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Il a dessiné les Indiens Jivaros d'Amazonie et les zadistes de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique): l'ancien chercheur Alessandro Pignocchi, 40 ans, livre dans ses BD en aquarelles une lecture décalée et "subversive" de l'écologie.
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Des mésanges punks confectionnent des cocktails molotov, Emmanuel Macron passe la nuit dans un pommier à observer une chouette tandis que la classe politique débat de l'introduction d'une part d'anthropophagie rituelle dans la culture occidentale.Dans le monde de Pignocchi, l'animisme est devenu la pensée dominante et ce renversement du regard met en lumière l'absurdité du monde moderne, plongeant le lecteur dans un vertige philosophique.Cette vision singulière, Alessandro Pignocchi l'a acquise à la lecture, à 26 ans, des "Lances du crépuscule" de l'anthropologue Philippe Descola. Dans ce récit de son séjour de trois ans chez les Jivaros Achuar, le professeur émérite du Collège de France note que "la nature n'existe pas" pour ces Indiens et que la distinction nature/culture n'est qu'une invention occidentale.Un choc pour l'amoureux de la nature qu'est Pignocchi, qui cultive une "passion intense" pour les oiseaux depuis l'âge de 5 ans et qui, encore aujourd'hui, s'interrompt pour observer un hypolaïs polyglotte chanter sur un arbre ("un oiseau adorable"). Une passion si vive qu'il s'est évanoui sur une tour d'observation sous le coup d'une "overdose d'oiseaux", lors d'un voyage en Amazonie à 16 ans."J'avais toujours considéré spontanément que, non seulement la nature existait, mais que la protéger, via le parc national, était l'horizon politique le plus désirable et utopique qu'on puisse imaginer", explique-t-il. Apprendre que "chez les indiens d'Amazonie, il n'y a pas de nature, que les plantes et les animaux sont des êtres sociaux et sont mêlés à la vie sociale, ça apporte un bol d'oxygène, c'est une sorte de libération intellectuelle."Le chercheur en sciences cognitives, ancien élève de l'école normale supérieure (ENS) et auteur d'une thèse sur "les intentions du dessinateur", décide alors d'aller à la rencontre des Achuar sur les traces de Descola. Un séjour qu'il raconte dans son premier roman graphique Anent (Steinkis, 2016), "admirable de sensibilité", selon la préface de l'anthropologue.Mais, sans parler la langue des Achuar, il peine à saisir leur "composition du monde". C'est finalement sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), découverte sous la plume du philosophe Bruno Latour, qu'il rencontre cette relation de sujet à sujet avec les "non humains". - un anthropologue Jivaro au café de la gare -Arrivé dans le bocage nantais juste avant l'opération de gendarmerie d'avril 2018, ce petit-fils de résistante communiste y fait l'expérience d'une "politisation expresse", décrite dans "La recomposition des mondes", première BD publiée dans la collection Anthropocène au Seuil et vendue à 20.000 exemplaires."Alessandro Pignocchi est un auteur exceptionnel, créatif, subversif, original et drôle: quel que soit le format j'aurais eu plaisir à le publier", loue Christophe Bonneuil, directeur de recherches au CNRS et créateur de la collection.Intarissable, le dessinateur franco-italien, initié à l'aquarelle grâce à l'ornithologie, a parallèlement ouvert un blog de dessins ( http://puntish.blogspot.com/) dans lequel il raconte un monde uchronique dominé par la cosmologie Achuar. Un anthropologue Jivaro y étudie les rites des derniers survivants de la civilisation occidentale au café de la gare de Bois-le-Roi (Seine-et-Marne). Ces aquarelles, destinées avant tout à "faire marrer mes potes en faisant des blagues débiles", ont donné lieu à trois BD: "Petit traité d'écologie sauvage" (Steinkis, 2017), "La Cosmologie du futur" (2018) et "Mythopoïèse" (2020).Habitant de Bois-le-Roi mais habitué de Notre-Dame-des-Landes, cet urbain qui a grandi à Rome et Paris espère une multiplication des ZAD, "des endroits où l'économie est mise hors d'état de nuire" pour que les plantes, les animaux et les hommes ne soient plus seulement considérés comme des objets à exploiter ou à protéger. Car "le fond du problème, c'est que l'économie ne peut tolérer que des objets", dit-il.En attendant, il a déjà dessiné "La relance" sur son blog, dans laquelle Bruno Le Maire est mangé sous forme de soupe par Emmanuel Macron et Edouard Philippe. Et prépare un livre d'entretiens et de dessins avec Philippe Descola pour début 2021.
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Le jeudi 19 mai dernier, David Ginola était victime d'un malaise cardiaque alors qu'il prenait part à une rencontre sportive avec d'autres personnalités. Mais alors que tout le monde craignait pour sa vie, David Ginola a rassuré en tweetant qu'il était sorti de l'hôpital le 30 mai dernier après avoir subi un quadruple pontage.
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Et ce samedi, l'ancienne star du ballon rond a même accordé sa première interview télé à "M6" dans le "19:45", chaîne pour laquelle il commentera les matchs de l'Euro 2016. "Je vais beaucoup mieux, je reviens de très loin. C'est vrai que ce qui s'est passé le 19 mai était quelque chose d'incroyable.... Je ne m'y attendais pas du tout ! Je suis tombé lors d'un match caritatif à Mandelieu en deuxième mi-temps. Et voilà...", a-t-il expliqué. Puis, il a tenu à remercier tous ceux qui ont fait qu'il est encore en vie aujourd'hui. "Les premiers secours ont été évidemment très importants. Les massages cardiaques prodigués par tous mes amis qui étaient sur le terrain, le SAMU, les médecins et les infirmières qui ont fait tout ce qu'il fallait, ont permis que je sois ici devant vous et samedi prochain avec tous les Français pour le match Angleterre/Russie". Et le sportif de conclure : "Après cette expérience, je pense mener une quête, tout à chacun devrait connaître les premiers gestes pour quelqu'un qui fait un malaise, savoir mettre la personne en position latérale de sécurité".
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Le courant n'est pas passé entre Vanessa Burggraf et Vincent Peillon. Invité de Laurent Ruquier sur le plateau d'On n'est pas couché le samedi 7 janvier, Vincent Peillon venait présenter ses idées dans le cadre de la primaire de la gauche en vue de la présidentielle.
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"A chaque fois qu'on vous pose une question, vous ne répondez jamais, jamais concrètement de manière précise", s'est énervée Vanessa Burggraf. "Je n'arrive même pas à croire que vous croyez à ce que vous dîtes", s'est défendu Vincent Peillon. "Je ne sais pas si c'est un exercice professionnel ou si vous avez une intention de vérité ? Les gens qui sont dans la posture ne m'intéressent pas. Est-ce que vous cherchez à comprendre mon projet pour la France ou est-ce que vous voulez m'enquiquiner avec des choses qui n'y sont pas ?" Le ton monte peu à peu entre le candidat à la primaire de la gauche et la chroniqueuse de Laurent Ruquier : "Vous êtes une mauvaise élève", s'agace Vincent Peillon : "vous ne comprenez pas les grandes lignes, vous n'avez pas de problématique et vous travaillez mal" en ajoutant "j'arrête de vous embêter, je ne vous interromps pas". La journaliste, Vanessa Burgraff lui répond alors :"vous êtes un mauvais professeur".
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Interpellé par des agriculteurs sur le montant très faible de certaines pensions de retraites, Emmanuel Macron a estimé que les remonter à 85% du Smic était inconcevable.
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Revaloriser les pensions de retraite des agriculteurs à 85% du Smic, une revendication qui a à nouveau été adressée à Emmanuel Macron, en visite 57e Salon international de l'Agriculture à Paris samedi 22 février. "Impossible", a répondu Emmanuel Macron. La mesure, prévue dans le futur système, coûterait trop cher à appliquer aux agriculteurs déjà à la retraite. "Je ne peux pas gérer l'avenir et le passé en même temps. Je ne vais pas vous mentir. Enfin vous voyez déjà tout ce qu'on se tape", a souligné le chef de l'État en arrivant au où il a été interpellé d'entrée par des représentants de la FNSEA, syndicat agricole majoritaire. En amont du Salon, la FNSEA avait demandé une "revalorisation urgente" des pensions de retraite des agriculteurs à "au moins à 85% du Smic". "Tous ceux qui rentreront dans le nouveau système, contrairement à l'ancien, ils auront une garantie de retraite minimum. Est-ce que je peux vous dire: tous les (agriculteurs) retraités d'aujourd'hui peuvent rentrer ? C'est impossible. C'est impossible, parce que c'est (un coût de) 1,1 milliard", a répondu M. Macron.Ce chiffre de 1,1 milliard d'euros correspondrait à une revalorisation des pensions des retraités actuels et de leurs conjoints, a précisé le chef de l'État, interrogé par l'AFP."Si je dis ça pour les agriculteurs, qu'est-ce que je dis aux commerçants, aux artisans, aux indépendants qui sont exactement dans la même situation ?", a-t-il ajouté. "Vous avez été en soutien de la réforme. Mais sur le passé, je ne peux pas dire : on ne va traiter que les paysans. C'est impossible (...), il faudrait traiter tous ceux qui ont été sur d'autres systèmes pour ramener tout le monde à 85 %. A ce moment-là, le coût il est très important. C'est plusieurs dizaines de milliards d'euros.""Vous me demandez de réparer quatre décennies par le passé, alors que j'essaie de projeter le pays quatre décennies devant et qu'il y a déjà quelques résistances, comme vous l'avez vu", a encore dit le chef de l'État, alors que les discussions s'enlisent à l'Assemblée sur cette réforme des retraites également très contestée dans la rue."Une trahison sans nom"Les propos du chef de l'État ont suscité de vifs échanges samedi dans l'hémicycle, le député PCF Sébastien Jumel évoquant "une trahison sans nom" et son collègue socialiste Boris Vallaud "une immense honte". Émilie Bonnivard (LR) a aussi souligné que "les agriculteurs actuels, qui vivent avec une toute petite retraite, pensaient que ce minimum (à 85% du Smic) leur était destiné". Le secrétaire d'État Laurent Pietraszewski a indiqué qu'"il faut discuter de cela de façon distincte du projet de loi" de réforme des retraites. "Nous pourrons envisager une mission parlementaire" qui se penchera en particulier sur "les conjoints collaborateurs, les aides familiaux, les cotisants solidaires"."Il faut qu'on puisse ensemble faire un état de la situation" avant toute décision, a-t-il plaidé. Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA, avait rappelé mardi que les pensions de retraite des agriculteurs sont actuellement en moyenne à 740 euros par mois (760 euros pour les hommes et 580 euros pour les femmes). "Or la retraite moyenne des Français est de 1.390 euros par mois", a-t-il fait valoir.
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Une statue vandalisée de Louis XVI, dernier roi sous l'Ancien Régime en France, a été retirée de la plus grande ville du Kentucky, victime collatérale des tensions raciales qui agitent l'Amérique.
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Maculés de graffitis, le monument de 9 tonnes et son piédestal à l'inscription gravée "King of France", ont été treuillés jeudi et remisés à l'écart de la vue des habitants de Louisville, qui tire son nom de Louis XVI."Etant donné l'état endommagé de la statue, les autorités s'inquiètent du risque de dommages supplémentaires qui pourraient causer des blessures au public", a justifié dans un communiqué Greg Fischer, le maire de Louisville.Les tensions sont vives dans cette commune du Midwest depuis que des policiers y ont tué le 13 mars Breonna Taylor, une Afro-Américaine de 26 ans, après avoir enfoncé la porte de son appartement.Exécutée par le sculpteur Achille Valois dans les années 1820, la statue avait été offerte en 1967 à Louisville par Montpellier, au nom du jumelage entre les deux villes.La statue du roi guillotiné en 1793, taillée dans un bloc de marbre de Carrare, a subi de nombreux dommages ces derniers mois. Un manifestant avait notamment amputé fin mai le bras droit de l'effigie. Le comte de Paris, prétendant orléaniste au trône de France, avait "vivement regretté" cet acte de vandalisme.
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Alors qu'un violent orage s'est abattu mardi après-midi sur Paris, le photographe Bertrand Kulik a pris une série de clichés saisissants de la tour Eiffel.
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Mardi 22 mai après-midi, les Parisiens ont subi un véritable déluge. En une heure seulement, 50 millimètres de pluie et de grêle se sont déversés, selon un spécialiste météo de BFMTV. Les éclairs étaient également de la partie. La tour Eiffel a notamment été frappée par la foudre, ainsi qu'en atteste une série de clichés pris par le photographe Bertrand Kulik et relayée sur les réseaux sociaux. La tour Eiffel est régulièrement frappée par la foudre, rappelle BFMTV, mais elle est protégée au sommet par des paratonnerres.
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Des rassemblements divers et dans les bidonvilles, des gestes barrière compliqués: à Mayotte, qui connaît une circulation active du coronavirus, le confinement est maintenu mais "il y a beaucoup de monde dehors", remarquent les Mahorais, espérant toutefois une maîtrise de l'épidémie.
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Avec 1.061 cas et 12 décès liés au Covid-19 selon le bilan de lundi, Mayotte est classée "rouge", et "la prolongation du confinement est nécessaire", a défendu le préfet Jean-François Colombet, appelant la population à faire "encore un effort", alors que le reste de la France se déconfine. "Tant mieux si le confinement est prolongé, j'espère que cela va permettre de contenir la propagation du virus", dit à l'AFP Sulimen Attoumani, commerçant d'alimentation pour les grands mariages, à Sada. Mais "sur le plan professionnel, tout est foutu ! Il n'y aura pas de mariages en 2020, les gens ont annulé leurs commandes", se lamente-t-il, en souhaitant "reprendre une vie normale le plus rapidement possible". Pour l'instant, l'épidémie continue. "Tous les deux ou trois jours, il y a un doublement du nombre de cas", selon la directrice de l'Agence régionale de Santé Dominique Voynet, qui table sur un pic de "entre le 20 et le 30 mai". Or l'heure est déjà au déconfinement "de fait" dans l'île, surtout depuis le ramadan, regrette Mme Voynet, évoquant des rassemblements dans des mosquées, des attroupements lors d'obsèques, ou des murengués, ces rassemblements de boxe traditionnelle mahoraise, qui provoquent des échauffourées avec les forces de l'ordre. Selon la directrice de l'ARS, certains n'ont pas pris conscience de la dangerosité du virus, et d'autres, souvent non francophones, manquent d'informations - "certains croient que c'est le moustique qui donne le covid"-, ou encore ont peur d'être stigmatisés s'ils portent un masque. Résultat: du monde dans les rues, une forte circulation, et des commerces non essentiels ouverts. "Il y a trop de monde dehors, il y a des gens qui jouent au foot, d'autres qui font des murengués et personne ne fait rien", confirme El Harissou Allaoui, gérant d'une entreprise d'entretien d'espaces verts à Mamoudzou.- surpopulation -Il met en cause notamment "la distribution de bons alimentaires", pour les familles les plus démunies. "Ça attire trop de gens dans les magasins. Il aurait plutôt fallu livrer des colis alimentaires à domicile", juge-t-il. 82% de la population mahoraise vit sous le seuil de pauvreté et une partie dépend de l'économie informelle (vente à la sauvette, etc.) pour subsister. Pour les aider, 1,3 million d'euros en bons alimentaires ont été distribués, ainsi que des paniers-repas pour les enfants qui ne peuvent plus déjeuner à la cantine.Mais quand une partie de la population loge dans des cases en tôle où il peut faire 40°C, dans des bidonvilles sans eau courante, difficile de respecter le confinement et les gestes barrières, soulignent les associations qui leurs viennent en aide. Une situation économique et sociale lourde, parfois propice au déclenchement de troubles, constatent les autorités. Malgré le confinement et le couvre-feu, des incidents, agressions, cambriolages sont régulièrement dénoncés.Safina Soula, présidente du Collectif des citoyens de Mayotte - issu du mouvement social de 2018 contre la violence et l'immigration clandestine -, pointe pour sa part "la surpopulation", liée selon elle à "l'immigration venue des îles voisines". "On nous dit que les Mahorais ne respectent pas le confinement. C'est faux, ce sont ces populations-là qui vivent dans des bidonvilles qui ne le respectent pas", affirme-t-elle. Mayotte compte officiellement 270.000 habitants."Le confinement, c'est l'affaire de tous. On a tous été mauvais, (...), l'État, les mairies, le département, les habitants", rétorque Issa Issa Abdou, 4e vice-président du conseil départemental de Mayotte. "L'économie est à terre, le personnel de l'hôpital est à bout, la cohésion sociale est mise à mal, chacun doit faire un effort pour que l'on sorte de cette situation".Lundi, 450.000 masques en tissu ont commencé à être distribués à la population. Un point de situation est prévu jeudi pour envisager un éventuel début de déconfinement la semaine prochaine.
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Qui peut voter ce dimanche 22 janvier ? Où ? Comment ? Faut-il payer ? Voici le mode d'emploi et les détails à connaître pour participer au premier tour de la primaire organisée par le Parti socialiste (PS).► OÙ VOTER ?Le vote ne se fera pas dans le même bureau que celui des scrutins locaux et nationaux, mais dans l'un des 7.530 bureaux de vote déployés par le parti sur l'ensemble du territoire. À titre de comparaison, c'est près de 2.000 bureaux de moins que lors de la primaire de la gauche en 2011 (9.425).
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C'est aussi 2.700 bureaux de moins que lors de la primaire de la droite en novembre (10.228). Pour trouver son bureau de vote, un outil de recherche est disponible sur le site internet : ouvoter.lesprimairescitoyennes.fr. Il suffit de renseigner l'adresse qui a servi à l'inscription sur les listes électorales.Le PS s'attend à une participation plus faible, entre "1,5 et 2 millions de votants" selon le secrétaire général du parti, Jean-Christophe Cambadélis. Au premier tour, les bureaux de France métropolitaine seront ouverts entre 9h et 19h. Dans les Outre-mer, le créneau est le même à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie. La Réunion votera entre 8h et 18h. En Martinique, Guadeloupe, Guyane et à Saint-Pierre, les bureaux ont ouvert le 21 janvier de 9h à 19h. À Miquelon, il était possible de voter de 10h à 15h le 21 janvier. Et en Polynésie entre 8h et 17h.► FAUT-IL PAYER, AVEC QUELLE MONNAIE ?Chaque électeur devra s'acquitter de la somme d'un euro, au premier comme au second tour. Les Français de l'étranger se seront, eux, acquittés de leur participation dès leur inscription en ligne. Cette participation permet essentiellement de couvrir les frais d'un scrutin dont le coût global est estimé entre 3,5 et 4 millions d'euros, selon les organisateurs.Les pièces d'un, deux et cinq centimes seront refusées pour voter, contrairement à celles de 10, 20 et 50 centimes, un et deux euros. Les organisateurs demandent également de faire l'appoint "si possible". Pour rappel, le montant de la contribution était de deux euros pour chacun des deux tours de la primaire de la droite et du centre. En Bretagne, un électeur avait réglé sa participation de deux euros en pièces d'un centime.► QUI PEUT VOTER ?Tout citoyen inscrit sur les listes électorales au 31 décembre 2016. Chaque bureau de vote de la primaire dispose d'une liste d'émargement composée à partir des listes électorales arrêtées au 31 décembre 2015. Pour ceux qui se sont inscrits au cours de l'année 2016, voter est possible en présentant une pièce d'identité, une attestation d'inscription ou une demande d'inscription sur les listes électorales.Quelques exceptions sont permises, à condition de s'être pré-inscrit avant le 25 décembre sur le site de la primaire. Cela concerne : les jeunes qui auront 18 ans avant le premier tour de l'élection présidentielle le 22 avril ; les adhérents mineurs de plus de 16 ans et les adhérents étrangers membres des partis co-organisateurs de la primaire, ainsi que les membres des organisations de jeunesse des partis co-organisateurs. Pour les Français résidant à l'étranger, il faut être inscrit sur la liste électorale consulaire au 31 décembre 2015 et s'être inscrit sur le site internet de la primaire avant le 4 janvier. Leur vote s'effectue par voie électronique. Dans tous les cas, les votes par procuration ne sont pas possibles.Ensuite, les électeurs doivent signer un engagement de reconnaissance "dans les valeurs de la gauche et des écologistes". C'est la Haute autorité des primaires citoyennes (HAPC) qui gère et supervise l'organisation du scrutin. Elle est présidée par le juriste Thomas Clay, et assistée dans sa tâche par les comités départementaux d'organisation des primaires (CDOP) et les commissions départementales de recensement des votes (CDRV). Les premiers résultats seront communiqués entre 20h15 et 20h45, une fois que 2.000 bureaux de vote seront dépouillés. Les deux candidats arrivés en tête à l'issue de ce premier tour seront qualifiés pour le second tour le 29 janvier.
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Le conducteur a refusé de s'arrêter entre deux arrêts. Une enquête a été ouverte.
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Mardi soir, un chauffeur de bus a été agressé près de Rouen, a annoncé la préfecture de Seine-Maritime jeudi. L'homme, qui avait refusé de s'arrêter entre deux arrêts, a été roué de coups au visage par quatre personnes. La victime a été transportée à l'hôpital. "Mardi 2 septembre à 23h30 à Saint-Étienne-du-Rouvray, un conducteur de transport en commun de la TCAR a subi les violences de quatre individus auxquels il n'avait pas permis de descendre hors des arrêts prévus. Les agresseurs ont franchi la protection les séparant du conducteur, puis lui ont porté de multiples coups au visage", a détaillé la préfecture dans un communiqué. Selon des sources policières, le conducteur a également été molesté et la scène a été filmée. Une enquête a été ouverte pour violences volontaires commises en réunion sur une personne chargée d'une mission de service public. Pour l'heure, aucun des quatre protagonistes n'a été interpellé, a indiqué la police.Le préfet de la région Normandie Pierre-André Durand a "condamné avec force cette agression inacceptable" et "apporté tout son soutien à la victime".
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Les restauratrices sont étonnées par la petite taille des fragments récupérés, signe de la violence du saccage des œuvres d'art.
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"Ils se sont acharnés". Les restauratrices qui réparent les pièces dégradées dans l'Arc de Triomphe pendant une manifestation de "gilets jaunes" sont confrontées à un travail fastidieux, rapporte franceinfo mercredi 13 mars.Les images avaient fait le tour du monde et provoqué une vague d'indignation en France. Le 1er décembre dernier, des manifestants, dont certains portant des gilets jaunes", avaient saccagé des œuvres de l'Arc de Triomphe, notamment le célèbre Génie de la patrie, dont une partie du visage avait été emportée.Aujourd'hui, six restauratrices travaillent à réparer une autre pièce : la maquette du monument, un plâtre réalisé en 1938. "La partie intermédiaire a heureusement très peu été impactée, explique à franceinfo la coordinatrice de la restauration, Agnès Le Boudec. La partie haute, visiblement, (a reçu) deux coups de pied dedans. On voit les impacts. En revanche, sur la partie basse, ils se sont acharnés."Résultat : des centaines de fragments à récupérer, identifier et replacer. "Là où on est surpris, c'est sur la taille des fragments, dit Agnès Le Boudec. Ils sont vraiment très, très petits (...) On a eu très peu de gros fragments", évidemment plus faciles à réparer. Et bien bien sûr, une fois ce premier travail terminé, il faudra encore combler les parties pour lesquelles aucun morceau n'a été retrouvé.Les restaurations de la maquette et du Génie de la Patrie, qui se déroulent en présence des visiteurs, devraient se poursuivre jusqu'à la mi-mai, indique franceinfo.
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La victime, née en 2001, a été mortellement touchée par plusieurs balles d'arme de type kalachnikov.
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Les occupants d'un véhicule ont été la cible d'une attaque à l'arme automatique, commise dans la nuit de dimanche 2 à lundi 3 août, à Marseille. Un jeune homme de 19 ans a été tué, et son frère blessé, alors qu'ils circulaient en voiture sur l'autoroute A7. L'attaque a été commise sur le tronçon à l'entrée de la cité phocéenne, dans le sens Aix-Marseille, entre la sortie de l'Hôpital Nord et celle de la cité des Arnavaux, selon une source policière. Marseille, la spirale de la violence - Un monde en docs (23/11/2019)par Public SénatLes secours ont été alertés vers minuit par un appel faisant état d'une personne blessée se trouvant sur le bas-côté de l'autoroute, a indiqué Dominique Laurens, procureure de Marseille. Une voiture est alors retrouvée un peu plus loin avec son passager décédé de plusieurs balles tirées par une arme de type kalachnikov, ajoute-t-elle. La victime, née en 2001, a été touchée mortellement au thorax et au visage, a précisé une source policière confirmant une information de La Provence. Le quotidien régional ajoute que le véhicule, une Renault Clio noire, a été criblé de balles. Le frère, né en 1995, qui conduisait le véhicule a également été atteint, mais son pronostic vital n'est pas engagé. Il était connu pour trafic de stupéfiants.Une scène similaire avait eu lieu en février dernier à quelques centaines de mètres, lorsqu'un homme de 40 ans avait été abattu au volant de son véhicule, à Marseille. Si le lien est établi avec des contentieux liés au trafic de drogue, il s'agirait de la neuvième personne décédée dans des règlements de compte de ce type depuis le début de l'année dans les Bouches-du-Rhône.
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L'animatrice de RTL raconte dans son ouvrage "La consolation" avoir été violée par un photographe dans sa jeunesse. Présente sur le plateau de Salut les Terriens !, elle n'a pas révélé le nom de son bourreau, mais Thierry Ardisson lui, ne s'en est pas privé !
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Une victime tenue au secret par la loiInvitée ce samedi 22 octobre dans l'émission Salut les terriens ! sur C8, Flavie Flament s'est exprimée sur son autobiographie "La Consolation", parue le 19 octobre dernier. L'occasion pour elle de revenir sur un sujet douloureux : elle confie, en effet, avoir été victime d'un viol à l'âge de treize ans par un célèbre photographe. Un nom qu'elle n'a jamais révélé depuis qu'elle a recouvré la mémoire sur ce souvenir enfoui, pour la simple et bonne raison que cela pourrait se retourner contre elle."Je ne peux pas donner son nom parce que j'ai aujourd'hui 42 ans et que j'avais selon la loi française jusqu'à l'âge de 38 ans pour pouvoir me retourner contre mon bourreau. Des députés et des sénateurs ont voulu porté ce délai à 48 ans et ça a été rejeté, c'était en 2014. Je ne peux pas dire son nom aujourd'hui parce que je serais poursuivie. Je ne peux pas le faire aujourd'hui car je suis non seulement victime mais je pourrais être en plus accusée de diffamation", éclaircit Flavie Flament.Quand Thierry Ardisson s'en mêleNe souhaitant pas taire le nom de cet homme, Thierry Ardisson demande à la concernée s'il lui est alors possible, personnellement, de révéler son identité. "C'est à vous de voir Thierry", réplique Flavie Flament. Chose qu'il n'hésite pas à faire sur-le-champ, fidèle à son sens de la provocation légendaire. Un bip est malgré tout ajouté par la production au montage pour éviter tout risque de recours du principal intéressé en diffamation, empêchant ainsi de distinguer complètement les propos de l'Homme en noir. Hormis, ce qui semble être un "Da" en première syllabe.Aussitôt, la toile s'agite. Certains internautes n'hésitant pas à y aller de leurs commentaires et spéculations, jusqu'à viser directement le photographe David Hamilton − l'un d'entre eux ira même jusqu'à modifier sa page Wikipédia pour y ajouter la mention "violeur pédophile". Si Thierry Ardisson n'est pas revenu depuis sur les conséquences de cette révélation, il a conclu son intervention face à pas moins de 1 021 000 téléspectateurs en lâchant : "Il a aujourd'hui 83 ans. Je ne sais pas s'il regarde la télé mais t'es un bel enculé, connard va."
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Une pensionnaire de la maison de retraite de Guyancourt (Yvelines) a été découverte sans vie par le personnel après avoir été "débranchée", rapporte Le Parisien.
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Un terrible drame s'est joué samedi 1er février entre les murs de l'Ehpad des Saules, à Guyancourt. Une résidente de l'établissement, âgée de 104 ans a été retrouvée morte dans son lit. L'assistance respiratoire qui l'aidait à rester en vie aurait été débranchée, raconte Le Parisien. Le corps sans vie de la pensionnaire a été retrouvé par du personnel de la maison de retraite, qui a rapidement contacté la police. La petite-fille de la centenaire, qui lui avait rendu visite un peu plus tôt dans la journée, a été placée en garde à vue. Cette dernière, âgée d'une cinquantaine d'année et résidant à Saint-Quentin-en-Yvelines, est suspectée d'homicide involontaire. "C'est une affaire qui semble compliquée. Elle ne sera sans doute pas résolue en quelques heures", explique au quotidien francilien une source proche du dossier.Ses jours n'étaient pas en dangerUne autopsie de la pensionnaire de 104 ans a été demandée pour tenter de déterminer les causes de sa mort. D'après les informations du Parisien, même si l'état de santé de la centenaire s'était dégradé, ses jours n'étaient, semble-t-il, pas en danger. Contactée par le quotidien, la direction de la maison de retraite, qui appartient au groupe Korian, n'a pas souhaité s'exprimer sur le dossier, soulignant qu'"une enquête policière" était en cours, mais a tout de même confié qu'il s'agissait d'un "moment douloureux".
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Vacances apprenantes, soutien scolaire, "été pro"... Le ministre de l'Education propose des dispositifs pour aider les décrocheurs scolaires, dont le nombre est devenu préoccupant durant les deux mois de confinement.
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Des dispositifs mis en place dans le respect strict du protocole sanitaire, qui ne sera pas allégé au moins jusqu'aux vacances d'été. Jean-Michel Blanquer: "Il y a eu du décrochage scolaire pendant le confinement, (...) environ 500.000 élèves"par BFMTVIl craint des répercussions "catastrophiques", "même à l'échelle européenne et mondiale" pour les décrocheurs scolaires. Jean-Michel Blanquer a dévoilé vendredi 29 mai les dispositifs qui seront mis en place en France pour lutter contre le décrochage scolaire, qui touche 4% des élèves à la fin du confinement. "Chaque enfant qui ne va pas à l'école, c'est un échec" pour l'Éducation nationale "et chaque enfant qui va à l'école, c'est une réussite", a-t-il déclaré au micro de Franceinfo. Alors que l'école se déconfine à compter du 2 juin, Jean-Michel Blanquer a égrené les conditions de cette reprise, dans les respects du protocole sanitaire. Soutien scolaire gratuit pendant l'été4% des élèves en moyenne ont décroché de l'école à la fin du confinement. Bien que ce chiffre ait été réduit de moitié par rapport au début du confinement, où environ 500 000 enfants et adolescents ne donnaient plus de nouvelles à leurs professeurs, le ministre de l'Education s'inquiète des répercutions de la déscolarisation qui est "une urgence sociale".Jean-Michel Blanquer a précisé les dispositifs mis en place pour les décrocheurs, comme le rattrapage scolaire, le soutien scolaire gratuit pendant les vacances d'été, des "vacances apprenantes" et un "été pro" pour que des lycées professionnels puissent être ouvrir pendant l'été pour des ateliers.Le protocole sanitaire ne sera pas allégé d'ici à l'étéD'ici au 4 juillet, date des vacances d'été, le protocole sanitaire ne sera pas allégé dans les établissements scolaires, a assuré le ministre. "Si nous l'allégeons, ce sera pour la rentrée de septembre puisqu'il a été établi il y a trois semaines" et "nous allons y travailler, en fonction de l'évolution de la situation épidémique", a-t-il avancé. Au sujet de la rentrée scolaire de septembre, "je lance une grande concertation en juin avec les parents, les organisations représentatives, les élus et aussi les élèves pour réfléchir à cette façon d'organiser la rentrée de septembre pour que cette fois, tous les élèves puissent aller l'école", a-t-il martelé.Interrogé par ailleurs sur l'ouverture des classes de 4e et 3e des collèges situés en zone orange, Jean-Michel Blanquer a expliqué qu'"un collège qui veut en respectant les règles sanitaires commencer à faire rentrer les 4e et 3e le pourra, en discussion avec le rectorat".Notre objectif est que tout élève de collège, même en zone orange, ait de nouveau eu un contact physique avec son collège, pour des entretiens individuels, avant le départ en vacances".Actuellement, plus de 80% des écoles ont été rouvertes. Mais elles n'accueillent que 22% des écoliers français.
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Le patron des députés LR a quitté l'Assemblée après avoir appris qu'Alexandre Benalla disposait d'un badge d'accès à l'hémicycle.
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La séance a tourné court à l'Assemblée nationale ce samedi 21 juillet, déjà perturbée depuis deux jours par l'affaire Benalla. Ce sont justement de nouvelles révélations à propos du chargé de mission de l'Elysée qui ont provoqué le départ de Christian Jacob, qui accuse Gérard Collomb d'avoir menti devant le Sénat."On découvre que ce barbouze, car il faut appeler les choses par leur nom, avait accès à l'Assemblée !", a ainsi dénoncé le président du groupe Les Républicains (LR) à l'Assemblée avant d'ajouter : "Mais au nom de quoi avait-il un badge ?". "On nous explique que c'est pour la sécurité du Président mais alors pourquoi avait-il accès à l'hémicycle ? C'est quand même très grave. Je demande une suspension de séance pour que nous puissions nous réunir ", s'est-il encore insurgé."L'affaire Benalla devient une affaire Macron"Face à la colère des députés, la communication de l'Elysée a publié un communiqué dans lequel elle reconnaît qu'Alexandre Benalla disposait d'un badge lui donnant accès à l'Assemblée nationale depuis juillet 2017 pour "sa qualité de chargé de mission auprès du chef de cabinet du président de la République".Marine Le Pen, elle, estime qu'il s'agit d'un "processus de dissimulation à tous les étages" et que "l'affaire Benalla devient une affaire Macron"."Le cœur de l'Etat est atteint""C'est le cœur de l'Etat qui est atteint. Nos travaux doivent cesser immédiatement, le Premier ministre doit venir s'expliquer devant l'Assemblée nationale", avait déjà lancé la veille le patron des députés LR. Ce dernier, ainsi que le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, ont écrit au Premier ministre en lui demandant un débat devant l'Assemblée (article 50-1 de la Constitution). Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sera justement auditionné lundi 23 juillet par les membres de la commission des Lois, constituée en commission d'enquête.
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Ils ne se quittent plus depuis qu'ils se sont rencontré le 17 novembre dernier.
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Coup de fourde en pleine manifestation. C'est l'histoire qu'ont vécu Claudie, 64 ans, et Jean-Michel, 68 ans, deux retraités originaires d'Orléans (Loiret). À voir ces deux tourtreaux on pourrait croire que leur histoire dure de puis de nombreuses années mais ces deux-là ne se connaissent que depuis un mois et demi.Il se sont rencontrés le 17 novembre 2018, lors du premier samedi de manifestation des "gilets jaunes". "On manifestait ensemble et on discutait. Je lui emmenais des casse-croûtes et petit à petit on s'est donné la main et maintenant on est ensemble", raconte Claudie à France Bleu Orléans."On n'a plus d'argent mais on aura quand même trouvé l'amour"Les deux tourtereaux en gilet jaune comptent bien faire toutes les manifestations, main dans la main, souligne France Bleu Orléans. "Si on peut passer un moment ensemble, c'est toujours ça. On n'a plus d'argent mais on aura quand même trouvé l'amour", conclut Jean-Michel.Claudie et Jean-Michel ne sont pas le premier couple né grâce aux "gilets jaunes". Le 10 décembre dernier, "Chouchoune" et "Coco bel œil" se sont mariés sur le péage de Séméac, dans les Hautes-Pyrénées, là où ils s'étaient rencontrés quelques jours plus tôt.Deux célibataires ont d'ailleurs créé un groupe Facebook de rencontres intitulée "Adopte un Gilet jaune", clin d'œil au site de rencontres en ligne "Adopte un mec". Plus de 4.000 personnes y sont inscrites.
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Le ministre de la Transition écologique François de Rugy plaide pour l'instauration d'une nouvelle prime aux voitures hybrides rechargeables. Le montant se situerait entre 1.000 et 2.000 euros.
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L'idée doit encore être discutée, mais elle est dans les tuyaux. François de Rugy, ministre de la Transition écologique, s'est dit favorable à la création d'une prime de 1.000 à 2.000 euros pour l'achat d'une voiture hybride rechargeable. "Nous allons en discuter avec le gouvernement, (...) avec les constructeurs", a-t-il suggéré, dimanche 7 octobre, lors de l'émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Cette subvention concernerait précisément les voitures dont la batterie peut être rechargée sur le réseau électrique conventionnel. Équipées à la fois d'un moteur thermique et d'un moteur électrique, elles sont capables de rouler en tout électrique sur plusieurs dizaines de kilomètres. Ces véhicules font preuve d'une plus grande autonomie en tout électrique que les hybrides classiques, qui ne se rechargent qu'en roulant.Objectif "zéro utilisation d'énergie fossile" pour 2050Les véhicules hybrides classiques ne seront pas concernés par ce coup de pouce car "le marché permet aujourd'hui de vivre sans prime", a précisé François de Rugy. En 2018, une aide de 1.000 euros accordée à l'achat de ce type de véhicule avait été supprimée.À l'heure actuelle, les particuliers peuvent bénéficier d'une prime de 6.000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique neuf. Ces bonus sont financés par le malus sanctionnant l'achat de véhicules les plus polluants. "On vise zéro utilisation d'énergie fossile, c'est-à-dire zéro essence, zéro diesel dans les transports, à l'horizon 2050", a ajouté le ministre qui roule en voiture hybride rechargeable depuis trois ans et demi. "Si on peut faire plus vite, on le fera", a-t-il poursuivi, annonçant par ailleurs qu'il plaidera lors du prochain conseil des ministres européens de l'environnement pour "une baisse de 40% des émissions CO2 des voitures en 2030". Aujourd'hui, le secteur des transports représente environ 30% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial.
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Alors que des milliers de postes sont menacés au sein de la compagnie aérienne selon les syndicats
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, Bruno Le Maire a défendu le soutien de 7 milliards d'euros accordé à la compagnie par l'Etat."Il y aura des ajustements nécessaires, mais je souhaite et je demande à Air France qu'il n'y ait pas de départs forcés. Je crois que c'est ça la ligne rouge importante, qu'il n'y ait pas de départs contraints", a déclaré mercredi 18 juin le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur France Inter, alors que des milliers de postes sont menacés au sein de la compagnie aérienne selon les syndicats. Le ministre n'a toutefois pas confirmé le chiffre de 8.000 suppressions d'emplois au sein de la compagnie, avancé mercredi par le quotidien Les Echos. "Je souhaite que ce soit moins de 8.000 postes bien entendu. Cela veut dire que je crois profondément dans l'avenir de notre compagnie aérienne", a affirmé le ministre. A ce stade, les discussions avec la direction portent pour les pilotes d'Air France sur "un dispositif de rupture conventionnelle collective" et "400 postes supprimés", a indiqué à l'AFP mercredi un représentant du syndicat des pilotes SNPL. En parallèle, "il y a aussi des discussions" sur l'avenir des 200 pilotes qui volaient sur l'A380, modèle appelé à sortir de la flotte de la compagnie, a-t-il ajouté. "Un sureffectif de 1.800 postes a été identifié" chez les hôtesses et stewards, selon le syndicat SNGAF, et "environ 1.800 postes" seraient visés par la direction dans les fonctions supports, avait indiqué en mai Didier Dague, administrateur salarié (FO) d'Air France. Enfin, chez Hop!, filiale régionale d'Air France particulièrement menacée par la refonte du réseau court-courrier du groupe, Joël Rondel, secrétaire du comité social et économique (CSE), redoute la suppression de la moitié des 2.700 postes actuels.Malgré ces postes menacés, Bruno Le Maire a défendu le soutien de 7 milliards d'euros accordé à la compagnie par l'Etat, sans condition formelle sur l'emploi. "Quand le trafic aérien s'écroule, dire 'je mets de l'argent mais on va absolument garder chaque emploi', à quoi ça conduit ? Ca peut conduire à des risques de faillites et c'était ça qui menaçait Air France", a-t-il justifié.Par ailleurs, le ministre a dénoncé la "provocation" de la part des Etats-Unis qui ont annoncé par lettre leur volonté de "ne pas poursuivre" les négociations à l'OCDE sur la taxation des géants du numérique. "Je confirme que nous avons reçu, avec mes homologues italien, espagnol et britannique, une lettre du secrétaire au Trésor Steven Mnuchin qui nous confirme qu'ils ne veulent pas poursuivre les négociations à l'OCDE sur la taxation digitale", a-t-il affirmé. "Cette lettre est une provocation", a-t-il déploré, assurant que la France, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Espagne avaient d'ores et déjà répondu aux Etats-Unis pour confirmer dans une lettre leur volonté d'obtenir "une juste taxation du digital à l'OCDE le plus vite possible".
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Des manifestants en colère sont descendus mercredi dans les rues de plusieurs grandes villes américaines pour dénoncer un traitement judiciaire selon eux bien trop clément visant les policiers qui ont tué en mars l'Afro-Américaine Breonna Taylor à Louisville, où deux agents ont été blessés par balle dans la soirée.
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Deux policiers déployés vers 20H30 locales sur les lieux d'une des manifestations de cette ville du Kentucky "ont été blessés par balle. Ils sont en train d'être soignés à l'hôpital", a déclaré le chef par intérim de la police de Louisville, Robert Schroeder, lors d'une conférence de presse.Leur état était stable et leur vie n'était a priori pas menacée, mais l'un d'eux a subi une intervention chirurgicale, a-t-il précisé, et un suspect a été interpellé. Le bureau du FBI à Louisville a indiqué mener l'enquête. Plus tôt, quelques centaines de personnes, certaines lourdement armées, s'étaient rassemblées sur Jefferson Square, une place du centre-ville, dans un climat tendu, avant d'être dispersées par la police peu avant l'heure du couvre-feu, instauré à 21H00 locales (01H00 GMT jeudi).Boston, New York, Washington, Philadelphie... Des rassemblements ont spontanément éclaté dans plusieurs villes du pays, secoué depuis des mois par une vague de mobilisations antiracistes. Le motif de la colère des manifestants: aucun des trois agents qui avaient fait irruption chez Breonna Taylor, 26 ans, en enfonçant la porte de son domicile, n'a été poursuivi pour son homicide."Louisville a laissé tomber les femmes noires", a déploré auprès de l'AFP Devon Wallace, un des manifestants.Brett Hankison, seul membre du trio policier finalement visé par une charge, est seulement poursuivi pour mise en danger de la vie d'autrui, en raison de ses tirs qui ont traversé l'appartement de voisins de la victime, a annoncé mercredi le procureur du Kentucky. Aucun chef d'inculpation n'a été retenu contre ses deux collègues, Jonathan Mattingly et Myles Cosgrove, qui sont pourtant les auteurs des tirs qui ont tué l'Afro-Américaine.Une décision "scandaleuse et insultante", selon l'avocat de la famille de la jeune femme, Ben Crump.- Etat d'urgence -"Breonna Taylor mérite qu'il lui soit rendu justice", a déclaré Decorryn Adams, une jeune Afro-Américaine parmi les manifestants à Louisville, réclamant que sa "vie ne soit pas en danger simplement à cause de la couleur de (sa) peau".Avant l'annonce de mercredi, la municipalité avait décrété l'état d'urgence. Un important dispositif policier était en place et plusieurs personnes ont été arrêtées dès l'après-midi.Donald Trump a déclaré "prier pour les deux agents de police blessés" et s'être entretenu avec le gouverneur démocrate Andy Beshear, avec qui il s'est dit prêt à travailler. Ce dernier a appelé, dans un message vidéo, les habitants à "rentrer chez eux".L'infirmière avait été tuée en pleine nuit à son domicile le 13 mars quand les trois policiers s'y étaient présentés munis d'un mandat d'arrêt. A leur arrivée, son compagnon avait ouvert le feu avec une arme détenue légalement. Les agents avaient riposté et Breonna Taylor avait été atteinte de plusieurs balles. Son compagnon a ensuite expliqué avoir cru à un cambriolage, les agents ne s'étant pas annoncés. Eux assurent s'être présentés, une version corroborée par un témoin, selon le procureur de l'Etat Daniel Cameron."Je sais que ces charges annoncées aujourd'hui ne satisferont pas tout le monde", a-t-il admis, avouant avoir eu "une discussion difficile" avec la famille de Breonna Taylor.Selon les médias locaux, le policier Brett Hankison s'est présenté dans une prison de la région puis a été remis en liberté après avoir payé une caution fixée à 15.000 dollars, une somme très basse comparée à d'autres cas similaires. Licencié par la police de Louisville en juin, il risque jusqu'à 15 ans de prison. - "Honte" -"Ma soeur, le système pour lequel tu travaillais si dur t'a laissée tomber", a réagi sur Instagram Juniyah Palmer, la soeur de Breonna Taylor.Selon l'avocat Ben Crump, il s'agit d'"un nouvel exemple d'absence de responsabilité pour le génocide des gens de couleur perpétré par des policiers"."C'est ironique et typique que les seuls chefs d'inculpation de cette affaire concernent des coups de feu tirés dans l'appartement d'un voisin blanc", alors qu'une personne de couleur a été tuée, a-t-il ajouté.De nombreux responsables démocrates ont dénoncé la décision de mercredi, à l'image du sénateur Bernie Sanders la qualifiant de "honte".L'adversaire de Donald Trump à la présidentielle, Joe Biden, a dit "comprendre la frustration", mais a dans le même temps appelé au calme: "La violence n'est jamais acceptable", a-t-il déclaré dans un communiqué.
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Le conseil régional d'Ile-de-France va distribuer deux masques lavables en tissu à chaque lycéen francilien et à chaque professeur durant la première semaine de la rentrée scolaire pour faire face à l'épidémie de coronavirus, a annoncé mardi la présidente de région Valérie Pécresse.
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La mesure équipera les quelque 522.000 lycéens franciliens, dans le public comme dans le privé, et répond à la décision du gouvernement de rendre le masque obligatoire en classe pour les adultes et les élèves à partir de 11 ans."Nous renouvellerons les masques aussi souvent que possible", a précisé Valérie Pécresse, lors d'une conférence de presse à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), où siège la collectivité.Cette mesure est destinée à "s'assurer que les familles n'aient pas de charges supplémentaires pour cette rentrée", a expliqué la présidente de région (Libre!).Concernant les collèges, qui dépendent des départements, les départements des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne ont annoncé mardi qu'il fourniraient deux masques lavables et réutilisables à tous les collégiens de leur territoire.Valérie Pécresse a indiqué par ailleurs que les lycées seront désinfectés quotidiennement et que chaque agent régional disposera d'une "dotation" de protection: masques, gels, gants, etc.La Région Ile-de-France va aussi mettre en place un "Fonds d'urgence RH Covid-19" pour permettre aux lycées d'avoir recours à une agence d'intérim pour remplacer les absences des agents régionaux (malades ou fragiles) en raison de la crise sanitaire. Ce recours à l'intérim concernerait environ 8% des agents. Ce Fonds d'urgence sera doté de deux millions d'euros. "Je souhaite que le ministère de l'Education nationale mette en place un système similaire en cas d'absence des enseignants", a insisté Mme Pécresse.Par ailleurs, pour éviter les inégalités sociales en cas de télé-enseignement, la région va poursuivre sa distribution d'ordinateurs et de tablettes, et équipera tous les élèves entrant en classes de seconde générale et technologique (soit 137.000 tablettes et ordinateurs). Au total, en deux ans, 340.000 équipements numériques ont été distribués par la région.Enfin, la région "prend en charge le contact téléphonique avec les décrocheurs, via une plateforme dédiée", a indiqué Mme Pécresse. Deux campagnes d'appels ont déjà été réalisées entre avril et juin, permettant d'identifier 28.000 jeunes. Résultat: 53% d'entre eux ont repris une formation ou un emploi. Mais 43% sont restés injoignables et 4% ont refusé toute aide. Une troisième campagne d'appels est prévue en décembre.
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Dîners fastueux, travaux aux frais du contribuable, collaboratrice ayant indûment conservé son HLM... plusieurs révélations publiées dans la presse la semaine dernière ont conduit mardi le ministre de la Transition écologique François de Rugy à présenter sa démission au Premier ministre.
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♦ HOMARDS ET GRANDS VINSAlors président de l'Assemblée nationale, François de Rugy et son épouse ont multiplié les dîners privés fastueux à l'Hôtel de Lassay entre 2017 et 2018, affirme Mediapart le 10 juillet. Documents, photos et témoignages à l'appui, le journal en ligne recense une dizaine de ces dîners, qui rassemblaient des invités appartenant pour l'essentiel au cercle relationnel et amical de son épouse Séverine de Rugy, journaliste au magazine Gala.A table, homard, champagne et grands crus issus des caves de l'Assemblée apparaissent sur une photo mise en ligne par Mediapart. François de Rugy met en avant "un travail de représentation" requis par ses fonctions, niant toute "soirée fastueuse". Convoqué le lendemain à Matignon, le ministre s'engage le cas échéant à "rembourser chaque euro contesté".♦ UN HLM QUI NE PASSE PASLe 10 juillet au soir, Mediapart publie des informations concernant un logement HLM à Paris occupé depuis 2001 par la directrice de cabinet de M. de Rugy au ministère de la Transition écologique, Nicole Klein, et conservé de 2006 à 2018 alors qu'elle n'habitait plus la capitale.Le ministre met fin le lendemain aux fonctions de Mme Klein. "Il a voulu sauver sa tête en offrant la mienne", déclare l'ancienne préfète des Pays de la Loire à Ouest-France.♦ TRAVAUX À L'HÔTEL DE ROQUELAURELe 11 juillet, un article de Mediapart concerne des travaux réalisés par le ministre dans son logement de fonction à l'Hôtel de Roquelaure pour un montant de 63.000 euros.Sur Twitter, M. de Rugy justifie les travaux par la nécessité de rénover "régulièrement" ce bâtiment et publie des mails relatifs aux devis.♦ LOYER PRÉFÉRENTIELLe 11, Mediapart publie des informations concernant un appartement qu'il loue près de Nantes et qui serait "à loyer social préférentiel". Il s'agit, selon le ministre, d'un "deux-pièces de 48 m2, loué au prix de 622 euros par mois (appartement et parking), un montant conforme aux prix du marché". François de Rugy affirme n'avoir jamais su qu'il s'agissait d'un appartement à "loyer social préférentiel" et se dit "victime d'une tricherie" de l'agence immobilière ou du propriétaire de l'appartement. ♦ SÈCHE-CHEVEUX DORÉLe ministre qualifie de "mensonge" une information, parue le 12 juillet dans le Parisien, selon laquelle son épouse a acheté avec l'argent de l'Assemblée un sèche-cheveux doré à la feuille d'or, pour 499 euros. Il a été "laissé à l'Assemblée nationale" lorsque le couple a quitté le Palais-Bourbon, précise le ministre.♦ DÎNER HORS-AGENDALe même jour, Ouest-France indique que M. de Rugy a organisé en mars un dîner avec des lobbyistes du monde de l'énergie, en demandant que ce rendez-vous "informel" n'apparaisse pas "dans l'agenda public". ♦ PAS IMPOSABLE EN 2015Toujours le 12, Mediapart affirme que M. de Rugy n'a pas été imposable en 2015. Conformément à la loi à l'époque, celui qui était alors député n'était pas imposable sur la totalité de son revenu. Il a pu également retrancher de son revenu imposable une partie des dons faits à des "organismes reconnus d'intérêt général", écrit le média en ligne. Il a enfin bénéficié de crédits d'impôt liés à la garde d'enfant."Une seule raison: les dons de 1.200 euros que je faisais chaque mois au parti EELV en tant que député du groupe EELV, comme tous les autres députés du groupe, et comme tous les autres parlementaires qui financent ainsi leurs partis et la vie politique", se défend le ministre.
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En déplacement ce samedi à Bayonne, où un chauffeur de bus est mort à la suite d'une agression, Gérald Darmanin a rencontré des élus locaux, la famille et les collègues de la victimes.
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Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a envoyé un message de fermeté à Bayonne, où un chauffeur de bus est mort lors d'une agression, affirmant que "la solution c'est de réaffirmer l'autorité"."Ce n'est pas un simple fait divers", a indiqué le ministre devant la presse, dénonçant "des actes barbares qui n'ont aucune excuse". "Jamais comme ministre de l'Intérieur, jamais le Président et le Premier ministre ne pourront laisser se banaliser une violence gratuite, inacceptable." Il s'agit, a-t-il ajouté, d'un "problème intrinsèque de la société française" Des solutions à trouver pour la sécuritéLe ministre a expliqué qu'il avait demandé au préfet des Pyrénées-Atlantiques de réunir les élus locaux, les parlementaires et les sociétés de transport pour dégager des solutions sur la sécurité.Le ministre avait entamé son déplacement en rencontrant la famille du chauffeur à son domicile de Bayonne, lui annonçant que des mesures seraient prises, "pour les chauffeurs d'ici, mais aussi de toute la France", a rapporté la plus jeune fille du conducteur, Marie, 18 ans. "Il nous à dit qu'il était désolé de la situation, que le gouvernement nous avait entendus", a poursuivi Marie Monguillot, en évoquant cet entretien de 30 à 45 minutes, "un soutien supplémentaire, une force en plus", selon elle.Gérald Darmanin a conclu son déplacement par une rencontre avec les conducteurs de l'agglomération qui ont exprimé depuis lundi leur indignation en usant de leur droit de retrait. Ils doivent reprendre la route lundi "dans des conditions de sécurité renforcées", selon l'opérateur de transports Keolis. "Pour l'instant, le ministre n'a pas fait de promesse", a rapporté Benjamin Blanc, ancien policier reconverti en chauffeur de bus. "On a pu lui dire les choses qui n'allaient pas, il les a entendues j'espère. Après, est-ce qu'il va les comprendre et bouger? On ne peut que croiser les doigts".Agression après un contrôle de ticketLa famille de Philippe Monguillot avait annoncé vendredi soir le décès de ce chauffeur de 59 ans, en état de mort cérébrale depuis son agression. Ce père de trois filles, âgées de 18 à 24 ans, a été victime d'une agression "d'une extrême violence", roué de coups et grièvement blessé à la tête alors qu'il voulait contrôler le ticket d'une personne et exigeait le port du masque pour trois autres passagers, selon le parquet de Bayonne.Deux hommes âgés de 22 et 23 ans et connus des services de police se trouvent en détention provisoire, mis en examen pour "tentative d'homicide volontaire", une incrimination qui doit être requalifiée en "homicide volontaire sur un agent de réseau de transports publics" à la demande du parquet. Deux complices trentenaires ont également été écroués cette semaine pour "non assistance à personne en danger".
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Rico Montego, 22 ans, discute avec des amis au coin d'une rue dans l'est de Washington. C'est ce qu'il fait tous les jours, même si un strict confinement a été décrété dans la capitale des Etats-Unis.
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Le respect des mesures contre la pandémie de coronavirus, entrées dans leur huitième semaine, n'est pas le même selon les quartiers, et de petits rassemblements se produisent toujours dans les zones les plus frappées par la maladie.Rico Montego habite à Trinidad, quartier pauvre où ont été enregistrées plus de 230 infections, un taux par habitant parmi les plus élevés de la ville.Selon les statistiques officielles, 77% des plus de 400 morts à Washington sont noirs, alors que seuls 46% des habitants sont Afro-Américains, ce qui souligne l'incidence disproportionnée du virus sur cette population."C'est très difficile de rester à la maison toute la journée sans rien faire", dit M. Montego, qui ne porte pas de masque."Je travaillais pour une grosse entreprise de sécurité quand ils ont mis fin à nos missions. Ils disent qu'on reprendra, mais je n'ai pas de revenus en attendant. Et je n'ai pas eu mon chèque" d'aide fédérale, explique-t-il. "Nous ne faisons qu'attendre."A quelques pâtés de maisons de là, sur un trottoir, Barry Wright, 61 ans, et huit autres hommes mangent ensemble le repas distribué par une école locale. "Nous sommes ici tous les jours. Nous avons tous grandi pas loin d'ici", dit-il.En théorie, le groupe enfreint les règles du confinement, et encourt 5.000 dollars d'amende et même 90 jours de prison. Mais M. Wright affirme que la police n'intervient pas."Ils nous connaissent, ils s'arrêtent pour parler un peu, nous demandent si nous allons bien et nous donnent des bouteilles d'eau", raconte-t-il.- Inégalités -La pandémie qui a coûté la vie à plus de 93.000 Américains a aussi projeté une lumière crue sur les inégalités économiques et sociales à Washington.La capitale connaît une certaine prospérité depuis de longues années, mais la pauvreté, le chômage et des services publics défaillants marquent toujours certains de ses quartiers à majorité noire.Les Afro-Américains sont plus affectés par le Covid-19 en raison d'une densité plus élevée par logement dans leur communauté, des problèmes de santé plus courants et un moindre accès aux soins médicaux; ils doivent aussi plus souvent prendre les transports en commun pour aller au travail."Tout ceci est accablant pour beaucoup de gens. Tout ce que nous pouvons faire, c'est suivre les directives du confinement", dit Brian Hamilton, pasteur de l'église presbytérienne de Westminster, dans le sud-ouest de la ville."Mais beaucoup de gens se rapprochent les uns des autres, beaucoup ne pratiquent pas la distanciation sociale, et certains jeunes hommes ne veulent pas porter de masque", ajoute-t-il. "Certains n'ont pas de masque, d'autres ne veulent juste pas en porter. Des groupes traînent ensemble, ça arrive beaucoup".Le nombre de décès stagne depuis quelques semaines à Washington, au lieu de chuter comme dans d'anciens foyers de contamination comme New York ou La Nouvelle-Orléans.Les autorités locales pourraient devoir faire face à une longue bataille, mais elles pourraient malgré tout suivre d'autres villes dans l'allègement du confinement.La maire, Muriel Bowser, a indiqué qu'elle pourrait présenter un plan de réouverture progressive dans la semaine, même si le confinement a été prolongé jusqu'au 8 juin.De récentes journées printanières ont encouragé certains habitants à aller dehors et à retrouver des amis, et des parcs ont vu leur fréquentation repartir à la hausse.Rhonda Hamilton, 43 ans, est une volontaire locale élue, qui représente près de 2.000 personnes à Buzzard Point, près de la rivière Anacostia."Les gens disent: nous avons vu six ou sept jeunes gens ensemble. Mais je dis que ces jeunes sont comme une famille, toujours ensemble, et qu'ils tirent leur force de leur groupe", dit-elle."Une grande partie de la culture afro-américaine est basée sur les relations entre personnes, alors les gens continuent de prendre des nouvelles, d'avoir des conversations, de s'assurer que des repas sont distribués", explique-t-elle.
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Étrange expérience pour la victime comme pour les secours. Une mère de famille âgée de 49 ans, déclarée morte par un médecin après un arrêt cardiaque, a été sauvée par les policiers qui venaient constater son décès, jeudi 20 avril à Paris.
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Le cœur de la femme, qui souffre d'anorexie sévère depuis de nombreuses années, avait cessé de battre jeudi en fin d'après-midi. L'alerte a été donnée par sa fille, qui l'a retrouvée étendue dans leur logement du 13ème arrondissement. Une équipe du Samu et une autre des pompiers de Paris ont immédiatement été dépêchées sur place mais une fois sur les lieux, les médecins n'ont rien pu faire pour secourir la victime. À 18h15, le certificat de décès est rédigé. En raison des circonstances du drame, les médecins demandent tout de même à ce que la police intervienne afin d'identifier les causes de la mort. Une heure plus tard, des agents arrivent sur place. Ils soulèvent le drap et remarquent des mouvements dans le corps, au niveau du ventre. Ils constatent alors que la femme a encore un pouls. Les agents entament un massage cardiaque, qu'il effectueront jusqu'au retour des secours. Peu à peu, le cœur bat de nouveau et la femme est transportée à l'hôpital Necker. Si la péripétie semble incroyable, la patiente n'est pas sortie d'affaire pour autant. "Ses chances de survie restent faibles", a indiqué le docteur François Braun, président de Samu Urgences de France. "La prise en charge d'un accident cardiaque suit des recommandations internationales très précises mais ce n'est pas toujours un diagnostic facile", a-t-il également expliqué. "Malheureusement, il peut y avoir des circonstances exceptionnelles trompeuses, par exemple une hypothermie très importante." Le praticien a assuré qu'aucune erreur n'avait été commise par les équipes de secours : "Il n'y a pas tellement à s'interroger sur la prise en charge, qui a été traditionnelle".
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Laurence Sailliet, porte-parole des Républicains, quitte un parti qu'elle avait rejoint en 2002 et devient chroniqueuse de l'émission Touche pas à mon poste, sur C8.
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"Une page se tourne, un nouveau chapitre de ma vie qui s'ouvre." C'est par ces mots que Laurence Sailliet a annoncé sur Twitter son départ des Républicains, elle qui rejoindra l'émission de Cyril Hanouna, "Touche pas à mon poste".Engagée en 2002, porte-parole du parti depuis 2017, et membre du bureau politique, Laurence Sailliet avait, un temps, envisagé de candidater pour en prendre la présidence. Faute de parrainages, elle avait finalement soutenu Laurent Wauquiez.Dixième sur la liste européenne de François-Xavier Bellamy, Laurence Sailliez n'avait pas obtenu de siège lors des dernières élections européennes. Face au faible score des Républicains et aux tensions internes, elle s'était montrée très inquiète au micro de France Info : "la situation est grave. Notre responsabilité est grande, et nous devons tout remettre à plat, sans sujet tabou : les valeurs et les projets." À compter de septembre, elle interviendra comme chroniqueuse dans l'émission "Touche pas à mon poste", sur C8.
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"Griveaux ne pouvait pas revenir parmi nous sans avoir droit à un petit mot de bienvenue...", a assuré auprès de L'Opinion le député Les Républicains Di Filippo, qui s'est fendu d'une allusion à son scandale sexuel pour son retour dans l'Hémicycle.
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Depuis son retrait de la campagne pour les élections municipales à Paris après la diffusion de vidéos intimes le 14 février, Benjamin Griveaux s'est fait très discret, ne participant plus à une séance publique à l'Assemblée nationale. Le député La République en marche de Paris a fait un retour remarqué dans l'Hémicycle le 3 juin, rapporte L'Opinion mardi 9 juin. "Tiens y'a Griveaux", signale notamment un député Les Républicains à ses collègues, alors que débute la discussion le rapport de la commission mixte paritaire sur la crise sanitaire du coronavirus. Fabien Di Fillipo ne peut pas alors s'empêcher de lancer une boutade à la cantonnade. Alors que le rapporteur Guillaume Kasbarian (La République en marche) fini de parler, l'élu de Moselle l'invite à "demander à M. Griveaux s'il n'a rien à nous montrer". Ce qui ne manque pas de provoquer les rires des députés de son groupe et même le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, rapporte L'Opinion.Un commentaire qui ne figure pourtant pas dans le compte-rendu de la séance. Contacté par le quotidien libéral, Fabien Di Fillipo assume néanmoins ses propos : "Griveaux ne pouvait pas revenir parmi nous sans avoir droit à un petit mot de bienvenue...", estime-t-il.
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La directrice de la communication de la SNCF a présenté ce mardi les prévisions de trafic et le plan "ultra-restreint" de circulation des trains en vue de la journée du 5 décembre, qui s'annonce comme un jeudi noir dans les transports.
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A moins de 48 heures de la journée de grève du 5 décembre, la SNCF a indiqué que près de 90% du trafic global serait annulé ce jeudi, lors d'une conférence de presse organisée mardi en milieu d'après-midi au siège du Groupe SNCF. Agnès Ogier (SNCF): "Seulement 3% des TER pourront circuler" et pour les intercités "le trafic sera quasiment nul" le 5 décembrepar BFMTVLa circulation sera "très fortement perturbée sur l'ensemble du réseau" jeudi 5 décembre, annonce la compagnie ferroviaire dans un communiqué rendu public mardi 3 décembre. La porte-parole du groupe SNCF a indiqué lors d'un point-presse que les régions les plus touchées seraient Bretagne et Occitanie, "où le trafic sera quasiment nul".Sur l'ensemble du territoire, seuls 3% des trains TER circuleront, a annoncé Agnès Ogier. Pour les TGV, environ 10% du trafic sera assuré. Les prévisions :♦ TGV : 1 train sur 10 en moyenneSud-est : 2 à 3 allers-retours Paris-Lyon, Paris-Marseille, Paris-Montpellier, Paris-Besançon.Nord : 6 allers-retours Paris-Lille.Est : 1 allers-retours Paris-Strasbourg, Paris-Metz, Paris-Reims.Atlantique : 3 allers-retours Paris-Bordeaux et Paris-Rennes, 2 allers-retours Paris-Nantes.♦ TER : 1 circulation sur 5, grâce à la présence de bus de substitution "partout où c'est possible". Au total, "23 des liaisons habituelles" seront assurées grâce aux connexions routières. Côté ferroviaire, seuls 3% des trains circuleront à l'échelle nationale.♦ Transilien : 1 train sur 10.Sur la ligne B Nord qui relie Paris à l'aéroport Charles-de-Gaulle, 4 trains circuleront par heure en heures de pointe, 2 par heure en heures creuses. Sur les autres lignes, la circulation se fera uniquement en heures de pointe.♦ Intercités : 1 train sur 10.♦ International : trafic très perturbé.
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C'est aujourd'hui que le Premier ministre ramasse les copies. Il y a trois semaines, Édouard Philippe demandait à ses ministres de coucher sur papier la feuille de route de leur ministère pour les cinq années à venir.
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Jeudi 15 juin, Gérard Collomb, François Bayrou, Richard Ferrand ou encore Nicolas Hulot doivent les remettre à Matignon. Ces feuilles de route serviront de base pour l'évaluation de l'action des ministres., rapporte Le Parisien jeudi 15 juin.C'est une technique managériale des plus classiques qui est mise en place par Emmanuel Macron et Édouard Philippe. D'ailleurs, en 2008, François Fillon avait lui aussi mis en place cette méthode visant à encourager la culture du résultat. Le Premier ministre de Nicolas Sarkozy avait fait appel à un cabinet extérieur pour mettre au point des bilans individuels pour les ministres... Une initiative qui avait provoqué des crispations dans l'équipe gouvernementale.UN POINT TOUS LES 6 MOIS"Je ferais tous les six mois le point avec vous sur la mise en oeuvre de ce programme et de ces feuilles de route ministérielles", expliquait Édouard Philippe dans une circulaire. Pour votre part, vous examinerez avec vos directeurs d'administration centrale la bonne réalisation des objectifs."Dans les ministères, c'est l'effervescence, à quelques heures de la remise des feuilles de route. "On s'est réveillé en fin de semaine dernière", reconnaît un ministre, cité par Le Parisien, tandis que d'autres affichent la satisfaction des bons élèves. "Nous avons commencé à travailler juste après la prise de fonction", explique l'entourage de la ministre des Sports, Laura Flessel.LE PREMIER MINISTRE DÉCIDE"Mais, au-delà des objectifs, on demande à chaque ministre de présenter les moyens législatifs et administratifs d'y parvenir, tout en tenant compte de la contrainte budgétaire", précise au Parisien une source à Matignon. Une fois remis, les documents seront examinés par Édouard Philippe lui-même, qui convoquera individuellement, chaque ministre. "On fait des propositions, mais c'est lui qui décide de la priorité de chaque chantier", révèle un ministre au Parisien. "Il ne s'agit pas pour le Premier ministre d'être 'control freak' (obsédé du contrôle, ndlr), mais de s'assurer que tout le monde va dans le même sens", confie un autre.
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L'annonce a été faite par Christian Jacob, chef du groupe Les Républicains à l'Assemblée, mardi 24 juillet.
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"Nous déposons une motion de censure, nous souhaitons que le gouvernement s'explique" dans l'affaire Benalla, a déclaré Christian Jacob à la presse, mardi midi. "Le Premier ministre a répondu à notre demande par une fin de non recevoir", a-t-il poursuivi. Pour pouvoir être déposée, une motion de censure doit réunir 58 signatures, ce qui ne devrait pas poser de problème puisque le groupe LR compte à lui seul 103 membres."Le gouvernement a failli en ne donnant pas droit aux demandes réitérées de s'exprimer sur cette affaire et il ne peut pas y avoir de fonctionnaires qui n'agissent pas sous l'autorité du gouvernement", a insisté l'élu de Seine-et-Marne, qui reconnaît que cette motion ne devrait "pas faire tomber le gouvernement". Une seule motion de censure a été adoptée sous la Ve République en 1962, contre l'élection du président de la République au suffrage universel. Depuis près d'une semaine, les révélations se multiplient concernant le rôle et les privilèges accordés à Alexandre Benalla, ancien collaborateur d'Emmanuel Macron mis en examen pour avoir molesté deux personnes lors de la manifestation du 1er mai à Paris.
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Six policiers avaient été placés en garde à vue lundi dans les locaux de l'IGPN. Le service vient d'être dissout, annonce la préfecture de police.
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Ces mises en examen concernent des faux, usage de faux en écriture et des violences en réunion. Trois d'entre eux ont également été mis en examen pour violences en réunion par personne dépositaire de l'autorité publique, "transport et détention non autorisés de stupéfiants" et "vol", a précisé le parquet. Les quatre agents sont sous contrôle judiciaire. Au total, six policiers, âgés de 30 à 40 ans, avaient été placés en garde à vue lundi dans les locaux de l'IGPN, la "police des polices". Deux ont été remis en liberté mercredi soir, a précisé le parquet de Bobigny.Lors de perquisitions, une cache de stupéfiants a été découverte près du parking de la CSI basée à Aulnay-sous-Bois. "C'est là qu'ils stockaient le produit qu'ils pouvaient récupérer", a détaillé une autre source proche du dossier. "On n'est pas sur des kilos mais plutôt sur quelques dizaines de grammes"."Ce sont des gars qui ont perdu le sens de la mesure, qui n'avaient plus aucune déontologie, et qui pour avoir des résultats, se comportent comme ceux qu'ils ont en face", a ajouté cette source. Cette procédure n'est qu'une partie du scandale qui éclabousse la CSI de Seine-Saint-Denis. Le service, qui sera en partie dissous par les autorités, est visé par une quinzaine d'enquêtes préliminaires, sur la période 2018-2019.
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Depuis l'annonce du premier cas de nouveau coronavirus au Kenya le 13 mars, les autorités de la locomotive économique d'Afrique de l'Est ont adopté des mesures graduelles pour enrayer la propagation de l'épidémie sans pour autant décréter un strict confinement.
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L'AFP s'est plongée mardi pendant 24 heures dans la vie de la capitale kényane et de ses 4,3 millions d'habitants, où, comme ailleurs, la crise sanitaire exacerbe les inégalités sociales et fait déjà sentir ses effets néfastes sur l'économie. - 06H45, barrage de police de Ndenderu -Le jour vient de se lever, la brume matinale enveloppe dans la vallée les serres d'une ferme horticole, à 30km au nord de Nairobi. Sur cette route qui file vers le nord et la région de la Vallée du Rift, des policiers armés contrôlent véhicules et piétons.Depuis le 6 avril, Nairobi et les trois autres principaux foyers de contamination situés sur la côte ont été placés sous cloche. Interdiction d'y entrer ou d'en sortir, sauf exceptions. Le Kenya a enregistré 582 cas au 6 mai dont 329 pour le seul comté de Nairobi.L'inspecteur de police Julius Kariuki Mugo, un masque sur la bouche, explique: "On laisse passer les personnes munies d'une autorisation: ceux qui transportent des vivres, les médecins...".Edward, jeune chauffeur de 25 ans, a dû montrer patte blanche et produire l'attestation de son employeur pour aller livrer sa cargaison de farine à Naivasha, à 75 km plus au nord.- 08H30, centre de Nairobi -D'habitude congestionné en cette heure de pointe, le centre de Nairobi est clairsemé. Dans leur magasin de pièces détachées pour vélos, où finissent de se consumer deux bâtonnets d'encens, les frères N. Shah et S. Shah ne peuvent que constater les dégâts de l'épidémie sur l'économie."Nous tournons à environ 10% de notre activité normale", explique le premier."Les gens n'ont pas d'argent. Quand vous n'avez pas assez d'argent pour payer votre loyer, vous n'en avez pas assez pour faire des courses", complète le second."C'est pire que pendant les élections (souvent synonymes de violences au Kenya, NDLR), parce que pendant les élections, au moins, les gens reçoivent de l'argent des politiciens" qui cherchent ainsi à obtenir leur voix, poursuit-il.- 11H00, cabinet de physiothérapie Moshon, Westlands -Dès la mi-mars, les autorités ont fermé les écoles et vivement encouragé le télétravail. La consigne est plutôt bien respectée dans les secteurs qui le peuvent, comme en témoignent les rues désertes du quartier d'affaires de Upper Hill."Mais pour nous, le télétravail n'est pas une option", souligne Victoria qui détaille les mesures de précaution adoptées dans le cabinet pour "éviter de contracter le coronavirus": historique du patient, gel hydroalcoolique omniprésent, masques obligatoires pour tout le monde, gants de rigueur pour les cinq praticiens et pas plus d'un patient à la fois dans la structure.Comme de nombreux parents, Bernard et Victoria ont aménagé leurs plages de travail pour pouvoir également s'occuper à la maison de la scolarité de deux de leurs trois filles (15 et 9 ans) qui vivent encore sous leur toit.Outre une diminution sensible de leur activité, la vie quotidienne de Bernard et Victoria a profondément changé. "Ca me manque de ne plus voir mes copines" le week-end, lance Victoria dans un grand éclat de rire. "Prendre une bière seul devant sa télévision, c'est pas tout à fait pareil que de prendre une bière dehors avec Abraham", un de ses collègues, renchérit Bernard.- 13H00, café Java, quartier de Kilimani - Véritable institution à Nairobi, la chaîne de cafés-restaurants Java tourne au ralenti depuis le début de la crise: "Nous sommes très affectés dans la mesure où nous ne faisons plus que de la vente à emporter", explique Pamella Gavala, numéro 2 de l'établissement. Le groupe, qui emploie quelque 2.500 employés au total et compte quelque 50 cafés pour la seule capitale, entend rouvrir progressivement à la faveur d'une récente décision du gouvernement d'autoriser une reprise limitée et encadrée de l'activité des restaurants. Pour ce faire, les employés devront subir un test pour le Covid-19, les clients se soumettre à une prise de température en entrant dans un café où ils pourront s'attabler à deux maximum sur des tables espacées les unes des autres. - 15H00, supermarché FoodPlus de Kilimani -Un des rares secteurs de l'économie qui continue d'enregistrer une fréquentation solide a dû s'adapter lui aussi. Dans ce supermarché de cette chaîne de distribution kényane, le port du masque est obligatoire, la température des clients est prise à l'entrée et les caddies régulièrement désinfectés. Aux caisses, des marques au sol rappellent les bonnes distances de sécurité."Les clients se montrent coopératifs (...) La seule difficulté que nous rencontrons, ce sont les familles qui ont du mal à respecter les règles de distanciation sociale", témoigne Daniel Mutuku, gérant adjoint du magasin.- 17H00, restaurant-bar La Tasca, Lavington -Habituellement ouvert de midi "jusqu'au dernier client", parfois tard dans la nuit, l'établissement de Maurizio Fregoni dans le quartier huppé de Lavington est à l'arrêt quasi complet. Le couvre-feu (19H00 à 05H00) imposé par le gouvernement le 25 mars a sonné la fin temporaire de la vie nocturne à Nairobi.Le bar à tapas s'est rabattu sur une activité - limitée - de vente à emporter et attend des jours meilleurs pour ses 14 employés, la majorité au chômage technique.Éternel optimiste, le patron Maurizio indique avoir mis à profit cette période pour "retravailler sa carte" et y ajouter de nouvelles recettes.- 19H00, bidonville de Kibera, secteur Olympic - Régulièrement présenté comme le plus grand bidonville d'Afrique, où s'entassent plusieurs centaines de milliers de Kényans en plein cœur de Nairobi, le bidonville et son activité bourdonnante offrent un contraste saisissant avec la vie au ralenti de nombreux autres quartiers de la capitale. Une poignée de cas y a été recensée mais le coronavirus se rappelle au souvenir de chacun: on trouve des bidons d'eau et du savon devant de nombreuses échoppes, les masques recouvrent le nez, la bouche et surtout le menton de nombreux habitants... Reste que la densité de la population et la nécessité pour chacun de travailler pour acheter à manger rendent les appels à la distanciation sociale presque vains.George Juma, artisan-électricien de 39 ans, tout en rondeurs, n'a pas reçu un appel depuis un mois. "Tout le monde a peur du virus donc ils ne vous font pas venir chez eux", explique-t-il. Il a obtenu de son propriétaire de payer son loyer "quand ce sera fini". En attendant, son foyer de quatre personnes tient grâce à une récente distribution de nourriture par une ONG et à la bienveillance de certains commerçants qui lui font crédit.L'heure du couvre-feu a sonné. Un hélicoptère de la police équipé d'un spot lumineux survole le bidonville, comme un rappel à la loi. Les détonations de deux grenades lacrymogènes se font entendre plus loin dans le bidonville.- 21H00, centre de Nairobi, désert -Sur la façade du groupe de presse privé Nation Media Group, une installation au laser diffuse des messages de prévention: "Stay home", "Wash hands" ("restez chez vous", "lavez-vous les mains"). Rare personne à pouvoir contempler l'installation, Lilian balaye les rues de la capitale. Elle finira à minuit, ira dormir quelques heures dans un abri en attendant 05H00 et la levée du couvre-feu pour prendre son taxi collectif et rentrer chez elle.
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Les abus pédophiles de l'ex-père Preynat doivent être enfin jugés, 30 ans après les faits. Mais le procès ne s'ouvrira finalement que mardi.
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C'est l'affaire dans l'affaire : à l'origine du scandale qui éclabousse depuis quatre ans l'Eglise de France et le cardinal Barbarin, les actes pédophiles de Bernard Preynat devraient finalement être jugés à partir de mardi, et pas ce lundi comme prévu, du fait du mouvement de grève des avocats lyonnais.C'est donc mardi qu'aura lieu le début de ce procès sur des agressions commises voici plusieurs décennies, entre 1971 et 1991, alors que Bernard Preynat officiait comme vicaire-aumônier scout à Sainte-Foy-Les-Lyon, dans le Rhône. Dix victimes mineures au moment des faits se sont constituées partie civile, en plus d'une poignée d'associations. Les plaignants, des scouts âgés de 7 à 15 ans à l'époque, reprochent essentiellement à cet ex-curé, alors réputé brillant et charismatique, des attouchements, baisers sur la bouche et caresses réciproques contraintes, notamment sur le sexe. Âgé de 74 ans, l'ex-prêtre a reconnu la plupart des faits devant la police. Il encourt jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.Preynat avait été discrètement éloigné vers d'autres paroissesDe multiples signalements de parents, victimes et membres du clergé, avaient déjà conduit Bernard Preynat à admettre ses fautes devant ses supérieurs en 1991, mais l'Eglise s'était alors contentée de l'éloigner discrètement vers d'autres paroisses de la région. Ce n'est qu'en 2015 que le scandale perce les murs capitonnés de l'institution, lorsque plusieurs anciens scouts aujourd'hui quadragénaires se sont résolus à porter plainte. Dans la foulée, des victimes se regroupent en association, La Parole Libérée, pour "briser l'omerta" et placer la hiérarchie catholique face à ses responsabilités. Très vite, l'affaire Preynat devient le scandale Barbarin. Primat des Gaules depuis 2002, mis au courant du passé de Preynat, l'emblématique cardinal est pointé du doigt pour ne pas avoir informé la justice et maintenu le prêtre en poste dans le diocèse jusqu'en 2015.Une procédure de citation directe le conduit à la barre, et au terme d'un procès médiatique marqué par des témoignages douloureux et poignants, l'archevêque est condamné en mars 2019 à six mois de prison avec sursis. Désormais en retrait du diocèse, il attend la décision de la cour d'appel le 30 janvier.Dans le dossier Preynat, la mise en examen du 27 janvier 2016 concerne des agressions sexuelles commises sur quatre mineurs entre 1986 et 1991. D'autres plaintes se sont ajoutées mais de nombreux faits ont dû être écartés car prescrits. Sur consigne du Vatican, le curé a été interdit de tout ministère pastoral après sa mise en cause mais il a pu célébrer des messes en privé jusqu'en mars 2018. Et ce n'est que l'été dernier qu'un tribunal ecclésiastique lui a asséné sa première véritable condamnation en l'excluant définitivement de l'Eglise.
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Jean-Pierre Pernaut est devenu la personnalité TV préférée des Français dans le sondage de TV Magazine, passant devant Nagui et Jean-Luc Reichmann.
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Le présentateur historique du 13H de TF1 gagne 6 points de popularité depuis le dernier sondage en décembre 2019, atteignant les 23,7% d'opinions favorables. "C'est la récompense du travail produit par toute l'équipe du 13 Heures avant et pendant le confinement", a déclaré à TV Magazine Jean-Pierre Pernaut Interrogé sur les remarques qu'il fait parfois entre deux reportages, comme sur les migrants ou sur le confinement, le présentateur du JT a assuré qu'il s'abstenait de "donner une opinion". "Le journal de 13 heures est parfois soutenu par des remarques de bon sens, car un journaliste n'est pas un animal froid qui répète simplement une information officielle. Il est là aussi pour raconter la vie des gens", a déclaré Jean-Pierre Pernaut.Le sondage place Stéphane Bern en deuxième position, avec 21,6% d'opinions favorables (+4 points), grâce à ses émissions mais aussi à son action médiatique pour le patrimoine. Nagui, Jean-Luc Reichmann et Michel Cymes les suivent dans le classement.Cyril Lignac y fait une entrée remarquée, à la 6e place, profitant du succès de son émission "Tous en cuisine" lancée sur M6 pendant le confinement. Il est également le préféré des jeunes téléspectateurs (18-34 ans) selon le sondage.Le chef de M6 devance même l'agent immobilier de la chaîne, Stéphane Plaza, qui était sur le trône début 2019. Suivent dans le classement Laurent Delahousse, Elise Lucet, Karine Le Marchand, Anne-Sophie Lapix et Harry Roselmack. Denis Brogniart (16e), Olivier Minne (20e), Thomas Sotto (24e) et Bruce Toussaint (40e) enregistrent les plus fortes progressions. Le sondage a été réalisé par OpinionWay pour TV Magazine du 3 au 5 juin 2020 sur un échantillon de 1.027 personnes représentatif de la population française, âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
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Le dossier n'est pas encore un chantier, mais Jean-Michel Blanquer prépare le terrain. Dans un entretien au Journal du Dimanche de ce 23 juillet, le ministre de l'Éducation nationale évoque le sujet des congés scolaires qu'il juge "important".
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"Il n'y a pas d'engagement présidentiel en la matière. Mais à chaque fois qu'on parle du rythme de l'enfant au XXIe siècle, on doit se poser la question des vacances, qu'il s'agisse de l'été ou des vacances intermédiaires. C'est un sujet plus important que celui du rythme hebdomadaire", déclare-t-il dans les colonnes du journal.Parmi les autres sujets abordés par le ministre, les changements appliqués à l'école dès la rentrée, tels que le dédoublement des classes de CP en réseau d'éducation prioritaire renforcé ou la restauration des classes bilangues, des sections européennes et du latin. "Pour aller de l'avant, on doit toujours analyser les forces et les faiblesses de ce dont on hérite. Depuis mon arrivée, j'ai engagé ce processus afin de préserver ce qui est bon et d'améliorer ce qui ne fonctionne pas. L'ensemble de mes actions se résume en la volonté de bâtir l'école de la confiance", indique encore Jean-Michel Blanquer.Ce dernier confirme également que 37% des communes veulent un retour aux semaines de quatre jours, soit 28% des élèves en primaire. Pour autant, l'ancien recteur d'académie ne veut pas "détricoter" la réforme du collège mise en place par Najat Vallaud-Belkacem. "Revenir en arrière n'est pas ma méthode", lâche-t-il.Dès lors, sa vision de l'école pourrait bien résulter d'un syncrétisme de modèles, des établissements privés à ceux de l'étranger. "Je suis profondément habité par la valeur et la force de l'école publique. Si la plus grande fuite observée vers le privé depuis des décennies a eu lieu à la rentrée 2016, il y a une raison : en imposant des mesures uniformes, la réforme du collège a cassé l'attractivité des établissements publics. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s'inspirer du privé, mais aussi des modèles étrangers et surtout des études scientifiques. Le vrai ennemi du service public, c'est l'égalitarisme ; son ami, la liberté. La liberté bien conçue favorise l'égalité. Beaucoup de syndicats peuvent entendre cela."
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Les prévisions saisonnières de Météo France annoncent des températures plus élevées que la moyenne pour les trois prochains mois. Les températures pourraient même s'approcher des records saisonniers début février.
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Cet hiver est pour l'heure d'une "douceur exceptionnelle", relève Météo France, qui ajoute que les températures sont supérieures à la normale sur pratiquement toute l'Europe de l'Ouest. Cette douceur "va se renforcer" dans les jours qui viennent, prévient Météo France dans ses prévisions saisonnières publiées fin janvier. Ces prévisions saisonnières donnent les grandes tendances climatiques - plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que la normale - sur les trois mois à venir, à l'échelle d'une région. L'institut météorologique indique que "les températures vont atteindre des niveaux exceptionnellement élevés début février". Ainsi, la température pourra dépasser les 15 °C au nord de la Loire et parfois dépasser les 20 °C sur les régions les plus méridionales. "Les valeurs les plus élevées pourraient même s'approcher des records pour un début février", indique Météo France. Le trimestre prochain devrait également être plus chaud que la normale sur toute l'Europe, prévient Météo France qui explique que les modèles de prévisions saisonnières proposent "d'une part, un puissant anticyclone des Açores s'étendant fréquemment sur l'Europe occidentale et d'autre part une dépression d'Islande plus creuse que d'habitude, dirigeant les perturbations et les coups de vent associés vers le nord du continent, dans une circulation atmosphérique d'ouest renforcée".Par conséquence, "la probabilité d'un trimestre plus chaud que la normale est très forte sur l'Europe entière" et les précipitations se feront "plus rares que la normale sur les régions méditerranéennes", explique l'institut météorologique. Par ailleurs, les cinq prochaines années pourraient être les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde, selon le service météo britannique, le Met Office. Dans des prévisions qui étudient les tendances climatiques des dix prochaines années, l'institut météorologique estime que pour chaque année de 2020 et 2024, la température devrait être 1,06 à 1,62°C plus élevée que la normale. La Terre pourrait atteindre un réchauffement de +1,5°C d'ici 2024, prévient le Met Office.
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Déjà dans la tourmente après le livre de Sarah Abitbol, le monde du patinage artistique va faire l'objet d'investigations supplémentaires, avec une nouvelle enquête du parquet de Paris, consécutive à un rapport accablant de l'Inspection générale du ministère des Sports.
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Cette procédure a été initiée le 4 septembre pour "viols" et "agressions sexuelles" par personne ayant autorité sur mineur, a annoncé jeudi le ministère public.C'est la publication fin janvier de l'ouvrage de l'ancienne patineuse Sarah Abitbol, "Un si long silence" (Plon), qui a servi de détonateur et ébranlé la Fédération française des sports de glace (FFSG), allant jusqu'à faire tomber son tout-puissant président.Sarah Abitbol accusait dans son livre son ex-entraîneur Gilles Beyer de l'avoir violée et agressée sexuellement plusieurs fois entre 1990 et 1992, une période désormais couverte par la prescription. A la suite de ces révélations, le ministère des Sports avait diligenté une enquête administrative auprès de l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGESR).Celle-ci a mis en évidence des soupçons pesant sur 21 entraîneurs de la FFSG, dont 12 mis en cause pour "des faits de harcèlement ou d'agressions sexuelles". Parmi ces derniers, trois ont été condamnés par le passé à des peines d'emprisonnement fermes ou assorties de sursis.Sept autres dossiers concernaient des "violences physiques ou verbales".- "Favoriser l'omerta" -Début août, le ministère des Sports avait annoncé que l'IGESR avait transmis les conclusions de son enquête à la justice. Il avait ajouté que ces différents dossiers avaient déjà abouti au placement en détention provisoire d'un entraîneur en février et à cinq mesures administratives d'interdiction d'exercer en avril."Le volume des affaires" identifiées dans le rapport "est révélateur de pratiques et de comportements reproduits, qui ont traversé des générations d'entraîneurs dans les principales disciplines de la FFSG", avait souligné le ministère."Il est sans équivalent au plan international", avait-il poursuivi.La mission d'enquête égratignait le fonctionnement fédéral marqué par "une forte concentration des pouvoirs", qui n'a pu que "favoriser une forme d'omerta sur les soupçons qui pesaient à l'égard d'entraîneurs et a pu conduire à l'absence de procédures disciplinaires".Pour l'heure, l'enquête du parquet de Paris, confiée à la Brigade de protection des mineurs, vise à "identifier et localiser les potentielles victimes et mis en cause et déterminer les parquets compétents" en France pour chaque cas, mais un éventuel élargissement à des faits de "non-dénonciation de crime ou délit" n'est pas à exclure.L'enquête visant Gilles Beyer est, pour sa part, toujours ouverte. Plusieurs auditions, dont celle de la mère d'une jeune championne de patinage, qui accuse cet entraîneur de harcèlement sexuel et de chantage en 2017 et 2018, ont déjà eu lieu. Les investigations visent à identifier d'autres victimes potentielles.Après les révélations de Sarah Abitbol, Didier Gailhaguet, président pendant plus de vingt ans de la FFSG, avait été contraint de démissionner de son poste début février, sous pression de la ministre des Sports, Roxana Maracineanu.L'ancienne patineuse Nathalie Péchalat avait été élue mi-mars pour lui succéder.Lorsque le rapport de l'IGESR avait été dévoilé, les avocats de Didier Gailhaguet, Me Vincent Brengarth et Me William Bourdon, avaient dénoncé sa "partialité".Ils avaient ainsi déploré que "l'ensemble des critiques se focalise de manière exclusive sur la personne de Monsieur Didier Gailhaguet", à qui il était reproché de n'avoir pas alerté sur ces soupçons, dont il aurait eu connaissance, au moins en partie.
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Le chef de l'État français a annoncé qu'il recevrait la chrétienne pakistanaise vendredi.
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Elle avait été condamnée à mort en 2010 et acquittée huit ans plus tard, avant de fuir vers le Canada où elle avait trouvé refuge. Asia Bibi souhaite aujourd'hui poursuivre son exil en France où elle a fait le voeu d'obtenir l'asile. "Comme nous l'avons toujours dit, la France est prête à accueillir Asia Bibi et sa famille en France si tel est leur souhait", a affirmé la présidence. "Évidemment, j'ai le désir que le président entende ma demande" d'asile, déclaré Asia Bibi, espérant avoir l'occasion de rencontrer Emmanuel Macron et son épouse lors de son séjour à Paris, qui se déroule sous protection en raison des menaces dont elle reste la cible."Depuis sa condamnation en 2010 pour délit de blasphème, la France a été mobilisée aux côtés d'Asia Bibi", souligne l'Élysée. "Nous avons plaidé pour son acquittement et agi, avec nos partenaires européens et canadiens, pour sa libération effective". "La France est le pays où j'ai reçu une nouvelle vie. Anne-Isabelle est pour moi comme un ange", a expliqué Asia Bibi, en référence à la journaliste française Anne-Isabelle Tollet, avec laquelle elle a écrit son livre autobiographique et espère continuer à travailler. Paru fin janvier en français - il sortira en septembre en anglais -, l'ouvrage livre peu de détails sur sa nouvelle vie au Canada, mais revient longuement sur son emprisonnement.Condamnée à mort pour "blasphème"Asia Bibi doit recevoir demain après-midi des mains de la maire socialiste de la capitale Anne Hidalgo, le diplôme d'honneur de la Ville de Paris qui lui avait été décerné en 2014. Ce devrait être sa première apparition publique. Elle doit aussi rencontrer des journalistes en fin de semaine. Ouvrière agricole et mère de famille d'une cinquantaine d'années, elle Bibi avait été condamnée à mort pour "blasphème" à la suite d'une dispute avec des villageoises musulmanes au sujet d'un verre d'eau. Le blasphème est un sujet incendiaire au Pakistan, où de simples accusations suffisent parfois à entraîner des lynchages meurtriers.S'en était suivie une longue saga judiciaire qui avait divisé le pays et ému la communauté internationale, attirant l'attention des papes Benoît XVI et François. Après avoir passé plus de huit ans dans les couloirs de la mort au Pakistan, jusqu'à son acquittement en octobre 2018, elle vit depuis mai 2019 au Canada. Les chrétiens, qui comptent pour environ 2% de la population pakistanaise très majoritairement musulmane, constituent l'une des communautés les plus déclassées du Pakistan.
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La réduction de la limitation de vitesse sur les routes secondaires, passant de 90 à 80 km/h, suscite la désapprobation d'une grande partie des Français, selon un sondage. Malgré la fermeté d'Édouard Philippe sur le sujet, Emmanuel Macron n'exclut pas des aménagements.
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Plus de six mois après sa mise en vigueur, l'impopularité semble toujours vive. Seulement 14% des Français se disent favorables à un maintien de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, selon un sondage Odoxa Dentsu-Consulting diffusé jeudi 17 janvier*. Ils sont 44% à vouloir un abandon pur et simple de cette mesure appliquée depuis le 1er juillet 2018, tandis que 42% souhaitent un "aménagement de cette mesure".L'avenir de cette réforme est l'un des sujets mis sur la table par Emmanuel Macron dans le cadre du "grand débat national" organisé en réponse à la colère des "gilets jaunes". Le chef de l'État a d'ailleurs fait savoir qu'il était prêt à concéder des exceptions locales pour les 80 km/h. "Il faut ensemble que l'on trouve une manière plus intelligente de le mettre en oeuvre. Il n'y a pas de dogme", a déclaré mardi 15 janvier le président de la République lors de son échange avec les maires à Grand Bourgtheroulde (Eure)."Il n'y a aucun débat interdit, on peut parler de tout, y compris des 80 km/h"Cette déclaration apparaît comme un désaveu pour le Premier ministre Édouard Philippe. Initiateur de la mesure malgré l'opposition de plusieurs ministres, il a écarté depuis un an les appels, notamment de présidents de conseils départementaux mais aussi de députés LREM, à des "aménagements locaux" risquant de vider la mesure de sa substance. Dès l'annonce de la mesure entrée en vigueur, le gouvernement s'était dit ouvert à un abandon de la mesure dans deux ans si elle s'avérait sans effet notable contre la mortalité sur les routes."Il n'y a aucun débat interdit, on peut parler de tout, y compris des 80 km/h", a néanmoins réagi Matignon, évoquant les résultats de la mortalité routière pour 2018, attendus d'ici la fin janvier, pour "nourrir le débat". Pour l'heure, ce bilan s'annonce positif : avec 3.176 morts sur les onze premiers mois de l'année, la France comptait en novembre 193 tués de moins qu'en novembre 2017, ce qui devrait permettre d'atteindre un niveau proche du plus-bas historique de 2013 (3.427 tués). Un argument pour les défenseurs de la mesure.Parmi les opposants à cette mesure, le président du conseil départemental des Hautes-Alpes s'est dit prêt à "apporter sa contribution". Au printemps dernier, l'élu avait symboliquement fait voter une délibération pour maintenir la vitesse maximale autorisée à 90 km/h pour protester contre la mesure du gouvernement. Mais un mois plus tard, le service de contrôle de légalité de la préfecture avait estimé que la collectivité ne pouvait délibérer sur ce sujet qui n'était pas de la compétence départementale.(*) Enquête réalisée en ligne les 16 et 17 janvier auprès de 1.000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
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Pas moins de 72 chefs d'État ou de gouvernement sont accueillis ce week-end dans la capitale à la fois la fois pour les commémorations de la fin de la Première Guerre mondiale mais aussi pour le Forum pour la paix.
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Entre les commémorations de la fin de la Première guerre mondiale et le Forum, ce week-end s'annonce hors-norme. La sécurité a donc logiquement été renforcée. "Près de 10.000 personnes, 10.000 forces de sécurité, seront mobilisées pour sécuriser l'ensemble du dispositif" samedi 10 et dimanche 11 novembre, a annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, entouré du secrétaire d'État Laurent Nuñez et du préfet de police Michel Delpuech. Près de 300 intervenants médico-secouristes seront aussi mobilisé."Paris accueillera 98 délégations étrangères, 72 chefs d'État ou de gouvernement à la fois pour les commémorations de la fin de la Première Guerre mondiale mais aussi pour le Forum pour la paix", a souligné M. Castaner qui s'exprimait en marge d'une réunion sur le sujet à la préfecture de police de Paris. Il s'est dit "serein et confiant". "Mais il nous faut être extrêmement vigilants", notamment face "au risque terroriste" et à celui de "la mouvance radicale", a-t-il encore dit.Des forces de l'ordre "préparées et déterminées""On se pense en capacité de faire face à l'événement. Nous sommes sereins, confiants mais aussi préparés et déterminés", a assuré M. Delpuech à l'AFP.Des périmètres de sécurité ainsi que des mesures de contrôle seront installés autour des différents sites concernés par les commémorations, selon la préfecture de police. Tout comme autour du musée d'Orsay, qui accueillera samedi soir un dîner offert par le président de la République Emmanuel Macron aux 72 chefs d'État et de gouvernement, ou autour de la Philharmonie de Paris (19e arrondissement) où se déroulera un concert pour plusieurs membres des délégations étrangères.Dimanche, près de 2.000 membres des forces de l'ordre seront consacrés à la sécurisation du secteur de l'Arc de Triomphe qui sera bouclé avec des points de filtrage.Ce même jour, 2.600 personnes sont attendues au Forum de la paix à la Grande halle de La Villette (19e arrondissement). Là encore le site sera bouclé avec point de filtrage et la circulation sera neutralisée sur le périphérique entre la porte de La Muette et la porte de Pantin, entre 13h et 16h. Un rassemblement anti-Trump sous haute surveillanceUn rassemblement contre la venue de Donald Trump a été autorisé place de la République dimanche à 14h où sont attendues "plusieurs milliers de personnes", selon la préfecture de police. Elle se prépare à "un risque de débordements dus à la création attendue d'un black-bloc". La préfecture de police anticipe "la présence de 200 à 400 activistes violents susceptibles de se constituer en black bloc sur place et qui peuvent entraîner avec eux quelques centaines de suiveurs", selon Michel Delpuech. "On a prévenu les riverains et on est là pour mettre fin aux débordements", affirme-t-il. Pour cela, l'accès à la place de la République se fera par les métros alentours et un maximum de contrôles sera effectué."Une fois que le rassemblement aura lieu, nous ferons en sorte qu'il se tienne place de la République (...) et nous le ferons selon ma formule de 'présence à distance', nous n'avons pas besoin d'être au contact", a détaillé le préfet de police. "On sera à proximité mais pas collé et inversement, on a mis en place une capacité d'intervention rapide avec un nombre conséquent d'unités qui aura pour mission d'intervenir sur ordre en cas de débordements"."On a ce qu'il faut pour gérer l'événement. Après, le passage à l'acte violent ce n'est pas moi qui le maîtrise", a-t-il concédé.10.000 policiers restent disponibles"Toute la maison est mobilisée", assure le préfet: le renseignement, la sécurité de proximité, l'ordre public, la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), le laboratoire central et ses démineurs, les sapeurs-pompiers de Paris ou encore la direction des services techniques et ses dispositifs anti-drones avec l'appui d'unité de forces mobiles.Michel Delpuech a toutefois tenu à rassurer les Parisiens : "La sécurité quotidienne n'est pas perdue de vue". "Dans les commissariats parisiens et en petite couronne, 10.000 policiers supplémentaires restent disponibles", a-t-il dit.
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Samedi 29 août, des chutes de neige ont été observées sur les sommets pyrénéens. En témoignent les nombreux clichés postés sur les réseaux sociaux, relayés par 20 Minutes.
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Alors que l'été n'est pas encore fini, des chutes de neige ont été observées samedi 29 août sur certains massifs français et plus particulièrement les Pyrénées. "Après 2 mois et demi d'absence, revoilà la neige ce matin dans les Pyrénées à la faveur d'un bon flux de nord depuis hier", a confirmé Météo Pyrénées sur son site. Avec des températures négatives relevées à certains endroits. Ainsi -3,3°C ont été enregistrés sur le Pic du Midi, à 2 800 mètres d'altitude samedi, à 7 heures du matin. Un peu plus bas, à environ 2 300 mètres, le thermomètre indiquait 0°C avec pour couronner le tout, un manteau neigeux de quelques centimètres. "Ce n'est rien d'exceptionnel, mais la chute des températures est impressionnante puisqu'on a perdu quasiment 20 degrés depuis vendredi", soulignent les responsables de l'association Météo Pyrénées, qui ont partagé une série de photos sur les réseaux sociaux, relayée par 20 Minutes.Pour les amateurs de neige, les réjouissances ne devraient être que de courte durée. En effet, selon Météo Pyrénées, d'ici quelques heures, les températures devraient remonter et le manteau blanc disparaître : "Un épisode classique de fin août qui devrait se terminer demain. Les neiges d'été sont toujours fugaces !" Il faudra donc sûrement patienter encore quelques mois et l'arrivée de l'hiver pour voir les Pyrénées se parer à nouveau de leur beau manteau neigeux.
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57% des sympathisants Les Républicains (LR) se disent ouverts à l'idée d'un rapprochement avec le Rassemblement national (RN). Dans le parti de Marine Le Pen, ils sont 68% à voir d'un bon
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œil une telle alliance.Et si les droites se fédéraient ? 17 ans après le front républicain derrière l'UMP de Jacques Chirac pour faire barrage au FN de Jean-Marie Le Pen, l'idée commence à faire son chemin. Elle plaît en tout cas aux électeurs, selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro, publié mardi 1er octobre. 57% des sympathisants LR sont favorables à des alliances avec le RN. Chez les sympathisants du parti de Marine Le Pen, ils sont 68% à s'y montrer ouverts. Les sondés se revendiquant de droite sont plus nombreux (24%) que ceux qui affirment être de gauche (17%) et du centre (13%). Un axe droite-gauche sur lequel se positionnent de moins en moins les Français, puisque les sympathisants de droite ne sont pas tous des électeurs LR ou RN. 34% d'entre eux sont des sympathisants La République en marche. Pour les sondés revendiquant une appartenance à la droite, c'est Nicolas Sarkozy qui incarne toujours le mieux la droite (76%), devant Marion Maréchal (59%) et Xavier Bertrand (52%), qui ne cache plus ses ambitions présidentielles. Parmi les préoccupations, la question de l'immigration arrive en tête.
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Le tabloïd prodémocratie Apple Daily s'est vendu comme des petits pains mardi à Hong Kong, illustration du soutien de la population à son propriétaire Jimmy Lai, arrêté lundi lors d'une opération de police visant d'autres voix critiques envers Pékin et libéré sous caution mardi soir.
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M. Lai, 71 ans, est ressorti du commissariat de police vers minuit (16H00 GMT) au milieu d'une foule de partisans, a constaté un journaliste de l'AFP.Les signes d'une reprise en main musclée de la région semi-autonome de Hong Kong se sont multipliés depuis que Pékin lui a imposé en juin une loi sur la sécurité nationale très répressive, comme une réponse aux mois de contestation sans précédent en 2019, lorsque des millions de personnes descendaient dans la rue.Jimmy Lai, richissime magnat de la presse, faisait partie des 10 personnes interpellées lundi dans un vaste coup de filet contre la mouvance prodémocratie, avant qu'environ 200 policiers ne perquisitionnent la salle de rédaction de son journal, très critique envers Pékin. Nouveau signe de la popularité de l'opposition dans l'ex-colonie britannique, ses habitants se sont précipités mardi dans les kiosques pour se procurer l'Apple Daily, qui avait anticipé cette demande en tirant exceptionnellement à 550.000 exemplaires, contre 70.000 en temps normal.Un restaurateur du quartier populaire de Mongkok en a acheté une cinquantaine de copies, expliquant qu'il comptait les distribuer gratuitement à ses clients. "Comme le gouvernement ne veut pas que l'Apple Daily survive, nous autres Hongkongais devons le sauver nous-mêmes", a expliqué l'homme disant s'appeler Ng. Signe de l'inquiétude ambiante face à la nouvelle loi sécuritaire, de moins en moins de Hongkongais acceptent de décliner leur identité.- "Nous nous battrons" -"Nous nous battrons", proclame en Une l'Apple Daily mardi, une promesse écrite en rouge vif sur une photo pleine page de Jimmy Lai encadré par des policiers.Son arrestation a provoqué une vague d'achat d'actions de son groupe de presse Next Digital. Entre lundi matin et la clôture de la Bourse mardi soir, le titre a pris plus de 1.100%.Les arrestations et la perquisition ont été condamnées comme des atteintes "sans précédent" à la liberté de la presse, dont Hong Kong était naguère une place forte, des atteintes qui étaient inimaginables il y a encore quelques mois."La police combat désormais de façon ouverte la liberté de la presse. Je suis très en colère", a dénoncé à Mongkok une femme se faisant appeler Chan, qui a acheté 16 exemplaires du journal.Considérée comme une réponse de Pékin aux mois de manifestations en faveur de la démocratie qui avaient ébranlé Hong Kong en 2019, la loi sur la sécurité nationale imposée le 30 juin donne aux autorités locales de nouveaux pouvoirs pour réprimer quatre types de crimes contre la sécurité de l'Etat: la subversion, le séparatisme, le terrorisme et la collusion avec des puissances étrangères.Nombre de militants pour la démocratie dénoncent un texte liberticide qui vient en finir selon eux avec le principe "Un pays, deux systèmes" établi lors de la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, qui garantissait jusqu'en 2047 aux Hongkongais des libertés inconnues dans le reste de la Chine.- "Fauteur de troubles" -Ils s'inquiètent en outre du fait que Pékin utilise des lois similaires pour museler la contestation ailleurs sur son territoire.Plusieurs dirigeants étrangers ont fait part de leur préoccupation quant à ce nouveau coup de filet, parmi lesquels le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, que Jimmy Lai avait rencontré l'année dernière, et qui a vu dans son arrestation une "preuve supplémentaire que le Parti communiste chinois a éviscéré les libertés de Hong Kong et les droits de son peuple".M. Lai, 71 ans, a été arrêté pour collusion avec des forces étrangères et fraude. Une initiative saluée par Pékin, qui l'a présenté comme "un fauteur de troubles antichinois" ayant conspiré avec des étrangers pour "provoquer le chaos".Deux de ses fils ont aussi été interpellés, de même que la jeune militante prodémocratie Agnes Chow et Wilson Li, un ancien activiste se présentant comme un pigiste travaillant pour la chaîne britannique ITV News.Plusieurs heures avant M. Lai, Agnes Chow avait déjà été libérée sous caution mardi soir. "Il est évident que le régime et le gouvernement utilisent la loi sur la sécurité nationale pour réprimer les opposants politiques", a-t-elle déclaré à la presse après sa libération.Lors d'un point presse lundi soir, la police a accusé les personnes arrêtées d'avoir par le passé participé à un groupe qui avait fait pression pour que des sanctions soient imposées à Hong Kong."Ce groupe était encore actif après l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité", a accusé Li Kwai-wah, un haut responsable de la police.Lundi, Pékin a annoncé des sanctions à l'encontre de 11 responsables américains, dont les sénateurs Marco Rubio et Ted Cruz, en représailles à des mesures similaires prises vendredi par Washington contre des responsables chinois accusés de saper l'autonomie de Hong Kong, dont la cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam.
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L'animateur devrait présenter à la rentrée prochaine le Grand Echiquier, programme culte des années 1970/80 créée par Jacques Chancel.
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Une émission culte du PAF est sur le point de renaître de ses cendres. Comme l'avait révélé le JDD en mai dernier, la présidente de France télévisions Delphine Ernotte avait validé le retour à l'antenne du Grand Echiquier. Programme emblématique diffusé de 1972 à 1974 sur la deuxième chaîne de l'ORTF puis de 1972 à 1989 sur Antenne 2, l'émission créée et animée par Jacques Chancel était un grand rendez-vous mensuel mêlant la variété populaire et la culture exigeante. Selon les informations de Pure Médias, Stéphane Bern est pressenti pour animer cette nouvelle version. Le Grand Échiquier accueillait sur son plateau des chanteurs, des sportifs, des artistes de la danse... En 2015, lors du décès de Jacques Chancel, France 2 avait programmé un numéro spécial du Grand Échiquier diffusé en deuxième partie de soirée. Une émission hommage présentée par Frédéric Taddéï. La rentrée s'annonce donc chargée pour Stéphane Bern qui présente déjà Secrets d'histoire, La folle histoire de... et Laissez-vous guider. Comme le précise Pure Médias, la production du Grand Echiquier sera confiée à Troisième Œil Productions qui produit notamment C à vous, C l'hebdo, Zemmour et Naulleau.
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Le chantier pour déployer le très haut débit sur tout le territoire français souffrira en 2020 d'un retard dû au coronavirus, avec un retour à un niveau de 4,3 millions de prises fibre installées, inférieur à celui de 2019, ont prévenu lundi les acteurs de la filière.
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L'an dernier, 4,8 millions de prises avaient été raccordées.Les acteurs prévoyaient avant la crise sanitaire un nombre record de 5,3 millions de prises raccordées à la fibre optique cette année, notamment en zone moyennement dense et rurale.En raison des retards dus au confinement et aux gestes-barrières qui compliquent les chantiers de pose, un million de prises raccordables ne le seront pas, montre une étude commandée par Infranum, qui regroupe les industriels des télécoms."On a un assez bon niveau de confiance" sur cette estimation à la condition que des mesures pour la reprise soient mises en place, a précisé à l'occasion d'une visioconférence Etienne Costes, chargé du secteur télécoms et technologies pour le cabinet EY et coauteur de l'étude.Lors du confinement, les chantiers sont descendus à entre 40% et 50% de leur activité nominale. Les entreprises déclarent depuis être revenues à 75%, et estiment qu'elles seront à 90% à partir de septembre.Alors que les opérateurs, le régulateur des télécoms et des acteurs publics avaient exprimé des inquiétudes quant à la survie de la filière, composée d'une myriade de sous-traitants, les diverses mesures de soutien de l'État et des donneurs d'ordre semblent avoir limité les dégâts, selon les auteurs du rapport.Ainsi, "11% des acteurs interrogés envisagent de licencier. C'est à la fois peu, mais quand même significatif pour une filière censée tourner à plein", a dit M. Costes. "Tous les opérateurs télécoms ont pris des mesures sur les délais de paiement", a déclaré le président d'Infranum, Étienne Dugas. Orange et Bouygues Telecom ont également "accepté de payer un surcoût pour aider les entreprises de la filière à accélérer plus fort et plus vite", a-t-il précisé.Le chantier de déploiement de la fibre optique en France s'inscrit dans le plan "THD" qui vise une couverture intégrale du territoire d'ici à 2022 en internet très haut débit, fixe et mobile.Pour tenir cet objectif, la filière présentera dans quelques jours ses propositions pour un plan de relance.
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Dans son livre Puisque tout passe aux éditions Grasset, la journaliste revient sur sa relation particulière avec sa maman disparue.
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Claire Chazal dit tout. D'ordinaire discrète sur sa vie privée, l'ancienne présentatrice vedette du 20 heures de TF1 se confie sans filtre. Dans son livre à paraître le 3 mai prochain, Puisque tout passe publié aux éditions Grasset, la journaliste revient sur les hommes de sa vie, son départ brutal du 20 heures, sa peur de vieillir, la solitude, ses angoisses... Comme le souligne Télé Star, autant de failles qu'elle impute à sa maman disparue le 10 avril 2015 à l'âge de 89 ans.Institutrice, devenue professeur agrégée de lettres, Josette Chazal était une mère dure et exigeante. "Courageuse ? C'est l'un des très rares qualificatifs louangeurs dont ma mère me gratifiait. (...) J'aurais tant voulu qu'elle poursuive : "gentille, attachante, forte, intelligente... bref, la meilleure", confie Claire Chazal dans son livre alors qu'elle s'efforce tous les jours d'"oublier les peurs ancestrales de ma mère, ses appréhensions maladives (...), ses suffocations dans le métro ; son horreur de l'avion et du huis-clos quel qu'il soit ; cette angoisse que son regard trahissait."Un souvenir particulièrement douloureux est également évoqué par l'ex-compagne de Patrick Poivre d'Arvor. "Elle m'avoua qu'elle n'avait pas voulu d'enfant", indique-t-elle alors qu'elle était enceinte à ce moment-là. Comme le rappelle Télé Star, Josette Chazal a donné naissance à un enfant mort-né entre son frère aîné et elle. "Cette amertume pourrait-elle expliquer sa relative agressivité à mon égard ?", s'interroge enfin la présentatrice d'Entrée Libre sur France 5.
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L'attentat de Nice a donné lieu à deux enquêtes judiciaires, l'une pour terrorisme instruite à Paris et l'autre pour mise en danger de la vie d'autrui visant le dispositif de sécurité, et instruite à Nice.
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Le chef de cabinet d'Emmanuel Macron, François-Xavier Lauch, a été récemment entendu par la justice comme témoin assisté dans l'enquête sur d'éventuelles failles de sécurité après l'attentat de Nice en 2016, a indiqué jeudi 4 avril l'Elysée. Il était à cette époque directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes. La présidence a confirmé une information du Monde, selon lequel le haut fonctionnaire a été interrogé le 22 mars par les deux juges d'instruction chargés de l'enquête pour mise en danger de la vie d'autrui concernant le dispositif de sécurité du 14 juillet 2016 à Nice. Ce jour-là, Lahouaiej Bouhlel, un chauffeur-livreur tunisien de 31 ans, avait tué 86 personnes et en avait blessé 400 autres en lançant son camion sur la foule après le feu d'artifice de la fête nationale, selon un mode opératoire préconisé par l'organisation État islamique. Avec son pistolet, il avait ouvert le feu sur des policiers à plusieurs reprises, avant d'être tué.La justice s'intéresse aux conditions dans lesquelles a été mis en place le dispositif de sécurité autour des festivités, dont le feu d'artifice, du 14 juillet sur la promenade des Anglais. Le Monde précise que "si l'information a été ouverte pour mise en danger de la vie d'autrui, les magistrats ont signifié à M. Lauch qu'ils entendent 'examiner les faits sous l'angle de l'homicide et des blessures involontaires".
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Anne Hidalgo entend demander cette mesure au préfet de police de Paris, dans les zones où il est impossible de respecter les distanciations sociales, explique Le Monde.
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Le port du masque obligatoire se généralise un peu partout dans l'Hexagone. La Mayenne, certaines villes des Pyrénées-Atlantiques, de Bretagne ou encore du Nord... les préfets ont pris une série de décisions allant dans ce sens. Et alors que certains indicateurs montrent une reprise de l'épidémie qui fait craindre à certains experts une seconde vague prochainement, les autorités s'inquiètent. À Paris, Anne Hidalgo devrait formuler sa demande auprès de Didier Lallement, le préfet de police de Paris, nous rapporte nos confrères du Monde. Elle souhaite rendre le port du masque obligatoire dans la capitale, mais pas partout. Si aujourd'hui rien n'est encore totalement défini, plusieurs zones dites "à risques" sont concernées, comme les rues où les touristes viennent en nombre, les rues commerçantes, les Quais de Seine, les parcs et jardins ou encore les marchés extérieurs. Bien consciente que le port du masque peut s'avérer désagréable, surtout en temps de fortes chaleurs, la mairie ne veut pas que l'épidémie s'amplifie. Si le port du masque est respecté dans les transports en commun, "90 % des gens n'en ont pas" dans les rues regrette Anne Souyris, adjointe de la mairie de Paris chargée de la santé.Si jusqu'à présent, aucune obligation en extérieur n'a été ordonnée, l'adjointe tance l'attitude des Parisiens : "Nous incitions déjà les Parisiens à utiliser le masque le plus possible, mais ce n'était pas très suivi", lance-t-elle. Et de constater la lente remontée de l'épidémie dans la capitale et en Ile-de-France. "Le mouvement est lent, mais régulier depuis un mois. Il y a eu un infléchissement clair. C'est désolant, mais nous sommes au début d'une deuxième vague". Epidémie "sous contrôle" ? Selon Le Monde, la mairie de Paris s'appuie sur les chiffres liés aux tests réalisés dans la capitale. Ainsi, entre fin juin et mi-juillet, le taux de personnes testées positives a quintuplé passant de 5,5 pour 100 000 habitants à 27. En comparaison, la moyenne nationale est à un peu plus de 11. D'après Santé publique France, Paris serait donc le troisième "foyer" le plus contaminé derrière la Guyane (177) et la Mayenne (55). Mais ces chiffres sont-ils à relativiser en raison de la densité de population ? Dans tous les cas, la situation reste "sous contrôle" selon les autorités sanitaires qui ne notent pas de progression "exponentielle". En plus des masques, la maire de Paris veut sensibiliser les cafés et restaurants à demander les coordonnées de leurs clients et les déposer sur un registre, afin de pouvoir les contacter si un client "développe de signes de la maladie". Enfin, Anne Hidalgo aimerait lancer une nouvelle grande vague de tests à la rentrée notamment avant le retour des vacanciers dans les bureaux ou à l'école. Car le conseil scientifique l'a rappelé mardi 4 août : "Il est hautement probable qu'une seconde vague épidémique soit observée à l'automne ou l'hiver prochain". Gare donc, à une détérioration "rapide" de la situation.
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Lorsque Michelle Manning s'est garée devant un casino de Las Vegas en pleine nuit, elle savait qu'elle repartirait les mains pleines: elle ne cherchait pas à décrocher le jackpot, juste à obtenir de la nourriture pour sa famille.
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Chaque semaine, une file de voitures longue de dix kilomètres s'étire pour pouvoir accéder à cette banque alimentaire temporairement établie dans le Palace Station, fermé comme tous les autres casinos de Las Vegas en raison de la pandémie de coronavirus.C'est la raison pour laquelle Michelle Manning est arrivée si tôt, en compagnie de sa soeur. "On peut avoir des fruits, des légumes, de la viande, du lait... et avec l'argent qu'il me reste, je peux payer les factures d'électricité", explique Mme Manning, dont la petite-fille en bas âge et le père de 92 ans l'attendent à la maison."Et c'est plus sûr que d'aller au supermarché" car on ne descend pas de sa voiture, relève-t-elle.Cette employée d'une société de transports, dont les enfants ont tous été licenciés par les casinos qui les employaient en raison de la crise sanitaire, était la troisième dans la file d'attente jeudi, sur un millier de véhicules.Chacun se voit remettre un carton contenant du fromage, des pommes, du poulet, des pommes de terre et du thé glacé, déposé directement dans le coffre de la voiture.Le site du Palace Station est l'un des vingt points de distribution mis en place à Las Vegas par l'ONG Three Square, qui s'approvisionne aussi bien auprès des programmes d'aide du gouvernement fédéral que de donateurs et commerçants locaux.L'association a ainsi reçu des tonnes de nourriture destinée aux buffets des casinos lorsque ceux-ci ont fermé leurs portes en mars à cause de la pandémie."Dans leurs placards et leurs frigos, il y avait des centaines et des centaines de tonnes de denrées périssables que nous avons récupérées en trois ou quatre jours", explique le responsable des opérations de Three Square, Larry Scott.Cette manne de produits de luxe s'est malheureusement complètement tarie.- "Etrange" -Beaucoup de ceux qui attendent patiemment la distribution de nourriture ont eux-mêmes été laissés pour compte par les casinos qui les faisaient travailler.Dans le sud du Nevada, environ un tiers de la main-d'oeuvre est employée dans le secteur du jeu, de la restauration et de l'hôtellerie, touché de plein fouet par les mesures de confinement locales et la fermeture des frontières américaines aux touristes étrangers.MGM Resorts, l'un des plus gros opérateurs de Las Vegas, a licencié 63.000 personnes à lui seul.Tom Schiffhauer, 62 ans, croupier de poker à l'Orleans Casino, a perdu son travail avec l'arrivée du Covid-19, tout comme son épouse, employée à l'hôtel Rio."Je suis ici depuis 40 ans et je n'ai jamais rien vu de tel... C'est étrange", dit-il à l'AFP, dans la file d'attente depuis déjà quatre heures.Certains des plus grands hôtels de Las Vegas se préparent pour une réouverture à la fin du mois mais n'ont pas encore reçu l'autorisation du gouverneur du Nevada."Je ne m'inquiète même plus de tout ça, parce qu'on ne peut rien y faire", lâche Tom Schiffhauer, tirant sur son cigare derrière son volant.Quelques voitures plus loin, Sandra Flores n'affiche pas la même sérénité: "On doit retourner au travail, on doit payer les factures", s'agace cette ancienne femme de chambre de l'hôtel Primm.Comme tant d'autres, elle attend depuis deux mois que son dossier pour les allocations chômage soit validé, et elle se dit "choquée" par la durée du confinement.Les mesures de confinement pèsent aussi sur les bénévoles de la banque alimentaire comme Luis Rosales. Serveur à l'hôtel Venetian, il a la chance de continuer à percevoir son salaire mais il tourne en rond depuis que l'établissement est fermé. "Je fais du bénévolat cinq à six jours par semaine pour avoir l'impression d'avoir encore du travail. Je ne peux pas passer ma journée à faire ma lessive et nettoyer mes vitres", lance-t-il.Dans la file d'attente qui serpente autour du Palace Station, 4x4 neufs et berlines allemandes côtoient des vieux modèles cabossés."Ce qui est vraiment unique avec la pandémie, c'est que ça touche toutes les classes économiques", souligne Larry Scott.
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Le retour de Manuel Valls dans sa ville de naissance vire au cauchemar. À quelques semaines des élections municipales barcelonaises qui se tiendront le 26 mai, l'ancien socialiste est en très mauvaise posture.
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La source : un sondage réalisé le 31 mars par le Centre d'Études Sociologiques de la ville, relayé par le média Metropoli Abierta. Le fervent supporter du Barça est d'ores et déjà condamné à réaliser une "remontada" s'il souhaite éviter l'humiliation, car il serait actuellement avant-dernier dans les intentions de vote. L'ancien chef du gouvernement de la République française, qui a entamé sa campagne électorale au mois de septembre, n'arriverait que cinquième sur six candidats et n'est pour le moment crédité que de cinq conseillers municipaux. Metropoli Abierta n'épargne pas l'ancien député de l'Essonne en dressant un constat implacable : "Manuel Valls ne suscite toujours pas l'intérêt des Barcelonais et rétrograde de plusieurs positions à l'approche de l'élection." La situation empire, car, comme le rappelle BFMTV, celui qui a été ministre de l'Intérieur au début du mandat de François Hollande était crédité de sept conseillers au mois de février 2019, selon une autre enquête. Si le Centre d'Études sociologiques voit juste, Manuel Valls est bien loin de ses principaux concurrents. Le parti indépendantiste de gauche, ERC, qui serait pour le moment en tête des sondages, comptabiliserait onze conseillers municipaux, soit plus de deux fois plus que l'ancien maire d'Évry. Ce dernier se classerait également derrière la maire sortante Ada Colau, créditée de neuf conseillers municipaux dans les intentions de vote et le PSC, socialistes de Barcelone (sept). Manuel Valls n'est pourtant pas prêt à s'avouer vaincu. Sur Twitter, son compte de campagne a fustigé les résultats du sondage. Ils les qualifient de "fake news" et de "mauvaises combines." On peut aussi lire sur le même post : "Les souhaits ne sont pas des sondages. Nous vous demandons de l'honnêteté et de la sérénité."
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Une enquête a été ouverte pour vol avec violences en raison de la religion après l'agression d'un chauffeur VTC de confession juive à Clichy-sous-Bois.
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Dans la nuit de mercredi à jeudi, un chauffeur VTC de confession juive a été agressé à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Il récupérait un client pour une course lorsque huit personnes "l'ont extirpé (de sa voiture) avant de lui porter des coups et de prendre la fuite à bord du véhicule". La victime a indiqué avoir entendu l'un des agresseurs déclarer : "tu es feuj (juif, ndlr), t'as de l'argent, il faut te fouiller". Le chauffeur VTC, qui a été transporté à l'hôpital, présentait "des plaies superficielles au visage et aux mains". Une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny. pour vol avec violences en raison de la religion. Le Bureau de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) a dénoncé cette agression et "constate que le cliché du juif et de l'argent persiste et pollue les mentalités des antisémites infectés par ce virus de la haine du juif", dans un communiqué.
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Une majorité de commerçants ne sont pas équipés d'appareils permettant de ne pas imprimer systématique les tickets de caisse, selon un expert. L'investissement nécessaire pour se mettre à niveau sera "significatif".
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Plusieurs amendements au projet de loi anti-gaspillage prévoient de rendre la remise d'un ticket de caisse pour les achats inférieurs à 30 euros optionnelle à compter de janvier 2022. Soutenus par le gouvernement, ils seront examinés à partir de lundi 25 novembre. "Sauf demande contraire du client, l'impression systématique et la distribution de tickets de caisse dans les surfaces de vente est interdite en France au plus tard le 1er janvier 2022", indique l'un des amendements au projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire, comme révélé dimanche par Le Parisien et Le JDD. Au-delà de la lutte contre un gaspillage de papier, la mesure vise également à limiter les effets négatifs des perturbateurs endocriniens contenus dans les tickets de caisse. La mise en place de l'interdiction doit être progressive. Si elle est votée, elle s'appliquera d'abord, à compter du 1er septembre 2020, aux transactions inférieures à 10 euros, puis sera étendue à celles inférieures à 20 euros à partir du 1er janvier 2021 avant de concerner tous les achats en dessous de 30 euros au 1er janvier 2022.Elle pourrait concerner également les automates de paiement, les tickets de carte bancaire et les reçus édités par des établissements accueillant du public, selon d'autres amendements au projet de loi déposés.L'équivalent d'un Paris-Montpellier en rouleaux de papier"À titre d'illustration, un hypermarché a recours annuellement à 10.600 rouleaux de papier thermique, l'équivalent en distance d'un Paris-Montpellier. Souvent non désirés par les clients, ces tickets de caisse ont une durée de vie souvent inférieure à quelques secondes puisque jetés par le commerçant lui-même", précise le texte de l'amendement.C'est "un petit geste pour une grande cause", a résumé auprès de l'AFP la députée LREM de l'Hérault Patricia Mirallès, à l'initiative de l'amendement. Il s'agit d'"éviter d'imprimer des tickets pour rien sur du papier thermique qui en plus est très long à se dégrader" et par ailleurs "nous savons que ces rouleaux de papier thermiques", qui, même si le Bisphénol A y a souvent été remplacé par du Bisphénol S ou F, contiennent des perturbateurs endocriniens, "occasionnent des problèmes de santé publique graves", a-t-elle complété.La mesure devrait s'accompagner d'une campagne de communication afin de faire accepter ce changement d'habitude à certains consommateurs peu enclins aux solutions alternatives dématérialisées. "Je crois qu'il faut vraiment accompagner les personnes qui sont un peu réticentes, tout le monde n'a pas encore un smartphone, tout le monde n'a pas encore de mails, un ordinateur", a souligné la députée.Interrogé par LCI, le spécialiste en digitalisation des caisses Dimitri Farber, estime que "60% des commerçants ne sont pas équipés en solution qui vont permettre la non impression systématique des tickets." "Eux, vont devoir faire un investissement significatif pour s'équiper en systèmes qui le permettront", assure-t-il.
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Le scientifique iranien Majid Tahéri est retourné lundi à Téhéran, après sa libération d'une prison aux Etats-Unis dans le cadre d'un échange de détenus selon la République islamique, qui espère voir cette opération se reproduire entre les deux pays ennemis.
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Majid Tahéri - un Irano-Américain qui travaillait à la clinique de Tampa, en Floride - était détenu aux États-Unis depuis 16 mois, accusé notamment d'avoir violé les sanctions américaines en envoyant un article technique en Iran.Et en décembre, il a plaidé coupable d'avoir enfreint les obligations de déclaration financière en déposant 277.344 dollars dans une banque, se présentant à plusieurs reprises avec de l'argent liquide, selon des documents judiciaires.Le scientifique a dénoncé des accusations "injustes et fausses", selon l'agence Fars: "J'aidais l'Université de Téhéran à développer un vaccin contre le cancer, en particulier pour les femmes".Il a été libéré jeudi, alors que Téhéran a relâché de son côté Michael White, un ex-militaire de la marine américaine détenu en République islamique depuis son arrestation en juillet 2018.À son arrivée à l'aéroport international Imam Khomeini de Téhéran, M. Tahéri a été accueilli par Hossein Jabéri Ansari, le vice-ministre des Affaires étrangères. Les médias iraniens ont publié des photos des deux hommes s'adressant aux journalistes."J'espère voir la libération (d'autres Iraniens emprisonnés à l'étranger) dans un proche avenir", a déclaré M. Ansari, cité par l'agence semi-officielle Isna, ajoutant que son ministère ferait de son mieux pour y parvenir.Il a déclaré que le scientifique avait été libéré après des mois d'efforts du ministère en coordination avec la Suisse, qui représente les intérêts des Etats-Unis en Iran en l'absence de relations diplomatiques entre Washington et Téhéran depuis 1980.M. Tahéri, qui s'est présenté comme "médecin iranien accusé d'avoir contourné les sanctions américaines", a pour sa part remercié le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif."Je remercie le gouvernement de la République islamique d'Iran, de chers responsables dont M. Zarif qui a travaillé dur, et d'autres responsables qui ont mis des mois pour assurer ma libération", a-t-il déclaré aux journalistes iraniens.- "Tout à fait prêt" -M. Tahéri a été le deuxième scientifique à être rentré des Etats-Unis en Iran au cours de la semaine écoulée, après le retour de Cyrous Asgari mercredi.L'Iran a offert à plusieurs reprises un échange global croisé de prisonniers avec les Etats-Unis.Lundi encore, Ali Rabii, le porte-parole du gouvernement, a appelé les États-Unis à libérer tous les Iraniens détenus par Washington."Nous espérons que ce processus de libération de tous les prisonniers iraniens aux États-Unis se poursuivra", a-t-il indiqué dans une conférence de presse télévisée."L'Iran est tout à fait prêt à échanger tous les prisonniers, le gouvernement américain est responsable de toute procrastination", a ajouté M. Rabii.Les relations déjà très tendues entre les deux pays traversent une phase glaciale depuis le retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien, conclu trois ans plus tôt.Washington a réimposé des sanctions punitives contre Téhéran alors que l'administration Trump mène une campagne de "pression maximale" contre la République islamique.Après la libération de Michael White, Donald Trump a néanmoins exprimé l'espoir de progrès avec l'Iran."Merci à l'Iran, cela montre qu'un accord est possible !", avait tweeté jeudi le président américain.En janvier 2016, Téhéran a échangé le journaliste du Washington Post Jason Rezaian contre sept Iraniens détenus aux États-Unis. Et en décembre dernier, l'Iran a relâché l'universitaire américain Xiyue Wang en échange du scientifique Massoud Soleimani.Trois autres citoyens américains sont emprisonnés en Iran, tous d'origine iranienne. Téhéran ne reconnait pas la double nationalité et les considère comme ses propres citoyens.Parmi eux figurent l'homme d'affaires Siamak Namazi et son père Mohammad Baquer Namazi, ainsi que Morad Tahbaz, un écologiste.Deux autres personnes - Gholam Reza Shahini et Karan Vafadari - auraient été libérées sous caution.La plupart des Iraniens détenus aux États-Unis sont des binationaux accusés d'avoir détourné les sanctions.
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Le nouveau roman de l'écrivaine italienne Elena Ferrante, "La vie mensongère des adultes", va être adapté en série télévisée, a annoncé mardi Netflix, alors que la publication de la traduction du livre n'est pas attendue avant septembre.
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La saga "L'Amie prodigieuse" (4 tomes), qui a fait la notoriété d'Elena Ferrante, a elle-même déjà été adaptée en série par la chaîne américaine HBO, en coproduction avec le réseau public italien Rai.Fin avril, la chaîne câblée américaine a commandé une troisième saison de "My Brilliant Friend", le titre américain de cette épopée qui s'est vendue à plus de 15 millions d'exemplaires dans le monde."La vie mensongère des adultes" ("La Vita bugiarda degli adulti") raconte le passage de Giovanna, l'héroïne, de l'enfance à l'adolescence durant les années 90 avec, de nouveau, comme décor la ville de Naples.Netflix laisse entendre que la série sera tourné en italie, dans la langue d'origine du livre.Le projet se fera en collaboration avec la société de production italienne Fandango, du producteur Domenico Procacci, qui a déjà travaillé sur l'adaptation de "L'Amie prodigieuse" à la télévision.Le livre "La vie mensongère des adultes" est sorti début novembre en italien et doit être publié en 25 langues le 1er septembre, selon le communiqué de Netflix.Malgré le succès de sa saga "L'Amie prodigieuse", dont les quatre livres ont été publiés entre 2011 et 2014 en Italie, l'écrivaine Elena Ferrante ne s'est jamais dévoilée publiquement et demeure cachée derrière un nom d'emprunt.La piste jugée la plus sérieuse, mise au jour par le journaliste italien Claudio Gatti, mène à la traductrice romaine Anita Raja.La thèse n'a été ni confirmée, ni infirmée par l'éditeur italien d'Elena Ferrante, Edizioni E/O.
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La ville américaine de Richmond, en Virginie, a commencé mercredi à retirer des monuments en mémoire de l'armée confédérée trônant dans l'ancienne capitale du sud esclavagiste pendant la guerre de Sécession.
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L'acte à forte charge symbolique a été décidé par le maire, Levar Stoney, qui, selon un communiqué, "a ordonné le retrait immédiat de nombreuses statues dans la ville, dont les statues confédérées".Celles-ci sont considérées par leurs détracteurs comme des symboles à la gloire de l'héritage esclavagiste des Etats-Unis, au moment où le pays est le théâtre d'un mouvement de colère historique contre le racisme après la mort ces derniers mois de plusieurs Afro-Américains aux mains de policiers blancs.La plus symbolique est celle du commandant en chef de l'armée sudiste, le général Robert Lee, qui trône depuis un siècle sur une place de la ville.Des employés municipaux s'activaient dès mercredi après-midi autour de la statue de Stonewall Jackson, un autre général de l'armée du Sud. La statue a été déboulonnée puis descendue de son piédestal avec l'aide d'une grue, selon les médias locaux.Levar Stoney a justifié sa décision par la nécessité de "tourner la page" du passé pour la ville. "Depuis la fin officielle du statut de capitale de la confédération il y a 155 ans, nous sommes sous le poids de cet héritage", a-t-il expliqué dans un message vidéo diffusé sur Twitter."En les enlevant, nous pouvons commencer à guérir et concentrer notre attention sur l'avenir", a-t-il dit."Le retrait de ces monuments n'est pas une solution pour (régler) les injustices raciales qui sont profondément enracinées dans notre ville et notre pays", a-t-il toutefois admis.Il a aussi cité un impératif de "santé publique" en pleine pandémie de coronavirus alors que les opposants à ces statues se rassemblent régulièrement pour demander leur retrait.Les manifestations contre le racisme et les violences policières ses succèdent depuis plus d'un mois après la mort de plusieurs Afro-Américains tués par des policiers blancs. Elles ont aussi relancé le débat sensible sur l'héritage du passé esclavagiste du pays, symbolisé par ces monuments que des manifestants ont vandalisés et tentés de mettre à terre un peu partout sur le territoire, notamment à Richmond.Le maire a indiqué agir en vertu de ses pouvoirs d'urgence et des pouvoirs que lui octroie une décision du gouverneur démocrate de Virginie. Ralph Northam avait annoncé en mars que les municipalités pouvaient décider du retrait ou non de ces statues.
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Les éditeurs de sites internet ont reçu vendredi le soutien du rapporteur public au Conseil d'Etat dans un litige les opposant à la Cnil sur la question des cookies, ces traceurs qui servent à pister les internautes.
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Le rapporteur public propose une solution au juge, mais celui-ci n'est pas tenu de suivre son avis.Le Conseil d'Etat devrait rendre sa décision définitive avant deux semaines, à moins qu'il n'envoie une question préjudicielle à la Cour européenne de justice, selon un participant au dossier.Le litige porte sur des "lignes directrices" adoptées en 2019 par le gendarme des données personnelles, la Cnil, sur le recours aux cookies, et fondées notamment sur le nouveau Règlement européen sur la protection des données (RGPD).Selon ces lignes directrices, les éditeurs ne peuvent interdire l'accès de leur site aux internautes qui refusent les cookies pour préserver leur vie privée ou par opposition au ciblage publicitaire.C'est la pratique du +Cookie wall+, par analogie au +Pay wall+ qui requiert de payer pour accéder au contenu.Mais le rapporteur public, Alexandre Lallet, a estimé que la Cnil allait trop loin sur ce point par rapport aux législations européennes et nationales en vigueur.Certes, le RGPD exige que le consentement donné par l'internaute à ces fameux cookies soit "libre". Mais il serait "hasardeux" de conclure que les internautes seraient systématiquement "privés de leur liberté" si on leur barrait l'accès à un site internet, a défendu M. Lallet."Un désagrément" comme la privation d'accès au site n'est pas forcément "un préjudice", selon lui, car l'internaute a le choix de se rendre sur d'autres sites similaires.La décision définitive du Conseil d'Etat est très attendue par l'industrie des médias et de la publicité selon qui "des milliards d'euros" de chiffre d'affaires sont en jeu.Les cookies permettent aux éditeurs de site d'accumuler des données sur les internautes, revendues ensuite à des fins de publicité ciblée.Le rapporteur public n'a pas contesté les autres points des lignes directrices de la Cnil, notamment le fait qu'il doit être "aussi facile de refuser ou de retirer son consentement que de le donner."La Cnil va attendre la décision du Conseil d'Etat pour publier sa "recommandation" (un guide pratique pour appliquer les lignes directrices). Les premières sanctions pour non-respect de ces consignes n'arriveront qu'après une "période d'adaptation" de six mois, le temps que les éditeurs mettent à jour leurs sites.
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Alors que le port du masque en extérieur devient obligatoire dans 69 communes de Mayenne dès lundi, une épidémiologiste lance un appel sur Franceinfo dimanche 2 août sur la nécessité d'instaurer cette obligation comme une "règle universelle".
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Le port du masque obligatoire, même à l'extérieur ? "C'est ce qu'il fallait faire depuis le début". Catherine Hill, l'épidémiologiste de l'Institut Gustave-Roussy à Villejuif a appelé les Français au "bon sens". Selon elle, "il faut que le message soit simple : portez un masque quand vous êtes dehors, point barre". Interrogée ce dimanche sur Franceinfo, Catherine Hill a réagit à l'obligation du port du masque en extérieur dans 69 communes de Mayenne, qui connaît une recrudescence très forte de l'épidémie de coronavirus. "C'est une extrêmement bonne chose", a-t-elle martelé. "C'est ce qu'on fait en Asie", a-t-elle illustré. "Et c'est ça qu'on aurait dû faire depuis le début. Il n'est jamais trop tard pour bien faire ça. On va y arriver, mais très, très lentement". Vendredi dernier, le ministre de la Santé Olivier Véran avait annoncé la possibilité pour les préfectures de mettre en place cette obligation du masque en extérieur. La Mayenne l'a donc appliquée dans 69 départements. Plus d'une quarantaine de communes ont pris des arrêtés en ce sens. C'est le cas par exemple à Cannes, à Biarritz, à Saint-Malo, à Quiberon, au Mont-Saint-Michel ou encore au Touquet, à Annecy, à Noirmoutier, à Lille... Lundi, Jean Castex est attendu à Lille et à Roubaix pour un point sur cette nouvelle obligation. Coronavirus: bientôt tous masqués dans les rues de Paris?par BFMTV"On devrait tester toute la population de la Mayenne, c'est une urgence"Questionnée sur l'utilité de dépister davantage la population, comme en Chine, la professionnelle estime que cette tactique est contre-productive. Pour Catherine Hill, il faut "cibler les populations". "Au lieu de dire aux gens de se faire tester s'ils le veulent, ce qui fait des embouteillages, ce qui fait que les délais sont beaucoup trop longs, il faut tester, cibler les populations qu'on teste, là où on sait qu'il y a le virus".Une stratégie qu'elle recommande en Mayenne. "Aujourd'hui on devrait tester toute la Mayenne, c'est une urgence, alerte-t-elle. "Il suffit de faire 50 000 tests par jour et c'est tout à fait faisable. On peut faire des tests groupés. Ça se fait dans plein de pays".
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La proposition pouvait paraître saugrenue pour certains, mais pas aux yeux de François Baroin. L'un des principaux soutiens de Nicolas Sarkozy dans le cadre de la campagne de la primaire de la droite et du centre a volé au secours de son poulain, ce lundi 14 novembre.
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Ce dernier s'était attiré des moqueries après sa déclaration sur la double portion de frites que pourraient manger les enfants qui ne consomment pas de porc. Pour le président de l'association des maires de France, et même s'il tient une position légèrement différente sur le sujet des repas de substitution, l'exemple cité par Sarkozy correspond à "une image, des propos de tribune et un élément du débat".MÊME EN DÉSACCORD, BAROIN DÉFEND SARKOZY"Les uns et les autres en font des gorges chaudes. Moi ça ne me choque en aucune façon" a t-il lancé, allumant au passage un contre-feu ciblant les personnalités de gauche. "En revanche, quand j'entends Monsieur Valls parler des 'blancos' sur le marché à Evry, je suis choqué (...), lorsque Monsieur Macron nous parle des 'illettrés' de Gad, ça c'est un peu plus insultant et plus choquant", a t-il asséné. Prenant à témoin son interlocuteur en lançant en préambule, "vous êtes journaliste, je suis journaliste de formation", Baroin a expliqué que ce passage du discours était "une image, des propos de tribune et un élément du débat". Le sénateur-maire de Troyes était interrogé sur son désaccord avec Nicolas Sarkozy sur la question des repas de substitution à la cantine alors que ce dernier a déclaré lundi dernier que "si dans sa famille on ne mange pas de porc, (...) le jour où à la cantine il y a des frites et une tranche de jambon, eh bien le petit ne prend pas de tranche de jambon, il prendra une double ration de frites. C'est la République!"."La cantine est un service public facultatif, l'obligation alimentaire relève des familles, il n'y a pas de place pour la religion (...), il n'y a pas de menu confessionnel dans ces services publics", a répondu François Baroin, qui est le Premier ministre en puissance du candidat Sarkozy s'il était réélu en 2017 à l'Elysée. Interrogé plus avant sur le fait qu'à Troyes, les écoliers ont le choix entre deux repas, François Baroin a précisé que le deuxième n'était pas un "menu confessionnel" mais un "repas diététique"."PRÉVENIR LA FAMILLE UN MOIS, UN MOIS ET DEMI AVANT"A la cantine, s'il est prévu de servir du jambon, "vous prévenez la famille un mois, un mois et demi avant. Et si la personne n'est pas contente au regard de sa pratique, ce qui est éminemment respectable, eh bien dans ce cas, pendant un jour il retire l'enfant" de la cantine, a-t-il expliqué. "Si on annonce suffisamment tôt, qu'il y a une reconquête par les mots et qu'il y a un rééquilibrage diététique dans un service public facultatif, il me semble qu'on a réglé à peu près le périmètre d'un sujet qui est aussi fantasmagorique que tel ou tel autre sujet", a t-il conclu,
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Des violences ont éclaté dans l'agglomération lyonnaise lors d'une manifestation de gilets jaunes.
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Plusieurs centaines de personnes ont défilé, aujourd'hui, dans les rues de Lyon, dans un cortège émaillé de violences. La police a décompté vingt-quatre blessés dans ses rangs. Côté manifestants, il y en aurait une vingtaine selon un Comité de liaison contre les violences policières. Les autorités n'ont eu connaissance que de trois cas. Un adolescent de 16 ans aurait subi une double fracture de la mâchoire d'un tir de LBD, a indiqué son père qui a critiqué l'attitude des forces de l'ordre qui ont gêné, a-t-il affirmé, l'arrivée des secours. Il annonce vouloir déposer plainte. Défilé sous tensionAprès le départ du cortège place Bellecour, qui se dirigeait vers les quais du Rhône, les forces de l'ordre ont avancé leur véhicule lance à eau pour empêcher les manifestants de progresser. Deux banques ont ensuite été dégradées dans une rue piétonne et les tensions se sont poursuivies place Bellecour où une grosse centaine de manifestants sont restés jusqu'à la nuit sous étroite surveillance de la police. Sept personnes ont été interpellées, selon la préfecture."Nous sommes face à des manifestants très radicaux qui veulent dégrader et s'en prendre aux forces de l'ordre", estimait la préfecture. Des manifestants dénonçaient, eux, des provocations de la part de la police.Pour ce 69e samedi de mobilisation, des appels avaient été lancés par tracts et sur les réseaux sociaux afin de donner au rassemblement lyonnais une envergure nationale, en référence au numéro du département du Rhône (69).Chez les manifestants, certains semblaient prêts à en découdre comme l'un d'entre eux, très remonté, lançant à des jeunes qui filmaient la scène: "Venez avec nous, on va faire chauffer". D'autres, irréductibles "gilets jaunes", qui continuent de se mobiliser chaque samedi, préféraient s'éloigner, retirer leurs gilets et parler du fond."En ce moment, on joue notre vie. On ne peut pas laisser le gouvernement faire des choses comme ça. La réforme de l'assurance-chômage en avril. Et quand il aura fini avec les retraites, ce sera la Secu", prédit Louis, venu de Valence avec deux autres manifestants."Les municipales sont une échéance importante. Déjà c'est toujours important les élus qu'on a. Et ensuite, ça fait les grands électeurs et le Sénat va changer de bord parce qu'ils vont prendre une déculottée" lors des prochaines sénatoriales en septembre, avance-t-il. Comme depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", la presqu'île de Lyon et ses rues commerçantes font l'objet les samedis d'un périmètre d'interdiction de manifester.Par ailleurs à Amiens, 21 personnes ont été interpellées, notamment pour port d'arme blanche ou possession de fumigènes, lors d'une manifestation de "gilets jaunes" qui a rassemblé quelque 250 personnes malgré l'interdiction de tout défilé en centre-ville, a indiqué la préfecture de la Somme. Aucun incident ni blessé ne sont à déplorer.
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Cette alerte Météo France concerne le massif du nord des Alpes.
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Un redoux, des pluies, et voilà le manteau neigeux fragilisé, rendant possible des avalanches. Pour cette raison, Météo France vient de mettre en garde contre un risque fort de "déclenchement d'avalanches" et de placer le nord des Alpes en vigilance orange. "Le risque de départ spontané d'avalanches va augmenter rapidement au cours de la journée de dimanche et devenir fort en raison d'un nouveau redoux pluvieux", a indiqué l'institut météorologique.En Savoie, le risque de déclenchement de coulées - de niveau 4 sur une échelle de 5 - concernera principalement les massifs de la Vanoise, de la Tarentaise et du Beaufortain. En Haute-Savoie, il impactera l'ensemble des massifs où, comme en Savoie, un "redoux remarquable", caractérisé par des températures supérieure de 10 degrés aux normales de saison, est attendu.Les départs spontanés d'avalanches, redoutés avec le redoux et des pluies qui vont déstabiliser le manteau neigeux, seront plus fréquents à haute altitude à partir de la mi-journée "avec la remontée rapide de la pluie vers 2.500 mètres".Avalanches de grande ampleur"Certaines avalanches pourront être de grande ampleur et menacer quelques infrastructures de montagne, surtout entre 1.800 et 2.500 mètres" d'altitude, prévient Météo France, précisant que certaines coulées pourront même atteindre des zones de "plus basse altitude, peu enneigées".Le redoux en causeLe risque sera "marqué" à "fort" sur les autres massifs de la Savoie et ceux du département de l'Isère. "Mais de moindre ampleur en raison de pluie moins forte ou d'une plus faible épaisseur de neige mobilisable", conclut l'institut météorologique.Vendredi, Météo France avait souligné que les mois de décembre et janvier ont été les "plus doux en France depuis le début des relevés (au moins depuis 1900)". "La température moyenne nationale sur ces deux mois est de 7,6 degrés, soit une anomalie positive de 2,3 degrés au-dessus de la moyenne climatologique sur cette période, qui est de 5,3 degrés", a-t-on précisé.
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La fillette accompagnait son père sur le tracteur. Elle serait tombée et serait morte sur le coup.
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Une fillette de 18 mois, qui accompagnait son père agriculteur, sur son tracteur, est morte dimanche 18 août dans un accident à Pannecé (Loire-Atlantique). Selon Presse Océan, le drame se serait produit en fin de journée, vers 19 heures 30, alors que son père "venait nourrir ses bêtes avec une citerne d'eau. Il y a sans doute eu un rebond dû au terrain. La fillette [...] est tombée de la cabine et elle est passée sous les roues", ont précisé les gendarmes à Presse Océan.Tuée sur le coupLes secours, pompiers et Samu ont été dépêchés sur place, mais n'ont pas pu sauver la fillette, qui serait morte sur le coup. Ce ne serait pas la première fois que la fillette accompagnait son père sur le tracteur selon les gendarmes cités par L'Eclaireur de Chateaubriant. Les parents, sous le choc, ont été transportés au CHU pour une prise en charge psychologique. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l'accident.
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"Nous sommes dans le montant de déficit et de dette jamais atteint depuis la seconde guerre mondiale", a estimé le ministre.
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La France a fait le choix de s'endetter plutôt que de laisser ses entreprises faire faillite. Et pour faire face à la crise économique engendrée par la pandémie et le confinement, le gouvernement ne s'est pas appliqué de "plafond" dans le montant de la dette, a assuré mardi 21 avril le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin."Nous sommes dans le montant de déficit et de dette jamais atteint depuis la seconde guerre mondiale", a expliqué le ministre sur France Inter. "Il n'y a pas de plafond (...) Aujourd'hui la France continue de pouvoir emprunter dans des conditions satisfaisantes (...) avec des taux bas", a-t-il encore ajouté. Gérald Darmanin : "Il y a deux stratégies face à la dette : soit augmenter les impôts (et ce n’est pas notre choix car cela démoraliserait les Français), soit penser que la reprise économique créera des recettes qui vont permettre de rembourser."par France Inter"La stratégie du gouvernement est de s'adapter aux demandes économiques" des Français et des entreprises, a assuré Gérald Darmanin, ajoutant que le gouvernement "a préféré l'endettement à la faillite".Mais cette stratégie a un coût. Le gouvernement sera peut-être obligé de renforcer de nouveau le plan d'action de 110 milliards d'euros et d'aggraver encore ses prévisions économiques pour cette année, a prévenu Gérald Darmanin."Il y aura peut-être un troisième budget rectificatif avec des chiffres sans doute encore plus impressionnants", a affirmé le ministre. Le gouvernement a présenté la semaine dernière un nouveau projet de budget rectifié pour 2020, le deuxième en moins d'un mois. Voté dans la nuit de vendredi à samedi à l'Assemblée nationale, il est examiné mardi au Sénat.Il intègre une prévision de contraction du produit intérieur brut (PIB) de -8% cette année, un déficit de 9% du PIB, une dette publique de 115%. Alors que le précédent plan d'action prévoyait de mobiliser 45 milliards d'euros (dont des reports de charges et d'impôts) pour soutenir l'économie, la nouvelle mouture doit relever ces aides à 110 milliards d'euros.M. Darmanin a d'ores et déjà annoncé que les reports de charges pour les entreprises seraient prolongés pour les échéances du mois de mai.
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Samedi 4 janvier, la France a officiellement appelé l'Iran à respecter l'accord de Vienne sur le nucléaire. Une demande consécutive à des entretiens diplomatiques avec différents Etats, dont la Chine et l'Allemagne.
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Samedi 4 janvier, Paris a appelé l'Iran à préserver l'accord de Vienne sur le nucléaire. Cette demande intervient 24 heures après l'assassinat en Irak du général iranien Soleimani suite à une opération militaire américaine. Dans deux jours, Téhéran pourrait annoncer un plan de relance de son programme nucléaire. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, via un communiqué, a annoncé avoir échangé sur le plan diplomatique, comme la veille, avec ses homologues allemand et chinois. "La France partage pleinement avec l'Allemagne l'objectif central de désescalade et de préservation de l'accord de Vienne", a précisé le chef de la diplomatie française. Avec la Chine, "nous avons en particulier constaté notre accord (...) pour appeler l'Iran à éviter toute nouvelle mesure de violation de l'accord de Vienne". Attaque américaine en Irak : le guide suprême iranien promet de "venger" la mort de Soleimanipar euronews (en français)Pour rappel, depuis mai 2019, Téhéran a trahi à plusieurs reprises de l'accord signé en 2015 -qui avait pour objectif de garantir la nature civile et pacifique de son programme nucléaire- en guise de riposte au retrait en 2018 des Etats-Unis en 2018 et au rétablissement de sanctions économiques américaines. Lors des six derniers mois, le pouvoir iranien ainsi a dépassé le stock d'uranium enrichi fixé par l'accord ainsi que le taux d'enrichissement et la quantité d'eau lourde autorisés. En outre, il a procédé à la modernisation de ses centrifugeuses, ce qui peut laisser penser à une relance de son programme nucléaire militaire. Ces évolutions récentes sont d'autant plus inquiétantes que la République islamique doit franchir une nouvelle étape le lundi 6 janvier 2020.Une désescalade désormais peu probableParmi les annonces attendues, et craintes, Téhéran pourrait communiquer concernant la réactivation d'installations interdites ou annoncer le dépassement de nouveaux seuils d'enrichissement d'uranium. Ces dernières semaines, les milieux diplomatiques semblaient préoccupés à ce sujet, ce qui a provoqué, peu avant Noël, les déplacements de diplomates français, allemands et britanniques à Moscou et Pékin pour évoquer le dossier avec les différentes parties ayant conclu l'accord de Vienne. "Nous voulions échanger sur comment les Iraniens pouvaient revenir à de meilleures décisions", avait précisé une source diplomatique européenne. Cette tentative de sortie par le haut semble aujourd'hui fortement compromise suite à la mort, à Bagdad, vendredi 3 janvier, lors d'une attaque américaine, du général Qassem Soleimani, le chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures d'Iran.
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Le projet de loi concernant la restauration de Notre-Dame de Paris arrive vendredi 10 mai à l'Assemblée nationale. Il suscite l'inquiétude de certains défenseurs du patrimoine.
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Souscription nationale, déduction fiscale, contrôle des fonds recueillis, dérogations à certaines règles d'urbanisme: voici les principales dispositions du projet de loi pour la restauration et la conservation de Notre-Dame, au menu ce vendredi 10 mai de l'Assemblée. Un projet de loi scruté très attentivement depuis que des spécialistes du patrimoine se sont alarmés, dans une tribune, de la "précipitation" d'Emmanuel Macron. Dans un récent sondage, 54% des Français se sont par ailleurs prononcés en faveur d'une reconstruction à l'identique.Ouverture d'une souscription nationaleOuverture depuis le 16 avril d'une souscription nationale, sous l'autorité du président de la République. Elle a pour objet le financement de la conservation et de la restauration de la cathédrale et de son mobilier. Les dons pourront également servir au financement de la formation des professionnels disposant des compétences particulières qui seront requises pour les travaux. La clôture de la souscription sera prononcée par décret.Le produit des dons versés depuis le 16 avril par les personnes physiques ou morales, en France ou à l'étranger, auprès du Trésor public, du Centre des monuments nationaux ainsi que des trois fondations habilitées (Fondation de France, Fondation du patrimoine et Fondation Notre Dame) sera reversé à l'État ou à l'établissement public chargé de la conservation et de la restauration de Notre-Dame.Participation des collectivités Les collectivités pourront participer à la souscription au titre de la solidarité nationale. Il s'agit de confirmer par la loi que leurs subventions sont bien compatibles avec la notion d'intérêt public local à laquelle elles sont soumises. Leurs versements seront considérés comme des subventions d'équipement.Déduction fiscale pour les donsLe taux de réduction d'impôt sur le revenu au titre des dons et versements effectués par les particuliers est porté à 75%, dans la limite de 1.000 euros par an (contre 66% dans le droit commun). Ce montant ne sera pas pris en compte pour l'appréciation des plafonds de versements au bénéfice d'autres oeuvres, y compris celles ouvrant droit à un taux de réduction d'impôt majoré (loi Coluche). Cette mesure exceptionnelle ne s'appliquera qu'aux dons effectués entre le 16 avril et le 31 décembre 2019.Contrôle de l'utilisation des fondsAu regard de l'ampleur des dépenses de restauration, un comité exceptionnel de contrôle est mis en place, en plus des contrôles habituels. Il réunira le Premier président de la Cour des comptes et les présidents des commissions des Finances et de la Culture de l'Assemblée et du Sénat, et sera chargé de s'assurer de la bonne gestion et du bon emploi des fonds recueillis. Création d'un établissement publicL'Etat pourra prendre par ordonnance, dans les six mois suivant la publication de la loi, des mesures visant la création d'un établissement public destiné à concevoir, réaliser et coordonner les travaux de conservation et de restauration de Notre-Dame et de son mobilier. Si sa composition n'est pas connue, il est envisagé que la ville de Paris et le Diocèse de Paris soient associés à sa gouvernance en tant que principaux utilisateurs de la cathédrale. Le texte prévoit une dérogation aux règles de la limite d'âge des dirigeants de la fonction publique. Selon certains députés, la mesure serait destinée à permettre à Jean-Louis Georgelin, ancien chef d'état-major des armées (70 ans), chargé par le chef de l'État d'une mission pour la reconstruction de Notre-Dame, de présider la structure.Dérogation aux règles d'urbanisme et de protection de l'environnementDans les deux ans suivant la loi, le gouvernement pourra prendre par ordonnance toutes dispositions visant à faciliter les travaux de restauration de la cathédrale. Il pourra dans ce cadre procéder à des dérogations ou adaptations de règles d'urbanisme, de protection de l'environnement, de voirie et de transports, ainsi qu'aux règles de la commande publique. Il pourra également déroger aux règles de l'archéologie préventive et à celles sur la préservation du patrimoine. La majorité a cependant annoncé en commission qu'elle déposerait des amendements sur ce volet controversé du texte.
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Le beau temps et la hausse des températures ce samedi accentueront les risques d'avalanches sur les massifs alpins, ont averti les préfectures de Savoie et Haute-Savoie.
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Les préfectures de Savoie et Haute-Savoie ont lancé vendredi 29 septembre des appels à la prudence face au risque "marqué" d'avalanches dans leurs massifs. Une mise en garde forumulée à la veille d'un week-end qui devrait voir le soleil faire son grand retour ! "Les importantes chutes de neige tombées en Savoie depuis le milieu de la semaine ont rendu le manteau neigeux instable", a indiqué la préfecture de Haute-Savoie dans un communiqué. "Le beau temps et la hausse des températures attendus pour samedi accentueront le risque de départs spontanés d'avalanches dans les pentes bien ensoleillées", a précisé dans son communiqué celle de Haute-Savoie. "Des ruptures de plaques par des skieurs dans toutes les orientations de pentes sont possibles, la neige étant tombée dans des conditions ventées, notamment à partir de 2.200 m/2.300 m", a-t-elle détaillée.Les deux préfets appellent à "la plus grande prudence" dans la pratique des activités de montagnes hors pistes balisées et ouvertes comme la raquette, le ski de randonnée : s'informer auprès des professionnels et s'équiper "du matériel indispensable", à savoir une pelle, une sonde et un détecteur de victimes d'avalanches (DVA). "Sachez renoncer"Samedi dernier, "quatre skieurs ont été emportés par une coulée de neige en Savoie. Deux personnes ont été légèrement blessées, a rappelé le préfet de Savoie, Louis Laugier. "Une bonne connaissance des sites ne protège en aucun cas les pratiquants de la montagne. Sachez renoncer", a exhorté de son côté celui de Haute-Savoie, Pierre Lambert.Météo France a placé l'ensemble du massif alpin en alerte jaune pour ces risques d'avalanches. Sont ainsi concernés : la Savoie, la Haute-Savoie, l'Isère, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence.
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La démolition, mercredi par Pyongyang, du bureau de liaison intercoréen est encore venu le confirmer: la petite soeur du leader nord-coréen, Kim Yo Jong, s'est imposée comme une des personnalités les plus puissantes du régime reclus, voire comme une héritière potentielle du pouvoir suprême.
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Ce n'est qu'en mars qu'a été émis le premier communiqué officiel en son nom. Mais son influence n'a cessé de grandir et elle est depuis quelques semaines au coeur de la stratégie nord-coréenne de rupture avec Séoul.C'est elle qui, le week-end dernier, a affirme que "l'inutile bureau de liaison" devait être "complètement détruit". Et mardi, les autorités nord-coréennes ont démoli cette institution qui était un des symboles de la détente intercoréenne.Kim Yo Jong est une des conseillères les plus proches de Kim Jong Un, ce qui en fait une des femmes les plus puissantes du régime.Officiellement, elle n'est que membre suppléante du bureau politique du Parti des travailleurs de Corée, où elle avait été nommée en octobre 2017. Mais dans un communiqué diffusé ce week-end par l'agence officielle KCNA, elle parle de "mon pouvoir autorisé par le leader suprême, notre parti et l'Etat".- "Cheffe de cabinet de facto" -Née en 1988, selon le ministère sud-coréen de l'Unification, Yo Jong est un des trois enfants nés de l'union entre l'ex-leader Kim Jong Il et sa troisième partenaire connue, l'ex-danseuse Ko Yong Hui.A l'instar de son frère Jong Un, elle a étudié en Suisse puis progressé rapidement dans la hiérarchie à partir du moment où ce dernier à hérité du pouvoir à la mort de leur père en 2011. Et elle entretient un lien d'autant plus spécial avec le numéro un actuel qu'elle partage la même mère.C'est en 2009, en accompagnant son père en visite dans une université agronomique, qu'elle fait sa première apparition officielle dans les médias nord-coréens.Elle est ensuite une figure récurrente de l'entourage de ce dernier jusqu'à sa mort. Sur les photos des obsèques, elle est en bonne place, juste derrière Kim Jong Un.Elle n'a cessé ces dernières années de s'afficher à ses côtés. Elle "s'est montrée très fidèle pour faire la promotion de son frère en tant que leader suprême, en polissant son image à l'intérieur et à l'international et en l'aidant au point d'être de facto son chef de cabinet", observe Katharine Moon, professeur de sciences politiques au Wellesley College.Lors du périple ferroviaire de 60 heures de son frère pour se rendre au deuxième sommet avec le président américain Donald Trump, en février 2019 à Hanoï, on l'avait vue apporter un cendrier à Kim Jong Un descendu fumer sur un quai.- Une jeunesse solitaire en commun -Il ne fait "aucun doute" que Kim Jong Un a une relation très proche avec sa soeur, observe Yang Moo-jin, de l'Université des études nord-coréennes de Séoul."Jong Un et Yo Jong ont passé ensemble une bonne partie de leur jeunesse solitaire à l'étranger. Je pense que c'est à ce moment-là qu'ils ont développé une forme de camaraderie, en plus de l'amour fraternel", a-t-il dit.Jamais une femme n'a dirigé la Corée du Nord. Mais certains ont vu en elle une candidate possible à la succession de son frère, quand sont montées les rumeurs sur sa santé lors de son absence de plusieurs semaines au printemps.Tous les membres de la dynastie qui règne d'une main de fer sur ce pays pauvre et reclus depuis plus de 70 ans sont révérés comme appartenant à la "Lignée Paektu", du nom de la plus haute montagne du pays, censée être le lieu de naissance du défunt leader Kim Jong Il. Et Yo Jong appartient elle aussi à cette lignée.Certains experts pensent que son omniprésence ces derniers temps dans les médias nord-coréens pour critiquer les transfuges nord-coréens envoyant des tracts de propagande depuis le Sud et le fait qu'elle soit désormais directement associée à une action d'éclat comme la destruction du bureau de liaison pourraient avoir pour objectif de renforcer sa crédibilité auprès de l'armée nord-coréenne et des faucons du régime.Auparavant, on l'avait surtout associée aux initiatives diplomatiques nord-coréennes.Elle fut en février 2018 l'émissaire de son frère aux Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang, devenant ainsi la première membre de la dynastie à se rendre au Sud. Son énigmatique sourire, ses vêtements, son écriture... Chaque détail de son attitude avait été scruté.Ces JO furent le point de départ d'une extraordinaire détente qui a depuis volé en éclats. Et Yo Jong, dont on ne sait rien de la vie privée, fut présente lors de chacun des sommets entre son frère et les présidents américain et sud-coréen.
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À quelques jours de la mobilisation des "gilets jaunes", Christophe Castaner s'est montré ferme mardi 13 novembre. Le mouvement des "gilets jaunes" appellent à des rassemblements mais aussi à des blocages.
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Le ministre de l'Intérieur a prévenu sur BFMTV que les forces de l'ordre interviendront pour lever tout "blocage total"."Je demande qu'il n'y ait aucun blocage total. (...) Partout où il y aura un blocage, et donc un risque pour les interventions de sécurité et aussi la libre circulation, nous interviendrons", a prévenu le ministre de l'Intérieur, tout en assurant qu'aucune manifestation ne sera interdite "si elle ne menace pas l'ordre public et si elle n'entrave pas la libre circulation". Que risque-t-on pour l'organisation de blocages ?Si le mot d'ordre de Christophe Castaner n'est pas entendu par les manifestants, que risquent ces automobilistes en colère, qui entendent protester contre la hausse des prix des carburants samedi 17 novembre ? En cas de blocage de la circulation, ils risquent deux ans d'emprisonnement et 4.500 euros d'amende selon l'article L412-1 du Code de la route. "Le fait, en vue d'entraver ou de gêner la circulation, de placer ou de tenter de placer, sur une voie ouverte à la circulation publique, un objet faisant obstacle au passage des véhicules ou d'employer, ou de tenter d'employer un moyen quelconque pour y mettre obstacle, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 4 500 euros d'amende. Toute personne coupable de l'une des infractions prévues au présent article encourt également la peine complémentaire de suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire, cette suspension pouvant être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle". Les véhicules utilisés peuvent être immobilisés et mis à la fourrière. De plus, "les délits prévus au présent article donnent lieu de plein droit à la réduction de la moitié du nombre maximal de points du permis de conduire". Que risque-t-on si une manifestation n'est pas déclarée ?Christophe Castaner a incité les mécontents à se mobiliser au sein d'une manifestation, mais qui devra être déclarée en amont à la préfecture ou à la mairie. "Ce qui est difficile, c'est qu'on n'a pas une organisation syndicale qui a l'habitude de faire une manifestation qui l'organise. Par exemple, une manifestation, ça se déclare en préfecture. Là, très peu l'ont déclarée. J'appelle ceux qui nous écoutent à déclarer le lieu de la manifestation", a conseillé le ministre. Selon l'article 431-9 du Code pénal, l'organisateur d'une manifestation non déclarée, ou dont la déclaration serait incomplète ou inexacte ou ne respectant pas les conditions fixées par la loi, risque 7.500 euros d'amende. La déclaration doit être fait en mairie ou à la préfecture si la police nationale est compétente. Elle doit être faite "trois jours francs au moins et quinze jours francs au plus" avant la date de la manifestation. Noms des organisateurs, objet, lieux, horaires et itinéraire de la manifestation doivent également être renseignés de même que le nombre estimés de participants et les dispositifs de sécurité mis en place. Pour exemple, le mouvement des "gilets jaunes" annonce une vingtaine de manifestations ou blocages dans le Nord, selon France 3. Mais mardi matin, aucune déclaration n'avait été faite en préfecture. Pourtant, le site officiel du mouvement (journee.blocage17novembre.com) donne toutes les précisions légales aux organisateurs dans sa rubrique "législation". Que risque-t-on en circulant la plaque d'immatriculation cachée ?Certains "gilets jaunes" prévoient de masquer leur plaque d'immatriculation lors de la journée de mobilisation, une pratique interdite et punie par la loi. "Tout véhicule à moteur, à l'exception des matériels de travaux publics doit être muni de deux plaques d'immatriculation, portant le numéro assigné au véhicule et fixées en évidence d'une manière inamovible à l'avant et à l'arrière du véhicule", dit l'article R317-8 du Code de la route. Masquer sa plaque d'immatriculation est passible d'une amende de quatrième classe, soit 750 euros maximum. Que risque-t-on en circulant avec un gilet jaune sur le tableau de bord ?Pour un gilet jaune posé sur le tableau de bord en signe de ralliement au mouvement, l'automobiliste ne risque rien, contrairement à une rumeur qui court sur les réseaux sociaux. À tel point que la gendarmerie de la Bassée a fait une mise au point sur son compte Facebook. Tant que le gilet ne gêne pas la visibilité du conducteur, celui-ci ne risque rien. "Ses possibilités de mouvement et son champ de vision ne doivent pas être réduits par le nombre ou la position des passagers, par les objets transportés ou par l'apposition d'objets non transparents sur les vitres", précise l'article R412-6 du Code de la route.
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FAIT DIVERS - Valérie Roux est aujourd'hui lourdement handicapée, après avoir été admise aux urgences avec une heure de retard. En cause, le Samu, qui n'avait pas pris son appel au sérieux.
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Troubles de la parole, paralysie brutale du visage, engourdissement des membres... Infirmière depuis depuis vingt ans au centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelles de Pen-Bron, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Valérie Roux, habitant à Guérande, a parfaitement su reconnaître les symptômes de son accident vasculaire cérébrale (AVC) le 4 octobre 2010. Mais le Samu ne l'a pas prise au sérieux, rapporte vendredi 25 août Le Parisien. Attribuant ses problème d'élocution et ses fourmillements à un état d'ivresse ou de dépression, son interlocuteur au téléphone l'a incitée à "se coucher", lui assurant que "ça ira(it) mieux demain". Partiellement paralysée, Valérie Roux a dû ramper jusqu'à la porte de ses voisins "contre laquelle elle (a) dû cogner pour se faire entendre", explique le quotidien, avant d'être prise en charge aux urgences du CHU de Nantes avec une une heure de retard. "Ces traumatismes crâniens répétés ont pu jouer un rôle délétère sur l'évolution de l'AVC", avaient noté les experts à l'époque. 30% DES CONSÉQUENCES DE L'AVC IMPUTABLES AU SAMUAprès 18 mois de rééducation, la Guérandaise, âgée de 48 ans, est aujourd'hui lourdement handicapée et doit suivre un traitement médicamenteux à vie. Elle ne peut plus exercer sa profession d'infirmière et travaille désormais en tant que secrétaire administrative à temps partiel dans son hôpital. Elle a besoin à vie de l'assistance d'une aide ménagère, à raison de deux heures par jour.Sept ans après les faits, la justice lui a donné raison. "Un interrogatoire correctement effectué aurait permis de suspecter le problème neurologique et aurait évité l'erreur concernant l'heure de début des symptômes" a estimé le Tribunal administratif de Nantes, qui estime que 30% des conséquences de l'AVC sont directement imputables à la "faute" du Samu. Il a condamné le CHU à verser à la victime 352.48 euros de dédommagement, ainsi qu'à verser 64.192 euros à la Caisse primaire d'assurance maladie.
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Les gendarmes ont repris les opérations de fouilles mardi matin pour tenter de retrouver le corps d'Estelle Mouzin dans les Ardennes, au Château du Sautou, autre ancienne propriété de Fourniret, à une dizaine de kilomètres de celle fouillée la veille, ont constaté des journalistes de l'AFP.
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Aux alentours de 8H00, des gendarmes de l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie sont arrivés, avec un camion de la brigade fluviale, aux abords de ce domaine situé sur la commune de Donchery, ont constaté des journalistes de l'AFP tenus à distance sur la commune voisine de Vrigne-aux-Bois. Sabine Kheris, la juge d'instruction parisienne ainsi que les avocats de la famille d'Estelle Mouzin, Didier Seban et Corinne Herrmann, étaient également sur place. C'est dans cette propriété isolée de quinze hectares, achetée grâce au trésor du "gang des Postiches", qu'avaient été retrouvés en 2004 les corps d'Elisabeth Brichet, 12 ans, et de Jeanne-Marie Desramault, 22 ans, deux victimes du tueur en série. Des fouilles pour tenter de retrouver le corps d'Estelle Mouzin, disparue en 2003, ont eu lieu lundi dans l'ancienne maison de Fourniret à Ville-sur-Lumes, à une dizaine de kilomètres de Donchery, sans découverte majeure. Mardi matin, aucune fouille n'avait lieu dans cette maison dont l'accès n'était plus barré par la gendarmerie, selon un journaliste de l'AFP.Régulièrement visitée par Fourniret jusqu'à son arrestation en 2003, cette propriété, vendue et aujourd'hui habitée, n'avait encore jamais été fouillée."Des moyens tout à fait extraordinaires ont été mis en œuvre" par Sabine Kheris avait salué devant la presse Me Didier Seban, avocat du père d'Estelle Mouzin, à l'issue de cette première journée de fouilles menée dans cette maison un temps occupée par la soeur du criminel, décédée en 2002.Sous la houlette de la juge d'instruction, une cinquantaine de gendarmes et experts "pluridisciplinaires" sont mobilisés dans les Ardennes pour participer aux fouilles qui doivent durer plusieurs jours.Fourniret a été reconnu coupable en 2008 des meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, et condamné à la perpétuité incompressible, avant d'être à nouveau condamné en 2018 pour un assassinat crapuleux.En février 2018, il a avoué avoir tué deux autres jeunes femmes dans l'Yonne, Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, et après des années de dénégations, il a reconnu début mars le meurtre d'Estelle Mouzin, 9 ans, enlevée le 9 janvier 2003 alors qu'elle rentrait de l'école à Guermantes (Seine-et-Marne)."Il est possible que cette image m'indispose (...) et je reconnais là un être qui n'est plus là par ma faute", avait-il déclaré à la juge. Mais "les circonstances, la suite, le déroulement, c'est dans les oubliettes", avait-il poursuivi, sans révéler l'emplacement du corps."Piste numéro 1" pour les avocats de la famille Mouzin, Fourniret a plusieurs fois été soupçonné, puis mis hors de cause. Mais son alibi avait été contredit en novembre 2019 par son ex-femme Monique Olivier, énième rebondissement d'un dossier criminel hors norme.
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Des enfants, âgés de 5,8 et 9 ans, ont été empoisonnés mercredi après-midi à Mérignac près de Bordeaux, rapportent France Bleu Gironde et Sud-Ouest. Leurs corps ont été découverts par leur père, sapeur-pompier, après qu'il a trouvé son épouse en arrêt cardiaque.
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Les pompiers sur place ont trouvé les deux garçons du couple, âgés de 5 et 9 ans, sans vie, ainsi que celui de leur petite fillette de 8 ans. Selon les premières hypothèses de l'enquête, la mère, infirmière de 42 ans, aurait pu empoisonner ses enfants à l'aide de médicaments avant de tenter de mettre fin à ses jours. Elle est dans un état critique, son pronostic vital étant engagé. Elle est toujours hospitalisée au CHU de Pellegrin à Bordeaux.Le mari, lui aussi, a été hospitalisé en raison de l'état de choc dans lequel il se trouvait. Selon les dires de la Direction de la Sécurité Publique de Gironde relayés par France Bleu Gironde, le couple vivait paisiblement et les trois enfants allaient à l'école. Une enquête a été ouverte à la brigade départementale de protection de la famille.
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Le réalisateur du "Dernier tango à Paris" et du "Dernier empereur", notamment, s'est éteint lundi 26 novembre, à l'âge de 77 ans.
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Le réalisateur et scénariste italien Bernardo Bertolucci est mort à Rome à l'âge de 77 ans, rapportent les médias italiens lundi. Le cinéaste, considéré comme l'un des géants du cinéma, avait remporté neuf Oscars pour "Le dernier empereur" (1987), dont celui du meilleur réalisateur. En 2011, il a reçu une Palme d'or d'honneur au Festival de Cannes pour l'ensemble de sa carrière. Il s'est fait connaître dans le monde entier avec le film "Le dernier tango à Paris" (1972), qui fit scandale, notamment en raison de la scène de viol du personnage de Maria Schneider par celui incarné par Marlon Brando. Ce passage avait provoqué l'interdiction du film en Italie et il a été interdit aux moins de 18 ans en France. La jeune actrice, alors âgée de 19 ans au moment du tournage, en avait été profondément marquée, le réalisateur ayant reconnu par la suite qu'elle n'avait pas été avertie avant le tournage du contenu de cette scène. Né le 16 mars 1941 à Parme, cité raffinée du nord de l'Italie où il situera "Prima della Revoluzione" (1964, prix de la critique à Cannes) Bernardo Bertolucci grandit dans un milieu aisé et intellectuel. Il a la révélation du cinéma en voyant "La Dolce Vita" de Federico Fellini. Son père, poète, professeur d'histoire et critique de cinéma, lui offre sa première caméra 16 mm à 15 ans. Après le scandale, mais aussi le succès du "Dernier tango à Paris", Bertolucci dispose d'assez de moyens pour tourner sa grande fresque historique, "1900" ("Novecento"). cette œuvre majeure embrasse près d'un siècle de lutte des classes à travers le destin de deux amis d'enfance. Le film est porté par un prestigieux casting international (Robert De Niro, Gérard Depardieu et Burt Lancaster). • Neuf Oscars pour "Le dernier empereur"Bernardo Bertolucci est aussi l'un des rares réalisateurs italiens à avoir beaucoup tourné à l'étranger. À Paris, décor du "Dernier tango" et de son dernier film, "The dreamers" (2003), mais aussi en Chine, avec "Le dernier empereur", en Afrique, avec "Un thé au Sahara", ou encore au Bhoutan avec "Little Buddha". La consécration de ses pairs lui vient avec "Le dernier empereur", qui lui vaut neuf Oscars. "C'était le dernier empereur du cinéma italien, le seigneur de toutes les fresques et de toutes les frasques. La fête est finie : il faut être deux pour danser le tango", a salué lundi Gilles Jabob, ancien président du Festival de Cannes, qui lui avait remis la Palme d'honneur en 2011.
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Elle est très populaire, elle est allemande, et cela suffit apparemment aux réalisateurs. L'actrice Diane Kruger confie en avoir assez des propositions de rôle sur des films qui tournent autour de la Seconde Guerre mondiale, et du régime nazi. Elle en parle dans une interview au site américain Vulture, comme le souligne BFM TV.
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"Je n'ai jamais éprouvé le désir d'être dans ce genre de film, et ce pour des raisons évidentes, mais aussi parce que j'ai l'impression que c'est vu et revu." Ainsi, Diane Kruger déclare que seule une approche différente de ce thème la pousserait à accepter un rôle. C'était le cas du film "Inglorious Basterds" du réalisateur Quentin Tarantino, qui racontait avec humour une chute alternative du régime nazi.Dans "Bienvenue à Marwen", un film d'animation dont elle fait en ce moment la promotion, Diane Kruger "remet le couvert". Cette fois, elle incarne une méchante poupée qui, après une amnésie, veut construire la réplique d'un village datant de la Seconde Guerre mondiale. L'actrice allemande conclut avec humour : "Restez à l'affût, l'année prochaine je serai à l'affiche de plein de films sur les nazis, j'en suis certaine."
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L'individu, qui avait déjà passé les contrôles de sécurité, a été interpellé sans encombres avant d'embarquer dans un avion à destination de Barcelone.
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La police aux frontières a été interpellé un homme dans l'après-midi de jeudi 15 août à l'aéroport d'Orly. Ce dernier était en possession d'un couteau dissimulé dans son bagage à main alors qu'il s'apprêtait à embarquer. L'alerte a été donné par une femme, qui s'est présentée comme la sœur de cet homme. Cette dernière avait appelé la police pour prévenir que ce dernier avait "prévu de faire une attaque", a expliqué une source, qui a cependant appelé à la "prudence", la femme n'ayant pas été identifiée. Selon une source aéroportuaire, l'homme a expliqué pendant sa garde à vue que c'était "sa copine, avec qui il avait eu une dispute, qui avait appelé". Sécurité technologique dans les aéroports : où en est-on en France ?par franceinfoAvant d'être appréhendé, l'individu avait franchi les contrôles de sécurité. Inconnu des services de justice, il a été placé en garde à vue dans les locaux de la Police aux frontières, à qui l'enquête a été confiée, a indiqué le parquet de Créteil, confirmant une information de RTL.Lundi, une femme avait été arrêtée parce qu'un pistolet chargé avait été découvert dans son bagage cabine lors d'un contrôle, dans une zone de transit à l'aéroport de Roissy. Elle a été condamnée mercredi à huit mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis).
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L'ancien tortionnaire "Douch", chef du plus redoutable centre de détention sous le régime cambodgien des Khmers rouges, condamné à la perpétuité, est décédé mercredi à l'âge de 77 ans.
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Kaing Guek Eav, alias Douch, "est mort à l'hôpital", a déclaré Neth Pheaktra, porte-parole du tribunal parrainé par l'ONU pour juger les principaux responsables khmers rouges.Le détenu présentait des symptômes de "détresse respiratoire aiguë", selon la lettre du médecin qui a confirmé le décès et dont l'AFP a obtenu copie.Son corps a été transporté dans la pagode Chak Angrae Krom de Phnom Penh en vue de sa crémation. Douch a dirigé Tuol Sleng (S21), la prison centrale de Phnom Penh où 15.000 personnes ont été torturées avant d'être exécutées par les Khmers rouges.Installée le 17 avril 1975, cette dictature maoïste est tombée le 7 janvier 1979 sous les chars du Vietnam socialiste, "frère ennemi". Entre-temps, quelque deux millions de personnes, soit environ un quart de la population, sont morts d'épuisement, de famine, de maladie ou à la suite de tortures et d'exécutions."Douch est décédé maintenant, les âmes des victimes et de mes parents ont reçu justice", a réagi à l'AFP Norng Chan Phal, 51 ans, rescapé de la prison S21. Kaing Guek Eav a été le premier Khmer rouge condamné par un tribunal pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité".En 2010, en première instance, une peine de 30 ans de prison a été prononcée à son encontre. Puis, deux ans plus tard, en appel, il s'est vu infliger la perpétuité.Né le 17 novembre 1942 dans un village au nord de Phnom Penh, Douch a été professeur de mathématiques avant de rejoindre les Khmers rouges en 1967.Après la chute du régime, il a continué d'appartenir au mouvement puis a travaillé pour des organisations humanitaires. Caché pendant des années, il a été démasqué en 1999 par un photographe irlandais, Nic Dunlop, et arrêté.Devant ses juges, lors du premier procès, il a longuement expliqué la signification des tombereaux de documents découverts dans la prison à la chute du régime, et le processus au cours duquel les suppliciés étaient ensuite emmenés sur un site d'exécution à quelques kilomètres de là.- Bourreau "méticuleux" -"Méticuleux, consciencieux, attentif à être bien considéré par ses supérieurs" selon les psychiatres, le tortionnaire avait tenu une administration rigoureuse des activités de la prison."Je suis responsable émotionnellement et légalement", avait-il reconnu.Converti au christianisme dans les années 1990, il a demandé pardon aux rares survivants et familles des victimes, acceptant d'être condamné à "la peine la plus stricte".Mais l'accusé a ensuite abandonné cette stratégie d'aveux et de coopération avec la justice et réclamé sa libération en se qualifiant de simple secrétaire du régime communiste.L'accusation a décrit son "enthousiasme et sa méticulosité dans chacune de ses tâches", mais aussi sa "fierté" de diriger le centre de torture et "son indifférence à la souffrance" d'autrui.L'ethnologue français François Bizot, trois mois captif de Douch en 1971 dans la jungle, a, lui, évoqué la "sincérité fondamentale d'un homme (...) prêt à donner sa vie pour la Révolution", et "qui accomplissait la mission qui lui avait été attribuée".Au final, Douch n'a eu "aucun regret", estime Youk Chang, chef du centre de documentation du Cambodge, un organisme de recherche qui a fourni de nombreuses preuves au tribunal. J'espère que son décès "apportera un peu de réconfort aux vivants et que les morts pourront enfin reposer en paix".
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Retour à l'école, autorisation des visites en Ehpad, réouverture des frontières... Emmanuel macron a déroulé dimanche 14 juin la troisième phase du déconfinement.
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Depuis l'Elysée, le chef de l'Etat a donné un discours pré-enregistré pendant près de 20 minutes. Avançant la date finale du déconfinement au lundi 15 juin, il a détaillé l'accélération des mesures de réouvertures. Retour sur ces annonces très attendues, et sur ce qui va changer concrètement. Tout l'hexagone passe en zone verte Emmanuel Macron a achevé plus tôt que prévu le déconfinement en annonçant que toute la France passera au "vert" dès lundi 15 juin, sauf en Guyane et à Mayotte où le virus circule encore. "Nous pourrons tourner la page du premier acte dès demain sur tout le territoire" sauf en Guyane et Mayotte, a-t-il annoncé à la télévision.Réouverture des cafés-restaurants en Île de France dès lundi C'était une des hypothèses avancées par le gouvernement. Emmanuel Macron a annoncé la réouverture des cafés et restaurants en Ile-de-France dès lundi. La région était jusqu'alors placée en zone rouge, et les cafés et restaurants n'étaient en mesure d'ouvrir qu'en terrasse. Leur réouverture complète devait initialement avoir lieu à compter du 22 juin. "Dès demain, tout le territoire, à l'exception de Mayotte et de la Guyane où le virus circule encore activement, (...) passera dans (...) la zone verte ce qui permettra notamment une reprise plus forte du travail et la réouverture des cafés et restaurants en Ile-de-France", a-t-il déclaré.Visites en Ehpad et maisons de retraites autorisées dès lundiAutre mesure particulièrement attendue : le chef de l'Etat a déclaré que les visites dans les maisons de retraites et les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) seraient "autorisées" "dès demain", lundi."Pour nos aînés en maisons de retraite ou en établissements, les visites devront désormais être autorisées", a-t-il dit lors de sa quatrième allocution solennelle depuis le début de la crise du coronavirus.Réouverture des frontières lundi"Dès demain, il sera à nouveau possible de se déplacer entre les pays européens et à partir du 1er juillet nous pourrons nous rendre dans les Etats hors d'Europe, où l'épidémie sera maîtrisée", a ajouté le chef de l'Etat.Réouverture totale des écoles, crèches et collèges le 22 juinCrèches, écoles et collèges rouvriront pour tous à partir du 22 juin, avec "une présence obligatoire", a annoncé le président de la République. "Dès demain en Hexagone comme en Outre-mer, les crèches, les écoles, les collèges se préparent à accueillir à partir du 22 juin tous les élèves de manière obligatoire et selon les règles de présence normales", a-t-il annoncé. depuis des semaines, de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer la réouverture totale de l'école. Pas d'augmentation des impôts"L'économie mondiale s'est quasi arrêtée" a expliqué le chef de l'Etat, alors que la crise du Covid a fortement impacté l'économie française et mondiale. "Notre première priorité est donc d'abord de reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire", a-t-il déclaré, soulignant avoir mobilisé, au total, "près de 500 milliards d'euros pour notre économie, pour les travailleurs, pour les entrepreneurs, mais aussi pour les plus précaires"."Nous ne financerons pas ces dépenses en augmentant les impôts. Notre pays est déjà l'un de ceux où la fiscalité est la plus lourde, même si, depuis trois ans, nous avons commencé à la baisser. La seule réponse est de bâtir un modèle économique durable plus fort, de travailler et de produire davantage pour ne pas dépendre des autres", a-t-il poursuivi.Elections municipales maintenues le 28 juinAlors que la tenue du premier tour du scrutin avait été controversée, le deuxième tour des élections municipales "pourra se dérouler dans les communes concernées le 28 juin", a-t-il annoncé, précisant qu'il "faudra éviter au maximum les rassemblements", qui resteront "très encadrés" car "ils sont la principale occasion de propagation du virus", a-t-il ajouté. Il s'aligne donc avec l'avis favorable du Conseil scientifique à la tenue d'un second tour à cette date. Emmanuel Macron, qui promet de se "réinventer", s'exprimera en juillet à nouveau, après des consultations.
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Un sondage donne favorite la liste La République en Marche, alliée au Modem, devant celle du Rassemblement national.
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La liste de La République en Marche alliée au MoDem (23,5%) devance de deux points et demi celle du Rassemblement national (21%) dans les intentions de vote aux élections européennes, selon un sondage Harris Interactive et Agence Epoka diffusé dimanche 21 avril. À un peu plus d'un mois du scrutin du 26 mai, le rapport de force est globalement stable par rapport à une précédente vague d'enquête du même institut publiée le 14 avril. LREM/Modem progresse d'un point alors que la liste LR gagne 0,5%, dans cette enquête pour LCI, RTL et Le Figaro incluant une liste des "gilets jaunes", toujours hypothétique, qui recueillerait elle 2% (-0,5).Une grosse avance sur les autres formationsLe duo de tête se détache toujours largement des autres formations. Les Républicains obtiennent 13,5% (-0,5), devant La France insoumise (9%/stable), les écologistes d'EELV (8,5, +1), Place Publique/PS (6,5%/stable), Debout la France (4%, stable) et Générations (3%/-1). Suivent la liste du PCF de Ian Brossat (2,5%), Lutte ouvrière, l'UDI de Jean-Christophe Lagarde et l'UPR de François Asselineau, toutes à 1,5%. La liste Les Patriotes enregistre 0,5% d'intention de vote.L'absence d'une liste "gilets jaunes" profiterait au RN qui passerait à 21,5% mais aussi à LREM/MoDem (24%). Pour obtenir des élus, une liste doit recueillir au moins 5% des votes. Le pouvoir d'achat arrive en tête des thèmes considérés comme importants (42%, +1), devant l'immigration (39%, -3), les impôts (37%, -1) et l'environnement (35%, -2). Cette enquête a été réalisée en ligne les 19 et 20 avril auprès de 1.056 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat. Elles donnent une indication des rapports de forces et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.
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Le ministre de l'Action et des comptes publics a manié le couteau dans sa ville de Tourcoing, à l'occasion d'une opération menée par l'Union des entreprises de proximité (U2P).
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Dans le cadre de la "semaine de l'artisanat", qui se tiendra du 3 au 9 juin, l'Union des entreprises de proximité organise des opérations "Artisan d'un jour". Gérald Darmanin a anticipé de quelques jours, se transformant pour une heure en boucher, vendredi 31 mai. Le ministre a suivi une formation-express dans une boucherie de sa ville de Tourcoing, dont il est l'ancien maire.Selon 20 Minutes, le ministre devait délaisser temporairement les comptes de l'Etat pour se consacrer (notamment) au désossage d'un agneau et d'une côte de bœuf. "A l'invitation des U2P territoriales, des personnalités politiques et médiatiques se glisseront toute une journée dans la peau d'un artisan", promettait l'organisme dans un communiqué. Au gouvernement, la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie Agnès Pannier-Runacher a également participé à l'opération, à Strasbourg. Du côté de l'U2P, l'opération de communication se veut comme un coup de projecteur sur la réalité du chef d'entreprise, ainsi que sur les décalages entre l'environnement législatif et les réalités de l'entreprise artisanale". Du côté de Gérald Darmanin, ce dernier occupe le terrain à Tourcoing. Le ministre, qui a choisi pour l'heure de rester au gouvernement, a déjà annoncé qu'il serait candidat aux élections municipales en 2020.
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Le corps sans vie d'une fillette de 5 ans et demi a été découvert mardi à son domicile de Saint-Jean d'Angély (Charente-Maritime), "très probablement" étouffée par sa mère qui était toujours hospitalisée mercredi dans un état grave après l'incendie de sa voiture, a annoncé le procureur de la République de Saintes.
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Dans un premier temps, les pompiers et gendarmes avaient été appelés à 08h00 mardi pour un incendie de véhicule dont est sortie seule une femme, gravement blessée, sur une aire de covoiturage proche de l'autoroute A10 à Saint-Jean d'Angély, commune de 7.000 habitants dans l'est de la Charente-Maritime."Brûlée à 40 %", cette femme âgée d'une cinquantaine d'années a été hospitalisée pour y subir des soins d'urgence en raison d'un pronostic vital engagé et "n'était pas en état de s'exprimer", a précisé dans un communiqué le procureur de Saintes Nicolas Septe.Rapidement, les gendarmes de la commune s'étaient déplacés à son domicile où ils ont découvert sa fillette de cinq ans et demi morte dans son lit. D'après les constatations effectuées sur place par les techniciens en investigation criminelle et par le médecin légiste, "l'hypothèse criminelle d'étouffement de l'enfant par sa mère" est jugée "très probable"."Inconnue des services de police, de gendarmerie ou de la justice", celle-ci "vivait le plus souvent seule avec sa fille, le père de l'enfant étant décédé en 2017", selon le communiqué.La mère aurait laissé "un écrit (...) disant qu'elle avait mis fin à la vie de sa fille", a indiqué par ailleurs le procureur à l'AFP. Une autopsie sera pratiquée jeudi à l'unité médico-judiciaire de Poitiers. "Nous en saurons plus sur les circonstances", a ajouté le magistrat.Le parquet a confié l'enquête à la brigade de recherche de Saint-Jean d'Angély.
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Le journaliste de M6 a reçu des menaces suite à la diffusion d'une enquête sur Jérusalem, le dimanche 18 décembre.
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Nouvelle polémique pour Bernard de La Villardière. Après le ramdam causé par son reportage sur la ville de Sevran en octobre dernier, le présentateur de M6 est une fois de plus la cible de nombreuses critiques. En cause, un reportage sur la ville de Jérusalem, diffusé dans le numéro du 18 décembre de son magazine d'investigation Enquête Exclusive. Un thème délicat, qui n'a pas manqué de déchaîner les foules.Intitulé "Jérusalem, quand la ville sainte se déchire", ce numéro d'Enquête Exclusive s'intéressait aux conflits qui sévissent dans la cité du Proche-Orient : "C'est la ville la plus explosive de la planète : Jérusalem. Depuis l'année dernière, la ville sainte connaît un regain de violences entre Juifs et Musulmans (...) Et dans les deux camps, les extrémistes gagnent chaque jour du terrain", pouvait-on lire dans le descriptif fourni par la chaîne. Il n'en fallut pas plus pour mettre le feu aux poudres. Des injures et des menacesJugé "truffé d'inexactitudes" et de clichés, le reportage n'a pas été au goût de la communauté juive de France, qui a également dénoncé le manque d'objectivité du journaliste. Ces critiques ont d'ailleurs été soutenues par une manifestation devant les locaux de M6, à Neuilly-sur-Seine. Même scénario dans le camp arabe, qui a témoigné son désarroi sur les réseaux sociaux.Mais Bernard de la Villardière n'est pas resté muet face à ces accusations. Interrogé par i24news, le présentateur a tenu à réagir face au scandale causé par son émission : "On essaie toujours d'être le plus impartial possible même si c'est extrêmement difficile à propos du conflit israélo-palestinien car il y a une hypersensibilité de part et d'autre sur les mots que vous employez et sur les choix que vous faîtes sur le plan éditorial". Et de conclure, philosophe : "en ce moment les opinions publiques sont extrêmement crispées sur cette question". Le débat est lancé...
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L'élection présidentielle n'a pas encore eu lieu que François Rebsamen propose déjà un plan à Emmanuel Macron pour les législatives et la bonne tenue de son éventuel quinquennat. L'ancien ministre du Travail signe une tribune dans le JDD où il lance un appel au candidat "En Marche !" pour qu'il ne soit pas contraint de gouverner avec une droite et une extrême droite trop fortes à l'Assemblée.
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"Seule une coalition de gouvernement, basée sur un engagement ferme des progressistes dans leur diversité, permettrait de donner au futur président une majorité présidentielle stable et capable de porter les réformes dont la France a besoin", écrit le proche de François Hollande dans l'hebdomadaire. En clair, il souhaite que celui qui semble être selon lui le futur président ne présente pas 577 candidats "En marche !" et laisse la place aux "progressistes de tous bords, parmi lesquels les socialistes sociaux-démocrates". Un scénario qui semble exclure totalement Benoît Hamon qui dévisse dans les sondages. Et ce n'est pas sur François Rebsamen qu'il doit compter pour le sauver. "A l'évidence, "notre" candidat socialiste, issu de la primaire de La Belle Alliance, a échoué à rassembler la gauche progressiste et peine à s'imposer. Il a choisi d'attaquer Emmanuel Macron, notamment lors du premier débat, plutôt que d'attaquer la droite et l'extrême droite" , écrit le maire de Dijon.
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Le candidat de la France insoumise a critiqué les débats télévisés organisés avant l'élection présidentielle et les chaînes de télévision. France 2 en prend notamment pour son grade.C'est dans un long billet posté sur son site que Jean-Luc Mélenchon est revenu sur la campagne présidentielle.
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Il y évoque notamment ses meetings et le rassemblement du 18 mars dernier à Paris. Il aborde aussi le sujet des débats télévisés prévus avant le premier tour de l'élection, le 23 avril. Déplorant une "assignation à débattre", il revient sur celui qui a été organisé par TF1 le lundi 20 mars : "Dans le cas du débat de TF1, 12 sujets avaient été délimités, auxquels s'ajoutaient une introduction et une conclusion. Dans l'horaire prévu, cela attribuait 28 minutes de temps de parole à chaque candidat, réparti en séquences d'une minute et demie par thème ! Imagine-t-on ce que cela signifie de s'exprimer sur des problèmes d'une telle complexité en une minute et demie ?".Il fait ensuite part de son "scepticisme" concernant les deux débats à venir, le 4 avril sur BFMTV et CNews et le 20 avril sur France 2. La chaîne du service public en prend d'ailleurs pour son grade : "De son côté, France 2 n'a fait connaître pour l'instant que la date. Elle ne me convient pas et je n'en suis pas d'accord. La remarque vaut pour tous, même si elle s'applique particulièrement au cas détestable de France 2. En effet, il faut savoir que les dates sont fixées par les chaînes, qui ne consultent personne à ce sujet et se soucient comme d'une guigne de notre propre emploi du temps et de notre planification de campagne, qu'il s'agisse de déplacements, de réservation de salles, ou éventuellement d'autres rencontres médiatiques". Le candidat de la "France insoumise" qualifie également "L'Emission politique", diffusée par France 2, d'émission "odieuse", "véritable traquenard qui fonctionne seulement comme un spectacle, dont la volonté de mise à mort est évidente...". Il conclut en déclarant qu'il n'est "pas possible pour lui de participer à une émission de cette nature au-delà du lundi 17 avril".
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Le premier syndicat dans le secteur des finances publiques réclame le report de la campagne 2020 de l'impôt, en raison de "l'obligation sanitaire". L'exécutif planche lui plutôt sur un simple allongement des délais.
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La crise du coronavirus contraint l'administration fiscale à revoir ses plans. Selon Bercy, le gouvernement réfléchit à rallonger le délai pour déclarer ses revenus dans le cadre de la campagne 2020 de l'impôt sur le revenu. "Nous réfléchissons à une prolongation" du délai accordé aux contribuables pour déclarer leurs revenus, a indiqué le ministère de l'Action et des Comptes publics, ajoutant que des annonces seraient faites "dans la semaine". La campagne 2020 de déclaration des revenus au titre de 2019 doit commencer début avril. Les délais pour remplir cette obligation varient en fonction des modes de déclarations (version papier ou numérique) et du département de résidence. En principe, cette année doit aussi connaître une nouveauté: les foyers fiscaux dont la situation ne nécessite pas de compléments ou de rectifications seront dispensés de déclaration.Solidaires, premier syndicat représentatif au sein des finances publiques, a lui réclamé lundi le report de la campagne de l'impôt sur le revenu, une "obligation sanitaire" selon lui en pleine épidémie de coronavirus. "Le report de cette campagne déclarative constitue une exigence responsable et de bon sens au regard de la situation d'urgence sanitaire", fait valoir le syndicat dans un communiqué."Avec 4,5 millions de sollicitations des contribuables aux guichets des services des finances publiques, lancer la campagne dans ces conditions est de fait une prise de risque pour la santé des agentes et des agents des finances publiques, mais aussi pour celle des contribuables", ajoute Solidaires finances publiques. "Le lancement de cette campagne particulière remettrait en cause l'organisation interne mise en œuvre ces derniers jours, qui limite la présence physique des agents et privilégie le télétravail", prévient-il. Pour le syndicat, le report de cette campagne entraînerait un décalage de l'émission des avis d'imposition, mais "aurait un impact limité sur le budget de l'État", du fait notamment de l'instauration du prélèvement à la source.
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SONDAGE. Une enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour Franceinfo et Le Figaro publiée jeudi 17 septembre souligne que les polémiques récentes autour des maires écologistes ont dégradé l'image d'EELV.
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Les écologistes arrivés à la tête de plusieurs métropoles connaissent des débuts de mandat animés par quelques controverses bruyantes, comme sur le sapin de Noël et le Tour de France. Commencée il y a une semaine avec les propos de l'édile Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) de Lyon Grégory Doucet sur un Tour de France "machiste et polluant", la polémique s'est poursuivie, menée par la droite et La République en marche, avec le refus annoncé par le maire EELV de Bordeaux Pierre Hurmic d'installer le traditionnel sapin de Noël municipal, qualifié d'"arbre mort" coûteux. Les Français sont-ils opposés aux mesures des écologistes ?par CNEWSDes propos également largement désapprouvés par les Français. Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Franceinfo et Le Figaro publié jeudi 17 septembre, 68% d'entre eux rejettent les propos du maire de Lyon et 72% ceux de l'édile de Bordeaux. Ce sont les sympathisants Les Républicains et LREM qui sont le plus remontés : 83% des Marcheurs sont en désaccords avec les deux maires, 88% des LR désavouent le maire Lyon et 92% celui de Bordeaux. Même les écolos sont agacés : 55% des Français qui se disent proches d'EELV se prononcent contre les propos du maire de Lyon et 47% contre le projet du maire de Bordeaux.A l'inverse, la majorité des sondés (55%) donnent raison à Emmanuel Macron qui a critiqué l'opposition à la 5G des écologistes et d'une partie de la gauche en estimant que "revenir à la lampe à huile" ou au "modèle Amish" ne permettra pas de "régler les défis de l'écologie contemporaine".L'image d'EELV pâtit de ces polémiques. Selon ce sondage, 43% des personnes interrogées ont une bonne opinion du parti, soit 14 points de moins qu'au mois de février. Les Verts restent néanmoins le parti le plus populaire de France, LREM restant derrière avec 35% de bonnes opinions, LR avec 34%, le RN et le PS avec 29% et la France insoumise avec 26%* Enquête réalisé auprès d'un échantillon de 1.005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogés par internet les 16 et 17 septembre.
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"Suicidez-vous !", avait-il lancé à des policiers le 20 avril dernier, lors de l'acte 23 des "gilets jaunes". Un homme de 49 ans, cuisinier au chômage, vient d'être condamné pour ses propos.
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"Mes paroles sont parties plus vite que mes pensées. (...) C'était la folie du moment", a expliqué le prévenu à la barre. Ce "gilet jaune", mobilisé à tous les actes "sans jamais être interpellé pour violences", s'est défendu d'être "un délinquant", lors de son audience devant le tribunal de Paris, lundi 29 avril. Il a d'ailleurs assuré "avoir déjà aidé des policiers à s'en aller pendant des manifs car ils risquaient de se faire taper dessus". "Pas conscience de la gravité des mots"Le 20 avril, avec d'autres manifestants du cortège parisien des "gilets jaunes", il a crié "suicidez-vous, suicidez-vous !" aux forces de l'ordre, alors que la police est touchée par une vague de suicides sans précédent depuis le début de l'année. Ce slogan avait été vivement condamné par la classe politique et les syndicats de policiers. "Ça a commencé après qu'une femme enceinte a été bousculée par les forces de l'ordre", a assuré le prévenu lundi. "Il n'avait pas conscience de la gravité des mots. Son 'Suicidez-vous', c'était un ras-le-bol, de voir ses amis blessés, de la violence, de l'injustice", a plaidé son avocate, Ingrid Theillaumas. "Il a perdu son sang-froid pendant quelques minutes."Ces appels aux suicides sont apparus dans un contexte de tension entre les forces de l'ordre et les "gilets jaunes", dont les manifestations hebdomadaires sont régulièrement émaillées de débordements. Les "gilets jaunes" dénoncent l'usage par les forces de l'ordre du lanceur de balles de défense (LBD) et des grenades GLI-F4, à l'origine de nombreuses blessures, voire de mutilations. 500 euros de préjudice moralL'homme de 49 ans, cuisinier de formation, a été condamné à huit mois de prison avec sursis. Il devra également effectuer 180 heures de travail d'intérêt général, avec obligation de trouver un travail et de verser 500 euros à chacun des deux policiers qui ont porté plainte, au titre du préjudice moral. Une cellule "alerte prévention suicide"Pas moins de 28 policiers se sont donné la mort depuis le début de l'année. Lundi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a inauguré une cellule "alerte prévention suicide", dans le 12e arrondissement de Paris, qui doit réfléchir à des solutions pour endiguer les suicides dans la police. Selon un rapport sénatorial datant de 2018, le taux de suicide est "plus élevé que la moyenne nationale" chez les policiers, même en tenant compte des spécificités de cette population (population davantage masculine, jeune, ayant accès aux armes).
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Affaibli par des révélations sur son train de vie, le ministre de la Transition écologique a présenté sa démission mardi matin au Premier ministre, s'estimant victime d'un "lynchage médiatique". "La démission est provoquée par une nouvelle enquête", assure Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart, selon qui l'ancien député s'est servi de ses frais de mandat pour payer sa cotisation à son parti politique Europe-Écologie- Les Verts.
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Le ministre de la Transition écologique François de Rugy, au centre d'une polémique sur des dépenses excessives, a annoncé avoir présenté sa démission mardi 16 juillet au Premier ministre Édouard Philippe. "Les attaques et le lynchage médiatique dont ma famille fait l'objet me conduisent aujourd'hui à prendre le recul nécessaire - ce que chacun comprendra. La mobilisation nécessaire pour me défendre fait que je ne suis pas en mesure d'assumer sereinement et efficacement la mission que m'ont confiée le Président de la République et le Premier ministre. Dès lors, j'ai présenté ma démission au Premier ministre ce matin", précise-t-il dans un communiqué.Le président Emmanuel Macron a dit mardi avoir accepté la démission de François de Rugy, soulignant qu'il s'agissait d'une "décision personnelle" du ministre de la Transition écologique. "Il s'agit d'une décision personnelle" que le chef de l'État "respecte pour qu'il puisse se défendre pleinement et librement", a indiqué l'Élysée à l'AFP. "Il va se faire défoncer"Le numéro deux du gouvernement, qui devait présenter mardi au Sénat le projet de loi énergie et climat, s'est entretenu dans la matinée avec Édouard Philippe. Son passage devant les députés lors des questions au gouvernement à 15h s'annonçait difficile. "Il va se faire défoncer", assurait un député La République en marche à l'AFP, précisant : "Lorsqu'on nous demandera d'applaudir à ses réponses, on se planquera".Jusqu'à lundi soir, l'ancien président de l'Assemblée nationale bénéficiait pourtant du soutien de l'exécutif. De Belgrade où il était en visite, Emmanuel Macron avait affirmé avoir "demandé au Premier ministre d'apporter toute la clarté" sur cette affaire afin de prendre des décisions sur la base "de faits", estimant que "sinon, ça devient la République de la délation"."Je suis trop attaché à l'écologie à laquelle j'ai consacré tout mon engagement militant, pour accepter que notre action écologique soit affaiblie par des mises en cause personnelles incessantes", justifie l'ancien élu EELV, qui "remercie" le président et le Premier ministre "de la confiance qu'ils (lui) ont témoignée" et leur redit sa "fidélité".Une nouvelle enquête de Mediapart François de Rugy, épinglé par Mediapart pour ses dîners fastueux à l'Hôtel de Lassay lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale, entre 2017 et 2018, et pour les travaux de rénovation qu'il a fait faire dans son appartement de fonction ministériel, Hôtel Roquelaure, a également précisé avoir déposé plainte contre le site d'information, dénonçant des "contre-vérités"."Mediapart n'a fait que son travail et continuera de le faire", a déclaré à l'AFP le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi après cette annonce. "La démission de M. Rugy, qui n'appartient qu'à lui et au gouvernement, montre une chose : l'information a été plus forte que la communication". "La démission est provoquée par une nouvelle enquête. Nous avons transmis hier soir de nouvelles questions sur l'utilisation de ses indemnités de mandat quand il était député (...) Nous faisons notre travail au service de l'intérêt général", a de son côté assuré Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart.Selon le média en ligne, François de Rugy a enfreint lorsqu'il était député l'interdiction de se servir de ses frais de mandat pour payer sa cotisation à son parti politique.
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Le président LREM de l'Assemblée nationale a dénoncé une tentative d'incendie "volontaire" à son domicile privé situé à Motreff.
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Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, a annoncé dans la soirée de vendredi 8 février que son domicile situé à Motreff (Finistère) avait fait l'objet d'une tentative d'incendie. "La Gendarmerie nationale ayant découvert sur place une couverture, un résidu de pneumatique, et une torche artisanale imbibée de carburant, l'origine criminelle ne semble pas faire de doute", a affirmé l'élu LREM dans un communiqué."Rien ne justifie les intimidations, rien ne justifie les violences et les dégradations", ajoute Richard Ferrand qui annonce également avoir "déposé plainte" contre cet "acte grave". L'intéressé a publié sur son compte Twitter des photos des dégâts. Richard Ferrand se trouvait en déplacement à Rennes avec le Premier ministre Édouard Philippe, pour la signature du pacte d'accessibilité et du contrat d'action publique pour la Bretagne, lorsque les faits sont survenus. Le sinistre a été découvert par un voisin de l'habitation. Le Télégramme précise que l'enquête a été confiée à la gendarmerie nationale.
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Le jour, ils sont chefs de service, médecins ou infirmiers. La nuit, ils se faufilent dans Paris pour coller sur les murs et les monuments leurs appels à sauver l'hôpital public et éviter "un retour à l'anormal" après la pandémie.
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"Hello tout le monde, je suis vraiment crevée, je vous préviens, ce soir c'est vraiment l'énergie du désespoir", lance Dr. Emmanuelle Peyret en rejoignant à 22H00 son équipe de colleurs, réunis "au local" de l'hôpital Robert Debré, à Paris. Cheffe du service d'addictologie de cet hôpital pour enfants, la psychiatre, qui reconnaît "surfer sur son burn out" depuis des années, engouffre un paquet de feuilles A4, encore chaudes de l'imprimante, dans son sac à dos rouge.Robert Debré, encore entre deux eaux, après le passage de la première vague de malades de coronavirus et en attendant le retour au soin, est plongé dans le silence. Le périphérique vrombit en arrière plan. La petite équipe d'une dizaine de colleurs, pinceaux et pot de colle à la main se lance dans la nuit à l'assaut du nord de Paris. Ils sont tous masqués, et ça les arrange plutôt, au moment de passer devant la sécurité. "Il y a toujours un peu d'adrénaline, on est dans la désobéissance", reconnaît la coordinatrice, Anne-Francoise Thiollier, infirmière de 53 ans, qui reçoit en direct via un groupe Whatsapp l'avancée des autres opérations de collage en cours simultanément à travers toute la France. "Oh regardez ! Pau a fait un magnifique +Citoyen défend ton hôpital !+", montre t-elle, conquise, à son équipe. "Le message est ciblé. Les usagers nous ont applaudis jusqu'à maintenant, et on veut qu'ils nous rejoignent, seuls on ne pourra pas y arriver malgré nos petits bras musclés", commente Anne-Françoise Thiollier.- Revendications inaudibles -A l'entrée des urgences, un "Hôpital saturé, patients en danger" est apparu. Derrière ces opérations nocturnes, le Collectif Inter Hôpitaux (CIH), né en septembre 2019, en dehors des représentations syndicales traditionnelles, pour faire entendre des revendications, déjà anciennes mais devenues, selon eux, inaudibles..."Jusqu'à ce qu'on ait une pandémie et qu'il y ait des morts", soutient Cherine Benzouid, cardiologue à l'hôpital pour enfants Robert Debré à Paris, dit "le gecko" de la petite bande, car l'élancée quadragénaire sait désormais coller, même la tête à l'envers, si on lui tient les pieds. "Hôpital public, pas de retour à l'anormal": ce slogan, qu'elle appose ce soir sous un pont du périphérique, lui tient à coeur, parce qu'il lui rappelle ces années "à se sentir seule, à voir les choses se détériorer, à faire des choses qui n'ont pas de sens, à voir les collègues en souffrance, et à ne pas oser se parler, et là ça fait du bien de constater ensemble que tout ça ce n'est pas normal"Un "Ségur de la santé", du nom de l'adresse du ministère de la santé doit débuter lundi, et donner suite à la promesse d'Emmanuel Macron, qui avait évoqué fin mars "un plan massif d'investissement et de revalorisation" pour l'hôpital à l'issue de la crise du coronavirus.- Défiler le 14 Juillet -"Blouse blanche, colère noire": François, un soignant, fidèle du petit groupe de Robert Debré, qui n'a pas voulu être identifié, purge entre deux coups de pinceaux, sa colère et son scepticisme face aux annonces du gouvernement. "On nous propose de défiler au 14 juillet, vous nous voyez au milieu de l'armée là avec nos petites blouses blanches, mais ça va pas ? On nous propose ensuite de récupérer les RTT d'autres français, comme si eux n'en n'avaient pas besoin. Ah et aussi, on se félicite que l'APHP ait reçu 41 millions de dons pour sa fondation. Mais on est un service public, pourquoi on fait la quête comme ça, on est à la messe là ?", ironise Carlos, qui restera coller jusqu'à 01H00 du matin. Le lendemain, jour de congé ou pas, François est de retour devant l'hôpital pour la manifestation de soignants, désormais hebdomadaire, organisée chaque jeudi midi devant Robert Debré. Au 1er mai ils n'étaient qu'une dizaine, de la bande du CIH, casseroles à la main, à manifester. Ce jeudi 20 mai, ils ont été rejoints par des centaines de personnes, usagers, militants de gauche, ou gilets jaunes. Carlos en rejoignant le cortège en a les larmes aux yeux : "il y a quelque chose qui bouge".
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De nombreux fournisseurs d'électricité comptaient sur un relèvement du plafond d'accès à l'énergie d'origine nucléaire, moins chère, pour pratiquer des prix compétitifs. Le gouvernement a écarté cette mesure, expliquant que de telles décisions nécessitent des "échanges approfondis" au niveau européen.
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La facture d'électricité risque d'augmenter dans les prochains mois. En cause : le non-relèvement du plafond d'accès des concurrents d'EDF à une électricité nucléaire à bon marché. Cette décision, écartée dans l'immédiat, "fait l'objet de discussions avec la Commission européenne, mais qui ne pourront aboutir à court terme", indique le ministère de la Transition écologique.Pas d'ajustement prévu pour 2020La loi énergie-climat, votée au Sénat jeudi 26 septembre, prévoit que le gouvernement puisse, par arrêté, relever à 150 terawattheures (TWh) le plafond de production nucléaire disponible à prix fixe pour les concurrents d'EDF (dispositif "ARENH"), aujourd'hui limité à 100 TWh. Mais "il s'agit d'une possibilité", insiste le ministère. "Pour l'année 2020, le gouvernement ne prévoit pas de modifier ni le prix ni le plafond de l'ARENH".Car "toute évolution des paramètres de l'ARENH nécessite des échanges approfondis avec la Commission européenne, qui a considéré qu'un relèvement du volume à 150 TWh, même sans modification du prix, nécessitait une modification de sa décision de 2012 approuvant le dispositif ARENH. En pratique, il nous est impossible d'obtenir cette validation avant le (prochain) guichet ARENH de novembre", détaille le ministère. Les fournisseurs alternatifs d'électricité (Total Direct Energie, Eni ou Vattenfall) misaient sur ce relèvement pour élargir leur approvisionnement en énergie vendue à des prix actuellement bien inférieurs à ceux du marché. Faute de quoi, ils devront aller acheter ce qui leur manque à prix élevés sur le marché de gros. Les associations de consommateurs expriment ainsi leurs craintes de voir les factures enfler, du côté des alternatifs mais aussi des "TRV", les tarifs réglementés de vente commercialisés par EDF. Ces tarifs réglementés avaient déjà crû de 5,9% en juin, puis de 1,23% en août, causant au gouvernement de vives critiques émanant de l'opposition ainsi que de plusieurs associations de consommateurs. "S'agissant des tarifs réglementés de vente d'électricité, il appartiendra à la Commission de régulation de l'énergie (CRE), autorité indépendante, de déterminer leur évolution", indique le ministère, admettant qu'il devrait "y avoir une légère évolution" pour rattraper le report des hausses décidé par le gouvernement lors du mouvement des "gilets jaunes". Mais "la CRE nous a indiqué travailler à des pistes pour modérer cette évolution. Son niveau dépendra des prix de marché en décembre, mais il est clair qu'il est impossible que ce soit au même niveau ou du même ordre de grandeur que la dernière fois", assure-t-on de même source.
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Le président de la République était de retour sur le site de l'ex-usine Whirlpool, défendant son engagement de 2017 face à d'anciens salariés l'accusant d'avoir été "berné" par le repreneur en liquidation. Dans leurs rangs, le député de la Somme François Ruffin, dont le face-à-face avec Emmanuel Macron était attendu.
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"Vous vous grandiriez si vous admettiez que vous avez m*rdé". Le député de la Somme François Ruffin a pris part au face-à-face entre le président de la République et les anciens salariés de Whirlpool, ce vendredi 22 novembre, à Amiens. L'élu a interpellé le chef de l'Etat sur des représentants syndicaux "mis sur liste noire" par le repreneur à la suite des négociations."Débroussaillage" et "Tour Eiffel en spaghettis""On vous a alerté, les syndicats vous ont alerté", lui a t-il lancé. François Ruffin a ensuite évoqué les atermoiements dans l'activité du site après la reprise, qui selon lui auraient dû alerter les autorités. Il a ainsi évoqué des situations surprenantes entre production de "boites aux lettres connectées, batteries de voitures ou cages d'ascenseur", et salariés qui faisaient du "débroussaillage" et des "Tour Eiffel avec des spaghettis". "Il ne peut pas ne pas venir une petite interrogation. "J'ai pas fait de grandes écoles de commerce mais je suis sceptique", a t-il lancé. "Vous grandiriez l'Etat à admettre que vous avez merdé", lui a-t-il asséné quelques minutes plus tard. "De dire qu'on est face à un constat d'échec, oui. Je ne suis pas heureux de la situation", a répondu Emmanuel Macron. "Ce n'est pas la faute de l'Etat si le projet de reprise n'est pas allé au bout. Mettre toute la responsabilité sur le dos de l'Etat, c'est trop facile" a t-il encore abondé. "Quand une entreprise coule, c'est pas l'Etat qui peut l'empêcher"."Venir il y a deux ans dire à tous les salariés qu'ils seront repris alors que derrière il n'y a rien, c'est nous prendre pour des cons. Et venir dire qu'aujourd'hui Emmanuel Macron, comme s'il était un citoyen lambda (...) est déçu, c'est nous prendre pour des cons une deuxième fois", avait déclaré François Ruffin aux journalistes en arrivant sur le parking de l'usine vendredi matin. A la sortie de l'échange, même son de cloche : "Il n'y a rien qui est clair. Il y a eu des promesses qui ont été faites et une absence de suivi". "Il y a un truc qui est fuyant" dans le discours du chef de l'Etat, a t-il estimé, ajoutant que pour les ex-Whirlpool, "chaque personne ici va vivre sa vie comme elle peut".
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L'homme de cinéma avait d'abord été réalisateur dans les années 60 avant de percer l'écran dans "Le Voyou", en 1970.
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Charles Gérard, second rôle fétiche de Claude Lelouch et grand ami de Jean-Paul Belmondo, est mort ce jeudi 19 septembre, à Paris. L'annonce de sa disparition a été faite par Michel Godest, avocat de son grand ami Jean-Paul Belmondo. Grande "gueule du cinéma au nez singulier (cassé "Bebel" lors de leur première rencontre sur un ring de boxe en 1948), Charles Gérard avait fait ses gammes en tant que réalisateur dans les années 60 ("L'homme qui trahit la mafia", L'ennemi dans l'ombre"), avant de devenir acteur dans les années 70, dans "Le Voyou" de Claude Lelouch. S'en suivront une vingtaine de films avec le cinéaste, dont "L'aventure c'est l'aventure", "Les Uns et les autres" ou "Il y a des jours... et des lunes". Mais il tournera aussi avec Claude Pinoteau ("La Gifle"), Philippe de Broca ("L'Incorrigible"), Henri Verneuil ("Le Corps de mon ennemi"), Francis Veber ("Le jouet"), Claude Zidi ("L'Animal"), Georges Lautner ("Flic ou voyou", "Le Guignolo") ou Fabien Onteniente ("Turf"). Ami proche de Jean-Paul Belmondo, il avait souvent joué à ses côtés, notamment dans "L'Incorrigible", "L'Animal" ou "Flic ou voyou". Il partageaient aussi une passion commune pour le sport, la boxe, mais aussi le foot et le tennis.
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La jeune femme de 18 ans a perdu le contrôle de son véhicule alors qu'elle traversait un pont, à proximité de Pau, selon une information du quotidien Sud-Ouest. La drame a été évité de justesse.
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Une jeune conductrice a fait une embardée au volant de sa voiture samedi 5 août. La conductrice roulait sur l'un des plus hauts édifices de la commune d'Oloron-Sainte-Marie lorsque le véhicule s'est emballé. La voiture a alors défoncé la rambarde de sécurité et s'est précipité dans le vide. Elle a d'abord été stoppée cinq mètres plus bas, en pleine pente, avant de poursuivre sa chute. La voiture a terminé sa course contre un pilier du pont en béton.Simplement sonnée par le choc, la femme a été secourue par des passants, qui sont descendus jusqu'à elle au moyen d'une corde. La victime a été prise de vertiges et finalement secourue par le Grimp de Pau, le groupement de reconnaissance et d'intervention en milieux périlleux. La jeune femme s'en est sortie indemne. "Elle a eu une chance incroyable", a confié un pompier une fois l'intervention terminée. La conductrice a été admise à l'hôpital par mesure de précaution.
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Les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise sont inquiets depuis le dimanche 26 mai, jour des élections européennes. Leur leader ne s'exprime plus, et semble mal digérer le faible score obtenu par le parti.
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Avec 6,3% des voix et seulement six futurs eurodéputés, le bilan de la France insoumise aux élections européennes est timoré. Pour rappel, le parti présidé par Jean-Luc Mélenchon avait récolté 19,6% des suffrages à la présidentielle en 2017, plus de trois fois le score obtenu par la liste de Manon Aubry le 26 mai dernier.Et ce résultat, au-delà des militants et des sympathisants, semble plus particulièrement affecter le leader insoumis, Jean-Luc Mélenchon lui-même. On ne le voit plus, ne l'entend plus depuis le scrutin, lui qui d'ordinaire tient à occuper le paysage politique et médiatique en permanence.Et c'est par un texte relativement court que l'ancien candidat à l'élection présidentielle a enfin donné signe de vie sur son site internet samedi 1er juin. Un message baptisé "Pendant que la poussière retombe". Un titre on ne peut plus clair. Insoumis, autopsie d'une défaite (2/2)par BFMTVUne députée frondeuse ?Rapidement, le président de la France insoumise tient à rassurer ses soutiens, et sent bien que son silence ne fait qu'empirer la situation. Alors il donne des explications, cinq pour être exact. Premièrement, il déclare qu'il se repose. "C'est normal au terme de près d'un an de campagne dans laquelle j'ai été très investi en même temps que je menais ma vie de parlementaire", déclare-t-il via son site internet.Il revient ensuite sur son titre, et écrit : "Par tradition intellectuelle, j'attends toujours que 'la poussière retombe' avant d'analyser un nouveau paysage". Enfin, il justifie son absence par le calendrier des futurs eurodéputés de son parti : "J'attends aussi la fin de l'installation de notre délégation insoumise au Parlement européen avant de m'exprimer."Les quatrième et cinquième points se concentrent sur "l'élégance dans la vie politique" et les "innombrables marques de solidarité et de tendresse dans l'épreuve" qui lui ont été adressées depuis dimanche dernier.Il donne tout de même rendez-vous à ses partisans, et fixe la date du 6 juin pour officiellement prendre la parole. "Je dirai mon appréciation du moment politique. Je proposerai une suite pour notre chemin et je dirai ce qu'il en sera pour moi." Doit-on y voir une potentielle annonce de mise en retrait pour le député des Bouches-du-Rhône ? Ou bien peut-être un recadrage de sa collègue à l'Assemblée Clémentine Autain, qui dénonçait dans L'Obs au lendemain des élections une stratégie du "clash" de la France insoumise qui pourrait expliquer le faible résultat ?
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CHRONOLOGIE - EDF a annoncé ce jeudi 10 octobre la nomination d'un nouveau directeur au projet de l'EPR de Flamanville, au lendemain de l'annonce d'un nouveau surcoût dans sa construction. Entre problèmes techniques et drames humains, le chantier du premier "European Pressurized Water Reactor" français s'éternise, tandis que la facture s'envole.
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Retour sur les étapes d'un calvaire industriel.♦ 2007 : DÉBUT DU CHANTIERCoût estimé : 3,3 milliards d'euros. Date de mise en service : 2012.Le premier béton est coulé en décembre 2007 pour une mise en service prévue pour 2012. Dès l'année suivante, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) fait état de fissures dans le béton de la plateforme, les travaux sont suspendus un mois. ♦ 2010 : PREMIER REPORT ET DÉCÈS D'OUVRIERS - Coût estimé : 5 milliards d'euros (+52%). Date de mise en service estimée : 2012 → 2014En 2010, EDF annonce le premier report, à 2014, de la "première production commercialisable" de l'EPR. 2011 : DÉCÈS D'OUVRIERSCoût estimé : 6 milliards d'euros (+82%). Date de mise en service estimée : 2014 → 2016.En 2011, deux ouvriers sont victimes de chutes mortelles sur le chantier, un 3e décède dans un accident de la route en rentrant chez lui. EPR de Flamanville : symbole de la perte du savoir-faire français ?par franceinfo♦ 2015 : ANOMALIES SUR LA CUVECoût estimé : 9 milliards d'euros (+173%). Date de mise en service : 2016 → 2018.En avril 2015, découverte d'une anomalie dans la composition du couvercle et du fond de la cuve fabriqués par Areva en 2006 et 2007. Des défauts de soudure sont aussi détectés sur le réacteur. Fin 2015, l'ASN donne son feu vert à un programme d'essais d'Areva.♦ 2016 : NOUVELLES ANOMALIESCoût estimé : 10,5 milliards d'euros (+218%). Date de mise en service estimée : 2018.Areva annonce que des "anomalies" ont été détectées dans le suivi des fabrications d'équipements au sein de son usine du Creusot (Saône-et-Loire) où a été fabriquée la cuve.♦ 2018: L'AVIS DE L'AUTORITÉ DE SÛRETÉ NUCLÉAIRE DEVANT LE CONSEIL D'ETATCoût estimé : 11 milliards d'euros (+233%). Date de mise en service estimée : 2018 → 2020.EDF commence la phase des essais préalables au démarrage du réacteur, confirmé pour fin 2018, avant sa mise en service commerciale fin 2019. Le 10 octobre 2018, l'ASN donne son feu vert à la mise en service de la cuve du réacteur à condition que des contrôles soient effectués pendant son utilisation. Ces contrôles n'étant pas réalisables sur le couvercle actuel, le gendarme du nucléaire demande son remplacement avant 2025. L'avis de l'ASN est contesté par Greenpeace et trois autres associations qui déposent un recours devant le Conseil d'Etat.♦ 2018-2019 : DES SOUDURES DÉFAILLANTESCoût estimé : 11 milliards d'euros (+233%). Date de mise en service estimée : 2020 → 2022.En 2018, EDF annonce des "écarts de qualité" sur des soudures du réacteur situées dans la traversée de l'enceinte de confinement, la grosse structure de béton qui doit retenir les éléments radioactifs en cas d'accident. EDF propose de laisser huit soudures en l'état en prouvant avec des essais qu'elles ne posent pas de problème de sûreté, et de renforcer les contrôles pendant le fonctionnement du réacteur. A ce stade la mise en service commerciale est prévue pour 2020.Début juin 2019, EDF demande à l'ASN s'il est possible de réparer les soudures vers 2024, après la mise en service du réacteur. L'ASN juge nécessaire de réparer les huit soudures avant la mise en service.Le 26 juillet EDF annonce que, compte tenu de ces exigences, la mise en service du réacteur "ne peut être envisagée avant fin 2022". Le 29 septembre, le ministre de l'Économie Bruno le Maire fustige des "dérives inacceptables" et dit attendre un "audit totalement indépendant sur la filière nucléaire et sur le choix de l'EPR" pour le 31 octobre.OCTOBRE 2019 : UN SURCOÛT DE PLUSCoût estimé : 12,4 milliards d'euros (+276%). Date de mise en service estimée : 2022 → 2023.Le 9 octobre, EDF annonce que la facture devrait s'alourdir de 1,5 milliard d'euros pour atteindre 12,4 milliards d'euros suite aux problèmes de soudures. Le scénario privilégié pour les réparer, explique le groupe, est l'utilisation de robots télé-opérés permettant une grande précision à l'intérieur des tuyauteries.
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C'est avec un ton solennel, dans une salle presque vide à cause de la pandémie, que Joe Biden a présenté officiellement mercredi sa colistière dans la course à la Maison Blanche, la sénatrice noire Kamala Harris, en promettant de "reconstruire" les Etats-Unis s'ils battent Donald Trump en novembre.
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"J'avais le choix, mais je n'ai aucun doute d'avoir choisi la bonne personne" pour cette élection "vitale pour ce pays", a déclaré l'ancien vice-président de Barack Obama, 77 ans, après le long processus de sélection de sa colistière. "J'ai hâte de travailler avec elles toutes pour reconstruire le pays", a-t-il ajouté. Avec Kamala Harris, Joe Biden fait un choix déjà historique: cette fille d'immigrés jamaïcain et indienne est la première colistière noire et d'origine d'Asie du Sud d'un grand parti. Elle deviendrait la première femme vice-présidente des Etats-Unis s'ils remportaient l'élection du 3 novembre. Sous le regard de Kamala Harris, qui l'écoutait assise sur une simple chaise sur l'estrade, Joe Biden a alors évoqué les "petites filles", notamment "les petites filles de couleur qui se sentent si souvent oubliées et sous-estimées". Mais "aujourd'hui, peut-être, elles se voient différemment pour la première fois: avec l'étoffe d'un président ou d'un vice-président", a-t-il déclaré. Puis l'ex-procureure a pris la parole avec un ton tout aussi sérieux, dans un discours pourtant entrecoupé de sourires lorsqu'ils ont évoqué leurs familles et la mémoire du fils du candidat, Beau Biden, décédé en 2015, qu'elle connaissait bien."L'Amérique est en manque criant d'un dirigeant. Et pourtant nous avons un président qui se préoccupe plus de lui que de ceux qui l'ont élu", a-t-elle lancé. "Nous sommes en plein examen de conscience face au racisme et à l'injustice généralisée", a ajouté la sénatrice de Californie.- "Pleurnicheries" -Les attaques de Donald Trump visant Kamala Harris n'avaient pas tardé mardi: "La plus méchante, la plus horrible, la plus méprisante de tout le Sénat américain". "Je pense qu'elle va bien échouer", a-t-il ajouté mercredi.Et l'équipe Trump d'épingler "Kamala l'imposture", venue de la "gauche radicale". En retour, Joe Biden a taclé le président, habitué des "pleurnicheries": "Ca étonne quelqu'un que Donald Trump ait un problème avec une femme forte, ou les femmes fortes en général?" Signe des temps, les candidats et leurs époux sont arrivés masqués sur scène. Ils ont dénoncé la gestion par le président de la pandémie et la profonde crise économique qui frappe les Etats-Unis."Donald Trump ne cherche qu'à souffler sur les flammes avec ses politiques tirées d'un discours raciste, et provoque les divisions", a poursuivi Joe Biden. Le nouveau tandem part avec un avantage: Joe Biden devance Donald Trump, 74 ans, d'une marge confortable dans la moyenne des sondages nationaux (+7,3 points de pourcentage selon la moyenne du site RealClearPolitics) mais aussi dans plusieurs Etats-clés. Le duo a en tout cas déjà électrisé les donateurs: le candidat démocrate a annoncé mercredi soir avoir levé 26 millions de dollars en 24 heures. - "Traitées différemment" -Elue deux fois procureure à San Francisco (2004-2011) puis à deux reprises procureure générale de Californie (2011-2017), Kamala Harris est critiquée par certains progressistes pour avoir eu des positions trop dures à cette époque. Elle fut la première femme, mais aussi la première personne noire, à diriger les services judiciaires de l'Etat le plus peuplé du pays. En janvier 2017, elle avait prêté serment au Sénat à Washington, s'inscrivant comme la première femme originaire d'Asie du Sud et seulement la seconde sénatrice noire dans l'histoire américaine."J'ai été élevée pour agir. Ma mère savait qu'elle élevait deux filles noires qui seraient traitées différemment à cause de leur apparence", a raconté la sénatrice. Alors qu'il avait promis dès mars de choisir une femme pour colistière, Joe Biden faisait face à une pression accrue pour choisir une candidate noire depuis la mort de George Floyd, fin mai. D'autant que l'ancien vice-président doit en partie sa nomination aux électeurs noirs qui lui avaient offert une victoire éclatante en Caroline du Sud lors de la primaire. Reste que le candidat et sa colistière ont connu des moments tendus pendant la primaire, lorsque cette dernière l'avait attaqué sur ses positions passées face à la ségrégation.Mais le fait qu'il l'ait justement choisie en dépit de cet accrochage a été salué chez les démocrates, qui y voient un bon signe sur sa capacité à diriger. "J'ai demandé à Kamala de (...) toujours me dire la vérité", a d'ailleurs confié Joe Biden.
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Seulement 40% des Français se disent favorables à une hausse du budget pour améliorer les conditions de vie des détenus.
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Les Français portent un regard sévère sur les prisons, les détenus et leurs conditions de détention, selon une étude de la fondation Jean-Jaurès menée avec l'Ifop et révélée lundi 9 avril par franceinfo. Principal enseignement du sondage : 50% des Français estiment que les conditions de détentions dans les établissements pénitentiaires français sont trop bonnes. C'est 32 points de plus que le résultat obtenu en 2000 par un sondage CSA pour Libération."Une large part de l'opinion considère qu'il ne faut pas seulement que les détenus soient mis à part de la société : il faut, en plus, que leur quotidien soit dur", explique à franceinfo la directrice de l'Observatoire de l'opinion à la Fondation Jean-Jaurès, Chloé Morin. Ainsi, 49% des personnes interrogées estiment que la prison doit avant tout "priver de liberté" (contre 21% en 2000), alors qu'elles sont 45% à placer la préparation à la réinsertion en priorité. D'autant plus que les détenus sont de plus en plus vus comme responsables des difficultés dans les prisons. Si 79% des Français estiment qu'elles sont dues avant tout à la surpopulation, c'est bien "l'attitude des détenus" qui arrive en deuxième position, avec 41% des répondants (contre 24% en 2000)."À chaque fois qu'il y a une polémique, où on se rend compte, par exemple, que la drogue circule dans les prisons ou que des détenus se sont photographiés avec leur portable, c'est enregistré par les Français et ça participe à la création d'une image de la prison qui ne serait pas suffisamment dure", indique Chloé Morin.La population française se montre d'ailleurs réticente à augmenter les dépenses en faveur des détenus. Seulement 40% des personnes interrogées se prononcent en faveur d'une hausse du budget des prisons pour améliorer les conditions de vie des détenus, contre 68% en 2000. "La plupart des Français considèrent qu'ils font déjà énormément d'efforts financiers et ne trouvent pas légitime d'en faire pour les détenus", assure Chloé Morin.
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Invité de France 2, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a expliqué qu'un attentat avait été déjoué juste avant l'attaque de la préfecture de police, qui a coûté la vie à quatre fonctionnaires de police.
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"Il s'agissait d'un individu qui voulait s'inspirer du 11 septembre." En réponse à une question, lors de l'émission "Vous avez la parole" sur France 2, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a révélé qu'un "60ème attentat depuis 2013" avait été déjoué. "Juste avant" la tuerie à la préfecture de police de Paris le 3 octobre. L'individu aurait projeté de détourner un avion, mode opératoire utilisé lors des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. "C'était son projet. Il était en train de s'organiser comme cela", a expliqué M. Castaner, avant de préciser que l'individu avait été interpellé par les forces de l'ordre, sans donner plus de détails. Ce sont les services de renseignement qui ont repéré cet individu, prêt à passer à l'acte. Il n'y a "pas eu d'attentat déjoué depuis le 3 octobre", a précisé le ministre. Selon une source proche du dossier, cet individu a été interpellé et écroué courant septembre.
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"C'est insupportable d'avoir l'impression que cette affaire est traitée avec une grande légèreté", estime la jeune femme qui a partagé pendant quatre ans la vie de la victime.
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Un homme de 28 ans mis en examen pour meurtre a été remis en liberté mardi 3 avril à cause d'une erreur de date sur la convocation destinée à prolonger son incarcération. Un vice de procédure incompréhensible pour la compagne de la victime, Caroline, qui a confié son écoeurement au micro de RTL. Quand un suspect est incarcéré, sa détention fait l'objet d'un renouvellement au bout de la première année, puis tous les six mois. Cet homme devait donc être convoqué avant le mardi 3 avril, or le juge des libertés et de la détention a fixé la date du 12 avril, hors des délais, permettant ainsi la libération du suspect."C'est un meurtre, il a reconnu les faits. C'est insupportable de me dire qu'aujourd'hui je peux le croiser n'importe où à Lyon", dénonce la jeune femme. Son compagnon, Hugo, a été tué d'un coup de couteau à Lyon en octobre 2014. La "légèreté de la justice française""C'est insupportable d'avoir l'impression que cette affaire est traitée avec une grande légèreté", s'insurge-t-elle encore avant de poursuivre : "Sans faire expès, cette personne est libérée. C'est inconcevable que notre souffrance, notre peine soient traitées avec autant de légèreté par la justice française"."Je n'ai plus confiance en la justice française et je suis très en colère. Pour nous il n'y avait aucun doute sur le fait que ce meurtreir allait être en détention jusqu'à son procès", conclut celle qui a partagé la vie d'Hugo pendant quatre ans.Le prévenu, désormais sous simple contrôle judiciaire, sera jugé mais son procès pourrait ne pas avoir lieu avant encore deux ans.
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Selon Le Parisien, les arrêts maladie chez les conducteurs du métro parisien ont bondi depuis le 5 décembre jusqu'à +321% par rapport à l'an dernier. Des chiffres confirmés par la direction de la RATP, qui refuse néanmoins de les commenter.
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Depuis le début de la grève contre la réforme des retraites, se déplacer en transports en commun, notamment en région parisienne, est très difficile. Le trafic était encore très perturbé ce mardi 24 décembre à la SNCF et à la RATP ce mardi 24 décembre, avec encore 40% des TGV en circulation et six lignes de métro fermées. La circulation a-t-elle été impactée par les arrêts maladies, en plus des préavis de grève ? Le Parisien révèle ce lundi 24 décembre qu'à la RATP, le nombre d'arrêts maladies, d'une durée de deux à trois jours en moyenne, a explosé depuis le 5 décembre, date du début du mouvement social. Jusqu'à 646 arrêts maladie par jour chez les conducteurs de métroChez les quelque 3.000 conducteurs des 16 lignes de métro parisien, les arrêts de travail "ont bondi, parfois, de plus de 300 % entre la première quinzaine de décembre 2018 et celle de 2019", écrit le quotidien. Dans le détail, entre les 10 et 16 décembre 2018, il y a eu 141 arrêts maladie en moyenne par jour, contre 446 entre les 9 et 15 décembre 2019, soit une hausse de + 200 %.Entre le 17 et 20 décembre 2018, il y a eu 137 arrêts par jour, contre 578 entre les 16 et 19 décembre de cette année, soit une augmentation de +321%. Le 15e jour de grève, le 19 décembre, un pic a été atteint avec 646 arrêts maladies déposés.Chez les 850 conducteurs de RER, les arrêts ont également augmenté de plus de 300% et les 15.000 machinistes des bus ont connu une hausse de +170% la première semaine de grève et de +200% la deuxième semaine."Une chasse aux sorcières"Contactée par Le Parisien, la direction de la RATP confirme ces chiffres mais ne souhaite pas les commenter. "Je ne suis pas au courant de ces statistiques", assure par ailleurs Baptiste Arsale, secrétaire général de l'Unsa-Transport, syndicat majoritaire à la RATP. "D'où viennent ces chiffres?, s'agace un autre syndicaliste. Le gouvernement et la direction sont prêts à tout pour décrédibiliser le mouvement. Les arrêts maladies, ce sont des médecins qui les délivrent, pas les agents de la RATP", rappelle-t-il.Le Parisien assure que des vérifications ont été faites pour s'assurer que ces arrêts maladies n'ont pas été réalisés par les mêmes médecins et qu'elles se sont révélées négatives.La direction de la RATP a tout de même décidé d'intensifier les contrôles. "C'est quoi cette chasse aux sorcières ? dénonce le même syndicaliste. Les agents de la RATP n'ont plus le droit d'être malades ? La direction ferait mieux de s'interroger sur les raisons de ces arrêts maladie."
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La question de l'"ensauvagement" est un terme cher au ministre de l'Intérieur, tandis que celui de la Justice estime qu'il sert à faire peur.
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Le terme a créé des tensions au sein de l'équipe gouvernementale : l"'ensauvagement" supposé ou réel de la société française n'intéresse pourtant pas Emmanuel Macron, qui s'est moqué de l'engouement de la presse pour cette polémique. Pour lui, seuls les actes comptent : il faut "régler les problèmes" des Français."J'ai déjà répondu dix fois à ce truc-là. Ce qui m'importe ce sont les actes, pas les mots(...). Prévenir, arrêter, sanctionner, corriger et donc répondre à la réalité", a rétorqué le chef de l'État, interrogé par des journalistes sur le mot "ensauvagement", martelé par son ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et critiqué par le Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti. "Avec les commentaires, vous avez fait le Kamasutra de l'ensauvagement, depuis 15 jours, tous ensemble. Donc je vous laisse à votre Kamasutra. Ce qui m'importe, c'est le réel ! Demandez aux gens ! Les gens, ils n'en ont rien à faire. Ils veulent qu'on règle leurs problèmes. Et nous on est là pour régler leurs problèmes", a poursuivi le président. Il s'exprimait en marge d'une matinée consacrée à promouvoir l'égalité à la formation et à l'emploi pour les jeunes de quartiers défavorisés.Gérald Darmanin, qui revendique un parler-vrai, a plusieurs fois utilisé ce terme, qui rappelle celui des "sauvageons" de Jean-Pierre Chevènement il y a près de vingt ans ou celui de "voyous", quand Nicolas Sarkozy parlait de "racaille" en 2005 à Argenteuil. Critique, Eric Dupond-Moretti a pour sa part estimé que "l'ensauvagement, c'est un mot qui (...) développe le sentiment d'insécurité".
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Une opération de police a été menée mercredi soir dans un quartier sensible de Grenoble, après la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos mettant en scène des hommes cagoulés et lourdement armés autour d'un point de deal, qui ont suscité l'indignation de Gérald Darmanin.
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Cette opération, entamée en début de soirée par une quarantaine de policiers dans le quartier Mistral, visait à assurer que "l'État s'imposera face à l'ensauvagement d'une minorité de la société", a écrit le ministre de l'Intérieur sur Twitter.Des policiers étaient toujours postés à l'une des entrées du quartier après l'opération, achevée peu après 21h00, ont constaté des journalistes de l'AFP. Le bilan est resté maigre avec une cinquantaine de contrôles, mais aucune interpellation ni saisie à signaler, a indiqué la préfecture à l'AFP. Toutefois, selon le préfet de l'Isère Lionel Beffre, "il était important de réaffirmer l'autorité de l'Etat sur ce territoire" après la diffusion des vidéos. "Il n'appartient pas à quelque groupe que ce soit de faire la loi, ça appartient aux forces de l'ordre", qui seules "ont la capacité d'être armées dans l'espace public et sur la voie publique", a-t-il assuré sur place au micro de BFM TV.Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête après la diffusion en début de semaine de vidéos tournées dans le quartier Mistral, très touché par le trafic de stupéfiants. La première, devenue virale comme la seconde depuis lundi, met en scène sept hommes, cagoulés et parfois munis d'armes en apparence réelles, faisant le guet autour d'un point de deal, près d'une aire de jeux, où se dirige un homme s'apparentant à un consommateur.Le quartier est qualifié dans l'autre vidéo de "capital (sic) du stup": on y voit cinq hommes autour d'une table couverte de paquets de friandises qui pourraient contenir des produits stupéfiants.- Armes réelles ou factices? -Des images "inadmissibles", avait réagi lundi sur Twitter le procureur de la République à Grenoble, Éric Vaillant. Cela "renforce, si besoin est, la détermination du parquet de Grenoble à lutter contre les trafiquants de stupéfiants", ajoutait-il.Pour le magistrat, il est "probable que ces images aient pour objectif d'impressionner d'éventuels ennemis ou clans rivaux qui ambitionneraient de s'approprier ce point de deal dans la guerre de territoires et de pouvoir qui opposent les trafiquants actuellement", a-t-il expliqué au quotidien régional Le Dauphiné Libéré.Un autre hypothèse a été avancée mercredi devant le préfet par certains jeunes du quartier, qui ont assuré que les armes étaient factices et avaient été exhibées pour le besoin du tournage d'un clip de rap.Pourtant, plusieurs règlements de comptes ont agité l'agglomération grenobloise ce mois-ci. Le 2 août, un homme de 29 ans en liberté conditionnelle a été abattu en pleine rue à Grenoble. Deux jours plus tard, un guet-apens à Eybens faisait un mort et un blessé par balles. L'auteur présumé des tirs a été interpellé depuis dans le Var et incarcéré en Isère."Nous savons depuis très longtemps qu'il y a du trafic de stupéfiants dans le quartier Mistral, bien avant la vidéo", a expliqué devant la presse la directrice départementale de la sécurité publique de l'Isère, Fabienne Lewandowski. 160 interpellations y ont été effectuées depuis janvier, selon le préfet.Ces trafics et leurs conséquences en termes de criminalité sont loin d'être une nouveauté dans la ville alpine.À l'été 2018, le syndicat Alliance Police Nationale avait dénoncé l'insécurité "catastrophique" régnant à Grenoble, qualifié de "Chicago français", alors que le ministre de l'Intérieur de l'époque, Gérard Collomb, était en déplacement dans le Vercors voisin.Un an plus tôt, le procureur de la République Jean-Yves Coquillat, alors en poste, avait affirmé n'avoir "jamais vu une ville de cette taille aussi pourrie et gangrénée par le trafic de drogue".
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Maurane est obligée de stopper la chanson pendant quelques semaines à cause de ses problèmes de voix. Sur son compte Twitter, la chanteuse belge de 55 ans a annoncé la mauvaise nouvelle à ses fans.
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"Après tentative de cours de chant intensif, séances d'orthophonie, mes problèmes de voix persistent donc le 12 mai, ce sera l'opération", a déclaré Maurane. Le problème concerne ses cordes vocales, mais l'interprète de "Tu es mon autre" en duo avec Lara Fabian ne donne pas plus de précision. Toujours sur Twitter, l'ancienne membre du jury de la Nouvelle Star annonce aussi qu'elle ne pourra pas chanter pendant un mois. Un coup dur pour l'artiste qui devait repartir à la rencontre de son public, un an et demi après la sortie de son dernier album, "Ouvre". L'artiste devait notamment se produire au "Corbak Festival" en Suisse le 12 mai, mais c'est finalement à cette date qu'elle se fera opérer. Tous ses concerts jusqu'à la mi-juin sont donc annulés. Mais que les fans de Maurane se rassurent, elle devrait faire son retour cet été et elle reste à l'affiche du festival "Montauban en Scènes" le 10 juillet, le même soir qu'une certaine Lara Fabian.
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