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Pour le moment, ils sont 12 candidats à la primaire de la droite qui va désigner leur représentant à l'élection présidentielle de 2017. Mais toujours pas de Nicolas Sarkozy.
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L'ancien président tarde à entrer dans cette course. Il devrait le faire dans les prochaines semaines. Le Parisien révèle ainsi qu'un appel aux parrainages a été lancé sur le site internet de l'ancien président, une page depuis effacée. Mais Nicolas Sarkozy se projette beaucoup plus loin que la primaire. Selon le Canard Enchaîné du 15 juin, il imagine déjà son futur gouvernement. L'homme qui serait nommé Premier ministre s'appelle ainsi François Baroin, qui a apporté son soutien à l'ancien chef de l'État début juin. Il avait déclaré au micro d'Europe 1 et iTélé : "Je m'engagerai pour Nicolas Sarkozy, mon choix est fait depuis longtemps". Le journal satirique évoque également le nom de Jean-François Copé. Les deux hommes sont pourtant en froid depuis l'affaire Bygmalion. Le maire de Meaux aurait tout de même été reçu au domicile de Carla Bruni le 9 juin. Le Canard Enchaîné précise que Nicolas Sarkozy lui aurait promis "un grand ministère, et pourquoi pas la Défense". Michèle Alliot-Marie et Bruno Le Maire seraient aussi dans les petits papiers de Nicolas Sarkozy pour occuper un poste dans son gouvernement.
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La suspension d'un des projets les plus avancés de vaccin contre le Covid-19, sans doute à cause d'un effet indésirable décelé par les essais cliniques, montre que le respect des procédures de sécurité est crucial dans cette compétition planétaire effrénée, soulignent les spécialistes.
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"C'est une mesure de prudence tout à fait raisonnable", explique à l'AFP l'expert français Alain Fischer, selon qui "il faut y voir un bon fonctionnement du système d'évaluation de ce vaccin".Le groupe pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca, partenaire de l'université britannique Oxford, a annoncé mardi une pause dans les essais mondiaux de son vaccin dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni et les Etats-Unis. En cause, un "cas unique d'une maladie inexpliquée" chez un participant au volet britannique des essais, selon un communiqué du groupe diffusé mercredi.Les vaccinations seront stoppées jusqu'à ce que le comité indépendant qui supervise les essais évalue l'incident. Aucun détail n'a été révélé, mais il pourrait s'agir d'un effet secondaire important.Le vaccin d'AstraZeneca/Oxford est l'un des neuf qui sont déjà entrés, ou s'apprêtent à le faire, dans la dernière étape des essais cliniques, selon le dernier point de l'OMS.C'est la "phase 3", où le vaccin est testé à grande échelle sur des dizaines de milliers de volontaires.- Pression - "L'objectif est de montrer l'efficacité de la vaccination et sa sécurité", dit à l'AFP Daniel Floret, vice-président de la Commission technique des vaccinations, rattachée à la Haute autorité de santé (HAS) française."C'est ainsi qu'on détecte d'éventuels effets secondaires", renchérit le Pr Fischer.Les spécialistes insistent sur le fait que la suspension des essais de ce vaccin est avant tout destinée à en savoir plus.Il faut notamment déterminer "le degré d'imputabilité du vaccin", c'est-à-dire savoir si l'incident "est lié au vaccin ou à autre chose", selon le Pr Fischer."Pendant les premières étapes des essais cliniques de ce vaccin, des effets secondaires classés comme légers ou modérés ont été rapportés", dont "la fièvre ou des douleurs", indique à l'AFP David Lo, professeur à l'Université de Californie à Riverside."Cela pourrait être quelque chose de plus grave", poursuit-il.Cette annonce intervient alors que la course mondiale pour un vaccin contre le Covid-19 s'intensifie plus que jamais.Aux Etats-Unis, nombre d'experts craignent que Donald Trump ne fasse pression pour faire autoriser un vaccin avant la présidentielle du 3 novembre.Et Moscou a annoncé mercredi avoir commencé à tester le vaccin russe sur 40.000 habitants de la capitale. Vladimir Poutine avait affirmé début août que son pays avait développé le "premier" vaccin contre le Covid-19. Une déclaration alors accueillie avec défiance par la communauté scientifique internationale, en l'absence de phase finale des essais.- Différentes techniques -"On partage comme tout le monde la nécessité d'aller vite, mais ça ne peut pas se faire au détriment de la sécurité des participants, qui conditionne celle des gens qui seront vaccinés une fois le produit commercialisé", déclare à l'AFP Bruno Hoen, directeur de la recherche médicale à l'Institut Pasteur.L'institut de recherche français est lui-même engagé dans la course et travaille à l'élaboration de son vaccin. "Les inclusions (de participants) sont en cours" pour la phase 1 des essais, ajoute Bruno Hoen.Selon le dernier point de l'OMS, diffusé mercredi, 35 "candidats vaccins" sont évalués dans des essais cliniques sur l'homme à travers le monde et 145 sont en phase pré-clinique d'élaboration.Il existe différentes approches, basées soit sur des catégories de vaccins éprouvées, soit sur des techniques plus innovantes.Le projet d'AstraZeneca/Oxford entre dans cette dernière catégorie. Il s'agit d'un vaccin "à vecteur viral": on utilise comme support un autre virus qu'on transforme et adapte pour combattre le Covid-19. Les chercheurs d'Oxford ont choisi de travailler sur un adénovirus (famille de virus très courants) de chimpanzé."Plus on a de candidats avec des techniques différentes, plus on a de chances d'avoir un vaccin qui marche et est bien toléré", selon Daniel Floret.Mais malgré les effets d'annonce, la plupart des spécialistes s'accordent à dire qu'il est illusoire d'espérer un vaccin efficace et sûr avant la fin de l'année."Pour autoriser un vaccin contre le Covid-19, il faudra que les essais cliniques apportent un fort niveau de preuve sur sa sécurité, son efficacité et sa qualité", a prévenu l'Agence européenne du médicament (EMA), qui table au mieux sur le début 2021.
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Quatre ans après la mort d'Adama Traoré, cette affaire, érigée en symbole des violences policières, est devenue une bataille entre les experts judiciaires qui écartent la responsabilité des gendarmes et les médecins choisis par la famille qui balayent leurs conclusions.
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Le 19 juillet 2016, Adama Traoré est décédé dans la caserne de Persan, près de deux heures après son arrestation dans sa ville de Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) au terme d'une course-poursuite et après avoir échappé à une première interpellation un jour de canicule.Ni témoins, ni vidéos n'ont rendu compte de la scène, uniquement connue par le témoignage des trois gendarmes et les conclusions des médecins.2016 - Autopsie et contre-autopsie se contredisentLe légiste qui effectue la première autopsie ne constate aucune trace de violences et relève un "syndrome asphyxique" ainsi que des "lésions d'allure infectieuse", au poumon et au foie notamment, sans parvenir à identifier la "cause immédiate" du décès."Nous avons employé la force strictement nécessaire pour le maîtriser, mais il a pris le poids de notre corps à tous", explique l'un des gendarmes aux enquêteurs. A l'époque, après plusieurs nuits de violences urbaines, le procureur de Pontoise, Yves Jannier, évoque "une infection très grave", "touchant plusieurs organes", mais ne mentionne pas l'asphyxie. Une semaine après, une contre-autopsie réalisée par un collège d'experts balaye cette piste d'une infection et confirme celle d'un "syndrome asphyxique", à faire confirmer par un examen anatomo-pathologique.Le procureur est accusé d'avoir délibérément menti, instillant la défiance et conduisant au dépaysement rapide de l'affaire entre les mains de juges parisiens.2017 - Mort "par asphyxie", liée à des fragilités antérieuresEn septembre 2016, une expertise sur les seuls organes avance l'hypothèse d'une cardiomyopathie "exposant M. Traoré au risque de mort subite" et relève plusieurs anomalies pouvant avoir contribué au décès.Le 3 juillet 2017, une contre-expertise sur les organes confirme la piste d'une asphyxie mais conclut que la cardiomyopathie "ne peut être retenue avec certitude": "la mort est secondaire (consécutive, ndlr) à un état asphyxique aigu, lié à la décompensation - à l'occasion d'un épisode d'effort et de stress - d'un état antérieur plurifactoriel", écrivent les médecins.Parmi ces facteurs, ils citent notamment une hypertrophie cardiaque (une "cardiomégalie" modérée) et une maladie inflammatoire, sans trancher la question de la responsabilité des gendarmes dans le déclenchement des symptômes.2018 - "le pronostic vital engagé de façon irréversible"Le 14 septembre 2018, une expertise de synthèse écarte la responsabilité des gendarmes. Elle conclut que "le pronostic vital" du jeune homme était "engagé de façon irréversible" avant leur arrivée sur les lieux de l'arrestation. Selon les quatre experts, c'est une maladie génétique, la drépanocytose, associée à une pathologie rare, la sarcoïdose, qui a entraîné une asphyxie à l'occasion d'un épisode de stress et d'effort.Les médecins s'appuient notamment sur le témoignage du particulier chez qui Adama Traoré s'était caché alors qu'il tentait d'échapper aux gendarmes. Selon ce riverain, le jeune homme était "essoufflé" quand il l'a trouvé assis contre sa porte. "La seule chose qu'il me dit, c'est: +tire-moi+. Je ne l'ai jamais vu dans un état pareil. Il n'arrivait pas à parler. Il respirait bruyamment", avait décrit cet homme aux enquêteurs le 1er août 2016.2019 - Une contre-expertise privée relance l'affaireFin 2018, les juges clôturent les investigations sans mettre en examen les gendarmes, ouvrant la voie à un non-lieu.Mais le 11 mars 2019, la famille dévoile le rapport médical qu'elle a demandé à quatre professeurs des hôpitaux de Paris. Ces derniers, dont un spécialiste de la drépanocytose et un de la sarcoïdose, balayent les conclusions de leurs confrères, qualifiées de "spéculations théoriques" et invitent à "se poser la question de l'asphyxie positionnelle ou mécanique", relançant la mise en cause de la technique d'interpellation des gendarmes.2020 - L'ultime expertise judiciaire exonère les gendarmes, la famille contesteLes juges ne considèrent pas cette expertise valable, mais acceptent d'ordonner une nouvelle expertise de synthèse, rendue le 24 mars. "Adama Traoré n'est pas décédé +d'asphyxie positionnelle+, mais d'un œdème cardiogénique", concluent les trois médecins.Sans se montrer catégoriques, ils estiment que "l'association d'une sarcoïdose pulmonaire, d'une cardiopathie hypertrophique et d'un trait drépanocytaire ont probablement pu y contribuer dans un contexte de stress intense et d'effort physique, sous concentration élevée" de cannabis.A ces résultats, dévoilés le 29 mai, la famille Traoré répond quatre jours plus tard en versant une nouvelle expertise privée réalisée par un médecin. Ce dernier retient aussi l'hypothèse d'un oedème, qu'il attribue "à une asphyxie positionnelle induite par le plaquage ventral", technique d'interpellation que les gendarmes affirment n'avoir pas utilisé.
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Vinci a débuté la construction de deux tunnels sous l'autoroute A81 en Mayenne afin de permettre aux petits animaux sauvages de traverser sans risque la voie.
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1 million d'euros. Vinci n'a pas reculé face à la dépense et vient de lancer en Mayenne, sous l'autoroute A81, la construction de deux tunnels. Objectif ? Permettre aux martres, hérissons, belettes et autres furets de traverser sans encombre la route. Les animaux pourront passer de l'autre côté de la voie à Vaiges et Soulgé-sur-Ouette, entre Laval et Le Mans. Montant de la dépense pour le concessionnaire autoroutier : 1 million d'euros, rapporte Le Figaro jeudi 15 mars. Ces écoducs de 39 mètres de long vont permettre de "préserver les continuités écologiques et le brassage génétique de la petite faune", indique Arnaud Guillemin, chargé de mission aménagements du réseau Vinci autoroutes, cité par le quotidien national. Plus d'un an d'études préliminaires auront été nécessaires afin de déterminer les lieux les plus propices pour creuser ces passages. Il aura également fallu les rendre attractifs auprès des animaux. Entrée en forme d'entonnoir, filets de protection de part et d'autre, pierres et végétations destinées à guider l'animal vers le tunnel, détaille ainsi Le Figaro. Quatre écoducs supplémentaires, également appelés écoponts, devraient voir le jour dans l'ouest de la France, en Sarthe et en Loire-Atlantique.
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Le gouvernement afghan et les talibans ont mené samedi au Qatar, en présence du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, une première journée de négociations de paix historiques qui s'annoncent laborieuses en raison de profondes divergences.
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Dès la cérémonie inaugurale à Doha, le négociateur du gouvernement afghan Abdullah Abdullah a présenté la principale requête de Kaboul: un "cessez-le-feu humanitaire". Une mesure dont les insurgés se méfient, craignant de perdre leur principal atout à la table des négociations."Notre pays se souviendra de ce jour comme de celui de la fin de la guerre et des souffrances de notre peuple", a espéré l'ancien chef de l'exécutif. L'Union européenne a également demandé un arrêt "immédiat" des combats.Dans un entretien plus tard à l'AFP, il a indiqué qu'il était "possible" que les talibans acceptent un cessez-le-feu en échange d'une nouvelle opération de libération de prisonniers. "Ce sera à l'équipe de négociateurs de trouver les éléments qui peuvent nous aider à saisir l'occasion", a-t-il relevé. Quelque 5.000 insurgés ont déjà été relâchés par Kaboul contre un millier de membres des forces afghanes dans le cadre d'un échange prévu dans un accord américano-taliban signé en février à Doha.L'émissaire américain pour la paix en Afghanistan Zalmay Khalilzad, assez réservé dans un premier temps sur l'éventualité d'un cessez-le-feu, s'est montré plus optimiste en fin de journée."L'espoir est (...) qu'il y ait une réduction de la violence immédiatement, un cessez-le-feu, ou une discussion sur un cessez-le-feu, (et) qu'il y ait au final un accord sur une feuille de route politique, mais aussi sur un cessez-le-feu permanent", a-t-il indiqué.Ces négociations, retardées de six mois en raison de désaccords profonds sur l'échange des 5.000 prisonniers, s'ouvrent au lendemain du 19e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, qui ont entraîné l'intervention internationale menée par les Etats-Unis ayant chassé les talibans du pouvoir (1996-2001).Les deux camps doivent trouver un moyen "de faire aller le pays de l'avant (...) et d'accéder aux demandes des Afghans: un pays réconcilié avec un gouvernement qui reflète une nation qui n'est pas en guerre", a déclaré M. Pompeo, qui a quitté Doha dans l'après-midi.En Iran, pays voisin de l'Afghanistan, le ministère des Affaires étrangères a salué le début de ces tractations: "Le dialogue et les négociations" sont les solutions aux problèmes de l'Afghanistan, a-t-il tweeté, appelant au départ des troupes étrangères.Les discussions se déroulent dans l'hôtel de luxe ayant accueilli en février la signature de l'accord historique entre Washington et les talibans, qui a ouvert la voie aux pourparlers. Ce texte a entériné le départ des forces étrangères d'Afghanistan d'ici mi-2021 en échange de vagues garanties talibanes, dont la tenue de ce "dialogue interafghan".- Objectifs inconciliables -Ce retrait devrait être achevé "d'ici la fin du mois d'avril", a observé M. Khalilzad, soulignant que 4.500 militaires américains devraient encore être stationnés en Afghanistan fin novembre, contre 8.600 actuellement.Le président américain Donald Trump, dont la réélection en novembre paraît loin d'être acquise, est déterminé à mettre fin à la plus longue guerre de l'histoire des Etats-Unis.Mais un règlement rapide du conflit paraît peu probable et l'issue des négociations hautement incertaine.La première rencontre a été "très positive", a toutefois remarqué Habiba Sarabi, l'une des quatre femmes sur 21 négociateurs gouvernementaux, contre aucune côté insurgés.Les talibans "étaient mieux disposés que durant les rencontres précédentes. Nous sommes en train de bâtir la confiance", s'est-elle réjouie auprès de l'AFP.Les rebelles ont annoncé la libération de 22 soldats afghans "dans un geste de bonne volonté" à l'occasion des pourparlers, selon leur porte-parole Zabihullah Mujahid.Les talibans, qui ne reconnaissent pas le gouvernement de Kaboul, veulent que l'Afghanistan soit régi par un "système islamique" où la loi serait dictée par un islam rigoriste, a rappelé leur négociateur en chef Abdul Ghani Baradar.Le gouvernement du président Ashraf Ghani insiste pour maintenir la jeune république et sa Constitution, qui a consacré de nombreux droits, notamment aux femmes qui seraient les grandes perdantes d'un retour aux pratiques en vigueur sous le joug des talibans.Le conflit afghan a fait des dizaines de milliers de morts, dont 2.400 soldats américains, et a fait fuir des millions de personnes. Il a coûté plus de mille milliards de dollars à Washington.Beaucoup d'Afghans craignent le retour au pouvoir --partiel ou total-- des talibans, en position de force dans ces négociations après leur accord avec les Etats-Unis et qui contrôlent déjà la moitié du territoire afghan.
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Cinq mois jour pour jour après la terrible collision entre un TER et un bus scolaire qui a coûté la vie à six collégiens, la commune de Saint-Féliu-d'Avall est à nouveau endeuillée. Comme le rapporte L'Indépendant, le maire du village, Robert Taillant, est décédé à l'âge de 67 ans.
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Nouveau drame pour la commune de Saint-Féliu-d'Avall (Pyrénées-Orientales). Robert Taillant, le maire de la ville, d'où étaient originaires les six victimes de la collision entre un train et un car scolaire, est décédé lundi, à l'âge de 67 ans, rapporte L'Indépendant. Une nouvelle épreuve pour le village de 2 700 habitants et particulièrement pour les parents des six collégiens qui ont perdu la vie dans la terrible collision du 14 décembre dernier. "C'était un homme extraordinaire. Il a été présent à nos côtés chaque jour. Il s'est occupé de nous d'une façon exceptionnelle. Après le terrible accident, il nous a soutenus, nous a aidés dans toutes les démarches, les besoins, les doutes. Depuis que nous avons appris son décès lundi soir, nous sommes dévastés une fois de plus. On ne pensait pas qu'il partirait si vite. Nous savions qu'il était en soins, mais nous l'avions vu avant son hospitalisation et on était certain de le revoir. C'est cruel. C'est une nouvelle catastrophe pour Saint-Féliu", a confié au quotidien régional la famille d'Ophélia, décédée dans l'accident.Un soutien sans faille de Robert Taillant pendant de longues semaines alors qu'il combattait lui-même la maladie. "Il ne s'est pas occupé que de nous, mais de toutes les familles des victimes. Monsieur Taillant a toujours répondu présent. Chaque jour, encore, il prenait des nouvelles. Il était d'un courage, d'une humanité, d'une écoute incroyable. Nous n'avons pas les mots pour dire le bien qu'il a fait. Il a été présent, sans cesse. Il a pris énormément sur lui. Alors qu'il souffrait, qu'il luttait contre la maladie, il n'a pensé qu'aux autres. Il a énormément pris sur ses épaules, malgré sa maladie. En une année, il a vécu le décès de son épouse, la tragédie de Millas, le départ de sa mère juste avant lui. C'était un homme bien, d'une grande valeur humaine. Il va nous manquer. Il va manquer au village", ajoutent les proches d'Ophélia.Les obsèques de Robert Taillant se dérouleront jeudi. Depuis mardi, les habitants de Saint-Féliu-d'Avall défilent à l'hôtel de ville pour remplir le registre de condoléances.
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La mort du noir américain George Floyd donne un nouvel écho en France à ceux qui dénoncent des violences policières ciblant les minorités et accusent les autorités d'être dans le "déni".
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Malgré une interdiction préfectorale, au moins 20.000 personnes ont répondu mardi à Paris à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, jeune homme noir de 24 ans mort dans le Val-d'Oise en 2016 après son interpellation. Le préfet de police de Paris a décidé de saisir la justice contre le rassemblement qui n'avait pas été autorisé.Ce rassemblement a été un "succès" populaire inédit, estiment les militants et associations engagés dans la lutte contre les violences policières.Mais ils espèrent "plus" et veulent imposer durablement "les violences policières" dans le débat public alors que l'exécutif réfute l'utilisation même du vocable. En France, "on vit dans le déni. Toutes celles et ceux qui dénoncent les violences policières racistes sont jetés en pâture dans les médias. Les politiques et des ministres montent au créneau pour protéger la corporation", estime Amal Bentounsi, membre du collectif Urgence notre police assassine."Les Français n'osent pas se positionner sur le sujet de peur de se faire taxer d'anti-flic, d'antirépublicain, sauf qu'en France, on a des George Floyd", assure la militante.Le président de SOS Racisme Dominique Sopo dénonce "le racisme qui traverse les forces de l'ordre comme aux Etats-Unis". "On est dans une doctrine de l'interpellation et non de la protection de la population et on finit par avoir des policiers qui peuvent traiter un Egyptien de +bicot+ [lors d'une interpellation à l'Ile-Saint-Denis en avril]".- "Brebis galeuses" -Violences, discriminations: à l'appui de leurs propos, militants et associatifs rappellent qu'en novembre 2016, dans une décision inédite, la Cour de cassation a condamné l'Etat sur la base de recours de treize personnes d'origine africaine qui dénonçaient des contrôles policiers injustifiés, parfois associés à des palpations et insultes, dans le quartier d'affaires de La Défense, près de Paris."Il faut sanctionner les brebis galeuses", plaide Youcef Brakni, du comité La Vérité pour Adama, avec dans son viseur une réforme de la police des polices, une revendication portée par quelques politiques, de la sénatrice EELV Esther Benbassa au député ex-LREM, Aurélien Taché.Mercredi, devant le Sénat, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est voulu "intransigeant" en promettant que "chaque faute, chaque excès, chaque mot, y compris des expressions racistes" chez les forces de l'ordre, ferait "l'objet d'une enquête, d'une décision, d'une sanction". La veille, le préfet de police de Paris et le directeur général de la police (DGPN) étaient montés au créneau pour défendre la probité de leurs troupes. "Non, la police en France n'est pas raciste", a balayé d'un revers de main le DGPN Frédéric Veaux.Sur quelque 1.500 enquêtes judiciaires confiées à la police des polices en 2019, seule une trentaine concernerait des faits de racisme ou de discrimination qui appellent le cas échéant, "les sanctions les plus sévères", a-t-il précisé, mettant en garde contre les tentatives de "récupération" et les "analogies" avec les Etats-Unis. Pour le chercheur Mathieu Zagrodzki, "il y a des différences entre ces deux pays" notamment "dans le rapport à la violence, la circulation des armes à feu et le mandat que l'on donne à la police", explique-t-il dans l'hebdomadaire Marianne."En France, la police blesse beaucoup, mais elle tue peu. Les polices américaines tuent plus d'un millier de personnes par an, pour 320 millions d'habitants. La police et la gendarmerie en France, une vingtaine", avance M. Zagrodzki, auteur d'un ouvrage sur ces deux polices.Ancien policier et président de l'association Agora des citoyens, de la police et de la justice, Christophe Korell appelle à renouer le dialogue, notamment dans les cités. "On a perdu la proximité avec ces citoyens car on s'est coupé de 90% de la population qui y vit à cause des 10% qui forment un noyau délinquant", estime M. Korell, ex-officier de police judiciaire.S'il ne nie pas que la police soit confrontée à des problèmes de racisme, c'est le cas de "toute la société française". Ni plus ni moins, selon lui. "On a des policiers qui ont toute l'année le nez dans la misère sociale. Les policiers ont parfois du mal à s'extraire, à prendre du recul. De là, naît le danger de la généralisation." Sa solution? "De la formation, à l'école et tout au long de la carrière, et du suivi psychologique".
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Marine Le Pen s'est rendue mercredi sur l'île de Sein pour célébrer l'appel du 18 juin du général de Gaulle, avançant d'un jour son déplacement très critiqué sur l'île, a constaté un photographe de l'AFP.
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Accompagnée du président du groupe RN à la région Bretagne, Gilles Pennelle, la présidente du Rassemblement national s'est rendue dans l'après-midi au monument des Forces navales Françaises Libres de l'île."Notre présence recueillie procède ici d'un acte de respect et même de piété", a affirmé Mme le Pen dans un bref discours retransmis sur Cnews."80 ans après cette illustre journée du 18 juin, nous avons tenu à honorer celui qui prononça cet appel à la liberté qui exhorta le peuple abattu au sursaut", a-t-elle ajouté.L'annonce de sa visite à Sein avait provoqué l'indignation du maire et des habitants, contraints d'abréger les célébrations prévues. Des actions de protestation étaient prévues jeudi matin à Audierne (Finistère) d'où elle devait embarquer pour l'île, mais aussi à Sein. Dans son discours Mme Le Pen a tracé un parallèle avec l'actualité, expliquant qu"à l'heure où notre pays est soumis à une dépossession sourde qui met en péril son unité, son indépendance et son souveraineté et même sa stabilité, l'engagement des marins patriotes de l'ile de Sein nous engage à l'action".Elle a rendu hommage aux 128 marins partis rejoindre le général de Gaulle en juin 1940, "ces héros, humbles citoyens de France qui avaient épousé la cause du salut national" et qui "savaient, avec leur chef le général de Gaulle, que dans les circonstances graves pour le pays, le fléchissement eut entrainé l'effondrement"."C'est pourquoi, à l'exemple de ces valeureux aînés dont l'engagement doit inspirer notre action, j'appelle tous les patriotes à rejoindre le mouvement de redressement national, ce mouvement vital qu'attend le pays", a-t-elle lancé.La présidente du RN devait initialement se rendre jeudi matin sur l'île pour y célébrer le jour même le 80e anniversaire de l'appel du général de Gaulle à combattre l'Allemagne nazie."Il semblerait qu'aux alentours de 15H15 elle ait quitté Camaret avec un zodiac", a indiqué à l'AFP le maire de l'île Didier Fouquet (sans étiquette)."C'est encore un coup de Marine Le Pen qui aime bien faire parler d'elle", a-t-il réagi. "Elle a peut-être eu peur que l'accueil à l'île de Sein soit froid et elle a pensé prendre tout le monde de court", a-t-il ajouté.La venue de Marine Le Pen a perturbé la cérémonie officielle initialement prévue sur l'île, qui se tiendra "en comité restreint" jeudi matin au lieu de célébrations plus larges "toute la journée avec un bagad, une goélette de la marine et un certain nombre d'officiels", avait regretté lundi Didier Fouquet. En 1940, plus d'une centaine de Sénans se sont rendus par bateaux en Grande-Bretagne après avoir entendu l'appel de Londres puis appris l'ordre des Allemands sur le continent de se rendre. Ils y formeront les premières unités des Forces navales libres.
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La police judiciaire a auditionné, le mois dernier, trois proches collaborateurs d'Emmanuel Macron révèle le JDD. Ils sont soupçonnés de faux témoignage par le Sénat.
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Du nouveau dans l'affaire Benalla. Selon le JDD qui révèle l'information ce dimanche 12 mai, Alexis Kohler, secrétaire général de l'Élysée, Patrick Strzoda, directeur du cabinet d'Emmanuel Macron et le général Lionel Lavergne, directeur sur le départ du Groupe de sécurité de la présidence de la République, ont été auditionnés par la police judiciaire parisienne. Tous trois sont des proches du président de la République. Ils sont soupçonnés de "faux témoignage" après le signalement par le Sénat à la suite des travaux de la commission d'enquête dans l'affaire Benalla. Alexis Kohler a lui été entendu le 18 avril selon le JDD, alors que les deux autres, Patrick Strzoda et Lionel Lavergne, l'ont été le 12 avril. Présents la veille dans les locaux de la police, Alexandre Benalla et Vincent Crase ont également été questionnés. Au final, aucune poursuite n'a été engagée après ces auditions. Ces dernières font suite aux témoignages devant la commission d'enquête sénatoriale dans l'affaire Benalla. À l'époque, la saisine de la justice avait été souhaitée pour les trois collaborateurs d'Emmanuel Macron afin de vérifier certains éléments. Le Sénat, et son président Phillipe Bas, avaient pointé du doigt "un certain nombre d'omissions, des incohérences et contradictions" lorsqu'ils avaient été interrogés sous serment. Les trois hommes auraient "retenu une part de la vérité", avait-il été dénoncé. Pour rappel, le faux témoignage est passible en France d'une peine d'emprisonnement de cinq ans et de 75 000 euros d'amende. Pas protégé ? Le Sénat avait été vivement critiqué par sa méthode, décidant de cette saisine à main levée. L'exécutif avait alors parlé de "tribunal politique". Simple chargé de mission, Alexandre Benalla avait en sa possession trois passeports de service. Il a été reproché à la présidence de la République de ne pas avoir réclamé ces documents officiels ni d'avoir procédé à leur annulation, après les révélations de l'affaire au grand public. Le 25 avril dernier, Emmanuel Macron avait été interrogé par les médias sur Alexandre Benalla, rapporte Le Monde. Il avait alors assuré que son ex-homme de confiance "n'avait jamais été protégé par l'Élysée", tout en admettant qu'il eût commis "des fautes graves". Avant d'ajouter : "Quoique n'ayant jamais été protégé par l'Élysée, qui l'a sanctionné, qui l'a ensuite licencié et qui n'a jamais cherché à le protéger à l'égard de quelque service administratif ou du grand public, il n'a pas donné une bonne image".
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A l'abri du monde extérieur, quelque 200 grenouilles dorées vivent dans des aquariums, confinées dans des conteneurs: à l'état naturel, elles ne survivraient pas à un champignon tueur qui menace d'exterminer un tiers des espèces d'amphibiens au Panama.
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Au Smithsonian Tropical Research Institute (STRI), sur le canal Gamboa, au nord de la ville de Panama, un système d'irrigation, des roches et de la végétation reproduisent leur habitat naturel dans un bain de lumière ultraviolette et une température idéale.Depuis 11 ans maintenant, et malgré le fait qu'elle soit endémique au Panama, aucune grenouille dorée n'a été observée dans son habitat naturel. La plupart, environ 1.500, se trouvent dans des zoos aux Etats-Unis pour assurer leur reproduction.Mais ces rares grenouilles tachées de noir et mesurant 8 centimètres à peine ne sont pas les seules menacées par le champignon tueur qui se répand dans l'eau: crapauds et salamandres sont également en danger."Au Panama, nous pouvons dire qu'environ un tiers des 225 espèces d'amphibiens sont menacées", alerte Roberto Ibañez, un chercheur du STRI titulaire d'un doctorat en zoologie de l'Université du Connecticut (Etats-Unis)."C'est un superfongique" qui "peut même affecter d'autres espèces qui ne sont pas des amphibiens", explique-t-il.Le Chytrid Fungus s'incruste dans la peau de l'animal et l'infecte, l'empêchant d'échanger des sels et de l'eau avec son environnement. L'invasion cause des dommages irréparables à leurs fonctions vitales et l'animal meurt, comme asphyxié."C'est une maladie assez dramatique et douloureuse", déclare Angie Estrada, docteure en biologie et administratrice du jardin botanique de Panama.Les experts affirment que le champignon, détecté au XXe siècle dans la péninsule coréenne, s'est déjà propagé dans le monde entier.Cet agent pathogène, arrivé au Panama au début des années 1990, n'a cessé de faire des ravages depuis. Il est responsable de la chytridiomycose, une maladie infectieuse qui a déjà provoqué la disparition de 30 espèces."Partout dans le monde où il y a des amphibiens, il y a déjà le Chytrid Fungus", dit Mme Estrada.- "Il y a de l'espoir" -Malgré ce sombre scénario, une lumière illumine le bout du tunnel. Au cours des dernières années, certaines espèces considérées comme disparues ont été repérées."Certaines grenouilles reviennent, elles ont trouvé le moyen de se défendre" contre le champignon. "Il y a de l'espoir", veut croire Mme Estrada.Au STRI, quelque 2.000 spécimens et 12 espèces de grenouilles sont préservées dans l'espoir de pouvoir les relâcher un jour, une fois la parade trouvée contre le Chytrid Fungus."L'idée n'est pas de garder ces animaux en captivité pour toujours. Nous voulons pouvoir un jour rendre ces populations à leur habitat naturel", explique M. Ibañez.Gina Della Togna, docteur en biologie moléculaire et cellulaire de l'université du Maryland, mène au Panama un projet de reproduction assistée des amphibiens et congèle du sperme pour ensuite pouvoir féconder des femelles.Parfois, elle injecte avec précaution des hormones à de minuscules grenouilles qui semblent se perdre dans la paume de sa main."De tous les animaux, les amphibiens sont l'espèce la plus menacée au monde", déplore-t-elle. Pour eux, "la situation est critique".Selon un rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF), publié cette semaine, le monde a perdu plus des deux tiers de ses vertébrés en moins de 50 ans.La réalité est particulièrement dramatique dans les zones tropicales d'Amérique centrale et du Sud, où la perte est de 94%.
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- Après l'attentat de Nice (au moins 84 morts), Marine Le Pen a demandé ce vendredi au gouvernement de déclarer véritablement la guerre au "fondamentalisme islamisme". "A la sidération et la compassion doivent désormais s'ajouter l'action", selon la présidente du Front national (FN).
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-"Le 14 juillet, jour de la célébration de notre patrie, de sa liberté, jour de fête pour les Français s'est transformé hier en un jour d'épouvante, d'immense affliction", a déclaré la présidente du FN, ce vendredi 15 juillet. La candidate à l'élection présidentielle a adressé ses "condoléances aux familles et proches des victimes de l'attentat" perpétré jeudi soir à Nice. "Mon soutien va aussi à toutes celles et ceux, notamment aux enfants, qui, blessés ou épargnés, ont vécu l'horreur et sont durablement marqués"."ENGAGER LA GUERRE""La guerre contre le fléau du fondamentalisme islamiste n'a pas commencé, il est urgent maintenant de la déclarer", a-t-elle déploré. "Nous l'engagerons vraiment en mettant en place une série de mesures que j'ai déjà détaillées et sur lesquelles j'aurai l'occasion de revenir, qui visent à s'attaquer à la source du phénomène", a-t-elle fait valoir. "A la sidération et la compassion doivent désormais s'ajouter l'action, les nécessaires mesures de prévention et de répression, et la détermination la plus totale à éradiquer le fléau du fondamentalisme islamiste".Après le meurtre du couple de policiers à Magnanville (Yvelines), la leader frontiste avait déjà demandé au gouvernement de tout faire pour mettre "hors d'état de nuire" les terroristes présumés. Elle avait notamment appelé à mettre en place la déchéance de nationalité, abandonnée par François Hollande faute de majorité au Congrès. Comme certains membres de Les Républicains (LR, ex-UMP), elle avait également demandé l'application de l'article 411-4 du code pénal. Selon cet article, le fait d'entretenir des intelligences avec une puissances étrangères, avec une entreprise ou organisation étrangère, en vue de susciter des hostilités ou des actes d'agression contre la France, est puni de trente ans de détention criminelle et de 450.000 euros d'amende.D'autres membres du Front national ou du Rassemblement Bleu Marine, comme Marion-Maréchal Le Pen ont également insisté sur la nécessité d'en "faire plus contre la barbarie" et de "gagner la guerre contre l'islamisme radical"."Le langage de la guerre ne suffit plus, il faut désormais déployer tous les moyens de la guerre", a notamment écrit le président d'honneur du parti, Jean-Marie Le Pen. "La nation française est menacée dans son existence par le terrorisme islamiste. Considérerons-nous en état de légitime défense !", a ajouté le député européen. "Agissons, dans la voie, s'il le faut, de l'union nationale, au sens politique et militaire".Un homme au volant d'un camion a commis un carnage jeudi soir, quelques instants après la fin du feu d'artifices du 14 juillet, tuant au moins 84 personnes en leur fonçant dessus sur la Promenade des Anglais. François Hollande a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi que l'état d'urgence serait prolongé de trois mois au-delà du 26 juillet, ce qui requiert un vote du Parlement.
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Le leader nord-coréen Kim Jong Un a suspendu les plans d'action militaire contre la Corée du Sud, ont annoncé mercredi les médias nord-coréens, une nouvelle inattendue après plusieurs jours de montée des tensions sur la péninsule.
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Le régime nord-coréen a multiplié ces dernières semaines les attaques verbales contre Séoul, critiquant notamment le fait que des dissidents nord-coréens basés au Sud envoient en direction du Nord des tracts de propagande au moyen de ballons portés par le vent.Après avoir rompu les canaux officiels de communication, la Corée du Nord a détruit la semaine dernière le bureau de liaison ouvert en septembre 2018 juste au nord de la Zone démilitarisée (DMZ), qui symbolisait la détente apparue cette année-là sur la péninsule. Son armée a dans le même temps affirmé qu'elle entreprendrait de multiples actions contre le Sud. Celles-ci incluaient l'occupation de sites de la coopération intercoréenne désormais au point mort, la réinstallation de postes de garde dans la DMZ ou encore l'intensification des manoeuvres militaires.Mais l'agence officielle nord-coréenne KCNA a rapporté mercredi que M. Kim a présidé la veille une réunion de la Commission militaire centrale (CMC) qui "a suspendu les plans d'action militaire contre le Sud". Le Nord a également commencé mercredi à démanteler des hauts-parleurs installés il y a deux jours dans les régions frontalières afin de diffuser de la progagande à l'encontre du Sud, a rapporté l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.Par ailleurs, les relais des organes de propagande de Pyongyang ont supprimé des articles qui, sur internet, critiquaient la Corée du Sud, selon le ministère sud-coréen de l'Unification.Cette apparente volonté de conciliation de la part de Pyongyang est inhabituelle. Plusieurs experts soupçonnaient ces derniers temps le Nord de prendre prétexte des envois de tracts pour créer une crise de toutes pièces afin d'arracher des concessions, au moment où les négociations internationales sur le nucléaire sont au point mort.Le ministère de l'Unification du Sud a déclaré étudier "de près" les déclarations de KCNA, qui dit que la réunion de mercredi a eu lieu par vidéoconférence, ce qui serait une première, selon le ministère.Séoul avait réagi vivement à la démolition du bureau de liaison, ainsi qu'aux diatribes lancées par la soeur et conseillère de Kim Jong Un, Kim Yo Jong, qui était ces derniers temps le visage du régime.- Espoir de concessions? -"Laisser quelqu'un d'autre parler au nom du régime donne à Kim Jong Un la possibilité d'ajuster ensuite la trajectoire", a déclaré à l'AFP Leif-Eric Easley, professeur à l'Université Ewha de Séoul."Il le fait peut-être dans l'espoir de concessions extérieures ou parce que son armée a besoin de davantage de temps pour mettre en oeuvre sa prochaine provocation."Une chose est sûre, selon l'universitaire, la Corée du Nord, qui possède l'arme atomique, "n'en a pas fini avec les menaces contre la Corée du Sud ou avec le renforcement de sa prétendue dissuasion."Les relations intercoréennes n'ont cessé de se dégrader dans la foulée du fiasco du deuxième sommet entre M. Kim et le président américain Donald Trump, en février 2019 à Hanoï.Le dialogue entre Pyongyang et Washington a achoppé sur l'incapacité des deux parties à se mettre d'accord sur les concessions que la Corée du Nord devrait faire en échange de la levée des sanctions ordonnées pour la contraindre à renoncer à ses programmes nucléaire et balistique.Ces annonces de Pyongyang interviennent à la veille du 70ème anniversaire du début de la Guerre de Corée (1950-1953) qui a été ponctuée par un armistice, non par un accord de paix, ce qui signifie que les deux voisins sont encore, techniquement, en état de guerre.A cette occasion, les dépouilles de 147 soldats sud-coréens ont été rapatriées mercredi. Certaines avaient été retrouvées au cours de fouilles réalisées par le Nord entre 1990 et 1994, les autres ont été envoyées par Pyongyang après le sommet de Singapour en 2018 entre Kim Jong Un et Donald Trump, selon le ministère de la Défense sud-coréen.
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Après sa rencontre avec le PDG de la SNCF Guillaume Pépy, le président de la confédération des buralistes Philippe Coy a annoncé "une première série de tests" mercredi.
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Des billets de train en vente chez les buralistes. Le président de la confédération des buralistes Philippe Coy a annoncé mercredi 6 mars "une première série de tests" pour la vente de billets de train dans les bureaux de tabac. "Les orientations sont actées. Maintenant, il nous reste à travailler sur le projet, sa mise en œuvre et comment cela peut se déployer", a expliqué Philippe Coy à Franceinfo, après une rencontre avec le patron de la SNCF Guillaume Pepy. "Nous allons maintenant travailler avec les équipes pour déployer une première série de tests prochainement", a-t-il ajouté. "Les régions ont un souci de servir encore mieux les territoires, il est impératif aujourd'hui d'avoir des amplitudes horaires qui correspondent aux attentes des usagers", a-t-il indiqué."On vend de moins en moins de cigarettes, on pourrait vendre autre chose"Les buralistes feront-ils de l'ombre aux guichets en gare ? "Ce n'est absolument pas de la concurrence aux guichetiers de la SNCF", a souligné Philippe Coy, pour qui il s'agit de "compléter l'offre" du groupe public. Contactée par l'AFP, la SNCF n'a pas souhaité faire de commentaire après la visite de Philippe Coy. Guillaume Pepy avait estimé le 26 février que la vente de billets de trains dans les bureaux de tabac était "une bonne idée". "Il y a beaucoup de bureaux de tabac, on vend de moins en moins de cigarettes, on pourrait vendre autre chose, et les billets de TER c'est une vraie bonne idée", avait-il dit sur RMC et BFMTV. La SNCF expérimente aussi la vente de billets des TER dans des guichets mobiles présents sur les marchés et travaille avec La Poste et les collectivités locales pour diversifier ses canaux de distribution. "Mon objectif, c'est qu'on puisse acheter des billets de TER partout en France", avait souligné le patron de la SNCF.
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L'"ennemi invisible" a fait près de 90.000 morts aux Etats-Unis, ravagé l'économie mais aussi secoué la politique: à six mois de l'élection présidentielle, le coronavirus a brouillé les cartes, cassé les repères.
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L'affrontement pour la Maison Blanche entre Donald Trump, 73 ans, et Joe Biden, 77 ans, a pris une tournure inédite. Seule certitude, le virus meurtrier, qui a paralysé la campagne et rendu le candidat démocrate presque inaudible, accentue encore une tendance: le scrutin du 3 novembre sera un référendum sur M. Trump, son style, ses outrances.L'histoire, les sondages, l'avantage au président sortant, les grandes leçons sur l'importance de l'économie à l'approche du scrutin: c'est comme si plus rien n'avait de valeur."Nous n'avons vraiment pas la moindre idée de la manière dont la dynamique va évoluer", résume Christopher Arterton, professeur à l'université George Washington, soulignant à quel point les grilles d'analyse traditionnelles sont inopérantes. Vivement critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire et son manque d'empathie, navigant à vue dans une tempête économique à l'issue incertaine, Donald Trump a, depuis quelques jours, choisi une nouvelle cible: Barack Obama, l'un des grands atouts de son rival. La popularité de l'ancien président démocrate est au zénith, notamment auprès de l'électorat noir qui pourrait détenir les clés de la Maison Blanche. Le président américain promet ainsi une cascade de révélations sur ce qu'il a appelé "Obamagate", une formule-choc en référence au Watergate à l'appui de laquelle il n'a cependant fourni aucun élément concret."Votez": c'est en appelant les démocrates à se mobiliser qu'a sobrement répondu jeudi Barack Obama sur Twitter. - "Détourner l'attention" - Fort d'un parti uni derrière sa candidature, Joe Biden mène devant Donald Trump depuis des mois dans les sondages.Encore échaudés par la victoire surprise de ce dernier en 2016 face à Hillary Clinton, les observateurs se gardent toutefois de se fier aveuglément aux sondages nationaux, dans un pays où la présidentielle se joue à l'échelle des Etats. Et où Donald Trump a pu gagner l'élection tout en perdant le vote populaire, dans ce mode de scrutin indirect. D'autant que Joe Biden ne suscitait déjà pas un énorme enthousiasme avant d'être bloqué chez lui par la pandémie. Vieux lion de la politique, apprécié de ses partisans pour son empathie et son côté chaleureux, le septuagénaire peu versé aux nouvelles technologies est privé de campagne sur le terrain. L'équipe Biden affirme déjà mener la bataille là où se jouera l'élection. Mais Joe Biden a beau multiplier les entretiens et tables rondes par visioconférence depuis sa maison du Delaware, sa voix a du mal à percer.Pire, s'il est finalement parvenu à faire les gros titres récemment, c'est en démentant catégoriquement l'agression sexuelle, qui remonterait à 1993, dont l'accuse une femme, Tara Reade.Si M. Trump a, sur ces accusations, plutôt épargné son rival démocrate, il n'hésite pas à donner de la voix sur d'autres fronts, en tentant de dépeindre, avec son équipe, un "Sleepy Joe" fatigué, souffrant de sénilité, à la botte de la Chine. "Il ne fait aucun doute que Trump va faire tout ce qui est en son pouvoir pour détourner l'attention de la réalité de la pandémie et de l'effondrement économique. Distraire et détourner l'attention sont parmi ses plus grands talents", analyse Allan Lichtman, historien de la politique qui enseigne à l'American University. - "Assez détestable?" -Là aussi, les pistes sont brouillées. S'il est "traditionnellement très mauvais pour un président sortant" de se présenter aux urnes avec une économie dans le rouge, certains Américains n'en font pas retomber la faute sur Donald Trump, mais plutôt sur la Chine, souligne M. Arterton. Une ligne d'attaque que l'équipe Trump "répète beaucoup". Bien consciente de ce danger, l'équipe de Joe Biden multiplie les messages pour affirmer que si le locataire de la Maison Blanche n'est pas responsable de l'apparition du virus, c'est bien sa mauvaise gestion de la crise qui a précipité les Etats-Unis dans la tourmente. Travaillant à sa réélection depuis son arrivée au bureau ovale, Donald Trump bénéficie lui d'une grande longueur d'avance dans l'organisation, le ciblage ultra-précis des électeurs en ligne, et sur le terrain.Il dispose aussi d'un podium de choix à la Maison Blanche, avec ses nombreuses conférences de presse, les déplacements à travers les Etats-Unis qu'il vient de reprendre, ses tweets lus par des dizaines de millions de personnes. Mais après des déclarations retentissantes sur le virus, désinfectant y compris, et des conférences fleuves, souvent colériques, Donald Trump "est en train de faire de cet avantage potentiel un handicap", estime John Hudak, du centre de recherche américain Brookings.Pour Christopher Arterton, il n'y aura finalement qu'une "grande question" le jour de l'élection: "Donald Trump va-t-il être assez détestable aux yeux des électeurs modérés, centristes, indépendants et démocrates au point de mobiliser la participation du côté démocrate, autant qu'il est capable de motiver la participation des républicains?"
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Les deux hommes sont soupçonnés de tentative d'assassinat et violences aggravées.
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Deux individus, soupçonnés d'être à l'origine des tirs qui ont blessé sept jeunes dans la nuit du 29 au 30 juillet à Beaune (Côte-d'Or), ont été interpellés dans les Bouches-du-Rhône et placés en garde à vue dans la soirée de vendredi 10 août.Le parquet de Dijon les accuse de "tentative d'assassinat, violences aggravées par (...) notamment la circonstance que les faits ont été commis en raison de l'appartenance à une soi-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée, injures publiques à caractère racial, menaces de mort à caractère racial". Le premier a été appréhendé dans l'après-midi par la brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Marseille dans la commune de Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône).Le second, resté au volant de son véhicule, s'est échappé en fonçant sur les policiers "blessant à la jambe un fonctionnaire de la BRI de Marseille". Il a finalement été interpellé à son tour, dans la même commune, en début de soirée et devra également répondre du chef de "tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de la force publique", poursuit le communiqué.Gerbes de plomb de calibre 12Le 30 juillet vers 2h du matin, une Renault Clio avait foncé délibérément sur un groupe de jeunes sans les atteindre, dans le quartier populaire de Saint-Jacques à Beaune. "A 04h20, les deux auteurs revenaient à bord d'une Mercedes classe B (...) et faisaient feu avec une arme longue sur les personnes présentes", a indiqué le parquet. Sept jeunes âgés de 18 à environ 25 ans ont été blessés dont deux sérieusement par les "gerbes de plombs de calibre 12", sans toutefois que leurs jours n'aient été mis en danger. "Jusqu'à une quarantaine de policiers et une vingtaine de gendarmes ont été mobilisés" pour retrouver les auteurs des tirs, a fait valoir le parquet, ajoutant que la localisaton des suspects "s'est avérée difficile, ceux-ci étant très mobiles sur le territoire national".Quelque cent cinquante personnes s'étaient rassemblées un peu plus tôt vendredi sur les lieux des tirs en soutien aux victimes et à leurs familles, à l'appel notamment de SOS racisme, qui avait dénoncé une "sous-estimation systématique" par la justice "de la dimension raciste des agressions contre les personnes".Le Parquet avait pour sa part indiqué à plusieurs reprises ne privilégier "aucune piste" entre "règlement de compte", "acte de vengeance" ou "action à caractère raciste". "Ici tout le monde se connaît, on est comme une famille", avait déclaré Abdelhamid El Ghezali, le père de l'une des deux victimes les plus gravement touchées. Le rassemblement permet "à tous les voisins de se parler, pour rétablir la confiance, parce que les gens ont très peur".
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QUESTIONS D'ACTUALITÉ. Trois Français sur quatre apprécient cette journée de promotions venue des États-Unis, selon une enquête * BVA pour Orange publiée mercredi 27 novembre.
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Les trois quarts des Français (75%) considèrent que le Black Friday est une bonne chose, contre seulement 24% qui pensent que c'est une mauvaise chose. Les jeunes (83%) et les femmes (81%) sont particulièrement nombreux à porter un jugement positif sur le Black Friday, tandis que les hommes et les séniors sont plus critiques.La majorité des Français ont l'intention de réaliser des achats lors du Black Friday62% des Français comptent réaliser des achats lors du Black Friday, dont 51% sur internet et 39% en magasin. Les jeunes déclarent davantage vouloir profiter du Black Friday, notamment sur internet (72%). Parmi ceux qui ont l'intention de profiter de cette journée, la majorité (57%) indique avoir déjà effectué des repérages (16%) ou avoir l'intention de le faire (41%), signe qu'il s'agit pour beaucoup d'une opération réfléchie en amont.Dans le détail, ce sont surtout des articles de mode (notamment pour les femmes et les jeunes) et d'électronique ou électroménager (notamment pour les hommes) que les Français ont l'intention d'acheter lors du Black Friday.Le Black Friday est aussi l'occasion de faire ses achats de NoëlParmi les Français ayant l'intention de participer au Black Friday, les deux tiers (67%) indiquent qu'ils en profiteront pour faire leurs achats de Noël, notamment là encore les jeunes (75%) ainsi que les employés et ouvriers (75%). * Enquête réalisée par internet auprès d'un échantillon de Français interrogés du 13 au 14 novembre 2019. Échantillon de 968 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille et de la personne interrogée, région et catégorie d'agglomération.
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Ces deux femmes sont des proches de Khamzat Azimov, l'auteur de l'attaque abattu par la police, et d'Abdoul Hakim A., un ami interpellé dimanche à Strasbourg et qui devait être présenté jeudi à un juge parisien en vue d'une éventuelle mise en examen, a précisé le procureur de Paris François Molins.
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L'enquête sur l'attaque au couteau survenue à Paris samedi soir 12 mai avance. Deux jeunes femmes ont été interpellées jeudi après-midi 17 mai en région parisienne, a annoncé le procureur de Paris François Molins lors d'une conférence de presse. Ces deux femmes sont des proches de Khamzat Azimov, l'auteur de l'attaque abattu par la police, et d'Abdoul Hakim A., un ami interpellé dimanche à Strasbourg et qui devait être présenté jeudi à un juge parisien en vue d'une éventuelle mise en examen.L'une des deux femmes est Inès Hamza, une Francilienne radicalisée de 19 ans, qui s'était mariée religieusement avec ce dernier avant de tenter de partir en Syrie, a appris l'AFP de source proche de l'enquête. L'autre femme est une de ses amies. UN PORTABLE INTROUVABLEPlacé en garde à vue dimanche, Abdoul Hakim A., âgé de 20 ans, était suivi par les services de renseignement depuis son mariage. Il "a contesté une quelconque participation (et) implication dans la préparation et la commission des faits et tout lien récent avec Khamzat Azimov, prétendant ne pas l'avoir vu et contacté depuis plusieurs mois", a déclaré le procureur. "Les enquêteurs cherchent à savoir si Abdoul Hakim a pu influencer dans sa quête jihadiste Azimov, voire avoir eu connaissance du projet de ce dernier", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.Lors d'une perquisition à son domicile, sept téléphones ont été saisis mais le portable qu'il utilisait le plus souvent demeure introuvable. "Il a indiqué l'avoir égaré le matin même" de son interpellation, a rapporté M. Molins. Les investigations sur sa ligne téléphonique ont cependant permis d'établir que, peu avant l'attaque, @Abdoul Hakim a adressé à sa sœur, via une messagerie instantanée, "un chant jihadiste régulièrement repris par l'État islamique", a indiqué François Molins. CINQ BLESSÉSLe procureur a par ailleurs précisé que l'attaque de samedi avait fait cinq blessés, dont deux graves, et non quatre comme indiqué jusqu'à présent. L'assaillant a par ailleurs occasionné "dix plaies" au jeune homme mort lors de l'attentat, Ronan Gosnet, dont l'une est "compatible avec une tentative d'égorgement", a ajouté M. Molins.Cette attaque a porté à 246 le nombre de personnes tuées dans la vague d'attentats jihadistes qui touche la France depuis 2015.
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Deux hommes se sont retranchés pendant plus de 7h30 dans leur appartement à Besançon (Doubs), rapportent France Bleu et L'Est républicain. Le Raid les a finalement interpellés et leurs armes seraient factices.
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Importante opération du Raid à Besançon (Doubs). Comme le rapporte France Bleu et L'Est républicain, le Raid a dû intervenir pour évacuer un appartement où deux hommes étaient retranchés depuis 6h45 du matin ce samedi 22 août. Après être restés barricadés pendant plus de 7h30, les deux individus ont fini par céder et ont été interpellés. Ce long feuilleton a débuté au petit matin après une soirée visiblement très arrosée. Une voisine, agacée par le bruit que faisaient les deux hommes, a décidé de prévenir la police, en précisant que les deux fêtards l'ont insultée et menacée lorsqu'elle leur a demandé de baisser la musique. Une fois sur place, les forces de l'ordre ont dialogué avec les deux hommes sur le balcon. Mais, après quelques échanges, ces derniers ont fermé leurs volets.Un important dispositif de sécurité déployéLa police va alors être alertée par une déclaration de la voisine, qui assure avoir vu une arme sur l'un des deux individus. Les deux hommes l'auraient également menacée en lui disant qu'ils étaient armés. Face à ce risque, le Raid de Strasbourg a donc été appelé en renfort. L'unité d'élite est arrivée sur les lieux vers 13 heures et, d'après France Bleu, un gros dispositif de sécurité a été déployé.Aux alentours de 14h30, après 1h30 de négociation, le Raid est parvenu à interpeller les deux hommes. D'après les premiers éléments recueillis sur place, l'arme aperçue par la voisine était factice. "Deux individus ont été interpellés et reconnaissent les faits. Une perquisition est en cours", a précisé Michel Klein, le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), dans des propos rapportés par L'Est républicain. Les deux individus sont actuellement auditionnés en garde à vue.
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Edouard Philippe reste opposé à l'ouverture des parcs et jardins à Paris, malgré les demandes répétées de la maire de la capitale Anne Hidalgo. Le Premier ministre émet néanmoins trois conditions qui pourraient amener un changement.
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L'ouverture des parcs et jardins au public est la réponse avancée par la maire de Paris Anne Hidalgo face aux rassemblements de Parisiens au canal Saint-Martin, aux Invalides et aux autres espaces ouverts au public. Ces lieux ont vu les habitants s'entasser en pleine pandémie du Covid-19. Le gouvernement reste pourtant opposé à la demande formulée par l'édile PS, selon un courrier du Premier ministre Edouard Philippe que l'AFP a pu consulter ce vendredi 22 mai. "L'Ile-de-France étant, dans son ensemble, classée dans cette catégorie (rouge, NDLR), il n'est pas envisageable, à ce stade, d'y autoriser l'ouverture des parcs et jardins", écrit le chef du gouvernement à Anne Hidalgo dans cette lettre datée de mercredi.Edouard Philippe cite ensuite trois conditions qui pourraient amener un changement : "une évolution favorable de la situation sanitaire", la mise en place d'un "cahier des charges précis", et enfin une application "homogène" des règles du déconfinement à toute l'Ile-de-France. Il invite enfin la maire de Paris, comme les autres maires franciliens, à engager "une concertation", à la fois entre élus et avec les préfectures de police et de la région.Anne Hidalgo plaide depuis le déconfinement pour la réouverture des parcs et jardins à Paris, y voyant "une question de santé publique". Le 20 mai, elle a publié une photo sur Twitter de la concentration d'enfants et de parents devant un parc aux portes closes. "Voilà pourquoi je demande la réouverture des parcs et jardins à Paris !", a-t-elle martelé.Penélope Komites, adjointe à la mairie chargée des espaces verts, se range du côté d'Anne Hidalgo. "Les Parisiens sont tout à fait capables d'aller dans des parcs et jardins, de respecter la distance. Je ne vois pas pourquoi ils ne respecteraient pas plus la distance dans un parc et un jardin que dans le bois de Vincennes ou le bois de Boulogne", s'est-elle interrogée sur l'antenne de BFMTV ce vendredi 22 mai.Bras de fer entre Anne Hidalgo et le gouvernementPour la maire de Paris, sans l'ouverture de ces parcs "à la promenade, pour y faire du sport, pour marcher, pas pour y faire des pique-niques, les Parisiens seront renvoyés à des trottoirs ou à des espaces comme les berges, le canal Saint-Martin", plaidait-elle le 13 mai.Anne Hidalgo et le gouvernement se livrent un véritable bras de fer autour de ce sujet. "Compte tenu des besoins des Parisiens, car Paris est une ville très dense, je renouvelle ma demande d'ouvrir à la promenade les parcs et les jardins avec port du masque obligatoire", martelait mi-mai la maire de Paris. Ce à quoi Olivier Véran, ministre de la Santé, répondait un "non" ferme. "Ça peut être extrêmement tentant, par le soleil que nous avons aujourd'hui, que les gens se regroupent trop, s'amassent trop, qu'ils ne respectent pas les groupes de dix et qu'ils ne puissent pas respecter les conditions des gestes barrières", justifiait-il.
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Les corps sans vie des deux agents, un homme et une femme, ont été retrouvés dans les locaux de la police municipale d'Avignon, vendredi 5 avril en fin d'après-midi. La piste du crime conjugal est privilégiée.
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Deux policiers municipaux ont été retrouvés morts vendredi dans leurs locaux à Avignon. L'enquête s'oriente vers un "crime conjugal", selon plusieurs sources. "A priori, c'est l'homme qui a tiré sur sa collègue avant de se suicider", a indiqué une source proche du dossier.Les deux personnes étaient seules dans une pièce quand ils ont été découverts, vers 17h30, a indiqué une source policière, confirmant une information de la Provence. Selon cette source, une arme à feu a été retrouvée près des corps.Le procureur de la République s'est rendu sur les lieux. La Direction départementale de la sécurité publique du Vaucluse a indiqué que la Sûreté départementale a été saisie de l'enquête. Les services de la mairie d'Avignon ne souhaitaient pas réagir dans l'immédiat. "L'enquête est en cours et on n'a même pas accès aux lieux", a indiqué une porte-parole de la mairie.
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Un journaliste de 20 Minutes a rapporté sur Twitter une scène dans le métro parisien où trois "gilets hommes" auraient tenu des propos antisémites. Une enquête est ouverte.
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"Ignoble et insoutenable." C'est avec ces mots qu'a réagi dimanche 23 décembre sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, à la scène rapportée par un journaliste de 20 Minutes sur le même réseau social. Dimanche, Thibaud Chevillard, journaliste pour 20 Minutes relate sur Twitter un échange dont il a été témoin dans une rame de la ligne 4 du métro. Le reporter décrit ainsi le comportement de trois "gilets jaunes", "un peu éméchés" à l'encontre d'une dame âgée. "Ce geste est un geste antisémite" Selon lui, les trois hommes ont commencé à faire des "quenelles", le geste controversé inventé par le polémiste Dieudonné. Une provocation qui scandalise une "petite vieille, cheveux grisonnants, le dos voûté" qui s'est alors levée pour leur demander d'arrêter. "Ce geste est un geste antisémite. Je suis juive, j'ai été déportée à Auschwitz, je vous demande d'arrêter".Mais les trois "gilets jaunes" continuent, en rigolant. Puis, l'un d'eux lui a répondu que les "chambres à gaz n'existaient pas", rapporte le journaliste. Les trois hommes l'ont alors insultée et l'un d'eux lui a demandé de quitter la rame, hurlant "dégage la vieille !". Selon le récit du reporter, la vieille dame a fini par descendre du métro. "Ce soir, j'ai juste la gerbe"Thibaud Chevillard poursuit sa série de tweets, en partageant sa honte : "J'ai eu honte de ce que je venais de voir. Honte de n'avoir pas bougé. Ce soir, j'ai juste la gerbe". Le récit est devenu en quelques heures viral sur Twitter. A tel point que le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a vivement condamné ces "actes abjects", affirmant que "tout sera mis en oeuvre pour identifier ces individus".Dans la foulée, la police régionale des transports de la préfecture de police de Paris a annoncé dès dimanche sur Twitter s'être saisie de cette affaire pour mener les investigations.
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En marge de discussions autour de l'OTAN, plusieurs chefs d'État étaient reçus par la reine Elizabeth II à Buckingham Palace. Emmanuel Macron, Justin Trudeau et Boris Johnson ont été surpris en pleine conversation.
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Dans les salons du palais ce 3 décembre, les chefs d'État discutaient entre eux, avant d'aller saluer la reine. Une scène a été captée par les caméras de CBS. On y voit le président français Emmanuel Macron, son homologue canadien, Justin Trudeau ainsi que Boris Johnson parler à quelques centimètres de la princesse Anne. "C'est pour ça que vous étiez en retard", demande Johnson à Macron notamment. Justin Trudeau répond : "Il était en retard parce qu'il a tenu une conférence de presse pendant 40 minutes". Avant de continuer. "On a pu voir les mâchoires de son équipe tomber par terre." Si des bribes de phrases étaient inaudibles, selon la presse, ils parlaient tous de Donald Trump.
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Interpellé par un manifestant mardi, le leader de la France insoumise n'a pas mâché ses mots à l'encontre des forces de l'ordre.
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L'échange fait déjà polémique. Mardi, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites, Jean-Luc Mélenchon n'a pas caché son hostilité vis-à-vis des forces de l'ordre. Alors qu'un manifestant l'interpellait à propos des violences policières qui ont émaillé les rassemblements de gilets jaunes ces derniers mois, le leader de la France insoumise a qualifié les policiers de "barbares" : "Ce sont des barbares. Soyez prudents, parce qu'ils ne s'arrêtent plus maintenant", a lancé le député avant de poursuivre : "Samedi, si j'y avais été, ils me tuent. Ils attendent le prétexte. Et puis après, c'est moi qui pleure de voir qu'ils vous éborgnent". Son interlocuteur lui répond alors que la foule l'aurait "protégé". Puis Jean-Luc Mélenchon salue les manifestants en leur souhaitant bon courage. Christophe Castaner demande des "excuses"Sa sortie, prononcée devant les caméras, a été aussitôt épinglée par les policiers. Pour Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat SGP Police-FO interrogée par LCI, le cas de Jean-Luc Mélenchon relève "de la psychiatrie". Elle juge cette séquence "indigne" et "pathétique". "Jean-Luc Mélenchon a des idées dangereuses et nauséabondes parce que, finalement, il nourrit la violence à notre encontre", poursuit-elle. Denis Jacob, du syndicat Alternative CFDT, dénonce quant à lui sur BFMTV "une véritable incitation à la haine". Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, dénonce sur Twitter une "inacceptable insulte" et demande des "excuses" à Jean-Luc Mélenchon. Ce à quoi le député des Bouches-du-Rhône rétorque vertement, sur le même réseau social, que "après 24 éborgnés, 5 mutilés et 2 morts, Christophe Castaner doit des excuses aux Français."
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Dans l'Hexagone, le pourcentage de salariés absents de leur poste atteint 4,72% dans le privé et 8,34 % dans la fonction publique, révèle une étude publiée dans Le Parisien.
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La facture est lourde, très lourde. En 2017, l'absentéisme au travail a coûté près de 108 milliards d'euros à l'économie française, selon les estimations établies par l'Institut Sapiens, un think tank libéral. À titre de comparaison, cette somme correspond à 1,4 fois le montant de l'impôt sur le revenu, ou encore à la totalité du budget annuel de l'Éducation nationale, précise l'étude parue mercredi 21 novembre. En moyenne, un salarié du privé est absent 10,1 jours par an, un chiffre qui grimpe à 17,8 jours pour les fonctionnaires. Tous secteurs confondus, le coût de l'absentéisme s'élève à 4.059 euros par an et par employé : cette moyenne est de 3.521 euros dans le privé et de 6.223 euros dans le public.Un phénomène qui s'amplifieL'étude, menée en partenariat avec l'Institut de socio-économie des entreprises et des organisations (Iséor), insiste sur la tendance de fond qui n'est pas à l'amélioration puisque les absences sont plus nombreuses chaque année. Quelles sont les causes de cette désertion des bureaux ? Les auteurs de l'enquête soulignent, en premier lieu, les arrêts maladie habituels, comme les congés maternités, accidents du travail ou simples rhumes passagers. Ces arrêts représentent un tiers des absences. Les deux tiers restants sont liés à des troubles psychologiques ou physiques, liés "à 99% à des conditions de travail dégradées". La palette des problèmes induits par le travail est large, pouvant aller de douleurs articulaires au burn out. Mauvais managementPour les auteurs de cette étude, les mauvaises conditions de travail s'expliquent en grande partie par des techniques managériales inadaptées, qui traduisent une vision dépassée des rapports en entreprise. "Le problème le plus préoccupant est en lien avec une perte croissante de sens des salariés vis-à-vis de leur travail et un manque de considération", commente Laurent Cappelletti, directeur de programme à l'Iséor et coauteur de l'étude. À noter que les salariés désignés comme "oisifs ou fainéants" sont une exception dans le monde du travail.
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Le ministre a évoqué à demi-mots les condamnations de Brigitte Bardot pour incitation à la haine raciale, incompatibles selon lui avec la défense des animaux.
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Qualifié de "lâche assassin par chasseurs interposés" par Brigitte Bardot, François de Rugy a appelé lundi 4 février l'ancienne égérie française à la "modération".Le ministre de la Transition écologique et solidaire a répondu sur Twitter à l'ex-actrice et militante pour la cause animale, qui dénonce la prolongation de la période réglementaire de la chasse à l'oie cendrée. Après avoir déjà qualifié Nicolas Hulot de "trouillard" quand il était en fonction, Brigitte Bardot a accusé lundi son successeur, entre autres, de "traîtrise" à sa fonction. "Ce poste ministériel indispensable exige une protection rigoureuse de la nature (...) Je vous méprise car vous ignorez la valeur de la vie", écrit-elle à François de Rugy."Vous vous êtes fait une spécialité (...) d'insulter les ministres", lui a rétorqué le ministre lundi soir dans une lettre diffusée sur Twitter. "L'oie cendrée n'est pas une espèce menacée, bien au contraire", assure François de Rugy, avant de riposter. "La protection de la condition animale est le prolongement de convictions humanistes, incompatibles avec les positions que vous avez tenues par ailleurs et qui vous ont valu plusieurs condamnations", réplique François de Rugy à Brigitte Bardot, condamnée plusieurs fois pour incitation à la haine raciale."Vos propos, insultants et diffamatoires, desservent la cause que vous prétendez défendre", conclut le ministre. Ces derniers mois, l'ancienne actrice avait aussi interpellé Emmanuel Macron à plusieurs reprises au sujet de la cause animale. Après l'avoir rencontré, elle avait loué son "attention" et sa "bonne disposition". Mais en août, après des arbitrages sur la réforme de la chasse, elle s'était dite "furieuse" et l'avait accusé de se mettre "à genoux" devant les chasseurs.La chasse à l'oie cendrée, qui s'arrête normalement fin janvier, a pu se poursuivre en ce début février, selon un arrêté publié jeudi dernier. Un texte aussitôt attaqué par la LPO (Ligue de protection des oiseaux) devant le Conseil d'État, dont la décision est attendue très prochainement.
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Plusieurs centaines de personnes ont manifesté vendredi à Londres mais aussi à Barcelone, Amsterdam, Genève ou Dublin pour appeler à sauver l'Amazonie en proie à des incendies, répondant à un appel à la mobilisation à travers le monde pour le poumon "en feu" de la planète. Et vous, vous sentez-vous concernés par cette catastrophe qui touche le poumon de la Terre ?
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Devant l'ambassade du Brésil à Londres, les manifestants arboraient des panneaux "Arrêtez la destruction maintenant" ou encore "Sauvez notre planète", ainsi que le logo du mouvement écologiste Extinction Rebellion (XR), qui avait appelé à ce rassemblement sous le slogan "Nos poumons sont en feu". Le Premier ministre britannique Boris Johnson a vivement réagi : ces incendies "ne sont pas seulement bouleversants, il s'agit également d'une crise internationale", a-t-il dit sur Twitter, à la veille du sommet du G7 à Biarritz (France), où les dirigeants français Emmanuel Macron, allemand Angela Merkel et canadien Justin Trudeau entendent évoquer la question."Sauvez l'Amazonie!", criaient les manifestants depuis le trottoir en face de l'ambassade brésilienne, tenus à distance par des barrières de la police. Parmi eux, de nombreux enfants accompagnés de leurs mères, dessinant à la craie par terre, soufflant des bulles de savon ou fabriquant des couronnes de feuilles. "Je suis très préoccupée par le changement climatique, et tout particulièrement par l'impact de l'élevage en Amazonie et sur la planète", a expliqué à l'AFP Lucy Brown, 41 ans, qui travaille dans le secteur caritatif, venue avec ses deux enfants de 2 et 4 ans. "Images horribles""Nous avons tous vu ces images horribles et nous voulons faire quelque chose en solidarité avec les gens au Brésil", a abondé Luisa Steward, professeure d'anglais de 36 ans. "Nous avons des enfants et nous voulons qu'ils grandissent dans un monde encore doté de ses poumons", a-t-elle ajouté.Le président brésilien Jair Bolsonaro, un climato-sceptique, était sous pression internationale alors que les feux dans la plus vaste forêt tropicale de la planète se propagent rapidement. Selon l'Institut national de recherche spatiale (INPE) du Brésil, il y a eu près de 2.500 nouveaux départs de feu en l'espace de 48 heures dans l'ensemble du Brésil. La déforestation, qui avance rapidement, en est la principale cause. D'après l'INPE, 75.336 feux de forêt ont été enregistrés dans le pays de janvier jusqu'au 21 août - soit 84% de plus que sur la même période de l'an dernier - et plus de 52% concernent l'Amazonie.Des manifestations étaient également prévues vendredi à Sao Paulo et Rio, ainsi que devant d'autres ambassades et consulats du Brésil à l'appel d'Extinction Rebellion et de "Fridays for Future", le mouvement de la jeune Suédoise Greta Thunberg, égérie de la lutte contre le réchauffement climatique, notamment à Berlin, Madrid et Turin (nord de l'Italie). A Barcelone, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le consulat brésilien pour critiquer le gouvernement de Jair Bolsonaro. Amazonie : manifestation de soutien dans les rues de Londrespar euronews (en français)"Ces incendies sont provoqués avec le consentement du gouvernement brésilien qui ne fait rien pour les arrêter. S'il y a une personne à blâmer, c'est Monsieur Jair Bolsonaro", a dit à l'AFP Aitor Urruticoechea, porte-parole de "Fridays for Future" dans la ville catalane. La branche néerlandaise de ce mouvement a mené une courte action vendredi après-midi sur la fameuse place du Dam à Amsterdam. Selon l'agence de presse néerlandaise ANP, les manifestants ont effectué un "die-in" pendant une dizaine de minutes, couchés sur le sol, prétendant être morts.Une centaine de personnes ont aussi protesté devant le consulat du Brésil à Genève. A Dublin, une centaine de personnes ont occupé l'entrée d'un bâtiment qui abrite l'ambassade brésilienne. D'autres rassemblements sont prévus, à Varsovie et Lisbonne samedi et Bruxelles lundi.
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Les médecins notent que certains patients atteints du Covid-19 présentent toujours les mêmes symptômes plusieurs semaines après avoir contracté la maladie. Un mystérieux phénomène qui intrigue.
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Certains patients atteints du covid19 souffrent toujours de symptômes au bout du 45e jour. "Assez intriguant", juge le docteur Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches ce vendredi 22 mai sur le plateau de LCI. "Des généralistes nous appellent en disant 'C'est étonnant, on a des gens qui nous racontent avoir fait le Covid pendant la période du confinement, un certain nombre avait consulté - pas tous, puisqu'il y avait le confinement -, et qui présentent les mêmes signes qu'au début de la maladie'. Comme si le film se déroulait à l'envers, finalement. Ils sont à plusieurs mois d'évolution, après avoir eu une certaine lune de miel où il n'y avait plus aucun symptôme. La plainte majeure, c'est une grande fatigue, des douleurs musculaires - comme un syndrome grippal qui persisterait dans le temps", détaille-t-il. A quoi est dû ce phénomène, qui reste néanmoins rare ? Le docteur Benjamin Davido émet une hypothèse : "Le virus ne se réveille probablement pas, puisque ce qui a été montré c'est qu'on ne peut pas le mettre en culture donc c'est du virus mort. C'est probablement des cellules de l'immunité qui font une sorte de recyclage, qui remontent à la surface. (...) C'est une bonne réponse, c'est la machine qui se remet en marche, qui travaille probablement de façon décalée", continue-t-il.Selon Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Bichat à Paris, "en général, c'est l'inflammation induite par le virus et non le virus lui-même qui est à l'origine de la réapparition des symptômes. On ne sait pas exactement pourquoi. On pense que cela arrive chez des gens qui n'ont pas développé d'anticorps, peut-être parce qu'ils sont immunodéprimés", explique-t-il auprès du Parisien.Autre hypothèse : "Peut-être qu'il s'agit de dégâts provoqués par le coronavirus sur certains organes", évoque, toujours à nos confrères du Parisien, Jean-Paul Stahl, professeur de maladies infectieuses et tropicales au CHU de Grenoble. Le docteur François Trémolières, ancien chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines, s'inquiète dans les colonnes de France Bleu "qu'on voie apparaître des choses comme des maladies chroniques", comme le zona, qui peuvent faire souffrir, en particulier les personnes âgées, durant "des années et qui peuvent être très handicapantes".
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Selon les informations du Dauphiné Libéré, Nordahl Lelandais aurait été hospitalisé ce vendredi après-midi.
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Deux jours après avoir avoué le meurtre de la petite Maëlys, disparue dans la nuit du 26 au 27 août à Pont-de-Beauvoisin, Nordahl Lelandais, aurait été transféré dans une unité hospitalière à Lyon ce vendredi 16 février.Selon Franceinfo, l'ex-militaire de 34 ans aurait été hospitalisé "par précaution" à la demande de Nordahl Lelandais qui disait avoir "des angoisses".Le Dauphiné précise également que depuis quelques jours, il recevait jour et nuit des visites toutes les 45 minutes dans sa cellule de la prison de Saint-Quentin-Fallavier, pour éviter qu'il ne tente de mettre fin à ses jours. Le 3 septembre dernier, Nordahl Lelandais avait été mis en examen pour enlèvement et séquestration de mineur. Le 30 novembre, l'ex-maître-chien était une nouvelle fois mis en examen dans une autre affaire, cette fois pour le meurtre du caporal Arthur Noyer, disparu en avril 2017.
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Malgré les tirs d'un surveillant, un détenu du centre pénitentiaire de Fresnes s'est évadé dans l'après-midi de dimanche 30 décembre. Un dispositif de recherche a été mis en place.
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L'individu est un habitué des tentatives d'évasion.Il n'en est pas à son coup d'essai. Un détenu du centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne) est parvenu à s'échapper, dimanche 30 décembre en milieu d'après-midi. Au moins un surveillant a tenté de le stopper, en faisant usage de son arme à feu.Selon les explications de l'administration pénitentiaire, recueillies par l'AFP, l'homme a réussi à s'échapper vers 16h40 en escaladant le mur d'enceinte. Le fugitif se serait blessé aux mains en franchissant des barbelés.Cet individu de 29 ans faisait l'objet d'une surveillance particulière, en raison d'une précédente évasion lors d'un procès au tribunal de Créteil en décembre 2016, précise une source proche du dossier confirmant une information du Parisien. Le quotidien évoque aussi une condamnation pour une tentative d'évasion avec violence en 2012.Libérable en 2026, il avait été notamment condamné pour extorsion en bande organisée, vol par effraction et recel en bande organisée.L'administration réorganiséeEn août, une enquête avait été ouverte après le survol par deux drones de cette prison. Celle-ci est l'une des plus grandes de France, avec environ 2.500 détenus.En juillet dernier, le braqueur récidiviste Redoine Faïd s'était évadé de la prison de Réau (Seine-et-Marne), lors d'une opération spectaculaire au cours de laquelle un hélicoptère s'était posé dans la cour d'honneur. Après trois mois de cavale, il avait été arrêté le 3 octobre 2018 dans un appartement de Creil (Oise).Son évasion avait suscité une polémique sur la sécurité dans les prisons et entraîné une réorganisation des services de l'administration pénitentiaire, jugée "insuffisamment réactive" lors de cet épisode.
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La présidente du RN Marine Le Pen a critiqué vendredi les nouvelles restrictions visant les bars et les restaurants pour endiguer l'épidémie de Covid-19, qui vont ajouter selon elle "de la détresse économique et sociale à la détresse sanitaire".
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"La fermeture totale ou la restriction horaire majeure des bars et des restaurants risque de tuer l'économie et de plonger dans une grande difficulté des milliers de chefs d'entreprise et de salariés. N'ajoutons pas de la détresse économique et sociale à la crise sanitaire!", a tweeté la dirigeante d'extrême droite.La fermeture des bars et restaurants à Marseille, placée en "zone d'alerte maximale", a provoqué la colère d'élus locaux et de restaurateurs. Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés vendredi matin devant le tribunal de commerce de la ville pour protester contre ces mesures.Le Rassemblement national a aussi critiqué vendredi, avec Les Républicains, "l'impuissance" du gouvernement face au Covid-19 et "le naufrage en direct" selon eux du Premier ministre Jean Castex la veille lors d'une émission politique.Jean Castex est "l'avocat d'un Etat en faillite qui est aujourd'hui incapable de protéger les Français", a estimé sur France 2 le numéro deux du RN Jordan Bardella."La France traverse une crise sanitaire, économique, d'autorité historique. Et ce soir, le Premier ministre de la France, entouré de ses potes de stage du gouvernement, offre aux Français un spectacle effrayant de vide. Oui, ce bricolage, cette impuissance, ce baratin, sont effrayants", a tweeté jeudi soir le secrétaire général des Républicains Aurélien Pradié.Dans l'émission "Vous avez la parole" de la chaîne jeudi soir, Jean Castex a dit assumer la politique du gouvernement face au Covid-19 et un nouveau record de plus 16.000 contaminations. "On ne joue pas avec une épidémie", a-t-il mis en garde, en appelant à "la responsabilité" face au virus.M. Castex a également admis ne pas avoir téléchargé l'application de traçage de contacts StopCovid, pourtant promue par le gouvernement pour lutter contre la propagation du coronavirus."On n'est plus à une contradiction près dans ce gouvernement. Où est passée la doctrine du gouvernement?", a réagi à ce sujet le président des députés LR Damien Abad. "Plus rien ne m'étonne de la part de ce gouvernement", a déploré Jordan Bardella.Pour le porte-parole du RN Sébastien Chenu, "le naufrage en direct" de Jean Castex "symbolise à merveille le naufrage de l'Etat. Des ministres qui n'ont pas l'appli StopCovid. Un refus de dire que les délinquants doivent avoir peur. +Se battre+ sans garantie sur Bridgestone. 0 direction".
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L'ancienne députée Front national a annoncé mercredi l'ouverture d'une antenne de l'Issep à Madrid, en posant aux côtés du conseiller du patron du parti d'extrême droite espagnol Vox.
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Retraitée de la politique électorale, Marion Maréchal a lancé en septembre 2018 à Lyon l'Institut de sciences sociales, économiques et politiques (Issep) pour y former une "nouvelle élite politique" et défendre "enracinement" et "identité culturelle". L'ancienne députée Front national (aujourd'hui rebaptisé Rassemblement national, RN) voit désormais plus grand et annoncé mercredi 29 janvier l'ouverture d'une antenne en Espagne. "Aujourd'hui, nous finalisons les démarches administratives avec l'équipe espagnole pour créer l'Issep Madrid. Cette filiale de l'Issep Lyon ouvrira ses portes d'ici quelques semaines et accueillera rapidement des étudiants", a écrit sur Twitter la nièce de Marine Le Pen, qui a toujours sa carte au RN.Son tweet est assorti d'une photo où on la voit à la même table que Kiko Méndez Monasterio, conseiller de Santiago Abascal, le patron du parti d'extrême droite espagnol Vox. Vox est entré en force au parlement espagnol lors des élections législatives de novembre. Formation marginale il y a un an, elle est passée de 24 à 52 députés, devenant la troisième force du pays.Après avoir été la vedette d'une "convention de la droite" à Paris fin septembre qui avait nourri les spéculations sur son éventuel retour en politique, et qui s'était muée en une virulente dénonciation de l'islam et d'un "grand remplacement" supposé de la population française par l'immigration, l'ancienne élue du Vaucluse avait annoncé qu'elle n'avait "pas l'intention d'être candidate à la présidentielle de 2022". Scrutin auquel sa tante entend concourir.
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Les Etats-Unis ont créé vendredi la surprise à l'ONU en mettant un coup d'arrêt à la mise au vote d'un projet de résolution de la Tunisie et de la France sur la pandémie de Covid-19, après avoir entériné la veille un compromis.
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Négocié laborieusement depuis près de deux mois, le texte vise principalement à soutenir un appel à un cessez-le-feu du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lancé le 23 mars pour faciliter la lutte contre la maladie dans les pays en crise ou en guerre. Washington "ne peut soutenir le projet de résolution actuel", a annoncé sans autre détail, au milieu d'une procédure devant mener à un scrutin, l'administration américaine à ses 14 partenaires du Conseil de sécurité, provoquant leur sidération.Jeudi, les Américains avaient pourtant donné leur accord, ont commenté des négociateurs sous couvert de l'anonymat.La dernière version du projet, obtenue par l'AFP, réclamait, outre une "cessation des hostilités" et une "pause humanitaire pendant 90 jours" pour faciliter l'aide aux populations les plus éprouvées, "une coordination renforcée" entre membres de l'ONU.Mention la plus délicate de la négociation en raison d'une vive opposition sino-américaine, le texte soulignait "la nécessité urgente de soutenir tous les pays comme les entités pertinentes du système des Nations unies, y compris les agences de santé spécialisées".Une manière de parler de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) sans en parler...Vent debout contre cette agence onusienne accusée de manquer de transparence et d'avoir tardé à prévenir des terribles conséquences à venir de la pandémie, Washington a menacé d'utiliser son veto si une mention explicite était faite à l'OMS. Pékin a aussi brandi son droit de veto mais si aucune référence ne lui était faite, un point soutenu par d'autres membres du Conseil de sécurité. - "Prochaine pandémie" -"De notre point de vue, l'objectif devrait être de soutenir l'appel du secrétaire général à un cessez-le-feu dans le monde" et non de servir les "faux discours" de la Chine sur le déclenchement de la pandémie à Wuhan, a expliqué à l'AFP un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat."Le Conseil devrait aller de l'avant soit avec une résolution limitée à un soutien au cessez-le-feu, soit avec une résolution élargie parlant pleinement du besoin d'un engagement renouvelé des Etats membres à la transparence et à la responsabilité dans le contexte du Covid-19", a-t-il ajouté. "La transparence et des données fiables sont essentielles pour aider le monde à combattre la pandémie en cours, et la prochaine", a insisté ce responsable américain.Interrogé par l'AFP sur la suite à attendre, l'ambassadeur français à l'ONU, Nicolas de Rivière, a indiqué vouloir "bien sûr continuer à rechercher un accord s'il y a un espace pour cela". "Les consultations se poursuivent pour convaincre les Américains", a déclaré de son côté son homologue tunisien, Kais Kabtani, en promettant que la procédure pour aller à un vote allait reprendre.Selon des diplomates, les Etats-Unis avaient lâché du lest dans leur bras de fer avec la Chine en acceptant il y a plus d'une semaine de retirer leur demande d'une mention sur la "transparence" dans le texte franco-tunisien. "La balle était depuis dans le camp chinois", relevait récemment l'un d'entre eux sous couvert d'anonymat.Pour un ambassadeur membre du Conseil de sécurité, la volte-face américaine vendredi est "une très, très mauvaise nouvelle pour les Nations unies, le Conseil de sécurité et le multilatéralisme".Ironie de l'histoire, la responsabilité du Conseil de sécurité a été tout au long de ce vendredi au coeur d'une vaste visioconférence organisée par son président en exercice, l'Estonie, à l'occasion du 75e anniversaire de la fin de la Deuxième guerre mondiale. Plus d'une cinquantaine de ministres du monde entier y ont participé, dont une majorité avec des "plaidoyers en faveur du multilatéralisme".
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Un juge américain a interdit à la Californie de placer un avertissement sur les risques de cancer sur le désherbant Roundup, une victoire pour Bayer, son fabricant.
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Le géant allemand de l'agrochimie est engagé depuis deux ans dans un litige avec des milliers de plaignants au sujet des risques supposés de cancer liés à l'utilisation de désherbants tels que le Roundup.L'affaire tranchée lundi soir concerne elle la "Proposition 65", une loi adoptée en Californie en 1986, qui oblige à étiqueter en conséquence les produits dont le risque cancérigène est reconnu par l'Etat.L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a classé le glyphosate, un composant du Roundup, comme "probablement cancérigène", mais le juge William Shubb a fait valoir que "plusieurs autres organisations", y compris l'agence américaine de protection de l'environnement et d'autres agences de l'OMS, "ont conclu qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves, ou pas de preuves du tout, montrant que le glyphosate cause le cancer".L'avertissement californien selon lequel le glyphosate cause le cancer est "trompeur", et de telles affirmations ne sont pas "purement factuelles", a déclaré le juge dans une décision de 34 pages.William Shubb avait déjà rendu un jugement préliminaire en ce sens en 2018. Cette fois, il a rejeté les arguments de la Californie et rendu l'interdiction permanente.L'Allemand Bayer a acquis l'Américain Monsanto en 2018 et fait face à des litiges sans fin depuis. En mars, il a fait état d'environ 48.600 poursuites en cours aux Etats-Unis.L'entreprise a subi des pertes importantes en conséquence, mais les juges ont réduit les amendes décidées par les jurys.William Shubb a précisé que les jugements rendus contre Bayer n'affectaient pas la question de la "Proposition 65"."Les jurys devaient déterminer si les preuves, telles que présentées dans ces cas-là, montraient qu'il était plus probable que le glyphosate ait donné le cancer à ces plaignants que le contraire", a-t-il élaboré."Ces jurys ont décidé que oui, mais la question sur le potentiel cancérigène du glyphosate est une question séparée".
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Ce budget de crise, déjà critiqué, sera débattu mardi au Sénat.
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Dans la nuit de vendredi à samedi, l'Assemblée nationale a adopté un budget de crise pour tenter d'affronter la tempête économique et sociale provoquée par l'épidémie du Covid-19. Ce second projet de loi de finances rectificative (PLFR), qui sera débattu mardi au Sénat, prend en compte l'enveloppe globale de 110 milliards d'euros annoncée par le gouvernement face à "l'urgence économique". Dans l'opposition, malgré des réserves, LR et le PS ont voté le texte, contrairement aux communistes et aux insoumis. Qui paiera ces nouvelles dépenses ? La gauche et l'extrême-droite ont d'ores et déjà lancé le débat en réclamant le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour faire contribuer les plus riches, alors que le gouvernement refuse toute hausse d'impôts à ce stade. Autre pomme de discorde, les 20 milliards d'euros prévus pour recapitaliser des entreprises stratégiques en difficulté, notamment dans l'aéronautique et l'automobile. Les oppositions ont demandé des éclaircissements et les ONG ont dénoncé plus tôt "un chèque aux grands pollueurs sans conditions". "Ces aides publiques, qui pourraient bénéficier à des entreprises comme Air France ou Renault, ne sont assorties d'"aucune condition (...) alors qu'elles pourraient renflouer des entreprises polluantes, qui contribuent fortement au dérèglement climatique", dénonce dans un communiqué Oxfam, Greenpeace et les Amis de la Terre.Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a assuré devant l'Assemblée qui examinait le projet de budget que ces 20 milliards ne seraient "pas un chèque en blanc" notamment en matière environnementale. Il y aura ainsi deux séries de "conditions" pour les entreprises aidées : "un effort de redressement et de compétitivité" ainsi qu'"une politique environnementale ambitieuse", a affirmé le ministre.Un amendement LREM a ainsi été voté dans la nuit pour que ces entreprises soient "exemplaires" en termes de responsabilité sociale et environnementale, "en particulier en matière de lutte contre le changement climatique". Du "pipeau" selon la non inscrite et ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho. Et du simple "greenwashing", considère le député ex-LREM et proche de Nicolas Hulot Matthieu Orphelin, auteur d'un amendement rejeté. Dans l'hémicycle, la socialiste Christine Pires Beaune a réclamé la liste des entreprises que l'Etat pourrait soutenir avec ces 20 milliards d'euros, en dénonçant une "omerta": "Nous ne savons pas qui va en profiter et à quelle hauteur". "Cet amendement nous propose globablement de ne rien changer car les entreprises ont déjà des politiques de RSE (...) non contraignantes et qui ne permettent pas d'aligner leurs activités avec l'Accord de Paris", estime Cécile Marchand, des Amis de la Terre.Le projet de loi de finances rectificative prévoit également un recul de 8% du Produit intérieur brut (PIB) en 2020, un déficit public d'environ 9,1% du PIB et une dette à 115%. Il porte également à 24 milliards d'euros les crédits destinés à financer le chômage partiel, qui concerne désormais 9 millions de salariés, plus d'un sur trois.Ce texte finance également la prime exceptionnelle de 500 à 1.500 euros destinée aux soignants et intègre l'aide aux ménages les plus modestes (allocataires des minimas sociaux) de 150 euros, plus 100 euros par enfant, annoncée par l'exécutif mercredi. En fin d'après-midi, les députés ont par ailleurs adopté une baisse de la TVA, de 20 à 5,5%, sur les masques et le gel hydroalcoolique pour les rendre plus accessibles pendant cette crise.
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Le gouvernement a indiqué mercredi qu'il étudiait les moyens de "dissoudre" Génération identitaire après une action anti-immigration sur le toit de la CAF de Bobigny.
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Le mouvement d'extrême droite radical français Génération identitaire a confirmé jeudi 4 avril avoir reçu deux dons du tueur de Christchurch en septembre 2017. "Nous avons retrouvé deux traces de dons pour un montant total de 1.000 euros" versés en septembre 2017, a affirmé Romain Espino, représentant du mouvement, confirmant en partie une information de la presse autrichienne. "Nous avons eu ces informations tard hier soir et nous les avons transmises ce matin à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI)", a-t-il ajouté."Des démarches ont été entreprises sur des comptes qui avaient été fermés en raison d'un changement de banque. Ces dons en ligne étaient passés par une société tierce, Stripe, qui a retrouvé dans son fichier le nom" de Breton Tarrant, a expliqué M. Espino.Cet extrémiste australien, autoproclamé "fasciste", a massacré le 15 mars cinquante personnes dans deux mosquées de la ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Le porte-parole de Génération Identitaire a indiqué n'avoir eu aucun contact avec l'auteur du carnage, expliquant qu'il s'agissait d'un "don en ligne, que tout le monde peut faire de n'importe où sur la planète". M. Espino a ajouté qu'il ne "partageait rien" avec Brenton Tarrant, qu'il qualifie de "terroriste". "Ses intentions étaient orientées sur la violence alors que les nôtres sont axées sur l'action politique, dans les règles du débat", a-t-il souligné auprès de l'AFP. Dans un communiqué, le mouvement français affirme que Brenton Tarrant, "en faisant un don à Génération identitaire, espère précisément pousser le gouvernement à nous attaquer et susciter une réaction radicale de notre part". "De notre côté, nous avons toujours agi de façon non-violente pour éveiller les consciences et nous sommes convaincus que nos idées peuvent arriver au pouvoir par ce biais".Avant de passer à l'action, Brenton Tarrant avait publié un "manifeste" raciste intitulé "Le grand remplacement", en référence à une thèse conspirationniste populaire dans les milieux d'extrême droite qui dénonce une prétendue substitution des populations blanches européennes et chrétiennes par des immigrés de couleur, majoritairement musulmans. L'enquête a révélé que Breton Tarrant avait effectué plusieurs séjours en Europe qui ont nourri sa radicalisation et son idéologie raciste.Vers une dissolution ?Une autre donation effectuée par Brenton Tarrant au profit du Mouvement identitaire autrichien (IBÖ), en 2018, a déclenché la semaine dernière une enquête des autorités autrichiennes. Cofondateur et dirigeant de l'IBÖ, l'Autrichien Martin Sellner a reconnu avoir reçu un virement de 1.500 euros de M. Tarrant. Mais il a assuré ne pas avoir eu de contact personnel avec lui. Le gouvernement autrichien, qui associe le parti conservateur ÖVP et le parti d'extrême droite FPÖ, a précisé à la suite de ces révélations qu'il n'excluait pas une dissolution de l'IBÖ.Le gouvernement français a pour sa part indiqué mercredi qu'il étudiait les moyens de "dissoudre" Génération identitaire après une récente action anti-immigration de ses militants sur le toit d'un bâtiment administratif de la CAF en Seine-Saint-Denis.
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Déjà rejetée en première lecture, la procréation médicalement assistée post-mortem, a à nouveau été rejetée par les députés, à l'issue d'un vif débat, divisant la majorité.
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A l'issue d'un débat très nourri, l'Assemblée nationale s'est à nouveau opposée mercredi à la PMA post-mortem, avec les gamètes d'un conjoint décédé, lors de l'examen en deuxième lecture du projet de loi bioéthique.Les députés, puis les sénateurs, s'étaient déja prononcés contre en première lecture, suivant en cela l'avis du gouvernement, avec un vote plus serré que cette fois. Le débat a été marqué par des divisions au sein de la majorité. Interdite en France mais autorisée en Belgique ou en Espagne, la procréation médicalement assistée post-mortem consiste à réaliser une PMA après le décès du conjoint, sous forme d'insémination de sperme ou d'implantation d'un embryon conçu avec les gamètes du couple, puis congelé avant le décès de l'homme.Certains députés défendaient d'ailleurs une PMA post-mortem limitée aux embryons déjà conçus, dans le sillage d'un avis du Conseil consultatif national d'éthique.Les partisans de la PMA post-mortem, dont le co-rapporteur LREM Jean-Louis Touraine, ont estimé qu'il était "paradoxal" d'autoriser les femmes seules à recourir à une PMA, comme le prévoit ce projet de loi, mais de ne pas permettre à une femme de poursuivre après le décès de son conjoint un "projet parental" déjà engagé.Contre cette mesure, la ministre de la Recherche Frédérique Vidal a souligné les "pressions familiales" qui pourraient s'exercer sur les veuves, mais aussi les problèmes en matière de filiation ou de succession."Concevoir un enfant orphelin""On a beaucoup entendu parler de projet parental", mais "le décès d'un membre du couple détruit le projet tel qu'il a été imaginé et pensé", a-t-elle estimé. "Concevoir un enfant orphelin me met mal à l'aise", a aussi insisté la députée LREM Anne-Laurence Petel.Pour son collègue "marcheur" Jean-François Mbaye, ça n'a au contraire "aucun sens" de ne pas autoriser la PMA post-mortem si on autorise la PMA aux femmes seules. "Les femmes n'ont pas besoin que nous décidions à leur place. Pourquoi nous sentons-nous obligés de nous immiscer dans l'intimité de ces femmes?", a-t-il lancé.L'enfant n'est "pas un palliatif" à la mort de son conjoint, mais "laissons le choix aux femmes", a aussi plaidé Emilie Chalas (LREM). "Nous nous opposons à la PMA post-mortem. Une veuve et une femme seule, ce n'est pas la même chose", a souligné pour sa part la LR Annie Genevard.
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Les procédures de sécurité ont permis de bloquer l'agresseur dans le sas d'accès à l'établissement.
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Une jeune homme a tenté de s'introduire dans un lycée des quartiers nord de Marseille avec une arme de poing, le 15 octobre dernier. Une enquête a été ouverte, a indiqué mardi 23 octobre une source policière, confirmant une information transmise à l'AFP par un professeur sous couvert d'anonymat. L'enquête, confiée à la sûreté urbaine de la division Nord, a été initiée le 16 octobre, après la plainte déposée par le lycée, a précisé le porte-parole de la Direction de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône.Les faits se sont déroulés le lundi 15 octobre, vers 15h30, au lycée professionnel La Calade, dans le 15e arrondissement de la cité phocéenne, a témoigné l'un des professeurs de l'établissement, qui a pu visionner les images des caméras de surveillance. Devant le lycée, un jeune homme pointe une arme vers un lycéen qui vient de sortir de cours et rebrousse chemin pour se réfugier dans le bâtiment. Son poursuivant reste bloqué dans le sas d'entrée, sans pouvoir pénétrer dans le lycée. Il prend la fuite. Le professeur à l'origine de l'information affirme vouloir "briser l'omerta", dans le sillage de la vidéo d'un élève menaçant sa professeure avec une arme factice dans un lycée de Créteil (Val-de-Marne) ce week-end. "'Pas de vague', 'bienveillance': ça fait dix ans que j'entends ça quand nous devons faire face à un problème !", proteste l'enseignant marseillais. "Bombes lacrymogènes, ciseaux, cutters: les conflits entre élèves sont réguliers, un millième des incidents sont connus du grand public; quant aux insultes et aux menaces, c'est au minimum hebdomadaire", assure-t-il. Selon l'enquête, le jeune homme armé est arrivé à scooter avec un complice, peut-être pour solder une embrouille entre la victime et un autre lycéen, également âgé de 17 ans, "pour un motif plus que léger, l'un des deux qui aurait parlé à la copine de l'autre". Placé brièvement en garde à vue, le lycéen impliqué dans cette "altercation verbale" le matin-même, a nié le moindre rôle dans l'agression de l'après-midi, affirmant ne connaître ni la personne armée ni celui qui l'accompagnait, a précisé le porte-parole de la DDSP. "L'enquête est prise très au sérieux et progresse de façon énergique".ARME FACTICE ? "IMPOSSIBLE À DIRE"Quant à l'arme brandie, "c'est une arme de poing, un pistolet automatique peut-être. Mais impossible de dire avec certitude si elle était factice ou non", a-t-on précisé de même source, en soulignant que "depuis des années, chaque établissement scolaire a un référent scolaire au sein de la police, qu'il peut appeler au moindre problème. Pour le lycée la Calade, c'est le chef de la division Nord". Le porte-parole du rectorat d'Aix-Marseille a nié toute "omerta", soulignant "l'efficacité des procédures de sécurité, parfaitement appliquées, qui ont permis de bloquer l'agresseur". "Quant aux policiers, ils étaient sur place cinq minutes après notre appel au référent scolaire", a-t-il souligné. Une telle tentative d'intrusion dans un lycée avec une arme à feu est rarissime à Marseille, a affirmé à l'AFP Pierre-Marie Ganozzi, de la FSU, rappelant un incident 2012 au cours duquel un élève du lycée Diderot, poursuivi par deux hommes, avait dû se réfugier dans le bureau de la proviseure. En janvier dernier, deux adolescents de 15 et 16 ans avaient été blessés aux bras à coups de couteau par un camarade de 17 ans, lors d'une bagarre au lycée Charlotte-Grawitz de Marseille. Le 1er décembre 2016, un élève de 16 ans était décédé au lycée professionnel Poçinso-Chapuis, victime de deux coups de couteau lors d'une dispute avec un autre lycéen au sujet d'un casier de rangement.
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Île-de-France, Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté, ainsi que le département de Mayotte sont en "rouge", sur la carte du ministère de la Santé.
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L'épidémie de coronavirus a fait 178 morts de plus en 24 heures en France, portant le bilan total à 25.987 décès depuis le 1er mars, a indiqué jeudi 7 mai la Direction générale de la santé dans un communiqué.La pression sur les services de réanimation continue de s'alléger et moins de 3.000 personnes sont désormais hospitalisées en réanimation (2.961), après un recul de 186 patients. Au total, 23.208 personnes sont toujours hospitalisées pour une infection au Covid-19 en France. L'Île-de-France, le Grand-Est, les Hauts-de-France et l'Auvergne-Rhône-Alpes restent les régions les plus touchées et concentrent 72% des hospitalisations. Depuis le début de l'épidémie, 25.987 personnes sont décédées du coronavirus, dont 16.386 à l'hôpital et 9.601 en Ehpad. 55.027 personnes sont rentrées à domicile, sans compter les dizaines de milliers de personnes guéries en ville.Quatre régions, Île-de-France, Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté, ainsi que le département de Mayotte, ont été classés en rouge sur la carte du déconfinement. Dans ces territoires restés en rouge, la sortie du confinement se fera sur une base plus stricte que dans le reste du pays, qui bénéficiera d'un déconfinement plus large.Parmi les régions en rouge, les mesures de déconfinement seront plus sévères en Île-de-France, tandis qu'à Mayotte, le déconfinement a été repoussé au-delà du 11 mai, compte tenu d'une circulation du virus plus active dans ces territoires, a précisé le premier ministre Édouard Philippe.Toutes les autres régions et les autres département ultramarins sont verts et bénéficieront d'un déconfinement plus large.
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Evelyne Richard n'a guère apprécié l'attitude des proches d'Emmanuel Macron depuis leur arrivée au pouvoir. L'ancienne responsable des voyages officiels de l'Élysée, qui vient de prendre sa retraite, dénonce la suffisance de l'équipe du président, selon le Canard enchaîné.
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Maintenant qu'elle a quitté ses fonctions, la "doyenne" de l'Élysée ne fait plus dans le politiquement correct. Evelyne Richard, 73 ans dont 48 passés dans le palais présidentiel, a vu se succéder les présidents et leur garde rapprochée au fil des décennies. Arrivée en 1969 en même temps que Georges Pompidou, l'ex-étudiante en droit se retrouve aux commandes des "VO", les voyages officiels dans le jargon de l'Élysée. Durant ses années de service, elle a planifié des milliers de déplacements présidentiels. Celle qui est à même de comparer les styles des différents présidents étrille l'attitude des proches d'Emmanuel Macron. "Normalement, la grosse tête des victorieux se dégonfle au bout de quelques mois. Là, ça dure. En plus de quarante ans passés à l'Élysée, j'en ai vu, des arrogants. Mais, à ce point-là, jamais." Le commentaire, rapporté par le Canard enchaîné dans son édition du mercredi 21 novembre, a été repéré par le Lab d'Europe 1.Retraitée depuis la fin du mois d'octobre, la "doyenne" ne sera pas remplacée. Ce sont désormais les attachés de presse qui géreront les périples du président, sur le fond comme sur la forme. "On maîtrise mieux les deux quand on a une vue d'ensemble. Elle était sur un modèle qui n'existe plus", affirme l'Elysée.
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Chypre a encore assoupli les restrictions d'entrée sur son territoire, en autorisant à partir de samedi la venue de voyageurs en provenance de France, d'Italie et d'Espagne, pays de l'Union européenne particulièrement touchés par le nouveau coronavirus, ainsi que du Liban voisin.
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Le pays est désormais ouvert aux vols en provenance de 30 pays. Ses aéroports avaient rouvert à partir du 9 juin pour les vols commerciaux de 19 pays. Vingt-deux pays figurent désormais sur une liste "à faible risque", notamment la Grèce, l'Allemagne, l'Autriche, la Bulgarie, la Corée du Sud et l'Australie. Douze autres, dont la France, l'Italie, la Belgique, l'Espagne, le Liban et Israël sont dans la catégorie à risque plus élevé. A partir de samedi, les voyageurs arrivant de ces pays devront se munir d'un certificat prouvant qu'ils ont été testés négatifs au Covid-19, dans les 72 heures avant le voyage. Faute de test dans leur pays, ils seront testés à leur arrivée sur l'île. Jusque-là, le test était obligatoire pour tous les voyageurs. La Grande-Bretagne et la Russie, deux des plus gros marchés touristiques pour l'île, ne figurent dans aucune de ces listes. "C'est une liste dynamique basée sur les données (épidémiologiques) enregistrées pour chaque pays", a souligné vendredi le ministre chypriote de la Santé, Constantinos Ioannou, lors d'une conférence de presse. Si le nombre de cas remonte dans un pays de la première liste, "il sera déclassé en catégorie B, et vice versa". Les listes sont mises à jour toutes les semaines. Le ministre chypriote de la Santé a en outre indiqué que des tests seraient effectués à tout hasard à l'arrivée. "Nous attendons 1.500 voyageurs par jour, nous mènerons donc environ 300 tests tous les jours", a dit M. Ioannou. "Cela nous permet de comprendre mieux la situation et de revoir nos décisions concernant certains pays, si nécessaire." Chypre a rapporté officiellement 985 cas de contaminations au Covid-19 et 19 décès et cherche à relancer son secteur touristique, qui représente environ 15% du produit intérieur brut (PIB). Le ministre des Transports, Yiannis Karousos, a dit à la radio d'Etat espérer 500 vols par semaine à partir de début juillet. Mais le gouvernement estime que le nombre de touristes va baisser de près de 70% cette année, après avoir accueilli près de 4 millions de visiteurs en 2019, pour un revenu de 2,68 milliards d'euros. Nicosie a également annoncé la réouverture dimanche de la plupart des points de passage entre les deux parties de l'île divisée pour les citoyens chypriotes et les résidents. Ils devront cependant être munis d'une preuve qu'ils n'ont pas le Covid-19.
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Dominique Faruggia va quitter le groupe Canal+, où il occupait des fonctions de direction depuis une vingtaine d'années, pour rejoindre le producteur Banijay, en tant que directeur du pôle fiction d'Endemolshine.
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Il prendra ses nouvelles fonctions le 2 novembre et quitte ses fonctions de directeur général adjoint de Studiocanal, la société de production et distribution du groupe Canal+, précisent les deux groupes dans un communiqué.L'ancien Nul, qui a participé au lancement de la chaîne cryptée, conservera toutefois des relations privilégiées avec Canal+ via un accord de premier regard sur ses films entre Studiocanal et sa société de production One Again."Je tiens à remercier chaleureusement Dominique Farrugia, une figure emblématique de Canal+ pour sa formidable contribution aux nombreux succès de Canal+ et de Studiocanal depuis tant d'années", salue dans le communiqué Maxime Saada, patron de Canal+.Dominique Farrugia, 58 ans, a fait ses premiers pas en télévision à l'antenne de Canal+ à sa création en 1984, après un début de carrière à la radio. Acteur, producteur, réalisateur, il a cofondé le quatuor d'humoristes Les Nuls, qui a contribué au succès de la chaîne cryptée.Il a également fondé en 1997 la chaîne Comédie+ et son émission phare - La Grosse Emission - qui a révélé entre autres la troupe des Robins des Bois. Nommé au début des années 2000 directeur général délégué à l'antenne et aux programmes de Canal+, puis président de la chaîne, il rejoint Studiocanal en 2017 avant d'en devenir en 2020 le directeur général adjoint."L'expérience de Dominique en tant qu'auteur, réalisateur et producteur sera précieuse pour proposer d'ambitieuses nouvelles séries de fiction, tant aux chaines qu'aux plateformes. Son arrivée confirme l'ambition de Banijay de faire de la fiction un axe de développement majeur", a souligné François de Brugada, le président de Banijay France.
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Au lieu de la végétation luxuriante et de la faune abondante, l'odeur de brûlé, la lueur des flammes et la désolation : le Pantanal brésilien, sanctuaire de biodiversité, est ravagé par des incendies.
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Felipe Maia, employé d'un hôtel qui vivait de l'écotourisme, tente de contenir l'avancée du feu en aspergeant avec un tuyau l'un des ponts en bois qui permettent de traverser les rivières sur la Transpantaneira, route de 150 km qui relie Poconé à Porto Jofre, dans le centre-ouest du Brésil. La région subit sa pire sécheresse en 47 ans et de nombreux cours d'eau sont asséchés. Les incendies sont relativement courants à cette époque de l'année, mais cette fois, ils sont totalement hors de contrôle.Environ 23.500 km2, près de 12% de la plus grande zone humide de la planète, qui s'étend aussi au Paraguay et en Bolivie, sont déjà partis en fumée depuis le début de l'année. "Tous les jours, nous passons sur cette route et dès que nous voyons un foyer d'incendie à proximité, nous aspergeons les ponts pour éviter qu'ils ne brûlent à leur tour", explique Felipe Maia à l'AFP, à quelques mètres d'une zone couverte de monticules en feu.De nombreux habitants, guides touristiques, employés et propriétaires de fermes-auberges prêtent main forte aux pompiers jour et nuit.- Animaux dans un "état critique" -"C'est triste. Nous avons subi la pandémie (de coronavirus), qui dure plus de temps que prévu au Brésil, et nous pensions avoir bientôt une bonne saison de tourisme, mais les incendies sont arrivés", déplore Roberto Carvalho Macedo, guide touristique qui fait partie de ces patrouilles de bénévoles. Les satellites de l'Institut national de recherches spatiales (INPE) ont identifié du 1er janvier au 13 septembre 14.764 foyers d'incendie dans le Pantanal brésilien, une augmentation de 214% par rapport à la même période de l'année dernière. Le record pour toute une année (12.536 foyers) a déjà été largement battu, en un peu plus de neuf mois.Roberto Carvalho Macedo pilote un bateau sur lequel une équipe de l'AFP sillonne les cours d'eau du Parque naturel Encontro das Aguas, une grande zone inondable qui débute là où se termine la Transpantaneira.Le paysage verdoyant des rives du fleuve contraste avec le ton noir et gris des arbres carbonisés.On peut habituellement y voir une grande variété d'animaux : caïmans, loutres géantes, fourmiliers, sans compter le plus grand félin des Amériques, le jaguar. Accompagnée d'une équipe de vétérinaires et de biologistes, la jeune guide Eduarda Fernandes Amaral a passé le dimanche à la recherche d'un jaguar blessé par le feu, mais l'animal n'est pas apparu."Tous les animaux à qui nous avons pu porter secours étaient dans un état très critique, avec des brûlures jusqu'à l'os", explique-t-elle, tout en installant des mangeoires de fortune avec de l'eau et des fruits.Les animaux qui survivent aux flammes risquent de mourir de faim ou de soif. Eduarda Fernandes Amaral admet qu'il est impossible de calculer avec précision le nombre d'animaux touchés, mais assure que les pertes sont énormes."J'espère au moins que ces images permettent aux gens d'ouvrir les yeux et de comprendre que la biodiversité que nous avons ici est unique. Nous avons besoin de la préserver, elle est très précieuse", résume-t-elle.- "Sentiment d'impunité" -Ces incendies sans précédent sont avant tout dus à la sécheresse exceptionnelle : de janvier à mai, il a plu moitié moins que prévu et de nombreuses zones n'ont pas été inondées comme c'est le cas habituellement. Mais les spécialistes considèrent que d'autres facteurs sont à prendre en compte, notamment la substitution de végétation native par des plantes venues de l'extérieur destinées au pâturage qui brûlent plus facilement.Sans compter le "sentiment d'impunité" qui règne en raison "du manque de moyens des organes publics de protection environnementale", dénonce Vinicius Silgueiro, de l'ONG Institut Centre de Vie (ICV).De nombreux écologistes critiquent la politique environnementale du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, qu'ils jugent responsable de la recrudescence des incendies dans le Pantanal et en Amazonie.
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Moins d'un mois après avoir été démise de ses fonctions d'ambassadrice des pôles, Ségolène Royal annonce la sortie du livre "Résilience française" le 4 mars prochain, comme l'explique l'Obs.
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Ségolène Royal, qui entend se représenter à la présidentielle de 2022, lance d'ores et déjà son plan d'attaque. Le 4 mars prochain, la future candidate sortira l'ouvrage "Résilience française". Un projet entretenu depuis plusieurs mois, comme le rapporte l'Obs, et décidé en décembre dernier. Ces derniers mois n'ont néanmoins pas été sans polémique. En effet, l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007 était en janvier dernier limogée par Édouard Philippe de son poste d'ambassadrice des pôles Arctique et Antarctique, "pour n'avoir cessé de pilonner la politique du gouvernement ces dernières semaines", comme le rapporte BFMTV. Une résilience politique Comme son nom l'indique, son nouvel ouvrage sera dédié à la résilience : "Résilience des Français, résilience de la planète... et, bien sûr, la sienne en politique". Pour l'Obs, le message est clair : "Quelles que soient les circonstances, il s'agit pour Ségolène-la-combattante de démontrer qu'il faudra compter avec elle". L'ouvrage sera publié aux éditions de l'Observatoire. Interviewée par le JDD, Ségolène Royal a précisé que son livre serait une "comparaison entre les chocs que reçoit la nature dans le cadre du réchauffement climatique et les chocs sociaux qu'encaisse notre pays".Invitée ce dimanche 2 février de "Dimanche en politique", elle a à nouveau évoqué sa future candidature, et s'est imaginé faire face à Marine Le Pen au second tour des élections de 2022, afin de proposer une troisième voie entre "l'ultralibéralisme, la finance internationale" et l'extrême droite. Elle a d'ailleurs récemment lancé le mouvement "Désirs de France, avenir de la planète", "un laboratoire d'idées pour bâtir une troisième voie entre Macron et Le Pen".
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Au premier anniversaire du lancement du Grenelle contre les violences conjugales, plusieurs associations ont regretté son "bilan en demi-teinte" lors d'une visioconférence jeudi, la ministre Elisabeth Moreno s'engageant de son côté à poursuivre les efforts entamés il y a un an.
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"Ce Grenelle a permis de donner une visibilité extraordinaire aux violences conjugales, a souligné Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, mais il ne faut pas que ce soit uniquement de la communication, ce n'est pas ce que l'on attend de l'État".Si le ministère chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes et les associations reconnaissent qu'un tiers des 46 mesures annoncées ont bien été appliquées cette année, les militantes regrettent qu'un autre tiers n'aient "pas du tout été initiées", comme la création de maisons des femmes sur le territoire."Ca a été très difficile de savoir ce qu'il s'était passé depuis un an, parce qu'il manque un pilotage politique et institutionnel de ces mesures", regrette Anne-Cécile Mailfert, qui espère un "renouveau" avec l'arrivée d'Elisabeh Moreno. La ministre, qui réunissait les 11 groupes de travail du Grenelle pour un point d'étape à l'occasion de ce premier anniversaire, a estimé de son côté que 23 mesures étaient aujourd'hui "dans un état avancé, et six en construction". "Les militantes associatives nous demandent aujourd'hui plus de résultats, et c'est leur rôle", a-t-elle reconnu à l'issue de cette réunion. Les associations ont salué les avancées législatives récentes, qui prévoient notamment des exceptions au secret médical en cas de "danger immédiat", mais pointé du doigt des "lacunes" concernant les mesures les plus coûteuses, en particulier du côté de l'habitat spécialisé pour les victimes."Je peux comprendre que ce ne soit jamais suffisant: tant que nous aurons des femmes qui mourront de féminicides, personne ne pourra se satisfaire de la situation", a assuré Mme Moreno, confirmant par ailleurs que le budget alloué à son ministère passerait de 30 à 41 millions d'euros en 2021. Lors d'une visite à la Maison des femmes de Saint-Denis, le Premier ministre Jean Castex avait annoncé mercredi la création de 1.000 places d'hébergement supplémentaires, qui s'ajoutent aux 1.000 prévues dans le cadre du Grenelle.La Fédération des acteurs de la solidarité regrette toutefois un "manque de transparence budgétaire" sur la création de ces places, qui sont actuellement à un taux de "60% d'ouverture" selon le ministère.Elisabeth Moreno a également promis la mise en œuvre des bracelet anti-rapprochement pour les conjoints ou ex-conjoints violents "d'ici la fin du mois de septembre", et la volonté de créer 15 centres de prise en charge des auteurs avant la fin de l'année.
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L'automobiliste, sous l'emprise d'alcool, a été interpellé ce jeudi matin. Le drame est survenu dans la nuit du 5 au 6 août.
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C'est un nouveau drame qui touche les forces de l'ordre. Selon une information du Maine Libre, un policier a été tué dans la nuit de mercredi 5 à jeudi 6 août entre 4 et 5 heures du matin. Le drame s'est déroulé durant un contrôle routier au Mans. Selon le quotidien régional, les policiers s'étaient rendus vers l'avenue Olivier-Heuzé et la route de Sablé pour contrôler un automobiliste.BFMTV précise de son côté que les policiers avaient été appelés pour contrôle cet automobiliste ivre qui s'était endormi en pleine voie. La procureure du Mans a détaillé que le contrevenant a alors refusé de sortir de son véhicule. C'est au moment de l'intervention de ce policier pour l'extraire de la voiture que le conducteur a redémarré, emportant la victime sur plusieurs mètres. Le gendarme était âgé de 43 ans et près de trois enfants. Le chauffard a été interpellé dans la foulée et a été placé en garde à vue. Franceinfo de son côté précise que ce dernier fait "déjà fait l'objet de deux condamnations, dont une pour des faits de conduite sous l'empire d'un état alcoolique et refus d'obtempérer à une sommation de s'arrêter, commis en 2015, et la seconde pour outrage et rébellion, commis en 2018", précise le parquet.Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et la ministre déléguée Marlène Schiappa doivent se rendre au Mans, à l'hôtel de police. Dans un tweet publié ce jeudi matin, le ministre de l'Intérieur fait part de sa "profonde émotion". Dans un communiqué, le maire du Mans Stéphane Le Foll a pour sa part présenté "ses sincères pensées aux forces de police du Mans et de la Sarthe qui viennent de perdre l'un des leurs".
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L'homme a été remis en liberté avec sa garde à vue et devra se soumettre à un contrôle judiciaire. L'humoriste a réagi sur Twitter, il parle "d'une mauvaise rencontre".
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L'homme qui a accusé cette semaine Pierre Palmade de viol, avant de le mettre hors de cause, est convoqué en octobre devant le tribunal correctionnel de Paris pour être jugé pour "usage de stupéfiants" et "dégradations", a indiqué samedi le parquet de Paris. Un magistrat du parquet lui a remis samedi une convocation à un procès devant le tribunal où il devra être jugé pour "dégradations de biens appartenant à autrui" et "usage illicite de stupéfiants". Dans l'attente de cette audience, il a été remis en liberté après deux jours de garde à vue et devra se soumettre à un contrôle judiciaire qui comprend une obligation de soins et l'interdiction d'entrer en contact avec l'humoriste, a précisé le parquet. Ce jeune homme âgé de 19 ans, Abdel H., avait été placé en garde à vue jeudi avec Pierre Palmade.Selon une source proche du dossier, l'humoriste avait appelé dans la matinée la police "car son appartement avait été mis sens dessus dessous par la deuxième personne", au terme d'une nuit marquée par une importante consommation d'alcool et de cocaïne. "Quand les policiers sont arrivés, cette dernière a justifié ces dégradations en disant qu'elle avait été violée", avait expliqué cette source.Pierre Palmade était finalement ressorti libre jeudi soir de garde à vue, son accusateur l'ayant rapidement "mis hors de cause" concernant les allégations de viol, selon cette même source. Selon une source proche de l'enquête, le jeune homme a expliqué aux policiers avoir tenu ces propos "sous l'effet de la drogue et de l'alcool". "La personne qui avait porté plainte a très rapidement reconnu avoir menti", avait pour sa part expliqué Me Sabine Kuster, avocate du comédien. Palmade va comparaître devant un juge pour usage de stupéfiantsAprès sa garde à vue, l'humoriste a accepté vendredi une procédure dite de "plaider-coupable" pour usage et acquisition de stupéfiants. Le parquet de Paris a précisé samedi que le comédien serait convoqué au mois de juin pour cette procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, une procédure simplifiée offrant une alternative au procès. Il comparaîtra dans la foulée à une audience publique devant un juge du tribunal de Paris qui sera chargé d'homologuer la peine que lui aura proposée le parquet. "Après 48h un peu dingues où j'ai fait les frais d'une mauvaise rencontre, je compte bien me remettre au travail et retrouver mon humour le plus vite possible. Il ne doit pas être bien loin", a tweeté samedi Pierre Palmade.
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Woody Allen et Claude Lelouch se sont enfin rencontrés pour une interview organisée par le JDD. L'occasion de se découvrir de nombreux points communs dont leur inquiétude pour l'avenir du cinéma.
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"Un film de cinéma doit être vu dans un cinéma, alors je travaillerai pour le grand écran jusqu'à mon dernier souffle", martèle dans l'hebdomadaire Claude Lelouch, convaincu que les spectateurs finiront par faire leur retour dans les salles obscures. Un combat partagé par Woody Allen. "Il faut, en France et en Europe, que vous continuiez la résistance. Aux Etats-Unis, les jeunes découvrent "Lawrence d'Arabie" sur l'écran d'un smartphone ou d'une tablette. Cela me sidère, mais eux, cela ne les gêne même pas", raconte le cinéaste américain dans le JDD avant de révéler qu'il exige par contrat que tous ses films soient projetés en salle pendant au moins trois mois. Les deux papys du cinéma font de la résistance. "Je n'ai jamais été aussi motivé que depuis que j'ai 80 ans : c'est la première fois que j'ai trois projets en même temps", confie Claude Lelouch. Un discours assez semblable à celui de son collègue qui tournera un nouveau film cet été. "L'inspiration et la création entretiennent une certaine jeunesse", analyse Woody Allen dans le JDD.
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Depuis un demi-siècle, beaucoup croyaient la musaraigne-éléphant de Somalie perdue. Mais le petit mammifère au nez en forme de trompe vivait tranquillement à l'écart des Hommes dans des zones rocailleuses de la Corne de l'Afrique, ont annoncé des scientifiques mardi.
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Entre 1891 et 1973, des expéditions zoologiques avaient collecté quelques dizaines de spécimens du sengi de Somalie, une des espèces de musaraigne-éléphant (ou rat à trompe) répertoriées en Afrique. Des spécimens, conservés dans divers muséums d'histoire naturelle, qui étaient jusqu'alors les seules sources scientifiques d'information sur l'animal.Après 1973, plus rien. L'ONG Global Wildlife Conservation avait même inscrit sur sa liste des "25 espèces perdues les plus recherchées" le petit insectivore de la taille d'une souris qui peut courir à près de 30km/h.Début 2019, Galen Rathburn, spécialiste mondial de la musaraigne-éléphant, et d'autres scientifiques installent plus de 1.250 pièges garnis de beurre de cacahuète, de flocons d'avoine et d'extrait de levure dans 12 localités de Djibouti.Ils sont persuadés qu'un sengi vit dans ce pays."Lors de nos entretiens, la population nomade et pastorale nous a dit qu'elle voyait des sengis régulièrement", explique à l'AFP Houssein Rayaleh, naturaliste de l'association Djibouti Nature et membre de l'expédition. "J'avais moi-même déjà observé des sengis". Mais personne ne sait de quelle espèce il s'agit."Alors quand nous avons ouvert le premier piège, et que Galen Rathburn, décédé quelques mois plus tard, a vu la mignonne petite queue avec une touffe au bout, il m'a regardé et m'a dit: + je ne peux pas y croire, je n'en ai jamais vu un de ma vie!", raconte à l'AFP Steven Heritage, du Centre des lémuriens de l'université américaine de Duke.La preuve est désormais faite que "le sengi de Somalie existe encore", conclut l'étude publiée mardi dans la revue PeerJ. Et qu'il n'est pas endémique de Somalie, mais vit aussi à Djibouti, et peut-être au-delà dans la Corne de l'Afrique.Douze spécimens du mammifère au pelage brun, au long nez et aux yeux cerclés de blanc ont été récoltés.L'équipe, qui veut organiser une nouvelle expédition pour en apprendre plus sur l'espèce, n'est pas capable d'estimer le nombre d'individus.Mais les preuves de vie dans cette zone frontalière de l'Ethiopie et de la Somalie, "suggèrent fortement que le sengi de Somalie est un habitant des trois pays".En outre, dans cette région aride et hostile, "son habitat n'est pas menacé par l'agriculture ou le développement humain", explique Steven Heritage.Alors l'étude recommande que l'espèce soit classée dans la catégorie "préoccupation mineure" de la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui disposait alors de "données insuffisantes" pour la caractériser."Généralement, quand une espèce est redécouverte, on trouve simplement un ou deux individus, et nous devons agir rapidement pour essayer d'empêcher leurs imminente extinction", a commenté dans un communiqué Robin Moore, de Global Wildlife Conservation, y voyant un "espoir" pour d'autres.Après la redécouverte ces dernières années du chevrotain à dos argenté au Vietnam ou de l'abeille géante de Wallace en Indonésie, il reste 20 espèces animales ou végétales sur la liste des 25 espèces les plus recherchées.
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Une mère de famille et son fils âgé de 6 ans ont été gravement blessés lors d'un spectacle pyrotechnique organisé par la ville de Terville (Moselle) à l'occasion des célébrations du 14 Juillet, samedi dernier.
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Une jeune femme et son enfant ont été atteints par un feu d'artifice tiré samedi 14 juillet, à Terville. "Ma sœur est partie au feu d'artifice de Terville avec mes trois neveux et mon beau-frère, quand soudain un projectile a touché ma sœur et son fils", détaille la sœur de la mère, dont l'enfant souffre de brûlures au troisième degré.Sur plusieurs vidéos tournées par des amateurs, on peut distinguer un projectile pyrotechnique frapper les victimes, qui ont été rapidement prises en charge par les équipes de la Croix Rouge présentes au poste médical installé pour l'occasion. La jeune femme et son enfant ont ensuite été hospitalisés à Nancy. Selon Le Républicain Lorrain, qui rapporte l'information, le jeune garçon de 6 ans devrait subir une greffe de peau, suite à d'importantes brûlures à un mollet et aux mains. "Dans les règles de l'art"D'éventuelles suites judiciaires sont à envisager, même si la municipalité de Terville pointe des zones d'ombre quant aux responsabilités relatives à l'accident. "On a immédiatement vérifié si le feu d'artifice a été tiré selon les règles de l'art ou s'il y avait un problème. La sécurité était assurée, sous couvert de la sous-préfecture qui a donné toutes les autorisations", explique le directeur général des services de la commune, interrogé par Le Républicain Lorrain. Des vidéos, où l'on distingue une fusée partir d'un autre endroit que le pas de tir où sont lancés les projectiles, sèment le doute quant à la responsabilité des organisateurs. "On a des témoignages divergents. Il faut savoir ce qui s'est passé".
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L'édile a également déploré un "coup dur" pour l'économie de la région, alors que plus de 2.000 emplois directs et indirects sont menacés.
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C'est terminé. Après des années de promesses et de polémiques, le second réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim a été débranché du réseau électrique national lundi soir à 23h. Une victoire pour les antinucléaires, mais un crève-cœur par les salariés et les habitants, pour qui s'ouvre une période d'incertitude économique. Quand au maire du village de Fessenheim, il a déploré mardi 30 juin un "coup dur", et assure qu'il faudra importer de l'électricité d'Allemagne pour faire face au vide laissé par la plus vieille centrale française. "Malheureusement, cette électricité, quand elle ne sera plus en nombre suffisant, elle sera importée d'Allemagne, où elle est produite avec plus de 50% d'énergie fossile, a déclaré sur BFMTV Claude Brender. Donc c'est un mauvais coup pour l'environnement et pour le climat." Une affirmation qui ne semble toutefois pas basée sur des faits, puisqu'à l'heure actuelle, c'est l'Allemagne qui importe de l'électricité achetée à ses voisins. Ainsi, Le Figaro rappelait le 20 février dernier que l'Allemagne importait de l'électricité nucléaire française et de l'électricité produite à base de charbon depuis la Pologne. D'ailleurs, la centrale de Fessenheim vendait près d'un cinquième de sa production outre-Rhin.Par ailleurs, Claude Brender a déploré les conséquences économiques de la fermeture de la centrale pour la région. "C'est un coup dur, parce que c'est le seul outil industriel de taille dans ce territoire-là, a-t-il expliqué. Il y a plus de 1.000 emplois qui vont être perdus et 1.100 emplois induits et indirects, commerçants, artisans et sous-traitants. C'est un coup dur pour l'économie locale.""Aujourd'hui, il n'y a pas d'alternative industrielle sur le site, il n'y a pas d'emplois nouveaux créés, a encore déclaré l'édile. Donc pour l'instant on a privilégié la fermeture plutôt qu'une réindustrialisation du site." D'autant plus que la fermeture de la centrale n'a pas été correctement anticipée par les pouvoirs publics, selon lui. "Une centrale nucléaire est un outil industriel exceptionnel et rien ne remplacera une centrale nucléaire sur un territoire, a estimé Claude Brender. Ensuite, il faut des années et des années pour reconvertir un territoire. On est quasiment en mono industrie. (...) C'est bien ceux à l'origine de cette décision qui devaient l'anticiper et qui devaient proposer une suite industrielle sur le site."
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Alors que le confinement de la population française est entré en vigueur le 17 mars, le décret prévoyant des amendes allant de 135 à 375 euros pour une sortie non autorisée a été publié au Journal officiel, explique Le Figaro.
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C'en est fini de la tolérance des autorités qui a marqué les premières heures du confinement des Français face à la pandémie de coronavirus. Si lors de la journée de mardi, les forces de l'ordre ont avant tout fait preuve de pédagogie, les contrevenants aux règles très strictes de sortie seront désormais immédiatement sanctionnés. Le décret, publié ce mercredi matin au Journal officiel, prévoit ainsi une amende de 135 euros pouvant être majorée jusqu'à 375 euros, raconte Le Figaro. Attestation sur l'honneurPour pouvoir sortir de chez soi depuis mardi midi, il faut être muni d'une attestation de déplacement dérogatoire remplie sur l'honneur, datée et signée et justifiant d'un des motifs prévus par les autorités : déplacement vers le lieu de travail lorsque le télétravail est impossible, achats de première nécessité, déplacements pour motifs de santé, motifs familiaux et "déplacements brefs liés à l'activité physique individuelle des personnes".Comme le précise le décret, relayé par Le Figaro, toute personne se déplaçant sans attestation idoine ou pour un motif ne rentrant pas dans le cadre de ceux prévus par la loi sera passible de l'amende. Au 17 mars, le bilan de l'épidémie de coronavirus en France était de 175 morts et plus de 7 700 personnes contaminées.
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Manuel Valls pourrait être la tête de liste du Ciudadanos, le parti de centre-droit espagnol, aux élections municipales de Barcelone de 2019.
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Manuel Valls sera-t-il le prochain maire de Barcelone? En tout cas, il pourrait bien être candidat. L'idée a été soufflée par le chef du parti Ciudananos lui-même, Albert Rivera. Et le principal intéressé ne semble pas particulièrement opposé à l'idée : "Je réfléchis à la proposition, je prendrai ma décision cet été", a expliqué Manuel Valls dans les colonnes de L'Opinion ce lundi matin 28 mai. L'ancien Premier ministre, né à Barcelone en 1962, a eu la nationalité espagnole jusqu'en 1982. Et même ce dernier semble surpris par l'hypothèse : "Si ça marche, vous vous rendez compte du coup ?, s'est-il interrogé dans le journal. "Me faire élire à Barcelone, c'est symboliser l'Europe par la preuve"Et l'option est tout à fait possible. Les pays membre de l'Union européenne permettent aux ressortissants des pays membre de se présenter aux municipales. Techniquement parlant, Manuel Valls pourrait donc déposer sa candidature pour diriger la capitale municipale. "D'un point de vue intellectuel, me faire élire à Barcelone, c'est symboliser l'Europe par la preuve", justifie le député de l'Essonne dans l'Opinion. D'un point de vue politique, c'est plus difficile. Il reste un an avant l'élection municipale, qui aura lieu le 26 mai 2019. Depuis 2015, c'est Ada Colau, une proche de Podemos, qui se trouve à la tête de la mairie, en alliance notamment avec les socialistes.Mais depuis la dernière crise catalane, le parti de centre-droit Ciudananos est de plus en plus populaire et s'impose en tête des sondages depuis plusieurs semaines. Le parti d'Albert Rivera apparaît comme "le meilleur défenseur de l'unité de l'Espagne, face au PP (droite) au pouvoir, mais en difficulté, et aux socialistes", analysent nos confrères de 20 Minutes.
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Pour la première fois, l'apprentissage a enregistré une augmentation "à deux chiffres" en 2019, pour atteindre un nouveau record de 485.000 apprentis. Si le gouvernement s'en est félicité, les région estiment que ces bons chiffres sont le résultat de leur travail.
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L'apprentissage progresse en France. Pour la première fois, il connaît même "une progression à deux chiffres", s'est félicité le ministère du Travail. Ainsi, le nombre de jeunes entrés en apprentissage, une formation composée d'une alternance entre une formation théorique et pratique et un travail rémunéré en entreprise, a progressé de 16% en 2019, selon les chiffres publiés par le ministère. Fin 2019, il y avait ainsi 485.800 apprentis en France contre 437.000 un an plus tôt. Si les régions ne contestent pas ce bilan, elles ont vivement dénoncé "les mensonges" de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, qui, selon elles, s'approprient ces bons résultats. "La croissance à deux chiffres dont se prévaut à longueur d'interviews Mme Pénicaud, ce sont les régions qui en sont à l'origine !", écrit Régions de France dans un communiqué publié mardi 4 février, rappelant avoir "financé l'apprentissage à hauteur de 9 milliards d'euros sur les cinq dernières années". "Les régions ont financé l'apprentissage à hauteur de 9 milliards d'euros sur les cinq dernières années, dont près d'un milliard d'investissement", poursuit l'association qui regroupe l'ensemble des régions françaises. Un bras de fer oppose depuis deux ans les régions, qui souhaitaient garder leur compétence en matière d'apprentissage des jeunes, au gouvernement qui l'a confiée aux branches professionnelles par une loi d'août 2018. Ces dernières années, l'augmentation de l'apprentissage était tirée par l'enseignement supérieur. En 2019, l'apprentissage "redémarre dans le secondaire (CAP - bac pro)", indique le ministère, avec une hausse de 8% des effectifs. Ainsi, en 2019, 70.949 jeunes ont formulé des vœux en faveur d'un apprentissage sur Affelnet, la plateforme d'orientation en fin de 3e, soit une augmentation supérieure à 40% en deux ans. Le nombre d'apprentis a augmenté de 37% chez les Compagnons du Devoir, de 15% dans les Maisons familiales rurales (MFR) et de 3% dans les Chambres des Métiers et de l'Artisanat qui forment 140.000 jeunes dans 250 métiers. Par secteur, le nombre d'apprentis a progressé de 13% dans le BTP et de 11% dans l'industrie notamment.La ministre du Travail "ment sur la 'forte hausse' des formations de niveau CAP et bac pros grâce à sa réforme", martèle Régions de France, selon qui le nouveau dispositif "favorise plutôt l'apprentissage dans l'enseignement supérieur dont le financement devient plus attractif".En 2019, le ministère a indiqué avoir enregistré 554 demandes d'ouvertures de CFA, dont 200 sont déjà réalisées et viennent s'ajouter aux 965 CFA existant avant la réforme. Ces demandes émanent de branches professionnelles, de collectivités, d'organismes de formation mais aussi d'entreprises (Accor, Adecco, Safran, Nicollin, etc). "Les '554 intentions de création d'un CFA' dont se prévaut Mme Pénicaud se heurteront à la réalité du terrain, avec des fermetures ou des restructurations de très nombreux CFA" (Centres de formation des apprentis), notamment en zone rurale, poursuit Régions de France.L'association Régions de France affirme enfin que l'attitude de la ministre "plombe la confiance entre les régions et le gouvernement", au moment où s'engage la concertation entre l'État et les collectivités sur le projet de décentralisation.Interrogé sur BFM Business, le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) François Asselin, a estimé de son côté que la réforme mise en place par le gouvernement est "une bonne réforme". "Mais là où les régions ont raison c'est qu'il faudra juger sur plusieurs exercices les résultats", a-t-il affirmé, renvoyant à fin 2020 tout en se félicitant des bons chiffres de 2019. Depuis la réforme de la formation professionnelle de septembre 2018, les CFA peuvent en effet ouvrir plus simplement, sans autorisation des régions. Depuis le 1er janvier, ils ne sont plus financés par les régions mais par l'intermédiaire des branches et en fonction du nombre de jeunes sous contrat. Dès lors qu'un jeune et une entreprise signent un contrat d'apprentissage, le CFA est assuré d'avoir le financement de la formation, grâce au dispositif du "coût contrat". L'entrée en CFA a également été assouplie pour les jeunes (limite d'âge repoussée de 26 a 30 ans, possibilité d'entrer en cours d'année), et leurs conditions d'emploi améliorées (aide de 500 euros pour passer le permis de conduire notamment), tout en étant rendues plus flexibles (dérogation de la durée de travail des mineurs, fin du recours obligatoire aux prud'hommes en cas de rupture du contrat). Selon le ministère, 18.151 apprentis ont ainsi bénéficié de l'aide au permis.
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A la suite de la démission de Florence Berthout de la tête des Républicains (LR) au Conseil de Paris, Rachida Dati a réagi face à la presse. Un départ que la maire du 7e arrondissement interprète comme une "trahison", dans un contexte de crise inédite du parti de droite.
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Une décision "honteuse" et "pathétique". Rachida Dati n'a pas mâché ses mots, mardi 11 juin, au sujet de la démission ce weekend de Florence Berthout, la chef de file de LR au Conseil de Paris.Une décision que l'ancienne ministre fustige. "Les électeurs de la droite et du centre dans son arrondissement sont écœurés", a martelé la maire du 7e arrondissement de Paris auprès de la presse, lors de l'ouverture d'une session du Conseil de Paris mardi. "En 2014 elle s'est roulée par terre pour avoir l'étiquette LR", a taclé Rachida Dati. Une "trahison vis-à-vis des électeurs"Florence Berthout a quant à elle justifié sa démission en assurant ne plus être "en phase" avec la ligne de LR, qui subit, selon elle, un "rétrécissement idéologique". L'élue affirme se sentir désormais plus proche de la majorité présidentielle. Une défection que Rachida Dati qualifie de "trahison". "C'est une stratégie perdante perdante", puisque Florence Berthout n'a "jamais été approchée par En marche", estime Rachida Dati, qui prédit que les électeurs de la majorité présidentielle "ne voteront pas pour elle".Depuis le départ de l'ancien patron des Républicains Laurent Wauquiez, à la suite de la défaite aux élections européennes (8,48% des voix), le parti connaît des démissions en cascade. Valérie Pécresse a ainsi claqué la porte. A Paris, la maire du 9e arrondissement Delphine Bürkli a également quitté LR.
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Par engagement, Nok a sacrifié son travail pour continuer de soigner les manifestants hongkongais en première ligne. Un an après le début du mouvement, il garde précieusement ses kits de secours, persuadé que les pro-démocratie auront encore besoin de lui.
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C'est à la télévision que l'infirmier de 29 ans, qui n'accepte de donner que son prénom, suivit la grande manifestation du 9 juin 2019, celle qui avait marqué le début de la plus importante contestation politique dans l'ex-colonie britannique depuis sa rétrocession en 1997.Les manifestants dénonçaient alors le projet de légaliser les extraditions vers la Chine, qui a par la suite été enterré.Il y avait bien eu au cours des mois précédents des rassemblements de faible ampleur. Mais la foule du 9 juin fut sans commune mesure, au point d'être surnommée par les Hongkongais "la marche du million".Trois jours plus tard, Nok était cette fois bien présent à l'extérieur du Conseil législatif (LegCo), le Parlement hongkongais, pour soigner les manifestants touchés par les gaz lacrymogènes et les balles en caoutchouc.Et quatre jours encore après, une nouvelle manifestation avait lieu, "la marche des deux millions"...- Cliniques clandestines -Nok fut vite incorporé à un groupe organisé de paramédicaux intervenant à chaque manifestation, alors que le mouvement élargissait de plus en plus ses revendications pour dénoncer le recul des libertés et les ingérences grandissantes de la Chine.Beaucoup des blessés refusaient d'aller à l'hôpital, de crainte d'y être fichés ou arrêtés. Alors ces bataillons médicaux les orientaient vers des cliniques clandestines où intervenaient des médecins et chirurgiens adhérant à leur cause.Au fil des semaines, Nok eut de plus en plus de mal à concilier son travail et son engagement. Alors en août, il démissionna."Je ne pensais pas pouvoir faire les deux. S'il y avait une manifestation, je ne pouvais pas ne pas y aller", raconte-t-il à l'AFP.Le mouvement n'a cessé de monter en puissance jusqu'au triomphe des pro-démocratie aux élections locales de novembre. Mais il s'est arrêté net avec les restrictions ordonnées en début d'année pour lutter contre le coronavirus.Les actions ont quelque peu repris ces dernières semaines, notamment contre un autre projet de loi sur la sécurité. La semaine dernière, des dizaines de milliers de personnes ont bravé une interdiction de manifester pour marquer le 31ème anniversaire de la répression de Tiananmen.- Affronter sa peur -Entretemps, Nok a retrouvé un emploi d'infirmier, mais en libéral, ce qui lui donne plus de flexibilité dans ses horaires. Il est prêt à redescendre dans les rues dès qu'il le faudra, avec tout son équipement soigneusement rangé dans un placard.On y trouve un gilet jaune marqué du signe "medic" (infirmier), un casque et un masque de protection, un sac rempli de compresses, de bandages, de crème antiseptique et de solution saline permettant de nettoyer les yeux atteints par les lacrymogènes et le gaz poivré."Je suis un infirmier professionnel et je me dois de donner aux blessés le traitement approprié", explique-t-il.Déambulant dans les rues de Tsim Sha Tsui, un quartier à la pointe de la péninsule de Kowloon qui fut le théâtre de nombreux heurts entre forces anti-émeutes et manifestants radicaux l'année dernière, Nok reconnaît avoir du mal à dire ce que les manifestants, au final, ont obtenu. Si tant est que le mouvement ait obtenu quelque chose."Rien n'a changé. Mais je ne sais pas si c'est une bonne chose ou pas", poursuit-il.Au moment où Pékin, et l'exécutif local pro-chinois cherchent à imposer la loi sur la sécurité, Nok a le sentiment que l'histoire va se répéter.Sauf que ces derniers temps, la police a adopté une attitude de plus en plus ferme contre les journalistes et les infirmiers qui portent un gilet jaune. Ce qui énerve Nok."Pour être honnête, j'ai un peu peur", dit-il. "Si vous n'êtes pas leur ami, ils vous considèrent comme leur ennemi."Beaucoup de ses amis infirmiers sont prêts à se mobiliser à nouveau, assure-t-il."Nous ressentons de la peur, mais nous choisissons de l'affronter, plutôt que de la fuir."
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Selon le Parisien, le couple présidentiel paierait lui-même la quasi-totalité de ses frais personnels. Courses, transports, meubles ou encore taxe d'habitation...à l'Elysée, Emmanuel et Brigitte Macron règlent leurs factures.
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A l'image de François Hollande, soucieux de régler lui-même ses frais, le couple Macron s'acquitte de ses dépenses personnelles. Comme le rapporte le Parisien, c'est d'abord le cas pour les tenues de la Première dame. Lorsqu'elle est en déplacement officiel, les tenues sont généralement prêtées par des créateurs; pour les autres vêtements, Brigitte Macron règle la note. "Du dentifrice jusqu'aux croquettes de Nemo"Le couple présidentiel paye lui-même ses courses, "du dentifrice jusqu'aux croquettes de Nemo", explique le Parisien. A leur emménagement à l'Elysée, ils auraient gardé les mêmes meubles... à l'exception du matelas. Alors qu'Emmanuel Macron est en marche pour la supprimer, à l'Elysée, le couple verse une taxe d'habitation. Lors des déplacements effectués à titre privé, le duo règle les factures d'hôtel ou de restaurants. Les dépensés liées à la sécurité du président et de la Première dame restent, elles, à la charge de l'Etat. Toujours selon nos confrères, lorsque les Macron utilisent un avion Falcon ou un hélicoptère - obligatoire pour la sécurité - dans un cadre personnel, ils adressent un chèque au ministère de la Défense autour de 170€, "comme un billet Air France indique un expert, qui précise qu'une heure de Falcon coûte tout de même... 5 à 6000€".
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Xavier Niel, Marc Simoncini et Jacques-Antoine Granjon, trois grands patrons français, ont défendu jeudi l'idée d'un référendum d'initiative partagée (RIP) sur la cause animale afin de lutter contre la maltraitance. Ils souhaitent proposer aux citoyens six mesures phares, dont la fin de l'élevage en cage.
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Trois grands patrons et un journaliste. C'est le casting de cette initiative originale. Les chefs d'entreprises Xavier Niel (Free), Marc Simoncini (fondateur de Meetic) et Jacques-Antoine Granjon (Veepee), réunis par le journaliste Hugo Clément, à l'origine du projet, ont collaboré avec une vingtaine d'associations de défense animale pour faire avancer leur cause. Ils attendent des citoyens qu'ils se mobilisent pour sortir de l'élevage intensif et interdire l'élevage en cage, les élevages à fourrure, la chasse à courre et traditionnelle, les spectacles d'animaux sauvages et l'expérimentation animale si les alternatives existent. Ces propositions sont en ligne sur le site referendumpourlesanimaux.fr. |4,7 millions de personnes à mobiliserLe Référendum d'initiative populaire (RIP), que ces grands patrons souhaitent utiliser, permet de soumettre une proposition de loi au référendum si elle est soutenue par au moins d'un cinquième des membres du Parlement (185 parlementaires) et 10% des personnes inscrites sur les listes électorales (soit 4,7 millions)."On est parti d'un constat avec Xavier, Marc et Jacques-Antoine qu'il faut que la société civile, les entrepreneurs et les associations s'emparent de ce sujet et le porte jusqu'à son application. Sa force? Il est transcitoyen et de tous les camps politiques", a expliqué Hugo Clément.Pour Marc Simoncini, le fondateur de Meetic, "on est dans un monde où on ne peut plus vivre avec la souffrance animale. La société entière est en train de se tourner vers cette prise de conscience".L214 se réjouit de l'initiativeBrigitte Gothière, présidente de l'association de défense des animaux L214, a salué une initiative "historique". "La cause animale rassemble des personnes inattendues, comme ces entrepreneurs qui arrivent avec des propositions ambitieuses et pragmatiques", s'est-elle enthousiasmée.Depuis plusieurs années, l'association cherche à mobiliser et convaincre l'opinion publique en publiant des vidéos choc sur la maltraitance animale dans les abattoirs.
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La ministre des Transports a pris un avion pour se rendre au Maroc. Son absence en plein conflit social a surpris certains observateurs.
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"Il n'y aura pas de trêve pour le gouvernement". Fêtes de fin d'année ou pas, Emmanuel Macron avait défini le cadre à ses ministres. Elisabeth Borne, ministre des Transports, s'est malgré tout rendue à Marrakech pour y passer des vacances a relevé le Parisien. Borne : une erreur de communication ? - 25/12par BFMTVUn voyage à ses frais et sur une ligne régulière qui fait gêne malgré tout, au moment même où de nombreux Français ont subi les répercussions du conflit social sur la réforme des retraites. "Nous n'avons pas établi de règle kilométrique ni d'interdiction de sortie du territoire, a répondu au Parisien un conseiller à Matignon. Ce qu'on demande aux ministres c'est d'être disponibles et réactifs, mais ils ont droit à des vacances. Élisabeth Borne a beaucoup donné au pays cette année". Dans son entourage, il a été notifié que la Ministre avait reporté ses vacances pour suivre au cœur du PC d'Enedis la gestion des coupures de courant, et surveiller les grands départs et les intempéries.
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Ils ont dépensé 100.000 euros en quatre ans.
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Un père et son fils ont été interpellés à Fabrègues, dans l'Hérault, après avoir utilisé pendant quatre ans la carte bleue d'un ami handicapé, rapporte France Bleu, jeudi 23 août. La compagne du père, également interpellée, ne sera pas poursuivie.Tout est parti d'une bonne intention. Il y a quatre ans, le suspect propose à un ami handicapé de l'aider à faire ses courses : il lui emprunte donc sa carte bleue et son code. Mais rapidement, le père de famille se met à utiliser la carte bancaire pour ses propres dépenses. Puis, le fils âgé de 16 ans se met à l'utiliser, lui aussi : il achète des jeux vidéos ou des films et séries en ligne. Il va jusqu'à dépenser 10.000 euros en quelques jours. Les achats, discrets au début, sont devenus ostentatoires. La victime s'en rend compte et porte plainte pour abus de faiblesse.Face aux enquêteurs, le père a reconnu les faits, en évoquant des difficultés financières. Une défense qui n'a pas convaincu les forces de l'ordre, puisque la carte bleue a surtout servi à acheter des cadeaux et des produits de loisir : parfums, appareils électroniques, cigarettes. Au total, le père et son fils auront dépensé 100.000 euros en quatre ans. La compagne du père, récipiendaire de nombreux cadeaux, n'était au courant de rien et a été mise hors de cause.
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Le gagnant de la primaire à gauche a appelé Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot à se réunir, mettant l'accent sur les ressemblances dans leurs programmes.Il a créé la surprise, comme François Fillon à droite. Benoît Hamon, en remportant la primaire socialiste, assure que ce soir « la gauche relève la tête et se tourne vers le futur.
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Elle veut gagner », a-t-il assuré.Après un salut sincère et amical à Manuel Valls, qu'il a coupé dans son discours, l'ancien ministre de l'Éducation a assuré « entendre le cœur vaillant et battant de la France ». « Je mesure avec gravité la responsabilité que vous m'avez confiée ce soir, elle n'est pas un poids, mais un élan », selon lui.Mais Benoît Hamon a surtout assuré qu'il ne croyait « pas en l'homme providentiel », et qu'il « préférait toujours le nous au je ». Il entend donc commencer dès demain « à rassembler son parti, car c'est ma famille politique ». De même, il entend se réunir avec Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, car « s'il existe des différences, jamais les ressemblances n'ont été aussi nombreuses ». « Nos différences ne seront pas irréductibles quand il s'agira d'affronter nos vrais adversaires », a lancé Benoit Hamon pour appeler au rassemblement. Le candidat à la présidentielle a affirmé : « il faut écrire une nouvelle page de l'histoire ».Pour Benoît Hamon, le plus dur est sûrement à venir. Il aura pour missions principales de rassembler son camp, parler avec ses adversaires à gauche ainsi que convaincre sur son programme
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L'association de défense des animaux affirme avoir reçu par erreur des mails du ministère dans lesquels un haut responsable reconnaît des "non-conformités indéniables, voire majeures" au sein de l'abattoir de veaux Sobeval.
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Après la diffusion la semaine dernière de la vidéo de L214 sur l'abattoir de veaux Sobeval de Boulazac en Dordogne, les autorités assuraient "qu'il n'y a(vait) pas de mise en évidence de non-conformité à la réglementation". "Les images sont prises sur plusieurs mois ou plusieurs années, sont collées les unes par rapport aux autres", avait critiqué sur Europe 1 le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume. Dénonçant des des "violations de la loi, multiples et récurrentes, entraînent des souffrances accrues pour les animaux", l'association de défense des animaux réclamait de son côté la "fermeture immédiate" de l'abattoir et portait plainte pour "sévices graves envers des animaux". L214 est revenu à la charge mardi 25 février, affirmant que des échanges de courriels internes au ministère de l'Agriculture, adressés par erreur à l'association, montrent que les infractions "sont avérées". Selon l'association, ces échanges datant du 19 et 20 février "trahissent l'inquiétude générée par ces nouvelles images". Dans l'un des mails, un haut responsable affirme notamment avoir "fait la liste des NC (non-conformités, ndlr) indéniables, voire majeures relevées". Un autre e-mail venant du cabinet du ministre insiste : "Il nous faut des edl (éléments de langage, ndlr) béton pour ce soir.""Didier Guillaume doit démissionner", estime L214, en dénonçant des "carences claires des services de l'État". "Quelle confiance les citoyens peuvent-ils accorder à un ministère qui leur ment pour cacher ses manquements, commettant ainsi une faute grave ?", s'interroge l'association.Le ministère de l'Agriculture enquêteAprès ces révélations, le ministère de l'Agriculture a annoncé mardi soir diligenter "une nouvelle inspection de l'établissement" Sobeval. "La brigade nationale d'enquêtes vétérinaires et un référent national abattoir seront présents dès demain (mercredi) sur site pour une enquête approfondie. Un rapport complet sera adressé vendredi matin au ministère", a-t-il indiqué. "Une enquête interne est en cours pour comprendre les motivations de ce mail", a également réagi le ministère de l'Agriculture."Le directeur général de l'alimentation, Bruno Ferreira, sur la base des rapports transmis par les services de la préfecture de Dordogne, confirme qu'aucun élément ne permet à ce jour d'affirmer la présence de telles non-conformités dans cet établissement", ajoute-t-il.
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Elles ont connu le pire des talibans, mais doivent bientôt rencontrer ceux qui avaient volé leur liberté : l'AFP a interrogé trois des cinq négociatrices chargées, aux côtés de 37 hommes, d'arracher une paix durable entre le gouvernement et les insurgés, après quatre décennies de guerre en Afghanistan.
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"Nous allons devoir nous débrouiller parmi des gens qui ne croient pas en la présence des femmes", affirme Fawzia Koofi, 44 ans, éminente défenseure de leurs droits et l'une des 21 membres de la délégation de Kaboul, qui fera face à 21 talibans... tous hommes. Fière de faire partie de ces pourparlers, l'ex-députée a pourtant toutes les raisons de douter : les talibans ont durant leur cinq ans de règne jeté son mari en prison. La négociatrice affirme aussi avoir été menacée de lapidation pour avoir porté du vernis à ongles.Mi-août, Fawzia Koofi a réchappé à une tentative d'assassinat, la deuxième contre sa personne, quand des hommes armés ont ouvert le feu sur elle près de Kaboul. Les talibans ont nié être à l'origine de l'attaque.Les droits des femmes seront un sujet "très difficile" à aborder avec les insurgés, qui demeurent mystérieux sur le sujet. Sous leur régime, renversé en 2001 par une coalition internationale menée par les Etats-Unis, les Afghanes n'avaient quasiment aucun droitSelon Fawzia Koofi, les négociatrices seront jugées bien plus sévèrement que leurs confrères. "Les gens regardent ce que tu portes, si la taille de ton voile est correcte ou non", soupire-t-elle. "On ne nous juge pas que sur nos arguments".Celles-ci dépasseront largement le cadre des droits des femmes, en progression dans les grandes villes sous la présence occidentale, même si les campagnes continuent souvent de les traiter en citoyens de second rang.- République - Depuis leur chute, les talibans, impossibles à vaincre militairement, ont ainsi repris le contrôle d'une vaste partie du pays.En février, ils ont signé un accord avec Washington entérinant le départ des troupes étrangères d'ici mi-2021 en échange de plusieurs concessions, dont des négociations de paix avec Kaboul, retardées depuis des mois par des désaccords sur un échange de prisonniers. Il va donc falloir protéger les droits restaurés, ou acquis depuis 2001. "Les talibans doivent accepter de faire face à un nouvel Afghanistan avec lequel ils doivent être capables de cohabiter", assène Fawzia Koofi.Habiba Sarabi, 62 ans, autre négociatrice de l'équipe, se souvient "de temps horribles" sous le régime des insurgés, avant qu'elle ne fuie au Pakistan voisin. Médecin et icône politique, elle a marqué les esprits en devenant la première femme gouverneur, ministre des Affaires féminines ou encore ministre de la Culture et de l'Éducation.Pour Habiba Sarabi, la priorité pendant les pourparlers sera de maintenir une République, ce "régime dont je suis une citoyenne", un statut dont elle serait, selon elle, déchue dans l'Émirat plébiscité par les talibans.Parvenir à un tel résultat s'annonce périlleux : "Certains disent que le processus de paix est même plus difficile que la guerre", admet-elle.- Islam - Pour Fatima Gailani, 66 ans, autre membre de l'équipe, il faudra commencer par un cessez-le-feu. Présidente du Croissant Rouge afghan pendant plus de 12 ans, elle a été confrontée aux talibans, à qui l'ONG portait aussi secours."J'ai appris à être neutre, à mettre mes opinions politiques de côté", raconte Fatima Gailani.Cette expérience lui sera utile, car il faudra débuter les négociations sans a priori, insiste-t-elle. "Le plus important sera de trouver des valeurs en commun". Pour Fatima Gailani, "c'est évidemment l'islam".Membre de l'équipe juridique de la délégation, cette porte-parole des moudjahidines durant la résistance contre les Soviétiques dans les années 80, qui a repris des études de droit islamique afin de défendre aux mieux les femmes de son pays, veut maintenir les principes actuels de l'Afghanistan "dans une structure islamique"."Je veux que les hommes (de mon équipe) partagent mes conditions en tant que femme", insiste-t-elle. C'est selon elle le cas, "même pour les plus religieux". Une nouvelle constitution pourra être définie lorsque l'Afghanistan sera en paix. Elle devra protéger femmes et minorités."J'espère voir un Afghanistan où toute personne se sent dans son propre pays (...), un Afghanistan où l'on se sent en sécurité", explique-t-elle. "Si nous n'y parvenons pas maintenant, cela n'arrivera jamais."
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Sport collectif, fraude collective. L'enquête sur ce que l'on nomme désormais les Football Leaks a mis au jour un vaste système de fraude fiscale, sur le modèle des Panama Papers, dont bénéficieraient des stars du football mondial.
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Pour l'heure, seule une partie des informations a été dévoilée, le collectif de journalistes qui a investigué promettant de nouvelles révélations dans les semaines à venir. Voici les principaux éléments que l'on connaissait ce samedi 3 décembre.LES JOURNALISTES QUI ONT MENÉ L'ENQUÊTEPour eux, il s'agit de la "plus grande fuite d'informations de l'histoire du sport". Le consortium de médias derrière ces révélations se nomme l'EIC, pour European Investigative Collaborations, et regroupe des journalistes de douze entreprises de presse européennes. Comme un coup de tonnerre, ces douze rédaction ont dévoilé en même temps leurs informations, vendredi 2 décembre. En France, c'est le site d'investigation Mediapart qui a assuré la publication. Les documents exploités avaient été obtenus au départ par le magazine allemand Der Spiegel, qui a consacré sa Une de la semaine à Cristiano Ronaldo.UN SYSTÈME DE DISSIMULATION À travers cette enquête, des superstars du foot sont accusées d'avoir mis en place ou bénéficié d'un vaste système afin de payer le moins possible d'impôts. L'EIC dénonce ainsi "les rouages du système de dissimulation fiscale mis en place" qui aurait permis de cacher des millions d'euros aux administrations fiscales, autrement dit aux États où les sportifs étaient censés payer des taxes. Cette fraude a été permise par "un réseau de sociétés écrans et de comptes offshore" dans des divers paradis fiscaux, dont "l'Irlande, les Iles vierges Britanniques, le Panama et la Suisse".LES SPORTIFS AU CŒUR DU SCANDALELa liste des personnes mises en cause n'a pas encore été rendue publique dans sa totalité mais des noms circulent déjà : Cristiano Ronaldo, José Mourinho, le défenseur portugais Pepe ou encore l'attaquant de l'AS Monaco Radamel Falcao. Ils font tous partie du portefeuille du Portugais Jorge Mendes.► Jorge MendesAncien gérant d'un vidéo-club et de discothèques au Portugal, il est aujourd'hui le super-agent du foot, représentant de nombreuses personnalités du ballond rond. Surnommé "le requin" par ses concurrents, il aimait jusqu'ici la discrétion mais depuis vendredi soir, son nom et son visage font les gros titres. Il est soupçonné d'être celui qui a bâti l'ensemble du réseau de fraude fiscale qu'il proposait à ses joueurs. S'il conteste vigoureusement les accusations, ses méthodes ont toujours posé question. Il a été parmi les premiers à exploiter la propriété des joueurs par des tiers, comme les fonds d'investissements. Une pratique aujourd'hui interdite par la Fifa. L'Obs écrivait ainsi en 2013 qu'il avait créé une société, basée dans un paradis fiscal, qui promettait "à de riches investisseurs de miser gros sur des joueurs en devenir afin de percevoir d'éventuels bénéfices sur un transfert futur".► Cristiano RonaldoLe grand favori pour le prochain Ballon d'Or est accusé d'avoir "dissimulé 150 millions d'euros dans des paradis fiscaux". Depuis 2008, le joueur du Real Madrid aurait caché une partie de ses droits à l'image, c'est-à-dire l'argent versé par de grandes marques de voitures, de chaussures de sport, de montres ou de shampooing, comme l'explique France Inter. Ces revenus auraient été versés à une société écran des Îles Vierges britanniques, via deux sociétés irlandaises, pour finir leur course sur un compte en Suisse.► José MourinhoL'entraîneur de Manchester United aurait, quant à lui, mis 12 millions d'euros de côté, "logés sur un compte suisse détenu par une société écran immatriculée aux Iles Vierges Britanniques", détaille Mediapart. ► Radamael FalcaoLe Colombien est lui aussi cité par le consortium des journalistes. Pendant la période 2011-2013, durant laquelle il jouait pour l'Atletico Madrid, il aurait "encaissé 1,3 million d'euros sur un compte suisse détenu par une société aux Iles Vierges, versés, via les sociétés irlandaises du système Mendes", par différents sponsors et équipementiers.L'AFFAIRE EN CHIFFRESSur son site Internet, L'Équipe a résumé cet imbroglio en quelques données chiffrées qui permettent de mieux appréhender l'ampleur du scandale. En voici quatre. ► 188 millions d'eurosLe système d'évasion fiscale mis en place par Jorge Mendes lui a permis de cacher un total de 188 millions d'euros de revenus au fisc.► 150 millions d'euros C'est la somme que Cristiano Ronaldo aurait encaissé à lui seul, à partir de revenus de sponsoring.► 4% d'impôts Sur ces 150 millions d'euros, Cristiano Ronaldo n'a payé que 5,6 millions d'euros d'impôts, soit moins de 4%.► 18,6 millions de documentsLes journalistes ayant enquêté sur Football Leaks ont eu accès à 18,6 millions de documents confidentiels. L'équivalent de 500 000 bibles.
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Avec des heures de garde interminables, de maigres salaires et la hantise de rapporter le coronavirus à la maison, le personnel infirmier au Brésil se trouve depuis plus de trois mois en première ligne dans la lutte contre cette pandémie hors de contrôle.
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Plus de 180 de ces soignants ont sacrifié leur vie au combat contre le Covid-19, apparu fin février dans ce pays de 210 millions d'habitants. Et plus de 18.000 d'entre eux ont été contaminés. Parmi eux : Hans Bossan."Nous sommes très dévalorisés. On est en contact direct avec les malades, le virus, dans une zone de guerre", dit à l'AFP Hans Bossan, dans sa maison de Sao Gonçalo.C'est dans cette banlieue défavorisée de Rio de Janeiro que vit cet infirmier de 41 ans avec son épouse et leur petite fille de deux ans.Il s'apprête à entamer une semaine de travail de 72 heures, dans deux hôpitaux différents et au Samu, ce qui l'éloigne de chez lui du mercredi au dimanche, avec des pauses brèves pour s'alimenter et se reposer."Le personnel hospitalier a toujours été surchargé, mais avec cette pandémie c'est pire", dit M. Bossan.Il a été testé positif et est resté asymptomatique. Il a été isolé chez lui 15 jours, avant de reprendre son travail."J'enchaînais les gardes pour combler les besoins des hôpitaux (en remplaçant des soignants tombés malades, ndlr) et faire vivre ma famille. Je ne m'en sortais pas avec un seul travail", explique-t-il.- "Angoisse et dépression" -Le salaire mensuel moyen des infirmiers et aide-soignants est de 3.000 réais (540 euros), pour une semaine de 30 à 44 heures, selon le Cofen (Conseil fédéral des personnels infirmiers), qui réclame le double depuis des années.Les infirmiers "traversent cette période avec beaucoup d'angoisse et de dépression", dit à l'AFP Nadia Mattos, vice-présidente du Cofen, qui a instauré un service d'assistance psychologique 24h/24.Les professionnels de santé ont dû faire face à la première vague de cas sans équipement de protection individuelle ni formation adéquate, dit Mme Mattos. Même si la situation s'est améliorée, "nous continuons de recevoir des plaintes sur le manque de ces équipements et sur la mauvaise qualité de ceux qui sont fournis", dit-elle. Les femmes représentent plus de 80% des 2,3 millions d'infirmiers enregistrés au Brésil.C'est dire qu'après des journées doubles, voire triples, beaucoup d'entre elles rentrent chez elles pour s'occuper de leur famille. Et avec la crainte de contaminer leurs proches.D'après le Conseil International du personnel infirmiers, basé à Genève, plus de 600 de ces soignants ont été tués dans le monde par le coronavirus. Mais le Conseil a précisé à l'AFP que ce chiffre n'avait été compilé que sur la base "d'un nombre limité" de pays.Parmi les 181 morts au Brésil, 39 travaillaient dans l'Etat de Sao Paulo et 36 dans celui de Rio de Janeiro, les deux pires foyers. Deux étaient des collègues de Hans Bossan.- "Beaucoup d'amour"-Ce jour-là, Hans se rend au Centre de Thérapie Intensive de l'Hôpital Ernesto Che Guevara à Maricá, un centre public d'excellence inauguré il y a un mois à 60 km de Rio.Il a déjà accumulé plus de 40 heures de travail en trois gardes.Protégé des pieds à la tête, il se déplace avec agilité entre les lits pour vérifier l'état des patients.Ici les conditions sont exceptionnelles: pas moins de quatre médecins et au moins cinq infirmiers veillent sur une dizaine de malades souffrant d'insuffisance respiratoire.Certains sont sous sédation et intubés. Pas Eliane Lima. "Les médecins et infirmiers sont excellents", dit cette femme de 56 ans tout en respirant avec un masque à oxygène. "Ils nous soignent avec beaucoup d'amour, c'est si nécessaire dans un endroit comme celui-ci".Dans l'unité de soins semi-intensifs, Flavia Menezes, une aide-soignante, a perdu plusieurs de ses collègues et réclame une plus grande reconnaissance, salariale notamment, pour la profession.
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Emmanuel Macron et son Premier ministre Edouard Philippe voient leur cote de confiance progresser, selon un nouveau sondage.
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La cote de confiance d'Emmanuel Macron et d'Édouard Philippe est en légère hausse (+2 points) en juillet, après deux mois de forte baisse, selon la dernière édition du baromètre Harris Interactive - Délits d'Opinion publié ce samedi 28 juillet.Avec 42% d'opinions positives chacun, le chef de l'État et son Premier ministre progressent de 5 points auprès des Français interrogés qui n'expriment aucune préférence partisane. Ce regain de confiance profite également aux membres du gouvernement, dont la cote moyenne reste cependant limitée (30%, +3).En baisse chez les plus de 65 ansUne hausse corrélée à la victoire de la France en Coupe du monde de football, qui permet au chef de l'Etat de gagner 11 points auprès des moins de 35 ans. Il en gagne au contraire 5 chez les plus de 65 ans."Celles et ceux qui ont cru surfer sur 'une tempête dans un verre d'eau' ont échoué", a réagi le président du groupe LREM de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, sur Twitter. "Sondage conforme à ce que députés LREM entendent dans leurs circonscriptions : pour les Français, la faute d'un homme ne fait pas une affaire d'Etat. Nos oppositions, qui espéraient y voir l'antidote à leur coma profond, en sont pour leurs frais", s'est, de son côté, félicité l'un des porte-parole du groupe, Gilles Le Gendre. Le Monde avait publié le 19 juillet des révélations sur Alexandre Benalla, un membre de la protection rapprochée d'Emmanuel Macron filmé en train de frapper des manifestants et équipé de matériel policier.Le scandale a bloqué plusieurs jours durant les débats de l'Assemblée Nationale et suscité plusieurs enquêtes judiciaire, parlementaire et administrative.
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La journaliste politique Léa Salamé, qui officie sur France Inter et France 2, a annoncé sa mise en retrait de la couverture des élections européennes, à la suite de la candidature de son compagnon, Raphaël Glucksmann.
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Durant toute la campagne des européennes, Léa Salamé n'assurera plus l'interview politique de la matinale de France Inter, ni "L'Émission politique" sur France 2. La journaliste de 39 ans, compagne de l'essayiste Raphaël Glucksmann, a décidé de mettre sa carrière entre parenthèses. Elle se retirera de l'antenne de la radio "dès la fin du mois de mars" et fera son retour "le lundi 27 mai", au lendemain du scrutin, a indiqué la station dans un communiqué."Éviter tout soupçon"Cette décision a été prise à la suite de la candidature de Raphaël Glucksmann, qui souhaite devenir tête d'une liste d'union de la gauche. France Inter, "en plein accord" avec sa journaliste, veut éviter "tout soupçon de conflit d'intérêt qui pourrait affecter l'image de France Inter et troubler ses auditeurs", a précisé la radio dans son communiqué. "En s'éloignant de l'antenne plusieurs semaines avant même le début de la campagne officielle, (Léa Salamé) crée une jurisprudence qui l'honore", a estimé la directrice de France Inter, Laurence Bloch. Sur France 2, Léa Salamé ne sera pas présente lors des numéros d'avril et de mai de "L'Émission politique", en accord avec la direction de l'information, a précisé France Télévisions à l'AFP. La présentatrice continuera en revanche d'animer le magazine culturel "Stupéfiant!", diffusé chaque lundi sur le service public.Des précédentsCes dernières années, le scénario de la mise en retrait d'une épouse ou compagne de représentant politique s'est déjà produit. En 2012, France Inter et la journaliste Audrey Pulvar avaient décidé l'arrêt de son émission, après la nomination de son compagnon d'alors, Arnaud Montebourg, au ministère de l'Économie. En 2006, Marie Drucker, à l'époque présentatrice du "Soir 3", avait annoncé son retrait temporaire de l'antenne, en raison de la révélation par un magazine people de sa relation avec François Baroin, alors ministre du gouvernement Villepin.Autre exemple, Béatrice Schönberg, mariée depuis 2006 au ministre Jean-Louis Borloo, avait elle aussi arrêté de présenter les journaux télévisés du week-end sur France 2 en 2007. Enfin, Anne Sinclair avait arrêté l'émission de TF1 "7/7" quand son époux, Dominique Strauss-Kahn, avait été nommé ministre de l'Économie en 1997. À l'inverse, le journaliste sportif Franck Ballanger a cessé de couvrir l'actualité sportive en septembre dernier, après la nomination de sa compagne, Roxana Maracineanu, comme ministre des Sports.
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De nombreuses personnalités appellent à rendre un hommage national au chanteur, à l'image de celui qui avait été rendu à Johnny Hallyday.
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La mort de Charles Aznavour, lundi 1er octobre, laisse l'Hexagone orphelin de l'un des derniers monstres sacrée de la chanson française. De nombreuses voix, connues ou anonymes, se sont manifestées pour réclamer un hommage national, à l'image de la cérémonie organisée pour Johnny Hallyday. RTL annonçait ce mardi matin, que la famille du chanteur serait opposée à cette idée, mais quelques heures plus tard, les agents de l'artiste ont fait savoir qu'"aucune décision à ce stade" n'avait été prise par les proches de Charles Aznavour, précise franceinfo.Plusieurs parlementaires avait appelé après l'annonce de sa mort à rendre un "hommage national" au chanteur. "Charles Aznavour, ce monument de la chanson française mérite pour son œuvre, un hommage national. Je demande à la ministre de la Culture d'en prendre la décision", avait déclaré lundi le Sénateur de la Vienne, Alain Fouché."La France doit lui rendre un grand hommage", avait abondé Françoise Nyssen, la ministre concernée. François Hollande s'était également prononcé en faveur d'un tel événement. Charles Aznavour est décédé dans son domicile de Mouriès, dans les Alpilles (Bouches-du-Rhône). Il avait 94 ans.
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Marlène Schiappa, la nouvelle secrétaire d'État en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes, a écrit un livre en 2011 dans lequel elle donne 10 conseils pour se faire prescrire un arrêt de travail pathologique après une maternité. « Maman travaille ».
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C'est un livre passé inaperçu ou presque en 2011. Et pourtant, il est largement commenté depuis quelques jours. D'abord parce qu'il a été écrit par Marlène Schiappa. Mais aussi pour son contenu. En effet dans cet ouvrage, elle dénonce le manque de places en crèche mais surtout, elle donne ses 10 conseils pour se faire prescrire un arrêt de travail pathologique après une maternité. « Faites-vous moche (...) Ne vous lavez pas, ne vous parfumez pas », « toussez, touchez votre visage », « exagérez tout » ou encore « posez des questions idiotes ou flippantes » peut-on lire dans ce livre. Même si elle précise que ces conseils sont à prendre au « second degré », ils ont sûrement pu être une source d'inspiration pour quelques lectrices. Pas forcément une bonne publicité pour la nouvelle secrétaire d'État en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes.
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Des gendarmes girondins ont réussi à mettre la main sur trois cambrioleurs grâce à une attestation de déplacement oubliée sur les lieux du vol, rapporte Sud Ouest.
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Les gendarmes de la brigade de Langon (Gironde) n'en demandaient pas tant. Vendredi 24 avril, ils ont facilement mis la main sur trois hommes qui venaient de commettre un cambriolage dans un château viticole. Leur arme secrète ? L'attestation de déplacement obligatoire, oubliée par l'un des voleurs sur les lieux du délit. Le plan, raconté par Sud Ouest, s'était pourtant jusque-là déroulé sans accroc. Pendant que deux cambrioleurs détournaient l'attention du vendeur de la boutique, le troisième en profitait pour accéder à la caisse dans une pièce attenante et dérober 40 euros. Finalement pris la main dans le sac par le vendeur, les auteurs du larcin ont été contraints de quitter les lieux sur le champ. Mais, dans la précipitation, l'un d'eux a laissé s'échapper son attestation de déplacement, où il avait scrupuleusement noté... son adresse.Les individus interpellés au domicile indiquéLes gendarmes ont donc suivi les indications à la lettre et se sont rendus au domicile renseigné sur le document. Ils y ont trouvé les trois individus. Âgés de 36, 41 et 45 ans, ces derniers ont été interpellés puis placés en garde à vue, selon Sud Ouest. Ils ont ensuite reçu un convocation pour s'expliquer devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. D'ici là, ils auront à coup sûr le temps de maudire le confinement et les restrictions de déplacement qui vont avec.
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L'eurodéputé EELV estime que la création d'un "congé canicule" permettrait d'aménager les temps de travail, et préconise la mise en place de transports gratuits.
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La chaleur donne des idées. Le député européen Yannick Jadot, Europe Écologie Les Verts, estime dans une interview donnée au Journal du dimanche, dimanche 30 juin que les pouvoirs publics sont "très en retard" dans l'adaptation au réchauffement climatique, et propose pour sa part des "congés canicule" et des transports publics gratuits."Pour le moment, nous sommes très en retard. Nos lieux de vie ne sont pas adaptés, nos villes regorgent d'îlots de chaleur", répond M. Jadot, interrogé sur le "degré d'adaptation de la France au réchauffement climatique"."Végétaliser les centres urbains"Selon lui la mise en place de "congés canicule" permettrait "aux parents, aux enfants et aux salariés de s'organiser" pour "aménager le temps de travail, favoriser le télétravail et adapter les entreprises et les écoles à ces chaleurs". Il préconise également la mise en place de transports gratuits. Par ailleurs, l'eurodéputé propose de "travailler sur la morphologie des villes" pour "végétaliser les centres urbains", d'investir "massivement" dans l'isolation des logements. Pour le député européen, à qui l'on rappelle l'hostilité des "gilets jaunes" à la taxe carbone, il faut pour que l'opinion épouse la cause environnementale que "les plus fragiles" soient "exonérés des efforts alors qu'ils sont déjà les plus touchés par les pollutions".
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Au 22e jour de grève reconductible, moins d'un conducteur sur deux était gréviste. Le nombre est en revanche en augmentation du côté des aiguilleurs.
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Le taux de grévistes à la SNCF a légèrement baissé à 9,6% ce jeudi 26 décembre, contre 9,8% mardi 24 décembre, a indiqué la direction de la compagnie ferroviaire. Le mouvement social est entré dans sa quatrième semaine, alors que la SNCF connaissait ce jeudi son 22e jour consécutif de grève reconductible contre la réforme des retraites. Parmi les personnels indispensables à la circulation des trains, moins de la moitié des conducteurs (42,1%) et le quart (24%) des contrôleurs étaient grévistes, des taux en recul par rapport à mardi (49,3% chez les conducteurs), jour du réveillon de Noël et précédent jour de publication de ces taux.Le taux des aiguilleurs en grève a lui légèrement augmenté à 13,8%.La reprise des concertations entre le gouvernement, organisations syndicales et patronat aura lieu le 7 janvier prochain, autour des questions de pénibilité et de gestion de fin de carrière.
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La saison 2020 des ouragans sera probablement "au-dessus de la normale" dans l'Atlantique, avec une prévision de trois à six ouragans de catégorie 3 ou plus, ont annoncé jeudi les services météorologiques américains.
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"Il y a 60% de probabilité d'une saison au-dessus de la normale", a déclaré lors d'une conférence de presse téléphonique Neil Jacobs, responsable de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA). Cette saison 2020 pourrait être "extrêmement active", a-t-il ajouté, avec 13 à 19 tempêtes tropicales attendues dans l'Atlantique, dont six à dix pourraient se transformer en ouragans. Entre trois à six d'entre eux pourraient atteindre la catégorie 3 ou plus, charriant des vents d'au moins 178 km/h.La saison dure officiellement du 1er juin au 30 novembre, avec un pic en août et septembre. La moyenne annuelle est de six ouragans, dont trois majeurs.La saison a toutefois déjà débuté, avec une première tempête tropicale, Arthur, qui est passée la semaine dernière au large de la Caroline du Nord avant de disparaître dans l'Atlantique sans toucher le territoire américain.Si les prédictions s'avèrent justes, il s'agira d'un record de cinq saisons consécutives au-dessus de la normale, a précisé Gerry Bell, chef prévisionniste pour les ouragans à la NOAA.Il a appelé la population à se préparer, alors que les éventuelles opérations d'évacuation pourraient être perturbées par l'épidémie de Covid-19 et les mesures de distanciation physique.Le nombre de places dans les refuges "sera nécessairement réduit" à cause de ces impératifs sanitaires, a expliqué Carlos Castillo, responsable de l'Agence fédérale de gestion des urgences (Fema)."Il est recommandé de trouver, dans la mesure du possible, de la famille ou des amis hors des zones (frappées par un ouragan) ou des hôtels hors de la zone d'évacuation", a-t-il ajouté.- Facteurs multiples -L'année 2019 a été marquée par l'absence d'ouragans majeurs ayant frappé les Etats-Unis. Le pays a été épargné par l'ouragan de catégorie 5 Dorian, le deuxième le plus violent jamais enregistré, qui a dévasté l'archipel des Bahamas en septembre.L'année précédente, les ouragans Florence et Michael avaient fait en septembre et octobre des dizaines de victimes et provoqué des dizaines de milliards de dollars de dégâts dans les Caroline du Nord et du Sud et en Floride.Et en 2017, les ouragans Irma et Maria avaient respectivement frappé la Floride et Porto Rico, faisant des dégâts immenses dans l'île caribéenne.Le nombre de tempêtes tropicales et d'ouragans dans l'Atlantique Nord n'a pas augmenté dans les dernières décennies, mais un phénomène a été observé: ils tendent à être plus intenses. Selon certains experts, ce serait une conséquence du changement climatique."Il y a de multiple tendances climatiques qui peuvent affecter les ouragans, pas seulement le réchauffement climatique", a nuancé Gerry Bell, soulignant que la région était depuis 1995 dans une période de haute activité en matière d'ouragans.Il a évoqué des eaux plus chaudes dans l'Atlantique et les Caraïbes, ainsi que l'absence du phénomène climatique El Nino, qui fait baisser l'activité des ouragans.Selon lui, les régions tropicales de l'Atlantique et de la mer des Caraïbes sont les "régions clés", avec notamment une température des eaux en surface de 0,5 degré centigrade au-dessus de la moyenne dans les Caraïbes.Les eaux du Golfe du Mexique, également plus chaudes que la moyenne, ne sont en revanche "pas nécessairement un facteur pour (déterminer) la saison entière", a dit le prévisionniste.
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Les autorités tunisiennes ont annoncé lundi avoir arrêté sept personnes dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat la veille d'un membre de la Garde nationale lors d'une attaque "terroriste".
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Tôt dimanche matin, des hommes en voiture ont heurté des agents de la Garde nationale près de la station balnéaire de Port Kantaoui, dans la ville touristique de Sousse, puis les ont attaqués au couteau, tuant l'un d'eux et blessant grièvement l'autre.Ce dernier est "dans un état stable", a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Khaled Hayouni.Trois assaillants, rapidement poursuivis, ont été tués dimanche matin dans la même zone.Depuis dimanche, "43 personnes ont été interrogées et 7 d'entre eux arrêtées", a indiqué lundi le porte-parole de la Garde nationale, Houcem Eddine Jebabli, interrogé par la radio Shems.Parmi les interpellés, "l'épouse d'un des assaillants, qui a qualifié son époux de 'martyr' lors de l'interrogatoire", ainsi que deux frères d'un assaillant et une personne soupçonnée de les avoir recrutés pour mener l'opération, a-t-il précisé.Les assaillants étaient deux jumeaux et un homme originaire de Siliana, région marginalisée du nord-ouest de la Tunisie, a-t-il détaillé, sans confirmer ni infirmer l'existence d'un quatrième assaillant.Ils n'étaient pas connus des autorités tunisiennes, mais les jumeaux étaient en contact via Facebook avec des "pages étrangères ayant trait à des attaques à l'explosif et à main armé", selon M. Jebabli.Cette nouvelle attaque contre les forces de l'ordre, dans la ville où avait eu lieu une des attaques jihadistes meurtrières ayant secoué le pays en 2015, s'est déroulée trois jours après l'entrée en fonctions d'un nouveau gouvernement, après de forts tiraillements politiques.
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Deux jours après l'accident de manège qui a fait un mort, samedi 31 mars, à Neuville-sur-Saône (Rhône), l'enquête avance peu à peu. Selon France 3 Rhône-Alpes, des problèmes techniques et d'entretien seraient à l'origine du drame.
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Samedi 31 mars, un père de famille est mort dans un accident de manège à Neuville-sur-Saône, près de Lyon (Rhône). Le manège, composé de quatorze nacelles accrochées à une structure tournante qui monte et descend, se serait affaissé. L'accident a également fait quatre blessés. Selon les premières constatations, "d'importants problèmes mécaniques, électriques, hydrauliques et d'entretien sur le manège ont été détectés", rapporte France 3. Le rapport complet de l'expert devrait être rendu dans quelques jours. Le propriétaire du manège présenté au parquet en vue d'une mise en examenLa garde à vue du propriétaire du manège a été prolongée dimanche soir : "La garde à vue de l'exploitant du manège a été prolongée et on se dirige vers l'ouverture d'une information judiciaire mardi et sa présentation au parquet en vue d'une mise en examen", a précisé une source proche de l'enquête. Les qualifications devraient être homicide involontaire et blessures involontaires aggravés par mise en danger d'autrui. Un enfant de huit ans a par ailleurs été hospitalisé mais son pronostic vital n'est pas engagé. Une cellule médico-psychologique a été mise en place peu après l'accident et les personnes présentes ont rapidement été prises en charge.
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Au moins sept personnes ont été interpellées ce jeudi 22 mars à Nantes (Loire-Atlantique), lors d'incidents survenus en marge de la manifestation pour la défense des services publics. Des membres des forces de l'ordre ont été pris pour cible.
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Entre 8.500, selon la police, et 10.000 personnes, selon l'intersyndicale, ont participé au cortège nantais, composé de nombreux agents de la fonction publique mais aussi de salariés du privé, d'étudiants, de lycéens et de retraités. De premiers incidents ont éclaté dès le départ du défilé, avec le commissariat du centre-ville pris pour cible par un groupe de manifestants, aux cris de "Mai 68, Mai 2018" et "Tout le monde déteste la police".La maire de Nantes va porter plainteDes heurts se sont ensuite produits en tête de cortège lorsqu'un groupe de manifestants anticapitalistes, le visage dissimulé, ont lancé divers projectiles (billes de peinture, pétards, fusées de détresse, bâtons en bois) sur la façade de la préfecture et en direction des forces de l'ordre. Celles-ci ont répliqué en faisant usage, selon les cas, de lances à eau et de grenades lacrymogènes. Cette pratique de "s'emparer" de la tête de la manifestation en amont du cortège traditionnel était apparue dans plusieurs villes de France au moment des mobilisations contre la loi Travail en 2016 et 2017, pour afficher une distance avec les syndicats qu'ils jugent trop mous dans leur contestation. Dans un communiqué, la maire socialiste de la ville, Johanna Rolland, a annoncé en début de soirée son intention de porter plainte après la dégradation, par des tags, d'un monument aux morts de la Grande Guerre, dans le centre-ville.Des dégradations et des échauffourées à ParisÀ Paris, près de 500 jeunes - dont une centaine de militants de la mouvance contestataire radicale", selon la Préfecture de police -, se sont également réunis pour rejoindre la manifestation des cheminots prévue au départ de la gare de l'Est. Ils se sont livrés à des dégradations et ont lancé des projectiles sur les policiers. Masqués ou cagoulés derrière des banderoles clamant "Ça fait du bien par où ça casse" ou "Un présent plus qu'imparfait, un futur plus qu'incertain" et aux cris de slogans anticapitalistes, antipoliciers ("Tout le monde déteste la police"), antifascistes ("Tutti siamo antifascisti") et insurrectionnels ("Paris, debout, soulève-toi"), ils se sont livrés à des assauts à coups de pierres et marteau contre des vitrines d'agences bancaires, symboles du capitalisme financier, et des jets sur les forces de l'ordre de projectiles (bouteilles, pavés...) glanés sur le parcours.Après de premières échauffourées avec les CRS, une partie de ce cortège a dévié du tracé prévu pour partir au pas de charge en "manif sauvage" dans les rues adjacentes, dégradant au passage des vitrines, avant de se disperser subitement après quelques interpellations musclées, dont le nombre n'était pas encore connu jeudi à 22h.Au total, 323.000 personnes ont manifesté dans toute la France, selon le ministère de l'Intérieur, dont 49.000 à Paris en additionnant le cortège des cheminots et celui des fonctionnaires. La CGT a annoncé de son côté 500.000 personnes dans toute la France. A Paris, elle a recensé plus de 65.000 personnes dans les deux manifestations qui ont convergé vers 16H30 place de la Bastille.
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L'ex-Premier ministre Edouard Balladur et son ex-ministre François Léotard ont fait l'objet d'une demande de renvoi devant la Cour de justice de la République par le parquet. Ils sont suspectés d'avoir pris part au possible financement occulte de la campagne présidentielle de 1995 de M.
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Balladur.C'est un nouvel épisode dans ce qui est appelé l'affaire Karachi, mais l'épilogue est encore loin. Le procureur général François Molins a requis, mi-juillet, le renvoi devant la Cour de justice de la République (CJR) de l'ex-Premier ministre Edouard Balladur et de son ex-ministre François Léotard dans le volet financier de l'affaire, a appris l'AFP vendredi 20 septembre de source judiciaire, confirmant une information de l'Express.Il revient désormais à la commission de l'instruction de la CJR de décider de juger ou non les deux hommes pour leur responsabilité dans le possible financement occulte de la campagne présidentielle de 1995 de M. Balladur, via des rétrocommissions révélées dans l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002. Le 7 mai, après cinq ans d'enquête, la commission d'instruction avait transmis le dossier au parquet général de la Cour de cassation pour que M. Molins prenne ses réquisitions.La CJR est la seule instance habilitée à juger des membres du gouvernement pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions, mais son existence-même est en sursis. Les deux anciens commis de l'Etat sont mis en examen depuis 2017 pour "complicité d'abus de bien sociaux". Auditionné à cinq reprises"Je n'étais informé de rien sur l'existence de commissions, de rétro-commissions, (...) de réseaux officieux et d'autres officiels", s'était défendu M. Balladur, entendu à cinq reprises plus de 20 ans après les faits, selon l'un de ses interrogatoires révélés par l'AFP. Il est également soupçonné de "recel".L'affaire de Karachi doit son nom à l'attentat du 8 mai 2002 qui avait fait quinze morts, dont onze employés français de la Direction des chantiers navals (ex-DCN), et blessé douze autres dans la ville pakistanaise. Tous travaillaient à la construction d'un des trois sous-marins Agosta vendus à ce pays, sous le gouvernement Balladur (1993-1995).En parallèle, l'enquête antiterroriste, qui privilégiait initialement la piste d'Al-Qaïda, a exploré depuis 2009 la thèse - non confirmée - de représailles à la décision de Jacques Chirac, tombeur d'Edouard Balladur à la présidentielle, d'arrêter le versement de commissions dans ces contrats après son élection. En creusant cette hypothèse, les magistrats avaient acquis la conviction que les comptes de campagne de M. Balladur, pourtant validés, avaient été en partie financés par des rétrocommissions - illégales -, à hauteur de 13 millions de francs (près de 2 millions d'euros), en marge de contrats de sous-marins au Pakistan et de frégates à l'Arabie Saoudite (Sawari II).Ce volet financier a débouché par ailleurs sur le procès en correctionnel, le mois prochain à Paris, de six protagonistes, dont Thierry Gaubert (ex-membre du cabinet de Nicolas Sarkozy alors ministre du Budget), Nicolas Bazire, directeur de la campagne balladurienne, et l'intermédiaire Ziad Takieddine.
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Selon le patron de la société protectrice des animaux (SPA), 8.053 animaux ont été déposés dans les 56 refuges de l'association depuis le début de l'été.
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C'est chaque année le même constat: des milliers d'animaux domestiques sont abandonnés par leurs maîtres, avec une forte recrudescence pendant la saison estivale. La fondation Brigitte Bardot a lancé dans les dernières semaines sa campagne annuelle contre les abandons, rappelant au passage les sanctions prévues par la loi pour ce délit: deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende.Malgré cet arsenal législatif, beaucoup de cas restent à déplorer. "Des personnes prennent leur animal comme un bien avant de s'apercevoir quelques semaines, quelques mois plus tard, qu'ils ne peuvent pas partir en vacances et qu'il devient encombrant", déplore le président de la SPA Jacques-Charles Fombonne, sur RTL. Selon lui, 8.053 animaux ont été recueillis dans les refuges de l'association depuis le début de l'été, "deux tiers de chats et un tiers de chiens", précise t-il.
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Un parent d'élève du Val-de-Marne a offert 10 ventilateurs à l'école de sa fille. Mais l'inspection académique lui a demandé de les retirer : les appareils ne seraient pas aux normes.
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A l'école maternelle Romain-Rolland d'Orly (Val-de-Marne), les ventilateurs ne sont pas restés longtemps en place. Ils étaient offerts par le père d'une élève, qui les a payés de sa poche pour rafraîchir les enfants et leurs enseignants. Mais le passage d'un inspecteur de l'Education nationale a mis fin à l'îlot de fraîcheur : l'école lui a demandé de retirer les appareils, rapporte Le Parisien."Dans la classe de ma fille, il fait 40 degrés !"La raison invoquée : "Ils ne seraient pas aux normes", enrage le père de famille. "Mais dans la classe de ma fille, sans rideaux ni stores, il fait 40 degrés !", ajoute-t-il.Contactée par le quotidien, l'inspection académique du Val-de-Marne confirme et explique que "tout matériel qui arrive dans une école du premier degré est soumis à un règlement en lien avec la commune". Une initiative qui permettrait de "se prémunir de tout risque pour la sécurité des élèves et du personnel". De plus, toute installation de matériel dans une école maternelle doit faire l'objet d'un appel d'offres. Le propriétaire des ventilateurs va donc devoir récupérer ses appareils dans les jours qui viennent.
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Le secrétaire d'Etat au tourisme souhaite que les bons résultats observés en juillet et août puissent se poursuivre après la rentrée, malgré un contexte sanitaire qui reste précaire.
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"On a essayé de sauver l'essentiel". A l'approche de la rentrée, Jean-Baptiste Lemoyne a dressé quelques enseignements de la saison touristique en France, indiquant que les acteurs du secteur ont pu bénéficier d'une bonne période estivale en termes de fréquentation.Les touristes étrangers, où ils voudront quand ils voudront?"On a eu un bon mois de juillet, un mois d'août qui s'annonce comme étant un bon cru et on aimerait bien pouvoir jouer les prolongations", a t-il affirmé mardi 18 août, à l'antenne de BFM-TV. "J'insiste sur la prudence et la vigilance que nous devons chacun avoir pour que l'été puisse se poursuivre et qu'on puisse peut-être aussi avoir une sorte d'été indien", a t-il poursuivi. Le secrétaire d'Etat a dit "regretter" la décision britannique d'imposer une quarantaine aux personnes revenant de France, qui va limiter l'afflux de touristes en provenance d'Outre-manche. Pour compenser ce manque, Jean-Baptiste Lemoyne espère la venue d'autres clientèles dans les prochaines semaines, mentionnant les touristes "belges, allemands ou néerlandais", qui ne sont eux pas soumis à de telles restrictions de déplacement."Les résultats sont là, les professionnels retrouvent le sourire, mais ça reste fragile", résume t-il.
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Questionné en permanence sur la santé de Françoise Hardy et Jacques Dutronc, leur fils a ironisé sur le plateau de Vivement Dimanche.
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Ne lui demandez plus comment vont ses parents. Invité de Vivement Dimanche ce 23 septembre pour présenter son nouvel album "Live is love", Thomas Dutronc a fait part de son agacement quant à certaines questions des journalistes. Le fils de Jacques Dutronc et Françoise Hardy en a tout simplement assez qu'on lui demande sans cesse comment vont ses parents. "On m'en parle tout le temps. Alors, je me balade avec leur bilan médical, parce que quand on me pose une question, j'aime bien être précis", a confié Thomas Dutronc non sans une pointe d'humour et d'agacement, à Michel Drucker.Il faut dire que la santé de ses parents inquiète. Atteinte d'un cancer du système lymphatique, diagnostiqué en 2004, Françoise Hardy avait révélé avoir frôlé la mort en 2015, après une chute. Jacques Dutronc quant à lui aurait rencontré quelques "petits problèmes de santé", révélait en mai dernier Eddy Mitchell au Parisien, à son sujet.Mais Françoise Hardy et Jacques Dutronc peuvent compter sur le soutien inconditionnel de leur fils Thomas, qui a révélé dans Vivement Dimanche vivre désormais à l'année en Corse, "pas très loin" de chez eux.
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Dans les 29 départements placés en crise, les prélèvements d'eau non prioritaires sont à l'arrêt.
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La France a soif. Alors qu'une deuxième vague de chaleur frappe le pays, 77 départements français se trouvent en crise ou en alerte sécheresse jeudi 25 juillet. Au total, 155 arrêtés préfectoraux de restriction d'eau sont actuellement sont en cours. 29 départements en crise 29 départements, l'Allier, la Charente, le Cher, la Côte-d'Or, la Creuse, les Deux-Sèvres, la Dordogne, l'Eure-et-Loir, le Gers, la Haute-Garonne, l'Ille-et-Vilaine, l'Indre, l'Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher, la Loire-Atlantique, le Loiret, le Lot, le Maine-et-Loire, la Nièvre, le Puy-de-Dôme, la Saône-et-Loire, la Sarthe, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, la Vendée, la Vienne, la Haute-Vienne, les Hautes-Pyrénées et le Lot-et-Garonne se trouvent en situation de crise. "Seuls les prélèvements permettant d'assurer l'exercice des usages prioritaires sont autorisés". Les prélèvement d'eau non prioritaires, dont ceux nécessaires à l'agriculture, sont interdits. 20 départements en alerte renforcée 20 départements se trouvent en alerte renforcée. Il s'agit de l'Ain, de l'Ardèche, de l'Aude, de l'Aveyron, du Cantal, de la Charente-Maritime, du Gard, de l'Hérault, de l'Isère, de la Loire, de la Mayenne, des Pyrénées-Atlantiques, des Pyrénées-Orientales, du Rhône, de la Seine-et-Marne, du Val-de-Marne, du Val-d'Oise, de l'Yonne, du Nord et de l'Eure. Cette fois, les restrictions d'eau ont les suivantes : réduction des prélèvements à des fins agricoles supérieure ou égale à 50% (ou interdiction supérieure ou égale à 3,5 jours par semaine), limitation plus forte des prélèvements pour l'arrosage des jardins, espaces verts, golfs, lavage des voitures, jusqu'à l'interdiction de certains prélèvements. 20 départements en alerte 20 départements ont été placés en alerte. L'Aube, le Bas-Rhin, la Corrèze, le Doubs, la Drôme, l'Essonne, le Haut-Rhin, la Haute-Loire, la Haute-Marne, la Haute-Saône, la Haute-Savoie, le Jura, la Lozère, la Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle, l'Oise, l'Orne, le Pas-de-Calais, la Seine-Maritime, le Territoire-de-Belfort, le Vaucluse, les Landes, les Vosges, les Ardennes, la Savoie et les Bouches-du-Rhône. Pour ces départements, les mesures de réduction de prélèvements d'eau sont moins restrictives. 8 départements en vigilanceEnfin, huit départements sont placés en vigilance. Il s'agit d'informer et d'inciter les particuliers et les professionnels à faire des économies d'eau. Les agriculteurs sont les premiers impactés par la pénurie d'eau. Le 21 juillet, le ministre de l'Agriculture a indiqué au Parisien l'intention du gouvernement de demander le versement anticipé d'une partie des aides européennes aux agriculteurs, soit une avance de trésorerie d'un milliard d'euros, pour les aider face à la sécheresse. "Nous devons aider les agriculteurs en difficulté à passer ce cap difficile, notamment ceux qui ont du mal à nourrir leurs bêtes ou utilisent déjà les stocks de foin qui devaient être gardés pour cet automne et cet hiver", a notamment précisé Didier Guillaume.
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Anh Dao Traxel a rendu hommage à son père adoptif Jacques Chirac. L'ancien président de la République est décédé jeudi 26 septembre 2019.
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Interrogée par BFMTV, la fille adoptive de Jacques Chirac, Anh Dao Traxel, a souhaité souligner la personnalité unique de son père, décédé jeudi 26 septembre. "C'est le côté humanisme, il a un grand coeur", se souvient-elle. "C'est un grand homme, simple." Adoptée à 21 ans par la famille Chirac, Anh Dao Traxel a confié ne plus avoir de contact de sa famille depuis 2014. Elle devrait tout de même assister aux obsèques.
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Facebook a annoncé vendredi l'ajout de vidéos musicales sous license visibles directement sur le réseau, sans avoir besoin d'aller sur YouTube, où se concentre le trafic pour les clips des chanteurs et musiciens.
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La nouvelle catégorie sera ajoutée à "Facebook Watch", et les vidéos pourront être "aimées", commentées et partagées comme toutes les autres.Il y aura aussi des listes thématiques, comme sur les services de streaming (Spotify, Deezer, etc)."Nous avons travaillé avec des partenaires en Inde et en Thaïlande pour construire la fondation d'une expérience de vidéos musicales sur Facebook", a expliqué Tamara Hrivnak, une vice-présidente de Facebook, dans un communiqué.Le réseau social planétaire lance ce service aux Etats-Unis grâce à des partenariats avec des éditeurs et labels, comme Sony Music Group, Universal Music Group, Warner Music Group et BMG.Le groupe californien promet des premières et des contenus exclusifs de J. Balvin, Karol G, Sebastian Yatra, Alejandro Fernandez et Calibre 50.Les clips musicaux ont largement contribué à la croissance de YouTube, la plateforme vidéo de Google qui compte plus de 2 milliards d'utilisateurs mensuels.L'autre géant de la Silicon Valley mène une campagne marketing agressive pour convaincre ses visiteurs de s'abonner aux contenus premium, et a assuré lors de la publication de ses résultats trimestriels jeudi que le nombre d'abonnés payants progressait.Les mesures de confinement pendant la pandémie ont conduit à une explosion des usages numériques, notamment pour le divertissement, des séries à la musique en passant par les jeux vidéo.
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Une fillette de 7 ans a glissé de son télésiège le mardi 17 avril dans la station de ski de La Plagne (Savoie). Retenue in extremis par le col de sa veste, elle a été récupérée au vol par son père à plus de 6 mètres plus bas, rapporte Le Dauphiné Libéré.
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"Ma fille est à l'École de ski français (ESF), c'est son deuxième jour de ski", a expliqué le père de la jeune fille au quotidien régional. "La monitrice l'a confiée, avec un autre enfant, à un adulte sur le télésiège. Sauf que le garde-corps n'a pas été baissé et qu'elle a glissé. L'adulte qui était avec elle l'a alors retenue par le col de sa veste. J'ai vu ma fille qui s'étranglait à 6 mètres de haut et personne ne bougeait", poursuit-il.Ce père de famille, venu de la région parisienne, a alors couru en direction du télésiège des Mélèzes, dont la remontée a été stoppée. Une fois arrivé en dessous, le touriste anglais qui tenait la fillette par le col "l'a lâché et je l'ai attrapée au vol", a-t-il poursuivi, expliquant avoir été aidé par deux autres parents.La petite fille s'en est sortie avec quelques ecchymoses. "Heureusement, on a rattrapé ma fille au vol, sinon, elle serait polytraumatisée", a-t-il ajouté à France 3, estimant même que son enfant "est passé à deux doigts de la mort". Il a annoncé son intention de porter plainte : "Pas pour ma fille mais pour les autres enfants. Il faut que les règles de sécurité évoluent".Le directeur des remontées mécaniques de station a reconnu un dysfonctionnement auprès du Dauphiné Libéré : "Le garde-corps était relevé au-delà de la zone d'embarquement. La personne en charge de la remontée ne l'a pas vu car elle s'occupait du télésiège suivant". "Une analyse très fine de l'accident" va être menée, a également promis la directrice adjointe de l'ESF.
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Quatre fonctionnaires ont été tués jeudi à la préfecture de Paris. Un suspect employé à la préfecture a été abattu par les forces de l'ordre, et ses motivations sont encore mystérieuses.
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Jeudi à la préfecture de police de Paris, quatre fonctionnaires ont été tués au couteau au sein même de l'établissement : voici ce que l'on sait de l'attaque perpétrée jeudi à l'intérieur du centre névralgique de la police parisienne.Que s'est-il passé ?L'assaillant a mené son "parcours meurtrier" "entre 12h30 et 13 heures" dans l'enceinte même de la préfecture de police où il travaillait, a affirmé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. L'homme a d'abord poignardé avec un couteau de cuisine trois personnes qui se trouvaient dans les bureaux de son service, la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP): deux policiers et un agent administratif. Dans un escalier, il a ensuite agressé une policière de la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP) et une autre employée de la Direction des ressources humaines. La première est mortellement blessée. L'assaillant est alors descendu dans la cour du 19 août 1944, la cour centrale de la préfecture. Après lui avoir intimé l'ordre de lâcher son couteau, un policier de la Direction de l'ordre public et de la circulation l'a abattu avec son arme de service. Il a été touché mortellement à la tête. Un autre fonctionnaire a été transporté à l'hôpital Percy de Clamart.Que sait-on de l'assaillant ?L'homme, âgé de 45 ans et né à Fort-de-France, était un adjoint administratif, employé comme informaticien au sein du service technique de la Direction du renseignement. Il souffrait de surdité, selon des sources concordantes.Il travaillait au sein de la préfecture de police depuis 2003, a précisé Christophe Castaner. C'était un "employé modèle, sans histoire", selon Yvan Assioma, secrétaire régional du syndicat de police Alliance. Il s'était converti à l'islam il y a 18 mois, selon une source proche du dossier. Cet élément faisait encore jeudi soir l'objet de vérifications des enquêteurs, a précisé une autre source. Une perquisition a été menée jeudi à son domicile, à Gonesse (Val-d'Oise).En garde à vue, sa femme a expliqué qu'il avait eu des visions et entendu des voix durant la nuit qui a précédé son passage à l'acte, rapportent Franceinfo et BFMTV. Attaque au couteau à la Préfecture de police de Paris: quatre fonctionnaires tués, l’agresseur abattu (1/5) - 03/10par BFMTVQuelles étaient ses motivations ?Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "homicides volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique" et "tentatives d'homicides volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique" pour tenter de déterminer les raisons de ce "parcours meurtrier". L'homme n'avait "jamais présenté de difficultés comportementales", ni "le moindre signe d'alerte", a souligné Christophe Castaner. Le syndicat Unité SGP-Police a estimé dans un communiqué qu'il s'agissait d'un "drame purement humain, qui n'a rien à voir avec (le) métier (de policier), aurait pu se produire dans n'importe quelle entreprise, n'importe quel lieu de travail".
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"Avec l'exposition Le CHE à Paris, la capitale rend hommage à une figure de la révolution devenue une icône militante et romantique". C'est avec ces mots qu'Anne Hidalgo a rendu un hommage appuyé au Che sur son compte Twitter, à l'occasion de l'exposition consacrée à Ernesto Guevara organisée par la ville de Paris.
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Le message de la maire de Paris, bienveillant envers le révolutionnaire controversé, lui a valu une volée de bois vert sur le réseau social. Les critiques ont fusé dans les rangs du Front national notamment.Des personnalités LR ont également réagi. La députée LR Valérie Boyer dénonce "l'indignité" d'Anne Hidalgo. Le conseiller régional d'île de France Pierre Deniziot accuse la maire de Paris de "révisionnisme". "Révisionnisme", le mot également utilisé par cet universitaire. "On attend avec impatience l'expo 'Mussolini icône romantique', 'Staline hipster avant l'heure' ou 'Franco grand-père idéal', ironise un proche de Bruno Le Maire. "Que pèsent les victimes du #Che à coté d'un hommage à leur bourreau ? ", interroge de son côté le philosophe Raphaël Enthoven.Le journaliste Frédéric Martel estime quant à lui qu'Anne Hidalgo rend homme à l'un "des pires dictateurs du XXe siècle". "C'est une honte", s'indigne un autre journaliste. Des utilisateurs du réseau social, plus anonyme, condamnent également les propos d'Anne Hidalgo. L'exposition "Le Che à Paris" est gratuite. Elle se tient à l'Hôtel de ville de Paris jusqu'au 17 février 2018. "L'exposition explore plusieurs facettes du Che : le lecteur insatiable, le sportif, le voyageur, le guérillero, le marxiste aspirant à voir émerger l''homme nouveau', le médecin-phytothérapeute, mais aussi le poète, le photographe et l'amateur d'art", détaille la ville de Paris sur son site.
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Toucher les macaques de Gibraltar, très appréciés des touristes, va devenir un délit dans cette enclave britannique dont le gouvernement veut protéger ces primates du nouveau coronavirus.
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Le gouvernement de Gibraltar a "publié un projet de loi pour modifier la loi sur les animaux (Animals Act) afin que le fait de toucher les macaques ou toute autre interférence dans le comportement naturel de ces animaux devienne un délit", a-t-il indiqué dans un communiqué publié vendredi soir."Les interférences dans la vie des macaques de Barbarie ont toujours été considérées comme nocives pour eux" car elles peuvent les "exposer à des maladies humaines", poursuit le gouvernement en rappelant que ces primates ont déjà attrapé par le passé l'hépatite A."Nous pouvons presque dire avec certitude que les macaques n'ont pas attrapé le Covid-19" et il faut "minimer le risque qu'ils ne l'attrapent et ne tombent malades ou meurent", insiste le gouvernement de Gibraltar.Il était jusqu'ici déjà illégal de nourrir les macaques sous peine de recevoir une amende de 500 livres (555 euros).Ces macaques vivent en haut du Rocher dominant cette enclave britannique située à l'extrême sud de l'Espagne. Les touristes peuvent y accéder grâce à un téléphérique. Le gouvernement de Gibraltar les présente comme le "seul primate vivant à l'état sauvage en Europe" et pense que leur présence dans la zone remonte au temps de la présence musulmane dans la péninsule ibérique à partir du VIIIème siècle.Avec 161 cas confirmés pour plus de 30.000 habitants, Gibraltar a été peu touché par le coronavirus alors que l'Espagne voisine est l'un des pays les plus affectés du monde par la pandémie avec plus de 27.000 morts.
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Muni seulement de son clavier, un blogueur bélarusse de 22 ans anime le principal outil de communication emprunté par les manifestants au Bélarus dans leur défi sans précédent lancé contre le régime autoritaire du président Alexandre Loukachenko.
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Stepan Svetlov, utilisant aussi le nom de famille Poutilo, est le fondateur de Nexta (Quelqu'un, en bélarusse, ndlr) une chaîne sur le communicateur Telegram, suivie par 2,1 millions d'abonnés, qui contribue à mobiliser les manifestants et leur permet de partager les photos et les vidéos des rassemblements et des violences dans les rues bélarusses."Cela a commencé comme un projet scolaire", déclare Stepan Svetlov lors d'une interview à l'AFP à Varsovie, où il vit en exil sous protection policière après avoir reçu des menaces de mort. Deux policiers montent la garde à l'entrée de Dom Bialoruski (Maison bélarusse), une organisation fondée par une vague précédente d'immigrés bélarusses, à deux pas du Parlement polonais. - "Une marque de respect" -Stepan Svetlov, chanteur et joueur de trompette, fonde Nexta en 2015. Il s'agit à l'origine d'une chaîne YouTube pour partager des vidéos musicales satiriques sur le Bélarus, gouverné d'une main de fer par le président Loukachenko depuis 1994.Deux ans plus tard, il lance des bulletins d'information hebdomadaires avant de s'apercevoir qu'ils sont visionnés par des dizaines de milliers de personnes.Le passage sur Telegram, une application utilisée par des mouvements de protestation dans le monde en raison de son cryptage et de l'anonymat assuré, a lieu en 2018, après des perquisitions dans sa maison au Bélarus."C'était le premier signe que les autorités appréciaient mon travail, une marque de respect", ironise Stepan Svetlov dont le père est journaliste à Belsat, une chaîne télévisée pour le Bélarus, basée en Pologne et soutenue par ce pays. - Les manifestants "ne sont pas seuls" -Accusé dans son pays d'organisation de troubles de masse, le blogueur encourt 15 ans de prison."Bien sûr, ce n'est pas juste. Nous voulons des manifestations exclusivement pacifiques (...) Ce sont les autorités qui ont commencé à frapper, tirer, utiliser des canons à eau", dit-il. Mais le jeune homme admet que Nexta joue bien un rôle dans la coordination des manifestations alors que "personne d'autre ne peut le faire car il serait immédiatement arrêté"."Même à 500 kilomètres de la frontière, nous continuons d'être des citoyens bélarusses qui veulent jouer un rôle, (apporter) leur propre contribution aux changements", insiste-t-il."Nexta et d'autres chaînes sur Telegram jouent un rôle très important pour rapprocher les gens. Ils peuvent voir qu'ils ne sont pas seuls", affirme Stepan Svetlov.Après l'élection contestée du 9 août, au plus fort des protestations contre le président Loukachenko, Nexta recevait environ 200 messages par minute, indique son fondateur. Le volume d'informations - environ 100.000 messages par jour - a obligé la petite équipe de quatre personnes de se concentrer sur le contenu photo et vidéo qui, selon lui, est plus facile à vérifier. Il leur arrive de demander aux gens d'envoyer des copies de leurs pièces d'identité, d'examiner des codes et de comparer avec d'autres sources. Mais, assure M. Svetlov, la chaîne s'appuie avant tout sur des sources régulières et fiables.Selon Valery Karbalevich, analyste de Radio Free Europe/Radio Liberty, Nexta joué un "rôle crucial" dans la logistique des protestations, indiquant des horaires et des lieux de rassemblement."Tous les blogueurs autrefois populaires au Bélarus ont connu la prison et seule une chaîne Telegram opérant depuis l'étranger est en mesure de coordonner les manifestations", déclare-t-il à l'AFP.L'analyste indépendant Vladimir Matskevich décrit Nexta Live comme ayant "le plus d'influence et la plus grande audience" en relation avec les protestations en cours. - "Grand espoir" -Nexta prévoit une expansion majeure."Nous avons besoin d'au moins huit personnes pour traiter cette quantité d'informations", dit-t-il, évoquant l'idée d'un studio d'édition vidéo et de contenus consacrés à l'actualité russe et ukrainienne."40% des abonnés viennent de pays extérieurs au Bélarus", principalement de Russie et d'Ukraine, indique-t-il.Avant les manifestations, la chaîne vivait uniquement de recettes publicitaires, qui s'avèrent insuffisantes pour se développer. Son "grand espoir" est de voir son pays devenir "un pays européen démocratique normal". "Les manifestations vont continuer jusqu'à la victoire du peuple", prévoit Stepan Svetlov.
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Sur Twitter, une femme a annoncé que sa grand-mère avait battu le coronavirus. Elle raconte à franceinfo la guérison de celle-ci, mais aussi la difficulté de ne pas la voir à l'heure du confinement.
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Sandrine Engels s'est félicitée par un tweet de la bonne nouvelle : "Ma grand-mère, dans sa 101e année est manifestement guérie et en forme". Sous cette phrase on peut apercevoir, Marguerite, une centenaire souriante et guérie du coronavirus. Sa petite-fille a témoigné vendredi 10 avril sur franceinfo. Confinement: comment rompre l'isolement des personnes âgées?par BFMTV"Elle a l'air d'aller plutôt bien, elle se préoccupe énormément de sa coiffure, de savoir quand elle pourra avoir une mise en plis et une couleur donc c'est bon signe", s'est amusée Sandrine Engels, avant de s'attarder sur la difficulté de ne pas pouvoir voir sa grand-mère malade pendant sa convalescence : "Elle est restée à la maison de retraite donc c'est très difficile pour nous, sa famille, on ne savait pas quoi faire, quelle était la bonne décision. Elle était seule dans sa chambre en isolement. Elle n'a pas été hospitalisée parce qu'elle n'a pas eu suffisamment de symptômes graves pour que ce soit nécessaire de le faire."Visite impossibleAprès la guérison, Marguerite reste à ce jour toujours enfermée dans l'Ehpad et sa famille ne peut pas lui rendre visite. Sandrine Engels est d'ailleurs revenue pour franceinfo sur le sentiment qui prédominait au début, quand les visites ont été interdites : "Les résidents ont été mis à l'isolement une bonne semaine avant que nous-mêmes soyons contraints au confinement. On n'a pas vraiment eu la possibilité de s'y préparer, de faire une visite à la faveur de laquelle on pouvait lui expliquer ce qui allait se passer. La première action a été bien évidemment un petit peu de colère, je l'avoue, même si, d'un point de vue purement rationnel, je comprends et je valide totalement ces mesures de confinement."Aujourd'hui, si les visites sont toujours impossibles, le contact n'est pas au point mort pour autant : "Alors déjà, on l'appelle. Elle répond au téléphone. Elle n'a pas de fièvre. Elle se porte plutôt bien. Elle a eu aujourd'hui un test sanguin à la faveur duquel on saura si elle a développé des anticorps."Cependant, Marguerite reste inquiète pour les siens qui sont "à l'extérieur" comme l'exprime sa petite-fille : "Elle est inquiète pour nous parce qu'elle considère qu'"on est dehors". Donc, je pense qu'elle se sent un petit peu dans une bulle, et qu'elle s'inquiète surtout pour nous parce qu'elle se sent protégée."
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Le record est détenu, cette année, par Grenoble, où les habitants ont vécu 122 jours à plus de 25 °C.
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Alors que certaines villes ont encore enregistré des fortes chaleurs en début de semaine, plusieurs villes ont battu, cette année, leur record du nombre de jours où la température a dépassé les 25 °C, selon les données de Météo France. Et c'est la capitale des Alpes qui détient le record. À Grenoble, cette année, les habitants ont vécu 122 jours à plus de 25 °C. À Lyon, on comptabilise 113 jours, 102 à Limoges, 90 jours à Nevers et 57 à Rouen. "A Paris, le thermomètre a dépassé les 25 °C pendant 89 jours, faisant tomber un record vieux de 1947", a expliqué le prévisionniste Guillaume Séchet, créateur du site meteo-paris.com, au Parisien."89 jours de chaleur à Paris, c'est exceptionnel et autant que ce que l'on peut connaître en moyenne chaque année à Nice", a déclaré, de son côté, le météorologiste Frédéric Decker, du site MeteoNews. Une situation semblable dans les pays nordiques et en Europe du Nord"L'été 2003 avait été de loin le plus chaud, mais l'été 2018 aura surtout été chaud dans la durée et la France devrait rester protégée par l'anticyclone jusqu'à la fin du mois", a justifié Guillaume Séchet.Une situation semblable dans les pays nordiques et en Europe du Nord. "La Scandinavie a connu son été le plus chaud jamais enregistré. Et la Suisse a vécu l'été le plus sec depuis 1864!", a pointé Guillaume Séchet. "Une nouvelle preuve de la réalité du changement climatique"Le nombre annuel de jours de chaleur est "un critère très utile, beaucoup plus que les records ponctuels, pour caractériser le réchauffement", a estimé, lui, François Jobard, prévisionniste chez Météo France.Un record que la maire de Paris, Anne Hidalgo, analyse comme "une nouvelle preuve de la réalité du changement climatique" rappelant la nécessité d'agir pour "défendre le climat et adapter Paris à cette réalité", a-t-elle expliqué sur son compte Twitter.
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Elle a déconseillé aux Français de réserver des vacances à l'étranger, notamment en Espagne ou en Italie.
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Les règles pour les vacances d'été seront annoncées par le gouvernement dans le courant de la semaine prochaine, a annoncé dimanche 24 mai la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne."Chacun peut commencer à réserver ses vacances. On annoncera les nouvelles règles dans le courant de la semaine", a indiqué la ministre de la Transition écologique lors de l'émission Questions politiques sur France Inter, en partenariat avec Le Monde et France Télévisions. "Dès maintenant, on peut réserver ses vacances pour le mois de juillet, pour le mois d'août. Pour le mois de juin, on précisera des choses dans le courant de la semaine", a poursuivi Elisabeth Borne. À l'approche du 2 juin, prochaine date-étape du déconfinement, les grandes vacances sont un des nombreux dossiers épineux sur la table de l'exécutif. Et jusqu'à cette même date, les déplacements sont limités à 100 km autour du domicile.Le gouvernement a donné son feu vert le 14 mai aux réservations "en métropole et en Outre-mer" pour juillet et août, dégageant quelque peu l'horizon d'un secteur du tourisme sinistré par le confinement et la fermeture des frontières."On n'invite absolument pas les Français à réserver leurs vacances à l'étranger. Cette année l'idée est plutôt de passer ses vacances en France", a précisé Élisabeth Borne, alors que l'Italie et l'Espagne ont annoncé la réouverture prochaine de leurs frontières.
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La victime est commissaire divisionnaire de Cergy-Pontoise. Sa conjointe, qui avait appelé les secours, a été interpellée.
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Le fonctionnaire de police, commissaire divisionnaire à Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), a été retrouvé mort à son domicile de Beaumont-sur-Oise dimanche après-midi, a-t-on appris lundi 16 septembre, auprès du parquet de Pontoise. Sa compagne, également policière, a été placée en garde à vue. Selon une source policière, cette fonctionnaire de police a appelé les secours dimanche en fin d'après-midi. Sur place, ceux-ci ont constaté la mort du commissaire, blessé par balle. Une enquête a été ouverte par la section de recherches de Versailles. Aucune piste n'est écartée.
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Un homme soupçonné de s'être fait passer pour un conseiller d'Edouard Philippe afin d'abréger sa garde à vue a été relaxé pour ce chef, mais reconnu coupable de violences volontaires, a annoncé lundi soir le tribunal correctionnel de Rouen.
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Khalid B., 39 ans, consultant franco-marocain, avait été interpellé il y a un an à Darnétal (Seine-Maritime), près de Rouen, et placé en garde à vue pour violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique, après une altercation avec un policier qui n'était pas en service. Le prévenu a lui-même déposé plainte pour discrimination, "délit de faciès", et dénonciation calomnieuse. Il a expliqué à l'audience avoir eu une altercation avec un habitant d'une résidence où il venait rendre visite à ses parents. Le plaignant, un policier qui n'était pas en fonction, lui demande qui il est, mais Khalid B. refuse de répondre à ses questions. La discussion finit par dégénérer en coups.Placé en garde à vue, il est accusé de s'être fait passer pour un conseiller "diplomatie et communication" auprès du Premier ministre afin d'obtenir une levée rapide de sa garde à vue.Le prévenu a admis qu'il connaissait Edouard Philippe, ce qu'a reconnu l'entourage de ce dernier, mais a nié s'être fait passer pour l'un de ses conseillers. Le tribunal a ordonné la relaxe pour usurpation d'identité et outrage à personne dépositaire de l'autorité publique. Il l'a en revanche condamné à trois mois de prison avec sursis pour violences volontaires ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours, sans retenir la circonstance aggravante de violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique.M. Khalid B. a également été condamné à 1.000 euros de provision à valoir sur le préjudice corporel. Une expertise médicale a été ordonnée pour la victime."Mon client regrette de s'être emporté, il a eu une réaction épidermique, c'est un citoyen français qui, à la force de son poignet, a réussi à devenir quelqu'un", a déclaré l'avocat du prévenu, Me Grégoire Leclerc."Il y a un débat juridique autour de la question de l'outrage, puisque ce soir-là la victime était en short et en tongs, et n'était pas dans l'exercice de ses fonctions", a ajouté Me Leclerc.Le procureur, qui a qualifié cette affaire de "regrettable", avait requis au total un an de prison avec sursis pour l'ensemble des quatre infractions reprochées.
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Carlos Ghosn a pris la parole ce mercredi devant une centaine de journalistes pour une conférence de presse très attendue. Après avoir livré sa vérité, l'homme d'affaires répond désormais aux questions des journalistes.
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"C'est une journée très importante pour moi, je l'ai attendue depuis 400 jours". Dix jours après sa fuite du Japon, l'ex-patron de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi s'explique depuis le syndicat de la presse de Beyrouth, au Liban, devant 150 journalistes venus du monde entier.Il revient sur son interpellation le 19 novembre 2018 : "On m'a arraché à ma famille, à mes amis, à Renault-Nissan. Le monde tel que je connaissais a été détruit". "Je n'ai pas vécu de moment de liberté" depuis lors, a-t-il affirmé, adressant sa "profonde gratitude d'avoir pu retrouver ma famille et mes êtres chers"."Vous ne pouvez pas imaginer à quel point cette privation de liberté m'a touché". "Je ne suis pas là pour raconter comment j'ai fui le Japon", mais pour "laver mon honneur. Je n'ai pas fui la justice, j'ai échappé à l'injustice et à la persécution. Considéré comme présumé coupable, je n'avais pas d'autre choix que la fuite pour me protéger et protéger ma famille", a-t-il déclaré. "La fuite a été la décision la plus difficile de ma vie.""Cette affaire prend sa source au moment du déclin des performances de Nissan début 2017. Ce sont des responsables de Nissan, du ministère public japonais qui sont à l'origine de mon calvaire, qui s'explique aussi par l'amertume au Japon face à l'interférence de l'Etat français dans l'alliance", a-t-il lancé. "Certains de nos amis japonais ont pensé que la seule manière de se débarrasser de Renault était de se débarrasser de moi" et Carlos Ghosn a accusé "un des membres du conseil d'administration de Nissan, Toyoda, qui avait des liens avec les autorités". Mais il n'a pas dénoncé de responsables japonais "pour ne pas nuire au Liban".Au sujet de son arrestation, Ghosn dénonce une "collusion" entre Nissan et le procureur japonais. "Je n'aurais jamais dû être arrêté. Les accusations (de dissimulation de revenus au fisc et de détournement de fonds, ndlr) portées contre moi sont fausses, sans fondements", a-t-il affirmé. "Mon arrestation a été montée de toutes pièces. Je n'ai pas été arrêté dans un avion, foutaises, j'ai été arrêté à l'aéroport", a-t-il assuré. "J'ai été arrêté pour une histoire de rémunération qui n'a pas été fixée, pas été décidée et qui n'a pas été payée", selon l'ancien PDG. "J'ai été interrogé pendant huit heures sans avocat, le procureur m'a prévenu que les choses empireraient si je n'avouais pas", a-t-il expliqué, détaillant ses conditions de détention. Il accuse le procureur japonais d'avoir menacé d'agir contre sa famille et de tenter de le "briser" pour qu'il avoue les faits qui lui étaient reprochés. =1emLes avocats de Carlos Ghosn lui ont dit qu'il risquait d'attendre cinq ans avant un verdict au Japon.
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Si Jean-Luc Mélenchon ne croit pas trop au grand débat national, il pourrait tout de même en profiter pour rencontrer Emmanuel Macron. Une sorte d'acte 2 après un premier échange original sur le Vieux-Port de Marseille il y a quelques mois.
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Paris Match rapporte cette information.Alors qu'il est crédité d'environ 10% d'intentions de vote pour les élections européennes, Jean-Luc Mélenchon est prêt à rebondir. Et pour cela, un tête-à-tête franc avec le chef de l'État pourrait l'aider. Alors qu'Emmanuel Macron prévoit un débat dans chaque région avec les élus locaux, le chef de la France Insoumise l'attend dans le sud-est : "Si le président m'invite à le rencontrer, bien sûr, j'irai. J'ai des désaccords profonds avec Emmanuel Macron, mais il a été élu", confie le député de Marseille à Paris Match. Grand débat : une rencontre entre Macron et Mélenchon ?par 6MEDIAS Le 8 septembre dernier, Jean-Luc Mélenchon et le président de la République s'étaient croisés sur le Vieux-Port de Marseille. Un échange étrangement très courtois, voire amical, s'en était suivi, alors qu'Angela Merkel se déplaçait dans la cité phocéenne : "On m'a reproché d'avoir été gentil ce jour-là, mais il était minuit et on n'allait quand même pas se pouiller dans la rue sous les yeux de la chancelière !" justifie Jean-Luc Mélenchon.On attend maintenant de savoir si oui ou non, le président de la République formulera une invitation.
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En ce week-end de chassé-croisé d'août, trois départements de la région PACA sont en alerte de pollution à l'ozone, avec des conséquences sur le trafic routier.
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La procédure d'alerte à la pollution à l'ozone est maintenue pour le troisième jour consécutif samedi dans les Bouches-du-Rhône. La mesure entraîne des restrictions notamment sur le réseau routier, a annoncé la préfecture du 13. Samedi, le niveau d'alerte a aussi été déclenché dans les Alpes-de-Haute-Provence et le Vaucluse. Quel est l'impact environnemental des bateaux de croisière ?par franceinfoLes conditions météorologiques et les récents incendies dans les Bouches-du-Rhône sont "propices à la formation de l'ozone" selon AtmoSud, l'organisme régional de surveillance de la qualité de l'air. En plein samedi de chassé-croisé sur les routes, la préfecture des Bouches-du-Rhône impose un abaissement de 20 km/h des vitesses maximales autorisées (au dessus des 70 km/h) et le raccordement électrique à quai des navires de mer et des bateaux fluviaux.Les principaux émetteurs industriels de composés organiques volatils et d'oxydes d'azote sont aussi soumis à des restrictions et doivent maîtriser leurs émissions "tels que prescrites dans leurs arrêtés préfectoraux, pris au titre du code de l'environnement relatif à la réglementation des ICPE" (Installation classée pour la protection de l'environnement), détaille la préfecture dans un communiqué.La préfecture recommande aussi de réduire les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions), ou encore, pour les personnes vulnérables, de privilégier les sorties brèves, en évitant de sortir l'après-midi.
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Aucun bureau de poste ne fermera cet été. La quasi-totalité des distributeurs de billets seront également opérationnels tout au long de l'été.
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Campagne de recrutement à La Poste. Le groupe va recruter sur l'ensemble du territoire 2.000 emplois saisonniers pour l'été. Cette campagne sera lancée "dès la semaine prochaine" en direction des "jeunes", "notamment pour les étudiants de niveau BAC+2", a indiqué vendredi 5 juin sur Franceinfo le PDG de La Poste, Philippe Wahl. "Je crois que, dans la relance économique, c'est très bien que La Poste puisse se mettre au service de l'économie, comme elle l'a fait avec ses colis pendant la crise", a-t-il expliqué. Les personnes intéressées sont invitées à se rendre sur le site dédié www.laposterecrute.fr. Ces "contrats de deux mois" permettront au groupe de "maintenir la totalité des bureaux de poste (au nombre de 7.700, ndlr) ouverts sur le territoire pendant les mois d'été" et "d'ouvrir 200 points postaux temporaires dans des zones touristiques pour soutenir l'emploi touristique pour deux mois", a poursuivi le PDG du groupe. La Poste prévoit également de "renforcer l'accès au cash" en assurant que "la quasi-totalité des distributeurs de billets sera opérationnelle tout au long de l'été", notamment dans les zones touristiques et dans les communes "où seul un distributeur de La Banque Postale est présent", a déclaré le groupe dans un communiqué publié jeudi. "Alors que le Contrat de présence postale territoriale 2020-2022 qui lie La Poste, l'État et l'AMF (Association des maires de France et des présidents d'intercommunalités) permet de procéder à des fermetures estivales dans le réseau postal, La Poste a décidé de ne pas appliquer ces mesures", a précisé le groupe. "L'objectif de cette mesure spéciale établie pour l'été 2020 répond à un double objectif : participer à l'attractivité des zones touristiques et accompagner, aux côtés des professionnels, artisans, commerçants et professions libérales la reprise économique locale", a-t-il ajouté.Actuellement, "96% des bureaux de poste sont ouverts", a également indiqué Philippe Wahl sur Franceinfo. Si des bureaux sont encore soumis à des horaires limités, "c'est qu'il reste encore des personnels en garde d'enfants", a poursuivi le PDG de La Poste qui a salué le travail des postiers et postières durant la crise. "La Poste ne s'est jamais arrêtée, et la meilleure preuve de cela, c'est que grâce aux élus, grâce aux forces de l'ordre, grâce aux volontaires de La Poste, grâce à nos salariés, la distribution des prestations sociales début avril a été réussie", a-t-il déclaré.
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Selon des documents consultés par Le Parisien et Marianne, le géant mondial des produits laitiers avait décelé une quinzaine d'autre types de salmonelle dans le lait pour bébé.
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Lactalis est à nouveau au cœur de l'actualité. Après le scandale sanitaire du lait contaminé fin 2017, Le Parisien révèle ce jeudi 8 novembre que la "salmonella agona", responsable de la contamination d'une quarantaine de nourrissons à la salmonellose, était loin d'être la seule bactérie qui se trouvait dans les productions de l'usine de Craon (Mayenne), d'où sortaient les laits infantiles des marques Picot et Milumel incriminés."D'après un tableau remis par Lactalis à la préfecture de Mayenne, que nous avons consulté, le géant mondial avait, en réalité, décelé près d'une quinzaine d'autres types de salmonelles, comme le prouvent ses propres tests réalisés entre 2008 et 2016", écrit le quotidien, qui précise qu'elles se trouvaient sur les sols et dans la poudre de lait. Marianne précise que 85 contrôles positifs à la salmonelle, dont 10 sur des "produits" et 75 dans "l'environnement" de l'usine ont mis à jour la présence de douze souches différentes de bactéries, dont d'étranges souches "exotiques", selon le Dr François-Xavier Weill, qui dirige le centre national de référence de la salmonelle à l'Institut Pasteur. Les salmonelles provoquent des salmonelloses, des intoxications alimentaires allant de la gastroentérite bénigne à des infections plus graves. Elles sont potentiellement plus dangereuses pour les jeunes enfants, les personnes âgées ou affaiblies. Affaire Lactalis : vers davantage de contrôles ?par euronews (en français)Des produits non commercialisésLactalis n'a pas prévenu l'État, mais ce n'était pas une obligation puisque "ces produits n'ont pas été commercialisés", indique au Parisien Fany Molin, sous-directrice de la sécurité sanitaire des aliments au ministère de l'Agriculture. Quentin Guillemain, président de l'association des victimes du lait contaminé s'insurge néanmoins : "A-t-on la preuve que ce lait n'a pas été vendu ? Que sont devenus ces produits ? Les résultats des contrôles de l'État, que nous avons consultés, ne font à aucun moment référence à une éventuelle destruction, il n'y a rien sur ce sujet !" Selon lui, ces nouvelles révélations sont une preuve supplémentaire de "gros problèmes d'hygiène dans l'usine".Le Parisien révèle par ailleurs que la présence de salmonelles ne sont pas le seul problème. Selon des documents que le quotidien s'est procurés, en 2012 et en 2014, des insectes morts dans des boîte Picot et Milumel ont été signalés par des consommateurs. En 2015, une consommatrice a indiqué qu'elle avait trouvé des particules métalliques.
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CIRCULATION. Après deux journées de circulation très dense, la situation devrait encore être compliquée, dimanche 28 juillet. La journée est classée orange dans le sens des départs, mais vert pour les retours, excepté dans la vallée du Rhône.
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En ce premier chassé-croisé de l'été entre juillettistes et aoûtiens, les vacanciers vont encore devoir prendre leur mal en patience. Des ralentissements sont à prévoir sur tout le pays, en particulier en basse vallée du Rhône, sur le pourtour méditerranéen et en direction de la Gironde, prévient Bison Futé. Le week-end dernier, un pic de 688 km de bouchons cumulés avait été relevé samedi 20 juillet en milieu de journée. Pour éviter de vous retrouver à pare-choc contre pare-choc, Bison Futé conseille d'éviter au maximum de circuler : - sur l'autoroute A10 entre Saintes et Bordeaux, de 10 heures à 20 heures- entre Lyon et Orange, sur l'autoroute A7 dans les deux sens, de 9 heures à 19 heures- sur l'autoroute A7 entre Lançon-de-Provence et Orange, de 9 heures à 18 heures- sur l'autoroute A9 entre Narbonne et Orange, de 10 heures à 18 heures. À noter, par ailleurs, que la 21e et ultime étape du tour de France partira de Rambouillet, dans les Yvelines, pour arriver sur les Champs-Élysées.
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Discrète jusque-là, la communauté de la Sainte-Croix de Riaumont a fait parler d'elle en 2018, après la révélation d'enquêtes de grande ampleur pour des agressions sexuelles et des maltraitances.
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Cinq prêtres de la communauté traditionaliste de Riaumont dans le Pas-de-Calais ont été placés en garde à vue mercredi 16 janvier à Lille dans le cadre d'une enquête sur des violences physiques sur des pensionnaires, a-t-on appris de source proche de l'enquête. Cette enquête, menée par l'office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) et la police judiciaire de Lille, concerne des faits de violences "non sexuelles" qui "remontent" dans le temps mais qui "ont pu perdurer", selon cette source, confirmant une information de M6. Selon une autre source proche de l'enquête à Lille, il s'agirait de violences commises "entre 2008 et 2014" contre de jeunes pensionnaires. Quatre prêtres étaient interrogés dans les locaux de la police judiciaire de Lille. Un cinquième prêtre, l'ancien prieur mis en examen en avril 2017 pour détention d'images pédo-pornographiques, était également en garde à vue dans le sud. Il avait été éloigné par l'institution dans un monastère du sud de la France après la découverte de ces images dans son ordinateur. La communauté de la Sainte-Croix de Riaumont, qui lutte contre "les idéologies anti-chrétiennes et anti-morales", ne faisait guère parler d'elle jusqu'à la révélation début mai 2018 de plusieurs enquêtes de grande ampleur pour agressions sexuelles et maltraitance. Plus de 200 témoins et victimes ont été auditionnés par la police dans plusieurs pays depuis 2013, pour des faits remontant aux années 1990 et 2000. Cet institut traditionaliste comprend une école hors contrat qui dispense des cours de la 6e à la 3e, encadrés par des religieux de spiritualité bénédictine célébrant la liturgie en latin. La propriété abrite en outre un groupe scout traditionaliste et un centre de documentation baptisé "laboratoire scout".Cet ordre de droit pontifical relève directement de la commission romaine Ecclesia Dei, qui a autorité sur les communautés traditionalistes restées dans le giron de Rome. Depuis 1982, date où le financement de l'État au titre des "enfants placés par la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS)" a pris fin, les fonds proviennent à 17% des pensions versées par les parents et à 83% de dons.Une première enquête en 2001Des journalistes de l'AFP ont constaté une présence policière mercredi après-midi dans le parc de sept hectares de la communauté, dont l'allée principale demeurait ouverte et où l'on pouvait apercevoir ça et là des décorations de Noël et une crèche. Y ont été construits depuis les années 1960 un village d'enfants, une école hors contrat et un mémorial national des scouts morts pour la France, entre autres. Une messe dominicale ouverte à tous est célébrée dans une chapelle austère de pierres sombres, en latin, dans la forme extraordinaire du rite romain.En 2001, le parquet de Béthune avait ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de la mort d'un adolescent de 14 ans, retrouvé pendu dans l'institut. Un non-lieu avait finalement été prononcé. Sollicité par l'AFP, le père Hervé Tabourin, l'un des prêtres de la communauté, s'est refusé à tout commentaire.
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