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Edouard Philippe a présenté devant l'Assemblée nationale ce mardi 28 avril le plan de déconfinement. La stratégie du gouvernement a provoqué de nombreuses réactions au sein de la classe politique.
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Se déplacer sans attestation, emprunter les transports en commun, faire du shopping, le retour des enfants à l'école... Edouard Philippe a présenté ce mardi 28 avril à l'Assemblée nationale la stratégie du gouvernement pour mettre en oeuvre le déconfinement, qui devrait être mis en place le 11 mai prochain. Un plan très attendu et qui a suscité de nombreuses réactions au sein de l'opposition. "Donc pas de masques ni tests pour tous les Français à partir du 11 mai. Encore beaucoup de travail pour réussir le déconfinement, la question de l'école est symbolique. Là où Edouard Philippe est le meilleur c'est dans sa propre défense !", a grincé le sénateur PS Rachid Temal sur Twitter. Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie, a regretté quant à elle encore "beaucoup d'interrogations" après le discours du Premier ministre.Les décisions prises autour du retour en classes des élèves font notamment débat. "Les enfants doivent-ils aller à l'école le 11 mai ou bien sur la base du volontariat ? Comment peut-on demander aux parents d'évaluer le risque d'exposer leurs enfants au danger ? C'est odieux !", s'est indigné Jean-Luc Mélenchon à la tribune de l'Assemblée nationale. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a confié ses préoccupations à l'antenne d'LCP. "Je suis très inquiet... Je ne mettrai pas mes enfants à l'école le 11 mai, il n'y a pas de garanties, de doctrine claire sur les masques. Nous demandons leur gratuité et leur mise à disposition pour tous", a-t-il exigé."Pas un seul mea culpa", déplore le député LR Julien AubertPour David Cormand, eurodéputé EELV, "on comprend quand même en creux (...) que le gouvernement traîne comme un boulet le totem de la date du 11 mai, avancée unilatéralement par le Président de la République..." Une sortie qui n'est pas sans rappeler les rumeurs de tensions entre Edouard Philippe et Emmanuel Macron, formellement démenties par ce dernier ce mardi en Conseil des ministres.La stratégie du gouvernement divise les Républicains. Le député Julien Aubert a déploré le manque de débat au sujet du plan de déconfinement. "Je n'ai pas entendu un seul mea culpa. Edouard Philippe a l'art de se victimiser. Je maintiens mon vote pour protester contre cette manière de gouverner", a-t-il fait savoir. En revanche, Guillaume Larrivé fait confiance au gouvernement. "L'opération est complexe et sans solution magique. L'orientation globale présentée par Edouard Philippe va dans le bon sens : en conscience, je l'approuverai par mon vote", a-t-il indiqué sur Twitter.Dans les rangs de l'extrême-droite, les critiques fusent de plus belle. "Le gouvernement a donc découvert qu'il fallait tester et masquer. Il aurait dû nous écouter plus tôt (...) En synthèse : zéro humilité, une imprécision totale et une faiblesse non dissimulée !", s'est indigné le député européen Jean-Lin Lacapelle. Dans un communiqué, Florian Philippot, président des Patriotes, a comparé le plan de déconfinement à une "énorme usine à gaz mal ficelée". "Le gouvernement est perdu depuis le début, il l'est sans doute encore davantage aujourd'hui", a-t-il continué.
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Le tribunal de Saint-Malo a ordonné jeudi une expertise sur les "nuisances olfactives" et les rejets de l'usine d'engrais et de nutrition animale Timac Agro, dénoncés depuis plusieurs mois par des habitants et une association locale.
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Dans sa décision consultée par l'AFP, le juge des référés estime qu'il existe un "motif légitime" à ordonner cette expertise en raison des "contradictions entre les nombreuses attestations, les constats, les mesures effectuées" par la société Timac et "les nombreux articles de presse" et le rapport final de l'organisme de surveillance de la qualité de l'air Air Breizh.L'experte parisienne désignée par le tribunal devra notamment "dire si les nuisances olfactives et les rejets dépassent les troubles normaux de voisinage" et "décrire et chiffrer les travaux nécessaires pour assurer la conformité réglementaire et le risque sanitaire maîtrisé et faire baisser les nuisances olfactives" et les rejets d'ammoniac.L'experte, dont le rapport est attendu dans un délai de neuf mois, ne pourra en revanche pas se faire communiquer de documents sur les "procédés de fabrication ou de production" de l'usine ou sur les "descriptifs des composants utilisés et des produits fabriqués". "C'est gagné. Nous avons la désignation d'un expert près de la Cour d'appel de Paris. C'est ce qu'on attendait", s'est félicitée Virginie Le Roy, avocate de douze habitants malouins, parmi lesquels des membres de l'association "Osons!".Selon l'avocate, cette "décision symbolique" a été rendue en présence de plusieurs des habitants qui avaient assigné Timac Agro en référé.La société a quant à elle salué dans un communiqué "la décision du tribunal (...) qui permettra de répondre aux inquiétudes des riverains". "Les taux mis en avant par les plaignants sont issus des bilans d'auto-surveillance que Timac Agro France communique, elle-même, chaque mois aux autorités et correspondent aux émissions en sortie de cheminée et en aucun cas aux concentrations d'exposition des riverains", ajoute-t-elle.Fin mai, ces habitants et l'association Osons!, avaient assigné en référé civil cette usine de fabrication d'engrais, filiale du groupe Roullier, pour "troubles anormaux de voisinage".L'un des deux sites incriminés, installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE), est situé sur le quai intérieur du port de Saint-Malo, non loin de la vieille ville.Interrogé par l'AFP, Alain Guillard, porte-parole d'Osons!, avait évoqué "une pollution de l'air, des odeurs, des particules de couleur verte et des poussières qui montrent que le processus de fabrication n'est pas maîtrisé".Le militant associatif avait affirmé que "pendant le confinement, des riverains (n'avaient) même pas pu ouvrir leur fenêtre", faisant état de maux de tête et de problèmes respiratoires chez les riverains.Créée en 1959 à Saint-Malo, Timac Agro emploie quelque 1.100 personnes dans l'Hexagone pour un chiffre d'affaires de 400 millions d'euros.
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La cour d'assises du Haut-Rhin a condamné mardi à 20 ans de réclusion criminelle un homme de 35 ans qui avait étranglé en 2018 sa compagne avec une cordelette puis tenté de maquiller le crime en suicide, sur fond de consommation de drogues.
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Cette peine, prononcée après deux heures de délibéré et deux jours d'audience, est conforme aux réquisitions de l'avocat général Benjamin Coulon à l'encontre de Jean-Philippe Wanner, reconnu coupable de meurtre aggravé sur Laura Vanello, 39 ans, tuée le 1er avril 2018 à Ferrette, un village du sud de l'Alsace."Le discernement de l'accusé était plein et entier (...) et les dosages de drogues n'étaient pas de nature à provoquer une inconscience totale de ses faits et gestes", a souligné la magistrat, s'appuyant sur plusieurs expertises.L'accusé, qui encourait la réclusion criminelle à perpétuité, avait d'abord soutenu que sa compagne s'était pendue avec une ceinture dans leur logement social pendant qu'il dormait.Une version réfutée par les constatations des légistes selon lesquels les fines traces sur le cou de la victime étaient incompatibles avec celles qu'aurait pu laisser l'épaisse ceinture.Placé en garde à vue, M. Wanner avait reconnu les faits, avant de se rétracter pendant les deux années suivantes.Mais mardi matin, ce polytoxicomane est de nouveau passé aux aveux, reconnaissant avoir serré avec une cordelette le cou de la victime, puis maquillé le crime en suicide par pendaison.Le drame s'est déroulé lors d'une dispute alimentée par une consommation excessive de stupéfiants, pour lui comme pour elle."Je n'étais pas bien dans ma tête, mais je suis désolé et présente mes excuses à tous ceux à qui j'ai fait du mal", a-t-il lancé aux jurés, tête basse.Il a expliqué à la cour avoir étranglé sa compagne en cherchant à la calmer car elle l'avait, selon lui, réveillé en pleine nuit en criant et en l'insultant. Son avocat, Me Jonathan Muré, a plaidé "une profonde altération du comportement" causée par les stupéfiants, avant de tenter d'instiller le doute dans l'esprit des jurés quant à l'intention homicide : "l'accusé a étranglé sa compagne, mais voulait-il vraiment la tuer?"Laura Vanello était "heureuse d'enfin pouvoir s'afficher publiquement avec un homme. Mais elle n'était pas violente, contrairement à ce monsieur déjà condamné deux fois pour violences avec arme par le passé", a déclaré l'avocate des proches de la victime, Me Axelle Mollet.En 2019, l'AFP a recensé au moins 126 cas de femmes tuées par leur compagnon ou ex, soit une femme tous les trois jours en moyenne. Depuis début 2020, le nombre de féminicides présumés est d'au moins 34, selon un décompte de l'AFP.
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Des centaines de personnes ont défilé samedi après-midi contre les violences policières à Nantes. Des tensions ont éclaté à proximité de la préfecture.
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Quarante-deux personnes ont été interpellées pour "faits de violences ou transport d'armes par destination", a indiqué la préfecture de Loire-Atlantique, évoquant 39 placements en garde à vue. Par ailleurs, deux personnes ont été blessées, un policier et un manifestant. Les deux sont restés conscients et ont été pris en charge. Le policier serait d'ailleurs commissaire, a précisé la préfecture dans un Tweet un peu plus tard, ajoutant que l'auteur de l'attaque avait été interpellé. Selon un street médical, le manifestant est un homme de 54 ans qui avait "fait un infarctus le 14 juillet".En fin de journée, la maire de Nantes Johanna Rolland a réagi sur Twitter, expliquant qu'aucune "violence n'avait sa place ici aujourd'hui, alors que toute la ville souhaitait se recueillir".En début d'après-midi à proximité immédiate du périmètre interdit par les autorités par crainte de débordements, 1 700 manifestants, selon la police, ont défilé vers la préfecture puis vers la cathédrale et le château. Gaz lacrymogène et canon à eau ont répliqué aux jets de projectiles et départs de feu. Deux barricades ont été dressées. Cibles de tous les slogans, la police et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner : "Selon l'IGPN, le meurtre était conforme", "la police assassine", "forces de l'ordre, pour notre sécurité, veuillez quitter le périmètre", pouvait-on lire sur les pancartes et les murs, ou encore au-dessus d'un portrait de Christophe Castaner, "le con, la brute et le truand".Dans un appel vendredi à manifester, "Nantes révoltée" dénonçait les policiers qui "tirent des grenades pour arrêter des chansons", en ajoutant que "l'attaque policière de la Fête de la musique n'est que l'aboutissement d'années de violences et d'impunité pour les forces de l'ordre". La famille s'est désolidarisée de toute violence, plaidant pour "un soutien amical, artistique et pacifique", selon son avocate, Me Cécile de Oliveira. Douter de la policeFreeform, structure nationale qui accompagne l'organisation de rassemblements festifs, a aussi lancé un appel au calme, car "tout débordement desservira la cause de la justice". Outre Nantes, des manifestations sont prévues dans tout le pays pour ce week-end, émanant notamment de groupes de "gilets jaunes" : Toulouse, Caen, Le Havre, Montpellier, Paris samedi ou encore Tours et Rouen dimanche. Des "gilets jaunes", qui ont appelé comme chaque semaine à une manifestation samedi à Paris, invitent à un hommage à Steve, en jaune avec un brassard noir. "Après Steve, à qui le tour?": à Toulouse, les "gilets jaunes" ont donné le ton sur Facebook du thème de leur manifestation. La polémique sur l'attitude de la police le soir de la Fête de la musique reste vive.Le rapport de l'IGPN, dévoilé mardi, a été jugé par certains trop favorable aux policiers. Selon la "police des polices", "il ne peut être établi de lien entre l'intervention des forces de police (...) entre 4h20 et 4h52 quai Wilson à Nantes et la disparition de M. Steve Maia Caniço après 4h dans le même secteur". Mais des zones d'ombre demeurent. Pour "aller plus loin", le Premier ministre Edouard Philippe a demandé une enquête de l'inspection générale de l'administration (IGA). Vendredi, Christophe Castaner est revenu sur l'utilisation de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre, admettant qu'il y avait un "questionnement" sur leur usage.La maire de Lille, Martine Aubry (PS), a estimé qu'"on ne pouvait pas être dans un pays où on doute de la police, ce n'est pas possible". "On attend la vérité", a ajouté Mme Aubry sur France Bleu Nord.
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Par ailleurs, un Français sur dix n'a pas encore pris le temps d'étudier sa feuille de paie pour y vérifier le montant de son impôt.
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Si la réforme est globalement saluée comme une réussite, tout n'est pas parfait dans la petite révolution du prélèvement à la source. Ainsi, plus d'un Français sur dix a constaté des erreurs dans les montants prélevés, selon une enquête de l'Ifop publiée mercredi 24 avril et relayée par BFMTV.Dans le détail, l'enquête révèle que 12% des salariés du public et du privé ont noté des erreurs dans les montants prélevés à la source, tandis que 77% des personnes interrogées n'ont pas relevé d'erreur. Enfin, 11% des salariés n'ont pas encore vérifié spécifiquement leur feuille de paie. Fin mars, un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro révélait que 63% des Français qualifiaient la réforme du prélèvement à la source était un "succès", et 81% constataient que la réforme "s'est bien passée dans leur foyer".Par ailleurs, une autre enquête Ifop pour Le Figaro publiée mercredi, indique que 55% des salariés français ne sont pas satisfaits de leur salaire. Pour être "pleinement" satisfait de leur rémunération, ils estiment en moyenne qu'il leur faudrait une augmentation de 519,6 euros par mois.
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"C'était vraiment un très beau départ": une cinquantaine de proches ont assisté lundi dans le cimetière du petit village de Lumio, en Haute-Corse, à l'inhumation, près de la mer, de l'humoriste et comédien Guy Bedos, mort le 28 mai à 85 ans.
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Nicolas Bedos, le fils cadet de l'humoriste, avait dévoilé, dans une émouvante lettre lue sur France Inter, la tonalité qu'allaient revêtir ces funérailles corses après la cérémonie jeudi à l'église de Saint-Germain-des-Prés: "On t'envole en Corse, dans ce village qui te rendait un peu ta Méditerranée d'Alger. On va chanter avec Izïa et les Tao, du Higelin, du Trenet, du Dabadie et du Nougaro. On va t'faire des violons, du mélodrame a capella: faut pas mégoter son chagrin à la sortie d'un comédien".Et c'est effectivement en chansons et sous un beau soleil que la cérémonie d'une heure s'est déroulée lundi après-midi, entre larmes et sourires, en commençant par le Dio Vi Salve Regina, l'hymne corse, chanté par trois femmes, ont constaté des journalistes de l'AFP.Puis Izïa Higelin, a capella, a entonné deux chansons dont "Calvi", de son album "Citadelle".La chanteuse corse Patrizia Poli lui a succédé avant un magnifique et joyeux "Bella ciao" interprété par Tao-By, figure du bar "Chez Tao", haut lieu des nuits calvaises installé au cœur de la citadelle de Calvi où Johnny Hallyday, Michel Sardou, Jacques Higelin et Guy Bedos notamment avaient leurs habitudes.Les chansons ont été saluées par les applaudissements et les sourires des proches de l'humoriste réunis autour de sa veuve Joëlle Bercot, de sa fille Victoria et de son fils Nicolas. Etaient notamment présentes l'humoriste Muriel Robin ou les actrices Doria Tillier, proche de Nicolas Bedos, et Véronique Genest."C'était vraiment un très beau départ", a confié Véronique Genest à l'AFP, saluant "une cérémonie extrêmement émouvante et drôle" avec "des moments tendres": "Je crois qu'elle ressemblait bien à Guy, elle était assez anti-conventionnelle".Des roses blanches et des immortelles, ces petites fleurs jaunes et parfumées très présentes dans le maquis corse, ont ensuite été jetées sur le cercueil et Nicolas Bedos a fait un signe d'au revoir à son père et lui a envoyé un baiser avant une volée finale d'applaudissements. Des gerbes avec les mentions "Merci l'artiste!" ou "ton seul et unique fils" fleurissaient la tombe.Une centaine de badauds étaient venus à l'entrée du cimetière rendre un ultime hommage à l'humoriste. "Je l'ai admiré toute ma vie", a confié l'un d'eux à l'AFP, évoquant ses "deux, trois" rencontres avec lui "sur le bord de mer". C'était un "charmant personnage, simple, humble, gentil... C'est pour ça que je tenais à venir lui rendre hommage", a dit cet habitant de Lumio.André Pacou, président de la Ligue des droits de l'homme (LDH) de Corse, venu en "ami", tenait, lui, à rendre hommage à l'"humaniste de talent" qui était membre de la LDH et engagé à gauche. "Il avait sans cesse le souci de l'autre", se rappelle-t-il, évoquant "un homme de combat" mais aussi "un homme de tendresse".
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- Le premier meeting du mouvement politique d'Emmanuel Macron fait des remous au sein de la majorité et au-delà. Alors que mardi déjà, Manuel Valls avait sèchement averti son ministre, de nombreuses personnalités politiques ont réagit mercredi 13 juillet.
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-La maire de Paris, Anne Hidalgo s'est livrée à une charge en règle contre le ministre de l'Économie, mettant en cause sa loyauté et sa sincérité. "Je suis quand même un peu étonnée, si vous voulez... Quelqu'un qui se présente comme 'antisystème', qui a été un énarque, qui vient d'une banque d'affaires (...). Je suis un peu surprise qu'un personnage en plus sans trop de loyauté vis-à-vis de ceux qui l'ont aidé... Bon", a-t-elle déclaré sur France Inter. Elle s'est également interrogée sur l'apparition régulière, dans le système médiatico-politique français, de personnalités qui se revendiquent hors-système."La première des responsabilités de toute femme et homme politique, c'est quand même de respecter ce pour quoi il a été ou élu ou désigné", a-t-elle poursuivi, espérant qu'Emmanuel Macron "s'occupe un peu mieux d'économie qu'il ne le fait aujourd'hui".La ministre du Logement Emmanuel Cosse a également raillé les prétentions "anti-système" de son collègue. "J'ai trouvé un peu faciles les critiques anti-système, quand on est totalement du système", a-t-elle affirmé sur France Info. "Je vois qu'il attire des gens qui sont un peu éloignés de la politique", a-t-elle toutefois estimé, pour compléter son propos. "Je pense que ce qu'on attend de nous, c'est qu'on participe au débat politique. Notre rôle est aussi de défendre cette gauche qui est au pouvoir, et qui je l'espère, restera au pouvoir", a-t-elle affirmé.Emmanuel Macron a agacé un autre de ses collègues, en la personne du ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas. "Quand j'entends le ministre Macron parler, je pense à cette chanson d'Alain Souchon : 'On avance on avance, on n'a pas assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens'", a-t-il déclaré sur RTL avant de conclure : "Quand on est ministre, on parle au présent, on agit, on ne pense pas au futur".MANUEL VALLS DOIT "S'HABITUER"Dans les rangs de l'opposition aussi, une pointe d'agacement se fait sentir. l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin s'est ainsi interrogé le flou entretenu par Emmanuel Macron. "Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est un peu ambigu. On ne sait pas très bien s'il est candidat ou pas", s'est-il interrogé sur RTL, après la déclaration ambiguë d'Emmanuel Macron sur 2017. Il reconnaît cependant que le ministre de l'Économie "dit des choses intéressantes", mais attend toujours l'action d'Emmanuel Macron sur des dossiers sensibles comme EDF ou Areva. Jean-Pierre Raffarin a par ailleurs fait un parallèle entre la situation actuelle et l'époque où Nicolas Sarkozy affichait son ambition de se présenter à la présidentielle, tout en étant ministre. Il conseille donc à Manuel Valls de "s'habituer" aux ambitions de son ministre.Emmanuel Macron a mis le cap mardi soir sur la présidentielle de l'an prochain, en appelant ses partisans à porter son mouvement "jusqu'à 2017 et jusqu'à la victoire", sans toutefois annoncer officiellement sa candidature. "À partir de ce soir, nous devons être ce que nous sommes, c'est-à-dire le mouvement de l'espoir", a martelé à Paris le trublion du gouvernement socialiste, devant quelque 3.000 militants de son mouvement "En Marche !", créé en avril. Son initiative a eu le don d'agacer Manuel Valls. "Il est temps que tout cela s'arrête", a lâché le chef du gouvernement mardi à un journaliste qui lui demandait "si un de ses ministres pouvait tenir un meeting politique".
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Le maire de la commune de 600 habitants s'est dit "consterné" par l'incident.
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Il s'agit d'un énième acte de vandalisme de ce type en Alsace. Lundi matin, les habitants de Forstheim (Bas-Rhin) ont découvert leur mairie recouverte de tags anti-migrants et antisémites.Parmi les messages inscrits, l'un appelle à l'organisation d'un "référendum sur la venue des migrants", tandis que deux tags sont des propos à caractère antisémite, selon le maire sans étiquette de la commune, Guillaume Peter. "La mairie est tout près de l'école, tous les enfants ont pu voir les inscriptions", a-t-il déploré avant de se dire "consterné" par l'incident. Une "triste mode" en AlsaceLa mairie a déposé plainte auprès de la gendarmerie, a ajouté l'édile, précisant que sa commune avait jusqu'à présent échappé à "cette triste mode". Ces actes de vandalisme haineux se sont multiplié ces derniers mois dans la région alsacienne prenant régulièrement pour cibles des écoles, des mairies ainsi que des logements d'élus. "On est sur le même thème. On ne sait pas si on a affaire aux même auteurs", a-t-on expliqué lundi à la compagnie de gendarmerie de Wissembourg. Cette nouvelle dégradation intervient alors qu'un débat sur l'immigration se tient lundi après-midi à l'Assemblée nationale. Le gouvernement doit présenter "six axes de travail", dont une réflexion sur les prestations sociales accordées aux demandeurs d'asile.
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TRANSPORTS. Une collision entre un TER et un bus scolaire a eu lieu sur un passage à niveau jeudi après-midi à Millas, près de Perpignan.
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Drame dans les Pyrénées-Orientales jeudi 14 décembre. Vers 16h10, un TER circulant entre Perpignan et Villefranche-de-Conflent a percuté un bus scolaire transportant une vingtaine d'enfants du collège de Millas, à une vingtaine de kilomètres de Perpignan. Le bilan provisoire est de 4 enfants décédés, neuf blessés graves et onze blessés légers. Au total, 24 personnes ont été impliquées dans cet accident, dont une vingtaine d'enfants âgés de 13 à 17 ans."Le choc a été violent", a indiqué lors d'une conférence de presse Philippe Vignes, le préfet des Pyrénées-Orientales, qui a déclenché le plan rouge "novi" (nombreuses victimes"). "C'est un événement très grave de portée nationale", a-t-il également déclaré demandant dès lors "des renforts nationaux pour la sécurité du site". Le plan de mobilisation des moyens sanitaires a été déclenché, ainsi que celui de prise en charge de nombreuses victimes. L'hôpital de Perpignan et la clinique Saint-Pierre à Perpignan ont été mobilisés. Des moyens lourds ont été engagés par les pompiers: 95 sapeurs, un poste médical avancé. Deux hélicoptères de la sécurité civile ont été mobilisés ainsi que deux hélicoptères du SAMU. La mairie de Millas a mis en place un numéro, le 04 68 57 35 03. La préfecture invitait les familles à se rendre au collège de leurs enfants.QUE S'EST-IL PASSÉ ?La collision s'est produite au passage à niveau No25, au lieu dit Los Palaus, rapporte France Bleu Roussillon. "Le car a vraiment été coupé en deux par le train qui passait", a déclaré sur France Bleu Roussillon le maire de la commune voisine Saint-Féliu-d'Amont. Robert Olive a parlé d'une "vision d'horreur" et indiqué que l'accident s'était produit "au croisement de la voie ferrée, à un passage à niveau très dégagé"."Il y a beaucoup d'incertitude à ce stade de l'enquête", a déclaré à l'AFP Jean Valéry Letterman, commandant adjoint de la région gendarmerie Occitanie, responsable de l'ex-Languedoc-Roussillon. "Un travail de secours est effectué par les pompiers, un travail d'identification des victimes par les gendarmes et un travail d'enquête dont sont également chargés les gendarmes", a-t-il ajouté, en arrivant à Millas. Selon plusieurs témoins, le véhicule se serait engagé sur le passage alors que les barrières étaient baissées. "Le choc a été très violent et on au l'impression que le train allait dérailler et se coucher", a raconté Barbara une passagère du train, à L'Indépendant. Le périmètre de l'accident a été entièrement fermé aux médias.Il s'agit d'un passage à niveau "classique" doté d'une signalisation automatique et de deux barrières, a précisé la SNCF selon laquelle le passage à niveau "n'était pas considéré comme particulièrement dangereux". L'Association nationale Droits des Victimes (ADV) a déploré que la SNCF se soit "très rapidement exonérée de toute responsabilité dans cette affaire. Je rappelle que depuis 2014, RFF expérimente des +radars de passage à niveau+ destinés à empêcher ce type d'accidents sans, toutefois généraliser ce dispositif pourtant indispensable". "Les différentes enquêtes permettront de déterminer les circonstances exactes de cet accident", indique dans un communiqué l'entreprise des autocars Faur, propriétaire du car et employeur de sa conductrice de 48 ans, qui exprime aux victimes et à leurs familles "l'expression de sa totale compassion et de sa solidarité". Des témoins ont déjà été entendus et d'autres le seront. Des prélèvements seront effectués pour vérifier l'alcoolémie et la toxicologie de la conductrice du car de ramassage scolaire ainsi que du chauffeur du TER.PHILIPPE, BORNE ET BLANQUER SUR PLACE"Toutes mes pensées pour les victimes de ce terrible accident d'un bus scolaire et pour leurs familles. La mobilisation de l'État est totale pour leur porter secours", a tweeté Emmanuel Macron.Une partie du gouvernement s'est exprimé sur Twitter, tout comme le député Front national des Pyrénées-Orientales Louis Aliot.Le Premier ministre, Édouard Philippe, qui se trouvait à Cahors (Lot), est arrivé par hélicoptère sur place en début de soirée. "La priorité, à ce stade, est de pouvoir donner des informations précises aux familles dont nous comprenons tous qu'elles vivent une période d'angoisse que chacun doit respecter et qu'il convient de faire durer le moins longtemps possible", a-t-il déclaré. "La communication d'informations précises aux familles est rendue difficile par des questions relatives à l'identification des personnes décédées et de certaines personnes blessées", a-t-il ajouté, en précisant qu'une enquête judiciaire avait été ouverte, ainsi qu'une enquête administrative par le Bureau enquêtes-accidents."Il est clair que ce drame va créer des traumatismes chez un certain nombre de victimes", a encore estimé Edouard Philippe. "Ce soir, il faut penser aux familles, à leur angoisse, à leur tristesse et faire en sorte que nous puissions avec décence les accompagner pour surmonter les nouvelles qui sont devant elles"."C'est évidemment épouvantable et ça nous plonge dans une profonde tristesse. Mais pour le moment c'est le moment des urgences. Tout est mis en œuvre pour tirer les conséquences de cet accident", a affirmé Jean-Michel Blanquer devant les caméras de BFMTV. "Mais évidemment, on pense surtout aux familles".Le procureur de la République Jean-Jacques Fagny s'est également rendu sur place.
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Le géant pharmaceutique suisse Novartis a annoncé qu'il mettait fin à l'essai clinique avec l'hydroxychloroquine pour traiter des malades du Covid-19 en raison du manque de participants.
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Le 20 avril, le groupe avait annoncé avoir conclu un accord avec l'agence américaine des médicaments, la Food and drug administration (FDA), pour procéder à des essais cliniques de phase III de l'hydroxychloroquine sur des malades du Covid-19 hospitalisés.Ces essais visaient à évaluer l'utilisation de ce traitement auprès d'environ 440 malades sur une dizaine de sites aux Etats-Unis.Mais le 15 juin, les autorités sanitaires américaines ont retiré l'autorisation d'utiliser en urgence deux traitements contre le Covid-19, la chloroquine et l'hydroxychloroquine, un temps défendus par le président américain Donald Trump.La FDA avait donné le 28 mars son feu vert pour que ces traitements antipaludéens soient prescrits, uniquement à l'hôpital, à des patients contaminés par le nouveau coronavirus.Dans un communiqué publié vendredi, Novartis explique avoir pris "la décision d'arrêter et de mettre fin à l'essai clinique avec l'hydroxychloroquine contre le Covid-19 qu'elle parraine en raison de graves difficultés de recrutement" de participants, rendant "impossible" la finalisation de l'étude.Le groupe précise qu'au cours de l'étude, "aucun problème de sécurité n'a été signalé", et qu'elle n'a pas permis "de tirer des conclusions sur l'efficacité" de l'hydroxychloroquine contre le nouveau coronavirus.L'usage de l'hydroxychloroquine a largement débordé le domaine scientifique pour devenir à travers le monde l'objet d'un débat politique clivant dans l'opinion publique.L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a renoncé cette semaine aux essais sur ce traitement, arrivant à la conclusion que cet antipaludéen ne réduisait pas le taux de mortalité des malades du Covid-19 hospitalisés.La France, où un médecin controversé, le Pr Didier Raoult, a défendu l'hydroxychloroquine, en a banni l'usage le 28 mai contre le Covid-19.
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Condamnés dans un dossier terroriste, cinq Français binationaux s'étaient vu déchoir de leur nationalité française. La Cour européenne des droits de l'Homme a validé cette décision.
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Sujet très sensible politiquement, la déchéance de nationalité de cinq individus a été validée, malgré leurs plaintes, par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH). La cour a estimé, jeudi 25 juin, que la France n'avait pas violé les droits fondamentaux des cinq hommes condamnés dans un dossier terroriste quand elle les avait déchus de leur nationalité huit ans après leur condamnation. Qu’est-ce que la déchéance de nationalité ?par CNEWSCes cinq hommes binationaux, quatre Franco-Marocains et un Franco-Turc, avaient été condamnés en 2007 à six à huit ans de prison pour "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste".Ils étaient notamment jugés pour leurs liens avec le Groupe islamique combattant marocain, responsable des attentats de Casablanca (Maroc) du 16 mai 2003: 45 personnes avaient été tuées, dont trois Français, et une centaine blessées.Libérés en 2009 et 2010, ils avaient ensuite été déchus de leur nationalité française en octobre 2015. Ces amis d'enfance de quartiers populaires des Yvelines, devenus français entre 1991 et 2001, invoquaient devant la CEDH le droit au respect de leur vie privée et familiale ainsi que le droit à ne pas être jugés ou punis deux fois pour les mêmes faits. Soulignant que "la violence terroriste constitue en elle-même une grave menace pour les droits de l'homme", la CEDH a noté que cette déchéance de nationalité ne les avait pas rendu apatrides, puisqu'ils ont tous une autre nationalité, et que "la perte de la nationalité française n'emportait pas automatiquement éloignement du territoire", selon un communiqué de presse diffusé jeudi.La Cour estime donc que leur déchéance de nationalité "n'a pas eu des conséquences disproportionnées sur leur vie privée". Si des mesures d'expulsion étaient prises, ils disposeraient de recours pour faire valoir leurs droits, notent les juges. La Cour pointe également que certains des requérants venaient d'acquérir la nationalité française quand ils ont commis les faits pour lesquels ils ont été condamnés et que les autres l'ont acquise alors qu'ils étaient en train de les commettre.Une mesure administrativeElle juge que la longueur du délai entre leurs condamnations et la déchéance de nationalité ne suffit pas à rendre cette décision arbitraire. Malgré sa "coloration punitive", la déchéance de nationalité n'est pas une mesure pénale mais administrative qui répond à des comportements qui "sapent le fondement même de la démocratie", souligne-t-elle."Le fait de venir retirer la nationalité de personnes plus de dix ans après les faits pour lesquels ils ont été condamnés, alors qu'ils ont exécuté leurs peines, n'a pas le moindre sens, surtout en l'absence de caractérisation d'un quelconque trouble à l'ordre public", ont réagi leurs avocats, Vincent Brengarth et William Bourdon.Ces hommes, qui ont toujours travaillé et ont tous des vies de famille, "ont fait la démonstration de leur intégration républicaine" et doivent vivre depuis le début de la procédure avec des récépissés renouvelés tous les 3 ou 4 mois pour pouvoir rester en France, déplorent-ils, regrettant que "le terrorisme inhibe les juges français comme européens".Mesure rare, la déchéance de nationalité est possible pour les individus ayant "acquis la qualité de Français", et uniquement pour des motifs spécifiques, notamment avoir été condamné pour trahison ou terrorisme. Après les attentats de novembre 2015 à Paris, François Hollande avait souhaité son extension aux binationaux nés français. Après plusieurs mois de discussions houleuses, il y avait finalement renoncé. Ces derniers jours, l'Assemblée nationale a voté une autre disposition controversée touchant à la lutte contre le terrorisme : une proposition de loi LREM prévoyant des "mesures de sûreté" pour les condamnés pour terrorisme, à l'issue de leur peine. Le texte doit encore être examiné par le Sénat.
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Sans la foule de pèlerins qu'il accueille chaque 13 mai, le sanctuaire catholique de Fatima, dans le centre du Portugal, a célébré mercredi le 103e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie lors d'une cérémonie religieuse réduite au strict minimum.
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Fermée au public en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, la vaste esplanade où peuvent se masser plus de 300.000 personnes est restée quasiment vide pour la première fois de son histoire, pendant que commerçants et hôteliers comptaient leurs pertes.Dans un épais brouillard qui s'est dissipé ensuite, seule une trentaine d'employés du sanctuaire ont pu assister à la messe dite sur l'autel monté sur le parvis de la basilique de Notre-Dame du Rosaire de Fatima."Il est possible que de nombreuses personnes pensent que ce pèlerinage est triste car il se tient dans une enceinte fermée sans les grandes foules et la couleur des années précédentes", a reconnu l'évêque de Leiria-Fatima, Mgr Antonio Marto, dans son homélie.Dans un message lu par Mgr Marto, le pape François a lui aussi regretté que la "force des circonstances" ait rendu impossible le pèlerinage "habituel" à Fatima. "Aujourd'hui, ce n'est qu'avec l'âme et le cœur que nous parvenons à faire le lien avec la Vierge Marie", a ajouté le souverain pontife.- "On ne vend rien" -Selon la tradition catholique, la Vierge serait apparue près du village de Fatima à trois jeunes bergers à six reprises au cours de l'année 1917, la première le 13 mai.Mercredi matin, la plupart des nombreuses boutiques de souvenirs religieux situées autour du sanctuaire étaient fermées.Devant sa petite échoppe, une des rares à avoir rouvert à la faveur d'un plan de déconfinement entamé la semaine dernière, Manuel Moniz regrettait avec amertume l'absence de pèlerins et de touristes."On ne voit personne et on ne vend rien. Je n'ai jamais vu une chose pareille", s'est lamenté cet homme de 72 ans, lunettes sur le bout du nez.L'an dernier, 6,3 millions de pèlerins et touristes avaient visité le sanctuaire situé à 130 kilomètres au nord de Lisbonne et qui figure parmi les sites mariaux les plus fréquentés au monde, à l'instar de Lourdes en France.En 2017, le pape François s'est rendu sur place pour canoniser deux des bergers de Fatima, Francisco Marto et sa petite sœur Jacinta, morts de la grippe espagnole en 1919 et 1920, à l'âge de dix et neuf ans, respectivement.A l'occasion du centenaire des apparitions, la quarantaine d'hôtels de cette petite bourgade de 12.000 habitants avait fait le plein, avec une affluence record de plus de 9,4 millions de visiteurs.- "Solitude et désolation" -La fermeture des frontières du Portugal et la paralysie du secteur touristique ont "un impact désastreux pour toute la région", assure à l'AFP Alexandre Marto, qui dirige une coopérative d'une dizaine d'hôtels dotés d'un millier de lits, sur un total de 9.000 que compte Fatima."Rien que cette semaine, j'estime que nous avons perdu environ 45.000 nuitées", précise-t-il en soulignant que les touristes étrangers représentent plus de 70% des clients des hôtels de la ville.Après la messe, devant l'enceinte restée déserte, "cette solitude et cette désolation offrent une expérience spirituelle et humaine, qui nous fait comprendre que seuls nous n'arrivons pas à enrichir la vie", a cependant fait valoir le père Francisco Pereira, un des chapelains du sanctuaire.Comme les autres temps forts des pèlerinages à Fatima, la "procession de l'adieu" a bien eu lieu comme chaque année, mais revêtait cette fois un caractère plus symbolique.En l'absence d'une multitude de fidèles émus venus des quatre coins du monde, la statuette de la Vierge était précédée par les drapeaux d'une vingtaine de pays, avant d'écourter son tour de l'esplanade pour être ramenée à l'intérieur de la basilique.
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A l'horizon se dessinent les côtes de l'Europe. Les yeux rivés sur ces formes encore brumeuses, les migrants recueillis en Méditerranée par l'Ocean Viking, qui erre désormais entre Malte et l'Italie entrevoient, au bout d'un périple chaotique, l'espoir d'un avenir meilleur.
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Sur les deux embarcations en bois que le navire humanitaire a secourues jeudi, les 118 migrants de tous horizons partageaient ce même rêve, parfois pour des raisons radicalement différentes.Rien qu'à l'évocation de la Libye, Hafiz, un Érythréen de 30 ans, plonge sa tête entre ses mains, comme pour éviter des coups. "Tout ce que je veux, c'est sauver ma peau. Si je restais en Libye, on aurait fini par me tuer. Cette mer aussi, j'aurais pu y mourir, mais j'avais au moins une infime chance de m'en sortir", raconte-t-il à l'AFP, dont un journaliste est embarqué à bord.En quatre ans, il y a connu la torture, les enlèvements, les passages à tabac, les amis abattus devant lui pour un portable, et, surtout, trois ans de prison "pour rien, sans voir la lueur du jour". "Au bout de trois ans, un geôlier m'a demandé ce que je faisais là. J'ai répondu que c'était à eux de me le dire. Et comme personne n'a trouvé la réponse, ils ont fini par me relâcher. Et j'ai pu dire à ma famille que j'étais vivant", rembobine Hafiz.Où qu'il aille en Europe - il n'a pas de préférence -, il veut "juste un endroit où il y a la sécurité, où on ne peut pas me tuer", explique celui qui avait déjà fui son propre pays par le Soudan.Mohammad Tareeq Saleem, un Pakistanais de 40 ans, a lui "survécu" sept ans en Libye, où il travaillait dans une épicerie. De séquestrations en agressions, comme ce coup de couteau dans la jambe juste avant de prendre la mer, il a tenu pour envoyer de l'argent à sa femme et ses six enfants, qui vivent à Lahore, à la frontière indienne.L'insécurité, il s'en était presque accommodé. Mais la guerre a aussi détruit les emplois, et depuis qu'il a perdu le sien, il a fait "crédit" auprès d'amis pour tenter sa chance vers l'Europe.- "Laissez-nous rentrer" -"Moi, je suis pas là pour profiter de la vie. Ma mission, c'est de travailler et gagner de l'argent pour nourrir ma famille", explique-t-il, assis en tailleur dans sa tenue traditionnelle, à travers sa barbe poivre et sel.L'Europe, Aymane la connaît déjà. La France surtout, où ce Marocain de 24 ans, coupe en queue de cheval, jamais sans ses lunettes de soleil noires et dorées, a déjà vécu 3 ans, jusqu'en 2019. C'était à Argenteuil, en banlieue parisienne. Il ne dira pas comment il y était arrivé, simplement qu'il gagnait sa vie en vendant des vêtements au marché de Clignancourt, à Paris.Rentré au Maroc après le décès de son père, il a constaté qu'il n'y a "rien pour la jeunesse" dans son pays. "On travaille beaucoup, on gagne presque rien", juge-t-il. Il s'est donc décidé à retenter sa chance en France. Après avoir "traversé le désert de nuit" pour rallier la Libye, où il n'a été que de passage, sa traversée, espère-t-il, va lui offrir une nouvelle chance de "mieux gagner".Une considération qui n'a même pas effleuré l'esprit de Mervis. Seule femme parmi les 118 migrants à bord, la Camerounaise de 24 ans n'a pas tenté le périple pour elle-même: elle est enceinte de 5 mois. Avec son mari Ghanéen, également à bord, ils cherchent "juste un endroit ou l'enfant ne souffrira pas".Elle résume son année passée en Libye: viols, enlèvements, prison, coups. Elle relève le bas du jogging qu'elle avait enfoncé dans d'épaisses chaussettes, pour dévoiler la jambe que ses geôliers libyens ont cassée, "juste pour (la) torturer".Elle francophone, lui anglophone, l'enfant naîtra en Allemagne, espère le couple. Un endroit neutre pour un nouveau départ. Depuis dimanche, l'Ocean Viking fait du surplace en attendant que l'Italie ou Malte, à qui plusieurs demandes ont été formulées, ne lui attribue un port de débarquement. "Laissez-nous rentrer", supplie Mervis. "On veut juste vivre en paix!"
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Apprendre des traditions cosaques, redécouvrir la tradition soviétique du cinéma en plein air: privés des plages méditerranéennes, des Moscovites ont puisé dans l'Histoire pour se divertir durant l'été et tromper la monotonie de leurs datchas.
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Depuis le printemps et le confinement décrété à cause du nouveau coronavirus, ils sont des dizaines de milliers à avoir migré vers leurs maisons de campagne.Si la plupart des restrictions ont été levées depuis en juillet, les frontières russes sont elles restées fermées. Et de nombreux résidents de la capitale passent donc aussi leur congé estival à la datcha, longtemps délaissée au profit de destinations plus exotiques et ensoleillées.Et ils se sont organisés pour rendre le quotidien plus divertissant que tondre les pelouses et récolter les fruits du jardin. Musée éphémère d'objets soviétiques retrouvés dans les greniers, spectacles amateurs, promenades champêtres à la découverte de la flore... Autant d'activités organisées par et pour les "datchniki". "D'habitude en juillet on partait en Grèce ou en Italie. Cet été on organise chez nous des loisirs qui ont du sens", raconte à l'AFP Snejana Goloubeva, cosmétologue de 40 ans. Deux fois par semaine, elle et son fils adolescent participent aux ateliers gratuits organisés par les cosaques du village Aliaoukhovo, à 60 km de Moscou. Au menu aujourd'hui: apprendre des chants populaires en russe et ukrainien, sous la direction de Nikolaï Dolgopol, 69 ans, lieutenant-colonel de l'armée à la retraite et doyen de la cosaquerie régionale."Privés de leur Thaïlande et Turquie, nombre de jeunes flâneurs arrivent ici et découvrent des valeurs traditionnelles qui leur manquaient", résume-t-il. - Retour aux sources -Pendant que son fils prend un cours d'art martial cosaque, Snejana et d'autres se dirigent vers les prés. Marina Vassilieva, ancienne employée de la télévision soviétique devenue phytothérapeute, leur apprend à repérer les plantes médicinales traditionnelles, réputées renforcer le système immunitaire."J'apprends les traditions de nos ancêtres", relève Ksenia Akimova, lycéenne de 14 ans, un bouquet d'herbes prodigieuses à la main.En pleine épidémie du coronavirus, cet engouement pour la campagne n'est pas sans rappeler la réputation de refuge des datchas durant la crise des années 1990, après la chute de l'URSS, lorsque deux tiers des ex-Soviétiques y passaient leurs vacances et faisaient pousser dans leur potager les aliments nécessaires à leur survie.Car pour beaucoup, même voyager en Russie en temps de pandémie n'est pas raisonnable: 83% des Moscovites excluent par exemple d'envoyer leurs enfants en colonie de vacances cet été, selon le site "stopcoronavirus" mis en place par les autorités russes. Du coup, les datchas --près d'un Russe sur deux en a une-- ont été équipées à tout va : en juin, les ventes de balançoires ont triplé, celles des piscines gonflables, de hamacs et de chaises longues ont doublé par rapport à l'année dernière, selon le site d'achat d'occasion Avito. - Voyage dans le temps - Et le samedi à Ermolino, à 50 km de Moscou, c'est soirée cinéma. Les datchniki s'installent en extérieur dans des fauteuils usés. Face à eux un grand écran, tandis que deux vieux projecteurs juchés dans le gazon crépitent, accompagnés du vrombissement des moustiques. A l'affiche des classiques."Personne n'est parti en vacances, nos spectateurs sont donc deux fois plus nombreux" que l'année précédente, raconte le projectionniste Alexandre Mamaïev, juriste de 32 ans qui s'est fait offrir quelque 1.500 bobines de films anciens par la municipalité locale. "Le cinéma est un autre moyen de voyager", résume ce cinéphile, heureux de renouer avec la tradition soviétique des projections itinérantes qui permettaient de faire découvrir le 7e Art aux multiples kolkhozes isolés d'URSS privés de cinémas.Le scientifique Nikolaï Mochtchevitine, 53 ans, abonde en ce sens: voir un vieux dessin animé avec sa fille est pour lui "un voyage dans le temps".
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Le nombre de cas recensés de coronavirus atteint des niveaux record en Floride, où de nombreux touristes profitent pourtant de nouveau des plages et des hôtels, avec seul un lointain souvenir du confinement, et pour beaucoup, sans porter de masque ou respecter les règles de distanciation sociale.
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Cet Etat du sud-est des Etats-Unis rouvre peu à peu son économie, dont la survie dépend désespérément du tourisme. En pleine année électorale, la Floride est un Etat clé pour remporter l'élection présidentielle en novembre.Le défi: trouver un équilibre entre les mesures de santé publique et la nécessité de sauver des emplois.Lundi et mardi, le "Sunshine State" a enregistré plus de 2.500 nouveaux cas de coronavirus chaque jour. Au total, plus de 82.700 personnes ont été testées positives dans l'Etat, selon les autorités sanitaires, et plus de 3.000 personnes sont mortes. La proportion de tests positifs a atteint plus de 10%, contre 5,5% la semaine précédente.Mais beaucoup en ont assez d'entendre parler de pandémie, et des tensions surviennent entre les porteurs de masques et ceux qui s'y opposent. "Ce n'est pas facile", explique Kathia Joseph, propriétaire de la boulangerie française Blue Paris à Miami Beach. "Nous devons être derrière eux, leur demander de porter des masques. Certains ne le prennent pas bien du tout". Dans la rue, un homme discute avec son chauffeur Uber car il refuse de monter dans le véhicule avec un masque. Sur la plage, un groupe de jeunes fêtards prend à parti l'un des "ambassadeurs de la distanciation sociale", employé par la ville.Selon la propriétaire de la boulangerie, seule la moitié de ses clients se plient aux règles. Une proportion que constate aussi Diane, 60 ans, qui a voyagé en voiture depuis le Texas pour profiter du sable fin."On dirait que les gens veulent juste reprendre leur vie et sont décidés à en assumer le risque", dit-elle, avant de prendre un bain de mer, masque chirurgical sur le visage.- Doser le risque -Consciente de ces tensions, le maire de Miami Beach, Dan Gelber, affirme qu'il "ne s'agit pas d'éliminer le risque, mais de le contrôler". "Même si nous ne pouvons pas obliger 100% des gens à respecter les règles, si la majorité le fait, nous réduirons déjà considérablement la transmission du virus et sauverons des vies", a-t-il déclaré à l'AFP.La crise économique est un coup dur pour Miami Beach et ses 93.000 habitants. Sept millions de touristes s'y rendaient chaque année avant la crise. Trois millions et demi de dollars sont perdus chaque semaine, selon le bureau du maire.Citant la stabilité du nombre d'hospitalisations et de décès, les autorités attribuent la hausse du nombre de cas à l'augmentation des tests de dépistage du virus, qui sont désormais effectués gratuitement et très largement dans toute la Floride.Mais pour beaucoup, le nombre croissant de tests n'explique pas à lui seul autant de résultats positifs. Sont pointées du doigt: la réouverture qui a commencé en mai, et les manifestations antiracistes des trois dernières semaines.Pour Dan Gelber, les hôpitaux ont la capacité de gérer une augmentation du nombre de cas, même s'il compte sur le traçage des personnes ayant été en contact avec les malades pour éviter une situation extrême.- Balle dans le pied -Plus au nord, à Tampa, malgré la réouverture autorisée pour la majorité des établissements (à capacité réduite), plusieurs bars et restaurants ont dû refermer ces derniers jours car certains de leurs employés se sont trouvés contaminés."Nous n'allons pas fermer; nous allons aller de l'avant", a déclaré mardi le gouverneur républicain Ron DeSantis, un allié de Donald Trump."Nous continuerons de recommander à la population âgée de pratiquer la distanciation sociale et d'éviter les foules", a-t-il poursuivi.La semaine dernière, le gouverneur a offert au président américain de célébrer sa nomination attendue comme candidat à sa réélection, lors de la convention républicaine, dans la ville de Jacksonville, dans le nord-est de l'Etat. Ron DeSantis "s'est tiré une balle dans le pied", a déclaré Aileen Marty, une experte en pandémie de l'Université internationale de Floride (FIU), à Politico."Il pense que minimiser la menace que constitue le virus aide l'économie", a-t-elle poursuivi. "Mais cela va avoir l'effet inverse parce que si les gens ne comprennent pas à quel point ce virus est dangereux, ils agiront de manière irresponsable."
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Les tarifs réglementés d'Engie, appliqués à près de 4 millions de foyers français, varient d'un mois sur l'autre en fonction des coûts liés aux approvisionnements en gaz, aux infrastructures et à la commercialisation ainsi qu'à diverses taxes.
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Mauvaise nouvelle pour les quelque millions de foyers français clients chez Engie : après une baisse de 2,4% en octobre, les prix tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz vont augmenter de 3% au 1er novembre, annonce ce mardi 22 octobre la Commission de régulation de l'énergie (CRE). "Cette augmentation est de 0,8% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,8% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 3,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz", détaille le régulateur. Malgré cette hausse, les TRV d'Engie ont baissé de 11,5% cette année, précise-t-il par ailleurs. Cette évolution traduit l'application d'une formule tarifaire définie fin juin par un arrêté du gouvernement, rappelle la CRE. Les tarifs réglementés d'Engie varient d'un mois sur l'autre en fonction des coûts liés aux approvisionnements en gaz, aux infrastructures et à la commercialisation ainsi qu'à diverses taxes. Mais l'hiver dernier, afin d'apaiser le mouvement des "gilets jaunes", le gouvernement avait demandé au groupe énergétique de lisser les prix pour le premier semestre, afin de garantir qu'ils n'augmenteraient pas.Cet été, le gouvernement avait décidé de prolonger cette mesure de lissage sur plusieurs mois, afin de ne pas entraîner de variations trop importantes sur les factures à l'automne.Les tarifs réglementés de vente du gaz doivent disparaître au cours des prochaines années, au nom de la concurrence.
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Selon les chiffres de la banque de France, le salaire moyen devrait même augmenter de 2,4 % en 2020.
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Au coeur des revendications des "gilets jaunes", le pouvoir d'achat par habitant devrait sensiblement augmenter cette année. Il devrait en effet croître de plus de 1,5 % en 2019, et d'environ 6 % sur la période 2015-2020, a estimé mercredi 16 janvier le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau. Il "faut rester très attentif aux effets de distribution et aux inégalités", a-t-il toutefois averti. "Bien sûr, cette moyenne ne rend pas compte de la situation individuelle de chacun, à laquelle les Français sont d'abord sensibles", a reconnu François Villeroy de Galhau lors d'une audition à la Commission des Finances au Sénat. Une hausse du pouvoir d'achat est à l'origine du mouvement des "gilets jaunes", un thème qui occupe largement les cahiers de doléances collectées dans les mairies. Les chiffres avancés par la banque de France sont "une moyenne et contient l'effet de la réforme de l'impôt sur la fortune (ISF) qui ne concerne qu'une minorité de ménages", précise Les Echos. De 2016 à 2018, la progression du pouvoir d'achat a surtout été tirée "par les créations d'emploi avec à l'inverse une croissance faible de la productivité", a expliqué le gouverneur de la Banque de France. "Aujourd'hui, nous voyons cette productivité par salarié dans les entreprises redémarrer, entre +0,8 % et +0,9 % par an : la croissance donne dorénavant un peu moins d'emplois mais plus de salaires", a-t-il poursuivi, prédisant une accélération de la croissance du salaire moyen jusqu'à 2,4% en 2020.Le protectionnisme américain et le Brexit, sources d'incertitudes L'Institut national des statistiques (Insee) estime de son côté que la progression du pouvoir d'achat des ménages sera de 2 % en 2019, grâce aussi au ralentissement de l'inflation, qui s'est élevée à 1,8 % en moyenne annuelle en 2018. Le chiffre devrait même retomber à 1% sur un an d'ici juin."Ces perspectives encore satisfaisantes sont entourées cependant d'incertitudes croissantes, liées à notre environnement européen et international", a cependant nuancé le gouverneur de la Banque de France, mentionnant "les postures protectionnistes initiées par l'administration américaine", la croissance chinoise qui "apparaît plus aléatoire" ainsi que "le rejet par le parlement britannique du projet d'accord sur le Brexit".
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Selon France Bleu Hérault, une entreprise de Sète va commercialiser le "Vindigo", boisson fabriquée par des oenologues du sud de l'Espagne.
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.Rouge, blanc, rosé... et maintenant bleu. Une nouvelle couleur va faire son apparition de la palette des vins disponibles dans les rayons de supermarchés héraultais, rapporte France Bleu Hérault jeudi 26 juillet.Un entrepreneur de la région a annoncé lancer prochainement en France un nouveau vin, d'un bleu clair limpide. En dépit sa teinte inhabituelle, la composition du "Vindigo" n'aurait rien de chimique : il trouverait son bleu dans les effets d'une deuxième macération, "avec des peaux de raisin noir", qui lui donneraient son apparence bleutée.100% Chardonnay"C'est un vin très fruité au goût de cerise, de mûre et de fruit de la passion, pas trop puissant (11 degrés)", rapporte l'initiateur du projet de commercialisation du produit en France. Le vin, composé à 100% de cépage Chardonnay, a été "inventé" par des oenologues d'Andalousie, dans le sud de l'Espagne. Désormais, il franchit les Pyrénées, avec de fortes ambitions.L'entreprise de l'homme d'affaires héraultais a commandé 35.000 bouteilles vendues à partir de 12 euros, avec l'objectif de le commercialiser dans la région de Sète, à Bordeaux, et même en Chine.
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Le député, déjà sur la sellette à cause de propos considérés comme sexistes, a passé la nuit a poster des messages douteux sur son compte Twitter.
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Accusé d'avoir tenu des propos sexistes à l'encontre d'une sénatrice EELV, le député Joachim Son-Forget pourrait être sanctionné par son parti. Son "cas" sera examiné par le bureau du groupe LREM à l'Assemblée le 14 janvier, a annoncé vendredi 28 décembre le patron du groupe majoritaire Gilles Le Gendre, après une nouvelle série de tweets douteux de son collègue."Le bureau du groupe tiendra sa réunion de rentrée le 14 janvier. Le cas de Joachim Son-Forget sera naturellement à l'ordre du jour", a déclaré à l'AFP M. Le Gendre, qui n'a pas détaillé les sanctions envisagées. M. Son-Forget, député de la sixième circonscription des Français de l'étranger, a mené dans la nuit de jeudi à vendredi sur Twitter ce qu'il a qualifié lui-même de "grosse déconne organisée". Déjà dans le collimateur d'une lettre d'avertissement de son parti pour des propos sexistes contre la sénatrice EELV Esther Benbassa, le député a signé durant la nuit pas moins d'une centaine de tweets assez éloignés de la réserve attendue d'un député.Un peu avant minuit, il avait commencé par un selfie posté par le député avec une peluche de blaireau, où il s'en prenait à ceux, dont ses collègues LREM, qui avaient critiqué ses propos envers Mme Benbassa. "Dédicace spéciale à tous les trolls, collègues hypocrites déversant leur fiel, poltrons cachés dans leur anonymat, et toute ma compassion envers les binaires et les coincés au level 1, le boss de fin étant trop subtil et trop intelligent pour eux", avait-il légendé.Plus tard, le député a posté une vidéo de lui tirant avec un fusil de sniper - un de ses hobbies - ou des photomontages le montrant en personnage de dessin animé ou en joueur de foot avec le maillot de la Suisse devant le drapeau du Kosovo - dont il a reçu il y a quelques mois un certificat de nationalité. Le parlementaire, médecin de profession et représentant des Français de Suisse et du Liechtenstein, a également retweeté un grand nombre de messages le défendant, dont d'improbables comptes comme "la France avec Joachim Son-Forget" ou "Son-Forget 2022".Dans son viseur, une citation anonyme de députés LREM cités dans le journal Le Monde et le qualifiant de "psychologiquement perturbé". "Ce sont non seulement des méthodes de lâches, mais digne des totalitarismes (psychiatrisation de l'adversaire politique)", selon un des messages retweetés par le député.
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TÉMOIGNAGE - 9 janvier 2015. Le terroriste Amédy Coulibaly assassine quatre personnes dans un Hyper Cacher situé Porte de Vincennes à Paris.
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Trois ans après les faits, l'un des 16 clients survivants et pris en otage dans le supermarché ce jour-là a décidé de témoigner pour la première fois au micro d'Europe 1. Il s'agit de "Monsieur Jo". Ce retraité, aujourd'hui âgé de 70 ans, assure aller "bien". "Je ne dis pas très bien, mais bien", explique-t-il à la radio. "Au début, je ne voulais pas voir de psy, je ne voulais pas prendre de médicaments. On se croit toujours fort". Son médecin généraliste lui a cependant conseillé d'aller voir un psy car il "commençai(t) à être un peu nerveux à la maison"."PARFOIS, LA BLESSURE RESSORT""C'est là que j'ai commencé à prendre un traitement", poursuit "Monsieur Jo". Son sommeil est encore perturbé et les séances chez le psy sont encore nécessaires. "Il me dit 'Vous vous sentez comment ? Je lui dis '80% de bien'. Parfois, la blessure ressort".A-t-il peur ? "Ce n'est pas vraiment une peur ou une angoisse mais ma femme ne veut pas en entendre parler", confie-t-il. Il n'est jamais retourné sur le lieu du drame même s'il continue de faire ses courses dans d'autres supermarchés cacher. "Quand je vais là-bas, j'y pense sans y penser. Mais quand je commence à faire mes courses, ça passe un peu", explique-t-il.Les traumatismes restent profonds. L'enfermement l'angoisse : "C'est vrai que les premiers temps, lorsque j'allais dans un restaurant ou un café, je choisissais mes places. Je me mettais au fond du restaurant, face à l'entrée et pas en terrasse. Aujourd'hui, c'est un peu passé. Mais j'ai toujours ce petit fil conducteur, je ne peux pas le rayer"."LES BRUITS DE CHANTIER, ÇA ME RAPPELLE UN PEU LES KALACHNIKOVS"L'homme confie ne plus jamais prendre le métro, même s'il n'aime pas rester chez lui. "C'est vrai que je n'ai pas essayé dans un premier temps car je ne roule qu'en voiture. Mais si je prenais le métro aux heures d'affluence, je ne serai peut-être pas aussi angoissé que ma femme, mais je sens que je ressentirais la peur".Autres angoisses : le silence, "car durant la prise d'otages, il n'y avait aucun bruit ou presque", ou encore les bruits de la ville : "Les bruits de chantier, ça me rappelle un peu les kalachnikovs, les mitraillettes, les rafales". Pour lutter, il exprime le besoin de "parler beaucoup" ou de chanter. La musique lui sert d'exutoire, explique la radio. Il n'a jamais eu l'intention de faire son alyah (partir vivre en Isräl, ndlr), mais il n'exclut pas de finir ses jours dans l'état hébreu.Au moins 13 hommes sont poursuivis dans l'enquête sur les attentats de janvier 2015 (Charlie Hebdo, Montrouge, Hyper Cacher). Ils sont soupçonnés à des degrés divers d'avoir apporté une aide logistique à Amédy Coulibaly. Mais trois ans après les attaques, les enquêteurs n'ont pas réussi à établir comment s'étaient coordonnés les frères Kouachi et Amédy Coulibaly, ni où et comment ces premiers se sont procurés leur arsenal.Dimanche, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, devrait participer à une commémoration Porte de Vincennes. Un rassemblement est également organisé place de la République à l'appel du Mouvement pour la paix et contre le terrorisme. Le conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a pour sa part appelé à un rassemblement mardi porte de Vincennes, en hommage au victimes de l'Hyper Cacher.
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"Le temps des rois" donnerait une image "désuète" de l'histoire de France.
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"C'est un bouquin désuet". Le livre de Stéphane Bern "Le temps des rois" est fraîchement accueillie par l'association des professeurs d'Histoire et de Géographie (APHG). L'ouvrage, distribué à 50 000 élèves de primaire en septembre et mis en vente depuis le 4 octobre, raconte le destin de célèbres monarques. Financé par l'Association pour le développement de la philatélie, l'ouvrage, qui présente les têtes couronnées via des timbres, a uniquement été envoyé aux enseignants qui en ont fait la demande, rapporte Le Parisien mercredi 17 octobre. Mais la démarche de l'animateur de France 2 agace les professeurs d'Histoire. "Ce n'est pas nul historiquement, mais c'est un bouquin désuet. On n'a rien contre Stéphane Bern. Mais l'Histoire de France, ça n'est pas juste les rois", estime auprès du Parisien Christine Guimonnet, secrétaire générale de l'association des professeurs d'Histoire et de géographie (APHG). "Il faut dire pourquoi on choisit cette représentation des rois sur un timbre, poursuit Christine Guimonnet. Un tableau d'Henri IV d'époque ou réalisée deux siècles plus tard, l'intention n'est pas la même. On peut parler du passé, mais pas de manière figée et idéalisée", poursuit-elle. Le rôle des rois de France "gommé à l'école"L'organisateur du Loto du patrimoine réagit aux critiques dans les colonnes du quotidien francilien. "Si je n'en parle pas, qui le fera ? Aujourd'hui, tout un courant de pensée estime qu'il faut apprendre l'histoire des idées et pas celles des grands hommes, peste-t-il. Mais avant 14 ans, comment intéresser les jeunes avec ça ? Il faut de l'humain, de la passion et des histoires. Et aujourd'hui, le rôle de ces rois est gommé à l'école", lâche l'animateur. "Je raconte des anecdotes, des histoires autour de l'Histoire. Je leur parle de la même manière qu'aux adultes, car j'estime qu'ils sont tout aussi intelligents. Pour moi, je suis dans la même démarche que lorsque je fais mes émissions sur France 2, où j'essaie de raconter le destin et les passions de ces êtres de chair et de sang qui ont forgé notre pays", justifie Stéphane Bern.
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L'Arabie saoudite mettra fin à toute forme de couvre-feu à partir du 21 juin sauf dans la ville sainte de La Mecque, a annoncé mardi le ministère de l'Intérieur, après plus de deux mois de restrictions pour lutter contre le nouveau coronavirus.
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Les prières pourront aussi reprendre dans toutes les mosquées en dehors de La Mecque à partir du 31 mai, a précisé le ministère dans une série de décisions publiées par l'agence officielle SPA.Ailleurs dans le Golfe, le Koweït et l'émirat de Dubaï ont annoncé des mesures d'assouplissement des restrictions pour tenter de relancer leurs économies que la pandémie et l'effondrement du prix du pétrole ont plongé dans leur pire crise depuis des décennies.L'Arabie saoudite, pays le plus affecté par la pandémie parmi ses voisins arabes du Golfe, a imposé un couvre-feu total de cinq jours dans tout le pays pendant l'Aïd el-Fitr, la fête musulmane qui marque la fin du mois de jeûne du ramadan, célébrée à partir de dimanche.Le ministère de l'Intérieur a déclaré qu'il commencerait à assouplir les restrictions de manière progressive cette semaine, en levant le couvre-feu entre 6h00 et 15h00 entre jeudi et samedi.Le couvre-feu sera assoupli jusqu'à 20h00 à partir de dimanche avant d'être totalement levé le 21 juin, selon le ministère."A partir de jeudi, le royaume entrera dans une nouvelle phase (de lutte contre la pandémie) et reviendra progressivement à la normale dans le respect des règles de la distanciation sociale", a déclaré lundi le ministre de la Santé Tawfiq Al-Rabiah.Aux Emirats arabes unis, qui ont recensé plus de 30.000 cas et 248 décès, les autorités de Dubaï ont décidé de lever les restrictions imposées aux entreprises et de raccourcir le couvre-feu nocturne à partir de mercredi.Les autorités ont annoncé que les commerces de détail, les gymnases, les cinémas et les parcs d'attractions seront autorisés à rouvrir à condition de respecter les règles de distanciation physique et de procéder à des désinfections.Le Koweït, qui a enregistré quelque 22.000 cas et 165 décès, a également déclaré qu'il mettrait fin à son couvre-feu total ce weekend, selon des règles qui seront annoncées ultérieurement.- Interrogations autour du hajj -Le ministère saoudien de l'Intérieur a également annoncé le maintien de la suspension du petit pèlerinage à La Mecque (omra) décidé en mars et qui se pratique toute l'année.Les autorités n'ont pas encore annoncé si elles comptaient ou pas annuler le hajj, le grand pèlerinage et un des cinq piliers de l'islam, prévu à partir de fin juillet. Elles ont en revanche incité les musulmans à suspendre leurs préparatifs en vue du pèlerinage qui avait attiré plus de 2,5 millions de pèlerins en 2019.La Grande Mosquée de La Mecque est presque vide depuis mars et les fidèles ne se pressent plus, comme ils avaient en l'habitude autour de la Kaaba, la structure cubique vers laquelle les musulmans du monde entier se tournent pour prier.Mais dimanche, la prière de l'Aïd a été autorisée autour de la Kaaba. Un imam a prononcé un sermon en se tenant sur un podium et quelques fidèles se sont recueillis sur place.Ils se tenaient à distance les uns des autres tandis que des membres des forces de l'ordre, certains portant des masques, veillaient à ce qu'ils respectent les règles de distanciation physique.
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Être coincée en dehors de sa maison et de son appartement en pleine soirée. C'est ce qui est arrivé à une octogénaire de Béziers mercredi 13 août.
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Et elle a trouvé la meilleure personne pour l'aider : un acrobate de cirque, comme l'explique France Bleu.Mercredi 13 août au soir, c'est une suite de catastrophes qui a embarrassé Monique, une octogénaire habitante de Béziers. La dame est sortie de son appartement pour aller nourrir un chat errant dans la rue devant chez elle. Quand elle a voulu revenir, son chien, resté dans l'appartement, a malencontreusement poussé la porte d'entrée de l'habitation, bloquant ainsi sa propriétaire à l'extérieur, raconte France Bleu samedi 15 août. C'est là que les choses se compliquent. La concernée, âgée de 86 ans, vit avec son époux mais ce dernier, atteint de la maladie d'Alzheimer, ne peut lui ouvrir la porte, comme le révèle la radio. "L'infirmière venait de le coucher. On a une infirmière deux fois par jour", précise Monique. Alertés, les voisins tentent de trouver des solutions mais sans succès. "Tout le monde cherchait des échelles mais il n'y en avait pas !", raconte l'octogénaire. Un acrobate du cirque Gruss a été son sauveurAucun proche n'avait le double des clés de l'appartement. Monique semblait donc bien partie pour passer une nuit dehors quand un passant lui a proposé son aide. Et pas n'importe quel passant : Charles, petit-fils du célèbre fondateur du cirque Gruss, en 1985, et excellent jongleur à cheval et au sol. Monique a eu de la chance : le cirque est à Béziers pour quelques jours à l'occasion de la mini-féria qui se déroule le week-end du 15 août. Ni une ni deux, le jeune homme a escaladé la façade de l'immeuble en s'accrochant aux grilles des fenêtres. Le balcon de Monique et de son époux a beau n'être qu'au premier étage, il se situe à quatre mètres de haut, comme le signale France Bleu. Une fois à l'intérieur, Charles a été ouvrir la porte à Monique, rassurée. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le jeune héros a le triomphe modeste. Pour son grand-père : "C'est normal qu'ils agissent ainsi ça fait partie de l'enseignement que nous donnons à nos enfants." Une histoire qui finit bien.
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Une vieille dame avait été retrouvée morte dans sa maison incendiée, le 28 juillet dernier.
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Trois personnes ont été mises en examen dans l'enquête sur le décès d'une femme de 84 ans, retrouvée sans vie à son domicile incendié du village de Brouchy (Somme).Les deux premiers suspects, deux hommes, sont accusés de vols avec violence ayant entraîné la mort, dégradation par incendie, escroquerie, falsification et usage de chèques. L'un des deux est également poursuivi pour des faits de "viol sur personne vulnérable", selon le parquet d'Amiens, confirmant une information du Courrier picard. Selon le journal d'information régional, la vieille dame aurait surpris les suspects en train de cambrioler son domicile, avant que ces derniers ne la rouent de coups..Les faits de viol "doivent encore être confortés par le magistrat instructeur", a précisé la source judiciaire. Une femme a été elle mise en examen pour recel de vol ayant entraîné la mort sans intention de la donner, escroquerie, falsification et usage de chèques.Tuée pour sa carte bleue et son chéquier?La quiétude du petit village de 500 habitants situé entre Amiens et Laon a été brisée le 28 juillet dernier par la mort violente de la vieille dame, qui vivait seule à son domicile incendié durant la nuit. Le personnel de la Section de recherche (SR) d'Amiens et la Brigade de recherche (BR) de Péronne a procédé jeudi 9 août aux interpellations, après une "enquête dense".Les suspects, un couple disposant d'un logement et une personne sans domicile mais "qui n'est pas un marginal", sont tous connus des services judiciaires, a fait savoir le parquet. "Leur but était de récupérer le code de carte bleue, le chéquier et les affaires de la dame", a expliqué la procureure-adjointe du parquet d'Amiens. "Un des individus l'aurait déjà vue et aurait un lien avec elle, mais ça reste à établir par l'instruction". "Un des mis en cause a reconnu qu'elle a été tuée lors des faits, avant l'incendie", a indiqué Anne-Laure Sandretto,, qui a précisé que "des examens étaient en cours pour déterminer avec précision les causes de la mort".
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De nombreux astronomes amateurs ont eu la chance d'observer dimanche dans le ciel d'Afrique de l'Est, pour le solstice d'été, une rare éclipse solaire de type "cercle de feu".
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Ce phénomène astronomique, qui ne se produit qu'une ou deux fois par an, a débuté peu après le lever du soleil au centre de l'Afrique, traversant la République démocratique du Congo (RDC), le Soudan du Sud, le nord de l'Éthiopie, avant de prendre la direction de l'Asie, pour finir dans l'océan Pacifique, au sud de l'île de Guam, à 09H32 GMT.Dans ce type d'éclipse, la Lune passe devant le Soleil, dans un alignement avec la Terre suffisamment parfait pour le cacher. Mais pas entièrement, comme lors d'une éclipse totale: la Lune n'étant pas assez près de la Terre, il s'agit d'une éclipse annulaire, c'est-à-dire qu'à son maximum, il reste un anneau autour du Soleil, appelé "cercle de feu".Les curieux à Nairobi, la capitale du Kenya, un peu à l'écart du tracé idéal, n'ont pu observer qu'une éclipse partielle, les nuages apparaissant quelques secondes au moment précis où la Lune aurait dû venir cacher presque entièrement le Soleil.Malgré tout, "c'était très excitant, parce que je suis obsédée par les éclipses. C'est l'une des choses qui m'ont amenée à m'intéresser à l'astronomie", a confié à l'AFP Susan Murabana, fondatrice avec son mari Chu du programme éducatif "Travelling telescope" (le télescope itinérant). Installés avec leur télescope sur le toit d'un quartier résidentiel, ils ont fait observer l'éclipse à des dizaines de personnes, via les plateformes Facebook et Zoom."Nous évitons normalement de parler du ciel et des nuages, parce que nous pensons que cela nous portera malheur. Mais aujourd'hui, on a beaucoup de chance avec les nuages et on a réussi à en voir la majeure partie", a ajouté Susan.En temps normal, elle et son mari auraient probablement emmené des gens camper près du lac Magadi (sud), où le ciel est généralement plus dégagé qu'à Nairobi.Mais en raison de l'épidémie de nouveau coronavirus, les mouvements vers et hors de Nairobi sont interdits depuis plusieurs semaines.Susan a dit regretter ne pouvoir "faire comme d'habitude" mais être heureuse d'avoir pu "faire partager" cette expérience sur les réseaux sociaux, promettant qu'elle "chassera d'autres" éclipses.Seulement 2% de la surface de la Terre étaient concernés par la phase totale de l'éclipse, ce qui rend le phénomène exceptionnel.Il est toutefois moins spectaculaire qu'une éclipse totale, où la place qu'occupe la Lune dans le ciel correspond exactement à celle du Soleil et provoque la nuit, comme ce fut le cas au-dessus de la France en 1999.
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La majorité des candidats à l'élection présidentielle restent discrets quant à leurs conjoints ou conjointes. Ces dernières semaines, celle qui a été le plus au-devant de l'actualité a sûrement été Penelope Fillon.
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Son mari, François Fillon a régulièrement pris sa défense, notamment en meeting, le 29 janvier dernier « je veux dire à Penelope que je l'aime ». Brigitte Macron a aussi beaucoup été mise en lumière pendant cette campagne. D'ailleurs, Emmanuel Macron dit que sa femme « ne sera pas rémunérée par l'État, mais elle aura un rôle officiel » s'il est élu suite au second tour de la présidentielle. Qui sont les conjoint(e)s des candidats à l’élection présidentielle ?par franceinfoAssez discrète, la compagne de Benoît Hamon, Gabrielle Guallar, a été aperçue le dimanche 19 mars au meeting de son mari. Le conjoint de Marine Le Pen, Louis Aliot est aussi le vice-président du Front National. Sur RMC le 14 mars, il a dit lui-même que si Marine Le Pen est investit « je me retirerai de la politique nationale ».
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Selon un rapport du spécialiste de l'intérim Adecco, les entreprises ont 3,5 millions de projets d'embauche en 2019. De tels chiffres constitueraient un niveau record depuis 2010.
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En 2019, elles représentent de 4 recrutements sur 10. Les embauches en CDI vont progresser de 2,4%, selon le nouveau baromètre trimestriel, baptisé "Data Emploi et Territoires. De manière plus générale, le rapport table sur 3,5 millions de recrutements sur l'année. Selon Les Echos, ce niveau est inédit depuis 2010. 39% des embauches se feront en CDI, 30% en CDD, 23% en intérim et 9% en stage et en apprentissage. Les secteurs les plus recherchés sont les métiers du commerce et de la vente; des services à la personne et à la collectivité; du transport et de la logistique et du support à l'entreprise.7 métiers en situation de "pénurie""Sur les 10 métiers pour lesquels nous anticipons les plus forts volumes de recrutements, 7 présentent des situations de pénurie, en particulier dans les métiers études et développement informatique, assistance auprès d'adultes et chauffeur-routier", selon le communiqué du groupe Adecco.Le principal bassin d'emplois reste l'Île-de-France, avec 753.988 recrutements prévus, soit un cinquième du total, devant l'Auvergne-Rhône-Alpes (13%) et la Nouvelle-Aquitaine (9%). Ces données viennent confirmer les tendances d'autres études. L'enquête annuelle "besoins en main d'oeuvre" de Pôle emploi publiée début avril et qui n'a pas la même méthodologie prévoyait des perspectives d'embauche en forte hausse (+14,8%) pour 2019,soit 2,69 millions d'embauches potentielles au total. Selon l'Acoss (la "banque" de la Sécurité sociale), au premier trimestre, le nombre de déclarations d'embauche (hors intérim de plus d'un mois) a ainsi augmenté de 1,4% (après +0,3% au dernier trimestre 2018). Cette évolution résulte principalement de l'augmentation des embauches en CDI (+2,4% après +0,9%). Sur un an, les déclarations d'embauche de plus d'un mois accélèrent sensiblement (+3,3% après +1,5%), sous l'effet des embauches en CDI (+5%).
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La cour d'appel de Paris a rejeté jeudi l'essentiel des recours déposés par le camp de Nicolas Sarkozy qui contestait la validité de l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, a-t-on appris de sources proches du dossier.
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Saisie par l'ex-chef de l'Etat et plusieurs de ses proches mis en cause dans l'enquête, la chambre de l'instruction a ainsi validé les investigations lancées il y a huit ans dans ce dossier aux multiples ramifications. La défense peut encore se pourvoir en cassation.La cour a seulement annulé partiellement un des motifs de mise en examen de Nicolas Sarkozy pour violation du code électoral."On voit bien que le corporatisme judiciaire existe parce que dans un dossier ni fait ni à faire qui est un scandale (...) la chambre de l'instruction vient de couvrir des nullités de procédures qui montrent qu'il n'y a plus de code de procédure pénale en France", a réagi Me Francis Szpiner, un des avocats de l'homme d'affaires Alexandre Djouhri, mis en examen depuis janvier dans cette enquête."De voir que tous les moyens sont rejetés est quand même très inquiétant, ce qui veut dire que les avocats ont toujours tort et le parquet général toujours raison", a abondé Me Jean-Marc Delas, un autre de ses avocats."C'est stupéfiant dans un dossier de cette nature qui depuis le départ est un fiasco judiciaire construit sur du sable, le fantasme est encore aujourd'hui présent", a-t-il ajouté.Me Vincent Brengarth, avocat de l'ONG Sherpa, dont la constitution de partie civile était contestée par le camp Sarkozy, a pour sa part exprimé "sa satisfaction". "Je pense que les juges ont su résister à des pressions de toutes sortes", a-t-il déclaré à l'AFP.L'enquête avait été ouverte après la publication par Mediapart en 2012, dans l'entre-deux tours de la présidentielle, d'un document censé prouver que la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy avait été financée par le régime de Mouammar Kadhafi. Témoignages de dignitaires libyens, notes des services secrets de Tripoli, accusations d'un intermédiaire... En sept ans de travail, les magistrats ont réuni une somme d'indices troublants qui ont donné corps à cette thèse. Toutefois, aucune preuve matérielle n'a été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à neuf mises en examen à ce jour.Dans une vaste offensive procédurale, l'ex-chef de l'Etat et ses anciens ministres Claude Guéant, Eric Woerth et Brice Hortefeux - tous mis en examen sauf ce dernier - avaient soulevé toute une série de nullités contre ces investigations.
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La secrétaire d'État à l'égalité femmes-hommes est par ailleurs sélectionnée dans un autre prestigieux classement international.
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Marlène Schiappa a été élue "révélation politique de l'année" le 6 février, rapporte Le Parisien. Un prix qui lui a été décerné par le Trombinoscope, la revue d'information professionnelle du monde politique. Elle s'en est félicitée sur Twitter, partageant son prix avec "toutes les femmes qui refusent de subir et n'ont pas accès à la parole publique pour le dire". Sur les traces d'Emmanuel MacronLa secrétaire d'État à l'égalité femmes-hommes a également été sélectionnée - parmi quatre Français - dans le classement des leaders mondiaux de moins de 40 ans, établi par le Forum de Davos.Deux récompenses symboliques également reçues par Emmanuel Macron en 2016. Il était alors ministre de l'Économie de François Hollande. Un clin d'œil qui amuse les amis de Marlène Schiappa, souligne Le Parisien.Marlène Schiappa n'était pas la seule reine de la soirée puisque Xavier Bertrand a reçu le prix de la personnalité politique de l'année tandis qu'Agnès Buzyn s'est vue gratifiée du titre de "ministre de l'année".
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L'ONU a exprimé son "horreur" jeudi après des informations sur la découverte de charniers dans une région tombée la semaine dernière aux mains des forces progouvernementales en guerre depuis plus d'un an contre celles du maréchal Khalifa Haftar.
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Le 5 juin, les forces loyales au Gouvernement d'union national (GNA), reconnu par l'ONU, ont chassé les troupes rivales de Khalifa Haftar de Tarhouna, leur dernier fief dans l'Ouest du pays pétrolier plongé dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.Soutenu militairement par l'allié turc, le GNA s'est ainsi emparé de l'ensemble de l'Ouest du pays, un succès majeur face aux hommes du maréchal Haftar, homme fort de l'Est appuyé lui par l'Egypte et la Russie.Dans un communiqué, la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul) a dit "relever avec horreur les informations sur au moins huit charniers découverts ces derniers jours, la plupart à Tarhouna", à 65 km au Sud-Est de Tripoli.Elle a appelé à "des enquêtes efficaces et transparentes sur les cas présumés de décès illégaux". Elle s'est aussi félicitée de la création jeudi par le ministère de la Justice du GNA d'une commission d'enquête qu'elle a appelée à "sécuriser les charniers, identifier les victimes, établir les causes de décès et restituer les dépouilles" aux familles.Un journaliste de l'AFP a eu accès au site présumé d'un charnier à Tarhouna, où plusieurs dépouilles ont été découvertes la veille et retirées par le Croissant rouge libyen selon des policiers sur place.Des lambeaux de vêtements étaient encore éparpillés sur le site, près de fosses recouvertes de terre fraîche."Nous sommes en train de rechercher tous les charniers, pour identifier les dépouilles et les rendre à leurs familles", a assuré le ministre de l'Intérieur du GNA, Fathi Bachagha, en déplacement jeudi à Tarhouna.Il a par ailleurs affirmé qu'il est "impératif" de restaurer l'ordre dans la ville et d'éviter "des ingérences" dans le travail de la force chargée par le ministère d'assurer la sécurité à Tarhouna, a-t-il ajouté- "160 dépouilles" -Selon le directeur de l'hôpital public de Tarhouna, Abouraoui al-Bouzedi, "160 dépouilles" ont par ailleurs été découvertes à la morgue par les forces du GNA à leur arrivée dans la ville.Les dépouilles "ont été transférées vers Tripoli et Misrata par le Croissant rouge", a ajouté le directeur de l'hôpital aux journalistes à Tarhouna, sans autre explication. Il y a quelques jours, la Manul avait qualifié de "très troublantes" des informations sur la découverte de corps à l'hôpital de Tarhouna et appelé le GNA à lancer rapidement une enquête impartiale. Après la prise de cette ville, le GNA avait mis en garde ses troupes contre tout acte de représailles ou de pillage, sous peine de poursuites pénales, et appelé à veiller à protéger "les vies, la dignité et les propriétés" des citoyens. Semblant vouloir continuer sur leur lancée après les défaites infligées à leurs rivaux ces dernières semaines, les troupes du GNA ont lancé le 6 juin une offensive pour reprendre la ville de Syrte, verrou stratégique en direction de l'Est et des plus importantes installations pétrolières du pays, toujours aux mains des pro-Haftar.Mais elles ont dû ensuite ralentir leur avancée vers cette cité située à 450 km à l'est de Tripoli, notamment à cause de raids aériens de leurs rivaux d'après des médias libyens.- Appels au cessez-le-feu -Après l'échec de son offensive lancée en avril 2019 sur la capitale Tripoli (Ouest), siège du GNA, Khalifa Haftar est désormais sur la défensive.Jeudi, la Turquie s'est déclarée favorable à un cessez-le-feu parrainé par les Nations unies, rejetant un appel à la trêve lancée par l'Egypte, alliée de M. Haftar.Les Etats-Unis ont eux appelé les belligérants à reprendre "rapidement" le dialogue sous l'égide de l'ONU pour un cessez-le-feu. Le Haut représentant de l'Union européenne et les ministres des Affaires étrangères de France, d'Allemagne et d'Italie ont aussi appelé à un cessez-le-feu.Depuis avril 2019, toutes les tentatives de cessation des hostilités ont échoué, sur fond d'implication croissante de puissances étrangères.
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L'alcool est responsable de près de 3 millions de morts chaque année, selon une étude qui prône le "zéro alcool".
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"Moi, je bois du vin le midi et le soir", affirmait Emmanuel Macron en février dernier. Un comportement à risque estiment les auteurs d'une étude* publiée vendredi 24 août par la revue médicale The Lancet.Boire un verre par jour pendant un an augmente parmi les personnes âgées de 15 à 95 ans de 0,5% le risque de développer l'un des 23 problèmes de santé liés à l'alcool (cancers, maladies cardiovasculaires, AVC, cirrhose), par comparaison avec les non-buveurs. Alcool : Quels sont les risques d'un black out après une trop importante consommation d'alcool ? Regardezpar Jeanmarcmorandini.com"Le mythe selon lequel un ou deux verres par jour sont bons pour vous n'est qu'un mythe", s'insurge auprès de l'AFP le Dr Emmanuela Gakidou de l'Institut de métrologie et d'évaluation de la santé (IHME, Université de Washington), co-auteure de l'étude. "Seul le "zéro alcool" minimalise le risque global de maladies", insiste-t-elle.4,9 verres par jour en moyenne pour les hommes françaisL'alcool a causé 2,8 millions de morts en 2016, souligne cette étude. En 2016, la consommation d'alcool était le septième facteur de risque de décès prématuré et d'invalidité dans le monde et la principale cause de décès chez les personnes âgées de 15 à 49 ans (accidents de la route, suicides, tuberculose...). Toujours selon cette étude, un buveur d'alcool sur trois meurt de problèmes de santé liés à l'alcool chaque année, dont 2,2% de femmes et 6,8% d'hommes.En Europe, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. En moyenne, le plus grand nombre de boissons alcoolisées (vin, bière, alcools forts...) consommées par jour est relevé chez les hommes en Roumanie (8,2) suivis du Portugal et du Luxembourg (7,3 chacun). Pour les femmes, figurent en tête, l'Ukraine (4,2), l'Andorre et le Luxembourg (3,4 chacun). En France, la consommation est de l'ordre en moyenne de 4,9 verres par jour chez les hommes et de 2,9 chez les femmes. * Cette étude évalue les niveaux de consommation d'alcool et leurs effets sur la santé dans 195 pays entre 1990 et 2016.
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La justice a validé définitivement mercredi la restitution aux descendants d'un collectionneur juif spolié sous l'Occupation d'un tableau de Pissarro qui avait disparu avant d'être acheté légalement aux enchères en 1995 par des Américains.
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Dans un arrêt consulté par l'AFP, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de ces collectionneurs américains.Elle met ainsi un point final à trois ans de procédure en France autour de "La Cueillette", une toile au parcours semé de zones d'ombre peinte en 1887 par l'impressionniste Camille Pissarro.Les deux familles qui se disputaient cette gouache s'estimaient chacune dans leur droit. D'un côté les descendants de Simon Bauer, un industriel amateur d'art né en 1862, spolié de ses œuvres, dont "La Cueillette des pois", sous l'Occupation de la France par l'Allemagne nazie.De l'autre les époux Toll, grands collectionneurs américains, qui avaient acquis cette gouache pour 800.000 dollars chez Christie's à New York en 1995 et ont toujours dit tout ignorer de sa provenance.La famille Bauer avait perdu la trace de "La Cueillette" jusqu'à ce qu'elle la retrouve exposée au musée parisien Marmottan-Monet début 2017, prêtée par les époux Toll dans le cadre d'une rétrospective consacrée à Pissarro.Fin 2017, puis en appel en octobre 2018, la justice française avait ordonné aux Américains de restituer la gouache aux Bauer, en s'appuyant sur un texte d'exception: l'ordonnance du 21 avril 1945 sur la "nullité des actes de spoliation accomplis par l'ennemi ou sous son contrôle", destinée à permettre aux victimes de récupérer leurs biens.Les époux Toll s'étaient pourvus en cassation.En septembre, la haute juridiction avait déjà rejeté une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) des Américains visant cette ordonnance de 1945.Et mercredi, la Cour a validé la décision rendue par la cour d'appel de Paris en octobre 2018 en rappelant notamment qu'en vertu de l'ordonnance de 1945, "les acquéreurs ultérieurs" d'un bien reconnu comme spolié, "même de bonne foi, ne peuvent prétendre en être devenus légalement propriétaires".
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Cette garde à vue concerne des faits ayant eu lieu le soir du 31 décembre 2019.
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Le parquet de Paris vient de confirmer l'interpellation de l'artiste et activiste russe Piotr Pavlenski, sous le feu des projecteurs après qu'il a revendiqué la diffusion d'une vidéo intime de Benjamin Griveaux, ex-candidat aux municipales à Paris. Cette garde à vue n'a, indique le parquet, aucun lien avec cette affaire, mais concerne des faits de violences avec arme ayant eu lieu dans la nuit du 31 décembre 2019 au 1er janvier 2020 dans le 6e arrondissement de la capitale. Les soupçons qui pèsent sur Piotr Pavlenski concernent des coups de couteau donnés lors d'une bagarre dans un appartement. La question est de savoir s'il a utilisé cette arme et blessé deux personnes, comme l'affirme Médiapart, qui avait révélé l'existence de cette enquête. Le principal intéressé a démenti catégoriquement les faits. Piotr Pavlenski aurait notamment expliqué que les deux personnes blessées "ont organisé une collaboration avec la police contre" lui, tout en reconnaissant s'être saisi d'un couteau. Recherché depuis plusieurs semainesSelon un participant à la soirée, une rixe a opposé plusieurs personnes à Piotr Pavlenski qui se serait saisi d'un couteau dans la cuisine. Ce convive précise : "Il dit qu'il l'a pris parce qu'il avait dix personnes autour de lui puis l'a relâché. Eux, ils disent qu'ils ont été attaqués au couteau". L'avocate de Piotr Pavlenski dans ce dossier, Marie-Alix Canu-Bernard avait expliqué n'avoir aucun "commentaire" à faire concernant cette affaire. Depuis plusieurs semaines, l'artiste russe était recherché par la police française, qui avait publié une fiche de recherche à son encontre. En juin 2016, Pavlenski, réfugié politique en France, et qui se revendique de "l'art politique", avait fait sept mois de détention puis avait été condamné à une amende pour avoir "endommagé" la Loubianka, siège historique des services de sécurité russes. En France, Piotr Pavlenski a été condamné en janvier 2019 à trois ans de prison, dont 2 ans avec sursis, pour avoir incendié la façade d'une succursale de la Banque de France dans la capitale en octobre 2017.
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Entre Manuel Valls et Emmanuel Macron, la tension est de plus en plus palpable. Selon "Le Canard Enchaîné", le Premier ministre a averti le ministre de l'Économie : "Tu finiras comme Montebourg, si tu continues comme ça".
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C'est Emmanuel Macron lui-même qui aurait rapporté cette phrase à son entourage. Son prédécesseur à Bercy, Arnaud Montebourg a été écarté du gouvernement en août 2014 pour avoir critiqué publiquement la politique menée par l'exécutif. Depuis le lancement de son mouvement "En Marche", Emmanuel Macron ne cesse de se faire des ennemis au sein du Parti socialiste. Agacé, Manuel Valls aurait aussi déclaré à des visiteurs à Matignon : "Il faudrait qu'Emmanuel Macron s'occupe davantage de ses dossiers. Il en a beaucoup à régler, comme EDF, Areva ou les télécoms. Il a de quoi faire". Sur Twitter, Benoît Hamon, lui aussi écarté du gouvernement en 2014 s'étonne de la différence de traitement entre l'affaire de la "cuvée du redressement" fatale à Arnaud Montebourg, et les "déclarations quotidiennes" d'Emmanuel Macron. Malgré toutes ces critiques du Parti socialiste, la cote de popularité d'Emmanuel Macron ne cesse de progresser dans les sondages.
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Passants très rares, commerces fermés... Dans les rues de Rouen, les habitants s'inquiètent des conséquences de l'incendie de l'usine Lubrizol, classée Seveso.
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"C'est comme de l'huile noire qu'on aurait jetée sur les voitures": à Rouen et dans les communes proches, habitants et touristes regardaient avec inquiétude les stigmates causés par le spectaculaire incendie qui a ravagé jeudi l'usine Lubrizol, classée Seveso.Après le passage du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner annonçant que l'incendie "est maîtrisé" mais "qu'il faudra plusieurs jours pour en venir totalement à bout", la vie tourne encore au ralenti dans le centre-ville de Rouen. Deux cents pompiers ont été mobilisés pour maîtriser cet incendie hors norme qui s'était déclaré vers 2H30 du matin.La rue du Gros Horloge, habituellement très fréquentée, est aussi clairsemée qu'un jour férié. La plupart des commerçants ont baissé le rideau, certains pour la journée, d'autres jusqu'à nouvel ordre.Masques et écharpesParmi eux, quelques rares passants portent des masques ou marchent le nez protégé par leur écharpe, alors que le thermomètre affiche 19 degrés.Alors que le spectaculaire panache de fumée noire de 22 km de long et de 6 de large commence à se dissiper, l'inquiétude liée à la présence dans l'air de produits supposés dangereux pour la santé, est dans toutes les têtes, même si les autorités se veulent rassurantes.Sur les ponts et zones à la vue dégagée, des personnes rassemblées filment et prennent des photos."Quand nous sommes arrivés, nous avons vu le nuage de fumée, on ne savait pas de quoi il s'agissait, nous sommes donc allés en ville, mais tout était fermé. Et c'est pourquoi nous partons", a déclaré Klaus-Peter Wolf 62 ans, venu avec son épouse passer une journée à Rouen."Je ne suis pas à l'aise. C'est un site Seveso. Il faut être très prudent avec ce que les autorités disent, est-ce que c'est la vérité ? Parfois on ne sait ce qui s'est vraiment passé qu'une semaine après", estime le sexagénaire.Son épouse, Angela, 56 ans, regrette que "l'office du tourisme n'ait donné aucune information" sur l'accident : "Il n'y avait personne non plus là-bas".Rive gauche, de l'autre côté de la Seine, Driss Saidi, 25 ans, riverain de l'usine au Petit-Quévilly, raconte comment il a été réveillé par le bruit des explosions à 3H00 du matin.Il a entendu "du boucan". "Ca a bien pét é! Des explosions. Après on a vu la fumée, mais dans le noir on ne voyait pas trop, en fait. Quand on est sortis, on a vu les flammes. C'est là qu'on s'est dit 'C'est chaud ! Ca craint'. La preuve : dix heures plus tard, (le feu) n'est pas encore éteint."Au moins trois écoles ont complètement fermées dans le quartier, selon une commerçante."Ca brûle derrière chez toi, maman"Nathalie Marguerie, 58 ans, une autre riveraine de l'usine a été réveillée par son fils qui était au travail. "Il nous a dit: 'ça brûle derrière chez toi, maman' (...) Au bout de la rue, il y avait le feu, le noir, c'était impressionnant", raconte cette femme qui a reçu un appel de la mairie, après que la préfecture a invité des habitants de Rouen et de 12 autres communes à rester chez eux.Dans un véhicule de police croisé à la sortie de Rouen, des policiers ont revêtu des masques de protection.A Préaux (Seine-Maritime), à une dizaine de kilomètres au nord de Rouen, les habitants ne bougent pas de chez eux. La commune a pris le passage de la fumée, provoquée par la combustion des lubrifiants de Lubrizol. "Je suis restée chez moi, j'ai fermé les portes et les fenêtres", explique Brigitte, une quinquagénaire. "J'ai senti des odeurs que je ne peux pas identifier. Les trottoirs sont plus noirs que d'habitude. Il y avait des nappes huileuses dans les flaques d'eau ce matin. C'est inquiétant, tout cela va s'infiltrer par le ruissellement", pense-t-elle. Des coulures noires sont encore visibles sur le muret de sa maison, et sur la végétation, "une eau noire".Odile, incommodée par "des odeurs dans la matinée" dit avoir "eu la gorge qui gratouillait". "C'était comme des odeurs de garage automobile, de graisse. Mes deux chats laissaient des traces de pas grises", a-t-elle dit.
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Juan Carlos Ier, qui a annoncé lundi quitter l'Espagne après sa mise en cause dans une affaire de corruption, a été un personnage-clef et romanesque de l'histoire de l'Espagne, choisi par un dictateur pour lui succéder avant de devenir "le roi de la Démocratie" puis de connaître le discrédit.
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Ayant régné sur l'Espagne pendant 38 ans, il a longtemps été très populaire, notamment pour avoir conduit entre 1975 et 1977 la transition de la dictature de Francisco Franco vers la Démocratie. Mais il a vu sa réputation ternie quand le pays avait pris conscience des lourds soupçons de corruption pesant sur lui. Lundi, l'ex-Roi de 82 ans a annoncé sa "décision réfléchie de [s']exiler, en cette période, en dehors de l'Espagne", dans une lettre adressée à son fils Felipe VI, où il exprime "sa profonde peine" et sa "grande sérénité".La justice, en Suisse et en Espagne, enquête notamment sur une centaine de millions de dollars qui auraient été secrètement versés sur un compte en Suisse à Juan Carlos Ier par l'Arabie saoudite.En juin, la Cour suprême espagnole avait annoncé l'ouverture d'une enquête, pour cerner l'éventuelle responsabilité de l'ancien monarque, mais uniquement pour des faits commis après son abdication en 2014.- Arrivé à dix ans -Né à Rome le 5 janvier 1938, le petit-fils du roi d'Espagne en exil Alphonse XIII grandit dans une famille royale "pas très tendre", qui le place en pensionnat en Suisse, selon l'historien britannique Paul Preston. Le petit prince blond n'a que dix ans quand on lui fait prendre un train vers un pays qu'il ne connaît pas: l'Espagne. Francisco Franco - qui dirige le pays depuis qu'il a remporté une Guerre civile sanglante (1936-1939) - a décidé de le faire éduquer auprès de lui. Juan de Bourbon a accepté de confier son fils au dictateur en espérant rendre un jour le trône aux Bourbons... - Dans l'ombre de Franco -Un drame absolu - dont il ne parlera jamais - marque sa jeunesse: en jouant avec une arme chez ses parents au Portugal, le garçon de 18 ans tue d'une balle son frère de 14 ans.Formé dans les académies militaires, il va passer 27 ans dans l'ombre de Franco, qui le considère peut-être comme le fils qu'il n'a pas eu mais dévore les rapports de police à son sujet.En 1962, Juan Carlos épouse la fille du roi de Grèce, Sofia, avec laquelle il aura trois enfants, Elena, Cristina et Felipe.Deux jours après la mort du dictateur, le voila enfin proclamé roi, le 22 novembre 1975.L'Espagne s'en méfie, mais le souverain fait évoluer le pays vers la Démocratie avec la légalisation du parti communiste, l'amnistie des délits politiques et en 1977, les premières élections libres depuis 1936.Le 23 février 1981, il réaffirme sa place dans l'Histoire en neutralisant un coup d'Etat militaire fomenté par son ancien secrétaire particulier.- Fortune occulte -Ayant belle allure, en uniforme militaire comme en costume ou tenue de sports, ce roi passionné de ski, moto, voile, chasse, tauromachie - connaît l'apogée de sa popularité en 1992, au moment des Jeux olympiques de Barcelone et de l'Exposition universelle de Séville.Le pays a longtemps fermé les yeux sur ses innombrables liaisons amoureuses, ses amitiés compromettantes et ses affaires en coulisses.Son déclin débuta par une chute où il se cassa la hanche, pendant un safari de luxe en 2012 au Botswana. Au cœur de la crise financière mondiale qui a mis le pays à genoux, l'Espagne découvre qu'il est allé chasser l'éléphant, aux frais d'un entrepreneur saoudien, en compagnie de la femme d'affaires allemande qui partageait alors secrètement sa vie. L'ancien roi est soupçonné d'avoir servi ses intérêts en servant ceux de l'Espagne, en amassant une fortune occulte à l'étranger, notamment grâce à ses relations avec les monarchies du Golfe. Pour tenter de limiter le discrédit de la monarchie, son propre fils Felipe VI a pris ses distances, lui retirant une dotation annuelle de près de 200.000 euros et a annoncé qu'il renonçait à l'héritage paternel.
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Avec ses montagnes russes, son concours annuel du plus gros mangeur de hot dogs et sa foule emblématique de la diversité de la ville, Coney Island est la plage la plus célèbre de New York.
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Mais la pandémie a considérablement réduit cette année l'effervescence habituelle de sa longue promenade au charme suranné. En 150 ans d'existence, jamais le quartier, situé à la pointe sud-ouest de Brooklyn, n'avait traversé une période aussi difficile, qui fait craindre pour son avenir."C'est horrible, c'est déprimant", dit à l'AFP Dennis Vourderis, 61 ans, co-propriétaire avec son frère du Deno's Wonder Wheel Amusement Park, dont toutes les attractions sont fermées.L'année 2020 s'annonçait pourtant comme une belle année pour son entreprise, dit-il, avec le 100e anniversaire de son plus prestigieux manège, une grande roue de 45 mètres de haut.Mais avec le confinement et la disparition de la plupart des touristes, la grande roue est à l'arrêt cette saison, pour la première fois depuis 1920. Et les frères Vourderis ont dû suspendre un projet d'agrandissement, dans lequel ils avaient déjà dépensé 12 millions de dollars."Normalement, nos recettes se chiffrent en millions de dollars. Cette année, ce sera zéro. On passe de mauvaises nuits, c'est sûr", déplore Dennis Vourderis.Un peu plus loin sur la promenade de planches qui longe la mer, le restaurant Ruby's, ouvert depuis 1934, fait aussi grise mine."On fait 75% moins de chiffre qu'en temps normal, hors pandémie", dit son propriétaire, Michael Sarrel. "On ne gagnera pas assez pour payer le loyer cette saison. En fait, nous songeons sérieusement à vendre".- "Terrain de jeu du peuple" -Coney Island, souvent surnommée "le terrain de jeu du peuple", est devenue un lieu de divertissement dans les années 1880.En temps normal, quelque sept millions de personnes s'y pressent chaque année, pour bronzer, se baigner ou simplement flâner sur la promenade, crème glacée, barbe à papa ou cornet de frites en main. "Il y a des gens de toutes sortes, qui se mélangent sans effort et montrent leur joie de vivre", témoigne Lola Star, propriétaire d'une boutique de vêtements sur la promenade. "C'est magique, et c'est très important pour la ville". La pandémie est survenue alors qu'elle était en conflit avec le propriétaire des murs concernant le montant du loyer.Lola Star - Dianna Carlin de son vrai nom - se dit victime d'une volonté d'embourgeoisement du quartier. Elle craint que la pandémie ne signe l'arrêt de mort du magasin qu'elle tient depuis 20 ans."C'est l'épisode le plus difficile de ma vie. Je me bats pour éviter que le magasin sombre", raconte-t-elle.Coney Island, après avoir périclité entre les années 1970 et 1990, comme beaucoup de quartiers new-yorkais, connaissait un renouveau depuis le début des années 2000.Mais sa revitalisation a aussi entraîné la disparition de petits magasins familiaux au profit de marques plus chics, menaçant l'esprit populaire du lieu. En 2009, la mairie de New York, alors dirigée par Michael Bloomberg, avait même acheté près de trois hectares de terrain à un promoteur qui menaçait d'en chasser les locataires pour transformer l'endroit en une station balnéaire style Las Vegas, avec appartements de luxe.La ville a loué le terrain à une société italienne de parcs d'attractions, Zamperla, l'autorisant à fixer les loyers du magasin de Lola Star et de quelques autres.Mais selon la commerçante, la société tente aujourd'hui d'augmenter son loyer de 500%.Alessandro Zamperla, son président, a assuré à l'AFP que l'augmentation demandée est "loin" d'atteindre ce montant, même s'il souligne que le loyer qu'elle payait jusqu'ici était "sensiblement inférieur au marché".- "Maintenir le charme" -Une chose semble claire: la pandémie a fragilisé de nombreux commerces et les aides gouvernementales ne suffisent pas à pallier le manque à gagner, selon Alexandra Silversmith, directrice de l'Alliance for Coney Island, une association de commerçants du quartier.Interrogé par l'AFP, un porte-parole de la mairie a indiqué que la ville "travaillait avec des partenaires" pour "maintenir le charme" du lieu.Coney Island a déjà surmonté d'autres crises, comme l'ouragan Sandy, qui a détruit des magasins et recouvert de sable les attractions en octobre 2012.Mais selon plusieurs propriétaires, la pandémie est encore pire, entre pertes financières et incertitude sur les possibilités de réouverture. Après avoir été la ville la plus touchée par le Covid-19, une partie de l'économie de New York est repartie, moyennant des consignes sévères de distanciation, difficilement applicables sur un manège.En attendant, au Deno's Wonder Wheel Amusement Park, des employés s'occupent en repeignant les attractions, et Dennis Vourderis s'efforce de rester positif."Il va juste falloir attendre l'an prochain pour fêter le 100e anniversaire", dit-il.
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Les Français, surtout les hommes, sont loin de tous se laver quotidiennement. Ou même de changer de sous-vêtement tous les jours.
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Une grande étude Ifop publiée mercredi 26 février lève le voile sur la propreté des Français. Alors qu'ils traînent, à l'étranger, une mauvaise réputation dans ce domaine, force est de constater cette image n'est pas contredite par les résultats de cette étude réalisée pour le compte de la société Diogène France, spécialisée dans le nettoyage de logements insalubres et publiée mercredi dans Le Parisien. Premier enseignement de l'étude: un quart des Français n'effectue pas "une toilette complète" chaque jour. Mais hommes et femmes ne sont pas logés à la même enseigne. En effet, seulement 71% des Français effectuent cette toilette complète quotidienne, contre 81% des Françaises. Une différence encore plus marquée quand il s'agit de la fréquence de changement de sous-vêtement : 73% des hommes le font tous les jours, contre 94% des femmes. Et 4% des Français ne changent de sous-vêtement qu'une fois par semaine (1% chez les femmes).Mais le sexe n'est pas l'unique critère pris en compte. Par exemple, les hommes font plus rarement leurs ablutions quotidiennes quand ils sont chômeurs (60%), "ruraux" (59%) ou âgés de 65 ans et plus (57%).Par ailleurs, seul un quart (25%) des personnes interrogées "se lave les mains après s'être mouché", preuve selon le sondeur et son commanditaire de "l'ignorance des règles sanitaires de base, en dépit des messages de santé publique martelés et du contexte viral qui règne actuellement". Le souci de propreté manuelle est plus fréquent, mais encore loin d'être systématique, en sortant des transports en commun (37%) ou des toilettes (71%)."Il y a encore du chemin à faire, les Français ne sont pas les champions de la propreté", estime dans Le Parisien le docteur Frédéric Saldmann, cardiologue et nutritionniste, dont le cheval de bataille est la traque à la saleté. "C'est d'autant plus d'actualité avec la pandémie de coronavirus que nous rencontrons aujourd'hui, poursuit-il. Ce sont les règles d'hygiène qui nous protègent. Dans les années 60, elles étaient enseignées à l'école, mais avec les antibiotiques, elles sont tombées en désuétude. On pensait ne plus en avoir besoin."Enquête réalisée en ligne du 31 janvier au 3 février auprès d'un échantillon de 2.005 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
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Les deux candidats Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont voté au cours de la matinée, marquée par une participation en légère baisse à par rapport au premier tour à la même heure.Les bureaux de vote ont ouvert à 8 heures ce dimanche 7 mai pour le deuxième tour de l'élection présidentielle, pour lequel 47 millions d'électeurs sont appelés aux urnes. En attendant les estimations à 20 heures, qui donneront le nom du nouveau président de la République, le premier chiffre important de la journée vient d'être dévoilé.
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Le taux de participation à 12 heures en France métropolitaine est de 28,23%. Il était de 28,54% à la même heure il y a deux semaines, pour le premier tour.Pour le deuxième tour de l'élection présidentielle il y a cinq ans, 30,66% des électeurs avaient déjà voté à 12 heures. Un chiffre qui avait atteint 34,11% en 2007. Le taux de participation à 17 heures donnera un nouvel indice. Au premier tour dimanche 23 avril, il s'élevait à 69,42%, en baisse de plus d'un point par rapport à 2012 (70,59%) et de plus de quatre points par rapport à 2007 (73,87%). En 2002, 58,45% des électeurs seulement avaient glissé leur bulletin dans l'urne à 17 heures. Les deux candidats Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont voté dans leur bureau de vote respectif dans la matinée. La présidente du Front national s'est rendue dans une école de Hénin-Beaumont, en compagnie notamment du maire de la ville, Steeve Briois. De son côté, le candidat du mouvement En Marche ! a voté au Touquet, où une foule impressionnante l'attendait devant l'entrée de la mairie. Marine Le Pen et Emmanuel Macron vont rejoindre leur QG de campagne à Paris dans l'après-midi pour attendre les résultats.
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Ces stars de l'internet ont décidé de lancer des défis à leurs abonnés pendant tout un mois pour les sensibiliser à la protection de l'environnement.
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Arrêter de manger de la viande, passer au zéro déchet, ne plus acheter de plastique... C'est le défi #OnEstPrêt que se sont lancé, entre autres, Norman, Enjoy Phoenix ou encore Swann Périssé. En tout, une soixantaine de Youtubeurs ont décidé de s'engager à partir du 15 novembre pour changer leurs habitudes de consommation afin de préserver la planète.Les Youtubeurs sont répartis selon trois catégories : l'alimentation, la consommation et les moyens de déplacement. Chaque jour, ils vont chacun proposer un défi différent à réaliser eux-mêmes mais aussi les internautes. Le but est de sensibiliser leurs jeunes abonnés : 8 Français sur 10 entre 16 et 24 ans vont sur la plateforme vidéo au moins une fois par jour.Un mois pour changer ses habitudesLes défis quotidiens ont été élaborés par l'Ademe, l'agence pour les économies d'énergie avant d'être proposés aux jeunes vidéastes. Pour son premier défi, le Youtubeur Ugo Marchand de Lolywood, a ainsi décidé de supprimer ses vieux mails et autres photos ou vidéos. Le but est de ne plus stocker des milliers de messages et de photos qui nécessitent d'alimenter des millions de serveurs en électricité pour les conserver.Le grand défi se terminera le 15 décembre prochain, le temps que les internautes prennent et intégrent de bonnes habitudes, selon un des organisateurs. "L'histoire a prouvé que toutes les mobilisations qui réunissaient 3,5% seulement de la population réussissaient à faire basculer un système", expliquent les "influenceurs" dans une vidéo. "En France, ça fait 2,5 millions de personnes".
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Un incendie dans un immeuble de Strasbourg (Alsace) a fait cinq morts et sept blessés en état d'urgence relative.
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C'est vers 1h du matin, dans la nuit de mercredi à jeudi 27 février, que les pompiers ont été appelés à Strasbourg pour un incendie s'étant déclaré dans un immeuble. Le sinistre a causé le décès de cinq personnes et a fait sept blessés, ont annoncé les pompiers dans un communiqué. Tout est parti d'un dégagement de fumée dans une cage d'escalier de cet immeuble de sept étages. Les pompiers "ont dû faire face à de nombreux sauvetages et mises en sécurité en raison de l'épaisse fumée qui avait envahi les communs", ont-ils indiqué.Les sept personnes blessées se trouvent en situation "d'urgence relative", selon le communiqué. Les personnes évacuées ont été accueillies dans un gymnase. Neuf devront être relogées par la municipalité, ont précisé les pompiers. Le sinistre a mobilisé 48 sapeurs-pompiers et 23 engins.
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"Ma vie est devenue si compliquée", se lamente Abou Othman. Comme des milliers de polygames koweïtiens, ce quadragénaire s'efforce de partager son temps entre ses deux épouses, non sans peine en raison du strict confinement lié à la pandémie de nouveau coronavirus.
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Pour assurer les besoins de ses deux foyers, et de ses dix enfants, il dit être "en mouvement constant", estimant difficile de choisir chez laquelle de ses deux épouses s'installer.Dans le Golfe, le Koweït est le pays qui a adopté les mesures les plus strictes pour lutter contre la propagation du Covid-19. Le pays a officiellement enregistré plus de 15.000 cas d'infection dont 118 décès.Les autorités imposent un confinement total jusqu'au 30 mai, suspendant toutes les activités à l'exception des plus essentielles. Les déplacements personnels sont soumis à des autorisations préalables et à des durées limitées.La semaine dernière, un système électronique de permis de visite aux épouses a été mis en place pour les maris polygames. Les visites chez les "autres" épouses sont néanmoins limitées à une heure et deux jours par semaine.- "Urgence familiale" -Depuis 2006, Abou Othman est marié à deux femmes, qui vivent dans des maisons de la région d'Al-Jahra, à dominante bédouine, à l'ouest de la capitale. L'islam autorise les hommes à avoir jusqu'à quatre épouses, à condition que chacune d'elles soit traitée de manière équitable. La pratique est néanmoins limitée dans la plupart des pays musulmans --la Tunisie a été le premier pays arabe à bannir la polygamie, dès 1956.Le Koweït a la plus grande proportion de polygames dans le Golfe --8,13% des hommes mariés--, selon une étude du Doha International Family Institute portant sur la période 2010-15.Abou Othman, qui dit ne pas vouloir que l'une de ses épouses se sente négligée, multiplie les déplacements entre ses deux foyers, bravant parfois le couvre-feu."Il est arrivé que les policiers me bloquent. D'autres fois, ils se montrent compréhensifs", dit-il, ajoutant avoir eu recours, avant l'introduction du permis de visite aux épouses, à des autorisations pour "urgence familiale".Le débat n'a pas échappé à la sphère publique."L'équité envers les épouses concerne les dépenses en argent et le bon traitement et non pas les relations sexuelles et l'amour", a argué dans la presse Ahmed al-Kurdi, membre du comité des fatwas (édits religieux) au ministère des Awqafs et des Affaires islamiques.Selon lui, un mari bloqué chez l'une de ses épouses en raison du couvre-feu a deux options: obtenir l'aval de ou des autres femmes, ou alors "accorder le divorce" à celles qui en feraient la demande.Un autre membre de cet organisme, Issa Zaki, est lui allé jusqu'à conseiller aux hommes de "tirer au sort" l'épouse avec laquelle ils resteront confinés puis, après la levée des restrictions, de "compenser" les autres femmes en passant un nombre de nuits équivalent chez elles.- "Rester avec moi" -Abou Othman a un avantage: ses deux femmes vivent à proximité, dans la même région.Ce n'est pas le cas d'Abou Abdelaziz, 35 ans, qui vit avec ses parents, sa deuxième femme et leurs deux enfants à Al-Jahra alors que sa première épouse et leurs trois enfants habitent dans la région de Saad Al-Abdallah, à 15 kilomètres. "Pour la première fois, je n'ai pas vu certains de mes enfants", en raison du confinement, raconte à l'AFP Abou Abdelaziz."Je ne veux pas prendre le risque d'être arrêté en allant chez ma première femme. Alors j'ai décidé de rester avec ma seconde épouse", explique-t-il.Les personnes qui ne respectent pas les mesures de restriction risquent jusqu'à trois mois de prison et des amendes allant jusqu'à 15.000 euros. "Mais je me suis assuré que ma première femme et mes enfants aient tout ce dont ils ont besoin", assure Abou Abdelaziz, selon qui sa première femme s'est montrée "compréhensive".Cette dernière confirme les dires de son mari, mais ajoute tout de même se sentir marginalisée. "Il aurait pu choisir de rester avec moi", déplore-t-elle sous couvert d'anonymat.
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Au total, 21 départements sont classés en "crise" et 118 arrêtés préfectoraux sont en cours.
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La France a soif. Jour après jour, la sécheresse s'étend dans le pays à cause du manque de pluie et de la canicule qui a frappé le pays à la fin du mois de juin. Mardi 16 juillet, 61 départements sont partiellement concernés par des restrictions d'eau. Lundi, ils étaient 55. Au total, ce sont 118 arrêtés préfectoraux qui sont actuellement en cours sur l'ensemble du territoire. Selon la carte fournie par le site Propluvia, rattaché au ministère de la Transition écologique, 21 départements sont classés en "crise". Ce classement signifie l'"arrêt des prélèvements non prioritaires y compris des prélèvements à des fins agricoles. Seuls les prélèvements permettant d'assurer l'exercice des usages prioritaires sont autorisés (santé, sécurité civile, eau potable, salubrité). 40 départements en alerte Quinze départements ont été placés en "alerte renforcée". Ce qui signifie : "réduction des prélèvements à des fins agricoles supérieure ou égale à 50 % (ou interdiction supérieure ou égale à 3,5 jours par semaine), limitation plus forte des prélèvements pour l'arrosage des jardins, espaces verts, golfs, lavage des voitures,jusqu'à l'interdiction de certains prélèvements". Vingt-cinq départements se trouvent en alerte jaune. Cette catégorie implique la "réduction des prélèvements à des fins agricoles inférieure à 50 % (ou interdiction jusqu'à 3 jours par semaine), mesures d'interdiction de manœuvre de vanne, d'activité nautique, interdiction à certaines heures d'arroser les jardins, espaces verts, golfs, de laver sa voiture..." Déficit de pluie depuis juillet 2018Enfin, huit départements sont placés en vigilance. Pas encore en alerte, il s'agit dans ces départements d'informer et d'inciter les particuliers et les professionnels à faire des économies d'eau. Les départements de l'Ouest sont les principaux touchés par la sécheresse. Météo France a toutefois indiqué que"depuis juillet 2018, la pluviométrie sur la France est marquée par un déficit qui perdure notamment sur les régions du Grand-Est et en Auvergne. Les sols superficiels sont très secs sur un large quart nord-est et les régions près de la Méditerranée".
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Alors que le chef de file des députés Les Républicains Damien Abad lui reprochait le manque de clarté sur l'ouverture des cafés et des restaurants, le Premier ministre l'a recadré en lui rappelant que son groupe s'était largement abstenu lors du vote sur le plan de déconfinement.
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Au lendemain de la présentation de son plan de déconfinement à partir du 11 mai, votée dans la foulée par les députés, Edouard Philippe était de nouveau à l'Assemblée nationale mercredi 29 avril pour la séance de questions au gouvernement. L'occasion pour le Premier ministre de revenir sur plusieurs sujets, comme la réouverture des écoles ou la montée en puissance sur les tests. Interpellé par le président du groupe Les Républicains Damien Abad sur l'incertitude du retour à l'activité des cafés et restaurants, le chef du gouvernement lui a répondu que "la réouverture serait déterminée le 31 mai, pour rentrer en vigueur peut être le 2 juin"."Pourquoi nous considérons qu'il faut se poser cette question dans la prochaine marche? Parce que nous voulons vérifier que les mesures prises au moment du déconfinement permettent de maîtriser la circulation du virus. C'est une approche prudente", a-t-il détaillé. "Vous avez hier dans une intervention remarquable indiqué que gouverner c'était décider... avant que la majorité de votre groupe ne préfère s'abstenir. J'ai donc décidé, et c'est comme ça que ça se passe", a conclu Edouard Philippe, dans un sourire.En effet, parmi les 104 élus rattachés au groupe Les Républicains, l'ancien parti du Premier ministre, 67 se sont abstenus, 24 ont voté contre et 11 pour. Mais avec 368 votes pour, et 100 votes contre, la stratégie de déconfinement a largement été adoptée par les députés.
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L'un des co-suspects du meurtre de l'octogénaire revient sur ses déclarations sur les motivations du meurtre.
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Deux mois après le meurtre de la retraitée juive de 85 ans, tuée et brûlée dans son appartement du 9e arrondissement de Paris, la piste antisémite s'écarte un peu plus. Le Parisien a eu accès à la dernière audition d'Alex, l'un des suspects du meurtre, celui qui avait justement évoqué un mobile religieux.En l'absence de témoin, c'est principalement sur la foi de ses propos que la justice a retenu le caractère antisémite du meurtre de cette vieille femme juive. Le jeune homme de 22 ans avait d'abord confié avoir entendu son ami Yacine dire que "les juifs ont une bonne situation" avant qu'il décide de s'en prendre à sa voisine."Un crime crapuleux, mâtiné d'antisémite"Alex est revenu sur ses propos lors d'une récente audition. Il avance aujourd'hui la piste d'une vengeance. Il affirme que c'est la rancœur de Yacine contre l'octogénaire, pour une histoire de prison après l'agression sexuelle d'une mineure hébergée chez cette dernière, qui l'a poussé au meurtre. "Ce qui est important, c'est la version spontanée", estime de son côté l'avocat de la famille Knoll, Gilles-William Goldnadel à Europe 1. "Ce qui compte pour moi, c'est qu'il maintient que Yacine a bien dit 'Allah Akbar'. C'est un crime crapuleux, mâtiné d'antisémitisme", affirme-t-il.Yacine doit être à nouveau entendu par la juge d'instruction ce mardi 22 mai. Il rejette la responsabilité du crime sur son complice.
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Isoler les cas suspects avant l'apparition des symptômes et chercher tout malade qui s'ignore, maison par maison: c'est la méthode adoptée par Cuba pour lutter contre le coronavirus, en espérant ainsi atteindre le pic plus tôt que prévu.
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Mardi, l'île de 11,2 millions d'habitants comptait 1.685 cas dont 69 décès, avec seulement 17 cas détectés lors des 24 heures précédentes. Avec 954 guérisons et deux patients étrangers évacués, Cuba n'a plus que 660 cas actifs.Par comparaison, la République dominicaine voisine, un peu moins peuplée (10,6 millions d'habitants), recense 8.480 cas dont 354 décès, pour 1.905 guérisons. Une différence? Les autorités cubaines ont choisi de devancer au maximum l'apparition des symptômes chez les cas suspects. Car ceux qui ne toussent pas encore, mais sont déjà atteints sans le savoir, présentent un grand risque de contagion."Si je détecte un cas confirmé, je cherche jusqu'à la dernière personne qui a pu avoir un contact avec lui au cours des 14 derniers jours et être contaminée", indique le docteur Francisco Duran, directeur du département Epidémiologie du ministère de la Santé, qui présente chaque jour à la télévision le bilan de la maladie."Et toutes ces personnes, je les isole, je les étudie (...). Cela a forcément un impact sur la baisse de la transmission."- Antiviral, plasma, homéopathie -Sur tous les cas recensés jusqu'à présent, 48% étaient asymptomatiques, selon les autorités.Mais ils étaient déjà isolés dans un centre de santé pour avoir été en contact avec un cas positif, selon la règle stricte imposée par le gouvernement socialiste, régulièrement critiqué par des ONG pour ses méthodes autoritaires. Dès qu'un cas est positif, tout son entourage est soumis au test du coronavirus, qu'il présente ou non des signes de la maladie."Parfois le test revient négatif, mais on maintient la surveillance au cas où apparaisse un symptôme", explique le docteur Duran.Ceux avec des symptômes reçoivent automatiquement un traitement "comme s'ils avaient la maladie", en attendant confirmation.Parmi les médicaments utilisés: l'antiviral cubain Interferon Alfa 2B, également employé en Chine pour doper les défenses immunitaires face au virus, le plasma de patients remis de la maladie, la chloroquine et un antibiotique, l'azithromycine.Les autorités ont aussi distribué dans les foyers cubains un traitement homéopathique censé augmenter les défenses immunitaires, et testent un vaccin ayant la même finalité auprès du personnel médical.Mais elles s'appuient surtout sur le porte-à-porte réalisé depuis mi-mars par 28.000 étudiants en médecine dans tout le pays, en quête de possibles nouveaux cas.- Le pic dès cette semaine? -Ce travail de fourmi "est la garantie du succès", assure à l'AFP Luis Armando Wong, directeur de la Santé dans la province de Mayabeque, près de La Havane.Dans cette province "nous n'avons pas eu de patients décédés et c'est justement car nous les avons identifiés et soignés à temps grâce au porte-à-porte".Même si cela implique de longs déplacements à pied, 30% des habitants vivant en milieu rural: "Les maisons sont un peu dispersées, donc si je marche un kilomètre, je peux tomber sur deux maisons avec un peu de chance", confie, derrière son masque, l'étudiante en première année de médecine Darlyn de la Caridad.Les chiffres dévoilés mardi ont conforté l'espoir des autorités d'atteindre et dépasser le pic plus tôt que prévu, peut-être dès cette semaine, avec un maximum de 2.500 cas attendus au total.Les modèles mathématiques initiaux tablaient sur un pic plutôt fin mai. S'il survient plus tôt, cela prouvera l'"efficacité" des mesures adoptées, a estimé le ministre de la Santé José Portal.Le scénario pessimiste d'un maximum de 4.500 cas n'est pas encore écarté, car "il peut y avoir des cas, surtout asymptomatiques, que nous n'avons pas identifiés", a-t-il toutefois prévenu.Et l'isolement social est difficile à appliquer sur une île frappée de pénuries, où les habitants font la queue plusieurs heures par jour pour acheter à manger.
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Beaucoup de petits commerces n'ont "pas fait un euro de chiffre d'affaires pendant trois mois", a expliqué le ministre.
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Le début des soldes d'été est décalé du 24 juin au 15 juillet, a annoncé mardi 2 juin le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, qui assure ainsi répondre à la demande de certains commerçants dont les points de vente sont restés longtemps fermés à cause du coronavirus. "Les soldes débuteront le 15 juillet et elles dureront quatre semaines", a déclaré Bruno Le Maire sur RTL, expliquant que cette décision avait été prise à la "demande des petits commerçants". "J'ai tenu à reporter la date des soldes pour tenir compte de la situation des petits commerces qui m'ont dit : 'On n'a pas fait un euro de chiffre d'affaires pendant trois mois, nous avons des trésoreries à sec. Laissez-nous un peu de temps'", a expliqué le ministre.Il reconnaît toutefois que ce report "peut poser des difficultés pour d'autres grandes enseignes". "Mais je pense qu'il est légitime de soutenir dans ces moments très particulier ceux qui sont les plus faibles et ceux qui ont les trésoreries les plus menacées (...) C'est une question d'efficacité économique et de justice", a ajouté Bruno Le Maire.
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Melania Trump et sa belle-fille Ivanka plus que jamais rivales, loin des images de la convention républicaine, montrant une famille unie derrière le président? Un livre sorti mardi, signé d'une ex-conseillère et amie de la Première dame américaine, nourrit les spéculations sur les rivalités familiales à la Maison Blanche.
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Stephanie Winston Wolkoff fut proche de l'énigmatique Melania Trump jusqu'en 2018, lorsqu'elle tomba en disgrâce après la sortie d'informations sur les frais colossaux engagés pour la cérémonie d'investiture de Donald Trump en janvier 2017, qu'elle a co-organisée.Son livre "Melania and Me: The Rise and Fall of My Friendship With the First Lady" ("Melania et moi: grandeur et décadence de mon amitié avec la Première dame"), est plein d'anecdotes et de citations censées lever une partie du voile sur cette ex-mannequin d'origine slovène qui a attendu six mois pour rejoindre son mari à la Maison Blanche.Melania Trump, aux apparitions publiques rares, est souvent présentée comme énigmatique: ses moues sont disséquées sur les réseaux sociaux et, sous le slogan #FreeMelania (Libérez Melania), certains voient en elle la victime d'un mari impossible.Mme Winston Wolkoff la montre plus agressive. Selon elle, Melania Trump, 50 ans, surnommerait notamment sa belle-fille Ivanka "Princesse".Elle l'aurait qualifiée de "serpent" et écarterait de sa garde-robe tout styliste que la fille aînée de Donald Trump aurait déjà porté, selon cette ex-collaboratrice de Vogue.A l'en croire, Melania Trump saurait aussi peser sur certaines décisions du locataire de la Maison Blanche.Sa porte-parole Stephanie Grisham a rejeté dès la semaine dernière le livre comme de l'autopromotion "mensongère", décrivant la "revanche" d'une femme qui aurait désormais rejoint le camp des ennemis du président.Dans une interview lundi sur CBS, Mme Winston Wolkoff a reproché à la Première dame de ne pas l'avoir défendue face aux accusations de dépenses abusives pour l'investiture, et a indiqué collaborer avec des enquêteurs fédéraux sur d'éventuelles fraudes commises à cette occasion. Alors que la campagne présidentielle s'intensifie, l'ouvrage est promis au succès, comme d'autres "livres-révélations" sur la famille Trump. Le dernier en date était celui de Mary Trump, la nièce très critique du président."Melania et moi" était mardi 4e au classement des meilleures ventes d'Amazon, juste derrière un livre attendu le 8 septembre, signé Michael Cohen, ex-avocat personnel de Donald Trump."Les Américains sont très curieux de leur Première dame, et Melania étant particulièrement prudente, ils veulent en savoir plus", estime Katherine Jellison, professeure à Ohio University. "Et les tensions belle-mère/belle-fille sont très ancrées dans l'opinion (...) cela remonte à Cendrillon".
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L'homme qui s'était filmé jeudi en train d'insulter le polémiste Eric Zemmour dans les rues de Paris sera jugé pour "menaces" le 9 septembre devant le tribunal correctionnel, a appris mardi l'AFP auprès du parquet.
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Le ministère public avait annoncé samedi à l'AFP l'ouverture d'une enquête pour "violences" et "menaces" après la diffusion de la vidéo sur les réseaux sociaux.Dans cette vidéo du 30 avril, publiée sur le réseau Snapchat, l'homme filme Eric Zemmour marchant seul, cabas en mains, dans les rues de la capitale. Il le suit ensuite sur quelques dizaines de mètres, l'insulte à plusieurs reprises et le menace. Plus tard, l'homme se filme face caméra et affirme avoir craché sur M. Zemmour."Je regrette vraiment mon geste", a déclaré cet homme dimanche dans une nouvelle vidéo sur Snapchat. "En le voyant je me suis laissé emporter", mais "je ne l'ai pas touché" et "je ne lui ai pas craché dessus", a-t-il assuré.Convoqué par les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), le suspect "s'était présenté de lui-même lundi après-midi", a précisé le parquet.Placé en garde à vue, il a été déferré mardi au parquet qui a décidé de le faire juger à la rentrée pour ces faits. D'ici là, "l'intéressé a été placé sous contrôle judiciaire" avec notamment une "interdiction de paraître à Paris", a précisé le ministère public.De nombreuses personnalités politiques ou médiatiques ont dénoncé cette agression, parmi lesquelles la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa, le président du Sénat Gérard Larcher, le chef de file des Républicains Christian Jacob, ou encore certains de ses employeurs comme la chaîne Cnews et des associations comme la Licra.L'éditorialiste a raconté lundi sur Cnews avoir reçu un appel téléphonique du président Emmanuel Macron à la suite de cette agression.M. Zemmour doit lui-même comparaître prochainement devant le tribunal correctionnel pour "injure publique à caractère racial" et "provocation publique à la haine raciale". Ces poursuites, engagées également par le parquet de Paris, visent son discours virulent contre l'immigration et l'islam prononcé lors d'une "Convention de la droite" fin septembre à Paris et diffusé en direct à la télévision.Le procès, initialement prévu en janvier, avait été renvoyé au 13 mai, mais pourrait être de nouveau reporté en raison de la crise sanitaire.
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Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a vu vendredi dans les déclarations de l'ancienne cheffe du Parquet national financier (PNF) à propos de l'affaire Fillon la "preuve" d'"intrigues politiques" dont il estime aussi avoir été victime.
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Entendue le 10 juin par la commission d'enquête parlementaire sur l'indépendance de la justice, Eliane Houlette s'est émue du "contrôle très étroit" et la "pression" qu'aurait exercés le parquet général, son autorité de tutelle directe, dans la conduite des investigations visant à partir de janvier 2017 les époux Fillon après des soupçons d'emplois fictifs révélés par le Canard Enchaîné. La cheffe du parquet général Catherine Champrenault, toujours en poste, "est une composante du réseau socialiste à l'intérieur de la justice mis en place par Hollande, et qui est aussi celui qui s'est chargé des enquêtes dites préliminaires contre moi et ont décidé des perquisitions" au siège de LFI en octobre 2018, a dénoncé Jean-Luc Mélenchon au Havre. Ces enquêtes, visant des soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen et de surfacturation dans les comptes de campagne de l'élection présidentielle de 2017, ont en réalité été ordonnées par le parquet de Paris."Maintenant on découvre que comme je l'avais dit, c'était une opération politique, de gens coutumiers de ce type d'opérations", a-t-il ajouté."Ce que dénonce Mme Houlette, c'est une pratique démentie par (Mme Champrenault), (...) il y aussi eu beaucoup de commentateurs pour la croire, parce qu'elle avait peut-être meilleure mine et qu'elle inspirait plus confiance que moi", a raillé le patron des députés LFI."Mais la preuve est faite maintenant que c'était une intrigue politique dans le cas de M. Fillon et dans mon cas", s'est-il réjoui. "Ce sont des procédés indignes qui montrent la macronie comme digne héritière de la hollandie", a-t-il moqué."Deux ans après, je ne sais toujours rien, je n'ai été entendu par personne, je n'ai rencontré aucun juge", a confié le député des Bouches-du-Rhône qui a ironisé: "Je pense que des dossiers ressortiront en temps utile, c'est-à-dire en temps électoral".Pour l'Insoumis, "il y a eu un effet de meute contre M. Fillon et il est clair que sa liquidation politique a servi d'ascension pour M. Macron, l'un va avec l'autre".
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Après un premier tour le 15 mars dernier, avant le début du confinement, le second tour des élections municipales pourrait avoir lieu soit fin juin, soit après les vacances d'été. Si cette deuxième option est finalement choisie, Martine Aubry est favorable à un report des deux tours, a-t-elle affirmé au micro de France inter ce jeudi 30 avril.
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Le second tour des élections municipales, perturbées par la pandémie de Covid-19, reste l'une des grandes inconnues de ce déconfinement, dont le calendrier devrait débuter le 11 mai prochain. Edouard Philippe a récemment fait savoir en conférence de presse que l'issue du scrutin sera précisée le 23 mai, selon la loi votée par le Parlement le 23 mars. Le premier tour des Municipales a eu lieu le 15 mars dernier, à la veille du début du confinement. Le second tour pourrait se tenir soit à la fin du mois de juin, soit après l'été. Le vote de trop ?par franceinfoLa question reste donc en suspens. Pour la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, il faudrait refaire les deux tours des élections municipales dans le cas d'un report à l'automne, dans l'intérêt de la "démocratie", a-t-elle fait savoir en interview auprès de France inter ce jeudi 30 avril."On verra ce que dira le Conseil d'Etat qui avait parlé d'un délai raisonnable entre les deux tours. Si le deuxième tour devait être renvoyé en septembre-octobre, je pense qu'il faudrait refaire les deux tours et je pense que ce serait mieux pour que la démocratie puisse s'exprimer pleinement", a-t-elle déclaré."Les gens avaient peur et ne sont pas venus"Selon elle, "c'est vrai que ces élections n'ont pas eu lieu de manière la plus forte sur le plan de l'organisation démocratique. On n'y peut rien, les gens avaient peur et ne sont pas venus". "Il y a eu une très, très grande abstention, notamment dans les quartiers populaires qui nous sont en partie favorables", a rappelé la candidate à un 4e mandat, arrivée en tête au premier tour avec 29,8% des voix.Mardi 28 avril, toujours au micro de France inter, Rachida Dati avait également fait part de son souhait que ce "second tour des municipales ait lieu." "[Avant l'été], si nous avons les garanties sanitaires, si le mode de procuration peut être assoupli, mais il faut qu'il ait lieu", a assuré la candidate LR à la mairie de Paris, rivale d'Anne Hidalgo.
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Opération "fake news" ratée pour Laurent Wauquiez. Cette semaine, le favori à l'élection des Républicains a tenté de colporter un mensonge visant Emmanuel Macron et Angela Merkel.
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RTL, LCI et l'émission "Quotidien" l'ont repéré, lorsque Laurent Wauquiez a commenté le discours pro-européen d'Emmanuel Macron. "Qu'est-ce qui me frappe moi? C'est la fin de non-recevoir quasi immédiate, certes polie, mais extrêmement ferme d'Angela Merkel", a-t-il déclaré sur LCI avant d'attribuer cette phrase à la chancelière: "Mon jeune ami, avant de faire un discours, on commence par travailler". Le problème, c'est qu'Angela Merkel n'a jamais prononcé cette phrase. Laurent Wauquiez répétera son mensonge une deuxième fois, avant qu'il ne soit démenti par Angela Merkel en personne. "Je pense que c'est très positif. J'ai vu dans le discours du président français une bonne base pour permettre à la France et à l'Allemagne de coopérer de manière plus intense à l'avenir", a-t-elle déclaré.
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Une femme d'affaires a été enlevée par deux hommes en pleine rue, à la mi-journée, à Nice. Une enquête a été ouverte.C'est en pleine journée et à la vue des passants que deux hommes ont sorti Jacqueline Veyrac, 76 ans, de sa voiture, rapporte Nice-Matin.
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Elle sortait de sa résidence, à l'angle du Boulevard Gambetta et de l'avenue Emilia, lorsque les kidnappeurs lui ont mis un chiffon sur la bouche avant de la pousser dans un véhicule utilitaire et de prendre la fuite selon des témoins de la scène, qui ont ensuite donné l'alerte. Un enlèvement qui semble tout droit sorti d'un film mais qui a pourtant bien eu lieu dans le centre de la cinquième ville de France.Jacqueline Veyrac est la présidente du conseil d'administration du Grand Hôtel de Cannes (Alpes-Maritimes) et aurait, selon le parquet, déjà été victime d'une tentative d'enlèvement au même endroit en 2013. "C'est une affaire extrêmement grave. Il y a certainement des choses d'ordre personnel qui peuvent être liées à sa fortune. C'est l'hypothèse qui paraît tellement évidente qu'on y pense tous mais ce n'est pas forcément la seule piste", a déclaré à France 3 le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre. Le signalement des deux hommes et de leur véhicule a été transmis aux services de police et de gendarmerie et une enquête a été ouverte.
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Facebook a accepté de payer 52 millions de dollars aux modérateurs de contenus en guise de compensation pour les problèmes de santé mentale que leurs tâches peuvent provoquer, ont annoncé mardi deux cabinets d'avocats ayant conseillé les plaignants dans le cadre d'une action de groupe en justice.
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Ils reprochent au réseau social planétaire de ne pas protéger correctement ses employés (directs ou via des sous-traitants) chargés de retirer les contenus qui enfreignent les règles de la plateforme.La plainte originelle avait été déposée devant un tribunal californien en septembre 2018, au nom de Selena Scola, une ancienne modératrice qui affirmait avoir développé un syndrome de stress post-traumatique après 9 mois passés à regarder régulièrement des images violentes."Tous les jours, les utilisateurs de Facebook diffusent des millions d'images ou de vidéos en direct d'abus sexuels sur des enfants, de viols, de torture, de bestialité, de décapitations, de suicides et de meurtres", relatait la plainte."Pour maintenir une plateforme aseptisée, maximiser ses profits déjà conséquents et soigner son image publique, Facebook se repose sur des personnes comme Mme Scola - les +modérateurs de contenus+ - pour visionner ces posts et retirer tous ceux contraires à ses règles".Selon l'accord signé avec le groupe américain, plus de 11.000 modérateurs de Facebook aux Etats-Unis, anciens et actuels, vont recevoir au moins 1.000 dollars chacun.Ceux qui ont été diagnostiqués avec des troubles spécifiques percevront des sommes supplémentaires pour payer leurs frais médicaux (jusqu'à 50.000 dollars)."Nous sommes reconnaissants aux personnes qui font ce travail important pour faire de Facebook un environnement sûr pour tout le monde", a réagi Facebook, sans reconnaître les allégations de la plainte."Nous nous engageons à leur fournir les soutiens supplémentaires prévus par cet accord et plus à l'avenir".L'accord prévoit en effet que Facebook et ses sous-traitants fournissent aux modérateurs des sessions de soutien psychologique avec des thérapeutes assermentés et de meilleurs outils pour améliorer leurs conditions de travail."Nous sommes très contents que Facebook ait travaillé avec nous pour créer ce programme sans précédent pour aider ceux qui accomplissent des tâches inimaginables il y a encore quelques années", a déclaré Steve Williams, du cabinet Joseph Saveri.En 2019, des enquêtes publiées par le site spécialisé The Verge avaient alerté sur les conditions de travail désastreuses de modérateurs employés par Cognizant, qui a depuis arrêté cette activité.Dans la foulée, Facebook avait exigé que ses sous-traitants paient mieux leurs employés et leur fournissent un accompagnement psychologique.
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C'est au tour de la crise économique de s'inviter dans la campagne très mouvementée des municipales à Paris: la maire PS Anne Hidalgo a refusé le débat prévu mercredi sur BFMTV, finalement reporté à jeudi par la chaîne en plein conflit social.
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Ce rebondissement vient s'ajouter à une longue liste de soubresauts qui ont marqué cette campagne parisienne, de la démission forcée du candidat LREM Benjamin Griveaux aux déclarations retentissantes de la candidate LREM Agnès Buzyn sur la "mascarade" du premier tour, en passant par le report du deuxième dû à l'épidémie de coronavirus.Alors qu'Anne Hidalgo, Rachida Dati (Les Républicains) et Agnès Buzyn devaient débattre sur BFMTV, de nombreux salariés du groupe NextRadioTV (BFM, RMC) se sont mobilisés mercredi contre un plan d'économies qui prévoit de supprimer près d'un tiers des postes pour faire face à l'impact de la crise du Covid-19.Pas question pour la candidate de la gauche, Anne Hidalgo, de participer à un débat dans ces conditions. "Je ne peux pas fermer les yeux sur la situation de ces salariés, et dans ces conditions, parce que le débat démocratique doit se dérouler dans des conditions sereines, je ne participerai pas au débat", a écrit, dans un communiqué, la candidate soutenue par la plateforme "Paris en Commun" (socialistes, communistes, élus de Générations, et personnalités de la société civile). Elle a demandé à la chaîne de reporter le débat "afin de respecter le droit de grève de ses salariés", après avoir reçu, plus tôt, une délégation de grévistes.La chaîne a finalement annoncé mercredi soir le report du débat à jeudi soir, en raison de la supension du mouvement de grève . Mmes Dati et Buzyn n'ont pas indiqué dans l'immédiat si elles y participeraient.Avant l'annonce de la chaîne, l'équipe de campagne d'Agnès Buzyn avait estimé qu'Anne Hidalgo trouvait ainsi "des raisons pour ne pas faire de débat".Mme Buzyn "ne va pas participer à un débat auquel les trois candidates ne sont pas présentes", avait conclu Gaspard Gantzer, responsable de la communication de la candidate.Côté LR, on ne voyait "pas pourquoi on devrait changer tout pour une seule personne", avait estimé Nelly Garnier, la directrice de campagne de Rachida Dati, qui avait proposé aux grévistes "de leur donner une partie de son temps de parole". - Va-tout -A quatre jours du second tour, ce débat devait clore une longue campagne et donner l'occasion à Mmes Dati et Buzyn, classées respectivement deuxième et troisième, de jouer leur va-tout face à une candidate socialiste qui, confortée par son avance, dévoile déjà les contours de son prochain mandat.Après avoir annoncé la piétonnisation autour du Canal Saint-Martin, dans l'est de la capitale, ou le maintien des 50 km de pistes cyclables dites "coronapistes", Anne Hidalgo égrène le casting de sa future équipe, avec, en cas de victoire, Emmanuel Grégoire en Premier adjoint, et l'arrivée de nouvelles personnalités dans l'exécutif, à l'instar de l'ancienne journaliste Audrey Pulvar.Pour Agnès Buzyn, l'enjeu devait être celui de "mobiliser son électorat", confiait Gaspard Gantzer. Dans la dernière ligne droite, l'ancienne ministre de la Santé partage désormais son temps entre le terrain, les médias, et la préparation de "son audition devant la commission parlementaire prévue mardi", soit deux jours après le second tour, a confié son entourage à l'AFP.Les parlementaires veulent l'interroger sur son rôle dans la gestion des masques et dans la crise sanitaire. Une étape importante pour la médecin spécialisée en hématologie qui "a demandé à avoir accès à des pièces au moment où elle était ministre" pour se préparer. En vain, a indiqué son entourage à l'AFP. "Elle n'est pas préparée par l'exécutif, c'est une énorme connerie !"
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Quelques centaines de policiers se sont rassemblées mercredi midi, près du siège de la préfecture de police de Paris, près de dix jours après des annonces du ministre de l'Intérieur sur l'abandon prochain d'une technique d'interpellation controversée et la lutte contre le racisme chez les forces de l'ordre.
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A l'appel des deux principaux syndicats de gardiens de la paix, Unité-SGP et Alliance, ces policiers qui pour une très grande majorité, étaient en tenue civile, ont demandé une "plus grande reconnaissance" et l'"arrêt de la stigmatisation" de leur profession, selon les propos d'un manifestant qui a souhaité garder son anonymat. Depuis le 8 juin, des policiers organisent des rassemblements partout en France pour protester contre l'annonce par Christophe Castaner de l'abandon de la clé d'"étranglement", après un week-end de mobilisations contre les violences policières. Le ministre avait également demandé la suspension de policiers en cas de +soupçon avéré+ de racisme avant de reconnaître une maladresse. "Les propos du ministre de l'Intérieur ont été un déclencheur mais le mal est profond", a déclaré mercredi, Grégory Joron, secrétaire général adjoint du syndicat Unité-SGP."Maintenant on essaye d'encadrer la colère de la base et d'aller chercher tous les dossiers, notamment sur l'agenda social: les cycles horaires, la question des carrières, la fusion des grades ou le statut des travailleurs de nuit", a poursuivi le syndicaliste."On a les mêmes maux que les soignants et on essaye de remettre l'humain au centre des débats", a-t-il complété. Ivan Assioma, secrétaire national Ile-de-France du syndicat Alliance, évoque des sentiments de "colère, frustration et amertume" ressentis par les policiers après les propos de Christophe Castaner. "C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase""On a entendu les mots du chef de l'Etat qui a déclaré que les forces de l'ordre méritaient le soutien de la Nation (dimanche lors de son allocution) mais il faut maintenant des actes", a complété le syndicaliste. "Il faut davantage de fermeté pour les agresseurs de policiers et régler les problèmes de la délinquance. Ca passe par une réponse pénale plus forte mais aussi par un plan de modernisation de la police. Le dernier date du plan BAC-PSIG en 2015-2016", a-t-il complété. "Depuis les attentats, la police a toujours répondu présente et on s'attendait à tout sauf à une remise en cause. Il y a une rupture de confiance qui dépasse le ministre et touche tout le gouvernement", a souligné M. Assioma.grd/dar/ide
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"On ne ferme les cantines que dans les cas extrêmes", a souligné le ministre de l'Education nationale.
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"Les cantines scolaires restent ouvertes, ce n'est pas la même chose qu'un bar", a indiqué vendredi 25 septembre sur franceinfo le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, deux jours après l'annonce de nouvelles restrictions pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. A l'école, "il y a évidemment des personnes pour s'occuper du fait que les enfants respectent les gestes barrières, avec évidemment le gel hydroalcoolique, les signaux au sol", a poursuivi le ministre qui a souligné que "la cantine, c'est un enjeu social fondamental parce que pour beaucoup d'enfants, c'est tout simplement l'occasion de pouvoir bien manger et donc on ne ferme les cantines que dans les cas extrêmes". Selon le ministre, il s'agit de ne pas "créer des inconvénients supérieurs aux avantages que l'on recherche".Jean-Michel Blanquer a souligné que "les enfants, notamment en primaire, se contaminent très peu entre eux". "On ne se contamine pas plus en allant à l'école qu'en vivant d'autres aspects de la vie sociale. C'est même probablement moins parce que c'est un lieu où on respecte plus les règles que d'autres", a ajouté le ministre.
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Encore "denrée rare" pour de nombreux professionnels de santé, les masques chirurgicaux vont faire leur apparition dans les supermarchés à partir de lundi. Cet arrivage massif suscite l'interrogation de plusieurs élus, et le mécontentement des pharmaciens qui mettent en avant le rationnement imposé les dernières semaines.
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Dans le cadre des grandes manoeuvres pré-déconfinement, le gouvernement a décidé de plafonner le prix de vente des masques chirurgicaux à 95 centimes l'unité. Chez les acteurs de la grande distribution, des masques à usage unique seront vendus à partir du 4 mai "à prix coûtant", a indiqué sur Franceinfo Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD), se défendant d'avoir des constitué des "stocks cachés". La question des masques chirurgicaux est devenue un point de crispation majeur, de nombreux métiers de la santé déplorant le rationnement imposé des équipements de protection, qui manquaient pendant des semaines. Face au grand nombre de masques annoncés à la vente par les enseignes, les ordres des professions de santé, qui ont toujours du mal à s'en procurer, ont ainsi exprimé leur "consternation" dans un communiqué sans appel où ils qualifient les acteurs de la grande distribution de "profiteurs"."L'ultimatum" de Renaud MuselierCes critiques ont trouvé un écho dans la classe politique, tous bords confondus. A gauche, Jean-Luc Mélenchon s'est dit "écoeuré" par la situation, tandis que le patron du PS Olivier Faure s'indigne d'un scandale et dénonce une "opération commerciale". A droite, le président de la région Sud Renaud Muselier "donne trois jours à la grande distribution pour prouver qu'elle n'avait pas de stock secret de masques pendant la crise". Côté grande distribution, plusieurs représentants sont montés au créneau pour déplorer une "non-polémique". "Il n'y a pas de stock caché dans un hangar", clame ainsi Jacques Creyssel, se lamentant d'une "polémique indigne". "Pourquoi créer des querelles professionnelles?", demande quant à lui Michel-Edouard Leclerc, qui a apporté des précisions sur les masques."Nous avons sécurisé 170 millions de masques mais nous ne les avons pas. Nous les recevrons petit à petit et nous les mettrons progressivement en magasin à partir du 4 mai. et je ne veux pas en faire un argument commercial", fait-il valoir t-il sur BFM Business."Ces masques, on en avait besoin !"Chez les pharmaciens, la colère se focalise principalement sur les "stocks insuffisants"avec lesquels de nombreuses officines ont dû composer pendant des semaines. "Même aujourd'hui nous sommes dans l'obligation de dire non (à des patients et professionnels de santé, ndlr), déplore la président de l'Ordre des pharmaciens sur BFM TV. "L'Etat a fait un effort remarquable, très bien, mais les stocks restent insuffisants". "La grande distribution doit prioriser les masques grand public, c'est très clair!", clame t-elle."Ces masques, on en avait besoin il y a une ou deux semaines!", abonde quant à lui un pharmacien des Bouches-du-Rhône. "On vous court-circuite, et après, on vous fait passer pour des voleurs", regrette t-il encore, témoignant qu'il avait dû refuser des masques à des particuliers atteints de pathologies sévères, en raison des instructions précises édictées par les autorités de santé. Face à la polémique naissante, la sénatrice de Gironde Nathalie Delattre (Mouvement radical) a demandé la constitution d'une commission d'enquête sur le sujet.
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L'un des pays participants depuis plusieurs années à l'Eurovision vient d'annoncer son retrait de la compétition, rapporte 20 Minutes.
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Alors que les pays commencent à préparer la 64e édition du Concours Eurovision de la chanson, l'un d'entre eux vient d'annoncer son retrait de la compétition. En effet, comme le rapporte 20 Minutes, la Bulgarie a annoncé lundi sur son compte Twitter qu'elle ne participerait pas cette année au show, pour des raisons financières. "Nous sommes tristes de vous annoncer que la Bulgarie se retire de l'Eurovision. Les coûts d'une participation dépassent la capacité financière de BNT (le diffuseur, ndlr)", a indiqué la délégation bulgare.Une annonce-choc qui a attristé les fans du concours. Eurovision France a d'ailleurs fait part de sa tristesse après la confirmation du retrait de la Bulgarie. "Vous allez nous manquer cette année, les amis". Une pétition en ligne a également été lancée par des fans bulgares.La Bulgarie avait rejoint le concours de l'Eurovision pour la première fois en 2005. Depuis, le pays comptabilisait douze participations, avec une très belle deuxième place en 2017 grâce à Kristian Kostov et sa chanson "Beautiful Mess". En 2014 et 2015, la Bulgarie avait déjà dû renoncer, là encore pour des raisons financières. Le 64e concours de l'Eurovision se déroulera le 18 mai 2019 à Tel-Aviv, en Israël, pays de la grande gagnante de l'édition 2018, Netta Barzilaï.
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VIDÉO - Mimie Mathy a expliqué jeudi sur Europe 1 avoir déjà été "harcelée", mais la comédienne appelle les femmes à "répondre". "Moi, si on me met la main aux fesses, je mets la main aux couilles", a-t-elle lancé.
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"Ça me touche parce qu'on a attendu je ne sais combien d'années pour répandre ça (la libération de la parole des femmes, ndlr)", explique la comédienne au journaliste Philippe Vandel. "Et je pense qu'on fait un amalgame en ce moment", ajoute-t-elle en référence à la tribune publiée mardi dans le journal Le Monde par un collectif de 100 femmes - dont Catherine Deneuve, Élisabeth Lévy ou Catherine Millet - qui regrette la dénonciation des violences sexuelles. "Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n'est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste", soutient la tribune, s'inquiétant d'un retour du "puritanisme". "Il y a des milieux où c'est très dur", répond Mimie Mathy. "La secrétaire qui est harcelée par son patron qui la menace de licenciement, c'est beaucoup plus dur que la jeune comédienne qui va voir Harvey Weinstein et qui veut à tout prix le premier rôle du film". "Moi, ça ne m'est arrivé, pas assez à mon goût, j'aurais bien aimé qu'on me mette plus la main aux fesses", plaisante-t-elle ensuite avant de s'inquiéter sourire aux lèvres de la réaction des "féministes". "Moi, si on me met la main aux fesses, je mets la main aux couilles. Je crois qu'il faut répondre et savoir ce qu'on veut dans la vie. J'ai eu des propositions qui ne me plaisaient pas, j'ai dit 'non merci' et puis voilà".Selon l'Institut national d'études démographiques (Ined), en France près de 3 millions de femmes de 20 à 69 ans subissent chaque année dans l'espace public une situation de drague importune, et plus d'un million des situations de harcèlement et atteintes sexuels.
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Le frère de Roselyne Bachelot, l'élu RN Jean-Yves Narquin, a publié le week-end dernier un tweet insultant à l'encontre de la secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes.
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Dans un portrait publié le 4 août par le Journal du Dimanche, Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes indique qu'elle est "sapiosexuelle", c'est-à-dire "excitée par l'intelligence". Une petite phrase qui n'a pas manqué de faire réagir. Jean-Yves Narquin, maire Rassemblement national (RN) de Villedieu-le-Château dans le Loir-et-cher, avait réagi de manière particulièrement vulgaire sur Twitter. "On savait déjà qu'elle était reine de la pipe d'après ses confessions ! Mais si en plus elle réfléchit pendant qu'elle suce... Où va-t-on!", avait-il écrit sur le réseau social. Le post a depuis été supprimé.Roselyne Bachelot exprime sa solidaritéLa propre sœur de l'élu, qui n'est autre que Roselyne Bachelot, l'ancienne ministre de la Santé sous Nicolas Sarkozy, a condamné ses propos sur le réseau social et apporté son soutien à Marlène Schiappa. "Chère Marlène Schiappa, je condamne les propos ignobles et obscènes proférés par Jean-Yves Narquin à votre encontre. Je vous embrasse en toute solidarité", a-t-elle écrit, mardi soir. La secrétaire d'État a tenu a remercié l'ancienne ministre. "Merci de tout cœur, chère Roselyne. Il ne me serait pas venu à l'esprit une seule seconde de vous relier à ces propos, sachant votre engagement sincère de longue date pour la liberté des femmes ! Je vous embrasse également", a-t-elle écrit sur Twitter.
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L'officier d'état civil de la mairie de Brive-la-Gaillarde a refusé d'enregistrer le prénom. C'est désormais à la justice de trancher.
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Y aura-t-il un petit "Griezmann Mbappé" à Brive-la-Gaillarde ? C'est le souhait de jeunes parents, qui sont allés en mairie pour déclarer la naissance de leur nouveau-né début novembre mais n'ont pas pu faire enregistrer le nom qu'ils souhaitaient.L'officier de l'état civil de la mairie a en effet refusé d'inscrire "Griezmann Mbappé" et a saisi le procureur de la République, rapporte France Bleu Limousin. Ce dernier peut, à son tour, notamment s'il juge le prénom contraire à la loi, saisir le juge aux affaires familiales.L'affaire entre les mains de la justiceLa réponse de la justice devrait intervenir "assez rapidement", a indiqué le cabinet du maire de Brive, sans toutefois donner de délai. Il précise que la maternité de la ville enregistre chaque année environ 1.500 naissances et qu'il "s'agit là de la première saisine de l'année" dans le département. Des refus de prénom ont déjà été enregistrés en France, notamment car ils pouvaient se révéler dégradants, péjoratifs, ou inappropriés pour l'enfant. Ce n'est pas le cas des patronymes "Griezmann" et "Mbappé" mais "ce sont des noms, pas des prénoms", souligne la mairie.
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Les personnes noires continuent de subir des "discriminations nombreuses" en France, selon le rapport d'un organisme officiel publié jeudi, qui prône la "décolonisation des esprits", au moment où des manifestations contre le racisme ont rassemblé des milliers de personnes ces dernières semaines.
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Il faut "décoloniser les esprits", assène le rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) remis au Premier ministre Édouard Philippe.Si le document de quelque 350 pages a été bouclé en mars, il fait écho à l'actualité de ces dernières semaines et aux manifestations contre le racisme et les violences policières.Samedi, des milliers de personnes ont défilé dans les rues, à l'appel de la famille d'Adama Traoré, un jeune homme noir mort en juillet 2016 après son interpellation par les gendarmes. "Il s'agit bien d'une actualité immédiate", a souligné Jean-Marie Burguburu, président de la CNCDH. La commission relève un paradoxe: "Alors que la minorité noire est avec la minorité juive celle qui a la meilleure image", selon son baromètre sur la tolérance des Français, "elle est en butte au quotidien à des préjugés offensants et des discriminations nombreuses"."Sur les réseaux sociaux ou dans les stades, s'exprime un racisme antinoirs extrêmement cru, animalisant et violent, construit par opposition à une norme blanche", constate-t-elle.Selon la Commission, "c'est tout à la fois une histoire, une culture et un ensemble de préjugés qui sont à la racine du racisme antinoirs"."Comme la lutte pour l'égalité femme-homme, le combat contre le racisme envers la minorité noire nécessite une prise de conscience du phénomène par la société dans son ensemble, une décolonisation des esprits", écrit-elle.La CNCDH pointe aussi "la surreprésentation des personnes noires dans des métiers peu qualifiés" comme femmes de ménage, nourrices, aides-soignantes pour les femmes; éboueurs, vigiles, tâches très physiques pour les hommes.- Pas de statistiques ethniques -Elle rappelle en outre une enquête du Défenseur des droits (2016) selon laquelle, lors d'un contrôle d'identité, les personnes "qui se considèrent comme noires" sont "davantage victimes de comportements non conformes à la déontologie policière et courent davantage le risque d'être tutoyées, insultées, voire brutalisées".La commission presse donc les pouvoirs publics "de développer des enquêtes permettant de mieux connaitre les discriminations", de développer les outils comme les testings, "en particulier dans les services publics, les commissariats et les gendarmeries", sans pour autant franchir le cap des statistiques ethniques, interdites en France.Le président Emmanuel Macron n'est de toute façon guère favorable à leur mise en place, malgré un débat au sein de son gouvernement sur la question. Il a écarté cette semaine cette idée, préférant "des actions concrètes de lutte contre les discriminations".Son Premier ministre a de son côté estimé jeudi que les constats de la Commission "commandent une prise de conscience collective".La CNCDH conseille également de lancer des "campagnes de communication contre les stéréotypes envers les personnes noires, notamment en montrant leur diversité sociale, économique et professionnelle".Elle préconise enfin d'axer davantage les programmes scolaires sur "les racines multiculturelles de la France et leurs apports à la culture nationale".
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Au coeur d'une crise sanitaire sans précédent, beaucoup de sans-papiers aux Etats-Unis refusent encore d'aller à l'hôpital, par peur de l'arrestation, de l'expulsion ou d'une facture qui pourrait empêcher leur régularisation.
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L'ex-mari de Victoria avait 69 ans, les reins en mauvais état et du diabète, ce qui faisait de lui la cible parfaite du Covid-19.Les douze autres sans-papiers avec lesquels il vivait dans un logement du New Jersey sont tous tombés malades, et lui aussi.Au fil des semaines, alors que son état se détériorait, il a pourtant systématiquement refusé de consulter un médecin. Victoria ne voulait pas non plus l'y emmener."Lorsqu'il n'a quasiment plus pu marcher, manger ou même respirer, ma fille l'a emmené en voiture", se souvient cette femme mexicaine qui a perdu son emploi il y a deux mois. "Il est mort trois semaines plus tard".A New York, épicentre de la pandémie aux Etats-Unis, Noirs et Hispaniques présentent des taux de mortalité quasiment deux fois supérieurs à ceux des Blancs.Parmi les millions de sans-papiers hispaniques vivant aux Etats-Unis, nombreux sont ceux qui travaillent dans des domaines essentiels. Ne pouvant souvent pas exercer leur activité de chez eux, ils sont donc généralement plus exposés au virus.Ils souffrent aussi, en moyenne, plus fréquemment d'affections de longue durée comme le diabète, l'asthme ou l'hypertension."Les gens de ma communauté n'ont pas le luxe de pouvoir s'évader dans leur résidence secondaire des Hamptons", explique Francisco Moya, élu du quartier du Queens au conseil municipal de New York, en évoquant le lieu de villégiature favori des New-Yorkais aisés. "Ils doivent rester là et travailler".- Pas les moyens -La circonscription de ce conseiller municipal originaire d'Equateur est une des plus cosmopolites de la ville et figure parmi les plus touchées par la pandémie.Pour lui, les gens "ont peur d'aller à l'hôpital à cause des mesures antimigratoires prises par le gouvernement Trump depuis le premier jour" de son mandat.Les services américains de l'immigration (ICE) ont assuré qu'ils ne procéderaient pas à des interpellations dans les hôpitaux.Pour autant, "la peur existe", assure Jae Young Kim, de l'association Legal Services, qui propose une aide juridique aux immigrés dans le quartier du Bronx à New York.A la crainte de l'arrestation, s'ajoute celle de la facture, souvent considérable pour des soins d'urgence dans le système de santé le plus onéreux au monde, et de très loin.L'Etat fédéral peut offrir la prise en charge des soins d'urgence, par le biais de l'Emergency Medicaid, spécifiquement destiné aux personnes en situation irrégulière.Mais le gouvernement Trump a élargi une disposition légale existante, qui compromet les chances de régularisation d'une personne ayant bénéficié d'une aide publique, considérée comme une "charge publique".Il a prévu une exception pour le coronavirus, mais beaucoup l'ignorent ou se méfient et ne voient donc pas d'autre solution que de payer de leur poche en cas de consultation ou d'hospitalisation.Il y a quelques années, le père de Rosa, travailleuse agricole en Californie, a dû être opéré en urgence et a reçu, plus tard, une facture de 40.000 dollars, qu'il n'a pas fini de payer.Si elle tombait malade, Rosa, qui a perdu son emploi dans la vallée de Coachella, où elle ramassait des choux-fleurs, sait déjà qu'elle n'irait pas à l'hôpital."C'est difficile quand vous n'avez pas les moyens de payer", dit-elle.Pour un transport en ambulance et un simple test de dépistage du coronavirus, Carlos Buri, un Equatorien qui vit à Corona, dans le Queens, s'est vu réclamer 1.360 dollars.Ses économies se sont déjà envolées au vent de cette crise, qui lui a fait perdre son emploi dans un supermarché, et Carlos ne peut pas payer.Le plan de soutien massif à l'économie adopté par le Congrès ne prévoit rien pour les personnes en situation irrégulière, qui ne peuvent pas non plus recevoir d'allocations chômage.Son épouse, Blanca Velez, voit se profiler la menace de la fameuse "charge publique" et ne veut plus de facture supplémentaire: "Nous avons peur de retourner à l'hôpital".
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- L'ancien président du Front national s'est vanté sur Twitter d'avoir dîné avec le militant des droits civiques américains. Ce dernier a usé du même réseau social pour mettre les choses au clair.
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-De passage en France, le révérend américain et militant pour les droits civiques Jesse Jackson a assisté mardi 10 mai à Paris aux diverses commémorations officielles de la journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions, aux côtés de François Hollande ou de Manuel Valls. La veille au soir, le pasteur a dîné dans un restaurant de la capitale avec Jean-Marie Le Pen à en croire le tweet de ce dernier. L'ancien dirigeant du Front national a en effet posté sur le réseau social une photo où ils sont tous les deux côte à côte. L'Américain aurait même griffonné un mot sur un coin de nappe à l'adresse de Jean-Marie Le Pen et son épouse Jany : "May 8-'16. Jean-Marie, Jany Le Pen, Keep Hope Alive, Continue", soit "8 mai 2016, Jean-Marie, Jany Le Pen, gardez l'espoir vivant, continuez".Ce mercredi 11 mai, le révérend a démenti avoir rencontré intentionnellement l'ex-président du FN. "Je ne savais pas que vous viendriez au dîner. Je ne vous avais jamais rencontré auparavant. Je ne partage pas vos convictions", a tweeté le révérend via son compte officiel. Dans la soirée de mardi, l'ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, qui avait passé du temps avec la personnalité afro-américaine la plus importante des années 1980 en marge des commémorations, avait tweeté de son côté : "Pitoyable et invraisemblable cette tentative de Jean-Marie Le Pen de se faire adouber par le révérend. Esprits inconciliables".Un post qui n'aura pas suffit à décourager Jean-Marie Le Pen, qui a tweeté dans la foulée une nouvelle photo du dîner où le révérend, souriant, se situe entre lui et son épouse, filmés par une caméra. En commentaire : "À l'attention des médias qui parlent de 'dîner fantasmé' #desinformation". "Un couple d'amis marocains du monde des affaires les a fait dîner ensemble dans un restaurant marocain, c'était le dîner du dimanche soir, mais avec une dimension idéologique", a par ailleurs précisé l'entourage de M. Le Pen à l'AFP. M. Jackson "savait qu'il aller dîner avec Jean-Marie Le Pen et qui c'était, il n'y avait pas de piège, d'autant qu'un accord a été donné aux amis communs pour que le dîner ne soit pas confidentiel. Les photos ont été prises par un photographe d'agence", a-t-on aussi relevé. M. Jackson "a souvent été accusé d'antisémitisme, des accusations qu'il partage avec M. Le Pen, peut-être que son entourage s'inquiète" des conséquences de la publicité d'une telle rencontre, a souligné cette source."Je ne connais pas M. Le Pen, je ne l'ai jamais rencontré (avant). Je trouve ses idées xénophobes et répugnantes", a réaffirmé mercredi M. Jackson à l'AFP, en marge d'une rencontre avec des entrepreneurs de banlieue à Paris. Jean-Marie et Jany Le Pen "étaient conviés par d'autres invités. Ce n'était pas du tout un dîner politique. Ce qui m'intéressait, c'était les commémorations de l'esclavage", a-t-il assuré. "Si j'avais su qui il était, je serais parti, pour marquer mon dégoût" envers ses idées politiques, a-t-il ajouté. "La xénophobie et l'antisémitisme sont répugnants et n'aident vraiment pas à construire un monde pacifique", a ajouté le révérend, se disant "trahi" et "déçu" par "ceux qui ont tweeté cette rencontre".
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Le président du groupe LR au Sénat a réagi lundi 29 juin aux défaites de son parti à Marseille et Bordeaux. Il pointe notamment l'alliance LR/LREM qui avait été constituée à Bordeaux, qui a été dépassée par les Verts après 73 ans à droite.
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Une "leçon politique". Voilà ce qu'ont appris Les Républicains au lendemain du second tour des municipales. Bruno Retailleau a réagi lundi 29 juin aux "deux grandes défaites" de la droite lors du scrutin à Marseille et Bordeaux. "On a bien vu que quand on s'est alliés avec En marche, En marche nous a tiré vers le bas", a analysé le sénateur LR, invité sur RTL lundi matin, faisant référence à l'alliance entre le maire bordelais LR sortant Nicolas Florian et le candidat Thomas Cazenave LREM, qui, face à la situation "exceptionnelle" liée à la crise du Covid-19, avaient fait liste commune après le premier tour. Une tactique perdante car c'est finalement l'écologiste Pierre Hurmic qui l'a emporté,avec 46,48% des voix, créant un véritable séisme politique. "Confusion des convictions"Plus précisément, la droite a "deux leçons" à tirer de ses échecs dans ses fiefs historiques. "À Marseille, c'est une leçon politique, qui est éternelle. Il n'y a pas de chemin plus court à la défaite que la division", a analysé le président LR du Sénat, avant de souligne qu'il y a aura un "troisième tour". Le cas de Bordeaux fait ressortir quant à lui une autre problématique, celle de l'alliance avec LREM."Bordeaux, c'est peut-être aussi le fait qu'il y a eu confusion des convictions. On a bien vu que quand on s'est allié avec En Marche, En Marche nous a tirés vers le fond."Bruno Retailleau semblé satisfait des succès plus locaux de la droite, malgré les pertes de Marseille et Bordeaux. "A droite on va rester très enracinés dans la France des petites et grandes villes, comme Nice". Quant à l'abstention record qui a marqué le scrutin, le sénateur reconnaît que c'est aux "politique de faire en sorte que les Français retrouvent le goût de la dimension collective".
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Joshua Wong, symbole aux yeux de l'opinion internationale du mouvement pro-démocratie à Hong Kong, ne passe pas un seul jour sans se demander quand viendra le jour de son arrestation en vertu de la loi sur la sécurité nationale.
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A 23 ans, ce célèbre dissident politique a déjà été emprisonné à deux reprises pour avoir mené les manifestations contre le gouvernement.Mais depuis l'entrée en vigueur fin juin de la draconienne loi sur la sécurité nationale, imposée par Pékin, les enjeux sont encore plus grands."Toutes les nuits, quand je dors, j'imagine la police entrer cher moi", a raconté Joshua Wong dans un entretien exclusif à l'AFP. "Chaque militant se demande combien de temps il lui reste pour continuer à vivre sa vie, à être avec (s)es amis, avant que Pékin ne nous arrête en vertu de la loi sur la sécurité nationale". Si Joshua Wong savait que cette loi porterait un coup sérieux aux libertés que la Chine s'était engagée à garantir jusqu'en 2047, il n'a pas attendu longtemps avant d'en constater les conséquences sur sa vie quotidienne. Mi-juillet, alors qu'il allait déposer sa candidature aux législatives - finalement invalidée par les autorités notamment pour ses prises de position passées - il a remarqué un convoi d'au moins six véhicules qui le suivait. "C'était comme dans un film américain", se souvient-il, "les chauffeurs avaient même des talkies-walkies pour se coordonner".Une des nombreuses dispositions de cette nouvelle législation prévoit que des agents venant de Chine continentale puissent désormais opérer à Hong Kong. Le siège du nouveau bureau en charge de la sécurité nationale a été installé, une semaine après l'entrée en vigueur de cette loi, dans un hôtel de luxe situé au coeur du quartier commerçant de la ville.- "Fauteur de troubles" JLe militant dit ne pas vraiment savoir si ceux qui le suivent désormais régulièrement sont des policiers hongkongais ou des agents venant de Chine. Il a pratiquement arrêté de prendre les transports en commun et préfère demander à ses amis de faire office de chauffeur ou de gardes du corps. "La liberté, la vie privée et la sécurité ne sont plus vues comme allant de soi à Hong Kong depuis que la loi est entrée en vigueur", assure cet ancien étudiant en sciences politiques.Cette loi sur la sécurité est considérée comme une réponse de Pékin aux mois de manifestations en faveur de la démocratie qui avaient ébranlé Hong Kong en 2019. Décrite par Pékin comme "une épée" suspendue au-dessus de la tête de ses détracteur, elle donne le pouvoir aux autorités locales de réprimer quatre types de crimes contre la sécurité de l'Etat: la subversion, le séparatisme, le terrorisme et la collusion avec des forces extérieures.Si elle a semé la peur chez les opposants, les rapporteurs spéciaux de l'ONU ont estimé qu'elle constitue "un risque grave pour les libertés fondamentales" dans l'ex-colonie britannique.Et Joshua Wong a bien conscience d'être une cible privilégiée pour Pékin qui le considère comme "un fauteur de troubles".S'il a passé la plus grande partie de son adolescence à la tête de manifestations contre les ingérences de la Chine à Hong Kong, à 23 ans, il ne cache pas être un fan du robot japonais Gundam et un spectateur avide de la série politique américaine "House of Cards".- "C'est la fin" -Mais très vite, la réalité le rattrape.La loi sur la sécurité a déjà frappé deux de ses plus proches camarades.Nathan Law, 27 ans, un des jeunes militants les plus en vue du mouvement hongkongais, a élu domicile à Londres dans la foulée de l'adoption de la loi. Selon des médias officiels chinois, il est désormais recherché pour avoir violé la loi sur la sécurité nationale. Une autre figure de proue du mouvement, Agnes Chow, 23 ans, qui a mené le mouvement de contestation aux côtés de Joshua Wong, fait partie des 22 personnes arrêtées en vertu de cette nouvelle législation. Elle a été libérée sous caution.Mais Joshua Wong veut croire que sa notoriété lui offre une certaine protection. "En tant que militant de premier plan, il arrive que lorsque le régime doit vous cibler, il hésite un peu plus", souligne le jeune homme qui dit ne pas envisager de renoncer à son militantisme."S'ils choisissent de ne pas m'arrêter, je reste à Hong Kong, mais s'ils choisissent de m'arrêter, je peux être extradé vers la Chine immédiatement. Et c'est la fin".
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France 3 Paris Île-de-France rapporte qu'un homme infecté par le coronavirus Covid-19 est décédé dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 mars à Méry-sur-Oise dans le Val-d'Oise.
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Le coronavirus Covid-19 continue de se propager en France et les premières victimes apparaissent. Selon les informations de France 3 Paris Île-de-France, un homme porteur du virus serait mort dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 mars à Mery-sur-Oise (Val-d'Oise). C'est le maire de la commune Pierre-Edouard Eon qui a annoncé ce décès. Âgé de 85 ans, l'homme était déjà très malade et affaibli physiquement. Il avait été repéré parmi les neuf cas du « cluster », un foyer de contamination au coronavirus dans le département. Les personnes y ont été identifiées entre le mardi 3 mars et le jeudi 5 mars. Parmi elles, la compagne de l'homme est également contaminée. Confinée, elle est âgée de 84 ans.La victime avait été en contact avec deux personnes infectéesL'Agence régionale de santé tente actuellement d'y voir plus clair dans cette affaire. Son enquête sanitaire tente de déterminer comment l'homme a été contaminé. Selon les premiers éléments relayés France 3 Paris Île-de-France, la victime aurait été en contact avec deux autres personnes infectées qui venaient du sud de la France. Une information confirmée par le mairePierre-Edouard Eon explique que la personne a rapidement été prise en charge. « Elle a présenté des symptômes très rapidement. Elle a été détectée il y a deux jours, ça a été officiellement confirmé hier matin et elle a été immédiatement hospitalisée », raconte-t-il vendredi au micro de BFMTV.Une potentielle propagation du virus est prise très au sérieux par les autorités locales. Si les établissements scolaires restent ouverts, le préfet du Val-d'Oise Amaury de Saint-Quentin a interdit les rassemblements « de toute nature en milieu clos (concerts, salons, expositions, réunions publiques, manifestations culturelles ou sportives, exercice des cultes...) jusqu'au mars 2020 inclus ».
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L'eau du robinet du petit village de Tautavel a été déclarée impropre à la consommation le 10 juin dernier, a repéré franceinfo. Des traces de pesticides à un taux trop élevé y ont été retrouvées.
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La mésaventure paraît d'autant plus insoutenable avec les vagues de fortes chaleurs qui déferlent actuellement sur le pays. Depuis le 10 juin dernier, les 900 habitants de Tautavel, une petite commune des Pyrénées-Orientales située à une trentaine de kilomètres au nord de Perpignan, ne peuvent plus boire de l'eau du robinet. Et pour cause : cette dernière a été déclarée impropre à la consommation, rapporte franceinfo ce jeudi 30 juillet. L'Agence régionale de la santé a retrouvé des traces de pesticides à des taux dépassant le seuil autorisé et a donc décidé de sévir. Le quotidien des habitants de Tautavel est bouleversé par cette interdiction. Le village est ravitaillé en bouteilles d'eau minérale par des agents de la métropole de Perpignan. "Tout ce qu'on fait cuire c'est avec de l'eau en bouteille. Il n'y a que pour la douche qu'on prend l'eau du robinet", a confié Lionel, un habitant, à franceinfo. Par précaution, certains préfèrent même se rincer à l'eau minérale après la douche. La situation devrait se résoudre d'ici le 15 août, date à laquelle une station provisoire de traitement de l'eau sera mise en service. Les vignerons et viticulteurs pointés du doigt Les pesticides retrouvés dans l'eau de Tautavel sont notamment des néonicotinoïdes, une substance pourtant interdite depuis 2018 afin de protéger les abeilles. Des traces de fongicides, utilisés dans la vigne, ont également été repérées dans ce village qui compte soixante vignerons et viticulteurs. Ces derniers sont tenus pour responsables de la situation par certains habitants. Mais le maire, Francis Alis, a souhaité temporiser auprès de franceinfo : "Demander à ce que tout le monde soit bio, je ne suis pas sûr que ce soit possible". Une association d'habitants a tout de même porté plainte contre X pour empoisonnement.
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La vidéo ne sera jamais diffusée. Marine Le Pen prévoyait de lancer un appel aux électeurs de François Fillon, battu lors du premier tour de la présidentielle, révèle l'Obs ce jeudi.
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Comme l'appel lancé aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon, celui aux électeurs de François Fillon aurait pris la forme d'une vidéo postée sur Twitter, souligne l'hebdomadaire sur son site internet. Mais pourquoi ces images sont-elles restées au placard ? Selon des cadres du Front national, la non-diffusion des images est le fait de Florian Philippot, qui a récemment claqué la porte du FN. Des accusations fausses selon le principal concerné. "C'est la décision de Florian Philippot. Cette vidéo a été caviardée", assure un proche de Marine Le Pen. Celui qui était alors vice-président du FN "était opposé à cette vidéo et voulait exclusivement que l'on parle aux électeurs de Mélenchon".Dans l'entourage de celui qui est aujourd'hui à la tête des Patriotes, on ne nie pas l'existence du projet. "Mais en réalité, il n'y a pas eu de débat. Il fallait évidemment que l'on s'adresse aux électeurs de la France insoumise", explique-t-on.De son côté, Florian Philippot revendique la paternité des deux projets. "Ce qui vous a été dit est totalement faux. C'est moi qui ai eu l'idée de ces deux vidéos. La seconde devait être tournée, et ne l'a pas été simplement faute de temps. Toute autre version est une reconstruction a posteriori pour nuire", dit-il à l'Obs.
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Un rapport remis à Matignon au début du mois liste les pistes qui permettraient de réduire le coût du permis de conduire. Si l'ensemble des options n'a pas été dévoilé, les auto-écoles dénoncent plusieurs pistes de réflexion et prévoient une manifestation lundi.
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Emmanuel Macron annonçait vendredi 9 novembre "une baisse drastique du coût du permis de conduire". Le rapport de la députée (LREM) du Gard Françoise Dumas, remis le 2 février au Premier ministre, a mis les dirigeants d'auto-écoles en colère. Objectif du rapport ? Lister les pistes de réflexion envisageables pour réduire le prix du permis de conduire. Un rapport qui fâche les auto-écoles, à tel point que, selon les informations du Parisien jeudi 7 février, les professionnels du secteur prévoient de bloquer le périphérique parisien lundi.Le rapport prévoit notamment un "continuum de formation". "Les collégiens et lycéens de France pourraient avoir des cours de sécurité routière sur les bancs de l'école avant de passer leur Code de la route pendant leur service national universel (SNU) qui sera obligatoire pour filles et garçons aux alentours de 16 ans", détaille Le Parisien.Les professionnels dénoncent par ailleurs une mise en concurrence du système traditionnel avec de nouveaux arrivants sur le marché, comme des plateformes de formation en ligne ou des start-up proposant des permis à prix cassés, rapporte le quotidien francilien. L'agrément national au coeur de la discorde Les professionnels dénoncent un rapport visant à favoriser ces nouveaux entrants. Comment ? L'agrément des auto-écoles serait national et non plus départemental. "Un agrément national signifie que l'on n'a plus besoin de justifier d'une adresse et d'un établissement pour demander à travailler dans un département", dénonce le Conseil national des professions de l'automobile (CNPA). Lors de l'opération-escargot prévue lundi, les auto-écoles seront soutenues par les inspecteurs du permis de conduire. Eux s'inquiètent de la généralisation des candidats libres, le rapport permettant, toujours selon Le Parisien, de s'inscrire seul à un examen. "Très mauvaise idée. Sans le filtre des auto-écoles qui ne présentent que des candidats avec un bon niveau, des jeunes trop sûrs d'eux vont passer l'examen sans être prêts, ce qui va augmenter le nombre de recalés, les temps d'attente et donc les coûts de formations", alerte Laurent Deville, de FO inspecteurs, auprès du Parisien. Du "dumping social" "Ces start-up affirment casser les prix. Mais des élèves mal formés vont rater leur permis et, devant le repasser, paieront finalement bien plus cher qu'avec une auto-école classique", abonde le CNPA. Invité de RTL, Patrice Bessonne, président du CNPA, a dénoncé ces plateformes et start-up qui font du "dumping-social". "L'école de conduite, c'est de la proximité, c'est un local, ça permet aux personnes de connaître l'école, son gérant, les moniteurs. Est-ce que ça vous viendrait à l'esprit de mettre votre fille de 15 ans entre les mains d'un inconnu dans un véhicule ? Bien entendu que non. Vous avez besoin de la proximité", a-t-il dénoncé.
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Un professeur de musique a passé lundi 22 octobre quelques heures en garde à vue au commissariat de police d'Annecy pour harcèlement téléphonique après une plainte de l'Élysée.
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Il revendique son droit à manifester son mécontentement. Depuis deux ans, un homme d'une quarantaine d'années, domicilié à Annecy (Haute-Savoie), déversait régulièrement sa colère au téléphone à divers services administratifs, rapporte Le Dauphiné Libéré le 23 octobre. Sa toute première victime avait été un directeur de la police nationale qu'il avait entendu lors d'une émission à la télévision, mais sa cible favorite restait l'Élysée.Après avoir harcelé le palais présidentiel durant le quinquennat de François Hollande, ce professeur de musique a récemment, pendant plusieurs semaines, passé de "très nombreux appels" au standard en demandant à parler à Emmanuel Macron, a confirmé l'Élysée à BFMTV.com. Le Dauphiné Libéré et France Bleu Pays de Savoie parlent de 195 fois en 24 heures. Face aux refus des standardistes, il les aurait copieusement insulté. "L'homme a appris les noms de ces derniers, et s'est amusé à les appeler de façon récurrente pour les menacer", précise la chaîne d'information.Le chef du STI (service des télécommunications et de l'informatique de l'Élysée) a donc déposé plainte courant septembre au nom du service, qui comprend le standard, pour "menaces personnelles envers les standardistes" et "propos insultants". "Une procédure administrative classique", précise le palais présidentielle. Selon Le Dauphiné Libéré, l'homme s'est rendu de lui-même au commissariat d'Annecy pour reconnaître ses actes, qu'il "ne cherche d'ailleurs nullement à cacher puisqu'il appelle depuis son téléphone fixe sans masquer son numéro". Il a ainsi passé quelques heures en garde à vue ce lundi 22 octobre. Il devra répondre de ses actes devant le tribunal en janvier 2019.
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Le régime de la réclusion à perpétuité était trop dur pour cette femme incarcérée depuis 30 ans et "très fragile".
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Emmanuel Macron a accordé pour la première fois de son mandat une grâce présidentielle, rapporte le Journal du Dimanche (JDD), dimanche 27 mai. La bénéficiaire, Marie-Claire F., est une ex-prostituée de 73 ans originaire de Guadeloupe.Elle avait été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité en 1988 pour le meurtre d'un de ses clients. Elle est incarcérée en milieu hospitalier à Rennes et serait "psychiatriquement très fragile", selon une source proche du dossier, citée par le JDD. Or, le régime de la réclusion à perpétuité est particulièrement sévère. "La situation était insatisfaisante car elle n'avait droit à rien, même à de petites choses très simples, comme participer à des ateliers de préparation de repas", selon cette même source. Son avocate, plusieurs députés et la contrôleure générale des lieux de privation de liberté avaient ainsi demandé la grâce présidentielle, pour "raisons humanitaires", afin d'alléger son régime de détention. Il s'agit donc d'une grâce partielle, précise le JDD. Au vu de la dangerosité évaluée de la détenue, sa peine est commuée en une peine de 20 ans de prison, applicable à partir de vendredi et la signature par le président du décret. "Cette décision prolonge ce qu'avait dit le président dans son discours d'Agen sur la nécessité d'une peine qui a un sens, indique l'Élysée. Or, cette peine, telle qu'elle était appliquée, n'avait aucun sens."
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Selon les calculs de Franceinfo, le montant des indemnités de Carlos Ghosn, s'il était versé dans sa totalité, pourrait s'élever à 25 millions d'euros. Il est toutefois peu probable que l'ex-patron parte avec une telle somme.
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Clap de fin pour Carlos Ghosn. Le PDG de Renault, incarcéré au Japon depuis plus de deux mois, a démissionné, a annoncé jeudi 24 janvier le ministre français des Finances, Bruno Le Maire. Philippe "Lagayette (administrateur référent de Renault NDLR) a reçu hier soir la lettre de démission de Carlos Ghosn", a précisé Bruno Le Maire à l'AFP. Le conseil d'administration du constructeur automobile se réunit jeudi en fin de matinée pour nommer un nouveau directeur général. Il étudiera également les indemnités de départ de l'ancien patron du groupe, celles-ci pourraient atteindre 25 millions d'euros, indique Franceinfo.Carlos Ghosn devrait toucher sa rémunération fixe, à savoir un million d'euros pour l'exercice 2018. Reste la part variable de sa rémunération qui peut s'élever à 100 % du salaire fixe, soit un million d'euros. "Un quart est versé en cash et le reste en actions gratuites", explique Europe 1. Mais pour toucher ces actions, Carlos Ghosn doit être toujours présent dans l'entreprise en 2022, ce qui semble improbable. L'ex-pdg devrait donc toucher 250.000 euros. Que deviendront les actions de Carlos Ghosn ? Autre variable, les actions cumulées par Carlos Ghosn à la tête de Renault. Celles-ci ne peuvent être touchées que 4 ans après. Pour les actions de 2014, Carlos Ghosn peut y prétendre en 2019, ainsi de suite pour les actions de 2015, 2016 et 2017, explique Europe 1. Toutefois, cette part variable est indexée sur la présence de Carlos Ghosn au sein de l'entreprise, commente Franceinfo. L'homme étant incarcéré au Japon depuis la mi-novembre, la question se pose. Le conseil d'administration devra trancher. "Il va y avoir des tractations. Le fait qu'il soit loin et en mauvaise posture devrait conduire à ce que les syndicats qui hurlent déjà au scandale soient entendus par l'État et la nouvelle direction", estime Bernard Jullien, directeur du Groupe d'étude et de recherche permanent sur l'industrie et les salariés de l'automobile (GERPISA), au micro d'Europe 1 mercredi. Carlos Ghosn a démissionné de la présidence de Renaultpar euronews (en français)"Si on le révoque, il ne sera pas présent dans l'entreprise au moment où ces actions auraient dû lui être attribuées, et là, on parle d'un gros paquet de plusieurs centaines de milliers d'actions Renault, donc on peut parler jusqu'à 20 millions d'euros", ajoute pour Franceinfo Loïc Dessaint du cabinet Proxinvest qui conseille les actionnaires dont ceux de Renault. Selon lui, "le conseil d'administration doit être ferme en lui disant 'Carlos, tu n'as pas été présent, tu n'as pas le droit à ces actions'". La retraite et une indemnité de non concurrence En mars, alors qu'il fêtera ses 65 ans, Carlos Ghosn pourra par ailleurs prétendre à sa retraite, soit 800.000 euros par an. Celle-ci serait également soumise à une condition de présence dans l'entreprise, note Europe 1. En outre, il pourrait également toucher une indemnité de non-concurrence, dont le montant pourrait monter jusqu'à 4 millions d'euros. Au total, selon les calculs de Franceinfo, Carlos Ghosn pourrait toucher jusqu'à 25 millions d'euros si les parts variables de sa rémunération lui sont accordées. Les solutions envisagées devront être soumises à l'Assemblée générale des actionnaires qui se tiendra au mois de juin, rapporte Europe 1. En pleine crise des "gilets jaunes", l'État, actionnaire majoritaire de Renault à hauteur de 15,01 % devrait réfléchir à deux fois avant d'accepter le versement d'une telle somme à un ex-grand patron déchu.
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En 2019, "une trentaine d'enquêtes judiciaires ont été engagées contre des policiers sur des propos racistes", a déclaré mardi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qui souhaite désormais qu'une suspension administrative soit engagée systématiquement dans ces cas-là.
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"L'année dernière, il y a eu trente enquêtes judiciaires engagées au sein de l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) contre des policiers sur des propos racistes", a déclaré Christophe Castaner au micro de BFM TV/RMC."Huit de ces enquêtes judiciaires ont été classées sans suite et 22 ont été transmises à la justice", a-t-il précisé.La directrice de l'IGPN, Brigitte Jullien, a précisé, lors d'un point de presse, que ces "30 enquêtes" - contre "46 en 2018" - concernaient "19 policiers". "Ces policiers sont ou seront sanctionnés ou poursuivis. Trois sont suspendus", a ajouté Mme Jullien.Elle a souligné que l'IGPN n'était pas saisie de tous les faits de racisme dans la police, "les services territoriaux se saisissant souvent des enquêtes administratives sur ces faits-là". "La vue que nous avons, nous IGPN, ce n'est qu'une vue partielle. Les services territoriaux traitent de nombreux dossiers, les enquêtes sont rondement menées et les sanctions sont fréquentes", a insisté la patronne de l'IGPN. Christophe Castaner est revenu, pour le préciser, sur son propos de la veille sur "la suspension en cas de soupçon avéré" de racisme. Actuellement, a-t-il dit, "il faut attendre la fin de la procédure. C'est ce que je veux changer"."Parce qu'on a considéré qu'il y avait assez d'éléments pour transmettre au juge pour poursuivre, je pense qu'il faut une sanction administrative. La sanction administrative de prévention, c'est la suspension", a-t-il détaillé. "Dans ces 22 cas sur 150.000 policiers et 100.000 gendarmes (...) je veux qu'il y ait maintenant une suspension systématique", a-t-il ajouté estimant que "22 personnes c'est finalement très peu mais ce sont 22 personnes qui tâchent l'uniforme de la République". "Il y a dans cette institution comme dans beaucoup d'institutions, quelques fois une forme d'omerta, une parole qui ne se libère pas et c'est la raison pour laquelle j'ai choisi l'expression +soupçon avéré+", a-t-il détaillé."Le soupçon, c'est il y a un doute, il y a une parole qui ne s'est pas libérée, elle doit se libérer. Ensuite, il y a enquête. Si l'enquête détermine qu'il y a des propos ou des comportements racistes, à ce moment-là, ils sont avérés et je veux des sanctions administratives", a-t-il expliqué."La moindre alerte, parce que notre institution doit être plus exemplaire que d'autres encore - même si je le réaffirme elle n'est pas raciste (...) - chaque fois qu'on a des soupçons, on fait une enquête et si c'est avéré, on engage une procédure", a-t-il insisté.A Rouen, des policiers mis en cause en décembre 2019 pour des propos racistes échangés sur une messagerie Whatsapp n'ont toujours pas été suspendus. "Ca montre le changement de doctrine que je veux", s'est justifié le ministre de l'Intérieur."En janvier, nous avons engagé une procédure administrative et ces quatre personnes passeront en conseil de discipline dans quelques jours et seront sanctionnées - je n'en doute pas - et en même temps, il y a une enquête pénale", a-t-il dit."Quand j'ai lu le rapport sur Rouen, j'étais profondément choqué, j'ai demandé la procédure administrative et je regrette de ne pas avoir expressément demandé la suspension immédiate", a ajouté Christophe Castaner. Le ministre a également saisi vendredi le parquet de Paris pour des messages racistes publiés sur Facebook et attribués à des membres des forces de l'ordre, comme l'a révélé le site d'information Streetpress."On va laisser l'enquête se dérouler (...) Si ce sont des policiers et gendarmes et que ces propos sont considérés publics, et ça c'est une définition juridique qui appartient au procureur, j'engagerai une procédure administrative de sanction", a annoncé Christophe Castaner.
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Après une recrudescence des cas de Covid-19 cette semaine, la mairie de Quiberon a décidé, révèle France Bleu, d'interdire l'accès aux plages et aux parcs de 21 heures à 7 heures.
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Pour la jeunesse, Quiberon ne sera plus aussi festif et sympathique. La municipalité a décidé de mettre fin aux plaisirs des soirées et des nuits sur les plages ou dans les parcs de la station balnéaire du Morbihan. Il y aurait eu un manque criant de responsabilités de la part des jeunes. Cette semaine, 19 cas ont été détectés à la suite d'une soirée dans un bar à laquelle ont participé vacanciers et saisonniers. La préfecture a ordonné la fermeture administrative de l'établissement et la mairie ferme depuis ce dimanche 27 juillet plages et parcs de la commune de 21 heures à 7 heures."Ce que nous constatons, c'est que tous les cas positifs sur la commune sont des jeunes de 18 à 25 ans. Ils sont liés à des regroupements de plus de dix personnes qui se rejoignent tardivement la nuit sur la Grande Plage. Nous sommes contraints de devoir interdire ces regroupements. Notre souhait, c'est de protéger nos touristes, et de passer un message fort envers une certaine population qui ne prend pas les précautions nécessaires", a expliqué à France Bleu Gildas Quendo, premier adjoint au maire de Quiberon. Sur France Inter, le préfet du Morbihan Patrice Faure a dénoncé lui aussi "une irresponsabilité de la jeunesse" et a menacé de prendre d'autres mesures : "Je pourrai interdire les rassemblements de plus de dix personnes en public, comme en Mayenne, ou fermer les établissements dans lesquels on aurait détecté plusieurs cas de façon concomitante, ou enfin, et j'espère ne pas en arriver là mais s'il le faut je le ferai, fermer les bars à partir de 19 heures."Ces mesures drastiques seront mises en place si les 230 tests effectués samedi se révèlent dans leur grande majorité positifs. En attendant, les jeunes fêtards peuvent trembler.
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Un quadragénaire a trouvé la mort en trottinette ce dimanche à Drancy, en Seine-Saint-Denis. Selon les secours, il aurait chuté à cause des fortes rafales de vent dues à la tempête Ciara.
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Les fortes rafales de vent pourraient bien avoir provoqué l'accident. Dimanche 8 février, vers 16 heures, un homme est décédé en chutant de sa trottinette à Drancy, en Seine-Saint-Denis. C'est l'un des 42 départements placé en alerte orange "vents violents" alors que la tempête Ciara balaye la moitié nord de la France avec des rafales dépassant les 100 km/h dans les terres depuis dimanche matin. Dimanche après-midi, le quadragénaire qui circulait sur sa trottinette a chuté et "heurté le sol violemment", selon une source policière. Il a subit un "choc à la tête", et les secours ont constaté le décès sur place. Si les circonstances de l'accident restent encore à déterminer, l'hypothèse qu'une forte rafale de vent qui l'aurait fait tomber est envisagée.Les autorités des régions concernées par le passage de la tempête Ciara, qui doit durer jusqu'à mardi, appellent depuis vendredi les citoyens à la vigilance. Les accès à certaines plages du littoral atlantique et de La Manche sont restés fermés, et plusieurs événements ont été annulés ce weekend. Arbres arrachés, fils électriques coupés, trains à l'arrêt dans les Hauts-de-France, ports fermés et vols annulés... la tempête, qui devrait durer jusqu'à mardi a déjà fait plusieurs dégâts.
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Surveillance aérienne des populations, diffusion de messages d'alerte, désinfection des espaces publics... Le Maroc développe tous azimuts l'usage des drones au nom de la lutte contre le nouveau coronavirus, en phase avec une tendance mondiale pour les solutions sans contact.
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"Il y a un vrai engouement: en quelques semaines, la demande a triplé au Maroc et dans d'autres pays de la région", souligne Yassine Qamous, le directeur de "Droneway Maroc", qui distribue sur le continent africain les produits du leader mondial chinois DJI. Selon lui, le Maroc, qui utilise des drones depuis plusieurs années déjà, "figure parmi les pays les plus avancés du continent" dans ce domaine avec un tissu industriel dédié, un réseau de chercheurs mais aussi de pilotes agréés.Des autorisations administratives restrictives ont longtemps limité les drones civils à quelques usages spécifiques, comme les tournages de cinéma, le traitement des surfaces agricoles, la surveillance des panneaux solaires ou les relevés cartographiques. Mais tout a changé avec l'apparition de la pandémie de Covid-19: ces dernières semaines, les robots volants sont apparus dans plusieurs villes, où les autorités les utilisent pour diffuser des messages d'alerte, détecter des mouvements suspects dans les rues ou débusquer des rassemblements illégaux sur les terrasses des maisons.Les consignes strictes de confinement instaurées mi-mars ne sont en effet pas toujours respectées, la presse locale évoquant notamment des soirées nocturnes entre voisins ou des prières collectives sur les toits, hors de portée des patrouilles de contrôle.- "Technologie vitale" -La préfecture de Temara, près de Rabat, a ainsi lancé la semaine dernière un système de surveillance aérienne de haute précision développé par des ingénieurs d'un groupe local, Beti3D, jusque-là spécialisé dans la topographie.D'autres pays en Europe, en Asie ou au Moyen-Orient ont aussi adopté les technologies déployées en Chine au début de la pandémie, que ce soit pour surveiller les mouvements des citoyens, désinfecter les espaces publics ou développer les livraisons."Les drones ont rapidement émergé comme une technologie vitale pour les agences de sécurité publique pendant la crise puisqu'ils permettent de contrôler en toute sécurité les espaces publics", analyse le site de DJI, groupe chinois qui couvre à lui seul 80% du marché mondial.Comme la plupart des pays, le Maroc utilise avant tout des engins importés de Chine. Mais l'apparition de nouveaux besoins liés à la pandémie pousse au développement d'une production locale adaptée."Il y a une vraie demande", se réjouit Abderrahmane Krioual, le patron de Farasha, une start-up qui vient de lever des fonds pour développer à Rabat une ligne de production de drones de surveillance thermique et de pulvérisation de désinfectant.Très en pointe dans le secteur, le département aéronautique de l'Université internationale de Rabat (UIR) a mis à disposition des pouvoirs publics son savoir-faire dès la fin mars, pour le déploiement de drones équipés de haut-parleurs ou de caméras infrarouge capables de détecter les mouvements nocturnes ou les températures des foules. "Quelques projets sont en cours avant généralisation dans tout le pays", explique Mohsine Bouya, directeur "Valorisation et transfert" à l'UIR.Les équipes de l'UIR ont aussi développé des applications de traçage, mais "il faut attendre une législation conforme" pour les déployer, précise-t-il.Les autorités marocaines ne souhaitant pas communiquer sur le sujet, il n'a pas été possible d'avoir une cartographie précise des drones déployés depuis l'instauration de l'état d'urgence sanitaire mi-mars. - "Cadres légaux" -Contrairement à d'autres pays, le recours aux drones de surveillance ne suscite pas de débat au Maroc, où la stratégie musclée du pouvoir face à la pandémie suscite une forte adhésion, selon des indicateurs officiels.Le royaume a très vite fermé ses frontières et massivement déployé des forces de l'ordre sur le terrain pour faire respecter les mesures strictes de confinement ou de port obligatoire du masque, renforcées depuis le début du ramadan par un couvre-feu nocturne.Le non respect de ces consignes est passible d'un à trois mois de prison et/ou d'une amende équivalent à 115 euros.Les forces de l'ordre ont interpellé plus de 85.000 contrevenants entre le 15 mars et 30 avril, et près de 50.000 ont été traduits en justice, selon les derniers chiffres officiels.D'après les autorités, ces mesures drastiques ont permis de limiter la contagion, avec 5.053 cas dont 179 décès depuis l'instauration de l'état d'urgence sanitaire.Hors des frontières du royaume, le nombre élevé d'interpellations a toutefois poussé la semaine dernière une responsable opérationnelle des Nations unies à citer le Maroc parmi les pays où les mesures exceptionnelles génèrent une "culture de lockdown toxique" pour les droits humains. Rabat a rejeté cette appréciation en affirmant avoir pris des mesures "en phase avec des cadres légaux respectant pleinement les droits de l'Homme".
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50,1 nouveaux cas pour 100 000 habitants ont été détectés en une semaine dans le département, d'après l'agence Santé Publique France.
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Alors que le président de la République a annoncé le 14 juillet que le port du masque serait obligatoire dans les lieux publics clos à partir du 1er août, le président du conseil départemental de la Mayenne Olivier Richefou (UDI) a réclamé mercredi un arrêté préfectoral en ce sens."On est capable de confiner la France en 48 heures et il faudrait attendre trois semaines pour obliger à porter un masque? C'est presque risible", a souligné Olivier Richefou.La veille, il avait déjà demandé sur Twitter un arrêté préfectoral sur le sujet. "Il y a urgence!", avait-il estimé.C'est en bon chemin", a estimé M. Richefou mercredi, en affirmant avoir échangé "à deux reprises" avec le préfet sur le sujet. Selon l'élu, l'arrêté préfectoral devrait rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics clos des communes proches des foyers de coronavirus, tels que Laval, Craon ou Château-Gontier.La préfecture de la Mayenne a affirmé qu'il n'y avait "pas d'arrêté signé pour le moment", sans plus de précision. Une campagne de tests a été lancée dans le département. En Mayenne, on a observé un doublement du nombre de personnes hospitalisées, passé de 8, il y a une semaine à 16 au 14 juillet. Santé Publique France précise qu'un délai pouvant aller jusqu'à 9 jours peut intervenir dans la remontée du nombre de cas par les laboratoires et agences régionales de santé, et que les données transmises sont provisoires et peuvent être corrigées ultérieurement.
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Le drame s'est produit boulevard de la Maison Blanche, dans le 14e arrondissement de la cité phocéenne
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.Une fillette de 6 ans a trouvé la mort dans la soirée de lundi 30 juillet à Marseille. Cette dernière a chuté d'un balcon perché au 12e étage d'un immeuble du 14e arrondissement, boulevard de la Maison Blanche, a-t-on appris auprès des pompiers et de la police."Insalubrité et manque de sécurisation"La petite fille, qui jouait avec ses frères et sœurs sur le balcon d'un appartement à l'intérieur duquel se trouvaient ses parents, a "basculé par-dessus la rambarde pour une raison inconnue", a précisé une source policière, confirmant une information de La Provence. Selon le site du quotidien régional d'information, des riverains ont dénoncé "l'insalubrité du bâtiment et le manque de sécurisation au niveau des balcons." Le bataillon de marins-pompiers de Marseille - alerte au gaz [RMC Découverte]par Documentaire DistributionLa victime de la chute est décédée à l'hôpital de la Timone où elle avait été transportée après sa chute. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de l'accident, a précisé la police.
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Anne Nivat, la femme du journaliste Jean-Jacques Bourdin, a dû être hospitalisée alors qu'elle était en vacances. Elle a fait une mauvaise chute, raconte Télé Star.
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Les vacances se terminent prématurément pour Anne Nivat. La reporter de guerre et femme de Jean-Jacques Bourdin, a dû être hospitalisée dans le Languedoc, explique Télé Star. Elle a fait une chute en se heurtant à des jarres. "Promis, je ne toucherai plus seule aux grosses jarres style vase d'Anduze, pour qu'elles ne me tombent pas sur le pied", a confié la journaliste, post Instagram à l'appui. Immédiatement prise en charge par les urgences de la clinique Saint-Louis (Hérault), Anne Nivat a tenu à remercier les secours qui l'ont prise en charge de la meilleure des façons. "Merci aux urgences de la ville de Ganges, clinique Saint-Louis : super personnel, supers urgentistes, super chirurgien".Du repos à l'hôpitalDans la foulée, la reporter a publié une autre photo de dos avec son mari Jean-Jacques Bourdin, racontant le déroulé de ce malencontreux accident. "La veille, sur mes deux jambes, à plus de 1300 mètres d'altitude avec mon homme. Marcher, respirer, savourer un pique-nique vers le Mont Aigoual."Plus de peur que de mal donc pour Anne Nivat, Prix Albert-Londres en 2000 rappelle Télé Star. La journaliste est une spécialiste des reportages de guerre, et s'est déjà rendue notamment en Irak, Afghanistan ou Tchétchénie.
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"L'idée est de se faire plaisir, pour soi, pour soutenir les disquaires, accompagner la culture. Avec du beau. Quoi de plus sexy qu'un vinyle ?", expose à l'AFP Etienne Daho, parrain du Disquaire Day, samedi, événement dédié aux disquaires indépendants.
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Q: La musique, en confinement, ce fut un refuge? R: "La musique, c'est la base de ma vie. En confinement, j'ai eu plus de temps pour écouter, tranquillement, sans avoir besoin de faire autre chose. Une écoute active. D'habitude, je suis tout le temps en studio, pas chez moi. Là, c'était un luxe de sauter du train en marche sans culpabilité puisque tout le monde s'est arrêté. J'ai écouté, entre autres, le dernier Allah-Las, qui a une vibration estivale. Il faisait très beau, c'était lunaire, j'ouvrais les fenêtres, j'avais impression d'être en août, dans un Paris déserté, comme dans un film d'anticipation. J'ai environ 2.000 disques, ce qui n'est pas beaucoup, vu mon âge et que j'ai commencé à en acheter à 12-13 ans (rires). Quand un disque n'est pas pour moi, je le donne. Je ne suis pas un collectionneur, mais un +complétiste+. Quand j'aime un artiste, j'ai besoin de tout avoir. Pour voir comment ça se déplie, comment l'artiste fait son parcours. Marianne Faithfull, par exemple, j'ai tout". Q: L'idée du Disquaire Day, c'est quoi? R: "L'idée est de se faire plaisir, pour soi, pour soutenir les disquaires, accompagner la culture. Avec du beau. Quoi de plus sexy qu'un vinyle ?"Q: Quel fut le disquaire de votre jeunesse?R: "Disc 2000 à Rennes, d'Hervé Bordier. C'était la caverne d'Ali Baba, avec beaucoup d'imports américains, très durs à avoir. Je mettais des arrhes toutes les semaines pour avoir ces trophées 3-4 mois après. J'ai découvert le Velvet Underground, Syd Barrett. Ce sont des artistes que j'écoutais en perfusion. On vivait avec très peu de disques. Hervé avait cette boutique et avait monté une espèce de boîte de concerts, +Terrapin+, comme la chanson de Syd Barrett, tout se recoupe (rires). J'avais appris qu'il organisait un concert de Nico, dont j'étais fan. Je collais les affiches dans tous les bars, ce qui ne me gênait pas (rires), sauf que je les collais de plus en plus de travers au fil de la journée (rires). Et puis c'est comme ça que j'ai rencontré Nico". Q: Pour le Disquaire Day, vous livrez +Surf+, bel album de reprises... R: "On l'avait commencé en 2004. +Surf+, c'est aller dans tous les sens, en toute liberté. Mais la maison de disque de l'époque n'était pas franchement passionnée. Leur abandon fut un genre de trahison. J'en avais marre d'eux et eux de moi (rires). +Surf+ n'a donc pas vu le jour. Pour le Disquaire Day, on a essayé de recréer ce qu'aurait du être +Surf+. Ce confinement a été bénéfique, il m'a fait fouiller dans mes disques durs de l'époque. Ce n'est pas un album tampon, pas un bouche trou. Sortir +Surf+ aujourd'hui est une belle émotion, une belle surprise". Q: Quelle est l'histoire derrière le magnifique titre "Glad to be unhappy"? R: "Je connaissais la version de Billie Holiday. Je travaillais avec un arrangeur, David Whitaker, qui nous a quitté depuis. Il avait voulu me faire un cadeau avec les arrangements de cordes d'une session en studio à Abbey Road, moi chantant devant un orchestre de 45 personnes. En anglais, gros coup de stress (rires). Il voulait m'offrir cette expérience. Ce fut fantastique". Q: Vous venez de travailler sur le dernier album de Jane Birkin?R: "On a produit avec Jean-Louis Piérot (ex-Valentins), on a fait la musique et Jane le texte. Ca va être un album incroyable, ça parait plein de forfanterie de dire ça (rires). Mais on peut avoir du recul (rires). C'est prévu pour novembre".
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L'artiste française Vanessa Paradis a apporté son soutien à son ex-mari Johnny Depp dans les poursuites lancées par l'acteur américain contre le tabloïd britannique The Sun, qui l'avait dépeint en mari violent, selon des documents de justice révélés mercredi.
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La star de "Pirate des Caraïbes" reproche au journal britannique et à son propriétaire "News Group Newspapers" d'avoir présenté comme un fait avéré, dans un article publié en avril 2018, qu'il avait frappé celle qui était alors sa femme, l'actrice américaine Amber Heard. Le couple avait divorcé avec fracas début 2017, un peu plus d'un an après son mariage. L'actrice de 34 ans avait alors évoqué "des années" de violences "physiques et psychologiques", ce que Johnny Depp dément.Les avocats de M. Depp ont demandé à Vanessa Paradis de témoigner au cours de ce procès, qui devait avoir lieu mi-mars à la Haute Cour de Londres, mais qui a été repoussé à juillet en raison de l'épidémie de nouveau coronavirus. "Je connais Johnny depuis plus de 25 ans. Nous avons été ensemble pendant 14 ans et nous avons élevé nos deux enfants ensemble", a rappelé l'actrice française dans un témoignage écrit apporté à la procédure. "Pendant toutes ces années, Johnny a été un homme et un père gentil, attentif, généreux et non-violent", a ajouté celle qui s'est séparé de l'acteur en 2012, peu avant qu'il n'entame une relation avec Mme Heard. "Il n'a jamais été violent (...) envers moi", a-t-elle ajouté. Lors d'une audience menée mercredi par visioconférence, les avocats de M. Depp ont aussi annoncé vouloir présenter le témoignage de l'actrice Winona Ryder, qui avait une relation avec la star dans les années 1990. Dans sa déclaration, Mme Ryder a expliqué qu'elle n'arrivait "pas à comprendre" les accusations portées par Amber Heard à l'encontre de son ex-mari, ajoutant: "Il n'a jamais, jamais été violent avec moi". Johnny Depp nie avoir été violent avec Mme Heard et a lancé une autre procédure en diffamation contre son ex-femme, qui se déroule elle aux États-Unis.
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Le ministre de la Transition écologique et solidaire a fait valoir sa "transparence", alors qu'il fait face à une polémique au sujet de réceptions organisées aux frais de l'Etat.
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Dans la tourmente pour l'organisation de réceptions à l'Hôtel de Lassay alors qu'il présidait l'Assemblée nationale, François de Rugy a publié une tribune sur son compte Facebook dans la nuit de mercredi 10 à jeudi 11 juillet, dans laquelle il développe "l'intégralité des éléments de réponse" apportés à Mediapart. "Les questions portaient sur des dîners effectués à la présidence de l'Assemblée nationale ainsi que sur des travaux de rénovation et d'aménagement réalisés dans l'appartement de fonction que j'occupe au ministère", précise le ministre de la Transition écologique, qui martèle que "la transparence est un progrès".L'ancien président de l'hémicycle s'explique ainsi tout d'abord sur "quatre types de travaux" menés dans son appartement privé de l'hôtel de Roquelaure. Il aborde ensuite la question des "dîners informels, liés à l'exercice de ses fonctions, à l'hôtel de Lassay". Dans cette deuxième partie, il reprend les éléments déjà présentés au cours d'un point-presse organisé à l'Elysée mercredi 10 juillet, mettant en avant le "travail de représentation" inhérent son ancienne fonction de président de l'Assemblée nationale.Dans sa réponse, François de Rugy se prévaut d'avoir fait "réduire les dépenses de fonctionnement de la présidence de l'Assemblée nationale" et d'avoir "mis fin à un certain nombre de pratiques". Il évoque ici la diminution du personnel de service le week-end, l'abaissement des pensions de retraite des députés, ou la suppression d'avantages accordés aux anciens présidents de l'Assemblée. Du côté de la majorité, le gouvernement maintient sa confiance à François de Rugy. Son successeur au "perchoir", Richard Ferrand a déclaré avoir "la conviction que tous (ses) prédécesseurs ont agi dans l'intérêt de l'institution", se refusant à tout commentaire "a posteriori" sur leur "activité".Sanction disciplinaire à venir?Mais un responsable macroniste a affirmé demander "des clarifications", estimant que François Rugy devait démissionner "si ce n'est pas dans le cadre d'activités professionnelles ou de représentation publique". "La simple justification de dire 'c'était des amis de ma femme et des relations publiques', ça ne tient pas la route quand les parlementaires doivent justifier à l'euro près", estime-t-il. Selon France info, les députés En Marche envisagent ainsi une sanction disciplinaire contre le ministre.
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Après sa défaite à la présidentielle, "je l'avais entendu dire sur une radio qu'il allait chercher du boulot. On a décidé de le prendre au mot et de lui envoyer un mail...
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Et surprise, il a accepté!" Jules Raillard a réalisé un joli coup en obtenant de l'ancien candidat du PS Benoît Hamon qu'il joue quelques scènes dans sa série télévisée. Celui qui est désormais président du mouvement Génération.s a même posté un message sur Twitter mercredi 7 mars pour assurer la promotion de la production, rapporte franceinfo.Candidat malheureux à la présidentielle en 2017, Benoît Hamon a accepté de jouer son propre rôle dans la série OnK'Air, qui raconte l'histoire de deux animateurs d'une petite radio menacée de fermeture. Et il faut dire qu'il n'hésite pas à faire preuve d'autodérision. Ainsi, dans la scène ou il joue son propre rôle, il est présenté comme un "élu de la République". Alors que Benoît Hamon fait non de la tête, son interlocuteur enchaîne : "Un élu de la région... ? Un élu... ? Enfin, un gars du coin".Comme Benoît Hamon, tout ou presque dans la série est breton. "Le tournage s'est fait à Brest dans les locaux de la radio universitaire Radio U", expliquait en février Jules Raillard au Télégramme. La première saison, qui compte 20 épisodes, est diffusée sur les chaînes de télévision locales (Tébéo et TV Rennes), ainsi que sur Facebook.
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Le chef de l'État estime que sa réélection tiendra davantage à ses résultats sur les sujets régaliens que sur les baisses du chômage et des impôts. Un pari risqué.
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"Ce n'est pas sur l'économie qu'on sera jugé, mais sur les questions régaliennes, la sécurité, l'immigration et le communautarisme". Depuis six mois, le président de la République répéterait à ses proches, selon Le Parisien : "Si je suis battu par Marine Le Pen, ce sera sur le terrain du régalien". Un ministre résume plus concrètement : "Il a certes fait baisser les impôts et le chômage. Mais si ta fille ne peut pas rentrer du cinéma après 22 heures sans risquer de se faire agresser, eh bien, tu votes Le Pen". C'est donc sur ces sujets qu'Emmanuel Macron va "mettre le paquet", assure au journal un habitué de l'Élysée.C'est en juillet 2019 lors d'un dîner dans le parc du palais présidentiel avec sa garde rapprochée, quelques ministres et hauts dirigeants de La République en marche que le président de la République en aurait été convaincu, d'après le quotidien. "Il n'a pas échappé à Emmanuel Macron que de sondages en sondages les questions plus générales de sécurité et d'ordre public figurent en tête des sujets de préoccupations des citoyens. Si on n'y répond pas, ce sont nos adversaires qui vont occuper le terrain", confie un cadre de LREM. Communautarisme: que prépare Emmanuel Macrion?par BFMTVAinsi, jeudi 6 février, le président a discuté à l'Élysée d'un plan de guerre contre le communautarisme qui doit être lancé avant les élections municipales avec une dizaine de maires et plusieurs ministres. Cette semaine, Emmanuel Macron présidera un Conseil de défense écologique et parlera biodiversité en Haute-Savoie. "La présidentielle de 2022 se jouera sur la protection. Ça vaut pour la planète comme pour la sécurité des Français", assure un ministre. "Macron, c'est le Clemenceau de 1906", lance un collaborateur.Un autre héros de la nation auquel le président désire que les Français l'identifient, surtout l'électorat de droite, c'est Charles de Gaulle. Et l'année 2020 est riche en hommage au général : sa naissance, sa mort et de l'appel du 18 juin.La stratégie d'Emmanuel Macron semble validée par la récente attaque de Xavier Bertrand, ex-LR, sur BFMTV : "J'ai compris que les missions régaliennes ce n'est pas le truc de Macron. Il est mal à l'aise avec ça". "Si Bertrand s'empare de la sécurité, c'est qu'il voit qu'il y a un sujet. Donc, nous devons y répondre", estime un collaborateur du Premier ministre Édouard Philippe au Parisien.Le risque, c'est de pousser l'électorat de droite, déjà piqué par la réforme des retraites, encore un peu plus à droite, d'autant plus qu'une ministre amère rappelle : "Tous ceux qui ont couru après l'extrême droite, on a vu ce que ça a donné : les Français choisissent toujours l'original à la copie".
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Le ministre de l'Action et des Comptes publics a répondu à la grogne des associations de propriétaires immobiliers, dont certains ont vu leur taxe foncière 2019 exploser.
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Gérald Darmanin est monté au front pour expliquer les augmentations de taxe foncière observées en cette rentrée 2019, estimant que 130.000 foyers fiscaux allaient être concernés par cette hausse. Le ministre a minimisé l'ampleur de ces ajustements, qui ne porterait que "0,3% des contribuables". "Il faut relativiser. Il y a 130.000 foyers fiscaux qui vont connaître une augmentation de la taxe foncière sur plus de 45 millions de foyers, soit 0,3% des contribuables", a déclaré jeudi 5 septembre Gérald Darmanin à l'antenne de BFM TV, en réponse à la polémique sur cette hausse. "Il y en a qui vont aussi connaître des baisses", a-t-il mis en avant, rappelant toutefois que si les propriétaires "ont fait des travaux dans leurs maisons, s'ils ont ajouté une pièce ou s'ils ont fait une piscine, il y a effectivement une augmentation de la valeur locative de leur bien, c'est tout à fait normal". Le ministre a néanmoins reconnu qu'il "existe une liberté locale" qui permet d'augmenter la taxe foncière, mais il a nié que les impôts augmentent pour les contribuables. "Au contraire, ils baissent à partir de l'année prochaine pour l'impôt sur le revenu", a-t-il expliqué. Le secrétaire d'Etat Olivier Dussopt avait déjà assuré lundi que "les opérations de revalorisation des bases locatives n'avaient aucun lien avec la suppression de la taxe d'habitation".
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Pour beaucoup de sympathisants du Front national, Florian Philippot est la cible à abattre. L'accusant d'avoir provoqué la défaite de Marine Le Pen à la présidentielle à cause de sa ligne politique, d'être trop à gauche, voire "pire que le pire des gauchistes", ou encore d'être arrogant, ils sont nombreux jusque parmi les cadres du parti à espérer qu'il soit écarté.
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Et ils pourraient bientôt être exaucés, les marques de désamour se multipliant chez la présidente du parti : Marine Le Pen a exigé vendredi 15 septembre que Florian Philippot "clarifie sa situation" alors que la refondation du parti a été lancée.Un événement, raconté vendredi par le site BuzzFeed, vient éclairer les tensions qui déchirent le parti d'extrême-droite. Tout commence avec la publication sur le compte Twitter de la militante FN Kelly Betesh d'une photo. On l'y voit dans un restaurant en compagnie de plusieurs membres du parti : Thomas Laval, Joffrey Bollé et Éric Vilain, conseillers régionaux, Amélie de la Rochère, assistante parlementaire de Florian Philippot, Sophie Montel, et enfin Florian Philippot. L'image est accompagnée d'une simple phrase -"Au meilleur couscous de Strasbourg"- et d'une mention au micro parti de Philippot, les Patriotes.Cette photo du vice-président du FN s'apprêtant à manger un plat typiquement oriental a suffi à déclencher un torrent de critiques. Pour beaucoup d'internautes -parmi lesquels des sympathisants du FN, des identitaires ou des nationalistes-, il s'agit d'une véritable provocation, voire d'un "troll islamo-gaucho".Un internaute remarque par exemple que Florian Philippot "a un peu de mal avec les produits du terroir". D'autres reprochent au vice-président du FN de ne pas avoir mangé une choucroute, tandis qu'un autre encore se demande carrément si Florian Philippot et ses acolytes ne sont pas des "infiltrés".Des propos qui n'ont pas manqué d'exaspérer les concernés, à commencer par Kelly Betesh qui a publié jeudi un nouveau message accompagné d'une photo de choucroute : "Ça va, vous n'êtes plus jaloux les natiorageux ?".Sophie Montel, elle aussi, a commenté le débat. "Le #couscousgate montre que notre famille politique a encore beaucoup à faire avant la victoire. Merci à ceux qui ont refusé l'obscurantisme", a-t-elle écrit sur Twitter. Adeline de la Rochère, également présente sur la photo, a demandé à ses détracteurs s'il n'avaient jamais mangé de pizza, de tomate ou de pomme de terre.
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Selon Le Point, la barrière symbolique du million d'euros aurait été franchie, au sujet des moyens mobilisés pour assurer la surveillance aérienne des manifestations.
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717. Tel serait selon Le Point le nombre d'heures de vol déjà effectués par les hélicoptères de la gendarmerie nationale, pour survoler et filmer les cortèges des "Gilets jaunes", depuis "l'acte I" du mouvement, le 17 novembre dernier. Selon des chiffres apportés par la Gendarmerie, six métropoles ont été systématiquement surveillées par les airs tous les samedi depuis mi-novembre : Lyon, Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse, et Paris. Un rapport du Sénat datant de 2013 établit le coût d'une heure de vol d'hélicoptère dans une fourchette allant de 812 euros à 1 690 euros. Selon une moyenne établie par Le Point, l'enveloppe se chiffrerait à 1.01 million d'euros. Les hélicoptères sont utilisés pour filmer les actions au sol, à l'aide d'une caméra dotée d'un zoom puissant. Ces images sont utilisées par les autorités pour aider à la prise de décision, et à la collecte de preuve vidéo qui peuvent être transmises à la justice.A son pic lors de son "acte" fondateur le 17 novembre, le mouvement des "Gilets jaunes" avait rassemblé ce jour 282.000 personnes, selon les chiffres de l'Intérieur. Depuis cette date, le coût des dégradations commises durant les manifestations s'élève à 200 millions, selon le ministre de l'Economie. Avec 30 millions d'euros pour la seule mobilisation de samedi dernier, a souligné mercredi Bruno Le Maire. Chômage partiel, baisse des ventes... "L'impact direct et de court terme sur la croissance française peut aller jusqu'à 0,2 point de PIB (produit intérieur brut) pour 2018 et 2019", soit plus de 4,5 milliards d'euros, estime t-il.
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Les épreuves du bac débutent lundi 17 juin avec l'épreuve de philosophie pour les élèves de terminale. Cette année, 743.594 candidats plancheront noirciront près de quatre millions de copies.
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Zoom, en chiffres, sur l'édition 2019 du baccalauréat, cet examen institué par décret le 17 mars 1808. • 743.594 candidats Cette année, 743.594 candidats sont inscrits en métropole et DOM pour les épreuves de Terminale (en baisse de 1,27 % par rapport à 2018, qui concernait la génération du baby-boom de l'an 2000), dont 20.474 candidats libres (2,74 % des postulants). Plus de la moitié (53,5 %) présentent le bac général, 25,5 % le professionnel et 21% le technologique. Les épreuves anticipées, dont notamment le français, passées par les élèves de Première en filières générale et technologique, concernent 536.724 jeunes (stable par rapport à 2018).• Des candidats de 11 à 77 ans Le plus jeune candidat a 11 ans et sept mois, c'est un garçon en Terminale S scolarisé dans l'académie de Versailles. Il battrait ainsi le record du plus jeune candidat au bac instauré l'année dernière par une jeune fille âgée de 11 ans et 10 mois, assure BFMTV. Le plus âgé a 77 ans et il passera l'examen dans l'académie de Dijon.• 4.635 centres d'examen Les épreuves se déroulent dans 4.635 centres d'examen en France et dans 93 pays étrangers. Les équipes ont élaboré au total 2.900 sujets (dont certains sont dits "de secours", disponibles en cas d'incident nécessitant un changement de sujet). Comment sont préparées les copies du bac? Visite dans les coulisses ultra-sécuriséespar BFMTV• 5 euros la copie Les 4 millions de copies rédigées par les candidats pendant cette semaine d'examen seront corrigées par 174.331 correcteurs. Ils sont payés 5 euros la copie et 9,60 euros l'heure pour les oraux.• 80 euros par candidat En 2019, le coût moyen de chaque candidat (indemnisation des frais de déplacement des intervenants, leurs rémunérations, les frais d'organisation etc.) s'élève à 80 euros, la même somme qu'en 2018.• 23 langues vivantes Les candidats ont le choix entre 23 langues vivantes étrangères pour les épreuves obligatoires et facultatives, comme en 2018, et 23 autres langues pour les épreuves facultatives uniquement, 12 langues régionales et la langue des signes.• 51 % des candidats en filière scientifique Pour le bac général, 15 % des inscrits sont en série littéraire (L), 34 % en économique et social (ES) et 51 % en scientifique (S). • 50,9 % des candidats en filières technologiques Pour le bac technologique, la série sciences et technologies du management de la gestion (STMG) représente 50,9 % des candidats, devant sciences et technologies de l'industrie et du développement durable (STI2D, 23 %), sciences et technologies de la santé et du social (ST2S, 15,9 %) et sciences et technologies de laboratoire (STL, 6 %). Suivent sciences et technologies du design et des arts appliqués (STD2A, 2 %) et hôtellerie (2 %). Techniques de la musique et de la danse (TMD) affiche les plus faibles effectifs, avec 0,2 % des candidats.• 92 spécialités pour le bac pro Le bac professionnel compte 92 spécialités. Trois sont nouvelles : maintenance des matériels, systèmes numériques, et technicien en appareillage orthopédique.
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Les industriels de l'emballage plastique ne prévoient pas de hausse globale de la production en 2020, malgré la demande accrue dans certains secteurs clients comme l'alimentaire et l'hygiène en lien avec le confinement.
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Selon l'enquête réalisée entre fin avril et début mai par la fédération de l'emballage plastique Elipso auprès de ses adhérents, 47% des entreprises ont enregistré une baisse des commandes clients en avril par rapport au même mois de 2019.A l'opposé, 41% des industriels ont observé une "production en légère hausse", mais ils signalent "un important tassement de la demande"."Pour l'ensemble des emballages plastiques, tous secteurs confondus, la production 2020 ne dépassera pas la production 2019", selon la présidente d'Elipso, Françoise Andres, citée dans un communiqué. Celle-ci estime que "la hausse en trompe l'oeil de certaines familles d'emballages (alimentaire à destination de la grande distribution et hygiène) en début de confinement, ne compensera pas la baisse de l'ensemble des emballages plastiques".Pour 40% des industriels de l'emballage, cette situation est liée à un "manque de demande client" face à un climat d'"incertitude". La moitié d'entre eux n'envisage pas de retour à la normale "avant six mois à un an".La fédération Elipso souligne par ailleurs que la quasi totalité du secteur de l'emballage plastique veut "poursuivre sa transition vers une économie circulaire". Huit sur dix des entreprises qui ont répondu à l'enquête placent en tête des critères d'investissement dans ce but "l'incorporation de matière recyclée (...) en lien avec l'objectif gouvernemental d'atteindre 100% de plastique recyclé en 2025".
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Les deux frère Clain, figures françaises du groupe État islamique, auraient été tués à deux jours d'écart, dans des bombardements de la coalition sur le dernier réduit du groupe jihadiste.
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Elle ne regrette pas d'avoir rejoint l'État islamique et ne veut pas rentrer en France. Dorothée Maquere, la femme du jihadiste français Jean-Michel Clain, a fui mardi 5 mars l'ultime enclave encore aux mains du groupe terroriste, à Baghouz, en Syrie. Elle a raconté aux journaliste ses derniers jours parmi les jihadistes, marqués par les bombardements quotidiens de la coalition internationale emmenée par Washington.C'est d'ailleurs un bombardement par drone, mené le 20 février par la coalition, qui a tué son beau-frère, Fabien Clain, et grièvement blessé son époux Jean-Michel Clain, assure-t-elle. Il mourra quelques jours plus tard, dans un autre bombardement. "D'abord on a tué son grand frère et après on a tué mon mari, deux journées totalement différentes et de différentes manières", affirme Mme Maquere. "Le drone a tué mon beau-frère, et l'obus de mortier a tué mon mari". Retrouvée en Syrie, une femme affirme que le frère de Fabien Clain a été tuépar euronews (en français)Vêtue d'un niqab noir la couvrant entièrement, elle serre contre sa poitrine son nouveau-né de deux semaines, emmitouflé dans une couverture colorée. Un autre de ses enfants est allongé à ses côtés. Ses deux filles, toutes deux en niqab, sont installées avec elle, au milieu de bouteilles d'eau et de paquets de couches qu'on leur a distribués. La plus âgée n'a que 13 ans. "J'ai trois autres enfants qu'on a tué aussi. J'avais huit enfants", affirme-t-elle aux journalistes, dont ceux de l'AFP, qui l'interrogent. "Tout le monde vit dehors, On se faisait bombarder jour et nuit", raconte Mme Maquere qui, malgré tout, ne "regrette pas". Comme certaines autres Françaises rencontrées ces dernières semaines par l'AFP à leur sortie de Baghouz, elle ne veut pas rentrer en France et n'attend rien du gouvernement français. "Je veux pas leur demander quelque chose", assure-t-elle, dénonçant la politique des autorités qui est, selon elle, de "mettre les mamans en prison et séparer les enfants".Son souhait? "Continuer à vivre ici avec mes enfants, à me reconstruire, qu'on me laisse tranquille après tout ce que j'ai vécu", dit-elle. "Qu'on me laisse pratiquer ma religion avec mes enfants tranquillement", ajoute-t-elle. "C'est tout ce que chaque musulman demande. Tout simplement", affirme-t-elle. En France, où l'opinion publique a été traumatisée par les attentats meurtriers, les autorités se disent ouvertes à de possibles rapatriements, après avoir été longtemps réticentes. "Je ne demande rien à la France, explique-t-elle à Europe 1. Je n'ai pas de regret, je ne veux pas vivre en France. Je suis musulmane, je pratique ma religion. Pourquoi je n'aurais pas le droit d'aller ailleurs ? Normalement, les Français devraient être contents. Ma religion vous dérange, je vous dérange, laissez-moi tranquille."Avec les attentats en France, "justice a été faite"Dorothée Maquere n'a pas non plus exprimé de regrets sur les attentats commis en France par le groupe terroriste. "On a voulu diaboliser l'État islamique, mais c'est faux... Ce qu'on veut faire croire aux citoyens, aux Français, sur ces attentats, c'est faux, explique-t-elle, selon Europe 1. Vous, si on s'en prenait à vos familles, vous voudriez faire justice. Là, voilà, justice a été faite.""Dans une guerre, il y a des innocents, dit-elle encore. Le bilan des attentats, oui, il est lourd. Mais pas aussi lourd qu'ici. Est-ce que c'est équitable, est-ce que ça vaut tout ça ? Là, c'est le monde entier qui est contre nous, qui nous massacre." L'asservissement des yézidies, la crucifixion des chrétiens, les décapitations de Kurdes, les massacres de chiites la laissent également indifférente, selon Europe 1.Fabien Clain, 41 ans, avait été identifié par les enquêteurs français comme celui qui avait enregistré le message audio revendiquant les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, ayant fait 130 morts et des centaines de blessés. Son frère Jean-Michel, 38 ans, a lui été identifié comme l'homme psalmodiant les "anashid", des chants religieux, entendus dans cet enregistrement. Originaires de Toulouse (sud-ouest de la France) et convertis à l'islam dans les années 1990, Fabien Clain et son frère se seraient radicalisés au début des années 2000. Ces figures du groupe EI étaient des piliers de la mouvance de Mohammed Merah, un jihadiste ayant tué en 2012 à Toulouse sept personnes, dont trois enfants juifs. Ils ont aussi été proches de la cellule ayant perpétré les attentats de Paris en 2015 et ceux de Bruxelles en 2016.La mort de Fabien Clain dans une frappe de la coalition avait été annoncée le 21 février par des sources à Paris, avant que la coalition ne confirme son décès.
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Comme chaque année, le célèbre guide Michelin a honoré de nombreux restaurants en leur attribuant ses fameuses étoiles. À Épernay dans la Marne, France 3 révèle qu'une petite bourde a laissé penser qu'un buffet chinois avait été distingué à la place d'un luxueux restaurant.
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Lundi 21 janvier, de nombreux chefs se retrouvaient pour l'annonce des nouvelles étoiles du guide Michelin. L'une d'elles a été attribuée au restaurant gastronomique Le Royal, qui est situé à l'hôtel Royal Champagne de Champillon. Une petite commune du département de la Marne, située non loin d'Épernay, où se trouve un restaurant franco-chinois, lui spécialisé dans les buffets. Et pour alimenter le quiproquo, il s'appelle bien sûr également Le Royal.Le guide Michelin aurait-il fait une énorme erreur ? Contacté par France 3, il explique simplement qu'il a indiqué que le restaurant nouvellement étoilé se situe à Épernay au lieu de Champillon, car cette dernière ne compte que 500 habitants. Il était donc plus facile de répertorier l'établissement à Épernay, où d'autres restaurants sont eux aussi étoilés.À la fin, tout le monde est contentLe chef de cuisine du buffet franco-chinois s'est lui amusé de cette confusion. Il n'y a évidemment pas cru une seule seconde, et se satisfait amplement de son menu qui coûte une quinzaine d'euros et qui ravit sa clientèle d'habitués.Il ne s'imagine d'ailleurs jamais gérer un restaurant étoilé. Lui qui milite pour « une cuisine plus accessible », estime qu'il y aurait « trop de création et de contraintes ».Du côté du Royal Champagne, le restaurant fraîchement étoilé, on a aussi souri de ce malentendu. Mais l'ambiance devait surtout être à la joie, après l'obtention de ce qui représente l'excellence à la française.Ainsi, dans le guide Michelin, si vous désirez vous rendre au restaurant gastronomique de Champillon, il est inscrit « voir Épernay ».
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Les parents de l'enfant estiment que leur fils aurait pu être sauvé avec une meilleure prise en charge.
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Amaury Boyer est décédé en 2014. Ses parents estiment qu'une mauvaise prise en charge du Samu est à l'origine de la mort de leur enfant, qui était atteint d'une tumeur cérébrale, rapporte France Bleu Orléans.Selon le rapport d'expertise de la Commission de Conciliation et d'Indemnisation des accidents médicaux, l'écoute de l'enregistrement de l'appel prouve en effet que le Samu "a refusé de mettre en jeu les moyens nécessaires lors de l'appel de Madame Boyer pour transférer Amaury en neurochirurgie".Une enquête ouverteUne enquête préliminaire a été ouverte par le procureur de la République de Blois. Plusieurs drames, révélés ces derniers jours dans la presse, mettent en lumière la saturation du Samu et plus généralement des urgences. Strasbourg : y a-t-il eu dysfonctionnement du Samu ?par franceinfoOutre la mort de Naomi Musenga, une enquête préliminaire a été ouverte à Cahors, après la plainte de la famille d'un septuagénaire décédé début avril, qui reproche au Samu une intervention trop tardive. Le parquet de Saint-Etienne a également ouvert une enquête pour "non-assistance à personne en danger et homicide involontaire", après le décès en mars d'une femme de 38 ans, enceinte, qui avait appelé le Samu neuf jours auparavant.Par ailleurs, au CHU de Tours, deux femmes de 88 et 93 ans sont récemment mortes dans la salle d'attente des urgences, après une longue attente.
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AMBIANCE. Alors que l'ancien président distille ses commentaires sur l'agenda politique, les jeunes pousses du parti préféreraient qu'il se mette en retrait.
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Son ex-conseiller en communication lui conseille même de prendre exemple sur... Nicolas Sarkozy. Les socialistes ne verraient pas d'un bon oeil les prises de parole de François Hollande, selon le Figaro lundi 30 octobre. Certaines têtes pensantes du PS reprochent à l'ancien président ses commentaires de l'actualité politique, notamment ses critiques à l'encontre d'Emmanuel Macron ou sur l'avenir du parti. Son ancien conseiller en communication lui conseille même de s'inspirer de son prédécesseur à l'Élysée. "Pour que sa parole porte, il faut qu'elle soit celle de quelqu'un qui a été à la tête de l'État et non celle d'un opposant. La voix de Nicolas Sarkozy portait quand il intervenait avec parcimonie, elle était inaudible quand il est revenu à la tête de l'UMP", juge le haut fonctionnaire, interrogé par le Figaro. "Qu'il défende son bilan, c'est normal. Mais qu'il n'aille pas au-delà. Revenir sur une opposition à Macron, ou essayer d'écrire le congrès du PS, c'est voué à l'échec. C'est le rôle d'une nouvelle génération !", renchérit prévient Régis Juanico, député PS proche de Benoît Hamon, dans le quotidien. "CE N'EST PAS À FRANÇOIS HOLLANDE DE DÉCIDER QUI SERA LE PROCHAIN PREMIER SECRÉTAIRE"La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann peste : "Hollande dans l'opposition ? Il pense qu'une dernière magouille est possible mais personne n'y croit. Pourquoi Macron est là où il est ? François Hollande ne va pas faire semblant de découvrir maintenant que Macron est libéral !" Pour Olivier Dussopt, député PS de l'Ardèche, l'ancien président "devrait tout simplement s'effacer de la scène politique nationale. Qu'il fasse plutôt de la diplomatie, comme tous les anciens présidents". Quant à Olivier Faure, chef de file des députés Nouvelle gauche (ex-PS), il juge que "ce n'est pas à François Hollande de décider qui sera le prochain premier secrétaire" du parti. "La question, c'est qu'est-ce que nous voulons adresser (...) ? Cette réponse pour moi, c'est l'émergence d'une nouvelle génération qui est plutôt issue des territoires et qui incarne, sur les différentes régions, ce que le socialisme a réussi de mieux ces dernières années", a -t-il estimé le 26 octobre lors de l'émission "Questions d'info" LCP-Franceinfo-Le Monde-AFP. "UNE GÉNÉRATION QUI VEUT TOUJOURS TIRER LES FICELLES"Un point de vue partagé par l'ex-ministre de l'Écologie Delphine Batho, qui regrette que certains éléphants empêchent le PS d'avance. "Pour l'instant, tout est fait pour que rien n'émerge, il y a une espèce de léthargie organisée (...) par une génération qui veut toujours tirer les ficelles, par derrière, qui veut tout contrôler et à laquelle j'ai envie de dire ce matin 'laissez-nous travailler, à l'Assemblée nationale, laissez nous travailler'", a lancé la députée Nouvelle gauche le 26 octobre sur Franceinfo. Comme on lui demandait si elle visait François Hollande, elle a répondu : "notamment, mais aussi un certain nombre d'anciens ministres. On n'a pas besoin d'être assaillis".De son côté, François Hollande s'intéresse toujours autant à la politique. Après avoir critiqué la politique fiscale d'Emmanuel Macron, durant une conférence en Corée du Sud le 17 octobre, il donne son avis sur l'avenir du parti dont il a été le premier secrétaire. Il s'inquiète d'une "synthèse molle" à l'issue du prochain congrès du PS, selon l'ancien député socialiste Eduardo Rihan Cypel, qui s'est confié au Journal du dimanche le 29 octobre. Il décrit l'ancien président comme "très lucide". "Avec un PS en position de faiblesse, ce serait mortel. (François Hollande) plaide pour une ligne nette", explique l'ex-élu, qui l'a rencontré récemment.
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En se promenant dans les rues désertes de Beyrouth confinée, Omar Frangieh a remarqué autour de lui des masques et des gants en plastique, utilisés pour se protéger du nouveau coronavirus puis jetés sans état d'âme, au risque de polluer les villes et la nature.
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Le photographe libanais a pris plus de 200 photos de ces objets avant de réunir ses clichés sur Facebook en un album intitulé "Les envahisseurs de Beyrouth".De Bagdad à Gaza, les masques et gants sont en forte demande dans les pays du Moyen-Orient, dont les populations espèrent grâce à eux limiter la propagation de la pandémie de Covid-19.Mais comme les "envahisseurs" sont souvent à usage unique, ils sont ensuite jetés par leurs utilisateurs, parfois à même le sol."Le principal souci, c'est que ce matériel de protection peut devenir un problème de santé en polluant les rues de Beyrouth", s'alarme M. Frangieh auprès de l'AFP.Le virus se transmet principalement par les gouttelettes émises par les humains lorsqu'ils parlent, éternuent ou baillent, mais peut aussi survivre sur certaines surfaces pendant plusieurs jours, selon des études scientifiques.Ceux chargés de nettoyer de ces "envahisseurs" les rues de la capitale libanaise risquent donc d'être contaminés par les masques et gants souillés, estime M. Frangieh, dont le pays compte officiellement 870 cas de la maladie Covid-19 et 26 décès.- Parkings et plages pollués -En Arabie saoudite, où 40.000 cas ont été recensés par les autorités, certains supermarchés obligent leurs clients à utiliser des gants jetables.Une fois leurs courses terminées, les Saoudiens les abandonnent sur le parking de l'établissement et le vent chaud du désert les parsème dans les villes.Mais, alors que les pharmacies du pays font face à des persistantes pénuries de masques et gants, le débat se poursuit sur leur véritable efficacité.Pour l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), il est plus utile de se laver les mains régulièrement. Et le Centre américain de prévention des maladies appelle à porter plutôt des masques en tissu, pour laisser leur version jetable aux soignants et autres travailleurs en première ligne de l'épidémie.Dans l'enclave palestinienne de Gaza sous blocus israélien, la plage, d'ordinaire déjà fortement polluée, est désormais aussi jonchée d'"envahisseurs".En un coup de vent, ils finissent dans la mer. Non recyclables, ils mettront des années à se dissoudre dans l'eau et risquent d'ici là de mettre en péril la flore et faune maritime.Quelques commerçants et passants ont pris l'initiative de les collecter pour les jeter dans des bennes à ordures, comme Lina Ouda, venue se promener sur la plage avec son mari."J'ai remarqué qu'il y avait des masques et des gants par terre sur la corniche et je les ai mis à la poubelle parce que cela pollue la plage", explique la femme de 30 ans."Il n'y a pas d'éducation générale concernant le nettoyage des plages à Gaza, mais certaines personnes le font" d'eux-mêmes, ajoute son mari, Jamal Ouda.Mais "beaucoup d'autres se baladent en portant des masques et des gants et (à la fin de leur promenade) les jettent sur le sol", déplore-t-il.
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Avec plus de 46 degrés en été et un réchauffement plus rapide qu'ailleurs, le Qatar suffoque et climatise marchés et trottoirs, aggravant encore le réchauffement.
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Trottoirs, marchés ou centres commerciaux de plein air. Comme l'a raconté cette semaine dans un long format le quotidien américain The Washington Post, au Qatar, on ne se contente plus de climatiser les logements, les bureaux ou les stades, en prévision de la Coupe du monde de football 2022. On climatise désormais... l'extérieur.L'été, les températures dans les rues du richissime émirat du Golfe peuvent dépasser les 46 degrés. Et surtout, elles ont augmenté de 2 degrés depuis la période préindustrielle, en raison du réchauffement climatique global, de la forte humidité de l'air dans la région, mais aussi de l'urbanisation galopante du pays et de sa consommation d'électricité, dont 60 % est utilisée pour... la climatisation. Un cercle vicieux, donc, selon le Washington Post.Or, précise le quotidien américain, cette consommation électrique pourrait presque doubler d'ici à l'année 2030, selon certaines projections. Selon les interlocuteurs rencontrés par le Washington Post, les Qataris n'ont pas le choix. "Sans ces climatiseurs, la vie à l'extérieur serait tout simplement insupportable", estime par exemple Yousef al-Horr, le fondateur de l'Organisation du Golfe pour la recherche et le développement. Et même Neeshad Shafi, du mouvement écologiste Arab Youth Climate Movement Qatar, considère que "c'est une question de survie. Il fait trop chaud. C'est la réalité".
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Les rafales pourront atteindre jusqu'à 120 km/h localement.
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Les Bouches-du-Rhône et le Var ont été placés en alerte orange aux vents violents par Météo-France, samedi 7 avril. Le phénomène doit débuter dimanche à 6 heures.Les rafales de vent pourront atteindre les 100 km/h en fin de nuit dans l'intérieur des terres sur l'Est des Bouches-du-Rhône et l'Ouest du Var, précise Météo-France sur son site.Accalmie à partir de lundi"En cours de journée de dimanche, le vent d'Est devient violent sur ces zones et les rafales atteignent les 100-110 km/h, localement 120 km/h dans l'intérieur des terres. Sur le littoral, les rafales atteignent souvent 120 km/h", peut-on lire également.Une accalmie est attendue dans la nuit de dimanche à lundi. En attendant, Météo France invite les usagers à limiter leurs déplacements et à prendre garde aux chutes d'arbres ou d'objets, qui peuvent être dangereuses.Dans un communiqué, les pompiers des Bouches-du-Rhône demandent aux habitants d'éviter de jeter les mégots par les fenêtres des véhicules. Les brûlages sont strictement interdits.
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VIDÉO. Un jeune de 17 ans a été grièvement blessé, le mercredi 26 septembre à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise), lors d'une violente agression menée par une dizaine de personnes armées de béquilles et de boules de pétanque.
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La victime a été retrouvée par la police, mercredi vers 19h, au pied d'un immeuble de la rue des Mûriers. Le jeune homme souffre d'un traumatisme crânien et a été hospitalisé à Paris. Son pronostic vital est engagé. Le Parisien, qui a révélé l'information, parle de "67 points de suture au niveau de la tête"."Un contexte de rivalité entre deux quartiers"L'agression, filmée par un riverain et une caméra de vidéosurveillance, a été menée par une dizaine d'individus armés de béquilles et de boules de pétanque qui l'ont aussi roué de coups de pied et de poing alors qu'il était au sol et caché sous une voiture.Deux autres jeunes hommes, blessés par des tirs au plomb, se sont eux présentés dans la soirée dans un hôpital du Val-d'Oise. "Ça a été ultra-violent, trente à quarante personnes sont impliquées dans la rixe de départ", a expliqué à l'AFP une source proche de l'enquête. Cette dernière évoque un "contexte de rivalité entre deux quartiers" de cette commune populaire de grande banlieue. Selon France 3, la victime est scolarisée au lycée Simone-de-Beauvoir. La veille, une bande déjà "armée de béquilles et de barres de métal avait tenté de s'introduire dans l'établissement", écrit la chaîne. Trois jeunes, dont deux mineurs (14 et 16 ans), se trouvaient en garde à vue ce vendredi. Une enquête pour tentative d'homicide volontaire, participation à un attroupement armé et violences volontaires aggravées a été ouverte. L'enquête a été confiée à la Sûreté départementale.
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Mercredi matin, Smaïn Aït Ali Belkacem, condamné à la réclusion à perpétuité pour son rôle dans l'attentat à la bombe du 17 octobre 1995 à la station RER du Musée d'Orsay, a mis le feu à sa cellule. Il n'y a eu aucun blessé.
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Trois mois après l'agression de trois surveillants par un détenu radicalisé, qui avait été à l'origine d'un vaste mouvement de protestation des agents pénitentiaires en France, l'établissement pénitentiaire de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) est à nouveau au cœur de l'actualité. "À 7h, un détenu a mis le feu à sa cellule, la situation a été maîtrisée rapidement. Deux cellules ont été dégradées mais il n'y a pas eu de blessés", a affirmé à l'AFP l'administration pénitentiaire régionale, confirmant une information de La Voix du Nord.De source proche du dossier, il s'agit de Smaïn Aït Ali Belkacem. Figure du terrorisme islamiste, cet Algérien de 49 ans, ancien membre du Groupe islamique armé algérien (GIA), a été condamné à la réclusion à perpétuité pour son rôle dans l'attentat à la bombe qui avait fait 30 blessés le 17 octobre 1995 à la station RER du Musée d'Orsay. Il a également été condamné en 2013 à 12 ans de réclusion pour un projet d'évasion avorté en 2010 à la centrale de Clairvaux (Aube).LE DÉTENU AVAIT PRÉVENU Qu'ON ENTENDRAIT À NOUVEAU DE VENDIN-LE-VIEILSelon Grégory Strzempek, secrétaire local de l'Ufap-Unsa, ce détenu "venait d'être transféré depuis une dizaine de jours d'une prison de la région parisienne" et "il était placé à l'isolement, contre sa demande". "Il nous prévenu que s'il n'était pas transféré, on entendrait à nouveau parler de Vendin-le-Vieil", a précisé le syndicaliste à France 3.Au même moment, "son voisin, détenu de droit commun pour des affaires de braquage notamment, a complètement détruit sa cellule", a ajouté le syndicaliste. "Sept détenus du quartier d'isolement ont été évacués provisoirement, avant de regagner leurs cellules plus tard. Les deux autres ont été placés en quartier disciplinaire", a indiqué M. Strzempek, qui a précisé qu'il n'y a eu aucune intoxication.
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