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Au moins onze pompiers ont été blessés samedi dans une explosion survenue pendant un incendie dans un centre commercial de Los Angeles, ont indiqué des responsables locaux.
Le capitaine des pompiers de Los Angeles, Erik Scott, a déclaré à des journalistes que les pompiers blessés avaient subi des brûlures mais que la gravité de leurs blessures n'était pas connue. Les pompiers ont été appelés pour un incendie dans un immeuble commercial d'un étage dans le quartier de Little Tokyo à 18H30 (01H30 GMT) quand "il y a eu une explosion importante qui a provoqué un appel au secours de plusieurs pompiers potentiellement blessés", a ajouté M. Scott.Environ 230 soldats du feu continuaient de lutter contre les flammes qui se sont propagées à plusieurs bâtiments. Celui où l'incendie s'est déclaré abritait un commerce qui vend du tabac et des produits de vapotage.L'explosion a été telle que plusieurs façades de magasins dans la zone ont été noircies. Une épaisse fumée provenant de l'incendie était visible à des kilomètres à la ronde.Le maire de Los Angeles, Eric Garcetti, a déclaré que ses services suivaient de près la situation.
POLITIQUE. Selon un journaliste de La Chaîne Parlementaire, le PCD a lancé un appel aux dons auprès de ses militants pour trouver les 180.000 euros qu'il lui reste à rembourser.Rien ne va plus au Parti chrétien-démocrate.
Le parti fondé par Christine Boutin, qui malgré sa retraite politique en reste la présidente d'honneur, traverse actuellement une "situation financière extrêmement fragile", explique son président Jean-Frédéric Poisson dans un mail envoyé aux adhérents et sympathisants, rapporte mardi 24 octobre sur Twitter Jason Wiels, journaliste à LCP.Le PCD n'arriverait en effet pas à rembourser sa dette contractée pour les élections législatives et aurait lancé un don auprès de ses militants pour trouver les 180.000 euros manquants. Il aurait manqué "300 voix" pour être éligible aux aides de l'État, qui sont accordées dès lors que le parti recueille plus de 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions. Sur les 120 candidats PCD investis aux élections législatives, aucun d'entre eux n'a été élu. Candidat malheureux à la primaire de la droite et du centre, Jean-Frédéric Poisson n'a pas eu beaucoup plus de chances face à Aurore Bergé en juin dernier. La candidate La République en marche a battu le député sortant de la 10e circonscription des Yvelines avec 64% des voix.
À la tête du 20h de TF1 depuis six ans, Gilles Bouleau a interviewé de nombreuses personnalités. Dans le Parisien week-end, il passe au crible ces rencontres et n'hésite pas égratigner les "mauvais clients".
Chaque soir, il réunit près de six millions de téléspectateurs aux commandes du JT de 20h de TF1. Il passe au crible l'actualité, mais reçoit aussi de nombreux invités, politiques ou people. Et depuis son arrivée en 2012, il en a mené un grand nombre. Dans les colonnes du Parisien week-end, Gilles Bouleau a accepté de revenir sur certaines d'entre elles, surtout les personnalités "qui ne jouent pas le jeu". "Comme disait Mike Wallace, un des plus grands intervieweurs au monde, 'il faut être deux pour danser le tango'. Il arrive que certains interviewés n'aient pas envie de danser."Le journaliste cite d'ailleurs des exemples précis, comme Pierre Moscovici alors ministre de l'Intérieur en 2012. "Ça a été laborieux, je peinais à lui arracher quelques réponses", avoue-t-il. Même constat pour les acteurs américains Michelle Pfeiffer et Robert de Niro. "Ils étaient stressés, ils jouaient dans le film Malavita, qu'ils n'avaient pas envie de défendre. Rien ne s'est dit. C'était plat", regrette Gilles Bouleau.Tri, pessimisme et moqueriesDans cette rubrique "Les inavouables" du Parisien week-end, le présentateur du 20h avoue également qu'il n'aime pas faire du tri "À côté de mon lit, s'entassent des livres, des coupures de journaux qui datent pour certaines d'il y a trois ans". Il n'apprécie pas non plus le pessimisme français. "Pour avoir vécu dix ans aux États-Unis, où l'état d'esprit général est tourné vers l'avenir, je perçois combien les Français ont une vision grise du monde."Enfin, Gilles Bouleau évoque quelques détails de vie de la rédaction à TF1, notamment leur rapport aux hommes politiques. "Avec le reste de l'équipe, il nous arrive de rire de certains politiques lors des conférences de rédaction du matin et de l'après-midi. Cela rend ces rendez-vous moins ennuyeux. Ce qui est dit reste entre nous."
Le gouvernement présentera en fin d'année une "une grande loi sur la bioéthique" en Conseil des ministres.
Christophe Castaner a affirmé une nouvelle fois l'intention du gouvernement d'ouvrir "la PMA à toutes les femmes et son remboursement intégral" sur le plateau du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI."Nous avons pris dans les instances de La République En Marche, une position fidèle aux engagements du président de la République (...) Ce sont des droits accordés aux femmes mariées, elles doivent être autorisées pour toutes les femmes, au nom de l'égalité", a-t-il souligné.Une "grande loi sur la bioéthique"Début juillet, Richard Ferrand, qui était encore président du groupe La République en Marche à l'Assemblée nationale, avait estimé qu'il fallait examiner ces questions "sans tarder". "Il n'est jamais bon que l'avènement du droit soit à la traîne des évolutions sociétales. Les grands débats sont l'hygiène et l'oxygène de la démocratie. C'est pourquoi il nous faudra sans tarder inscrire à notre agenda l'élargissement de l'accès à la procréation médicalement assistée comme l'interrogation sur la fin de vie". Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) doit publier son avis sur la révision des lois de bioéthique mardi 25 septembre. Une "une grande loi sur la bioéthique" sera présentée en fin d'année en Conseil des ministres, puis en début d'année à l'Assemblée.
Terribles révélations. Invité dans l'émission de France Info "Tout et son contraire", Jacques Pradel s'est confié sur un épisode douloureux de son enfance.
Élevé par ses grands-parents maternels, le célèbre animateur de "Perdu de vue" sur TF1 et "Témoin n°1" explique avoir suivi une partie de sa scolarité comme pensionnaire dans une institution catholique jusqu'en sixième, dans laquelle sévissait un homme d'église pédophile. "J'étais là sept jours sur sept avec ce curé qui était pervers. Le jour où il a essayé de passer à l'acte, moi aussi je suis passé à l'acte et je me suis défendu. J'en suis sorti en le mordant au sang et donc j'ai été viré", a-t-il raconté sur France Info. Jacques Pradel avoue depuis se méfier de l'institution religieuse : "Je me suis fait le serment de ne jamais forcer mes enfants à épouser une religion", a-t-il ajouté. Le présentateur a tout de même précisé ne jamais avoir eu l'intention de porter plainte contre le curé en question. Cet épisode douloureux s'ajoute au traumatisme de ne jamais avoir connu son père biologique, et à l'absence de sa mère, qui poursuivait ses études de pharmacie.
L'animatrice de M6 n'a pas été ravie de retrouver son portrait sur un tract du Front National. Le cliché aperçu sur la brochure provenait du passage de Marine Le Pen dans son émission Une ambition intime.
Ils réfléchiront par deux fois avant d'utiliser un photo de Karine Le Marchand. Ce samedi 4 février, Marine Le Pen lançait officiellement sa campagne sur les terres lyonnaises. La candidate du Front National aux présidentielles de 2017 venait y présenter les grandes lignes de son programme et leurs enjeux. Mais à l'issue de sa conférence, ce ne sont guère ses propositions législatives ou ses idées pour la France qui ont lancé le débat, mais une photo.En effet, sur la brochure de campagne de la candidate du FN, apparaît en premier plan, un cliché de Mme Le Pen elle-même, au côté de la journaliste Karine Le Marchand. En légende, au dessous de la photo, on peut lire : "Si je dois être critiquée, que je le sois sur des éléments avérés et non sur des mensonges." Quelques lignes plus loin, le message est nettement plus évocateur : "Très réticente à exposer sa vie privée, Marine a accepté de participer à l'émission Ambition intime avec la volonté d'être mieux connue, c'est-à-dire telle qu'elle est vraiment. Avant d'élire un responsable porteur d'un projet politique, on élit une personne."Souvenez-vous, quelques mois plus tôt, en octobre 2016, Karine Le Marchand recevait Marine Le Pen dans son rendez-vous aux 3 millions de téléspectateurs. Une décision qui avait, à l'époque, suscité de vives polémiques, dénonçant une procédure de dédiabolisation du FN. Les deux femmes s'étaient alors livrées à un entretien, où il était surtout question de la vie privée de l'invitée. Ce tour de communication, parfaitement maîtrisé, est loin d'avoir défavorisé Marine Le Pen. Karine Le Marchand VS le Front NationalVoyant son image exploitée à son insu, Karine Le Marchand a adressé un message à Marine Le Pen, via le réseau social Twitter, exigeant que le cliché soit retiré dans l'immédiat. "Cette photo issue de mon émission a été éditée sur vos tracts @MLP_officiel sans mon autorisation. Merci de la retirer immédiatement", a-t-elle déclaré.Le Front National n'est pas resté insensible à sa requête. Le parti d'extrême droite n'a pas mis beaucoup de temps à répondre à l'animatrice de M6, lui expliquant, toujours sur Twitter : "Ceci est une capture d'écran d'une émission à laquelle MLP a participé. Nous sommes dans notre droit." Devant cet argument de poids, la journaliste n'a eu d'autre choix que d'abdiquer, précisant au passage qu'elle ne faisait pas partie du Front National et ne soutenait aucun des candidats reçus dans son talkshow politique. Pas sûr que cela suffise à calmer les esprits...
La Commission européenne utilise la "rhétorique de l'extrême-droite", a accusé Amnesty International.
Va-t-il y avoir un vice-président chargé de la "protection de notre mode de vie européen" à la Commission européenne ? Et surtout, sera-t-il également chargé de la question de la migration ? C'est le souhait de la future présidente de l'instance, Ursula von der Leyen. Mais l'association de ces deux problématiques suscite une controverse à Bruxelles, depuis mardi 10 septembre.Le Grec Margaritis Schinas, dont le pays est en première ligne des arrivées de migrants, s'est vu attribuer une vice-présidence dans laquelle il sera notamment chargé des questions de migration. La nouvelle équipe doit prendre ses fonctions le 1er novembre. L'intitulé de son poste de vice-président pour la "Protection de notre mode de vie européen", a laissé dans un premier temps dubitative la salle de presse, curieuse de savoir ce qui se cachait derrière ce titre. Les intitulés des vice-présidences sont tous tirés du programme politique présenté devant le Parlement européen et rendu public, a alors expliqué Ursula von der Leyen. "Notre mode de vie européen, c'est s'accrocher à nos valeurs. La beauté de la dignité de chaque être humain est l'une des plus précieuses valeurs", a expliqué Mme von der Leyen, pressée d'expliquer le lien entre l'intitulé du poste et le dossier migratoire. Dans son programme, l'Allemande développe en effet l'une de ses priorités, "protéger notre mode de vie européen", en plusieurs catégories, dont l'État de droit et la sécurité intérieure, ainsi qu'un point sur "des frontières solides et une nouvelle approche en matière de migration".La dénomination a toutefois créé une certaine gêne, en particulier chez les opposants politiques au PPE, le groupe dont est issue Mme von der Leyen, à l'image de la co-présidente du groupe des Verts au Parlement européen Ska Keller. "Cela fait peur de voir proposer un portefeuille sur la 'protection du mode de vie européen' qui inclut la migration et la protection des frontières. Nous espérons que la présidente von der Leyen ne voit pas une contradiction entre soutenir les réfugiés et les valeurs européennes", a réagi Mme Keller sur Twitter."Rhétorique d'extrême-droite"Son collègue britannique issu du groupe des sociaux-démocrates, Claude Moraes, a quant à lui déclaré qu'il soulèverait ce "vrai problème" auprès de son groupe, estimant sur Twitter qu'un portefeuille ainsi nommé ne pouvait pas exister. "Le Parlement européen doit donner son accord" à la nouvelle Commission, a-t-il rappelé. Toute l'équipe présentée par Ursula von der Leyen doit passer des auditions devant les eurodéputés, qui devront confirmer les postes.En utilisant "la rhétorique de l'extrême droite 'les migrants menacent le mode de vie européen' et en liant la migration à la sécurité", l'intitulé de ce portefeuille "envoie un message inquiétant", a twitté un porte-parole d'Amnesty International, Stefan Simanowitz.La France s'"interroge", mais n'intervient pas"Cet intitulé interroge" même si "le périmètre de ce portefeuille ne diffère pas de la mandature précédente", a déclaré la porte-parle du gouvernement Sibeth Ndiaye, lors d'un point de presse à l'issue du conseil des ministres. Tout comme un autre pays ne peut pas se mêler des intitulés des ministères français, la France n'a pas à intervenir sur les intitulés des portefeuilles des Commissaires de l'UE, a-t-elle estimé. Mais le nouveau commissaire présentera sa feuille de route devant les députés européens début octobre et il aura alors "à s'expliquer", a ajouté la porte-parole. "La présidente de la Commission européenne a fait des choix sur les intitulés. Ce n'est pas celui que j'aurais choisi à titre personnel. Mais il faut attendre l'audition du Commissaire européen début octobre" devant le Parlement, a-t-elle conclu.Mme von der Leyen a précisé que Margaritis Schinas allait travailler "sur toute la chaîne", du pays d'origine des migrants au trafic d'êtres humains, à des frontières extérieures "qui fonctionnent" et au droit d'asile, mais aussi sur la migration légale de travailleurs qualifiés.
Lors d'une conférence de presse commune tenue lundi 26 août, Emmanuel Macron et Donald Trump ont affiché leur entente de principe sur la possibilité d'une rencontre entre les présidents américain et iranien.
Un échange d'amabilités pour conclure le G7. Donald Trump a adressé ses louanges à Emmanuel Macron, au terme du sommet international organisé à Biarritz, lundi 26 août. Les deux chefs d'État ont affiché leurs convergences sur la question des "Gafa" (géants du web), ainsi que sur le nucléaire iranien. "Le travail que vous avez accompli a été excellent. Ce sommet a été couronné de succès. Personne ne voulait quitter cette réunion car nous nous entendions tous très bien", a vanté le président américain. "Nous avons durant ces deux jours et demi fait beaucoup de choses ensemble. On a sans doute plusieurs points communs mais l'un tout particulièrement : nous n'aimons pas perdre notre temps", a commenté pour sa part Emmanuel Macron.Le chef de l'État a dit espérer que la rencontre États-Unis / Iran puisse s'organiser "dans les prochaines semaines". "Rien n'est fait, les choses sont éminemment fragiles", a-t-il prévenu. "Par les sanctions prises par le président Trump, l'économie iranienne subit de fortes conséquences et un fort ralentissement", a constaté Emmanuel Macron. "A un moment donné, il faut qu'il y ait une rencontre entre le président américain et le président iranien. Je souhaite qu'il y ait une telle rencontre" a t-il affirmé, évoquant "un changement" d'attitude du président iranien Rohani, qui "s'est montré ouvert à cette rencontre". À la question : "est-il réaliste que vous rencontriez M. Rohani dans les prochaines semaines ?", Donald Trump a quant à lui répondu par l'affirmative.Le terrain d'entente trouvé entre Emmanuel Macron et Donald Trump sur la question iranienne n'a toutefois pas fait disparaître les positions offensives du patron de la Maison Blanche envers Téhéran. "Ils ne doivent pas faire ce qu'ils ont dit qu'ils feraient, ou nous devrons utiliser de la force très violente", a t-il commenté.
Selon la CGT, 70% des bus du secteur nord de Paris sont en mauvais état et dangereux pour la sécurité des voyageurs. Un salarié syndiqué a été convoqué par la direction pour avoir soulevé ce problème.
Le "big bang" dévoilé en avril dernier par la RATP au sujet de son réseau de bus va-t-il connaître une réplique inattendue ? Alors que le nouveau réseau et ses profondes modifications devrait coûté environ 40 millions d'euros de plus par an et a provoqué l'achat de cent nouveaux bus, la CGT dénonce, elle, le piteux état des véhicules actuels. Ainsi, récemment, un salarié membre du syndicat a participé à une opération syndicale de contrôle des bus. Opération au cours de laquelle il a réussi à prendre une série de photos dévoilant l'état plus que douteux des bus parisiens : pneus défectueux, rétroviseurs bricolés, électricité non sécurisée, soufflets éventrés... Des constations qui font dire à la CGT que 70% des cars de transport en commun de la RATP du secteur nord de Paris sont en mauvais état et dangereux pour la sécurité des voyageurs.Baisse des effectifs de la maintenanceAhmed Berrahl, le secrétaire général de la CGT-RATP, qui a effectué la série de photos, a été convoqué en début de semaine par sa direction. Cette dernière, qui n'a pas fait de commentaire sur l'état des bus, pourrait le sanctionner en raison des méthodes utilisées pour effectuer ces clichés. "Il leur est reproché d'avoir entravé la bonne circulation des bus durant une matinée, et donc d'avoir empêché le bon service aux voyageurs", a indiqué la RATP pour justifier la convocation du syndicaliste."Au lieu de le convoquer, la direction devrait le féliciter parce qu'il a mis en lumière les carences de la RATP en termes de sécurité", a de son côté réagi Semil Kaygisz, membre de la CGT-RATP, auprès de France 3. Pour aller plus loin, la CGT dénonce également le manque d'effectif au service de maintenance des bus. "Quand je suis entré en 1990, on devait être 2500 à la maintenance, explique Philippe Ragache, opérateur maintenance CGT, toujours sur France 3. Aujourd'hui, en l'espace de dix ans, ils ont supprimé cent personnes par an à la maintenance."
L'UDI est dans une "opposition constructive" a-t-il affirmé en marge de l'université d'été de son parti.
"Qu'il accepte d'entendre et d'écouter les autres" ? "S'il le dit souvent, on ne le constate jamais", assure le président de l'UDI dans une interview au Figaro. Et de lier à ce préalable un éventuel ralliement de ses troupes au président de la République, caduque de fait. "Le président de la République aurait pu décider de construire une fédération de forces dans laquelle un certain nombre de Républicains, de socialistes et d'UDI auraient pu s'inscrire.A Vendôme (Loir-et-Cher) 1.100 personnes se sont inscrites pour assister à l'unversité d'été de l'UDI. "Le sentiment qu'il me donne est d'accepter des vassaux, jamais des partenaires", a-t-il ajouté, en fustigeant "la conception verticale du pouvoir, la négation de tout ce qui n'est pas dans sa majorité, et l'oubli ou l'absence de considération de tout ce qui est corps intermédiaires"."C'est une occasion manquée pour lui pour la France", a-t-il estimé en réfutant le terme de "déception", même si son parti était auparavant plus proche de La République en marche.L'UDI est "dans une opposition constructive", et "disponible pour éviter un certain nombre d'erreurs, parfois amener des idées qu'ils n'avaient pas, et soutenir les idées qu'ils avaient qui nous semblaient bonnes", a ajouté Jean-Christophe Lagarde.Plusieurs personnalités de droite, tels Gérard Larcher ou Valérie Pécresse étaient invitées à ces universités d'été, alors que l'an dernier l'UDI mettait à l'honneur Gérald Darmanin et Marc Fesneau. Mais Jean-Christophe Lagarde l'a martelé: "Le parti restera libre et indépendant".Le président de l'UDI, qui avait "coupé les liens avec les Républicains" entre 2017 et 2019 jugeant que leur ligne s'était "dénaturée", a estimé que "ce n'est plus le cas aujourd'hui". "Il y un certain nombre de régions où les Républicains et l'UDI gouvernent ensemble. On va discuter, faire le bilan, mais notre préférence est plutôt que ces alliances se poursuivent", a affirmé Jean-Christophe Lagarde à quelques mois des régionales.Mais "en Normandie on a construit notre propre liste", a-t-il affirmé. Il doit rencontrer le président de LR Christian Jacob dans les semaines à venir
L'étudiant à l'origine de l'appel aux violences contre des policiers durant la soirée d'Halloween veut attaquer en justice le ministre de l'Intérieur.
Il s'estime traité de façon "injuste et disproportionnée". L'étudiant poursuivi pour avoir appelé à une "purge" des policiers souhaite porter plainte contre le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Le jeune Isérois de 19 ans estime qu'il a été "excessivement pointé du doigt" pour sa "très mauvaise blague" qui était devenue virale sur les réseaux sociaux."L'intention de cette plainte, je la confirme. Par contre, je n'ai pas encore trouvé la qualification qui me permettrait de satisfaire la volonté déterminée de mon client", a annoncé jeudi 8 novembre son avocat Ronald Gallo, confirmant une information de France Bleu Isère. "Il est déjà puni : il va être présenté autour de lui comme étant celui qui a été à l'initiative de ce mouvement. Il sera donc puni au-delà du nécessaire", ajoute le défenseur du prévenu, contacté par la radio. Dans la foulée de l'appel lancé par le jeune homme, Christophe Castaner avait annoncé le dépôt d'une plainte en vue de poursuites judiciaires, considérant qu'il s'agissait d'un "appel au meurtre" contre les policiers. "Si le ministre n'avait pris cette initiative, il n'est pas sûr qu'il eût été traité de cette manière sur le plan public et mis au pilori comme il le ressent", estime l'avocat du jeune étudiant en économie-gestion à Grenoble, qui doit être jugé le 28 novembre par le tribunal correctionnel de Grenoble pour "provocation, non suivie d'effet, au crime ou délit".Selon le ministère de l'Intérieur, 116 interpellations ont eu lieu dans la soirée du 31 octobre "qui ont donné lieu à 82 gardes à vue". Dans le Rhône notamment, 12 personnes avaient été interpellées, la plupart à Lyon à la suite de bousculades, jets de projectiles, feux de poubelles et de véhicules, selon la police. Les interpellés sont essentiellement des mineurs, dont un qui avait relayé cet appel à la "purge" qui s'inspire d'une série américaine dans laquelle, aux États-Unis, tous les crimes sont autorisés le temps d'une nuit.
Trois hommes ont été mis en examen, dont deux pour violences aggravées, après l'agression dimanche dans une laverie de Soisy-sous-Montmorency (Val-d'Oise) d'un homme qui avait demandé à un autre client de respecter le port du masque, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Pontoise.
Deux frères, âgés de 23 et 27 ans, ont été mis en examen jeudi soir pour violences aggravées et placés en détention provisoire, a indiqué le parquet.Leur oncle, 51 ans, a quant à lui été mis en examen pour non-assistance à personne en danger, et placé sous contrôle judiciaire, a ajouté cette source, précisant que les mis en cause sont d'origine pakistanaise."Les investigations se poursuivent en vue d'appréhender les deux co-auteurs (des coups) actuellement recherchés", a-t-elle précisé.Une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction, a par ailleurs été ouverte jeudi, selon cette source.Deux des suspects s'étaient rendus d'eux-mêmes mercredi au commissariat d'Enghien-les-Bains (Val-d'Oise), chargé de l'enquête. Un premier homme avait été interpellé la veille.L'agression a eu lieu dimanche vers 16H45 dans une laverie automatique située dans un quartier populaire de Soisy-sous-Montmorency, selon la plainte consultée par l'AFP."J'étais en train de plier mes vêtements pour les mettre dans un sac. J'ai demandé au monsieur de porter le masque. C'est écrit que c'est obligatoire et c'est la loi", avait expliqué à l'AFP la victime, un homme de 44 ans, qui était accompagné de ses deux enfants de cinq et sept ans."Il m'a dit +je fais ce que je veux+", a-t-il poursuivi.La consigne du port du masque, obligatoire dans les endroits clos pour limiter la propagation du coronavirus, est affichée dans la laverie.Après une altercation verbale houleuse, le jeune homme non masqué est sorti de la laverie avant de revenir accompagné de renforts, selon le plaignant.Deux hommes ont alors frappé la victime à coups de bâton, deux autres à mains nues, selon des images de vidéosurveillance consultées par l'AFP. L'expédition punitive, qui n'a duré que quelques secondes, s'est poursuivie une fois la victime au sol, selon ces images. Le père de famille souffre d'un traumatisme crânien avec une plaie, de contusions et de douleurs lombaires, selon le rapport médical. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait réagi à cette agression, dénonçant des images "insupportables".
ENVIRONNEMENT. L'ONG de défense des animaux One Voice devait être reçue ce mercredi 8 novembre au ministère de la Transition écologique, révèle le Parisien.
Objectif : faire sortir le renard de la liste des animaux nuisibles. L'association a également lancé une pétition en ligne, adressée au ministre Nicolas Hulot. "Nous (...) considérons que les renards sont des êtres sensibles doués d'émotions, aux capacités cognitives développées. Leur rôle écologique au bénéfice des humains et de la nature est avéré et crucial, et les renards savent parfaitement réguler eux-mêmes leur population. Leur abattage cruel est source de grandes souffrances." Voilà les arguments développés par One Voice dans la pétition mise en ligne le 6 novembre. L'ONG demande donc au ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot de retirer le renard de la liste des "espèces susceptibles d'occasionner des dégâts" (ex-nuisibles). "LA RAGE A ÉTÉ ÉRADIQUÉE EN FRANCE"Comme le rappelle le Parisien, le renard est l'animal le plus tué en France, avec environ 500.000 têtes abattues chaque année. Il est inscrit sur la liste des nuisibles dans 90 départements, soit l'immense majorité du territoire. "Cela revient à autoriser son extermination même en dehors de la chasse", explique au Parisien la présidente de l'association, Muriel Arnal. La faute à la mauvaise réputation du renard : il transmettrait la rage, décimerait les basses-cours, voire mangerait les chats. Pour One Voice, tous ces arguments sont faux. "D'abord, établissons une fois pour toutes que les renards ne mangent pas les chats : ils ont même plutôt tendance à les éviter. D'autre part, ils ne pénètrent que dans les poulaillers mal conçus (...) Et enfin, oui, ils peuvent être atteints de maladies, mais les mêmes que nos chiens et nos chats. Grâce à des campagnes de vaccination, la rage a été éradiquée en France", souligne l'ONG sur son site. La maladie a en effet disparu chez les renards depuis 1998. RÔLE VERTUEUX"Il en est de même pour l'échinococcose, dont ils peuvent être porteurs et qu'ils peuvent transmettre aux humains. Là aussi, les experts s'accordent à dire que seule la vermifugation peut être efficace, les abattages ne faisant qu'empirer les choses !", assure One Voice. L'échinococcose, également appelée la maladie des renards, est transmise à l'homme par les excréments des animaux (renards, mais aussi chiens ou chats). C'est une hépatite qui peut être très grave. Mais qui ne représente que 30 cas par an, selon le quotidien. Et "tuer les renards n'est (...) pas efficace" contre cette maladie, confirme au Parisien Patrick Haffner, zoologue spécialiste des mammifères. L'ONG défend le rôle vertueux du renard. "Loin d'être nuisible, ce mammifère a un rôle crucial dans la biodiversité", souligne Muriel Arnal. "En régulant les populations de rongeurs, non seulement ils permettent de réduire l'utilisation de pesticides chimiques, dommageables pour tout le monde, mais encore la maladie de Lyme, véhiculée par les tiques et dont les rongeurs sont porteurs", souligne One Voice. Mais, chez les chasseurs, la proposition ne passe pas. "Nous sommes dans notre rôle de régulation, plaide dans le Parisien Jacky Desbrosse, de la Fédération nationale des chasseurs (FNC). Sortir le renard de la catégorie des nuisibles, c'est risquer que les populations augmentent encore alors qu'elles font des dégâts sur les élevages ou les populations de perdrix notamment".
Agnès Buzyn, candidate LREM à la mairie de Paris, affirme qu'elle a comme "priorité" un "plan de relance économique" pour la capitale, où la crise de l'après-coronavirus s'annonce "très dure", dans une interview au Journal du Dimanche.
Suite au confinement, "la crise économique s'annonce très dure, particulièrement à Paris", souligne Mme Buzyn, ex-ministre de la Santé, qui avait démissionné de son poste pour se porter candidate à Paris après l'affaire Griveaux.Elle avait rassemblé 17,3 % des voix lors du premier tour, loin derrière ses principales concurrentes, Anne Hidalgo, la maire sortante PS, et Rachida Dati (LR). "La victoire est possible ! Les cartes sont rebattues" en vue du second tour le 28 juin, assure-t-elle.Son "plan de relance" sera "mis en œuvre dès le 1er juillet" et "sera doté de 400 millions d'euros, dont 170 millions pour un fonds de solidarité confié aux maires d'arrondissement", promet-elle. "Il s'agit d'aider les commerçants, artisans et restaurateurs à survivre, notamment grâce à une exonération de toutes taxes la première année, voire l'an prochain si la crise persiste". Mme Buzyn souhaite également "expérimenter pendant un an une libéralisation des horaires d'ouverture dans tout Paris, le soir et le week-end", pour "étaler les heures d'affluence pour les consommateurs, ainsi que les heures de pointe dans les transports en commun".Autres projets: "l'automatisation des lignes de métro en lien avec la région", "la création de 240 rues-jardins", "la végétalisation des quais de Seine", "la rénovation thermique des logements, des bâtiments publics, musées, équipements, bureaux...".Mme Buzyn critique sévèrement ses deux principales concurrentes, qui selon elle "préparent l'élection présidentielle de 2022". Elle accuse Mme Dati de ne parler "que de sécurité et de propreté": "Elle n'a carrément aucun programme écologique, c'est simple, je pense qu'elle vit au siècle dernier". "Quant à Anne Hidalgo, ce n'est pas parce qu'elle met du vert sur ses tracts qu'elle a mené une politique écologique", cingle-t-elle. Par ailleurs, interrogée sur Evelyne Colella, colistière de Florence Berthout (maire du Ve arrondissement issue de LR et ralliée à LREM) et mise en cause pour racisme et homophobie, Mme Buzyn a estime que c'était "une erreur de casting". "Florence Berthout et moi-même sommes très claires sur la condamnation de ces propos. C'est pourquoi elle a été mise en retrait de la campagne", ajoute-t-elle.
La prochaine cérémonie des Oscars a été repoussée de deux mois à cause de la pandémie de coronavirus et est désormais programmée le 25 avril par l'Académie des arts et sciences du cinéma qui remet les prestigieuses récompenses.
La 93e édition des Oscars devait initialement se tenir le 28 février mais la crise sanitaire a provoqué la fermeture des cinémas et bouleversé le calendrier des productions hollywoodiennes.L'Académie a donc également étendu lundi la période de sortie des films éligibles aux Oscars, qui passe du 31 décembre 2020 au 28 février 2021. Elle espère ainsi "donner aux cinéastes la souplesse nécessaire pour terminer et sortir leurs films sans être pénalisés", expliquent ses responsables dans un communiqué.L'Académie avait déjà récemment assoupli son règlement pour permettre exceptionnellement aux oeuvres sorties directement sur les plateformes de vidéo à la demande de concourir.La plupart des salles de cinéma américaines restent fermées et de nombreux tournages sont à l'arrêt à Los Angeles ou ailleurs dans le monde, avec en toile de fond la crainte d'une résurgence de l'épidémie de Covid-19.Le délai accordé par l'Académie pourra permettre à certaines productions d'être prêtes à temps pour concourir l'an prochain.Il nourrit aussi l'espoir que la cérémonie des Oscars pourra se dérouler devant son parterre de stars habituel plutôt que de se transformer en une remise des prix "virtuelle", moins glamour."Nous évoluons en terrain inconnu cette année et nous continuerons à travailler avec nos partenaires de l'Académie pour garantir que le spectacle de l'an prochain soit sûr", souligne de son côté Karey Burke, présidente d'ABC qui diffuse cette soirée phare de Hollywood.Le report annoncé lundi répond notamment aux inquiétudes de nombreux professionnels du cinéma qui estiment que les films sortis en 2020 seraient trop peu nombreux pour permettre une sélection solide.- Luther King et Reagan -Les Oscars ont déjà été reportés par le passé, comme en 1938 après des inondations à Los Angeles, après l'assassinat de Martin Luther King en 1968 et la tentative d'assassinat commise contre le président Reagan en 1981. Mais jamais la cérémonie n'avait été décalée de plus d'une semaine.Les Oscars constituent l'apothéose d'une saison des prix cinématographiques qui s'ouvrent d'ordinaire en janvier avec les Golden Globes.Juste après l'annonce de l'Académie, les organisateurs des Bafta, récompenses du cinéma britannique décernées généralement peu de temps avant les Oscars, décidaient de reporter leur cérémonie au 11 avril.Ce changement "prend en compte l'impact de la pandémie et permet une période d'éligibilité étendue", expliquent les Bafta dans un communiqué transmis à l'AFP.L'inauguration du musée des Oscars, déjà repoussée à plusieurs reprises et dont la construction est en voie d'achèvement à Los Angeles, a également été reportée par l'Académie. Le site, qui devait être présenté au public le 14 décembre prochain, ouvrira finalement ses portes le 30 avril 2021, dans la foulée de la 93e édition des Oscars."Depuis plus d'un siècle, les films ont joué un rôle important pour nous réconforter, nous inspirer et nous divertir pendant les périodes les plus sombres. Cela a été certainement le cas cette année", résume l'Académie dans son communiqué."Ces Oscars et l'ouverture de notre nouveau musée marqueront un moment historique", lance-t-elle.De son côté, les Emmy Awards, équivalent des Oscars pour la télévision américaine, sont toujours programmés pour le mois de septembre, même si des discussions sont en cours sur le format qu'adoptera la cérémonie.Les organisateurs ont annoncé lundi que les prix techniques, habituellement remis la semaine qui précède la cérémonie principale, donneraient lieu cette année à un "événement virtuel".
Le laboratoire allemand CureVac va procéder à des essais cliniques d'un vaccin contre le nouveau coronavirus, a annoncé mercredi l'autorité fédérale compétente qui lui a délivré le feu vert, alors que le monde est engagé dans une course au vaccin.
Il s'agit "d'une étape importante sur la voie de l'autorisation d'un vaccin sûr et efficace contre le Covid-19 pour la population en Allemagne et au delà", s'est félicité cette autorité, l'Institut Paul-Ehrlich, dans un communiqué.Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), il y a maintenant 11 potentiels vaccins contre le nouveau coronavirus testés sur des êtres humains dans le monde.Fin avril, un premier laboratoire allemand, la société BioNTech de Mayence, en lien avec le laboratoire américain Pfizer, avait obtenu le feu vert de l'autorité de régulation pour lancer de premiers essais cliniques.Ceux de CureVac seront menés dans le cadre d'une étude liminaire avec 168 volontaires en bonne santé, parmi lesquels 144 vont être vaccinés au cours du mois pour examiner s'ils supportent bien les doses inoculées, précise l'Institut Paul-Ehrlich.Il s'attend aussi à ce que d'autres laboratoires mènent des essais cliniques "dans les prochains mois".Lundi le gouvernement allemand avait annoncé que l'Etat allait devenir actionnaire de CureVac, bien placé dans la course vers un vaccin contre le coronavirus, pour éviter son rachat par un investisseur étranger et notamment américain.La banque publique allemande de développement KfW, bras financier de l'Etat, va investir 300 millions d'euros pour acquérir une participation de 23% dans la firme de biotechnologies.L'Allemagne, la France, l'Italie et les Pays-Bas ont par ailleurs signé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca pour garantir la fourniture à l'UE de 300 millions de doses d'un éventuel vaccin contre le coronavirus, avait annoncé samedi le gouvernement allemand.
Ira, ira pas ? Le président du Modem ménage le suspense. François Bayrou, fervent soutien d'Alain Juppé lors de la primaire de droite, évalue ses chances et souhaite construire "un projet".
Mais pour l'instant c'est l'inconnue."Je suis un fils de tout petit paysan. Les gens d'où je viens - je sais, ce n'est pas très français - ressentent que je les défends. Tout l'effort de ma vie, c'est que les gens d'en bas sachent que je suis avec eux. J'ai toujours refusé que la gauche ait le monopole du social. La vie des gens, je sais ce que c'est. C'est même plus que cela : j'aime ce que c'est.", rapporte le JDD du jour. François Bayrou, surpris par la défaite d'Alain Juppé à la primaire de droite, est persuadé d'avoir une carte à jouer dans la guerre des centres.Entre l'UDI et Emmanuel Macron, dont il prononce le moins souvent possible le nom, estimant qu'"il n'existe pas. Il y a une symétrie fascinante entre Macron et Le Maire. Le renouveau mais sans aucune idée. Pour incarner, il faut avoir de la chair", François Bayrou tente de faire son trou. Première étape mercredi 30 novembre au JT de France 2 : il souhaite se démarquer, parler aux Français d'en bas, "mener un combat que personne ne mène".Avant de se décider, il préfère laisser passer la primaire de gauche. Et réécrire une partie de son livre rédigé pendant l'été, croit savoir le JDD. "J'ai deux mois devant moi". Invité dimanche du Grand Rendez-Vous d'Europe 1/Itélé/Les Echos, le maire de Pau veut "attendre pour une raison très précise ; les sujets de cette élections ne sont pas apparus. Il y a eu une primaire de la droite, qui a rencontré beaucoup de participation mais, le moins que l'on puisse dire, c'est que les projets n'ont pas été examinés", a-t-il estimé. "De l'autre côté, a gauche, ajoute-t-il, le désordre est tel que les grands sujets du pays ne sont pas apparus". "ROSE PÂLE ET BLEU DUR"Le président du Modem doit aussi rencontrer François Fillon, candidat de droite désigné pour la présidentielle. S'il a assuré le soir de cette victoire qu'il s'opposerait farouchement au programme de l'ancien Premier ministre, ses propos sont désormais plus mesurés. "Son intérêt le plus crucial serait d'entendre les questions que je pose". Pourtant, il est aussi capable de comparer François Fillon à Emmanuel Macron, coupables tous deux d'une "vision tchatchérienne". "Simplement l'une est peinte en rose pâle, l'autre en bleu dur." Et d'en remettre une couche sur "l'ultralibéralisme" filloniste : "Avec ce projet, Fillon ne s'en rend pas compte, il y a un grand risque électoral. Pour les Français, la promesse de casse sociale sera insupportable. Il l'avait dit, du reste : il voulait 'casser la baraque'. Mais dans la baraque, il y a nos enfants !"Alors oui François Bayrou est prêt à y aller et en a envie : "il se trouve que j'ai à présent, peut-être plus encore qu'il y a dix ans, une espèce de joie sauvage qui me donne la force de renverser les montagnes". Mais plusieurs élus croient savoir que son entourage n'est pas très chaud pour une nouvelle campagne présidentielle et qu'il n'en aurait pas les moyens humains et financiers.
Le délégué général de LREM s'est attaqué aux personnalités politiques de droite, trop concentrées selon lui sur l'échéance de 2022.
Xavier Bertrand, Guillaume Peltier, Marine Le Pen... depuis plusieurs jours, une échéance revient régulièrement : la présidentielle de 2022. "Il ne faut pas se tromper d'élection", a lancé dimanche 20 septembre Stanislas Guérini, délégué général de LREM. Il fustige les velléités qu'aurait la droite de faire des régionales "le premier tour de l'élection présidentielle".Selon Stanislas Guérini, qui s'exprimait en visioconférence aux journées de rentrée du MoDem, "les uns et les autres au fond envisagent l'élection régionale comme le premier tour de la présidentielle, comme la primaire de leur formation politique". "Je crois que ça serait une erreur profonde que de l'envisager comme ça", a-t-il jugé."Là où les autres ne pensent aujourd'hui qu'à 2022, je crois profondément qu'on doit être concentré sur les semaines qui viennent, sur les points d'attention de nos concitoyens", a-t-il développé, alors que Xavier Bertrand a assumé dimanche, sur Europe 1, son ambition d'être candidat à la présidentielle de 2022."Porter l'intérêt général""Nous, nous devons porter l'intérêt général, nous devons porter l'enjeu de relance", a insisté Stanislas Guérini, soulignant que le gouvernement aura "besoin de régions"avec lesquelles il "travaillera main dans la main pour réussir" le plan de relance.Le président des Hauts-de-France, qui a quitté Les Républicains en 2017, a décrit les élections régionales de mars 2021, lors desquelles il visera sa réélection, comme son "rendez-vous de la confiance". Stanislas Guérini a encore vanté la "maison commune" qu'est selon lui la majorité présidentielle à laquelle appartient le mouvement de François Bayrou.Pour le député de Paris, "elle doit être respectueuse des sensibilités, des histoires, des spécificités de chacune des organisations qui la composeront", sans "esprit d'effacement" ni d'"enfermement". "Plus le mandat avancera, plus les échéances électorales avanceront, moins nous aurons le droit de ne pas être d'accord", a-t-il souligné.
L'ancien ministre de l'Economie Arnaud Montebourg a une certaine habileté pour éviter de répondre aux questions. Interrogé lundi 30 mai sur son éventuelle candidature à l'élection présidentielle en 2017, il a assuré qu'il prendrait sa décision "cet été"...
Soit "entre le 21 juin et le 21 septembre", a-t-il précisé.Il n'a pas non plus souhaité s'exprimer sur son envie ou pas d'être candidat. "Quel est mon désir ? D'abord je me suis mis avec mon équipe à bâtir un grand projet alternatif à la politique de François Hollande, parce que nous avons un problème avec ces orientations-là. Moi j'ai un problème, je ne me sens pas représenté", a-t-il déclaré sur RTL. "Aujourd'hui je ressens la nécessité de bâtir un projet et éventuellement de le porter. J'ai juste besoin d'avoir le temps de le construire, d'en tester la solidité, d'en mesurer la force et ce qu'il est capable d'entraîner", a-t-il poursuivi.Relancé par un auditeur sur ses intentions pour 2017, l'ex-ministre a répété avoir "besoin de temps". "Je prendrai ma décision cet été. Je réponds à votre auditeur. L'été, c'est entre le 21 juin et le 21 septembre. Voilà, ça se resserre". Le 8 mai, il avait affirmé qu'il prendrait ses "responsabilités", "s'il y (avait) des responsabilités à prendre" par rapport à la présidentielle mais qu'une telle décision, "difficile à prendre", ne se prenait "pas un an avant une telle échéance"."DE BELLES PHRASES ET DE PETITES PROPOSITIONS"Le 21 mai, l'ancien ministre a mis en ligne un site internet, "Le Projet France". "Il y a déjà 83.000 votes, 400 contributions, 250 propositions précises, c'est une plateforme qui a pour but d'associer les Français à la construction de ce que moi j'appelle un grand projet alternatif", a-t-il déclaré sur RTL."Arnaud a de belles phrases et de petites propositions", a réagi sur LCP le président du groupe socialiste à l'Assemblée Bruno Le Roux. "L'acte de candidature par belles phrases et petites propositions ne me semble pas être aujourd'hui nécessaire. Ce dont on a besoin, c'est d'un soutien et que les problèmes de personnes puissent régresser un peu".Par ailleurs, interrogé sur l'échange musclé entre Emmanuel Macron et des militants de la CGT, Arnaud Montebourg a estimé que son successeur à Bercy avait fait preuve de mépris. "J'ai été élu pendant quinze années, je sais ce que c'est que solliciter le suffrage de nos compatriotes. Quand on sollicite le suffrage ou qu'on prétend le faire, la première précaution à avoir, c'est de respecter ceux, et notamment les plus modestes, qui disent qu'ils n'ont pas les moyens de se payer un costume", a-t-il dit."Quand vous êtes ministre de l'Economie, vous représentez toute l'économie, c'est-à-dire que vous êtes le ministre des entreprises, grandes et petites, et dans les entreprises, vous n'êtes pas que le ministre des gens qui ont réussi dans la vie. (...) Je pense que le respect est fondamental", a-t-il poursuivi. Emmanuel Macron a-t-il fait preuve de mépris ? "Je trouve qu'il y avait quelque chose comme ça", a estimé Arnaud Montebourg.Une vidéo a montré un échange musclé entre le ministre et des militants de la CGT lors d'un déplacement à Lunel (Hérault) vendredi. Pris à parti par deux militants qui lui reprochaient notamment le recours au 49-3 à l'Assemblée nationale sur la loi travail, le ministre s'est emporté: "Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler", a-t-il déclaré sans que l'on puisse distinguer sur les images le message écrit sur le tee-shirt en question. "Mais je rêve de travailler monsieur Macron", lui a répondu un militant.Sur LCP, le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Bruno Le Roux, s'est dit "étonné par le propos tel qu'il est rapporté", parce qu'il est "tout le contraire d'Emmanuel Macron". "Sa parole pour être une parole nouvelle n'est jamais une parole méprisante", a-t-il fait valoir.
Alors que son parti l'a historiquement combattu, Marine Le Pen assume aujourd'hui une "continuité" avec le général de Gaulle, qui lui permet à la fois de poursuivre son travail de dédiabolisation du RN et de souligner son opposition à Emmanuel Macron.
Dans un long article révélé par l'AFP et paru lundi dans la Revue politique et parlementaire, la présidente du Rassemblement national juge "urgent" de s'"inspirer" du célèbre général dans la crise sanitaire actuelle.Elle assure même au Parisien que le RN est "la continuité" des idées du général alors qu'Emmanuel Macron en est "l'antithèse". Et jeudi, elle a annoncé qu'elle allait commémorer sur l'île de Sein les 80 ans de l'appel du 18 juin. Plus d'une centaine de Sénans avaient rejoint par bateau la Grande-Bretagne pour former les premières unités des Forces navales libres.Ce n'est pas la première fois que Marine Le Pen affiche sa "proximité" avec de Gaulle depuis son arrivée à la tête du FN (devenu RN) en 2011. Elle l'évoquait déjà au sein du mouvement Génération Le Pen, qui voulait "dédiaboliser" le parti des accusations de racisme et d'antisémitisme.Le général de Gaulle a pourtant longtemps été détesté dans le parti, fondé en 1972 notamment par d'anciens collaborateurs et d'anciens partisans de l'Algérie française.- "Souffrance" -Le conseiller de Marine Le Pen, Philippe Olivier, reconnaît qu'il y a eu dans le parti "un fort courant anti-gaulliste". "Mais cette génération est partie maintenant" et "le temps a effacé les passions", soutient-il."Dire de Gaulle, c'est dire que nous n'avons rien à voir ni avec Vichy ni avec l'OAS" et "ça permet de réécrire l'histoire", explique Nicolas Lebourg, coordinateur de la Chaire citoyenneté à Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye et spécialiste de l'extrême droite.La référence à de Gaulle permet à tout le moins à Marine Le Pen de rompre avec son père et ancien président du FN Jean-Marie Le Pen, qui écrit dans ses Mémoires que le maréchal Pétain "n'a pas failli à l'honneur en signant l'armistice" en 1940 et que le général de Gaulle "reste une horrible source de souffrance pour la France".En 2018, le co-fondateur du FN avait même raconté comment il avait tenté en 1963 de faire évader Jean Bastien-Thiry, condamné à mort pour sa participation à l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle.A ses électeurs notamment pieds-noirs, Marine Le Pen dit garder "une vision critique" sur la "manière dont l'indépendance de l'Algérie s'est déroulée", sans y voir de "contradiction".- "Récupération" - En opposant de Gaulle qui est à ses yeux "de France" à Emmanuel Macron qui "n'est pas du pays" mais "d'une classe économique, de la finance, d'une caste", et en citant leurs différences, Marine Le Pen souligne aussi le fossé qui, selon elle, la sépare de son adversaire qu'elle compte retrouver au second tour de la présidentielle en 2022.Dans la crise sanitaire, qui a mis en lumière la dépendance économique de la France à la Chine, la référence à la "souveraineté" gaulliste redonne également du poids à "l'Etat stratège" défendu par Marine Le Pen et à une économie moins libérale. "De Gaulle donne un bon habillage à un libéralisme un peu dirigé", résume M. Lebourg.Mais "le gaullisme n'est pas réductible à la souveraineté", note le politologue Jean-Yves Camus."Le patriote de Gaulle ne s'est jamais comporté en nationaliste", "une France enfermée dans sa seule souveraineté nationale ne correspondait pas à sa vision du monde", abonde le président de l'Amicale des députés et anciens députés gaullistes, Stéphane Viry.Il note que de Gaulle était partisan du mode de scrutin majoritaire, alors que le RN veut un scrutin proportionnel. "La situation politique de l'époque était très différente", répond Marine Le Pen, certaine que le général soutiendrait aujourd'hui la proportionnelle.Stéphane Viry voit surtout chez la dirigeante d'extrême droite "une tentative grossière de récupération" en vue de la présidentielle.Pour le secrétaire général de LR, parti des héritiers du gaullisme, Aurélien Pradié, "il est temps qu'on se réapproprie notre héritage historique et qu'on ne se le laisse pas voler par des vautours politiques qui n'ont aucun scrupule à ce sujet".Le général de Gaulle "se retournerait dans sa tombe en entendant" Marine Le Pen, estime le patron du parti présidentiel LREM, Stanislas Guerini.
Une association de victimes du Covid-19 a décidé de porter plainte contre Jean Castex devant la Cour de justice de la République (CJR), estimant que le gouvernement continuait de "naviguer à vue" face à l'épidémie, a-t-on appris jeudi auprès de son avocat.
Cette plainte contre le Premier ministre doit être déposée dans la journée par le collectif Victimes Coronavirus France, qui réunit 200 personnes, auprès de la CJR, seule instance habilitée en France à juger des actes commis par des membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions, a indiqué Me Fabrice Di Vizio, confirmant une information du Parisien.Depuis le début de l'épidémie de coronavirus qui a fait plus de 31.000 morts en France, la CJR a déjà reçu au moins 90 plaintes contre des ministres.Neuf d'entre elles, visant l'ex-Premier ministre Edouard Philippe, le ministre de la Santé Olivier Véran et sa prédécesseure Agnès Buzyn, ont été jugées recevables et ont conduit le 7 juillet à l'ouverture d'une information judiciaire pour "abstention de combattre un sinistre".Les investigations sont menées par la commission d'instruction de la CJR, qui agit comme un juge d'instruction. "Il faut que l'enquête lancée par la CJR ne s'arrête pas au 3 juillet", date de la nomination de M. Castex à la tête du gouvernement, a expliqué Me Di Vizio. "Ce qui est frappant depuis qu'il est arrivé, c'est qu'on n'a aucune stratégie de lutte contre l'épidémie", a-t-il estimé, estimant que le gouvernement "culpabilisait les Français" et "naviguait à vue".L'avocat a notamment cité l'absence de tests de dépistage dans les aéroports en juillet, la lenteur à mettre en place des tests salivaires ou encore la décision de déléguer aux préfets la prérogative de renforcer les mesures contre l'épidémie. "Nous avons un pays qui est administré, mais pas gouverné", a-t-il jugé.De son côté, le parquet de Paris, qui a reçu plusieurs dizaines de plaintes ciblant parfois des responsables de l'administration, a ouvert le 9 juin une vaste enquête préliminaire, notamment pour "homicides involontaires" ou "mise en danger de la vie d'autrui". Au 31 août, il avait reçu 170 plaintes, dont quatre ont donné lieu à des enquêtes distinctes visant des Ehpad de la capitale.Contacté par l'AFP, Matignon n'avait pas réagi dans l'immédiat.
L'exploitant agricole Philippe Gillet avait été condamné en avril à 22 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d'Anaïs Guillaume, son ex-petite amie. Le corps de la jeune femme a été retrouvé.
Après six ans d'enquête, les enquêteurs ont fait une découverte macabre dans le cadre de la disparition d'Anaïs Guillaume en 2013. Les ossements retrouvés en début de semaine à Fromy (Ardennes) sont bien ceux de la jeune femme, ex-petite amie de Philippe Gillet, qui a été condamné en avril pour son meurtre. "D'après les résultats des tests ADN pratiqués, les enquêteurs sont sûrs quasiment à 100 % qu'il s'agit bien des restes de ma fille", a déclaré vendredi 1er novembre Fabrice Guillaume, père de la victime disparue à 21 ans en 2013 et dont le corps n'avait jusque-là pas été retrouvé. "On va pouvoir faire un vrai deuil mais la haine, la colère et la tristesse seront toujours là", a-t-il ajouté.
Militant d'une mort digne, Alain Cocq a mis fin dans la nuit de samedi à ses traitements et renoncé à toute alimentation. Mais son agonie ne sera pas retransmise en direct, comme il l'espérait, pour faire évoluer la législation sur la fin de vie.
Facebook a annoncé à la mi-journée avoir bloqué la diffusion en vidéo des derniers moments de M. Cocq, atteint d'une maladie incurable qui le cloue au lit depuis des années."Bien que nous respections sa décision de vouloir attirer l'attention sur cette question complexe, sur la base de conseils d'experts, nous avons pris des mesures pour empêcher la diffusion en direct sur le compte d'Alain, car nos règles ne permettent pas la représentation de tentatives de suicide", a déclaré à l'AFP un porte-parole de Facebook.Dans la nuit de vendredi à samedi, cet habitant de Dijon avait annoncé dans une vidéo avoir cessé son traitement et toute alimentation et hydratation, faute d'avoir obtenu du président de la République une injection de barbituriques "à titre compassionnel" pour abréger ses souffrances, comme cela est possible en Suisse."Le chemin de la délivrance commence et, croyez-moi, j'en suis heureux", avait-il alors déclaré, en référence à sa décision de se laisser mourir.En "phase terminale depuis 34 ans", comme il le dit, M. Cocq souffre d'une maladie génétique rare qui bloque ses artères, et qui a déjà emporté son père. Il dit avoir subi neuf opérations en quatre ans. Sans effet... "Ce n'est pas un suicide", a précisé le malade, rappelant qu'il est catholique. "Je suis dans le cas prévu par la loi où un patient peut arrêter son traitement", affirmait-il, disant que, dans ces cas-là, le décès suit "dans les deux à cinq voire sept jours". "Moi, avec mon état, ça risque d'être rapide". - liberté d'expression -Quelques heures plus tard, alors qu'il allait poster une nouvelle vidéo, il annonçait: "Facebook me bloque la diffusion vidéo jusqu'au 8 septembre.""A vous de jouer", écrivait alors ce célibataire de 57 ans, sans enfant, à l'intention de ses soutiens avant de donner l'adresse de Facebook France à Paris pour "faire savoir ce que vous pensez de ses méthodes d'entrave à la liberté d'expression".Facebook explique avoir des règles détaillées sur cette question: si elles ne prévoient pas de dispositions spécifiques concernant la fin de vie, elles sont en revanche très strictes concernant les contenus qui peuvent s'apparenter à une promotion du suicide ou de l'automutilation. Des cas qui englobent l'euthanasie ou le suicide assisté.Selon M. Cocq, en dépit du blocage du groupe américain, "un système de repli sera actif d'ici 24H" pour diffuser des vidéos de son agonie. Sa mandataire Sophie Medjeberg, vice-présidente de l'association Handi-Mais-Pas-Que, a affirmé à l'AFP que ce moyen de substitution avait été "trouvé" mais ne serait "pas divulgué" afin de "sélectionner les images qui respecteront la dignité d'Alain".M. Cocq est entouré pour cette ultime action militante: "quatre auxiliaires de vie qui le connaissent bien, ainsi que des membres de sa famille dont sa soeur et des amis très proches" se relaient à son chevet, a précisé Mme Medjeberg.De nombreux internautes ont apporté leur soutien au malade. "La loi Cocq arrivera, j'en suis sûre", a écrit l'une d'entre elles, persuadée que son action permettra une évolution de la loi Claeys-Léonetti de 2016 qui autorise la sédation profonde mais seulement pour les personnes dont le pronostic vital est engagé "à court terme".Le cas d'Alain Cocq a d'ores et déjà relancé la controverse sur la fin de vie, après l'affaire Vincent Lambert, un infirmier en état végétatif décédé en juillet 2019 après une sédation profonde voulue par son épouse et son neveu François, mais à laquelle ses parents se sont opposés."Il faut que les politiques arrêtent de botter en touche!", a souligné Mme Medjeberg qui, comme Alain Cocq, "ne s'attendait pas à un geste compassionnel du président (Emmanuel) Macron mais espérait un engagement vers une ouverture de la loi Léonetti".
Les Français ont retrouvé le goût des achats depuis le 11 mai, même si certains secteurs peinent encore à attirer des consommateurs.
Depuis le 11 mai, date du début du déconfinement, la consommation des Français est repartie à la hausse. Si tous les secteurs ne connaissent pas le même engouement, les ventes globales ont augmenté de 9% la première semaine du déconfinement, souligne une étude du cabinet Nielsen, relayée par BFMTV. Parmi les produits que les consommateurs ont plébiscités une fois leur liberté retrouvée : l'alcool. Alors que pendant le confinement, la vente de bières, vins et autres alcools avait sensiblement baissé, la tendance s'est inversée maintenant que les Français sont à nouveau autorisés à se réunir. Ainsi, les plus fortes hausses sont enregistrées par les alcools forts : +68% pour le gin, +31% pour la vodka et le rhum, +23% pour le Pastis. Viennent ensuite les vins blancs et rosés. Depuis le début du déconfinement, les Français se sont aussi rués sur les produits surgelés. L'arrivée des beaux jours et de l'été semble y contribuer avec l'achat de glaces (+31% pour le sucré). Le maintien du télétravail dans de nombreuses entreprises pourrait également expliquer cet engouement autour du surgelé avec l'achat de plats préparés qui ne demandent qu'à être passés au micro-onde (+28% pour le salé).Le textile et l'automobile à la peineLes autres grands gagnants de ce déconfinement sont indéniablement les salons de coiffure qui pour beaucoup ont déjà un carnet de rendez-vous bien rempli, selon l'étude de Nielsen. Les instituts de beauté, magasins de sport, de jouets ou d'électroménager ne sont pas non plus en reste. Par rapport à l'an dernier à la même époque, leurs ventes ont été supérieures de 20%, selon le groupement des cartes bancaires.Si ces secteurs semblent retrouver une belle activité, d'autres marchés souffrent encore, comme celui du textile (-15%) ou pire, celui de l'automobile (-70%). 400.000 véhicules n'auraient toujours pas trouvé preneurs, rapporte BFMTV.
Il dénonce un environnement nauséabond au sien du syndicat.
Il avait dû démissionner de la tête de FO après des révélations sur une liste secrète des cadres du syndicat.Près d'un an plus tard, Pascale Pavageau "regrette" l'affaire, mais assure avoir "la conscience tranquille" et critique l'ambiance "ultra violente" au sein de la confédération.L'ex-secrétaire général du troisième syndicat français ne s'est pas exprimé publiquement - en dehors de rares tweets - depuis sa démission le 17 octobre 2018. Dix jours plus tôt, le Canard enchaîné avait révélé l'existence d'un "fichier" que Pascal Pavageau avait confectionné en 2016 avec ses proches. Une centaine de dirigeants de FO y étaient affublés de qualificatifs comme "niais", "complètement dingue", "anarchiste", "bête" ou encore "trop intelligent pour entrer au bureau confédéral". La révélation a fait l'effet d'un électrochoc en interne.La publication le 25 septembre de son nouveau livre, "Allô Jupiter, ici la terre", où il critique la politique d'Emmanuel Macron, et parallèlement le lancement d'une structure de lobbying, également à cette date, sont l'occasion pour Pascal Pavageau de sortir du bois, dans un entretien à l'AFP. "C'est une connerie sans nom, une erreur absolue", relève-t-il, en évoquant le fichier. "Je le regrette, ça a blessé beaucoup de gens, y compris des amis, ça a nui à l'image de l'organisation". Interrogé sur l'objectif de ce document, Pascal Pavageau explique l'avoir créé dans le but d'"informer" les futurs entrants au Bureau (la direction rapproché du secrétaire général, composée d'une douzaine de membres) qu'il comptait solliciter en 2018, une fois élu. "L'erreur que je commets, c'est de mettre noir sur blanc une micro-synthèse d'appréciations. L'erreur est absolue"."J'ai la conscience tranquille", dit-il toutefois, expliquant avoir tenté de "redorer l'image de FO" pendant les six mois de sa direction. "J'avais un projet pour FO avec le soutien d'une grande partie des adhérents. C'est quand j'ai parlé d'audit financier en juillet 2018 que j'ai mis le feu aux poudres" en interne. "Un certain nombre de personnes de l'appareil me disaient qu'il était hors de question de le faire", assure-t-il. Selon lui, la fuite du document a servi à dire: "tu arrêtes l'audit financier".Il s'en prend, sans donner de noms, à "trois ou quatre chefs de courant mégalodon (requin préhistorique, ndlr), dont certains ne sont plus aux responsabilités" et qui "ont pris l'organisation en otage uniquement pour leurs petits intérêts personnels". L'ex-leader dénonce "une ambiance ultra violente" à FO. "90% de mon temps de secrétaire général était consacré non pas au fond et au positionnement, mais à régler les problèmes d'égo, de pouvoir, et à me protéger des attaques permanentes"."Échec personnel"La démission a été "très douloureuse, un échec personnel très difficile à vivre. Vingt-huit ans d'engagement syndical pour n'être élu que six mois secrétaire général, après tous les sacrifices que j'ai pu consentir, ça a été dur", témoigne-t-il, disant être toujours militant et adhérent de FO ."Paradoxalement, sur le plan personnel, je suis libéré de cet environnement nauséabond, de ne pas avoir à porter la responsabilité de ce que j'avais commencé à découvrir". Ainsi, il explique qu'entre 2015 et 2018, il a travaillé avec son équipe "sur 1.000 pages de texte, où sont inscrites des procédures, des règles, des positionnements, pour bâtir une sorte de programme" avant l'élection. Car "il n'y a aucune règle sur la gestion du personnel, sur les primes, il n'y a quasiment plus de réserves". "J'ai essayé de mettre des règles dans l'organisation pour faire des économies".À Yves Veyrier, le secrétaire général de FO, il donne un conseil "en tant que militant de FO": "il est suicidaire de ne pas mener à bien cet audit, de ne pas mettre en place des règles pour faire des économies et ne pas mettre le paquet sur le développement". "Je ne regrette pas d'avoir démissionné. C'est une libération. Je revis", souffle-t-il.Mais il est amer. "J'ai été trop optimiste de penser qu'avec un mandat voté à 99% on allait arriver avec les militants à changer les choses et sauver FO. L'inertie et le blocage d'une partie de l'appareil empêche tout mouvement et évolution de cette grande maison".
Ce colorant alimentaire reste autorisé pour les cosmétiques et médicaments.
Le gouvernement français a décidé mercredi 17 avril d'interdire en janvier 2020 dans l'alimentation le dioxyde de titane, un additif controversé. Cette décision intervient deux jours après la publication d'un avis de l'agence sanitaire Anses qui disait ne pas pouvoir lever les incertitudes sur l'innocuité de cette substance, signalée sur les étiquettes par TiO2 ou E171 et utilisée principalement comme colorant.Après avoir pris connaissance de cet avis, "François de Rugy, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, et Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, ont décidé, par précaution, d'interdire la mise sur le marché des denrées alimentaires contenant cet additif dès le 1er janvier 2020", selon un communiqué."Un arrêté suspendant la mise sur le marché des denrées alimentaires contenant l'additif E171 à partir du 1er janvier 2020 a été signé et sera publié dans les meilleurs délais", précise-t-il. Cet arrêté sera notifié à la Commission européenne et aux autres États membres car le dioxyde de titane bénéficie d'une autorisation délivrée au niveau de l'Union européenne.Cette décision "n'est que dans l'ordre des choses", a réagi Stephen Kerckhove au nom des associations Agir pour l'environnement et Foodwatch. "On voit apparaître un délai dont il n'a jamais été question", a-t-il regretté. Le fait que cette substance contienne des nanoparticules - d'une taille inférieure à 100 nanomètres facilitant leur pénétration dans l'organisme - soulève depuis plusieurs années l'inquiétude des associations de défense des consommateurs et de l'environnement.Face à ces doutes, Brune Poirson avait annoncé en mai 2018 la suspension de son utilisation dans les produits alimentaires d'ici fin 2018. La disposition avait été reprise dans la loi alimentation promulguée en novembre mais elle ne pouvait s'appliquer sans un arrêté du ministère de l'Économie. Mais Bruno Le Maire avait refusé de signer cet arrêté dans un premier temps, avant de se dire prêt à interdire le colorant, sous réserve d'un nouvel avis de l'agence sanitaire Anses. Qu'est-ce que l'additif E171, bientôt interdit par le gouvernement ?par CNEWSDans cet avis rendu lundi, l'agence a analysé 25 nouvelles études sur la toxicité du dioxyde de titane par voie orale, parues depuis son dernier avis en 2017. Et soulignant "le manque de données scientifiques", elle conclut "qu'elle ne dispose pas d'éléments nouveaux permettant de lever les incertitudes sur l'innocuité de l'additif E171". Ces études ne permettent notamment pas de "confirmer ou d'infirmer le potentiel" cancérogène. L'Institut national de la recherche agronomique (INRA) avait estimé en 2017 que l'exposition au E171 favorisait la croissance de lésions pré-cancéreuses chez le rat. Sans que ces résultats ne permettent de conclure sur ses effets sur l'homme.En juillet, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait estimé que cette étude et trois autres soumises par la France ne remettaient pas en cause son évaluation de 2016, qui concluait que le dioxyde de titane n'était "pas de nature à entraîner un risque sanitaire". Le mois suivant, la Commission européenne lui commandait toutefois un nouvel avis, attendu pour mi-2019, qui devra se pencher en particulier sur la taille des particules.Face aux critiques, certains industriels ont annoncé retirer le dioxyde de titane de leurs recettes ou magasins, comme Carambar and Co de ses Malabar ou encore Carrefour, Super U, Leclerc, Picard et William Saurin. Mais d'autres ont mis en avant des délais d'adaptation. Ce colorant alimentaire reste autorisé pour les cosmétiques (dentifrice) et médicaments, pas concernés par la loi alimentation. "On est un peu déçu que le gouvernement n'ait pas saisi cette occasion pour élargir cette interdiction au moins aux cosmétiques et aux dentifrices", a fait savoir Stephen Kerckhove.
Le corps sans vie de la quinquagénaire a été découvert dans la matinée de lundi 23 septembre, à l'école Méhul de Pantin.
La directrice de l'école maternelle Méhul de Pantin a été retrouvée morte dans le hall de l'établissement, lundi 23 septembre. Les enquêteurs privilégient la piste du "suicide sur le lieu de travail est l'hypothèse privilégiée", selon une source proche de l'enquête confirmant des informations du Parisien. D'après les premières observations, "tout convergeait" vers une telle piste, notamment la rédaction de "plusieurs courriers écrits de sa main pour informer de son choix" et la présence d'"une affichette à l'entrée de l'école à l'intention de la gardienne qui était on ne peut plus explicite". Le cadavre de la femme, âgée de 58 ans, a été trouvé dans cette école de Saint-Saint-Denis, en proche banlieue parisienne. Son décès est "intervenu dans le courant du week-end", précise la même cette source.Le parquet de Bobigny a indiqué avoir ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort, confiée au commissariat de Pantin. Une autopsie a été ordonnée et devrait avoir lieu mardi. L'école, qui accueille 300 enfants, était fermée lundi. Les élèves ont été "accueillis en un autre lieu", où s'est rendu le directeur académique des services départementaux de l'Éducation nationale, a indiqué l'Académie de Créteil dans un communiqué. "Des cellules académiques d'écoute et de soutien sont mises à la disposition de l'ensemble de la communauté scolaire et le resteront autant que de besoin", précise l'Académie de Créteil.
La mère de Jacob Blake, un Afro-américain de 29 ans grièvement blessé par des tirs policiers et probablement paralysé à vie, a appelé au calme mardi, les autorités redoutant de nouvelles manifestations tendues à travers les Etats-Unis.
"Mon fils se bat pour sa vie", a déclaré, émue, Julia Jackson, mère de la victime, lors d'une conférence de presse à Kenosha, dans l'Etat du Wisconsin."Si Jacob savait ce qu'il se passait, la violence et la destruction, il serait très mécontent (...) Nous avons besoin de guérir", a-t-elle ajouté alors que son fils était à nouveau au bloc opératoire. Comme pour George Floyd, un quadragénaire noir mort asphyxié sous le genou d'un policier blanc il y a trois mois, la tentative d'interpellation de Jacob Blake a été filmée par un témoin dimanche.Les images montrent le jeune Afro-américain suivi par deux policiers ayant dégainé leurs armes alors qu'il contourne une voiture. Un agent attrape son débardeur blanc au moment où il ouvre la portière et tente de s'installer sur le siège conducteur. Le policier fait alors feu --l'enregistrement laisse entendre sept tirs--, atteignant ce père de famille de plusieurs balles dans le dos."Le diagnostic médical pour le moment est qu'il est paralysé", a affirmé l'avocat de la famille de M. Blake, Ben Crump. Il a subi de "graves dommages corporels, dont une section de la moelle épinière", ses reins et son foie ont été endommagés et ses blessures ont nécessité "l'ablation d'une partie de l'intestin", a précisé l'avocat Patrick Salvi, lui aussi sur le dossier. La famille de Jacob Blake va porter plainte au civil, a-t-il annoncé. - "Guerre raciale" -Les avocats ont par ailleurs annoncé qu'ils se rendraient à Washington vendredi pour rejoindre une vaste marche contre les violences policières organisée le jour de l'anniversaire du célèbre discours de Martin Luther King "I have a dream" (J'ai un rêve). Minneapolis, New York ou Portland : plusieurs villes américaines sont devenues depuis dimanche le théâtre de rassemblements parfois violents, des milliers de personnes exigeant que justice soit faite pour Jacob Blake. A Kenosha, ville de 170.000 habitants située au bord du lac Michigan, entre Milwaukee et Chicago, des échauffourées ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi entre manifestants et forces de l'ordre après l'entrée en vigueur d'un couvre-feu.Des grilles en fer ont été installées mardi à proximité d'un tribunal, où des voitures et un immeuble avaient été incendiés la veille. Des habitants de la ville sont venus armés, au milieu de plusieurs centaines de manifestants, pacifiques en début de soirée, afin d'empêcher de nouvelles dégradations. Des affrontements entre un groupe de manifestants lançant des pétards et des policiers ripostant avec des balles en caoutchouc se sont produits mardi soir. Un journaliste de l'AFP a été touché par une de ces balles en caoutchouc."Certains ne réalisent pas qu'en incendiant un bâtiment, vous mettez en danger la vie des pompiers et de quiconque pourrait se trouver à l'intérieur", justifie Kevin Mathewson, pistolet à la ceinture et fusil d'assaut AR-15 en bandoulière.Emma, une Afro-américaine de 27 ans qui préfère ne pas donner son nom de famille, était venue plus tôt dans la journée avec sa fille de 8 ans, à qui elle a parlé du drame."Elle n'a pas peur de la police, je ne lui ai pas appris à avoir peur de la police", témoigne-t-elle. "Mais on dirait une guerre raciale. Ma propre mère s'était battue contre les mêmes choses".- Garde nationale -"Ce que nous avons vu ces deux dernières nuits et de nombreux soirs cette année est l'expression de la douleur, l'angoisse et l'épuisement d'être Noir dans notre Etat et notre pays", a estimé mardi le gouverneur démocrate du Wisconsin Tony Evers. Il a réitéré ses appels à des manifestations pacifiques et annoncé que des soldats supplémentaires de la Garde nationale seraient envoyés sur place en renfort.Le président Donald Trump, qui ne s'était pas encore exprimé sur le sujet, a justement exhorté mardi soir sur Twitter le gouverneur à faire appel à la Garde nationale."Elle est prête, volontaire et plus que capable. Réglez RAPIDEMENT le problème!", a écrit le milliardaire républicain, qui a fait de "la loi et l'ordre" l'un des thèmes de sa campagne de réélection pour la présidentielle du 3 novembre. Son adversaire démocrate Joe Biden a quant à lui estimé que le racisme était "une crise de santé publique" aux Etats-Unis et exigé une enquête fouillée et transparente sur cette nouvelle bavure policière apparente.Ben Crump, l'avocat de la famille de Jacob Blake, a affirmé que les trois fils de ce dernier se trouvaient dans la voiture au moment du drame, et que le jeune homme avait tenté juste avant de s'interposer dans une dispute entre deux femmes.Les deux policiers impliqués ont été suspendus de leurs fonctions et une enquête a été ouverte.
Le secrétaire d'État à la Protection de l'enfance s'interroge toutefois sur la décision de permettre à la mère, souffrant de troubles psychiatriques, de voir la petite fille seule.
Le secrétaire d'État à la Protection de l'enfance, Adrien Taquet, a réagi, lundi 10 février sur Franceinfo, au meurtre de la petite Vanille, avoué par sa mère. Il a estimé que la "procédure avait été respectée" dans cette affaire, alors que la mère, qui souffrait de troubles psychiatriques, avait l'autorisation de voir sa fille quelques heures par semaine au sein d'un foyer maternel. Il a toutefois estimé qu'il fallait savoir "rompre le lien" avec les parents, quand l'intérêt supérieur de l'enfant le réclame."Je suis bouleversé, comme chacun des Français qui a suivi cette histoire pendant le week-end, a-t-il dit. (...) Le vendredi soir à 17h30, quand cette mère n'est pas revenue au foyer avec son enfant, de premières vérifications ont été faites et, assez rapidement, l'alerte enlèvement a été déclenchée. Malheureusement, cela n'a pas permis effectivement de la retrouver. On sait aujourd'hui, du moins on croit savoir que le drame était déjà intervenu dès le vendredi après-midi." Mort de Vanille : "La procédure avait été respectée", mais "quand la mère ou le père est toxique pour l'enfant, il faut savoir rompre ce lien" (Taquet)par franceinfoInterrogé sur le profil de la mère, le secrétaire d'État a estimé que les services de l'État n'avaient pas failli. "Cette petite fille et sa mère ont été identifiées assez tôt comme représentant des signes de fragilité puisque, dès la grossesse de la mère, elle a été identifiée comme présentant un profil complexe et donc a été suivie dans le cadre de ce centre maternel avant la grossesse et dès la naissance de cette petite fille." Il s'interroge toutefois sur la décision de permettre à la mère de voir son enfant toute seule alors que son état psychiatrique posait question. Adrien Taquet a rappelé que c'est un juge qui détermine, dans la majorité des cas, si une mère peut continuer à voir son enfant après un placement."Pendant très longtemps, dans notre pays, nous avons fait le choix de maintenir, à tout prix parfois, le lien biologique entre l'enfant et ses parents au détriment de l'intérêt supérieur de l'enfant", a encore dit le secrétaire d'État. "Les dernières lois de 2007 et 2016 ont remis le curseur vers l'intérêt supérieur de l'enfant. Il y a un moment où vous vous heurtez aussi aux pratiques professionnelles. La loi fixe des cadres, il faut ensuite que ça soit mis en œuvre sur des matières qui sont extrêmement complexes, parce qu'il s'agit de l'humain.""Ce que j'en sais, la procédure a été respectée, a conclu Adrien Taquet. Maintenant nous devons évaluer, voir dans quelles conditions, dans quelle mesure, il a été décidé initialement à cette mère, qui a des troubles psychiatriques, la possibilité de voir sa fille et de la voir seule. (...) Est-ce que l'intérêt supérieur de l'enfant a primé sur le maintien du lien biologique ? Quand la mère, le père, est toxique pour l'enfant, il faut savoir rompre le lien."
Jacques Chirac, cinquième président de la Ve République, s'en est allé ce jeudi 26 septembre à l'âge de 86 ans.
19h22. =1emUne journée de deuil national en hommage à Jacques Chirac se tiendra lundi et un service solennel lui sera rendu ce jour-là à 12 heures dans l'église Saint-Sulpice à Paris, a annoncé l'Elysée. De plus, =1emle palais de l'Elysée ouvrira exceptionnellement ses portes ce jeudi soir à partir de 21 heures, jusqu'à dimanche inclus, "afin que les Français qui le souhaitent puissent exprimer leurs condoléances", a ajouté la présidence.18h45. Le sélectionneur de l'équipe de France de football Didier Deschamps, qui a rappelé, à propos de Jacques Chirac, avoir eu "l'immense privilège, en tant que capitaine, de recevoir de ses mains la Coupe du monde, le 12 juillet 1998", a fait part de sa "tristesse". Et a évoqué "son enthousiasme, sa constante bonne humeur, sa gentillesse et sa détermination".18h07. En Palestine, on salue la mémoire de Jacques Chirac, qui avait marqué les esprits en raison de son coup de sang contre une police israélienne qu'il jugeait trop pressante, dans le vieux Jérusalem, en octobre 1996. Le ministre des Affaires étrangères palestinien Riyad al-Malki a rendu hommage à "un ami du peuple palestinien", qui "a défié les mesures arbitraires ici". De son côté, le président israélien Reuven Rivlin a présenté les condoléances de l'Etat d'Israël dans un message au "peuple français", qui a ajouté à propos de Jacques Chirac que "nous nous souviendrons de son geste courageux de reconnaissance de la responsabilité de la France pendant la Shoah".17h30. La Tour Eiffel éteindra ses lumières à partir de 21h.17h04. Le musée du Quai Branly-Jacques Chirac a salué la mémoire de l'ancien chef de l'Etat, à l'origine de la création de l'institution, voyant en lui un homme "pudique" qui s'est révélé "un connaisseur érudit des arts et civilisations non occidentales". Le ministre de la Culture en exercice, Franck Riester, a rendu hommage à un "grand serviteur" de la culture.16h55. Tony Blair, ex-Premier ministre britannique: "En dépit de nos différends de temps à autre, il fut toujours et sans faillir aimable, généreux (...) Nous avons commencé ensemble le projet de défense européen à Saint-Malo. Nous avons oeuvré étroitement (...) pour assurer que l'élargissement de l'Europe se produise de façon à intégrer l'Est et l'Ouest"16h40. La carrière de Jacques Chirac retracée en 10 photos emblématiques.16h30. Première réaction de Matignon.Le Premier ministre Edouard Philippe se dit "très ému et un peu nostalgique".16h15. Dominique de Villepin, ancien Premier ministre de Jacques Chirac : "C'est une part de la France qui s'en va". Il "a su être le visage d'une France de la diversité et des terroirs, de l'enracinement et de l'ouverture au monde", a ajouté l'ancien secrétaire général de l'Elysée et hôte de Matignon de 2005 à 2007, dans un communiqué. Le couple Chirac-Villepin avait notamment occupé les devants de la scène internationale en 2003, avec leur opposition à la guerre en Irak. "Aujourd'hui je pleure un homme qui a occupé une place immense dans ma vie, à qui je dois mon engagement en politique et la fierté d'avoir pu servir et représenter mon pays. Merci Monsieur le Président". LE POINT A 15H50♦ Jacques Chirac est décédé ce matin, à son domicile de la rue de Tournon, dans le VIe arrondissement de Paris.♦ Emmanuel Macron est attendu sur place.♦ Le déplacement présidentiel dans l'Aveyron pour le lancement de la grande consultation sur la réforme des retraites est reporté à "une date ultérieure". Le chef de l'Etat prononcera une allocution à 20h.♦ Les Français pourront rendre hommage à Jacques Chirac, dans un lieu qui reste à définir.15h35. Proche ami de Jacques Chirac, l'ancien président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré a salué un "homme de coeur", "de culture et d'humour" et un "grand combattant politique" qui "se livrait peu"."C'était mon ami. Il avait plusieurs personnalités. L'homme de cœur préoccupé par ses concitoyens, désireux de les écouter, de les comprendre en allant vers eux. Le fantastique homme de culture et d'humour, qui était une façon pour lui d'entrer en contact avec les gens".15h17. Le premier grand débat sur la réforme des retraites, qui devait avoir lieu jeudi soir à Rodez Emmanuel Macron, est "reporté à une date ultérieure" à la suite du décès de Jacques Chirac, a indiqué l'organisateur de l'événement.15h12. "Je le pleure comme un fils". François Baroin rend hommage à un "grand serviteur de la France", qui était aussi un ami proche de son père.14h55. "Le président de la République Emmanuel Macron souhaite passer présenter les condoléances de la Nation à la famille Chirac" à son domicile parisien, rue de Tournon (VIe arrondissement). "Il n'y aura pas d'autres condoléances reçues au domicile pour préserver la tranquillité de Mme Bernadette Chirac, compte tenu de sa fragilité", a précisé le gendre de Jacques Chirac, Frédéric Salat-Baroux.14h30. Les Français pourront rendre hommage à Jacques Chirac dans un lieu qui reste à définir, précise sa famille.14h13. Réaction du Kremlin : Vladimir Poutine salue un dirigeant "sage et visionnaire".14h04. Angela Merkel rend hommage à un "partenaire formidable" et "un ami". La chancelière allemande l'avait côtoyé en particulier durant ses deux premières années au pouvoir, de 2005 à 2007.13h56. Alain Juppé, ami de 40 ans de Jacques Chirac, s'exprime à son tour. "C'est une immense tristesse qui m'étreint". "Pendant plus de 40 ans, j'ai vécu avec Jacques Chirac une relation exceptionnelle de fidélité, de confiance, d'amitié réciproques qui n'était pas seulement politique mais d'abord personnelle", détaille l'ancien maire de Bordeaux.13h49. PREMIERES REACTIONS INTERNATIONALES.Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a salué en Jacques Chirac "un grand homme d'Etat et Européen" "Nous perdons un grand homme d'Etat et Européen", a souligné le social-démocrate, louant en particulier "son 'Non' à la guerre en Irak", et la volonté de l'ancien président français d'assumer la responsabilité du "Régime de Vichy et des collaborateurs français dans les crimes nazis".13h40. Adversaire politique de Jacques Chirac pendant près d'un demi-siècle, l'ancien finaliste de l'élection présidentielle de 2002 Jean-Marie Le Pen exprime son "respect".13h31. Chef de l'Etat de 1974 à 1981, Valéry Giscard d'Estaing exprime son "émotion" après le décès de Jacques Chirac.13h23. "C'est une part de ma vie qui disparaît aujourd'hui", déclare Nicolas Sarkozy, président de la République de 2007 à 2012.13h16. Lionel Jospin, ancien Premier ministre de Jacques Chirac sous la cohabitation de 1997 à 2022, dit avoir eu le "privilège de gouverner la France sous sa présidence".13h12. Les Républicains disent "merci" à Jacques Chirac, élu président de la République sous l'étiquette RPR en 1995, puis UMP en 2002.13h09. L'hommage de François Hollande : "Il aimait les gens, qui lui rendaient en affection ce qu'il leur avait offert en sympathie". Jacques Chirac était un "combattant", qui "pouvait être tranchant".L'ancien président socialiste dit avoir été "témoin, dans la relation" qu'il avait "pu établir avec lui ces dernières années sur (leurs) terres corréziennes", de sa "sollicitude". 12h57. François Hollande salue "un combattant" qui "avait su établir un lien personnel avec les Français".12h51. "Une France à son image". L'Assemblée nationale rend hommage à Jacques Chirac, qui "fait désormais partie de l'Histoire de France".Sa dernière apparition publique remontait à 2014.12h45. Emmanuel Macron prononcera une allocution télévisée à 20h en hommage à Jacques Chirac (Elysée).L'actuel chef de l'Etat a indiqué qu'il renonce à son déplacement à Rodez pour le débat sur les retraites.12h28. CONCERT DE REACTIONS DANS LE PAYSAGE POLITIQUE FRANCAIS.Jacques Chirac "aimait la France mieux que d'autres depuis" et les Français peuvent lui en être "reconnaissants", a réagi Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen a quant à elle salué le président "capable de s'opposer à la folie de la guerre en Irak". François Bayrou rend hommage à son "attachement à l'unité des Français et aux valeurs républicaines". Ségolène Royal, ancienne ministre sous le gouvernement de cohabitation Chirac/Jospin, a évoqué son "incomparable courtoisie et confiance.12h25. Le Sénat a à son tour respecté une minute de silence.12h17. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s'est dit "bouleversé et dévasté" par la mort de Jacques Chirac.12h05. L'Assemblée nationale observe une minute de silence en hommage à l'ancien président. "Nous venons d'apprendre le décès de Monsieur Jacques Chirac, je vous demande de bien vouloir en hommage à sa mémoire observer une minute de silence", a déclaré le président de l'Assemblée Richard Ferrand (LREM) depuis le perchoir, les députés et membres du gouvernement présents se levant pour rendre hommage à l'ex-chef de l'État, avant de suspendre momentanément leurs travaux."Jacques Chirac fait désormais partie de l'Histoire de France. Une France à son image: fougueuse, complexe, parfois traversée de contradictions, toujours animée d'une inlassable passion républicaine", a déclaré M. Ferrand dans un communiqué.12h00. L'ancien président de la République Jacques Chirac est mort jeudi 26 septembre à l'âge de 86 ans, a annoncé son gendre Frédéric Salat-Baroux à l'AFP. "Le président Jacques Chirac s'est éteint ce matin au milieu des siens. Paisiblement", a déclaré M. Salat-Baroux, époux de Claude Chirac.
Contactée, la direction centrale de la SNCF assure qu'il s'agit d'une initiative locale.
Le centre SNCF d'Asnières, dans les Hauts-de-Seine, a lancé un concours dont le gagnant sera celui qui adressera le plus d'amendes, rapporte le Huffington Post vendredi 12 octobre. Objectif affiché : lutter contre la fraude.D'après une affiche transmise au média par un syndicat, le centre d'Asnières prévoit de récompenser les trois agents gagnants avec des chèques-cadeaux d'une valeur allant de 100 à 250 euros. Cette opération ne concerne pas les contrôleurs SNCF qui opèrent dans les trains, mais les agents commerciaux. Depuis 2016, rappelle le Huffington Post, ces derniers sont assermentés par l'entreprise et peuvent dresser des procès-verbaux dans les gares pour sanctionner la non-validation d'un passe Navigo, l'absence de titre de transport ou encore les incivilités (crachats, cigarettes...). Contactée, la direction de la SNCF assure ne pas être au courant de cette initiative. "Il s'agit d'une initiative locale qui ne répond aucunement à une éventuelle consigne de la direction de l'entreprise", assure le service de presse de l'entreprise ferroviaire. "Si la méthode interpelle, le coût de la fraude qui représente plus de 300 millions chaque année n'interpelle pas moins, précise la SNCF. C'est autant de ressources financières en moins pour acheter des trains, les rénover, les nettoyer, maintenir les voies et assurer le meilleur service aux voyageurs qui sont en règle.""Ce concours peut sembler une pression positive, mais c'est surtout une pression négative, estime auprès du Huffington Post le militant SUD-Rail Éric Bezou. Si quelqu'un n'obtient pas de bons chiffres, que se passera-t-il ? Les agents le vivent très mal."
Une cinquième personne est décédée des suites du coronavirus.
L'angoisse monte en Italie, où un homme de 88 ans est mort des suites du coronavirus. Il devient ainsi la cinquième victime enregistrée en Italie, annonce Angelo Borelli, le chef de la protection civile italienne. L'homme, originaire de Caselle Landi, est la quatrième victime de la région lombarde, alors que le nord de l'Italie a connu en fin de semaine une flambée des cas de coronavirus. L'Italie compte désormais 219 cas dont cinq décès, ce qui en fait le pays le plus touché en Europe, depuis qu'a démarré l'épidémie de pneumonie virale en décembre en Chine. Les cas les plus nombreux ont été recensés en Lombardie (région de Milan) avec 112 contaminations et 22 en Vénétie (région de Venise). 11 villes en quarantaineDeux foyers principaux ont été identifiés: autour de Codogno, en Lombardie,, et à Vo'Euganeo, près de Padoue (Vénétie), où le premier cas mortel d'un retraité de 78 ans avait été enregistré. Un cordon sanitaire y sera établi par l'armée à partir de lundi. Le gouvernement a adopté un décret-loi très strict qui met à l'isolement onze villes, dont dix dans le périmètre de Codogno. "Ni l'entrée ni la sortie ne sera autorisée sauf dérogation particulière", a annoncé le Premier ministre Giuseppe Conte.Dimanche, la Vénétie a aussi décrété l'interruption des festivités du célèbre Carnaval qui devait se terminer mardi, et des manifestations sportives ainsi que la fermeture des écoles et musées. Mais bars et restaurants restent ouverts. En Lombardie, dans la métropole de Milan, capitale économique italienne, écoles, universités, mais aussi musées, cinémas et théâtres dont la prestigieuse Scala seront fermés. Tous les bars baisseront le rideau de 18 heures à 6 heures du matin. Mais les services publics restent ouverts.
L'ancien militaire de 35 ans va être entendu pour la troisième fois dans le cadre de l'enquête sur le meurtre du caporal Arthur Noyer.
Nordahl Lelandais doit être entendu vendredi 9 novembre par les juges d'instruction de Chambéry (Savoie), au sujet de la mort du caporal Arthur Noyer. Il s'agit dans ce dossier du troisième interrogatoire de l'ancien militaire de 35 ans. Il doit être extrait de sa cellule de Saint-Quentin-Fallavier, comme l'indique une source confirmant des informations du quotidien régional Le Dauphiné Libéré.Arthur Noyer avait disparu dans la nuit du 11 au 12 avril 2017 après une soirée dans le centre-ville de Chambéry, à quelques kilomètres de sa caserne du 13e bataillon de chasseurs alpins à Barby. Des restes du crâne de la victime avaient été découverts sur un chemin de randonnée en septembre 2017 à Cruet, commune savoyarde située au pied du massif des Bauges et proche de Montmélian, à une vingtaine de kilomètres de Chambéry. D'autres ossements y ont été découverts depuis.Mis en examen pour l'assassinat du jeune militaire, Nordahl Lelandais a avoué en mars 2018 l'avoir pris en stop le soir de sa disparition. Après avoir nié être à l'origine de la mort du jeune homme, rencontré en fin de soirée à Chambéry, Nordahl Lelandais a reconnu lui avoir porté des coups ayant entraîné une "chute" mortelle. Il a fait état d'une bagarre entre eux avec des échanges de coups.Nordahl Lelandais est également mis en examen pour le meurtre de la petite Maëlys en août 2017 à Pont-de-Beauvoisin en Isère et pour "agression sexuelle" sur une petite cousine de 6 ans.
Habemus papam...ou presque. Après 500 jours de crise et trois élections sans K.-O, le Parlement israélien a donné dimanche sa bénédiction au gouvernement d'union de Benjamin Netanyahu et Benny Gantz, mettant fin à la plus longue crise politique de l'histoire de l'Etat d'Israël.
Mais les bulles du champagne à peine sabré pourraient rapidement retomber car ce gouvernement hérite d'une économie mise à mal par la crise du nouveau coronavirus et doit se prononcer sur un projet d'annexion de pans de la Cisjordanie occupée, un sujet explosif.Initialement prévue jeudi, la cérémonie d'investiture a été reportée à dimanche pour permettre au camp Netanyahu de finir de distribuer ses portefeuilles. "La population veut un gouvernement d'union et c'est ce qu'elle aura aujourd'hui", a assuré M. Netanyahu avant le vote de confiance et la prestation de serment des ministres.A la Knesset, où des parlementaires au visage barré de masques sanitaires ont pris place, 73 députés ont voté pour le gouvernement et 46 contre. Un député était absent.Le vote n'était pas une surprise vu que les camps de MM. Gantz et Netanyahu disposent d'une majorité au Parlement. D'après les termes de l'accord entre MM. Netanyahu et Gantz, le premier reste chef de gouvernement pendant 18 mois avant de céder sa place pour une période équivalente à Benny Gantz à partir du 17 novembre 2021.- Double défi -Cet accord conclu entre le Likoud (droite) de M. Netanyahu et la formation centriste "Bleu-Blanc" de son ex-rival électoral Benny Gantz prévoit aussi un partage équitable des ministères et permet à chaque camp de redistribuer des postes à ses alliés.Cela a causé un problème de congestion pour le Likoud qui a obtenu le plus de sièges aux élections de mars et compte sur le soutien d'élus de la droite radicale et de partis ultra-orthodoxes.Avec à terme un total de 36 ministres, ce gouvernement sera le plus large gouvernement de l'histoire du pays, un paradoxe en pleine crise économique liée à la pandémie, déplore une partie de la presse locale.Ce gouvernement "d'union et d'urgence" avait été promis pour agir face à la pandémie du Covid-19 qui a contaminé officiellement plus de 16.500 personnes, dont 272 sont décédées. Le pays d'environ neuf millions d'habitants a commencé le déconfinement en rouvrant la majorité des commerces et des écoles, mais en maintenant l'obligation du port du masque.Le défi est double pour le gouvernement: remettre sur les rails une économie qui a vu son taux de chômage technique bondir de 3,4% à 27%, tout en évitant une seconde vague de contamination.Aussi le gouvernement doit se pencher sur l'application du projet américain pour le Proche-Orient qui prévoit l'annexion par Israël de la vallée du Jourdain et des colonies juives en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967.- "Nouveau chapitre" -"Ces territoires sont là où le peuple juif est né et a grandi. Il est temps d'écrire un nouveau chapitre glorieux dans l'histoire du sionisme", a dit devant les parlementaires M. Netanyahu, en allusion à l'annexion des colonies.Mais certains, au gouvernement, comme Benny Gantz semblent toutefois circonspects sur l'annexion. M. Gantz n'a rien dit à ce sujet dimanche à la Knesset.Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, qui a effectué une visite en Israël mercredi pour discuter avec MM. Netanyahu et Gantz de la mise en œuvre du plan américain, a indiqué sur Twitter accueillir "chaleureusement l'annonce de la formation d'un nouveau gouvernement israélien". Pendant la dernière décennie, la population des colonies juives en Cisjordanie a bondi de 50% pour dépasser les 450.000 habitants vivant souvent sous tensions avec plus de 2,7 millions de Palestiniens.Les Palestiniens et la Jordanie voisine ont, eux, déjà mis en garde contre les conséquences d'un tel projet. La plupart des pays de l'Union européenne veulent aussi convaincre Israël d'y renoncer pour éviter de devoir sanctionner ce pays."Si Israël annexe réellement (des pans de) la Cisjordanie en juillet, cela conduira à un conflit majeur avec le royaume jordanien", a prévenu le roi Abdallah II de Jordanie dans un entretien au magazine allemand Der Spiegel.Le gouvernement israélien doit présenter à partir du 1er juillet sa stratégie sur ce dossier.D'ici là, Israël pourrait connaître un nouveau feuilleton, judiciaire celui-là, avec l'ouverture du procès de Benjamin Netanyahu. Le plus pérenne des chefs de gouvernement de l'histoire d'Israël sera le premier à être jugé pour corruption durant son mandat à partir du 24 mai. A moins d'un report de l'audience.
Le président turc s'est montré déterminé à reprendre son offensive dès mardi si les Kurdes ne se plient pas à ses positions.
Recep Tayyip Erdogan a menacé samedi d'"écraser les têtes" des combattants kurdes dans le nord-est de la Syrie s'ils ne s'en retirent pas dans le délai expirant mardi."Dès que le délai de 120 heures expire, nous reprendrons là où nous nous étions arrêtés et continuerons à écraser les têtes des terroristes", a déclaré le président turc dans un discours dans la ville de Kayseri, en Anatolie.Un accord arraché jeudi par le vice-président américain Mike Pence lors d'une visite à Ankara prévoit la suspension pour 120 heures de l'offensive turque lancée le 9 octobre, et de mettre fin à cette offensive si les forces kurdes des YPG, considérées comme "terroristes" par Ankara, se retirent pendant cette période des zones frontalières de la Turquie dans le nord-est de la Syrie.Outre le retrait des YPG, l'accord prévoit la mise en place d'une "zone de sécurité" de 32 km de largeur en territoire syrien, même si la longueur de cette bande, que le président turc veut à terme étendre sur près de 450 km, reste à définir."La Turquie n'a pas dévié d'un iota des conditions qu'elle avait posées dès le début. Nous avons obtenu un important succès diplomatique", a ajouté M. Erdogan au sujet de l'accord conclu avec M. Pence. Il a en outre affirmé avoir informé son homologue américain Donald Trump de son intention de reprendre l'offensive faute d'un retrait des forces kurdes dans le délai imparti, lors d'un entretien téléphonique vendredi.L'offensive militaire turque avait été lancée après que M. Trump avait paru y donner son feu vert, avant de faire marche arrière devant le tollé suscité dans le monde en raison du rôle crucial des YPG dans la lutte contre les jihadistes du groupe État islamique (EI).
Ils ont toujours clamé qu'ils étaient simplement venus boire un verre, avant d'être pris dans des heurts entre manifestants et policiers.
Ils sont à l'origine de l'affaire Benalla, qui a ébranlé le quinquennat d'Emmanuel Macron à l'été 2018. Le "couple de la Contrescarpe", deux trentenaires dont l'interpellation brutale par Alexandre Benalla, le 1er mai 2018, avait été filmée, ont été condamnés vendredi 9 février à Paris à 500 euros d'amende chacun pour des violences contre des policiers ce jour-là.Georgios D., vendeur grec, et Chloé P., graphiste française, avaient reconnu avoir jeté des projectiles en direction des forces de l'ordre place de la Contrescarpe à Paris, dans le quartier Latin, où un rassemblement avait dégénéré après une journée de manifestations émaillée de violences. Il y a "peu de risques" que le couple "recommence", a expliqué la juge unique du tribunal correctionnel, et "on peut penser que ce qui a suivi cet événement a déjà développé votre conscience de la gravité des faits", a-t-elle dit aux deux prévenus. Le parquet avait requis deux mois d'emprisonnement avec sursis et 400 euros d'amende, dénonçant des faits "graves et inadmissibles". "Nous pouvons considérer que le tribunal nous a entendus, nous ne ferons pas appel", a réagi l'avocat des jeunes gens, Sahand Saber. Devant le tribunal, les deux jeunes gens à l'air sage, baptisés "couple de la Contrescarpe" par la presse, avaient redit leurs "regrets".Inconnus auparavant de la police et de la justice, ils ont répété être sortis boire un verre pour fêter six ans de vie commune avant de se retrouver pris dans des heurts. Le jeune homme a reconnu avoir jeté une carafe d'eau vers les CRS et sa compagne un objet qui pourrait être un cendrier puis une bouteille en plastique. "On a perdu le contrôle"Chloé P. a décrit "un acte irréfléchi" après des provocations des CRS suivies par une charge de ces policiers dont elle n'a pu expliquer la raison. "Il y avait de la fumée partout, on a perdu le contrôle", a affirmé la jeune femme. "Nous n'avons jamais voulu faire de mal - on sait qu'on aurait pu", a-t-elle assuré. "Nous ne sommes ni manifestants ni fauteurs de trouble, on regrette vraiment". Aucun policier n'avait été atteint par les projectiles et aucun n'a porté plainte.Une version à laquelle n'adhère pas la procureure, qui estime que le couple "savait que ça pouvait dégénérer", l'ambiance n'étant pas "paisible" sur la place. L'exploitation des vidéos montre que "les CRS ne sont pas vraiment en train de vous charger", a aussi remarqué la juge. Peu après ces jets de projectiles, le couple avait été filmé en train d'être rudoyé par Alexandre Benalla, présent aux côtés des forces de l'ordre en qualité d'"observateur", et Vincent Crase, gendarme réserviste alors employé de La République en marche, point de départ du scandale qui ébranle l'exécutif depuis l'été. Les deux hommes avaient remis les jeunes gens à la police.
Selon Les Échos, la crise des vocations chez les maires inquiète l'État et les associations locales. À tel point que plusieurs communes pourraient se retrouver sans maires lors de l'élection en 2020.
La situation est alarmante. En quatre ans, le nombre de maires ayant abandonné leur poste a augmenté de 50 % par rapport à l'ancienne mandature. Une crise des vocations qui s'explique notamment par la baisse des dotations et la suppression de la taxe d'habitation qui engorgent les communes financièrement. Et c'est désormais au tour de l'État de s'inquiéter de la situation raconte Les Échos, mais également les associations d'élus locaux."Il y aura bien plus de communes dans cette situation la prochaine fois. Nous rencontrons une crise des vocations", indique d'ailleurs aux Echos Stéphane Béaudet, président de l'Association des maires d'Ile-de-France. "Cette situation" ? C'est celle qui fait écho à la commune de Gironde-sur-Dropt (Gironde). Une ville de plus de 1 000 habitants qui a failli se faire absorber par sa voisine puisqu'aucun candidat ne voulait se présenter (le maire sortant ayant décidé de jeter l'éponge).Renouvellement possible ?Récemment, en mars dernier, c'est le maire de Sevran, Stéphane Gatignon, qui disait stop. Une situation qui tend à se multiplier d'ici 2020, date des futures élections municipales. Le préfet de la Somme, lui, tire la sonnette d'alarme, chiffres à l'appui. Dans son département, il y a déjà eu "100 démissions sur 779 communes". Des abandons en plein mandat, qui pourraient être suivis de ceux en fin de mandat, car beaucoup arrêteront à la fin, affirme l'association des maires de France.Difficultés financières donc, mais aussi des normes administratives qui ont complètement changé : les communes ne s'en sortent plus. Et les Échos de préciser que les maires sont aussi "dépossédés de leurs pouvoirs au profit des intercommunalités".Les vocations seront toujours présentes, concède-t-on à l'AMF. Reste à savoir si l'effet de surprise portera toujours ses fruits chez les "jeunes premiers".
Les moteurs thermiques sont plombés par le coût en énergie, jusqu'à 7 fois plus élevé que pour l'électrique.
C'est un renversement de tendance inédit. D'après une étude de l'UFC-Que Choisir publiée mercredi 10 octobre, l'ensemble des coûts liés à un véhicule électrique est désormais moins cher que son équivalent à essence, malgré un coût d'achat plus élevé."Le coût total d'un véhicule électrique est plus faible que celui d'un diesel (coût total de propriété inférieur de 3%) ou d'une essence (5%) dès quatre ans de possession" grâce à la prime à l'achat en vigueur en France et un coût en énergie largement inférieur, affirme l'association. Ces données sont calculées pour une berline moyenne (type Renault Mégane, Peugeot 308, etc.). L'étude a été réalisée par le cabinet Elementary Energy, et financée par la fondation European Climate Foundation (ECF). Elle intègre tous les coûts supportés par les consommateurs durant la détention du véhicule: assurance, carburant, financement, entretien et coûts de dépréciation.L'avantage de l'électrique est encore plus important quand il s'agit d'un véhicule d'occasion. "Le gain de pouvoir d'achat, par rapport au diesel, atteint 940 euros par an, soit un coût total de propriété inférieur de 28% pour une seconde main, et 1.017 euros par an, soit -37% pour une troisième main", affirme l'UFC-Que Choisir.L'ÉLECTRIQUE "PAS RENTABLE" SANS LA PRIME À L'ACHATCe résultat s'explique par le fait que les véhicules électriques représentent un coût en énergie de 188 euros par an, bien inférieur à celui d'un véhicule diesel (1.181 euros par an) ou essence (1.461 euros par an), explique l'association. Les voitures électriques profitent "surtout d'un bonus de 6.000 euros à l'achat, sans lequel l'électrique ne serait pas rentable". L'étude souligne que le gain procuré par une voiture électrique est plus important en zone rurale, car la distance moyenne parcourue par les automobilistes y est plus élevée. Mondial de l'Auto: la voiture électrique en vedette à Paris (3)par Agence France-PresseEnfin, les véhicules hybrides rechargeables (essence électrique) sont actuellement plus coûteux que les motorisations thermiques, lorsqu'ils sont achetés neufs, mais deviennent "rentables à partir de la 2e main".Afin de faire baisser les émissions de gaz à effet de serre dans les transports, l'association "appelle le gouvernement à imposer aux constructeurs une information sur le coût global des véhicules (...) pour faire émerger une réelle offre alternative aux véhicules essence et diesel". Les voitures électriques ont représenté moins de 26.000 unités en France sur les neuf premiers mois de l'année, et les hybrides rechargeables un peu plus de 10.000, sur un total de 1,66 million de voitures neuves immatriculées.
Selon plusieurs sources concordantes dont RTL, France Bleu et Le Dauphiné, un homme a été maîtrisé par des agents de la brigade anti-criminalité (BAC), alors qu'il exhibait des couteaux de cuisine, aux alentours de la gare ferroviaire de Grenoble.
Un homme qui déambulait torse nu avec deux couteaux de cuisine aux alentours de la gare de Grenoble a été interpellé par la brigade anti-criminalité, ce dimanche 27 octobre vers 10h du matin, rapportent plusieurs médias dont RTL et France Bleu. Selon ces deux sources, l'individu a fait face à des agents de la BAC, criant des propos en langue arabe.Le Dauphiné rapporte que le jeune homme a hurlé "Allahu akbar" en se dirigeant vers les forces de l'ordre, qui ont fait usage d'un lanceur de balles de défense pour maîtriser l'individu, qui a été transporté à l'hôpital sous escorte policière. Aucun autre blessé n'est à déplorer, selon la même source. La sûreté départementale de Grenoble a été saisie de l'enquête sur instruction du parquet, rapporte France Bleu.
Des chercheurs du Musée national de la Marine de Londres ont trouvé dans un journal datant du XVIIe siècle le récit d'un marin ayant violé une servante, comme le raconte Europe 1.
Des chercheurs britanniques ont peut-être découvert les plus anciens aveux de viol de l'histoire. Comme l'explique Europe 1, un conservateur du Musée national de la Marine de Londres a mis au jour la confession d'un marin, Edward Barlow, dissimulée dans un journal de voyage par un récit différent. Depuis neuf ans, ce chercheur et son équipe travaillaient sur le document en question, sans jamais s'être doutés qu'il pouvait receler un tel secret.Edward Barlow avait en effet très soigneusement collé une page supplémentaire sur son récit initial, rendant celui-ci inaccessible. Les lignes que le marin souhaitait cacher à tout prix consistaient en un récit de la façon dont il avait eu une relation sexuelle en 1671 avec une servante dans les Indes orientales néerlandaises (l'actuelle Indonésie). Une relation qui avait eu lieu "en bonne partie contre la volonté" de la jeune femme, comme l'expliquait le marin."Elle était endormie, et une fois que je me suis introduit dans le lit, je n'ai pas réussi à me persuader d'en sortir.Je confesse que ce que j'ai fait dépassait ce qui était légal ou respectueux", raconte-t-il dans son journal. Il avait fini par accepter de revoir la servante, bouleversée, quelque temps après, et de l'épouser. Dans sa version corrigée de l'histoire, il stipulait simplement leur mariage, "ayant partagé avec elle un peu plus que de la familiarité ordinaire".
L'assassinat de Jules César, en 44 avant notre ère, a déclenché une lutte de pouvoirs de près de deux décennies marquant le début de la transition entre la République romaine et l'Empire romain. Selon les historiens, cette période a été marquée par d'étranges observations dans le ciel, un climat particulièrement froid et de grandes famines. Selon une nouvelle étude, une éruption en Alaska pourrait en être la cause.
L'analyse de cendres volcaniques (tephra) emprisonnées dans des carottes de glace prélevées dans l'Arctique a permis à une équipe de scientifiques internationaux de faire le lien entre une météo extrême alors observée en Méditerranée et l'éruption du volcan Okmok, en Alaska, en 43 avant notre ère.Leur étude a été publiée dans la revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences)."Trouver la preuve qu'un volcan à l'autre bout du monde est entré en éruption et a effectivement contribué à (...) l'essor de l'Empire romain est fascinant", a déclaré l'auteur principale, Joe McConnell, du Desert Research Institute (DRI) de Reno, dans le Nevada."Cela montre à quel point le monde était interconnecté, même il y a 2.000 ans", a-t-il ajouté.Le scientifique suisse Michael Sigl et lui ont commencé leurs recherches après la découverte l'an dernier d'une couche de cendres particulièrement bien conservée dans une carotte de glace.De nouvelles analyses d'autres prélèvements ont alors été faits au Groenland et en Russie, dont certains avaient été réalisés dans les années 1990 et préservés dans des archives jusqu'à aujourd'hui. Ils ont alors été capables d'identifier deux éruptions distinctes: l'une puissante mais brève en 45 avant J.C., et l'autre beaucoup plus longue et étendue, en 43 avant J.C., avec des retombées durant plus de deux années. - Récoltes diminuées - Une analyse géochimique a alors été réalisée sur des échantillons de glace datant de la seconde éruption, et s'est révélée parfaitement correspondre avec celle du volcan Okmok -- l'une des plus grosses éruptions depuis 2.500 ans. "La correspondance (entre les prélèvements) ne pouvait pas être meilleure", a expliqué le volcanologue Gill Plunkett, de la Queen's University de Belfast. L'équipe a également recueilli d'autres éléments de preuve dans le monde, allant d'archives météorologiques basées sur l'analyse des cercles des arbres en Scandinavie, à la formation de grottes dans le nord de la Chine. Ces données ont été utilisées pour alimenter un modèle climatique, selon lequel les deux années suivant l'éruption ont été parmi les plus froides dans l'hémisphère nord ces dernières 2.500 années. Selon ce modèle, les températures moyennes ont été de quelque 7 degrés en dessous des normales durant l'été et l'automne ayant suivi l'éruption, et les précipitations près de 400% plus élevées que la normale dans le sud de l'Europe durant l'automne. "Dans la région méditerranéenne, ces conditions humides et extrêmement froides durant le printemps et l'automne, saisons très importantes pour l'agriculture, ont probablement réduit le rendement des récoltes et créé des problèmes d'approvisionnement, au moment des bouleversements politiques de cette période", a détaillé l'archéologue Andrew Wilson de l'université d'Oxford. Ces événements ont également coïncidé avec l'incapacité du Nil à recouvrir les plaines cette année là, ce qui a découlé sur des maladies et des famines, a ajouté l'historien de l'université de Yale, Joe Manning. L'éruption pourrait également expliquer les phénomènes atmosphériques étranges observés alors, comme des halos solaires, un soleil assombri, ou un phénomène optique faisant apparaître l'image de trois soleils dans le ciel. Mais les auteurs précisent que beaucoup de ces observations ont été faites avant l'éruption dans l'Alaska, et pourraient être liées à une plus petit éruption de l'Etna en 44 avant J.C. Selon Joe McConnell, si beaucoup de facteurs ont contribué à la chute de la République romaine, ainsi que du royaume ptolémaïque en Egypte --également précipité par l'avènement de l'Empire romain--, l'éruption en question a bien joué un grand rôle, et contribue à combler un manque de connaissance qui laissait jusqu'ici les historiens perplexes.
La Nasa a lancé jeudi vers Mars son robot mobile Perseverance, conçu pour découvrir des traces de vie ancienne sur la planète rouge.
Une fusée Atlas V de United Launch Alliance a décollé comme prévu à 07H50 (11H50 GMT) de Cap Canaveral en Floride, dans un ciel dégagé, pour un voyage de près de 7 mois et 480 millions de kilomètres.Le premier étage de la fusée s'est détaché quelques minutes plus tard. La Nasa se prépare désormais à une deuxième poussée, depuis l'orbite terrestre, qui propulsera Perseverance sur sa trajectoire en direction de mars. "C'est vraiment fantastique d'être parti après tout le travail abattu par cette équipe", a déclaré peu après le lancement Bobby Braun, un dirigeant de la Nasa.S'il arrive intact, le 18 février 2021, Perseverance sera seulement le cinquième rover à réussir le voyage depuis 1997. Tous jusqu'ici sont Américains, mais la Chine a lancé la semaine dernière son premier rover martien, qui devrait arriver en mai 2021.Mars pourrait donc avoir l'an prochain trois rovers en activité, avec l'Américain Curiosity, qui a parcouru 23 km sur la planète rouge depuis 2012.La mission principale de Perseverance sera de chercher des traces de vie passée sur Mars.Les scientifiques pensent avoir de bonnes preuves qu'il y a plus de trois milliards d'années, la planète était plus chaude et couverte de rivières et de lacs, des ingrédients susceptibles de faire naître des microbes.
Via son compte Twitter, Ségolène Royal a livré sa vérité concernant la position de la France dans la lutte contre le glyphosate.
Le glyphosate, un herbicide au centre de toutes les polémiques. Dénoncé comme étant nocif pour la santé, à l'origine de certaines maladies selon ses détracteurs, ses partisans pointent l'absence de produit de substitution pour le moment. Des amendements afin d'inscrire l'interdiction du glyphosate dans la loi ont même été déposés par les députés. Une mesure retoquée au vote, mais promise par la majorité. Interpellé en ce sens par l'opposition ce mercredi 13 juin, Nicolas Hulot ministre de l'Écologie, a tenu à mettre les choses au point. "Sans intervention de la France, sans ma propre intervention, l'Europe repartait pour 10 ou 15 ans de réutilisation sans d'autres préconisations !", a-t-il assuré. Une sortie qui ne semble pas avoir convaincu Ségolène Royal. "La France votait contre le glyphosate avec moi"Sur son compte Twitter, l'ancienne ministre de l'Écologie, qui a mené les négociations de la COP 21, a rétabli sa vérité. "Ce n'est pas exact. Chacun peut le vérifier. La France votait contre le glyphosate avec moi et bloquait son autorisation. C'est hélas le changement de vote qui a ouvert la voie à l'autorisation en déchargeant la commission européenne de sa responsabilité", a-t-elle rectifié. De son côté, Nicolas Hulot a concédé qu'il aurait également préféré que l'interdiction soit inscrite dans la loi, mais assure que la France est à la tête de la lutte en matière d'écologie au sein de l'Union européenne.
C'est un accueil en très grande pompe qu'ont reçu Donald Trump et sa femme Melania en France à l'occasion des festivités du 14 juillet. Après de tels honneurs, la femme du président américain a tenu à remercier Emmanuel Macron sur Twitter.
La fausse bonne idée. Car la first lady ou son équipe de communication s'est embrouillée et a remercié un compte parodique hostile au président français, bien nommé Emmanuel Macron mais au féminin avec "LLE", mais aussi un M en moins. On y découvre des hashtags peu élogieux envers le président français: "Pas complice de Macron, Macron démission, Anti-Macron, Macron dégage, Macron pas mon President, Jamais Macron". Une erreur regrettable repérée notamment par le site de BFMTV qui indique qu'une petite heure plus tard le même message a été reposté, mais cette fois en faisant référence au vrai compte Twitter d'Emmanuel Macron. "Merci à Emma­nuel Macron et aux Pari­siens pour votre hospi­ta­lité. Donald Trump et moi avons adoré notre visite", a écrit sur Twitter Melania Trump.
Le parti du président serbe Aleksandar Vucic a étendu dimanche son emprise sur le pouvoir par un raz de marée électoral au Parlement où l'opposition est réduite à peau de chagrin et dénonce une dérive autoritaire.
"Je suis reconnaissant au peuple pour ce soutien historique", a lancé le chef de l'Etat en annonçant que le Parti serbe du progrès (SNS, centre droit) avait considérablement élargi sa domination avec environ 63% des voix. "Nous avons gagné partout, nous avons gagné là où nous n'avions jamais gagné", a-t-il déclaré. Le SNS remporte 189 sièges sur 250 contre 131 dans la législature précédente, selon les estimations d'Ipsos.Ces premières élections nationales en Europe depuis le confinement imposé par la pandémie du coronavirus se sont déroulées dans l'ombre présidentielle. Aleksandar Vucic ne se présentait pas mais son nom figurait sur les bulletins de vote en tant que patron du SNS, le parti au pouvoir depuis 2012.En seconde position, le partenaire du SNS dans la coalition sortante, le Parti socialiste serbe (SPS, centre gauche), crédité de 11% des voix par Ipsos.Cette victoire sans appel a été favorisée par le boycottage du scrutin par les principaux partis d'opposition, selon qui des élections libres étaient impossibles du fait de la distorsion du paysage médiatique et démocratique. - "Victoire à la Pyrrhus" -Malgré leurs appels à rester chez soi et les craintes liées au coronavirus, la participation n'a pas reculé dans des proportions dramatiques, à moins de 50%, selon les estimations de l'ONG indépendante CRTA.Cela n'a pas empêché les partis d'opposition à l'origine du boycott de dénoncer des élections "fausses" et revendiquer le succès de leur mouvement.Une vingtaine d'autres formations de l'opposition avaient choisi de se présenter. Mais seule l'une d'entre elle semblait susceptible de franchir la barre de 3% des voix nécessaires pour entrer au Parlement, où elle côtoiera des partis représentant les minorités à qui ce seuil ne s'applique pas.Parmi les évincés, le parti de l'ultra-nationaliste Vojislav Seselj.Malgré les apparences, le "plus grand perdant de l'élection est le SNS" qui a réalisé "une victoire à la Pyrrhus", a commenté sur Twitter Florian Bieber, spécialiste des Balkans. "Sans opposition au Parlement", le parti dirigeant pourrait apparaître comme "moins légitime que jamais".La Constitution confère au président un rôle honorifique mais Aleksandar Vucic, 50 ans, est sans conteste celui qui prend les décisions. Le chef de l'Etat, qui fut deux fois Premier ministre, est devenu plus populaire que jamais pendant la crise du coronavirus, selon les sondages.- Dialogue kosovar? -Si les contaminations repartent à la hausse avec le déconfinement, la Serbie a évité, avec 261 morts, les scénarios catastrophe vécus ailleurs.Les analystes parlent de "système autoritaire concurrentiel". "On a une concurrence mais les protagonistes ne sont pas égaux", déclare à l'AFP Dusan Spasojevic, professeur de sciences politiques à l'université de Belgrade. Le parti dirigeant bénéficie d'un paysage médiatique dominé par la presse progouvernementale, et d'une vaste base électorale constituée d'employés du service public et de leurs proches, soulignent les analystes. Le chef de l'Etat peut aussi compter sur des alliés de poids sur la scène internationale. Outre la Chine et la Russie, Aleksandar Vucic est soutenu par l'Occident qui le considère comme capable de résoudre le différend avec le Kosovo, l'ancienne province serbe dont Belgrade refuse de reconnaître l'indépendance.Après les élections, il devra s'atteler au dialogue avec Pristina, gelé depuis plus d'un an. La semaine prochaine, il rencontrera l'émissaire européen pour la Serbie et le Kosovo, se rendra à Moscou puis rencontrera les représentants kosovars à la Maison Blanche.Après avoir voté dimanche, le chef de l'Etat a prévenu que les "jours et les semaines à venir seront difficiles, en particulier en ce qui concerne le Kosovo".La minorité serbe du Kosovo était également appelée à participer à ce scrutin. Dans la ville septentrionale de Mitrovica, Zoran Milentijevic, 57 ans, a déclaré voter pour le camp présidentiel. "Je veux lui donner plus de chances de finir (les discussions) avec Pristina, de parvenir à un accord".
Ils ont tous quitté l'instance représentative de la communauté médicale au sein de l'établissement pour dénoncer la gouvernance de la direction.
Les 120 médecins et chefs de service de la Commission médicale d'établissement (CME) de l'hôpital de Saint-Brieuc ont présenté leur démission de cette instance en même temps, rapporte Ouest-France vendredi 12 octobre. La CME représente dans chaque établissement la communauté médicale et donne son avis sur l'organisation interne, les comptes, la gestion du personnel ou encore la stratégie."Une première dans l'histoire de l'hôpital, qui nous laisse un sentiment de grande tristesse, confie un chef de pôle. Cela montre que notre hôpital ne va pas bien". Au centre du conflit entre les médecins et la direction se trouve notamment la construction du futur pôle ambulatoire de l'établissement. "Nous ne sommes même pas associés à ce projet qui va coûter 25 millions d'euros et qui est conduit sans aucune concertation", explique un médecin. Par ailleurs, l'annonce récente du non-renouvellement des contrats à durée déterminée a crispé le dialogue."Dans les services, on reprochait un peu (aux médecins) de cautionner les décisions de la direction, précise à Ouest-France le médecin urgentiste et délégué de l'association des médecins urgentistes de France (Amuf), Christian Brice. Leur acte marque un tournant. Aujourd'hui, la direction n'a donc plus d'interlocuteurs, le dialogue est rompu". Cette démission collective entraîne une enquête de l'Inspection générale des affaires sociales( IGAS), qui pourrait durer plusieurs mois. "En tous cas, elle inquiète les instances, selon un chef de service. L'agence régionale de santé (ARS) craint que cela fasse tâche d'huile dans les autres hôpitaux en souffrance. L'ARS nous a proposé une médiation que nous avons refusée. Nous, nous réclamons un diagnostic sur la gouvernance."
Le petit avion vire brusquement pour revenir survoler les plaines. Le pilote a aperçu quelque chose loin en dessous: une antilope, puis plusieurs, l'arrière-garde d'une migration de plus d'un million d'animaux sur cette immensité sauvage.
D'autres merveilles se cachent dans la savane. Trois girafes nubiennes, extrêmement rares, marchent pesamment, projetant leur ombre gigantesque sur les herbes."Il n'en reste plus que quelques centaines dans le monde. Alors vous voyez quelque chose de spectaculaire", remarque Albert Schenk, de l'ONG Wildlife Conservation Society (WCS), en sondant du regard cette vaste étendue.Nous sommes au Soudan du Sud, l'un des jardins d'Éden de la faune et de la flore africaines, un lieu d'une incroyable biodiversité coincé entre les jungles tropicales et les déserts arides et désolés du continent.Mais aussi un paysage rarement vu par des étrangers. Les guerres civiles ont laissé le Soudan du Sud quasiment sans routes bitumées ni aérodromes. Le pays est de la taille de la France mais de larges pans en restent isolés et impénétrables.Il abrite parmi les habitats sauvages les moins explorés d'Afrique mais aussi les plus beaux: la plus grande zone humide d'Afrique, le Sud et la plus grande savane préservée du continent, une interminable étendue sauvage située à l'est du Nil blanc, qui court jusqu'en Ethiopie.Cette savane, un écosystème large de 95.000 km², soit la taille d'un pays comme la Hongrie, est traversée chaque année par quelque 1,2 million d'antilopes et de gazelles, d'immenses troupeaux qui laissent sur la prairie les sillons de leur passage visibles du ciel. En terme d'ampleur, ce déplacement n'est dépassé que par la grande migration de gnous entre les parcs du Serengeti, en Tanzanie, et du Masai Mara, au Kenya. Les lions, les éléphants et la myriade d'autres espèces emblématiques et menacées qui peuplent cette savane ont survécu à des décennies de guerre et au braconnage.- Une faune menacée -"Il y a encore des animaux sauvages au Soudan du Sud", déclare à l'AFP Alfred Akwoch Omoli, qui jusqu'en février était ministre du Tourisme. "D'autres pays nous envieraient de tels animaux", dit-il.Ce patrimoine naturel est sous menace constante et les efforts de conservation, quand ils existent, sont difficiles et dangereux. Les scientifiques et les rangers font face à des milices rebelles et des braconniers bien armés, sur un territoire isolé que le gouvernement central est trop faible pour contrôler.Environ 15% de la superficie du pays sont consacrés aux parcs nationaux et réserves, des espaces en théorie protégés par la loi. Mais les services de défense de la faune et la flore ont des moyens financiers et humains trop limités pour surveiller ces immenses étendues.Ce jour, avant l'épidémie de nouveau coronavirus où une équipe de l'AFP pénètre dans le parc national de Boma, aux confins est du pays, des rangers déplient deux peaux de léopard saisies auprès d'un homme de la région qui avait pris les félins dans un piège."Avant, il y avait une riche faune ici, qui vivait proche des communautés", raconte à l'AFP William Til, le directeur par intérim du parc national de Boma."Avant la guerre, les gens utilisaient des chiens, des lances et attrapaient quelques animaux", dit-il. "Ils se satisfaisaient de ça. Mais aujourd'hui, avec les fusils automatiques, c'est plus dur pour les animaux. Des espèces plus grosses ont disparu de la zone", ajoute-t-il.Pendant les décennies de guerre qui ont précédé l'indépendance du sud du reste du Soudan, en 2011, les zèbres et rhinocéros ont été chassés jusqu'à l'extinction. Les antilopes et les girafes ont été massacrées pour nourrir les soldats. Abattus pour leur précieux ivoire qui a permis de financer le conflit, les éléphants ne sont plus qu'environ 2.000, contre 80.000 il y a 50 ans.- Développer l'écotourisme -Protéger la faune locale n'est pas la première des priorités dans un pays qui tente péniblement de s'extirper de six années de guerre ayant fait plus de 380.000 morts. Mais le gouvernement comprend les bénéfices qu'il y a à en tirer.L'économie sud-soudanaise, ou ce qu'il en reste, repose presque entièrement sur le pétrole. Le développement d'autres secteurs susceptibles de créer des emplois et des revenus, comme la conservation de la nature ou l'écotourisme, est donc crucial pour l'avenir, estime M. Omoli."Qu'est-ce que cela permet? Cela amène les touristes (...) Ils paieront et cet argent sera utilisé pour le développement", résume-t-il.Avant l'indépendance, seuls quelques aventuriers ont tenté la destination du Soudan du Sud. Le temps des vrais touristes remonte à avant la guerre civile avec le Soudan (1983-2005).Aujourd'hui, le Soudan du Sud souhaite s'inspirer de ses voisins ougandais et rwandais. Ces deux pays ont aussi connu des conflits meurtriers mais sont aujourd'hui des destinations prisées des touristes.Mais, même si la paix persiste, il faudra des années voire des décennies pour faire émerger un secteur touristique réellement viable. Cela nécessitera d'importants investissements, que le gouvernement risque de ne pas pouvoir se permettre dans l'immédiat, surtout en cette période de pandémie.Maintenir la paix et la sécurité sera primordial pour la préservation de la faune et son habitat, estime M. Schenk. Des années d'efforts de WCS à Boma ont été réduits à néant quand la guerre a éclaté en 2013. Les rangers se sont enfuis et le directeur du parc à l'époque a été exécuté. Le camp de WCS, un centre de recherches établi en 2008, a été "complètement pillé", se remémore M. Schenk. "Il ne restait rien d'autre que les dalles en béton sur lesquelles nous posions nos tentes de safari. Nous avons dû tout reconstruire", dit-il.Un accord de paix signé en septembre 2018 a largement mis fin aux combats, même s'ils continuent en certains endroits du pays. Des photos aériennes et des pièges photographiques ont depuis permis de montrer que tout espoir n'était pas perdu pour la nature sud-soudanaise.- 'Amener le développement' -La faune s'est adaptée, se cachant dans d'immenses zones marécageuses ou des forêts impénétrables. Les larges colonnes d'antilopes et de gazelles ont continué à circuler.Ces dernières années, des espèces rares comme le bongo, le lycaon ou le colobe rouge, ont été photographiées par le groupe de défense de l'environnement Fauna and Flora International."Il y a bien des choses là dehors que nous n'avons pas encore vues", souligne M. Schenk.En 2019, le gouvernement américain a donné 7,6 millions de dollars (7 millions d'euros) pour un programme triennal destiné à protéger la faune et stimuler le développement économique dans l'espace Boma-Bandingilo, notamment au travers de l'écotourisme.WCS a contribué à établir une législation qui fait du corridor migratoire entre les parcs nationaux de Boma et Bandingilo une zone protégée. Selon M. Schenk, c'est une avancée considérable car cette zone, riche en pétrole et minéraux, suscite beaucoup de convoitises.Quant à M. Til, il se raccroche à l'espoir que les efforts de conservation viendront un jour "aider à amener le développement" dans cet endroit isolé.
Le président du MoDem, et proche d'Emmanuel Macron, s'est dit favorable à un assouplissent de la limitation sur les routes nationales. La porte-parole du gouvernement a a déclaré ne pas vouloir une application "brutale".
Le gouvernement doit plancher lundi 29 avril sur les nouvelles mesures annoncées par Emmanuel Macron. Dans le même temps une mesure contestée sera examinée : celle de la limitation de la vitesse à 80km/h sur les routes régionales. Cette dernière, toujours très impopulaire, a fait l'objet d'une nouvelle charge ce week-end, de la part de François Bayrou, président du MoDem et proche d'Emmanuel Macron. Selon lui la mesure, mise en place l'été dernier par le Premier ministre doit être rediscutée."Des arbitrages locaux"Selon lui son application devrait être assouplie. « Ça devrait être des arbitrages locaux. Une délibération entre les conseils départementaux et les préfets, en fonction de la dangerosité des routes et de leur caractère accidentogène » a-t-il estimé dimanche lors de l'émission BFM-Politique. Lors d'un déplacement dans l'Eure au début de l'année, Emmanuel Macron avait d'ailleurs esquissé un mouvmeent sur la question"Il n'y a pas de dogme" quant à sa mise en oeuvre, avait lancé le président de la République à 600 maires rassemblés.La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a quant à elle déclaré dimanche 28 avril que la question des 80 km/h serait discutée pour "qu'il n'y ait pas une application brutale".
A peine sortis du confinement, de nombreux Européens ont été pris mardi dans une vague de chaleur qui traverse le continent de l'Espagne à la Suède, avec des températures avoisinant parfois les 40°C.
Les fontaines rafraichissaient les passants dès le début de la matinée à Séville, dans le sud de l'Espagne, où le mercure devrait monter à 41°C, selon l'Agence météorologique espagnole (AEMET). L'ombre et les baignades étaient déjà prisées dans la capitale andalouse, a constaté l'AFPTV.La péninsule ibérique a ainsi accueilli l'été avec "l'entrée d'une masse d'air très chaude d'origine africaine" poussant les températures vers les 40°C dans plusieurs régions du sud de l'Espagne, et ce "jusqu'à jeudi", a expliqué l'AEMET dans un communiqué. La France connait elle aussi son premier pic de chaleur cette semaine avec des températures parfois supérieures à 30°C dans l'Hexagone, voire 35°C localement, a averti Météo-France, précisant que "mercredi, jeudi et vendredi seront les trois journées les plus chaudes".Plus au nord, le Royaume-uni s'attend à voir ses plages à nouveau remplies avec des températures dépassant parfois les 30°C "au moins jusqu'à vendredi", avec "un air (chaud) venu de l'Atlantique", a précisé Dan Suri du service météorologique britannique (Met)."Oubliez Ibiza...Il fait plus chaud ici !", a titré mardi le quotidien britannique Daily Express, tandis que les autorités locales ont appelé à être particulièrement vigilant avec les personnes âgées, plus vulnérables à la chaleur. Même la Suède prévoit des températures dépassant les 30°C mercredi et jeudi d'après l'agence météorologique nationale (SMHI) qui a placé mardi le pays au premier niveau d'alerte, sur trois.Le printemps suédois sec a laissé de nombreuses zones avec un faible niveau d'eau et ce pic de chaleur fait craindre des incendies. Des températures proches sont également attendues en Norvège et en Finlande.L'année 2019 avait enregistré canicules et records de chaleur, de l'Europe au pôle Nord, des événements cohérents avec les impacts du réchauffement climatique provoqué par les activités humaines.
Le président brésilien Jair Bolsonaro a qualifié d'"absurde" la proposition de son homologue français Emmanuel Macron de créer un "statut international" pour l'Amazonie, ajoutant qu'elle n'était "pas détruite par les flammes".
À la tribune de l'Organisation des nations unies (ONU), le président brésilien Jair Bolsonaro s'est montré à la hauteur de sa réputation : "Au lieu de nous aider", certains pays, sur la base de "mensonges des médias", "se comportent de façon irrespectueuse et coloniale, attaquant notre souveraineté", a-t-il déclaré. Il n'a cité aucun pays en particulier, mais a qualifié de "proposition absurde" la proposition du président français Emmanuel Macron de créer un "statut international" pour protéger l'Amazonie."L'Amazonie n'est aujourd'hui pas détruite par les flammes, comme les médias voudraient le faire croire", a encore affirmé le président brésilien, climato-sceptique notoire. "N'hésitez pas à venir au Brésil, c'est un pays très différent de ce que vous voyez à la télé et dans les journaux", a-t-il lancé devant l'Assemblée générale de l'ONU.Entre début janvier et le 19 septembre, malgré un léger recul des incendies depuis le début de ce mois, le Brésil a enregistré une hausse de 56% par rapport à la même période de l'année dernière du nombre de feux de forêt, dont près de la moitié (47%) touchent l' Amazonie.Ces incendies, très majoritairement volontaires, sont destinés à faire de la place à l'élevage bovin et aux cultures et accompagnent une déforestation galopante : en Amazonie, celle-ci a quasiment doublé depuis l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro en janvier, au rythme de 110 terrains de football à l'heure.
Emmanuel Macron est en visite aux Antilles, un an après le passage de l'ouragan Irma. Dimanche après-midi, il se rendra sur l'île de Saint-Barthélemy où est enterré Johnny, mais ne devrait pas aller se recueillir sur sa tombe, annonce Le Parisien.
Après la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Martin, Emmanuel Macron se déplace à Saint-Barthélemy ce dimanche, un an après le passage dévastateur de l'ouragan Irma. Une île paradisiaque des Antilles où est également enterré Johnny Hallyday. Si le chef de l'État lui avait organisé un hommage populaire le 8 décembre dernier à l'église de la Madeleine, à Paris, il ne devrait pas aller se recueillir sur sa tombe, semble savoir Le Parisien. "Il ne serait pas à sa place", assure un collaborateur de l'Élysée au quotidien. "Et on amène Læticia dans la soute et Laura Smet en cabine, aussi ?", s'amuse un second.Ses collaborateurs, lors d'une réunion de préparation à sa visite aux Antilles, lui auraient fortement déconseillé de se rendre sur la tombe du rockeur. L'objectif de ce déplacement étant de répondre aux attentes des sinistrés de l'ouragan Irma et aux problématiques de proximité. Pas question donc de s'éparpiller.Mais du côté de ses collaborateurs, un changement de programme de dernière minute n'est pas à exclure. "On sait que c'est dans un coin de sa tête", concède l'un d'entre eux dans les colonnes du Parisien. La visite d'Emmanuel Macron sur l'île de Saint-Barthélemy ne devrait durer que quatre heures. Le suspense reste entier quant à un passage du président au cimetière de Lorient.
Le bilan de la pandémie de coronavirus a dépassé samedi les 100.000 morts au Brésil, le pays le plus lourdement frappé après les Etats-Unis, et les 10.000 morts en Afrique du Sud.
Aux Etats-Unis, le président Donald Trump a dévoilé un nouveau plan d'aide par décrets pour soutenir les millions d'Américains frappés par le chômage ou menacés d'expulsion à cause de la pandémie.La pandémie a fait plus de 720.000 morts dans le monde en contaminant plus de 19 millions de personnes depuis que le bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre, selon un comptage réalisé samedi par l'AFP à partir de sources officielles.Le Brésil est devenu samedi le deuxième pays à dépasser les 100.000 morts du coronavirus après les Etats-Unis, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.Le plus grand pays d'Amérique Latine, peuplé de 212 millions d'habitants, a également franchi un autre seuil symbolique, celui des 3 millions de personnes contaminées.- Insuffisance de tests - Les chiffres officiels (100.477 morts et 3.012.412 cas confirmés de contamination) doivent toutefois être relativisés en raison de l'insuffisance de tests, les spécialistes estimant que le nombre total de personnes infectées pourrait être jusque six fois plus élevé.Le Brésil déplore 478 morts par million d'habitants, un chiffre équivalent à celui des Etats-Unis (487), mais inférieur à celui de l'Espagne (609) ou de l'Italie (583).Sur le continent africain, c'est l'Afrique du Sud qui a de loin le bilan le plus lourd. Elle a franchi samedi la barre des 10.000 morts depuis que l'épidémie y est apparue en mars, a annoncé le ministère sud-africain de la Santé.L'Afrique du Sud a aussi enregistré au total 553.188 cas de contamination, soit plus de la moitié des ceux constatés sur l'ensemble du continent.Alors que les Etats-Unis sont en voie de franchir la barre des 5 millions de cas de Covid-19, avec plus de 160.000 morts, la Maison Blanche et les démocrates du Congrès étaient engagés depuis deux semaines dans des négociations pour parvenir à un nouveau gigantesque plan de soutien à l'économie. Mais ces discussions n'ont rien donné.- Plan de soutien -Donald Trump a donc décidé d'agir par décret. "Ca suffit, nous allons sauver les emplois américains et venir en aide aux travailleurs américains", a déclaré le président lors d'une conférence de presse.M. Trump a ainsi signé quatre décrets qui prévoient des coupes dans les charges salariales, une allocation chômage prolongée de 400 dollars par semaine, des protections pour les locataires menacés d'expulsion et un report du remboursement des emprunts étudiants.En Europe, où des remontées des contaminations sont détectées, plusieurs pays rétablissent des mesures de restriction.Ainsi le port du masque en extérieur sera obligatoire dès lundi dans certaines zones très fréquentées de Paris. "Tous les indicateurs montrent que le virus circule à nouveau plus activement dans la région" parisienne, ont averti samedi les autorités locales.Sur l'ensemble de la France, 2.288 personnes ont été diagnostiquées positives au nouveau coronavirus en 24 heures, d'après un bilan officiel diffusé vendredi.- Remontées des contaminations -Depuis la fin du mois de juillet, le port du masque - déjà quasi-généralisé dans les lieux publics clos - gagne progressivement les espaces en plein air à travers la planète, pour tenter d'enrayer un rebond de l'épidémie. Dès le 25 juillet, la Belgique - l'un des pays qui comptent le plus grand nombre de morts du Covid-19 par rapport à sa population - l'a imposé dans "tout endroit à forte fréquentation" : marchés, brocantes, rues commerçantes. La région de Madrid et la Roumanie ont pris des mesures semblables quelques jours plus tard.Les Européens qui vivent actuellement un épisode caniculaire se sont rués samedi sur les plages, où le mépris des gestes barrières inquiète les autorités.Au Royaume-Uni, une partie de la population a pris la direction des bords de mer.Des foules d'Allemands en quête de fraîcheur se sont eux aussi rendus sur les côtes. Mais les autorités locales ont averti que certaines plages du nord de l'Allemagne ainsi que de plusieurs lacs devraient fermer en raison de l'impossibilité de respecter une distance de sécurité d'un mètre et demi entre les personnes.D'autres pays européens ont réintroduit des mesures de confinement comme l'Irlande, où les habitants de trois comtés, soit environ 368.000 personnes, ont été reconfinés vendredi à partir de minuit.- Un décès sur deux -Ces sept derniers jours, pratiquement un décès sur deux dans le monde (44%) est intervenu en Amérique latine, devenue la région la plus endeuillée par le coronavirus avec plus de 216.000 morts.Cette région est également celle qui compte le plus de cas de contamination, essentiellement au Brésil, tandis qu'au Chili le cap des 10.000 décès a été franchi samedi.En Inde, où les deux millions de cas ont été dépassés vendredi, des dizaines de milliers de travailleuses du secteur de la santé, officiellement considérées comme bénévoles par le gouvernement, se sont mises en grève pour demander un meilleur salaire et plus de protection.
Comme la France, l'Espagne connaît un épisode caniculaire intense, qui vient de faire sa première victime officielle, en Andalousie.
Un garçon de 17 ans qui moissonnait en Andalousie est mort vendredi d'un "coup de chaleur", selon les autorités, première victime officiellement signalée de la canicule qui sévit en Espagne et une partie de l'Europe.Selon le gouvernement d'Andalousie (sud), le jeune homme a été "pris de vertige" jeudi et a plongé dans la piscine du domaine où il travaillait, mais en sortant de l'eau il a eu des convulsions.Hospitalisé d'urgence dans la ville voisine de Cordoue, "il est mort après avoir subi un massage cardiaque", précise le communiqué du gouvernement régional.L'Espagne connaît une vague de chaleur précoce pour un mois de juin, avec des températures qui dépassent les 40 degrés, et qui devrait durer jusqu'à samedi dans la majorité du pays. Seules les régions du nord-ouest, les Asturies et la Galice, sont épargnées, de même que le Portugal.34 des 50 provinces d'Espagne sont en état d'alerte incendie, notamment la Catalogne où les pompiers combattent un feu qui a déjà parcouru 6.500 hectares.400 hommes ont lutté toute la nuit, selon un communiqué des pompiers, et à partir de 07H00 du matin les avions et les hélicoptères ont repris leur noria pour tenter d'arrêter la progression des flammes."Bien que l'incendie ne soit pas stabilisé en ce moment, il n'y a pas de fronts violemment actifs", indiqué le communiqué. Le chef du département de l'Intérieur de Catalogne, Miquel Buch, avait averti que vendredi marquerait "l'apogée de cette vague de chaleur" avec des températures au-dessus des 40 degrés, recommandant à la population de prendre "un maximum de précautions".
Le syndicat déplore "un compromis impossible" avec le gouvernement. Le secrétaire d'État chargé des Retraites a assuré que la conférence "continuera".
Mauvais départ pour la conférence de financement, chargée de ramener à l'équilibre le système de retraite d'ici à 2027. Mercredi 19 février, un jour à peine après le début des travaux, Catherine Perret, la numéro 2 de la CGT en charge du dossier des retraites, a annoncé sur Radio Classique que le syndicat ne s'y rendrait plus. Elle a dénoncé "un compromis impossible" avec le gouvernement. Sur BFMTV, le secrétaire d'État chargé des Retraites Laurent Pietraszewski a "regretté" cette décision de la CGT et a assuré que la conférence allait se poursuivre. "La conférence de financement est morte mais ce n'est pas une surprise pour la CGT", a lancé Catherine Perret. "Dès le départ, le Premier ministre avait fixé comme objectif de ne pas augmenter les cotisations sociales, évidemment il ne restait qu'un paramètre : l'âge pivot", a-t-elle poursuivi. Elle a également regretté le comportement du Medef. Son patron "Geoffroy Roux de Bézieux n'a pas cessé de dire qu'il voulait reculer l'âge de légal de la retraite à 65 ans et surtout économiser sur les prestations retraites. Ce qui m'alerte, c'est que le Medef et le gouvernement, c'est le même combat", a martelé Catherine Perret."Au moins 90 % de l'effort financier doit porter sur l'âge. Nous ne voulons pas de hausse de cotisations, qui de toute façon créerait des droits futurs et donc des dépenses supplémentaires à terme, ni de permutation de cotisations, qui aurait des effets de bord sur la répartition de l'effort entre les petites et les grandes entreprises", déclarait le patron du Medef aux Echos au sortir du premier jour de conférence, affirmant que "sans équilibre financier, il s'opposera à la réforme". "Il n'y a pas de déficit des retraites, il y a une absence de financement", a encore souligné la numéro 2 de la CGT. "Nous allons continuer d'informer et d'alerter les citoyens du danger de cette réforme", a-t-elle poursuivi, ajoutant qu'il y avait "plein d'argent disponible et nous avons des propositions à travers, notamment, une politique d'emploi, de salaire et d'égalité". La CGT a prévu de se réunir jeudi avec l'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires) et des syndicats étudiants afin d'organiser une "conférence de financement" alternative, "sérieuse et ouverte où l'on proposera un autre modèle de société", a expliqué Catherine Perret. "Nous n'avons pas de temps à perdre", a-t-elle ajouté. "Bien sûr qu'elle continuera", a réagi le secrétaire d'État chargé des retraites, Laurent Pietraszewski, interrogé sur la poursuite de la conférence de financement. "Il n'y a pas que la CGT dans le paysage", a-t-il commenté. "Je regrette toujours que les partenaires sociaux n'aillent pas au bout des temps des opportunités qui leur sont offertes (...) Je regrette qu'un grand syndicat claque la porte à ce type de dialogue car elle a toute sa place. Ceux qui restent ont du travail", a-t-il poursuivi. Dans le cadre de cette conférence de financement, suggérée par la CFDT, les organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFDT, Unsa) et patronales (Medef, CPME, U2P, FNSEA) ont jusqu'à fin avril pour trouver des solutions de financement au futur système de retraite et présenter des mesures alternatives à l'âge pivot, en dessous duquel il n'est pas possible de partir avec une retraite à taux plein, mais sans toucher au niveau des pensions ou au coût du travail. Un premier groupe de travail doit plancher sur les moyens de résorber, à court terme, le déficit attendu à "12 milliards d'euros par an en 2027", selon M. Philippe, un second porte sur le pilotage financier du futur système universel par points.
Secoué par la crise sanitaire, le secteur audiovisuel est "loin d'être sorti" d'affaire, avec une chute de "15 à 20%" des recettes publicitaires prévue cette année et une reprise "fragile" des tournages, a prévenu jeudi le président du CSA, appelant le gouvernement à des "évolutions législatives".
"C'est l'ensemble de notre secteur qui est durement touché, à court et moyen terme. Et, avec les multiples incertitudes qui subsistent, ce n'est pas seulement +le monde d'après+ qu'il nous faut concevoir, c'est aussi +le monde d'avec+ ce virus", a estimé Roch-Olivier Maistre en ouverture d'un débat sur les conséquences de la crise sanitaire au Festival de la fiction de la Rochelle, délocalisé à Paris cette année.Dans ce contexte, le CSA reste "très attentif à l'évolution de la situation, notamment en ce qui concerne les obligations des chaînes en matière de contribution à la production", a rappelé le régulateur.Saluant les mesures prises par le gouvernement comme le crédit d'impôt création, ou l'abondement exceptionnel de 70 millions d'euros à l'audiovisuel public, il a estimé que "le grand enjeu de cet automne" était la transposition de la directive Service de médias audiovisuels (SMA).Promise d'ici la fin de l'année, la transposition de cette directive permettra d'imposer aux plateformes types Netflix un quota d'oeuvres européennes dans leur catalogue et surtout des obligations de financement dans la création française, un rééquilibrage réclamé de longue date par les chaînes de télévision.Les patrons de chaîne invités au festival ont tous rappelé l'urgence de transposer cette directive."Le projet de loi actuellement en discussion à l'Assemblée nationale fait l'objet d'un large consensus parmi les parlementaires, c'est naturellement très positif", a souligné Roch-Olivier Maistre, précisant que le CSA entendait "jouer tout son rôle pour contribuer au bon aboutissement de ce processus"."Au-delà des mesures déjà en vue, d'autres évolutions législatives restent nécessaires", estime le régulateur, notamment la modernisation de la lutte contre le piratage pour laquelle il plaide pour un rapprochement entre CSA et Hadopi, prévu dans la réforme audiovisuelle qui a été abandonnée en raison de la crise."C'est dommageable pour l'ensemble du secteur de renoncer à aller plus loin et adopter les mesures prévues dans le projet de loi audiovisuel", a-t-il estimé."Je pense aussi qu'il est temps d'ouvrir le dossier de l'avenir de la contribution à l'audiovisuel public (CAP), avec la fin programmée de la taxe d'habitation", a-t-il ajouté, rappelant que le CSA était attaché "à un financement dédié et pérenne de l'audiovisuel public".
Deux puissantes explosions successives ont secoué mardi Beyrouth faisant un nombre indéterminé de morts et de blessés, semant la panique et provoquant un immense champignon de fumée dans le ciel de la capitale libanaise.
Dans une première réaction d'un responsable, le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, a indiqué que les explosions étaient peut-être dues à des "matières explosives confisquées depuis des années", mais ajouté que l'enquête en cours devrait déterminer "la nature exacte de l'incident". Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré une première explosion suivie d'une autre qui provoque le gigantesque nuage de fumée. Les déflagrations ont fait trembler les immeubles et brisé des vitres à des kilomètres à la ronde. Le président Michel Aoun a convoqué une "réunion urgente" du Conseil supérieur de la Défense et le Premier ministre Hassan Diab a décrété un jour de deuil national.Selon l'agence nationale d'information ANI, il y a eu "des morts et des blessés". Le président de la Croix-Rouge libanaise, Georges Kettaneh, a évoqué "des centaines de blessés", dans un appel à la télévision libanaise LBC. "Nous sommes submergés par les appels téléphoniques", a-t-il dit."C'est une catastrophe à l'intérieur (du port). Il y a des cadavres par terre. Des ambulances emmènent les corps", a indiqué à l'AFP un soldat aux abords du port.Les médias locaux ont diffusé des images de personnes coincées sous des décombres, certaines couvertes de sang. "J'ai senti comme un tremblement de terre et puis après une énorme déflagration et les vitres se sont cassées. J'ai senti que c'était plus fort que l'explosion lors de l'assassinat de Rafic Hariri" en 2005, provoqué par une camionnette bourrée d'explosifs, a déclaré à l'AFP une Libanaise dans le centre-ville de Beyrouth. - "Propulsés" -Le secteur du port a été bouclé par les forces de sécurité, qui ne laissent passer que la défense civile, les ambulances aux sirènes hurlantes et pompiers, selon des correspondants de l'AFP à l'entrée du port.Aux abords, les dégâts matériels et destructions sont importants. Plus de deux heures après l'explosion, les flammes enveloppaient toujours le secteur. Un hélicoptère collecte de l'eau de la mer pour éteindre les incendies, a constaté une correspondante de l'AFP. "Nous avons vu un peu de fumée et ensuite une explosion. Puis le champignon. La force de l'explosion nous a propulsés en arrière dans l'appartement", a raconté un habitant du quartier de Manssouriyeh, qui a assisté à la scène depuis son balcon, à plusieurs kilomètres du port.Après les explosions, de nombreux habitants, dont certains blessés, marchaient vers des hôpitaux dans plusieurs quartiers de Beyrouth. Devant le centre médical Clémenceau, des dizaines de blessés parmi lesquels des enfants, parfois couverts de sang, attendent d'être admis.Des voitures, avec leurs airbags gonflés, mais aussi des bus ont été abandonnés au beau milieu de plusieurs routes.Selon des témoins, les déflagrations ont été entendues jusqu'à la ville côtière de Larnaca, à Chypre, distante d'un peu plus de 200 km des côtes libanaises.- Israël, Hezbollah -Le 14 février 2005, un attentat spectaculaire provoqué par une camionnette bourrée d'explosifs avait ciblé le convoi de Rafic Hariri, le tuant ainsi que 21 autres personnes et faisant plus de 200 blessés. La déflagration avait provoqué des flammes hautes de plusieurs mètres, soufflant les vitres des bâtiments dans un rayon d'un demi-kilomètre.Vendredi, le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), basé au Pays-Bas, doit rendre son verdict dans le procès de quatre hommes, tous membres présumés du puissant mouvement libanais Hezbollah, accusés d'avoir participé en 2005 à l'assassinat de Rafic Hariri.Le Liban connaît sa pire crise économique depuis des décennies, marquée par une dépréciation monétaire inédite, une hyperinflation, des licenciements massifs et des restrictions bancaires drastiques, qui alimentent depuis plusieurs mois la grogne sociale.Il y a une semaine, après des mois de calme relatif, Israël a dit avoir déjoué une attaque "terroriste" et ouvert le feu sur des hommes armés ayant franchi la "Ligne bleue" séparant le Liban et Israël, avant qu'ils ne repartent côté libanais.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a attribué l'infiltration au Hezbollah, un mouvement armé que l'Etat hébreu considère comme son ennemi.Accusé de "jouer avec le feu", le Hezbollah a démenti toute implication.
Le leader de la France insoumise (LFI) a affirmé mercredi sur BFMTV qu'il ne serait pas candidat aux élections municipales de mars, mais a laissé la porte ouverte à une candidature à l'élection présidentielle de 2022.
Alors que Marine Le Pen avait réaffirmé la veille sur ce même plateau sa volonté d'être candidate à l'élection présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon s'est montré plus prudent, mercredi 23 octobre sur BFMTV. "On verra, c'est loin", a répondu le chef de file de LFI. Chez les Le Pen, "c'est leur job, moi c'est plus compliqué", a-t-il ajouté, avant de préciser : "J'appartiens à une famille politique, philosophique, culturelle (...) diverse, et il faut à chaque moment de l'histoire évaluer quel rapport cette famille a avec le peuple français en général, et (ce) que veut le peuple français dans l'idée que je me fais de cette partie de lui qui me ressemble."Le député des Bouches-du-Rhône reconnaît que sa décision "jouera un très grand rôle" dans l'avenir de son mouvement. "J'aimerais que chacun s'en souvienne bien", a-t-il ajouté, rappelant que près de quatre millions puis plus de sept millions d'électeurs avaient glissé, en 2012 et 2017, un bulletin à son nom. "Je fais ce que je peux pour mériter la confiance de tous ces gens, continuer à porter leur parole... Ils ont le droit d'être représentés, nous verrons comment. C'est dans deux ans", a-t-il ajouté.Mélenchon pas "indispensable"Il a par ailleurs rappelé que pour lui l'élection présidentielle était l'élection principale. "Comment (la présidentielle) pourrait ne pas m'intéresser ? Ça intéresse tout le monde", a-t-il assuré, tout en expliquant qu'il "n'avai(t) pas l'arrogance de dire (qu'il était) absolument indispensable". Interrogé sur les Insoumis qui pourraient potentiellement se présenter à sa place, Jean-Luc Mélenchon a souligné qu'il y en avait "plein", en citant notamment les députés Éric Coquerel, Mathilde Panot, François Ruffin, Alexis Corbière et, même s'il est "peut-être jeune", Adrien Quatennens."On a de quoi proposer. Ce qui est important, c'est comment va être la situation, comment on peut la sentir et comment, nous, on peut exprimer la volonté de changement. D'abord est-ce que le pays veut changer ? Si ça se trouve, le pays, après avoir mangé du Macron, il raffolerait d'aller manger de la viande moisie avec Mme Le Pen, qui sait ?" Interrogé sur une éventuelle candidature aux municipales, Jean-Luc a en revanche assuré qu'il "ne ser(ait) plus jamais candidat à rien... sauf peut-être à la présidentielle". L'ancien candidat à la présidentielle a par ailleurs expliqué que LFI "ne fera pas de listes insoumises" aux municipales. "Ça ne sert strictement à rien. Il faut être dans les listes", a-t-il estimé, assurant que le mouvement serait présent "dans pratiquement 90% des communes au-delà des communes de 20.000 habitants."
Pour Angélique Kidjo, star de musique africaine connue pour son militantisme et ses expériences de fusion entre musiques africaine et occidentale, la pandémie de coronavirus comme les manifestations actuelles contre le racisme aux Etats-Unis ont étalé au grand jour les défauts d'un capitalisme qu'elle appelle à réformer.
Ambassadrice de l'Unicef, la chanteuse, qui aura 60 ans le 14 juillet - deux semaines avant le 60e anniversaire de l'indépendance du Bénin où elle est née - a notamment enregistré récemment une version du tube anti-apartheid "Pata Pata", de la légende sud-africaine Miriam Mabeka, avec des paroles remaniées pour encourager la distanciation face à la pandémie. Extraits d'un entretien accordé à l'AFP via Zoom, depuis Paris, où la chanteuse, qui vit entre la capitale française et New York, s'est isolée avec son mari pendant la pandémie, et travaille à un nouvel album.Question: Quelles leçons tirez-vous de cette pandémie? Réponse: La cupidité a fragilisé notre système, notre écosystème, notre humanité, notre liberté, tout. C'est une sonnette d'alarme pour nous tous, le signe que nous ne pouvons pas rester observateur, dans une société où il y a tant d'injustice et d'inégalités de richesse.Les gens travaillent et ne gagnent rien...Le capitalisme ne marche pas pour tout le monde.Nous devons avoir le courage de repenser le capitalisme, de donner la priorité aux gens. Il y a des choses sur lesquelles on ne peut pas spéculer: santé, éducation, tous les services destinés au bien-être humain.Une bonne leçon du Covid: il faut mettre une sourdine à notre arrogance. Nous devons prendre conscience que nous ne sommes pas invincibles.Quelle que soit votre richesse, (...), un petit virus peut vous tuer. Le Covid a été un moment de réflexion, qui confirme qu'il faut rester humble: on peut perdre demain ce qu'on possède aujourd'hui.Q: Comment voyez-vous les manifestations anti-racisme aux Etats-Unis et ailleurs? R: Ce qui se passe aux Etats-Unis dure depuis une éternité. C'est peut-être la goutte qui fait déborder le vase. Lui a-t-on lu ses droits avant de lui mettre le genou au cou, la tête dans le caniveau? Toute la haine des Noirs est concentrée dans ce moment.Les Noirs peuvent être tués à tout moment. C'est insupportable au XXIe siècle. C'est comme un ver qui ronge la pomme de l'intérieur. Il faut résoudre le problème. On ne peut pas dire qu'on croit à la Déclaration d'Indépendance, quand le premier article dit que nous sommes tous nés égaux en droits.Nous devons nous unir en tant que peuple américain, le monde entier nous regarde. On n'est pas le plus grand pays au monde si on n'y arrive pas.Et ne laissons aucun responsable dire que nous n'avons pas le droit de descendre dans la rue: se taire, c'est être complaisant, c'est criminel.Q: Croyez-vous des changements possibles?A: J'ai toujours espoir, quoi qu'il arrive, car sans espoir, à quoi bon se lever le matin et faire des plans? On peut descendre dans la rue - se battre pour ses droits, sans violence.Je comprends la colère, je comprends tout et plus, car je subis des discriminations tout le temps, mais je ne réponds pas par la violence. Car avec la violence, il n'y a plus de conversation, on ne peut rien changer car on donne plus de pouvoir à la personne qui vous maltraite.Jusqu'aux prochaines élections, manifestez tous les jours... En nombre. Asseyez-vous simplement et dîtes, +Nous demandons justice, nous voulons que les policiers rendent des comptes+.Q: Comment cela peut-il s'exprimer en musique?R: La musique libère les gens. Quand la dictature commence, la première chose supprimée, c'est la musique - ça fait taire les gens.Une société sans culture ne peut pas survivre, c'est impossible car nous ne sommes pas entièrement rationnels, nous sommes aussi spiritualité, nous sommes art, c'est dans notre ADN.Et sans musique noire, il n'y a plus de musique moderne. La musique que nous aimons provient d'un lieu de douleur, de l'esclavage. Ca énerve les gens, car cela soulève la question - pourquoi détestons-nous les Noirs si nous aimons danser sur leur musique?Q: Avez-vous la réponse? R: Ça tient à la complexité humaine, c'est notre hypocrisie, notre schizophrénie.
Alors que le mouvement des "gilets jaunes" dure depuis sept mois, certains "historiques" veulent se structurer et présentent un "socle commun".
Jérôme Rodrigues, Priscillia Ludosky ou encore Maxime Nicolle... Ces "gilets jaunes" de la première heure veulent donner un nouveau souffle au mouvement. Et c'est dans un communiqué qu'ils parlent pour la première fois d'un "socle commun", "un puissant organe de contestation collectif qui ne pourra être ingéré et défendra les intérêts des citoyens et les biens communs à tous". Eux qui estiment avoir été "moqués, ignorés, caricaturés, suivis" ou encore "mis sur écoute" par le ministère de l'Intérieur en disent plus. Ils veulent, entre autres, créer leurs "propres organes de contrôle citoyen", de même que leurs "propres médias". Ils parlent également de "circuits d'approvisionnement en agroalimentaire" et d'"établissements d'épargne éthique".Mais ils tiennent aussi à prévenir que de nouvelles actions sont à prévoir. Avec une date butoir, le 17 novembre 2019, soit un an après le premier samedi de manifestations. "Sans réponse politique" disent-ils, "17 actions de désobéissance civile visant le CAC40 dans tout le pays" pourraient avoir lieu.Après l'échec de la "liste jaune" de Christophe Chalençon lors des élections européennes (0,1% des voix), ce "socle commun" va devoir convaincre les manifestants.
Le Premier ministre Édouard Philippe laisse la porte ouverte à un recours à la disposition constitutionnelle permettant au gouvernement de faire passer un texte sans vote à l'Assemblée nationale.
"Une seule question se pose aujourd'hui : allez-vous, en matière de retraites, utiliser le 49.3, oui ou non ?". Édouard Philippe a été interpellé par le président du groupe Les Républicains (LR) Damien Abad à l'Assemblée nationale, mardi 25 février, au sujet d'un éventuel recours à "l'arme ultime" prévue par la Constitution pour faire adopter la réforme des retraites. Retraites : pour Boris Vallaud (PS), le 49-3 sert "à escamoter le débat"par Europe 1Le chef du gouvernement a défendu la possibilité de recourir à la disposition, qui lui permet d'engager sa responsabilité sur un texte afin de le faire passer sans vote du Parlement."Mon ambition est évidemment de faire en sorte que le débat ait lieu", a d'abord répondu Édouard Philippe, avant de poursuivre : "Si ça n'est pas possible, si au bout de très nombreuses heures de débat, nous constatons que ce n'est pas possible, la Constitution autorise le cas échéant le Premier ministre à utiliser le 49.3. Ça s'est déjà vu dans le passé", a t-il déclaré évoquant les cas des Premiers ministres de droite Édouard Balladur et Jean-Pierre Raffarin."Toute la Constitution, rien que la Constitution""Vous ne fermez pas la porte. Le 49.3 c'est un passage en force sans vote, c'est le fait que des centaines de questions resteront sans réponse. Jamais la droite n'a utilisé le 49.3 pour les réformes des retraites, en 93, en 2003 ou en 2010", a fait valoir le chef de file des Républicains, déplorant le "spectacle désolant d'une guerilla parlementaire" entre majorité et élus Insoumis. "Revenez à la raison, respectez le Parlement, et refusez le 49.3 !", a t-il lancé au chef du gouvernement, qui lui a répondu par un trait d'ironie : "Parce que la Constitution aurait sans doute indiqué qu'il y avait des sujets sur lesquels on avait pas le droit de faire du 49.3, et puis des sujets sur lesquels on aurait !"."Lorsqu'il faut prendre ses responsabilités, je le fais sans hésiter. Et j'utilise toute la Constitution, rien que la Constitution", a ajouté le Premier ministre. "Il appartient à l'Assemblée nationale elle-même de faire vivre ce débat. Si ce débat vit et qu'il permet d'avancer dans de bonnes conditions, tant mieux ! Mais à partir d'un certain moment, il faut être clair, nous nous sommes engagés (...), et l'engagement du gouvernement, le fait majoritaire, ça existe".
Un employé de la préfecture de police de Paris a tué quatre policiers avant d'être abattu jeudi 3 octobre. Un drame qui a suscité de nombreuses réactions politiques.
Le jeudi 3 octobre a été marqué par une violente attaque à la préfecture de police de Paris. Muni d'un couteau, un agent administratif de la Direction du renseignement de la préfecture de police a tué quatre policiers. Il a par la suite été abattu par un membre des forces de l'ordre. Présent sur place, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a évoqué « un évènement d'une gravité exceptionnelle ».Aux côtés du procureur de Paris Rémy Heitz, il a annoncé l'ouverture d'une enquête pour homicides volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique et tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique. Une décision qui répond notamment à la demande du député de l'Essonne Nicolas Dupont-Aignant. « Toute la lumière doit être faite sur le profil et les motivations du responsable de cette attaque », a-t-il tweeté. D'après les premières informations dont il dispose, Christophe Castaner a expliqué que « cet homme n'a jamais présenté de difficultés comportementales. » Une revendication également partagée par la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen. "Afin d'éviter d'inévitables rumeurs, le gouvernement et le parquet doivent informer rapidement les Français sur les éléments à leur disposition concernant le profil et les motivations de l'assassin qui a ôté la vie à 3 policiers et à un agent administratif à la préfecture", a-t-elle réclamé sur Twitter. Un hommage au conseil de ParisLe monde politique a rapidement apporté son soutien aux forces de police. La maire de Paris Anne Hidalgo n'a pas tardé à réagir à cette « effroyable attaque » au bilan « lourd ». « Lors du conseil de Paris, nous rendrons hommage aux victimes et nous saluerons l'engagement sans faille des membres des forces de l'ordre au service de la sécurité des Parisiennes et des Parisiens. Nous savons ce que nous leur devons », annonce-t-elle sur les réseaux sociaux.L'ancien président de la République François Hollande a partagé sa tristesse sur son compte Twitter. "J'adresse toutes mes pensées aux familles et aux proches de ceux qui ont perdu la vie aujourd'hui à la préfecture de police de Paris. Je pense aussi au personnel de la préfecture qui traverse cette terrible épreuve et à l'ensemble des forces de l'ordre", écrit-il. L'opposition a également exprimé sa colère face à une attaque de ce type. « Le lieu n'est pas anodin. C'est Paris une nouvelle fois, c'est la préfecture de police, c'est l'État, ce sont les fonctionnaires de police qui sont attaqués », dénonce Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du groupe LRI au conseil de Paris, au Parisien. « Quels que soient les désaccords qu'on a pu avoir avec le préfet de police dans la façon de gérer les derniers évènements, nous sommes solidaires avec l'ensemble des personnels de la préfecture de police », rappelle Yves Contassot de Génération.s.Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a évoqué son émotion « considérable face au bilan humain. » Futurs candidats à la mairie de Paris en 2020, Cédric Villani et Rachida Dati ont tous les deux déclaré sur Twitter que leurs « premières pensées vont aux familles des victimes. » Gaspard Gantzer et l'écologiste David Belliard, tous deux candidats aux municipales à Paris, ont également exprimé leur soutien. La sénatrice de Marseille Samia Ghali s'est déclarée « choquée et attristée ». « Je sais l'émotion qui habite à cet instant l'ensemble des policiers de notre pays. Je veux leur adresser mon soutien et ma solidarité », exprime-t-elle via son compte Twitter.
PEOPLE. Au détour d'un sketch, Liane Foly a fait comprendre que l'ex-première dame était malade, ce qui justifiait son absence sur la scène du Zénith de Strasbourg samedi soir.
Les fans ont dû être terriblement déçus. Après avoir participé en 1995, 1997 et 2007, Carla Bruni-Sarkozy devait faire cette année son grand retour dans la troupe des Enfoirés, qui ont présenté leur nouveau spectacle "Musique!" du 16 au 21 janvier à Strasbourg. Mais samedi soir 20 janvier, l'interprète de "Quelqu'un m'a dit" n'était pas sur la scène du Zénith. La chanteuse, qui vient de sortir son nouvel album "French touch", était en effet malade. Purepeople l'avait annoncé quelques heures avant le coup d'envoi de la représentation, filmée par les caméras de TF1 pour une diffusion d'ici quelques semaines. "Carla Bruni, très déçue de cette mésaventure, ne sait pas encore si elle pourra monter sur scène", prévenait le site d'informations people. Dans la soirée, Liane Foly a confirmé l'information au détour "d'un sketch bien léché", rapporte dimanche 21 janvier Télé Star. Qu'importe. Le public a pu se consoler avec les interprétations de Mimi Mathy, Jenifer, Tal, Christophe Mahé, Soprano, Christophe Willem ou encore MC Solaar. Télé Star, qui a assisté au spectacle, retient par ailleurs "de magnifiques hommages à France Gall et Johnny Hallyday", tous deux disparus récemment. Le site spécialisé note par ailleurs que les sketchs et les medleys sont moins présents cette année et se réjouit d'un show "touchant".La Parisienne rapporte également "de beaux moments musicaux comme lorsque Marc Lavoine, Amel Bent, Patrick Fiori, Jenifer et Christophe Maé ont chanté 'Né en 17 à Leidenstadt'. Un hommage évidemment à Jean-Jacques Goldman, l'autre grand absent de la soirée."Pilier des Enfoirés durant 30 ans, le chanteur préféré des Français ne fait en effet plus partie de la troupe depuis l'an dernier. Quelques mois avant les concerts de 2017, il avait annoncé vouloir "passer la main". Ce qui n'avait pas arrêté les spectateurs : les concerts de Toulouse avaient fait carton plein et la diffusion sur TF1 le 3 mars réuni plus de 10 millions de téléspectateurs. Les concerts ainsi que les ventes de CD et DVD financent 11% du budget des Restos du Cœur, créés par Coluche en 1985.
Selon Europe 1, le chef de l'État, confronté à la fronde des "gilets jaunes" et la nécessité d'agir sur le front de l'écologie, va annoncer ce mardi matin le retour d'un crédit d'impôt pour le changement des fenêtres et demander aux banques de participer à l'effort de conversion vers des véhicules moins polluants.
Après 10 jours d'un mouvement des "gilets jaunes" contre la hausse des taxes sur le carburant et le manque de pouvoir d'achat, l'exécutif a pu mesurer l'inflammabilité de la problématique : comment concilier une politique ambitieuse de réduction des émissions contre un changement climatique alarmant, tout en évitant des révoltes sociales, notamment chez les plus pauvres et les plus dépendants de la voiture?Emmanuel doit présenter mardi matin 27 novembre une "stratégie" à double détente, qui devra répondre à la fronde des "gilets jaunes" et à l'urgence écologique. Initialement, le chef de l'État devait seulement présenter la très attendue "Programmation pluriannuelle de l'énergie" (PPE), qui doit fixer dans la loi la politique énergétique française d'ici 2028. Mais face à la crise, "ça devient un discours de sortie de crise des 'gilets jaunes", résume un membre de la majorité. Des mesures en faveur des ménagesIl s'agira d'une "réponse globale", a assuré lundi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, affirmant qu'il n'y aurait ni "renoncement" ni "aveuglement". Europe 1 dévoile ce mardi ce que le président devrait annoncer. • Le retour d'un crédit d'impôt pour changer les fenêtresAbandonné depuis l'été dernier, le gouvernement devrait rétablir le crédit d'impôt pour changer les fenêtres "avec toutefois des critères plus restrictifs que par le passé, afin de limiter la facture", prévient la station qui évoque un plafond de 100 euros par fenêtre double vitrage. Une aide qui pourrait être soumise à des critères de revenus. • Un effort des banques pour participer à l'effort de conversion des véhicules moins polluantsDimanche 25 novembre, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a indiqué qu'il demanderait aux banques "dès lundi" qu'elles mettent en place un "prêt vert" pour aider les automobilistes à financer le décalage de "2,3 ou 4 mois" entre l'achat d'un véhicule éligible, et le versement effectif de la prime de 2.000 ou 4.000 euros.• Ne pas faire flamber les factures d'électricitéAfin de contrôler les factures d'électricité, les fermetures de réacteurs nucléaires ne devraient pas être trop rapides, soit pas avant 2028. L'exécutif travaillerait également sur une révision de la formule de calcul des tarifs réglementés.
Le président de l'Assemblée nationale a martelé son intention de ne pas quitter ses fonctions, malgré les soupçons de "prise illégale d'intérêts" qui pèsent sur lui dans le cadre de l'affaire des "Mutuelles de Bretagne".
24 heures après l'annonce de sa mise en examen, Richard Ferrand s'est défendu dans les colonnes du Télégramme, dans la lignée de ses premières déclarations où il affirmait être déterminé à "poursuivre sa mission. "Un mis en examen n'est coupable de rien, et je ne suis entravé en rien dans la plénitude de l'exercice de mes fonctions", clame l'élu du Finistère au quotidien local breton, se disant sensible aux "soutiens apportés par toute la majorité et par de nombreuses personnalités politiques de tous bords"."Je n'entends pas renoncer à démontrer jusqu'au bout mon innocence. Je ne vois pas pourquoi une mise en examen deviendrait une présomption de culpabilité", plaide encore le député. Richard Ferrand explique qu'il n'a pas démissionné de la présidence de l'Assemblée parce que la règle, qu'il juge d'ailleurs "discutable", selon laquelle une mise en examen implique le retrait du gouvernement "n'a pas à s'appliquer ailleurs". Interrogé sur un tweet d'avril 2017 dans lequel il jugeait que le candidat à la présidentielle François Fillon avait perdu "toute autorité morale" à la suite de sa mise en examen, Richard Ferrand a répondu qu'il reprochait à l'ancien Premier ministre son engagement pris. "Le candidat Fillon avait dit que, s'il était mis en examen pour des sujets qui touchaient ses fonctions d'élu, il se retirerait. Avant mon élection, il y a un an, j'avais indiqué que je ne démissionnerais pas si j'étais mis en examen, après un classement sans suite sur un dossier strictement professionnel."Le quatrième personnage de l'Etat, fidèle d'Emmanuel Macron, avait commenté l'annonce de sa mise en examen dans la nuit de mercredi à jeudi en se disant "déterminé à poursuivre (sa) mission".L'affaire des Mutuelles de Bretagne avait conduit M. Ferrand à quitter le gouvernement en juin 2017. A peine nommé ministre de la Cohésion des territoires, il avait été épinglé par Le Canard enchaîné qui avait révélé qu'en 2011 les Mutuelles de Bretagne, que M. Ferrand dirigeait alors, avaient décidé de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne.
Des milliers de personnes ont convergé vers le Tribunal judiciaire de Paris mardi 2 juin après un appel lancé par Assa Traoré, soeur du jeune homme noir de 24 ans décédé en 2016 après une interpellation qui suscite toujours une vive controverse.
Pendant que les Etats-Unis connaissent une mouvement de protestation d'ampleur nationale après la mort de George Floyd à Minneapolis, plusieurs rassemblement ont eu lieu mardi 2 juin aux quatre coins de l'Hexagone, en signe de contestation contre les violences policières et de soutien aux proches d'Adama Traoré. Assa Traoré, porte-parole du comité la "Vérité pour Adama" à l'initiative du rassemblement, dénonce un "déni de justice" dans cette affaire devenue, pour ses défenseurs, un symbole des violences policières. L'appel à ce rassemblement intervient dans le contexte d'une flambée de manifestations outre-Atlantique. "Ce qui se passe aux USA fait écho à ce qui se passe en France", a estimé la militante. Le 19 juillet 2016, Adama Traoré avait perdu la vie dans la caserne de Persan, près de deux heures après son arrestation à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) au terme d'une course-poursuite avec les gendarmes. Quatre ans après, l'affaire Traoré est devenue celles d'une guerre d'experts: alors que trois expertises médico-judiciaires ont écarté la responsabilité des gendarmes, une expertise commandée par la famille, dévoilée mardi, affirme le contraire. Après la manifestation, quelques affrontements sporadiques ont éclaté sur le périphérique, où des policiers ont reçu des jets de pierre et répliqué en tirant avec les LBD. Dans les rues, des barricades ont été érigées et des vélos ont été incendiés.Mardi matin, la préfecture de police avait annoncé que la manifestation n'était pas autorisée en raison de l'état d'urgence sanitaire qui proscrit tout rassemblement public de plus de dix personnes, car elle n'avait "fait l'objet d'aucune déclaration préalable".
L'ancienne ministre de François Hollande envisagerait de se présenter pour le poste de Premier secrétaire du Parti socialiste. Selon Le Figaro, elle poserait toutefois deux conditions.Najat Vallaud-Belkacem prépare son grand retour sur la scène politique française.
Alors que Jean-Christophe Cambadélis a délaissé le fauteuil de Premier secrétaire du Parti socialiste, l'ancienne ministre de l'Éducation se verrait bien le reprendre. Et selon l'édition du 23 novembre du Figaro, l'ancienne députée est poussée par plusieurs étoiles montantes du PS de la même génération. « On était tous d'accord pour dire que Najat était de loin la meilleure candidate », rapporte un des « quadras » en référence à un dîner, mardi, dans le 19ème arrondissement de Paris, dont le sujet principal était de savoir qui pourrait prendre justement la tête du parti.L'ancienne porte-parole du gouvernement Ayrault est plutôt partante pour l'aventure, mais elle tient à poser quelques conditions, histoire de s'assurer un bon avenir politique. Ainsi, Najat Vallaud-Belkacem souhaite obtenir la tête de listes des prochaines élections européennes, et demande à ce que le poste de Premier secrétaire du Parti socialiste soit dorénavant rémunéré, et non bénévole, précise Le Figaro.Problème : après les piètres résultats des socialistes à l'élection présidentielle, puis aux élections législatives, le parti se trouve à sec. Un vaste plan social a même été engagé, sans parler de la vente du siège historique rue de Solférino à Paris. « Nous sommes dans l'impossibilité légale d'employer qui que ce soit pendant un an », martèle dans les colonnes du quotidien un « pilier de Solférino ». Officiellement, Najat Vallaud-Belkacem est encore dans une phase de réflexion. Un nouveau dîner de la bande des « quadras » du PS devrait être organisé au début du mois de décembre, afin de finaliser les modalités d'une candidature Vallaud-Belkacem.
Invitée sur le plateau de "On n'est pas couché" pour présenter son livre, "Ce que je peux enfin vous dire", Ségolène Royal a affirmé que le titre de son ouvrage n'était pas une référence à celui de François Hollande : "Un président ne devrait pas dire ça".
Ce samedi 3 novembre, le numéro de "On n'est pas couché" qui était diffusé sur France 2 avait pour invitée politique Ségolène Royal. L'ancienne candidate socialiste à la présidence de la République venait promouvoir la sortie de son livre intitulée "Ce que je peux enfin vous dire", aux éditions Fayard.Interpellée dès son arrivée sur le titre de son livre, et sa présumée référence au célèbre "Un président ne devrait pas dire ça" - ouvrage sur François Hollande co-écrit par les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme - Ségolène Royal répond sèchement à Laurent Ruquier : "Non". "J'existe juste sans mon ex, si vous voulez. Au bout de dix ans, j'ai peut-être un petit peu le droit de m'émanciper et d'exister un petit peu par moi-même." Et de regretter : "On m'appelle encore comme ça, 'l'ex compagne de...' Ce qui n'arrive jamais aux hommes."
Nicolas Sarkozy et des ténors du barreau ont vilipendé les investigations d'ampleur révélées jeudi pour tenter d'identifier une "taupe" dans l'affaire dites des "écoutes", nouvel épisode difficile pour le parquet financier déjà sous le feu des critiques dans l'affaire Fillon ou Kohler.
L'hebdomadaire Le Point a révélé le contenu et l'étendue des investigations menées dans le cadre d'une enquête préliminaire, parallèle à l'information judiciaire sur l'affaire des "écoutes".Le Paruqet national Financier (PNF) a confirmé à l'AFP avoir classé sans suite en décembre 2019 cette enquête ouverte le 4 mars 2014 pour "violation du secret professionnel".Selon l'hebdomadaire, les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) ont un temps épluché les factures téléphoniques détaillées ("fadettes") de nombreux ténors du barreaux et de leurs collaborateurs, parmi lesquels Mes Eric Dupond-Moretti, Jean Veil, Jacqueline Laffont, Pierre Haïk, Hervé Témime ou Marie-Alix Canu-Bernard mais aussi d'une magistrate ou des lignes fixes du PNF. Certains avocats ont même été géolocalisés."Demander des +fadettes+ est juridiquement possible en enquête préliminaire sans que la loi n'impose d'informer le bâtonnier", a souligné le PNF.Objectif : retrouver la taupe éventuelle au sein de la magistrature qui aurait fait fuiter l'existence d'écoutes visant MM. Sarkozy et Herzog. Ces personnes ont pour point commun d'avoir été, de près ou de loin, en contact avec Me Herzog le 25 février 2014, jour où lui et Nicolas Sarkozy auraient, selon les enquêteurs, compris que la fameuse ligne téléphonique "Paul Bismuth" était écoutée.Ces nouvelles critiques interviennent au moment où l'indépendance du parquet financier, créé sous la présidence de François Hollande, est mise en cause.Il y a quelques jours, Eliane Houlette, à sa tête jusque fin juin 2019, a affirmé avoir subi des "pressions" procédurales de la part du parquet général dans la conduite de l'affaire Fillon, des déclarations interprétées par le camp de l'ex-candidat à la présidentielle comme l'aveu de pressions politiques pour mettre en cause leur champion.Plus récemment encore, le PNF a été accusé d'avoir classé sans suite une enquête visant le bras droit d'Emmanuel Macron, Alexis Kohler, après une lettre du chef de l'Etat à décharge. - "Dysfonctionnements" -Les principaux concernés, qui pour la plupart avaient appris en début d'année avoir été surveillés, ont réagi vivement. "Je n'exprime qu'une seule demande : le respect de l'Etat de droit" a tweeté Nicolas Sarkozy évoquant une "invraisemblable accumulation de manquements et de dysfonctionnements"."J'ai l'impression que ce PNF, c'est devenu une officine", a déclaré sur RTL son ex-garde des Sceaux, Rachida Dati.Le bâtonnier de Paris Me Olivier Cousi a annoncé à l'AFP une action en justice après cette enquête "hors normes".Les ténors du barreau concernés se sont également insurgés. "Des méthodes de barbouzes" pour Me Dupond-Moretti, qui a annoncé une "plainte". "Une atteinte à ce qu'est censé représenter la magistrature" pour Me Canu-Bernard, "injustifiable" pour Me Laffont.Pour les conseils de Nicolas Sarkozy et ses avocats, Me Herzog et Azibert, l'échec de ces investigations témoigne de la vanité des poursuites qui valent un procès du 23 novembre au 10 décembre à leurs clients pour "corruption", "trafic d'influence" et "violation du secret professionnel".Dans cette affaire des "écoutes", l'ancien chef de l'Etat est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir début 2014, par l'entremise de Thierry Herzog, des informations secrètes auprès de l'ancien haut magistrat à la Cour de cassation Gilbert Azibert dans une procédure en marge de l'affaire Bettencourt, en échange d'un coup de pouce pour un poste à Monaco.Ces soupçons sont nés d'interceptions de conversations téléphoniques de Nicolas Sarkozy avec son avocat pour une autre enquête, celle sur les accusations de financement libyen de sa campagne de 2007.Les policiers avaient alors découvert que Nicolas Sarkozy utilisait un portable secret ouvert sous l'alias "Paul Bismuth". Ces écoutes, socle de l'accusation, avaient été validées par la Cour de cassation en mars 2016.L'ampleur des investigations du PNF pour trouver la "taupe" supposée "montre l'aspect désespéré de la procédure, on va chercher jusqu'au bout du monde des preuves qui n'existent pas" a réagi à l'AFP Me Paul-Albert Iweins, avocat de Me Herzog.Alors que pour cet avocat, la procédure aurait dû être jointe à l'information judiciaire afin de permettre à la défense d'en connaître le contenu, le PNF a répondu avoir préféré la voie de l'enquête préliminaire car il "n'a pas voulu porter atteinte à la bonne conduite de l'information judiciaire".Cette enquête préliminaire n'a, selon la défense, jamais été versée au dossier d'instruction qui a abouti au procès. C'est le vrai "scandale", a souligné auprès de l'AFP un autre avocat du dossier, qui estime que le classement sans suite est à décharge pour MM. Sarkozy et Herzog et aurait dû empêcher leur renvoi en procès.
À l'origine du courroux des "gilets jaunes", les tarifs des carburants sont encore plus élevés que cet hiver. La faute au prix du pétrole, et ça risque de durer.
Cette fois, le gouvernement n'y est pour rien. Les "gilets jaunes" ont fait annuler la mise en place de la taxe carbone cet hiver. Pour autant, les prix des carburants ne se sont pas stabilisés. Ils n'ont jamais été aussi hauts depuis avril 2013 pour le litre de sans-plomb 95 : 1,58 € en moyenne fin avril selon le ministère des Transports. Le diesel s'affiche dans les stations-service à 1,48 € pour le diesel. Une hausse de 10 centimes en 2019, qui le porte tout près de son record historique d'octobre 2018, à l'aube de la crise des "gilets jaunes"."La hausse n'est pas liée à la fiscalité", se rassure un conseiller de l'exécutif interrogé par Le Parisien, espérant "une plus forte compréhension de la part des Français". Sur un litre de gazole, les deux tiers sont constitués de taxes restées stables et qui ne vont pas baisser, l'État ayant besoin de cette manne de 34 milliards d'euros par an. Le dernier tiers représente en gros le coût du pétrole qui ne cesse de grimper depuis le début de l'année. Contacté par Le Parisien, Francis Perrin, directeur de recherche à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), explique que "l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dix autres pays ont décidé de réduire la production pour faire monter les prix" du baril de pétrole brut.Dans le même temps, la demande augmente, "tirée par les pays émergents", continue l'expert de l'Iris, qui note plusieurs facteurs aggravants : un euro faible face au dollar, la crise au Venezuela, les sanctions américaines contre l'Iran et les relations tendues entre la Chine et les États-Unis. window.pvp_b6c753e41283af0731c1feafc5a7f7ed = new Pvp('dmpublic', {idDM: "x771sz8", mediaType: "dm-public"}, { 'sequenceUrl': "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfo/docUId/CNT000001fiVJO/adCategory/embed", 'domNode': "pvpContainer_b6c753e41283af0731c1feafc5a7f7ed", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false
Une anesthésiste de l'hôpital de Lavaur dans le Tarn est soupçonnée d'avoir injecté une dose létale à une patiente de 83 ans pour abréger ses souffrances.
Soupçons d'euthanasie dans un hôpital du Tarn. Une médecin anesthésiste soupçonnée d'avoir abrégé les souffrances d'une patiente octogénaire le 12 décembre a été mise en examen, vendredi 21 décembre au soir, pour "meurtre" par le parquet de Toulouse et placée sous contrôle judiciaire. L'infirmière qui a injecté la dose mortelle, sous l'autorité de l'anesthésiste, a été "placée sous le statut de témoin assisté" et n'a donc pas été mise en examen, a précisé le parquet. Une dose létale administrée volontairement Selon une source proche de l'enquête, l'anesthésiste de 68 ans aurait reconnu avoir volontairement fait administrer une dose létale de curare à cette octogénaire, qui avait été admise en urgence à l'hôpital. Vendredi après-midi, un conseil de surveillance de l'hôpital s'est tenu en urgence pour évoquer l'affaire. L'anesthésiste, âgée de 68 ans, effectuait depuis plusieurs années des remplacements à l'hôpital de Lavaur, où elle jouit d'une réputation de praticienne réputée et expérimentée, souligne Le Figaro. Loi Leonetti de 2016 Le maire de Lavaur et président du conseil de surveillance de l'hôpital, Bernard Carayon, a réagi jeudi soir auprès de la Dépêche du midi, se disant "bouleversé". "Je ne me prononcerai pas avant la fin de l'enquête. Notre ville, notre hôpital a toujours été à la pointe en matière de soins palliatifs. Nous avons toujours soutenu JALMALV (Jusqu'à la mort accompagner la vie) l'association locale pour le développement des soins palliatifs qui a été pionnière, dès la fin des années 90, dans l'accompagnement des personnes en fin de vie". Fin septembre, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE, organisme consultatif) a jugé que que la loi Leonetti de 2016 sur la fin de vie, qui interdit l'euthanasie et le suicide assisté, ne devait pas être modifiée. Il a "insisté sur l'impérieuse nécessité que cette loi soit mieux connue et mieux respectée", et "souhaité qu'un nouveau plan gouvernemental de développement des soins palliatifs soit financé".Le gouvernement a déjà assuré que la fin de vie ne figurerait pas dans son projet de loi de bioéthique, puisqu'elle fait l'objet d'une loi à part.
Deux Français rapatriés de Wuhan vendredi ont été testés négatifs après une suspicion d'infection au coronavirus.
Le nombre de Français contaminés par le coronavirus n'a finalement pas évolué ce vendredi, et reste donc à six. Deux Français rapatriés vendredi de Wuhan, en Chine, ont été testés négatifs après une suspicion d'infection au coronavirus, a indiqué la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Par ailleurs, aucun nouveau cas de contamination n'a été repéré vendredi en France, a-t-elle affirmé. Coronavirus: un vaccin à "l'automne 2021" au plus tôt (Institut Pasteur)par Agence France-Presse"Deux personnes ont présenté des symptômes dans ce rapatriement, l'une dans l'avion, l'autre dans le bus. Elles ont été rapidement amenées au centre hospitalier universitaire de Marseille, où elles ont été testées", et ces rapatriés "sont tous les deux négatifs", a expliqué la ministre lors du point-presse quotidien organisé à Paris. "Ils vont pouvoir retourner dans le centre (et) quitter l'hôpital prochainement", a-t-elle ajouté.Un deuxième vol de rapatriement Parties de Wuhan, berceau de l'épidémie, dans la nuit de jeudi à vendredi, quelque 180 personnes, en majorité françaises, sont arrivées vendredi après-midi dans le centre de vacances de la station balnéaire de Carry-le-Rouet, près de Marseille, où elles vont rester confinées deux semaines. En outre, Agnès Buzyn a indiqué que l'organisation d'un deuxième vol de rapatriement était "en cours de finalisation". L'avion "devrait pouvoir atterrir dimanche, je ne peux pas en dire plus pour l'instant ni sur le nombre de personnes qu'il rapatriera ni sur le lieu définitif de son atterrissage", a-t-elle dit.Enfin, le gouvernement va mettre en place dès samedi un numéro vert pour les personnes qui se posent des questions concernant le coronavirus ne justifiant pas d'appeler le 15. Il s'agit de soulager les équipes qui gèrent ces appels et sont actuellement "très mobilisés pour répondre à des questions qui ne sont pas d'ordre médical", a précisé Agnès Buzyn. Ce numéro vise à répondre aux interrogations qui ne sont pas en lien avec des symptômes, comme les personnes qui se demandent si elles peuvent continuer de manger dans les restaurants chinois et si recevoir un colis de Chine peut comporter des risques de contamination.
Des recherches ont été lancées dans les Hautes-Pyrénées, le département voisin de Haute-Garonne et du côté espagnol des Pyrénées.
Un parapentiste qui avait décollé de la base de parapente de Val Louron, dans les Hautes-Pyrénées, est porté disparu depuis jeudi, a-t-on appris lundi 10 août auprès des gendarmes. Âgé de 57 ans, il avait décollé avec son club et en compagnie d'une dizaine d'autres parapentistes parisiens, a indiqué France 3 Occitanie. "C'était une journée favorable au vol de distance, avec de gros plafonds, dans ces conditions, on peut monter jusqu'à 4.000 mètres si on est expérimenté", précise Richard Berthome, un instructeur de parapente de Val Louron. La dernière fois qu'il a été aperçu par d'autres parapentistes, il partait vers le sud-ouest, selon une source proche de l'enquête.
La 77e Mostra de Venise, qui doit se tenir début septembre, est vue comme une "signe d'espoir" par le monde du cinéma, dans une année marquée par les fermetures de salles, les suspensions des tournages et les annulations de festivals pour cause de pandémie.
La période douloureuse, où un virus a paralysé la planète et fait des dizaines de milliers de morts, a obligé les grandes productions à reporter leurs tournages et les grands festivals à annuler leurs éditions 2020, à commencer par le 73e Festival de Cannes, normalement prévu pour se dérouler en mai.Plus tardif dans la saison, le rendez-vous vénitien est quant à lui maintenu par ses organisateurs, en particulier son incontournable directeur Alberto Barbera. Il a confirmé vendredi que la 77e édition se tiendrait bien du 2 au 12 septembre."Ce sera une édition avec des caractéristiques uniques dans son histoire et pour cette raison aussi on s'en souviendra", a promis M. Barbera, dans une annonce sur son compte Instagram. "Nous ne savons pas exactement ce qui sera possible de faire", a-t-il cependant reconnu, tout en espérant "pouvoir repartir de la meilleure manière possible".Convaincue qu'à la fin de l'été la situation sanitaire sera plus sûre, l'équipe de la Mostra continue à travailler à l'organisation du festival post-coronavirus, pour respecter les nouvelles règles de sécurité et de distanciation physique. "Dans le milieu du cinéma, qui naît des idées, des passions, tout le monde pense que le meilleur endroit pour célébrer le 7e Art et montrer sa vitalité, c'est le plus vieux festival du monde", explique à l'AFP Giorgio Gosetti, chef de la section parallèle La Giornata degli Autori (La Journée des auteurs), l'une de plus innovantes pendant la Mostra.- "Pas arrêté de travailler" -"C'est comme si nous recommencions à zéro depuis 1932, date de sa création", estime-t-il.Alberto Barbera a toutefois exclu à plusieurs reprises qu'elle puisse se dérouler en ligne, pour des spectateurs virtuels. Mais nombreux sont les cinéphiles et les amoureux de rendez-vous qui pensent que le nombre de films sélectionnés, généralement plus de 200, et de stars invitées sur le tapis rouge du Lido, sera sensiblement réduit."Nous n'avons pas arrêté de travailler", a confié à l'AFP Angela Prudenzi, l'une des membres du comité de sélection du festival, estimant que cette année "les yeux seront tous tournés vers les films, ce qui est une très bonne chose".La liste des films qui seront projetés en septembre reste secrète. Elle est généralement publiée chaque année à la fin juillet.Mais problème: le Festival de Cannes va dévoiler mercredi sa propre sélection, une liste de 50 à 60 films bénéficiant du label "Cannes 2020", spécialement créé après l'annulation de la 73e édition.Or traditionnellement, chacun des deux grands festivals du cinéma mondial souhaite la primeur pour sa sélection, et que les films présentés le soient en première mondiale. Quid donc des films choisis cette année par Cannes, et qui forcément ne bénéficieront pas du rayonnement habituel du rendez-vous sur la Croisette?Certains, comme "The French Dispatch" de Wes Anderson et le film d'animation "Soul" des studios Pixar, ont dû repousser leur date de sortie.Ce pourrait être aussi le cas du dernier long métrage de Nanni Moretti, "Tre piani" (Trois étages), basé sur le roman éponyme de l'Israélien Eshkol Nevo, et pour lequel le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, a montré un vif intérêt.- Un label "Cannes 2020"? -Le magazine de référence Hollywood Reporter assure, lui, que le film du réalisateur italien, grand habitué de la Croisette où il fut palmé (en 2001) et président du jury (en 2012), devrait être présenté dans la Cité des Doges.Souvent vus comme rivaux, Cannes et la Mostra vont-ils cette fois, vu les circonstances exceptionnelles, réussir à s'entendre?"Depuis le début de la crise sanitaire, Alberto Barbera et moi-même discutons de la possibilité d'un geste partagé pour l'industrie du cinéma", a déclaré ces derniers jours Thierry Frémeaux. "Nous ne savons toujours pas à quoi cela pourrait ressembler, mais il (Barbera) est ouvert et favorable à l'idée", a-t-il assuré."Ceux qui auront le label de Cannes ne seront pas projetés à Venise mais ils peuvent être lancés dans d'autres festivals, comme Toronto ou San Sebastian", tempère de son côté Giorgio Gosetti, indépendant de la Mostra mais généralement bien informé.Pour la Mostra, "le défi consiste à présent à réaliser le festival de façon innovante", constate le documentariste Piero Cannizzaro."Le coronavirus nous oblige à chercher de nouvelles solutions, à mettre les mains dans la pâte pour obtenir un autre type de pain. Au final, ce sera positif", assure le réalisateur qui, comme beaucoup de ses confrères, a vu plusieurs projets s'arrêter à cause de la pandémie."Qu'une industrie qui souffre en ce moment, comme celle du cinéma, redémarre est un message d'optimisme", s'est félicité quant à lui, dans une interview au journal Il Manifesto, Giona Nazzaro, délégué général de la Semaine de la Critique, une autre des sections parallèles de la Mostra.
Le suprémaciste blanc Brenton Tarrant, qui avait assassiné 51 fidèles musulmans en 2019 en Nouvelle-Zélande, est resté lundi impassible quand des survivants et le procureur sont revenus à l'audience sur les longues minutes d'horreur dans deux mosquées de Christchurch.
Le procès de l'Australien de 29 ans, qui a été reconnu coupable de 51 meurtres et de 40 tentatives de meurtres et d'un chef d'accusation de terrorisme, est entré lundi dans sa dernière ligne droite. Le tribunal de Christchurch devrait annoncer jeudi la peine.Alors que le tueur avait assisté par vidéoconférence, dans sa prison de haute sécurité d'Auckland, aux précédentes audiences, il était présent lundi dans le tribunal. C'était ainsi la première fois qu'il se trouvait confronté aux survivants et aux familles depuis les attaques du 15 mars 2019.Ce jour-là, Abdiaziz Ali Jama, une réfugiée somalienne de 44 ans, a vu son beau-frère Muse Awale se faire tuer sous ses yeux. "Je vois les images et j'entends encore le rata-rata-rata de l'arme dans ma tête", a raconté au tribunal Mme Jama.- Enfant de trois ans -Vêtu de son uniforme gris de détenu, et flanqué de trois policiers dans le box, Brenton Tarrant est resté silencieux et impassible, levant parfois la tête pour regarder le public.Le procureur Barnaby Hawes a fait un récit glaçant des faits, en expliquant que l'accusé "aurait voulu tuer davantage de personnes".Il a raconté comment l'Australien avait ce jour-là méthodiquement abattu des femmes, des enfants et des hommes, tout en filmant la tuerie et en la retransmettant en direct sur les réseaux sociaux, comment il avait ignoré les appels à la pitié de certaines victimes, comment il avait roulé sur un corps en allant d'une mosquée à l'autre.Quand il a vu le petit Mucad Ibrahim, trois ans agrippé à la jambe de son père, M. Tarrant l'a exécuté "de deux balles placées avec précision", a dit M. Hawes.Plusieurs juristes pensent que l'Australien sera le premier, en Nouvelle-Zélande, à être condamné à de la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.M. Tarrant, qui avait plaidé coupable, avait été arrêté alors qu'il espérait rallier Ashburton, à une heure au sud de Christchurch, pour y attaquer une troisième mosquée.- Repérages -"Il a reconnu auprès des policiers s'être rendu dans les mosquées dans le but de tuer un maximum de personnes", a dit M. Hawes."Lors des auditions, (...) il a expliqué que les attaques étaient motivées par ses convictions idéologiques et qu'il espérait semer la peur chez ceux qu'il qualifie d'+envahisseurs+, notamment la population musulmane et tous les immigrés non-européens."Gamal Fouda, imam de la mosquée al-Nour de Christchurch, a raconté qu'il avait ce jour-là "vu la haine dans les yeux d'un terroriste fanatisé"."Votre haine n'est pas nécessaire", a-t-il lancé à l'Australien.Brenton Tarrant était arrivé en Nouvelle-Zélande en 2017, a relaté le procureur. Il vivait à Dunedin, à 360 km au sud de Christchurch, où il avait assemblé tout un arsenal et acheté plus de 7.000 munitions.Deux mois avant les attaques, il s'était rendu à Christchurch pour repérer les lieux. Il avait fait voler un drone au-dessus de la mosquée al-Nour, filmant le bâtiment, ses entrées ses sorties, et pris des notes détaillées sur le trajet menant à la mosquée Linwood.- Il voulait brûler les mosquées -Le 15 mars 2019, il a roulé de Dunedin à Christchurch équipé de multiples armes semi-automatiques sur lesquelles il avait inscrit divers symboles ainsi que des références aux Croisades et à des attentats récents.Il avait des chargeurs de rechange pleins de munitions ainsi que des jerricans "pour incendier les mosquées", a déclaré M. Hawes. "Il a dit qu'il regrettait de ne pas l'avoir fait".Qualques minutes avant de passer à l'acte, il avait envoyé son "manifeste" de 74 pages sur un site extrémiste, averti sa famille de ce qu'il s'apprétait à faire et adressé à plusieurs rédactions des emails contenant des menaces contre les mosquées.M. Tarrant a choisi de se défendre seul, sans avocat. De son côté, le juge Cameron Mander a imposé des restrictions drastiques quant à la couverture médiatique des débats pour éviter que l'accusé de se serve de son procès comme d'une plateforme pour répandre ses messages de haine.Le magistrat indique notamment aux médias, qui ne sont pas autorisés à relater en direct le contenu des audiences, ce dont ils peuvent faire ou non état.Cette tuerie avait conduit le gouvernement à durcir la loi sur les armes et à intensifier ses efforts pour lutter contre l'extrémisme sur internet.
Chauffeur de moto-taxi le jour, secouriste la nuit, Viet éponge le genou ensanglanté d'un motard qui vient de se faire renverser dans une rue sombre d'Hanoï, la chaotique capitale vietnamienne.
La nuit est tombée, mais des files compactes de deux-roues sillonnent encore la ville alors que le confinement a été levé depuis plusieurs semaines dans le pays qui ne recense aucun décès lié à la pandémie de coronavirus.A l'arrivée de l'ambulance qui prend en charge la victime, Pham Quoc Viet repart et se faufile rapidement dans la circulation grâce à un gyrophare posé sur sa moto.Depuis trois ans, il endosse chaque soir de 21H30 à 1H30 du matin le rôle de secouriste après une journée déjà bien remplie de chauffeur de moto-taxi pour la compagnie Grab, plate-forme asiatique de transport à la demande."Quand je suis arrivé à Hanoï pour travailler, j'ai pensé à ce que je pouvais faire pour aider tous ceux que je voyais blessés dans les rues", raconte à l'AFP l'homme de 33 ans, lui même victime d'un accident de la route l'année dernière."Les passants étaient trop effrayés pour me venir en aide (...) je ne voulais pas que quelqu'un d'autre se retrouve dans la même situation et se sente abandonné", relève t-il. Hanoï compte 6 millions de deux-roues et même si les accidents graves ont eu tendance à diminuer ces dernières années au Vietnam, ils restent encore une cause de mortalité importante avec plus de 7.600 décès sur les routes en 2019 et déjà plus de 2.000 depuis le début de l'année.Pour l'aider dans sa mission, Viet est à la tête de près de 50 secouristes bénévoles: des chauffeurs, mais aussi des ingénieurs, des mécaniciens et des étudiants.
Il y a plus d'un an que Michel Delpech nous a quittés, et pourtant sa femme Geneviève est très loin d'avoir fait son deuil. "Il m'est très douloureux d'entendre sa voix.
Comme mes enfants, j'ai beaucoup de mal à faire le deuil. On dit que cela s'arrange avec le temps mais j'ai l'impression que cela empire ... ", raconte-t-elle dans une interview accordée à Télé-Loisirs. Tous les jours, elle explique qu'il continue à se manifester. "Il m'envoie quotidiennement des signes (des disparitions d'objets, des musiques qui se mettent en route toute seule) et il m'aide beaucoup (...) Je l'ai aperçu au pied de mon lit il n'y a pas très longtemps...", raconte Geneviève Delpech qui a déjà beaucoup fait parler pour ses dons de voyance. "Parfois sa présence est presque physique, concrète. Le siège de la voiture prend une forme comme si quelqu'un était assis" , explique-t-elle rappelant que selon elle les défunts comme son mari ont besoin de communiquer avec les vivants. Elle admet que dans sa vie Michel Delpech est "omniprésent", mais rassure en affirmant que "ce n'est pas maladif".
Les relations de Donald Trump avec son armée sont au plus mal depuis que le ministre de la Défense Mark Esper et d'anciens responsables militaires respectés, notamment Jim Mattis, ont désavoué le président sur sa façon de répondre aux manifestations antiracistes dans le pays.
Le chef du Pentagone s'est publiquement désolidarisé du président, qui est commandant en chef des forces armées américaines, en se déclarant opposé au déploiement de l'armée américaine sur le territoire pour répondre aux manifestations émaillées d'émeutes qui ont gagné l'ensemble des Etats-Unis après la mort d'un homme noir aux mains d'un policier blanc."Je ne suis pas favorable à décréter l'état d'insurrection", a déclaré M. Esper en référence au seul décret qui permettrait légalement au président de déployer des soldats d'active face à des citoyens américains, et non plus des réservistes de la Garde nationale.Quelques heures plus tard, c'est le prédécesseur de M. Esper, Jim Mattis qui, lui, a porté mercredi un coup frontal à Donald Trump en l'accusant de vouloir "diviser" l'Amérique, dans une tribune publiée par la revue The Atlantic."Quand j'ai rejoint l'armée, il y a environ 50 ans, j'ai prêté serment de soutenir et défendre la Constitution", a écrit l'ex-chef du Pentagone, qui avait démissionné avec fracas en décembre 2018 au pour protester contre l'annonce par M. Trump d'un retrait total de Syrie, sans concertation avec les alliés de Washington."Jamais je n'ai imaginé que des soldats qui prêtent le même serment puissent recevoir l'ordre, quelles que soient les circonstances, de violer les droits constitutionnels de leurs concitoyens -- et encore moins pour permettre au commandant-en-chef élu d'aller poser pour une photo, de manière saugrenue, avec les chefs militaires à ses côtés".- Politiser l'armée -M. Mattis faisait allusion aux images dévastatrices de M. Esper et du chef d'état-major, le général Mark Milley, marchant lundi soir avec M. Trump près de la Maison Blanche après la dispersion brutale de manifestants qui protestaient pacifiquement.Deux anciens chefs d'état-major sont également intervenus dans le débat. "L'Amérique n'est pas un champ de bataille. Nos concitoyens ne sont pas l'ennemi", a tweeté l'ex-général Martin Dempsey qui a dirigé l'état-major de 2011 à 2015.Son prédécesseur immédiat, l'ex-général Mike Mullen a dit craindre que les militaires "soient utilisés à des fins politiques".David Lapan, un ancien porte-parole du Pentagone, a indiqué à l'AFP n'avoir jamais vu pareil désaveu du président, notamment par quelqu'un de la stature de Jim Mattis."Ce président a politisé l'armée comme jamais", a-t-il ajouté, rappelant les images devant l'église lundi soir.M. Esper et le général Milley "ont trop attendu" avant de se désolidariser du président et "ils ont laissé la situation s'envenimer", a-t-il ajouté. "Ils ont perdu dans une certaine mesure la confiance des troupes et du public américain".Même tardive, la déclaration publique de Mark Esper contre l'emploi de l'armée contre les manifestants a libéré la parole au sein du Pentagone et ouvert le débat sur les disparités raciales. "Je suis George Floyd", a notamment tweeté un conseiller de l'état-major, l'adjudant de l'US Air Force Kaleth Wright, qui est noir. "Ce qui arrive trop souvent dans ce pays à des hommes noirs victimes de brutalités policières (...) pourrait m'arriver à moi"."Chaque soldat et employé civil du ministère de la Défense prête le serment de soutenir et défendre notre constitution", a rappelé dans un message aux troupes le secrétaire à l'Armée de Terre, Ryan McCarthy. "Cela inclut le droit de la population de se rassembler pacifiquement".Le général Robert Abrams, qui commande les forces américaines en Corée du Sud, a indiqué vendredi avoir lui-même ouvert un débat sur le racisme au sein de ses forces. "Ce que j'ai entendu me fend le coeur. Nous devons faire mieux", a-t-il tweeté, appelant tous ses chefs d'unités à ouvrir un débat avec leurs soldats, même s'ils n'ont pas conscience de problèmes. Car "si vous ne voyez pas de problème, vous faites peut-être partie du problème".C'est maintenant l'avenir du ministre de la Défense qui apparaît fragilisé. La porte-parole de la Maison Blanche Kayleigh McEnany s'est abstenue de dire jeudi si M. Esper avait encore la confiance du président.
Un commissaire de police a eu un doigt arraché mercredi alors qu'il protégeait la Chambre de commerce et d'industrie du Havre lors d'un rassemblement contre la réforme des retraites. Un deuxième policier a été plus légèrement blessé.
Si le trafic à la SNCF et à la RATP s'améliore progressivement, le mouvement contre la réforme des retraites s'est désormais étendu au secteur maritime. La fédération nationale CGT des ports et docks a lancé une opération "ports morts" jusqu'à jeudi. Mercredi, plusieurs grands ports maritimes français étaient bloqués : Calais, Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle et Marseille. Au Havre, une manifestation de dockers a dégénéré peu après 18h à la Chambre de commerce et d'industrie (CCI), rapporte France Bleu Normandie. Selon la préfecture de Seine-Maritime, ils étaient entre 250 et 300. Face à ce mouvement, la CCI a décidé d'annuler ses vœux. Les manifestants ont tenté d'investir de manière très violente les locaux, en cassant la porte d'entrée de la CCI, puis lancé des pétards artisanaux de très forte puissance et des fumigènes, a expliqué une source policière à l'AFP. Un commissaire de police a été gravement blessé à la main droite. "Le commissaire, présent à l'intérieur de la CCI, a ramassé un pétard jeté par des manifestants qui lui a explosé dans la main. Il a eu un doigt arraché, il souffre de graves acouphènes. Il est actuellement hospitalisé", a détaillé à l'AFP une source policière."Un acte inqualifiable""Une enquête de flagrance a été ouverte pour violences volontaires envers personne dépositaire de l'autorité publique avec armes", a annoncé François Gosselin, le procureur de la République. "Les premières constatations sont en cours. L'enquête est menée par la police judiciaire", a-t-il précisé. Le préfet de Seine-Maritime a condamné fermement cet acte inqualifiable qui "n'a rien à voir avec le droit de manifester et le droit syndical". De son côté, le maire du Havre, Jean-Baptiste Gastinne, qualifie d'"intolérables" ces actes qui "doivent cesser". Dans la soirée, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a dénoncé un "acte inqualifiable".Vendredi, environ 150 manifestants opposés à la réforme des retraites avait envahi la mairie du Havre, empêchant la tenue d'une cérémonie de vœux. M. Gastinne avait annoncé samedi sur Twitter avoir déposé "une plainte".
Il s'érige contre le "profilage racial et social" lors des contrôles d'identité, après une affaire déjà révélée par Le Parisien en 2014.
La préfecture de police de Paris est dans le collimateur du défenseur des droits, Jacques Toubon. Dans une note consultée par Le Journal du dimanche, datant du 2 avril, et publiée dimanche 14 avril, ce dernier "remet en question les pratiques de la préfecture de police de Paris en matière de contrôles", indique l'hebdomadaire.L'affaire avait d'ores et déjà été révélée par Le Parisien en 2014. Une note interne, destinée au commissariat du 6e arrondissement de la capitale, stipulait de "recenser ou évincer les Roms, avec ou sans enfants, avec ou sans animaux". Cette fois-ci, Jacques Toubon indique dans son rapport que "des ordres et des consignes discriminatoires enjoignant à procéder à des contrôles d'identité de 'bandes de Noirs et de Nord-Africains, et des évictions systématiques des 'SDF et des Roms' ont été diffusés". Une évaluation sur "l'étendue de ces pratiques discriminatoires" demandéeConcernant ces notes explosives, révélées par un policier du commissariat du 4e arrondissement, le défenseur des droits commente: "Une telle pratique par les forces de l'ordre repose sur un profilage de personnes sur des critères exclusivement liés à ce qu'elles sont: leur apparence physique, leur origine, leur appartenance vraie ou supposée à une ethnie ou une race". Il ajoute qu'il s'agit d'un "profilage racial et social contraire aux normes prohibant les discriminations".Jacques Toubon ne compte pas en rester là: le procureur de Paris, à qui le rapport a été envoyé, pourrait engager des poursuites. En outre, il demande également à l'Inspection générale de la police nationale et de celle des affaires sociales d'évaluer "l'étendue de ces pratiques discriminatoires".
Alors que la ministre des Sports réclame sa tête après les révélations d'abus sexuels dans le milieu, le patron du patinage français a livré une conférence de presse lors de laquelle il s'est dédouané de toutes les accusations. "Je n'avais jamais entendu parler de viol sur les personnes d'Hélène Godard et Sarah Abitbol", a-t-il assuré.
Didier Gailhaguet contre-attaque. Alors que la ministre des Sports Roxana Maracineanu réclame sa démission face au scandale d'agressions sexuelles qui touche la Fédération française des sports de glace (FFSG), une demande "partagée par l'ensemble du gouvernement", le patron du patinage français refuse, estimant n'avoir rien fait de mal."C'est une onde de choc qui s'est abattue sur les sports de glace. Je suis très affecté par cette situation dont je mesure la gravité. Ces gamines, qui sont aujourd'hui des femmes, sont des personnes que j'ai entraînées ou dirigées", a-t-il déclaré ce mercredi 5 février lors d'une conférence de presse, fustigeant une "ministre moralisatrice". "Mme la ministre ne m'a pas entendu, elle est drapée dans ses certitudes", a-t-il regretté. "Je n'ai absolument pas protégé Gilles Beyer""Ces faits, je les ai découverts pour 90% d'entre eux par la presse et par un livre. Ils sont affreux, inadmissibles, nous ne les supportons pas", a-t-il assuré, alors que la championne de patinage artistique accuse notamment son ex-entraîneur Gilles Beyer de l'avoir violé alors qu'elle avait 15 ans. Même si les fait paraissent prescrits car ils remontent aux années 1990 à 1992, le parquet de Paris a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête pour viols et agressions sexuelles sur mineurs par personne ayant autorité sur la victime. Depuis, d'autres témoignages ont émergé dans la presse."Je n'ai absolument pas protégé Gilles Beyer", s'est défendu le président de la FFSG. Il a par ailleurs affirmé qu'il avait lui-même demandé une enquête administrative au ministère des Sports, en 2000, sur l'entraîneur, à l'époque déjà controversé. "C'est moi qui ai demandé l'enquête administrative au ministère des Sports. La thèse du copinage, bonjour !", a-t-il dénoncé. "Ils m'ont écouté et entendu. M. Beyer a été placé dans une fonction purement administrative", a rappelé M. Gailhaguet. Malgré sa mise à l'écart en 2001, Gilles Beyer a poursuivi sa carrière dans son club d'origine, les Français volants, présidé par son frère Alain, jusqu'à son éviction vendredi. Il a aussi effectué plusieurs mandats au bureau exécutif de la FFSG jusqu'en 2018 et organisé dans les années 2010 plusieurs tournées de gala de l'équipe de France de patinage artistique."Je suis un homme clean""Vous ne trouverez jamais mon nom dans des affaires de violence, de maltraitance de l'enfant. Je suis un homme imparfait, mais je suis un homme clean", a-t-il assuré, déplorant être "sali par des minables qui ne connaissent ni mon travail, ni l'homme." "Il n'y a pas eu un seul cas pendant ma présidence qui n'ait pas été traité", a-t-il martelé.Didier Gailhaguet refuse ainsi de démissionner. "Pour être démissionnaire, il faudrait que j'ai commis une faute. Je n'estime pas en avoir commise. Des erreurs, certainement, mais pas des fautes. La ministre ayant annoncé qu'elle mettait en place une inspection générale, j'attendrai les résultats de cette inspection.""Il m'est demandé de démissionner à propos de faits qui remontent à trente ans, que je connais depuis une semaine et demi. C'est comme si on demandait à Mme la ministre de démissionner parce que dans son club de natation de Clamart se trouvait un pervers sexuel. Si coup de balai il y a, il faut le faire chez soi", a-t-il poursuivi."Stigmatiser un président de fédération honnête et travailleur, c'est dégueulasse", a-t-il encore dénoncé.
Des prises de parole du Premier ministre et de plusieurs ministres ont créé la confusion ces dernières, au sein même du gouvernement et des députés LREM, sur l'âge de départ à la retraite.
Edouard Philippe a justifié lundi 8 avril le débat actuel sur un possible décalage de l'âge de la retraite. Selon le Premier ministre, celui-ci a été "posé" par Emmanuel Macron lui-même, lors d'une réunion à huis clos avec les députés LREM. "Quand le président de la République dit qu'il faut ouvrir une question et poser le débat, on le fait. Personne au sein du gouvernement n'ouvre un débat sans que la question ne nous ait été adressée par le président de la République", s'est défendu le Premier ministre, selon des propos rapportés par des participants.Le Premier ministre a nié tout "désalignement" avec le chef de l'État sur ce sujet. "Il n'y en a pas. Il n'y en aura jamais", a-t-il dit, toujours selon ces participants. "Polyphonie gouvernementale"Édouard Philippe et les ministres Agnès Buzyn, Gérald Darmanin ou encore Bruno Le Maire ont créé la confusion ces derniers jours en assurant tout à la fois que la réforme Delevoye ne toucherait pas à l'âge légal de 62 ans - promesse du candidat Macron - tout en évoquant un possible allongement de la durée du travail ou un recul de l'âge à la retraite pour financer la dépendance et le grand âge. Des propositions qui ont suscité des oppositions dans la majorité et au gouvernement, au sein de l'aile gauche de la macronie.Le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a redit dimanche que sa "feuille de route" ne prévoyait pas de toucher à l'âge légal de départ, fixé à 62 ans, "malgré la polyphonie gouvernementale". "La question des retraites a été posée clairement au moment de la campagne : un système universel, une réforme systémique. C'est le mandat de Jean-Paul Delevoye et personne ne l'a remis en cause", a affirmé Édouard Philippe lundi soir. La question du financement des dépenses sociales sur la table Mais dans le cadre du grand débat, une des questions posées est de savoir s'il faut reculer l'âge de la retraite, augmenter le temps de travail ou les impôts pour financer les dépenses sociales. "Le président de la République a dit qu'il faut se poser la question de savoir si ce surcroît de dépense sociale doit être financé par plus d'impôt, par une diminution de la dépense ou par plus de travail. Je n'ai donc aucun problème à ce que le débat existe parce que le président de la République l'a posé", a insisté Édouard Philippe.Les propos du Premier ministre ont été de nature à "rassurer" sur le fait que le sujet était à "décorréler de la réforme des retraites", a commenté un élu de l'aile gauche. Mais "on sent pour ce qui est du groupe qu'il y a quand même une vraie tension" sur ce sujet et globalement en raison de "la gravité de la séquence".
Un spectacle "son et lumière" sera organisé sur l'avenue des Champs-Élysées pour la nuit du Nouvel An, malgré la présence annoncée de "gilets jaunes".
"Gilets jaunes" ou pas, la Ville de Paris compte bien fêter le passage à l'année 2019. Pour la cinquième année de suite, les festivités de la Saint-Sylvestre auront bien lieu lundi 31 décembre sur l'avenue des Champs-Élysées, alors que des manifestants ont prévu de s'y rassembler.La maire Anne Hidalgo (PS) promet, dans un tweet publié jeudi 27 décembre, "un spectacle son et lumière sous le signe de la fraternité" qui sera projeté sur l'Arc de Triomphe. Les premières animations commenceront à 23h20. Durant vingt minutes, "une horloge de néons rythmera le temps qui passe et nous rapprochera du début du spectacle", explique la mairie. Cette introduction mettra l'accent sur les anniversaires des deux principales déclarations des droits de l'Homme.Puis à 23h40, plusieurs tableaux sonores et lumineux se succéderont. Avant le décompte final et les feux d'artifice, les thèmes suivants seront abordés par le spectacle : "un Paris cosmopolite, l'ouverture sur le monde, le vivre ensemble, le respect et l'environnement, la solidarité, la lutte contre les discriminations, le sport, la fête"."Continuer la lutte pacifiquement et de façon festive"Reste à savoir si ces festivités se dérouleront dans le calme, si des "gilets jaunes" décident de se retrouver sur la célèbre avenue. Sur Facebook, de nombreux manifestants ont annoncé leur intention de faire le déplacement pour "continuer la lutte pacifiquement et de façon festive". Or, depuis le 24 novembre, les Champs-Élysées sont chaque samedi le théâtre d'incidents violents entre "gilets jaunes" et forces de l'ordre.À l'heure où ces lignes sont écrites, le dispositif de sécurité prévu à Paris et dans le reste de la France pour le Nouvel An n'était pas encore révélé par les autorités.
La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes a fustigé ce mardi le "violent mépris des mères isolées" de Julie Graziani, qui avait critiqué la veille les choix de vie d'une mère célibataire au Smic.
Éditorialiste de la revue L'Incorrect, fondée par des proches de Marion Maréchal, Julie Graziani était lundi 4 novembre l'invitée de l'émission 24h Pujadas sur LCI, où ses propos sur une mère de famille célibataire au Smic ont fait polémique. Dans une séquence diffusée par l'émission, cette femme interpellait Emmanuel Macron lors de sa visite à Rouen le 30 octobre. "Je suis seule avec deux enfants, au SMIC. Je vois pas trop comment on peut s'en sortir", expliquait-elle au chef de l'État. "Je comprends très bien qu'elle ne s'en sorte pas, c'est sûr qu'elle ne s'en sort pas à ce niveau-là", a commenté dans un premier temps la chroniqueuse, avant d'enchaîner : "Mais je ne connais pas son parcours de vie à cette dame. Qu'est-ce qu'elle a fait pour se retrouver au Smic? Est-ce qu'elle a bien travaillé à l'école? Est-ce qu'elle a suivi des études? Et puis, si on est au Smic, et bien il ne faut peut-être pas non plus divorcer dans ces cas-là. À un moment donné, quand on se rajoute des difficultés sur des difficultés, et des boulets sur des boulets, on se retrouve avec des problèmes."Des propos qui ont visiblement choqué l'eurodéputée de Place Publique Aurore Lalucq qui se trouvait également sur le plateau de LCI, qui a répliqué qu'"elle avait quand même le droit de divorcer".La séquence a également fait réagir Marlène Schiappa. "Bonjour LCI j'aimerais comprendre : quel est le message quand on blâme une femme de ne gagner que le SMIC puis qu'on lui reproche publiquement d'avoir divorcé ? Riche on peut divorcer, pauvre il faut subir ? Sous couvert d'opinion, un violent mépris des mères isolées !", s'est indignée sur Twitter la secrétaire d'État chargée de l'Égalité femmes-hommes. Julie Graziani met "les points sur les i"Face à la polémique, Julie Graziani, a tenu à "mettre les points sur les i" dans une série de tweets. "Chacun est responsable de ses parcours de vie. Tu as fait le mauvais choix de boulot, tu as fait le mauvais choix de mec, tu assumes. Ce n'est pas à l'État d'arranger tes problèmes", a-t-elle insisté, estimant que la "société (était) devenue un gigantesque triangle de karpman avec des plaignants vindicatifs".L'éditorialiste a également confié que plus jeune, sa famille et elle vivaient à cinq dans un 35m² et que "ça ne serait pas venu à l'idée de (sa) mère de venir engueuler le Président de la République". Elle s'est ensuite excusée dans les colonnes de L'Incorrect. "La formule était provocatrice et blessante pour les intéressées. Je le reconnais et je présente mes excuses à ceux qui l'ont ressenti comme tel. Mon propos n'était pas de dire qu'une mère de famille en situation de précarité n'avait pas à divorcer", a-t-elle écrit. "Cependant, mon propos était d'en appeler avant tout à la responsabilité personnelle au nom de la dignité de chacun. Car même dans des situations difficiles, nous restons responsables des actes que nous choisissons et nous ne pouvons indéfiniment nous retourner vers l'État pour résoudre nos problèmes personnels ou pour nous victimiser", a-t-elle néanmoins répété.Ce n'est pas la première fois que Julie Graziani défraye la chronique. LesInrockuptibles rappellent qu'en 2017 elle avait comparé les trisomiques aux personnes noires dans l'émission d'Arte 28 Minutes. Elle estimait que les trisomiques étaient des personnes discriminées, déplorant que 96% des bébés trisomiques étaient avortés. "Ça vous viendrait à l'idée d'avorter d'un bébé parce qu'il est noir?", avait-elle alors lancé pour illustrer son propos.
Pedro Almodovar dans la ligne des mires de défenseurs des animaux. Le réalisateur espagnol a été nommé président du jury du 70e Festival de Cannes en mai prochain.
Un choix pas "éthiquement défendable" selon les défenseurs des animaux. Ces derniers ont adressé à Pierre Lescure, le président du festival, une pétition, qui a déjà recueilli plus de 20.000 signatures et qui porte pour titre "Renoncez à l'aficionado Almodovar comme président du jury du Festival de Cannes". Un tel acharnement qui s'explique par la passion du réalisateur pour la corrida, cette course de taureaux pratiquée en Espagne et qui consiste à épuiser l'animal jusqu'à ce que mort s'ensuive. Les signataires de cette pétition estiment même que Pedro Almodovar est "un multirécidiviste aficionado non repenti qui vit dans un monde de corrida". Ils accusent également le réalisateur espagnol d'avoir tué qutre taureaux pour les besoins de l'un de ses films en 2002. L'auteur de la pétition a dénoncé la démission de Roman Polanski de la présidence des Césars après la violente polémique. Il explique : "D'un côté certains ont critiqué le choix de Roman Polanski comme Président des Césars au point de le pousser au refus (...) de l'autre à Cannes M. Lescure choisit [Pedro Almodvodar] sans que personne ne s'en indigne".
David Hallyday et Laura Smet ont engagé une bataille judiciaire contre Laeticia Hallyday pour obtenir leur part d'héritage dont ils estiment avoir été privés.
Le porte-parole de son avocat l'a annoncé lundi 8 juillet : Laeticia Hallyday a fait appel du jugement rendu fin mai par le tribunal de Nanterre qui a retenu la compétence de la justice française pour trancher le litige sur l'héritage de Johnny Hallyday.David Hallyday et Laura Smet ont engagé une bataille judiciaire contre la veuve de leur père, Laeticia Hallyday, pour obtenir la part d'héritage dont ils estiment avoir été privés. Dans un testament rédigé aux États-Unis en 2014, le chanteur lègue l'ensemble de sa fortune à sa dernière épouse Laeticia et à leurs deux filles. Fin mai, le tribunal de Nanterre a estimé que Johnny Hallyday a conservé "jusqu'au bout un mode de vie tout à la fois itinérant et bohème, mais surtout très français, qui l'amenait à vivre de façon (...) habituelle, en France". Le tribunal a conclu que malgré ses nombreux voyages et séjours aux États-Unis, le chanteur était résident français au moment de sa mort en décembre 2017. Ce jugement est un revers pour Laeticia Hallyday qui souhaite que le contentieux soit tranché aux États-Unis. Pour Me Emmanuel Ravanas, l'un des avocats des aînés de Johnny Hallyday, la compétence judiciaire française "est une décision extrêmement importante parce qu'elle marque l'attachement de Johnny Hallyday à la France et donc par contrepoint l'incompétence du juge américain pour traiter de ce dossier". La prochaine étape française du litige se jouera devant la cour d'appel de Versailles, sans doute pas avant l'année prochaine. Aux États-Unis, les juges appelés à se prononcer sur le transfert d'avoirs de Johnny Hallyday dans un "trust" dont Laeticia est bénéficiaire ont pour l'instant systématiquement reporté leur décision, en attendant celle de la justice française, qui a gelé une partie de l'héritage.Selon les différents acteurs du dossier, la procédure pourrait durer une décennie faute d'accord à l'amiable.
Pris de "démence", un homme a asséné plusieurs coups de couteau à quatre amis qui dormaient avec lui. Il est en garde à vue.
L'homme n'était apparemment pas en pleine possession de ses moyens. Un trentenaire a été interpellé et placé en garde à vue pour avoir poignardé quatre personnes dans leur sommeil, relate Le Parisien. Les faits ont eu lieu dans la matinée de samedi 20 octobre, à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne).Les quatre personnes blessées sont des amis du suspect, âgé de 30 ans et de nationalité afghane. Ils dormaient ensemble dans un appartement possédé par une association d'aide à l'hébergement pour les migrants.Selon les premiers témoignages, l'homme se serait brutalement levé pour se saisir d'un couteau et attaquer "sans motif apparent" ses amis. L'individu pourrait avoir agi sous le coup de la "démence", d'après une source policière citée par Le Parisien.L'agression a gravement blessé deux des quatre personnes touchées. Leurs jours étaient en danger à leur arrivée à l'hôpital de Bry-sur-Marne, mais aucun pronostic vital n'est désormais engagé.
Décédé en 2018, le chef étoilé possédait des effets personnels d'une grande valeur, y compris historique.
Les amoureux d'histoire et de cuisine vont être "servis". Des effets personnels du chef étoilé Paul Bocuse vont être mis en vente le samedi 5 octobre à Villeurbane, près de Lyon, commune dont le chef était originaire. Cette vente aura lieu aux Puces du canal, le deuxième marché aux puces de France. Elle sera même diffusée en live sur Internet, explique le magazine Vanity Fair. Parmi les objet les plus prisés: des grands crus datés, deux voitures de la marque Mercedes-Benz, mais aussi des meubles de la fameuse Auberge du pont de Collonges, le restaurant qui faisait la fierté de Paul Bocuse. L'une des ventes phares qui ravira les amateurs d'histoire et de politique concernera les soupières de Valéry Giscard d'Estaing, soupières dans lesquelles était servie la soupe au truffes noires, que Paul Bocuse a créée spécialement pour l'ex-président. La totalité des recettes récoltées par cette vente sera reversée à la Fondation Paul Bocuse. Depuis 2004, elle oeuvre pour "pérenniser les traditions du patrimoine culinaire" français tout en "permettant l'accès à la culture culinaire au plus grand nombre".
Polémiste dans On n'est pas couché, l'émission de Laurent Ruquier, Yann Moix s'est construit une forte réputation avec pour arme son franc-parler. Déglinguant de nombreux artistes, il ne manque jamais l'occasion de les tacler à coup de phrases assassines. Mais avec le recul, regrette-il ses paroles ?
Écrivain mais aussi réalisateur, Yann Moix a succédé à Aymeric Caron en tant que chroniqueur dans On n'est pas couché sur France 2, lors de la rentrée 2015. Donnant le ton dès le début, le polémiste n'a jamais failli à sa réputation. Il s'en est notamment pris à l'animatrice Cristina Cordula, ou encore aux chanteurs Nekfeu et Patricia Kaas. Le sniper est dernièrement revenu sur ses propos dans diverses émissions.Une deuxième couche pour Cristina Cordula et Patricia KaasYann Moix était invité sur le plateau de Salut les Terriens !, ce samedi 7 janvier, à l'occasion de la sortie de son dernier livre "Terreur", aux éditions Grasset. Thierry Ardisson en profite pour revenir sur le cas de Cristina Cordula, où le polémiste avait déclaré que l'animatrice de M6 avait "un accent pourri". C'est sans aucune retenue que ce dernier renchérit : "J'ai toujours du mal à comprendre comment un cerveau humain, après vingt ans plongé dans le bain d'une langue ou d'une culture, continue à burquiniser la France en disant 'la petit chien'. Je suis sûr que si je lui mettais un flingue sur la tempe, elle n'aurait plus d'accent." Des propos qui n'ont pas manqué de faire réagir les spectateurs présents. L'homme en noir continue en lui demandant ce qu'il souhaite à Cristina pour 2017. "Un prof particulier. Mais en même temps, on aime son accent, on la plaint de ne pas pouvoir être meilleure en langue, et en même temps, on a envie qu'elle garde cet accent qui fait tout son charme", tempère Yann Moix sur le plateau.Une autre femme en avait également pris pour son grade à cause du polémiste : la chanteuse Patricia Kaas. En effet, lors de la venue de cette dernière sur le plateau d'On n'est pas couché, le 29 octobre dernier, il avait confié avoir "envie de se pendre" à l'écoute de ses chansons. Des propos qu'il maintient et auxquels il ajoute toujours face à l'homme en noir : "L'esthétique de ses chansons me rappelle Sedan, Napoléon III, la guerre de 1870, la choucroute et les casques pointus. Je n'y peux rien, j'ai sans doute tort, mais j'ai envie non pas de me pendre, mais de me faire sauter la cervelle quand je l'entends." Voilà qui devrait, une fois encore, faire plaisir aux intéressées !Yann Moix fait machine arrière concernant NekfeuCependant, le polémiste semble parfois regretter ses critiques. Lors de ses débuts dans On n'est pas couché, Yann Moix n'avait pas hésité à descendre le rappeur Nekfeu. Invité le 5 janvier dans l'émission de Nikos Aliagas De quoi j'ai l'air ? sur Europe 1, il s'est excusé auprès du chanteur. "En discutant avec lui, je me suis aperçu que c'était quelqu'un qui adorait la littérature, qui travaille vraiment ses textes. J'ai découvert un chouette type, un vrai être humain, quelqu'un qui avait de l'humour", explique l'écrivain. Il ajoute même que ce dernier "n'était pas rancunier comme certains petits rappeurs, qui n'ont pas son talent". Pour vous, est-ce que Yann Moix va trop loin dans certains de ses propos ?
La journaliste d'investigation de France 2 s'est confiée au micro d'Anne-Élisabeth Lemoine, dans l'émission C l'Hebdo.
C'est l'intervieweuse la plus redoutée du PAF. Rigoureuse et tenace, Élise Lucet ne laisse rien passer sous silence et ne recule devant rien pour faire éclater la vérité. Mais, si son désormais culte "Bonjour, Élise Lucet, France 2" est craint par toute la sphère politique et les grands patrons, ses méthodes d'enquête ne font pas toujours l'unanimité.D'être trop directe, trop franche, trop agressive... Voilà entre autres, ce que l'on reproche à la journaliste, qui a déjà plus d'une fois frôlé la censure. L'exemple le plus récent reste un numéro d'Envoyé Spécial consacré à l'affaire Bygmalion en septembre 2016. Les grands acteurs du sujet avaient alors tenté d'interdire la diffusion de l'enquête. S'en est suivi, un long bras de fer médiatisé entre l'équipe du magazine et la direction de France Télévisions. Les premiers ont finalement obtenu gain de cause."Les Français ont envie de journalistes plus pugnaces"Invitée sur le plateau de C l'hebdo, le talkshow hebdomadaire d'Anne-Élisabeth Lemoine, ce samedi 21 janvier, l'animatrice de 53 ans a répondu à ses détracteurs : "Je suis journalistiquement sans pitié. C'est l'enquête, il faut aller au bout du questionnement." Et d'ajouter : "Les Français ont aujourd'hui envie de journalistes plus pugnaces, de journalistes qui posent des questions aux puissants. Et c'est un journalisme auquel on est peut-être plus tellement habitué."N'en déplaise à ses dénigreurs, le travail d'Élise Lucet est, en effet, de plus en plus apprécié par les Français puisqu'elle a été élue la personnalité féminine française la plus méritante en 2016. Elle a également fait l'an dernier, une apparition remarquée dans le classement JDD des personnalités préférées des Français, où on la retrouve à la treizième place. Ce mardi 24 janvier, la journaliste présentera un nouveau numéro de Cash Investigation. Au sommaire, une enquête de plusieurs mois sur les géants du meuble.
Stéphane Sitbon-Gomez, un proche de la PDG de France Télévisions Delphine Ernotte, a été nommé directeur des antennes et des programmes du groupe public, tandis que le patron de la chaîne franceinfo Laurent Guimier devient directeur de l'information, selon un message de la direction aux salariés dont l'AFP a eu connaissance.
Stéphane Sitbon-Gomez, 33 ans, qui était jusqu'ici directeur de cabinet de Delphine Ernotte, prend dès lundi la suite de l'ex-numéro deux du groupe, Takis Candilis, qui avait annoncé la semaine dernière son départ. Le nouveau directeur des antennes et des programmes est un proche de la PDG du groupe, qui l'avait nommé à la tête de son cabinet il y a cinq ans, lorsqu'elle avait décroché la présidence de France Télévisions.Les fonctions de ce novice dans l'audiovisuel à l'époque (il est issu d'EELV et ancien conseiller spécial de Cécile Duflot), se sont étoffées au fil des ans: il est devenu directeur de la transformation en 2018 et a également pris les commandes de France TV Studio, la filiale de production du groupe public.Concurrence des plateformes, grilles de rentrée repoussées en début d'année prochaine à cause du Covid-19, et autres répercussions de la crise : des chantiers majeurs attendent le nouveau numéro deux.Dans sa première interview, accordée au Parisien, il a cité trois défis : "la culture d'abord, la création ensuite - dans les fictions, les documentaires et l'animation, pour attirer les meilleurs auteurs, scénaristes, et faire des séries mémorables -, et enfin, la diversité, pour laquelle je veux un plan d'action rapide", comme Delphine Ernotte s'y est engagée."On va aller chercher de nouveaux visages qui représentent le pays. Les Français doivent se reconnaître dans leur télé", a-t-il insisté.Cependant, pas question de se défaire du vétéran du PAF Michel Drucker, qui "fait partie de l'ADN de la télévision publique"."Il est avec nous et il va rester", assure-t-il. Quant à Thierry Ardisson, privé de télé depuis de son départ de Canal+, il pourrait faire son retour dans le giron du service public: "il nous a proposé des projets que nous étudions", a confié Stéphane Sitbon-Gomez.Laurent Guimier, quant à lui, succède à la direction de l'information à Yannick Letranchant, lui même nommé directeur des opérations spéciales. Le nouveau patron de l'info du groupe, un journaliste qui a fait une grande partie de sa carrière à Europe 1, avait dirigé le pôle radio du groupe Lagardère en 2018-2019 avant d'intégrer France Télévisions comme directeur de franceinfo.Ce renouvellement de l'équipe de direction du groupe, qui s'effectue intégralement via des mouvements en interne, voit également plusieurs autres hauts cadres changer de fonctions, avec des périmètres parfois modifiés.Dans ce jeu de chaises musicales, Laurence Mayerfeld, directrice du réseau régional de France 3, devient ainsi directrice des ressources humaines et de l'organisation, et le précédent directeur des ressources humaines, Arnaud Lesaunier, est nommé PDG de France TV Studio et de France TV Distribution.
Dans un message diffusé sur RTL, Emmanuel Macron a demandé à un Michel Platini ému de s'investir à nouveau dans le football français.
Michel Platini peut compter sur un soutien de poids. Invité sur RTL, le légendaire footballeur a été honoré par Emmanuel Macron qui désirerait le voir de retour dans le football français. « Vous avez encore plein de choses à apporter au foot français et aux jeunes Français », estime le président de la République. « Si vous étiez prêt à vous réengager pour le foot, le sport, notre pays, ça me ferait plaisir. » Un message fort de la part d'Emmanuel Macron qui n'a pas manqué de toucher Michel Platini. Ce dernier, très ému, a remercié le chef d'État pour son message. « Je ne m'attendais pas du tout à ce que le président de la République puisse dire des choses aussi belles sur moi et ça me touche énormément », confie l'ancien international français qui n'a pas souhaité annoncer sa décision finale.
Un jeune migrant est décédé cette nuit après s'être noyé dans le canal Saint-Martin à Paris.
Le drame est arrivé à 00h35 dans la nuit de lundi à mardi. Un jeune migrant d'une vingtaine d'années s'est noyé dans le canal Saint-Martin (Xe arrondissement) à Paris sous les yeux de ses amis et des nombreux Parisiens alignés au bord de l'eau. D'après les témoignages récoltés, le jeune homme était très alcoolisé. Il aurait voulu sauter dans l'eau et traverser le canal à la nage pour impressionner ses amis, qui ont tenté de le décourager. Il se serait déshabillé et aurait plongé en caleçon et en chaussette. Le jeune garçon aurait nagé quelques mètres avant de se noyer et de disparaître. Un migrant noyé au même endroit en janvier dernierAu moment du drame, qui a eu lieu quai de Valmy à proximité de la caserne de Château-Landon, un pompier s'est jeté à l'eau pour tenter de secourir le jeune migrant. Les plongeurs des sapeurs-pompiers sont arrivés quelques minutes après, l'ont sorti de l'eau et ont entamé la procédure de réanimation. Malgré les efforts des secours, le décès a été constaté à 1h15. Son corps a été transporté à l'Institut médico-légal (IML) où une autopsie sera pratiquée.D'après ses camarades migrants, la victime serait de nationalité afghane. Il n'était pas en possession de papiers d'identité, mais aurait "20-25 ans", selon ses amis. L'enquête, d'abord confiée au service de traitement judiciaire de nuit du 2e district, a été ensuite transférée au commissariat du Xe arrondissement de Paris. En janvier dernier, déjà, un autre migrant s'était noyé au canal Saint-Martin. Son corps avait été repêché par les pompiers et la Brigade fluviale. Selon plusieurs témoins, la victime, "très alcoolisée" se serait jetée volontairement dans l'eau glacée.
Selon Paris Match, le président du parti Les Républicains (LR) envisage "a priori" de terminer son enseignement sur les "grands enjeux de société et de géopolitique" à l'école de commerce lyonnaise.
Les 15 et 16 février dernier, Laurent Wauquiez est intervenu à l'EM Lyon. "L'objectif de ce cours est de discuter de grandes problématiques clés pour le futur. Laurent Wauquiez (...) interviendra comme expert, et évidemment de façon apolitique", expliquait dans un mail à la trentaine d'étudiants concernés Thierry Picq, le directeur de l'innovation de l'école de commerce lyonnaise. Mais après la diffusion par l'émission Quotidien d'extraits de son intervention, le sujet s'est imposé au cœur de l'actualité politique. Emmanuel Macron à l'origine de la chute de François Fillon, Nicolas Sarkozy qui écoutait ses ministres, Valérie Pécresse et ses "conneries" ou encore Alain Juppé qui a "cramé la caisse" de Bordeaux... Face aux étudiants, le président de LR n'a épargné personne. Des propos qu'il "assume", a-t-il assuré quelques jours plus tard, sauf ceux sur l'ancien président de la République. Dénonçant des "méthodes de voyou", il a également affirmé qu'il allait porter plainte.Sans rancunePour autant, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes ne semble pas rancunier puisqu'il a confié à Paris Match qu'il envisageait "a priori" de terminer son enseignement sur les "grands enjeux de société et de géopolitique" prévu les 16 et 17 mars. Il a notamment apprécié que les étudiants lui apportent leur soutien. "C'était un cours de dingue", avait notamment assuré au Figaro l'élève Anatole Flahault, co-auteur d'une lettre ouverte défendant le patron de LR. Laurent Wauquiez en veut surtout "à la méthode de voyou du journaliste qui a corrompu l'un d'eux pour (l)'espionner", rapporte Paris Match. Tous les signaux au vertDu côté de l'EM Lyon, la polémique ne semble pas poser problème. Quelques jours après la diffusion de Quotidien, le directeur général de l'cole de commerce expliquait au Figaro que si Laurent Wauquiez était d'accord et que la procédure d'évaluation du cours par les étudiants était bonne, les derniers cours auraient bien lieu. "Nous sommes en train de consolider l'évaluation de son cours par les étudiants. Tous les retours que nous avons sont positifs. Il n'y a donc aucune raison que les derniers cours de Laurent Wauquiez n'aient pas lieu", a assuré jeudi 1er mars une source interne à l'école au quotidien. "Pour les étudiants, les fuites qu'il y a eues dans les médias ne sont qu'anecdotiques. La session de cours de deux jours devrait donc avoir lieu", a ajouté cette source proche du dossier.
"Que c'est triste Venice" sans ses sportifs. Mercredi matin, la célèbre plage californienne était à nouveau accessible aux surfeurs, nageurs et autres joggeurs, mais peu étaient au rendez-vous après 47 jours de fermeture en raison du coronavirus.
"Je suis surpris. Je ne sais pas pourquoi il n'y a pas plus de monde ici ce matin, c'est étrange". Bernard Yin, qui fixe la corde de sécurité de sa planche de surf sur une de ses chevilles, confie néanmoins: "Revenir ici, c'est fantastique. C'est une chose simple pourtant que de se retrouver sur une plage. Mais ces choses simples, quand on ne les a plus, sont celles qui vous manquent le plus".Depuis mercredi, la réouverture des plages est en effet autorisée dans le comté de Los Angeles, avec pour consigne de respecter la distanciation sociale.Ce feu vert vire pourtant à l'orange sur les panneaux électroniques disséminés sur les différents accès de la promenade, avec cet avertissement: "Venice Beach is closed!" ("Venice Beach est fermé!")."Sûrement un oubli", tente d'expliquer Julio Rodriguez, employé du département des sauveteurs du comté de Los Angeles, qui prend le temps d'éclaircir la situation, quelque peu confuse aux yeux de certains, dont quelques skaters déçus de voir leur terrain de jeu toujours ensablé."A ce jour, sur la plage, il est autorisé de marcher, courir, nager, surfer. Par contre, il est encore interdit de faire du vélo sur la promenade, de jouer au volley, au basket et de faire du skate. Les installations de Muscle Beach sont aussi fermées", résume-t-il, sans savoir quand il sera possible de renouer avec ces activités.Lui aussi confie son étonnement de voir si peu de monde --une trentaine en cette matinée ensoleillée-- par rapport à d'habitude. "Mais c'est compliqué de prévoir quoi que ce soit avec le virus", souligne-t-il.- "Communier avec Dame Nature" -S'asseoir sur le sable pour bronzer ou pique-niquer est également interdit, mais certains le font comme cette mère de famille qui "tient à surveiller" son fils adolescent venu se baigner. "Sa raison est bonne mais il faudrait qu'elle prévienne un de nos sauveteurs pour la bonne forme", sourit Julio Rodriguez.Plus loin, l'un d'eux salue chaleureusement les surfeurs qui arrivent au compte-gouttes, manifestement heureux lui aussi d'être de retour "chez lui", tandis qu'il plante des panneaux rappelant les consignes de se tenir à 3,5 mètres de distance les uns des autres.Christopher Hawley, combinaison noire sous bob blanc, est l'un d'eux. "Ça fait du bien d'être là. C'est important en ce moment. On en a besoin, besoin d'être dans l'eau, pour communier avec Dame Nature", clame celui qui a tout de même "bravé l'interdit" ces dernières semaines "en allant surfer plus au nord".En déambulant dans ce "Venice fantôme", où les gens portent peu le masque, où les commerces restent fermés, où les terrains de basket demeurent enrubannés comme sur une scène de crime, une poignée de jeunes et de moins jeunes s'affairent sur le skate park. Malgré l'interdiction, ils sont munis de balais, de râteaux et de pelles pour enlever le sable qui les empêche de s'adonner à leur passion. "On ne va pas attendre qu'ils l'enlèvent", soupire Miles, la vingtaine, en parlant des services de la municipalité.S'il dit comprendre que les surfers puissent reprendre leur activité et pas eux, "car contrairement à nous ils sont dans l'eau, loin les uns des autres, sans se toucher", Peck, rencontré plus tôt, restait inconsolable, assis sur le rebord d'une rampe."Je ne sais pas si je peux dire vraiment ce que j'en pense... Disons que je ne suis pas content. J'ai 51 ans, j'étais là dès le premier jour où le parc a été inauguré (en 2009, NDLR). Depuis qu'on ne peut plus y faire du skate, c'est comme si on m'avait enlevé une part de ma vie. Je veux la récupérer."
Le secrétaire général de la CGT se félicite de la forte mobilisation du 5 décembre contre le projet de réforme. "Nous tiendrons jusqu'au retrait" promet-il.
Deux jours avant la deuxième journée de grève interprofessionnelle annoncée mardi 10 décembre, Philippe Martinez a commenté avec satisfaction l'élan de mobilisation contre la réforme des retraites, dans un entretien paru dans le JDD dimanche 8 décembre. Le leader syndical se dit "convaincu" que le gouvernement n'a pas pris la mobilisation au sérieux. "Comme ils sont déconnectés d'un certain nombre de réalités, ils pensaient qu'on en rajoutait", déclare t-il saluant le "très beau succès" de la première journée de grève de jeudi 5 décembre."Nous sommes irrécupérables"Forts d'un soutien majoritaire des Français en ce début du mouvement, les grévistes ne craignent-ils pas un "retournement" de l'opinion? "Même les cheminots sont emmerdés par leur propre grève!" répond le patron de la CGT, dont l'organisation occupe les devants de la scène dans le cadre de la grogne anti-réforme. "Les syndicats sont indispensables dans ce pays. A condition de ne pas leur taper sur la tête", fait-il valoir, réfutant l'impression de "perte de vitesse" de son syndicat. "Ils faut arrêter avec les légendes. Notre implantation a reculé (...), mais on constate un pic d'adhésions en ce moment. Et il y en a marre de ceux qui nous font la leçon : quel parti politique, en France, compte 650000 adhérents? Tous ensemble, ils n'arrivent pas à ce chiffre", avance t-il.Interrogé sur le "risque de récupération politique" par La France insoumise ou le Rassemblement national, Philippe Martinez verse dans l'humour : "Nous sommes irrécupérables", s'amuse t-il. Le leader syndical estime avoir dit ce qu'il "avait à dire sur le RN". "Nous n'avons pas les mêmes valeurs", résume t-il.Après la première journée de grève, "la balle est dans le camp du gouvernement". Quant à la durée du mouvement, Philippe Martinez l'affirme : "Nous tiendrons jusqu'au retrait". La veille, le secrétaire général de la CGT-Cheminots Laurent Brun avait tenu discours similaire, déclarant que "les cheminots ne se fixent pas de limites". "Les choses évoluent vite, et la colère est grande" abonde encore Philippe Martinez, qui dresse un parallèle avec les grèves de 1995 où "le Premier ministre Alain Juppé avait dit que jamais il ne retirerait son projet.Le gouvernement devrait être attentif", prévient-il, ajoutant que "si enlisement il y a, c'est le gouvernement qui l'aura décidé". Edouard Philippe doit présenter ce mercredi 11 décembre "l'intégralité" du projet de réforme. "Qu'il entende la colère. Qu'il dise qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis", clame Philippe Martinez, qui appelle le chef du gouvernement à "remettre les compteurs à zéro".ss
Jeudi sur RTL, le ministre de l'Éducation a annoncé la création d'un comité de suivi pour "faire évoluer" le statut de chef d'établissement, dix jours après le suicide d'une directrice d'école maternelle de Pantin (Seine-Saint-Denis).
Après le suicide d'une directrice d'école à Pantin (Seine-Saint-Denis) le 23 septembre dernier, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer s'est dit "prêt" à discuter du statut des chefs d'établissement. Une réaction attendue par les enseignants ce jeudi, journée marquée par les obsèques de la victime, Christine Renon, et par un appel à la grève lancé en Seine-Saint-Denis."On doit améliorer la situation des directeurs d'école" qui n'est "pas satisfaisante", a affirmé le ministre sur RTL. Il a ainsi proposé la création d'"un comité de suivi" associant syndicats et professionnels pour "faire évoluer" leur statut. Préavis de grève pour l'ensemble de la journéeLe 23 septembre, le corps de Christine Renon, directrice de maternelle à Pantin, a été retrouvé dans le hall de l'établissement. Un rassemblement en sa mémoire est prévu jeudi à 14h00 à Bobigny (Seine-Saint-Denis), à l'appel d'une intersyndicale qui a également déposé un préavis de grève pour l'ensemble de la journée.Dans un courrier envoyé deux jours avant son suicide, cette femme de 58 ans mettait en cause l'Éducation nationale et ses conditions de travail, détaillant "son épuisement", la solitude des directeurs, les réformes incessantes et contradictoires, ou encore l'accumulation de tâches "chronophages". Du "surcroît de travail" à "mieux encadrer""Le fait d'avoir du surcroît de travail à certains moments, c'est le propre des fonctions de responsabilité et c'est justement cela qu'on doit mieux encadrer", a souligné Jean-Michel Blanquer sur RTL. Appelant chacun "à prendre ses responsabilités", le ministre a également salué la mémoire de Christine Renon après ce "drame". Une tribune signée par des directeurs et directrices d'écoles de Pantin a été publiée ce jeudi par Franceinfo Dans le texte, les collègues de Christine Renon appellent le gouvernement à prendre des mesures et alertent sur les conditions de travail difficiles.
Le député apparenté PS de l'Aisne, René Dosière, spécialiste des dépenses de l'État, raccroche. Il ne sera pas candidat à sa réélection les 11 et 18 juin prochains.
Avant de partir, il a adressé vendredi au nouveau ministre de la Justice, François Bayrou un projet en 12 points pour la "moralisation de la vie politique". Le garde des Sceaux a promis de présenter sa réforme en Conseil des ministres avant les législatives. Il recevra lundi des associations en première ligne dans la lutte contre la corruption (Anticor et Transparency International). "Mon intention est de proposer un texte clair, lisible, qui changera de manière déterminante les situations qui font naître des soupçons. Je veux aller très vite pour que tous les citoyens voient quel va être le cadre de l'action publique, mise à l'abri des conflits d'intérêts", a-t-il expliqué.► S'ATTAQUER AU FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUESPremier grand thème selon lui ? S'attaquer au financement des partis. "Depuis les lois de 1995, il était temps de corriger quelques effets pervers et de réparer les trous dans les mailles du filet", explique René Dosière au JDD. Aujourd'hui, tout parti a droit à 1,42 euro par voix dès lors qu'il a présenté 50 candidats aux législatives et a partir du moment où il obtenu plus de 1% des suffrages dans la circonscription. L'hebdomadaire cite ainsi l'exemple du "Trèfle" et de "L'Alliance écologiste indépendante" qui perçoivent respectivement 92.000 et 139.000 euros chaque année.Le député propose de relevé les seuils à 100 circonscriptions et 2,5% des voix. Il suggère également de rendre publiques les listes de donateurs de plus de 25.000 euros et d'interdire aux partis politiques de consentir à des prêts et des prestations de service ("comme l'on fait les micropartis frontistes Cotelec et Jeanne", écrit l'hebdomadaire). "Depuis 1990, on est passé de 20 à 451 partis politiques, cela n'a aucun sens", lance-t-il en réclamant la suppression des micropartis. "Ils fonctionnent sans contrôle, et comme les dons qu'ils reçoivent permettent des déductions fiscales, leur suppression fera entrer des fonds dans les caisses de l'État". ► LIMITER LES MANDATS ET METTRE FIN AUX "EMPLOIS FAMILIAUX"René Dosière propose de limiter les mandats à trois pour les députés (15 ans) et à deux pour les élus locaux (12 ans). Selon lui, le casier judiciaire vierge des candidats doit être imposé en "le limitant aux infractions les plus graves". Les condamnations pour diffamation par exemple - comme celle qui pèse au dessus du nouveau garde des Sceaux, François Bayrou - n'empêcherait pas une candidate. Il souhaite également la même exigence en matière fiscale : "Le fait de ne pas être en règle avec le fisc entraînerait une démission d'office", explique-t-il.Selon lui, il faut également supprimer la réserve parlementaire et plafonner les indemnités des élus à 5.600 euros mensuels, soit l'indemnité parlementaire actuelle. "Le plafond est de 8.400 euros, ce qui conduit certains à cumuler des postes rémunérés dans des conseils départementaux ou régionaux, voir des conseils d'administration". Il réclame enfin l'interdiction "pure et simple" des "emplois familiaux" : "C'est dans le programme d'Emmanuel Macron, mais uniquement pour les parlementaires. Je prône une interdiction absolue des emplois familiaux y compris dans les cabinets et les groupes politiques des collectivités territoriales".► PLAFONNER LE SALAIRE DES ANCIENS PRÉSIDENTSRené Dosière veut limiter les salaires des anciens présidents à 12.000 euros et mettre fin à leur présence au Conseil constitutionnel. Fin 2016, il avait évalué à 9,6 millions d'euros par an le coût à l'État des trois anciens présidents (Valérie Giscard d'Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy) en dépenses de fonctionnement, personnel et protection.► METTRE EN PLACE UNE RESPONSABILITÉ FINANCIÈRE DES MINISTRESIl le dit lui-même sa dernière proposition risque de "faire grincer des dents". Le député souhaite mettre en place une responsabilité financière des ministres : "Aujourd'hui, seul le comptable public est passible de poursuite en cas de fonds dépensés n'importe comment. Je propose que les élus et les membres de leurs cabinets qui engagent des dépenses indues soient passible d'une amende financière pouvant aller jusqu'à une année de leur rémunération annuelle".
L'ADN a permis d'identifier le meurtrier d'une jeune scoute, rapporte un article du Denver Post, repéré par Le Parisien. Le crime, qui a eu lieu en 1963, était l'une des affaires non élucidées les plus vieilles des États-Unis.
Près de 60 ans après les faits, le meurtre de la jeune Margaret Beck pourrait bien être résolu. À l'été 1963, cette scoute de 16 ans était agressée sexuellement puis assassinée dans sa tente, au Colorado. Mais depuis, aucun coupable n'avait été trouvé et le meurtre de la jeune fille avait été classé. Au mois d'avril, comme l'affirme le Denver Post, cité par Le Parisien, l'affaire a cependant connu un rebondissement aussi important qu'inattendu. Les évolutions technologiques et les nouveau outils mis à disposition de la police ont réussi à faire éclater la vérité au grand jour. Les enquêteurs ont comparé l'ADN trouvé sous les ongles de Margaret Beck à plus d'un million d'échantillons d'une base de données publique, ce que la science ne permettait pas avant. Un nom a ainsi été identifié : celui de James Raymond Taylor. Le meurtrier présumé n'a plus donné de signes de vie depuis 1976"Rien ne nous ferait plus plaisir que de lui passer réellement les menottes", a confié Jeff Schrader, le shérif du comté de Jefferson, au Denver Post. Mais après avoir tout mis en oeuvre pour trouver l'identité du meurtrier de la jeune scoute, les enquêteurs vont désormais se heurter à un autre problème : l'homme recherché, qui avait 23 ans au moment des faits, a disparu en 1976. Après une série d'infractions à Las Vegas, il n'a plus donné signe de vie à ses proches. Depuis, James Raymond Taylor peut se cacher à l'autre bout de la Terre. Et rien n'indique, non plus, s'il est encore en vie...
Le président Emmanuel Macron accueillera samedi à 18H00 les deux ressortissants français, ainsi que l'ex-otage sud-coréenne, à l'aéroport militaire de Villacoublay, en région parisienne.
"Toutes nos pensées vont aux familles des soldats et aux soldats qui ont perdu la vie pour nous libérer de cet enfer. On voulait présenter nos condoléances tout de suite". Laurent Lassimouillas, l'un des deux ex-otages français libérés dans le nord du Burkina Faso, a rendu hommage aux deux militaires tués au cours de l'opération de sauvetage, à l'occasion d'un courte déclaration samedi matin au Palais présidentiel à Ouagadougou."On voulait remercier les autorités françaises et celles du Burkina d'avoir participé à notre libération pour que nous soyons loin de tout cet enfer que nous avons vécu", a-t-il encore déclaré. Il a également déclaré avoir "une pensée" pour leur "chauffeur-guide béninois qui a perdu la vie au tout début de notre (leur) enlèvement. Ça a été très difficile aussi". Le corps du guide a été découvert le 4 mai dans le parc national de la Pendjari où ils effectuaient un safari.Les deux Français et l'ex-otage sud-coréenne sont arrivés samedi matin au Palais présidentiel de Ouagadougou, sans l'ex-otage américaine. Visages fermés, vêtus de bas de survêtements noirs et de T-shirts sombres, ils n'ont pas fait d'autres déclarations. Ils sont ensuite partis vers l'aéroport de Ouagadougou et sont attendus à 18H00 (16H00 GMT) sur la base de Villacoublay, près de Paris. Ils seront accueillis par le président Macron.Le ministre des Affaires étrangères burkinabè Alpha Barry, qui a précisé que l'ex-otage américaine se trouvait "avec les Américains", a mis l'accent sur "la coopération entre le Burkina et la France notamment sur les questions de sécurité au Sahel". Les forces spéciales françaises ont libéré quatre otages - deux Français, une Américaine et une Sud-Coréenne - au cours d'une intervention "d'une très grande complexité" dans le nord du Burkina Faso, pendant laquelle deux militaires français ont été tués. Cette libération a pu être obtenue grâce à "une opération d'une très grande complexité menée dans la nuit du 9 au 10 mai au nord-Burkina", a commenté vendredi la ministre française des Armées, Florence Parly, lors d'une conférence de presse."C'est une opération d'une rare difficulté que peu d'armées au monde sont capables de mener", a-t-elle fait valoir en rendant hommage à "l'héroïsme des forces spéciales" françaises qui ont perdu deux des leurs pendant l'assaut contre les ravisseurs, dont quatre ont été tués.
L'ancienne candidate Les Républicains aux législatives 2017, Babette de Rozières, a été déclarée inéligible un an, rapporte Le Parisien. Il lui est reproché des irrégularités dans ses comptes de campagne.
Candidate malheureuse aux élections législatives 2017 dans la 17e circonscription de Paris, Babette de Rozières vient de connaître une nouvelle déconvenue. La très médiatique cheffe cuisinière a été déclarée inéligible pour une année par le Conseil constitutionnel. Il lui est reproché des irrégularités dans son dossier de candidature, explique Le Parisien.Alors qu'en juin dernier, elle n'avait obtenu que 6,5 % des suffrages, Babette de Rozières est aujourd'hui sanctionnée pour avoir enfreint le code électoral en ouvrant plusieurs comptes bancaires afin de gérer ses frais de campagne. Or dans le code électoral, il est indiqué que le candidat doit avoir un seul et unique compte.Le Conseil constitutionnel avait été saisi en octobre dernier du dossier de la candidate, qui avait été rejeté par la commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP). Selon les éléments recueillis par Le Parisien, deux autres pièces justificatives avaient été déclarées illisibles concernant deux versements. Depuis, Babette de Rozières a fourni d'autres documents qualifiés de "recevables"."Je continuerai à porter le projet que m'a confié Valérie Pécresse"La cheffe, aussi animatrice de télévision pendant sept saisons dans l'émission "C à vous" sur France 5, a d'abord été soutenue par Anne Hidalgo à Paris avant de s'en éloigner et se rapprocher de Valérie Pécresse. Elle siège depuis 2015 au Conseil régional. Cette inéligibilité ne devrait pas lui coûter son siège, puisque selon la région, les mandats acquis avant ne sont pas concernés.Babette de Rozières a réagi dans la foulée, affirmant vouloir garder son poste. "Je continuerai à porter le projet que m'a confié Valérie Pécresse pour créer un parcours de la gastronomie en Ile-de-France". Son inéligibilité s'étend jusqu'en juin 2019.