, à Matignon, écrivant. A ses côtés, son directeur de cabinet, Jean-Paul Huchon. Puis Michel Rocard est filmé raccompagnant Pierre Beregovoy sur le perron de Matignon et lui serrant la main. C'est ensuite au tour de Michel Delebarre d'être filmé montant en voiture après une entrevue avec le nouveau Premier ministre. Dans la suite du reportage d'Antenne 2, celui-ci arrive à l'Elysée souriant, son cartable à la main. Puis, il est de nouveau filmé sortant de l'Elysée, toujours souriant, après sa rencontre avec François Mitterrand. Il est raccompagné par le plus proche du président, Jacques Attali. Là encore, poignée de main de rigueur devant le parterre de journalistes présents. Le sujet de la chaîne de service public se termine par un dernier moment solennel capté dans les salons de l'Elysée : l'issue de l'entretien entre Robert Badinter, alors président du Conseil constitutionnel et du président de la République, François Mitterrand.
Microsoft jette l'éponge et ferme sa plateforme de streaming de jeux vidéo Mixer, laissant le champ libre au géant du secteur Twitch et à ses deux rivaux, YouTube Gaming et Facebook Gaming, désigné comme le successeur de Mixer.
La filiale du géant informatique a fait savoir qu'elle couperait le courant le 22 juillet, mais dès aujourd'hui les partenaires et "streamers" (joueurs et créateurs de contenu) de Mixer vont commencer à migrer sur le service concurrent Facebook Gaming."Nous avons commencé très loin derrière, en termes d'usagers mensuels actifs sur Mixer, comparé aux poids-lourds du secteur", a expliqué Phil Spencer, le responsable jeux de Microsoft, dans une interview à The Verge, un site d'informations technologiques.C'est vrai en particulier face à Twitch, qui fait partie de l'écurie Amazon, en tête de ce secteur en pleine expansion, avec plus de 60% de parts de marché l'année dernière, d'après StreamElements, une plateforme pour les diffuseurs qui compile des chiffres du cabinet spécialisé Arsenal.gg.Twitch a popularisé la diffusion de jeux vidéo, qui permet aux fans de regarder des parties comme d'autres assistent aux matchs de football, avec l'aspect social en plus: les joueurs commentent leurs actions en direct et les spectateurs interagissent sur les "chats" en parallèle, avec force émoticônes.Le marché du streaming de parties de jeux vidéo représentait plus de 5 milliards de dollars de revenus en 2019, d'après le cabinet Roundhill.- Débaucher n'est pas jouer -Twitch s'est aussi diversifié dans les concerts et spectacles live - un atout majeur en temps de pandémie et de confinement, quand des dizaines de millions de personnes confinées chez elles cherchaient à tuer l'ennui et à se distraire par tous les moyens.En avril, le nombre d'heures visionnées sur Twitch (tous contenus confondus) a bondi de 48% en un mois (100% en un an), à 1,7 milliard, d'après StreamElements.Par comparaison, YouTube Gaming a atteint 461 millions d'heures (+65% en un an), suivi par Facebook Gaming (291 millions, +238%) et Mixer: 37 millions d'heures, en hausse de... 0,2%.La plateforme de Microsoft avait tenté de remonter la pente en débauchant des stars comme Ninja ou encore Shroud. Le transfert de Tyler "Ninja" Blevins et de ses millions de fans avait retenti à l'automne comme une grande victoire pour Mixer, bien que coûteuse: les contrats pour ce genre de vedettes arrivent facilement à 20 millions de dollars selon des estimations qui ont circulé dans la presse américaine.Mais l'investissement a été vain. Mixer n'a pas permis à Microsoft d'atteindre son objectif de 2 milliards de joueurs sur xCloud (le streaming de jeux liés à l'univers xBox, la filiale jeux vidéo du groupe). - Où ira Ninja ? -"Quand nous pensons à xCloud et à l'opportunité de faire accéder aux jeux 2 milliards de joueurs, nous savons bien qu'il est crucial que nos services accèdent à une large audience. Facebook nous offre clairement cela", a expliqué Phil Spencer.Microsoft a dû faire un choix: vendre, fermer purement et simplement ou investir encore plus sans garantie de pouvoir arriver à vraiment changer d'échelle."Il ne s'agissait pas tellement d'un retour sur vente, mais de trouver le meilleur partenaire pour la communauté et les streamers", explique M. Spencer.Grâce au lancement de son application de jeux et à des tournois avec des célébrités, Facebook Gaming est devenu un troisième acteur de poids sur ce marché. Entre mars et avril, la plateforme a bondi de 72% en termes d'heures visionnées.Les fans guettent désormais avec impatience la décision de leurs stars, libres de rejoindre la plateforme de leur choix.Certains célébraient déjà sur Twitter un éventuel retour de Ninja sur Twitch, mais le jeune Américain s'est contenté d'une déclaration neutre: "J'adore ma communauté et ce que nous avons construit sur Mixer. J'ai des décisions à prendre et je penserai à vous tous en les prenant".
Le Parisien a publié mardi 9 avril les montants des indemnisations distribuées par le laboratoire Servier aux victimes du Mediator. En tout, 115,9 millions d'euros ont été versés à 3.600 patients.
Ce sont les chiffres impressionnants des sommes déjà versées par le laboratoire Servier aux victimes du Mediator, selon un bilan que Le Parisien a pu consulter. Retiré du marché en 2009, le Mediator, un antidiabétique rapidement utilisé comme un coupe-faim après sa mise sur le marché en 1976, est soupçonné d'être à l'origine de pathologie cardiaque. Le médicament aurait causé 500 morts et provoqué des problèmes de santé à des milliers de patients, selon les chiffres d'Irène Frachon, la pneumologue qui a donné l'alerte en 2009. Selon Le Parisien, ce chiffre de 115,9 millions d'euros, un record en matière d'indemnisation médicale, pourrait grimper à 141,3 millions, soit le total des offres faites par le laboratoire Servier. Individuellement, les sommes touchées vont de quelques milliers d'euros à 1 million d'euros. Servier jugé pour "tromperie" et "homicide volontaire" Le 23 septembre prochain s'ouvrira au pénal un grand procès sur le scandale sanitaire du Mediator. Les victimes indemnisées ont pris l'engagement de ne pas témoigner lors de ce procès, note le quotidien francilien. Le géant pharmaceutique français sera jugé pour "tromperie sur les risques du produit", "escroquerie", et "homicide et blessures volontaires". "Nous avons pris, dès 2011, l'engagement d'indemniser les victimes, sans attendre l'issue des procédures en justice", fait savoir au journal Laurent Boussu, responsable de la cellule d'indemnisation du laboratoire Servier. Il reconnaît "qu'il est indéniable que des patients ont souffert d'effets indésirables liés à la prise de Mediator. Nous réitérons nos sincères regrets aux patients touchés par ce drame et à leur famille".
Le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat assure vouloir "préserver l'unité du groupe parlementaire" au Sénat et "éviter une nouvelle guerre des chefs" au sein du parti.
En crise ouverte depuis la débâcle des élections européennes, Les Républicains se cherchent un nouveau patron. Le nom de Christian Jacob, patron du groupe LR à l'Assemblée nationale, circule avec insistance pour la présidence du parti, de même que celui du premier vice-président de LR Guillaume Peltier. Le scrutin est prévu les 12-13 octobre et, en cas de deuxième tour, les 19 et 20 octobre.Celui de Bruno Retailleau circulait également. Ce mercredi 19 juin, le président du groupe LR au Sénat affirme néanmoins qu'il ne sera pas candidat. Auprès de l'AFP, il explique être "le garant de l'unité d'un groupe parlementaire, qui occupe une position centrale au Sénat" et qui est aujourd'hui "le seul en mesure de construire et d'incarner une alternative institutionnelle au gouvernement". "Je ne veux pas le fragiliser", assure-t-il.Éviter "une nouvelle guerre des chefs"L'élu de Vendée veut par ailleurs éviter une "nouvelle guerre des chefs" qui "condamnerait irrémédiablement" une droite très affaiblie. Dans un entretien accordé au Point, il loue par ailleurs "la franchise, la loyauté, le sens de l'engagement" de Christian Jacob. "Mais il doit être candidat pour lui-même, non par procuration. Il ne faudrait pas qu'il se laisse emprisonner par ceux qui veulent que rien ne change", met en garde ce proche de François Fillon. Il appelle par ailleurs Les Républicains à "ouvrir les yeux" : "tout doit changer, du sol au plafond, sinon LR disparaîtra". "Malheureusement, je ne suis pas sûr que les esprits soient mûrs à LR pour que tout change", souligne-t-il. Le parti "devra tourner le dos au caporalisme, se questionner et se requestionner sur tous les sujets en permanence. Au lieu d'aller chercher les voix des électeurs de droite à coups de slogans faciles, ayons l'humilité d'écouter leurs voix, ayons l'intelligence de tendre l'oreille plutôt que de tendre un tract."Des ambitions pour 2022 ?"Jusqu'à la dernière minute, il aura hésité" à se présenter à l'élection à la présidence de LR, affirme Le Parisien. Mais s'il a renoncé, c'est pour mieux se positionner pour 2022. "Il va désormais tracer sa route grâce à son parti", Force Républicains, hérité de François Fillon depuis son retrait de la vie politique, écrit le quotidien. Présidence de LR : que va faire Bruno Retailleau ?par Public Sénat"Convaincu qu'une présidence Jacob serait synonyme d'une glaciation de LR, le sénateur de Vendée va désormais se concentrer sur ce travail programmatique, en parallèle au parti", analyse le journal, selon qui "plus que jamais LR apparaît comme une structure répulsive pour ceux qui rêvent d'un destin présidentiel". "Je pense que la droite n'est pas morte. Je ne sais pas encore qui saura l'incarner. Est-ce que cela peut être LR ?", s'est interrogé M. Retailleau dans les colonnes du Point. "Aujourd'hui, je n'en suis pas sûr... Quel gâchis, car les idées de droite sont majoritaires dans le pays", a-t-il estimé.
Le chanteur Johnny Hallyday est bien vivant, et il est en colère ! L'idole des jeunes a été enterré vivant par les réseaux sociaux, dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 août. Une rumeur, qui s'est répandue comme une trainée de poudre sur la toile, et notamment sur le site Twitter, annonçait la mort du chanteur.L'intox a pris fin samedi matin, grâce à un message diffusé sur le compte Twitter officiel du chanteur.
Pour éteindre les flammes, le rocker n'a pas pesé ses mots : "Tout va bien, je suis en pleine forme, mort aux cons", a-t-il twitté. Un texte accompagné d'une photographie le montrant, en présence d'un ami.Au départ de la rumeur, un tweet qui lit : "Johnny Hallyday vient de nous quitter. RIP", publié vendredi dans l'après-midi. Alors que les réseaux sociaux entamment leur travail de relai, un second tweet vient étayer le propos initial : "Décès de Johnny Hallyday, les proches du chanteurs confirment". L'effet d'annonce fonctionne : la fausse information est reprise par quelques radios puis par des médias du monde entier. Les fans ont commencé à respirer dans la soirée de vendredi lorsque l'entourage de l'artiste a formellement démenti son décès dans un communiqué. Ils ont été rassuré au petit matin avec le tweet du chanteur en personne.
Patrick Mignola, chef de file des députées MoDem, estime que La France insoumise pousse la majorité à passer en force.
22 000 amendements. C'est le nombre de modifications du texte sur la réforme des retraites imposées avant l'examen en commission à l'Assemblée qui doit démarrer à partir de lundi. 19 000 d'entre eux viennent de députés insoumis, conduits par Jean-Luc Mélenchon qui ne se cache pas de vouloir faire "obstruction". Patrick Mignola suggère donc, pour contrer cette manoeuvre de LFI, un recours à un "49-3 de dissuasion".Selon Patrick Mignola, "LFI va nous empêcher, majorité comme oppositions, de modifier le texte" si la commission ne parvient pas à achever l'examen des amendements, avant l'arrivée de la réforme dans l'hémicycle le 17 février.Le président du groupe MoDem compte donc "poser une question préalable de sincérité à LFI", sans "attendre d'être dos au mur". Il demande aux 17 députés (LFI) d'"assumer être dans une posture" pour "empêcher le débat"."La majorité n'a pas à porter le chapeau d'une dérive antidémocratique" de leur part, insiste le député de Savoie. Il s'attend à encore davantage d'amendements pour l'examen de la réforme dans l'hémicycle - 80.000, a-t-il déclaré au Figaro.L'article 49-3 de la Constitution permet au Premier ministre d'engager sa responsabilité devant l'Assemblée nationale sur un texte de loi. Le projet de loi est considéré comme adopté, sauf motion de censure votée par l'Assemblée."Cet article est utilisé en principe quand il y a un problème de majorité" pour faire adopter un texte mais il peut être utilisé pour abréger les débats parlementaires, rappelle Patrick Mignola. Sans doute "c'est ce que veut LFI: qu'on passe en force", glisse-t-il. Mais "on a jusqu'en juillet pour parler de la réforme des retraites". Son groupe allié de LREM a déposé des amendements sur la pénibilité ou les familles notamment.
Le député LR du Territoire de Belfort, Ian Boucard, a été reconnu coupable vendredi de "détournement de suffrages d'électeurs par manœuvre frauduleuse" après la diffusion de faux tracts dans le cadre de la campagne législative de 2017.
Il a été condamné à 7.500 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Besançon, qui n'a en revanche pas prononcé de peine d'inéligibilité.Le parquet de Besançon a fait appel de cette décision. "La peine n'est pas adaptée à la gravité des faits", a estimé le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux, qui avait requis trois ans d'inéligibilité et 5.000 euros d'amende à l'encontre du député lors de l'audience devant le tribunal mi-mai.Ian Boucard s'est déclaré "surpris" par la décision du tribunal et a réaffirmé sa "bonne foi" dans un communiqué.Selon le député, "le tribunal n'a pas retenu la sanction d'inéligibilité au motif que cela serait revenu à contredire le suffrage universel exprimé par les Terrifortaines et Terrifortains"."La justice reconnaît la culpabilité du député Ian Boucard. C'est le plus important pour moi", a déclaré Christophe Grudler, adversaire Modem-LREM battu par M. Boucard en 2017.Pour l'actuel député européen, "cela répare une profonde injustice envers les électeurs du Territoire de Belfort, qui se sont fait voler cette élection par de la manipulation, de la fraude, de la triche à grande ampleur".Ian Boucard a été jugé pour avoir distribué, entre les deux tours des législatives de juin 2017, 25.000 tracts faussement imputés au Front national (devenu depuis Rassemblement national) et à La France Insoumise.Ces tracts montés, imprimés et distribués par l'équipe de M. Boucard et de son suppléant, le maire de Belfort Damien Meslot, appelaient à voter contre Christophe Grudler, en tête à l'issue du premier tour.M. Boucard l'avait emporté de justesse au second tour (50,75% des suffrages, soit un écart de 275 voix) mais M. Grudler avait contesté l'élection.En décembre 2017, le Conseil constitutionnel avait invalidé l'élection de M. Boucard et une élection législative partielle avait été organisée en février 2018.Ian Boucard l'avait de nouveau emporté, plus largement qu'en 2017, toujours face à Christophe Grudler."C'est une condamnation très significative", a estimé l'avocat de M. Grudler, Randall Schwerdorffer auprès de l'AFP."Les électeurs du Territoire de Belfort auront toujours un fraudeur pour les représenter à l'Assemblée nationale. Un homme qui écrit la loi, mais qui ne la respecte pas", a renchéri M. Grudler.
Nouvelle polémique autour de BlackRock. La nomination du patron de la branche française du géant américain de la finance au rang d'officier de la Légion d'honneur a été vivement critiquée mercredi par les opposants à la réforme des retraites. Ces derniers accusent l'entreprise de vouloir influencer le projet du gouvernement à son avantage.
Jean-François Cirelli, ancien dirigeant de GDF-SUEZ, puis d'Engie, et actuel président de la branche française de BlackRock a été nommé officier sur le contingent du Premier ministre, selon la promotion du Nouvel an de l'Ordre national de la Légion d'honneur publiée mercredi au Journal officiel. Des critiques sur Twitter"Jean-François Cirelli, président de BlackRock France, est promu Officier de la légion d'honneur en ce 1er janvier. En récompense du pillage de nos retraites par répartition?" a réagi le parti communiste sur Twitter, où la nouvelle était abondamment commentée."BlackRock pourrait directement bénéficier de la #reformedesretraites", assurait pour sa part Maxime Combes, porte-parole de l'ONG Attac France.BlackRock accusé de lobbying auprès du gouvernement françaisPeu connu jusque-là du grand public, le nom de BlackRock a pris un écho particulier à l'occasion de la mobilisation en France contre le projet gouvernemental de réforme des retraites, jusqu'à orner désormais des pancartes brandies lors des manifestations. Le puissant gestionnaire d'actifs a ainsi été accusé de faire valoir auprès de l'exécutif le régime de retraite par capitalisation, sur le modèle des fonds de pension américains, au détriment du système français actuel par répartition, ce dont il s'est défendu récemment dans un communiqué publié par sa filiale française. "En aucune manière, nous n'avons cherché à exercer une influence sur la réforme du système de retraite par répartition en cours auprès des pouvoirs publics ou de tout autre acteur du secteur", a assuré BlackRock.Le gestionnaire d'actifs, implanté en France depuis plus de 13 ans, "dialogue avec les organismes de réglementation et les pouvoirs publics", "dans le but d'expliquer (son) point de vue sur l'intérêt des investisseurs à long terme", selon son communiqué.
Un avion de la compagnie aérienne islandaise Icelandair a effectué un atterrissage d'urgence, à cause d'un incident rare.
Petite frayeur pour les passagers du vol 688 d'Icelandair. Dans la soirée de vendredi 19 octobre, le Boeing 757-200 qui devait assurer une liaison entre Orlando (États-Unis) et Keflavik (sud-ouest de l'Islande) a dû effectuer un atterrissage d'urgence à l'aéroport de Bagotville au Québec, en raison d'une fissure en plein vol d'un hublot du cockpit. Aucun blessé n'est à déplorer parmi les 155 passagers et les 7 membres d'équipage.Dans un communiqué, la compagnie islandaise a simplement fait savoir qu'un "problème technique" était survenu. Mais l'équipage a lui-même communiqué aux passagers la nature de l'incident à bord. "Je pensais que j'avais dormi très longtemps et que nous étions enfin arrivés en Islande. Et, c'est là qu'ils nous ont annoncé que la fenêtre du cockpit s'était brisée", a confié un passager écossais au journal Le Quotidien.Selon un autre passager, rapportant les propos d'un mécanicien d'Icelandair qui était dans l'avion, la fissure mesurait une vingtaine de centimètres. L'incident, rare, aurait pu être plus grave, étant donné que la casse d'un hublot peut provoquer une dépressurisation de l'appareil.Les voyageurs ont dû attendre l'arrivée d'un douanier avant de pouvoir quitter l'appareil, car l'aéroport de Bagotville, situé à quelque 200 kilomètres au nord de Québec, ne reçoit pas normalement de vols internationaux. Icelandair a indiqué qu'un autre appareil viendrait chercher les passagers à Bagotville samedi 20 octobre pour les transporter à Keflavik, d'où ils pourront ensuite rejoindre leurs destinations finales en Europe.
L'incendie de la cathédrale de Nantes a provoqué une vague d'émotion au sein de la classe politique, plus d'un an après celui de Notre-Dame-de-Paris.
Vive émotion à Nantes ce samedi 18 juillet, après l'incendie de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, aux alentours de 7h45 du matin. Si le feu est désormais circonscrit, la piste criminelle semble privilégiée. Trois départs de feu auraient été constatés à l'intérieur de l'édifice. Le grand orgue est parti en fumée. Une enquête pour "incendie volontaire" a d'ores et déjà été ouverte. Ces images de la cathédrale de Nantes en flammes n'étaient pas sans rappeler celles de Notre-Dame-de-Paris, le 15 avril 2019, provoquant l'émoi de la classe politique et de nombreuses personnalités face à ce nouveau drame. "Le cauchemar recommence", c'est avec ces mots que Stéphane Bern, le "Monsieur Patrimoine" du gouvernement, a fait part de son émotion, sur son compte Twitter.Le président de la République, Emmanuel Macron, a lui aussi, rapidement réagi à ces terribles images, apportant son soutien aux pompiers à pied d'œuvre. "Après Notre-Dame, la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, au cœur de Nantes, est en flammes. Soutien à nos sapeurs-pompiers qui prennent tous les risques pour sauver ce joyau gothique de la cité des Ducs", a écrit le chef de l'Etat sur les réseaux sociaux. Même soutien du côté de son Premier ministre, Jean Castex : "En pensée avec nos sapeurs-pompiers mobilisés courageusement pour circonscrire l'incendie de la cathédrale de Nantes. Je les assure de mon soutien et de ma profonde gratitude. Aux Nantais, dont je partage l'émotion, je veux dire ma solidarité". Le pensionnaire de Matignon a d'ailleurs annoncé qu'il se rendrait dans l'après-midi, à Nantes, accompagné de la ministre de la Culture et du ministre de l'Intérieur. Avant de se rendre sur place, la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot a également fait part de son émotion. "Grande émotion : incendie à la cathédrale de Nantes ! Ce joyau de notre patrimoine est à nouveau menacé. Je serai à Nantes dès cet après-midi. Le ministère de la Culture et ses services sont d'ores et déjà entièrement mobilisés", a-t-elle assuré."La France est attaquée en son cœur"La maire de Paris, qui traversé la même épreuve il y a un peu plus d'un an, a apporté son soutien aux pompiers et à la maire de Nantes. "Soutien et solidarité de Paris aux pompiers qui combattent actuellement avec courage l'incendie à la cathédrale de #Nantes. @Johanna_Rolland", a-t-elle réagi sur Twitter. Le maire de Nice, Christian Estrosi, a, lui aussi, partagé son immense tristesse face à ce terrible spectacle. "Quelle tristesse de voir ces images de la cathédrale de #Nantes en feu, alors que la douleur de #NotreDameDeParis reste encore gravée dans nos cœurs. Solidarité avec les Nantais et soutien aux pompiers massivement mobilisés pour éviter une nouvelle tragédie."Le député de l'Essonne et Président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a quant à lui, pressé le gouvernement à réagir face à "la menace" qui pèse sur "notre histoire et notre culture". "L'incendie de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul à Nantes serait bien d'origine criminelle. La France est attaquée en son cœur. Combien de temps, encore, laisserons-nous brûler notre histoire et notre culture ? J'appelle le Gouvernement à enfin regarder en face la menace !", a-t-il lancé sur son compte Twitter."L'histoire se répète", regrette le député européen (LR) France-Xavier Bellamy. "Images déchirantes de la cathédrale de #Nantes... L'histoire se répète. Espérons que les pompiers parviendront à préserver ce trésor. Ils ont entre leurs mains un peu de l'âme de la France : ce nouvel incendie rappelle combien notre patrimoine est partout fragilisé et menacé", insiste-t-il sur Twitter."Une épreuve que nous aurions aimé ne pas vivre à nouveau"Déjà ébranlé l'an passé, l'archevêque de Paris a adressé ses prières aux pompiers et aux Nantais. "Une cathédrale incendiée est une épreuve que nous aurions aimé ne pas vivre à nouveau. Je remercie de tout cœur les pompiers qui ont fait une nouvelle fois preuve de courage et prie pour eux ainsi que pour ceux, qui, à Nantes, catholiques ou non, sont touchés par ce nouveau drame", a réagi Mgr Michel Aupetit.La maire de Nantes, qui s'est rapidement rendue sur place, a "salué le travail des pompiers". "Ce sont toutes les Nantaises et tous les Nantais qui sont dans cette émotion et dans cette tristesse, parce que la cathédrale, notre cathédrale (...) c'est une partie de notre histoire, de notre patrimoine", a-t-elle déclaré face aux médias présents devant la cathédrale de Nantes.
Une grande partie du quart Sud-Ouest est concernée par l'alerte vigilance orange aux vents violents, ainsi que la Corse, en raison de la tempête Fabien.
Dans le Sud, trois départements, le Gard, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône sont également placés en vigilance orange inondations. Alors qu'elle ne concernait que la Charente, la Charente-Maritime, la Dordogne, le Gers, la Gironde, les Landes, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques samedi matin à l'aube, la vigilance orange aux vents violents a été étendue dans la matinée à l'Ariège, la Haute-Garonne, les Hautes-Pyrénées, le Tarn et le Tarn-et-Garonne, en raison de la tempête Fabien qui soufflera dans le Sud-Ouest la nuit prochaine et sera accompagnée de très fortes vagues sur le littoral atlantique, a indiqué Météo France. L'organisme de prévisions météorologiques a également placé la Gironde en vigilance orange vagues-submersion pour la nuit prochaine.De violentes rafales, pouvant atteindre 130 à 140 km/h près des côtes, toucheront d'abord la Charente-Maritime et la Gironde, puis s'étendront vers les Landes, la Dordogne et le Lot-et-Garonne pour atteindre le Gers et les Pyrénées-Atlantiques en milieu de nuit prochaine.La Corse également concernéeSi l'alerte pluie-inondation avait été levée dans la nuit en Corse, qui a été balayée vendredi par un nouvel épisode méditerranéen, Météo France l'a replacé en vigilance orange samedi matin. La Haute-Corse est en vigilance aux vents violents et la Corse-du-Sud en alerte pluie-inondation, en raison de l'arrivée de la tempête Fabien. Les vents tempétueux pourraient atteindre 140 à 160 km/h sur les caps exposés et le relief.Des pluies abondantes ont touché la Corse-du-Sud vendredi faisant gonfler la rivière Gravona qui a son embouchure dans le Golfe d'Ajaccio, près de l'aéroport. "L'eau est passée par dessus les digues de l'aéroport d'Ajaccio. Nous allons procéder dans les prochaines minutes à sa fermeture", a indiqué à l'AFP Alain Charrier, secrétaire général de la préfecture de Corse-du-Sud. "On est sur un cas de crue centennale", a-t-il ajouté. Des dizaines de passagers qui attendaient samedi de partir vers Marseille ou Paris pour les fêtes de fin d'année ont été informés qu'ils devaient rentrer chez eux car il y a de l'eau sur la piste, a constaté un photographe de l'AFP sur place. L'aéroport est en cours de fermeture, a-t-il confirmé.Dans le Sud, trois départements, le Gard, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône sont toujours en vigilance orange inondations après des pluies intenses vendredi, Vigicrues surveillant plus particulièrement la Durance et le Rhône. "L'épisode a été plus léger qu'on l'aurait pensé", a indiqué à l'AFP une source de gendarmerie samedi matin.La gendarmerie des Alpes-Maritimes a procédé vendredi soir à une quinzaine d'évacuations préventives. Les pompiers ont effectué 149 interventions sur la journée, notamment pour des éboulements au-dessus de Menton. "Il y a eu de grosses coulées de boue, des terrains qui se sont effondrés, mais rien de comparable avec les dernières fois", ont indiqué les pompiers à l'AFP.Dans les Bouches-du-Rhône, un homme est porté disparu en Méditerranée, après avoir chuté d'un voilier. Avant Fabien, Elsa...Alors que la tempête Fabien doit s'abattre sur la France ce week-end, le pays a déjà été frappée par la tempête Elsa en cette fin de semaine. Ce gros coup de vent a touché particulièrement le département de la Loire. La circulation des trains entre Saint-Étienne et Lyon restait interrompue samedi matin selon la SNCF, après la chute d'un gros arbre sur une caténaire. Cette ligne TER est la plus fréquentée de l'Hexagone.Environ 16.000 foyers étaient encore privés d'électricité samedi matin, principalement en Auvergne-Rhône-Alpes. Jusqu'à 140.000 foyers avaient été plongés dans le noir dans la nuit de jeudi à vendredi dans les départements balayés par des rafales comprises entre 100 et 200 km/h.
La direction de la SNCF prévoit deux Intercités sur cinq, trois TER sur cinq et un Transilien sur deux en moyenne mardi 24 septembre, jour d'appel à la grève contre le projet de réforme des retraites. Le trafic RATP sera quant à lui "quasi normal".
La mobilisation contre la réforme des retraites se poursuit. Vent debout contre le projet du gouvernement d'uniformiser les régimes de retraite en un système universel par points, et ainsi de supprimer les régimes spéciaux, la CGT-Cheminots (1er syndicat de la SNCF) et SUD-Rail (3e) ont appelé à la grève mardi 24 septembre. L'Unsa ferroviaire, (2e syndicat) a pour sa part appelé à manifester mais pas à cesser le travail. Questions d'éco: Que va changer la réforme du système des retraites ? - 08/09par BFMTVLe mouvement débute ce lundi à partir de 20h et doit s'achever mercredi à 8h. Le trafic des trains internationaux sera "normal" pour les Eurostar, Thalys, Lyria et les liaisons France-Espagne, France-Allemagne et France-Italie. Le trafic TGV sera normal à l'exception des axes Atlantique et Nord (quatre trains sur cinq).Deux trains Intercités sur cinq et Trois TER sur cinq circuleront en moyenne mardi. Seul un Intercité de nuit sur quatre circulera. En région parisienne, le RER A connaîtra un service normal mais la partie nord du RER B (à partir de Gare du Nord), gérée par la SNCF, sera touchée avec deux trains sur cinq qui circuleront. En conséquence, un peu plus de deux trains sur trois circuleront sur la portion gérée par la RATP. La ligne C du RER sera également touchée par la grève (un train sur deux), tout comme la ligne D (deux trains sur cinq et aucune circulation entre Châtelet et Gare de Lyon) et la E (deux trains sur cinq).Si 50% des Transiliens circuleront en moyenne, la ligne R vers Montereau et Montargis sera particulièrement affectée avec un train sur quatre qui roulera.La RATP prévoit de son côté un trafic "quasi-normal" tant pour les métros, que les bus et les trams. Après une grève très suivie le 13 septembre, cinq syndicats de la Régie (Unsa, CFE-CGC, Sud, Solidaires et FO) appellent en revanche à une grève illimitée à partir du 5 décembre.
POLITIQUE. L'élu de la 2e circonscription de la Vienne a porté plainte après avoir reçu une lettre de menaces de mort.
Son entourage prend ces menaces très au sérieux.Élu en juin dernier dans la Vienne, Sacha Houlié a déjà des détracteurs très agressifs. Le jeune député La République en Marche, et également vice-président de l'Assemblée nationale, a reçu lundi des menaces de mort par courrier anonyme, rapportent mardi 31 octobre France 3 et France Bleu Poitou. La lettre dactylographiée, et non signée, a été envoyée au Palais Bourbon et ouverte par ses assistants parlementaires. L'auteur lui reproche de soutenir la réforme du gouvernement concernant la hausse de la CSG et déplore l'attitude "odieuse" de l'élu de la 2e circonscription de la Vienne "concernant les retraités qui ont travaillé toute leur vie" et dont une partie sera impactée par la mesure. "Arrivant au terme de vie, n'attendant plus rien, je vais rendre service à la société. J'ai suffisamment de renseignements sur vous et je sais où vous trouver. Je vais le faire", écrit-il également.Des menaces prises très au sérieux par Sacha Houlié et son entourage qui ont alerté le ministère de l'Intérieur. Le fondateur des "Jeunes avec Macron" a par ailleurs confirmé qu'il avait porté plainte.
Le chef de l'État a retrouvé lundi 9 juillet le cadre solennel de Versailles pour son "grand oral", un an après sa prise de fonction. Devant les parlementaires réunis en Congrès, il a fait part de sa volonté de "jeter les bases d'un nouveau contrat social, celui du siècle qui s'ouvre", en donnant rendez-vous aux principales organisations patronales et syndicales, le 17 juillet.
"C'est à son élaboration comme aux détails de sa mise en œuvre que je veux les inviter dès le 17 juillet prochain", a ajouté le chef de l'État, précisant vouloir aborder "la réforme de l'assurance chômage ou la santé au travail" dans "un esprit constructif". C'est "plus largement, l'agenda des réformes attendues" que le chef de l'Etat souhaite "partager avec les partenaires sociaux". De leur côté, les principales organisations patronales et syndicales se réunissent mercredi pour montrer à l'exécutif qu'elles peuvent travailler ensemble sur des priorités communes avant ce rendez-vous à l'Elysée.Macron en appelle aux grandes entreprisesDans cette perspective, le patron de l'exécutif a indiqué qu'il allait recevoir courant juillet les 100 premières entreprises françaises "pour solliciter leur engagement" en matière d'apprentissage et d'embauches, notamment dans les quartiers en difficulté. "J'attends d'elles qu'elles s'engagent en termes d'apprentissage, d'emplois dans les quartiers difficiles. Je ne leur demanderai pas de s'engager par la loi mais par des engagements actifs, immédiats, visibles, de créations d'emplois, d'embauche d'apprentis" avec "une mobilisation pour nos territoires des principales entreprises et des investisseurs". Le chef de l'État a par ailleurs indiqué que le plan pauvreté, reporté à la rentrée par le gouvernement, sera présenté "en septembre" et mis en oeuvre "en 2019". Le président de la République a promis "un accompagnement réel vers l'activité" pour les personnes "les plus fragiles". "La stratégie de lutte contre la pauvreté sera présentée en septembre et mise en oeuvre en 2019, construite avec l'ensemble des acteurs". "Elle ne se contentera pas de proposer une politique de redistribution classique, mais une politique d'investissement et d'accompagnement social. Non pas de nouvelles aides, en solde de tout compte, mais un accompagnement réel vers l'activité", a-t-il ajouté. La présentation du plan pauvreté, issu d'une concertation lancée en grande pompe fin 2017, devait initialement être présenté le 10 juillet. Il a été reporté la semaine dernière à la rentrée, suscitant la déception et les critiques des associations.
Après la sortie de la vidéo, mardi 12 juin, du président évoquant le "pognon de dingue" dépensé dans les aides sociales, l'opposition de tous bords a critiqué cette séquence de communication, estimant qu'"un président ne devrait pas dire ça".
Après les élus d'opposition, c'est au tour de François Hollande de commenter la vidéo d'Emmanuel Macron, dans laquelle il s'agace du "pognon de dingue" dépensé dans les minimas sociaux. "La forme, convenons-en, était grossière à tous points de vue, par les mots utilisés et par le procédé lui-même", a estimé l'ex-président de la République, jeudi 14 juin sur Europe 1. Dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 juin, Sibeth Ndiaye, la conseillère en communication du président de la République, avait posté sur Twitter une vidéo d'Emmanuel Macron, où le chef de l'Etat s'adresse à ses conseillers, mécontents du discours préparé pour le congrès de la Mutualité : "Vous n'avez pas de fil directeur, ce sont des lasagnes faites avec de la paëlla", s'agace-t-il, avant de préciser : "On met un pognon de dingue dans les minimas sociaux. Les gens pauvres restent pauvres, ceux qui tombent pauvres restent pauvres. On doit avoir un truc qui permet aux gens de s'en sortir"."Chacun a sa méthode, moi, je n'étais pas dans la répétition, et je ne pense pas qu'il soit bon d'enregistrer les répétions", a estimé François Hollande, interrogé par Patrick Cohen sur la répétition de discours politique. L'ancien président de la République a reproché à l'actuel chef de l'Etat une communication "mise en scène" : "Dans la communication, on finit par s'intéresser à la forme et pas au fond", a-t-il expliqué."Il ne faut pas utiliser ces principes pour accentuer les inégalités ou pour stigmatiser"Pour l'ancien président, "ce sont de bons principes de dire qu'il faut de l'efficacité dans les prestations, ce sont de bons principes de rappeler qu'il faut de la responsabilité", mais "il ne faut pas utiliser ces principes pour accentuer les inégalités ou pour stigmatiser, ou laisser penser que la pauvreté serait volontaire".Pour l'ancien locataire de l'Elysée, "il n'y a pas des personnes qui se mettent dans la pauvreté, qui ont la précarité comme horizon simplement pour toucher une aide ou une prestation". "On peut même constater qu'il y a des personnes dans la pauvreté ou la précarité qui ne vont pas toucher leurs aides, et c'est l'un de sujets qu'il faut traiter", a-t-il justifié. François Hollande est également revenu sur la piste évoquée par certains responsables gouvernementaux de supprimer ces aides : "Imaginer qu'en retirant des prestations on va rendre les pauvres plus responsables de leur vie, je crois que c'est une erreur", a-t-il conclu.
S'il a assuré devant les parlementaires de la majorité être "le seul responsable" de l'affaire Benalla, Emmanuel Macron estime cependant être la victime, indirecte ou non, d'une "manipulation politique" venue de la préfecture de police (PP) de Paris, selon Le Canard enchaîné daté de ce mercredi 25 juillet.
Selon l'hebdomadaire, le chef de l'État est persuadé d'être la victime, "au moins indirectement", d'"un règlement de comptes de la PP" et d'"une manipulation politique". "Ce sont des fonctionnaires de la PP qui ont voulu nous faire tomber", aurait-il ainsi affirmé aux ministres et dirigeants de la majorité, assurant même que ces "'guérilleros', qui ont pris l'Élysée en otage, sont identifiés"."Une vengeance politique""Tôt ou tard, la foudre de Jupiter va s'abattre sur la Préfecture de police (PP). Et pas moitié", aurait également lancé au journal l'un des participants à la réunion de crise tenue à l'Élysée le samedi 21 juillet. Selon Emmanuel Macron, des anciens flics nommés sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy ou celui de François Hollande ont agi dans "un esprit de vengeance politique". Ces derniers auraient également trouvé dans cette affaire une "occasion de contrecarrer le projet de réorganisation de la sécurité à l'Élysée", poursuit Le Canard enchaîné. Un projet qui "ferait la part belle à la gendarmerie et priverait Beauvau de son autorité sur le groupe de sécurité de la Présidence".Lors de son audition par la commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale lundi, le préfet de police Michel Delpuech, avait parlé de "dérives individuelles inacceptables, condamnables, sur fond de copinages malsains". Il a par ailleurs "assumé" avoir autorisé Alexandre Benalla à porter une arme, sans que le cabinet du ministère de l'Intérieur n'en soit avisé.
La SNCF annonce quatre trains sur cinq dès jeudi et prévoit un retour du trafic "proche de la normale" vendredi.
Les usagers de la SNCF devraient en avoir bientôt fini avec leurs galères de transports. La SNCF indique mercredi qu'elle prévoit quatre trains sur cinq au départ et à l'arrivée de la gare Montparnasse dès jeudi et un "retour progressif à la normale" pour vendredi.Après l'incendie d'un poste électrique à Issy-les-Moulineaux ayant bloqué puis ralentit le trafic pendant près d'une semaine, le gestionnaire du réseau haute tension RTE a pu rétablir l'alimentation électrique de la grande gare parisienne. Plus optimiste que la veille, la compagnie de transports a assuré que "toutes les équipes SNCF restaient mobilisées (...), afin de pouvoir proposer dès vendredi un niveau de service normal".La compagnie doit encore néanmoins "adapter son plan de transport et annuler certains de ses trains pour des raisons de disponibilité de matériel". En cause : le centre de maintenance des TGV de Châtillon (Hauts-de-Seine), également victime de la coupure d'électricité entre vendredi midi à lundi soir derniers.La compagnie rappelle néanmoins à ses usagers que "chaque jour à 17 heures, l'application et le site sncf.com affichent les trains qui circulent le lendemain".Les clients ayant fourni leurs coordonnées seront contactés par mail et SMS en cas d'annulation de leur train.Les billets pour les trains annulés ou ayant plus de trois heures de retard seront aussi remboursés à 100%, mais seuls les voyageurs munis d'un billet pour les trains circulant pourront les emprunter.D'autres incidents à prévoir ?L'incendie d'un poste électrique alimentant Montparnasse, vendredi dernier, avait contraint la SNCF à utiliser une sous-station normalement dédiée à la région de Versailles, ce qui lui a permis de faire fonctionner la gare a minima, avec 40% de la puissance électrique habituelle pendant que RTE travaillait à rétablir le courant. RTE a rétabli lundi soir une connexion haute tension provisoire avec la gare et le centre de maintenance des TGV, mais ceux-ci disposaient de trois liens avant l'incendie, faisant craindre d'autres incidents avant la fin des réparations. "Ce que cet incident a révélé, c'est une grande fragilité dans l'alimentation électrique de la gare Montparnasse", a déploré la ministre des Transports Elisabeth Borne à l'Assemblée nationale. "Personne ne peut comprendre une telle fragilité, et le gouvernement ne l'accepte pas".La ministre a rappelé que le gouvernement avait lancé une mission d'enquête "pour comprendre pourquoi il n'y a pas de solutions de substitution en cas de panne sur un poste de RTE, et surtout pour en tirer les leçons". "Je peux vous assurer que je n'attendrai pas que ça arrive ailleurs, donc c'est l'ensemble des grandes gares qui sera examiné", a-t-elle souligné, précisant qu'elle en attend les résultats dès la fin août.
Cultivant sa singularité au sein du gouvernement, le secrétaire d'État au Numérique passe la journée de vendredi avec Céline, assistante auprès de malades d'Alzheimer, pour honorer la promesse qu'il lui avait faite sur le plateau de Cyril Hanouna le 7 décembre.
Mounir Mahjoubi passe la journée de ce vendredi 11 janvier à Fréjus (Var), aux côtés de Céline. Il le lui avait promis début décembre, sur le plateau du talk show de Cyril Hanouna "Balance ton post". Cette assistante de vie spécialisée auprès de malades atteints d'Alzheimer, mère célibataire, l'avait convié à un "stage" dans son quotidien, pour une journée auprès de ses patients puis une nuit sur son canapé clic-clac. En retour, le secrétaire d'État, titulaire d'un CAP cuisine, doit se mettre aux fourneaux. Il accueillera ensuite le 24 janvier à Paris, à son ministère de Bercy et à l'Assemblée. Puis elle l'accompagnera à Tours pour la signature d'une convention sur l'inclusion numérique. Des contacts réguliers avec le "gilet jaune" Maxime NicolleDepuis le début du mouvement, le jeune ministre reste fidèle à sa méthode singulière au sein du gouvernement. Dimanche 9 décembre 2018, au lendemain de l'acte 4 de la crise des gilets jaunes, Maxime Nicolle alias "Fly Rider" s'exprime sur Facebook live, quand, au milieu des commentaires qui défilent, ce message apparaît : "Bonjour, je suis Mounir Mahjoubi, le secrétaire d'État au Numérique, accepteriez-vous qu'on discute..." L'homme politique et cette figure du mouvement nouent contact par téléphone. Depuis, même si leurs échanges restent fondés sur "la défiance" et "les appels à la responsabilité", Mounir Mahjoubi se dit "absolument convaincu qu'il faut parler" avec "Fly Rider", malgré ses propos controversés.Mounir Mahjoubi se démultiplie pour tenter de tisser des liens directs avec les "gilets jaunes", quitte à utiliser des canaux inhabituels en politique. Ou à susciter parfois l'agacement de certains de ses pairs au gouvernement ou dans la majorité. Face à cette crise, il est resté en France, plutôt que de se rendre à Las Vegas pour le Salon de l'électronique grand public, événement phare du numérique. "C'est mon moteur dans la vie""Ça ne m'était jamais arrivé de voir une assistante de vie avoir des revendications sur les plateaux", explique à l'AFP Mounir Mahjoubi, soulignant "le mouvement de libération de la parole", notamment via les réseaux sociaux, qu'a engendré le mouvement des "gilets jaunes". "Ce que l'on est en train de vivre, c'est le mouvement de ceux qui se sentent humiliés, qui n'arrivent jamais à faire entendre leur voix", plaide ce fils d'une femme de chambre et d'un peintre en bâtiment. "C'est mon moteur dans la vie. Je voulais reconquérir cette voix que mes parents n'ont jamais eue", ajoute l'ambitieux secrétaire d'État de 34 ans, qui lorgne la mairie de Paris. "Le premier événement organisé (sur Facebook) par Éric Drouet (une figure du mouvement), avec une faute d'orthographe dans le titre, ça m'a vachement ému", poursuit-il, soulignant que "le numérique a donné à tous un moyen de se connecter" et "d'oser", même si "tous n'ont pas les codes politiques"."C'est un cri d'alarme, mais c'est pas nos potes"Dans une semaine marquée par des annonces sécuritaires du gouvernement, Mounir Mahjoubi, qui se veut "très ferme contre les casseurs", appelle toutefois à ce que "cette parole très sincère du début, on ne la perde pas de vue, malgré les violences" car "ce ne sont pas les mêmes personnes". Cet ancien syndicaliste CFDT et socialiste, adepte de démocratie participative, était un soutien actif de Ségolène Royal lors de l'élection présidentielle de 2007. Il a fait entendre sa singularité dans une tribune au Monde le 1er janvier, où il affirme sans détour : "nos façons d'être, notre langage parfois incompréhensible, ont été vécus avec violence et vus par certains comme les signes d'une rupture ou d'un mépris vis-à-vis des plus faibles, séparant les gens au pouvoir et les gens du peuple". "Elevons-nous à la hauteur des Français", y exhorte-t-il. Mais attention, mettent en garde d'autres membres de la majorité. "Il faut arrêter de les légitimer", s'indigne un député LREM. "C'est un cri d'alarme, mais c'est pas nos potes". Pour cet élu, "on s'adresse aux Français, pas aux gilets jaunes".
Dur dur de se faire respecter par ses troupes. Dans un article consacré au Premier ministre, Le Figaro révèle que les membres du gouvernement préfèrent dialoguer avec les services du président plutôt qu'avec Matignon.Édouard Philippe n'aurait pas la cote auprès de ses équipes.
Le chef du gouvernement, dans l'ombre d'un omni-président, peine à trouver sa place. Visiblement, certains ministres ne prennent plus la peine d'en référer à Matignon. Ils contactent directement les services de la présidence et même le chef de l'État en personne. "Quand j'ai un problème, je vais directement voir le président ou je l'appelle. Si j'ai un souci sur un arbitrage, si je veux faire remonter quelque chose, je vais directement à l'Élysée", explique ainsi un membre du gouvernement au Figaro.Pourquoi un tel court-circuitage ? Question d'ordre pratique, répondent les intéressés. À l'Élysée, "ils sont plus réactifs qu'à Matignon", souligne le membre de l'exécutif interrogé par le Figaro. "J'obtiens toujours un rendez-vous avec le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler, ou avec un autre conseiller dans les 24 heures", ajoute-t-il. Peut-être s'agit-il aussi d'un exemple du strict verrouillage de la communication mis en place par Emmanuel Macron et ses équipes.
En plus de la télévision, des planches de théâtre et du cinéma, Stéphane Plaza est agent immobilier. En association avec M6, l'animateur a lancé son propre business, Stéphane Plaza immobilier.
320 boutiques ont déjà ouvert et 407 autres sont attendues d'ici à la fin 2019, selon Le Parisien. En 2018, la société affichait un chiffre d'affaires de 11,3 millions d'euros. En 2015, il n'était que de 1,9 million d'euros. Le bénéfice net, lui, est passé de 200 000 euros en 2016 à 4,4 M€ en 2018. D'après BFM TV, Stéphane Plaza aurait même perçu, en 2017, près de 240 000 euros de dividendes. Associé aux fondateurs de Laforêt, il possède 26,3% du capital de l'entreprise et a "aussi mis des fonds personnels". Au Parisien, il affirme tout de même rester simple. "Je n'ai pas de montre au poignet", déclare-t-il. "Je ne suis pas motivé par l'argent, même si je reste un bon négociateur en affaires. Je suis un ovni dans ce milieu et c'est peut-être pour cela que cela fonctionne", affirme encore l'animateur. Et paradoxalement, la star de l'immobilier "vit encore dans un appartement parisien de 37 m2 loi Carrez, au sixième étage sans ascenseur !"
Alors qu'elle attendait dans la voiture de ses parents, une enfant de 6 ans s'est retrouvée en proie aux flammes. Elle a été brûlée sur 80% de la surface de son corps selon l'Indépendant. Le drame reste pour l'instant inexpliqué.
Une fillette de 6 ans qui se trouvait seule dans la voiture de ses parents a été très grièvement brûlée, mardi après-midi à Cuxac d'Aude (Aude). Selon les propos du maire rapportés par l'Indépendant, sa mère serait sortie du véhicule pour chercher son petit frère à l'école. C'est alors que des agents de surveillances ont dû intervenir, voyant les vêtements de l'enfant en flammes. Le quotidien local explique que la jeune victime a été évacuée par les pompiers de Coursan et de Narbonne selon infos-H24. Un hélicoptère est ensuite venu sur les lieux accompagné d'une équipe pédiatrique pour transporter l'enfant vers le service des grands brûlés du CHU de Montpellier. La fillette a été brûlée sur 80% de la surface de son corps. Les causes de cet incendie sont pour l'instant inexpliquées. Une enquête a été ouverte. Aucune piste n'est pour l'instant privilégiée pour expliquer l'origine de ce feu. Accident ou mauvais geste, le mystère reste entier.
Le préfet de la Seine-Maritime a apporté des précisions sur le violent incendie qui a ravagé le site classé Seveso, assurant qu'il "n'y a pas de minoration des risques".
La priorité des services de secours est "de protéger les produits dangereux" qui se trouvent encore dans l'usine en feu Lubrizol à Rouen afin d'"éviter un sur-accident", a déclaré jeudi Jean-Yves Lagalle, responsable des pompiers de Seine-Maritime. "La priorité des priorités c'est les installations intérieures de l'entreprise qui ne sont pas encore touchées", a-t-il dit, ajoutant que deux usines classées Seveso seuil bas à proximité de l'usine en feu ont été évacuées.Le préfet de Normandie Pierre-André Durand a également évoqué un "risque de pollution de la Seine". "On continue de lutter contre le feu avec un risque de pollution de la Seine par débordement des bassins de rétention", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. "Il n' y pas de minoration des risques par les autorités. S'il avait fallu confiner, nous l'aurions fait. S'il avait fallu évacuer nous l'aurions fait", a t-il également précisé.Vers 2h30, un incendie s'est déclaré dans un entrepôt de l'usine, située à environ 3 km du centre-ville et de la cathédrale de Rouen, qui n'a pas fait de victime. L'usine classée Seveso seuil haut, où travaillent environ 400 employés, fabrique et commercialise des additifs qui servent à enrichir les huiles, les carburants ou les peintures industriels. Un important nuage de fumée était toujours visible jeudi matin à une dizaine de km à la ronde. "Les sapeurs-pompiers pataugent dans 3 ou 4 cm d'hydrocarbure, ce type de feu ne s'éteint pas qu'avec de l'eau, il faut mettre de l'émulseur, un tapis de mousse", a dit Jean-Yves Lagalle. "C'est un feu extrêmement dangereux pour la sécurité du personnel", a-t-il ajouté, qualifiant l'incendie d'"hors-norme".Sur twitter, le ministère de l'Intérieur, "par mesure de précaution", conseille "d'éviter les déplacements non indispensables dans l'agglomération de Rouen". Interrogé sur l'ampleur de l'accident industriel, le préfet a assuré qu'il n'y avait aucune "minoration des risques" par les pouvoirs publics. "S'il avait fallu confiner, nous aurions confiné, s'il avait fallu évacuer, nous aurions évacué", a-t-il dit.
La garde des Sceaux s'est insurgée contre les critiques de Jean-Luc Mélenchon envers le système judiciaire français, qu'il accuse indirectement dans une tribune d'être utilisé pour "éliminer les concurrents politiques".
Nicole Belloubet a fustigé "l'amalgame inacceptable" fait selon elle par Jean-Luc Mélenchon entre la France et d'autres pays au sujet de l'instrumentalisation de la justice. La ministre réagissait à la publication ce dimanche 8 septembre d'une tribune intitulée "Le temps des procès politiques doit cesser", signée par plusieurs personnalités politiques dont l'ancien candidat à l'élection présidentielle. "Il est vrai que dans un certain nombre d'Etats, la justice est le maillot qui est le premier attaqué quand on veut mettre fin à l'Etat de droit, a t-elle estimé, avant de répondre aux accusations du leader de La France insoumise : "J'ai été assez stupéfaite, franchement. Parce que quand vous regardez, vous trouvez la France, avec Mélenchon, placée exactement à côté de la Russie et du Cambodge", a déclaré la ministre de la Justice dans un entretien à France Inter, lundi 9 septembre."Il me semble qu'il y a une petite nuance entre l'indépendance qui est réelle en France et ce qui se passe en Russie ou ce qui se passe dans d'autres pays. Donc je trouve cet amalgame insupportable et inacceptable", a-t-elle martelé. Jean-Luc Mélenchon, et des personnalités comme l'ex-président brésilien Lula et le Prix Nobel de la Paix argentin Adolfo Perez Esquivel, ont publié dimanche une tribune où ils estiment que "le temps des procès politiques doit cesser". Ils s'élèvent contre "la tactique du 'lawfare'", c'est-à-dire, selon eux, "l'instrumentalisation de la justice pour éliminer les concurrents politiques", et citent outre le cas de Lula ou de l'avocat égyptien Massoum Marzouk, celui de Jean-Luc Mélenchon en France. Jean-Luc Mélenchon doit être jugé les 19 et 20 septembre en correctionnelle, avec cinq de ses proches, après une perquisition mouvementée au siège de son parti en octobre 2018. Nicole Belloubet a rappelé qu'elle ne donnait au parquet (qui dépend hiérarchiquement de la ministre) "strictement aucune instruction sur les affaires individuelles"."Tu ne contrôles pas ta justice? Mais alors à quoi tu sers?""Je voudrais vous dire que Jean-Luc Mélenchon lui-même d'une certaine manière est contradictoire puisque je me souviens un jour, il y a pas très longtemps, d'une altercation à l'Assemblée nationale, non pas dans l'hémicycle mais juste à côté, où il me disait : 'Mais tu ne contrôles pas ta justice'. Je lui disais : 'Non je la contrôle pas'. Il me disait : 'Alors à quoi tu sers?'", a-t-elle relaté. "Evidemment le garde des Sceaux n'a absolument pas le contrôle de la justice", a-t-elle insisté.
L'ancien président du Front national se défend de saper le travail de sa fille, qui doit être réélue à son poste lors du Congrès des 10 et 11 mars à Lille.
Si Jean-Marie Le Pen a renoncé à se rendre Congrès du Front national à Lille les 10 et 11 mars prochain, il reste toujours aussi virulent à l'égard de sa fille. Invité de BFMTV vendredi matin 2 mars, le fondateur du FN, exclu du parti, s'est montré particulièrement ambivalent envers la patronne du parti.Si dans ses mémoires, intitulées Fils de la Nation, dit avoir "pitié" d'elle, il se défend néanmoins de "saper son travail". "Je ne vois pas en quoi je sape le travail de Marine Le Pen", "je ne cherche pas du tout à nuire", a-t-il assuré. "Je ne fais rien pour la gêner, c'est moi qui ai financé une partie de sa campagne électorale présidentielle". "Je suis même déchiré quelquefois entre l'amusement de voir ses échecs (...) mais en même temps je regrette, parce que ça fait perdre mon camp. Elle est toujours quand même la représentante du Front national", a-t-il ajouté. "Je souhaite que Marine se détourne des leurres que sont le changement de nom"Souhaite-t-il que Marine Le Pen soit candidate à la prochaine présidentielle ? "Je souhaite que ce soit le Front national qui incarne le redressement français", a répondu Jean-Marie Le Pen. Qui incarne le FN? "Pour l'instant c'est Marine Le Pen, mais ça pourrait être quelqu'un d'autre, le FN n'est pas la propriété de la famille Le Pen", a-t-il affirmé."Je souhaite toujours que Marine Le Pen prenne conscience des réalités, qu'elle se détourne des leurres que sont le changement de nom, la refondation, tout ça ce sont des mots", a-t-il dit. Le Congrès de Lille, où la députée du Pas-de-Calais, seule candidate à la succession, est assurée d'être réelue présidente du parti, doit consacrer la refondation du FN, et peut-être son changement de nom. Une mise en examen "scandaleuse"Malgré leurs différents, Jean-Marie Le Pen a toutefois jugé "scandaleux" que sa fille soit mise en examen pour la diffusion en 2015 sur Twitter de photos d'exactions du groupe jihadiste État islamique."C'est extravagant, parce que ces images étaient d'abord sur le net (...) et ensuite c'était le rôle de l'État de montrer le visage de l'ennemi".
L'épidémie de Covid-19 a fait 127 victimes en France et il y a désormais 5.423 cas, selon le dernier bilan officiel dimanche 15 mars.
L'épidémie de coronavirus a fait 127 morts, soit 36 de plus que samedi, et 5.423 cas de contamination confirmés, soit plus de 900 cas supplémentaires en 24 heures, selon le dernier décompte de l'agence nationale de santé publique, Santé Publique France. Cette hausse du nombre de morts et des contaminations est la plus importante enregistrée en un jour en France depuis l'apparition du virus sur le territoire. Dans ce contexte, le ministre de la Santé Olivier Véran n'exclut pas le report du second tour des élections municipales, a-t-il indiqué sur France 2 dimanche soir. Il a indiqué qu'il allait sonder les experts scientifiques. "Mardi, mercredi, sans doute mardi, je serai amené à leur poser la question du deuxième tour", a-t-il indiqué sur France 2. Interrogé par ailleurs sur des rumeurs d'annonce de confinement total du pays mardi, il a répondu : "on entend dire beaucoup de choses. Si une personne doit signer un tel décret, je serai au courant".
Cette baisse sera progressive sur deux ans, précise le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.
20 milliards d'euros. C'est le montant de la baisse d'impôts que prévoit Bercy pour le plan de relance de l'économie française présenté par Jean Castex à l'Assemblée nationale lors de son discours de politique générale.Cette baisse concernera les impôts de production, précise Matignon, qui explique qu'il s'agit d'une réduction significative, puisque le produit annuel de ces impôts représente plus de 70 milliards d'euros, et qu'elle se fera en deux temps: "dix milliards d'euros en 2021 et dix milliards d'euros en 2022", a précisé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, sur France 2. Le ministre n'a toutefois pas détaillé quels impôts de production baisseraient, mais il s'est déjà exprimé de manière favorable à plusieurs reprises pour une réduction significative de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises).`Une réduction de la C3S (contribution sociale de solidarité des sociétés) a également été évoquée ces derniers mois. Le gouvernement fait ce choix parce que "nous voulons relocaliser notre industrie pour être souverains sur les médicaments, sur l'automobile, sur l'aéronautique", a défendu Bruno Le Maire. "Si vous voulez que les entreprises industrielles s'installent sur les territoires, il ne faut pas qu'elles payent - avant même qu'elles fassent des bénéfices - cinq fois plus d'impôts de production qu'en Allemagne", a-t-il encore justifié. La baisse de ces impôts de production, qui incluent également la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la taxe sur le foncier bâti, est réclamée de longue date par les entreprises, en particulier industrielles, qui estiment que cela nuit à leur compétitivité. Mais l'enjeu est important pour les collectivités locales qui sont les principales bénéficiaires de ces impôts. A cet égard, le gouvernement a promis de leur compenser intégralement toute réduction de ces prélèvements.
La pneumologue et lanceuse d'alerte Irène Frachon, qui avait dénoncé la toxicité du médicament de Servier, a livré un long témoignage à la barre du tribunal. Un moment qui était très attendu.
C'est un long exposé de quatre heures. Quatre heures au cours desquelles Irène Frachon, la pneumologue qui a révélé le scandale du Mediator, a raconté les raisons de son combat, qui l'ont bouleversée.De sa première malade "sous Mediator" à ses recherches scientifiques sur ce "poison mortel", la pneumologue Irène Frachon a livré mercredi au tribunal de Paris un long exposé didactique sur la "toxicité" de ce médicament et sur son rôle de "lanceuse d'alerte" dans ce scandale sanitaire. La voix est assurée, le corps droit à la barre du tribunal correctionnel. Irène Frachon, 56 ans, qui avait dit attendre "ce procès pénal depuis des années", déroule sa présentation, sans hésitation, une pile de documents à l'appui. Pour la première fois depuis l'ouverture le 23 septembre de ce procès-fleuve, c'est une salle d'audience comble qui assiste à ce témoignage-clé. Comment cette pneumologue au CHU de Brest et mère de quatre enfants en est venue à "dénoncer" l'un des plus grands scandales sanitaires français? "Cela tient à un fil, à quelques indices", affirme Irène Frachon, coiffée de son éternel chignon, pantalon beige et chemise blanche.Aussi à une certaine obstination et à quelques "principes inculqués" lors de sa formation: "La médecine est fondée sur les preuves, presque comme au tribunal", c'est aussi et surtout "ne pas nuire" aux patients, déclare-telle. Quand en février 2007, elle examine "une patiente obèse, qui souffre d'une HTAP (hypertension artérielle pulmonaire, ndlr) gravissime" et qui est "sous Mediator", le Dr Frachon, spécialiste de cette pathologie très rare, "tique". Près de vingt ans plus tôt, quand elle était externe au centre de référence des HTAP, en région parisienne, de nombreuses "femmes jeunes" arrivaient avec "les symptômes de cette maladie". Un coupe-faim des laboratoires Servier, l'Isoméride, est soupçonné; il sera retiré du marché en 1997 comme d'autres fenfluramines, des produits dérivés de l'amphétamine. Elle se souvient aussi des articles de la revue médicale Prescrire, alertant sur les risques du Mediator, commercialisé depuis trente ans comme un adjuvant au traitement du diabète, mais "régulièrement dénoncé comme étant un dérivé de l'amphétamine". "Déni inébranlable"Au début de son "enquête" de trois ans, Irène Frachon doute, "bute", se dit qu'elle s'est "probablement monté le ciboulot", elle n'est après tout "ni pharmacologue ni cardiologue", insiste-t-elle. Mais de nouvelles patientes se présentent après avoir développé des HTAP ou des valvulopathies cardiaques. Début 2009, alors qu'elle a compilé "onze cas extrêmement graves" et s'est entourée d'une équipe "d'experts", elle est "tombée de l'armoire" quand elle a "compris ce qui était en train de se passer". Le benfluorex, molécule active du Mediator, et les fenfluramines sont "équivalents", assure le Dr Frachon, qui fait projeter sur un écran schémas et diapositives. Ils libèrent tous deux un "poison puissant et mortel", la norfenfluramine, qui a atteint "le cœur de Marie-Claude", les poumons de "Joëlle", deux de ses patientes décédées.Elle porte ces cas devant l'Agence du médicament, alors appelée l'Afssaps, a "l'intuition que ça ne va pas bien se passer". Lors du "drame de l'Isoméride", elle dit avoir été "marquée par le déni inébranlable des laboratoires Servier", une "ambiance de menaces et de pressions absolument invraisemblable" et des autorités de santé "pétrifiées". Dans l'affaire du Mediator, les laboratoires Servier sont accusés d'avoir sciemment dissimulé les propriétés anorexigènes de leur antidiabétique et l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM, ex-Afssaps) d'avoir tardé à le suspendre. Un silence "acheté" par les laboratoires ServierIl sera retiré du marché le 30 novembre 2009 après un "signal de risque" et Irène Frachon "décide de ne pas en rester là". Elle publie en juin 2010 "Mediator 150mg, combien de morts ?", un livre attaqué par Servier qui obtient le retrait du sous-titre. Une "censure" pour la pneumologue, qui alerte médias et politiques. Après douze ans de lectures intensives d'études scientifiques et d'études de cas, celle qui se présente comme une "Mediatorologue" jure qu'elle "n'en (veut) pas aux laboratoires Servier". Elle accuse cependant l'industriel d'avoir "acheté le silence" des victimes, dont de nombreuses ont déjà été indemnisées et ne sont pas parties civiles à ce "tardif" procès pénal."Comme les victimes, je suis à ce jour inconsolable", lâche Irène Frachon, alors que la présidente du tribunal Sylvie Daunis la presse d'écourter son exposé de quatre heures pour passer aux questions des parties.
Peut-on être protégé contre le Covid-19 malgré un test sérologique négatif, ou même sans jamais avoir attrapé cette maladie? Une immunité encore mal comprise, basée sur d'autres mécanismes que les anticorps, pourrait peut- être freiner l'épidémie, espèrent des chercheurs, même si ça n'est encore qu'une théorie.
"Quels que soient les mécanismes, il est très probable qu'il y ait beaucoup de gens immunisés sans qu'on le détecte à la sérologie", c'est-à-dire aux tests anticorps, assure à l'AFP Yonathan Freund, professeur de médecine d'urgence à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.Cette théorie repose sur deux piliers. D'une part, l'hypothèse d'une immunité croisée, c'est-à-dire le fait d'être protégé contre le nouveau coronavirus en ayant été infecté par le passé par d'autres virus de la même famille, qui causent de banals rhumes.D'autre part, le rôle encore mal cerné des lymphocytes T, un type de globules blancs responsables du deuxième volet de la réponse immunitaire (l'immunité cellulaire), le premier venant des anticorps."Le système immunitaire est complexe", rappelle à l'AFP le spécialiste d'immunologie allemand Andreas Thiel, co-auteur d'une étude publiée le 29 juillet dans la revue médicale Nature."Notre principal résultat, c'est qu'au moins un tiers d'adultes qui n'avaient jamais été en contact avec le SARS-CoV-2 (le virus responsable du Covid-19, NDLR) possédaient des lymphocytes T capables de réagir à ce virus. Ils provenaient très probablement d'infections antérieures à d'autres coronavirus", explique le chercheur de l'hôpital de la Charité, à Berlin.Des travaux d'une équipe de Singapour, rendus publics le 15 juillet par Nature, étaient arrivés au même type de conclusion.- Protection -Et c'est également le cas d'une autre étude, américaine celle-ci, publiée mardi dans la revue Science: chez certains individus qui n'ont pourtant jamais été exposés au SARS-CoV-2, on retrouve des lymphocytes T qui réagissent à ce nouveau coronavirus ainsi qu'à quatre autres, responsables de simples rhumes."Cela pourrait aider à expliquer pourquoi certaines personnes atteintes du Covid-19 n'ont que peu de symptômes alors que d'autres tombent gravement malades", estime dans un communiqué l'une des auteurs, Daniela Weiskopf, de l'institut d'immunologie La Jolla en Californie.Cette étude approfondit d'autres travaux publiés mi-mai par la même équipe dans la revue Cell. Ils montraient la présence de lymphocytes T capables de réagir au SARS-CoV-2 chez 40 à 60% de personnes pourtant jamais exposées à ce virus."Il faut des travaux plus larges sur plusieurs pays pour évaluer si ces cellules peuvent apporter une immunité contre le SARS-CoV-2, ou une protection contre les formes sévères de Covid-19", reprend Andreas Thiel.Car, qu'on ait ou pas été exposé au nouveau coronavirus, tous ces travaux pointent l'importance potentielle des lymphocytes T dans la réponse immunitaire contre le Covid-19, alors qu'on s'est jusque-là beaucoup focalisé sur les anticorps.Selon une étude de l'hôpital suédois Karolinska début juillet, des malades du Covid-19 avec peu, voire pas de symptômes, pourraient développer une immunité liée aux lymphocytes T, même si leur test anticorps est négatif.Les vaccins en cours d'élaboration cherchent d'ailleurs à déclencher les deux types de réponse immunitaire.- Sous-estimation? -"Si on a des anticorps neutralisants, on est immunisé: c'est la base. Mais il ne faut pas considérer qu'il n'y a rien d'autre qui existe", juge Yonathan Freund."Les tests de sérologie ne disent pas toute la vérité, ils la disent pour une certaine période seulement", renchérit Andreas Thiel.Des études ont en effet montré que chez les patients touchés par le Covid-19, le taux d'anticorps pouvait baisser rapidement, en quelques semaines."Ca peut vouloir dire deux choses: l'une, qui serait catastrophique, c'est que l'immunité ne dure pas dans le Covid. Mais je ne pense pas que ce soit le cas: sur 18 millions de cas, on n'a jamais entendu le moindre cas avéré de récidive", commente le Pr Freund."L'autre, c'est qu'il peut y avoir des gens immunisés qu'on ne détecte pas en sérologie", ajoute-t-il.Conséquence: le taux d'immunité de la population, basé sur la détection des anticorps (ou "séroprévalence"), pourrait être sous-estimé partout dans le monde."Les études de séroprévalence donnent des chiffre jusqu'à 15/20% dans les régions très touchées. Mais on pourrait être à beaucoup plus et certaines régions pourraient avoir atteint un seuil d'immunité suffisant pour qu'il n'y ait plus de catastrophe", avance le Pr Freund."Comprendre quel impact a la présence de ces lymphocytes T dans la population sur l'infection au SARS-CoV-2 est d'une importance capitale pour la gestion de la pandémie", écrivent les auteurs de l'étude allemande.Pour autant, ce n'est pour l'heure que de la théorie, soulignent les scientifiques. "C'est très discuté, on n'est que sur des hypothèses et tout le monde marche sur des oeufs", insiste le Pr Freund.
Candidate pour être tête de liste LREM pour les prochaines élections européennes, Nathalie Loiseau, ministre chargée des affaires européennes, pourrait bientôt quitter le gouvernement. Dans son sillon, Benjamin Griveaux serait également sur le départ.
C'est une semaine de manœuvres qui se profile dans la majorité. La république en marche doit entériner lundi 25 mars sa liste pour les élections européennes. La ministre chargée des Affaires européennes Nathalie Loiseau devrait être intronisée à sa tête et quitter dans la foulée le gouvernement. Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux pourrait également quitter le gouvernement. À deux mois des élections, une séquence de casting s'ouvre donc à La République en marche. La liste pour les européennes sera entérinée lundi soir par le bureau exécutif du parti présidentiel. De sources concordantes, la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, candidate pour porter la bannière LREM, sera officiellement investie à cette occasion, quittant par la même occasion son ministère. "Maintenant, c'est parti avec elle", confirme un proche du président.Clément Beaune pour remplacer Nathalie Loiseau ? Conséquence de la désignation de Nathalie Loiseau, un ajustement technique devrait immédiatement avoir lieu au gouvernement. Pour l'heure, le conseiller Europe d'Emmanuel Macron, Clément Beaune, tient la corde pour la remplacer, de sources concordantes. "C'est le meilleur", vante un ministre. "Un garçon formidable", insiste un autre membre du gouvernement quand un troisième décrit quelqu'un "d'extrêmement compétent", qui "sait tout ce qu'il faut savoir sur l'Europe".Parfaitement au fait des dossiers en pleine tourmente du Brexit, Clément Beaune a cependant le désavantage d'être un homme au sein d'un gouvernement qui ne respecte plus la parité (19 hommes en comptant le Premier ministre pour seulement 17 femmes).Benjamin Griveaux empêché de partir ? Selon plusieurs sources gouvernementales, le départ de Nathalie Loiseau pourrait s'accompagner de celui du porte-parole Benjamin Griveaux, qui voudrait se dédier à sa candidature pour la mairie de Paris. Reste à savoir si le timing sera jugé opportun par les deux têtes de l'exécutif. Selon Le Parisien, si le départ de Benjamin Griveaux était acté, les violences de samedi lors de l'acte 18 des "gilets jaunes", ont brouillé les cartes. "Il en a très envie, mais est-ce que le président est d'accord ? Vu le merdier ambiant...", confie un conseiller au quotidien francilien. Le départ de Benjamin Griveaux pourrait être perçu comme une "désertion", ajoute le Le Parisien. "Il tambourine sur la porte avec sa hache, mais Matignon a fermé à double tour", ajoute une autre source, toujours dans le quotidien local. Si Benjamin Griveaux sortait, plusieurs pistes sont à l'étude pour le suppléer, à commencer par les secrétaires d'Etat Emmanuelle Wargon et Gabriel Attal, avec un avantage à la première qui "s'est plutôt révélée" en co-animant le Grand débat, dixit un ministre. "Il ne faut pas oublier qu'elle a un ami bien placé... Edouard Philippe", note pour Le Parisien un conseiller ministériel. Une hypothèse moins probable mène au ministre MoDem Marc Fesneau qui cumulerait, comme autrefois Christophe Castaner, porte-parolat et Relations avec le Parlement.Quel candidat à la mairie de Paris ? Par ailleurs, le sujet de la municipale parisienne va également s'inviter dans les prochains jours. Jeudi matin, tous les candidats à l'investiture LREM se réunissent au siège du parti pour fixer les règles du jeu (calendrier, modalités de pré-campagne...) autour du délégué général Stanislas Guerini et du N.2 Pierre Person : les secrétaires d'Etat Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi, les députés Cédric Villani et Hugues Renson, le sénateur Julien Bargeton et l'élue du 4e arrondissement Anne Lebreton.Un sondage commandé par le Journal du Dimanche auprès de l'Ifop testant les différents noms face à Anne Hidalgo doit paraître ce week-end et alimente les spéculations.
Le Conseil constitutionnel a censuré jeudi le coeur de la loi sur la lutte contre la haine en ligne, jugeant que certaines nouvelles obligations à la charge des opérateurs de plateformes internet étaient attentatoires à la liberté d'expression et de communication.
Le Conseil a considéré que certaines dispositions pouvaient "inciter les opérateurs de plateforme en ligne à retirer les contenus qui leur sont signalés, qu'ils soient ou non manifestement illicites", et a jugé "particulièrement bref" le délai de 24 heures imposé à certains opérateurs, "sous peine de sanction pénale", pour "retirer ou rendre inaccessibles des contenus manifestement illicites en raison de leur caractère haineux ou sexuel". Il a ainsi considéré que "le législateur a porté à la liberté d'expression et de communication une atteinte qui n'est pas adaptée, nécessaire et proportionnée au but poursuivi".Le Conseil constitutionnel a également censuré la disposition prévoyant un retrait en une heure pour les contenus terroristes ou pédopornographiques en cas de notification par les autorités publiques. Ces deux censures entraînent mécaniquement celle d'autres articles du texte destinés à accompagner la mise en oeuvre de ces obligations de retrait. "La loi Avia très largement censurée par le Conseil Constitutionnel suite à la saisine du groupe LR au Sénat. Il n'y a quasiment que le titre qui est constitutionnel ...", a immédiatement réagi sur Twitter le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau. "La censure ne sera pas confiée aux GAFAM. Tous ceux qui sont attachés à la liberté devraient s'en réjouir", a-t-il ajouté.A deux reprises, le Sénat dominé par l'opposition de droite s'était opposé, au nom de la liberté d'expression, aux dispositions phare d'un texte jugé "liberticide" par ses détracteurs.Outre LR, extrême gauche et extrême droite s'étaient prononcés contre ce texte au Parlement."Lourde défaite pour Belloubet. La loi Avia contre la haine en ligne est quasi entièrement censurée par le Conseil constitutionnel. La volonté liberticide en échec", a tweeté le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon.Le texte avait suscité de nombreuses réserves, notamment du Conseil national du numérique, de la Commission nationale consultative des droits de l'Homme, ou encore de la Quadrature du Net, qui défend les libertés individuelles dans le monde du numérique.
Sur l'île de Grande Canarie (Espagne), plus de 900 hectares ont disparu sous les flammes. Les habitants d'Artenara ont dû être évacués en pleine nuit.
Grande Canarie, une des îles de l'archipel des Canaries (Espagne), un incendie majeur a touché trois communes autour du village d'Artenara. Malgré l'intervention des pompiers, 900 hectares ont déjà disparu sous les flammes. Suite à l'incendie, désormais maîtrisé et qui serait l'oeuvre d'un pyromane, environ 1000 personnes ont été évacuées. "L'évacuation a commencé à deux heures du matin. On nous a prévenus du danger et on a vidé chaque quartier au fur et à mesure que les flammes avançaient", précise Dina Gonzalez Gil, députée-maire d'Artenara. Aucun blessé n'est heureusement à déplorer.
Lors de l'ouverture d'un centre culturel islamique, financé par la ville de Rennes, la maire PS a posé aux côtés de fillettes voilées. Une photo qui a ému Aurore Bergé, porte-parole de LREM.
C'est une polémique qui est née vendredi 5 juillet. Aurore Bergé, députée des Yvelines et porte-parole de La République en marche (LREM), a réagi à un article de Ouest-France, daté du 23 juin. Y est relatée l'ouverture du centre culturel et islamique At Taqwa, à Rennes. La ville, propriétaire des lieux, que le quotidien régional qualifie de "mosquée du Blosne", a financé les travaux, à hauteur de 430 000 euros. Problème, sur la photo de cette ouverture de centre, la maire Nathalie Appéré (PS) pose à côté de fillettes voilées. Des enfants âgées de 5 à 14 ans, inscrites au cours d'arabe, dispensé dans le centre, relate Ouest-France. Un scandale, pour la députée des Yvelines qui a réagi sur Twitter. "Il devrait au moins y avoir un consensus : une petite fille de 5 ans, 6 ans, 7 ans... ne devrait pas devoir être voilée ! Où est le consentement ?! Que la mairie de Rennes consacre 430 000 euros d'argent public et applaudisse ce projet me révolte."La présence de la maire de Rennes, Nathalie Appéré, a également été très critiquée. Sur le plateau de LCI lundi, Aurore Bergé est revenue sur la polémique. "J'ai une question à poser à la maire de Rennes : 430 000 euros d'argent public, pourquoi ? Dans quel cadre cela a-t-il été octroyé, et est-ce vraiment le rôle d'une municipalité que de soutenir un projet de centre culturel comme cela ? Est-ce que c'est légitime qu'une mairie, finance (...) ce type d'actions ? On voit des toutes petites filles qui sont voilées !" "C'est une polémique politicienne pour les prochaines élections. C'est un lieu de culte, c'est un espace privé, on n'est pas dans l'espace public. Dans cette affaire, il n'y a rien, sauf un problème d'interprétation et de contexte" a répondu à Ouest-France Mohamed Zaïdouni, président du conseil régional du culte musulman (CRCM) de Bretagne, assurant que les tenues des petites filles étaient exceptionnelles.
Céréales "fitness", margarine qui fait baisser le taux de cholestérol, tisane "détox" ou "bonne nuit" : l'ONG Foodwatch lance ce jeudi 21 mars une campagne contre les "arnaques à l'étiquette" de produits supposément bénéfiques pour la santé.
"Toutes les promesses santé ne sont pas bonnes à avaler." C'est sous ce slogan que l'association Foodwatch dénonce le marketing mensonger de l'industrie agroalimentaire. Dans une campagne d'information, l'ONG de défense des consommateurs épingle les "promesses en l'air" d'une vingtaine de produits alimentaires vendus en grandes surfaces.Dans le viseur de l'association se trouvent des infusions, margarines, biscuits ou encore des smoothies, qui promettent tous d'améliorer la santé de ceux qui les avalent. "Les rayons des supermarchés ont un peu ces airs de foire, comme au temps où des charlatans vendaient du haut de leur roulotte leurs élixirs aux vertus miraculeuses", critique ainsi l'association dans un communiqué."Marketing de la détox"Sur son site, Foodwatch liste cinq catégories d'"arnaques", avec, en premier lieu, "des allégations santé qui n'ont pas été validées" par les autorités sanitaires européennes. C'est le cas des tisanes "Détox, pas d'intox" de la marque Élephant, "Drainage et élimination pamplemousse" de La Tisanière, le thé vert "Ligne" de Lipton ou encore le thé "minceur" commercialisé par Celliflore.Pour tous ces produits, l'association dénonce un "marketing de la détox" et du bien-être. Foodwatch a même initié une pétition pour appeler la marque Éléphant à modifier le nom de son infusion. "Affirmer qu'une infusion offre des propriétés détoxifiantes sans que cette promesse santé ne soit attestée, il fallait oser", déclare ainsi l'ONG. Quatre tartines pour faire diminuer le cholestérolDans sa campagne d'information, l'association déplore également que certains fabricants mettent en avant le fait que certains produits doivent être consommés en grande quantité pour "espérer le moindre effet" sur la santé. L'ONG cite ainsi la margarine "riche en Oméga 3" de la marque distributeur Auchan ou "Proactiv expert" de Fruit d'or. Dans les deux cas, "il faudrait consommer 4 tartines par jour" pour observer une diminution du cholestérol, pointe Foodwatch.Des jus de fruits "antioxydants"... mais beaucoup trop sucrésPour d'autres aliments, les bénéfices pour la santé sont tout simplement contrebalancés par un taux de sucre trop élevé. Dans la liste des produits concernés, on trouve le "Super Smoothie 'énergise'" de la marque Innocent, le jus de fruits "Tropicana essentiels 'antioxydant'" ou encore les céréales "fitness énergie nutritive" de Nestlé. "Ces céréales enrichies en vitamines contribueraient à un métabolisme énergétique normal et à réduire la fatigue. Le problème, c'est qu'elles sont composées d'un cinquième de sucre : 20g par 100g", alerte Foodwatch.Plainte contre un site InternetSi elles peuvent induire le consommateur en erreur, toutes ces pratiques ne sont pas illégales, nuance Foodwatch. À l'inverse, l'ONG annonce avoir porté plainte contre le site de vente en ligne biologiquement.com, qui présente certains compléments alimentaires comme ayant des vertus "anticancer", une mention interdite par la loi.
Le polémiste du talk-show a prodigué ses ultimes piques samedi 30 juin lors de la dernière émission de la saison.
Le turnover continue. "On n'est pas couché" est une émission usante pour les polémistes qu'elle a révélé depuis sa première diffusion en septembre 2006. Et après avoir vu passer le duo historique (et mythique) Zemmour et Nolleau, le talk-show du samedi soir en deuxième partie de soirée sur France 2 a dit au revoir samedi 30 juin à un autre polémiste en la personne de Yann Moix. Le successeur d'Aymeric Caron, qui a partagé le rôle très redouté d'intervieweur-critique de l'animateur Laurent Ruquier avec Léa Salamé, Vanessa Burggraf et Christine Angot, a tiré sa révérence après trois saisons. Et pour sa dernière, le Prix Renaudot 2013 pour "Naissance" (Grasset) n'a pas manqué de laisser un dernier souvenir. À Nicole Calfan, invitée sur le plateau, Yann Moix a fait une déclaration plutôt osée : "J'en ai répandu du liquide séminal pour vous dans ma chambre, dans ma chambrette adolescente !""Merci à vous Laurent"Une sortie digne d'un chroniqueur qui aura finalement su avoir un style, et a marqué son passage dans l'émission par des punchlines et des envolées lyriques. Des moments repassés lors d'un best of en début d'émission. Laurent Ruquier a en effet consacré le début d'émission à remémorer les sorties les plus marquantes de Yann Moix. Mais c'est bien à la fin du dernier numéro de la saison que l'animateur a fait des au revoir plus solennels, bien que très sobres, comme Laurent Ruquier en a l'habitude. "Yann, on se retrouvera aux 'Grosses têtes', on vous regardera peut-être sur d'autres chaînes. Merci pour ces trois saisons passées ensemble. Je n'avais pas de doute avant, et au fond je suis très content aussi après", a-t-il conclu avec une sincérité certaine. Yann Moix répondant d'un tout aussi concis : "Merci à vous Laurent". Dès la fin du mois d'août, c'est Charles Consigny qui viendra jouer les polémistes, en binôme avec Christine Angot pour le moment toujours en place.
Le trafic sera particulièrement chargé en Île-de-France, mais aussi sur les grands itinéraires en direction du sud et des régions côtières.
La circulation sur les routes sera difficile vendredi en Île-de-France et samedi au niveau national pour le début officiel des congés scolaires.La circulation sera dense sur la plupart des grands itinéraires en direction du sud et des régions côtières. D'autant plus que les vacances ont déjà commencé pour les Belges et qu'elles débutent pour les Néerlandais et les Britanniques.À la circulation dense habituelle du vendredi, viennent s'ajouter les départs en vacances. En Île-de-France, le trafic sera chargé dès la fin de matinée en direction des péages, notamment sur l'A6 et l'A10, et le restera jusque tard dans la soirée, selon l'organisme de prévision de la circulation. Bison Futé conseille de quitter la zone francilienne avant 6H ou après 20H. Samedi, classée orange au niveau national et rouge en Île-de-France, les difficultés seront nombreuses sur les axes menant du nord du pays vers le Sud-Est et la Méditerranée ou vers le Sud-Ouest et l'Espagne. Il est conseillé de quitter l'Île-de-France et les grandes métropoles avant 8H.Dimanche, classé vert au niveau national mais orange en régions Bourgogne, Grand Est et Auvergne-Rhône-Alpes, il vaudrait mieux partir des grandes métropoles, en particulier Paris et Bordeaux, avant 9H.
Invité de l'émission Vie politique dimanche 11 décembre, Emmanuel Macron a commis un léger lapsus, quelque peu révélateur.Attention lapsus. Le leader du mouvement En marche ! peut être satisfait.
Lors de son premier grand meeting, samedi 10 décembre à Paris Porte de Versailles, il a su rassembler bon nombre de militants : 15 000 personnes étaient venues l'applaudir. Les organisateurs ont même dû ouvrir une seconde salle pour accueillir tous les "marcheurs." Lors de son discours, Emmanuel Macron s'est quelque peu emballé lors de sa conclusion, provoquant de nombreuses moqueries sur Twitter. Invité dans l'émission Vie politique sur TF1, l'ancien ministre de l'Economie a commenté cette conclusion passionnée : "C'est trop, quand on est comme ça ce soir au calme et que l'on regarde ça de loin, j'ai entendu les commentateurs aujourd'hui... Mais pas quand on est 15 000 dans une salle. Voilà moi j'avais 15 000 personnes qui y croient, qui étaient là avec générosité, qui étaient venus des quatre coins de la France. Et ce que je leur devais, c'était la même générosité, c'est celle-là que j'ai donné. Je ne suis pas quelqu'un qui calcule et qui compte." Le formidable lapsus d'Emmanuel MacronMais le moment le plus savoureux de cette interview et venu plusieurs minutes après cette déclaration. Alors qu'Emmanuel Macron était interrogé sur la loi El Khomri, le candidat à la présidentielle a commis un léger lapsus. Emmanuel Macron a répondu à Gilles Bouleau par un "Quand j'étais président de la ..." avant de rapidement se reprendre..."Non j'étais ministre de l'Economie et de l'Industrie." Un lapsus qui en dit long et qui le fait visiblement beaucoup sourire.Lors de cette interview, Emmanuel Macron a également souhaité prendre, une nouvelle fois, ses distances avec Manuel Valls. Sur l'ancien premier Ministre et son propre positionnement il déclare : "Nous avons plusieurs différences. Nous n'avons pas la même vie. Le bois des hommes n'est pas le même. Je ne sais pas quel est le programme de Manuel Valls. Nous avons des vraies différences sur le plan économique et social, nous n'avons pas défendu les mêmes choses. J'ai souhaité aller plus loin dans les réformes, il ne m'a pas suivi en tant que Premier ministre." Emmanuel Macron a également ajouté : "Nous n'avons pas le même rapport à la société française, à la République. Je crois dans une République ferme, je crois à la laïcité de 1905. Je crois dans l'autorité de l'Etat mais pas l'autoritarisme. Nous avons eu des désaccords sur la déchéance de nationalité et le traitement de la question du terrorisme." Un point sur lequel ils sont aussi en désaccord : la primaire de la Belle Alliance Populaire. Alors que Manuel Valls s'y présente, Emmanuel Macron a décidé de la contourner.
Selon une expertise graphologique révélée par le Journal du Dimanche (JDD), Monique Villemin, la grand-mère paternelle du petit Grégory tué en 1984 dans les Vosges, serait à l'origine de trois courriers anonymes adressés au juge Lambert, dont l'un daté d'août 1985 accusant Bernard Laroche.
"Monsieur le Guge (sic), je m'appelle Corinne, j'ai 16 ans je suis une amie de Muriel la belle sœur de Bernard Laroche..." Le ou la signataire réel de cette lettre, truffée de fautes d'orthographe et adressée le 6 août 1985 au juge Lambert, n'a jamais été identifié. Depuis 30 ans, aucune "Corinne" n'a jamais été retrouvée par les enquêteurs.Cette mystérieuse missive, postée à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), n'a cependant jamais été négligée par les enquêteurs. Plus de 30 ans plus tard, une experte graphologue croit même en avoir identifié la rédactrice, même si ses conclusions sont rédigées au conditionnel : selon ses travaux, révélés ce dimanche 22 avril par le JDD, il s'agirait de la grand-mère du petit Grégory, Monique Villemin (87 ans). L'experte estime que deux autres lettres peuvent également lui être imputées."Je ne peux plus garder pour moi ce que (...) Muriel ma (sic) raconté", poursuivait la lettre, écrite à l'été 1985. À cette époque, Murielle Bolle avait mis en cause Bernard Laroche devant les gendarmes avant de rétracter. Ce dernier sera brièvement incarcéré, avant d'être libéré puis tué par son cousin, le père du petit Grégory, Jean-Marie Villemin. La lettre s'ajoute à une longue liste de courriers anonymes déjà déposés au dossier à cette date. Issue du clan Jacob, mariée à un Villemin alors qu'elle était enceinte d'un autre, la grand-mère paternelle de Grégory, retrouvé mort pieds et poings liés le 16 octobre 1984 dans la Vologne, est l'un des personnages clés de l'affaire. Beaucoup sont persuadés qu'elle en sait bien plus qu'elle ne veut bien le dire. Elle avait déjà été suspectée, en 2017, d'avoir rédigé en 1989 une lettre de menaces anonyme à l'encontre du juge Simon. Grâce au délai de prescription, elle n'avait pas été mise en examen.Depuis près d'un an, l'affaire du petit Grégory connaît de nouveaux rebondissements. Trois membres de la famille du père de l'enfant, ont été placés en garde à vue en juin dernier avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il s'agit de Marcel Jacob, 72 ans, grand-oncle de Grégory, de sa femme Jacqueline, 72 ans, ainsi que d'une tante de l'enfant, Ginette Villemin, 61 ans. Marcel et Jacqueline Jacob - jamais inquiétés jusqu'alors - sont soupçonnés d'avoir été les fameux "corbeaux", auteur de centaines d'appels anonymes et des lettres qui, pendant trois ans, ont assailli la famille Villemin et qui renferment "la clé de l'énigme", selon le journaliste Thibaut Solano, qui en a fait un livre: "La voix rauque" (Les Arènes).Selon les enquêteurs, qui se basent notamment sur une nouvelle expertise graphologique et du champ lexical de certains courriers, ils seraient aussi impliqués dans le rapt et la mort du garçonnet dans le cadre d'un "acte collectif". Ils sont mis en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort. Murielle Bolle, témoin clé de l'affaire en 1984 devenue suspecte, est elle aussi mise en examen. Depuis des mois, tous clament leur innocence.
La jeune femme de 21 ans qui se trouvait à bord du véhicule ayant renversé deux enfants dimanche à Lorient a été arrêtée mercredi soir et placée en garde à vue. Le conducteur du véhicule est lui toujours recherché.
La passagère de la voiture qui a renversé deux enfants dimanche 9 juin à Lorient, dans le Morbihan, a été arrêtée mercredi soir à minuit à Caudan, commune voisine de Lorient. Elle a été placée en garde à vue dans les locaux de la sûreté départementale de Lorient, selon une autre source policière.Activement recherchée depuis quatre jours avec le conducteur, la jeune femme de 21 ans a décidé de mettre elle-même un terme à sa cavale. Elle a été arrêtée par les forces de l'ordre après s'être présentée spontanément chez un habitant. "La jeune femme était dans la rue, elle a vu une maison éclairée, elle a sonné, s'est présentée à la famille et leur a demandé d'appeler la police" qui est ensuite venue l'interpeller, a indiqué une source policière à l'AFP confirmant une information d' Europe 1. Des informations confirmées par le parquet de Lorient. "La passagère du véhicule impliqué dans les faits d'homicide involontaire aggravé et de blessures involontaires aggravées commis (dimanche) en fin d'après-midi à Lorient a été placée en garde à vue (mercredi) à compter de 23 heures 35 pour des faits de non-assistance à personne en danger", a indiqué le parquet dans un communiqué. Elle "s'est rendue chez un particulier hier soir et ce dans le but de se rendre aux services de police", a précisé le parquet.La procureure de la République de Lorient Laureline Peyrefitte a confirmé à l'AFP que l'interrogatoire de la jeune femme était terminé. La procureure tiendra un point presse jeudi à 17H30.En revanche, le conducteur du véhicule reste toujours activement recherché. Cet automobiliste de 20 ans, qui roulait sans permis, a fauché les deux enfants, âgés de 10 et 7 ans, à la sortie d'un rond-point. L'aîné est mort, le second est gravement blessé. L'accident est intervenu après "un refus d'obtempérer" près de Lorient, alors que le véhicule était suivi à distance par la gendarmerie.Le véhicule, qui circulait à vive allure sur une voie réservée aux bus, a percuté dans un premier temps une autre voiture en sortie de rond-point, sans faire de blessé, avant de renverser les deux enfants sur un trottoir de la rue de Keryado, située dans un quartier populaire de Lorient. Le conducteur et sa passagère ont ensuite pris la fuite, "d'abord à bord de leur véhicule, qu'ils ont laissé à quelques centaines de mètres de l'accident, puis à pied".La police avait lancé un appel à témoins mardi en diffusant la photo des deux suspects.
Un Américain de 17 ans a plaidé mardi non coupable du retentissant piratage à la mi-juillet de comptes Twitter de personnalités, dont Barack Obama et Elon Musk, qu'il est accusé d'avoir orchestré.
Ce résident de Tampa en Floride a plaidé non coupable devant un tribunal de cet Etat, lors d'une courte audience organisée par téléconférence, selon le journal Tampa Bay. Il a été arrêté vendredi avec deux jeunes de 19 et 22 ans, dont l'un réside au Royaume-Uni, et inculpé notamment de fraude électronique. Les enquêteurs le considèrent comme le cerveau de cette cyberattaque qui aurait permis de récolter plus de 100.000 dollars en crypto-monnaie.Les pirates ont, selon Twitter, ciblé une poignée de salariés via une opération de hameçonnage par téléphone, afin d'obtenir leurs identifiants. Ils ont ensuite attaqué 130 comptes, dont ceux de l'ancien président Obama, du candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden et des fondateurs d'Amazon, Jeff Bezos, de Microsoft, Bill Gates ou de Tesla, Elon Musk.A partir de ces comptes, ils ont envoyé des messages aguicheurs incitant les abonnés à envoyer des bitcoins, une crypto-monnaie, soi-disant en échange du double de la somme envoyée.L'attaque a écorné l'image de Twitter et relancé les débats sur la sécurité informatique à trois mois de la présidentielle.
Après la mortelle explosion de la rue de Trévise, Alexandre Vesperini estime que la maire de Paris Anne Hidalgo doit accélérer la mise aux normes "de ce réseau gazier qui pose un problème meurtrier".
Alexandre Vesperini l'assure : pour les pompiers, "le problème numéro de Paris, c'est le gaz". Après l'explosion de la rue de Trévise probablement due à une fuite de gaz, qui a fait trois morts et blessé une cinquantaine de personnes, cet élu divers droite du VIe arrondissement de la capitale tire la sonnette d'alarme. Explosion : faut-il avoir peur du gaz ?par franceinfo"Le réseau de gaz parisien est dans un état de vétusté avancé", a-t-il estimé samedi 12 janvier dans les colonnes du Parisien, en évoquant "un véritable boulet meurtrier". "Les Parisiennes et les Parisiens doivent comprendre que l'état du réseau gazier pose un problème et qu'il va falloir que la maire de Paris Anne Hidalgo accélère la mise aux normes de ce réseau gazier qui pose un problème meurtrier", a-t-il également dit ce dimanche matin au micro de Franceinfo. La rénovation du réseau gazier prend du temps car "elle n'a pas été établie comme une priorité", dénonce-t-il dans Le Parisien. "Je n'ai pas de parti pris, je ne suis actionnaire ni d'EDF, ni d'Engie, mais le réseau électrique, lui, est impeccable. Après un tel drame, il faut se poser la question : faut-il arrêter avec le gaz et enclencher la transition vers le tout électrique ?", s'interroge-t-il, estimant qu'"il ne faut rien s'interdire".
La première dame interprète son propre rôle dans Vestiaires, la mini-série humoristique consacrée au handicap de France 2, révèle Le Parisien.
Brigitte Macron, comédienne d'un jour. L'épouse d'Emmanuel Macron va faire une apparition dans un épisode de Vestiaires, sur France 2, diffusé samedi soir 15 septembre à 20h45. Le Parisien révèle ce jeudi 13 septembre que la première dame a accepté de jouer son propre rôle dans cette mini-série humoristique sur des nageurs dans un club handisport de Marseille. La chaîne a dévoilé dans la matinée un extrait des coulisses du tournage."Jamais l'épouse d'un président français ne s'était prêtée à un tel exercice", souligne le quotidien. L'idée vient de la productrice de la série, Sophie Deloche, qui sait que le handicap est une cause chère à l'ex-professeur de français. "Je ne sais pas faire ça", rétorque alors Brigitte Macron lorsque Mme Deloche la contacte en avril dernier. Elle se laisse néanmoins convaincre, à une condition. Si ses équipes ne sont pas intervenues dans les dialogues, "émaillé(s) de savoureux clins d'œil politique", et le scénario, elle avait en revanche un droit de veto. "À l'issue du visionnage, si l'épisode ne devait pas convenir à Brigitte Macron, il irait aux oubliettes", explique Le Parisien. "Je suis première dame quand je mets la robe. Dès que je l'enlève, c'est fini"Le tournage s'est déroulé mi-mai, à Bègles (Gironde). "Dans le TGV qui la conduit à Bordeaux, Brigitte Macron apprend son texte par cœur" et a le trac, rapporte le quotidien. Elle confie au journaliste qui l'accompagne n'aimer "ni la lumière ni les caméras". "Je n'ai jamais joué un rôle, j'ai horreur de ça", assure celle qui a pourtant donné des cours de théâtre à Emmanuel Macron alors qu'il était adolescent. Néanmoins, elle sait s'adapter : "Je suis première dame quand je mets la robe. Dès que je l'enlève, c'est fini. Cela me permet d'épouser la circonstance. Exactement comme un costume de théâtre", explique-t-elle à ses partenaires de jeu.En participant à Vestiaires, Brigitte Macron rejoint ainsi la liste des "guest-stars" invités ces dernières années comme Florent Manaudou ou Clémentine Célarié. Cela va-t-il donner une meilleure image à son époux, dont la cote de popularité dégringole au fil des sondages ? "Elle le fait pour être utile, pour attirer l'attention sur ces causes qui lui sont chères", fait valoir son entourage qui rappelle que ce projet a été initié bien avant l'affaire Benalla.
Une commande de masques effectuée par la région Paca était sur le point d'être acheminée en France depuis la Chine. Sauf que les États-Unis, qui ont lancé des commandes massives, ont racheté sur le tarmac les masques destinés aux professionnels de santé français.
En proie aux difficultés d'approvisionnement en masques, plusieurs régions ont décidé de passer directement commande auprès d'entreprises chinoises. Ce sont près de 60 millions de masques qui auraient été commandés par le biais des régions. Seulement, comme l'a raconté à RT le président de la région PACA dans la soirée du mardi 31 mars, il faut désormais faire face à un concurrent de poids : les États-Unis. Alors que la commande française a été payée et les masques fabriqués, la région se félicite déjà de pouvoir rapidement alimenter les Ehpad et établissements de santé de sa région.Mais ces précieux masques, ils ne les verront finalement jamais, le géant américain ayant sorti le porte-monnaie mardi matin. "La difficulté que nous rencontrons c'est l'acheminement, explique Renaud Muselier, président de la région Paca et de l'Association des régions de France. Sur le tarmac en Chine, une commande française a été achetée par les Américains cash, et l'avion qui devait venir en France est parti directement aux États-Unis."Les régions doivent désormais sécuriser la marchandise de façon à ce qu'elle ne soit pas achetée par d'autres. Problème, cela fait perdre de précieux jours dans la livraison. Contacté par le quotidien Libération, un élu de région explique le problème. "Les Américains les achètent partout où ils en trouvent, peu importe le prix."On passe toujours après"Là où les régions prennent garde à la dépense et ne paient qu'à la livraison des commandes de maximum 5 millions de masques, leur concurrent d'outre-Atlantique commandent en masse et paient cash le prix réclamé. "Les Américains commandent deux ou trois milliards de masques : avec nos cinq petits millions, on passe toujours après", résume à Libération l'élu anonyme.Pire, l'appétit en masques des États-Unis sature les aéroports chinois qui ne peuvent suivre la cadence. Résultat, toutes les commandes sont bloquées. "La livraison devait arriver il y a dix jours, mais l'aéroport de Shenzhen était engorgé. Notre importateur a tout mis dans un camion, direction Shanghai, mais c'est pire : le camion est coincé sur la route derrière tous ceux qui attendent leur tour."La France devra encore se tourner vers l'étranger, sa capacité de production de masques ne pouvant suffire en l'état. L'objectif fixé par Bercy est de parvenir rapidement à une production quotidienne de 480 000 masques de ce type, puis de monter à 1 million d'exemplaires par jour à la fin du mois d'avril.
En promenade avec sa petite amie dans les rues de Harlem, à New York (États-Unis), un touriste français a été attaqué au cutter par un inconnu, vendredi 14 février. Grièvement blessé au cou, le jeune homme se trouve dans un état critique, mais stable.
À New York (États-Unis), la Saint-Valentin a tourné au drame pour un touriste français. Vendredi 14 février, alors qu'il se balade dans le quartier de Harlem avec sa petite amie, le jeune homme reçoit plusieurs coups de cutter au cou. Son agresseur l'a vraisemblablement choisi au hasard, selon les déclarations de plusieurs témoins de la scène. La police a confirmé qu'il s'agissait d'une attaque non-provoquée, rapporte CBS New York. "Un homme et une femme marchaient dans la rue et il y avait ce gars qui avançait à côté d'eux. L'attaquant s'est tourné vers la victime, l'a regardé dans les yeux et a sorti ce qui ressemblait à un cutter avant de le couper dans le cou. Il ne le connaissait pas. Il avait même l'air surpris", a expliqué un témoin de la scène au New York Post.Le suspect toujours recherchéDans une vidéo diffusée sur le site du média américain, on aperçoit la victime agenouillée au sol, saignant abondamment. Des passants tentent de lui venir en aide en contenant l'hémorragie. "L'un de mes clients est venu me voir pour me demander si je parlais français. Il m'a dit que quelqu'un avait été coupé au niveau du cou mais que la victime ne parlait pas anglais", a précisé un commerçant. Transporté en urgence à l'hôpital d'Harlem, le jeune homme se trouve dans un état critique, mais stable. Le suspect, qui n'avait toujours pas été retrouvé vendredi en fin de journée, est activement recherché par la police.
Un conducteur, avec trois jeunes enfants sur les places arrière, a été contrôlé à 198 km/h vendredi soir sur l'autoroute A7. L'homme a finalement fini par casser le moteur de son Audi A3, rapporte Le Dauphiné Libéré.
L'homme, âgé de 29 ans et originaire de l'Ardèche, a été contrôlé vers 22H30 à hauteur de Pont-de-l'Isère en direction du sud. Un secteur limité à 130 km/h. Pris en charge par les gendarmes du peloton d'autoroute de Valence, le conducteur a finalement cassé le moteur de son véhicule. Une épaisse fumée s'est alors dégagée de sa voiture, masquant pendant quelques instants le véhicule dans la nuit. L'automobiliste a poursuivi sa route jusqu'à la sortie de Valence Nord roulant à 160 km/h. Fort heureusement, sans causer aucun accident, précise le quotidien local. Finalement interpellé, il s'est vu retiré son permis dans l'attente de son jugement. Le véhicule est lui hors d'usage.
Coups de feu près d'une école, policiers caillassés, tirs manqués sur un automobiliste... La ville de Vaulx-en-Velin, près des Lyon (Rhône), connaît depuis le 18 mai "des épisodes de violences extrêmement préoccupants", selon les mots de la maire socialiste de la ville, qui a décidé d'armer ses policiers.
La situation s'est tendue ces derniers jours à Vaulx-en-Velin. Depuis le 18 mai, "nous connaissons des épisodes extrêmement préoccupants", a reconnu jeudi 31 mai la maire PS de la ville, Hélène Geoffroy. Dernier incident en date : une rixe en pleine rue, mardi, au cours de laquelle un jeune a été grièvement blessé, sans que son pronostic vital ne soit engagé. Son agresseur est en fuite. La maire de la ville a également évoqué des coups de feu à proximité d'une école, le caillassage de policiers ou encore les tirs manqués d'un jeune à scooter sur un automobiliste.Les trafics "bousculés""Cette flambée de violence est liée au processus de transformation urbaine que nous menons, et qui bouscule ce qui est enraciné dans la ville en terme de trafics" et d'économie souterraine, a expliqué l'ancienne secrétaire d'État à la Politique de la ville des gouvernements Valls et Cazeneuve, élue maire en juillet 2017.En réponse, Hélène Geoffroy a annoncé que les policiers municipaux seraient armés "à partir de cet été" et que leurs horaires seraient étendus. "Nous allons conforter l'action de la police municipale" en créant des brigades de nuit et en "armant de pistolets", "à l'issue d'une formation, les premiers policiers municipaux", a-t-elle détaillé, évoquant un budget "dépassant le million d'euros".Des effectifs et des caméras supplémentairesLes brigades de nuit seront opérationnelles "jusqu'à 22h, voire minuit", contre 19h actuellement", ce qui nécessitera un "renforcement des effectifs", qui, de 15 policiers municipaux passeront à 30 en 2020. Par ailleurs, 80 caméras de vidéoprotection "dernière génération" et "reliées directement à l'Hôtel de police de Lyon" sont en cours d'installation pour remplacer les 36 existantes, souvent inopérantes.Le renfort d'une centaine de CRS, obtenu dès le 28 mai, sera "maintenu dans la durée", a-t-elle assuré. Hélène Geoffroy a par ailleurs souligné que Vaulx-en-Velin, symbole du malaise des banlieues dans les années 90, avait "retrouvé son attractivité" et vu le "retour de la classe moyenne". Déterminée à "poursuivre la transformation physique de la ville" et à "bousculer ce qui a pu être enkysté", l'élue a réitéré sa demande au ministre de l'Intérieur de rentrer dans le dispositif de police de sécurité du quotidien (PSQ) pour "construire de façon pérenne une offre de sécurité".
Le député est en revanche favorable à la PMA pour tous.
"Je serai pour la GPA le jour où on me fera la démonstration qu'une femme riche porte l'enfant d'une femme pauvre". En attendant, le député LFI du Nord, Adrien Quatennens a expliqué qu'il était contre la gestation pour autrui (GPA), mercredi 11 septembre sur RMC et BFMTV.Il y est opposé "pour une question de marchandisation du corps", que ce soit pour les couples hétéros ou les hommes homosexuels, a-t-il précisé.Alors que l'examen du projet de loi sur la bioéthique à l'Assemblée a débuté mardi en commission avant le débat dans l'hémicycle à partir du 24 septembre, le gouvernement répète qu'il n'est pas question d'autoriser la GPA. M. Quatennens votera, en revanche, en faveur de la Procréation médicalement assistée (PMA) pour tous, incluse dans le projet de loi sur la bioéthique, en discussion à l'Assemblée à partir de ce mercredi. Le député est également favorable à la reconnaissance des enfants nés à l'étranger par GPA, puisque c'est "une mise en conformité dans l'intérêt supérieur de l'enfant".Le gouvernement a admis mardi la nécessité de clarifier "l'état du droit" pour les enfants nés à l'étranger de mère porteuse -pratique prohibée en France et qui ne figure pas dans le projet de loi bioéthique- tout en assurant être "suspendu" à une importante décision à venir de la Cour de cassation.
Selon les informations du Monde, Mgr Luigi Ventura est soupçonné d'"attouchements répétés" sur un cadre de la mairie de Paris. Les faits se seraient produits lors de la cérémonie des vœux à l'Hôtel de ville le 17 janvier dernier.
Il est l'ambassadeur du Vatican en France. Le nonce apostolique français fait l'objet d'une enquête pour "agressions sexuelles" ouverte le 24 janvier par le parquet de Paris, a-t-on appris vendredi 15 février de source judiciaire, confirmant une information du Monde. Le 23 janvier, la mairie de Paris a signalé au parquet, qu'un jeune cadre municipal s'était plaint d'attouchements répétés du prélat italien lors de la cérémonie des vœux à l'Hôtel de Ville le 17 janvier. Ce jour-là, la maire de Paris Anne Hidalgo présentait ses vœux aux autorités civiles, diplomatiques et religieuses. La mairie a agi en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale qui oblige "toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire" apprenant un crime ou un délit à le signaler au procureur de la République et à lui transmettre les renseignements dont elle dispose. Protégé par l'immunité diplomatique ? Mgr Luigi Ventura, âgé de 74 ans, est depuis 2009 le représentant du pape à Paris. "Longtemps, le nonce, doyen du corps diplomatique auprès de la République, montait sur l'estrade et prononçait un discours. Depuis l'élection d'Anne Hidalgo, il se contente d'amener la maire de son bureau jusqu'au salon", explique au Monde Patrick Klugman, adjoint à la maire chargé des relations internationales. Avant cela, le nonce apostolique se serait rendu coupable "à plusieurs reprises", écrit le quotidien du soir, d'attouchements sur "un jeune homme de la délégation générale aux relations internationales (DGRI) de la Mairie de Paris". Le Monde revient sur le parcours de l'ecclésiastique, entré dix ans après son ordination en 1969, au service de la diplomatie du Saint-Siège. Après un passage à la secrétairerie d'Etat à Rome, Mgr Luigi Ventura a exercé en tant que nonce apostolique en Côte d'Ivoire, au Burkina Faso et au Niger, puis en 1999 au Chili où l'Église est secouée par de nombreux scandales de pédophilie. "Tous les évêques chiliens ont d'ailleurs remis leur démission au pape François au printemps 2018", rappelle Le Monde. Selon les observations d'un juriste pour le quotidien, Mgr Luigi Ventura étant diplomate, "il voudra faire jouer l'immunité afférente à sa fonction". Contacté par l'AFP, "la nonciature n'a rien à confirmer", a-t-elle déclarée.
Bien mal en a pris à cette députée d'essayer de raisonner Jean-Luc Mélenchon.
Quand Jean-Luc Mélenchon pique une colère, même ses collègues peuvent en faire les frais. Et la colère du leader insoumis pendant les perquisitions au siège de son mouvement, mardi 16 octobre, était homérique. En témoignent les images, tournées par lui même ou par les médias, et qui ont été diffusées massivement ces derniers jours. C'est sur une vidéo de Libération qu'un journaliste de France 5 a relevé que Jean-Luc Mélenchon n'avait pas apprécié les commentaires d'une de ses collègues qui ne cautionnait pas ses agissements.La scène s'est déroulée alors que Jean-Luc Mélenchon, assisté des députés Adrien Quatennens et Bastien Lachaud, mais aussi d'autres soutiens, essaient d'enfoncer la porte de leurs locaux, gardée par des policiers. "C'est des méthodes de voyou", lance alors l'élue. "Ça va toi, on ne t'a pas demandé ton avis", lui rétorque son président de groupe à l'Assemblée. Pas de quoi démonter la députée, qui réitère ses propos. "Si c'est pour faire ça, c'est pas la peine, hein, répond Jean-Luc Mélenchon. Tu me coupes pas!" Selon l'entourage du leader de la France insoumise, les propos n'avaient pas été proférés par une élue, mais pas une militante LFI. Toutefois, un cadre du mouvement, également présent sur place, a confirmé "sans le moindre doute" au Figaro qu'il s'agissait de la députée de l'Hérault, Muriel Ressiguier. Contactée par le quotidien, elle n'a pas souhaité s'exprimer.
La docteure Daniela Chavez s'est mise au vélo après qu'un chauffeur de taxi a refusé de la transporter. Sa bicyclette lui a été offerte par des membres d'associations qui tentent de protéger des agressions les professionnels de santé de Mexico en première ligne dans la lutte contre le coronavirus.
Vêtue de sa blouse, Daniela Chavez, qui exerce dans un hôpital public de la capitale, venait de monter dans un taxi lorsque le chauffeur lui a demandé si elle était médecin et où elle travaillait. Craignant d'être agressée, comme cela avait déjà été le cas pour des collègues, elle a préféré descendre du véhicule. Au Mexique, les personnels soignants avaient l'habitude jusqu'à l'arrivée de la pandémie de sortir dans la rue dans leur tenue de travail. "Je ne sais pas si c'est la psychose.... ! En tant que professionnels de santé, nous savons que nous sommes une population à risques. Nous l'avons toujours été. Mais qu'aujourd'hui on nous stigmatise parce qu'on exerce un métier noble, c'est sans précédent", constate cette jeune médecin de 26 ans. Au fur et à mesure de la propagation de l'épidémie au Mexique, les rejets, voire les agressions physiques, à l'égard des médecins et des infirmières se sont multipliés, une partie de la population les considérant comme des facteurs de contagion.Pour leur venir en aide, deux associations de cyclistes - "Bicitekas" et "Alcadia de la Bicicleta" - ont lancé en avril une opération sur les réseaux sociaux, appelant à des dons de bicyclettes ou de pièces détachées pour offrir une alternative de transport au personnel soignant. - Tombée du ciel - Dans un atelier du quartier de La Escandon, dans le centre de Mexico, des membres de Bicitekas travaillent une vingtaine d'heures par semaine pour réparer ou donner un coup de jeune aux petites reines qui leur ont été données. L'objectif est aussi de diminuer le risque de contagion pour les médecins et infirmières qui ne sont ainsi pas contraints de prendre les transports publics dans cette mégalopole de 20 millions d'habitants où, en temps normal, 15,6 millions de personnes se déplacent quotidiennement. "Au début de l'urgence sanitaire, nous nous sommes demandés ce que nous pouvions faire pour soutenir les personnels de santé qui étaient discriminés, et parfois malheureusement agressés, pendant leurs trajets quotidiens en raison de leur profession", raconte Agustin Martinez, fondateur de Bicitekas.L'association a reçu quelque 240 demandes. Pour l'heure, environ une cinquantaine de "recyclettes", comme elles ont été baptisées, ont été offertes. Pour Diana Garduño, une infirmière de 30 ans, cela a été un cadeau tombé du ciel, alors que son vélo lui avait été dérobé récemment lors d'un cambriolage. Elle avoue avoir eu très peur quand un de ses collègues qui marchait dans la rue a été aspergé avec une boisson brûlante. "C'est déprimant de voir qu'une fois dehors nous souffrons ce genre d'agressions alors que nous faisons de notre mieux pour que les patients soient bien", dénonce-t-elle."Si les gens étaient mieux informés, il n'y aurait pas ce type d'agissements contre le personnel de santé", regrette Diego Villafuerte, 23 ans, interne en médecine dans un hôpital privé, qui a lui aussi reçu une bicyclette. Le Mexique, qui compte 127 millions d'habitants, a débuté lundi une première phase de déconfinement, après deux mois de restrictions en raison de la pandémie qui a touché plus de 97.000 personnes et fait plus de 10.600 morts. Dans une capitale où à peine 340.000 personnes utilisent un vélo pour se déplacer, le Secrétariat à la mobilité a annoncé l'ouverture de 54 km de pistes cyclables sur des grands axes pour réduire la propagation du Covid-19. Ils viendront s'ajouter aux 88 km déjà existants, avec l'objectif d'atteindre 600 km en 2024.
Ce jeudi 5 mars, la motrice d'un TGV reliant Strasbourg à Paris a déraillé au nord de Strasbourg. Le conducteur est gravement blessé.
20 autres blessés sont en "urgence relative".Un accident s'est produit au nord de Strasbourg ce jeudi 5 mars : la motrice d'un TGV reliant Strasbourg à Paris a déraillé, blessant grièvement le conducteur, a-t-on appris auprès de la SNCF. 20 autres blessés en "urgence relative" sont à déplorés, selon la préfecture. Le conducteur a été évacué par hélicoptère. "La motrice du TGV est sortie des voies", à une trentaine de kilomètres au nord de Strasbourg, a indiqué une porte-parole de la SNCF. Toujours selon France Bleu Bas-Rhin, les quatre premières voiture du TGV sont également sorties des rails. L'accident a été causé par l'affaissement d'un talus, a fait savoir la SNCF, à "la suite d'un glissement de terrain très important". "Le trafic des TGV n'est pas stoppé entre Strasbourg et Paris, mais dérouté sur la ligne classique Vendenheim - Baudrecourt", complètent nos confrères.Le trafic est interrompuSur son site internet, la SNCF indique que "le trafic est interrompu depuis 7h50 par mesure de sécurité" en raison d'"un incident sur un TGV à Vendenheim, entre Strasbourg et Paris-Est". Interrogée par France Bleu Alsace, une passagère du wagon de tête de ce train qui avait quitté la gare de Strasbourg à 7h19 a expliqué qu'il y avait eu "un très fort choc soudain" et des "impacts sur les vitres"."Le train a freiné, est sorti du rail, ne s'est pas couché mais est penché", a-t-elle détaillé, précisant qu'il n'y avait pas de blessé dans son wagon mais que les passagers avaient "été bien secoués". De premières photos diffusées par les Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA) sur son site internet montrent effectivement le train qui n'est pas couché mais l'avant de la locomotive endommagé.
Un détenu de 27 ans est mort d'un arrêt cardiaque après avoir mis le feu à sa cellule, dans le centre pénitentiaire de Roanne, dans la Loire, a-t-on appris samedi 18 juillet. Le jeune homme, déclaré "irresponsable pénalement" au cours de sa détention, était censé être transféré à l'hôpital depuis le 23 avril dernier.
Il avait été transporté à l'hôpital dans un état grave, avant de mourir d'un arrêt cardiaque. Un détenu de 27 ans est décédé dans la nuit de vendredi à samedi, après avoir allumé un incendie dans sa cellule du quartier disciplinaire de la prison de Roanne, dans la Loire, a-t-on appris ce samedi auprès du parquet de cette ville. Le jeune homme, qui avait récemment fait l'objet d'une mesure d'hospitalisation d'office, selon son avocat, Maître Thomas Fourrey, est décédé peu avant minuit à l'hôpital de Roanne. une enquête est en cours pour déterminer les causes de son décès, qui s'apparente à un suicide. "Irresponsable pénalement", il aurait dû être transféré à l'hôpital le 23 avrilExtrait de sa cellule vers 22 heures par des surveillants du centre pénitentiaire, qui ont maîtrisé l'incendie, le détenu a reçu les premiers soins avant l'arrivée des pompiers et du Samu. "L'inhalation de la fumée provoquée par la combustion de son matelas aurait provoqué un arrêt cardiaque", d'après les premiers éléments de l'enquête, qui privilégie la piste du suicide, a précisé le procureur de la République de Roanne, Abdelkrim Grini. Le corps du défunt ne porte pas de traces de brûlures, a-t-il ajouté, une autopsie doit avoir lieu lundi. La victime s'était fait remarquer à plusieurs reprises lors de sa détention pour des outrages, violences et menaces de mort envers le personnel, ce qui lui avait valu de comparaître devant le tribunal correctionnel de Roanne. La justice n'avait alors pas condamné le défunt, "l'ayant déclaré irresponsable pénalement, et avait ordonné son hospitalisation immédiate", a détaillé l'avocat.Mais son client était tout de même resté en détention jusqu'au 23 avril, date de son transfèrement au centre hospitalier malgré la relance de l'avocat. Il était ressorti fin juin dans la perspective d'un placement au service médico-psychologique régional de l'hôpital du Vinatier, près de Lyon.
Si elle a renoncé à se présenter aux élections européennes, cette figure des "gilets jaunes" ne tourne pas pour autant le dos à la politique. Elle a confié à l'AFP qu'elle se préparait désormais pour les municipales de 2020.
"Une page se tourne". À la veille de l'acte 18 de la mobilisation des "gilets jaunes", présentée comme un "ultimatum" au président Emmanuel Macron, Ingrid Levavasseur a estimé vendredi 15 mars auprès de l'AFP que "ce sera probablement l'ultime manifestation". Cette figure des "gilets jaunes" a néanmoins parié sur "une très grosse manifestation : toutes les personnes qui m'entourent font le dernier déplacement pour la grande marche pour le climat et la clôture du grand débat national"."Je participerai à la Marche climat", a indiqué cette aide-soignante de 31 ans. "Je pense que les deux manifestations vont se rejoindre pour qu'elles soient plus conséquentes"."Je ne pense pas que ce soit la fin du mouvement, mais c'est une page qui se tourne dans les grosses manifestations", a-t-elle ajouté. Figure du mouvement, Éric Drouet a pour sa part annoncé qu'il ne manifesterait plus.Si elle a renoncé à être tête de liste aux élections européennes, la jeune femme reste très impliquée pour le scrutin du 26 mai. Cette écologiste déclarée dévoilera prochainement son vote, disant d'ores et déjà exclure de voter pour La France insoumise, "trop extrême dans leurs façons de se comporter". Les municipales, prochaine étape des "gilets jaunes" ?Reconnaissant avoir mis pour de bon "le doigt dans la politique", Ingrid Levavasseur a affirmé "se préparer" aux élections municipales de 2020. "Je veux travailler avec mon prochain, pallier les manques, ce sera déjà plus palpable (dans les communes) qu'aller à l'UE. Les municipales je ne peux pas encore en parler mais je mets tout en en oeuvre sur le terrain pour que quelque chose voie le jour". Selon elle, "il y aura beaucoup de 'gilets jaunes' qui se présenteront pour être maire ou faire partie d'équipes. Les municipales vont être un autre moment intense". "Dans l'Eure, un maire dit que son programme sera fait uniquement par les citoyens. c'est l'aspect positif du mouvement, ça aura permis des échanges", a-t-elle jugé.
Quinze jours après qu'Emmanuel Macron a ouvert la porte, le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, s'est dit prêt, mercredi, à "réinterroger le cumul du mandat parlementaire avec celui de maire" pour les "petites villes".
En lançant le grand débat dans l'Eure mi-janvier, Emmanuel Macron s'était montré ouvert à revoir la règle du non-cumul des mandats, alors qu'il a été reproché aux élus d'être coupés des territoires dans la crise des "gilets jaunes". La loi votée en 2014 sous François Hollande interdit aux députés et sénateurs de cumuler ce mandat avec la fonction de maire (ou adjoint), ainsi que celle de président (ou vice-président) de conseils régionaux, départementaux ou intercommunaux. Une brèche dans laquelle s'était aussitôt engouffrés plusieurs élus, notamment le président Les Républicains du Sénat, Gérard Larcher. "L'interdiction du cumul des mandats est à la défaveur des territoires intermédiaires"Le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, a également estimé, mercredi 30 janvier, que c'était "bien" de se poser la question. "La question de réinterroger le cumul du mandat parlementaire avec celui de maire, maire adjoint ou président de communauté de communes, dans des petites villes, mérite sans doute d'être creusée, pour conserver ce lien avec le territoire. Car d'une certaine façon, l'interdiction du cumul des mandats est à la défaveur des territoires intermédiaires et petits", analyse cette figure du MoDem.Il observe notamment que "désormais, il y a le monde des élus locaux d'un côté et de l'autre, celui des élus nationaux. C'est flagrant", alors qu'auparavant, ces "deux mondes" se parlaient "au travers du député-maire ou maire adjoint ou du sénateur". "Il ne peut évidemment être question de revenir complètement sur le dispositif de non-cumul, qui avait été instauré parce qu'on considérait qu'on ne pouvait pas être député-maire d'un grand exécutif", temporise-t-il.Les Français ont leur mot à direLe président du MoDem François Bayrou a de son côté estimé que permettre aux élus des petites communes de cumuler donnerait peut-être une "légitimité plus grande à la voix de ceux qui s'expriment". Cela pourrait "faire l'objet d'une décision des Français", a suggéré le maire de Pau mercredi sur France Inter. La fin de la règle du non-cumul des mandats "fait partie des sujets qui sont mis au débat", selon le ministre chargé des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu. "Moi je n'y suis pas favorable, alors que j'étais favorable au cumul lorsque j'étais élu", a-t-il souligné sur France Inter. "Si j'étais toujours président du conseil départemental de l'Eure et en même temps ministre, bien que je ne dorme pas beaucoup et que je pense être assez courageux, je n'arriverai pas à faire les deux en même temps", a-t-il ajouté.
Invitée de LCI, Marion Maréchal-Le Pen a appelé à un retour d'un "conservatisme" français uni contre le progressisme, incarné par Emmanuel Macron, sans toutefois confirmer son retour en politique.
Désormais directrice de l'Institut des sciences sociales, économiques et politiques, Marion Maréchal-Le Pen a expliqué son silence des dernières semaines, lors des européennes. "Je ne suis pas là pour faire campagne", a-t-elle expliqué, même si elle reste "fière" de son engagement passé, et est toujours encartée au Rassemblement national. En plus de l'échec de la droite, la nièce de Marine Le Pen a décidé de sortir de son mutisme récent en raison de la vigueur d'En Marche. "Emmanuel Macron est un Président qui résiste malgré tout assez bien", constate la directrice de l'ISSEP, qui voit un nouveau clivage émerger. "Ce n'est pas plus sain. Il y a ce fameux clivage générationnel qui s'accentue. Dorénavant, on a l'impression d'être dans une nouvelle lutte des classes". (...) Emmanuel Macron représente la technocratie économique. C'est un diviseur social.""Il y a une ambivalence des Républicains"Pour lutter contre son adversaire progressiste, Marion Maréchal-Le Pen souhaite capitaliser sur la défaite des Républicains. "Il faut faire émerger un courant de la débâcle, pour envisager des coalitions. Le RN n'est pas suffisant. Il faut d'autres voix pour obtenir un compromis patriotique autour de l'idée de nation, afin de lutter contre le progressisme."Pour l'ancienne députée du Vaucluse, la Droite est victime d'un "terrorisme intellectuel" qui l'a amenée à se recentrer. "Il y a une ambivalence des Républicains." Elle appelle désormais à un retour d'un courant de droite, conservateur. "Le conservatisme, c'est le combat civilisationnel, l'identité, les mœurs, la spécificité des terroirs, l'écologie et l'environnement", assure celle qui estime que le "le compte à rebours démographique a commencé". Si la nièce de Marine Le Pen est sortie du bois, pas question de parler ouvertement d'un retour en politique. "On parle d'une course de fonds, l'équipe n'est pas constituée, on ne peut pas savoir qui passera la ligne. (...) Je ne fais pas un retour."
Un suspect, le huitième dans cette enquête, a été mis en examen début octobre dans l'enquête sur les attentats de Trèbes et Carcassonne qui avaient fait cinq morts en mars 2018. Selon Le Parisien, cet homme, un proche du terroriste Radouane Lakdim, serait collaborateur d'un service de renseignement.
Ce suspect, âgé d'une quarantaine d'années, a été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" ainsi que pour "détention et cession d'armes de catégorie A et B en relation avec une entreprise terroriste", selon une source proche du dossier à l'AFP, confirmant l'information du Parisien. Il a été laissé libre sous contrôle judiciaire. Selon quotidien francilien, il s'agit d'un ancien militaire passé dans le privé, qui travaillait comme indicateur pour la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Converti à l'islam, il aurait côtoyé de nombreux jeunes dans l'Aude dans le cadre d'activités sociales, dont le tueur Radouane Lakdim.Quatre victimes, l'assaillant tué Face aux enquêteurs, cet ancien soldat aurait prétendu s'être rapproché de Lakdim pour recueillir des informations, qu'il transmettait à ses interlocuteurs du renseignement. Mais la justice le soupçonne d'avoir fait preuve de duplicité en aidant l'assaillant à se procurer des armes, écrit Le Parisien.Le 23 mars 2018, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne. Il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d'entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s'était livré comme otage à la place d'une femme. L'assaillant avait finalement été abattu par des gendarmes de l'antenne GIGN de Toulouse. Les attaques avaient été revendiquées par l'organisation jihadiste État islamique (EI).Huit personnes au total ont été mises en examen dans ce dossier, dont la compagne de Lakdim, Marine P., une jeune convertie à l'islam alors âgée de 16 ans.
L'Allemagne a placé les régions Ile-de-France, avec Paris, et Provence-Alpes-Côte-d'Azur en zones à risque en raison du nombre élevé de cas d'infections au nouveau coronavirus, a annoncé lundi le ministère des Affaires étrangères.
Le ministère met en garde sur son site internet contre "les voyages touristiques, non indispensables" à destination de ces régions, ce qui signifie que les voyageurs revenant en Allemagne devront se soumettre à un test de dépistage et observer une quarantaine dans l'attente du résultat.Le nombre des nouvelles infections au Covid-19 dépasse dans ces régions le plafond de 50 cas pour 100.000 habitants sur sept jours, explique-t-il.Par ailleurs, le ministère a placé la Guyane française également dans la catégorie des régions à risque et "déconseille de manière urgente" tout voyage à destination des autres territoires d'outre-mer.Le ministère a récemment multiplié les mises en garde sur les voyages, notamment à destination de Bruxelles, d'une partie des côtes touristiques de la Croatie ou encore de l'Espagne, destination de villégiature favorite des Allemands qui s'y rendent chaque année par millions.L'Allemagne est sur le qui-vive face à une menace croissante de deuxième vague et la chancelière Angela Merkel a exclu la semaine dernière toute mesure d'assouplissement des règles sanitaires actuellement en vigueur, comme le port du masque dans les transports publics, les commerces et les restaurants.Considéré comme un modèle dans sa gestion de la pandémie de Covid-19 en Europe, le pays connaît lui aussi une résurgence des nouvelles infections, considérée comme étant liée en partie au retour des vacanciers.Lundi, il a fait état de plus de 700 nouveaux cas en 24 heures, mais en moyenne, ils ont largement dépassé le millier ces dernières semaines. Samedi, il avait enregistré plus de 2.000 nouveaux cas en 24 heures, retrouvant les niveaux de fin avril, une période alors encore considérée comme dans le pic de la pandémie.
L'Œuvre des pupilles des sapeurs-pompiers a refusé le don d'une opération lancée par des "gilets jaunes", rapporte Sud Ouest. Un chèque de plus de 2 000 euros décliné afin de ne pas être associé au mouvement.
En pleine célébration de leur travail, notamment après l'incendie qui a ravagé une partie de Notre-Dame de Paris, les pompiers se sont fait remarquer par un geste fort. Comme le rapporte le quotidien Sud Ouest, l'Œuvre des pupilles des sapeurs-pompiers de Charente a tout bonnement refusé le don de "gilets jaunes" qui avaient lancé une opération en leur faveur en décembre dernier. Basés à Marennes-Oléron, les "gilets jaunes" avaient mis en vente des autocollants aux slogans divers pour manifester leur mécontentement : "ras-le-bol" ou "ras-le-cul". Des stickers vendus en grand nombre lors de plusieurs marches comme le précise le quotidien, que ce soit à Saintes, La Rochelle, ou encore Rouen et Angers. Également lors d'opérations de péages ouverts. Au total, ce ne sont pas moins de 2 382 euros que l'opération "Les gilets jaunes ont du cœur" avait permis de récolter. Mais pas question d'accepter ce don pour L'Œuvre des pupilles (ODP), qui n'a pas voulu que son nom soit associé au mouvement. D'autres refus Un refus qui aurait pu être anecdotique s'il avait été le seul. Désireux de verser la somme récoltée, les "gilets jaunes" de Marennes-Oléron se sont tournés vers d'autres organismes comme la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) notamment, qui a refusé le don, ne souhaitant pas non plus être associée à ce genre de communication. Au final, ce sont plusieurs centres d'actions sociales (CCAS) des villes de Marennes, Bourcefranc, Le Château-D'Oléron, Dolus et Saint-Georges-D'Oléron qui ont accepté l'offre. Toutes ont dû se partager la collecte, soit un peu plus de 400 euros chacune. Un boulanger, qui avait accepté que les "gilets jaunes" s'installent sur son camp, a reçu lui 400 euros. Une affaire qui fait écho à deux grands précédents dernièrement. Début avril, le Téléthon avait refusé un don de la part des "gilets jaunes", qui avaient récolté une belle somme après avoir tricoté des gilets jaunes et les avoir vendus sur des ronds-points. Plus tôt, en décembre dernier, La République du centre faisait écho du refus d'un don alimentaire de "gilets jaunes" aux Restos du cœur. Le président des Restos du Loiret avait mis en avant alors un "principe universel de neutralité, national" ainsi qu'une "neutralité politique, sociale, syndicale et philosophique".
Selon Le Parisien et Franceinfo, l'acteur oscarisé, qui tient un des rôles principaux dans le nouveau film du réalisateur Roman Polanski, "J'accuse", aurait annulé ce rendez-vous à la dernière minute. Cette décision intervient dans un contexte d'accusation de viol portée contre le réalisateur dans les colonnes du Parisien par Valentine Monnier.
Cette dernière y raconte un viol qui aurait eu lieu lors d'un séjour à Gstaad (Suisse) en 1975 alors qu'elle venait de fêter son dix-huitième anniversaire. Roman Polanski réfute pour sa part cette accusation "avec la plus grande fermeté", a indiqué dimanche son avocat, qui réfléchit "aux suites judiciaires à apporter" à la publication de ce témoignage dans le Parisien. "M. Polanski conteste avec la plus grande fermeté cette accusation de viol", affirme Me Hervé Temime. Dans un témoignage publié par le Parisien vendredi soir, Valentine Monnier, photographe, ancienne mannequin et qui a aussi joué dans quelques films dans les années 80, accuse Roman Polanski de l'avoir frappée et violée en 1975 en Suisse alors qu'elle avait dix-huit ans.Décidée par la sortie du filmCette Française, dont les accusations s'ajoutent à celles d'autres femmes ces dernières années, toutes également réfutées par Roman Polanski, précise ne pas avoir déposé plainte pour ces faits, prescrits. Mais elle affirme avoir décidé de porter publiquement cette accusation en raison de la sortie en France de "J'accuse", qui porte sur une erreur judiciaire, l'affaire Dreyfus."Je veux juste rappeler que cette accusation concerne des faits vieux de quarante-cinq ans. Que jamais cette accusation n'a été portée à la connaissance de M. Polanski et pas davantage à l'institution judiciaire, si ce n'est un courrier au Procureur général californien il y a deux ans, à lire Le Parisien", ajoute Me Temime. Et d'ajouter : "Si ces faits sont prescrits depuis plus de trente ans, c'est aussi parce qu'il est impossible après une telle durée de recueillir tous les éléments nécessaires à une enquête respectant les critères requis par l'administration d'une bonne justice", poursuit le conseil de Roman Polanski, qui, "dans ces conditions", "déplore" la publication de ces nouvelles accusations quelques jours avant la sortie de "J'accuse". Le soutien d'Adèle HaenelValentine Monnier a reçu samedi la soutien de l'actrice Adèle Haenel, l'une des actrices françaises les plus prisées, qui a elle-même accusé ces derniers jours le réalisateur Christophe Ruggia d'"attouchements" et de "harcèlement sexuel" quand elle était adolescente. A la Mostra de Venise, "J'accuse" avait été récompensé par le Grand prix du jury mais la sélection en compétition du réalisateur avait déjà déclenché une polémique. Roman Polanski est toujours poursuivi par la justice américaine dans le cadre d'une la procédure pour détournement de mineure lancée en 1977.
Un an de brutale reprise en main par New Delhi, une économie en ruines et une sanglante campagne contre-insurrectionnelle: même selon les sombres critères du Cachemire indien, l'année écoulée s'est révélée particulièrement noire.
Le 5 août 2019, il y a un an jour pour jour mercredi, le gouvernement indien révoquait l'autonomie constitutionnelle du Cachemire indien, région himalayenne disputée avec le Pakistan et en proie à une insurrection séparatiste depuis 30 ans, resserrant son contrôle sur cette zone poudrière.Pour empêcher toute contestation de la population locale, à majorité musulmane, les nationalistes hindous du Premier ministre Narendra Modi ont imposé pendant des mois des restrictions de déplacements draconiennes et bloqué les télécommunications, coupant les sept millions d'habitants de la vallée de Srinagar du reste du monde. Des centaines de responsables politiques et figures de la société civile ont été arrêtés. Malgré des assouplissements, la vie quotidienne reste aujourd'hui encore ardue et un couvre-feu a été imposé à l'occasion du premier anniversaire du changement de statut.Les autorités indiennes présentaient celui-ci comme nécessaire à la stabilité et au développement économique du Cachemire. Mais un an après cette décision majeure de l'histoire politique indienne, les observateurs constatent peu d'avancées réelles.Selon une commission de membres de la société civile indienne, qui compte notamment un ancien ministre des Affaires étrangères indien, les décideurs politiques indiens ont "perdu la confiance" des Cachemiris."Aucun des objectifs déclarés du gouvernement - rapprocher le Cachemire de l'Inde, mettre fin à l'insurrection, développer économiquement cet État - n'a été atteint", a estimé cette commission dans un communiqué lundi.- Réduit à la mendicité -À fin 2019, les restrictions imposées par New Delhi avaient entraîné la destruction d'un demi-million d'emplois au Cachemire indien, selon la Chambre de commerce et d'industrie locale. Un carnage économique aggravé depuis par la pandémie de coronavirus.Pour de nombreux Cachemiris, la situation est désespérée. Chauffeur de bus jusqu'à l'imposition de la chape de plomb sur la région en août 2019, Nazir Ahmed Sheikh a perdu son emploi et en a été réduit à mendier pour payer le traitement de son fils tétraplégique.Même dans une vallée habituée à vivre dans une atmosphère de guerre, où barbelés et forces armées sont présents à chaque coin de rue, les douze derniers mois ont été des plus éprouvants. "J'ai traversé de nombreux couvre-feux et grèves générales, mais ce confinement est le choc le plus terrible que j'ai connu", témoigne cet homme âgé de 50 ans.Une vidéo le montrant assis sur le trottoir, en pleurs à côté de son fils adolescent, a fait le tour des réseaux sociaux au Cachemire. Émus par sa détresse, des bienfaiteurs anonymes ont déposé de l'argent sur son compte en banque, lui accordant un répit inespéré."Sans investissement, public ou privé, il est difficile de voir comment la promesse de développement peut être tenue", note Ashutosh Varshney, universitaire spécialiste de l'Asie du Sud à l'université Brown aux Etats-Unis. Le gouvernement indien affirme avoir injecté des fonds au Cachemire, sans donner de chiffres.- Troubles mentaux -De nombreux Cachemiris ont le sentiment d'être punis pour la traditionnelle défiance des habitants envers l'administration indienne et les décennies de tensions avec le Pakistan, qui revendique également ce territoire.Selon des études, près de la moitié des Cachemiris adultes souffrent de troubles mentaux et les médecins, qui n'ont pas le droit de s'exprimer publiquement, estiment que la répression et le confinement entraîné par la pandémie n'ont fait qu'empirer le problème.Un psychiatre d'un hôpital public de Srinagar, principale ville du Cachemire, relate ainsi avoir vu ces derniers mois une "augmentation exponentielle" des cas de tendances suicidaires, de crises de panique et de syndrome de stress post-traumatique.En parallèle, les forces de sécurité indiennes ont intensifié leur campagne contre les groupes rebelles armés, que New Delhi accuse Islamabad de soutenir en sous-main. Le tribut humain de ce conflit devrait être en 2020 l'un des plus élevés de ces dernières années.Au cours des seuls six premiers mois de l'année, les combats entre insurgés et forces gouvernementales ont fait 229 morts: 143 rebelles, 32 civils et 54 membres des forces de sécurité. En 2019, 283 personnes étaient mortes pour toute l'année, pire bilan de la décennie.La police a cessé de rendre les corps des rebelles abattus aux familles, leurs funérailles étant généralement l'occasion de grandes manifestations contre l'Inde. Les dépouilles sont désormais enterrées dans des zones reculées et difficiles d'accès."Même un an après, le choc du 5 août ne s'est toujours pas dissipé", juge Siddiq Wahid, historien cachemiri et analyste politique. "Les Cachemiris ont été mis dos au mur et ne resteront pas éternellement silencieux."
Le joueur de 22 ans du club de Reims, pensionnaire de Ligue 2, Antoine Conté, a été placé en garde à vue jeudi, après avoir violemment agressé un jeune homme de 19 ans dans la rue. À l'origine de cette agression : une dispute conjugale qui a mal tourné, et dans laquelle la victime s'est interposée.
Son pronostic vital est engagé.D'après Europe 1, le joueur franco-guinéen Antoine Conté, qui évolue sous les couleurs du Stade de Reims en deuxième division, a agressé un jeune homme à coups de batte de baseball. Les faits se sont déroulés jeudi 8 décembre en début d'après-midi. Alors qu'une dispute âpre agite Antoine Conte et sa compagne à leur domicile rémois, cette dernière, pour échapper aux coups portés par le footballeur, s'enfuit dans la rue et demande de l'aide. Plus rapide, le joueur du Stade de Reims la rattrape et continue son agression physique dans la rue, malgré les appels à l'aide de la jeune femme.Un jeune homme de 19 ans se porte alors à son secours. Mais Antoine Conté renvoie sa femme au domicile conjugal et la suit pour récupérer une batte de baseball. Il sort de nouveau dans la rue et s'en prend très violemment au jeune homme qui s'était interposé. Ce dernier est touché aux jambes et aux bras. Il se blesse à la tête en tombant. Il souffre d'un traumatisme crânien et d'une hémorragie cérébrale. Il est actuellement entre la vie et la mort.Antoine Conte a foulé les terrains de Ligue 1 pour la première fois en janvier 2013 à Toulouse sous les couleurs du PSG, son club formateur. Il est ensuite prêté à Reims, club qui l'achète en juillet 2014. Depuis, il y a évolué en Ligue 1 puis en Ligue 2. Dans le même temps, il a porté le maillot tricolore des équipes jeunes, "depuis les moins de 17 ans jusqu'aux Espoirs", précise Europe 1. Le club du Stade de Reims s'est exprimé dans un communiqué. "Le Stade de Reims prend connaissance avec effroi des actes de violence inqualifiables auxquels se serait livré Antoine Conté. Club citoyen et engagé, le Stade de Reims, dont les pensées sont tournées vers la compagne du joueur et le jeune individu grièvement blessé, condamne avec une extrême fermeté ces agissements, qui vont profondément à l'encontre de ses valeurs. Sans délai, dans cette sombre affaire survenue hors du cadre du club, le Stade de Reims exige que le joueur réponde de ses actes, et réserve la nature de ses sanctions, qui seront exemplaires si les faits sont avérés, aux éléments de l'enquête menée actuellement par les autorités compétentes". La conférence de presse du club doit suivre à 14 heures. Le footballeur pourrait être suspendu, voire licencier.
Philippe Etchebest, Jean-François Piège, Hélène Darroze et Michel Sarran retrouveront leur siège de juré pour la huitième saison de Top Chef.
Ils sont de retour pour de nouvelles aventures culinaires ! Fort d'une édition 2015 couronnée de succès et une saison 7 qui a tenu toutes ses promesses, la direction de M6 a décidé, pour la troisième année consécutive, de renouveler sa confiance à Philippe Etchebest, Jean-François Piège, Hélène Darroze et Michel Sarran, les membres du jury de son concours de cuisine Top Chef.Devant des audiences en demi-teinte, la sixième chaine avait décidé, en 2015, de changer le jury de son émission. Jusqu'alors, c'était Jean-François Piège, accompagné des chefs Ghislaine Arabian, Thierry Marx et Christian Constant, qui coachait les professionnels de la restauration. Ces derniers avaient finalement été remplacés par Darroze, Sarran et Philippe Etchebest, débarqué de Cauchemar en Cuisine. Rigoureux mais toujours bienveillant, le nouveau quatuor a vite séduit le public et donné un souffle nouveau au programme.Une recette qui marcheSi le jury reste inchangé, on ignore encore quelle(s) surprise(s) nous réserve la production pour cette saison 8. Mais il est probable que les ingrédients qui ont fait le succès des précédentes restent les mêmes. Depuis la refonte de son jury, l'émission s'était davantage concentrée sur les relations entre les coachs et les candidats, n'hésitant pas à organiser des défis entre les deux camps. Ce qui n'a, semble-t-il, pas déplu aux téléspectateurs.En parallèle à Top Chef 2017, M6 lancera le 17 octobre, la troisième saison du programme dérivé Objectif Top Chef. L'émission suivra le chef Philippe Etchebest sur les routes de France, à la recherche du prochain chef étoilé. Pour les plus impatients, le tournage de la huitième saison de Top Chef débutera très prochainement, pour une diffusion courant 2017.
L'ancien patron de l'Alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a accusé les autorités françaises de l'avoir "abandonné" peu après son arrestation au Japon fin 2018, affirmant avoir été traité comme n'importe quel "citoyen français moyen", dans une interview sur la chaîne Al-Arabiya.
Accusé de malversations financières, M. Ghosn avait été arrêté au Japon en novembre 2018. Et fin 2019, il avait rejoint le Liban via la Turquie lors d'une opération d'exfiltration. "Ils (l'Etat français) m'ont soutenu pendant les deux, trois premières semaines, voire le premier mois", après l'arrestation, a affirmé l'ex-magnat de l'automobile à la chaîne de télévision saoudienne. "Ils m'ont (ensuite) abandonné", a poursuivi l'ex homme d'affaires, détenteur des nationalités française, libanaise et brésilienne. "Ils m'ont apporté le genre de soutien qu'ils apporteraient au citoyen français moyen, et encore moins", a-t-il ajouté."J'aurais été libéré en 24 heures""Une personnalité politique française m'a dit: si j'avais été président, je vous aurais fait sortir en 24 heures. Et l'ambassadeur américain au Japon a affirmé à l'ambassadeur de France que si j'avais été dirigeant d'une entreprise américaine, j'aurais été libéré en 24 heures", a confié Carlos Ghosn, qui vit à Beyrouth depuis sa fuite du Japon. Par ailleurs, il s'est insurgé contre le retard pris par Tokyo dans l'envoi de son dossier judiciaire aux autorités libanaises. En janvier, Beyrouth avait réclamé le transfert de ce dossier en vue d'un procès au Liban, opposant ainsi une fin de non-recevoir à son extradition réclamée par Tokyo. Au sujet de sa fuite, Carlos Ghosn, âgé de 66 ans, a indiqué avoir lui-même "élaboré" son plan d'évasion grâce à un "système" de communication qu'il avait établi avec le monde extérieur, sans donner plus de détails. L'ex magnat de l'automobile était en liberté sous caution, avec interdiction de quitter le Japon, quand il a été exfiltré de l'archipel. Sept ressortissants turcs poursuivisVendredi, un tribunal d'Istanbul a commencé à juger sept ressortissants turcs accusés d'avoir aidé M. Ghosn dans sa fuite. Selon l'acte d'accusation, M. Ghosn était dissimulé pendant le trajet dans un volumineux caisson pour instrument de musique dans lequel des trous avaient été percés afin de permettre au fugitif de respirer."Toutes les accusations à mon égard sont "fausses", et je le montrerai dans mon livre qui sera publié avant la fin de l'année. Je répondrai à toutes les accusations avec des documents et des témoins" à l'appui, a-t-il conclu.
Un passager qui se trouvait à bord d'un avion survolant la région parisienne a pu capter des images de l'immense panache de fumée et des flammes qui se dégageaient de la cathédrale, lundi 15 avril.
Quatre jours après l'incendie qui a défiguré l'un des plus célèbres monuments de Paris, de nouvelles images du drame font leur apparition. Vendredi 19 avril, BFMTV a dévoilé une vidéo, filmée depuis les airs, par Maxime Brunet, passager à bord d'un avion.Les flammes ont pris lundi en fin de journée, dévastant la charpente et la toiture de la cathédrale. Les pompiers ont lutté durant plus de sept heures avant de parvenir à maîtriser l'incendie. Se pose désormais la question de la reconstruction du monument, achevé il y a près de 700 ans. Un milliard de donsLes dons affluent depuis lundi, atteignant plus d'un milliard d'euros en quelques jours. De grandes fortunes et des groupes ont mis au pot : la famille Pinault a promis 100 millions d'euros, suivie par le groupe LVMH et la famille Arnault, première fortune de France, qui ont annoncé un don de 200 millions, puis la famille Bettencourt-Meyers et le groupe L'Oréal, avec 200 millions d'euros. Le pétrolier Total a également promis 100 millions d'euros. Les salaires des 67 personnes travaillant à Notre-Dame de Paris "sont maintenus, en attendant une solution", a annoncé le responsable communication de la cathédrale, vendredi 19 avril.
Le salon de l'agriculture est devenu un événement incontournable pour les hommes et femmes politiques. Encore plus lors d'une année électorale.
S'il permet de se rapprocher du monde rural, il est également très facile que cela devienne un cauchemar. Le Parisien dévoile son guide de survie.Emmanuel Macron inaugurera ce samedi le salon de l'agriculture 2019. Un événement auquel il a déjà participé plusieurs fois. Si la France est plongée dans la crise des "gilets jaunes", il ne va pas falloir pour autant que le chef de l'État essaye de "jouer au rural", comme le souligne le député LR Christian Jacob : "Quand on discute avec les agriculteurs, il faut que ça sonne juste." Attention tout de même à l'excès de confiance. Nicolas Sarkozy peut en témoigner. En 2007, quelques mois avant l'élection présidentielle, il lança cette phrase qui lui sera reprochée tout son quinquennat : "Casse toi alors pauvre con." Tout personnage politique ne doit pas avoir peur de "mouiller la chemise" : "Les politiques qui ont peur de se faire une tache sur le costume, ça agace les agriculteurs", rappelle Jacob. Le président de la République en a d'ailleurs fait les frais à son insu. Lors du salon 2017, il avait reçu un œuf au visage avant d'être mis à l'abri par ses gardes du corps pour se changer. On ne peut pas imaginer se rendre à ce salon sans prévoir d'y rester toute la journée. Emmanuel Macron a d'ailleurs établi un record l'année dernière, puisqu'il avait parcouru les allées pendant 12 heures. Il battait ainsi son prédécesseur, François Hollande, qui cumulait 10 heures lors du salon 2013. Enfin, qui dit agriculture dit aussi produits locaux. Au salon, de nombreux producteurs tentent de faire goûter leurs produits, souvent de l'alcool. Ainsi en 2015, on a pu voir l'ancien Premier ministre Manuel Valls accumuler les verres, recherchant désespérément son ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll pour l'aider. Celui qui brigue la mairie de Barcelone était devenu de plus en plus rouge au fil de la journée.
La comédienne Maria Pacôme est décédée ce samedi 1er décembre, à l'âge de 95 ans, des suites d'une longue maladie, a annoncé son fils en fin d'après-midi à l'Agence France-Presse.
Le 18 juillet 1923, Simone Maria Christine Pacôme naît à Paris. C'est là qu'elle entre au cours Simon à l'âge de 18 ans, après avoir été un temps vendeuse dans un magasin de chaussures. Mais l'apprentie comédienne va rapidement mettre son rêve de côté pour se consacrer à sa vie privée et à la poterie. En 1950, elle se marie avec l'acteur Maurice Ronet, avec qui elle aura un fils, avant de divorcer.Ce n'est qu'en 1958 que le public la découvre véritablement au théâtre aux côtés de Pierre Mondy et Jean-Paul Belmondo dans "Oscar". En 1981, elle cartonne dans "Joyeuses Pâques" de Jean Poiret. Elle devient une des icônes de l'émission "Au théâtre ce soir".Un talent qui explose aussi au cinéma. "Le Gendarme de Saint-Tropez", "Le distrait", "Les Sous-doués", les films à succès s'enchaînent, mais le théâtre reste son terrain de prédilection. Pour étendre sa palette de jeu, elle va se mettre à écrire plusieurs pièces de théâtre.Une personnalité populaire qui avait incarné la femme du "Docteur Sylvestre" à la télévision. En 2002, elle avait été nommée aux Molières pour son one-woman-show "L'éloge de ma paresse", 10 ans plus tôt c'est un César qu'elle avait failli recevoir pour le film "La Crise".
Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a accusé mardi Donald Trump d'avoir transformé les Etats-Unis en "champ de bataille", en promettant de tout faire pour "guérir les blessures raciales".
La mort à 46 ans de George Floyd, un homme noir, il y a une semaine à Minneapolis est un "électrochoc pour notre pays, pour nous tous", a déclaré l'ancien vice-président de Barack Obama lors d'un discours à Philadelphie. C'était la première fois depuis la mi-mars que Joe Biden, 77 ans, s'aventurait hors de son Etat du Delaware, où il était confiné à cause de la pandémie de coronavirus. Filmé par des passants, l'homicide de George Floyd - asphyxié, visage contre terre, sous le genou d'un policier blanc - a indigné le pays et le monde, et provoqué des manifestations à travers les Etats-Unis qui ont parfois dégénéré en émeutes. Joe Biden a condamné à plusieurs reprises les violences mais a accusé mardi Donald Trump, 73 ans, d'avoir "transformé ce pays en un champ de bataille divisé par les vieux ressentiments et les peurs nouvelles"."Il pense que la division l'aide" pour remporter la présidentielle du 3 novembre, a affirmé le démocrate, qui le devance dans les sondages. Joe Biden a dénoncé la dispersion lundi soir de "manifestants pacifiques" à coups de "gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes" pour permettre à Donald Trump de réaliser une "opération de communication" en se rendant devant une église proche de la Maison Blanche, une bible à la main. En voyant ces scènes, "nous sommes en droit de penser que le président est plus préoccupé par le pouvoir que par les principes. Qu'il est plus intéressé par servir les passions de sa base que les besoins de ceux dont il est censé s'occuper", a-t-il affirmé."Nous ne pouvons pas être naïfs. J'aimerais pouvoir dire que la haine a commencé avec Donald Trump et disparaîtra avec lui. Ce n'est pas le cas. Et cela n'arrivera pas. L'Histoire américaine n'est pas un conte de fées avec une fin heureuse garantie", a souligné le démocrate. Cherchant à s'inscrire en net contraste avec le milliardaire républicain, il a fait une promesse aux électeurs américains: "Je ne manipulerai pas la peur et la division. Je n'attiserai pas les braises de la haine. Je chercherai à guérir les blessures raciales qui meurtrissent notre pays depuis si longtemps, et non pas à les utiliser pour des avantages politiques"."Le moment est venu pour notre pays de s'attaquer au racisme institutionnel", a-t-il ajouté en exhortant le Congrès à agir dès ce mois-ci, en "commençant par une véritable réforme de la police". Si la grande majorité des parlementaires a dénoncé la mort de George Floyd, une action aussi rapide paraît difficile dans un Congrès profondément divisé, entre la Chambre des représentants dirigée par les démocrates et un Sénat républicain.En réponse, Donald Trump, élu en 2016 sans la moindre expérience politique ou diplomatique, a ironisé sur le fait que son rival démocrate était une figure politique de Washington depuis près d'un demi-siècle."Sleepy Joe est en politique depuis 40 ans et il n'a rien fait", a-t-il tweeté. "La faiblesse ne vaincra jamais les anarchistes, les pillards et les voyous, et Joe a été politiquement faible toute sa vie", a-t-il ajouté.
"C'est une image qui me blesse, qui m'a fait souvent penser à Pierre Bérégovoy" C'est l'une des multiples phrases choc prononcées par François Fillon lors de "l'Emission politique" sur France 2 ce jeudi 23 mars. Une sortie restée en travers de la gorge de la famille de l'ancien premier ministre qui s'était suicidé en 1993 après des soupçons de corruption.
"Je m'attendais à ce qu'il le sorte un jour. Ça m'étonnait qu'il ne l'ait pas encore fait. Il utilise un moment de l'histoire de France qui a marqué les Français, les politiques, les journalistes. C'est un événement qui a dépassé ma famille. Il utilise ce symbole pour une tactique politique. C'est écœurant", déclare Jean-Michel Bérégovoy, le neveu de Pierre Bérégovoy dans une interview accordée au site du journal Le Parisien. Pour l'élu Les Verts à la mairie de Rouen qui dépeint le candidat "Les Républicains" à l'élection présidentielle comme un "type qui n'a aucune moralité en politique" et qui ne "mérite pas d'être président", les affaires Bérégovoy et Fillon sont incomparables. "Pierre Bérégovoy était un homme simple, (...) C'était un homme proche des gens qui ne portait pas des costumes coûtant des milliers d'euros. Il vivait de manière simple, à l'inverse de Fillon", corrige le neveu de l'ancien premier ministre. "François Fillon est un type qui confond ses intérêts particuliers avec les intérêts de la France, son rôle d'élu avec son train de vie", martèle-t-il aussi sur France Info avant de demander des excuses à François Fillon.
Un drone a filmé des images insolites dans le port de Ventura, près de Los Angeles. Une petite baleine à bosse est venue faire une visite aux plaisanciers et aux touristes.
Les amateurs de grand large et de vie marine dépensent parfois des milliers d'euros ou de dollars pour espérer admirer une baleine dans son habitat naturel. Le cétacé, reconnu comme espèce protégée depuis plusieurs années, se fait rare dans les océans. Sa pêche, désormais interdite, devrait pouvoir permettre aux différentes espèces de baleine d'exister sereinement dans les océans. S'il est rare de voir une baleine de ses propres yeux, c'est aussi parce qu'elles vivent bien éloignées des côtes terrestres. Il arrive pourtant parfois qu'elles fassent un petit saut par les rivages pour saluer les touristes. Heureusement, pas d'histoire de baleine échouée cette fois-ci - c'est une mésaventure qui leur arrive encore trop souvent - mais d'une visite impromptue. Une petite baleine à bosse s'est retrouvée dans le port de Ventura, près de Los Angeles. L'animal, filmé par un drone, a fait de nombreux allers-retours au milieu des bateaux de plaisance avant que les autorités ne parviennent à le déloger et à lui faire reprendre le large. Pendant ce temps, ce sont plusieurs centaines d'habitants et de touristes qui ont pu admirer ce rare spectacle.
Au cœur d'une polémique depuis les révélations de Mediapart, le ministre de la Transition écologique avait dû écourter une visite dans les Deux-Sèvres pour se rendre à Matignon, convoqué par le Premier ministre.
Dîners, travaux aux frais du contribuable... Dans la tourmente après les révélations de Mediapart, le ministre de la Transition écologique a été convoqué à Matignon par le Premier ministre Édouard Philippe jeudi 11 juillet. François de Rugy a été maintenu dans ses fonctions à l'issue de la rencontre. Les deux ministres "ont convenu ensemble de la nécessité de répondre à toutes les questions que se posent légitimement les Français", a indiqué Matignon après l'entretien. Le ministre de la Transition écologique "a conscience de l'émotion légitime de nos concitoyens face à la polémique et ne veut laisser perdurer aucun doute". Dans cette perspective, des "vérifications" vont être entreprises. "Si la moindre ambiguïté subsistait à l'issue du travail de vérification, (François de Rugy) s'engage à rembourser chaque euro contesté" des frais engagés pour des dîners ou pour des travaux dans son logement de fonction, a précisé Matignon.Édouard Philippe a également demandé au secrétariat général du gouvernement de diligenter "une inspection" afin de vérifier que les travaux entrepris dans le logement de fonction ministériel de François de Rugy se conformaient au "respect des règles" et "au principe d'exemplarité". "M. François de Rugy sera invité à s'expliquer dans le cadre de cette démarche dans les prochains jours", a indiqué l'actuel président de l'Assemblée, Richard Ferrand dans un communiqué, en précisant que serait peut-être sollicité le "concours de la déontologue de l'Assemblée", comme le demandent plusieurs députés de la majorité et de l'opposition. Le ministre de la Transition écologique est contesté depuis que Mediapart a révélé l'organisation d'une dizaine de dîners fastueux à l'Assemblée, puis des travaux dans son logement de fonction à l'Hôtel de Roquelaure, pour un montant de 63.000 euros. Mediapart a aussi révélé que sa directrice de cabinet, Nicole Klein, avait occupé un logement HLM à Paris depuis 2001 et l'avait conservé de 2006 à 2018 alors qu'elle n'habitait plus la capitale. Le ministre a mis fin jeudi matin aux fonctions de Nicole Klein.
"C'est la stupidité poussée à son maximum", déplore l'agriculteur.
Ballots de foin irritants, stockage du fumier ou fosse à purin... Un agriculteur du Cantal a été condamné à payer 8.000 euros à ses voisins en raison d'un "trouble anormal du voisinage", causé notamment par les odeurs de son élevage bovin. Un jugement pris à l'issue d'un long parcours judiciaire de dix ans. Des ballots de foin stockés trop près de leur maisons généraient de "fortes odeurs irritantes". L'utilisation d'un bâtiment de stockage comme bâtiment d'élevage causait des désagréments liés au stockage du fumier et à la fosse à purin. Un couple de retraités, arrivé en 2001 de Saint-Étienne, selon le journal La Montagne, a "subi un trouble anormal du voisinage pendant de nombreuses années", a ainsi tranché mardi la Cour d'appel de Limoges, dans une décision que l'AFP a pu consulter dimanche.Cette juridiction, la dernière à se prononcer dans un dossier remonté jusqu'à la Cour de cassation, condamne l'agriculteur à 6.000 euros de dommages et intérêts et 2.000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile (frais de justice). "C'est la stupidité poussée à son maximum", a réagi l'éleveur, cité par La Montagne, avant d'ajouter qu'il accepterait cette décision, après un bras de fer qui dure depuis dix ans et illustre une nouvelle fois la cohabitation parfois difficile entre ruraux et nouveaux venus.Nuisances olfactives, nuisances visuelles"S'il n'est pas anormal", à la campagne, "d'être confrontés aux odeurs générées par l'activité agricole", les juges ont pointé "la concentration des effluves générées par la maturation du foin" à faible distance de l'habitation voisine. Les magistrats ont aussi considéré que l'activité "non autorisée" d'élevage dans un bâtiment de stockage a généré du fumier et du purin "quasiment sous la fenêtre de (la) cuisine" des voisins, retenant dans ce cas la "nuisance visuelle".Mais la Cour d'appel de Limoges reconnaît que ces nuisances ont désormais cessé, puisqu'un nouveau bâtiment d'élevage a été construit plus loin et que le foin est stocké à proximité de cette nouvelle construction. La Cour a rejeté une autre demande des voisins, qui voulaient interdire la présence de fumier et de déjections en dehors de l'aire prévue: "Il n'est pas anormal de retrouver dans le corps d'une ferme des déjections animales laissées à l'occasion du déplacement du troupeau", ont statué les juges.
L'Élysée a démenti jeudi des informations du Figaro selon lesquelles Emmanuel Macron aurait évoqué récemment l'éventualité d'une démission suivie d'une nouvelle candidature à la présidence de la République, la porte-parole jugeant même "loufoque" cette idée.
"Nous démentons cette information. Le président de la République n'a jamais évoqué sa démission", a indiqué la présidence à l'AFP. Il "n'a jamais participé à une visioconférence avec des donateurs", au cours de laquelle, selon le quotidien, il aurait tenu ces propos. Dans un article publié jeudi sur son site, Le Figaro écrit qu'Emmanuel Macron a, "lors d'une réunion du premier cercle des donateurs de 2017 à Londres", "clairement montré qu'il était prêt, selon son expression favorite, à prendre son risque'". Selon un des participants cité par le journal, le président aurait indiqué envisager la possibilité de présenter sa démission pour provoquer, "dans les semaines ou les mois à venir", une élection présidentielle anticipée. "Je suis sûr de gagner car il n'y a personne en face", aurait-il assuré, selon le quotidien.Interrogée sur France Info, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, a souligné que l'Élysée avait démenti. "C'est assez loufoque, je dois vous avouer, d'imaginer une démission du président de la République", a-t-elle ajouté, estimant que ce "serait à la fois tout à fait contraire à l'esprit de nos institutions, et même assez éloigné du caractère d'Emmanuel Macron, qui est plutôt quelqu'un qui affronte les crises et les moments difficiles".Le chef de l'Etat doit s'exprimer dimanche à 20H pour dresser un premier bilan de la crise sanitaire, à l'approche d'une nouvelle phase du déconfinement.Une seconde intervention présidentielle pourrait ensuite être organisée entre le second tour des élections municipales, le 28 juin, et la Fête nationale du 14 juillet pour détailler ses projets pour la fin du quinquennat.
Selon les informations du Point, la sureté départementale du Val-d'Oise a interpellé des hommes se faisant passer pour des policiers afin d'escroquer de nombreuses personnes. Un réseau qui rapportait beaucoup d'argent.
C'est la fin d'une escroquerie qui commençait à rapporter gros. Le Point révèle dimanche 1er décembre que la sureté départementale (SD) du Val-d'Oise est parvenue à démanteler un réseau important d'escroquerie. Une bande de Sarcelles, composée d'individus issus de la communauté des gens du voyage sédentarisés, arnaquait en priorité les personnes âgées ou considérées comme vulnérables. Se faisant passer pour de faux policiers ou même de faux agents, ils en profitaient pour voler de nombreux biens à chaque fois. Pour obtenir leurs butins, les criminels avaient établi une stratégie qui s'est souvent avérée efficace. Ils attendaient d'abord qu'un agent du gaz ou un élagueur vienne faire une intervention chez leur future victime. Par la suite, habillés en policiers avec brassards, carte de police, talkie-walkie et chasubles à l'effigie de la police, ils venaient à leur tour en prétextant cette fois être à la recherche du premier professionnel. Ne se doutant de rien, les habitants leur ouvraient alors les portes de leur domicile. Une fois à l'intérieur, les malfrats faisaient croire à une inspection pour discrètement dérober de l'argent ou des objets de valeur.Un préjudice qui pourrait dépasser le million d'eurosAvec ce coup de filet, les enquêteurs pourraient résoudre entre 35 et 50 délits commis lors des six derniers mois à Sarcelles. Au total, c'est une véritable fortune qu'avaient collectée ces faux policiers. La perquisition de la SD a permis de retrouver près de 320 000 euros en billets de 500 euros, des vins de grands crus ou même des palettes de camion de fret contenant des vêtements de haute couture, des chaussures de luxe et des objets de grandes marques selon Le Point. Le butin total n'a pas encore été estimé mais il pourrait dépasser la barre du million d'euros.Le groupe se trouvait être très dangereux. Ils disposaient d'armes et plusieurs des criminels étaient déjà fichés au grand banditisme. Il a d'ailleurs fallu l'aide de la brigade de recherche et d'intervention (BRI) pour que l'interpellation à Nemours se termine bien, même si certains des quatre individus interpellés ont tenté de s'enfuir, n'hésitant pas à foncer sur un véhicule de police. Ils ont été placés en garde à vue par le parquet de Pontoise, un juge d'instruction devrait prochainement ouvrir une enquête judiciaire.
Dans un entretien accordé au Financial Times, le président Russe Vladimir Poutine a évoqué l'admiration qu'il porte à l'ancien chef de l'État français.
"Un intellectuel, un vrai professeur". C'est en ces termes élogieux que Vladimir Poutine a évoqué Jacques Chirac, l'ancien président de la France de 1995 à 2007. Interrogé par le Financial Times sur les hommes politiques qu'il admire le plus, le président russe a d'abord évoqué l'empereur russe Pierre Le Grand. "Il savait comment défendre son opinion"Le journaliste lui fait alors remarquer que ce dernier est mort et demande un homme politique actuel. Débute alors l'éloge. "Si vous voulez évoquer les leaders ou les chefs d'Etat contemporains, de toutes celles et ceux avec qui j'ai pu échanger, j'ai été le plus sérieusement impressionné par l'ancien président français Chirac. C'est un intellectuel, un vrai professeur, un homme vraiment sage et intéressant."Lorsqu'il était président, il avait son opinion sur chaque sujet, il savait comment la défendre et il respectait toujours celle des partenaires." Un respect qui remonte à de nombreuses années, et que n'a jamais caché Vladimir Poutine. En 2015, déjà, il avait loué "son savoir encyclopédique" et son caractère visionnaire. À l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, le président russe avait eu une petite phrase pleine de nostalgique : "De toute façon ce sera mieux... Mais moins bien qu'avec Chirac."
Traditionnellement, parmi ces trois postes, deux vont à la majorité et un à l'opposition. Ce dernier poste a été cette fois pour le député des Hauts-de-Seine Thierry Solère, membre du groupe des "Constructifs", la droite favorable au gouvernement.
Avec lui, ont été élus deux parlementaires issus du groupe LREM. Florian Bachelier a obtenu 378 voix, tout comme sa collègue Laurianne Rossi. Eric Ciotti était candidat au poste, mais n'a rassemblé que 146 suffrages. Un choix contesté par l'opposition. Christian Jacob, président du groupe LR à l'Assemblée, a estimé que "jamais dans l'histoire les droits de l'opposition n'ont été piétinés de cette façon". "On vient de rompre avec plus de 50 ans de pratique parlementaire (...) La majorité choisit son opposition." De son côté, Franck Riester, au nom du groupe des "Constructifs", a estimé que son groupe se situait bien "dans l'opposition". François de Rugy, nouveau président de l'Assemblée nationale, a dû suspendre la séance et réunir les présidents de groupes afin d'évoquer la situation.
Un troisième enfant scolarisé près de la cathédrale Notre-Dame a été dépisté avec un taux trop élevé de plomb dans le sang. Une intoxication qui pourrait avoir eu lieu à son domicile.
"Un cas à 52" microgrammes de plomb par litre de sang, juste au-dessus du seuil de déclaration obligatoire de saturnisme (50), a été signalé, a déclaré Aurélien Rousseau, directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France. L'enfant était scolarisé à proximité de la cathédrale Notre-Dame de Paris."L'enquête environnementale a permis de démontrer que l'exposition (au plomb, NDLR) était a priori au domicile de cet enfant", et non dans son établissement scolaire. Concernant le deuxième enfant mesuré au-dessus de ce seuil, dont le cas avait été rendu public le 6 août, l'enquête a en revanche conclu à "des sources de contamination faibles dans l'habitation et modérées dans l'école", rapporte le dirigeant.L'origine de la contamination incertaineDonc "c'est possible que ça vienne de l'école", relève Aurélien Rousseau, avertissant toutefois que "même si c'est l'école, il n'est pas sûr que (la contamination) vienne de Notre-Dame", car elle peut être liée à une pollution préexistante du sol, provenant par exemple de travaux réalisés dans des bâtiments voisins.Ce cas concerne un enfant scolarisé en primaire dans un groupe scolaire situé rue Saint-Benoît, fermé fin juillet en raison d'une concentration élevée de plomb dans les cours extérieures. Sa plombémie (taux de plomb dans le sang) a été mesurée à 58µg/l, a précisé l'ARS. Cette école a bénéficié d'une "décontamination approfondie" pendant l'été, passant notamment par l'arrachage total du bitume de sa cour de récréation, où des concentrations élevées de plomb, supérieures à 7.000 µg/m², avaient été relevées. Pollution au plomb à Paris : "Rien ne justifie" un report de la rentrée scolaire, "il n'y a aucun risque" (Emmanuel Grégoire)par franceinfoL'ARS publiera début septembre le bilan complet des nouvelles plombémies réalisées à Paris au cours du mois d'août. Une centaine d'enfants supplémentaires ont réalisé cette analyse, selon Aurélien Rousseau, s'ajoutant aux 164 testés à fin juillet.L'incendie de Notre-Dame de Paris, le 15 avril, a fait fondre plusieurs centaines de tonnes de plomb qui se trouvaient notamment dans la charpente de la flèche et la toiture, et des concentrations élevées de ce métal toxique ont été relevées dans certains établissements scolaires aux alentours de la cathédrale. Les nouveaux prélèvements réalisés à l'issue des nettoyages estivaux montre un retour "en dessous des seuils fixés" dans les écoles publiques du secteur, tandis que les derniers résultats pour les écoles privées seront connus dans les prochains jours.
La justice a estimé que seuls des agents du service public de la justice avaient pu transmettre des informations à la presse.
La justice a condamné lundi 30 octobre l'État à verser 3.000 euros au "roi des forains", Marcel Campion, pour "préjudice moral" en raison de violations du secret de l'enquête dans des articles publiés dans le Canard Enchaîné.Marcel Campion et les sociétés qu'il dirige, Fêtes loisirs et Loisirs associés, avaient attaqué l'État en justice, s'estimant "victimes de violations répétées du secret de l'instruction et d'un acharnement judiciaire et médiatique", selon un jugement de la 1re chambre civile du tribunal de grande instance de Paris. Le tribunal s'est donc penché sur huit articles du Canard enchaîné, publiés entre 2015 et 2017. Et a finalement jugé que pour trois d'entre eux, il y a eu une violation du secret de l'instruction. Ainsi pour un article du 13 janvier 2016, le tribunal note: "L'origine (des) informations qui décrivent dans le détail le contenu des commissions rogatoires peut être imputée aux agents du service public de la justice avec une certitude suffisante, dès lors qu'ils étaient les seuls destinataires de ces actes et dès lors que la mise en examen et les constitutions de partie civile n'étaient pas encore intervenues"."Il est indéniable que ces articles ont pu porter atteinte à l'image de M. Campion et à la réputation qu'il avait acquise au sein de son milieu professionnel du monde forain", écrit le tribunal. "Si le préjudice moral subi par M. Campion est certain à la lecture des articles incriminés, seuls les trois articles retenus peuvent être imputés (...) au service public de la justice", poursuit le tribunal. "INQUIÉTANTS DYSFONCTIONNEMENTS"Pour l'avocate de Marcel Campion, Marie-Alix Canu-Bernard, "cette décision vient pour partie en tout cas, sanctionner les inquiétants dysfonctionnements dénoncés par M. Campion (...) qui ont incontestablement porté atteinte à son droit à la présomption d'innocence".Figure historique du monde forain parisien, ce qui lui a valu le surnom de "roi des forains", Marcel Campion, 78 ans, est depuis des mois en guerre ouverte avec la maire de Paris Anne Hidalgo, qui a décidé en 2017 de lui retirer l'autorisation d'installer un marché de Noël sur les Champs-Elysées.
"Le coût de la rentrée est bien trop élevé pour permettre une réelle démocratisation de l'enseignement supérieur", estime le premier syndicat étudiant.
La Fage et l'Unef sont d'accord. Pour les deux syndicats étudiants, concurrents dans les couloirs des universités, être étudiant est de plus en plus cher.Dans une étude publiée dimanche 18 août, la Fage affirme que le coût de la rentrée universitaire est en hausse de près de 2% cette année et empêche "une réelle démocratisation" de l'accès à l'enseignement supérieur. Quant à l'Unef, elle calcule que le coût de la vie étudiante va augmenter de 2,83% l'année prochaine.Selon le baromètre annuel de la Fage, premier syndicat étudiant, la progression du coût de la rentrée est de 1,96% par rapport à l'année dernière en raison notamment de la forte hausse (+2,73%) des "frais courants" (logement, alimentation...). Les frais "spécifiques" à la rentrée universitaire (achat de matériel, complémentaire santé...) progressent eux aussi mais à un rythme moins prononcé."Le coût de la rentrée est bien trop élevé pour permettre une réelle démocratisation de l'enseignement supérieur. Les familles de classes modestes et moyennes en pâtissent quotidiennement", affirme la Fage, qui s'inquiète des conséquences pour les plus modestes. "Trop nombreux sont les étudiants dans l'obligation de se salarier pendant leurs études, de renoncer aux soins, à des loisirs ou à une alimentation correcte", ajoute le syndicat. Dans son étude, la Fage sonne à nouveau l'alarme sur la situation des nouveaux étudiants extra-européens. À partir de la rentrée prochaine, ces étudiants devront s'acquitter de 2.770 euros en licence et de 3.770 euros en master, soit des frais 15 à 16 fois plus élevés que pour leurs homologues européens.Pour l'année 2019-2020, le coût de la vie augmentera de 2,83% comparé à l'année dernière, selon l'Unef. Une hausse deux fois supérieure à celle de l'inflation, précise-t-il dans sa 15e enquête sur le sujet. La hausse était de 1,31% pendant l'année 2018-19, selon l'Unef.Dans le détail, le loyer moyen, qui représente 69% du budget mensuel d'un étudiant, passe de 458 euros par mois à 471 euros (+2,97%) avec des disparités selon les villes. L'augmentation est la plus forte à Bordeaux (+11%) et dépasse légèrement les 5% à Paris. Concernant les transports, neuf villes universitaires "connaissent des augmentations de tarifs (annuels, ndlr) au-dessus de la moyenne nationale" qui est de 259 euros pour les boursiers et 270 euros pour les non-boursiers. L'Unef met également l'accent sur l'augmentation du prix de la restauration universitaire (+1,54%) et plus particulièrement le prix des cafétérias, de 8,17% au niveau national.
Le porte-parole du Rassemblement national (RN, ex-FN) Sébastien Chenu révèle dans Le Journal du dimanche que la présidente du parti et le ministre italien communiquent beaucoup par smileys.
Alors que la bataille pour les élections européennes de mai 2019 est d'ores et déjà engagée, Marine Le Pen envisage des "actions communes" avec ses "alliés" en Europe, ainsi qu'elle l'a confié à Valeurs actuelles le 10 octobre dernier. La présidente du Rassemblement national est notamment proche de Matteo Salvini, l'homme fort du gouvernement italien et le chef de la Ligue italienne, une formation d'extrême droite qui s'est longtemps inspirée du Front national français. "Voter pour moi, c'est voter pour elle", vantait il y a cinq ans une affiche de la Ligue du Nord montrant le désormais ministre de l'Intérieur italien aux côté de Marine Le Pen. Cet été, l'Italien figurait sur des tracts de campagne du Rassemblement national (RN). Les deux personnalités politiques échangent ainsi régulièrement. Malgré la barrière de la langue, ils ont trouvé comment communiquer. "Comme elle ne parle pas italien et lui ne parle pas français, c'est un mélange d'un peu d'anglais et de beaucoup de smileys", explique ce 4 novembre dans Le Journal du Dimanche Sébastien Chenu, porte-parole du RN. "Mais il arrivent à se comprendre", assure le député du Nord.
Dans un entretien au Parisien, les parents du jeune militaire que Nordahl Lelandais a reconnu avoir tué "accidentellement" assurent qu'ils vont "se battre pour qu'il y ait justice et vérité".
"Cela prendra le temps que cela prendra. Mais on y arrivera." Cécile et Didier Noyer sont déterminés à ce que la lumière soit faite sur la mort de leur fils, Arthur. Disparu depuis avril 2017, les restes du corps du caporal de 24 ans avaient été retrouvés en septembre sur un chemin de randonnée situé à une vingtaine de kilomètres de Chambéry, où il avait passé sa dernière soirée. Mis en examen en décembre pour l'assassinat du jeune militaire, Nordahl Lelandais a avoué en mars l'avoir tué "accidentellement"."Il n'est pas dans le repentir"Face à la multitude de versions données avant cet aveu, les parents du jeune homme restent réservés sur les déclarations de l'ancien maître-chien, également mis en examen pour le meurtre de la petite Maëlys. "Il a commencé par dire : 'Oui, j'étais à Chambéry, mais je n'y suis pour rien.' Puis : 'Je l'ai pris en voiture, je l'ai déposé un peu plus loin et il était vivant.' Enfin : 'Je l'ai emmené dans ma voiture, il est tombé et il est mort.' On attend donc le prochain épisode", expliquent-ils lundi 1er octobre dans les colonnes du Parisien. Ils attendent "peu de coopération" de celui qu'ils appellent "l'autre". "J'ai peine" à prononcer le nom de Nordahl Lelandais, confie Cécile Noyer. "J'ai un total mépris envers cet individu. De toute façon, il ne parlera pas. Il n'est pas dans le repentir", déplore-t-elle. Malgré la "haine" qu'elle lui porte, elle assure néanmoins ne pas vouloir se "laisser détruire" par ce sentiment. Les parents pour la prison à vie"On ne veut pas qu'il ait une autre victoire sur nous", renchérit son époux Didier. "On est passé en mode guerrier", assure-t-il par ailleurs, reprenant une expression de son défunt fils. "On va se battre pour qu'il y ait justice et vérité. Cela prendra le temps que cela prendra. Mais on y arrivera."Désormais, Cécile et Didier Noyer comptent sur la science et les analyses des experts pour faire éclater la vérité. "Seuls des éléments techniques et le travail des enquêteurs et de la justice feront qu'à un moment, il parlera. Mais faire appel à sa bonté, non ! Il n'est pas capable de ça", Selon Didier. Ce dernier explique par ailleurs qu'ils souhaitent que Nordahl Lelandais passe le restant de ses jours en prison. "Je pense qu'il est important qu'il y ait une vraie perpétuité. Car dans 20 ans, cela me ferait suer de le recroiser dans la rue."
Le chef de l'État a reçu Cédric Villani à l'Élysée pour lui demander de se rapprocher de Benjamin Griveaux, candidat investi par LREM. Une demande rejeté par le candidat dissident.
Le chef de l'État entend siffler la fin du duel à Paris. Emmanuel Macron a reçu Cédric Villani dimanche après-midi, pour lui demander "de se rapprocher de Benjamin Griveaux dans un esprit d'unité et de rassemblement afin de faire converger les projets", a faut savoir l'Élysée. L'entretien a duré près d'une heure. Une rencontre qu'avait révélée lui-même Cédric Villani sur Radio J le matin. "Je rencontre le président cet après-midi à 16h45, ce sera l'occasion bien sûr de discuter de Paris. C'est toujours un plaisir d'échanger avec le président et c'est naturel qu'on échange sur Paris, la ville la plus regardée, admirée et visitée au monde, qui fait face à tant de problèmes et qui est un enjeu majeur".Mais c'est l'Élysée qui a pris l'initiative de communiquer à l'issue de l'entretien, alors qu'un nouveau sondage paru dimanche a mis en évidence les difficultés du camp présidentiel pour la conquête de la mairie de Paris. Benjamin Griveaux, candidat investi par LREM, recueille 16% des intentions de vote au premier tour, et Cédric Villani 10%, selon cette étude Odoxa pour CGI et Le Figaro, loin derrière Anne Hidalgo (24%) et Rachida Dati (18%)."Ma campagne continue" - Cédric VillaniDepuis plusieurs semaines, de nombreuses voix s'élèvent au sein de La République en marche pour appeler à l'exclusion du dissident si celui-ci se maintenait dans la course pour Paris. L'absence, jusqu'alors, de prise de position claire de M. Macron dans la bataille parisienne, entre Benjamin Griveaux et Cédric Villani, avait suscité moult spéculations.Interrogé mi-janvier en marge des vœux à la presse, le chef de l'État avait glissé qu'il avait "bien sûr" ses "préférences". "A la fin, j'espère que l'intelligence collective et l'esprit de bienveillance l'emporteront", avait-il fait valoir. Un peu plus tard dans la soirée, Cédric Villani a fait savoir qu'il maintenait sa candidature. =1em"Je sais ce que je dois au président de la République. Je sais aussi la fidélité que je dois aux citoyens qui m'accordent leur confiance (...) Ma campagne pour Paris continue en toute indépendance", a déclaré le mathématicien médaillé Fields à l'issue de sa rencontre.
Le Sénat veut également imposer aux fonctionnaires trois jours de carence pour arrêt maladie.
Les fonctionnaires devraient travailler autant que l'ensemble des actifs, estime le Sénat, qui a voté lundi 2 décembre une série d'amendements modifiant les conditions de travail des fonctionnaires. L'un d'entre eux, adopté contre l'avis du gouvernement, vise à allonger leur durée de travail. Les amendements, présentés par le rapporteur général LR Albéric de Montgolfier, étaient examinés dans le cadre du volet "gestion des finances publiques et des ressources humaines" de la partie dépenses du budget. Fonction publique : Albéric de Montgolfier (LR) veut imposer trois jours de carence aux fonctionnairespar Public SénatLe Sénat contrôlé par l'opposition de droite, a tout d'abord voté un amendement augmentant le temps de travail hebdomadaire des fonctionnaires d'État, arguant qu'il ferait économiser 2,27 milliards d'euros sur le budget de l'État. Le Sénat propose ainsi de faire passer le temps de travail hebdomadaire des fonctionnaires à 37,5 heures, citant la "durée habituelle de travail de l'ensemble des actifs" constatée par une enquête annuelle de l'Insee. L'amendement a été adopté, comme l'année dernière, contre l'avis du gouvernement, représenté par le secrétaire d'État Olivier Dussopt.Le rapporteur général de la commission des finances a également introduit des amendements faisant passer le délai de carence pour arrêt maladie des fonctionnaires d'une journée à trois jours, toujours contre l'avis de l'exécutif. Il justifie cette augmentation par son efficacité présumée pour lutter contre l'abstentéisme, mais également par une volonté "d'équité" entre les salariés du privé et les fonctionnaires. Ce passage à trois jours de carence représenterait pour l'État une économie de 216 millions d'euros pour la seule fonction publique d'État, selon le sénateur d'Eure-et-Loir. Une "injustice" pour les fonctionnaires, a accusé le sénateur communiste Pascal Salvodelli, quand son collègue LREM a dénoncé des amendements "stigmatisants".
Un homme s'est fait exploser ce mardi 31 juillet sur un terrain de football vide à Verviers en Belgique. La piste du suicide semble pour l'instant "privilégiée".
"L'individu, dont l'identité n'est pas encore connue, s'est fait sauter au milieu du terrain de foot vers 8h30 du matin", a indiqué à l'AFP un adjoint au bourgmestre (maire) de la ville, Hasan Aydin. "Il était seul au milieu du terrain. La piste du suicide semble pour l'instant privilégiée car s'il avait voulu faire des victimes, il se serait rendu dans un autre endroit à un autre moment", a estimé l'élu municipal.L'explosion n'a pas fait d'autre victime. Selon La libre Belgique, l'explosion a eu lieu sur le terrain du FC Stembert. "Il semblerait qu'il s'agisse d'un Européen d'une cinquantaine d'années", a ajouté le bourgmestre. Il s'agirait d'un ancien militaire de carrière, a-t-il précisé. Le parquet fédéral, joint par l'AFP et responsable des affaires terroristes en Belgique, a indiqué qu'il n'était pas chargé de cette affaire. Ce qui laisse à penser qu'il ne s'agit pas d'un acte terroriste.Le 15 janvier 2015, une semaine après l'attentat contre Charlie Hebdo, une celule jihadiste avait été démantelée dans une maison de Verviers. Elle comptait trois jeunes revenus de Syrie. Deux d'entre eux avaient été tués après avoir ouvert le feu contre les policiers venus les arrêter. Un troisième, blessé, a été arrêté. Abdelhamid Abaaoud, considéré comme un des organisateurs des attentats sanglants qui ont frappé Paris (novembre 2015) et à Bruxelles (mars 2016), revendiqués par l'Etat islamique (EI), est soupçonné d'avoir supervisé la cellule de Verviers depuis la Grèce
Depuis le 1er avril, le groupe Lactaclis commercialise sous sa marque Société un "Bleu de brebis" qui, selon le député européen écologiste, fait concurrence au roquefort d'appellation d'origine protégée (AOP). Les producteurs de la filière s'inquiètent également.
L'emballage vert et blanc de ce nouveau fromage, ainsi que sa marque, Société, créent la confusion, selon l'eurodéputé José Bové, qui dénonce un "coup de poignard dans le dos". Selon lui, le bleu de brebis estampillé Société et commercialisé par le géant Lactalis "menace l'ensemble du modèle de l'appellation d'origine" du roquefort, un label décroché en 1925. Le célèbre fromage auvergnat est produit avec un cahier des charges, rigoureux dans la localité de Roquefort. Pour José Bové, l'emballage du bleu incriminé ressemble "comme deux gouttes d'eau" à celui du roquefort Société, leader du secteur. Le militant estime aussi qu'il y a "tromperie du consommateur". Ce dernier serait incité à privilégier le nouveau produit, moins cher et aux normes de fabrication moins contraignantes. "On tente de placer un ersatz", s'indigne l'eurodéputé écologiste.Pour José Bové, "il faut le retirer du marché""On a une entreprise qui scie la branche sur laquelle elle est, se désole-t-il sur France Bleu Aveyron. Qui scie la branche aussi des producteurs par rapport au prix du lait (...) C'est scandaleux. Il faut le retirer du marché. On a une tromperie des consommateurs par rapport à l'AOP. Et on a une fraude manifeste au sens de la direction générale des fraudes", estime le député européen. José Bové souhaite que l'institut national des AOP se saisisse du dossier. Sinon, il envisage une procédure devant la cour européenne de justice, indique-t-il à la radio. La CFDT Roquefort s'inquiète également de l'arrivée sur le marché de ce produit, vendu 1,90 euro la tranche, contre 2,50 euros pour le roquefort, selon France Bleu Aveyron. "Pour nous la marque Société ce n'est que du roquefort. Nous ne voulons pas de produit dérivé avec 'Société' écrit dessus parce que le consommateur va être perdu, s'inquiète Ghislaine Fabre, responsable de la CFDT à Roquefort, auprès de la radio. On a peur que cela nous fasse perdre des clients du roquefort, parce qu'il sera beaucoup moins cher. Ce 'bleu de brebis' (...), ils peuvent prendre du lait de n'importe où. Le faire n'importe où", craint-elle. Le nouveau fromage, à base de lait pasteurisé sans indication d'origine, est "fabriqué à Rodez, demain ce pourrait être à Laval", en Mayenne, siège de Lactalis, "ou à l'étranger", s'inquiète la syndicaliste auprès de l'AFP. De son côté, le groupe Lactalis se défend : "Nous avons été attentifs à ne pas créer de confusion auprès du consommateur", assure Christian Gentil, directeur général de Roquefort Société. Visant à "conquérir de nouveaux consommateurs" pour qui le roquefort est "trop fort", ce nouveau produit est "complémentaire" à la gamme, explique-t-il. Un recul des ventes depuis les années 2000"Le lait est bien entendu issu de notre zone de collecte de l'Aveyron, dans des exploitations où les brebis pâturent dès que les conditions climatiques le permettent, nourries sans OGM", se défend Christian Gentil. Selon lui, cette innovation peut au contraire "favoriser l'emploi sur le territoire et développer les besoins en volume de lait, donc conforter notre bassin de collecte". Confrontée à un recul des ventes depuis le début des années 2000, la filière emploie quelque 1.700 salariés et fait tourner quelque 2.000 exploitations laitières dans le bassin de production.
Agé de 90 ans, il avait créé la célèbre marionnette dans l'émission qui a envoyé des générations d'enfants au lit.
Bonne nuit les petits, c'était lui : Marcel Ledun, créateur de la marionnette de Nounours de l'émission télévisée pour enfants, s'est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi à Lille, rapporte La Voix du Nord. Il avait 90 ans.Des générations d'enfants bercés par NounoursMarionnettiste depuis les années 50, il avait appris son art auprès de la troupe des "Petits comédiens de chiffon", puis de Louis Pajot, de la compagnie Pajot-Walton's, qui perpétue la tradition de la marionnette à fils depuis deux siècles. Il avait été appelé en 1962 par le réalisateur Claude Laydu pour animer l'émission quotidienne de 5 minutes, mettant en scène Nounours et les enfants Nicolas et Pimprenelle, ainsi que le marchand de sable. Un programme qui a bercé des générations de bambins. Marcel Ledun y animera la marionnette de l'animal jusqu'en 1976.