summary
stringlengths
0
86.6k
text
stringlengths
0
949k
Fraîchement nommée ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa aura de nombreuses casquettes au sein du nouveau gouvernement, révèle franceinfo.
Marlène Schiappa est désormais fixée sur le rôle qui sera le sien au sein du gouvernement de Jean Castex. Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations dans les gouvernements d'Edouard Philippe, l'ancienne adjointe au maire du Mans (2014-2017) a été nommée ministre déléguée à la Citoyenneté auprès du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, le 6 juillet dernier. D'après les informations de franceinfo, révélées ce dimanche 26 juillet, la liste de ses nouvelles attributions est fournie. Le temps où Marlène Schiappa était la femme d'un seul combat est révolu. Désormais, elle sera chargée de la laïcité, du droit d'asile, de la prévention de la délinquance et de la radicalisation, tout en gardant, parmi ses attributions, la lutte contre les violences faites aux femmes. Dans le détail, grâce à cette "promotion" - dixit le ministère de l'Intérieur dans des propos rapportés par Le Figaro - elle aura pour mission de veiller au respect du droit d'asile mais aussi de préparer et de mettre en œuvre les actions en matière de politique d'intégration des étrangers en France. Mission auprès du ministère de l'EducationEnfin, en collaboration avec le ministre de l'Education nationale Jean Michel Blanquer, Marlène Schiappa sera aussi chargée de définir des actions pédagogiques en milieu scolaire sur l'ensemble de ces thématiques. Lundi, un décret officialisera ces nouvelles attributions.
L'ancien eurodéputé Bruno Gollnisch, membre du bureau national (direction élargie) du Rassemblement national, a suggéré samedi soir aux manifestants contre les violences policières de repartir "dans leur pays d'origine", tandis qu'un élu du parti, Julien Odoul, leur demandait de "partir loin".
"Si la France est ce pays abominablement raciste, où les violences policières sont monnaie courante, etc., je pense qu'il serait plus sage pour les +malheureuses victimes+ atrocement discriminées d'envisager vraiment de repartir dans leurs radieux pays d'origine...", a écrit sur Twitter Bruno Gollnisch, ancien vice-président du FN (devenu RN) et proche de l'ancien président du FN Jean-Marie Le Pen."Partez vite ! partez loin !", a tweeté de son côté Julien Odoul, président du groupe RN au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, en commentaire d'une vidéo montrant des militants de la Ligue de défense noire africaine, qui avait notamment appelé à une manifestation samedi à Paris."DEHORS", a écrit sur Twitter à propos de la même vidéo le délégué national aux Etudes du RN Jean Messiha.Le vice-président du RN Jordan Bardella a affirmé, en publiant la même vidéo, que "pendant que Christophe Castaner (ministre de l'Intérieur) semble être en week-end farniente, des militants indigénistes ont déversé leur haine de notre pays un peu partout. Alors que ces rassemblements étaient INTERDITS !" "Ce gouvernement a renoncé à faire appliquer la loi et, pire, à faire respecter la France", a ajouté l'eurodéputé.L'onde de choc provoquée par la mort de George Floyd aux Etats-Unis a continué de se propager samedi en France où plus de 23.000 manifestants, selon le ministère de l'Intérieur, ont dénoncé les violences policières et réclamé "justice pour tous", dans des rassemblements organisés dans plusieurs villes.
Comme le révèle L'Indépendant, un arc-en-ciel sans couleur a été photographié par un Perpignanais sur la plage de Canet Sud.
Alors que la France traverse un épisode de canicule, le littoral catalan a été le théâtre d'un étrange phénomène vendredi 7 août. Comme le relate en effet L'Indépendant, un habitant de Perpignan a saisi avec son appareil photo un arc-en-ciel sans couleur, connu également sous le nom d'arc blanc. "En plus de cinquante ans, c'est la première fois que j'observe ce phénomène à Canet", explique dans les colonnes du quotidien régional Jean-Michel Marcé, ce Perpignanais qui vit à Toulouse et qui a eu la chance d'observer ce phénomène particulièrement rare en France. L'arc blanc est apparu après dissipation des entrées maritimes. Comme le précise L'Indépendant, ce phénomène lumineux météorologique est dû à la réfraction et à la réflexion de très petites gouttelettes d'eau contenues dans la brume ou le brouillard. Elles n'agissent pas comme un prisme de couleurs à travers lequel la lumière se transforme en couleurs comme c'est le cas dans les arcs-en-ciel habituellement observés. La lumière est en effet très peu décomposée en différentes couleurs parce que les gouttelettes sont très petites, moins de 0,05 mm de diamètre, ce qui donne l'aspect blanc. En revanche, un arc blanc, appelé fogbow en anglais, littéralement "arc de brouillard", est presque aussi grand qu'un arc-en-ciel et beaucoup plus large.Interrogé par le quotidien régional, Météo France a expliqué que "ce type d'arc blanc est rarement observé dans les pays tempérés, et d'avantage aperçu dans les régions arctiques près des côtes, ainsi que dans les zones montagneuses". En mars 2017, un arc blanc avait été observé en Bretagne. Un magnifique bandeau blanc est apparu dans le ciel à Quiberon dans le Morbihan.
L'annonce de son décès a provoqué une vive émotion en Côte d'Ivoire. Ses fans se sont rassemblés autour de son domicile pour lui rendre hommage.
C'était l'un des artistes les plus populaires de Côte d'Ivoire. Le chanteur ivoirien DJ Arafat, star du "coupé-décalé", est mort lundi 12 août à 33 ans des suites d'un accident de moto survenu dans la nuit de dimanche à lundi, suscitant une grande émotion dans son pays.DJ Arafat, de son vrai nom Ange Didier Houon, est mort "lundi à 8 heures" dans un hôpital d'Abidjan, "des suites d'un accident de la circulation qui s'est produit dans la nuit" dans la capitale économique ivoirienne, a indiqué la Radio-Télévision publique ivoirienne (RTI) sur son compte Twitter.Selon Scovik, un manager de coupé-décalé, DJ Arafat, qui était un grand amateur de moto, a été victime d'un traumatisme crânien après avoir percuté une voiture dans le quartier d'Angré (nord d'Abidjan). Il a été transporté à l'hôpital dans le coma, avant de décéder au matin. Une vive émotion populaireSerge Beynaud et Debordo, deux autres stars du coupé-décalé, parfois rivaux d'Arafat sur la scène artistique ou médiatique, ont salué "une icône" de la musique ivoirienne, au cours d'une émission spéciale d'hommage de la RTI. Bebi Philip, autre vedette du coupé-décalé et ancien arrangeur de DJ Arafat, s'est dit "très touché", auprès de l'AFP. Sur Twitter, le footballeur Didier Drogba a posté une photo du chanteur, qui était un grand amateur de ballon rond, avec un cœur.Selon le site d'information continue ivoirien Alerte Info, des centaines de fans se sont rassemblés dans la soirée près du domicile de la star défunte pour lui rendre hommage, reprenant en chœur ses tubes. Pendant plusieurs heures dans la journée, une foule d'un millier de jeunes fans en pleurs s'était rassemblée devant la polyclinique des Deux Plateaux à Cocody, où est décédé le chanteur, ont constaté des journalistes de l'AFP. Incrédules à l'annonce de sa mort, des fans scandaient "Arafat ne peut pas mourir". La police a dû intervenir pour les contenir. "Ça me fait très mal. Je n'y croyais pas, je suis venue voir", a déclaré à l'AFP une fan, Estelle Oulaye. "C'est le Daishinkan d'Afrique", pour Ibrahim Tapsouba, en référence au surnom du chanteur, tiré d'un super-héros de dessin animé."Meilleur artiste de l'année" du coupé-décaléDJ Arafat avait été désigné "meilleur artiste de l'année" aux "Awards du coupé-décalé" ivoiriens en 2016 et 2017. Genre musical, mais aussi attitude, le coupé-décalé, musique au rythme endiablé utilisant souvent des sons électroniques, est né en 2003 dans les boîtes de nuit ivoiriennes pour se disséminer ensuite dans toute l'Afrique. Il a commencé à conquérir l'Europe et les États-Unis, notamment grâce aux sportifs qui ont popularisé certains pas de danse. "On est tous sous le choc", a témoigné auprès de l'AFP Ickx Fontaine, producteur ivoirien et spécialiste du hip hop. DJ Arafat était "au top niveau depuis 15 ans et son premier tube 'Jonathan'. C'était impressionnant". "C'était un vrai chanteur et un batteur (...), il a donné un nouveau souffle au coupé-décalé", a-t-il estimé."Un monument de la musique ivoirienne"DJ Arafat était "un monument de la musique ivoirienne", "il donnait des concerts dans toute l'Afrique", a témoigné Ozone, un producteur de hip hop et animateur de télévision. "Il avait un charisme naturel", "il restera une force pour la musique ivoirienne et africaine".DJ Arafat était né dans le milieu de la musique. Sa mère était une chanteuse connue et son père un ingénieur du son réputé. "C'était un artiste très exigeant, il travaillait beaucoup", selon Scovik. Il avait débuté au début des années 2000 comme DJ dans les clubs de la rue Princesse à Yopougon, un des hauts lieux de la nuit abidjanaise, et s'était rapidement fait connaître. "Il avait un son particulier, il a accéléré le coupé-décalé et il a apporté une autre façon de danser, spectaculaire", a souligné Scovik. "Il était aussi doué pour le marketing, il faisait le buzz, il fallait toujours qu'on parle de lui, il a toujours voulu être à la page". Parmi ses tubes, on peut retenir "Kpangor" (2005), "Zoropoto" (2011), "Enfant Béni" (2018). Son dernier single s'intitulait "Moto moto".Un hommage à l'artiste sera rendu en Côte d'IvoireLe président ivoirien Alassane Ouattara a adressé "ses sincères condoléances à sa famille et à tous ses fans".Le ministre ivoirien de la Culture Maurice Kouakou Bandaman a présenté "ses condoléances à la famille et aux mélomanes", et indiqué que des dispositions seraient prises pour "un hommage à l'artiste", selon un communiqué diffusé par la RTI.
L'oeil aguerri de Koji Ishii s'arrête soudain devant un gant oublié dans une rue de Tokyo. Un objet qu'il va s'empresser d'analyser, mais sans le toucher ni le déplacer, se contentant de le photographier pour enrichir sa collection.
Depuis une quinzaine d'années, ce restaurateur japonais de 39 ans a examiné et photographié, ou plutôt "rencontré" comme il dit, quelque 5.000 gants perdus.Il se souvient parfaitement de l'élément déclencheur de cette manie: sa découverte en 2004 d'un gant de travail jaune qui traînait par terre près de chez lui."J'ai ressenti un choc, comme un coup de foudre", dit-il à l'AFP qui l'a récemment accompagné lors d'une de ses tournées dans les rues de Tokyo. Après l'avoir pris en photo, il s'était alors rendu compte qu'il avait envie de découvrir d'autres gants esseulés.Il y voit "une forme symbolique de l'humain. C'est un des seuls vêtements qui épouse parfaitement la forme d'une partie du corps, d'une main qui plus est. Quand cette main se retrouve là au sol, je ne peux m'empêcher de ressentir en quelque sorte la présence d'une personne"."Que ce soit la famille, le couple, des parents et leurs enfants, on finit toujours par affronter la fin tout seul", médite-t-il."C'est cette humanité que je ressens dans ce gant qui a perdu son double".- Bienveillance discrète -Depuis une quinzaine d'années il a ainsi accumulé une masse de données au sujet de gants égarés sur le bitume, coincés dans des bouches d'égout, posés sur des cônes de signalisation ou échoués sur la plage.Il aime les catégoriser selon leurs fonctions et leurs matières, imaginer les circonstances dans lesquelles ils ont été perdus et observer s'ils ont été déplacés par quelqu'un d'autre depuis leur perte.Ce sont "de toutes petites choses bien inutiles en ce monde", admet-t-il. Mais en 15 ans "j'ai pu prendre conscience de beaucoup de choses sur la ville, les gens, j'ai fait des découvertes remettant en cause ma façon de penser et mes préjugés".Alors que Tokyo a la réputation au Japon d'être une grande ville sans chaleur humaine, Koji Ishii explique avoir "remarqué ces infimes signes gentillesse de la part de ceux qui ne peuvent pas s'empêcher de ramasser le gant d'un inconnu pour le déposer à un endroit visible", pour permettre à son propriétaire de le retrouver plus facilement.Il a par exemple relevé une fois qu'un même gant perdu avait été déplacé au moins huit fois sur un minuscule périmètre.Une autre fois, un gant oublié dans un sachet plastique ouvert s'était retrouvé le lendemain dans une pochette fermée: quelqu'un de prévenant était intervenu entretemps, car il avait plu dans la nuit, raconte-t-il.M. Ishii a aussi réalisé un jour que quand un gant égaré finissait par disparaître pour de bon, sa présence lui manquait, comme si lui-même l'avait perdu.Alors il a aussi commencé à revenir sur les lieux où il avait trouvé d'autres gants auparavant, pour photographier les endroits de leur disparition définitive. Il dit avoir revisité une centaine de ces lieux de mémoire invisible jusqu'à présent.- Une "malédiction" -Sa passion lui cause aussi des embarras, au point de le faire souffrir.S'il repère par exemple un gant perdu le long de la route alors qu'il est dans le bus, il ne peut pas s'empêcher de descendre à l'arrêt suivant pour aller l'examiner. S'il en aperçoit un alors qu'il prend le taxi, il retourne après à l'endroit du gant à vélo ou sur son scooter.Sa femme et sa fille se montrent compréhensives vis-à-vis de sa marotte, qui date d'avant son mariage, assure-t-il.Son épouse prend même de temps en temps un gant en photo pour lui, et sa fille lui indique parfois un endroit où elle a en repéré un. Mais elles se plaignent en voyage parce qu'il veut s'arrêter dès qu'il en voit un, confie-t-il."Je vis dans la peur constante qu'il pourrait y avoir un gant juste à côté de moi. Je ne peux pas décrire cela autrement que comme une malédiction", finit-il par lâcher.Pas question pour autant raccrocher les gants. D'ailleurs, il espère bien trouver d'autres gens dans le monde qui "éprouvent les mêmes sentiments à la vue d'un objet séparé de son autre moitié".
Les 460.000 motards qui se sont rassemblés en août dans le Dakota du Sud et dans l'indifférence face à la pandémie ont conduit à un total de 260.000 nouveaux cas de Covid-19, estiment des chercheurs dans une étude publiée mardi.
Ce chiffre, non confirmé de façon indépendante, ferait de ce rassemblement de dix jours, le Sturgis Motorcycle Rally, le plus grand événement de propagation du coronavirus documenté à ce jour aux Etats-Unis.L'étude, menée par des économistes de l'université de San Diego et publiée par l'Institute of Labor Economics (IZA), est une approximation statistique fondée sur des données anonymisées de mobilité issues des téléphones portables dans et autour de la petite ville de Sturgis, une région rurale très peu habitée envahie chaque année par une armée de bikers.Ces données ont permis de confirmer le nombre de gens venus camper, sortir, boire, manger et écouter des concerts, la plupart du temps sans masque, pendant la 80e édition du rassemblement, du 7 au 16 août. Elles ont aussi mis en évidence les régions d'origine des motards. En rapprochant ces données géographiques aux chiffres officiels de cas de Covid-19 au cours du mois d'août, les chercheurs ont estimé la vague de contagions née à Sturgis et s'étant répandue dans tout le pays: 266.796 nouveaux cas, soit 19% des 1,4 million de cas détectés aux Etats-Unis entre le 2 août et le 2 septembre, pour un coût économique de 12,2 milliards de dollars, sur la base d'une étude ayant chiffré chaque cas non-mortel à 46.000 dollars.Rien que dans le Dakota du Sud, le nombre de cas a bondi au cours de l'été, passant d'environ 100 nouveaux cas par jour début août à 300 fin août, selon le Covid Tracking Project, mais le nombre de décès est resté très faible (un mort par jour en moyenne).Cette analyse statistique ne peut qu'être une approximation, puisque personne n'a suivi et testé chaque motard individuellement. En outre, elle n'a pas été publiée par une revue scientifique à comité de lecture, aucun scientifique indépendant n'a donc évalué la méthodologie. Enfin, le nombre de cas a également augmenté dans tout le Midwest au cours de l'été, pas seulement dans le Dakota du Sud.
Météo France a levé la vigilance orange neige et verglas pour l'Île-de-France et le Centre, mais a placé l'Andorre en alerte avalanches, qui concerne par ailleurs toujours l'Ariège, la Haute-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées.
Le premier épisode neigeux de l'année perdait en intensité ce mercredi après-midi 23 janvier. Dans son bulletin de 16h, Météo France a levé la vigilance neige et verglas sur le Cher, l'Eure-et-Loir, le Loir-et-Cher, le Loiret, Paris et la petite couronne (75-92-93-94), la Seine-et-Marne, les Yvelines, l'Essonne et le Val-d'Oise. Seuls les deux départements de la Corse restaient en alerte. "L'épisode de neige plus intense commence en début de soirée", précise l'institut météorologique, selon qui "toute la façade est de l'île sera concernée de façon privilégiée, notamment la Castagniccia". De 1 à 5 cm de neige sont attendus dès 400 m et jusqu'à 15 cm de 500 à 800 m. Sur les plus hauts sommets, les niveaux pourraien atteindre 50 à 60 cm. L'Ariège, la Haute-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées sont toujours en vigilance orange avalanches. Depuis 16h, l'Andorre est également en alerte. "Le cumul des chutes de neige qui ont débuté mardi matin sur les Pyrénées atteint en cette mi-journée de mercredi 23 janvier 40 à 60 cm sur les trois quarts ouest de la chaîne et 10 à 30 cm dans les Pyrénées-Orientales et le sud de l'Andorre", explique Météo France. "Durant la fin de journée et durant la nuit de mercredi à jeudi, le risque d'avalanche sera très fort, de niveau 5 (sur 5) dans tous les massifs des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées, de la Haute-Garonne et de l'Ariège. Il sera fort, de niveau 4, sur l'Andorre", précise le communiqué. Les chutes de neige devraient faiblir en seconde partie de nuit. La fin du phénomène est prévue pour jeudi 24 janvier à midi.
Les suspects ont été repérés après avoir posté sur Facebook une photo d'objets volés dans le célèbre restaurant.
Deux personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête sur le saccage du Fouquet's, samedi dernier lors de l'acte XVIII des "gilets jaunes", rapporte RTL vendredi 22 mars. Elles ont été placées en garde à vue pour vols et dégradations de biens privés.C'est la gendarmerie de l'Indre-et-Loire qui lève la piste, jeudi, en repérant sur Facebook une femme qui se vante auprès de ses contacts d'avoir participé à la manifestation du 16 mars. Surtout, elle poste une photo sur laquelle on peut voir un tabouret et des couverts volés dans le Fouquet's, le restaurant huppé des Champs-Élysées, pillé et partiellement incendié au cours de la manifestation.Les militaires préviennent les enquêteurs du 1er district de police judiciaire à Paris, qui se rendent au domicile de la suspecte, une aide-soignante de 30 ans. Sur place, ils retrouvent bien le tabouret et des couverts du Fouquet's. Son compagnon, qui reconnaît avoir lui aussi participé à la manifestation est également interpellé.
Les personnes noires, asiatiques ou d'autres minorités ethniques habitant au Royaume-Uni ont bien plus de chance de mourir du nouveau coronavirus que la moyenne, selon deux études publiées jeudi pointant notamment le rôle de facteurs socio-économiques.
Selon une analyse menée par le Bureau national de statistiques britannique (ONS), les hommes et femmes noirs sont respectivement 4,2 fois et 4,3 fois plus susceptibles de mourir du virus que leurs compatriotes blancs d'une même tranche d'âge. En prenant en comptes d'autres caractéristiques sociodémographiques (composition du ménage, antécédents médicaux, qualification professionnelle, zone d'habitation, situation économique du foyer..), le risque pour les personnes noires de mourir du virus reste tout de même 1,9 fois plus élevé que pour une personne blanche. "Ces résultats indiquent que la différence de mortalité entre les groupes ethniques est en partie causée par un désavantage socio-économique, mais montrent qu'il reste un écart qu'on ne peut pour l'instant pas expliquer", estime l'ONS.Plusieurs études avaient déjà montré cette tendance, révélée notamment dans les décès des personnels soignants, parmi lesquels figurent de nombreuses personnes issues de l'immigration.Une autre étude de l'University College London (UCL) confirme cette tendance, concluant que les minorités ethniques présentent deux à trois fois plus de risque de mourir du nouveau coronavirus que la moyenne."Ce travail montre que, loin de frapper de façon égalitaire, le Covid-19 est disproportionnellement plus mortel" pour les minorités, a expliqué l'un des co-auteurs, Delan Devakumar.Il a jugé "essentiel de s'attaquer aux facteurs sociaux, économiques et aux freins dans l'accès aux soins qui conduisent à ces morts injustes".Les chercheurs de l'université se sont concentrés sur les patients testés positif au virus et décédés dans les hôpitaux anglais entre le 1er mars et le 21 avril, recensés le service public de santé britannique (NHS). L'analyse de ces données a montré que le risque de mourir du virus est "deux à trois fois plus élevé" pour les personnes noires, asiatiques ou d'autres minorités ethniques que pour l'ensemble de la population. Par exemple, une personne d'origine pakistanaise a 3,29 fois plus de risques de mourir que la moyenne, soit un petit peu plus qu'une personne d'origine africaine (3,24 fois plus de risque).Les communautés bangladaises sont aussi très touchées (2,41 fois plus de risques), tout comme celles venues des Caraïbes (2,21 fois plus de risque). Les Indiens ont eux 1,7 fois plus de risque de mourir que la moyenne. A l'inverse, les chercheurs ont constaté en analysant les 16.271 décès recensés sur la période - pour lesquels les données sur l'ethnicité manquaient dans 10% des cas - que la population blanche avait moins de risque que la moyenne de mourir du Covid-19 en Angleterre. Ces deux études font suite à des publications britanniques similaires. Début mai, l'Institut d'études fiscales (IFS) avait déjà relevé le fait que les minorités ethniques décédaient plus que les populations blanches à l'hôpital.
Ingrid Chauvin réserve une belle surprise à ses fans. Absente du petit écran depuis un certain temps, l'actrice a annoncé son retour dans une série sur TF1.
Pour le temps d'un épisode, Mimie Mathy sera-t-elle l'ange gardien d'Ingrid Chauvin ? Alors que Rayane Bensetti, Titoff ou encore Lorie sont déjà passés dans la série "Joséphine, ange gardien", c'est au tour d'Ingrid Chauvin de bientôt y faire son entrée. Une information dévoilée par l'intéressée elle-même sur son compte Facebook à travers un statut. Dans un message dédié à ses fans, elle les remercie pour avoir envoyé de nombreux cadeaux pour son fils et finit par une jolie surprise.Ingrid Chauvin dans un nouveau rôle difficile"À très vite pour vous faire partager mon nouveau tournage qui débute ce lundi aux côtés de Mimie Mathy...", révèle Ingrid Chauvin. Si elle ne précise pas de quel tournage il est question, Télé Star s'en est chargé. Il s'agit donc bien de "Joséphine, ange gardien", la série de TF1 à l'antenne depuis 1997. Elle interprétera le personnage principal, une femme atteinte d'un cancer du sein. Un thème délicat qui ne manquera pas d'offrir un épisode émouvant. Le tournage a commencé le lundi 12 septembre et devrait durer jusqu'au vendredi 7 octobre 2016.Un retour à la télévision attenduLa dernière fois que l'actrice a été vue à la télévision c'est dans "Meurtres au Mont Ventoux". Le téléfilm avait été diffusé sur France 3 en mars 2015 et a été réalisé par Thierry Peythieu, le mari de la comédienne. En novembre 2014, elle jouait un rôle dans le premier épisode de la saison 6 de "Camping Paradis", réalisé aussi par son homme. Après cela, Ingrid Chauvin s'était faite discrète car très occupée. En effet, un heureux événement s'est produit le 10 juin dernier, la naissance de leur enfant Tom. Un vrai petit bonheur après les durs moments qu'ils ont connus avec la perte de leur fille Jade, cinq mois, en 2014.
Selon le président de la commission d'organisation, Thierry Solère (Les Républicains, LR), près de 3 millions d'électeurs ont d'ores et déjà voté à 17h pour le second tour de la primaire du centre et de la droite. Ils étaient un peu plus de 2,8 millions dimanche dernier à la même heure (+4,5% par rapport à dimanche dernier).Ces chiffres portent sur 78% des 10.228 bureaux de votes, ouverts jusqu'à 19h en France métropolitaine.
Très précisément, Thierry Solère a indiqué que 2,926 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes, contre 2,806 millions à la même heure dimanche dernier, soit une augmentation de 120.000 votants. Reste à savoir à qui profitera cette hausse de la participation. À la mi-journée, la participation était déjà en hausse de 12% par rapport au premier tour qui avait réuni le nombre record de 4,3 millions de votants. Les premiers résultats devraient être publiés à partir de 20h30 par la Haute autorité chargée de veiller au bon déroulement de cette compétition, inédite à droite.Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a voté dimanche en milieu de matinée. L'ancien Premier ministre, écharpe rouge autour du cou, est arrivé avec son épouse à 10h15 au bureau de vote de la Chartreuse Saint-André dans le quartier de Caudéran, à l'ouest de Bordeaux. "Ça va plutôt bien, c'est une belle journée", a déclaré le maire de Bordeaux devant une nuée de caméras et de photographes. "C'était une belle campagne, j'ai défendu mes idées jusqu'au bout, j'espère que ça va marcher", a-t-il ajouté, pourtant visiblement amer.Il a également fait référence à un éditorial du quotidien Sud Ouest, paru dimanche, dénonçant "cette campagne dégueulasse qui m'a fait tant de mal" sur les réseaux sociaux où il a été accusé de connivence avec les islamistes. "Une tribune très intéressante. C'était ignoble de dire que j'étais salafiste", a-t-il poursuivi, dénonçant une nouvelle fois les "calomnies".FRANÇOIS FILLON GRAND FAVORI ?De son côté, François Fillon a voté à Paris à la mairie du VIIe arrondissement. Dans ce bureau où la file d'attente était courte, celui qui est aussi député Les Républicains de Paris a glissé son bulletin dans l'urne à 10h25. "J'attends le verdict des électeurs, ce sont eux qui parlent, pas le candidat", a simplement commenté le candidat devant les nombreux journalistes l'attendant à la sortie du bureau de vote.Avec 44,1% des voix au premier tour, François Fillon est le grand favori. Le député de Paris a enregistré près de 650.000 voix de plus qu'Alain Juppé (28,6%) pourtant donné pendant des mois vainqueur de cette compétition. François Fillon, 62 ans, est donné très largement gagnant avec 61% des voix, contre 39% à son aîné, 71 ans, selon le dernier sondages vendredi. Il devrait notamment bénéficier de bons reports des voix des électeurs de Nicolas Sarkozy (20,7%), qui a lui-même dit qu'il voterait pour son ancien Premier ministre, ce qu'il a fait dès 8h15 dans le XVIème arrondissement de Paris. Outre la plupart des sarkozystes, François Fillon a enregistré le soutien de Bruno Le Maire (2,4% au premier tour) et de Jean-Frédéric Poisson (1,4%). Juppé, de son côté, a été rejoint par Nathalie Kosciusko-Morizet (2,6%) et Jean-François Copé (0,3%).Après les résultats du premier tour, où personne n'avait vu venir le score de François Fillon, la prudence était cependant de mise sur les intentions des électeurs. Certains ont hésité jusqu'au dernier moment comme Antoine à Lille, ingénieur de 37 ans, "parce qu'il n'y a pas beaucoup de différences entre les deux. Mais j'ai finalement voté Alain Juppé pour tempérer le caractère sociétal trop à droite de Fillon".
Plusieurs responsables politiques ont volé à la rescousse du professeur marseillais.
Efficace ? Pas efficace? Les effets de l'hydroxychloroquine sur les malades atteints du Covid-19 font l'objet d'un vif débat scientifique. Une dernière étude publiée dans la prestigieuse revue The Lancet a toutefois douché l'enthousiasme sur le traitement. Selon cette "première étude à large échelle", les deux traitements à la chloroquine et l'hydroxychloroquine "ne bénéficient pas aux patients du Covid-19". Du côté des partisans de ce remède supposé, Didier Raoult a maintenu son jugement sur la chloroquine, qualifiant l'étude du Lancet de "foireuse". Faut-il en finir avec la chloroquine ? L'OMS a tranchépar CNEWSCôté politique, le député et porte-parole du Rassemblement national Sébastien Chenu estime quant à lui que "derrière" les études réalisées pour évaluer l'efficacité de la chloroquine et de ses dérivés sur les malades du Covid-19 "on a cherché à flinguer" l'infectiologue Didier Raoult. "Il y a probablement des cas dans lesquels la prescription de chloroquine au tout début et avant les hospitalisations peut avoir du sens. C'est ce que nous dit le professeur Raoult. Il n'y a pas de raison d'en douter", a affirmé sur la chaîne Public Sénat le représentant du RN, qui n'a "pas d'avis médical sur la chloroquine"."Je pense que derrière, on a cherché à flinguer ce grand scientifique pour des questions qui dépassent évidemment celles du Covid", a ajouté l'élu du Nord. Pour lui, "les études qui sont faites, soit Discovery, cette fameuse étude européenne qui a du plomb dans l'aile, ou soit la dernière (parue dans la revue The Lancet vendredi, NDLR) qui est elle-même contestée par le professeur Raoult, ont fait naître des polémiques probablement inutiles".Le député et président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a lui demandé une "étude impartiale, pas une étude qui veut tuer Raoult". "Ce que je demande dans cette affaire c'est que l'État soit impartial. Or on voit très bien la manœuvre. La manœuvre c'est qu'il y a des gros laboratoires pharmaceutiques. Si le traitement du professeur Raoult était à 100 euros la boite et pas à 3 euros la boite, je peux vous dire qu'il n'y aurait pas les mêmes études", a déclaré sur CNews l'ancien allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle en 2017.
Régulièrement accusé de laxisme vis-à-vis de Donald Trump, qui se répand sur les réseaux sociaux en messages électoraux et attaques frontales polémiques, Facebook a eu l'occasion d'intervenir jeudi contre des messages du président américain qui arboraient un symbole nazi presque unanimement condamné.
Le géant des réseaux sociaux a retiré des publicités publiées par la campagne électorale de Donald Trump.Elles qui s'attaquaient à l'extrême-gauche et affichaient un triangle rouge inversé, le symbole utilisé par les nazis pour désigner les prisonniers politiques dans les camps de concentration."Nous avons enlevé ces posts et pubs parce qu'ils enfreignent notre règlement sur la haine organisée", a déclaré un porte-parole du géant des réseaux sociaux jeudi.L'alerte a d'abord été donnée par le Washington Post, qui a signalé ces contenus problématiques à Facebook. La plateforme a ensuite dépublié les annonces qui comportaient le triangle rouge."Nous n'autorisons pas les symboles qui représentent des organisations haineuses ou des idéologies haïssables à moins que ce soit pour les condamner", a justifié Nathaniel Gleicher, le directeur des règlements sur la cybersécurité chez Facebook, interrogé lors d'une audience au Congrès américain jeudi sur l'article du Washington Post.- Symbole -Le triangle rouge apparaissait sur certains messages de campagne sponsorisés par le président américain, le vice-président Mike Pence, et la page de l'équipe de campagne "Team Trump" ("équipe Trump").Le texte attaquait les "dangereuses hordes de groupes d'extrême-gauche" et appelait les internautes à signer une pétition contre les "Antifa" ou anti-fascistes, que le chef d'Etat a accusé, sans preuves, de causer des dégradations dans les manifestations contre les violences policières. Les nazis faisaient porter ce symbole aux prisonniers politiques de gauche."Utiliser ce symbole pour attaquer des opposants politiques est très agressif", a commenté sur Twitter Jonathan Greenblatt, le directeur d'ADL (Anti-Defamation League, une association juive). L'équipe de campagne du président "devrait apprendre l'histoire, l'ignorance n'est pas une excuse", a-t-il continué."C'est un symbole utilisé par les Antifa", a répondu un compte intitulé "Trump War Room". Une affirmation réfutée par des associations de la société civile, comme Media Matters.Ce n'est pas la première fois que la plateforme mondiale retire des pubs postées par l'équipe du président. En mars, Facebook avait dépublié une publicité de Donald Trump qui ressemblait à un message officiel en faveur du recensement, mais qui redirigeait les utilisateurs vers son site de campagne.- Dilemme -Le débat sur la modération des publicités et propos politiques sur les plateformes agite les Etats-Unis depuis des mois, à moins de 140 jours de l'élection présidentielle.Facebook autorise les pubs à caractère politique et refuse de soumettre les propos des candidats et élus à son programme de vérification de faits, dans l'intérêt du public à se faire sa propre opinion.Mais leurs messages restent soumis aux règles générales contre le terrorisme, l'apologie de la violence ou encore les fausses informations pratiques sur les scrutins.Cette approche n'empêche pas les dilemmes et controverses.Twitter a de son côté jeudi apposé un avertissement concernant une vidéo publiée par Donald Trump. "Média manipulé", lit-on en dessous d'une vidéo attribuée à CNN ("Un jeune enfant terrorisé court pour échapper à un bébé raciste").Contrairement à Twitter, Facebook a refusé d'intervenir sur des messages polémiques du président fin mai, un sur le vote par correspondance (qu'il assimilait à de la fraude électorale) et un autre sur les manifestations et émeutes qui ont suivi la mort de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié par un policier blanc à Minneapolis.Ce dernier a été considéré par Twitter, de nombreux observateurs et même des employés de Facebook comme relevant de l'incitation à la violence.Le refus de céder du patron Mark Zuckerberg a suscité une nouvelle levée de bouclier contre le réseau.Mercredi, des associations de défense des Noirs américains et de la société civile (dont ADL) ont lancé un appel au boycott de Facebook par les annonceurs pendant le mois de juillet, pour obtenir une meilleure régulation des groupes y incitant à la haine, au racisme ou à la violence.Facebook avait promis de réévaluer sa position sur les publicités politiques. Seule concession pour l'instant, elle aussi controversée: le réseau donne désormais la possibilité à ses utilisateurs qui souhaitent de toutes les désactiver.
Le chantier, qui dure depuis quatre ans, a déjà été visé par des lancers de têtes de cochons.Quatre croix gammées tracées à la peinture rose. C'est ce qu'à découvert mardi 8 janvier un voisin du chantier d'une mosquée en travaux à Amboise, en Indre-et-Loire.
Franceinfo, qui évoque de son côté cinq tags, rapporte que quatre d'entre eux ont été faits sur la palissade qui entoure le chantier et une autre sur un mur en béton.La préfète d'Indre-et-Loire Corinne Orzechowski a qualifié cet acte "d'inadmissible" et annoncé qu'une enquête avait été diligentée par la gendarmerie. "Nous ne devons jamais accepter que la haine et la bêtise l'emportent sur les principes de tolérance et de respect. tout mon soutien à la communauté turque d'amboise", a pour sa part déclaré le vice-président de la Région Centre-Val-de-Loire.Les traces de ces croix gammées étaient encore visibles mardi en fin d'après-midi sous le panneau annonçant la construction d'un centre culturel turc, à la sortie d'Amboise en direction de Montrichard, en face d'un supermarché. Seul le gros œuvre de cet édifice est réalisé avec un imposant dôme à venir et une architecture élaborée. Cette mosquée est en construction depuis quatre ans, selon un conseiller municipal interrogé par l'AFP, mais souhaitant garder l'anonymat. Plusieurs têtes de cochons ont été lancées dans le chantier mais les rapports de la population de cette petite ville touristique de 14.000 habitants avec la communauté turque seraient très bons, selon la même source.
Pour le ministre de l'Écologie François de Rugy, l'écotaxe de 2014 est un "mauvais exemple d'une mauvaise gestion de la fiscalité écologique, donc on ne le refait pas".
Il ne s'agit pas d'une nouvelle écotaxe, prévient François de Rugy. Le ministre de la Transition écologique, a annoncé, dimanche 23 septembre sur BFMTV, que le gouvernement travaillait actuellement "sur une forme de vignette" visant notamment à taxer les "camions étrangers", dont certains "ne font que traverser la France". Si François de Rugy n'a parlé, pour l'instant, que des poids-lourds étrangers, le ministère de la Transition écologique et solidaire, lui, a expliqué qu'il étudiait l'hypothèse d'une taxe pour tous les camions, y compris français, rapporte Franceinfo lundi. Les modalités sont encore à préciser, a indiqué le ministère à la radio.À propos de l'écotaxe poids-lourds instaurée par Ségolène Royal, abandonnée en 2014 après plusieurs mois de manifestations des Bonnets rouges, François de Rugy a qualifié ce dispositif de "mauvais exemple d'une mauvaise gestion de la fiscalité écologique, donc on ne le refait pas"."Il y en a qui ne font même pas un plein de carburant""En revanche, nous travaillons, comme d'autres pays d'Europe d'ailleurs, sur une forme de vignette, notamment pour permettre de taxer en quelque sorte les camions étrangers qui ne font que traverser la France. Il y en a qui ne font même pas un plein de carburant, donc ils ne paient même pas les taxes sur les carburants et ils ne paient pas l'usure des routes", a-t-il déploré."On va y travailler en 2019, nous voulons trouver la bonne solution en 2019", a indiqué le nouveau ministre de la Transition écologique, affirmant que cette taxe "peut être faite au niveau de la France, mais dans le cadre de la directive européenne sur cette question que nous respectons bien évidemment".Ne pas revivre "des phénomènes comme l'accident de Gênes""Ce n'est pas uniquement pour dire 'on va taxer un peu plus les camions donc ce sera écologiquement vertueux'. Il faut bien des ressources pour financer les investissements sur le réseau routier et ferroviaire, pour qu'on ne subisse pas des phénomènes comme l'accident de Gênes", a ajouté le ministre. En mai dernier, Élisabeth Borne, la ministre des Transports, avait, de son côté, indiqué que le gouvernement travaillait à une "vignette" pour que les transporteurs routiers contribuent au financement des infrastructures.Dans la foulée, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait jugé que "frapper les transporteurs par des vignettes parce qu'ils sont des utilisateurs importants de nos infrastructures routières, et donc qu'ils puissent participer aussi à la fois à l'entretien et au fonctionnement, mais aussi à l'investissement pour permettre des infrastructures de meilleure qualité, ne (...) paraît pas être une mauvaise piste".
L'élève, qui souffrirait de troubles psychologiques, a été transportée à l'hôpital dans un état très grave.
Une lycéenne de 18 ans a tenté de s'immoler par le feu avant de se jeter du premier étage de son lycée de Seine-Saint-Denis devant élèves et personnels, lundi 25 novembre, a appris l'AFP de sources concordantes. Seine-Saint-Denis: une lycéenne de 18 ans s’immole par le feu (2/2) - 25/11par BFMTVVers 15h, la jeune fille, élève en première générale au lycée Clemenceau à Villemomble, s'est "aspergée d'un liquide" dans "un coin reculé de l'établissement", avant d'y mettre le feu et de se jeter du premier étage dans le hall de son lycée, a précisé une source proche de l'enquête. "Deux surveillants ont réussi à éteindre l'incendie" avant l'arrivée des secours, selon les sapeurs-pompiers de Paris. La lycéenne, qui "souffrait de troubles psychologiques" selon une autre source proche de l'enquête, a été transportée à l'hôpital dans un état très grave. Elle était "inconsciente, brûlée gravement sur une partie importante du corps", selon les pompiers. Le "haut" de son corps et "une partie du visage" ont notamment été touchés. Nous ignorons en l'état les motifs de sa tentative de suicide", a dit une autre source proche de l'enquête. Une enquête a été ouverte, confiée au commissariat local.Une cellule psychologique ouvertePlusieurs personnes, élèves et personnels, ont assisté au geste de la lycéenne. "Ça s'est passé dans l'atrium, entre deux bâtiments. Il y a eu beaucoup de témoins", selon une fonctionnaire administrative qui a assisté à la scène. "On était dans le gymnase, en cours de sport. À travers les vitres, on a vu quelque chose en feu tomber, on n'a pas compris ce qui se passait. On a pensé que c'était une poubelle, un objet. Notre prof est sorti avec l'extincteur. Il y avait déjà deux profs qui s'occupaient d'elle. C'est allé très, très vite", a raconté un élève, témoin du drame."L'alerte confinement" a été déclenchée "immédiatement", selon une fonctionnaire. "Les élèves ont été installés dans le gymnase, où ils ont pu voir des psychologues". Le recteur Daniel Auverlot et le directeur académique se sont rendus sur les lieux. Une cellule d'écoute a été mise en place. Les élèves seront accueillis mardi matin au lycée et la cellule d'écoute sera maintenue "autant que de besoin", selon le rectorat.
Le leader syndical a déploré que, dans de nombreux secteurs économiques, "dès qu'il y a un problème, on licencie d'abord, et on réfléchit après. Nous on propose de réfléchir d'abord et après de prendre des mesures en fonction des réalités".
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a dénoncé cette semaine les plans sociaux "d'aubaine" annoncés ou envisagés par certaines entreprises, citant notamment l'exemple de General Electric qui prévoit de restructurer certaines activités en Europe. L'Américain est loin d'être le seul, a assuré samedi 12 septembre sur France Inter Philippe Martinez. Selon le secrétaire général de la CGT, "les trois quarts des restructurations n'ont pas de rapport avec le Covid-19". "Dès qu'on a un petit problème on licencie d'abord et on réfléchit après. Nous, on propose d'abord et après de prendre des mesures en fonction des réalités", a dénoncé le leader syndical. "Regardez ce qu'il se passe chez Auchan, par exemple, 1.500 suppressions d'emploi. Tout le monde sait que le secteur de la distribution, et notamment de distribution alimentaire, n'a pas souffert de la crise du Covid-19 et du confinement, bien au contraire.""Cela devrait être formellement interdit. Il devrait y avoir un veto du gouvernement sur ce genre de licenciements", a martelé M. Martinez. "On pourrait prendre le cas de l'aéronautique : Airbus a reçu des aides. Le problème de l'aéronautique aujourd'hui, c'est que les avions ne volent pas, mais les carnets de commandes sont pleins chez Airbus. Il y a plus de commandes aujourd'hui qu'il n'y en avait l'année dernière", a-t-il souligné. "Or, là aussi, on a donné de l'argent. Et plutôt que de trouver des mesures, on pourrait parler de formations, il y a le chômage de longue durée, etc., on licencie", a-t-il fustigé. Le patron de la CGT réclame ainsi que les prêts soient liés à un engagement des entreprises. "Je te donne, ou je te prête de l'argent, à condition que tu trouves d'autres mesures que le licenciement de salariés. Or, de ce point de vue-là, on parle de contreparties, mais les contreparties, on verra plus tard", a-t-il déploré. "Et le ministre de l'Economie, je suis désolé de vous le dire, mais ce n'est pas la première fois qu'il nous fait le coup. Il y a eu quelques coups de gueule de Bruno Le Maire, mais sans effet sur l'emploi et sur l'avenir des entreprises", a-t-il encore regretté.
La France s'apprête à vivre son premier week-end post-confinement. Comme le rappelle BFMTV, c'est l'occasion de renouer avec certaines pratiques de nouveau autorisées, sous certaines conditions.
Un semblant de vie presque normale commence progressivement à reprendre en France. Pour la première fois depuis plusieurs semaines, la population ne va pas passer son week-end à domicile, confinée. Pour l'occasion, BFMTV revient sur les nombreuses activités pour lesquelles les Français peuvent opter afin de s'occuper durant ces deux jours. Le déconfinement entamé lundi 11 mai autorise les déplacements dans un rayon de 100 kilomètres de son domicile. Impossible donc de traverser le pays le temps d'un week-end. Pour autant, certains vont enfin pouvoir revoir des proches après des semaines d'isolement. Depuis jeudi 14 mai, les rassemblements de 10 personnes, voire plus, sont autorisés à l'intérieur d'un appartement. Par contre, il est interdit de le faire dans les parcs ou jardins publics qui ont la chance d'avoir rouvert leurs portes.Randonnées et balades sur la plage encadrées Si le temps est favorable ce week-end, beaucoup de Français risquent d'être tentés d'aller passer du temps dehors. Grand sujet de discussions depuis plusieurs jours, certaines plages vont de nouveau pouvoir accueillir des marcheurs. Des balades possibles mais à condition de ne pas s'attarder sur place : il sera interdit de s'y asseoir ou de s'y allonger. Il faudra rester dynamique. La pêche à pied est de nouveau possible. Comme dans le reste du territoire, il est en revanche conseillé de respecter la distanciation sociale.Certains parcs et jardins publics restent encore fermés. Malgré cela, plusieurs itinéraires de randonnée devraient constater le retour d'adeptes de cette pratique. Des sportifs mis en garde. « Des marcheurs évoluant à la vitesse classique de 4 km/h veilleront à garder un espacement d'au moins 2 mètres, alors que des marcheurs à 6 km/h s'espaceront d'au moins 5 mètres », déclare la Fédération française de randonnée à BFMTV. Ils devront porter un masque avant et après leur marche mais pas forcément pendant le parcours.Une journée shopping ou au muséeLe déconfinement a permis à de nombreux commerces de rouvrir leurs portes après des semaines d'inactivité. L'occasion pour certains de se faire plaisir même si les conditions d'hygiène à respecter peuvent s'avérer contraignantes.Les adeptes d'activités culturelles pourront s'y retrouver. Si la plupart des musées restent encore fermés, BFMTV affirme que certains comme le musée Cinéma et Miniature à Lyon ou même le domaine Pommery à Reims pourront accueillir de nouveau des visiteurs. Dans toute la France, des bibliothèques vont également rouvrir leurs portes pour le plus grand plaisir des lecteurs.
Voilà plus d'un an que Marc-Emmanuel Dufour n'officie plus sur la première chaîne, dans son émission solidaire "Tous ensemble". Depuis, cet homme au grand coeur continue néanmoins d'oeuvrer pour les autres, mais sans parvenir lui-même à toucher un salaire.
De son énergie débordante à ses appels à l'entraide en passant par ses fameuses poignées de main, difficile d'oublier Marc-Emmanuel Dufour ! Présentateur star du programme solidaire Tous ensemble, il a fait les belles heures de TF1 de 2009 à 2015, en aidant des familles en détresse à rénover leurs logements souvent insalubres. Et ce, principalement grâce au soutien et à la générosité des habitants de leurs régions, qui réalisaient ces travaux, du gros oeuvre à la décoration. De Jean-Marc Généreux à Mimie Mathy, sans oublier Laurent Mariotte, de nombreuses personnalités du PAF n'avaient pas hésité à donner un coup de main lors d'éditions spéciales.Éclaboussée par plusieurs scandales − dont certains mettant en cause directement l'animateur, comme des moqueries faites à l'encontre de bénévoles qui avaient fini par déserter le chantier en cours −, l'émission produite par Julien Courbet et sa société La Concepteria avaient finalement été mises au placard en mai 2015, en dépit de ses cartons d'audience. Très peiné par les accusations auxquelles il faisait face, Marc-Emmanuel était venu s'exprimer dans l'émission Touche pas à mon poste du 23 février 2015 face à Cyril Hanouna et son équipe : "J'ai besoin d'en faire autant dans ma vie. M'investir, m'acharner pour accompagner les gens, pour les sauver.""Je n'ai pas de salaire. Je vis de mes acquis"Disparu depuis des écrans radars, l'ancien présentateur a néanmoins tenu ses positions. Grâce à son association "Armée des anges" créée avant l'émission, Marc-Emmanuel vient toujours en aide aux personnes en difficulté, mais sans réussir à joindre totalement les deux bouts. "Je n'ai pas de salaire. Je vis de mes acquis. J'ai investi mes économies (80 000 euros) dans 'Armée des anges'", explique l'ancien présentateur au site belge Sudinfo, avant d'ajouter : "J'en suis le premier fondateur et le premier bénévole, mais je ne touche pas un centime. Et quand je fais un déplacement, c'est à mes frais."Si le faste n'est pas de mise, cela ne pose pas de problème à l'homme de 51 ans, qui ne semble pas sujet à dépenser sans compter. "Je dois faire atten­tion à mes dépenses, mais j'ai été éduqué pour avoir un rythme de vie simple", confie-t-il. "J'aime le bon vin, mais je ne vais jamais jeter mon argent par les fenêtres." Au final, Marc-Emmanuel semble davantage soucieux des autres. Sillonnant l'Hexagone avec sa nouvelle "armée" de bénévoles, il continue de collecter des fonds pour aider les moins favorisés. À l'image de Michel, 76 ans, qui s'est vu offrir un vélo électrique et une remorque pour continuer de redistribuer du pain aux sans-abris.Un retour possible à la télévision ?Bien que son départ du petit écran ne se soit pas fait dans les meilleures conditions, l'ancien présentateur de TF1 n'est pas amer. Bien au contraire, jugeant que ces polémiques l'"ont nourri", Marc-Emmanuel préfère voir la bouteille à moitié pleine, plutôt qu'à moitié vide. "Mon équipe et moi, nous n'avons pas seulement construit 200 maisons. Nous avons aussi transmis une mentalité globale visant à la générosité, nous avons ouvert nos coeurs", clâme-t-il non sans un brin de fierté, toujours sur Sudinfo.Davantage, un retour semble envisageable mais à certaines conditions : "Cela ne m'in­té­resse pas d'être à l'écran juste pour dire que je fais de la TV. Après, j'ai toujours cette passion, au travers de la soli­da­rité." Un appel du pied aux chaînes de télévision ? Peut-être bien... Il se dit en tout cas actif pour faire avancer les choses : "Je travaille tout de même sur trois projets en TV. Mais rien de concret pour l'ins­tant." Aimeriez-vous voir Marc-Emmanuel faire son retour à la télévision ?
Alors que le premier tour de la primaire de droite s'achève ce dimanche soir 20 novembre, cinq des sept candidats seront éliminés. Et dès la proclamation des résultats, la valse des tractations doit s'enclencher.
Qui s'engage pour qui ? À quelles conditions ? Le JDD a rassemblé les propos de chacun, et surtout des "petits" candidats, qui sont loin du trio de tête Juppé-Sarkozy-Fillon, d'après les derniers sondages.• Bruno Le MaireAinsi, Bruno Le Maire a déjà annoncé que s'il n'est pas finaliste, il se prononcerait dès ce dimanche soir pour le candidat qu'il soutiendra dimanche prochain. L'un de ses conseilles confie au JDD que "l'homme du 'renouveau' ne veut pas traîner pour 'ne pas laisser croire qu'il y aurait des magouilles'". Ayant déjà annoncé qu'il ne briguerait pas un poste de Premier ministre auprès de ses concurrents, le député LR de l'Eure est resté muet sur son choix potentiel.• NKMDu côté de Nathalie Kosciusko-Morizet, le temps de la réflexion semble privilégié, rapporte le JDD. "Si elle a prévu de prendre la parole dès ce soir après l'annonce des résultats, elle ne devrait pas abattre ses cartes tout de suite". La seule femme de ce scrutin semble clairement penché pour Alain Juppé, qui l'a aidé à obtenir ses parrainages, mais elle n'est fermée à aucune piste. "À chaque moment, il faut essayer de voir à quoi on est le plus utile".• Jean-Frédéric PoissonPour Jean-Frédéric Poisson, il est aussi clair qu'il prendra le temps de contacter les deux finalistes avant d'apporter son soutien à l'un ou à l'autre, voire à aucun des deux s'il n'a pas les réponses qu'il demande.• Jean-François CopéLe cas Jean-François Copé paraît plus complexe. En guerre ouverte avec l'ex-chef de l'État dans le cadre de l'affaire Bygmalion, il garde également de lourds griefs contre François Fillon, depuis leur lutte fratricide pour la présidence de l'UMP en novembre 2012. S'il a "multiplié les appels du pied à Juppé", comme le rappelle le JDD, il ne s'est pour l'instant pas officiellement exprimé sur son choix s'il n'était pas finaliste.• Le trio de têteReste donc les trois favoris des sondages : François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Pour l'un d'entre eux, l'aventure s'achèvera dès ce dimanche, et il est clair que c'est la position de ce dernier qui pourrait s'avérer déterminante dans l'issue de cette primaire de droite, dimanche 27 novembre.
On ne badine pas avec la loi, et ce Canadien en a fait l'amère expérience. Sylvain Brunette, 54 ans, a passé quatre jours enfermé dans la plus grande prison de la province de Québec, au Canada.
La justice lui reproche d'avoir refusé de payer plusieurs amendes qui lui avaient été infligées. La raison : il avait trop de chats à son domicile.Cet amoureux des animaux élevait six chats dans sa maison de Franklin, une petite commune de 1.700 habitants à une heure de voiture au sud de Montréal. Problème : dans ce village paisible, la réglementation municipale limite à un seul le nombre de chats pouvant être détenus dans chaque foyer. Au cours des trois dernières années, trois amendes ont ainsi été adressées à Sylvain Brunette, pour un total de 1.208 dollars, au motif qu'il avait trop de chats et qu'il nourrissait en parallèle d'autres félins errants."Je ne vais pas payer des amendes pour des petits chats. Je trouve ça vraiment stupide" expliquait-il à des médias locaux. Ses justifications n'ont pas convaincu la justice, qui lui a infligé un peine de 54 jours de prison. Au bout de quatre jours de détention, il a été libéré après le paiement par sa famille de la caution de sortie, qui s'élevait à 1409 dollars. De retour chez lui, Sylvain Brunette ne compte pas se séparer de ses chats, âgés maintenant de 16 ans. "J'ai fait tout ça parce que j'aime mes chats. Je ne veux pas m'en débarrasser" a t-il dit
La France a enregistré une surmortalité de 22% entre le 1er mars et le 4 mai, par rapport à la même période de 2019, mais cet indicateur, révisé chaque semaine, est en baisse, confirmant la décrue de l'épidémie de coronavirus, a annoncé l'Insee vendredi.
Cette surmortalité a été calculée en comparant le nombre de décès cumulés - toutes causes confondues - enregistrés par les services de l'état civil sur les semaines indiquées, par rapport aux mêmes semaines de 2019. Sur la période comprise entre 1er mars et le 6 avril, la différence d'une année à l'autre atteignait 19,7%. Cet indicateur était ensuite monté à 25% en y ajoutant une semaine supplémentaire de comparaison (jusqu'au 13 avril), puis à 27% en comptant la semaine jusqu'au 20 avril. Il est aujourd'hui redescendu à 22%, en ajoutant encore deux semaines supplémentaires de comparaison, sur une période allant du 1er mars au 4 mai, précise l'Institut national de la statistique.Le nombre de décès quotidiens a atteint un pic le 1er avril avec 2.780 décès enregistrés ce jour-là (contre en moyenne 1.790 par jour sur la première quinzaine de mars 2020), mais est retombé à 1.740 par jour entre le 16 avril et le 4 mai.De manière logique, la hausse des décès est plus marquée dans les régions où l'épidémie est la plus virulente (+83% en Ile-de-France, +49% dans le Grand-Est), ainsi que dans les tranches d'âge les plus élevées, qui sont aussi les plus vulnérables au covid-19. Les décès chez les plus de 85 ans ont ainsi augmenté de 27% en France, et ont même plus que doublé en Ile-de-France.A l'inverse, on déplore 17% de décès en moins chez les jeunes de moins de 25 ans, "probablement" parce que les accidents ont été moins nombreux pendant le confinement, relève l'Insee.ab/lum/pb
Une trentaine de personnes handicapées ont offert l'autoroute aux automobilistes, lundi 21 mai, à l'entrée de Toulouse. Elles protestaient contre le "recul" de leurs droits, un an après l'élection d'Emmanuel Macron.
"Nous ne sommes pas votre priorité ? On va le devenir !" : une trentaine de personnes en situation de handicap ont manifesté leur colère, lundi 21 mai. Elles ont bloqué le péage de l'autoroute à Toulouse (Haute-Garonne). Cette action été organisée par le Collectif interAssociatif Handicap du 31 (CIAH-31). L'allocation adulte handicapé "toujours en dessous du seuil de pauvreté"Odile Maurin, présidente d'Handi-Social, une des associations du collectif, a dénoncé auprès de l'AFP des "attaques massives contre les droits des personnes en situation de handicap, tout en prétendant construire une société inclusive." Au coeur des revendications : le plan relatif au logement, le non respect par la SNCF de ses engagements en matière d'accessibilité ou encore la stagnation de l'Allocation adultes handicapés (AAH), "toujours en dessous du seuil de pauvreté".Des "choix politiques"Le collectif pointe du doigt la politique menée par le gouvernement, et résume : "le bilan de Macron" se traduit par "des reculs en matière d'accessibilité, de compensation du handicap et de ressources". Le CIAH-31 a conclu : "L'accès à la citoyenneté des personnes en situation de handicap, l'inclusion, ce sont des choix politiques (...). Or les actes du gouvernement actuel démontrent que derrière l'affichage, c'est encore inaccessibilité, souffrance, maltraitance à domicile (...) pour les personnes en situation de handicap".
Le patron de l'UDI Jean-Christophe Lagarde a annoncé dans les colonnes du Parisien le soutien de son parti au candidat En Marche Benjamin Griveaux.
Jean-Christophe Lagarde, chef de l'UDI, apporte le soutien de sa formation de centre-droit au candidat LREM Benjamin Griveaux en vue des municipales à Paris. "À Paris, nous avons décidé de travailler avec Benjamin Griveaux. Cela fait 30 ans qu'on connaît des alternances droite-gauche, claniques, et 30 ans que Paris recule tant dans la qualité de vie que dans les classements internationaux. On a besoin de retrouver le souffle qu'avait amené Bertrand Delanoë en 2001 et que Mme Hidalgo n'a pas su faire vivre", a-t-il déclaré dans une interview au Parisien dimanche 1er septembre. Pour rappel, l'UDI avait soutenu Les Républicains lors des dernières élections municipales de 2014 à Paris. "Nous n'avons pas discuté des places" avec Benjamin Griveaux, assure au Parisien Jean-Christophe Lagarde. "Si Paris est un enjeu important, la métropole parisienne l'est aussi", précise encore l'élu de Seine-Saint-Denis : "Nous devons donc en discuter avec LREM, notamment dans les nombreuses villes dirigées par des élus UDI. Nous souhaiterions nous projeter dans la gouvernance future de la métropole"."Pas d'alliance systématique"Doit-on s'attendre à une multiplication des alliances UDI-LREM pour les élections de 2020 ? "Il n'y aura pas d'alliance systématique. Par exemple, nous soutiendrons le maire de Bordeaux (Nicolas Florian, LR) alors que LREM ambitionne de se présenter contre lui. A Lyon, nous pouvons discuter pour travailler ensemble", a répondu Jean-Christophe Lagarde. Après avoir beaucoup critiqué Emmanuel Macron, le président de l'UDI semble prêt à se rapprocher de l'exécutif. "Le président de la République a l'intelligence d'en tirer les leçons (de la crise des 'gilets jaunes', ndlr) et de dire : 'je veux changer de méthod'e. Cela veut dire être capable de discuter, de trouver des partenaires. Que ce soit dans le cadre des municipales ou de la politique nationale, nous acceptons ce dialogue", a-t-il déclaré au Parisien. Benjamin Griveaux, désigné par le parti présidentiel qui l'a emporté aux européennes dans la capitale, fait néanmoins face dans son parti à la contestation de son rival malheureux Cédric Villani. Selon plusieurs médias, il aurait décidé de conduire une candidature dissidente à Paris. Le Parisien a diffusé d'ailleurs samedi soir un appel de 72 personnes, dont l'historien Benjamin Stora et l'économiste Philippe Aghion, à la candidature de Cédric Villani.
Le couple exécutif aura tenu plus de trois ans, malgré plusieurs désaccords.
Il n'y avait entre eux "pas l'épaisseur d'un papier à cigarettes" pour reprendre la formule d'Édouard Philippe à l'Assemblée nationale. Pourtant le couple Macron-Philippe se sépare à l'amiable après trois ans, sur fond d'usure et de divergences croissantes. Ce dauphin d'Alain Juppé avait été "le" choix surprise du chef de l'Etat au premier jour du quinquennat. Une spectaculaire "prise de guerre" à droite pour le jeune président et un pari audacieux pour séduire les électeurs du centre-droit sans décourager ceux de gauche. Dès son arrivée, Edouard Philippe manifeste son indépendance en refusant de se laisser imposer un directeur de cabinet choisi par le chef de l'Etat - Nicolas Revel, qui va devenir celui de son successeur, Jean Castex - et choisit un de ses proches, Benoît Ribadeau-Dumas. Il refuse aussi de s'encarter chez LREM.Indépendance d'Édouard PhilippeMais il applique fidèlement un programme qui, dit-il, n'est pas loin des idées d'Alain Juppé. Les réformes menées tambour battant durant la première année du quinquennat par un président omniprésent se passent sans accroc. "Je suis un homme venu de la droite, et alors ? Je suis très à l'aise avec l'équilibre de ce que nous portons", déclare-t-il en mars 2018. Quelques semaines plus tôt, il a convaincu le président de soutenir une mesure qui lui est chère, la limitation de vitesse à 80 km/h sur routes. Emmanuel Macron pense pouvoir se permettre cette mesure très impopulaire.Sauf que le chef de l'Etat est affaibli à l'été 2018 par l'affaire Benalla. Dans ce contexte, le remaniement d'octobre 2018 fait apparaître pour la première fois des divergences et un rééquilibrage avec Matignon. L'Elysée reconnaît que chacun a mis son veto à des choix de l'autre. Ainsi Emmanuel Macron refuse pour le ministère de l'Intérieur un tandem composé de l'ex-LR Gérald Darmanin et du LR Frédéric Péchenard et choisit un de ses fidèles, Christophe Castaner.Dans les mois suivant, c'est la crise des "gilets jaunes" qui paralyse l'action du chef de l'Etat. Ce dernier impose en décembre à un Edouard Philippe défenseur de la rigueur de lâcher 10 milliards d'euros pour apaiser la colère sociale, ainsi qu'un assouplissement des 80 km/h."Raideur"Emmanuel Macron décide aussi, seul, de mener un "grand débat" pour créer un dialogue direct avec les Français. Le G7 de Biarritz renforce sa prééminence dans le couple exécutif.Mais à la rentrée 2019, sa cote de popularité rechute et le chef de l'Etat se met en retrait pour la négociation de la réforme des retraites, très contestée. Il laisse son Premier ministre aux manettes et cède sur l'intégration d'un âge pivot à 64 ans, à la colère de l'aile gauche de sa majorité. Le pays s'enlise dans un long conflit social.Les décisions importantes sont désormais prises par un quatuor mi-Elysée, mi-Matignon : Edouard Philippe et Benoit Ribadeau-Dumas, Emmanuel Macron et son secrétaire général, Alexis Kohler, qui connaît Edouard Philippe depuis l'ENA. Au point qu'une partie de l'entourage du président prend en grippe le puissant directeur de cabinet de Matignon et estime que le chef de l'Etat est souvent mis en minorité dans les arbitrages. Dans la Macronie, on accuse Edouard Philippe de faire pencher à droite le quinquennat, de freiner le chef de l'Etat et, par sa supposée "raideur juppéiste", d'être responsable des interminables grèves des transports. La crise du Covid-19 change la donne. Le président reprend la main en annonçant le confinement et en choisissant de déconfiner le 11 mai, alors que son Premier ministre penchait pour une date plus tardive. 2022 en ligne de mireMais il laisse Edouard Philippe annoncer les principales mesures pratiques. Le style pragmatique du Premier ministre, sa franchise à avouer "je ne sais pas" devant les inconnues sanitaires plaisent à l'opinion. Sa cote de popularité s'envole quand celle d'Emmanuel Macron s'effrite, ce qui agace à l'Elysée. Quand, en avril, le chef de l'Etat annonce vouloir "se réinventer" et suspend la réforme des retraites, le sort d'Edouard Philippe semble compromis. Difficile de se réinventer avec la même équipe. Pourtant, les deux hommes se quitteront en bons termes. Par confiance ou par prudence, Emmanuel Macron le garde dans son orbite en lui confiant la mission de "consolider sa majorité". Donc de l'aider pour la suite du quinquennat et pour 2022.Vendredi soir, au moment de transmettre ses pouvoirs à son successeur Jean Castex, Edouard Philippe a pris soin de remercier celui avec qui il a travaillé pendant trois ans "dans des conditions de confiance et de fluidité qui resteront toute comme trois années assez exceptionnelles".
Bruxelles dévoile mercredi des mesures destinées à lutter contre la désinformation liée au nouveau coronavirus, appelant les géants de l'internet à rendre des comptes et dénonçant des campagnes de la Russie et la Chine.
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell et la vice-présidente de la Commission chargée des valeurs et de la transparence, Vera Jourova, doivent présenter à la mi-journée ce plan qui, selon un document vu par l'AFP, promeut aussi le rôle des "fact-checkers" ainsi que le pluralisme et l'indépendance des médias.Ces mesures s'inscrivent dans la perspective du "Plan d'action pour la démocratie européenne" et du "Digital Services Act", destiné à mieux réguler les géants de la tech, qui doivent être présentés d'ici la fin de l'année par l'exécutif européen.Selon le texte vu par l'AFP, l'UE va demander aux plateformes (Facebook, Twitter, Google...) de publier un rapport mensuel sur les actions qu'elles mettent en œuvre pour lutter contre la désinformation liée au Covid-19.Cette désinformation peut prendre la forme de conseils erronés de prévention (comme boire de l'eau de javel) dangereux pour la santé, de prétendus remèdes miracles, de théories du complot, de discours racistes, de promotion de produits frauduleux, d'arnaques en ligne. Il peut aussi s'agir de campagnes de la part de "certains pays tiers, en particulier la Russie et la Chine", qui "cherchent à miner le débat démocratique et exacerber la polarisation de la société", indique le texte.Les plateformes sont appelées à promouvoir les informations des agences de santé nationales et internationales, des autorités européennes ou des Etats membres, ainsi que des médias professionnels, et à informer leurs utilisateurs des manipulations qu'elles détectent et à agir contre les publicités mensongères.En 2018, ces géants du net se sont engagés, dans le cadre d'un "code de bonnes pratiques" lancé par l'exécutif européen, à agir contre la diffusion de fausses informations.Vera Jourova a salué en avril des initiatives annoncées par Facebook et Twitter pour tenter de freiner la contagion d'infox en temps de pandémie. Facebook a mis en place un système incitant un utilisateur cliquant sur une publication sur le coronavirus étiquetée comme "dangereuse" à consulter des sources sûres comme le site de l'OMS, et supprimé de nombreux contenus. Twitter de son côté donne accès aux chercheurs à un flux spécifique de tweets liés au Covid-19 pour les aider dans leurs analyses.Dans la lutte contre la désinformation, la Commission entend promouvoir les activités de recherche et de "fact-checking" (vérification des faits), notamment à travers le nouvel Observatoire européen des médias numériques, qui a reçu un financement de 2,5 millions d'euros. Cet observatoire, opérationnel depuis le début du mois, est dirigé par l'Institut européen universitaire de Florence (Italie) et regroupe le Centre de technologie d'Athènes, l'université d'Aarhus (Danemark) et l'organisation de fact-checking italienne Pagella Politica.
C'est le soulagement pour les téléspectateurs de TF1 ! Alors que des rumeurs insistantes faisaient état du départ de Jean-Pierre Pernaut de la chaîne, celui-ci a rassuré ses fans en affirmant qu'il n'irait nulle part.
Depuis plusieurs jours, une terrible rumeur agite le petit monde du PAF et interpelle les fidèles téléspectateurs de TF1. En effet, le magazine Télé Star a annoncé le départ inattendu et imminent d'un visage emblématique de la chaîne, en la personne de Jean-Pierre Pernaut ! D'après une source, le roi de l'information à la télévision quitterait son poste de présentateur du JT et certains noms circuleraient déjà quant à son successeur. Afin de clarifier la situation, plusieurs personnes, dont le principal intéressé, se sont enfin exprimées sur le sujet.La retraite ? Pas tout de suite !Sur Twitter, un utilisateur du réseau social s'est directement adressé à JPP en lui demandant : "Doit-on prendre au sérieux les bruits qui courent sur votre départ du JT de 13h ? Ce serait dommage vous êtes un bon présentateur." Sans tarder et sans détour, l'ancien animateur de Combien ça côute ? a répondu très simplement à cette interrogation par un "Non", accompagné d'un émoticône affichant un grand sourire. Voilà qui a donc le mérite d'être clair, mais ce n'est pas tout..."Une intox totale"Pour définitivement confirmer que Jean-Pierre Pernaut ne s'en va nulle part, Catherine Nayl, la directrice générale adjointe de TF1, responsable de l'information, a elle aussi posté un tweet afin de dissiper une fois pour toutes le doute. Elle a écrit : "Que les téléspectateurs de TF1 et de Jean-Pierre Pernaut à 13h se rassurent, il revient lundi et pour longtemps ! #StopLaRumeur." Enfin, dans Le tube sur Canal+,Isabelle Ithurburu recevait Audrey Crespo-Mara et Julien Arnaud, dont les noms ont fait surface pour remplacer JPP. Sur le plateau, le duo a fait taire à son tour les bruits en déclarant : "C'est une intox totale, ce n'est qu'une rumeur." Rassurés ?
Le parquet a requis le placement sous contrôle judiciaire des cinq suspects.
Après la levée de la garde à vue d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase, samedi 21 juillet, le parquet de Paris a annoncé, dimanche 22 juillet, l'ouverture d'une information judiciaire confiée à un juge d'instruction, notamment pour "violences en réunion" et "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique". Les deux hommes sont au cœur d'une polémique après la sortie d'une vidéo, publiée par Le Monde le 18 juillet, où ils frappent des manifestants, le 1er mai dernier. Trois autres étaient également en garde à vue, samedi 21 juillet.
Le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a annoncé mercredi la mise en place d'une équipe de spécialistes pour répondre aux craintes des propriétaires de chevaux, face aux attaques contre des équidés qui se multiplient en France.
Ces derniers mois, des chevaux ont été victimes de mutilations sur plus de la moitié du territoire national."J'entends la crainte, la peur, parfois le désarroi de propriétaires de chevaux (...) qui se demandent les bons gestes, les mesures de précaution à prendre, quels sont les actes qui peuvent être faits pour protéger leurs chevaux ou leurs poneys", a déclaré le ministre de l'Agriculture lors d'un point de presse. "Face à ce sentiment de peur (...) j'ai décidé de mettre en place une équipe d'une quinzaine de personnes, des spécialistes de l'Institut français du cheval qui aujourd'hui, à partir de ce matin, seront à la disposition des propriétaires de chevaux", a-t-il poursuivi. "Ce sont des spécialistes qui non seulement connaissent très bien les questions liées aux chevaux et qui en plus ont été particulièrement formés pour répondre à toutes les questions", a-t-il souligné.Ils sont joignables au 0 800 738 908, du lundi au vendredi de 9H à 17H."La situation est prise très au sérieux. Plus de 150 enquêtes ont été ouvertes dans près de la moitié du territoire français", a rappelé Julien Denormandie. Le week-end dernier, un important dispositif de gendarmerie a notamment été déployé dans la région de Dijon après qu'un propriétaire de chevaux a signalé une intrusion dans son pré où un cheval a été blessé, et dans le Cantal (sud) une jument a été retrouvée morte éventrée, une oreille en moins et les mamelles coupées. Ces mystérieuses mutilations d'équidés ont commencé il y a plusieurs mois, semant le trouble quant à leurs auteurs et leurs motivations. Les enquêteurs écartent donc l'hypothèse d'un auteur unique qui se déplacerait sur tout le territoire.Tout est envisagé: un challenge sur internet, des dérives sectaires, le mimétisme, la haine des équidés, des rites sataniques... "Au moment où je vous parle, toutes les pistes sont ouvertes. Je ne sais pas si c'est un groupe organisé, si ce sont des individus qui par mimétisme commettent ces actes", a relevé le ministre de l'Agriculture.
Invité du Grand jury RTL/Le Figaro/LCI, Christophe Castaner a indiqué que les Parisiens pourraient revenir dans la capitale, même s'ils sont confinés à plus de 100 kilomètres de leur domicile.
"Notre objectif est clair, net, précis: c'est le déconfinement (...) dès le 11 mai", a exposé Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, au Grand jury RTL/Le Figaro/LCI, dimanche 3 mai. Ainsi, les Français, et notamment les Parisiens, qui seraient confinés loin de leur domicile, ont la possibilité de rentrer dès maintenant, selon le ministre."Quand ils sont partis, ils avaient le droit de partir (...) Ils ont la possibilité de rentrer à leur domicile principal pour reprendre une activité professionnelle ou pour scolariser les enfants", a-t-il assuré, sous condition d'avoir "rempli une attestation de retour à son domicile, motif familial impérieux".Après le 11 mai , "on a pris une limite, 100 km qui permet aux gens de pouvoir se déplacer (...) mais au fond si on veut combattre le virus il ne faut pas se déplacer", a-t-il estimé.Sur France 5, le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari avait déjà dessiné les contours du retour des Parisiens, qui resteront soumis aux limitations de trains imposés par la SNCF. "Nous allons organiser dans les prochains jours le retour de ceux qui le veulent. Un certain nombre de ces Parisiens qui se sont exilés temporairement, font aujourd'hui des réservations pour rentrer. L'idée c'est bien sûr de les faire rentrer de façon ordonnée, s'ils ont besoin physiquement d'aller au travail ou s'ils ont la volonté de remettre leurs enfants à l'école"
L'homme de 30 ans était considéré comme le "prince héritier du jihad", ainsi que le "successeur désigné" de son père à la tête d'Al-Qaïda.
Il figurait sur la liste noire américaine des personnes accusées de "terrorisme". Hamza Ben Laden, l'un des fils d'Oussama Ben Laden présenté comme son héritier à la tête d'Al-Qaïda, est mort. Selon plusieurs médias américains dont le New York Times et NBC, les Etats-Unis ont contribué à l'opération visant à l'éliminer.Selon le New York Times, les Etats-Unis ont "eu un rôle" dans l'opération au cours de laquelle Hamza Ben Laden, considéré comme un dirigeant clé d'Al-Qaïda, a été tué. Le quotidien, qui cite deux responsables américains, dit n'avoir pas eu accès à d'autre précision sur cette opération. Dans un premier temps, NBC avait révélé cette possible "liquidation" du responsable de l'organisation terroriste, indiquant un peu plus tôt que Washington disposait d'informations de services de renseignement attestant de la mort de Hamza Ben Laden, s'appuyant sur trois responsables anonymes. Côté Maison Blanche, Donald Trump a dit ne pas vouloir "faire de commentaire là-dessus".Aucun détail n'a été apporté quant à la date, au lieu et aux circonstances de la mort d'Hamza Ben Laden, qui serait intervenue au cours des deux dernières années. Selon le New York Times, ce délai s'explique par les difficultés qu'ont connu les autorités américains à confirmer le décès. Les Etats-Unis offrent un million de dollars pour trouver le fils de Ben Ladenpar euronews (en français)Hamza Ben Laden est considéré comme le fils préféré, voire le successeur désigné, d'Oussama Ben Laden, le fondateur du réseau à l'origine des attentats du 11 septembre 2001. Washington avait offert en février une récompense pouvant atteindre un million de dollars pour toute information permettant de le retrouver. Le comité des sanctions de l'ONU contre le groupe Etat islamique (EI) et Al-Qaïda avait de son côté ajouté le nom de "Hamza Oussama Muhammad Ben Laden", né le 9 mai 1989 à Djeddah (Arabie Saoudite), à la liste des personnes soumises à un gel international de leurs avoirs et à une interdiction de voyager. "Il a été désigné" (en août 2015) par le chef actuel d'Al-Qaïda, l'Egyptien Ayman al-Zawahiri, "comme étant officiellement membre d'Al-Qaïda" et "est considéré comme son successeur le plus probable", avait ajouté l'ONU, également en février de cette année. Hamza Ben Laden est souvent considéré comme le "prince héritier du jihad". Des documents montrent qu'Oussama Ben Laden le destinait à lui succéder à la tête du jihad mondial anti-occidental. Quinzième de la vingtaine d'enfants d'Oussama Ben Laden, fils de sa troisième femme, Hamza a été depuis son enfance préparé pour suivre ses pas. A ses côtés en Afghanistan avant les attaques du 11 Septembre, il apprend le maniement des armes, et on l'a vu tenir des propos guerriers à l'encontre des Américains, les Juifs et les "Croisés" dans des vidéos mises en ligne alors qu'il n'était encore qu'enfant.Parmi des archives du chef jihadiste saisies lors du raid américain de 2011 au cours duquel il a été tué au Pakistan, et dévoilées fin 2017 par la CIA, figure par ailleurs une vidéo du mariage de Hamza, apparemment en Iran, dont on a ainsi découvert les premières images à l'âge adulte. Hamza Ben Laden avait été déchu en mars de sa nationalité saoudienne. Rita Katz, la directrice de SITE Intelligence Group, un groupe spécialisé dans la surveillance des mouvements jihadistes, a noté mercredi qu'Al-Qaïda n'avait pour l'instant "ni commenté ou confirmé" les informations sur la mort de Hamza Ben Laden.
RMC Sport va déployer un dispositif exceptionnel pour la retransmission de la finale de la Ligue des champions dimanche soir, la première que disputera le PSG, face au Bayern Munich.
"L'objectif, c'est de marquer le coup, cela fait très longtemps que le foot français attendait une finale de la Champions League, et en particulier Paris qui n'en a jamais connue", a expliqué à l'AFP Laurent Salvaudon, directeur de la rédaction de RMC Sport.La finale sera également retransmise en clair sur TF1.Dès 9H00, RMC Sport, la chaîne sportive d'Altice se mettra aux couleurs de la finale avec des documents et reportages, qui retraceront le parcours des deux équipes jusqu'à Lisbonne.Puis, à 18H00, l'émission d'avant-match "Champions Zone" prendra l'antenne à Paris, depuis une terrasse avec vue sur l'Arc de Triomphe. Les animateurs et consultants seront rejoints par des invités, dont d'anciens joueurs et des dirigeants du PSG.La chaîne déploiera également des équipes à Lisbonne, dans et en dehors du stade, ainsi que sur les Champs-Elysées, au Parc des Princes, au Camp des Loges à Saint-Germain des Prés, pour montrer l'ambiance chez les supporters et faire patienter les téléspectateurs jusqu'au coup d'envoi à 21H00.Le match sera commenté par le duo Jérôme Rothen/Jérôme Sillon, depuis le stade de la Luz, avec Mohamed Bouhafsi en bord de terrain."Si le PSG l'emporte, la joie sera à la hauteur de la frustration qui durait depuis l'arrivée des Qataris il y a une dizaine d'années", et "il était évident pour nous, dès le début, qu'il faudrait qu'on soit au milieu de cette possible explosion" d'émotions, explique Laurent Salvaudon.Cette finale va clore une séquence historique pour RMC Sport, dont l'audience a battu des records (1,7 million de téléspectateurs en moyenne pour PSG/RB Leipzig). "On avait des craintes", entre le huis clos imposé et la crise sanitaire, mais "la chance a fini par tourner", et "pour nous le bilan en terme éditorial et d'audiences est hyper positif, et on espère que dimanche ce sera la cerise sur le gâteau", a déclaré le rédacteur en chef.
L'homme a été mis en examen et placé en détention provisoire.
Un jeune homme, âgé de 29 ans, a été pris en flagrant délit, mardi 31 juillet, en train de filmer des femmes dans les cabines de la piscine de Bolbec (Seine-Maritime), rapporte France Bleu. L'homme a été repéré par le personnel de la piscine qui s'étonnait de le voir plus en dehors qu'a l'intérieur du bassin. Surpris par son comportement, des employés l'ont suivi et surpris en train de filmer des femmes qui se changeaient dans les cabines. Alertés, les policiers ont placé l'individu en garde à vue et ont découvert à son domicile des milliers de fichiers pédopornographiques. Récidiviste, il avait déjà été condamné pour détention d'images pédopornographiques, en 2014 . Il a été mis en examen et placé en détention provisoire.
"Les élections ne sont pas facultatives", a fustigé jeudi la patronne du Rassemblement national Marine Le Pen à propos d'un éventuel report des élections régionales de 2021 à 2022, après l'élection présidentielle.
"Rien ne justifie le report des départementales et des régionales, nous y sommes opposés, les élections ne sont pas facultatives", a déclaré Mme Le Pen lors d'une visite à Fréjus (Var), où le maire sortant RN David Rachline a été réélu dès le premier tour des municipales, le 15 mars dernier.Emmanuel Macron a "ouvert le débat" d'un report après la présidentielle de 2022 des élections régionales prévues en mars 2021, "un moment où nous devons tous être mobilisés pour la relance du pays", avait indiqué l'Elysée lundi.Selon plusieurs présidents de régions, informés par Renaud Muselier, le président de Régions de France, après un déjeuner avec le chef de l'Etat, M. Macron aurait conditionné l'aide financière de l'Etat aux régions au soutien de celles-ci à un report du scrutin après 2022, déclarant notamment ne pas vouloir "financer (s)es adversaires". "C'est inédit, ça démontre que le président de la République ne sent tenu par rien, il se comporte en mauvais monarque qui considère les élections comme un fait facultatif et il va jusqu'à faire du chantage aux présidents de régions" à propos de leurs plans de relance économiques, a réagi Mme Le Pen jeudi.Par ailleurs à propos du second tour des municipales dimanche, Mme Le Pen a estimé qu'il pouvait y avoir "des surprises", évoquant de possibles victoires de son parti à Perpignan (Pyrénées-Orientales), Vauvert (Gard), Moissac (Tarn-et-Garonne), Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais) et Puget-sur-Argens, près de Frejus.
- Routes plus sûres en Thaïlande -
Le royaume enregistre le deuxième taux de mortalité routière le plus élevé au monde derrière la Libye, d'après une étude de l'Organisation mondiale de la Santé et ses routes sont dans le top 10 des plus dangereuses.En interdisant pendant plusieurs semaines la vente d'alcool et en imposant un couvre-feu, toujours en vigueur, pour enrayer la propagation du Covid-19, les autorités ont remporté une victoire temporaire en matière de sécurité routière. Mi-avril, lors de la semaine marquant le Nouvel An thaïlandais (Songkran), habituellement la plus meurtrière, le nombre de décès sur les routes a chuté de 60% (167 morts contre 386 en 2019), selon les statistiques du gouvernement transmises à l'AFP.Et, même si les boissons alcoolisées sont de nouveau à la vente, la tendance semble se poursuivre. Depuis la crise, "les gens boivent moins et sont moins téméraires sur les routes", estime Banjerd Premjit, chef d'une équipe de secours d'urgence qui opère dans la province de Pathum Thani, non loin de Bangkok. Du coup, des fabricants de cercueils enregistrent une baisse des commandes, d'autant que le pays ne recense à ce jour que 56 décès liés au coronavirus. On produit aujourd'hui "100 cercueils par mois au lieu des 300 habituels", relate Thanata Poonau de l'entreprise Suriya Coffin.- Suicides en baisse au Japon -Le nombre de suicides a reculé avec la pandémie, chutant en avril de 20% sur un an, d'après l'Agence nationale de la police.Pression réduite des employeurs sur les salariés avec le télétravail, réduction des trajets domicile-bureau, augmentation du temps en famille: pour expliquer ce repli, les experts mettent en avant les effets bénéfiques des consignes de confinement, encore largement respectées à Tokyo et dans les régions les plus urbanisées de l'archipel.Ils invitent cependant à une grande prudence. Les suicides pourraient rapidement repartir à la hausse: le pays vient de retomber en récession pour la première fois depuis 2015 et s'apprête à affronter, comme beaucoup, une crise économique et sociale majeure. En mars 2011, dans la foulée du tremblement de terre et du tsunami, ils avaient dans un premier temps diminué avant d'augmenter nettement. - Crimes en repli en Inde -Même s'il est encore trop tôt pour avoir une tendance globale, les premières remontées sont nettes: les crimes ont reculé dans certaines régions de l'Inde depuis le début du confinement, le plus vaste au monde avec 1,3 milliard de personnes concernées. Dans l'État du Kerala, région touristique du sud du pays, "les meurtres sont en forte baisse par rapport à la même période il y a un an tout comme les viols qui ont diminué de 70%", relève Pramod Kumar, porte-parole de la police locale. Le constat est identique à New Delhi et dans d'autres agglomérations.Mais cette tendance cache une autre réalité: dans le même temps, les plaintes pour violences domestiques ont plus que doublé, d'après des données de la Commission nationale pour les femmes.- Moins de pollution en Chine - La pandémie, en provoquant un arrêt des usines, du trafic aérien et routier, a nettoyé pendant plusieurs semaines le ciel des villes chinoises, avec des niveaux de dioxyde d'azote en baisse de 30% au cours des deux premiers mois de l'année dans les zones les plus industrialisées.Cette réduction, ainsi que le recul des particules fines PM2,5, aurait permis d'éviter de mi-février à mi-mars 12.125 décès dans le pays, liés principalement à des maladies cardio-vasculaires, d'après une étude publiée mi-mai par la revue scientifique britannique The Lancet. La tendance aura toutefois été de courte durée. Avec la levée progressive des restrictions et la reprise du travail, la pollution a fait son retour, d'autant plus vite que les industriels tentent de rattraper le temps perdu. En avril, les niveaux de polluants toxiques dans l'air étaient même plus élevés qu'à la même période l'an dernier, selon des données de Greenpeace Chine.
Les soignants se disent "épuisés par leurs conditions de travail". La direction a mobilisé équipe de jour, équipe de suppléance et intérimaires pour assurer la continuité des soins.
Samedi soir, à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, "15 paramédicaux sur 19, épuisés par leurs conditions de travail, n'ont pas pu prendre leur poste" et "trois paramédicaux de l'équipe de jour ont dû rester pour continuer de prendre en charge les patients", travaillant ainsi "18 heures d'affilée" en attendant "la relève de l'équipe du lendemain", a indiqué le collectif Inter-Urgences dimanche 9 juin dans un communiqué."La direction dit avoir le droit de les obliger à travailler 18 heures durant", ajoute ce collectif, accusant d'"inconscience" une direction qui "met en danger son personnel et les patients". L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), dont dépend l'établissement, a confirmé que "le service d'accueil des urgences avait fait face, dans la nuit de samedi à dimanche, à un nombre important d'arrêts maladie de personnels paramédicaux". L'AP-HP parle de "13 infirmiers et aide-soignants sur 19 prévus au planning" en arrêt maladie "avant leur prise de service à 21h ou au moment de celle-ci". "Il a été demandé à une partie de l'équipe du service d'accueil des urgences de l'après-midi, sur la base du volontariat, de se mobiliser pour assurer la continuité des soins. Il a également été fait appel à l'équipe de suppléance et à l'intérim", a précisé l'AP-HP. Pour la nuit de dimanche à lundi, la direction de Saint-Antoine "se met en situation de pouvoir assurer la continuité du fonctionnement des urgences", en mobilisant "si nécessaire des agents des équipes de suppléance, en ouvrant la possibilité à des heures supplémentaires sur la base du volontariat, ou en faisant appel à l'intérim".Ce nouvel épisode intervient après plus de deux mois de crise dans les urgences hospitalières. window.pvp_993a40d54c35825660ac0c2df244b387 = new Pvp('dmpublic', {idDM: "x7afs3b", mediaType: "dm-public"}, { 'sequenceUrl': "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfo/docUId/CNT000001ggPy9/adCategory/embed", 'domNode': "pvpContainer_993a40d54c35825660ac0c2df244b387", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false
Alors qu'il vient d'annoncer la fin de sa carrière, Michel Sardou s'est longuement confié dans les colonnes du JDD. L'occasion pour le chanteur d'évoquer la politique, et plus particulièrement Emmanuel Macron et sa femme Brigitte.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Michel Sardou est tombé sous le charme de la Première dame. "Je n'attache aucune importance à l'âge de Brigitte Macron. Je la trouve belle. Si Emmanuel Macron se comporte comme François Hollande avec Valérie Trierweiler, et qu'il ne veut plus d'elle, je la prends tout de suite. Elle est intelligente, discrète, charmante". Michel Sardou, qui s'est toujours revendiqué de droite, révèle ainsi dans le JDD avoir voté pour Emmanuel Macron à la présidentielle. Mais le candidat d'En Marche n'était pourtant pas son premier choix : "J'étais prêt à voter pour François Fillon, car il représentait pour moi une sorte de Jacques Chirac moderne. Les affaires m'ont fait comprendre qu'il allait jeter la France contre la France", explique le chanteur qui espère désormais qu'Emmanuel Macron obtiendra "une large majorité" aux législatives pour "qu'il ne soit pas un général qui ait gagné une bataille et perdu la guerre".
La pandémie de Covid-19, génératrice de perturbations sans précédent dans l'éducation, source de fractures sociale et numérique, pourrait fragiliser encore davantage les traditionnels laissés-pour-compte de l'éducation: pauvres, fillettes, handicapés, souligne l'Unesco mardi à l'occasion de la publication d'un rapport mondial sur l'éducation.
"Les expériences du passé - comme avec Ebola - ont montré que les crises sanitaires pouvaient laisser un grand nombre de personnes sur le bord du chemin, en particulier les filles les plus pauvres, dont beaucoup risquent de ne jamais retourner à l'école", affirme ainsi la directrice de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, Audrey Azoulay, dans l'avant-propos du rapport, intitulé "Inclusion et éducation - Tous, sans exception".Car partout, sauf dans "les pays à revenu élevé d'Europe et d'Amérique du Nord, pour 100 jeunes parmi les plus riches qui achèvent le deuxième cycle de l'enseignement secondaire, ils ne sont que 18 parmi les jeunes les plus pauvres à y parvenir". "Dans 20 pays au moins, pour la plupart situés en Afrique subsaharienne, pratiquement aucune jeune femme pauvre de milieu rural ne mène ses études secondaires à leur terme", relève ce Rapport mondial de suivi sur l'éducation 2020 de l'Unesco.En 2018, l'Afrique sub-saharienne abritait la plus grande cohorte de jeunes non scolarisés, dépassant pour la première fois l'Asie centrale et du Sud: 19% des écoliers, 37% au niveau du collège, 58% des lycéens potentiels.Dans le monde, près de 260 millions de jeunes n'avaient pas accès à l'éducation, soit 17% de ceux en âge d'être scolarisés. Et parmi les premiers exclus figurent les enfants défavorisés, les fillettes et jeunes filles, les enfants en situation de handicap, ceux issus de minorités ethniques ou linguistiques, les migrants...Ainsi, "les élèves de 10 ans des pays à revenu moyen et élevé ayant reçu un enseignement dans une langue autre que leur langue maternelle obtiennent généralement des résultats inférieurs de 34% à ceux des locuteurs natifs dans les tests de lecture". - Internet à domicile -Ou encore : "dans dix pays à faible et moyen revenu, les enfants handicapés ont 19% de chances en moins d'atteindre un niveau minimum en lecture que ceux qui ne sont pas handicapés". Mais partout, le handicap peut être un obstacle à l'inclusion, notamment du fait des "croyances discriminatoires des parents": "environ 15% des parents en Allemagne et 59% à Hong Kong craignent que les enfants handicapés ne perturbent l'apprentissage des autres".Et aux États-Unis, "les élèves LGBTI étaient près de trois fois plus susceptibles de dire qu'ils avaient pu préférer rester à la maison parce qu'ils ne se sentaient pas en sécurité à l'école".La crise sanitaire actuelle a plus que jamais mis en évidence ces fractures : "Les réponses à la crise de la Covid-19, qui a touché 1,6 milliard d'apprenants, n'ont pas accordé une attention suffisante à l'inclusion de tous les apprenants", soulignent les auteurs du rapport. "Alors que 55% des pays à faible revenu ont opté pour l'apprentissage à distance en ligne dans l'enseignement primaire et secondaire, seuls 12% des ménages des pays les moins avancés ont accès à l'Internet à domicile. Même les approches qui ne nécessitent que de faibles moyens technologiques ne peuvent garantir la continuité de l'apprentissage. Parmi les 20% de ménages les plus pauvres, seuls 7% disposent d'une radio en Éthiopie et aucun n'a de télévision", citent-ils à titre d'exemple. "Dans l'ensemble, environ 40% des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire inférieur n'ont pas réussi à soutenir les apprenants menacés d'exclusion", soulignent-ils, sans omettre de pointer les lacunes des pays riches : "en France, jusqu'à 8 % des élèves ont perdu le contact avec les enseignants après trois semaines de confinement".Sur ces différents constats, le rapport élabore une série de recommandations pour une éducation inclusive, à commencer par des politiques volontaristes, car "de nombreux gouvernements" n'ont pas encore mis en oeuvre de principe d'inclusion. L'Unesco juge aussi nécessaire des financements ciblés.
Les huit présidents de groupes sont entrés ensemble dans l'hémicycle pour dire leur solidarité avec les parlementaires victimes de menaces et de violences.
Les présidents de groupes à l'Assemblée nationale sont entrés ensemble à l'Assemblée nationale mardi 12 février. Objectif : dire leur solidarité avec Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale. Le député LREM du Finistère a porté plainte vendredi 8 février après la découverte de la tentative d'incendie de son domicile breton. Selon les informations du Parisien, Jean-Christophe Lagarde, président du groupe UDI, serait à l'origine de ce geste de soutien. Les chefs de groupes entendaient également dénoncer les violences et menaces dont des parlementaires de la majorité sont victimes depuis plusieurs mois. "L'ensemble des présidents des groupes parlementaires m'a accompagné pour ouvrir notre séance. Réuni ce matin, l'ensemble des présidents des groupes de l'Assemblée nationale a condamné unanimement et avec la plus grande fermeté les actes de violence, d'intimidation et de dégradation commises à l'encontre des représentants de la nation. Ces actes inacceptables portent atteinte à la République et la démocratie tout comme les actes de racisme et d'antisémitisme radicalement contraires au valeur de la République que nous ne tolérerons jamais", a déclaré en ouverture de séance le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand. Le secrétaire d'État attaché au ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a affirmé lundi sur Franceinfo que 80 "dégradations, exactions" visant des permanences parlementaires ou des domiciles avaient été recensées depuis le début du mouvement des "gilets jaunes".
A dix-sept jours de l'ouverture du G7 organisé à Biarritz, du 24 au 26 août, personne ne sait encore où va atterrir l'avion du président américain Donald Trump.
Les Biarrots ne parlent que de ça ! Où va bien pouvoir atterrir Donald Trump avec son Boeing 747 baptisé Air Force One ? Du 24 au 26 août prochain, le président américain participera au G7 organisé à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) mais le plus grand mystère entoure les conditions logistiques de son arrivée. Jusqu'alors, la piste la plus probable renvoyait à l'aéroport de Mérignac, à proximité de Bordeaux. « C'est un avion de grande taille, donc il n'est pas adapté aux petits aéroports régionaux. On aurait tendance à imaginer qu'un aéroport de grande taille (capable de l'accueillir) serait Bordeaux-Mérignac », explique à Europe 1 Xavier Tytelman, spécialiste aéronautique chez CGI Consulting. G7 à Biarritz : mais où va atterrir "Air Force One", l'avion de Donald Trump ?par Europe 1 Lors de ces déplacements, la logistique présidentielle implique que le 747 soit précédé par un convoi aérien de quelques avions cargos qui transportent la limousine présidentielle (« Cadillac One »), une limousine similaire de secours, d'éventuelles autres limousines pour servir de leurre, une ambulance et d'autres équipements nécessaires à l'entourage présidentiel. Des hélicoptères présidentiels du HMX-1 VH-3D Seaking et VH-60N Whitehawk en tant que Marine One sont également transportés. Un autre avion présidentiel de secours (l'autre 747 VC-25A ou un Boeing C-32) accompagne aussi Air Force One lors des déplacements. Un aéroport adapté est donc indispensable. Et la piste de Mérignac n'est finalement pas si évidente que cela.Les bases militaires approchées"Pour aller ensuite au G7, à Biarritz, il faut ensuite prendre un hélicoptère ou se déplacer par le sol. Il y a aussi une sorte de « bulle de sécurité » autour de lui, ce qui interdit tout trafic aérien dans la zone quand l'avion est en vol", souligne l'Expert. Et d'ajouter : "au sol, on ne peut même pas s'en approcher. Il y a une garde armée 24 heures sur 24, il y a certainement des systèmes anti-aériens qui sont à bord. C'est tout une chaîne de sécurité qui va s'installer." Alors que le trafic commercial de l'aéroport Biarritz Pays Basque sera fermé durant la période du G7, sa piste de 2 250 mètres, un peu courte pour certains, continue de diviser. "Si la question est de savoir si nous pouvons recevoir un 747, la réponse est oui, sous réserve d'une étude de sécurité complémentaire", martèle pour sa part Didier Richet, directeur de l'aéroport.Reste enfin une dernière hypothèse évoquée depuis plusieurs semaines : le recours à une base militaire à l'image de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan (Landes) ou de la base 120 de Cazaux (Gironde). Mais comme le rappelle L'Obs, le poids de l'avion américain serait trop important. Le casse-tête Air Force One est donc loin d'être terminé.
Lors de la passation de pouvoir entre l'ancien Haut-commissaire aux retraites et son successeur Laurent Pietraszewski, Jean-Paul Delevoye a salué un homme qui "maîtrise le dossier", se disant "ravi" que ce soit lui qui lui succède.
La passation de pouvoir entre Jean-Paul Delevoye et son successeur, Laurent Pietraszewski, s'est tenue ce mercredi 18 décembre à 9h au ministère des Solidarités et de la Santé. Lors de son discours d'introduction, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a salué le "courage" et le "travail colossal" de Jean-Paul Delevoye, qui reste selon elle "un grand serviteur de l'État". La ministre a également loué son travail "de concertation" "admirable". La ministre a ensuite laissé la parole à Jean-Paul Delevoye. L'ancien Haut-commissaire aux retraites a salué le travail effectué. "Depuis deux ans, nous avons la chance de porter, d'imaginer, de concevoir un projet de société", a-t-il expliqué avant de remercier l'ensemble de ses collaborateurs au Ministère mais également les partenaires sociaux avec lesquels il a travaillé."Je voudrais remercier de façon très particulière les partenaires sociaux : nous avons passé des heures ensemble, dans la clarté, le respect, sans ambiguïté. Ils ont toujours dit pourquoi ils étaient favorables ou défavorables à la réforme. J'ai beaucoup appris à leurs côtés, dans la dimension humaine ou intellectuelle. Nous ne pourrons accompagner les moments compliqués auxquels nous sommes confrontés qu'avec leur accompagnement", a-t-il déclaré. Jean-Paul Delevoye a également dressé les louanges de son successeur. "Cher Laurent, (...) tu maîtrises le dossier et tu connais aussi la réaction des Français sur le terrain. Tu as la confiance des parlementaires", a-t-il déclaré. "Ce qui est important c'est que la France doit gagner, par la confrontation, la puissance et la richesse d'un dialogue social. Bonne chance, Laurent, je suis ravi que ce soit toi qui me succèdes", a-t-il conclu. Jean-Paul Delevoye n'a en revanche pas dit un mot sur ses mandats parallèles qui ont provoqué sa démission. "C'est d'abord un grand honneur mais surtout une grande responsabilité de succéder à Jean-Paul Delevoye", a affirmé Laurent Pietraszewski, prenant la parole à son tour. Le député du Nord a ensuite indiqué son attachement à la réforme des retraites, qu'il a qualifié de "projet de justice sociale, de solidarité envers les femmes, de solidarité envers les travailleurs précaires, de solidarité envers celles et ceux qui ont connu un parcours heurté". Il a affirmé qu'il y aurait "une continuité" du projet et a fait part de sa volonté de "poursuivre le dialogue social" auquel il s'est dit "profondément attaché". Sitôt nommé, le nouveau secrétaire en charge des retraites a un agenda chargé. Il rencontrera dès ce mercredi après-midi les partenaires sociaux pour les réunions bilatérales, avant une rencontre multilatérale jeudi.
Si une décrue généralisée est annoncée, des débordements sont encore à prévoir ce vendredi matin et les conditions de circulation peuvent rester difficiles, prévient Vigicrues.
La situation revient peu à peu à la normale après le passage de la tempête Gloria. Vendredi 24 janvier, dans son bulletin de 10h, Météo France a levé l'alerte inondations qui courrait encore dans l'Aude. Les habitants sinistrés de l'Aude et des Pyrénées-Orientales commençaient à évaluer les dégâts. La tempête a noyé la région sous des trombes d'eau après avoir fait onze morts en Espagne. L'organisme Vigicrues annonce une "décrue généralisée sur la totalité des tronçons surveillés" tout en prévenant que "des débordements localisés vont se maintenir en matinée de vendredi". En conséquence, les conditions de circulation peuvent rester difficiles et des perturbations peuvent encore affecter les transports ferroviaires. Des coupures d'électricité peuvent également se produire. Vigicrues souligne également que les digues peuvent être fragilisées ou submergées.Jeudi soir, quelque 300 personnes restaient empêchées de regagner leur domicile dans l'Aude, selon la préfecture, et 396 foyers toujours privés d'électricité, la décrue ne s'amorçant que lentement. Le trafic était également toujours perturbé sur une soixantaine d'axes routiers, tandis que trois communes étaient privées d'eau potable, sans rétablissement en vue avant le début de la semaine prochaine. Dans les Pyrénées-Orientales, 781 foyers restaient privés d'électricité jeudi en fin de journée, et une trentaine de routes départementales étaient toujours coupées, avec de nombreux éboulements sur le réseau routier. Dans ces deux départements frappés par des pluies diluviennes depuis lundi, aucun blessé ni mort n'avait été signalé jeudi soir.La tempête Gloria, qui a ravagé le littoral méditerranéen en Espagne, a fait au moins onze morts, selon un dernier bilan obtenu jeudi soir auprès des autorités locales qui continuaient à rechercher au moins quatre disparus. Le phénomène météorologique, s'il a été qualifié d'exceptionnel pour sa durée par Météo-France, a été moins violent et moins brutal que lors des inondations du 15 octobre 2018 dans l'Aude, qui avaient tué 14 personnes.
Lucas est décédé à 7 mois, en juin 2014, de malnutrition et de déshydratation. Ses parents comparaissaient cette semaine devant le tribunal de Termonde (Belgique).
La justice leur reprochait de ne pas s'être inquiétés suffisamment tôt de l'état de sante de leur bébé, rapporte la RTBF mercredi 14 juin. Les deux Belges n'avaient emmené leur enfant consulter un pédiatre homéopathe que très tardivement. Le médecin les avait immédiatement orientés vers les urgences, mais le bébé était mort en chemin. Il ne pesait alors que 4,3 kg. Leurs proches avaient pourtant alertés ses parents sur l'amaigrissement du bébé et la dégradation de son état général.Les parents de Lucas, propriétaire d'un magasin bio, ne l'avaient nourri qu'avec du lait végétal, car, selon eux, le bébé ne supportait ni le lait maternel ni le lait en poudre. Ils ont assuré lors de leur procès que l'état de santé de leur bébé n'était devenu vraiment préoccupant que quelques jours avant sa mort. La cour les a reconnus responsables de la mort de Lucas et coupables de ne pas avoir "intentionnellement" consulté un médecin. Condamné à six mois de prison avec sursis, le couple pourrait faire appel, rapporte la RTBF.
Selon les informations du Parisien, le trafic sera fortement perturbé pour la 32ème journée de grève à la RATP contre la réforme des retraites. Le trafic s'améliore en revanche sur les lignes SNCF.
Les usagers des transports en commun d'Ile-de-France devront une nouvelle fois s'armer de patience. Selon les informations du Parisien, le mouvement social de la RATP contre la réforme des retraites continuera d'impacter le trafic sur les lignes de métro et de RER. Le trafic sera très perturbé, les déplacements domicile-travail étant moins nombreux le week-end. La RATP concentrera ainsi le maximum de ses efforts l'après-midi pour garantir un service minimum : 13h-18h pour le métro, 8h-18h30 sur le RER A et 8h-20h sur la B. Dans le même temps, la RATP indique, en marge de ses prévisions, que le réseau de surface sera proche de la normale dimanche 5 janvier avec un trafic quasi normal sur le tramway et 3 bus sur 4 en moyenne. Concernant le métro, seules les lignes 5, 10 et 9 circuleront toute la journée. De 8 heures à 18 heures pour les lignes 5 et 10 et de 10 heures à 18 heures pour la 9, dont plusieurs stations seront fermées. Pour la ligne 1 et 14, automatiques, le trafic sera normal.Enfin, d'après les prévisions de la SNCF, le trafic s'améliore à l'échelle nationale. 2 TGV InOUi sur 3 circuleront, 4 Ouigo sur 5, 1 Transilien sur 5, 2 Intercités sur 5 et 1 TER sur 2. Ce week-end du samedi 4 et dimanche 5 janvier marque la fin des vacances de Noël.
TRANSPARENCE - Après les révélations la semaine dernière du Journal du dimanche (JDD), certains se sont étonnés du patrimoine peu spectaculaire de l'ex-banquier d'affaires. Le candidat à la présidentielle s'en explique cette semaine dans l'hebdomadaire.
Soupçonné de s'être servi dans les caisses de Bercy pour apporter des fonds à son mouvement "En marche", Emmanuel Macron a tenu à être transparent. Le JDD a dressé la semaine dernière avec précision la liste des rémunérations et des biens que le candidat à la présidentielle a accumulé au cours de sa carrière, depuis son passage à la banque d'affaires Rothschild & Cie, jusqu'à sa nomination au ministère des Finances. Fait étonnant, le fondateur d'En marche ne s'est pas constitué un patrimoine spectaculaire, malgré ses années en tant que banquier d'affaires. "Pas de maison à son nom, pas de voiture ni d'œuvres d'art", relève l'hebdomadaire qui précise que ses placements s'élèvent à 227.772 euros."Qu'a-t-il fait des millions empochés chez Rothschild ? A-t-il été soumis à l'impôt sur la fortune pour ces revenus ?". Le détail de son patrimoine n'a pas manqué d'étonner les lecteurs, explique dimanche 19 février le JDD. Le prétendant à l'Élysée a donc fait le point sur sa fortune personnelle et ses dépenses auprès du journal. "Pendant les années Rothschild, Emmanuel Macron a adapté son train de vie à ses revenus et il a donc pas mal dépensé", explique son porte-parole Sylvain Fort. Entre 2008 et 2012, en tant que banquier d'affaires, Emmanuel Macron précise avoir gagné en tout (salaires et bonus compris) 2,8 millions d'euros brut. Après déduction des charges sociales et impôts, il aurait empoché 1,5 millions d'euros, soit 375.000 euros net de gains annuels, qui ont servi à couvrir ses dépenses personnelles, des travaux dans sa maison du Touquet (Pas-de-Calais) et à rembourser ses autres prêts. UN APPARTEMENT À 950.000 EUROS À 30 ANS Il aurait notamment honoré un prêt familial de 50.000 euros et commencé à rembourser son emprunt pour l'achat en 2007, à l'âge de 30 ans, de son appartement parisien. Un logement qu'il paya à l'époque 950.000 euros, alors qu'il gagnait 40.000 euros par an en tant que jeune inspecteur des finances, et pour lequel il emprunta 350.000 euros au Crédit Mutuel, et 550.00 euros auprès de son ami et homme d'affaires Henry Hermand. "L'effet inspecteur des finances en sortie de corps a joué à plein et le prêt d'Henry Hermand lui a servi d'apport personnel", précise son entourage pour justifier cette situation. Emmanuel Macron a par ailleurs également commencé à rembourser son emprunt de 350.000 euros auprès du Crédit Mutuel, à qui il doit encore 227.772 euros, pour rénover la maison du Touquet. Une propriété qui lui a valu d'être assujetti à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) après la réévaluation de la demeure par le fisc de 1,2 million d'euros, sous le seuil déclencheur fixé à 1,3 million d'euros, à 1,4 million d'euros. Acceptant le redressement fiscal, il paye avec sa femme, en 2015, 4.174 euros d'ISF pour 2013, et 2.264 euros pour 2014. Ils paieront à nouveau l'ISF pour 2016. QUELLE GARANTIE POUR UN PRÊT DE 8 MILLIONS D'EUROS ?Désormais, les époux Macron n'ont plus pour seuls revenus que la retraite d'enseignante de Brigitte, soit 2.150 euros par mois, et les droits d'auteur que touche le candidat sur son livre paru en novembre. L'ouvrage, intitulé "Révolution", s'est écoulé jusqu'à présent à 112.000 exemplaires, rapportant autour de 250.000 euros à son auteur. Une somme qui ne suffit évidemment pas à financer une course à la présidentielle.Alors d'où viennent les fonds alloués à sa campagne ? Principalement de dons privés, explique son entourage. Plus de 5 millions d'euros auraient ainsi été collectés. Mais ça ne suffit toujours pas. Alors que la loi fixe le plafond des dépenses à 22,5 millions d'euros pour les deux finalistes de la présidentielle, Emmanuel Macron prévoit un budget de 17 millions pour sa campagne. Des négociations sont en cours avec quatre banques françaises pour obtenir un prêt personnel de 8 millions d'euros avant le mois de mars, selon le JDD.Avec quelle garantie, s'interrogent les lecteurs de l'hebdomadaire ? Si l'ex-ministre ne s'est en effet encore jamais confronté à un scrutin électoral, il semblerait que les sondages qui le placent au coude-à-coude, voire devant François Fillon, et derrière Marine Le Pen jouent en sa faveur. "S'il a plus de 5% des suffrages exprimés au premier tour, il sera couvert à hauteur des sommes empruntées et remboursé par l'État", rappelle son porte-parole Sylvain Fort. Par ailleurs, la banque prêteuse ne déclenchera le prêt qu'après le 17 mars, date butoir pour le dépôt des 500 signatures."
Meeting du Bourget, enfarinade, fête de la victoire à la Bastille... Alexandre Benalla était présent à tous les événements de la campagne présidentielle de François Hollande.
François Hollande a assuré qu'il ne connaissait pas Alexandre Benalla, alors que de nombreuses images laissent supposer de l'inverse, selon l'émission Quotidien (TMC) du lundi 3 septembre.En pleine tournée de promotion pour son livre "Les Leçons de pouvoir", l'ancien président a été interrogé, vendredi 31 août à Cherbourg, par un journaliste de l'émission de Yann Barthès sur l'affaire Benalla, qui a empoisonné l'été d'Emmanuel Macron."Qu'il ait été dans le service d'ordre, à un moment, du Parti socialiste, et donc, forcément dans la campagne de 2012, oui, c'est évident", a expliqué François Hollande. "Je le ne connais pas" personnellement, a-t-il cependant précisé.Pourtant, Quotidien a listé plusieurs événements, images à l'appui, de la campagne présidentielle de 2012 au cours desquels Alexandre Benalla était au plus proche du candidat Hollande. Ainsi, il était à quelques mètres de lui lors du meeting du Bourget, le 22 janvier 2012, alors que l'ex-collaborateur de l'Élysée assurait la protection de Valérie Trierweiler. Alexandre Benalla était également présent sur l'estrade lorsque François Hollande s'est fait enfariné, le 1er février. Affaire Benalla : qui est ce collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestant ?par Le ParisienLe 6 mai 2012, quelques heures après l'annonce de la victoire de François Hollande à la présidentielle, Alexandre Benalla était toujours présent, juste derrière le candidat, sur le scène de la Bastille, où les socialistes fêtaient leur victoire. Selon Quotidien, le garde du corps est "sur toutes les images", et celles présentées pendant l'émission sont le résultat d'une sélection."Après, il y a ce qu'on a découvert du fonctionnement de l'État, a par ailleurs analysé François Hollande. Et dans le livre "Les leçons du pouvoir", je dit 'quand un collaborateur est mis en cause, il faut traiter immédiatement ce sujet, il ne faut pas attendre'. Voilà ma leçon."
POLITIQUE. Les députés de la République en marche se réunissent lundi 18 et mardi 19 septembre pour un séminaire de rentrée destiné à accorder leurs violons politiques et techniques, après les fausses notes de l'été et avant l'arrivée à l'Assemblée de textes cruciaux.Emmanuel Macron l'avait promis : il voulait renouveler la classe politique française.
Pari relevé avec ses nombreux députés élus pour la première fois. Néanmoins, leurs premiers pas à l'Assemblée nationale ne furent pas aussi assurés qu'espérés, entre séances houleuses, tenues d'une main hésitante par certains vice-présidents, les coups d'éclat restés sans réponse des députés d'opposition, et communications floues et parfois contradictoires sur les mesures du gouvernement. Parfois taxés d'amateurisme par les élus les plus aguerris, les 313 députés La République en Marche (LREM), amputés d'un élément après le départ de M'jid El Guerrab, sont ainsi conviés cette semaine non pas à une journée parlementaire, mais à un véritable "séminaire de remotivation" lundi et mardi, ainsi que le décrit le Journal du Dimanche le 17 septembre. UNE CULTURE D'ENTREPRISE ASSUMÉEObjectif : "commencer à construire une aspiration de groupe", comme s'intitule le premier atelier du séminaire qui les rassemblera aux Docks d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Suivront des débats très "coworking" sur "Mon rôle et mon ambition de député LREM ou "Nous et notre écosystème" avant un "apéritif de nos territoires", pour lequel chaque parlementaire est tenu d'apporter une spécialité de sa circonscription, puis un dîner auquel ont été invités le Premier ministre Édouard Philippe et les membres du gouvernement. "On assume totalement le côté team building", explique au JDD Hervé Berville, député des Côtes-d'Armor et porte-parole du groupe.Le mardi sera bien plus politique, "afin d'être en ordre de marche pour la grosse bataille législative de l'automne qui s'annonce", confie à l'AFP le député de l'Eure Fabien Gouttefarde. Des ateliers sur le projet de loi antiterroriste, sur le budget et sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), animés par les cadres des commissions concernées, sont au programme. Ces mises au point doivent permettre à chacun de pouvoir porter à l'unisson ces textes, en circonscription comme devant les médias, durant une rentrée sociale sous tension."300 GUS QUI NE SE CONNAISSAIENT PAS""Ces deux jours ensemble vont contribuer à construire une culture commune et à nous saisir en profondeur des grands textes au programme", résume dans les colonnes de l'hebdomadaire le président du groupe, Richard Ferrand.Le député de l'Eure Fabien Gouttefarde dit attendre de ce séminaire "de pouvoir augmenter la cohésion de notre groupe. Du fait de notre nombre, nous sommes, pour certains d'entre nous encore des inconnus les uns les autres", explique-t-il à l'AFP. "On est 300 gus qui ne se connaissaient pas il y a quelques mois et deviennent majoritaires. Les socialistes sont 30, certains se détestent mais ils savent qui est qui, ils ont mené des combats ensemble ou les uns contre les autres, ils ont vécu des victoires, subi des défaites", souligne un autre élu dans Libération.Au JDD, Hervé Berville l'assure : "Ce séminaire n'est en aucun cas un recadrage, plutôt une montée en puissance".
DÉCRYPTAGE. La France et l'Allemagne vont signer le 22 janvier un nouveau traité de coopération pour renforcer le couple franco-allemand, moteur de l'Union européenne.
Mais sur certains sites de "gilets jaunes" ou d'extrême-droite, des rumeurs circulent, comme celle accusant Emmanuel Macron de céder des territoires à Berlin.Est-ce un nouvel épisode dans la rivalité séculaire entre la France et l'Allemagne ? Paris va-t-elle céder à Berlin l'Alsace et la Lorraine, territoires disputés lors des trois dernières guerres ayant opposé les deux pays ? Et tout ça dans le plus grand secret, grâce au silence complice des médias ? Ce sont les rumeurs qui circulent sur certains sites de "gilets jaunes" ou d'extrême-droite, à l'approche de la signature, le 22 janvier, du traité d'Aix-la-Chapelle, destiné à renforcer la coopération franceo-allemande dans une contexte européen difficile. Mais rien de tout cela n'est vrai, a analysé mardi 15 janvier le Parisien, après avoir consulté le texte.À l'origine de ces faits, une vidéo publiée sur Youtube (et retirée mercredi matin) par le député européen Debout la France, ancien du FN, Bernard Monot. Souverainiste et anti-fédéraliste, il y accuse Emmanuel Macron -un président "totalement illégitime"- de continuer "son travail de destruction de la nation française" et de s'apprêter à "livrer l'Alsace et la Lorraine à une puissance étrangère". Repris par des sites d'extrême-droite, l'information prend de l'ampleur : "La réalité est terrifiante, tragique. Macron va réaliser le rêve d'Hitler avec une France soumise à l'Allemagne et découpée pour agrandir l'Allemagne", écrit par exemple riposte-laique.com.Et ces rumeurs s'accompagnent d'un thème récurrent des thèses complotistes : la complicité des médias qui cachent la vérité au grand public. "Évidemment, comme pour le Pacte de Marrakech, les Français n'ont jamais entendu parler du traité d'Aix-la-Chapelle à la télévision", assure dans sa vidéo Bernard Monot. Mais Le Parisien estime que le sujet a reçu un traitement médiatique normal : l'Agence France Presse a envoyé des dépêches et la presse grand public a traité l'information, qui a même fait l'objet d'un reportage vidéo d'Euronews ou d'une interview sur CNEWS, par exemple.Au cœur des thèses développées par l'eurodéputé, la crainte de voir des territoires français passer sous tutelle étrangère. "Macron, tel un judas, va livrer l'Alsace et la Lorraine à une puissance étrangère", explique-t-il. Sauf que, évidemment, le traité n'évoque aucune cession de territoires ou transfert de souveraineté entre les deux pays, rappelle Le Parisien. L'article 17 du texte indique : "Les deux États encouragent la coopération décentralisée entre les collectivités des territoires non frontaliers. Ils s'engagent à soutenir les initiatives lancées par ces collectivités qui sont mises en oeuvre dans ces territoires". Décentralisation oui, transfert de souveraineté, non.Bernad Monot assure également que la loi française ne sera plus en vigueur dans certains territoires : "En effet, ce traité devrait expérimenter des clauses d'exception à la loi de la République des régions franco-allemandes frontalières, les euro-disctricts, sur le modèle des länders allemands. C'en sera fini des lois françaises dans ces euros-disctricts. L'Alsace passera sous régime allemand et la langue administrative sera l'allemand." Pourtant, le traité s'engage à respecter la constitution des deux pays. "Ils entendent faciliter l'élimination des obstacles dans les territoires frontaliers (...). À cet effet, dans le respect des règles constitutionnelles respectives des deux États et dans les limites du droit de l'Union européenne (...)", indique l'article 13 du traité.Et puis bien sûr, l'allemand ne deviendra pas la langue officielle dans les régions frontalières françaises. "Les deux États sont attachés à l'objectif du bilinguisme dans les territoires frontaliers (...)", précise l'article 15.Le Traité d'Aix-la-Chappelle va "compléter" celui dit de l'Elysée signé en 1963 entre le Général de Gaulle et Konrad Adenauer et qui concrétisa la réconciliation franco-allemande à travers la création de l'Office franco-allemand de la jeunesse (OFAJ) et les échanges de jeunes entre les deux pays. "C'est une nouvelle dynamique qui va se mettre en œuvre parce que dans ce projet de traité, il y a une volonté d'affirmer notre destin commun, y compris notre sécurité commune", relevait jeudi dernier le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian sur la chaîne d'information CNEWS."Le fil rouge du (nouveau) traité c'est la convergence franco-allemande, la convergence de nos économies, de nos sociétés (...) au service du renforcement du projet européen", relève-t-on à l'Élysée. "On n'est jamais allé aussi loin et de manière aussi explicite dans le rapprochement en matière de défense", note la présidence française. Les deux pays vont ainsi adopter "une clause de défense mutuelle qui reconnaît qu'une agression, une menace portée sur l'un des deux pays sera vue comme une agression, une menace par l'autre pays qui mettra tout en œuvre pour aider son partenaire".
1er avril 2009. C'est l'une des premières rencontres entre Michelle Obama et la reine Elisabeth.
Celle qui est la première dame américaine depuis moins d'un an va très bien s'entendre avec la souveraine, peut-être même un peu trop. "La reine a jeté un coup d'œil sur la paire de Jimmy Choo noire que je portais et a secoué la tête. J'ai avoué à la reine que j'avais mal aux pieds. Elle m'a avoué qu'elle aussi avait mal aux pieds. Nous nous sommes regardées avec la même expression, l'air de dire "mais combien de temps va-t-on encore rester debout à ne rien faire avec ces grands dirigeants mondiaux ?". Et là-dessus, elle est partie d'un rire absolument charmant", se souvient Michelle Obama dans son livre "Devenir", publié chez Fayard dont Closer rapporte un extrait savoureux où l'épouse du président américain semble quasiment oublier que c'est tout de même avec la reine qu'elle est en train de converser. "Nous n'étions rien d'autre que deux dames fatiguées opprimées par nos chaussures. (...) Alors, j'ai fait ce que je fais instinctivement lorsque je me sens en phase avec une nouvelle personne, à savoir extérioriser mes sentiments. J'ai affectueusement passé la main par-dessus son épaule. À cet instant précis, je ne savais pas que j'étais en train de commettre ce qui allait être considéré comme un faux pas ultime", relate Michelle Obama dans son livre. Un non-respect du protocole plutôt mignon, un petit couac qui ne va pas refroidir les relations entre les deux femmes, bien au contraire. Elles se reverront à de nombreuses reprises. "Si je n'ai pas fait ce qu'il fallait, au moins j'ai fait quelque chose d'humain. Je dirais même que cela n'a pas posé de problème à la reine, parce que lorsque je l'ai touchée, tout ce qu'elle a fait, c'est se rapprocher de moi, posant sa main gantée avec douceur dans le bas de mon dos", écrit Michelle Obama dans son ouvrage.
Les organisateurs ont été identifiés et devront "s"expliquer".
Ils étaient en tout une centaine -joueurs et spectateurs- à se réunir au stade Soufflot. La police a dispersé samedi soir les participants à un match de football à Amiens, dans la Somme, a indiqué France Bleu dimanche 17 mai. Si les activités sportives individuelles sont de nouveau autorisées depuis le 11 mai, les sports collectifs, eux, restent totalement interdits. De même que les rassemblements de plus de 10 personnes. Pourtant, une centaine de personnes se sont réunies samedi soir dans un stade d'Amiens pour participer à un match de football, pendant un peu plus d'une heure.Après un premier rappel à l'ordre, la police a dû intervenir pour disperser la foule, dans une ambiance tendue, souligne France Bleu. Le parquet d'Amiens a ouvert une enquête pour mise en danger de la vie d'autrui. Selon l'Aisne Nouvelle, qui cite la préfecture, les organisateurs ont été identifiés et ils seront convoqués "pour s'expliquer".Dimanche soir, une centaine de personnes ont de nouveau tenté de pénétrer dans le stade pour y jouer au football. Les policiers les ont également dispersés.
Cinq ans après les faits, François Hollande estime que la décision des assauts contre les frères Kouachi et Amédy Coulibaly est "la plus lourde, la plus grave" qu'il a dû prendre.
Attendu depuis cinq ans, le procès des attentats jihadistes de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher s'ouvre mercredi 2 septembre à Paris. Quatorze personnes sont poursuivies, soupçonnées à des degrés divers de soutien logistique aux frères Saïd et Chérif Kouachi et à Amédy Coulibaly, auteurs des tueries qui ont fait 17 morts, entre le 7 et le 9 janvier 2015. A l'époque, François Hollande était le président de la République. "Je m'en rappelle presque comme si c'était hier, même si c'était il y a cinq ans", confie-t-il mardi matin au micro de RTL. "Je suis à mon bureau, il est à peu près midi. Je dois recevoir le président de Total, et j'ai l'information selon laquelle il y a une attaque qui est engagée contre Charlie Hebdo". Le chef de l'Etat "ne connaît pas encore l'ampleur de l'attaque terroriste". "C'est Patrick Pelloux (urgentiste et collaborateur de Charlie Hebdo, ndlr) qui appelle et me donne, en larmes, ce qu'il voit. . Ils ne le sont pas tous, mais pour lui qui arrive dans la salle de rédaction et qui découvre ses amis (...) il a devant lui des femmes et des hommes qui sont couchés et morts. Il me dit dans un pleur que ce qui vient de se passer est terrible pour lui, C'est-à-dire l'information selon laquelle ils sont tous mortsmais aussi pour la France", poursuit François Hollande.Le locataire de l'Elysée prend alors rapidement la décision de se rendre sur place, malgré les recommandations de son service de sécurité. "Je considère qu'il faut aller sur les lieux parce que l'attaque contre Charlie Hebdo est une attaque contre la France. Il faut une parole et le plus vite possible", justifie-t-il aujourd'hui. "Je pense qu'il était important que les Français aient immédiatement la réaction de leur Président", insiste-t-il.Le moment où il a dû décider de l'assaut contre les frères Kouachi à l'imprimerie de Dammartin-en-Goële et celui contre Amédy Coulibaly à l'Hyper Cacher est l'un des souvenirs qui le marquent encore profondément. "C'est la décision la plus lourde, la plus grave que j'ai eu à prendre", estime-t-il encore aujourd'hui.
La Cour européenne des droits de l'Homme a ouvert la voie mardi à l'arrêt des soins de Vincent Lambert, dans un état végétatif depuis 10 ans, en rejetant la requête de ses parents qui contestaient la décision du Conseil d'Etat de les suspendre.
La CEDH a "refusé les demandes de mesures provisoires qui lui ont été présentées, à savoir de suspendre l'exécution de l'arrêt du Conseil d'État du 24 avril 2019 et prononcer une interdiction de sortie du territoire de Vincent Lambert", a annoncé dans un communiqué la Cour, saisie pour la deuxième fois dans cette affaire devenue un symbole du débat sur la fin de vie en France."La Cour est consciente que (...) la demande", formulée par des proches de Vincent Lambert, "a pour but de s'opposer une nouvelle fois à l'arrêt des traitements qui (le) maintiennent (...) en vie", écrivent les juges européens.Ils rappellent que la CEDH avait déjà tranché, en 2015, en faveur d'un arrêt "de l'alimentation et de l'hydratation artificielles", à la suite d'une ordonnance du Conseil d'Etat de juin 2014. Les décisions sur un arrêt des soins n'ont jamais été mises en oeuvre, freinées par de multiples imbroglios et recours juridiques successifs."Acharnement thérapeutique"Ancien infirmier psychiatrique de 42 ans, Vincent Lambert est hospitalisé au CHU de Reims où il se trouve en état végétatif à la suite d'un accident de la route en 2008. Selon ses médecins, il souffre de lésions cérébrales "irréversibles". Ses parents, fervents catholiques opposés à l'euthanasie passive, réclament sa prise en charge dans une unité spécialisée pour personnes lourdement handicapées.Au terme d'une longue bataille, ils avaient saisi le Conseil d'Etat pour faire suspendre la décision collégiale du CHU de Reims, prise le 9 avril 2018 pour faire cesser un "acharnement thérapeutique", et validée fin janvier par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne), puis par le Conseil d'Etat la semaine dernière.La plus haute juridiction administrative avait jugé l'arrêt des soins légal, dans la mesure où la poursuite du traitement ne vise que le "maintien artificiel de la vie", traduisant "une obstination déraisonnable", clé de voûte de la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie. Outre la CEDH, les parents de Vincent ont saisi le Comité international de protection des droits des personnes handicapées (CIDPH) de l'ONU. C'est donc devant cette autre instance internationale que va se poursuivre la bataille judiciaire autour du maintien en vie de leur fils."Condamné à mort"L'affaire Vincent Lambert déchire sa famille depuis six ans: d'un côté, les parents, un demi-frère et une soeur s'opposent à l'arrêt des soins; de l'autre, son épouse Rachel (sa tutrice légale depuis 2016), son neveu François et cinq frères et sœurs du patient dénoncent un acharnement thérapeutique. "Si nous ne pouvons que déplorer cette décision de la CEDH qui condamne Vincent Lambert à mort pour la 5e fois, c'est du CIDPH que nous attendons aujourd'hui et principalement que les droits de Vincent Lambert soient enfin défendus", ont réagi dans un communiqué ses parents, son demi-frère et sa soeur. Vincent Lambert : vers l'arrêt des soins ?par CNEWSSelon l'un de leurs avocats, Me Jean Paillot, la réponse du Comité de l'ONU devrait intervenir assez rapidement, "en début ou milieu de semaine prochaine". Il reste une incertitude quant à la portée juridique de la décision: "En pratique, la France se sent plus tenue par les décisions de la CEDH que des comités de l'ONU lorsqu'il y a divergences", explique le spécialiste du droit européen Nicolas Hervieu.L'avis du comité est "consultatif", balaye aussi dans un communiqué François Lambert, le neveu de Vincent, opposé à la poursuite des soins. Désormais, "rien ne s'oppose (...) à ce que la décision (d'arrêter les soins) soit appliquée" et "il revient (aux médecins) de mettre les moyens nécessaires pour que la décision puisse être appliquée et que Vincent puisse enfin partir", affirme-t-il.
Un pilote de la compagnie Air France, qui volait au-dessus de la Guyane, a pu filmer le décollage réussi de la fusée européenne Ariane 5. Des images rares, belles et émouvantes.
Éric Boichut a assisté samedi 15 août à un spectacle rare et extraordinaire. Il a vu depuis le ciel le décollage d'une fusée pour l'espace, en l'occurrence celui d'Ariane 5 depuis Kourou (Guyane).Cette "vue unique", il la doit à son statut de pilote de ligne pour la compagnie Air France. Il a partagé le lendemain ce "grand moment d'émotion" sur Twitter, photos et vidéos à l'appui. "Hier soir, j'étais le commandant de bord du vol Air France 853 Cayenne-Paris, un grand moment d'émotion partagé avec l'équipage, nos passagers, les infirmières, médecins, pompiers venus en renfort en Guyane" combattre le coronavirus. "Une vue unique du décollage d'Ariane 5", écrit Éric Boichut accompagnant son commentaire d'une vidéo de la fusée qui traverse les nuages. Le pilote n'aurait pas pu assister à ce spectacle si Ariane 5 avait décollé comme prévu fin juillet. Samedi, c'était son quatrième essai pour mettre en orbite deux satellites de télécommunications et un ravitailleur.Premier lancement depuis le déconfinementLe lancement, initialement programmé pour le 28 juillet, avait une première fois été repoussé "afin de procéder à des inspections techniques complémentaires", puis à nouveau à cause "d'un comportement anormal d'une sonde dans le réservoir hydrogène liquide de l'étage principal cryotechnique". Et une troisième fois, jeudi, pour des "conditions défavorables de vent en altitude".Arianespace signe là son premier lancement depuis le gel des activités du port spatial européen décrété mi-mars par le Centre national d'études spatiales (CNES) en raison du coronavirus. Ce lancement était le 109e d'Ariane 5, le troisième d'Ariane 5 en 2020 depuis la Guyane.
Une ancienne miss météo est en grande difficulté. Endettée, elle a lancé un appel aux dons pour se reconstruire, explique La Parisienne.
Elle était au sommet, reconnue, en prime sur le "Grand journal". Mais tout est fini aujourd'hui pour Solweig Rediger-Lizlow. La miss météo de la saison 2011-2012 est aujourd'hui au bord du gouffre révèle La Parisienne. À tel point qu'elle a dû lancer un appel aux dons sur internet pour éponger ses dettes. C'est sur la plateforme GoFundMe qu'elle demande de l'aide. Car celle qui n'est restée qu'un an à la présentation de la météo de l'émission de Michel Denisot - à cause de la "censure et de l'humiliation" dit-elle - n'a maintenant plus de ressources. Partie tenter sa chance aux États-Unis en tant que mannequin, son visa a expiré ce qui l'a contrainte à quitter le pays. "Je me suis retrouvée hors de ma maison, hors de mon pays bien-aimé et hors de ma propre vie en général", dit-elle sur GoFundMe.DépressionAujourd'hui, la jeune femme vit en Italie, chez les grands-parents de son compagnon, peut-on apprendre. Une situation qui la désespère. "J'ai touché le fond. Nous n'avons plus rien. Je suis coincée dans une petite ville où je ne parle pas la langue locale. Je n'ai pas les ressources pour changer ma situation ni pour chercher un meilleur travail dans la capitale", explique-t-elle.Un appel à l'aide qui pourrait s'apparenter à un genre de dépression. "Tous les jours deviennent un peu plus lourds", concède l'ancienne miss, qui raconte comment elle s'est surendettée progressivement en multipliant les prêts.Aujourd'hui, Solweig Rediger-Lizlow veut rebondir grâce à la somme qu'elle réclame, précisément "9 965 euros". Un petit pécule qui lui permettrait de régler ses factures, mais également de "commencer une nouvelle vie" et "créer du contenu pour les réseaux sociaux" grâce à une amie qui vit à Londres, raconte-t-elle.Si jusqu'à présent elle a récolté près de 4 000 euros, de nombreux commentaires négatifs ont fleuri sous la page du site pour dénoncer cet appel, souvent teinté de moqueries. Pas certain que l'ancienne protégée de Michel Denisot n'en ressorte grandie.
RTL a annoncé vendredi l'arrivée sur son antenne pour la rentrée d'Eric Brunet (ex-RMC) et du chef Cyril Lignac, tandis que Bérénice Bourgueil, qui faisait déjà partie de ses voix estivales, coprésentera le nouveau jeu "Tout à gagner".
Eric Brunet, qui animait jusqu'en juillet l'émission de débat "Brunet Neumann" sur RMC, "présentera tous les dimanches de 13h à 14h une nouvelle émission pour analyser et décrypter avec son franc-parler les grands sujets d'actualité", et il interviendra également tous les vendredis dans RTL Soir, selon un communiqué de la station.Le journaliste a également rejoint cet été la chaîne d'info LCI.Autre nouveauté annoncée par la radio installée à Neuilly, le chef Cyril Lignac, qui avait brillé sur M6 durant le confinement avec "Tous en cuisine", interviendra dans la matinale d'Yves Calvi, à 8h55, pour prodiguer ses conseils aux auditeurs. Son arrivée constitue une nouvelle passerelle entre M6 et RTL, qui font partie toutes deux du groupe M6.La radio renforce en outre sa grille en faisant appel à Bérénice Bourgueil. L'animatrice belge, qui a fait ses classes outre-Quiévrain sur Bel RTL, était déjà présente dans les grilles d'été de RTL depuis plusieurs saisons. Désormais elle animera avec Bruno Guillon (par ailleurs présentateur de la matinale de Fun Radio et des "Z'amours" sur France 2), un nouveau jeu appelé "Tout à gagner", programmé en fin de matinée.Ce jeu remplace l'émission de divertissement "A la bonne heure" de Stéphane Bern, parti sur Europe 1 après neuf ans à l'antenne de RTL.La station, toujours engagée dans un duel serré avec France Inter pour la prééminence des audiences radiophoniques, a déjà annoncé toute une série de changements ces derniers mois, qui vont renouveler assez fortement sa grille pour la saison 2020/2021.Cela inclut le départ de Sidonie Bonnec et Thomas Hugues (qui présentaient "La curiosité est un vilain défaut"), le lancement d'un nouveau talk show le samedi matin animé par Karine Le Marchand et Laurent Baffie, ou encore le changement de présentateur de "L'heure du crime", Jean-Alphonse Richard succédant à Jacques Pradel.
Les deux pays les plus touchés par la pandémie de coronavirus ont atteint mercredi des caps macabres, les Etats-Unis dépassant les 150.000 morts, et le Brésil franchissant pour sa part la barre des 90.000 décès liés au Covid-19.
L'épidémie est très virulente dans le plus grand pays d'Amérique latine, qui enregistre une moyenne de plus de 1.000 décès par jour sur sept jours glissants depuis début juillet.De son côté, la première puissance mondiale, qui avait annoncé fin février son premier décès lié au nouveau coronavirus, déplore cinq mois plus tard 150.000 victimes, soit l'équivalent de la ville de Savannah, en Géorgie. Après avoir connu une amélioration vers la fin du printemps, les Etats-Unis voient depuis fin juin l'épidémie repartir à la hausse, notamment dans le sud et l'ouest du pays, où de nombreux Etats avaient rapidement assoupli leurs mesures de confinement, comme l'appelait de ses voeux le président Donald Trump.Confrontée à la lenteur des tests de dépistage et à des insuffisances dans le suivi des contacts des personnes contaminées, la touristique Floride a ainsi enregistré mercredi à elle seul 216 nouveaux décès en 24 heures, un record pour cet Etat. Au total, le pays a enregistré mercredi près de 1.270 morts supplémentaires en une journée, et plus de 68.000 nouveaux cas, remontant ainsi aux niveaux enregistrés ces deux dernières semaines, après une légère baisse au cours du week-end.- "Comme un rêve" -Dans la ville sainte musulmane de La Mecque, en Arabie saoudite, de 1.000 (selon Ryad) à 10.000 (selon les médias locaux) fidèles seulement ont été autorisés à prendre part au grand pèlerinage annuel, contre 2,5 millions l'année dernière. Soumis à des tests de dépistage et placés en quarantaine à leur arrivée, les pèlerins, portant un masque et se tenant à distance les uns des autres, ont procédé aux sept circonvolutions rituelles autour de la Kaaba, la pierre noire au coeur de la Grande mosquée.Ils ont ensuite pris le chemin de Mina, à quelques kilomètres de là, pour y passer la nuit dans une ville de toile désinfectée.Tous portaient le vêtement blanc sans couture, l'"ihram", de rigueur pour le pèlerinage, mais le contraste était saisissant entre ces petits groupes et la foule qui remplit habituellement la Grande mosquée tous les ans à cette occasion."C'est un sentiment indescriptible", a déclaré un pèlerin égyptien, Mohammed Ibrahim, 43 ans. "C'est comme un rêve".- Mesures drastiques à Hong Kong - Dans le monde, le Covid-19 a fait au total 660.787 morts, selon le dernier bilan établi mercredi par l'AFP. Parmi les pays les plus endeuillés figurent, derrière les Etats-Unis et le Brésil, le Royaume-Uni (45.878), le Mexique (44.876) et l'Italie (35.123).En Chine, d'où est partie la pandémie à la fin de l'année 2019, les autorités ont annoncé mercredi 101 nouveaux cas de contamination au nouveau coronavirus, le plus lourd bilan en trois mois, alors que les salles de sport, les bars et les musées étaient fermés dans les zones les plus touchées.Hong Kong est pour sa part sur le point de connaître une épidémie de "grande ampleur", a averti la cheffe de l'exécutif, Carrie Lam, au moment où entrait en vigueur dans la ville les mesures de distanciation sociale les plus poussées depuis le début de la crise.Les 7,5 millions d'habitants de cette ville très densément peuplée sont désormais dans l'obligation de porter un masque en public, tandis que les restaurants ne peuvent plus servir que des plats à emporter. Et les rassemblements à plus de deux personnes, à l'exception des familles, ne sont plus autorisés.L'Inde en revanche a annoncé pour début août un assouplissement de ses mesures de confinement. Les salles de sport et de yoga pourront rouvrir et le couvre-feu actuel imposé entre 22H00 et 5H00 sera levé dans le vaste pays, qui a franchi la barre des 1,5 million de cas déclarés, ce qui en fait le troisième pays le plus touché au monde en valeur absolue.- Deuxième vague? -En Europe, l'Espagne a vu le nombre de nouveaux cas quotidiens plus que tripler depuis deux semaines, pour dépasser les 1.800. Après la France et le Royaume-Uni, l'Allemagne a déconseillé à ses ressortissants d'y voyager.La Roumanie a elle adopté de nouvelles mesures pour endiguer la flambée de nouveaux cas, dont le port du masque obligatoire dans certains espaces extérieurs et une activité réduite pour les bars et restaurants.Le ministre français de la Santé Olivier Véran a assuré pour sa part que la France n'était "pas dans une deuxième vague", tout en demandant à ne "pas lâcher" les efforts afin de l'éviter.Sur la course mondiale à la production d'un vaccin, la Russie a annoncé mercredi qu'elle espérait entamer la production de deux d'entre eux en septembre et en octobre, tentant de prendre le monde entier de vitesse. Deux vaccins conçus par des chercheurs des centres étatiques russes "sont aujourd'hui les plus prometteurs", a affirmé la vice-Première ministre russe, Tatiana Golikova.
Remplissez les stades malgré les huis clos avec une effigie de vous en carton: la bonne idée a tourné à la mauvaise farce en Australie, avec un célèbre tueur en série apparaissant dans les tribunes d'un match de rugby à XIII.
La fédération australienne (NRL) voulait marquer le coup lors de sa reprise le week-end dernier, à huis clos, après plusieurs semaines de suspension des matches pour cause de pandémie de Covid-19.S'inspirant d'une idée déjà appliquée pour les matches de football en Allemagne, elle propose aux fans de payer 22 dollars australiens (13,5 euros) pour faire imprimer une effigie en carton d'eux, grandeur nature, disposée dans les tribunes.Mais des farceurs ont détourné le dispositif en envoyant des photos... insolites. Par exemple celle de Harold Shipman, surnommé "Dr. Death" (Docteur La Mort), un médecin anglais reconnu coupable en 2000 d'avoir tué 15 de ses patientes.On a pu voir son portrait dimanche en tribunes du match entre les Penrith Panthers et les Newcastle Knights... alors qu'il s'est suicidé en détention il y a plus de 15 ans.Plus léger, les téléspectateurs australiens ont aussi pu distinguer dans les tribunes le portrait de Dominic Cummings, le conseiller du Premier ministre britannique Boris Johnson qui s'est retrouvé au coeur d'une polémique pour avoir contourné le confinement obligatoire.La polémique a poussé la NRL à annoncer une réforme du dispositif. "Nous revoyons le processus de contrôle de +Fans dans les Tribunes+. Le week-end était un essai et les essais sont faits pour régler les problèmes", a déclaré la Ligue dans un communiqué.
La maire de Marseille, Michèle Rubirola, (EELV) estime que "la répression ne marche qu'un moment" et préconise plutôt dans la lutte contre le Covid-19, d'"accompagner les mesures d'explications", dans un entretien publié lundi sur le site du journal Le Monde.
"Dans les rues à haute fréquentation, dans les centres-villes, les centres commerciaux, le port du masque doit être obligatoire. Dans les espaces aérés où l'on est seul, il n'y a pas de risque avéré", a estimé Mme Rubirola. Dans la deuxième ville de France, le port du masque est obligatoire partout depuis la fin août.Mme Rubirola s'est entretenue durant le week-end avec le préfet des Bouches-du-Rhône, sommé par le Premier ministre de proposer d'ici à lundi des "mesures complémentaires" pour Marseille, particulièrement touchée par la "deuxième vague" du Covid-19.Elle a critiqué les "mesures d'affichage" demandées par certains élus, comme le président de région Renaud Muselier (LR), qui a souhaité la fermeture des plages et des parcs après 20H00. "Si, en sortant de la mairie, je vais me baigner, seule, après 20H00, je ne pense pas présenter un risque de transmission du virus", a estimé la maire, qui est aussi médecin.Plutôt que refuser "l'accès à l'espace balnéaire", Michèle Rubirola souhaite interdire les rassemblements publics "sans distanciation physique".La maire explique le rebond épidémique dans sa ville par "un fort accroissement de la fréquentation de la ville pendant les vacances", reconnaissant "des erreurs: "lorsqu'on a laissé de grandes fêtes se dérouler, notamment sur les +rooftops+ (terrasses sur le toit)".Elle a mis en garde contre "des décisions mortifères", demandant notamment "de ne pas toucher aux horaires de fermeture des bars et des restaurants", déjà forcés par arrêté préfectoral à fermer à 00H30. La maire a requis une augmentation de la fréquence des transports en commun et la fermeture des "lieux à risques qui ne respectent pas les mesures barrières imposées".Mme Rubirola a aussi jugé que "la situation (était) préoccupante mais (...) sous contrôle", affirmant que "les Marseillais pren(aient) conscience de la situation".Dimanche, M. Muselier, lui aussi médecin de formation, avait réclamé, sur RTL, "d'interdire les fêtes de mariage" et préconisé de "rendre obligatoire le vaccin contre la grippe sur tout le territoire pour les plus de 65 ans et la totalité du personnel soignant".Mme Martine Vassal, présidente LR du département des Bouches-du-Rhône, souhaite réprimer "sévèrement" les personnes qui, en intérieur, refusent de porter le masque.
Les milliers de pompiers américains, canadiens et australiens déployés en Californie pour tenter de contenir les gigantesques incendies qui ravagent cet Etat depuis plusieurs jours ont progressé lundi face aux flammes, profitant de conditions météorologiques plus favorables que prévu.
Au total, selon le gouverneur de l'Etat Gavin Newsom, plus de 485.000 hectares, soit l'équivalent de la superficie du Grand Canyon, ont été réduits en cendres par les 625 foyers d'incendie en cours. Sur ces 625 incendies, 17 sont considérés comme majeurs, a-t-il ajouté, dont le "LNU Lightning Complex" et le "SCU Lightning Complex" qui sont devenus tous les deux les plus grands incendies de l'histoire de la Californie.Le premier a éclaté au nord de San Francisco le 8 août dernier et était maîtrisé à hauteur de 22% lundi après-midi ; le second, qui a éclaté le même jour, au sud-est de San Francisco n'était contenu qu'à 10% en début de journée.Un autre incendie majeur - le "CZU Lightning Complex" - a quant à lui réduit en cendres des zones situées plus proches de la côte.La plupart de ces incendies ont été provoqués par la foudre et des records de chaleur dans le centre et le nord de la Californie. Ils ont détruit plus de 100 maisons et autres structures et font planer une menace sur 100.000 bâtiments supplémentaires, selon les autorités. Au total, quelque 14.000 pompiers ont été depêchés sur place, de Californie mais également d'autres Etats américains, d'Australie ou encore du Canada, pour tenter de contenir les incendies. D'une ampleur sans précédent, ces derniers surviennent relativement tôt dans la saison qui s'étend habituellement d'août à novembre.Les températures élevées et la faible humidité qui ont attisé les flammes la semaine dernière se sont un peu atténuées lundi, offrant un répit relatif aux pompiers. Les orages, qui étaient prévus pour dimanche et pendant trois jours, ne se sont eux finalement pas produits mais les autorités ont toutefois exhorté la population à ne pas baisser la garde.
Les témoignages de victimes d'actes anti-LGBT ont augmenté de 26% en France en 2019, une augmentation continue et "alarmante" depuis quatre ans, dénonce SOS Homophobie dans son rapport annuel dévoilé lundi.
L'an dernier, l'association a recueilli 2.396 témoignages de personnes LGBT (lesbiennes, gays, bies, trans), soit le deuxième total le plus élevé depuis la création du rapport après 2013, année marquée par les manifestations contre le mariage pour tous (3.517 témoignages).Ces chiffres confirment ceux publiés samedi par le ministère de l'Intérieur qui a recensé 1.870 victimes d'infractions à caractère homophobe ou transphobe en 2019, en hausse de 36% par rapport à 2018."Les mêmes mouvements qui, en 2013, ont manifesté contre le droit au mariage pour les couples de même sexe ont fait entendre leur voix en 2019 contre l'extension de l'accès à la PMA" pour toutes les femmes, soulignent en préambule du rapport Véronique Godet et Jérémy Faledam, co-présidents de SOS Homophobie."Leur parole a été largement relayée, souvent au détriment de celle des premières personnes concernées par cette loi, et a encore une fois cristallisé et généré des violences LGBTIphobes", estiment-ils.Le rapport note par ailleurs "une explosion" du nombre d'agressions physiques à l'encontre de personnes trans, passées de 14 à 32 entre 2018 et 2019. "De nombreux témoignages nous sont parvenus au second semestre, en réaction à la prise de parole courageuse de Julia", explique SOS Homophobie, en référence à cette jeune femme trans dont l'agression filmée fin mars 2019 à Paris avait été très médiatisée.Le nombre d'agressions physiques continue d'augmenter avec 237 cas signalés, contre 231 en 2018, ce qui constituait déjà un triste "record". Cela témoigne d'"un ancrage profond des violences" - des coups et blessures dans deux tiers des cas - motivées "par une vision stéréotypée et dépassée de la société", souligne l'association.Les manifestations de rejet (72%) et les insultes (47%) sont les faits les plus fréquemment signalés par les victimes, devant les discriminations (22%), les menaces (19%) et le harcèlement (18%).Comme chaque année, les victimes qui témoignent sont principalement des hommes (73%) de la tranche 25-50 ans (quand leur âge et leur genre sont connus). Depuis 2010, le principal lieu d'expression anti-LGBT demeure Internet et les réseaux sociaux avec une "explosion des signalements", de 383 cas en 2018 à 596 l'an passé (+56%).Le deuxième espace le plus propice aux actes anti-LGBT sont les "lieux publics" où les couples de femmes sont plus particulièrement visés (58% des lesbiennes étaient avec leur compagne lors de leur agression contre 22% des gays).
Les commerçants de l'avenue parisienne envisagent de se regrouper en association et de porter plainte pour "non-assistance à commerce en danger", après les dégâts qu'ils ont subis dimanche 14 juillet.
Les commerçants des Champs-Élysées veulent faire entendre leur ras-le-bol. Dimanche après-midi, plusieurs boutiques du quartier ont été vandalisées lors de manifestations de "gilets jaunes" et après la victoire de l'Algérie en Coupe d'Afrique des nations (CAN). Plusieurs vitrines ont été fracassées et des vélos, scooters et poubelles incendiés sur l'avenue et aux alentours. Selon France Bleu Paris, les propriétaires des négoces concernés comptent déposer plainte contre l'État pour "non-assistance à commerce en danger".Face-à-face avec les forces de l'ordreDimanche après-midi, alors que les forces armées avaient quitté l'avenue après leur traditionnel défilé, plusieurs dizaines de personnes, dont des "gilets jaunes", ont investi l'avenue des Champs-Élysées et entamé un face à face tendu avec les forces de l'ordre. Des incidents sont survenus, rapidement condamnés par l'ensemble de la classe politique. Puis dans la soirée, de nouvelles violences ont éclaté lorsque des supporters de l'Algérie sont venus fêter la qualification de l'équipe nationale de football en finale de la CAN. Des commerçants excédésDepuis le mois de novembre et le début de la mobilisation des "gilets jaunes", pas moins d'une vingtaine de commerces ont déposé le bilan, indique FranceInfo. Un gérant de bureau de tabac raconte, excédé, les dégradations qu'il a subies dimanche après-midi, lors de la mobilisation des "gilets jaunes". "Ils m'ont fracturé mon rideau, ils m'ont cassé mes vitres. Ils m'ont certainement bousillé mon moteur électrique. Il va falloir encore avancer l'argent, se faire rembourser par les assurances, c'est le ras-le-bol", déclare-t-il. "On est écœurés."
La Russie, où le porte-parole de Vladimir Poutine a été à son tour diagnostiqué positif au nouveau coronavirus, est devenu mardi le deuxième pays au monde en nombre de cas, mais elle a néanmoins entamé mardi un prudent déconfinement.
Se fiant à la faible mortalité officiellement enregistrée à travers le pays, plusieurs régions russes, moins affectées, certains commerces comme les salons de beauté ont pu rouvrir. La plupart des lieux publics demeurent cependant fermés, restaurants compris, tandis que les rassemblements sont interdits jusqu'à nouvel ordre.Ainsi, au Bachkortostan (Oural), le dirigeant régional Radi Khabirov a annoncé la réouverture diurne "des rives, quais et parcs". Magadan, en Extrême-Orient, a pour sa part autorisé les activités sportives individuelles en extérieur.A Moscou, principal foyer de l'épidémie, un confinement quasi-général reste en vigueur. Le port du masque et des gants de protection a été rendu obligatoire dans les transports publics et les supermarchés.Avec 232.243 cas depuis le début de l'épidémie, dont 10.899 annoncés mardi, la Russie est désormais 2e au monde en terme de contaminations, loin derrière les Etats-Unis mais devant l'Espagne et le Royaume-Uni. - Le porte-parole de Poutine malade - Depuis le début du mois de mai, ce sont plus de 10.000 cas qui sont recensés quotidiennement, une évolution que les autorités expliquent par un dépistage massif, avec 5,8 millions de tests, d'après le comptage du jour.Contamination symbolique, le porte-parole du président Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a annoncé être malade du Covid-19 mais ne pas avoir eu de contact avec le président depuis plus d'un mois.Avant lui, le Premier ministre Mikhaïl Michoustine avait annoncé son hospitalisation le 30 avril. Deux autres ministres ont aussi été contaminés.Rapporté au nombre des cas, celui des morts, 2.116, demeure cependant faible, loin des niveaux rencontrés en Italie, en France et même en Allemagne, pays cité en exemple pour sa gestion de la crise.Atteinte par l'épidémie après l'Europe occidentale, la Russie assure que si la mortalité est inférieure, c'est qu'outre le dépistage, elle a ordonné dès mars le confinement des voyageurs en provenance de pays touchés ainsi que des populations à risque, et réorganisé son système hospitalier.Des critiques jugent néanmoins que la mort de plusieurs milliers de personnes n'a pas été prise en compte, soupçonnant les autorités d'attribuer à d'autres pathologies des décès de malades du Covid-19."Nous ne manipulons pas les statistiques officielles", a répliqué la vice-Première minstre en charge du dossier, Tatiana Golikova.Dans ce contexte, Vladimir Poutine a ordonné un déconfinement régionalisé, "pas à pas" en fonction de la situation épidémiologique. Il a mis fin à une période chômée rémunérée nationale instaurée fin mars.Le président a également appelé à la relance de la machine économique qui a souffert, comme ailleurs, du confinement mais aussi de la chute des prix du pétrole."Partout où c'est possible, il faut créer les conditions de la reprise des activités", a-t-il dit, citant notamment le bâtiment, l'industrie, l'agriculture et l'énergie .A Moscou, l'essentiel des mesures de confinement restent cependant en vigueur jusqu'au 31 mai, la capitale comptant plus de la moitié des cas recensés en Russie. - Port de masque et lourde amende -Seul allègement, la réouverture mardi des industries et des chantiers, secteurs employant un demi-million de travailleurs.En conséquence, le port du masque et de gants de protection a été rendu obligatoire dans les transports et lieux publics, comme les supermarchés. Mardi, les réfractaires étaient réprimandés, mais, dès mercredi, ils seront sanctionnés d'une lourde amende de 5.000 roubles, soit 63 euros.Tatiana Khan, passagère d'un bus, estime la mesure nécessaire."C'est pour que tout le monde comprenne", affirme cette employée municipale qui a travaillé à la désinfection des entrées d'immeubles et dont le mari, cuisinier, est au chômage du fait du confinement.Enfin, à Saint-Pétersbourg, un incendie a fait cinq morts parmi des malades hospitalisés en réanimation. La cause du drame est un appareil de respiration artificielle qui a pris feu."On a évité un grand nombre de victimes grâce au professionnalisme et à l'abnégation des médecins et des infirmières", a dit, dans un communiqué, Alexandre Beglov, gouverneur de la ville.
Des dizaines de milliers d'écoliers philippins ne seront pas autorisés à retourner à l'école tant qu'un vaccin contre le coronavirus ne sera pas disponible, ont annoncé lundi les autorités.
Dans des pays comme la France et la Corée du Sud, où l'épidémie semble maîtrisée, les enfants ont repris le chemin de l'école mais les autorités philippines ont exclu une telle possibilité, estimant que le risque encouru est trop grand.En mai, le président Rodrigo Duterte avait déjà annoncé qu'il n'autoriserait pas le retour à l'école des élèves tant qu'un vaccin contre le coronavirus ne serait pas disponible."Nous nous conformerons à la directive du président de reporter les cours en présentiel jusqu'à ce qu'un vaccin soit disponible", a déclaré lundi, Leonor Briones, la ministre de l'Education dans un communiqué.Les établissements scolaires du pays ont été fermés en mars au moment de l'apparition de l'épidémie dans le pays. Plus de 25 millions d'élèves devaient reprendre les cours à la fin août."Les enseignants feront de l'enseignement à distance via internet ou des émissions de télévision si nécessaire", a ajouté Mme Briones.Des millions de Philippins vivent dans la plus grande précarité et ne possèdent pas d'ordinateur chez eux, ce qui rend l'enseignement à distance difficilement envisageable."L'enseignant et l'école devront s'adapter ... en fonction de la disponibilité des moyens de communication", a précisé la ministre lors d'un point de presse.L'opinion publique ne semble pas opposée à cette annonce dans un pays où des centaines de cas de contaminations sont recensés tous les jours en dépit des mesures strictes de confinement mises en place.Les enfants ne sont généralement pas autorisés à sortir de chez eux, sauf pour aller chercher des produits de première nécessité ou pour se rendre à leur travail.Même si les chercheurs du monde entier se sont lancés dans une course contre la montre sans précédent pour développer un vaccin, il est encore trop tôt pour savoir quand il sera mis au point et distribué à grande échelle.
Record battu pour Jean-Michel Baylet. Le ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des collectivités territoriales est le membre du gouvernement le plus riche.
Il possède un patrimoine estimé à un peu plus de 6,5 millions d'euros. C'est donc un nouveau record. L'ancien était détenu par Laurent Fabius, aujourd'hui président du Conseil Constitutionnel. C'est RTL qui a repéré cette information après avoir consulté les dernières déclarations publiées par la Haute autorité pour la Transparence de la vie publique. Les nouveaux membres du gouvernement doivent en effet transmettre leur déclaration de patrimoine depuis la loi sur la transparence de la vie publique votée en 2013. Six mois après le dernier remaniement, les chiffres sont finalement tombés. Jean-Michel Baylet possède, entre autres, deux maisons, quelques parcelles de forêt, mais aussi des voitures de collections et deux motos, dont une Harley-Davidson. Autre membre du gouvernement bien placé, Audrey Azoulay, propriétaire d'un appartement de 122 mètres carrés à Paris. Le patrimoine de la ministre de la Culture est estimé à 2,5 millions d'euros. En bas du classement, le patrimoine d'Harlem Désir est évalué à environ 50 000 euros.
Les manifestants étaient en colère contre la chaîne après la diffusion d'un reportage sur l'ouverture à la concurrence dans le secteur ferroviaire.
Le groupe M6 a annoncé avoir porté plainte pour "acte de vandalisme" après un rassemblement de cheminots mardi 12 juin devant son siège de Neuilly, dans les Hauts-de-Seine. Les manifestants, qui protestaient contre un reportage diffusé dimanche dans "Capital", ont tenté de pénétrer dans le bâtiment, avant d'être évacués par les forces de l'ordre.En fin de matinée, "un groupe de cheminots, insatisfaits par le reportage 'Réforme SNCF : moins cher et plus efficace, est-ce possible ?' diffusé dimanche 10 juin sur M6 dans le magazine 'Capital', est venu manifester son désaccord devant nos locaux", rapporte le groupe M6 dans un communiqué. "Ces cheminots ont ensuite tenté de pénétrer dans l'immeuble du 107 avenue Charles de Gaulle, dont ils ont brisé la porte. La pluralité des points de vue est fondamentale mais elle ne peut s'exprimer par la violence. Le Groupe M6 a donc déposé une plainte ce jour pour acte de vandalisme", a ajouté le groupe audiovisuel. SNCF : vers la fin du monde des cheminots ?par franceinfoSelon une source policière, entre 50 et 100 manifestants s'étaient rassemblés mardi devant le siège de la chaîne, en présence d'une trentaine de CRS, avant de se rendre à La Défense, où une manifestation s'est déroulée mardi en début d'après-midi devant le siège de Oui.SNCF (ex Voyages-SNCF). Il s'agissait notamment de militants de Sud-Rail.Depuis la diffusion dimanche soir de ce reportage, dans un numéro de "Capital" consacré à l'ouverture à la concurrence des services publics, de nombreux cheminots, syndiqués ou non, l'avaient vivement critiqué sur les réseaux sociaux, dénonçant des approximations, voire des "mensonges".
Dans une vidéo postée sur son compte Twitter, l'humoriste se dit ravi face aux réactions suscitées par le fait qu'il ne ferme pas la porte à une candidature à la présidentielle de 2022.
Dans une nouvelle vidéo publiée ce vendredi 29 mai sur Twitter, Jean-Marie Bigard s'amuse des réactions suscitées par son interview accordée à BFM TV mercredi 27 mai. L'humoriste avait alors déclaré qu'il ne fermait pas la porte à une candidature à la présidentielle de 2022. « Je suis très content, en fait, d'avoir foutu un peu le bordel», lâche-t-il, tout de go. Selon lui, les réactions ont permis de « démasquer beaucoup de c******* ». « À ces c*******, j'ai envie de leur dire : 'Tu sais, je ne fais pas de politique, mais j'ai déclaré qu'on ne jetterait plus jamais nos bouchons de boisson, parce que c'est un produit pétrolier, en plastique, qui vaut désormais 300 euros la tonne. » Une démarche adoptée selon lui par cinq à six millions de Français, qui lui a permis d'acheter des fauteuils roulants grâce aux 3,5 millions d'euros récoltés en dix ans, par l'association Bouchons d'amour.« Un mec digne et honnête »L'humoriste revient aussi sur la maternité qu'il a financée au Burkina Faso, en Afrique, au même titre qu'un orphelinat à Madagascar, et ses dons en faveur de la recherche... « Il m'arrive de me dire que si j'avais tout gardé, en ce moment, je serais sur une île déserte et je n'aurais pas à me préoccuper de tout un tas de choses », ajoute-il. Se décrivant comme « un mec digne et honnête », il estime que si on pense que ce n'est pas intéressant qu'il se préoccupe du malheur des gens, alors il n'a plus qu'à disparaître.Mercredi, l'humoriste avait annoncé sur l'antenne de BFM TV que « oui, ça pourrait 'intéresser [d'être candidat à la prochaine présidentielle]. Si ça pouvait aider le peuple à avoir une voix sincère, qui ne ferait partie d'aucun parti politique, ça pourrait tenter... » Et d'enchaîner, à l'attention du journaliste, avec le couplet connu : « Tu remarqueras que Parlement et gouvernement, ça finit par "ment". Il n'y a plus aucun lien entre eux et le peuple. Et quand le peuple va vraiment se réveiller, ça va faire très mal. Des têtes vont devoir tomber... »
En "petit état de grâce" au niveau national, Edouard Philippe n'a qu'un mince matelas d'avance sur son concurrent communiste dans son fief du Havre, où l'inconnue de l'abstention épice le second tour des élections municipales et fait peser de l'incertitude sur son avenir.
Chacun des camps trouve un raison d'espérer à la lecture de l'attendue enquête Ifop-Fiducial pour Paris Normandie et Sud Radio parue jeudi, mais dont les résultats circulaient déjà la veille. Avec 53% des intentions de vote pour Edouard Philippe le 28 juin, contre 47% au député communiste Jean-Paul Lecoq, le Premier ministre est placé en ballottage favorable, sans pour autant décrocher son adversaire."Même si c'est relativement serré, cela permet à Edouard Philippe de voir venir. 53-47, c'est tout de même net", analyse auprès de l'AFP Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop.Arrivé en tête du premier tour avec 43,6% , M. Philippe "capitalise sur sa dynamique alors que l'arithmétique ne lui est pas si favorable que cela", poursuit M. Dabi, en pointant notamment la faible réserve de voix théorique du sortant, qui avait déjà rassemblé sous sa bannière un arc allant de la droite au centre-gauche.Selon l'enquête, le Premier ministre récupère une frange de l'électorat du candidat écologiste Alexis Deck (8,28%) qui semble se partager équitablement entre un vote Philippe (46%) et Lecoq (54%).Alors qu'une défaite obligerait M. Philippe à quitter Matignon, son entourage ne cache pas son soulagement au vu de ces six points d'écart, malgré les précautions imposées par un échantillon limité à 600 personnes. "Le second tour, on l'a toujours imaginé très serré et Le Havre a toujours été une ville difficile à gagner", rappelle un proche.M. Philippe, instruit par l'expérience d'une primaire perdue en 2016 aux côtés d'Alain Juppé, sait aussi qu'une embellie peut "fondre comme neige au soleil", selon ce même ami. Le Havre semble aussi relativement imperméable au "petit état de grâce", dixit M. Dabi, que vit M. Philippe au niveau national. Les sondages ont vu sa cote de popularité grimper en flèche à la faveur de la crise sanitaire, loin devant Emmanuel Macron, une majorité de Français approuvant désormais son action. "Mais les ressorts du vote municipal sont complexes, et ne sont pas ceux d'une cote de popularité", prévient M. Dabi. - L'inconnue de l'abstention -Surtout, l'étude ne mesure pas le niveau d'abstention, structurellement élevé au Havre (62% en 2014, 53% au premier tour 2020) et qui pourrait l'être même davantage en raison du contexte sanitaire.M. Lecoq, qui a réuni 35,88% des voix au 1er tour, au-delà de ses espérances, compte piocher dans le vivier des abstentionnistes au sein des quartiers populaires où il a réalisé des scores élevés en mars. "Nous avons la plus forte réserve de voix et Edouard Philippe le sait", relève-t-il auprès de l'AFP."Le vote +contre+ Philippe peut encore s'amplifier et faire la différence à la fin", veut-il encore croire, "motivé" par "la dynamique" qu'il observe dans l'étude Ifop.La glace est donc fine pour M. Philippe qui devrait entamer sa campagne la semaine prochaine par une interview dans la presse locale, selon son entourage. "Il veut d'abord parler aux Havrais", explique-t-on de même source.Revenu plusieurs fois discrètement au Havre depuis le déconfinement le 11 mai, parfois au prix d'allers-retours dans la soirée, M. Philippe est cependant entravé par l'épidémie qui, même en décrue, l'empêche de mener une campagne toutes voiles dehors.Il sait que le respect des règles dont il fait la promotion en tant que Premier ministre - distanciation physique, interdiction de rassemblement... - sera particulièrement scruté. "Dès qu'il met le pied à l'extérieur, cela devient compliqué d'échapper aux sollicitations", note une source de sa campagne en racontant que le week-end dernier il avait dû s'employer à refuser des selfies.Alors que chacun devra faire preuve d'inventivité, peut-être s'inspirera-t-il alors de M. Lecoq qui prévoit de s'installer avec "camion et sono au pied des immeubles" pour rallier les suffrages.
Les injures et agressions homophobes ou transphobes ont de nouveau connu une forte poussée de 36% l'année dernière en France, a annoncé samedi le ministère de l'Intérieur.
En 2019, les forces de police et de gendarmerie "ont recensé 1870 victimes d'infractions à caractère homophobe ou transphobe contre 1380 en 2018", soit une "augmentation de 36% du nombre de victimes d'actes anti-LGBT" (lesbiennes, gays, bi trans), a expliqué le ministère dans un communiqué.Ces données dessinent une hausse continue de ces crimes et délits. En 2018, les plaintes des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bi, tans) victimes d'actes homophobes ou transphobes avaient déjà progressé de 33% par rapport à l'année précédente."Ces chiffres témoignent de l'ancrage profond de l'homophobie et de la transphobie dans la société" et "s'inscrivent dans un contexte plus large de progression des actes de haine et des extrémismes identitaires", a commenté le ministère dans son communiqué.Ces statistiques sont toutefois chaque année en décalage avec la réalité, les associations de soutien aux personnes LGBT rappelant régulièrement que de nombreuses victimes n'osent pas porter plainte.En 2019, les injures et les outrages représentent 33% des infractions subies, tandis que les violences (physiques et sexuelles) concernent 28% des plaintes. Les victimes sont majoritairement des hommes (75%), plutôt jeunes: 62% ont moins de 35 ans. "Cette hausse des actes de haine anti-LGBT appelle à une vigilance accrue des pouvoirs publics et à une mobilisation plus forte de toute la société", estime le ministère.Face au risque accru de violences intrafamiliales pendant le confinement, le gouvernement a débloqué 300.000 euros fin avril pour un "plan d'urgence" permettant de financer des nuits à l'hôtel pour les personnes LGBT en difficulté. Il est aujourd'hui "pleinement opérationnel et bénéficie à une quarantaine de jeunes LGBT", précise le communiqué.Une application a également été lancée fin avril par FLAG!, l'association de policiers et gendarmes LGBT, afin de signaler des actes de violences et mieux orienter les victimes.
Et si Vincent Cerruti débarquait prochainement sur France 2 ?! Dans la nuit du dimanche 2 octobre 2016, l'ex-présentateur de Danse avec les stars a posté un message via son compte Twitter pour témoigner de son admiration pour l'émission Thé ou Café, exprimant au passage son désir d'animer un programme semblable.
Après la rentrée 2016 très chargée du PAF, certains animateurs s'imaginent à présent à la tête d'autres émissions que celles qu'ils présentent actuellement ! Parmi eux, Vincent Cerutti , l'une des stars de TF1, que l'on pouvait retrouver en maître de cérémonie de Danse avec les stars (au côté deSandrine Quétier ), il n'y a pas encore si longtemps. Ce dimanche 2 octobre 2016, le beau gosse a ainsi révélé via son compte Twitter dans quel format il rêverait d'intervenir et sa réponse est pour le moins inattendue !Vincent Cerruti est-il plutôt Thé ou Café ?Visiblement en pleine insomnie, la star de Sosie or not sosie a posté à 4h du matin sur le réseau social un message signifiant son admiration pour... Thé ou Café ! Il a écrit : "Devant une redif de #ThéOuCafé émission formidable... J'aimerais tellement présenter une émission, vraie, comme celle-ci ! Un jour...", suivi d'un smiley faisant un clin d'oeil. Verra-t-on pour autant prochainement Vincent Cerruti sur France Télévisions ? Il semblerait que non, car il précise ensuite qu'il voudrait présenter "un type de programme" comme Thé ou Café et qu'il n'a jamais entamé une quelconque discussion à ce sujet avec France 2. Catherine Ceylac qui propose l'émission depuis 1996 peut donc être rassurée, elle ne cèdera pas sa place de sitôt.Un mari et un papa combléPlutôt discret ces derniers mois sur le petit écran, le mari d'Hapsatou Sy s'occupe du segment du tirage du loto, tour à tour avec Jean-Pierre Faucault et Karine Ferri sur TF1. Il semble d'ailleurs toujours filer le parfait amour avec l'ex-chroniqueuse deLaurence Ferrari dans feu Le Grand 8. Le couple est, en effet, depuis quelques semaines les heureux parents d'une petite fille portant le prénom Abbie. "C'est fabu­leux ! C'est la plus belle réus­site de ma vie ! J'en suis très heureux", a-t-il notamment confié à nos confrères de Télé-Loisirs, après le retour à la maison des deux femmes de sa vie.
À l'heure actuelle, c'est à la FDJ de contrôler les vendeurs de jeux de grattage et de tirage. Ce qui la met en position de juge et partie, estiment des parlementaires.
Ce n'est pas une "fronde", mais des tensions sont apparues entre un groupe de députés LREM et le gouvernement. Un groupe de 71 parlementaires de la majorité veut imposer des sanctions en cas de vente de jeux d'argent à des mineurs : un "garde-fou" avant que l'État ne se retire du capital de la Française des jeux (FDJ), rapporte Le Parisien mercredi 6 mars. Le ministère de l'Économie n'en voit pas l'intérêt mais se dit "ouvert à la discussion".La loi Pacte, adoptée en première lecture par l'Assemblée et le Sénat prévoit notamment la privatisation de la FDJ, dont l'État possède 72% du capital. Avant cela, 71 députés de la majorité présidentielle veulent renforcer le contrôle de la vente des jeux d'argent aux mineurs. Ils plaident notamment pour la mise en place d'une amende de 7.500 euros pour les buralistes qui ne respecterait pas l'interdiction. "Il faut être dissuasif comme on l'est pour la vente d'alcool ou de tabac, estime auprès du Parisien le député LREM du Calvados, Christophe Blanchet, à l'origine de la proposition.Du côté du ministère de l'Économie, l'initiative ne provoque pas un enthousiasme effréné. Le texte, modifié par le Sénat prévoit déjà qu'un commerçant "peut exiger du client une preuve de sa majorité", rappelle-t-on. Mais un conseiller de Bruno Le Maire se dit tout de même "ouvert à la discussion", quand le texte reviendra à l'Assemblée pour une nouvelle lecture.Pour certains députés de la majorité, c'est le signe que le gouvernement cherche a éviter toute nouvelle contrainte sur le marché des jeux d'argent pour assurer le meilleur prix de vente possible de l'entreprise. "Ils essaient de rendre la mariée plus belle pour pouvoir la vendre plus cher, estime une députée LREM, citée par Le Parisien. C'est comme pour une voiture d'occasion qu'on va bien lustrer avant de s'en débarrasser." Même son de cloche chez le député MoDem du Loiret, Richard Ramos, qui estime que "les services de Bercy (font) du lobbying dans un pur intérêt financier". À l'heure actuelle, c'est à la FDJ de contrôler les vendeurs de jeux de grattage et de tirage. L'entreprise, contactée par Le Parisien, dit "avoir conscience du problème de la vente aux mineurs et œuvrer depuis longtemps, notamment en faisant de la pédagogie auprès des commerçants et des inspections de contrôle". Insuffisant, selon Richard Ramos. "Le pouvoir de sanctionner doit être à l'initiative de l'État, assène-t-il. Imaginez qu'on demande à Pernod-Ricard du surveiller la vente d'alcool à des mineurs : il serait juge et partie !"Et pour donner toutes les chances à sa proposition, Christophe Blanchet a mis au point un stratagème, explique Le Parisien. Le député a en effet déposé sept amendements différents fixant des amendes de 15.000 euros à 7.500 euros : une manière de "ne pas avoir que deux minutes pour tenter de convaincre mes collègues", explique-t-il, en référence au temps imparti à la défense d'un amendement. "J'ai bon espoir de les faire adopter, car c'est du bon sens de vouloir protéger les mineurs, et ce n'est pas un débat partisan", confie-t-il.
Le jour, Adrien Jeanneau, est consultant en cybersécurité. La nuit, derrière l'alias Hisxo, c'est un "bug hunter": il traque les failles des sites web de grandes entreprises ou de l'Etat... avec leur consentement. Depuis mercredi, il épluche l'application StopCovid, dont le lancement est prévu mardi.
Le jeune Rennais de 27 ans fait partie de la vingtaine de hackers éthiques triés sur le volet pour "pentester" - réaliser un test d'intrusion - cette application de traçage de contacts censée aider à lutter contre le coronavirus."J'ai commencé à jeter un oeil au code source et à essayer de déceler des petites faiblesses de sécurité. Il y a des pistes intéressantes", dit-il.Son premier fait d'armes remonte au collège, en 3e. "Des ordinateurs étaient prêtés pour l'année aux élèves mais ils étaient programmés pour s'éteindre à 22H00", rembobine-t-il. Il ne lui a fallu que "quelques jours" pour contourner cette limite et partager l'astuce avec ses copains de classe.Depuis quelques années, il est inscrit sur la plateforme Yes We Hack (YWH), une société française qui organise des campagnes de recherche de vulnérabilités - appelées "bug bounty" - à la demande de clients privés ou publics."Le côté légal me plaît, c'est rassurant. Et puis derrière, il y a des récompenses", dit-il. Chaque faille débusquée reçoit un score de 0 à 10, qui correspond à une prime versée au hackeur, fixée selon une grille tarifaire. "Mon record, c'est 15.000 euros", confie Adrien Jeanneau.Une somme qui peut faire tourner les têtes d'apprentis geeks mais "il ne faut pas laisser penser qu'on peut devenir riche", avertit Lucas Philippe, alias "BitK", ambassadeur de Yes We Hack et "bug hunter". Pour StopCovid, les primes ont été plafonnées à 2.000 euros et seront réglées par YWH.Lui pratique d'abord pour "le fun". "Je suis dans ma chambre, en pyjama, j'attaque légalement des boîtes qui valent plusieurs millions de dollars et je leur trouve des bugs. Le rapport de force est sympa", s'amuse ce Lyonnais.- Burn-out -"C'est un jeu, c'est la curiosité, c'est l'interdit" qui motivent Thibeault Chenu, 21 ans. "Et puis je suis encore étudiant, en un week-end et quelques soirées je peux me payer des vacances".Il attend avec impatience que l'application StopCovid soit publique. "J'aime bien ce qui est réalisé par l'Etat car ça touche tout le monde. Je me sens plus utile".En juin 2019, il a notamment signalé une faille chez France Connect, la solution d'identité numérique qui permet de se connecter aux sites officiels, notamment les impôts ou l'Assurance maladie. L'Etat, via sa direction interministérielle du numérique, l'a remercié dans un courrier, accompagné d'une batterie externe d'ordinateur, alors même qu'aucun "bug bounty" n'avait été ouvert.Cette chasse "sauvage", à laquelle s'adonnent ponctuellement des hackeurs éthiques sans en tirer profit est d'ailleurs illégale: elle est passible de deux ans d'emprisonnement, jusqu'à cinq ans quand la victime est l'Etat."Quand je le fais, je le signale à l'Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information), ça prouve ma bonne foi. Je n'ai jamais eu de problème, mais je sais que d'autres +hunters+ oui", rapporte Léo Jorand, 24 ans, alias Gromak123.Ce consultant en cybersécurité n'a en revanche jamais songé à devenir un "black hat" (chapeau noir), un hors-la-loi qui monnaye ses piratages par du chantage. "Je fais ça pour protéger les gens, en toute bienveillance, je ne cherche pas à me faire de l'argent".Clément Domingo, alias SaXx, confesse qu'il aurait pu mal tourner : "J'ai eu la chance de tomber sur des personnes qui étaient du bon côté de la force. Si j'étais tombé sur des personnes moins recommandables, ce que j'ai acquis comme expérience, je l'utiliserais peut-être pour faire des choses détournées, piller et revendre des données".Aujourd'hui, cet expert reconnu en cybersécurité de 29 ans multiplie les conférences et intervient dans des écoles d'ingénieurs pour sensibiliser les futurs hackeurs éthiques."Le maître-mot, c'est l'abnégation. Passer parfois six mois, un an, sans résultat. Et ne pas en faire une activité à plein temps car pour payer leurs factures, certains s'enferment dans un cercle vicieux, jusqu'au burn-out", alerte-t-il.
Un second suspect a été incarcéré dans l'enquête sur le vol d'un fusil d'assaut appartenant à la police. L'arme avait été dérobée le 1er décembre dernier dans l'attaque d'un camion des forces de l'ordre, au cours d'une mobilisation de "gilets jaunes" à Paris.
Jeudi 10 janvier, un homme de 24 ans a été mis en examen pour vol et tentative de meurtre, a-t-on appris de source judiciaire. Ce chauffeur VTC, connu de la justice notamment pour des infractions routières, est soupçonné d'avoir participé à l'attaque d'un fourgon de police samedi 1er décembre à Paris, au cours de laquelle un fusil HKG36 avait été volé. L'arme n'a pas été retrouvée pour l'heure.Dans cette enquête, un premier suspect a été arrêté le 7 décembre puis écroué. Une information judiciaire avait alors été ouverte pour "tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique", "vols avec violence" et "infraction à la législation sur les armes". Lors de son interpellation, l'homme était en possession d'une balle du fusil, selon une autre source proche de l'enquête. Le deuxième homme "a reconnu avoir volé un sac contenant un gilet pare-balles mais rien n'établit qu'il a tenté de tuer", a indiqué jeudi son avocat, Me Sahand Saber. "Ces poursuites pour meurtre ne correspondent pas aux témoignages et aux constations des policiers", a assuré l'avocat, qui dénonce "une décision excessive".L'attaque du camion de polcie avait eu lieu près des Champs-Élysées, durant une journée de mobilisation particulièrement violente. Selon les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, le véhicule avait été pris d'assaut par une foule de manifestants, qui avaient jeté des pierres et des fumigènes. Peu de temps avant, l'arc de Triomphe avait été tagué et saccagé. Ce jour-là, les pompiers avaient recensé 249 incendies dans la capitale, visant 112 véhicules, 130 mobiliers urbains et six bâtiments, selon la préfecture de police. Au total, 383 personnes avaient été placées en garde à vue.
En 2015, les frères Kouachi avaient mené leur raid meurtrier contre le journal satirique au nom de l'organisation terroriste.
Des menaces pour une republication. L'organisation terroriste Al Qaïda a indiqué son intention d'attaquer de nouveau la rédaction de l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo, qui a réédité des caricatures du prophète de l'islam Mahomet. Le raid meurtrier contre Charlie Hebdo "n'était pas un incident ponctuel", avertit l'organisation jihadiste dans sa revue publiée ce vendredi, en évoquant les "héroïques frères Kouachi", auteurs de l'attaque, qu'ils avaient revendiqués au nom d'Al Qaïda au Yémen avant d'être tués par les forces de l'ordre.Aussi l'État islamiquePour marquer l'ouverture du procès à Paris des attentats contre Charlie Hebdo, des policiers et une supérette juive ayant fait 17 morts dans la capitale française en janvier 2015, le journal satirique a remis en une les caricatures de Mahomet, qui avaient fait de l'hebdomadaire une cible des jihadistes. Le président Macron a "donné son feu vert" à cette réédition, accuse encore Al Qaïda. "Si votre liberté d'expression ne respecte aucune limite, préparez-vous à vous confronter à la liberté de nos actions", menace l'organisation jihadiste dans sa publication, parue ce 11 septembre, date anniversaire des attentats de septembre 2001 contre les Etats-Unis fomentés par le groupe jihadiste.Toujours selon SITE, un média affilié à l'organisation jihadiste Etat islamique a également menacé Charlie Hebdo de représailles début septembre, après la republication de ses caricatures de Mahomet. Soupçons de soutien logistiqueAu procès qui vient de s'ouvrir, quatorze accusés, dont trois jugés par défaut, sont soupçonnés à des degrés divers de soutien logistique aux frères Saïd et Chérif Kouachi, et à Amédy Coulibaly, auteurs des tueries qui avaient fait 17 morts, entre le 7 et le 9 janvier 2015, et suscité une manifestation monstre contre le terrorisme le 11 janvier en France, avec plusieurs chefs d'Etats et de gouvernements étrangers.Le 7 janvier 2015, les frères Kouachi ont assassiné 11 personnes dans une attaque à l'arme de guerre contre la rédaction de Charlie Hebdo à Paris, avant de prendre la fuite en tuant un policier. Le lendemain, Amédy Coulibaly - qui avait côtoyé Chérif Kouachi en prison - a tué une policière municipale près de Paris, puis le 9 janvier, il a exécuté quatre hommes, tous juifs, lors de la prise d'otages du magasin Hyper Cacher, dans l'Est parisien.Ce périple meurtrier a pris fin avec la mort des trois jihadistes lors d'un double assaut policier, mené quasi simultanément dans le magasin et dans une imprimerie de la région parisienne où les tueurs de Charlie Hebdo s'étaient retranchés.
La secrétaire d'Etat a dû revenir sur ses propos après une déclaration à propos d'homicides comptabilisés comme "accidents domestiques".
Marlène Schiappa a été apostrophée par un syndicat de commissaires de police ainsi que plusieurs avocats pénalistes. Ces réactions indignées découlaient d'une déclaration de la secrétaire d'Etat à l'antenne de France Bleu, et relayée sur son compte Twitter jeudi 25 avril. Elle affirmait que les autorités qualifiaient "mieux les féminicides désormais", alors qu'un meurtre de femme pouvait auparavant être compté comme un "accident domestique".Cette déclaration a provoqué la colère du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), qui lui a répondu sur Twitter, l'accusant au passage de fausse information.Plusieurs avocats pénalistes ont emboîté le pas du syndicat, adressant leurs critiques à l'égard de la secrétaire d'Etat. "Vous savez parfaitement que trop souvent les meurtres de conjoint ont été maquillés" a t-elle répondu, évoquant le cas de noyades et d'accidents. Après plusieurs échanges, Marlène Schiappa a finalement reconnu un malentendu, lié notamment au format de l'émission dans laquelle elle intervenait. "On fait toujours mieux de s'écouter de se répondre et de se parler que de camper sur des certitudes, a-t-elle encore ajouté.
Ses parents l'avaient laissé seul devant la télévision. Dimanche soir, un petit garçon de 5 ans a été grièvement blessé après avoir sauté du troisième étage de son immeuble à Archères (Yvelines), rapporte Le Parisien lundi 24 juillet.
Des passants ont retrouvé le corps de l'enfant au pied de la tour, où il vit avec ses parents. Ils ont donné l'alerte et appelé les secours. Le garçonnet avait grimpé sur une chaise puis une table, découvertes par la police dans la cuisine, avant de se défenestrer. Emmené à l'hôpital Necker (Paris XVe), le petit garçon a repris conscience, raconte Le Parisien. "Il souffre de douleurs à l'abdomen et les urgentistes soupçonnent l'existence d'une hémorragie interne", souligne le quotidien. Les parents et leurs autres jeunes enfants sont arrivés peu de temps après à leur domicile. Ils ont expliqué qu'ils étaient sortis en laissant le petit garçon devant la télévision, en attendant que leur voisine vienne le garder à 19 heures. Celle-ci assure qu'il n'était pas question qu'elle vienne garder leur fils dimanche soir, assure Le Parisien. Le quotidien précise que les parents étaient attendus lundi au commissariat pour donner leur version des faits.
Au-delà de l'émotion, le chef d'état-major des armées a assuré que l'action de la France au Sahel était indispensable pour que "le pire soit évité".
Treize militaires français de la force Barkhane ont péri lundi soir au Mali dans la collision de deux hélicoptères lors d'une opération de combat contre des jihadistes, dans un contexte de forte insécurité au Sahel. Mercredi 27 novembre, le chef d'état des armées, François Lecointre, a exprimé son émotion sur les ondes de France Inter."On ne peut pas s'habituer à ce genre de nouvelles, a-t-il confié. Chaque chef porte la responsabilité de la vie de ses hommes. On ne peut pas s'endurcir, on ne s'habitue pas." Les hommes qui sont morts lundi voulaient "servir", a-t-il assuré. "Les veuves sont considérées comme des veuves de guerre et elles bénéficient, ainsi que leurs enfants qui sont pupilles de la Nation, d'un certain nombre d'aides de l'État, qui permettent de poursuivre la vie dans les moins mauvaises conditions possibles, a expliqué le général. "Pour autant, ce qui est important, c'est l'accompagnement humain, le plus chaleureux possible et dans la durée, selon M. Lecointre. Les familles et les armées se sont organisées depuis plusieurs années pour être capable d'avoir, avec des cellules, un accompagnement de ces familles. La difficulté, c'est de le faire vraiment dans la durée."Quant aux circonstances du drame, elles ne sont pas encore établies clairement. "Une opération au Sahel, c'est un exercice de très haute couture, a tenu à préciser le général. Cette coordination extrêmement fine se fait toujours dans des conditions difficiles, en général la nuit. Et elle se fait dans des conditions de combat, avec un stress de combat. On attend de voir ce que disent les boîtes noires.""Il nous faut de la constance dans l'effort, de la persévérance", a-t-il ajouté. "Ce dont je suis persuadé, c'est que ce que nous faisons est utile, bien et nécessaire". "Cette tragédie ne peut être une remise en cause de notre engagement", a encore déclaré le général Lecointre. "Nous avons des résultats, mais il faut être patients et persévérants. Une crise comme celle là nécessite de la persévérance dans l'action, avec des objectifs à long terme. Il faut éviter la contagion dans d'autres pays d'Afrique de l'Ouest". Toutefois, il a reconnu que "nous n'atteindrons jamais une victoire définitive". Il a estimé "qu'il sera toujours très compliqué de voir le moment où la guerre est enfin gagnée. Contrairement à ce qu'on imaginait dans les grands conflits du XXe siècle, jamais les armées françaises iront défiler, en vainqueurs, en passant sous l'Arc de Triomphe". "Je ne vois pas comment on peut douter du sens de cette action. Notre action constante, continue (...) fait en sorte que le pire soit évité", a-t-il assuré, estimant que combattre les groupes jihadistes au Sahel permettait aussi de protéger l'Europe.
L'administration d'hydroxychloroquine, un médicament contre le paludisme, n'a ni amélioré ni détérioré de manière significative l'état de patients gravement malades du coronavirus, selon une étude publiée jeudi et réalisée dans des hôpitaux new-yorkais.
"Le risque d'intubation ou de décès n'était pas significativement plus important ou moindre parmi les patients ayant reçu l'hydroxychloroquine que parmi ceux n'ayant rien reçu", ont précisé les auteurs de l'étude parue dans le New England Journal of Medicine. Financée par les Instituts de santé américains (NIH), l'étude d'observation a été conduite sur des malades du Covid-19 admis dans les services d'urgence des hôpitaux New York-Presbyterian Hospital et Columbia University Irving Medical Center. 811 patients ont reçu deux doses de 600 mg d'hydroxychloroquine le premier jour puis 400 mg quotidiennement pendant quatre jours. 565 malades n'ont pas reçu le médicament. L'étude "ne devrait pas être utilisée pour écarter" les potentiels bienfaits ou risques que peut apporter un traitement à l'hydroxychloroquine, selon les scientifiques. "Cependant, nos résultats n'appuient pas l'utilisation de l'hydroxychloroquine pour le moment, en dehors d'essais cliniques randomisés (répartissant les patients par tirage au sort, NDLR) afin de démontrer son efficacité", ont-ils ajouté. Donald Trump a régulièrement prôné l'utilisation de l'hydroxychloroquine comme traitement pour les malades du coronavirus. L'hydroxychloroquine et la chloroquine sont utilisées depuis des années pour traiter le paludisme, certaines maladies auto-immunes, comme le lupus, et la polyarthrite rhumatoïde. Les autorités sanitaires canadiennes et américaines ont toutefois mis en garde fin avril contre l'utilisation en dehors d'essais cliniques supervisés de ces deux antipaludéens pour prévenir une infection au nouveau coronavirus ou la traiter.L'Agence américaine du médicament (FDA) a par ailleurs autorisé en urgence la semaine dernière l'utilisation de l'antiviral expérimental remdesivir. Un grand essai américain a conclu qu'il écourtait de plusieurs jours le rétablissement des patients les plus gravement atteints du Covid-19.
Le leader de La France insoumise a réagi à sa manière au compte-rendu de la commission d'enquête du Sénat relative à "l'affaire Benalla", qui a demandé des poursuites envers l'ancien collaborateur du chef de l'Etat pour "faux témoignage".
La commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla a pointé une série de "dysfonctionnements majeurs au sein des services de l'État", qui ont pu "affecter" la sécurité du président et "les intérêts" du pays, dans son rapport rendu public mercredi 20 février.La commission évoque notamment "des pouvoirs excessifs laissés à un collaborateur inexpérimenté" dans le domaine de la sécurité du président, et "un sérieux manque de précaution dans la prévention des conflits d'intérêts de certains collaborateurs", en référence au contrat négocié avec un oligarque russe par Alexandre Benalla et Vincent Crase. Reprenant les éléments présentés par la commission d'enquête, Jean-Luc Mélenchon a une nouvelle fois tancé le parti de gouvernement, le qualifiant de "République Bananière En Marche".Le président du groupe La France Insoumise à l'Assemblée nationale avait dressé début février un parallèle entre les perquisitions visant son parti à l'automne et celle de Mediapart, qui avait dévoilé de nouveaux éléments sur Alexandre Benalla."Ce qui est fait à Mediapart prépare d'autres mauvais coups de même nature contre d'autres médias ou d'autres formations politiques", avait-il ainsi écrit, en estimant que "la Macronie est devenue dangereuse pour la liberté".
Les dépôts de plainte contre le chef de l'État se multiplient ces derniers jours. La Voix du Nord a rencontré un habitant d'Aulnoye-Aymeries (Nord) qui vient de porter plainte contre Emmanuel Macron pour racket.
Aller plus loin dans la contestation en portant plainte contre Emmanuel Macron. C'est ce qu'a fait Franck Carpentier, un artisan de 46 ans, engagé dans le mouvement des "gilets jaunes" depuis ses débuts. Dimanche matin, après avoir vu "un reportage sur des gens qui avaient déposé plainte contre Emmanuel Macron", il s'est rendu au commissariat d'Aulnoye-Aymeries (Nord) où il a déposé plainte contre le président, rapporte La Voix du Nord lundi 3 décembre. Les motifs ? "Racket, dilapidation de l'argent public, préjudice moral et atteinte aux droits de manifestation sur le sol français". S'il sait que sa plainte sera sans doute classée sans suite, Franck Carpentier espère que d'autres le suivront, grâce notamment aux réseaux sociaux. "C'est important ! Il faut qu'il y en ait suffisamment pour que cela remonte aux oreilles du préfet !", lâche-t-il.Extorsion de fonds en bande organiséeLes plaintes contre Emmanuel Macron ont commencé au lendemain de la seconde journée de manifestation des "gilets jaunes", qui avait dégénéré sur les Champs-Élysées. BFMTV liste vendredi 30 novembre ces démarches à l'encontre du président, effectuées un peu partout en France. À Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), un homme a déposé plainte pour "racket, dilapidation de l'argent public, préjudice moral et mise en danger de la vie d'autrui, violences volontaires avec arme, usage abusif de la force publique sur personne vulnérable, atteinte au droit de manifestation", affirmait Ouest-France le 26 novembre. D'autres plaintes ont ensuite été déposées pour "usurpation de fonction et détournement de fonds publics", comme l'explique Sud Ouest ou encore "atteinte à la liberté de manifester" et "violences volontaires avec armes", selon LCI. À Belfort, c'est une plainte pour "extorsion de fonds en bande organisée" dont se fait l'écho L'Est républicain.
Cette nouvelle assemblée doit réunir au moins deux fois par an
50 députés français et 50 allemands, alternativement en France et outre-Rhin. Problème : pour son lancement, les représentants du gouvernement français manquaient à l'appel."Nous donnons à la coopération franco-allemande, déjà singulière, une nouvelle dimension". Tels étaient les mots du président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, à propos de la nouvelle assemblée parlementaire franco-allemande qui a tenu sa première séance lundi 25 mars. Selon Le Parisien, Richard Ferrand a toutefois déchanté au moment de réunir ses troupes. Le nombre de représentants du gouvernement français était insuffisant par rapport à leurs homologues allemands. Cette "désertion" n'a pas plu au locataire du perchoir de l'Assemblée, qui a dû convoquer en urgence des membres de l'organigramme gouvernemental pour faire acte de présence. Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, a ainsi été dépêché pour garnir les rangs.La nouvelle alliance parlementaire réunit 50 députés français et 50 allemands et siégera en principe au moins deux fois par an, alternativement en France et outre-Rhin. Ses missions: veiller à l'application des décisions communes des exécutifs, suivre les affaires internationales d'intérêt commun et encore travailler à améliorer la vie des populations transfrontalières. "Nous pourrons nous quereller sur le fond car nous aurons besoin de discuter franchement" mais les débats contribueront à "renforcer notre amitié", a parié Wolfgang Schäuble, ancien ministre des Finances connu pour son rigorisme. Si l'assemblée franco-allemande n'aura pas de pouvoir décisionnaire, l'élue d'opposition Cécile Untermaier (PS) a souhaité qu'elle incarne "une force de persuasion" pour faire avancer l'Europe sur des sujets comme la transition énergétique, et lutter contre "une concurrence fiscale exacerbée" entre les pays de l'UE.
Alors que la majorité s'écharpe depuis quelques jours sur le sujet du port du voile, et au-delà de la laïcité, le chef de l'État a souligné ce jeudi "l'unité" du gouvernement sur le sujet.
Depuis plusieurs jours, le débat sur le port du voile agite la classe politique française et divise la majorité. Face à la polémique grandissante depuis que l'élu du Rassemblement national Julien Odoul a pris à partie une mère voilée lors d'une sortie scolaire, Emmanuel Macron a appelé mercredi à ne pas "stigmatiser" les musulmans, en dénonçant un "raccourci fatal" entre lutte contre le terrorisme et islam. De nouveau interrogé sur ce sujet ce jeudi 17 octobre à son arrivée à Bruxelles pour un sommet européen, le chef de l'État a souligné "l'unité du gouvernement" à ce sujet. "Le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur, le ministre de l'Éducation nationale et l'ensemble du gouvernement travaillent sur ces sujets ensemble", a-t-il assuré. "Et je souhaite que chacun se rassemble, pas simplement au Parlement, mais dans la société. Mon rôle, c'est plutôt de rassembler", a-t-il affirmé. "Ces combats sont sérieux et ils impliquent de ne pas diviser, de ne pas stigmatiser et d'agir ensemble", a-t-il insisté. "J'ai des idées qui sont claires depuis le début, mais je le fais au rythme que je considère comme étant le bon et en évitant de remuer des sujets quand la société civile se divise dessus", a ajouté Emmanuel Macron interrogé sur une éventuelle prise de parole.La majorité diviséeLa majorité s'écharpe depuis plusieurs jours sur ce sujet inflammable. Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a affirmé dimanche que "le voile en soi n'(était) pas souhaitable dans notre société". Un avis que partagent les ministres de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire et du Budget Gérald Darmanin, au contraire du député La République en marche Aurélien Taché ou la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. La députée Aurore Bergé, porte-parole de LREM, s'est elle dite prête à voter une proposition de loi LR sur l'interdiction du voile lors des sorties scolaires. "Je suis cohérente avec des convictions que j'ai toujours eues.", a-t-elle déclaré à LCP. Plusieurs députés LREM, dont Coralie Dubost, Cécile Rilhac, Éric Bothorel, Fannette Charvier et Amelia Lakrafi lui ont immédiatement répondu "Not in my name" ("pas en mon nom") sur Twitter.
Trois cents spectateurs, masques et mesures diverses de protection contre le Covid-19 : les matches amicaux entre Chambly et Boulogne (1-1) ainsi qu'entre Caen et le Paris FC (1-0), samedi, ont permis le retour du public au football en France, 4 mois après l'arrêt des compétitions.
Le FC Chambly (L2) et l'UBSCO (National) ont étrenné samedi après-midi le nouveau protocole sanitaire des rencontres sportives pour lutter contre la propagation du coronavirus : jauge limitée à 5.000 personnes maximum dans les gradins, distance de sécurité de 1,5 mètre entre supporters et sens de circulation obligatoire dans les tribunes, notamment. A Gouvieux (Oise), la sous-préfecture de Senlis avait fixé la jauge à 300 spectateurs.Des masques pour tout le mondeComme prévu, les personnes présentes en tribunes ont respecté le port du masque obligatoire. Le public situé autour de la main-courante, pour qui le masque était seulement recommandé, a dans sa très grande majorité maintenu la distanciation sociale durant les 90 minutes. Chambly et Boulogne se sont quittés dos à dos sur le score de 1-1, l'USBCO ayant plutôt dominé les débats. Le résumé de Liverpool / Burnley : pas de grand chelem pour les Redspar CANAL+ SportDe son côté, le SM Caen (L2) s'est incliné 1 à 0 contre le Paris FC (L2) à domicile, avec un but de Florian Martin à la 28e, devant environ 300 spectateurs dans un stade annexe qui peut en contenir 1.200. "On est contents, depuis 2-3 mois qu'on ne les a pas vus, même si ca fait mal au cœur qu'il n'y ait pas beaucoup de monde dans les tribunes. Sur le jeu, il y a un peu de déchet, c'est normal, ça ne fait que démarrer" analyse sobrement Serge Pain, un supporter du SM Caen de 69 ans. Le PSG avec public dimancheAmbiance calme et jeu un peu brouillon, mais l'essentiel est ailleurs: "Ca se passe très bien, tout le monde porte un masque. Il y a un sens de circulation en tribune. Il y a deux sièges vides entre chaque personne ou foyer familial en tribune, et une distance d'1,50 m autour de la main courante. On a mis du gel à disposition à plusieurs endroits." explique Matthieu Gonet, l'attaché presse du SM Caen.Dimanche c'est au tour du ténor de la ligue 1 de faire son retour devant ses supporters en chair et en os: le Paris SG affronte Le Havre à 19h00, avec 5.000 personnes attendues au stade Océane.
Au coeur d'une tournée en Amérique latine, le chef de file La France Insoumise s'est rendu dans les locaux de police de Curitiba, où est incarcéré l'ex-président du Brésil.
Jean-Luc Mélenchon a rendu visite à l'ancien président de gauche Lula dans les locaux de la Police fédérale de Curitiba, dans le sud du Brésil, où il est emprisonné pour corruption. Le député effectue actuellement une longue tournée qui l'a mené du Mexique à l'Amérique du Sud (Uruguay, Argentine) lors de laquelle il a rencontré des responsables politiques de gauche. Le leader de La France Insoumise s'est rendu jeudi 5 septembre au siège de la police fédérale où le plus célèbre prisonnier du Brésil est incarcéré depuis avril 2018. Luiz Inacio Lula da Silva, 73 ans et président de 2003 à 2010, y purge dans une cellule individuelle une peine de huit ans et dix mois.L'ex-candidat à la présidentielle est le premier responsable politique national français à rendre visite dans sa prison à Lula, avec lequel il entretient une relation personnelle ancienne. Condamné pour avoir reçu un luxueux appartement en bord de mer de la part d'un groupe de BTP en échange de faveurs dans l'attribution de marchés publics, Lula n'a cessé de clamer son innocence, se disant victime d'un complot pour l'empêcher de revenir au pouvoir. Lula était le grand favori des intentions de vote pour la présidentielle d'octobre 2018, mais a été déclaré inéligible quelques semaines avant le scrutin, qui a vu l'élection du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro. En juin, le site d'investigation The Intercept Brasil a publié des échanges de messages qui mettent en doute l'impartialité des procureurs chargés du dossier Lula et du juge qui l'a condamné en première instance."Lula est aujourd'hui le cas le plus célèbre dans le monde de 'lawfare', cette méthode d'instrumentalisation de la justice pour éliminer un adversaire politique", a écrit récemment l'ancien candidat à l'élection présidentielle sur son blog.Il a fait un parallèle entre le cas Lula et ses propres déboires judiciaires, alors qu'il doit être jugé les 19 et 20 septembre en correctionnelle, avec cinq de ses proches, pour actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation après une perquisition mouvementée au siège de la LFI en octobre 2018.
- Le recours au 49-3 sur la loi Travail secoue la classe politique. Les critiques fusent notamment dans l'opposition, mais aucune motion de censure n'a pour l'instant été déposée.
Pour François Bayrou, cela s'explique par le match de foot à venir, France-Allemagne. -Suite au deuxième recours à l'article 49-3 pour faire passer la loi Travail sans débat, mardi 5 juillet, la droite a quitté l'hémicycle et annoncé qu'elle ne prendrait pas la peine de déposer une motion de censure afin de ne pas participer à cette "mascarade". Une décision sur laquelle a ironisé le président du MoDem, François Bayrou, qui avance une explication toute trouvée à ce manque de zèle : il explique ce choix par les vacances estivales et la demi-finale de l'EURO 2016 France-Allemagne jeudi soir. "Vous savez pourquoi la droite ne dépose pas" de motion de censure ? "Parce que les députés n'auraient pas été là", a déclaré M. Bayrou sur Sud Radio et Public Sénat ce mercredi 6 juillet."Vous vous rendez compte : on a un Parlement avec 577 membres, et l'opposition la plus importante (le groupe Les Républicains, NDLR) dit : 'non, ils ne seront pas là'", a poursuivi le maire de Pau, qui s'interroge : "pour quelle raison seraient-ils absents ? Parce que, paraît-il, il y a l'Euro (de football), c'est les vacances, le mois de juillet...", a-t-il poursuivi. Et pourtant, "la demi-finale (jeudi à 21h00 entre la France et l'Allemagne), on peut la regarder à l'Assemblée nationale. Je vous assure qu'il y a la télévision !", a souligné M. Bayrou, pour qui "ceci prouve une fois de plus quel est l'épuisement des institutions (...) auxquelles personne ne touche et qui sont vraiment un théâtre d'ombres". Par ailleurs, François Bayrou estime que "le 49-3 n'est pas illégitime" en soi. Mais "ce qui est problématique" avec la décision de Manuel Valls, "c'est que sur cette loi présentée par le gouvernement comme de grande importance, il n'y aura jamais eu de débat à l'Assemblée".
Des "dysfonctionnements" ont émaillé la prise en charge en août 2019 par le Samu du Haut-Rhin d'un appel pour un patient décédé quelques heures plus tard d'une occlusion intestinale à Colmar sans avoir été pris en charge, selon un rapport administratif consulté jeudi par l'AFP.
"Plusieurs dysfonctionnements structurels, impliquant l'organisation du SAMU 68, et conjoncturels en lien avec la régulation de l'appel" sont épinglés dans le rapport d'inspection de l'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est, daté du 11 juin et diligenté après la mort, le 24 août 2019, de Joël Richart, 49 ans.Dans la matinée, ce père de deux enfants majeurs avait été pris de violents maux de ventre et son colocataire avait appelé le Samu peu avant 10H00, rappelle le document qui note que, "en écoutant les enregistrements" de l'appel, "on entend (M. Richart) gémir".Après un premier échange avec un assistant de régulation médicale (ARM), le colocataire est mis en contact avec un médecin régulateur qui ne s'entretiendra jamais avec le patient, relèvent les inspecteurs, venus enquêter en novembre 2019 à l'hôpital Emile-Muller de Mulhouse, où est installé le 15.Le médecin du Samu suggère ensuite que M. Richart aille consulter à la maison médicale de garde ouverte "à partir de 16H00", sans qu'il soit demandé si le patient a les moyens de s'y rendre.Plus tard dans la journée, vers 16H00, le Samu recevra un appel de la concierge de l'immeuble de M. Richart : il git inanimé sur son balcon. Arrivés sur place, les secours constateront son décès.Selon les conclusions de l'autopsie, sa mort est consécutive à une "perforation digestive très probablement en rapport" avec un cancer, maladie que le médecin traitant de M. Richart ignorait, indique le rapport.Plus largement, le document liste plusieurs "dysfonctionnements" au sein du Samu 68, comme "l'absence de projet médical" et de "fiches-réflexes" pour les ARM, ou encore le manque d'accompagnement des généralistes libéraux "lors de leur prise de fonction en régulation".La plainte déposée par les proches de Joël Richart auprès du parquet de Colmar a été transmise à celui de Mulhouse, où une information judiciaire est déjà ouverte après le décès en juin 2019 d'une sexagénaire après un appel au Samu 68, a indiqué à l'AFP la procureure de Colmar, Catherine Sorita-Minard.Interrogé par l'AFP, le parquet de Mulhouse a indiqué ne pas encore avoir reçu le dossier.
Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) a été victime d'une agression ce jeudi matin. La justice a décidé l'ouverture d'une enquête.
"Nathalie Kosciusko-Morizet est en train de passer des examens ici, à l'hôpital Cochin, où elle a été amenée par les pompiers. Mais on n'a pas encore d'information sur son état de santé précis, sur la nature du traumatisme", explique Guillaume Daret, en direct de l'hôpital à Paris. Évoquant l'un des plus proches collaborateurs de la candidate aux législatives 2017 qui a assisté à cette agression, le journaliste de France 2 affirme l'avoir senti "extrêmement marqué, extrêmement choqué". "On sent qu'il y a eu une grosse frayeur, notamment après ces longues minutes que Nathalie Kosciusko-Morizet a passé inconsciente au sol", détaille-t-il. Enfin, Guillaume Daret rapporte que le Premier ministre Édouard Philippe s'est rendu à l'hôpital Cochin pour rendre visite à la NKM et lui apporter son soutien.
Deux enfants de 8 ans ont été tués, samedi à Montbazens (Aveyron), après avoir été percutés par un tracteur conduit par un homme en état d'ébriété.
L'accident s'est produit ce samedi 19 mai peu avant 18h. Les deux enfants, un garçon et une fille issus de deux familles différentes, faisaient du vélo au moment où ils ont été percutés, ont expliqué à l'AFP les pompiers et une source judiciaire, confirmant une information de La Dépêche du Midi.Les deux enfants ont été déclarés morts par les médecins du service d'urgence (SMUR) après de longues tentatives de réanimation. Un hélicoptère avait été envoyé sur place. Les autorités ignorent pour le moment les circonstances exactes de l'accident. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie. Le conducteur a été interpellé et placé en garde à vue. Il doit être entendu dimanche après dégrisement.
Une Française a été arrêtée par la police indienne après avoir publié une vidéo d'elle la montrant nue sur un pont sacré de la ville de Rishikesh, dans le nord de l'Inde, ont annoncé samedi les forces de l'ordre.
Placée en détention jeudi, la femme âgée de 27 ans, dont la police n'a diffusé que le seul prénom - Marie-Hélène -, a été libérée sous caution et son téléphone portable a été confisqué. Elle encourt jusqu'à trois ans de prison si elle est reconnue coupable d'avoir violé les lois qui régulent l'usage d'internet dans le pays."Peut-être qu'en France ces choses ne sont pas considérées comme discutables", a déclaré à l'AFP le chef du commissariat où la Française a été emmenée. "Mais Rishikesh est un endroit sacré et le (pont piéton) Lakshman Jhula" sur lequel elle s'est filmée, "est le lieu où (les dieux hindous) Ram, son frère Lakshman et sa femme Sita ont traversé le Gange", a expliqué R. K. Saklani. "Elle nous a dit qu'elle vendait des colliers de perle en ligne, et que la vidéo était destinée à promouvoir son entreprise", a-t-il ajouté.Le pont se situe non loin de l'ashram où les Beatles avaient choisi de faire une retraite spirituelle en 1968, et Rishikesh, au pied de l'Himalaya, est très prisé par les randonneurs et les amateurs de yoga.Présente depuis mars à Rishikesh, selon la police, la Française s'est aussi photographiée nue dans une chambre d'hôtel. Les forces de l'ordre ont été mises en alerte par la publication de ces photos et de la vidéo sur les réseaux sociaux.
Il sont toujours vendus sans ordonnance, mais il faudra désormais passer par le comptoir.
Ce sont les stars de l'automédication : aspirine, Doliprane ou encore Advil sont les anti-douleur les plus utilisés chez l'adulte et l'enfant. Mais l'agence du médicament (ANSM) ne veut plus les voir en libre-service dans les pharmacies. À partir du mercredi 15 janvier, toute une série de médicaments passent derrière le comptoir. Pour limiter les risques liés à un mauvais usage de ces produits. Cette mesure concerne les médicaments contenant du paracétamol (Doliprane, Efferalgan, etc.), ainsi que certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS): ceux à base d'ibuprofène (comme le Nurofen ou l'Advil) et l'aspirine. Ces médicaments sont les plus utilisés en automédication comme anti-douleurs ou anti-fièvre chez les adultes et les enfants, selon l'ANSM. Jusqu'à maintenant, ils pouvaient être vendus en accès direct, c'est-à-dire en se servant soi-même dans les rayons de la pharmacie. Chaque pharmacien pouvait toutefois choisir de les placer derrière son comptoir."L'ANSM souhaite qu'ils ne soient plus en libre accès et soient tous placés derrière le comptoir du pharmacien, renforçant ainsi son rôle de conseil auprès des patients", indique l'agence. Cela ne changerait rien au fait qu'ils soient disponibles sans ordonnance."Ce sont des médicaments très utilisés, c'est bien que les patients puissent y avoir accès, mais il faut faire le maximum pour qu'ils soient utilisés correctement", explique à l'AFP le Dr Philippe Vella, directeur des médicaments antalgiques à l'ANSM, en insistant sur l'importance du rôle du pharmacien. Car un mauvais usage comporte des risques. Pris à des doses trop élevées, le paracétamol peut provoquer de graves lésions du foie, qui peuvent nécessiter une greffe, voire être mortelles.Fin 2017, une jeune femme, Naomi Musenga, était morte après avoir été raillée au téléphone par une opératrice du Samu de Strasbourg, ce qui avait provoqué une grosse vague d'émotion en France. Selon l'enquête, cette mort était "la conséquence d'une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours".Pour un adulte sain de plus de 50 kilos, la dose maximale est de 3 grammes par 24 heures, c'est-à-dire 1 gramme par prise avec un espace d'au moins 6 heures entre chaque prise. En outre, la durée maximale de traitement recommandée est de "3 jours en cas de fièvre, 5 jours en cas de douleur, en l'absence d'ordonnance", selon l'ANSM. En juillet, le gendarme du médicament a décidé que l'avertissement "surdosage = danger" devrait désormais figurer sur les boîtes de paracétamol. "Le déploiement a commencé, les premières boîtes devraient arriver courant octobre/novembre, et cela s'étalera jusqu'en avril/mai", selon le Dr Vella.De leur côté, les AINS "sont notamment susceptibles d'être à l'origine de complications rénales, de complications infectieuses graves et sont toxiques pour le fœtus en cas d'exposition à partir du début du 6e mois de grossesse", poursuit l'ANSM. Elle avait émis un avertissement à ce sujet en avril, au terme d'une enquête qui suggérait le rôle aggravant de deux types d'AINS, ceux à base d'ibuprofène et de kétoprofène, en cas d'infection.Cette enquête montrait en outre qu'on persiste à utiliser les AINS pour traiter les enfants atteints de varicelle, alors qu'ils doivent être évités au profit du paracétamol. "En cas de douleur et/ou fièvre, notamment dans un contexte d'infection courante comme une angine ou une toux", il faut "privilégier l'utilisation du paracétamol en respectant les règles de bon usage", souligne l'ANSM.
Ils auraient été vus en train de déjeuner ensemble à plusieurs reprises. La soeur de la femme disparue est très inquiète.
Lucie Roux, 43 ans, était hospitalisée à l'hôpital psychiatrique de Bassens, en Savoie, lorsqu'elle a disparu, du jour au lendemain, le 16 septembre 2012. Un établissement que fréquentait également Nordahl Lelandais à la même époque. L'ancien militaire, qui a avoué les meurtres de Maëlys et du caporal Arthur Noyer, était soigné pour des problèmes de dépression et d'alcoolisme.Une coïncidence suffisante pour la mère de la femme disparue, Olga Roux, qui affirme que sa fille et le meurtrier présumé de la petite Maëlys, avait déjeuné ensemble à plusieurs reprises. "Ils étaient peut-être amis""J'ai été contacté par une amie de Lucie Roux. Elle affirme être prête à apporter son témoignage aux enquêteurs. Selon elle, Lucie a déjeuné plusieurs fois avant sa disparition, avec une autre amie et Nordahl Lelandais", rapporte Christian Saint-André, l'avocat de la mère de la disparue, dans Le Dauphiné."Il est donc confirmé un lien entre ma sœur et Nordahl Lelandais. Ils étaient peut-être amis. Ça ajoute de l'horreur à l'horreur. Une disparition, c'est déjà épouvantable. Mais relier cette disparition avec un homme qui a tué une petite fille et un jeune militaire, cela suscite chez moi de l'effroi", témoigne de son côté dans Le Parisien la soeur de Lucie Roux, qui a l'espoir de voir l'enquête rouverte.Une cellule de coordination, baptisée Ariane, a été créée mi-janvier au pôle judiciaire de la gendarmerie nationale à Pontoise, pour procéder à des recoupements entre le parcours de vie de l'ancien maître-chien et les dossiers non élucidés dans les régions qu'il aurait fréquentées. Une quinzaine de dossiers sont actuellement examinés.
Yohann Nédélec dénonce ainsi l'absence du chef de l'Etat au Congrès des maires de France, pour lequel il s'était pourtant engagé à se rendre chaque année.
Emmanuel macron ne se rendra pas au Congrès des maires de France cette année, Yohann Nédélec, maire PS du Relecq-Kerhuon, une commune de 12 000 habitants dans la banlieue de Brest, a donc décidé de boycotter l'invitation à l'Elysée du président de la République. Il a expliqué les raisons de sa colère dans un billet de blog.Il dénonce l'absence du chef de l'Etat, remplacé par le Premier ministre, comme étant une "contre-manifestation", "visant très probablement à séduire individuellement les maires plutôt que d'affronter une salle qui se pose légitimement des questions". "Monsieur le président de la République, votre présence devant l'assemblée des Maires est importante : c'est le seul moment dans l'année où quelques milliers d'élus locaux peuvent échanger directement avec l'État, avec le Gouvernement. Pardonnez-moi et sauf votre respect, je ne saisis pas bien ce "double" congrès visant à effectuer une démarche parallèle avec les uns et pas les autres", explique ainsi Yohann Nédélec. "Un profond malaise chez les maires""Vous le savez fort bien, Monsieur le président de la République, les décisions que vous avez pu prendre vous et votre Gouvernement affaiblissent énormément les capacités des Maires à répondre aux attentes des administrés. Une enquête du CEVIPOF, annonce même que _un maire sur deux ne souhaite pas se représenter en 2020", poursuit le maire socialiste. DAns Le Parisien, il ajoute : "Ce gouvernement nous a pas mal saigné depuis un an. Il y a un profond malaise chez les maires qui ont l'impression d'être en permanence montrés du doigt par Bercy alors que les communes ont fait de gros efforts de gestion et d'économies"."De même, à l'heure où nous devons tous faire des économies, inviter 2000 maires au Palais de l'Elysée représente un coût qui pourrait être évité pour les dépenses de fonctionnement de la présidence", argumente encore l'élu breton. "En tout cas, en ne se rendant pas au congrès des maires, Emmanuel Macron a raté une belle occasion de se rapprocher des Français", conclut Yohann Nédélec.
Il y a quelques mois encore, les journaux indiens étaient parmi les rares au monde à gagner de nouveaux lecteurs. Mais le coronavirus et deux mois de confinement sont passés par là, entraînant des fermetures de titres et des licenciements en cascade.
La presse quotidienne papier restait incontournable ces dernières années dans le paysage médiatique du pays de 1,3 milliard d'habitants. Une situation enviée par bien des journaux étrangers, qui voient leurs ventes s'éroder inexorablement face à la montée de l'information sur internet.Les deux mois de confinement national en Inde pour lutter contre la pandémie de coronavirus ont changé la donne. Des journaux n'ont pas pu être imprimés, des livreurs ont été attaqués par peur qu'ils soient porteurs du virus, les annonceurs ont fui.Selon certaines estimations, les ventes de journaux en Inde - environ 50 millions d'exemplaires par jour en temps normal - ont chuté de deux tiers pendant le confinement, entré en vigueur le 25 mars et largement assoupli début juin.Face à a dégradation de leur situation financière, les quotidiens ont limogé des centaines de journalistes et/ou réduit les salaires. À Bombay, une ONG organise aujourd'hui des distributions de nourriture pour les journalistes au chômage."L'Inde a résisté aux assauts d'internet pendant longtemps mais maintenant des journaux locaux ont disparu et certains journaux nationaux doivent se demander comment ils vont récupérer les lecteurs", explique à l'AFP un rédacteur-en-chef de journal, qui a requis l'anonymat pour des raisons professionnelles.Des quotidiens anglophones locaux ont mis la clé sous la porte à Pune et Goa. De grands titres nationaux comme le Hindustan Times ou le Times of India - qui vendaient à eux deux plus de deux millions d'exemplaires par jour avant la crise - ont licencié à tour de bras, réduit les rémunérations et fermés des antennes locales.Dans un courriel interne, le Hindustan Times a indiqué à ses équipes que la société perdait environ un demi-million de dollars par jour pendant le confinement.Le journal régional Mathrubhumi, établi dans l'État du Kerala (sud), a lui vu ses revenus publicitaires fondre de 4-6 millions de dollars par mois à 500.000 dollars, selon son directeur général Shreyams Kumar.- "Dos au mur" -Le modèle économique des journaux était déjà fragilisé par le ralentissement économique qui prévalait en Inde avant même la crise sanitaire. Mais l'"effondrement" de la publicité a rendu la situation critique, selon Narasimhan Ram, directeur du groupe The Hindu, qui s'attend à des millions de dollars de perte nette."Nous ne savons pas quand le marché de la publicité se rétablira", confie-t-il à l'AFP.Les journaux et magazines indiens généraient environ 3 milliards de dollars de revenus publicitaires chaque année, d'après l'Association mondiale des journaux et des éditeurs de médias d'information (WAN-IFRA).Or pour les seuls mois de mars et avril, les journaux indiens ont perdu 75 à 85% de leurs recettes publicitaires, souligne Magdoom Mohamed, responsable du développement en Inde pour la WAN-IFRA.Si les médias indiens ont commencé à investir massivement dans l'information sur internet, les revenus du numérique restent loin de compenser les pertes.Avant la pandémie, le cabinet de consultants KPMG envisageait des revenus publicitaires stables pour les journaux indiens au cours des prochaines années. "Maintenant tout a changé", estime le rédacteur-en-chef sous couvert d'anonymat. "Seuls les plus de 35 ans lisaient les journaux, et même eux ont dû s'informer sur internet et par la télévision pendant plus deux mois.""Le scénario actuel pour le monde des médias est assez sombre", avertit N. Chandramouli, PDG de TRA Research, pour qui les médias d'information indiens sont désormais "dos au mur".
La première population sauvage de castors en Angleterre depuis 400 ans va pouvoir rester dans l'Otter, une rivière du Devon (sud-ouest), a annoncé jeudi le gouvernement britannique, réjouissant certains amis de la nature mais inquiétant les pêcheurs.
Selon Peter Burgess, responsable de l'organisme local chargé de la préservation de la vie sauvage, le Devon Wildlife Trust, il s'agit de la décision la plus marquante en la matière "pour une génération"."Les castors sont les ingénieurs de la nature et ont une capacité inégalée pour insuffler une nouvelle vie à nos rivières et à nos zones humides. Leurs bienfaits se feront sentir dans l'ensemble de nos campagnes, par la faune et les hommes", a-t-il souligné.Chassés pour leur fourrure, leur viande et leurs glandes produisant une sécrétion huileuse odorante, le castoréum, utilisée pour produire des arômes alimentaires, ces bâtisseurs avaient disparu des rivières britanniques.Après la découverte d'une famille en 2013 et un programme de réintroduction en 2015, 15 familles ont désormais élu domicile dans le cours d'eau. Les rongeurs, exclusivement végétariens et qui peuvent peser jusqu'à 20 kilos, y ont bâti 28 barrages.Une étude menée sur cinq ans par l'université d'Exeter a mis en évidence les vertus de la présence des castors pour améliorer biodiversité et qualité de l'eau, mais aussi lutter contre les inondations. Ils représentent également un intérêt pour le tissu économique local grâce au tourisme.De son côté, l'association des pêcheurs, selon laquelle les castors ont à l'origine été introduits "illégalement", a dénoncé l'empressement du gouvernement à les autoriser à rester.Selon Mark Owen, responsable eau douce au sein de l'Angling Trust, "de sérieuses inquiétudes demeurent" sur l'impact de la présence des castors sur "des espèces de poissons migrateurs protégés, telles que le saumon et la truite de mer"."Nous sommes déçus" que le gouvernement "n'ait pas attendu notre rapport avant de prendre cette décision", a-t-il ajouté, déplorant que le ministère "ait décidé de favoriser une espèce introduite par rapport à des espèces déjà présentes et qui ont désespérément besoin d'être davantage protégées".Des programmes de réintroduction existent également dans le sud de l'Angleterre ou encore en Ecosse.
Le corps d'un homme mort depuis plus de 6 ans a été découvert dans son appartement à Ivry-sur-Seine mercredi 5 août, selon des informations du Parisien. Les voisins ont été alertés par une invasion de pigeons et ont contacté le commissariat de la ville.
Mercredi 5 août, le corps d'un homme mort depuis fin 2013, à l'âge de 68 ans, a été découvert dans son domicile, au 10e étage d'un immeuble à Ivry-sur-Seine, selon des informations du Parisien. Sa dépouille - un squelette, allongé dans son lit -, a pu être retrouvée grâce... aux pigeons. Les volatiles ont en effet pris possession des lieux - leurs fientes ont recouvert l'appartement. Gênés par cette invasion, les voisins ont alerté le commissariat. "Les policiers sont venus la semaine dernière, ça a obligé le syndic, qui aurait dû s'inquiéter des arriérés de paiement des charges, à agir", a relaté un habitant au Parisien.Il y a plus de six ans, des habitants s'étaient pourtant déjà inquiétés de ne plus croiser leur discret voisin - qui vit seul et est propriétaire de son appartement - et de voir son courrier s'entasser dans sa boîte aux lettres. L'une d'entre eux a contacté le syndic et le commissariat, "mais rien n'a été fait", a-t-elle déploré à nos confrères.Il y a quelques mois, une tempête a fait ouvrir la fenêtre de son appartement. "Pendant le confinement on a découvert que les pigeons ne cessaient d'aller et venir dans le logement, on a de nouveau contacté le syndic. (...) Je n'ai pas cessé de m'inquiéter, mais mon mari me disait de ne pas me mêler de la vie privée des voisins ! On pensait qu'il était parti vivre ailleurs ou avait dû être hospitalisé... Mais mourir sans que personne ne s'en rende compte, quelle tristesse !", a regretté une voisine.Une enquête a été ouverte, confiée au commissariat d'Ivry, pour déterminer la cause du décès. Un fusil aurait été retrouvé au pied de son lit, précise encore le quotidien.
La situation sera particulièrement tendue samedi 24 février en région Auvergne-Rhône-Alpes, classée noir par Bison Futé dans le sens des départs et rouge dans le sens des retours
. La circulation sera "extrêmement difficile" sur la route des stations de sports d'hiver selon le prévisionniste, alors que toutes les zones scolaires sont concernées par ce chassé-croisé. Ainsi, Bison Futé recommande d'"éviter de circuler sur les grands itinéraires en direction des Alpes, entre 7 heures et 18 heures". Dans le sens des retours la journée de samedi est classée rouge en région Auvergne-Rhône-Alpes. Bison Futé conseille d'éviter les grands itinéraires en retour des Alpes entre 8 heures et 18 heures. L'A6 sera particulièrement encombrée et Bison Futé encourage les automobilistes à ne pas circuler entre Paris et Lyon samedi. Partout, ailleurs, la journée de samedi sera dense avec des conditions de circulation décrite comme "difficile" par Bison Futé. Pour la journée du dimanche 25 février, la situation sera "habituelle" et le trafic classé "vert".
Le Premier ministre s'est exprimé mercredi matin pour tenter d'apaiser la grogne, avant l'interview télévisée d'Emmanuel Macron, ce soir.
À trois jours de la journée de blocage prévue dans tout le pays pour protester contre la hausse des prix du carburants, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé, mercredi 14 novembre sur RTL, des mesures pour tenter d'apaiser la colère des "gilets jaunes"."On ne va pas annuler la taxe carbone, nous n'allons pas changer de pied, nous n'allons pas renoncer à être à la hauteur de cet enjeu qui est considérable", qu'est la transition écologique, a-t-il insisté, alors que de nombreuses manifestations de grogne sur pouvoir d'achat sont prévues samedi à l'appel de collectifs citoyens. "Mais nous avons également entendu le besoin exprimé par les Français d'être accompagnés dans cette transition, car elle est difficile", a-t-il toutefois ajouté.Le chef du gouvernement a notamment annoncé que le chèque énergie, versé aux ménages modestes pour les aider à payer leurs factures d'énergie (gaz, électricité, etc.), sera élargi pour toucher 5,6 millions de foyers. "On va passer de 3,6 millions à 5,6 millions" de foyers, a déclaré Edouard Philippe. Cette mesure, ajoutée aux autres aides annoncées pour répondre à la grogne des ménages, représentent environ 500 millions d'euros, en incluant la hausse déjà prévue du chèque énergie, dont le coût avoisine 200 millions d'euros.Le Premier ministre a également promis le doublement de l'objectif des primes à la conversion, qui passe de 500.000 sur le quinquennat à 1 million. "Pour les 20% des Français les plus modestes", cette prime montera "à 4 000 euros, pour des véhicules d'occasion, moins consommateurs". Les indemnités kilométriques "pour les petits cylindrés" vont également être élargies "pour les gros rouleurs, ceux qui font 60 ou 70 km par jour", a indiqué le Premier ministre. Le chef du gouvernement a par ailleurs a fixé l'"objectif ambitieux" de supprimer toutes les chaudières individuelles au fioul d'ici dix ans en France. "Nous allons développer la prime à la conversion des chaudières pour faire en sorte que les Français puissent se libérer de cette contrainte extraordinaire d'utiliser le fioul pour se chauffer", a-t-il déclaré, promettant de prendre en charge "un tiers du coût global de transformation".Mais il a également mis en garde les "gilets jaunes", qui vont manifester samedi. "Je le dis aux Français : vous avez le droit de manifester, bien sûr, mais il faut prendre ses responsabilités et respecter la loi", a averti Edouard Philippe, en soulignant qu'il a "le souci de la sécurité des Français" et que le droit de manifester est encadré par la loi et "passe par des déclarations" préalables.
Depuis que la pandémie de coronavirus a fait plonger ses ventes de poteries, un artisan musulman du grand bidonville de Bombay s'est mis à fabriquer des statuettes écologiques du dieu hindou Ganesh pour sauver son commerce.
Dans son atelier du bidonville de Dharavi, le potier Yusuf Zakaria Galwani et ses deux frères sont à pied d'œuvre pour produire des statuettes en terre cuite hautes d'une trentaine de centimètres du dieu hindou Ganesh, mi-homme mi-éléphant, avant l'ouverture samedi de son grand festival annuel à Bombay.D'une durée de dix jours, le festival Ganesh Chaturthi est normalement l'un des temps forts de la vie de la capitale économique indienne. Il voit des cortèges immenses se rassembler pour l'immersion de grandes effigies du dieu dans la mer d'Arabie.En raison de l'épidémie, particulièrement virulente à Bombay, les autorités de la mégapole ont appelé les habitants à célébrer le festival à la maison ou dans leur quartier pour éviter les grands rassemblements."Comme nos ventes de poteries baissaient, j'ai décidé de faire des statues de Ganesh (...) pour survivre et aussi promouvoir des alternatives écologiques", explique Yusuf Zakaria Galwani, âgé de 40 ans.Les défenseurs de l'environnement critiquent de longue date l'immersion de statues dans la mer, soutenant qu'elles contribuent à polluer l'eau et le rivage."Chaque année, nous voyons de grandes statues de Ganesh fabriquées en plâtre de Paris qui échouent sur la rive après l'immersion. Cela affecte notre environnement local et la vie marine aussi", confirme le potier.Ses créations en terre cuite sont conçues pour se désintégrer rapidement dans l'eau. Elles contiennent aussi une graine à l'intérieur, qui peut germer si elle est arrosée comme une plante.Vendant chaque statuette 1.500 roupies, Yusuf Zakaria Galwani a reçu des commandes pour 800 effigies jusqu'ici et espère que l'économie repartira dans son quartier une fois le virus sous contrôle.Rendu célèbre à travers le monde par le film "Slumdog Millionnaire", le bidonville de Dharavi inquiétait particulièrement les autorités locales en raison de sa densité de population et de la quasi-impossibilité d'y respecter les gestes barrières pour son million d'habitants.Mais une politique de tests agressive, des mesures de quarantaine et de confinement ont permis de faire chuter le nombre de cas de Covid-19 dans le bidonville d'à peine deux kilomètres carrés. Une amélioration que l'artisan musulman commence à constater dans son échoppe."Avant, je ne faisais plus d'affaires car les clients étaient réticents à entrer dans les bidonvilles", dit-il. "Maintenant les choses ont changé et ils sont même disposés à venir eux-mêmes pour récupérer leurs commandes".Potier de troisième génération, il ne voit pas de contradiction entre sa pratique de l'islam et la fabrication de statuettes religieuses destinées à des hindous: "l'Inde est une démocratie laïque et nous avons grandi avec de nombreuses cultures vivant ensemble".
Au Pérou, un des pays les plus endeuillés par la pandémie, le Covid-19 semble s'être acharné sur la famille Diaz : cinq de ses membres sont morts et quatre sont toujours hospitalisés.
"Ce qui nous est tombé dessus, c'est un cauchemar. Je ne le souhaite vraiment à personne", raconte à l'AFP Juan Diaz, un professeur de 58 ans. Le Covid-19 lui a enlevé au cours des dernières semaines son père, Cecilio Diaz, 80 ans, sa mère Edith Leyva (77), ses frères Ernesto (54) et Willy (42), et sa soeur Maribel (53). "Nous étions sept frères et soeurs, comme les sept jours de la semaine. Nous en avons perdu trois", se lamente Juan, qui est aussi tombé malade, tout comme sa femme et sa fille. Avant l'irruption du virus, dix-sept membres de cette famille de la classe moyenne péruvienne vivaient ensemble dans une maison de briques de quatre étages à Chorillos, un quartier du sud de Lima. C'est dans cette maison qu'a été célébrée la dernière fête de famille, le 22 novembre, pour les 80 ans de Cecilio. Personne n'imaginait alors que le cauchemar allait bientôt commencer. Outre les cinq décès, quatre membres de la familles sont toujours hospitalisés à la Villa Panamericana, le village sportif édifié pour les Jeux panaméricains de Lima en 2019 et transformé depuis par les autorités en hôpital pour les malades de la pandémie. Le Pérou, pays de 33 millions d'habitants, est l'un des plus endeuillés de la planète. Il a franchi jeudi la barre des 500.000 contaminations et compte plus de 25.000 décès. Le taux de létalité (78 pour 100.000 habitants) est un des plus élevés au monde. La tragédie de la famille Diaz a commencé le 24 mai par la mort de Ernesto, employé de la mairie de Chorrillos, raconte Juan."Mon jeune frère est mort il y a deux mois, ensuite mon père est mort, et une semaine plus tard, ma sœur, qui lui a servi d'infirmière. Et encore une semaine plus tard ma mère, puis le dernier de mes frères", explique-t-il.- "Détruits" -"Nous avons été complètement détruits, maintenant c'est à notre tour de reconstruire la famille avec ceux qui restent", ajoute Juan, lui-même hospitalisé pendant quinze jours à la Villa Panamericana. Emu, il étreint un cadre avec une photo de ses parents qui trône dans une pièce de la maison. La famille ne sait pas comment elle a été contaminée. "Le premier à mourir a été mon père", raconte Ernesto Diaz, de la troisième génération, qui porte le même nom que son père décédé. Agé de 32 ans, il explique qu'ensuite il a été lui-même infecté. Puis son grand-père Cecilio, qui souffrait de diabète, est tombé malade avant de mourir lors de son transfert à l'hôpital. Le 18 juillet, c'est au tour de Maribel de décéder. Elle souffrait d'asthme et s'était occupée de son père. La grand-mère Edith et son fils le plus jeune, Willy, meurent dix jours après. Dans la maison familiale, où une messe a été célébrée en vidéoconférence pour honorer leur mémoire, des portraits des défunts sont exposés un peu partout.Au cours des dernières semaines, cinq membres de la famille ont été déclarés guéris et ont pu sortir de l'hôpital.La fille de Maribel, Julissa Navarro Diaz, 32 ans, est sortie il y a quelques jours après avoir lutté trois semaines contre la maladie. "C'est dur parce que non seulement ma mère est partie, mais aussi mes grands-parents, mes oncles. Mon rétablissement a été un peu lent à cause des émotions que nous avons eues. Leur dire au revoir avec une photo ou juste voir le corbillard, c'était très triste", confie-t-elle. Sans surprise, cette tragédie a aussi eu un impact économique. "Cela nous a laissés quasiment en faillite", explique Ernesto. "Nous avons dû piocher dans nos économies, faire des prêts et demander l'aide d'amis afin de payer les soins". "Maintenant, nous voulons revenir à la normale. Peut-être que cela n'arrivera jamais, mais il faut avancer parce que la vie continue".
Le Nouvel Obs rapporte que Nicolas Sarkozy a profité de son passage à l'université du Medef pour ironiser sur les convictions de la jeune militante.
Greta Thunberg peut désormais inscrire un nouveau nom à sa longue liste d'opposants. Nicolas Sarkozy ne semble visiblement pas être le plus grand fan de la jeune Suédoise de 16 ans. Selon les informations du Nouvel Obs, l'ancien président de la République a délivré un discours lors de l'université d'été du Medef à l'hippodrome de Longchamp. Lorsqu'est venu le moment d'évoquer la militante écologiste, il a joué la carte de l'ironie. « Cette jeune Suédoise, si sympathique, si souriante, tellement originale dans sa pensée », a-t-il décrit. S'il a longuement évoqué les problèmes climatiques qui touchent notre planète, Nicolas Sarkozy n'a pas souhaité revenir sur les propositions de Greta Thunberg. Pour lui, les débats ne se concentrent pas assez sur ce qu'il considère comme le facteur majeur à ses soucis : la surpopulation mondiale. « Le choc n'est pas un choc climatique, auquel il faut apporter une réponse, mais le plus grand choc mondial, c'est le choc démographique », estime-t-il. « Des dérèglements climatiques, le monde en a vécu, qui ont conduit pour certains à la disparition de 80% des espèces du vivant. Mais un choc démographique comme celui que nous sommes en train de vivre, le monde ne l'a jamais connu. »Un lien direct entre surpopulation et pollution L'enjeu démographique représente un point majeur dans la vision du désormais retraité de la vie politique. Il estime qu'il faut parvenir à contrôler cette surpopulation avant que ça n'entraîne d'autres conséquences. « C'est d'ailleurs la première source de pollution. Car vouloir promouvoir le développement durable sans poser la question de l'explosion de la démographie mondiale, ça pose question », alarme Nicolas Sarkozy dans des propos relayés par le Nouvel Obs. « Lagos aujourd'hui, c'est 22 millions d'habitants. Si vous pensez qu'avec le tri sélectif, on résoudra les problèmes de Lagos. 22 millions de gens qui consomment bien, ça fait plus de mal qu'un million de personnes qui consomment mal. »L'ancien président de la République semble en tout cas impatient de voir si la problématique de la surpopulation sera évoquée lors des futures discussions sur le climat, ce sujet « gêne » selon lui. Ces débats se tiendront évidemment sans lui mais également sans Greta Thunberg.
Concilier spectacle vivant et contraintes liées au Covid-19: les acteurs du monde culturel impacté par la crise sanitaire attendent énormément des rendez-vous avec la ministre de la Culture Roselyne Bachelot dans les prochains jours.
Il n'y a pas de table ronde prévue mais une série de tête à tête, à partir de mercredi, entre la nouvelle pensionnaire de la rue de Valois --et/ou son directeur de cabinet-- et les représentants d'une activité sinistrée. Le secteur de la scène a été un des premiers à baisser le rideau et ne l'a toujours pas relevé, sauf pour des manifestations de poche. L'interdiction des fosses (public debout) ne permet ainsi pas la réouverture de nombre de salles de concerts où la configuration assise n'est pas viable économiquement.La situation n'est guère plus réjouissante dans les théâtres, surtout pour ceux peu ou pas subventionnés. "Il faudrait qu'on arrive à 80% de la jauge pour avoir la capacité de respirer", synthétise pour l'AFP Jean-Michel Ribes, directeur du théâtre du Rond Point à Paris. Il espère "une visibilité claire sur le fonctionnement de nos salles, avec une vraie prise en considération du spectacle vivant".Et cet homme-orchestre --dramaturge, réalisateur etc.-- ne veut plus de "confusion comme il y a eu avec le Puy-du-Fou, par manque de communication". La dérogation préfectorale de ce parc à thème pour un show avec 9.000 spectateurs ce week-end --les rassemblements de plus de 5.000 personnes sont interdits jusqu'au 30 octobre-- a fait grincer les dents des arts vivants. La ministre a dû prendre la parole --"aucun passe-droit" (Le Parisien)-- face à la polémique galopante. - "Plan de reprise" -Jean-Michel Ribes rebondit: "à quel endroit on a droit à des dérogations? Avec quel protocole? Que toutes les hypothèses soient envisagées et clairement définies, avec le soutien financier nécessaire, bien entendu".Face à des trésoreries dans le rouge, "il faudrait que des mesures d'accompagnement soient annoncées tout de suite", renchérit auprès de l'AFP Angelo Gopee, patron de Live nation France (spectacles/concerts). "Il faudrait étendre les mesures de chômage partiel, jusqu'à la fin de l'année 2020, voire au delà, car on va être touchés pendant encore un ou deux ans", détaille celui qui est aussi membre du conseil d'administration du Prodiss, première organisation patronale du spectacle musical dans le privé. Dans l'immédiat, Angelo Gopee voudrait aussi une "exonération des charges, jusqu'à la fin de l'année, qui soit inscrite dans les faits et pas seulement dans les mots". Et à plus long terme, il en appelle à un "plan de reprise", pour "faire revenir les gens dans les salles". Le patron de Live nation France rappelle que ce ne sont pas seulement les "artistes, techniciens et producteurs de spectacle" qui sont menacés, mais aussi toute une économie liée, comme "les chauffeurs de bus, habilleuses, hôtesses, cuisiniers, etc". - "Tous ensemble" -Il voit d'un mauvais œil les entrevues individuelles calées par la ministre. "Il en va de la responsabilité de Roselyne Bachelot de mettre tout le monde autour de la table, c'est tous ensemble que nous arriverons à faire face aux enjeux colossaux des mois et des années à venir". "Roselyne Bachelot peut être cette fédératrice", veut-il croire. "C'est une femme courageuse, souligne Jean-Michel Ribes. Avec sa double qualité de ministre de la Culture et de docteure en pharmacie, je pense qu'elle va trouver le vrai chemin pour qu'on retrouve au maximum les scènes".Rendez-vous a également été pris fin août avec Frantz Steinbach, à la tête du "comité de filière nuit, lieux musicaux festifs et de vie". "Nous sommes toujours les sacrifiés de la République, notre filière risque de s'éteindre", déplore-t-il auprès de l'AFP. "On attend une feuille de route, pour imaginer une reprise partielle d'activité. Qu'on s'appuie sur nos compétences et expertises, sinon les fêtes sauvages seront toujours plus nombreuses", conclut-il.