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Lors d'un point presse, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé plusieurs mesures liées à l'épidémie de coronavirus qui frappe la France. Après s'être concerté avec son Conseil scientifique, il s'exprimera lundi 23 mars sur la « durée » et « l'étendue » du confinement.
L'épidémie de coronavirus qui touche la France depuis plusieurs semaines inquiète toujours autant les autorités. Lors d'un point presse samedi 21 mars, le ministre de la Santé Olivier Véran a confirmé que « la situation va s'aggraver avant que les effets du confinement ne fassent leurs preuves » dans le pays. Il estime le nombre réel de personnes touchées par le virus en France entre "30 000 et 90 000". Pour faire face à cette menace, plusieurs décisions ont été prises par le gouvernement. Depuis plusieurs jours, les Français sont confinés chez eux pour éviter au maximum la propagation du virus. Le ministre annonce qu'il va discuter avec son Conseil scientifique sur les suites à donner à cette mesure. Lundi 23 mars, il pourra en dire davantage sur la « durée » et « l'étendue » de cette période de confinement. Si, pour le moment, les Français sont appelés à rester chez eux, Oliver Véran pense déjà aux mesures à prendre par la suite. « L'enjeu, c'est d'être en mesure de multiplier les capacités de tests au moment où nous lèverons le confinement », annonce-t-il. « Nous devrons vérifier, pour les personnes pour lesquelles il y avait un doute, si elles présentaient ou non la maladie. » « Plus de 250 millions de masques » ont été commandésParmi les demandes répétées par les professionnels de santé, la crainte d'une pénurie de masques inquiétait. « Nous avons déjà signé des commandes de 250 millions de masques livrés progressivement », rassure le ministre de la Santé. « Nous prévoyons une consommation de 24 millions de masques par semaine. » De plus en plus exposés au coronavirus, les Ehpad ont sonné l'alarme. Un cri d'alerte qui a été pris en compte par le gouvernement. « J'ai entendu leur demande et ils disposeront dans la durée de ces 500 000 masques médicaux par jour », confirme Olivier Véran.
Les autorités britanniques ont annoncé lundi lancer les tests d'une application de traçage, au cœur du dispositif prévu pour envisager l'assouplissement du confinement en œuvre depuis six semaines pour lutter contre le nouveau coronavirus.
Avec 28.734 morts selon le dernier bilan communiqué lundi, le Royaume-Uni est le deuxième pays le plus touché en Europe par le virus après l'Italie.La courbe des victimes du Covid-19 marque une baisse "lente mais continue", a souligné lors de la conférence de presse quotidienne de Downing Street le professeur Jonathan Van-Tam, l'un des responsables des services sanitaires britanniques. Le confinement a été décrété le 23 mars et prolongé jusqu'à jeudi, date à laquelle il doit être réexaminé.Un porte-parole de Downing Street a expliqué que cette date ne serait pas forcément l'occasion d'annoncer un assouplissement. Il n'a pas non plus confirmé qu'une stratégie de sortie serait dévoilée dimanche soir dans une allocution du Premier ministre Boris Johnson, comme l'affirment certains médias.Pour éviter une nouvelle vague de contaminations, le Royaume-Uni compte, comme de nombreux pays, s'appuyer sur une application de traçage testée à partir de mardi sur l'île de Wight (sud) en vue d'être généralisée dans plusieurs semaines.L'application sera disponible à partir de mardi pour les personnels de santé de l'île, a détaillé le ministre de la Santé Matt Hancock, puis à l'ensemble des 80.000 foyers de Wight.L'application doit notamment permettre de prévenir quiconque aurait été en contact avec une personne testée positive, en utilisant une technologie Bluetooth économe en énergie. Les informations de localisation seront stockées sur les téléphones des porteurs, a-t-il précisé.- "Tandem" -Loin de laisser augurer la fin des mesures de distanciation sociales, l'application doit fonctionner "en tandem" avec elles, selon le ministre.Fermeture des cantines d'entreprise, réduction du nombre de bureaux partagés, nettoyages supplémentaires figurent parmi les pistes envisagées par le gouvernement pour permettre aux entreprises de reprendre leurs activités, selon la BBC et le Financial Times.Les employés en contact avec le public devraient être protégés par des écrans en plastique et les travailleurs qui le peuvent sont encouragés à continuer à travailler de chez eux, selon ces recommandations.Ceux qui doivent impérativement se rendre au bureau sont encouragés à travailler en horaires décalés pour éviter que métros et trains de banlieue soient bondés.Signe de la décrue actuelle, l'activité de l'hôpital de campagne ouvert à Londres spécialement pour faire face à la pandémie est "mise en pause" en raison du manque de patients, a annoncé lundi le gouvernement. La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a cependant averti lundi que "le nombre de personnes encore infectées et tous les autres indicateurs" restaient encore trop élevés pour apporter un "changement significatif" aux mesures en place. Même si le Royaume-Uni a désormais "dépassé le pic de l'épidémie" selon le gouvernement, la sortie du confinement soulève de nombreuses questions. Les entreprises devront réaliser une "évaluation des risques" avant de pouvoir accueillir de nouveau leurs employés, suggèrent les documents du gouvernement sur le déconfinement cités dans la presse.Si la distance recommandée de deux mètres entre chaque travailleur ne peut être respectée, le port de tenues individuelles de protection (PPE) sera envisagé. Il faut une "recommandation claire", a cependant réclamé lundi à la BBC Adam Marshall, directeur général des Chambres de commerce britanniques.Le changement inquiète aussi les dirigeants de grandes infrastructures comme les aéroports, où des mesures de distanciation sociale sont impossibles à mettre en pratique."Cela ne fonctionnera pas dans l'aviation ou toute autre forme de transport public" faute de place, écrit John Holland-Kaye, patron de l'aéroport londonien Heathrow dans le quotidien The Telegraph. "Pour un seul gros porteur il y aurait une file d'attente d'un kilomètre."
La dépénalisation de l'homosexualité adoptée lundi au Gabon est un soulagement pour la très discrète communauté homosexuelle de ce pays d'Afrique centrale éprouvée par une année dans l'illégalité mais surtout trois semaines d'un débat houleux, souvent violent, qui continue de diviser les Gabonais.
"C'est une bonne nouvelle, nous allons enfin pouvoir souffler", lâche Parfait junior Magnaga, à la tête de Sante + pro humanitus, une des rares associations qui défendent les droits des minorités sexuelles au Gabon. Les parlementaires gabonais ont définitivement adopté lundi soir la dépénalisation de l'homosexualité, une modification du code pénal initiée par le gouvernement qui a provoqué l'ire d'une partie de l'opinion publique.En juillet 2019, le Sénat avait voté sa pénalisation: avoir un rapport sexuel avec une personne de même sexe était devenu une "atteinte au mœurs" passible de 6 mois de prison et d'une amende de 5 millions de francs CFA (7.600 euros).Si la loi n'a jamais été appliquée, "depuis un an, nous étions plus vulnérables face aux violences, car nous n'avions plus le droit de notre côté", témoigne, dans un entretien avec l'AFP, M. Magnaga, psycho-sexologue de profession. En temps normal, "il est déjà difficile pour un homosexuel ici d'aller porter plainte quand il est agressé verbalement ou physiquement, la pénalisation avait rendu cela impossible", ajoute-t-il. "Le vote des parlementaires est une petite victoire pour nous, mais il n'est pas question de jubiler pour autant, nous préférons rester discrets", tempère-t-il. M. Magnaga affirme que la communauté a surtout très envie que le Gabon tourne la page de cette séquence politique "éprouvante". Plusieurs personnes homosexuelles ont témoigné d'avoir vécu une période psychologiquement très difficile. - Propos homophobes -Depuis trois semaines en effet, la question de la dépénalisation de l'homosexualité était sur toutes les lèvres, dans la rue, la presse et les réseaux sociaux. Et avec, son lot de propos homophobes. Pas une journée sans qu'un article de presse ne paraisse sur le sujet, certains allant jusqu'à assimiler l'homosexualité "à la pédophilie" ou encore "à la zoophilie". Pas une journée non plus, sans que des leaders de l'Eglise catholique ou de l'opposition ne s'expriment dans des tribunes pour condamner cette pratique sexuelle, souvent dans des termes très violents. Ni même une heure sans que des messages incitant à la haine des homosexuels ne soient publiés sur les réseaux sociaux."Dans le taxi, au quartier, à la télévision, à la maison, les remarques homophobes étaient partout", ajoute M. Magnaga. Le psychologue montre une vidéo, tournée il y a trois jours sur le grand marché de Libreville, selon lui, où l'on voit un jeune homme accusé d'être homosexuel poursuivi par un groupe, insulté et échappant de justesse à un passage à tabac grâce à l'intervention d'un autre homme.Lundi matin, juste avant le vote, les titres de presse écrite reflétaient ce climat tendu: "La nation gabonaise se fissure dangereusement", "la dépénalisation de l'homosexualité passe mal", pouvait-on lire dans les kiosques. Parmi les opposants à la dépénalisation, nombreux sont ceux qui affirment que le vote des parlementaires est loin de refléter l'opinion de la majorité des Gabonais. Que le gouvernement a forcé la main des parlementaires.- "Mœurs étrangères" -A l'image de l'opposant Paul-Marie Gondjout qui, dans une lettre ouverte au chef du gouvernement, écrivait: la dépénalisation "ne bénéficie pas d'une grande adhésion", fustigeant "un pouvoir qui choisit manifestement, et contre les intérêts de son peuple, de servir des lobbies et des mœurs étrangères à nos us et coutumes".Des propos proches de ceux de l'archevêque de Libreville Jean-Patrick Iba-Ba qui, le même jour, affirmait dans un communiqué que le "vote était en contradiction" avec l'opinion "de la majorité des Gabonais". Et d'accuser "certaines organisations internationales" de "conditionner leur aide par l'acceptation des modes de comportements étrangers à nos mœurs".L'homosexualité est largement criminalisée en Afrique subsaharienne, où plus de la moitié des pays l'interdisent ou la punissent, parfois de la peine de mort. Le Gabon n'avait cependant jamais interdit l'homosexualité avant l'année dernière, sa législation n'en faisant même pas mention. Lundi soir, le coordinateur résident des Nations Unies au Gabon, le Dr Stephen Jackson, saluait le vote des parlementaires, "conforme à la promesse constitutionnelle du Gabon selon laquelle +chaque citoyen a droit au libre développement de sa personnalité+". Le représentant de l'ONU saluait le Gabon, "Nation fière, indépendante et souveraine".
Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a apporté quelques précisions quant au coût d'un éventuel envoi par courrier de la lettre adressée par Emmanuel Macron aux Français.
Combien va coûter la "Lettre aux Français" promise par le chef de l'Etat? La question de l'envoi du courrier présidentiel dans les boites aux lettres du pays a soulevé un début de polémique, relative au coût supposé de l'opération. La missive a été publiée sur le site de l'Elysée et reprise par les médias dès le 13 janvier, à la veille du lancement par le gouvernement du grand débat national, sans qu'il soit clair si elle allait être envoyée à tous les résidents du pays par la suite.Darmanin ne veut pas d'un "débat blabla""Je souhaite qu'elle le soit et j'imagine qu'elle pourrait l'être dans les semaines qui viennent", a répondu Gérald Darmanin durant l'émission Dimanche en politique de France 3 dont il était l'invité."Je n'ai pas d'ordre à donner au président de la République", a prudemment ajouté le ministre, "mais je pense qu'il faut que les Français s'intéressent à ce débat" et qu'ils ne le perçoivent pas comme "un débat 'blabla'".Interrogé sur le coût d'une telle opération postale, Gérald Darmanin a estimé que "lorsqu'on décide en général de faire un référendum et donc d'adresser à tous les Français une propagande électorale, ça coûte entre 5 et 7 millions d'euros" Il a ensuite balayé toute critique sur une telle dépense: "Je suis toujours étonné de la façon dont les gens souhaitent à la fois plus de démocratie, plus d'information, plus d'échanges, et rejettent parfois le coût de la démocratie".
Alors que 17 départements étaient en alerte tôt ce samedi matin, 32 départements étaient concernés par la vigilance orange aux orages dans l'après-midi.
Météo-France a étendu son alerte orage à huit départements supplémentaires, samedi après-midi 9 juin, alors que vingt-quatre départements avaient déjà été placés en vigilance orange dans la matinée. Paris et la petite couronne, la Seine-et-Marne (77), les Yvelines (78), l'Essonne (91) et le Val-d'Oise (95), viennent s'ajouter aux départements déjà en vigilance oranges : la Charente, la Charente-Maritime, le Gers, la Gironde, les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, le Calvados, les Côtes-d'Armor, l'Ille-et-Vilaine, la Manche, la Mayenne, l'Orne, le Maine-et-Loire, la Sarthe, le Finistère, le Morbihan, la Loire-Atlantique, l'Eure-et-Loire, le Loir-et-Cher, le Loiret, l'Indre-et-Loire, l'Indre et le Cher. Au total, 32 départements sont donc concernés par l'alerte de Météo France, qui devrait prendre fin dimanche à minuit.Des orages "virulents" accompagnés de fortes précipitations "L'activité orageuse reprend ce matin sur le nord-ouest du pays. À partir de la fin de matinée, une intensification des orages est prévue sur les départements placés en vigilance orange", a indiqué Météo-France dans son bulletin matinal, samedi 9 juin."Jusque cet après-midi et ce soir, ces orages s'annoncent virulents accompagnés de fortes précipitations. Ils pourront donner des cumuls de 50 à 80 mm en trois ou quatre heures. Outre une forte activité électrique, de la grêle pourra être observée dans les premières précipitations", a détaillé Météo-France qui annonce également pour des "oranges violents sur l'Aquitaine" samedi soir. Dans les départements en vigilance jaune, des orages vont éclater de façon plus éparse.
Invitée dans l'émission de Laurent Boyer "Ma vie en Super 8" sur D8, Mimie Mathy s'est laissée aller à d'émouvantes confidences. La comédienne en a profité pour pousser un coup de gueule contre la presse féminine et plus particulièrement le magazine Elle.
L'interprète de "Joséphine, ange gardien" regrette qu'on ne lui ait jamais accordé de Une. "Il y a une réticence. Ce qui est très drôle, c'est que je n'ai jamais eu une couverture ou un papier dans Elle. Je trouve que c'est un magazine censé faire rêver et moi je pense que je fais rêver. Je fais beaucoup plus rêver qu'une mannequin à qui personne ne peut s'identifier", a déploré en plateau Mimie Mathy. Son attaché de presse révèle même avoir essayé de convaincre un journaliste, en vain. "Si tu crois vraiment que je vais faire un papier sur une naine ! Ça ne marchera pas !", lui aurait-il rétorqué. "On ne peut pas lutter contre les préjugés... je ne suis pas représentative de la classe de ces journaux", a déploré Mimie Mathy, peinée. Seule consolation pour la comédienne : son shooting pour le magazine Marie-Claire, qui lui avait consacré en 2003 une double page."Ce jour-là, elle était très fière, car on la reconnaissait en tant que femme", a raconté sa petite soeur Frédérique, toujours dans l'émission "Ma vie en Super 8".
Le maire de Béziers était invité, samedi, à Saint-André-de-Cubzac par une association locale réunissant militants de droite et d'extrême droite. Mais sur place, l'édile a été accueilli sous les protestations.
Sa venue faisait débat depuis déjà plusieurs jours. Samedi, à Saint-André-de-Cubzac en Gironde, Robert Ménard a été "chaudement" accueilli par une foule venue protester contre son arrivée, rapportent Sud Ouest et France 3 Nouvelle-Aquitaine. Sur place, l'édile de Béziers a même été bousculé par des manifestants. Selon le quotidien régional, le parti socialiste Nord Gironde avait appelé à l'organisation d'un "rassemblement face à l'extrême droite" et à sa "banalisation" ce samedi à midi devant la mairie de la commune. Un autre appel à la mobilisation avait été lancé en début d'après-midi, devant la salle où Robert Ménard devait s'exprimer, invité par une association locale réunissant militants de droite et d'extrême droite pour parler de la recomposition politique. Peu avant 14 heures, plusieurs dizaines de militants de gauche et d'extrême gauche étaient rassemblés devant la salle municipale, en présence d'élus socialistes et de la majorité. Robert Ménard a été violemment pris à partie et interpellé à plusieurs reprises. Selon France 3 et Sud Ouest, aucun gendarme n'était présent, et l'édile biterrois est même tombé au sol avant de pouvoir pénétrer dans le bâtiment, protégé par un cordon de sécurité. Sur Twitter, Julien Sanchez, maire de Beaucaire et porte-parole du FN a apporté son soutien à Robert Ménard "agressé en Gironde par des gauchistes en présence d'élus". L'édile a dénoncé "cette extrême gauche violente est une menace pour notre démocratie".Robert Ménard a également réagi sur le réseau social en fin d'après-midi. [ITALIC"J'ai été agressé physiquement par des fascistes de gauche", a-t-il écrit, dénonçant les encouragements des élus sur place. "Les autorités étaient au courant de cette mobilisation des extrémistes : elles ont pourtant laissé faire", a-t-il ajouté.Dans la foulée, Jean-Frédéric Poisson, président du parti chrétien-démocrate a dénoncé "l'agression insupportable" de l'édile biterrois, soulignant que la gauche "est décidément tombée bien bas".
Richard Gotainer a accepté de se produire lors de la dernière soirée du festival vendéen Poupet, vendredi 27 juillet. Interviewé par Le Parisien, il n'a pas été tendre avec la tournée de Stars 80.
Peu adepte des festivals, Richard Gotainer n'a pourtant pas hésité lorsque la direction de Poupet l'a contacté pour se produire à la grande soirée "Poupet déraille XXL" qui avait lieu vendredi 27 juillet. "Quand on m'a proposé cette fête du grand n'importe quoi, j'ai dit oui, car cela me parle ! Mais sans connaître la réputation de l'événement. Un vieil ami attaché de presse m'a ensuite dit : 'Tu sais que c'est un truc de malades ? Et bien, cela me va très bien !'", a-t-il raconté au Parisien. À bientôt 70 ans et caché derrière ses lunettes en écaille, il a partagé la scène avec 26 autres artistes. Avec des artistes des années 80 et 90, ils ont assuré le show pendant plus de cinq heures. Il a lui interprété "Le Youki" (1984) et "Le mambo du décalco", (1982) même s'il aurait voulu chanter d'autres chansons. "J'ai lourdement insisté pour interpréter une chanson de mon nouvel album sorti en juin, mais il n'y avait rien à faire. En même temps, quand on va voir les Rolling Stones en concert, cela fait plaisir d'entendre Satisfaction", relativise-t-il.Stars 80 : "C'est un enterrement première classe !"En marchant dans les allées du festival, il répond aux sollicitations des fans et jouent le jeu des selfies. En revanche, il n'a jamais craqué face à l'insistance des organisateurs de la tournée Stars 80 qui ont souvent voulu le recruter. "C'est un enterrement première classe ! Je refuse d'être catalogué dans les années 1980. Ce projet, cela sent vraiment les anciennes carrières, moi j'en ai encore une !", lâche-t-il avant d'enfoncer le clou, "Ils ont même organisé une croisière (NDLR : baptisée « Âge tendre »). C'est sympa, les vieux, ils dorment là-bas pendant le spectacle, les artistes ne sont même pas obligés de chanter et cela, j'avoue que c'est pas mal !".À la fin de son interview accordée au Parisien il n'hésite pas à rappeler qu'il ne chante pas que ses anciens tubes puisqu'il vient de sortir un album Saperlipopette (Or Not Saperlipopette) qui est selon lui, très bien !
Les premiers astronautes à avoir atteint la Station spatiale internationale (ISS) à bord d'un appareil américain en presque 10 ans en sont repartis samedi, dans la capsule SpaceX, pour retourner sur Terre, malgré des risques d'ouragan en Floride.
"Et les voilà partis!", a tweeté la Nasa en annonçant que Bob Behnken et Doug Hurley avaient quitté l'ISS, après avoir diffusé des images montrant la capsule se détacher doucement et sans accroc de l'engin dans l'obscurité de l'espace.Le désamarrage s'est fait dans les temps, autour de 23H34 GMT, deux mois après l'arrivée des deux hommes à bord de la capsule créée par la société de l'excentrique entrepreneur Elon Musk, a précisé l'agence spatiale américaine, ajoutant que celle-ci prenait "une trajectoire sûre". L'amerrissage est prévu dimanche à 14H41 (18H41 GMT) dans le Golfe du Mexique. Il a été maintenu à l'ouest de la Floride, alors que la tempête tropicale Isaias, qui pourrait redevenir un ouragan, menace les côtes orientales de la péninsule du sud-est des Etats-Unis.Un site au large de la ville de Pensacola (dans le nord de la Floride) a été retenu comme "prioritaire" pour l'amerrissage, avec une alternative en face de Panama City, si la mer était trop agitée ou les vents trop violents.Quelques heures plus tôt, les deux astronautes avaient fait leurs adieux aux trois collègues qu'ils laissent derrière eux."Le plus difficile fut de nous mettre en orbite, mais le plus important est de nous ramener à la maison", a souligné Bob Behnken à quelques heures de l'échéance.L'opération est en effet délicate, même si l'an dernier, la capsule Dragon a accompli cette mission à vide et sans incident. La rentrée atmosphérique testera la résistance du bouclier thermique. Ensuite, il faudra compter sur de grands parachutes pour ralentir la descente jusqu'à l'océan.- Dinosaure en apesanteur -S'adressant à son fils et à celui de son collègue, Bob Behnken a brandi un petit dinosaure coloré, choisi par les enfants pour les accompagner dans "cette mission historique" et qu'il a laissé voler en apesanteur pendant quelques instants. "Tremor l'apatosaure rentre à la maison avec vos papas!", leur a-t-il lancé, entouré de ses deux collègues russes, Anatoly Ivanishin et Ivan Vagner, et du chef de la mission, le capitaine Chris Cassidy."Nous disons au revoir à nos deux amis et collègues", a déclaré ce dernier, en se disant à la fois "triste" de les voir partir et "enchanté" que l'ISS ait de nouveaux moyens "d'amener et de faire repartir" des astronautes.Bob Behnken et Doug Hurley sont devenus les premiers astronautes à être acheminés vers la Station spatiale internationale, à 400 km de la Terre, par une société privée, sous contrat avec la Nasa. Le vol, dont le départ avait déjà été reporté à cause d'une météo changeante, a aussi marqué le premier vol habité lancé depuis les Etats-Unis depuis 2011, quand les navettes spatiales ont été arrêtées. Les Américains voyageaient depuis à bord de fusées russes.La Nasa a chargé SpaceX, qui acheminait depuis 2012 des cargaisons vers l'ISS, de développer un nouveau taxi spatial, et si la mission actuelle est certifiée sûre, les Américains ne dépendront plus des Russes pour accéder à l'espace.Pour trois milliards de dollars, accordés depuis 2011 dans le cadre d'un contrat à prix fixe, SpaceX a promis à la Nasa six allers-retours vers l'ISS, avec quatre astronautes à bord.L'astronaute français Thomas Pesquet a fait savoir cette semaine qu'il voyagerait à son tour à bord du Crew Dragon de Space X pour sa seconde mission sur l'ISS au printemps 2021.
Microsoft a annoncé mercredi que sa console nouvelle génération, la Xbox Series X, serait commercialisée le 10 novembre à partir de 499 dollars.
La Xbox Series X, qui devrait rivaliser avec la PlayStation 5 de Sony censée sortir à la même période, sera disponible en précommande à partir du 22 septembre.Phil Spencer, le patron de Xbox, l'a décrite dans un billet de blog comme "notre console la plus puissante jamais fabriquée."Cette annonce intervient au lendemain de la présentation par Microsoft de la Xbox S, une petite version de sa nouvelle gamme de consoles, qui va également sortir le 10 novembre au prix de 299 dollars."La Xbox Series S. Des performances de dernière génération dans la plus petite Xbox", a tweeté le géant de l'informatique, après que l'information eut fuité en ligne.Elle est conçue pour des jeux sous forme de logiciels et de services hébergés en ligne, au lieu d'être stockés sur l'appareil, d'après une vidéo promotionnelle de la marque.Microsoft va aussi proposer à ses clients le forfait Xbox All Access qui donne accès à l'une des deux nouvelles consoles ainsi qu'à des centaines de jeux disponibles sur les appareils, sur ordinateur ou sur le cloud (informatique à distance).Le forfait démarrera à 24,99 dollars pendant 24 mois avec la Xbox Series S et à 34,99 dollars pendant 24 mois avec la Xbox Series X.Avec ces nouvelles consoles et sa gamme de services, Microsoft espère prendre sa revanche sur Sony, qui a vendu deux fois plus de PlayStation 4 qu'il n'a vendu de Xbox ces dernières années.L'automne s'annonçait déjà chargé pour la branche jeux vidéo de Microsoft, avec le lancement d'un service de jeux via le cloud.xCloud, la plateforme de jeux sur le cloud, doit entrer en service d'ici la fin du mois, en commençant par les abonnés à Xbox Game Pass Ultimate, la bibliothèque de jeux sur abonnement de Xbox (sur console ou PC).
Elle a été confiée à la Brigade financière.
Le parquet de Paris a ainsi confirmé une information du Canard enchaîné et a précisé que cette enquête visait "plusieurs dirigeants de l'association La France insoumise".L'enquête, confiée à la Brigade financière, vise, selon des sources concordantes, à vérifier les "conditions dans lesquelles les dirigeants de LFI, dont Jean-Luc Mélenchon, se sont acquittés des amendes et des dommages et intérêts auxquels ils ont été condamnés" en décembre 2019 dans l'affaire de la perquisition houleuse au siège de LFI l'année précédente.Le député insoumis Jean-Luc Mélenchon a immédiatement réagi en dénonçant "une fuite organisée (et rémunérée ?) par tweet" qui "dit que Madame Champrenault se venge avec une nouvelle enquête préliminaire". Et de s'étonner : "De quoi s'agit-il ? Je ne sais pas. La justice de Macron c'est ça."Selon le Canard enchaîné, c'est spécifiquement le paiement de "26.500 euros de préjudice moral aux forces de l'ordre" par cinq responsables de LFI qui fait l'objet de vérifications car ces versements "ont été réglés avec le chéquier de La France insoumise". La question est donc de savoir si ces dommages et intérêts ont bien été payés par la France insoumise mais aussi de savoir si de l'argent public a été utilisé dans ce règlement, résume l'une des sources."Si la partie pénale, les amendes, doivent être réglées personnellement par les justiciables, ce qui a été fait par chacune des personnes concernées, les dommages et intérêts relèvent eux du civil", soutient Jean-Luc Mélenchon. "Ils peuvent donc à ce titre être réglés par un tiers. La France insoumise a fait le choix de régler ces dommages et intérêts liés à une perquisition dans ses locaux", assume l'ancien candidat à la présidentielle."Nous dénonçons cette nouvelle instrumentalisation de la justice qui semble être motivée pour alimenter des articles visant à nous intimider et à véhiculer des rumeurs infamantes", ajoute-t-il.Le 16 octobre 2018, policiers et magistrats avaient mené une perquisition au siège de LFI dans le cadre de deux enquêtes préliminaires du parquet de Paris. Plusieurs membres de la France insoumise s'étaient interposés et Jean-LucMélenchon avait bousculé un représentant du parquet et un policier.Pour ces faits, le chef des Insoumis avait été condamné le 9 décembre à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bobigny pour rébellion et provocation. Il n'a pas fait appel. Lui et quatre de ses proches, dont le député Bastien Lachaud et l'eurodéputé Manuel Bompard, avaient également été condamnés à des amendes allant de 2.000 à 8.000 euros.
SONDAGE. A dix jours du premier tour de la primaire de la gauche, et alors que le premier débat entre les candidats a lieu jeudi soir, cette nouvelle vague de l'enquête BVA POP2017 pour Orange et la presse régionale* sur les intentions de vote à la présidentielle confirme que le Parti socialiste (PS) n'a pas la cote.
Quel que soit le candidat qui l'emportera le 29 janvier, la gauche serait absente du 2e tour en 2017. François Fillon et Marine Le Pen confirment leur position de favoris. Le candidat du parti Les Républicains (LR) l'emporterait. Enfin, Emmanuel Macron assoit sa popularité et son rôle de "troisième homme". Au PS, Manuel Valls s'en sort moins mal que ses rivaux. Mais il serait battu par Jean-Luc Mélenchon.Si les composantes du scrutin sont de plus en plus précises, deux inconnues subsistent pour l'instant et seront déterminantes : le candidat désigné à l'issue de la primaire pour représenter le PS, ainsi que la candidature éventuelle de François Bayrou, qui devrait faire connaître sa décision mi-février.EMMANUEL MACRON EN TROUBLE-FETESDans l'hypothèse où Manuel Valls représenterait le PS et ses alliés, Emmanuel Macron creuserait l'écart puisqu'il serait crédité de 16% des suffrages (+2 points par rapport à décembre) contre 11% pour l'ex-Premier ministre (-2 points). Face à Arnaud Montebourg, Benoît Hamon ou Vincent Peillon, Emmanuel Macron obtiendrait 20% des voix. Dans tous les cas de figure, il arriverait en 3e position au premier tour de l'élection présidentielle. S'il n'apparaît pas en mesure, pour le moment, de se qualifier pour le second tour, l'écart avec François Fillon et Marine Le Pen est suffisamment restreint pour imaginer qu'il puisse venir jouer les trouble-fêtes. Ce d'autant plus qu'au sein de son électorat potentiel, la proportion d'électeurs affirmant que leur choix est définitif progresse de façon très significative.LE CANDIDAT SOCIALISTE, QUEL QU'IL SOIT, EN GRANDE DIFFICULTE Dans toutes les hypothèses testées, le candidat socialiste recueillerait entre 5% et 11% des voix au premier tour seulement. La qualification au second tour apparaît donc pour l'heure hors de portée. C'est Manuel Valls qui permettrait au PS de faire son "meilleur" score avec 11% des suffrages, le plaçant en 5e position derrière Marine Le Pen, François Fillon, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Arnaud Montebourg (6,5%), Benoît Hamon (6%) et Vincent Peillon (5%) feraient même moins bien que François Bayrou ou jeu égal. La désignation du candidat officiel, le 29 janvier, devrait toutefois changer la donne. LE DUEL FILLON / LE PEN SE CONFIRMEMarine Le Pen apparaît créditée de 25% à 26% des voix, selon les hypothèses testées, un score relativement stable par rapport aux mesures de décembre. Elle devance d'un cheveu François Fillon, crédité de 24% des suffrages dans tous les cas de figure. Ce dernier voit toutefois sa dynamique "post-primaire" se tasser légèrement : c'est l'étude de l'indicateur de fermeté du choix qui nous l'apprend. Si, en décembre, juste après sa désignation, 64% à 71% de ses électeurs potentiels se déclaraient "sûrs de leur choix", ils ne sont plus que 58% à 63%. C'est pourtant un indicateur qui tend à progresser habituellement à mesure que l'on se rapproche du scrutin. A l'inverse, Marine Le Pen bénéficie toujours du socle électoral le plus solide : les trois-quarts de ses électeurs potentiels déclarent que leur choix est définitif.UN ELECTEUR SUR DEUX ENCORE INDECISPlus des trois quarts des Français se déclarent intéressés par l'élection présidentielle (77%). Le potentiel de participation au scrutin progresse : 76% des Français inscrits sur les listes électorales ont l'intention de voter au premier tour de l'élection. Parmi eux, entre 11% et 13% n'ont toutefois pas exprimé d'intention de vote. Notons que parmi les personnes ayant exprimé une intention de vote, plus de 4 sur 10 déclarent encore pouvoir changer d'avis. Au final, environ un électeur sur deux n'exprime actuellement pas d'intention de vote ou peut encore changer d'avis au gré de la campagne : les dynamiques continueront ainsi à évoluer au cours des prochaines semaines. * Enquête BVA-Salesforce pour la presse régionale et Orange réalisée par Internet du 6 au 8 janvier 2016, sur un échantillon de 946 personnes inscrites sur les listes électorales, issues d'un échantillon représentatif de 1.000 Français âgés de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage, région et catégorie d'agglomération.
L'enquête ouverte à Paris sur la double-explosion survenue mardi dans la capitale libanaise a été élargie aux faits "d'homicides involontaires". Un architecte français a été tué dans la catastrophe.
Pendant qu'Emmanuel Macron arrivait au Liban, un nouveau bilan du parquet de Paris a été communiqué jeudi 6 août, faisant état d'au moins 40 Français blessés dans la double explosion au port de Beyrouth. Le parquet a par ailleurs indiqué avoir élargi son enquête après le décès d'un ressortissant français. La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, avait auparavant annoncé la mort d'un architecte français, Jean-Marc Bonfils, décédé dans les explosions qui ont dévasté la capitale libanaise. Après la confirmation de cette mort, l'enquête ouverte mercredi pour "blessures involontaires" par le pôle accidents collectifs du parquet de Paris a été élargie à des faits d'"homicides involontaires", a appris l'AFP auprès du ministère public. Ce pôle a pu se saisir au titre de sa compétence en matière de faits commis à l'étranger quand des Français figurent parmi les victimes.Le dernier décompte du ministère libanais de la Santé recensait jeudi au moins 137 morts et 5.000 blessés, alors que des dizaines de personnes restent portées disparues. Les explosions, dues selon les autorités à un incendie dans un entrepôt abritant une énorme quantité de nitrate d'ammonium au port de Beyrouth, ont également fait quelque 300.000 sans-abri.
Le ministère français des Affaires étrangères a placé mercredi l'ensemble du Niger à l'exception de la capitale Niamey en zone rouge, soit "formellement déconseillée", après l'attaque dans laquelle six Français sont morts.
Avant l'attaque, la partie sud du pays était en zone orange (déconseillée sauf raisons impératives) et la route menant à la réserve naturelle où l'attaque a eu lieu ainsi que la ville voisine de Kouré en jaune (vigilance renforcée avec risques limités "compatibles avec le tourisme"), selon les conseils aux voyageurs diffusés sur le site diplomatie.gouv.fr.La capitale Niamey, où étaient basés les six humanitaires français tués, passe elle du jaune au orange. Elle devient ainsi la seule exception sur une carte du Niger intégralement classée rouge. "En raison de la situation sécuritaire dans toute la région, la menace terroriste pesant sur le Niger, en particulier hors de la capitale et près des frontières, est très élevée", souligne le Quai d'Orsay dans ses conseils aux voyageurs."Des mouvements terroristes présents au Sahel ainsi qu'au Nigéria et dans la zone lacustre (Boko Haram) sont susceptibles de conduire des opérations à divers endroits au Niger", poursuit le ministère."Les lieux fréquentés par les expatriés sont particulièrement visés", souligne-t-il encore.La situation est particulièrement tendue dans la zone dite des "trois frontières" (Niger, Mali, Burkina Faso), proche du lieu de l'attaque et devenue un repaire des jihadistes sahéliens, dont l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).Au total, six Français et un Nigérien travaillant pour l'ONG française Acted (Agence d'aide à la coopération technique et au développement) ont été tués dimanche avec leur guide nigérien par des hommes armés lors d'une excursion dans la réserve de girafes de Kouré, à 60 km au sud-est de Niamey.Le président Emmanuel Macron a annoncé mardi une renforcement des mesures de sécurité pour les ressortissants français dans la région.
Facebook a annoncé vendredi avoir trouvé un accord avec Apple pour que le fabricant et exploitant de l'iPhone suspende jusqu'à la fin de l'année sa commission de 30% sur certaines transactions, alors que de plus en plus de voix s'élèvent contre la "taxe Apple".
Le géant des réseaux sociaux avait demandé en août à Apple de réduire cette commission pour son nouvel outil d'organisation d'événements payants en ligne, qui permet à des PME de proposer des cours de cuisine, de yoga et autres types de visioconférences, via leur page Facebook, pour un tarif qu'elles sont libres de définir.Facebook a promis de ne pas toucher de commission sur ces événements pendant au moins un an, afin que les organisateurs perçoivent l'intégralité des sommes récoltées... si elles utilisent un ordinateur ou un appareil mobile sous Android, le système d'exploitation de Google.Car sous iOS, le système d'Apple, les petites entreprises ou créateurs de contenus ne recevaient que 70% de leurs recettes, conformément aux règles de la marque pour l'App Store, son incontournable plateforme de téléchargement d'applications (y compris celle de Facebook).Le groupe californien avait demandé cet effort de la part d'Apple pour soutenir les PME mises en difficulté par la pandémie de coronavirus."Apple a accordé un répit momentané de trois mois, après quoi les entreprises à la peine devront, à nouveau, payer à Apple entièrement la taxe de l'App Store de 30%", a commenté Joe Osborne, un porte-parole de Facebook.Toutes les sociétés vont en bénéficier, sauf les créateurs de contenus sur Facebook Gaming.Apple n'a pas réagi à une sollicitation de l'AFP. La firme répond habituellement à ces accusations en expliquant que la commission, d'un niveau standard sur le marché, sert à assurer le bon fonctionnement de la plateforme et la sécurité des utilisateurs.La nouvelle tombe alors qu'une douzaine d'entreprises, dont Deezer, Spotify, Match Group (Tinder) et Epic Games (éditeur de Fortnite) viennent de former une alliance contre Apple, qu'elles accusent d'abus de position dominante sur sa plateforme de téléchargement des applications mobiles.L'association veut faire évoluer la règlementation sur les magasins d'applis. Elle reproche aux opérateurs de plateformes mobiles - principalement Apple (iOS) et Google (Android) - d'être à la fois juges et parties et d'écraser la concurrence en favorisant leurs propres produits.Epic Games est de son côté engagé dans une bataille juridique et médiatique féroce contre Apple sur le même sujet.
C'est peut-être son rôle le plus important, celui de maman. C'est un côté d'elle qui est souvent moins exposé, mais Catherine Deneuve est mère de deux enfants.
Chiara Mastroianni et Christian Vadim. Mère, mais surtout actrice. Un métier qui l'a parfois forcée à vivre loin d'eux. "Je pense que ça devait être difficile pour eux. Mais je n'avais pas le choix. J'ai souffert d'en être éloignée. Mais ce n'est pas arrivé très souvent. Quand ils étaient petits, je pouvais les emmener, c'était simple. Après, c'est devenu plus compliqué", confie-t-elle dans les colonnes du magazine Elle. Mais l'icône du cinéma français garde néanmoins de très beaux souvenirs avec eux, en marge de tournages à l'étranger, comme pour le film "Indochine" où ses enfants l'ont rejointe sur place. Catherine Deneuve n'était pas pour au départ, mais ils ont tous deux entrepris une carrière de comédiens. Elle a même tourné avec sa fille Chiara Mastroianni, dont elle est très proche. "Je pense que, avec les années, on devient un peu protecteur avec ses parents. Mais, moi, je joue toujours mon rôle de mère. C'est à moi de la préserver. On a une relation très différente de celle que j'ai avec mon fils. Lui, je l'ai eu très jeune. Chiara est souvent de bon conseil", analyse dans Elle, la star de 73 ans.
Coronavirus ou non, des milliers d'Africains continuent de tenter la périlleuse traversée du désert via le nord du Niger et la Libye dans le but d'atteindre les côtes méditerranéennes puis l'Europe.
"Gambiens, Sénégalais, Maliens... Ils sont toujours déterminés à y aller. Un migrant m'a confié: +je préfère mourir de coronavirus que de vivre la misère+", témoigne Alassane Mamane un fonctionnaire retraité, vivant à Agadez, carrefour du désert et point de départ de nombreux migrants vers la Libye.Passer à travers les mailles du filet est de plus en plus compliqué. En plus du plan anti-migrants en place depuis 2015 avec des patrouilles renforcées, les forces de sécurité ont "encore intensifié la surveillance pour faire respecter la mesure de fermeture des frontières dans la lutte contre le coronavirus", relève un élu local.L'ex-passeur Idrissa Salifou: "Avant on pouvait passer +un peu un peu+, mais à cause des mesures anti-coronavirus (fermeture des frontières), la route est carrément bloquée. Les militaires ratissent le long de la frontière de jour comme de nuit. De l'autre côté également, les Libyens sont devenus très vigilants", souligne-t-il.Le Niger, pays sahélien parmi les plus pauvres du monde, n'a officiellement enregistré que 781 cas de coronavirus pour 42 décès.- Flot pas tari -Le Niger a déjà décrété l'état d'urgence, fermé les frontières et isolé la capitale du reste du pays.La Libye qui était devenue un enfer pour les migrants depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, n'est pas non plus épargnée par le virus.Pourtant, "des gens (migrants) partent à Dirkou et à Madama à la frontière libyenne (pour espérer entrer en Libye) mais des dispositions ont été prises" pour les en empêcher, note Bourkari Mamane, le maire d'Agadez, la grande ville du nord du Niger. Toutefois, le flot est loin d'être tari. Les migrants "tentent en pagaille d'entrer en Libye. Ils parviennent à contourner les barrières (de sécurité). Les malchanceux se font prendre par les patrouilles militaires", explique à l'AFP Boubakar Jérôme, le maire de Dirkou, une ville proche de la Libye.En moins de deux mois, plus de 300 migrants ont été interceptés par l'armée nigérienne à la frontière libyenne.Cette semaine, 33 clandestins ont encore été pris dans le même secteur, compte le maire."Ils s'en foutent du coronavirus. A Agadez, certains +ghettos+ (cours intérieures où sont hébergés les migrants) ont rouvert et les migrants guettent la moindre occasion pour foncer dans le désert", atteste Bachir Amma, le président de l'Association des ex-passeurs de migrants.Idrissa Salifou, l'ex-passeur raconte: "récemment, une soixantaine de véhicules transportant des migrants ont réussi à entrer en Libye, mais ils ont vite été cueillis par les gardes frontières libyens qui les ont conduits vers une de leurs villes".Au Niger, les migrants secourus ou interceptés dans le désert sont placés en quarantaine durant 14 jours sur des sites temporaires dans le Nord où l'Office International pour les Migrations (OIM) a accueilli quelque 1.600 migrants "bloqués dans le désert" depuis la fermeture des frontières fin mars.Un total de 764 migrants dont 391 du Niger, 140 du Mali et 101 de Guinée, avaient été mis en quarantaine à Assamaka, à la frontière avec l'Algérie. Parmi eux, des enfants, des femmes enceintes et des personnes blessées, détaille l'OIM.- Nouvelles routes -"Aussitôt sortis d'isolement, certains migrants "retentent leur chance", déplore Boubakar Jérôme.Cette semaine, l'agence onusienne a lancé "un appel urgent" aux bailleurs de fonds pour "une aide supplémentaire" de 10 millions de dollars pour faire face aux besoins des migrants.Elle dit avoir loué des installations "supplémentaires" et "renforcé les mesures de prévention dans ses six centres de transit "qui sont actuellement au maximum de leur capacité".Dans le but de décourager les passeurs, Niamey a voté en 2015 une loi érigeant en crime le trafic de migrants, passible de peines pouvant aller jusqu'à 30 ans de prison. Début 2019, le président du Niger Mahamadou Issoufou avait salué le "plan" anti-migrants, soutenu par l'Union européenne (UE), qui a fait chuter le flux de migrants passant par le Niger de 100.000 à 150.000 par an, avant 2016, à 5.000 à 10.000 migrants par an aujourd'hui.En visite à Niamey, le Premier ministre italien Giuseppe Conte s'était aussi félicité de la réduction de "80%" en 2018 des débarquements de clandestins sur les côtes italiennes.Plus que les patrouilles dans le désert, c'est l'isolement de Niamey du reste du pays (interdiction de sortir ou d'entrer sans autorisation) qui a changé la donne.Beaucoup de migrants ouest-africans passaient par Niamey avant de rallier Agadez ou les portes du désert. "Avec l'isolement de Niamey, de plus en plus de migrants ont changé d'itinéraire: ils passent désormais par le Nigeria dont les frontières sont plus poreuses", constate Bachir Amma, l'ex-passeur.Boubakar Jérôme le maire de Dirkou acquiesce: "Il existe mille et une routes: quelques chanceux arrivent à se faufiler pour entrer en Libye".
"Au-delà des régénérations naturelles, il nous faudra planter 70 millions d'arbres par an pendant 30 ans, soit un arbre par habitant", estime un rapport destiné à proposer des solutions au gouvernement pour protéger la forêt française des affres du réchauffement climatique.
Parmi les préconisations phares, la création d'un "fonds pour l'avenir de la forêt, abondé par le public et le privé, doté de 300 millions d'euros par an sur 30 ans", selon ce rapport remis jeudi matin par la députée du Nord Anne-Laure Cattelot (LREM) au ministre de l'Agriculture Julien Denormandie.Ce fonds aurait pour mission de "reconstituer massivement les forêts sinistrées, anticiper, enrichir et adapter à l'aune de nos connaissances les peuplements vulnérables au changement climatique et créer de nouvelles forêts", indique ce rapport.La reconstitution de peuplements (ensembles d'espèces végétales qui vivent dans un même milieu biogéographique, NDLR) sinistrés par la sécheresse et les maladies provoquées par cette dernière, comme la chalarose, un champignon qui touche les frênes du Pas-de-Calais, représente à elle seule 360.000 hectares, selon ce rapport.Il faudrait compter par ailleurs 650.000 hectares de plantations "dans les peuplements les plus vulnérables", mais pas encore condamnés, selon ce rapport.Enfin, pour boiser les friches ou les terres concernées par la déprise agricole, le rapport préconise de planter 750.000 hectares sur 30 ans.Au total, le besoin global est de "8,8 milliards d'euros sur 30 ans, soit en moyenne 300 millions d'euros par an", conclut ce rapport."Il s'agit d'hypothèses conservatrices", a souligné dans un entretien à l'AFP Mme Cattelot, qui a rédigé ce rapport avec un expert du ministère de l'Agriculture et un expert du ministère de la Transition écologique."Si on se retrouve avec un accroissement des besoins de ressources en bois dans la construction et d'un autre côté un dépérissement qui accélère la perte de la ressource bois et de ce super puits de carbone, on se retrouve le bec dans l'eau, c'est pour ça qu'il faut investir dans la forêt", a-t-elle déclaré.Elle a salué l'enveloppe de 150 millions d'euros pour le reboisement, annoncée récemment par le ministre de l'Agriculture dans le cadre du plan de relance de l'économie française: "c'est déjà un très beau montant, il va falloir lancer un dispositif et que les forestiers s'en emparent", a-t-elle appuyé. La France compte près de 17 millions d'hectares de forêts, soit environ un tiers de la métropole.
Alors que l'extrême-gauche semble être à feu et à sang, Jean-Luc Mélenchon préfère en rire. En métropole, la polémique de son absence à la fête de l'Humanité bat son plein.
Dans l'océan Indien, le leader de la France insoumise rigole doucement du battage médiatique orchestré par le Parti communiste.Le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, qui s'agace déjà depuis un certain temps de l'absence annoncée de Jean-Luc Mélenchon à la fête de l'Huma, s'est attiré samedi 16 septembre les foudres de La France insoumise après avoir tenu un discours public assez offensif envers leur leader. "Personne ne peut prétendre détenir la vérité à lui tout seul", a-t-il lancé, en allusion au choix stratégique de M. Mélenchon de ne pas s'allier avec les autres appareils de gauche, dont le PCF."UN SEUL ÊTRE VOUS MANQUE ET TOUT EST DÉPEUPLÉ"À des milliers de kilomètres de là, sur l'île de La Réunion, Jean-Luc Mélenchon a balayé la polémique. "Comme je suis ici, je ne suis pas ailleurs", a-t-il ironisé. "Je ne peux pas faire des hologrammes tout le temps", a-t-il poursuivi, en référence à son coup de com' pendant la campagne présidentielle. "J'adresse un salut à ceux qui m'attendaient et qui m'aiment d'un amour vache, a lancé le leader de la France insoumise. Comme le disait le poète Lamartine, 'Un seul être vous manque et tout est dépeuplé'."En attendant, Jean-Luc Mélenchon n'a pas oublié d'adresser son "salut le plus cordial, le plus fraternel, le plus reconnaissant à (ses) amis les lecteurs du journal l'Huma. Hélas, cette année, je ne suis pas parmi eux. Mais je ne suis pas parmi eux parce que je suis ici, et que j'ai des raisons d'y être.
Une vingtaine de personnes ont été déférées, tandis que 35 procédures ont été classées sans suite.
Cent cinquante-huit personnes au total ont été placées en garde à vue samedi 21 septembre, en marge des violences qui ont émaillé l'acte 45 des "gilets jaunes" et la Marche pour le climat dans Paris, dont une vingtaine ont été déférées dimanche en vue d'éventuelles poursuites. C'est le bilan le plus élevé depuis le week-end du 1er-Mai à Paris, où 315 personnes avaient été placées en garde à vue.Le record, avec plus de 900 gardes à vue, avait toutefois été atteint lors des manifestations des "gilets jaunes" le 8 décembre 2018 dans la capitale, marquées par de très violents heurts sur les Champs-Elysées, trois semaines après le début de ce mouvement inédit de contestation sociale. Selon son bilan dimanche soir, le parquet de Paris a décidé de faire notifier un rappel à la loi à 90 personnes, assorti pour un certain nombre d'entre eux d'une interdiction de paraître à Paris pendant une durée de six mois, une disposition introduite dans la loi en mars pour faire face notamment aux violences récurrentes en marge des manifestations dans la capitale.Un policier interpellé Quelques personnes ont été remises en liberté le temps de la poursuite des investigations, tandis que 35 procédures étaient classées sans suite. Enfin, six gardes à vue se poursuivaient dans la soirée tandis que dix-neuf personnes étaient déférées au tribunal afin d'être présentées lundi matin au parquet en vue d'éventuelles poursuites judiciaires.Parmi les personnes déférées dimanche soir se trouve un capitaine de police en poste au ministère de l'Intérieur, a précisé une source judiciaire. Hors service samedi, il manifestait dans la matinée lorsqu'il a été placé en garde à vue pour outrage et rébellion. Selon le décompte de la préfecture de Paris, 186 personnes au total ont été interpellées au cours de la journée, marquée par des violences et des dégradations de quelque 1 000 manifestants radicaux présents l'après-midi à la Marche pour le climat.Une grande partie des suspects a été arrêté dès samedi matin pour "groupement en vue de commettre des violences", notamment après la découverte de matériel tels que marteaux, mortiers ou jerricanes. Malgré des interdictions de manifester aux alentours des Champs-Elysées et de La Madeleine ordonnées par la préfecture, quelques petits groupes de "gilets jaunes", qui n'arboraient plus leur chasuble distinctive, ont organisé plusieurs rassemblements dans la capitale.Attac et Solidaire avaient aussi maintenu leur appel à manifester "pour la justice sociale et climatique". Quelque 7 500 membres des forces de l'ordre avaient été mobilisés par les autorités qui craignaient un regain de violence.
Dimanche 5 janvier, le chef de file des écologistes d'EELV Yannick Jadot a tendu la main, une nouvelle fois, au dissident LREM Cédric Villani en vue des élections municipales à Paris.
"Je trouve extrêmement important que les écologistes ne se trompent pas d'élection. Ce sont les municipales. On n'est pas dans la présidentielle. On n'est pas face à Macron", a affirmé sur BFMTV le député européen d'EELV, tête d'affiche d'un parti qui a réussi une percée remarquée lors des européennes de 2019. Pour lui, la position de Julien Bayou, le secrétaire général d'EELV, ouvertement opposé à une alliance avec le dissident LREM Cédric Villani, "est maladroite". Avant d'insister : "Il faut faire confiance à notre tête de liste" à Paris, David Belliard. "Le seul engagement que je prends, c'est que les écologistes ne seront plus les supplétifs de personne", a-t-il précisé, affirmant qu'il était "temps que ce soit un maire écologiste qui adapte Paris au nouveau contexte". Par conséquent, selon Yannick Jadot, il faut donc laisser à "David Belliard la responsabilité et l'enthousiasme de porter sa coalition climat pour Paris". Précisant sa pensée, "il est évident que si Villani dit: 'Macron est un dieu' (...) il n'y aura pas d'alliance".David Belliard ne ferme pas la porte à VillaniSur une même ligne, David Belliard a estimé dimanche 5 janvier sur Radio J qu'il y avait "une nécessité de clarification de la part de Cédric Villani". "Moi je vois d'une certaine manière deux Cédric Villani. Le Cédric Villani avec qui je discute pour Paris" qui se rapproche de positions des écologistes "comme le font les socialistes, comme le fait la France insoumise, et un certain nombre de candidats et de candidates qui se réclament tous de l'écologie", a affirmé M. Belliard. Avant de pousser plus loin son raisonnement : "Et puis ensuite il y a le Cédric Villani à l'Assemblée nationale, le Cédric Villani qui soutient le gouvernement (...) Aujourd'hui, les conditions ne sont pas réunies. Mais on va voir, les chemins restent ouverts".Anne Hidalgo en tête des sondagesPour rappel, selon un récent sondage Ifop, David Belliard est crédité de 12,5% et M. Villani de 14% des intentions de vote. Anne Hidalgo arrive en tête avec 22,5%, devançant Benjamin Griveaux (17%), à jeu égal avec la candidate LR Rachida Dati. Enfin, concernant les autres villes visées par EELV lors des élections municipales, Yannick Jadot, qui se rend lundi 6 janvier à Villeurbanne (Rhône) a réaffirmé sa volonté "d'arracher Perpignan à l'extrême droite" et de voir un maire écologiste s'imposer à Bordeaux.
- C'est une nouvelle étape dans la rivalité entre les deux rappeurs. Rohff va être jugé pour une violente bagarre provoquée dans une boutique de son rival Booba.
-Les faits, d'une grande violence, remontent au mois d'avril 2014. Le rappeur Rohff s'était rendu dans cette boutique de la marque Ünkut appartenant à son ennemi juré, Booba. Arrivé en moto avec une dizaine d'acolytes, il fait d'abord mine de vouloir discuter avec un vendeur, avant de le frapper avec un poing américain. S'ensuit une déferlante de coups de poing et de coups de pied. Les violences continuent alors même que le vendeur est à terre. La scène a été entièrement filmée par la vidéo de surveillance du magasin. Pendant ce temps, la boutique est entièrement saccagée. Sérieusement blessé, l'employé s'est vu prescrire 30 jours d'incapacité totale de travail (ITT). Son collègue, qui avait notamment été blessé par une caisse enregistreuse reçue en pleine figure, avait reçu 5 jours d'ITT.Quelques heures après la rixe, Rohff s'était lui-même rendu à la police en pleine nuit, accompagné de son avocat. Le rappeur et son garde du corps avaient été mis en examen. Entre temps, la vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. Avec cette bagarre, l'affrontement opposant les deux stars du rap avait pris une nouvelle dimension. Jusque là, la rivalité entre les deux artistes en était restée aux mots et aux provocations par chansons interposées, sur les réseaux sociaux ou pendant les concerts.Un juge d'instruction a décidé la semaine dernière de renvoyer devant le tribunal le rappeur âgé de 38 ans pour "violences volontaires en réunion et avec préméditation" sur les deux vendeurs et "dégradations", d'après une source judiciaire, confirmant les information du Parisien. Rohff comparaîtra sur le banc des prévenus au côté de son "garde du corps". La date du procès n'est pas encore connue.
Alors que la gauche a demandé le report du débat sur sa motion de censure déposée mardi contre le gouvernement en raison de l'attentat de Strasbourg, le Premier ministre s'est dit "à la disposition de l'Assemblée" et a assuré que "ce débat aura lieu quand l'Assemblée le souhaitera".
La motion de censure de gauche déposée mardi contre le gouvernement, pour sa politique dans la crise des "gilets jaunes", doit être débattue jeudi à l'Assemblée, mais ses signataires ont demandé ce mercredi 12 décembre son report après la fusillade de Strasbourg. "Il faut montrer l'unité de la Nation face à la barbarie", selon Olivier Faure, numéro un du PS."Comme vous le savez, le principal pour qu'on ne se divise pas et que l'assassin n'ait pas le dernier mot, c'est que la vie continue. La vie démocratique d'abord. Vous le savez, une motion de censure a été déposée. Mais je vous dis monsieur le Premier ministre (...) s'il y avait un report, nous n'en ferions pas un drame", a assuré lors des questions au gouvernement Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumise.Standing ovation"Je veux dire que le Premier ministre, le gouvernement est à la disposition de l'Assemblée et ce débat (sur la motion de censure) aura lieu quand l'Assemblée le souhaitera", lui a alors répondu Édouard Philippe. "Et il aura lieu pleinement et nous pourrons exprimer nos désaccords, parce que fondamentalement M. Mélenchon nous sommes d'accord pour défendre la République et pour défendre la démocratie", a déclaré le Premier ministre, déclenchant des applaudissements debout de l'hémicycle au lendemain de l'attentat meurtrier du marché de Noël de Strasbourg. Fait très rare, même les députés LFI se sont levés pour l'applaudir à la fin de son intervention.
L'ancienne ministre a martelé son engagement pour la cause écologique, indiquant qu'elle soutiendrait les initiatives portées en ce sens dans le cadre des prochaines élections municipales.
"Je continue à m'impliquer". Aujourd'hui au poste d'ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles Arctique et Antarctique, Ségolène Royal compte s'engager dans les débats nationaux en vue du scrutin des municipales de 2020. Si elle n'a pas évoqué de rapprochement avec un parti, l'ex-ministre de l'Environnement a esquissé les contours de sa position pour les élections à venir."Je suis sollicitée par un certain nombre de candidats""Je prendrai la parole dans le cadre des élections municipales" a t-elle assuré ce lundi 17 juin, au micro de France Inter. Soutien discret de La République en marche, l'ancienne ministre n'avait pas pris position publiquement en faveur de la majorité pour les européennes. Ce lundi, elle n'a pas davantage évoqué d'éventuelle implication pour LREM. "Je suis sollicitée par un certain nombre de candidats, car j'ai porté les territoires à énergie positive et une vision du développement local. Je serai présente dans les élections municipales pour donner des labels, soutenir soit les maires sortants qui ont fait du bon travail dans le domaine écologique soit les candidats qui portent des projets qui permettent d'appliquer l'accord de Paris", a t-elle développé. Je n'oublie pas que j'ai présidé la COP 21, et qu'à ce titre j'ai la responsabilité et l'envie de pousser en avant les collectivités territoriales et les élus qui vont s'inscrire pleinement et courageusement dans l'application de l'accord de Paris sur le climat", a t-elle conclu.
Pour faire face à la crise économique et sociale induite par l'épidémie de Covid-19, le gouvernement a annoncé un plan de soutien massif aux collectivités territoriales. Les régions, elles, ne sont pas concernées.
"Un plan de soutien massif". C'est ce qu'a annoncé le gouvernement aux collectivités, octroyant 4,5 milliards d'euros dont 2,7 milliards reviendront aux départements. Le gouvernement espère ainsi atténuer les conséquences d'une crise économique et sociale dont l'ampleur va mettre à rude épreuve les finances locales. Il fallait répondre à l'urgence pour les collectivités, placées "dans une situation difficile", a expliqué le Premier ministre Edouard Philippe, et demandeuses de visibilité, entre une baisse attendue des recettes et des dépenses en augmentation.Cet "effet ciseau" est encore plus prégnant pour les départements, en raison de leurs compétences en matière sociale (versement du revenu de solidarité active, aide sociale à l'enfance...).Dans ce contexte très dégradé, 7,5 milliards d'euros de pertes de recettes pour les collectivités dans leur ensemble, selon le rapport du député (LREM) Jean-René Cazeneuve, la plus grosse enveloppe échoit logiquement aux départements, reçus vendredi après-midi à Matignon. A savoir 2,7 milliards d'euros, sous forme d'avances étalables sur trois ans et destinées à compenser l'effondrement des "droits de mutation à titre onéreux" (DMTO), c'est-à-dire la taxe versée à chaque transaction immobilière.Une partie de la somme sera débloquée après le vote de la troisième loi de finances rectificative, présentée mi-juin. Puis le gouvernement procèdera à des "ajustements", alors que Matignon espère un effet de "rattrapage" au vu "des signes qui disent que le ralentissement" du marché immobilier "ne serait pas durable".Dans la matinée, M. Philippe avait annoncé 1,75 milliard d'euros d'aide aux communes et intercommunalités. Cela comprend un mécanisme de compensation des recettes fiscales (notamment la cotisation foncière des entreprises, taxes de séjour) et "domaniales" (frais de stationnement...), à hauteur "d'environ 750 millions d'euros" qui doit concerner entre 12.000 et 14.000 communes.Cette somme permet d'éponger une partie des pertes engendrées par l'épidémie, évaluées à environ 3,2 milliards d'euros. Elle sera calculée individuellement, par rapport à une moyenne des recettes sur trois ans (2017, 2018, 2019) afin de lisser les variations, a précisé M. Philippe, à l'issue d'un réunion avec les représentants des associations de maires à Matignon."On fait un filet de sécurité garanti pour les budgets, en prenant en compte les pertes réelles qui sont compensées totalement", a abondé auprès de l'AFP la ministre de la Cohésion des Territoires Jacqueline Gourault."Dans le bon sens"Cette mesure "d'une ampleur inédite" selon M. Philippe ne prend toutefois pas en compte les autres recettes tarifaires, comme la restauration scolaire, les crèches, piscines, etc. "On va avoir des nouvelles discussions avec les collectivités territoriales en vue du projet de loi de finances 2021", a indiqué Mme Gourault.Ces annonces "vont dans le bon sens" ont réagi de concert Villes de France et l'Association des petits villes de France, tout en appelant à préciser certaines modalités ou aller plus loin dans les compensations. Le chef du gouvernement a également annoncé qu'il allait doter "d'un milliard d'euros supplémentaires" un fonds (la dotation de soutien à l'investissement local) pour accompagner les investissements "verts" des communes. "C'est là aussi un montant jamais vu, massif", a insisté M. Philippe.La tension toujours vive avec les régionsPar ailleurs, le Premier ministre a confirmé que les dépenses liées au coronavirus seraient isolées dans une annexe spécifique dans les budgets des communes, qui auraient trois ans pour les absorber.Enfin, M. Philippe s'exprimera en fin de journée depuis le ministère des Outre-mer pour annoncer des nouvelles dispositions en faveur de ces collectivités à la fiscalité spécifique (octroi de mer, taxe sur les carburants...).S'estimant "exclues" de ce train de mesures, les Régions ont claqué la porte vendredi 29 mai d'une réunion avec le gouvernement portant sur le plan de relance économique, évoquant un "sentiment d'humiliation et du temps perdu". Matignon rappelle en retour que les Régions, dont les pertes sont évaluées à 900 millions d'euros, ont vu leurs recettes de TVA garanties via un fonds dédié.
METEO - Les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse ont été placés en état de vigilance niveau orange par Météo-France, dimanche 5 mai, en raison d'un très fort mistral.
Un épisode de temps perturbé frappe l'hexagone en ce premier week-end de mai. Météo-France a placé deux départements du sud-est en alerte pour un fort coup du vent, qui va balayer le sud de la vallée du Rhône ce dimanche 5 mai. Sont concernés par l'alerte de niveau orange : les Bouches-du-Rhône (13) et le Vaucluse (84). Le bulletin de vigilance a été émis ce dimanche, à 10h30. De fortes rafales de mistral sont actuellement observées autour de 130 km/h en pointe, voire ponctuellement plus, sur le Vaucluse et l'ouest des Bouches du Rhône. Des records de vitesse ont été battus dans plusieurs stations de la région, dont Salon-de-Provence.Jusqu'en cours d'après-midi le mistral va souffler violemment avec de fortes rafales. Sur le Vaucluse, les rafales atteignent 100 à 120km/h, jusqu'à 140 kmh sur les hauteurs. Sur l'ouest des Bouches du Rhône en particulier autour de l'étang de Berre, ainsi que sur le littoral, les rafales atteignent 110 à 130 km/h, parfois jusqu'à 140 km/h.
Si la rumeur d'un remaniement gouvernemental a bruissé avant le départ en vacances des ministres, la tendance est à la stabilité pour la rentrée politique.
"Le président en a marre que ça change tout le temps..." C'est une petite confidence faite au Journal du Dimanche par un conseiller d'Emmanuel Macron, qui a douché les rumeurs de grand remaniement gouvernemental à la rentrée.En près d'un an, le gouvernement a vu trois membres importants démissionner : Nicolas Hulot en août, Gérard Collomb en octobre et François de Rugy en juillet, laissant les ministères de la Transition écologique, par deux fois, et de l'Intérieur, vacants. Des places qu'Emmanuel Macron a eu des difficultés à garnir de nouveau. "Il n'y a pas d'urgence à remanier", résume un ministre à l'hebdomadaire, qui attend plutôt des "ajustements".Deux changements à attendreSi plusieurs ministres seront bien présents sur les listes municipales, en tête ou non, ils ne devront pas quitter leur portefeuille ministériel en amont des élections, qui auront lieu en mars 2020.Concernant les ajustements évoqués par le ministre, les Transports et la Transition écologique devraient être touchés. Elisabeth Borne, aux Transports, a récupéré le portefeuille de François de Rugy, lors de son départ à la mi-juillet. "Le fait qu'il n'y ait pas de ministre des Transports à plein temps ne tiendra pas éternellement", assure au JDD un membre du gouvernement, évoquant la pile de dossiers que doit faire avancer la ministre. Le ministère de la Solidarité et de la Santé pourrait également connaître du changement. Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire en charge de la réforme des retraites, est pressenti pour porter le projet de loi.
L'Institut Curie vient de lancer une étude sur la présence ou non d'anticorps dirigés contre le nouveau coronavirus au sein de son personnel, qui prévoit d'inclure 2.500 volontaires, afin d'étudier leur présence et leur persistance dans le temps.
"L'étude va permettre de savoir si tous les gens qui font peu ou pas de symptômes de la maladie Covid-19 font des anticorps et combien de temps ils persistent", indique à l'AFP le Dr Olivier Lantz, spécialiste d'immunologie. "700 volontaires ont déjà été inclus", précise-t-il, en rappelant que la région parisienne fait partie des régions très touchées par l'épidémie. On estime qu'en Ile-de France, 10% à 15% des habitants ont été touchés, relève-t-il. L'étude, menée avec Franck Perez (CNRS/Institut Curie) en collaboration avec l'Institut Pasteur (équipe de Thierry Rose), prévoit d'inclure 2.500 volontaires sains sur une période de 3 mois, de fin avril à fin juillet, note mercredi l'institut de cancérologie parisien. "Les gens qui fabriquent des anticorps a priori ont acquis une immunité, mais pour combien de temps: six mois à un an comme pour un banal coronavirus de rhume ou pour une durée supérieure à 3 ans comme le SARS-Cov-1, proche cousin du virus actuel?", s'interroge le Dr Lantz. La constitution d'une collection de sérums à partir de prises de sang, grâce à cette étude clinique, devrait contribuer à l'exploration des multiples questions concernant les anticorps (fréquence, durée, effet protecteur...). Le test sérologique de recherche d'anticorps utilisé, adapté au haut débit pour tester un grand nombre de gens, est un test de l'Institut Pasteur.Ce dernier travaille par ailleurs plus spécifiquement sur la recherche des anticorps fortement neutralisants, capables de bloquer le nouveau coronavirus, parmi les anticorps produits par l'organisme. Les chercheurs souhaitent aussi tester les différentes techniques sérologiques de détection des anticorps à haut débit. Dans un second temps l'étude permettra d'identifier la nature des différents anticorps. "Cette étude de grande envergure va nous apporter des informations précieuses sur la réponse immunitaire d'une population active et nous permettre de valider une technique sérologique de détection fiable", souligne le Pr Pierre Fumoleau, directeur général de l'ensemble hospitalier de l'Institut Curie, qui rassemble trois établissements à Paris, Saint-Cloud et Orsay participant à l'étude. La durée de la participation à l'étude pour chaque volontaire est de six mois maximum. Cela comporte quatre visites, la première à l'inclusion, puis un mois, trois mois et six mois après. A chaque visite, le volontaire répondra à un court questionnaire et aura une prise de sang.
Le ministre congolais de la Santé a déclaré mardi à Kinshasa la fin d'une épidémie meurtrière de rougeole qui a emporté en 25 mois plus de 7.000 enfants de moins de cinq ans en République démocratique du Congo (RDC).
"Depuis un mois maintenant, on peut dire que cette épidémie est éliminée sur toute l'étendue de notre territoire (...). On peut dire que la rougeole n'existe plus" en RDC, a annoncé le ministre, le Dr Eteni Longondo, lors d'une conférence de presse."L'épidémie de la rougeole évoluait à bas bruit mais était la plus meurtrière. Elle a emporté plus de 7.000 de nos enfants", a ajouté le ministre.Il a par ailleurs indiqué que "les vaccinations de routine vont continuer" auprès des enfants, afin d'éviter une résurgence de cette maladie qui connaît "des pics périodiques".Les premiers cas de rougeole ont été enregistrés en juillet 2018. En janvier 2020, l'OMS avait déclaré avoir recensé "plus de 335.413 cas suspects et 6.362 décès".La RDC lutte actuellement contre l'épidémie de Covid-19 qui a tué 251 personnes sur les 9.891 cas enregistrés depuis le 10 mars.S'agissant du Covid-19, "le pic est derrière nous, le pic est déjà passé", a affirmé le Dr Eteni Longondo, avec de 10 à 40 nouvelles contaminations par jour - contre 180 en mars, avril et mai.Le ministre Eteni Longondo s'est aussi défendu des accusations de malversations financières portées contre les gestionnaires des fonds alloués à la lutte contre la pandémie de coronavirus par le gouvernement."Il n'y a jamais eu un détournement de fonds Covid-19 au ministère de la Santé", a-t-in promis. Le 14 août, l'Inspection générale des finances avait fait état de mauvaise gestion de fonds de lutte contre le Covid-19 en RDC et avait déclaré avoir transmis le dossier à la justice. Depuis, aucune enquête judiciaire n'a été ordonnée.En RDC, une épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola s'est également déclarée le 1er juin dans la province de l'Équateur (Nord-Ouest) et a déjà tué 44 personnes sur 104 cas, selon les derniers l'OMS.Le pays est aussi confronté à une épidémie de choléra qui sévit le long du fleuve Congo et autour des cours d'eaux dans la partie orientale.
Le niveau du risque terroriste reste "encore très important", a mis en garde le procureur de la République antiterroriste.
"Plusieurs attentats ont été déjoué, une demi-douzaine au moins" ces derniers mois, a déclaré lundi 31 août sur franceinfo Jean-François Ricard, qui dirige le Parquet national antiterroriste (Pnat). Le procureur de la République antiterroriste a précisé que le niveau du risque terroriste restait "encore très important". La menace terroriste est de trois sortes, a détaillé le magistrat. La première est la "menace exportée", c'est-à-dire la menace qui vient principalement de la zone irako-syrienne". Cette menace "a faibli avec l'effondrement militaire de l'Etat islamique (EI)" mais l'organisation terroriste "a encore des moyens colossaux pour agir", a-t-il expliqué. La deuxième menace vient de ressortissants d'autres pays que la France, anciens de l'EI, qui "ont pu passer les frontières et rejoindre le territoire français et mettre en place de nouvelles structures", a indiqué Jean-François Ricard en soulignant qu'une structure de ce type avait été démantelée en début d'année à Brest.S'y ajoute une "menace endogène que l'on pourrait qualifier de menace inspirée par l'idéologie islamiste", a poursuivi le procureur antiterroriste. "Elle peut atteindre des individus tout à fait isolés voire parfois qui présentent un certain déséquilibre mental", a-t-il ajouté. Jean-François Ricard a également fait le point sur le sort des Français ayant combattu aux côtés des djihadistes et de leur entourage. "Nous savons (...) qu'il y a environ 250 Français, hommes et femmes adultes, qui se trouvent en détention" dans la zone irako-syrienne, ainsi qu'environ 300 enfants, a-t-il indiqué, en ajoutant que 170 adultes, autant de femmes que d'hommes, étaient revenus en France dans le cadre des accords de coopération policière avec la Turquie. "Chaque fois qu'une de ces personnes revient en France, elle est jugée", a assuré le magistrat."Les enfants sont des cas exceptionnels, ils sont pris en charge dans des structures spécifiques sous procédure de l'autorité judiciaire et administrative qui assure un suivi extrêmement fin dans les départements dans lesquels ils se trouvent en général dans leur famille élargie", a-t-il précisé.Concernant les individus qui ont déjà été jugés et emprisonnés pour acte de terrorisme en France, l'année dernière "environ une quarantaine, un petit peu moins, ont été remis en liberté", a indiqué Jean-François Ricard. Cette année "le chiffre sera légèrement supérieur, l'année prochaine on en aura plus de 60 qui seront remis en liberté et l'année suivante encore une quarantaine", a-t-il ajouté, en précisant qu'ils faisaient l'objet d'un double suivi, administratif et judiciaire."Je crois qu'il faut être très réaliste. Si on veut un vrai suivi au quotidien, il faut un nombre considérable de personnes. Les services de renseignement, même considérablement renforcés au de ces dernières années, ne peuvent pas mettre en place ce suivi, sauf dans des cas exceptionnels. Par conséquent, nous le savons, c'est certainement une des menaces les plus lourdes qui pèsent sur notre pays. Car s'il y a suivi, pour beaucoup d'entre eux, ce suivi ne peut pas être absolu", a prévenu le procureur de la République antiterroriste.
Luc Laplante, sans-abri toxicomane de 37 ans, a perdu trois de ses amis ces derniers mois: ils sont tous morts d'une overdose aux opiacés, un phénomène en forte hausse au Canada depuis la crise du coronavirus.
Isolement, moindre accès aux services d'aide aux toxicomanes et aux "salles de shoot", priorité sanitaire donnée au Covid-19... Cette hausse des overdoses depuis le début de la pandémie a de multiples raisons. Luc Laplante avance une autre raison: le peu d'encadrement de la prestation canadienne d'urgence, versée par le gouvernement de Justin Trudeau pour assurer un revenu mensuel de 2.000 dollars canadiens (1.300 euros) aux travailleurs se retrouvant sans revenus à cause du coronavirus. Selon lui, le gouvernement a attribué cette prime sans contrôles trop stricts, au risque de voir les fraudes se multiplier."Des gens ont demandé l'aide financière du gouvernement liée au Covid-19 et l'ont ensuite dépensée pour se droguer", affirme-t-il, quelques heures après avoir survécu à une dose excessive de fentanyl, un puissant opiacé. Le "coroner" de l'Ontario, l'officier public chargé d'enquêter sur les décès violents ou suspects, estime que le nombre de surdoses mortelles a augmenté de 25% au cours des trois derniers mois. En Colombie-Britannique (ouest), le nombre de morts par overdose a bondi de 40% par rapport à la même période l'an dernier."De façon dramatique, d'autres juridictions à travers le pays rapportent des tendances similaires", a indiqué l'administratrice en chef de l'agence de la santé publique du Canada, Theresa Tam, le mois dernier.- Double crise sanitaire -Le Dr Tam a signalé des "grappes de surdoses attribuables à des mélanges inconnus ou inhabituels de substances illicites toxiques" dans plusieurs villes, dont Toronto et Calgary. La médecin en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, a retenu ses larmes lors d'une récente conférence de presse, après avoir annoncé que les 170 décès liés à des overdoses en mai étaient supérieurs au nombre de morts du coronavirus dans la province."Le Covid-19 n'est pas notre seule crise sanitaire", a-t-elle souligné.A Ottawa, trois "salles de shoot" du quartier de la Basse-Ville, dans le centre de la capitale, ont réduit de moitié le nombre de places réservées aux toxicomanes, afin de respecter les nouvelles règles de distanciation. Luc Laplante explique qu'il était seul dans un parking lorsqu'il s'est injecté une dose lundi soir, afin de soulager une douleur au genou.C'était un "lot plus fort de drogues" que ce qu'il a l'habitude de prendre, insiste M. Laplante, après avoir été ranimé par des ambulanciers, prévenus par un passant. "Nous avions déjà beaucoup à gérer avec la crise des opioïdes, mais nous faisions des progrès. Ensuite la pandémie a frappé, déplore Anne Marie Hopkins, de l'organisme communautaire Ottawa Inner City Health, qui gère un centre d'injection supervisé. Mme Hopkins affirme que certaines des personnes qu'elle aidait ont perçu la subvention gouvernementale, qu'elles l'ont ensuite utilisée pour payer une chambre d'hôtel où elles sont mortes d'overdose, seules. Selon une étude de l'Université de Colombie-Britannique publiée jeudi, 59% des Canadiens ayant des problèmes de santé mentale, qui peuvent se retrouver sans-abri et toxicomanes, ont ressenti une baisse de leur bien-être au cours de la pandémie.Pour Mme Hopkins, "c'est une période effrayante pour beaucoup de personnes souffrant déjà de traumatismes".
Comme le révèle France Bleu Mayenne, un automobiliste a été arrêté par les motards de la gendarmerie ce jeudi 2 juillet alors qu'il roulait à 137 km/h sur une route départementale.
Excès de vitesse, oubli du clignotant ou envoi de messages en conduisant : les Français continuent d'avoir un comportement dangereux au volant malgré une légère amélioration, selon le baromètre annuel de la fondation Vinci Autoroutes publié mercredi 1er juillet. Un automobiliste de la Mayenne n'a pas fait mentir cette tendance. Selon les informations de France Bleu, un automobiliste imprudent a en effet affolé les radars sur la départementale 25 à Pommerieux, près de Craon. Les motards de la gendarmerie l'ont ainsi arrêté alors qu'il circulait à 137 km/h au lieu des 80 autorisées. Comme le précise France Bleu, son permis de conduire lui a été retiré et sa voiture a été immobilisée. Le chauffard sera convoqué devant la justice et devrait recevoir une forte amende. Durant la période du confinement, les « records » de vitesse se sont multipliés sur les routes de France désertées. Dans l'Essonne, au début du mois d'avril, un véhicule a été flashé à 183 km/h au lieu de 90 et deux motos interceptée à 188 et 251 km/h au lieu de 90.Pour rappel, interrogés par Ipsos avant le confinement, les Français (Corses exceptés) sont ainsi 91% à dire dépasser, ne serait-ce que rarement, les limitations de vitesse (-1 point par rapport à 2019), 72% à ne pas respecter les distances de sécurité (-4), 57% à oublier de mettre leur clignotant pour doubler ou changer de direction (-4) ou encore 27% (-1) à envoyer un mail ou un message en conduisant. Des quatorze indicateurs listant les comportements dangereux au volant, seuls trois sont en hausse, dont l'oubli de la ceinture (10%, +2) et la circulation sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute (4%, +1).
Après des semaines de grève, la directrice générale de Voyages SNCF, Rachel Picard, a annoncé lundi 20 janvier sur Europe "une opération totalement inédite" pour "retrouver la confiance" des voyageurs.
Après 47 jours de grève contre la réforme des retraites, la SNCF a décidé de faire un "geste positif fort" pour faire revenir les usagers. "On va proposer à partir de jeudi 5 millions de billets à moins de 35 euros, sur les TGV Inoui et Ouigo", a annoncé lundi 20 janvier sur Europe 1 la directrice générale de Voyages SNCF, Rachel Picard. "Ce sera en vente pendant une semaine, du 23 au 30 janvier, pour des voyages entre maintenant et la mi-avril, jusqu'aux vacances de Pâques", a-t-elle précisé. "C'est une opération totalement inédite. C'est quasiment un quart des places mises en vente à des prix aussi bas. Ça concerne l'ensemble des lignes françaises et il aura des prix à moins de 50 euros sur les lignes internationales", a ajouté Mme Picard. La dirigeante a par ailleurs annoncé que les abonnés TGV, "qui ont subi particulièrement les perturbations", seront dédommagés sur leur abonnement de février, de 50% à 100%. "Pour ceux qui hésitent encore à reprendre le train, qui se posent des questions, qui n'ont pas encore retrouvé la confiance, on veut leur dire venez, et venez vite", a-t-elle lancé. "Je suis consciente du stress que les clients ont subi, je voudrais leur présenter nos excuses", a affirmé Rachel Picard, tout en rappelant que pendant les fêtes, "on a réussi à faire partir 85% des voyageurs avec seulement la moitié des conducteurs".Alors que le trafic SNFC est revenu à la normale ce lundi, Mme Picard a assuré que le "trafic sera normal pour les vacances de février, sur l'ensemble des TGV".
Qui est le Premier ministre ? Beaucoup de Français sont incapables de répondre correctement à cette question. Un important déficit de popularité pour Edouard Philippe qu'il est urgent de combler.
Et pour cela le nouveau chroniqueur de Thierry Ardisson Jeremstar ne manque pas d'idées. "Il faut qu'il se trouve un nom de guerre ou un slogan. Moi je n'aurais jamais percé si j'avais gardé mon vrai nom. Ensuite aujourd'hui, il faut être beaucoup plus actif sur les réseaux sociaux. Il faut être présent sur Snapchat quotidiennement et utiliser les filtres", préconise-t-il dans une interview accordée à Challenges. Jérémy Gisclon, le vrai nom de Jeremstar, est même prêt à inviter le premier ministre dans sa baignoire."Le plus efficace pour lui serait de venir répondre à mes questions dans ma baignoire. Il peut garder un T-shirt ou même son costume. Buzz assuré!", lance-t-il avec humour dans Challenges. Edouard Philippe avait accepté que Raquel Garrido, la collègue de Jeremstar dans "Les Terriens du dimanche" sur C8 vienne l'interroger comme n'importe quel journaliste en conférence de presse. Il n'a dans l'immédiat pas répondu à Jeremstar. Très peu probable que le Premier ministre accepte de participer à cette interview décalée.
Le gouvernement veut encadrer l'activité des bénévoles. Pour certains, cela signerait la mort du spectacle vivant.
C'est un arrêté du 25 janvier 2018 qui a mis le feu aux poudres, rapporte le Figaro. Il vient encadrer le statut des bénévoles qui participent à des spectacles à but lucratif avec billetteries, dans le prolongement d'une loi de juillet 2016. Une démarche « liberticide » pour Philippe de Villiers, le créateur du Puy du Fou, qui emploie à lui seul 4 000 bénévoles. Cet arrêté menace, selon lui, ses spectacles. « C'est la mort programmée du Puy du Fou », s'indigne-t-il. Dans le détail, les amateurs ne pourront pas participer à plus de huit spectacles dans l'année, alors que le Puy du Fou en propose 28. Un pointage quotidien sera mis en place afin de contrôler cette participation. Par ailleurs, la délivrance de l'autorisation du spectacle sera renouvelable chaque année. D'autres associations, avec moins de moyens que le Puy du Fou, s'alarment de ces dispositions pourtant voulues par la CGT-spectacle afin de traquer les abus des employeurs. Du côté du ministère de la Culture, Françoise Nyssen déplore la réaction du Puy du Fou, associé « depuis 2014 aux réunions concernant de projet maintes fois discuté et amendé », rapporte le Figaro. Philippe de Villiers persiste à dénoncer un projet « inique », tandis que le ministère assure vouloir aussi défendre les employeurs qui risqueraient un contrôle Urssaf s'ils n'étaient pas en règle.
VIDÉO. Au mois de mai, l'Assemblée avait refusé d'inscrire l'interdiction du glyphosate d'ici à 2021 dans la loi Agriculture et Alimentation.
C'est un rude coup pour le géant de l'agrochimie Monsanto. Son produit phare, le Roundup, et le glyphosate son principe actif, ont été reconnus responsables du cancer d'un jardinier américain. L'entreprise, dont le lobbying énergique a été dénoncé notamment par la journaliste d'investigation Marie-Monique Robin, a été condamnée à lui verser 289 millions de dollars. Une première qui permet aux associations de défense de l'environnement de relancer la polémique sur son interdiction. Fin 2017, l'Union européenne avait voté pour une prolongation de 5 ans de son autorisation. La France, qui espérait réduire ce délai à trois ans, avait annoncé s'en tenir à son propre objectif de 2021.Alors que cette date d'interdiction pouvait être gravée dans la loi Agriculture et Alimentation, votée en mai 2018, les députés avaient finalement rejeté (au milieu de la nuit, dans une assemblée quasi-vide) les amendements en ce sens. De quoi attirer des critiques virulentes sur la majorité, mais également sur d'autres députés, dont certains qui ont voté contre l'interdiction, ou d'autres qui n'étaient pas présents dans l'hémicycle.Certains s'interrogent : le gouvernement et les députés sont-ils donc à la botte du lobby de l'agrochimie ? Les réponses divergent, évidemment, selon l'interlocuteur. "Il faut arrêter ce fantasme des cadeaux des lobbyistes", s'est insurgé sur Europe 1 le député La République en marche (LREM) Sylvain Maillard, qui rappelle que "la France est vraiment en pointe" dans la recherche de substituts au glyphosate. Il reconnaît certes l'existence de faveurs accordées par les industriels, comme des invitations à des événements sportifs. Mais, "cela permet d'avoir des espaces de discussion avec l'ensemble des personnes intéressées par des sujet sur lesquels nous discutons. Mais nous ne sommes plus prisonniers des lobbyistes depuis longtemps", a-t-il assuré.Alors que Nicolas Hulot dénonçait samedi les groupes de pression "qui ont pignon sur rue" et tiennent "parfois même la plume des amendements", Sylvain Maillard n'y voit rien à redire. "Évidemment, cela a toujours existé, depuis la nuit des temps. Ce n'est ni bien ni mal, les lobbys font partie de la vie démocratique, ils apportent un éclairage aux députés. L'essentiel, c'est que chacun garde son libre-arbitre", a-t-il dit sur Europe 1.Pour l'eurodéputée EELV Karima Delli, le constat est bien plus sombre. Revenant sur la loi Agriculture et Alimentation, elle a estimé sur France Inter que l'"on voit bien que les arbitrages concernant les pesticides et le glyphosate sont gagnés par le ministre de l'Agriculture, qui décrète que ce ne sera pas dans la loi". Un effet du "lobby d'enfer pour ne pas interdire le glyphosate" de la FNSEA, syndicat professionnel majoritaire dans la profession agricole, selon elle. Alors même, selon l'eurodéputée, que la majorité des victimes sont des agriculteurs qui travaillent quotidiennement au contact de ces produits.Pendant les débats de mai dernier, l'eurodéputé EELV Yannick Jadot avait pour sa part sévèrement critiqué le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, assurant qu'"il est le lobby". Dimanche, il a récidivé, sur BFMTV. "J'espère que (Nicolas Hulot) va constater que le lobby pro-glyphosate est au sein du gouvernement à travers le ministre de l'Agriculture", a-t-il déclaré.
« Il a changé le monde. Je suis dévastée.
This is not a lovesong. » Les mots de la reine de la pop pour saluer le roi du funk. Le monde est en deuil. Les hommages pleuvent pour Prince. De 50 cent à Mika en passant par Justin Timberlake et Katy Perry ou encore Céline Dion dévastée par la disparition de la légende dont elle reprend les titres dans son spectacle à Las Vegas. Le producteur Quincy Jones salue « un véritable artiste dans tous les sens du terme ». Une disparition à laquelle Aretha Franklin n'arrive pas encore à y croire le réalisateur Spike Lee qui parle d'un frère comme Samuel L. Jackson qui salue un « génie ». Pour Barack Obama, c'est une « icône créatrice », un artiste qui enflamme », qui s'en va. En France, Manuel Valls annonce qu'il a les larmes, « purple », pourpres en référence au tube « Purple rain ». La ministre de la Culture, Audrey Azoulay évoque un « artiste total ». Artiste total qui avait su séduire tous les publics, qui manquera à de nombreux artistes français.Le comédien Omar Sy mais les hommages viennent surtout des chanteurs de tous les registres. De Patrick Bruel à Christine and the Queens en passant par Jean-Louis Aubert
L'homme est tombé à l'eau alors qu'il essayait d'arracher un téléphone portable à un passant. La victime du vol a ensuite tenté de lui porter secours, sans succès.
Une enquête a été ouverte.L'incident s'est produit dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 octobre, dans le nord de la capitale. Vers 4 heures du matin, un homme s'est noyé dans le canal de l'Ourcq (XIXe arrondissement) au cours d'une altercation. L'individu est tombé à l'eau alors qu'il cherchait à dérober un téléphone portable. Avec un complice, il s'est attaqué à un piéton mais la victime s'est défendue et lui a asséné un coup de poing. Déséquilibré, le malfaiteur a alors chuté dans le canal.Voyant son agresseur en train de se noyer, la victime du vol a sauté à l'eau pour lui porter secours. Il est parvenu à le ramener sur la terre ferme mais l'homme n'a pas pu être réanimé. Le second agresseur a pris la fuite. Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire.
- Le pape a "besoin sans doute de prendre un peu plus la mesure de ce qui se passe". L'eurodéputée Nadine Morano n'a pas apprécié les propos de François sur les racines chrétiennes de l'Europe, estimant mardi 17 mai que le souverain pontife argentin n'avait pas une "connaissance suffisante" du continent.
-Dans un entretien accordé à La Croix, le Pape, interrogé sur le fait qu'il ne qualifie jamais les racines de l'Europe de chrétiennes, répond : "il faut parler des racines au pluriel car il y en a tant. En ce sens, quand j'entends parler des racines chrétiennes de l'Europe, j'en redoute parfois la tonalité, qui peut être triomphaliste ou vengeresse. Cela devient alors du colonialisme"."Je ne partagerais pas cette analyse", a réagi sur France Inter Mme Morano, candidate à la primaire de la droite pour 2017 et qui souhaite l'inscription dans la Constitution de la référence aux racines chrétiennes de la France. "Je pense que pour l'instant, le pape, qui est argentin, n'a pas encore une connaissance suffisante du fonctionnement de l'Europe et de l'organisation du monde tel qu'il est en train de se bouleverser aujourd'hui", a estimé l'ancienne ministre. "Il a besoin sans doute de prendre un peu plus la mesure de ce qui se passe", a-t-elle insisté. Quant aux racines chrétiennes de la France, "c'est un état de fait. S'il faut que je dise moi-même au pape que les racines chrétiennes de l'Europe et de la France sont fortes, et que c'est ce qui nous a soudés pendant des siècles, je trouverais ça un peu étonnant".Mme Morano, qui avait été évincée de la liste LR aux élections régionales après ses déclarations polémiques sur la France, pays de "race blanche", avait déjà critiqué "l'opération de communication un peu maladroite" du pape François lorsque celui-ci avait ramené à Rome douze réfugiés syriens de sa visite de l'île grecque de Lesbos.
La visioconférence de soutien au Liban organisée dimanche par l'ONU et la France doit marquer le début d'une "démarche d'urgence et d'espoir pour l'avenir" du pays, a indiqué samedi l'Élysée, deux jours après les explosions meurtrières à Beyrouth.
La visioconférence doit se tenir dimanche à 14H00. Les représentants de l'Union européenne, des États-Unis, du Royaume-Uni, de la Chine, de la Russie, de Jordanie, d'Égypte doivent notamment y participer. Israël n'est "pas dans le tour de table", selon l'Élysée, mais un contact est "pris par l'ONU". L'Iran n'a "pas manifesté sa volonté de participer", alors que "les pays du Golfe - Koweït, Qatar, Émirats arabes unis, Arabie saoudite - ont été invités", l'Élysée précisant n'avoir "aucun doute qu'ils seront représentés".Samedi matin, Donald Trump avait tweeté "Tout le monde veut aider!", en mentionnant avoir parlé dans la matinée avec Emmanuel Macron, à l'initiative de la réunion.L'entourage du président français n'a pas voulu donner le montant de l'aide qui pourrait être dégagée dimanche, mais l'ONU a chiffré à 85 millions de dollars le coût des seuls besoins de santé. "L'objectif immédiat est de pourvoir aux besoins d'urgence du Liban, à des conditions qui permettent que l'aide aille directement à la population", a expliqué l'Élysée, en visant "la consolidation des bâtiments endommagés, l'aide médicale d'urgence, l'aide alimentaire et le restauration des hôpitaux et écoles"."La méthodologie est celle que les organisations internationales utilisent, il y a une nécessité qu'on ne fasse pas de chèque en blanc au gouvernement libanais", a poursuivi cette même source, en faisant valoir qu'il ne s'agissait pas "d"'une question de montant alloué, mais d'efficacité de l'aide".- "Énergie du désespoir" -Samedi, lors de manifestations à Beyrouth réunissant des milliers de protestataires dans le centre-ville, des manifestants menés par des officiers à la retraite ont pris d'assaut le siège du ministère des Affaires étrangères, le proclamant "quartier général de la Révolution".Pour la présidence française, les manifestations "témoignent de l'exaspération, de la détresse de la population, du besoin que les choses changent", en décelant "une "énergie du désespoir, mais prometteuse". "Ce que la France souhaite, c'est que cette expression populaire soit prise en compte, car nous en sommes à un point où le système politique se cannibalise, alors qu'il y a un besoin d'un large rassemblement et de changement en profondeur", a poursuivi l'Élysée."Le Liban est en train de sombrer, nous pensons qu'il a touché le fond, et donc c'est le moment de remonter à la surface", a encore commenté l'entourage d'Emmanuel Macron, en rappelant que le président français avait voulu "passer un message de confiance dans l'avenir du Liban", lors de sa visite, jeudi, à Beyrouth, en promettant notamment que l'aide n'irait pas à "la corruption".Le président libanais, Michel Aoun, a pour sa part rejeté vendredi toute enquête internationale sur la gigantesque explosion au port de Beyrouth, affirmant qu'elle pourrait avoir été causée par la négligence ou par un missile, tandis que les secouristes s'activaient toujours pour retrouver des survivants.Paris en revanche estimé qu'il y avait "suffisamment d'éléments objectifs pour penser que l'explosion est accidentelle".Mardi, un incendie dans un entrepôt où étaient stockées depuis six ans 2.700 tonnes de nitrate d'ammonium sur le port de Beyrouth a provoqué une énorme déflagration qui a fait plus de 150 morts, plus de 6.000 blessés, des dizaines de disparus et des centaines de milliers de sans-abri, selon le dernier bilan.
Le matériel informatique a parlé. La tuerie de Mickaël Harpon le 3 octobre 2019 à la préfecture de police de Paris serait bien terroriste, révèle Le Parisien ce mercredi.
L'informaticien avait tué quatre policiers et blessé deux autres.Ses ordinateurs et téléphones personnels l'auraient trahi. Mickaël Harpon, musulman depuis une dizaine d'années, s'était bien radicalisé et son geste serait de nature terroriste, d'après Le Parisien. Le 3 octobre 2019, cet informaticien de la préfecture de police de Paris, située au cœur de la capitale, a poignardé à mort sur son lieu de travail quatre agents et blessé deux autres avant d'être abattu. Les ordinateurs professionnels de Mickaël Harpon contenaient bien des vidéos de propagande jihadiste, ce qui n'est pas surprenant pour un adjoint administratif travaillant à la direction du renseignement et habilité secret-défense. Les enquêteurs se sont donc penchés sur le matériel informatique et numérique personnel du fonctionnaire. Mais ce ne fut pas aussi simple. Personne parmi les proches de l'assaillant ne connaissant les mots de passe de ses ordinateurs et smartphones, les policiers ont mis du temps pour "casser" le système. Mais cela s'est révélé instructif.Mickaël Harpon n'avait programmé aucun plan d'action à l'avance, d'après les informations obtenues par Le Parisien. À peine une heure avant l'attaque, il tapait la recherche "tuer des mécréants" sur le web. Un peu plus tôt dans la matinée, le père de famille de 45 ans avait acheté deux couteaux. Il s'était aussi renseigné sur l'achat en ligne de billets d'avion pour se rendre en pèlerinage à La Mecque et sur l'infidélité alors que sa relation avec sa femme battait de l'aile.Crise mystiqueLes juges antiterroristes ont été saisis de l'affaire, mais Mickaël Harpon est décrit comme "un profil hybride" évoluant aux confins du terrorisme et de la psychiatrie, selon des sources proches de l'enquête. L'homme était psychologiquement fragile, souffrait d'un handicap de surdité et se sentait rejeté par certains de ses collègues. Son épouse et des voisins ont aussi évoqué une violente crise mystique du quadragénaire la nuit précédant le drame.La nature terroriste de l'attaque meurtrière confirmée, les familles des policiers tués ont demandé à être reçues par Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, et le secrétaire d'État, Laurent Nuñez s'exprimera mercredi après-midi devant la commission d'enquête parlementaire sur les dysfonctionnements ayant conduit à cette tuerie.
Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, fait face aux critiques de certains internautes qui l'accusent de récupération politique après avoir félicité le film "120 battements par minute", alors qu'elle avait défilé aux côtés de la Manif pour tous.
Carton plein avec 6 César pour 120 battements par minute mais carton rouge pour Valérie Pécresse. Présente à la 43ème cérémonie des César vendredi 2 mars, la présidente d'Ile-de-France s'est réjouie sur Twitter du "carton plein" d'un "magnifique film" en partie financé par la région.Un tweet qui a visiblement déplu à de nombreux internautes qui accusent Valérie Pécresse de "pinkwashing", c'est-à-dire de récupération de la cause gay. De nombreuses personnes ont dénoncé le fossé entre le message de félicitation de l'élue et les convictions politiques de cette dernière, qui avait défilé auprès de la Manif pour tous, le mouvement opposé au mariage entre personnes du même sexe. La présidente de la région Ile-de-France, contactée par nos confrères de l'Obs, a expliqué être "personnellement intervenue pour que 120 battements par minute puisse être subventionné par la région", ajoutant avoir "voté contre le mariage pour tous et défendu l'union civile en 2012", mais n'avoir "jamais appartenu à l'association de la Manif pour tous".
Un tribunal d'Istanbul a condamné mercredi à de la prison cinq journalistes jugés pour avoir "révélé des secrets d'Etat" mais ils ont été relâchés en bénéficiant de remises de peines pour certains ou dans l'attente de l'examen de leur appel pour les autres.
Les cinq journalistes du site OdaTV, ainsi qu'un sixième confrère qui a été acquitté, étaient jugés sous les chefs d'accusation de "révélation de secrets d'Etat" et "divulgation de l'identité d'un agent des services secrets".L'affaire a commencé lorsque OdaTV a publié début mars un article sur les discrètes obsèques d'un agent des services de renseignement turcs (MIT) tué, selon le média, en Libye, où Ankara appuie militairement le gouvernement de Tripoli face aux forces dissidentes du maréchal Khalifa Haftar.Dans son article, OdaTV identifiait l'agent présumé par son prénom et la première lettre de son nom de famille.Trois journalistes, Hulya Kilinc, Baris Pehlivan et Murat Agirel ont été condamnés chacun à 3 ans et neuf mois en prison, selon l'agence étatique Anadolu.Deux autres confrères, Ferhat Celik et Aydin Keser, ont écopé chacun de 4 ans et huit mois de prison.Ils ont toutefois été tous remis en liberté après avoir bénéficié de remises de peines ou dans l'attente de l'examen de la procédure d'appel.Baris Terkoglu, rédacteur en chef du site OdaTV, a quant à lui été acquitté.Les six accusés, qui ont été incarcérés début mars avant que trois d'entre eux ne soient remis en liberté conditionnelle, étaient passibles de jusqu'à 20 ans de prison, selon Anadolu. Ils ont clamé leur innocence tout au long du procès.Plusieurs dizaines de personnes s'étaient rassemblées devant le tribunal mercredi matin avant l'audience pour soutenir les accusés en scandant des slogans défendant la liberté de la presse.La Turquie est régulièrement accusée par les ONG de porter atteinte à la liberté de la presse en arrêtant des journalistes et en fermant des médias.Le pays est classé à la 154e position sur 180 à l'index de la liberté de la presse publié par RSF.
Taro Aso, le spécialiste des bourdes
Taro Aso, 79 ans, cumule depuis 2012 les fonctions de ministre des Finances et de vice-Premier ministre.Proche allié de M. Abe, ce fan de mangas soignant son apparence vestimentaire a lui-même occupé la fonction suprême en 2008-2009, jusqu'à une défaite historique de son Parti libéral-démocrate (PLD).On prête depuis longtemps à ce vétéran issu d'une riche famille d'industriels et de politiciens l'ambition de revenir au pouvoir.Sa carrière politique a été émaillée d'innombrables gaffes. En 2013 il avait par exemple appelé les personnes en fin de vie à mourir "rapidement" pour réduire les dépenses de santé, puis suggéré quelques mois plus tard que le Japon pourrait "s'inspirer" de l'Allemagne nazie pour réformer sa constitution.Yoshihide Suga, le fidèle conseillerYoshihide Suga a joué un rôle important dans le retour au pouvoir de M. Abe après l'échec de son premier mandat de Premier ministre en 2006-2007.M. Abe l'a récompensé en le nommant en 2012 secrétaire général du gouvernement, un poste stratégique où il coordonne les actions des ministères et du parti au pouvoir et consulte les gouverneurs régionaux.A 71 ans, M. Suga est aussi souvent le visage du gouvernement en sa qualité de porte-parole, s'exprimant tous les jours devant la presse.Fils d'agriculteur ayant lui-même financé ses études, ses origines modestes détonnent au sein d'un PLD dominé par des héritiers de grandes familles politiciennes et d'anciens technocrates.Shigeru Ishiba, l'expert militaireAncien ministre de la Défense, Shigeru Ishiba est un passionné de l'armée et des technologies militaires, cultivant aussi un goût immodéré pour la musique pop japonaise des années 1970.Cet ancien banquier de 63 ans est vu comme un orateur charismatique et un homme d'expérience: il a conquis à 29 ans le fauteuil de député qu'il détient encore aujourd'hui.Comme M. Abe, M. Ishiba est un "faucon" prônant le renforcement de la place des Forces d'autodéfense japonaises dans la constitution pacifiste du pays.En 2017, au plus fort des tensions avec la Corée du Nord, il s'était aussi demandé si le Japon, seul pays à avoir subi des bombardements atomiques, devrait revoir sa position interdisant les armes nucléaires sur son sol.M. Ishiba est un candidat à la succession de M. Abe populaire auprès du grand public, mais ne fait pas l'unanimité parmi les élus du PLD, notamment parce qu'il avait quitté autrefois le parti.Seul opposant à M. Abe lors de l'élection du président du parti en 2018, il avait essuyé une lourde défaite.Taro Kono, le réformiste repentiA 57 ans, le ministre de la Défense Taro Kono, autrefois considéré comme un réformiste ambitieux et indépendant, est rentré dans le rang par la suite en occupant des postes stratégiques au sein du gouvernement Abe.Il a ainsi évité ces dernières années d'évoquer publiquement son opposition au nucléaire, énergie soutenue par le gouvernement.Diplômé de la prestigieuse université américaine de Georgetown, M. Kono a aussi été ministre des Affaires étrangères de 2017 à 2019.Souvent comparé à son père, l'ancien secrétaire général du gouvernement Yohei Kono, célèbre pour avoir publié en 1993 une déclaration dans laquelle le Japon présentait ses "excuses" et ses "remords" pour la prostitution forcée de femmes asiatiques durant la Seconde Guerre mondiale, Taro Kono s'est toutefois montré nettement moins conciliant dans les relations diplomatiques.Fumio Kishida, le favori trop discretL'ancien ministre des Affaires étrangères Fumio Kishida, stratège politique en chef du PLD, a été souvent considéré comme le favori de M. Abe pour lui succéder, mais sa personnalité réservée et le manque de charisme qui lui est reproché pourraient y faire obstacle.Elu d'Hiroshima âgé de 63 ans, M. Kishida avait été notamment l'artisan de la venue de Barack Obama en 2016, la première visite d'un président américain en exercice dans la ville dévastée par la bombe atomique.
Deux Français sur trois sur disent favorables à l'organisation d'un référendum portant sur la réforme des retraites, selon un sondage Ifop publié ce jeudi 13 février.
La question de la réforme des retraites va-t-elle être tranchée dans les urnes ? C'est ce que souhaiteraient 67% des Français, soit deux Français sur trois, selon un sondage Ifop publié ce jeudi 13 février, réalisé pour L'Humanité et La Marseillaise. Dans le détail, ils sont 32% à se dire "tout à fait favorables" à l'organisation d'un référendum et 35 % sont "plutôt favorables". A l'inverse, 33% sont opposés à un tel vote. Parmi les plus favorables, on trouve majoritairement les proches de LFI et du PCF, qui représentent 84% des sondés, ainsi que les sympathisants du RN, qui sont 76% à vouloir un référendum. Les proches du PS sont 69% et LR 54% à souhaiter un vote sur la question. Seuls les partisans de LREM se déclarent majoritairement contre un référendum, à 55%.46% voteraient "contre" la réforme des retraitesQue voteraient alors les Français en cas de référendum ? Ils seraient 56% à glisser dans les urnes un bulletin "contre" l'instauration "d'un système universel de retraites par points" tel que celui proposé par Emmanuel Macron et le gouvernement. 44% d'entre eux voteraient "pour", parmi lesquels une grosse frange de sympathisants LREM (85%) et de LR (65%).Pour précision, l'enquête a été réalisée auprès de 1.001 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.Lundi 10 février, une pétition a été publiée dans le journal L'Humanité, signée par 140 personnalités, afin de demander au président de la République de suspendre la réforme des retraites et de la soumettre à un référendum. Parmi les signataires, l'ex-premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, l'écrivain et réalisateur Cyril Dion, le comédien et auteur Bruno Gaccio, ou encore le démographe et historien Emmanuel Todd.Ce jeudi, Edouard Philippe a reçu les partenaires sociaux pour "faire un bilan" des concertations sur la réforme. La reprise des débats à l'Assemblée nationale et de la "conférence de financement" est prévue pour la semaine prochaine.
Plusieurs élus "insoumis" seront auditionnés par la police, dans le cadre de l'enquête sur les violences survenues lors de la perquisition des locaux du parti en octobre dernier.
Jean-Luc Mélenchon et d'autres figures de La France insoumise sont convoqués par la police, selon une information de L'Express dévoilée vendredi 1er mars, pour s'expliquer au sujet de leur comportement lors de la perquisition des locaux du parti le 16 octobre 2018. Celles-ci avaient été menées dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen et de financement illégal de la campagne présidentielle de 2017.Outre le leader de La France insoumise, les députés Adrien Quatennens et Alexis Corbière font partie des personnes qui doivent être entendues par les enquêteurs de la brigade de répression des atteintes contre les personnes. Ces policiers agissent dans le cadre d'une information judiciaire qui avait été ouverte, après la perquisition et des plaintes de magistrats et agents présents ce jour-là, pour actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire et violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique. Pour ces faits, des peines allant jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende sont prévues. Dans le cas d'une intimidation visant à empêcher l'accomplissement d'un acte de fonction, la peine peut aller jusqu'à dix ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende.Des bousculades filméesJean-Luc Mélenchon s'était insurgé contre une "énorme opération de police politique" à son encontre lors des perquisitions menées notamment au siège de LFI et à son domicile. L'élu des Bouches-du-Rhône avait d'abord filmé en direct sur Facebook une première perquisition à son domicile. Plus tard dans la matinée, il s'était rendu avec des proches au siège du mouvement, où une autre perquisition a viré à la confrontation. Dans une scène filmée par des journalistes, Jean-Luc Mélenchon appelait notamment ses proches à "enfoncer la porte" pour entrer dans les locaux où la perquisition était en cours. On le voyait également bousculer un représentant du parquet ainsi qu'un policier qui s'interposait. Des syndicats de police avaient dénoncé l'attitude "inacceptable" de l'ancien candidat à la présidentielle. Le secrétaire général du syndicat Alliance Jean-Claude Delage avait appelé le nouveau ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à porter plainte, tandis que SGP Police-FO avait réclamé dans un communiqué "des excuses publiques" au leader politique.
Un syndicat policier a déploré une mauvaise répartition des moyens humains durant l'acte 18 des manifestations des "gilets jaunes" qui a été marqué par un important regain de violence à Paris.
Les violences sur l'avenue des Champs-Élysées, samedi 16 mars durant l'acte 18 des manifestations des "gilets jaunes", ont-elles été mal abordées par les forces de l'ordre ? Pour cette nouvelle mobilisation, 5.000 policiers et gendarmes et six véhicules blindés étaient notamment déployés dans la capitale. Mais des voix s'élèvent pour souligner des défauts dans la stratégie adoptée.David Michaux, secrétaire national CRS de l'Unsa Police, a fustigé au micro de franceinfo la décision de sa hiérarchie d'avoir placé le curseur en priorité sur la protection statique des lieux de pouvoir. "On a 12 compagnies de CRS qui ont été cantonnées et cloisonnées pour sanctuariser l'Elysée et on a laissé les débordements se faire. (...) Je suis scandalisé de voir qu'on ne fait plus du tout travailler des gens formés pour procéder à des interpellations et qu'on leur donne ce type de travail à faire", a-t-il déploré, regrettant par ailleurs le manque de "contrôles en amont".Sur Europe 1, le syndicat Unité SGP Police-FO a regretté que les membres des forces de l'ordre aient été équipés de lanceurs de balles de défense avec des cartouches moins puissantes. "On avait moins de potentiel de distance possible", a constaté son porte-parole Eddy Sid. Un défaut d'anticipation des événements est également relevé. Il l'attribue notamment au fait que la manifestation n'était pas déclarée contrairement à ce qui s'était produit ces dernières semaines. "Il n'y avait rien de déclaré, c'est pour cela qu'il a fallu un peu de temps à mes collègues pour sécuriser les Champs-Élysées", affirme-t-il, tout en notant que les détachements d'action rapide (DAR), très mobiles groupements composés d'une vingtaine de fonctionnaires, "étaient éparpillés sur toute la capitale parce qu'on ne savait pas où allaient intervenir les gilets jaunes".Du côté du syndicat des commissaires de la Police nationale, le secrétaire général David Le Bars a pointé sur RTL la "stratégie globale du maintien de l'ordre" - tout en se félicitant qu'une prochaine "remise à plat" ait été annoncée par le ministère de l'Intérieur - et a déclaré que "les policiers et les gendarmes attendent une solution" de l'exécutif. Violences à Paris : le gouvernement a-t-il assez anticipé ?par franceinfo"Quand on va commettre un acte criminel, on ne l'annonce pas sur les réseaux sociaux"Du côté du gouvernement, le porte-parole Benjamin Griveaux réfute un défaut d'anticipation sur les lieux de rendez-vous des casseurs, bien que des "gilets jaunes" avaient appelé sur Facebook à durcir le mouvement. "Les blacks blocks et tous ces genres de groupuscules, n'agissent pas sur les réseaux sociaux. Ils n'annoncent jamais où ils vont se retrouver. Tout cela relève du banditisme. Quand on va commettre un acte criminel, on ne l'annonce pas sur les réseaux sociaux", a-t-il estimé dans une interview accordée au Parisien.Les scènes de violence survenues dans le quartier des Champs-Élysées ont donné lieu à des dégradations sur 80 enseignes. Une vingtaine ont été pillées ou victimes de départs d'incendie. Parmi les boutiques et commerces les plus touchés : la brasserie huppée Le Fouquet's, des magasins de prêt-à-porter (Celio, Lacoste, Hugo Boss), le chocolatier Jeff de Bruges mais aussi le magasin du fabricant chinois de smartphones Xiaomi, inauguré mi-janvier, ainsi que de modestes kiosques à journaux. Les forces de l'ordre ont procédé à 237 interpellations qui ont entraîné 200 gardes à vue.
Il y a cinq ans, la photo du petit Syrien Aylan Kurdi échoué sur une plage provoquait une onde de choc. Mardi, sa tante a lancé un appel pour ne pas oublier le sort tragique des réfugiés.
Le 2 septembre 2015, le petit garçon de 3 ans était retrouvé sur une plage turque, rejeté sur le rivage après sa noyade en mer Egée, avec son frère Galip, leur mère, Rehanna et neuf autres réfugiés.La photo d'Aylan gisant face contre le sable mouillé fait le tour du monde en quelques heures. Elle bouleverse autant qu'elle choque et jette une lumière crue sur le sort de centaines de milliers de migrants qui tentent au péril de leur vie de gagner l'Europe. Seul le père, Abdullah, a survécu au naufrage de leur embarcation pneumatique de fortune alors qu'ils tentaient depuis la station balnéaire huppée de Bodrum de rejoindre l'île grecque de Kos, porte d'entrée dans l'Union européenne. Comme des centaines de milliers de Syriens, la famille Kurdi avait fui la guerre qui ensanglante leur pays depuis 2011 et l'avancée du groupe Etat islamique (EI) dans la région de Kobané où elle vivait.- "La sécurité et l'espoir" -Ils avaient "décidé de prendre le risque (...) d'aller quelque part où ils trouveraient, pensaient-ils, la sécurité et l'espoir", a expliqué Tima Kurdi, la tante d'Aylan, lors d'une conférence de presse avec l'ONG allemande Sea-Eye à Ratisbonne (sud-ouest de l'Allemagne). "Nous ne pouvons pas fermer les yeux et tourner le dos" aux réfugiés, a insisté Mme Kurdi à la veille du cinquième anniversaire de la mort de l'enfant."Des gens partout dans le monde continuent de souffrir et c'est même devenu pire (...) Ils demandent de l'aide", a-t-elle ajouté."Le 2 septembre 2015, j'ai appris la tragique nouvelle: ma belle-soeur et mes deux neveux s'étaient noyés", a raconté la tante d'Aylan, la voix brisée par l'émotion au point de devoir s'interrompre. "La photo de mon neveu, Aylan Kurdi, le garçon sur la plage, était partout dans les médias du monde entier. Et ce jour-là, lors de mon premier appel téléphonique avec mon frère Abdullah qui avait perdu toute sa famille (...), il m'a dit: +la photo de mon fils est un appel au réveil du monde+", a ajouté cette femme née en Syrie et qui vit de longue date au Canada.- "Tragédie" -"Notre tragédie est malheureusement celle de nombreux autres", a encore souligné Tima Kurdi. "J'ai décidé de faire entendre ma voix au nom de tous ceux qui souffrent et n'ont pas de voix. Je me suis dit: +si je ne peux pas sauver ma famille, alors sauvons celle des autres+".Tima Kurdi doit participer mercredi, jour anniversaire de la mort de l'enfant, à un rassemblement à Berlin à l'initiative de Sea-Eye. Des commémorations sont également prévues dans d'autres villes d'Allemagne, notamment Cologne et Hambourg.L'ONG allemande Sea-Eye a elle rebaptisé son navire humanitaire opérant en Méditerranée du nom du petit Syrien. Elle a aussi annoncé mardi qu'elle voulait d'ici la fin de l'année envoyer un second bateau pour sauver des migrants au large de la Libye qui sera baptisé du nom du frère d'Aylan.L'UE a connu en 2015 un afflux important de migrants par la voie maritime de la Méditerranée. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), ils ont été plus d'un million, dont plus de 850.000 via la Grèce, venant surtout de Syrie (56%), d'Afghanistan (24%) et d'Irak (10%).La chute des arrivées de réfugiés après 2015 n'a mis fin ni aux tragédies en Méditerranée, ni aux querelles sur l'accueil de ces hommes, femmes et enfants.
En détention provisoire à la prison de la Santé, Alexandre Benalla dort désormais dans une cellule rénovée de 9 mètres carrés, au sein d'un quartier dédié notamment aux prisonniers médiatiques.
Ce n'est pas un détenu comme les autres. Depuis mardi 19 février, Alexandre Benalla se trouve en détention provisoire à la prison de la Santé, située dans le XIVe arrondissement de Paris. L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron est incarcéré pour ne pas avoir respecté le contrôle judiciaire qui lui était imposé dans le cadre de l'enquête sur les violences du 1er mai 2018 dans la capitale. Cette infraction découle de la publication par Mediapart d'enregistrements clandestins d'une conversation datant de fin juillet entre l'intéressé et Vincent Crase, alors qu'il leur était interdit d'entrer en contact. À la prison de la Santé, Alexandre Benalla occupe une cellule de 9 mètres carrés au sein du quartier des personnes vulnérables (QPV). Celui-ci est dédié aux détenus dont l'intégrité physique semble menacée, ce qui s'applique notamment aux détenus dont l'affaire a été considérablement médiatisée ou aux auteurs de crimes sexuels. Comme le précise Le Parisien, il ne s'agit pas d'un traitement de faveur, car les conditions de détention sont identiques pour les détenus classiques, ni d'une mise à l'isolement car l'ancien conseiller élyséen pourra croiser d'autres prisonniers. Durant son heure hebdomadaire de promenade quotidienne" il pourra ainsi croiser les deux policiers de la BRI condamnés pour le viol d'une touriste canadienne au 36 quai des Orfèvres.Alexandre Benalla est seul dans sa cellule. Il dispose d'une télévision, d'une douche, d'un réfrigérateur et d'une petite cuisine, comme le précise L'Express. Ces équipements sont disponibles depuis la réouverture en janvier de la prison, qui a été entièrement rénovée.L'un des murs de la cellule porte un téléphone fixe qu'Alexandre Benalla peut utiliser avec autorisation d'un juge, note franceinfo. Le cas échéant, il peutjoindre des numéros préalablement autorisés par l'autorité judiciaire et passer des appels payants qui peuvent être écoutés et enregistrés. À noter qu'il est, a priori, impossible d'utiliser un téléphone portable clandestin au sein de la prison de la santé, car un brouilleur de réseaux téléphoniques est installé.
Les raisons de cet assassinat restent pour l'heure inconnues, mais pourraient être liées au trafic d'organes humains.
"Sœur Inès Nieves Sancho a été retrouvée morte lundi matin dans le village de Nola", a annoncé Vatican News sur son site mardi 21 mai. Cette religieuse franco-espagnole de 77 ans a été retrouvée assassinée dans un village où elle enseignait la couture à des jeunes filles dans l'ouest de la Centrafrique, selon le portail officiel du Saint-Siège. Si le site Vatican News indique que la religieuse a été décapitée, un évêque de son diocèse espagnol d'origine a déclaré qu'elle aurait plutôt été égorgée. Le porte-parole du diocèse de Burgos a indiqué avoir parlé avec un de ses évêques installé en Centrafrique. "Il m'a dit qu'elle avait plutôt été égorgée : ils lui ont tranché le cou jusqu'à la tuer, mais ils ne lui ont pas coupé entièrement la tête", a-t-il déclaré à l'AFP. Les raisons de ce meurtre sont pour l'heure inconnues."De nombreux crimes rituels dans la région"Le pape François a évoqué mercredi sur la place Saint-Pierre cet assassinat "barbare". "Je veux rappeler la mémoire d'Inès Nieves Sancho, 77 ans, éducatrice des filles pauvres depuis des dizaines d'années, tuée de manière barbare en Centrafrique précisément dans le local où elle enseignait la couture à des jeunes filles, une femme qui en plus a donné sa vie pour Jésus au service des pauvres", a déclaré le pape François durant son audience sur la place Saint-Pierre, en appelant la foule à prier en silence pour elle. "Dans la nuit de dimanche à lundi, ses agresseurs se sont introduits dans sa chambre et l'ont conduite au centre qu'elle animait pour les jeunes filles, où ils l'ont décapitée", écrit Vatican News. "Aucune revendication n'a été exprimée, mais selon un député local, ce meurtre pourrait être lié au trafic d'organes humains, et aux crimes rituels nombreux dans la région", ajoute le site. Les funérailles de la religieuse se sont tenues mardi matin.
L'écrivain espagnol Carlos Ruiz Zafon, célèbre mondialement pour son roman "L'ombre du vent", est mort à 55 ans d'un cancer, a annoncé vendredi sa maison d'édition Planeta.
"L'écrivain Carlos Ruiz Zafon est décédé aujourd'hui, 19 juin 2020, à 55 ans, dans sa résidence de Los Angeles, Etats-Unis, d'un cancer", a indiqué le groupe dans un communiqué."L'un des meilleurs romanciers contemporains nous a quitté, mais il restera très vivant parmi nous à travers ses livres", ajoute l'éditeur qui publiait depuis ving ants les romans de Ruiz Zafon, en particulier sa tétralogie Le cimetière des livres oubliés.Publiée entre 2001 et 2016, elle comprend "L'ombre du vent", "Le jeu de l'ange", "Le prisonnier du ciel" et "Le labyrinthe des Esprits".La maison d'édition cite dans son communiqué une phrase du père de Daniel Sempere, personnage principal de "L'ombre du vent", livre le plus connu de l'auteur et l'un des romans espagnols les plus vendus de ces dernières décennies."Chaque livre, chaque tome que tu vois, a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit, et l'âme de ceux qui l'ont lu et ont vécu et ont rêvé avec lui", dit ce personnage en faisant découvrir à son fils le mystérieux Cimetière des Livres Oubliés, une bibliothèque secrète et magique labyrinthique, autour de laquelle tourne toute la saga.Dans ce roman à suspense qui se déroule à Barcelone après la Guerre civile espagnole (1936-1939), le jeune Daniel Sempere tente de percer le mystère entourant l'écrivan Julian Carax.Le roman publié en 2001 est vite devenu un énorme succès d'édition, traduit dans une cinquantaine de langues et vendu à des millions d'exemplaires à travers le monde, faisant une star de son auteur, qui s'était jusque-là consacré à la littérature jeunesse.Né à Barcelone en 1964, Carlos Ruiz Zafon, éduqué dans une institution religieuse et diplômé en communication, avait d'abord fait carrière dans la publicité avant de publier son premier roman à presque trente ans.
Le directeur du magasin évoque une "grosse bousculade" et une "foule agressive".
C'était un "chaos indescriptible". Une opération commerciale dans un magasin Auchan de Saint-Étienne, dans la Loire, a viré à l'émeute, a rapporté Le Progrès mardi 23 avril."Notre opération est un vrai flop, on a un sentiment de total gâchis, a confié au quotidien local le directeur du magasin. Je présente toutes mes excuses à nos clients. On voulait faire de cette journée un instant de plaisir et là, on se retrouve avec des clients déçus et notre personnel très choqué." Lundi, le supermarché Auchan Centre-Deux proposait une promotion particulièrement alléchante : le remboursement intégral en bons d'achat de produits comme des téléviseurs ou des trottinettes électriques. Résultat : une petite foule réunie dans le hall dès avant l'ouverture, et une tension à son comble. "Quand notre agent est sorti, la foule s'est jetée sur lui, a raconté le directeur. C'est vrai qu'il y a eu une grosse bousculade, une foule agressive."Un client présent ce jour-là raconte la scène dans Le Progrès : "Vers 8h45 (...), un vigile est sorti (...). Ce qui a déclenché un chaos indescriptible, où se mêlent personnes excédées par autant d'attente réduite à néant et des resquilleurs dopés par l'appât du gain."L'affaire rappelle les bagarres et les bousculades provoquées par un promotion à -70% sur des pots de Nutella dans plusieurs magasins Intermarché, en 2018.
Selon des associations, la hausse des prix réglementés de l'énergie pourrait se traduire par un surcoût d'une centaine d'euros par an pour une famille se chauffant à l'électricité.
L'association de défense des consommateurs (CLCV) et l'UFC-Que Choisir vont saisir le Conseil d'Etat pour faire annuler la hausse de presque 6% du tarif réglementé de l'électricité qui entrera en vigueur le 1er juin.Les tarifs réglementés de l'électricité, appliqués par EDF à environ 25 millions de foyers et fixés selon un calcul complexe reflétant notamment l'évolution du prix du marché de gros, vont augmenter, conformément aux prévisions, de 5,9% TTC en moyenne au 1er juin, selon une décision publiée jeudi au Journal officiel. La mesure entérine une proposition de la Commission de régulation de l'énergie (CRE)."On va saisir le Conseil d'Etat, la juridiction compétente, d'ici à peu près quinze jours pour tenter fermement de faire annuler cette hausse" du tarif, a indiqué le délégué général de la CLCV. Une moitié de ce fort renchérissement correspond "à l'évolution des coûts d'EDF telle qu'estimée par la CRE", mais le reste de la hausse vise simplement à soutenir les fournisseurs d'électricité alternatifs afin que "la concurrence (sur ce marché) reste compétitive" et survive, a affirmé François Carlier. Pourquoi l'électricité est-elle devenue plus chère en France ?par BFMTV"Cela fait une bonne dizaine d'années que le marché a été libéralisé, le fait qu'on soit obligés d'augmenter le tarif (réglementé) pour que la concurrence vive, c'est assez incroyable" et "ça paraît difficilement acceptable", a-t-il dénoncé, rappelant qu'une telle hausse pourrait se traduire par un surcoût d'une centaine d'euros par an pour une famille se chauffant à l'électricité.La proposition de hausse de la CRE "pose des problèmes en droit", et en la suivant, le gouvernement "fait une faute", a insisté le secrétaire général de la CLCV, rappelant que l'Autorité de la concurrence a également contesté la hausse du tarif réglementé, signe de "fragilités juridiques". Dans un communiqué mi-juin, la CLCV avait déjà dénoncé "une hausse techniquement infondée et juridiquement contestable", "déconnectée des coûts réels" d'EDF.La recommandation de la CRE d'une hausse des tarifs réglementés de 5,9% avait "vocation" à s'appliquer dès le 1er mars, mais le gouvernement, confronté à la contestation des "gilets jaunes", avait indiqué qu'il ne la suivrait pas en période hivernale. L'augmentation au 1er juin pourrait être suivie d'une autre, en août, liée aux coûts de transport de l'électricité, et que le président de la CRE, Jean-François Carenco, avait indiqué mi-mai vouloir "limiter à 1%".
L'entraîneur des Chiapas FC, une équipe de football mexicaine, a décidé d'utiliser les pouvoirs d'un hypnotiseur pour que ses joueurs soient plus performants. Cette initiative semble fonctionner et le club dévoile quelques images de la séance d'hypnose.
Depuis quelques années, tout le monde ne jure que par l'hypnose. Les Français sont nombreux à avoir recours à de tels spécialistes pour lutter contre une phobie ou mettre fin à une addiction. Alors que certains ne voient aucune différence après une séance, d'autres se sentent changés. Les émissions de télévision se mettent aussi à la mode. Messmer fait toujours le show lors d'une soirée unique et certains animateurs n'hésitent pas à inviter ce spécialiste pour faire des blagues à ses invités. Dans l'émission "Vendredi tout est permis", Karine Ferri avait été hypnotisée et elle tombait ainsi sous le charme d'Arthur. Mexique : Des footballeurs hypnotisés pour marquer des buts (Vidéo)par Non Stop ZappingL'hypnose, l'avenir du football ?L'année dernière, le joueur de football, André-Pierre Gignac avait décidé de se faire hypnotiser pour réussir à marquer des buts lors des matchs. Les internautes, fascinés par cette initiative avaient créé le hashtag #GignacChallenge. En plein match, fier d'avoir marqué un but, André-Pierre Gignac hypnotisait ses coéquipiers sous les yeux des supporters en délire. L'entraîneur des Chiapas FC, une équipe de football à la 12ème place du championnat mexicain, a décidé de recruter un hypnotiseur. Un spécialiste utilise ainsi tous ses talents pour que les membres de l'équipe réussissent à marquer des buts. Après une première expérience sur Christian Bermudez, le joueur tire un coup franc en pleine lucarne. Le club décide de montrer les impressionnantes images sur Twitter.
La secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa promet la mise en place d'une amende forfaitaire d'au moins 90 euros pour lutter contre les comportements et propos sexistes dans la rue. Prévue pour l'automne, la mesure soulève déjà des interrogations sur sa mise en application effective.
"Parce que j'ai répondu à son harcèlement, un homme m'a frappée en pleine rue, en pleine journée, devant des dizaines de témoins. Inadmissible. Stop au harcèlement de rue. #noustoutes #metoo #balancetonporc #harcelementderue @MarleneSchiappa". C'est en ces termes que Marie Laguerre, 22 ans, victime d'une agression en pleine rue la semaine dernière, a interpellé la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes Marlene Schiappa sur Twitter.Mardi soir, la jeune femme rentre chez elle, dans le nord-est de Paris lorsqu'elle croise sur sa route un homme qui lui adresse des "bruits, commentaires, sifflements (et) coup de langue sales, de manière humiliante et provocante", explique-t-elle aussi dans un post Facebook. "J'ai donc lâché un 'ta gueule' en traçant ma route. Car je ne tolère pas ce genre de comportement. Je ne peux pas me taire et nous ne devons plus nous taire". Sa réaction ne plait pas à son agresseur qui lui jette un cendrier avant de la suivre et de la frapper devant plusieurs témoins. Le récit de son agression, publié sur les réseaux sociaux est accompagné de la scène filmée par la vidéosurveillance du bar devant lequel les faits se sont déroulés."Empêcher la gradation de la violence""L'enjeu est grave : c'est celui de la liberté des femmes de circuler librement dans l'espace public", a réagi Marlène Schiappa dans un entretien publié dimanche sur le site du Parisien. "Le droit actuel sanctionne (le) type d'agression dont a été victime Marie Laguerre", a-t-elle rappelé, assurant que désormais "la grande nouveauté (sera) que la loi va permettre d'agir en amont pour empêcher la gradation de la violence"."C'est primordial : en interdisant le harcèlement de rue, en sanctionnant par une amende de classe 4 les outrages sexistes, on abaisse le seuil de tolérance, on dit qu'il n'y a plus de fatalité". Elle a aussi assuré que les premières amendes devraient être mises à l'automne sans donner de précision sur le calendrier de leur mise en place."Outrage sexiste" désormais sanctionnableLe projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, voté en mai par l'Assemblée et approuvé il y a une semaine par une commission mixte paritaire composée de députés et sénateurs, vise à créer un "outrage sexiste" pour le harcèlement de rue. Un délit qui sera désormais passible de 90 euros minimum d'amende immédiate.Mais que risque-t-on exactement et pour quel motif ? Seront sanctionnables, selon le projet de loi consulté par l'AFP, les cas de flagrant délit de comportements et de tenue de propos sexistes, les gestes déplacés, les commentaires sur le physique, les sifflements, les regards insistants ou obscènes, le fait de suivre volontairement à distance une personne, etc. Selon le journal Les Échos, cette amende de 90 euros pourra même atteindre 750 euros et jusqu'à 3.000 euros en cas de circonstances aggravantes : en situation de récidive, si la victime est mineure ou si le harcèlement a lieu en réunion. La secrétaire d'État a d'ailleurs annoncé dans ce sens le déploiement d'une campagne contre le harcèlement, chiffrée à 4 millions d'euros, précise le journal.La mesure interroge pourtant : comment la faire appliquer et comment évaluer son impact ? Des initiatives similaires ont déjà été mises en place en Belgique, au Portugal et au Royaume-Uni, mais il est toujours difficile d'en mesurer l'efficacité. Certaines associations féministes parlent même d'un dispositif "contre-productif" : "on a peur que ça se transforme en triple peine pour la victime", expliquait en mars dernier Fatima Benomar, co-fondatrice des Effrontées sur BFMTV.
Le gouvernement a décidé de mettre un terme au Système d'alerte et information des populations (SAIP), deux ans après sa mise en place. Une application trop complexe et défaillante.
À l'occasion de l'Euro-2016 de football qui se tenait en France, le gouvernement avait lancé en mai 2016 une application pour smartphone prévenant dans les 15 minutes les populations d'une "crise majeure" de terrorisme. Baptisée "SAIP" pour Système d'alerte et d'information des populations, cette application "alerte attentat" devrait vivre ces dernières heures, révèle RTL mardi 29 mai. Une information confirmée par la suite par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb devant l'Assemblée nationale. En août dernier, le sénateur Les Républicains Jean-Pierre Vogel alertait le gouvernement sur "des défaillances nuisant à la fiabilité et à l'ergonomie de l'application". L'efficacité de l'application avait notamment été mise en cause après l'attentat de Nice le 14 juillet 2016 (86 morts). Le ministère de l'Intérieur avait reconnu que le premier message d'alerte avait été envoyé tardivement. Le 23 mars dernier, aucune alerte n'avait été envoyée lors de la prise d'otages dans un Super U à Trèbes, dans l'Aude. L'élu de la Sarthe reprochait par ailleurs au système d'alerte de n'être disponible que sur certains téléphones. Les réseaux sociaux mis à contributionFace à tant de dysfonctionnements, le gouvernement a jeté l'éponge. "Plutôt que de nous acharner à créer une nouvelle application propre au ministère, nous avons décidé d'utiliser les technologies modernes", a annoncé le ministre. Désormais, le ministère de l'Intérieur va se concentrer sur les réseaux sociaux pour alerter la population, selon RTL. Des partenariats avec Facebook, Google et Twitter ont été signés en ce sens, ainsi qu'avec France Télévisions, Radio France, la RATP et Vinci Autoroute pour informer ceux qui ne sont pas inscrits sur les réseaux sociaux.Les autorités vont notamment pouvoir utiliser directement le dispositif Safety Check de Facebook, qui géolocalise les utilisateurs dans les zones frappées par un attentat ou une catastrophe et leur propose d'informer leurs proches en répondant à deux questions : "Êtes-vous dans la zone affectée ? Si oui, êtes-vous en sécurité ?" Un système d'alerte plus efficace, 30 millions de Français étant abonnés à Facebook contre 800.000 qui ont téléchargé l'application SAIP. Sur Twitter, le compte @Beauvau-Alerte devrait être activé dès le 1er juin. Quant au moteur de recherche Google, il devrait mettre en avant les contenus des autorités.
Une étude publiée par le Conseil d'Etat préconise que l'interdiction soit levée, sans pour autant ouvrir la voie à de la publicité.
"Lutter contre la concurrence déloyale". Voilà l'un des objectifs de la proposition du Conseil d'Etat, publiée jeudi 21 juin, qui pourrait permettre aux professionnels de la santé de faire de la publicité. C'est une petite révolution. Alors que la publicité est interdite aux professionnels de santé depuis plus de 70 ans, le Conseil d'Etat veut autoriser un droit à une communication libre avec le public, tant qu'elle n'est pas commerciale. Médecins, chirurgiens-dentistes, infirmiers, sages-femmes, pédicures-podologues, masseurs-kinésithérapeutes, pharmaciens - des professions de santé dotées d'un ordre professionnel - seraient concernés par cette mesure, si elle est adoptée. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) jugé contraire au droit européen l'interdiction de la publicitéD'après Yves Doutriaux, qui préside le groupe de travail à l'origine de cette initiative, le Conseil d'État envisage de permettre à ces professions de communiquer trois catégories d'informations : leurs compétences et pratiques professionnelles, leur biographie professionnelle, et enfin des informations pratiques relatif à leur exercice, comme les horaires de leur cabinet ou les équipements dont il dispose.Une préconisation du Conseil d'Etat qui intervient après la publication récente d'un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), saisie par la Belgique dont la législation est très proche de celle de la France. Cette dernière a jugé contraire au droit européen une prohibition générale et absolue de la publicité relative aux soins. "Selon une étude récente, 35 % des personnes âgées de moins de 35 ans, et 26 % de l'ensemble de celles susceptibles d'être soignées renonceraient aux soins, faute de savoir à qui s'adresser ou comment s'orienter", explique Yves Doutriaux.Pas d'"auto-proclamations" non vérifiées de spécialités ou de parcours professionnelLe conseil d'Etat souhaite toutefois encadrer la mesure : "Tout ne doit pas être possible. Il ne faudrait pas, sous prétexte de suppression de l'interdiction de la publicité pour ces professions, que l'on puisse faire n'importe quoi", rappelle le président du groupe de travail. L'institution veut prévenir des possibles "auto-proclamations" non vérifiées de spécialités ou de parcours professionnel. "La communication du professionnel de santé devra, entre autres, être loyale, honnête, ne faire état que de données confirmées et s'abstenir de citer des témoignages de tiers", explique le rapport du Conseil d'Etat. Les ordres dresseront un "menu déroulant limitatif" des précisions que le professionnel pourra apporter sur ses spécialités et "sur-spécialités". Les informations relatives aux prix, aux honoraires, au reste à charge, dont l'affichage est déjà obligatoire dans les salles d'attente, vont désormais devenir obligatoires sur "tout support" (site internet, répondeur téléphonique, secrétariat électronique, etc.) et consultable avant rendez-vous.
L'eurodéputé écologiste s'agace des sorties de plusieurs élus de son camp sur la course cycliste. "Ce n'est pas en insultant qu'on rassemble", clame t-il.
Un "mépris de classe insupportable" de certains élus écologistes. C'est ce qu'a fustigé, lundi 21 septembre, l'eurodéputé EELV Yannick Jadot. La raison de sa colère : des critiques formulées à plusieurs reprises ces dernières semaines contre le Tour de France. Vendredi sur Cnews, Jacques Boutault, ex-maire du IIe arrondissement de Paris, aujourd'hui adjoint à la mairie de Paris Centre, a critiqué le patron du Tour Christian Prudhomme, l'accusant de "faire regarder le Tour de France et filer des goodies aux "chômeurs". "Il est là pour faire rêver les Français, il fait son job. Il leur file des gadgets inutiles, il leur vend du spectacle. N'empêche qu'on ne leur donne pas de boulot en attendant. En attendant, ils restent calés devant la télé à rêver à des exploits de types hyper dopés qui ne gagnent que parce qu'ils se font changer leur sang dans des cliniques, voire une autre forme de dopage qui n'est absolument pas détectée alors qu'il pourrait l'être facilement, c'est le dopage mécanique. Avec des moteurs, des micromoteurs cachés dans les cadres des vélos", a ainsi dénoncé Jacques Boutault.Retrouver "une écologie qui rassemble"Invité à réagir à ces propos, Yannick Jadot s'est déclaré "fatigué de ces prises de parole", lundi sur franceinfo, en racontant avoir lui-même été sur le Tour "gamin", y avoir emmené ses enfants et le "regarder régulièrement sur (son) canapé un peu avachi".Puis d'ajouter : "Je ne supporte pas ce mépris, je ne supporte pas cette façon d'insulter les Français, les classes populaires, c'est un mépris de classe qui est absolument insupportable", a-t-il critiqué. "Il faut que les écologistes - c'est l'ambition heureusement de l'extrême majorité - retrouvent le fil d'une écologie qui rassemble", car "ce n'est pas en les insultant qu'on rassemble" les Français, a-t-il insisté.Avant Jacques Boutault, le maire EELV de Lyon Grégory Doucet avait déclenché une polémique, en jugeant le Tour de France "machiste et polluant", s'interrogeant sur "l'empreinte écologique du Tour" et assurant que l'épreuve "n'était pas écoresponsable". Il était néanmoins présent samedi 12 septembre, à la cérémonie de remise du maillot vert, après l'arrivée de la 14e étape à Lyon.
Dans un enregistrement relayé depuis plusieurs jours par les médias, on entend une jeune femme demander l'aide du Samu qui ne prend pas l'appel au sérieux. La jeune fille est décédée quelques heures plus tard à l'hôpital.
Depuis plusieurs jours, l'enregistrement d'un appel entre Naomi Musenga, une jeune femme de 22 ans et une opératrice du Samu de Strasbourg circule, après avoir été diffusé par le site d'information local alsacien Heb'di. Le 29 décembre 2017, vers 11 heures, la jeune fille appelle le Samu pour se plaindre de fortes douleurs au ventre, avant de recevoir des moqueries de la part de deux opératrices. "La dame que j'ai au bout du fil, elle a appelé la police", soupire une opératrice. "C'est parce qu'elle a la grippe, c'est ça ?", répond l'autre. "Elle m'a dit qu'elle va mourir. Et ça s'entend, qu'elle va mourir", ironise la première. Après avoir rigolé, l'une des opératrices prend l'appel. On y entend Naomi se plaindre de douleurs dans l'abdomen et tenter de décrire ses symptômes. L'opératrice s'impatiente : "Si vous ne me dites pas ce qu'il se passe, je raccroche". "J'ai très mal. Je vais mourir", murmure la jeune femme de 22 ans. "Oui, vous allez mourir un jour, comme tout le monde, O.K. ? Vous appelez SOS Médecins, je ne peux pas le faire à votre place", conclut sèchement son interlocutrice, avant de raccrocher. Le jeune maman est décédée des suites d'une "défaillance multiviscérale sur choc hémorragique"Naomi essaie ensuite d'appeler SOS Médecins à trois reprises, mais se trompe en tapant le numéro. Finalement, elle réussit à joindre une proche qui se rend chez elle. Cette dernière découvre trouve la jeune femme baignant dans son sang et appelle le Samu, sans résultat. C'est finalement SOS Médecins qui se déplace et qui fait venir immédiatement le Samu. Encore consciente, la jeune maman de 22 ans est transportée à l'hôpital par le Samu. Elle décède le 29 décembre à 17h30 après avoir fait deux arrêts cardiaques et avoir été transportée au service réanimation. Naomi sera morte des suites d'une "défaillance multiviscérale sur choc hémorragique". Selon l'autopsie, pratiquée le 3 janvier, le corps de la jeune femme était alors en "état de putréfaction avancée multiviscérale". Contacté par nos confrères du Monde, l'hôpital de Strasbourg a confirmé que l'enregistrement du SAMU est authentique, mais s'est refusé à tout commentaire supplémentaire. "On a fait un communiqué de presse, une enquête est en cours. On ne dira rien de plus", a expliqué l'établissement. La famille a également écrit au parquet de Strasbourg pour demander l'ouverture d'une enquête sur les causes de la mort de Naomi Musenga, et savoir si une intervention plus rapide du Samu aurait pu la sauver.
Dans cette affaire, il a déjà été condamné à verser un euro symbolique de dommages et intérêts pour l'absence de mentions légales sur le site de son blog.
Un nouveau procès pour Jean-Luc Mélenchon. Le chef de file de la France insoumise sera jugé devant le tribunal correctionnel de Paris pour diffamation publique, selon une ordonnance consultée mercredi 2 octobre par l'AFP. Il avait qualifié un journaliste du Monde d'"assassin repenti".Alors candidat à la présidentielle, M. Mélenchon, qui entretient des rapports parfois tendus avec les médias, s'en était pris au journal Le Monde dans un billet sur son blog, "L'ère du peuple", en novembre 2016. Il y avait qualifié Paulo Paranagua, spécialiste de l'Amérique Latine, d'"assassin repenti". Le journaliste, désormais retraité, avait déposé une plainte en diffamation en février 2017, mais M. Mélenchon ne s'est présenté au juge pour un interrogatoire de première comparution qu'en juillet 2019. En matière de diffamation, les mises en examen sont quasi automatiques et l'instruction du dossier se fait au moment de l'audience. M. Paranagua avait aussi attaqué M. Mélenchon pour l'absence à l'époque de mentions légales sur le site melenchon.fr, faisant valoir que cela l'avait empêché d'assigner le chef de la France insoumise en diffamation au civil. Le 10 juillet 2019, le député a été condamné dans le cadre de cette procédure à verser un euro symbolique de dommages et intérêts ainsi que 2.000 euros au titre des frais de justice à M. Paranagua.
L'ex-LR Valérie Pécresse, citée comme possible candidate à la présidentielle en 2022, a souhaité samedi à la rentrée de son mouvement Libres! "relever la République" et "la France", qui est à ses yeux "menacée" dans sa "souveraineté" et son "autorité".
"Notre République est aujourd'hui menacée, dans sa souveraineté économique, dans son autorité, dans sa cohésion. Et notre ardente obligation, c'est désormais de la relever", a lancé la présidente de la région Ile-de-France devant 2.000 militants réunis à Mennecy (Essonne), le même jour que la traditionnelle réunion des Républicains à La Baule."Nous voulons relever la République, nous voulons relever la France", a déclaré l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, confiant ressentir "comme jamais l'impérieuse nécessité de construire avec (ses militants) un avenir qui n'est pas écrit d'avance"."Le temps est peut-être venu de faire entendre la voix d'une femme libre", a-t-elle aussitôt ajouté, sans dire encore si elle serait candidate à l'Elysée."J'aspire à une France qui rassemble ses différences dans le vaste drapeau tricolore, et pour cela il faut que ce drapeau soit fermement tenu", a-t-elle encore dit en mettant l'accent la sécurité.Dans un message vidéo, le président du Sénat LR Gérard Larcher a souligné le "besoin de (se) rassembler", saluant les "idées" et les "talents" du mouvement de Mme Pécresse, qui avait démissionné des Républicains après leur déroute aux élections européennes en 2019 mais qui sera présente cette année à la rentrée de son ancien parti au Port-Marly (Yvelines) les 4 et 5 septembre.Désireuse de "relever l'économie", Valérie Pécresse a dit refuser que la pandémie de Covid-19 "soit le prétexte d'une vague de désindustrialisation", et souhaité "réenraciner" le groupe automobile Renault "en terre de France"."La souveraineté économique et financière, le produire en France, c'est la clé des emplois de demain", a fait valoir cette partisane de "travailler plus longtemps".Elle a pointé dans la gestion de la crise sanitaire de "vieux réflexes soviétiques (...) : réquisition, contrôle administratif et centralisme démocratique", et demandé de "faire confiance aux collectivités", en présence de deux autres présidents de région, Hervé Morin (Normandie) et Jean Rottner (Grand Est).L'Etat doit "se concentrer sur le régalien, l'ordre, la sécurité, la justice", a insisté Mme Pécresse, à l'instar de la droite qui s'est emparée de ces thèmes après plusieurs faits divers violents cet été.Elle a fait applaudir les policiers et réclamé un "électrochoc d'autorité" ainsi que "l'impunité zéro" face aux "nouveaux barbares".La présidente de l'Ile-de-France a aussi demandé que l'école "redevienne un sanctuaire" face aux violences, et défendu "la laïcité à la française" qui est "la loi au-dessus de la foi", interpellant le gouvernement à ce sujet: "est-il prêt à interdire le financement étranger opaque des cultes" et à "imposer le prêche en français".Celle qui veut réinvestir l'écologie à droite a en outre attaqué "l'obscurantisme" des Verts qu'elle a associés à "l'ultra-gauche".
Lors de son élection à la tête de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand avait démissionné avec fracas de ses fonctions de député et de maire, mettant en avant sa volonté de ne pas cumuler les mandats. Xavier Bertrand est quand même resté conseiller municipal et président de l'agglomération de Saint-Quentin.
Un poste qui lui a permis, rapporte La Voix du Nord, de faire voter fin janvier une délibération lui octroyant un salaire de 4 000 euros en tant que président de l'agglomération de Saint-Quentin. Ce sont les vice-présidents qui, pour contribuer à cette hausse de salaire, ont par conséquent vu leur fiche de paie "amputée de 200 euros". A cette indemnité, il faut également ajouter ses émoluments en tant que président de région, soit 5 236 euros brut. Finalement, en cumulant quand même les mandats, Xavier Bertrand arrive à un salaire de 9 236 euros par mois. Interrogé par La Voix du Nord, l'élu Les Républicains ne cherche pas à se défendre : "Je précise que je suis 5% en dessous du maximum, conformément à ce que j'ai demandé aux élus régionaux". "Si j'étais resté député, ma situation aurait été plus confortable car je percevrais les mêmes indemnités, mais l'IRFM en plus", ajoute encore le président de la région Hauts-de-France.Cette pratique ne serait d'ailleurs pas exceptionnelle, révèle encore le quotidien régional, donnant l'exemple de Gérald Darmanin, élu maire de Tourcoing. Le bras droit de Xavier Bertrand avait lui aussi abandonné son mandat de député pour se faire voter un bonus mensuel de 3 783 euros. "Ça permet de s'habiller, de payer les repas, une tournée sur une foire, d'envoyer un bouquet pour un mariage, de payer les gerbes pour les commémorations", justifie ce dernier.
Alors qu'il laisse planer le doute sur ses intentions, Cédric Villani devrait lever le voile mercredi 4 septembre, près de trois mois après avoir échoué à être investi par LREM.
Dans le rang LREM ou en dehors ? Le candidat malheureux à l'investiture LREM, Cédric Villani, annoncera mercredi 4 septembre ses "intentions" pour les municipales de Paris, en l'occurrence une candidature dissidente ou son ralliement à celle du candidat investi Benjamin Griveaux, a indiqué son entourage mercredi 28 août."Cédric Villani, comme convenu, s'exprimera sur ses intentions mercredi 4 septembre aux alentours de 19h", a précisé cette même source, confirmant une information du site de Franceinfo. Ce dernier annonce que Cédric Villani va dévoiler sa candidature à cette occasion.Cette prise de parole se fera "devant journalistes et Parisiens", et "il ne s'agira pas d'un meeting", a déclaré son entourage auprès de l'AFP. D'ici là, le député de l'Essonne doit "s'exprimer devant ses proches", a-t-on souligné de même source.Jeudi, le mathématicien médaillé Fields doit notamment s'entretenir de nouveau avec Gaspard Gantzer, candidat indépendant à la mairie de Paris et fondateur de "Parisiennes, Parisiens", ainsi que Isabelle Saporta, qui a récemment rallié Gaspard Gantzer.Proposition de co-pilotage de la campagne LREMDepuis la décision de la Commission nationale d'investiture du parti LREM, dont les membres ont choisi à l'unanimité l'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux pour mener la bataille à Paris, Cédric Villani n'a eu de cesse de dénoncer une procédure "viciée". Dans un souci d'apaisement, Benjamin Griveaux lui a proposé de "co-piloter" la campagne du parti présidentiel, dans une lettre adressée la semaine dernière. Une offre qui, pour l'heure, restait sans réponse, ont indiqué mercredi à l'AFP des sources concordantes.Dimanche, l'ancien secrétaire d'Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, qui avait rallié M. Villani dans la dernière ligne droite de la campagne à l'investiture en marche, avait lui annoncé son engagement auprès de Benjamin Griveaux. Municipales à Paris: Villani bientôt «copilote» de la campagne de Griveaux ?par Lopinion.frA moins de sept mois des élections municipales, les candidatures se multiplient à Paris: Benjamin Griveaux pour LREM, David Belliard pour EELV, Pierre-Yves Bournazel au centre. De son côté, LR doit choisir à l'automne entre Rachida Dati, Jean-Pierre Lecoq et Marie-Claire Carrere-Gee, pour faire face à la maire (PS) sortante Anne Hidalgo, dont une candidature à sa succession ne fait guère de doute.
La France est touchée par une canicule qui devrait durer une semaine, alors que dans le même temps, le nombre de cas de coronavirus a augmenté de 30% en une semaine.
Maintenir le respect des gestes barrières et le port du masque en pleine canicule. Tel est le défi que les Français doivent relever, a indiqué le ministre de la Santé, Olivier Véran. En visite vendredi 7 août en Dordogne, il a appelé les Français à "tenir bon", même si les fortes chaleurs rendent certains gestes sanitaires difficiles, face à la pandémie dont les chiffres augmentent, en France et dans le monde."La France tient bon, les Français doivent tenir bon", a indiqué le ministre au premier jour d'une vague de chaleur attendue, en réponse à une question sur la difficulté, pour des entreprises notamment, de faire respecter les mesures sanitaires, port du masque en particulier, en pleine chaleur.Selon le ministre, qui visitait un Ehpad à Thiviers, "nous allons dépasser les 600.000 tests par semaine. Chaque semaine, nous réalisons 100.000 tests de plus que la semaine précédente. Mais cela ne suffit pas à expliquer pourquoi les chiffres augmentent".Selon un bilan hebdomadaire publié jeudi, le nombre de personnes diagnostiquées positives au nouveau coronavirus en France a augmenté de plus de 30% en une semaine, plus vite que l'augmentation du nombre de tests réalisés. Appel à la vigilance"Partout il faut être vigilant", a ajouté le ministre, "en milieu d'entreprise, en Ehpad, dans les réunions familiales, dans les milieux festifs, dans les restaurants ou sur la plage".Et quant au port du masque dans les rues, de plus en plus prescrits dans les communes, "le risque suspecté de transmission aérosol (...) justifie de prendre tous les moyens possibles pour lutter contre le virus", a-t-il dit, "on suit les recommandations de l'OMS" (Organisation Mondiale de la Santé).Le ministre, qui avait fait le déplacement expressément dans un Ehpad pour évoquer la vague de chaleur "très importante" attendue, a rappelé les mesures à prendre en cas de fortes températures et de canicule, "chercher la fraîcheur à tout prix", boire de l'eau, manger, "éviter toute activité intense" .Il a rappelé l'ouverture d'un numéro vert 0800.06.66.66 que l'on peut joindre "pour avoir toutes les réponses aux questions qu'on peut se poser".
Un adolescent s'est noyé vendredi 19 avril dans un étang situé à Plerguer, près de Saint-Malo. Après plusieurs heures de recherches, son corps a été retrouvé.
Il était parti chercher un ballon tombé dans l'eau. Un adolescent s'est noyé vendredi 19 avril dans un étang situé à Plerguer, près de Saint-Malo. Selon les informations de France Bleu, le jeune homme de 17 ans faisait un foot avec d'autres jeunes au abords de l'étang. Mais alors qu'il allait chercher le ballon tombé à l'eau il est tombé à pic, précise Ouest-France.Un cellule psychologique mise en placeAlertés par ses camarades, les pompiers, deux équipes de plongeurs des sapeurs-pompiers de Rennes et de Saint-Malo, ainsi que des unités cynotechniques, sont intervenus pour tenter de retrouver l'adolescent. Un hélicoptère de la sécurité civile a également été mobilisé. Son corps sans vie a été sorti de l'eau vers 19h30.Selon le parquet, cité par Ouest-France, la piste de la noyade est privilégiée. Des analyses seront toutefois effectuées pour préciser les circonstances du drame. Les amis de la victime, présent sur place, ont été pris en charge par une cellule de soutien psychologique.
Le maire de New York a écarté vendredi l'idée de faire enlever une statue de Christophe Colomb dominant une place proche de Central Park, bien que les statues de l'explorateur soient attaquées à travers les Etats-Unis dans la foulée des manifestations contre les inégalités raciales.
Malgré des appels renouvelés pour l'enlèvement de cette statue, y compris une pétition signée par plus de 5.000 signatures, le maire, Bill de Blasio a indiqué ne pas vouloir revenir sur son maintien, décidé en janvier 2018 par une commission spécialement formée pour décider du sort des monuments controversés."La commission a fait un travail très approfondi (..) et je pense que nous devons nous en tenir à ses conclusions", a déclaré M. de Blasio, lors d'un point presse. Après plusieurs mois de travaux, la commission avait décidé de ne pas toucher à la statue érigée en 1892 pour le 400e anniversaire de la "découverte" de l'Amérique par l'explorateur gênois, devenu symbole du génocide des Amérindiens et de l'oppression des indigènes en général. Elle trône au sommet d'une colonne de 23 mètres de haut, sur la place de "Columbus Circle". La commission avait décidé d'apposer des plaques explicatives sur l'histoire de Christophe Colomb sur la place.Jeudi, le gouverneur de New York Andrew Cuomo, qui se veut à la pointe des réformes contre le racisme, s'était aussi prononcé pour le maintien de cette statue."Je comprends les sentiments autour de Christophe Colomb et certaines de ses actions, que personne ne défendrait (...) Mais la statue est aussi un hommage à la contribution de la communauté italo-américaine à New York. Et pour cela, je la soutiens", avait déclaré M. Cuomo, issu d'une famille aux origines italiennes, comme M. De Blasio aux racines germano-italiennes.Dans la foulée des manifestations contre les inégalités raciales déclenchées par la mort de George Floyd à Minneapolis le 25 mai, plusieurs statues de Christophe Colomb ont été récemment enlevées ou vandalisées, notamment à Boston, Miami et à Richmond, en Virginie. Une autre a été déboulonnée jeudi soir à Camden, dans le New Jersey. Ces dernières années, des dizaines de villes américaines ont remplacé la célébration en octobre de "Columbus Day" - jour férié fédéral depuis 1937 - par une journée d'hommage aux "peuples indigènes". Mais New York et Boston, qui comptent de fortes communautés d'origine italienne, l'ont conservée.
La secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé samedi 12 mai lors d'une conférence de presse relayée par le HuffPost qu'une femme avait appelé la plateforme téléphonique anti-harcèlement du festival de Cannes.
L'édition 2018 du festival de Cannes s'est ouverte mardi 8 mai dans un contexte particulier. Après l'affaire Weinstein et la libération de la parole de nombreuses femmes évoluant dans l'industrie du cinéma au sujet du harcèlement et des agressions sexuelles, le rendez-vous cannois a débuté sous le signe du féminisme avec une présidente du jury, Cate Blanchett, très investie sur le sujet.Une plateforme téléphonique anti harcèlement a d'ailleurs été ouverte pendant toute la durée du festival. C'est à ce numéro (le 04 92 99 80 09) qu'une femme a appelé pour signaler un comportement inapproprié, comme l'a annoncé samedi 12 mai la secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, lors d'une conférence de presse relayée par le HuffPost.La ministre révèle que cette "femme anglo-saxonne" a appelé le numéro et a été prise en charge par une écoutante qui l'a accompagnée au commissariat de police pour que celle-ci puisse porter plainte. Marlène Schiappa n'a cependant donné aucun détail sur la nature de cette plainte et sur la personne visée. "Ce numéro est important d'abord parce qu'il existe et qu'il marque, justement, la fin d'une sorte de solitude [...] C'est important de dire à ces femmes qu'elles ne sont pas seules", a ajouté la secrétaire d'Etat.
Le vice-président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a estimé que Christophe Castaner et Emmanuel Macron avaient lâché la police et la gendarmerie.
La réponse du Rassemblement national (RN) ne s'est pas fait attendre, à la suite des déclarations de Christophe Castaner. Le président Emmanuel Macron et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner "lâchent la police et la gendarmerie" sous "la pression d'une famille de délinquants notoires et de quelques excités", a estimé lundi 8 juin le vice-président du RN Jordan Bardella. "En voyant ce pouvoir tétanisé se coucher, racailles et indigénistes qui tentent d'importer chez nous une hystérie racialiste doivent jubiler!", a ajouté sur Twitter le responsable du RN. "Castaner exigeant de la police et tolérant avec les voyous... retour à la case départ pour ce socialiste", a tweeté de son côté le porte-parole du RN et député, Sébastien Chenu.Christophe Castaner a prôné lundi lors d'une conférence de presse une "tolérance zéro" du racisme dans les forces de l'ordre, dont la suspension sera "systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré" en la matière.Le ministre a aussi annoncé l'abandon de la méthode d'interpellation policière controversée de la "prise par le cou, dite de l'étranglement" et une réforme "en profondeur des inspections du ministère de l'Intérieur"."Soutenir les fonctionnaires"Dimanche sur France 3, le vice-président du RN avait affirmé que "s'il y a des comportements critiquables, condamnables, des propos racistes qui sont tenus alors ils doivent être condamnés avec la plus grande fermeté. Mais le job du ministre de l'Intérieur c'est de soutenir ses fonctionnaires".Il avait aussi dit voir dans les manifestations en France contre les violences policières "des responsables politiques français, notamment de gauche, tenter d'importer, d'instrumentaliser cet événement tragique qui s'est passé sur le sol américain et de l'importer sur le sol français" alors que pour lui "la situation est extrêmement différente".Jordan Bardella avait affirmé, à propos du président de la radicale Ligue de défense noire africaine, "qui a hurlé tout l'après-midi dans les rues de Paris que la France est un pays de colons, d'esclavagistes et est une dictature", que "s'il n'est pas content d'être en France, à ce moment-là il change de pays".
C'est au Portugal que vit aujourd'hui Eric Cantona, mais il a toujours son mot à dire sur la politique française.
L'ancien footballeur est de retour au théâtre Antoine à Paris pour jouer "Lettres à Nour". La correspondance entre un père et sa fille Nour, partie en Irak, rejoindre Daech. Une organisation terroriste dont il compare le système à celui des partis extrêmes. "Ces organisations s'appuient sur la fragilité qui peut toucher tout le monde. La société a donc sa responsabilité si elle laisse tomber les plus fragiles. On parle de Daech là, mais tous les extrêmes jouent sur le désespoir. Tous les partis d'extrême droite s'en nourrissent", dénonce dans Le Parisien qui estime que les médias ont leur part de responsabilité. "Plus on choque, plus on terrorise et plus les gens se renferment sur eux-mêmes, et deviennent perméables aux extrêmes. Bombarder les gens toute la journée d'informations terrorisantes parce que ça fait vendre n'est pas une bonne chose pour la sérénité de nos sociétés. Cela fait le jeu des extrêmes. (...) Les médias doivent en prendre conscience parce qu'un jour il sera peut-être trop tard. Aux États-Unis, au Brésil, en Italie, ils arrivent partout et c'est très dangereux...", estime dans Le Parisien le comédien de 52 ans déçu que l'on soit aujourd'hui selon lui, "résigné à tout".Une résignation brisée par l'indignation des gilets jaunes. "Ils doivent avoir des bonnes raisons d'agir. (...) Bon, il faut faire attention de ne pas se retrouver avec Marine Le Pen un jour au pouvoir. Ou sa nièce. Parce que là, ils vont comprendre", prévient Eric Cantona dans Le Parisien.
Un périmètre d'action élargi pour les pharmaciens ? C'est ce que propose un rapport remis lundi 15 octobre à la ministre de la Santé, qu'a pu consulter le Parisien.
Le document va faire du bruit dans le milieu de la médecine. Commandé il y a un an, un rapport de 70 pages contenant 44 propositions pour améliorer l'égal accès aux soins des Français a été remis le lundi 15 octobre à Agnès Buzyn. Comme le relève le Parisien qui a pu le consulter, le document rédigé par les délégués nationaux à l'accès aux soins, les docteurs Sophie Augros et Thomas Mesnier, aussi député LREM de Charente, et de la sénatrice UDI de la Mayenne Élisabeth Doineau, nommés en octobre 2017, explique que la France va manquer de médecins généralistes, au moins jusqu'en 2025 : "L'assurance maladie estime que 8,6 % des assurés de plus de 16 ans n'ont pas de médecin traitant aujourd'hui, souligne le document. 75 caisses primaires d'assurance maladie identifient des difficultés dans ce domaine sur leur territoire."L'une des pistes pour remédier à ce problème : élargir les prérogatives des pharmaciens. "La possibilité de vacciner va être généralisée dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019, nous pensons qu'il faut maintenant aller plus loin, affirme en effet Thomas Mesnier. Par exemple, définir un panier de soins de base pour lesquels le pharmacien pourrait fournir les premiers traitements. On pourrait y mettre le mal de gorge, qui pousse certains patients à aller inutilement aux urgences, les infections urinaires débutantes, les allergies saisonnières pour lesquelles le patient prend chaque année le même médicament..."Le rapport avance plusieurs pistes afin de décloisonner les savoirs. Comme le rapporte le quotidien francilien, il suggère ainsi de faire se rencontrer médecins, pharmaciens ou infirmiers, dès la faculté. L'étude souhaite également encourager les stages des étudiants en médecine dans les territoires sous-dotés en médecins, d'où l'idée de favoriser la création d'internats ruraux afin de réduire les frais de déplacement des étudiants.
"Comment osez-vous ?", a lancé la jeune activiste pour le climat Greta Thunberg aux dirigeants de la planète réunis au siège de l'Organisation des nations unies (ONU), à New York, ajoutant aussi : "Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses."
Dans un discours furieux à l'ONU, la jeune Suédoise Greta Thunberg a réprimandé les dirigeants de la planète pour leur inaction contre le changement climatique, au début d'un sommet à New York."Je ne devrais pas être là, je devrais être à l'école, de l'autre côté de l'océan", a lancé Greta Thunberg, la voix tremblante mais forte, lisant un texte depuis sa chaise. "Comment osez-vous ? Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses"."Je fais pourtant partie de ceux qui ont de la chance. Les gens souffrent, ils meurent. Des écosystèmes entiers s'effondrent, nous sommes au début d'une extinction de masse, et tout ce dont vous parlez, c'est d'argent, et des contes de fées de croissance économique éternelle ? Comment osez-vous !" Ce court discours est l'un des plus percutants que l'adolescente de 16 ans ait prononcés depuis son arrivée aux Etats-Unis fin août.Elle a, comme auparavant, répété les faits scientifiques confirmant le réchauffement accéléré de la planète, puis s'en est pris aux chefs d'États et de gouvernements présents au même sommet, auquel le secrétaire général de l'Onu l'avait invitée. "Vous nous avez laissés tomber. Mais les jeunes commencent à comprendre votre trahison", a dit Greta Thunberg."Si vous décidez de nous laisser tomber, je vous le dis : nous ne vous pardonnerons jamais. Nous ne vous laisserons pas vous en sortir comme ça"."Le monde se réveille, et le changement arrive, que cela vous plaise ou non. Merci", a-t-elle conclu, très applaudie dans la grande salle de l'Assemblée générale.
Le président brésilien Jair Bolsonaro a menacé dimanche de s'en prendre physiquement à un journaliste qui l'interrogeait sur des chèques de 22.000 dollars qu'aurait reçus sa femme d'un sénateur au coeur d'une affaire de détournement présumé de salaires.
"J'ai envie de te fermer la gueule à coups de poings", a répondu le président d'extrême droite à une question posée par un journaliste d'O Globo sur des informations de presse portant sur Michelle Bolsonaro et un ancien conseiller de son fils Flavio.Jair Bolsonaro, qui s'exprimait en marge d'une visite de la cathédrale métropolitaine de Brasilia, a par la suite été relancé par les journalistes présents sur place sur cette menace mais est parti sans faire plus de commentaires.Les propos du chef de l'Etat, connu pour son franc-parler et ses déclarations polémiques, ont aussitôt été dénoncés par la rédaction d'O Globo qui dans un communiqué souligne que le journaliste ne faisait que son travail. "Une telle intimidation montre que Jair Bolsonaro ne respecte pas le devoir de tout fonctionnaire, quel que soit son poste, de rendre des comptes à la population", écrit le quotidien.La question posée par le journaliste faisait référence aux révélations du magazine Crusoé qui a affirmé ce mois-ci que Fabricio Queiroz, un policier à la retraite, ami de Jair Bolsonaro et ancien conseiller de Flavio Bolsonaro, aurait déposé 21 chèques de 72.000 réals (environ 22.000 dollars au taux de change de 2016) à Michelle Bolsonaro entre 2011 et 2016. Fabricio Queiroz, ainsi que Flavio Bolsonaro, font l'objet d'une enquête pour le détournement présumé de salaires de fonctionnaires du cabinet du fils du président pendant son mandat de député régional à Rio de Janeiro. La première dame n'a fait aucun commentaire sur les informations publiées par Crusoé.
Le bilan total des victimes du Covid-19 en France s'établit désormais 23.660 morts.
Mis à l'épreuve pendant des semaines, le système hospitalier français subit une pression moins forte depuis plusieurs jours, selon les derniers chiffres du ministère de la Santé, qui confirment une baisse du nombre de patients atteints du Covid-19 en réanimation. 221 patients en moins sont dénombrés dans les services de réanimation par rapport à la veille, a annoncé mardi 28 avril la Direction générale de la Santé (DGS) dans un communiqué. |L'épidémie de Covid-19 a causé 367 nouveaux décès en 24 heures, portant le total à 23.660 morts depuis le 1er mars. Selon la DGS, 4.387 malades atteints de sont en réanimation, mais seulement 153 nouveaux cas graves y ont été admis au cours des dernières 24 heures, soit un solde négatif de 221 patients en moins.
Le ministre de l'Action et des Comptes publics envisage de récupérer son fauteuil de maire de Tourcoing, après le décès de celui qui l'avait remplacé à la tête de la municipalité en 2017. Mais une nouvelle démission au gouvernement serait un coup dur pour Emmanuel Macron, qui a déjà perdu deux ministres de premier plan ces six derniers mois.
Maire et ministre, pourquoi pas ? Depuis quelques jours déjà, le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, ne cesse d'entretenir le suspense sur sa volonté de reprendre son fauteuil de maire. Mais d'un autre côté, il ne semble pas particulièrement pressé de céder son portefeuille ministériel. Alors qu'il promet de rendre publique sa décision en début de semaine prochaine, un scénario commence à prendre forme : et si Gérald Darmanin était autorisé à cumuler les deux postes ?"J'aurai l'occasion en début de semaine prochaine, avant le conseil municipal qui élira le maire, de donner ma décision", a déclaré M. Darmanin mercredi sur BFMTV. "Chacun sait que je suis très attaché à ma commune, mais chacun sait aussi que c'est une responsabilité particulière d'être ministre. Je suis un enfant de la République, on est à l'écoute du Président", a ajouté le ministre. Maire de Tourcoing jusqu'à son entrée au gouvernement en 2017, Gérald Darmanin avait été remplacé à la tête de la commune du Nord par Didier Droart, décédé jeudi à l'âge de 71 ans.La démission de ce ministre fidèle serait un coup dur pour Emmanuel Macron, estime le Huffington Post, après les démissions de Gérard Collomb et de Nicolas Hulot en 2018. Une rumeur dans la rumeur circule désormais et personne au gouvernement ne l'a encore démentie, explique le média : Gérald Darmanin pourrait être autorisé à cumuler le ministère et la mairie, à titre exceptionnel. D'ailleurs, "rien n'empêche aujourd'hui un ministre d'être maire dans la loi", a rappelé jeudi le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, soulignant que le non cumul des deux fonctions est une "espèce de jurisprudence"."Je pense qu'il y aura un dialogue entre le président de la République et Gérald Darmanin", a-t-il ajouté. "Je connais sa grande implication au gouvernement, en particulier sur le prélèvement à la source", et "je l'ai toujours connu attentif à sa ville de Tourcoing", a souligné M. Fesneau.Pourtant, au début de son quinquennat, Emmanuel Macron avait imposé à ses ministres de renoncer à leurs mandats exécutifs locaux (mairie, présidence de région ou de département). Et surtout, une telle exception serait difficile a justifier au vu du projet de réforme constitutionnelle, dont l'examen par le Parlement a été reporté au cours de l'été 2018 à cause de l'affaire Benalla puis suspendu dans l'attente des résultats du grand débat national. L'article 1er de ce projet vise en effet à étendre les incompatibilités avec la fonction ministérielle à l'exercice d'une fonction exécutive ou d'une fonction de président (ou de vice-président) d'assemblée délibérante au sein d'une collectivité territoriale, rappelle le Huffington Post.
Une fuite de gaz dans une usine de polystyrène du sud-est de l'Inde a provoqué jeudi la mort de onze personnes et affecté un millier d'autres, laissant dans son sillage des scènes terribles de personnes gisant inconscientes dans les rues.
La fuite de styrène s'est produite au cœur de la nuit, vers 02H30 heure locale (mercredi 21H00 GMT), dans une usine de LG Polymers, la filiale indienne de l'entreprise sud-coréenne LG Chemicals. Celle-ci est implantée en bordure de la ville industrielle et portuaire de Visakhapatnam, dans l'État d'Andhra Pradesh.Des images prises sur place montraient des corps inanimés, d'hommes ou d'animaux, allongés dans la rue ou sur un bord de trottoir. Sur certaines vidéos, des personnes toussaient et vomissaient par terre."C'était la confusion et la panique. Les gens n'arrivaient pas à respirer, ils haletaient pour aspirer de l'air. Ceux qui essayaient de s'échapper s'effondraient dans les rues", a raconté à des journalistes Kumar Reddy, un témoin de la scène.En fin d'après-midi, le bilan officiel était de onze morts et d'un millier de personnes exposées à ce gaz. Les autorités ont assuré que la situation à l'usine était sous contrôle, ajoutant qu'une enquête était en cours pour déterminer les circonstances de l'accident."Nous avons des centaines de patients dans différents hôpitaux publics ou privés. C'est une calamité", a déclaré à l'AFP B K Naik, le coordinateur des hôpitaux du district.Les autorités ont évacué les habitants dans un rayon de trois kilomètres autour de l'usine. Équipés de masques à gaz et de bouteilles d'oxygène, des secouristes fouillaient dans la matinée les maisons une par une à la recherche d'éventuelles victimes.Le styrène est un composé organique toxique utilisé notamment pour la fabrication de polystyrènes, dont LG Polymers India se présente comme l'un des principaux producteurs dans ce pays de 1,3 milliard d'habitants. Une forte exposition peut entraîner des syndromes de détresse respiratoire aiguë et le coma.Il doit être conservé à une température inférieure à 17°C. Mais la température à l'intérieur d'un réservoir avait grimpé à la suite de l'arrêt partiel de l'usine, en raison du confinement national décrété en Inde pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, selon une responsable de la police locale.La chaleur "a provoqué une augmentation de la pression dans le réservoir ayant conduit à la rupture d'une valve, qui a entraîné une fuite du gaz", a expliqué dans une note le Centre for Science and Environment (CSE), un centre d'information scientifique dont le siège est à New Delhi.- "Les yeux nous brûlaient" -"C'était une situation terrible", a raconté à l'AFP AK Tiwari, un secouriste de l'autorité nationale de gestion des catastrophes dépêché sur place."Nous avons vu des gens inconscients dans les rues. Pas seulement des gens, il y avait des animaux et même des oiseaux gisant inanimés sur la route", a-t-il poursuivi. Les sauveteurs ont dû forcer la porte de certaines maisons pour en sortir des gens ayant perdu connaissance."Les effets du gaz étaient toujours très grands ce matin (...) Même avec notre équipement de protection, la peau nous démangeait et les yeux nous brûlaient."Les autorités ont recouru à des brumisateurs pour diffuser de l'eau dans la zone où il s'est répandu. La municipalité a appelé les habitants à ne pas ingérer de nourriture ou d'eau qui n'étaient pas recouvertes et à consommer du lait, des bananes et du sucre non raffiné pour atténuer les effets toxiques.Cette fuite de gaz dans une usine est la plus meurtrière en Inde depuis la catastrophe de Bhopal, qui fut l'un des pires accidents industriels de l'Histoire.Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, 40 tonnes de gaz s'étaient échappées d'une usine de pesticides de cette ville du centre de ce pays. Quelque 3.500 personnes avaient péri en quelques jours, principalement dans des bidonvilles situés autour de ces installations de l'entreprise américaine Union Carbide et 25.000 dans les années et les décennies qui ont suivi.Les conséquences de cette tragédie sont sans fin pour les habitants des alentours de l'usine, nombre d'entre eux ayant donné naissance à des enfants avec des malformations. Leur nombre est impossible à établir mais, dans les rues proches du site abandonné, beaucoup de familles ont eu, après 1984, des enfants morts prématurément ou souffrant de graves problèmes de santé.
Dans une interview accordée à Var-Matin, le préfet du Var présente le premier effet concret de la réduction de la vitesse autorisée sur le réseau secondaire de son département.
Il l'assure, "ce n'est pas le but recherché". Le préfet du Var est revenu sur la mise en application de la nouvelle limitation de vitesse à 80km/h, (contre 90 km/h auparavant), entrée en vigueur le 1er juillet. Évoquant les résultats constatés dans son département, Jean-Luc Videlaine explique que le nombre de "flashes" a doublé depuis la baisse de 10km/h de la vitesse tolérée. "Les sept radars automatiques positionnés sur les routes désormais limitées à 80 km/h ont été reprogrammés et ils flashent plus qu'avant: depuis la mise en œuvre, il y a même plus de deux fois plus de flashes", résume t-il dans les colonnes de Var-Matin, jeudi 26 juillet. "Pourtant, ce n'est pas le but. C'est même le contraire!", défend-il.Le Conseil d'Etat valide la mesureLa nouvelle limitation s'applique à l'ensemble des routes secondaires à double sens sans séparateur central (muret, glissière), soit sur 40% du réseau routier au niveau national. Dans le Var, "cela concerne environ 1900km sur un réseau de 2900km, soit les deux tiers", détaille t-il au sujet de la nouvelle mesure, confirmée le 25 juillet dernier par le juge des référés du Conseil d'État. La plus haute juridiction administrative française a rejeté la suspension du décret réclamée par une cinquantaine de députés, au motif que les conditions d'urgence avancées par les requérants n'étaient pas établies. Dès son annonce le 9 janvier, la mesure de limitation de vitesse a déclenché une levée de boucliers des associations d'automobilistes et de motards, rejoints par des élus et même certains ministres. Dans un sondage publié en avril, 76% des Français s'y déclaraient opposés.
La France veut contrôler sur son sol l'ensemble de la chaîne de production du paracétamol d'ici trois ans, ont annoncé jeudi les ministères de l'Economie et de la Santé, deux jours après l'appel du président Macron pour relocaliser certains médicaments.
"Des travaux sont ainsi engagés avec Seqens, Upsa et Sanofi pour que, d'ici 3 ans, la France soit en mesure de reproduire, conditionner et distribuer du paracétamol", précise un communiqué conjoint de la secrétaire d'Etat auprès du ministère de l'Economie Agnès Pannier-Runacher et du ministre de la Santé Olivier Véran. "Dès jeudi, nous lancerons une initiative de relocalisation de certaines productions critiques", avait annoncé mardi le président de la République à l'issue de la visite d'une usine Sanofi à Marcy-l'Étoile, dans le Rhône."Nul ne peut concevoir que la France soit un jour dans l'incapacité de permettre à chacun d'accéder à des soins, à des traitements et à des médicaments", développe jeudi M. Véran.En février, un rapport commandé par le gouvernement faisait ainsi plusieurs recommandations sur d'éventuels pénuries de médicaments essentiels."Sur cette base, le CSF (Comité stratégique de filière des Industries et Technologies de Santé, ndlr) élaborera un plan d'actions qui reposera sur le recensement de projets industriels pouvant faire l'objet de relocalisations, en tenant compte de leur faisabilité socio-économique, des externalités environnementales et sociales, ainsi que des critères d'éligibilité aux mesures de soutien nationales et européennes", poursuit le communiqué."La relocalisation de la production de principes actifs de paracétamol sur le territoire national constituera un premier exemple de cette démarche", conclut-il.Au début du confinement, il y a eu une forte demande des consommateurs pour du Doliprane dont le principe actif est le paracétamol, un antalgique recommandé pour traiter fièvre et douleurs, mais aucune rupture de la chaîne d'approvisionnement. Le communiqué complète également les mesures annoncées mardi par le président Macron, et notamment la mise en place d'une enveloppe de 200 millions d'euros en 2020 pour financer des infrastructures de production dans l'industrie pharmaceutique."Le gouvernement a d'ores et déjà sélectionné six projets pour un montant total de 78 millions d'euros", précise-t-il avant de détailler les noms des laboratoires retenus: Abivax, Innate Pharma, Inotrem, Osivax, Xenothera et Genoscience.Pour les 120 autres millions d'euros, un appel a manifestation d'intérêt a été publié jeudi afin "d'identifier les projets d'investissements qui permettront de faire croître très rapidement la production de médicaments impliqués dans la prise en charge des patients atteints de la Covid-19", expliquent les deux ministères.Enfin, huit projets français ont été sélectionnés dans le cadre de l'appel à projet EIC (European Innovation Council) lancé en mars 2020 et se verront allouer la somme de 57,4 millions d'euros pour financer leurs recherches.Quatre d'entre eux (Cypheme, Archeon, Osivax et Xenothera) sont directement liés aux recherches sur la Covid-19, tandis que quatre autres (Pkvitality, Exeliom Biosciences, Carthera et Cristalens Industrie) sont plus généralistes.
Grâce à l'intervention de Sofiane ou d'Abdelkader, l'assaillant de Villeurbanne a pu être neutralisé. Placé en garde à vue, il a reconnu "partiellement les faits" tout en tenant des propos "incohérents et confus" disant notamment avoir entendu des voix "lui donnant l'ordre de tuer".
Scène de terreur à Villeurbanne samedi 31 août. Vers 16h30, un homme armé d'un couteau et d'une fourche de barbecue s'en est pris aux passants à proximité de la gare routière Laurent-Bonnevay, tuant un jeune de 19 ans et blessant huit autres personnes.Alerté par les cris, Abdelkader, chauffeur de bus, se précipite par la fenêtre à l'extérieur de sa salle de repos, rapporte France 2. L'assaillant a déjà attaqué plusieurs personnes et tente de fuir vers le métro. Abdelkader le raisonne et l'auteur de l'attaque lâche son arme, mais menace de se faire exploser. "Son premier réflexe c'était 'bombe!', en mettant la main dans sa poche. Là, tout le monde s'est enfui, sauf nous, les collègues", précise auprès de France 2 le chauffeur de bus, expliquant qu'il ne croit pas à cette histoire de bombe, mais craint qu'il ait une arme à feu. "Je prenais le moins de risque possible, sans faire le héros, assure-t-il. Je n'ai fait que discuter." Grâce à son intervention, l'agresseur n'a pas pu entrer dans le métro.À ses côtés, Sofiane, un Villeurbannais de 17 ans, a également participé à la neutralisation du tueur. Villeurbanne: comment les témoins sont parvenus à arrêter le tueur ?par BFMTVAvec ses amis et des passants, l'adolescent délimite un périmètre afin d'empêcher l'assaillant de s'échapper, ainsi qu'il l'a raconté à BFMTV. "On a commencé à parler avec lui en disant 'pose tes couteaux, pose tes couteaux'. À un moment il a écouté, il a posé ses couteaux. On lui a dit de se mettre à genoux face contre terre et quelqu'un en a profité pour lui mettre un coup de pied. Il s'est énervé et a sorti de son caleçon une pique à viande et il a essayé de me mettre un coup. Je suis parti en courant", explique Sofiane. Il croise des policiers à pieds, qu'il charge sur son scooter pour les ramener sur les lieux de l'attaque afin qu'ils procèdent à l'interpellation. "J'ai eu peur mais je pense que tout honnête citoyen doit avoir ce réflexe-là. J'ai 17 ans, tout le monde me dit que j'ai mis ma vie en danger, ça j'en suis conscient, mais je préfère sauver 10 personnes et mettre ma vie en danger, que de rester seul et les laisser mourir. Ça aurait pu être ma mère ou mon frère", souligne le jeune homme. ​​​​​​​Sofiane était également là pour accompagner la victime dans ses derniers instants. "Il me disait : 'je vais partir, je vais partir, je vais partir' (...) je lui ai demandé son identité, je sais qu'il m'a dit '19 ans', et qu'il était originaire du 73 (département de la Savoie, ndlr)".Placé en garde à vue, l'assaillant est un Afghan âgé d'une trentaine d'années. Il a reconnu "partiellement les faits" tout en tenant des propos "incohérents et confus" disant notamment avoir entendu des voix "lui donnant l'ordre de tuer", a indiqué dimanche Nicolas Jacquet, le procureur de la République de Lyon. "En raison de la personnalité du mise en cause et en l'absence d'éléments permettant de rattacher directement son passage à l'acte à une entreprise terroriste", le parquet national antiterroriste (PNAT) n'est pas saisi "à ce stade", a-t-il précisé.
John Bolton, limogé début septembre par Donald Trump, accuse dans une série de tweets la Maison Blanche de l'avoir privé d'accès au réseau social.
L'ancien conseiller de Donald Trump John Bolton a-t-il été privé de Twitter ? C'est en tout cas ce qu'il affirme vendredi dans une série de tweets. "Depuis ma démission en tant que conseiller à la sécurité nationale, la Maison Blanche a refusé de me redonner accès à mon compte Twitter personnel. Par peur de ce que je pourrais dire?", a écrit sur Twitter John Bolton. Il n'y avait rien publié depuis le 10 septembre, jour où le président américain avait annoncé son limogeage. "Pour ceux qui pensaient que je me cachais, désolé de vous décevoir", a-t-il ajouté.La Maison Blanche balaie ces accusationsCes accusations ont été balayées d'un revers de la main par la Maison Blanche. "Parfois, et je vais prendre mon père en exemple, quelqu'un d'un âge avancé ne va pas comprendre que tout ce qu'il faut faire c'est contacter Twitter et réinitialiser son mot de passe si on l'a oublié", a déclaré sa porte-parole, Stephanie Grisham, sur la chaîne Fox Business vendredi soir. Depuis qu'il a été démis de ses fonctions, John Bolton, 71 ans, a étalé ses désaccords avec la stratégie nord-coréenne du président américain. Sur ce sujet comme sur d'autres, les différends étaient connus, et ils avaient été soulignés par le milliardaire républicain lorsqu'il s'était séparé du plus va-t-en-guerre de ses conseillers.
Abdallah Ahmed-Osman, un réfugié soudanais de 33 ans, fait l'objet d'une enquête après l'attaque au couteau de samedi qui a fait deux morts à Romans-sur-Isère. Il va être présenté mercredi à un juge d'instruction pour être mis en examen.
Les investigations sur l'attaque au couteau samedi à Romans-sur-Isère (Drôme) qui a fait deux morts ont été confiées à des juges d'instruction, a annoncé mercredi 8 avril dans un communiqué le parquet national antiterroriste (PNAT). Le PNAT "a décidé d'ouvrir une information judiciaire des chefs d'assassinats et tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" visant Abdallah Ahmed-Osman, un réfugié soudanais de 33 ans. "Les premières investigations tendent à démontrer qu'il aurait agi seul, sans avoir été commandité par une organisation terroriste", détaille le PNAT qui annonce que "le mis en cause sera présenté, ce jour, à un juge d'instruction antiterroriste afin d'être mis en examen". "Le PNAT prendra des réquisitions de placement en détention provisoire à son encontre", ajoute la même source.L'attaque dans les rues commerçantes de Romans-sur-Isère, dans un bureau de tabac, une boucherie et une boulangerie, commencée peu avant 11H samedi, a fait deux morts, un client d'une boucherie né en 1965 et un commerçant né en 1976. Cinq personnes ont été blessées, dont trois étaient mercredi matin toujours hospitalisées dans un état stable, parmi lesquels un gérant d'un bureau de tabac où Abdallah Ahmed-Osman "avait l'habitude se de rendre régulièrement".Un demandeur d'asile soudanais ainsi qu'un réfugié de 28 ans de même nationalité proche de l'assaillant avaient été aussi été placés en garde à vue samedi. Le premier a été libéré lundi, le second mercredi matin. Ils ne font l'objet d'aucune poursuite.Les investigations ont été confiées à la Sous-Direction antiterroriste de la Direction centrale de la police judiciaire, qui coordonne l'enquête, ainsi qu'à la Direction centrale de la police judiciaire et à la Direction générale de la sécurité intérieure.Un suspect "mal dans sa peau", qui "supportait mal le confinement"Selon une source proche de l'enquête, Abdallah Ahmed-Osman a affirmé en garde à vue "ne pas se souvenir de ce qui s'est passé". De même source, confirmant des informations de Francetvinfo, il a dit aux enquêteurs se sentir "mal dans sa peau", "épié", et "supportait mal le confinement et son chômage technique" alors qu'il était employé dans la maroquinerie.Lors d'une perquisition à son domicile ont été trouvés "des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l'auteur des lignes se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants", "a priori" écrits par lui, selon le PNAT. Six téléphones, dont cinq anciens appareils non exploitables, ont également été saisis. Une première expertise du sixième, qu'il utilisait actuellement, n'a pas permis de retrouver d'élément saillant pour l'enquête, a indiqué une source proche du dossier.Cette attaque, en plein confinement, est intervenue alors que la France vit sous une constante menace terroriste depuis la vague d'attentats jihadistes sans précédent amorcée en 2015, qui a fait 258 morts au total après l'attaque de samedi.
Un homme qui était au volant d'une voiture sans permis a voulu se jouer de la police en Moselle, raconte BFM TV. Pour justifier ses infractions, il a prétexté un "rendez-vous avec Johnny".
Les fans de Johnny sont prêts à tout. L'un d'entre eux l'a une nouvelle fois démontré ce dimanche 8 juillet en Moselle, précise BFM TV. À bord d'une voiture sans permis, l'homme est repéré sur un parking en train d'emboutir des voitures, mais il heurte celle d'un policier. S'ensuit alors une course folle avec les forces de l'ordre qui parviennent à l'arrêter. Pour justifier toutes ses infractions, l'homme va prétexter tout naturellement qu'il "n'avait pas le temps pour une connerie de contrôle", précise BFM TV, parce qu'il "voulait aller se recueillir sur la tombe de Johnny Hallyday". Véridique. Mais comment en est-on arrivés là ?Voiture inarrêtableLes faits se déroulent vers midi ce dimanche 8 juillet, plus précisément dans la commune de Hagondage (Moselle). Repéré donc sur ce parking de supermarché, l'homme effectue des manœuvres étranges. Problème, il se trouve en face d'un commissariat de police. Pire, l'homme qui a déjà percuté une voiture en percute une autre... celle d'un policier. C'est alors qu'il prend la fuite, grille deux feux rouges avant d'être interpellé par un agent de police. Mais le chauffard ne s'arrête pas là : il donne un coup de poing au policier, explique BFM TV, lui casse une dent et repart de plus belle. Sur un autre parking, des patrouilles sont appelées en renfort, mais l'individu est semble-t-il inarrêtable. Il "zigzague entre clients et caddies", et même les tirs de flashball ainsi que des tentatives pour lui crever les pneus n'y font rien... La cavale prend fin finalement au bout d'une demi-heure lorsque l'homme percute une dernière voiture de police avant de finir dans un bloc de béton. Selon BFM TV, il est en garde à vue pour "rébellion, refus d'obtempérer, délit de fuite et violences à agent".
Les juges américains ont renvoyé mercredi 26 juin le dossier sur les derniers actifs de Johnny Hallyday que sa veuve Laeticia voulait transférer dans son trust outre-Atlantique. Une information révélée par Le Figaro.
C'est un véritable coup dur qu'a subi Laeticia Hallyday mercredi 26 juin. Alors qu'elle espérait pouvoir transférer ce qui restait des actifs de son mari Johnny dans ses trusts américains, les juges de la cour supérieure de l'État de Californie en ont décidé autrement. Ils ont en effet estimé qu'ils ne pouvaient pas agir sans une collaboration complète avec les juges français. Ainsi, le dossier est renvoyé au 4 février 2020.D'ici cette date au moins, Laeticia Hallyday ne pourra donc pas transférer le moindre actif du chanteur au sein de ses trusts américains. Elle devra demander l'autorisation à la justice française. On parle ici de plusieurs millions d'euros. Il s'agit, entre autres, de redevances de la part de Sony Music, de royalties de la Warner ou encore de plusieurs Harley Davidson et autres voitures de luxe.L'avocat de sa belle-fille Laura Smet, Me Hervé Témime, a immédiatement réagi à l'annonce de ce nouveau rebondissement dans l'affaire de "l'héritage Hallyday". Il parle d'une "décision excellentissime". Son confrère Emmanuel Ravannas, qui défend également la fille de Johnny Hallyday rajoute : "C'est exactement ce que nous voulions."
Les "gilets jaunes" dénoncent des interpellations à finalité dissuasive.
Ils estiment que les autorités cherchent à "bâillonner" la contestation. Arrêtés mercredi en marge de l'interpellation d'Éric Drouet, des "gilets jaunes" ont demandé au Défenseur des droits d'ouvrir une enquête sur ces "atteintes à la liberté", ont déclarés samedi 5 janvier leurs avocats.Ces personnes avaient été interpellées mercredi soir alors qu'elles se rendaient place de la Concorde, en réponse à l'appel à mener une "action" lancée par Eric Drouet quelques heures plus tôt sur les réseaux sociaux. Ce dernier avait été interpellé pour "organisation d'une manifestation sans déclaration préalable", son arrestation suscitant l'indignation de représentants politiques de droite comme de gauche. Au moins 31 de ses sympathisants ont pour leur part été retenu plusieurs heures "au prétexte" de contrôles d'identité, selon leurs avocats. Deux autres de leurs clients ont, eux, été placés en garde à vue pour "participation à un attroupement après sommations", mais les procédures contre eux ont été classées sans suite jeudi soir. "L'atteinte à la liberté d'aller et venir de l'ensemble de ces personnes parfaitement pacifiques, pour la plupart en mouvement au moment des interpellations, ne fait pas le moindre doute", écrivent Mes William Bourdon, Vincent Brengarth et Céline Mokrane dans ce courrier envoyé vendredi au Défenseur des droits Jacques Toubon."UN PALIER A ÉTÉ FRANCHI""Nous nous inquiétons de telles mesures qui (...) semblent poursuivre une finalité dissuasive", est-il écrit dans ce courrier consulté par l'AFP. "Un nouveau palier semble désormais avoir été franchi" avec le recours par les autorités à l'infraction de "participation à un attroupement", considéré "comme un délit politique" par la Cour de cassation, rappellent les avocats. Selon eux, "le droit pénal n'a pas à servir d'instrument pour bâillonner ce qui relève de droits démocratiques et en particulier le droit de manifester."L'avocat d'Eric Drouet avait dénoncé pour sa part mercredi dans un communiqué une arrestation menée "arbitrairement à la demande de la Préfecture de police de Paris et sans que le parquet de Paris, décidément bien docile et accommodant, n'émette aucune objection ou joue son rôle de contrôle des gardes à vue".Ce samedi, les "gilets jaunes" ont prévu un huitième week-end d'actions pour tenter de remobiliser, malgré le recul pendant les fêtes, en misant notamment sur la polémique née après l'arrestation de M. Drouet.
Selon les informations de France Bleu, un homme a été grièvement blessé à coups de "pic à brochettes" vendredi après-midi dans une boucherie du XVIIIe arrondissement de Paris.
Une dispute a dégénéré le vendredi 17 août dans la file d'attente d'une boucherie de la rue Riquet à Paris. Un client s'est saisi d'"un pic à brochette" et a poursuivi une autre personne présente dans la queue, lui assénant plusieurs coups sur le torse. La victime, "gravement blessée", a fini par s'écrouler dans la boulangerie située juste en face où il s'était réfugié. L'homme a été transportée à l'hôpital Bichat. "Son pronostic vital est engagé", selon France Bleu.La radio ne fournit pas les raisons précises de l'altercation. Mais selon RTL, une trentaine de clients étaient présents dans la file d'attente lorsque l'agresseur a tenté de doubler plusieurs personnes. L'un d'entre elle lui aurait fait "une remarque" et l'agresseur se serait alors saisi d'une "broche à rôti". L'auteur des coups a été désarmé par les employés de la boucherie mais l'homme a réussi à prendre la fuite et était toujours recherché par la police samedi matin.
Année particulière, vacances particulières. Avec l'épidémie de coronavirus qui est toujours active, les ministres ont reçu la consigne de rester dans l'espace Schengen, selon Le Parisien.
Ils font mieux en restant tous dans l'Hexagone sauf Jean-Yves Le Drian.Emmanuel Macron, Jean Castex et le gouvernement montrent l'exemple. Pour ces vacances estivales, les destinations des ministres resteront françaises. "Tout le monde a bien réfléchi. Ce n'est pas l'année pour partir loin. Cet été, on reste en France pour soutenir notre économie", a expliqué un membre du gouvernement au Parisien. Un seul a osé franchir la frontière, le doyen Jean-Yves Le Drian, qui fera un court séjour en Espagne, terre natale de son épouse, avant de rentrer dans le Morbihan. "Si je prends quelques jours, ce sera en France pour profiter de notre magnifique patrimoine naturel", a indiqué la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili sans en dévoiler davantage. La nature est privilégiée par de nombreux autres de ses collègues. Julien Denormandie profitera des Pyrénées alors que Bruno le Maire, Florence Parly ou Emmanuelle Wargon randonneront dans les montagnes alpines. Non loin de là, Marc Fesneau sera en Isère et Franck Riester restera sagement au bord du lac Léman.Le ministre chargé du Commerce et de l'Attractivité se rendra également en Corse, où il croisera peut-être Gabriel Attal et Marlène Schiappa, originaire de l'île de Beauté. La Méditerranée attire toujours la majorité du gouvernement. Éric Dupond-Moretti et Frédérique Vidal se reposeront à Nice. Élisabeth Borne a choisi le Var, ainsi qu'Emmanuel Macron qui devrait recevoir des homologues étrangers au fort de Brégançon. La Bretagne n'attirera que Jean-Michel Blanquer et le Breton Jean-Yves Le Drian et les côtes normandes Élisabeth Borne et Roxana Maracineanu.Darmanin et Castex privés de vacancesOlivier Dussopt est resté flou, indiquant seulement au Parisien qu'il resterait "au calme, dans le sud". D'autres ont opté pour le calme de la campagne : Olivier Véran en Corrèze, Amélie de Montchalin dans le Périgord. Annick Girardin prend le large en partant très loin, mais en France. La nouvelle ministre de la Mer retrouvera sa famille sur ses terres d'origine : Saint-Pierre-et-Miquelon."On se repose, à condition qu'il n'y ait pas d'emmerdes d'ici là", a reconnu un ministre au Parisien. Certains, en effet, ne seront pas vraiment en vacances. Roselyne Bachelot rencontrera des artistes dans le Pays basque, où elle a ses habitudes chaque année. Jean-Baptiste Djebbari accompagnera des sauveteurs en mer, en marge de ses congés sur l'île de Ré ou près du cap Ferret, qu'il interrompra au moindre accident de transport. Sébastien Lecornu ira dans son fief de l'Eure mener sa campagne des sénatoriales. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin ne "s'accordera pas plus qu'un gros week-end", selon son entourage. Le Premier ministre Jean Castex effectuera quelques courts séjours dans sa ville de Prades (Pyrénées-Orientales), préférant préparer la rentrée depuis l'hôtel de Matignon. Dans tous les cas, la déconnexion sera limitée pour tous les ministres, couper leur portable leur est interdit.
"Nous avons des masques!" crient des membres de l'équipe chargée de distribuer matériel de protection et gels désinfectants à domicile aux habitants du comté de Miami-Dade, dans le sud de la Floride, afin de les sensibiliser et d'endiguer la nouvelle poussée du Covid-19.
Rafael Asencio, ancien ouvrier dominicain, s'avance dans la rue. Il vit dans une maison modeste à Allapatah, un quartier défavorisé, situé entre la baie où vit une population aisée et l'aéroport de Miami. "Vous prenez soin de vous ? Où est votre masque ?", lui demande Cathy Burgos, qui dirige l'équipe du comté parcourant ce quartier mardi. Les six employés donnent des sacs bleus remplis de matériel et d'une brochure explicative, aux habitants et aux automobilistes curieux. M. Asencio met son masque, encouragé par l'équipe. "Voilà comme ça", le félicite Mme Burgos en espagnol. "Dites-moi: Quelle autre mesure de précaution peut-on prendre ?" "Se laver les mains...", débite cet homme de 71 ans. Après avoir répondu avec succès à ce petit interrogatoire, M. Asencio explique à l'AFP qu'il ne sait pas où se trouvent les points de distribution de ce type de kits de protection. Il est reconnaissant "qu'ils soient venus jusqu'à" chez lui.Le quartier où il réside et où vivent de nombreuses personnes de la classe ouvrière, est l'un des foyers de contamination du Covid-19 à Miami. Le porte-à-porte est donc apprécié par les habitants, même si ces mesures peuvent sembler dérisoires face à la flambée de nouveaux cas en Floride. - 9.585 nouveaux cas -Cet Etat du sud-est des Etats-Unis a enregistré mardi plus de 6.000 nouvelles contaminations du coronavirus en 24 heures, 9.585 cas samedi. C'est à ce moment-là que le comté de Miami, le plus peuplé de Floride, a décidé d'envoyer des équipes pour sensibiliser les citoyens au port du masque."Ils ont tous été assez réceptifs", raconte Mme Burgos à l'AFP. "Quand nous leur donnons le masque et les gants, j'aime qu'ils les mettent devant moi, pour être sûre qu'ils les utilisent de façon appropriée." Comme il n'existe pas de décret étatique rendant le port du masque obligatoire en Floride, le gouverneur républicain Ron DeSantis refusant de mettre en place une telle mesure, ce sont les villes et les comtés qui prennent leurs responsabilités.Miami et Palm Beach l'ont ainsi fait, tout comme Jacksonville, au nord de la Floride, où Donald Trump a déménagé sa convention d'investiture en août.Les magnifiques plages de Miami seront par ailleurs fermées pour le long week-end qui arrive de la fête nationale, sur décision du maire, et les feux d'artifice ont été annulés.
Ancienne ministre et sénatrice, Chantal Jouanno est en charge de la coordination du "grand débat national" voulu par Emmanuel Macron. En pleine crise des "gilets jaunes", la présidente de la Commission nationale du débat public attise la polémique à cause de son salaire très élevé.
Une information de La lettre A, rapportée par La Dépêche.176 000 euros bruts, c'est la somme que devrait toucher Chantal Jouanno en 2019 en tant que présidente de la Commission nationale du débat public. Un montant qui va certainement faire grincer des dents les "gilets jaunes", qui militent pour plus de pouvoir d'achat. Comme le rappelle La Dépêche, ce chiffre est presque équivalent aux salaires annuels d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe.Chantal Jouanno touche d'ailleurs 20 000 euros de plus par an que son prédécesseur Christian Leyrit.L'ancienne ministre et sénatrice a réagi sur France Info, déclarant : "C'est le salaire fixé par les autorités. Cela ne dépend pas de moi. A la limite, s'ils [les Français, ndlr] veulent faire une proposition pour réviser ce salaire, ils en sont totalement libres."
Avec près de 110.000 demandes, la France se situait en 2018 au 4e rang des pays de l'OCDE accueillant le plus de demandeurs d'asile.
"Les migrations humanitaires reculent, contrairement aux migrations familiales et de travail qui s'inscrivent en hausse". Tel est l'enseignement principal dressé par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dans son rapport sur les migrations internationales publié mercredi 18 septembre 2019.Dans les pays de l'OCDE, la demande d'asile ne cesse de baisser. La France va toutefois à l'encontre de cette tendance de fond. "Le recul du nombre global de demandes dans les pays de l'OCDE (-175.000) est en grande partie lié à trois pays de destination: les États-Unis, l'Italie (-73.000) et l'Allemagne (-36.000)", est-il indiqué dans le document. Le reflux est "partiellement contrebalancé par une augmentation en Espagne (+22.300) et en France (+19.000)", souligne le rapport, publié à une dizaine de jours d'un débat parlementaire en France sur l'immigration, dont la demande d'asile devrait être au cœur. La question a d'ores et déjà causé des distensions au sein de la majorité.Avec près de 110.000 demandes, la France se situait en 2018 au 4e rang selon l'OCDE, juste derrière la Turquie (116.000) et l'Allemagne (162.000), sur une pente fortement décroissante. La France à la traîne en matière d'emploi des migrantsLe rapport indique par ailleurs que le taux d'emploi des immigrés a encore augmenté, pour atteindre 68,3% en 2018. Cette observation va à l'encontre de la "perception" selon laquelle les migrants "prennent les emplois de travailleurs" locaux. "Les perspectives professionnelles des immigrés ont continué de s'améliorer en 2018, dans le prolongement de l'évolution positive observée ces cinq dernières années", écrit l'Organisation pour la coopération et le développement économiques. En moyenne, leur taux d'emploi de 68,3% n'est plus qu'à 2,4 points de celui des "personnes nées dans le pays", tandis que le taux de chômage est passé de 9,4% à 8,7% entre 2017 et 2018. Une tendance qui masque de fortes disparités. La France, par exemple, fait partie des mauvais élèves de l'OCDE en la matière, avec un taux de chômage de 14,6% chez les migrants. Quant au taux d'emploi, 58,5%, seuls le Mexique, la Turquie et la Belgique font moins bien. Une situation encore plus délicate lorsqu'il s'agit des "immigrés récents", pour lesquels "aucune évolution de l'emploi n'est observée" en France, où leur taux d'emploi est de 40%.
L'ex-patron de Renault-Nissan a nié avoir reçu l'aide de sa famille pour organiser son départ du Japon.
"C'est moi seul qui ai organisé mon départ. Ma famille n'a joué aucun rôle". Dans un communiqué Carlos Ghosn a tenu à innocenter sa famille après son départ du Japon où un procès l'attendait pour malversations financières. Sept individus soupçonnés d'avoir facilité la fuite de Ghosn arrêtés en Turquiepar euronews (en français)Réfugié au Liban, l'ex-patron de Renault-Nissan assure que "les allégations dans les médias selon lesquelles mon épouse Carole et d'autres membres de ma famille auraient joué un rôle dans mon départ du Japon sont fausses et mensongères". Carlos Ghosn est arrivé lundi 30 décembre au Liban, pays dont il a la nationalité, mais son lieu de résidence reste inconnu.Les conditions de ce départ surprise du Japon où il était assigné à résidence sans autorisation de quitter le territoire, restent floues. Des perquisitions ont été menées à Tokyo et sept personnes arrêtées en Turquie, soupçonnées d'avoir aidé M. Ghosn lors d'un transit par Istanbul. Selon une source à la présidence libanaise, le patron déchu est entré dans le pays, en provenance de Turquie, avec un passeport français et sa carte d'identité libanaise.En outre, pour sa fuite, M. Ghosn est soupçonné d'avoir emprunté un jet privé parti de l'aéroport du Kansai (ouest).
"Le gouvernement a cédé aux lobbies", déplore l'ancienne ministre de l'Écologie.
Dans une interview au JDD, Delphine Batho dresse le bilan d'Emmanuel Macron en matière d'écologie. "C'est la politique des petits pas", dénonce l'ancienne ministre de l'Écologie sous la présidence de François Hollande, qui précise : "on a des grandes déclarations sur la scène internationale, des promesses pour le long terme et des lâchetés pour des décisions immédiates qui demandent du courage".Quant au refus d'inscrire l'interdiction du glyphosate dans la loi, "le gouvernement a cédé aux lobbies", fustige la députée des Deux-Sèvres. Ce refus des députés est "une rupture qui heurte profondément la conscience écologique du pays", estime-t-elle encore. "L'écologie ne peut plus être un supplément d'âme pour les gouvernements"Face à l'échec de Nicolas Hulot, qui était "le mieux placé pour tenter d'arracher à ce gouvernement un maximum d'avancées", Delphine Batho en tire une "leçon" : "les batailles de couloirs ne marchent pas". "C'est désormais par la mobilisation des Français qu'on obtiendra l'interdiction du glyphosate", affirme-t-elle. "L'écologie ne peut plus être un supplément d'âme pour les gouvernements. Elle doit être centrale dans les choix de politique économique et de santé publique", conclut la députée, qui a récemment quitté le PS pour prendre la tête de Génération écologie.
Le député La France insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis s'insurge contre la politique sociale du gouvernement, en particulier contre la réforme des retraites en cours d'élaboration.
"Il y aura des gagnants, il y aura des perdants. Je pense que la majorité des retraités vont y perdre", a estimé Alexis Corbière jeudi 11 octobre, au lendemain de l'ouverture des négociations entre l'exécutif et les partenaires sociaux sur la réforme des retraites. Le député LFI reproche au gouvernement de vouloir "faire les poches" aux seniors. "Les petits retraités, les gens moyens, vous allez y perdre et vous allez devoir faire appel à des assurances privées pour compléter votre retraite. Ils vous font les poches !", a-t-il lancé sur le plateau d'Europe1. Après des mois de concertation sur le futur système "universel" de retraite voulu par Emmanuel Macron, le gouvernement vient de dévoiler ses premiers arbitrages. Le système proposé, par points, serait financé par tous les travailleurs jusqu'à 10.000 euros bruts de revenus mensuels, qu'ils soient salariés du public et du privé, et une majoration serait accordée "dès le premier enfant". L'exécutif propose aussi le maintien des pensions de réversion et du minimum de pension pour les bas salaires et les carrières à trous.
Le frère du détenu se trouvait avec lui au parloir lorsqu'un commando armé a fait irruption dans la prison de Réau, en Seine-et-Marne. Il a été placé en garde à vue puis relâché.
Il assure qu'il ne savait rien du projet de son frère. Mardi 3 juillet, Brahim Faïd, le frère de Redoine Faïd, est sorti de son silence pour clamer son innocence. "Je n'ai rien à voir avec cette évasion", a-t-il déclaré lundi 2 juillet au micro de BFMTV, à sa sortie de garde à vue. L'homme a été entendu par les enquêteurs durant plus de 24 heures avant d'être remis en liberté dans la soirée. Redoine Faïd était toujours en cavale mardi, deux jours après son évasion spectaculaire. Quelque 2.900 policiers et gendarmes sont mobilisés sur tout le territoire pour tenter de rattraper le "roi de l'évasion", qui s'était déjà échappé d'une prison du Nord en 2013.Le rendez-vous changé à la dernière minuteAutre élément du puzzle, Le Parisien révèle que Redoine Faïd avait fait avancer l'horaire de la visite de son frère. Le rendez-vous avait été avancé de l'après-midi au matin à la demande du détenu, qui avait expliqué vouloir regarder le match de foot, affirme le quotidien. "Il avait même fait pression sur l'administration pénitentiaire", a déclaré une source proche de l'affaire au Parisien. Outre ce bouleversement de dernière minute, les surveillants de l'établissement pénitentiaire avaient remarqué un changement de comportement chez Redoine Faïd. Un cadre avait même alerté sa hiérarchie du risque de "passage à l'acte" et demandé le transfèrement du détenu dans une autre prison.
Des trombes d'eau se sont abattues entre mercredi et jeudi sur l'Alabama et la Floride, dans le sud-est des États-Unis, dans le sillage de la tempête Sally, qui a fait au moins un mort selon les autorités locales, et provoqué d'importantes inondations et coupures de courant.
Une personne est décédée dans la ville côtière d'Orange Beach, en Alabama, a confirmé jeudi à l'AFP le lieutenant Trent Johnson, de la police locale.Sally a touché terre mercredi à 4H45 (9H45 GMT) à Gulf Shores, une petite ville de l'Alabama. Il s'agissait alors d'un ouragan de catégorie 2 (sur 5), qui a depuis été rétrogradé en tempête tropicale, puis en dépression tropicale. Ses vents se sont nettement calmés et n'atteignent plus désormais qu'une vitesse maximale de 45 km/h. La dépression se déplace en revanche lentement, ce qui signifie des pluies continues sur les mêmes zones pendant une période prolongée, intensifiant la montée des eaux, selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans (NHC) à 15H00 GMT jeudi.Transformées en torrents pendant le passage de Sally, les rues de certaines villes en Alabama et en Floride, comme Orange Beach et Pensacola, étaient jonchées de débris et de branches d'arbres. A Orange Beach, des bateaux de plaisance ont même été déplacés par les vents jusque sur les quais de la marina. "Les vitres de notre maison ont éclaté à 3 ou 4 heures du matin et toute la maison tremblait comme un bateau sur l'eau. C'était effrayant", a raconté Matt Wilson, habitant de la ville, à la chaîne locale WPMI. "De nombreuses zones connaissent des inondations d'un niveau historique", a déclaré mercredi Kay Ivey, la gouverneure de l'Alabama, où l'état d'urgence avait été déclaré en début de semaine.Le gouverneur de Floride Ron DeSantis a lui aussi décrété l'état d'urgence pour des comtés du nord-ouest de l'État, et indiqué qu'il se rendrait à Pensacola jeudi pour évaluer les dégâts. Plus de 400.000 personnes étaient toujours privées l'électricité jeudi matin dans les deux États, selon le site poweroutage.us.La dépression se déplaçait vers la Géorgie, où elle devrait continuer à s'affaiblir jusqu'à vendredi.
Malgré des mesures de confinement mises en place depuis plus d'un mois, la région de Washington est un nouveau foyer du coronavirus aux Etats-Unis, mais l'augmentation des cas positifs n'est pas forcément un mauvais signe, selon des experts.
Larry Hogan, le gouverneur de l'Etat du Maryland, qui jouxte la capitale, avait prévenu début avril que le coeur politique du pays serait le "prochain foyer", car il avait "deux semaines de retard" sur New York, épicentre de l'épidémie sur la côte est.Malgré la fermeture des écoles et des commerces jugés non essentiels, puis le confinement décrété fin mars, les courbes de contaminations, d'hospitalisations et de décès ont continué à grimper autour de Washington."Nous sommes dans une zone à forte densité démographique et avec beaucoup de travailleurs indispensables qui doivent aller travailler et qui sont exposés au virus", explique à l'AFP Travis Gayles, chef des services de santé du comté de Montgomery, dans le Maryland, au nord de la capitale.Beaucoup de ces travailleurs indispensables -- ouvriers, employés de supermarchés, policiers, agents municipaux... -- font partie des minorités noires et hispaniques, plus touchées que les autres par le coronavirus. "Ces communautés vivent dans des petits appartements, il n'est pas rare d'avoir deux familles dans un deux-pièces. Quand un résident est positif, le virus se propage rapidement et l'isolement est plus difficile à faire", souligne le Dr Gayles.Les maladies comme l'hypertension ou le diabète, facteurs aggravants du coronavirus, et le manque de couverture sociale dans ces communautés pauvres augmentent également les risques de complications.Washington, qui compte plus de 5.300 cas positifs et 264 morts pour 700.000 habitants, a identifié une hausse des cas positifs, en majorité des transmissions dans des foyers à plusieurs générations, dans deux quartiers de la ville. Les maisons de retraite sont un autre sujet de préoccupation, avec l'annonce par la ville de 70 décès parmi les pensionnaires et deux chez les membres du personnel ces dernières semaines.- "Le début d'une tendance" -"Ce virus n'a pas quitté la ville", a souligné lundi la maire de Washington, Muriel Bowser, qui prévoit un pic de contamination durant le mois de mai.Pour Amanda Castel, professeure au département d'épidémiologie de l'université George Washington, les chiffres peuvent toutefois être trompeurs.Le nombre de sites de dépistage se sont multipliés et les critères pour se faire tester ont été élargis depuis le début de l'épidémie, explique-t-elle à l'AFP."Cela veut dire que nous identifions plus de cas positifs, c'est une bonne chose car nous voulons nous assurer que les gens testés positifs vont s'isoler et que les personnes ayant été en contact avec eux sont dépistés et placés en quarantaine s'ils ont des symptômes", dit le Dr Castel."On ne devrait pas s'alarmer du nombre de cas positifs mais être rassuré que les consignes de distance sociale marchent, et qu'il faut continuer à les observer jusqu'au pic (de l'épidémie) dans la région de Washington", souligne-t-elle, mettant en garde contre un sentiment de "ras-le-bol" dans la population.Travis Gayles se dit "optimiste" d'approcher le pic en observant "le début d'une tendance" avec des chiffres de contamination qui se stabilisent. "Mais nous réévaluons quotidiennement la situation", prévient-il.Il se passera toutefois plusieurs semaines entre le pic de la pandémie dans la région et la baisse des hospitalisations puis des décès."Un déclin pendant 14 jours dans le nombre de cas dépistés sera un bon indice que l'on est sur la bonne trajectoire", estime Amanda Castel.Alors que plusieurs Etats américains ont déjà rouvert une partie de leur économie, le gouverneur de la Virginie Ralph Northam a annoncé lundi un possible relâchement du confinement dès le 15 mai. La Virginie jouxte également la capitale fédérale.Un optimisme que ne partagent pas ses voisins du nord, à Washington et dans le Maryland.Les critères du gouvernement fédéral pour une reprise de l'activité sont "clairs" -- 14 jours de baisse des cas dépistés, vaste capacité de test, lits d'hôpitaux suffisants -- et "si on ne coche pas toutes les cases, une réouverture est prématurée", prévient le Dr Castel.
A Saint-Jean-Pied-de-Port, en ce mois de juin, les rues n'ont jamais été aussi désertes. La crise sanitaire a privé cette petite commune du Pays basque intérieur de ses visiteurs habituels : les pèlerins des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.
"D'habitude, à cette époque, la ville est pleine de pèlerins, on entend parler brésilien, coréen, espagnol, allemand", soupire le maire, Laurent Inchauspé. Car depuis ce village de 1.600 habitants, point de rencontre des voies de Tours, Vézelay et du Puy-en-Velay, s'élancent chaque année plus de 60.000 randonneurs qui traversent les Pyrénées pour rallier Roncevaux, Pampelune, Burgos, Léon et, plus d'un mois et 770 km plus tard, Compostelle. Dans la rue de la Citadelle, en pente raide jusqu'au petit pont de pierre qui traverse la Nive, la plupart des gîtes ont gardé porte close. Ils sont une vingtaine à proposer 400 lits quotidiens pour les marcheurs.Le mois de mai, où l'affluence est la plus grande, est déjà derrière, et l'été s'annonce calme. "J'ai déjà perdu 270.000 euros sur l'exercice habituel", estime Pierre Bouresmau, patron de la Boutique du pèlerin, qui vend du matériel de randonnée."Je pense que je vais perdre 85% de mon chiffre d'affaire sur l'année, ma trésorerie va être complètement ravagée", ajoute ce commerçant qui se sent "complètement oublié".En face dans la rue étroite, Maialen Laby se languit elle aussi des pèlerins. Habituellement, elle transporte bagage, matériel et parfois marcheurs d'une étape à une autre, les récupère à l'aéroport ou à la gare. "Normalement, j'emploie cinq personnes et là, je n'ai aucune activité, je n'ai même pas sorti mon panneau", lâche-t-elle, dépitée.Plus haut, la maison des pèlerins est restée fermée et rouvrira le lundi 29 juin, une semaine après l'ouverture officielle des frontières, explique Jean-Louis Aspirot, responsable de l'accueil des marcheurs selon qui "80% des pèlerins sont des étrangers qui démarrent d'ici. L'an dernier, on a dénombré 114 nationalités différentes".- "Repousser le projet" -M. Aspirot est surtout inquiet de la situation de l'autre côté de la frontière, qui conditionnera en grande partie la saison. "J'ai sondé les auberges jusqu'à Pampelune et 95% resteront fermées car les conditions sanitaires en Espagne sont drastiques", indique-t-il, inutile, donc, de se lancer, "mieux vaut repousser le projet d'une année".L'esprit de communauté du pèlerinage résiste mal à l'impératif sanitaire. Lydie Lairaud, 40 ans, gère le gîte Compostella, à l'entrée de la ville. D'habitude, le long escalier de la vieille demeure fourmille de monde. "Quand le confinement est entré en vigueur, j'avais 10 à 15 annulations tous les jours. J'ai pleuré pendant une semaine".Aujourd'hui la jeune femme, énergique et souriante, veut croire que l'activité repartira. Visières en plastiques, gel hydroalcoolique à l'entrée, lingettes désinfectantes à disposition, affichage des gestes barrières, réorganisation des chambres, tout est prêt.Comme elle, José Fernandez, patron du gîte Izaxulo à quelques centaines de m, a restreint sa capacité d'accueil. Il a fermé son dortoir et n'a gardé que quatre chambres privatives. Lui "mise tout sur août et septembre qui pourraient sauver la saison". Mais "seulement si les règles sanitaires s'assouplissent à partir du 22 juin pour les gîtes collectifs. Sinon, on est foutus", lance-t-il. Enfin, quand il quitte le village en direction des cols, le marcheur s'arrête parfois au refuge Orisson, le dernier avant le franchissement des Pyrénées. Mais pas cette année. "Je n'ai pas vu un seul pèlerin depuis la fin du confinement. Pour l'instant, mes seuls clients, ce sont les bergers", sourit Jean-Jacques Etchandy, en montrant sa grande salle à manger, obstinément vide. "Cette année, on ne va pas gagner d'argent, on le sait. Je dors ici tout seul, ça fait bizarre, je suis réveillé par les corbeaux".
-La Corée du Nord et la Corée du Sud ennemies ont été réunies un instant par deux jeunes gymnastes qui ont réalisé un selfie. Une belle image de ces Jeux olympiques de Rio.
-Cette photo restera peut-être l'une des plus belles images des Jeux olympiques de Rio. Repéré par 20Minutes, le cliché met en scène deux jeunes filles, alors qu'elles réalisent un selfie. Jusqu'ici rien de surprenant. Ce qui est vraiment étonnant, ce sont les nationalités des deux jeunes filles. Vendredi 5 août, depuis le Rio Olympic Arena, où se déroulent les compétitions de gymnastique, Lee Eun-Ju, de la Corée du Sud, s'est prise en photo avec Hong Un Jong, de la Corée du Nord. Ce n'est pas si souvent qu'on voit les deux Corée si proches l'une de l'autre. Et souriantes en plus !Les deux Corée sont séparées la fin des années 40. C'est lors de la conférence de Yalta en 1945 que la création des deux Etats est décidée. Depuis, les relations entre les deux Etats sont extrêmement tendues, la Corée du Nord étant l'un des pays les plus fermés au monde. Sur Twitter, l'image a ému des utilisateurs, qui ont vanté l'esprit olympique. "C'est pourquoi nous faisons les jeux olympiques", commente l'un d'eux. "Grand symbole sportif", écrit un autre.
Les pompiers creusent une tranchée coupe-feu avec un tracteur muni d'une pelleteuse, pour tenter de limiter la propagation des pires incendies de ces dernières années au Pantanal, sanctuaire de biodiversité situé au sud de l'Amazonie brésilienne.
Les flammes ravagent depuis plusieurs jours la végétation autour de la ville de Poconé, dans l'Etat de Mato Grosso (centre-ouest). Pour faire face à cette situation dantesque, les pompiers travaillent jour et nuit, avec l'aide d'habitants de la région."Ça fait bientôt dix jours qu'on se bat contre les flammes. Plus de 50.000 hectares sont déjà partis en fumée", raconte à l'AFP Adrison Parques de Aguilar, qui a pris part à une opération nocturne ce week-end. Les données satellitaires de l'Institut de Recherches spatiales (INPE) donnent toute l'ampleur du désastre: pas moins de 1.684 foyers ont été repérés au Pantanal en juillet, du jamais vu pour ce mois de l'année depuis que ces statistiques ont commencé à être recueillies, en 1998.La plus grande zone humide de la planète, qui se situe à 62% en territoire brésilien et s'étend aussi au Paraguay et en Bolivie, est censée être inondée jusqu'à 80% au moment des crues.Mais les précipitations ont été beaucoup moins intenses cette année, exposant des pans entiers de végétation au risque des incendies.Dans certains cas, les incendies qui se propagent aujourd'hui de façon pratiquement incontrôlable ont été causés par des agriculteurs pratiquant le brûlis sur des zones fraîchement déboisées pour y faire paître du bétail.Le gouvernement avait pourtant interdit tout brûlis agricole pour quatre mois à partir de juillet.- "Dégâts irréparables" -Des dizaines de colonnes de fumée émergent tout au long de la Transpantaneira, route bordée d'arbustes qui traverse des ranchs et des lieux très visités par les touristes en raison de leur grande biodiversité."La flore et la faune ont été dévastées, ce sont des dégâts irréparables pour l'environnement", déplore Adrison Parques de Aguilar, tout en tentant d'éteindre les flammes avec sa lance à incendie.Les pompiers se frayent tant bien que mal un chemin à travers les arbustes pour tenter d'identifier des foyers qui consument la végétation.Ils avancent prudemment, en file indienne. Celui qui ferme la marche est armé d'un fusil de calibre 28 pour se défendre d'une éventuelle attaque de jaguar, fauve dont l'espèce est menacée d'extinction.Le Pantanal, sanctuaire inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco, abrite des centaines d'espèces, comme le caïman, le capivara, une loutre géante, ou l'anaconda jaune."Ça fait plusieurs mois qu'il ne pleut pas. Tout est très sec, il n'y a pas eu de crue, le Pantanal a besoin de pluie", explique à l'AFP, le fermier Antônio Santana, désignant avec désolation un épais nuage de fumée. Il s'inquiète pour sa santé, celle de sa femme et de son petit-fils. La fumée risque de provoquer encore davantage de maladies respiratoires dans une région où le nombre de cas de coronavirus a fortement augmenté depuis juin.
Le nombre de défaillances d'entreprises a baissé de 5,8% sur la période de 12 mois achevée fin avril. Ce recul a néanmoins tendance à s'essoufler par rapport aux exercices précédents.
La santé des entreprises continue de s'améliorer, avec quelques réserves. La Banque de France a annoncé mercredi 11 juillet que 53.212 entreprises ont fait l'objet d'une procédure de sauvegarde, d'un redressement judiciaire ou d'une mise en liquidation entre avril 2017 et avril 2018 (contre 56.482 un an auparavant), soit un retour au niveau d'avant-crise financière, il y a 10 ans. La banque centrale anticipe par ailleurs une baisse des défaillances de 7,6% à la fin du mois de mai.Les principaux secteurs "bénéficiaires" de cette baisse sont ceux de la construction (9,7% de défaillances), des activités immobilières (-7,6%), et de l'industrie (+7%). A l'inverse, les secteurs des transports et de l'entreposage ont plus souffert (+5,8%).Retour au contexte d'avant-criseCes "bons chiffres" doivent cependant être relativisés. Dans une étude, la société Altares pointe en effet une tendance à l'essoufflement du recul des défaillances sur l'ensemble du deuxième trimestre 2017, en comparaison avec les trimestres précédents. "Nous ne sommes plus sur une amélioration très nette des défaillances", explique ainsi Thierry Millon, le directeur des études d'Altares dans les colonnes des Echos. Le nombre de défaillances atteint 53.000, c'est-à-dire le niveau d'il y a exactement 10 ans, juste avant la crise financière.La région francilienne a par ailleurs concentré le quart des défaillances d'entreprise (3.000), avec une hausse notable des redressements et liquidations judiciaires (+7%), qui avaient baissé de 14% au 2e trimestre 2017. "Le printemps n'a pas permis de maintenir l'allure" des derniers trimestres, "freinée par le vaisseau amiral francilien repassé dans le rouge", ajoute Thierry Millon, directeur des études chez Altares. Un contre-coup, selon lui, de la forte hausse des créations d'entreprises enregistrée ces derniers trimestres. "Quand on a autant de créations, il y a forcément à un moment un contre-coup".
VIDÉO. France 3 a diffusé mardi soir Édouard, mon pote de droite, un documentaire dans lequel on découvre qu'en juillet 2016, l'actuel Premier ministre n'imaginait pas une seule "moitié de seconde" qu'Emmanuel Macron puisse devenir le prochain président.
Édouard Philippe fête ses un an à Matignon.Pour l'occasion France 3 a diffusé mardi soir un documentaire consacré à l'ancien maire du Havre, Édouard, mon pote de droite. Ce "portrait intime et étonnant" a été réalisé par le journaliste Laurent Cibien, "clairement de gauche", selon Le Monde, qui a rencontré le Premier ministre à la fin des années 1980, en classe préparatoire au lycée Jeanson-de-Sailly (XVIe arrondissement de Paris)."Franchement, je n'y crois pas le début du commencement de la moitié d'une seconde"Diffusé une première fois en août 2016, puis juste après la nomination d'Édouard Philippe, le premier volet de ce documentaire montrait l'actuel chef du gouvernement en pleine campagne municipale 2014. Ce deuxième opus est consacré à la bataille des primaires de la droite et du centre en 2016 et est présenté comme "une réflexion sur le pouvoir". À l'époque, l'élu Les Républicains soutient Alain Juppé, l'un de ses mentors en politique, alors grand favori pour l'élection présidentielle. Édouard Philippe ne croit pas qu'Emmanuel Macron puisse remporter l'élection présidentielle. "Moi je l'aime bien, Emmanuel. Vraiment. Individuellement d'abord. Et je crois que je suis d'accord avec lui à peu près sur tout. Mais je ne crois pas du tout à ses chances. Au Havre, personne ne parle de lui", assure-t-il en juillet 2016 à quelques journalistes, rapporte le quotidien."Ça doit être dur d'être Premier ministre"Quand l'ancien ministre de l'Économie annonce sa candidature en novembre 2016, Édouard Philippe n'est toujours pas convaincu. "Macron, ça m'étonnerait qu'il la gagne (l'élection présidentielle, ndlr). Franchement, je n'y crois pas le début du commencement de la moitié d'une seconde. Macron, il n'a jamais été candidat nulle part, à rien du tout", martèle-t-il.Après la défaite de son candidat contre François Fillon, qu'il a décidé de ne plus soutenir après les révélations sur des soupçons d'emplois fictifs, Édouard Philippe s'attend-il à être nommé Premier ministre en cas de victoire d'Emmanuel Macron ? "On verra après le premier tour, je n'en sais rien. (...) Je n'ai pas de contact avec Emmanuel Macron, il a autre chose à faire que de me parler en ce moment et d'ailleurs je ne suis pas sûr qu'il ait très envie et je ne suis pas sûr que j'ai grand-chose à lui dire à ce stade", lâche-t-il avant le premier tour.Le 15 mai 2017, il est nommé Premier ministre. Quelques mois plus tôt, en voyant une intervention télévisée de Manuel Valls, il déclarait : "Manolo il est de plus en plus marqué, ça doit être dur d'être Premier Ministre". Qu'en pense-t-il aujourd'hui ? Le troisième volet de cette série documentaire, consacrée à sa vie à Matignon, devrait répondre à cette question.
Cinquante-quatre salariés d'un abattoir de Fleury-les-Aubrais (Loiret) ont contracté le Covid-19, soit vingt de plus que la veille, après les 79 nouveaux tests effectués dimanche, a annoncé lundi l'Agence régionale de santé (ARS) du Centre-Val de Loire.
"Dimanche 17 mai, 60 personnes travaillant à l'abattoir Tradival et chez ses sous-traitants ont bénéficié de tests RT-PCR. Par ailleurs, 19 personnes se sont présentées directement au Centre hospitalier régional d'Orléans. Sur l'ensemble des tests réalisés, 20 sont positifs, portant donc à 54 le total de personnes testées positives à ce jour", écrit l'ARS dans un communiqué. "Les tests se sont poursuivis comme prévu ce lundi au bénéfice de 148 personnes", a précisé l'agence, qui prévoit de terminer son opération de dépistage sur le site mardi.L'abattoir Tradival, qui emploie quelque 400 salariés, appartient au groupe Sicarev. L'usine, d'une capacité de production de 55.000 tonnes de viande par an, se caractérise "par son obsolescence", selon le préfet de région Pierre Pouëssel.Son unité de transformation est ainsi fermée depuis décembre 2019 suite à un problème de santé alimentaire. "Jusqu'à présent les mesures correctives ont été jugées insuffisantes pour sa réouverture", avait précisé dimanche le préfet.Dans un communiqué lundi soir, Tradival a indiqué que sa priorité était de "protéger la santé de (ses) salariés et prestataires". "Nous avons, par exemple, en plus des mesures barrières, proposé, dès le 23 mars, une prise de température quotidienne sur la base du volontariat. Chaque salarié a aussi été doté de masques en tissus pour les déplacements entre leurs véhicules personnels et leur prise de poste", a déclaré Ludovic Paccard, directeur général du groupe Sicarev, qui espère rouvrir l'établissement le 25 mai.Au sein de l'entreprise, les avis divergent sur sa capacité à faire appliquer les mesures nécessaires pour empêcher la propagation du coronavirus."On a de toute façon, toute l'année, des masques, du gel hydroalcoolique, des vêtements intérieur et des vêtements extérieur. On est dans l'agroalimentaire, au niveau de l'hygiène, ça ne rigole pas", a expliqué à l'AFP Abdel Bouchra, délégué du personnel CGT. Mais "certains prestataires n'ont pas forcément la même rigueur", a-t-il ajouté."C'est vrai qu'ils ont tout fait pour le covid", abonde Lydie Hardoin, préparatrice de commandes. "Je vois mes collègues au conditionnement, ils ne sont pas côte à côte collés comme certains disent. On a une blouse, une tunique, un masque, une charlotte, une capuche, des gants en laine et des gants en latex par-dessus."Le passage par les vestiaires apparaît toutefois plus problématique. "Dans les vestiaires, on est sans masque, sans rien. C'est normal que beaucoup de personnes soient infectées", témoigne Marius Petcu, arrivé il y a trois mois."Deux ou trois jours par semaine, la chaîne s'arrête deux ou trois heures et nous restons au vestiaire. Nous sommes entre vingt et trente, alors que le vestiaire fait 15m2. (...) Ce n'est pas possible de respecter les distances de sécurité toute la journée", regrette l'ouvrier."Je suis inquiète de bien des façons", a réagi de son côté la maire de la commune, Marie-Agnès Linguet. "Pas tant sur l'aspect sanitaire, car, de toute évidence, les autorités sanitaires font le travail nécessaire (...), mais je suis inquiète par rapport au ressenti de la population, aux salariés. Les salariés sont aussi victimes. Il y a une inquiétude sur l'emploi." Ces nouveaux cas groupés dans un abattoir s'ajoutent à plusieurs autres en France et à l'étranger. Dans les Côtes-d'Armor, 69 employés travaillant dans un abattoir ont ainsi été testés positifs au Covid-19.