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Le tribunal administratif de Strasbourg a de nouveau retoqué lundi un arrêté préfectoral imposant le port du masque généralisé dans la capitale alsacienne, une semaine après son entrée en vigueur.
La justice administrative, qui avait déjà annulé un premier arrêté similaire au début du mois, estime que ce nouvel arrêté porte "une atteinte grave et manifestement illégale" au "droit de chacun au respect de la liberté personnelle". Elle "enjoint" donc à la préfète du Bas-Rhin, Josiane Chevalier, d'identifier "les quartiers strasbourgeois qui ne sont pas caractérisés par une grande densité ou une forte fréquentation", afin de les distinguer des zones dans lesquelles "le port du masque serait indispensable".L'arrêté actuel, en vigueur depuis le 7 septembre, devra être modifié "au plus tard le 17 septembre à 12 heures". A défaut, son exécution sera "automatiquement suspendue".Ce nouveau recours, qui ne concernait que la ville de Strasbourg, avait été déposé par 21 requérants, dont le psychologue Vincent Feireisen et le médecin Christian Chartier."Nous sommes satisfaits de la nouvelle ordonnance du tribunal administratif, c'est une position d'équilibre qui va permettre une meilleure adhésion" aux règles relatives au port du masque, a déclaré à l'AFP Vincent Feireisen. "C'est une mesure de bon sens, si la distance physique peut être respectée, chacun est suffisamment intelligent pour savoir que le masque n'est pas utile", a-t-il ajouté.- Absence de "cohérence" -Vincent Feireisen et Christian Chartier avaient déjà contesté devant le tribunal administratif un précédent arrêté préfectoral qui imposait le port du masque généralisé dans les communes du Bas-Rhin de plus de 10.000 habitants, dont Strasbourg.Le tribunal avait imposé le 2 septembre la modification de cet arrêté, afin d'exclure les lieux et "les périodes horaires" qui n'étaient pas caractérisées "par une forte densité de population". Une décision similaire avait été prise à Lyon, où le port du masque généralisé avait aussi été contesté en justice.En appel, le Conseil d'Etat avait estimé qu'il était "justifié que le port du masque soit imposé dans des périmètres suffisamment larges pour englober de façon cohérente les zones à risque", mais avait souligné que ces périmètres devaient être "délimités".En conséquence, la préfète Josiane Chevalier avait pris des arrêtés spécifiques et détaillés pour chacune des communes concernées, sauf pour Strasbourg, où elle avait de nouveau imposé le port du masque généralisé.La préfète "n'a pas apporté des éléments précis, chiffrés et convaincants pour justifier son refus de procéder dans les quartiers Strasbourgeois (...) à l'identification de zones précises dans lesquels le port du masque serait indispensable", a pointé lundi le tribunal.Cette décision "correspond à lecture que nous avions faite de l'ordonnance du Conseil d'Etat", a indiqué M.Feireisen."Les requérants ne sont pas contre le masque, mais contre le masque inutile", avait plaidé à l'audience l'avocat des requérants Me Marc Jantkowiak, dénonçant l'absence de "cohérence dans les mesures qui sont prises".Evoquant un "contexte sanitaire qui se dégrade", la juriste de la préfecture du Bas-Rhin avait elle insisté sur "l'urgence" de "garantir la préservation de la santé de la population et d'éviter un reconfinement".
Pourfendeur des inégalités raciales depuis 50 ans mais aussi personnalité politique et médiatique controversée, le révérend new-yorkais Al Sharpton a prononcé jeudi un vibrant éloge funèbre pour George Floyd, déployant les talents d'orateur qui ont fait de lui une figure incontournable de la lutte contre le racisme.
Animateur de télé et de radio, le pasteur baptiste a frappé les esprits en évoquant les images de l'asphyxie de George Floyd, mort le 25 mai à Minneapolis alors qu'un policier blanc lui appuyait sur le cou avec son genou pendant près de neuf minutes. "L'histoire de George Floyd est l'histoire des Noirs", a déclaré le pasteur lors d'une cérémonie diffusée en direct sur les télés américaines. "La raison pour laquelle nous n'avons jamais pu être ce que nous voulions être, c'est parce que vous aviez le genou sur nos cous!" Le pasteur originaire de Brooklyn est un habitué des discours capables de mobiliser les foules. Dès l'âge de 4 ans, il fait ses premiers prêches, puis à 16 ans, fonde un mouvement national de jeunes contre le racisme. Il briguera ensuite des mandats de sénateur, de maire de New York ou même l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine de 2004. Sans jamais l'emporter.S'il ne prétend plus aujourd'hui à aucun mandat, tout candidat démocrate à la Maison Blanche sait qu'il devra aller s'expliquer à la tribune de sa puissante organisation, le National Action Network.Lui qui contribua à catalyser le mouvement "Black Lives Matter" (Les vies noires comptent) en menant notamment les manifestations dénonçant la mort d'Eric Garner -- asphyxié par la police new-yorkaise en 2014 et dont il prononça également l'éloge funèbre -- aspire plus que jamais, à 65 ans, à être la voix de référence contre le racisme.- Controverses -Mais beaucoup de controverses collent à la peau de cet homme, cible d'une tentative d'assassinat en 1991, poignardé par un homme blanc alors qu'il s'apprêtait à prendre la tête d'une manifestation dénonçant l'assassinat d'un jeune noir par des hommes blancs à Brooklyn.La plus célèbre, l'affaire Tawana Brawley, lui vaut encore aujourd'hui de nombreux détracteurs. En 1987, celle qui était alors adolescente avait affirmé avoir été kidnappée, violée et droguée par des hommes blancs. Elle avait été retrouvée dans un sac poubelle quelques jours après avoir disparu de son domicile, au nord de New York. M. Sharpton présenta avec acharnement cette affaire ultra-médiatisée comme emblématique du racisme américain, même après qu'il fut établi qu'elle avait menti pour échapper aux sévices de son beau-père.Celui qui se dit inspiré tant par Jesse Jackson que par James Brown -- le parrain de la soul l'adopta comme filleul -- ne semble toujours rien regretter. Cette affaire "définit ma carrière, car j'ai refusé de plier, malgré les pressions. J'ai défendu une jeune fille, et si je devais le refaire, je le referai", écrivait-il dans son livre "Al on America" (2002).Al Sharpton a aussi été accusé de détournement de fonds, sans être condamné, et mis en cause pour fraude fiscale en 2014.Désormais, il se veut assagi, soucieux de défendre l'héritage de Martin Luther King face à Donald Trump, qu'il connaît depuis des années, et qu'il a vivement critiqué jeudi, sans jamais le nommer.Il espère que les larges manifestations déclenchées par la mort de George Floyd permettront enfin d'obtenir plus de justice raciale, aux Etats-Unis et à l'étranger. "Tu as changé le monde, George", a-t-il lancé dans son eulogie. Les manifestations vont "continuer jusqu'à ce qu'on change tout le système judiciaire".
La loi prévoit une expertise médicale pour les délits qui sont reprochés à la présidente du RN.
Jean-Luc Mélenchon a affiché son "désaccord total" avec l'examen psychiatrique qui est imposé à Marine Le Pen dans l'affaire des tweets de l'État islamique, rapporte le Huffington Post jeudi 20 septembre. Mais il ne s'agit pas là d'un soutien apporté d'un homme politique à son adversaire. Le leader de la France insoumise estime en effet que la président du RN est "politiquement responsable de ses actes"."Désaccord total avec la psychiatrisation de la décision politique, a écrit Jean-Luc Mélenchon sur Twitter. Madame Le Pen est politiquement responsable de ses actes politiques. Tous les moyens ne sont ni bons ni acceptables pour la combattre. Ce n'est pas avec des méthodes pareilles qu'on fera reculer l'extrême-droite." Marine Le Pen s'est insurgée jeudi contre un examen psychiatrique ordonné par la justice dans le cadre de sa mise en examen pour avoir diffusé en décembre 2015 des photos d'exactions du groupe jihadiste Etat islamique sur Twitter. "C'est proprement hallucinant. Ce régime commence vraiment à faire peur", a écrit sur son compte Twitter la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN), en publiant l'ordonnance de cet examen. L'ordonnance, datée du 11 septembre, demande de procéder à un examen psychiatrique de Marine Le Pen "dans les délais les plus brefs". Cet examen vise, notamment, à vérifier "si elle est en mesure de comprendre les propos et de répondre aux questions" et si "l'infraction reprochée au sujet est en relation avec des éléments factuels ou biographiques de l'intéressé"."Je croyais avoir eu droit à tout: eh bien non ! Pour avoir dénoncé les horreurs de Daech par tweets, la 'justice' me soumet à une expertise psychiatrique ! Jusqu'où vont-ils aller ?!", a aussi tweeté la finaliste de la présidentielle en 2017.Sollicité par l'AFP, le parquet de Nanterre a rappelé que Mme Le Pen avait été mise en examen pour "diffusion de message violent susceptible d'être vu ou perçu par un mineur", un délit réprimé à l'article 227-24 du code pénal. Pour ces infractions, la loi impose que les personnes poursuivies soient soumises à une expertise médicale - selon l'article 706-47-1 du code de procédure pénale.
La région Occitanie a confirmé que le véhicule n'était pas habilité pour le transport de personnes en situation de handicap et a présenté des excuses.
Un chauffeur a refusé l'accès à son bus à un handicapé se déplaçant en fauteuil roulant au Grau-du-Roi, dans le Gard, arguant que le véhicule n'était pas habilité, rapporte France Bleu lundi 28 janvier. Originaire de Vaucluse, le jeune homme a interpellé les députés des deux départements concernés. La région Occitanie a présenté ses excuses."Le chauffeur a refusé de me monter dans le bus, explique Amaury Martin, 28 ans, à France Bleu. Il a dit que le bus n'était pas accessible pour les personnes handicapées. C'est faux, car il y avait le logo 'accessibilité handicapé' sur une des portes. Le bus pouvait s'abaisser avec des vérins hydrauliques. Le chauffeur n'a pas voulu le faire car il était en retard de quinze minutes." C'est la mairie du Grauy-du-Roi qui a finalement payé un trajet en taxi."Ce n'est pas la première fois que ça arrive, assure Amaury Martin, qui a porté plainte. Là, c'est stop ! Ça me donne la force de casser les portes pour rencontrer le président de la République."Il "s'agit d'une erreur, assure Jean-Luc Gibelin, l'élu en charge de la mobilité à la région Occitanie. L'autocollant n'aurait pas dû être installé sur ce bus, car l'autocar n'était pas habilité pour transporter des personnes à mobilité réduite."
Jacqueline Benoît a été la cuisinière attitrée de Johnny Hallyday de 1990 à 1996. Selon elle, tout a basculé le jour où Laeticia est arrivée dans la vie du rockeur.
Elle estime même que la dernière épouse du chanteur serait responsable de son départ. Alors que le clan Hallyday se déchire pour l'héritage du chanteur, Jacqueline Benoît a choisi de sortir de son silence. "Elle était particulière, peut-être petite enfant gâtée, et pas si innocente que sa physionomie pouvait le faire penser", dit-elle d'abord. Elle juge avoir été évincée par Laeticia Hallyday: "Elle a réussi à me faire partir, comme beaucoup d'autres personnes également qui étaient proches de Johnny, le photographe, les coaches de sport, les amis qui allaient au sport tous les jours avec lui. Tout le monde a été obligé de s'en aller. Et ça a été très dur et, surtout, moi, j'ai été très déçue. Après avoir passé six ans heureuse, se retrouver évincée de la sorte, du jour au lendemain, ce n'est quand même pas très agréable.""C'était sa technique sans doute : manipuler pour arriver à ce qu'elle voulait, sans doute", avance Jacqueline qui revient également sur la relation entre Johnny et ses deux premiers enfants: "J'ai une pensée affectueuse pour Laura, ça me fait beaucoup de peine. Ce n'est pas ce que j'ai connu de Johnny qui était attaché à ses enfants. Je ne peux réaliser une chose pareille, ce n'est pas possible. Il aimait beaucoup ses enfants, lui particulièrement."
Pour ses derniers jours à la tête de la SNCF, Guillaume Pépy doit faire face à un mouvement social qui pourrait perturber les transports pour le week-end de la Toussaint et le retour des vacances scolaires. Il appelle les salariés à reprendre le travail, indiquant que les "discussions vont continuer".
Le service des trains TGV reste très perturbé sur l'axe Atlantique à la suite d'une grève déclenchée le 21 octobre au Technicentre de Châtillon (Hauts-de-Seine), spécialisé dans la maintenance quotidienne des trains. "Les salariés qui hésitent encore à reprendre le travail doivent être certains que les discussions vont continuer. C'est le dialogue qui paie", a martelé Guillaume Pépy à l'antenne d'Europe 1, ce mercredi 30 octobre.Selon le patron de la SNCF, de multiples points sont discutés comme la reconnaissance du travail du weekend et de nuit. Cependant, "il y a une revendication qu'il est impossible de satisfaire, c'est le paiement des jours de grève. Ce n'est pas légitime de payer les jours de grève et chacun le sait!", insiste le président-directeur général du groupe ferroviaire, qui cédera sa place ce vendredi 1er novembre à Jean-Pierre Farandou. "Il n' y a pas de sanction disciplinaire à appliquer. Il faut que chacun soit conscient de ses responsabilités. Le projet qui faisait débat a été retiré. Il n'y a plus aucune raison pour la grève" a t-il encore ajouté. "On est sur la reconnaissance de la difficulté de ce travail, mais aucun Français ne comprendrait qu'on paie les jours de grève". Grève à la SNCF : y a-t-il un risque d'embrasement ?par franceinfoLa grève, suivie par quelque 200 personnes sur les 700 que compte le Technicentre, fait suite au projet de la direction de dénoncer un accord local et de supprimer douze jours de repos supplémentaires par an prévus pour compenser le travail de nuit et de week-end de ces salariés touchant des bas salaires.
Les syndicats de médecins hospitaliers ont quitté mardi matin une réunion au ministère sur leurs "carrières et rémunérations", mécontents de l'absence de calendrier et de chiffrage des revalorisations promises dans le cadre du "Ségur de la santé".
Un mois après le début des concertations, les praticiens hospitaliers avaient de nouveau rendez-vous à 09H30 avec Nicole Notat et son équipe et attendaient enfin des réponses à leurs revendications salariales.A l'issue de cette réunion, "aucune mesure concrète de revalorisation ou d'amélioration des carrières médicales, ni calendrier n'ont été avancés par les pouvoirs publics", ont dénoncé dans un communiqué commun la dizaine de syndicats de praticiens présents aux négociations."En conséquence, les organisations syndicales des personnels médicaux ont décidé de quitter la séance avant son terme et de proposer leur propre document de travail destiné à être la base d'un protocole d'accord avec les pouvoirs publics", poursuit le communiqué."Nous sommes partis au bout d'une heure", a précisé à l'AFP le Dr Rachel Bocher, présidente de l'Intersyndicat national des praticiens hospitaliers (INPH), "très déçue" de cette "réunion pour rien".Selon la responsable syndicale, un document, du même type que le "projet d'accord" présenté vendredi aux syndicats des personnels non médicaux, a certes été remis aux médecins mardi matin, mais sans "date ni chiffrage"."C'est un brouillon, on ne peut pas négocier sur un truc pareil", a-t-elle insisté, espérant "que la prochaine fois le ministre (Olivier Véran, NDLR) soit là avec une enveloppe budgétaire".Pour l'heure, "il n'y a rien de concret", a confirmé le Pr Norbert Skurnik, président de la Coordination médicale hospitalière. "On n'a pas claqué la porte, mais on est parti de cette réunion pour montrer notre mauvaise humeur", a-t-il précisé.Dans leur document de travail, dont l'AFP a obtenu copie, les syndicats de médecins hospitaliers réclament une hausse immédiate de 300 euros net mensuel pour les internes de médecine (futurs médecins employés dans le cadre de stages de fin de cursus).Ils demandent par ailleurs une forte revalorisation salariale au 1er septembre pour l'ensemble des médecins hospitaliers, avec 5.000 euros net en début de carrière (contre 3.754 euros net actuellement) et 10.000 euros net en fin de carrière (contre 6.383 euros net aujourd'hui).Lancé le 25 mai par Edouard Philippe, le "Ségur de la santé" doit concrétiser d'ici mi-juillet le "plan massif" promis par Emmanuel Macron, afin d'améliorer le quotidien des soignants et l'accueil des malades.
Le parquet de Lille a requis le renvoi du président de la Métropole européenne de Lille (Mel), Damien Castelain, devant le tribunal correctionnel pour "recel d'abus de confiance" dans l'affaire du Grand Stade, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
En 2018, le parquet avait requis un non-lieu à l'encontre des sept personnes mises en examen ou placées sous le statut de témoin assisté dans ce dossier, dont M. Castelain, mais avait demandé un supplément d'information pour un volet de l'affaire concernant celui-ci, au sujet de la livraison via Eiffage à son domicile de pierres pour la construction d'une terrasse.Suite à ces investigations supplémentaires, le parquet a donc considéré les charges suffisamment établies pour requérir le renvoi de l'élu divers droite devant le tribunal correctionnel de Lille pour "recel d'abus de confiance".Selon des sources concordantes, les autres chefs de poursuite sont soit prescrits, soit ne constituent pas des infractions caractérisées.Après ces réquisitions, il appartient maintenant au juge d'instruction de se prononcer sur cette demande de renvoi, mais aussi sur le non-lieu requis par le parquet sur le reste de l'affaire.Interrogé par l'AFP, le parquet n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat.Cette décision fait suite à la mise en examen en août 2019, dans ce volet, de M. Castelain, à la tête de la Mel depuis 2014. Il est soupçonné d'avoir bénéficié pour 18.000 euros de pierres livrées via Eiffage, constructeur du stade, pour une terrasse personnelle.Il était déjà mis en examen depuis 2017 pour "trafic d'influence passif" et "complicité de favoritisme" dans cette enquête sur l'attribution du marché du stade Pierre-Mauroy à Eiffage en 2008, lorsqu'il était l'un des vice-présidents de la communauté urbaine.Maire divers droite de la petite commune de Péronne-en-Mélantois depuis 1998, réélu dès le premier tour à l'élection municipale du 15 mars, Damien Castelain devrait être candidat à sa succession à la tête de la métropole à l'issue du second tour, le 28 juin.Son élection en 2014 avait marqué la fin de la domination du Parti socialiste qui présidait la communauté urbaine depuis sa création en 1967, tout en empêchant l'UMP (devenue LR) de s'en emparer.- "On ira jusqu'au bout" -Outre M. Castelain, deux anciens élus -Michèle Demessine, ex-sénatrice PCF du Nord et Henri Ségard, lui aussi ancien vice-président de l'institution- étaient visés par cette information judiciaire ouverte pour favoritisme, faux et usage de faux, corruption et trafic d'influence.Deux anciens dirigeants d'Eiffage étaient également soupçonnés de trafic d'influence actif, et deux fonctionnaires de la communauté de faux et usage de faux.Eiffage avait été choisi par la communauté urbaine, alors que son projet présentait un surcoût de 108,5 M EUR, face à celui, plus classique, de Bouygues. De source proche de l'enquête, il était reproché à MM. Castelain et Ségard d'avoir été invités par Eiffage à deux évènements sportifs à l'étranger, un match de football de l'équipe de France à l'Euro 2008 et le Grand Prix de Hongrie de F1 en août 2010."On aura au moins découvert que Damien Castelain n'était pas tout à fait l'homme droit qu'il devrait être en tant qu'élu du peuple. Mais nous ne sommes pas au bout du dossier, on ira jusqu'au bout, on ira contester devant la chambre de l'instruction le fait qu'Eiffage ne soit pas renvoyé et on ira jusqu'en cassation pour que cette montagne n'accouche pas d'une souris", a affirmé mardi à l'AFP Eric Darques, partie civile.L'avocate de M. Castelain, Florence Rault, avait rejeté ces accusations en avril 2017, affirmant qu'il avait payé son voyage en Suisse, ses travaux de terrassement et qu'il avait été invité en Hongrie par des amis "n'ayant aucun rapport avec Eiffage".Interrogée mardi soir par l'AFP, Me Rault n'a pas souhaité s'exprimer.Le stade Pierre-Mauroy, implanté à Villeneuve-d'Ascq et inauguré en 2012, est une enceinte ultramoderne de 50.000 places où se tiennent principalement les matches du Losc, club de foot de Lille. M. Castelain fait aussi l'objet d'une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics pour des factures notamment de parfums, services de bien-être ou nuits en hôtel de luxe entre 2017 et 2018, s'élevant à 11.000 euros environ, selon le site Médiacités.
Seuls les goélands occupent ses bateaux, restés à terre pour cause de coronavirus: l'école de voile des Glénans, la plus importante d'Europe, espère accueillir des stagiaires sur les îles de l'archipel finistérien au plus vite, mais elle doit composer avec un cadre sanitaire flou et des conditions d'hébergement "spartiates".
"Ça rappelle la Planète des singes". Tom Daune, le responsable de l'école des Glénans, désigne la mer de catamarans vides qui s'étend sur Penfret, la plus large des quatre îles qu'occupe l'école sur l'archipel. Les mâts de la soixantaine d'embarcations, entreposés au sol, disparaissent sous la végétation qui lui monte à la cuisse. "On devrait accueillir 250 personnes ici en ce moment" précise-t-il. Difficile à croire quand les goélands nichent à même le chemin principal, pas fréquenté depuis le mois de septembre. Les squelettes d'oursins, particulièrement nombreux sur la plage, rappellent l'absence des stagiaires qui les ramassent habituellement.Quelque 15.000 jeunes et adultes pratiquent tous les ans la voile avec l'école des Glénans, qui compte des sites dans toute la France. Ils partagent des hébergements en tente, en dortoirs ou dans des bateaux, et progressent sous les conseils de 800 moniteurs, pour la plupart bénévoles. Mais cette année, "on ne sait pas quoi leur dire", se désole Olivier Sanz, directeur adjoint de la base Finistérienne de l'école de voile. Il espère une réouverture en juin, mais les protocoles de sécurité "sont basés sur la réglementation d'aujourd'hui, et tout peut changer du jour au lendemain. Dans tous les cas, il faudra tabler sur des effectifs réduits".L'école a réuni sa commission médicale, constituée de moniteurs également médecins et pharmaciens. Elle travaille à imaginer la reprise de l'activité depuis quatre semaines. "Aujourd'hui, on se projette sur une activité sur site, mais le plus difficile sera l'hébergement et la partie croisière habitée", précise Tom Daune. "Sous quelles conditions, on ne sait pas trop, on va jouer sur la distanciation et la densité des sites. Les conditions de vie sur les Glénans sont spartiates, mais il faut trouver le bon équilibre entre un confort optimal et des conditions de vie insulaires". Une décision devrait être prise fin mai.- "Difficile d'éviter la contamination" -Pour Baptiste Pouder, moniteur aux Glénans l'été, "le souci, c'est que sur les îles, si quelqu'un est malade, ça peut vite se propager. Comme en bateau, où on vit dans neuf mètres carrés avec six à huit personnes". Manu Jacolot, également moniteur aux Glénans, abonde: "Si on passe une semaine sur un bateau avec six personnes, masques ou pas, ce sera difficile d'éviter la contamination."À l'autre bout de la France, on s'inquiète aussi. "Le problème, c'est qu'officiellement, on n'a pas d'indications", regrette Pierre Sathal, directeur de la Société nautique de Marseille, dont l'école de voile forme 1.500 stagiaires par an. "Je me vois mal naviguer avec plusieurs élèves sur un bateau avant le mois d'août, ça va être compliqué pour respecter les distances réglementaires. On est un club, une association, on ne veut pas prendre de risque et que des gens soient malades ou se plaignent"."La navigation en équipage, c'est le cœur de notre souci", explique Jacques Cathelineau, directeur technique national de la Fédération française de voile, qui a diffusé à ses 1.073 clubs des protocoles de protection renforcée. "Après enquête, les clubs ont en général deux mois de trésorerie devant eux et peuvent arriver à l'été en difficulté financière, mais gérable avec les aides gouvernementales. Par contre, si jamais la prochaine saison touristique, elle, se passe mal, on sera dans une situation dramatique".À l'école des Glénans, s'il aimerait pouvoir "généraliser des tests" avant l'embarquement, Tom Daune se dit prêt à encaisser "une saison blanche." Pour lui, la difficulté, "c'est surtout le temps long, avec un retour de pandémie probable. Le pire, ce serait une reprise très tardive de la saison 2021".
Plusieurs syndicats ont appelé à une grève de la surveillance lundi pour protester contre la réforme du baccalauréat annoncée par le gouvernement. Le ministre de l'Éducation a assuré que les établissements s'étaient organisés "pour que les choses se passent normalement".
Cette année encore, la philosophie ouvrira la session 2019 du baccalauréat. Quelque 743.000 candidats, de 11 à 77 ans, sont convoqués à partir de lundi 17 juin dans plus de 4.600 centres d'examens à travers la France. Les candidats au bac général représentent un peu plus de la moitié des effectifs (53,5%). 21% des candidats se présentent au bac technologique et 25,5% au bac professionnel. C'est l'avant-dernière année que cet examen bicentenaire se déroule sous sa forme actuelle. Le gouvernement a annoncé une réforme du bac pour 2021, qui réduira notamment le nombre d'épreuves finales au profit du contrôle continu et qui s'accompagne d'une refonte de l'enseignement au lycée. Un appel à la grèveCe changement radical est décrié par de nombreux enseignants, dont certains ont menacé de faire une grève de la surveillance lundi. "On ne souhaite pas empêcher les jeunes de rentrer dans les salles d'examen. Notre but c'est d'alerter l'opinion : on s'achemine vers un bac qui n'aura plus rien de national", explique Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat dans le secondaire qui a appelé à cette grève avec d'autres organisations dont la CGT, Sud-Éducation...Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a voulu rassurer vendredi : "Nous nous sommes organisés pour que les choses se passent normalement". "Les professeurs sont des personnes responsables qui amènent leurs élèves jusqu'au baccalauréat et qui n'ont aucune envie de saboter le moment pour lequel ils les ont préparé", a-t-il estimé.C'est la première fois depuis 2003 qu'un tel appel est déposé par des syndicats pour le bac. Impossible de savoir si la grève sera très suivie car, dans le secondaire, les grévistes ne sont pas obligés de se déclarer à l'avance. De nombreux établissements ont toutefois pris leurs précautions en convoquant par exemple plus de personnels que nécessaire.Fin des épreuves le 24 juin, résultats le 5 juilletLes épreuves du bac se termineront le 24 juin pour les filières scientifiques et littéraires et dès le 21 juin pour la filière économique et sociale. Dans la voie professionnelle, où les lycéens ont déjà passé plusieurs épreuves, les examens se dérouleront du lundi 17 au mercredi 19 juin.Les résultats seront connus le 5 juillet et les rattrapages s'étaleront jusqu'au 10. Depuis 2012, le taux de réussite dépasse les 80%. En 2018, 88,2% des candidats ont obtenu leur baccalauréat. Mais la proportion de bacheliers dans une génération est nettement plus faible : un jeune sur cinq âgé de 18 ans n'avait pas le bac en 2018.
En vacances au milieu des vignes, l'ancien président est revenu sur sa promesse d'inverser la courbe du chômage.
L'ancien chef de l'État est en vacances dans le Gers. Au milieu des vignes, François Hollande est revenu sur sa promesse d'inverser la courbe du chômage, une promesse qui n'a commencé à se réaliser qu'après qu'il a annoncé qu'il ne se représenterait pas lors de l'élection présidentielle de 2017. Regrette-t-il sa promesse ? La politique c'est comme "l'agriculture, et en particulier la viticulture", a commenté l'ancien président, interrogé par BFM TV. "Il faut du temps, il faut entretenir, il faut, après avoir planté, bien arroser", a-t-il poursuivi avant de conclure "être président ce n'est pas forcément recueillir tous les fruits, tous les raisins, tout de suite." Les confessions de l'été: François Hollande regrette-t-il sa promesse "d'inverser la courbe du chômage" ?par BFMTVFallait-il donner une date pour la réalisation de cette promesse ? François Hollande pense toujours qu'il devait fixer un cap, une direction "à l'ensemble des forces vives du pays, aux administrations aussi et à tous ceux qui ont vocation, notamment les chefs d'entreprise, à engager de l'emploi, à faire de l'investissement". "Il fallait qu'il y ait cette date", a affirmé l'ancien chef de l'État.Entre deux déambulations dans les villages du département, quelques selfies et des discussions avec les passants, François Hollande n'a pas pu s'empêcher de donner des conseils à son successeur. "Il faut lutter contre le risque de l'isolement, de l'enfermement", explique l'ancien président. "Il faut essayer de rencontrer les Français", poursuit-il même si "ce n'est jamais facile" et qu'"il y a des période plus compliqué que d'autres."
Le président va apparaître sur une affiche, diffusée dans les prochains jours, avec ce slogan "En marche pour l'Europe. Le 26 mai, je vote Renaissance." Une affiche non officielle qui a été imprimée à 60.000 exemplaires.
La semaine dernière, en marge du sommet européen de Sibiu, en Roumanie, Emmanuel Macron a assuré être"prêt à tout" pour empêcher le Rassemblement national (RN) d'arriver en tête des élections européennes du 26 mai. Selon les sondages, le parti de Marine Le Pen talonne de près, voire dépasse La République en marche (LREM) en tête des intentions de vote.Pour le moment, aucun meeting du chef de l'État n'a été planifié, mais un déplacement est envisagé, selon Europe 1. "Les choses se décideront au jour le jour", aurait ainsi déclaré l'un de ses proches, rapporte la radio, tout dépendra si la liste LREM remonte dans les sondages.Selon BFMTV et Europe 1, le président sera néanmoins présent sur une affiche de campagne "sauvage". Ce qui signifie qu'elle ne fait pas partie de la campagne officielle et qu'elle ne figurera pas sur les panneaux électoraux. Diffusée à 60.000 exemplaires dans les prochains jours, cette affiche représente Emmanuel Macron en photo, seul, avec le sous titre : "En marche pour l'Europe. Le 26 mai, je vote Renaissance". Nathalie Loiseau, la tête de liste de LREM, baptisée "Renaissance", ne devrait ainsi pas apparaître sur cette affiche. Une information confirmée par la suite à l'AFP par le parti présidentiel. "C'est une façon de mobiliser notre électorat au 1er tour de la présidentielle, et ceux qui font confiance au président de la République sur le projet européen", a souligné le porte-parole de la campagne des européennes Pieyre-Alexandre Anglade. "C'est aussi une façon de boucler la campagne avec le président de la République, qui en avait donné le coup d'envoi avec sa tribune" publiée dans les 28 pays de l'Union européenne en mars, a-t-il poursuivi.Il récuse en revanche tout "changement de stratégie" visant à mettre en arrière-plan Mme Loiseau.Stop au "Loiseau-bashing"Il ne faut pas y voir le signe que l'ancienne ministre des Affaires européennes n'est pas à la hauteur, a également assuré ce mercredi 15 mai Richard Ferrand sur Europe 1. "Le président est un militant engagé pour l'Europe. Pendant toute la campagne présidentielle, il était le seul candidat à porter l'idéal européen. C'est sa conviction et son devoir", a assuré le président de l'Assemblée nationale, indiquant que "si cette affiche sort(ait), (il irait) la coller partout dans le Finistère". "Le président n'est pas tête de liste. Il rappelle qu'il s'engage pour l'Europe. De la même manière qu'il a mis la France en marche, il souhaite mettre l'Europe en marche. Et ça, c'était bien avant cette campagne électorale. On ne va pas lui reprocher d'être un grand militant européen", s'est emporté Richard Ferrand, appelant à "arrêter le Loiseau-bashing".
Devenu éditorialiste sur Radio Classique, Luc Ferry était interrogé lundi sur les violences en marge des manifestations des "gilets jaunes", le week-end passé. L'ancien ministre soutient les forces de l'ordre, et propose même une solution radicale pour mettre fin au conflit.
Une information relayée par Ouest France.L'épisode 8 des "gilets jaunes" aura été marqué par les violences subies par les forces de l'ordre. Notamment ce gendarme attaqué à coups de poing par un ancien boxeur. Un événement que Luc Ferry, ancien ministre de l'Éducation nationale, condamne fermement, mais il va plus loin : "Qu'ils se servent de leurs armes une bonne fois. Ça suffit ! On a la quatrième armée du monde [la 5e, ndlr], elle est capable de mettre fin à ces saloperies." Luc Ferry rajoute qu'il ne croit pas au grand débat national qui doit durer jusqu'au mois de mars : "Très souvent dans ce type de débat, les gens qui iront bavarder c'est le café du commerce. C'est les gens qui n'ont rien à faire."S'il ne croit pas au referendum, l'ancien ministre estime que seul un retour aux urnes pourrait mener vers une solution.
La série télévisée "Le Prince de Bel-Air", qui a permis au grand public de découvrir Will Smith au début des années 1990, devrait connaître un remake plus sombre et dramatique, selon la presse spécialisée d'Hollywood mardi.
L'idée de ce "remake" du célèbre sitcom, qui devrait être produit par Will Smith, maintenant un peu trop vieux pour jouer l'ado désinvolte, viendrait du réalisateur Morgan Cooper, un grand fan de la série, qui avait - de sa propre initiative - tourné et publié une bande-annonce (d'un projet fictif) de quatre minutes l'année dernière.Une idée "brillante", avait commenté Will Smith à l'époque, qui avait salué cette "version dramatique du 'Prince de Bel-Air' pour la nouvelle génération". Selon le Hollywood Reporter et Deadline, le projet est maintenant développé par Westbrook Studios, la maison de production de Will Smith, et Universal TV. Il est soumis à plusieurs plateformes de streaming, comme Netflix.Le pitch resterait le même: un jeune des quartiers durs de Philadelphie envoyé chez son oncle et sa tante dans la banlieue chic de Los Angeles, Bel-Air, pour rester dans le droit chemin.Mais au lieu d'épisodes de 20 minutes comiques et colorés, il s'agirait d'épisodes de soixante minutes, noirs et dramatiques. Contactés par l'AFP, les agents de Will Smith et Morgan Cooper n'ont pas répondu.Diffusé entre 1990 et 1996, "Le Prince de Bel-Air" a permis à Will Smith, alors un jeune rappeur, de devenir une des plus grosses stars d'Hollywood.
Les flammes continuent de progresser. Jeudi 4 janvier au matin, les pompiers luttaient toujours contre trois incendies majeurs en Haute-Corse, attisés par les rafales de vent apportées par la tempête Eleanor.
Plusieurs villageois ont été blessés mercredi et des habitations ont été détruites.La nuit a été difficile pour les habitants du nord de l'île de Beauté. Les différents incendies qui s'étaient déclarés mardi et mercredi ont poursuivi leur chemin, dévastant quelque 1.500 hectares de végétation, selon France Info. Dans le village de Chiatra, où le feu a démarré mercredi dans la soirée après la chute d'une ligne électrique, cinq maisons ont été touchées, deux ont même été détruites. Le village a été encerclé par les flammes, que les vents violents ont attisées toute la nuit. Les habitants ont été confinés chez eux, a indiqué à France Info le secrétaire général de la préfecture de Haute-Corse, Fabien Martorana. L'incendie menace également un village voisin. À Chiatra, trois personnes ont été blessées par les flammes : l'une a été brûlée aux membres inférieurs et supérieurs, une autre a été intoxiquée par les fumées et une troisième, une personne âgée, a été légèrement blessée à une épaule, selon un communiqué de la préfecture. Plus tôt dans la semaine, deux autres incendies s'étaient déclarés près de Bastia et à Sant'Andrea di Cotone. Le combat des pompiers a été compliqué par l'arrivée de la tempête Eleanor. Aucun canadair n'a pu décoller mercredi après-midi.Mercredi soir, le préfet de Haute-Corse a décidé d'ouvrir le centre opérationnel départemental pour coordonner les opérations des différents services de secours. Les vents ont encore soufflé fort durant la nuit : 123 km/h au Cap Corse, 140 km/h au Cap Sagro, 129 km/h à l'île Rousse, selon Météo-France. Mais la situation s'apaisait au petit jour et l'alerte orange a été levée sur la Corse. Sur le pays, 21 départements restent en vigilance aux vents, crues et avalanches.
Les autorités afghanes sont à la recherche mardi d'environ 270 prisonniers, la plupart membres du groupe Etat Islamique (EI), en cavale depuis l'attaque sanglante de leur prison à Jalalabad (est).
Au moins 29 personnes, dont des civils et des prisonniers, ont péri lors de l'assaut de la prison dimanche par des jihadistes de l'EI, avec des combats qui ont duré jusqu'à lundi après-midi. Plus de 1.300 prisonniers ont tenté de s'échapper, a indiqué à l'AFP un haut responsable sécuritaire afghan, sous couvert d'anonymat. Si la plupart ont été capturés ou se sont rendus après avoir été encerclés, "270 sont toujours dans la nature", a-t-il assuré. "La plupart des évadés sont des gens du ISKP", a précisé ce responsable, faisant référence à l'Etat islamique Province du Khorasan, branche orientale du groupe. Certains sont responsables d'attaques, a indiqué à l'AFP un autre responsable sécuritaire.Attaullah Khogyani, porte-parole de la province du Nangarhar, dont Jalalabad est la capitale, a confirmé que de nombreux prisonniers étaient encore en cavale, sans pouvoir préciser le nombre de membres de l'EI parmi eux. L'attaque de la prison est venue briser trois jours de calme relatif au dernier jour d'une trêve entre les forces afghanes et les talibans. ISKP ne participait pas à ce cessez-le-feu.Le gouvernement afghan a malgré tout lié l'attaque aux talibans, et accuse le groupe d'avoir tué 20 civils et en avoir blessé 40 durant le cessez-le-feu, violant la trêve 38 fois.L'attaque de la prison a eu lieu après l'annonce par Kaboul de la mort, la veille, d'un responsable haut placé de ISKP, Assadullah Orakzai, lors d'une opération sécuritaire près de Jalalabad.Le Nangarhar, ancien bastion du groupe en Afghanistan, a plusieurs fois été la cible d'attaques de grande envergure par le groupe, dont un attentat suicide qui avait tué 32 civils lors d'une cérémonie de funérailles en mai.Ces attaques ont continué malgré la perte l'an dernier par l'EI de ses bases dans la province, et l'annonce du gouvernement que le groupe avait été vaincu dans le Nangarhar. "Ces six derniers mois, nous avons réussi à frapper (ISKP) où ça fait mal. Un grand nombre de leurs dirigeants ont été arrêtés ou tués (...) donc c'était une sorte de revanche pour libérer quelques-uns de leurs camarades", a expliqué le haut responsable sécuritaire.De l'avis d'Abdul Sayed, chercheur indépendant et spécialiste du jihadisme en Afghanistan, l'EI "veut défier le monopole des talibans sur l'insurrection et la violence contre le gouvernement dans le pays". Le groupe "semble aujourd'hui avoir changé sa stratégie pour lancer des attaques terroristes de grande envergure dans le Nangarhar et Kaboul, et ainsi prouver qu'il existe", estime-t-il.
En pleine journée de mobilisation contre la réforme des retraites, jeudi 5 décembre, Bercy a partagé un article sur l'importance de bien choisir son champagne avant les fêtes.
Les fêtes approchent à grands pas. Foie gras, huîtres, bûches... il faut faire son choix. Sans oublier le champagne ! Peut-être la raison pour laquelle le ministère de l'Économie a cru trouver bon de relayer sur son compte Twitter un guide de conseils conso sur la boisson pétillante phare des fêtes de fin d'année. L'article, à retrouver sur le site du ministère de l'Économie, est intitulé "Conseils conso : les mentions à vérifier sur les étiquettes des bouteilles de vin". Sauf que ce tweet a été réalisé jeudi 5 décembre, jour de la manifestation contre la réforme des retraites. De quoi provoquer l'ire de personnalités politiques comme Ian Brossat, le porte-parole du PCF : "Le jour où la colère sociale gronde, le tweet collector du Ministère des Finances... 'Comment bien choisir son champagne ?' Des champions", a déploré l'élu sur Twitter. Depuis, le tweet a été supprimé, mais Ian Brossat avait fait une capture-écran, et il a relayé le lien menant vers l'article présent sur le site internet du ministère.Décalage avec les FrançaisSur la toile, de nombreux internautes n'ont pas manqué non plus de railler les conseils de "#BercyInfosParticuliers". Ils dénoncent un "timing" inapproprié et déplorent que les Français ne soient que "des tirelires sur pattes". D'autres pointent du doigt des politiques "décalés de la vraie vie". Et ne manquent pas d'ironiser : "Pourquoi est-ce que le ministère communique là-dessus ? Parce que le champagne c'est pour les riches, et que Bercy aime les riches ? Bientôt le guide d'achat des meilleurs SUVs ?"Selon un décompte du ministère de l'Intérieur, plus de 800 000 personnes sont descendues dans la rue en France ce jeudi de contestations. La CGT, elle, avait avancé des chiffres avoisinant les 1,5 million de manifestants. Les syndicats de la SNCF et de la RATP ont décidé respectivement de reconduire la grève jusqu'au lundi 9 décembre. Au lendemain de cette mobilisation, le Premier ministre Édouard Philippe a dévoilé qu'il présenterait le projet du gouvernement en intégralité le mercredi 11 décembre prochain à midi. Il a réaffirmé sa volonté "ferme" de mener à bien la réforme tout en assurant que sa logique ne sera "jamais celle de la confrontation".
Le président américain Donald Trump a tenu dimanche son premier meeting entièrement en intérieur depuis des mois, indignant les autorités locales qui avaient averti que le rassemblement pourrait enfreindre les restrictions liées au coronavirus concernant la jauge autorisée.
Le meeting programmé dimanche dans la ville de Henderson, dans le Nevada, a attiré les foudres des autorités locales qui ont signalé que les événements rassemblant plus de 50 personnes n'étaient pas autorisés à cause du coronavirus."La ville de Henderson a fait parvenir une lettre formelle et un avertissement verbal à l'organisateur de l'événement expliquant que l'événement, tel qu'il était programmé, violait directement les directives d'urgence liées au Covid-19 du gouverneur", a déclaré la porte-parole de la ville Kathleen Richards dans un communiqué.Trump s'est servi du rassemblement de dimanche à Henderson, dans la banlieue de Las Vegas, pour applaudir sa propre gestion de la pandémie, qui a tué près de 195.000 Américains, le bilan le plus élevé au monde."Nous avons fait un travail incroyable, nous n'obtenons absolument aucune reconnaissance pour le travail que nous avons fait", a dit M. Trump à la foule réunie, ajoutant que son leadership a "sauvé des millions de vies".Le gouverneur de l'Etat, Steve Sisolak, a écrit sur Twitter que "ce soir, le Président Donald Trump mène des actions irréfléchies et égoïstes, qui mettent d'innombrables vies en danger ici au Nevada"."Il semblerait que le Président ait oublié que son pays est encore en plein milieu d'une pandémie mondiale", a-t-il souligné.Donald Trump a qualifié M. Sisolak, un démocrate, d'être un "amateur en politique" et a exhorté la foule à "dire à votre gouverneur d'ouvrir votre Etat".La pandémie a privé la campagne présidentielle américaine de son flot habituel de meetings, mais à moins de deux mois du scrutin, Donald Trump et son rival démocrate Joe Biden ont accéléré le rythme de leurs apparitions.L'équipe de campagne de M. Trump a fait savoir que des prises de température seraient faites à l'entrée du meeting et que des masques seraient remis aux participants, encouragés à les porter."Si vous pouvez rejoindre des dizaines de milliers de personnes manifestant dans les rues, jouer dans un casino ou brûler des petits commerces lors d'émeutes, vous pouvez vous réunir pacifiquement selon le 1er amendement pour écouter le président des Etats-Unis", a déclaré à des journalistes le directeur de la communication de la campagne de Donald Trump, Tim Murtaugh.En juin, Donald Trump avait déjà été lourdement critiqué après avoir tenu à Tulsa, dans l'Oklahoma, un meeting en salle, plus tard soupçonné d'avoir été à l'origine d'un pic de cas de Covid-19. La plupart des participants n'avaient pas respecté les consignes de distanciation et refusaient de porter des masques.Les cas de coronavirus à Tulsa avaient largement augmenté dans les semaines suivant ce meeting Tulsa, les autorités sanitaires locales précisant qu'il était "plus que probable" que des grands rassemblements y aient contribué.
Quelques jours après Aigle Azur, il s'agit de la deuxième compagnie aérienne française à se déclarer en cessation de paiement.
La compagnie XL Airways s'est déclarée en cessation de paiement et a demandé son placement en redressement judiciaire, a-t-elle annoncé ce jeudi 19 septembre dans un communiqué. "Depuis plus d'un an, la direction a négocié avec plusieurs repreneurs. Ces négociations n'ont pas abouti et la compagnie doit aujourd'hui se placer sous la protection du Tribunal de Commerce de Bobigny", a expliqué la société, moins de trois semaines après qu'une autre compagnie française, Aigle Azur, eut recouru à la même procédure.Le comité d'entreprise été informé jeudi, avant le lancement de la procédure. "L'objectif est d'assurer le versement des salaires et d'enclencher rapidement la recherche d'un repreneur sous la direction du tribunal de commerce de Bobigny", a ajouté l'entreprise. En outre, "XL Airways est malheureusement dans l'obligation d'arrêter ses ventes à compter du (jeudi) 19 septembre au soir", a-t-elle précisé.Basée à Paris - Charles de Gaulle, la compagnie emploie 570 collaborateurs et transporte chaque année près de 700.000 passagers sur quatre continents. Certains vols étant "susceptibles d'être annulés", selon la compagnie, les passagers sont invités à vérifier le statut de leurs vols (via le site www.xl.com ou un numéro vert à leur disposition +33.3.51.86.00.51).
DOCUMENT. En février 2016, Émeline, 25 ans, en CDD depuis 2009 au centre de tri de Villeneuve-d'Ascq (Nord), était victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) sur son lieu de travail.
Elle a porté plainte pour non assistance à personne en danger quelques semaines plus tard, affirmant que ses supérieurs ont attendu trois heures pour prévenir les secours, malgré ses plaintes et les injonctions de plusieurs collègues. Aujourd'hui, un rapport commandé par le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) étrille les conditions de travail sur ce site. La plateforme de distribution de courrier (PDC) de La Poste de Villeneuve-d'Ascq (Nord) emploie 101 salariés et traite le courrier pour une partie de la métropole lilloise. Le cabinet d'expertise Catéis, mandaté par le CHSCT après l'accident d'Émeline, a rendu en septembre son rapport, dont l'AFP a obtenu copie. • "CLIMAT DÉLÉTÈRE", "PRESSION PERMANENTE"Le document souligne que, le matin du 19 février 2016, Émeline B., salariée en CDD, était venue travailler malgré des douleurs, sous la pression de la hiérarchie. Son état s'était dégradé mais on lui avait demandé de terminer une tâche en cours avant l'arrivée des pompiers. "Le défaut de prise en compte de la gravité de cette situation est lié à une organisation construite sur des règles instables et l'urgence des aléas qui immerge en permanence les agents dans l'incertitude", écrit le cabinet. Le document pointe aussi du doigt "un climat relationnel très dégradé et délétère où le jugement et la méfiance" prédominent. Il évoque "une pression permanente pour produire coûte que coûte malgré les aléas et sans moyens supplémentaires, repoussant les agents dans leurs derniers retranchements en termes de santé".• "PERSÉCUTION" DE DEUX MEMBRES DU CHSCTLe cabinet d'expertise dénonce aussi des "pratiques managériales vécues par les agents comme une forme de persécution" : convocations répétées, obligation de garder le silence au travail, etc. "Ces procédés tendent à faire peser sur les agents les failles de l'organisation", souligne le texte,. Une méthode "nocive pour l'équilibre mental des agents qui finissent par douter de leurs compétences".Le rapport décrit également des pressions subies par deux membres du CHSCT, telles des procédures disciplinaires à répétition. Elles "ont fait courir sur (l'un d'entre eux) un risque majeur de passage à l'acte" (suicide), souligne l'expertise. • UNE NOUVELLE DIRECTRICESollicitée par l'AFP, la direction Nord de La Poste déclare : "depuis les faits, une nouvelle directrice de la plateforme a été nommée et a travaillé avec le secrétaire du CHSCT sur les sujets relevant de la santé et de la sécurité au travail". "L'établissement a recruté 32 facteurs en CDI et un plan de formation important a été mis en place".Par ailleurs, la plainte d'Émeline B. a été classée sans suite par le parquet de Lille. Son avocat Me Loïc Bussy a annoncé son intention de déposer une nouvelle plainte avec constitution de partie civile. L'Assurance maladie n'a pas retenu la qualification d'accident du travail pour l'AVC de la jeune femme.
La liste est enfin tombée. Dimanche 19 juillet, à la veille de la publication du décret rendant obligatoire le port du masque en lieu clos, le ministère de la Santé a dévoilé dimanche 19 juillet sur son site Internet lesdits espaces où la nouvelle règle sanitaire prendra effet.
Dès lundi, il sera obligatoire de porter un masque dans les lieux clos recevant du public. Ce dimanche, la direction générale de la Santé a précisé les lieux concernés, dans une liste publiée sur son site Internet. Le non-respect de cette obligation expose à une amende de 135 euros. Seront concernés : les lieux où le port du masque était déjà obligatoire, comme les établissements recevant du public. Mais aussi quatre autres types d'espaces, à savoir : les commerces, les administrations, les banques, et les marchés couverts, précise a indiqué la direction générale de la Santé. L'organisme précise sur son site que "dans d'autres catégories d'établissements, [le masque] peut, comme aujourd'hui, être rendu obligatoire par l'exploitant" d'un espace clos. Cette obligation intervient en complément de l'application des gestes barrières", prévient la DGS. Voici la liste communiquée : - Salles d'auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple, y compris les salles de spectacle et les cinémas.- Restaurants et débits de boissons ;- Hôtels et pensions de famille ;- Salles de jeux ;- Etablissements d'éveil, d'enseignement, de formation, centres de vacances, centres de loisirs sans hébergement ;- Bibliothèques, centres de documentation ;- Etablissements de culte ;- Etablissements sportifs couverts ;- Musées ;- Etablissements de plein air ;- Chapiteaux, tentes et structures ;- Hôtels-restaurants d'altitude ;- Etablissements flottants ;- Refuges de montagne.- Les gares routières et maritimes ainsi que les aéroports.- Magasins de vente, centres commerciaux ;- Administrations et banques ;- Marchés couverts.La France comme ses voisins européens durcit les mesures sanitaires pour faire face au coronavirus, alors que la menace d'une seconde vague de l'épidémie inquiète les gouvernements. L'Espagne et le Portugal ont notamment reconfiné une partie de leur population. Et des nouvelles obligations sanitaires comme l'obligation du port du masque seront appliquées dans plusieurs autres pays, comme en Angleterre.
Avec l'abolition de la période d'abstinence imposée de quatre mois pour les homosexuels avant de donner leur sang, les députés ont voté mercredi 1er juillet la suppression de toute discrimination envers les homosexuels.
C'est une petite révolution dans le domaine du don du sang. "Les critères de sélection du donneur ne peuvent être fondés sur le sexe du ou des partenaires avec lesquels il aurait entretenu des relations sexuelles", ont inscrit les députés dans un amendement voté ce mercredi en commission.Le texte porté par le coraporteur Hervé Saulignac (PS) et cosigné par une centaine d'élus principalement de gauche vise la suppression de toute discrimination envers les homosexuels qui donnent leur sang, dans le cadre de l'examen du projet de loi de bioéthique."Une première étape" franchie depuis avril "Fier d'avoir cosigné et voté à l'instant en commission spéciale bioéthique l'amendement d'Hervé Saulignac visant à supprimer le délai d'abstinence sexuelle imposé aux homosexuels et bisexuels pour le don du sang", s'est félicité notamment Matthieu Orphelin (groupe EDS) sur Twitter.La période d'abstinence d'un an que devaient respecter les homosexuels pour donner leur sang a été réduite à 4 mois en avril dernier. Le ministère de la Santé avait alors présenté la réduction de cette période comme "une première étape" vers un alignement des conditions du don pour les homosexuels sur celles des hétérosexuels, envisagé "à l'horizon 2022".Hervé Saulignac a souhaité inscrire plus rapidement "dans le marbre de la loi la suppression de cette discrimination", selon un communiqué.Amendement sur le don de gamètes "Thérapies de conversion" : que sont ces stages censés "guérir" les homosexuels ?par rtl.frLa commission spéciale chargée de l'examen du projet de loi de bioéthique examine depuis lundi en deuxième lecture ce texte qui ouvre la PMA (procréation médicalement assistée) à toutes les femmes. Les députés rétablissent leur version du projet de loi qui avait été modifié par le Sénat. Ils ont aussi adopté un amendement MoDem autorisant le don de gamètes dirigé entre deux femmes au sein d'un même couple, si l'une d'elle souffre d'infertilité. Après un long débat, ils ont voté un amendement du coraporteur, prévoyant en cas de PMA que l'appariement (recherche d'un donneur aux caractéristiques proches) ne soit possible qu'avec l'accord du couple receveur ou de la femme receveuse.Par un amendement LREM, les députés ont enfin inscrit que les parents "sont incités à anticiper et à créer les conditions qui leur permettront d'informer l'enfant, avant sa majorité, de ce qu'il est issu d'un don".
Très présent en janvier avec sa "lettre aux Français" et son tour des régions, le chef de l'État a décidé cette année de ne faire qu'une seule cérémonie de vœux aux Armées, rapporte Le Parisien.
Qui dit nouvelle année, dit nouvelle résolution. En janvier 2018 Emmanuel Macron avait adressé ses vœux lors d'une vingtaine de cérémonies, dédiées notamment à la presse, au monde rural ou encore aux bureaux des assemblées. Cette année, il n'y aura qu'une cérémonie des vœux aux Armées, rapporte ce mercredi 9 janvier Le Parisien. "Il est le chef des armées, donc c'était naturel de maintenir au moins cette cérémonie", précise son entourage au quotidien.Les autres cérémonies sont considérées comme aussi inutiles que chronophages, fait comprendre l'Élysée à Franceinfo. La priorité de l'exécutif est en effet de résoudre la crise des "gilets jaunes" avec le lancement du grand débat public. Le président de la République sera par ailleurs très présent sur le terrain en ce début d'année. Outre sa "lettre aux Français", qui devrait être diffusée dans quelques jours, il entame la semaine prochaine son tour des 13 régions à la rencontre des maires.
Tous les écoles et collèges de France métropolitaine rouvriront en juin, et les lycées des départements classés verts, a annoncé mercredi le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer.
"Dans la phase 2 (du déconfinement) toutes les écoles seront ouvertes, et donc toutes les communes qui n'ont pas encore ouvert leurs écoles ouvriront... au moins sur une partie de la semaine", a précisé M. Blanquer. Le protocole sanitaire strict d'accueil des enfants reste inchangé. Les élèves continueront d'être accueillis, par groupes de 15 élèves maximum. Les collèges rouvriront de la 6e à la 3e, mais en zone orange, ils n'accueilleront prioritairement que les 6e et les 5e, a également annoncé le ministre. En ce qui concerne les lycées, dans les départements verts, c'est-à-dire dans l'immense majorité de la France, "les lycées généraux, technologiques et professionnels vont rouvrir et accueillir progressivement les élèves, au moins sur l'un des trois niveaux", seconde, première ou terminale, dans un premier temps.L'épreuve de l'oral du bac de français est finalement annulée pour les lycéens de Première."J'ai entendu les inquiétudes face à une situation exceptionnelle qui entraînait une inégale préparation" de cette épreuve; elle sera donc "validée par le contrôle continu".En zone orange, les lycées professionnels "accueilleront en priorité les élèves ayant besoin de certification professionnelle (élèves de Terminales et de CAP).Dans les lycées généraux et technologiques, les élèves seront accueillis sur convocation de l'équipe éducative pour des entretiens individuels, afin de "faire le point sur leur projet d'orientation" et éventuellement, pour les élèves de Terminales, sur le suivi de Parcoursup."L'instruction est obligatoire, la seule chose différente c'est d'aller physiquement ou non a l'école, on doit soit être à l'école soit dans un lien grâce à l'enseignement à distance", a martelé le ministre. Environ 4% des élèves de France ont "décroché", selon les statistiques du ministère, avec de fortes variations selon les zones géographiques.
Si vous le pouvez, mieux vaut éviter de prendre la route ce samedi. La journée est classée noire dans le sens des départs, orange dans le sens des retours.
Départ en vacances : que manger pour éviter les somnolences au volant ?par CNEWSEn ce weekend de chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens, la circulation s'annonce particulièrement difficile. La journée de samedi est classée noire dans le sens des départs, alerte Bison futé. Dimanche, la circulation sera moins dense mais restera difficile sur l'ensemble du territoire. Dans le sens des retours, le trafic est classé orange ce samedi, mais vert dimanche. Samedi 1er aoûtSi vous le pouvez, évitez de prendre le volant aujourd'hui pour partir en vacances : la journée est classée noire par Bison futé. Dans le sens des retours, si la circulation devrait être un peu moins dense, la journée est néanmoins classée orange par le prévisionniste. Dans le sens des départs, Bison futé conseille d'accéder au péage de l'A10 de Saint-Arnoult dans les Yvelines avant 6h ou après 12h et d'éviter de quitter ou de regagner les grandes métropoles entre 6h et 20h. Le prévisionniste conseille également d'éviter les autoroutes : A10 entre Orléans et Tours de 8h à 13h et de Niort à Bordeaux entre 7h et 18h ; A63 de Bordeaux vers l'Espagne entre 8h et 13h ; A11 entre Paris et Angers de 10h à 13h ; A13 entre Rouen et Caen de 10h à 17h ; A7 entre Lyon et Orange de 5h à 19h et de Salon-de-Provence à Marseille entre 9h-20h ; A9 entre Orange et l'Espagne de 7h à 18h ; A20 entre Limoges et Brive-la-Gaillarde de 9h à 18h ; A75 entre Clermont-Ferrand et Montpellier de 9h à 17h ; A61 entre Carcassonne et Narbonne de 9h à 15h ; A43 entre Lyon et Chambéry de 9h à 17h. Par ailleurs, l'accès en Italie par le tunnel du Mont-Blanc s'annonce très dense entre 9h et 16h (attente supérieure à 1h).Dans le sens des retours, le prévisionniste suggère d'accéder au péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines de l'A10 avant 14h ou après 18h, d'éviter de quitter ou regagner les grandes métropoles entre 9h et 18h, d'éviter l'autoroute A10 à hauteur de Bordeaux entre 10h et 20h, l'autoroute A10 entre Bordeaux et Niort de 10h à 17h, l'autoroute A7 entre Lançon-de-Provence et Lyon de 9h à 17h, l'autoroute A9 entre Narbonne et Orange de 10h à 17h,l'autoroute A71 à hauteur de Clermont-Ferrand de 12h à 16h et l'autoroute A62 entre Toulouse et Bordeaux de 10h à 16h. L'accès en France par le tunnel du Mont-Blanc sera très dense entre 15h et 18h (attente supérieure à 1h), prévient Bison futé.Dimanche 2 aoûtLa circulation s'améliorera légèrement dimanche. Dans le sens des départs, la circulation restera très difficile sur les grands axes reliant la Normandie et la Bretagne à Paris et la vallée du Rhône. Sur le reste du territoire, la journée est classée orange. En revanche, Bison futé a classé la journée verte dans le sens des retours. Dans le sens des départs, le prévisionniste conseille d'accéder au péage de l'A10 de Saint-Arnoult-en-Yvelines avant 9h ou après 14h, de quitter ou regagner les grandes métropoles entre 10h et 20h, d'éviter l'autoroute A10 entre Tours et Bordeaux de 10h à 20h, l'autoroute A7 entre Lyon et Orange de 9h à 20h et de Salon-de-Provence à Marseille entre 10h à 21h, l'autoroute A9 entre Orange et Narbonne de 10h à 20h, l'autoroute A20 entre Limoges et Brive-la-Gaillarde de 11h à 18h, l'autoroute A62 entre Agen et Toulouse de 16 h à 20 h et l'autoroute A61 entre Toulouse et Narbonne de 10h à 15h.
L'école et plusieurs étudiants vont porter plainte.
Des croix gammées, des croix celtiques, des inscriptions en allemand... Des tags antisémites ont été retrouvés dans une salle de classe du campus de la prestigieuse école de commerce HEC, près de Paris, qui va porter plainte, a-t-on appris vendredi 13 octobre de sources concordantes.Sur un tableau d'une salle d'étude du campus, situé à Jouy-en-Josas (Yvelines) et sur lequel vivent plus de 2.000 étudiants de 105 nationalités différentes, ont été découverts vendredi matin des croix gammées, des croix celtiques et les mots "Juden" (juif en allemand) inscrits au marqueur. "Nous sommes très surpris, très choqués", a dit à l'AFP le directeur général adjoint du groupe HEC, Eric Ponsonnet. Il a précisé que le groupe, ainsi que plusieurs étudiants, allaient porter plainte. "Nous avons commencé à lancer des investigations en interne, nous sommes déterminés à aller au bout pour pouvoir prendre les sanctions nécessaires", a-t-il ajouté.Dans un communiqué, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a dénoncé "la multiplication d'inscriptions antisémites dans les établissements de l'enseignement supérieur français depuis le début de l'année". En mars, un local utilisé par l'UEJF avait été saccagé dans la faculté parisienne de Tolbiac, alors occupée dans le contexte du mouvement d'opposition aux nouvelles règles d'entrée à l'université. En septembre, des tags antisémites visant le président de l'Université Grenoble-Alpes (UGA) ont été découverts sur le campus grenoblois. "Lorsque des croix gammées se multiplient dans les universités et grandes écoles françaises, elles viennent renforcer un sentiment d'insécurité des français juifs", a déclaré Sacha Ghozlan, président de l'UEJF, cité dans le communiqué.Sur Twitter, le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, Frédéric Potier, a dit sa "totale solidarité avec l'UEJF" et son président. La ministre de l'enseignement supérieur, Frédérique Vidal a pour sa part condamné "avec la plus grande fermeté les tags antisémites à HEC Paris".
Il n'y a pas de questions de santé soulevées par les fréquences 5G que le gouvernement s'apprête à mettre aux enchères entre les opérateurs, a estimé vendredi le secrétaire d'Etat au numérique Cédric O sur Sud Radio.
"Les fréquences qui seront mises sur le marché à la fin de l'année (...) sont des fréquences bien connues déjà, qui sont déjà utilisées pour d'autres choses comme les boucles locales radio" (une alternative aux liaisons filaires dans les zones peu denses, NDLR), a déclaré Cédric O."Vous n'avez jamais vu quelqu'un venir avec des boutons parce qu'il y avait une boucle locale radio à côté", a-t-il ajouté.Le gouvernement va lancer à la fin du mois les enchères pour attribuer des fréquences dans la bande des 3,4-3,8 GHz aux quatre opérateurs télécom français pour la 5G, le nouveau système de télécommunication mobile beaucoup plus rapide et puissant que l'actuelle 4G. Mais ces enchères ne concernent pas la bande dite des 26 GHz, qui ne sera pas utilisée pour le lancement de la 5G. Les effets potentiels sur la santé de l'utilisation de ces fréquences ont été moins étudiés jusqu'à présent et sont donc moins bien connus.La 5G suscite de l'hostilité chez plusieurs responsables politiques locaux ou ONG, qui mettent en question l'intérêt pour la société de cette nouvelle technologie, en invoquant des risques pour la santé ou un bilan environnemental défavorable.Certains ont demandé un moratoire sur l'attribution des fréquences de la bande des 3,4-3,8 GHz, mais le gouvernement a refusé, mettant en avant notamment que la plupart des pays avancés ont déjà attribué ces fréquences et sont plus avancés dans le processus de mise en place de la 5G. "Nous tiendrons le calendrier qui a été évoqué, qui est celui de fin septembre", a réaffirmé vendredi M. O, qui a ajouté qu'il irait rencontrer prochainement les élus locaux et les associations mobilisés sur le sujet.
L'auteur d'une des lettres de menaces de mort envoyées aux ministre de l'Économie et de l'Action et des Comptes publics réclame l'abandon de la réforme des retraites.
Les locataires de Bercy ont de nouveau été la cible de menaces de mort. Les ministres de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin et de l'Économie Bruno Le Maire ont en effet reçu des lettres de menaces de mort, leurs auteurs réclamant dans l'une d'elles l'abandon de la réforme des retraites, révèle ce mercredi 22 janvier l'AFP. Deux balles de revolver étaient scotchées sur une de ces lettres non manuscrites, envoyées à Bercy. "Tu convaincs (...) Macron que cela suffit, qu'il retire sa réforme, sinon on massacre", est-il écrit dans ce courrier.Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.Ces menaces ne sont pas les premières reçues par les ministres depuis leur nomination au gouvernement. De précédents courriers avaient notamment été reçus en septembre dernier, ou encore, en ce qui concerne Bruno Le Maire, juste avant le G7 de Biarritz en août dernier.
Musicien dès son plus jeune âge, le trompettiste de jazz israélien Avishai Cohen a fait ses armes aux Etats-unis puis, nourri d'influences musicales diverses, est revenu au pays où il contribue aujourd'hui à faire vibrer la scène locale.
Mardi soir, premier crépuscule du Festival de Jazz de Jérusalem. "On va improviser", lance à l'AFP le quarantenaire tatoué à la longue barbe rousse.Pressant légèrement sur les pistons de son instrument, il fixe la scène depuis les coulisses, avant de bondir sous le feu des projecteurs, son instrument fétiche en bouche. Il rejoint le batteur Dan Mayo pour un concert à cette grand-messe du jazz israélien qui se tient avec de strictes mesures en raison de l'épidémie de Covid-19."C'est très émouvant de voir les artistes et le public réunis. Ca ne coule pas de source en ces temps de pandémie", dit M. Cohen qui est aussi le directeur artistique du festival. Privé de scène pendant des mois, il dit s'être recentré sur lui-même, avoir pris le temps de profiter de ses proches et laissé "libre cours" à la musique. - "Tout m'inspire" -"Personnellement, ça a été l'occasion de faire une pause, d'arrêter de courir, de voyager et de tout le temps bouger, d'être simplement à la maison, avec les enfants, de cuisiner", confie le musicien qui a accouché d'un nouvel album en mars, au tout début de la crise sanitaire."Tout m'inspire, la vie, les couchers de soleil, l'amour, la musique, les amis, la bonne bouffe, mes enfants", dit-il.Cohen s'est forgé une identité sonore toute en sobriété et en fluidité, des codes qu'il vient toutefois bousculer avec "Big Vicious", l'album de son quintette éponyme sorti en mars dernier.Le son y est plus abrasif, plus rock, plus psychédélique, peut-être plus proche de l'esprit du classique "Bitches Brew" du grand Miles Davis, soulignent les critiques, qui acclament la reprise du tube "Teardrope" de Massive Attack. Né à Tel-Aviv en 1978, il commence à s'époumonner dans la trompette à l'âge de huit ans avant de se produire en concert et de jouer avec le jeune orchestre philharmonique d'Israël.A 18 ans, il quitte ses terres pour le Berklee College of Music, à Boston, aux Etats-Unis, et se fait remarquer au concours du Thelonious Monk Institute avant de signer, en 2003, un premier album intitulé "The Trumpet Player".Débarqué à New York, il essaime les clubs de jazz locaux, multiplie les collaborations avec des musiciens de renom et se nourrit de différentes influences musicales, notamment africaines. "A New York, on se cherche, on se construit, on bâtit sa carrière (...) C'est une quête incessante, tout le monde va à New York pour la même raison, pour réussir", dit-il.- Retour aux sources -Cette course effrénée conduit le trompettiste, adepte du yoga et de la méditation, à quitter la "Grosse pomme" pour l'Inde, à la recherche de plus de calme et de sérénité.Une quête qui vient peut-être aussi teinter "Into the Silence", opus produit par le prestigieux label munichois ECM (2016) et lui ouvre toutes grandes les portes d'une notoriété internationale. "Composée dans les mois qui ont suivi la disparition du père du trompettiste, la musique va au-delà de la seule expression du deuil. Elle le transcende", écrit Jazz Magazine qui compare volontiers Avishai Cohen au légendaire Miles Davis. L'année suivante, Cohen enchaîne avec "Cross My Palm With Silver", sacré l'un des meilleurs albums Jazz de la cuvée annuelle par le New York Times. De retour depuis un an en Israël, Avishai Cohen se fascine pour cette scène foisonnante et métissée par des influences arabes, éthiopiennes et est-européennes."Ce qu'il y a de particulier ici c'est la quantité de musiciens par rapport à la population", de neuf millions d'habitants, souligne-t-il.Comme lui, d'autres jazzmen israéliens ayant réussi à l'étranger ont pris le chemin du retour et contribuent à enrichir la scène locale, à l'instar d'Eli Degibri ou de son célèbre homonyme, le contrebassiste Avishai Cohen.Pour le trompettiste, Israël apporte son unicité et sa créativité: "Le jazz israélien ose".
Dans une décision très attendue, la justice israélienne a condamné lundi un jeune colon juif pour le meurtre, dans un incendie criminel en 2015, d'un bébé palestinien et de ses parents, une affaire révélatrice des tensions liées à la colonisation en Cisjordanie occupée.
Amiram Ben-Ouliel, 25 ans, a également été reconnu coupable par le tribunal de Lod (centre) de tentative d'homicide, d'incendie criminel et de conspiration en vue de commettre un crime raciste. Le tribunal n'a pas fixé de date pour l'annonce de la peine qui peut aller jusqu'à la perpétuité.En juillet 2015, le bébé de 18 mois Ali Dawabcheh a été brûlé vif dans son sommeil après le lancement de cocktails Molotov sur sa maison de Douma, en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Son père Saad et sa mère Riham, surpris comme lui dans leur sommeil, ont succombé à leurs brûlures dans les semaines suivantes. Seul son frère, Ahmed, alors âgé de quatre ans, a survécu.Ce drame avait suscité une vive émotion dans les territoires palestiniens, en Israël et à l'étranger.Lundi, lorsque son grand-père, Hussein Dawabcheh, lui a dit qu'une personne avait été condamnée, le jeune Ahmed s'est écrié: "seulement une!"."Nous sommes convaincus que l'incendie était le fait de plus d'une personne", a déclaré à l'AFP Nasser Dawabcheh, l'oncle d'Ahmed, après l'annonce de la condamnation. "Nous craignons à présent d'être la cible de la vengeance des autres personnes qui ont incendié" la maison.Aujourd'hui, un vélo d'enfants trône au milieu des débris de la maison des Dawabcheh, laissée telle quelle après le drame.Pour Hussein Dawabcheh, il n'y a pas de quoi se réjouir. "De toute façon, nous sommes incapables de célébrer quoi que ce soit, il n'y a plus de joie chez nous", a-t-il dit à l'AFP dans sa maison de Douma.La famille a dit espérer "une sentence sévère" contre Amiram Ben-Ouliel.- "Attentat raciste" -Barbe ébouriffée, chemise blanche et visage barré d'un masque sanitaire bleu, Amiram Ben-Ouliel a été escorté au tribunal par des agents de sécurité.Si le tribunal a reconnu sa culpabilité pour la mort des Dawabcheh, il n'a pas retenu les charges pour participation à une "organisation terroriste".Pendant l'audience, il a refusé de témoigner et a été condamné sur la base de ses aveux lors de l'interrogatoire.Son avocat, Asher Ohayon, a critiqué sur la radio publique Kan l'usage d'aveux obtenus selon lui sous "la torture continue pendant trois semaines" du Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien."Durant l'interrogatoire, le suspect a reconnu avoir commis l'attentat, a donné des détails et a reconstitué ce qui s'est passé cette nuit-là", a indiqué le parquet. "Le tribunal a trouvé des preuves soutenant ses aveux (...) Il s'agit d'un attentat à caractère raciste commis comme acte de vengeance pour le meurtre de Malachi Rosenfeld", un juif assassiné en juin 2015 par des Palestiniens près du village de Douma.L'organisation israélienne Honenou, qui a aidé à la défense du colon, a indiqué qu'elle saisirait la Cour suprême.- "Instiller la peur" -En mai 2019, un autre Israélien arrêté dans cette affaire a plaidé coupable pour participation à la préparation d'un "crime raciste". Et en octobre dernier, la justice l'a condamné pour "appartenance à une organisation terroriste", en référence à un groupe de colons radicaux qui remettent en question l'autorité de l'Etat.Le tribunal a alors accusé ces extrémistes israéliens de vouloir "instiller la peur parmi les Arabes (les Palestiniens, ndlr) en abîmant leurs propriétés et menaçant leurs vies". Durant la dernière décennie, la colonisation en Cisjordanie s'est accélérée sous l'impulsion du Premier ministre Benjamin Netanyahu, soutenu par l'administration américaine du président Donald Trump qui ne juge plus ces colonies comme contraires au droit international. Aujourd'hui, plus de 450.000 personnes (+50% en 10 ans) vivent dans ces colonies au côté de quelque 2,7 millions de Palestiniens.Le nouveau gouvernement d'union dirigé par M. Netanyahu doit annoncer à partir du 1er juillet sa stratégie sur la mise en oeuvre du projet américain pour le Proche-Orient, qui prévoit entre autres l'annexion par Israël des colonies en Cisjordanie."Voici la vérité: ces territoires sont là où le peuple juif est né et a grandi. Il est temps d'appliquer la loi israélienne et d'écrire un nouveau chapitre glorieux dans l'histoire du sionisme", a dit dimanche le Premier ministre.
Le nombre de victimes de l'épidémie de coronavirus est reparti à la hausse, lundi 27 avril, a indiqué la Direction générale de la santé.
437 personnes sont décédées, en France, du Covid-19 au cours des 24 dernières heures. 295 de ces décès ont eu lieu dans les hôpitaux. Au total, dans l'Hexagone, depuis le 1er mars, 23.293 personnes sont mortes, selon le bilan établi par la Direction générale de la santé. L'épidémie a tué 14.497 personnes dans les hôpitaux et 8.796 (142 de plus dans la dernière journée) dans les établissements sociaux et médico-sociaux. Après plusieurs jours de baisse régulière, le nombre de décès est reparti à la hausse, témoignant du danger que fait toujours peser le virus sur la population.Les hôpitaux, en revanche, continue de se vider lentement. 28.005 patients sont hospitalisés pour une infection au Covid-19, soit 162 de moins que la veille. La tendance est également à la baisse chez les patients admis en réanimation en raison de la gravité de leur état. 4.608 personnes y sont encore admises en raison du coronavirus, soit 74 de moins en 24 heures.Mardi 28 avril, le Premier ministre Édouard Philippe doit présenter "une stratégie nationale du plan de déconfinement", qui posera les jalons de la sortie de la crise sanitaire.
L'incendie meurtrier qui a fait au moins dix morts mardi dans un immeuble de la rue Erlanger dans le XVIe arrondissement de Paris n'est malheureusement pas le premier drame qu'ait connu cette rue.
Ces 45 dernières années, la rue Erlanger, située dans le XVIe arrondissement de la capitale, a été le théâtre de plusieurs sombres faits divers, comme repéré par Le Parisien. Le dernier en date : un incendie meurtrier. Dans la nuit de lundi à mardi 5 février, un incendie s'est déclaré dans un immeuble situé au 17 de la rue Erlanger. Au moins 10 personnes ont perdu la vie et plus d'une trentaine ont été blessées. La piste de l'incendie criminel a rapidement été privilégiée avec l'arrestation d'une quadragénaire, habitante de l'immeuble. Cette dernière, qui présente des troubles psychiatriques, a brièvement été placée en garde à vue avant d'être transférée dans le service de psychiatrie de la préfecture de police de Paris. Ce drame n'était malheureusement pas le premier que le quartier ait connu. Le 11 juin 1981, une macabre découverte est faite au numéro 10 de la rue Erlanger. Renée Hartevelt, Néerlandaise de 24 ans, est retrouvée morte dans le studio d'un étudiant japonais. Issei Sagawa, élève à la Sorbonne-Nouvelle, passera trois jours à dépecer sa victime et à manger sa chair, tout en en photographiant chaque étape. Déclaré irresponsable, il bénéficiera d'un non-lieu et sera interné, avant d'être extradé au Japon où il ne sera là non plus pas rejugé et laissé en liberté.Tragique destin pour Mike Brant La rue Erlanger est également tristement célèbre pour avoir été le théâtre le 25 avril 1975 d'un autre drame. Ce jour-là, Mike Brant est retrouvé gisant sur le trottoir, au niveau du numéro 6 de la rue. Le chanteur se serait suicidé en sautant du 6e étage. Gravement blessé à la tête, il décèdera avant même d'arriver à l'hôpital. Si plusieurs hypothèses circulent sur les circonstances de la mort du chanteur de 28 ans, pour sa famille, il ne fait aucun doute que l'interprète de "Qui saura" s'est donné la mort. Mike Brant avait d'ailleurs déjà fait une tentative quelques mois plus tôt.
Indicateurs qui "continuent de se dégrader", transmission du virus "qui s'accentue", "plus particulièrement" chez les jeunes: la Direction générale de la Santé sonne l'alarme autour du Covid-19 dans la torpeur du mois d'août.
"La situation est préoccupante: l'ensemble des indicateurs continuent leur progression et la transmission du virus SARS-COV-2 s'accentue", a souligné la DGS, dans un bulletin hebdomadaire publié jeudi soir.Principal motif d'inquiétude, le nombre de nouveaux cas confirmés "augmente régulièrement", constate-t-elle. Sur les dernières 24h, 2.669 nouveaux cas ont été détectés, note la DGS dans son nouveau bilan quotidien.Et l'augmentation des cas, entre le 3 et le 9 août, "est plus importante chez les 15-44 ans (+46%) en métropole, d'après son bilan hebdomadaire. Battant en brèche une idée reçue, la DGS souligne un "nombre de personnes hospitalisées en augmentation depuis trois semaines notamment chez les moins de 40 ans" en France métropolitaine, dans cette note hebdomadaire.Les taux de cas positifs sont en recul dans certains territoires au centre des inquiétudes en juillet, comme en Guyane où il est passé à 122 pour 100.000 habitants la semaine dernière contre 155 dans les sept jours précédents. Mais en Guyane et Mayotte, si l'épidémie est "en régression" elle demeure "toujours à un niveau de vulnérabilité élevée". Et si les taux de cas positifs diminuent en Mayenne, ils augmentent dans la Sarthe voisine.Pour en revenir aux hospitalisations, 201 admissions ont été enregistrées en 24h, soit une hausse certaine. Il n'y en avaient que 143 mentionnées en plus mercredi. En revanche, du côté de la réanimation, la situation reste globalement stable: 374 malades sont comptabilisés, soit 5 de moins que mercredi.- 50 gendarmes positifs à Tarbes -Si on jette un regard à la carte de la réanimation, Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France et Grand Est regroupent 69% des malades concernés.Le bilan des décès s'élève au total à 30.388 personnes en France (soit 17 de plus en 24h). Derrière tous ces chiffres, l'actualité rappelle que le virus peut se diffuser un peu partout. Cinquante gendarmes de Tarbes, qui revenaient d'une mission en Polynésie, ont été testés positifs au Covid 19, a-t-on appris jeudi auprès de la préfecture des Hautes Pyrénées. Un de ces gendarmes a été hospitalisé.Des cas ont également été rapportés dans un centre de rétention en Seine-et-Marne, mais aussi parmi les employés d'un magasin Fnac à Paris et aux Galeries Lafayette.Et à Saint-Tropez, après la fête, c'est la gueule de bois. Le café Sénéquier, emblème mondialement connu, a annoncé jeudi fermer pour deux semaines en raison de deux cas de Covid-19 chez ses employés, quelques jours après le rideau baissé par d'autres établissements de Saint-Trop'.Depuis cette semaine, les sphères médicale et politique se montrent inquiètes. Le Premier ministre Jean Castex, craignant un retour à un système de santé "sous tension", a ainsi sommé mardi les Français de se ressaisir pour éviter une reprise de l'épidémie. Il a également plaidé pour le port du masque malgré la canicule et a demandé aux préfets d'étendre leur obligation dans les espaces publics.- Masque obligatoire partout? -Patrick Pelloux, président du Syndicat des médecins urgentistes hospitaliers de France, ou encore Philippe Juvin, chef des urgences de l'hôpital Pompidou à Paris, ont également pris la parole dans les médias pour prôner le port du masque "partout" au niveau national.Face à ce genre d'appels à la généralisation du masque obligatoire dans l'espace public, le ministre de la Santé Olivier Véran, faisant "confiance aux élus locaux et aux préfets", a estimé mercredi soir sur France 2 qu'"il n'y a pas nécessairement besoin d'obligation pour qu'on puisse se protéger".Il a ainsi décliné la "règle ABCD pour savoir quand il faut le porter": "A, quand on est à risque, fragile, âgé; B quand on est dans un lieu bondé; C pour les endroits clos; D quand la distance est impossible à gérer". Le gouvernement a également promis cette semaine de renforcer les contrôles là où le masque est imposé.La liste des villes ou sites touristiques où cette protection devient la règle, ne cesse de s'allonger. Après de nombreuses zones de Paris, c'est le centre de Bordeaux qui s'ajoutera dès samedi, ainsi que les marchés de plein air du Var ou du Cantal. Angers combine les deux: à partir de samedi sur les marchés et lundi prochain dans le centre ville.
Un amendement socialiste demandait un allongement des délais d'IVG de 12 à 14 semaines pendant la durée de la crise sanitaire du coronavirus. Il a été rejeté à 13 voix près.
Le confinement a rendu plus difficile l'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) pour les femmes. Un amendement socialiste demandait donc un allongement temporaire des délais d'IVG, le portant de 12 à 14 semaines, pendant la durée de la crise sanitaire provoquée par le coronavirus. Au terme d'un débat intense, le Sénat à majorité de droite a rejeté jeudi soir, à 13 voix près, l'amendement. L'amendement de Laurence Rossignol (PS) au projet de loi portant des "dispositions urgentes face à l'épidémie de Covid-19" a recueilli 143 pour, celles des groupes PS et CRCE à majorité communiste, de la majorité du RDSE à majorité radicale et de la moitié des centristes. Mais les voix contre, dont la majorité des Républicains et des Indépendants, ont été plus nombreuses (156). Le groupe LREM s'est majoritairement abstenu, alors que le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau avait exprimé un avis défavorable."Le gouvernement appuyé par l'aile la plus conservatrice du Sénat a encore obtenu le rejet de l'amendement. Merci aux 143 sénateurs/trices qui ont pris en compte la détresse des femmes. Mais il a manqué quelques voix", a réagi Laurence Rossignol sur Twitter. "C'est une demande des médecins, n'obligeons pas les médecins à se mettre hors la loi pour défendre la détresse des femmes", a-t-elle exhorté dans l'hémicycle. "C'est un amendement qui est totalement circonscrit sur la période de la crise sanitaire, plus trois mois", a-t-elle indiqué, soulignant que "la crise sanitaire avait eu un effet délétère sur l'accès à l'IVG et les grossesses non désirées". La sénatrice Laurence Cohen (CRCE à majorité communiste) a défendu un amendement dans le même sens."Nous savons pertinemment que si nous prenons cette décision, nous ne pourrons jamais revenir en arrière", a objecté la rapporteure LR de la commission des Lois Muriel Jourda, estimant que "cette décision doit se prendre, si elle se prend, dans le cadre d'un débat démocratique digne de ce nom". "Je suis profondément favorable à l'IVG (...) je suis sensible à la détresse des grossesses non voulues, (...) mais on n'est pas en train de proroger un dispositif fiscal (...) On est en train de parler d'un être de 12 semaines ou de 14 semaines", a appuyé Sophie Primas (LR). Une autre sénatrice LR, Laure Darcos, s'est dite "très perturbée", évoquant des témoignages de grande "détresse", tandis que Joël Guerriau (Indépendants) se prononçait pour "donner ce délai" .Le Sénat doit achever dans la nuit l'examen du projet de loi qui prévoit notamment de nouvelles adaptations du droit du travail, des mesures relatives à la justice, ainsi que des dispositions liées au Brexit.
La colère grandissait lundi soir aux Etats-Unis au lendemain d'une apparente bavure policière dont un homme noir a été victime dans le Wisconsin. Un nouveau drame qui a ravivé les braises encore fumantes du mouvement historique de protestation contre le racisme né il y a trois mois de la mort de George Floyd.
"Pas de justice, pas de paix!", scandaient notamment le millier de manifestants défilant autour d'un tribunal de Kenosha, ville située à une quarantaine de kilomètres au sud de Milwaukee, où la police a tiré dimanche à plusieurs reprises à bout pourtant sur Jacob Blake. Comme pour George Floyd, un quadragénaire noir mort asphyxié le 25 mai sous le genou d'un policier blanc, la tentative d'interpellation de ce père de famille a été filmée par un témoin. Les images, tournées avec un téléphone portable et vite devenues virales, montrent l'Afro-américain de 29 ans suivi par deux policiers ayant dégainé leurs armes alors qu'il contourne une voiture. Un agent attrape son débardeur blanc au moment où il ouvre la portière et tente de s'installer sur le siège conducteur. Le policier fait alors feu --l'enregistrement laisse entendre sept tirs--, atteignant M. Blake de plusieurs balles dans le dos. La victime a été opérée d'urgence dans un service de soins intensifs de la ville de Milwaukee, où son état restait critique mais en voie d'amélioration, selon des témoignages de proches à des médias locaux.Les deux policiers ont été suspendus de leurs fonctions et une enquête a été ouverte.- "Traumatisés à vie" -"Si je tuais quelqu'un, je serais condamnée et traitée comme une meurtrière. Je pense que ce devrait être la même chose pour la police", a dit à l'AFP Sherese Lott, 37 ans, venue défiler à Kenosha, ville de 170.000 habitants au bord du lac Michigan. Ben Crump, l'avocat de la famille de Jacob Blake, a affirmé que les trois fils de ce dernier se trouvaient dans la voiture, et que l'homme avait tenté de s'interposer dans une dispute entre deux femmes."Alors qu'il s'éloignait pour aller voir ses enfants, la police a tiré à plusieurs reprises dans son dos à bout portant", a déclaré dans un communiqué l'avocat, qui représente aussi la famille de George Floyd."Les trois fils de M. Blake étaient juste à côté et ont vu la police tirer sur leur père", a-t-il ajouté. "Ils seront traumatisés à vie."Le gouverneur démocrate de l'Etat du Wisconsin Tony Evers a annoncé lundi la convocation d'une session extraordinaire du parlement local, la semaine prochaine, afin d'adopter une série de mesures sur "la responsabilité et la transparence" des forces de police. "Alors que Jacob Blake se bat pour sa vie, on nous rappelle une fois de plus que le racisme est une crise de santé publique. Il n'y a pas de temps à perdre", a-t-il écrit sur Twitter. - Couvre-feu -A Kenosha, un couvre-feu a été décrété pour la nuit de lundi à mardi, à partir de 20H00, après les débordements de la veille. Une heure après son entrée en vigueur, les manifestants ont été visés par des tirs de gaz lacrymogène de la police, vers qui des bouteilles ont été lancées, a constaté l'AFP.Appelant à manifester de façon pacifique, le gouverneur Tony Evers avait annoncé que 125 militaires de la Garde nationale seraient déployés dans la ville afin d'y faire respecter l'ordre. Son adjoint Mandela Barnes, un Afro-américain, a estimé que le drame "n'était pas un accident". "Ce n'était pas une bavure. C'est une violence ordinaire pour beaucoup d'entre nous", a-t-il dénoncé.Le candidat démocrate à l'élection présidentielle Joe Biden a lui exigé "une enquête immédiate, poussée et transparente et que les policiers répondent de leurs actes"."Le pays se réveille encore une fois plongé dans la douleur et l'indignation qu'un homme noir américain ait à nouveau été victime d'un abus policier", a regretté M. Biden, accompagnant son message du mot "Assez" sur fond noir. La police de Kenosha a appelé de son côté à ne pas tirer de conclusions hâtives "jusqu'à ce que l'ensemble des faits soient connus". La colère a également gagné d'autres villes américaines.A Minneapolis, où George Floyd a été tué, des manifestants ont brûlé un drapeau américain.Environ 200 personnes, certaines le poing levé, ont aussi défilé à New York en criant le nom de Jacob Blake. Parmi elles: Camilla Spielman, 24 ans, déterminée à ne pas laisser la police "continuer à agir ainsi". "C'est tellement accablant. Tirer à bout portant dans le dos de quelqu'un qui n'a rien fait du tout. On ne peut pas laisser passer ça", a dénoncé la jeune femme.
Le Premier ministre a expliqué mercredi devant les députés que "tous ceux entrés en contact rapprochés avec (un cas positif), symptomatiques ou non" seraient testés au Covid-19.
"Protéger, tester, isoler", telle est la stratégie de déconfinement du gouvernement. Son objectif est notamment de procéder à 700.000 tests hebdomadaires à partir du 11 mai. Dont beaucoup de cas asymptomatiques, a relevé Edouard Philippe mercredi 29 avril. "Toute personne déclarant des symptômes sera testée et si elle est positive, nous allons remonter la chaîne des contacts de cette personne et nous allons donc tester ceux qui sont entrés en contact rapproché avec cette personne", a expliqué le Premier ministre lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, au lendemain de la présentation de son plan de déconfinement."Nous allons donc tester beaucoup d'asymptomatiques", a martelé le chef du gouvernement, en indiquant tabler sur une moyenne de "20 à 25" personnes testées pour chaque cas positif. "Nous avons compté jusqu'à 30 en moyenne", a-t-il ajouté, en faisant valoir qu'à raison de 3.000 nouveaux cas par jour, "cela représente 525.000 tests hebdomadaires, ça nous laisse une marge pour avoir une politique de tests spécifiques à destination des publics les plus fragiles et notamment des Ehpad".
Un homme de 73 ans est parvenu à s'échapper de chez lui alors qu'il y était séquestré et torturé par sa femme depuis des mois, révèle La Provence.
Il a vécu un calvaire pendant des mois. À 73 ans, un retraité vivait une vie paisible rendue confortable par un héritage. Il y a quelques mois, il rencontre une femme de 30 ans de moins que lui. Rapidement ils se marient et alors qu'il pensait que leur conte de fées allait pouvoir commencer à Aix-en-Provence, c'est tout le contraire qui se produit, comme l'explique La Provence. Sa femme commence par le séquestrer dans sa chambre puis le torturer. Pendant des mois, elle l'a maltraité et l'a privé de nourriture. Elle allait même jusqu'à lui brûler les parties intimes avec l'aide d'un fer à lisser. Des horreurs dont l'homme a réussi à s'échapper mercredi 25 juillet dernier. Il a profité d'une erreur d'inattention de sa femme devenue sa tortionnaire. Alors qu'il n'avait ni téléphone portable ni argent sur lui, ce sont des passants qui, alertés par son état de santé, l'ont transporté à l'hôpital.Son épouse nie les faitsDevant l'état de santé du vieil homme, le personnel soignant a prévenu les autorités. Après avoir entendu le retraité, ils ont qualifié de tortures et de barbaries les actes dont il a été victime. Rapidement, son épouse ainsi que l'homme qui avait permis au couple de se rencontrer ont été interpellés vendredi 27 juillet dernier. Alors qu'ils ont nié les faits, ils ont tout de même été déférés au parquet à la suite de leur garde à vue samedi. Une information judiciaire a été ouverte à leur encontre. Dans l'attente de leur procès, ils ont été placés en détention provisoire.
Le patrimoine de l'Assemblée nationale n'a pas été rénové depuis une trentaine d'années.
Les députés doivent voter mercredi le budget des travaux de rénovation du patrimoine de l'Assemblée nationale. Et la note s'élève à 25 millions d'euros, rapporte franceinfo mardi 25 juin. Alors que la dernière rénovation date d'il y a une trentaine d'années, des bâtiments historiques se sont dégradés. "Il pleut parfois sur les députés", confie à franceinfo une source parlementaire.Le premier poste de dépense -10 millions d'euros- correspond à la rénovation de l'hôtel de Broglie, que l'Assemblée à récemment acquis pour y transférer les bureaux des députés. L'hôtel de Lassay, la prestigieuse résidence du président de l'Assemblée, recevra une enveloppe de six millions d'euros. Chaque année, il accueille 40.000 visiteurs, une centaine d'événements et de nombreuses délégations étrangères. En décembre, cependant, une fuite sur des canalisations a provoqué d'importants dégâts dans un salon, notamment sur des peintures historiques. Il faut changer la tuyauterie et les câblages, avance franceinfo. L'hémicycle est également touché les fuites, sur la toiture, cette fois. Pour y remédier, trois millions d'euros et trois semaines de fermeture. Une suspension des débats parlementaires est prévue en juillet 2020.Alors que la tapisserie des Gobelins doit faire son retour au-dessus du perchoir en 2020, d'autres restaurations sont prévues, indique franceinfo, notamment les plafonds Horace Vernet de la salle des pas perdus et les plafonds Delacroix de la bibliothèque.
- À neuf mois du deuxième tour de la prochaine élection présidentielle, le chef de l'État a fourni quelques indications quant à son éventuelle volonté de briguer un deuxième mandat. Selon Le Monde, il révélera son choix en décembre -Il ne s'est pas encore décidé, mais il y pense.
Tel est le message donné par le président de la République à quelques journalistes pendant son vol le ramenant de Rio, samedi 6 août. Le Monde révèle que François Hollande a présenté les raisons qui le pousseraient à se présenter, ou pas, à l'élection présidentielle de 2017. Il souhaite "fonder son choix sur d'autres arguments que la simple continuité, où même la réussite de l'action". Selon les informations du journal, la chef de l'État donnera sa décision en décembre. "J'ai le temps nécessaire pour construire une décision et la justifier dans un sens ou dans l'autre", a t-il déclaré, expliquant que l'opinion ne lui pardonnerait pas que ne pas être "dans l'action présidentielle jusqu'à la fin de l'année".HOLLANDE APPELLE À "UNE SYNTHÈSE À GAUCHE"En attendant, le président de la République fait face à une cote popularité désespérément basse, en dépit d'un léger sursaut observé lors d'un dernier sondage en date du 4 août. 80% des personnes interrogées jugent ainsi toujours défavorablement l'action du chef de l'État. Devant ses chiffres, l'ex-candidat socialiste victorieux en 2012 craint-il un nouveau "21 avril"? "Le risque de l'élimination au premier tour est un élément qui se pose à tous les possibles candidats. Il faut se demander : est ce que j'y vais pour témoigner, pour figurer, pour affirmer une position ou pour gagner ?" esquive t-il, dans un message à peine dissimulé aux autres prétendants à gauche. Il se montre par ailleurs favorable à l'idée d'une primaire dans son camp : "Toute initiative pour qu'il y ait le moins de candidats possibles est bonne" estime t-il, ajoutant qu'il "faut faire une synthèse" de l'électorat de gauche. "Il n'y a pas une sensibilité qui doit prendre le dessus sur l'autre"."L'ÉLECTION SE JOUERA SUR CETTE QUESTION : DANS QUEL PAYS VEUT-ON VIVRE?"S'il a fait de l'emploi et la désormais fameuse "inversion de la courbe du chômage" le cheval de bataille de son premier mandat, le président en exercice voit un tout autre thème central dans la perspective des prochaines élections. Sa volonté : s'affirmer en tant que rempart de la démocratie face à la "tentation autoritaire qui est un phénomène mondial". "La politique s'affaiblit, la démocratie se réduit" constate t-il, appelant à "changer la démocratie, pas la restreindre".
La France était moins bien préparée que les autres pays occidentaux pour supporter le choc du confinement, selon l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).
Du CP au lycée, des évaluations en français et en mathématiques ont démarré lundi dans les établissements scolaires, l'occasion de mesurer "l'étendue des dégâts" du confinement et de longs mois sans école. Ces évaluations nationales, instaurées par le ministère de l'Education il y a deux ans pour mesurer le niveau des enfants en français et mathématiques, se font à l'entrée des classes dites "charnières" (CP et CE1, 6e et seconde). Après près de six mois sans école pour certains élèves entre confinement et vacances d'été, elles prennent une tout autre envergure cette année. C'est une occasion de savoir si, comme le juge l'OCDE, la France était moins bien préparée que les autres pays occidentaux pour encaisser l'épidémie de coronavirus. Selon l'organisation, la faiblesse de l'école française au niveau du numérique et la taille des classes ont pu plomber la continuité pédagogique. "En seulement deux semaines d'école, il est encore un peu tôt pour se faire une idée précise du décrochage de certains mais on constate que beaucoup ont perdu les réflexes de travail, il faut donc remettre la machine en route après ce long tunnel sans cours", explique Sophie Vénétitay, du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. Certains établissements n'ont pas attendu la rentrée de septembre pour s'organiser et ont repéré dès le mois de mai les élèves en difficulté scolaire. "On a contacté leurs familles au moment du déconfinement pour qu'elles sachent que leurs enfants pouvaient bénéficier de cours supplémentaire dès la rentrée", raconte Audrey Chanonat, principale d'un collège à La Rochelle. "Ca a marché car sur un total de 114 familles contactées, nous n'avons enregistré que trois refus pour que leur enfant participe au dispositif devoirs faits", poursuit-elle."Ils ont manqué d'échauffement"Renaud, professeur de sciences économiques et sociales dans un lycée de Seine-et-Marne, dit ne pas attendre trop des résultats des évaluations qu'il juge "mal faites, trop schématiques". "Ce qui va être plus parlant, ce sont les résultats des premiers contrôles que j'ai déjà commencés en Terminale", assure-t-il. "Avant cela, on constate tout de même qu'en Première et en Terminale, les élèves sont un peu fébriles sur leurs connaissances, ils n'osent pas dire qu'ils ne savent pas", décrit-il, ajoutant qu'"on voit clairement qu'ils ont manqué d'échauffement, ils ont eu le temps de refroidir".Pour Guislaine David, co-secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, "il est surtout très important de laisser du temps aux enseignants pour évaluer et regarder en profondeur, sans mettre de pression aux élèves". Du côté de l'enseignement professionnel, très touché par le décrochage scolaire durant le confinement, Vincent Magne, professeur de lettres et d'histoire dans un lycée professionnel de Troyes (Aube), se réjouit "du retour à l'école de tous ses élèves le jour de la rentrée". "Mais malheureusement, on voit déjà que ceux qui avaient tendance à décrocher avant et pendant le confinement ont tendance à recommencer les absences perlées", s'inquiète-t-il.
Plus de 4.500 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés en France au cours des dernières 24 heures, ont annoncé vendredi les autorités sanitaires.
Sur la dernière journée écoulée, 4.586 nouveaux diagnostics positifs ont été enregistrés, contre 4.771 jeudi, selon Santé Publique France. On atteint donc 20.482 nouveaux cas sur les sept derniers jours, note de son côté la direction générale de la Santé.Le dépistage est recommandé pour l'ensemble des professionnels de santé ou travaillant auprès de personnes âgées ou fragiles, ajoute-t-elle. C'est le deuxième jour consécutif, depuis mai, que la barre des 4.000 nouveaux cas sur 24 heures est franchie.Et le pourcentage de tests positifs continue à légèrement augmenter, à 3,4% contre 3,3% jeudi. 41 nouveaux foyers de cas groupés (clusters) ont été détectés, a aussi indiqué Santé Publique France.Au total, 4.745 personnes sont hospitalisées pour une infection au Covid-19, un chiffre en légère baisse (elles étaient 4.748 jeudi, 4.806 mercredi).Le nombre de patients en réanimation (379) est stable par rapport à jeudi (380).Au moins 30.503 personnes sont décédées en France depuis le début de l'épidémie (23 décès de plus depuis jeudi) - un des pires bilans au monde -, dont 19.992 au sein des établissements hospitaliers et 10.511 en établissements sociaux et médico-sociaux (un chiffre qui date de mardi et sera actualisé le 25 août).La direction générale de la Santé (DGS) précise que la France compte désormais neuf départements ayant dépassé le seuil d'alerte (50 cas positifs pour 100.000 habitants, dépistés au cours des sept derniers jours).
Emmanuelle Wargon a voulu rentrer un peu trop vite à son ministère. La secrétaire d'État à l'Écologie a été flashée sur l'autoroute pour un excès de vitesse important, et ce, qui plus est, en plein épisode de pollution.
Une information du journal Ouest France.De retour de Cambrai dans le nord de la France, la secrétaire d'État à l'Ecologie Emmanuelle Wargon va peut-être devoir s'expliquer auprès des forces de l'ordre. Sa voiture, conduite par un chauffeur, a en effet été flashée à 150 km/h au lieu des 110 autorisés sur une portion de l'autoroute A1. La vitesse limite, qui est normalement de 130 km/h, a été abaissée, comble de l'histoire... à cause d'un pic de pollution.Aucun traitement de faveur pour celle qui pilote le grand débat national, comme le rappelle un policier à Ouest France : "C'était indiqué en gros sur tous les panneaux de signalisation et répété en boucle à la radio, sur 107.7"L'amende encourue dans ce type d'infraction est de 4 points sur le permis et 135 euros.On ne sait pas en revanche si Emmanuelle Wargon était à l'intérieur d'un véhicule "propre", à savoir électrique ou hybride.Contacté par BFMTV, le cabinet de la secrétaire d'État à l'Écologie a indiqué ne pas être "au courant du pic de pollution". "La ministre va payer l'amende et a appelé toute son équipe à la vigilance. On a été pris par l'urgence et l'agenda, mais il n'y a aucune excuse valable."
Guillaume Leforestier avait occupé ce poste en 2015-2016 lorsque Ségolène Royal était ministre de l'Écologie. Il était depuis début juillet directeur de cabinet d'Élisabeth Borne, alors ministre des Transports.
Nouveau directeur de cabinet au ministère de la Transition écologique. Guillaume Leforestier a été nommé à ce poste vendredi 19 juillet. Il s'agit du deuxième changement cette semaine, marquée par la démission de l'ancien ministre de la Transition écologique, François de Rugy, emporté par la polémique suscitée par les révélations du site d'information Mediapart autour de repas fastueux et de travaux dans son logement de fonction. Guillaume Leforestier, 41 ans, avait déjà occupé ce poste en 2015-2016, lorsque Ségolène Royal était ministre de l'Écologie. Depuis début juillet, il était directeur de cabinet d'Élisabeth Borne, alors ministre des Transports. Elle est depuis mercredi également ministre de la Transition écologique, en remplacement de François de Rugy.Des révélations de Médiapart avait conduit la semaine dernière au limogeage de la directrice de cabinet de François de Rugy, la préfète Nicole Klein, remplacée lundi par Jack Azoulay. Après un très court intérim, ce dernier redevient directeur de cabinet de la secrétaire d'État à la Transition écologique Emmanuelle Wargon, tout en étant directeur de cabinet adjoint d'Élisabeh Borne. Cette double fonction est également occupée par le directeur de cabinet de la secrétaire d'État Brune Poirson, Baptiste Perrissin-Fabert. Alors qu'Élisabeth Borne cumule les portefeuilles de la Transition écologique et des Transports, un directeur de cabinet adjoint spécifiquement chargé des transports, Stéphane Daguin, a également été nommé.
Derrière les hauts murs de la prison marocaine d'Ain Sebaa, à Casablanca, Khalid, un détenu de 40 ans, se dit "fier" de participer à l'effort de lutte contre la pandémie de coronavirus, en travaillant dans un atelier pilote de fabrication de masques sanitaires.
"Nous avons le sentiment de contribuer à l'effort collectif, même derrière les murs de la prison", confie à l'AFP cet homme qui travaille en blouse blanche, protégé par un masque. La production maison sera bientôt distribuée aux 80.000 détenus du pays.L'objectif du programme, lancé début mai à Ain Sebaa, la prison la plus peuplée du Maroc avec quelque 8.000 prisonniers, est aussi de "nourrir l'esprit citoyen" des détenus et de les "aider à gérer leur détention pendant le confinement", selon la direction de l'administration pénitentiaire.Depuis l'instauration de l'état d'urgence sanitaire dans le pays mi-mars, les visites aux prisonniers ont été suspendues, tout comme les différentes activités impliquant des intervenants extérieurs. Les transferts vers les hôpitaux sont limités aux cas d'extrême urgence, ceux vers les tribunaux ont été suspendus et les audiences se tiennent à distance. Khalid, lui, quitte sa cellule tous les jours pour rejoindre l'atelier de couture en passant par de longs couloirs imprégnés d'une forte odeur de désinfectant. Il passe la journée à s'occuper des finitions, tandis que d'autres découpent le tissu ou emballent les produits dans des sacs plastique. Dans l'atelier de l'aile réservée aux femmes, Meriem, 35 ans, se dit aussi "heureuse de faire un travail utile aux autres", même avec une "contribution modeste". Actuellement, une centaine de prisonniers et prisonnières fabriquent chaque jour 20.000 pièces dans une vingtaine d'établissements pénitentiaires. Une goutte d'eau, comparé aux 10 millions de masques produits quotidiennement dans des usines du pays reconverties pour répondre aux nouveaux besoins nés de la pandémie.- Prévention sanitaire-Le Maroc a prolongé le confinement obligatoire jusqu'au 10 juin. Toute sortie est soumise à autorisation et port du masque, avec des contrôles policiers fréquents. Les contrevenants risquent jusqu'à trois mois de prison et/ou jusqu'à 1.300 dirhams d'amende (115 euros). A ce jour, le royaume a enregistré officiellement 7.043 cas de contamination, dont 194 décès. Les prisons n'ont pas été épargnées avec plus de 300 cas chez les détenus et 70 chez le personnel, répartis dans quatre établissements, selon les chiffres officiels. La prison d'Ain Sebaa, où aucun cas de la maladie Covid-19 n'a été recensé, applique "rigoureusement" les mesures de prévention sanitaire, souligne son directeur Abderrahim Kerrari. Des bacs de désinfection sont disposés à l'entrée principale de l'établissement et dans les espaces menant aux cellules. Les détenus doivent systématiquement décontaminer leurs chaussures et des gels hydro-alcooliques sont disposés sur chaque table de l'atelier de confection.- "Solidarité" -Ceux qui fabriquent des masques ont reçu une formation de deux jours, mais tous suivaient déjà des ateliers de couture au sein de la prison. L'administration les a sélectionnés pour leur "bonne conduite", en privilégiant les courtes peines, selon M. Kerrari. Car un des objectifs du programme pilote est de "préparer les détenus à réintégrer la société en leur inculquant des valeurs comme la solidarité", dit-il. Les participants perçoivent une rémunération, dont le montant n'a pas été précisé, en fonction du nombre de jours travaillés. Parmi eux figurent des artisans qui travaillaient dans la couture avant leur arrestation. Comme Mustafa, 54 ans, heureux d'être "utile à la société", en tant que "patriote". Les détenus fraîchement formés se voient confier des tâches annexes comme la découpe du tissu. C'est le cas de Wafaa, 37 ans, qui s'est inscrite pour "développer ses compétences et acquérir de l'expérience". Dès l'enregistrement du premier cas de coronavirus au Maroc début mars, des défenseurs des droits humains ont exhorté les autorités à libérer des détenus pour limiter les risques d'infection dans des prisons notoirement surpeuplées, avec une moyenne de 1,8 m2 par détenu, la norme internationale étant de 3 m2. Début avril, plus de 5.000 détenus ont été graciés par le roi Mohammed VI.
C'était un souhait du président de la République pour ses vacances d'été : un bassin dans la résidence du fort de Brégançon. Après quelques semaines de tergiversation, la requête des Macron a reçu l'aval des Architectes des bâtiments de France : une piscine hors-sol sera construite dans la résidence présidentielle
Lieu de vacances symbolique des chefs de l'État, le fort de Brégançon sera désormais équipé dès cet été d'une piscine. Émise par le président de la République en exercice, la requête avait fait naître un début de polémique, lié à la situation géographique exceptionnelle du site classé aux Bâtiments de France, perché sur un éperon rocheux cerné par les eaux. Selon Le Figaro, qui révèle l'information mercredi 11 juillet, la demande présidentielle a reçu l'autorisation des Architectes de l'organisation, chargée de veiller au respect et à la conservation du patrimoine.Coût "plus raisonnable"Le président de la République a opté pour une piscine hors-sol au coût "plus raisonnable" (34.000 euros selon l'Elysée) et parce qu'il était "impossible de creuser dans le terrain". Selon Le Figaro, le bassin sera démontable, et se construire en quelques jours. Le chef de l'État devrait pouvoir "inaugurer" le bassin dès cet été, lors d'un séjour d'une dizaine de jours au fort de Brégançon, prévu "après le dernier conseil des ministres qui a lieu le 3 août". Pour appuyer sa requête, la présidence avait notamment justifié cette construction par le fait que la piscine permettrait au Président de se baigner sans mobiliser d'effectifs de sécurité supplémentaire. Lorsqu'un chef de l'État choisissait d'utiliser la plage en contrebas du fort, le coût des onze gendarmes chargés de sa protection pouvait atteindre à 60.000 euros par été.
Les signataires de la tribune demande au gouvernement un milliard d'euros pour lutter efficacement contre les violences faites aux femmes.
Josiane Balasko, Muriel Robin, Jeanne Cherhal, Virginie Efira ou encore Melissa Theuriau. Plus de 150 personnalités signent mardi 22 octobre une tribune contre les violences faites aux femmes, publiée sur franceinfo mardi 22 octobre. Elles soutiennent également le collectif #NousToutes qui appelle à un grand rassemblement pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles. "Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec les violences sexistes et sexuelles et avec les féminicides à marcher le samedi 23 novembre, à Paris", peut-on lire dans ce texte. "Une femme meurt tous les deux jours assassinée par son compagnon ou son ex-compagnon. Qu'elles aient lieu à la maison, au travail ou dans la rue, les violences ne sont pas une fatalité. Jamais. Avec cette marche, nous dirons notre exigence d'un monde dans lequel les violences n'ont pas leur place. Les femmes et les enfants, aujourd'hui victimes de violences, peuvent être protégé•es. Les femmes et les enfants en danger peuvent être mis•es en sécurité. Les criminels doivent être sanctionnés", écrivent ces personnalités. "Le gouvernement doit passer à la vitesse supérieure""Avec cette marche, nous porterons la voix de toutes celles qui, parmi nous, cumulent les violences en raison de leur situation de handicap, de vulnérabilité, de leur âge, de leur origine sociale, de leur statut de migrantes, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre ou parce qu'elles sont racisées", poursuivent les signataires. Ils demandent également un milliard d'euros au gouvernement pour mettre en place une lutte contre les violences faites aux femmes réellement efficace. "Nous ferons en sorte que les pouvoirs publics prennent enfin des mesures à la hauteur. Les demi-solutions ressassées depuis des décennies ne fonctionnent pas. Le gouvernement doit passer à la vitesse supérieure et débloquer un milliard d'euros contre les violences pour financer des politiques publiques qui touchent l'ensemble de la population. La société est mobilisée. Les politiques publiques doivent suivre." Une pétition a également été mise en ligne pour soutenir "la marche toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec les violences sexistes et sexuelles et avec les féminicides". Selon le collectif "Féminicides par compagnon ou ex", 123 femmes ont été tuées par leur compagnon ou leur ex-compagnon depuis le 1er janvier 2019, en France, a rapporté LCI lundi. Un chiffre qui dépasse déjà celui de 2018 avec 121 féminicides.
Le Parisien révèle que des récentes recherches sur un matelas de Michel Fourniret ont permis de découvrir une dizaine d'ADN encore non identifiés. Ils pourraient permettre d'élucider de nombreux "cold cases".
Le passé de Michel Fourniret réserve peut-être de sordides secrets jusqu'ici inconnus. Selon les informations du Parisien, les enquêteurs ont réalisé des expertises sur un matelas qui lui appartenait dans l'ancien domicile de sa sœur, aujourd'hui décédée, à Ville-sur-Lumes dans les Ardennes. Des ADN inconnus ont été retrouvés, ils pourraient alors permettre de faire le lien entre le détenu et de nombreuses affaires non élucidées. Pour le moment, l'Ogre des Ardennes est potentiellement lié à onze victimes. Mais un premier détail a alerté l'intérêt des enquêteurs : durant la période entre 1990 et 2000, Michel Fourniret n'aurait commis aucun crime. Interrogé en 2017 à ce sujet, il expliquait d'abord n'avoir rien fait, prétextant travailler pour « l'association des Castors » (qui aide à rénover des maisons), tout en entretenant le flou. « À votre place, je me poserais aussi la question. » Les investigations se concentrent notamment sur cette période blanche. Vivant à l'époque dans les Ardennes, le tueur pouvait frapper dans sa région mais aussi en Belgique, où les autorités ont également été prévenues.Un mode opératoire qui pouvait varier Plusieurs affaires pourraient se retrouver relancées grâce à cette découverte. À l'époque, certaines d'entre elles n'avaient pas pensé à établir un lien avec Michel Fourniret car la victime ne correspondait pas aux caractéristiques de celles habituellement visées par le prédateur : une femme jeune, le plus souvent vierge. Une hypothèse décrédibilisée par l'affaire Lydie Logé, âgée de 29 ans, dans laquelle il pourrait être mis en examen après que des traces ADN partielles ont été retrouvées dans la camionnette du détenu.Cette théorie devient probable avec le témoignage de Françoise B., qui partageait la cellule de Monique Olivier, la femme de l'Ogre des Ardennes. En 2018, elle avait confié à la police judiciaire que lors d'une discussion, Monique Olivier avait assuré que son mari aurait enlevé une « trentaine » d'enfants.Face à la justice en janvier dernier, la compagne avait confié que son mari était rentré à plusieurs reprises en affirmant : « Au moins celle-là, on ne la retrouvera jamais. » Au total, ce sont près de 70 personnes qui auraient pu être des victimes de Michel Fourniret.
François Fillon est agacé d'être régulièrement comparé à Emmanuel Macron. Vendredi 7 janvier, le candidat du parti Les Républicains était en visite au salon de l'innovation technologique, CES.
Interrogé par l'émission Quotidien sur TMC concernant Emmanuel Macron, François Fillon semblait quelque peu exaspéré : "ça vous obsède vraiment, franchement. Ca ne m'intéresse pas, voilà je vous l'ai dit, je suis comme ça et j'ai toujours été comme ça. Je m'intéresse à ce que je fais, je ne m'intéresse pas à l'écume des choses." Emmanuel Macron était, en effet, l'ambassadeur du salon l'année précédente. Le journaliste de l'émission "Quotidien" est alors revenu à la charge à de nombreuses reprises pour faire le parallèle entre les deux hommes : "Quand on pense François Fillon, on ne pense pas tout de suite à Las Vegas, casino et nouvelles technologies". François Fillon rétorque qu'il "a tort". "Qu'est-ce que Monsieur Macron a fait en matière de technologie ? Il a fait des choses ?", interroge l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy.
Un vote des adhérents fragilise le secrétaire national du Parti communiste, à quelques semaines du congrès extraordinaire.
Camouflet pour la direction du Parti communiste. Lors d'un vote des adhérents, samedi 6 octobre, le texte d'orientation défendu par le secrétaire national Pierre Laurent a été battu. Sa proposition de "base commune", recueillant 37,99% des 30.172 suffrages exprimés, a été devancée par un texte alternatif intitulé "manifeste du Parti communiste du XXIe siècle" et porté par le chef des députés communistes André Chassaigne (42,15%). Deux autres textes, dont l'un appelant à un rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon, ont récolté 11,95% et 7,90%.À un peu plus d'un mois du congrès extraordinaire du PCF qui se tiendra du 23 au 26 novembre à Ivry-sur-Seine, ce vote auquel pouvaient participer près de 50.000 adhérents à jour de cotisation était crucial. Il visait à déterminer les orientations stratégiques d'un parti en plein doute existentiel après son absence de candidat en 2017.Le texte d'André Chassaigne veut restaurer l'identité communiste avant toute démarche de rassemblement : "Nous devons dire haut et fort que nous sommes communistes, il faut revenir aux fondamentaux", explique le principal intéressé à l'AFP. "Ce n'est pas un repli sur soi, puisqu'au contraire par nature le communisme c'est l'ouverture aux autres". Selon lui, le choix d'un candidat PCF pour l'élection présidentielle de 2022 devra être fait le plus tôt possible, contrairement au "renoncement" des "directions successives".Pierre Laurent pourra-t-il rester à la tête du parti ?En face, la direction actuelle assumait son bilan des dernières années, marqué par les réussites initiales puis l'échec du Front de gauche constitué avec Jean-Luc Mélenchon. Durant la dernière présidentielle, les communistes avaient rallié tardivement la candidature du chef de file insoumis et n'avaient pas pris part à sa campagne.Le résultat ouvre une grande période d'incertitude pour un parti habitué au consensus et aux scores très largement majoritaires. Par conséquent, la question du maintien ou non de Pierre Laurent sera inévitablement posée. "J'en prends acte, je respecte les choix des communistes. Je note que les résultats sont très partagés", a réagi le secrétaire national dans un communiqué.L'issue de cette consultation interne traduit aussi de vives tensions dans les rangs, relate Le Figaro. "L'ambiance était on ne peut plus tendue, tout le monde s'engueulait à table", rapporte auprès du quotidien un participant aux journées parlementaires communistes qui ont eu lieu fin septembre à Tréport, en Seine-Maritime.
Au coeur de l'été, ils sont souvent synonymes de désagréments. Les moustiques-tigres ont fait l'objet d'une nouvelle étude, qui montre que l'appétit de Aeges aegpyti pour le sang humain grandit avec le développement des activités humaines.
C'est une ritournelle de l'été. Les piqûres de moustiques lors d'une sortie à l'air libre ou au milieu de la nuit. Une étude parue dans la revue Current Biology s'est penchée sur l'attirance des moustiques-tigres (Aeges Aegypti) pour la peau humaine. Selon le document publié le 23 juillet 2020, deux facteurs environnementaux poussent ces "nuisibles" à viser l'être humain. L'étude menée dans 27 localisations d'Afrique sub-saharienne suggère ainsi que le niveau d'humidité et la densité de population poussent les moustiques à piquer les hommes plutôt que les animaux. L'étude vient ainsi montrer les conséquences de l'urbanisation et du réchauffement climatique sur l'appétit des moustiques pour le sang humain, qui ne devrait qu'augmenter avec les années. "Nous voulions mieux comprendre ce qui les pousse à s'adapter aux humains", résume Noah Rose, qui a dirigé l'étude.Les moustiques visent ainsi les zones d'eau stockée par l'activité humaine pour assurer leur survie, et ciblent ainsi leurs victimes potentielles les plus proches pour se nourrir. L'urbanisation galopante dans plusieurs zones d'Afrique pourrait ainsi mener à une forte augmentation des piqûres de moustiques-tigres d'ici 2050, vecteurs de virus tels que la fièvre jaune, la dengue ou le Chikungunya.Pas de théorie du "sang sucré", mais une myriade de facteursEn France, le moustique-tigre a proliféré sur une large partie du territoire. Sa présence a ainsi été constatée dans 58 départements. Quant au "choix" de ses victimes, plusieurs éléments sont à prendre en compte.Dans un article publié en 2013, l'institut américain de recherche Smithsonian liste ainsi plusieurs facteurs, dont le groupe sanguin et la production de dioxyde de carbone par l'être humain. Le moustique détecte ses proies par les émissions de CO2, qu'il peut, selon The Smithsonian Institute, percevoir jusqu'à 50 mètres de distance. Selon la même source, les individus expirant plus de CO2 ont ainsi plus de chances d'être détectés, raison pour laquelle les enfants sont moins piqués en moyenne que les sujets adultes.Les personnes les plus exposées sont celles présentant un métabolisme plus élevé, dont les personnes de plus forte corpulence ainsi que les femmes enceintes.En 2011, le professeur d'entomologie Jonathan Bay, expliquait ainsi que 20% de la population présentait des caractéristiques propres à attirer fortement les moustiques. En plus de "l'odeur" du CO2, ces derniers répondent, selon le chercheur, à leur vue. Les "personnes habillées avec des couleurs sombres (noir, bleu marine, rouge) ressortent", expliquait t-il pour NBC News.Ces éléments ne constituent toutefois que de premières pistes dans un océan d'explications potentielles. "Avec plus de 350 composants isolés des odeurs produites par la peau humaine, les chercheurs ont à peine gratté la surface quant aux préférences des moustiques pour certaines personnes", estimait quant à lui Joseph Conlon, de l'American Mosquito Control Association.
Les deux hommes sont accusés d'avoir pénétré dans le domicile d'une famille dans la nuit du 8 au 9 novembre dernier. Et ce, alors qu'ils n'en avaient pas mandat.
Deux policiers de la PJ sont jugés pour violation de domicile et violence aggravée. Ils ont comparu, mardi 6 août, devant le Tribunal de Grande Instance de Rennes.Les faits qui se sont produits vers 1h30 du matin ont été appuyés pendant l'audience par la diffusion d'une vidéo filmée par les individus vivant dans le logement. Ces derniers, absents du procès, auraient été visés par des bombes lacrymogène utilisés par les policiers, à leur domicile, ce soir-là. Le dépôt de leur plainte à l'encontre des hommes en uniforme a été suivi par la saisie de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Des policiers "qui ont perdu leur sang froid"De leur côté, les policiers ont expliqué avoir trouvé suspect le comportement dans la rue d'un jeune homme de 18 ans qu'ils ont suivi avant d'effectuer un contrôle d'identité dans un jardin qui s'est avéré être le jardin de la maison familiale. Le jeune homme a appelé "au secours" car l'un des policiers "l'étranglait", a-t-il expliqué dans sa déposition. Le père est alors sorti et tous deux se sont ensuite réfugiés dans la maison où les policiers les ont poursuivis. Le procureur a évoqué des policiers "qui ont perdu leur sang froid". "La nécessaire assistance que la justice doit à la police s'arrête quand il y a une rupture de confiance", a estimé le magistrat. Le parquet a requis pour l'un des deux policiers six mois de prison avec sursis et un retrait d'autorisation de port d'arme d'une durée de six mois également. Pour le second prévenu, le procureur a requis une peine de trois mois de prison avec sursis. L'affaire a été mise en délibéré au 3 septembre.
Les habitants des grandes villes soutiennent également majoritairement les systèmes de véhicules en libre-service et l'essor des pistes cyclables.
Faut-il diminuer la place de la voiture dans les grandes villes ? Oui, répondent leurs habitants qui souhaitent également favoriser le vélo, selon une enquête Ifop, réalisée à l'initiative du site spécialisé Caroom.fr et publiée mardi 22 septembre à l'occasion de la Journée mondiale sans voiture. Ces citadins sont en revanche plus réticents à réduire les places de stationnement. Ainsi, les habitants des 40 villes de plus de 100.000 habitants soutiennent majoritairement les mesures limitant les places des voitures. Près des deux tiers (62%) des sondés souhaitent que leur commune la réduise, un chiffre encore plus élevé chez les jeunes (79% pour les 18-24 ans et de 76% pour les 25- 34 ans) et les sympathisants EELV (95%).A l'échelle nationale, les mesures limitant la place des voitures sont clivantes : 51% des Français y sont défavorables. "Il y a un attachement central à la voiture en milieu périurbain", relève sur franceinfo François Kraus, le directeur du pôle actualité de l'Ifop. "La voiture reste beaucoup utilisée par les ouvriers ou les employés chassés des centres-villes par un prix de l'immobilier prohibitif comme c'est le cas à Paris. Ils habitent en banlieue ou plus loin, et ont besoin de leur véhicule pour se déplacer et travailler", explique-t-il. Les habitants des grandes villes soutiennent également majoritairement les systèmes de véhicules en libre-service (57%) et l'essor des pistes cyclables (55%). "Les citadins utilisent de moins en moins la voiture pour se rendre sur leur lieu de travail/d'études : ils sont désormais moins d'un tiers à le faire (29%) contre 44% en 2015", révèle l'Ifop.En parallèle, le vélo est de plus en plus utilisé : son utilisation comme moyen de transport au quotidien a triplé entre 2015 et 2020, passant de 5 à 15%. Les déplacements à pied sont privilégiés par 17% des personnes interrogées, un chiffre en hausse de 6%. Des chiffres qui sont toutefois à pondérer à cause de l'épidémie de coronavirus : "le vélo est beaucoup moins anxiogène que les transports en commun", souligne l'Ifop, qui indique que "seuls 14% des cyclistes ont peur d'être infectés par le coronavirus tous les jours, contre 31% des adeptes de la marche à pied, 57% des utilisateurs du métro et 68% des utilisateurs de train."Si les habitants des villes de plus de 100.000 personnes souhaitent voir diminuer la place des voitures, ils veulent toutefois continuer à pouvoir s'y garer. Ainsi, "77% se déclarent défavorables à la hausse des tarifs de stationnement dans la rue et 74% à la diminution des places de stationnement dans la rue ou en sous-sol", indique l'Ifop.Par ailleurs, l'institut observe un "mécontentement général" concernant les conditions de circulation. Seuls 34% des automobilistes, 39% des usagers des transports en commun et 36% des cyclistes se disent satisfaits. Cela est "sans doute lié à la fréquence des bouchons et à l'absence de places de stationnement ordonnées", estime l'Ifop.Etude Ifop pour Caroom, réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 14 au 16 septembre 2020 auprès d'un échantillon de 1.017 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, résidant en France métropolitaine, et d'un échantillon de 1.031 personnes, représentatif de la population vivant dans les villes de 100.000 habitants et plus
Jugé à huis clos pour "corruption de mineur, détention et consultation d'images pédopornographiques", l'ancien candidat du jeu télévisé "12 coups de midi" a été condamné à trois ans de prison et cinq ans de suivi socio-psychologique, à l'issue de la peine.
Le jugement est tombé en fin d'après-midi, ce mercredi 8 avril. Comme le révèle Le Progrès, Christian Quesada a été condamné à trois ans de prison et cinq ans de suivi socio-psychologique, à l'issue de la peine. Si le suivi psychologique n'est pas respecté après sa peine, l'ancienne star du jeu télévisé "12 coups de midi" écopera de trois années de prison supplémentaires. Ce dernier a été jugé à huis clos et par visioconférence, à 13 heures, au tribunal correctionnel de l'Ain, pour des faits de "corruption de mineures" et "détention et diffusion d'images à caractère pédopornographique". Il a été reconnu coupable de tous ces chefs d'accusation. Toujours selon les informations du Progrès, Christian Quesada a été lâché par son avocat Maître Christophe Camacho quelques minutes avant son procès. Le quotidien régional explique que l'avocat est arrivé un peu en avance pour s'entretenir avec son client par visioconférence, avant le début du procès. Vingt minutes plus tard, Me Camacho a quitté le palais en déclarant : "Je ne suis plus son avocat" Selon les précisions du Progrès, les deux hommes n'étaient pas d'accord sur la manière d'aborder le dossier. Christian Quesada a toutefois eu le droit d'être jugé sans avocat. Il n'aura finalement pas eu gain de cause. Pour rappel, quelque temps après son incarcération, Christian Quesada avait déposé, en décembre 2019, une demande de remise en liberté qui avait été rejetée par la chambre d'instruction de la cour d'appel de Lyon. Et depuis sa détention provisoire en mars 2019 à Bourg-en-Bresse, Christian Quesada a fait l'objet de cinq nouvelles plaintes.
La militante écologiste suédoise a déposé une plainte contre cinq pays, dont la France, qui n'ont pas su protéger selon elle la santé et les droits des enfants. "Je n'ai pas le sentiment que le gouvernement français bloquent", a de son côté estimé Emmanuel Macron.
Après plus d'un an passé dans les rues à manifester, entraînant derrière elle des foules de plus en plus nombreuses, Greta Thunberg est montée lundi 23 septembre à la tribune de l'ONU pour un discours bref et incisif, plein de colère contenue, accusant de "trahison" les dirigeants du monde. "Comment osez-vous?" a répété à plusieurs reprises la jeune Suédoise de 16 ans, la voix pleine de frustration et de colère, lorsque son tour est venu de s'exprimer au sommet sur le climat de l'ONU. "Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses", a-t-elle accusé.Aux côtés de 15 autres jeunes, l'adolescente a déposé une plainte inédite devant le Comité des Droits de l'Enfant de l'ONU, contre cinq pays : l'Argentine, le Brésil, la Turquie mais aussi l'Allemagne et la France. Bien que les dirigeants du monde aient signé cette convention il y a 30 ans, par laquelle ils s'engagent à protéger la santé et les droits des enfants, "ils n'ont pas tenu leurs engagements", a-t-elle dénoncé.Ce qui n'a pas manqué de faire réagir Emmanuel Macron. "Toutes les mobilisations de notre jeunesse ou des moins jeunes sont utiles. Mais il faut qu'elles se concentrent maintenant sur ceux qui sont le plus loin, ceux qui essaient de bloquer. Je n'ai pas le sentiment que le gouvernement français ou le gouvernement allemand, aujourd'hui, sont en train de bloquer", a affirmé le président français, lui aussi en déplacement à New York, auprès d'Europe 1. "Quand je vois qu'on va fermer l'ensemble de nos activités charbon, qu'on stoppe l'exploitation d'hydrocarbures, qu'on est en train de bouger, je ne suis pas sûr que ce soit la voie la plus efficace", a-t-il insisté."On a besoin qu'on ait une jeunesse qui nous aide à faire pression sur ceux qui bloquent"Le chef de l'État avait déclenché des critiques en France un peu plus tôt après avoir dit dans les colonnes du Parisien que les jeunes devaient plutôt manifester contre les pays qui ne "bougent" pas... citant la Pologne, accusée de bloquer le consensus européen pour l'adoption de la neutralité carbone à l'horizon 2050. "Les dénonciations, on est au courant. Défiler tous les vendredis pour dire que la planète brûle, c'est sympathique, mais ce n'est pas le problème", avait-il également estimé."Je pense surtout maintenant qu'on a besoin qu'on ait une jeunesse qui nous aide à faire pression sur ceux qui bloquent, en se mobilisant, et qui aussi participent à des actions très concrètes. Il y a des tas d'actions citoyennes qui sont utiles", a-t-il répété auprès d'Europe 1, en mettant en garde la jeune Suédoise : "Des positions très radicales, c'est de nature à antagoniser nos sociétés". Greta Thunberg en fait-elle "trop" ?Invité de BFMTV/RMC mardi matin, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a estimé que Greta Thunberg en faisait "certainement trop", en déposant cette plainte contre la France, "locomotive contre le réchauffement climatique", selon lui."Il ne faut pas créer une génération de déprimés autour" du climat, a-t-il estimé."Greta Thunberg, c'est bien, elle mobilise, mais je ne crois pas qu'on puisse trouver les solutions en montant les uns contre les autres", a par ailleurs réagi au même moment la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique Brune Poirson sur France Inter.
Les chiffres sont sans appel : les personnes en surpoids perdent en moyenne un an d'espérance de vie. Cette perte peut même atteindre dix ans en cas d'obésité sévère.
Sur un plan général : l'effet du surpoids ou de l'obésité est "trois fois plus grand chez les hommes que chez les femmes". Tels sont les principaux enseignements d'une vaste étude publiée ce jeudi 14 juillet dans The Lancet. Réalisée à partir de l'analyse de données concernant près de 4 millions d'adultes sur quatre continents, elle a mesuré le risque de mourir de façon prématurée, avant l'âge de 70 ans.NON, IL N'EXISTE PAS DE "PARADOXE DE L'OBÉSITÉ"Selon le principal auteur de l'étude, celle ci "établit de façon certaine que le surpoids ou l'obésité sont associés à un risque accru de décès prématuré". "En moyenne, les gens en surpoids perdent un an d'espérance de vie, les personnes modérément obèses trois ans", souligne Emanuele Di Angelantonio, de l'Université de Cambridge. "Quant aux personnes atteintes d'obésité sévère, elle perdent environ dix ans d'espérance de vie", ajoute t-il. L'École de Santé publique de Harvard, qui a participé à l'étude, note par ailleurs que ces résultats viennent contredire des travaux récents, qui avaient affirmé qu'il existerait "un avantage sur le plan de la survie à être en surpoids - un soi-disant 'paradoxe de l'obésité'".Les travaux d'e Di Angelantonio et ses équipes "montre que les risques de maladie coronaire, d'accident vasculaire cérébral, de maladie respiratoire et de cancer sont tous augmentés". Le risque de décès prématuré augmente "régulièrement et fortement" à mesure que les kilos excédentaires s'accumulent, souligne l'étude. Autre fait important : elle révèle que l'effet du surpoids ou de l'obésité sur l'espérance de vie est "trois fois plus grand chez les hommes que chez les femmes", selon M. Di Angelantonio.Le nombre de cas d'obésité a doublé depuis 1980, faisant du problème de santé publique un véritable fléau mondial. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime à 1,3 milliard le nombre d'adultes en surpoids dans le monde et à 600 millions le nombre d'obèses. 39% des adultes (18 ans et plus) sont en surpoids et 13% sont obèses.
Dans une vidéo publiée ce dimanche 20 mai par l'association L214 Éthique et Animaux, Sophie Marceau dénonce les mauvais traitements des poules pondeuses élevées en cage, remarque RTL. Elle interpelle au passage les députés.
Sophie Marceau n'est pas à Cannes. Elle ne sort pas non plus un nouveau film. Mais ce dimanche 20 mai, c'est bien dans une vidéo qu'elle fait parler d'elle. Cette dernière, publiée par l'association L214 Ethique et animaux, a pour but de dénoncer les mauvais traitements des animaux, en particulier les poules pondeuses élevées en cage dans les Côtes-d'Armor, explique RTL. Végétarienne et amoureuse des animaux, l'actrice n'a d'ailleurs jamais caché sa sensibilité pour le sujet. "Plus de 180 000 poules y sont entassées dans des cages qui s'alignent à perte de vue sur plusieurs étages. Ces oiseaux n'auront jamais connu le ciel, le soleil, ni même l'herbe. Seulement le contact dur et inconfortable du sol grillagé de leurs cages", tance-t-elle en commentant les images de l'association tournées en mars 2018. Dans cette vidéo, on y voit aussi des images de volatiles à l'agonie voire morts, et dont les corps ne sont pas ramassés, laissés en décomposition dans les cages."Le respect du vivant"Pour faire face à ces conditions de "torture animale", Sophie Marceau rappelle que "des milliers d'entre nous ont déjà signé la pétition sur stopcages.com pour demander l'interdiction totale des poules en cage". Elle appelle à la signer au plus vite.Mais elle va plus loin en envoyant un message clair et résolu aux députés : "Dans quelques jours à l'Assemblée nationale, vous serez amenés à vous prononcer pour ou contre l'interdiction de l'élevage des poules en cage. Nous comptons sur vous pour mettre fin à ce supplice vécu chaque année par 33 millions de poules pondeuses."Cette lutte est un cas de conscience national pour l'actrice préférée des Français. "Individuellement, collectivement, nous devons agir, car nous ne pouvons plus tolérer d'être complices de la maltraitance des animaux, contraire à nos valeurs, à notre éthique et au respect du vivant ", dit-elle. Le projet de loi "Agriculture : équilibre des relations commerciales dans le secteur agroalimentaire" sera examiné à partir du 22 mai.
Selon les informations de France 3 Bourgogne-Franche-Comté, l'avocat de Jonathann Daval, Me Scwherdorffer, sera jugé le 25 mars prochain pour violation du secret professionnel.
Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval, va se retrouver à son tour sur le banc des accusés. À la demande du parquet de Besançon, il comparaîtra le 25 mars prochain, devant le tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier, pour violation du secret professionnel, révèle France 3 Bourgogne-Franche-Comté. Me Schwerdorffer risque un an de prison et 15 000 euros d'amende. Une enquête préliminaire avait été ouverte en janvier 2018 par le procureur de Besançon, Étienne Manteaux. La raison ? Le 7 décembre 2018, Me Schwerdorffer s'était entretenu avec la mère de Jonathann Daval dans la cour du palais de Justice alors qu'une confrontation entre son client et sa belle-famille était en cours. "Je lui ai fait part de l'état émotionnel de son fils à qui on venait de montrer une photo d'Alexia et du chat Happy. Je ne vois pas ce qui m'interdisait de parler à Martine Henry", reconnait auprès de France 3 l'avocat.À l'issue de cette confrontation, Jonathann Daval était une nouvelle fois passé aux aveux."Même s'ils ne sont pas capitaux, ce sont des éléments couverts par le secret de l'instruction", avait quant à lui expliqué le procureur de Besançon, Étienne Manteaux, à l'Est Républicain.Sur le banc des accusés, Me Randall Schwerdorffer sera défendu par Me Antoine Fittante, spécialiste du droit de la communication.Jonathann Daval pour sa part est toujours détenu à la maison d'arrêt de Dijon. Mis en examen pour le meurtre de sa femme, Alexia Daval, il encourt la réclusion à perpétuité. Le 30 octobre 2017, le corps calciné de la jeune femme avait été découvert dans un bois de Gray, en Haute-Saône, non loin du domicile du couple. Le procès de Jonathann Daval ne devrait pas avoir lieu avant 2020.
L'hémoglobine des arénicoles est capable d'acheminer 40 fois plus d'oxygène que l'hémoglobine humaine et pourrait être administrée à dix patients atteints du Covid-19 dans le cadre d'un essai clinique menée par la société bretonne Hemarina.
Actuellement, il n'existe aucun traitement à la maladie Covid-19, qui a déjà fait plus de 3.500 morts en France et plus de 30.000 dans en Europe. Alors que les résultats des premiers essais cliniques lancé au niveau européen pour tenter de trouver un traitement pour lutter contre le coronavirus devraient être connus d'ici la fin de semaine, une entreprise bretonne veut lancer son propre essai. La société Hemarina veut administrer à dix patients atteints du Covid-19 une solution issue du sang d'un ver marin aux pouvoirs d'oxygénation très importants. La solution, destinée à des patients affectés par le Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), est produite à partir de l'hémoglobine de l'arénicole. Mesurant entre 10 et 15 cm, on connaît surtout de ce ver les petits tortillons visibles sur les plages. Son hémoglobine, molécule présente dans les globules rouges et qui a pour rôle de transporter l'oxygène dans le corps, est capable d'acheminer 40 fois plus d'oxygène que l'hémoglobine humaine. Contrairement à cette dernière, enfermée dans des globules rouges, celle de l'arénicole est extracellulaire."Le but est d'utiliser cette molécule comme une sorte de respirateur moléculaire avant que les patients ne basculent dans un processus lourd de réanimation", a fait valoir le patron d'Hemarina Franck Zal, rappelant le manque actuel de respirateurs artificiels. "On attend incessamment sous peu la décision du Comité de protection des patients (CPP) en sachant que l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ndlr) a déjà validé l'essai", a indiqué lundi 30 mars à l'AFP le docteur en biologie marine Franck Zal, à la tête de la société bretonne. 5.000 doses immédiatement disponiblesLe produit de la société de biotechnologie, appelé HEMO2life, a déjà été testé aux Etats-Unis sur des personnes atteintes d'hypoxie cérébrale. "Le principe reste le même", a assuré Franck Zal. Il a été également testé pour la préservation de greffons rénaux. Le laboratoire de biotechnologie est actuellement dans l'attente d'une autorisation de commercialisation de son produit.Basé à Morlaix (Finistère), il s'apprête à envoyer aux hôpitaux parisiens Georges Pompidou et de la Pitié-Salpêtrière, où l'essai doit avoir lieu, une centaine de doses de son produit injectable. L'entreprise, qui dispose de sa propre ferme d'élevage de vers marins en Vendée, dispose de 5.000 doses immédiatement disponibles et pourrait en produire "assez rapidement" 15.000 autres.
Ils sont soupçonnés d'avoir commis une dizaine d'agressions violentes à Aubervilliers.
Ils suivaient leurs victimes car elles étaient chinoises, puis les attaquaient et les dépouillaient. Cinq jeunes ont été mis en examen vendredi à Bobigny pour des vols avec violences en bande organisée "commis en raison de l'ethnie", a-t-on appris samedi 13 octobre auprès du parquet. Trois d'entre eux ont été placés en détention provisoire, et deux sous contrôle judiciaire, a précisé cette source.Mardi, la police avait interpellé onze jeunes de 16 à 19 ans originaires de Paris. Six d'entre eux ont été laissés libres à l'issue de leur garde à vue. Ils étaient soupçonnés d'avoir commis une dizaine de violentes agressions à Aubervilliers, où 10.000 personnes originaires de Chine travaillent sur la première plateforme européenne d'import-export de textile, et dans d'autres communes de Seine-Saint-Denis. Les jeunes impliqués agissaient selon un mode opératoire bien particulier : "Ils se mettaient soit à la sortie de restaurants fréquentés par la communauté asiatique à Paris et en Seine-Saint-Denis, soit à la sortie de magasins dans la zone des grossistes" à Aubervilliers, a expliqué à l'AFP Anouck Fourmigué, la commissaire de cette ville située au nord de Paris, qui a dirigé l'enquête. Ils suivaient leurs victimes "jusqu'à leur domicile" où ils les "attaquaient violemment" et dérobaient "tout ce qu'ils pouvaient", a-t-elle ajouté.En 2016, Chaolin Zhang, un couturier chinois de 49 ans, était mort à Aubervilliers après un vol avec violences. Après son décès, des milliers de personnes avaient défilé dans les rues de Paris et Aubervilliers pour dénoncer le "racisme anti-asiatique".
JUSTICE - Le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné à trois mois de prison avec sursis une mère de famille dont le fils a manqué 56 jours d'école en 2015 et 2016.C'est un cas qui ne se retrouve généralement pas devant un tribunal, mais qui nécessite plutôt un suivi psychologique. Pourtant, cette semaine, le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné une mère héraultaise qui n'envoyait plus son fils de 10 ans à l'école à 3 mois de prison avec sursis, rapporte samedi 6 mai France Bleu Hérault.
Cette femme de 40 ans s'est visiblement laissée dépasser par une situation familiale compliquée explique la radio. Infographiste de profession, "elle a arrêté son activité à Paris pour revenir dans le Sud de la France puisque le père de son enfant y habite. Elle s'est installée avec une personne qui, elle, travaillait. Or, cette personne a été incarcérée, donc elle s'est retrouvée seule, sans argent, avec les plus grandes difficultés pour subvenir aux besoins de sa famille", a expliqué son avocat Me Jean-Baptiste Aussilloux. "Elle a un petit peu perdu pied et elle n'a pas réussi à contrôler le fait que son fils ne souhaitait pas aller à l'école et préférait jouer à l'ordinateur", a encore justifié le juriste. En tout, le garçon a manqué 56 jours d'école en 2015 et 2016.UN JUGEMENT TRÈS RARE Elle n'a pas demandé d'aide ni répondu aux convocations des organismes sociaux, ni aux relances du rectorat, ce que lui reproche la justice. "Si elle avait répondu à ces instances, il est évident qu'elle n'aurait même pas été convoquée au tribunal correctionnel", a insisté l'avocat auprès de France Bleu.C'est un jugement extrêmement rare. Le code pénal prévoit jusqu'à deux ans de prison et 30.000 euros d'amende pour les parents qui compromettent "la santé, la sécurité, la moralité ou l'éducation" de leur enfant. Les condamnations sont prononcées seulement en cas d'infraction volontaire. L'enfant est désormais pensionnaire a la cité scolaire de la réussite, l'ex internat d'excellence de Montpellier.
L'Italie se prépare à inaugurer en grande pompe le nouveau pont de Gênes lundi, deux ans après l'effondrement de l'ancien qui a fait 43 morts en août 2018.
"Demain, je serai à Gênes pour l'inauguration du nouveau pont: d'une blessure qui cicatrisera difficilement au symbole d'une nouvelle Italie qui se redresse. Une journée importante qui raconte le présent et le futur d'un pays qui change", a écrit dimanche le chef du gouvernement Giuseppe Conte sur son compte Facebook.Les familles des victimes ont refusé de participer à cet événement et se retrouveront dix jours plus tard pour marquer le deuxième anniversaire de la tragédie.Le 14 août 2018, sous une pluie battante, le pont autoroutier Morandi, du nom de l'ingénieur qui l'avait conçu, s'était effondré et avait entraîné dans sa chute des dizaines de véhicules, sur la route des vacances ou du travail.Depuis, l'Italie réputée championne de la lenteur dans l'exécution des travaux publics, a mis les bouchées doubles pour construire le nouveau viaduc de 1.067 mètres de long, dessiné par l'architecte originaire de Gênes Renzo Piano.Le dernier tronçon, long d'environ 1 km, a été posé fin avril et depuis les travaux de finition et les tests de sécurité se sont succédé.Outre M. Conte et Renzo Piano, le président de la République Sergio Mattarella sera présent à l'inauguration qui est cependant menacée par une alerte météo, de fortes pluies étant attendues dans la journée de lundi sur la Ligurie, la région de Gênes.L'écroulement du pont Morandi, situé sur le trajet de l'autoroute reliant l'Italie et la France, a donné lieu à une âpre bataille judiciaire, toujours en cours.Au banc des accusés de nombreuses personnes et sociétés, mais le doigt est pointé surtout vers la société Autostrade per l'Italia (Aspi), gestionnaire de ce viaduc routier et dont le principal actionnaire est la famille Benetton à travers Atlantia.A l'issue d'un bras de fer avec le gouvernement entamé au lendemain de la chute du pont et avec une enquête encore en cours mais ayant mis en évidence de graves manquements concernant l'entretien du pont, la famille Benetton a finalement accepté il y a deux semaines de sortir des autoroutes italiennes.
L'écrivain royaliste, Jean Raspail, auteur notamment du sulfureux "Le camp des saints", un roman imaginant avec effroi l'arrivée d'un million de migrants sur la Côte d'Azur, est décédé samedi à quelques jours de son 95e anniversaire, a-t-on appris auprès de son éditeur et de son fils.
Hospitalisé à l'hôpital Henry-Dunant à Paris, l'écrivain, catholique traditionnaliste, avait reçu vendredi les derniers sacrements . Il est "mort paisiblement entouré des siens", a indiqué son fils Quentin à l'AFP.Jean Raspail était hospitalisé depuis la fin décembre et, en raison de l'épidémie de coronavirus, sa famille n'a pas pu le voir jusqu'à ces derniers jours. "Cette situation a touché beaucoup de familles et c'est vraiment horrible", a confié le fils de l'écrivain.Admiré par les uns, décrié par les autres, l'écrivain qui s'était autoproclamé consul général de Patagonie se défendait d'être d'extrême droite, se définissant comme "royaliste", "homme libre, jamais inféodé à un parti".Il reconnaissait cependant être bien "ultraréactionnaire", "attaché à l'identité et au terroir" et farouchement opposé au "métissage".Auteur de plusieurs dizaines de livres, lauréat du Grand prix du roman de l'Académie française (en 1981) pour "Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie" et du prix du Livre Inter (en 1987) pour "Qui se souvient des hommes", il restera comme l'auteur du roman "Le camp des saints", un livre sans cesse rééditer depuis sa parution en 1973.Salué comme un "roman-culte" par la mouvance nationaliste, qualifié de "raciste" par les autres, "Le camp des saints" imagine l'arrivée, une nuit, sur les côtes du sud de la France, de cent navires à bout de souffle chargés d'un million d'immigrants.Ils sont l'avant-garde d'un Tiers-monde qui se réfugie en Occident pour y trouver l'espérance. Face à cela, que faire? C'est ce choc que raconte le livre, tandis que l'auteur s'interroge "y a-t-il un avenir pour l'Occident?"."C'est un livre surprenant. Il a été long à écrire, mais il est venu tout seul. J'arrêtais le soir, je reprenais le lendemain matin sans savoir où j'allais. Il y a une inspiration dans ce livre qui est étrangère à moi-même. Je ne dis pas qu'elle est divine, mais étrange", confiait l'écrivain au Point en 2015.Cette année-là, en pleine crise migratoire en Europe, la présidente du RN, Marine Le Pen avait invité "les Français à lire ou relire le Camp des Saints". Samedi, Marine Le Pen a qualifié sur twitter son décès d'"immense perte pour la famille nationale".Né en juillet 1925, Jean Raspail a d'abord connu une vie de bourlingueur avant de se consacrer à l'écriture.Outre "Le camp des saints", il a écrit plusieurs romans d'aventures et récits de voyages dont "Terre de Feu-Alaska" (1952), "Le jeu du roi" (1976) ou "Pêcheurs de lunes" (1990). Il s'était pris de passion pour la Patagonie, royaume imaginaire dans les terres australes d'Amérique du Sud dont il s'était proclamé "consul général".En 2019, à 94 ans, il avait publié deux romans: "Les Pikkendorff" (Albin Michel) et "La Miséricorde" (Les Equateurs), bref roman inspiré du terrible crime du curé d'Uruffe, dans les années 1950. Ce meurtre (un jeune prêtre avait assassiné sa maîtresse, enceinte, puis l'enfant qu'elle portait, non sans l'avoir préalablement baptisé) avait scandalisé la France de l'après-guerre.Jean Raspail avait laissé cet ultime roman inachevé laissant au lecteur le soin de décider si l'auteur d'un tel crime méritait le salut.
Une enquête a été ouverte. Il pourrait s'agir d'un fait "crapuleux".
Dans la nuit de vendredi à samedi 1er février, un homme de 36 ans habitant à Viggianello en Corse-du-Sud a été "réveillé par les aboiements de son chien". "Lorsqu'il sort de son domicile, le propriétaire voit son véhicule exploser", a indiqué samedi le parquet d'Ajaccio.Sa compagne et ses deux enfants, en bas âges, étaient également présents au domicile au moment des faits. "Fort heureusement il n'y a pas eu de blessé", a précisé le parquet qui a ajouté que cela "faisait plusieurs nuits que le chien (de l'homme) aboie". Selon les premières constatations, le véhicule présenterait un "cratère au niveau de l'emplacement potentiel de la charge", a expliqué le parquet. Le couple, originaire de Sartène, une ville située à une vingtaine de kilomètres au sud de Viggianello, aurait confié aux enquêteurs de la gendarmerie ne "pas se connaître d'ennemis".Une enquête a été ouverte. Elle a été confiée à la brigade de recherches et à la section de recherches de la gendarmerie. À ce stade, le parquet ne privilégie aucune piste mais explique qu'il semble plus probable que cela relève du fait "crapuleux".
Une question de procédure a mené à sa libération en dépit de ses récidives.
Sylvie Briand (OMS): "Si le confinement est relâché trop rapidement, on craint que la transmission s'emballe à nouveau"par BFMTVLe jeune homme de 19 ans avait été placé en garde à vue le 1er avril à Rennes. En situation précaire, habitant loin de chez ses parents, il était jugé pour "réitération, à plus de trois reprises dans un délai de 30 jours, de violation des interdictions ou obligations édictées dans une circonscription territoriale où l'état d'urgence sanitaire est déclarée".Il a été relaxé jeudi par le tribunal correctionnel de Rennes pour une question de procédure.A l'audience le 2 avril, Me Rémi Cassette a soulevé une nullité de procédure lors de la comparution immédiate (CI). En effet, selon lui, "les unités de police, pour vérifier les antécédents, se basent sur le fichier nommé Adoc, créé en 2004 pour les contraventions et délits. Or, les contraventions précédentes (de non respect du confinement) ont été illégalement inscrites sur ce fichier"."On a privé de liberté mon client sur un fichier détourné de son usage légal. Les forces de police ne peuvent s'appuyer sur ce dossier pour constater l'infraction", a-t-il ajouté, soulignant qu'il s'agissait d'un "précédent très intéressant pour l'ensemble des barreaux".Le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc a confirmé samedi "que le tribunal correctionnel de Rennes a fait droit jeudi à une nullité soulevée par la défense fondée sur la consultation par le policier verbalisateur d'un fichier de police dans lequel sont enregistrées les verbalisations précédentes".Affirmant ne pas partager "l'analyse juridique" retenue par le tribunal, le parquet a fait appel de cette décision qui sera réexaminée par la cour d'appel de Rennes."S'agissant d'une nouvelle infraction, il est assez habituel que des questions juridiques puissent se poser. Il peut être relevé que ce délit a pu par ailleurs, y compris à Rennes, donner lieu à des condamnations", a estimé Philippe Astruc. Ainsi, par exemple, le 2 avril, un multirécidiviste de la violation du confinement avait été condamné à trois mois de prison ferme à Grenoble.
"C'est la première fois que je vois cet endroit si vide, d'habitude il est rempli de milliers de touristes": gardien des lieux, Nayef Hilalat est seul face au majestueux Khazneh, le plus célèbre des temples de la cité antique de Petra.
Site touristique phare de la Jordanie et du Moyen-Orient, la cité taillée dans du granit rosé il y a quelque 2.000 ans par les Nabatéens est désertée par les visiteurs, conséquence de la pandémie de Covid-19."Tous les ans à la même époque, l'endroit fourmille", raconte à l'AFP Nayef Hilalat, qui travaille depuis dix ans sur ce lieu figurant parmi les Sept nouvelles Merveilles du monde."Aujourd'hui, on n'entend plus que le chant des oiseaux", dit cet homme de 42 ans, coiffé d'une casquette kaki frappée du drapeau jordanien.Au bout du Siq, gorge tortueuse de plus d'un kilomètre d'ordinaire empruntée par les touristes à pied, à dos d'âne ou dans des calèches, il fait de lents aller-retours devant l'entrée de la Khazneh ("Trésor").Même atmosphère irréelle dans les cafés et boutiques de souvenirs alentours: tables recouvertes de poussière, gobelets en plastique jonchant le sol, chemises à vendre décolorées par le soleil... La vie semble avoir suspendu son cours.- "Du jamais-vu" -Les derniers touristes ont quitté les lieux le 16 mars, à la veille de la fermeture des aéroports en Jordanie, où le secteur représente 14% du PIB et emploie quelque 100.000 personnes, avec cinq millions de visiteurs par an.Depuis, située entre mer Rouge et mer Morte, dans la "Vallée de Moïse" (Wadi Moussa), l'immense cité, qui s'étire sur 264.000 mètres carrés, est une ville fantôme.Près de 200 guides ainsi que 1.500 propriétaires d'ânes et chevaux utilisés pour transporter des touristes sont désormais au chômage."Ce qui nous arrive est une catastrophe", dit Naïm Nawaflé, 55 ans, guide touristique à Petra depuis une trentaine d'années. "Autrefois, la fréquentation variait au gré des soubresauts dans la région, mais aujourd'hui, il n'y a plus aucun touriste, c'est du jamais-vu."Père de six enfants, il touchait l'équivalent de 70 dollars par jour. Si la saison ne reprend pas bientôt, il aura épuisé ses maigres économies.Il craint aussi que les visiteurs, "surtout les personnes âgées et les retraités, ne soient découragés par les mesures" prises contre le virus.Au total, ce sont environ 80% des habitants de la région, soit 38.000 personnes, essentiellement des bédouins, qui dépendent directement ou indirectement du secteur, souligne Sleimane al-Farajate, responsable du tourisme et du développement à Petra.Comme Naël Nawas, 41 ans et père de huit enfants, qui gagnait entre 40 et 55 dollars par jour en transportant des touristes sur son âne.Depuis mi-mars, il travaille pour un marchand de bétail. Si le tourisme ne reprend pas, "on se retrouvera dans un immense pétrin", dit-il.- De 90% à "plus rien" -Dépourvue d'hydrocarbures, théâtre de mouvements sociaux ces dernières années, la Jordanie était déjà dans une situation économique précaire avant l'irruption du Covid-19. Au premier trimestre, le royaume a enregistré un taux de chômage de 19,3%.A Pétra, l'ambiance est tout aussi morose dans les hôtels -la ville en compte 45, soit 3.000 chambres."La pandémie est arrivée au pic de la saison, qui débute en février", se désole Tarek Twissi, propriétaire de "La Maison", un établissement trois étoiles."Les réservations dépassaient 90% et en une seule semaine, plus rien", regrette ce président de l'Association des hôtels de Pétra.Le choc a été d'autant plus brutal que Pétra, classée en 1985 au patrimoine mondial de l'Unesco, avait battu l'an dernier un record, "avec 1,13 million de touristes dont un million venus de l'étranger", note Sleimane al-Farajate.Il espère que les gens reviendront vite dans "des pays peu touchés par la pandémie (...) comme la Jordanie", où environ 800 cas ont été officiellement recensés, dont neuf décès.Après avoir été fragilisé par l'instabilité chez ses voisins irakien et syrien, le secteur avait engrangé 5,3 milliards de dollars en 2019, renchérit le directeur de l'office du Tourisme jordanien, Abed Al Razzaq Arabiyat.A ce jour, ces recettes sont quasi "nulles".Si le gouvernement n'a pas encore fait d'annonces concrètes, M. Arabiyate promet des mesures pour "sauver" la saison, en misant notamment sur "le tourisme intérieur", dans un pays où la population ne dépasse toutefois pas 10 millions d'âmes.
Transporté par hélicoptère à l'hôpital, l'enfant jeté du 10e étage de la Tate Modern de Londres était ce lundi matin dans un état critique mais stable. Il s'agit d'un ressortissant français qui visitait Londres en famille selon la police britannique.
Soupçonné de "tentative de meurtre", le jeune homme de 17 ans a été placé en garde à vue.Stupéfaction à Londres. Dimanche 4 août, un adolescent a été arrêté pour avoir jeté un garçon de six ans du haut d'une plateforme d'observation située au 10e étage du musée Tate Modern de la capitale britannique. La police a été alertée vers 14h40 (15h40 heure de Paris), a-t-elle précisé dans un communiqué. La victime "a été retrouvée sur un toit du cinquième étage" du bâtiment. Transporté immédiatement par hélicoptère à l'hôpital, l'enfant était ce lundi matin dans un état critique mais stable, selon la police. Soupçonné de "tentative de meurtre", le jeune homme de 17 ans a été placé en garde à vue. La Tate Modern, un musée d'art moderne situé sur les rives de la Tamise et un des lieux touristiques les plus visités de Grande-Bretagne, a été fermée immédiatement après le drame, mais les visiteurs ont ensuite été autorisés à quitter les lieux. Plusieurs d'entre eux ont été interrogés comme témoins.Le suspect "est resté avec le public présent sur la plateforme du 10e étage et rien n'indique que la victime le connaissait", précise le communiqué. "Pour le moment, nous le traitons comme un événement isolé, sans mobile clair ou apparent. Il n'y a aucun lien entre la victime et l'homme arrêté", a-t-il ajouté. La police a lancé un appel à témoins, notamment ceux qui auraient remarqué un homme au comportement "déplacé, suspect ou inquiétant" peu avant les faits. Nancy Barnfield, une femme de 47 ans qui se trouvait au même étage, se souvient avoir entendu un bruit "fort" correspondant à la chute de l'enfant, puis une femme hurlant "Où est mon fils?", selon l'agence de presse PA.
Le leader du Parti de Gauche sort renforcé de la dernière séquence politique et sociale. Quelles que soient les hypothèses testées, son score progresse de 2 points pour osciller entre 14% et 15%.
Dans 2 hypothèses sur 4, il fait désormais jeu égal avec le président de la République. Dans l'hypothèse où la primaire de la droite investirait Nicolas Sarkozy, alors Jean-Luc Mélenchon arriverait en 3ème position (14%, +2 points), devant François Hollande (13%, -2 points). Même scénario si François Fillon est le candidat LR.François Hollande en posture de plus en plus délicate et relégué en 4ème position dans certaines hypothèses Quelle que soit l'hypothèse testée, l'actuel président de la République semble de moins en moins en mesure de se qualifier pour le second tour. Dans l'hypothèse d'un premier tour proche de celui de 2012 dans sa configuration, Nicolas Sarkozy représentant son parti, l'actuel président de la République arriverait non seulement en 4ème position seulement, derrière Marine Le Pen (28%), Nicolas Sarkozy (21%) et Jean-Luc Mélenchon (14%) mais ferait jeu égal avec François Bayrou (13%).Alain Juppé fait toujours la course en têteSi tous les candidats Les Républicains testés apparaissent en mesure de se qualifier pour le second tour, Alain Juppé demeure le seul capable d'arriver en tête au premier tour devant Marine Le Pen qu'il devance de 10 points,Marine Le Pen confirme sa dynamique au premier tour...Quelle que soit l'hypothèse testée, la présidente du Front national apparaît toujours en mesure de se qualifier pour le second tour de l'élection présidentielle et renforce même sa position. Face à Alain Juppé, l'écart se resserre également puisqu'elle progresse tandis que lui se tasse légèrement : elle recueillerait 26% des suffrages exprimés (+1 point) contre 36% pour le maire de Bordeaux (-2 points).... mais serait toujours battue au second tourDans l'hypothèse, actuellement la plus probable, d'un second tour opposant la présidente du Front national au candidat Les Républicains, Marine Le Pen serait battue. Alain Juppé reste le candidat en mesure de la battre le plus largement, avec 70% des intentions de vote dans cette configuration.
"Evadez-vous près de chez vous". Epidémie oblige, les vacances d'été des Français seront tricolores et inspirées par un besoin de "vert": l'occasion de faire émerger un tourisme plus "durable" mais aussi plus numérique, pour certains acteurs.
C'est seulement le 14 mai que le gouvernement a donné son feu vert aux réservations "en métropole et en Outre-mer" pour juillet et août, dégageant quelque peu l'horizon d'un secteur du tourisme sinistré par le confinement et la fermeture des frontières.Et même si l'Italie a annoncé ce weekend qu'elle rouvrirait ses frontières début juin aux touristes européens, une grande majorité des Français ne devraient pas s'éloigner.C'est l'occasion "de faire prendre conscience de la richesse de l'offre touristique française", dit à l'AFP Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat en charge du Tourisme.Offices du tourisme et sites touristiques ont capté les attentes des futurs vacanciers: appel de la nature, envie de grands espaces et d'espace tout court, pour fuir la promiscuité.- "Iode et oxygène" -"Vous rêviez de Venise? Evadez-vous près de chez vous", clame la Vendée. Le Parc des Ecrins promet "une nature préservée" et un "tourisme bienveillant", tandis que la ville d'Anglet (Pyrénées-Atlantiques) vante "iode et oxygène".Immergés dans la nature, les campings haut de gamme Huttopia devraient faire le plein: quasi à l'arrêt, les réservations ont été multipliées par cinq comparé à la semaine d'avant, et les visites du site web ont bondi, depuis les annonces d'Edouard Philippe le 14 mai."Les gens ont besoin de respirer, de faire des balades, d'avoir de l'espace, ils se disent que c'est l'année ou jamais pour faire du camping: c'est l'occasion de vivre une petite aventure sans partir loin de chez soi", estime sa directrice générale Céline Bossanne."Ce qui marche très bien, ce sont nos hébergements en toile et bois, qui offrent une vraie déconnexion, un dépaysement total, tout en apportant un certain confort", dit-elle.Sur Airbnb, les recherches de locations en France représentent depuis le 11 mai, début du déconfinement, 85% des recherches des utilisateurs français, en quête de "séjours au grand air en famille ou entre amis, près de chez eux", dit la plateforme.La crise sanitaire "peut être une bonne fenêtre d'opportunité pour une prise de conscience" sur le respect de l'environnement, juge Jean-Baptiste Lemoyne.Mais pour instaurer un véritable tourisme "durable", il faut "faire un bilan des gaz à effet de serre émis par l'activité tourisme, puis fixer un objectif de réduction et déterminer quels outils mettre en place pour décarboner", juge-t-il, tels qu'un "classement à étoiles vertes".La Caisse des dépôts et Bpifrance ont annoncé que les critères environnementaux et numériques seront décisifs dans l'octroi de leurs prêts et investissements pour relancer le secteur du tourisme.Cette crise doit "permettre aux entreprises qui ont été fragilisées de se réinventer dans le tourisme français du futur", dit à l'AFP Nicolas Dufourq, directeur général de Bpifrance.Ainsi faute d'évènements culturels à promouvoir, et avec des recettes de visites guidées en chute libre - il ne pourra plus y avoir que 9 participants à une visite guidée, afin de préserver la distanciation sociale, contre 25 avant la crise sanitaire - les offices du tourisme de la métropole de Lille misent-ils désormais sur le numérique."Nous avons digitalisé 11 parcours dans la ville de Roubaix, disponibles sur l'application Cirkwi début juin, des balades axées sur le patrimoine industriel autour du musée de la Piscine, l'art déco, le street art et aussi la ville verte: nous avons l'Eurovélo route le long du canal et le parc Barbieux", explique Loïc Trinel, directeur de l'office du tourisme de la ville.Début juillet, des balades seront proposées dans toute la métropole ainsi que du "geo catching" -une chasse aux trésors à l'aide d'un GPS ou d'une application sur smartphone- sur le thème de la ville."Quelque chose va changer dans le tourisme, avec le fait de redécouvrir sa ville autrement. Ça nous a obligés à nous questionner, à enrichir notre offre", dit M. Trinel. "Demain nos outils seront différents parce qu'on aura testé de nouvelles choses".
France 3 Nouvelle-Aquitaine revient sur la décision choc du maire de Valdivienne Michel Bigeau (Vienne). Ce dernier a démissionné après ne pas avoir pu tester au coronavirus le personnel de l'école de sa commune.
La situation était devenue intenable à ses yeux. Selon les informations de France 3 Nouvelle-Aquitaine, Michel Bigeau a fini par jeter l'éponge. Le maire de Valdivienne, dans la Vienne, a choisi de démissionner. La raison de ce choix surprenant ? L'impossibilité de réaliser des tests liés au coronavirus sur plusieurs personnes dont le personnel d'une école. L'établissement scolaire en question doit rouvrir ses portes le 25 mai prochain après une longue période de quatorzaine. Pour rassurer les familles, l'élu espérait que l'Agence Régionale de Santé (ARS) fournisse de quoi tester une trentaine de personnes mais il a fait face à un refus net. Une décision qui fait naître un sentiment « d'abandon » chez le maire.Des maires livrés à eux-mêmeMichel Bigeau ne comprend pas comment l'Etat a pu lui refuser l'accès à ses tests, un choix en contradiction avec les responsabilités que doivent assumer les autorités locales. « L'Etat se reporte beaucoup sur les maires. Et pour une fois qu'un maire tel que moi avait besoin d'un petit peu d'aide pour prendre ma décision, pour tranquilliser les familles, et bien on me dit non », dénonce-t-il au micro de France 3 Nouvelle-Aquitaine.Dans le reste du département de la Vienne, c'est un flou général qui entoure la réouverture des écoles. Certains parents ont de toute façon prévu de garder leurs progénitures chez eux. « Laisser des enfants assis sur une chaise, sans pouvoir manipuler des objets, pouvoir se faire réconforter par la maîtresse, au vu du protocole sanitaire, on s'est dit que ce n'était pas adapté et peut-être que ça aurait été stressant pour elle », confie Eolia Le Gall Mas, parent d'élève. A Tercé, l'école maternelle restera fermée jusqu'au 2 juin, pour l'instant seuls les enfants de personnels soignants y ont accès.
Attisé par le vent, nourri par la sécheresse et la chaleur, un incendie spectaculaire a ravagé jeudi soir environ 100 hectares de pinède dans la forêt de Chiberta, en plein centre d'Anglet (Pyrénées-Atlantiques), contraignant à l'évacuation de nombreuses habitations, dont au moins sept ont été endommagées.
Ce feu aux origines inconnues, qui s'est déclaré en fin d'après-midi, "est sous contrôle mais c'est compliqué car on a encore des reprises ponctuelles à proximité des maisons", a annoncé à l'AFP le maire de la ville basque, Claude Olive, vendredi vers 01H00.Les pompiers devaient maintenir "une grande vigilance toute la nuit" dans ce secteur boisé de plus 250 hectares situé en pleine ville, entre le fleuve Adour et l'Atlantique, et bordé notamment par un parcours de golf et de luxueuses villas.A 03H00, un porte-parole de la préfecture a indiqué à l'AFP que le feu avait brûlé 100 hectares de forêt et touché au total 165 hectares en comptant les zones urbanisées plus ou moins affectées alentours.Sept maisons ont été attaquées par le feu, dont trois ont entièrement brûlées, a précisé Vincent Nicolas.Dans la nuit, les opérations en cours mobilisaient encore quelque 150 sapeurs-pompiers et 50 engins motorisés, ainsi que 60 policiers et des personnels du SAMU, selon la préfecture.Des pompiers de Gironde, Lot-et-Garonne et Landes ont prêté main forte à leurs collègues des Pyrénées-Atlantiques et de nouveaux renforts de Haute-Garonne, du Gers et des Hautes-Pyrénées devaient arriver.Deux avions bombardiers d'eau venus de Bordeaux avaient cessé leurs rotations à la tombée de la nuit après avoir effectué 18 largages, d'après la Sécurité civile.Selon la préfecture, les équipes de secours ont permis la prise en charge hospitalière de 6 habitants, 5 policiers et 1 sapeur-pompier.Le secrétaire général de la préfecture Eddie Bouttera a indiqué à la presse qu'une centaine de personnes avaient été évacuées.Certaines devaient être hébergées dans un gymnase de la ville, où des lits de camps ont été installés, et la Croix-Rouge a de son côté mis en place un centre d'accueil où une trentaine de personnes ont été pris en charge.Le forêt de Chiberta, véritable ilot de verdure au sein de l'agglomération Bayonne-Biarritz-Anglet, densément peuplée, "est une grande pinède avec des hauts arbres très difficiles à atteindre", a expliqué M. Bouttera."Les conditions climatiques ne sont pas bonnes du tout, avec un taux d'humidité très bas, un fort vent chaud et des températures très élevées, ça ne nous aide pas", a de son côté déploré le maire d'Anglet.- "Flammes à dix mètres" -Remontant vers le nord et l'embouchure de l'Adour, le feu a notamment consumé le parc écologique Izadia et sa maison, selon Claude Olive. "C'est une partie de notre patrimoine environnemental qui est parti en fumée", a souligné (40.000 habitants). "Je suis triste et en colère".Dès le début de soirée, des dizaines de personnes ont été contraintes de quitter dans l'urgence leur maison, a constaté un correspondant de l'AFP, qui a vu des gens partir en voiture avec des valises jetées à la hâte dans leur véhicule."Dans le bas de ma rue, les flammes s'approchaient des maisons et elles étaient très vigoureuses, on est tous montés dans nos voitures", a raconté une habitante à ce correspondant de l'AFP."A 20H00 tout allait bien, puis à 20H30, on nous a dit +Que tout le monde sorte ! le vent a tourné", raconte en pleurs une jeune fille évacuée de l'appartement de son petit ami."J'avais les flammes à dix mètres ! D'habitude, ici, il n'y a jamais de vent", s'est exclamé l'habitant d'une maison en bout de rue, en lisière de forêt.Le Sud-Ouest a connu jeudi de très fortes chaleurs. Saint-Jean-de-Luz, non loin d'Anglet sur la côte basque, a même largement battu son record de température avec 41,9 °C relevés par Météo-France.Plus au nord, en Gironde, un feu de forêt avait dévoré lundi plus de 295 ha de pins, alimenté par la sécheresse estivale.
Son permis a fait l'objet d'une rétention immédiate.
Un conducteur âgé de 70 ans a été interpellé en Haute-Garonne, mercredi 11 juillet, sur la départementale 813 par les gendarmes de Montgiscard (Haute-Garonne), rapporte France Bleu. Le septuagénaire conduisait avec 3,87 grammes d'alcool par litre de sang. Alerté par d'autres usagers de la route, la gendarmerie remercie "l'intervention citoyenne et courageuse de plusieurs usagers de la route" qui a "certainement évité un drame". Le conducteur a déclaré, lors du contrôle, aux gendarmes sortir d'un repas "arrosé". Incapable de souffler dans l'éthylotest, une prise de sang a révélé le taux de 3,87 grammes par litre de sang. À titre d'information, la limite autorisée du taux d'alcool dans le sang par la loi est pour un permis définitif à 0,5 g/L.Son permis a immédiatement fait l'objet d'une rétention immédiate.
C'est ce qui s'appelle une correction. En déplacement en Algérie, Emmanuel Macron a accordé un entretien à la chaîne privée Echorouk News, où il revient sur une interview publiée dans Le Point en novembre 2016, où il évoquait des "éléments de civilisation" apportés par la colonisation française.
Trois mois après, le candidat à l'élection présidentielle regrette des propos "sortis de leur contexte". "Il est impossible de faire la glorification de la colonisation", estime l'ancien ministre de l'Économie, qui explique l'avoir "toujours" considérée comme un "acte de barbarie"."La colonisation fait partie de l'histoire française, c'est un crime contre l'humanité, une vraie barbarie. Ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes", reconnait-il à l'égard des personnes qui auraient pu lire "ses propos comme niant la barbarie". "En même temps, il ne faut pas balayer tout ce passé", tempère t-il cependant, citant la formule "La France a installé les droits de l'homme en Algérie, mais elle a oublié de les lire".MACRON VEUT ÉVITER LA "CULTURE DE LA CULPABILISATION"Rappelant la situation des "pieds noirs", le fondateur d'du mouvement "En marche" poursuit : "Il y a eu des crimes terribles mais je ne veux pas qu'on tombe tout en reconnaissant ce crime sur la culture de la culpabilisation sur laquelle on ne construit rien". "Il y a des femmes et des hommes qui ont voulu faire une autre histoire. Ils ont échoué, mais il y en a eu".Lors de sa visite en Algérie, Emmanuel Macron a envoyé mardi des messages de "réconciliation", rendant notamment hommage à l'acteur Roger Hanin, né et enterré à Alger.
Louis Sarkozy n'a pas fini de faire parler de lui. Alors qu'il s'expliquait sur sa tribune polémique sur la légalisation des drogues dans le Washington Examiner, le fils de l'ancien président de la République en a profité pour révéler tout faire pour devenir Américain.
"J'entame les procédures pour devenir Américain. Je vais donc devoir payer mes impôts ici, et comme tout bon citoyen, j'aimerais savoir où mes impôts vont aller", annonce Louis Sarkozy au site Vice. L'étudiant de New York University explique avoir "désormais passé plus de temps aux États-Unis qu'en France. J'ai fait mon éducation dans une école militaire américaine, où je n'avais littéralement pas le droit de parler français. Donc la quasi-totalité de mon éducation intellectuelle, politique et philosophique a été faite aux États-Unis", analyse le jeune homme de 20 ans dans Vice. Des prises de position soutenues par sa mère Cécilia Attias, mais pas publiquement par son père qui reste très discret. "J'ai une relation très personnelle avec mon père. Sa vie, c'est la politique, et je ne peux en rien l'embêter avec ça. Nos conversations politiques sont quasiment inexistantes, et c'est très bien comme ça", commente Louis Sarkozy dans Vice.
Selon le site Mediapart, Emmanuel Macron aurait bénéficié d'importantes "ristournes" lors de sa campagne présidentielle.
C'est au tour d'Emmanuel Macron de voir ses comptes de campagne épluchés par le site Mediapart. Selon ce dernier, pendant sa campagne, l'actuel président aurait bénéficié d'importantes réductions de la part de la société d'événementiel GL Events. Cette entreprise, dirigée par Olivier Ginon, "proche de Gérard Collomb et aujourd'hui très en cour à l'Élysée", explique Mediapart.Des réductions pointées en premier lieu par la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP), chargée de valider les dépenses des candidats à la présidentielle. L'instance aurait relevé des ristournes "d'un pourcentage anormalement élevé" pour des locations de salles et de matériel de meeting.La location de la Mutualité totalement gratuitePar exemple, la facture du meeting réalisé par Emmanuel Macron, le 10 décembre 2016 porte de Versailles, a été réduite de 9 000 euros, passant de 39 490 euros à 29 663 euros. Et ce n'est pas une exception selon Mediapart. Au début de la campagne présidentielle, à l'été 2016, l'actuel président aurait dû verser 14 129 euros pour louer la Mutualité, une somme qu'il n'a jamais payé puisqu'il a bénéficié d'une "remise -100%". GL Events, contactée par la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP), a expliqué qu'il s'agissait de "négociation commerciale habituelle avec un organisateur d'événements". Selon Mediapart, qui a consulté d'autres factures de l'entreprise, François Fillon n'aurait jamais eu de telles réductions. L'Elysée s'est défendu, arguant que les tarifs ont été négociés par le parti En marche : "Au cours de la campagne présidentielle, le mouvement est parvenu à tenir les coûts des différents événements grâce à une approche agressive des négociations commerciales", assure-t-il.
Alors que la France entière est confinée, un phénomène climatique attire l'œil des météorologues. Une sécheresse commence à apparaître dans certaines régions de France et notamment le Centre-Est.
Rien de très grave selon certains météorologues.Malgré un automne et un hiver bien arrosés, la sécheresse sera-t-elle de retour cette année ? C'est ce que pourrait laisser penser les dernières semaines très ensoleillées auxquelles ont eu droit certaines régions de France et notamment le Centre. En Saône-et-Loire, France 3 a interrogé un agriculteur qui constate avec dépit devant une parcelle sans herbe pour ses vaches : "Il n'y a pas assez de marchandise. On devrait être avec au moins 40 centimètres d'herbe pour faire une récolte correcte. Aujourd'hui, ce n'est vraiment pas le cas." Outre les pâturages, ce sont aussi les champs de céréales qui sont touchés par ce phénomène météorologique qui inquiète en Bourgogne Olivier Coste notamment, négociant chargé de conseiller les agriculteurs. "On a eu beaucoup d'excès d'eau pendant l'hiver, et depuis le 10 mars, il n'y a pas de précipitations. Les plantes sont mal enracinées et les céréales sont stressées. Cela devrait donc avoir un certain impact sur la production." Justement, cet excès d'eau pendant l'hiver est expliqué par Cyrille Duchesne, météorologue sur La Chaîne Météo, qui minimise l'impact et définit mieux le terme de sécheresse : "On peut parler d'une sécheresse de surface dite agricole, mais on n'observe pas de sécheresse hydrologique en tant que telle, car les nappes phréatiques restent excédentaires sur une large partie du pays." Puis le météorologue explique un petit peu plus loin : "Si les sols sont très secs en surface, on observe encore des sols humides en profondeur » avant de poursuivre : "Les nappes phréatiques se sont d'ailleurs bien remplies entre octobre et le début du mois de mars, et sont excédentaires sur les 2/3 du pays au 1er avril. »Vers une tendance plutôt positiveIl fait donc une prédiction pour l'avenir peu alarmiste : "Ces bonnes réserves en eau souterraines permettront de passer l'été plus sereinement avec des restrictions d'eau sans doute moins sévères que l'année dernière", avant d'émettre un léger hic qui doit déjà faire frissonner les agriculteurs : "Sauf si les précipitations devaient rester déficitaires pendant plusieurs mois. » Mais selon lui, "la sécheresse de surface devrait s'atténuer ces prochains jours (...) avec le retour d'un temps plus perturbé avec de la pluie ou des averses."
Les fournisseurs d'énergie, qui réalisent les coupures, renvoient les distributeurs, qui font les demandes, à leurs responsabilités.
Des fournisseurs de gaz et d'électricité ont coupé l'approvisionnement de foyers malgré l'entrée en vigueur de la trêve hivernale le 1er novembre, s'est insurgé le Médiateur de l'énergie, rapporte Le Parisien jeudi 21 novembre 2019. "Cette pratique se fait au mépris de la législation, dénonce la directrice générale du Médiateur de l'énergie, Frédérique Fériaud, qui a reçu une vingtaine de réclamations. Depuis 2013, la loi Brottes encadre en effet de façon très stricte la possibilité pour les fournisseurs de demander aux deux distributeurs et gestionnaires de réseau, Enedis, filiale à 100% d'EDF pour l'électricité, et GRDF pour le gaz, de couper des clients pour impayé."Au moins quatre fournisseurs sont concernés : Engie et Total Direct Energie, ainsi que l'Italien Eni et EkWateur. C'est à leur demande, précise Le Parisien, que des agents d'Enedis et de GRDF ont procédé aux coupures de gaz et d'électricité.Si la loi a pu être contournée ainsi, c'est qu'en réalité, la trêve hivernale ne s'applique qu'aux résidences principales et aux particuliers. Les résidences secondaires et les locaux professionnels ne sont pas protégés : ainsi, des coupures d'alimentation peuvent bel et bien avoir lieu pendant l'hiver. C'est ainsi que les gestionnaires se justifient, indique Le Parisien. "Nous pouvons réaliser des coupures à la demande des fournisseurs, mais ceux-ci ont la responsabilité de s'assurer que les clients ne bénéficient pas de la trêve hivernale", indique GRDF. Même réaction chez Enedis : "Nous nous conformons strictement à ce qu'édicte la loi Brottes, assure au Parisien Daniel Trochu, en charge des relations fournisseurs. Les fournisseurs sont responsables de leurs demandes de coupures."
La France a enregistré 54 décès liés au Covid-19 dans les hôpitaux ces dernières 24 heures, portant à 29.209 le nombre total de morts dans le pays depuis le début de l'épidémie, selon un bilan communiqué lundi par la Direction générale de la Santé (DGS).
Par ailleurs, le nombre de cas graves du Covid-19, nécessitant une hospitalisation en réanimation, continue sa décrue lente mais régulière: il est descendu lundi à 1.024 personnes, soit 29 de moins par rapport à dimanche.Quatre régions (Ile-de-France, Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes et Hauts-de-France) regroupent 75% des patients hospitalisés en réanimation, selon le communiqué de la DGS.Avec ce nouveau décompte, le nombre de décès enregistrés dans les hôpitaux s'élève désormais à 18.859.En ce qui concerne les morts dans les établissements sociaux et médico-sociaux (dont les Ehpad), les derniers chiffres publiés remontent au 2 juin (ils faisaient état de 10.350 décès) et leur prochaine actualisation par Santé Publique France est prévue mardi. Malgré les bons signes qui montrent que l'épidémie marque le pas, la DGS insiste sur le respect des "gestes de bon sens" et des mesures barrière mises en place avec le déconfinement."Nos comportements collectifs pendant le confinement ont sauvé de nombreuses vies, ils conditionnent aujourd'hui le risque de reprise ou non de l'épidémie, alors ne relâchons pas nos efforts", a souligné la DGS.Par ailleurs, la DGS se fait l'écho d'un avis émis par le Haut conseil à la santé publique (HCSP), "portant sur la juste prescription des anti-infectieux dans le contexte de l'épidémie de Covid-19"."Ces nouvelles recommandations rappellent qu'il est indispensable de respecter les règles de bon usage des antibiotiques", explique la DGS.Or "depuis le début de l'épidémie une augmentation importante de la prescription des antibiotiques a été observée, alors que les co-infections bactériennes sont rares", ajoute-t-elle, soulignant que le HCSP a rappelé qu'"en dehors de la présence de signes de gravité, il n'est pas nécessaire de prescrire une antibiothérapie, que ce soit en préventif ou en curatif, chez les patients atteints de Covid-19".
Une Indonésienne de 100 ans a guéri du coronavirus, ce qui en fait la personne la plus âgée à avoir survécu au Covid-19 dans ce pays.
Kamtim (comme beaucoup d'Indonésiens, elle ne porte qu'un seul nom) est rentrée chez elle cette semaine après un mois d'hospitalisation à Surabaya, deuxième plus grosse ville du pays où elle vit.Le gouverneur de la région d'East Java, Khofifah Indar Parawansa, a espéré, en annonçant la nouvelle, que l'histoire de Kamtim remonterait le moral des personnes âgées, particulièrement à risque face au virus."J'espère que sa guérison va motiver les personnes âgées pendant cette pandémie", a-t-il lancé.Née en 1920, Kamtim avait été emmenée à l'hôpital avec des symptômes laissant penser qu'elle avait le coronavirus, ce qui a ensuite été confirmé.Siti Aminah, sa bru, attribue sa guérison à "sa discipline et sa persistance"."Chaque jour, je demandais des nouvelles aux infirmières, et elles me disaient qu'elle était très forte et très disciplinée pour suivre son traitement", a-t-elle raconté à l'AFP. L'Indonésie a officiellement enregistré plus de 26.000 cas de coronavirus et 1.613 décès. Mais le pays est l'un de ceux qui pratiquent le moins de tests, et les experts estiment que les chiffres réels sont beaucoup plus importants.
La femme d'une trentaine d'années a avoué les faits lors de sa garde à vue.
Une assistante maternelle suspectée d'avoir maltraité un bébé dont elle avait la garde a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire, a indiqué jeudi le parquet de Bourgoin-Jallieu. Âgée d'une trentaine d'années, cette jeune femme est accusée de "violences aggravées sur mineur de (moins de) 15 ans par personne ayant autorité".L'assistante maternelle est suspectée d'avoir brutalisé à plusieurs reprises une petite fille d'un an qui avait été conduite vendredi à l'hôpital mère-enfant de Bron, près de Lyon, après un malaise."L'enfant est sortie de réanimation"C'est l'équipe médicale de l'établissement qui, après avoir constaté que l'enfant présentait tous les symptômes du syndrome du "bébé secoué", a signalé aux autorités des suspicions de maltraitance.Au cours de sa garde à vue, la jeune assistante maternelle a dans un premier temps "nié les faits, avant de les reconnaître lors de sa première comparution devant le magistrat instructeur", selon "Le Dauphiné libéré"."Les premiers éléments permettent d'indiquer qu'il y a eu au moins deux épisodes à des âges différents", a indiqué au quotidien régional Dietlind Baudoin, la procureure de la République de Bourgoin-Jallieu. "L'enfant est sortie de réanimation", a précisé le parquet. L'enquête a été confiée à la gendarmerie de la Tour-du-Pin.
La famille Debré se retrouve doublement endeuillée. Au lendemain de la mort de Bernard Debré, c'est son frère François qui est décédé, annonce lundi matin Le Figaro.
François Debré est mort à 78 ans, d'après Le Figaro qui a appris la nouvelle par sa famille. Journaliste et écrivain, il était le fils de l'ancien Premier ministre Michel Debré et le frère de Jean-Louis et de l'ancien ministre et député Bernard Debré, mort dimanche à 75 ans. François Debré, qui a lutté en vain plusieurs mois contre une maladie, est mort quelques heures après lui, à son domicile en Touraine. François Debré avait fait des études de droit avant de se lancer dans le journalisme, couvrant pour des journaux, puis des chaînes de télévision, des conflits sur plusieurs continents, dont celui la guerre du Biafra et la chute de Saïgon. Grand reporter à TF1, il avait notamment reçu le prix Albert-Londres pour son livre "Cambodge, la révolution de la forêt" (1977). Il a réalisé aussi des documentaires comme "Les trottoirs de Manille", récompensé par le prix du jury du festival international de Monte-Carlo. Il a encore écrit des romans tels que "L"homme de pouvoir", "Trente ans de sursis" ou "Le livre des égarés", qui lui a valu le prix Paul-Flat de l'Académie française en 1980 et une place dans la sélection du Goncourt en 1981.Enfin, François Debré avait par ailleurs été condamné en 2011 à deux mois de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.
Les touristes seront autorisés à venir à Dubaï à partir du 7 juillet, a annoncé dimanche le centre des médias de la cité-Etat après plus de trois mois de fermeture pour endiguer la propagation de l'épidémie de Covid-19.
Citant le Comité suprême pour la gestion des crises et des désastres, le centre a fourni une liste de protocoles auxquels les voyageurs devront se soumettre pour entrer dans l'émirat du Golfe. Les touristes devront "présenter un test négatif de moins de 96 heures au nouveau coronavirus ou se soumettre à un test à l'aéroport de Dubaï", a indiqué le centre, ajoutant que les personnes testées positives devront observer une quarantaine de 14 jours.Les visiteurs devront également être couverts par une assurance maladie à l'international, télécharger une application mobile afin de communiquer les informations les concernant et remplir une "déclaration de santé". Les citoyens et personnes résidant à Dubaï seront autorisés à voyager à partir de mardi.Les Emirats arabes unis, dont Dubaï est l'un des sept membres, ont officiellement enregistré plus de 45.000 cas de Covid-19, dont 302 décès.
L'ancien collaborateur du président de la République a répondu à une vidéo du champion brésilien d'arts martiaux Renzo Gracie, qui menaçait de "tordre" le cou d'Emmanuel Macron.
La bataille diplomatique qui fait rage entre la France et le Brésil a pris un tournant surprenant, avec un nouvel acteur en la personne d'Alexandre Benalla. L'ex-collaborateur du chef de l'Etat a répondu aux propos d'un proche de Jair Bolsonaro, ambassadeur du tourisme brésilien autrefois vedette des arènes de combat."Macron, je suis désolé, 'Micron', mec, tu dis de la merde sur mon pays. Le seul feu qui brûle est celui dans le coeur des Brésiliens et de leur président, espèce de clown. Viens ici et je t'attraperai par le cou, ton cou de poulet", avait lancé l'ancien champion de jiu jitsu brésilien et de MMA (Arts martiaux mixtes, ndlr), dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Alexandre Benalla a répondu aux menaces proférées à l'encontre de son ancien employeur. "Renzo Gracie semble avoir une grande bouche. Si vous voulez, je propose un octogone (arène de MMA, ndlr). Votre discours n'est pas digne d'un ancien grand sportif !", a t-il lancé sur Twitter, mardi 3 septembre."Tu n'es qu'un imbécile ! Il semble que votre cerveau est identique à une poule", a surenchéri l'ancien responsable de sécurité et chargé de mission à l'Elysée. Le président brésilien Jair Bolsonaro avait ironisé sur son "ami Macron", avec lequel il se livre à un bras de fer sur les incendies en Amazonie, tout en réaffirmant sa volonté de développer économiquement la plus grande forêt tropicale de la planète."Je suis reconnaissant à (Emmanuel) Macron, mon ami Macron, grâce auquel le peuple brésilien a pu connaître une Amazonie qu'il ne connaissait pas, avec ses richesses", avait-il déclaré à la presse.
Le traditionnel carnet de titres de paiement devrait être remplacé par sa version dématérialisée d'ici trois ans, selon le numéro un du secteur.
Son fabricant l'annonce lui-même : le "ticket resto" classique vit ses dernières années. Selon Edenred, maison-mère de Ticket Restaurant, la version papier du titre de paiement devrait disparaître d'ici 2022. "D'ici trois ans, le ticket-restaurant papier va disparaître. On passera au 100% digital", explique le directeur général du groupe français de services prépayés, dans les colonnes de La Tribune. Dans la loi, la dématérialisation des titres restaurants a été autorisée dès mars 2014 par décret. EdenRed avait alors lancé la carte Ticket Restaurant, qui associée à une application mobile, permettait de s'affranchir du papier. Cinq ans après, le numéro un du secteur souhaite accélérer le mouvement. "20% de l'acquisition des nouveaux clients sur la partie Ticket Restaurant s'effectue aujourd'hui en ligne. C'était zéro il y a trois ans", développe Julien Tanguy.En France, un peu plus de 12.000 entreprises clientes sur 65.000 ont passé le cap des titres dématérialisés. 800.000 cartes Ticket Restaurant sont actuellement en circulation. "Nous passerons sans problème le cap du million de cartes au cours de l'année, promet le directeur du groupe. Même son de cloche du côté des concurrents. "Nous constatons une progression rapide depuis six mois, sur le secteur privé et public. Nous estimons probable une bascule complète à la dématérialisation pour le millésime 2022", explique t-on ainsi chez Natixis, qui émet la carte et le chèque "Apetiz".♦ Quelles conséquences pour les usagers?Les fabricants de cartes mettent en avant ses avantages : finis les carnets perdus synonymes d'argent en plus à dépenser. Les partisans de la dématérialisation insistent aussi sur le paiement en ligne, rendu possible par la carte.Du côté du salarié, ce nouveau support permet toutefois moins "d'arrangements", comme l'usage du titre restaurant le dimanche, ou le paiement "groupé" avec plusieurs titres à la fois.La version "carte" ne permettra en outre que l'achat de "préparations alimentaires directement consommables".
Les officines sont autorisées à distribuer des masques "non sanitaires" en tissu, lavables et réutilisables, depuis la publication d'un arrêté du ministère de la Santé dans le Journal Officiel, samedi 25 avril.
Alors que le Conseil scientifique préconise le port du masque systématique dans l'espace public dans la perspective du déconfinement le 11 mai, les Français vont bientôt pouvoir se procurer des masques "non sanitaires" plus facilement pour pouvoir se protéger du coronavirus. Un arrêté a été publié samedi 25 avril au Journal Officiel pour permettre aux pharmaciens de vendre des masques textiles provenant de la filière industrielle. La décision a été prise sur "proposition du Conseil national de l'ordre des pharmaciens en date du 15 avril 2020", précise le texte. Cet arrêté modifie le Code de la santé publique, qui fixe la liste des marchandises que les pharmaciens sont autorisés à vendre. Les officines, qui n'avaient jusqu'à présent le droit de vendre que des masques destinés aux professionnels de santé, soit les FFP2, soit les chirurgicaux, peuvent donc commander, dès lundi, "des masques non sanitaires fabriqués selon un processus industriel et répondant aux spécifications techniques applicables". "Ce n'est donc pas la peine d'aller en pharmacies lundi pour acheter des masques", indique à BFMTV Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).La chaîne d'info précise que ces masques devront répondre à la norme Afnor pour assurer une filtration du virus au moins à 70% et pourront être lavables à 60°C et repassables. Selon BFMTV,le ministre de la Santé a indiqué que les masques de base coûteront de 2 à 5 euros. "Mais il y en aura qui seront utilisables 50 fois par exemple et ceux-là coûteront peut-être entre 10 et 15 euros", précise Philippe Besset.Le président de la FSPF a par ailleurs proposé à l'exécutif que les pharmacies distribuent gratuitement ces masques aux plus précaires afin d'éviter que "le prix soit un frein pour les personnes socialement fragiles" si le port devient obligatoire.
Selon un responsable de l'Agence régional de santé (ARS), le premier Français victime du coronavirus n'avait pas voyagé dans une zone d'exposition à risque.
C'est le premier Français à mourir après avoir été infecté par le nouveau coronavirus. Il est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Il était enseignant d'un collège de Crépy-en-Valois dans l'Oise, a-t-on appris mercredi 26 février auprès du ministère de l'Éducation nationale. Cet homme de 60 ans ne s'était pas rendu dans une zone d'exposition à risque, a indiqué un peu plus le directeur général de l'Agence régionale de santé des Hauts-de-France.Selon Le Parisien, citant le maire de Vaumoise dont est originaire cet enseignant, il "avait commencé à se sentir mal dès le début des vacances et avait rapidement été hospitalisé". Le collège de Crépy-en-Valois où enseignait ce professeur fait partie des zones académiques en vacances scolaires depuis le 14 février au soir; il reprend les cours lundi prochain.L'enseignant avait été testé en urgence lundi à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris dans un état gravissime. "L'enquête a été lancée en urgence" sur l'endroit où ce patient a pu être infecté et sur son entourage, a expliqué mercredi le N.2 du ministère de la Santé, Jérôme Salomon, lors d'une conférence de presse.Pour l'heure, le bilan de la maladie Covid-19 en France est de deux morts (le Français de 60 ans et un touriste chinois de 80 ans), onze guérisons et quatre malades toujours hospitalisés, soit 17 cas au total. Outre le sexagénaire décédé, deux nouveaux cas ont été confirmés mercredi, en plus des deux déjà annoncés mardi soir. Aucun cas n'avait été repéré en France depuis le 15 février, mais entre-temps, la maladie a gagné l'Italie, pays frontalier qui est aussi celui d'Europe le plus touché.
Tout juste dix ans après le drame qui a vu le crash du vol AF 447 reliant Rio à Paris, deux familles ont accepté de témoigner dans Le Parisien. Elles confient ne pas réussir à faire leur deuil.
Le 1er juin 2009, le temps s'est arrêté pour les 228 familles des passagers du vol AF 447. L'avion d'Air France reliant Rio à Paris s'écrasait en plein océan atlantique. Dix ans après, les questions demeurent. Que s'est-il passé ? Quelles sont les responsabilités ? Où sont certains corps ? Autant de questions sans réponse qui empêchent bon nombre de familles de faire leur deuil. Dans Le Parisien, certaines d'entre elles ont accepté de témoigner. Pour la famille d'Éric Lamy, 37 ans à l'époque des faits, la catastrophe reste aujourd'hui "la plus grande tragédie de l'aviation civile française". Et le souvenir de ce jour de 2009 hante les mémoires : "Il y a eu ce coup de fil. Je n'ai pas compris tout de suite. La sidération", témoigne sa mère Danièle. Même constat pour la sœur de Nicolas Toulliou, dont le souvenir est présent chaque jour. Elle raconte : "Chaque fois que j'ai accouché, j'ai pensé à mon frère, qui ne les connaitra pas. Depuis sa mort, dans chaque événement heureux, il y a une part de tristesse. Perdre un frère, une sœur, c'est aussi perdre sa moitié", concède Ophélie Toulliou.Quelle responsabilité pour Air France et Airbus ?Un deuil impossible à faire aussi en raison de l'enquête mettant en cause Air France et Airbus, le constructeur de l'avion. Les familles sont toujours en quête de justice afin de comprendre les raisons du crash. "S'il n'y a pas de procès, je ne trouverai pas l'apaisement. J'ai besoin d'explications", avance Ophélie Toulliou. Car si l'enquête est terminée, et si Air France ainsi qu'Airbus ont été mis en examen, un non-lieu "exonèrerait" le constructeur, rappelle Le Parisien. De quoi irriter les familles. "Si Airbus et Air France se sentent assurés de leur non-responsabilité, pourquoi craignent-ils tant de venir s'expliquer à la barre d'un tribunal ?", tempère Danièle Lamy.Après de longues recherches, une communication chaotique des autorités et "l'angoisse" des identifications de corps, ce poids pèse toujours sur les familles. L'identification d'Éric Lamy a d'ailleurs été vécue comme un choc pour sa mère : "Tant que l'avion n'a pas été retrouvé, je pouvais vivre. Là, ça a été la fin de l'espoir."Le corps de Nicolas Toulliou n'a, lui, pas été identifié. La douleur est toujours aussi grande pour sa sœur. "Quand je mentalise la violence dans laquelle il est parti, c'est insupportable", avoue-t-elle. Une quête de sens qui se poursuit sans cesse...
"Docteur Jekyll et mister Hyde", "un faussaire du progressisme", "une tribune creuse"... la classe politique a largement réagi après la tribune d'Emmanuel Macron sur l'avenir de l'Union européenne.
Alors que Jean-Pierre Raffarin a affirmé dès lundi soir son soutien au chef de l'État français, la majorité de l'opposition a critiqué son projet européen. Emmanuel Macron a rédigé une tribune pour l'Europe à l'adresse de l'ensemble des citoyens européens. Publiée mardi 5 mars dans plusieurs médias européens, le chef de l'État français plaide pour une "renaissance européenne", à moins de trois mois des élections. Le texte se trouvait disponible dès lundi sur le site de l'Élysée, les réactions politiques sont depuis, nombreuses. Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre de Jacques Chirac,a immédiatement annoncé son soutien à Emmanuel Macron pour les élections européennes,dans un entretien publié lundi soir par Le Figaro. "Il s'agit du projet européen le plus abouti. J'adhère au constat, à la vision et au projet. C'est donc le projet du président que je soutiendrai sans aucune hésitation", a déclaré Jean-Pierre Raffarin au quotidien.Le président des Républicains Laurent Wauquiez s'est lui montré beaucoup plus critique à l'égard de cette tribune européenne. "Emmanuel Macron parle de protéger notre continent. Et il ne dit rien sur l'immigration massive ? Rien sur l'islamisme ? Comme toujours, on parle, on cache les sujets difficiles et rien ne change...", a-t-il écrit sur Twitter lundi soir. "Quand j'ai lu cette tribune, je me suis dit que c'est ma famille politique qui aurait du l'écrire", a quant à lui réagi Jean-François Copé sur Public Sénat, maire LR de Meaux. Nadine Morano, eurodéputée LR, a reproché à Emmanuel Macron au micro de Franceinfo de ne pas parler de la place de la France. "La tribune est tellement creuse. Je ne suis pas pour l'effacement de la France, moi je m'adresse aux Français, je suis pour une France forte dans une Europe forte. Il ne parle pas de la France, il ne parle même de l'agriculture. On a un président qui veut dissoudre la France". Rachid Temal, sénateur PS, dénonce un Emmanuel Macron "docteur Jekyll et mister Hyde". "Comme à chaque fois avec Emmanuel Macron il y a en même temps le docteur Jekyll et mister Hyde où les discours/tribunes souvent lyriques sont fortement éloignés de ses prises de décisions toujours libérales. C'est le cas en France comme en Europe". Olivier Faure, premier secrétaire du PS a lui taxé le président français de "faussaire du progressisme". "Le projet européen d'Emmanuel Macron est pavé de bonnes intentions, en contradiction avec son action. Souvent de grands mots mais des ambitions limitées. En bref un artiste du trompe l'œil. Un faussaire du progressisme", a écrit sur Twitter le député de Seine-et-Marne. Pour Manon Aubry, tête de liste de la France insoumise pour les européennes, "seule la rupture avec les traités européens actuels permettra de répondre à la crise sociale et environnementale. "Macron a toujours été le garant dévoué d'une Union européenne libérale... La - renaissance européenne - ce n'est pas Emmanuel Macron, mais La France insoumise qui l'incarne, en défendant la sortie des règles austéritaires et anti-démocratiques actuelles", a réagi Manon Aubry dans un communiqué.Pour Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national pour les élections européennes, "#Macron est tout seul sur son projet d'Europe fédérale, à l'heure où TOUS les peuples, partout en Europe, veulent récupérer le pouvoir et veulent plus de souveraineté nationale !" Sébastien Chenu, député du Rassemblement national et porte-parole du parti, a reproché à Emmanuel Macron de mettre en danger les Français. "Avec cette tribune, Emmanuel Macron montre qu'il est lui-même candidat LREM aux européennes. Tout autre candidat sera donc un supplétif. En tant que Président de la République, il devrait être au-dessus de tout cela. L'Union européenne doit prendre le pas sur les Nations. Avec les traités de libre-échange qu'il défend, il met à genoux notre agriculture et met en danger les Français". Manuel Valls, ex-Premier ministre français et candidat à la mairie de Barcelone, a publié sur Twitter un message de soutien à Emmanuel Macron, s'adressant aux Espagnols. "Chaque espagnol doit lire cette lettre car il y a urgence. C'est la feuille de route pour les Européens qui doivent s'unir contre les nationalistes et les populistes", a-t-il écrit.
Les élégantes courbes des courriers officiels écrits de la main du président tunisien Kais Saied, un universitaire féru de calligraphie arabe, ont remis en lumière cet art ancien mais marginalisé, un patrimoine que des pays arabes veulent néanmoins faire reconnaître par l'Unesco.
Après son élection en 2019, M. Saied a désigné un Premier ministre puis transmis au Parlement la liste du gouvernement en recourant à des courriers soigneusement rédigés à l'encre verte, sur un épais papier enluminé aux armes de la présidence.La page calligraphiée publiée par ses services a fait le tour des réseaux sociaux, suscitant admiration mais aussi railleries.Pour prouver qu'il avait bien écrit de sa main, la présidence a diffusé une vidéo le montrant en train de tracer sur un livre d'or de la télévision nationale des lignes parfaitement calibrées.Lors d'un atelier de calligraphie, M. Saied s'est lié avec l'un des experts tunisiens en la matière, Omar Jomni, qui s'est retrouvé sous les feux de la rampe lorsque le chef de l'Etat a offert une de ses oeuvres à une dirigeante étrangère. Le président, dit ce maître sexagénaire, "tient à écrire ses correspondances officielles en écriture maghrébine, et ses lettres privées en diwani".L'écriture maghrébine est un style coufique, anguleux et ancien, alors que le diwani est une forme ottomane plus ornementale, utilisée dans la poésie.Le recours à la calligraphie par le chef de l'Etat a mis du baume au coeur des artistes, alors que cette tradition a selon M. Jomni pâti de "la marginalisation brutale et désordonnée de la culture islamique dans les années 1960" en Tunisie. "Nous en subissons les conséquences jusqu'à ce jour."- Les doigts de la main -En effet, le premier président de la Tunisie Habib Bourguiba (1957-1987) a démantelé ce qui était alors la principale université en langue arabe dans le pays, l'université islamique de la Zitouna, après une lutte de pouvoir avec le clergé qui la dirigeait.Des livres et manuscrits de cette institution ont été saisis. C'est là qu'avait été formé au début du XXe siècle Mohamed Salah Khammassi, doyen des calligraphes en Tunisie, qui a transmis cet art aux futures générations. La calligraphie, qui a ses lettres de noblesses en Asie et dans le Golfe, ne compte aujourd'hui en Tunisie qu'une instance de référence, le centre national des arts de la calligraphie créé en 1994.Et ce centre est sur le point de disparaître. Les cours devraient cesser en raison du manque de formateurs, regrette son responsable Abdel Jaoued Lotfi."Le nombre de calligraphes professionnels est insuffisant. Ils se comptent sur les doigts de la main et travaillent dans des conditions précaires", déplore M. Jomni.Seize pays arabes, dont la Tunisie, le Liban, l'Egypte, l'Arabe saoudite et l'Irak ont préparé une candidature pour inscrire ce savoir-faire sur la liste du patrimoine immatériel de l'Unesco.Cette candidature permet de "s'intéresser à cet art comme un patrimoine vivant (...) et pas comme une simple compétence technique", se réjouit le chercheur Imed Soula, qui supervise le dossier de la Tunisie envoyé à l'Unesco.- "Ne pas rouiller" -Pour M. Soula, le recul de la calligraphie arabe provient aussi de "l'adoption de nouvelles technologies ou applications informatiques limitant cet art, qui se basait sur des supports traditionnels comme le cuivre ou la pierre".Après la révolution de 2011 qui a engagé la Tunisie dans la voie de démocratisation, la jeune génération de calligraphes souhaite réinventer l'art "pour ne pas rouiller et être dépassé", explique le calligraphe Karim Jabbari.Ce trentenaire qui sillonne le monde utilise notamment la lumière comme outil pour écrire les lettres arabes.En 2011, il a tracé à Kasserine, ville marginalisée du centre-ouest tunisien dont il est originaire, les noms de "martyrs" de la révolution, tués lors des heurts ayant précédé la chute de Zine el Abidine Ben Ali."A travers cette forme de calligraphie, je veux mettre en relief la beauté de la langue arabe et la rapprocher des gens", explique M. Jabbari, primé en 2015 en Chine.Il veut aussi pousser les futures générations, parfois écrasées par la précarité et le manque de perspectives, à donner le "meilleur d'elles-mêmes" en puisant dans l'art une "énergie positive".
Le président de la région Normandie souhaite un plan de déconfinement régionalisé qui tient compte des différences d'exposition au virus entre les territoires. Selon lui, il n'est "pas envisageable" de rouvrir les plages à partir du 11 mai.
Alors que le gouvernement prépare le déconfinement qui doit débuter le 11 mai, le président de la région Normandie Hervé Morin a plaidé jeudi 23 avril pour un plan "régionalisé" et "adapté" en fonction de la circulation du coronavirus sur le territoire. Il faut "des règles nationales" et ensuite "adapter région par région", a estimé Hervé Morin sur France 2. "Pourquoi faire subir à un département où il n'y a que quelques dizaines de personnes hospitalisées pour Covid des fermetures pendant des mois et des mois, alors que dans le même temps on fait appliquer des règles sanitaires", de distanciation, se demande le président de la région Normandie. "Si dans un département vous avez une circulation extrêmement limitée" du virus et que "vous attendez l'immunité collective", alors "nous serons morts guéris", a-t-il poursuivi, expliquant que "peut-être nous n'aurons pas rencontré le virus mais il n'y aura plus d'activité économique ou presque".Par ailleurs, Hervé Morin n'est "pas opposé" à l'idée d'un système de "laissez-passer" après le 11 mai, où l'"on contrôle les déplacements" interrégionaux et où "on les limite" "dans un premier temps" aux "déplacements professionnels". En effet, "si nous acceptons l'idée d'un traitement régionalisé" du déconfinement, "il faut aussi accepter des règles qui évitent des brassages considérables de population", a-t-il affirmé.Selon le président de la région Normandie, il n'est "pas envisageable" de rouvrir les plages à partir du 11 mai. Hervé Morin s'est également montré dubitatif sur l'idée de rouvrir les écoles "par tranches", estimant que cela n'était "pas forcément la bonne idée".
Nouveau rebondissement dans l'enquête pour dissimulation de patrimoine et fraude fiscale visant Patrick Balkany. Selon le Journal du dimanche (JDD), le député-maire Les Républicains de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) est passé aux aveux le 5 octobre 2016 face au juge Renaud van Ruymbeke.
"Face à une montagne de preuves accablantes", l'ancien soutien et ami de Nicolas Sarkozy a été "contraint d'admettre, même en la minimisant par une histoire familiale complexe et invérifiable, une longue pratique de comptes offshore", écrit l'hebdomadaire dans son édition de ce dimanche 8 janvier. L'enquête des juges du pôle financier de Paris est un véritable jeu de piste. Grâce aux commissions rogatoires internationales lancées en Suisse, au Lichtenstein, au Maroc, à Singapour, en République dominicaine et au Panama, les montages sophistiqués via des sociétés écrans, derrière lesquels se serait dissimulé le couple Balkany, finissent par se dévoiler. Selon le JDD, le juge Renaud Van Ruymbeke a obtenu "une série de papiers", signés de la main de Patrick Balkany, prouvant que le maire de Levallois a procédé à un nouveau montage offshore le 20 décembre 2013, soit deux semaines après l'ouverture de l'information judiciaire le visant. L'élu aurait alors créé une nouvelle structure intitulée "Unicorn" et immatriculée aux Seychelles (Océan Indien). Or, cette société détient les fonds d'une partie de la vente de la villa Serena à Saint-Martin (Antilles), soit 2,1 millions d'euros. Patrick Balkany a pour la première fois confirmé au juge qu'il en était le propriétaire de 1989 à 2002, explique le JDD. Elle a été "construite en 1991 sur un terrain acheté en 1989 avec les fonds suisses, puis revendue en juillet 2002 à un richissime producteur de musique américain", précise l'hebdomadaire."C'ÉTAIT DE L'ARGENT DE MA FAMILLE"Déjà mis en examen pour corruption passive, fraude fiscale et blanchiment, Patrick Balkany avait jusque-là décidé de ne pas répondre aux questions des juges. "C'était de l'argent de ma famille", a-t-il lâché au juge le 5 octobre dernier. "Ivre de rage" que sa probité soit mise en cause, il a néanmoins assuré qu'"il ne s'agit en aucune manière d'argent provenant de la corruption ou d'une quelconque activité illicite". Selon lui, son père Gyula Balkany - un résistant hongrois ayant fui le nazisme en France puis déporté à Auschwitz - aurait "fait la connaissance du responsable du camp Philip Morris au Havre" à la Libération. "Ce camp était le camp de ravitaillement de l'armée américaine en Europe", avait-il expliqué. "Lorsque le commandant reçoit l'ordre d'évacuer en vendant tout ce qu'il avait sur le camp ou en le détruisant, mon père, associé avec Aladar Zellinger rachète tout le camp avec ses milliers de jeeps, de pneus, de couvertures, tout ce dont on manquait à la Libération. Ils ont vendu tout cela et on fait une grosse fortune". Une fortune que son père aurait ensuite caché en Suisse.Quant aux deux autres luxueuses propriétés possiblement cachées au fisc par le couple ? En garde à vue, Isabelle Balkany avait déjà reconnu être propriétaire de la villa Pamplemousse sur la même île, grâce selon elle à "des fonds venus d'un héritage familial", ce dont doutent les enquêteurs. Le riad de Marrakech acheté en 2010 ? Les juges pensent qu'il a en partie été financé par un homme d'affaires saoudien, Mohamed bin Issa al-Jaber, au moment où il négociait les droits à construire avec la ville de Levallois pour un projet de tours jumelles qui n'a finalement pas vu le jour. Mais selon la conviction des enquêteurs, c'est pour cacher ces actes de corruption que la villa aurait été achetée via des sociétés panaméennes, grâce à l'entremise d'un proche collaborateur du maire de Levallois, Jean-Pierre Aubry, et de l'avocat Arnaud Claude, associé de Nicolas Sarkozy, dont Patrick Balkany a longtemps été un intime. Jean-Pierre Aubry et Arnaud Claude sont également mis en examen.Ses ennuis, Patrick Balkany les doit à un ancien allié, Didier Schuller. Ce dernier, condamné dans l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine, pendant que Patrick Balkany était relaxé, avait livré une série de documents à la justice en 2013, qui avaient permis de lancer les investigations. Élu pour la première fois maire de Levallois en 1983, il a également été élu cinq fois député de la 5e circonscription des Hauts-de-Seine (Levallois-Perret-Clichy) entre 1988 et 2012.
Vingt soldats indiens ont péri dans une confrontation avec l'armée chinoise dans la nuit de lundi à mardi sur la frontière disputée au Ladakh, dans le nord de l'Inde, premier accrochage militaire meurtrier en 45 ans entre les deux géants asiatiques.
L'armée indienne a d'abord annoncé mardi la mort d'un officier et de deux soldats, évoquant des morts "des deux côtés". En soirée, elle a fait état de 17 autres "grièvement blessés au champ d'honneur" qui avaient "succombé à leurs blessures".La Chine a, elle, évoqué des "morts et blessés", sans toutefois préciser dans quel camp. Elle accuse l'Inde d'être responsable de l'incident.Le ministère indien des Affaires étrangères a répliqué par la voix de son porte-parole Anurag Srivastava, attribuant la responsabilité de l'affrontement à la Chine à travers "une tentative de changer unilatéralement le statu quo" à la frontière.Un militaire indien basé dans la région a assuré à l'AFP qu'il n'y avait pas eu d'échange de tirs. "Aucune arme à feu n'a été utilisée. Il y a eu de violents corps-à-corps", a déclaré cette source, sous couvert de l'anonymat.Des troupes des deux puissances nucléaires ont été engagées depuis début mai dans plusieurs face-à-face tendus le long de leur frontière commune, principalement au Ladakh, et ont acheminé des milliers de soldats en renforts. Une crise que les parties affirment cependant vouloir résoudre par la voie diplomatique."L'Inde et la Chine ont toutes les deux exprimé leur volonté d'un apaisement, et nous soutenons une solution pacifique", a réagi un porte-parole du département d'Etat américain après cet affrontement.A la suite de pourparlers entre des généraux des deux armées il y a une dizaine de jours, un processus de désengagement militaire avait été enclenché dans certaines des zones disputées de la région en haute altitude du Ladakh."Durant le processus de désescalade en cours dans la vallée de Galwan, une confrontation violente s'est produite la nuit dernière et a fait des victimes des deux côtés", a déclaré mardi un porte-parole de l'armée indienne.Pour sa part, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a accusé les troupes indiennes d'avoir "franchi la frontière à deux reprises, avant de se livrer à des activités illégales et de provoquer et d'attaquer des soldats chinois, avec pour résultat une grave confrontation physique".Un porte-parole de l'armée chinoise, Zhang Shuili, a ajouté dans un communiqué publié par le ministère de la Défense que l'incident a entraîné des "morts et blessés". Il n'a précisé ni leur nombre ni leur nationalité. - Craintes d'escalade -La dernière altercation meurtrière entre militaires indiens et chinois datait de 1975, lorsque quatre soldats indiens avaient perdu la vie en Arunachal Pradesh (est). Aucune balle n'a été tirée au-dessus de la frontière indo-chinoise depuis.Des hauts gradés des deux bords s'entretiennent actuellement sur place pour désamorcer la situation, selon le communiqué de l'armée indienne.A New York, une porte-parole de l'ONU a fait part de la préoccupation de l'Organisation. "Nous exhortons les deux parties à observer le maximum de retenue", a déclaré aux médias Eri Kaneko, en se félicitant des informations faisant état d'un engagement des deux pays à calmer la situation.Début mai, des affrontements à coups de poing, pierres et bâtons avaient notamment opposé des militaires des deux pays dans la région du Sikkim (est de l'Inde), faisant plusieurs blessés.Les troupes chinoises avaient aussi avancé dans des zones considérées par l'Inde comme situées sur son territoire au Ladakh, poussant New Delhi à dépêcher des renforts dans la région.Si la situation "n'est pas correctement gérée, cela pourrait dégénérer en quelque chose de beaucoup plus gros que ce que nous imaginions au départ", a déclaré à l'AFP Harsh V. Pant, analyste à l'Observer Research Foundation de New Delhi. "La Chine, avec ses meilleures infrastructures, ses capacités militaires supérieures, pense peut-être que c'est le moment de pousser l'Inde, pour voir jusqu'où ira l'Inde".L'Inde et la Chine ont plusieurs litiges territoriaux de longue date, dans les secteurs du Ladakh et de l'Arunachal Pradesh.Les confrontations dans des zones montagneuses entre armées indienne et chinoise sont devenues plus fréquentes ces dernières années, ce que l'administration Trump interprète comme le signe d'une agressivité chinoise croissante en Asie.En 2017, soldats indiens et chinois ont passé plus de deux mois à se faire face sur un plateau himalayen stratégique dans la région du Bhoutan. Des pourparlers avaient mené à un désengagement militaire des deux parties.Le dernier conflit ouvert entre les deux nations les plus peuplées de la planète remonte à la guerre-éclair de 1962, qui avait vu les troupes indiennes rapidement défaites par l'armée chinoise.burx-amd-ehl/glr/sg/cls/dth/hh
L'ancienne ambassadrice des pôles, débarquée du gouvernement, est revenue au micro de BFM TV sur les enquêtes lancées à son encontre concernant ses activités. Sans écarter une candidature à la présidentielle en 2022.
Dans l'oeil du cyclone à la suite de son débarquement du gouvernement, Ségolène Royal a contre-attaqué sur le plateau de BFM TV. Le parquet national financier a annoncé, mercredi 15 janvier, avoir ouvert une enquête préliminaire en novembre concernant l'utilisation des moyens mis à sa disposition en tant qu'ambassadrice des pôles depuis sa nomination à ce poste par Emmanuel Macron en 2017. "Depuis la mi-novembre, je suis ciblée par des insinuations. Ce qui est surprenant c'est que cette enquête arrive le jour où mon limogeage est annoncé." Depuis quelques semaines, l'ex-ambassadrice des pôles n'avait pas ménagé la politique du gouvernement concernant notamment la réforme des retraites, qu'elle jugeait "brutale" au point d'en demander son retrait.Une prise de position assumée par Ségolène Royal. "Il y a un dérapage de l'action gouvernementale vers une certaine brutalité. (...) Je n'ai pas le droit de me taire. Je voudrais que le gouvernement en prenne conscience."C'est en tout cas, selon elle, cette liberté de ton, et cette volonté d'infléchir l'action gouvernementale qui est la source de son limogeage et des enquêtes ouvertes à son encontre. "L'adversaire est invisible. Qui rend tout cela public ? (...) Ce qui est violent c'est l'accumulation des attaques, comme s'il fallait me démolir après ma prise de parole sur la réforme des retraites. J'ai été mise en demeure de choisir ma liberté d'expression et la mission des pôles. J'ai choisi ma liberté. Qui en aurait douté ? Je constate que ça dérange"Une liberté de ton et une volonté d'influencer dans les plus hautes sphères qui laissent supposer que la perdante de la présidentielle 2007 nourrit toujours des ambitions élyséennes. "Vous imaginez la cible que je deviendrais si je déclare ma candidature aujourd'hui ?, tente de nuancer Ségolène Royal, avant d'entrouvrir la porte. Je veux contribuer à une 3e voie alternative à Macron-Le Pen. Je soutiendrai celui ou celle qui sera le mieux placé pour 2022. Si c'est moi, je serais prête."
Il s'agit du treizième règlement de compte dans les Bouches-du-Rhône depuis le début de l'année 2018.
Un jeune homme de 22 ans a été abattu de plusieurs balles sur le Vieux-Port de Marseille (Bouches-du-Rhône) dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 juin, rapportent France Bleu Provence et Franceinfo. Selon les informations recueillies par la radio, "la piste du règlement de comptes ne fait aucun doute.". La victime se trouvait sur le Vieux-Port de la cité phocéenne, dans la nuit de samedi à dimanche vers 2 heures du matin, quand elle a été tuée. L'homme de 22 ans a reçu au moins dix balles tirées à bout portant par un fusil automatique, sans doute une kalachnikov. Selon les informations de Franceinfo, la piste du règlement de comptes ne fait "aucun doute", l'équipe de tueurs étant visiblement composée de "professionnels". Le corps de la victime n'a été retiré que vers 7 heures du matinLa fusillade a eu lieu à une heure où les rues piétonnes sont encore très fréquentées le week-end. "Les passants étaient sur l'esplanade du musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (Mucem), où se déroulait une fête populaire", détaille par ailleurs France Bleu Provence. Les forces de l'ordre ont immédiatement évacué les lieux et bouclé le secteur pendant plusieurs heures. Le corps de la victime n'a été retiré que vers 7 heures du matin, les services pompes funèbres de la ville de Marseille n'assurant pas de permanence de nuit le dimanche. Depuis le début de l'année 2018, treize règlements de comptes de ce type ont eu lieu dans les Bouches-du-Rhône. En 2017, 14 personnes avaient perdu la vie dans des règlements de comptes à Marseille, selon les chiffres de la préfecture de police, contre 29 en 2016.
La France multiplie les laboratoires équipés en tests de diagnostic pour être prête si l'épidémie de coronavirus Covid-19 atteint l'Europe, explique au Parisien Olivier Véran, le nouveau ministre de la Santé.
Des Français rapatriés de Chine confinés, des laboratoires qui s'équipent pour dépister d'éventuels cas de coronavirus... Nommé ministre des Solidarités et de la Santé après qu'Agnès Buzyn s'est lancée dans la bataille des municipales à Paris, Olivier Véran détaille dans une interview accordée au Parisien comment la France se prépare au cas où l'épidémie atteindrait l'Europe. S'il ne reste qu'un malade dans l'Hexagone, hospitalisé à Lyon, le ministre a décidé "de mettre en quarantaine tous les Français rapatriés vendredi 21 février en provenance d'une zone rouge en Chine, c'est-à-dire où le risque de transmission virale est important". Ils seront confinés 14 jours durant dans un centre de vacances du Calvados. "À ce stade, rien n'indique que l'un d'eux est infecté. Nous restons en alerte maximale", a-t-il assuré.Pour preuve, le pays se prépare à l'arrivée de l'épidémie qui a déjà fait un mort sur son sol. Un touriste chinois de 80 ans, hospitalisé à Paris à la fin du mois de janvier est décédé le 15 février. Non seulement elle s'équipe en masque, mais elle multiplie le nombre de laboratoires équipés en tests de diagnostic. L'objectif est d'atteindre "une capacité de plusieurs milliers d'analyses par jour et sur tout le territoire, contre 400 aujourd'hui", chiffre Olivier Véran. Et d'ajouter qu'il a "réuni mardi une soixantaine de décideurs en matière de santé, car le partage d'informations et le retour d'expérience sont essentiels".Une enquête sur le mal-être en milieu hospitalierAttentif à la situation en Iran et en Corée du Sud où le nombre de cas augmente, le médecin de formation garde aussi un œil sur la situation au Japon et en Italie, où "un malade est décédé sans avoir été en Chine ni en contact connu avec un autre malade".Pour autant, le Covid-19 n'occulte pas la crise hospitalière. Sitôt nommé, le ministre a annoncé la réalisation d'une enquête sur le mal-être des personnels hospitaliers. "Une première en France, commencera dans quinze jours et j'y crois beaucoup", commente Olivier Véran, qui évoque également la reprise par l'État de la dette de dix milliards d'euros des hôpitaux et, à la fin du mois de mars, l'annonce de propositions "sur l'organisation concrète et l'utilisation de cette reprise qui devrait donner entre 800 millions et 1 milliard d'euros par an supplémentaire aux hôpitaux".
"C'est un symbole de l'été qui arrive", se réjouit Francesco, un habitant de Rome qui regarde goulûment son cône de "gelato", la crème glacée qui fait partie de l'ADN italien.
La "gelateria" est de nouveau l'un des pôles d'attraction de la grande place principale de Testaccio, quartier populaire de Rome où s'ébattent les enfants sur leurs trottinettes, goûtant leur liberté retrouvée. Au silence de plus de deux mois de confinement répondent enfin les cris stridents des petits qui se réapproprient leur aire de jeu.Francesco, quinquagénaire, attendait avec impatience la réouverture du glacier artisanal. "Maintenant, je suis certain que je vais rattraper le temps perdu! J'aime la glace, cela fait partie de l'été, de la chaleur qui revient!", confie-t-il en s'interrompant pour lécher son cône dégoulinant, surmonté d'une pile de glace vanille et chocolat, le tout coiffé de Chantilly.A en croire une étude publiée cette semaine par la Coldiretti, principal syndicat agricole italien, la consommation de glaces est repartie en Italie avec le déconfinement et les beaux jours. "Cela m'a beaucoup manqué", confirme Marco, en T-shirt estival dévoilant des bras tatoués, son masque de protection baissé sur le cou pour engloutir "la meilleure glace de Rome".Tiziana avoue en riant qu'elle est passée "tous les jours" avec son mari devant la devanture pour voir si la porte était ouverte. "Nous sommes venus dès le premier jour de la réouverture".Un promeneur profitant de la journée ensoleillée n'a pas résisté à venir "tester". "L'aspect est prometteur", analyse Riccardo, en faisant tourner sa glace. "Pour moi, c'est une vraie passion. J'ai toujours envie de glace!".Dans le coeur historique de Rome, déserté pour cause de coronavirus, et dont les pavés ne sont plus arpentés par des milliers de touristes mangeant des glaces à toute heure de la journée, les glaciers font en revanche grise mine. Quelques promeneurs ou salariés dans le quartier s'offrent néanmoins ce petit plaisir pour couper leur journée trop calme.Chez Giolitti, élégant établissement créé voici 120 ans à deux pas du Panthéon, arrêt incontournable pour les voyageurs de la planète avant la pandémie, c'est l'occasion d'aller tranquillement sélectionner son parfum de crème glacée ou sa pâtisserie sans faire la queue. "L'activité a fortement diminué", confirme la propriétaire Giovanna Giolitti, petite-fille du fondateur, qui essaie de faire tourner un peu son personnel de 40 personnes, en partie au chômage partiel. Alors que vingt employés se relaient habituellement sur une journée, il ne sont plus que six. "Les groupes de touristes, qui venaient parfois à cent, ne sont plus là, mais aussi beaucoup d'employés de bureaux du quartier restés chez eux en télétravail", constate-t-elle. L'établissement, qui fournit aussi des restaurants pour beaucoup encore fermés, s'est finalement lancé dans les livraisons à domicile durant le confinement. "A chaque jour suffit sa peine", philosophe, sereine, Giovanna, qui avoue guetter les nouvelles sur les réouvertures de frontières, feu vert aux touristes.L'Italie, leader mondial de la glace artisanale, compte 39.000 glaciers qui emploient environ 150.000 personnes pour un chiffre d'affaires annuel de 2,8 milliards d'euros.Chaque Italien en consomme plus de six kilos en moyenne par an, de préférence "la glace artisanale aux saveurs historiques" selon la Coldiretti. Une passion qui requiert 220 millions de litres de lait, 64 millions de kilos de sucre, 21 millions de kilos de fruits frais et 29 millions de kilos d'autres produits par an.
Dans son dernier rapport, la Cour des comptes souligne que les dépenses de l'Élysée ont augmenté en 2018, au point de dépasser le budget alloué, ce qui s'explique selon elle par l'augmentation de l'activité de la présidence.
La Cour des comptes a publié jeudi 18 juillet son rapport sur le budget de l'Élysée. Résultat : en 2018, le compte de la présidence a dépensé 108,8 millions d'euros, soit plus que les 103 millions d'euros prévus initialement. "Pour couvrir les dépenses, un prélèvement sur la réserve d'un montant de 5,67 millions a dû être effectué pour contribuer à rétablir l'équilibre budgétaire", précise la Cour des comptes. La hausse des charges (+6,6% par rapport à 2017) "s'explique principalement par celle des charges de personnel et de fonctionnement courant, en raison d'un accroissement de l'activité de la présidence", durant cette première année complète du quinquennat d'Emmanuel Macron", expliquent les magistrat.816 agentsConcernant le personnel, au 31 décembre 2018, la présidence disposait de 816 agents, dont 333 militaires et 483 civils, contre 822 fin 2017, et le commandement militaire représentait à lui seul 30% des effectifs. La masse salariale a augmenté de 4,2% en 2018, "ses facteurs d'évolution n'étant que partiellement maîtrisés par la présidence", les agents "mis à disposition" par d'autres services de l'État dépendant de leur administration d'origine. Des dispositions qui, selon la Cour, "devraient être revues grâce au plan de transformation de l'Élysée mis en place en 2019".Le recours aux heures supplémentaires a diminué, mais il "reste élevé" au sein du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).Une réorganisation en coursL'Élysée souligne pour sa part que le rythme plus soutenu de l'activité des services de la présidence en 2018 par rapport à 2017 entraîne mécaniquement une hausse des dépenses de fonctionnement. La réorganisation engagée par la présidence, mise en place en 2019, doit par ailleurs permettre "à la fois d'améliorer l'efficience des services, les conditions de travail des agents et d'assurer la maîtrise des dépenses", fait-on valoir. La Cour des comptes note par ailleurs que le nouveau logiciel de gestion mis en place début 2017 "apparaît répondre aux besoins de la présidence".Un contrôle spécifique porte enfin sur les dépenses relatives à l'activité de Brigitte Macron, "qui viennent pour l'essentiel de dépenses de personnel", souligne l'institution. L'épouse du chef de l'État dispose d'un directeur de cabinet et d'un chef de cabinet, qui préparent ses rendez-vous, et de deux secrétaires. Sept agents du service de la correspondance présidentielle sont affectés "au traitement des 19.500 courriers qu'elle a reçus en 2018" et elle ne bénéficie d'"aucun budget de représentation". L'an dernier, plusieurs polémiques avaient éclaté autour des dépenses de l'Élysée, notamment sur l'achat de vaisselle et sur la construction d'une piscine au Fort de Brégançon, lieu de villégiature du président de la République.
En pleine période de canicule, des centaines de baigneurs ont dû rapidement plier bagage pour éviter un affrontement entre deux bandes de jeunes à la piscine.
600 personnes sanctionnées pour une dizaine de fautifs seulement. Selon France Bleu, dans la Vienne à Châtellerault, la piscine communale a été un lieu de fortes tensions le temps d'une journée. Ce samedi 29 juin, la police a été forcée d'évacuer tous les membres de l'établissement. Un énorme mouvement qui serait lié à une dispute. Le ton serait d'abord monté entre deux jeunes adolescentes. Une première altercation qui a commencé à attirer les autres amis des jeunes filles.Alertée, la police est alors intervenue. Sous les ordres de la ville et de la communauté d'agglomération du pays Châtelleraudais, elle a préféré faire sortir tous les visiteurs car elle craignait que les deux bandes de jeunes entament un affrontement susceptible de devenir dangereux pour les personnes qui les entouraient. « C'est intolérable [...] Ce sont des groupes de deux quartiers de Châtellerault. Il y a une copine qui a commencé à taper sur une autre fille puis le ton est monté, d'autres jeunes sont arrivés et ça fait dix contre dix. Quand on a vu qu'il y a eu des claques et quelques coups échangés, on a évidemment décidé d'intervenir », raconte Dominique Chaine, vice-président du Grand Châtellerault en charge des équipements sportifs.Une piscine surchargée à cause de la caniculeSi la ville a choisi d'être aussi prudente, c'est en raison de l'affluence record qu'il y avait alors sur place. Avec les très fortes températures liées à la canicule, la piscine avait décidé d'offrir des tickets d'entrée gratuits pour se rafraîchir. La capacité d'accueil maximale avait été atteinte et la foule aurait pu être choquée par la violence de l'altercation. « Les gens qui sont là, avec des enfants et des familles, n'ont pas à voir ça et subir ça, c'est particulièrement désagréable », déplore encore Dominique Chaine dans des propos relayés par France Bleu.Les mouvements violents se multiplient dans cette ville de la Vienne. La veille déjà, une vingtaine de jeunes avaient créé le trouble dans la piscine. Les dix maîtres-nageurs et les médiateurs n'avaient alors pas su répondre à ces violences.
Dans toutes les grandes villes de France, des milliers de manifestants sont de nouveau attendus samedi contre le racisme et les violences policières, sur fond de colère chez les forces de l'ordre et à la veille d'une allocution du président Emmanuel Macron.
Des milliers de personnes rassemblées à Paris en début d'après-midi sur la place de la République ont commencé à défiler peu avant 15H00 en direction de la place l'Opéra, à l'appel du comité Adama Traoré, jeune homme noir mort en juillet 2016 après son interpellation par des gendarmes en région parisienne. Assa Traoré, la soeur du jeune homme et figure du comité, a appelé à marcher pour "dénoncer le déni de justice, pour dénoncer la violence sociale, raciale, policière", réclamant à nouveau la mise en examen des gendarmes impliqués dans l'interpellation de son frère."La mort de George Floyd - cet Afro-américain tué le 25 mai à Minneapolis par un policier blanc - a fait directement écho la mort de mon frère. C'est la même chose en France, nos frères meurent (...)", a-t-elle dit, promettant de "continuer le combat" pour la justice. Dans la foule, de nombreux jeunes sont vêtus d'un T-shirt noir floqué de la demande portée depuis quatre ans par la famille Traoré: "Justice pour Adama". Des pancartes proclament: "Au pays des droits de l'homme, la police tue, on veut les videos" ou "tant que nous n'aurons pas la justice, vous n'aurez pas la paix".Binta Kamara, 18 ans, est venue "pour soutenir les noirs, les minorités, pour qu'on soit solidaires. Je suis jeune et l'avenir c'est nous. Il faut faire changer les choses". Elisa, étudiante de 27 ans, est aussi là pour "maintenir la pression", refuse le "discours antiflic" mais estime "évident qu'il y a un problème de racisme et de peur des policiers aujourd'hui".Le 2 juin, le comité Adama a réussi à mobiliser 20.000 personnes devant le tribunal judiciaire de Paris, et s'est imposé comme le fer de lance de la lutte contre les violences policières. Son discours s'est élargi, de la dénonciation de violences policières à celle d'un "racisme systémique", trouvant un écho puissant après la mort de George Floyd, qui a suscité une vague planétaire d'indignation.Samedi, participeront notamment à la marche les actrices Adèle Haenel et Aïssa Maïga ainsi que le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon. Arrivé place de la République, ce dernier a appelé la police à "changer son comportement". "Si on laisse s'instiller l'idée que à raison de leur couleur de peau ou de leur religion certains peuvent être traités de manière indigne, alors ce n'est plus la France".Peu avant le début de la marche, une poignée de militants identitaires ont déployé, depuis le haut d'un immeuble, une banderole rouge et blanche portant l'inscription: "Justice pour les victimes du racisme anti blanc".D'autres défilés sont prévus samedi, notamment à Marseille, Lyon,Montpellier, Nantes, Saint-Nazaire, à Bordeaux (avec des "gilets jaunes") ainsi qu'à Strasbourg dimanche. - "Contact rompu" -"Il ne faut pas perdre la jeunesse", s'est inquiété jeudi le chef de l'Etat, dont l'allocution dimanche soir sera autant scrutée par les militants antiracistes que des policiers épuisés, écœurés d'être "jetés en pâture" par leur ministre, Christophe Castaner.Le racisme est "une maladie qui touche toute la société", a déclaré mercredi en Conseil des ministres Emmanuel Macron, tout en défendant les forces de l'ordre "dont l'écrasante majorité ne saurait être salie".Samedi, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a suggéré dans une tribune au Monde de rouvrir "de manière apaisée et constructive le débat autour des statistiques ethniques" et de "revenir avec force aux outils de lutte contre les discriminations raciales".Le ton est à l'apaisement après une semaine difficile pour l'exécutif. Pressé d'agir, le ministre de l'Intérieur avait annoncé des sanctions de policiers en cas de "soupçon avéré" de racisme, avant de reconnaître une erreur. Dans un communiqué vendredi soir, il a en revanche confirmé la suppression de la technique d'interpellation dite "d'étranglement", qui ne sera plus enseignée.Évoquant une lettre adressée par le ministre aux forces de l'ordre, Frédéric Lagache, du syndicat Alliance, affirme que cela ne suffira pas à apaiser la colère de policiers "blessés et touchés dans leur honneur" et qui attendent "d'être reçus" par M. Macron. "La balle est maintenant dans le camp du président", a-t-il dit à l'AFP.Jean-Paul Mégret, le secrétaire général du syndicat indépendant des commissaires de police, estime lui dans Le Parisien que "le contact" avec Christophe Castaner "est largement rompu".Samedi matin, à Mantes-la-Jolie (Yvelines), où avait lieu un hommage au couple de policiers tués par un jihadiste à Magnanville en 2016, Christophe Castaner a été accueilli dans une atmosphère glaciale par des dizaines de policiers, qui avaient empilé au sol menottes et brassards. Il est reparti sans avoir fait de discours.
En voyage en France, l'ancien ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a eu une altercation avec un policier français, samedi 13 juillet lors d'un contrôle d'identité. Selon des témoins, l'ex-ministre serait sorti de ses gonds et aurait lancé "Vous faites honte à votre pays" au membre des forces de l'ordre.
Il a été brièvement retenu.L'incident a eu lieu samedi dernier, à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. L'ex-ministre grec Yanis Varoufakis, âgé de 58 ans, venait d'atterrir à Paris, en provenance d'Athènes, lorsqu'il a fait l'objet d'un contrôle d'identité. Un agent de la police aux frontières a demandé à voir son passeport. Le citoyen grec a assuré lui avoir présenté le document, mais que l'agent l'a ensuite empêché de passer."Monté dans les tours"L'ex-ministre assure que le policier "a réagi violemment", le poussant, saisissant son passeport et lui disant de rester contre le mur. Mais selon le récit d'un témoin de la scène, le Grec s'en serait pris verbalement à un agent, l'accusant d'abus de pouvoir. "Une personne a bousculé les policiers avant d'être mise sur le côté. Celle-ci est alors montée dans les tours avant de tenir des propos et d'adopter une attitude menaçante", a rapporté une autre source. "Vous faites honte à votre pays"Selon Baltazar Deguines, un témoin qui voyageait sur le même vol que Yanis Varoufakis et a assisté à la scène, l'ex-ministre grec aurait déclaré en anglais, en s'adressant au policier : "C'est une honte. Vous n'avez pas le droit de faire ça. Vous ne pouvez pas faire ça. Vous faites honte à votre pays". Une vidéo, diffusée par le quotidien espagnol La Nueva España, montre également l'ex-ministre furieux après un agent, demandant à voir son supérieur hiérarchique. Le voyageur a été brièvement retenu par les forces de l'ordre. L'un des policiers présents souhaite porter plainte pour outrage.
Un célèbre médecin et urgentiste italien a assuré que le nouveau coronavirus avait disparu d'Italie et qu'il était temps d'arrêter de "terroriser" inutilement les Italiens, provoquant une levée de boucliers des autorités et d'autres spécialistes.
"En réalité, le virus n'existe plus cliniquement en Italie", a affirmé dimanche à la télévision RAI le Dr Alberto Zangrillo, directeur de l'hôpital San Raffaele de Milan (Nord).Le Dr Zangrillo est connu en Italie comme "le médecin de (Silvio Berlusconi", étant celui qui suit la santé de l'ancien chef du gouvernement italien."Les prélèvements effectués au cours des dix derniers jours ont montré une charge virale absolument infinitésimale en termes quantitatifs par rapport à ceux effectués il y a un mois ou deux mois", a-t-il déclaré."Il serait temps d'arrêter de terroriser ce pays", a même lancé ce médecin.Le nouveau coronavirus a fait près de 33.500 morts en trois mois en Italie, un moment l'épicentre de la maladie en Europe après son apparition en Chine fin 2019. Le Nord, en particulier la Lombardie (dont Milan est la capitale), a concentré l'essentiel des cas."En attendant des preuves scientifiques pour soutenir la thèse de la disparition du virus, j'invite ceux qui se disent convaincus de cette thèse à ne pas semer la confusion parmi les Italiens", a commenté dans un communiqué la sous-secrétaire du ministère de la Santé, Sandra Zampa.Le patron du Conseil national de la santé, Franco Locatelli, s'est dit "déconcerté" par les propos du Dr Zangrillo. "Il suffit de regarder le nombre de nouveaux cas positifs confirmés chaque jour pour constater la circulation persistante en Italie du nouveau coronavirus", a-t-il déclaré.Ce nombre oscille entre 300 et 500 nouvelles contaminations quotidiennes. Dimanche, 355 nouveaux cas ont été recensés, la plupart en Lombardie.Le directeur du prestigieux institut des maladies infectieuses Spallanzani à Rome, Giuseppe Ippolito, a estimé de son côté qu'il n'y avait aucune preuve scientifique que le virus avait muté ou baissé en puissance."Ces affirmations n'ont aucun soutien dans la littérature scientifique et semblent plutôt pas plausibles d'un point de vue génétique", a commenté le docteur Oscar MacLean, du Centre de recherche sur les virus de l'Université de Glasgow, en Ecosse."Je ne suis pas au courant d'études affirmant que le virus a faibli", a déclaré Jonathan Ball, professeur de virologie moléculaire de l'université anglaise de Nottingham.Selon les données disponibles actuellement, "il n'y a aucune preuve de l'existence d'une différence significative de la virulence" du virus, renchérit Martin Hibberd, professeur à l'Ecole d'hygiène et de médecine tropicale de Londres (LSHTM).L'Italie se déconfine progressivement depuis début mai, désireux de relancer au plus vite son économie à genoux, et notamment le tourisme, supposé repartir avec l'ouverture des frontières programmée le 3 juin. Mais la péninsule reste très marquée et les bilans officiels quotidiens des décès et contaminations sont analysés à la loupe.Le gouvernement a prévenu qu'il s'agissait d'une des phases les plus sensibles du déconfinement et a appelé la population à respecter plus que jamais les règles de distanciation.Une application sur smartphone de recherche de personnes entrées en contact avec un malade, visant à aider à éviter une nouvelle flambée épidémique, est par ailleurs disponible depuis ce lundi pour être téléchargée mais ne sera opérationnelle qu'à partir du lundi 8 juin dans quatre des 20 régions du pays, et d'autres suivront bientôt.