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"Vive l'Alsace, vive la République et tous les accents de France, de Strasbourg et même de Marseille", a lancé mardi l'élu La République en marche Bruno Studer au sein de l'hémicycle. Une pique à destination du chef de file de La France insoumise, qui s'était moqué de l'accent d'une journaliste du Sud la semaine passée.
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Mercredi dernier, dans les couloirs de l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon avait imité l'accent du sud d'une journaliste qui lui posait une question. "Vous dites n'importe quoi. Est-ce que quelqu'un peut me poser une question en français et à peu près compréhensible? Parce que votre niveau me dépasse", avait lancé le chef de file de La France insoumise et député des Bouches-du-Rhône dans cette séquence largement diffusé sur les réseaux sociauxUne séquence qui a visiblement marqué le député La République en marche (LREM) du Bas-Rhin Bruno Studer. "J'espère que ma question sera intelligible jusqu'au bout malgré mon accent alsacien que j'essaye furieusement de cultiver ces derniers jours", a lancé l'élu, qui a forcé son accent, en interrogeant mardi 23 octobre le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer sur l'enseignement des langues vivantes lors des questions au gouvernement."Pourquoi est-ce que j'ai envie de prendre l'accent alsacien ? Peut-être parce que c'est au nom de cet accent qu'en Alsace, nous avons subi des moqueries, des brimades (...) parfois même des règlements de comptes sanglants", a lancé ce président de la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée, terminant sa question par un vibrant : "Vive l'Alsace, vive la République et tous les accents de France, de Strasbourg et même de Marseille". "Merci de ce moment glottophile", lui a alors lancé amusé le président LREM de l'Assemblée nationale Richard Ferrand.Un début de polémique ?La pique de M. Studer à l'encontre du leader des Insoumis en a néanmoins énervé plus d'un. "Ce n'est pas parce qu'il ne parle pas alsacien qu'il est obligé de nous singer", a notamment confié à France 3 le député du Haut-Rhin Éric Straumann (Les Républicains, LR). Un autre député LR alsacien, Raphaël Schellenberger, a également fait part de son indignation, via un communiqué diffusé sur Twitter. "Bruno Studer a simulé l'accent alsacien, avec cette attitude il humilie la culture alsacienne et est indigne de ses fonctions de député et de président de commission", a-t-il fustigé. "Défendre l'Alsace, ce n'est pas la caricaturer", a-t-il insisté.
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Un incident s'est produit mercredi matin à la station d'épuration des Sanguinaires à Ajaccio (Corse-du-Sud). L'air est irrespirable, selon la police.
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Au moins huit personnes ont été intoxiquées.Tout un quartier d'Ajaccio est en alerte. En fin de matinée ce mercredi 18 septembre, une fuite massive lors du remplissage d'une cuve de chlore s'est produite à la station d'épuration des Sanguinaires, rapporte Corse Matin. Les deux employées de Kyrnolia, la société gestionnaire du site, ont été hospitalisées.Au moins huit personnes ont été intoxiquées par les émanations de gaz, selon la municipalité d'Ajaccio. Elles sont prises en charge par le SAMU. Les secours sont actuellement sur les lieux. Sur Twitter, la ville indique également que "la cuve de chlore a explosé" et appelle à "éviter le secteur". La route des Sanguinaires (D111) a été fermée. Un périmètre de sécurité a été mis en place."Les riverains doivent rester confinés dans les bâtiments. Les enfants de l'école de la Résidence des Îles et les élèves de l'EREA (Etablissement régional d'enseignement adapté, ndlr) sont également confinés au sein de l'établissement", poursuivent les autorités locales dans leur communiqué.La police nationale a confirmé la consigne du confinement total et insisté sur le fait que "l'air est irrespirable et potentiellement nocif, notamment pour les personnes les plus fragiles et vulnérables".
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Selon les informations du Monde, une jeune femme de 22 ans très souffrante aurait été la cible des moqueries de deux opératrices du SAMU. Elle est décédée peu de temps après.
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Le SAMU de Strasbourg est au cœur d'une révélation terrifiante. Comme l'indique Le Monde dans son édition du 8 mai, un enregistrement audio révèle un échange moqueur entre deux opératrices du SAMU et une jeune femme assurant être dans un état de santé inquiétant. Cet enregistrement, diffusé par le site d'information local alsacien Heb'di et dont l'authenticité a été confirmé par l'hôpital, confirme les railleries des deux opératrices. "La dame que j'ai au bout du fil, elle a appelé la police", lance une opératrice. "C'est parce qu'elle a la grippe, c'est ça ?", répond l'autre. "Elle m'a dit qu'elle va mourir. Et ça s'entend, qu'elle va mourir." Des rires accompagnent la conversation."J'ai très mal. Je vais mourir"Agée de 22 ans, Naomi Musenga aurait tenté en vain d'expliquer sa douleur. "Si vous ne me dites pas ce qu'il se passe, je raccroche", s'agace alors l'opératrice du SAMU. "J'ai très mal. Je vais mourir", insiste la jeune strasbourgeoise. "Oui, vous allez mourir un jour, comme tout le monde, OK ? Vous appelez SOS Médecins, je ne peux pas le faire à votre place", répond sèchement l'opératrice. Comme le précise Le Monde, Naomi Musenga est morte quelques heures plus tard. La jeune femme avait finalement pu contacter SOS Médecins au terme de cinq heures d'attente avant d'être transportée à l'hôpital par le SAMU. Victime de deux arrêts cardiaques, elle a perdu la vie à 17 h 30, le 29 décembre 2017. Le rapport d'autopsie consulté par le quotidien indique que Naomi Musenga a succombé des suites d'une "défaillance multiviscérale sur choc hémorragique". Contacté par Le Monde, l'hôpital de Strasbourg a refusé de faire tout commentaire. A ce jour, il est impossible de savoir si le délai de prise en charge est la cause de la mort de la jeune femme, mère d'une petite fille.
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Emmanuel Macron a nommé le député LREM du Nord au poste de secrétaire d'État en charge des retraites.
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C'est un quasi-inconnu qui a été nommé dans la nuit de mardi à mercredi 18 décembre secrétaire d'État chargé des retraites, en remplacement de Jean-Paul Delevoye. Le député LREM Laurent Pietraszewski, 53 ans, n'avait jamais eu de mandat ni été encarté avant de découvrir le mouvement En Marche !, qui a accompagné l'ambition présidentielle d'Emmanuel Macron. "J'ai rejoint En Marche le 6 avril 2016 le jour de l'ouverture de la plateforme", avait dit ce spécialiste des ressources humaines à l'AFP en 2017. Qui est Laurent Pietraszewski, le nouveau "monsieur Retraites" du gouvernement?par BFMTVLaurent Pietraszewski est né à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en novembre 1966. Il a grandi à Épinay-sur-Seine jusqu'à l'âge de 6 ans, avant de passer son adolescence à Lambersart, près de Lille. Après un DEA en économie appliquée à l'université Lille I, il travaille dans le management opérationnel chez Auchanpendant dix ans. Il rejoint ensuite les ressources humaines du groupe et travaille pendant huit ans dans sept sites différents du géant de la grande distribution. Depuis 2010, il est spécialisé dans la gestion de carrière et le recrutement chez Auchan.Marié, il est père de deux filles de 23 et 24 ans. Il est également engagé dans l'association "Force femmes", chargée d'aider les femmes de plus de 45 ans à trouver du travail et membre du conseil d'administration de l'Institut du marketing et du management de la distribution (IMMD) à Roubaix.Membre du mouvement En Marche depuis ses débuts, Laurent Pietraszewski est élu député dans la 11ème circonscription du Nord en 2017, une élection remportée avec 67,17% des voix face à Nathalie Acs (FN). À l'Assemblée, il est membre de la Commission des affaires sociales. Il a été le rapporteur des lois travail. Depuis septembre 2019, il est également porte-parole du groupe des députés La République en Marche.Avec sa nomination comme secrétaire d'État chargé des retraites, Laurent Pietraszewski aura la tâche difficile de reprendre les négociations avec les syndicats après 13 jours d'un bras de fer marqué par des grèves dans les transports et de nouvelles manifestations mardi. Ce très bon connaisseur du dossier était destiné, en tant que député, à être le rapporteur du projet de réforme des retraites lors de son examen au Parlement prévu en février.Il "bénéficie d'une solide expérience professionnelle dans le domaine des relations sociales et ressources humaines", a expliqué l'entourage du chef de l'Etat, en qualifiant le nouveau membre du gouvernement de "macroniste de la première heure, fin connaisseur des questions sociales et du système des retraites (...). C'est un parlementaire expérimenté et légitime pour occuper cette fonction exigeante et technique".
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VIDÉO. Le YouTubeur Chris-RS a posté une vidéo dans laquelle il poursuit, habillé en Père Noël sur une moto, un chauffard en délit de fuite dans les rues de Paris.Les faits remontent au 15 décembre dernier.
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Déguisé en Père Noël, Chris-RS arrive sur son deux-roues rue de Rivoli dans le cœur de la capitale pour les besoins de la réalisation d'une vidéo. Il assiste alors à un accident qu'il filme grâce à une caméra fixée sur son casque. Un piéton se fait renverser sur un passage piéton par une femme en voiture qui prend rapidement la fuite vers la place de la Concorde.Chris-RS et un autre automobiliste se mettent alors en chasse derrière la conductrice lui intimant à plusieurs reprises de s'arrêter. En vain. Ils la poursuivent alors plusieurs minutes rue Royale, puis devant l'église de la Madeleine. Deux policiers finissent par arrêter la conductrice un peu plus loin.La vidéo se conclut avec l'arrivée de Chris-RS au commissariat pour y faire sa déposition. Le YouTubeur a indiqué sur sa page Facebook que l'homme renversé "va bien" et "se remet sans trop de mal".
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Marion Maréchal-Le Pen a un nouveau boulot. Le JDD a enquêté et a retrouvé la trace de celle qui a quitté la vie politique le 9 mai dernier.
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C'est pour se confronter au monde du travail qu'elle expliquait s'en aller. Promesse tenue. La nièce de Marine Le Pen, aurait tapé dans l'oeil de l'homme d'affaires Martial Guiette présenté comme le spécialiste du business de l'orientation des étudiants qui aurait décidé de la recruter au sein du groupe Eduniversal après un dîner de rencontre en juin dernier, explique le JDD. "Il a été subjugué par son intelligence. Il avait envie de créer une école, elle a rapidement développé un concept autour de cette idée... À l'époque, elle prenait des cours d'anglais et cherchait sa voie", raconte un proche dans l'hebdomadaire. Les missions de Marion Maréchal-Le Pen : établir un programme et un comité scientifique, recruter des intervenants, mais aussi trouver des fonds, liste le JDD.
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Fin du décrié "numerus clausus" pour les étudiants en médecine, nouvelle carte hospitalière, effort accru sur le numérique : le projet de loi santé censé apporter un meilleur accès aux soins entame son parcours législatif lundi à l'Assemblée.
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Réforme des études de santé, révision de la carte hospitalière, accès élargi aux données de santé, régularisation des médecins étrangers : les principales mesures du projet de loi santé seront au menu de l'Assemblée nationale à partir de lundi 18 mars. Porté par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, il doit permettre un "meilleur accès aux soins sur le territoire", a-t-elle affirmé. Sans forcément partager le même constat sur le fond, l'opposition dénonce unanimement la possibilité de procéder par ordonnances sur plusieurs sujets. > Études de santéLe "numerus clausus" et le concours couperet limitant le nombre d'étudiants admis en 2e année de médecine, dentaire, pharmacie et maïeutique (sage-femme) sera supprimé à la rentrée 2020. Les effectifs d'étudiants en 2e ou 3e années seront déterminés par les universités, en lien avec les agences régionales de santé, selon les capacités et les besoins du territoire.Le gouvernement espère ainsi "augmenter de 20%" environ le nombre de médecins formés, selon la ministre Agnès Buzyn, tout en diversifiant leurs profils, grâce à des passerelles entre les cursus et des critères de sélection qui restent à préciser par décret. Les "épreuves classantes" en fin de 6e année de médecine vont également disparaître au profit de nouveaux examens.Des ordonnances gouvernementales définiront les conditions d'une "re-certification" régulière des médecins pour vérifier que leurs compétences sont à jour. Les députés ont ajouté en commission le principe d'un stage obligatoire dans des "déserts médicaux" pour les étudiants, avant l'internat.> Carte hospitalièreLe projet de loi habilite le gouvernement à réviser la carte hospitalière par ordonnances. Il s'agira d'un côté de labelliser entre 500 et 600 "hôpitaux de proximité" recentrés sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation, mais sans chirurgie ni maternité. Le gouvernement veut également modifier les règles d'autorisations de certaines activités de soins comme la chirurgie, la maternité, les urgences et des équipements.> Coordination des libérauxLe gouvernement a promis le déploiement et le financement de 1.000 communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) d'ici 2022. Objectif : favoriser le travail en équipe des professionnels de santé libéraux avec notamment la prise en charge de consultations sans rendez-vous, pour soulager l'hôpital.Des négociations sont en cours entre l'Assurance maladie et les syndicats de libéraux. Mais le projet de loi habilite le gouvernement à légiférer par ordonnances en cas d'échec des discussions. > Modes d'exercice rénovés Le dispositif de médecin adjoint, qui permet à un interne d'assister un médecin en cas d'afflux saisonnier dans les zones touristiques, sera étendu aux zones en manque de médecins. Un statut unique de praticien hospitalier sera créé par ordonnance.> Praticiens étrangersIndispensables au fonctionnement de nombreux hôpitaux publics, mais en théorie interdits d'exercice, certains médecins, pharmaciens, dentistes et sages-femmes diplômés hors de l'Union européenne (Padhue) pourront voir leur situation régularisée d'ici fin 2021 après étude de leur dossier.> Pharmaciens et médicamentsLes députés ont prévu en commission d'autoriser les pharmaciens à délivrer dans certaines conditions des médicaments normalement sous ordonnancepour des pathologies bénignes comme des cystites ou angines. Les pharmaciens pourront aussi changer un médicament, notamment lorsque celui prescrit connaît une rupture d'approvisionnement susceptible de mettre en jeu le pronostic vital du patient. Les infirmiers pourront, eux, adapter dans certains cas des traitements en fonction des résultats d'analyses biologiques des patients.> Données de santéUne "plateforme des données de santé" remplacera l'actuel Institut des données de santé. L'accès à ces données (1,2 milliard de feuilles de soins par an, 500 millions d'actes médicaux, 11 millions d'hospitalisations...) sera élargi, et leur champ étendu aux données cliniques recueillies par exemple par les médecins libéraux, ainsi qu'aux "données à caractère personnel issues d'enquêtes".Le gouvernement entend "multiplier les possibilités d'exploitation" de ces informations, notamment pour la recherche ou le "développement des méthodes d'intelligence artificielle", en promettant "un haut niveau de protection de la vie privée".> Espace numériqueTous les patients pourront ouvrir leur propre espace numérique de santé d'ici le 1er janvier 2022, pour accéder notamment à leur dossier médical partagé (sorte de carnet de santé), à des "applications" ou "informations de santé référencées".> TélésoinsLa télémédecine aura bientôt son pendant chez les pharmaciens et les auxiliaires médicaux avec le "télésoin", qui pourra par exemple concerner "l'accompagnement par les infirmiers des effets secondaires de chimiothérapies orales, ou encore les séances d'orthophonie et d'orthoptie à distance".
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Le célèbre académicien ukrainien Borys Paton, un spécialiste du soudage et président depuis 1962 de l'Académie nationale des sciences, est mort mercredi à Kiev à l'âge de 101 ans, ont annoncé les autorités.
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Auteur d'environ 400 inventions, M. Paton est surtout connu pour avoir créé dans les années 1960, quand l'Ukraine faisait encore partie de l'URSS, le premier appareil permettant le soudage de métaux dans l'espace. En Ukraine indépendante, il parrainé la création d'une nouvelle méthode chirurgicale consistant à électrosouder des tissus humains. Il s'était par ailleurs opposé sans succès à la construction de deux nouveaux réacteurs à la centrale nucléaire de Tchernobyl, à une centaine de kilomètres au nord de Kiev, à cause de leur proximité de la capitale. Un de ces réacteurs a explosé en 1986, provoquant la pire catastrophe nucléaire de l'histoire. "Un grand Ukrainien nous a quittés", a déploré dans un communiqué le président Volodymyr Zelensky, qualifiant le défunt de "génie" et de "légende". "On le surnommait +père du soudage+ car c'est dans ce domaine qu'il a fait ses inventions principales", a ajouté le ministère de l'Education et de la Science.Le scientifique, dont le père Ievguen Paton, né à Nice (sud de la France), était également un célèbre académicien s'étant spécialisé dans le soudage, a été le premier à avoir obtenu le titre de "Héros de l'Ukraine", la plus haute distinction nationale, en 1998. Ces dernières années Borys Paton, qui dirigeait aussi depuis 67 ans l'Institut scientifique du soudage électrique à Kiev, a été souvent critiqué pour la stagnation de son Académie et son incapacité à se moderniser, à un moment où la science en Ukraine est en profonde crise et souffre notamment en raison d'un manque cruel de financements. Selon des médias ukrainiens, l'académicien est mort d'un arrêt cardiaque dans une clinique à Kiev où il a été hospitalisé en août en raison de plusieurs maladies du coeur. Les obsèques auront lieu samedi.
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Dans une interview accordée au magazine Voici, Philippe Vandel s'est confié sur la maladie rare dont il souffre : la prosopagnosie. "Je ne reconnais pas les gens.
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J'ai besoin de voir une personne une trentaine de fois avant de pouvoir espérer la reconnaître. Je ne reconnais pas non plus les gens dans les films", raconte-t-il au magazine. Une maladie handicapante au quotidien pour l'animateur de Village Médias sur Europe 1. "Récemment, à Europe 1, j'ai réalisé qu'une personne avec qui je parlais régulièrement était en fait... deux personnes différentes !". Mais Philippe Vandel n'est pas la seule personnalité à souffrir de prosopagnosie. En 2016, Thierry Lhermitte avait lui aussi avoué souffrir de cette maladie. "Quand pour la troisième fois, je me présente à quelqu'un qui m'a pourtant déjà dit dix minutes avant, 'Je vous ai déjà vu', c'est horrible", confiait le comédien. Il y a quelques années, Brad Pitt avait lui aussi révélé être atteint de cette maladie.
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Depuis plusieurs mois, les familles de djihadistes français réclament le retour des mineurs restés sur place. L'ancien chef de l'État, François Hollande, a accepté de les recevoir, indique Le Parisien.
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Il a plaidé pour une accélération des procédures. Ils réclament depuis des mois le rapatriement de tous les mineurs. Ces proches d'enfants de djihadistes ont été reçus ce mardi 7 mai par François Hollande, l'ancien chef de l'État, explique Europe 1 qui confirme des informations du Parisien. Aujourd'hui, ces orphelins ou non, sont retenus dans des camps de réfugiés du Kurdistan syrien. Ces familles voulaient convaincre l'ancien président de rapatrier tous les enfants, et non faire un traitement "au cas par cas" comme il avait été évoqué en mars. Une réalité que François Hollande a rapidement balayée dans son bureau ce mardi matin. "Pas besoin de faire du cas par cas, sauf à savoir si l'enfant est véritablement orphelin", a-t-il dit. Et d'ajouter : "Un enfant orphelin n'a rien à faire dans un pays étranger." Très peu de retours Sur un sujet qui semble lui tenir à cœur, l'ex-chef de l'État a plaidé pour une accélération des procédures, que ce soit pour les orphelins ou des enfants avec leurs mères. "Je pense qu'il faut engager des démarches et faire en sorte que celles qui veulent revenir et qui n'ont pas commis d'actes susceptibles d'être judiciarisés en Irak ou en Syrie puissent rentrer", a martelé François Hollande. En précisant qu'il faudrait sûrement juger "au cas par cas" dans ces situations. En mars, des pénalistes avaient aussi lancé un appel dans le journal Libération et saisi la Cour européenne des droits de l'Homme pour "contraindre la France à rapatrier des enfants de 4 et 3 ans". Les défenseurs de ces rapatriements mettent en avant des contions de vie et traitements "inhumains" dans les camps. Ils citent notamment le cas du camp de Al-Hol prévu pour accueillir 50 000 personnes et qui accueille en réalité 74 000 femmes et enfants selon eux. Sauf que leur demande divise l'opinion française, tout comme au sein du gouvernement, qui refuse la quasi-totalité des demandes. Les familles se sont montrées satisfaites de l'entrevue avec l'ancien président de la République et pleines d'espoir. Certains ont décidé de continuer "le combat".Dans un communiqué, les avocats ont salué une "position de principe concernant les orphelins" et se sont félicités que "pour la première fois" soit "enfin évoquée l'hypothèse d'un rapatriement de ces mères judiciarisées en France avec leurs enfants".
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La journaliste et chroniqueuse politique, Catherine Nay, est revenue sur le plateau de C à Vous sur une petite phrase de Jacques Chirac qui serait très mal perçue aujourd'hui.
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Jacques Chirac aimait les bonnes choses, et surtout les femmes. La journaliste Catherine Nay rapporte une petite phrase de l'ancien président de la République sur le sexe féminin. "Pour moi, la femme idéale est la femme corrézienne", révélait-il. "Celle de l'ancien temps, dure à la peine, qui sert les hommes à table, ne s'assied jamais avec eux et ne parle pas", avait-il ajouté. Aujourd'hui, de tels propos auraient sans doute fait polémique, et auraient compromis toute carrière politique. Mais la journaliste y trouve une explication. "Je me suis demandée si ce n'était pas un message subliminal à Bernadette. Elle était en train d'éclore de Madame Chirac, comme un papillon qui sortait, et elle avait une liberté de parole. Elle existait politiquement, elle le rembarrait et on le rappelait à l'ordre."
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"Cela ne veut pas dire que l'épidémie est arrêtée", a néanmoins rappelé le président de l'Association des médecins urgentistes de France.
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Y aura-t-il une deuxième vague épidémique en France ? A cette question cruciale, Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France, a répondu qu'il "ne voyait pas" cette deuxième vague arriver. "Les modèles mathématiques donnaient la possibilité d'une remontée (...) avec un petit pic qui devait commencer maintenant et en fait on ne le voit pas", a-t-il indiqué, jeudi 21 mai sur France 2 et sur BFM TV, précisant qu'il redoutait "de moins en moins" l'arrivée d'une deuxième vague de contaminations. "Cela ne veut pas dire que l'épidémie est arrêtée", a-t-il ajouté, insistant bien sur la nécessité de continuer à respecter les gestes barrières et porter le masque. Mais "la deuxième vague, on ne la voit pas arriver", a-t-il répété.Interrogé sur France 2 sur le "Ségur de la santé" consacré à l'hôpital public qui s'ouvrira lundi, le Dr Pelloux s'est dit "confiant" et "optimiste". "Il faut y croire", a-t-il lancé, estimant que "les annonces faites sur les augmentations de salaires, c'est hyper important". "Il faut arrêter les fermetures" déjà engagées d'hôpitaux ("Beaujon, Bichat, Garches", a-t-il cité) et de lits, a-t-il souligné, préconisant de hisser la capacité de lits de réanimation au niveau de l'Allemagne.
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Pour la première fois, Tyler Vilus sort de ses gonds. Le jihadiste français, jugé aux assises de Paris pour des crimes commis en Syrie, ne supporte pas les questions de l'accusation à sa mère, Christine Rivière, qu'il revoit pour la première fois depuis plus de six ans.
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Après le fidèle demi-frère, Leroy, sa mère est venue témoigner. Pour l'occasion, Christine Rivière, dite "Mamie jihad" en sa qualité de doyenne des femmes jihadistes détenues, a été extraite de sa prison, où elle purge une peine de dix ans de détention, assortis d'une période de sûreté des deux tiers, pour trois séjours en Syrie auprès de son fils (en 2013 et 2014) et financement du terrorisme.La dernière fois qu'ils se sont vus, c'était probablement en avril 2014 à Shaddadi, une ville de l'est syrien, où Tyler Vilus (30 ans), devenu émir du groupe Etat islamique (EI), a séjourné plusieurs mois. Dans cette ville, il est accusé, comme membre de la police de l'EI, d'avoir supervisé l'exécution de deux prisonniers, une scène filmée et diffusée en 2015 par le service de communication du groupe jihadiste et qui lui vaut d'encourir la réclusion criminelle à perpétuité.Christine Rivière, 54 ans, convertie à l'islam radical au contact de Tyler, est entrée dans la salle menottée, pantalon et haut noirs, cheveux dénoués retenus par des lunettes.Elle cherche son fils du regard, lui adresse un discret clin d'oeil et un baiser, puis s'installe nonchalamment face à la cour. Elle décrit "un bon fils, un bon père, un bon frère, enfin je crois", dit-elle, se tournant imperceptiblement vers la salle où s'est assis son aîné Leroy, qui a assisté impuissant à leur dérive "sectaire" mais ne les laissera jamais tomber."En rentrant dans l'islam, Tyler est devenu quelqu'un de mieux", qui a "arrêté de fumer et qui a arrêté l'alcool", assène-t-elle. Elle reconnaît volontiers une "relation fusionnelle" avec ses fils, avant de préciser: "quand on a deux enfants, on n'a pas les mêmes relations avec les deux". "Leroy était plus calme, Tyler plus nerveux". Elle a noué une relation particulière avec le cadet, atteint de la maladie de Crohn.- "Ma mère, c'est ma mère" -Face à la cour, elle joue l'esquive pour ne pas porter tort à son fils. Tyler Vilus "n'a pas cherché à (la) forcer" à se convertir, elle "ne se souvient plus" qui elle a rencontré ou dans quelle ville elle a séjourné en Syrie.Alep, Hraytan, Raqa ? "Ca me dit quelque chose", dit-elle.- "Vous y alliez pourquoi?", demande le président.- "Vacances", dit-elle. Evoquant son troisième séjour, elle explique: "Je voulais revoir mon fils Tyler et la Syrie me manquait".- "Vous dites qu'il avait l'air heureux, pourquoi?"- "Je sais pas, peut-être parce que j'étais là".Des photos d'elle, kalachnikov à la main, attestent de sa présence dans ce pays en guerre, où elle décrit "une vie de famille normale: la cuisine, le ménage, on rigole".Elle ne dira rien de la vie de combattant de Tyler Vilus, ne se rappelle pas de l'avoir félicité quand il lui annonce qu'"en plus d'être flic", il est "devenu émir". Elle se rebiffe quand le président lui rappelle qu'elle envisageait la mort en martyr de son fils - "Ben, ça peut arriver", avait-elle dit à son procès en 2017 - assurant qu'on l'avait mal comprise.Quand vient le tour de l'avocat général, qui la cuisine sur la "fonction au sein de l'EI" que son fils a trouvé pour elle - recruter et acheminer des jeunes femmes -, Tyler Vilus n'y tient plus. Il se lève et hurle: "Elle a déjà été jugée pour ça. C'est de l'acharnement".Christine Rivière lui fait signe de se calmer puis refuse de répondre aux questions de l'accusation.Retrouvant son ordinaire maîtrise de lui-même, Tyler Vilus tient à expliquer, peut-être aussi effacer la violence qu'il a laissé surgir un bref instant. "Ma mère, je ne lui disais pas ce que je faisais. Pour les armes, il y avait des armes chez moi, on était en guerre", dit-il, décrivant sa maison comme "une bulle de normalité dans la guerre"."Après, ma mère, c'est ma mère. Vous pensez qu'elle va m'incriminer? Même la vérité elle ne va pas la dire parce qu'elle a peur de m'incriminer. Si vous voulez savoir quelque chose, demandez-moi".Verdict vendredi.
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FO et la CGT ont annoncé la levée de leur appel à la grève et aux blocages. Les deux syndicats ayant été rassurés par des engagements écrits du patronat et du gouvernement sur la rémunération des heures supplémentaires.
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Marche arrière toute. Les syndicats FO et CGT ont annoncé, vendredi 7 décembre, la levée de leur appel à la grève illimitée des routiers qui devait débuter dans la soirée de dimanche 9 décembre. En plein mouvement des "gilets jaunes", ils voulaient protester contre une possible remise en cause des modalités de rémunération des heures supplémentaires. Les deux organisations syndicales, qui ont chacune consulté leur base, ont toutefois été rassurées par les engagements écrits du patronat et du gouvernement.La CGT et FO, respectivement deuxième et troisième syndicats du transport routier, dénonçaient une décision rendue en novembre du Conseil d'État. Celle-ci a annulé, après recours de deux organisations patronales du secteur, les dispositions d'un décret de 2016 fixant des majorations de 25% et 50% aux heures supplémentaires des chauffeurs routiers.Borne : "Le dialogue et l'esprit de responsabilité ont prévalu"Sur demande des syndicats, les quatre organisations patronales du secteur se sont engagées à conserver les taux de majoration. "Tout accord d'entreprise qui dérogerait à ces taux serait illégal", ont-elles écrit, reprenant les termes d'Élisabeth Borne, ministre des Transports, qui s'est également engagée par écrit.Selon les explications du ministère, l'annulation du décret aura bien lieu dans les prochains mois. Mais avant qu'elle ne soit effective, la loi d'orientation des mobilités doit entrer en vigueur et remplacer le décret. Grâce à l'article 42 de cette loi, l'accord de branche sur les heures supplémentaires sera "sécurisé" et "continuera de prévaloir", selon le gouvernement.Dans un tweet, Élisabeth Borne "salue la décision" des deux syndicats, "toutes les garanties ayant été apportées". "Le dialogue et l'esprit de responsabilité ont prévalu", s'est-elle félicitée. Redoutant des blocages de route, elle avait auparavant appelé "chacun à la responsabilité dans un esprit d'apaisement dont le pays a besoin".
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On avait presque oublié qu'elle était candidate à l'élection présidentielle. Mais, François Fillon empêtré dans un scandale, Rama Yade y voit là une formidable opportunité de revenir dans la course.
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Le candidat élu par les électeurs de droite pour briguer la présidence de la République est soupçonné d'avoir fait profiter son épouse Penelope d'un emploi fictif comme attachée parlementaire. Alors qu'une enquête a été ouverte par le parquet national financier, on se demande bien si l'ex-Premier ministre aura suffisamment de souffle pour atteindre le premier tour de l'élection présidentielle. Alain Juppé et Nicolas Sarkozy ayant déjà fait savoir qu'ils ne souhaitaient pas être le second choix du parti, qui donc pour le remplacer ? Rama Yade tient la solution ! L'ancienne secrétaire d'Etat de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui à la tête du mouvement "La France qui ose", se voit bien rassembler autour de sa candidature cette droite orpheline. C'est dans un tweet, publié vendredi 27 janvier et relevé par Le Lab d'Europe 1, que la candidate à l'élection présidentielle a volé au secours des électeurs de droite en se proposant comme une alternative. "Nul besoin de remplacer Fillon en cas de retrait. Je propose aux Républicains, comme aux vallsistes orphelins, de rejoindre La France qui ose", écrit-elle.Confiante, elle n'a pas hésité à déjà enterrer la candidature de Manuel Valls puisqu'elle appelle également les "vallsistes orphelins" à se tourner vers sa candidature. Pourtant, le second tour de la primaire à gauche, n'a même pas encore eu lieu. "Ni de gauche, ni de droite", l'ancienne élue d'Ile-de-France espère être "une alternative au système classique". Mais à ce petit jeu-là, c'est Emmanuel Macron qui semble pour l'heure l'emporter.
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POLITIQUE. À en croire RTL et L'Opinion, le nouveau patron de La République en Marche serait le candidat envisagé par le mouvement pour s'emparer de la cité phocéenne.
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"Aujourd'hui, ce n'est pas mon ambition", assure-t-il pourtant à RTL.Les présidentielles et les législatives ne sont passées que depuis six mois que déjà les politiques se positionnent pour les municipales de 2020. La République en Marche (LREM) pourra-t-elle s'imposer comme lors des précédentes élections ? En coulisses, il se murmure que quelques grands noms s'activent. Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin ambitionnerait de s'emparer de la mairie de Lille, révélait la semaine dernière RTL. Lundi 4 décembre, la station s'intéresse à Marseille et l'éventuelle candidature de Christophe Castaner."Aujourd'hui ce n'est pas mon ambition. J'ai de l'ambition, mais je ne suis jamais sur le coup d'après", assure le délégué de LREM, alors que L'Opinion consacre également un article sur le sujet. "Pourtant, c'est bien son nom qui revient, encore et encore, dans les couloirs de la macronie", écrit également Le Point. Pourquoi lui ? "C'est un élément-clé. Marseille est une ville-clé. À vous de faire l'addition", confie un ponte du mouvement à l'hebdomadaire, rappelant que "pour l'heure, rien n'est arrêté pour les municipales". En plus d'être un élément important du parti, il fut l'un des premiers à rejoindre Emmanuel Macron, Christophe Castaner est également un enfant de la région. Le secrétaire d'État aux relations avec le Parlement est député des Alpes-de-Haute-Provence depuis 2012 et ancien vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur."LES RÉGIONALES M'ONT UN PEU MARQUÉ"S'il assure que rien n'est décidé, son interview au site d'info locales GoMet' le 8 novembre dernier a pourtant semé le trouble. Il promettait notamment que LREM se préoccuperait de "construire avec les habitants dans chaque quartier, dans chaque arrondissement de Marseille, un projet d'alternance politique" et semblait poser les bases d'une future coalition allant du centre-gauche au centre-droit. "Il y a des points extrêmement positifs dans la municipalité et dans le travail de Jean-Claude Gaudin, mais il y a aussi besoin d'un souffle nouveau", disait-il.Son affrontement avec Jean-Luc Mélenchon, député de Marseille et leader de La France Insoumise, sur le plateau de France 2 lors de "L'Émission politique" le 30 novembre dernier lui aurait "donné des ailes", rapporte Le Point. Néanmoins rien n'est joué. Son passé électorale le ferait notamment douter. "Les régionales m'ont un peu marqué quand même", confie-t-il. Pour rappel, en 2015, il avait dû se retirer au profit de Christian Estrosi pour vaincre le FN de Marion Maréchal-Le Pen.
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Le centre de Manhattan a été le théâtre de pillages lundi soir, poussant le maire de New York à annoncer un couvre-feu, plus long, dès mardi.
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Des magasins de marques, tels Nike ou Michael Kors sur la 5e Avenue, ou des magasins d'électronique ou de Lego d'autres grandes rues de Midtown ont été pillés en début de soirée, avant l'entrée en vigueur d'un couvre-feu inédit à partir de 23h00 locales (03H00 GMT), ont constaté des journalistes de l'AFP. Des groupes de jeunes, souvent une dizaine, circulaient d'une rue à l'autre, tandis que des rues entières de ce quartier en temps normal très touristique mais déserté avec la pandémie, étaient bloquées par la police.Des images de la télévision locale NY1 ont notamment montré des jeunes sortant en courant d'un magasin d'électronique de la chaîne Best Buy avant d'être appréhendés par la police.Des magasins au sud de Manhattan ont subi le même sort, selon un photographe de l'AFP.Certains sur les réseaux sociaux affirmaient que le célèbre grand magasin Macy's avait aussi été ciblé par les pillards, mais la police n'a pas immédiatement confirmé ces informations, indiquant simplement que de "nombreux commerces" avaient été ciblés et des personnes arrêtées "par centaines".Le maire Bill de Blasio a jugé la situation "pas acceptable". Il a annoncé que le couvre-feu commencerait dès 20h mardi, au lieu de 23h lundi."La ville est totalement sous contrôle, et pour l'essentiel calme et paisible", a-t-il néanmoins assuré sur la chaîne NY1.L'imposition d'un couvre-feu avait été annoncée quelques heures plus tôt par le maire et le gouverneur Andrew Cuomo, après des manifestations et des pillages pendant le weekend, notamment dans le quartier branché de SoHo. La capitale économique américaine emboîtait ainsi le pas à une quarantaine d'autres villes, qui ont imposé des couvre-feux face aux émeutes qui ont embrasé le pays après la mort d'un homme non armé, George Floyd, lundi dans le Minnesota, nouveau symbole des brutalités policières envers la minorité noire.Juste après 23 heures, une centaine de personnes se sont retrouvées dans le calme devant le Barclays Center à Brooklyn, théâtre de grandes manifestations ces derniers jours. Elles ont mis le genou à terre en hommage aux victimes de ces brutalités, selon une journaliste de l'AFP. Des policiers les ont observés à distance, sans les interpeller malgré cette violation formelle du couvre-feu.Alors que New York était confronté à ces pillages, le président Donald Trump annonçait depuis Washington le déploiement de "milliers de soldats lourdement armés" et policiers à Washington pour mettre un terme "aux émeutes" et "aux pillages".Le maire De Blasio, un démocrate, a dénoncé "les termes belliqueux" et la "rhétorique polarisante" du président républicain, qui joue sa réélection en novembre."Ce ne sont pas ses déclarations des dernières heures qui ont causé tout cela, c'est ce qu'il a fait ces dernières années qui y a contribué", a-t-il affirmé.bur-cat/roc
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"La loi punit de la même façon ceux qui diffusent initialement et ceux qui relaient", a affirmé l'avocat de Benjamin Griveaux ajoutant que tous "seront poursuivis pour la diffusion de cette vidéo"
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Dénonçant des "attaques ignobles" après la diffusion d'une vidéo à caractère sexuel, Benjamin Griveaux, tête de liste LREM pour les élections municipales de Paris s'est retiré de la course vendredi 14 février. Interrogé sur BFMTV le soir, son avocat Richard Malka a affiché son "écoeurement" et annoncé des poursuites."Nous porterons plainte contre tous ceux qui ont violé la loi, qui ont violé le respect de la vie privée qui était dû à Monsieur Griveaux, évidemment", a déclaré l'avocat. "La loi punit de la même façon ceux qui diffusent initialement et ceux qui relaient. Qu'ils soient pseudo députés, pseudo artistes, pseudo gilets jaunes, militants... Pour moi ce sont tous des égoutiers et ils seront poursuivis pour la diffusion de cette vidéo", a poursuivi Richard Malka. Relayer des images privées à caractère sexuel sans le consentement des personnes concernées est en effet un acte sévèrement réprimé depuis 2016 et l'adoption de la loi "pour une République numérique". La diffusion de ce que l'on appelle le "revenge porn" est passible de 2 ans d'emprisonnement et 60.000 euros d'amende. La loi prévoit de punir tous ceux qui participent à la diffusion de ces images, même par une simple republication sur les réseaux sociaux.L'avocat a néanmoins souligné que la "situation était complexe". "Le site lui-même est un site clandestin, sans mention légale, évidemment hébergé à l'étranger donc la poursuite est extrêmement compliquée", a-t-il expliqué. De plus, pour porter plainte contre des internautes ayant relayé les images, il faut pouvoir les identifier, ce qui n'est pas toujours simple. "Il faut savoir si c'est techniquement possible de remonter à la source parce que c'est une autre paire de manches", a indiqué l'avocat. Richard Malka a également fustigé "une espèce de nouveau totalitarisme 2.0 avec la surveillance de tous contre tous". "Qui peut supporter que ce qu'il a dans son téléphone portable, son ordinateur se retrouve divulguer aux quatre vents ?", s'est-il insurgé. L'avocat a aussi rappelé le "droit à ne pas savoir. Le droit à ne pas savoir ce qui se passe dans la chambre à coucher de nos voisins, c'est cela que je défends et c'est cela dont a été victime Benjamin Griveaux". "On a sali un homme et on nous a sali nous tous en atteignant nos consciences. On n'a pas à savoir ça", a-t-il souligné.
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La tempête Miguel a continué de souffler dans la nuit de vendredi à samedi en France, provoquant de nombreux dégâts.
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La tempête Miguel a balayé la France d'ouest en est vendredi 7 juin et a fait plusieurs victimes. Aux Sables-d'Olonne (en Vendée), trois sauveteurs en mer ont perdu la vie en portant secours à un bateau de pêche dont le marin est toujours porté disparu. À Paris, dans le 19e arrondissement, un homme a été gravement blessé, vendredi soir, par la chute d'un réverbère, alors que la capitale subissait elle aussi les vents violents de la tempête Miguel, a indiqué la préfecture de police de Paris à Franceinfo, confirmant une information de LCI et du Parisien. Pris en charge par les sapeurs-pompiers dans un état grave, il a été évacué en urgence à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, selon l'AFP. Son pronostic vital était engagé. En Île-de-France, les pompiers ont procédé à une centaine d'interventions. Le Village Fifa installé aux Halles à l'occasion de la Coupe du monde féminine de football a été fermé. La maire Anne Hidalgo l'a annoncé sur Twitter : "En raison des vents forts, le Village FIFA ainsi que les parcs, jardins et cimetières parisiens sont fermés au public jusqu'à nouvel ordre. Soyez vigilants lors de vos déplacements."28.000 foyers privés d'électricitéLa tempête Miguel a fait de nombreux dégâts. Dans les Côtes-d'Armor, de nombreux arbres ont été arrachés, le trafic ferroviaire a été perturbé et des dégâts sur les lignes électriques ont été constatés, rapporte Franceinfo. Sur toute la région, les pompiers sont sortis plus de 450 fois pour des interventions liées à la tempête Miguel, essentiellement pour des arbres tombés et des fils arrachés.Selon Enedis, à 21h30, 42.000 foyers étaient privés d'électricité, principalement dans l'Ouest : Aquitaine Nord, Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Centre Val-de-Loire ainsi que Poitou-Charentes. Il en restait 28.000 samedi matin, selon le gestionnaire. Après plusieurs incidents, le trafic SNCF était normal samedi matin sur tout le territoire, a assuré la direction à LCI. Les incidents ( chute d'arbres, caténaires, ...) en Aquitaine, Bretagne ou Normandie ont tous été résolus dans la journée de vendredi ou cette nuit.
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En visite dans le Puy-de-Dôme ce lundi 25 avril, le ministre de l'Économie a été accueilli par une cinquantaine de manifestants qui l'attendaient de pied ferme devant l'entreprise Rexxia à Issoire.S'il s'impose dans les sondages, Emmanuel Macron ne fait toutefois pas l'unanimité. Alors qu'il commençait ce lundi matin 25 avril sa visite dans le Puy-de-Dôme par une visite de l'entreprise Rexxia à Issoire, le ministre de l'Économie a été sifflé par une cinquantaine de manifestants de l'intersyndicale CGT-FO venus pour l'interpeller sur la loi Travail.
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"Le monde du travail en a marre, Monsieur Macron. Nous sommes venus vous dire qu'il faut arrêter cette politique de destruction des droits des travailleurs" s'est énervé l'un d'entre eux face au ministre qui s'est efforcé de leur expliquer qu'il venait les écouter comme le montre les extraits de BFMTV. "C'est très bien d'aller dans tout le pays et de voir des entreprises mais il ne faut pas regarder seulement l'effort technologique qui est demandé mais aussi que les gens derrière n'ont pas forcément la vie qu'ils devraient avoir. Ce n'est pas avec son projet que l'on peut accueillir Emmanuel Macron comme un libérateur ou comme quelqu'un qui amène quelque chose de favorable à la France" a dénoncé de son côté Gilles Chambas, représentant FO, rapporte le site de France 3 Auvergne.- "Ça ne va pas mieux pour tout le monde, ça va mieux en moyenne" -Un autre extrait BFMTV montre le locataire de Bercy revenir sur les propos de François Hollande sur France 2 le 14 avril, qui assurait que la France allait mieux. "Ça ne va pas mieux pour tout le monde, ça va mieux en moyenne" a expliqué Emmanuel Macron. "Il faut expliquer, il faut entendre quand il y a de l'inquiétude, de la détresse... Il faut encourager celles et ceux qui tirent en avant, c'est l'objet de cette visite d'entreprise" a-t-il ajouté, avant de répéter : "Il y a des gens pour qui ça ne va pas mieux, mais il y a un pays qui en moyenne va mieux. C'est cette différence de situation qui rend parfois les choses inacceptables, incompréhensibles". Jeudi 21 avril, le chef de l'État avait déjà pondéré ses paroles en affirmant lors de sa visite de l'usine Novo Nordisk à Chartres : "ça va mieux même si c'est vrai, ça ne va pas forcément mieux pour tout le monde".Après la visite de l'entreprise qui fabrique des matériaux composites pour l'aéronautique, le ministre s'est rendu à Champeix pour l'inauguration de l'Ehpad Les Campelis avant de se rendre à Clermont-Ferrand pour rencontrer les représentants syndicaux de Michelin et des Ateliers de construction du centre (ACC) détaille France 3 Auvergne. "On vient faire le point sur les politiques qui sont mises en place en terme d'aides à la recherche et au développement, en terme d'accompagnement à l'investissement et regarder les problèmes qui peuvent exister" a expliqué Emmanuel Macron.
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Les personnes ayant achetées certaines pizzas de la gamme "La Pizz" sont invitées à ne pas les consommer et à les retourner en magasin par mesure de précaution.
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Par mesure de précaution, l'entreprise agroalimentaire Sodebo demande à ses consommateurs de ne pas manger trois lots de produits de sa gamme de pizzas "La Pizz" à cause d'une "suspicion de présence de corps étranger métallique", comme l'indique un communiqué publié sur le site de la marque.Les trois produits concernés sont : - la pizza "La Pizz" 470 g Jambon Emmental dont la date limite de consommation est le 2 juin 2019, - la pizzza "La Pizz" 470 g Jambon Champignons de Paris dont la date limite de consommation est le 2 juin 2019,- la pizza "La Pizz" 470 g 4 fromages dont la date limite de consommation est le 3 juin 2019.Ces trois produits sont vendus au rayon frais.Les personnes ayant achetées ces pizzas sont invitées à les retourner en magasin pour être remboursées. Pour plus d'informations, vous pouvez contacter Sodebo au 0800 44 75 44 du lundi au vendredi, de 8h à 20h.
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Un train reliant Belfort à Lyon a percuté une voiture à hauteur de Tossiat, près de Bourg-en-Bresse, ce dimanche en fin de journée. Les deux occupants de la voiture sont décédés.
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Un accident est survenu ce dimanche 3 novembre dans l'Ain quand un train Intercités reliant Belfort à Lyon est entré en collision avec un véhicule au niveau du passage à niveau sur la commune de Tossiat, au sud de Bourg-en-Bresse. Les deux passagers de la voiture, une femme de 57 ans et un homme de 69 ans, sont décédés. Trois des 620 passagers du train ont été légèrement blessés lors du choc, qui a interrompu le trafic ferroviaire sur la ligne régionale Ambérieu-Bourg-en-Bresse. Ils ont été pris en charge par les pompiers. Le conducteur du train, à bord duquel se trouvait un contrôleur, est indemne mais choqué et il a été remplacé, selon la SNCF.Une évacuation des passagers, confinés dans les wagons depuis plus de trois heures, a été envisagée mais le train a pu repartir avant 21H00 après vérification de son bon état et de la sécurité des voies. Le reste du trafic sur la ligne ne devrait pas reprendre avant la fin de soirée, après enlèvement de la voiture accidentée restée sur le bas côté. Mais des trains ont pu être détournés sur Mâcon ou remplacés par des autocars, l'accident n'ayant retardé que cinq TER au final, indique la SNCF.L'enquête devra déterminer les conditions de cette collision mortelle. Ce passage à niveau fait partie des 153 passages à niveau inscrits dans un "programme national de sécurisation" (PSN) défini par l'État et l'instance nationale de passages à niveau, parce qu'il ne présente pas des conditions de sécurité optimales, souligne France 3. En décembre 2007, un TGV avait percuté un convoi exceptionnel au même endroit et le chauffeur était mort, rappelle la chaîne.
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Pékin avait évoqué des "malentendus" après la publication par son ambassadeur d'un texte incendiaire sur la situation en France.
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L'ambassadeur de Chine à Paris a été convoqué la semaine dernière parce que la France entend être "respectée" sur la scène internationale, a expliqué lundi 20 avril Jean-Yves Le Drian. Le ministre des Affaires étrangères s'inquiète par ailleurs de l'impact de la pandémie sur les relations internationales."Je ne peux pas accepter que le personnel de nos Ehpad (Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) se trouve calomnié par qui que ce soit, y compris par l'ambassade de Chine. Je l'ai fait savoir", a-t-il déclaré dans une interview au quotidien Le Monde. "Nous entendons être respectés comme la Chine, elle, souhaite l'être", a-t-il souligné. "Nous avons des relations de dialogue et de coopération, qui nous amènent à dire ce qu'on pense", a-t-il ajouté. Dans un long article paru le 12 avril sur le site de l'ambassade de Chine en France, les personnels soignants des Ehpad sont accusés d'avoir "abandonné leurs postes du jour au lendemain (...) laissant mourir leurs pensionnaires de faim et de maladie". Dans ce texte intitulé "Rétablir des faits distordus - Observations d'un diplomate chinois en poste à Paris", les Occidentaux sont aussi accusés de dénigrer injustement la Chine après avoir qualifié la maladie Covid-19 de "grippette" au début de l'épidémie.Jean-Yves Le Drian a convoqué le 14 avril l'ambassadeur Lu Shaye pour lui signifier sa "désapprobation" devant des propos non "conformes à la qualité de la relation bilatérale" entre la France et la Chine, avait alors expliqué le Quai d'Orsay. Pékin a évoqué dans la foulée des "malentendus" et démenti tout "commentaire négatif sur la façon dont la France fait face à l'épidémie" de coronavirus. Face à l'avalanche de critiques, l'ambassade de Chine a alors expliqué avoir visé en fait l'Espagne, où l'armée a retrouvé fin mars des personnes décédées dans ce type d'établissement. Mais l'utilisation de l'acronyme "Ehpad", peu utilisé en dehors des frontières française, a été perçu comme une référence aux maisons de retraites en France. Y compris par le chef de la diplomatie française.In fine, la réaction de Pékin a "permis de lever tout malentendu, en insistant sur la nécessité de travailler ensemble dans un nouveau multilatéralisme", a estimé le ministre français des Affaires étrangères. La Chine occupe le vide laissé par les États-UnisUn multilatéralisme mis à mal par la pandémie, a par ailleurs estimé Jean-Yves Le Drian. "Ma crainte, c'est que le monde d'après ressemble furieusement au monde d'avant, mais en pire", a-t-il déclaré."Il me semble que nous assistons à une amplification des fractures qui minent l'ordre international depuis des années. La pandémie est la continuation, par d'autres moyens, de la lutte entre puissances", a-t-il ajouté. Jean-Yves Le Drian a déploré "l'extension de la compétition internationale, voire de l'affrontement, à tous les secteurs", y compris sur le "terrain de l'information" où les grandes puissances rivalisent dans la comparaison de leur modèles respectifs de gestion de la crise du Covid-19.Le "repli" des États-Unis, qui "semblent hésiter à jouer leur rôle de leadership au niveau mondial", complique toute "action collective" sur les grands enjeux mondiaux et encourage les aspirations de puissance de la Chine, a-t-il également relevé. "En conséquence, la Chine se sent en situation de pouvoir dire un jour 'je suis la puissance et le leadership'", a pointé le chef de la diplomatie française.
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Une heure avant la nomination de l'ancien "Monsieur déconfinement" au poste de Premier ministre, un internaute avait déjà déposé le nom de domaine "Castex2022.fr", a repéré BFM TV.
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L'art de l'anticipation. Quasiment inconnu du grand public il y a encore quelques heures, Jean Castex est, après sa nomination au poste de Premier ministre à la place d'Edouard Philippe, le nouvel homme fort du gouvernement. Ce qui a vraisemblablement donné des idées à un internaute... Comme l'a repéré BFM TV, le nom de domaine "Castex2022.fr" , en référence à la prochaine élection présidentielle, a déjà été créé, ce vendredi 3 juillet. Grâce à l'outil "Domain big data", on sait même que le nom de domaine a été déposé à 11h42, soit près d'une heure avant l'annonce officielle de la nomination de l'ancien "Monsieur déconfinement" à Matignon. Une anticipation qui s'explique notamment par le fait que le nom de l'actuel maire de Prades, dans les Pyrénées-Orientales, circulait déjà avec insistance depuis le début de la matinée.Des spéculations qui peuvent atteindre des sommetsComme le souligne BFM TV, la spéculation sur les noms de domaine est une activité fréquente sur le web. Concrètement, si le tout nouveau Premier ministre décide effectivement de se lancer dans la course à la prochaine élection présidentielle de 2022, lui et son équipe devront racheter le nom de domaine à l'internaute en question. En avril dernier, Numerama révélait par exemple que 6 000 noms de domaine comprenant les mots "covid" ou "coronavirus" étaient quotidiennement créés au plus fort de la crise sanitaire. Et les prix peuvent s'envoler : à cette époque, le site dédié aux nouvelles technologies expliquait que l'adresse "Ebola.com" avait été achetée, en 2014, pour... 200 000 euros.
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Le mouvement de contestation qui a mobilisé pendant des semaines contre le président malien Ibrahim Boubacar Keïta s'est dit mercredi disposé à "accompagner" la junte qui l'a finalement renversé, dans le processus de transition devant rendre le pouvoir aux civils.
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La junte a formellement reçu pour la première fois la coalition hétéroclite qui avait mobilisé pendant des semaines pour la démission de M. Keïta.Un groupe d'officiers a fait chuter le 18 août, sans grand déploiement de force le chef de l'Etat, déstabilisé après avoir été soutenu pendant des années par la communauté internationale dans la lutte contre le jihadisme et la profonde crise traversée par son pays. Le putsch pose la question du rôle qui sera imparti à cette coalition, le Mouvement du 5-juin - Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP), dans le "Mali nouveau" et la transition promis par les militaires. L'un des chefs de file du M5 a positionné celui-ci mercredi comme l'interlocuteur obligé de la junte."Il doit être acté que les deux acteurs majeurs de la transition pour le changement tant attendu par le peuple malien" sont le M5-RFP et le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) mis sur pied par les militaires pour gouverner, a déclaré le président du comité stratégique du M5-RFP, Choguel Maïga, après la rencontre."Les deux acteurs clés sont le M5-RFP et le CNSP, ou si vous voulez le CNSP et le M5-RFP", a-t-il insisté.- Ballet diplomatique -Le mouvement a salué le putsch du 18 août, estimant que les militaires avaient "parachevé" sa lutte. Des milliers de ses partisans ont acclamé les militaires à Bamako le 21 août. Ceux-ci ont promis de restituer le pouvoir aux civils dans un délai non-précisé.Une mission de médiation de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s'est achevée lundi sans accord sur les conditions d'une transition. Mais elle a exprimé l'espoir que la junte accède à sa demande d'une transition limitée à environ un an ou moins et conduite par une personnalité civile, et non pas militaire, avant que les chefs de l'Etat de l'organisation n'examinent à nouveau la situation lors d'un sommet prévu vendredi.Les dirigeants de la Cédéao sont censés délibérer sur la nécessité de maintenir ou non, voire de renforcer des sanctions déjà prises, comme la fermeture des frontières des Etats membres avec le Mali et l'arrêt des flux financiers et commerciaux.Les militaires s'inquiètent de l'effet de ces mesures de rétorsion sur un pays confronté, en plus de la propagation jihadiste et des violences intercommunutaires, à une grave crise économique et sociale.La Cédéao avait dit le 20 août dénier toute légitimité aux putschistes. Plusieurs organisations internationales, dont la Cédéao, l'Union africaine et l'Organisation internationale de la francophonie ont suspendu le Mali de leurs instances depuis le coup d'Etat.Mais l'exigence initiale d'un retour au pouvoir de M. Keïta ne paraît plus à l'ordre du jour, et les analystes notent une inclination au pragmatisme chez les partenaires du Mali.- Missions de l'UE suspendues -L'entrevue, présentée comme une prise de contact d'une heure environ, s'est déroulée dans les locaux de l'état-major du camp de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, devenu le quartier général du nouveau pouvoir. Elle doit être suivie d'une autre, samedi, en présence du chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, absent mercredi, selon des participants."Nous sommes disponibles pour accompagner ce processus" de transition, a affirmé Issa Kaou Djim, un proche de l'imam conservateur Mahmoud Dicko, figure la plus influente du M5.Cette coalition hétéroclite, composée d'opposants politiques, de chefs religieux et de membres de la société civile, a mené, après les législatives contestées de mars-avril, une fronde sans précédent contre le président Keïta.La junte a aligné ces derniers jours les prises de contact, non seulement avec les représentants de la société civile, mais avec les ambassadeurs des membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, le commandant de la force française antijihadiste au Sahel Barkhane, ou encore le chef de la mission de l'ONU au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif.Mercredi, l'UE a annoncé avoir suspendu "temporairement" ses missions de formation de l'armée et de la police au Mali "en raison des circonstances", selon le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, à l'issue d'une réunion à Berlin des ministres européens de la Défense.Selon des responsables européens, la Mission européenne de formation l'armée malienne (EUTM Mali) a entraîné environ 18.000 soldats au Mali depuis son lancement en février 2013.Sous-équipée, mal formée et mal dirigée, l'armée malienne avait connu une débâcle face à des groupes armées, notamment jihadistes, qui ont occupé les deux-tiers du pays pendant plus de neuf mois en 2012-2013, avant d'être chassés par une intervention militaire internationale lancée par la France.
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Ce proche de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe est mort l'âge de 81 ans.
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Durant 15 ans, de 1995 à 2010, Antoine Rufenacht a dirigé la ville du Havre avant de laisser sa place à Édouard Philippe. Ce chiraquien a également présidé la région Haute-Normandie entre 1992 et 1998."Une nouvelle triste qui nous touche", "un de nos grands compagnons, Antoine Rufenacht, est décédé", a réagi publiquement en milieu d'après-midi Christian Jacob, lors de l'université de rentrée du parti au Port-Marly (Yvelines). "Je voulais avoir une pensée pour lui, nous sommes nombreux à l'avoir connu et à savoir quel grand maire du Havre il a été", a ajouté M. Jacob, qualifiant Antoine Rufenacht de "grand homme", "de conviction"."Il pourrait être mon fils"Le maire de Troyes François Baroin, invité vedette de la rentrée des Républicains, a déclaré pour sa part: "C'est une part de nous-même qui s'en va". Il a salué un "maire extraordinaire" qui "a sorti les communistes de leur folie de projets marxistes du Havre", rendant hommage a son "intelligence", sa "dignité", sa "malice". Son décès a également été confirmé par la députée de Seine-Maritime Agnès Firmin Le Bodo. "Il est décédé ce matin. C'est mon père politique. Le Havre perd un grand homme"Ancien ministre de Raymond Barre (1976-1978), ancien député de la Seine-Maritime (1975-76, 1978-81 et 1986-95), Antoine Rufenacht avait réussi en 1995 à remporter la mairie du Havre qui était un fief du PCF. En 2010, il démissionne, laissant la place à un certain Edouard Philippe. "Il pourrait être mon fils", avait déclaré Rufenacht en mai 2017 à propos de l'ex-Premier ministre.
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Petit, Nicolas Vérot, fils de charcutiers souffrait de la mauvaise image du métier. Avec ses deux diplômes en poche, il donne un nouveau souffle à la maison familiale avec des créations de saison, plus légères, voire végétales.
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Depuis quelques années c'est la "folie" des produits "cuits" qui font la gloire de la charcuterie française - ces jambons, rillettes, terrines et surtout pâtés en croûte. Ces derniers sont l'objet d'un "championnat du monde", le chef multi-étoilé Alain Ducasse les sert en apéritif tandis que le médiatique chef de l'Elysée Guillaume Gomez "pâtécroûtise" chaque dimanche en publiant les photos sur les réseaux sociaux. Quand Nicolas Vérot, 27 ans, allait à l'école, rien de tel: ces produits étaient considérés comme ringards et mauvais pour la santé. "Il y a 20 ou 30 ans il y avait beaucoup de gens qui faisaient du tort à ce métier. Cela a évolué, on est beaucoup moins nombreux, il ne reste que de très bons professionnels", analyse Gilles Vérot, 57 ans, qui dirige avec son fils Nicolas et sa femme Catherine, également fille de charcutiers la maison Vérot fondée en 1930.Leurs produits à base de viandes "bien élevées" et sans sels nitrités sont aujourd'hui servis dans des restaurants étoilés, palaces et bars branchés parisiens ainsi qu'à New York, Londres et Toronto. - "Moins de viande" -La filière "se déringardise parce qu'elle a saisi les enjeux contemporains dont l'un peut paraître contradictoire avec ce que c'est que la charcuterie: on veut manger moins de viande", souligne Nicolas Vérot.Terrine de poulette à la betterave et aux oignons nouveaux, persillé d'agneau provençal avec tomates, caviar d'aubergine et courgettes: pour l'été 2020, la maison Vérot présente des créations colorées dont certaines composées de deux tiers de légumes. Une terrine est pour la première fois "100% végétarienne".Le père et le fils sont d'accord: on ne peut plus faire de la charcuterie comme il y a 50 ans, il faut s'adapter aux goûts sans pour autant sacrifier la gourmandise."L'idée ce n'est pas se travestir et se lancer dans du végétarien, mais ne pas être rigide et aller de l'avant en profitant du savoir-faire charcutier", résume Nicolas Vérot.Il cite leur dernière terrine "pot-au-feu" à base de basses côtes de beuf, carottes et poireaux cuits dans du bouillon maigre."Il n'y a pas de matière grasse mais on n'a pas l'impression qu'il en manque. C'est de la charcuterie à 300% et c'est plutôt frais!", s'enthousiasme-t-il."Nicolas a fait des études supérieures (...) et a apporté sa vision différente très contemporaine dans la manière de gérer et de fabriquer", souligne Gilles Vérot.Dans l'atelier de la maison à Ivry-sur-Seine, près de Paris, les murs sont couverts de photos de saucissons, boudins et pâtés d'autrefois qui tranchent avec les créations d'aujourd'hui. "Notre image a changé sur les produits et le marketing" en deux ans, depuis que Nicolas Vérot a intégré la maison. - Fait maison -Pendant ses études de droit et de commerce, "j'ai eu le temps d'avoir une vue extérieure sur la charcuterie, me mettre à la place du client", raconte Nicolas Vérot. Sa conclusion: "le souci de l'esthétisme est beaucoup plus poussé" à l'ère des réseaux sociaux alors qu'énormément de gens peuvent voir les produits sans les goûter.L'étape suivante c'est de "déconstruire" la charcuterie en publiant à l'automne un livre de recettes grand-public sur lequel le père et le fils travaillent.Le confinement leur a servi de test idéal pour 80 recettes simplifiées avec des ingrédients qu'on trouve facilement et des outils que tout le monde a chez soi (four, moule à gâteau, couteau)."Il n'y aura pas de gorge de cochon, partie que les professionnels utilisent le plus en raison du meilleur équilibre entre le maigre et le gras parce que les gens commencent à voir rouge quand ils en entendent parler, c'est pourquoi on l'a remplacée par la poitrine à laquelle ils sont plus habitués", raconte Nicolas Vérot.A le voir monter un pâté-croûte lorrain, rien de plus simple: du veau et du cochon coupés au couteau et marinés dans du persil et vin blanc et enveloppés dans de la pâte feuilletée.
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Le président de "Debout la France" place ses pions en vue de la course à l'Elysée, prenant ses distances avec Marine Le Pen, qu'il avait soutenue en 2017.
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A l'approche des grandes manoeuvres pour 2022, Nicolas Dupont-Aignan a détaillé sa vision de l'"union" de la droite qu'il appelle de ses voeux, autour d'un 'projet sérieux" autre que celui de 2017. Les Français ne voudront pas "partir à l'aventure" comme lors de la dernière présidentielle, a t-il estimé lundi 21 septembre, appelant au passage sur Sud Radio le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau et le député LR Eric Ciotti à rejoindre cette union. Nicolas Dupont-Aignan a expliqué ne pas souhaiter "une union des droites en soi", mais plutôt "une union des amoureux de la France" qui auraient "une capacité à bâtir une alternative concrète, sérieuse, à Emmanuel Macron". C'est seulement selon lui "s'il y a une alternative crédible", et pas seulement une simple "opposition" au chef de l'Etat, qu'interviendra "le basculement politique que des millions de Français attendent"."Ce n'est pas Mme Le Pen qui peut gagner"Cela passe par "un projet sérieux, car les gens ne lâcheront pas Macron pour partir à l'aventure. On l'a vu en 2017", a-t-il insisté, alors que Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, avait échoué au second tour. Il a aussi estimé que "ce n'est pas à Emmanuel Macron de choisir son adversaire". Et qu'"il faut l'union : ce n'est pas Mme Le Pen qui peut gagner en se disant 'j'y arriverai j'y arriverai à l'usure'. Non."Nicolas Dupont-Aignan a au contraire plaidé pour "une union (...) des républicains qui ne passeront pas chez Macron". Au sein de LR, "un Retailleau, un Ciotti, je ne les vois pas soutenir Emmanuel Macron comme (le maire de Nice Christian) Estrosi et tous les autres", a insisté le président de Debout la France qui tient son université de rentrée le week-end prochain au Cirque d'Hiver à Paris.
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Les faits avaient été signalés par un autre policier après des « propos racistes », tenus de « façon régulière » à l'égard de « déférés d'origine étrangère ».
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Six policiers du dépôt judiciaire du tribunal de Paris ont fait l'objet de sanctions, ou d'un renvoi en conseil de discipline, annonce la préfecture de police.Dans un signalement à sa hiérarchie de mars 2019 révélé par Streetpress, le brigadier chef Amar Benmohamed avait dénoncé des "propos racistes" tenus de "façon régulière" de la part d'une gardienne de la paix à "l'adresse des déférés d'origine étrangère", ainsi que le terme utilisé pour les qualifier par cette femme ainsi qu'une collègue : "les bâtards".Ce fonctionnaire de police affirme que "sur un peu plus de deux ans, plus de mille prévenus ont été maltraités" au dépôt du tribunal de Paris, où il est affecté et où sont retenues les personnes attendant d'être présentées à la justice. "C'est même sans doute plus", selon lui.Celui qui est aussi délégué syndical chez Unité SGP-Police affirme avoir entendu les propos suivants : "Ferme ta gueule, sale bougnoule", "négro", "sale race", ou encore "Je te lancerais tout ça dans la Seine" ; "Si on me laissait faire, je mettrais le feu à toutes ces merguez". Dans le signalement, ce policier dénonce également diverses privations de nourriture, des empêchements d'accès aux soins, etc.Une enquête de l'IGPNA la suite d'une enquête administrative de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) rendue en février, "un conseil de discipline se tiendra en septembre pour un des fonctionnaires et des sanctions administratives, blâme et avertissements, sont en cours de notification pour cinq autres" au vu de "la gravité des faits allégués", a annoncé la préfecture de police.Selon une source policière, le conseil de discipline sera pour des "raisons de comportements inappropriés envers les détenus, manquements au devoir d'exemplarité".Le 12 mars, jour même de son signalement, un de ses supérieurs, un lieutenant de police, rappelait à ses troupes que "les propos à caractère raciste injurieux discriminatoires" sont "à proscrire" et qu"il est "indispensable" d'accorder aux détenus "l'ensemble des droits" et de "rester attentif" à leur "état de santé", selon un message interne.Outre un signalement des faits au procureur de Paris, Amar Benmohamed a en outre annoncé une plainte avec constitution de partie civile pour des faits supposés de "harcèlement moral" à son encontre après ses signalements, a indiqué son avocat, Arié Alimi.Le parquet de Paris a de son côté répondu que "l'ensemble des faits portés à la connaissance du parquet de Paris a donné lieu à enquêtes judiciaires confiées à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN)", sans préciser si les faits rapportés ont été effectivement signalés au parquet de Paris et on fait l'objet d'une enquête."Six représentants du contrôleur général des lieux de privation de liberté ont effectué du 7 au 9 octobre 2019 une visite complète des locaux du dépôt, à la suite de laquelle un rapport provisoire a été adressé aux chefs de juridiction le 19 décembre 2019", a en outre précisé le parquet.SOS Racisme a demandé "l'ouverture d'une information judiciaire, l'ouverture d'un contrôle par l'inspection générale de la justice et une mobilisation du Barreau de Paris"."Si les faits dénoncés sont matérialisés, il est nécessaire que des suites disciplinaires soient déclenchées. La police républicaine ne pourrait accepter de telles déviances en son sein", a réagi le syndicat Unité SGP-Police.
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Mercredi 29 mai, 1.340 km de bouchons cumulés ont été enregistrés sur les routes de France selon les informations de Bison Futé, communiquées par le PC mobilité de Radio France. Un record !
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Les Français étaient nombreux sur les routes mercredi 29 mai. Selon les informations de Bison Futé, communiquées par le PC mobilité de Radio France, 1.340 de bouchons cumulés ont été enregistrés à l'occasion des premiers départs pour le pont de l'Ascension. 485 km de bouchons cumulés ont été relevés en Île-de-France et 855 km en région aux alentours de 18h10, précise Bison Futé. Le dernier record datait de 2017, le 24 mai précisément, veille d'un pont de l'Ascension. Cette fois 1068 km d'embouteillages cumulés avaient été enregistrés. Un jeudi rouge dans le sens des départs La journée de jeudi s'annonce également rouge dans le sens des départs. Il est conseillé d'éviter de quitter les grandes villes entre 9h et 12h, de quitter ou traverser l'Île-de-France et de ne pas prendre l'A7 entre 12h et 16h. Par ailleurs Bison Futé prévoit un dimanche rouge dans le sens des retours. Le trafic sera particulièrement dense aux abords des grandes métropoles entre 12h et 21h.
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La victime âgée de 74 ans a reçu deux coups de couteau au cours d'une rixe à Viesly (Nord), avant de succomber à ses blessures quelques heures plus tard.
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Un homme de 74 ans, habitant le village de Viesly (Nord), est décédé en tentant de mettre fin à une altercation qui venait d'éclater entre plusieurs personnes alcoolisées. Un suspect âgé d'une trentaine d'années a été interpellé et devait être présenté à un juge d'instruction dans l'après-midi, à l'issue de sa garde à vue. Une information judiciaire pour homicide volontaire a été ouverte.Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime a reçu deux coups de couteau vendredi soir en essayant de s'interposer au milieu d'une bagarre, qui impliquait "beaucoup" de personnes - dont une de sa famille et "toutes alcoolisées" - dans une petite rue de ce village de 1.500 habitants. Selon La Voix du Nord, l'homme poignardé à mort tentait de mettre fin à une bagarre dans laquelle était impliqué son propre fils.Le principal suspect et la victime ne se connaissaient pas et la cause de la rixe n'était pas encore clairement établie. L'instruction devrait permettre de déterminer les circonstances exactes de la mort.
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Deux nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été confirmés en Centre-Val de Loire. L'état des deux patients "ne présente pas de signe de gravité".
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La propagation du coronavirus s'accélère en France. Avec deux premiers cas confirmés jeudi 5 mars en Centre-Val de Loire, toutes les régions métropolitaines sont désormais touchées par le virus.L'un des deux patients est une femme de 73 ans habitant l'Indre-et-Loire, qui avait assisté au rassemblement d'une église évangélique de Mulhouse. Elle est hospitalisée au CHU de Tours, a indiqué l'Agence régionale de santé (ARS). Le deuxième patient est "un homme de 40 ans habitant l'Eure-et-Loir" "de retour d'un séjour à Milan". Il a été hospitalisé au CHR d'Orléans. L'état de santé des deux patients "ne présente pas de signe de gravité", a précisé l'ARS. L'agence sanitaire du Centre-Val de Loire et Santé publique France (SPF) "ont débuté l'enquête sur les personnes avec qui ces patients ont été en contact rapproché, afin de limiter les éventuelles transmissions du virus".Un peu plus tôt dans la journée, l'ARS avait annoncé que l'épidémie avait atteint la Corse, seule autre région de France qui n'avait pas encore été officiellement touchée par le virus. Selon le dernier point officiel de SPF datant de mercredi, avant l'annonce de ces cas, le directeur général de la santé Jérôme Salomon avait fait état de 285 cas confirmés sur le territoire français, dont 15 dans un état grave. Depuis le début de l'épidémie, quatre personnes sont décédées sur le territoire français.Si le pays reste pour l'heure au stade 2 de l'épidémie, celui où les autorités mettent "tout en oeuvre pour freiner la diffusion du virus", le gouvernement se prépare au stade 3, le stade épidémique, qui semble inéluctable.
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"Je ne suis pas un criminel. Je n'ai fait que mon métier". Le journaliste algérien Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison ferme, a rejeté les accusations portées contre lui lors de son procès en appel mardi à Alger.
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"Je suis un journaliste et non un criminel. Le journalisme que je pratique ne menace pas la sécurité du pays mais le protège", a plaidé, à l'issue de l'audience, M. Drareni, devenu un symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie et soutenu par une forte mobilisation pour sa libération. "La cour rendra sa décision le 15 septembre", a précisé à l'AFP un de ses avocats, Abdelghani Badi, à la fin des plaidoiries, au cours desquelles une trentaine d'avocats ont pris la parole."Le procès s'est déroulé dans de bonnes conditions, sans querelles ni tensions. Il a donné l'impression qu'il pourrait conduire à un procès équitable s'il se conclut par une décision équitable", selon Me Badi. Khaled Drareni, 40 ans, a été condamné le 10 août à trois ans d'emprisonnement et à une amende de 50.000 dinars (330 €) pour "incitation à attroupement non armé" et "atteinte à l'unité nationale". Un verdict d'une sévérité sans précédent qui a surpris et indigné ses confrères.Comme en première instance, le procureur a réclamé jeudi une peine de quatre ans de prison ferme et une lourde amende à l'encontre du directeur du site d'information Casbah Tribune, qui est le correspondant en Algérie pour la chaîne francophone TV5 Monde et pour Reporters sans frontières (RSF).- "En toute indépendance" -Khaled Drareni avait été arrêté à Alger le 7 mars alors qu'il couvrait une manifestation du "Hirak", le soulèvement populaire qui a secoué l'Algérie pendant plus d'un an jusqu'à sa suspension il y a quelques mois en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.Le journaliste est aussi accusé d'avoir critiqué sur Facebook le système politique et publié le communiqué d'une coalition de partis politiques en faveur d'une grève générale, selon RSF. "Depuis le premier jour, je n'ai fait que mon métier de journaliste. Je suis là parce que j'ai couvert le +Hirak+ en toute indépendance", s'est-il défendu lors de l'audience, selon un des rares journalistes autorisés à pénétrer au tribunal."On peut revoir toutes mes interventions pour voir s'il y a une atteinte à l'unité nationale. Je relatais les faits", a-t-il assuré."Le procès en appel de @khaleddrareni s'est ouvert quasiment sans témoin! A peine 10 journalistes ont pu entrer dans la salle d'audience contre une centaine aux premières audiences", a déploré RSF dans un tweet.L'ONG a dénoncé "la volonté manifeste des autorités de limiter la couverture médiatique du très symbolique procès en imposant, sans préavis, de nouvelles restrictions d'accès aux journalistes". Incarcéré depuis le 29 mars au centre pénitentiaire de Koléa près d'Alger, M. Drareni avait été accueilli à son arrivée au tribunal par une petite foule de sympathisants, journalistes et militants, scandant "Khaled Drareni est un journaliste libre!". Deux co-inculpés, Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, figures du "Hirak", étaient aussi présents à l'audience. Le procureur a également requis quatre ans de prison ferme contre eux.Ils avaient écopé chacun de deux ans de prison, dont quatre mois ferme, mais se présentaient libres devant le tribunal, après avoir purgé leur peine.- "Intimider les journalistes" - Depuis sa condamnation, les appels à libérer Khaled Drareni se sont multipliés."Le pouvoir algérien a voulu faire un exemple pour intimider tous les journalistes en Algérie" mais "il en a fait un symbole de défense de la liberté de la presse", a commenté le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire.L'ONU, l'Union européenne et l'Union africaine ont aussi exprimé leur "préoccupation" au sujet de l'affaire Drareni.Son procès en appel s'est déroulé dans un climat délétère de répression à l'encontre des médias indépendants, des militants du "Hirak" et des opposants politiques.Quelque 45 personnes sont emprisonnées pour des faits liés au "Hirak", selon le Comité national de libération des détenus (CNLD). Des journalistes ont été accusés par le régime de semer la "subversion" et d'être à la solde de "parties étrangères". Plusieurs sont en prison.En mai, le président Abdelmadjid Tebboune lui-même avait laissé entendre, sans le citer nommément, que Khaled Drareni était un "informateur pour le compte des ambassades étrangères".Allégation invoquée également selon des avocats par le ministre de la Communication Ammar Belhimer, qui reproche au correspondant de TV5 Monde d'avoir travaillé sans jamais avoir eu de carte de presse professionnelle.
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Philippe Bouvard écrivait, le 30 décembre, sa dernière chronique pour Nice-Matin. Le journaliste, remercié pour des raisons financières, a fait ses au revoir aux lecteurs.
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Des adieux teintés d'amertume. Voici rapporte que Philippe Bouvard a signé pour une "toute dernière fois" un édito pour Nice-Matin, le 30 décembre, relayé sur Twitter par le journaliste Jean-François Guyot. L'ancien présentateur des Grosses Têtes a été remercié par le quotidien après quatorze années de chroniques quotidiennes pour des raisons financières."C'est alors que je m'apprêtais à inscrire sur la liste de mes vœux le souhait de poursuivre en 2018 ce petit billet, qu'on m'a informé qu'il devait disparaître en raison des difficultés financières de la presse écrite", a écrit Philippe Bouvard dans son ultime billet intitulé "Adieu et merci !". Des adieux contraints par des raisons économiques, malgré son amour pour l'exercice : "Peut-être aurai-je accepté le bénévolat total. Mais on ne me l'a pas proposé", regrette-t-il. Un début d'année compliqué pour le journaliste français qui déclare, dans ses ultimes mots, "tenter de trouver sinon la paix de l'âme, au moins la sérénité du stylo. Mais je penserai souvent à vous."
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La technologie permettant de géolocaliser les appels d'urgence existe en Italie, mais elle n'est pas activée.
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Simon Gautier aurait-il pu être sauvé ? Malgré les premiers résultats de son autopsie, indiquant qu'il serait mort peu après sa chute des suites de ses blessures aux jambes, le décès de ce jeune français fait polémique en Italie, où son corps a été trouvé neuf jours après sa chute lors d'une randonnée. Le jours de son accident, le 9 août, Simon Gautier a en effet pu alerter les secours grâce au numéro d'urgence italien, le 118. Mais ces derniers ne peuvent pas géolocaliser les appels qui leur sont donnés : ils n'ont donc pas été en mesure de trouver rapidement le randonneur. "7500 vies pourraient être sauvées en 10 ans"Pour le président du réseau italien des "118", Mario Balzanelli, "Simon Gautier aurait été immédiatement géolocalisé, très rapidement secouru et sa vie aurait été probablement sauvée si l'Italie avait appliqué la directive européenne de 2009 sur la géolocalisation des appels d'urgence", affirme-t-il à l'agence Ansa, citée par Franceinfo. L'Italie, à l'instar de nombreux pays européens comme la France, n'a donc pas activé la géolocalisation des appels d'urgence, baptisée Advanced Mobile Location (AML), "bien qu'un décret du ministre de l'Industrie l'ait prévu en 2009", déplore Mario Balzanelli. A l'échelle européenne, seule une douzaine de pays ont activée cette technologie, dont le Royaume-Uni, la Belgique, la Norvège ou encore l'Autriche. Italie : Simon Gautier aurait-il pu être sauvé ?par franceinfoPour l'association européenne des numéros d'urgence (EENA), "si tous les pays de l'UE utilisaient l'AML, 7500 vies seraient sauvées en 10 ans". Alors pourquoi ne l'activent-ils pas tous ? "Dans certains pays, ça prend du temps", explique Jérôme Paris, directeur d'ENAA, à Franceinfo. "Ce sont des lourdeurs administratives, des rivalités entre régions dans des pays très régionalisés, etc".
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Alors que Johnny Hallyday fait la une de l'actualité depuis plusieurs semaines, il a même été évoqué à l'Assemblée nationale. C'est le député communiste Fabien Roussel qui n'a pas hésité à le prendre en exemple pour défendre une proposition de loi pour lutter contre les paradis fiscaux.
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Le 21 février dernier alors qu'il prend la parole dans l'hémicycle, il a réussi à attirer l'attention des députés en évoquant les montages fiscaux complexes réalisés par le chanteur et son entourage, raconte Paris Match. Grand fan du chanteur, il n'en veut pas à Johnny Hallyday d'avoir placé son argent dans des paradis fiscaux, dont un en Suisse, mais il veut mieux comprendre le système. C'est pourquoi il a décidé d'aller le mardi 6 mars à Genève pour se "rendre compte sur place de l'activité de l'une de ces sociétés, l'entreprise Artistes et promotion", a-t-il expliqué à nos confrères de Paris Match."J'ai découvert dans la presse que les sociétés françaises qui gèrent le patrimoine de Johnny Hallyday étaient dirigées par 'Mamie Rock', la grand-mère de Laeticia, et qu'elles ont des ramifications au Luxembourg, en Suisse, mais également dans les îles Vierges britanniques. Johnny Hallyday est au paradis... et son patrimoine aussi", a-t-il lancé. Le député du Nord souhaite qu'avec sa proposition de loi, une liste française des paradis fiscaux soit créée.
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Passé à la postérité pour les tubes légendaires de Village People, l'auteur-compositeur avait également contribué au développement du hip-hop et de la house-music en France.
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Le producteur et compositeur Henri Belolo, pionnier du disco puis de la dance music, est décédé à l'âge de 82 ans, a-t-on appris lundi auprès de la Sacem. La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) a salué la mémoire d'un auteur-compositeur qui a "contribué à l'essor de la dance, la disco & la house en France en écrivant pour Gala et Eiffel 65 & Village People". Né au Maroc en novembre 1936, Henri Belolo est considéré comme l'un des pionniers de la musique disco.Henri Belolo avait fondé au début des années 1970 de la maison de disques Carabine Music, avant de partir pour les Etats-Unis en 1973, où il connaîtra un succès planétaire. Avec la complicité de son ami Jacques Morali (décédé en 1991), compositeur également originaire du Maroc, il crée la Ritchie Family, groupe vocal de musique disco originaire de Philadelphie, et surtout Village People avec lequel il reçoit un Grammy Award en 1979. Il sera l'un des importateurs du hip hop en France avec le groupe Break Machine et son célèbre "Street Dance" au début des années 1980. Henri Belolo avait également fondé Scorpio Music, label indépendant qui contribuera à l'essor de la house music en France.Il restera "comme un extraordinaire éditeur et producteur de la période disco, un modèle et un précurseur pour tous ceux qui rêvent d'exporter nos musiques. Le monde entier a dansé sur Village People... grâce à lui", a réagi Bruno Lion, éditeur de musique et président du conseil d'administration de la Sacem sur son compte Facebook. Pascal Nègre, ex-président d'Universal Music France, a salué sur Twitter un "producteur indépendant légendaire avec une personnalité tellement attachante".
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Michel Boujenah aura-t-il un public, le 19 juillet en Tunisie ? Rien n'est moins sûr. Son spectacle programmé au 53e festival de Carthage pourrait bien être victime d'une campagne de boycott lancée par trois organes.
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Le parti politique Al Joumhouri, le mouvement BDS et l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), le principal syndicat du pays. Ils accusent tous le célèbre acteur Franco-Tunisien de "complaisances sionistes". Parmi d'autres appels, un communiqué publié le 4 juillet par le syndicat l'UGTT exigeait aussi l'annulation du spectacle en pointant du doigt ses "opinions pro-sionistes". Mais rien n'y fait. Le directeur du festival s'est personnellement exprimé pour calmer la situation et Michel Boujenah, dans une interview donnée dimanche 9 juillet au journal Nice Matin, a tenté de mettre en avant son indéfectible amour pour la Tunisie. "Le spectacle à Carthage se fera, a-t-il déclaré, mais ce n'est pas mon métier de parler de tout ça. Moi, je suis un artiste, je ne suis qu'un clown, pas un homme politique ni un économiste ". Espérons juste qu'il ait un public pour l'écouter.
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Le ministre de l'Economie a précisé que cette réouverture ne concernerait pas la restauration, les bars et les cafés qui, étant des lieux de convivialité, "feront l'objet d'un traitement spécifique".
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Alors que le déconfinement doit débuter dans moins de trois semaines, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé jeudi 23 avril sur franceinfo que le gouvernement était "favorable" à ce que "tous les commerces puissent rouvrir" dès le 11 mai, à l'exception de "la restauration, les bars et les cafés". "Le 11 mai, nous rentrons dans cette phase de transition, de retour progressif à l'activité économique", a expliqué le locataire de Bercy, indiquant que trois principes allaient devoir s'appliquer. "Le premier, c'est la sécurité sanitaire. Il faut que tous les commerces qui rouvrent, toutes les activités qui reprennent, se fassent dans des conditions de sécurité sanitaire totales, aussi bien pour les salariés que pour les entrepreneurs et les commerçants eux-mêmes", a assuré le ministre. "Le deuxième principe, c'est un principe de simplicité, c'est-à-dire que les règles doivent être claires", a poursuivi Bruno Le Maire. "Nous avons travaillé à un protocole national de déconfinement (...) qui fixe un certain nombre de règles qui peuvent s'appliquer pour tous", a-t-il précisé, indiquant que "des guides de bonnes pratiques métier par métier" viendrait s'y ajouter, tenant compte des façon de travailler des différentes professions. "Toutes les professions doivent disposer de ce guide", a soutenu le ministre. Le troisième principe est "un principe d'équité". "Nous sommes favorables à ce que le 11 mai tous les commerces puissent rouvrir, tous ceux qui ont été fermés par l'arrêté ministériel du 15 mars, je laisse simplement de côté la restauration, les bars et les cafés qui feront l'objet d'un traitement spécifique parce que ce sont des lieux de convivialité qui obéissent à des règles spécifiques", a déclaré Bruno Le Maire.Le ministre a néanmoins laissé la porte ouverte à des différences régionales. "La seule différence qu'il pourra y avoir et ça n'a pas encore été tranché : est-ce qu'on le fait au niveau national ? Est-ce qu'il faut tenir compte des disparités régionales ? C'est une évaluation sanitaire qui devra être faite, évidemment la situation n'est pas la même suivant qu'on est en Aquitaine où il y a eu moins de cas de Covid ou si on est en Île-de-France où il y a eu beaucoup de cas de Covid et où le virus circule encore beaucoup", a précisé le locataire de Bercy.
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Les hôpitaux alsaciens manquent tout autant de lits, de masques, de respirateurs que de personnel.
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La situation se tend dans l'est de la France. Les capacités de réanimation des hôpitaux du Haut-Rhin, l'un des principaux foyers épidémiques de coronavirus en France, sont "saturées", a affirmé mardi 17 mars la préfète du Grand-Est sur France Inter. Face à "un nombre de personnes contaminées qui ne cesse de croître chaque jour", les capacités de réanimation "sont saturées dans le Haut-Rhin" et "très largement occupées dans le Bas-Rhin", a déclaré Josiane Chevalier, préfète de la région Grand-Est et du Bas-Rhin, insistant sur l'importance de respecter les consignes de gestes barrières. Selon elle, les hôpitaux alsaciens manquent tout autant de lits, de masques, de respirateurs que de personnel."Il y a d'abord un besoin de compétences médicales puisque la réanimation est un service très pointu donc il faut des professionnels à spécialités", a-t-elle poursuivi, estimant que "la solidarité interrégionale pourrait être aussi intéressante".Emmanuel Macron a annoncé lundi soir le déploiement prochain en Alsace d'un hôpital de campagne dont le ministère des Armées à précisé qu'il aurait une capacité de 30 lits de réanimation. "C'est pour nous un point très important", a considéré la préfète du Grand-Est."Nous faisons bloc avec toutes les collectivités, avec le monde hospitalier, le monde de la médecine de ville, les cliniques privées, (...) chaque jour invente une nouvelle forme de prise en charge pour libérer des places", a poursuivi Mme Chevalier.Sur un total de 1.543 cas de malades du coronavirus testés positifs dans la région Grand Est, le seul département du Haut-Rhin en dénombre 688, avec 30 personnes décédées.Fin février, de nombreux fidèles réunis pour un grand rassemblement évangélique à Mulhouse ont été contaminés avant de regagner leur domicile dans la région et toute la France, jusqu'en Guyane.
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Invité ce matin de RTL, le ministre de l'Intérieur a annoncé les nouvelles pistes de travail du gouvernement pour lutter contre le terrorisme. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé vendredi matin, au micro de RTL, travailler à de nouvelles mesures dans la lutte contre le terrorisme.
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D'abord interrogé sur l'opération Sentinelle, Gérard Collomb a affirmé qu'elle serait sans doute revue prochainement. Le gouvernement proposera notamment des gardes moins statiques mais également des changements afin de diminuer la forte exposition des militaires, cibles d'attaques répétées ces derniers mois. LES HÔPITAUX PSYCHIATRIQUES BIENTÔT MOBILISÉSLe ministre de l'Intérieur a également fait part d'un nouveau projet, commun avec la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Une partie des terroriste ont "souvent des profils psychologiques instables" constate Gérard Collomb. "Nous sommes donc en train de travailler (...) pour repérer l'ensemble de ses profils qui, demain, peuvent passer à l'acte". Le gouvernement veut donc "mobiliser l'ensemble des hôpitaux psychiatriques et des psychiatres libéraux" pour tenter de repérer et contenir cette menace.L'ÉCHEC DES CENTRES DE DÉRADICALISATIONGérard Collomb a également été interrogé sur les centres de déradicalisation. Après avoir reconnu leur échec, le ministre a annoncé des nouvelles mesures pour les remplacer. "Nous avons décidé de travailler plutôt avec des travailleurs sociaux". Sur cette question de la déradicalisation, le ministre de l'Intérieur a confié travailler avec l'Allemagne, pays également touché par "les revenants", ces européens qui rentrent du jihad. Les Français partis faire la guerre en Syrie sont encore "plus de 1 000 ou 1 500", estime le gouvernement. Près de 200 d'entre eux sont revenus en France et "ont tous été pris en charge par la justice", assure le ministre de l'Intérieur.
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Selon La Dépêche du midi, le "saccage" a été perpétré par "plusieurs personnes", qui sont parvenues à s'introduire dans les locaux de la loge maçonnique du Grand Orient de France, à Tarbes.
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"Après les juifs, les francs-maçons". Christophe Castaner a réagi à l'annonce des dégradations commises dans un temple maçonnique du centre de Tarbes dans lesquels des "gilets jaunes" s'étaient introduits au cours de la nuit de samedi 9 à dimanche 10 mars. Une enquête judiciaire a été ouverte Selon La Dépêche du Midi, qui a révélé l'affaire, un individu masqué a arraché l'interphone de la loge maçonnique du Grand Orient de France, vers minuit "alors qu'il ne restait qu'une petite centaine de "gilets jaunes" dans le centre-ville".L'intrus a ensuite pénétré dans le bâtiment, dont il a ouvert le portail. "Plusieurs personnes se sont engouffrées dans les lieux dans un bruit de vitres brisées pour un saccage qui aura duré seulement quelques minutes", rapporte encore le quotidien régional. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a salué "l'intervention rapide de la @PoliceNationale "qui a mis fin aux exactions de ces individus qui n'ont d'autre projet que la haine".Sur une vidéo, mise en ligne sur le site de La Dépêche du Midi, l'on peut voir des meubles renversés et quelques objets maçonniques dégradés alors que des policiers pratiquent les premières constatations.
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Le gouvernement confirme réfléchir à amender le texte sur la séparation des religions et de l'État, notamment pour mieux encadrer le financement de l'islam.
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Les ministres de la Justice, Nicole Belloubet, et de l'Intérieur, Christophe Castaner, planchent sur la refonte de la loi de séparation de l'Église et de l'État de 1905. L'exécutif confirme les informations parues lundi 5 novembre dans L'Opinion. Le gouvernement commencera à consulter les représentants des cultes "dès la semaine prochaine", ont annoncé lundi le locataire de la Place Beauvau et la garde des Sceaux. Ce toilettage ne toucherait pas aux grands principes de liberté de culte et de neutralité de l'État, mais vise à mieux encadrer le financement de l'islam en France, selon L'Opinion, qui révèle le contenu d'un avant-projet de loi sur le sujet. Selon le journal, ce texte a été conçu pour préparer un projet de loi qui pourrait être "déposé au Parlement début 2019". "Il ne s'agit pas de réécrire la loi de 1905", a expliqué Nicole Belloubet lundi sur France Inter, en précisant : "Elle a été tant de fois (amendée), il est possible qu'elle le soit à nouveau". "Les réflexions sont en cours" et des consultations doivent être engagées "dès la semaine prochaine avec l'ensemble des représentants des cultes", confirme de son côté le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. L'avant-projet de loi dévoilé par L'Opinion est "un document de réflexion (...), rien d'autre que cela", souligne-t-il toutefois.Limiter l'influence étrangère sur les mosquéesLe document prévoit notamment d'inciter les associations religieuses à solliciter un label d'État : un "tampon administratif" délivré pour cinq ans reconnaitrait la "qualité cultuelle" de l'association, lui permettant de bénéficier des avantages fiscaux liés à la loi de 1905. Le feu vert pourrait lui être retiré en cas de manquement. Cette disposition vise à rendre les structures musulmanes plus transparentes. Nombre d'entre elles choisissent actuellement d'être régies par un statut obéissant à la seule loi de 1901 sur les associations.Le gouvernement cherche aussi à "limiter l'influence étrangère" sur les mosquées, selon L'Opinion. Les dons supérieurs à 10.000 euros faits par un État, une entreprise ou un particulier étrangers devraient être déclarés, sous peine d'amende, "assortie d'une possible confiscation". Lutter contre les prédicateurs radicauxPour améliorer le financement des cultes, le texte envisage de permettre aux associations de se financer grâce aux revenus locatifs des immeubles qu'elles possèdent. Si leur comptabilité est jugée transparente, elles pourraient aussi prétendre à des subventions publiques "pour réparations et rénovation énergétique" des édificies religieux. Enfin, l'avant-projet prévoit de muscler la lutte contre les prédicateurs radicaux. Les sanctions en cas d'entrave à l'exercice du culte ou d'incitation à ne pas respecter la loi seraient alourdies. Une disposition "anti-putsch" devrait servir de "bouclier juridique" contre les "prises de contrôle inamicales" d'associations par certains prédicateurs.
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Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées samedi devant la préfecture de Foix (Ariège) en hommage à un ours tué dans les Pyrénées, une manifestation qui avait dans un premier temps été interdite par la préfecture craignant des heurts avec les éleveurs.
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Dans une marche funéraire symbolique, des responsables d'associations environnementalistes ont déposé un petit cercueil en bois, des fleurs et un ours en peluche devant la grille d'entrée de la préfecture, ont constaté des journalistes de l'AFP.Ils ont appelé l'Etat à "tout mettre en oeuvre pour retrouver les meurtriers" du plantigrade de quatre ans tué par arme à feu le 9 juin près de la station de ski de Guzet, à 1.800 mètres. "Nous sommes les nounours, les méchants ce sont eux", ont scandé les manifestants.Sur des pancartes, ont pouvait lire "Non à la mafia anti-ours" ou "Dénoncer un meurtre est une obligation morale et citoyenne".La tenue de la manifestation était restée incertaine jusqu'à la veille au soir, la préfète de l'Ariège l'ayant interdite jeudi considérant qu'elle était "susceptible de créer des tensions entre les partisans de la réintroduction de l'ours et des acteurs du monde rural du massif pyrénéen". Elle avait également évoqué des risques de projets de contre-manifestation observés sur les réseaux sociaux.Mais vendredi soir, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté ces motifs et suspendu l'arrêté préfectoral."On ne veut pas chercher l'affrontement ni désigner un coupable, les coupables, ce sont les politiques qui attisent la haine", a déclaré Alain Marek, délégué ariégeois de l'Aspas (Association pour la protection des animaux sauvages)."Comment entendre que le pastoralisme entretient le patrimoine naturel alors qu'il y a autant de biodiversité dans une estive que dans un golf?", a de son côté lancé Julien, porte-parole du collectif Forest Shepherd Occitanie, à l'origine du recours en référé devant le tribunal administratif de Toulouse.L'ours tué début juin est le deuxième plantigrade qui meurt cette année dans les Pyrénées, après la découverte du cadavre de Cachou, en avril, du côté espagnol de la frontière. Les conclusions de l'autopsie de ce dernier n'ont pas été rendues publiques.Contraint par la législation européenne sur la protection de la biodiversité, l'État français a lancé dans les années 1990 un programme de réintroduction de l'ours brun dans le massif pyrénéen, d'où l'espèce avait pratiquement disparu.Le début d'un conflit qui oppose depuis éleveurs et écologistes, ponctué de manifestations, parfois violentes. Les autorités dénombrent désormais 50 spécimens dans les Pyrénées, niveau qui n'assure toutefois pas la survie de l'espèce.
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A l'affiche du casting de l'émission "Danse avec les Stars", Pamela Anderson débute mal ses répétitions, selon Purepeople. La compagne d'Adil Rami s'est blessée et souffrirait d'une déchirure musculaire.
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C'est le coup dur pour Pamela Anderson ! Alors qu'elle doit participer au programme phare de TF1, "Danse avec les Stars", l'ex-héroïne d'Alerte à Malibu s'est blessée lors des répétitions, rapporte Purepeople. Un sérieux contretemps pour l'actrice qui s'était engagée avec enthousiasme dans l'aventure. Sur le réseau social Instagram, Pamela Anderson a révélé avoir "une petite blessure", et s'est montrée pessimiste quant au fait d'arriver en pleine forme pour le premier prime."Je me suis déchiré 80% de l'ischio-jambier droit donc je galère pour que mon premier show soit parfait", dit-elle. Mais la comédienne de 51 ans ne veut pas dramatiser pour autant et avoue faire face pour être prête le jour J. "J'ai des gens forts autour de moi. Et un athlète sérieux à mes côtés. Mon partenaire de danse est un génie et nous allons aller aussi loin que possible".Salaire mirobolant ?Une galère personnelle pour la star, qui vient s'ajouter à des soucis personnels, en tout cas évoqués par la presse. Selon de nombreux journaux, Pamela Anderson aurait décidé de rompre avec Adil Rami, une information que le joueur de football a cependant démentie quelques jours plus tard.Mais ce n'est pas tout. L'actrice est également sous le feu des critiques concernant le salaire qu'elle percevrait dans l'émission. Toujours selon certains médias, ses émoluments s'élèveraient à près de 400 000 euros, soit le salaire le plus haut dans DALS toutes éditions confondues. Une information qu'elle a balayée d'un revers de main. "Je vous assure que je ne fais pas cette émission pour l'argent. Je veux dépasser mes limites et voir de quoi je suis capable. Je n'ai pas insisté pour ne faire que 3 numéros. C'est impossible, c'est le public qui décide."Quoi qu'il arrive, à treize jours du début du programme, Pamela Anderson doit se remettre sur pied. Elle devrait danser avec Maxime Dereymez.
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La pandémie de Covid-19 continue de faire planer incertitude et inquiétude à travers le monde au moment où le Royaume-Uni connaît une récession sans précédent et où la Nouvelle-Zélande doute de la tenue de ses élections le mois prochain.
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Le Royaume-Uni a subi au deuxième trimestre une chute "record" de 20,4% de son économie et, sur les six premiers mois de l'année, sa pire récession jamais enregistrée. Selon l'Office national des statistiques qui publie ces chiffres mercredi, il s'agit de la première récession technique - à savoir deux trimestres consécutifs de contraction du produit intérieur brut (PIB) - depuis 2009 et la crise financière."J'ai dit auparavant que des temps difficiles nous attendaient, les chiffres d'aujourd'hui le confirment. Des centaines de milliers de personnes ont déjà perdu leur emploi, et malheureusement, dans les mois à venir, beaucoup d'autres vont faire de même", a commenté le ministre des Finances Rishi Sunak.Le Royaume-Uni signe la plus mauvaise performance au deuxième trimestre en Europe, devant l'Espagne (-18,5%) et bien pire que la France (-13,8%).- "De la souplesse, si nécessaire" -La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern réfléchissait quant à elle mercredi à un possible report des élections du 19 septembre en raison de la résurgence, encore modeste, de l'épidémie dans son pays.Les autorités sanitaires ont été promptes à ordonner le confinement d'Auckland, la plus grande ville du pays, où quatre cas probables de coronavirus ont été recensés, en plus des quatre qui avaient été annoncés mardi.Ce sont au total 1,5 million d'habitants qui sont tenus de rester chez eux pendant trois jours, et des millions d'autres qui s'inquiètent du retour du Covid-19 dans un pays qui, auparavant, n'avait plus enregistré de contamination locale pendant 102 jours.La Nouvelle-Zélande avait ainsi été érigée en exemple de bonne gestion de la crise sanitaire.Le Parlement était légalement censé être dissous mercredi pour permettre la tenue du scrutin dans les temps. Mais Mme Ardern a annoncé qu'elle reportait à lundi cette dissolution pour se donner le temps d'apprécier l'évolution de la situation sanitaire."Il est à ce stade trop tôt pour prendre une décision mais cela donne de la souplesse, si nécessaire", a déclaré la dirigeante travailliste, qui est la grande favorite des sondages pour les élections.Au total, selon le dernier bilan établi par l'AFP mercredi, l'épidémie de coronavirus a fait au moins 743.199 morts dans le monde et contaminé plus de 20 millions de personnes depuis son apparition en décembre. Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 164.545 décès pour 5.141.879 cas recensés, selon le comptage de l'université Johns Hopkins.- "Pas une course" -De Moscou à Washington, la course effrénée pour trouver un vaccin contre le coronavirus s'accélère.À la surprise générale, le président russe Vladimir Poutine a affirmé mardi que son pays avait développé le "premier" vaccin contre le Covid-19 et allait le produire dès septembre, alors même que les essais ne sont pas terminés.Cette annonce a été accueillie avec prudence par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a rappelé que la "pré-qualification" et l'homologation d'un vaccin passaient par des procédures "rigoureuses". "Il est important que nous fournissions des vaccins sûrs et efficaces, et que les données soient transparentes (...). Ce n'est pas une course pour être premier", a de son côté déclaré le secrétaire à la Santé américain Alex Azar, en voyage officiel à Taïwan.Huit mois après l'apparition du virus en Chine, aucun vaccin expérimental n'a à ce stade prouvé son efficacité contre le coronavirus dans des essais cliniques aboutis, mais au moins 5,7 milliards de doses ont déjà été pré-achetées dans le monde.La mise au point d'un vaccin s'avère plus cruciale que jamais à l'heure où l'épidémie, après avoir montré des signes d'essoufflement, semble repartir de plus belle dans de nombreux pays.- Marathon annulé -"Je le dis avec une forme de gravité: si nous ne réagissons pas collectivement, nous nous exposons à un risque élevé de reprise épidémique qui sera difficile à contrôler", a ainsi prévenu mardi le Premier ministre français Jean Castex.Au cours des dernières 24 heures, le nombre de personnes diagnostiquées positives au virus a augmenté de 1.397 nouveaux cas en France.Même inquiétude en Espagne, pays qui affiche les pires chiffres de contagion d'Europe occidentale - 4.923 nouveaux cas quotidiens en moyenne enregistrés durant les sept derniers jours - et où le moment est jugé "critique".Une quarantaine est désormais obligatoire en Italie, dans les régions des Pouilles (sud) et de Campanie (sud), et bientôt en Sicile, pour les voyageurs de retour d'Espagne de Grèce et de Malte.Sur le plan sportif, les événements connaissent des fortunes diverses. Si le marathon de Londres fait de la résistance avec une course réservée aux athlètes d'élite le 4 octobre, le marathon de Paris a lui été annulé mercredi, à l'instar de ceux de New York, Berlin, Boston, Francfort, et Chicago, parmi les plus prestigieux du circuit mondial.
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En pleine offensive contre les guérillas, une morgue de Colombie s'est remplie à tel point de cadavres, présentés comme des rebelles ou des délinquants, qu'ils ont fini dans une fosse commune, témoigne le colonel Gabriel de Jesus Rincon.
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Il s'agissait en réalité de civils abattus par des militaires. "Je n'ai pas tué, mais j'ai contribué à ce que cela se fasse", a admis cet officier de 53 ans, lors d'un entretien exclusif avec l'AFP.La révélation de ces exécutions extra-judiciaires a déclenché un énorme scandale dans une Colombie minée par six décennies d'une guerre interne qui a fait plus de huit millions de victimes (morts, disparus et déplacés).Après 22 ans de service dans l'armée de terre, Rincon a été mis en retraite, condamné pour disparition forcée et homicide. De 2006 et 2008, cet homme au regard d'acier commandait la 15e Brigade mobile, dans le département Norte de Santander, dans l'est de la Colombie. L'offensive contre les guérillas était alors si intense que la morgue du village d'Ocaña a débordé. Craignant une crise sanitaire, le maire et le curé ont, en septembre 2008, fait transférer 25 corps dans une fosse commune. Plusieurs ont alors été identifiés comme ceux de civils disparus depuis des semaines.- Faux morts au combat -Rincon affirme avoir su lors de l'exhumation qui étaient ses victimes: des jeunes de Soacha, banlieue pauvre de Bogota, à 740 kilomètres de là."J'ai donné les moyens (...) de les faire passer pour des morts au combat", précise-t-il.Il confie pour la première fois à un média des faits pour lesquels il comparaît devant la Juridiction spéciale de paix (JEP), issue de l'accord de 2016 avec l'ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), aujourd'hui désarmée."Je n'ai pas dénoncé et j'ai permis que les unités déployées là-bas, dans la zone de combat, recourent à de telles pratiques", admet-il.Les soldats tenaient le compte des guérilleros et narco-paramilitaires tués lors des affrontements, amplifiés sous le président d'ultra-droite Alvaro Uribe (2002-2010). Les bons résultats étaient récompensés en médailles, permissions et promotions.Rincon, détenu dix ans, a été condamné en 2017 à 46 ans de prison pour l'assassinat de cinq jeunes, âgés de 20 à 25 ans, présentés comme "tombés au combat".Deux civils, agissant comme recruteurs, emmenaient les victimes en autobus jusqu'à Ocaña, leur faisant miroiter un "argent rapide". Puis des soldats de l'unité Espada les exécutaient. "Je n'ai jamais eu à leur expliquer (...) je leur ai seulement dit: vous allez partir en opération, on va vous livrer des personnes et vous savez ce que vous avez à faire."- Des milliers de "faux positifs" -Victor Gomez avait 23 ans lorsqu'il a fait ce voyage sans retour avec deux autres. "Ils les ont saoulés, puis les ont emmenés jusqu'à (...) un faux barrage militaire où les recruteurs les ont livrés (...) Le lendemain, ils étaient morts", a expliqué Carmenza Gomez, mère de Victor.Tous trois ont été présentés comme membres d'un gang. "Victor avait une balle dans le front, un coup de grâce", précise cette femme de 62 ans, sous protection depuis des menaces dues à sa volonté de "chercher la vérité".Des milliers de morts au combat - des "positifs" en jargon militaire - étaient en réalité des civils abattus de sang froid. Le Parquet a été saisi de 2.248 cas de ces "faux positifs", dont 59% tués entre 2006 et 2008, du temps du président Uribe, aujourd'hui sénateur et qui nie toute responsabilité."Les commandants étaient incités à obtenir des résultats de quelque manière que ce soit, et cela les amenait à commettre (...) ces assassinats (...) sous un semblant de légalité", explique Rincon.Selon José Miguel Vivanco, de l'ONG Human Rights Watch, des dossiers ont été "oubliés par la justice pénale militaire", et une "estimation crédible" des Nations unies fait état d'environ 5.000 exécutions.Cela n'a pas été le fait de "quelques pourris, mais des crimes généralisés et systématiques", souligne-t-il.- "Contribuer à la guerre" -Des enquêtes judiciaires ont été ouvertes contre 29 généraux.Rincon avait un jour été interpellé par le chef de l'armée de terre, le général Mario Montoya, depuis retraité et qui comparaît lui aussi devant la JEP.En demandant comment il comptait "contribuer à la guerre", Montoya lui avait suggéré: "Pourquoi ne sortez-vous pas des types de la morgue, vous leur mettez un uniforme et vous les déclarez comme résultats." Bien qu'il n'ait jamais reçu l'ordre direct de tuer, Rincon a révélé l'existence d'"un Top 10" des unités militaires, dont le succès se mesurait en nombre de morts. L'avocat du général Montoya assure que son client "n'encourageait absolument rien". "Il y a 2.140 militaires cités dans des enquêtes sur des exécutions extra-judiciaires, soit 0,9% de ceux opérant dans l'armée de terre durant la période (...) cela montre qu'à aucun moment il n'y a eu de directive pour des faits aussi atroces", affirme Me Andres Garzon. - Vérité dangereuse - Rincon est en liberté provisoire depuis 2018 afin de se présenter devant la JEP, qui enquête sur les crimes les plus graves commis par des guérilleros des Farc et des militaires. Après avoir demandé pardon pour ses crimes, il doit dire la vérité et dédommager ses victimes, en l'occurrence les familles, pour bénéficier d'une peine alternative.Ayant échappé à un attentat en novembre dernier, il a été mis sous protection, comme 19 autres des 219 militaires comparaissant devant la JEP. Son avocate, Tania Parra, a elle aussi été menacée."Raconter la vérité après plus de 50 ans de conflit (...) implique évidemment un risque", souligne Giovanni Alvarez, directeur de l'unité d'investigation et d'accusation de la JEP.Suspendues en raison du Covid-19, détecté en Colombie le 6 mars, les audiences ont repris le 4 mai.Rincon attend la confrontation avec les familles. Il veut leur expliquer ce cadre d'"instigation et pression" qui l'a transformé en bourreau "au profit d'intérêts institutionnels"."Cela va être très difficile de nous voir face à face, victime et agresseur", lâche-t-il.
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L'anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah et le spécialiste de la Corne de l'Afrique Roland Marchal sont détenus depuis juin.
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Emmanuel Macron a demandé la libération "sans délai" de deux chercheurs français. "En cette Journée internationale des droits de l'Homme, je pense à Fariba Adelkhah et Roland Marchal, nos compatriotes détenus en Iran, et à leurs familles. Leur emprisonnement est intolérable. Ils doivent être libérés sans délai. Je l'ai dit au Président Rohani, je le répète ici", a lancé le président de la République, sur Twitter.Depuis juin, Téhéran détient l'anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah, spécialiste du chiisme et directrice de recherche au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po à Paris, ainsi que le spécialiste de la Corne de l'Afrique Roland Marchal et chercheur au même institut. La première est accusée d'espionnage et le second de "collusion contre la sécurité nationale". Paris a réclamé plusieurs fois à Téhéran, en vain, la libération des deux chercheurs. Jugeant une telle accusation "grotesque", des confrères des deux chercheurs ont appelé en octobre la France à suspendre toute coopération scientifique et universitaire avec l'Iran en signe de protestation.
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- La Russie est favorite de la finale de l'Eurovision samedi soir à Stockholm, qui promet d'être l'édition la plus regardée depuis sa création, avec Justin Timberlake en vedette américaine. L'Ukraine est également présentée comme une sérieuse candidate avec une chanson très politique consacrée à la tragédie vécue par le peuple tatare lors de la déportation stalinienne.
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-Kitsch, strass et paillettes, airs entêtants et performances parfois étranges, débauche de moyens techniques, et l'expérience de la chaîne suédoise SVT qui a déjà accueilli la finale 2013 : tous les ingrédients sont là pour cette édition 2016. Et l'Eurovision frappe fort cette année avec sa première retransmission en direct aux États-Unis, qui devrait permettre de battre le record de 197 millions de téléspectateurs l'an dernier. Ce sera sur la chaîne gay Logo. "Le concours Eurovision de la chanson est maintenant vraiment un phénomène mondial", clame le producteur Jon Ola Sand."Bienvenue à la plus grande compétition de chanson du monde!", a lancé la présentatrice Petra Mede, dans une chaude ambiance. "L'Europe traverse une période sombre de nouveau. Cela montre combien ce concours est important", a déclaré son comparse Måns Zelmerlöw, rappelant sa création qui remonte à la Guerre froide, en 1956. C'est la Belgique qui a ouvert la retransmission, avec "What's the Pressure" de Laura Tesoro. Les fans verront Justin Timberlake chanter pour la première fois son nouveau single "Can't Stop the Feeling", un air euphorique qui aurait eu toutes ses chances au concours.Mais parmi les 26 finalistes, 25 Européens et une Australienne, les parieurs misent sur une star venue du froid : le Russe Sergueï Lazarev, populaire dans son pays et dans beaucoup d'autres à l'Est, après une carrière déjà bien remplie de chanteur, acteur et présentateur télé. Le jeune homme 33 ans qui s'est souvent exprimé contre le climat homophobe en Russie a tout ce qu'il faut pour inscrire son nom au palmarès : une chanson pleine d'énergie ("You Are the Only One"), un numéro impressionnant visuellement et de l'aisance en anglais.UNE TATARE DE CRIMÉE DÉFENDRA L'UKRAINESes grands rivaux seront l'Australie, la France et... l'Ukraine, qui a pris un parti résolument politique. Le pays sera représenté par Jamala, Tatare de Crimée de 32 ans, qui évoque avec le titre "1944" la déportation par Staline. Inspirée par les souvenirs de son arrière-grande-mère, déportée de la péninsule en 1944 avec la quasi-totalité des autres Tatars, la chanteuse ukrainienne a elle-même écrit la chanson intitulée "1944" qui a sidéré ses compatriotes, dont les traumatismes ont été ravivés en mars 2014 par l'annexion de la Crimée par la Russie. "Je voulais faire une chanson sur mon arrière-grande-mère Nazalkhan et les milliers de Tatars de Crimée qui n'ont jamais pu retourner en Crimée, sur l'année qui a changé leurs vies à tout jamais", avait expliqué cette chanteuse brune et svelte de 32 ans lors d'un entretien accordé à l'AFP en février.Du 18 au 20 mai 1944, la quasi-totalité des Tatars de Crimée, peuple musulman d'origine turque alors accusé par Staline d'avoir collaboré avec les nazis, ont été entassés dans des wagons de marchandises et déportés, la plupart en Asie centrale où la moitié d'entre eux sont morts en raison de conditions de vie très rudes. Parmi eux se trouvaient l'arrière-grande-mère de Jamala avec ses quatre fils et sa fille. Son mari combattait alors les nazis dans les rangs de l'armée soviétique.LA FRANCE DANS LES 5 PREMIERS ?Pour sa deuxième participation, l'Australie arrive pleine d'ambition, avec Dami Im, née en Corée du Sud il y a 27 ans. Si son "Sound of Silence" l'emportait, la famille Eurovision irait peut-être faire la fête aux antipodes en 2017. Il faudrait changer le règlement pour le permettre. "Oui on pourrait gagner. Mais on n'est pas sûr d'avoir envie. C'est l'Eurovision, c'est l'Europe!", plaisantait Adam Herd, un fan australien originaire de Brisbane, interrogé par l'AFP.La France, qui n'a plus gagné depuis une éternité, a dopé ses chances en sélectionnant un artiste qui a fait ses preuves à la télé : Amir, 31 ans, qui a à son actif deux émissions, la version israélienne de Nouvelle Star et The Voice en France. "Ce sera une fois dans ma vie et je veux la vivre à fond", a-t-il déclaré vendredi en conférence de presse. "On y croit complètement! Au moins que la France va être dans les cinq premiers", assure Annclaire Szafranski, venue de l'est de la France.Les habitués des télé-crochets comme Star Academy ou X Factor ne seront plus dépaysés face à la traditionnelle litanie des "12 points" qui, généralement, permettait de connaître le vainqueur avant que les derniers jurys nationaux ne se soient prononcés. Voilà qui n'était "pas de la bonne télévision", ont admis les organisateurs. L'Eurovision offrira cette année pour la première fois un final à suspense. D'abord les jurys professionnels égrèneront leur verdict, dégageant une première tendance, mais ce sera le vote des téléspectateurs qui désignera le vainqueur en toute fin de retransmission, peu avant 22h30 GMT. Les citoyens européens qui regarderont le spectacle ne seront pas tous massés devant leur écran de télévision. La finale, à partir de 19h00 GMT, est retransmise sur Youtube, offrant à Google une part du gâteau naguère réservé aux chaînes publiques du Vieux continent.
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Le Bélarus et ses alliés ont demandé vendredi en vain à l'ONU de faire taire l'opposante Svetlana Tikhanovskaïa lors d'un débat en urgence au cours duquel elle a appelé à la "plus grande fermeté" face aux exactions dans son pays.
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A l'issue des débats, le Conseil des droits de l'Homme a appelé les autorités bélarusses à entamer un "dialogue" avec l'opposition et à cesser d'avoir un recours excessif à la force à l'encontre des manifestants.La réélection d'Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, pour un sixième mandat en août a déclenché un mouvement de protestation sans précédent dans le pays et une répression policière brutale.Le débat, auquel plus de dix ministres européens ont participé à distance grâce à des messages vidéo pré-enregistrés, tout comme la figure de proue de l'opposition Svetlana Tikhanovskaïa, avait été demandé par l'Union européenne au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.Ce type de réunion, assez rare puisqu'il n'y en a eu que six depuis la création du Conseil en 2006, suit un scénario bien connu des diplomates, qui peuvent inviter des personnes concernées par le sujet débattu.Ainsi, lors du précédent débat en urgence qui portait sur le racisme et les violences policières après la mort de George Floyd aux Etats-Unis (juin 2020), son frère avait été entendu.Invitée par l'UE à s'exprimer devant le Conseil, Mme Tikhanovskaïa a été interrompue à plusieurs reprises par le Bélarus et le Venezuela, qui ont demandé à l'ONU de cesser la diffusion de sa vidéo. Les représentants de ces pays ont allégué que seuls les Etats pouvaient prendre la parole, ce que la présidente du Conseil des droits de l'Homme, l'Autrichienne Elisabeth Tichy-Fisslberger, a démenti à plusieurs reprises.Un peu plus tôt, le Bélarus et ses alliés - Russie, Chine et Venezuela - avaient également interrompu, pour les mêmes raisons, la Haute-Commissaire adjointe de l'ONU aux droits de l'homme, présente dans la salle, et la Rapporteur spéciale de l'ONU sur le Bélarus, en ligne.- "Brutalité" - Malgré ces tentatives d'obstruction, le message vidéo de la candidate bélarusse à la présidentielle, qui s'est réfugiée en Lituanie après avoir contesté la victoire revendiquée par Alexandre Loukachenko, a pu être diffusé dans son intégralité."La situation au Bélarus exige une attention internationale immédiate", a déclaré Mme Tikhanovskaïa."L'adoption de la Déclaration" universelle des droits de l'homme par le Bélarus signifie "que la communauté internationale a le droit de réagir avec la plus grande fermeté lorsque cette obligation n'est pas respectée", a-t-elle ajouté.La Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Michelle Bachelet et Bruxelles ont appelé à enquêter sur les allégations de torture et les d'abus contre les manifestants. Et l'ONG Human Rights Watch a appelé le Conseil des droits de l'Homme à ouvrir une enquête "sans tarder"."A ce jour, plus de 10.000 personnes ont été arrêtées de manière abusive pour avoir participé à des manifestations pacifiques, ce qui s'ajoute aux quelque 1.500 personnes déjà arrêtées depuis le début de la répression en avril", a déploré pour sa part la Rapporteure spéciale de l'ONU sur le Bélarus, Anaïs Marin.L'ambassadeur bélarusse, Yury Ambrazevich, a balayé les accusations portées à l'encontre de son pays, et assuré que la situation y est "totalement sous contrôle".- "Enquêtes" -A l'issue des débats qui ont duré près de cinq heures, le Conseil des droits de l'Homme s'est prononcé à une large majorité (23 pour, 22 abstentions et 2 contre) en faveur d'une résolution de l'UE demandant à Minsk "de permettre des enquêtes indépendantes, transparentes et impartiales sur toutes les allégations de violations des droits de l'homme", et de garantir que leurs auteurs soient jugés.Le texte, vivement combattu par la Russie qui avait déposé près d'une vingtaine d'amendements, appelle également les autorités bélarusses à entamer un "dialogue" avec l'opposition, à faire cesser l'usage excessif de la force à l'encontre des manifestants et à libérer tous les prisonniers politiques, journalistes, défenseurs des droits humains, étudiants et autres individus détenus dans le contexte de l'élection présidentielle.Il demande par ailleurs au gouvernement de collaborer avec la Rapporteur spécial de l'ONU sur le Bélarus - ce qu'il n'a jamais fait depuis que le mandat a été créé en 2012 - et d'autoriser sa venue.
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A moins de cinq mois de l'élection présidentielle, Donald Trump est pris à la confluence de trois crises historiques, à la traîne dans les sondages, visé par un livre explosif et accumule les revers à la Cour suprême. Mais son retour prochain en campagne entretient l'espoir d'un rebond.
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Le républicain n'est "pas apte" à présider les Etats-Unis, affirme dans un entretien John Bolton.Ce commentaire lapidaire vient ponctuer l'avalanche d'affirmations embarrassantes pour Donald Trump tirées des mémoires de son ex-conseiller à la sécurité nationale.La Maison Blanche a beau tenter d'en bloquer la parution prévue mardi, les fuites et les déclarations de John Bolton alimentent l'image d'un président incompétent sur la scène internationale, moqué par ses propres ministres ou conseillers, et surtout qui fait passer sa soif de réélection le 3 novembre avant l'intérêt du pays.Quitte à demander des faveurs à des dirigeants étrangers: un geste de la Chine pour satisfaire ses électeurs des Etats ruraux, une enquête sur son rival démocrate Joe Biden à l'Ukraine... Les conversations de Donald Trump avec son homologue chinois Xi Jinping "reflètent non seulement les incohérences de sa politique commerciale mais aussi l'interconnexion dans l'esprit de Trump entre ses propres intérêts politiques et l'intérêt national américain", écrit-il.De la "pure fiction", a dénoncé jeudi le milliardaire républicain, pour qui celui qui fut son proche conseiller d'avril 2018 à septembre 2019 n'est qu'un "malade" qu'il a "viré" comme il le méritait.Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, épinglé dans le livre pour avoir dit en privé que Donald Trump ne racontait "que des conneries" alors qu'il affiche une loyauté à toute épreuve en public, a accusé John Bolton d'être un "traître qui abîme l'Amérique" avec ses "mensonges".La route est encore longue jusqu'au scrutin et Donald Trump a le temps de se relever. Mais en ce mois de juin, les nuages s'accumulent pour l'ex-homme d'affaires, déjà aux prises avec les crises sanitaire, économique et sociale, sur fond de réveil d'un vif malaise racial.- Décisions "horribles" de la Cour-Après une brève hausse en mars, sa courbe de popularité a replongé. Sa gestion de la pandémie, qui a fait plus de 118.000 morts aux Etats-Unis, est vivement critiquée. Et la crise du Covid-19 a fait exploser le taux de chômage sur lequel l'homme d'affaires comptait faire campagne.Dans un entretien au Wall Street Journal jeudi, il avance d'ailleurs que les Chinois pourraient avoir encouragé la contagion mondiale parce que les Etats-Unis les "tuaient" économiquement, avant de préciser qu'il en doutait.C'est au moment même où le pays engageait son déconfinement qu'il a été saisi par une vague historique de colère contre le racisme et les brutalités policières, après la mort de George Floyd, asphyxié par un policier blanc le 25 mai.Même s'il a dénoncé son décès, Donald Trump n'a pas saisi l'occasion de s'afficher en président rassembleur, préférant souvent s'en prendre aux manifestants.Dans ce contexte déjà chargé, le républicain vient d'essuyer deux camouflets successifs à la Cour suprême.Lundi, elle avait étendu les droits des salariés homosexuels et transgenres malgré l'opposition de son gouvernement. Jeudi, elle a validé les protections accordées par son prédécesseur Barack Obama à 700.000 jeunes migrants, les Dreamers, que le président voulait supprimer.Des décisions "horribles" venant d'une Cour qui "crache à la figure des gens fiers de se considérer comme républicains ou conservateurs", a réagi Donald Trump.En parallèle, Facebook a retiré des publicités publiées par son équipe de campagne, parce qu'elles affichaient un triangle rouge inversé, symbole utilisé par les nazis pour désigner les prisonniers politiques dans les camps de concentration.- Meeting à Tulsa - Malgré sa campagne en sourdine, Joe Biden, 77 ans, prend le large dans les sondages sur le président-candidat âge de 74 ans. A l'échelle nationale mais aussi dans des Etats-clés.Le républicain n'a pourtant pas choisi l'un de ces Etats pivots pour tenter de donner une nouvelle impulsion à sa campagne, mais un bastion conservateur, l'Oklahoma. Celui pour qui les meetings électoraux sont toujours une bouffée d'oxygène y retrouvera des milliers de partisans samedi, à Tulsa.Son retour sur les estrades est toutefois assombri par deux polémiques. Il fait d'une part l'objet d'un tir de barrage pour les risques de contamination à grande échelle au nouveau coronavirus que représente ce genre de grand-messe. Et de l'autre, pour avoir initialement voulu l'organiser le 19 juin, jour de commémoration de la fin de l'esclavage, dans cette ville marquée par le souvenir du plus grand massacre d'Afro-Américains, en 1921.Mais des partisans l'y attendent déjà, enthousiastes.Invité à la Maison Blanche jeudi, le gouverneur républicain de l'Oklahoma, Kevin Stitt, le lui a dit: "Nous avons hâte de vous recevoir".
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Le bailleur a réagi en assumant la procédure et en expliquant qu'il travaillait à une solution de relogement.
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La secrétaire d'État à l'égalité femmes-hommes hausse le ton. Marlène Schiappa a réagi sur Twitter, mardi 14 août, à l'expulsion d'une femme battue par son compagnon à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), en raison du bruit que causaient ces violences. "Une femme qui subit jusque dans son domicile des violences conjugales doit être aidée, pas expulsée ! La société toute entière doit se ressaisir et agir solidairement", a déclaré la secrétaire d'Etat. Cette dernière a également adressé un courrier au bailleur, qu'elle a publié sur son compte Twitter. "C'est de la non-assistance à personne en danger""Ne pas réagir quand on est informé de violences conjugales, c'est de la non-assistance à personne en danger", a ajouté Marlène Schiappa qui réclame une procédure de soutien pour cette femme. La mère de famille fait face à une procédure d'expulsion de son logement à cause du bruit causé par ces violences. "La plainte déposée pour violence conjugale par Madame ne fait que corroborer les troubles", a écrit le juge du tribunal d'instance de Colombes, qui a ordonné l'expulsion. Un départ avant le 12 septembreDes "troubles" signalés par les voisins de la femme, victime de violences conjugales, au bailleur. Cette dernière doit quitter son logement avant le 12 septembre. De son côté, le bailleur a réagi en assumant la procédure et en expliquant qu'il travaillait à une solution de relogement."Je tiens à attirer votre attention sur la particulière gravité des faits et je me permets de vous solliciter pour de plus amples renseignements sur le contexte de cette affaire : ces informations sont-elles exactes ? Est-ce habituel pour votre groupe d'expulser des locataires au motif qu'elles sont victimes de violences dans leur domicile ?", s'est interrogée Marlène Schiappa dans son courrier envoyé au bailleur.
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Coline, 30 ans, a accouché de sa fille seule en plein hôpital, sans que personne n'entende ses appels à l'aide. Le Progrès a relayé son histoire.
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C'est une histoire incroyable qui est arrivée à Coline, 30 ans, le 7 juin dernier, et que relate Le Progrès. Enceinte, la jeune femme est déposée à l'hôpital Saint-Joseph Saint-Luc de Lyon par son mari sur les coups de 5h30. Après avoir expédié les formalités d'admission, elle est placée en salle d'accouchement par une sage-femme, car le travail commence. Son mari quant à lui part déposer leur premier enfant chez des voisins.Coline est installée en salle de travail vers 6h30, en attendant qu'un anesthésiste vienne poser une péridurale. Elle ne reverra plus un membre du personnel soignant avant la naissance du bébé. Car une série de couacs va précipiter les choses et la laisser livrée à elle-même. Pendant le travail, il y a un changement entre l'équipe de nuit et l'équipe de jour. En même temps, dix femmes se retrouvent en salle d'accouchement, pour huit personnes soignantes disponibles. L'intensité de la douleur augmente, et Coline commence à crier : "Venez, venez, mon bébé est en train de naître !". Mais personne ne l'entend.Son mari, arrivé entre temps, se renseigne à l'accueil. On le rassure en lui affirmant que son épouse est en salle d'accouchement, et qu'un anesthésiste va la prendre en charge. Le quotidien régional explique que le papa étant médecin, il a suivi la consigne de rester à l'écart, par compréhension des contraintes d'une équipe médicale. À l'autre bout du couloir pourtant, Coline crie encore à l'aide, en vain."Je me suis dissociée pour agir de la bonne manière""Toute seule parmi une équipe médicale, au milieu d'un hôpital, jusqu'au bout, je me dis qu'on ne va pas me laisser comme ça", raconte-t-elle. Pourtant, le bébé arrive, et il devient évident pour la maman qu'elle va devoir effectuer l'acte seule. Son expérience du premier accouchement semble l'aider à faire les bons gestes, et Lou vient au monde. Encore reliée par le cordon ombilical à son bébé qu'elle tient dans ses bras, Coline trouve les ressources pour se lever et aller dans le couloir. Sous les yeux des soignants stupéfaits, elle trouve enfin de l'aide. Lou et sa maman sont alors prises en charge, entourées, et le bébé reçoit les premiers soins. "J'ai l'impression que je me suis dissociée pour agir de la bonne manière", se rappelle-t-elle pour Le Progrès. Du côté de l'hôpital, on fait profil bas. "Nous sommes vraiment désolés, nous avons pleinement conscience de l'épreuve qu'ont vécue les parents, les équipes soignantes ne sont pas insensibles à ce qu'il s'est passé", assure la direction de l'établissement. Coline est Lou sont en excellente santé, et auront pour toujours une histoire inoubliable à raconter.
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À la suite des averses de grêle qui ont frappé plusieurs départements le 15 juin, l'état de catastrophe naturelle a été reconnu, ouvrant la voie à des indemnisations pour les victimes.
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Les images avaient fait le tour des JT le 15 juin : d'énormes averses de grêles ravageant les cultures, et les maisins. Certains agriculteurs ont perdu entre 80 et 100 % de leur récolte. Face à cette situation, vingt-cinq communes des départements de l'Ain, de l'Ardèche, de la Drôme, de l'Isère et de la Haute-Savoie ont été reconnues en état de "catastrophe naturelle" selon un arrêté du ministère de l'Intérieur publié samedi 22 juin au Journal officiel. Cette reconnaissance permettra de déclencher des indemnisations exceptionnelles pour les victimes de ces intempéries, qui ont engendré inondations et coulées de boue. Parmi les communes concernées, se trouvent Dagneux (Ain), Genestelle (Ardèche), Bourg-de-Péage et Romans-sur-Isère (Drôme). "C'est catastrophique"Le 16 juin, le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume avait promis cette reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. "C'est catastrophique, j'ai rarement vu des épisodes comme celui-ci, la situation est vraiment dramatique. En termes agricoles, la Drôme et l'Isère sont les départements les plus touchés", avait alors déclaré le ministre. "Pour la plupart des récoltes, c'est entre 80 et 100% de pertes", avait-il ajouté. Dans la Drôme, les pompiers sont intervenus à près de 380 reprises, dont plus de 200 rien qu'à Romans-sur-Isère. En Haute-Savoie, une touriste allemande de 51 ans est décédée dans un camping, écrasée par un arbre tombé sur son camping-car.
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Invités sur CNews ce lundi, pour débattre sur la loi travail, Claire O'Petit et Olivier Besancenot se sont accrochés. Comme attendu, le ton est monté sur le plateau de CNews.
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Il faut dire que le casting avait de quoi faire des étincelles entre d'un côté, Claire O'Petit, députée macroniste très connue pour sa gouaille et Olivier Besancenot, qui n'a jamais sa langue dans sa poche. La thématique aussi avait de quoi faire réagir ces deux-là puisqu'il fallait débattre des ordonnances de la loi travail. « Ne me manquez pas de respect » a par exemple lancé l'ancien candidat à la présidentielle à la députée, qui lui a rétorqué : « ce n'est pas parce que je ne suis pas d'accord avec vous que je vous manque de respect. Ça n'est pas ça ». Quelques minutes auparavant, Claire O'Petit avait remis en cause le fait que Sud soit un syndicat à part entière, l'affiliant à la CGT. Ceci a eu le don d'énerver Olivier Besancenot qui fait partie de Sud. Une maladresse qui a mis le feu aux poudres.
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Invitée de l'émission TF1 "Sept à huit", Louane a accepté de se confier sur les drames de sa vie, la perte de ses parents à un an d'intervalle, alors que sa carrière débutait tout juste.
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Avec plus d'un million d'exemplaires de son premier album vendu, Louane est aujourd'hui adulée l'une des chanteuses préférées des Français. Invitée dans "Sept à huit" sur TF1, Louane a accepté de se livrer sur l'héritage qu'elle a reçu de ses parents, décédés à quelques mois d'intervalle. "Mon père était plein de volonté et ma mère était une bête de travail. Je pense que tous les deux m'ont énormément nourrie plus jeune. Ma mère avait cette phrase qu'elle m'a toujours dite : 'Si tu as envie de faire les choses, fais-les et quoiqu'il arrive, que tu y arrives ou pas, au moins tu auras la satisfaction d'avoir fait les choses à fond'. C'est un peu mon mantra, un peu ce que je me dis tous les matins", confie à TF1 la jeune femme, qui se félicite d'avoir eu la chance d'hériter de "la force" de ses parents.Orpheline à l'adolescence, Louane a fait le choix de ne pas s'étendre sur les drames qui ont bouleversé sa vie. "À moins que ça serve une cause, je trouve ça un peu pathos de parler de ça. Ce ne sera jamais ma signature, ce ne sera jamais une carte que j'utiliserai. Effectivement, j'en parle dans ma musique, j'en parle dans mes chansons, ça a forcément influé sur la façon dont je me suis construite. Après libre à moi de les expliquer ou pas", commente la chanteuse de 21 ans, qui préfère parler de ses parents à "ses amis, ses agents, sa famille".Depuis son passage dans l'émission "The Voice", la carrière de Louane ne cesse de s'envoler. À 21 ans, elle est la chanteuse qui vend le plus de disques en France. Et côté cinéma, le succès est également au rendez-vous. Récompensé du César du meilleur espoir féminin pour son rôle dans "La famille Bélier" en 2015, Louane sera à l'affiche le 27 juin prochain du film "Les Affamés".
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La Turquie a déployé des navires militaires dans une zone gazière disputée avec la Grèce.
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La France a renforcé sa présence militaire en mer Méditerranée orientale, déployant temporairement deux chasseurs Rafale et deux navires de la Marine nationale, a annoncé jeudi 13 août le ministère des Armées, tandis que des tensions se sont fait jour entre la Grèce et la Turquie autour de l'exploitation gazière.Les deux Rafale vont faire "étape" jeudi à La Sude, en Crète, a indiqué le ministère dans un communiqué. Ils y sont attendus dans la matinée et y resteront "quelques jours", a-t-on précisé. Ils avaient été précédemment déployés à Chypre de lundi à mercredi pour un exercice. Le porte-hélicoptères Tonnerre, qui est en route vers Beyrouth pour y apporter de l'aide après l'explosion meurtrière du 4 août, a par ailleurs été rejoint dans la nuit de mercredi à jeudi en Méditerranée par la frégate La Fayette qui avait appareillé de Larnaca (Chypre) et a réalisé un exercice avec la Marine grecque."Cette présence militaire a pour but de renforcer l'appréciation autonome de la situation et d'affirmer l'attachement de la France à la libre circulation, à la sécurité de la navigation maritime en Méditerranée et au respect du droit international", a souligné le ministère des Armées. Le président français Emmanuel Macron a annoncé mercredi soir un renforcement temporaire de la présence militaire française sur zone et appelé la Grèce et la Turquie, toutes deux membres de l'Otan, à se concerter davantage pour apaiser les tensions. Le 23 juillet, le chef de l'État avait vivement critiqué la "violation" des souverainetés grecque et chypriote par la Turquie concernant l'exploration des ressources gazières en mer. Fin juin, il avait également accusé la Turquie d'avoir "une responsabilité historique et criminelle" dans le conflit libyen. La découverte ces dernières années de vastes gisements gaziers en Méditerranée orientale a aiguisé l'appétit des pays riverains et renforcé les tensions entre la Turquie et la Grèce, aux relations régulièrement ponctuées de crises. La situation s'est détériorée lundi après le déploiement par Ankara d'un navire de recherche sismique, escorté par des bâtiments militaires, dans le sud-est de la mer Égée, une zone de la Méditerranée disputée et riche en gisements gaziers. La marine grecque est également présente dans la zone pour "surveiller" les activités turques, selon Athènes.Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a assuré mercredi que la Grèce ne chercherait pas à aggraver la tension, tout en prévenant "qu'aucune provocation ne resterait sans réponse".
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Le seul fabricant français de cochonnets tire le signal d'alarme face à la prolifération de la pyrale du buis, qui infeste les forêts du Jura. Cet insecte nuisible, introduit accidentellement en Europe au cours des années 2000, fait depuis des ravages.
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Pour les amateurs de pétanque, c'est un pan du patrimoine qui est aujourd'hui ébranlé. L'activité de la tournerie Monneret, seul fabricant de cochonnets en France, est en péril à cause d'une chenille qui dévaste les forêts jurassiennes. Pour faire face au danger de la pyrale du buis, l'entreprise fait des stocks : plus de 500 tonnes de bois sont conservées.Le patron de l'entreprise compte sur ces réserves pour en tirer de la matière première pour les dix prochaines années, avant de se rabattre probablement sur du bois importé. Selon lui, les destructions liées à la chenille sont irrémédiables. "Il n'y aura plus de buis dans le Jura d'ici 5 ou 7 ans", déplore t-il, à France Bleu Besançon, qui a révélé l'information mercredi 10 avril. Selon France Bleu Jura, qui relaie l'information, l'usine fondée en 1951 produit environ un million de cochonnets. Elle fournit les grandes marques de pétanque, ainsi que la fédération française et les compétitions officielles. La fabrication du "bouchon" indispensable aux parties de pétanque représente 35% du chiffre d'affaires de l'entreprise familiale, qui emploie cinq personnes. Si la taille et le poids réglementaires du cochonnet ne varient pas (30 millimètres pour 15 grammes), les déclinaisons ne manquent pas, puisqu'aucune restriction n'est imposée sur les couleurs ou les logos.La tournerie reçoit ainsi des commandes d'enseignes, clubs de sport ou entreprises pour les précieux cochonnets, dont le bois pourrait changer de provenance dans les prochaines années.La tournerie Monneret pourrait en effet avoir à importer du bois d'autres d'autres régions, voire d'autres pays.
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Des milliers de policiers étaient réunis mercredi à Paris afin de dénoncer leurs conditions de travail et exprimer leur ras-le-bol. Ils ont également rendu hommage aux policiers qui ont mis fin à leurs jours depuis le début de l'année.
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"Rendre hommage à nos collègues qui ont mis fin à leurs jours". Une mobilisation inédite depuis près de 20 ans : à l'appel d'une large intersyndicale, des milliers de policiers défilaient mercredi 2 octobre à Paris pour une "marche de la colère". "Nous sommes venus ici pour nous battre pour nos conditions de travail, et surtout pour rendre hommage à nos collègues qui ont mis fin à leurs jours", déclare Damien, 24 ans, policier à la Brigade des réseaux transiliens, à Paris.Place de la Bastille ce mercredi, le syndicat Unité SGP Police-Fo voulait marquer les esprits. Place de la Bastille à Paris, les manifestants ont formé un cercle avec des cercueils noirs chiffrés, de 1 à 51, soit le nombre total de policiers qui se sont suicidés depuis le début de l'année. Des policiers, portant un masque blanc marqué d'une larme rouge étaient également allongés au sol. Au centre du cercle, une autre personne se présentant comme la Faucheuse, allégorie de la mort. 22.000 manifestants selon les organisations syndicalesDe mémoire de syndicalistes policiers, on n'avait pas vu un tel appel unitaire depuis 2001 et le meurtre de deux policiers au Plessis-Trévise (Val-de-Marne) par un braqueur récidiviste. La mobilisation s'appuie cette fois sur une usure opérationnelle liée au mouvement social des "gilets jaunes", au cours du quel la police a été de nombreuses fois accusée de violences, et sur un bond des suicides au sein de la police nationale.Le cortège, qui est parti de Bastille aux alentours de 13h30, doit rejoindre la place de la République, au centre de la capitale. Selon les organisations syndicales qui ont réussi l'union sacrée tous corps et tous grades confondus, 22.000 personnes participaient à la mobilisation. "Nous sommes là car c'est un ras-le bol", explique Yves, 54 ans, policier à Montpellier. "On remet en cause la réforme des retraites, les politiques, les médias, le traitement des affaires. Pour nous il n'y a jamais de présomption d'innocence".
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Le mensuel "60 millions de consommateurs" s'est penché sur les produits ménagers. En appliquant son système harmonisé de notation, le magazine a pointé la toxicité de nombreuses substances, y compris dans des produits écolabellisés.
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Mieux identifier les substances toxiques ou dangereuses pour l'environnement. C'est ce que réclame le mensuel "60 millions de consommateurs", qui plaide mardi, 27 août, pour un étiquetage différent des produits ménagers, pétition à l'appui.Sur le modèle du "Nutri-score" pour les produits alimentaires, que plusieurs associations de consommateurs européennes souhaitent rendre obligatoire, le magazine propose un nouveau système de notation des risques potentiels des détergents et autres nettoyants ménagers destinés à l'entretien de la maison.Ce "Ménag' score" ne serait pas "un simple relevé de quelques substances parmi les plus problématiques mais un calcul de risque chimique global tenant compte des menaces de chaque ingrédient pour la santé et l'environnement", explique le mensuel, édité par l'Institut national de la consommation (INC). Afin qu'il soit dès que possible adopté par les fabricants, "60 millions de consommateurs" a lancé une pétition qui a déjà été signée par plus de 16.000 personnes sur son site.Sans attendre, le magazine a déjà appliqué ce système à 108 produits classés en huit familles de détergents, en se basant sur leur "composition affichée" et "sans tenir compte de leur efficacité" : liquides multi-surfaces, lingettes, sprays pour la cuisine et la salle de bain, serpillières, nettoyants pour les sols, gels pour les WC, etc. Des surprises dans les résultatsAvec des résultats parfois radicaux : ainsi, le mensuel estime "inutiles" les produits désinfectants et les lingettes, déconseille ceux à base d'eau de Javel, car présentant des risques pour les yeux ou les voies respiratoires, et juge "très polluants" les blocs pour les WC. Ces premières évaluations ont aussi révélé des surprises : des produits labellisés "Écolabel" n'obtiennent qu'un C, le plus mauvais score étant un E, le meilleur un A. "On ne peut pas acheter des produits avec des Écolabel les yeux fermés : dans certains, on a quand même trouvé certaines substances problématiques pour l'environnement, dans d'autres des substances problématiques pour la santé", a commenté pour France Info Benjamin Douriez, le rédacteur en chef de "60 millions de consommateurs".Pour réaliser ces tests, le magazine explique qu'obtenir la liste des ingrédients de chaque produit, contrairement aux cosmétiques, n'a pas été de tout repos. Car "la réglementation sur les détergents n'impose d'indiquer que les grandes familles de composants avec leur fourchette de concentration", le reste (allergènes, conservateurs) n'étant pas obligatoire et "ne peut figurer que sur le site web indiqué sur l'emballage ou être communiqué par courrier, à la demande", précise-t-il, d'où la pertinence d'un étiquetage clair et lisible pour le consommateur.Le mensuel pointe également du doigt que les termes employés dans les compositions "ne sont pas harmonisés - certains ont jusqu'à 28 synonymes -", et que les détergents peuvent dépendre de plusieurs réglementations différentes, ajoutant à la confusion.
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Moduler le prix de l'eau en fonction de la consommation, réduire les épandages de produits chimiques à proximité de sources ou de nappes phréatiques, faciliter l'usage des eaux de pluie pour arroser les pelouses... font partie des mesures évoquées par le ministre de la Transition écologique pour mieux préserver et économiser l'eau.
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Le réchauffement climatique va réduire la quantité en eau douce disponible en France dans les décennies à venir : François de Rugy a présenté lundi 1er juillet une série de mesures afin de mieux préserver et économiser cette précieuse ressource. Le débit moyen des cours d'eau français devrait diminuer de 10 à 40% à horizon 2050-2070 comparé à aujourd'hui, selon le ministère de la Transition écologique. "L'adaptation au dérèglement climatique est un enjeu majeur pour la ressource en eau (...), ça passe par une nouvelle gestion de l'eau, plus sobre, plus économe dans tous les usages", agricole, industriel, domestique, a relevé le ministre lors d'une conférence de presse, au terme de sept mois de concertation. De ces trois secteurs, l'agriculture est la plus gourmande en eau.Des tarifs variables suivant la consommationLes collectivités pourront faire varier les tarifs en fonction de la consommation, des saisons ou pour les résidences secondaires. En clair, le prix de l'eau augmenterait à partir de certains seuils pour pénaliser les gros consommateurs ayant une piscine ou lavant souvent leurs voitures. En contrepartie, la mise en place d'une tarification sociale de l'eau pour les ménages les plus modestes, pour l'instant au stade de l'expérimentation, devrait être généralisée. "On propose de faire évoluer la tarification pour tout le monde", aussi les usagers agricoles et industriels, a assuré la secrétaire d'État à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon."Il n'y a absolument rien d'obligatoire, de contraignant, les agences de bassin étant seulement 'invitées' à prendre en compte les incitations aux économies d'eau dans leurs taux de redevance" pour l'agriculture et l'industrie, regrette Alain Bazot, président d'UFC-Que Choisir. "Le financement de la politique de l'eau (est) actuellement payé à 86% via la facture des consommateurs", rappelle-t-il. L'association demande que les agriculteurs paient pour la dépollution d'eau potable.Améliorer la qualité de l'eauLe gouvernement souhaite aussi améliorer la qualité de l'eau. L'agriculture, avec les pesticides et les nitrates, est la première cause de pollution de l'eau distribuée. Pour réduire les épandages de produits chimiques à proximité de sources ou de nappes phréatiques alimentant le réseau d'eau potable, les communes disposeront à l'avenir d'un droit de préemption sur les terres agricoles dans ces zones. En 2007, 1.000 captages d'eau prioritaires avaient été identifiés, mais seule la moitié bénéficie d'un plan d'actions. Le ministère veut que la totalité soit concernée d'ici 2021. Une autre piste envisagée est de faciliter les usages des eaux de pluie, des eaux retraitées par les stations d'épuration ou encore les eaux domestiques dites "grises" (douche, lavabo, lave linge...) pour arroser des pelouses.À partir de 2022, les bâtiments neufs devraient intégrer "une exigence en matière d'économie d'eau". Des retenues d'eau pourront être créées, mais uniquement si elles répondent à plusieurs besoins. Des demandes d'agriculteurs de stocker l'eau pendant l'hiver se heurtent parfois à l'opposition d'associations environnementales. Le ministère prévoit également de remettre en état naturel 25.000 km² de cours d'eau, de renforcer des solutions fondées sur la nature et de doubler la superficie des aires protégées de milieux humides."Déceptions et oublis" Florence Denier-Pasquier, vice-présidente de France Nature Environnement (FNE), salue la volonté de "mettre la sobriété au cœur de la politique", mais relève des "déceptions et des oublis complets" sur la répartition du financement de la politique de l'eau ou la cartographie des cours d'eau.De son côté, l'Union des industries et entreprises de l'eau et de l'environnement (UIE) souligne que plusieurs sujets "n'ont pas encore trouvé de solutions opérationnelles", comme la question des micropolluants ou la réutilisation des eaux usées et de pluie, pour laquelle les objectifs "restent très peu ambitieux".Une première partie des assises de l'eau avait mis l'accent sur la rénovation des réseaux d'eau potable pour éviter les pertes qui concerneraient un litre sur cinq.
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La candidature de la Française à la Commission européenne a été retoquée ce jeudi 10 octobre, au grand dam du président de la République, qui avait soumis le nom de son ancienne ministre.
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La décision ne passe pas. La Commission européenne a rejeté la candidature de Sylvie Goulard, "protégée" d'Emmanuel Macron pour le poste de commissaire. Le chef de l'Etat s'est interrogé sur les raisons de cet accroc, disant "ne pas comprendre" et évoquant d'un ton amer "ce qui s'est joué de ressentiment, peut-être de petitesse" dans le vote des députés européens."Je me suis battu pour un portefeuille, j'ai soumis trois noms", a commenté le président de la République à l'occasion lors d'une conférence de presse à Lyon: "On m'a dit 'votre nom est formidable, on le prend' et puis on me dit finalement 'on n'en veut plus'. Il faut qu'on m'explique".Selon Emmanuelle Macron, la présidente élue de la Commission, Ursula Von der Leyen, l'aurait assuré avoir obtenu l'accord des groupes PPE (centre-droit), PSE (social-démocrate) et Renaissance (centriste et libéral) à la candidature de Mme Goulard. "Je ne comprends pas comment, quand la présidente de la commission nommée a une discussion avec les trois présidents de groupe et (qu'ils) se mettent d'accord sur quelque chose, ça peut bouger comme ça. Donc j'ai besoin de comprendre", a-t-il abondé. "Je suis très détendu, ce qui m'importe c'est le portefeuille. J'ai besoin de comprendre ce qui s'est joué de ressentiment, peut-être de petitesse", a-t-il poursuivi. L'entourage du président de la République avait jugé auparavant que Mme Goulard, sèchement retoquée jeudi par 82 voix contre 29, avait fait les frais à Bruxelles "d'un jeu politique qui touche la Commission européenne dans son ensemble".Dans la presse française, Le Canard Enchaîné avait évoqué dès mercredi 9 octobre des difficultés de la candidate française. Dans un article intitulé "Le chemin de croix bruxellois de Sylvie Goulard", l'hebdomadaire avait avancé que l'audition de Sylvie Goulard par les parlementaires européens s'était "très mal passée".
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Fusionnées ou chacune fermement ancrée dans son couloir après d'intenses tractations mardi, les listes sont désormais en ordre de bataille pour le second tour des municipales le 28 juin, qui sera précédé d'une campagne inédite à l'heure du coronavirus.
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Les grandes manoeuvres en vue d'alliances se sont poursuivies jusqu'à la dernière minute avant l'échéance légale de 18H00, dans les quelque 5.000 communes concernées par ce second tour, dont de nombreuses grandes villes.La principale annonce est venue de Paris, où un accord de coalition a finalement été trouvé dans la nuit de lundi à mardi entre la maire socialiste Anne Hidalgo, arrivée en tête du 1er tour avec 29,3%, et les Verts emmenés par David Belliard (10,8%)."On a trouvé un accord sur les trois thèmes sur lesquels on travaillait depuis plusieurs jours: le projet, la gouvernance et les listes", a indiqué à l'AFP le directeur de campagne de la maire, Emmanuel Grégoire.Cet accord place plus que jamais Anne Hidalgo en position de grande favorite face notamment à Rachida Dati (LR). Pour le reste dans la capitale, les alliances sont à géométrie variable. Ainsi, Mme Dati a-t-elle reçu l'appui de la maire du Ve arrondissement Florence Berthout, issue de rangs de LR mais ralliée pour ces municipales à... La République en marche.Et si l'ex-LREM Cédric Villani, arrivé 5e au premier tour, n'a noué aucun accord global, il voit ses troupes fusionner avec la liste LREM dans le XIIe arrondissement.Placée en position de faiblesse après un premier tour très délicat, La République en marche a penché à droite dans plusieurs villes.C'est le cas à Strasbourg où Alain Fontanel (19,86% au 1er tour) assurera la tête de la liste commune avec le candidat LR Jean-Philippe Vetter (18,2%). A l'inverse, la socialiste Catherine Trautmann (19,77%) et l'écologiste Jeanne Barseghian (27,87%) ne sont pas parvenues à se rassembler.A Clermont-Ferrand, Eric Faidy (LREM, 15,5% au 1er tour) a fusionné sa liste avec Jean-Pierre Brenas (LR, 20,7%) relançant le suspense face au sortant PS Olivier Bianchi (38,1%). A Bordeaux, le candidat LREM Thomas Cazenave a formé une "coalition" avec le maire sortant LR Nicolas Florian.Et à Metz, le sénateur LR François Grosdidier, arrivé en tête au premier tour, s'est allié avec Béatrice Agamennone, ancienne référente En Marche de Moselle.- Verrou du Conseil scientifique -Comme à Rennes ou Nantes ce week-end, l'union entre la gauche et les écologistes s'est concrétisée à Toulouse. Contrairement aux villes de l'Ouest, dirigées par des maires PS, les socialistes se sont rangés derrière la bannière verte d'Antoine Maurice qui, grâce à ce rassemblement, peut espérer déloger le maire sortant LR Jean-Luc Moudenc.La droite espère pourtant capitaliser sur son ancrage local, alors que la crise du coronavirus a mis les élus de terrain en première ligne.Mais à Marseille, le camp LR est menacé après 25 ans de règne de Jean-Claude Gaudin. Il a échoué à se rassembler autour de Martine Vassal, arrivée juste derrière la candidate écologiste au premier tour et confrontée à la dissidence du sénateur Bruno Gilles.Le suspense a joué aussi à Montpellier où le milliardaire Mohed Altrad (13,3%) a conclu in extremis un accord avec trois listes marquées à gauche et ayant réalisé entre 7,2% et 9,5% au premier tour. Cela lui permet de menacer sérieusement le sortant (DVG) Philippe Saurel (19,1%) dans un scrutin assez baroque.Quant au RN, il a déjà repris au premier tour huit des dix villes qu'il détenait mais n'en a pas remporté de nouvelles à ce stade. Et la partie n'est pas gagnée à Perpignan, où son candidat Louis Aliot est arrivé en tête mais se retrouve face à un front républicain constitué samedi au profit du maire LR sortant Jean-Marc Pujol.La tenue de ce second tour, qui doit voir quelque 16 millions de personnes se déplacer aux urnes, est encore soumis à un ultime verrou: le conseil scientifique devra donner un nouvel avis sur les risques sanitaires autour du 13 juin. Il s'agit aussi de parer à un nouvel effondrement de la participation. Celle-ci avait chuté à 44,6% au premier tour, au tout début de la vague de Covid-19. Un assouplissement des procurations est envisagé.La campagne officielle débutera lundi 15 juin. Mais pas de meetings au programme, ni de porte-à-porte: les militants tractent dans les boîtes aux lettres et surtout s'activent sur internet.
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C'est l'image-choc des heurts de mercredi. Une voiture de police dans laquelle circulaient deux agents a été incendiée par une quinzaine de casseurs au niveau du 91 quai de Valmy, dans le 10e arrondissement de Paris.
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Légèrement blessés, les deux policiers, un homme et une femme, souffrent de contusions.Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans la soirée. Une 5e a été arrêtée jeudi matin. Deux sont âgés de 19 ans et un troisième de 21 ans. Un peu plus tôt dans la journée, une enquête avait été ouverte par le parquet de Paris pour tentative d'homicide volontaire. Les faits ont eu lieu alors que la police manifestait dans la journée contre la "haine anti-flics" et qu'une contre-manifestation, interdite, a aussi eu lieu pour dénoncer les violences policières.Une vidéo publiée sur YouTube montre un véritable assaut. Alors que la voiture de police est coincée dans la circulation, un premier casseur brise la vitre de la porte du côté conducteur avec un coup de pied et commence à mettre des coups de poing à l'agent au volant qui se défend. Un autre individu lance un potelet sur le pare-brise. Le conducteur sort son arme avant de rapidement la ranger.Le montage coupe légèrement la séquence et reprend sur un individu en train de frapper le pare-brise avec une sorte de manche en plastique dur. Le véhicule s'avance un peu et, semble-t-il, ce même individu revient frapper l'arrière du véhicule sans parvenir à l'endommager. Une autre personne vient frapper la lunette arrière avec un potelet et parvient à la briser. La voiture est une nouvelle fois coincée par la circulation et alors que l'individu avec un manche bleu continue de frapper, un autre met un objet incendiaire dans la voiture.Le conducteur sort du véhicule et fait face à l'homme avec le manche bleu qui l'attaque. Après avoir esquivé les coups, l'adjoint de sécurité, qui a fait preuve tout au long de l'assaut d'un sang-froid remarquable, s'éloigne avec sa collègue alors que la voiture prend feu. Elle finira carbonisée quelques minutes plus tard.
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Défiant le couvre-feu imposé après les violences de la veille, plus d'un millier de personnes ont encore défilé jeudi soir dans les rues de Louisville, dans le Kentucky (sud), pour dénoncer l'impunité des policiers ayant tué l'Afro-Américaine Breonna Taylor.
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La veille, 127 personnes avaient été arrêtées lors d'affrontements avec la police, dont deux agents ont été blessés par balles, après l'annonce du procureur du Kentucky mercredi qu'il ne poursuivrait personne pour la mort de Breonna Taylor, 26 ans, abattue dans son appartement par la police en mars. Jeudi soir, si les manifestants qui se sont rassemblés dans le centre-ville en dépit du couvre-feu prolongé jusqu'au week-end disaient haut et fort leur colère, le rassemblement est resté globalement pacifique. Une église a même ouvert ses portes aux manifestants, leur offrant un sanctuaire alors que la police encerclait le bâtiment, selon des journalistes de l'AFP sur place. Au moins 24 personnes ont été arrêtées pour rassemblement illégal, refus de se disperser et émeute au premier degré, selon la police, même si la ville de 600.000 habitants semble avoir évité les violences de la veille.- Sanctuaire -La circulation avait été coupée par les forces de l'ordre dans la plupart des rues du centre-ville, désertes hormis les manifestants, et les magasins fermés."On ne peut plus continuer à être pacifiques", a déclaré dans le cortège Michael Pyles, 29 ans, venu avec un pistolet à la ceinture, comme l'autorisent les lois du Kentucky. "Nous sommes là pour protéger les nôtres (les Noirs) et ceux qui nous soutiennent" car "nous sommes attaqués"."Je passe souvent ma porte d'entrée en me disant +Bon sang, la police pourrait venir chez moi et me tirer dessus et me tuer comme ils ont tué Breonna+", a expliqué Grace Pennix, une jeune femme noire de 19 ans. "Ca pourrait être moi, mon ami, mon cousin, ma tante, ma mère".A cause du couvre-feu en vigueur de 21H00 à 06H30 jusqu'à la fin du weekend, le noyau dur de la contestation - une centaine de personnes - a trouvé refuge à la First Unitarian Church, dont les responsables ont dit soutenir leur cause.Des policiers lourdement armés ont encerclé le bâtiment que des hélicoptères survolaient, mais les manifestants ont finalement été autorisés à partir vers 23H00.L'église ne s'est pas contentée d'ouvrir ses portes. Tout avait été organisé pour soutenir les manifestants : ravitaillement et assistance juridique pour ceux qui avaient été inquiétés par la police lors des précédents rassemblement.Au milieu de cette agitation, le frère Tim, 63 ans, robe et sandales marron, crucifix autour du cou, échangeait patiemment aussi bien avec les manifestants qu'avec les forces de l'ordre dehors pour apaiser la tension ambiante et les invectives que s'échangeaient les deux camps.- Justice à deux vitesses -Les manifestations ont commencé après l'annonce du procureur du Kentucky mercredi qu'il ne poursuivrait pas pour homicide les policiers ayant tué Breonna Taylor. Cette infirmière de 26 ans est décédée le 13 mars, quand trois agents ont fait irruption chez elle en enfonçant sa porte en pleine nuit. Armé, son compagnon, croyant à une intrusion criminelle, avait ouvert le feu.Les policiers, qui avaient un mandat d'arrêt, ont affirmé avoir annoncé qu'ils étaient la police, ce que confirme un témoin mais nie le compagnon de Breonna Taylor. Un seul membre du trio policier a finalement été poursuivi, pour mise en danger de la vie d'autrui, en raison de ses tirs qui ont traversé un appartement voisin. Aucun chef d'inculpation n'a été retenu contre ses deux collègues, dont les tirs ont tué la jeune femme.Cette décision du procureur, "scandaleuse et insultante", est "l'illustration d'une justice américaine à deux vitesses - protégeant les voisins blancs et ignorant la mort d'une femme noire", a déclaré l'avocat de la famille de Breonna Taylor, Ben Crump.L'adversaire du président américain Donald Trump pour la présidentielle de novembre, Joe Biden, a dit "comprendre la frustration", tout en appelant au calme : "La violence n'est jamais acceptable".Martelant à nouveau son slogan "La loi et l'ordre" sur Twitter, Donald Trump a déclaré de son côté "prier" pour les deux agents de police blessés. L'un d'eux "a pu sortir de l'hôpital", tandis que le second, touché à l'abdomen, "est dans un état stable", a précisé le maire de Louisville Greg Fischer. Un homme de 26 ans, identifié comme Larynzo Johnson, soupçonné d'être l'auteur des tirs, a été interpellé et pourrait être inculpé de violences volontaires à l'encontre de policiers. Il doit comparaître vendredi devant un juge.
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"L'art n'a que faire de la morale (...) mais l'artiste ne peut se cacher derrière son art pour échapper à ses responsabilités de justiciable", écrit la députée LREM des Yvelines dans une tribune publiée ce dimanche.
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"Quand Adèle Haenel choisit Mediapart plutôt que le dépôt de plainte (après sa prise de parole dans le journal, l'actrice a finalement décidé de porter plainte pour attouchements, ndlr), il faut bien reconnaître que c'est parce que nos tribunaux ont échoué et notre société plus encore", commence la députée Aurore Bergé, dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche du 5 janvier dans laquelle elle dénonce la "complaisance" accordée aux artistes accusés d'agressions sexuelles. "Nous avons renforcé la législation et allongé le délai de prescription mais notre société a encore un sujet avec les agressions sexuelles. Une tolérance. Une complaisance", dénonce-t-elle. "Si Polanski est un grand réalisateur, il n'est pas seulement un réalisateur. Il est aussi un homme qui a drogué puis sodomisé une enfant de 14 ans. La réalité est celle-ci. Personne ne devrait l'escamoter pour mieux tenter de la rendre acceptable", s'insurge-t-elle. "Après Polanski, c'est Matzneff qui est aujourd'hui l'objet de la discorde. On revoit les émissions d'alors (...) On plaide en faveur de ce 'vieil homme de 83 ans' dont on n'aurait pas le droit de troubler le repos. Peu importe qu'il ait pu saccager la vie de petites filles et de petits garçons. On condamne celle qui ose révéler ce qu'ils étaient si nombreux à savoir et à cautionner", poursuit-elle. "Comment peut-on aujourd'hui justifier cela au nom d'"une époque qui a changé" et devrait refuser de juger le passé ? Violer un enfant de 12 ans est le même crime qu'il ait été commis en 1968 ou en 2019", affirme l'élue LREM, avant de préciser "nous ne sommes pas des censeurs en l'affirmant, nous nous plaçons du côté du droit (...) (qui) sanctionnait déjà les actes sexuels avec des mineurs de moins de 15 ans !""En vérité, on perçoit tant l'embarras d'une génération que la gêne qui nous touche à l'égard des artistes (...) comment expliquer que l'on persiste à avoir cette indulgence coupable quand les agressions et crimes sexuels concernent des artistes ?", s'interroge-t-elle. "L'art n'a que faire de la morale. Et heureusement. (...) Mais l'artiste ne peut se cacher derrière son art pour échapper à ses responsabilités de justiciable", poursuit-elle. "Et ceux qui aiment l'art et les artistes devraient sans hésitation refuser toute complaisance coupable", conclut-elle.
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Les parents d'un enfant âgé d'un an ont été placés en garde à vue après l'avoir oublié dimanche dans leur voiture.
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Des parents ont oublié leur bébé dans leur voiture dimanche 7 juillet, devant leur domicile de Gaubertin (Loiret). Resté deux heures en plein soleil, l'enfant souffrait d'une grave déshydratation. Les faits se sont déroulés vers 16h20 et à cette heure-ci, il faisait près de 30°C. L'enfant a été hospitalisé en urgence à Orléans et son pronostic vital est engagé, rapporte BFMTV."Les parents revenaient de leurs courses et ils ont oublié leur enfant dans le véhicule, stationné devant chez eux, a précisé par la suite Nicolas Bessonne, le procureur de la République d'Orléans auprès de La République du Centre, confirmant l'information de la chaîne. Ce sont les grands-parents qui les ont alertés en arrivant chez eux." "Les parents ont été placés en garde à vue entre 17h et 20h. Cette garde à vue a été levée pour leur permettre d'être au chevet de leur enfant", a précisé le magistrat.
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La présence de Pascal Canfin sur la liste LREM pour les élections européennes a surpris les associations écologistes. Pour Yannick Jadot, leader d'Europe Écologie - les Verts, "Pascal Canfin s'est égaré".
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Dans une interview au Monde mardi, l'écologiste Pascal Canfin a indiqué qu'il allait prendre la place de numéro 2 sur la liste LREM aux élections européennes.Lundi, l'ex-ministre avait annoncé qu'il quittait son poste de directeur de WWF France. "Les échanges que j'ai eus depuis dix jours avec le président de la République m'ont apporté les assurances nécessaires pour qu'aujourd'hui je prenne cette décision", a déclaré Pascal Canfin, qui a pourtant dit non deux fois à Emmanuel Macron. Pour les associations écologistes, l'annonce de cette candidature ne passe pas. "C'est un choc, parce que je le croyais enraciné dans le mouvement associatif depuis longtemps. C'est un pari ambigu pour lui. Très honnêtement je me sens mieux à ma place qu'à la sienne", a déclaré à Franceinfo Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO). "L'engagement écologique de ce gouvernement semble de plus en plus faible donc on ne voit pas vraiment ce que Pascal Canfin pourrait avoir comme marge de manœuvre, dans un groupe au Parlement européen qui serait le PPE, donc un groupe très libéral, beaucoup plus proche des intérêts industriels que du militantisme écolo", a de son côté estimé François Veillerette, président de Générations Futures. De son côté, le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts David Cormand juge "sévèrement" cet "espèce de débauchage auquel s'est livré Emmanuel Macron". "Je pense que c'est une capitulation en rase campagne. Il y a des centaines de milliers de personnes qui manifestent à l'échelle de la planète pour le climat. Il y a une pétition en France qui a recueilli plus de deux millions de signatures pour mettre en demeure l'État. Et là, Pascal Canfin semble donner une caution écolo au président de la République et à La République en marche", a-t-il déclaré au micro de Franceinfo mardi matin. Pour Yanick Jadot, "Pascal Canfin s'est égaré". "Aujourd'hui, aller rejoindre une liste après le départ de Nicolas Hulot, après le départ de Matthieu Orphelin qui ont dit à quel point l'écologie était une mystification dans ce gouvernement, ça m'attriste", a réagi la tête de liste EELV aux européennes. Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a également remis en cause la décision de Pascal Canfin. "Comment comprendre le choix de Canfin qui a quitté un gvt de gauche parce qu'il ne le trouvait pas assez à gauche et qui va sur une liste de droite dirigée par la juppéiste N. Loiseau ?""En m'engageant sur ce projet, je ne vois pas en quoi je trahirais les idéaux qui sont les miens. Au contraire, j'essaye de les rendre possibles", s'est défendu le directeur sortant du WWF France dans Le Monde interrogé sur les risques que les écologistes crient à la trahison.
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Désormais, lorsqu'un véhicule se fera flasher pour excès de vitesse, une vérification sera effectuée pour savoir si le véhicule est assuré. Si ce n'est pas le cas, le conducteur risque une amende de 750 euros.
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En France, chaque véhicule, même ceux qui ne roulent pas, doit être assuré. Or, selon l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) de 2018, 700.000 personnes rouleraient sans assurance. Ces derniers sont aujourd'hui dans le viseur dans de la Sécurité routière. Dès à présent, lorsqu'un véhicule se fera flasher, pour excès de vitesse ou le franchissement d'un feu rouge par exemple, une vérification sera effectuée pour savoir si le véhicule est assuré, a annoncé mardi 15 octobre le ministère de l'Intérieur. Ce nouvel usage des radars est rendu possible grâce à la création depuis janvier dernier d'un fichier des véhicules assurés (FVA) qui "contient les informations relatives aux contrats souscrits par les assurés : l'immatriculation du véhicule, le nom de l'assureur et le numéro du contrat avec sa période de validité". "Dans un premier temps, nous allons envoyer des courriers de prévention", précise ce mercredi sur Franceinfo Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière. Mais après l'avertissement, viendra la sanction. "En demandant aux personnes de s'assurer, on va d'abord essayer de favoriser la réassurance ou l'assurance spontanée après avertissement. Et puis, dans quelques mois seulement, si on n'est pas assuré et flashé, on recevra une amende forfaitaire délictuelle de 750 euros", indique Emmanuel Barbe. Ce montant vise à sensibiliser les conducteurs aux risques qu'ils courent à ne pas assurer leur véhicule. En verbalisant les conducteurs non assurés, la Sécurité routière espère ainsi faire reculer ce phénomène qui peut coûter très cher principaux concernés. En effet, en cas d'accident, ces automobilistes doivent parfois payer toute leur vie pour indemniser les accidentés. L'an dernier, 175 personnes ont été tuées par un véhicule non assuré. Ces dernières années, le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages (FGAO), qui intervient dans un premier temps, a noté une hausse constante de ces cas de figure. De 2013 à 2018, le nombre de victimes a augmenté de 12 %, atteignant en 2018 30.873 personnes. L'an dernier encore, le FGAO a dû se substituer à 25.973 conducteurs non assurés à hauteur de 119 millions d'euros.Une partie de l'amende servira par ailleurs à contribuer au FGAO. "On peut considérer que là où une assurance aurait coûté 100 euros par mois, ça vous coûtera 1.000 euros par mois d'indemnisation... Rouler non assuré, c'est d'abord courir un risque extrêmement grave de bousiller sa vie ! Des personnes à qui c'est arrivé se sont retrouvées toute leur vie à devoir payer cette dette qu'elles se sont créée elles-mêmes", insiste Emmanuel Barbe. *
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Dans une vidéo diffusée par Brut, Christiane Taubira défend l'accueil des migrants par la France et veut tordre le cou aux "imbécillités" propagées concernant l'arrivée de réfugiés sur le sol français.
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Christiane Taubira n'a pas l'habitude de mâcher ses mots, et ses prises de position sont toujours en accord avec ses engagements humanistes. Dans une réaction accordée au médiat Brut à propos de l'accueil des migrants en France, l'ancienne ministre de la Justice n'y est pas allée de main morte, n'hésitant pas à égratigner certains responsables politiques au passage."Nous sommes 67 millions et nous sommes terriblement effrayés à l'idée d'accueillir 24 000 personnes", s'étonne-t-elle. "Cela dit des choses terribles sur nous", s'inquiète l'ancienne Garde des Sceaux. "Une peur panique, complètement irraisonnée, un sens des réalités très dilué, très altéré. Un égoïsme qui n'est même pas tangible parce qu'il n'a même pas d'effet...", explique Christiane Taubira."Ils risquent tout ça juste pour pouvoir s'inscrire aux allocations familiales ?""24 000 personnes. Il y a 244 millions de personnes qui ne vivent pas chez elles, sur la terre de 8 milliards", appuie-t-elle afin de relativiser le nombre de personnes que l'Union européenne demande à la France d'accueillir. "Ils viennent, ils risquent la Méditerranée, ils risquent la noyade (...) Ils risquent tout ça juste pour pouvoir s'inscrire aux allocations familiales ?", s'interroge Christiane Taubira."24 000 personnes en détresse, ce n'est pas toute la misère du monde !"Une dernière interrogation ironique qui fait écho à une sortie de Laurent Wauquiez. Le patron des Républicains avait déclaré dans Nice Matin qu' "On prend trop souvent notre nationalité parce qu'on aime le RSA, pas parce qu'on aime Victor Hugo". "Faire notre part ce n'est pas inlassablement venir répéter 'nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde'", s'emporte-t-elle."24 000 personnes en détresse, femmes, enfants et hommes, ce n'est pas toute la misère du monde !", tente de raisonner Christiane Taubira. Plusieurs fois dans son intervention, Christiane Taubira cite Michel Rocard. En 1989, celui qui était alors Premier ministre a expliqué que "la France ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde". Quelques années plus tard, il affirmait que la phrase était amputée de sa suite : "La France ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde, raison de plus pour qu'elle traite décemment la part qu'elle ne peut pas ne pas prendre".
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POLITIQUE. Dernier fidèle de l'ancien président, Gaspard Gantzer publie "La politique est un sport de combat", dans lequel il dévoile les coulisses du quinquennat de François Hollande.
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Selon lui, le socialiste aurait été soulagé de renoncer à briguer un second mandat.Nommé conseiller en communication de François Hollande en avril 2014 après deux ans auprès de Laurent Fabius au ministère des Affaires étrangères, Gaspard Gantzer livre aujourd'hui sa version du quinquennat de l'ex-président socialiste dans le livre "La politique est un sport de combat".En arrivant à l'Élysée, il a retrouvé son ancien camarade de promotion à l'ENA, Emmanuel Macron, alors secrétaire-adjoint. Invité d'Europe 1 mardi matin 31 octobre, il explique que celui qui est désormais président de la République était "le plus proche" conseiller de François Hollande, en tous cas "sur les questions économiques et sociales, qui étaient centrales à ce moment-là". SUR MACRON : "IL N'Y AVAIT PAS DE PAS DE CÔTÉ PAR RAPPORT AU PRÉSIDENT, MAIS ON SENTAIT QU'IL N'EN PENSAIT PAS MOINS"Pour autant, il ne s'attendait pas à l'ascension si rapide de son vieux copain de promo. "Même si j'avais décelé l'ambition chez mon camarade de promo, jamais je n'aurais pu imaginer qu'il serait candidat à la présidence de la République en 2017, s'étonne-t-il. Personne n'imaginait d'ailleurs qu'il puisse réussir si vite et si fort, c'était inimaginable". François Hollande lui-même n'y croyait pas, il tablait plutôt sur 2022. Gaspard Gantzer reconnaît néanmoins qu'Emmanuel Macron avait déjà une ambition très affirmée. "Impressionné" par son évolution entre l'ENA et son arrivée à l'Élysée, l'ex-conseiller en communication, aujourd'hui chroniqueur sur RTL, a remarqué à l'époque que le futur chef de l'État était "devenu l'homme politique qui sommeillait en lui depuis quelques temps. Il en avait pris la langue de bois, mais aussi une grande précision dans le maniement des concepts. C'était assez vertigineux."M. Gantzer note à cette époque qu'Emmanuel Macron s'écarte peu à peu de François Hollande. "On sentait déjà qu'il avait en lui des convictions profondes et personnelles. Il n'y avait pas de pas de côté par rapport au président, mais on sentait que, parfois, il n'en pensait pas moins."À PROPOS DE VALLS : "EN CHERCHANT À ÉTEINDRE L'AMBITION DE MACRON, IL N'A FAIT QUE L'ALIMENTER"Si aujourd'hui Manuel Valls est du côté d'Emmanuel Macron, il est désormais député apparenté La République en Marche, l'ex-Premier ministre n'a pas toujours été un grand. "À un moment, une rivalité s'est installée entre le Premier ministre et son ministre de l'Économie. Le paradoxe, c'est qu'elle a plutôt motivé Emmanuel Macron, l'a poussé à jouer des coudes, à s'émanciper", estime Gaspard Gantzer. "Manuel Valls ne voulait certainement pas cela, mais en cherchant à éteindre l'ambition d'Emmanuel Macron, il n'a fait que l'alimenter", relève-t-il.Candidat malheureux à la primaire de la gauche, Manuel Valls n'a jamais caché sa colère à l'encontre de François Hollande et du livre-confession "Un président ne devrait pas dire ça", sorti en octobre 2016. À tel point, qu'il en fut "le meilleur attaché de presse", selon M. Gantzer. "Il parlait tous les jours du bouquin dans la presse, en on et en off."SUR HOLLANDE : SA RENONCIATION, "UN CRI DU COEUR"Il se souvient du tremblement de terre provoqué par ce livre, qui deviendra rapidement une arme pour tous ceux qui nourrissent des ambitions présidentielles. "Chaque jour, je découvrais une nouvelle révélation. C'est une bombe à fragmentation : il y a la bombe du livre en lui-même, et ensuite les réactions politiques. C'était ça le plus surprennent : tous les opposants, intérieurs et extérieurs de François Hollande, se sont saisis du bouquin". L'ancien conseiller en communication le confesse aujourd'hui : il ne s'est pas assez méfié des deux auteurs, Gérard Davet et Fabrice Lhomme. "Je ne connaissais pas ces deux journalistes, peut-être parce que ce ne sont pas des journalistes politiques mais des journalistes d'investigation", explique-t-il. "Quand François Hollande a annoncé qu'il n'était plus candidat, plus personne n'a parlé du livre", note-t-il. Selon Gaspard Gantzer, le président aurait été soulagé de renoncer à briguer un second mandat. "Heureusement qu'il y a eu le livre de Davet et Lhomme, sinon j'aurais été contraint de me représenter", aurait-il déclaré. "Cette phrase traduit une forme de lassitude face aux attaques incessantes des socialistes, ceux que l'on a appelé les frondeurs, et d'une partie du gouvernement, alors qu'il avait fait le job sur les attentats et le redressement du pays", estime Gaspard Gantzer. "C'est presque un cri du cœur", selon lui.Aujourd'hui, Gaspard Gantzer avoue conserver "beaucoup" d'affection pour François Hollande, mais aussi pour Emmanuel Macron, pour qui il a voté dès le premier tour. "J'ai de l'affection et de l'admiration pour les deux, mais de façon assez différente", assure-t-il.
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Les passages aux urgences et les consultations de SOS Médecins pour les gastros ont diminué de moitié par rapport à l'an dernier, rapporte franceinfo. Selon le docteur Jean-Paul Hamon, interrogé par nos confrères, cette forte baisse est la conséquence de l'application des gestes barrières contre le coronavirus.
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En cette période de reprise de l'épidémie de coronavirus, marquée par le durcissement des mesures sanitaires dans de nombreuses grandes villes de France, chaque bonne nouvelle est bonne à prendre. Comme le rapporte franceinfo, samedi 26 septembre, les cas de gastro-entérites subissent une forte baisse par rapport à l'an dernier. D'après nos confrères, les passages aux urgences et les consultations de SOS Médecins pour les gastros ont même diminué de moitié. Coronavirus : pourquoi faut-il faire vacciner ses enfants contre la grippe et la gastro ?par Europe 1Le docteur Jean-Paul Hamon a même assuré à franceinfo, dans l'émission "C'est ma santé", qu'il avait "vu disparaître les gastro-entérites des pathologies [à son] cabinet". D'après le médecin généraliste, cette forte baisse est la conséquence directe de l'application des gestes barrières pour lutter contre la propagation du coronavirus : "Les gens respectent les mesures barrières : ils se lavent les mains, ils mettent un masque, la plupart respectent la distanciation, donc le virus se transmet moins. En plus, maintenant, on nettoie les surfaces inertes ; poignées de portes, tables, etc.... Il est clair que la gastro-entérite, cet hiver, on n'en verra pas beaucoup."Une baisse similaire pour la grippe ?Grâce aux gestes barrières, d'autres pathologies pourraient bien se montrer beaucoup plus discrètes cet hiver. "On espère que cette année, avec le démarrage de l'automne et de l'hiver, il y aura moins de grippes" a poursuivi Jean-Paul Hamon, tout en ajoutant qu'il souhaitait que "les gens fragiles, le personnel médical, les personnes à risque" se fassent vacciner contre la grippe saisonnière.
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La justice exige que soit de nouveau affichée dans les gares franciliennes une campagne de publicité promue par l'association anti-IVG et anti-PMA Alliance Vita.
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Samedi 4 janvier, la justice a demandé que soit de nouveau affichée dans les gares d'Ile-de-France une campagne de publicité d'Alliance Vita. Dans un communiqué, l'association anti-IVG et anti-PMA, hostile par ailleurs au mariage des couples homosexuels, a fait part de cette décision du tribunal, saisi au préalable en référé. Ce dernier "demande à la régie Mediatransports de replacer les deux affiches (NDLR : de soutien à la paternité et à la maternité) qu'elle avait retirées jeudi 2 janvier sans préavis, et sans même alerter l'association". Depuis cette décision de justice, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a réagi sur Twitter. "Très grand étonnement face à cette décision de référé ordonnant la poursuite de la campagne anti-PMA et anti-IVG. J'encourage Mediatransports à user de toutes les voies de droit possibles pour qu'il soit mis définitivement fin à cette campagne". Mediatransports -filiale du groupe publicitaire Publicis, spécialisée dans l'affichage dans les gares ferroviaires, stations de métros et arrêts de bus- a d'ores et déjà annoncé sur Twitter son intention de faire appel.Pour rappel, Alliance Vita est une association proche du mouvement "pro-vie", qui milite entre autres contre l'avortement et la procréation médicalement assistée. Sa campagne a été menée autour de plusieurs visuels avec un slogan, "la société progressera", y ajoutant plusieurs mentions comme "à condition de respecter la paternité", "la maternité" ou encore "la différence".Alliance Vita, vers une seconde action en justice ?Mediatransports, interpellée entre autres par la maire de Paris, avait décidé de retirer les visuels jeudi 2 janvier. "Deux visuels relatifs à la protection de la maternité et à la protection de la paternité peuvent être entendus comme des messages militants excédant le principe de neutralité qui s'impose dans les transports publics", avait estimé la régie publicitaire. Par ailleurs, Alliance Vita a indiqué avoir demandé à une autre société d'affichage, Exterion Media, de "réinstaller immédiatement" dans les rues de Paris "la totalité des trois visuels de la campagne", retirés vendredi dernier, "faute de quoi l'association lancera une seconde action en référé".
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Les contribuables devraient ne plus avoir a remplir leur déclaration de revenus dans le cas où leur situation fiscale reste inchangée.
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L'année 2019 devrait bien être la dernière pour laquelle il faudra remplir une déclaration de revenus obligatoires. Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a confirmé mercredi 27 mars vouloir la supprimer en 2020. "Grâce au prélèvement à la source, oui, sans doute, cette année sera la dernière année pour laquelle les contribuables français auront une déclaration obligatoire à faire", a déclaré M. Darmanin lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "Si leur vie fiscale ne change pas, et c'est le cas de plus de cinq millions de foyers français, il n'y aura plus" de déclaration "à faire à partir de l'année prochaine", a expliqué le ministre. "Si la vie change, il faudra évidemment" continuer à la faire, "pour que l'impôt s'adapte", a-t-il ajouté.Ce projet de suppression avait été évoqué brièvement la semaine dernière par M. Darmanin à l'occasion d'une rencontre avec des étudiants de l'Essec. Bercy avait confirmé que ce projet était à l'étude, tout en rappelant que la déclaration restait pour l'instant obligatoire.La réforme du prélèvement à la source, entrée en vigueur en janvier, a permis à l'administration fiscale de collecter l'impôt directement sur les revenus et non plus un an après leur versement, comme c'était jusque-là le cas en France. Cette réforme ne dispense pas de remplir chaque année une déclaration de revenus, nécessaire pour déclarer les crédits d'impôt et les revenus exceptionnels, pour que le fisc puisse rembourser les "trop perçus" ou réclamer les impôts manquants.La déclaration annuelle reste notamment indispensable pour connaître les revenus des travailleurs indépendants, qui versent en vertu de la réforme un acompte mensuel ou trimestriel à l'administration, calculé en fonction de leurs revenus des mois précédents. "La question des indépendants est une question particulière et j'aurai l'occasion dans les jours qui viennent" de "dire comment on peut s'adapter nous aussi à leur vie particulière", a assuré mercredi Gérald Darmanin, disant vouloir "simplifier la vie des Français".
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D'après Le Figaro, Jean-Pierre Pernaut quittera la présentation du JT de 13 heures de TF1 à la fin de l'année 2020. Il passe le relais, mais continuera néanmoins à travailler pour la chaîne privée.
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L'information révélée par Le Figaro mardi 15 septembre a été annoncée en interne chez TF1 dans la matinée. D'un commun accord avec la direction de la chaîne, Jean-Pierre Pernaut quittera son poste de présentateur du JT de 13 heures juste avant Noël. À 70 ans, la personnalité TV préférée des Français, selon un sondage de TV Magazine réalisé en juin, lâche le JT de la mi-journée le plus regardé d'Europe. Le journaliste rassemble plus de 5 millions de téléspectateurs, soit plus de 40% du public à cette heure. Si Jean-Pierre Pernaut se décide à passer le relais après 33 ans à la présentation de ce JT, c'est peut-être pour des raisons de santé. Il y a deux ans, il avait dû soigner un cancer de la prostate, et ce printemps, il a dû composer avec l'épidémie de coronavirus, qui a particulièrement frappé les septuagénaires.Dans une vidéo publiée sur Twitter, Jean-Pierre Pernaut a explique avoir "mûrement réfléchi" pour "décider de changer de rythme et de prendre un virage à la fin de l'année". Il fait confiance à la direction de la TF1 pour lui trouver un successeur et qu'elle aura "à coeur de maintenir ce journal dans la même logique de proximité avec les Français et les régions.Après 45 ans chez TF1, il ne prend pas pour autant sa retraite ni ne quitte sa chaîne de toujours. Il indique sur Twitter qu'il continuera d'animer l'émission "SOS Villages", l'élection du plus beau marché de France et des opérations spéciales. Il prépare un nouveau magazine sur "les richesses infinies de notre terroir et un nouveau programme digital", ainsi qu'une nouvelle émission sur LCI.
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Alors que la grève des cheminots continue, quatre militants de la France insoumise ont enregistré et diffusé une chanson de soutien aux grévistes.
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Intitulée "Une grève tous en même temps", "cette chanson est offerte par la France insoumise à tous ceux qui sont engagés dans les luttes sociales" peut-on lire sur le compte Twitter de la France insoumise qui a partagé la vidéo ce vendredi. Interprétée sur l'air de La valse à mille temps de Jacques Brel, cette chanson de soutien les cheminots grévistes, mais aussi les étudiants ou le personnel médical. "Une grève des trains roulants qui nous tous nous défend, pour que la SNCF soit pas vache à bénefs... ", chante notamment une jeune femme, suivie par "Pour le service public, c'est aussi sympathique qu'une grève des étudiants", reprend ensuite un guitariste.Le clip comparé au lipdub des jeunes de l'UMP La chanson, qui semble avoir plu aux militants du parti de Jean-Luc Mélenchon, a suscité de nombreux commentaires moqueurs sur les réseaux sociaux.Une chanson qui pourrait rappeler le lipdub des jeunes de l'UMP en 2009. La vidéo avait inondé la toile et était devenue en quelques jours la risée d'Internet.
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Le jeune homme de 24 ans est ressorti de l'hôpital avec 12 points de suture à la cuisse.
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Il se souviendra longtemps de son dernier week-end à Besançon. Max, un Parisien de 24 ans en week-end da,s la région avait décidé d'aller faire un footing vendredi 3 août, à la Chapelle-des-Buis dans le Doubs.C'est ua cours de son jogging qu'iil a fait une mauvaise rencontre... avec un chamois, rapporte l'Alsace. Dans un premier temps, il a entendu un froissement de feuilles, puis, "un bruit de sabots sur le bitume", rapporte-il à L'Est républicain."Je voyais plutôt le chamois comme un animal craintif"Lorsqu'il s'est retourné, il n'a pas eu le temps de réagir. L'animal a chargé. "Une corne a transpercé l'intérieur de ma cuisse. J'ai alors ressenti une douleur très intense. Puis j'ai vu du sang. Beaucoup de sang", raconte le jeune homme."Je passe très régulièrement par là lorsque je cours. Dans mon esprit, je voyais plutôt le chamois comme un animal craintif", s'étonne encore Max, qui a fini par être pris en charge par plusieurs automobilistes, dont un médecin. Transporté à l'hôpital par les pompiers, il est finalement ressorti avec 12 points de suture de part et d'autre de sa cuisse et une interruption totale de travail de sept jours.
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Monstre sacré à l'écran, grand pudique dans la vie, le comédien Michel Piccoli est décédé à 94 ans, après une carrière de près de 60 ans où il a incarné des personnages sombrement extravagants comme des séducteurs bouleversés par "les choses de la vie".
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Avec lui, se tourne une page du cinéma français et même européen, ainsi qu'une époque: celle des Trente glorieuses, des films de Sautet et de Buñuel, des repas s'éternisant des heures et des hommes discutant clope au bec.Son regard saisi quelques secondes avant l'accident de voiture dans "Les choses de la vie" (1970) de Claude Sautet faisait partie des photos largement relayées sur les réseaux sociaux lundi, après l'annonce de son décès. Ainsi que celle tirée du "Mépris" - le film de Godard qui l'a révélé en 1963 - où il est assis sur le rebord de la baignoire, chapeau sur la tête, aux côtés de Brigitte Bardot.Le comédien "s'est éteint le 12 mai dans les bras de sa femme Ludivine et de ses jeunes enfants Inord et Missia, des suites d'un accident cérébral", a indiqué lundi sa famille."Nous avons interprété le +Mépris+, mais partagé une grande estime réciproque", a réagi Brigitte Bardot. "Les derniers embruns de la +Nouvelle vague+ l'ont emporté me laissant seule sur la plage abandonnée", conclut-elle dans un communiqué adressé à l'AFP."L'immense comédien qu'il était se doublait d'un homme si fraternel que j'ai grand peine !", a affirmé sur Twitter l'acteur Pierre Richard, son partenaire dans "La cavale des fous".- "Magistrale présence" -"Toutes ces années de cinéma, la magistrale présence de Michel Piccoli nous a si bien accompagnés... Grand vide, immense tristesse", a rendu hommage le Festival de Cannes, dont l'édition annulée pour cause de coronavirus devait avoir lieu en ce moment."On ne dirigeait pas Piccoli. On le filmait. C'était inutile de lui donner des indications de jeu. Le personnage qu'il interprétait le guidait", a réagi auprès de l'AFP son ami Gilles Jacob. L'ancien président du Festival de Cannes avait écrit un livre d'entretiens avec le comédien en 2015."+Faire+ est devenu plus difficile avec l'âge et la mémoire qui flanche: Je suis comme un stylo qui n'a plus d'encre, et je me mets à râler comme un fou: +Où est mon encre?+", confiait alors le comédien, absent des écrans depuis sa participation à "Holy Motors" de Leos Carax et surtout "Habemus Papam" (2011) de Nanni Moretti, son dernier grand rôle, celui d'un pape en proie au doute."Magistral dans le cinéma de Claude Sautet, Michel Piccoli était de ces immenses comédiens dont le regard suffit à vous transporter. Du cinéma au théâtre, il impressionnait par l'incroyable justesse de son jeu", a souligné le ministre de la Culture Franck Riester sur Twitter, évoquant aussi son "engagement" à gauche.- "Les rôles, ça m'est égal" -"Fougueux et enthousiaste, il était de tous les combats humanistes et sociaux", a renchéri son prédécesseur Jack Lang, citant son combat pour les sans-papiers et les intermittents du spectacle.L'adjoint à la Culture à la Mairie de Paris, Christophe Girard a lui salué la mémoire d'un "caméléon unique et génial", qui a tourné dans plus de 150 films, sous la direction de Varda, Hitchcock, Costa-Gavras, Renoir, Buñuel, Melville, Demy ou encore Chabrol...."Quand on joue la comédie, il faut arriver à faire les choses même parfois les plus extravagantes mais qui puissent paraître évidentes", soulignait encore celui qui aimait jouer la provocation, chez Buñuel ("Belle de jour", "Le journal d'une femme de chambre") comme Marco Ferreri ("La grande bouffe"), qui fit scandale sur la Croisette en 1973.Prix d'interprétation à Cannes pour "Le saut dans le vide" de Marco Bellochio en 1980, il a été nommé quatre fois au César mais jamais récompensé. L'Académie a salué lundi "un comédien grandiose, un travailleur méticuleux, bourré de charme et d'élégance"."Il était un véritable monstre sacré", souligne encore le communiqué. Quand on lui demandait ce qu'il pensait de cette expression, Michel Piccoli répondait "monstre j'accepte, sacré, ça m'inquiète un peu. Disons monstre... points de suspension".
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A l'image des soignants, les équipes d'entretien s'activent en première ligne pour combattre l'épidémie de coronavirus, comme le rappelle Le Parisien qui honore le travail des agents de l'hôpital René-Dubos à Pontoise (Val-d'Oise).
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Ils font partie de ceux qui combattent l'épidémie de coronavirus chaque jour. Le Parisien met en lumière le dévouement exemplaire et fondamental des équipes d'entretien dans les différents établissements médicaux de France. Dans le Val-d'Oise, à Pontoise, ils sont près de 400 agents à s'activer quotidiennement pour assurer une hygiène irréprochable au sein de l'hôpital René-Dubos. Dès le départ de l'épidémie, ces salariés ont été forcés de s'adapter en instaurant des nouvelles normes à respecter pour assurer une lutte efficace contre le Covid-19. En temps normal, une chambre est désinfectée par un agent de service hospitalier (ASH) en maximum une heure. Désormais, il doit prendre jusqu'à 1h45 pour garantir une qualité de nettoyage parfaite. « L'hôpital est grand, on était appelées de partout. Il a fallu trouver du matériel dans nos réserves, on a ressorti de vieux chariots », révèle Carole Friant, agent de contrôle.Muni d'un balai télescopique, ces personnes astiquent les murs, se concentrent en priorité sur les zones de contacts fréquents comme les poignées de porte. Après un premier passage au détergent, un second au détergent désinfectant est effectué. « En parallèle il y avait une crise chez notre fournisseur qui entraînait des difficultés d'approvisionnement en produits. Pendant trois semaines, il fallait faire trois passages par chambre : détergent, rinçage, javel », décrit-elle au Parisien.Des conditions de travail dantesquesL'afflux massif de patients victimes du Covid-19 a eu un impact direct sur le quotidien des ASH. Portant des équipements qui leur tiennent chaud, ils ne rechignent pas et multiplient les heures supplémentaires. « Les journées étaient à rallonge, on s'est rendues disponibles les week-ends, certains ont proposé de décaler leurs vacances. On voyait la fatigue des agents en plus du stress généré par la pandémie. Malgré tout, les équipes ont été très solidaires », affirme Marie Dijoux, cadre parmi les agents de contrôle.Ils ont tout de même pu compter sur un élan de solidarité important à l'intérieur de l'hôpital René-Dubos. « J'ai formé une laborantine qui ne servait pas au labo et qui voulait contribuer. On a vu des cadres faire des lits. Ce sont des choses qu'on n'a pas l'habitude de voir », se remémore Carole auprès du Parisien.Véritable maillon essentiel dans ce combat face à la crise sanitaire qui touche le pays, les agents d'entretien refusent toujours d'être glorifiés malgré que la vision de leur travail n'est plus la même. « Il y a des médecins qui n'avaient pas conscience du travail qu'on faisait avant et là ils le voient. On nous reconnaît, on nous dit merci. (...) On est habituées à travailler dans l'ombre, ce n'est pas notre genre de nous mettre en avant », rappelle Marie. Une modestie à la hauteur du travail essentiel que les ASH produisent quotidiennement.
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"Il faut boire !", "Le masque, c'est aussi sur le nez !": les deux recommandations tournent en boucle à la maison de retraite "La Filature" de Mulhouse (Haut-Rhin), où personnel et résidents affrontent une double peine, la canicule conjuguée à la menace persistante du Covid-19.
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Mardi après-midi, alors que le mercure atteint 35°C, la terrasse ombragée est le refuge de quelques pensionnaires. Marie (le prénom a été modifié à sa demande, NDLR) lit un roman, un verre d'eau à portée de main. "La situation est pénible", commence-t-elle, avant de s'interroger: "Que faire face à une situation pareille ? Il n'y a pas eu de précédent..."Portant masque et lunettes de soleil, Marianne, 99 ans, prend place à la même table mais à bonne distance pour remplir ses deux pages de mots fléchés quotidiennes. Une habitude héritée du confinement lorsqu'il a bien fallu s'occuper seul.L'établissement qui accueille près de 70 résidents a payé un lourd tribu à la crise sanitaire: 47 cas suspects ont été détectés parmi eux et 17 sont décédés du virus. Une aide-soignante a été emportée par la maladie, la première en France.Mais depuis le 21 mai, aucun membre du personnel ou résident n'a été testé positif. Chaque matin, tous se plient au rituel de la prise de température et les visites des familles ont pu reprendre. Mulhouse, qui fut l'un des principaux foyers de l'épidémie en France, tente de tourner la page.L'ennemi, désormais, c'est la chaleur exceptionnelle. "Les canicules, on les a toujours bien gérées. Ce n'est pas quelque chose qu'on appréhende en tant que soignant car on a l'habitude et on sait réagir", explique Milena Kuppel Noel, une infirmière qui a déjà passé trois étés dans cette structure. Mais "avec le Covid, c'est plus compliqué", souligne-t-elle.Pour elle, l'été 2020 est "unique", "avec ce qu'on a traversé, pire on ne peut pas faire".Dans les étages, les stores restent baissés en journée."C'est un peu en mode bienvenue dans les années 1960", sourit Sophie Lempereur, directrice de cet établissement du groupe Korian, numéro un européen des maisons de retraite. "On ferme les volets, crée un courant d'air en attendant que la chaleur passe."- "On suffoque" -Avec le virus, les ventilateurs, soupçonnés de diffuser la maladie, ne sont plus en odeur de sainteté. "Un résident peut en avoir un dans sa chambre s'il est seul avec la porte fermée et qu'il est en capacité de l'éteindre avant qu'une autre personne entre", précise la directrice qui privilégie désormais les brumisateurs.Dans la salle de restauration, la climatisation ne fonctionne qu'en l'absence des résidents. Et dans tous les espaces communs, le masque est obligatoire, précise Céline Rabiega, infirmière coordinatrice.Reste à s'assurer qu'il soit correctement porté. Souvent mal pincé, il glisse sur le nez et ne couvre plus que la bouche. "Le port du masque, c'est dur", relève Samantha Peseux, aide-soignante. "On suffoque" avec la chaleur, et l'accessoire jetable "perturbe les résidents, qui nous demandent +Et le sourire ?+", observe-t-elle.L'établissement a été "sectorisé". Les résidents d'un même étage sont regroupés au sein d'un même espace dans le restaurant. Idem pour les animations organisées habituellement dans une salle au rez-de-chaussée et qui ont été délocalisées dans les petits salons des étages."Tournées d'hydratation", melon au goûter ou menus d'été, le personnel redouble d'attention et scrute ce qui est bu et mangé par chaque résident pour prévenir la déshydratation."Les personnes âgées n'ont pas la même sensation de soif que nous", constate Milena Kuppel Noel qui a travaillé dans l'étage dédié au Covid au plus fort de la crise et reste marquée par la surmortalité."L'accumulation de décès en si peu de temps n'a pas été facile à gérer", témoigne-t-elle. Plus de 30.000 personnes ont succombé à la maladie en France, dont près d'un tiers dans les Ehpad.
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On attend 7 à 15 cm de neige entre 500 et 800 m d'altitude et 15 à 30 cm au-dessus de 800 mètres.
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La Haute-Corse a été placée en vigilance orange à la neige et au verglas, jeudi 26 mars, par Météo France, qui prévoit "des routes potentiellement verglacées dès la moyenne altitude". "Des chutes de neige ou du verglas dans des proportions importantes sont attendues" sur le nord de l'île de Beauté où les flocons tombent depuis mercredi et dès 300-500 mètres d'altitude jeudi", écrit Météo France."Les températures sont généralement négatives au-dessus de 500-600 m, ce qui provoque du regel et des routes potentiellement verglacées dès la moyenne altitude", met en garde l'organisme, annonçant des conditions de circulation "difficiles".Sur la journée complète, on attend 7 à 15 cm de neige entre 500 et 800 m d'altitude et 15 à 30 cm au-dessus de 800 mètres.
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Les corps sans vie d'une femme et de ses deux enfants ont été retrouvés mardi 20 mars à leur domicile d'Ars-sur-Moselle, après que le père de famille a tenté de se suicider, rapporte le Républicain Lorrain.
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C'est probablement un drame familial qui s'est déroulé mardi à Ars-sur-Moselle. Dans la matinée, un homme de 42 ans, au volant de sa voiture, s'est encastré dans une glissière de sécurité. Dans un état grave à l'arrivée des secours, le conducteur a rapidement été transporté par hélicoptère dans un hôpital nancéien. C'est en tentant de prévenir ses proches que les forces de l'ordre ont découvert une scène macabre, révèle le quotidien régional.N'arrivant pas à joindre l'épouse du conducteur, les policiers auraient réussi à obtenir son adresse grâce à l'un de ses proches. Sur les coups de 18h30, les gendarmes se rendent sur place et découvrent les corps sans vie de la mère de famille et de ses deux enfants. La femme née en 1984 aurait succombé à des coups violents, les jumeaux, nés en 2016, auraient été étranglé pour l'un et pendu pour l'autre. Des analyses scientifiques sont en cours pour tenter de déterminer les circonstances du drame, mais les enquêteurs privilégieraient le drame familial. Le père de famille est soupçonné d'avoir tué sa famille avant de tenter de mettre fin à ses jours.
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Le secrétaire général de la CFDT a estimé que les conditions de reprises dans les écoles avaient été mal préparées, gênant ainsi les travailleurs.
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Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, a critiqué lundi les conditions de reprise "erratiques" dans les écoles, "un cafouillage" qui met des travailleurs dans des situations "difficiles". "A l'école, ça commence à ressembler à un cafouillage, pour ne pas dire plus", a-t-il lancé lors d'une visioconférence. Le numéro un de la CFDT a critiqué "des conditions de reprise assez erratiques, avec des situations très différentes les unes des autres" dans les écoles et "un nombre d'enfants accueillis assez faible", qui "perturbent nombre de travailleurs et les mettent dans des situations parfois difficiles"."Ca commence à poser de sérieux problèmes à l'ensemble des travailleurs de ce pays le fait que pour l'école, les choses soient si compliquées", a-t-il ajouté.Un protocole sanitaire en questionLaurent Berger s'est toutefois gardé d'appeler à ouvrir toutes les écoles ou d'accélérer le déconfinement. "On n'a pas la compétence sanitaire pour savoir comment les choses doivent se passer dans les écoles", a-t-il expliqué, tout en insistant sur le fait que "c'est très difficile de se retrouver" dans la situation actuelle.Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a dit jeudi espérer que le protocole sanitaire qui encadre l'accueil des élèves dans les écoles pourra être assoupli "bientôt", même si ce ne sera pas pour tout de suite.Actuellement, plus de 80% des écoles ont été rouvertes. Mais elles n'accueillent que 22% des écoliers français, en raison du protocole sanitaire, les enfants étant souvent accueillis par roulement, parfois une ou deux journées par semaine, souvent moins dans des grandes villes comme Paris.
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Des conditions anticycloniques devraient dominer la période sur la France et une grande partie de l'Europe.
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À l'occasion du premier jour de l'été météorologique qui débute le 1er juin, Météo France a publié son bulletin de prévision saisonnière pour les mois de juin-juillet-août 2019. Sa conclusion ? Une grande partie de l'Europe devrait connaître des températures plus chaudes que la normale.Selon Météo France, des conditions anticycloniques devraient dominer la période sur la France et une grande partie de l'Europe, avec des températures supérieures aux normales. Sur l'est du bassin méditerranéen, ce sont au contraire des conditions plus humides et plus fraîches que la normale qui sont privilégiées.Des grandes tendancesNiveau précipitations, des conditions sèches sont attendues sur le nord de l'Europe, tandis que la Grèce et la Turquie devraient connaître un temps plus humide. Attention toutefois : comme l'explique Météo France, les prévisions saisonnières ne permettent pas de prévoir la température au degré ou au jour près ni les vagues de chaleur ou encore les canicules. Elles permettent de déterminer les grandes tendances pour les mois à venir.
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L'Organisation mondiale de la santé espère en finir avec la pandémie de Covid-19 "en moins de deux ans", au moment où de nombreux pays dans le monde sont confrontés à une flambée de nouveaux cas, comme le Liban qui se reconfine.
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"Nous espérons en terminer avec cette pandémie en moins de deux ans. Surtout si nous pouvons unir nos efforts (...) et en utilisant au maximum les outils disponibles et en espérant que nous pourrons avoir des outils supplémentaires comme les vaccins, je pense que nous pouvons y mettre un terme dans un délai plus court que la grippe (espagnole) de 1918", a affirmé vendredi le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse.La fameuse "grippe espagnole" avait décimé 50 millions de personnes de 1918 à 1920, lorsque la malnutrition et la tuberculose rendaient d'autant plus fragile la population."Dans notre situation actuelle, (...) le virus a plus de chances de se propager", a souligné le chef de l'OMS. "Mais nous avons l'avantage de disposer de meilleures technologies (...) Et nous savons comment l'arrêter". L'OMS a aussi préconisé "le port du masque aux enfants âgés de 12 ans et plus dans les mêmes conditions que les adultes".Le patron de l'organisation s'est insurgé contre les affaires de corruption entourant les équipements de protection (EPI) utilisés dans la lutte contre la pandémie."La corruption liée aux EPI est, pour moi, en fait un meurtre", a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, interrogé sur une affaire de ce type touchant les cercles du pouvoir en Afrique du Sud. "Si les travailleurs de la santé travaillent sans EPI, leurs vies sont en danger. Et cela met aussi en danger la vie des personnes qu'ils soignent. C'est donc criminel, et c'est un meurtre". - Rebonds et confinements -Au Liban, qui affronte des taux records de contaminations et des hôpitaux débordés par les malades du Covid-19 et les blessés de la gigantesque explosion du 4 août au port de Beyrouth, un reconfinement décrété par les autorités est entré en vigueur vendredi jusqu'au 7 septembre. Il est assorti d'un couvre-feu quotidien de 18H00 à 06H00 locales.Comptant au moins 9.758 cas dont 107 décès, le pays, dont l'économie s'est effondrée et certains habitants ont faim, est "au bord du gouffre", a averti le ministre de la Santé Hamad Hassan.En Europe, les chiffres de nouveaux cas de contaminations en 24 heures publiés vendredi en France, en Italie, en Allemagne ou en Espagne sont inquiétants et montrent un rebond de la pandémie, souvent à la faveur des vacances, de fêtes et de déplacements.L'Espagne, malgré un confinement parmi les plus stricts au monde, le port du masque généralisé et des millions de tests, est de nouveau parmi les plus touchés. Déjà parmi les pays les plus endeuillés (plus de 28.800 morts), c'est aussi le pays d'Europe occidentale qui compte le plus de cas diagnostiqués: près de 378.000, et un taux de contagion (143 nouveaux cas pour 100.000 habitants) dépassant de très loin celui de ses voisins.L'épidémie flambe aussi en France, qui a enregistré encore plus de décès (plus de 30.500 au total) et 4.586 nouveaux cas ces dernières 24 heures. A l'approche de la rentrée scolaire, le gouvernement a décrété le port du masque obligatoire dans les écoles pour les plus de 11 ans, même quand les règles de distanciation physique pourront être respectées. En Suisse, 300 nouveaux cas quotidiens ont été enregistrés vendredi pour la deuxième fois de la semaine, un niveau jamais atteint depuis la mi-avril, faisant craindre la survenue d'une deuxième vague.En Grande-Bretagne, le confinement va être durci dans plusieurs zones du nord-ouest de l'Angleterre, tandis que Birmingham, deuxième ville la plus peuplée du pays, a été placée sous surveillance en raison d'une recrudescence du virus. En Italie, Venise se prépare à accueillir du 2 au 12 septembre la Mostra, premier grand festival de cinéma depuis le début de la pandémie - et le plus vieux du monde -, avec force scanners thermiques, gel désinfectant et masque obligatoire partout. L'Allemagne a classé vendredi Bruxelles en zone à risque à cause du nombre élevé de contaminations, comme elle l'a déjà fait pour quasiment toute l'Espagne et une partie de la côte croate, très prisée des touristes allemands.- Flambée de la pauvreté -L'épidémie a fait au moins 793.847 morts depuis fin décembre, selon un bilan établi vendredi par l'AFP à partir de sources officielles. Plus de 22.734.900 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires depuis le début de l'épidémie, dont au moins 14.298.000 sont aujourd'hui considérés comme guéris.Les Etats-Unis restent le pays le plus endeuillé, avec 175.245 décès et 5.618.133 cas de coronavirus enregistrés vendredi, soit 1.067 décès et 47.031 cas supplémentaires en 24 heures, selon l'université Johns Hopkins qui fait référence en la matière.L'OMS a estimé vendredi que la pandémie au Brésil, deuxième pays le plus touché en nombre de morts (plus de 111.100) et de cas (plus de 3,45 millions), semblait se stabiliser. Michael Ryan, directeur des situations d'urgence de l'organisation, a noté "une claire tendance à la baisse dans de nombreuses régions" du pays, tout en se montrant prudent pour le moyen terme.La crise sanitaire du Covid-19 et son cortège d'emplois détruits et de difficultés d'approvisionnement, pourrait entraîner dans l'extrême pauvreté 100 millions de personnes supplémentaires à travers le monde, a alerté jeudi le président de la Banque mondiale David Malpass, dans un entretien à l'AFP.Cette situation rend "impératif", pour les créanciers de réduire la dette des pays pauvres, a déclaré David Malpass.En Amérique latine et aux Caraïbes, la pandémie devrait faire retomber dans la pauvreté 45 millions de personnes, portant le total à 231 millions, soit 37,3% de la population de la région, selon la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC).
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Le duel était attendu: l'ex-ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, arrivé mercredi en tête au premier tour, affrontera Aurore Bergé jeudi pour la présidence des députés LREM, selon les résultats communiqués par le groupe majoritaire.
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M. Castaner a recueilli 36,06% des suffrages, soit 97 voix tandis qu'Aurore Bergé a récolté 30,11% des suffrages, soit 81 voix. Dans ce scrutin très partagé, ils devancent l'ancien ministre de la Transition écologique François de Rugy (21,93 %, 59 voix), la députée de l'Hérault Coralie Dubost (9,67 %, 26 voix) et le député de la Seine-Saint-Denis Patrice Anato (2,23 %, 6 voix).Dans un message à l'ensemble de ses collègues LREM consulté par l'AFP, M. de Rugy a indiqué mercredi soir "à titre personnel" qu'il voterait pour Aurore Bergé au second tour. Il admet avoir avec l'élue des Yvelines "des différences de parcours et de positions" mais lui reconnaît "une constance dans sa volonté de faire évoluer notre organisation et une parfaite connaissance du groupe au sein duquel elle est très active depuis 2017". Ce premier tour a affiché un taux de participation de 98% chez les députés "marcheurs", soit 272 suffrages exprimés.Le second tour est prévu jeudi matin de 8H à 12H. Le nom du lauréat sera officiellement annoncé jeudi à la mi-journée alors que les députés du groupe majoritaire seront réunis près d'Amiens à l'occasion de leurs journées parlementaires.Les cinq candidats ont débattu avec les députés "marcheurs" mardi matin à l'Assemblée, en multipliant les appels au rassemblement et à la remobilisation.Le gagnant de ce scrutin prendra la succession du député de Paris Gilles Le Gendre, qui avait été confronté à une série de départs, notamment vers deux nouveaux groupes parlementaires, Ecologie Démocratie Solidarité et Agir Ensemble.Le groupe LREM, affaibli par ces défections, a encore enregistré en début de semaine trois nouveaux départs vers les alliés du Modem.Le futur président sera le troisième depuis le début de la mandature en 2017, après Richard Ferrand et Gilles Le Gendre, qui avait annoncé sa démission dès juillet.Lors du même scrutin, les "marcheurs" se sont prononcés sur les présidences des commissions du Développement durable et des Affaires sociales de l'Assemblée, après les départs de Barbara Pompili et Brigitte Bourguignon pour le gouvernement.Des seconds tours devront départager Fadila Khattabi et Charlotte Parmentier Lecocq pour les Affaires sociales, Laurence Maillart-Méhaignerie et Jean-Charles Colas-Roy pour le Développement durable.
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Le financier présumé du génocide rwandais Félicien Kabuga, arrêté samedi après 25 ans de cavale, était présenté mardi au parquet général de Paris, prélude au débat sur sa remise aux mains de la justice internationale, selon des sources concordantes.
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Trois jours après son arrestation en banlieue parisienne, M. Kabuga, 84 ans, a été transporté à la mi-journée de la prison de la Santé, où il est détenu, jusqu'à la cour d'appel de Paris.Là, il était présenté à une avocate générale qui doit lui notifier le mandat d'arrêt du Mécanisme international (MTPI), la structure chargée d'achever les travaux du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). M. Kabuga est mis en accusation par cette entité pour, notamment, "génocide", "incitation directe et publique à commettre le génocide" et "crimes contre l'humanité (persécutions et extermination)".A l'issue de cette étape, M. Kabuga doit comparaître devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, chargée de vérifier la validité de ce mandat et d'émettre un avis favorable ou non à sa remise au MTPI. Elle devra aussi statuer sur son maintien ou non en détention.L'audience devrait se tenir mercredi, ou bien le 27 mai si la défense demande un délai. La chambre aura ensuite quinze jours pour se prononcer.En cas d'avis favorable à cette remise, M. Kabuga pourrait encore se pourvoir devant la cour de Cassation, qui aura deux mois pour statuer.M. Kabuga, qui résidait à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) sous une fausse identité, est notamment accusé d'avoir créé les milices Interahamwe, principaux bras armés du génocide de 1994 qui fit 800.000 morts selon l'ONU.En 1994, M. Kabuga appartenait au cercle restreint du président rwandais Juvénal Habyarimana dont l'assassinat, le 6 avril 1994, allait déclencher le génocide.Il présidait la tristement célèbre Radio télévision libre des Mille collines (RTLM), qui diffusa des appels aux meurtres des Tutsi, et le Fonds de défense nationale (FDN) qui collectait "des fonds" destinés à financer la logistique et les armes des miliciens hutu Interahamwe, selon l'acte d'accusation du TPIR.Cette arrestation "est un rappel que ceux qui sont responsables de génocide peuvent être amenés à rendre des comptes, même 26 ans après leurs crimes", avait commenté samedi le procureur du MTPI, Serge Brammertz, dans un communiqué.
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Le journal Mediapart rapporte le témoignage du militaire Chokri Wakrim auprès de la brigade criminelle. Il aurait vu deux proches de l'Elysée aider Alexandre Benalla à faire disparaitre son coffre-fort tant recherché.
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L'affaire Benalla est encore loin d'avoir trouvé son épilogue. Les dernières informations de Mediapart reviennent sur le témoignage troublant du militaire Chokri Wakrim. Interrogé par la brigade criminelle sur la disparition du coffre-fort qu'Alexandre Benalla conservait à Issy-les-Moulineaux dans l'appartement mis à disposition par son amie Pascale Perez, il est revenu sur ce 19 juillet 2018. Peu avant l'intervention des enquêteurs, il assure avoir vu deux proches de l'Elysée en présence du fameux coffre. Il s'agirait de Ludovic Chaker, un conseiller du chef d'état-major particulier d'Emmanuel Macron, et de Christian Guédon qui appartient lui au Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR). Il aurait intégré ce groupe à l'aide de Benalla et est devenu depuis le garde du corps le plus proche du président de la République. Il se décrit lui-même sur son CV comme un spécialiste « de l'effraction et de l'infiltration » et « des techniques d'ouverture discrète des serrures de bâtiments et véhicules » à des fins judiciaires. Contacté par Mediapart, Ludovic Chaker a refusé, via son avocat, de s'exprimer quand Christian Guédon n'a, lui, pas répondu aux sollicitations du journal. Alexandre Benalla s'est contenté de répondre par des emojis et d'ironiser sur les rédacteurs du journal.Guédon chargé de vider le second coffre-fort ?Durant son interrogatoire par les enquêteurs, Chokri Wakrim révèle avoir assisté à un dialogue entre Christian Guédon et Alexandre Benalla. Ce dernier aurait demandé à son allié de vider discrètement le contenu d'un second coffre-fort, situé cette fois dans son bureau à l'Elysée, pour une nouvelle fois devancer une perquisition de la police qui a finalement eu lieu le 25 juillet. Le contenu aurait été transporté à l'aide d'un sac de sport que le militaire affirme avoir vu à l'appartement de Pascale Perez. S'il n'a pas pu le vérifier de ses yeux, le coffre conservait des documents « sensibles » sur la campagne électorale, le couple Macron et même des « relevés bancaires ».Un temps suspecté d'avoir lui aussi participé au déplacement du coffre-fort, Chokri Wakrim serait parvenu à apporter tous les documents et témoignages nécessaires pour rendre son alibi encore plus solide. Même s'il ressort usé mentalement de cette affaire. « Cette situation m'a plongé dans un état de détresse morale, provoquant mon premier arrêt maladie de ma carrière militaire », confie-t-il.La recherche du contenu des coffres-forts continue d'agiter les enquêteurs. La perquisition du 20 juillet chez l'ancien chargé de mission de l'Elysée avait été impossible en l'absence des clés du logement puis c'est un appartement sans la fameuse armoire qu'avait découvert la police. « Elle a dû être emmenée dans un lieu sûr par une personne, mais ce n'est pas moi qui me suis occupé de cela », avait déclaré Alexandre Benalla lors de son interrogatoire. Il expliquait qu'il avait voulu déplacer des armes qu'il cachait à l'intérieur. Or, ne mesurant que 60 centimètres de hauteur, la taille du coffre prouve qu'il ne pouvait pas abriter certaines armes restituées. Le mystère reste donc entier sur le réel contenu qui a été caché aux policiers.
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Si les trois premiers cas de contamination au Sars-Cov-2 en France datent du 24 janvier, le Pr Yves Cohen, chef du service de réanimation des hôpitaux Avicenne et Jean-Verdier, en Seine-Saint-Denis, a annoncé dimanche un cas positif remontant au 27 décembre.
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Il pourrait être l'un des premiers malades du Covid-19 en France. Amirouche Hammar, un habitant de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a contracté le coronavirus en décembre dernier, soit un mois avant les premiers cas avérés sur le territoire français.Sur BFMTV, cet homme de 43 ans a raconté les jours qui ont précédé son hospitalisation. Il décrit des symptômes qui font aujourd'hui tout de suite penser au Covid-19 : toux sèche, fièvre, fatigue et graves difficultés à respirer. Pensant à une forte grippe, Amirouche Hammar ne s'inquiète pas tout de suite. Mais devant la persistance des symptômes, il décide de se rendre à l'hôpital, où il est admis le 27 décembre dernier. "A 5 heures du matin, j'ai décidé de prendre ma voiture et je suis allé directement à l'hôpital. J'ai dit 'il faut appeler le médecin tout de suite, il y a quelque chose qui ne va pas, j'ai des douleurs au thorax, ça couple le souffle'", témoigne-t-il. "On m'a dit 'ce que vous avez c'est très sérieux'", confie ce père de famille. Hospitalisé, le quadragénaire sort au bout de trois jours.Les équipes soignantes, qui ont diagnostiqué une infection pulmonaire, restent perplexe devant l'origine de la maladie. A l'époque, seule la Chine est touchée par la pandémie. Amirouche Hammar n'a appris qu'il y a quelques jours qu'il avait été atteint par le Covid-19. Les médecins ont remonté sa trace après que l'échantillon du malade, prélevé lors de son hospitalisation, a été testé pour le coronavirus. "On m'a dit 'vous êtes 100% positif au Covid-19'. J'étais surpris quand même, avec les ravages que fait la maladie...", explique-t-il. Amirouche Hammar n'a aucun lien avec la Chine et n'avait pas voyagé à l'étranger avant de tomber malade. Les causes de sa contamination restent donc hypothétiques : sa femme Fatiha, qui travaille dans un hypermarché à proximité de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, aurait pu être contaminée sans présenter de symptômes et ramener le virus chez eux. "On sert des clients qui viennent directement de l'aéroport, avec les valises", explique-t-elle. Aujourd'hui, si Amirouche va bien, il craint avoir pu contaminer d'autres personnes sans le savoir.Dimanche, le Pr Yves Cohen, chef du service de réanimation des hôpitaux Avicenne et Jean-Verdier, en Seine-Saint-Denis, avait annoncé la découverte de ce cas positif remontant au 27 décembre. "On a ressorti tous les dossiers de patients hospitalisés en réanimation à Jean-Verdier et Avicenne du 2 décembre au 16 janvier, qui avaient une pneumonie mais une PCR négative", a-t-il expliqué lundi à l'AFP, en référence aux tests alors effectués. Ces tests avaient été faits pour détecter une éventuelle contamination par la grippe ou par d'autres coronavirus, mais pas par celui qui a causé la pandémie, puisqu'il n'était pas encore connu. A la lumière de l'épidémie, les prélèvements, congelés, ont cette fois-ci été testés pour le nouveau coronavirus. "Sur les 14 patients, un était positif", a-t-il précisé. Pour lui, il s'agit de la preuve que "le Covid-19 se propageait déjà en France fin décembre 2019, un mois avant les premiers cas officiels".
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Vendredi après-midi un colis piégé à explosé dans le centre-ville de Lyon, faisant 13 blessés légers. Le suspect est toujours en fuite, il a été filmé par les caméras de surveillance. Une enquête pour terrorisme a été ouverte.
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Pull noir, bermuda beige et poussant un vélo, le "suspect numéro 1" de l'explosion d'un colis piégé qui a fait au moins 13 blessés à Lyon vendredi 24 mai, est toujours recherché samedi et un appel à témoin a été lancé. Âgé d'une trentaine d'années, il est suspecté d'avoir déposé un sac en carton piégé devant une boulangerie de la rue Victor-Hugo, dans le centre-ville de Lyon. Décrit comme un "individu dangereux", il aurait selon des informations du Parisien déclenché la charge explosive à distance grâce à un téléphone portable "une à deux minutes après le dépôt du sac" précise le journal. Vendredi, dans la soirée, le président de la République a évoqué "une attaque", mais pas de mort "à ce stade". "Il y a eu une attaque à Lyon (...) il ne m'appartient pas d'en faire le bilan, mais a priori, aujourd'hui, à ce stade, il n'y a pas de victime. Il y a des blessés, donc je veux avoir évidemment une pensée pour les blessés, leurs familles", a déclaré le chef de l'État.Onze personnes prises en chargeOnze d'entre elles ont été prises en charge par les secours et transportées vers un hôpital voisin sur les quais du Rhône. Vendredi, la rue Victor-Hugo, proche de la place Bellecour, a été évacuée et bouclée et la préfecture du Rhône avait recommandé à chacun d'éviter le secteur.Les motivations de cette attaque restent pour le moment inconnues, et toutes les pistes sont encore ouvertes samedi. La section anti terroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête pour "tentatives d'assassinat et association de malfaiteur terroriste" a annoncé vendredi la ministre de la Justice, Nicole Belloubet. Elle a été confiée à la police judiciaire de Lyon, la sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).Un acte à portée "politique"? Toutefois, Nicole Belloubet a tenu à souligner vendredi soir qu'il était "trop tôt" pour évoquer "un acte terroriste". Un policier spécialisé cité par Le Parisien estime, lui, que « l'approche des élections européennes peut aussi laisser penser à un acte à portée politique ». De retour d'un voyage au Japon, vendredi, le maire de Lyon et ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb doit s'exprimer samedi dans la matinée. Vendredi soir, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et le procureur de Paris, Rémy Heitz, se sont brièvement rendus sur les lieux de la déflagration sans faire de déclaration devant la presse.
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Le site du Mont-Saint-Michel (Manche) a été évacué "par précaution" dimanche matin par la gendarmerie, en raison de la présence d'un individu suspect qui aurait menacé de s'en prendre aux forces de l'ordre.
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Plusieurs témoins avaient signalé cette personne alors qu'elle rentrait sur le site touristique - l'un des plus visités de France - vers 7h45. Descendu d'une navette menant au site, l'homme se serait "volatilisé" avant l'arrivée des gendarmes. Suivi grâce à la vidéo-surveillance de la police municipale, il a ensuite été perdu de vue.L'homme n'a pas été décrit comme armé mais "possède "un sac" selon le préfet de la Manche, Jean-Marc Sabathé, interrogé par BFMTV. Il s'agirait "d'un jeune homme entre 20 et 30 ans qui était habillé d'un t-shirt blanc et un pantalon sombre", d'après une photo prise par un pompier.Toutes les maisons fouillées"Il a proféré des menaces assez précises contre les forces de l'ordre", des menaces réitérées quelques minutes plus tard "sur les remparts de la ville", a précisé le préfet. "Par souci de sécurité, j'ai décidé de fermer l'abbaye, où il y a des offices religieux et de faire évacuer les touristes", a-t-il ajouté, précisant que "toutes les maisons avaient été passées au peigne fin". "Nous allons élargir les recherches et visionner les bandes de vidéosurveillance", a-t-il poursuivi. Une réouverture du site est prévue pour 14h, le préfet se disant "quasiment certain" que l'individu n'est plus présent sur le site. "Le site est dégagé de tout risque pour une réouverture", a-t-il déclaré en début d'après-midi à l'AFP.Toutes les forces de gendarmerie disponibles sur le Mont-Saint-Michel et sur Avranches sont mobilisées. Un hélicoptère a également été dépêché sur place, tandis que le service de navettes a été stoppé. "On a été évacué sans savoir trop pourquoi ce matin pendant le petit-déjeuner. On a vu beaucoup de gendarmes. Il n'y a pas eu de mouvement de panique. On était surtout surpris", a témoigné Denis Surfys, journaliste en vacances. Xavier Bailly, administrateur de l'abbaye, est resté confiné chez lui "sur ordre de la gendarmerie". "Je suis serein, j'attends les consignes de la préfecture", a-t-il déclaré par téléphone à l'AFP.Les piétons séjournant dans les hôtels ont été évacués dans le calme et sans incident. L'Abbaye a été fermée par mesure de précaution et les offices religieux annulés. Plusieurs centaines de touristes qui voulaient passer ce dimanche sur le Mont ont été bloqués. Les navettes du Mont Saint-Michel qui circulent toute les 10 minutes ont été arrêtées.Classé au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco, l'îlot rocheux où s'élève aujourd'hui l'abbaye du Mont-Saint-Michel est devenu au fil du temps un élément emblématique du patrimoine français qui en fait l'un des sites les plus visités en France avec près de 2,5 millions de touristes chaque année.
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Le 3 avril 2018, sur une route départementale de l'Aisne, par temps de pluie, la voiture que conduisait Nadia Karmel, avec ses trois enfants à bord, était percutée par le bolide d'un conducteur en excès de vitesse, dont le permis avait déjà été suspendu deux fois. Les deux fillettes étaient décédées des suites de leurs blessures.
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Isaac, le troisième enfant, un petit garçon d'un mois, avait été grièvement blessé. "J'ose demander pardon, mais je sais qu'on ne me pardonnera jamais". Le prévenu s'est montré très ému à la barre, devant le tribunal correctionnel de Laon (Aisne), jeudi 19 septembre. "Je voulais dire que j'étais bouleversé par ce qui s'est passé. Tous les jours, à chaque instant, j'y pense", a-t-il déclaré. Le procureur a requis à son encontre quatre ans de prison, dont deux ans avec sursis, avec mandat de dépôt. Ce chef d'entreprise de 48 ans était poursuivi pour "homicide involontaire" et "blessures involontaires". Le jugement sera rendu le 21 novembre. "Il ne nous a même pas regardés" "Il a tout fait pour essayer de ne pas assumer sa responsabilité", a dénoncé le procureur, Baptiste Porcher. "On a beau faire des campagnes de prévention, il y aura toujours une frange de conducteurs qui considèrent que la vie des autres ne les concerne pas". Le prévenu avait déjà été condamné pour neuf infractions au code de la route, et subi deux suspensions de permis pour excès de vitesse - dont un de plus de 50 km/h. Au moment des faits, il disposait toutefois de tous ses points.Nadia Karmel, la mère des petites victimes, a rejeté ces excuses. "Il a eu un an et demi pour les formuler", a souligné la jeune femme. "Il ne nous a même pas regardés, ni moi, ni ma famille en disant cela. Il n'a pas non plus présenté ses condoléances". Cette maman qui a sorti un livre témoignage sur le drame, "Elles s'aimaient très très fort", a demandé aux juges "une peine exemplaire et des indemnités énormes". Elle réclame un million d'euros pour chaque fillette décédée et 500.000 euros pour le petit Isaac, victime de lésions axonales (forme sévère de traumatisme crânien), d'une fracture du fémur, et toujours sujet à des crises d'épilepsie. La vitesse au cœur du procèsAux questions sur les circonstances ayant provoqué la collision, le 3 avril 2018 sur une route départementale de l'Aisne reliant Laon à Reims, le prévenu a répondu par des phrases courtes, à peine audibles. "Je ne me souviens de rien, je ne sais pas ce qui s'est passé", a-t-il affirmé. Le juge Laurent Favre l'a interrogé sur son véhicule, une Maserati acquise d'occasion trois jours avant le drame. "C'est quand même pas la voiture du commun des mortels, pourquoi l'avoir achetée ?". Le prévenu a évoqué les qualités de "confort et d'esthétisme" du véhicule, niant être un amateur de vitesse. Il a rappelé les conditions météorologique le jour du drame. "L'orage était très important, il me semble que ma voiture est passée sur cette veine d'eau. C'est un phénomène qui existe et qui est connu". Des "foutaises", a balayé l'avocat des parties civiles, Philippe Courtois. "Les décès sont liés exclusivement à la faute du prévenu, il roulait trop vite", a-t-il plaidé. La dernière expertise judiciaire a démontré que la Maserati roulait à 113 km/h lorsque son conducteur en a perdu le contrôle, sur une route limitée à 80 km/h, étant donnée la pluie qui tombait ce soir-là. "La vie d'un enfant ne doit pas valoir moins que la voiture qui l'a tué"De son côté, la défense a argué que la vitesse du véhicule était "impossible à déterminer", citant d'autres expertises avec des résultats différents. Il n'y a "qu'un seul fait objectif dans ce dossier", a estimé Me Gérard Chemla, l'avocat du prévenu. "La vitesse des deux véhicules au moment du choc, 63 km/h pour la Maserati, 51 km/h pour le Renault Espace" de Nadia Karmel. "Je ne dis pas que les enfants n'étaient pas attachés, mais toutefois, dans 80% des cas, les enfants sont mal attachés", a avancé l'avocat. Nadia Karmel, qui a fait de la lutte contre les infractions routières son cheval de bataille, termine son livre par une lettre ouverte à Emmanuel Macron, dans laquelle elle lui demande de renforcer l'arsenal de sanctions contre les chauffards. "La vie d'un enfant ne doit pas valoir moins que la voiture qui l'a tué", estime-t-elle dans ce texte, cité par le Journal de dimanche.
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Une ferme au-dessus de la ville, sur le toit d'un bâtiment situé dans une zone commerciale et industrielle: aubergines et tomates bio prennent de la hauteur à Montréal dans la "plus grande serre sur toit au monde".
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Un cadre peu propice a priori à la culture de légumes, mais où une entreprise locale, les Fermes Lufa, vient d'implanter une serre de culture biologique, selon elle sans égale dans le monde. Grande comme trois terrains de football, cette serre, officiellement inaugurée mercredi, couvre plus de 15.000 mètres carrés. "La mission de l'entreprise, c'est vraiment de cultiver de la nourriture là où les gens vivent, et de façon durable", explique à l'AFP Thibault Sorret, un porte-parole, devant des plants d'aubergines géants.La nouvelle serre est la quatrième du groupe sur les toits de Montréal. Celle construite en 2011, qui avait coûté plus de 2 millions de dollars canadiens (1,3 million d'euros), était alors la toute première du genre au monde.Depuis, des concurrents essaiment dans le monde, comme l'américain Gotham Greens, avec huit serres sur toit à New York, Chicago ou Denver, ou le français Nature urbaine, qui en prévoit une à Paris en 2022.A Montréal, un supermarché offre également depuis 2017 des légumes bio poussant directement sur son toit, totalement verdi pour lutter contre les gaz à effet de serre.- "Réinventer le système alimentaire" -Un Libanais d'origine, Mohamed Hage, et son épouse Lauren Rathmell, une Américaine originaire du Vermont voisin, ont fondé en 2009 les Fermes Lufa, avec l'ambition de "réinventer le système alimentaire".Chez Lufa, une centaine de légumes sont cultivés toute l'année en hydroponie, en bac sur un substrat de fibre de noix de coco, irrigué par un liquide nutritif: salades, concombres, courgettes, choux chinois, céleris, germes, mais aussi fines herbes.Dans toute la serre, des bourdons pollinisent les plantes, pendant que des guêpes parasitoïdes ou des coccinelles - des insectes utiles - s'attaquent aux pucerons, évitant le recours aux pesticides.Les récoltes permettent de remplir 20.000 paniers familiaux par semaine, tous personnalisables et vendus en ligne à un prix de base de 30 dollars (19 euros).Ce "marché en ligne" regroupe aussi les produits d'à peu près 200 fermes partenaires que Lufa ne produit pas: pain, pâtes, riz...Au rez-de-chaussée de la nouvelle serre, un immense centre de distribution rassemble près de 2.000 produits offerts aux "Lufavores", les clients, dont des restaurateurs.L'offre reste toutefois insuffisante pour certains légumes, déplore une cliente, Catherine Bonin. "Des poivrons, je n'en ai jamais", dit cette quinquagénaire, qui "adore" cependant la qualité et la fraîcheur des produits en général. - Pandémie bénéfique - "On est rendu à nourrir presque 2% de Montréal avec nos serres et nos fermes partenaires", affirme le porte-parole de l'entreprise. "L'avantage d'être sur un toit, c'est qu'on récupère énormément d'énergie du bas du bâtiment", permettant des économies de chauffage considérables, un atout pendant le rude hiver québécois, souligne Thibault Sorret."On arrive aussi à récupérer des espaces qui étaient jusqu'ici complètement inutilisés", ajoute ce Français d'origine.Entièrement automatisée, la nouvelle serre dispose aussi d'un "système d'eau en circuit fermé", assurant des économies allant "jusqu'à 90%" par rapport à une ferme traditionnelle, d'autant que l'eau de pluie est aussi recueillie.L'entreprise "a plus que doublé" ses ventes pendant la pandémie de coronavirus, un bond attribuable "à la livraison sans contact à partir d'un site en ligne", dit M. Sorret."Rentable depuis 2016", Lufa emploie aujourd'hui 500 salariés, environ 200 de plus qu'avant la pandémie, selon lui.L'entreprise travaille actuellement à l'électrification de sa flotte de camions de livraison et caresse le projet d'exporter son modèle "dans différentes villes dans le monde", à commencer par le Canada et les Etats-Unis, explique le porte-parole."Ce qui est un peu fou", rappelle-t-il, c'est qu'aucun des fondateurs "n'avait fait pousser une tomate de sa vie" avant de se lancer en affaires.
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Près d'un million d'habitants de la région de Madrid se préparaient dimanche à l'entrée en vigueur lundi de strictes limitations à leur liberté de mouvement, destinées à freiner la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19.
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Annoncées vendredi, ces mesures entreront en vigueur lundi pour deux semaines.Les habitants des zones concernées, 850.000 personnes représentant 13% de la population régionale, ne pourront sortir de leur quartier que pour des raisons de première nécessité comme aller travailler, aller chez le médecin ou amener leurs enfants à l'école. Ils pourront, en revanche, se déplacer librement au sein de ce quartier.De la même manière, l'entrée dans ces zones, sauf pour ces raisons de première nécessité, sera interdite. Les autorités régionales recommandent aux habitants "de rester chez eux la majorité du temps", tout en assurant qu'il ne s'agit pas d'un strict confinement à domicile comme au printemps. Dans ces quartiers ou communes de banlieue, situés en particulier dans le sud défavorisé de la capitale, les parcs seront fermés, alors que les magasins, ainsi que les bars et restaurants, devront limiter leur capacité d'accueil à 50%.Par ailleurs, le nombre de personnes pouvant se réunir sera ramené de 10 à six dans l'ensemble de la région.Les habitants devront présenter un document écrit pour justifier leur déplacement et des "contrôles aléatoires" seront réalisés par la police municipale, avec l'appui ponctuel de la police nationale et de la Guardia Civil, ont annoncé dimanche les autorités régionales lors d'une conférence de presse.Plusieurs centaines de personnes ont manifesté contre ces nouvelles mesures à la mi-journée dans les quartiers concernés et devant le parlement régional, à l'appel d'organisations d'extrême-gauche notamment."Non au confinement de classe", "Ils détruisent notre quartier et maintenant ils nous enferment", pouvait-on lire sur les pancartes."Les centres de santé travaillent depuis des années avec un effectif minimum, ils n'ont pas assez de médecins et d'infirmières (...) et cette crise a encore aggravé la situation", regrettait Victoria, une fonctionnaire de 63 ans."On a l'impression qu'on se moque de nous: nous pourrons continuer à aller travailler dans d'autres zones qui ne sont pas confinées au risque d'augmenter la transmission, et nous pourrons aussi nous infecter à l'intérieur de notre zone", a dénoncé Bethania Perez, infirmière de 31 ans.- "Pas de confinement du pays" -La présidente conservatrice de la région, Isabel Diaz Ayuso, très critiquée pour sa gestion de la crise, doit rencontrer lundi le Premier ministre Pedro Sanchez, signe de la préoccupation du gouvernement central alors que la gestion de la santé publique revient en principe aux régions."Nous voyons des données qui nous inquiètent car le nombre de nouveaux cas (à Madrid) représente le double de la moyenne nationale, et le nombre d'hospitalisations le triple" de la moyenne, a expliqué le dirigeant socialiste samedi soir lors d'une interview télévisée.Toutefois, "je n'envisage pas un confinement du pays", a-t-il assuré."C'est vrai que nous ne pouvons fermer aucune porte car évidemment le virus est un agent inconnu (...) mais je crois que nous avons désormais les outils (...) pour pouvoir contenir et infléchir la courbe" des contagions, a-t-il ajouté.Soumise au printemps à l'un des confinements les plus stricts au monde, l'Espagne a vu depuis juillet l'épidémie repartir à une vitesse galopante, jusqu'à devenir le pays ayant le nombre de cas rapporté à sa population le plus élevé de l'UE.Une parfaite illustration du cri d'alarme lancé jeudi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à propos d'un niveau de transmission "alarmant" en Europe.Représentant le tiers des nouveaux cas et des nouveaux décès du pays, Madrid est la région générant le plus d'inquiétudes en raison de la capacité de ses habitants à diffuser le virus dans toute l'Espagne depuis une métropole peuplée de 6,6 millions d'habitants, qui est aussi une plaque tournante en matière de transports.Les experts craignent pour les prochaines semaines dans la région une forte hausse de la mortalité, actuellement bien plus basse qu'au printemps, alors que le système de santé est au bord de la saturation.L'Espagne, l'un des pays européens les plus durement frappés par la pandémie de Covid-19, a dépassé cette semaine les 30.000 décès et 600.000 cas confirmés, selon les chiffres officiels.
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Plusieurs centaines de personnes étaient réunies mardi soir place Saint-Michel pour prier et se recueillir après le terrible incendie qui a frappé Notre-Dame de Paris.
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Chrétiens, Français, Parisiens, touristes... de nombreuses personnes étaient rassemblées mardi 16 avril dans la soirée pour se recueillir après le violent incendie qui a ravagé une partie de Notre-Dame de Paris. La veillée s'est tenue sur la place Saint-Michel, à 400 mètres de l'édifice endommagé, de l'autre côté de la Seine. Un concert a été improvisé à la tombée de la nuit. "C'était important pour moi de me réunir, j'avais un besoin de venir là, ça m'a profondément choqué (...) C'était un besoin de prier avec mes frères et sœurs tout simplement", a expliqué à l'AFP Mathilde, une catholique pratiquante de 27 ans.Ils étaient partis de l'église Saint-Sulpice avant de rejoindre Saint-Michel, sous forme de procession. La foule a entonné des chants religieux. Les personnes présentes ont aussi acclamé les soldats du feu qui ont sauvé Notre-Dame des flammes. Alors qu'un camion de pompiers passait sur le boulevard, des clameurs et des applaudissements ont alors retenti dans la nuit.
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Une fraude aux numéros surtaxés montée par une société marseillaise et ayant fait plusieurs milliers de victimes qui tentaient d'appeler des services publics, pour un préjudice estimé à plusieurs millions d'euros, a été démantelée, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Marseille.
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Au total, en moins d'un an, le bénéfice de la fraude pour cette entreprise dont le siège se situe pour partie à Marseille s'évalue à près de 10 millions d'euros, a précisé le parquet. L'enquête est remontée sur les trois dernières années.L'enquête menée par le groupe de la lutte contre la délinquance financière de la police judiciaire de Marseille, en lien avec les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), a débuté suite au signalement de particuliers qui en épluchant leurs relevés téléphoniques se sont aperçus qu'ils étaient facturés pour des numéros surtaxés après avoir tenté de joindre une administration ou un service public."Il est rapidement apparu aux enquêteurs qu'il s'agissait d'une pratique commerciale trompeuse par laquelle la société proposait sur internet d'entrer en contact avec les administrations via un numéro d'appel, sans préciser qu'il s'agissait d'un simple service de mise en contact au moyen d'un numéro surtaxé", explique la même source.A l'issue de cette mise en relation, les victimes, estimées à plusieurs milliers au total, ont été facturées pour certaines de plusieurs centaines d'euros par communication.Lundi, une créance de plus d'un million d'euros que devait encaisser cette société marseillaise a été saisie par les enquêteurs, a ajouté le parquet."La société sera convoquée devant le tribunal correctionnel d'ici la fin de l'année pour pratique commerciale trompeuse", a ajouté Xavier Leonetti, substitut du procureur joint par l'AFP. Les contrevenants sont passibles d'une peine de 2 ans d'emprisonnement et d'une amende maximale de 300.000 euros.
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Cinq jeunes détenus des Baumettes ont été condamnés jeudi à des peines allant de 14 à 20 ans de prison pour le lynchage d'un codétenu, pris sous une avalanche de coups en décembre 2017 dans une cour de promenade de la prison marseillaise.
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La cour d'assises des Bouches-du-Rhône a maintenu la qualification de meurtre alors que la défense contestait l'intention homicide souhaitant une disqualification en violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.Le 16 décembre 2017, Ramses Aly el Sayed, 20 ans, avait été frappé au quartier Hommes au point de tomber dans le coma et de décéder à l'hôpital près de deux mois plus tard, le 7 février.Le plus lourdement condamné, Ameur Benkrama, 22 ans, s'est vu infliger 20 ans de réclusion criminelle. Il est accusé d'avoir porté le premier coup de poing ayant fait chuter la victime au sol et donné le dernier coup de pied dans la tête. Les images enregistrées par les caméras de la prison le montrent prenant appui sur les épaules de deux autres afin de sauter à pieds joints sur le visage de Ramses Aly el Sayed. Hasni Medjmedj, 21 ans, a été condamné à dix-huit ans de réclusion, pour avoir donné vingt-cinq coups de pied. Fethi Belhadj, 22 ans, à dix-sept ans de réclusion pour avoir notamment asséné une dizaine de violents coups de béquille. Les deux derniers accusés Akim Ali Cherif, 26 ans, et Djedid Ali, 23 ans, ont écopé de quatorze années de réclusion.La scène d'une violence inouïe avait été qualifiée de "curée" par l'avocat général qui avait requis mercredi des peines s'échelonnant entre vingt et trente ans de réclusion criminelle. Au dernier jour d'un procès marqué par la diffusion de l'enregistrement du lynchage par les caméras de la prbaumettesison, les avocats des cinq accusés ont tenté de convaincre qu'aucun de leur client n'avait eu la volonté de tuer, mais qu'ils avaient agi dans un effet d'entraînement et de surenchère.
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Après avoir annoncé qu'elle envisageait d'élargir la redevance audiovisuel à tous les foyers, y compris ceux qui n'ont pas la télévision, la ministre de la Culture a tenu ce mercredi à rassurer les Français sur une éventuelle hausse de cette contribution.
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Vendredi dernier, à La Rochelle, Françoise Nyssen a lancé le chantier de la réforme de la "contribution à l'audiovisuel public", pour s'adapter à une époque où les programmes audiovisuels se consomment aussi sur tablettes et smartphones. La ministre de la Culture a notamment évoqué la possibilité que cette contribution d'un montant de 139 euros, actuellement liée à la détention d'un téléviseur et prélevée en même temps que la taxe d'habitation, puisse être élargie en 2020 aux foyers sans télévision.Dès l'an dernier, elle avait déjà évoqué la perspective d'une réforme de cette contribution, notamment au vu du projet de suppression à terme de la taxe d'habitation, qui obligera de toute façon le gouvernement à trouver un nouveau système de collecte.Invitée de France Culture mercredi 19 septembre, la ministre a tenu à rassurer les Français : "Le gouvernement réfléchit à la façon dont la redevance fonctionnera après la suppression de la taxe d'habitation, pour l'instant aucune décision n'a été prise. Je peux dire qu'il n'y aura pas de hausse de la redevance, ni de recettes de la redevance", a-t-elle assuré.Nyssen et Castaner recadrés par DarmaninDe son côté, Christophe Castaner avait envisagé dimanche 16 septembre la création d'une taxe sur l'achat de tablettes numériques en cas de réforme de la redevance télé. Une proposition immédiatement retoquée par Gérald Darmanin."Il n'y aura pas de création de taxe nouvelle", a promis le ministre de l'Action et des Comptes publics lundi 17 septembre sur RTL, assurant que "la feuille de route du gouvernement" à ce sujet était "claire". "Nous réfléchirons à l'évolution de la redevance à la fin du quinquennat, une fois que nous aurons mené la réforme de l'audiovisuel public. Une chose est certaine : il n'y aura aucune taxe nouvelle, ni aucune augmentation d'impôt", a insisté le ministre."Il faudra bien regarder ce qu'est la redevance télé à l'heure où il y a de nouvelles façons de regarder la télévision", a-t-il néanmoins reconnu, tout en martelant que "ce n'était pas le moment d'en parler"."Nous avons encore trois ans pour y réfléchir", a-t-il encore dit. La redevance doit rapporter cette année 3,8 milliards d'euros (dont 600 millions de dégrèvements compensés par l'État), qui constituent la principale source de financement des entreprises de l'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, Arte...) Une manne encore plus stratégique pour le service public, depuis que la publicité est interdite sur ses chaînes après 20h.
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La valeur de la livre sterling ne cesse de chuter depuis le Brexit. Mais ce n'est pas encore un gros problème pour le prince Charles.
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Clarence House, la résidence officielle de l'héritier de la couronne britannique a communiqué son salaire pour l'année 2015. Le montant s'élève à 20 millions de livres, soit environ 24 millions d'euros. C'est 3% de plus que son salaire 2014 d'après The Herald. Une somme très importante qui s'explique par les richesses créées dans le duché de Cornouailles, dont le prince Charles a hérité en tant qu'héritier de la couronne. Clarence House a tenu à préciser que le fils de la reine Elizabeth II ne gagne pas cette somme sur le dos des contribuables. "Tout l'argent dont on parle ici est le sien, qu'il gagne grâce à son duché de Cornouailles. Ce n'est pas de l'argent public ! Le duché sert à gagner des fonds pour l'héritier du trône, ses enfants et leurs familles". En plus de son duché, le prince Charles récupère aussi de l'argent grâce à ses 23 propriétés qu'il loue à Londres. Il possède aussi des terres cultivables dans le royaume, un terrain de cricket, ou encore un magasin de jardinage. Un patrimoine suffisant pour subvenir aux besoins de sa famille.
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Une pétition réclamant "justice pour le coq Marcel" a récolté plus de 74.000 signatures à l'initiative d'un habitant du village de Vinzieux (Ardèche), dont le coq a été tué en mai dernier par un voisin.
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"Nous avons été profondément choqués par ce drame", a rapporté à l'AFP Sébastien Verney, habitant de cette petite commune ardéchoise de 450 âmes, où le gallinacé a été tué d'un coup de feu par un voisin exaspéré par ses chants. Le suspect a reconnu les faits et sera jugé début décembre par le tribunal de Privas."Le mode de vie à la campagne est de plus en plus atteint par des comportements qui ne sont pas punis", observe M. Verney, rappelant le combat judiciaire mené l'été dernier autour du coq Maurice sur l'île d'Oléron (Charente-Maritime).Après ce qu'il a dénoncé comme un "acte barbare", le propriétaire de Marcel a créé une page Facebook qui a recueilli de nombreux témoignages et marques de soutien, incitant ce dernier à lancer la pétition "Justice pour le coq Marcel", afin de "sensibiliser et d'apaiser les campagnes". Elle a, à ce jour, mobilisé 74.490 signataires.Le conflit autour du coq Maurice avait incité l'Assemblée nationale à voter en janvier une proposition de loi introduisant la notion de "patrimoine sensoriel" des campagnes dans le droit français. Elle doit prochainement être présentée aux sénateurs.A Vinzieux, si Marcel n'est plus, sa descendance est assurée et cinq poussins sont prêts à reprendre le flambeau, selon leur propriétaire.
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