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Le mouvement social porte sur la mise en place de nouveaux horaires de service à partir de la mi-décembre.
Le trafic des TGV est perturbé dans le nord de l'hexagone, en raison d'une grève des conducteurs, ce lundi 25 novembre. Si la ligne Paris-Lille est relativement épargnée par le mouvement social, ses effets se font particulièrement ressentir sur les autres axes, dont les lignes Paris-Arras et Paris-Haute-Picardie, rapportent plusieurs médias. Un préavis de grève avait été posé en fin de semaine, la SNCF prévoyant "un TGV sur deux". La circulation des TER n'est en revanche pas affectée par le mouvement. "Un préavis de grève a été déposé pour ces deux journées. Il concerne la mise en place du changement des horaires de service à partir du 15 décembre. Comme chaque année, on change les horaires des trains, mais cette fois-ci de façon un peu plus forte que d'habitude", indiquait le directeur de l'axe TGV Nord, Tanguy Cotte-Martinon, vendredi 22 novembre. Cette évolution des "rythmes et charges de travail concerne 250 conducteurs", a-t-il dit. Une concertation entre la direction et les syndicats a été menée "ces derniers mois. On a trouvé énormément de points d'accord", mais il y a "quelques points d'achoppement", dont "le principal porte sur les rémunérations", a-t-il encore expliqué. Cette modification des horaires doit permettre "d'accompagner la croissance du trafic" car "on va offrir l'année prochaine 11% de places en plus entre Paris et Lille par exemple. Au global, on aura deux millions de voyageurs en plus à grande vitesse dans les Hauts-de-France", a-t-il précisé.Ce mouvement social intervient 10 jours avant la grève du 5 décembre, pour laquelle la CGT-Cheminots, l'Unsa ferroviaire et SUD-Rail ont signé un appel unitaire à un mouvement illimité.
Marine Le Pen progresse encoreDans l'hypothèse où Nicolas Sarkozy représenterait la droite à l'issue de la primaire, Marine Le Pen arriverait toujours en tête du premier tour, 6 points devant lui, avec un score de 29% des voix (+1 point depuis juin). Face à Alain Juppé, elle se qualifierait toujours en 2ème position, mais progresse de 2 points : elle recueillerait 28% des suffrages exprimés (+2 points).Alain Juppé fait toujours la course en tête mais Nicolas Sarkozy progresseAlain Juppé demeure le seul candidat capable d'arriver en tête au premier tour devant Marine Le Pen qu'il devance de 8 points, dans la lignée de nos précédentes vagues d'enquête, même si l'écart entre eux se resserre.
Il recueillerait 36% des voix, comme au mois de juin. Nicolas Sarkozy, pour sa part, voit les intentions de vote à son égard progresser de 2 points (23% contre 21% en juin). François Hollande toujours en mauvaise postureOpposé - à droite - à Alain Juppé, François Hollande arriverait toujours en 3ème position, et toujours à égalité avec Jean-Luc Mélenchon. Dans l'hypothèse d'un premier tour proche de celui de 2012 dans sa configuration, Nicolas Sarkozy représentant son parti, l'actuel président de la République arriverait en 3ème position également, à égalité avec Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou. Tous trois sont crédités de 13% des intentions de vote. Jean-Luc Mélenchon en léger repliDans l'hypothèse où Alain Juppé serait le candidat LR, Jean-Luc Mélenchon obtiendrait 13,5% des voix au premier tour, en baisse de 0,5 point depuis juin, à égalité avec François Hollande. Dans l'hypothèse où la primaire de la droite investirait Nicolas Sarkozy, il arriverait en 3ème position, en baisse de 1 point depuis juin (13%), à égalité avec François Hollande et François Bayrou qu'il devançait tous deux en juin. Au second tour : on observe une victoire du candidat Les Républicains quel qu'il soit, malgré une dynamique en faveur de Marine Le PenDans l'hypothèse, actuellement la plus probable, d'un second tour opposant la présidente du Front national au candidat Les Républicains, Marine Le Pen serait battue. Alain Juppé reste le candidat en mesure de la battre le plus largement, avec 68% des voix (-2 points toutefois). Face à Nicolas Sarkozy, l'écart serait plus serré et se réduit également : l'ancien président de la République l'emporterait avec 58% des voix (-3 points) contre 42% (+3 points).
L'Élysée a confirmé mardi en fin d'après-midi que la question de la taxe d'habitation pour les 20% des Français les plus riches serait bien "sur la table" lors du grand débat national.
Les 20% des Français les plus riches continueront-ils finalement à payer la taxe d'habitation ? Le dossier a connu un nouveau revirement mardi 8 janvier en fin d'après-midi. La suppression de la taxe d'habitation pour les 20% des contribuables les plus riches sera bien "sur la table" lors du grand débat et pourrait être réexaminée, même si c'est le souhait initial du gouvernement, a annoncé mardi l'Elysée à l'AFP. Un recadrage qui fait suite aux déclarations ambigües du ministre de l'Économie Bruno Le Maire."La suppression pour 80% des Français est déjà actée. C'était d'ailleurs un engagement de campagne du président. La position du gouvernement est celle d'une suppression à 100%" - y compris les 20% les plus aisés. "C'est ce qui est envisagé", rappelle le palais présidentiel. "Mais nous décidons de mettre cela sur la table pour le grand débat", a ajouté l'Elysée. "Si les Français nous disent qu'ils n'en veulent pas, nous sommes prêts à étudier le sujet", a précisé la présidence qui conclut : "nous écouterons, nous ne sommes pas fermés au dialogue, il ne s'agit pas de faire un débat où tout est déjà acté". Cafouillage et rétropédalageInvité du "Grand Rendez-Vous" Europe 1-CNews-Les Echos dimanche 6 janvier, Bruno Le Maire avait laissé entendre que l'exécutif pourrait revoir sa copie si une demande en ce sens venait à être formulée dans le cadre du débat national lancé en réponse au mouvement des gilets jaunes. "Si nous répondons non à chaque demande des Français, que nous ne sommes pas capables d'écouter la demande de justice, nous ne réussirons pas le grand débat, qui doit s'ouvrir dans les prochaines semaines", avait-il expliqué.Une annonce confirmée par le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, lundi matin sur France Inter. La possibilité de maintenir la taxe d'habitation pour les Français les plus aisés "est sur la table", avait-il indiqué, rappelant que la promesse initiale de la majorité était de "la supprimer pour 80% des ménages". Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait promis de supprimer la taxe d'habitation pour 80% des ménages, à raison de trois tranches successives entre 2018 et 2020, pour un coût total de près de dix milliards d'euros. Mais pour éviter de voir sa réforme retoquée par le Conseil constitutionnel, attaché au principe d'"égalité devant l'impôt", le chef de l'Etat a finalement annoncé l'extension de cette mesure à l'ensemble des Français, pour un coût supplémentaire de sept milliards d'euros.Le Maire redit sa volonté d'aller au boutMardi matin, lors d'un colloque à Bercy consacré à l'économie verte, le ministre des Finances Bruno Le Maire a dit mardi vouloir "clarifier" sa position exprimée dimanche matin, estimant que cette dernière avait été "mal comprise". "J'ai redit dimanche qu'il fallait aller au bout de la suppression de la taxe d'habitation. Aller au bout de la suppression de la taxe d'habitation cela veut dire aller au bout de la suppression de la taxe d'habitation", a déclaré le ministre, évoquant un impôt "injuste". "Cela n'interdit pas que ce sujet fasse partie du débat que nous aurons sur la fiscalité. Nous n'allons pas décider à l'avance de son issue", a ajouté sur twitter le locataire de Bercy.
Des fils et filles d'ecclésiastiques, membres de l'association Enfants du silence (EDS), sont reçus jeudi 13 juin par des membres de l'épiscopat à Paris, une étape avant d'autres rencontres prévues à la rentrée.
Les prêtres de l'Église catholique s'engagent au célibat et à la chasteté. Et si certains ont des enfants, l'Église est claire : il doit "agir pour le bien de l'enfant" en abandonnant la prêtrise et en l'assumant, faisant en sorte de grandir à ses côtés. Mais tous n'ont pas renoncé à leur poste, et leurs enfants cherchent aujourd'hui à exister aux yeux de l'Église.Après avoir adressé plusieurs lettres sans réponses au Vatican pour évoquer le cas des enfants de prêtres, Anne-Marie Jarzac, présidente de l'association Enfants du silence, qui compte environ 70 membres, elle-même fille d'un prêtre, rencontre jeudi 13 juin pour la première fois la Conférence des évêques de France. Accompagnée de deux autres personnes, elle est accueillie par l'archevêque de Bourges, Mgr Jérôme Beau et sa commission chargée des questions de formation et de vie des prêtres (la Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale, Cémoleme).Cette rencontre est un "grand pas en avant", salue-t-elle dans les colonnes du Figaro. "Je voudrais que l'on sorte du tabou et que l'on essaie de ramer dans un même sens vers un même but." "Notre attitude, en premier lieu, sera d'écouter", a expliqué en amont de cette rencontre Mgr Beau à l'AFP. "Il faut comprendre quelle est leur souffrance, leur attente et appréhender l'ensemble d'une situation qu'on ne connaît pas vraiment dans l'Église", a-t-il ajouté."C'est la honte, l'opprobre"La vie n'a en effet pas toujours été facile pour ces enfants. Au micro de France Inter, Léa se souvient. "Les parents d'élèves ont découvert que mon père était un ancien prêtre. Ils disaient qu'il allait pervertir la jeunesse et qu'ils ne voulaient pas d'un prêtre défroqué chez eux. On avait régulièrement des lettres anonymes de menaces, des colis avec des excréments dedans. Nos chats ont été tués. Il y a eu aussi une fois où j'étais dans un landau. Ma mère m'a quittée deux secondes pour faire un truc. Quand elle est revenue, il y avait un sac poubelle sur mes genoux..." Leur maison a même été la cible d'un incendie criminel. Un incident qui a poussé ses parents à quitter leur village pour une plus grande ville. "Ça a été un choc quand je l'ai appris à 10 ans", confie de son côté à BFMTV Nathalie Olivier. À 42 ans, son père a souhaité fonder une famille et a dû quitter l'Église. "C'est la honte, l'opprobre. Vous êtes minable, votre père aussi. En plus, tout de suite, le visuel qui vient dans la tête des gens, et on le voit par les remarques, c'est que forcément votre mère, c'est une salope, qui a allumé le curé. Et vous, vous êtes l'enfant de ça", explique-t-elle. Dans notre combat, il n'y a pas de demande d'argent. Juste de la reconnaissance", a-t-elle précisé à l'AFP. Bientôt la reconnaissance de l'Église ?Un geste symbolique est-il possible ? "Je pense qu'on peut par exemple mettre en place une charte de fonctionnement travaillée ensemble" avec Enfants du silence, a répondu à l'AFP Mgr Beau. "Je crois qu'il faut être tout à fait honnête. La crise que nous traversons nous a fait prendre conscience que des gens ont souffert et souffrent encore du fait de l'Église. Sans doute que les oreilles de l'Église sont plus ouvertes aujourd'hui", a de son côté déclaré Vincent Neymon, porte-parole adjoint de la Conférence des évêques de France, à France Inter. "Il est plus que normal que les enfants de prêtres soient reçus ne serait-ce qu'au nom de ce que l'Institution n'a pas fait quand ils étaient enfants. L'Église doit reconnaître que ces personnes existent", a-t-il ajouté.D'autres rencontres sont en tous cas prévues à la rentrée.
Les mesures sanitaires vont être renforcées dans le département. Un reconfinement est néanmoins exclu.
Face à la recrudescence des cas de coronavirus dans le Nord ces deux dernières semaines, la préfecture du département a décidé jeudi de renforcer les mesures sanitaires au niveau local. Ces mesures doivent être annoncées vendredi matin lors d'une conférence de presse mais le port du masque dans les lieux publics ouverts est envisagé. Michel Lalande, préfet du Nord, et Étienne Champion, directeur général de l'Agence régionale de Santé (ARS) des Hauts-de-France, ont ainsi déclaré dans un communiqué avoir décidé "d'imposer le renforcement des mesures de prévention". Le communiqué précise néanmoins que la possibilité d'un reconfinement, qui "serait dommageable tant pour le bien-être collectif, la vie familiale, l'activité professionnelle que pour le monde économique", est exclue. Mercredi, le ministre de la Santé Olivier Véran avait évoqué des discussions avec le préfet et le directeur de l'ARS du Nord envisageant de rendre le port du masque obligatoire en extérieur, "compte tenu de la proximité avec la Belgique", confrontée à une hausse des cas ces derniers jours. La préfecture avait indiqué mercredi qu'en plus de la proximité de la Belgique, "des constats locaux de relâchement dans les comportements et une augmentation notable du nombre de cas" justifieraient ces mesures.
ECLAIRAGE. Deux projets de loi ont été présentés en Conseil des ministres, mercredi 18 mars.
Voici les principales mesures de ces deux textes d'urgence. PROJET DE LOI D'URGENCE - Etat d'urgence sanitaire Sur le modèle de l'état d'urgence déjà prévu par la loi, et activé notamment à la suite des attentats de 2015, le gouvernement prévoit la possibilité d'un "état d'urgence sanitaire". Il pourra être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain et en outre-mer, "en cas de catastrophe sanitaire, notamment d'épidémie mettant en jeu par sa nature et sa gravité, la santé de la population". Déclaré par décret en Conseil des ministres, sa prorogation au-delà de 12 jours devra être autorisée par la loi. L'Assemblée nationale et le Sénat seront informés "sans délai" des mesures prises pendant cet état d'urgence.L'état d'urgence sanitaire "donne pouvoir au Premier ministre de prendre par décret pris sur le rapport du ministre chargé de la santé, les mesures générales limitant la liberté d'aller et venir, la liberté d'entreprendre et la liberté de réunion et permettant de procéder aux réquisitions de tous biens et services nécessaires afin de lutter contre la catastrophe sanitaire". "Ces mesures sont proportionnées aux risques encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu", et "il est mis fin sans délai aux mesures (...) dès lors qu'elles ne sont plus nécessaires".- Mesures économiques Le texte prévoit que le gouvernement est habilité à prendre par ordonnances une série de mesures pour soutenir les entreprises, et notamment "limiter les cessations d'activité" et les licenciements. Sont prévues des mesures de "soutien à la trésorerie", "d'aide directe ou indirecte" et de facilitation du recours à l'activité partielle.S'ajoutent des possibilités de dérogations en matière de durée du travail, pour certaines entreprises, dans des secteurs "particulièrement nécessaires". Le texte évoque aussi la possibilité de "reporter ou d'étaler le paiement des loyers" ou de certaines factures pour les très petites entreprises, "dont l'activité est affectée par la propagation de l'épidémie".Le texte permet de prolonger, pour une durée de six mois, la validité des titres de séjour des étrangers en situation régulière. Sont concernés les "visas de long séjour, titres de séjour, autorisations provisoires de séjour, récépissés de demande de titre de séjour" ainsi que les "attestations de demande d'asile qui ont expiré entre le 16 mars et le 15 mai 2020".Il prévoit aussi l'adaptation de certaines dispositions en matière de justice, dont la possibilité d'intervention à distance d'un avocat, par exemple, pour la prolongation d'une garde à vue.Le texte comporte des dispositions d'ordre social, comme la possibilité d'étendre à "titre exceptionnel et temporaire" le nombre d'enfants qu'un assistant maternel agréé est autorisé à accueillir simultanément.Il prévoit également la possibilité d'adapter les conditions d'ouverture ou de prolongation des droits ou de prestations aux personnes en situation de handicap, aux personnes en situation de pauvreté, notamment les bénéficiaires de minima et prestations sociales, et aux personnes âgées.- Report du 2e tour des municipalesLe texte prévoit le report du second tour des municipales "au plus tard au mois de juin 2020". La date sera fixée par décret. Les conseillers municipaux et communautaires, conseillers d'arrondissement et conseillers de Paris élus au premier tour dimanche, "entrent en fonction immédiatement". LOI DE FINANCE RECTIFICATIVELe gouvernement prévoit une consommation et des recettes fiscales en berne en raison de la crise du coronavirus. Les recettes fiscales nettes prévues en 2020 seraient inférieures de 10,7 milliards d'euros à ce qu'il avait initialement escompté, avec une chute du PIB de 1%. Ces recettes sont désormais prévues à 282,3 milliards d'euros, contre 293 milliards prévus dans la loi de finances votée à l'automne.Le gouvernement prévoit en outre une chute de l'inflation en France à +0,6% en 2020, après +1,1% en 2019 et une consommation en recul de 2%. Cette baisse de la consommation "marquée et temporaire" toucherait en particulier "l'hébergement et la restauration, les loisirs et la culture, les transports ainsi que (...) d'autres secteurs dont la consommation n'est pas indispensable".
Éric Ciotti demandera-t-il l'investiture des Républicains face à Christian Estrosi pour se présenter aux municipales de 2020 à Nice ?
Dans une interview accordée au Figaro, le député des Alpes-Maritimes et président de la fédération Les Républicains du département, revient sur ses divergences avec l'actuel maire LR de la ville.Éric Ciotti estime que Christian Estrosi "entretient une ambiguïté de positionnement qui n'est pas saine" avec LREM. "À plusieurs reprises (...) la presse a révélé ses négociations secrètes, que je condamne avec force. Je ne crois pas que l'on puisse jouer en permanence sur les deux tableaux, en étant à la fois membre officiel des Républicains et militant clandestin de LREM", dénonce Éric Ciotti qui se dit convaincu que "si jamais Christian Estrosi est réélu maire de Nice en 2020, il rejoindra très vite la majorité présidentielle". Le député des Alpes-Maritimes est également revenu sur ses "divergences de fond" avec Christian Estrosi. Il estime que sa gestion de la ville "a conduit à un endettement massif et une très forte hausse des impôts". L'élu évoque également le "développement de l'insécurité", la "frénésie de création de grandes surfaces" ou le "bétonnage irraisonné de la plaine du Var". "Je ne renoncerai jamais à demander la suppression de l'impôt métropolitain qui a fait augmenter la taxe foncière à Nice de près de 20 %", assure Éric Ciotti. Sera-t-il candidat ? "Je prendrai ma décision à l'automne", affirme le député des Alpes-Maritimes avant de poursuivre : "Je sens aujourd'hui une forte attente et beaucoup de soutiens qui veulent moins de bling-bling, moins de communication excessivement coûteuse, moins de politique de façade. Je les entends. Je suis le seul à pouvoir incarner une alternative politique à Nice. C'est une responsabilité que je mesure".
Depuis la sortie d'une étude d'un mathématicien et d'un gérontologue russes, mettant en doute la longévité de Jeanne Calment, une véritable guerre s'est déclenchée pour que l'on reconnaisse une fois pour toutes qu'elle fut bien, à 122 ans, la doyenne de l'humanité. Les deux chercheurs ont une nouvelle fois voulu défendre leurs travaux, au journal Sputnik.
Une trentaine de pages, remplies de courbes et de photos, publiées en octobre 2018. Pour le gérontologue Valeri Novosselov et le mathématicien Nikolaï Zak c'est sûr, Jeanne Calment est morte bien avant ce que l'on dit. Pour eux, elle serait décédée en 1934 à l'âge de 59 ans, et c'est sa fille Yvonne qui aurait pris son identité pour établir le record.Le 14 février dernier, Le Monde rappelle l'ensemble des faits, et met notamment en lumière les conclusions des spécialistes de ce que l'on appelle les "supercentenaires", qui balaient la thèse des deux Russes. De même que de nombreux scientifiques qui s'étaient retrouvés le 23 janvier lors d'une réunion à Paris."Les gens veulent apprendre la vérité"En réaction à l'article du Monde et aux spécialistes qui mettent en doute son hypothèse, Valeri Novosselov a tenu à réagir via le site Sputnik. Il évoque notamment certaines archives : "Elles ont été détruites à la demande de Jeanne Calment lorsqu'elle est entrée en maison de retraite, ce qui est pour moi un facteur alarmant."S'il est favorable à ce qu'un test ADN "avancé" soit réalisé, ce que la famille a d'ores et déjà réfuté, il s'oppose à l'exhumation du corps : "Cela devrait être une décision émanant du gouvernement français, d'Emmanuel Macron. Les gens veulent apprendre la vérité. Et le plus important est de faire comprendre aux Français que ce n'est pas Mme Calment, que le problème concerne ces chercheurs. "Le journal Le Monde révélait le 14 février que certaines cellules et du sang de Jeanne Calment sont stockés par la Fondation Jean-Dausset depuis les années 1990. Mais elle est tenue à l'anonymat des recherches.
Une femme de 49 ans est morte vendredi 1er novembre, victime d'une intoxication après avoir mangé des champignons vénéneux qu'elle avait ramassés quelques jours plus tôt en les prenant pour des bolets.
En cette période propice à la cueillette des champignons, la vigilance est plus que jamais de mise. Vendredi 1er novembre, une femme de 49 ans est décédée après avoir mangé des champignons vénéneux, vraisemblablement des amanites phalloïdes. C'est son mari qui a découvert le corps vendredi matin à leur domicile de La Chapelle-Saint-Laurent, dans les Deux-Sèvres. Ce dernier, lui-même très malade, et sa soeur qui séjournait chez eux, ont été par la suite hospitalisés initialement à Faye-L'abbesse, dans les Deux-Sèvres, puis au Centre anti-poison du CHU de Tours, où ils étaient samedi en réanimation, a confirmé à l'AFP l'Agence régionale de Santé Nouvelle Aquitaine.Une enquête pour "recherche des causes de la mort" a été ouverte, et une autopsie devait être pratiquée.Selon les premiers éléments, les trois personnes auraient ramassé mardi en forêt des champignons, qu'ils pensaient être des bolets, et les auraient consommés le soir même, avant d'être pris de violents vomissements, quelques heures plus tard, puis mercredi et jeudi.493 cas d'intoxications en deux semainesL'ARS a dans un communiqué samedi rappelé à la vigilance "après une série de récentes intoxications et des conditions météo favorables" au ramassage des champignons. Dans le moindre doute, l'ARS appelle "à ne pas consommer" un champignon avant de le faire "contrôler par un spécialiste", pharmaciens ou société de mycologie.L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) avait publié une mise en garde la semaine dernière, après une "forte augmentation" des intoxications aux champignons : 493 cas (dont un grave) signalés en deux semaines en octobre aux centres antipoison, contre un total variant entre 4 et 90 cas par semaine pour les trois mois précédents.Les symptômes, rappellent l'ARS et l'Anses, apparaissent généralement dans les 12 heures suivant la consommation, et "l'état de la personne intoxiquée peut s'aggraver rapidement".
La "capitale de la mode" italienne ne transige pas avec ses principes...
Accablée depuis des semaines par une chaleur moite, Milan suffoque sous des températures étouffantes, avec quelque 35 degrés. Pas question pour autant de permettre aux chauffeurs de taxi des fantaisies vestimentaires. La municipalité de la capitale économique italienne fait en effet appliquer avec une rigueur implacable sa "police de la mode", avec interdiction formelle pour les chauffeurs de travailler en bermuda.Les claquettes sont également proscritesSelon l'agence italienne AGI, qui rapporte l'information mercredi 8 août, une vingtaine de professionnels du secteur du transport de personnes en ont déjà fait les frais depuis le début de l'épisode caniculaire. La mesure coercitive est fixée par un règlement régional, approuvé en 2016. Les conducteurs de taxi ne peuvent ainsi pas "porter de débardeurs, pantalons courts, claquettes et survêtements de sport". Pour les contrevenants à la discipline vestimentaire, l'ardoise est salée : une amende de 110 euros pour chaque infraction, à laquelle s'ajoute un rappel à la loi finissant en commission disciplinaire avec un risque de suspension temporaire. A Milan, on ne plaisante pas avec la mode.
La série noire continue pour iTélé. Alors que l'horizon semblait enfin se dégager pour la chaîne d'info en continu après un mois de grève, elle vient d'être condamnée à verser 50 000 euros de dommages et intérêts à Eric Zemmour pour "rupture abusive" de contrat.
Souvenez-vous : en décembre 2014, l'essayiste et journaliste Eric Zemmour était doucement mais sûrement poussé vers la sortie d'iTélé, après plus de dix ans de collaboration dans l'émission Ça se dispute. La raison ? Une large controverse au sujet d'une interview donnée au journal italien Corriere della Sera, dans laquelle il affirmait notamment que les musulmans "vivent entre eux, dans les banlieues" et que "les Français ont été obligés de les quitter".La chaîne d'information du groupe Canal+ avait alors déclaré, dans un communiqué, mettre fin au programme à partir de janvier 2015, sans plus de précision. Ni une, ni deux, le chroniqueur avait assigné iTélé en justice, pour dénoncer la rupture brutale et abusive de son contrat de travail, qui ne devait normalement prendre fin qu'en 2017. Le tout en réclamant 1,9 million d'euros pour le préjudice moral subi, et ce compte tenu d'"une campagne orchestrée contre sa personne visant à le rayer du paysage audiovisuel français".Plusieurs personnalités avaient alors apporté leur soutien à Eric Zemmour au nom de la liberté d'expression, dont la présidente du Front National Marine Le Pen, l'ancien député européen écologiste Daniel Cohn-Bendit, mais également le coprésident du Parti de gaucheJean-Luc Mélenchon. Le magazine Causeur avait, lui aussi, lancé une pétition, recueillant près de 16 000 signatures en défense du polémiste, condamné depuis pour provocation à la discrimination raciale en 2011.50 000 euros de dommages et intérêts Résultat des courses : après 2 ans de procédure, le tribunal de Grande Instance (TGI) de Nanterre donne effectivement raison à Eric Zemmour en condamnant iTélé pour "rupture abusive" de contrat, selon une décision rendue publique ce mardi 22 novembre par les avocats du journaliste. "Le tribunal reconnait le manquement contractuel d'iTélé (...) Ce faisant, le tribunal condamne l'acte de censure exercé par la direction de l'époque d'iTélé à l'encontre d'Eric Zemmour", considèrent ces derniers dans un communiqué."En mettant fin au contrat, sans préavis et sans même invoquer un manquement contractuel", iTélé a commis "une faute engageant sa responsabilité contractuelle à l'égard de la société (d'Eric Zemmour) Rubempré pour rupture brutale et abusive de ce contrat", indique le TGI dans sa décision. Le groupe Canal+ sera donc tenu de verser 50 000 euros de dommages et intérêts au chroniqueur − que l'on retrouve désormais sur RTL et Paris Première −, ainsi que 8 000 euros supplémentaires au titre des frais de justice.Une victoire qui sonne légèrement faux au regard des récents événements, qui ont notamment conduit la Société des journalistes de RTL à condamner publiquement les propos du polémiste en octobre dernier. Eric Zemmour avait alors fait des siennes en affirmant "respecter les djihadistes prêts à mourir pour ce en quoi ils croient", le temps d'une interview au mensuel Causeur. Depuis, une enquête a été ouverte auprès du parquet pour apologie du terrorisme. Pas sûr qu'il s'en sorte aussi bien cette fois !
La Maison Blanche a vigoureusement défendu mercredi la sortie controversée de Donald Trump, bible à la main, devant une église proche de la Maison Blanche après la dispersion brutale des manifestants à coups de gaz lacrymogènes.
"Le président voulait faire passer un message fort", a expliqué sa porte-parole Kayleigh McEnany, assurant qu'il marchait dans les pas de grandes figures telles que l'ancien Premier ministre britannique Winston Churchill."A travers les âges, nous avons vu des présidents et des dirigeants qui ont connu des moments de leadership et de symboles très forts qui étaient importants pour un pays", a-t-elle poursuivi."Comme Churchill qui est allé constater les dégâts causés par les bombes (à Londres durant la Seconde guerre mondiale), cela fut un puissant message de leadership adressé au peuple britannique", a-t-elle ajouté.Kayleigh McEnany a aussi évoqué le moment où le président George W. Bush avait symboliquement effectué le premier lancer lors d'un match de baseball au Yankee Stadium à New York peu après les attentats du 11-septembre 2001.La décision de Donald Trump de se rendre lundi, à pied, devant l'église Saint John, bâtiment emblématique situé tout près de la Maison Blanche qui avait été dégradé la veille lors de manifestations, a fait l'objet de vives critiques. Nombre de responsables politiques et religieux ont dénoncé la façon dont les manifestants avaient été violemment dispersés pour permettre au président de se faire photographier devant le bâtiment.Ils ont aussi déploré la façon dont le locataire de la Maison Blanche avait brandi une bible devant les photographes.L'évêque épiscopalienne de Washington, Mariann Budde, a dénoncé une initiative "profondément insultante", le détournement de "quelque chose de sacré pour une posture politique".
Alphabet, la maison-mère de Google, a annoncé vendredi avoir trouvé un accord avec ses actionnaires sur la gestion d'affaires de harcèlement sexuel chez le géant d'internet, avec de nouveaux engagements et règlements, après des mois d'enquête interne et des poursuites contre le conseil d'administration.
Selon les termes de cet accord, Google va dépenser 310 millions de dollars pour promouvoir la diversité, l'équité et des politiques plus inclusives.Surtout, les employés auront désormais le droit de porter plainte devant les tribunaux en cas de harcèlement ou d'agression, au lieu d'être obligés de passer par des organisations privées spécialisées dans l'arbitrage des conflits, largement privilégiées par les grandes sociétés de la tech."Au cours des dernières années, nous avons adopté une approche plus stricte sur les comportements inappropriés, et nous avons oeuvré pour mieux soutenir les personnes qui les signalent", a déclaré Eileen Naughton, vice-président d'Alphabet, dans un courriel aux salariés.Le conseil d'administration d'Alphabet avait mis en place début 2019 un comité spécial pour évaluer les accusations d'actionnaires dans différents procès liés à des cas de harcèlement sexuel.Certains actionnaires accusaient le groupe d'avoir tenté de dissimuler des plaintes et de couvrir les comportements inappropriés de certains dirigeants, comme Andy Rubin, le créateur du système d'exploitation mobile Android, qui est parti du groupe en 2014 avec une indemnité de 90 millions de dollars.En novembre 2018, de Singapour à Londres et au siège social du groupe en Californie, des milliers d'employés de Google avaient observé un arrêt de travail pour dénoncer la gestion du harcèlement sexuel au sein de l'entreprise. Un mouvement social sans précédent pour la firme.La manifestation avait été organisée après une annonce de Google, qui indiquait avoir renvoyé 48 personnes, dont 13 managers seniors, pendant les deux années précédentes, à la suite d'accusations de comportements sexuels inappropriés.Sur un panneau, on pouvait lire "Je veux bien partir pour 90 millions de dollars - sans même harceler quelqu'un sexuellement".L'accord prévoit de renforcer une résolution qui interdit les indemnités de départ pour les responsables licenciés après de telles accusations.Il redéfinit aussi le règlement sur les excès d'alcool lors de soirées d'entreprise.
Un sondage réalisé par Mutuellesanté.fr révèle que 57% des Français s'inquiétent de la progression du coronavirus. 24% ont également une appréhension vis-à-vis des personnes asiatiques.
Si l'épidémie de coronavirus est très limitée en France, la peur, elle, s'est transmise. Dans un sondage réalisé par le comparateur de mutuelles, Mutuellesanté.fr, sur 1733 Français, il ressort que 57% des sondés craignent le virus. Une phobie qui a des incidences sur les comportements. 35% reconnaissent avoir peur de commander sur des sites de e-commerce chinois, de peur d'être contaminé par les produits. Pire, 24% des personnes ayant répondu au sondage reconnaissent avoir une appréhension au moment de côtoyer une personne de type asiatique. Une peur pas seulement alimentée par les médias, puisque 66% des Français interrogés n'ont pas le sentiment que les médias parlent trop de la maladie. 64% reconnaissent d'ailleurs suivre attentivement les informations à ce sujet. Mais ce sont surtout les conseils et communiqués de l'Organisation mondiale de la santé qui sont consultés (66%).Les transports en commun suscitent la craintePar ailleurs, les transports en commun sont le vecteur de transmission le plus redouté. 66% des sondés craignent être contaminés dans un bus, un tram ou un métro. Loin devant les bateaux (44%), qui ont pourtant eu des cas très médiatisés. L'optimisme n'est malgré tout pas loin. 45% des sondés pensent qu'un vaccin sera rapidement trouvé pour se prémunir du Covid-19.
Présente sur le plateau de Touche Pas à mon Poste, Dorothée s'est faite questionner par Cyril Hanouna qui n'a pas hésité une seconde à l'interroger sur un éventuel retour télévisuel. Une idée qui pourrait la tenter.
Inoubliable ! L'ancienne animatrice du mythique Club Dorothée a marqué l'enfance de toute une génération. Il y a de ça vingt ans, elle disait ses adieux aux téléspectateurs. Cyril Hanouna fait peut être partie de ses fans car durant l'émission du lundi 19 septembre, où Dorothée était l'invitée, il n'a pas pu cacher son enthousiasme. "Moi je voulais vous prendre sur C8", a lâché l'animateur.Dorothée se voit revenir mais à une conditionUne remarque qui a pris la principale intéressée au dépourvu. Elle a ainsi rétorqué un "Ben, je ne sais pas... alors ?", avant qu'il n'enchaîne par "Moi, c'est okay". Une déclaration qui n'a pas manqué de la faire sourire. Mais plus sérieusement, elle s'est confiée que l'idée pourrait l'emballer mais qu'évidemment cela dépendrait des propositions. "Je veux bien mais pas pour faire de la télé. Pas pour le plaisir de faire de la télé mais pour quelque chose qui me tente", a alors expliqué Dorothée, en laissant une ouverture : "Proposez et je dis".La fin du Club Dorothée : un vrai coup dur pour elleSi Dorothée ne ferme pas les portes à un retour à la télévision, elle n'oublie pas comment elle s'est faite évincée de TF1. Lors d'une interview accordée à Gala, elle revient sur la fin du Club Dorothée. "Quand j'ai commencé ce métier, vous savez, je me suis toujours dit qu'un jour ça s'arrêterait, c'était clair dans ma tête. Mais j'aurais préféré choisir la date moi-même", regrette l'ancienne animatrice. Avant d'ajouter : "Ça a été le couperet, le coup de massue. On ne me l'a pas annoncé officiellement, j'ai appris les choses par les bruits de couloir, les 'On a lu que', 'On a entendu que'".Malgré cette situation, elle est restée forte et a gardé la tête haute. "Je n'aime pas perdre le contrôle, me laisser aller. J'ai peut-être peur de trop montrer mes sentiments", avoue la chanteuse de Hou ! La Menteuse. Finalement, elle a relativisé ce départ et en a profité pour "digérer tout ça". Cette année signera-t-elle le retour de Dorothée sur le petit écran ? Et vous, aimeriez-vous la retrouver dans une émission ?
"Près de trois mois sans bateau, c'était long !" Après un confinement studieux, Armel Le Cléac'h, Franck Cammas et les skippers du Pôle d'entraînement de Port-la-Forêt (Finistère), ont repris la mer mercredi, en respectant des mesures sanitaires strictes.
"Peut-être qu'ils font grève ?" Masque en tissu blanc et lunettes de soleil, Christian Le Pape plaisante en attendant les skippers en stage au Pôle d'entraînement de "Port Laf'".Le directeur de la structure, qui forme les sportifs de haut niveau à la course au large, raconte son confinement depuis le ponton auquel sont amarrés les fins voiliers des navigateurs. "On formait à distance les coureurs. Ils ont fait des modélisations de courses, travaillé sur des logiciels de navigation, sur la météo... Il y avait aussi une préparation physique +en visio+ avec des ballons et des chaises, à l'ancienne"."On a travaillé des choses qu'on ne prenait pas forcément le temps de travailler, en météo, en stratégie", détaille depuis son pont Vincent Riou : "La voile, c'est un sport mais c'est aussi de la technologie, du business, de la communication... On est dans une routine infernale pour faire l'essentiel, et là on a eu le temps de faire le superflu".Pour Franck Cammas, s'affairant en cabine, le confinement a même eu du bon. Il a permis de "beaucoup travailler avec le bureau d'études sur notre bateau qui était en chantier. Il va être fin prêt pour le trophée Jules-Verne, qu'on vise en fin d'année, donc ça ne devrait pas être négatif."Mais ce mercredi, pour le retour sur l'eau sous un soleil éclatant, "la préoccupation majeure, c'est l'enjeu médical", souligne Christian Le Pape, qui énumère les mesures prises : "prise de température et questionnaire d'auto-diagnostic tous les matins, électrocardiogramme obligatoire, interdiction de dépasser 80% de la fréquence cardiaque maximale"."On a mis en place une batterie de tests en suivant les recommandations du ministère des Sports", explique Laure Jacolot, médecin de la base. "Le coronavirus a des atteintes au niveau cardiaque. Quand on fait du sport à haute intensité, on peut se mettre en danger et porter secours en mer est beaucoup plus compliqué qu'à terre. On essaie de les faire partir avec un minimum de risques, même si ça n'existe pas en mer", explique-t-elle.- Sponsors à l'eau -Autre difficulté posée par l'épidémie, les sponsors qui prennent le large après l'annulation de la Transat AG2R prévue en avril."Je n'avais pas trouvé de sponsor avant le confinement, alors pendant...", soupire Yann Eliès, en chemin pour son voilier. "Je ne suis pas assuré de boucler financièrement l'année. Et vous voyez quand même pas mal de bateaux blancs non décorés, ce sont des bateaux qui n'ont pas de sponsors", désigne-t-il depuis le ponton. Sur l'un d'eux, Martin Le Pape apprête sa voile. Comme ses collègues, le jeune skippeur se projette maintenant sur la Solitaire du Figaro, dont l'organisation n'est pas encore garantie."Je suis en recherche de financements. La transat AG2R a été reportée à l'année prochaine et mes sponsors n'ont pas voulu communiquer sur la suite de la saison. Je me retrouve avec un bateau, des voiles, mais pas de partenaire", explique-t-il. Pour lui, qui loue son bateau "40.000 euros par an", la reprise est "l'occasion de se montrer et de donner des idées à un futur partenaire".S'il a pu, lui, "revoir les budgets" de la saison avec son sponsor, Armel le Cléac'h rappelle que la reprise concerne aussi "énormément de prestataires: la capitainerie, les préparateurs, les voiliers... Mis bout à bout, il y a tout un tissu économique autour de la voile de compétition qui était en arrêt. On est les éléments moteurs de ce redémarrage".
Avec moins de 100.000 euros récoltés en une semaine, l'ONG estime que "cela ne suffit pas" pour venir en aide aux sinistrés de l'Aude. Les sommes seront distribuées aux habitants des villages ravagés.
Une semaine après les inondations qui ont fait 14 morts dans la région de Carcassonne, l'heure est aux comptes. Interrogé par France Info, le président de la Croix-Rouge française, Jacques Eledjam, dresse le bilan des dons reçus par l'association au profit des sinistrés, alors qu'Emmanuel Macron se trouvait sur place pour constater les dégâts. "Aujourd'hui, nous avons moins de 100.000 euros que nous allons distribuer", a déclaré le directeur de la Croix-Rouge. Cette somme est "ne suffit pas", bien qu'elle témoigne d'un élan de générosité. "La solidarité des Français n'est plus à démontrer. Nos concitoyens sont très solidaires. Le problème, c'est qu'il y a des appels successifs", a-t-il estimé. "Il y aussi des dons en nature qui sont arrivés de la France entière de façon relativement importante", a également précisé Jacques Eledjam, qui incite les personnes qui souhaiteraient se mobiliser à le faire. Une semaine après les terribles crues, les assureurs ont enregistré près de 16.000 déclarations de sinistres pour un "coût final des dommages estimé à 200 millions d'euros", a indiqué lundi la Fédération française de l'assurance (FFA). Sur place, Emmanuel Macron a promis aux habitants encore sous le choc que l'État serait "présent" pour eux et qu'il "agira(it) vite" pour reconstruire les communes dévastées. "On sera là. Je vous le promets", a assuré le président de la République, face à un homme âgé en larmes.
Dans les médias, les spécialistes estiment que réduire la quatorzaine, comme l'envisage le gouvernement, est plutôt une bonne idée. En revanche, ils insistent sur les changements à apporter à la politique de tests, les délais de rendez-vous et de résultats restant trop long actuellement.
Avec près de 25.000 nouveaux cas en trois jours, et des indicateurs qui continuent globalement de se détériorer, l'épidémie de Covid-19 continue de gagner du terrain et les spécialistes tirent la sonnette d'alarme. Malgré ce contexte préoccupant, le gouvernement envisage d'assouplir une des mesures appliquées dans le cadre de la lutte contre le coronavirus : la "quatorzaine", cette période de deux semaines d'isolement préconisée aux malades et aux fameux "cas contacts" (susceptibles d'avoir été contaminés), pour limiter la transmission du Covid-19, pourrait être raccourcie. Le ministre de la Santé Olivier a indiqué samedi 5 septembre sur BFMTV qu'il avait demandé "aux autorités scientifiques de donner un avis pour savoir si on ne peut pas réduire" la période d'isolement pour les cas contacts, estimant que "cette fameuse quatorzaine (...) est sans doute trop longue". Cet avis a été remis au gouvernement jeudi soir, mais n'a pas encore été rendu public, a indiqué le Conseil scientifique à l'AFP. Selon le JDD, il plaide pour un raccourcissement à sept jours de la durée d'isolement. La décision pourrait être prise "lors du prochain Conseil de défense", a affirmé dimanche la ministre de la Culture Roselyne Bachelot."La contagiosité est essentiellement lors de la première semaine"Le professeur Rémi Salomon, président de la Commission médicale de l'AP-HP, fait partie des scientifiques qui sont pour raccourcir cette période. "c'est une bonne idée", a-t-il jugé lundi matin sur Europe 1. "La contagiosité est essentiellement lors de la première semaine", rappelle le spécialiste. Interrogée sur Franceinfo à ce sujet, Anne-Claude Crémieux, professeure de maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à Paris et membre de l'Académie nationale de médecine, estime effectivement que 14 jours d'isolement ne sont pas indispensables. "On a pas mal de données aujourd'hui pour mieux fixer cette fameuse période où on est contagieux. On sait qu'on est contagieux 48 heures avant la survenue des symptômes et jusqu'à 8 à 10 jours après. Ce qui fait qu'effectivement, aujourd'hui, la période de 14 jours apparaît trop longue et certaine pays, comme les Etats-Unis d'ailleurs, le Center for Disease Control, ont raccourci cette période d'isolement à dix jours", a-t-elle souligné.La question des testsLes deux experts préfèrent toutefois insister sur les changements à apporter à la politique de tests, les files d'attente et les délais de plus en plus longs pour obtenir les résultats amoindrissant l'efficacité de la riposte face au Covid-19. "C'est un vrai frein dans notre stratégie", a déploré Mme Crémieux. "On sait que pour que ça soit efficace, il faut pouvoir tester les personnes symptomatiques dans les 24 heures après la survenue des symptômes et leur donner le résultat immédiatement (...) si on a les résultats huit jours après le début des symptômes, à ce moment-là, on est quasiment plus contagieux. Par conséquent, l'isolement ne sert à rien", a-t-elle martelé. "Il faut augmenter notre capacité à pouvoir faire des tests", a-t-elle insisté. Selon Olivier Véran, l'accès aux tests devrait s'améliorer d'ici "deux, trois semaines au plus tard"."Trier" les bonnes et mauvaises quatorzainesMême écourté, faire respecter l'isolement reste un défi, avertit toutefois Rémi Salomon. Auprès de l'AFP, le néphrologue pédiatrique appelle à réfléchir à "des mesures économiques, des indemnités" pour les populations précaires et les professions indépendantes, qui aujourd'hui refusent parfois d'aller "se faire tester par crainte d'être isolées, d'être obligées de s'arrêter" de travailler.L'isolement, s'il est essentiel pour empêcher l'épidémie de se propager, entraîne en effet de lourdes conséquences pratiques et économiques, qu'il s'agisse d'un salarié renvoyé chez lui, d'un indépendant devant suspendre son activité ou d'un enfant que ses parents devront garder. Raccourcir sa durée pourrait donc en limiter l'impact, mais ce serait un mauvais calcul, selon l'épidémiologiste Catherine Hill. "Une stratégie qui consiste à laisser le virus circuler, c'est une grenade dégoupillée, qui coûtera bien plus cher que de bien faire les choses", déclare-t-elle, estimant qu'il n'y a pas de justification à ce raccourcissement".Si on veut alléger le fardeau des quarantaines, on fait les choses "dans le désordre", estime aussi Martin Blachier, médecin de santé publique interrogé par l'AFP. Il faudrait d'abord "trier" les bonnes et les mauvaises quatorzaines, car aujourd'hui "90% sont inutiles" selon lui, parce qu'elles concernent des cas contacts qui ne sont pas vraiment "à risque".
"Le mal a été vaincu, la lutte continue". C'est depuis la clinique que Sepp Blatter a prononcé cette phrase, au sortir d'une opération.
Atteint d'un cancer de la peau, l'ancien président de la Fédération internationale de football association (Fifa) a subi une intervention chirurgicale à la clinique Hirslanden de Zurich.Âgé de 80 ans, Sepp Blatter a dû se faire retirer une partie du muscle de l'oreille gauche. L'homme a annoncé ce problème de santé à la presse suisse, plus précisément au journal «Schweizer Illustrierte». Le Valaisan, qui était accompagné de sa partenaire Linda, se serait montré résolu et en forme. Ce n'est pas la première fois que la santé de l'ancien homme fort du football international inquiète. Sepp Blatter a été hospitalisé à deux reprises en 2015. Une première fois au mois de novembre, pendant deux jours, à la suite d'une faiblesse de son système immunitaire. Une seconde fois au mois de décembre, au cours de laquelle il a subi une opération chirurgicale : il s'est fait retirer une liaison qui s'était développée sous son œil droit.Les ennuis ne sont donc pas terminés, pour l'ancien président de la Fifa. Alors que les démêlés judiciaires continuent de s'accumuler autour de lui, l'homme doit faire face à des problèmes de santé de plus en plus persistants.
C'est un exemple du fléau de l'habitat indigne particulièrement présent en Seine-Saint-Denis: dix-huit mois de prison ont été requis mercredi à Bobigny contre un "marchand de sommeil" qui avait divisé son pavillon de Pierrefitte-sur-Seine en douze appartements loués au prix fort.
La procureure, Julie Fraudeau, a aussi demandé au tribunal correctionnel de condamner Ilyas Ide à 10.000 euros d'amende. Contre son épouse, co-propriétaire du pavillon, la magistrate a requis six mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende. Elle a aussi réclamé la confiscation du bien.Le jugement sera rendu le 1er juillet.De fin 2016 à 2019, jusqu'à 25 personnes, dont 11 mineurs, logeaient dans ce bâtiment, découpé en douze logements "indignes", avec une installation électrique "dangereuse", sans "chauffage ni ventilation", ni fenêtre dans certaines pièces, a rappelé la procureure.Parmi les locataires, un couple et ses quatre enfants entassés dans 41m2, mais aussi un vieillard de 84 ans. Ils devaient s'acquitter de loyers allant de 500 à 800 euros par mois, des sommes "extrêmement élevées" vu les prix du marché, a-t-elle souligné.Faibles revenus pour certains, absence de titre de séjour pour d'autres: tous se trouvaient en situation de "vulnérabilité", a-t-elle ajouté.En janvier 2019, le pavillon avait été visité par les ministres de la Justice et du Logement, venus présenter un dispositif de lutte contre l'habitat indigne. Le parquet avait ensuite ouvert une enquête.A la barre mardi, les propriétaires ont simplement reconnu les infractions d'urbanisme et de blanchiment de fraude fiscale. Le couple ne déclarait aucun revenu foncier alors que les loyers leur rapportaient environ 78.000 euros par an.Leur avocat, Emmanuel Hemmerlin, a demandé que le pavillon ne soit pas confisqué, arguant que le couple, qui "ne menait pas la grande vie", était lié à un crédit pour une nouvelle maison.Il a aussi pointé la situation inextricable des locataires du pavillon qui "appartiennent au parc social, mais qui ne peut pas les prendre" et "qui ne peuvent pas aller non plus dans le parc privé", faute de garanties suffisantes.Dans certaines communes de Seine-Saint-Denis, où vit une importante population en situation irrégulière exclue du parc social, complètement engorgé, jusqu'à 20% du parc privé est considéré comme "indigne". En 2019, le parquet de Bobigny a enregistré "450 signalements ou plaintes", cette année "on en déjà est à 350", a souligné la magistrate dans ses réquisitions.
Elle est décidément très rancunière... Après François Fillon, c'est au tour de Thierry Solère d'être au cœur des injures de Rachida Dati.
Le Canard Enchaîné révèle ce mercredi que l'ancienne Garde des Sceaux s'en est violemment pris au porte-parole de François Fillon. Ce dernier a reçu un appel téléphonique très agressif au cours duquel Rachida Dati lui a lancé : « Petit blanc : tu crois que je vais nettoyer tes chiottes comme ma grand-mère nettoyait les chiottes de ta grand-mère ». Des propos crus auxquels Thierry Solère aurait alors simplement rétorqué « je ne comprends pas la moitié des injures que tu profères. Je t'embrasse ». Rachida Dati n'a jamais digéré le fait que François Fillon laisse sa 2e circonscription de Paris à Nathalie Kosciusko Morizet en vue des prochaines élections législatives en juin prochain. La Maire du 7e arrondissement qui lorgnait le siège reste donc très amère depuis le pacte conclu entre le candidat à la présidentielle et sa rivale. Et si cette fois elle s'en est pris à Thierry Solère, c'est tout simplement car ce dernier avait justifié publiquement le choix porté par François Fillon.
Le ciel restait méchamment gris mardi sur la côte de Floride d'où doivent décoller mercredi deux astronautes à bord d'une fusée SpaceX, la mission la plus dangereuse et prestigieuse jamais confiée par la Nasa à une société privée.
Probabilité de temps favorable: 60%, selon la dernière prévision de Cap Canaveral publiée mardi.Les astronautes Bob Behnken et Doug Hurley, en quarantaine stricte depuis deux semaines, voleront à bord de la capsule flambant neuve Crew Dragon, lancée par une fusée Falcon 9 de SpaceX, start-up fondée en 2002 par le trentenaire Elon Musk, génial et impétueux patron obsédé par Mars, qui a fait fortune avec PayPal et également créé les automobiles électriques Tesla. Direction: la Station spatiale internationale, qui file 400 kilomètres au-dessus des océans, à 27.000 km/h.Pour les Etats-Unis, la réussite de cette mission de démonstration est une affaire de fierté nationale: depuis 2011 et le dernier vol d'une navette spatiale, les Américains n'ont plus d'accès autonome à l'espace et dépendent des fusées russes. La pandémie et le confinement n'ont pas fait dérailler le lancement. Donald Trump y assistera en personne, le troisième président en exercice seulement à observer le lancement d'un vol habité, après Richard Nixon et Bill Clinton."Toute l'Amérique aura l'occasion de voir notre pays refaire quelque chose de stupéfiant", a dit mardi l'administrateur de la Nasa, Jim Bridenstine.Clin d'oeil aux nostalgiques, il a ressuscité un logo vintage de la Nasa, surnommé "le ver", utilisé dans les années 1970. Ses lignes rouges orneront la fusée.SpaceX était entrée à la postérité en devenant la première société privée à amarrer une capsule cargo à l'ISS en 2012. Deux ans plus tard, la Nasa lui commandait la suite logique: y acheminer ses astronautes, dès "2017", en adaptant la capsule Dragon pour y accueillir des passagers.C'était le rêve originel d'Elon Musk: "on avait mis des hublots dans la version cargo de Dragon", a rappelé lundi l'Allemand Hans Koenigsmann, le septième salarié recruté par "Elon", pilier de SpaceX chargé de la fiabilité technique."Nous avons été fondés sur l'idée de vols habités", a-t-il dit, exténué mais ému.- Retards -Le programme, dans lequel la Nasa a investi plus de trois milliards de dollars, a pris trois ans de retard (Boeing construit séparément la capsule Starliner, encore plus retardée).Après un vol de démonstration non habité et réussi l'an dernier, une capsule Crew Dragon a explosé au sol lors d'un test des propulseurs. La finalisation des quatre grands parachutes pour le retour a aussi connu des couacs.Mais après des milliers de vérifications, la Nasa a confiance --enfin, autant qu'il est possible quand on sangle des hommes au sommet d'une fusée de 500 tonnes remplie de kérosène."On n'est jamais tranquilles, car cela voudrait dire qu'on arrête de se poser des questions", a dit Kathy Lueders, la responsable Nasa du programme des vols commerciaux habités.- Russes invités -Le temps reste la seule variable incontrôlable. Mais "la tendance est bonne", a noté Jim Bridenstine, alors que la pluie l'a forcé à tenir sa conférence de presse en intérieur, et non devant la grande horloge de compte à rebours en extérieur.La décision de report pourra être prise jusqu'à 45 minutes avant le décollage, prévu à 16H33 (20H33 GMT). Les fenêtres suivantes sont samedi puis dimanche.Après avoir été placée en orbite, la capsule de Doug Hurley et Bob Behnken mettra 19 heures à rattraper et à s'amarrer à la station. Ils pourraient y rester jusqu'à début août, selon Jim Bridenstine.Le retour se fera comme pour les capsules Apollo: dans l'océan, en l'occurrence l'Atlantique, au large de la Floride.Ensuite commenceront les vols réguliers de Crew Dragon: fin août trois Américains et un Japonais devraient s'envoler pour l'ISS, si Dragon est bien homologuée. Les partenaires européens, canadien et russe sont invités à voyager dans les missions suivantes.Les Russes, qui ont construit l'ISS conjointement avec les Américains, sont d'accord pour continuer leur vieux partenariat spatial, qui reste "au-dessus de la géopolitique terrestre, littéralement", assure Jim Bridenstine. Pour l'instant, Moscou n'a pas confirmé officiellement qu'un de ses cosmonautes voyagerait un jour dans Crew Dragon.
"Le tweet de la honte". Mercredi 27 décembre, le syndicat de policiers SGP-Police FO demande au ministre de l'Intérieur Gérard Collomb de porter plainte contre Mathieu Kassovitz.
La raison de leur colère ? Un tweet publié dimanche 24 décembre dans lequel le comédien et réalisateur traitait les policiers de "bande de bâtards" et "bande de bons à rien". "Se faire traiter de la sorte est intolérable et indigne", s'indigne le syndicat. "Unité SGP a fait le choix d'agir et demande au ministre de l'Intérieur de déposer plainte contre l'auteur de cette publication", indique SGP-POlice FO pour qui "il est hors de question d'en rester là".Le tweet de Mathieu Kassovitz faisait référence à celui de la police nationale de Loire-Atlantique concernant une opération menée en collaboration avec le CHU de Nantes. "Opération de sécurisation et de recherche de stupéfiants à l'hôpital Saint-Jacques à Rezé. 24 policiers mobilisés : 10 personnes,3 bâtiments contrôlés avec l'appui de 2 chiens stup. 7gr de résine découverts dans la chambre d'un patient. Belle collaboration avec le CHU de Nantes", peut-on lire sur son compte tweeter. "Si nous pouvons nous étonner d'une telle publication qui, outre valoriser la collaboration entre les services hospitaliers et la police nationale, ne peut qu'amener les 'tweeters' à faire le parallèle entre les moyens et le résultat, nous ne pouvons accepter que certains d'entre eux se permettent d'injurier les fonctionnaires de police", détaille le syndicat SGP-Police FO, cité par FranceInfo. Selon la radio, le ministère de l'Intérieur étudie l'opportunité de déposer plainte pour atteinte à l'image de la police.
La maquette du futur pont de Gênes s'est écroulée vendredi lors de sa conférence de presse de présentation, provoquant hilarité et impuissance dans la salle, rapporte franceinfo.
Une scène plutôt cocasse s'est déroulée vendredi 7 septembre à Gênes, en Italie. Alors que l'architecte italien Renzo Piano présentait lors d'une conférence de presse, son projet du futur pont de la ville, après l'effondrement du viaduc, une partie de la maquette s'est écroulée, rapporte franceinfo. Le coupable : le patron de la société autoroutière Autostrade, Giovanni Castellucci, qui aurait par mégarde bousculé l'œuvre du célèbre architecte de 80 ans. Une scène qui a eu le mérite de faire sourire l'assemblée, d'autant que Renzo Piano avait déclaré un peu plus tôt que ce pont, "en acier", devrait "durer 1 000 ans". "Il fera penser à un bateau, parce que c'est lié à Gênes, et ce sera un pont plus fin, qui aura une luminosité à lui", avait-il ajouté.Le président de la région Giovanni Toti quant à lui a assuré que le nouveau pont serait prêt "au plus tard" en novembre. Pour rappel, 43 personnes ont perdu la vie dans l'effondrement d'un viaduc autoroutier le 14 août dernier à Gênes. Le gestionnaire de l'autoroute avait annoncé la création d'un fonds d'indemnisation à hauteur de 500 millions d'euros pour aider les proches des victimes.
"Monsieur le Président, écoutez un pizzaiolo sans abri" c'est le titre de la tribune émouvante dans Libération de Moncef, un travailleur sans abri venu de Tunisie arrivé à Paris après un passage en Italie. Choqué par les propos de certains responsables LREM qui estiment que les SDF dormiraient dehors par "choix", le pizzaiolo a décidé de lancer un appel à Emmanuel Macron.
"Je ne demande pas la bella vita, juste une petite chambre et la dignité (...) J'ai une carte bleue, un permis de conduire, tous les papiers qu'on puisse imaginer. Pourtant, tous les soirs, j'appelle le 115", explique Moncef à Libération avant de demander au président de faire l'expérience d'appeler lui-même le numéro d'urgence. "Vous allez patienter deux, trois heures, avant de décliner votre vie de A à Z. Chaque jour, c'est le même cirque", raconte le pizzaiolo sans domicile fixe avant de décrire l'enfer du centre d'hébergement du 18e arrondissement de Paris vers lequel il a été dirigé le mois dernier. "Là-bas, c'est sale, dégoûtant. C'est la Libye. C'est la honte de la France. Pouvez-vous passer une nuit entouré d'ivrognes, de drogués, de malades ? Dans les locaux, il y a des souris, de la pisse et de la merde (...) Voilà pourquoi nous sommes autant dehors en hiver. Ce n'est pas un choix. Loin de là", déclare dans Libération Moncef qui précise ne pas être en colère contre Emmanuel Macron, mais demande simplement son aide.
Bonne nouvelle pour les fumeurs qui souhaitent arrêter. À partir de dimanche, certains patchs anti-tabac seront remboursés par l'Assurance maladie, comme le relaye notamment RTL.
C'est officiel, à partir du 20 mai, certains patchs anti-tabac seront remboursés par la Sécurité sociale. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, l'avait annoncé fin mars lors de la présentation de son plan "Priorité prévention". Le patch de la marque NicoretteSkin (Jonhson & Jonhson) sera donc pris en charge par l'Assurance maladie à partir de dimanche, soit quatre jours après sa parution au Journal Officiel. Depuis le 28 mars dernier, la gomme à mâcher Nicotine EG (EG Labo) était déjà remboursée par la Sécu. Un prix unique a été fixé pour chacun des produits : 14,14 euros pour Nicotine EG et 28, 55 euros pour NicoretteSkin. Ils seront remboursés à 65% par la Sécurité sociale."Cette prise en charge permet à tous les patients l'accès à ces traitements de substitution, y compris aux plus modestes", s'est félicitée la ministre dans un communiqué. Agnès Buzyn a également précisé que le forfait d'aide au sevrage de 150 euros par an serait tout de même "maintenu jusqu'à la fin de l'année". "Mon engagement dans la lutte contre le tabac est entier et ne faiblira pas", assure-t-elle. D'autres substituts nicotiniques devraient prochainement compléter la liste.
Trois Français étaient portés disparus après le puissant séisme et le tsunami qui ont frappé vendredi la côte ouest des îles des Célèbes. Le quai d'Orsay annonce ce lundi qu'ils ont été retrouvés sains et saufs.
Les trois Français portés disparus après la catastrophe survenue vendredi 28 septembre en Indonésie ont été retrouvés sains et saufs. Dans un communiqué publié lundi 1er octobre par le ministère des Affaires étrangères, "les recherches engagées ont permis de retrouver à Palu trois de nos compatriotes dont nous étions sans nouvelles". Le ministère précise : "notre ambassade à Jakara organise leur évacuation en lien avec les autorités indonésiennes". Un tremblement de terre et un tsunami ont ravagé vendredi 28 septembre la ville de Palu, sur l'île des Célèbes. "Aucun ressortissant français n'a été identifié parmi les victimes dans les bilans établis à ce jour par les autorités indonésiennes", a ajouté le Quai d'Orsay. Dans son communiqué, le ministère invite "les Français ayant prévu de se rendre dans la zone sinistrée à reporter leur projet de déplacement et à consulter régulièrement nos conseils aux voyageurs". 832 personnes ont trouvé la mort dans la catastrophe selon un dernier bilan, encore provisoire, publié lundi 1er octobre dans la matinée par l'agence de gestion des catastrophes et le gouvernement. ce bilan fait état de 59.000 personnes déplacées.
Le président de la République estime que celle-ci est incontournable mais se dit prêt à adapter son contenu à la crise sanitaire.
La France ne fera pas "l'économie d'une réforme" de son système de retraites, a assuré le chef de l'Etat, tout en reconnaissant que cette réforme devrait prendre en compte les conséquences de la crise sanitaire.Pour le président de la République, qui s'exprimait devant les caméras de France 2 et TF1, "la priorité de cet été, de la rentrée prochaine, c'est l'emploi". Pour autant, le chef de l'exécutif ne renonce pas à la réforme, qu'il entend remettre "à la discussion et à la concertation". "Dire 'on fait comme s'il n'y avait pas de problème', c'est dire 'je sacrifie le patrimoine de ceux qui n'en ont pas', c'est de dire 'je prends le risque de ne pas pouvoir payer les retraites demain'", a-t-il justifié.La réforme pas maintenue en l'étatLe chef de l'État a cependant estimé que la réforme des retraites suspendue "sine die" mi-mars après son vote en première lecture à l'Assemblée nationale, via la procédure du 49-3, ne pouvait être maintenue en l'état."Je pense que cette réforme est juste car elle est faite pour celles et ceux qu'on a appelés les 'premiers de corvée'" mais "elle ne peut pas se faire comme elle était emmanchée avant la crise du Covid", a jugé le chef de l'État.Emmanuel Macron a jugé nécessaire de distinguer la réforme "systémique", qui était le cœur du projet initial de transformation en un système universel de retraite par points, et "l'aspect financier" du régime des retraites dit "paramétrique", que les syndicats refusent en bloc d'examiner dans l'immédiat.Un déficit recordSelon les estimations dévoilées mi-juin par le Conseil d'orientation des retraites, le déficit du système de retraites devrait approcher cette année le niveau record de 30 milliards d'euros. Ce niveau, largement supérieur aux 4 milliards de déficit attendus avant la crise, a poussé le gouvernement ces derniers jours à remettre le sujet sur la table, malgré l'opposition unanime des syndicats. Interrogé sur une possible augmentation du nombre de trimestres travaillés pour résorber ce déficit, Emmanuel Macron a indiqué avoir "déjà montré" son "ouverture sur tous ces sujets", tout en refusant à ce stade de se prononcer. "Le Premier ministre Jean Castex va réunir en fin de semaine, vendredi, l'ensemble des partenaires sociaux pour tout mettre sur la table", parallèlement aux questions de "santé" et de "dépendance", a-t-il expliqué. Le président n'a pas précisé si une réforme des régimes de retraites serait bel et bien adoptée d'ici la fin du quinquennat, jugeant nécessaire de définir un "calendrier pertinent". "Je vais être clair: la priorité de cet été, de la rentrée prochaine c'est l'emploi", a-t-il prévenu.
Les équipes mobiles du CHRU de Tours sont venus directement sur site pour tester les étudiants.
Un premier cas, puis cinq cas contacts. L'Agence régionale de Santé (ARS) du Centre-Val-de-Loire a organisé samedi 23 mai un dépistage collectif dans une résidence universitaire de Tours, après la découverte d'un cas positif parmi les quelques 180 résidents."À la suite du signalement d'un premier cas positif chez un étudiant de la résidence Grandmont de Tours (le 17 mai) cinq étudiants, identifiés comme contacts proches, ont été testés positifs au Covid-19" jeudi, indique l'ARS. Les résultats de l'enquête épidémiologique ont conduit à "engager un dépistage collectif concernant les 183 étudiants de trois bâtiments de la résidence", indique l'agence de santé. Le dépistage a été organisé "sur site" samedi par l'ARS, avec les équipes mobiles du CHRU de Tours et le Crous et se poursuivra "si nécessaire ce week-end afin de pouvoir dépister l'ensemble des étudiants concernés", précise l'Agence."Les étudiants situés dans les trois bâtiments de la résidence universitaire demeurent confinés dans leur chambre, dans l'attente des résultats de leurs tests", souligne l'ARS. Ils sont pris en charge par la préfecture d'Indre-et-Loire et le Crous qui assurent notamment le portage de repas. Les cinq contacts proches, et un sixième testé samedi dont les résultats sont attendus, ont été placés en isolement selon l'agence. Ils ont été relogés par le Crous Orléans-Tours et sont suivis par le service de santé universitaire.
La toiture de la cathédrale doit être rebâtie à l'identique, mais des victimes du saturnisme alerte sur le danger que cela représente pour la santé.
C'est dans une lettre ouverte au président de la République qu'une association de victimes du saturnisme (maladie liée à l'exposition au plomb) partage sa "très vive inquiétude" après cette annonce et appelle le chef de l'Etat "à renoncer à l'usage du plomb dans la reconstruction de Notre-Dame pour des raisons de santé publique et de sécurité pour ce monument historique irremplaçable". L'AFVS rappelle notamment que l'incendie survenu dans la soirée du 15 avril 2019 a causé d'importants dégagements de plomb et que ce matériau fond par ailleurs à plus basse température que d'autres, tel le cuivre utilisé pour la reconstruction de la toiture d'autres cathédrales.Risque de contaminations Après une réunion de la Commission nationale du patrimoine et de l'architecture (CNPA), l'Elysée a annoncé la semaine dernière la reconstruction à l'identique de Notre-Dame et donc de sa toiture en plomb, constituée de 1.326 tables de 5 mm d'épaisseur pesant au total plus de 200 tonnes. Le général Jean-Louis Georgelin, qui supervise le chantier, avait dans la foulée indiqué "s'attendre à des combats assez difficiles" à ce sujet. Les risques de contamination liés aux particules de plomb qui s'étaient répandues dans l'atmosphère et au sol après l'incendie ont déjà perturbé le début des travaux, nécessitant des suspensions puis la mise en place de protocoles pour que les ouvriers reprennent le travail
Une campagne présidentielle a un coût ! Et à l'approche de l'échéance, le Front national s'active pour trouver des financements. Problème : Marine Le Pen n'en finit plus d'essuyer des refus des banques françaises.
La présidente du FN a donc décidé d'essayer de se faire prêter de l'argent à l'étranger. Selon Europe 1, elle aurait envoyé des demandes de prêt à 45 banques internationales, notamment en Chine, en Inde et en Russie. Le trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just, a d'ailleurs confirmé l'information au Figaro, ajoutant qu'il leur fallait trouver au minimum 27 millions d'euros pour financer les deux campagnes à venir : la présidentielle et les législatives. "Nous attendons les retours. Mais ce serait quand même un vrai problème démocratique si une candidate de l'envergure de Marine Le Pen n'arrivait pas à se financer", a-t-il lancé. En 2014, le Front national avait d'ailleurs déjà fait appel à un établissement russe, la First Czech Russian Bank, pour trouver 9 millions d'euros. Depuis le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, il semblerait que les banques françaises rechignent à prêter de l'argent aux candidats. "L'effet Bygmalion est catastrophique pour tout le monde. À cause des tricheries de l'UMP, l'affaire Bygmalion, les banques sont encore plus réticentes", expliquait en février dernier Florian Philippot.
Séoul demande à Pyongyang une enquête plus poussée sur les circonstances du meurtre d'un responsable sud-coréen en mer, au lendemain d'excuses exceptionnelles du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.
L'homme, un responsable du secteur de la pêche en Corée du Sud, a été abattu mardi par des soldats nord-coréens. C'est la première fois depuis une décennie qu'un civil sud-coréen est tué de cette manière.Kim Jong Un a présenté vendredi des excuses exceptionnelles après ce meurtre "imprévu et honteux", selon Séoul, cherchant ainsi à apaiser son voisin du Sud où ce meurtre a suscité l'indignation.Mais la Corée du Sud a annoncé samedi qu'elle allait réclamer une enquête plus poussée."Nous avons décidé de demander au Nord de mener une nouvelle enquête et de réclamer une enquête conjointe si nécessaire", a déclaré la Maison Bleue, la présidence sud-coréenne, dans un communiqué.Elle a ajouté que la Corée du Sud poursuivrait sa propre enquête en raison de "contradictions" dans les versions de l'incident.Les responsables militaires sud-coréens affirment que l'homme a été soumis à un interrogatoire alors qu'il était dans l'eau et qu'il aurait fait part de son désir de faire défection, avant d'être tué sur "ordre d'une autorité supérieure".Ils ajoutent que les gardes-frontières nord-coréens ont ensuite aspergé son corps d'essence et l'ont brûlé, qualifiant cet acte d'"abominable".Pour sa part, Pyongyang a affirmé dans une lettre adressée vendredi à Séoul, contenant les excuses de Kim, que l'homme était "illégalement entré" dans les eaux territoriales de la Corée du Nord et avait refusé de clairement s'identifier.La Corée du Nord a reconnu que dix coups de feu avaient été tirés en direction du responsable, qui n'était plus visible après la fusillade.Les militaires ont alors mis le feu au dispositif de flottaison - qui était couvert de sang - conformément à la règlementation en vigueur alors que le pays est en alerte maximum face au Covid-19, selon la lettre. Les excuses de la Corée du Nord, et tout particulièrement de M. Kim, sont inhabituelles, et ces dernières sont intervenues alors que les relations inter-coréennes sont au point mort, tout comme les négociations sur le nucléaire entre Pyongyang et Washington.Les médias officiels nord-coréens n'ont fait aucune mention de cette lettre d'excuses.
Le très médiatique chef a laissé, sur le plateau de BFMTV, éclater sa colère après l'annonce par le gouvernement de nouvelles mesures limitant l'activité des restaurants dans certaines régions. Il dénonce une "stigmatisation" de la profession.
Le cauchemar risque de continuer dans de nombreuses cuisines. C'est le message qu'a tenu à faire passer le chef Philippe Etchebest dans une interview accordée à BFMTV mercredi 23 septembre, peu de temps après la conférence de presse donnée par le ministre de la Santé, Olivier Véran. Alors que ce dernier venait d'annoncer la fermeture complète des bars et restaurants dans la métropole Aix-Marseille et en Guadeloupe et un "couvre-feu" à 22 heures dans plusieurs autres régions, le Meilleur Ouvrier de France n'a pas mâché ses mots au micro de la chaîne d'information. "Cela devient insupportable, maintenant", a-t-il tonné, mettant le doigt sur ce qui est selon lui une forme d'hypocrisie. "Qu'est-ce qu'il va se passer après 22 heures ? Le virus, il arrête de circuler ? Je n'y crois pas une seconde", explique-t-il, ajoutant que "les gens feront la fête chez eux et dehors, je le vois tous les soirs quand je finis le service". Pour Philippe Etchebest, tout est "un problème de discipline" qui doit être pris en compte par le gouvernement dans sa lutte contre la propagation du virus.La figure de "Top Chef" en a remis une couche jeudi matin, toujours sur BFMTV, en dénonçant une "stigmatisation" de sa profession, qui fait selon lui dans la majorité des cas suffisamment d'efforts en appliquant les protocoles sanitaires entrés en vigueur à la sortie du confinement."Ceux qui n'appliquent pas les protocoles, il faut les sanctionner", explique-t-il, exigeant que l'on "laisse travailler ceux qui font les choses dans les règles". En mai dernier, Philippe Etchebest avait déjà tiré le signal d'alarme après des semaines de fermeture complète de tous les restaurants, plongeant nombre d'entre eux dans une situation catastrophique.
La petite Estelle Mouzin avait disparu à Guermantes (Seine-et-Marne), le 9 janvier 2003.
Monique Olivier a affirmé que son ex-mari Michel Fourniret avait kidnappé Estelle Mouzin le 9 janvier 2003 et qu'il l'avait emmené à Ville-sur-Lumes (Ardennes) "pour la séquestrer" et "qu'il l'avait violée et étranglée", a déclaré son avocat à la presse, vendredi 21 août. Affaire Estelle Mouzin: "Monique Olivier a déclaré que Michel Fourniret (..) avait séquestré, violé et étranglé" la jeune fille, déclare son avocatpar BFMTV"On connaît désormais ce qu'il s'est passé pour Estelle Mouzin et qui l'a tuée", a commenté Me Richard Delgenes, à la mi-journée. Il reste encore des investigations à mener, il faut découvrir où est le corps d'Estelle Mouzin et interroger Michel Fourniret. Monique Olivier a donné quelques éléments mais elle n'a pas pu donner d'indications à cet égard", a t-il encore ajouté.Entendue depuis mardi à Paris par la juge d'instruction, Monique Olivier, 71 ans, est désormais mise en examen pour "complicité" dans l'enquête sur la disparition de la fillette de 9 ans enlevée à Guermantes (Seine-et-Marne), a précisé Me Richard Delgenes au tribunal de Paris.Des aveux sibyllinsEn mars dernier, Michel Fourniret avait évoqué sa responsabilité, reconnaissant à mi-mot les faits par le biais de déclarations troubles. "Je reconnais là un être qui n'est plus là par ma faute", avait-il ainsi déclaré à la juge Sabine Khéris, estimant "pertinent" que le corps, jamais retrouvé, puisse être dans l'une de ses anciennes propriétés des Ardennes. Les fouilles, menées fin juin pendant quatre jours dans une maison ayant appartenu à sa sœur à Ville-sur-Lumes, ainsi que dans son ancien château du Sautou, n'ont toutefois pas permis de retrouver le cadavre.
REPERES. Le chef de l'Etat s'est consacré, ces derniers mois, à la crise sanitaire. Comme il l'a annoncé lors de sa dernière allocution, mi-juin, il doit dévoiler début juillet la "nouvelle étape" de son quinquennat autour d'"une économie forte, écologique, souveraine et solidaire".
Mais quels en seront les grands axes ? SantéSans surprise, c'est l'une des priorités, puisque Emmanuel Macron a appelé dans son allocution du 14 juin, à tirer "toutes les leçons" de la crise du coronavirus. "Nos forces nous les conforterons, nos faiblesses, nous les corrigerons vite et fort", a-t-il assuré. Il compte s'appuyer sur les négociations du "Ségur de la santé" qui doivent concrétiser, d'ici la mi-juillet, le "plan massif" promis pour améliorer le quotidien des soignants et l'accueil des malades. Le ministre de la Santé Olivier Véran a dévoilé mercredi l'enveloppe prévue pour les hausses de salaires des soignants : six milliards d'euros, à partager entre hôpitaux et Ehpad publics, mais aussi pour partie avec le secteur privé.Economie L'Etat a injecté "500 milliards d'euros" depuis le début de la crise pour éviter que l'économie ne s'écroule. Mais cela ne sera pas suffisant et un vaste plan de relance sera annoncé par le gouvernement à la rentrée. Avec l'ambition de "bâtir un modèle économique durable, plus fort", selon le chef de l'Etat.En attendant, Emmanuel Macron devrait insister sur l'importance d'aider les jeunes, premiers touchés, avec "un "investissement massif pour l'instruction, la formation et les emplois".Il a par ailleurs écarté toute augmentation d'impôt dans l'immédiat et pourrait annoncer des mesures sur l'intéressement et la participation dans les entreprises privées.L'inconnue demeure pour les réformes suspendues, dont celle de la retraite par points, que l'exécutif pourrait relancer en partie.Souveraineté nationale et européenne L'un des ressorts de cette relance doit être de "rebâtir notre souveraineté nationale et européenne", selon Emmanuel Macron, alors que les relocalisations des industries stratégiques sont réclamées à gauche comme à droite.Pour "ne pas dépendre des autres", le président a souligné la nécessité de "travailler et produire davantage", une phrase qui interroge les forces syndicales et politiques.Ne plus "tout décider depuis Paris" Après avoir mis les maires en première ligne du déconfinement, Emmanuel Macron a reconnu que "tout ne peut pas être tout le temps décidé depuis Paris" et qu'il était temps d'"ouvrir une page nouvelle donnant des libertés et des responsabilités inédites à ceux qui agissent au plus près de nos vies", notamment les départements. A condition que les élus locaux assument leurs responsabilités.Chiche, lui répondent en substance les responsables politiques, comme François Baroin, président LR de l'Association des maires de France, qui demande à l'Etat "des transferts de compétences, de moyens et d'effectifs aux collectivités locales". Mais ils ne veulent pas que ce vaste chantier soit lié à un report des régionales, prévues en mars 2021, comme l'envisage l'Elysée.RéférendumPour répondre aux critiques sur un pouvoir trop vertical, Emmanuel Macron pourrait être tenté de consulter les Français avec un référendum, qui serait le premier depuis la victoire du "non" au traité sur la constitution de l'Europe en 2005. Encouragé par certains proches, freiné par d'autres, le président devrait donner un signal en recevant, lundi 29 juin, les 150 membres de la Convention citoyenne sur le climat. Ces derniers l'ont appelé à soumettre à référendum l'introduction de la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution et la création d'un crime "d'écocide".Mais des ténors de la majorité plaident plutôt pour une consultation sur des propositions plus concrètes de la Convention, comme la limitation à 110 km/h de la vitesse maximale sur autoroute.EcologieRéférendum ou pas, Emmanuel Macron entend faire de l'écologie l'un des marqueurs de la fin du quinquennat avec des mesures attendues sur la rénovation thermique des bâtiments, le "soutien à l'industrie verte" et la promotion des circuits courts.Egalité des chances "Nous unir autour du patriotisme républicain est une nécessité", a encore plaidé le 14 juin le chef de l'Etat, quelques jours après des manifestations contre le racisme et les violences policières. Il a annoncé que "de nouvelles décisions fortes pour l'égalité des chances seront prises".
Cette annonce intervient alors que le gouvernement a demandé de fortes économies à l'audiovisuel public d'ici à 2022.
C'est une petite baisse, mais une baisse néanmoins. Pour la première en plus de 10 ans, la redevance télé, principale source de financement de l'audiovisuel public, va baisser de 1 euro l'an prochain, a-t-on appris vendredi 20 septembre auprès du ministère des Comptes publics, confirmant une information du Figaro.Elle s'élèvera donc à 138 euros en 2020, contre 139 cette année, soit la première baisse depuis plus de dix ans, et après une stagnation entre 2018 et 2019. Supprimer la redevance télé ?par BFMTVCette mesure sera actée dans le projet de loi de finances pour 2020 que le gouvernement doit présenter vendredi prochain. Elle intervient alors que le gouvernement a demandé de fortes économies à l'audiovisuel public d'ici à 2022.La perception de la redevance télé, de son nom officiel "contribution à l'audiovisuel public", qui devrait rapporter plus de 3 milliards d'euros cette année, est aussi amenée à évoluer avec la suppression progressive de la taxe d'habitation à laquelle elle est rattachée.
Selon BFM TV, Franceinfo et Le Parisien, la compagne de l'activiste russe a été entendue par la police samedi. Elle serait la destinataire des vidéos compromettantes de l'ancien candidat à la mairie parisienne.
Benjamin Griveaux a-t-il été piégé ? Depuis plusieurs jours, LREM est en crise, après l'abandon de son candidat aux municipales parisiennes. Au coeur du scandale, des vidéos intimes de l'ex-porte-parole du gouvernement. Des vidéos dont la diffusion est revendiquée par l'activiste russe Piotr Pavlenski. Et selon les informations de BFM TV, Franceinfo et du Parisien, citant des sources policières, la compagne de l'activiste a été interpellée et entendue par la police dans la soirée de samedi. Elle serait la destinataire des vidéos compromettantes de Benjamin Griveaux. Le parquet de Paris a confirmé l'interpellation de la jeune femme. Celle-ci a été "placée en garde à vue des chefs d'atteinte à l'intimité de la vie privée et diffusion sans l'accord de la personne d'images à caractère sexuel, dans le cadre de l'enquête ouverte à la suite de la plainte déposée par M. Benjamin Griveaux". Benjamin Griveaux a en effet porté plainte, samedi, pour "atteinte à l'intimité de la vie privée", et le parquet de Paris a ouvert une enquête, confiée à la Brigade de répression de délinquance contre la personne (BRDP). Le Parisien précise de son côté, qu'à ce stade, il reste impossible de savoir si la jeune femme de 29 ans, de nationalité française selon les deux médias, a transmis elle-même les vidéos de l'ancien candidat à la mairie parisienne, ou bien si elle a été victime d'un piratage. Selon les précisions de BFM TV, la jeune femme affirme être en couple avec Piotr Pavlenski depuis le mois de janvier 2019. Les vidéos en sa possession dateraient de 2018, précise la chaîne locale.En parallèle de cette affaire, Piotr Pavlenski a été interpellé, dans l'après-midi de samedi, dans le cadre d'une enquête pour violences avec armes. Il a depuis été placé en garde à vue et est soupçonné d'avoir blessé deux personnes lors d'une rixe le 31 décembre dernier, en plein réveillon du Nouvel An, dans le 6e arrondissement de Paris.
La pandémie de Covid-19 et la fermeture des écoles se sont traduites par l'impossibilité pour au moins un tiers des élèves dans le monde, soit 463 millions d'enfants, de bénéficier d'un enseignement, faute de pouvoir le faire virtuellement, selon un rapport de l'Unicef publié mercredi.
"Le grand nombre d'enfants dont l'éducation a été complètement interrompue pendant des mois est une urgence éducative mondiale", alerte dans un communiqué la directrice du Fonds de l'ONU pour l'enfance, Henrietta Fore. "Les répercussions pourraient se faire sentir dans les économies et les sociétés pour les décennies à venir", prévient-elle.L'ONU estime que près d'1,5 milliard d'enfants ont été affectés dans le monde par la fermeture des écoles ou des confinements. Tous n'ont pas eu la chance d'accéder à un enseignement à distance et les disparités sont criantes selon les continents.Le rapport de l'Unicef est basé sur des données recueillies auprès d'une centaine de pays et sur les accès à internet, la télévision ou la radio.Et même pour les enfants ayant bénéficié d'un accès technologique, leur scolarité a pu pâtir de conditions défavorables à domicile, entre les pressions pour faire des corvées, l'obligation de travailler ou le manque de soutien pour utiliser les outils informatiques, juge l'Unicef.Dans le monde, les écoliers ayant été privés d'un accès à une scolarité virtuelle ont été 67 millions en Afrique de l'est et du sud, 54 millions en Afrique de l'ouest et du centre, 80 millions dans le Pacifique et l'Asie de l'est, 37 millions au Moyen-Orient et en Afrique du nord, 147 millions en Asie du sud, 25 millions en Europe de l'est et en Asie du centre, et 13 millions en Amérique latine et dans les Caraïbes.Alors que plusieurs pays préparent des rentrées scolaires, l'Unicef "exhorte les gouvernements à donner la priorité à la réouverture en toute sécurité des écoles lorsqu'ils commencent à assouplir les restrictions". Lorsque la réouverture n'est pas possible, les autorités doivent prévoir un apprentissage spécifique pour le temps qui a été perdu dans l'enseignement, réclame aussi l'organisation dans son communiqué.
Mobilisées sur les manifestations de "gilets jaunes", les forces de l'ordre n'ont plus les moyens de lutter efficacement contre la délinquance. Mais l'Observatoire national préfère nuancer l'influence du mouvement sur ces mauvais chiffres.
La délinquance augmente en France depuis le mois de novembre 2018 et le début du mouvement des "gilets jaunes", selon les chiffres publiés par le ministère de l'Intérieur et révélés par franceinfo jeudi 11 avril. Un renversement de tendance, après un an de baisse.La cause principale de cette hausse serait le mouvement des "gilets jaunes", qui mobilise une part importante des policiers et gendarmes français et impacte leur capacité à lutter contre la délinquance. Ainsi, les cambriolages ont progressé de 9% depuis le mois de novembre, les vols à la roulotte de 8%, les vols sans violence de 5% et les vols avec violence de 7%."On ressent un poids plus fort des vols, des vols aggravés, des destructions et des dégradations depuis le mois de novembre", reconnaît auprès de franceinfo la Fédération France Victimes, qui regroupe 130 associations d'aides aux victimes.Du côté des syndicats de policiers, le facteur "gilets jaunes" ne fait aucun doute. Alors que, chaque samedi, des milliers de policiers et de gendarmes sont mobilisés dans toute la France, "il y a un transfert des missions qui se fait par rapport à la semaine", explique Philippe Capon, membre de l'UNSA-Police. "Énormément d'effectifs sont utilisés le samedi, BAC, CRS, compagnies de sécurisation, compagnies d'interventions... Il ne sont pas en mesure d'être sur le terrain, de travailler par exemple le vendredi soir ou le samedi soir", poursuit-il. En conséquence, les patrouilles dissuasives, par exemple, sont largement réduites. Mais c'est toute la lutte contre les réseaux de cambrioleurs et les opérations de flagrants délits qui sont impactées. "Les cambriolages augmentent dans le département de façon extrêmement significative, confie à France Bleu Roussillon le patron des gendarmes dans les Pyrénées-Orientales, Guillaume Poumeau. C'est un domaine dans lequel, jusqu'au 17 novembre, le département, en tout cas pour la zone de gendarmerie, était assez performant."Cependant, le directeur de l'Observatoire national de la délinquance, Christophe Soullez, préfère nuancer les raisons de cette hausse. "Je ne pense pas que la présence des forces de l'ordre sur la voie publique soit un élément qui permette, aujourd'hui comme hier, d'expliquer les fluctuations à la baisse ou la hausse de la délinquance, explique-t-il à franceinfo. Ce sont des cycles généralement assez déconnectés de tout ce qui est présence, évolution des effectifs sur le terrain. Les cause sont multiples, il n'y a pas qu'une seule explication."
Dans ce bureau de vote au pied d'une cité de Marseille, un attroupement se forme derrière la présidente, qui tient une attestation de procuration sans tampon. Les assesseurs se disent "hyper vigilants" après une campagne minée par les soupçons de fraude.
Face à cette procuration douteuse, la présidente du bureau appelle le service des élections de la mairie du 12e arrondissement: "C'est une photocopie, et il n'y a pas de tampon de la police, donc ça fait tiquer ici... et j'ai toute la brigade, pas financière mais presque, autour de moi!".A l'autre bout du fil, la fonctionnaire assure pourtant que "c'est tout bon" et que le vote peut avoir lieu. Emoi de la "brigade", composée de deux assesseurs d'opposition au maire sortant, qui a entendu la conversation mise en haut-parleur: "Ah non, ce n'est pas la mairie qui décide! Il y a une circulaire tout de même!""On reste hyper vigilants, tout en étant courtois, et globalement c'est bien plus calme qu'au premier tour", assure Marc Burlat, assesseur pour la coalition de gauche du Printemps marseillais (PM).Le 15 mars, dans ce bureau au pied des HLM des Caillols, la police avait dû intervenir après l'agression du candidat du PM et "des problèmes de procurations photocopiées", selon un PV d'huissier que l'AFP a pu consulter.Le deuxième tour s'annonce très serré à Marseille, où Jean-Claude Gaudin (LR) cède la place après 25 ans aux manettes. Au soir du premier tour, Michèle Rubirola, à la tête du Printemps marseillais, avait créé la surprise en arrivant en tête sur l'ensemble de la ville, où le vote a lieu par secteurs, devant la candidate LR Martine Vassal.Mais l'entre-deux-tours a été bouleversé par l'ouverture d'une enquête sur des soupçons de fraude aux procurations dans le camp des Républicains, en particulier dans le secteur des 11e et 12e arrondissements.- Tentative de vol d'une urne -Dans le quartier villageois de Saint-Barnabé (12e), ces révélations ont beaucoup perturbé Marine, 35 ans, qui patiente sous un soleil de plomb: "Au point que je me suis demandé si j'allais voter cette fois ci". Elle assure qu'elle va déposer "un vote sanction", car "les menteurs et les voleurs, ça suffit".Dans le quartier pauvre de Felix-Pyat (3e arrondissement), le premier tour avait été marqué par la tentative de vol d'une urne par des hommes munis d'armes factices. Alors dimanche, le bureau de vote est surveillé de près, notamment par des policiers municipaux, en permanence à proximité. "On est rassuré de voir la police municipale pas loin", témoigne un assesseur.En bas des immeubles blancs de la cité Bellevue, les votants attendent le long d'une fresque représentant enfants et adultes à la peau noire ou blanche, à l'image de la diversité de cet arrondissement où le taux de pauvreté dépasse les 50%."Je suis venue faire mon devoir de citoyenne française, parce que j'ai l'espoir que le quartier change. On se sent délaissés: il n'y a pas d'espace vert, pour aller promener les enfants dans un parc il faut aller très loin, la piscine a été fermée, les écoles sont surchargées", explique à l'AFP Zineb Aouichat, 39 ans et mère d'une petite fille.Dans le contexte "tendu" de ce second tour, la commission de contrôle a passé 45 minutes dans les deux bureaux de l'école Bellevue. "Il n'y a pas de problème à signaler; tous les partis ont assuré une forte présence" au niveau des assesseurs, renforçant ainsi le contrôle, souligne le vice-président du tribunal judiciaire, Fabrice Castoldi, envisageant malgré tout une deuxième visite dans l'après-midi.L'abstention reste forte, avec seulement près de 5% de participation à la mi-journée, selon la présidente d'un des bureaux."Sérieux, pourquoi voter? Ils nous vendent tous du rêve et après il n'y a rien", lâche un jeune d'une vingtaine d'années qui vient de terminer une partie de football. "Ils s'en foutent de notre quartier... Si on veut s'en sortir, les jeunes à Marseille, on doit juste aller à l'école, bosser et compter sur nous-mêmes, c'est tout", lâche-t-il en préférant taire son nom.
La police israélienne a affirmé mardi avoir abattu un Palestinien qui a mené selon elle une attaque contre ses forces près de Jérusalem, une version démentie par son oncle, le haut responsable palestinien Saëb Erakat.
Saëb Erakat, secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), a indiqué à l'AFP que son neveu Ahmad Erakat avait été "exécuté" par la police israélienne, tenant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour "responsable de ce crime".Selon M. Erakat, son neveu se rendait à Bethléem pour aller chercher sa soeur, dont c'était le jour de mariage, à un rendez-vous chez le coiffeur lorsqu'il a été tué à un point de contrôle de la police des frontières israéliennes, à la sortie de Jérusalem en Cisjordanie occupée. Le jeune homme devait lui-même se marier plus tard dans la semaine, a précisé à l'AFP Saëb Erakat, jugeant "impossible" que son neveu veuille commettre une telle attaque à quelques jours de ses noces.Le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld a auparavant affirmé qu'un "terroriste a conduit rapidement son véhicule en direction d'une policière qui a été légèrement blessée"."Les officiers sur place ont riposté et le terroriste a été tué", a précisé Micky Rosenfeld, sans communiquer l'identité de l'assaillant et indiquant seulement qu'il était âgé de 27 ans.En soirée, des heurts ont éclaté à Abou Dis, près du lieu où le Palestinien a été tué. L'armée israélienne a tiré des grenades de gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc, ont indiqué des témoins à l'AFP.Dans un communiqué, une autre responsable palestiniennne, Hanane Achraoui, a appelé la communauté internationale à prendre des "mesures concrètes" contre Israël après la mort du Palestinien. "Il est temps pour le monde de demander des comptes à Israël et de s'assurer que justice soit faite pour les victimes palestiniennes", a-t-elle dit.La mort d'Ahmad Erakat intervient une semaine avant une échéance clé pour le projet israélien controversé d'annexion de pans de la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé depuis 1967 par l'Etat hébreu.Le gouvernement israélien doit en effet présenter à partir du 1er juillet sa stratégie pour traduire dans les faits le plan de l'administration Trump pour le Proche-Orient, qui prévoit l'annexion des colonies israéliennes et de la vallée du Jourdain en Cisjordanie.Si l'Etat hébreu va de l'avant avec son projet, qui constitue une "violation du droit international", cela mènera à de grandes tensions régionales et Israël en "subira les conséquences", avait affirmé lundi Saëb Erakat à l'AFP.
Dès son arrivée au ministère de l'Intérieur, Matteo Salvini a tenu sa promesse de fermer les ports aux navires secourant des migrants au large de la Libye.
Après un refus de Malte, l'Italie a opposé une fin de non-recevoir au navire d'une ONG, transportant plus de 310 migrants, qui souhaitait y accoster. Matteo Salvini, vice-Premier ministre a ainsi indiqué que "les ports italiens sont fermés !". Le patron de la Ligue a également précisé que l'ONG espagnole Proactiva Open Arms avait demandé l'autorisation de débarquer ces migrants secourus vendredi en Méditerranée, dont des femmes, des enfants et des bébés, après une réponse négative de Malte."Les ports italiens sont fermés !""Ma réponse est claire : les ports italiens sont fermés!", a twitté Matteo Salvini, "pour les trafiquants d'êtres humains et pour ceux qui les aident, la fête est terminée".Si Malte a refusé l'accès du navire, une femme et un bébé, né sur une plage libyenne trois jours plus tôt, ont été autorisés à gagner le territoire et y ont été acheminés dans un hélicoptère des gardes-côtes, selon l'ONG. Les autorités maltaises ont confirmé cette information, précisant qu'il s'agissait d'une femme de 23 ans. L'Espagne a toutefois autorisé samedi le navire à rejoindre ses eaux après que l'Italie et Malte eurent refusé de le recevoir. "En raison du refus ou de l'absence de réponse des ports les plus proches", les gardes-côtes espagnols "ont autorisé (le navire) à faire mouvement vers les eaux territoriales espagnoles", a indiqué le gouvernement espagnol dans un communiqué.Les 311 migrants secourus vendredi en Méditerranée par l'ONG Proactiva Open Arms devraient toutefois passer Noël en mer, le trajet devant prendre au moins cinq à six jours, selon une porte-parole de l'association.Proactiva Open Arms avait annoncé vendredi avoir secouru près de 300 migrants au large de la Libye, dont des femmes enceintes, qui se trouvaient à bord de trois embarcations. L'ONG espagnole a posté en ligne une vidéo de certains des migrants secourus "d'une mort certaine en mer". "Si vous pouviez aussi ressentir le froid, il serait plus facile de comprendre l'urgence. Aucun port pour débarquer, et refus de Malte de nous donner de la nourriture. Ceci n'est pas Noël". "Votre rhétorique et vos messages auront une fin"Après son tweet sur la fermeture des ports italiens, Matteo Salvini en a envoyé un autre avec une photo de son déjeuner: des tortellini et des saucisses, ajoutant "espérer ne pas offenser un journaliste ou professeur de gauche". Le fondateur d'Open Arms, Oscar Camps, a répondu à Matteo Salvini sur Twitter. "Votre rhétorique et vos messages auront une fin, comme tout dans la vie. Mais vous devez savoir que dans plusieurs décennies, vos descendants auront honte de ce que vous faites et dites".Le navire avait repris fin novembre, avec deux autres bateaux d'ONG, ses missions de sauvetage en Méditerranée centrale, au large de la Libye. Une autre ONG, l'allemande Sea Watch a annoncé samedi sur Twitter avoir secouru de son côté 33 migrants en difficulté, et a lancé un appel pour pouvoir accoster dans un port. Cet itinéraire de l'immigration clandestine est le plus mortel, avec plus de 1.300 migrants morts en tentant de gagner l'Italie ou Malte depuis le début de l'année, selon l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM). 9.500 arrivées sur les côtesLes navires humanitaires opèrent dans cette zone malgré l'opposition farouche de Matteo Salvini, qui leur ferme les ports en les accusant de favoriser les affaires des passeurs, et les réticences de Malte. Dès son arrivée au ministère de l'Intérieur en juin, Matteo Salvini a tenu sa promesse de fermer les ports aux navires secourant des migrants au large de la Libye, qu'ils soient d'ONG, commerciaux ou même garde-côtes italiens.Depuis, le ministère fait état de 9.500 arrivées sur les côtes entre juin et novembre, dont les deux tiers par des routes secondaires via la Tunisie, la Turquie ou l'Algérie, contre 57.000 sur la même période l'an dernier.
La jeune iséroise de 16 ans avait dû être déscolarisée à la suite de ces menaces sur les réseaux sociaux.
Mila, 16 ans, ne pourra plus aller à l'école jusqu'à nouvel ordre. En cause, sa déscolarisation à la suite de menaces de morts sur les réseaux sociaux, reçues après la publication d'une vidéo où elle tenait des propos hostiles à l'islam. Jeudi, le parquet de Vienne a ouvert deux enquêtes afin de faire la lumière sur cette affaire qui a fait réagir jusque dans les rangs politiques. "La propagation virale sur les réseaux sociaux d'une vidéo postée par une jeune fille mineure, exprimant dans le fil d'une discussion personnelle des propos virulents et hostiles à la religion musulmane, a suscité une multiplication de réactions prenant la forme de menaces de mort et de crimes", détaille le procureur de la République.Deux enquêtes ouvertesCes menaces ont été "propagées de manière anonyme et révélant pour certaines d'entre elles des données personnelles et intimes", a souligné Jérôme Bourrier. Il explique d'ailleurs que la "gravité des menaces" a "imposé une déscolarisation temporaire et une prise en charge de l'adolescente", pour qui le parquet a "mis en œuvre un soutien psychologique particulier".Le parquet a confié à la section de recherche de la gendarmerie de Grenoble "deux enquêtes distinctes". L'une,"ouverte du chef de provocation à la haine raciale", a pour but "de vérifier si les propos tenus sur la vidéo diffusée" par la jeune fille "sont de nature à recouvrir une qualification pénale ou s'inscrivent dans la liberté d'expression reconnue à chacun et constituant un principe à valeur constitutionnelle".L'autre, "ouverte du chef de menaces de mort, menace de commettre un crime, harcèlement et usage de l'identité ou de données d'identification d'autrui en vue de porter atteinte à la tranquillité et à l'honneur fait l'objet d'investigation de spécialistes en cybercriminalité", pour retrouver et poursuivre les auteurs de ces menaces "gravement attentatoires à l'intégrité" de l'adolescente. La vidéo a été postée ce week-end et a entraîné un flot de réactions avec des pro et des anti, certaines personnalités politiques prenant parti.
Une proposition de loi La République en Marche (LREM) interdisant les téléphones portables - et autres "objets connectés" - dans les écoles maternelles, élémentaires et les collèges a été adoptée ce mardi 29 mai en commission des affaires culturelles et de l'éducation. Le texte ne concerne pas les lycées, ni les établissements privés.
Un texte de loi sur l'interdiction du téléphone portable à l'école et au collège, promis par Emmanuel Macron et le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, a été adopté mardi en commission : quelques lignes qui ne sont pas un "big bang" selon les chefs d'établissement, mais qui "sécurisent" les mesures déjà adoptées par de nombreux collèges.La nouvelle rédaction stipule que tout objet connecté est interdit - et pas seulement le téléphone portable - afin d'éviter tout effet de substitution. Le texte prévoit cependant des exceptions pour un enfant handicapé ou pour une "nécessité pédagogique".Également interdit lors des activités hors de l'enceinteL'article précise que "l'utilisation d'un téléphone mobile par un élève est interdite dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges", "à l'exception des lieux" ou "des conditions" autorisés "expressément" par le règlement intérieur.L'interdiction peut donc s'appliquer non seulement en classe, mais également dans les couloirs de l'établissement ou dans la cour de récréation. Elle s'applique également lors des activités liées à l'enseignement qui se déroulent hors de l'enceinte des établissements : "Cela permet de couvrir les cours d'éducation physique et sportive ayant lieu dans un gymnase ou un stade, par exemple, ainsi que les sorties scolaires", a détaillé la rapporteure du texte, la députée LREM des Bouches-du-Rhône Cathy Racon-Bouzon."L'objectif est que cette réforme s'applique à partir de la rentrée scolaire 2018-2019", a-t-elle ajouté, rappelant qu'"en 2017, 86% des 12-17 ans étaient équipés d'un smartphone". Une proportion "multipliée par 4 en 6 ans".Une loi bien utile ?Dans la discussion générale, les groupes d'opposition de droite et de gauche se sont interrogés sur l'utilité de la proposition de loi, qui sera discutée en séance le 7 juin, dans la mesure où l'interdiction a été inscrite dans le code de l'éducation en 2010.Ce texte interdit en effet l'utilisation par un élève d'un téléphone portable dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges mais seulement durant "toute activité d'enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur". La rapporteure a répondu qu'à l'heure actuelle, la moitié des collèges avaient posé un interdit dans leur règlement intérieur et qu'avec l'adoption de la PPL, l'interdiction sera effective par défaut et confortera juridiquement les chefs d'établissement. L'article discuté en commission respecte l'autonomie des établissements puisque ce sera à chacun d'entre eux de décider des modalités d'interdiction (lieux, conditions).Les députés ont également adopté des amendements de la majorité pour renforcer la formation des élèves à un "usage responsable" des outils et ressources numériques, en insérant une référence "au respect de la liberté d'opinion et de la dignité de la personne humaine". Cette formation devra aussi "contribuer au développement de l'esprit critique" - savoir décrypter les informations, vérifier leurs sources, démonter les rouages des théories du complot... - et "à l'apprentissage de la citoyenneté numérique".
Appel à l'aide. L'initiative d'un internaute, qui réclame la participation de Christiane Taubira à la primaire de gauche, a trouvé un très large écho.
La pétition en ligne a recueilli plus de 50.000 signatures. "C'est toute la Gauche qui vous réclame, Madame Taubira!", lance ainsi l'homme à l'origine de l'appel."Face à la déception des années Hollande et au spectre des populismes de la droite et ses extrêmes, qui mieux que vous pourrait incarner cette Gauche de combat, cette Gauche d'idées, cette Gauche qui rassemble? À l'aide!" C'est par ces mots que s'ouvre le court texte publié sur la plateforme de pétitions Change.org. - TAUBIRA, SEULE CAPABLE D'INCARNER UN ESPRIT DE GAUCHE -Cet appel à un retour en politique de l'ancienne ministre n'est pas une première. L'ancienne garde des Sceaux avait déjà été approchée par plusieurs personnalités à gauche, il y a quelques mois, pour l'inciter à revenir aux affaires, comme l'a révélé Libération en octobre dernier. "Quand un navire coule, tout l'équipage cherche le bon canot de sauvetage", écrivait alors le quotidien. Du côté des internautes, Christiane Taubira est présentée comme la seule figure à même de rassembler une gauche toujours plus divisée. "Gagner ou perdre, ce n'est plus la question : nous devons, maintenant nous poser la question du sens que revêt un vote de Gauche. Qui mieux que Christiane Taubira peut incarner ce besoin de sens?", peut-on lire dans la pétition.À la mi-journée mercredi 30 novembre, l'appel avait obtenu 54.687 soutiens. L'objectif était fixé à 75.000 signatures. Les candidats à la primaire du Parti socialiste ont jusqu'au 15 décembre, date limite du dépôt des dossiers, pour faire connaitre leur désir d'entrer dans la course.
Le groupe a annoncé qu'il voulait se séparer de certains de ses magasins de proximité jugés peu attractifs.
La cure d'austérité est préparée depuis le mois de janvier. Alexandre Bompard, arrivé à la tête du groupe Carrefour à l'été 2017, avait annoncé vouloir se séparer des ex-magasin Dia. En tout, 273 magasins étaient visés. Aujourd'hui, ce sont les fermetures de 227 d'entre eux qui seraient planifiées d'ici l'été 2018. Dans le nord, l'est et le sud de la France principalement. Des magasins jugés peu attractifs par la direction. De leur côté, les syndicats dénoncent une politique uniquement destinée à mieux rémunérer les actionnaires du groupe.
Dans un courrier dont l'AFP a obtenu une copie, l'ancien collaborateur de l'Elysée mentionne des "échanges réguliers" avec "certains membres de la présidence".
Alexandre Benalla a affirmé vendredi 28 décembre entretenir des "relations" et des "échanges réguliers" avec "certains membres de la présidence", dans une lettre adressée au cabinet d'Emmanuel Macron, assurant toutefois que ses activités actuelles n'ont "aucun lien" avec l'Elysée. Il répondait ainsi à Patrick Strzoda, directeur de ce cabinet, qui l'avait sommé de s'expliquer sur "d'éventuelles missions personnelles et privées" menées "comme consultant" alors qu'il était "en fonction à l'Élysée".Dans ce courrier dont l'AFP a obtenu copie, l'ancien conseiller mentionne des "échanges réguliers" avec certaines personnes à l'Elysée au détour d'un reproche fait à M. Strzoda: "Au regard des relations que j'entretiens avec certains membre de la présidence, et des échanges réguliers que j'ai avec eux, il eût été plus cohérent de me transmettre directement ces interrogations auxquelles je n'aurais pas manqué de répondre, sans qu'il soit nécessaire de les porter sur la place publique". "Je n'ai jamais effectué de missions personnelles" Mediapart et "Le Monde" ont rapporté que l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron continuait de voyager avec un passeport diplomatique émis le 24 mai, après sa mise à pied liée à des violences lors de manifestations du 1er mai. Il avait affirmé, sous serment le 19 septembre, devant la commission d'enquête du Sénat, avoir laissé ce document dans son bureau de l'Elysée. Il a été "utilisé ces dernières semaines pour entrer dans différents pays africains ainsi qu'en Israël", selon Médiapart qui cite "des sources sécuritaires"."Tout au long des fonctions qui m'ont été confiées à l'Elysée, je n'ai jamais effectué de missions personnelles et privées et je n'ai a fortiori jamais reçu directement ni indirectement de rémunérations en résultant", assure Alexandre Benalla dans son courrier."J'exerce désormais une activité professionnelle dans le strict respect déontologique qu'impliquent mes fonctions passées au sein du cabinet", ajoute-t-il. "Je ne me suis jamais prévalu d'une quelconque recommandation ou appui de la présidence de la République dans le cadre de mes nouvelles activités, et le prétendre serait purement mensonger" et "diffamatoire".
L'État estime que l'arrêté municipal est illégal et a saisi la justice.
Le 22 août prochain, le maire de Langouët, en Ille-et-Vilaine, comparaîtra devant le tribunal administratif de Rennes pour avoir pris un arrêté régulant l'usage de pesticides dans sa commune, rapporte francienfo mercredi 14 août. À l'origine de ses déboires judiciaires, une saisine du préfet, qui a jugé la décision du maire illégale. C'est en mai dernier que Daniel Cueff décide de prendre un arrêté interdisant l'utilisation de pesticides à moins de 150 mètres des habitations et des locaux professionnels dans cette commune de quelques 600 habitants. Mais pour l'état, et son représentant en la personne du préfet d'Ille-et-Vilaine, estime que l'arrêté est illégal. "Seul le ministre de l'agriculture peut prendre toute mesure (...) concernant l'utilisation et la détention de ce type de produits", a écrit la préfecture, avant de porter l'affaire en justice.Pourtant, l'édile n'a pas l'intention de reculer. "Nous sommes persuadés d'un empoisonnement par respiration des habitants, qui se retrouvent avec des taux de glyphosate dans les urines très importants", a-t-il expliqué devant les caméras de France 2. Avant de se rendre à la convocation du tribunal, il a recueilli plus de 100.000 signatures via des pétitions, ainsi que le soutien de plusieurs collectifs.
L'Océanopolis de Brest n'a pas souvenir de la présence d'une baleine aussi près des côtes.
C'est une apparition "exceptionnelle". Une baleine a été filmée mardi par un pêcheur en rade de Brest, dans le Finistère, rapporte Ouest-France mercredi 10 avril. L'animal, qui n'est pas dangereux pour l'homme, ne s'approche généralement pas aussi près des côtes.La vidéo, diffusée par l'aquarium Océanopolis sur son compte Facebook, a provoqué la joie des internautes. Elle permet de voir, furtivement, un rorqual (Balenoptera Acutorostrata), puisque c'est cette espèce qui a été identifiée par la responsable des mammifères marins à Océanopolis, Christine Dumas. Un animal commun, qui peut atteindre jusqu'à 10 mètres à l'âge adulte.Pourquoi s'est-elle aventurée dans la rade, où l'eau est peu profonde ? Il est probable que "cet individu suivait des proies comme des bancs de poissons", estime Christine Dumas. En tout cas, peu de chance de revoir l'animal sous peu. "Il a peut-être déjà regagné le large. Je serais surprise de le revoir dans les prochains jours", a-t-elle avancé. "De mémoire, aucune observation récente d'une baleine n'a été relevée" dans la rade de Brest, souligne Christine Dumas. Les dauphins et les phoques sont cependant plus communs près des côtes.
L'autorité de régulation des télécoms (Arcep) s'est dite mardi "extrêmement préoccupée par la question des plats de nouilles", qui désignent les branchements désordonnées des fibres optiques dans les armoires de mutualisation du réseau, et a l'intention d'y mettre un terme.
"Nous notons qu'il y a eu des dérives" sur le partage des responsabilités concernant le branchement de la fibre, "certains opérateurs n'ont sans doute pas assez surveillé leurs sous-traitants et ont laissé des pratiques de cochons se mettre en place", a répondu le président de l'Arcep Sébastien Soriano, interrogé sur la question lors de sa dernière conférence annuelle sur le marché des télécoms avant la fin de son mandat à la fin de l'année.Les points de mutualisation sont des armoires physiques au pied des immeubles ou dans les quartiers résidentiels où viennent s'interconnecter les opérateurs d'infrastructures, qui ont installé le réseau, et les opérateurs commerciaux, qui viennent brancher la connexion pour leurs clients.Des photos publiées sur les réseaux sociaux -montrant des armoires restées ouvertes ou prises par des techniciens- montrent des cas où les multiples branchements de centaines de câbles ont provoqué selon les expressions consacrées un sac de noeud, ou un "plat de nouilles". Cela peut allonger les délais de connexion et causer des erreurs de branchement.L'Arcep a défini de nouvelles règles à l'issue d'un groupe de travail. Selon une "première feuille de route", elles donnent un pouvoir de police à l'opérateur d'infrastructure, qui pourra signaler aux opérateurs commerciaux, voire "déréférencer", les sous-traitants responsables de malfaçons."L'opérateur d'infrastructure sera responsable de la bonne tenue de l'armoire. Les opérateurs commerciaux devront lui obéir", a déclaré M. Soriano, souhaitant "éviter que quelques brebis galeuses viennent saccager le travail extrêmement professionnel de l'essentiel des autres sous-traitants"."La fibre optique va à terme supporter tous les accès" et son déploiement "doit se faire dans des conditions qui sont propres", a-t-il souligné.La fibre optique est une technologie cruciale pour le plan très haut débit (THD) visant à couvrir l'intégralité du territoire avec différentes technologies fixes et mobiles en 2022.L'objectif du gouvernement est de la généraliser à tous les foyers en 2025, mais "tous les dispositifs d'accompagnement (sur ce dernier objectif) ne sont pas complets", a observé M. Soriano, qui a posé la question du "niveau d'ambition des pouvoirs publics" sur le sujet.
Un écrit à caractère antisémite a été découvert lundi 4 mars devant un établissement scolaire strasbourgeois. Deux semaines après la profanation du cimetière juif de Quatzenheim, les actes de malveillance envers des sites juifs se multiplient dans la région.
Une feuille de papier cartonné avec des écrits à caractère antisémite a été trouvée lundi 4 mars à l'entrée de l'école maternelle du "Conseil des XV", à Strasbourg. "Un carton bristol plié en deux avec une inscription antisémite a été posé devant l'entrée du personnel, cela veut dire que c'était destiné au personnel", précise la directrice de l'établissement, Catherine Balouka, ajoutant qu'elle allait porter plainte.Sur ce papier était notamment dessinée au feutre noir une croix gammée."Tout cela s'inscrit dans un contexte très très préoccupant, parce qu'il ne se passe pas de jour sans qu'il y ait un acte antisémite qui se manifeste", a indiqué le maire de Strasbourg, Roland Ries, qui s'est rendu sur place lundi matin et se dit "un peu sidéré par cette recrudescence d'actes antisémites" dans sa ville et dans sa région.Il a insisté sur Twitter sur son"engagement plein et total dans cette période d'actes inacceptables à l'encontre de la communauté juive". L'Alsace confrontée à la "haine" antisémitepar euronews (en français)Cet acte intervient deux semaines après la profanation du cimetière juif de Quatzenheim (Bas-Rhin), et deux jours seulement après la dégradation de la stèle marquant l'emplacement de l'ancienne synagogue de Strasbourg, dynamitée par les nazis en 1941.
Des "tirs d'intimidation" à la kalachnikov, selon les premiers éléments de l'enquête, ont eu lieu dans un quartier populaire de Marseille, dimanche 24 mars.
Il était 13h30 environ, dimanche 24 mars, lorsque des tirs de fusil d'assaut ont été entendus dans le quartier populaire de la Bricade à Marseille (15e arrondissement). Deux hommes ont surgi dans deux voitures et ont fait feu. Selon une source policière contactée par l'AFP, et confirmant une information de La Provence, il s'agirait de "tirs d'intimidation". Aucun blessé n'est à déplorer."Il n'y a eu ni blessé ni impact, mais on a retrouvé des douilles de kalachnikov", a ajouté cette source. "Ça a été très rapide, les auteurs ont pris la fuite et dans le quartier plus personne ne parle", a-t-elle précisé. La police judiciaire a été saisie de l'enquête. Si l'enquête confirme l'hypothèse avancée, ce ne serait pas la première fois qu'un acte d'intimidation de ce type se produit à Marseille. Le lundi de l'Ascension, en mai 2018, un commando armé d'une dizaine d'hommes avait fait irruption dans une autre cité du même arrondissement, la Busserine, en fin d'après-midi alors que des enfants jouaient dehors.La scène, très violente, avait été filmée par des témoins et diffusée sur les réseaux sociaux. La vidéo montrait des assaillants encagoulés et habillés de noir, équipés d'armes de poing et de type kalachnikov, tirer en l'air puis frapper un témoin à coup de crosse et mettre en joue les forces de l'ordre pendant leur fuite. La piste d'un acte d'intimidation entre deux réseaux avait été privilégiée par les enquêteurs.À Marseille, trois hommes sont morts depuis le début de l'année dans des règlements de compte liés aux stupéfiants.
Le trafic SNCF va globalement s'améliorer mardi 14 janvier mais le réseau Intercités sera réduit de moitié.
La circulation des trains va s'améliorer ce mardi. Les prévisions de trafic de la RATP et de la SNCF font état d'une perturbation moins marquée sur leurs réseaux respectifs. Au niveau national d'abord, la SNCF prévoit que 8 TGV sur 10, 7 Transilien sur 10, et 3 TER sur 4 circuleront en moyenne. En revanche, le réseau Intercités restera perturbé avec seulement 1 train sur 2 en circulation. Le trafic Ouigo fonctionnera quant à lui quasiment normalement sur l'ensemble de la journée de mardi. Pas de ligne de métro interrompue mais un trafic encore perturbéA Paris, les transports en commun seront soumis à un fort risque de saturation mais devraient également être moins perturbés que les jours précédents. Les ligne 11, 3bis, 8 et 10 fonctionneront pendant une bonne partie de la journée. La ligne 2 sera même opérationnelle toute la journée. Mais la fréquence des passages en gare sera encore loin du trafic habituel. Par ailleurs, de nombreuses lignes ne desserviront pas certaines des stations par lesquelles elle passent. Quant aux autres lignes de métro, elles ne marcheront qu'aux heures de pointes avec encore des métros en moins sur l'ensemble de la journée et des stations fermées.Les tramways circuleront normalement sur l'ensemble des lignes d'Ile-de-France et 4 bus sur 5 devraient rouler en moyenne sur la journée du 14 janvier.
Un cyclone puissant se dirigeait vers le sud du Japon dimanche, provoquant des vents violents et de fortes pluies, les autorités prévenant qu'il pourrait être suffisamment fort pour briser les poteaux électriques et renverser les véhicules.
Le cyclone Haishen, catégorisé comme "grand" et "extrêmement fort", devait traverser la région d'Amami, des petites îles près de Kyushu séparant l'océan Pacifique de la mer de Chine orientale dans l'après-midi de dimanche.A 8 heures locales (23H00 GMT), Haishen était à environ 150 kilomètres au sud-est de l'île d'Amami Oshima, avec des rafales allant jusqu'à 252km/h.Il est prévu que la tempête atteigne le nord de l'île de Kyushu, l'une des principales îles du Japon, puis se déplace sur sa côte ouest dimanche soir jusqu'à lundi matin, avant de se diriger vers la Corée du Sud, selon l'Agence météorologique du Japon.Plus de 200.000 habitants de Kyushu ont été avertis dimanche matin: ils doivent se mettre en sécurité dans des abris, d'après les services de secours.Plutôt que de rejoindre les écoles et centres prévus dans ces cas-là, certains habitants ont préféré se mettre à l'abri dans des hôtels locaux pour tenter de réduire les risques d'infection liés au coronavirus dans des refuges bondés, selon les médias locaux.Lorsque le cyclone se rapprochera des îles habitées, ses vents violents pourraient devenir assez forts pour briser les poteaux électriques et renverser les voitures, ont averti les météorologistes.La tempête a forcé les gardes-côtes japonais à interrompre les opérations de recherche des membres d'équipage d'un navire qui avait lancé un appel de détresse mercredi près de l'île d'Amami Oshima, frappée par un premier cyclone, Maysak.Les gardes-côtes avaient secouru un deuxième survivant vendredi parmi les 43 membres d'équipage du Gulf Livestock 1, qui transportait quelque 6.000 vaches.Mais des navires de patrouille restent en mer pour pouvoir reprendre les recherches lorsque le cyclone Haishen aura quitté la région, a affirmé un responsable à l'AFP.
Après une embellie au début de la crise du Covid-19, la cote du chef de l'Etat s'écroule dans l'opinion. Son Premier ministre, en revanche, résiste mieux.
Selon une enquête mensuelle Odoxa publiée mardi 26 mai, la popularité d'Emmanuel Macron est en net recul (-7 points), alors que celle d'Edouard Philippe se maintient. Avec 35% des personnes interrogées qui le considèrent comme "un bon président de la République", le chef de l'Etat retrouve quasiment son niveau de fin février (33%), avant la crise et le confinement des Français. Près de deux personnes interrogées sur trois (65%, +7) jugent négativement son action, selon cette enquête pour CGI, la Presse régionale, France Inter et L'Express. Emmanuel Macron cède principalement du terrain sur un mois auprès des sympathisants Les Républicains (-18) et du Parti socialiste (-17). Plusieurs sondages diffusés en mai ont donné le chef de l'Etat en nette baisse, alors que le Premier ministre, en première ligne pour gérer la crise sanitaire, résiste mieux. Ce dernier, qui avait gagné 11 points de popularité au cours des deux premiers mois de crise dans l'enquête Odoxa, est stable ce mois-ci avec 46% (=) de jugements positifs et 53% d'avis contraires. Edouard Philippe perd auprès des proches du PS (-12), mais gagne auprès de ceux de LREM (+7).Enquête réalisée en ligne les 19 et 20 mai auprès de 1.004 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
D'après BuzzFeed et Franceinfo, la vidéo dénonçant une collusion entre Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, et Emmanuel Macron est un faux. Celle-ci aurait été fabriquée par des cadres du FN lors de la campagne de l'élection présidentielle.
En plein débat sur les "fake news", en voilà une qui risque de ne pas passer inaperçue. Tout a commencé par un tweet de David Rachline, alors directeur de campagne de Marine Le Pen. Le maire de Fréjus (Var) diffuse, le 16 mars 2017, une vidéo où l'on voit un homme révéler une prétendue collusion entre Delphine Ernotte et le candidat Macron. La présidente de France Télévisions aurait hérité du poste pour "évidemment faire la campagne de François Hollande". Selon le témoignage, "dès que Hollande n'a plus été candidat, il a fallu soutenir coûte que coûte Macron avec l'objectif de battre Marine Le Pen." Cette vidéo, censée répondre à un sujet consacré au FN et diffusé dans Envoyé Spécial sur France 2 le 16 mars 2017, aurait été montée de toute pièce d'après Buzzfeed pour France info. "Ce sont Damien Philippot et Philippe Vardon qui ont monté ça", a affirmé un ancien permanent du FN à Buzzfeed. Le premier est responsable du pôle de rédaction de Marine Le Pen, tandis que le second est vice-président du parti dans la région Paca. D'après cette même source, "c'est Christophe Boucher, le prestataire du FN pour le web qui apparaît sur la vidéo".En marge d'une visite d'un centre de rétention administratif du 12e arrondissement de Paris, Marine Le Pen a réagi à ces accusations, affirmant que ce montage avait pour but de se moquer d'un "témoignage que France 2 avait diffusé exactement dans les mêmes conditions avec quelqu'un qui, anonymement, visage caché, parlait en se triturant les mains. C'était une parodie, ça n'a jamais été caché à personne", a déclaré la présidente du Front national, adressant au passage une pique aux journalistes de Buzzfeed qui selon elle "soit n'ont pas le sens de l'humour, soit pas le niveau intellectuel pour comprendre ce qu'est une parodie".
"Joujou, je ne suis pas content!", dit d'un air sévère Ashraf El-Helw, jeune dompteur égyptien de 26 ans, à sa lionne Joumana, qui rechigne à faire son numéro devant l'aquarium du salon familial.
Depuis que Le Caire a fermé les lieux de loisirs en mars pour cause de maladie Covid-19, les El-Helw, dompteurs de lions et de tigres depuis trois générations, sont privés de cirque. Donc, théoriquement, au chômage technique.Mais, bien décidée à ne pas perdre la main, la famille cairote s'est lancée dans le spectacle depuis son domicile, afin de pouvoir garder le contact avec le public via les réseaux sociaux. Une première représentation, diffusé sur les comptes Instagram et Facebook des frères El-Helw le mois dernier, a récolté des milliers de vues. Pour les prochaines éditions, ils espèrent récupérer davantage de clics et quelques revenus, et, dans le grand salon carrelé de quelque 80 m2, on a poussé les meubles pour faire place à la piste, ses deux tabourets de cirque et deux solides tables."Avant le corona, l'activité était bonne car les gens adorent le cirque en Egypte. Mais tout s'est arrêté", raconte Ashraf.- "Peur pour les meubles" -S'il affirme s'en sortir "pour le moment", avec une bonne trentaine d'employés à payer et une quarantaine de fauves à nourrir, "il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps".En ces temps de pandémie, la famille -célèbre en Egypte pour ses performances au Cirque national, sur les bords du Nil, au Caire- a profité de sa notoriété pour diffuser, avec l'aide de Joumana, le message suivant: "Restez chez vous, en sécurité".En attendant des jours meilleurs, au 8e étage d'un grand immeuble de béton en plein coeur de la mégalopole égyptienne, Joumana s'entraîne donc pour le prochain spectacle, dont la diffusion est prévue pour l'Aïd el-Fitr, marquant la fin du mois de radaman, fin mai."C'est la première fois que j'amène un grand lion à la maison", s'exclame Ashraf entouré de son frère Youssef, 24 ans, et de sa soeur Bushra, 28 ans, également dompteurs."Ma mère était gênée au départ car elle avait peur pour les meubles", confesse Ashraf."Allez!", ordonne subitement Ashraf, en français selon la tradition du dressage.La lionne de quatre ans finit par sauter de son tabouret sur une table pour aller happer un bout de viande disposé à l'autre extrémité d'une passerelle en bois.Comme ses maîtres, la lionne emprunte l'ascenseur pour se rendre deux fois par semaine à ses séances de dressage. Le reste du temps elle vit dans un parc, hors de la ville, où les El-Helw s'occupent de plusieurs autres félins."Avec les voisins? Il n'y a aucun problème, ils nous font confiance", assure à l'AFP le jeune dompteur.Lorsque Joumana arrive dans sa grande cage de fer installée à l'arrière d'un 4X4, les El-Helw et leurs assistants bloquent la cage d'escalier, le temps que la lionne atteigne l'ascenseur.Hussein Suleiman, le chef de la sécurité de l'immeuble assure n'avoir reçu "aucune plainte". "La famille est charmante, les gens viennent prendre des photos quand ils voient passer la lionne."- "Avec amour" -Il y a bien eu, au début, quelques réactions indignées d'internautes craignant les maltraitances. Mais Ashraf assure qu'il "entraîne les animaux avec amour"."Les coups de fouets ce n'est que dans les dessins animés, c'est une image fausse", ajoute-t-il, en affirmant qu'il ne se sert que d'une simple baguette rigide.Ashraf a repris très jeune la tradition familiale à la tête de sa fratrie, en effectuant son premier spectacle à 15 ans. "Nous sommes une famille d'entraîneurs, mon grand-père Mohamed El-Helw a été tué en 1978 par le lion Sultan", en pleine représentation, raconte-t-il, en référence à un accident mortel bien connu dans le pays.Et dans la famille El-Helw, la grand-mère Mahassen "était surnommée +la dame de fer+ car elle était la première femme au Moyen-Orient à entraîner des animaux sauvages", poursuit Ashraf, dont le père, Mohamed Junior, était aussi un célèbre dompteur.Dans un coin de la pièce, la maman des jeunes dompteurs, la soixantaine, habillée d'une abaya noire regarde la répétition, amusée. En son temps, elle aussi s'est essayée au dressage.Karim, le plus jeune frère, 20 ans, se languit de pouvoir à son tour faire du dressage son métier. "Dès que j'aurai fini mes études, je commencerai à m'entraîner", affirme à l'AFP cet étudiant en commerce.
Dix personnes suspectées d'appartenir à un réseau de trafic de drogues d'ampleur internationale ont été arrêtées cette semaine en Haute-Savoie et dans les Alpes-Maritimes. Neuf d'entre elles ont été mises en examen.
Après huit mois d'enquête, un réseau international de trafic de drogue a été démantelé cette semaine, a indiqué samedi 22 juin la gendarmerie. Une vague d'interpellations a été menée les 16 et 17 juin par une centaine de gendarmes ont permis d'identifier dix suspects âgés entre 27 et 42 ans, parmi lesquels figurent sept ressortissants albanais.Les investigations menées par la Section de recherches de Chambéry ont permis de "déterminer leur rôle au sein de la structure criminelle, de matérialiser les mouvements de drogue et d'argent entre la France et d'autres pays européens", ajoute la gendarmerie.Neuf mises en examenNeuf des dix suspects interpellés ont été mis en examen pour "transport, détention, acquisition, offre et cession de produits stupéfiants, et association de malfaiteurs. Ils encourent de lourdes peines", selon la même source. Parmi les personnes mises en examen, sept ont été placées en détention provisoire et deux sous contrôle judiciaire.Des perquisitions effectuées par les enquêteurs ont débouché sur la saisie de "plusieurs dizaines de milliers d'euros, de quelques centaines de grammes de cocaïne et d'héroïne, de véhicules de haut de gamme, d'armes et de faux documents", précise le communiqué.L'enquête avait débuté en août 2018 après la découverte d'un potentiel trafic de cocaïne et d'héroïne organisée par le réseau criminel dans la région d'Annemasse, en Haute-Savoie. Le réseau irradiait dans le sud-est de la France. Compte-tenu du caractère international des faits, une cellule d'enquête nationale avait été créée sous la direction de la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Lyon. L'Office Central de lutte contre la Délinquance Itinérante, le groupement de gendarmerie de Haute-Savoie et le groupe d'observation et de surveillance à Lyon ont également participé à l'enquête ayant mené à ce coup de filet.
Des centaines de policiers à l'extérieur et à l'intérieur du tribunal de Paris: le procès des attentats de janvier 2015 a démarré mercredi matin avec un niveau de sécurité hors norme et dans l'effervescence après plus de cinq ans d'attente et un report en mai à cause du coronavirus.
Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard patrouille dans le tribunal d'un pas rapide et décidé. "Un périmètre de protection a été mis en place", explique-t-il derrière son masque. Son "obsession": que ce procès des attentats contre Charlie Hebdo, des policiers et une supérette juive puisse se tenir "dans la dignité". Ces attaques avaient marqué le début d'une sanglante série d'attentats islamistes en France. Les abords du tribunal des Batignolles sont bouclés: les piétons sont contrôlés, certains sacs fouillés, les voitures et même les vélos stoppés. C'est un dispositif inédit pour ce tribunal qui a ouvert ses portes il y a deux ans dans le nord-ouest de Paris. Peu avant 8H00, un premier camion de l'administration pénitentiaire arrive, sous la surveillance étroite de policiers lourdement armés et pour certains encagoulés.Le procès a démarré à 10H00, mais deux heures plus tôt la queue s'allongeait déjà et l'effervescence montait dans la salle des pas perdus. Alors que des policiers faisaient des rondes avec des chiens, les avocats enfilaient leur robe noire et les journalistes enchaînaient les interviews, donnant à l'atrium des airs de salle de rédaction. - "Le risque d'une contamination" -Le premier étage n'est accessible qu'aux avocats, aux parties civiles et aux journalistes accrédités. Environ 200 personnes se sont constituées parties civiles. Certains rescapés de la tuerie de Charlie Hebdo et de la prise d'otages à l'Hyper Cacher viendront témoigner à la barre. Le public assiste au procès depuis une salle de retransmission au rez-de-chaussée. Parmi les premiers arrivés, dès 7h15: Tom Mauboussin, un étudiant en deuxième année de droit. "J'étais allé à la marche avec mon grand-père en janvier 2015 après les attentats. J'ai été marqué. Je viens en solidarité avec les victimes et aussi par curiosité car c'est un procès historique". Charlie Hebdo republie cette semaine les caricatures de Mahomet qui en avaient fait une cible des jihadistes. "J'irai l'acheter plus tard aujourd'hui. Pour moi, ce n'est pas de la provocation, mais un hommage à ceux qui sont morts", estime l'étudiant.La salle pour le public n'est pas pleine, même si sa capacité a été fortement réduite en raison du coronavirus. Tout le monde est masqué. Un homme qui porte son masque sous le nez est rapidement rappelé à l'ordre par des policiers. Safya Akorri, une des avocats de la défense, a choisi un masque rose flashy. "Cela va être extrêmement désagréable deux mois et demi d'audience sans pouvoir voir le visage des gens. Certains accusés encourent des peines très lourdes: ça fait froid dans le dos de penser qu'ils seront jugés sans que la cour ne voie entièrement leurs expressions". Olivier Cousi, le bâtonnier de Paris, approuve, et ajoute: "Peut-on prendre le risque d'une contamination?". "Et s'il y a, ne serait-ce qu'un cas positif dans la salle d'audience, que se passera-t-il? Cela serait étonnant que cela n'arrive pas", s'inquiètent des confrères alors que vient de s'ouvrir ce procès décidément hors norme. Le verdict devrait être rendu le 10 novembre.
Dîners, travaux aux frais du contribuable, collaboratrice ayant indûment conservé son HLM... plusieurs révélations publiées dans la presse ont conduit François de Rugy à démissionner du gouvernement.
Des enquêtes, lancées par l'Assemblée nationale et par Matignon, sont en cours. Leurs conclusions devraient être rendues le 23 juillet. Les dîners dispendieux de François de Rugy étaient tous d'ordre "professionnel", a indiqué vendredi 19 juillet à l'AFP une source proche de l'enquête en cours à l'Assemblée nationale, confirmant une information de France Info. "Que des dîners professionnels, c'est ça la tournure, c'est avéré", a confié cette source, alors que le rapport, "en cours d'écriture", doit être rendu public mardi 23 juillet. Alors président de l'Assemblée nationale, François de Rugy et son épouse ont multiplié les dîners privés fastueux à l'Hôtel de Lassay entre 2017 et 2018, a affirmé le 10 juillet Mediapart, dans le premier d'une série d'articles consacré au ministre de la Transition écologique. Documents, photos de homards et de grands crus à l'appui, le journal en ligne recensait une dizaine de ces dîners qui rassemblaient des invités appartenant, apparemment, au cercle relationnel et amical de son épouse Séverine de Rugy, journaliste au magazine Gala. François de Rugy met en avant "un travail de représentation" requis par ses fonctions, niant toute "soirée fastueuse". Il s'était engagé, le cas échéant, à "rembourser chaque euro contesté". L'enquête de l'Assemblée nationale semble donc dédouaner François de Rugy de l'accusation d'avoir organisé des dîners privés fastueux quand il présidait l'institution. Le journaliste d'investigation de Mediapart Fabrice Arfi a réagi sur Twitter : "Des dîners 'professionnels' dont Mme Rugy a confirmé dans un entretien enregistré le caractère 'amical' des invités, que François de Rugy qualifie d''informels' et dont plusieurs convives (ex: Aphatie) ont réfuté l'aspect professionnel... La blague". Après ce premier article de Mediapart, les révélations se sont enchaînées : travaux dans son logement de fonction à l'Hôtel de Roquelaure pour un montant de 63.000 euros, directrice de cabinet qui aurait conservé un logement HLM à Paris alors qu'elle n'habitait plus la capitale, location d'un appartement près de Nantes "à loyer social préférentiel"...Après une semaine de polémiques, François de Rugy a remis sa démission au gouvernement, le mardi 16 juillet. Il a été remplacé le soir même par la ministre des Transports Élisabeth Borne.
Le ministre de la Justice ukrainien a lancé jeudi un ambitieux projet visant à vendre ses anciennes prisons désaffectées afin de moderniser le système pénitentiaire de cette ex-république soviétique.
"Nous commençons une grande vente de prisons", a déclaré le ministre de la Justice ukrainien, Denys Malyuska, devant des journalistes réunis dans la cour du centre pénitentiaire d'Irpin, dans la région de Kiev.Cet établissement sera le premier mis aux enchères en Ukraine dans les semaines à venir. D'ici 10 ans, les autorités prévoient d'en vendre près d'une centaine. La prison d'Irpin n'est plus utilisée depuis l'année dernière. Ses plus de 120 derniers prisonniers ont été transférés dans d'autres centres de détention, a indiqué à l'AFP Leonid Parkhomtchouk, le directeur des lieux.Pour le ministre de la Justice, les anciennes prisons sont d'"un grand intérêt pour les investisseurs" car elles comportent de grandes surfaces déjà équipées et "prêtes à l'emploi"."Et pour les voisins, tout sera mieux que de voir une prison", a soutenu le ministre. Le centre pénitentiaire d'Irpin, qui couvre plus de huit hectares, est entouré d'immeubles construits récemment, de zones vertes et d'une voie de chemin de fer à proximité.Il s'agissait au départ d'une prison à ciel ouvert, fondée en 1944, qui a été recouverte ensuite. Plus de 51.000 personnes sont détenues dans près de 130 prisons en Ukraine, selon les chiffres officiels. La plupart de ces établissements sont d'anciennes structures dans un état déplorable. Kiev prévoit d'utiliser une partie des fonds tirés de la vente des prisons inutilisées pour en construire de nouvelles.L'une des plus célèbres du pays, le centre de détention de Loukianivska, construit au milieu du XIXe siècle dans le centre de Kiev, sera également mise en vente.
Après sa vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Christophe Chalençon est visé par une enquête préliminaire. Le procureur de Carpentras, dans le Vaucluse, est saisi du dossier.
Christophe Chalençon appelait à "assiéger Paris" avec "quatre légions citoyennes", à "renverser le pouvoir politique", ou encore à "verrouiller toutes les préfectures et sous-préfectures de France". Une nouvelle enquête préliminaire a été ouverte contre une figure du mouvement des Gilets jaunes, a-t-on appris mardi 12 mai auprès du procureur de Carpentras, dans le Vaucluse, saisi du dossier. Suite à la vidéo publiée par le forgeron de Sault sur les réseaux sociaux, vendredi 8 mai, le procureur Pierre Gagnoud avait ouvert une enquête préliminaire contre lui pour provocation à la commission d'atteinte volontaire à l'intégrité de la personne, provocation à la commission de crimes et délits portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation et provocation à s'armer contre l'autorité de l'Etat.Les deux premiers délits sont prévus par l'article 24 modifié de la loi de 1881 sur la presse, le troisième par l'article 412-8 du code pénal, a précisé le procureur de Carpentras à l'AFP.Absent à son domicile quand les gendarmes du Vaucluse sont venus ce week-end lui présenter sa convocation à se présenter devant les enquêteurs de la PJ d'Avignon, Christophe Chalençon a finalement été interpellé lundi en fin d'après-midi à Paris, sur le périphérique, après la délivrance d'un mandat de recherche contre lui.Aucune poursuite pour l'instant engagéePlacé en garde à vue dans les locaux de l'Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP), Christophe Chalençon a été libéré à la mi-journée mardi, avoir après avoir reconnu être l'auteur de cette vidéo dans laquelle il appelait à "renverser ce pouvoir politique qui asservit le peuple"."Le dossier va m'être transmis pour appréciation", a expliqué Pierre Gagnoud à l'AFP, précisant qu'aucune poursuite n'était pour l'instant engagée contre l'ancien leader "gilet jaune", dont la liste "Evolution citoyenne" avait drainé moins de 0,5% des suffrages lors des élections européennes de mai 2019.Une autre enquête préliminaire avait été ouverte par le procureur de Carpentras fin avril, après une autre vidéo de Christophe Chalençon dans laquelle celui-ci s'en prenait au chef de l'Etat. Dans le cadre de cette enquête, ouverte pour menaces réitérées d'un délit contre la personne à l'encontre d'une autorité publique ou d'un élu, il avait déjà été placé en garde à vue à Avignon.
Un policier new-yorkais a été inculpé mardi pour avoir violemment repoussé une manifestante le 29 mai, première inculpation d'un agent new-yorkais depuis le début des manifestations contre les violences policières et le racisme qui ébranlent les Etats-Unis.
Lors d'une audience virtuelle au tribunal d'Etat de Brooklyn, le policier, Vincent D'Andraia, 28 ans, a été formellement inculpé de plusieurs délits mineurs, dont agression, harcèlement, comportement menaçant et méfaits, a indiqué un porte-parole du procureur de Brooklyn."En tant que procureur, je ne peux pas tolérer l'utilisation d'une force excessive contre quiconque exerce un droit (de manifester, ndlr) protégé par la Constitution", a déclaré Eric Gonzalez, dans un communiqué. "C'est particulièrement vrai pour ceux qui ont prêté serment de nous protéger et de défendre le droit. Je suis très troublé par cette agression. L'accusé devra rendre des comptes."Une vidéo avait circulé sur les réseaux sociaux où on voit M. D'Andraia insulter une manifestante et la pousser violemment, la faisant tomber sur la chaussée. Le policier continue alors à marcher. La manifestante, qui s'est identifiée comme Dounya Zayer, 20 ans, a elle publié une autre vidéo, où on la voit brièvement filmer le policier avec son téléphone. Le policier lui demande de "dégager la rue", elle répond, "Pourquoi?" et on le voit esquisser un geste pour la repousser avant que l'enregistrement s'arrête.M. D'Andraia a été relâché en attendant une prochaine audience fixée au 15 octobre prochain.En cas de condamnation, la sanction pourrait aller d'une "suspension conditionnelle jusqu'à une incarcération", a indiqué un porte-parole du procureur, qui a cependant souligné qu'une peine de prison n'était "généralement pas" infligée dans de tels cas.C'est la première inculpation d'un policier new-yorkais depuis le début des manifestations du mouvement Black Lives Matter (les vies noires comptent) provoquées par la mort de George Floyd, asphyxié par un policier à Minneapolis le 25 mai.Comme d'autres services de police municipaux, la police new-yorkaise, la plus importante du pays avec quelque 36.000 agents, a été très critiquée après des vidéos montrant des interventions brutales d'agents contre les manifestants.Après avoir défendu l'attitude de la police, le maire Bill de Blasio a promis que tous les incidents feraient l'objet d'une enquête, que les sanctions nécessaires seraient prises et rendues publiques. Très critiqué - des centaines de manifestants ont appelé à sa démission lundi soir - il a par ailleurs annoncé mardi que cinq rues de la ville - une dans chacun des districts de Manhattan, Bronx, Brooklyn, Queens et Staten Island - seraient peintes puis rebaptisées au nom Black Lives Matter.La maire démocrate de la capitale fédérale Washington, Muriel Bowser, avait vendredi fait peindre en lettres capitales le même slogan sur une artère menant à la Maison Blanche.cat/cjc
L'ancienne patronne d'Europe Écologie-Les Verts a témoigné jeudi matin dans le cadre du procès en diffamation intenté par Denis Baupin à Médiapart, France Inter et ses accusatrices. Cécile Duflot a raconté comment Denis Baupin l'aurait elle aussi agressée en 2008 à Sao Paulo.
Devant la 17e chambre correctionnelle à Paris, l'ancienne ministre écologiste Cécile Duflot, en pleurs, a accusé Denis Baupin de l'avoir agressée sexuellement en 2008 au Brésil. L'ancien député EELV Denis Baupin a intenté un procès en diffamation à ses accusatrices, France Inter et Mediapart, leur reprochant d'avoir dénoncé publiquement les faits d'agressions sexuelles dont il était accusé. C'est la première fois que Cécile Duflot, citée comme témoin par la défense, témoigne publiquement de l'agression dont elle aurait été victime. "En ce qui concerne Denis Baupin, dès 2003, j'ai eu connaissance de rumeurs, mais ce n'était que des rumeurs", débute Cécile Duflot selon des propos rapportés par la journaliste Marie Barbier qui couvre le procès pour L'Humanité. La voix pleine de sanglots contenus, elle raconte cette soirée de mai 2008 à Sao Paulo, où elle, alors secrétaire nationale des Verts, était venue en délégation avec Denis Baupin, alors adjoint au maire de Paris, pour un congrès mondial des écologistes. Après une journée de travail, elle regagne sa chambre d'hôtel "très fatiguée" - sa dernière fille a à peine deux mois. "Je tire mon lait, parce que je ne veux pas arrêter d'allaiter ma fille, quand je reçois un SMS de Denis Baupin qui me demande mon numéro de chambre parce qu'il a un truc à me dire". "Sans lâcher mon tire-lait, je lui réponds. Dix secondes plus tard, il est à ma porte. J'ai tout de suite vu son regard", dit-elle, expliquant la "panique qui s'empare" d'elle. "Il me dit : 'Je savais que tu en avais autant envie que moi'. Il a posé la main sur mon cou. Je lui ai dit 'Ça va pas, arrête !'. Il essaie de mettre son pied pour coincer la porte, je lui ai donné un coup de pied au tibia (...) j'ai claqué la porte", relate-t-elle. "Une abdication en rase campagne" Après cet épisode, elle "fait tout pour l'éviter", mais ne dit rien, ne porte pas plainte. Pourquoi ? Elle ne veut pas être accusée d'instrumentalisation politique alors que Denis Baupin est son adversaire en interne. Cécile Duflot a un regret, c'est sa "capacité d'encaisser", une dureté apprise en politique qui l'a rendue sourde "à l'égard des autres femmes". "C'est une énorme erreur. J'ai été capable de dire à des femmes des choses comme 'Si t'es choquée parce qu'un mec te demande de le sucer, franchement, ça nous arrive tous les jours' ou 'c'est le genre de mec avec qui il est plus facile de coucher que de résister'. C'était une abdication en rase campagne", reconnaît-elle.Elle évoque les valeurs de son parti, le féminisme, la parité, un côté libertaire, le clivage entre la génération de Dominique Voynet qui l'a précédée et la sienne, "intermédiaire", juste avant #MeToo. "Finalement, on était très complaisants avec la violence", conclut-elle. Elle "ne doute pas un instant" de la véracité des accusations de militantes écologistes contre Denis Baupin. "Juridiquement, c'est un agresseur sexuel, mais je n'en avais pas conscience. J'avais oublié des faits. C'est pour ça que je suis émue ici parce que plein de choses remontent", déclare-t-elle. Plusieurs accusatrices de Denis Baupin à la barre Cécile Duflot estime que "maintenant que c'est dit, les filles non seulement auront des responsabilités, mais elles sauront qu'elles ne sont pas obligées de subir ça". Cécile Duflot raconte avoir mis du temps à accepter de témoigner auprès des journalistes qui enquêtaient sur Denis Baupin. "Quand Sandrine Rousseau (l'une des accusatrices de Denis Baupin et ancienne porte-parole d'EELV, ndlr) a décidé de porter plainte j'ai accepté de répondre à la convocation de la police", poursuit-elle. Mardi, plusieurs accusatrices de Denis Baupin s'étaient succédé à la barre. Certaines ont évoqué des messages répétés, d'autres des violences. "Il s'est vraiment jeté sur moi. Je me suis mise à crier. Il m'a dit : 'Tais-toi, ta secrétaire va nous entendre'. Cela fait 20 ans, j'en tremble encore", a déclaré Geneviève Zdrojewski, citée par Paris Match. En 2017, l'enquête sur Denis Baupin a été classée sans suite "pour prescription".
Les membres de la majorité, choquésn par le geste des manifestants, dénoncent un "appel au meurtre".
Quelque 2.000 personnes ont manifesté, samedi 7 avril, à Nantes, contre les réformes du gouvernement concernant l'accès à l'université et la SNCF. À la fin du cortège, des manifestants ont dressé une potence sur laquelle ils ont pendu un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron. Un membre du cortège a ensuite frappé le mannequin avant que celui-ci ne soit brûlé.Des images choquantes pour une grande partie de la classe politique qui a vivement réagi sur les réseaux sociaux. Valérie Oppelt, députée LREM de la 2e circonscription de Loire-Atlantique, a dénoncé un "appel au meurtre" rappelant, qu'il était "condamnable par les tribunaux"."Dangereux et inquiétant""Il y a le militantisme et il y a la violence. Certains ont choisi la 2e option, transformant la revendication syndicale en appel au meurtre... Dangereux et inquiétant. Qui sont ces gens qui prétendent défendre des droits ?", interroge de son côté Anne-Laurence Petel, députée des Bouches-du-Rhône.Invité du Grand Jury sur LCI/RTL/Le Figaro, le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy a crié au "scandale". "Il faut une condamnation, au minimum, claire, nette et précise de la part des responsables politiques et syndicaux qui participent et appellent à ces manifestations", a-t-il réclamé.Malgré la polémique et l'appel du président de l'Assemblée nationale, le porte-parole du syndicat Solidaire a tenu à exprimer sa solidarité avec les manifestants : "Nous sommes solidaires des jeunes qui ont pris l'initiative de brûler cette effigie. Il est plus que jamais nécessaire non seulement de le faire vaciller sur son piédestal et y compris de lui faire rendre gorge".
Les policiers marseillais ont répertorié un petit florilège d'excuses prononcées par des habitants qui ne respectaient pas le confinement.
"Restez chez vous", "Tous à la maison", autant de slogans martelés à longueur de journée, mais difficiles à suivre pour certains. Comme le raconte La Provence, la police marseillaise en fait le constat quotidiennement. Et pour briser le confinement, certains n'hésitent pas à sortir des excuses pour le moins improbables. Ainsi, un homme se baladant avec son boa autour du cou a très sérieusement expliqué lors d'un contrôle que son "animal avait besoin de sortir un peu de son vivarium et de prendre l'air !", raconte au quotidien régional un commissaire de la cité phocéenne. Parmi les autres perles relevées par les forces de l'ordre : celle d'un automobiliste qui arrivait de Lyon, "parce que sa mère lui avait préparé un bon couscous qu'il devait ramener", poursuit un haut gradé de la gendarmerie. L'autre phénomène observé à Marseille : un afflux anormal dans les quartiers Nord. "C'est fou combien de grands-mères et de tantes vivent dans les quartiers Nord actuellement et à quel point tous ces jeunes ont le sens de la famille...", ironise dans les colonnes de La Provence un commissaire. Avant d'expliquer que ces personnes finissent par reconnaître qu'elles sont de passage pour récupérer du cannabis. D'autres, de mauvaise fois, incriminent leur GPS. Certains n'hésitent pas à venir des départements voisins pour se réapprovisionner, car "les réseaux sont asséchés", explique un gendarme.Des appels tout autant surprenantsUn contrôle routier a également particulièrement marqué un gradé de la gendarmerie marseillaise. "On est tombé sur une voiture avec quatre jeunes à l'intérieur : un noir, un Maghrébin, un blanc et un Portugais. Ils nous ont dit qu'ils revenaient d'une réunion de famille ! En fait, c'était un Blablacar qui partait très tranquillement vers Toulouse", raconte-t-il dans les colonnes de La Provence. Sans parler des appels reçus par la police qui peuvent eux aussi faire sourire. "Un type a téléphoné à la brigade de son village pour savoir s'il pouvait faire l'ouverture de la pêche à la truite !" ou encore une dame qui demandait la permission "de sortir sa poubelle, à 50 mètres de chez elle". Pour rappel, sortir sans attestation de déplacement dérogatoire et sans motif valable est sanctionné d'une amende de 135 euros.
La façon dont seront appliquées les revalorisation salariales des professeurs n'a pas encore été détaillée par le ministère.
L'exécutif fait un geste pour les professeurs dont la majorité est mécontente du projet de réforme des retraites. Le ministère de l'Education nationale a annoncé lundi aux organisations syndicales son intention de consacrer 500 millions d'euros à des hausses de salaires des enseignants dès 2021, destinées à compenser les effets de la future réforme des retraites, a indiqué l'entourage du ministre Jean-Michel Blanquer. Le déblocage de cette enveloppe budgétaire a été annoncée lors de l'ouverture de négociations sur le sujet, qui doivent s'échelonner jusqu'à jeudi, puis reprendre fin janvier, pour déboucher avant l'été sur une loi de programmation de revalorisations salariales. Les hausses de salaires débuteront dès janvier 2021.Les modalités pas encore connuesReste à savoir comment ces revalorisations vont se traduire concrètement sur les fiches de paye des enseignants: les augmentations ne seront pas les mêmes pour des profs en début ou en milieu de carrière, ou pour ceux nés après 1975, donc concernés par la réforme des retraites, et les autres.Jusqu'ici étaient évoquées des augmentations progressives de budget de l'ordre de 400 à 500 millions d'euros par an, devant atteindre 10 milliards par an à l'horizon 2037.Une conférence annuelle sur la gestion des ressources humainesLe ministère a présenté aux organisations syndicales un calendrier de travail: une première phase de consultation avec, fin janvier, des "perspectives de premières mesures pour le budget 2021", suivie d'une phase de concertation de janvier à fin mars, puis une phase de négociation, en vue du projet de loi de programmation."Le ministre s'est engagé à organiser chaque année une conférence pour mesurer la progression année après année de la gestion des ressources humaines", a-t-on appris dans son entourage.
La tête de liste Europe Écologie - Les Verts aux prochaines élections européennes reproche à Ségolène Royal de vouloir faire de l'écologie une "simple potion électorale".
Pour Yannick Jadot, c'est non. Ségolène Royal s'est dite prête mercredi 19 décembre à participer à une liste dont elle ne prendrait pas la tête aux élections européennes. Objectif : éviter la "division" des forces écologistes. L'ancienne ministre de l'Environnement l'a annoncé lors d'une rencontre au Sénat avec une trentaine de parlementaires, dont des socialistes, des représentants du groupe "Liberté et territoires" et l'écologiste Esther Benbassa, a rapporté le député de la Mayenne Guillaume Garot, proche de l'ancienne candidate à la présidentielle. "Elle a indiqué qu'elle ne ferait pas de la tête de liste un préalable, elle sera numéro 2 si ça permet d'avancer", a-t-il expliqué.Dans un entretien au Parisien jeudi, la tête de liste EELV Yannick Jadot a décliné la proposition de Ségolène Royal. "La réponse ne peut pas être de faire de l'écologie une simple potion électorale pour requinquer la gauche. Je ne suis pas le conseiller matrimonial du PS pour réconcilier ses courants, Olivier Faure avec Benoît Hamon, Ségolène Royal avec François Hollande", a-t-il déclaré. "Des millions d'électeurs sont orphelins de la gauche. Ils méritent mieux que des vieilles recettes et un entre-soi confortable. Il est temps de tout réinventer. Ségolène Royal a un flair politique extraordinaire, mais l'écologie n'est pas une mode. Pour nous, c'est le combat d'une vie", a poursuivi Yannick Jadot qui reproche à Ségolène Royal ses anciennes positions. "C'est elle qui a défendu l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ; c'est elle qui a renoncé sur l'écotaxe ou la fermeture de Fessenheim. A-t-elle vraiment changé ou est-ce un positionnement tactique ? Nous n'avons plus de temps à perdre avec des stratégies erratiques", a plaidé l'écologiste. "Je vois bien le coup médiatique derrière l'idée d'un duo Royal-Jadot. Mais pour faire quoi ? Pour décevoir encore ?", s'emporte-t-il dans les colonnes du quotidien francilien. Jadot décidé à être "la première force politique"Yannick Jadot dit "non aux magouilles (...)". Selon l'écologiste, "les eurodéputés socialistes ont trop souvent accompagné les renoncements". Yannick Jadot entend rejoindre "le groupe des Verts au Parlement européen. C'est ce groupe qui a gagné toutes les avancées en matière d'environnement, de santé et d'alimentation, sur l'interdiction du plastique encore mardi". Mercredi, Ségolène Royal a dit vouloir unir les listes qui militent pour l'écologie. "La gravité de la crise climatique ne supporterait pas une division des listes qui soutiennent l'écologie, il est de ma responsabilité de tout faire pour le rassemblement d'une offre politique forte", a expliqué Ségolène Royal à l'AFP, évoquant une "main tendue", en direction notamment d'Europe Ecologie - Les Verts. "La question la plus cruciale est celle du climat. Toutes les autres, comme la justice sociale, y sont liées", a-t-elle ajouté. Ségolène Royal espère conjurer "la fragmentation de la gauche, terrible pour notre pays, alors que la crise des 'gilets jaunes' bénéficie à Marine Le Pen dans les sondages", a affirmé Guillaume Garot. L'ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique a prévenu qu'elle ne souhaitait pas conduire une liste se résumant au PS ou à l'addition de partis, privilégiant une liste citoyenne. En revanche, la dynamique d'EELV dans différents sondages (environ 7%) semblait rendre le parti écologiste incontournable à ses yeux.S'il refuse une association avec Ségolène Royal, Yannick Jadot s'est dit déterminé "à devenir la première force politique" lors des prochaines élections européennes. "Nous voulons bousculer le paysage politique", a-t-il conclu.
Les autorités ont dévoilé le plan de quarantaine pour les Français rapatriés de Wuhan. Un sixième cas a par ailleurs été confirmé sur le territoire.
Le rapatriement des 250 Français qui évavuent Wuhan, foyer de l'épidémie du nouveau coronavirus, a débuté. Les rapatriés doivent arriver en France dans la matinée du vendredi 31 janvier. Ils seront mis à l'isolement dans un centre de vacances réquisitionné pour l'occasion à Carry-le-Rouet, dans les Bouches-du-Rhône, a annoncé jeudi le ministère de la Santé. Ils n'auront pas l'autorisation de sortir pendant 14 jours.Par ailleurs, un sixième cas d'infection au coronavirus a été détecté en France: il s'agit d'un médecin qui a été contaminé dans l'Hexagone par une personne ensuite rentrée "en Asie", où elle a déclaré la maladie, a indiqué le n°2 du ministère, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon, lors d'une conférence de presse.
Le gouvernement prévoit également de faciliter l'immigration économique légale et de réduire les délais d'instruction pour les demandeurs d'asile.
Accès aux soins, lutte contre les "abus", accès au marché du travail... Le Premier ministre Édouard Philippe doit dévoiler mercredi 6 novembre 20 mesures sur l'immigration. Ces mesures ont été présentées dès lundi soir à plusieurs ministres et parlementaires de la majorité, réunis à Matignon. Instauration d'un délai de carence pour l'accès aux soinsLe gouvernement va mettre en place pour les demandeurs d'asile un délai de carence de trois mois pour accéder à la Protection universelle maladie (PUMa), la Sécurité sociale de base. Jusqu'à présent, ils y avaient droit dès le dépôt de leur demande. Dispositif réservé aux sans-papiers, l'Aide médicale d'État (AME), qui bénéficie à 318.000 personnes, n'est pas directement touchée. Mais désormais certains actes non-urgents pourront faire l'objet d'un accord préalable de la Sécurité sociale.Ces modifications figureront dans les amendements du gouvernement examinés jeudi à l'Assemblée dans le cadre du budget santé.Lutter contre les fraudes et les abusLe Premier ministre a insisté sur "la nécessité de lutter contre les fraudes et les abus", selon une participante à la réunion de lundi soir. M. Philippe rejoint Emmanuel Macron qui a appelé dans sa récente interview à Valeurs actuelles à "régler vite" la question "des gens qui viennent avec un visa touristique, qui restent trois mois et ensuite se mettent à l'AME".Davantage de contrôles devront aussi être exercés sur les bénéficiaires de l'Aide aux demandeurs d'asile (ADA) qui toucheraient, selon le gouvernement, indûment en même temps le Revenu de solidarité active (RSA). Faciliter l'immigration économique légaleLe gouvernement a dit souhaiter faciliter l'immigration économique légale en trouvant un dispositif permettant de "s'ajuster en temps réel aux besoins de nos entreprises". Dans cette perspective, le détail des filières en tension, datant de 2011, va être actualisé."Il va y avoir jusqu'en avril un gros travail pour revoir la liste des métiers à autorisation de travail. Cela donnera des listes plus proches des territoires" et des objectifs fixés annuellement, a indiqué le député LREM Raphaël Gauvain.Sur BFMTV, Muriel Pénicaud a annoncé que la liste des métiers sous tension serait connue l'été prochain. Réduction des délais d'instruction pour les demandeurs d'asileLa loi votée en 2018 devait permettre de réduire les délais d'instruction des dossiers pour les demandeurs d'asile. Pour l'heure, elle n'a pas produit les effets escomptés avec un délai moyen de 12 mois au lieu des six mois espérés.Afin d'atteindre les objectifs fixés, l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) devraient se voir attribuer des "crédits supplémentaires", selon une députée.Redéployement de l'Aide publique au développementEnfin, Édouard Philippe a confirmé la volonté de redéployer l'Aide publique au développement, dont l'effort doit être porté à 0,55% du PIB en 2022. Selon Matignon, cette aide doit "se concentrer sur les zones à enjeux, sur des priorités thématiques bien définies (santé, égalité hommes/femmes...) pour que cela soit un vrai levier de la politique migratoire".
Alors que les compagnies aériennes s'organisent pour la reprise des vols, certaines misent sur l'uniforme de leur personnel naviguant pour inciter les voyageurs à revenir sur leurs lignes.
Tous les moyens sont bons pour regagner la confiance des voyageurs. Heurtées de plein fouet par la crise sanitaire liée au Covid-19, avec des pertes chiffrées à plusieurs centaines de milliards d'euros, les compagnies aériennes s'attellent désormais à la mise en place de mesures de précaution sur leurs lignes. Si certaines se contentent d'imposer le port du masque à leur personnel naviguant, d'autres ont intégralement repensé l'accueil de leurs passagers, à commencer par la tenue de leurs stewards et hôtesses. La compagnie malaisienne AirAsia a ainsi fait revêtir à son personnel naviguant un uniforme de protection, conçu par le créateur de mode philippin Puey Quinones, constitué d'une combinaison rouge à manches longues avec capuche. Au masque chirurgical obligatoire s'ajoute également une visière en plastique. Même type d'uniforme du côté de Philippine Airline, avec une protection supplémentaire. Équipés d'une combinaison blanche avec un rappel des couleurs du drapeau philippin au niveau de l'épaule, les stewards et hôtesses portent une charlotte en plus de leur masque et de leur visière.Équipement intégralEmirates et Thai Airways ont, elles, fait le choix d'un équipement de protection individuel (EPI), composé d'une blouse jetable, d'un masque, de lunettes de protection et de gants, et d'une charlotte pour la compagnie thaïlandaise. Gulf Air et Qatar Airways, enfin, ont encore mis la barre plus haut pour rassurer leurs passagers. Protégé de la tête au pied par une combinaison blanche, des gants, des lunettes de protection et un masque, le personnel naviguant semble en effet tout droit sorti d'un hôpital. Suffisant pour attirer à nouveau leur clientèle ?
Rêvant d'une vie meilleure, Ahlam a bravé les périls de la mer pour rejoindre l'Allemagne il y a cinq ans. Mais la mort de son fils l'a obligée à rentrer au Liban, où elle est aujourd'hui prise au piège de l'effondrement économique.
Dans un immeuble délabré du quartier populaire de Bab al-Tabbané à Tripoli, cette grand-mère âgée de 54 ans évoque une situation insoutenable dans la deuxième ville du Liban, une des plus pauvres du pays.Toute de noir vêtue en signe de deuil, Ahlam se lamente sur son sort: "j'ai fui la pauvreté et les privations (...) pour les retrouver à nouveau".Elle fait partie des milliers de Tripolitains qui sombrent un peu plus dans la précarité, dans un pays frappé par une profonde crise économique et financière qui a provoqué en octobre un soulèvement populaire inédit.Avec la dépréciation de la livre libanaise et une inflation galopante, son pouvoir d'achat s'est effondré: "il y a des jours où on n'a rien d'autre à manger que des restes".Ahlam et son mari ont vendu en 2015 leur mobilier pour pouvoir payer un voyage en Turquie puis un passeur afin de rallier l'Europe. Ils ont entrepris une périlleuse traversée en mer, à bord d'une embarcation de fortune avec des réfugiés syriens, soudanais, afghans.Arrivés en Autriche, ils ont marché jusqu'en Allemagne, où réside un de leurs enfants.Elle dit avoir vécu deux années durant une "vie digne". Mais la mort accidentelle d'un fils au Liban a contraint le couple à rentrer en 2017, pour s'occuper de sa belle-fille et des deux petits-enfants.- "Voleurs" -Employée de maison chez une famille aisée de Tripoli, elle est payée chaque mois 500.000 livres libanaises. Soit l'équivalent de 333 dollars avant la crise, selon le taux officiel de 1.507 livres pour un dollar.Désormais elle touche à peine une centaine de dollars, avec la chute de la monnaie nationale où le taux de change a atteint récemment le seuil historique des 5.000 livres sur le marché parallèle."Je dois m'endetter parfois pour acheter de l'huile et du pain", explique Ahlam, alors que l'inflation a bondi de plus de 70% entre octobre et mai. "Tous les partis nous volent et nous pillent", accuse Ahlam, qui s'en prend surtout aux politiciens de sa ville, parmi les plus grosses fortunes du pays.Elle se dit prête à reprendre la mer malgré les périls "pour fuir l'humiliation et un pays en faillite". Aujourd'hui, 45% de la population libanaise vit sous le seuil de pauvreté, et plus de 35% est au chômage. A Tripoli, la situation est plus grave: en 2015 déjà, plus de 57% des habitants vivaient sous le seuil de pauvreté, dont 26% dans une extrême pauvreté, selon l'ONU."Les responsables sont tous des voleurs", fustige Fayyad Darwich, 55 ans et père de sept enfants.Ce vendeur de pièces automobiles a vu son revenu chuter à 20.000 livres par jour (moins de cinq dollars au marché parallèle), alors qu'il doit payer un loyer de 300 dollars par mois.Il appelle à manifester "pour faire exploser la colère contre les supermarchés, qui nous volent, et devant les maisons des députés, tous des criminels".Place forte des manifestations antipouvoir, Tripoli a connu la semaine dernière un regain de la contestation en plein effondrement de la livre libanaise.- "Au chômage" -A Bab al-Tabbané comme dans le secteur adjacent de Jabal Mohsen, de nombreux immeubles sont en décrépitude, et portent les traces des violents affrontements ayant ravagé, entre 2007 et 2014, ces deux quartiers populaires sur fond de tensions politiques."Nous avons payé un lourd tribut pour des batailles qui ne nous concernent pas", lâche Abou Mohamed. Car ici, de nombreux jeunes ont pris les armes simplement parce qu'ils avaient besoin d'argent. Ils étaient payés pour participer aux combats. "Je crains que nos jeunes ne sombrent à nouveau dans la violence à cause de la pauvreté et de la faim", dit Abou Mohamed, un habitant âgé de 70 ans.A l'angle d'une rue, une vingtaine de jeunes font tourner un joint de cannabis."Ici on ne connaît que le haschich. On n'a rien d'autre à faire", affirme l'un d'eux, avant d'être interrompu par un autre: "l'Etat nous a abandonnés, on est tous au chômage".
Invitée de RTL ce mardi, la ministre des Solidarités et de la Santé a réagi après sa visite à Lille la semaine dernière avec la garde des Sceaux Nicole Belloubet. Elles y avaient été accueillies par une Martine Aubry en colère, affirmant qu'elle n'avait pas été prévenue de la venue des deux ministres.
Vendredi, la garde des Sceaux Nicole Belloubet et la ministre des solidarités et de la Santé Agnès Buzyn avaient été sèchement accueillies au CHRU de Lille (Nord) par la maire Martine Aubry.L'édile avait alors reproché aux deux ministres de ne pas l'avoir prévenue de leur visite. "On ne prévient pas l'ancien monde, dont je suis. Je suis maire de Lille, présidente du CHRU, je n'ai pas été prévenue de votre visite sauf hier soir par le préfet. Je trouve quand même inacceptable, je vous le dis comme je le pense", avait-elle lâché.Martine Aubry, "émue" de ne pas avoir reçu un appel personnel ? Invitée à l'antenne de RTL mardi 26 février, Agnès Buzyn a affirmé que l'ex-ministre de Lionel Jospin avait bien été prévenue de leur visite. "Nous avons vérifié et évidemment Madame Aubry avait été prévenue une semaine avant. Le préfet a suivi les protocoles habituelles. Je pense qu'elle s'est émue de ne pas recevoir un appel personnel", a-t-elle assuré. Il est "triste que cet incident n'ait pas permis de parler du sujet de la visite avec l'ouverture d'un centre de recherche dédié aux victimes et aux psycho-traumatismes ", a ajouté la ministre. "À chaque fois que je me rends sur un territoire, les élus sont prévenus, toujours, de manière systématique. Je crois savoir que cela a été le cas", avait indiqué lundi la ministre de la Justice Nicole Belloubet sur BFMTV.
Macron se taille la part du lion. Un sondage pour France Info, publié ce vendredi 23 décembre, révèle que 55% des Français voient en lui un meilleur chef d'État que François Fillon.
Quelques jours auparavant, l'ancien ministre de l'Économie avait été désigné personnalité politique de l'année. Un duel Macron-Fillon qui promet de se poursuivre en 2017.François Fillon n'a plus vraiment la cote. Le sondage Odoxa pour France Info montre que les mesures proposées par le candidat de la droite se heurtent à une large opposition au sein de la population. Plus d'une personne sur deux estime qu'Emmanuel Macron est mieux taillé que lui pour la fonction de président de la République. Ils sont mêmes 78% à attendre de François Fillon qu'il fasse des concessions et adoucisse ses promesses de campagne. Même chose du côté de l'extrême-droite : les sympathisants du Front national, eux aussi, préfèrent Emmanuel Macron à 56%. Seuls les sympathisants de droite (hors FN) pensent que François Fillon ferait un meilleur président. - FILLON DÉÇOIT -Autre enseignement de ce sondage : la moitié des personnes interrogées se disent déçues par le candidat de la droite. Parmi les mesures qui ne convainquent pas, on retrouve la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires ainsi que la réforme de la sécurité sociale, deux éléments emblématiques du programme de François Fillon. Dans le détail, 62% des sondés sont opposés au retrait des 500.000 postes de fonctionnaires, tandis que 80% refusent le déremboursement de soins. Jeudi, un précédent sondage avait déjà sacré Emmanuel Macron "personnalité politique de 2016".
Une équipe de l'université de Californie du Sud a mis au point un robot de 88 milligrammes qui avance, grimpe et porte des charges grâce à des muscles artificiels, après avoir résolu un problème qui a longtemps tenu les ingénieurs en échec: la source d'énergie sur de si petits robots.
Ils ont baptisé leur robot "RoBeetle", ou robot scarabée. Il ne mesure que 15 millimètres de longueur, ce qui fait du scarabée robotique "l'un des robots autonomes les plus légers et petits jamais créés", dit à l'AFP son inventeur, Xiufeng Yang."Nous voulions créer un robot dont le poids et la taille seraient comparables à ceux de vrais insectes", ajoute le chercheur, premier auteur de l'article décrivant l'invention mercredi dans la revue Science Robotics.La plupart des robots ont besoin de moteurs électriques pour avancer, et donc de batteries. Mais les batteries les plus petites existantes pèsent entre 10 et 20 fois plus que le scarabée de 50 milligrammes que l'équipe a pris comme animal de référence.L'équipe de Xiufeng Yang a donc mis au point un système musculaire artificiel fondé sur un carburant liquide, en l'occurrence du méthanol, capable de fournir dix fois plus d'énergie qu'une batterie de masse identique.Les muscles sont composés d'un alliage de fils en nickel et titane (Nitinol) qui se contractent en longueur lorsqu'ils sont chauffés (contrairement à la plupart des métaux, qui s'allongent). La chaleur était causée par le contact entre la vapeur de méthanol émanant du réservoir et un catalyseur gainant les fils (une poudre de platine).La vapeur chauffait les fils, les "muscles" se contractaient, puis des microvalves stoppaient automatiquement la combustion, et les muscles s'étendaient de nouveau, déclenchant la réouverture des valves et un nouveau cycle de contraction-extension des muscles, jusqu'à épuisement du réservoir.Le système parvenait ainsi à faire avancer les pattes avant du scarabée sur des surfaces planes, comme du verre, ou rugueuses, comme le dessus d'un matelas, jusqu'à deux heures de suite -- avec jusqu'à 2,6 fois son poids sur le dos.Par comparaison, "le plus petit robot à quatre pattes à batterie pèse un gramme et opère environ 12 minutes", dit Xiufeng Yang.A quoi peuvent servir ces mini-robots? Des inspections d'infrastructures, des missions de sauvetage après une catastrophe naturelle, voire des pollinisations artificielles ou des programmes de surveillance environnementale.Mais dans l'immédiat, l'absence d'électronique embarquée, et le fait qu'il ne sache qu'avancer en continu, limitent son utilité, pointent les roboticiens Ryan Truby et Shuguang Li, du MIT et d'Harvard respectivement, dans un commentaire publié par la même revue.
Les fortes températures de ces derniers jours ont provoqué de nombreuses pannes de voitures en France, rapporte RTL. De nombreux automobilistes en détresse ont appelé leur centre d'assistance.
Ajouté aux fortes chaleurs de la canicule, le chassé-croisé de l'été a provoqué un cocktail détonnant pour les automobiles en France. Ces derniers jours, le nombre de demandes de prise en charge d'automobilistes a explosé, selon le centre Mondial Assistance du Mans, note RTL. La température, trop élevée, nuit à la mécanique des véhicules et provoque des pannes en rafale... problème de liquide de refroidissement, d'air conditionné, de batterie, de surchauffe moteur, etc. Tout y passe. Le matériel étant épuisé par la chaleur et la surutilisation. Selon le directeur du centre, interrogé par France Bleu Maine, les pannes augmentent sur l'ensemble des voitures, modernes comme anciens, à partir de 33 ou 34 degrés.Jusqu'à 20 appels par minute !Ainsi, entre le vendredi 27 juillet le lundi 30 inclus, le centre Mondial Assistance du Mans a reçu 52 000 appels, d'après France Bleu Maine. La situation a empiré par la suite. 63 000 appels ont été enregistrés entre le vendredi 3 et le lundi 6 août, selon les informations de RTL. Cela représente une hausse de 15 % par rapport à l'année dernière. Des pointes de 20 appels par minute ont même été enregistrées ! Au total, 22 500 dossiers de prise en charge ont été ouverts sur le week-end. La situation devrait néanmoins s'améliorer dans les jours qui viennent. Les températures devraient retrouver des valeurs plus normales, selon les estimations de Météo France. D'ici dimanche, les trente degrés ne devraient pas être dépassés.
Alors que le virus recommence à circuler activement dans certaines zones, l'exécutif a mis sur pied quatre scénarios, allant d'une épidémie maîtrisée à une épidémie incontrôlable, qui pourrait mener à un reconfinement généralisé.
"Nous ne devons pas baisser la garde", sous peine d'un "reconfinement généralisé", a prévenu lundi 3 août le Premier ministre Jean Castex. Alors que le virus recommence à circuler activement, poussant certaines villes à imposer le port du masque à l'extérieur, le gouvernement a bâti une stratégie de réponse à l'épidémie de coronavirus autour de quatre scenarii. Elaborée à partir d'un avis du Conseil scientifique paru le 2 juin, cette stratégie se veut avant tout différenciée selon les territoires. "L'idée est d'avoir une réaction la plus adaptée possible en fonction de la situation", souligne auprès de l'AFP le ministère de la Santé, où l'on se prévaut de l'expérience acquise après la première vague du printemps.Surveiller les indicateursQuatre indicateurs principaux guident la réflexion des autorités et leur permettent de voir dans quel scénario chaque territoire se situe. D'abord, le taux d'incidence, c'est-à-dire le nombre de cas répertoriés dans la population d'une région, d'un département, d'une ville... Ensuite, le taux de reproduction (R0), c'est-à-dire le nombre de personnes que chaque malade contamine. Au-dessus de 1, la circulation du virus s'accélère. Puis, le taux de positivité des tests, à savoir le nombre de tests positifs sur le total des tests effectués. Et enfin, le pourcentage de patients hospitalisés pour Covid-19. D'autres données peuvent encore entrer en jeu, comme le nombre de tests réalisés, ou encore le nombre de cas chez les jeunes.Une fois ces chiffres collectés, "chaque prise de décision est toujours précédée d'une analyse de risques et est menée avec les acteurs territoriaux". Le préfet et le directeur de l'Agence régionale de santé, sont systématiquement associés, explique le ministère de la Santé. En clair : "aucune décision n'est prise sans concertation avec le terrain".Scénarios 1 et 2 : épidémie maîtrisée, mesures différenciéesEn attendant que vaccins ou traitements soient disponibles, tout l'enjeu est de rester dans le scénario 1,dans lequel l'épidémie est sous contrôle, avec des indicateurs stabilisés, grâce au triptyque "tester - tracer - isoler" et des gestes barrières respectés. C'est pour l'heure ce scénario qui prévaut bon an mal an sur la majeure partie du pays.Mais, certains territoires sont entrés dans le scénario 2 avec "un ou des clusters critiques, signes d'une reprise locale de l'épidémie", selon la typologie du Conseil scientifique. Dans ce cas, il convient d'appliquer des "mesures localisées et précoces". C'est le cas en Mayenne ou dans la Métropole de Lille où le port obligatoire du masque a été décidé dernièrement. Des reconfinements ciblés pourraient aussi être prononcés, à l'image de ce qu'il s'est déjà produit dans des pays voisins de la France. Scénarios 3 et 4 : perte de contrôle et reconfinement généralCe sont les deux scénarios que les autorités veulent à tout prix éviter. Dans le scénario 3, l'épidémie reprendrait "à bas bruit". Les indicateurs se dégraderaient alors, sans que l'on parvienne à remonter les chaînes de contamination. Les mesures seraient renforcées (tests, gestes barrières, isolements individuels, télétravail) jusqu'à l'échelle régionale, en fonction de plusieurs protocoles spécifiques "très détaillés et prêts à l'emploi" qui ont été élaborés pour les populations à risque (précaires, personnes âgées), les grandes métropoles, ou encore les hôpitaux.Dans le scénario 4, "l'épidémie atteint un stade critique" car les efforts pour l'endiguer ont échoué. Il pourrait aboutir alors à un reconfinement général comme la France l'a connu de la mi-mars à la mi-mai, avec ses effets catastrophiques sur l'économie notamment.Quel arsenal juridique ?Durant la première vague de l'épidémie, des mesures exceptionnelles ont pu être prises, comme la limitation de certains déplacements, en instaurant un "état d'urgence sanitaire" qui a pris fin le 10 juillet, sauf en Guyane et à Mayotte. Cependant, et jusqu'au 30 octobre 2020, le gouvernement peut par décret imposer certaines restrictions de circulation, d'ouvertures de commerces... Grâce à l'article 50 d'un décret du 10 juillet, les préfets sont également habilités à prendre une série de mesures dans chaque département, comme le préfet du Nord pour la métropole lilloise. S'il fallait toutefois revenir à un reconfinement strict, même localisé, le gouvernement devrait déclarer de nouveau l'état d'urgence sanitaire sur tout ou partie du pays. Cela peut se faire par simple décret en Conseil des ministres.
Sur la berge d'une rivière près de Katmandou où se déverse un égout, l'odeur nauséabonde ne dissuade pas les chercheurs, venus en combinaison protectrice faire des prélèvements dans ce gros tuyau: ils traquent le coronavirus.
Ils font partie d'une équipe népalaise qui s'est mise en quête de traces du virus dans les égouts, une méthode de plus en plus utilisée dans le monde pour repérer rapidement les lieux où se développe l'infection.Pour le Népal, ces tests dans les égouts pourraient représenter une arme accessible dans le combat contre le coronavirus. Ce pays pauvre de l'Himalaya ne s'est pas encore remis du terrible séisme de 2015 et son économie, où le tourisme joue un rôle essentiel, est frappée au coeur par la pandémie."Lorsqu'on a des ressources limitées pour procéder à des tests et du dépistage, c'est un moyen rapide, facile et moins cher de découvrir les points chauds", explique Dibesh Karmacharya, fondateur du Centre de dynamique moléculaire du Népal (Center for Molecular Dynamics, CMDN) d'où viennent les chercheurs au bord de la rivière.- Alerte précoce -"Cela donne une direction", ajoute-t-il. "On peut alors aller faire un dépistage massif dans un endroit donné et instaurer des mesures préventives pour prévenir la contagion".Le représentant au Népal de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Jos Vandelaer, évoque pour sa part un "système d'alerte précoce".Pour lui, "cela peut compléter la méthode habituelle de test PCR" (réaction en chaîne par polymérase). Dans d'autres pays, des résultats positifs ont en effet été trouvés dans les égouts trois à sept jours avant que n'apparaissent des symptômes du coronavirus.Le CMDN, fondé en 2007, a déjà accumulé de l'expérience pour repérer des maladies dans les égouts.En 2018, le centre avait engagé des recherches sur la typhoïde avec le Massachusetts Institute of Technology (MIT) dans les égouts de zones déjà vaccinées.En juin, après le début de la pandémie de Covid-19, le centre a commencé à rechercher le coronavirus dans les égouts de la vallée de Katmandou et l'a détecté dans deux des quatre points de prélèvements.Le nombre de cas au Népal a flambé depuis la levée fin juillet du confinement imposé aux 28 millions d'habitants. Le pays enregistre en moyenne un millier de nouvelles infections par jour depuis août, avec plus de 48.000 cas au total.Le Conseil de la recherche sur la santé, un organisme gouvernemental, a noué un partenariat avec le CMDN pour mener des recherches dans les égouts du district de Lalitpur où plus d'un millier de cas ont été enregistrés, près de la capitale Katmandou."Dès que nous aurons les résultats, nous allons nous coordonner avec le gouvernement pour en faire une campagne à l'échelle du pays", explique à l'AFP le dirigeant du Conseil, Pradip Gyanwali.
Les Français ne fument pas plus. Par contre, ils ne peuvent plus aller s'approvisionner à l'étranger et doivent donc acheter dans les bureaux de tabac de l'Hexagone.
Les ventes de tabac dans les bureaux de tabac français ont bondi de 30% depuis les mesures de confinement mises en place pour lutter contre la propagation du coronavirus, rapporte Le Parisien jeudi 2 avril. Depuis quelques semaines, avec la fermeture des frontières, il n'est plus possible d'aller acheter ses cigarettes moins cher en Espagne, en Belgique ou encore en Italie. Résultat, les fumeurs français ont été obligés de reprendre le chemin des bureaux de tabac locaux. Avec à la clé, une augmentation des ventes de 30%. "Nous avons retrouvé les clients perdus, explique le président de la Confédération nationale des buralistes, Philippe Coy. Dans certains départements transfrontaliers, les adhérents de notre réseau font remonter les chiffres de la consommation de tabac multipliés par trois, pour certains par dix !"Selon la profession, il n'y a pas de hausse de la consommation. "A priori non, les fumeurs habituels ne fument pas davantage qu'avant, assure Philippe Coy. En revanche, les fumeurs transfrontaliers contraints de s'approvisionner dans l'Hexagone découvrent les tarifs français avec beaucoup d'étonnement. Payer 10 euros pour un paquet qu'ils ont l'habitude de trouver à 5 euros, cela fait sortir de leurs gonds certains clients." Le Parisien évoque même des réactions violentes à Dunkerque, dans le Nord, près de la frontière belge.Le phénomène s'accompagne d'une modification des zones d'achat. En Île-de-France, par exemple, un bureau de tabac sur deux est aujourd'hui fermé, note Le Parisien. Mais d'autres régions sont devenues particulièrement dynamiques, "là où une partie des Franciliens ont trouvé refuge pendant la durée du confinement", selon la Confédération. C'est le cas de l'Yonne ou de l'arc atlantique.
Quand quelque 300 Rohingyas ont fui les camps de réfugiés misérables du Bangladesh au début de l'année, ils ont cru les passeurs qui leur promettaient une nouvelle vie en Malaisie au bout d'une semaine en mer.
Mais, transférés d'un bateau à l'autre, leur odyssée a finalement duré sept mois avant qu'ils ne débarquent cette semaine sur les côtes indonésiennes, aidés par des pêcheurs. Ils ont raconté la faim, les violences des passeurs et avoir vu des dizaines de leurs compagnons de voyage mourir. "On nous a promis qu'on arriverait en Malaisie au bout de sept à huit jours, mais on est restés en mer pendant des mois", explique à l'AFP un survivant, dans une tente de fortune dressée à Lhokseumawe sur la côte nord de l'île de Sumatra."Nous avons souffert terriblement. (L'équipage) nous a torturés constamment, nous a battus, blessés".Kamrun Nahar, une autre réfugiée dit ne plus se rappeler du nombre de corps sans vie, dont ceux "de mères et de leurs enfants", qui ont été jetés par dessus bord.Ces témoignages, et ceux d'une centaine de Rohingyas arrivés en Indonésie en juin, suggèrent qu'ils faisaient partie d'un groupe de quelque 800 migrants rassemblé dans un grand bateau de pêche en mars, avant d'être débarqué par petits groupes.- Retenus en otage -Certains ont dû payer jusqu'à 2.400 dollars pour monter à bord, mais les trafiquants les ont ensuite retenus en otage pendant des mois alors qu'ils tentaient de soutirer plus d'argent à leurs proches avant de les faire débarquer, selon les survivants et des ONG."Les trafiquants demandaient des paiement allant jusqu'à 5.000 ringgits malaisiens (1.200 dollars) avant de laisser les victimes quitter le bateau", note l'Institut d'analyse des conflits (Ipac) établi à Jakarta, dans un rapport.Malgré leur long voyage, les réfugiés semblaient relativement en bon état à leur arrivée. Signe que les trafiquants ont mis en place une logistique complexe avec de petits bateaux faisant la navette vers un plus gros navire.Certains navires étaient équipés de machines pour dessaler l'eau de mer, selon Chris Lewa, directrice d'Arakan Project, une ONG dédiée aux Rohingyas."Des bateaux venaient régulièrement avec des vivres de Malaisie pour apporter des sacs de riz. Et des réfugiés étaient chargés de cuisiner. Mais en général il n'y avait pas assez à manger".Des réfugiés ont dit avoir reçu une poignée de riz par jour pour toute nourriture. Le dernier groupe comprend en majorité des femmes, dont beaucoup sont parties dans l'espoir de rejoindre un conjoint en Malaisie. "La plupart sont déjà mariées, virtuellement ou pas à des hommes en Malaisie", note l'Ipac.- Peur du coronavirus -Transférer des réfugiés d'un bateau-mère vers des embarcations plus petites pour le débarquement est une technique courante pour les trafiquants, mais les choses peuvent mal se passer.L'Agence de l'Onu pour les réfugiés (UNHCR) estime à 200 les Rohingyas morts en mer cette année, selon sa représentante en Indonésie Ann Maymann."C'est un voyage terrible, très imprévisible", a-t-elle indiqué à l'AFP."Ceux qui ont débarqué sont probablement ceux dont les familles ont payé".Leur voyage a encore été compliqué par la pandémie de coronavirus, puisque plusieurs pays de la région, comme la Thaïlande et la Malaisie ont renforcé les contrôles en mer cette année et empêché les réfugiés de débarquer par crainte d'une contagion.Les témoignages des survivants, dont certains ont fait état d'une centaine de morts, ne peuvent être vérifiés indépendamment par l'AFP mais correspondent aux informations des ONG et de l'UNHCR.A peine arrivés cette semaine sur la terre ferme à Lhokseumawe, une jeune femme et un homme ont succombé à des maladies non identifiées. Mais aucun cas de Covid-19 n'a été détecté dans le groupe après des tests.- La Malaisie en priorité -Le débarquement de cette semaine est l'arrivée la plus importante depuis 2015 en Indonésie d'un groupe de Rohingyas, minorité musulmane persécutée en Birmanie.Près d'un million de Rohingyas vivent dans des conditions précaires dans des camps de réfugiés au Bangladesh après avoir fui une répression militaire birmane, qualifiée de "génocide" par l'ONU. Dans ces camps, des passeurs recrutent les candidats à un voyage périlleux.La plupart des réfugiés veulent se rendre en priorité en Malaisie, pays musulman relativement riche où se trouve une importante communauté rohingya.Les ONG ont salué l'Indonésie pour avoir laissé les Rohingyas débarquer malgré la crise sanitaire.Mais ils appellent Jakarta à négocier un accord régional pour prendre en charge ces réfugiés."Nous avons beaucoup souffert en Birmanie et n'avons pas pu trouver la paix", souligne Mahmud Syakir qui espérait pouvoir rejoindre sa soeur en Malaisie."Je suis pauvre, orphelin. Je n'ai qu'une soeur en Malaisie et je ne peux pas la rejoindre".
Alain Juppé partait favori de la primaire de la droite et du centre. Affaibli au premier tour, le second tour lui a été fatal.
Le maire de Bordeaux y croyait. Dimanche dernier, à l'issue du premier tour de la primaire, il avait promis « une nouvelle surprise » ce soir. En vain. Le candidat finaliste n'a pas convaincu les électeurs face à un François Fillon triomphal, qui a déjoué tous les pronostics sur la fin de la campagne. C'est un véritable camouflet pour Alain Juppé, âgé de 71 ans et habitué aux séismes en politique. Après sa condamnation en 2004 dans l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris et sa traversée du désert politique marquée par son exil au Canada, il espérait vraiment diriger la France en 2017. Pendant longtemps, dès le début de sa campagne en août 2014, les sondages donnaient grand gagnant celui que Jacques Chirac surnommait « le meilleur d'entre nous ». A l'époque, il vient d'être largement réélu à la tête de la ville de Bordeaux et entame son quatrième mandat avec plus de 60% des voix au premier tour. Une victoire qui lui donne des ailes pour se lancer dans la course à la primaire. S'il copréside d'abord le parti, il dévoile les grandes lignes de son projet pour 2017 à l'automne 2014, proposant « une nouvelle croissance, plus innovante et plus respectueuse de l'environnement », « une nouvelle Education nationale » ou encore une « Europe moins bureaucratique ». Début 2015, il entame un Tour de France à la rencontre des Français, assurant vouloir construire le projet avec eux. Entre 2015 et 2016, il publie non moins de quatre livres, confiant son amour de la France et les raisons de sa candidature. Autant de manœuvres qui n'auront donc pas suffi à faire la différence.
Désireuse de trouver un contrepoids à l'adversaire chinois, l'administration du président américain Donald Trump renforce son soutien à Taïwan avec la visite annoncée d'un haut responsable américain sur l'île, une initiative prudente sur un dossier particulièrement explosif.
Le secrétaire américain à la Santé, Alex Azar, est attendu à Taïwan pour saluer les succès de l'île dans la gestion de l'épidémie de Covid-19, au moment où Donald Trump, en difficulté dans les sondages dans une Amérique encore plongée dans la crise sanitaire, accuse la Chine d'être responsable de la pandémie.L'Institut américain de Taïwan, qui sert d'ambassade de facto des Etats-Unis à Taipei, a fait savoir que M. Azar serait le responsable américain de plus haut rang à se rendre dans la capitale taïwanaise depuis que Washington a établi des relations diplomatiques avec Pékin en 1979.Mais le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, un faucon qui ne manque jamais une occasion de dénoncer la Chine ou d'affirmer que Donald Trump est le président le plus ferme de l'histoire américaine, a fait preuve d'une prudence inhabituelle cette semaine au sujet de la visite de M. Azar, vivement dénoncée par Pékin."Des ministres se sont rendus à Taïwan dans la passé", a-t-il affirmé mercredi au cours d'une conférence de presse. M. Azar "va y aller pour parler de questions de santé publique", notamment la recherche d'un vaccin contre le nouveau coronavirus, a-t-il ajouté.Pour Douglas Paal, qui dirigea l'Institut américain à Taïwan pendant la présidence de George W. Bush, l'administration Trump est consciente des risques d'escalade sur la question de Taïwan, l'une des plus sensibles pour la direction du Parti communiste chinois. Elle s'est abstenue de franchir la ligne rouge de Pékin: une visite à Taipei de responsables américains en charge des questions de sécurité nationale.Dans les années 1990, des responsables américains du Commerce extérieur se sont rendus à plusieurs reprises à Taïwan, rappelle-t-il. La différence cette fois, c'est le contexte: M. Azar se rend à Taipei au moment où les relations avec la Chine sont au plus mal."L'envoyer à Taïwan montre qu'on respecte le système, tout en défiant la Chine", estime-t-il. "Le fait qu'ils n'aient pas choisi un conseiller à la Sécurité nationale ou quelqu'un comme ça montre qu'ils essaient de s'approcher le plus près possible de la ligne rouge chinoise, mais qu'ils ne veulent pas la franchir."- Durcissement -La République populaire de Chine considère Taïwan comme une de ses provinces. L'île est dirigée par un régime rival qui s'y était réfugié après la prise du pouvoir des communistes sur le continent en 1949, à l'issue de la guerre civile chinoise.La politique de l'administration Trump à l'égard de la Chine s'est durcie au fil des mois, au point que M. Pompeo a récemment affirmé que 40 ans de dialogue avec Pékin avaient échoué.Et ces derniers jours, Washington a adopté des sanctions contre onze dirigeants hongkongais, dont la cheffe de l'exécutif Carrie Lam, parallèlement à des mesures radicales contre les joyaux du numérique chinois TikTok et WeChat.Pour M. Paal, il est possible que les faucons au sein de l'administration Trump fassent pression pour des initiatives encore plus spectaculaires avant le scrutin présidentiel du 3 novembre."Je vois des signes clairs que les Chinois voient ça comme une possibilité et qu'ils font tout pour éviter de s'empêtrer dans cette affaire", dit-il.Les Etats-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec Taipei, capitale de l'île, afin de reconnaître le gouvernement communiste basé à Pékin comme le seul représentant de la Chine. Ils restent toutefois, avec une certaine ambiguïté, l'allié le plus puissant du territoire insulaire et son principal fournisseur d'armes. Washington a ainsi approuvé l'an dernier la vente pour plus de 8 milliards de dollars d'avions de combat à l'île.Pour Gerrit van der Wees, de la George Mason University, Donald Trump a d'abord hésité à approfondir les liens avec Taïwan, en pleines négociations commerciales avec Pékin.Mais les récentes décision du régime chinois, notamment la répression à Hong Kong, les arrestations de masse de Ouïghours musulmans et les activités de la marine chinoise en mer de Chine méridionale l'ont fait changer d'avis."Dans ce contexte, l'administration Trump s'inquiète effectivement moins des réactions de la Chine, voyant plutôt l'occasion de soutenir plus étroitement une île de Taïwan qui a bâti une démocratie dynamique et qui est une force positive pour le monde", a-t-il ajouté.
Programme culte de Canal Plus, Les Guignols de l'info viennent de perdre l'une de leur voix historique.
Philippe Lucas, Dominique Strauss-Kahn, Jean-Michel Aphatie, Éric Zemmour, Doc Gynéco ou encore JoeyStarr : autant de voix au répertoire de Daniel Herzog. Comme le révèle Europe 1, l'imitateur historique des Guignols a été remercié par Canal Plus par lettre recommandée. "Amoureux des Guignols, je vous salue, Canal Plus a décidé de se séparer d'une voix historique de l'émission (la mienne) après 25 ans de plaisir partagé avec tous ceux qui ont aimé (Joey Star, Doc Gynéco, Candéloro, Ben Laden, Aphatie, Bourdin, Lucas, Bénigni, Jospin, Débré, Juppé, Ribery, Menès ...) et 150 autres ... ils n'auront plus ma voix. Dommage Les Guignols ont 30 ans cette année Merci à tous", a commenté l'imitateur dans un message posté sur facebook. Cette décision aurait été motivée par l'âge de Daniel Herzog (72 ans). "Un faux prétexte » selon ce dernier. «Mais c'est un prétexte légal en tout cas. Et si ce prétexte est réel, Yves Lecoq est né la même année que moi, donc il devrait être éjecté aussi normalement", explique-t-il sur Europe 1. Derrière ce licenciement, Daniel Herzog regrette surtout la perte d'identité des Guignols depuis l'arrivée de Vincent Bolloré. "On peut s'apercevoir que tous les hommes politiques qu'on s'amusait à critiquer et caricaturer ont disparu. C'est un peu dommage, car c'était l'essence même du programme." Daniel Herzog a fait savoir dans les colonnes du Parisien qu'il allait contester ce licenciement en justice.
Des dégradations ont été commises dans cinq églises catholiques en France la semaine dernière, à Maisons-Laffitte et Houilles (Yvelines), Dijon, Nîmes et Lavaur (Tarn), selon des sources policières et diocésaines.
Édouard Philippe a condamné mercredi 13 février les dégradations commises dans cinq églises en France la semaine dernière, qu'il évoquera lors d'une réunion à Matignon en fin de journée avec l'instance de dialogue de l'Eglise catholique."En une semaine, en France, 5 églises dégradées. Dans notre République laïque, on respecte les lieux de culte. De tels actes me choquent et doivent être unanimement condamnés. Je le dirai aux évêques de France lors de la réunion de l'instance de dialogue avec l'Église catholique", a déclaré le Premier ministre sur Twitter.Mardi devant l'Assemblée nationale, le chef du gouvernement avait déjà fait allusion à ces dégradations, dans une réponse sur le bond des actes antisémites, dénonçant "la remise en cause" des lieux "sacrés de notre République". "Je dis le mot (de sacré, NDLR) à dessein, non pas pour me faire le défenseur de tel culte ou de telle religion. Mais enfin, Mesdames et Messieurs les députés, les cimetières sont respectés, les églises sont respectées, les synagogues sont respectées et les mosquées doivent être respectées", avait-il lancé. "J'observe, jour après jour, des dégradations et des inscriptions scandaleuses. J'observe, jour après jour, des remises en cause des symboles auxquels la République est attachée", avait déploré l'ancien maire du Havre.Wauquiez s'inquiète d'une "christianophobie"
Désormais, toute utilisation du service de presse de l'Elysée fera l'objet d'une double-validation, a indiqué le Premier ministre. L'association Anticor s'était émue du traitement particulier réservé à la promotion du livre de Marlène Schiappa par le service de presse de son secrétariat d'Etat.
Édouard Philippe a admis une "erreur humaine" et annoncé un "réexamen" des procédures après une invitation en mai à une dédicace du livre de Marlène Schiappa envoyée par le service de presse du secrétariat d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes. Dans un courrier adressé à Anticor, que l'association anticorruption a rendu public jeudi 3 août, le patron de Matignon précise que "depuis lors, les procédures présidant à l'utilisation du fichier des contacts presse du Secrétariat d'État ont été réexaminées". "Tout envoi par le service de presse est désormais doublement validé par la hiérarchie du cabinet", indique t-il dans cette lettre en date de mercredi 1er août.Un mélange des genre qui sème le troubleLa polémique était née d'un courrier électronique en date du 22 mai, dans lequel le service de presse du secrétariat d'État adressait une "invitation" au "lancement du livre de Marlène Schiappa 'Si souvent éloignée de vous'". L'événement était organisé dans une librairie par sa maison d'édition, Stock. L'association Anticor avait interpellé le Premier ministre et saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) suite à ce curieux mélange des genres, dénonçant un double-problème. "On a utilisé le fichier et les moyens de l'État. Cela pose un problème pénal, de 'détournement de finalité de fichier' (délit passible de cinq ans d'emprisonnement et 300.000 euros d'amende), mais aussi un problème déontologique", estime l'association anti-corruption."De la nonchalance à une prise de conscience"Le cabinet de la secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes avait évoqué un événement qui "s'inscrivait, malgré tout, dans la lutte pour l'Égalité entre les femmes et les hommes", tout en reconnaissant "une maladresse" qui "ne se reproduira plus". "On est passé d'une certaine nonchalance au début à une prise de conscience, c'est plutôt bien", s'est félicité le président d'Anticor, Jean-Christophe Picard.
Une habitante d'Eymet (Dordogne), âgée de 86 ans, a été arrêtée mardi soir par les gendarmes de Marmande après avoir roulé à 160 km/h sur des routes de campagne et d'agglomération, rapporte Sud Ouest.
L'octogénaire a été interceptée au volant de sa Twingo entre Miramont-de-Guyenne (Lot-et-Garonne) et Eymet peu après 21h mardi soir. "Dès qu'elle a vu les hommes en bleu, l'automobiliste s'est arrêtée, sans poser de soucis", précise France Bleu. Les forces de l'ordre avaient été alertés par plusieurs automobilistes de la présence d'un "véhicule fou" en provenance de Vieux-Boucau (Landes). La conductrice a été flashée à plusieurs reprises à des pointes allant jusqu'à 160 km/h. Elle ne respectait ni les stops, ni les feux. Elle n'a heureusement pas créé de dommages. Selon la radio locale, l'Eymétoise a expliqué aux gendarmes qu'elle était "pressée". Les gendarmes ont fait une demande à la préfecture pour un retrait de permis. L'octogénaire devrait être également examinée par un médecin. Une procédure administrative est engagée.
Israël a appelé jeudi les pèlerins juifs hassidiques naufragés à la frontière ukraino-bélarusse à rentrer, leurs chances de participer à des célébrations traditionnelles en Ukraine étant nulles du fait de restrictions liées au nouveau coronavirus.
Jusqu'à 2.000 de ces pèlerins arrivés d'Israël, mais aussi de France, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, sont au Bélarus et tentent de rejoindre l'Ukraine pour un pèlerinage. Plus d'un millier sont notamment coincés dans un "no man's land" dans des conditions précaires. Les autorités ukrainiennes n'ont eu cesse de répéter qu'ils n'entreront pas dans le pays, ses frontières étant fermées aux étrangers à cause de la pandémie de Covid-19, accusant par ailleurs le voisin bélarusse d'exacerber la crise."L'Ukraine a annoncé qu'elle n'autoriserait pas l'entrée sur son territoire (...). J'appelle nos citoyens à revenir en Israël et à respecter les mesures de quarantaine à leur arrivée", a tranché jeudi le ministre israélien de l'Enseignement supérieur et des ressources en eau, Zeev Elkin.Voulant participer à un pèlerinage à Ouman, dans le centre de l'Ukraine, ces juifs hassidiques pensaient pouvoir contourner, en passant par le Bélarus, les restrictions mises en place par Kiev face à la recrudescence des cas de coronavirus sur le territoire ukrainien.Le millier de personnes coincées au poste-frontière de Novi Yarylovychi, que les autorités ukrainiennes ont "complètement fermé", n'ont donné aucun signe jeudi matin de vouloir rebrousser chemin, selon Kiev qui les approvisionne en eau et en nourriture."J'attends et je prie qu'ils ouvrent la frontière", a indiqué à l'AFP par téléphone l'un des pèlerins à la frontière, Itsik Cohen, disant être "prêt à tout pour montrer sa détermination" et faire le pèlerinage malgré tout. - La situation "n'a pas changé" -Selon M. Cohen, la Croix Rouge a donné aux pèlerins de l'eau et des soins à ceux qui en avaient besoin, tandis que l'armée bélarusse a installé des tentes pour qu'ils puissent y dormir, et a fourni des couvertures et des toilettes mobiles."La situation n'a pas changé. Ils sont environ 1.000 à la frontière ukrainienne et jusqu'à 2.000 si l'on compte ceux qui se trouvent sur le territoire bélarusse", a pour sa part déclaré jeudi Andriï Demtchenko, porte-parole des gardes-frontières ukrainiens, qui assure que la situation est "calme"."Ils dansent, chantent et prient", a-t-il ajouté.Chaque année à l'époque du Nouvel an juif, des dizaines de milliers de pèlerins se rendent à Ouman pour se recueillir sur la tombe de Rabbi Nahman de Breslev (1772-1810), le fondateur d'une branche du judaïsme ultra-orthodoxe, le hassidisme. Le pèlerinage est prévu pour durer du 18 au 28 septembre.Cette année, les pèlerins à Ouman sont tout juste 2.000 selon l'un d'entre eux, Moshe Garcin, 44 ans, qui est arrivé avec "le dernier avion" avant la fermeture des frontières ukrainiennes le 27 août."Le Bélarus, c'est bloqué, fermé. Les gens commencent à rentrer en Israël", a-t-il affirmé à l'AFP par téléphone. "Toutes les douanes sont fermées, ils ne font rentrer personne. Ils ont même commencé à fermer les douanes via la Pologne et d'autres pays par lesquels on aurait pu passer vers l'Ukraine", a-t-il ajouté.Cette crise s'est doublée mercredi d'une brouille diplomatique entre l'Ukraine et le Bélarus, Kiev accusant Minsk de vouloir instrumentaliser la situation, sur fond de tensions entre les deux capitales après la présidentielle bélarusse contestée du 9 août.La présidence ukrainienne a appelé les autorités bélarusses à "cesser d'exacerber" cette crise à la frontière et "à ne pas colporter des déclarations mensongères porteuses d'espoir pour les pèlerins" quant à son ouverture.Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a lui demandé mardi "l'ouverture d'un couloir" humanitaire jusqu'à Ouman pour les pèlerins.
Opposés à la réforme ferroviaire, les syndicats de cheminots ont prévu une grève mardi 4 juin. Seules quelques petites perturbations sont attendues.
Ils souhaitent "remettre la pression". Les cheminots vont manifester mardi 4 juin contre la réforme ferroviaire qui prévoit l'ouverture à la concurrence. Malgré tout, la SNCF attend un trafic normal sur l'ensemble du réseau, à l'exception des TER des Hauts-de-France et du Centre-Val de Loire. "Le trafic sera normal pour les TGV, les Intercités, les Transiliens, l'Eurostar et Thalys et quasi normal pour les TER", a indiqué dimanche à l'AFP une porte-parole de la SNCF. Les perturbations attendues pour les TER concerneront "un train sur deux dans les Hauts-de-France et un sur cinq dans la région Centre-Val de Loire", a-t-elle ajouté. "Situation alarmante"Les quatre syndicats, dont les 36 jours de grève unitaire n'avaient pas bloqué la loi l'an dernier, ont dénoncé une "situation sociale alarmante" à la SNCF où les "réorganisations permanentes" entraînent des suppressions de postes.Avant la manifestation, prévue de la place d'Italie jusqu'à Montparnasse à Paris, les cheminots se rassembleront à 11h devant le siège de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP, organisation patronale) où doivent être reçus les syndicats de la restauration ferroviaire. Ces organisations réclament le rattachement de leur secteur à la branche du transport ferroviaire et non à celle de la restauration de collectivités. La CGT et SUD-Rail de la restauration ferroviaire appellent le personnel "de toutes les entreprises de (cette) activité" à faire grève le 4 juin pour "défendre" leur convention collective, selon un communiqué de SUD-Rail.
Armée d'un couteau, une femme s'est attaquée aux employés et visiteurs d'un musée de Lombardie, dans le nord de l'Italie. Une des victimes est décédée.
Elle aurait été prise d'un coup de folie. Une aide-soignante d'origine polonaise a poignardé plusieurs personnes samedi 1er septembre à Canneto sull'Oglio en Italie, rapporte 20 Minutes. Une des victimes est morte des suites de ses blessures.Armée d'un couteau, la femme s'est attaquée au personnel et aux visiteurs d'un musée de cette petite ville de Lombardie, au nord du pays. Selon des sources policières, citées par les médias italiens, la victime mortellement blessée était une employée du musée âgée de 54 ans. Les trois autres personnes auraient été attaquées devant l'établissement, mais on ignore la gravité de leurs blessures.Les sources policières font également état de problèmes psychiques rencontrés par l'aide-soignante, qui a été interpellée. Son identité n'a pas été dévoilée mais une enquête a été ouverte. Selon le journal Repubblica, l'assaillante avait déjà attaqué un homme la veille, près d'un distributeur automatique, avant de prendre la fuite.
Aussitôt installé, aussitôt vandalisé. Le local de campagne de Babette de Rozières, soutien de François Fillon, a été tagué quelques heures avant son inauguration ce lundi 10 avril rapporte le magazine Voici.
L'ancienne chef de l'émission "C à vous" sur France 5 est candidate Les Républicains dans le 18e arrondissement de Paris pour les élections législatives. "Fillon rends l'argent" et "Boycott 2017", voilà ce qui a été inscrit en lettres rouges sur la devanture du local. Des messages assortis de dessins de faucilles et de marteaux. Le suppléant de la candidate Pierre Liscia s'est aussitôt indigné sur son compte Twitter, dénonçant "un acte antidémocratique et antirépublicain d'une extrême gauche qui renoue avec ses vieux démons". L'équipe de campagne Babette de Rozières a confirmé à la rédaction du magazine maintenir l'inauguration de la permanence.
Après un weekend passé à envisager le pire, l'horizon s'éclaircit pour TikTok, le réseau social que Donald Trump menace de bannir des Etats-Unis, mais que Microsoft entend bien racheter d'ici la fin de l'été.
Le géant américain de l'informatique a confirmé dimanche que des négociations étaient en cours pour racheter la branche américaine de TikTok à ByteDance, sa maison-mère chinoise.Après une discussion entre le président américain et Satya Nadella, le patron du groupe, Microsoft va continuer les pourparlers, en vue d'un aboutissement d'ici le 15 septembre au plus tard, d'après un communiqué.Dans un contexte de tensions politiques et commerciales avec la Chine, Washington accuse depuis des mois l'interface d'être utilisée par le renseignement chinois à des fins de surveillance. TikTok a toujours fermement nié tout partage de données avec Pékin.Le ton est monté ce weekend: vendredi soir, le locataire de la Maison Blanche a déclaré qu'il bannissait l'appli et qu'il était même opposé à un rachat par un groupe américain.TikTok doit être "vendue ou bloquée" aux Etats-Unis, a averti dimanche le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin, tandis que le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo promettait des mesures imminentes du président "en réponse aux divers risques pour la sécurité nationale que posent les logiciels liés au Parti communiste chinois".La plateforme de partage de vidéos légères, généralement musicales et humoristiques, compte un milliard d'utilisateurs dans le monde, surtout des jeunes. En Chine, ByteDance opère une appli sur le même principe mais séparée, avec un nom différent.- Rêve américain -L'acquisition sera soumise "à une évaluation complète de la sécurité et devra apporter des bénéfices économiques aux Etats-Unis, y compris au Trésor américain", précise le communiqué de Microsoft.Si la transaction a lieu, le groupe possèdera et dirigera le réseau social aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Des actionnaires minoritaires pourront se joindre à l'opération."Microsoft s'assurera que toutes les données des utilisateurs américains de TikTok sont transférées et restent aux Etats-Unis", promet la société de Seattle.Ces derniers mois, le réseau social a tenté de démontrer que son identité et ses pratiques étaient solidement ancrées aux Etats-Unis.Le 1er juin, Kevin Mayer, l'ancien responsable des plateformes de streaming de Disney (Disney+, Hulu et ESPN+), a pris la tête de la plateforme.Début juillet, l'application a interrompu son activité à Hong Kong à cause de la récente loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine, qui donne plus de pouvoirs à la police, notamment en matière de surveillance."Nous n'allons nulle part", a réagi samedi Vanessa Pappas, responsable de la branche Etats-Unis de TikTok, dans une vidéo pour rassurer les utilisateurs, après l'annonce de Donald Trump. Elle s'est dite "fière" des 1.500 employés américains et a promis de créer "10.000 emplois additionnels dans ce pays au cours des trois prochaines années". "Les Etats-Unis seraient les grands perdants si TikTok était bannie", a remarqué samedi Daniel Castro, vice-président de la Information Technology and Innovation Foundation, un think tank proche des géants de la tech.- Rêve de Microsoft -"Des millions d'Américains, y compris de nombreux supporters de Trump, l'utilisent pour créer et partager des contenus. (...) Tous ses serveurs sont situés hors de Chine, et il n'y a aucune preuve qu'elle constitue une menace pour la sécurité nationale".Sur la plateforme, des créateurs de contenus inquiets ont posté des liens vers leurs profils Instagram ou YouTube pour ne pas perdre leurs abonnés en cas de fermeture. D'autres font de l'humour ou tentent de prouver qu'il est impossible de bloquer un réseau aussi populaire.Certains assurent que Donald Trump cherche à se venger des rangées de sièges vides lors de son meeting de campagne à Tulsa (Oklahoma) fin juin, quand des adolescents avaient proclamé sur TikTok qu'ils avaient commandé de nombreux billets d'entrée avec la ferme intention de ne pas y aller.Microsoft a prévu de "construire sur l'exprience que les utilisateurs de TikTok adorent, tout en ajoutant une couche de sécurité et de protection de la vie privée de très haute qualité".Le groupe informatique aurait ainsi une chance de percer sur le marché très prisé des réseaux sociaux.Actuellement, il dispose de la plateforme professionnelle LinkedIn et de Teams, un service de messagerie interne pour les entreprises.Fin juin, la société a fermé sa plateforme de streaming de jeux vidéo Mixer, laissant le champ libre au géant du secteur Twitch (Amazon) et à ses deux rivaux, YouTube Gaming et Facebook Gaming.L'immense succès de TikTok auprès des adolescents a fait des émules: Facebook s'apprête à ajouter un onglet "Reels" dans Instagram pour éditer des courtes vidéos de divertissement.La fonctionnalité est déjà testée au Brésil, en France et en Allemagne.
Thierry Lafon, maire (divers droite) de Lisses, en région parisienne, s'est rendu lundi soir sur les lieux d'un feu de poubelles, où une dizaine de jeunes hommes cagoulés lui ont jeté des pierres et des bouteilles. Pour l'édile, il s'agissait d'un "guet-apens" visant les forces de l'ordre.
"Ils les attendaient". Voilà ce que pense Thierry Lafon. Ses agresseurs auraient, selon lui, incendié des poubelles afin d'attirer des membres des forces de l'ordre, a-t-il raconté au Parisien, mardi 5 mai, au lendemain de son agression. Alerté par de la fumée, lundi vers 18h30, il s'est rendu sur place en voiture. A son arrivée, il est tombé sur une dizaine de jeunes hommes cagoulés. Avant de descendre de son véhicule, il a pris le soin de retirer le macaron de maire de son pare-brise pour ne pas être identifié et "en subir les conséquences". Il a en revanche pris son téléphone pour filmer la scène "pour avoir une preuve". Il a essuyé des jets de galets et de bouteilles, comme le montre la vidéo. S'il n'a pas été blessé, sa voiture a reçu un galet dans le pare-brise. Puis "le premier véhicule de gendarmerie est arrivé, ils se sont précipités dessus pour le caillasser et là, j'ai battu en retraite", raconte-t-il au Parisien. "Les pompiers étaient là, ils ont aussi été caillassés". Les agresseurs se sont finalement enfuis à l'arrivée des renforts de gendarmerie. "C'est la première fois qu'un guet-apens se passe à Lisses, regrette Thierry Lafon. Ils avaient préparé leur stock de galets, de bouteilles". L'agression du maire de Lisses a été condamnée par plusieurs figures politiques. La présidente de la région Ile-de-France (LR) Valérie Pécresse lui apporte son "total soutien" et "attend des sanctions exemplaires". Le délégué général de La République en marche Stanislas Guerini "adresse tout son soutien" à l'élu "face à cet acte inqualifiable".
Selon l'enquête BVA-Salesforce pour la presse régionale et Orange* publiée mercredi 16 novembre, François Fillon gagne du terrain, en prenant des points à Alain Juppé et surtout Nicolas Sarkozy.Alain Juppé fait toujours la course en tête du premier tour de la primaire (37%), devançant Nicolas Sarkozy de 8 points (29%). François Fillon apparaît comme le grand vainqueur des deux premiers débats télévisés, puisqu'il enregistre une remontée importante (18%, + 7 points depuis notre enquête réalisée au mois de septembre avant les débats) et s'impose aujourd'hui comme le troisième homme de cette élection, devançant désormais largement Bruno Le Maire (9%).
Nathalie Kosciusko-Morizet est créditée de 4% des voix, tandis que Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson ferment la marche (avec 1,5 % des intentions de vote chacun).- LA LIGNE "MODÉRÉE" L'EMPORTE SUR LA LIGNE "DROITIÈRE" -Si Alain Juppé rassemble 29% des sympathisants du parti Les Républicains (LR), il est surtout porté par l'électorat centriste du Modem (76%) et de l'UDI (58%). A contrario, Nicolas Sarkozy rassemble toujours une majorité relative des électeurs proches des Républicains (39%, soit 10 points de plus qu'Alain Juppé). Le corps électoral déclaré de la primaire étant composé à 52% d'électeurs proches des Républicains, il est évident que si cette proportion évolue, à la faveur des Républicains - ce qui constitue une hypothèse envisageable puisque c'est l'électorat le plus proche du parti organisant la primaire qui pourrait au final se mobiliser le plus facilement -, Nicolas Sarkozy pourrait réaliser un score supérieur et se rapprocher d'Alain Juppé.Pour l'heure, des deux lignes qui s'affrontent dans le cadre de la campagne via ses deux favoris, c'est la ligne "modérée" qui l'emporte sur la ligne "droitière" : Alain Juppé remporterait le second tour, avec 59% des suffrages contre 41% pour Nicolas Sarkozy.Par ailleurs, plus de quatre électeurs français sur dix (41%) se déclarent intéressés par cette élection, dont 17% "beaucoup". Neuf pour cent des sondés déclarent vouloir aller voter à la primaire. Rapporté à la totalité du corps électoral français, cela représenterait environ 4 millions d'électeurs, soit un taux de participation supérieur à celui de la primaire de la gauche en 2011. Ce potentiel est en hausse d'1 point par rapport à fin septembre, ce qui n'est pas surprenant compte-tenu de l'attention médiatique dont a bénéficié cette élection depuis quelques semaines. D'un point de vue politique, la moitié des électeurs potentiels est composée de sympathisants LR (52%), ce qui suppose que l'autre moitié regroupe d'autres sensibilités politiques : 15% sont des centristes (UDI et MoDem), 10% des sympathisants FN, 2% des sympathisants de Debout la France, 12% des sympathisants de la gauche et 8% ne revendiquent aucune proximité partisane.- INCERTITUDE SUR LA PARTICIPATION - Les Français inscrits sur les listes électorales sont d'ailleurs plutôt favorables à ce que le corps électoral pour cette élection soit le plus large possible : 58% d'entre eux estiment que tout le monde doit pouvoir voter à cette élection, quelles que soient ses opinions politiques, tandis que 41% jugent au contraire que seuls les sympathisants de la droite et du centre devraient pouvoir voter à cette élection. Parmi ceux qui expriment une intention de vote au premier tour de la primaire, 15% affirment d'ailleurs ne pas partager les valeurs de la droite et du centre.Il est toutefois possible que la mobilisation soit sur-déclarée, comme c'est souvent le cas lors des enquêtes d'intention de vote. D'ailleurs, à moins d'une semaine du scrutin, notons que seuls les deux tiers de ceux qui se déclarent tout à fait certains d'aller voter dimanche prochain (70%) savent précisément dans quel bureau de vote ils devront se rendre pour voter.* Enquête BVA-Salesforce pour la presse régionale et Orange réalisée par Internet du 3 au 13 novembre 2016. Échantillon représentatif de 10.002 Français âgés de 18 ans et plus dont ont été issues 9.206 personnes inscrites sur les listes électorales. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage, région et catégorie d'agglomération.
Le scandale des corps abandonnés à l'université Paris-Descartes n'en finit pas. Interviewée par Le point, la fille de Micheline Dax attend des explications et porte plainte.
Véronique Lafond attend des réponses. La fille de la comédienne Micheline Dax figure parmi les 35 familles qui vont porter plainte contre X, vendredi 7 février, devant le parquet de Paris après la découverte de corps abandonnés dans des conditions indécentes au centre du don des corps de l'université Paris-Descartes. Dans une interview accordée au Point, elle explique qu'en faisant don de son corps à la science, sa mère « disait qu'au moins, là, elle serait utile à l'humanité ». Elle raconte aussi, comment après le départ de la dépouille de Micheline Dax (décédée en 2014 à l'âge de 90 ans), pour le centre du don du corps, elle n'a jamais eu d'informations. « Lorsque j'ai téléphoné, on m'a fait comprendre que je n'avais pas à en savoir davantage. On m'a simplement dit qu'elle était dans une chambre froide, et que l'on me préviendrait de la date de l'incinération, si on avait le temps, puis on m'a raccroché au nez.» Quelques mois plus tard, Véronique Lafond apprendra que sa mère a été incinérée et ses cendres dispersées « sans possibilité de les récupérer, car les corps sont tous brûlés en même temps. Je ne sais pas si la volonté de ma mère a été respectée, puisque les corps étaient inutilisables parce qu'ils étaient pourris, certains étaient entreposés dans un couloir ». « La vérité »Quand L'Express a révélé l'existence du charnier au centre du don, un collectif a été créé. « Nous n'attendons aucun dédommagement financier, nous voulons juste la vérité sur ce que l'on a fait des volontés de nos familles. On a l'impression d'être dans un charnier, où ni le défunt ni leurs proches n'ont été respectés », déplore-t-elle, avant de réclamer une traçabilité sur les dons des corps.Soprano, comédienne nommée deux fois aux Molières (en 1999 dans la catégorie Meilleure comédienne dans un second rôle pour Frédérick ou le Boulevard du crime et en 2004 dans la catégorie Meilleure comédienne pour Miss Daisy et son chauffeur), Micheline Dax a aussi prêté sa voix à la vache Azalée dans Le Manège enchanté, à miss Piggy dans le Muppet Show, mais aussi à Ursula dans La Petite Sirène. Elle était très appréciée du grand public.
Au premier jour du week-end le plus chargé de l'année, le patron de la SNCF a mis en garde sur de possibles retards vendredi 27 juillet.
Invité de la matinale de RTL vendredi, Guillaume Pepy a prévenu les voyageurs qui comptent prendre le train ce week-end pour partir ou rentrer de vacances : des retards sont à prévoir. Les fortes chaleurs pourraient causer des dysfonctionnements et ralentir le trafic, notamment en raison de la dilatation des rails. "La canicule ne va pas très bien avec les trains à l'heure", a déclaré le PDG de la SNCF. "Je demande de la compréhension et de la bienveillance." Un préavis de grève a également été déposé par la CGT pour vendredi mais le mouvement ne devrait pas entraîner de perturbation majeure. Un million de voyageurs sont attendus dans les gares de France pour le traditionnel chassé-croisé de l'été entre juillettistes et aoûtiens. Dans la nuit de jeudi à vendredi, "20% de travail a été fait en plus pour que le maximum de climatisation fonctionne", a précisé Guillaume Pepy. Vendredi matin, Météo France a placé 21 départements en vigilance aux orages et à la canicule. Au plus chaud de la journée, on attend entre 35 à 38 degrés.
Tous les membres de groupe ont été élus avec l'étiquette LREM, sauf un.
Les couloirs du palais Bourbon bruissaient de la rumeur depuis quelques jours. C'est désormais chose faite : la République en marche a perdu mardi 19 mai la majorité absolue à l'Assemblée nationale après la création d'un 9e groupe politique comprenant des "marcheurs" et ex-"marcheurs" et composé de 17 députés.Baptisé "Ecologie Démocratie Solidarité", ce nouveau groupe est "indépendant", "ni dans la majorité, ni dans l'opposition", écrivent dans leur déclaration politique des membres fondateurs de ce groupe, "déposé officiellement" . Parmi eux figurent d'anciens "marcheurs" comme Matthieu Orphelin (proche de Nicolas Hulot), des LREM de l'aile gauche comme Aurélien Taché ou Cédric Villani. Y figure également l'ex-ministre PS à l'Ecologie Delphine Batho. Avec ce neuvième groupe -un record- LREM perd sept de ses membres ou apparentés, tombant à 288, juste sous le seuil de la majorité absolue (289 sièges) qu'il détenait jusqu'alors à lui seul. Un symbole fort même si le groupe majoritaire peut s'appuyer sur les 46 MoDem et la dizaine d'élus Agir. Le groupe pourrait toutefois récupérer rapidement la majorité absolue si la future suppléante d'Olivier Gaillard (ex-LREM, qui devrait quitter son poste de député pour devenir maire), rejoint les rangs des "marcheurs", comme annoncé par le député.Le nouveau groupe entend contribuer à "une ambition forte de transformation sociale et écologique". "Répondre à l'urgence écologique, moderniser la démocratie, réduire les inégalités sociales et territoriales : nous pouvons faire plus et mieux à l'Assemblée nationale", estiment ces députés, pour qui "après le Covid-19, plus rien ne doit être comme avant"."Nous pousserons et soutiendrons toutes les décisions à la hauteur des enjeux, mais saurons nous opposer dans tous les autres cas", préviennent ces députés, tous élus en 2017 sous l'étiquette LREM à l'exception de Delphine Batho. Ils se disent dans une "démarche ouverte" et appellent les députés qui s'y retrouvent "à s'y associer". Le groupe sera co-présidé par Matthieu Orphelin et l'ex-LREM Paula Forteza. Delphine Batho et Cédric Villani seront vice-présidents, tandis qu'Aurélien Taché et Emilie Cariou seront délégués généraux.Dans un document, les députés listent leurs "15 premières priorités": cela va d'"un plan de réindustrialisation pour une souveraineté et une autonomie retrouvées" à une "réelle transparence de la vie publique" en passant par le rétablissement d'un système de santé "robuste" ou une refonte de "la fiscalité du capital et du patrimoine". Les élus affichent également leur engagement en faveur de l'égalité homme-femme. Ils soulignent que "jamais un groupe politique français n'a compté une telle proportion de femmes" (65%).
"Mardi matin, on sera prêt" : à Strasbourg, les salariés du célèbre restaurant la Maison Kammerzell redoublent d'efforts avant d'accueillir leurs premiers clients depuis la mi-mars et de tourner enfin la page du confinement.
Masque sur le visage, chiffon et bidon de produit désinfectant dans les mains, Vincent Leclopé s'affaire sur des boiseries : "j'enlève d'abord toutes les poussières" accumulées pendant les longues semaines de fermeture, une première étape avant d'autres désinfections, explique le maître d'hôtel.En effet, passer une seule fois du produit ne suffit pas : "les poussières risqueraient de coller au bois et ça ne serait pas propre", poursuit-il.Fenêtres, poignées, tables, chaises... "On a passé plusieurs heures à tout nettoyer" et faire la chasse au coronavirus. "Lundi, on a une seconde désinfection Covid, encore plus poussée", renchérit Théo Stutzmann, également maître d'hôtel."Il faut pouvoir mettre les verres et les couverts sur les tables" et que tout soit prêt pour accueillir les clients mardi, abonde Vincent.- "Confiants" -A l'image de Vincent et Théo, ils étaient en ce long week-end de Pentecôte une dizaine de salariés de la Maison Kammerzell à briquer, dépoussiérer, désinfecter les salles de l'un des restaurants les plus prestigieux de Strasbourg, où se sont attablés chefs d'Etat et vedettes du monde entier.Édifié en 1427, classé monument historique, l'élégant bâtiment à colombages aux allures de maison de conte de fée trône en plein centre historique de Strasbourg, juste à côté de l'imposante cathédrale.Sa terrasse, d'ordinaire prise d'assaut par les touristes, est cette fois occupée par des salariés occupés à mesurer les distances entre les tables, distanciation physique oblige. Au sol, des points blancs servent de repères pour disposer tables et chaises.L'établissement, réputé pour sa choucroute aux trois poissons et qui peut servir jusqu'à 1.200 couverts par jour, va devoir renoncer à une partie de ses tables et couverts. A l'intérieur comme en terrasse, la "Kamm" va en perdre à chaque fois "20%", estime son patron, Jean-Noël Dron.Mais "l'intérêt de la Maison Kammerzell", ce sont ses "dix salles différentes", avec "trois grandes" d'habitude dévolues aux banquets et qui seront "complètement réaménagées en salles pour +individuels+" et permettront de limiter les pertes de couverts."On est très confiants", glisse M. Dron : lorsque le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé jeudi que les cafés et restaurants pouvaient rouvrir le 2 juin, "on a pu finaliser les +check lists+ d'ouverture et là, on les déroule. Mardi matin, on sera prêt de manière certaine".Une perspective qui ne peut que réjouir les plus de 80 salariés de l'établissement : deux mois et demi après le "choc" de l'annonce du confinement et de la fermeture des établissements "non vitaux", les salariés ont "vraiment très envie de reprendre", sourit l'entrepreneur.- "Un bien fou" -"Ca va nous faire un bien fou", confirme Théo Stutzmann, même si le personnel et les clients devront rapidement adopter de nouvelles pratiques, comme le masque obligatoire pour les serveurs. Probable également que les salières, poivrières et autres pots de moutarde disparaissent des tables, au profit de "sachets unidoses"."On a tous demandé une fois la salière à un voisin de table. Là, ce ne sera plus possible", prévient M. Stutzmann.Les clients devront également arriver et circuler dans le restaurant avec un masque, et en seront évidemment dispensés à table. Dès qu'ils se lèveront, par exemple pour aller aux toilettes, ils devront le remettre, prévient Jennifer Viix, directrice commerciale de l'établissement.Quant à l'accès aux trois étages du restaurant, il se fera par deux escaliers différents : l'un réservé à la montée, l'autre à la descente afin d'éviter que les clients se croisent, précise Théo Stutzmann.A la veille de la reprise, Jean-Noël Dron se doute bien que le monde de la restauration "rentre dans une période totalement inconnue", une perspective qui ne le rend "pas du tout inquiet" : la Maison Kammerzell "a connu depuis 1427 de multiples épidémies, des guerres nombreuses. Une chose est sûre : ce bâtiment et cet établissement nous survivront à tous".
Le tir de la fusée européenne Vega, initialement prévu jeudi soir depuis Kourou en Guyane pour un lancement inédit d'une multitude de petits satellites, a été reporté en raison de conditions météorologiques défavorables, a annoncé Arianespace dans un communiqué.
"Les conditions de vent en altitude au-dessus du Centre Spatial Guyanais étant actuellement défavorables, Arianespace a décidé de ne pas engager la phase finale des opérations de préparation du lancement", explique la société chargée de la commercialisation du lanceur léger.La date de lancement la plus proche visée est samedi à 22H51 heure de Kourou, 03h51 dimanche matin heure de Paris, "sous réserves de conditions météorologiques favorables", ajoute Arianespace.Le décollage était initialement programmé jeudi à 22h51 heure de Kourou depuis le port spatial européen. Il avait été reporté de trois mois en raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus.Ce vol doit marquer le retour de la fusée Vega depuis sa défaillance survenue à l'été 2019, qui avait entraîné sa destruction, par précaution.Il représente un enjeu crucial pour l'Europe spatiale, qui va faire son entrée sur un marché en plein essor, où la concurrence - notamment celle de l'américain SpaceX - fait rage: la mission "VV16" est son premier lancement partagé (ou "rideshare"), qui doit placer en orbite basse 53 satellites pour le compte de 21 clients, issus de 13 pays différents. Cette "grappe" est constituée de sept petits satellites (pesant entre 15 et 150 kilos), ainsi que de 46 nano-satellites, allant de 300 grammes à 11 kilos. Leurs applications vont de la communication à l'observation de la Terre, en passant par la recherche scientifique."Pour la première fois l'Europe sera capable de consolider une mission avec plusieurs dizaines de satellites à bord", selon Stéphane Israël, président exécutif d'Arianespace.Il est "très important d'être présent sur ce marché innovant, qui se développe très rapidement et démocratise l'accès à l'espace avec des projets beaucoup moins coûteux", a-t-il dit à l'AFP.
POLITIQUE - Alors que la course contre la montre est lancée, les maires de Plaisance (Vienne) et de Bras-sur-Meuse (Meuse), deux petits villages, demandent leur avis à leurs concitoyens avant de décider quel candidat parrainer. François Fillon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, mais aussi Nathalie Arthaud (Force ouvrière, FO), Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste, ou NPA) ou encore Jacques Cheminade...
Aussi différents soit-ils, les prétendants à l'Élysée ont tous un point commun : pour être officiellement candidats à la présidentielle, ils doivent obtenir 500 parrainages d'élus (députés, sénateurs, maires, conseillers régionaux et parisiens, eurodéputés...). La période de "parrainage" débute avec la publication du décret convoquant les électeurs, le samedi 25 février. Les parrainages pourront alors être transmis au Conseil constitutionnel jusqu'au 17 mars à 18h.Si, pour certains, le choix est évident, d'autres sont plus hésitants. Alors que, désormais, la liste intégrale des élus ayant parrainé un candidat sera désormais publiée (au lieu de 500 noms tirés au sort), certains ont trouvé la parade : demander à leurs administrés ! UNE DÉCISION VALIDÉE PAR LE CONSEIL MUNICIPAL DE PLAISANCEÀ Plaisance, dans la Vienne, le maire Aurélien Tabuteau a décidé d'ouvrir un bureau de vote dès vendredi 24 février afin que les électeurs de ce tout petit village (180 habitants) puissent se prononcer sur leur candidat préféré jusqu'au 10 mars 18h. "J'estime que ce n'est pas à une personne seule de décider de donner sa signature. Je me suis dit qu'on était en démocratie et que c'était normal de consulter sa population pour un choix comme celui-ci", a expliqué au micro de RMC l'élu de 33 ans, sans étiquette, qui a déjà reçu une douzaine de demandes de parrainage.Une telle décision n'a pas été prise à la légère. Aurélien Tabuteau a discuté de cette démarche avec son conseil municipal, qui l'a votée à l'unanimité. "On a beaucoup de petits candidats aujourd'hui, on a de grandes primaires à droite à gauche, c'est aussi l'occasion de montrer tous ces petits candidats", explique-t-il sur France Bleu Poitou. "Si un candidat extrême sort du chapeau, je suivrai la population. C'est vrai que ça me mettrait en difficulté", confie-t-il, "mais j'ai confiance en la population".UNE CONSULTATION SUR FACEBOOK À BRAS-SUR-MEUSEÀ quelque 700 km de Plaisance, à Bras-sur-Meuse, dans la Meuse, la démarche est la même. En tant que "petit maire sans étiquette" Julien Didry refuse de "politiser sa mairie". "Vu que moi, maire rural, comme beaucoup de maires ruraux, je n'ai pas été élu sur un programme politique, je considère que je n'ai pas forcément mandat pour choisir quelque chose que l'on ne m'a pas confié", explique-t-il au micro d'Europe 1. L'élu de ce village de 734 habitants, situé près de Verdun, sollicite ses concitoyens sur Facebook, via un groupe privé regroupant les habitants de la commune. "Dois-je soutenir un grand parti pour ses idées, son programme ? Un petit candidat pour favoriser la démocratie ? Honnêtement, quand on voit la qualité des débats, je me demande si un tirage au sort ne serait pas le mieux", expliquait-il dans une vidéo postée sur le réseau social vendredi 19 février, rapportait la semaine dernière L'Est républicain. "C'est à vous de me dire ce que je dois faire", concluait-il. Et si les habitants choisissent le Front national ? "Je donnerai à contrecœur ma signature à Marine Le Pen. Ce sont les limites de la démocratie. Mais je ne pense pas obtenir un tel résultat", prédit-il. En effet : le week-end dernier, à l'occasion d'un premier vote, les habitants ont choisi à 44 % de soutenir un petit candidat.
Il sera impossible de connaître l'efficacité véritable d'un vaccin contre le coronavirus sans des essais cliniques poussés auprès des personnes âgées et de couleur, estime auprès de l'AFP le Dr David Diemert, qui supervise les essais cliniques pour le laboratoire Moderna.
Cette question est selon lui cruciale, tant le Covid-19 affecte de façon disproportionnée ces groupes de population. Selon les données fédérales américaines, le virus tue deux fois plus les personnes noires et latinos que les personnes blanches. Les individus de plus de 65 ans représentent 80% des décès.D'ici la fin de cette semaine, David Diemert, spécialiste des maladies infectieuses et professeur à l'université George Washington, commencera à recruter 500 bénévoles pour l'essai clinique qu'il conduit, une étape qui durera deux mois. Washington - où 45% de la population est Afro-Américaine - est un des 90 sites américains où le vaccin expérimental mRNA, développé en partenariat avec l'Institut national des maladies infectieuses, est testé. "Nous cherchons des personnes qui sont davantage susceptibles de développer une infection au Covid avec des symptômes, donc des personnes plus âgées, et des personnes de couleur", développe David Diemert.Par le passé, le médecin estime que la recherche médicale aux Etats-Unis a pu être faussée lorsqu'elle s'est concentrée sur des populations trop homogènes, et ce malgré des directives fédérales invitant à plus de diversité.Selon une étude, sur les 167 médicaments autorisés par les Etats-Unis entre 2008 et 2013, un cinquième d'entre eux provoquaient des réactions différentes en fonction des groupes ethniques.Et des années durant, les médecins se sont appuyés sur un outil pour diagnostiquer les cancers du sein qui n'avait été testé qu'auprès de femmes blanches et a considérablement sous-estimé le risque pour les femmes noires, plus vulnérables à un jeune âge.Les chercheurs de l'université George Washington sillonnent donc régulièrement les rues de la ville, ses marchés, églises et centres de dépistage, à la recherche de bénévoles.- Deux injections en un mois -Une partie de leur mission consiste à décrocher la confiance d'une communauté encore méfiante en raison du sinistre de "l'expérience Tuskegee".Pendant 40 ans, des centaines d'Afro-Américains atteints de syphilis ont été étudiés, sans traitement, afin d'observer la progression naturelle de la maladie. En 1972, la révélation de l'étude a provoqué un scandale, les hommes n'ayant jamais donné de consentement informé."Je pense qu'un de nos plus gros défis est de recruter autant de monde en si peu de temps", juge le spécialiste, qui a par le passé supervisé des essais pour un vaccin contre le VIH.Au total, les essais cliniques pour ce vaccin impliqueront 30.000 personnes et prendront près de deux ans pour être conduits de bout en bout. Mais ses responsables espèrent que d'éventuels résultats préliminaires concluants permettront de débloquer une autorisation d'utilisation d'urgence d'ici quelques mois.Le vaccin proprement dit consiste en deux injections à l'épaule "comme si vous receviez votre vaccin antigrippal habituel", espacées d'un mois.Selon les premiers essais, il provoque des effets secondaires moins sévères chez les personnes âgées que chez les jeunes, possiblement en raison du système immunitaire moins robuste des seniors, qui de ce fait se défend moins, assure M. Diemert. "C'est une bonne opportunité pour les gens d'aider leur communauté en tentant de mettre un terme à cette épidémie, d'une façon altruiste", invite-t-il.