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Un tribunal de Singapour a condamné un homme à la peine de mort via l'application de vidéo-conférence Zoom, une première dans la cité-Etat qui a été vivement critiquée par les défenseurs des droits de l'homme.
Le trafiquant de drogue malaisien Punithan Genasan a été condamné vendredi à la mort par pendaison au cours d'une audience organisée à distance afin d'éviter la propagation du coronavirus, ont annoncé les autorités judiciaires du pays d'Asie du Sud-Est.L'homme âgé de 37 ans a été jugé coupable d'avoir vendu au moins 28,5 grammes d'héroïne, un crime passible de la peine de mort selon la stricte législation anti-drogues singapourienne.C'est la première fois que la peine capitale est prononcée au cours d'une audience à distance, a souligné la Cour suprême.L'application de visioconférence Zoom a vu sa popularité bondir partout dans le monde à la faveur du confinement mais l'organisation Human Rights Watch a estimé que cette technologie n'était absolument pas appropriée pour prononcer une telle sentence."La peine de mort est par essence cruelle et inhumaine, et c'est encore pire quand Singapour utilise une technologie comme Zoom pour condamner un homme à mort", a souligné le directeur adjoint de l'organisation pour l'Asie, Phil Robertson."C'est incroyable que le parquet et le tribunal soient aussi insensibles et qu'ils ne comprennent pas qu'un homme menacé de la peine de mort a le droit de comparaître devant la cour pour voir l'accusation", a-t-il poursuivi, interrogé par l'AFP.La Cour suprême a indiqué que l'audience avait été organisée à distance "pour la sécurité de tous ceux impliqués dans la procédure".Comme de nombreux pays, Singapour a demandé à ses habitants de rester confinés chez eux et fermé les entreprises non essentielles.La cité-Etat avait bien réussi dans un premier temps à contenir la propagation du virus mais fait face actuellement à une deuxième vague qui touche surtout sa population de travailleurs migrants hébergés dans de vastes dortoirs, devenus des foyers propices à la contamination.Singapour a enregistré plus de 29.000 cas de contamination mais réussi à limiter le nombre de morts du coronavirus à 22.
L'homme, condamné l'an dernier à perpétuité pour les viols et meurtres de deux jeunes femmes à la fin des années 1990, a avoué le meurtre d'une jeune femme de 20 ans, dans la Somme en 1986.
Placé en garde à vue mardi dans le cadre d'une enquête pour l'homicide d'Isabelle Mesnage, près d'Amiens, en 1986, et déféré au tribunal de grande instance de Béziers, Jacques Rançon, "le tueur de la gare de Perpignan" a avoué le meurtre, a indiqué le parquet d'Amiens jeudi 20 juin. "Au cours de sa garde à vue, pour laquelle il ne souhaitait pas l'assistance d'un avocat, il réfutait initialement les faits avant de les reconnaître avec de nombreux détails", a précisé le parquet. Il a expliqué avoir "enlevé Isabelle Mesnage le jour de sa disparition alors qu'elle faisait du stop. Il l'a frappée, violée avant de l'étrangler". Cet ancien cariste-magasinier de 59 ans a indiqué qu'il s'agissait "de son tout premier meurtre". Il a été mis en examen. L'enquête rouverte en octobreLe corps de cette jeune informaticienne de 20 ans avait été découvert le 3 juillet 1986 aux abords d'un chemin de randonnée à Cachy (Somme). Ses vêtements étaient en partie déchirés et des objets lui appartenant avaient été retrouvés disséminés non loin d'elle. L'enquête avait piétiné jusqu'à un non-lieu prononcé en 1992. Mais après "l'intervention des avocats de la famille de la victime", le parquet avait décidé de rouvrir l'enquête, confiée depuis octobre à deux juges d'instruction en raison de "charges nouvelles".Leurs investigations, qui avaient établi la présence de Jacques Rançon près d'Amiens à l'époque et des similitudes dans le mode opératoire du tueur, avaient permis de faire un rapprochement avec l'affaire Mesnage.Le passé trouble du "tueur de la gare de Perpignan"Jacques Rançon a déjà été condamné en mars 2018 à perpétuité pour les viols et meurtres de deux jeunes femmes à la fin des années 1990. Moktaria Chaïb, 19 ans, et Marie-Hélène Gonzalez, 22 ans, avaient été violées et tuées dans le quartier de la gare de Perpignan en décembre 1997 et juin 1998. Leurs corps avaient été atrocement mutilés, notamment au niveau des parties génitales. Homme fruste à la corpulence massive, décrit par un expert comme "un grand psychopathe" qui "casse" ses victimes "comme un jouet", le quinquagénaire au lourd parcours criminel avait demandé "pardon" aux familles, mais sans donner d'explication à ses actes. L'hypothèse d'un nombre plus important de victimes avait plané au cours de cette audience très médiatisée. "On n'est pas sûr qu'il n'y ait pas eu d'autres (victimes)", avait ainsi plaidé l'un des avocats des deux femmes survivantes et des familles, Me Philippe Capsié, listant "13 passages à l'acte sur une vie émaillée de séjours en prison".Jacques Rançon sortait ainsi tout juste de la prison d'Amiens, où il avait été incarcéré pour un viol commis en 1992, quand il s'est installé dans un petit hôtel du quartier de la gare de Perpignan, quelques jours avant le meurtre de Moktaria Chaïb.
Jean-Mathieu Michel est décédé lundi 5 août dans l'après-midi. Il a été renversé par un fourgon qui venait de déposer illégalement des gravats sur un chemin privé de sa commune.
Jean-Mathieu Michel, maire de Signes depuis 1983, se trouvait avec des amis sur une départementale lundi 5 août quand il a vu des individus en train de décharger illégalement des gravats sur un chemin privé de sa commune. L'élu, âgé de 76 ans, s'est arrêté pour leur demander de recharger leurs gravats. Les deux hommes ont obéi mais, en repartant, leur véhicule a renversé le maire de cette commune de 2.800 habitants. Jean-Mathieu Michel est décédé sur place.Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de La Valette pour déterminer s'il s'agit d'un accident ou d'un acte volontaire. Le conducteur du véhicule et son passager, des ouvriers du bâtiment, ont été placés en garde-à-vue. Une vive émotion chez les élus du départementL'annonce du décès de Jean-Mathieu Michel a suscité une vive émotion chez les élus du département. Hubert Falco, maire de Toulon, a partagé sur Twitter son "immense émotion". "Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens. Homme de tempérament, de courage, respecté et apprécié de tous ses concitoyens et de tous les élus du Département, c'était un grand défenseur de l'Idéal républicain", écrit-il.Christian Estosi, le maire de Nice, a également fait part de sa tristesse. "Je veux saluer son engagement pour sa commune et ses administrés", écrit-il sur Twitter. 153 communes du Var mettront leurs drapeaux en berne mardi pour rendre hommage à Jean-Mathieu Michel, a indiqué le président de l'Association des maires du Var, Jean-Pierre Véran.
Les parlementaires s'alarment que certaines communes ne connaissent même pas le nombre exact de ponts sur leur territoire, et encore moins leur état.
Un rapport du Sénat lève jeudi 27 juin le voie sur l'état préoccupant des ponts français, dont "au moins 25.000" nécessitent des travaux. Les parlementaires réclament un "plan Marshall" pour rénover ces ouvrages d'art dans les dix ans, en mettant l'accent sur l'assistance aux petites collectivités territoriales."Au moins 25.000 ponts sont en mauvais état structurel et posent des problèmes de sécurité et de disponibilité pour les usagers", s'alarme la mission d'information sur la sécurité des ponts, créée par dix sénateurs après l'effondrement du viaduc autoroutier de Gênes en Italie, qui a fait 43 morts le 14 août 2018. Parmi ces ouvrages problématiques, les sénateurs comptent 7% des ponts de l'État, 8,5% des ponts des départements, et "probablement 18 à 20%" des ponts des communes et des intercommunalités, selon ce rapport dont l'AFP a eu connaissance. "Ces chiffres sont (...) tout à fait inquiétants", a commenté sur Europe 1 le sénateur centriste de l'Eure Hervé Maurey, président de la mission d'information. "Le pire étant dans les communes où parfois on va ne même pas connaître le nombre de ponts, et a fortiori leur état", a-t-il ajouté. Les sénateurs s'étonnent d'ailleurs de l'"absence d'un recensement exhaustif des ponts gérés par les collectivités territoriales": "Le nombre exact de ponts routiers en France n'est pas connu!" "On est dans le flou! On considère qu'on a entre 200.000 et 250.000 ponts" en France, a relevé M. Maurey.La dégradation de l'état des ponts, qui "a fortement augmenté sur les dix dernières années", s'explique par le vieillissement des ouvrages construits dans l'après-guerre -un pont ayant une durée de vie d'environ 70 ans- et "un sous-investissement chronique dans l'entretien du patrimoine", selon le rapport. Parmi les facteurs aggravant, M. Maurey a cité le réchauffement climatique et l'envoi par les GPS de véhicules trop lourds sur des ouvrages qui n'ont pas été conçus pour supporter de lourdes charges.Aides aux collectivités territorialesLes sénateurs estiment donc "urgent" de "mettre en place un 'plan Marshall' pour les ponts". Il demandent notamment de porter le montant des moyens consacrés par l'État à l'entretien de ses ouvrages d'art à 120 millions d'euros par an dès 2020 (contre 45 millions en moyenne ces dernières années) et à créer un fonds d'aide aux collectivités locales, qui serait doté de 130 millions d'euros par an pendant dix ans -soit 1,3 milliard d'euros au total- en utilisant l'enveloppe jusqu'à présent dédiée à la mise en sécurité des tunnels (qui prendra fin en 2021).Il s'agit en effet de réaliser un diagnostic de l'ensemble des ponts des communes et intercommunalités et de rénover ceux qui sont en mauvais état. À ce niveau en effet, "on n'a pas les moyens humains, on n'a pas les moyens techniques, et encore moins les moyens financiers" d'entretenir les ponts, s'est alarmé Hervé Maurey.Les sénateurs -qui ont sondé plus d'un millier d'élus locaux- prônent "une gestion patrimoniale des ponts", avec un meilleur suivi et une programmation des travaux nécessaires. Ils jugent également nécessaire d'"apporter une offre d'ingénierie aux collectivités territoriales en aidant les petites collectivités" et en favorisant la mutualisation de la gestion des ouvrages au niveau intercommunal ou départemental."Je pense que le gouvernement serait bien inspiré de suivre nos préconisations", a déclaré Hervé Maurey. "Parce que si par malheur il devait arriver une catastrophe, dès lors qu'on a montré qu'il y avait ce risque, si le gouvernement ne fait rien, il s'expose, et surtout il expose les Françaises et les Français !"
La députée LREM de l'Eure, Claire O'Petit, a été condamnée pour "fautes de gestion" le 19 octobre par la Cour d'appel de Paris. L'ancienne chroniqueuse des "Grandes Gueules" sur RMC n'a pas le droit de diriger une entreprise pendant 5 ans.
Cela ne l'empêchera cependant pas d'exercer son mandat parlementaire.Comme l'explique Paris Normandie, qui a révélé l'information, la Cour d'appel a confirmé la décision prise en novembre 2016 par le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). L'élue est condamnée pour manquements comptables dans une affaire de gestion de société. Il s'agit de l'Agence de développement et de proximité (ADCP) - récemment placée en liquidation judiciaire -, dont elle était la représentante légale. La députée devra également verser la somme de 3.000 euros au liquidateur judiciaire."LA COUR D'APPEL RECONNAÎT MON HONNÊTÉ""Condamnée pour manquements comptables, la Cour d'appel reconnaît mon honnêteté pour tout le reste. Ni détournement, ni enrichissement", a réagi l'élue normande, ce samedi 21 octobre sur son compte Twitter. "Dans ce jugement, il n'y a ni vainqueur ni vaincu', a lui estimé son assistant parlementaire, Jim Dhoedt. "Des politiques ont été condamnés à des peines bien plus graves, à de l'inéligibilité parfois, et sont revenus. L'affaire de Claire O'Petit, c'est de la gnognotte par rapport à tout ça". Et d'ajouter : "Les juges lui reprochent une certaine légèreté dans sa comptabilité. Et au fond, cela correspond au caractère de la députée". L'investiture de Claire O'Petit aux dernières législatives avait été très critiquée au sein du mouvement En Marche. La commission d'éthique du mouvement avait même été saisie après certains de ses propos dans l'émission de RMC. Ambulancière, responsable commerciale dans le para-médical, toiletteuse pour chiens, commerçante de lingerie fine, représentante, démonstratrice de robot ménagers... Claire O'Petit s'est fait connaître en prenant la tête d'un mouvement de fronde des commerçants contre la municipalité communiste de Saint-Denis, avec occupation de la mairie. C'est à cette occasion que RMC avait remarqué, il y a plus de 12 ans, cette fille d'une mère cégétiste.
"Mon défi, c'est d'écouter les Français bien mieux que je ne l'ai fait au tout début".
Emmanuel Macron a livré son analyse de la crise des "gilets jaunes" dans une interview accordée au magazine américain "Time", dont il fait la couverture, a relevé BFMTV jeudi 19 septembre. En anglais dans le texte, il estime que le mouvement de contestation est dû à la dégradation du niveau de vie des classes moyennes et populaires, mais aussi à la peur."La question, ce n'est pas d'être choqué, c'est d'essayer de comprendre et de résoudre les problèmes, a expliqué le président à propos du mouvement de contestation qui empoisonne son mandat depuis la fin de l'année 2018. "Je pense que c'est la réaction des classes moyennes et des classes populaires dans nos démocraties, a-t-il poursuivi. Toutes ces grandes transitions économique, technologique, climatique font qu'on n'améliore pas leur vie quotidienne et que leur niveau de peur augmente."Interrogé sur les accusations d'arrogance et de proximité avec les plus riches, Emmanuel Macron a estimé qu'il s'agissait d'une spécificité française. "Dans notre pays, on veut du leadership, mais on veut aussi tuer les leaders", a-t-il estimé. Le président est également revenu sur toutes ces images qui ont pu créer la polémique depuis le début de son quinquennat, comme lorsqu'il a dit à un jeune chômeur qu'il suffisait de "traverser la rue" pour trouver du travail.""C'est vrai, cela crée une image, a-t-il estimé. La politique, c'est aussi de la perception. Mon défi,c'est d'écouter les Français bien mieux que je ne l'ai fait au tout début. D'avoir une méthode, de réformer avec le pays, et pas seulement pour le pays.""D'une certaine façon, les gilets jaunes ont été très bons pour moi (...) parce que cela m'a rappelé comment je devais être. J'ai probablement donné l'impression que je voulais réformer contre le peuple. Et parfois mon impatience a été ressentie comme une impatience vis-à-vis des Français. Ce n'est pas le cas", ajoute Emmanuel Macron, qui a placé "l'Acte II" de son quinquennat sous les mots d'ordre d'"écoute" et de "proximité"."Maintenant, je pense que je dois prendre plus de temps à expliquer où nous sommes et ce que nous voulons faire exactement", précise-t-il. Il devrait notamment lancer d'ici la fin du mois la concertation sur la réforme des retraites lors d'un déplacement en province.L'édition européenne de "Time" consacre sa couverture à Emmanuel Macron pour la seconde fois depuis le début du quinquennat, après une première "une" le présentant en novembre 2017 comme "le prochain leader de l'Europe"... "si seulement il peut diriger la France".À la fin de cet entretien, il indique qu'il "écrira" lorsqu'il sera parti de l'Elysée. "C'est pourquoi je suis très tranquille à propos de l'avenir. Le jour où les gens décideront que je ne suis plus au pouvoir, je sais ce que je ferai".
Les prix des masques chirurgicaux et des solutions hydroalcooliques vont rester encadrés jusqu'au 10 janvier 2021 : 95 centimes maximum pour un masque jetable et 2,64 euros le flacon de 100 ml de gel.
L'état d'urgence sanitaire, décrété en raison de la crise du Covid-19, a pris fin vendredi, et avec lui, la plupart des mesures d'exception. Mais les dispositions encadrant les prix de ces deux produits d'hygiène restent en vigueur six mois de plus. L'encadrement des prix des gels et solutions hydroalcooliques ainsi que des masques à usage unique, qui devait initialement expirer vendredi soir, est finalement prolongé jusqu'au 10 janvier 2021, selon un arrêté publié au Journal officiel samedi 11 juillet. Un décret adopté le 2 mai fixait le prix maximal des masques chirurgicaux non réutilisables : • 95 centimes l'unité pour ceux vendus au détail • 80 centimes s'ils sont vendus en gros Cette disposition, d'abord valable jusqu'au 23 mai, avait déjà été prolongée jusqu'au 10 juillet.En parallèle, un autre décret entré en vigueur début mars encadrait le prix des gels et solutions hydroalcooliques destinés à l'hygiène corporelle : • 1,76 euro pour un flacon de 50 ml• 2,64 euros pour un flacon de 100 ml • 4,40 euros pour 300 mlCe texte, valable jusqu'au 31 mai, avait aussi été prolongé jusqu'au 10 juillet. Le nouveau décret publié samedi prolonge encore cet encadrement des tarifs jusqu'au début de l'année 2021.
D'après les informations du Point, la fille de l'ex-roi d'Arabie Saoudite aurait menacé de mort un artisan parisien. Ce dernier a porté plainte.L'artisan effectuait des travaux dans l'appartement de la princesse saoudienne, situé sur l'avenue Foch dans le 16e arrondissement de Paris.
D'après le témoignage de la victime, la fille de Khaled ben Abdelaziz Al Saoud aurait demandé à ses gardes du corps d'en finir avec l'artisan, après l'avoir surpris en train de prendre des photos de la pièce à rénover. Des clichés qui devaient lui permettre de remettre les objets à leur place après les travaux effectués."Il faut le tuer ce chien, il ne mérite pas de vivre", aurait alors lancé la fille de l'ancien président saoudien. L'un des gardes du corps de la princesse aurait ensuite débarqué et frappé l'artisan, avant de le ligoter et de lui ordonner de se mettre à genoux et de baiser les pieds de l'héritière. La victime aurait également été menacée avec une arme, rapporte Le Point. C'est l'intervention d'un troisième homme de main qui aurait sauvé la vie du Parisien. Après l'avoir détaché et avoir photocopié sa carte d'identité, le garde du corps l'aurait laissé partir tout en lui ordonnant de ne plus jamais remettre les pieds dans le 16e arrondissement.Après quatre heures de calvaire, l'artisan est immédiatement allé porter plainte. Selon les forces de l'ordre, les traces de coups étaient encore visibles lorsque la victime s'est présentée au commissariat. Il réclame aujourd'hui 20 000 euros à la princesse saoudienne, qui a gardé son matériel. Les suites données à cette affaire restent incertaines, à cause de l'immunité diplomatique dont bénéficient certaines riches familles du Golfe.
Les Franciliens rêvent de changer de vie. Près de 70% des personnes résidant en région parisienne souhaitent déménager en dehors de l'Île-de-France, selon un sondage Le Parisien.
Stress, pollution, grisaille, transports en commun : les contraintes de la région parisienne semblent user les Franciliens, qui aimeraient changer d'air. Une étude, réalisée pour le Forum Vies Mobiles et publiée mardi 17 avril, établit que sept habitants sur 10 (69%) voudraient quitter la région pour s'installer ailleurs. Ces Franciliens cherchent avant tout à échapper au rythme de vie jugé trop stressant, aux prix élevés de l'immobilier et à la pollution, selon le classement des griefs établi par le sondage. Le climat et la grisaille arrivent en quatrième position des raisons poussant les habitants à déménager, tandis que les obligations professionnelles sont à la dernière place.Tous les départements ne sont pas boudés de la même façon. Si 76% des habitants de l'Essonne aimeraient partir, seuls 56% des Parisiens ont également des envies de verdure. L'étude détaille que 75% des personnes résidant en Seine-Saint-Denis souhaiteraient déménager, 74% en Seine-et-Marne et dans le Val-de-Marne, 72% dans le Val-d'Oise, 69% dans les Hauts-de-Seine et 66% dans les Yvelines. Si les rêves de verdure et d'air pur sont fréquents, très peu de Franciliens franchissent le pas. Une majorité évoque le travail comme frein au départ. Dans le reste du pays, seuls 28% des habitants éprouvent l'envie de déménager dans une autre région que la leur.
L'ancien chef des renseignements a avoué avoir passé un pacte avec l'organisation terroriste Abou Nidal. Une révélation qui fait grand bruit chez les familles des victimes.
Haut fonctionnaire, Yves Bonnet a dirigé les renseignements intérieurs français, la DST, de 1982 à 1985. A 83 ans, il a révélé un secret troublant. La France aurait négocié un accord avec le groupe terroriste Abou Nidal, suspecté d'avoir commandité l'attaque de la rue des Rosiers dans le centre de Paris le 9 août 1982. Six morts et 22 blessés étaient alors à déplorer. "Moi je ne voulais plus de tout ça. Il n'était plus question que ces gens-là agissent donc c'était ça mon rôle. Et je crois que je l'ai rempli", estime-t-il. En échange de l'arrêt des attentats sur le sol français, Abou Nidal et son organisation sont laissés libres de leurs mouvements en France. Ils sont même autorisés à rencontrer deux des leurs, condamnés, en prison en Haute-Garonne.Les familles des victimes, révoltées par ces informations, demandent la levée du secret défense afin de répondre à une question. François Mitterrand, à l'époque chef de l'Etat, était-il au courant de cet accord ?
Vladimir Poutine a remercié jeudi les Russes de leur "soutien et de leur confiance", au lendemain du vote ayant validé la vaste révision de la Constitution l'autorisant notamment à se maintenir au pouvoir jusqu'en 2036.
"Je voudrais remercier les citoyens russes. Un grand merci pour votre soutien et votre confiance", a déclaré le président russe dans une allocution télévisée, assurant que la réforme offrira une "stabilité intérieure et du temps pour renforcer le pays et toutes ses institutions".Il a vanté une révision qui mènera à "l'amélioration du système politique et la consolidation des garanties sociales", au "renforcement de la souveraineté et de l'intégrité territoriale" et qui intègre "nos valeurs spirituelles, historiques et morales".Il a estimé que la Russie, qu'il se targue d'avoir sortie du chaos post-soviétique, est "encore très vulnérable" et encore confrontée à "de nombreux problèmes". Il a souligné que de nombreux Russes "vivent encore de manière très difficile". Remerciant les Russes à plusieurs reprises, M. Poutine n'a pas fait mention des amendements lui permettant de se représenter à deux reprises après la fin de son mandat actuel en 2024.Le vote sur cette réforme constitutionnelle étalé sur une semaine s'est conclu sur une victoire du "oui" à 77,92%, un résultat que l'opposition a dénoncé comme un "énorme mensonge" et une "falsification".Hormis la "remise à zéro" des mandats de Vladimir Poutine, la réforme renforce aussi certaines des prérogatives du président, offre des garanties sociales et introduit aussi dans la Constitution des principes conservateurs tels que la "foi en Dieu", l'enseignement patriotique et le mariage réservé aux hétérosexuels.
L'enquête sur le suicide, en novembre 2017, d'un sergent parachutiste de la base militaire 105 à Évreux (Eure) soulève des soupçons d'agressions sexuelles, rapportent vendredi France Bleu et France 3. Ce militaire, homosexuel, ne serait pas la victime d'harcèlement mais au contraire l'auteur de plusieurs attouchements forcés.
Le sergent de 38 ans s'est pendu le 17 novembre 2017 dans sa maison de Cailly-sur-Eure. Dans une lettre adressée à son mari, l'homme expliquait ne plus supporter le "harcèlement" d'un adjudant de la base aérienne lié à son orientation sexuelle. Des accusations que "l'enquête n'a pas permis de prouver", a précisé vendredi le parquet d'Évreux, qui a classé l'affaire sans suite. Une scène filmée par un autre militaireAu contraire les enquêteurs se sont rendus compte que le sergent avait été mis en cause, deux jours avant son suicide, dans des affaires d'agressions sexuelles. En mars 2017, il aurait ainsi "masturbé sous la contrainte un camarade de chambrée", précise la radio. Un autre militaire aurait filmé la scène avec son téléphone portable. Ce dernier sera d'ailleurs jugé le 6 septembre prochain pour "atteinte à la vie privée et complicité d'agression sexuelle".De son côté, l'Armée de l'air a effectué une enquête de commandement pour faire toute la lumière sur ces agissements. Le porte-parole de l'Armée de l'air a expliqué à France 3 qu'au moins 5 militaires ont fait l'objet de sanctions disciplinaires et ont été mutés. En parallèle de cette enquête, l'Armée de l'air a tenu à rappeler qu'elle condamne totalement toute forme de discrimination qu'elles soient raciales, religieuses ou d'orientation sexuelle.L'adjudant mis en cause par le sergent Clément C. a également fait l'objet d'un rappel à la loi pour "des propos homophobes", confirmés par différents témoignages. L'époux du défunt a lui fait l'objet d'un rappel à la loi de la part du procureur de la République d'Évreux après avoir fait pression sur l'une des victimes, persuadé que les accusations contre son mari "visaient à couvrir les militaires mis en cause dans la procédure de harcèlement".
Le monument parisien avait été saccagé en marge d'une manifestation des "gilets jaunes" samedi 1er décembre.
L'Arc de Triomphe de Paris, saccagé le 1er décembre en marge d'une manifestation des "gilets jaunes". Le monument a été entièrement restauré, à temps pour les cérémonies du 8 Mai, une "renaissance" du monument saluée vendredi dernier par le ministre de la Culture Franck Riester. En tout, six restauratrices ont été mobilisées à temps-plein pour lui redonner ses couleurs. Symbole de la capitale, l'Arc de Triomphe avait été fortement dégradé le 1er décembre 2018. Du mobilier avait été détruit, des œuvres d'art endommagées, des graffitis tagués sur les murs et les dispositifs informatiques mis hors d'usage.Le lieu, construit en hommage aux victoires des armées napoléoniennes et qui accueille environ 1,5 million de visiteurs par an, avait pu rouvrir le 12 décembre. Mais plusieurs œuvres, très fortement endommagées, ont dû faire l'objet d'une restauration qui a pris plusieurs mois, notamment le célèbre moulage de la Marseillaise, sculpture de François Rude qui représente une allégorie de la Victoire, et une grande maquette en plâtre du monument, qui datait des années 30.1,2 millions d'euros de travauxVenu constater sur place la remise en état des œuvres et la fin des opérations de rénovation, le ministre de la Culture Franck Riester y a vu un "renouveau" pour ce célèbre monument. "En quelques mois seulement, les travaux de restauration ont été faits, ce qui est très rapide" et "pour le 8 mai, tout sera en place", a salué Franck Riester, félicitant les équipes du Centre des monuments nationaux et des entreprises qui ont œuvré à cette remise en état, celles des œuvres, mais aussi de l'ensemble de l'espace intérieur. Il a précisé que l'ensemble des travaux avait coûté "1,2 million d'euros à peu près qui comprennent tous les travaux autour de l'électricité, les plâtres, les lumières, la boutique...". "C'est un renouveau et quelque part une forme de renaissance pour l'Arc de Triomphe (...). C'est un beau signal pour le pays et pour tous les anciens combattants", a-t-il ajouté. "Je suis très heureuse que ce lieu ait pu être restauré dans un temps record et avec beaucoup de savoir faire, parce que l'Arc de Triomphe est essentiel pour le monde combattant, et c'est le symbole aussi de l'unité de la nation et des valeurs de la Nation", a renchéri la secrétaire d'Etat aux Armées Geneviève Darrieussecq, saluant au passage la participation d'associations d'anciens combattants à ces réparations.
Le Parisien annonçait vendredi 11 octobre que Xavier Dupont de Ligonnès, en fuite depuis 2011 et suspecté d'avoir tué sa femme et leurs quatre enfants, avait été arrêté en Écosse.19h.
Dans un communiqué, Stéphane Albouy, directeur des rédactions du Parisien, a présenté samedi soir "ses excuses à la famille des victimes et à celle de la personne interpellée à tort" en Ecosse, après 24 heures d'emballement médiatique autour de l'annonce inexacte de l'arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès. Le quotidien francilien présente "pour l'ensemble de lecteurs, plus sincères regrets d'avoir rendu publique une information qui s'est révélée être erronée". "Nous avons contacté cinq sources judiciaires françaises, à différentes strates de hiérarchie et autant centrales que régionales. On ne parle pas ici de cinq personnes assises dans un même bureau", a précisé Stéphane Albouy, ajoutant : "Nous avons multiplié les angles de recherche et de confirmation, c'était à un très haut niveau de vérification".14h35. Dans L'Yonne Républicaine, les frères d'Agnès Dupont de Ligonnès, Étienne et Guillaume Hodanger, ne cachent pas leur déception d'apprendre qu'il s'agit d'une nouvelle et énième fausse piste. Ils déplorent également et surtout l'emballement médiatique autour de cette arrestation. "Je félicite la police judiciaire pour sa réactivité toujours intacte dans cette affaire qui dure depuis trop longtemps, et je regrette l'hyper-réactivité de tous les médias", a ainsi réagi Etienne Hodanger, le frère cadet, qui ne s'était pas exprimé depuis 2011. "C'est dommage d'avoir subi un tel emballement médiatique, c'est très blessant pour toute notre famille. Pendant 18 heures, j'ai vécu un véritable calvaire, puisque tout revient en flash-back. Il aurait fallu attendre les commentaires du procureur de la République avant un tel déferlement",dénonce quant à lui le frère aîné Guillaume.12h45. D'après les tests ADN réalisés par les enquêteurs, l'homme arrêté vendredi à l'aéroport de Glasgow, en Ecosse, n'est pas Xavier Dupont de Ligonnès, annonce franceinfo, selon des sources policières.11h50. Selon un proche du dossier à BFMTV, les empreintes digitales retrouvées à Limay, dans la maison perquisitionnée, ne sont pas celles de Xavier Dupont de Ligonnès.10h. D'après les informations de BFMTV, les empreintes de l'homme arrêté à l'aéroport de Glasgow ne correspondraient que partiellement à celles de Xavier Dupont de Ligonnès. L'écart entre ses yeux serait également différent. Et l'homme n'aurait que neuf doigts. Par ailleurs, le passeport avec lequel il voyageait ne serait pas un document volé, comme annoncé précédemment. 9h30. A Limay, où a eu lieu la perquisition vendredi soir, c'est la stupéfaction. Un couple voisin de la maison indiquée sur le passeport de l'homme arrêté assure que ce dernier ne peut pas être Xavier Dupont de Ligonnès. "Même avec de la chirurgie esthétique, ce n'est pas possible", affirme Jacques, relayé par franceinfo. Le voisin affirme connaître Guy Joao (nom indiqué sur le passeport, ndlr), qu'il dit âgé de près de 70 ans, depuis 30 ans. "On a acheté ici en 1989, donc depuis 1989 on le connaît. Quand on a acheté la maison, il travaillait de nuit chez Renault", poursuit-il. Jacques et son épouse se sont d'ailleurs rendus au mariage de leur voisin en Ecosse. "Il vit là-bas avec son épouse et régulièrement, il revient en France. Il est parti hier matin, c'est son copain qui l'a emmené. Et terminé." Jacques indique par ailleurs avoir contacté l'épouse de son voisin qui devait le récupérer à l'aéroport. "Elle est effarée."7h. Des enquêteurs français sont attendus dans la matinée à Glasgow. Les hommes de la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF) et de la PJ de Nantes étaient vont vérifier formellement l'identité de Xavier Dupont de Ligonnès, que seule une expertise ADN confirmera.2h30. Le procureur de la République de Nantes appelle à la "prudence". D'après Pierre Sennès, "il convient en l'attente de ces vérifications d'être prudents". Et d'ajouter : "Il y a une suspicion sur les empreintes mais c'est en cours de vérification, en cours de confirmation, et c'est pour ça que les enquêteurs partent en Ecosse".L'arrestation C'est une information à grande sensation que Le Parisien a publiée vendredi 11 octobre. Selon le quotidien, Xavier Dupont de Ligonnès a été arrêté à l'aéroport de Glasgow en Écosse. De plus, l'homme qui est suspecté d'avoir tué sa femme et ses quatre enfants à Nantes (Loire-Atlantique) en 2011 arrivait de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Pourtant, il aurait voyagé sous une fausse identité, mais un contrôle des empreintes digitales l'aurait trahi. Le Parisien ajoute que Xavier Dupont de Ligonnès, âgé aujourd'hui de 57 ans, n'aurait opposé aucune résistance face aux forces de l'ordre. Selon les informations de France Télévisions, les enquêteurs auraient appris que Xavier Dupont de Ligonnès allait prendre l'avion à Roissy, mais n'auraient pas pu intervenir à temps avant le décollage de l'avion. Les autorités françaises ont alors prévenu leurs homologues écossaises grâce au dispositif Europol.Perquisitions à Limay et chirurgie Toujours selon France Télévision, un proche aurait dénoncé l'homme recherché depuis 8 ans, et France 3 explique qu'il aurait subi des opérations de chirurgie esthétique afin de passer inaperçu. Selon un haut responsable du ministère de l'Intérieur cité par Presse Océan, Xavier Dupont de Ligonnès est méconnaissable : "S'il n'y avait pas les empreintes, on ne penserait pas que c'est lui", aurait-il confié. BFMTV annonce que des perquisitions ont lieu dans la soirée de vendredi en Île-de-France, à Limay dans les Yvelines. L'adresse figurait sur le passeport du suspect arrêté à Glasgow. Volé en 2014, il avait été délivré au nom de Guy Joao.En fuite depuis 8 ans, il avait alimenté tous les fantasmes sur sa destination de refuge ou son éventuelle mort. L'affaire avait défrayé la chronique lorsque les corps de sa femme Agnès, 48 ans, et de leurs enfants Arthur (20 ans), Thomas (18 ans), Anne (16 ans) et Benoît (13 ans), avaient été retrouvés sous la terrasse de leur maison le 21 avril 2011.
Elle n'avait jamais milité mais se voit désormais comparée à une "Angela Davis" française: depuis la mort de son frère Adama, Assa Traoré est devenue une figure de la lutte contre les violences policières et le racisme, revenus au coeur du débat avec la mort de George Floyd.
Toujours vêtue d'un tee-shirt "justice pour Adama", volumineuse coupe afro, la jeune femme de 35 ans recevra dimanche un BET awards, prix décerné par une chaîne de télévision américaine à des personnalités afro-américaines ou issues de minorités."Une récompense pour tout ce qu'on fait en quatre ans et qui nous donne de la force pour la suite", assure-t-elle à l'AFP.Depuis quatre ans, celle qui n'avait jamais milité enchaîne manifestations, prises de paroles, interviews. Épaulée par un solide "comité" d'une vingtaine de proches et de militants des quartiers, elle réclame inlassablement "vérité et justice" sur la mort de son frère après son arrestation par des gendarmes à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) en juillet 2016.Sa "vérité" à elle est que son frère a été "tué" par les forces de l'ordre. L'enquête, toujours en cours et sans mise en cause des gendarmes, a viré à la bataille entre expertises de la justice et de la famille.Devenue militante à temps plein, elle n'a jamais repris son travail d'éducatrice spécialisée et vit avec ses trois enfants, de 6, 8 et 12 ans, dans un appartement aux portes de Paris.Si le "combat Adama" restait jusqu'ici plutôt limité aux quartiers et aux sphères militantes, l'émotion planétaire suscitée par la mort de George Floyd lui a donné une autre ampleur.Avec son comité, Assa Traoré a rassemblé début juin des milliers de personnes à Paris et des centaines d'autres partout en France. "Assa, on est toutes fan d'elle avec mes amies. Les filles des quartiers se politisent grâce à elle", lance Samira, 24 ans, venue de Pontoise (Val-d'Oise) à Paris pour ses premières manifestations.Une Assa Traoré "c'est une fois tous les 50 ans !", s'enflamme de son côté le militant Youcef Brakni, pilier du comité Adama. "C'est comme Simone de Beauvoir, Angela Davis, elle a tout fracassé sur son passage"."Maintenant, le Français lambda la connaît. Quand elle marche dans la rue, les gens l'arrêtent", ajoute-t-il.Le "combat" d'Assa a aussi franchi les frontières. Plusieurs journaux américains lui ont consacré un portrait ces derniers jours et la star Rihanna s'est fendue d'un post sur les réseaux sociaux via le compte de sa marque pour saluer son engagement.En France, les positionnements de cette figure des "nouveaux antiracistes" continuent de susciter la controverse. Plusieurs intellectuels dénonçant ainsi une "racialisation" du débat public, au mépris de "l'universalisme républicain".- Changer "tout ce que je peux changer" -Dès le lendemain du drame, Assa Traoré est "naturellement" devenue porte-parole de la famille, racontait l'année dernière à l'AFP son frère aîné Lassana. "C'est un peu aussi une maman qui a perdu son fils", ajoutait-il, car elle s'est "occupée de ses petits frères, a pris la famille à bras le corps" après la mort de leur père en 1999.Ce dernier, chef de chantier d'origine malienne, a eu 17 enfants de quatre femmes différentes - "deux Blanches" successivement puis "deux Noires" en même temps, relate la jeune femme, fière de cette famille de "toutes les couleurs, toutes les religions".Depuis 2016, son discours s'est politisé. "Avec le nom de mon frère, je changerai tout ce que je peux changer", résume-t-elle aujourd'hui à l'AFP.On l'a ainsi vue prendre la tête d'une manifestation contre la politique d'Emmanuel Macron en 2018, défiler aux côtés des "gilets jaunes" ou plus récemment des soignants.En 2019, elle co-signe un livre avec le sociologue de gauche Geoffroy de Lagasnerie, séduit par sa "manière tout à fait nouvelle de parler de la société, du racisme, des classes sociales". Avec son ami, le médiatique écrivain Edouard Louis, ils ont rejoint les rangs de ses soutiens, tout comme l'acteur Omar Sy ou des figures du rap français. Un responsable des forces de l'ordre, interrogé l'année dernière, constatait non sans une pointe d'admiration qu'elle "incarne avec talent cette mouvance antisystème à qui il manquait un étendard charismatique". Depuis 2016, quatre frères Traoré ont été incarcérés. Certains pour des violences ayant suivi la mort d'Adama, d'autres pour des délits sans lien avec l'affaire. "Elle entretient un mythe, mais les faits sont cruels", ajoutait ce responsable. Tous sont des "prisonniers politiques", balaie la trentenaire. "Ils ont fait des Traoré des soldats malgré eux".
Le procès des attaques contre Charlie Hebdo, une policière à Montrouge et l'Hyper Cacher s'ouvre le 2 septembre à Paris, sous haute surveillance. Quatorze personnes seront sur le banc des accusés.
Au procès des attentats de janvier 2015 qui s'ouvre dès le 2 septembre à Paris, quatorze accusés devront répondre d'avoir apporté un soutien aux frères Saïd et Chérif Kouachi et à Amédy Coulibaly pour les aider à perpétrer les attaques contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher. Des mesures exceptionnelles de sûreté sont mises en place, notamment des contrôles par détecteur de métaux. Des charges passibles de la réclusion criminelle à perpétuitéSur les quatorze accusés, trois manquent à l'appel: Hayat Boumedienne, compagne de Coulibaly, et les frères Belhoucine, partis quelques jours avant les attaques pour la zone irako-syrienne. Leur mort, évoquée par diverses sources, n'a jamais été officiellement confirmée, et ils restent visés par des mandats d'arrêt.Les juges antiterroristes ont retenu les charges les plus lourdes, la "complicité" de crimes terroristes, passible de la réclusion criminelle à perpétuité, contre l'aîné des frères Belhoucine, Mohamed, et contre Ali Riza Polat, qui sera lui dans le box des accusés. Ce proche d'Amédy Coulibaly est soupçonné d'avoir eu un rôle central dans les préparatifs des attentats, en particulier la fourniture de l'arsenal utilisé par le trio terroriste.Les autres accusés sont essentiellement jugés pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et encourent vingt ans de réclusion. Un seul comparaît libre sous contrôle judiciaire pour "association de malfaiteurs" simple, un délit puni de dix ans de prison.Environ 200 personnes se sont constituées parties civiles. Certains rescapés de la tuerie de Charlie Hebdo et de la prise d'otages à l'Hyper Cacher viendront témoigner à la barre.Ce procès emblématique était initialement prévu avant l'été, mais il a été reporté en raison de la crise sanitaire. C'est le premier procès pour terrorisme à être filmé, en vertu de son "intérêt pour la constitution d'archives historiques de la justice".Seulement douze procès filmés en FranceEn France les procès filmés restent rares. Celui des attentats de janvier 2015 constituera une première en matière de terrorisme. Sur sollicitation du parquet national antiterroriste (Pnat), le premier président de la cour d'appel de Paris a autorisé l'enregistrement de ce procès "historique".En trente-cinq ans, seuls douze procès ont fait l'objet d'un enregistrement historique. Il s'agit des procès de Paul Touvier (1994) et Maurice Papon (1997-98) pour crimes contre l'humanité sous l'Occupation, celui intenté par le négationniste Robert Faurisson à Robert Badinter (2007), celui de l'ex-junte chilienne (2010). Ont également été filmés les trois procès de l'explosion en 2001 de l'usine AZF à Toulouse et ceux liés au génocide rwandais, en première instance comme en appel.Les attentats ont fait dix-sept mortsEn janvier 2015, les frères Chérif et Saïd Kouachi et Amédy Coulibaly prenaient pour cibles la liberté de la presse, l'Etat et la communauté juive et abattaient au total dix-sept personnes, dont des piliers du journal satirique Charlie Hebdo, trois policiers et l'employé et des clients d'un magasin casher.
Le gouverneur de l'Etat de New York s'est soumis dimanche à un test de dépistage du nouveau coronavirus en direct à la télévision et a appelé davantage de ses administrés à suivre son exemple.
"Pas besoin d'être un dur New-Yorkais pour faire ce test", a déclaré le démocrate Andrew Cuomo lors de sa conférence de presse quotidienne consacrée à la pandémie"Il faut être intelligent, solidaire et discipliné", a-t-il poursuivi, alors qu'un médecin en tenue de protection lui demandait de fermer les yeux le temps d'insérer une sorte de coton-tige dans son nez.Depuis le début de la crise, le gouverneur a subi plusieurs tests mais c'était la première fois qu'il se pliait à l'exercice devant des caméras."Si je ne suis pas là demain, cela voudra dire que je suis positif", a ajouté M. Cuomo, en regrettant que trop peu de gens se fassent actuellement dépister.L'Etat de New York a payé un lourd tribut à la pandémie avec plus de 350.000 cas confirmés de Covid-19 et 22.000 morts, sur un total de près de 1,5 million de cas et près de 90.000 morts dans le pays, mais un reflux est palpable depuis plusieurs jours.Avant d'entamer le déconfinement de la population, les autorités ont toutefois souhaité augmenter les capacités de dépistage, afin d'identifier plus rapidement les malades, de les isoler et d'éviter une nouvelle vague de contaminations.Aujourd'hui, 40.000 tests ont lieu chaque jour dans l'Etat de New York qui dispose de 700 sites de dépistage, a précisé M. Cuomo. "Notre nouveau problème c'est que nous avons plus de sites et de capacité de dépistage que nous n'en utilisons", a-t-il dit.Il a encouragé toutes les personnes ayant des symptômes ou ayant été en contact avec des malades à faire le test. "C'est rapide, facile, ça ne fait pas mal, si vous avez le temps, faites-le", a-t-il ensuite martelé sur Twitter.
Atteinte d'un cancer du sein avancé, une femme a été soignée par un traitement expérimental. Avant cela, la chimiothérapie était impuissante, explique Europe 1.
C'est une première mondiale. Une patiente dont l'état de santé était considéré comme critique avec un cancer métastasé a guéri, explique Europe 1 qui cite le rapport de la revue scientifique Nature Medicine. La femme a fait l'objet d'un traitement expérimental faisant triompher son système immunitaire. Et pourtant, la chimiothérapie s'était révélée infructueuse jusqu'alors, et son cancer avait d'ailleurs atteint d'autres organes comme le foie.Cette femme, dont on sait seulement qu'elle a 49 ans, a bénéficié de ce test grandeur nature, "une nouvelle approche en immunothérapie". Ce traitement stimule en réalité les défenses immunitaires, et avait déjà fait ses preuves, précise Europe 1, que ce soit pour des cancers du poumon, du sang ou de la peau. Deux ans plus tard, la patiente est totalement rétablie, détaillent les chercheurs.Quel procédé ?L'immunothérapie est une méthode bien particulière : des lymphocytes sont prélevés sur la patiente avant d'être manipulés et réimplantés. Ils sont ensuite triés afin de découvrir ceux qui reconnaissent les cellules cancéreuses et sont enfin "réactivés" pour s'attaquer à ces cellules. Pour les chercheurs, cela s'apparente en quelque sorte à une thérapie anticancéreuse "hautement personnalisée".Les effets sur la patiente ont été "sans précédent". "Nous sommes aujourd'hui à l'aube d'une vaste révolution, qui va nous faire enfin atteindre le but de cibler la pléthore des mutations qu'implique le cancer grâce à l'immunothérapie", a expliqué un chercheur en oncologie dans la revue Nature Medicine.Une technique qui est cependant "spéciale et complexe" et qui n'est pour le moment pas adaptée à tout le monde, ont tempéré les chercheurs.
Alors que la chanteuse est décédée le 7 mai dernier à l'âge de 57 ans, un message publié sur son compte twitter vendredi 31 août a mis ses fans dans tous leurs états.
Le 7 mai dernier, Maurane décédait de manière tragique et accidentelle en laissant derrière elle de nombreux fans dans l'incompréhension. Celle qui s'est fait connaître dans la comédie musicale Starmania a, d'une certaine manière, repris vie vendredi 31 août par l'intermédiaire de son compte Twitter. En effet, l'équipe de communication de la chanteuse a décidé d'utiliser son compte pour faire la promotion du premier titre extrait de l'album hommage à Jacques Brel qu'elle préparait avant sa mort, rapporte Voici. Le message était accompagné de la photo de la pochette conçue par la fille de la chanteuse, Lou Villafranca. Grande incompréhension des fansChez les les fans de la chanteuse, ce tweet a été très mal perçu. Ils ont été nombreux à exprimer leur colère. Ainsi face à la montée d'incompréhension sur Twitter, l' « admin » du compte de Maurane a décidé d'intervenir pour clarifier la situation. « C'est l'équipe qui entourait Maurane qui s'occupe aujourd'hui de ses réseaux. Et qui fait perdurer sa voix », peut-on ainsi lire dans les réponses du tweet. Afin d'éviter tout nouveau scandale, l'équipe de communication de la chanteuse a également annoncé être en train de réfléchir à créer un second compte pour la promotion posthume de l'artiste.
C'est une œuvre qui a rapporté une somme colossale à ses ayants droit pendant des décennies. En France, ce n'est plus le cas depuis 2016, année où le "Boléro" de Ravel est rentré dans le domaine public.
On estime que l'œuvre est jouée tous les quarts d'heure dans le monde. Et cela, les ayants droit en ont bien conscience. Ainsi, la Sacem aurait été assignée par le tribunal de grande instance de Nanterre en juin dernier, comme le rapporte Le Figaro.Si certains ne le connaissaient pas encore, ils ont pu l'entendre lors des commémorations des 100 ans de l'armistice de 1918. Devant des dizaines de chefs d'État réunis sous l'arc de triomphe, le "Boléro" de Ravel a été interprété par l'orchestre des jeunes de l'Union européenne. Un moment suivi par des millions de téléspectateurs. Aucun droit d'auteur ce jour-là, mais cela pourrait ne plus durer. Ce sont deux clans qui espèrent que le "Boléro" de Ravel revienne dans le domaine privé : d'un côté les héritiers du décorateur du ballet, Alexandre Benois ; de l'autre les actuels ayants droit. Ensemble, ils vont tenter de faire qu'Alexandre Benois soit déclaré co-auteur du "Boléro", ce qui repousserait l'entrée dans le domaine public à 2039. Un bonus de 20 millions d'euros pourrait s'y ajouter.Dans le domaine artistique, faire revenir une œuvre dans le domaine privé est une chose rarissime. Une première audience est attendue en 2019.
Selon les auteurs de la biographie "Johnny Hallyday, Ni Dieu ni diable", le rockeur aurait tenté de mettre fin à ses jours à l'âge de 18 ans à cause... de Catherine Deneuve, rapporte Closer.
Un amour impossible. Près de 10 mois après sa mort, Gilles Lhote et Patrick Mahé, auteurs de la biographie "Johnny Hallyday, Ni Dieu ni diable", ont fait de nouvelles révélations sur le passé sombre de Johnny Hallyday, dont Closer a pu se procurer les bonnes pages. On y apprend ainsi que le rockeur nourrissait un amour secret pour... Catherine Deneuve. Ce coup de foudre serait né en 1961, lors d'un dîner chez Charles Aznavour. Le Taulier, alors âgé de 18 ans, serait tombé amoureux "le jour même" de leur rencontre.Malheureusement pour lui, Catherine Deneuve était déjà éprise d'un autre. L'actrice vivait une histoire d'amour avec Roger Vadim, ami de Johnny. Face à cet amour impossible, le chanteur aurait alors tenté de mettre fin à ses jours. "Une nuit, au volant de sa Triumph TR3 lancée à plein régime sur l'autoroute de l'Ouest, il décide d'ôter ses mains du volant. Les yeux fermés, le rockeur attend l'impact qui va enfin le délivrer... et son bolide tombe soudant en panne d'essence", racontent les auteurs de la biographie.Dans un livre datant de 1997, Johnny Hallyday s'était confié sur son attirance pour Catherine Deneuve. Le rockeur l'avait qualifié d'"idéal féminin". "Pour moi, elle incarnait l'idéal féminin. Elle me rappelait les héroïnes les plus troublantes d'Alfred Hitchcock : du feu sous la glace", avait alors confié Johnny Hallyday.
Mis en place pour permettre à certains élèves de pallier les retards scolaires dus au confinement, le dispositif des vacances apprenantes aura bénéficié à 950.000 élèves.
"Objectif réussi pour les vacances apprenantes". Dans un communiqué, le ministère de l'Education nationales'est félicité de la réussite du dispositif des vacances apprenantes, à l'approche de la rentrée scolaire. En juin, Jean-Michel Blanquer espérait voir "un million d'élèves" participer à ce dispositif financé à hauteur de 200 millions d'euros. Ce dispositif, imaginé pour pallier les retards accumulés pendant une année scolaire perturbée par l'épidémie de coronavirus, a bénéficié à 950.000 élèves, a annoncé dimanche 30 août le ministère de l'Education nationale.L'opération devait permettre aux enfants de partir en vacances pour "s'amuser tout en rattrapant une partie de ce qui n'a pas pu être fait pendant l'année scolaire" marquée par la fermeture des écoles pour cause d'épidémie, avait-il expliqué.Mesure phare de ce plan, les "colonies apprenantes", qui devaient concerner des élèves de 3 à 17 ans majoritairement issus de quartiers populaires, n'ont pas eu le succès escompté: 125.000 enfants ont pu en bénéficier, selon le communiqué, là où le gouvernement visait initialement 250.000 départs.A la mi-août, le Premier ministre Jean Castex avait envisagé "une sorte de pérennisation" de ces colonies de vacances d'un genre nouveau. Malgré des chiffres en demi-teinte, "les objectifs qualitatifs" du dispositif "ont été atteints, voire dépassés", avait-il estimé.L'élargissement du dispositif "écoles ouvertes", qui permet aux établissements de rester ouverts début juillet et fin août pour proposer du renforcement scolaire et des activités sportives, a lui touché 250.000 élèves, contre 70.000 en 2019, selon l''Education nationale. Cette année des "écoles ouvertes buissonnières", à la mer, en montagne ou à la campagne, ont été organisées dans ce cadre.20.000 professeurs mobilisés"Plus de 20.000 professeurs" se sont mobilisés pour étendre "ces écoles ouvertes", qui ne concernaient auparavant que les établissements des quartiers prioritaires de la ville.Dans le cadre des "vacances apprenantes", le gouvernement a également alloué 30 millions d'euros pour permettre aux centres de loisirs d'accueillir plus d'enfants et de renforcer leurs contenus pédagogiques. Cette aide ponctuelle a bénéficié à "570.000 enfants", selon le communiqué.
L'éditorialiste politique a été pris à partie en pleine rue par un homme, qui se présente comme un "jounaliste gilet jaune". L'échange, musclé, a été filmé et diffusé sur Internet.
La vidéo, mise en ligne sur YouTube le 7 janvier, dure un peu plus de 6 minutes. Intitulée "Aphatie journaliste millionnaire anti 'gilet jaune'", elle montre la discussion, pour le moins tendue, entre le présentateur d'Europe 1 Jean-Michel Aphatie et un homme qui l'interpelle à sa sortie des studios de la station. Filmant avec son téléphone, celui qui se présente comme un "journaliste gilet jaune" prend à partie l'éditorialiste.Il l'interroge tout d'abord sur le traitement médiatique de l'affrontement entre un ex-champion de boxe, Christophe Dettinger, et des gendarmes, le 5 janvier lors d'une manifestation à Paris. Le "gilet jaune" reproche à Jean-Michel Aphatie d'avoir davantage parlé de cet événement que de l'argression perpétrée par un policier, filmé en train de frapper un manifestant à Toulon. Rapidement, le ton monte. "Vous croyez tout connaître""Quand on parle de l'un, il faut savoir parler de l'autre", lance le "gilet jaune" à l'adresse de l'éditiorialiste. "Vous me traitez de menteur ?", lui demande Jean-Michel Aphatie. "Ben oui, quelque part", lui répond son interlocuteur. "Dans votre grand appartement du seizième, avec vos millions que vous vous êtes faits dans la presse, vous croyez tout connaître de tout", lui reproche encore l'homme.Face à ces accusations, Jean-Michel Aphatie s'emporte. "Qu'est ce que vous croyez ? Quelle est votre intolérance ? J'ai le droit de vivre ou pas ! Et si je vous dis que je ne le suis pas (millionnaire), vous ne me croyez pas parce que ça casse votre schéma", s'insurge le journaliste. "Réfléchissez à la tolérance", lance-t-il encore.Par la suite, le présentateur a relayé les images de ce vif échange. "Si vous ne savez pas ce que l'intolérance veut dire, si vous voulez observer une forme de violence inadmissible, regardez cette vidéo qui ne sert pas la cause des gilets jaunes", a-t-il écrit sur son compte Twitter. "Je pense que les journalistes ont des arguments à faire valoir, on fait notre travail avec honnêteté", a réagi le journaliste au micro de France Info. "Je pense qu'il ne faut pas refuser ces échanges, il faut continuer d'expliquer notre travail."
Les historiens estiment qu'il s'agit d'une grenade abandonnée dans une tranchée, devenue plus tard un champs de pommes de terre.
Une grenade à main allemande qui daterait de la Première guerre mondiale a été découverte samedi 2 février dans une cargaison de pommes de terre importées de France à Hong Kong, a annoncé la police.L'engin, retrouvé dans l'usine de production de chips Calbee Snacks, a été neutralisé sans problèmes. "La grenade était dans un état instable car elle avait été dégoupillée mais n'avait pas explosé", a déclaré à la presse le commissaire Wilfred Wong Ho-hon.La police a publié une vidéo montrant des démineurs en train de placer la grenade dans un égout avant de la faire exploser. L'engin mesurait huit centimètres de large et pesait un kilogramme. La police n'a pas précisé la provenance géographique exacte de la cargaison patates. Une tranchée rebouchée puis devenue champs de pommes de terresD'après des historiens, la grenade aurait été abandonnée dans une tranchée durant la Première guerre mondiale devenue depuis un champ de pommes de terre et aurait été ramassée avec les tubercules. "Si elle était couverte de boue, elle a sûrement été abandonnée par des soldats pendant la guerre", a déclaré au South China Morning Post Dave Macri, spécialiste d'histoire militaire à l'Université de Hong Kong. "La tranchée a par la suite été rebouchée et est devenue un champ". Ce n'est pas la première fois que la police de l'ancienne colonie britannique a affaire avec des munitions anciennes mais il s'agit généralement de bombes américaines larguées sur le territoire tombé aux mains des Japonais durant la Seconde guerre mondiale. L'année dernière, trois bombes de la Seconde guerre mondiale ont été retrouvées à Hong Kong, dont deux sur un chantier de construction d'un nouveau métro dans le quartier central de Wan Chai.Il n'est pas rare que des promeneurs ou des ouvriers tombent sur des bombes ou des munitions non explosées à Hong Kong, théâtre de violents combats entre le Japon et les alliés entre l'invasion japonaise de décembre 1941 et la libération de la ville à l'été 1945. Le territoire fut tapissé de bombes par les États-Unis en 1941 au début de la campagne Pacifique.
Un jeune homme âgé d'une vingtaine d'années a été tué à l'arme blanche dans la nuit de samedi à dimanche 14 juillet, dans un quartier de Romainville (Seine-Saint-Denis).
C'est vers 2h30 que les secours sont arrivés dans la cité Youri Gargarine de Romainville, en Seine-Saint-Denis, a expliqué le parquet de Bobigny. Sur place, un jeune homme d'une vingtaine d'années décède peu après leur arrivée. L'individu a résidé par le passé dans la cité. Au moment des faits, "il était entouré de monde", mais il est "difficile à ce stade" de déterminer s'il s'agit ou non d'une rixe entre bandes rivales, a précisé le parquet.Le jeune homme n'était pas connu des services de police, selon une source proche de l'enquête. La brigade criminelle a été saisie et aucune personne n'a été interpellée à ce stade de l'enquête.
Des témoins d'une scène bizarre sur une aire d'autoroute ont cru qu'un homme était en train de se faire enlever. Les gendarmes qui ont découvert une drôle de surprise lorsqu'ils sont finalement intervenus, rapporte Le Télégramme.
Grosse frayeur sur l'aire de Marzan (Morbihan) sur la RN 165 vendredi 14 août. Après une alerte par des témoins d'une scène plutôt rocambolesque, les gendarmes ont eu une drôle de surprise lorsqu'ils sont partis en intervention, comme le relève le Télégramme. Quand ces vacanciers ont vu passer une voiture sur l'aire de Marzan avec un homme cagoulé, en caleçon et les mains attachées, entouré de trois autres individus, leur sang n'a fait qu'un tour. Face à cette scène digne d'un film policier ou de gangsters, les témoins effrayés ont aussitôt contacté les gendarmes. Manque de chance, quand ceux-ci sont arrivés sur les lieux, l'Audi noire à bord de laquelle l'homme semblait avoir été kidnappé avait déjà pris la poudre d'escampette, note le quotidien régional. Des garçons tout penaudsNi une ni deux, la gendarmerie a rapidement déployé un dispositif important pour tenter de retrouver le véhicule en question, en visionnant la vidéo filmée par les témoins. Les brigades proches ont aussi été appelées en renfort. Mais au final, il y a eu plus de peur que de mal... Lorsque les gendarmes ont réussi à coincer ces "malfaiteurs", ils ont réalisé qu'en fait, il s'agissait d'un enterrement de vie de garçon ! Les quatre concernés, partis de Concarneau, faisaient route vers la Rochelle pour la suite des festivités. Ce sont les gendarmes à moto de Saint-Herblain (Loire-Atlantique) qui les ont finalement arrêtés vers 11h30. Après une rapide mise au point, ces derniers ont tout de même demandé aux joyeux gais lurons d'ôter cette cagoule du visage de leur ami, précise le Télégramme. En tout cas, nul doute que ni le futur marié ni ses amis, assez penauds, n'oublieront de sitôt cet enterrement de vie de garçon très spécial.
Christian Estrosi et Éric Ciotti, les deux hommes forts de la droite traditionnelle dans la région PACA, autrefois frères politiques, semblent désormais irréconciliables. Le Monde raconte samedi 11 novembre l'histoire de cette amitié politique, qui a aujourd'hui mué en une guerre des droites.
Celle d'une droite dure, incarnée par Éric Ciotti, soupçonné de lorgner sur le FN, et celle de Christian Estrosi, prêt à travailler avec Emmanuel Macron et son clan, soupçonné d'être prêt à trahir son parti. Le conflit qui oppose ces amis de trente ans pourrait bien connaître son affrontement final dans les urnes lors des municipales de 2020. Indéboulonnable du siège de maire de Nice depuis 2008 (sauf lors de cette parenthèse d'un an et demi à la tête de la région), Christian Estrosi est bien décidé à tenir la ville durant de longues années encore. Mais, en embuscade, Éric Ciotti pourrait bien lui voler la place du roi. "Le conflit ayant atteint son paroxysme, la solution serait maintenant que les électeurs tranchent", confie au Monde le député des Alpes-Maritimes. Une remarque lourde de sous-entendu que balaie Christian Estrosi d'un revers de la main : "Je suis plus préoccupé de voir sortir le tramway que par les agitations d'Eric Ciotti. Lors des prochaines élections, il sera peut-être sur une des six ou sept listes qui m'affronteront. Il fera alors partie de ceux qui se partagent les voix de l'opposition", tacle l'édile. Pourtant, alors que le possible bras de fer électoral se rapproche, chacun a renforcé ses troupes, affirme Le Monde. LA DROITE LOCALE MENACÉE PAR LE CONFLITLe couple du Sud-Est a filé des jours heureux jusqu'à ce qu'Éric Ciotti devienne le monsieur sécurité d'un Nicolas Sarkozy en fin de règne, remet le quotidien. "Je sens alors que Christian me regarde différemment. Il me dit : tu as choisi d'être médiatique, ce que je ne souhaitais pas", confie Éric Ciotti au quotidien. "Certains choisissent les plus médiocres, moi, j'aime pousser ceux qui me paraissent talentueux. J'ai eu des satisfactions, des déceptions aussi. C'en est une qui démontre qu'on peut avoir été un bon second et devenir un mauvais premier", cingle Christian Estrosi. Coup dur pour Éric Ciotti en 2015 lors des régionales. Il veut arracher la Paca au FN, mais c'est Christian Estrosi qui est adoubé par Nicolas Sarkozy. Depuis, les deux hommes ne se cachent plus pour se faire la guerre. "MAINTENANT, C'EST ESTROSI LE GIBIER"Le conflit interne gangrène la droite locale, alors que l'affrontement final n'aura lieu qu'en 2020, si Éric Ciotti se déclare. "Les élus sont sous pression, mal à l'aise, pris entre deux feux, et les militants nous font savoir leur désarroi. Si ça continue, cela va pénaliser notre camp", s'alarme auprès du Monde Dominique Estrosi-Sassone, sénatrice des Alpes-Maritimes et ex-épouse du maire de Nice. Dans la bouche de certains, le vocabulaire est bien celui de la traque : "Aux législatives, Eric Ciotti était le gibier, Estrosi l'a raté. Maintenant, c'est Estrosi le gibier, et Ciotti ne va pas le rater", expose au Monde Olivier Bettati, ancien proche de Marion Maréchal-Le Pen qui aujourd'hui pris ses distances avec le FN, et qui ne cache pas sa préférence pour Éric Ciotti. Restent deux ans avant le couperet électoral, d'ici là, la guerre des frères ennemis pourraient laisser des traces.
- L'assassinat du père Jacques Hamel, égorgé mardi 26 juillet durant une prise d'otages à l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, revendiqué par l'organisation État islamique, suscite une avalanche de commentaires. De nombreux élus font part de leur effroi, d'autres font déjà des propositions sécuritaires, voire accusent le gouvernement.
-Le chef de l'Etat François Hollande, qui s'est rendu sur place mardi, "adresse aux familles des victimes ainsi qu'à l'ensemble des catholiques de France, la solidarité et la compassion de la Nation", écrit l'Elysée dans un communiqué."Ce que veulent faire ces terroristes, c'est nous diviser. Et aujourd'hui, après la mort de ce prêtre, j'ai pour tous les catholiques de France une pensée, je veux leur exprimer un soutien", a déclaré François Hollande depuis Saint-Étienne-du-Rouvray, où il a rencontré le maire Hubert Wulfranc (PCF), "terriblement éprouvé par le lâche assassinat du prêtre de la paroisse par deux terroristes se réclamant de Daesh". Pour M. Hollande, natif de Rouen, "ce sont les catholiques qui ont été frappés, tous les catholiques, mais ce sont tous les Français qui se sentent concernés". "C'est pourquoi, nous devons être dans une cohésion, dans un ensemble, dans un bloc que personne ne doit pouvoir fissurer", a-t-il à nouveau appelé, comme après l'attentat à Nice qui a fait 84 morts. "Nous sommes face à une épreuve, une de plus, parce que la menace, elle est très élevée et elle reste très élevée. Après tout ce que nous avons vécu ces derniers jours et même ces dernières années, nous sommes face à un groupe Daesh qui nous a déclaré la guerre. Nous devons mener cette guerre par tous les moyens, dans le respect du droit, ce qui fait que nous sommes une démocratie", a-t-il souligné. "J'ai rencontré la famille du prêtre. J'ai également voulu parler avec des personnes qui avaient été retenues en otage et qui ont exprimé la douleur, le chagrin, et aussi la volonté de comprendre ce qui peut se produire", a poursuivi M. Hollande. "Nous avons voulu à travers ce déplacement exprimer aussi notre soutien aux forces de sécurité, aux policiers qui sont intervenus dans un délai extrêmement rapide pour éviter encore un bilan beaucoup plus lourd, qui ont sauvé les personnes prises en otage", a aussi affirmé M. Hollande. Il a également salué "les services de secours, pompiers et personnels du Samu qui, en intervenant très rapidement, ont pu évacuer le blessé le plus grave et un blessé léger et permettre que leur vie puisse être, je l'espère, sauvée". Manuel Valls a assuré que les Français "feront bloc" face à "l'attaque barbare d'une église" catholique de ce village situé près de Rouen. "Horreur face à l'attaque barbare d'une église de Seine-Maritime. La France entière et tous les catholiques sont meurtris. Nous ferons bloc", a déclaré le Premier ministre sur Twitter. Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis estime quant à lui qu'un "nouveau cap dans la barbarie est franchi". "La solidarité et l'unité nationale comme seules réponses", estime pour sa part le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll. Pour la maire de Paris Anne Hidalgo (PS), "Le 'N'ayez pas peur', si cher à Jean Paul II, doit plus que jamais résonner en eux (...) Notre pays est une terre de paix et d'amour, de vivre-ensemble et de dialogue entre les religions (...) La compréhension et le respect de l'autre doivent être notre première réponse à la barbarie." (communiqué) EFFROI DES ÉLUS LOCAUXLaurent Fabius, président du Conseil constitutionnel, ancien élu PS de Seine-Maritime, s'est exprimé dans un communiqué : "L'attentat terroriste de Saint-Étienne-du-Rouvray, ville que je connais bien, est abominable et révoltant. J'exprime ma solidarité totale avec les proches des victimes, la communauté catholique et tous les Normands."Sur BFMTV, Hervé Morin, président UDI de la région Normandie, a fait part de sa "sidération" et de son "accablement". "Au-delà de la sécurité de nos compatriotes, il y a derrière ça la menace que tout ça peut mal finir, c'est à dire finir par un embrasement de la société française, d'une espèce de guerre civile (...) Nous ne devons faire preuve d'aucun angélisme." SARKOZY : "C'EST L'ÂME DE LA FRANCE QUI EST TOUCHÉE"Dans les rangs de l'opposition, Nicolas Sarkozy s'est d'abord exprimé sur Twitter : "En assassinant un prêtre catholique et en blessant gravement des fidèles dans une église, c'est l'âme de la France qui est touchée". Puis il a appelé François Hollande à appliquer "sans délai" les propositions de la droite en matière de prévention du terrorisme. "Nous devons être impitoyables" contre un ennemi qui "n'a pas de morale", a affirmé l'ancien président et chef de file des Républicains. "Nous devons être impitoyables, les arguties juridiques, les précautions, les prétextes à une action incomplète, ne sont pas admissibles", a-t-il affirmé depuis le siège du parti à Paris. Chez les Républicains, d'autres réactions fortes ont été rapidement observées. Éric Ciotti, président du département des Alpes-Maritimes, a multiplié les tweets. "La France est en guerre, il faut enfin réagir et prendre dès aujourd'hui des mesures pour mieux protéger les Français. Dans le cadre de l'état d'urgence, les individus fichés pour radicalisation doivent être assignés à résidence", a-t-il à nouveau réclamé. "La France doit expulser immédiatement tous les étrangers radicalisés"."Les flux migratoires provenant des zones à risques doivent être totalement interrompus", a-t-il poursuivi. "Je demande une convocation du Parlement pour voter la rétention administrative et de sûreté refusées par le gouvernement". "Nous indigner ne suffit plus", a lâché François Fillon, condamnant avec véhémence un acte "abominable, lâche et révoltant". Valérie Pécresse a emboîté le pas de l'ex-Premier ministre, en employant même le terme remarqué de "guerre mondiale".Interrogé par le Journal du Dimanche, François Fillon avait estimé qu'une "forme de guerre mondiale" était engagée contre le terrorisme islamique. Nathalie Kosciusko-Morizet, chef de l'opposition à Paris (Les Républicains), s'est exprimée sur Twitter : "Aucun Dieu ne prône la haine. Aucun Dieu n'appelle au meurtre. Ces terroristes sans foi devront payer. Pour chacun de nos morts." Et de rappeler qu'elle propose de "déclarer le salafisme hors-la-loi". Luc Chatel, président du Conseil national des Républicains a exprimé sut Twitter son "effroi face à l'horreur de Saint-Étienne-du-Rouvray" et demandé de "changer de braquet face au terrorisme islamiste #fichierS", ainsi que le "suivi des détenus radicalisés". MARINE LE PEN ACCUSE "CEUX QUI NOUS GOUVERNENT"Marine Le Pen a elle aussi très rapidement réagi, pointant du doigt les autorités. "L'épouvante encore à #SaintEtienneduRouvray. Le modus operandi fait évidemment craindre un nouvel attentat de terroristes islamistes", a d'abord tweeté la présidente du Front national, alors que la section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête. Puis elle a directement accusé les gouvernants des dernières années. "La responsabilité de tous ceux qui nous gouvernent depuis 30 ans est immense. Les voir bavarder est révoltant !", s'est-elle indignée sur Twitter. De son côté, sa nièce, la députée FN du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen, a déclaré : "Ils tuent nos enfants, assassinent nos policiers et égorgent nos prêtres. Réveillez-vous ! #SaintEtienneduRouvray".L'eurodéputé frontiste Louis Aliot adopte un ton plus menaçant : "Respectez son peuple, son histoire et ses valeurs... Sinon les Français se fâcheront...", lance t-il notamment.LE PRÊTRE, UN "MARTYR"D'autres ténors de la droite ont même utilisé le terme de "martyr" pour qualifier le père Jacques Hamel, tué à l'âge de 84 ans. "Prions pour nos 1ers martyrs du XXIe siècle en France", a lancé Christine Boutin.Dans une vidéo publiée sur le site de son parti, Nicolas Dupont-Aignan, candidat Debout la France à la présidentielle 2017, explique : "Si nous ne changeons pas d'échelle, de mentalité, nous allons perdre cette guerre et partir dans l'engrenage de l'horreur de la guerre civile. (...) Nous n'avons pas le droit d'accepter le défaitisme (...). Il faut prendre les mesures qui s'imposent c'est le meilleur hommage que nous puissions rendre aux centaines de victimes qui sont aujourd'hui les nouveaux martyrs de notre pays." BAYROU ÉVOQUE "UNE MOSQUÉE SALAFISTE" "Nous sommes à Saint-Étienne-du-Rouvray et tout le monde savait ou devait savoir qu'il y avait dans cette ville une mosquée salafiste, une communauté fanatisée, à l'intérieur de laquelle figuraient des personnes parties en Syrie, dont l'assassin qui avait tenté d'y aller", a déclaré le président du MoDem sur France Info. "Laisser sans surveillance dans les alentours immédiats un édifice religieux, chrétien, n'aurait pas dû être possible". (En fait, l'église où a eu lieu l'attentat est celle du centre-ville de Saint-Etienne-du-Rouvray et non pas celle située juste à côté de la mosquée en question, selon le correspondant de l'AFP sur place.) "Nous pouvons (...) envisager une assignation à résidence que l'on oblige à respecter. Avec un bracelet électronique, s'il y avait eu assignation à résidence, un signal d'alarme aurait été émis aussitôt et nous aurions pu, en tout cas, être alertés et alarmés dès sa sortie de résidence", a plaidé François Bayrou. "Nous sommes devant un cas d'école qui touche à l'organisation même de notre État et l'organisation de l'État (...) est directement héritée des deux gouvernements précédents", qui ont "tous deux choisi" la même "désorganisation des services de renseignement", a estimé le maire de Pau. M. Bayrou plaide pour la création d'une "direction unique de l'antiterrorisme en France" et "des services de renseignements unifiés". "Il y a en France plus d'une dizaine de services de renseignement (...) et évidemment les informations passent mal"."Il faut nous arc-bouter pour nous opposer à la volonté de guerre des religions !", estime quant à lui Jean-Luc Mélenchon sur Facebook. "Ces meurtres à Rouen frappent des personnes et des lieux spécialement dédiés à la paix du coeur", "L'attachement à la liberté de conscience doit rester notre repère", clame le cofondateur du Parti de gauche.Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste (PCF), a tweeté sa "consternation face à l'abominable assassinat du prêtre de Saint-Étienne-du-Rouvray. Face à la haine, soyons unis."Le curé de Saint-Etienne-du-Rouvray, dans l'agglomération de Rouen, a été tué mardi matin lors d'une prise d'otages dans son église, une attaque revendiquée par l'organisation État islamique, qui survient moins de deux semaines après l'attentat de Nice. Un autre otage est entre la vie et la mort. Les deux assaillants ont été tués à l'issue de l'intervention de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Rouen.
Emmanuel Macron a présenté, ce mardi 20 mars à l'Académie française, une trentaine de mesures pour renforcer "la place et le rôle" de la langue française et du plurilinguisme dans le monde. Il a également rendu un vibrant hommage à "ces héros bien particuliers qu'on appelle les profs de français" et formulé quelques exigences sur leur programme.
Emmanuel Macron s'est fixé pour objectif de doubler le nombre d'élèves dans les lycées français à l'étranger. Ces établissements sont "la colonne vertébrale" de l'enseignement du français, a déclaré le chef de l'État. "Ce réseau sera consolidé et dynamisé", a-t-il ajouté, afin notamment de répondre à la demande croissante d'enseignement français à l'étranger.Pour cela, il faudra développer, selon lui, les établissements "partenaires" et créer des pôles régionaux de formation, comme au Mexique, pour former les nouveaux enseignants. Les lycées français à l'étranger accueillent actuellement près de 350.000 jeunes dans 500 établissements à travers le monde. "Nous avons tous une dette à l'égard de ces éveilleurs"Le chef de l'État a proposé de mettre en place un baccalauréat international, "qui puisse correspondre à un véritable diplôme international francophone". Il a également profité de son discours pour rendre hommage à "ces héros bien particuliers qu'on appelle les profs de français"."Sur ce sujet", a souri le chef de l'État - dont l'épouse était professeur de français -, "j'ai une forme de conflit d'intérêt biographique qui pourrait conduire à fausser mon jugement, je ne pourrai le nier. Mais je veux néanmoins dire que l'histoire de notre pays fut constituée par ces héros que sont les professeurs de français", a-t-il insisté."Le professeur de français est cette figure centrale qui forge l'esprit, la sensibilité, la mémoire, la curiosité car la grammaire, le vocabulaire, l'étymologie et la littérature sont le terreau où nos vies s'enracinent", a-t-il poursuivi, estimant que "tous ici avons une dette à l'égard de ces éveilleurs". "Je veux que la littérature française retrouve toute sa place"Il a ensuite cité les fondamentaux qu'il veut voir enseignés à l'école, où "la lecture sera au cœur de l'apprentissage". Entrant dans le détail, il a demandé "des exercices multipliés, de la dictée à la pièce d'éloquence, de la lecture à voix haute à la chanson, de la récitation à la réflexion sur la racine des mots, qui passe par la revitalisation résolue des langues anciennes"."Nous ne pouvons être davantage ce pays où ces reculs avaient été admis", a-t-il critiqué. "Je veux que la littérature française retrouve toute sa place aux dépens des succédanés dont trop souvent on s'est satisfait et je veux que les élèves renouent avec les œuvres intégrales trop souvent découpées en extraits, avec le plaisir de lire, (...) qui accepte qu'on se perde dans des longueurs", a-t-il réclamé.Améliorer l'accès au français pour les réfugiésDans son discours, Emmanuel Macron a énuméré une trentaine de mesures destinées à renforcer "la place et le rôle" de la langue française et du plurilinguisme, notamment en améliorant son enseignement en Afrique. Il a également annoncé l'ambition de doubler le nombre d'étudiants étrangers en France venant des pays émergents, qui doivent être accueillis dans de meilleures conditions. Un plan sera présenté début 2019.Le chef de l'État a également insisté sur la nécessité d'améliorer l'accès au français pour les réfugiés en France, qui ont droit actuellement à 250 heures d'apprentissage. Mais "je vous défie d'apprendre le français en 250 heures", a-t-il ajouté, en annonçant que le volume de cours gratuits serait porté à 400 heures, voire à 600 heures pour ceux qui ne maîtrisent ni la lecture ni l'écriture. Emmanuel Macron a aussi souhaité que soient lus davantage d'écrivains étrangers en langue française et que la journée du 20 mars soit "dédiée à la connaissance des littératures en langue françaises à l'école". Grâce au dynamisme démographique de l'Afrique, la francophonie est l'espace linguistique à la plus forte croissance : +143% prévu entre 2015 et 2065 (+62% pour l'anglais), selon l'ONU. D'ici à 2065, un milliard de personnes devraient parler français, soit cinq fois plus qu'en 1960, au deuxième rang des langues internationales derrière l'anglais et au troisième des langues les plus parlées (internationales ou pas). Le français est actuellement cinquième après le mandarin, l'anglais, l'espagnol et, suivant les estimations, l'arabe ou l'hindi, selon l'Organisation internationale de la francophonie (OIF).
L'avocat voulait "absolument éviter" que les médias ne repèrent la maison dans laquelle Carlos Ghosn va désormais vivre sous surveillance.
Casquette bleue, uniforme d'ouvrier de voirie, lunettes et masque de protection... La tenue de l'ancien PDG de Renault, Carlos Ghosn, à sa sortie de prison mercredi, avait surpris et provoqué des railleries. L'un des avocats du magnat de l'automobile s'en est expliqué, vendredi 8 mars, et s'est excusé après un "échec" désastreux pour son image."Réputation ternie"Un de ses défenseurs, Takashi Takano, reconnaissable à sa barbe blanche, explique sur son blog avoir imaginé ce scénario et cet accoutrement saugrenu pour tenter de déjouer l'attention des journalistes massés devant la prison, et ainsi éviter qu'ils ne suivent l'ex-détenu jusqu'à son nouveau lieu de résidence. Il avait cependant été repéré, filmé et photographié sous toutes les coutures. "C'est moi qui ai planifié et mis au point ce déguisement", écrit-il. "À cause de ce plan d'amateur, la réputation que M. Ghosn a bâtie tout au long de sa vie se retrouve ternie", regrette-t-il.Le stratagème n'a trompé personne, alors que l'attendaient une foule de journalistes qui avaient déployé des moyens impressionnants, hélicoptères, grue et même échafaudage pour prendre le premier cliché de Carlos Ghosn depuis son arrestation surprise le 19 novembre. "J'ai causé du tort à de nombreuses personnes. Je m'en excuse", ajoute l'avocat.Carlos Ghosn a été libéré mercredi sous caution, après plus de 100 jours de détention à Tokyo sur des accusations de malversations financières. Traqué par les médias, l'homme d'affaires franco-libanais-brésilien a d'abord été conduit au cabinet de Me Takano, d'où il est ressorti plusieurs heures plus tard dans un véhicule et une tenue (chemise blanche et veste noire) plus classique. Si la maison où il séjourne désormais sous haute surveillance, est localisée par les médias, "non seulement il ne pourra pas retrouver une vie normale, mais en plus, sa santé en pâtira", souligne Me Takano. "Cela ferait aussi courir un danger à sa famille et à ses voisins. Nous voulions absolument éviter une telle situation", argue-t-il."C'était un échec", avoue l'avocat. "Mais un miracle s'est produit plus tard", poursuit-il, quand "M. Ghosn et sa famille ont pu se retrouver dans la résidence" où il est assigné, en échange du paiement d'une caution d'un milliard de yens (environ 8 millions d'euros) et du respect de conditions très strictes. Carlos Ghosn a notamment interdiction de quitter, même brièvement, le Japon, n'a pas accès à internet et ses allées et venues sont filmées par des caméras de surveillance. En cas de violation de ces règles, "il devra revenir à la dure vie de la prison", a prévenu Takashi Takano.
À Gambais, dans les Yvelines, une maison peu ordinaire est mise en vente depuis six mois. Celle-ci arbore la particularité d'avoir appartenu au premier grand tueur en série français du XXème siècle, comme l'indique Le Parisien.
C'est une façade avec encore une certaine allure, couverte d'un toit en ardoise et située au coeur d'un parc de 6000 m². Vu de l'extérieur, nul doute que l'annonce immobilière pour "le Tric" aurait de quoi attirer les acheteurs désireux de s'installer dans une bâtisse avec du cachet, à la sortie de Gambais (Yvelines). Mais la demeure abrite un passé peu commun, souligne Le Parisien. Celui d'avoir appartenu à Henri Désiré Landru... considéré comme le premier tueur en série français, qui commettait ces crimes à l'intérieur même de ces murs.Installée dans la maison depuis près de quatre décennies, la famille à qui appartenait la maison a décidé de s'en séparer depuis maintenant six mois. Prix de vente : 450 000 euros. L'annonce du bien mentionne une : "Villa à vendre, au coeur d'un village avec commerces. Travaux à prévoir...Beaucoup de charme...Fort passé historique".Et pour cause. Cette dernière mention n'est pas anodine, tant l'édifice a longtemps été le théâtre de nombreux crimes commis. Il faut remonter à moins d'un siècle auparavant pour découvrir que son propriétaire, Henri-Désiré Landru s'y livrait à des meurtres de femmes entre les quatre murs. Surnommé "Barbe-Bleu", ce dernier contactait des veuves ou célibataires par le biais de petites annonces pour capter leur bien avant de les éliminer dans la cuisine. Le tueur en série se chargeait de faire disparaître les corps en les découpant en morceaux puis de les brûler dans le poêle afin d'éliminer toute trace. Condamné à la guillotine en 1922, il aura tué sept femmes dans la demeure.Un passé peu reluisant qui a de quoi rebuter de potentiels acheteurs et compliquer la tâche des agents immobiliers. "Tout le monde, ici, connaît cette propriété", explique un agent immobilier au Parisien. Avant d'ajouter : "Nous avons reçu quelques clients intéressés. Mais dès que j'aborde l'histoire, cela devient compliqué..." Même son de cloche pour Annabelle, également agent immobilier, au micro de France Inter : "Faire des visites là-dedans, je ne peux pas. Le jardin fait flipper, la maison est flippante. Qui va vivre là-dedans ?" Assurément quelqu'un dont le poids de l'histoire laisse de marbre.
Le ministère de la Santé du Brésil a recommandé mercredi l'usage de chloroquine et d'hydroxychloroquine pour les patients légèrement atteints par la Covid-19, après des semaines de pressions du président Jair Bolsonaro, qui y voit un remède miracle.
Cette recommandation a été faite dans un document du ministère au lendemain de l'annonce d'un nombre quotidien record de morts du coronavirus, franchissant le seuil des mille pour la première fois.Auparavant, l'usage de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine (HCQ) dans les services de santé publics brésiliens était réservé aux cas graves de Covid-19.La forte pression exercée par le président Bolsonaro, convaincu des effets - à ce jour non scientifiquement prouvés - de la chloroquine pour lutter contre la pandémie, a poussé vendredi dernier à la démission Nelson Teich, le deuxième ministre de la Santé à quitter son poste en un moins d'un mois.Son successeur n'a pas encore été choisi et le titulaire par intérim, Eduardo Pazuello, un général d'active, devrait "rester longtemps" à son poste, a révélé le chef de l'Etat mercredi. "Il n'y a pas encore de preuve scientifique, mais (la chloroquine) est utilisée sous contrôle au Brésil et dans le monde. Nous sommes en guerre, mieux vaut être défait que d'avoir honte de ne pas s'être battu", a tweeté le président d'extrême droite mercredi.Le Brésil a enregistré mardi une nette accélération des cas confirmés et des décès (+ 1.179 morts en 24 heures) et déplore déjà 17.971 morts.Le pic n'est attendu qu'en juin dans ce pays qui recense plus de la moitié des cas confirmés en Amérique latine et Caraïbes. C'est aussi le troisième pays au monde en termes de cas confirmés, après les Etats-Unis et la Russie.Mais le président Bolsonaro n'a cessé de relativiser l'ampleur de la pandémie et de critiquer les mesures de confinement prises par les gouverneurs de la plupart des 27 Etats. Il veut remettre l'économie en marche.- "Pas d'autre traitement disponible" -Dans ses nouvelles directives, le ministère recommande la prise la chloroquine et d'HCQ, un dérivé utilisé notamment pour traiter le lupus et la polyarthrite rhumatoïde, dès les premiers symptômes.Le protocole du ministère souligne toutefois qu"'il n'existe pas de garantie de résultat positif" et que la chloroquine, un antipaludéen, peut provoquer des effets secondaires "graves" pouvant aller jusqu'à "des défaillances sérieuses de certains organes" et "jusqu'à la mort"."Comme il n'y a pas d'études complètes prouvant les bienfaits de ces molécules pour le traitement de la Covid-19, (...) la décision de les prescrire revient au médecin, avec l'accord du patient", explique le document.Le ministère précise que les services de santé publique "ont déjà amplement utilisé la chloroquine et l'hydroxychloroquine pour le traitement d'autres maladies infectieuses", tout en ajoutant qu'il "n'existe pas, pour le moment, d'autres traitements efficaces disponibles".La dizaine de pharmacies contactées par l'AFP mercredi à Rio de Janeiro et Sao Paulo étaient toutes en rupture de stock de ces deux médicaments depuis plusieurs semaines.Certains patients brésiliens atteints de lupus ont relaté sur les réseaux sociaux de grandes difficultés à se procurer de l'hydroxychloroquine.- "Médicament "de droite" -La plupart des grands pays touchés, comme les Etats-Unis et la France, n'ont autorisé l'HCQ que dans le cadre d'essais cliniques ou à l'hôpital pour les cas graves, après décision collégiale des médecins.Au Sénégal, les autorités sanitaires ont donné leur feu vert à sa prescription en milieu hospitalier. Mardi soir Jair Bolsonaro a rappelé, dans une interview diffusée sur internet, que le président américain Donald Trump avait lui-même annoncé lundi prendre chaque jour un comprimé d'hydroxychloroquine, à titre préventif.Le jour où le Brésil a franchi pour la première fois le cap des mille morts en 24 heures, il s'est même permis une plaisanterie, affirmant que "les gens de droite prennent de la chloroquine, ceux de gauche de la Tubaina", une boisson gazeuse bon marché.Le chef de l'Etat a également révélé qu'il gardait en réserve "une petite boîte" de comprimés de chloroquine au cas où sa mère de 93 ans en aurait besoin.Fin mars, le président d'extrême droite avait défrayé la chronique en lançant que s'il était contaminé, le coronavirus ne serait qu'une "petite grippe", en raison de son "passé de sportif" à l'armée.
La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, est l'objet de nombreuses critiques de la part de certains élus, notamment de droite, qui réclament sa démission.
Depuis la spectaculaire évasion de Redoine Faïd, dimanche 1er juillet, de la prison de Réau (Seine-et-Marne), Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, est la cible de nombreuses critiques, notamment d'une partie de la droite qui exige sa démission. La garde des Sceaux s'est défendue, mardi 3 juillet lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, annonçant qu'elle "tirerait toutes les conséquences" de cet évènement. "Comme garde des Sceaux, je suis évidemment responsable de la sécurité dans les établissements pénitentiaires", a déclaré Nicole Belloubet, interpellée par plusieurs élus, notamment du Rassemblement national (RN, ex-FN) et des Républicains, qui réclament des explications. La ministre de la Justice, qui veut "comprendre comment cette évasion a pu se produire", s'est défendue devant l'hémicycle, expliquant que "le régime du détenu était spécifiquement adapté à une surveillance renforcée". "Je souhaite porter un regard clinique sur les conditions de cette évasion. J'en tirerai toutes les conséquences, je dis bien toutes les conséquences", a déclaré Nicole Belloubet, avant d'annoncer une mission d'inspection pour , "pour mesurer les éventuelles défaillances et prendre les sanctions qui s'imposeraient". Les conclusions de ce rapport devraient être rendues dans une quinzaine de jours."Elle est complètement à côté de la plaque"iInvité sur LCP, lundi 2 juillet, Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, a demandé "des sanctions contre les responsables" : "La ministre devrait au moins s'excuser devant la Nation et dire ce qu'elle va faire, mais elle préfère mettre des téléphones dans les cellules", a-t-il déclaré, avant d'ajouter : "Elle est complètement à côté de la plaque et les personnels pénitentiaires en ont assez de ne jamais être défendus par leur ministre"."C'est la ministre de la Justice qui est défaillante", a déclaré quant à elle Marine le Pen, au micro de RTL, mardi 3 juillet.La présidente du Rassemblement national a estimé que Nicole Belloubet n'était "pas à la hauteur" de ses fonctions de ministre de la Justice, ajoutant qu'elle était "responsable de cette évasion pour n'avoir pas pris les mesures que l'administration pénitentiaire lui réclamait de prendre". Marine Le Pen faisait référence à la demande de transfèrement du détenu, faite par la Direction interrégionale d'Ile-de-France à la Direction de l'administration pénitentiaire.Une audition de la ministre prévue par la commission des Lois "fin juillet"Si les Républicains ne réclament pas la démission Nicole Belloubet, ils demandent en revanche son audition par la commission des Lois, "dès que possible". Une demande formulée par le chef de file des députés LR, Guillaume Larrivé, et envoyée à Yaël Braun-Pivet (la République en marche), la présidente de la commission des Lois de l'Assemblée nationale. Cette dernière a répondu qu'elle n'avait "pas attendu" la demande des Républicains et qu'une audition était d'ores et déjà prévue "fin juillet". Du côté du gouvernement, "l'urgence, c'est la mobilisation pour retrouver cet individu", a déclaré Edouard Philippe, le Premier ministre, mardi 3 juillet sur RTL, tout en reconnaissant que cette évasion "pos(ait) beaucoup de questions".
Résident depuis 27 ans en Dordogne, l'homme de 48 ans est conseiller municipal de son village. 33.000 personnes ont signé une pétition pour que lui soit accordée la nationalité française, refusée une première fois.
Une décision "cruelle et absurde". 33.000 personnes ont signé une pétition en faveur de Mark Lawrence, citoyen anglais de 48 ans. Résident en Dordogne depuis 27 ans, il s'est pourtant vu refuser la nationalité française.Ce menuisier-charpentier de 48 ans aux larges épaules et aux yeux bleu acier, qui "pense en français et mange de l'ail un repas sur deux" ne comprend pas ce refus et entend le contester. Conseiller municipal de son village, il en appelle au ministre de l'Intérieur. Les pétitionnaires souhaitent que l'administration reconsidère sa décision "cruelle et absurde" de ne pas lui accorder la nationalité française. Pour l'Etat, M. Lawrence ne dispose pas de "ressources suffisantes et stables". "Dans ma tête, j'étais un Français... Là, c'est comme si j'avais perdu ma place. Je suis quoi ? Pas Anglais, pas Français...", confie-t-il dans un café du bourg où tout le monde le salue. C'est dans ce village de 700 âmes, au sud-est de Périgueux, qu'il a été "conçu", assure-t-il dans un français courant mâtiné d'une pointe d'accent, ajoutant, hilare: "Je suis Made in France!"Il y a 50 ans, ses parents y ont acheté une petite ferme à l'écart du village, dans une vallée boisée isolée et silencieuse. La famille y venait "deux à trois fois par an en vacances". A 21 ans, il n'est plus reparti à Londres et il est resté vivre sur ce vaste terrain bordé de noyers.Depuis, il a tissé un lien fort avec ce bout de Périgord où il "se sent intégré depuis longtemps". "Je ne dis pas que je suis un saint mais je fais du bénévolat dans la commune, j'ai tenu le bureau de votre lors de la dernière présidentielle". Musicien dans un groupe, il n'est pas, assure-t-il, comme ces résidents anglais qui "restent entre eux", "qui ratent la finesse des Français et de la vie en France"."Mark n'est pas un expatrié", abonde Alan Bennett, autre Britannique de Dordogne, à l'origine de la pétition. Cet ancien journaliste regrette le contraste entre "des Français accueillants par nature" et "des pouvoirs publics plus fermés".Décision "malveillante""Mark fait partie de Plazac, c'est dur pour lui", témoigne Jane Leith, une Anglaise naturalisée française. Accoudé au comptoir, Alain Meunier renchérit: "Il est aussi Français que moi qui suis 'de souche'... Il n'y pas de différence!". Pour une autre Plazacoise, Catherine Bureau, cette décision qui va l'empêcher de se représenter aux municipales est "carrément malveillante"."On pensait que Mark avait tout ce qu'il fallait. Il vit comme un Français, c'est son pays d'appartenance", souligne sa compagne française Camille Deyber, qui se console comme elle peut: "Au moins je n'ai pas peur qu'on le renvoie en charter, contrairement à d'autres...""Peut-être qu'il y avait beaucoup de demandes d'Anglais à cause du Brexit et qu'il leur fallait trouver la faille", s'interroge-t-elle.Après un an et demi de démarches coûteuses ("1000 euros" selon lui) soldées par un ajournement de deux ans de sa demande, Mark Lawrence ne digère pas: "C'est dommage de tout baser sur le seul critère financier". "Les autorités ont peur que je demande des aides. Mais je n'ai jamais rien touché de l'Etat. Je suis même prêt à m'engager par écrit de ne jamais rien demander!", assure-t-il, appelant à l'aide le ministre de l'Intérieur.Père de quatre enfants, il dit "faire vivre 6 Français", en comptant sa compagne sans emploi et sa fille, et déplore que l'administration ait analysé ses revenus dans une période difficile, quand son épouse, dont il est maintenant séparé, a eu un très grave accident et qu'il a moins travaillé pour s'occuper de leurs jeunes enfants.Mark Lawrence trépigne à l'idée de devoir attendre deux ans avant de pouvoir redemander un passeport français: "Je vais travailler à fond, gagner de l'argent" pour ne pas que la mésaventure se reproduise.Car il n'en démord pas: "Quand je suis à Londres, je sais que je ne suis pas chez moi!"
- Avril 2015: 800 morts -
Dans la nuit du 18 au 19 avril 2015, un petit chalutier bleu parti de Libye chavire et coule sous les yeux horrifiés de l'équipage du "King Jacob", un cargo portugais envoyé à son secours.Il n'y a qu'une trentaine de survivants parmi les plus de 800 migrants entassés à bord dans les moindres recoins: c'est la pire tragédie de ces dernières décennies en Méditerranée.L'ampleur du drame et les récits glaçants des rescapés provoqueront une vague d'indignation et pousseront l'Union européenne à renforcer sa présence au large de la Libye. Le capitaine tunisien du chalutier sera condamné fin 2016 à 18 ans de prison.- Le petit Aylan- Vêtu d'un t-shirt rouge et d'un bermuda bleu, le corps de l'enfant gît sans vie sur une plage turque. Aylan avait 3 ans et venait de Syrie. Il s'est noyé avec une dizaine d'autres personnes, dont son frère de 5 ans, en tentant de rallier une île grecque.L'image déchirante sera reprise à la Une de journaux partout dans le monde, et déclenchera une vague de dons en faveur des demandeurs d'asile. Comme si la crise migratoire, souvent racontée par des chiffres, avait désormais un visage humain.Au total, sur l'ensemble de l'année 2015, plus d'un million de personnes arriveront en Europe par la mer. Parmi elles, plus de 850.000 par les côtes grecques, dont une majorité de Syriens fuyant un pays ravagé par la guerre.- Les bras ouverts de Merkel -Eté 2015. Confrontés à un afflux record, les Européens tergiversent et se divisent. Craignant une crise humanitaire, la chancelière allemande Angela Merkel prend de son côté une position qui fera date.Fin août, elle annonce que l'Allemagne ne renverra plus les demandeurs d'asile vers leur pays de première entrée dans l'UE, comme le voudraient les règles. Et le 5 septembre, que le pays est prêt à accueillir les milliers de migrants qui affluent à la frontière austro-hongroise."Mama Merkel" est célébrée par les demandeurs d'asile syriens et applaudie par ceux qui estiment qu'elle a sauvé l'honneur de l'Europe. Mais dans son pays comme parmi ses partenaires européens, d'autres lui reprochent d'avoir créé un "appel d'air".L'Allemagne, au bord de la saturation, va toutefois réintroduire mi-septembre des contrôles aux frontières pour mieux maîtriser ces arrivées. L'Autriche, la Slovaquie et la République tchèque vont rapidement l'imiter. De fait, la libre-circulation dans l'espace Schengen est suspendue.- Premières "relocalisations" - Le 9 octobre 2015, une vingtaine d'Erythréens tout sourire montent à bord d'un avion à Rome, sous les flashs des photographes. Ces hommes et femmes, qui avaient été secourus au large de la Libye avant d'être conduits en Italie, s'apprêtent à découvrir la Suède.Ce transfert est la première concrétisation du plan de "relocalisations" adopté dans la douleur le mois précédent pour soulager la Grèce et l'Italie. Les pays européens sont censés se répartir quelque 160.000 candidats à l'asile sur deux ans, dont la plupart selon un système de quotas.La mise en route est poussive, certains pays traînent des pieds, voire refusent bruyamment d'appliquer ce plan pourtant obligatoire, comme la Pologne et la Hongrie. Au final, quelque 35.000 personnes seront effectivement réparties et ce dispositif inédit, censé incarner la solidarité des Européens, deviendra le symbole de leurs divisions.- Le verrouillage -A l'approche du printemps 2016, la donne va radicalement changer. Les frontières se ferment tout au long de la route des Balkans, de la Macédoine à l'Autriche, où un corridor laissant passer les migrants s'était de fait mis en place depuis l'été 2015.Et le 18 mars, un pacte controversé est scellé entre l'Union européenne et Ankara: il prévoit le renvoi systématique vers la Turquie de tous les migrants qui arriveront désormais en Grèce.Résultat: le nombre d'arrivées en Europe chute de manière drastique, mais des dizaines de milliers de migrants se retrouvent bloqués en Grèce, faisant craindre une catastrophe humanitaire. Et les Européens sont loin d'en avoir fini avec leurs querelles autour des migrants.
La CGT Energie a revendiqué samedi sur Twitter les deux coupures de courant intervenues pendant les rencontres de Top 14 de rugby Agen-Toulouse et Castres-Lyon.
La contestation contre la réforme des retraites prend parfois une drôle de tournure. Mardi, lors d'une nouvelle journée de mobilisation, la CGT a revendiqué des coupures d'électricité volontaires, "liées à la grève", qui ont brièvement privé de courant des dizaines de milliers de foyers en Gironde, à Lyon, Nantes ou Orléans. Le résumé Jour De Rugby de Castres / Lyonpar CANAL+ SportSamedi 21 décembre, ce sont les fans de rugby qui en font les frais. La CGT Énergie a revendiqué deux coupures de courant intervenues pendant les rencontres de Top 14 de rugby Agen-Toulouse et Casres-Lyon. "La CGT revendique les coupures de courant des 2 rencontres du TOP 14, ce samedi 21 décembre 2019. Castres-Lyon au stade Pierre Fabre, Agen-Toulouse au stade Armandie. Conducteurs en grève = pas de train. RATP en grève = pas de métro. Énergéticiens en grève = pas de jus", a posté la CGT sur Twitter.Alors que le champion de France en titre, Toulouse, venait de prendre l'avantage au score (13-8), le stade Armandie a été plongé dans le noir pendant 14 minutes. Pour Castres-Lyon, joué à 15h30, la coupure a été suivie d'une interruption de quelques minutes de la rencontre avant de reprendre sans les projecteurs, avec une luminosité réduite.Avant la revendication du syndicat, le maire d'Agen Jean Dionis du Séjour avait jugé "scandaleuse" l'action des cégétistes. "Je viens d'avoir confirmation par EDF/ENEDIS qu"il s'agissait d"une coupure sauvage! Que les grévistes continuent comme cela, ils vont avoir les Françaises et les Français avec eux", a-t-il écrit sur son compte Twitter.Après l'interruption, les deux matchs ont pu reprendre et aller jusqu'à leur terme.
Entre Najat Vallaud-Belkacem et Laurent Wauquiez, le torchon brûle. À Lyon (Rhône) samedi 8 octobre, dans le cadre des universités de l'engagement organisées par "La belle alliance populaire", la ministre de l'Éducation n'a pas retenu ses coups à l'encontre du président Les Républicains (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
"L'histoire de cette région, si elle nous inspire, si elle continue de nous inspirer, disons-le nous écorche à chaque fois que l'on se frotte les yeux et qu'on se rappelle qui la préside aujourd'hui : la droite extrême, oui, la droite extrême vêtue d'une parka aussi rouge que le gros rouge qui tache", a-t-elle lâché. Laurent Wauquiez étant un adepte de la parka rouge (comme le montre le tweet ci-dessous), la cible de cette attaque a pu être immédiatement identifiable.La sortie est "brutale", selon les mots mêmes de celle qui se présentera aux législatives dans la région en 2017, rapporte Le Lab. Elle dénonce ensuite "la politique qui sera celle du pays demain si les amis de monsieur Wauquiez venaient à l'emporter". Déterminée à ne pas lâcher sa proie, Najat Vallaud-Belkacem tance "une méthode de gouvernance aussi brutale et réactionnaire que son discours". Dimanche soir, Laurent Wauquiez a tenu à répondre à la ministre. Cette fois encore, les propos sont très virulents. "Rouge de honte quand une ministre de l'Éducation nationale a baissé les yeux devant un salafiste sur un plateau de TV", rebondit le président par intérim des Républicains sur son compte Twitter. En janvier dernier, la ministre de l'Éducation avait été très critiquée après son passage sur le plateau du "Supplément" de Canal+. Confrontée aux déclarations extrémistes et ambiguës d'Idriss Sihamedi, président de l'organisation humanitaire islamique Barakacity, elle était restée muette et impassible. Une réaction qui avait fortement déplu sur les réseaux sociaux.Début octobre, une passe d'armes avait déjà eu lieu entre ces deux-là. Ils s'écharpaient cette fois sur la théorie du genre. "Que Najat Vallaud-Belkacem ne fasse pas preuve d'hypocrisie. Il est connu (...) que c'est une défenseure de la théorie du genre. Elle s'est plusieurs fois exprimée dessus", avait lancé Laurent Wauquiez sur France Info le 5 octobre. "Mensonge éhonté", avait-on répondu dans l'entourage de la ministre, rappelle Le Lab.
Météo-France place les départements du Doubs, du Jura, de la Haute-Saône, des Vosges et du Territoire-de-Belfort en alerte jusqu'à samedi matin en raison de pluies verglaçantes.
Cinq départements du Nord-Est ont été placés en vigilance orange neige-verglas vendredi 25 janvier en début d'après-midi : le Doubs (25), le Jura (39), la Haute-Saône (70), les Vosges (88) et le Territoire-de-Belfort (90).L'organisme de prévisions météorologiques met en garde contre un "épisode de pluies verglaçantes associé à un redoux nécessitant une vigilance particulière". "Ces pluies arrivent par l'ouest à partir de 22h, et viendront englober les massifs des Vosges et du Jura à partir de minuit. C'est dans les vallées vosgiennes et les combes jurassiennes que l'air froid résistera le plus longtemps, et que le verglas sera le plus durable et le plus impactant. Le risque peut ainsi durer jusqu'à samedi matin. Ailleurs, le redoux gagne rapidement et l'épisode verglaçant disparait en moins d'une heure", précise Météo France.
Bruno Salomone était l'invité d'Anne-Sophie Lapix dans C à Vous le mercredi 21 septembre. Au cours de son passage dans l'émission, l'acteur a visionné un message laissé à son attention par Isabelle Gélinas, son épouse à l'écran dans la série Fais pas ci, Fais pas ça. L'actrice a alors adressé une véritable déclaration d'amour à son camarade de jeu.
Dans Fais pas ci, fais pas ça, Denis et Valérie Bouley s'aiment passionnément depuis déjà neuf ans... Et il semblerait qu'il en soit de même à la ville pour leurs interprètes ! Bruno Salomone, qui se glisse dans la peau du très spirituel père de famille, était invité ce mercredi 21 septembre 2016 sur le plateau de C à Vous sur France 5. Au cours de son passage dans le loft occupé parAnne-Sophie Lapix et sa joyeuse bande chaque soir à partir de 19h00, il a en effet reçu un véritable témoignage d'affection de la part d'Isabelle Gélinas, sa partenaire à l'écran."Je t'aime !"Actuellement en pleine répétition de la pièce de théâtre L'envers du décors, dont la coémdienne partagera l'affiche avec Daniel Auteuil à partir du 30 septembre à Paris (elle reprend le rôle qu'interprétaitValérie Bonneton (Fabienne Lepic dans FPC, FPC), l'actrice a adressé un message attendrissant à son ami alors que la série de France 2 s'apprête à tirer sa révérence : "Ça a été un bonheur absolu d'être ta femme pendant neuf ans. Bientôt on va se séparer... mais sache que j'ai été très heureuse de tourner avec toi. Que tu m'as émue, que tu m'as fait rire... que je t'aime ! Mais la vie est longue encore. Je te souhaite le meilleur et déjà une belle rentrée avec ton spectacle. Je sais que tu vas émerveiller les gens !" Séquence émotion...Dernier tour de piste pour les Lepic et les BouleyTouché, il a répondu : "Isabelle c'est vraiment une femme de qualité à tous les niveaux. Elle m'a énormément aidé. Moi je venais du café-théâtre [...] on va dire qu'elle m'a fait une formation pendant neuf ans de comédie, de jeu." Ces hommages mutuels risquent d'être fréquents dans les semaines à venir car le tournage de la neuvième et ultime saison du feuilleton familial s'achève le 30 septembre 2016. Les premières informations concernant les aventures des deux clans hauts en couleur sont très prometteuses et devraient assurer un final exceptionnel ! Les épisodes un et deux de cette nouvelle année ont d'ailleurs été présentés au public du Festival de La Rochelle et nos confrères de Télé 7 jours ont annoncé que seront au programme "une fuste, François Bayrou, la Corse, l'Inde et la Chine, des rêves érotiques et la Vierge Marie." Un mélange énigmatique qui risque dans tous les cas d'être détonnant !
Au micro d'Europe 1, l'interprète de Sapés comme jamais, arrivé en France à l'âge de deux ans et demi, a expliqué que les autorités lui avait refusé la nationalité française.
Invité dimanche 18 mars de l'émission d'Europe 1 En balade avec, Maître Gims s'est confié à Nikos Aliagas. "Je ne suis toujours pas Français", a notamment expliqué le rappeur aux millions d'albums vendus depuis le début de sa carrière, dans un extrait diffusé vendredi 16 mars. "J'avais fait une première demande, qui m'a été refusée il n'y a pas longtemps, précise-t-il. Je n'ai pas compris pourquoi". "Un jour sur un plateau télé, j'avais dit 'C'est bon je vais avoir mes papiers'. Je crois que ça les a vexé. Je me suis emballé, donc du coup ils m'ont dit 'On te refuse la nationalité'", plaisante-t-il. Né à Kinshasa, en République démocratique du Congo, en 1986, Gandhi Djuna, de son vrai nom, est arrivé en France en 1988. Issu d'une famille de musiciens, il s'est fait connaître du grand public à travers son groupe Sexion d'Assaut avant d'exploser en solo avec un premier album sorti en 2013. Depuis, Maître Gims s'est imposé dans le paysage musical français. Pour preuve, son double de cire a fait son entrée au musée Grévin en octobre dernier. C'est pour ça qu'il ne comprend pas ce refus des autorités françaises. "C'est important à mes yeux. Je me sens Français, je m'exprime en français, je suis ambassadeur de langue française dans le monde, mais on m'a refusé la nationalité"."J'ai fait la demande, le dossier il est béton (...) J'ai passé les tests et c'est normal car c'est la loi. C'est important de le faire, car on reproche aux artistes d'être au-dessus des lois". "Qu'est-ce que je fais ?", s'interroge-t-il aujourd'hui. Et Nikos Aliagas de conclure : "Comme quoi, la notoriété n'est pas un passe-droit".
Le trafic des TGV pourrait augmenter rapidement pour atteindre 50% de son niveau habituel. En Île-de-France, la RATP a pour objectif de faire fonctionner 70% de son réseau pour le 11 mai.
L'aéroport d'Orly devrait en revanche resté fermé. Depuis le début du confinement, le trafic ferroviaire et aérien a été drastiquement réduit pour atteindre "un niveau plancher qui permette que seuls les déplacements nécessaires se fassent", comme l'avait expliqué le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari. Vendredi 24 avril, le ministre a commencé à dessiner ce que sera l'offre de transports pour la sortie du confinement, qui doit débuter le 11 mai. "Nous travaillons à avoir région par région la bonne offre qui accompagne la réouverture concrète de certaines activités sur le terrain", a-t-il indiqué sur BFMTV. "Aujourd'hui nous avons 6% des TGV, ce qui est très faible", a-t-il expliqué. Mais, "nous avons une demande de réservation (...) qui commence à augmenter", a-t-il poursuivi. "Nous sommes en capacité de monter assez rapidement vers 50% de TGV", a assuré le secrétaire d'Etat. Selon lui, un certain nombre de Franciliens sont partis juste avant le confinement en province, et "vont pour certains devoir rentrer. Nous voulons organiser aussi ces retours". "Sur les trajets en région, nous adapterons l'offre. C'est vraiment de la dentelle que nous allons faire dans les territoires", a déclaré le ministre. "Les besoins en Île-de-France aux heures de pointe sur la ligne 13 du métro ne sont pas les besoins qu'a Limoges à 14 heures dans ses bus intra-urbains", a-t-il poursuivi. Aujourd'hui en Île-de-France, 30% des trams et des métros circulent pour 4% des voyageurs. "Nous sommes en mesure de viser 70% de l'offre" pour le 11 mai, a indiqué Jean-Baptiste Djebbari. Un chiffre également avancé par la présidente de la RATP, Catherine Guillouard sur France Inter. "Passer pour une entreprise de la taille de la RATP (...) de 30% à 70%, en n'ayant le scénario (de reprise, ndlr) que dans quelques jours pour le 11 mai, c'est un exploit", a-t-elle estimé, rappelant qu'elle s'était jusqu'ici engagée sur un objectif de 50%. En revanche, l'aéroport d'Orly devrait rester fermé le 11 mai, a indiqué le secrétaire d'Etat aux Transports.Comme l'Elysée l'avait annoncé jeudi, le port du masque sera "très probablement" obligatoire dans les transports en commun, a indiqué Jean-Baptiste Djebbari.
Selon l'ancien chef de l'Etat, la position de certains maires écologistes n'est "pas un signe de progrès" mais une "régression".
L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a répondu vertement, mercredi 16 septembre, aux maires écologistes de Bordeaux et Lyon, qui ont, pour l'un annoncé qu'il souhaitait remplacé l'"arbre mort" de Noël de la place Pey Berland par un spectacle vivant, pour l'autre critiqué un Tour de France "machiste et polluant". "C'est là qu'on voit que ça ne va pas bien, ce n'est pas un signe de progrès", a tancé l'ancien chef de l'Etat lors d'un salon immobilier à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). "Moi vous savez j'aime le cyclisme, j'aime le Tour de France. C'est un spectacle gratuit avec des gens admirables qui font un sport admirable. Jamais je n'aurais imaginé qu'on attaquerait ces gens-là, qu'on les mépriserait, en les traitant de pollueurs et de machistes... C'est ça, la régression", a fustigé Nicolas Sarkozy. "Moi, quand j'étais enfant, j'allais avec ma mère, j'attendais le jour de Noël pratiquement toute l'année, on allait choisir le sapin parce que c'était tellement important pour moi le symbole, la culture, le respect d'une tradition, la famille autour de ça", a poursuivi l'ancien président. "Je n'avais pas le sentiment d'être un criminel qui faisait du mal à l'humanité", a-t-il ajouté. "Ca me fait du bien de ne plus être dans la politique. C'est la négation de ce que nous sommes profondément. Comment voulez-vous qu'on aille vers l'avenir si à ce point-là on renie nos racines ?", s'est interrogé Nicolas Sarkozy.
Une interdiction des populaires applications mobiles chinoises TikTok et WeChat aux Etats-Unis pourrait fragmenter encore plus un internet mondial déjà fragile, redoutent des spécialistes du secteur.
Les craintes se sont renforcées cette semaine après des décrets de Donald Trump interdisant d'ici à 45 jours toute transaction "des personnes sous juridiction américaine" avec ByteDance, la maison mère chinoise de TikTok, et Tencent, propriétaire de la plateforme WeChat. Prises sous couvert de menace à la sécurité nationale, malgré l'absence de preuves tangibles, ces restrictions vont à l'encontre de l'idéal américain de longue date d'un internet global et ouvert et pourraient inciter d'autres pays à imiter les Etats-Unis, jugent des experts. "C'est véritablement une tentative de fragmenter l'internet et la société globale de l'information selon une ligne de fracture américano-chinoise et d'exclure la Chine de l'économie de l'information", estime Milton Mueller, professeur à la Georgia Tech University et fondateur du Internet Governance Project. Selon M. Mueller, cette démarche vise à "créer un pare-feu occidental", qui serait appliqué de manière globale via les sanctions économiques américaines et s'apparenterait au "Great Firewall" chinois -- jeu de mot sur la "Grande Muraille" ("Great Wall") de Chine et le pare-feu ("firewall"). Mais cela pourrait se retourner contre les géants de la Silicon Valley car "de nombreux gouvernements nationalistes dans le monde pourraient lancer les mêmes accusations contre Apple, Google, Facebook et Twitter" au sujet de l'usage des données personnelles, indique M. Mueller. "Ce sera la porte ouverte aux obstructions nationalistes et à la régulation de ces médias sociaux", prédit-il. - "Clean Network" -Les mesures décrétées cette semaine par Donald Trump s'inscrivent dans la lignée du projet "Clean Network" du département d'Etat, dont l'objectif est d'empêcher l'utilisation aux Etats-Unis d'applications et services chinois jugés "non fiables." Cette initiative pourrait conduire à une situation confuse dans certains pays, qui seraient contraints de choisir entre l'écosystème chinois et américain, affirme l'analyste indépendant Richard Windsor."La fracture numérique entre la Chine et l'Occident s'agrandit et des pays coincés entre les deux (en Afrique et dans certaines parties de l'Asie) devront décider de quel côté ils veulent se placer", écrit M. Windsor sur son blog Radio Free Mobile.Pour Adam Segal, de l'organisation Council on Foreign Relations, les décisions américaines soulèvent la notion de "cyber-souveraineté", longtemps défendue par la Chine et combattue par les Etats-Unis."Qu'un pays ait le droit de s'isoler de l'internet mondial en interdisant ou en limitant des technologies étrangères est vraiment une idée chinoise", note M. Segal."Les Etats-Unis défendait l'idée opposée", celle "d'un internet libre et ouvert", poursuit-il.M. Segal observe que l'internet mondial était déjà "sur un terrain glissant" après les décisions de pays comme la Russie et l'Inde de limiter les flux de données.Mais les récentes mesures de Washington "sapent la capacité des Etats-Unis à promouvoir ces idées et il pourrait y avoir un retour de bâton contre les entreprises américaines", avertit le spécialiste.Pour Daniel Castro, de la Fondation pour l'Innovation et les Technologies de l'Information, les menaces américaines feraient peser "un risque sérieux de morcellement de l'internet" si elles étaient menées à bien."Les Etats-Unis doivent faire attention en affirmant qu'il y a un risque pour la sécurité nationale inhérent à l'utilisation de technologies d'entreprises étrangères", affirme M. Castro."Si d'autres pays suivent la même logique, les entreprises américaines de la tech seront tenues à l'écart de nombreux marchés étrangers", explique-t-il.D'autant que ces actions sont guidées par des craintes sécuritaires floues et par la croyance erronée qu'elles permettent de contrer la montée en puissance de la Chine, juge M. Mueller. "L'administration Trump pense qu'elle peut ralentir le développement de la Chine en tant que puissance économique et technologique", fait remarquer l'expert."L'idée qu'il est possible d'interrompre le développement de la Chine en coupant les ponts avec eux est stupide, cela ne va pas se produire", poursuit-il.
Sur les réseaux sociaux, un témoin de la fusillade de Las Vegas a partagé des images du drame. Au beau milieu de la foule, il a ainsi filmé le mouvement de panique survenu après les tirs en rafale du tueur présumé.
Non Stop Zapping vous en dit plus. Les vidéos se multiplient concernant la fusillade survenue à Las Vegas ce dimanche 1er octobre au soir. Après Dan Bilzerian et le magazine Good Morning Britain, voilà qu'un nouveau témoin a fait part du drame en images. Au beau milieu de la foule, ce dernier a filmé une scène d'une violence inouïe. Alors que les spectateurs venus assister à un concert de country au pied de l'hôtel Mandalay Bay fuient les lieux, certains sont atteints par les tirs en rafale du tueur présumé. Sur les images, on peut ainsi voir plusieurs personnes trébucher alors qu'elles tentent de s'échapper. D'autres profitent de leurs dernières forces pour tenter d'aider les victimes gisant au sol. Des images bouleversantes, qui rappellent tragiquement celles de la fusillade survenue deux ans plus tôt au Bataclan, à Paris.
Le musée Van Gogh d'Amsterdam a annoncé mercredi avoir acquis une lettre unique écrite à quatre mains par les peintres et amis Vincent Van Gogh et Paul Gauguin, vendue aux enchères pour 210.600 euros.
"La Fondation Vincent van Gogh a acquis une lettre exceptionnelle de Vincent van Gogh pour la collection du Musée Van Gogh mardi après-midi lors d'une vente aux enchères à Drouot à Paris", a déclaré le musée dans un communiqué.Dans la lettre, les deux artistes témoignent de leur admiration mutuelle et d'une même vision du renouveau futur de l'art moderne."C'est la seule lettre que Van Gogh ait jamais écrite avec un autre artiste", et c'est "le document le plus important" du peintre néerlandais qui était encore aux mains du secteur privé, affirme le musée.Autographe à l'encre sur papier quadrillé, cette lettre signée de Van Gogh et Gauguin est adressée à leur ami peintre Emile Bernard depuis Arles, le 1er/2 novembre 1888, et évoque des discussions en cours sur une "association de peintres".Tous deux expriment leur conviction que l'art traverse une période charnière vers une "renaissance".Dans la lettre, Van Gogh complimente Gauguin, puis confie à Emile Bernard qu'ils se sentent assez complices pour aller ensemble dans certains lieux: "Nous avons fait quelques excursions dans les bordels et il est probable que nous finirons par aller souvent travailler là".Van Gogh (1853-1890) cède la plume sur la dernière page à Gauguin (1848-1903) qui repousse avec fausse modestie les compliments de son ami: "N'écoutez pas Vincent, il a comme vous savez l'admiration facile et l'indulgence dito".La lettre sera exposée pour la première fois à l'automne lors d'une exposition consacrée aux correspondances de Van Gogh, a indiqué le musée, qui détient plus de 875 lettres de l'artiste.
Plus de 40% des personnes habitant une ville italienne, testées positives au Covid-19, n'avaient aucun signe de maladie, selon une étude publiée mardi soulignant le potentiel de propagation du nouveau coronavirus.
Cette recherche montre l'importance des tests de masse et de l'isolement des porteurs du virus pour contenir les foyers de contamination ("clusters"), selon les auteurs dont les travaux sont parus dans la revue scientifique Nature . Fin février, le premier décès d'Italie a été enregistré dans la ville de Vo' (3.200 habitants), près de Padoue (région de Vénétie, nord du pays). La ville a été mise immédiatement deux semaines en confinement, au cours duquel les chercheurs ont pu faire des tests virologiques chez plus de 85% de la population. En début de quarantaine, 2,3% des habitants de Vo' étaient infectés contre 1,2% à la fin du confinement et 42,5% des gens testés positifs n'avaient aucun symptôme au moment du test, ni après.Selon les auteurs, leur étude montre que l'isolement rapide des cas et les tests de masse ont permis d'éliminer efficacement le virus de cette petite ville. "Le dépistage de tous les citoyens, qu'ils présentent ou non des symptômes, permet de gérer la propagation de la maladie et d'empêcher les épidémies de devenir incontrôlables", selon Andrea Crisanti, du département de médecine moléculaire de l'Université de Padoue et du département de Sciences de la vie à l'Imperial College de Londres. "Malgré une transmission +silencieuse+ et généralisée, la maladie peut être contrôlée." Les porteurs asymptomatiques de l'infection avaient une charge virale similaire à ceux qui sont tombés malades, ce qui suggère que, même sans être eux-mêmes malades, ils peuvent propager le virus. "Même les infections asymptomatiques ont le potentiel de contribuer à la transmission", insiste Enrico Lavezzo, de l'Université de Padoue, co-auteur de l'étude. Inconscientes de leur infection, les personnes asymptomatiques peuvent, en effet, selon leur mode de vie et leur métier, rencontrer un grand nombre de gens sans modifier leur comportement (dont les gestes barrières: masque, distance physique, hygiène des mains).En outre, aucun des enfants de moins de 10 ans n'était positif au test, même s'ils vivaient avec des adultes infectés, selon l'étude. "L'étude Vo' démontre que l'identification précoce des foyers d'infection et l'isolement rapide des cas d'infections avec ou sans symptômes peuvent éliminer la transmission et enrayer une épidémie à ses débuts", renchérit une chercheuse co-auteure de l'étude, Ilaria Dorigatti, du MRC Center for Global Infectious Disease Analysis de l'Imperial College de Londres.
Le jugement de l'ancien Premier ministre François Fillon dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs de son épouse sera-t-il rendu lundi ? Le suspense est total depuis que la défense a demandé la réouverture du procès pour faire la lumière sur d'éventuelles "pressions" pendant l'enquête.
Le procès s'était achevé mi-mars par un féroce réquisitoire du parquet national financier (PNF), qui a demandé de la prison ferme pour François Fillon, et la plaidoirie ardente de son avocat venu arracher une relaxe.Le tribunal correctionnel de Paris avait alors mis son jugement en délibéré à lundi. Mais les déclarations récentes d'Eliane Houlette, ancienne patronne du PNF, qui a fait état de "pressions" procédurales de son autorité de tutelle, le parquet général, pendant l'enquête, pourraient bouleverser la donne.Quoique tardives, elles tombent à pic pour les avocats des Fillon et de Marc Joulaud, l'ancien suppléant du député Fillon dans la Sarthe, qui dénoncent depuis trois ans une enquête "à charge" menée en pleine campagne présidentielle.Pour verser aux débats les déclarations de Mme Houlette, mais aussi le futur avis du Conseil supérieur de la magistrature, saisi par Emmanuel Macron, sur l'indépendance de l'enquête, la défense réclame leur réouverture. A 13H30 lundi, la présidente Nathalie Gavarino répondra d'abord à cette requête.Si elle refuse, elle rendra son jugement. Si elle accepte, le délibéré pourrait être repoussé de plusieurs mois, le temps que le CSM et la commission d'enquête parlementaire sur l'indépendance de la justice, devant laquelle s'exprimait Mme Houlette, achèvent leurs travaux. Mme Houlette a notamment fait état de demandes pressantes de remontées d'informations de la part de sa hiérarchie, ce qui n'a rien d'illégal mais a relancé dans le clan Fillon les accusations d'instrumentalisation de la justice. - "Sentiment d'impunité" -En 2017, cette affaire révélée par le Canard Enchaîné avait empoisonné la course à la présidentielle de François Fillon, donné favori mais finalement éliminé au premier tour.A 66 ans, désormais retraité de la politique et reconverti dans la finance, François Fillon risque gros.Le 10 mars, le PNF avait dénoncé le "profond sentiment d'impunité" de celui qui avait "fait de la probité une marque de fabrique" et requis contre lui cinq ans de prison, dont deux ferme, 375.000 euros d'amende et dix ans d'inéligibilité. Une peine non aménageable.Trois ans avec sursis et 375.000 euros d'amende ont été requis contre Penelope Fillon. Et deux ans avec sursis et 20.000 euros d'amende contre M. Joulaud, actuel maire de Sablé-sur-Sarthe.Au coeur du procès figurent les soupçons de détournement de fonds publics entourant les emplois de collaboratrice parlementaire de Mme Fillon, poursuivie pour des "prestations fictives ou surévaluées". Ses activités dans la Sarthe, auprès de son mari député et de son suppléant, méritaient-elles d'être rémunérées dans le cadre de contrats d'assistante parlementaire ?Entre 1998 et 2013, la discrète Galloise de 64 ans a perçu au total 613.000 euros nets au titre de contrats connus seulement de quelques proches.Les Fillon ont décrit des tâches certes majoritairement orales - être "les yeux et les oreilles" du député, "donneuse d'ordres" pour le courrier arrivé en leur manoir sarthois... - mais indispensables, selon eux, à la carrière de l'homme politique.Ces activités, que Penelope Fillon a peiné à décrire précisément, restent toutefois difficiles à circonscrire, réalisées en tant qu'épouse ou pour aider le Fillon député ou ministre, avec ou sans contrat de collaboratrice parlementaire...Pour l'accusation, le tout relève "davantage du rôle social d'un conjoint d'élu" que d'un réel emploi d'assistant parlementaire, lequel est donc "fictif".François Fillon, qui a brandi la "séparation des pouvoirs" en estimant que la justice n'a pas à interférer dans l'activité d'un parlementaire, s'est au contraire évertué à expliquer que le travail de collaborateur est d'autant plus varié lorsque celui-ci est le conjoint, pratique désormais interdite.Partie civile, l'Assemblée nationale réclame plus d'un million d'euros de dommages et intérêts si les emplois litigieux étaient jugés fictifs.Les Fillon se voient également reprocher le lucratif et tout aussi discret emploi de "conseiller littéraire" de Mme Fillon à la Revue des deux mondes du milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, ami de François Fillon et condamné pour abus de biens sociaux.
Dans un message publié sur Twitter, Louis Giscard D'Estaing, le fils de l'ancien président de la République, s'en est pris violemment à Emmanuel Macron et sa gestion du débat pour les élections européennes.
C'est désormais de notoriété publique, Louis Giscard D'Estaing ne partage pas les mêmes sensibilités politiques qu'Emmanuel Macron. Le fils de l'ancien président de la République, aussi candidat eux élections européennes sur une liste UDI, a tancé la politique d'Emmanuel Macron sur Twitter ce vendredi matin. "Quand je dis depuis plusieurs mois qu'Emmanuel Macron n'a pas le monopole de l'Europe, je savais qu'il voulait prendre en otage le débat des Européennes", dit-il. Avant d'ajouter : "C'est scandaleux. Une raison de plus pour voter pour la liste Les Européens-UDI pour additionner les voix pour l'Europe".Une réaction à une sortie d'Emmanuel Macron alors en déplacement en Roumanie jeudi 9 mai. Le chef de l'État déclarait qu'il mettrait "toute son énergie pour que le Rassemblement national ne soit pas, le 26 mai, en tête", ce alors que les sondages donnent le RN et LREM au coude à coude.Fervent européenL'actuel maire de Chamalières (Puy-de-Dôme) a en effet décidé de se lancer pour la première fois dans les Européennes sur la liste UDI (3e position) menée par Jean-Christophe Lagarde. En campagne depuis le mois d'avril, il avait mis sur la table de nombreux thèmes concernant l'Europe comme le rappelait La Nouvelle République : garde-frontières européens, la création d'un Parquet européen pour lutter contre le terrorisme, une harmonisation des réglementations agricoles et surtout un plaidoyer pour une "Europe fédérée". Mais surtout, ce n'est pas la première fois qu'il interpelle le Président de la République. Dans la même veine, il s'en était pris à Emmanuel Macron le 12 avril en reprenant un slogan phare de son père, prononcé le 10 mai 1974. "Monsieur Macron, vous n'avez pas le monopole de l'Europe" lors de la présentation des 39 premiers colistiers de l'UDI pour les Européennes.Une liste UDI qui se veut rassembleuse, précise France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, afin de voir s'accorder les partisans du "centre, de la droite, jusqu'aux orphelins de Jacques Delors sans donner de blanc-seing à Emmanuel Macron."
Les dirigeants européens ont appelé mardi Vladimir Poutine à faire pression sur le chef de l'Etat bélarusse Loukachenko, dont il est un allié essentiel, pour favoriser un dialogue avec l'opposition qui proteste pour la 10e journée consécutive contre les résultats de l'élection présidentielle.
Dans la soirée, plusieurs milliers de manifestants se sont à nouveau réunis sur la place de l'Indépendance à Minsk, brandissant les drapeaux de couleurs rouge et blanche de l'opposition et appelant à la démission d'Alexandre Loukachenko, qui clame avoir remporté 80% des voix au scrutin du 9 août.Vladimir Poutine, le plus proche partenaire du Bélarus et dont l'attitude sera cruciale quant à l'issue de la crise, a eu de son côté trois conversations téléphoniques séparées avec son homologue français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil européen Charles Michel.M. Macron a appelé M. Poutine à "favoriser l'apaisement et le dialogue" dans ce pays tandis que Mme Merkel a souligné que Minsk devait "renoncer à la violence" et entamer un dialogue avec l'opposition. M. Michel a quant à lui appelé à un "dialogue pacifique et véritablement inclusif".Le Kremlin a mis en garde à chaque reprise contre "toute tentative d'ingérence étrangère" et dénoncé la "pression" exercée sur les autorités du Bélarus. Selon l'agence de presse Belta, M. Poutine a informé au téléphone M. Loukachenko de la teneur de ses conversations avec les dirigeants européens. Le Bélarus doit faire l'objet mercredi d'un sommet extraordinaire de l'UE, avec à la clé une extension à d'autres responsables bélarusses des sanctions déjà prises la semaine dernière après la répression des manifestations.Depuis l'élection contestée du 9 août, la pression ne cesse de monter sur Alexandre Loukachenko, qui dirige son pays depuis 1994 mais qui fait face à des rassemblements quotidiens d'opposants et à un mouvement de grève touchant plusieurs secteurs-clés de l'industrie.- "Relations amicales" souhaitées avec Moscou -S'exprimant devant son Conseil de sécurité, le président bélarusse a accusé l'opposition de chercher à s'emparer du pouvoir et menacé de "refroidir certaines têtes brûlées", s'adressant aux membres d'un "Conseil de coordination" pour la transition politique, qui a organisé une première conférence de presse mardi.Il a notamment assuré que l'opposition voulait couper les ponts avec la Russie, ce qu'a démenti Maria Kolesnikova, l'une des figures de l'opposition."Je veux assurer tout le monde de notre position officielle : nous maintiendrons des relations amicales, mutuellement bénéfiques, pragmatiques (...) avec la Russie comme avec l'Ukraine et les pays de l'UE", a-t-elle déclaré pendant la conférence de presse."Nous commençons seulement à nous sentir comme une nation indépendante", a-t-elle poursuivi, ajoutant que le principal objectif de l'opposition est "l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle honnête".La lauréate du prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch fera partie du "Conseil de coordination", dont la première réunion officielle aura lieu mercredi.De Lituanie où elle s'est réfugiée, la candidate de l'opposition Svetlana Tikhanovskaïa a quant à elle, dans une vidéo diffusée sur YouTube, qualifié de fabriquées de toutes pièces les accusations visant son mari Sergueï, qui avait fait acte de candidature avant d'être emprisonné."Toutes ces injustices flagrantes et cet arbitraire nous montrent comment fonctionne ce système pourri, dans lequel une personne contrôle tout", a déclaré Mme Tikhanovskaïa. "Une personne maintient le pays dans la peur depuis 26 ans. Une personne a volé leur choix aux Bélarusses".Candidate par défaut après l'emprisonnement de son mari, cette femme de 37 ans, avait à la surprise générale rassemblé des foules de sympathisants à ses meetings et obtenu le soutien des autres opposants, réussissant à créer une dynamique inédite autour de sa candidature.- Manifestations, grèves, démissions -Après l'élection, quatre soirées de manifestations avaient été matées par la force par la police, faisant au moins deux morts et des dizaines de blessés tandis que plus de 6.700 personnes étaient arrêtées.Le ministère de l'Intérieur a fait état mardi d'un troisième décès, celui d'un jeune homme heurté par une voiture pendant qu'il manifestait. Les personnes détenues ont fait état de passages à tabac et de tortures.Dimanche, l'opposition a organisé le plus grand rassemblement de l'histoire du Bélarus avec plus de 100.000 participants et lancé un appel à la grève suivi dans plusieurs entreprises industrielles de premier plan, du producteur de potasse Belaruskali à une usine de fabrication de véhicules lourds (MZKT), où M. Loukachenko a été chahuté lundi par des ouvriers.Plusieurs petites manifestations ont été organisés mardi dans la capitale, dont une devant une prison pour souhaiter un "joyeux anniversaire" à Sergueï Tikhanovski qui fête ses 42 ans et une en soutien au théâtre académique d'Etat de Minsk dont le directeur Pavel Latouchko, également ex-ministre de la Culture, a été limogé après avoir fait défection.Premier diplomate bélarusse à soutenir publiquement les manifestants, l'ambassadeur du Bélarus en Slovaquie Igor Lechtchenia a de son côté annoncé sa démission.
Le nombre de contaminations par le coronavirus dans le monde a franchi dimanche la barre des 25 millions, l'Inde enregistrant un nouveau record mondial d'infections en 24 heures, sur fond de renforcement des restrictions à travers le monde pour tenter d'endiguer la pandémie.
Depuis juillet, environ un million de nouvelles infections sont détectées mondialement tous les quatre jours, selon un décompte de l'AFP.Et le bilan mondial des victimes établi par l'AFP à partir de sources officielles s'établit désormais à plus de 842.000 morts depuis fin décembre.Après avoir été frappée la première par la pandémie de Covid-19, l'Asie est de nouveau la région du monde qui a recensé le plus de nouveaux cas sur les sept derniers jours (570.819), dont plus de 8 sur 10 en Inde seule. Dimanche, le deuxième pays le plus peuplé de la planète avec 1,3 milliard d'habitants, a annoncé avoir enregistré 78.761 cas en 24 heures, un record mondial.La pandémie, qui a frappé de plein fouet les grandes villes comme Bombay ou New Delhi, touche désormais des villes moins importantes et les campagnes.Ces chiffres ont été annoncés au lendemain d'un nouvel assouplissement par le gouvernement des restrictions en vigueur depuis mars contre l'épidémie, en vue de relancer son économie frappée par la crise sanitaire qui a fait perdre leur emploi à des millions d'Indiens.A l'inverse, de nombreux pays confrontés à une résurgence de la maladie et à de nouveaux foyers de contamination, renforcent les mesures, entraînant en Europe des protestations, particulièrement en Allemagne. A Berlin, un cortège a été stoppé par la police faute de respect des distances de sécurité, mais quelque 38.000 personnes ont pu participer saemedi à un meeting appelant "à la fin de toutes les restrictions en place" contre le Covid-19.Après la demande de dispersion du défilé à Berlin en début d'après-midi, les manifestants étaient restés sur place, criant "résistance!", puis "nous sommes le peuple!", un slogan employé par l'extrême droite. Ils ont à plusieurs reprises chanté l'hymne national allemand.- contre "la tyrannie médicale" -La foule était très mélangée, de toutes classes d'âge, y compris des familles avec des enfants en bas âge. Les drapeaux de la paix arc-en-ciel et de l'Allemagne se côtoyaient, les manifestants ont aussi à plusieurs reprises crié "Merkel doit partir!", le mot d'ordre du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne contre la chancelière.Dans la soirée des centaines de protestataires ont été repoussés par la police après avoir tenté de pénétrer dans le Reichstag (Parlement), créant un choc en Allemagne, où la radicalisation du mouvement "antimasques" scandalise et inquiète le gouvernement, qui a dénoncé dimanche des dérapages "inacceptables"A Londres, un millier de manifestants se sont rassemblés à Trafalgar Square et ont réclamé "la fin de la tyrannie médicale", pendant qu'à Paris, 200 à 300 personnes ont protesté contre le port du masque, désormais obligatoire dans toute la capitale française.La France a annoncé samedi une baisse des contaminations quotidiennes, après trois jours de progression.Même certains pays ayant largement contrôlé la progression de la pandémie renforcent leurs mesures face à la résurgence de foyers, comme la Corée u Sud, où dimanche les restrictions seront durcies dans la région du Grand Séoul, où vit la moitié de la population.- Plus de 120.000 morts au Brésil -Contrairement à l'Europe et à l'Asie, où les courbes de contaminations et de décès ont augmenté rapidement avant de chuter à l'issue de plusieurs semaines de confinement, le Brésil semble bloqué depuis trois mois dans un interminable plateau, avec environ 1.000 décès quotidiens en moyenne.Six mois après avoir recensé son premier cas de Covid-19, le pays de 212 millions d'habitants, deuxième nation la plus touchée au monde par la pandémie derrière les Etats-Unis, a franchi la barre des 120.000 morts.Chez le voisin argentin, le rythme de la progression du nombre de nouveaux cas a explosé ces sept derniers jours (+35%) et le pays qui a dépassé samedi la barre des 400.000 contaminations. Aux Etats-Unis, pays le plus contaminé (près de 6 millions de cas) et le plus endeuillé au monde (près de 182.000 morts), la rentrée scolaire s'annonce largement virtuelle en raison de l'épidémie et de nombreux parents américains, qui en ont les moyens, misent sur un apprentissage au format "capsule" pour leurs enfants.Ces "capsules" ("pods", en anglais) qui se développent un peu partout à travers le pays sont constituées de petits groupes d'enfants, souvent du même quartier, qui se réunissant dans les maisons des uns et des autres pour travailler avec un enseignant ou un tuteur qui est souvent présent physiquement, mais peut aussi intervenir par internet.L'US Open de tennis débutera lundi dans un bulle sanitaire drastique qui a découragé de nombreux joueurs.La Mostra de Venise, premier rendez-vous cinématographique d'ampleur internationale depuis le début de la crise sanitaire mondiale, après l'annulation du prestigieux Festival Cannes, en mai, s'ouvrira mercredi, lui aussi en l'absence de nombreuses stars.
Ce retrait intervient après les tumultes provoqués par les vives critiques de l'ancienne ministre macroniste envers ses alliés européens.
Ses remontrances ne favorisaient pas le consensus... Nathalie Loiseau a renoncé à briguer la présidence du groupe politique qui réunira les forces politiques centristes au sein du Parlement européen. La chef de file de La République en Marche dans le cadre des dernières élections européennes "a fait un choix en responsabilité pour s'assurer que la délégation Renaissance aura les postes qui permettront d'avoir la plus grande influence", a indiqué ce jeudi 13 juin un membre de son équipe.Obtenir la présidence aurait en effet nécessité de renoncer à d'autres responsabilités importantes comme des présidences de commissions parlementaires au sein du nouveau Parlement, dont la session constitutive aura lieu le 2 juillet. La liste pro-Macron menée aux élections européennes par Mme Loiseau a remporté 21 sièges, ce qui en fait la plus importante délégation du groupe politique "Renew Europe", bâti sur les fondations de l'Alliance des libéraux et démocrates pour l'Europe (ALDE). Ce groupe aura un rôle charnière au Parlement européen, où il sera le troisième derrière celui des conservateurs du Parti Populaire Européen (PPE, droite) et des sociaux-démocrates (S&D). Et les nouveaux arrivants français comptent bien y jouer les premiers rôles.Les macronistes avaient obtenu cette semaine une victoire symbolique en obtenant que le mot "libéral", trop connoté en France, disparaisse dans la nouvelle dénomination du groupe. Mais la volonté de Mme Loiseau d'en prendre la présidence se heurtait à des résistances de la part d'autres délégations, qui ont pris de la vigueur après des fuites de propos qu'elle a tenus lors d'un "off" avec des journalistes à Bruxelles. Ses critiques envers le candidat du PPE à la présidence de la Commission, Manfred Weber, qualifié d'"ectoplasme", mais surtout envers des membres de l'ALDE, étaient censées ne pas être publiées, ou en tout cas sans attribution. Mais elles ont été rapportées dans le quotidien belge Le Soir, puis dans plusieurs autres journaux, suscitant une controverse. La République en Marche, parti de la jeunesse ? - 05/06/2019 - Désintoxpar Désintox - ArteMme Loiseau, qui y jugeait notamment que "tout est à faire" dans ce groupe habitué à jouer les seconds rôles au Parlement européen, avait affirmé "ne pas reconnaître" les propos qui lui étaient attribués, dans un courriel adressé à ses collègues. L'entourage de Mme Loiseau a estimé que les réactions à ces fuites n'expliquaient pas la décision de l'ex-ministre, mais que "cela n'a pas facilité les choses".
Le couple était en cours de séparation. L'homme a donné quatorze coups de couteau à sa compagne, qui est morte en quelques instants.
"Stop aux féminicides", "Stop à la violence", "Justice pour Johanna". Environ 800 personnes selon la police se sont rassemblées mercredi 18 septembre devant la mairie du Havre pour demander "justice" pour "Johanna", cette femme de 27 ans qui a été tuée lundi par son compagnon. Environ 600 personnes ont ensuite défilé dans les rues du Havre. Le cortège était composé principalement de femmes et d'enfants.Les faits se sont déroulés lundi 16 septembre à la sortie d'un hypermarché de cette ville de Seine-Maritime. Le conjoint de Johanna a donné quatorze coups de couteau à sa compagne avec laquelle il était en cours de séparation, a indiqué le parquet du Havre. La victime est morte en quelques instants. Les trois enfants du couple, âgés de 6, 4 et 2 ans, ont assisté aux faits. L'homme a été interpellé dans la foulée. Âgé de 37 ans, il "devrait être déféré au parquet" pour être mis en examen, avait annoncé mardi le parquet. "Le mis en cause, dont la garde à vue a été prolongée, a reconnu la matérialité des faits et dit avoir agi par crainte que la victime ne le prive de ses fils", a précisé le procureur de la République dans un communiqué.En colère, les proches de la jeune femme racontent que "tout le monde était au courant" et qu'ils "savaient que ça arriverait". Johanna avait multiplié les plaintes et les démarches auprès des autorités. La victime avait informé les services sociaux de sa volonté de se séparer de son compagnon depuis le mois de mai 2019. Elle avait obtenu une place au Service d'Accueil d'Urgence des Femmes (SAUF) à compter du 31 juillet mais n'avait pas rejoint cet hébergement, selon le parquet.Le 10 août, elle avait déposé une main-courante au commissariat du Havre "indiquant que le climat était tendu mais qu'il n'y avait pas de violence contre elle-même ou sur les enfants", selon le communiqué du procureur de la ville.Dès le lendemain, la police était intervenue au domicile du couple, que "la jeune femme disait avoir quitté en passant par la fenêtre de l'appartement (...) ayant été menacée par son compagnon à l'aide d'un couteau ainsi que d'étouffement avec un sac en plastique". Son conjoint avait alors été "interpellé et placé en garde à vue, mais les éléments réunis au cours de l'enquête apparaissaient insuffisants pour caractériser une infraction, et la procédure était transmise au parquet en vue d'un classement sans suite", révèle le communiqué. "Dans cette première affaire, c'était parole contre parole", a précisé le procureur François Gosselin.La jeune femme avait depuis quitté le domicile conjugal pour s'installer dans un foyer et les enfants étaient pris en charge tour à tour par chacun des parents dans l'attente d'un jugement sur leur garde. C'est lorsque la victime allait chercher ses enfants que son conjoint l'a agressé au couteau. Sans condamnation judiciaire antérieure, l'homme "n'apparaît pas avoir agi sous l'empire de toxiques et est indemne de toute affection psychiatrique", précise le parquet.En 2018, le ministère de l'Intérieur avait recensé 121 féminicides.
Jean-Luc Mélenchon et Alexis Corbière sont montés au créneau pour défendre l'avocate, qui a fait polémique après avoir relayé un tweet de "gilets jaunes" faisant un parallèle entre Louis XVI et Emmanuel Macron.
C'est un message qui ne passe pas. Raquel Garrido, avocate et cheffe de file de La France insoumise à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) a retweeté ce week-end un message de "gilets jaunes" de Caen posté le 18 janvier, proclamant "Louis XVI, Louis XVI, on l'a décapité, Macron, Macron, on peut recommencer...", en l'assortissant de ce commentaire : "En prévision de la grève du 21 janvier". Le message a suscité un véritable tollé sur les réseaux sociaux. L'ancienne porte-parole de Les Républicains Laurence Sailliet s'est notamment insurgée sur Twitter, comme le député La République en marche Bruno Questel. Face à ce type de réactions, la chroniqueuse de Cyril Hanouna, sur C8, a dénoncé dans un tweet le manque d'autodérision des "macronistes", alors que le "peuple français est moqueur et a des références historiques profondément républicaines". Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, a de son côté fait valoir dimanche sur LCI que Raquel Garrido avait simplement "reproduit des images" et que ce n'était "pas elle" qui avait écrit ce tweet. "Moi ce qui me frappe, comme elle, c'est la profondeur de l'enracinement de cette histoire dans notre peuple. La grande Révolution française de 1789 (...) est présente dans notre peuple", a-t-il plaidé."Je le dis à M. Macron : ne croyez pas que vous ayez affaire à autre chose que des Français", qui sont "unifiés par ce glorieux événement où le peuple est devenu le maître. Ca ne s'effacera jamais", a-t-il ajouté.Le député LFI, et compagnon de Raquel Garrido, Alexis Corbière a insisté lundi, sur RTL, en soulignant "la manière dont tout ce vocabulaire de la Révolution est repris dans ce mouvement des gilets jaunes", du "bonnet phrygien" à "La Marseillaise" en passant par "la symbolique du roi"."L'histoire profonde de ce pays, c'est la passion de l'égalité donc le président de la République doit comprendre - bien entendu sur le terrain symbolique - que cette passion peut amener à ce qu'il soit renversé". Il a en outre dénoncé "le jeu qui consiste à exhumer un tweet" et l'utilisation d'un "vocabulaire violent de la part du gouvernement" à l'encontre des manifestants ces derniers mois.
L'attentat qui a eu lieu à Londres ce mercredi après-midi visait le Parlement britannique. Les députés étaient en pleine séance de questions au gouvernement au moment où l'assaillant a tenté de pénétrer dans l'enceinte du bâtiment.
Si la Première ministre Theresa May a rapidement été évacuée et mise en sécurité, ce n'est pas le cas des députés, qui ont passé une longue journée d'angoisse confiné dans le Palais de Westminster.Tout a commencé à 14h58 heure locale, quand le leader de la Chambre prend la parole et annonce dans le plus grand des calmes un « incident grave dans le périmètre du Parlement, un policier a été poignardé et l'agresseur présumé a été abattu par la police ». Dès lors, les portes du bâtiment sont fermées, avec un simple morceau de bois.De nombreux députés témoignent alors de la situation sur les réseaux sociaux, comme Barry Sheerman qui publie un selfie sur lequel on voit tous ses collègues rivés sur leur téléphone afin de rassurer leurs proches et de se tenir au courant de l'évolution de la situation.Les députés qui se trouvaient dans les couloirs ont été sommés par la police de se jeter au sol et de ramper pour se mettre à l'abri, raconte sur Twitter le député Grand Shapps. Certains ont réussi à s'enfuir du Parlement, comme Mims Davies, qui raconte à la BBC avoir juste eu le temps de « retirer talons et [s']enfuire le long de la Tamise ».Le député conservateur Tobias Ellwood se trouvait dehors au moment de l'attaque et a tenté de porter secours au policier attaqué. Ancien militaire, il a tenté de comprimer sa blessure et lui a fait du bouche-à-bouche en attendant l'arrivée des secours. On le voit le visage ensanglanté sur la photo de cet étudiant en journalisme.Certains députés ont trouvé refuge dans leur bureau, à l'image de Michael Fabricant, qui a même confessé sur Twitter avoir « ouvert une bouteille de whisky » !
Un élu de la majorité s'est plaint, ce lundi, du traitement qu'il a subi lors d'une visite sur le site de Tolbiac. Accueilli par des jets de projectiles divers, l'élu parisien dénonce un "refus de dialogue" et parle d'une situation "intolérable" comme l'évoque le Parisien.
Un député de La République en marche a été chahuté par les occupants en grève de la faculté parisienne de Tolbiac, bloquée depuis trois semaines. C'est ce que raconte le député du XIIIème arrondissement de Paris, Buon Tan dans un communiqué relayé par Le Parisien.Alors qu'il tentait "d'établir un échange avec les occupants de l'Université", l'élu aurait reçu au visage "différents projectiles". Parmi eux :"du sucre, du jus de tomate ou encore du papier-toilette". Dans son communiqué publié sur Twitter, il informe également que sa "tablette professionnelle lui a été arrachée" lors de ce déplacement visant à "comprendre les revendications des occupants".Un accueil plutôt mouvementé qui a contrait Buon Tan, 51 ans, à quitter les lieux. "Nous avons manifestement affaire à des individus dont les intentions sont très éloignées de l'intérêt général des étudiants", constate-t-il. Avant d'évoquer une situation "intolérable" qui n'est "plus tenable".Vendredi, l'enceinte universitaire a été le théâtre d'incidents entre individus casqués se réclamant de l'extrême-droite et occupants de la fac. Face à l'inquiétude des riverains et des parents, le député invite "les autorités à prendre au plus vite toutes les mesures nécessaires pour débloquer la situation et parvenir à un retour au calme".
JUSTICE. Marine Le Pen était convoquée mardi matin devant un juge d'instruction pour avoir diffusé sur Twitter une ordonnance émise dans le cadre de l'enquête sur la publication, sur le même réseau social, d'images d'exactions de Daesh.
La présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, convoquée mardi 16 juillet devant une juge d'instruction à Versailles (Yvelines) en vue de sa mise en examen ne s'est pas présentée, a-t-on appris auprès de son avocat et du parquet. Elle avait diffusé, le 20 septembre sur son compte Twitter, in extenso, l'ordonnance d'expertise psychiatrique émise dans le cadre de l'instruction ouverte à son encontre pour la publication d'images du groupe État islamique (EI) en 2015, sur le même réseau social."Acharnement judiciaire" Elle était convoquée mardi matin pour un interrogatoire de première comparution, dans le cadre d'une instruction ouverte en février pour "publication d'actes de procédure pénale avant leur lecture en audience publique". "Elle a excipé (fait valoir, NDLR) de son immunité parlementaire dans un dossier qui porte directement atteinte à la liberté d'expression", a déclaré à l'AFP son avocat, Me Rodolphe Bosselut. "Je n'ai jamais vu un acharnement judiciaire de cette ampleur", a-t-il ajouté.Une méthode utilisée dans "les régimes totalitaires" Cette enquête fait suite à une première procédure : en décembre 2015, la députée du Pas-de-Calais avait publié sur Twitter trois photos de l'EI, pour critiquer le journaliste Jean-Jacques Bourdin, qui avait, selon elle, "fait un parallèle" entre son parti et le groupe djihadiste. Une instruction avait alors été ouverte, qui s'est achevée au printemps : Marine Le Pen a été renvoyée, fin mai, devant le tribunal correctionnel, pour "diffusion d'images violentes" - sur la base d'un texte de loi punissant la diffusion de messages violents susceptibles d'être vus par un mineur. La juge en charge de ce dossier avait, dans le cadre de cette instruction, délivré une ordonnance d'expertise psychiatrique à l'endroit de Marine Le Pen, tel que prévu par les textes. La leader d'extrême droite s'était insurgée le 20 septembre 2018 contre cette expertise, dénonçant une "méthode" utilisée "dans les régimes totalitaires".Vers une demande de levée d'immunité ? C'est ce jour-là qu'elle a publié une photo du document la convoquant. Une seconde instruction a alors été ouverte, confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, la communication d'informations judiciaires étant strictement soumise à la loi. Dans ce dossier, la prochaine étape est ainsi une probable demande de levée d'immunité parlementaire de la part de la juge d'instruction.La patronne du RN est mise en examen dans un autre dossier, celui des emplois présumés fictifs d'assistants parlementaires européens, notamment pour "détournements de fonds publics", aux côtés de plusieurs autres responsables politiques de son parti.
Une personne est décédée après avoir participé à une rave party à Torcy-le-Grand. Les causes de la mort sont encore inconnues.
Une enquête a été ouverte.La fête a viré au drame. Un quadragénaire est mort le site d'une rave party non autorisée à Torcy-le-Grand (Aube), dimanche 4 novembre au matin. L'individu a été retrouvé en arrêt cardiaque dans un véhicule. Une femme se trouvait avec lui, dans le même état.L'homme n'a pu être sauvé, malgré une prise en charge des secours. La femme, qui a bénéficié d'une heure de réanimation selon le journal L'Est éclair, est désormais hors de danger de mort et a été transportée dans un centre hospitalier, ont fait savoir les pompiers, contactés par l'AFP. Une enquête judiciaire a été ouverte, afin de déterminer les causes de ce décès. Une autopsie est prévue en début de semaine.Cette rave party illégale a débuté dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 novembre sur le site d'une friche industrielle à Torcy-le-Grand, à une trentaine de kilomètres de Troyes. Elle a rassemblé environ 5.000 "teufeurs", a précisé le parquet de Troyes. Selon la préfecture de l'Aube, les personnes devraient quitter le site dimanche soir.
Hadama Traoré, qui s'était fait connaître lors des élections européennes comme le "candidat des banlieues", organise jeudi 10 octobre un rassemblement en faveur de l'assaillant de la préfecture de police de Paris, Mickaël Harpon.
Le fondateur du mouvement La Révolution est en marche veut "communiquer différemment sur Mickaël Harpon" qui "n'est pas un terroriste", assure-t-il dans Le Figaro. Il prévoit "une mobilisation devant la mairie de Gonesse" (Val-d'Oise), où habitait l'homme qui a tué quatre fonctionnaires de police. "On a le bras long !, lance-t-il dans une vidéo publiée sur sa page Facebook. Toutes les communautés persécutées, on va faire la guerre ensemble, aux politiques et aux médias. Et on commence ce jeudi". Mickaël Harpon "était une crème !", ajoute-t-il. Il condamne "ce qu'il a fait", des actes "irréparables, atroces et indéfendables". Mais "Mickaël Harpon n'était pas un extrémiste religieux, mais un Aulnaysien du 93" (Seine-Saint-Denis, ndlr.), une personne "discriminée" à cause de son handicap. Pour Hadama Traoré, "c'est tout ce contexte qui explique pourquoi il a craqué". Une collègue a assuré au militant que Mickaël Harpon "était brimé dans son travail, discriminé parce qu'il était sourd", explique-t-il au Figaro. Dans sa vidéo sur Facebook, il lance un appel "aux sourds et malentendants" traduit en langue des signes. "On a fait une demande de rassemblement à la préfecture, mais on n'a pas eu de réponse, précise-t-il. Qu'ils nous l'autorisent ou pas, on y va !".La mairie de Gonesse reçoit des "appels d'habitants outrés". "Plus que quelqu'un qui fait l'apologie du terrorisme, Traoré est un complotiste chevronné, indique-t-on au cabinet du maire PS Jean-Pierre Blazy. C'est quelqu'un de délirant. Mais il n'empêche que son discours est dangereux, donc on n'a pas envie qu'il le scande sur le parvis de l'hôtel de ville... C'est indigne pour la communauté musulmane de Gonesse et les victimes."Sur Twitter, Christophe Castaner juge cette manifestation comme "une infamie et une insulte à la mémoire des policiers" et assure qu'elle "va être interdite".
L'ancien président sera inhumé en début de semaine, au cimetière du Montparnasse à Paris, au côté de sa fille aînée Laurence. Son destin tragique a été le drame de la vie de Jacques Chirac et de son épouse Bernadette.
Au départ, il y a le clan Chirac. Le politicien ambitieux, entouré de sa femme et de ses deux filles, Laurence et Claude, qui accompagnent son ascension. La famille est vite prise dans le tourbillon de la politique. Avec un père souvent absent, entre deux réunions, deux déplacements, deux campagnes électorales.Le drame survient au milieu des années 1970 quand Laurence, alors âgée de 15 ans, est frappée d'anorexie mentale à la suite d'une méningite. Des troubles alimentaires dont elle ne se remettra jamais. Dès lors, la maladie de leur aînée va bouleverser la vie du couple Chirac. Devenu Premier ministre en 1974, il prend soin de sa fille, déjeune régulièrement avec elle, mais la tornade Chirac a peu de temps libre."Cela a été le drame de ma vie" La jeune fille poursuit des études de médecine mais n'exercera jamais et n'apparaît pratiquement plus en public. En 1990, elle fera une tentative de suicide qui sera révélée publiquement. En pleine ascension, Jacques Chirac culpabilise, mais il enchaîne alors les fonctions."Il n'y a aucune raison de le nier, cela a été le drame de ma vie. J'ai une fille qui a été intelligente, jolie, et qui à 15 ans, a été prise d'anorexie mentale", confie-t-il au journaliste Pierre Péan dans un livre publié en 2007. Et il ajoutait : "Peut-être aurais-je dû faire plus, psychologiquement parlant".Une maison pour les adolescents maladesSon épouse Bernadette accompagnera leur fille et créera au début des années 2000, avec le journaliste Patrick Poivre-d'Arvor, "la Maison de Solenn" à Paris, un établissement pour aider les adolescents confrontés à de graves troubles alimentaires. L'établissement porte le prénom de la fille du journaliste, Solenn Poivre d'Arvor, elle-même anorexique et qui s'est suicidée en 1995, à l'âge de 20 ans. "Si Laurence s'en est aujourd'hui sortie, cela laisse des traces", déclare Bernadette Chirac en 2014 dans une interview à Paris Match. Protégée par ses parents, la jeune femme, qui ne peut être laissée sans surveillance, n'apparaîtra publiquement que lors de la prise de fonction de son père après son élection à la présidence, en mai 1995.Une douleur secrèteA l'Élysée, Jacques Chirac prendra en revanche sa fille Claude, très proche de sa soeur, à ses côtés. Il expliquera en 2009 dans ses mémoires que la maladie de Laurence avait contribué à sa décision de proposer à Claude d'intégrer son équipe de communication.L'ex-président ne parlait pas de ce drame familial. De très rares images de Laurence seront ensuite publiées, comme en novembre 2012 dans Paris Match, à l'occasion des 80 ans de son père. Hospitalisée au printemps 2016 à la suite d'un malaise cardiaque, elle décède le 14 avril à l'âge de 58 ans. Lors de ses obsèques, un dispositif sera mis en place devant l'église Saint-Clotilde pour protéger des photographes l'ancien président déjà très affaibli et qui se déplaçait en fauteuil roulant.
"Ce qui est étonnant, c'est que ce soit étonnant!", sourit Marie Cau, devenue samedi, à Tilloy-lez-Marchiennes (Nord), la première maire transgenre en France. Largement élue, "d'abord sur un programme", elle entend "réveiller le village" en développant écologie et lien social.
"Félicitations, Madame le maire, on vous souhaite du courage!", lance un quinquagénaire enthousiaste, dans la rue principale de ce village de 550 habitants. "Du plaisir à travailler, pas du courage !", réplique en riant Marie Cau, écharpe tricolore ceinte, devant la petite mairie de briques.Aux élections municipales du 15 mars, sa liste "apolitique", baptisée "Décider ensemble", a remporté entre 63,5% et 73,1% des suffrages en fonction des candidats, avec un taux d'abstention de seulement 32% (plus de 55% au niveau national)."Toute la liste a été élue", se réjouit-elle, le regard bleu et assuré et "pas du tout surprise du résultat".Lassés par 20 ans d'immobilisme et "un village un peu endormi, où le lien social avait disparu, les habitants voulaient du changement", analyse-t-elle. "Ils n'ont pas voté pour moi parce que je suis transgenre, ni contre, ils ont voté pour un programme et des valeurs". Ingénieure, titulaire d'un diplôme de technicien agricole et d'un BTS horticole, Marie Cau se décrit avant tout comme une cheffe d'entreprise "à la fibre agricole et environnementale".Et dans cette commune rurale, les habitants "ont été sensibles à la volonté de préserver au maximum l'environnement, développer l'agriculture durable, la solidarité, l'économie locale à travers les circuits courts, les emplois de proximité...", détaille-t-elle.Jamais élue auparavant, l'édile "démarre avec une feuille blanche, un budget quasi-nul, une école pas encore rouverte et beaucoup d'autres défis liés au coronavirus. Mais avec une +dream team+" d'une "grande mixité d'âge, d'origine, et de genre".- "Visibilité dans l'espace public" -Son genre à elle, "ça n'est pas l'important ! Elle vit ici depuis 20 ans, on voit comment elle travaille. S'ils réussissent à recréer du lien, de l'animation, c'est tant mieux pour Tilloy !", commente Hervé Fontanel, un habitant. "Ca crée du renouveau et on parlera plus du village !", renchérit sa voisine Marie-Josée Godefroy.Depuis le début de sa transition il y a 15 ans, Marie Cau n'a vécu ici "ni discrimination, ni brimades": "c'est rare, les gens sont bienveillants, malgré quelques maladresses", confie-t-elle. Si elle doit encore accomplir les démarches administratives pour modifier son état civil, elle utilise déjà couramment son troisième prénom de naissance "et les gens le respectent".De nature discrète, "pas militante", "elle n'a pas eu de tabou, a parlé d'elle aux habitants qui posaient des questions" pour clore le sujet et "se concentrer sur l'action municipale", explique sa compagne et conseillère municipale Nathalie Leconte, "surprise de l'énorme médiatisation de l'élection"."Cette situation devrait être dans la normalité, puisque les gens votent pour une équipe et un projet", juge Marie Cau, attendant impatiemment "le jour où ce sera devenu un non-évènement".Elle reconnaît toutefois que son élection peut contribuer à "banaliser les choses", montrer "que les personnes transgenre peuvent avoir une vie sociale et politique normale"."La visibilité trans, et donc la lutte contre la transphobie, passe aussi par l'exercice de responsabilités politiques ou publiques. Félicitations à Marie Cau !", a tweeté dimanche la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes Marlène Schiappa.Plusieurs associations ont aussi salué une "première" qui, selon la co-présidente de SOS Homophobie Véronique Godet, va "marquer l'histoire des personnes trans et de la politique française"."On note aujourd'hui que beaucoup de personnes trans sont dans un processus d'émancipation, commencent à occuper des espaces publics dans lesquels elles étaient autrefois niées, avec la volonté de rendre progressivement invisible le genre, pour qu'on voit ce qu'elles apportent au collectif", s'enthousiasme la présidente d'Acceptess-T, Giovana Rincon.Elle espère "voir ce type de progrès se démultiplier, jusqu'à ce qu'on élise un maire trans dans une grande ville comme Paris"."Le rêve" de Marie Cau serait "plutôt de bâtir un village exemplaire, démontrer que de simples citoyens peuvent faire ici des choses qu'un gouvernement tout en haut n'arrive pas à faire".
En Espagne, les cigarettes sont jusqu'à moitié moins chères qu'en France.
Après huit semaines de confinement, les Français peuvent depuis lundi 11 mai sortir de chez eux sans attestation dérogatoire, dans la limite de 100 km autour de leur domicile. Dans les Pyrénées-Orientales, les fumeurs français en ont profité pour se précipiter dans les bureaux de tabac espagnols de la ville frontière du Perthus. En effet, en Espagne, les cigarettes sont jusqu'à moitié moins chères qu'en France. "Les gens se sont rués dans les commerces" dans ce village de moins de 1.000 habitants traversé par la frontière, "et ils ont oublié les gestes barrière", a indiqué la gendarmerie du département, qui est intervenue à la demande des autorités espagnoles. "Les gens ont été invités à sortir des commerces", et des files d'attente se sont constituées à l'extérieur, ont précisé les forces de l'ordre."Il y avait deux heures de queue minimum devant chacun des trois bureaux de tabac", a témoigné auprès d'un correspondant de l'AFP Gilberte Vauthier, venue avec son compagnon fumeur. Le couple est finalement reparti sans avoir pu s'approvisionner en produits de tabac. "Il y avait peu de masques, la distanciation n'était pas ou peu respectée", a ajouté Mme Vauthier, un constat également établi par la mairie du Perthus. A l'approche de la localité, le trafic automobile était dans la matinée digne des pires chassés-croisés de l'été, avec, selon la gendarmerie des Pyrénées-Orientales un "engorgement très important de la localité, rendant quasiment impossible toute circulation". La calme était revenu en milieu de journée.
La loi Mobilité, actuellement débattue à l'Assemblée nationale, devrait encadrer l'usage des trottinettes électriques. Mais elle n'entrera pas en vigueur avant la fin de l'année.
La mairie de Paris veut mettre un terme "aux dérives constatées" autour de l'utilisation des trottinettes électriques dans les rues -et bien souvent sur les trottoirs- de Paris. Anne Hidalgo doit présenter les mesures qu'elle entend prendre jeudi 6 juin à l'occasion d'une conférence de presse. La maire de la capitale pourrait annoncer notamment le bridage des engins, pour réduire leur vitesse maximale, selon RTL.La mairie de Paris compte prendre de l'avance sur la loi Mobilité, qui devrait notamment encadrer l'usage des trottinettes électriques, mais qui n'entrera pas en vigueur avant la fin de l'année. Anne Hidalgo pourrait annoncer le bridage de ces véhicules, dont la limite de vitesse est aujourd'hui de 25 km/h. Une telle mesure ne devrait pas poser de problème technique, explique RTL, qui rappelle que la ville de Lyon l'a déjà fait. Par ailleurs, l'édile pourrait également interdire le stationnement des trottinettes sur les trottoirs, aujourd'hui toléré mais qui crée de nombreuses nuisances pour les riverains. Des sanctions sont déjà prévues en cas de stationnement gênant pour les piétons : 35 euros, par exemple, pour un stationnement sur un passage piétons. 2.500 places réservées devraient être mises en place d'ici la fin de l'année, indique RTL, qui précise également que les usagers pourront garer leurs trottinettes électriques sur les emplacements motos et voitures.Paris compte aujourd'hui 15.000 trottinettes, selon la radio, mais ce chiffre pourrait plus que doubler d'ici la fin de l'année pour s'établir à 40.000.
Un an après l'élection d'Emmanuel Macron, Christian Eckert, son ex-collègue à Bercy, estime dans une interview au Parisien qu'il s'est servi de son passage au gouvernement pour préparer sa campagne.
L'ancien secrétaire d'Etat au Budget brise le silence dans son livre "Un ministre ne devrait pas dire ça" publié chez Robert Laffont où il évoque son ancien collègue du gouvernement. "Lorsque vous le croisez dans l'ascenseur, il vous donne l'impression que vous avez passé huit jours de vacances avec lui, il embrasse, touche facilement... Mais c'est quelqu'un qui sait très bien où il va", déclare-t-il dans une interview accordée au Parisien. Selon lui, Emmanuel Macron, alors au gouvernement, s'est organisé dans le plus grand secret pour conquérir l'Elysée. "À Bercy, Macron travaillait en fait déjà d'arrache-pied au financement de sa campagne. Il avait mis ses équipes du ministère sur la collecte de fonds, créé son parti en disant 'non, non, c'est juste un mouvement'. À cette époque, c'était tellement gros que je refusais d'y croire", précise dans Le Parisien Christian Eckert. "Macron bénéficiait d'un cabinet pléthorique, il sortait des conseillers de partout, organisait avec sa femme Brigitte des réceptions tout le temps aux frais du ministère...", affirme également dans le quotidien l'ancien secrétaire d'Etat de François Hollande.Comme l'ancien chef de l'Etat, il estime qu'Emmanuel Macron est devenu le président des riches. "Il est clairement au service des gens qui ont investi dans des entreprises, du numérique notamment. Au service des gens qui ont réalisé des plus-values gigantesques - plusieurs dizaines ou centaines de millions d'euros - et qui paient moins d'impôts qu'hier. (...) Les plus riches se frottent les mains", explique dans Le Parisien celui qui voit dans la suppression de l"Exit tax", pour cette catégorie de la population "une nouvelle occasion de se réjouir".
Pour la quatrième année consécutive du baromètre Voltaire, et depuis sa création, ce sont les femmes qui remportent la palme de l'orthographe.
Les femmes, meilleures que les hommes en orthographe. C'est le résultat du baromètre Voltaire, publié mardi 5 juin, et qui confirme les conclusions de trois autres études. Près de 50,3% des règles d'orthographe sont maîtrisées par les femmes contre 46,6% pour les hommes. La cause ? Les femmes lisent beaucoup plus que les hommes. Selon l'étude, lire plus de cinq livres par an permet en effet une meilleure maîtrise de l'orthographe. À l'inverse, ceux qui abusent de la télévision sont moins doués. Les Français qui restent plus de trois heures par jour devant la télévision ne maîtrisent que 44,7 % des règles, soit 5 points de moins que ceux qui la regardent moins d'une heure.Le football, source de fautes d'orthographeEt le football est également vecteur de disparités hommes-femmes. Plus on s'intéresse au football, moins on est bon en orthographe. Selon les résultats du baromètre Voltaire, les fans du ballon rond ne maîtrisent que 46,3% des règles d'orthographe contre 50,8% pour ceux qui ne s'y intéressent pas. Selon le baromètre, l'âge rentre également en compte. Les plus de 55 ans maîtrisent 63,5% des règles contre 43,7% pour les moins de 18 ans. Les enseignants ne cessent de le rappeler et l'étude le confirme : étudier une langue ancienne permet de mieux maîtriser la langue française. Ceux qui ont appris le latin ou le grec ont assimilé 53,8% des règles, 8 points de plus que les autres. Une règle valable également pour les Français bilingues, ceux maîtrisant une langue étrangère réussissent 50,8% des règles, contre seulement 46,3% pour les autres. Une disparité par région L'étude révèle également une différence en fonction des régions. Le Grand Est (54,2%) , la Nouvelle-Aquitaine (50,9 %) et les Pays de la Loire (50,7 %) prennent la tête du classement. Au dernier rang, on retrouve la Normandie avec seulement 46.5% des règles maîtrisées. Dernier critère, pour le moins surprenant, les personnes ayant un bon sens de l'orientation sont moins bons en orthographe. Ils maîtrisent 47% des règles, contre 51,5% pour ceux ayant tendance à se perdre plus souvent.
Pour empêcher la fermeture du groupe scolaire de sa commune, un maire propose de distribuer "des petites pilules bleues" afin de relancer la natalité dans sa commune.
"Le maire est favorable à la distribution de petites pilules bleues". Selon un arrêté municipal pris par le maire de la commune de Montereau (Loiret), "les pilules seront distribuées aux couples entre 18 et 40 ans, afin de leur donner toutes les chances de conception et ainsi préserver les écoles dans deux communes". Avec cet arrêté, Jean Debouzy entend, avec humour, lutter contre la fermeture, faute d'effectifs suffisants, du groupe scolaire constitué avec la commune voisine de Cour-Marigny, rapporte France 3 Centre-Val de Loire, lundi 20 mai. Une prime de maternité "Ça fait parler de l'école, ça m'est venu comme ça. Vous savez ce que c'est les petites pilules bleues... je ne vais pas vous expliquer. Il faut avoir de l'humour de temps en temps. Les maires n'en ont pas toujours !", a-t-il confié à la télévision locale. Pour empêcher la fermeture du groupe scolaire et relancer les naissances dans son village, l'édile est prêt à distribuer du Viagra mais également à "verser une prime spéciale de maternité pour chaque naissance", selon l'arrêté municipal diffusé par France 3. "Une ou deux des quatre classes du groupe pourrait fermer. La menace est de rester avec une maternelle et le surplus en primaire dans d'autres communes comme à Lorris ou Varennes-Chaingy. Nous voulons que nos enfants restent à Montereau", déplore-t-il au micro de France 3. Ce mardi doit avoir lieu une réunion qui décidera du sort de l'école.Pour éviter les fermetures de classes, les maires des petites communes rivalisent d'imagination. Le 7 mai dernier, une quinzaine de moutons avaient été inscrits à l'école de Crêts en Belledonne (Isère) afin de gonfler les effectifs et éviter la fermeture d'une classe.
Harry et Meghan ont l'intention de "travailler pour devenir financièrement indépendants".
Le prince Harry et son épouse Meghan vont prendre leurs distances avec la famille royale britannique. Ils ont annoncé mercredi 8 janvier qu'ils renonçaient à leur rôle de premier plan au sein de la famille royale pour prendre leur indépendance financière et s'installer une partie de l'année en Amérique du Nord. "Nous avons l'intention de renoncer (au rôle de) membres 'senior' de la famille royale et de travailler pour devenir financièrement indépendants, tout en continuant à soutenir la reine", ont annoncé dans un communiqué les époux, qui avaient fait part ces derniers mois de leur difficulté à vivre la pression médiatique liée à leur fonction. "Nous prévoyons désormais de partager notre temps entre le Royaume-Uni et l'Amérique du Nord, en continuant à honorer notre devoir auprès de la reine, le Commonwealth, et nos patronages", ont-ils ajouté, assurant avoir pris cette décision "après de nombreux mois de réflexion". La famille royale a dit mercredi "comprendre" la volonté du prince Harry et de son épouse Meghan de prendre leurs distances avec leurs fonctions royales mais averti que cette mise en retrait était "compliquée" et prendrait "du temps". "Les discussions avec le duc et la duchesse de Sussex sont à un stade précoce. Nous comprenons leur désir de prendre une autre voie, mais ce sont des questions compliquées qui prennent du temps à régler", a-t-elle réagi dans un communiqué transmis par le palais de Buckingham. Cette annonce intervient alors que le prince Harry et Meghan viennent de rentrer d'un séjour de plusieurs semaines au Canada, où ils ont fêté Noël, loin de la reine Élizabeth II, avec leur fils Archie, né le 6 mai 2019, un an après leur mariage.. Leur absence sur les photos avec la reine pour les fêtes avait d'ailleurs été lue par les chroniqueurs royaux comme un signe du resserrement autour des descendants directs au trône, le prince Charles et son fils aîné William.Harry et Meghan avaient décidé de prendre des vacances prolongées après s'être ouverts dans un documentaire, en octobre, de leurs difficultés face à l'exposition médiatique. Le couple royal s'était attiré des critiques acerbes de la presse en s'épanchant de la sorte lors d'un voyage en Afrique où il a été confronté à une population vivant des situations bien plus dramatiques, mais aussi au moment où le Royaume-Uni se déchirait sur le Brexit.Dans un premier temps, les tabloïds avaient salué l'arrivée de l'actrice américaine métisse comme un souffle d'air frais pour la famille royale. Ils n'ont pas tardé à se retourner contre elle avec des articles au vitriol, critiquant son comportement, après une série de démissions au sein du personnel de la maison royale, et l'affublant du sobriquet de "duchesse capricieuse" (Duchess Difficult).Face aux critiques, Harry, 35 ans, sixième dans l'ordre de succession au trône britannique, a déposé début octobre une série de plaintes, contre le Daily Mail et The Sun, les accusant de violer sa vie privée. Il avait alors publié un communiqué disant craindre que "l'histoire se répète": "j'ai perdu ma mère et maintenant je vois ma femme devenir la victime des mêmes forces puissantes". Poursuivie par des paparazzi à moto, "Lady Di" est décédée le 31 août 1997 dans un accident de voiture à Paris.
Les dons récoltés lors du Téléthon 2017 par la commune de Plaissan, dans l'Hérault, n'ont jamais été reversés. Une plainte a été déposée par l'Association française contre les myopathies (AFM) pour abus de confiance aggravé, révèle France Bleu.
Les faits remontent à 2017. À l'occasion du Téléthon, la commune de Plaissan (Hérault) avait vu les choses en grand pour contribuer à cette cause. 300 personnes avaient été conviées pour l'occasion sous un chapiteau érigé sur le terrain du stade municipal. Objectif : récolter un maximum de dons pour l'Association française contre les myopathies (AFM).Problème : sur les 1 700 euros récoltés ce soir-là, seuls 130 euros ont été reversés à l'association. En octobre dernier, l'AFM a donc décidé de déposer plainte pour abus de confiance aggravé, révèle France Bleu. Une enquête est en cours.C'est une donatrice qui a donné l'alerte. Intriguée de ne pas avoir reçu de justificatif pour une réduction d'impôt, cette dernière a décidé de contacter l'AFM. Problème : l'association n'a enregistré aucun don à son nom. Après avoir contacté sa banque et obtenu une copie de son chèque, il s'est avéré que le nom du traiteur avait été ajouté comme destinataire du chèque. "Une maladresse"Selon l'organisatrice de l'évènement, la mairie aurait publié trop tôt le montant récolté, alors que les prestataires n'avaient pas encore été payés. "C'est une méprise. Les chiffres publiés sur le site de la mairie ont été publiés trop rapidement. Nous n'avions pas encore réglé les prestataires", confie la jeune femme à France 3 Occitanie.4 488 euros de traiteur, 2 700 euros pour la location du chapiteau, selon le maire de la commune et trésorière de l'évènement, l'organisatrice a vu trop grand. "Avec 300 inscrits, le foyer municipal agréé pour 100 places assises au niveau de la sécurité était trop petit. Il fallait donc louer un chapiteau. Ce que j'ai compris, c'est que le prestataire a donné à l'organisatrice, un prix oralement... et ensuite il y avait la TVA et ci et là etc... Y a un petit pataquès comme on dit dans le Midi qu'il faut éclaircir", explique Béatrice Negrier. Et d'ajouter : "La buvette a aussi servi à payer les prestations. Enfin, oui, je reconnais que le nom du traiteur a été ajouté sur deux chèques. Mais je ne sais pas qui s'en est chargé. C'est une maladresse".
Christophe Castaner a annoncé lundi ne pas avoir l'intention, comme un syndicat l'y invitait, de saisir la justice après les propos de la chanteuse et actrice Camélia Jordana, qui a accusé les policiers de "massacrer" des hommes et femmes pour leur couleur de peau.
"Je suis très attaché au débat public (...) donc je n'entends pas poursuivre ces propos. Par contre la liberté du débat public ne permet pas de dire tout et n'importe quoi", a affirmé le ministre de l'Intérieur, en marge d'un déplacement dans des locaux de la préfecture de police de Paris. "Ce qui a été affirmé est faux et injuste. J'ai souhaité dénoncer ces propos. Il n'est pas question de laisser salir l'honneur de la République", a complété M. Castaner, interrogé sur les propos de l'artiste qui ont soulevé un tollé chez les syndicats policiers.La veille, le ministre avait qualifié ces propos de "mensongers et honteux". Le syndicat policier Alliance avait lui annoncé son intention de saisir la justice et avait engagé le ministre à faire de même. "Je parle des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau, c'est un fait", a déclaré Camélia Jordana samedi soir dans l'émission "On n'est pas couché" sur France 2."Il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic et j'en fais partie. Aujourd'hui j'ai les cheveux défrisés, quand j'ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France. Vraiment. Vraiment", a-t-elle ajouté.Dans un tweet rédigé dans la nuit de dimanche à lundi, l'actrice et chanteuse a affirmé ne pas vouloir s'exprimer dans les médias sur la polémique, tout en soulignant qu'elle serait "honorée de débattre en direct avec [M. Castaner] sur le plateau de son choix"."Épatée par ces réactions, enthousiaste par la réouverture du débat public", a-t-elle encore commenté.
Un homme de 37 ans a été interpellé par les forces de l'ordre mercredi après avoir roulé à contresens sur plus de 10 kilomètres entre Saint-Chamond et Saint-Étienne (Loire). ll avait plus de 2 grammes d'alcool dans le sang.
Les policiers ont été alertés par plusieurs appels reçus dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 février entre 1h et 1h10. Plusieurs équipages ont été envoyés sur l'A47 pour intercepter le véhicule roulant à "près de 60 km/h, mais faisant de grosses embardées" selon France Bleu. Un barrage a été mis en place au niveau de la sortie de Montplaisir à Saint-Étienne, où toutes les voitures devaient sortir. L'homme, originaire de l'Isère, a été placé en garde à vue dans les locaux des CRS du réseau autoroutier de l'A47. Selon la radio locale, "il avait déjà eu un antécédent routier similaire il y a cinq ans". Son permis lui a été retiré et il fait l'objet d'une procédure devant le tribunal de grande instance de Saint-Etienne.
Un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques sur le glyphosate va être remis jeudi 16 mai à la commission des Affaires économiques de l'Assemblée. Il conlut que rien ne prouve que le glyphosate est cancérogène.
C'est un rapport qui risque de faire beaucoup parler. Le sénateur UDI de Haute-Garonne, Pierre Médevielle, présente jeudi 16 mai les conclusions de l'enquête parlementaire sur le glyphosate. "Les commissions des Affaires Economiques et du développement durable nous ont demandé de produire un rapport d'information global sur la crise du glyphosate, de la nature cancérogène du produit à l'ampleur qu'a prise cette affaire dans la société et dans les médias", détaille l'élu dans la Dépêche du Midi. Concrètement, une équipe composée de deux sénateurs et deux députés a contrôlé le système d'évaluation des substances dangereuses. Ils ont auditionné les principaux acteurs, comme l'Institut national de la recherche agronomique et le Centre national de recherche scientifique, dans le but de restaurer la confiance entre la population et les organes de contrôle. Et le sénateur est catégorique : "À la question : le glyphosate est-il cancérogène, la réponse est non ! Il est moins cancérogène que la charcuterie ou la viande rouge qui ne sont pas interdites. (...) Le glyphosate a été décrété cancérogène par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de Lyon, en contradiction avec les études menées par l' Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES)""Argumentaire de Monsanto"Des conclusions proches de celles de l'agence américaine de protection de l'environnement, qui estime que le glyphosate n'est "probablement pas cancérigène pour les humains". Un argumentaire venu des États-Unis qui n'étonne pas José Bové, le militant écologiste, qui y lit un révisionnisme environnemental. "C'est typiquement le discours de Monsanto (la société qui produit le glyphosate ndlr) qui essaie de dissocier la molécule des adjuvants qui permettent au glyphosate d'agir. (...) Cela contredirait tous les rapports, de l'Organisation mondiale de la santé, des instituts de recherche sur le cancer ou tous les procès intentés et gagnés par des victimes du glyphosate." Récemment, le géant de l'industrie phytosanitaire a fait l'objet de révélations sur ses méthodes agressives de lobbying. De nombreuses personnalités de la classe politique et de la société civile ont été fichées en fonction de leur position quant au pesticide décrié, en vue de trouver des relais pour défendre l'argumentaire de Monsanto. "Nous sommes aujourd'hui dans un climat d'hystérie collective qui voudrait que l'on supprime tous les pesticides, balaie Pierre Médevielle. Mais attention, si l'on vide la trousse à pharmacie on revient aux grandes famines du Moyen Âge." L'Occitanie, où est élu le sénateur, est l'une des régions les plus consommatrice de glyphosate selon une étude de l'ONG Générations futures.
Il y a tout juste un an éclatait l'affaire Fillon. Le Canard Enchaîné révélait que le candidat à la présidentielle avait embauché pendant huit ans son épouse comme attaché parlementaire.
Le début d'une longue série de révélations dont certains candidats à l'élection se sont délectés, révèle franceinfo. Comme ce fut le cas de Philippe Poutou. "Je reconnais que c'était plaisant. J'attendais la semaine suivante avec impatience, comprenant bien que Le Canard avait décidé de s'amuser un peu, au-delà du scandale, de ces mœurs de corruption. C'était quand même de bons moments, des moments de vérité. En plus, ça tombait sur celui qui se la jouait propre et rigoureux", raconte l'ex-candidat du NPA à franceinfo. Mais cette affaire a pour la plupart des candidats chamboulé leur campagne. "Le premier sentiment que l'on a eu, c'est qu'on n'allait parler que de ça. On s'est dit : 'La campagne va être arrêtée et pour nous, ça va être un problème'", explique le coordinateur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Même son de cloche du côté du Front national. "Il n'y a pas eu de campagne. Ça a été un phénomène acoustique tellement puissant qu'il a recouvert tout débat intelligent", déplore pour sa part Gilbert Collard.Après sa mise en examen, presque tous envisageaient le retrait de François Fillon, mais pas Marine Le Pen et Emmanuel Macron, persuadés que le candidat Les Républicains s'accrocherait. Très rapidement, les équipes de Hamon, Mélenchon et Le Pen réalisent que cette affaire ne va profiter qu'à un candidat, se souvient l'ex-porte-parole du candidat de la France insoumise. "L'affaire Fillon révèle l'écroulement du vieux monde et elle a permis au parti des médias de faire croire que Macron incarnait le nouveau monde".
"On accompagne la fin", souffle au coeur de l'imprimerie un salarié chargé de faire paraître le quotidien Le Monde, qui comme tous les grands journaux a fortement diminué, sous-traité et automatisé sa production.
De la "cathédrale" du Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), sortent chaque matin les éditions du Figaro, des Echos et de 20 Minutes, et chaque après-midi celle du Monde, soit 800.000 exemplaires par jour en moyenne. Le boucan des rotatives s'est calmé: la diffusion papier de la presse quotidienne nationale a été divisée par deux en dix ans. Et la crise sanitaire du Covid-19 a accéléré la chute.A Tremblay, "on était à -70% pendant le confinement, et là on reste à -30% par rapport à un été normal", annonce Gilles Dechamps, directeur opérationnel de "L'Imprimerie" de Tremblay, la bien-nommée. "La décroissance qu'on avait prévue sur cinq ans risque de se réaliser sur trois ans", souligne-t-il.A l'aéroport de Roissy, à deux pas, les compagnies aériennes, qui recevaient 8.000 à 15.000 exemplaires chaque jour, s'en passent désormais.L'immense hangar lumineux et climatisé, construit en 2009 par Le Figaro, profite de technologies de pointe. Des bobines de papier d'une tonne arrivent chaque jour par centaines, manipulées jour et nuit par trois robots. Aux pieds des deux immenses rotatives, sept salariés suffisent pour imprimer et emballer les journaux, contre le double il y a dix ans.Tous les matins, la trentaine de pages du Monde arrive au plus tard à 10H30, envoyée sous forme numérique depuis le siège du journal, gare d'Austerlitz. Des ordinateurs les décomposent en nuances de noir, cyan, magenta et jaune.Quatre plaques sont gravées par page, une pour chaque couleur, puis montées sur les cylindres des rotatives. Les machines se mettent en route, gâchant quelques centaines d'exemplaires pour s'ajuster. Un des premiers est cueilli par un technicien, qui contrôle la densité de l'encrage. La page 7 est encore floue. Peu après 11H, le bruit devient assourdissant: les feuilles défilent au plafond, les rotatives atteignent les 60.000 exemplaires à l'heure. Ces appareils ultramodernes n'utilisent plus d'eau, et très peu de solvants, ils plient, découpent, ajoutent des suppléments. La résolution est plus fine, les couleurs plus denses, des qualités appréciées pour le rendu des photos et surtout des publicités.- Objectif: 13H -A l'extérieur du bâtiment, une soixantaine de chauffeurs attendent de charger leurs camionnettes. Objectif: livrer les journaux en kiosques à 13H au plus tard en Île-de-France. Pour les autres régions et les abonnés, les exemplaires sont confiés à France Messagerie (ex-Presstalis), La Poste ou des livreurs, pour être déposés le lendemain matin au plus tard.Près de son van Mercedes, Abdel, 66 ans, attend une vingtaine de paquets, après avoir fait la tournée des journaux du matin. Proche de la retraite, il se rappelle de l'époque, il y a seulement 15 ans, où "ça n'arrêtait pas. Des gros camions, le jour, la nuit, on enchaînait". Vendu à près de 350.000 exemplaires par jour en 1979, imprimés sous son siège dans l'ultra-centre de Paris, Le Monde s'est écoulé en juin à moins de 110.000 exemplaires papier."Avant, on ne pouvait pas s'en passer", souligne un des responsables de l'acheminement. "Aujourd'hui, tout le monde a l'actualité sur son smartphone et le journal est devenu un luxe. L'avenir c'est l'abonnement: il y a moins de pertes, moins de coûts de livraison".Avec la baisse des ventes, les éditeurs traditionnellement propriétaires de leur imprimerie sous-traitent de plus en plus.L'Imprimerie de Tremblay couvre désormais toute la France pour ses quatre journaux, à l'exception du Sud, desservie par un autre site du groupe Riccobono, entre Nîmes et Montpellier.Après la vente de Tremblay par le Figaro en 2011, Riccobono a repris l'impression des Echos, puis du Parisien et du Monde qui a fermé sa structure en 2015. Fin juillet, l'entreprise a racheté 100% de l'imprimerie de L'Equipe en Ile-de-France et 51% de celles situées près de Lyon et Toulouse. L'entreprise familiale, aux 11 imprimeries et plus de 700 salariés, imprime désormais la quasi-totalité des journaux nationaux (Libération, L'Opinion, L'Humanité...), de nombreux magazines et supports publicitaires.Les quotidiens régionaux, quant à eux, ont conservé jusqu'ici leurs imprimeries. Leurs éditeurs demandent 120 millions d'euros à l'Etat pour accélérer leur réorganisation.Et les emplois fondent à mesure que les cathédrales ferment. Dans ce secteur quasi 100% acquis au Syndicat du Livre-CGT, les plans de départs se succèdent, avec de fortes primes de départ à la clé. Avant même la crise du Covid, l'imprimerie de Tremblay est passée de 140 salariés à une centaine."Les jeunes de l'industrie peuvent s'interroger sur l'avenir", souligne Gilles Dechamps. "Mais je n'ose pas imaginer qu'un jour il n'y ait plus de papier du tout. Il pourrait y avoir une forme dégradée, peut-être, à quatre éditions par semaine. Ou de petites imprimeries satellites, implantées sur tout le territoire. (...) Le papier a encore quelques années devant lui".
Le souverainiste raconte dans un livre à paraître mercredi sa rencontre en 2016 avec le ministre de l'Economie, qui lui annonçait sa volonté de démissionner dans les prochains jours.
La relation entre Emmanuel Macron et Philippe Villiers est compliquée. Née en 2016, lors de la visite du ministre de l'Economie au Puy du Fou, leur amitié souffre des envies de "nouveau monde" du désormais président de la République. Dans un ouvrage à paraître mercredi 10 juin, "Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au nouveau monde" (Éditions Fayard), le souverainiste revient sur leur lien complexe. Le fondateur du Puy du Fou dévoile notamment les coulisses de la visite d'Emmanuel Macron dans son parc d'attractions le 19 août 2016, rapporte Le Parisien cette semaine. "L'honnêteté m'oblige à vous dire que je ne suis pas socialiste", avait notamment déclaré à cette occasion le locataire de Bercy aux journalistes, provoquant alors une mini-polémique. Une visite dont il n'avait par ailleurs pas averti ses collègues du gouvernement, selon Philippe de Villiers. "Je ne les ai pas prévenus... Ils pensent ce qu'ils veulent. Je m'en fous... Je les emmerde...", lui aurait confié l'ancien banquier lors d'un dîner. Moins de quinze jours plus tard, le ministre, qui avait lancé quelques mois auparavant son mouvement démissionnait. Selon Philippe de Villiers, Emmanuel Macron l'avait prévenu qu'il démissionnerait à la rentrée pour "couper la route à Hollande pour la présidentielle" car "il y a de l'espace". "Vous savez, chez nous, dans la banque, on a l'habitude de prendre son risque. Eh bien, je prends mon risque!", aurait-il ajouté.Alors que l'ancien député de Vendée vantait les bienfaits du souverainisme, Brigitte Macron aurait alors commenté : "Il a raison... La migration de masse... les frontières... l'affaire Leonarda, François (Hollande) a tout laissé glisser...". Et alors que le souverainiste enchaînait sur les élites progressistes qui, selon lui, veulent "liquider les nations", Emmanuel Macron aurait lancé : "Philippe, si je suis venu ici, c'est justement pour contredire, par la force du symbole, ce soi-disant progressisme". "Nous sommes sur la même longueur d'onde", aurait alors conclu M. de Villiers.
TF1 vous offre la possibilité de découvrir ce que vous avez toujours voulu savoir sur vos enfants, et cela une fois que vous avez le dos tourné. Que font-ils ? Que disent-ils ? Comment interagissent-ils avec les autres jeunes de leur âge ? Réponse dans le documentaire "La vie secrète des enfants" diffusé demain, dimanche 8 janvier, à 16h05 sur la première chaîne.
Voici un programme qui peut vous en apprendre beaucoup ! Douze enfants, six filles et six garçons, qui ne se connaissent pas, entre quatre et cinq ans, ont été filmés. Durant dix jours, les caméras de TF1 ont enregistré leurs journées et leurs interactions dans un centre de loisirs. Afin d'accompagner cette observation, Edouard Gentaz et Léonard Vannetzel, l'un expert du comportement et l'autre psychologue spécialisé en psychologie de l'enfance, ont suivi derrière un écran toutes les péripéties des plus jeunes. Ils apporteront ainsi leur éclairage sur les situations et les attitudes de ces derniers.Comment se déroule les moments filmés auprès des enfants ?Afin de ne pas perturber les jeunes "cobayes", tout est fait pour qu'ils se sentent dans leur élément. Il leur est ainsi proposé "des activités libres avec des jouets et du matériel à disposition, mais aussi des activités semi-dirigées, un atelier de peinture par exemple, ou encore des activités dirigées avec des jeux", explique Antoine Baldassari, réalisateur et producteur du programme. Plusieurs animatrices sont présentes, dont Solange, ancienne enseignante, qui passera toute la journée avec eux et qui en profitera pour faire le lien avec les experts.Pour ne rien manquer des événements, vingt-quatre caméras ont été installées. Situés depuis la régie dans une salle annexe, les experts ont pu observer et décrypter les comportements et toute la complexité de la pensée des jeunes chérubins. Le tournage s'est fait à deux reprises, une fois pendant les vacances de la Toussaint, puis quatre mois plus tard. "Nous voulions comprendre comment ils avaient évolué et comment ils réagiraient lors des retrouvailles", éclaircit Antoine Baldassari.Vos enfants n'auront plus de secrets pour vous !Un documentaire qui fait du bien et qui change de ce qui passe habituellement à la télévision. Le réalisateur du programme en profite pour faire le bilan de cette expérience humaine dans un communiqué : "Ce documentaire apprend pour la première fois comment se développe une relation sociale au sein d'un groupe de douze enfants qui ne se sont jamais vus et nous livre des connaissances plus scientifiques : De quoi des enfants de 4/5 ans sont-ils capables ? Quelles sont leurs aptitudes sur le plan cognitif, relationnel et affectif." Les plus jeunes construisent leur propre monde, et pour une fois, vous y avez accès !
Le groupe belge Greenyard, un des principaux fournisseurs de fruits et légumes au monde, a annoncé avoir été contraint de fermer son usine de surgelés en Hongrie après la découverte de sa contamination par une souche de la listeria qui a tué neuf personnes en Europe depuis 2015. Plusieurs produits surgelés à base de légumes et vendus en France pourraient être concernés.
Plusieurs produits surgelés à base de légumes vendus en France dans les grandes surfaces ont été rappelés par les distributeurs et les fabricants. En cause : un risque de contamination à la listeria, qui peut provoquer la listeriose.Les produits concernés sont issus de l'usine hongroise du groupe belge Greenyard, un des principaux fournisseurs de fruits et légumes au monde. L'Unité de production a été fermée et tous les congelés produits sur le site entre août 2016 et juin 2018 ont été rappelés après la découverte de sa contamination par une souche de la listeria qui a tué neuf personnes en Europe depuis 2015. Depuis cette date, 38 personnes sont par ailleurs tombées malades dans cinq pays de l'Union européenne : Autriche, Danemark, Finlande, Suède et Royaume Uni. Conso – Les légumes surgelés : et les vitamines ?par TélématinSi aucun cas n'a été identifié en France jusqu'ici, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a tout de même réclamé le retrait de produits de la marque d'Aucy, Freshona ou encore Leader Price commercialisé chez Lidl, Carrefour, Auchan, Intermarché, Leclerc et Leader Price. La liste détaillée est disponible sur le site de la DGCCRF.La listériose est une infection grave, qui peut s'avérer mortelle. Le délai d'incubation peut aller jusqu'à huit semaines. Les symptômes habituels sont une fièvre plus ou moins élevée, accompagnée de maux de tête et parfois de troubles digestifs (nausées, diarrhées, vomissements).La listeriose peut entraîner une septicémie ou une infection du système nerveux central et peut provoquer un avortement, un accouchement prématuré ou une infection néonatale grave chez la femme enceinte. Si en France, la maladie reste rare (incidence de 5 à 6 cas par million d'habitants), elle est mortelle dans 20 à 30% des cas survenant en dehors de la grossesse.
Celui qui fait trembler la sphère politique depuis une dizaine de jours a choisi le journal du 20 heures de TF1 pour sa première apparition publique depuis la révélation de l'affaire Benalla. Le Figaro révèle que des questions ont été coupées au montage.
Alexandre Benalla est au coeur de l'affaire qui porte son nom depuis la publication, par le quotidien Le Monde, d'une vidéo datant du 1er mai dans laquelle on le voit en train s'en prendre violemment à un manifestant. Sauf qu'Alexandre Benalla n'est pas n'importe qui, il s'agit d'un chargé de mission de l'Élysée, ancien chargé de la sécurité du candidat Emmanuel Macron. D'abord placé en garde à vue puis mis en examen, Alexandre Benalla était largement convoité par les médias qui voulaient obtenir ses premières déclarations. C'est Le Monde qui a obtenu sa première interview jeudi 26 juillet, mais il a choisi TF1 pour sa première apparition publique. "Comme tout le monde, on essayait d'avoir cette interview", a confié au Figaro Éric Monier, directeur de la rédaction de TF1. L'entretien a été diffusé vendredi 27 juillet dans le journal de 20 heures, mais elle n'était pas en direct. Elle a été menée par la journaliste Audrey Crespo-Mara et enregistrée dans la matinée. "Le seul créneau qu'il (Alexandre Benalla) avait de libre était le matin, nous avons donc décidé d'enregistrer l'échange", précise Éric Monier.Un homme "pas du tout arrogant"Ce dernier tient tout de même à assurer qu'Alexandre Benalla n'a eu "aucun droit de regard" sur les images enregistrées. "Il est venu avec son avocat, qui n'est pas resté jusqu'au bout" et à la fin de l'interview il est resté échanger quelques minutes en "off" avec les journalistes présents, déclare encore Eric Monier au Figaro. Après l'avoir rencontré, ce dernier décrit Alexandre Benalla comme étant un homme "assez sûr de lui, ou en tout cas de ses arguments, mais pas du tout arrogant". Alors que le directeur de TF1 s'est félicité d'avoir eu sur sa chaîne celui qui fait l'actualité depuis 10 jours, il admet que des questions ont été coupées au montage. "Nous étions contraints par la forme et la durée du JT et nous avons dû couper quelques questions, notamment sur le GSPR (lorsqu'il était responsable de la sécurité du président de la République)", explique encore Éric Monier avant d'indiquer qu'une version plus longue de l'interview est disponible sur le site LCI. L'interview de l'ennemi numéro un de l'opposition politique a attiré près de 4 millions de téléspectateurs vendredi soir.
Le corps de Sophie, jeune fille au pair à Londres, a été retrouvé calciné mercredi matin. Un couple a été arrêté pour meurtre.Sophie n'aura pas la chance de vivre la nouvelle vie qu'elle espérait.
Cette jeune fille française de 21 ans, partie s'installer à Londres, a été retrouvée morte à Wimbledon, au fond du jardin de la résidence britannique dans laquelle elle travaillait, indique le quotidien le Daily Mirror. Son corps brûlé a été découvert mercredi. Ce sont des voisins qui ont donné l'alerte, en raison d'une étrange odeur qui se dégageait d'un feu. Selon les médias britanniques, la victime était originaire de Troyes et travaillait depuis presqu'un an à Londres en tant que jeune fille au pair. Ses employeurs, Ouissem M., 40 ans, et Sabrina Q, 34 ans, ont tous deux été interpellés pour meurtre, a fait savoir la police dans un communiqué. Une autopsie post-mortem devrait être réalisée, a précisé la police, afin de confirmer l'identité de la victime. Selon un témoin, un ami qui s'est confié au Daily Mail, Sophie s'était installée à Londres afin d'apprendre l'anglais.Un appel à témoin lancéQuant à ses employeurs, "ils avaient toujours l'air d'avoir beaucoup d'argent. avait engagé Sophie, une jeune fille issue d'une famille pauvre en France, pour 14 mois. Mais Sophie n'était pas heureuse". La victime avait fait savoir à sa mère qu'elle souhaitait quitter Londres plus tôt que prévu. "Elle devait être de retour lundi, mais elle n'est jamais arrivée", a expliqué son ami au quotidien britannique. Les autorités ont lancé un appel à témoin afin d'obtenir davantage d'informations qui permettraient de faire la lumière sur le drame.
L'anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah a été condamnée à cinq ans de prison pour "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale", a déclaré samedi à l'AFP son avocat Saïd Dehghan.
Son arrestation en juin 2019 avait été dénoncée par la France qui réclame sa libération, tout comme son comité de soutien à Paris. Selon Me Dehghan, qui n'a pas précisé la date de la condamnation, la chercheuse a aussi écopé d'une peine d'un an pour "propagande contre le système" politique de la République islamique, mais elle doit purger seulement la peine la plus longue. Ces deux condamnations peuvent néanmoins faire l'objet d'un appel.Arrêtée et détenue en Iran depuis juin 2019, cette spécialiste du chiisme était chercheuse au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris. L'Iran ne reconnaît pas la double nationalité.Son procès s'était ouvert le 3 mars devant la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran. La deuxième audience a eu lieu le 19 mars selon son avocat.Son collègue et compagnon, Roland Marchal, arrêté en juin 2019 alors qu'il venait lui rendre visite, a été libéré fin mars alors qu'était élargi simultanément en France un ingénieur iranien menacé d'extradition vers les Etats-Unis, Jalal Rohollahnejad.Vu qu'"au moins deux personnes doivent être impliquées" dans l'accusation de "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale", il se peut que la deuxième personne en question soit M. Marchal, dont l'affaire n'a pas été classée en dépit de sa libération, a estimé M. Dehghan.Selon l'avocat, l'accusation de "propagande contre le système politique" se réfère à l'avis de la chercheuse sur le port du voile en Iran mais selon lui il s'agit de remarques d'une universitaire avant tout plus que d'un jugement de valeur.
Près d'un Français sur cinq de plus de 18 ans est ou a été tatoué.
Si les pigments utilisés dans les encres sont régulièrement mentionnés pour expliquer les allergies au tatouage, le rôle des aiguilles n'avait jamais été relevé jusqu'à aujourd'hui. Une équipe internationale de chercheurs vient de montrer que des particules du métal des aiguilles pouvaient migrer dans le corps, au risque de provoquer des allergies."Les particules de chrome et de nickel provenant de l'abrasion d'aiguilles de tatouage migrent vers les ganglions lymphatiques", relève cette équipe de chercheurs, dans une étude publiée mardi 27 août par la revue spécialisée Particle and Fiber Toxicology. Le nickel et le chrome des aiguilles peuvent provoquer des réactions d'hypersensibilité et "peuvent donc jouer un rôle dans les allergies au tatouage".Pas de risque avec l'encre noireLes réactions indésirables liées aux tatouages sont devenues courantes, relèvent les auteurs de l'étude. Et elles n'ont rien à voir avec un éventuel manque d'hygiène. C'est un phénomène mécanique qui existe seulement "lorsque l'encre de tatouage contient du dioxyde de titane (présent dans les couleurs vives des tatouages comme le vert, le bleu ou le rouge)", mais pas "avec l'encre noire de carbone".Toutefois, "l'impact exact sur la santé" des tatouages ne peut pas toutefois être encore mesuré, estime Ines Schreiver, première auteure de l'étude. "Ce sont des effets à long terme qui ne peuvent être évalués que par des études épidémiologiques qui surveillent la santé de milliers de personnes sur des décennies".L'équipe qui a mené cette étude est dirigée par des chercheurs de l'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques. Elle comprend aussi des scientifiques du synchrotron européen de Grenoble (Isère) et plusieurs instituts et universités allemandes. Selon des chiffres publiés en septembre 2018 par l'Ifop, 18% des Français de plus de 18 ans sont ou ont été tatoués.
Deux types d'erreurs récurrentes apparaissent : le prélèvement à de multiples reprises et le prélèvement à un homonyme.
Une note du fisc révèle que des centaines de milliers d'erreurs sont apparues lors de la phase d'essai du prélèvement à la source, testé auprès de certaines entreprises en vue de son entrée en vigueur théoriquement prévue début 2019, affirme samedi 1er septembre Le Parisien.Selon le site internet du quotidien, la direction générale des finances publiques (DGFiP) a fait parvenir en juillet une note au ministère de l'Economie, évoquant un nombre extrêmement irrégulier d'erreurs d'un mois à l'autre : elles auraient été inexistantes en janvier, avant de culminer à plus de 300.000 le mois suivant."La période pilote était justement destinées à détecter des bugs éventuels et à les résoudre en amont, explique au Parisien un fonctionnaire de Bercy. Le hic : alors qu'elle se termine, les anomalies sont toujours massives et apparaissent de façon complètement aléatoire."La réforme, engagée sous le quinquennat de François Hollande et déjà reportée une fois d'un an, doit conduire à ce que l'impôt soit collecté directement sur les salaires ou les pensions, et non plus acquitté un an après comme c'est le cas actuellement. Sa mise en oeuvre a suscité la préoccupation de chefs d'entreprise et de syndicats, qui s'inquiètent de possibles failles ou angles morts. Le président de la République, Emmanuel Macron, a laissé cette semaine la porte ouverte à un abandon et, samedi, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a admis qu'un "arrêt" n'était pas exclu, tout en renvoyant à des considérations psychologiques et non techniques.Il n'y a "a priori pas moyen de (se) prémunir" de certaines de ces erreurs, prévient la note, selon le Parisien. "Chaque anomalie peut concerner des milliers de contribuables, voire plus, s'inquiète une experte citée par Le Parisien, qui reconnaît ne pas pouvoir "mesurer l'ampleur du phénomène". Deux anomalies récurrentesLa note citée par Le Parisien fait état de deux anomalies techniques récurrentes : le prélèvement à de multiples reprises de l'impôt auprès d'une même personne, ainsi que le prélèvement par erreur à un homonyme. "Vous êtes prélevé plusieurs fois de votre impôt sur le revenu -deux fois, trois fois, quatre fois...", explique l'experte.Si la note ne porte que sur des tests menés jusqu'à juin, Le Parisien affirme disposer d'informations selon lesquelles les erreurs ont de nouveau explosé en juillet et août. Le quotidien cite des sources internes à Bercy, selon lesquelles les erreurs sont le fait des employeurs parmi lesquels, en premier lieu, l'Etat et les organismes publics.Interrogé par le quotidien, Bruno Parent, à la tête de la DGFiP, a minimisé la proportion d'erreurs, la qualifiant d'"epsilonesque" et jugeant "absurde" l'idée qu'elles soient irréparables.Par ailleurs, un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche montre que 60% des Français sont favorables au prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu contre 39% qui s'y déclarent hostiles. A la question "souhaitez-vous que le gouvernement mette en place le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu à partir du 1er janvier 2019?", 60% des sondés disent oui (32% oui tout à fait, 28% oui plutôt) contre 39% qui y sont opposés (14% non plutôt pas, 25% pas du tout) et 1% ne se prononcent pas. Les personnes les plus favorables sont celles qui sont assujetties à l'impôt sur le revenu (66%) et les proches de La République en Marche (75%), suivis des socialistes (62%). Les Républicains étant les plus hostiles (50%).
Elle estime que la majorité n'a pas suffisamment écouté la colère des Français et n'a pas su faire face à la crise des "gilets jaunes".
Politique sociale, écologie, démocratie interne... Ce sont trois des éléments qui ont poussé une nouvelle députée, Albane Gaillot, à se mettre en retrait de son groupe LREM à l'Assemblée nationale, a-t-elle annoncée lundi 9 septembre.Dans un message envoyé à ses collègues à la veille de la rentrée parlementaire, que s'est procuré l'AFP, l'élue du Val-de-Marne indique cependant qu'elle reste "dans la majorité parlementaire" puisqu'elle sera apparentée LREM."Nous ne sommes pas parvenu.e.s à faire face à cette crise" des "gilets jaunes" et "nous n'avons pas suffisamment écouté" la "colère" des Français, estime Mme Gaillot, élue pour la première fois en 2017. "Notre action n'est pas à la hauteur du réveil citoyen de ces derniers mois en matière d'environnement et de transition écologique" et "l'écologie n'est pas encore notre priorité", poursuit-elle.Selon la députée, "notre société se fracture, nous avions promis de la réparer" et "que faisons-nous pour cela ? Nous votons des lois restreignant les libertés individuelles".En outre, à La République en Marche, qui a tenu ce week-end à Bordeaux son université d'été, "nous avions promis de changer les manières de faire, de garantir plus de transparence et d'efficacité, toujours dans le respect de notre diversité". Mais "si les têtes ont changé, les règles de la maison sont restées les mêmes", d'après elle. Son groupe politique "n'est pas parvenu à s'instituer comme un espace de dialogue et de débat", critique cette membre du Collectif social-démocrate né en juin au sein du groupe majoritaire. "Mon opposition au texte de ratification du (traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada) Ceta m'a valu d'être écartée du groupe de travail sur la bioéthique", dénonce Mme Gaillot, plaidant que "notre diversité est notre force, alors ne la faisons pas taire dès qu'elle s'exprime".Le groupe LREM compte 304 membres, dont désormais 4 apparentés. La députée de la Marne Aina Kuric a fait le même parcours en juin que Mme Gaillot: elle a quitté LREM, en raison d'un "désaccord avec la ligne du mouvement", mais est restée apparentée. Une autre élue, Sandrine Josso, a quitté LREM en juin pour le groupe Libertés et territoires, car elle ne "trouvait plus le sens initial" de son engagement. La députée Michèle Crouzet a également annoncé début août son départ de LREM pour pouvoir se présenter aux élections municipales à Sens (Yonne) en 2020 face à une candidate du Parti radical soutenue par le parti présidentiel. Elle doit quitter prochainement son groupe parlementaire, présidé par Gilles Le Gendre.
Un des quatre skieurs blessés mardi par une avalanche sur une piste de la station de Crans-Montana (Suisse) est décédé. Il s'agit d'un Français, selon la police suisse.
La coulée s'est étendue sur 840 mètres de long et 100 mètres de large, dont 400 sur la piste de ski de la station suisse de Crans-Montana (Suisse), où au moins quatre skieurs ont été emportés mardi après-midi avant d'être secourus. L'un d'eux, grièvement blessé, "est décédé durant la nuit à l'hôpital. Il s'agit d'un Français âgé de 34 ans", a tweeté la police du canton du Valais.Huit hélicoptères, douze chiens et plus de 240 policiers, sauveteurs et soldats ont participé toute la nuit aux recherches d'éventuelles autres victimes sous la couche de neige épaisse et compacte. Mais "aucune disparition n'a été signalée", a aussi écrit un peu plus tôt la police sur Twitter. Les recherches ont été interrompues ce mercredi matin et "reprendront si la situation l'exige".Le président de la commune du Valais, Nicolas Féraud, avait déclaré aux médias suisses qu'"entre dix et douze personnes" avaient été emportées par l'avalanche, qui a pu être filmée par un skieur. L'avalanche a eu lieu à 2 600 mètres d'altitude sur un secteur skiable très fréquenté en cette semaine de congés scolaires.Elle s'est produite terme d'une semaine marquée par une hausse importante des températures, mais elle a pu être "déclenchée par des skieurs ou une chute de blocs de pierre", a commenté l'expert nivologue suisse Robert Bolognesi au quotidien 20 Minutes.Le risque d'avalanche était de 2 sur une échelle graduée de 1 à 5. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l'avalanche, très rare sur une piste balisée.Si des skieurs sont ensevelis, se trouvant sur une piste balisée, il y a peu de chances qu'ils soient équipés de détecteurs utilisés par les amateurs de hors-piste. Et les chances de survie en cas d'avalanche s'amenuisent très rapidement. Selon les statistiques, après 15 minutes sous une avalanche, les chances de s'en sortir vivant n'avoisinent plus que les 50%. Interrogé par la télévision suisse RTS, Robert Bolognesi a toutefois rappelé que "certaines personnes avaient pu survivre plus de 15 heures sous la neige. Tout espoir n'est pas perdu".Ce skieur mort s'ajoute aux dix autres tués dans les Alpes le premier week-end de février. Plusieurs avalanches mortelles s'étaient produites en France, en Italie, en Suisse et en Autriche.
Dans un entretien livré à France Info, le président-directeur général de l'Association internationale du transport aérien Alexandre de Juniac a indiqué qu'il serait compliqué pour les compagnies aériennes de rembourser les clients. Des avoirs sont proposés.
"Nous sommes dans une situation absolument catastrophique et nous sommes très à court de trésorerie." Le président-directeur général de l'Association internationale du transport aérien (IATA) Alexandre de Juniac n'y va pas par quatre chemins, sur France Info, pour décrire la situation des compagnies en pleine crise sanitaire. "Nous allons consommer 61 milliards de dollars de trésorerie dans le deuxième trimestre 2020. Le secteur se bat pour survivre." Compliqué dès lors de rembourser les billets annulés du fait du Covid-19. Surtout en raison du volume que cela représente, 35 milliards de dollars, selon Alexandre de Juniac. "Si on continue à dépenser comme ça la moitié des compagnies aériennes auront disparu en juin", assure le président de l'IATA. Le premier risque concerne les emplois, dans un contexte de baisse du trafic en Europe de 90%.Dans le monde, 25 millions d'emplois sont menacés, directement et indirectement. "On va perdre 40% de chiffre d'affaires, c'est-à-dire 250 milliards de dollars en 2020 par rapport à 2019", résumé Alexandre de Juniac. Pas de remboursements avant la fin d'année ?La solution envisagée serait d'attribuer des avoirs aux passagers qui ont vu leurs vols annulés. Un scénario interdit par la réglementation européenne, qui impose un remboursement dans les sept jours. "Nous avons demandé aux institutions européennes d'assouplir cette réglementation et de nous permettre de rembourser plus tard. Pour le moment ça n'a pas été accepté." Au cas où la négociation resterait bloquée, l'IATA entend demander la possibilité de reporter les remboursements à la fin de l'année, au plus tôt.
Une polémique enfle à Marseille à la suite de l'octroi d'une somme de 150.000 euros par la mairie pour accueillir l'édition 2020 du concours de beauté.
"Élégance à la française" ou "vision rétrograde des femmes" ? Le débat fait rage à la mairie de Marseille. L'opposition de gauche a dénoncé lundi 17 juin l'octroi d'une subvention de 150.000 euros pour l'accueil du concours Miss France, la majorité répondant que la ville en sortirait bénéficiaire, en termes financier et d'image.Dans une délibération adoptée lundi, la ville dirigée par Jean-Claude Gaudin (LR) a décidé de verser 150.000 euros pour l'accueil de l'édition 2020, le 14 décembre prochain. "Cette élection est un rendez-vous annuel national qui illustre l'élégance à la française tant admirée par le monde entier", souligne le texte. La gauche, PS et PC notamment, a dénoncé l'octroi de cette somme, dans une ville encore traumatisée par l'effondrement de deux immeubles dans la rue d'Aubagne, fin 2018, qui a fait huit morts."Une image positive par le strass et les paillettes"La ville "se moque des besoins de ses habitants, ferme des théâtres, diminue les moyens des bibliothèques et essaie de donner une image positive par le strass et les paillettes" avec "une vision rétrograde des femmes", a lancé le communiste Jean-Marc Coppola. "Même si les Français aiment Miss France, il ne faut pas faire deux poids deux mesures", a renchéri Samia Ghali (PS), selon laquelle, en tout, Marseille ne verse que 48.000 euros à 16 associations qui œuvrent pour le droit des femmes. "On peut aimer Miss France ou pas, mais on ne peut pas nier l'intérêt pour la ville de Marseille de les recevoir", a répondu le chef de la majorité LR, Yves Moraine. Il s'agit "d'une excellente opération (qui) va rapporter plus que cela ne va coûter." La ville va récolter l'équivalent des 150.000 euros versés en subventions grâce aux billets d'entrée à la soirée des miss, a-t-il détaillé, et Marseille va être valorisée pendant "plusieurs heures de prime time sur TF1". Le concours va aussi engendrer 1.500 nuitées touristiques.
Le 13 septembre 2015, Claire Chazal présentait son dernier journal de 20 heures sur TF1. Si elle se plaît aujourd'hui à animer l'émission Entrée libre sur France 5, elle n'en oublie pas pour autant ses premiers amours.
Difficile de tirer un trait sur sa passion ! Lors de l'été 1991, les téléspectateurs de TF1 ont pu découvrir Claire Chazal à la présentation des journaux télévisés du week-end, un rendez-vous donné pendant vingt-cinq ans. À la suite de son départ en 2015 de la première chaîne, la journaliste rebondit vite sur France 5, où elle anime depuis le 18 janvier 2016, l'émission culturelle Entrée libre. Interviewée par Mouloud Achour ce lundi 6 février dans Le Gros Journal sur Canal+, Claire Chazal a dévoilé avoir un nouveau projet avec France Info...Claire Chazal aimerait avoir un nouveau JT !Est-ce que Claire Chazal va revenir à la présentation d'un journal télévisé ? C'est la question posée à la principale intéressée par Mouloud Achour. Et la réponse ne s'est pas fait attendre. "J'aimerais bien avoir une petite emprise sur l'actualité, de nouveau. On a un vague projet avec France Info, de faire une espèce d'éclairage hebdomadaire de l'actualité par un philosophe. Prendre un peu de hauteur, mais sur l'actualité que je traitais chaque jour. Donc ça me ramènerait à tout ça", explique la journaliste.En attendant que cet éventuel projet se concrétise, Claire Chazal continue de suivre avec assiduité l'actualité. L'un des sujets qui l'interpelle notamment concerne le rapport changeant des Français aux partis politiques. "Ce que je constate, c'est qu'il y a un tournant avec l'idée que la vie traditionnelle des partis, qu'ils soient de droite ou de gauche va changer. L'opinion change (...), les gens se tournent vers les anti-systèmes", ajoute l'ancienne présentatrice de TF1.Donal Trump, "un énorme tournant dans la vie du monde"Ne s'intéressant pas seulement aux événements majeurs de la France, Claire Chazal se préoccupe aussi de ce qui se déroule à l'international. Lors de son passage dans Le Gros Journal, elle est également revenue sur l'élection du 45e président des États-Unis, Donald Trump. "C'est tout de même un tournant énorme dans la vie du monde. Ce qu'il fait aujourd'hui contre les étrangers, ce sont des choses effrayantes...", confie-t-elle après avoir avoué qu'elle aurait aimé être à l'antenne pour annoncer cette nouvelle. Et vous, aimeriez-vous la retrouver à la tête d'un JT ?
Des centaines de voyageurs se trouvant à bord de trois trains bloqués sur la voie dans le sud-ouest ont vécu une nuit de galère entre dimanche et lundi, la SNCF prévoyant un retour à la normale mardi à midi, selon une journaliste de l'AFP.
Le train numéro 8546 prévu au départ de Hendaye à 17H55 pour une arrivée à Paris-Montparnasse à 22H00 est parti finalement à 18h30 avant se retrouver bloqué à Biarritz où un autre train n'avait déjà pas pu partir à 15h45. Les deux TGV ont été jumelés et sont repartis à Hendaye.Un autre train se trouvait bloqué entre Dax et Bordeaux."C'est la galère; il y a des familles, des enfants et on n'a pas d'information. Le personnel est dépassé. On nous a promis des plateaux repas et des bouteilles mais on n'a finalement rien eu", a déploré une journaliste de l'AFP présente dans le train.La SNCF a évoqué "plusieurs incidents en cours" à l'origine de ces blocages "principalement une panne d'alimentation électrique dans le secteurs de Dax"."Nos équipes sont toujours en cours d'intervention concernant la panne de l'alimentation électrique dans le secteur de Dax", a expliqué dans un tweet la SNCF qui promet une "compensation exceptionnelle".Sur les réseaux sociaux, les voyageurs laissaient exploser leur colère après ce dernier week-end de vacances, craignant une contamination par le Covid-19 ."Les gens sont fatigués, ont faim, soif. Pas d'info, incident sur incident, pas de train d'échange. Tableaux d'affichage éteints pour cacher la misère #cauchemardTGV852", a tweeté Harry AN."Nous sommes dans le train au départ de Biarritz à 12h23 et il est 3h du matin. 1100 passagers à bord: pourrait-on avoir des masques afin de ne pas ajouter aux records de ce trajet cauchemardesque celui du plus gros cluster? #tgv8538 #jesuis8538", hurle Isabelle Rucart.
Comme chaque année, la Ville de Paris a offert un spectacle haut en couleur pour les milliers de personnes présentes sur les Champs-Élysées venues célébrer la nouvelle année.
Pour le passage à la nouvelle année, Paris avait organisé un "réveillon du Nouvel An tout en lumières", avec feu d'artifice et projection d'images sur l'Arc de triomphe. Dès 23h45, le spectacle son et lumière a débuté tout en modernité, accompagné de musiques diverses et variées. Sous le regard ébahi de milliers de badauds présents sur Les Champs pour célébrer la Saint-Sylvestre, le spectacle s'est terminé par un décompte annonçant le passage à 2020 avant un bouquet final "explosif". L'occasion pour les tous de s'enlacer, s'embrasser, se dire les bonnes résolutions .... Tout simplement se souhaiter la bonne année.
La frontière a rouvert dimanche entre la France et l'Espagne où les voyageurs ont pris la route ou sauté dans un train pour retrouver les leurs après trois mois d'un strict confinement pour endiguer la pandémie.
Venue d'Avignon, dans le sud de la France, en short et sandalettes, Sylvia Faust déambulait déjà avec sa fille le long de la plage de Roses, station balnéaire espagnole à une trentaine de kilomètres de la frontière. "On a pu passer la frontière hier soir, avant minuit, ils nous ont contrôlées et laissé entrer", a raconté à l'AFP cette Française de 43 ans qui "avait envie d'être en Espagne ce premier dimanche d'été, pour le soleil, la plage, les tapas..." "J'ai déjà mon maillot de bain sous mes vêtements", ajoute-t-elle.Avec la levée de l'état d'alerte, les Espagnols eux-mêmes ont pu quitter leur région pour retrouver des proches qu'ils n'avaient plus vus depuis le 14 mars. Le gouvernement avait alors imposé un confinement sévère pour lutter contre le virus qui a fait 28.322 morts à ce jour dans un des pays les plus frappés par la pandémie.Mais, désormais, les ressortissants de l'Union européenne et des autres pays membres de l'espace Schengen et même les Britanniques peuvent entrer librement en Espagne, sans devoir observer une quarantaine de 14 jours. Le Portugal attendra de son côté le 1er juillet pour ouvrir sa frontière terrestre avec l'Espagne.- "Arriver le plus tôt possible" -Au poste frontière du Perthus, entre la région française d'Occitanie et la Catalogne espagnole, la police française effectuait mardi matin des contrôles sporadiques sans ralentir un trafic fluide."Ce matin j'étais le premier client dans le magasin (espagnol) où je vais d'habitude, mais à 07H00 il y avait déjà une dizaine de clients derrière moi ", a déclaré Daniel Angel-Nielleville, retraité français venu des environs de Perpignan faire des courses alimentaires, mais aussi faire le plein et acheter des cigarettes.A la garde d'Atocha à Madrid, Laura Garcia, 23 ans, masque sur le visage, ne cachait pas son excitation à l'idée de prendre le premier train."Je vais à Barcelone où vit mon copain. Ca fait longtemps que je ne l'ai pas vu, évidemment, ça fait trois mois, ça fait cent jours. J'ai acheté le premier billet, à la première heure, pour arriver le plus tôt possible", a expliqué cette physiothérapeute à l'AFP.Autour d'elle sur les quais, les embrassades étaient fréquentes, signe de retrouvailles longtemps attendues, même si l'anxiété demeure."J'ai un peu peur de voyager. Je reste prudente", a confié Alba Bartolomé, 22 ans, avant de prendre un train pour rejoindre des amies à Murcie, dans le sud-est.- "Nouvelle normalité" -L'Espagne entre ainsi dans ce qu'elle appelle "la nouvelle normalité" avec de nouvelles règles pour éviter un regain de contagion.Tous doivent continuer à porter un masque dans les endroits fermés, et à l'air libre quand il n'est pas possible de maintenir une distance de sécurité de 1,5 m. Et l'accès aux salles de spectacles, aux piscines, aux plages, aux hôtels et aux restaurants reste limité à un pourcentage de la capacité d'accueil qui varie selon les régions.Quelque 600 agents du ministère de la Santé ont été déployés dans les aéroports pour contrôler les voyageurs internationaux, leur demander leur lieu de résidence et prendre leur température. Les cas suspects seront examinés par un médecin."Nous restons vulnérables. Nous devons rester sur nos gardes et suivre strictement les mesures d'hygiène", a rappelé samedi le Premier ministre Pedro Sanchez.Au 1er juillet, l'Espagne ouvrira ses frontières à toutes les nationalités, notamment pour tenter de sauver ce qui reste de la saison touristique. Le tourisme est le premier pilier de l'économie espagnole avec 12% de son PIB.
L'animateur de télévision Jean-Marc Morandini a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour "corruption de mineur", des accusations qu'il conteste, a-t-on appris vendredi de sources concordantes, confirmant une information du Parisien.
Quatre ans après l'ouverture d'une enquête, le juge d'instruction a ordonné jeudi que l'animateur de CNews et NRJ12 soit jugé pour corruption de mineur de plus de 15 ans et corruption de mineur par personne mise en contact avec la victime par un réseau de communications électroniques, conformément aux réquisitions du parquet, a précisé une source judiciaire.Jean-Marc Morandini, aujourd'hui âgé de 54 ans, avait été mis en examen en 2016 après que deux jeunes hommes, mineurs à l'époque des faits qu'ils dénoncent, eurent saisi la justice."C'est une décision dans la droite ligne de la façon dont ce dossier a été traité depuis l'enquête préliminaire, c'est-à-dire exclusivement à charge. Nous sommes plus dans la morale que dans le droit", a réagi auprès de l'AFP l'avocate de M. Morandini, Me Corinne Dreyfus-Schmidt.Cette dernière a souligné avoir fait appel de l'ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel et du rejet de ses dernières demandes d'acte. Elle réclame notamment que l'intégralité des messages échangés par l'animateur soit exploitée dans le dossier, et pas seulement une sélection.Dans la première plainte, un jeune homme affirmait que M. Morandini lui avait fait des propositions sexuelles dans des échanges SMS, entre février et mars 2013.Le second plaignant, qui s'est depuis désisté, avait de son côté raconté avoir été contacté en juillet 2009 par la société de production de M. Morandini via un site de casting pour un projet de remake du film "Ken Park" du réalisateur américain Larry Clark, qui racontait la vie d'adolescents aux Etats-Unis entre ennui, sexe et violence.Il a expliqué avoir été convié, seul, au domicile de l'animateur où ce dernier l'aurait invité à se déshabiller et à reproduire une scène de masturbation, selon le Parisien.Dans une autre affaire, Jean-Marc Morandini a été accusé de "harcèlement sexuel" et "travail dissimulé" par plusieurs comédiens en 2016, dans le cadre d'un article du magazine Les Inrocks sur des castings dénudés.Ces comédiens affirment que l'animateur et sa société "Ne Zappez pas ! Production" ont profité des castings d'une web-série érotique, "les Faucons", pour les pousser à s'exhiber nus en étant filmés ou en se filmant.Saisi de cette plainte, le parquet de Paris avait classé sans suite son enquête en janvier 2017. Mais les plaignants ont obtenu en 2018 la reprise des investigations par un juge d'instruction parisien.
La pandémie a fait fermer en Pologne les boîtes de strip-tease, les salons de massage et les maisons closes. Pour aider les travailleuses du sexe démunies et prises de panique, certaines d'entre elles ont organisé une cagnotte en ligne inédite.
De telles initiatives ont été lancées aussi ailleurs en Occident, par exemple par le syndicat Strass en France et par les organisations Maggie à Toronto et Pace à Vancouver, au Canada. En Pologne, "en moins de deux semaines, nous avons collecté plus de 16.000 zlotys (plus de 3.500 euros), c'est extraordinaire", se réjouit une des organisatrices de cette campagne, une jeune femme de 22 ans aux cheveux violets, qui a accepté de s'entretenir avec l'AFP à condition d'être présentée sous son pseudonyme professionnel de Medroxy.Un groupe de travailleurs et de travailleuses du sexe - qui sont dans un vide juridique en Pologne - a décidé d'appuyer la collecte d'argent pour un fonds de crise : ils offrent leurs photos ou vidéos, ou des rencontres, en contrepartie d'un don dont ils fixent le montant. Les donateurs intéressés versent la somme en question sur le compte de la collecte et, en présentant le reçu, peuvent obtenir le produit ou le service proposé."Deux cent vingt-et-un dons ont été versés, certaines personnes en ont fait plusieurs", précise Martyna, membre, comme Medroxy, de la Coalition SWP (Sex Work Polska), un groupe informel qui cherche à défendre les droits de cette catégorie professionnelle. "Cela nous a permis d'aider une soixantaine de personnes, avec de petites sommes, pour qu'elles puissent faire les courses, acheter des médicaments."- Travail en ligne -De l'autre côté de l'Atlantique, les recettes sont plus importantes. "Nous avons réuni 87.226 dollars canadiens et en avons distribué 80.750", a déclaré à l'AFP Lyra McKee, co-directrice de Pace, précisant avoir reçu 652 demandes en ligne. Le montant de l'allocation varie "selon le niveau de marginalisation du destinataire - personne de couleur, transsexuelle ou handicapée".A Amsterdam, un groupe de soutien, Prostitution Information Centre (PIC), a jugé "choquant" que les travailleurs sexuels, qui paient les impôts, soient exclus de tout programme d'assistance. Deux partis chrétiens de la coalition gouvernementale et le parti travailliste (opposition) ont demandé au gouvernement de faire un effort pour eux.La pandémie a eu un autre effet: "Bon nombre de travailleuses du sexe, dont les lieux de travail ont fermé, se sont tournées vers les prestations devant les caméras vidéo", indique Medroxy. Etant connue dans le milieu, où elle a démarré précisément devant une caméra il y a quatre ans, elle dit recevoir de nombreuses demandes de conseils de la part de consoeurs ou confrères.A Amsterdam les choses ne sont pas différentes. "J'organise un atelier de formation pour les personnes qui veulent passer au travail sexuel en ligne", a dit à l'AFP Yvette Luhrs, militante du PIC, qui travaille devant les caméras.Medroxy ne se plaint pas. A l'arrivée du virus, elle a interrompu ses activités pendant un peu plus de deux semaines. "Je vends mon temps à 300 zlotys (66 euros) l'heure, je reçois au maximum jusqu'à cinq clients par jour". Cela lui permet d'aider financièrement de temps à autre son père et son frère qui touchent de maigres pensions. - Messages de haine - Les réactions de certains clients à la pandémie la surprennent. "Un homme a voulu consommer sans enlever son masque. Un autre a voulu une séance de masturbation à distance de deux mètres (distance recommandée par les autorités sanitaires polonaises pour réduire les contaminations - NDLR)."Ce qui indigne Martyna, c'est l'absence totale d'intérêt des différents organismes publics et d'organisations d'aide humanitaire pour la condition des travailleurs sexuels, "marginalisés, stigmatisés et exclus et par conséquent durement touchés par la pandémie". Elle en blâme le modèle légal abolitionniste adopté par la Pologne et le refus de reconnaître que "le travail sexuel, c'est du travail".Elle dénonce aussi les messages de haine que certains ont envoyé sur le web en réponse à leur appel à l'aide. "Leurs auteurs viennent de toutes les couches sociales et de tous les courants politiques, de gauche comme de droite", dit-elle.Il n'existe pas de statistiques permettant de préciser le nombre des travailleurs sexuels en Pologne. Selon le sociologue Mariusz Jedrzejko directeur du Centre de prévention sociale, leur nombre, hommes et femmes confondus, dépasserait 60.000, dont un tiers travaillant à temps plein.
Ce week-end dans l'Hérault, la partie de chasse a viré à la cagade. Un chasseur a été blessé par un animal. C'est un sanglier qui l'a mordu au sang, selon Midi Libre.
Ce chasseur de 60 ans se souviendra longtemps du 1er septembre. Samedi vers 10 heures du matin, en pleine partie de chasse à Gigean (Hérault), il s'est retrouvé face à face avec un sanglier, rapporte Midi Libre, et c'est l'animal qui a gagné.La bête a mordu le sexagénaire au mollet, ses grès, les canines supérieures des mâles qui servent à affuter les défenses, occasionnant des plaies importantes et profondes et un choc psychologique. Il a fallu l'intervention de douze sapeurs-pompiers de Gigean et Bouzigues et d'un hélicoptère pour transporter la victime vers le centre hospitalier universitaire (CHU) Lapeyronie de Montpellier.Les chasseurs font actuellement la une de l'actualité depuis la démission de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, au lendemain de la décision d'Emmanuel Macron de diviser par deux le permis de chasse.Ce jour-là, les chasseurs lançaient une campagne de publicité nationale avec un slogan, "Les chasseurs, premiers écologistes de France" qui a déclenché l'ire des écologistes et de la Fondation Brigitte Bardot.Sur Twitter, des internautes ont changé le terme "écologistes" par "assassins" et d'autres ont changé le visuel.La RATP a même rajouté un point d'interrogation à leur slogan, évoquant l'avis de l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité, ce que les chasseurs n'ont pas apprécié.
Dans son rapport annuel, la Cour met en garde sur la dégradation du patrimoine immobilier de l'État.
Le palais de l'Élysée, le fort de Brégançon, la Lanterne : toutes ces résidences présidentielles méritent un rafraîchissement, selon la Cour des comptes. Dans leur rapport publié mardi 24 juillet, les Sages de la rue Cambon insistent sur l'urgence de "mener à bien les travaux de la conservation du patrimoine immobilier, au risque que celui-ci continue de se dégrader et que les coûts de sa restauration soient augmentés", rapporte Le Figaro. La totalité du patrimoine immobilier de la présidence de la République représente pas moins de 746,5 millions d'euros, selon la Cour des comptes.À l'Élysée, l'électricité, la plomberie et la sécurité incendie ont besoin d'être remis aux normes. Des travaux, commandés par François Hollande, étaient prévus cette année mais ils ont finalement été reportés par son successeur. Le budget avait été évalué à 100 millions d'euros sur sept ans, soit plus de 14 millions d'euros par an. Au fort de Brégançon, dans le Var, 70.000 euros ont déjà été déboursés, en grande partie pour "remettre la cuisine en état de recevoir des hôtes internationaux" et refaire le réseau électrique. Autre résidence qui nécessite une intervention rapide : le Palais de l'Alma.
La circulation a atteint un niveau record samedi sur des routes surchauffées, avec un pic de bouchons de 820 kilomètres cumulés à la mi-journée selon Bison futé qui avait annoncé une journée noire dans le sens des départs, rouge pour les retours.
Pour ce deuxième week-end de chassé-croisé marqué par des températures caniculaires, les principales difficultés se situaient à la mi-journée sur les autoroutes du quart nord-ouest du pays (A2, A25, A11, A13) et de la moitié sud (A7, A8, A9, A10, A20, A75). "Le pic de bouchons a été atteint vers 12h05 avec 820 km cumulés au niveau national", soit l'équivalent d'un parcours Lille-Bordeaux, a indiqué Bison Futé dans un communiqué.Samedi dernier, le pic était de 760 kilomètres, équivalent au samedi 3 août 2019 (762 km).Les premières difficultés ont été constatées dès l'aube et de nombreux ralentissements étaient relevés, notamment en vallée du Rhône sur l'A7 "depuis le sud de Lyon jusqu'à Orange", selon l'organisme de prévision du trafic.Le temps de parcours était ainsi de 3 heures 45 à la mi-journée entre Lyon et Orange au lieu d'1 heure et 35 minutes habituellement. Dans le sens inverse, il fallait 4 heures 30 pour rejoindre Lyon depuis Orange.Deux itinéraires de délestage ont été mis en place au péage de Lançon-Provence.Sur l'A9, la circulation était "assez difficile" entre Nîmes et Gallargues en provenance ou en direction de l'Espagne.L'A61 entre Toulouse et Narbonne était également très chargée: les automobilistes devaient compter 2 heures supplémentaires pour rejoindre Toulouse depuis Narbonne, selon Vinci-Autoroutes, le premier opérateur autoroutier du pays.Dans le Sud-Ouest, les premiers bouchons sont apparus au sud de Tours en direction de Bordeaux sur l'A10 puis entre Poitiers et Bordeaux où le temps de parcours était allongé d'1 heure 30.La situation s'améliorera dimanche, journée classée verte au niveau national et orange dans le Sud-Ouest, la vallée du Rhône et l'arc méditerranéen dans le sens des départs. Bison Futé prévoit aussi du vert dans le sens des retours au niveau national, sauf pour l'arc méditerranéen et la vallée du Rhône, classés orange.Neuf départements sont placés en alerte rouge en raison des fortes chaleurs qui touchent l'Hexagone, combinées à la crise sanitaire et à la pollution à l'ozone. La procédure d'alerte à la pollution à l'ozone est maintenue pour le troisième jour consécutif dans les Bouches-du-Rhône, entraînant des mesures contraignantes notamment sur les routes. La préfecture des Bouches-du-Rhône a imposé un abaissement de 20 km/h des vitesses maximales autorisées (au dessus des 70 km/h).Paris a mis en place dès jeudi la circulation différenciée et la même mesure s'applique à Lyon samedi.
GÉNÉROSITÉ - En faisant don de vieux vêtements à une association, une Américaine pensait faire une geste généreux. Elle ignorait que son mari avait caché 8.000 dollars dans la poche d'une chemise.
Un pécule qu'il réservait pour lui offrir un voyage surprise.Lorsque Bob Hoffman, un Américain résidant en Californie, a appris il y a quelques jours que sa femme Linda avait fait don d'une de ses vieilles chemises à une association, son sang n'a fait qu'un tour. Non pas qu'il y était particulièrement attaché, mais parce que l'homme de 65 ans y avait caché une enveloppe de 8.000 dollars (7.500 euros) dans une des poches. Comme l'expliquent Sudinfo et Fox6Now, Bob Hoffman économisait depuis plus de six ans pour faire une surprise à sa femme : l'emmener en voyage en Italie. Or, par malchance, le mari avait dû retirer cet argent auparavant bien à l'abri sur un compte bancaire, afin de venir en aide à un proche. Il avait ensuite caché le reste de la somme dans la poche d'une vieille chemise, en pensant que sa compagne ne le trouverait jamais.L'ARGENT FINALEMENT RETROUVÉLorsqu'il a compris ce qu'il s'est passé, Bob Hoffman a décidé de tout raconter à sa femme, avant de se rendre à l'association pour retrouver sa chère chemise. Mais sur place, elle est restée introuvable... Jusqu'au lendemain, quand un bénévole a enfin remis la main sur le vêtement, dans lequel l'enveloppe et l'argent se trouvaient toujours.Bob et Linda ont alors proposé de faire un don à l'association, qui, compréhensive, a refusé. Ils ont alors promis d'organiser une soirée pizza pour tous les volontaires. "Je dirais que c'est un miracle. Ce qui nous a touché le plus, c'est de voir à quel point ils étaient honnêtes", a déclaré Linda.
"Après trois mois, on n'en pouvait plus d'attendre !" : 120 cinéphiles parisiens se sont offert une séance dès 00H01, dans un cinéma de Saint-Lazare, pour fêter la réouverture lundi des salles obscures.
A l'heure dite, une salve d'applaudissements a retenti. "Il n'y a pas de mot pour décrire ce que l'on ressent! Ça fait 99 jours qu'on vous attend", a lancé aux spectateurs Louis Merle, directeur des 5 Caumartin (IXe).A l'affiche: une avant-première de la comédie française "Les Parfums" de Grégory Magne avec Emmanuelle Devos et Grégory Montel (en salles le 1er juillet), qui conte les aventures d'une célèbre créatrice de parfums caractérielle et de son chauffeur, le seul à lui tenir tête.Le réalisateur et les acteurs ont accueilli en personne les spectateurs dans deux salles à guichets fermés, en respectant la distanciation et les gestes barrière."C'est très important de se retrouver dans un cinéma. J'ai souffert d'en avoir été privée pendant trois mois. Après une grosse privation, c'est magnifique. Même les photocalls m'ont manqué!", a dit Emmanuelle Devos à son arrivée."Les séries sur Netflix, c'est bien gentil mais le cinéma, c'est autre chose! Être ensemble et regarder la même chose comme dit Godard", a poursuivi l'actrice, se disant "très émue".- Accueil VIP et pop corn -Les cinéphiles noctambules ont eu droit à un accueil VIP avec distribution gratuite de pop corn - en pot individuel, mesures sanitaires oblige."Quand on a su qu'il y avait ici une séance de minuit pour fêter le jour de la reprise, on a réservé immédiatement. C'est une super idée pour marquer l'événement. Ce n'est pas notre horaire habituel mais ça nous fera un joli souvenir après ces semaines difficiles", a confié à l'AFP Loriane, la quarantaine, professeur de langues étrangères, venue avec Catherine, une amie."La situation que nous avons vécue est réellement historique : même pendant la guerre, les cinémas n'ont pas fermé. On s'est dit que ça serait sympa de ne pas attendre l'horaire habituel et on a eu l'idée de proposer une séance à 00H01 dès l'heure légale", raconte M. Merle. "On a cherché un film en avant-première et la société de distribution Pyramide nous a proposé +Les Parfums+. C'est un film sympa et facile : on sort de la salle le cœur léger", poursuit-il.Entreprise familiale, les 5 Caumartin sont composés de 15 salles employant une vingtaine de salariés : "le chômage partiel nous a sauvés et nous attendons les aides spécifiques pour les salles de cinéma qui ont été annoncées. La situation n'est pas facile", dit le directeur.Du côté du groupe mk2 qui compte 200 écrans dont 68 à Paris, on attend les premiers spectateurs dès 9H40 lundi, comme dans le réseau UGC et la plupart des cinémas français.Au mK2 Bibliothèque, à Paris, des "minions" en peluche taille humaine, célèbres personnages de "Moi, moche et méchant", occuperont les places laissées vacantes pour respecter la consignes: "une image symbolique et un clin d'œil ludique à la distanciation", souligne Nathanael Karmitz, directeur général du groupe.
Il a reçu la médaille de la ville de Dunkerque pour avoir secouru un autre ado poignardé.
Un garçon de 13 ans a sauvé la vie d'un autre adolescent à Dunkerque, dans le Nord, rapporte La Voix du Nord sur son site.Les faits remontent au dimanche 8 avril, en fin de journée. Ce jour-là, un Dunkerquois de 15 ans est agressé par une bande, dans un quartier de Petite-Synthe. Touché par plusieurs coups de couteau, il a été sauvé grâce à l'intervention de Souwan-Chun, un adolescent de 13 ans qui passait par là.Aucune formation en secoursimeIl s'est jeté sur le blessé pour aller lui appliquer les points de compression nécessaires à l'aide de son propre maillot, en attendant l'arrivée des premiers secours, peut-on lire dans le quotidien local. "J'ai vu ma mère le faire une fois. Lors d'un match de foot, un copain à moi s'est ouvert le genou et c'est elle qui est venue le secourir. J'ai regardé et j'ai retenu comment il fallait faire", confie l'adolescent, qui n'avait jamais eu de formation en secourisme.Pour le récompenser de son geste héroïque, le maire de Dunkerque lui a remis la médaille de la ville. Souwan-Chun s'est également vu offrir par la Croix-Rouge une formation de secourisme.
Le syndicat de surveillants UFAP UNSA Justice demande que de réelles mesure soient prises.
Le syndicat de surveillants UFAP UNSA Justice a dénoncé, mardi 5 juin, la présence de rats dans la prison de Sequedin (Nord), relève France Bleu. Un incident qui n'est pas sans rappeler la présence des rongeurs dans l'établissement il y a deux ans. A l'époque, la justice avait été saisie et l'administration pénitentiaire avait été condamnée à dératiser la prison. Aujourd'hui, les gardiens réclament une nouvelle dératisation du bâtiment. Il y a urgence pour le syndicat qui critique la gestion du problème par la direction. Benoît Normand, représentant du syndicat, détaille le quotidien de ses collègues : "Il y a une quinzaine de jours, un surveillant s'est retrouvé avec deux rats à ses pieds dans un poste de la maison d'arrêt. Le trou a été bouché, du poison a été mis. Rien de surprenant ensuite à ce qu'il y a ait une odeur de rat mort. Lundi, un collègue a fait un malaise et a été pris de vomissements. On ne peut pas travailler dans ces conditions. C'est inacceptable, dans un établissement aussi récent que le nôtre, qui a treize ans !".Le syndicat demande que de réelles mesure soient prises, en arrêtant de prendre des "mesurettes", et la mise en place d'un nouveau plan de "dératisation".
Le Premier ministre a adressé ce samedi 11 janvier une lettre aux organisations syndicales, dans laquelle il se dit "disposé à retirer" l'âge pivot de 64 ans du projet de loi sur la réforme des retraites. Il n'écarte toutefois pas la possibilité de prendre "par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre l'équilibre", si aucun accord n'était trouvé d'ici "la fin du mois d'avril".
C'est un des points de crispation largement débattu autour de la réforme des retraites : Edouard Philippe a indiqué ce samedi 11 janvier que le gouvernement retirait provisoirement la notion d'âge-pivot de 64 ans du projet de loi sur les retraites. Cet élément de la réforme avait fait basculer la CFDT, syndicat réformiste, dans le camp de l'opposition. Dans son courrier, le Premier ministre ne renonce pas pour autant au principe d'âge d'équilibre. "Pour démontrer ma confiance envers les partenaires sociaux, et ne pas préjuger de l'issue de leurs travaux concernant les mesures à prendre pour atteindre l'équilibre en 2027, je suis disposé à retirer du projet de loi la mesure de court terme que j'avais proposée, consistant à converger progressivement à partir de 2022 vers un âge d'équilibre de 64 ans en 2027", indique le chef du gouvernement dans sa lettre, au 38e jour de la mobilisation contre cette réforme."Je prendrai mes responsabilités"Dans l'hypothèse où un accord ne pourrait intervenir lors de la conférence sur l'équilibre et le financement des retraites, qui doit remettre ses conclusions "d'ici la fin du mois d'avril", le gouvernement "prendra par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre l'équilibre d'ici 2027 et financer les nouvelles mesures de progrès social". "Je veux être parfaitement clair sur ce point: je prendrai mes responsabilités", a insisté le patron de Matignon. Si, en revanche et comme l'"espère" Edouard Philippe, un accord intervient au sein de la conférence d'ici fin avril, "le Parlement pourra en tenir compte lors de la seconde lecture et le gouvernement prendra une ordonnance transcrivant cet accord dans la loi".Si ce retrait provisoire donne dans l'immédiat satisfaction à la CFDT, qui a "salué" la décision du gouvernement, plusieurs acteurs de l'opposition ont indiqué que cette concession ne changerait rien à leur mot d'ordre. A l'instar de la CGT, Jean-Luc Mélenchon a ainsi dit ne "rien attendre des annonces" d'Edouard Philippe, qui avait promis dès vendredi des "propositions concrètes" pour former "la base d'un compromis" sur la réforme des retraites.
Condamnée pour licenciement abusif, Goodyear va devoir verser une indemnité équivalente à leurs dix derniers mois de salaire brut à près de 800 salariés.
C'est une victoire pour près de 800 ex-salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord. À la suite de la condamnation de, jeudi 28 mai, de Goodyear France pour licenciement abusif, ils obtiendront une indemnité au moins équivalente à leurs six derniers mois de salaire brut. Parmi les 831 salariés qui attaquaient la société aux prud'hommes six ans après la fermeture de l'usine, 789 avaient sollicité des indemnités au titre du licenciement abusif, mais 15 n'ont "pas obtenu gain de cause". Les autres avaient uniquement formulé des demandes relatives aux "temps de pause" ou à des faits de "harcèlement", et ont été déboutés. Un salarié, qui portait au départ le nombre de demandeurs à 832, s'est de son côté désisté "en cours de procédure".Goodyear France "a motivé sa décision de fermer l'usine d'Amiens-Nord non pas par des difficultés économiques rencontrées par le groupe Goodyear, mais (...) par une réorganisation destinée à sauvegarder la compétitivité du groupe dans les secteurs d'activité des pneumatiques pour véhicules de tourisme et pour engins agricoles", peut-on lire dans l'un des 831 jugements, consulté par l'AFP.Les licenciements étant intervenus en 2014 - donc avant une modification de la législation en 2017 - et Goodyear France faisant partie d'un groupe mondial ayant son siège aux Etats-Unis, les seules difficultés économiques de la filiale française "ne suffisent pas pour justifier" le motif économique, a précisé le juge départiteur."Au regard de l'insuffisance des éléments de preuve relatifs aux conséquences de l'endettement du groupe Goodyear, et des informations contredisant l'allégation d'une menace sur la compétitivité du groupe en 2014 (...) il doit être considéré que l'existence d'une menace pesant sur la compétitivité du groupe en 2014 est insuffisamment caractérisée par l'employeur", a-t-il estimé."Dépourvu de cause réelle et sérieuse""Il y a lieu de constater, nonobstant la situation déficitaire de l'établissement d'Amiens-Nord, que le licenciement (...) était dépourvu de cause réelle et sérieuse", a-t-il ainsi tranché. Goodyear France est condamnée à verser à ce salarié 14.873,96 euros, correspondant à l'équivalent de ses six derniers mois de salaire bruts, soit le minimum légal.Les prud'hommes justifient notamment ce montant au regard des indemnités de licenciement déjà versées en 2014, qui "correspondaient à un barème allant largement au-delà" de la convention collective, et "s'ajoutaient à un vaste dispositif d'aide au reclassement".Les juges déboutent en revanche les salariés de toutes les autres demandes, relatives notamment à des faits de harcèlement ou aux temps de pause.Contactée, la direction n'avait pas encore pris de décision quant à un éventuel recours en appel.
Le 7 janvier 2018, un mois après la mort de Johnny Hallyday, l'année débute avec la disparition de France Gall à l'âge de 70 ans. Après avoir disparu longtemps des écrans, elle avait fait son retour avec la comédie musicale « Résiste » en 2015.
Quelques jours après la complice de Michel Berger, c'est au tour de la chanteuse des Cranberries Dolores O'Riordan de s'éteindre le 15 janvier à l'âge de 46 ans. Le 6 avril, le chanteur français Jacques Higelin décède à l'âge de 77 ans. À la fin du mois, onde de choc dans le monde de l'électro, le DJ suédois Avicii disparaît à seulement 28 ans. Le 30 avril, l'interprète du tube des années 80 "Africa" s'éteint à l'âge de 65 ans des suites d'une longue maladie. Le 7 mai, la chanteuse belge Maurane meurt à 57 ans chez elle en Belgique. Le pays de Jacques Brel à qui elle avait tenu à rendre hommage avant son dernier souffle.Le 11 juin, c'est l'accordéoniste star du Tour de France Yvette Horner qui tire sa révérence à l'âge de 95 ans. Le 1er juillet, l'acolyte de Dorothée, François Corbier disparaît à l'âge de 73 ans. Le 16 août, la reine de la soul Aretha Franklin décède à 76 ans. L'hommage est international. Le 7 septembre, la disparition d'une star d'un autre registre crée l'émoi dans le monde entier. Le rappeur Mac Miller décède à seulement 26 ans. Le 12 septembre, le chanteur algérien Rachid Taha meurt à 59 ans. Le 1er octobre Charles Aznavour s'éteint à 94 ans. L'émotion traverse les frontières et les larmes coulent en Arménie, mais aussi à Paris. Un hommage national lui est rendu par Emmanuel Macron.