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JUSTICE. Un homme jugé pour le viol d'une fillette de 11 ans a été acquitté par les assises de Seine-et-Marne, révèle samedi le Parisien.
Cette affaire fait écho au cas d'une enfant du même âge, récemment agressée sexuellement dans le Val-d'Oise, pour laquelle la justice a refusé de retenir la qualification de viol. Les deux cas relancent le débat sur l'âge au dessous duquel un mineur devrait être présumé non consentant. Une fillette de 11 ans peut-elle avoir des relations sexuelles consenties avec un homme majeur ? Le verdict prononcé mardi 7 novembre par la cour d'assises de Meaux (Seine-et-Marne) semble confirmer que oui. Un homme de 30 ans, jugé pour le viol d'une enfant, a été acquitté au motif qu'il ne pouvait pas être prouvé que la relation n'était pas consentie. La fillette était tombée enceinte après ce rapport. PAS DE CONTRAINTE, SELON LES JURESLes jurés ont estimé, au terme de deux jours d'audience, que les éléments constitutifs du viol, "la contrainte, la menace, la violence et la surprise, n'étaient pas établis" explique à l'AFP la procureure de Meaux, Dominique Laurens, confirmant une information du Parisien.L'avocat général avait requis huit ans d'emprisonnement assortis d'un suivi socio-judiciaire. Le parquet général a fait appel de l'acquittement vendredi, indique le Parisien. "Jusqu'à 15 ans, un enfant doit être préservé. On ne peut pas obtenir de lui des relations sexuelles. Son consentement n'est pas éclairé", estime Dominique Laurens, interrogée par le Parisien. ENCEINTE A 11 ANS, SON ENFANT A ETE PLACEL'affaire éclate en janvier 2010, quand l'enfant, alors âgée de 12 ans, découvre sa grossesse. Elle raconte alors à sa famille ce qui s'est passé. En août 2009, alors qu'elle passait des vacances chez un oncle à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), elle jouait au pied de l'immeuble quand un homme l'a abordée et emmenée dans un parc où ils auraient un rapport sexuel consenti, selon l'accusé. Ce dernier affirme que la fillette a menti sur son âge. Elle aurait affirmé "qu'elle avait 14 ans et qu'elle allait vers ses 15 ans", selon l'avocat de l'homme, Me Samir Mbarki. La jeune fille, aujourd'hui âgée de 20 ans, a toujours maintenu avoir donné son âge à l'inconnu. Elle a mené sa grossesse à terme et son enfant, qui a désormais 7 ans, a été placé dans une famille d'accueil à sa naissance. "CET HOMME A DETRUIT LA VIE DE MA FILLE""Ma cliente est traumatisée, confie son avocate Me Laure Habeneck. Pour sa défense, l'accusé a notamment évoqué la chaleur africaine (l'homme est cap-verdien, NDLR). Il faut espérer que cette justification ne soit pas à l'origine de l'intime conviction des jurés. Il ressort de cette décision qu'une relation sexuelle entre un homme de 22 ans et une fillette de 11 ans est normalisée dans notre société", déplore l'avocate. "Cet homme a détruit la vie de ma fille, qui est tombée dans son piège", témoigne la mère de la jeune fille, aujourd'hui étudiante en BTS, dans le Parisien. "Je pensais être soulagée par la justice mais ce verdict augmente mes angoisses. Les jurés, ce sont des parents aussi, quand même ? Ils voudraient qu'on prenne leur enfant dans la rue et qu'on couche avec ?", interroge-t-elle. "ELLE AVAIT LE PHYSIQUE D'UNE FILLETTE"Stéphanie, éducatrice de rue à l'association Interstice, à Nevers (Nièvre), d'où est originaire la jeune femme, se souvient pour le quotidien : "Quand je l'ai rencontrée, bien qu'elle soit enceinte, elle avait un physique de fillette. On ne pouvait pas la confondre avec une adolescente ou une femme. Elle était prostrée, inhibée". Au procès, "quand elle a raconté le viol à la barre, elle était en pleurs", raconte l'éducatrice. Cette décision intervient alors qu'une affaire similaire, révélée en septembre, a suscité la controverse. Le parquet de Pontoise (Val-d'Oise) a poursuivi pour "atteinte sexuelle", et non pour "viol", un homme de 28 ans qui a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec une enfant de 11 ans. Là, les enquêteurs considèrent que la relation était consentie car aucune contrainte physique n'a été exercée sur la fillette. La famille a porté plainte pour viol, décrivant une enfant tétanisée, incapable de se défendre.FAUT-IL MODIFIER LA LOI ?Depuis cette première affaire, de nombreuses voix s'élèvent pour demander qu'un âge minimal soit fixé en dessous duquel l'acte sexuel serait considéré comme non consenti. Le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes propose d'établir ce seuil à 13 ans.Pour Me Francis Szpiner, avocat de l'association La Voix de l'enfant, "à partir du moment où on n'a pas la capacité à consentir, une relation sexuelle est nécessairement une relation de violence. Si les magistrats estiment que cette appréciation qui est la mienne ne peut pas être appliquée, il faudra changer la loi", a-t-il réagi sur France Info. "Il faudra changer la loi, et dire très expressément que toute relation sexuelle, même si elle a une apparence de consentement, par une personne qui n'a pas la majorité sexuelle, est un viol", insiste-t-il. "11 ANS, C'EST TROP JEUNE POUR DONNER UN CONSENTEMENT"Fiona Lazaar, députée (LREM) et vice-présidente de la délégation aux Droits des femmes, mène une réflexion sur ce sujet au sein d'un groupe de travail. "La majorité sexuelle est à 15 ans, d'autres pays européens ont fixé cet âge à 15 ans. En tout cas, on est certain que 11 ans, c'est trop jeune pour donner un consentement", explique-t-elle au quotidien. Le groupe de réflexion va proposer des amendements dans le cadre du projet de loi portant sur les violences sexistes et sexuelles, qui sera présenté au premier semestre 2018. Le Parisien rappelle qu'il a fallu attendre 1980 pour que le viol soit défini dans la loi. L'article 222-23 du code pénal indique que "tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol. Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle" quel que soit l'âge de la victime.
Vivant en vase clos depuis le début de l'épidémie de Covid-19 en Haïti, les joueuses et encadrants du centre national de football défendent largement le président de la fédération, accusé de viols mais qui fait ici figure de "père".
Une troublante atmosphère pèse sur l'ancien ranch du dictateur Jean-Claude Duvalier, converti en académie sportive après le séisme de 2010. C'est dans ce lieu que, selon des jeunes filles citées dans une enquête du journal The Guardian, Yves-Jean Bart aurait violé de nombreuses joueuses mineures ces dernières années. La brigade de protection des mineurs de la police judiciaire haïtienne a ouvert une enquête et un juge de la commune a déjà convoqué plusieurs cadres de la fédération. Témoignant de pressions subies pour garder le silence, des victimes présumées ont affirmé au journal, sous couvert d'anonymat, qu'au moins deux joueuses mineures auraient avorté suite à des viols commis par le président de la fédération dans le complexe sportif. Des organisations haïtiennes des droits des femmes les ont soutenues.- "Un papa pour nous" -Toutefois, dans le fief de la Fédération haïtienne de football (FHF), la dizaine de personnes interrogées par l'AFP déclarent toutes avoir été choquées par les révélations publiées fin avril, sous couvert de l'anonymat, dans le quotidien britannique. "Le président nous traite comme ses enfants: je ne pense pas que ça ait eu lieu vraiment. Je n'y crois pas", assure avec fermeté Dusane Nicolas, 12 ans, au bord d'un terrain du centre où elle vit depuis décembre.Dans l'enceinte sportive en périphérie de Port-au-Prince, cette vision du dirigeant en tant que "père" transcende les générations. Ancienne capitaine de la sélection nationale, Yvette Félix entraîne les sélections féminines depuis 2006. "Le président Jean-Bart est comme un papa pour nous (..) il aime et respecte tout le monde", témoigne la femme de 38 ans.Yves Jean-Bart, 73 ans, dirige la fédération depuis deux décennies. Sans candidat lui faisant face, sa réélection en février à un sixième mandat a été une formalité.- Culture du viol - Dans un pays où le ballon rond est roi, s'attaquer à "Dadou" revient selon des membres de la FHF à s'attaquer à Haïti. Le football offre à la nation caribéenne de rares occasions de briller à l'international.Joint au téléphone par l'AFP, le président Jean-Bart nie en bloc. "Il y a un affront qui a été fait au pays", s'insurge-t-il.Il veut porter plainte à Paris contre le journaliste français co-auteur de l'enquête du Guardian: "Il a diffamé notre pays, il a souillé notre drapeau, il a insulté les filles."En réaction à la publication, des joueuses ont organisé, dans l'enceinte du ranch, une manifestation dont plusieurs photos ont été partagées sur internet."On a fait ces pancartes pour dire: arrêtez de salir notre image, arrêtez de salir l'image du pays", explique Kerly Théus, gardienne de la sélection nationale.Encore hermétique au mouvement #MeToo, la société haïtienne fait souvent reporter la responsabilité d'agressions sexuelles sur les victimes. Une "culture du viol" qui entrave la libération de la parole. "Quand on parle d'abus, une personne peut penser que c'est votre faute, que c'était votre volonté, que vous avez accepté", soupire Kerly Théus."Avant sur les réseaux sociaux, quand on postait une photo ou une vidéo de nous, les gens étaient fiers (...) Aujourd'hui, à cause de ce qui est sorti, dès qu'on publie une photo, ils disent: +Voilà la femme du président+", témoigne l'athlète de 21 ans. - "Que le foot continue" -Avant d'être confinées au centre en raison du coronavirus détecté le 19 mars en Haïti, les joueuses vivaient déjà dans des conditions spartiates, dans des dortoirs surchargés aux murs décrépis.Laisser pendre un drap supérieur est l'unique façon de s'offrir un minimum d'intimité, une promiscuité qui ne garantit pas forcément la sécurité."On vit dans la même chambre, on est ensemble et on est amies et vous pouvez avoir un problème dans la vie que j'ignore totalement. Vraiment, je ne peux pas dire que rien n'est arrivé aux gens qui vivent à mes côtés", confie Mélissa Shelsie Dacius, 20 ans, qui tient à préciser: "Rien ne m'est arrivé".Webens Prinsime, ancien joueur de la sélection nationale, assure connaître Yves Jean-Bart depuis plus de 30 ans. Il est dubitatif sur des paternités prêtées au président avec d'anciennes joueuses. Interrogé par une radio haïtienne sur le sujet, l'intéressé a déclaré "avoir le droit de ne pas répondre"."On ne veut pas s'associer avec des gens qui violeraient des mineurs, qui leur feraient subir des avortements", affirme M. Prinsime. "Si le président est coupable, qu'il paie mais, au moins, que le football continue (...) Maintenant, s'il n'est pas coupable, qu'on le laisse faire sa route".
Le ministre de l'Action et des Comptes publics réagissait à un rapport de l'Inspection générale des finances, qui révèle qu'une partie des fonctionnaires travaille moins que le minimum légal.
Gérald Darmanin veut que les agents de la fonction publique fassent plus d'heures. Ou du moins, qu'ils atteignent les 35 heures, ce qui ne semble pas être le cas pour tous. Selon un audit des finances publiques, dévoilé lundi 25 mars par Le Figaro, quelque 310.000 fonctionnaires d'État travailleraient moins que le minimum légal, dont 190.000 sans justification. Invité de la matinale de RTL, ce mardi 26 mars, Gérald Darmanin a estimé que cette situation n'était pas acceptable, même si ce rapport n'est "pas scandaleux" à ses yeux. "Je trouve normal que dans la fonction publique d'État, comme dans la fonction publique territoriale, on fasse 35 heures (...) Je souhaiterais que dans la fonction publique d'État et la fonction publique territoriale, les fonctionnaires fassent 35 heures, comme tous les Français qui travaillent dans une entreprise", a-t-il déclaré au micro de la station.Le ministre a toutefois nuancé les résultats de l'audit dévoilé par Le Figaro. "Il faut que l'on travaille, il y a des discussions, peut-être que le rapport se trompe", a-t-il concédé, expliquant que cette note avait été commandé car "on ne connaissait pas exactement la photographie du temps de travail des agents publics". "Il y a un peu moins de 5 millions d'agents publics, un peu moins de 3 millions pour l'État. Il y a 120.000 départs en retraite chaque année et des gens sont embauchés", a détaillé le ministre. Emmanuel Macron a promis de supprimer 50.000 postes dans la fonction publique d'ici à 2022. Selon le rapport de l'Inspection des finances, si les fonctionnaires qui travaillent moins que 35 heures se conformaient au seuil légal, 30.000 pourraient déjà disparaître en répartissant mieux les tâches.Dans son rapport, l'Inspection générale des finances donne l'exemple du personnel des collectivités locales, qui travaille en moyenne 1.578 heures par an, contre 1.607 heures selon la législation. Certains fonctionnaires bénéficient de dérogations pour travailler moins, du fait d'horaires décalés, par exemple. C'est ainsi que les gardiens de prison cumulent seulement 1.582 heures en moyenne. Mais certains n'atteignent pas les 35 heures par semaine, même lorsqu'ils n'effectuent pas de gardes de nuit. Les Finances publiques estiment que, "sauf cas exceptionnels", ces "situations dérogatoires n'ont pas lieu de perdurer".
Le chanteur a poussé un gros coup de gueule contre les médias sur son compte Instagram. La raison ? Son hommage à Charles Aznavour serait un manque de respect pour Johnny Hallyday.
De nombreuses personnalités ont rendu hommage à Charles Aznavour, décédé dans la nuit de dimanche à lundi 1er octobre, à l'âge de 94 ans. Parmi elles : Benjamin Biolay. Sur son compte Instagram, le chanteur de 45 ans a salué la mémoire de celui qu'il considère comme "un guide". "Le vrai boss vient de nous laisser. Permettez-moi de vous dire que c'est sans doute la personne la plus extraordinaire que j'ai eu la chance de connaître. Un guide et un maître de l'art et de la vie. Dur de ne pas pleurer. Je vous aime Charles. Hasta Pronto señor Champagne", a-t-il écrit. Un vibrant hommage qui lui a valu un certain nombre de critiques, lui reprochant de manquer de respect à Johnny Hallyday, avec cet hommage appuyé.Des critiques qui ont fait sortir de ses gonds Benjamin Biolay. "J'ai dû update (mettre à jour, ndlr) mon statut suite à de nombreux appels de médias qui me faisaient le procès d'intention suivant : que je manquais de respect à Johnny (dont Charles était l'idole et le bienfaiteur). Arrêtez de chercher la merde, surtout auprès de gens en grande peine. Je hais sincèrement bien des aspects de notre époque", s'est insurgé l'artiste en commentaire de son post Instagram.
Le Premier ministre belge était aux abonnés absents ce mardi matin au Parlement. La raison ? Un rendez-vous médical pour traiter une "surdité partielle".
Une surdité dont il est atteint depuis dimanche, révèle Le Soir. Ce jour-là, Charles Michel donnait le top départ des "20km de Bruxelles", en compagnie de la Princesse Astrid. Les 40 000 participants ont pu s'élancer après le tir de pistolet de la princesse. Mais pour le Premier ministre belge, cette détonation a laissé des traces, comme en témoignent les photos officielles de l'évènement. Son porte-parole, Frédéric Cauderlier, a indiqué ce mardi à l'AFP que le Premier ministre souffrait de "surdité partielle" et d'un "acouphène" sans donner plus de précisions "pour préserver son intimité". Charles Michel a néanmoins repris ses activités dans l'après-midi "de manière tout à fait normale".
Dans une biographie à paraître en novembre, on apprend que le Prince Charles voulait stopper son mariage avec la princesse Diana, qu'il qualifie de "grave erreur".
Le prince Charles savait dès le départ que son mariage avec Diana serait une erreur. C'est ce qu'affirme le journaliste Robert Jobson dans une nouvelle biographie à paraître du prince de Galles, rapporte le Daily Mail. Spécialiste de la famille royale, qu'il suit depuis trente ans, Robert Jobson explique que le prince Charles a très vite regretté son union avec la mère de ses deux enfants, avant même qu'elle ne soit prononcée.Le quotidien britannique rapporte ainsi des extraits de l'ouvrage, dans lesquels le prince de Galles qualifie de "grave erreur" son union avec la princesse Diana, mais qui était pour lui un "appel du devoir". "Je voulais désespérément quitter le mariage en 1981, lorsque, lors de mes fiançailles, j'ai découvert à quel point les perspectives étaient terribles", aurait-il confié à certains amis des années après son union.Renoncer au mariage aurait été "cataclysmique"Mais, si le prince Charles savait que cette union était vouée à l'échec, impossible selon lui d'y renoncer car cela aurait été "cataclysmique", révèle le Daily Mail. Une biographie de Diana, publiée en 1992 révélait déjà que la princesse avait eu envie de quitter son mariage, mais c'est la première fois que ce désir est évoqué par le prince Charles lui-même.Cette nouvelle biographie, qui sortira en novembre à l'occasion des 70 ans du prince de Galles, devrait faire couler beaucoup d'encre. Selon le Daily Mail, on y apprend également que le fils aîné de la reine Elizabeth est déjà "roi de l'ombre" auprès de sa mère et qu'il parle aux morts, notamment au comte Mountbatten, qui était son mentor.
A l'approche de la présidentielle américaine en novembre, Facebook et Twitter multiplient les efforts pour préserver leurs plateformes des campagnes de manipulation et de désinformation, notamment étrangères, et éviter de répéter les scandales des scrutins de 2016.
Facebook a annoncé mercredi avoir démantelé un réseau de quelque 120 comptes sur sa plateforme principale et sur son application Instagram, engagés dans une opération de promotion de la campagne de réélection du président américain Donald Trump et manoeuvrés depuis la Roumanie.Le géant des réseaux sociaux communique régulièrement depuis des mois sur ce type d'interventions. En juillet, les deux plateformes ont retiré plus de 1.000 comptes identifiés comme "non authentiques" par leurs comportements visant à tromper le public sur leurs intentions ou origines.Ces campagnes coordonnées "manipulent le débat public à des fins stratégiques", a rappelé Nathaniel Gleicher, le directeur des règlements sur la cybersécurité du groupe, lors d'une conférence de presse. "Elles brouillent les frontières entre débats sains et manipulation".Les scrutins de 2016, dont la présidentielle aux Etats-Unis et le référendum sur le Brexit au Royaume-Uni, ont été marqués par des campagnes d'interférence principalement orchestrées depuis la Russie.Depuis que des scandales ont révélé l'ampleur de ces opérations en 2018, les réseaux sociaux ont déployé un arsenal de mesures pour lutter contre les faux comptes et la désinformation.- Etiquettes -Ils ont entre autres mis l'accent sur l'ajout de contexte.Twitter a ainsi fait savoir mercredi son intention de signaler aux utilisateurs quand des comptes de médias d'information sont contrôlés financièrement et sur le plan éditoriale par un Etat."Contrairement aux médias indépendants, les médias liés à un Etat utilisent fréquemment leur couverture de l'actualité à des fins politiques", a expliqué le réseau social."Nous pensons que les gens ont le droit de savoir quand le compte d'un média est affilié directement ou indirectement à un acteur étatique", ajoute Twitter, qui inclura dans cette nouvelle règle les rédacteurs en chef et journalistes importants de ces médias.Facebook avait pris des mesures similaires début juin, avec des "étiquettes" pour les comptes des médias contrôlés par des Etats, et en leur interdisant de poster des publicités. Twitter, de son côté, a banni toutes les publicités à caractère politique.Les informations erronées sur le coronavirus diffusées par des médias russes et chinois font plus d'audience sur les réseaux sociaux en France et en Allemagne que les contenus de certains grands journaux, selon une étude publiée fin juin par l'Oxford Internet Institute.Elle montre notamment que sur Twitter et Facebook, les articles francophones et germanophones partagés par RT ou Sputnik (médias étroitement liés à l'Etat russe) ont plus d'écho que ceux du quotidien Le Monde ou du magazine Der Spiegel.- Trolls -L'opération roumaine récemment démantelée par Facebook utilisait des faux comptes qui se faisaient passer pour des Américains, avec notamment des fausses pages de soi-disant supporters du chef de l'Etat.Ce réseau postait des contenus sur la campagne, vantant le soutien des Afro-Américains pour le président, les croyances chrétiennes et la mouvance conspirationniste "QAnon".En tout, ces pages étaient suivies par moins de 10.000 personnes."Nous n'avons pas trouvé de preuves de leurs motivations, financières ou autres", a indiqué Nathaniel Gleicher lors d'une conférence de presse. "Ils étaient peut-être juste en train de construire une audience pour monétiser plus tard".Facebook a aussi évincé un réseau de 500 comptes, groupes et pages, présent sur ses deux plateformes et associé à "Truth Media" ("média vérité"), une marque désormais bannie.Ce réseau de désinformation sur la Chine, Hong Kong, les Etats-Unis ou encore le coronavirus, piloté depuis de nombreux pays, était suivi par 2 millions de personnes dans le monde, parlant mandarin, anglais ou vietnamien.Certaines publications dévoilées par Facebook font apparaître des tentatives d'entretenir les tensions dans la société, notamment liées au mouvements contre le racisme aux Etats-Unis.Les campagnes utilisent souvent des techniques dites de "trolls": "Elles utilisent n'importe quels contenus qui divisent pour gagner de l'audience", a détaillé Nathaniel Gleicher."Nous nous attaquons à un pan du problème qui représente un défi pour toute la société. Il est de plus en plus clair qu'une organisation ne peut pas s'en charger toute seule", a déclaré le haut responsable de l'entreprise californienne.Ses propos faisaient écho à ceux du patron du groupe, Mark Zuckerberg, qui a demandé à plusieurs reprises aux élus politiques de se pencher sur les limites à fixer en termes de contenus et de comportements tolérables ou non sur les plateformes numériques.
Dans la tourmente depuis les révélations sur ses fonctions dans le secteur dans l'assurance, le haut-commissaire aux retraites dit avoir envisagé de quitter son poste pour ne pas mettre la réforme du gouvernement en péril.
"Ma personne ne compte pas, c'est le projet qui m'importe". Jean-Paul Delevoye a indiqué dans les colonnes de Libération avoir songé à quitter son poste de haut-commissaire aux retraites, afin de ne pas être une "source de fragilisation de la réforme". Cette confession fait suite à la polémique créée par les informations du Parisien sur les activités de Jean-Paul Delevoye, accusé de conflit d'intérêts avec le milieu des assurances. Ce dernier avait démissionné de ses fonctions d'administrateur bénévole d'un institut de formation du secteur, l'Ifpass (Institut de formation de la profession de l'assurance), qu'il occupait depuis 2016 mais n'avait pas déclaré. Il avait alors évoqué une "erreur" et "une omission par oubli".Une "perte de crédit douloureuse à vivre"A t-il donc pensé à démissionner? "Oui, j'y ai pensé", affirme t-il dans Libération ce vendredi 13 décembre. Rémunéré depuis juillet 2016 par le groupe de formation IGS, Jean-Paul Delevoye va en outre rembourser les sommes perçues depuis sa nomination au poste de haut-commissaire. "Si j'ai touché une rémunération, c'est pour un travail concret dont je suis fier", estime t-il dans le quotidien national. "Je l'ai conservée quand j'ai été nommé haut commissaire, puis quand je suis devenu membre du gouvernement, ce qui, je l'ai appris depuis, n'était pas autorisé", abonde t-il encore.Les révélations du Parisienont semé le trouble sur une réforme déjà sujette à débat. "Je mesure tout à fait la perte de crédit, qui d'ailleurs est douloureuse à vivre", reconnait-il. "Ce n'est pas à moi de juger si je porte correctement la réforme, je le répète, le projet est plus important que la personne".
Une dizaine de femmes a pénétré dans une piscine de Grenoble vêtue d'un burkini. Une opération de communication visant à faire lever l'interdiction de maillot de bain couvrant.
"Sans aucune conviction religieuse", mais pour "défendre la liberté de toutes les femmes." C'est ce credo qu'ont assuré suivre sept femmes vêtues de burkinis au cours d'une action coup de poing dimanche 23 juin après-midi dans une piscine de Grenoble. Leur but, revendiquer le droit de se baigner avec ce maillot de bain couvrant mais interdit.Selon le Dauphiné Libéré, ces sept femmes, accompagnées de militants associatifs, ont pénétré vers 15h30 dans une piscine municipale du centre-ville pour se baigner, en dépit de l'intervention de vigiles et de la direction de l'établissement.Deuxième opération de ce genreL'opération, pour laquelle les médias locaux avaient été conviés, s'est terminée sans heurts vers 17h, a indiqué à l'AFP la police, avisée des faits par la direction de la piscine.En mai, des femmes soutenues par cette même association citoyenne avaient déjà conduit une action similaire dans une autres piscine municipale de la ville. Devant la presse, elles avaient justifié cet "acte de désobéissance civile" comme une protestation contre les règlements des piscines, qu'elles jugent discriminatoires. Elles estiment n'enfreindre aucune règle d'hygiène ou de sécurité et expliquent agir "sans aucune conviction religieuse", mais pour défendre la "liberté de toutes les femmes".
Il devra verser 40.000 euros de dommages et intérêts à une ancienne assistante parlementaire.
Selon les informations du Point, le député MoDem de La Réunion Thierry Robert a été condamné par la Cour d'appel de Paris à verser de lourds dommages et intérêts à une ancienne assistante qui l'accusait d'harcèlement sexuel.Les faits remontent au mois de septembre 2012 et auraient duré jusqu'en octobre 2013. Les hommes réunionnais sont "très chauds", "je t'emmènerai sur ma moto à La Réunion, tout le monde croira que tu es ma maîtresse", "tu es sexy" : voici des exemples de remarques déplacées proférées par l'élu et cités par Le Point.fr. Une "affaire totalement injuste"Toujours selon le site d'informations "plusieurs personnes ont également écrit, dans une attestation donnée à la justice, que Thierry Robert demandait régulièrement à son assistante de porter des jupes".La cour d'appel de Paris a condamné l'élu à verser 40.000 euros de dommages et intérêts à son ancienne assistante : 10.000 euros pour harcèlement sexuel, 10.000 euros pour harcèlement moral, et 20.000 euros pour rupture abusive du contrat. Thierry Robert a également été condamné à verser son autre assistant parisien, plus de 34 000 euros."Je trouve cette affaire totalement injuste, même si la justice en a décidé, comme vous le savez. Je n'ai pas envie de me cacher, même si ça m'agace au plus haut point et ça me désole de voir que cette décision a été prise", a réagi Thierry Robert auprès du Point. L'élu dit par ailleurs réfléchir à un pourvoi devant la Cour de cassation.
France 2 et TF1 ont chacune lancé cette semaine une nouvelle rubrique dans leur journal télévisé pour faire découvrir sites et régions de France aux téléspectateurs amenés cette année à partir en vacances en France.
Sur France 2, cette nouvelle rubrique du 20H, "Destination France", propose "de faire découvrir ou redécouvrir aux téléspectateurs des lieux et des destinations secrets, insolites, connus ou inconnus en France", selon la chaîne."Peut-être que certains diront qu'on avait plus un ADN +étranger+. C'est vrai qu'on a plutôt vocation, aussi, à expliquer le monde. Mais il s'avère qu'aujourd'hui, beaucoup de choses se sont passées localement", a expliqué la rédactrice en chef du 20H Agnès Molinier sur Europe 1.Les gens ont "découvert que le local avait du charme, que ce soit au niveau alimentaire ou de la consommation. Et il va aussi falloir qu'ils regardent un petit peu autour d'eux parce qu'ils n'ont pas le choix non plus, pour l'instant", a-t-elle poursuivi.Sur TF1, c'est dans le 13H de Jean-Pierre Pernaut et Jacques Legros que les téléspectateurs ont découvert. "Nos vacances en France", "une chronique de proximité dont l'objectif est de donner des idées originales d'évasion à nos téléspectateurs, en cette période particulièrement compliquée", indique la Une."L'équipe du 13H de TF1 a déniché dans toutes les régions de France, des lieux de villégiature, et diverses astuces et idées d'activités estivales (sportives, ludiques) pour les téléspectateurs. Tous les lundis et jeudis, Dominique Lagrou Sempere livrera en plateau des informations pratiques complémentaires au reportage", détaille la chaîne.
La maire sortante de la capitale a annoncé mardi qu'elle comptait rendre cyclables l'intégralité des rues de Paris d'ici à 2024 si elle est réélue en mars prochain.
En cas de réélection, Anne Hidalgo compte bien poursuivre la transformation de Paris en ville pro-vélos. Ces six dernières années, elle a créé plus de 300 km de pistes cyclables dans la capitale. "Vous avez aimé la saison 1, vous allez adorer la saison 2", a promis mardi 28 janvier la maire sortante lors de la présentation de son plan vélo. "En 2024, 100 % des rues de la capitale seront cyclables", a ainsi annoncé l'édile PS. En tout, 350 millions d'euros seront consacrés à ce plan vélo entre 2020 et 2026. Dans le détail, Mme Hidalgo propose d'ajouter 400 nouveaux kilomètres aménagés aux 1.018 km existants, dont le "Vélopolitain", un réseau de grands axes de pistes cyclables qui maillerait la ville. Si le plan prévoit que toutes les rues deviendront accessibles à vélo, seuls les grands axes feront l'objet "d'aménagements sécurisés". Certains axes parisiens restent difficilement accessibles aux cyclistes. C'est le cas des ponts et des portes de Paris qui restent des "zones de danger", reconnaît-elle néanmoins. 60 hectares à gagnerLa candidate veut qu'une "Vélorue" au moins soit dédiée aux cyclistes dans chaque arrondissement. Par ailleurs, le double-sens cyclable serait généralisé dans les zones 30, et 100.000 nouveaux stationnements pour vélo pourraient être mis à disposition."Pour mettre des vélos à la place des voitures il nous faut gagner de la place", admet Anne Hidalgo. Pour ce faire, elle a annoncé vouloir gagner 60 hectares supplémentaires, soit trois fois le jardin du Luxembourg souligne Le Parisien, en supprimant 60.000 places de stationnement individuel sur les 133.000 que compte actuellement la capitale.Un "Code de la rue"Anne Hidalgo prévoit par ailleurs la mise en place d'un "Code de la rue" qui "donnera priorité aux piétons et cyclistes", ainsi que la multiplication de contrôles mobiles et le déploiement d'agents de police dédiés à la sécurité de la circulation à vélo.Vivement critiquée par ses adversaires pour le fiasco du changement d'opérateur des vélos en libre-service Vélib, la candidate a souligné mardi que "le nombre d'abonnés actuels est supérieur au nombre d'abonnés du Vélib 1", avant de clore le débat: "ce sujet est derrière nous et je ne reviendrai pas sur ce terrain, parce que les enjeux sont beaucoup trop importants".
Manuel Valls était à Rome jeudi pour une conférence. À cette occasion, l'ancien Premier ministre est revenu sur le quinquennat Hollande.
Et comme le rapporte Le Monde, Manuel Valls n'a pas hésité à taper sur l'ancien chef de l'État et plus particulièrement sur son manque de communication. "Il ne m'a jamais annoncé que j'étais Premier ministre. En réalité, c'est mon prédécesseur Jean-Marc Ayrault qui me l'a dit. Il était comme ça, il avait du mal à dire les choses", a confié Manuel Valls. Avant de reconnaître que ce quinquennat a tout simplement été un échec. "Quand le président sortant ne peut même pas se présenter, que son Premier ministre est battu par un membre de l'aile gauche de son parti, que celui-ci obtient 6 % des voix au premier tour de la présidentielle, que le PS passe de trois cents à trente députés, oui, c'est un échec", rapporte Le Monde. Et parmi les plus gros loupés : la loi Travail qu'il considère comme un "énorme raté de communication". "Quand vous préparez mal une réforme, que vous ne l'expliquez pas bien et que vous la faites passer de force..." L'une de ses seules réjouissances : avoir "eu la grande idée de nommer Macron" à Bercy en août 2014.
INSOLITE. Après qu'il a donné son numéro en direct sur France 5 mardi soir, la messagerie du portable du ministre de l'Action et des Comptes publics était saturée ce mercredi.
Gérald Darmanin a fait le buzz mardi 12 décembre sur France 5. Invité de "C à vous", le ministre de l'Action et des Comptes publics a volontairement donné son numéro de portable en direct. Tout est parti d'un extrait du Congrès des maires fin novembre diffusé lors de l'émission. Le ministre et conseiller régional des Hauts-de-France avait à l'époque tenté de communiquer son numéro de téléphone aux élus, avant d'être interrompu par le vice-président de l'Association des maires de France (AMF) André Laignel. Relancé, sur le ton de la plaisanterie, par le journaliste Maxime Switek, M. Darmanin est allé cette fois jusqu'au bout et donné son numéro de portable. "Il y a à peu près 1,3 million personnes qui nous regardent et qui sont susceptibles de vous appeler", lui a alors fait remarquer la présentatrice Anne-Elisabeth Lemoine. "J'ai toujours fonctionné comme ça. Quand j'étais maire (de Tourcoing, ndlr) , j'ai toujours donné mon numéro de téléphone et mon mail. Cela me permet d'avoir des retours directs", a rétorqué le ministre. La production de "C à vous" a essayé de le joindre alors qu'il se trouvait encore sur le plateau. Sans succès. "On m'a demandé de me mettre sur mode avion", a-t-il expliqué. Mercredi 13 décembre, plusieurs rédactions ont également essayé de l'appeler, avant de tomber directement sur le répondeur. Mais impossible de laisser un message, la messagerie était pleine.
VIDÉO - La scène du festival de musique électronique, Unite Tomorrowland, a pris feu samedi soir à Santa Coloma de Gramenet (nord de Barcelone) entraînant l'évacuation de plus de 22.000 personnes.Les pompiers, rapidement intervenus sur le site du festival, ont réussi à éteindre l'incendie rapidement. Ils précisent qu'une vingtaine de personnes ont été traitées pour des accès d'anxiété et des contusions sans importance.
Il n'y aucun blessé grave. Une douzaine de véhicules de pompiers et des ambulances avaient été déployés sur place. Un concert évacué après un départ de flammes en Espagnepar euronews (en français)Plusieurs vidéos diffusées par des festivaliers montraient une partie de la scène en proie à d'immenses flammes, une pluie d'étincelles retombant au sol alors que les festivaliers prenaient la fuite, surplombés d'une fumée noire. Selon d'autres images video le spectacle touchait à sa fin quand l'incendie semble s'être déclenché, après un show pyrotechnique.Les raisons de cet incendie ne sont cependant pas encore connues. Selon les organisateurs du festival, il serait dû à des problèmes techniques. Les pompiers ont prévu d'examiner les restes calcinés de la scène avec les techniciens de l'entreprise chargée du montage de la structure. Ils retireront les éléments les plus instables afin de pouvoir lancer l'enquête sur les causes précises du déclenchement de l'incendie."RESTE CALME ET SOIS ATTENTIF"Selon les pompiers, à 23h20 l'incendie avait été complètement éteint et l'ensemble des festivaliers évacués. Interrogée par l'AFP, une porte-parole de la protection civile en Catalogne a précisé que la première alerte avait été reçue vers 22h45 (20h45 GMT). "Le plan d'auto-protection de l'événement avait été bien réalisé et a parfaitement fonctionné", a déclaré la porte-parole de la protection civile en précisant que les organisateurs avaient suivi à la lettre le protocole, ce qui a évité que la panique gagne les spectateurs et que cela entraîne des blessés. "Le plan d'urgence a parfaitement fonctionné", s'est aussi félicitée sur Twitter la maire de Santa Coloma, Nuria Parlon.Sur le grand écran de la scène, pendant l'incident, on pouvait lire le message "reste calme et sois attentif aux indications", avec une image montrant ensuite le parcours d'évacuation. Des internautes ironisaient sur les réseaux sociaux sur le "festival en feu". Selon la presse locale, ce festival se tenait pour la première fois dans cette banlieue ouvrière de Barcelone.Tomorrowland est un festival de musique dance et électronique qui attire les meilleurs DJs du monde chaque année à Boom, en Belgique. Il s'est étendu à d'autres villes du monde avec l'organisation de spectacles simultanés à travers le projet "Unite". Samedi Barcelone était donc aussi connectée à l'Allemagne, le Liban, Israël, Dubaï, Taiwan..avec des DJs connectés et des duplex.
La chroniqueuse a maintenu son intention de porter plainte contre l'écrivain polémiste.
"Eric Zemmour est très culotté de dire que c'est lui la victime". Invitée dans l'émission "Punchline" sur CNews, jeudi 20 septembre, Hapsatou Sy est revenue sur son altercation avec Eric Zemmour sur le plateau des "Terriens du dimanche". L'animatrice a annoncé qu'elle avait lancé une pétition pour que l'écrivain polémiste soit interdit de plateaux de télévision. Hapsatou Sy: "Je demande que Eric Zemmour ne soit plus invité sur les plateaux télé tant qu'il ne s'est pas excusé(..) Je ne suis pas virée de C8."par Jeanmarcmorandini.com"Je n'ai jamais subi une telle violence raciste", a expliqué Hapsatou Sy face à Laurence Ferrari. "Eric Zemmour est très culotté de dire que c'est lui, la victime", a souligné la chroniqueuse."Je demande à Eric Zemmour de s'excuser""Votre prénom est une insulte à la France", a déclaré Eric Zemmour à la chroniqueuse, dimanche 16 septembre sur le plateau de l'émission de Thierry Ardisson. La séquence a été coupée au montage, avant d'être diffusée par Hapsatou Sy elle-même pour montrer la violence des propos tenus.Hapsatou Sy a également expliqué qu'elle attendait des excuses d'Eric Zemmour avant d'en appeler à la "responsabilité" des dirigeants de la chaîne C8. "Je demande à Eric Zemmour de s'excuser de m'avoir injuriée, d'avoir injurié mes parents, d'avoir injurié les enfants de la République", a lancé la chroniqueuse, qui a réaffirmé son intention de porter plainte."J'en appelle à la responsabilité de chacun, des chaînes et des médias""S'il ne le fait pas, j'en appelle à la responsabilité de chacun, des chaînes et des médias, y compris de C8 où je travaille. Les dirigeants ne peuvent pas laisser Eric Zemmour insulter impunément les enfants de la République sans qu'il ne soit sanctionné. Ils ont le droit d'être respectés. Je demande cette sanction exemplaire, parce qu'il y a la sanction de la justice, mais tant qu'il continuera à parler, je continuerai à parler. Je ne lâcherai pas", a-t-elle poursuivi.La jeune femme a également annoncé avoir lancé une pétition #JeSuisLaFrance, en réponse aux propos polémiques d'Eric Zemmour. "Il y a énormément de Français indignés et je les invite à la signer pour qu'il ne puisse plus déverser sa haine sur les plateaux de télévision. Il faut que nous nous mobilisions et que les gens qui ont le pouvoir aussi", a-t-elle conclu. Jeudi 20 septembre, lors du tournage de la prochaine émission des "Terriens du dimanche", Hapsatou Sy était absente.
Cela permet à nos voisins helvètes d'échapper à la taxe sur les ordures, en vigueur en Suisse.
Les Suisses ont pris la mauvaise habitude de jeter leurs déchets chez leurs voisins français, notamment en Franche-Comté, révèlent Le Parisien et France Info. La direction des douanes régionales estime ainsi que dix tonnes de déchets sauvages ont été déposées par les Suisses en 2017."Quand ils viennent faire leurs courses dans nos grandes surfaces le week-end, les Suisses amènent le sale et ils emportent le propre", explique le maire des Rousses, dans le Jura, qui observe une amplification du phénomène.150 euros d'amende pour les contrevenantsL'an dernier, 140 ressortissants suisses ont été interpellés alors qu'ils étaient en train de déposer des ordures côté français. Ceux qui sont identifiés reçoivent alors une amende de 150 euros. Une amende relativement faible au regard du coût d'un sac-poubelle déposé chez les Helvètes : 2 francs suisses, soit 1,70 euro en moyenne, et même jusqu'à 5,10 francs pour les plus grands volumes. Un incivisme qui a des conséquences positives en Suisse, puisque "le volume des ordures ménagères a diminué de 40% à Lausanne", relève la RTS (Radio télévision suisse).
Le père de Michaël Chiolo, le détenu de 27 ans qui a attaqué deux surveillants dans la prison de Condé-sur-Sarthe, s'est exprimé au micro de BFMTV. Pour lui, son fils est intelligent mais influençable.
Michaël Chiolo a-t-il voulu "copier" d'autres jihadistes ? C'est en tout cas ce que laisse entendre son père, interrogé par BFMTV mercredi 6 mars. Interviewé par téléphone, l'homme a décrit son fils comme une personne influençable. Lorsqu'il était plus jeune, Michaël Chiolo "aimait bien copier les autres", a expliqué son père. "Il aimait bien faire comme les autres. À mon avis, il n'a pas changé par rapport à ça et il a copié quelque chose de mal", a déclaré l'homme, qui est resté en contact avec son fils durant sa détention. "Une trentaine" d'appels au RaidAu micro de BFMTV, le père a indiqué avoir tenté d'entrer en contact avec les forces de l'ordre à plusieurs reprises, lors des négociations, avant que l'assaut ne soit donné. "Moi j'ai eu pendant 10 minutes le chef du RAID au téléphone, j'écoutais au cas où", a raconté l'homme. "Je leur ai dit : 'laissez-moi communiquer avec mon fils. À mon avis, je pense qu'il va ouvrir la porte'. Ils ne m'ont jamais rappelé, et pourtant j'ai appelé la maison d'arrêt au moins une trentaine de fois hier", a-t-il affirmé. Mardi matin, Michaël Chiolo et sa compagne ont poignardé deux gardiens de prison, avant de se retrancher durant près de 10 heures dans une unité de vie familiale. Les surveillants ont été grièvement blessés au visage et au thorax, selon une source policière. Âgés d'une trentaine d'années, ils ont été hospitalisés mais leurs jours ne sont pas en danger. Le détenu a affirmé "vouloir venger" Chérif Chekatt, l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, selon le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz.
Nicolas Sarkozy commence à entamer son tour de France des librairies afin de faire la promotion de son nouveau livre.
C'est une foule encore une fois impressionnante qui s'est déplacée à Paris pour rencontrer Nicolas Sarkozy. L'ancien président de la République fait actuellement la promotion de son nouveau livre intitulé "Passions".Il s'est lui-même déclaré surpris de voir autant de monde. Parmi les militants venus récupérer un livre dédicacé, beaucoup espèrent un retour au premier plan de celui qui se définit aujoud'hui comme retraité de la vie politique.
Igor Bogdanov comparaitra le 6 mars prochain pour "violation de domicile" et "dégradation légère de biens privés". Le 21 novembre dernier, l'ex-animateur télé s'était introduit par effraction chez son ancienne compagne, Julie Jardon.
Ce dimanche, la jeune femme de 23 ans a décidé de sortir du silence dans les colonnes du Parisien, pour dit-elle "rétablir la vérité". "À la suite de sa garde à vue, Igor Bogdanov a véhiculé dans les médias des faits parfaitement erronés. Après ses déclarations, j'ai subi des attaques sur les réseaux sociaux", déplore-t-elle. Avant de raconter que dans la nuit du 21 novembre, après une première altercation avec son compagnon dans la rue, Igor Bogdanov est entré de force à son domicile. "Il a forcé le passage et est rentré chez moi. Tout de suite, je lui ai dit que j'étais en ligne avec mon compagnon. Mais il m'a arraché le téléphone, a insulté Nicolas puis a raccroché. Mon compagnon a aussitôt appelé la police qui est intervenue. À leur arrivée, Igor leur a déclaré qu'il ne sortirait de chez moi que par la force. J'ai alors décidé de porter plainte. Igor a été placé en garde à vue. Contrairement à ce qu'il prétend, il a bel et bien été menotté". La raison de ce geste ? La personnalité d'Igor Bogdanov selon Julie Jardon. "Igor est quelqu'un d'assez obsessionnel. Il est jaloux et possessif. Il n'a pas supporté notre séparation". Aujourd'hui, la jeune femme n'attend qu'une seule chose : "qu'Igor soit jugé".
"Si cette assemblée ne vous plaisait pas, il ne fallait pas y venir", a répliqué le chef de l'État au président des Patriotes qui estime que le Parlement européen n'en est pas vraiment un, car "il n'y a pas de peuple européen unique à représenter".
Emmanuel Macron s'est adressé mardi 17 avril pour la première fois aux députés européens réunis à Strasbourg pour tenter de les mobiliser autour de son ambition de "refonder l'Europe". Il a notamment mis en garde contre "les tentations autoritaires" en Europe, appelant au contraire à "défendre fermement" une "souveraineté européenne réinventée". Parmi les auditeurs se trouvaient Florian Philippot, président des Patriotes et député européen. "Votre discours a repris sans surprise tous les canons du catéchisme européen", a lancé l'ex-numéro du Front national au président français, qui est "venu pour plaire", selon lui. Un parlement qui, à ses yeux, n'en est pas vraiment un, car "il n'y a pas de peuple européen unique à représenter"."Je suis étonné que vous ayez pu dire ce que vous avez dit sur cette assemblée dans laquelle vous êtes, vous y avez été élu par le peuple français, vous avez un drôle de respect pour le peuple français. Si cette assemblée ne vous plaisait pas, il ne fallait pas y venir, c'est tout!", a répliqué le chef de l'État. L'ex-bras droit de Marine Le Pen a par ailleurs invité Emmanuel Macron à organiser un référendum sur la sortie de la France de l'Union européenne, félicitant "le peuple britannique (qui) a déjà brisé ses chaînes". Une sortie qui lui a valu d'être hué par ses collègues eurodéputés.
Le 2 février prochain, cela fera 10 ans que Carla Bruni a dit oui à Nicolas Sarkozy. Un mariage en toute intimité.
Épouser le président de la République, un acte qui n'est pas anodin et qui suscite beaucoup d'excitation. "Le matin de mon mariage, j'étais dans un état incroyable. Complètement euphorique sous l'effet de l'adrénaline", se souvient dans Gala la principale intéressée. Un heureux événement organisé à la hâte en toute discrétion. Ce n'est qu'à la dernière minute, la veille, que les invités ont été informés. "On a dû faire très vite, j'ai oublié d'inviter des gens qui me regardent encore d'un œil noir", révèle Carla Bruni dans l'hebdomadaire. Quelques personnes oubliées qui n'auront pas pu apprécier la robe Jean-Paul Gaultier qu'il avait réalisée pour Hermès, crème avec un liseré bleu marine. Pourtant, le futur mari avait précisé que la tenue de celle qu'il allait épouser lui importait peu. Après la cérémonie dans le salon vert qui jouxte le bureau du président à l'Élysée, c'est dans la résidence présidentielle de La Lanterne à Versailles que s'étaient déroulées les festivités, rappelle Gala. Un amour qui 10 ans après dure toujours, concrétisé notamment par la naissance de Giulia il y a 6 ans.
Près d'une semaine après les inondations causées par la tempête Fabien, l'aéroport d'Ajaccio est toujours fermé mais pourrait rouvrir ce week-end.
Vendredi, près d'une semaine après les inondations provoquées par la tempête Fabien, l'aéroport d'Ajaccio, en Corse-du-sud, n'a toujours pas rouvert ses portes. Une situation qui pourrait bientôt évoluer : "L'aéroport d'Ajaccio sera de nouveau fermé demain vendredi 27 décembre. Tous les services travaillent d'arrache-pied afin de procéder à une ouverture ce week-end !", a tweeté la chambre de commerce et d'industrie, sans plus de précision sur le jour exact. Sur les photos postées dans la nuit de jeudi à vendredi, on peut voir les terrains jouxtant les pistes d'atterrissage encore inondés et des camions de pompiers procéder au pompage. Depuis, des opérations de pompage de l'eau sont en cours.Des navettes vers l'aéroport de BastiaEn l'attente d'une réouverture de cet aéroport habituellement très fréquenté en période de vacances scolaires, Air Corsica, qui opère la majorité des vols sur l'île en hiver, a mis en place depuis lundi des navettes pour acheminer les passagers à Bastia-Poretta.Le week-end dernier, la Corse s'est retrouvée isolée, tous les transports vers et depuis le continent étant à l'arrêt en raison des intempéries. Outre la suppression des vols, les traversées en bateau ont été annulées. La ville d'Ajaccio a demandé la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, précise-t-elle dans un communiqué.
En pleine tournée mondiale, Lara Fabian est contrainte de faire une pause. La chanteuse a annoncé sur sa page Facebook l'annulation de ses dates en Allemagne.
Les fans allemands de Lara Fabian vont être déçus. Sur sa page Facebook, la chanteuse de 48 ans a annoncé lundi l'annulation de ses concerts en Allemagne dans le cadre de sa tournée mondiale "Camouflage World Tour". La raison ? "Un tragique accident ayant touché le directeur de la société organisatrice, BEBG"."Ses représentants nous ont informés de leur incapacité à assurer convenablement la promotion et l'organisation des concerts en Allemagne, ou d'assurer leurs obligations financières au regard de l'artiste, de l'orchestre et de l'équipe. Nous avons constaté ces derniers mois qu'aucune promotion n'avait été faite en Allemagne pour ces concerts, ce qui a donné comme résultat une faible vente de billets. Nous attendons de la société qu'elle diffuse de plus amples informations concernant le remboursement de tous les tickets achetés", indique le communiqué publié sur la page Facebook de Lara Fabian.L'équipe de la chanteuse précise également travailler activement pour trouver de nouvelles dates de concert en Allemagne, avec l'aide d'une nouvelle société organisatrice. Lara Fabian devait initialement se produire le 15 septembre prochain à Berlin, le 17 à Düsseldorf, le 18 à Hanovre, le 20 à Munich et le 22 septembre à Francfort.Les fans français peuvent eux se rassurer, Lara Fabian se produira bien le 16 juin prochain au Zénith de Paris.
Sur les aéroports chinois, autour des usines et des plateformes logistiques, "la tension est énorme". Les représentants des pays, notamment occidentaux, se battent pour chaque cargaison.
C'est un état proche de l'"anarchie" : c'est désormais le plus offrant qui emporte la mise, malgré accords et contrats préalables. La compétition entre les États pour l'achat de masques contre le virus est sans pitié. C'est ainsi que l'on a pu voir des Américains surenchérir sur des acheteurs français sur le tarmac d'un aéroport chinois, ou encore des Français ou des Tchèques qui saisissent des cartons à destination d'autres pays.Pris au dépourvu par la pandémie, incapables de les produire eux-mêmes en nombre suffisant, les pays, notamment occidentaux, cherchent des milliards de masques, principalement en Asie: une situation qui conduit à faire fi des règles et du fair-play censés prévaloir dans les échanges économiques mondiaux.Ainsi, des masques commandés en Chine par la France auraient été rachetés par des acquéreurs américains non identifiés sur le tarmac des aéroports chinois, selon des présidents de région françaises qui ont eu à souffrir de ces procédés. "Il y a un pays étranger qui a payé trois fois le prix de la cargaison sur le tarmac", a dénoncé le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier. "Nous nous sommes fait prendre un chargement par des Américains qui ont surenchéri sur un chargement que nous avions identifié", a assuré Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France. Le gouvernement américain a démenti, mais ces acquéreurs pourraient être des acteurs privés ou des États fédérés.Le phénomène est mondial. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau s'est dit jeudi "très inquiet" et a demandé une enquête après des informations de Radio Canada selon lesquelles une cargaison de masques achetée en Chine pour le Québec aurait été livrée en plus faible quantité que prévu après qu'une partie eut été revendue "au plus offrant", à savoir les États-Unis."Les marchés d'approvisionnement pour le Covid 19 sont en train de s'effondrer", a estimé jeudi lors d'une visio-conférence le professeur Christopher R. Yukins de l'Université de Washington, et "concurrence et transparence" en font les frais."Les États sont en situation de compétition les uns envers les autres, voire de rivalité. C'est ce que la philosophie politique nomme l''état de nature'", rappelle le chercheur Jean-Sylvestre Mongrenier de l'institut franco-belge Thomas More, une "insécurité endémique entre les nations voire, en cas de désagrégation de l'ordre public international, un état d'anarchie". Pour autant, "le surenchérissement sur une livraison de masques relève plutôt de la compétition pour l'accès aux ressources : c'est désagréable mais ce n'est pas le déchaînement des hostilités", estime-t-il."Nous nous battons pour chaque cargaison"Le député ukrainien Andriï Motovylovets, qui s'est rendu en Chine en mars pour accompagner une cargaison médicale, a raconté sur son compte Facebook avoir été témoin d'une concurrence "effrayante pour l'équipement médical. Nos consuls qui se rendent dans des usines (chinoises, ndlr) y rencontrent leurs confrères d'autres pays (Russie, USA, France) qui veulent récupérer nos commandes. Nous avons payé nos commandes préalablement par virement et avons des contrats signés. Eux, ils ont davantage d'argent, et des espèces. Nous nous battons pour chaque cargaison".Sur les aéroports chinois, autour des usines et des plateformes logistiques, "la tension est énorme là-bas. Les escrocs sont multiples et variés", a dénoncé M. Muselier. En Chine, peu de producteurs disposent de licences d'exportation. Les autres sont obligés de passer par des sociétés de négoce s'ils veulent pouvoir exporter. D'où l'existence de nombreux intermédiaires.Partout dans le monde, de multiples intervenants, États, régions, acteurs privés, intermédiaires, se court-circuitent pour mettre la main sur ces matériaux si précieux, pour lesquels les services secrets peuvent être employés. Ainsi, selon Le Figaro (quotidien français), le Mossad israélien a mené courant mars une opération clandestine pour récupérer des kits de détection du virus dans un pays inconnu. "L'heure est à la négociation directe, aux marchés de gré à gré, instruments utiles dans les situations d'urgence sanitaire, mais qui s'accompagnent souvent d'un cortège prévisible de favoritisme, malversations, et surfacturations", estime dans une tribune au journal Le Monde Laurence Folliot Lalliot, professeure de droit public.Mallette de cashEt dans ce contexte le paiement en liquide fait des miracles. "Les Américains paient cash et sans voir (la cargaison, ndlr), forcément ça peut être plus attractif pour certains qui cherchent juste à faire du business avec la détresse du monde entier", estime Mme Pécresse. L'ancien Premier ministre slovaque Peter Pellegrini a déclaré à la télévision TA3 le 15 mars que son pays avait réservé des millions de masques en Ukraine, qui devaient être payés comptant. "Nous étions en train de préparer une mallette avec 1,2 million d'euros. Nous devions utiliser un vol gouvernemental spécial pour aller récupérer les masques. Mais un intermédiaire allemand est arrivé avant, a surenchéri et l'a acheté".Ces accrocs surviennent parfois à l'intérieur même de l'Union européenne où plusieurs membres ont interdit l'exportation de matériel médical ou décidé des réquisitions, comme la France. D'après une information de l'Express, la France a saisi le 5 mars dernier sur son territoire des masques appartenant à la société suédoise Mölnlycke, qui étaient destinés à l'Espagne et l'Italie. La République Tchèque a également saisi des masques dont une partie devait être livrée en Italie. Les autorités de Prague ont affirmé que la saisie avait été décidée "sur la base d'un soupçon de comportement frauduleux et activités criminelles", mais se sont engagées à envoyer en Italie "dans les meilleurs délais l'équivalent du matériel", selon l'ambassade tchèque à Paris.Pour le groupe Mölnlycke, "il est de plus en plus difficile de revenir à des conditions de distribution et de production de dispositifs médicaux efficaces en Europe, ce qui nous semble urgent".
Selon des informations du Point, le comédien Jean-Paul Rouve a été victime d'un cambriolage. Pendant le week-end des samedi 24 et dimanche 25 juin, des malfrats auraient pénétré par effraction dans son logement du 18e arrondissement de Paris.
Le mode opératoire est assez rocambolesque et relève un peu du film d'action : selon le site de l'hebdomadaire, les cambrioleurs auraient escaladé une partie de la façade de son immeuble, avant de pénétrer l'appartement concerné. Ils se sont emparés d'un butin dont la valeur s'élève à la somme de 50 000 euros. Essentiellement des bijoux et des montres onéreuses. L'acteur au fort capital est bien connu des Français pour ses rôles comiques, notamment dans Podium, Astérix et Obélix : mission Cléopatre, ou encore Les Tuche. Jean Paul Rouve a porté plainte et les enquêteurs du 2e district de police judiciaire ont été chargés de l'enquête. Selon le dernier rapport de l'Observatoire national de la délinquance, de l'année 2016 , le 18e arrondissement de Paris, là ou se trouvait le logement de Jean-Paul Rouve, est, un des arrondissements parisiens le plus sujet aux cambriolages.
La Commission européenne met la dernière main à un site internet devant aider les Européens qui souhaitent passer leurs vacances dans d'autres pays de l'UE à y voir clair, a indiqué le commissaire au marché intérieur Thierry Breton vendredi sur BFM Business.
"On a maintenant des protocoles communs pour passer les frontières, pour accueillir les touristes sur leurs lieux de vacances", a déclaré le commissaire alors que les 27 pays membres lèvent peu à peu les mesures de restriction mises en place pour lutter contre la propagation du Covid-19.Le site en question, baptisé Reopen.eu, va "centraliser l'ensemble des bonnes pratiques de manière à ce que si vous voulez vous déplacer au sein de l'UE, vous saurez comment faire pour aller d'un point à un autre et ce que vous trouverez à l'arrivée, y compris en termes de précaution", a expliqué Thierry Breton.Une réouverture des frontières est programmée à l'intérieur de l'Europe à partir de la mi-juin, mais jusqu'ici les annonces se font dans le désordre entre pays européens en dépit des appels de la Commission européenne à davantage de concertation.L'Italie, très durement touchée par la crise sanitaire et pour laquelle le secteur touristique est vital, espère relancer l'arrivée des étrangers en donnant "des indications homogènes aux touristes" dans toutes les régions.Le Premier ministre français Edouard Philippe a prévenu jeudi qu'il appliquerait la réciprocité si certains pays imposaient des quatorzaines aux Français.La Commission européenne a présenté mercredi un plan d'aide exceptionnel pour soutenir l'économie européenne mise à mal par le coronavirus, avec un fonds de relance de 750 milliards d'euros.
Le réseau ferroviaire de l'Inde, l'un des plus vastes du monde, doit voir reprendre le trafic "progressivement" à partir de mardi, le pays allégeant les restrictions aux transports face à l'épidémie de coronavirus.
Une trentaine de départs et d'arrivées quotidiens sont prévues dans un premier temps pour la capitale New Delhi, vers et depuis des villes comme Bombay, Bangalore ou Chennai, a indiqué la compagnie Indian Railways dimanche soir."Après cela, Indian Railways fera débuter davantage de liaisons spéciales sur de nouveaux parcours", a indiqué le ministère des Transports ferroviaires dans un communiqué.Des précautions sont prévues: port obligatoire d'un masque, prise de la température corporelle, interdiction de voyager en cas de symptômes.Le trafic ferroviaire en Inde, de 20 millions de personnes par jour avant la crise sanitaire, est tombé à zéro après son arrêt fin mars, décrété pour éviter que le coronavirus ne se répande dans tout le pays de 1,3 milliard d'habitants.Il a repris doucement depuis début mai, avec 366 trains spéciaux affrétés pour les plus pauvres: des travailleurs migrants souhaitant quitter les villes, où ils avaient perdu leur emploi, pour retourner dans leur village d'origine.Il reste encore de nombreux Indiens qui souhaitent faire de même, et le ministre des Transports ferroviaires estime à 300 par jour le nombre de trains qui pourraient être affrétés pour eux."J'appelle tous les Etats à autoriser l'évacuation et le retour de leurs migrants coincés, de sorte que nous puissions tous les ramener chez eux dans les trois à quatre prochains jours", a écrit Piyush Goyal sur Twitter.Question épineuse: le financement de ces voyages, que la plupart ne peuvent se payer. Certains migrants en mars et avril avaient choisi de parcourir parfois des centaines de kilomètres à pied, et des dizaines d'entre eux en sont morts, d'épuisement ou dans des accidents.Selon le ministère, 20.000 wagons ont été reconvertis en unités pour les malades du coronavirus. Plus de 5.150 trains sanitaires sont ainsi stationnés dans 215 gares, où des Indiens doivent passer leur quarantaine dès qu'ils seront ouverts.L'Inde a commencé son processus de déconfinement, mais interdit toujours de se déplacer entre Etats, ainsi que les vols nationaux et internationaux.Le pays enregistrait dimanche 62.939 cas et 2.109 morts, et l'épidémie est loin d'y être endiguée. Selon les épidémiologistes, elle ne devrait faire qu'accélérer d'ici à un pic attendu en juin ou juillet.
Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a dénoncé mercredi une "mauvaise polémique" après les critiques contre Emmanuel Macron, jugeant "légitime" de rendre hommage au maréchal Pétain samedi aux Invalides.
Le maréchal Pétain a été "un grand soldat" malgré des choix funestes, a assuré mercredi matin 7 novembre Emmanuel Macron, jugeant "légitime" de lui rendre hommage. Avec les sept autres maréchaux de la Grande guerre, Philippe Pétain, qui dirigé le régime de Vichy, sera célébré samedi 10 novembre aux Invalides, lors d'une cérémonie à laquelle participeront les responsables militaires français dont le chef d'état-major particulier du président, l'amiral Bernard Rogel. "Je n'occulte aucune page de l'histoire", a martelé le chef de l'État. Cette déclaration a suscité de nombreuses critiques, notamment de la part du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) qui s'est dit "choqué". "La seule chose que je veux retenir de Pétain c'est qu'en 1945 il a été frappé d'indignité nationale ce qui le rend inéligible à un quelconque hommage", a tweeté son président Francis Kalifat."L'Histoire de France n'est pas votre jouet"Plusieurs élus, surtout à gauche, ont également protesté. "Honorer Simone Veil au Panthéon ET EN MÊME TEMPS le traitre antisémite Pétain aux Invalides. Rien ne justifie une telle honte. Quand on préside la France, il faut se montrer un peu plus à la hauteur de son histoire", a écrit sur Twitter le leader de Génération.s Benoît Hamon."Le maréchal Joffre est le vainqueur militaire de la guerre de 14-18. Pétain est un traître et un antisémite. Ses crimes et sa trahison sont imprescriptibles. Macron, cette fois-ci, c'est trop ! L'Histoire de France n'est pas votre jouet", a également tweeté le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.Boris Vallaud, le porte-parole du PS a également réagi sur le réseau social : "Pétain ne peut pas avoir été accusé de haute trahison, condamné à l'indignité nationale et à mort en 1945 et 'en même temps' bénéficier d'un hommage national en 2018. Cette confusion est une blessure à la mémoire nationale."À droite, l'ancien numéro 2 du FN et président des Patriotes a également dénoncé "une faute majeure de Macron". "Il ne faut pas faire de raccourcis douteux"Face aux critiques, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a dénoncé une "mauvaise polémique". "Il ne faut pas faire de raccourcis douteux. Pétain a servi la patrie en 14 et l'a trahie en 40", a-t-il estimé lors d'un point presse, avant de citer une phrase du Général de Gaulle en 1966 sur Pétain selon lequel "sa gloire à Verdun ne saurait être contestée ni méconnue par la Patrie".Il a particulièrement ciblé Jean-Luc Mélenchon et ses critiques."Jean-Luc Mélenchon ? C'est fort de café", a-t-il réagi "Je le renvoie à l'histoire de France, s'il la méconnaît il est temps qu'il se replonge dans ses livres d'histoire. Vous connaissez son goût pour la provocation, nous ne tomberons pas dans ce panneau.""Je ne rentrerai pas dans cette mauvaise polémique, pas sur un territoire ou des millions des personnes qui se sont entretuées", a conclu M. Grivaux.
Roman Polanski, président de la 42e édition des César. L'annonce divise.
Car certains n'ont pas oublié qu'il est poursuivi depuis 40 ans par les Etats-Unis pour une affaire de viol présumé. Contrairement à l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti qui souhaite qu'on laisse le réalisateur présider cette cérémonie, la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a parlé d'un choix "surprenant et choquant". Une décision qui fait aussi débat dans le milieu du cinéma où certains soutiens du cinéaste sortent du bois, à l'image du comédien Gilles Lellouche qui prend la défense de Roman Polanski dans les colonnes du journal Le Parisien. "En France, on fait des polémiques de tout. On meurt de ça dans ce pays. Selon moi, il faut être cohérent. Polanski vit en France depuis quarante ans. Les faits qui lui sont reprochés précèdent cette arrivée" a-t-il expliqué avant de préciser sa position sur le scandale qui entoure la décision de choisir celui qu'il qualifie d'"immense réalisateur" comme président. "Je ne suis pas en train d'excuser les faits. Mais pourquoi, aujourd'hui plus qu'hier, devrait-il y avoir scandale ? Qu'est-ce qui se passe chez nous ? On devient américains ? Je ne suis pas d'accord avec ça, s'est-il indigné dans Le Parisien. Gilles Lellouche rappelle que d'autres personnalités, notamment politiques qui ont des choses à se reprocher, n'ont pas été mises en prison. "Même la victime, elle la première, en a assez de cette histoire ! Faire un scandale seulement aujourd'hui parce qu'il est président des César, ça n'a pas de sens", conclut le comédien français.
Récemment présentée comme une mesure de "modernité" par l'exécutif, la mise en place du prélèvement à la source voit les difficultés s'accumuler. Au point de refroidir jusqu'au chef de l'État.
À quelle sauce sera mangé le contribuable en 2019 ? Normalement, le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu (PAS) doit entrer en application au 1er janvier. Avec tous les risques techniques, mais aussi politiques que la mesure va engendrer. Et alors que le ministre des Comptes publics a confirmé la date de mise en oeuvre, le doute s'est installé dans les plus hautes sphères, indique Le Canard Enchaîné mercredi 29 août."Non, ce n'est pas repoussé", a martelé Gérald Darmanin lundi, lors d'une interview sur BFMTV/RMC. Pourtant, la veille, dans le Journal du dimanche, son chef, le Premier ministre Édouard Philippe avait fait une entaille à l'agenda. "Nous ferons le point sur la préparation (du PAS) dans les prochaines semaines", avait-il dit. Une prudence affichée qui pourrait être le premier pas vers un report. Et pour cause, à la veille du week-end, le président lui-même avait fait part de sa circonspection. "On se donne jusqu'au 15 septembre pour voir si on le fait ou pas", avait-il déclaré à sa garde rapprochée, révèle le Canard Enchaîné. Pourtant, rappelle l'hebdomadaire, le chef de l'État était particulièrement enthousiasmé par la réforme, dont il vantait la "modernité", malgré les mises en garde de nombreux députés, ministres et proches. Le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, s'inquiétait notamment de la réaction des Français au moment de recevoir leur fiche de paie de janvier 2019, amputée de l'impôt sur le revenu.Mercredi matin, Gérald Darmanin a une nouvelle fois démenti tout report de la mesure. "Il n'y a aucun bug administratif ou informatique (...) Nous ferons l'impôt à la source au mois de janvier", a-t-il déclaré. "C'est une réforme complexe, qui demande beaucoup de travail", avait-il concédé, lundi. "On aura des réunions tout le mois de septembre." "Nous ferons le prélèvement à la source. Simplement, il est légitime que le Premier ministre prenne toutes les précautions nécessaires pour s'assurer" que cette réforme "se fasse dans les meilleures conditions", a indiqué pour sa part le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, lors d'une rencontre organisée le même jour par l'Association des journalistes économiques et financiers (Ajef). "La machine est lancée (...) Elle ne peut plus s'arrêter, elle ne doit plus s'arrêter dès lors qu'on estime, et c'est la réalité de cette réforme, qu'elle est bénéfique pour nos concitoyens et qu'elle est mûre et robuste", a encore fait valoir le directeur général des finances publiques, Bruno Parent, lors d'une interview sur franceinfo. "Il n'y a rien qui bloque", a-t-il ajouté.Cependant, les difficultés s'accumulent dans la mise en place du PAS. Début juillet, le gouvernement avait annoncé un report à 2020 du prélèvement à la source pour les employés de particuliers-employeurs, en raison du retard pris dans la mise en œuvre de la plateforme informatique dédiée aux déclarations de salaires.Mi-août, l'exécutif avait de nouveau revu sa copie en annonçant un mécanisme permettant aux entreprises de moins de 20 salariés de se décharger de la collecte de l'impôt, via le dispositif Titre emploi service entreprise (Tese), utilisé pour les cotisations Urssaf. Ce dispositif existe depuis 2009. Il calcule les cotisations sociales à la place des entreprises et établit leurs fiches de paie. À l'heure actuelle, il ne fait pas l'unanimité, seulement 5% des quelques 1,1 million de très petites entreprises (TPE) y ayant adhéré. Par ailleurs, "l'outil informatique ne permettra pas de passer de 50.000 à 1,1 million d'utilisateurs du jour au lendemain", s'est inquiété le secrétaire général du syndicat CGPME, Jean-Eudes du Mesnil, cité par le Canard Enchaîné.Lancée sous le quinquennat précédent, la réforme a été retardée d'un an par l'exécutif actuel. Depuis plusieurs jours, les contribuables voient arriver dans leur boîte aux lettres leur avis d'imposition 2018, ultime étape avant l'instauration de l'impôt à la source dans quatre mois. L'impôt sera collecté directement sur les salaires ou les pensions, et non plus acquitté un an après comme c'est le cas actuellement. La mise en œuvre du dispositif a suscité la préoccupation de chefs d'entreprise et de syndicats, qui s'inquiètent de possibles failles ou angles morts. La France compte près de 38 millions de foyers fiscaux.
Ministres, équipe de campagne, salariés, bénévoles... L'invitation a été envoyé à tous ceux qui ont contribuer à la victoire du chef de l'Etat en 2017.
Pas de cartons d'invitations officiels de l'Elysée, mais des appels et des SMS envoyés par ses conseillers ces derniers jours. Près de 300 Marcheurs étaient conviés par Emmanuel Macron, lundi 4 juin, à un cocktail sur la terrasse du palais présidentiel, rapporte Libération. L'occasion pour le chef de l'Etat de remercier ceux qui l'ont aidé à remporter l'élection en 2017. Près d'un an après sa victoire, le président de la République a tenu à passer un moment avec ceux qui ont oeuvré pour sa victoire. Ministres, équipe de campagne, salariés, bénévoles, tous les Marcheurs ont répondu présent à cette soirée, organisée pour "permettre de conserver des liens avec des gens qui ne sont pas dans les cercles de pouvoir", détaille nos confrères de Libération. "Je sais ce que je vous dois"Les ministres, Gérard Collomb et Jacques Mézard, le président du groupe REM à l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, ou encore les secrétaires d'Etat, comme Christophe Castaner, Julien Denormandie et Benjamin Grivaux avaient répondu présent à l'invitation d'Emmanuel Macron. Selon l'Express, les centristes, eux-aussi étaient venus célébrer ce moment, comme François Bayrou, un temps au gouvernement, Marielle de Sarnez, présidente de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale, et Michel Mercier, ancien membre du Sénat. "Tous les membres de ce qui fut le 'copol' (comité politique) de Macron ont été conviés, de même que ceux qui ont contribué au programme du candidat, comme l'économiste Philippe Martin. Les salariés (environ 150 personnes) et des bénévoles de la campagne sont également les bienvenus", liste l'hebdomadaire. "Je sais ce que je vous dois", aurait dit Macron à son auditoire, selon Le Figaro, ravi de voir "rassemblés" des responsables politiques "qui se sont confrontés, et qui maintenant, travaillent ensemble".
- Gilbert Marouani, ancien bras droit d'Eddie Barclay, a notamment produit Johnny Hallyday, Francis Cabrel, Michel Polnareff, Miche Delpech ou encore Michel Sardou. -Le producteur Gilbert Marouani, éditeur musical dans les années 60 et 70 de nombreux artistes, dont Johnny Hallyday et Michel Polnareff, est décédé le 19 juillet près de Paris, à l'âge de 83 ans, ont annoncé lundi 25 juillet à l'AFP ses filles Ilona et Anne Marouani.
Principal collaborateur d'Eddie Barclay, Gilbert Marouani a créé et dirigé les éditions Barclay, avant de fonder sa propre maison d'édition, qui a été rejointe notamment par Johnny Hallyday, Barbara, Francis Cabrel, Michel Delpech, Michel Jonasz, Michel Polnareff, Michel Sardou, Mort Schuman ou William Sheller. Gilbert Marouani a aussi été l'éditeur en France d'artistes internationaux dont Barbra Streisand, Billy Joel, Queen, Prince, Simon & Garfunkel, Bruce Springsteen et Neil Young. Figure de l'industrie musicale française, il a été en 1969 à l'origine de l'adaptation par Paul Anka de la chanson de Claude François "Comme d'habitude", devenu un succès international sous le titre "My Way". BREL "COMPTAIT LES MAROUANI" POUR S'ENDORMIR"Gilbert Marouani a produit aussi plus de 150 musiques de films dont celles de 'Ragtime', 'Dune', 'Les Trois jours du Condor' (...) Jacques Brel disait : 'Pour m'endormir, je ne compte pas les moutons, je compte les Marouani...'", ont rappelé ses filles dans un communiqué, évoquant aussi leur oncle l'imprésario, Charley Marouani. Ces dernières années, Gilbert Marouani a représenté le cinéaste Michel Hazanavicius, l'humoriste Jean-Yves Lafesse et la réalisatrice marocaine Laïla Marrakchi. Les obsèques du producteur ont été célébrées mercredi dernier, dans l'intimité.
Quelques heures après les révélations du New York Times, le président américain a confirmé que des avions étaient en vol pour attaquer des installations iraniennes avant qu'il n'annule l'opération au dernier moment.
Donald Trump a expliqué avoir annulé en dernière minute des frappes prévues sur l'Iran car elles auraient fait de nombreuses victimes. Dans une série de tweets matinaux, le présidents des Etats-Unis a détaillé le déroulement de la soirée de jeudi 20 juin. "Nous étions armés et prêts à riposter la nuit dernière contre trois sites différents quand j'ai demandé combien (de personnes) allaient mourir. 150 personnes, monsieur, a été la réponse d'un général. 10 minutes avant la frappe, je l'ai stoppée, (ce n'était) pas proportionné par rapport à une attaque contre un drone", explique Donald Trump.Jeudi, l'Iran a abattu un drone américain ayant, selon Téhéran, violé son espace aérien. Les Etats-Unis affirment eux qu'il a été abattu dans l'espace aérien international. "Je ne suis pas pressé, notre armée est (...) prête et de loin la meilleure au monde", a ajouté le "Commander in Chief", se félicitant que les sanctions américaines contre l'Iran soient "cinglantes". "L'Iran ne sera JAMAIS autorisé à avoir d'armes nucléaires, pas contre les Etats-Unis, et pas contre le MONDE!", a-t-il lancé.Le New York Times avait été le premier à faire état de l'annulation des frappes juste avant leur horaire prévu. Le quotidien avait affirmé jeudi soir que "les avions étaient en l'air et les navires en position mais n'avaient pas encore tiré quand l'ordre d'arrêter est tombé".Depuis Bruxelles, Emmanuel Macron a réagi à cet incident diplomatique, se disant "très attaché à ce que l'escalade soit évitée dans la région". "Nous avons besoin d'aller plus loin en termes d'équilibres régionaux, avoir un agenda avec l'Iran et encadrer les activités nucléaires iraniennes. J'invite toutes les partis à la raison et à la discussion. Plusieurs contacts ont été pris avec les autorités iraniennes pour voir les terrains de discussion qu'on peut avoir", a ajouté le président de la République.
La cité phocéenne, comme l'ensemble des Bouches-du-Rhône, connaissent depuis 10 jours une accélération du nombre de contaminations au coronavirus. Toutefois, un professeur marseillais assure que la situation reste sous contrôle.
De plus en plus de lits de réanimation du département sont désormais occupés par des malades du Covid-19. "Il faut arriver à garder un équilibre entre les malades Covid et les malades non-Covid" pour l'attribution des places en réanimation, explique à l'AFP Dominique Rossi, président de la commission médicale d'établissement de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM). Soixante-dix places de réanimation sont dédiées aux malades du Covid-19 dans le département des Bouches-du-Rhône, dont 25 dans les hôpitaux publics marseillais. Soixante-sept de ces places, dont 21 à Marseille, sont occupées lundi, selon le Pr Rossi. Le 1er septembre, seuls 33 malades du Covid-19 étaient en réanimation dans le département des Bouches-du-Rhône, selon les chiffres de l'Agence régionale de santé. Respecter les gestes barrières "Personne n'a la tête sous l'eau", tempère le Pr Rossi, chef de service en urologie. Il souligne que des malades du Covid ont déjà été transférés vers d'autres services de réanimation du département. "Pour l'instant, il n'y a pas d'affolement, on gère, mais il faut préserver les lits", a précisé le Pr Rossi lundi sur RTL. "Le virus circule de manière très importante", a reconnu le chef du service Urologie de l'hôpital Nord de Marseille. Toutefois, "nous ne sommes pas du tout dans le même contexte qu'en mars/avril, où toutes les forces étaient consacrées au Covid, tous les établissements de santé étaient plein de malades Covid, ainsi que les réanimations (...) Aujourd'hui, les réanimations sont remplis de malades non-Covid, d'autant plus qu'on rattrape tous les malades qu'on n'a pas pu traiter en mars en avril", a précisé le médecin au micro de RTL. Le Pr Rossi, et l'AP-HM, contactée par l'AFP, précisent que d'autres places en réanimation peuvent être ouvertes, même s'ils souhaitent les préserver pour les autres malades. Au total, 300 lits de réanimation sont ouverts dans les Bouches-du-Rhône, dont 120 à l'AP-HM. Si le nombre de malades du Covid-19 augmente "progressivement depuis fin juillet", le Pr Rossi observe un "coup d'accélération depuis 10 jours" et enjoint à la population à respecter les gestes barrières. "Les personnes à risque présentent de nouveau des formes graves et se retrouvent actuellement en réanimation", souligne le docteur Hervé Chambost, directeur médical de crise à Marseille, dans un message relayé par l'AP-HM sur Twitter. Attention aux personnes âgées "Après avoir touché des tranches d'âge plus jeunes, le virus se manifeste de nouveau chez des sujets plus âgés. Ceci doit avoir un impact sur les comportements de chacun", demande le Dr Chambost. Selon Santé publique France, c'est en région Provence-Alpes-Côte d'Azur que l'incidence du virus est la plus forte sur le territoire métropolitain. Samedi, le préfet des Bouches-du-Rhône a assoupli les mesures de lutte contre la propagation du virus, en décalant l'horaire de fermeture des bars de 23H00 à 00H30. Il a, en revanche, rendu obligatoire le port du masque dans toutes les agglomérations du département.
"C'est clair! Nous sommes ciblés" par les nouvelles restrictions, peste Yonathan, masque bleu dévorant sa barbe hirsute, sur un trottoir de Bnei Brak, ville ultra-orthodoxe d'Israël faisant partie des secteurs où un confinement partiel a été rétabli pour juguler une nouvelle vague de cas de coronavirus.
Dans cette ville-faubourg de Tel-Aviv, des hommes en redingote noire pressaient le pas au petit matin lundi, soulevant dans leur sillage un mince filet de poussière, traversé par les premiers rayons du soleil. Certains tournicotant leurs papillotes en marchant. Masque bleu, masque blanc, masque improvisé: le masque sanitaire est sur toutes les bouches ou presque, un contraste saisissant avec les premiers jours de la pandémie.Bnei Brak a été pointée du doigt en mars comme étant la ville des enfants terribles du nouveau coronavirus, poussant le gouvernement à envoyer l'armée pour aider la police à y faire respecter les mesures de confinement.Mais après des taux de contamination records à travers le pays depuis août, Israël a décidé de réimposer un confinement, partiel. Prévu initialement à partir de lundi soir dans une quarantaine de villes dont des secteurs arabes du nord et l'ultra-orthodoxe Bnei Brak, il a été reporté à mardi soir, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué lundi."Ce devrait être dans l'ensemble du pays, pas seulement nous", lance Avraham, rescapé de la Shoah aux yeux bleus perçants regardant au-dessus de ses lunettes rectangulaires. "Pourquoi nous?".- Mariage avancé -Cet ancien professeur de lycée octogénaire part réciter le Talmud dans une petite synagogue de quartier. A l'intérieur, les hommes sont séparés par des bâches de plastique transparent, une nouveauté due à la pandémie.A la synagogue, il n'y a actuellement que des doyens. Les cadets, explique-t-il, sont dans des yeshivas --écoles talmudiques-- hors de Bnei Brak pour séparer les jeunes des plus vieux, plus à risque.Tandis que la rumeur d'un nouveau confinement gonflait ces derniers jours, un mariage dans sa famille avait été avancé à dimanche pour éviter les restrictions. C'est ce même jour que les autorités ont décidé de remettre en place à compter du lendemain plusieurs mesures, dont une interdiction des rassemblements de plus de dix personnes à l'intérieur et de 20 à l'extérieur."Les plus vieux, nous y étions jusqu'à 21H00, puis les jeunes sont arrivés. Nous avons aménagé les horaires pour éviter de propager le virus et de contaminer les seniors, plus fragiles face au coronavirus", raconte-t-il. "Ma femme a porté son masque toute la soirée et a même préféré ne pas manger pour ne pas avoir à le retirer." Un peu plus loin, Chanoch Vexler prie au premier étage d'un immeuble beige, en regardant en contrebas par sa fenêtre une vingtaine de ses proches prier dans la cour, dans le bruit incessant de la rue d'où s'élève un concert de klaxons.- Synagogue extérieure -Pour protéger cet homme à la santé fragile tout en restant à ses côtés, cette synagogue extérieure a été improvisée devant l'immeuble. Des ventilateurs brassent l'air, faisant parfois tourner les pages des livres de prière.Le déploiement de rouleaux de la Torah manque de faire tomber une bouteille de gel hydroalcoolique posée sur le coin de la table."C'est une adaptation au coronavirus", lance Yaacov, 72 ans, qui a porté son masque sanitaire pendant les quelque 50 minutes de prière tout en étant relié par des tubes à son concentrateur d'oxygène car il souffre de problèmes pulmonaires.Les partis religieux, membres du gouvernement d'union de Benjamin Netanyahu ont exhorté ces derniers jours le Premier ministre d'opter pour un nouveau confinement moins strict."A cause de la résistance des religieux, Netanyahu a décidé d'un couvre-feu la nuit (de 19H00 à 05H00, NDLR) et non d'un confinement total" dans les villes ciblées, se félicite Yaacov, qui aime bien prier en extérieur.Ce nouveau confinement prévoit la fermeture des écoles aussi, ce que Yonathan ignorait..."Il y a plein d'informations qui ne nous parviennent pas. Nous portons le masque, nous faisons tout ce qu'il faut" contre le coronavirus, relève-t-il.
Le terroriste de l'Aude était suivi depuis 2014 par les services de renseignements, qui avaient décidé de le rencontrer, révèle RTL.
Une lettre de convocation avait été envoyée à Radouane Lakdim pour que les agents de la DGSI puissent l'évaluer de visu, affirme la radio mardi 27 mars. Le jihadiste qui a assassiné quatre personnes dans l'Aude le 23 mars dans des attaques jihadistes, faisait toujours l'objet d'un "suivi effectif" par les services de renseignement en mars, avait déjà indiqué le procureur de Paris, François Molins.Suivi de près depuis 2014Fiché "S" (pour "sûreté de l'Etat") depuis 2014, Lakdim était inscrit "depuis novembre 2015 au Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) en raison de ses liens supposés avec la mouvance salafiste locale", a précisé le procureur de Paris."Il faisait l'objet de la part des services de renseignement d'un suivi effectif toujours en cours en mars 2018, mais qui n'avait pas permis, je le répète, de mettre en évidence des signes précurseurs d'un passage à l'acte, ni des velléités de départ sur la zone irako-syrienne", a ajouté le procureur.
Le choc a été très violent. Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 1h40 du matin, deux voitures sont entrées en collision à l'angle du cours Vuitton et de la rue Garibaldi, à Lyon (Rhône).
Une personne est décédée et quatre autres ont été blessées, comme le rapporte France 3 Rhône-Alpes.Sur son site Internet, le média indique que ce carrefour est connu pour être particulièrement dangereux. Il n'offrirait aucune visibilité latérale, ni dans un sens ni dans l'autre, et les automobilistes ne respectent pas toujours la signalisation et les feux tricolores. Selon les premiers éléments évoqués, l'un des deux véhicules a très probablement grillé un feu rouge et a coupé la route à un autre. Une enquête doit encore établir les circonstances exactes de l'accident."J'étais chez moi lorsque j'ai entendu un gros 'Bam'. Je suis sortie directement et c'est là que j'ai vu que deux voitures s'étaient percutées. Toutes les personnes qui étaient dans la rue ont appelé les pompiers qui sont arrivés tout de suite", raconte une jeune femme à France 3.Après la collision, l'une des deux voitures est allée percuter un pylône au coin du carrefour et a fauché deux piétons qui se trouvaient à cet endroit. La base du pylône, littéralement tordue, témoigne de la violence du choc. Une jeune femme est morte sur le trottoir, elle, n'a pu être ranimée par les secours. Quatre personnes ont été blessées : un autre piéton et les passagers des deux véhicules.
Une fusillade mortelle a fait plusieurs victimes mardi soir, près du marché de Noël de Strasbourg. La police vient de diffuser un appel à témoins avec le visage et le nom du tueur présumé.
Après 24 heures de recherches infructueuses et 720 personnes mobilisées, la police nationale a décidé de diffuser un appel à témoins sur Twitter afin de retrouver l'assaillant présumé de la fusillade qui a eu lieu à Strasbourg, mardi soir. L'homme, Cherif Chekatt, fait l'objet d'un mandat de recherche. Sa photo a été dévoilée, et il est précisé que l'individu est "dangereux".Mardi, aux alentours de 20 heures, l'assaillant présumé a ouvert le feu dans dans le centre-ville, tuant deux personnes et faisant 13 blessés, selon un dernier bilan provisoire établi mercredi. Un homme se trouve par ailleurs en état de mort cérébrale. Dans un communiqué publié dans la soirée, le préfet de la région Grand-Est et du Bas-Rhin avait indiqué que le tireur était connu des services de police pour des faits de droit commun et qu'il était également fiché S.Par ailleurs, selon les informations de BFMTV confirmées par la suite, l'individu est originaire de Strasbourg. A seulement 29 ans, il compte déjà 27 condamnations en France, en Allemagne et en Suisse à son actif.Il avait échappé à une interpellation et à une perquisition mardi matin à son domicile dans le cadre d'une enquête pour braquage et tentative d'homicide. Des grenades avaient été retrouvées par les gendarmes chez lui.Ses frères, sa mère et son père se trouvent en garde à vue ce mercredi soir. La section antiterroriste de Paris s'est saisie de l'enquête.
Facebook s'est ajouté vendredi à la liste des sociétés qui reprochent à Apple son inflexibilité sur les commissions de sa plateforme d'applications, alors que le géant des réseaux sociaux lance un nouvel outil pour organiser des événements payants en ligne.
Dans 20 pays, les PME peuvent désormais proposer des cours de cuisine, de yoga et autres types de visioconférences, via leur page Facebook, pour un tarif qu'elles sont libres de définir.Le groupe californien a promis de ne pas toucher de commission sur ces événements pendant au moins un an. Les organisateurs percevront donc l'intégralité des sommes récoltées... si elles utilisent un ordinateur ou un appareil mobile sous Android, le système d'exploitation de Google."Nous avons demandé à Apple de réduire sa taxe de 30% de l'App Store (le magasin d'applications sur les appareils de la marque, ndlr) ou de nous permettre de proposer (notre système de paiement) Facebook Pay, afin d'absorber tous les coûts des entreprises en difficulté pendant le Covid-19", a indiqué Fidji Simo, une vice-présidente en charge de l'appli Facebook, dans un communiqué publié vendredi."Malheureusement, ils ont refusé nos deux requêtes et les PME ne recevront que 70% de leurs revenus durement gagnés", a-t-elle ajouté.La nouvelle tombe alors qu'Epic Games vient de se lancer dans un bras de fer avec la marque à la pomme.L'éditeur de l'ultra populaire jeu vidéo Fortnite, a installé jeudi un mode de paiement alternatif, qui permet aux joueurs d'économiser de l'argent en contournant les systèmes intégrés par défaut, et obligatoires.Contractuellement, les développeurs doivent en effet payer aux plateformes de téléchargement des applis - l'App Store et le Google Play Store, principalement - une commission de 30% sur les transactions des utilisateurs.Apple et Google ont immédiatement retiré Fortnite de leurs magasins d'applications... Et Epic Games les poursuit en justice, les accusant de pratiques anticoncurrentielles. Le studio demande au tribunal de forcer Apple à changer ses règles pour tous les développeurs d'applications.Le fabricant de l'iPhone est dans le collimateur de nombreux régulateurs et éditeurs d'applications, comme Spotify, qui contestent l'emprise de la société sur l'App Store, passage obligé du téléchargement d'applications sur ses populaires appareils, des smartphones aux tablettes.Apple s'est défendu contre des attaques similaires par le passé, en expliquant que les commissions servaient à protéger les applis et leurs utilisateurs des pirates et des arnaques. Son pourcentage peut baisser à 15% à partir de la deuxième année pour certains abonnements.
À moins d'une semaine de la journée nationale d'action contre la hausse des prix à la pompe, le ministre de l'Économie s'est prononcé contre l'instauration d'un "chèque carburant", qui reviendrait, selon lui, à "subventionner le pétrole".
Le gouvernement parviendra-t-il à désamorcer la crise avant la mobilisation du 17 novembre ? Alors qu'Édouard Philippe réunissait plusieurs ministres à Matignon lundi 12 novembre pour plancher sur des aides aux automobilistes, Bruno Le Maire a écarté la solution du chèque énergie. "Je ne souhaite pas de chèque carburant, je l'ai déjà dit. Je pense qu'un chèque carburant, c'est subventionner le pétrole c'est-à-dire subventionner notre dépendance vis-à-vis de puissances étrangères", a déclaré le ministre au micro de France Inter lundi matin. "Quand vous voyez que l'Arabie saoudite décide de restreindre sa production de pétrole pour augmenter les coûts, si on veut continuer à dépendre de puissances étrangères, continuons à financer l'essence et le diesel. C'est une erreur", a-t-il affirmé. Chèque énergie et prime à la casseEn revanche, le ministre s'est prononcé en faveur de deux mesures pour accompagner les Français dans la transition écologique : l'instauration d'un "chèque énergie" pour aider les ménages à payer leurs factures de chauffage et de fioul, et la "prime à la conversion" pour les véhicules anciens, qui pourrait être doublée et allongée dans le temps. "Moi je souhaite que sur la question des carburants, nous apportions une réponse qui soit forte, juste et cohérente", a ajouté Bruno Le Maire. "Forte : elle doit être visible par le plus grand nombre possible de Français. Juste : ça veut dire qu'elle doit concerner d'abord les ménages les plus modestes et aussi tous ceux qui travaillent et qui sont obligés de faire 80, 100 km par jour avec leur véhicule pour aller sur leur lieu de travail.""Je me déplace suffisamment pour savoir qu'il y a, chez beaucoup de Français, une colère parce qu'ils veulent des résultats tout de suite, et sur certains territoires une vraie désespérance", a souligné le ministre. "La responsabilité du gouvernement est d'apporter des solutions", a-t-il insisté, alors que les appels au blocage se multiplient un peu partout en France en vue du samedi 17 novembre, pour protester contre la hausse du prix des carburants.
L'individu, âgé de 28 ans, a été appréhendé "sans difficulté" après avoir eu un "comportement curieux et inquiétant" à bord du train qui ralliait Stuttgart à la capitale française.
Un homme "totalement déséquilibré" a été placé en garde à vue ce mardi 5 novembre après avoir été interpellé nu dans un TGV entre Stuttgart et Paris. Le parquet de Reims a indiqué que la police est intervenue peu après 10h du matin "à la suite de la mise en cause d'un individu perturbateur dans un TGV à hauteur de la gare de Bezannes", près de Reims.Le procureur Matthieu Bourrette précise que "durant ce contrôle, l'individu" au "comportement curieux et inquiétant" "prononçait des mots en arabe, semblant faire allusion à Allah, mais contrairement à ce qui a pu être rapporté initialement aux services de police, à aucun moment les témoins ne l'ont entendu prononcer les mots 'Allahou Akbar' (Dieu est le plus grand)"."Abolitition totale du discernement" Après s'être déshabillé complètement, l'homme a été interpellé "sans difficulté". Il ne portait "aucune arme ou engin explosif", a-t-on ajouté de même source.Placé en garde à vue pour apologie du terrorisme et exhibition sexuelle dans les locaux du commissariat de Reims, "il apparaissait immédiatement comme totalement déséquilibré, et non auditionnable"."L'expert psychiatre qui l'a visité a conclu à une abolition totale du discernement (...) La garde à vue va être levée, et un arrêté a été pris afin de permettre son hospitalisation d'office", a ajouté le procureur. Des investigations auprès des autorités allemandes "semblent établir qu'il s'agit d'un individu de 28 ans, né au Maroc, connu des services de police et de justice allemands".Le TGV a été évacué afin qu'une fouille puisse être menée et il est reparti vers 11h15, soit 1h15 plus tard, "une fois que toutes les garanties de sécurité" avaient été réunies.
Jacques Toubon recommande dans un communiqué publié lundi 21 janvier de rendre publics les critères précis à partir desquels les universités choisissent les bacheliers.
Plus de de mixité sociale et de transparence. Telles sont les préconisations du Défenseur des droits pour la plateforme Parcoursup, vivement critiquée et sur laquelle lycéens et étudiants pourront s'inscrire à partir de mardi 22 janvier. Jacques Toubon recommande dans un communiqué publié lundi de rendre publics les critères précis à partir desquels les universités choisissent les bacheliers et les étudiants en réorientation dans chacune de leurs formations."La publication de ces informations ne porte pas atteinte aux principes de souveraineté du jury et du secret de ses délibérations", estime le Défenseur. Jusqu'ici, le gouvernement invoquait ce secret pour ne pas dévoiler les critères utilisés par les commissions de voeux pour choisir les candidats. Mis en place l'an dernier, Parcoursup a essuyé de vives critiques sur son manque de transparence, et a été soupçonné d'alimenter des discriminations, notamment dans l'accès des lycéens de banlieue à l'université. Plus de transparence sur l'évaluation des dossiersLe Défenseur des droits avait été saisi du sujet par plusieurs syndicats étudiants et enseignants, ainsi que le sénateur communiste des Hauts-de-Seine, Pierre Ouzoulias, et de Stéphane Troussel (PS), le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. Lycéens et étudiants candidats à une formation peuvent consulter les pré-requis nationaux nécessaires sur la plateforme. Mais ils doivent pouvoir connaître "le contenu exact et la manière précise d'évaluation de leur candidature", estime Jacques Toubon.Il recommande au gouvernement "de prendre les mesures nécessaires (...) afin de rendre publiques toutes les informations relatives au traitement, y compris algorithmique, et à l'évaluation des dossiers des candidats par les commissions locales des établissements d'enseignement supérieur". Après la récente réforme du bac, la question polémique du lycée d'origine comme critère de sélection est également abordée. "Des obstacles géographiques ou sociaux"Le Défenseur n'a recensé qu'une université parisienne qui a utilisé un "paramétrage fixe valorisant les lycées parisiens", mais "la majorité des établissements universitaires sollicités n'ont pas fourni les éléments demandés concernant les modalités de traitement des candidatures". Quelles que soient les pratiques actuelles, ce critère "ne peut ne peut en aucun cas être utilisé, ni de manière accessoire, ni a fortiori de manière systématique, pour rejeter des candidatures émanant de lycées considérés comme moins prestigieux que d'autres", estime-t-il.Il se prononce enfin sur les quotas géographiques. Pour améliorer la mobilité des étudiants, la priorité locale accordée aux lycéens sur les formations en tension de leur académie a été remplacée par des taux maximums de candidats hors-académie. Une mesure perçue par les jeunes de banlieue parisienne comme un frein à l'entrée des universités de l'académie de Paris."Les mobilités choisies par les candidats ne doivent pas être entravées par des obstacles géographiques ou sociaux", insiste le Défenseur. Le gouvernement vient de répondre à cette crainte, en annonçant mercredi que les universités de la région Ile-de-France ouvriront cette année leurs licences générales à tous les bacheliers de la région.
Alors que TF1 se prépare pour la diffusion de l'élection Miss France 2017 ce samedi 17 décembre 2016, le concours de beauté fait l'objet de vives critiques de la part d'une organisation féministe. Sylvie Tellier, la directrice de la société organisatrice, monte alors au créneau pour défendre le programme.
Samedi 17 décembre 2016, TF1 proposera à ses téléspectateurs de suivre l'édition 2017 de l'élection Miss France. Au cours de la prestigieuse cérémonie qui sacrera la reine de beauté des Français, trente jeunes femmes défendront les valeurs de leurs régions d'origine et dévoileront leurs personnalités, sous l'oeil bienveillant d'Arielle Dombasle, la présidente du jury cette année. Malheureusement, la fête ne semble pas du goût de tout le monde car plusieurs voix s'élèvent à présent contre le concours.Anti-féministe et sexiste ?En effet, après Michèle Laroque ayant déclaré préférer le talent au physique, Claire Serre-Combe, la porte-parole d'Osez le féminisme, s'est vivement exprimée pour dénoncer cette élection qui représente selon l'association "la ringardise la plus vive, basée sur une concurrence ultra violente entre femmes". Elle poursuit : "Il est très curieux qu'en 2016, on éprouve encore le besoin de mettre en concurrence des femmes non pas sur des critères intellectuels ou de mérites, mais sur des critères purement physiques." Ainsi, d'après l'organisation féministe, le concours véhiculerait des "stéréotypes physiques irréels, sans compter le culte de la pureté avec des concurrentes sans petits amis". Le physique avant tout ?Mise à mal de toutes parts, la société Miss France n'a pas tardé à répondre à ces accusations. Sylvie Tellier, Miss France 2002 et aujourd'hui directrice générale de l'organisation, a alors défendu bec et ongles le concours. Elle a notamment affirmé à nos confrères de l'AFP : "Les féministes se trompent de combat en visant Miss France. Depuis quelques années, les Miss France prennent la parole et s'engagent dans de belles causes. Elles agissent aussi pour améliorer la condition féminine. C'est un concours de beauté avec juste une limite de taille. Les critères ne sont pas seulement physiques." Êtes-vous d'accord avec ces arguments ou pensez-vous au contraire que le principe de l'élection est sexiste ?
Pour l'ancienne ministre de l'Environnement, après le temps des critiques sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, l'heure est aujourd'hui à "la convergence de l'ensemble des énergies".
Critique acerbe d'Emmanuel Macron en début d'année, Ségolène Royal a estimé dimanche 17 mai que le temps n'était plus temps de "critiquer" l'exécutif. "Nous rentrons dans une nouvelle phase où on a besoin de l'énergie de tous, ce n'est plus le moment de critiquer ou de polémiquer, même si ces critiques ont été très utiles et auraient dû être entendues", a dit l'ancienne ministre de l'Environnement sur BFMTV. "Tout a été dit à la fois sur les choses positives qui ont pu être faites, notamment sur les décisions économiques, et sur les failles et les manquements", a poursuivi l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007. "Le monde entier a vu les difficultés de gestion de la crise en France, et par conséquent nous avons aujourd'hui besoin de faire converger l'ensemble des énergies, pour que la France rattrape ce retard et puisse se relever assez vite", a-t-elle estimé. Le chef de l'État martèle depuis des semaines son appel à l'unité des Français pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire. Il l'a encore fait dimanche au cours d'un hommage au général de Gaulle. "J'étais une des premières à soulever la question des masques, je me suis faite insulter par le gouvernement", a poursuivi Ségolène Royal, critiquant ensuite le gouvernement pour sa politique hospitalière. "Les équipes hospitalières sont en grande fatigue, en grande fragilité", juge-t-elle, prédisant qu'en cas de deuxième vague, les personnels soignants ne pourraient pas encaisser le choc. "Il est important de mettre des mots sur les erreurs qui ont été faites", a martelé l'ex-députée des Deux-Sèvres.
Déjà ouvertes depuis une dizaine de jours aux sportifs tôt le matin, les plages de Barcelone ont vu revenir mercredi les promeneurs à la faveur d'un nouveau léger assouplissement du confinement dans la ville, très touchée par la pandémie.
La deuxième ville d'Espagne a également rouvert des parcs comme le célèbre Park Güell, oeuvre de l'architecte catalan Antoni Gaudí et habituellement prisé des touristes. A l'instar de la capitale Madrid, Barcelone (nord-est) n'a pas encore été autorisée par le gouvernement à passer dans la première phase du déconfinement, lancée le 11 mai et qui est une réalité pour 70% des Espagnols.Mais, alors que l'épidémie de coronavirus a fortement ralenti dans le pays, la municipalité a donné un peu plus de liberté aux Barcelonais en leur permettant mercredi de retrouver les plages et les parcs pour se promener. Depuis le 8 mai, les plages étaient ouvertes seulement de 6h à 10h pour la pratique sportive individuelle (natation, paddle, jogging...).Désormais, elles le seront également de 6h à 20h pour les promeneurs. Les parcs sont eux ouverts de 10h à 21h pour s'y promener ou faire du sport.Mais "la baignade de loisir, prendre le soleil sur la plage ou faire du sport en groupe est interdit", a toutefois rappelé la police locale sur Twitter alors que l'ouverture totale des plages dans le pays est prévue lors de la dernière phase du déconfinement. Un message répété par les hauts-parleurs installés sur la plage mais visiblement ignoré par nombre de riverains, des couples prenant le soleil allongés sur la plage ou buvant un café sur le sable, a constaté l'AFP mercredi matin. Les quelques policiers en patrouille n'en faisaient toutefois pas grand cas."Cela fait deux mois que je n'avais pas vu la mer et j'ai proposé à une collègue de venir ici un moment voir la mer avant d'aller travailler (...) Ecouter le bruit des vagues, marcher un peu sur la plage, nous en avions très envie", a expliqué Helena Prades, psychologue de 43 ans, assise sur le sable et masquée comme sa collègue.L'Espagne est l'un des pays les plus touchés au monde par la pandémie avec près de 28.000 morts. Son processus de déconfinement par phases, très prudent, devrait s'achever fin juin.
La grande journée de mobilisation des "gilets jaunes" a été endeuillée par la mort d'une manifestante en début de matinée, sur un barrage à Pont-de-Beauvoisin.
Une femme d'une soixantaine d'années a perdu la vie en début de matinée au Pont-de-Beauvoisin. Chantal Mazet a été fauchée par une conductrice qui emmenait sa fille chez le médecin a été prise de panique quand les manifestants se sont mis à taper sur sa voiture. Elle a foncé alors sur eux, percutant une femme, a déclaré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. "Je veux vraiment que les gens ne se laissent pas submerger par la colère. Ça n'amène jamais rien de bon", explique sa fille, Alexandrine Mazet, au micro de RTL, avant d'ajouter : "Il faut vraiment que les 'gilets jaunes' comprennent que le mouvement est pacifiste".Une jeune retraitée"C'était prévu [qu'elle manifeste], on en a parlé encore hier au soir", raconte-t-elle à France Bleu Vaucluse. "Elle m'avait dit qu'elle ferait attention, qu'elle resterait passive sur le mouvement, qu'elle ferait acte de présence, et pas plus. Est-ce que les circonstances ont fait qu'elle s'est mise dans une situation compliquée ? Aujourd'hui je n'en sais rien."La sexagénaire tuée "venait juste de prendre sa retraite et avait vraiment la sensation que son niveau de vie allait devoir baisser", assure sa fille. "Elle était un peu inquiète, surtout pour ses enfants et ses petits-enfants pour la suite", confie-t-elle encore.Selon Alexandrine, si la situation du pays était différente, "il n'y aurait pas les gilets jaunes dehors et ma mère ne serait pas morte", dénonce-t-elle dans Le Dauphiné. Elle compte porter plainte contre le gouvernement .
"Ils n'ont rien à faire en France", a-t-il estimé.
"On ne vient pas en France pour constituer des bandes armées et mener des expéditions punitives". Après plusieurs jours d'affrontements entre bandes à Dijon, le coordinateur de la France insoumise, Adrien Quatennens, a estimé mercredi 17 juin que les demandeurs d'asile ou les réfugiés tchétchènes qui seraient impliqués dans les affrontements devraient être expulsés."Il est évident qu'on ne vient pas en France pour constituer des bandes armées et mener des expéditions punitives dans une ville comme Dijon et partout ailleurs", a réagi sur France Inter Adrien Quatennens. "S'il est avéré qu'il y a parmi les gens mis en cause des demandeurs d'asile ou des réfugiés, clairement, ils n'ont rien à faire en France et leur expulsion est à l'ordre du jour", a-t-il ajouté."On ne peut pas tolérer que des personnes s'arment et tournent leurs armes contre des citoyens français et obtiennent ensuite l'asile en France, ce n'est pas possible", a-t-il martelé.Le coordinateur de la France insoumise a par ailleurs dénoncé ceux qui portent une lecture "ethnique ou communautaire" sur ces affrontements, citant Marine Le Pen qui depuis Dijon a établi mardi un parallèle entre les incidents des derniers jours et la "terrible guerre" civile du Liban. Pour le député insoumis du Nord, les affrontements de Dijon signe aussi "l'échec de la police". "Comment se fait-il aujourd'hui, en 2020, qu'il ait pu se constituer une bande aussi lourdement armée sans que la police ne voit rien venir ?", a-t-il demandé, pointant également la responsabilité des services de renseignement. "Il n'y a aucun motif à accueillir sur notre territoire des gens qui, à peine arrivés sur notre sol, mettent à ce point à mal l'ordre public, ça me paraît une logique de bonnes choses", a estimé pour sa part le ministre des relations avec le parlement Marc Fesneau sur RFI. "On ne veut pas que le statut de réfugié politique soit dévoyé par des gens qui ne le méritent pas, c'est des gens qui font une expédition punitive et qui demanderaient, en même temps, le statut de réfugiés, ça n'est pas possible", a abondé la porte-parole de LREM Aurore Bergé sur BFMTV.L'agression d'un adolescent a transformé plusieurs nuits durant la ville paisible de Dijon en un théâtre d'expéditions punitives armées de la communauté tchétchène et de riposte de ses habitants.Le ministère de l'Intérieur a indiqué qu'il examinera "systématiquement la possibilité d'expulser les étrangers impliqués".
Un avion reliant Saint-Pétersbourg à Moscou en Russie a été contraint d'atterrir en urgence le dimanche 22 juillet après qu'un chien ait réussi à ouvrir la soute à bagages, a rapporté l'agence de presse russe Interfax et le Daily Mail.
Plus de peur que de mal pour les passagers de ce Boeing B-737. Alors que le vol approchait de son terme, les pilotes de l'avion ont été surpris par le déclenchement de l'alarme signalant l'ouverture de la soute à bagages. Selon l'aéroport international Moscou Cheremetievo, un chien a réussi à s'échapper de sa cage de transport qui n'avait "pas été fermée correctement". "Il y avait un écart de plusieurs dizaines de centimètres"Sans doute paniqué, il aurait ensuite malencontreusement appuyé sur le bouton d'ouverture de la soute. L'ouverture de la trappe a déclenché une alarme dans le cockpit, entraînant une procédure d'atterissage d'urgence, alors que l'avion se trouvait à près de 4.000 mètres d'altitude."L'équipage a effectué un atterrissage d'urgence en toute sécurité, personne n'a été blessé", a confirmé à l'agence russe cette source aéroportuaire. Le chien lui aussi a été récupéré sain et sauf. Heureusement pour lui, il faut appuyer longuement sur le bouton pour que la trappe s'ouvre entièrement. "Il y avait un écart de plusieurs dizaines de centimètres mais le chien n'a pas pu y entrer", a précisé la source aéroportuaire. La race du chien est inconnue, mais elle doit peser plus de 8 kilos, car il s'agit de la limite de poids pour les animaux de compagnie voyageant en cabine sur la compagnie russe Aeroflot en question.
À la suite d'un incident dans une usine de sucre le 9 avril, l'Escaut, un fleuve du nord de la France a été pollué. La Belgique, en aval, n'a été prévenue que 11 jours plus tard, recensant des milliers de poissons morts.
Une plainte devrait être déposée."Je crois que c'est l'une des plus grosses pollutions depuis 20 ans dans le département du Nord". Au micro de France Bleu Nord, Emmanuel Petit, le directeur de la fédération du Nord pour la pêche et la protection du milieu aquatique, est en total accord avec ses voisins belges. Des tonnes de poissons morts jonchent les berges de l'Escaut. L'origine du problème ? L'usine de sucre Tereos, située à Cambrai. Le 9 avril, une digue retenant des eaux de lavage de betteraves sucrières se brise. 100.000 mètres cubes de cette eau noire se déverse directement dans le fleuve. Problème, les éléments organiques contenus dans le liquide se dégradent et consomment l'oxygène contenue dans l'eau au cours du processus. Résultat, une asphyxie généralisée des la faune et de la flore du fleuve. "C'est une catastrophe environnementale", estime un porte-parole de la région wallonne, Nicolas Yernaux, qui a déjà promis qu'une plainte serait rapidement transmise aux autorités françaises.Ce qui fait enrager les officiels belges, c'est le temps écoulé entre l'accident et l'alerte qui ne leur a été transmise que le 20 avril. "Des mesures effectuées sur le terrain le 10 avril 2020 n'ont pas mis en évidence de pollution", se défend le préfet de la région Hauts-de-France et du Nord, Michel Lalande. "Bien qu'une diminution d'oxygène avec l'apparition d'une mortalité piscicole ait pu être constatée dans les jours suivant l'accident, un retour progressif à un taux d'oxygène plus normal a été mesuré. Il n'y a donc pas eu d'alerte aux régions situées en aval, en particulier côté belge."L'entreprise a assuré qu'elle assumerait si sa responsabilité était établie.
Pour la secrétaire d'État, l'interdiction du voile pour les parents accompagnant des sorties scolaires "aurait des effets pervers très négatifs, notamment d'exclusion d'un certain nombre de femmes qui portent le voile dans un certain nombre de quartiers".
Au lendemain de l'adoption par le Sénat d'une proposition de loi interdisant le port de signes religieux aux parents accompagnant des sorties scolaires, Marlène Schiappa a rappelé, mercredi 30 octobre à Genève, son opposition à cette interdiction. "Je ne suis pas favorable à interdire le voile dans les sorties scolaires", a déclaré la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes. "Je pense qu'il n'est pas nécessaire de se prêter à des formes de promotion du voile. Je ne crois pas que le voile soit un vecteur d'émancipation pour les femmes", a expliqué Marlène Schiappa. Pour autant, une interdiction pour les parents accompagnant des sorties scolaires "aurait des effets pervers très négatifs, notamment d'exclusion d'un certain nombre de femmes qui portent le voile dans un certain nombre de quartiers", a poursuivi la secrétaire d'État. "Si on les exclut, j'ai peur que l'on exclut une partie des parents d'élèves de l'école de la République. Ce qui est primordial pour moi, c'est de protéger les enfants du fait religieux dans l'école", a-t-elle souligné. Le sujet du port du voile a été récemment relancé par un élu du Rassemblement national (RN) prenant à partie une femme voilée lors d'une réunion publique. La droite ne cesse de presser le président Emmanuel Macron de s'exprimer de nouveau sur la laïcité. En écho, le chef de l'État a ciblé mardi ceux qui, "voulant semer la haine et la division", se servent du principe de laïcité "pour mener le combat contre telle ou telle religion". Lors de son passage à Genève où elle doit participer à une réunion sur les droits des femmes et où elle a rencontré la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Michelle Bachelet, Marlène Schiappa a également "fermement" défendu la laïcité. "La France n'est pas une juxtaposition de communautés, la France est une communauté nationale, une République indivisible, sociale, laïque et démocratique. C'est notre identité française la laïcité, ce sont nos fondements et je crois que la laïcité peut être aussi une protection pour les droits des femmes", a-t-elle expliqué.
Comme à chaque début de mois, ce jeudi 1er août apporte son lot de changements, avec notamment l'évolution des tarifs de l'énergie. La prime à la conversion, ce dispositif gouvernemental qui permet d'échanger son véhicule pour un modèle moins polluant, voit ses conditions d'attribution se durcir. ► Les tarifs réglementés de l'électricité augmentent de 1,23%
Plus précisément, la hausse est de 1,26% TTC pour les clients particuliers et de 1,10% TTC pour les clients petits professionnels. Cette hausse était attendue. Elle doit notamment couvrir l'utilisation des réseaux publics de transport et distribution de l'énergie. Elle intervient après une hausse contestée de 5,9%, entrée en vigueur le 1er juin. Outre le coût du transport, ces tarifs intègrent l'évolution des coûts commerciaux d'EDF et des coûts des certificats d'économie d'énergie. Le tarif du transport est fixé à l'avance pour quatre ans. Quelque 76% des usagers sont aujourd'hui concernés par les tarifs réglementés de l'électricité.► Le gaz recule de 0,5%À compter de ce jeudi, les tarifs réglementés du gaz, appliqués par Engie (ex-GDF Suez), baissent de 0,5% par rapport à juillet. Cette mesure concerne 4,5 millions de foyers en France. Dans le détail, cette baisse ne sera que de 0,1% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, mais de 0,6% pour ceux qui se chauffent au gaz. Pour les personnes qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, le recul est de 0,3%.Le mois dernier, le prix du gaz avaient plongé de 6,8%. Ces tarifs réglementés varient en fonction des coûts liés aux approvisionnements en gaz, aux infrastructures et à la commercialisation, ainsi qu'à diverses taxes. Jugés contraires au droit européen par le Conseil d'État, ils doivent disparaître progressivement d'ici la fin juin 2023. ► Prime à la conversion : des conditions plus restrictivesAvis aux automobilistes, il sera désormais plus compliqué d'obtenir la prime à la conversion. Cette aide gouvernementale, qui a pour but de faciliter l'achat d'une nouvelle voiture moins polluante, est victime de son succès. Sur les trois premiers mois de l'année, plus de 280.000 dossiers ont été déposés, selon Le Parisien.Face à l'afflux de demandes, le gouvernement a donc décidé de durcir les conditions d'attribution, afin de privilégier "les ménages les plus modestes" et les véhicules "vraiment plus propres", avait expliqué la ministre des Transports, Élisabeth Borne, au début du mois de juillet. Pour cela, le mode de calcul de l'aide évolue. Dorénavant, le montant de l'aide ne dépendra plus uniquement du fait que le ménage soit imposable ou non. Il sera calculé en fonction du revenu fiscal de référence du foyer.Par ailleurs, des baisses de subventions sont à prévoir, "à l'exception des véhicules les plus propres", indique le décret publié au Journal officiel mercredi 17 juillet. La prime pourra toujours atteindre jusqu'à 5.000 euros, mais seulement pour les ménages les plus modestes qui feront l'acquisition d'une voiture hybride ou électrique. Par ailleurs, les véhicules de plus de 60.000 euros sont désormais exclus du dispositif, de même que toutes les voitures diesel immatriculées avant le 1er septembre 2019. En revanche, les véhicules flex-fuel fonctionnant au superéthanol E85 seront favorisés, avec un abattement de 40% sur leurs émissions de CO2. Sur l'ensemble de l'année 2018, la prime à la conversion a séduit pas moins de 260.000 automobilistes, alors que le gouvernement tablait sur 100.000 bénéficiaires.
Le secrétaire général de la CGT a souligné qu'il y avait "besoin de monde" en grève le 5 décembre contre le système "universel", se montrant favorable à un mouvement de convergence avec les "gilets jaunes".
"Le rouge, le jaune, le vert, ça peut très bien se marier, c'est les couleurs de l'arc-en-ciel!". Ce lundi 4 novembre, Philippe Martinez s'est réjoui de l'appel de "l'assemblée des assemblées" des "gilets jaunes" à rejoindre la grève interprofessionnelle du 5 décembre. "Nous avons les mêmes préoccupations", a t-il clamé à l'antenne de BFM-TV, évoquant les thématiques de pouvoir d'achat, environnement et lutte contre le travail précaire."La grève, c'est pas réservé au service public"Sur la question d'une une grève "reconductible" au-delà du 5 décembre, comme l'ont décidé plusieurs syndicats de la SNCF et de la RATP, le leader syndical a affirmé "en tout cas on va poser la question" aux salariés, car "on n'est pas écoutés". "La grève, c'est pas réservé au service public. Il faut qu'il y ait le maximum de salariés en grève. Il faut généraliser la grève dans toutes entreprises". "On sait que c'est difficile mais il y a besoin de monde car ce gouvernement, comme beaucoup de gouvernements dans le monde, ne comprend que les mobilisations". Interrogé sur le cas de la SNCF, Philippe Martinez est revenu sur les interruptions de travail observées ces dernières semaines, sur fond de contestation entre droit de retrait après un accident de TER et grève surprise. "L'accident a révélé l'ampleur du problème", a t-il commenté, évoquant la thématique des salaires qui provoquent "beaucoup de conflits" tous secteurs confondus. "C'est un problème généralisé!" estime t-il. "On fait l'éloge de monsieur Pepy, le problème c'est que pendant qu'on a fait ça, on a pas investi dans le réseau", a t-il encore ajouté. Le numéro un de la CGT a par ailleurs redit son opposition à un système "universel" de retraites par points, y compris à la "clause du grand père" qui consisterait à n'appliquer la réforme qu'aux seuls nouveaux entrants sur le marché du travail, une piste à laquelle Emmanuel Macron s'est montré ouvert. "Pourquoi on sacrifierait les nouvelles générations? Pourquoi les nouvelles générations seraient condamnées à travailler jusqu'à 70 ans?", s'est-il interrogé.
Pour la journée de mardi, 20e jour de grève des cheminots contre le projet de réformes des retraites, peu d'améliorations sont à attendre dans les transports publics. La RATP prévoit "un trafic "très réduit" pour le jour de Noël.
Pour la journée du réveillon de Noël, mardi 24 décembre, la grève contre la réforme des retraites se poursuit à la RATP et à la SNCF et le trafic s'annonce encore très perturbé. La RATP prévoit également "un trafic très réduit" pour le jour de Noël. La SNCF prévoit deux TGV sur 5, deux Ouigo sur 5, un Transilien sur 5, un train Intercités sur 5 et 4 liaisons TER sur 10. Les lignes Transilien D, E, P, N, U, T4 et T11 fermeront de manière anticipée mardi en fin de journée, la circulation reprendra mercredi après-midi. Le trafic international sera également perturbé.En ce qui concerne le métro parisien, le trafic restera perturbé mardi, avec six lignes de métro toujours fermées (lignes 3 bis, 5, 6, 7 bis, 12 et 13). Seules les deux lignes automatisées (1 et 14) fonctionneront normalement, avec un risque de saturation.La RATP prévoit également un train sur 3 sur les lignes 4, 7 et 10 uniquement aux heures de points, entre 6h30 et 9h puis entre 16h30 et 19h30, avec certaines stations fermées. La ligne 8 fonctionnera uniquement aux heures de pointe entre Créteil Pointe du Lac et Reuilly-Diderot. Sur la ligne 9, un train sur deux est prévu aux heures de pointe entre Nation et Mairie de Montreuil, ainsi qu'un train sur trois entre Pont de Sèvres et Saint Augustin.La ligne 11 fonctionnera uniquement le matin, avec un train sur trois et plusieurs stations fermées. La ligne 2 fonctionnera également le matin entre Anvers et Porte Dauphine, avec un train sur trois. Quant à la ligne 3, elle fonctionnera uniquement l'après-midi avec 1 train sur 4 entre Havre Caumartin et Pont de Levallois. Comme ce lundi, les tramways 2, 5, 6, 7 et 8 fonctionneront normalement. Un trafic quasi normal est prévu pour le 1, le 3a et 3b. Les bus circuleront toute la journée au rythme de 2 bus sur 3 en moyenne. Quant aux RER, la RATP prévoit un train sur deux sur le RER A aux heures de pointe et un train sur trois pour le RER B, également aux heures de pointe, avec une interconnexion interrompue à Gare du Nord. Mercredi, à part les lignes automatiques, "toutes les autres lignes de métro seront fermées", tout comme le RER A, seul le RER B devant fonctionner sur la branche Sud, avec un train sur trois entre 12h et 18h.
Les caprices de stars font partie intégrante du quotidien des producteurs. Jean-Claude Camus, qui fut celui de Johnny Hallyday pendant plus de 40 ans, est bien placé pour le savoir.
Dans un livre intitulé "Pas né pour ça, ma vie avec les stars Johnny, Michel et les autres" et dont Gala publie des extraits, il multiplie les anecdotes relatives aux exigences de ses célèbres clients. Il raconte notamment la façon dont l'idole des jeunes a, au dernier moment, refusé de laisser monter Garou sur scène avec lui. Alors que Johnny célébrait ses soixante ans au Parc des Princes, en 2003, le chanteur québécois était supposé le rejoindre pour un duo. Porté par le succès de la comédie musicale Notre-Dame-de-Paris, Garou était alors en haut de l'affiche. C'est peut-être, selon Jean-Claude Camus, ce qui a posé problème et causé la jalousie de la star. Il relate alors un dîner dans un restaurant parisien, la veille du concert, lors duquel un proche du chanteur lui annonce : "On ne veut plus de Garou demain". Le producteur, atterré, n'en a jamais su davantage sur cette décision soudaine, et a dû aller lui-même prévenir le manager du Canadien.
Pris dans la tempête, le "Costa Deliziosa" a failli s'encastrer dans un bateau amarré dans la lagune de la célèbre cité italienne.
Un mois après un accident ayant fait quatre blessés légers à Venise et impliquant un bateau de croisière géant, un nouvel accident a été évitée de justesse dans la soirée de dimanche 7 juillet lorsqu'un paquebot est passé à un cheveu d'un yacht. Le navire de croisière Costa Deliziosa, mesurant près de 300 mètres de long et pouvant embarquer près de 3.000 passagers, sortait de la lagune de Venise par très mauvais temps, pluie et vents fort, tiré par des remorqueurs. La tempête a probablement déporté le navire vers un yacht accosté non loin de la célèbre place Saint-Marc, faisant passer le Costa Deliziosa juste à côté du yacht qu'il a presque effleuré, provoquant la panique à bord. Les membres de l'équipage du yacht, un grand bateau de 50 mètres mais semblant très petit à côté du paquebot de croisière, se sont élancés depuis leur navire vers le quai, rapporte l'agence AGI. Le remorqueur de proue a réussi cependant à éloigner le Costa Deliziosa du yacht et à l'orienter vers la sortie de la lagune sans autre problème.Cet accident évité de justesse est intervenu cinq semaines à peine après celui d'un autre paquebot de croisière qui avait fait quatre blessés légers à Venise. Victime d'une panne de moteur, le MSC Opera, qui peut transporter près de 2.680 passagers et naviguait sur le canal de la Giudecca, avait heurté début juin un quai puis un bateau touristique en voulant s'amarrer.
Selon le groupe d'experts sur le Smic, revaloriser la prime d'activité est beaucoup plus efficace qu'un "coup de pouce" au Smic pour lutter contre la pauvreté.
Le Smic sera-t-il revalorisé au-delà de l'augmentation automatique ? Selon le groupe d'experts sur le Smic, consulté avant chaque revalorisation du salaire minimum, le gouvernement devrait s'en tenir à la revalorisation automatique et s'abstenir de "coup de pouce". Dans son rapport transmis jeudi 5 décembre à l'AFP, ce groupe d'experts, composé d'un panel d'économistes, estime que les augmentations supplémentaires nuisent à l'emploi des moins qualifiés, dont le taux de chômage est toujours élevé, tout en ayant un "impact limité contre la pauvreté". En tenant compte des prestations de soutien telle la prime d'activité et en proportion du salaire médian français, le Smic "a la double caractéristique d'être le plus élevé des pays de l'OCDE en termes de revenu disponible" et "d'être dans la moyenne quand il s'agit du coût total du travail", explique le groupe d'experts.Ce résultat "a été obtenu au cours du temps par une politique systématique et transpartisane de réduction des contributions sociales employeurs sur les bas salaires", poursuivent ces économistes qui notent "qu'elle a atteint ses limites" puisqu'il ne reste plus que la cotisation accidents du travail et maladies professionnelles. Depuis sa création en 2008, ce comité d'experts s'est toujours montré défavorable à une hausse supplémentaire du Smic.Dans leur rapport, les experts présentent également plusieurs simulations qui montrent que la revalorisation exceptionnelle de 90 euros de la prime d'activité, mise en oeuvre en 2019, "a davantage contribué à réduire la pauvreté qu'un relèvement du Smic de la même valeur". Cette revalorisation devrait faire diminuer de 8 points la part de ménages pauvres dans les bénéficiaires de la prime d'activité en 2019 (de 27 à 19%). La prime d'activité bénéficiait au 30 juin à 4,17 millions de foyers, soit 1,44 million de plus que l'an dernier.Chaque année, le Smic est revalorisé de façon mécanique. Cette hausse est calculée selon deux critères : l'inflation constatée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE). Le 1er janvier 2019, cette revalorisation s'est élevée à 1,5%.Cette année encore, les experts du comité préconisent de réformer cette formule pour ne garder que le critère de l'inflation ou même aucun critère. Selon eux, cela "accroîtrait la responsabilité des pouvoirs publics (...), en particulier dans le contexte de la réflexion actuelle sur une unification des minimas sociaux" et "contribuerait à renforcer le rôle de la négociation collective dans la définition des normes salariales". Le groupe d'experts a également examiné cette année les grilles salariales des fonctionnaires et constaté que, "pour de nombreux agents, les rémunérations les plus basses ont eu tendance à s'aligner sur le Smic au cours du temps et que nombre de carrières se déroulent désormais au voisinage du Smic". "Ces caractéristiques peuvent contribuer à un sentiment diffus de perte de perspectives et de déclassement, conduisant in fine à des problèmes d'attractivité pour les fonctions publiques", notent-ils.
Interrogé sur la récente mise en examen de celui dont il fut le directeur de campagne, le ministre de l'Action et des Comptes publics a refusé de commenter cette affaire de justice, mais a souligné qu'il pensait à lui "en ce moment difficile".
Depuis sa mise en examen mercredi 21 mars dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy, qui a quitté la vie politique, bénéficie du soutien de ses anciens camarades de droite. Jeudi 22 mars, Alain Juppé avait notamment déclaré qu'il faisait "confiance à Nicolas Sarkozy pour apporter les preuves de son innocence" et lui avait témoigné "son amitié" dans une "période extrêmement difficile pour lui". "J'ai regardé TF1, j'ai trouvé Nicolas Sarkozy extrêmement combatif", a également déclaré le maire de Bordeaux vendredi matin à des journalistes, en marge d'une réunion du Conseil de Bordeaux Métropole. Expulsé des Républicains à l'automne dernier pour son entrée au gouvernement, Gérald Darmanin a également eu des mots réconfortants à l'égard de l'ancien président. "Tout le monde connait, et Nicolas Sarkozy le premier, l'affection, j'allais dire éternelle, que j'ai pour lui. Je pense à lui en ce moment difficile", a assuré vendredi matin le ministre de l'Action et des Comptes publics sur Europe 1. "À ma connaissance Nicolas Sarkozy n'est pas condamné. Je l'ai vu hier à la télévision, je l'ai trouvé combatif", a souligné celui qui fut son directeur de campagne pendant la primaire de la droite en 2016. "Je n'ai pas de commentaire à faire sur une affaire de justice, je ne l'ai jamais fait et je ne le ferai jamais, mais il est assuré de mon affection et de mon respect", a-t-il ajouté. Malgré le ralliement de Gérald Darmanin à Emmanuel Macron, les deux hommes sont restés proches. La semaine dernière, ils se sont affichés ensemble lors d'une remise de légion d'honneur à Tourcoing, la ville dont le ministre a été le maire. "Gérald est mon ami. Et moi aussi, depuis longtemps. Il est fidèle. Et moi aussi", a déclaré l'ex-chef de l'État.
Mercredi Emmanuel Macron a annoncé des mesures pour lutter contre l'antisémitisme. Il a déclaré avoir demandé au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner la dissolution de trois groupuscules d'ultra-droite, dont deux sont des groupuscules "néonazis".
"J'ai aussi demandé au ministre de l'Intérieur d'engager des procédures visant à dissoudre des associations ou groupements qui par leur comportement nourrissent la haine, promeuvent la discrimination ou appellent à l'action violente : Bastion Social, Blood and Honour Hexagone et Combat 18 pour commencer", a déclaré le chef de l'État au dîner annuel du Crif, le Conseil représentatifs des instances juives de France. Peu connus du grand public, quels sont ces groupes qui incitent à la haine et que le chef de l'État s'est engagé à faire disparaître ? Bastion social, antisémitisme et soutien aux "gilets jaunes" Bastion social est né au printemps 2017 à Lyon (Rhône). Ses membres-fondateurs sont des anciens du Groupe union défense, le GUD, un syndicat étudiant d'extrême droite aujourd'hui dissous. Bastion social s'inspire du mouvement italien CasaPound et adhère aux thèses du "grand remplacement", qui prophétise la disparition des "peuples européens". Il affirme également lutter contre le "capitalisme ultralibéral" et veut offrir son aide aux plus démunis, mais français seulement. Très discret sur le nombre de personnes qui composent vraiment ce mouvement, il a tenté d'essaimer dans plusieurs villes comme Strasbourg, Chambéry ou Aix-en-Provence. Mais à Clermont-Ferrand, le groupuscule identitaire a jeté l'éponge en octobre quelques mois seulement après l'ouverture de son bar associatif, se disant "sous pressions policières, administratives et juridiques". A Lyon, c'est la municipalité qui a fermé son "Pavillon noir" dans le Vieux-Lyon un mois plus tard. Plusieurs de ses membres ont été condamnés pour violences. Et son ancien leader national Steven Bissuel s'est retiré en septembre après une condamnation à 20.000 euros d'amende pour avoir notamment publié sur les réseaux sociaux un dessin d'une étiquette de bouteilles de jus de fruit détournée, avec l'inscription "Shoasis". "On y voyait des ananas portant des étoiles jaunes et des pyjamas rayés, évoquant les prisonniers du camp de concentration, avec en sous-titre la mention 'teneur garantie : 6 millions au Zyklon B', cet agent toxique utilisé par les nazis dans les chambres à gaz", détaille Le Progrès. Ces dernières semaines, le mouvement n'a pas caché sa sympathie pour les "gilets jaunes", d'où sa présence visible dans les cortèges. Selon Le Parisien, le groupuscule tente aussi d'infiltrer depuis cet automne le mouvement des Gilets jaunes. "Ils sont clairement violents", indique à l'AFP le politologue Stéphane François, spécialiste des droites radicales. Blood and Honour Hexagone, suprématisme blanc issu de la scène musicale néonazie britanniqueBlood and Honour (Sang et honneur, en anglais) est issu de la scène musicale néonazie britannique. Blood and Honour Hexagone en est sa filiale française. "Sang et honneur" fait référence au slogan "Blut und Ehre" utilisé notamment par les Jeunesses hitlériennes. Skinheads, ils portent tatouages et blousons noirs en nylon et sont adeptes d'un hard rock sulfureux qui met en avant la "suprématie blanche" dans ses paroles. "En France ça n'a jamais été quelque chose d'important", relativise Stéphane François. "A la grande époque, dans les années 90, c'était une trentaine de personnes. Maintenant il n'y a quasiment plus rien, ils organisent des concerts une ou deux fois par an et c'est tout". Le groupe prétexte un anniversaire pour louer une salle municipale, rapporte Le Parisien. "Parfois, il s'agit en fait de célébrer l'anniversaire d'Adolf Hitler, comme en 2014 dans une commune alsacienne". selon le quotidien francilien, le meneur de Blood and Honour Hexagone a été arrêté en 2016. "Des armes d'épaule, des revolvers, des gilets pare-balles ainsi que plusieurs objets ou drapeaux nazis ont été retrouvés par les policiers". Aucune poursuite n'aurait été entamée depuis, précise Le Parisien. Combat 18, branche armée de Blood and Honour Le "18" fait référence à la place des lettres A et H dans l'alphabet - la première et la huitième - , soit les initiales d'Adolf Hitler. "Combat 18 est la branche armée de Blood and Honour", explique Stéphane François. "Ce sont des néonazis. Ils mettent en avant la suprématie blanche et sont antisémites". Mais aujourd'hui le groupe "n'existe quasiment plus", selon lui. "Les derniers éléments de la structure" ont notamment fait parler d'eux en 2015. Cinq membres d'une cellule baptisée "Blood & Honour C18" avaient été condamnés en Haute-Saône à des peines allant de 6 mois avec sursis à deux ans ferme pour avoir organisé ou participé à un "groupe de combat". Ils avait été reconnus coupables de dégradations de biens et de "provocation" à la haine raciale ou à la violence.
Le secrétaire américain à la Santé, Alex Azar, a célébré la vigueur de la démocratie taïwanaise et ses succès contre le coronavirus lors d'une visite historique sur l'île, qui a été condamnée par Pékin.
Arrivé dimanche pour une visite de trois jours, M. Azar est le responsable américain de plus haut rang à se rendre à Taïwan depuis 1979, année où les Etats-Unis avaient rompu leurs relations diplomatiques avec Taipei afin de reconnaître le gouvernement communiste basé à Pékin comme le seul représentant de la Chine.Ils restent toutefois, avec une certaine ambiguïté, l'allié le plus puissant du territoire insulaire et son principal fournisseur d'armes.Ce voyage intervient dans un contexte de tensions sino-américaines croissantes sur tout un tas de sujets, du dossier hongkongais aux questions commerciales, en passant par le coronavirus.Lundi, le secrétaire à la santé à rencontré Mme Tsai, bête noire de la Chine qui l'accuse de rechercher l'indépendance formelle de l'île de 23 millions d'habitants."La réponse de Taïwan au Covid-19 a été parmi celles qui ont été le plus efficaces au monde, et cela reflète la nature ouverte, transparente, démocratique de la société et de la culture de Taïwan", a déclaré M. Azar à la présidente taïwanaise lors de leur entretien.- "Valeurs comunes" -Mme Tsai a remercié en retour Washington d'avoir soutenu ses efforts pour que Taïwan soit admis en tant qu'observateur à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que Pékin a obtenu d'exclure Taïwan de l'agence onusienne."Des considérations politiques ne devraient jamais prendre le pas sur les droits à la santé", a déclaré Mme Tsai, jugeant "hautement regrettable" le refus de Pékin de laisser Taïwan être admis à l'OMS.La République populaire de Chine considère Taïwan comme une de ses provinces. L'île est dirigée par un régime rival qui s'y était réfugié après la prise du pouvoir des communistes sur le continent en 1949, à l'issue de la guerre civile chinoise.Taïwan n'est pas reconnu comme un Etat indépendant par l'ONU. Et Pékin menace de recourir à la force en cas de proclamation formelle d'indépendance à Taipei ou d'intervention extérieure - notamment de Washington.Peu après la rencontre, le ministère taïwanais de la Défense a affirmé que des chasseurs chinois avaient fait une brève incursion au delà de la ligne médiane du Détroit de Taïwan que Taipei et Pékin considèrent de longue date comme leur "frontière"."La Chine s'est toujours fermement opposée aux échanges officiels entre les Etats-Unis et Taïwan", a déclaré lundi après-midi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Zhao Lijian. Il y a quelques jours, Pékin avait présenté la visite de M. Azar comme une menace pour "la paix et la stabilité".Le responsable américain a balayé lundi ces critiques. "Le message du gouvernement américain que je porte consiste à réaffirmer le partenariat profond qui unit les Etats-Unis et Taïwan en matière de sécurité, de commerce, de santé et nos valeurs communes que sont la démocratie, la liberté économique et la liberté", a-t-il dit aux journalistes avant de rencontrer la présidente.- Moins de 500 cas à Taïwan -M. Azar s'était montré critique de l'attitude de la Chine face à une pandémie apparue sur son sol, et sur celle de l'OMS. Une position qu'il a de nouveau tenue lundi. Taïwan "a su dès le début (...) qu'il ne fallait pas faire confiance aux affirmations provenant de là (ndlr: Pékin) et aux validations faites par l'Organisation mondiale de la santé", a-t-il dit.M. Azar doit aussi rencontrer son homologue Chen Shih-chung et le ministre taïwanais des Affaires étrangères Joseph Wu.Taïwan est un des territoires qui a le mieux géré la crise du coronavirus. En dépit de sa proximité géographique et commerciale avec la Chine continentale d'où est partie l'épidémie, Taïwan a enregistré moins de 500 cas de coronavirus et seulement sept décès.Les Etats-Unis, de leur côté, sont le pays où la maladie a fait le plus de morts, soit plus de 160.000 décès. Et les détracteurs du président américain Donald Trump l'accusent de durcir le ton contre Pékin pour mieux faire oublier les errements de son administration dans le combat contre le Covid-19, à trois mois de la présidentielle.Pour Douglas Paal, qui dirigea l'Institut américain à Taïwan pendant la présidence de George W. Bush, l'administration Trump est consciente des risques d'escalade sur la question de Taïwan, l'une des plus sensibles pour la direction du Parti communiste chinois. Elle s'est abstenue de franchir la ligne rouge de Pékin: une visite à Taipei de responsables américains en charge des questions de sécurité nationale.Dans les années 1990, des responsables américains du Commerce extérieur se sont rendus à plusieurs reprises à Taïwan, rappelle-t-il. La différence cette fois, c'est le contexte: M. Azar se rend à Taipei au moment où les relations avec la Chine sont au plus mal.
Un petit garçon de 5 ans a appelé la police, dans la nuit de mercredi à jeudi, pour signaler que son père était en train de frapper sa mère.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, peu avant 3 heures du matin, l'enfant âgé de 5 ans a signalé à la police que son père était en train de violenter sa mère, selon une information de RTL. En arrivant sur place, les policiers de Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine, constatent que l'homme tente alors d'étrangler sa compagne et menace de la tuer. Cette dernière présente des traces de strangulation, mais son pronostic vital n'est pas engagé. "Un adulte je veux bien, mais un enfant de 5 ans..." L'homme a été interpellé et placé en garde à vue, précise le parquet de Nanterre, cité par 20 Minutes. Le compagnon aurait également été transporté à l'hôpital car il présentait une plaie à la tête d'une dizaine de centimètres, selon une source policière. L'enquête a été confiée au commissariat de Courbevoie. Interrogés au micro de RTL, des voisins ont salué l'acte héroïque du petit garçon : "Il a pris le portable et a appelé la police. Cela m'impressionne. Un adulte je veux bien, mais un enfant de 5 ans...", note une voisine.RTL précise enfin que le petit garçon et sa soeur sont retournés à l'école dès jeudi, accompagnés par leur mère.
Le porte-parole de la liste "Ralliement d'initiative citoyenne" (RIC) espère rallier la liste menée par le chanteur Francis Lalanne pour une candidature commune aux élections européennes.
Une alliance entre plusieurs listes de "gilets jaunes" aux élections européennes pourrait être annoncée dans les jours qui viennent, a appris vendredi 5 avril l'AFP auprès d'un porte-parole de la liste "Ralliement d'initiative citoyenne". "Nous sommes en discussions" avec "deux ou trois listes" en vue du scrutin du 26 mai, assure Frédéric Mestdjian, porte-parole de la liste "Ralliement d'initiative citoyenne" (RIC), estimant qu'un rapprochement serait annoncé "cette semaine ou la semaine prochaine".Le financement de la liste RIC est assuré par "un colistier", ajoute le "gilet jaune", certain de pouvoir déposer d'ici au 3 mai, date limite pour le dépôt des candidatures, une liste de 79 candidats. "On aura bien trop" de candidats, se réjouit le porte-parole de la liste RIC, lancée par Ingrid Levavasseur, aide-soignante "gilet jaune" qui a ensuite renoncé à en être tête de liste le 13 février.Francis Lalanne à la manoeuvre Les discussions seraient avancées avec la liste soutenue par le chanteur Francis Lalanne, dont Jean-Marc Governatori, cosecrétaire national de l'Alliance écologique indépendante (AEI), a accepté de se porter "caution financière" à hauteur de 800.000 euros. "Francis travaille au rassemblement", confirme à l'AFP Jean-Marc Governatori, qui ajoute que "la seule liste qui aura le financement sera celle où figurera Francis". Thierry-Paul Valette, qui mène la liste "Rassemblement des Gilets jaunes citoyens", assure que des membres de la liste RIC "ont essayé de (l')approcher" mais qu'il a coupé court aux discussions. Il accuse les membres de cette liste de n'avoir "pas de convictions" ni de "ligne claire depuis le début". "J'ai effectivement donné mon numéro à M. Valette, mais il ne m'a jamais appelé et je n'ai pas son numéro", se défend Frédéric Mestdjian.Dans le baromètre Ifop Euro-Rolling mis à jour jeudi, les listes "gilets jaunes" sont créditées de 3 % des intentions de vote, en baisse après avoir atteint un pic à 5,5 % le 25 mars. Pour obtenir des députés européens, une liste devra atteindre, le 26 mai, 5 % des votes. Seules les listes qui obtiendront au moins 3 % des voix lors des élections européennes, le 26 mai, pourront prétendre à un remboursement de leurs frais de campagne.
Vera Lynn, légendaire chanteuse britannique pendant la Seconde Guerre mondiale, dont le célèbre titre "We'll meet again" a connu une nouvelle jeunesse pendant le confinement, est décédée jeudi à l'âge de 103 ans, a annoncé sa famille.
En mars, juste avant de souffler ses 103 bougies et en pleine pandémie de nouveau coronavirus, Vera Lynn avait encouragé la population à retrouver "le même esprit qui nous a permis de traverser la guerre".La reine Elisabeth II lui avait emprunté le titre de sa célèbre chanson destinée à remonter le moral des troupes lors d'un discours prononcé le 5 avril destiné à insuffler de l'espoir aux Britanniques soumis au confinement."Des jours meilleurs viendront: nous retrouverons nos amis, nous retrouverons nos familles, nous nous retrouverons de nouveau", avait déclaré la monarque.Le Premier ministre Boris Johnson a salué le "charme et la voix magique de Dame Vera Lynn" qui ont réjoui et encouragé notre pays à certaines des heures les plus sombres." "Sa voix continuera à faire battre le coeur des générations futures", a déclaré le dirigeant sur Twitter.Le mois dernier dernier, la population avait été invitée à entonner "We'll meet again" pour marquer le 75e anniversaire de la capitulation de l'Allemagne nazie le 8 mai 1945.A cette occasion, l'album "Vera Lynn 100" s'était retrouvé à la 30e place des charts britanniques, faisant de "Dame Vera" l'artiste la plus âgée à figurer dans le top 40 des albums les plus vendus au Royaume-Uni. Née le 20 mars 1917 à Londres, Vera Lynn était aussi connue pour avoir chanté "The White Cliffs of Dover", "There'll Always Be An England", et "If Only I Had Wings" pour donner du courage aux Britanniques pendant le Blitz, le bombardement menée par l'aviation allemande contre le Royaume-Uni lors de la Seconde guerre mondiale.Surnommée la "fiancée des forces armées", elle a soutenue toute sa vie les soldats, pour qui elle a chanté pendant la guerre, dans des pays comme l'Egypte ou l'Inde, souvent au péril de sa vie."Elle a eu un énorme impact sur moi en Birmanie et est restée importante pour moi tout au long de ma vie", a réagi sur Twitter le capitaine Tom Moore, un vétéran âgé de 100 ans devenu célèbre pour avoir collecté plus de 35 millions d'euros pour les soignants en première ligne face au coronavirus.En mai, Vera Lynn avait exhorté la nation à "se souvenir des braves garçons et de ce qu'ils ont sacrifié pour nous". "Ils ont quitté leurs familles et leurs foyers pour se battre pour notre liberté et beaucoup ont perdu la vie en essayant de nous protéger et de protéger nos libertés", avait-elle rappelé.
En visite à Beyrouth après une explosion dévastatrice, le président français Emmanuel Macron a réclamé jeudi une enquête internationale et appelé à un "profond changement" de la part des dirigeants libanais, accusés d'incompétence et de corruption par une population en colère.
"Je ne suis pas en train de donner un diktat aux dirigeants", a déclaré le président de l'ancienne puissance mandataire au Liban, balayant les accusations d'"ingérence" d'une partie de la classe politique libanaise.Mais "les trois semaines qui viennent sont décisives dans l'avenir du Liban", a-t-il dit dans une interview à la chaîne BFMTV.Au terme d'une visite de quelques heures, M. Macron a annoncé son retour à Beyrouth le 1er septembre ainsi qu'une conférence d'aide "dans les tout prochains jours" pour le Liban, pays meurtri et proie à une crise économique inédite.Furieux après une catastrophe de trop dans un pays en plein naufrage, les Libanais réclament des comptes."Aidez-nous! Révolution!", "Le peuple veut la chute du régime", ont scandé le habitants du quartier de Gemmayzé devant M. Macron venu s'enquérir à pied des dégâts. Lors d'échanges avec eux, il a serré la main à plusieurs personnes et pris une femme dans ses bras. Dans la soirée, les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des dizaines de manifestants très remontés contre l'incompétence et la corruption des autorités.-Grande manifestation samedi-Ces incidents surviennent à l'avant-veille d'une grande manifestation anti-gouvernementale, prévue samedi.Symbole du ras-le-bol d'une grande partie de la population, l'ambassadrice du Liban en Jordanie, Tracy Chamoun, a annoncé jeudi sa démission, dénonçant "l'incurie" des autorités de son pays et appelant à un changement de dirigeants."Ce désastre est un signal d'alarme: nous ne devons montrer de pitié à aucun d'entre eux et ils doivent tous partir", a-t-elle déclaré.Le Fonds monétaire international a lui aussi appelé le pouvoir libanais à "des réformes cruciales" pour sortir les négociations de l'impasse, soulignant qu'il était "temps pour la communauté internationale et les amis du Liban de se mobiliser pour l'aider en ce moment d'urgence".Provoquée mardi par un incendie dans l'entrepôt où étaient stockées depuis six ans 2.700 tonnes de nitrate d'ammonium dans le port de Beyrouth, l'énorme déflagration a fait au moins 149 morts et 5.000 blessés, sans oublier les dizaines de disparus et des centaines de milliers de sans-abri.Comparée à un "tsunami" ou à un "séisme", elle a détruit des quartiers entiers proches du port et endommagé d'autres à plusieurs kilomètres à la ronde.Portant la plupart du temps un masque de protection, M. Macron s'est rendu dans les ruines du port puis dans le quartier ravagé de Gemmayzé, où il a pu observer la détresse des habitants qui ont réclamé le départ d'une classe dirigeante en place depuis des décennies.- 16 fonctionnaires détenus -Les autorités libanaises affirment que l'entrepôt a explosé après un incendie. Autorités du port, services des douanes et certains services de sécurité étaient tous au courant que des matières chimiques dangereuses étaient entreposées là mais ils se sont rejeté mutuellement la responsabilité.Seize fonctionnaires du port et des autorités douanières ont été placés en détention dans le cadre de l'enquête, a indiqué le procureur militaire Fadi Akiki. Mais, le gouvernement n'a pas été encore capable de justifier la présence du nitrate d'ammonium "sans mesures de précaution" au port.Dans une capitale aux airs d'apocalypse et alors que les autorités n'ont mis en place aucun dispositif pour aider les citoyens, des centaines de Libanais se sont mobilisés, dans un vaste élan de solidarité, pour poursuivre les opérations de déblaiement ou d'accueil des sans-abri.Des victimes du drame ont été enterrées dans la journée par des proches en larmes.Plusieurs pays dont la France ont dépêché secouristes, matériel médical et sanitaire ainsi que des hôpitaux de campagne pour aider le Liban. L'Union européenne a débloqué 33 millions d'euros en urgence et l'armée américaine a envoyé trois cargaisons d'eau, de nourriture et de médicaments.L'explosion, la plus dévastatrice vécue par le Liban, a alimenté la colère des Libanais qui avaient battu le pavé pendant des mois fin 2019 pour exprimer leur ras-le-bol de la classe dirigeante. Sur Twitter, le dramaturge et acteur libanais Ziad Itani, qui habite Gemmayzé, a salué la visite de M. Macron et fustigé l'incurie des dirigeants libanais: "je n'ai plus de maison à Gemmayzé, et le premier à visiter le quartier est un président étranger. Honte à vous!"
Il était âgé de 81 ans.
On ne comptait pas les talents de cette immense figure de l'écrit, qui naviguait aisément entre littérature, journalisme, cinéma et chanson, quand il n'écrivait pas un sketche, une mise en scène ou des dialogues. Elu à l'Académie française en 2008, et c'est ainsi par lui que la prestigieuse Académie a renoué avec le cinéma, qui n'y était guère représenté depuis la mort en 1981 de René Clair, élu au même fauteuil en 1960.Jean-Loup Dabadie est mort aujourd'hui à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, d'une maladie autre que le Covid-19, a précisé son agent Bertrand de Labbey. "C'était un artiste complet, il avait réussi dans tous les arts : le sketch avec Guy Bedos (pour lequel il avait écrit de nombreux textes, ndlr); la chanson avec Polnareff ("Lettre à France") et Julien Clerc ("Femmes je vous aime"); et également le cinéma en tant que scénariste et adaptateur", a-t-il rappelé.é en 1938 à Paris, Jean-Loup Dabadie avait débuté comme écrivain et journaliste, avant de devenir auteur de sketches à grand succès, puis un immense parolier et un scénariste remarqué pour ses textes empreints de tendresse et de nostalgie.Il a notamment signé le scénario de films de Claude Sautet dont "César et Rosalie" et "Les choses de la vie", et signé les paroles de chansons qui ont bercé toute une génération en France, dont "On ira tous au paradis" (Michel Polnareff) et "Femmes je vous aime" (Julien Clerc).Jean-Loup Dabadie venait de terminer l'adaptation pour le cinéma d'un roman de Georges Simenon, "Les volets verts", dont le premier rôle devait être tenu par Gérard Depardieu.
Prévue pour débarquer à midi sur les plateformes en ligne, l'application a connu un léger "retard à l'allumage". Avant cela, de nombreux utilisateurs se sont tournés vers une autre appli "Stop Covid"... mise en place par le gouvernement de Catalogne.
Après des semaines de débats, l'application de traçage de contacts StopCovid est désormais disponible au téléchargement dans le magasin d'applications Google Play, mardi 2 juin. Sa publication sur le magasin d'Apple devrait suivre rapidement, a-t-on indiqué dans l'entourage du secrétariat d'Etat au numérique Cédric O, qui a défendu une initiative largement décriée. La disponibilité était initialement attendue vers midi et le retard sur cette application très critiquée dans son principe a entraîné de nombreux commentaires moqueurs. Il a aussi conduit une application du gouvernement de Catalogne, Stop Covid 19 CAT, à se retrouver en tête des téléchargements en France ce mardi sur le magasin d'application d'Apple, devant Zoom, TikTok et WhatsApp, selon un classement établi par la société spécialisée AppAnnie. Il s'agissait probablement d'internautes confondant les deux applications.StopCovid doit permettre à ses utilisateurs d'être prévenus s'ils ont croisé récemment, à moins d'un mètre et pendant plus de 15 minutes, un autre utilisateur qui s'est découvert contaminé par le coronavirus.
Un décret paru ce vendredi vient de classer la ville de Paris et le département des Bouches-du-Rhône en zone de circulation active du coronavirus. Cela pourrait avoir des conséquences très concrètes pour leurs habitants.
Paris et les Bouches-du-Rhône ont été placés, par un décret publié ce vendredi, en zone de "circulation active" du virus. Loin d'être une simple opération de communication, cette classification permet aux préfets de prendre des mesures plus restrictives pour lutter contre le Covid-19. Un précédent décret paru le 10 juillet dresse la liste des mesures applicables dans ces zones. Le préfet peut ainsi "interdire les déplacements de personnes conduisant à la fois à sortir d'un périmètre défini par un rayon de 100 kilomètres de leur lieu de résidence et à sortir du département dans lequel ce dernier est situé". Comme c'était le cas précédemment, des exceptions sont prévues. Par exemple dans le cas d'un déplacement professionnel, d'un "motif familial impérieux" ou encore d'un déménagement.Fermeture d'établissementsAutre possibilité offerte aux préfets : "interdire l'accueil du public dans les établissements recevant du public". Parmi les établissements mentionnés, les centres commerciaux, les magasins, les restaurants, les cinémas, mais aussi les bibliothèques, les établissements sportifs couverts, les établissements d'éveil et d'enseignement. De la même manière, pourrait être proscrite la "tenue des marchés, couverts ou non et quel qu'en soit l'objet".La pratique religieuse pourrait également être impactée, puisque l'interdiction, la réglementation ou la restriction des "rassemblements ou réunions au sein des établissements de culte" sont prévues. Jeudi 13 août, Santé publique France révélait que plus de 2 600 cas avaient été recensés en seulement 24 heures. L'agence soulignait une "forte progression des indicateurs en Ile-de-France et Provence-Alpes Côte d'Azur". Paris présente le taux d'incidence le plus élevé en France , avec 62/100.000 habitants (taux qui inclut les dépistages réalisés aux aéroports de Roissy et Orly et qui est estimée à 46,2 hors tests aux aéroports), contre 17,3 dans le reste du pays. Dans les Bouches-du-Rhône, il était de 47/100.000 habitants.
L'enfant, âgé de 6 ans, et placé dans un foyer, aurait échappé à la vigilance des éducateurs.
Il était porté disparu depuis 24 heures. Le procureur de la République de Tours, Grégoire Dulin, annonce que le corps de l'enfant de six ans a été retrouvé sans vie dans le lac de Château-la-Vallière (Indre-et-Loire).L'enquête, ouverte pour homicide volontaire, a déjà permis de dégager de premiers éléments, permettant d'affirmer que le « décès est compatible avec la noyade », d'après le magistrat. Le corps a été transporté à l'Institut médico-légal de Tours, où une autopsie est prévue mercredi."De nombreuses auditions sont en cours pour déterminer les faits", a déclaré Grégoire Dulin. Les personnes entendues ne sont pas placées en garde à vue, selon le parquet. L'enfant, qui était placé dans un foyer de l'aide sociale à l'enfance du conseil départemental d'Indre-et-Loire, avait pris part à une sortie en groupe avec d'autres enfants, âgés de six à 14 ans, lundi après-midi au Lac du Val joyeux.Vers 18 h, "l'enfant a échappé à la vigilance des éducateurs", a expliqué le procureur. Son corps a été retrouvé dans le lac en fin de matinée mardi par les plongeurs de la brigade fluviale de la gendarmerie nationale. De nombreux moyens avec équipes terrestres, cynophiles, plongeurs et un hélicoptère avaient été déployés.
Les prévenus ont évoqué "un effet de groupe" et ont assuré regretter leurs gestes.
Quatre "gilets jaunes" ont été condamnés mercredi 27 mars en correctionnelle à Caen à des peines allant de six mois à deux ans de prison ferme notamment pour des violences volontaires sur des gendarmes. Trois des prévenus comparaissaient détenus. Le quatrième avait vu sa détention provisoire levée lundi par la cour d'appel. Tous avaient été incarcérés le 27 février, notamment pour des dégradations et des violences commises le 29 décembre lors d'une manifestation de "gilets jaunes", dans l'agglomération de Caen et ayant entraîné des incapacités de travail de un à trois jours pour huit gendarmes.L'homme le plus condamné, un commis boucher au chômage de 25 ans, a été condamné à un an ferme et six mois avec sursis pour cette manifestation. Seul prévenu à être jugé pour deux dossiers mercredi, il écope d'une année supplémentaire pour des faits similaires commis le 8 décembre."Violence extrême"Pour les faits du 29 décembre, un maçon surendetté de 50 ans, père de 5 enfants, déscolarisé en 6e écope de 10 mois ferme et huit avec sursis. Un métalleur de 30 ans, père de trois enfants, sous métadone après avoir arrêté l'héroïne en décembre, est condamné à six mois ferme et six avec sursis. Enfin un autoentrepreneur paysagiste de 31 ans, le seul à comparaître libre, a écopé de six mois ferme et six avec sursis. Ces deux derniers étaient libres mercredi soir. Le parquet a dénoncé "une violence extrême", "rarissime" face à des "gendarmes en nombre très réduits" et "pas équipés" qui ont subi "trente minutes de caillassage" le 29 décembre. Les prévenus ont eu beau évoquer "un effet de groupe", "c'est une participation choisie à un mouvement violent", a estimé la substitut de la procureur Mathilde Defretin, rappelant la présence de chariots "remplis de cailloux à ras bord". Les prévenus qui avaient tous déjà quelques condamnations à leur casier ont tous dit regretter leurs gestes. Ils ont affirmé ne pas avoir visé les gendarmes mais seulement leurs véhicules. Plusieurs ont dit avoir été "gazé" par les forces de l'ordre avant de jeter des pierres.Les avocats de la défense ont tous plaidé la relaxe pour les faits des violences visant les gendarmes le 29 décembre. Appelant le tribunal à être une juridiction de "l'apaisement" Me Gabriel Sibout, avocat du paysagiste, a défendu, "sans légitimer les violences contre les gendarmes", le "droit à lutter pour ses idées", symbolisé par la liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix, gravée sur un mur de la salle d'audience.
Une vidéo montre des manifestants violents détruire les installations de l'accueil et du musée de l'Arc de Triomphe.
L'Arc de Triomphe, plus que jamais symbolique. Lors de la troisième journée de mobilisation des gilets jaunes à Paris, samedi 1er décembre, le monument qui surplombe l'avenue des Champs-Élysées a été considérablement vandalisé. Outre des tags revendicatifs écrits sur les façades de l'édifice, d'importantes dégradations ont été commises à l'intérieur du bâtiment.Plusieurs vidéos, notamment une diffusée par LCI, montrent l'action de manifestants violents procéder à la casse de statues et de mobilier technique situés dans les locaux d'accueil des visiteurs. Le crâne d'une représentation de Marianne a notamment été brisé. Des vols ont également été commis par ces individus masqués pour la plupart et équipés de gilets jaunes pour certains. L'exécutif indignéEn parallèle, des échauffourées avaient lieu autour de l'Arc de Triomphe. Réunis autour de la flamme du soldat inconnu, des manifestants entonnaient la "Marseillaise" dans les nuages de gaz lacrymogène et des tags anti-Macron étaient peints au pied du monument.Ces actes de vandalisme, sur ce monument construit en 1836 pour commémorer la bataille d'Austerlitz à l'origine (et désormais la Première Guerre mondiale), ont été vertement condamnés par l'exécutif. "Aucune cause ne justifie (...) que l'Arc de Triomphe soit ainsi souillé", a notamment tweeté le président Emmanuel Macron, au soir des violences. "C'est un symbole de notre nation, de notre Histoire. C'est donc une insulte à la mémoire de tous ceux qui sont morts pour la France. C'est aussi une insulte à la République", a aussi fustigé la ministre des Armées Florence Parly.Dimanche 2 décembre, au matin, les services de propreté de la Ville de Paris étaient à l'oeuvre pour nettoyer les nombreux tags sur l'Arc de Triomphe.
Les mosquées et les restaurants de Nur-Sultan ont rouvert leurs portes lundi pour la "grande joie" des habitants de la capitale kazakhe, après presque deux mois d'un confinement strict lié au coronavirus.
A une semaine de la fin du mois sacré de ramadan, la vie reprend son cours dans ce pays d'Asie centrale à majorité musulmane avec le début du déconfinement."Notre maison nous a manqué", a confié à l'AFP Aïcha, une mère de famille faisant référence à la mosquée Nur-Astana où elle s'est rendue avec son fils handicapé pour y lire le Coran. "Nous respectons toutes les règles donc nous n'avons aucune peur", a-t-elle ajouté.Pour des raisons sanitaires, les mosquées et les autres édifices religieux de cette ex-république soviétique ne sont autorisés à accueillir que 30% de leur capacité de visiteurs, et les prières de masse qui ont traditionnellement lieu tous les vendredis ne sont pas pour l'heure rétablies.Les visiteurs n'ont le droit de passer que 15 minutes dans la mosquée, alors que les croyants sont appelés à mettre un masque avant d'entrer dans le bâtiment, a expliqué à l'AFP l'imam principal de la mosquée Nur-Astana, Nourlan Ramazanov.Lors de la prière, les croyants doivent également rester à une distance d'au moins un mètre et demi l'un de l'autre, a-t-il précisé, alors que des dizaines de personnes étaient rassemblées à l'intérieur à la mi-journée."Nous espérons que ces mesures seront temporaires", a ajouté M. Ramazanov. - 'Changement de paysage'-Plus de 6.400 cas d'infection au coronavirus ont été officiellement recensés au Kazakhstan depuis mi-mars, soit le bilan le plus lourd parmi les anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale selon les chiffres officiels.Mais le Kazakhstan étant aussi la première économie de la région, il est devenu pionnier du déconfinement en autorisant certains commerces, parmi lesquels les salons de coiffure, à rouvrir plus tôt en mai alors que les pays voisins maintenaient de strictes restrictions.Seule la ville d'Almaty, la plus grande du pays et la capitale économique du Kazakhstan, a reporté la réouverture des restaurants, des hôtels et des lieux de culte pour une semaine.Dans le restaurant chic Zina, à Nur-Sultan, on propose aux clients à l'entrée de prendre leur température alors que les serveurs portent un masque et des gants.Une table sur deux y est accompagnée d'un panneau sur lequel est écrit "Cette table est libre parce que nous nous soucions de votre santé".Les restaurateurs n'étaient pas prêts à la pandémie, assure la gérante du restaurant Zina, Elena Vassilieva, tout en soulignant que le confinement a aidé son établissement à se lancer dans la livraison à domicile.Zina a également offert des repas au personnel médical et aux bénévoles qui livraient des médicaments aux personnes considérées comme vulnérables, selon Mme Vassilieva. "Nous ne pouvions pas rester de côté", souligne-t-elle.En passant devant le restaurant rouvert, Akhmet, employé d'un bureau, 30 ans, salue le "changement de paysage" dans sa ville avec l'assouplissement des restrictions."Nous sommes restés à la maison, en respectant les mesures (de confinement)... Je pense que beaucoup de gens vont accueillir cette nouvelle avec une grande joie", a-t-il assuré à l'AFP.
Le réalisateur, comédien et figure du doublage est décédé samedi à 82 ans. Il est connu auprès du grand public comme la voix française d'Eddy Murphy.
Le réalisateur français d'origine mauritanienne Med Hondo, auteur de plusieurs films et devenu en France une figure du monde du doublage est mort samedi à 82 ans à Paris, a annoncé à l'AFP sa famille. Son décès survient alors que vient tout juste de se terminer le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), qui l'avait récompensé en 1987.Né Mohamed Abib Hondo en 1936 en Mauritanie, Med Hondo est connu dans le monde du doublage et auprès du grand public comme la voix française d'acteurs afro-américains comme Eddie Murphy, Morgan Freeman, Richard Pryor. Rafiki dans "Le roi lion"Parmi ses rôles marquants dans des films d'animation figurent aussi la voix de Rafiki dans le classique de Disney "Le roi lion", et l'âne de "Shrek" dans la saga à succès. "Quand on double il faut regarder l'acteur dans les yeux", disait-il de sa voix douce masquant un physique à la Orson Welles. Il estimait que le doublage "est un métier d'acteur". Arrivé en France à la fin des années 1950, Med Hondo a exercé de nombreux métiers (docker, cuisinier) avant de se lancer dans le cinéma avec, comme credo, l'anticolonialisme et le goût de la rébellion. Son premier film "Soleil Ô", sorti en 1969, est "une attaque cinglante contre le colonialisme", selon le Festival de Cannes qui l'a présenté il y a deux ans dans sa section réservée aux reprises de classiques. Le film a bénéficié d'un programme de restauration via la World Film Foundation de Martin Scorsese, afin de défendre le cinéma africain.Un projet de film sur Toussaint Louverture Viendront ensuite "Les Bicots-nègres, vos voisins" (1973), "West Indies ou les nègres marrons de la liberté" (1979), une comédie musicale sur le traite des esclaves, et "Sarraounia", évocation de la reine du même nom, qui sera récompensé au Fespaco en 1987.Son dernier film "Fatima, l'Algérienne de Dakar" remonte au début des années 2000. Il travaillait depuis des années à un projet de film sur Toussaint Louverture, grande figure de la révolution haïtienne, a souligné à l'AFP le journaliste Amobé Mévégué qui était un de ses proches. Ce projet était encore à un stade très préliminaire. Med Hondo devrait être enterré au Maroc, a indiqué sa sœur Zahra à l'AFP.
Selon les informations du Parisien, un CRS a été percuté ce lundi 30 avril par un automobiliste à proximité du palais de l'Elysée.
Le 8ème arrondissement de Paris a été le théâtre ce lundi 30 avril d'un grave incident contre un CRS. Alors qu'il était en faction à l'angle de la rue de Miromesnil et de la rue de Penthièvre, à proximité de l'Elysée, le gendarme a été fauché par une voiture. Selon les informations du Parisien, l'individu à bord de la voiture tentait d'échapper à un contrôle de police. Dans sa fuite, l'homme aurait perdu le contrôle de son véhicule avant de monter sur le trottoir où il a percuté le CRS. "Dans ce périmètre, il y a toujours des policiers qui fluidifient la circulation", explique au Parisien Jeanne d'Hauteserre, la maire du VIIIe, qui s'est rendue sur place. Alors que le véhicule a terminé sa course dans une boutique d'encadrement, le quartier a été sécurisé par les forces de l'ordre. Le CRS, lui, a été grièvement blessé. Transféré à l'hôpital, il aurait les jambes fracturées. Le chauffard a été interpellé.
"Nous côtoyons des personnes détenues pendant des années et des années, cela crée des liens, qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas."
Les détenus de la prison de Villeneuve-lès-Maguelone, dans l'Hérault, ont lancé une cagnotte en faveur d'un surveillant qui a récemment perdu sa femme, rapporte franceinfo vendredi 22 mars.Étienne, 55 ans, a brutalement perdu sa femme, la semaine dernière, indique franceinfo. Ce père de 4 enfants en bas âge, est surveillant dans l'établissement pénitentiaire depuis plus de 30 ans. Touchés par la nouvelle, les détenus lui ont d'abord écrit une lettre. Puis, ils ont décidé, pour le soutenir, d'ouvrir une cagnotte financée avec leur propre argent. Une initiative rare qui a reçu l'aval de la direction de la prison, où vivent plus de 800 détenus."En 24 ans d'ancienneté, c'est la première fois que je suis confronté à ce style d'opération émanant de détenus", confie son collègue et secrétaire interrégional du syndicat FO, Grégory Jalade. "On a coutume de dénoncer -à juste titre- les agressions que subissent les personnels pénitentiaires, mais nous nous devons aussi de souligner les comportements positifs des personnes détenues lorsque celles-ci montrent de la reconnaissance envers les personnels pénitentiaires", dit-il encore."Nous côtoyons des personnes détenues pendant des années et des années, cela crée des liens, qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas, poursuit-il. Par cette opération-là, on voit qu'Étienne bénéficie de beaucoup de sympathie de la part de la grande majorité des détenus. C'est quelqu'un de très respectueux et de très respecté dans ses pratiques professionnelles. C'est quelque chose qui me fait extrêmement plaisir pour lui qui vit des moments difficiles."
Il l'affirme haut et fort, Arnaud Montebourg est résolument de gauche. Dans un entretien au Parisien dimanche 18 décembre, l'ex-ministre, désormais candidat à la primaire du PS, est revenu sur son projet politique qu'il "situe au cœur des différentes gauches".
Au programme, division par deux du nombre de parlementaires et nationalisation de banques.Se positionnant en défenseur de la "gauche des valeurs", "des libertés publiques" et "de la laïcité", Arnaud Montebourg entend incarner une alternative non sociale-libérale face à François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle. "J'ai dit que mon projet était socialiste, mais pas seulement", a-t-il déclaré au Parisien. "Il est aussi d'inspiration gaulliste, écologique, républicaine."► Que pense-t-il de ses adversaires? À la question "Qu'est-ce qui vous distingue, sur le fond" des autres candidats à la primaire de la gauche, Arnaud Montebourg répond simplement qu'il ne connaît "ni le programme de Vincent Peillon, ni celui de Manuel Valls", ajoutant qu'il désapprouve Benoît Hamon sur un point au moins : la dépénalisation du cannabis. "En termes de santé publique, nous ne pouvons pas nous le permettre."► Deux fois moins de de députésReprendre le contrôle des institutions est l'une des composantes principales de la "République nouvelle", la "VIe République" prônée par Arnaud Montebourg. Pour ce faire, l'ancien député de Saône-et-Loire veut réduire de moitié le nombre des députés. 577 hommes et femmes siègent actuellement à l'Assemblée nationale. Du côté de l'administration, s'il est élu, Arnaud Montebourg réclamera la démission des directeurs d'administrations centrales "à l'arrivée du nouveau ministre".► Des sénateurs tirés au sortToujours dans son volet institutionnel, Montebourg prévoit également de modifier la composition de la Chambre haute, en instaurant "l'entrée au Sénat de citoyens tirés au sort sur les listes électorales". Combien ? "Un par département", soit 101 au total. ► Supprimer (en partie) le 49.3 Sur ce point, Montebourg se situe sur la même lignée que Valls, ou presque. Il est favorable à la suppression de l'article 49.3 de la Constitution, du moins en partie. L'ex-ministre de l'Économie estime qu'il est tout de même nécessaire de maintenir le 49.3 lors de votes concernant le budget de l'État. "Aux Etats-Unis, lorsque le président et le Congrès n'ont pas réussi à trouver un compromis sur le budget, ça a donné le shutdown : impossible de payer les fonctionnaires. Donc pour la continuité de l'Etat, il est nécessaire de pouvoir utiliser le 49-3 en matière budgétaire", affirme-t-il. "C'est le seul cas dans lequel je le considérerais nécessaire."Mais contrairement à Manuel Valls, Arnaud Montebourg n'a jamais eu recours au 49.3 durant son passage au gouvernement... ce qu'il ne manque pas de rappeler, avec ironie. "Supprimer le 49-3 dans ses propositions, c'est bien, le supprimer de ses propres pratiques, ce serait mieux", tacle-t-il. ► Nationaliser certaines banques"Ni Totem", "ni tabou", pour Arnaud Montebourg, la nationalisation ne doit pas être un vilain mot. "Je ne m'interdis pas de nationaliser une banque", a-t-il assuré. "Je préfère avertir les citoyens que, s'il faut nationaliser, nous le ferons. Nous aurions dû le faire à propos d'ArcelorMittal."Et d'affirmer avec vigueur : "La souveraineté économique d'un État doit être supérieure aux intérêts du système bancaire et financier". ► 80% de made in FranceChantre de la fabrication française, celui qui fut ministre du Redressement productif est favorable à une économie basée sur le made in France. Il souhaite que "80 % de la commande publique et des marchés publics" soient attribués aux petites et moyennes entreprises qui fabriquent et produisent dans l'Hexagone.L'interview est à revoir en intégralité sur le site du Parisien.
Les enquêteurs ont découvert chez lui "un petit arsenal", composé de fusils, de carabines, d'armes de poing et de pistolets.
Une dizaine d'armes à feu ont été trouvées mercredi 23 janvier au domicile d'un "gilet jaune" de La Ciotat (Bouches-du-Rhône). Celui-ci a été interpellé en possession d'un pistolet automatique chargé, sur un rond-point de la ville, a-t-on appris jeudi de source policière. Tout est parti d'une banale altercation entre une quinzaine de "gilets jaunes" et des policiers du commissariat de La Ciotat, au rond-point proche de la sortie de l'autoroute A50, a expliqué la direction départementale de la sûreté publique.Déjà connu des services de policeUn des manifestants, d'une cinquantaine d'années, s'est fait contrôler après s'être montré menaçant et insultant. Mais la situation a alors dégénéré : l'homme a frappé un des policiers et s'est fait aussitôt interpeller. "C'est là qu'on se rend compte qu'il porte sur lui un pistolet automatique approvisionné", a poursuivi la même source. https://www.dailymotion.com/video/x6xc5wfSon domicile perquisitionné, les enquêteurs ont alors découvert "un petit arsenal, une dizaine d'armes longues, des fusils et des carabines, et d'armes de poing, des pistolets". La garde à vue de cet homme, déjà connu des services de police, a été prolongée. Il devrait être présenté vendredi à un magistrat du parquet.
Abel a juste eu le temps de dire au revoir à son meilleur ami et de lui emprunter les 200 dinars libyens qui lui manquaient pour traverser la Méditerranée. La troisième tentative a été la bonne: le voilà à bord de l'Ocean Viking.
T-shirt ample, bonnet noir malgré la chaleur, l'Ivoirien de 32 ans originaire d'Abidjan "remercie Dieu" d'avoir placé jeudi le navire humanitaire de SOS Méditerranée sur son chemin, après deux jours de navigation à l'aveugle sur une embarcation en bois, avec 66 compagnons d'infortune.Ce coiffeur de métier, qui a passé un an et demi "comme maçon ou à labourer les champs, tout ce que les Libyens ne veulent pas faire", raconte une première tentative avortée à l'AFP, dont un journaliste est embarqué à bord de l'Ocean Viking.C'était début août 2019. "Ceux qui m'ont lancé (de la côte libyenne) m'ont dit que j'allais trouver un bateau sur le chemin", confie-t-il, en récupérant son sac de rationnement à l'heure du petit-déjeuner. "Malheureusement, on a été rattrapés par les garde-côtes libyens", qui ont fait croire aux passagers en quête d'Europe qu'ils les emmenaient dans les locaux d'une ONG. Mais une fois à terre, "c'était l'enfer", raconte-t-il. "D'abord, ils nous ont dépouillés, puis nous ont emmenés nus dans une maison où ils avaient créé huit cellules au moins, gardées par des hommes armés. On était une quarantaine par cellule. Le matin, on avait un morceau de pain, puis quelques macaronis à 22h. Ca a duré un mois et demi", raconte-t-il. "On te frappe. Dès que le gardien rentre dans la cellule on doit tous se lever comme des chiens devant leur maître, sinon, tu prends cher", se souvient-il. Ses proches finissent par payer sa "caution": 350.000 francs CFA (environ 530 euros), de mémoire.- A un kilomètre près -A sa deuxième tentative, il y a cinq mois, le passeur promet un bateau pour 90 personnes. Ils se retrouvent à 158, dont beaucoup de femmes et d'enfants sur un zodiac fatigué de 12 mètres.Il a été mis à l'eau vers 3h du matin. "Au bout de 200 mètres, le bas s'est déchiré, il y avait un trou. On s'est retrouvé à l'eau et j'ai sauvé les enfants", affirme-t-il. "Mais si c'était arrivé un kilomètre plus loin, on serait morts!".Parce qu'il a refusé de rajouter 1.500 dinars (950 euros) pour essayer une nouvelle embarcation, il a du tirer un trait sur les 2.500 déjà déboursés.Il en va ainsi de la vie des migrants en Libye, explique Abel, qui ne veut pas croire, malgré les supplices endurés, que "tout un peuple soit mauvais".Le petit doigt de sa main gauche est complètement tordu vers l'extérieur, résultat d'une séance de torture pour avoir eu l'audace de réclamer son salaire, dit-il.L'Ivoirien a déjà traversé un désert pour rallier la Libye et y trouver du travail. Longtemps, il a rêvé de traverser la mer pour retrouver une "dignité". Parce que dans ce pays en guerre, "on n'aime pas la couleur noire".Puis, ces derniers mois, il avait "perdu l'espoir". Jusqu'à ce qu'un ami malien ne vienne le voir pendant une séance de coiffure, jeudi. Un départ était programmé le soir-même."Je me suis dit que la vie et la mort sont étroitement liées, et que qui ne risque rien n'a rien", sourit-il aujourd'hui.Dans un petit sac à dos rouge, il a emmené un seul objet: une tondeuse, son horizon pour une future vie de coiffeur en Europe.Une fois qu'il y sera, promet Abel, il remboursera les 200 dinars (120 euros) à son ami. Il aura alors remboursé sa dette et pourra tourner la page libyenne.
En Italie, une maison entourée d'immondices était depuis dix ans la prison de l'horreur pour une jeune femme et ses deux enfants. Au cours d'un contrôle de routine, les Carabiniers sont alertés par une odeur pestilentielle en provenance de la cave.
Ils trouvent alors une Roumaine de 29 ans enchaînée sur un tas de cartons qui lui servait de lit. À ses côtés, sa fille de trois ans était visiblement malade. La jeune femme, dont les enquêteurs n'ont pas dévoilé l'identité, était violée régulièrement par le propriétaire des lieux, un italien âgé de 52 ans. C'est de ses viols à répétition que sont nés deux enfants. Avec leur mère, ils vivaient sans eau, sans électricité, et ils étaient nourris avec des aliments avariés. L'homme affirme qu'il s'agissait d'un logement provisoire. Il a été mis en examen pour esclavage, agressions sexuelles et viols. La mère et ses deux enfants ont été placés dans un foyer.
L'ONG Sea Shepherd a annoncé qu'elle allait déposer une plainte à l'encontre du Centre national de la mer Nausicaá de Boulogne-sur-Mer. En cause, la mort de l'ensemble des requins-marteaux du Centre.
La mort d'un requin-marteau au Centre national de la mer Nausicaá, jeudi 25 avril, aura été la goutte d'eau qui fait déborder l'océan. L'ONG Sea Shepherd a annoncé qu'une plainte allait être déposé lundi 29 avril contre le Centre. La raison de cette colère vient du fait qu'il s'agissait, jeudi, du trentième décès d'un requin marteau. Vingt jeunes requins-marteaux avaient été prélevés en 2011 en Australie avant d'être rejoints, début 2018, par dix autres. Aucun n'a donc survécu. "La présence du requin-marteau à Nausicaá avait pour mission de sensibiliser nos visiteurs à la beauté et à la fragilité de cet animal, de mieux le connaître et observer ses comportements pour apprendre à le protéger encore mieux dans son milieu naturel", a expliqué le Centre.Un champignonUne justification qui ne satisfait pas l'ONG. Les requins-marteaux ont une espérance de vie en captivité très faible : douze ans contre plus de trente en pleine mer. Dans Le Parisien, Philippe Vallette, le directeur de Nausicaà, explique que cette fragilité provient d'un champignon "latent dans l'organisme des requins, qui se développe lorsqu'ils sont affaiblis". La plainte devrait porter sur des violations du code de l'environnement et des "sévices graves envers les animaux", a expliqué une porte-parole de Sea Shepherd sur M6, samedi 27 avril.
Le montant moyen actuel disponible est de 1.040 euros et le maximum est de 3.240 euros pour ceux qui n'ont encore jamais utilisé ni leur CPF ni leur DIF.
25 millions de salariés y ont potentiellement accès. L'appli mobile "moncompteformation" sur laquelle parie le gouvernement pour encourager les Français à se former est téléchargeable depuis jeudi 21 novembre sur système Apple ou Android. L'outil permet d'enregistrer ses droits, de consulter un catalogue de 100.000 formations, de réserver et de payer. Le service est aussi disponible sur le site internet moncompteformation.fr. ► Mail + numéro de SécuUne fois téléchargée, il suffit d'entrer son adresse mail et son numéro de sécurité sociale pour accéder à son compte. Pour ceux qui avaient déjà ouvert un compte personnel de formation (CPF), le transfert des informations a été fait automatiquement. ► Justifier de ses acquis avant 2014 Les droits acquis avant 2014, au nom du DIF (droit individuel à la formation dont bénéficiaient les salariés avant 2014) sont à ajouter. Il est possible de prendre en photo l'attestation de son/ses employeurs pour justifier ses droits acquis.
Après le départ de Sylvain Fort du poste de directeur de la communication de l'Élysée, c'est un véritable casting qui s'organise pour le remplacer. A la baguette, on retrouve un personnage du monde artistique, le producteur Jean-Marc Dumontet.
Une information du journal Le Parisien.La liste de ceux qui ont refusé le poste de "chef de com'" est déjà longue. On y retrouve Franck Louvrier, ancien communicant sous Nicolas Sarzkozy, ou des profils comme Pierre-Henry Brandet, ancien porte-parole du ministère de l'Intérieur. Mais aussi Marie-Emmanuelle Assidon, ancienne conseillère spéciale de Bernard Cazeneuve, toujours place Beauvau. Et même un communicant pur jus, Clément Leonarduzzi, directeur de Publicic Consultants."Ils ratissent très large. Ils ont contacté des profils issus de la hollandie, de la sarkozie, mais ils n'auraient rien contre quelqu'un qui vient du privé. Pour eux, le salut est là", selon un proche du président cité par Le Parisien. Et à chaque fois au bout du fil, c'est Jean-Marc Dumontet qui tente de les convaincre. On le connaît comme le producteur de Nicolas Canteloup, ou encore comme le propriétaire de théâtres parisiens. Mais il est surtout un très proche du couple présidentiel. Selon Le Parisien, il a fait tous les meetings dès janvier 2017, assis aux côtés de Brigitte Macron. Au Nouvel An, il aurait été invité à l'Élysée.Un premier tri aurait été fait par le producteur, mais Emmanuel Macron n'aurait pour l'heure proposé le poste à personne de manière officielle. Le profil type est en tout cas déjà bien ciblé : "Un peu senior, mais connecté à notre monde", comme l'explique un macroniste. Et Jacques Séguéla d'ajouter : "Il faut quelqu'un qui ait l'œil de Claude Chirac et la rectitude de Jacques Pilhan".
Alors que la mort de sa mère pourrait être attribuée à une intoxication alimentaire, le fils d'une des résidentes de l'Ehpad de Lherm assure que les repas étaient non pas préparés sur place comme l'assure le groupe Korian mais livrés.
Cinq résidents de l'Ehpad (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) privé "La Chêneraie" à Lherm, au sud de Toulouse (Haute-Garonne), sont décédées, victimes d'une probable intoxication alimentaire dimanche soir 31 mars. Un drame qui suscite la colère et les interrogations des familles.Le parquet a ouvert une enquête des chefs d'homicides involontaires et blessures involontaires. Les investigations doivent déterminer si les repas étaient préparés en interne ou apportés de l'extérieur. Des prélèvements en vue d'analyses toxicologiques et biologiques ont été réalisés et l'autopsie des victimes rapidement pratiquée.L'établissement, qui fait partie du Groupe Oméga, repris par le groupe Korian le 18 février, "produit les repas sur place avec ses propres équipes de cuisine", a assuré Korian, numéro un européen des maisons de retraite, dans un communiqué. Auprès de Franceinfo, Alain, le fils d'une des victimes, soutient le contraire. "On nous a toujours dit que les repas étaient faits sur place, alors qu'il semblerait qu'ils étaient livrés. Le médecin traitant vient de me le confirmer." Le directeur du groupe Korian, géant européen du secteur est venu à Lherm pour apporter son soutien aux familles. "Nous sommes tous sous le choc, a affirmé Charles-Antoine Pinel. Je tiens à leur exprimer en mon nom personnel et en celui de Korian ma profonde compassion." Mais face à la presse, il a refusé de répondre aux question des journalistes sur les circonstances du drame."Pas de lien direct entre la question des effectifs et l'intervention de cette intoxication alimentaire""Nous n'avons pas eu connaissance du fait que le repas de dimanche soir ait été apporté de l'extérieur" et "dans une période récente, de signalements ou de plaintes, qui soient significatifs, même si cela ne préjuge de rien", a pour sa part indiqué lundi à l'AFP le directeur général de l'Agence régionale de Santé (ARS) Occitanie, Pierre Ricordeau. "D'après toutes les informations que j'ai, ce sera vérifié dans le cadre de l'enquête, l'ensemble des repas ont été préparés sur place", a-t-il reprécisé ce mardi 2 avril sur Franceinfo. "Il y avait eu des contrôles réglementaires faits par des prestataires, le dernier au mois de février, ils n'avaient pas donné lieu à suspicion particulière", a-t-il souligné. Selon lui, "il est trop tôt pour donner des réponses sur les causes précises (du décès des résidents), l'enquête judiciaire le dira." Mais selon lui, "il n'y a pas de lien direct entre la question des effectifs et l'intervention de cette intoxication alimentaire." Certains proches des résidents ont en effet pointé le manque de personnel et les prestations en baisse au sein de l'établissement. Douze résidents étaient encore hospitalisés mardi matin, a confirmé Pierre Ricordeau. Ils ont été transportés à l'hôpital dans la nuit de dimanche à lundi. "Leur pronostic vital n'est pas engagé, a précisé Pierre Ricordeau, mais ce sont des personnes âgées ou très âgées, il est donc important que la surveillance hospitalière se poursuive." En tout, 19 personnes ont été hospitalisées. La ministre de la Santé Agnès doit se rendre sur place ce mardi.
Un puissant bateau a percuté une embarcation en bois, tuant deux de ses occupants. Le drame s'est produit sur les eaux de Porto Heli, dans le Péloponnèse.
Un groupe de dix touristes français a été placé en garde à vue samedi 10 août, après un accident de bateau qui a fait deux morts et un blessé grave. Le groupe comprend deux hommes, trois femmes et cinq mineurs, qui avaient embarqué sur un hors-bord de dix mètres soupçonné d'avoir percuté une petite embarcation en bois dans la soirée de vendredi 9 août, au large de Porto Heli dans le Péloponnèse. Samedi 10 août, un Français s'est présenté aux autorités en Grèce comme le pilote du hors-bord. L'homme âgé de 44 ans s'est présenté, accompagné d'un avocat, plusieurs heures après l'accident survenu vendredi soir. Aucune indication n'était disponible dans l'immédiat pour savoir quand il serait présenté au parquet.Deux Grecs qui se trouvaient à bord de l'embarcation en bois, apparemment un bateau de pêche, ont été tués dans la collision et une femme grecque a été grièvement blessée. Le groupe de touristes retenus pour interrogatoire, dont deux hommes, trois femmes et cinq mineurs, pourrait pour sa part être remis en liberté.Le groupe de Français a été emmené à Porto Heli pour être interrogé et doit être présenté d'ici lundi au parquet qui décidera d'une éventuelle inculpation. Ils ont été arrêtés après avoir aidé à transporter la femme blessée et l'un des deux morts sur le rivage, selon la porte-parole des garde-côtes. Les mineurs ne sont pas traités comme des suspects mais se trouvent avec leurs parents dans les bureaux des garde-côtes à Porto Heli, a-t-elle précisé. Paquebot hors de contrôle à Venise : que s'est-il passé ?par Planet ProductionEn 2016, quatre personnes dont une fillette avaient été tuées dans une collision entre un hors-bord et un petit bateau touristique près de l'île d'Egine au sud-ouest d'Athènes.
L'usage du vélo a bondi de 44% en France lors de la première semaine du déconfinement, en ville mais aussi dans le péri-urbain et à la campagne, selon l'association Vélo et territoires.
"A la sortie du confinement, la fréquentation cyclable en France s'envole", constate le réseau de collectivités, qui s'appuie sur 182 compteurs à travers la France, dans un bulletin.Ces compteurs "ont enregistré sur cette première semaine 44% de passages de vélos de plus qu'avant le confinement" et "comparée à la même semaine en 2019, la fréquentation cyclable progresse de 11%".La tendance a été particulièrement forte le week-end, avec un bond de 151%, précise Vélo et territoires."Les grands gagnants (...) se trouvent en milieux périurbains (+138%) et ruraux (+197%), contre une progression de 27% en ville, où le nombre de cyclistes avant le confinement était plus important. Des municipalités ont créé ou renforcé leurs infrastructures dédiées au vélo avec des pistes cyclables provisoires, pour éviter que les usagers des transports en commun se reportent massivement sur la voiture par crainte du coronavirus.Dans les villes, 1.188 vélos ont été comptabilisés en moyenne par jour et par compteur, contre 936 avant le confinement, 211 en périphérie et 102 en milieu rural.La pratique du vélo, qui connaissait avant le confinement deux pics les jours de semaine, matin et soir, "s'étale davantage sur la journée", relève aussi Vélo et territoires.
- Découvert en 1999, l'astéroïde Bennu fonce à travers l'univers à une vitesse de plus 100.000 km/h. Selon la Nasa, il pourrait percuter la Terre dans 170 à 180 ans.
Une sonde décollera le 8 septembre prochain pour scanner la surface du corps céleste et récupérer, si possible, des échantillons. -Selon les calculs des astronomes, Bennu ou "101955 Bennu", astéroïde de 500 mètres de diamètre, est susceptible de se crasher sur notre planète entre 2175 et 2196. Un premier passage aux alentours de 2135 entre la Terre et la Lune pourrait modifier son orbite, le poussant à mettre cap sur la Terre. "Nous estimons la probabilité d'impact à environ un sur 2700", a expliqué Dante Lauretta, l'un des chefs de la mission à la Nasa, interrogé début août par la chaîne américaine ABCNews.UNE MINE D'INFORMATIONSelon lui, une collision pourrait "provoquer de multiples souffrances et morts". L'impact serait équivalent à une détonation de trois milliards de tonnes d'explosifs. La Nasa a donc décidé de prendre les choses en main : l'agence spatiale américaine travaille depuis plusieurs mois sur la conception d'une sonde pour étudier l'astéroïde. Son nom ? Osiris-Rex. Elle devrait décoller le 8 septembre prochain pour rejoindre Bennu en 2018 avant d'en rapporter, si possible, des échantillons sur Terre en 2023. "Nous allons notamment essayer de déterminer les zones de l'astéroïde qui sont riches en molécules organiques, afin de récupérer des échantillons très précieux pour déterminer sa composition générale", a expliqué Dante Lauretta. L'ancienneté de ce géocroiseur intéresse également l'agence spatiale. Né il y a près de 4,5 milliards d'années, Bennu est arrivé dans le système solaire où moment de la formation de la Terre. "Nous pensons que Bennu est une sorte de capsule permettant de remonter le temps jusqu'aux débuts de notre système solaire", explique Dante Lauretta. Grâce à ces échantillons, la Nasa espère en savoir plus sur les conditions d'apparition de la vie sur Terre. Une mission équivalente à celle menée par la sonde européenne Rosetta, sur la comète Tchouri, qui va prendre fin en septembre."Les astéroïdes sont un sujet très chaud pas seulement parce qu'ils peuvent être une menace pour notre planète mais aussi pour leur valeur scientifique", a commenté l'année dernière Jim Green, le responsable des sciences planétaires à la Nasa. Ils sont des restes de la formation de notre système solaire et contiennent de nombreuses molécules datant de cette période. En 2015, la Nasa avait identifié plus de 12.000 astéroïdes dont l'orbite croise celle de la Terre. Environ 96% dépassent un kilomètre de largeur. L'agence spatiale n'a détecté aucun objet de cette taille présentant un risque de heurter la Terre dans les cent prochaines années. Mais des astéroïdes plus petits, comme Bennu, pourraient présenter un danger. En 2011, 893 de ces objets ont été repérés. Ce nombre a atteint 1.472 en 2014. D'ici à au possible impact de Bennu sur Terre, la Nasa espère que la science et la technologie auront tellement avancé qu'il y aura des moyens d'empêcher une telle catastrophe.
Les parents de la petite Maëlyne, morte à l'âge de 13 mois d'un empoisonnement aux antidépresseurs, sont jugés à partir de lundi 11 décembre devant les assises du Mans, dans la Sarthe, pour administration de substances nuisibles ayant entraîné la mort dans intention de la donner. Ils encourent une peine de 20 ans de réclusion.Dans la nuit du 27 au 28 février 2015, ils s'étaient résolus à appeler les pompiers, alors que leur enfant était déjà dans le coma, rappelle Le Parisien.
Et une fois à l'hôpital du Mans, ils avaient longtemps maintenu leur version : Maëlyne avait bu un verre de rosé qui traînait. Pourtant, la fillette ne savait ni marcher, ni boire dans un verre. Et puis, après le décès du bébé, au creux de la nuit, les analyses avaient montré une concentration anormalement élevée d'antidépresseurs et d'anxiolytiques dans le sang de la petite victime. Plus tard, des perquisitions permettaient de trouver des tétines portant des traces de médicaments.LUI, VIOLENT, ELLE, "UN PEU NUNUCHE"La mère, 27 ans, et le père, 43 ans, avaient rapidement été mis en examen, d'abord pour empoisonnement, puis pour administration de substances nuisibles ayant entraîné la mort dans intention de la donner. Ils sont également poursuivis pour avoir infligé le même traitement à leur première fille, âgée de 3 ans.Au centre du procès, ce couple à la dérive. Surendetté, en phase de rupture, il est dans le collimateur des services sociaux. Le père, atteint d'un cancer de l'œil et en arrêt maladie depuis quatre ans, est un grand consommateur d'alcool et d'antidépresseurs, indique Le Parisien. Il est violent avec sa compagne, à qui il reproche ses infidélités. La jeune femme, elle, est décrite comme "soumise", "immature", voire "un peu nunuche". S'ils ne s'accusent pas mutuellement, ils nient tous les deux avoir administré les médicaments. Cependant, la mère confie que le père "ne supportait pas les pleurs des enfants" quand il avait besoin de se reposer. Quant à ce dernier, il lâche que la mère était "la seule adulte en contact avec les enfants."Le verdict est attendu vendredi.
La mise en examen concerne des "assassinats en relation avec une entreprise terroriste", précise le parquet national antiterroriste.
Le réfugié soudanais de 33 ans Abdallah Ahmed-Osman fait l'objet d'une mise en examen et a été placé en détention provisoire. tandis qu'une deuxième garde à vue, celle d'un réfugié soudanais de 28 ans, avait été levée dans la journée. Cet homme, dont le domicile à Valence a fait l'objet d'une perquisition, avait été transféré lundi dans les locaux de l'antiterrorisme à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en compagnie de l'assaillant, Abdallah Ahmed-Osman, pour poursuivre leur garde à vue entamée samedi. Ce proche ne fait pas l'objet de poursuites.La garde à vue d'un troisième Soudanais, qui résidait dans le même foyer que l'assaillant et avait été arrêté samedi soir, avait été pour sa part levée lundi, sans qu'il fasse l'objet de poursuites. Ce que l'on saitArmé d'un couteau, Abdallah Ahmed-Osman a agressé des passants dans la rue et des personnes dans un bureau de tabac, une boucherie et une boulangerie. Il en a tué deux et en a blessé cinq autres. Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête samedi, notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".Les investigations ont été confiées à la Sous-Direction antiterroriste de la Direction centrale de la police judiciaire, qui coordonne l'enquête, ainsi qu'à la Direction centrale de la police judiciaire et à la Direction générale de la sécurité intérieure. Selon une source proche de l'enquête, Abdallah Ahmed-Osman a affirmé en garde à vue "ne pas se souvenir de ce qui s'est passé". "Les premières investigations tendent à démontrer qu'il aurait agi seul, sans avoir été commandité par une organisation terroriste", détaille le parquet. "Il reconnaît les faits mais ne se souvient pas du détail. Il tient des déclarations confuses, n'explique pas vraiment pourquoi il a commis les faits", explique-t-on de même source.Inconnu des servicesAbdallah Ahmed-Osman, né le 1er janvier 1987 à Tendelti, au Soudan, est inconnu des services de police et de renseignement français ou européen et n'avait "a priori pas d'antécédents médicaux", d'après le parquet national antiterroriste.Cet homme de nationalité soudanaise est entré en France en août 2016, a obtenu le statut de réfugié fin juin 2017 et le mois suivant un titre de séjour de dix ans par la préfecture de la Drôme.Il a d'abord vécu à Moras-en-Valloire, dans le nord du département, "accompagné par les services de l'Etat et le Secours catholique", selon le maire de la commune, Aurélien Ferlay. "Rien, absolument rien, ne laissait présager (son) acte immonde". Installé récemment dans le centre de Romans-sur-Isère, dans un logement à quelques mètres des lieux de l'attaque, il a obtenu début 2020 un certificat professionnel de maroquinerie, et travaillait dans une entreprise spécialisée dans le secteur."C'était un jeune homme très discret, apprécié de tous, travailleur. On n'a rien vu venir, c'est terrible !", a commenté un membre de la direction au quotidien régional Le Dauphiné Libéré.Manuscrits à connotation religieuseDe même source, confirmant des informations de francetvinfo, l'assaillant aurait dit aux enquêteurs se sentir "mal dans sa peau", "épié", et "supportait mal le confinement et son chômage technique". Lors d'une perquisition à son domicile, ont été trouvés "des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l'auteur des lignes se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants", selon le Pnat, "a priori" écrits par lui.Six téléphones, dont cinq anciens appareils non exploitables, ont également été saisis. Une première expertise du sixième, qu'il utilisait actuellement, n'a pas permis de retrouver d'élément saillant pour l'enquête, a indiqué une source proche du dossier. Cette attaque est intervenue alors que la France vit sous une constante menace terroriste depuis la vague d'attentats jihadistes sans précédent amorcée en 2015, qui a fait 258 morts au total après l'attaque de samedi.
Alors que les "gilets jaunes" se mobilisent contre la hausse des taxes sur le carburant, le président du MoDem et allié de la majorité a estimé dans les colonnes du Figaro que la prochaine augmentation prévue en janvier méritait réflexion.
Des barrages filtrants subsistaient aux abords de sites pétroliers et d'axes routiers ce mercredi soir 21 novembre, au cinquième jour de la mobilisation des "gilets jaunes" contre la hausse des prix du carburant qui marque le pas avant un rendez-vous fixé samedi à Paris.Face à la grogne, François Bayrou s'interroge sur le bien-fondé de la prochaine augmentation prévue en janvier. "Une nouvelle étape d'augmentation des taxes sur les carburants est prévue au mois de janvier : cela mérite que nous y réfléchissions", a estimé mercredi le patron du MoDem et partenaire de la majorité dans un entretien au Figaro.Moduler les taxes en fonction du coût du baril de pétrole ?"La trajectoire définie à partir de 2007, sous l'impulsion de Nicolas Hulot, était claire : une augmentation progressive des prix pour conduire à une baisse de la consommation des hydrocarbures. Mais peut-être n'avons-nous pas assez réfléchi au 'progressivement'", fait valoir l'éphémère ministre de la Justice d'Emmanuel Macron, qui propose de "reprendre l'idée d'une modulation des taxes en fonction du coût du baril du pétrole".Le maire de Pau, qui était à l'Élysée mercredi soir écouter le président de la République, appelle à "comprendre qu'un tel mouvement est un révélateur d'une crise profonde de la société française", "une sorte de sécession de la base de la société contre son prétendu sommet" qui date, selon lui, "de plusieurs décennies"."Une démocratie ce n'est pas que le gouvernement"S'il reconnaît que "la première mission de l'État est de faire régner l'ordre", il estime également que "les responsables politiques (...) doivent aller plus loin, il leur faut des antennes pour comprendre ce qui se passe".Alors qu'on lui fait observer que "le Premier ministre répète qu'il ne changera pas de cap", François Bayrou répond qu'"une démocratie, ce n'est pas que le gouvernement, c'est aussi un Parlement et des mouvements politiques qui ont la responsabilité d'ouvrir le débat", tout en défendant Emmanuel Macron, lequel a, selon lui, "une pleine conscience de cet éloignement et de cette rupture".
Le rectorat a décidé de fermer une classe de cette école qui dispense un enseignement bilingue français-breton, au grand dam des parents d'élèves.
Les parents de l'école Le Petit Prince sont en colère : pour protester contre la mutation d'une institutrice, ils ont manifesté devant le rectorat à Rennes. Surtout, ils ont "retenu" l'enseignante le week end dernier, pour l'empêcher de prendre son nouveau poste lundi, rapporte mardi 11 septembre Le Télégramme."Sans violence, mais pour alerter les autorités, précise une maman d'élève, interrogée par le quotidien. Pour elle aussi, cette situation est très difficile et brutale." En poste depuis 10 ans dans cette école de Plouguerneau, elle a été mutée à Landerneau, à 30 kilomètres de là, alors qu'elle avait déjà fait sa rentrée. "Nous l'avons su deux jours après la rentrée, alors que les classes étaient déjà faites", déplore un autre parent d'élève. Sans cette enseignante bilingue français-breton, l'école a dû revoir toute la configuration de ses classes : certaines pourrait comporter jusqu'à trois niveaux et l'une pourrait accueillir 30 élèves.Vendredi dernier, les parents d'élèves avaient donc menacé d'occuper l'école et de retenir l'enseignante. Le maire de Plougerneau avait annoncé à Ouest France que les parents et le corps enseignant "ont fait le choix d'empêcher l'institutrice de quitter l'école. Sans violence."C'est "un ajustement classique de rentrée", s'est justifié le rectorat auprès du Télégramme. Alors que 98 enfants étaient attendus pour l'année scolaire, il n'y en a finalement eu que 94 le jour de la rentrée. "Nous avons donc décidé jeudi de redéployer les enfants dans quatre classes. Mais le taux d'encadrement reste à 23 élèves, dans la moyenne académique", a expliqué le rectorat.
Bonne nouvelle pour les couche-tard. Six lignes de métro et trois lignes de tramways resteront ouvertes toute la nuit à Paris et en proche banlieue un samedi par mois du 14 septembre au 14 mars.
Ce dispositif va coûter 600.000 euros par nuit d'ouverture, a précisé cette semaine , Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France. L'ouverture des métros et tramways s'ajoute au réseau des Noctiliens, les bus de nuit pour la grande couronne, déjà existant et qui va être renforcé. Après ce samedi 14 septembre, les transports seront ouverts les samedis 19 octobre, 9 novembre, 18 janvier, 15 février et 14 mars. "Cette expérimentation est mise en place en collaboration avec les acteurs du monde de la nuit" et a pour "objectif de redonner envie aux Franciliens de sortir et de renforcer l'attractivité de Paris et de la région", a expliqué la présidente du conseil régional et d'Île-de-France Mobilités lors d'une conférence de presse à Paris. Ces "six nuits festives", qui s'ajoutent à celle de la Saint-Sylvestre et de la traditionnelle Nuit blanche organisée par la mairie de Paris chaque premier samedi d'octobre. Le dispositif pourrait être étendu à tous les samedis de l'annéeLes lignes de métro qui resteront ouvertes sont les 1, 2, 5, 6, 9 et 14. Il y aura une rame toutes les 10 minutes. La ligne 4 (qui traverse Paris du nord au sud) n'a pas été retenue en raison des lourds travaux de modernisation en cours.Les lignes de tramway T2, T3a et T3b resteront également en fonction toute la nuit, avec une fréquence de 20 minutes. 700 agents vont être mobilisés pour assurer le service à cette occasion, sur la base du volontariat.Les bus noctiliens seront également renforcés sur les rocades parisiennes N01-N02, avec un intervalle de 5 minutes, tout comme les lignes au départ de la gare de l'Est (N43-N44-N45), avec un intervalle de 15 minutes, ainsi que toutes les lignes de grande couronne (intervalle de 30 minutes, au lieu de 60 actuellement). Un "retour d'expérience" est prévu en avril 2020, pour savoir si le dispositif est maintenu, voire étendu à tous les samedis de l'année, a indiqué Valérie Pécresse. Cela nécessitera "d'engager un très large moment de dialogue social avec la RATP" (avec modification des contrats, notamment pour étendre la nombre de nuits pouvant être travaillées - pas plus de cinq jusqu'à maintenant). Les négociations pourraient durer "18 mois".
Ce dirigeant d'entreprise a reçu une lettre de quatre pages dans laquelle il lui était reproché l'utilisation par l'un des salariés de la PME de ses titres-restaurant hors des jours de travail. Il risque une amende de 135 euros par salarié.
Les salariés ont l'interdiction d'utiliser leurs tickets restaurant le week-end. Si la règle est largement méconnue, elle pourrait être remise au goût du jour par le fait divers relaté par Challenges mercredi 28 février. Le patron d'une PME parisienne a été épinglé par l'inspection du travail dans un courrier de neuf pages dans lesquelles, preuves à l'appui, il lui est reproché l'utilisation par l'un de ses salariés de ses titres-restaurant le week-end. "Mes contrôles réalisés [...] au sein de deux établissements de restauration rapide McDonald's [...] m'ont permis de constater l'utilisation de titre(s)-restaurant par de(s) salariés(s) ou agent(s) de votre structure [...] notamment un jour non-ouvrable [...]", écrit l'agent chargé de l'enquête. Les détails donnés sont précis : "Vous trouverez en annexe un récapitulatif avec les mentions suivantes : lieu, date et jour d'utilisation du titre-restaurant, montant (en €), informations recueillies sur le titre-restaurant, code et code de sécurité", et le rappel à la loi des plus sérieux : "En tant qu'employeur, vous n'ignorez pas que ce dispositif, prévu aux articles L.3262-1 à 7 et R3262-1 à 46 du Code du travail, fait l'objet d'une réglementation stricte, indiquée sur le titre-restaurant, au recto et à son verso, dont un rappel global est fait dans la présente". Défiance du patron envers l'inspection du travailLe patron de l'entreprise incriminée ne cache pas sa surprise à la réception du courrier : "j'ai cru à un gag, c'est tellement ridicule ! Les inspecteurs du travail ne doivent pas être très occupés en ce moment". Et d'assurer à Challenges qu'il ne connaît pas cette interdiction : "Personnellement, j'ignorais qu'il existait des jours où on ne pouvait pas utiliser ses titres-restaurant. Toutes les personnes que je connais les utilisent n'importe quand". Selon l'article R3262-8 du Code du Travail, la règle est pourtant claire : "Les titres-restaurant ne sont pas utilisables les dimanches et jours fériés, sauf décision contraire de l'employeur au bénéfice exclusif des salariés travaillant pendant ces mêmes jours. Lorsque les titres sont émis sur support papier, cette décision fait l'objet d'une mention très apparente sur les titres. Lorsque les titres sont émis sous forme dématérialisée, l'employeur informe par tout moyen les salariés concernés de la décision mentionnée ci-dessus, avant l'émission du titre". "Pour l'instant, je n'ai pas donné suite et je n'ai pas l'intention de le faire. Ils reviendront vers nous, s'ils le veulent", lance à Challenges le dirigeant de la PME. Un refus d'obtempérer qui pourrait lui valoir une amende de 4e classe par salarié, soit 135 euros - minorée ou majorée selon le délai de paiement.
Face à l'épidémie de Covid-19, les autorités françaises ont pris la décision de mobiliser cette semaine la réserve sanitaire. Mais de quoi s'agit-il exactement ?
À situation exceptionnelle, mobilisation exceptionnelle. Alors que la France compte près de 1 800 personnes contaminées par le Covid-19 et 33 décès, le gouvernement appelle les professionnels de santé de la réserve sanitaire à venir soutenir les soignants sur le terrain.Qui compose cette unité spéciale ? Il s'agit d'étudiants, de médecins et d'infirmiers en retraite depuis moins de cinq ans ou qui n'exercent plus. Ils sont 3 500 actuellement à composer cette réserve mobilisable en cas d'urgence créée il y a dix ans, rappelle Le Parisien. Ils sont tous volontaires et rémunérés pour leur mission. La crise provoquée par ce nouveau coronavirus est telle que les autorités ont lancé un appel pour accroître les rangs de cette réserve. Elle est déjà mobilisée dans les grands foyers infectieux. Dans le Haut-Rhin par exemple, des internes en médecine en stage aux urgences de l'hôpital de Mulhouse travaillent au centre de régulation des appels du Samu.Une bonne idée ?Des médecins retraités "pourront peut-être remplacer des docteurs fatigués ou arriver en renfort dans un cabinet", pense Jacques Battistoni, président de MG France, premier syndicat chez les médecins généralistes, interrogé par Le Parisien. "L'autre possibilité, peut-être plus urgente, c'est qu'ils gèrent l'afflux d'appels de plusieurs cabinets pour faire un tri", ajoute-t-il.Toutefois, étant donné que ce virus encore incurable est particulièrement mortel chez les personnes âgées et fragiles, Jean-Paul Hamon, le président de la Fédération des médecins de France, s'inquiète dans Le Parisien de ces soignants retraités qui reprennent du service : "Ils sont plus âgés, donc potentiellement fragiles. Est-ce une bonne idée quand on sait que ce virus est plus dangereux chez ces personnes ?"
Les données officielles incluent les produits issus de l'agriculture biologique dans les calculs, faisant ainsi baisser la proportion réelle de résidus de pesticides présents dans les fruits et légumes.
Près de deux tiers des fruits et plus de la moitié des légumes issus de filières conventionnelles contiennent en réalité des résidus de pesticides, des chiffres plus élevés que ceux donnés dans son dernier bilan, a révélé, mercredi 16 septembre, l'ONG Générations futures. En cause ? Les données officielles sur les résidus de pesticides présents dans les fruits et légumes consommés en France incluent les produits issus de l'agriculture biologique et sont donc sous-estimés pour ceux issus du secteur conventionnel, assure l'association, qui publie régulièrement un bilan de ces résidus, basé sur des chiffres de la direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF).Des chiffres spécifiques étant donnés pour les échantillons bio, l'ONG "a pensé de bonne foi" que le reste des données des "plans de surveillance généraux" réalisés par l'administration concernait exclusivement les produits issus de filières conventionnelles, a expliqué son président François Veillerette. Or, en refaisant des calculs à partir des tableurs de données brutes "nos pourcentages de contaminations étaient systématiquement plus élevés que ceux de la DGCCRF", sauf en y incluant les échantillons bio.Interrogée par mail, la DGCCRF a indiqué à l'ONG que "dans les bilans annuels des plans de contrôle des résidus de pesticides (...) des échantillons issus de l'agriculture biologique sont compris dans les chiffres donnés". Générations futures a donc refait les calculs (bilan 2017) en enlevant les échantillons bio, ce qui a fait remonter les pourcentages de résidus détectés de 63,1% des échantillons à 66,7% pour les fruits et de 51,3% à 53,8% pour les légumes.Estimant que la présentation des chiffres officiels empêche en l'état "toute comparaison" entre les produits selon leur origine, Générations Futures "demande que les services de l'Etat soient tenus de fournir (...) les données relatives à la présence de résidus de pesticides quantifiés dans les aliments non-bios".Interrogée par l'AFP, la DGCCRF a répondu que ses "rapports annuels de contrôle portent sur les denrées d'origine végétale dans leur ensemble, qu'elles soient bio ou non. Dans un souci de transparence, ceux-ci font apparaître spécifiquement et de manière indépendante les données concernant les produits bio, qui font l'objet d'une réglementation spécifique plus sévère".Elle souligne par ailleurs que l'ONG se base sur des mesures de "résidus de pesticides quantifiés", qui sont "purement informatives" concernant les produits conventionnels, pour lesquels les contrôles portent sur "le respect des limites maximales de résidus autorisées". "Après c'est une question de présentation", a estimé une source à la DGCCRF.
Selon son avocat, Marc Dutroux reconnaît "son entière et accablante responsabilité" dans la mort des quatre filles qu'il a séquestrées et assassinées.
"Une démarche pacifique". Marc Dutroux va envoyer une lettre "d'apaisement" aux victimes et à leurs familles, rapporte le groupe de médias belge SudPresse, mercredi 22 août. L'homme de 61 ans se dit prêt à répondre aux questions des familles et à les rencontrer. Marc Dutroux demande sa libération conditionnelle en...par euronews (en français)Incarcéré en 1996, le "monstre de Charleroi" a été condamné à perpétuité en 2004 pour, entre autre, enlèvements, assassinats, viols sur mineurs avec torture et séquestrations. Mais depuis 2012, l'homme de 61 ans a demandé, à plusieurs reprises, sa libération conditionnelle, une requête qui n'a jamais abouti."Nous ne voulons pas choquer, nous ne voulons pas la guerre"Cette lettre "d'apaisement", adressée à ses deux victimes survivantes, Sabine Dardenne et Laetitia Delhez, mais aussi aux parents de Julie, de Mélissa, d'An et d'Eefje, les quatre filles qu'il a séquestrées et assassinées, a été écrite avec son avocat, maître Bruno Dayez. "Nous ne voulons pas choquer, nous ne voulons pas la guerre. C'est une démarche pacifique. Il s'agit d'une lettre d'apaisement, d'ouverture. Marc Dutroux, qui reconnaît son entière et accablante responsabilité dans la mort des quatre enfants (...) même s'il ne les a pas tués directement, s'adresse aux parents et à ses victimes pour leur dire qu'il est prêt à répondre à leurs sollicitations", a expliqué son avocat.Mais cette démarche "pacifique" n'a pas manqué de choquer les familles des victimes du pédophile belge. Pour le père d'une des enfants, il s'agit seulement d'une "stratégie" consistant à "montrer ses regrets et présenter des excuses", une "partie du plan" pour demander sa libération conditionnelle.
Le magazine et son héros canin ont bercé la jeunesse de nombreuses générations entre 1969 et 1993.
Avec le Journal de Mickey et Spirou Magazine, Pif Gadget fait partie des titres de presse pour enfants légendaires. Le magazine va faire son grand retour dans les kiosques dès le mois de septembre, et, à cette occasion, organise une opération de financement participatif sur la plateforme Kisskissbankbank, rapporte franceinfo mardi 19 juin.Pif Gadget mouture 2018 sera toujours hebdomadaire et paraîtra tous les mercredis. De nouveaux auteurs et dessinateurs auront la charge de faire vivre les héros Pif et Hercule dans de nouvelles aventures ou l'écologie prend une place centrale. "Une menace se cache derrière un visage pixellisé, un mystérieux groupe d'enfants se rassemble au sommet d'une tour... Des secrets surgissent du passé dans ce monde peuplé d'être hybrides, où la nature est plus que jamais à défendre", peut-on lire dans la présentation du projet sur la plateforme de financement participatif."On retrouvera toutes les valeurs de Pif, qui sont le respect de la nature, de l'autre... Le respect du vivant", explique à France Bleu Thomas Labourot, chargé de dessiner le héros canin. "C'est le même qu'avant, sauf qu'il sera habillé, précise-t-il. On voulait donner une autre image pour attirer un nouveau public de jeunes." Au risque de décevoir les puristes et les anciens lecteurs, le magazine ne sera plus vendu avec ses fameux gadgets. "Des pois sauteurs pour des enfants d'aujourd'hui, ça ne marcherait plus, estime Thomas Labourot. On veut que le magazine soit ludique. On essaie de trouver une forme originale pour intéresser les jeunes, avec par exemple des codes à scanner avec son téléphone portable."Pif Gadget est paru entre 1969 et 1993, avant de reparaître de manière occasionnelle en 2004. Le premier numéro de 2018 devrait coûter entre 1,50 et 2 euros, précise France Bleu.
Jusqu'à présent silencieux, les avocats Mes Laurent-Franck Lienard et Audrey Gadot ont pris la parole pour la première fois, par voie de communiqué, depuis le début de l'affaire impliquant le collaborateur d'Emmanuel Macron, qui éclabousse jusqu'au sommet de l'Elysée.
Cinq jours après la divulgation de la vidéo montrant Alexandre Benalla frapper un manifestant en marge des manifestations du 1er mai, la défense autour du collaborateur du chef de l'Etat, depuis licencié par l'Elysée, s'organise. "Monsieur Alexandre BENALLA est abasourdi par l'utilisation médiatique et politique de son action du 1er mai 2018 sur deux fauteurs de trouble qui agressaient les policiers", expliquent ses avocats dans un communiqué relayé par TF1, lundi 23 juillet."Accueilli et équipé par les services de police"Auditionné par la commission d'enquête parlementaire chargée du dossier, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb s'est défendu de toute faute personnelle dans la gestion de l'affaire, renvoyant la responsabilité d'éventuels manquements au préfet de police et au cabinet d'Emmanuel Macron. "Monsieur BENALLA, en sa qualité de chargé de mission, adjoint au chef de cabinet du Président de la République, a été invité par la DOPC de la Préfecture de police de Paris, à observer les opérations de maintien de l'ordre à l'occasion des manifestations du 1er mai, annoncées pour être particulièrement violentes. Il a été accueilli et équipé par les services de police qui lui ont assigné différentes positions", détaillent pour leur part les avocats d'Alexandre Benalla.Benalla "a prêté main forte" aux policiers"A l'occasion de cette observation, Monsieur BENALLA a pu compléter ses connaissances du maintien de l'ordre et n'avait pas vocation à intervenir personnellement sur ces opérations. Toutefois, témoin des agissements de deux individus particulièrement virulents et de l'apparent dépassement des capacités opérationnelles des policiers sur place, Monsieur BENALLA a pris l'initiative de prêter main forte au dispositif en aidant à la maîtrise de ces personnes. Cette action vigoureuse mais menée sans violence n'a causé aucune blessure", ajoutent-ils. Placé en première ligne par Gérard Collomb, le préfet de police de Paris, Michel Delpuech s'est défendu en dénonçant des "dérives individuelles inacceptables, condamnables, sur fond de copinage malsain". "Monsieur BENALLA est un serviteur de l'Etat et n'a jamais failli dans cet engagement. Il collabore pleinement avec l'institution judiciaire et appelle chacun à garder sa raison", lui répondent les avocats du collaborateur, qui n'a pas encore pris la parole, à l'instar d'Emmanuel Macron.
Ils s'appellent Taieb, Noman ou Hafiz, se sont connus dans les geôles libyennes, se sont perdus de vue, et le "destin" les a rassemblés sur le navire humanitaire Ocean Viking, qui a recueilli en Méditerranée 180 migrants fuyant essentiellement la Libye.
"Ces visages qu'on voit à l'intérieur, on ne les oublie pas", soupire Arslan Ahmid, un Pakistanais de 24 ans, sur le pont du bateau-ambulance qui attendait toujours jeudi de se voir attribuer un port pour débarquer les personnes secourues parfois depuis une semaine.Sur l'embarcation en bois d'une dizaine de mètres dans laquelle les passeurs les avaient entassés, leurs regards n'avaient pas pu se croiser. Et même une fois à bord, entre le masque chirurgical imposé par l'ONG SOS Méditerranée - craintes d'une contagion de coronavirus obligent - et la fatigue extrême des premiers jours, ces improbables retrouvailles ont pris du temps.On les retrouve désormais à l'arrière du bateau, à se taquiner avec quelques mots de vocabulaire commun.Où était cette prison ? L'endroit exact, sur la côte libyenne, leur échappe, mais ils sont unanimes: il y a 4 ou 5 mois encore, ils se croisaient dans la courette où ils prenaient un maigre repas quotidien."Il y avait des Libyens, des gens de partout. On se disait bonjour, on se faisait des signes de la tête mais avec l'Érythréen, par exemple, on ne se comprenait pas, je ne parle pas anglais. A l'époque, c'était dur, on baissait vite les yeux. Quand je l'ai revu, je me suis dit que c'était le destin!", poursuit Arslan, qui retrouve peu à peu le sourire, après avoir été emprisonné car il était en situation irrégulière en Libye.- "Célébrer la vie" -L'Érythréen, c'est Hafiz, 30 ans, T-shirt bleu, jogging noir, pieds nus. "Quand je le vois sourire, maintenant, ça me fait plaisir. Avant, on ne souriait jamais", raconte-t-il à un journaliste de l'AFP embarqué à bord de l'Ocean Viking. Il se souvient qu'un groupe de Pakistanais a quitté la détention avant lui, "ils en ont fait sortir deux, trois, mais moi je suis resté jusqu'au bout". "Quand je suis sorti, j'ai pris le bateau quelques jours après" pour quitter le pays, complète-t-il."Le froid, la chaleur, la faim, la soif, on a tout traversé ensemble", abonde Noman, 30 ans également. En prison, "quand on se voyait, on se disait qu'on allait mourir de faim ou de soif", livre ce Pakistanais qui a passé 8 mois en Libye, dont la moitié en prison après une première tentative de traversée vers l'Europe avortée, lors de laquelle les garde-côtes libyens l'ont arrêté. "Ils nous ramenaient de l'eau de mer à boire. On avait les boyaux retournés", se remémore-t-il, en croquant dans un biscuit salé.Il en convient, aujourd'hui, "ça fait bizarre" de se retrouver sur ce bateau. Maintenant que la Libye est derrière eux, mais que l'avenir reste incertain, aux portes de l'Europe, "ça fait du bien" d'être entouré par des visages familiers, se félicite Taieb, autre Pakistanais de 29 ans, qui préfère se projeter: "On se retrouve ici. C'est incroyable. Peut-être qu'on se retrouvera après, quelque part en Europe".Hafiz y croit. "On est sortis de l'enfer ensemble, maintenant on commence une deuxième vie ensemble", acquiesce-t-il, persuadé que "ça ne peut être que mieux"."Si je le vois quelque part, en Italie, ou ailleurs", fait-il en pointant du doigt un ancien compagnon d'infortune, "on va sortir, on va faire la fête ensemble, on va célébrer la vie!".Avec la barrière de la langue, son "nouvel ami" pakistanais n'a pas compris ces mots. Mais les deux hommes lèvent le pouce et se tiennent par les épaules. Dans un éclat de rire.
D'un bout à l'autre des Etats-Unis, plus d'une douzaine d'Etats enregistrent en ce moment leur plus grand nombre de nouveaux cas de Covid-19 depuis le début de la pandémie, mais Donald Trump et de nombreux responsables locaux refusent tout alarmisme et excluent un nouveau confinement.
L'épidémie américaine s'est déplacée de New York et du nord-est vers une large bande recouvrant le sud et l'ouest, et les regards sont désormais braqués sur les hôpitaux d'Arizona, du Texas ou de Floride, Etat où le président vient de déplacer la célébration en août de sa désignation attendue comme candidat du parti républicain. Cette grand-messe devait se tenir en Caroline du Nord, mais le nouveau coronavirus y circulant encore activement, les autorités locales avaient exigé un format réduit et le port du masque, conditions inacceptables pour Donald Trump.Des juridictions ont fait une pause dans le déconfinement: la ville de Nashville, ou encore l'Etat de l'Oregon, sur la côte Pacifique. Sa gouverneure a annoncé une pause d'une semaine dans le processus de réouverture commencé il y a un mois, après une résurgence du virus à la fois dans des zones urbaines et rurales.La carte des Etats-Unis est aujourd'hui largement colorée en rouge sur le site Covidexitstrategy.org: la majorité des Etats américains ne remplissent pas les critères de réouverture définis par la Maison Blanche, et ont de plus en plus de nouveaux cas déclarés chaque jour, des capacités hospitalières qui se réduisent et des tests de dépistage insuffisants.Alors que le pays a atteint 100.000 morts officiels du Covid-19 le 28 mai, il en atteindra probablement 130.000 d'ici la fête nationale du 4 juillet, selon une moyenne de multiples modèles épidémiologiques. Et Youyang Gu, un modélisateur indépendant dont les prévisions se sont révélées très précises, prévoit 200.000 morts d'ici le 1er octobre."La pandémie n'est pas terminée", a martelé le directeur des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Robert Redfield, en publiant des consignes (facultatives) aux Américains désireux de reprendre leurs activités en sécurité, au premier rang desquelles: distanciation de six pieds (environ deux mètres) et port du masque en public.Le gouvernement de M. Trump admet l'apparition de quelques foyers. Mais pas question de refermer l'économie en cas de deuxième vague, insistent des responsables de son administration.D'ailleurs, a répété vendredi le conseiller économique Larry Kudlow, sur Fox News: "Il n'y a pas d'urgence. Il n'y a pas de deuxième vague".- Points chauds -Le développement des tests de dépistage contribue à l'évidence à la hausse du nombre de cas rapportés quotidiennement: beaucoup sont bénins ou asymptomatiques.En Floride, où Donald Trump a une résidence privée, le gouverneur parle d'une hausse "modeste" et explique que les hospitalisations sont stables, loin des pics observés à New York.Au niveau national, les CDC disent que les hospitalisations, le réel indicateur de la progression de l'épidémie, restent en baisse. Là où elles augmentent, ce n'est pas "spectaculaire", a dit Jay Butler, responsable Covid-19, "mais cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas préoccupés".Dans l'Arizona, le nombre de cas a bondi et 78% des lits en réanimation sont occupés, un record. La grande ville de Phoenix est devenue un "hot spot"."Nous avons rouvert trop et trop vite, nos hôpitaux ont vraiment du mal", a dit la maire de Phoenix, Kate Gallego, lors d'une conférence du Center for American Progress.C'est aussi le cas au Texas, où le nombre de patients hospitalisés augmente lentement mais sûrement depuis le long week-end de Memorial Day, fin mai, qui marque traditionnellement le début de l'été et a vu une ruée vers les plages. Le nombre de décès dans cet Etat n'a heureusement pas bondi, mais cela montre que l'épidémie progresse réellement.Malgré la résurgence, les pouvoirs publics semblent considérer que leurs administrés ne supporteront plus de nouvelles mesures restrictives, bien que le confinement ait été largement soutenu par la population selon une enquête réalisée par les CDC début mai et publiée vendredi.En Caroline du Sud, le gouverneur a dit qu'il excluait de rendre obligatoire le port du masque et de refermer les commerces."A ce stade, la réponse est la responsabilité individuelle", a dit Henry McMaster.
Elle vient de déposer un référé-liberté car elle estime que leur fermeture est "contre-productive" dans la lutte contre l'épidémie de coronavirus.
L'association dénonce une situation absurde où la fermeture des parcs a pour conséquence la formation d'"attroupements sur la voie publique transformant les trottoirs ou de simples impasses en lieux de rassemblement", au mépris de la distanciation sociale."Cette mesure est totalement contre-productive", insiste Olivier Blond, directeur de Respire."L'ouverture des bois de Boulogne, de Vincennes, et de la Courneuve montre pourtant que l'accès aux espaces verts, selon des modalités bien précises, est compatible avec la lutte contre le coronavirus", argumente encore Respire, qui suggère d'ouvrir les parcs et jardins en interdisant les pique-niques et en réservant des plages horaires à certaines catégories de population. Pour l'association Respire c'est une question de santé physique et mentale. Il s'agit aussi de donner accès aux populations les plus pauvres, qui vivent souvent dans de petits logements parfois insalubres, à des espaces verts. "Cette interdiction frappe davantage les citoyens les plus pauvres, ceux qui habitent des logements exigus sans accès à la verdure, ceux qui n'ont pas les moyens de partir trois mois dans une résidence secondaire", relève Olivier Blond.La maire de Paris Anne Hidalgo a demandé à plusieurs reprises la réouverture des parcs et jardins parisiens, mais le Premier ministre Edouard Philippe s'y est encore opposé la semaine dernière.
Le Figaro et Le Point dévoilent jeudi 13 septembre des extraits du livre de Florian Philippot, "Frexit", à paraître le 19 septembre aux éditions L'Artilleur. Le quotidien et l'hebdomadaire se sont intéressés aux passages concernant Marine Le Pen et le Front national, son ancien parti.
L'ex-bras droit de la candidate frontiste à la présidentielle revient sur les raisons qui l'ont poussé à quitter le Front national (aujourd'hui Rassemblement national) et ne se prive pas d'égratigner son ancienne patronne ainsi que ses anciens camarades.Son exclusion du Front nationalFlorian Philippot revient sur son dernier bureau politique au Front national. "'Vas-y Steeve, lance les hostilités !' C'est par ces mots adressés par Marine Le Pen à Steeve Briois que je fus accueilli à ce qui devait être mon dernier bureau exécutif du Front national (FN)", se souvient Florian Philippot et d'ajouter : "'Avouez-le, soyez honnêtes pour une fois : gaulliste, chevènementiste, homosexuel, énarque, vous n'avez jamais pu supporter tout cela !' Leur lancer en plein visage cette phrase qui me brûlait les lèvres depuis des mois et voir d'un coup leur haine se teinter de honte et de crainte fut mon seul plaisir ce jour-là'". Le débat raté de l'entre-deux-toursLe président des Patriotes revient sur un débat "mauvais de la première à la dernière minute". Lors de ce débat jugé "raté" côté Marine Le Pen par la plupart des observateurs, "des millions de voix basculent ou se perdent pour longtemps dans l'océan de l'abstention". "Marine Le Pen est catastrophique, sur le fond et plus encore sur la forme. Elle ne rassure pas, elle fait peur. Sa posture ne convient pas. Son ton est décalé. Ses rictus et ses rires inquiètent", écrit Florian Philippot. La rupture entre Marine Le Pen et son pèreFlorian Philippot décrit "la détresse psychologique" dans laquelle se serait trouvée Marine Le Pen après le départ forcé de son père du Front national. "Marine Le Pen a vécu comme un traumatisme bien plus profond que je ne l'avais alors imaginé la mise à l'écart de son père. Après tout, c'est vrai que, jusque-là, elle n'avait fait de la politique qu'avec lui et par lui. Sa détresse psychologique en ces mois de fin d'été 2015 est intense", écrit-il. Le retour au discours anti-immigration pour "sauver les meubles" après le premier tourPour Florian Philippot, Marine Le Pen savait qu'elle avait perdu l'élection, tout de suite après le premier tour. "Elle avait compris : jamais elle n'accéderait à l'Élysée, jamais son parti, de plus en plus infréquentable d'après les plus récentes enquêtes d'opinion, ne parviendrait au pouvoir", écrit-il. Marine Le Pen aurait alors décidé de se recentrer sur le discours anti-immigration, "qui assure quelques mandats, du financement public, et donc quelques contrats". Marine Le Pen, pas "très sûre de ses convictions"Florian Philippot se souvient dans son livre d'une séquence qui s'est jouée au domicile de la présidente du Front national en 2009, alors qu'elle se prépare "à un débat consacré aux élections européennes sur France 2". L'ancien numéro 2 du FN relate une conversation avec Marine Le Pen. "Au fait, je dis quoi sur l'euro si on m'en parle ? Surpris, je réponds du tac au tac : 'Qu'on sort bien sûr, sinon, c'est incohérent !'. Elle acquiesce. Puis s'en va. La position de l'euro a donc été décidée entre deux portes, quelques dizaines de minutes avant un débat télévisé". Conclusion du chef des Patriotes : "je crois même désormais qu'elle n'a jamais été très sûre de ses convictions"."Louis Aliot, un authentique vice-président à rien" et "la paresse" des cadres dirigeantsFlorian Philippot revient sur les revirements de Marine Le Pen concernant l'euro, clamant d'abord que la France devait en sortir, puis se montrant beaucoup moins tranchée dans ses propos. Son ex-bras droit plaide lui pour une sortie de la France de la zone euro, Marine Le Pen, elle, aurait été "sous pression de ceux qui n'ont jamais rien compris à l'euro et priaient intérieurement avant chaque émission pour que les journalistes n'aillent pas sur le sujet, comme le cancre tente de se faire oublier face au professeur. Je pense ici en particulier à son compagnon Louis Aliot, qui fut lui, de tout temps et sans complexe, un authentique vice-président à rien". Le député des Pyrénées-Orientales, mais aussi l'ensemble de la classe dirigeante du Front national; dont Florian Philippot dénonce la paresse : "À de rares exceptions près, la direction du FN, c'est l'univers de la paresse. Combien sont-ils, là-bas, à savoir concevoir un discours, écrire en urgence un communiqué de presse susceptible d'être repris par tous les journalistes, penser et rédiger des éléments de langage à destination des cadres qui se rendent sur les plateaux de télévision ? Combien sont-ils à prendre des initiatives quotidiennes, à faire l'effort permanent d'imaginer des choses nouvelles ? Bien peu. Par incompétence pour certains, arrivés là où ils sont par le fait du prince ou de la princesse. Mais aussi par accoutumance à l'oisiveté."