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Dictées, leçons de grammaire, calcul mental, format du cahier : le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a dévoilé jeudi une série de recommandations pour les enseignants du primaire visant à améliorer "la réussite des élèves". La réaction des syndicats et des enseignants ne s'est pas fait attendre : ils dénoncent "un discours démagogique", qui a "une visée politique et non pédagogique".
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Dans quatre circulaires, le ministère a détaillé le jeudi 26 avril ses recommandations sur l'enseignement de la lecture, du calcul, de la grammaire et du vocabulaire et la résolution de problèmes, qui s'accompagnent d'un guide de 130 pages adressé aux professeurs des écoles. "L'idée n'est pas d'homogénéiser les pratiques mais de créer une référence commune. Ce n'est pas la même chose", a-t-il expliqué au Parisien. "Bien des manières de faire sont possibles pour les professeurs. Mais il y a un cadre et je crois que beaucoup d'enseignants l'attendaient. La liberté pédagogique n'a jamais été l'anarchisme pédagogique"."Lui, super pédagogue, va nous apprendre à apprendre"Concernant la lecture, Jean-Michel Blanquer est catégorique : "Entre quelque chose qui ne marche pas - la méthode globale - et quelque chose qui fonctionne - la syllabique -, il ne peut y avoir de 'compromis' mixte. Ce sujet ne relève pas de l'opinion, mais de faits démontrés par la recherche. C'est très clair". Il prône aussi une dictée quotidienne, 15 minutes de calcul mental par jour et le retour des leçons de grammaire dans toutes les classes. Et dit qu'il va travailler à une liste de manuels recommandés. "J'ai une grande confiance dans l'action des professeurs", assure-t-il. Des inspecteurs de l'Éducation nationale "regrettaient de ne pouvoir intervenir quand ils constataient telle ou telle mauvaise pratique en classe, en l'absence de texte national de référence. Désormais, il y en a un, qui est le produit d'une intelligence collective", poursuit-il.Le message passe mal du côté des professeurs et des syndicats : "On a le sentiment qu'il nous prend un peu pour des branquignols", a expliqué à Franceinfo une directrice d'école de l'Est de la France. "Lui, super pédagogue, va nous apprendre à apprendre". Un enseignant parisien explique à la radio avoir la sensation d'être "un irresponsable qui se fait taper sur les doigts par le ministre". Il déplore un "sentiment d'infantilisation". Pour l'un de ses collègues, "Jean-Michel Blanquer véhicule l'idée que chacun fait ce qu'il veut sans aucune règle. C'est un discours démagogique"."Une fois encore, on est sur une communication très millimétrée qui a une visée politique et non pédagogique", a déclaré Xavier Suelvès, en charge du primaire au syndicat SE-Unsa. "Le ministre s'adresse à l'opinion publique et veut lui faire croire qu'on a enfin en France le bon ministre avec la bonne méthode et le bon manuel. C'est un leurre", abonde Francette Popineau, co-secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat chez les enseignants du primaire. "L'école est quelque chose de beaucoup plus complexe et il faut toute l'intelligence du maître et son adaptation aux besoins des élèves pour enseigner".Aucun ne prône le statu quo, d'autant que les résultats des petits Français aux évaluations internationales affichent des résultats décevants depuis plusieurs années. Mais ils estiment que le ministre ne donne pas les bons outils. Le guide de 130 pages "n'apporte rien à un enseignant chevronné" car il "correspond grosso modo à ce que le maître fait déjà en mieux", poursuit Francette Popineau. Quant à l'enseignant débutant, "attend-on de lui qu'il s'approprie seul dans son coin ces 130 pages ?".Les syndicats, comme les instituteurs, insistent sur l'importance de la formation continue, parent pauvre du système éducatif français. Elle est un des facteurs-clé de réussite des systèmes éducatifs étrangers les plus performants. Sur Twitter, certaines réactions étaient vives. Johanna Cornou, professeure des écoles au Havre (Seine-Maritime), reprochait ainsi au ministre de faire croire "qu'on n'a pas de cadre, qu'on enseigne encore la (méthode, ndlr) globale ou qu'on n'utiliserait plus de cahiers".La dictée quotidienne, 15 minutes de calcul mental, des leçons de grammaire, tout cela existe déjà, relève Xavier Suelvès. "Reconnaître le verbe dans une phrase et trouver le sujet" se pratique chaque jour dans toutes les classes, poursuit-il. Quant à l'éternel combat entre la méthode syllabique et "le fantôme de la méthode globale", selon Francette Popineau, les enseignants font part de leur lassitude. Et rappellent que le point faible des écoliers relevé dans les études internationales n'est pas le déchiffrage mais la compréhension, qui ne dépend pas du choix entre méthodes syllabique ou globale.Autre point de friction : l'uniformisation du matériel. Les conseils donnés aux professeurs vont jusqu'au choix du cahier : le guide d'apprentissage de la lecture conseille aux enseignants le format 17x22 cm à "réglure Séyès", c'est-à-dire des grands carreaux et une marge rouge à gauche. Une recommandation qui équivaut pour un professeur à dire "j'obligerai les élèves à manger avec des couverts à la cantine". "En douze années d'exercice, je n'ai jamais vu mes collègues utiliser autre chose que ces cahiers", confirme un autre professeur. "Cela doit faire longtemps qu'il n'est pas allé dans une classe", ironise à France info la directrice d'école.
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Le gouvernement envisage d'isoler la dette générée par le coronavirus, de la même manière qu'il vient d'isoler 136 milliards de déficits sociaux.
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Comment éponger la dette monumentale engendrée par la crise du coronavirus ? Le gouvernement travaille sur un projet en deux temps. Tout d'abord, il va s'agir d'isoler la "dette Covid" de la dette déjà contractée avant la crise sanitaire. Ensuite, il faudra trouver un moyen de rembourser. Et pour cela, l'un des pistes étudiée est le prolongement de la CRDS, un impôt prélevé sur tous les revenus à hauteur de 0,5%. Cet impôt devait disparaître en 2024, mais il avait récemment été prolongé jusqu'en 2033. Il pourrait désormais continuer jusqu'en 2042.La dette publique, qui atteignait 98,1% du produit intérieur brut (PIB) fin 2019, devrait s'envoler à près de 121% à la fin de l'année, selon les prévisions du gouvernement. Une flambée qui s'explique à la fois par la contraction du PIB et l'augmentation des dépenses publiques déployées pour soutenir les entreprises, le système de santé et les ménages pendant la crise. C'est cette nouvelle dette, issue de cette situation exceptionnelle de crise, que le gouvernement veut cantonner. Concrètement, cela permet d'isoler de l'ensemble de l'endettement public une partie de celui-ci, à l'image d'une structure de défaisance qui récupère des actifs risqués d'une institution financière et qu'elle est chargée de revendre pour éviter la faillite de l'institution concernée. Dans un article de blog récent, les économistes de la Banque de France Vincent Brignon et Pierre Sicsic rappelaient qu'entre 1815 et 1914 puis après 1945, de nombreux pays ont étalé le remboursement de leur dette grâce à "une ingénierie financière de cantonnement, c'est-à-dire de transfert d'une partie de la dette soit dans les banques commerciales après 1945 -par la répression financière- soit dans des organisations dédiées avant 1914".Une fois la dette isolée, il reste encore à la rembourser. "Nous la rembourserons en la cantonnant et en la séparant des 100 points de dette initiale", avait indiqué lundi soir le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, ce qui correspond environ à 150 milliards d'euros, précise-t-on à Bercy."Nous fixons un échéancier qui peut courir par exemple jusqu'en 2042, d'ici une vingtaine d'années. Et comme ça, nous assumons qu'il y aura bien un remboursement de cette dette et qu'elle sera mise à part parce qu'elle est exceptionnelle et liée à des circonstances exceptionnelles", a ajouté le ministre.L'État envisage ainsi de reproduire ce qu'il a fait pour les 136 milliards d'euros de déficits sociaux passés et attendus dans les trois prochaines années, notamment du fait de la crise du Covid. Il les a transférés en juin dans la Cades, en prolongeant également de neuf ans, jusqu'en 2033, le remboursement de la dette sociale, qui devait initialement être apurée en 2024."À partir de 2033 et jusqu'en 2042" on rembourserait donc la dette de l'État issue du Covid, et dans ce modèle la CRDS pourrait elle aussi être prolongée jusqu'en 2042, "ce qui permet de ne pas créer de nouvel impôt et de rembourser la dette à prélèvement constant", explique-t-on à Bercy, même si rien n'est encore définitivement acté. Si cette piste était retenue, elle pourrait être intégrée au budget pour 2021, qui sera étudié à l'automne prochain, selon Le Parisien.Toutefois, la piste del a CRDS ne fait pas l'unanimité. "La CRDS frappe tous les revenus à hauteur de 0,5%, indique dans Le Parisien Émilie Cariou, députée en-LREM. Nous demandons que d'autres ressources disponibles soient utilisées, notamment celles des très grandes entreprises."
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Le ministre de la Santé se rend vendredi 25 septembre dans la cité phocéenne, où les nouvelles restrictions annoncées deux jours auparavant suscitent la colère, particulièrement chez les professionnels de la restauration - tous les établissement devant fermer à partir de samedi.
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Élus et habitants de la zone Aix-Marseille, placée en "alerte maximale", réprouvent les mesures très strictes annoncées par Olivier Véran mercredi. La deuxième ville de France est particulièrement frappée par l'épidémie. Le ministre de la Santé se déplacera à l'hôpital public de la Timone, où il visitera notamment le service de réanimation, avant de rencontrer un épidémiologiste, le professeur Arnaud Fontanet. Des aides de l'État pour le secteurDe son côté, Alain Griset, ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, qui accompagne Olivier Véran, doit rencontrer les représentants des fédérations professionnelles du secteur hôtellerie, cafés et restaurants, particulièrement impactés par les mesures entrant en vigueur samedi.Dans un communiqué, le gouvernement assure qu'Alain Griset va présenter aux professionnels du secteur "le renforcement des dispositifs d'aides financières mises en place par l'État".Des commerçants manifestentUne manifestation avait lieu vendredi matin, devant le tribunal de commerce de Marseille, pour protester contre le nouveau tour de vis, à l'appel notamment de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie et de la Chambre de commerce et d'industrie. Ils dénoncent un "reconfinement économique". Mercredi soir, Olivier Véran a annoncé la fermeture totale des bars et restaurants dans la métropole d'Aix-Marseille, seule zone classée "en alerte maximale" face au coronavirus avec la Guadeloupe."Course contre la montre" à MarseilleJeudi, les élus marseillais, de gauche comme de droite, sont montés au créneau contre les mesures gouvernementales, qualifiées d'"affront" par le premier adjoint à la mairie de Marseille, Benoît Payan.Le Premier ministre Jean Castex assume ces mesures. Dans la soirée sur France 2, il a souligné que la situation est "très préoccupante dans toute la France", mais "surtout grave dans les grandes agglomérations", évoquant pour Marseille "une course contre la montre".
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Les Etats-Unis vantent leur aide aux pays étrangers comme preuve de leurs bonnes intentions. Maintenant qu'ils sont fragilisés par la pandémie de Covid-19, c'est au tour de leurs alliés mais aussi de leurs rivaux de leur tendre la main, une assistance pas toujours désintéressée.
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Ces deux dernières semaines, la Turquie, qui cherche à apaiser les tensions avec ses alliés de l'Otan, et l'Egypte, dont le président compte sur le soutien de Donald Trump, ont tous deux acheminé aux Etats-Unis des avions remplis de matériel. Et Taïwan, qui compte sur Washington pour sa défense, a envoyé des millions de masques. La Chine et la Russie, les deux grands rivaux de Washington, ont eux aussi envoyé du matériel médical aux Etats-Unis, où la pandémie a fait plus de 67.000 morts.Ces dons servent souvent aux dirigeants à montrer à leur propre population qu'ils gagnent "le respect et l'admiration du monde", selon Nicholas Cull, professeur qui étudie les réputations internationales à l'Université de Californie du sud. Mais les dons les plus positifs en termes d'image sont ceux qui ne semblent pas avoir de motivation politique, dit-il. Comme par exemple l'envoi de médecins en Italie par l'Albanie, l'un des pays les plus pauvres d'Europe.Au contraire, l'aide chinoise a suscité la suspicion, alors que Pékin est accusé d'avoir cherché à cacher l'origine de l'épidémie.- Toute aide acceptée, ou presque -L'histoire récente est pleine d'exemples de nations dont les fiers gouvernements ont refusé l'aide internationale, mais les Etats-Unis ont dit accueillir toute coopération contre le virus."Nous apprécions la générosité et le soutien venus du monde entier", a déclaré un responsable du département d'Etat. Les Emirats arabes unis ont envoyé du matériel de dépistage, et des pays alliés, comme la Pologne, ont acheminé du personnel médical.Les autorités fédérales n'ont pas directement reçu d'aide de la Chine, mais Pékin en a apporté aux Etats américains, ou à travers des donations privées. Jack Ma, l'homme le plus riche de Chine, a annoncé en mars faire don de 500.000 tests de dépistage, et le gouverneur de New York l'a remercié, ainsi que d'autres entreprises chinoises et le consulat de Chine, pour l'envoi de 1.000 respirateurs artificiels. Plus récemment, des provinces chinoises ont approvisionné les Etats du Maryland et l'Utah, des photos montrant des responsables américains avec des pancartes saluant cette amitié. La Russie a elle fait grand bruit de son envoi d'un avion militaire contenant des masques, des respirateurs et d'autre matériel à New York -- un geste qualifié de "très gentil" par Donald Trump, même si le département d'Etat a insisté sur le fait qu'il ne s'agissait pas de dons mais d'achats.Depuis, le nombre de cas de Covid-19 a explosé en Russie, et des internautes se sont demandé, concernant l'Egypte et la Turquie, si leur gouvernement était vraiment en position d'aider les autres.La Turquie a apporté son assistance à quelque 55 pays. Son président, Recep Tayyip Erdogan, espère pouvoir apaiser les tensions notamment avec le Congrès américain concernant l'achat d'un système de défense anti-aérien russe. Le geste fait partie d'un opération de séduction aux Etats-Unis qui se veut plus large, alors qu'Erdogan a jusqu'ici "mis tous ses oeufs dans le panier Trump", qui joue sa réélection en novembre, selon Gonul Tol, directrice du programme turc au Middle East Institute. Mais "le problème de la Turquie face aux Etats-Unis est trop profond pour être résolu par cette campagne de relations publiques", selon elle. - Image écornée? -La dernière fois que les Etats-Unis ont reçu tant d'assistance internationale remonte à l'ouragan Katrina en 2005. L'administration de George W. Bush avait alors également largement accepté l'aide venue de partout, sans considération politique, mis à part le refus opposé aux médecins venus de Cuba. Selon Nicholas Cull, il est frappant de noter le peu d'attention accordé par les Américains à l'aide envoyée en retour par Washington. Ces derniers sont plus enclins à s'opposer à tout élan de générosité en période de crise.Le gouvernement américain s'est engagée à fournir 775 millions de dollars d'aides à l'étranger contre le nouveau coronavirus, selon le département d'Etat. Mais le président Donald Trump a aussi annoncé suspendre le financement américain de l'Organisation mondiale de la santé, qu'il accuse de biais favorable à la Chine. Pour le professeur Cull, le credo du milliardaire républicain, "l'Amérique d'abord", couplé aux scènes de détresse causées par le nouveau coronavirus dans son pays, pourraient durablement écorner l'image des Etats-Unis.
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La personne, qui avait embarqué dans l'avion avec près de 200 Français de Wuhan, a été transporté à l'hôpital de La Timone, à Marseille.
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Un passager se trouvant dans l'avion en provenance de Wuhan (Chine) "présente des symptômes" du coronavirus et a été transféré dès l'atterrissage de l'appareil à l'hôpital de la Timone à Marseille, a annoncé vendredi 31 janvier la ministre de la Santé Agnès Buzyn. "Cette personne a été directement transférée à l'hôpital de la Timone et elle sera testée évidemment", a précisé la ministre lors d'une conférence de presse à l'aéroport de Marignane (Bouches-du-Rhône). En début d'après-midi, Mme Buzyn a accueilli les 180 passagers en provenance de Wuhan sur la base militaire d'Istres. Pendant leur période d'isolement, dans un centre de Carry-le-Rouet, les rapatriés vont faire l'objet d'une surveillance médicale pour s'assurer qu'elles ne sont pas contaminées par le virus. Un sixième cas d'infection au nouveau coronavirus avait été détecté en France, jeudi 30 janvier. Il s'agit d'un médecin libéral contaminé en France par une personne ensuite rentrée en Chine, où elle a déclaré la maladie, selon le directeur général de la Santé Jérôme Salomon.
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Véritables institutions de l'été athénien, les cinémas en plein air souffrent d'une saison écourtée pour cause de pandémie, et la peur du coronavirus provoque une chute des fréquentations: "L'ambiance n'est pas propice au plaisir", résume une gérante.
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Embaumé par les odeurs de jasmin et bercé par le chant des cigales, le cinéma Zephyros, ouvert en 1932, est géré depuis plus de 30 ans par la famille Mouzakioti."Nous ouvrons traditionnellement les portes du cinéma le dimanche de Pâques" mais cette année, on n'a ouvert que le 1er juin, raconte à l'AFP la propriétaire des lieux, Georgia Mouzakioti. Adossée au mur rouge bordeaux du cinéma à ciel ouvert, sa fille Konstandina Mouzakioti fait grise mine. "Je n'aime pas cette situation, l'ambiance n'est pas propice au plaisir", commente la gérante, entre deux bouffées de cigarette.Sa mère déplore "une période d'exploitation beaucoup plus courte et perturbée par les mesures sanitaires".Désinfection à la fin de chaque séance, marquage au sol, masques pour les employés et réduction du nombre de places transforment l'atmosphère et limitent l'expérience."Le cinéma peut accueillir jusqu'à 250 personnes en temps normal. Aujourd'hui, nous avons seulement 125 sièges disponibles, espacés les uns des autres", reprend Mme Mouzakioti mère. Elle caresse l'air de son éventail et poursuit: "Il y a très peu de touristes étrangers et les personnes âgées ont déserté. La période n'est pas facile".Sous les étoiles et la chaleur estivale, les cinémas en plein air représentent un havre de paix dans le tumulte de la capitale hellène. Une sortie nocturne indémodable dont Grecs et touristes se délectent chaque été. Mais cette année, avec plus de 5.600 cas de coronavirus et 213 morts en Grèce, les conséquences sont lourdes pour le secteur.- Un million d'entrées en moins -Si la mère et la fille Mouzakioti assurent que le nombre d'entrées dans leur cinéma est comparable à l'année passée, les chiffres montrent une réalité plus étouffante.A peine plus de 356.000 billets de cinéma ont été vendus en Grèce pour les mois de juin et juillet (plein air et salles) contre plus d'1,3 million sur la même période de l'an dernier, selon les données du Centre grec de la Cinématographie (CGC). Aux capacités d'accueil réduites et à la peur de contracter le virus chez certains spectateurs, s'ajoute le ralentissement de la production cinématographique depuis plusieurs mois. "Les grosses affiches qui drainent le public ont été reportées", explique à l'AFP Christos Katselos, du CGC."Une nouvelle habitude de consommation développée pendant le confinement, à partir des plateformes de vidéos à la demande, pourrait également porter préjudice aux cinémas en plein air", estime-t-il. "Tous les nouveaux films sortis ont fait un flop", abonde Andreas Kontarakis, gérant des cinémas en plein air Karmen, Stella et Dafni. Il évalue à 60% la baisse de fréquentation pour ses trois espaces.- "On navigue en eaux troubles" -Les traditionnels entractes, propices à la consommation, ont été supprimés pour éviter les rassemblements au bar des cinémas. Une mesure que les gérants comprennent mais qui constitue indéniablement un manque à gagner."On fait tout pour limiter l'interaction des personnes et on se retrouve avec des salles quasiment vides", tempête M. Kontarakis.À l'instar de ses pairs, ce gérant assure n'avoir reçu aucune aide financière de la part de l'État."On navigue en eaux troubles", résume Nina Veligradi. Programmatrice à la cinémathèque de Grèce depuis quinze ans, elle tente de s'adapter à cette situation inédite en orientant la sélection de films vers un public plus jeune que les années précédentes. "On propose aussi beaucoup de rediffusions cet été, c'est moins cher et moins risqué", assure-t-elle, soucieuse de limiter les dépenses en vue de prochains mois incertains."On ne peut faire aucun plan, on est dans l'expectative. Chaque semaine, on reçoit de nouvelles consignes à appliquer", se lamente-t-elle.Niché dans les ruelles du quartier touristique de Plaka, le Ciné Paris reste lui fermé tout l'été. "À cause de la pandémie, des travaux indispensables et prévus ont pris du retard", annonce le cinéma en plein air sur son site internet. Au pied du Lycabette, le Dexameni a lui aussi tiré le rideau pour cette année.
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Johnny Hallyday étant considéré comme résident français au plan juridique, le fisc français pourrait bien estimer qu'il était également résident fiscal.
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Les relations entre Johnny Hallyday et le fisc français ont été compliquées pendant longtemps. Et, alors que la justice française vient de se déclarer compétente pour statuer sur le litige concernant l'héritage de la rock-star, l'administration fiscale suit le dossier avec attention, avance Le Parisien mardi 28 mai. Une affaire à 11 millions d'euros.La décision du tribunal de Nanterre acte le fait que Johnny Hallyday était résident français au moment de son décès, en décembre 2017. En conséquence, le litige qui oppose d'un côté la veuve du chanteur, Laeticia, et d'un autre côté ses premiers enfants, Laura Smet et David, peut bel et bien être tranché dans l'Hexagone.Mais les conclusions du tribunal pourraient bien avoir une autre conséquence pour les héritiers, selon le Parisien :
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Jean-Marie Le Pen reste président d'honneur du Front national, bien qu'il soit toujours exclu du parti.
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Jean-Marie Le Pen va-t-il se rendre au congrès du Front national qui se tiendra les 10 et 11 mars à Lille, où il a pourtant été déclaré "persona non grata" ? C'est ce qu'il affirme. "Qui va m'empêcher d'entrer au Congrès ?", interroge le président d'honneur du parti sur RTL. "Comme je suis président d'honneur du Front national, qui n'aurait pas le droit d'aller au congrès ? Ce serait assez risible, n'est-ce pas ? Évidemment, j'ai la possibilité d'y aller", insiste le fondateur du parti politique, exclu par sa fille en 2015 après de nouveaux propos polémiques sur la Shoah.Pas de recours à la forceJean-Marie Le Pen s'appuie sur une décision de justice rendue en sa faveur vendredi 9 février, qui lui assure la conservation de son titre de président d'honneur du FN. Dans son arrêt, la cour d'appel de Versailles a validé l'exclusion, en août 2015, du père de Marine Le Pen de son parti en tant que simple membre.La justice a cependant jugé que cela n'avait "pas d'effet sur sa qualité de président d'honneur" car les statuts du FN ne prévoient pas que cette fonction purement honorifique soit réservée "aux seuls adhérents". "J'ai gagné mon énième procès contre Marine Le Pen et le Front national. Je les ai gagnés tous sans exception jusqu'à présent", s'est-il félicité."Je crois que je compte dans le Front national suffisamment d'amis, d'appuis, de soutiens, chez les adhérents, chez les cadres, pour pouvoir tout de même aller devant le Congrès discuter de la suppression du poste que j'occupe. Le contraire serait ridicule", poursuit Jean-Marie Le Pen, qui affirme d'ailleurs qu'il n'a "jamais" affirmé qu'il ferait appel à la force publique en cas d'opposition à sa venue à Lille.
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Bijoux, pièces de voitures, vêtements, produits de bricolage et jouets... L'Agence européenne des produits chimiques a lancé une étude sur plusieurs produits de consommation vendus en Europe.
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Les résultats ont été publiés ce mardi 13 février, et repris par Le Monde. Ils montrent que 20% des jouets testés contiennent des substances problématiques pour la santé, interdites dans l'Union européenne. En Europe, 20 % des 1.202 jouets testés par l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) contiennent des phtalates interdits. D'après ce rapport, les scientifiques ont retrouvé trois types de phtalates (DEHP, DBP et BBP) dans les jouets ; ces perturbateurs endocriniens agissent sur le neurodéveloppement des jeunes, leur fertilité et leur métabolisme. Des substances d'autant plus dangereuses que les sujets exposés sont jeunes. Elles ont pourtant été interdites "il y a de nombreuses années", précise le rapport, cité par Le Monde. Et le problème serait plus général. Selon l'ECHA, près d'un produit de consommation sur cinq (18%) contient des substances de synthèse ou des métaux lourds interdits dans l'Union européenne. Des produits dans lesquels ont retrouve 14 substances problématiques, représentant un possible danger pour la santé : du plomb, de l'amiante, du mercure, du chrome hexavalent ou des phtalates. BIJOUX ET VÊTEMENTS EN CUIRDans les vêtements et articles en cuir, 13,3% des 467 objets testés contiennent du chrome hexavalent. Utilisé pour rendre le cuir "imputrescible", il est considéré comme hautement cancérogène. Idem pour les bijoux, dont 12% contiennent du cadmium. Ou encore les récipients isothermes ou les plaquettes de frein, qui présentent des traces d'amiante. Autant de substances interdites par l'UE. La plupart des objets testés qui présentent des matières dangereuses ont une particularité commune : pour 40% d'entre eux, on ne connait pas leur origine. Pas de panique pour autant : l'ECHA nuance son rapport et précise que l'échantillon de produits analysés n'est pas complètement représentatif. Les chercheurs se sont justement penchés sur des produits pour lesquels ils avaient des doutes, rappelle Le Monde. "Il s'agit-là de la première inspection de cette ampleur et nous devrions la répéter dans quelques années et conduire des analyses sur les mêmes produits, en recherchant les mêmes substances, pour détecter une possible amélioration de la situation", explique l'ECHA. Un point positif tout de même : l'agence estime qu'il y a une réelle prise de conscience sur l'impact de certaines substances dangereuses. "Nous pouvons dire que l'application de la législation sur les produits chimiques en général est plus rigoureuse aujourd'hui que jamais", assure-t-on à l'ECHA.
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Une cyberattaque menée contre le système informatique de l'hôpital de Rouen a forcé tout le personnel à "repasser à la bonne vieille méthode du papier et du crayon" pour assurer la prise en charge des patients.
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Une attaque informatique menée vendredi 15 novembre a paralysé le fonctionnement du CHU de Rouen, nécessitant l'arrêt de l'ensemble du système informatique. Le centre hospitalier a par ailleurs indiqué qu'aucun patient n'a été mis en danger par cet acte malveillant, dont les conséquences continuaient à se faire sentir dans la soirée de samedi 16 novembre. "Il y a eu une attaque informatique hier (vendredi) à 19h45. Dès que nous avons vu que nous étions attaqués, nous avons décidé d'arrêter à 20h notre système d'information pour éviter que l'attaque ne se propage", a détaillé Rémi Heym, directeur de la communication du CHU, ajoutant que l'établissement avait dû "repasser à la bonne vieille méthode du papier et du crayon".Délais plus longs mais "pas de mise en péril" de la santé des patients"Cela a créé de grosses perturbations dans tous nos modes de traitement informatisés, notamment la prise en charge des patients, les prescriptions, les comptes rendus, la gestion des admissions. Cela a entraîné des délais très longs de prise en charge, même s'il n'y a pas eu de mise en péril de la santé des personnes hospitalisées", a ajouté M. Heym. Les patients ne consultant pas pour une urgence vitale ont été invités à se rendre dans d'autres établissements de soins.Les équipes se sont relayées pour analyser et redémarrer progressivement les différentes applications, par ordre de priorité, a poursuivi M. Heym, ajoutant que le système qui gère les flux aux urgences avait été redémarré "ce midi". "Tout le monde est impacté, surtout qu'on est en plein week-end, quand les services fonctionnent en effectif minimum", a déclaré à l'AFP Evelyne Bourgeois, agent de service hospitalier et secrétaire CGT au CHU. "C'est un casse-tête pour tout le personnel. Sans système de traçabilité, les infirmières ont dû redoubler de vigilance pour la distribution des médicaments", a-t-elle ajouté, précisant que tout "n'était pas rentré dans l'ordre en fin d'après-midi". Une plainte devrait être déposée.
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Un couvre-feu concernant uniquement les mineurs de moins de 17 ans a été instauré dans certains quartiers de cette ville d'Indre-et-Loire, à la suite de nombreux actes de vandalisme.
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Du 24 décembre au 24 janvier. La mairie de Joué-les-Tours (Indre-et-Loire), dirigée par Frédéric Augis (LR), a instauré un couvre-feu d'un mois s'appliquant aux mineurs de moins de 17 ans dans certains quartiers de la ville. Ces jeunes ne pourront sortir entre 22 heures et 6 heures dans les zones concernées de cette commune située au sud de Tours.Cette décision a été justifiée par des "violences et dégradations" constatées ces dernières semaines. "À travers ces actes, c'est l'ensemble des habitants de la ville qui souffre d'un sentiment croissant d'insécurité et d'une image de leur ville qui se dégrade dangereusement", selon un communiqué publié sur le site internet de la ville.Les différents périmètres définis par l'arrêté concernent des zones qualifiées comme "sensibles" : Rabière, Morier, Vallée Violette et le centre-ville. Ces lieux "font l'objet d'un suivi régulier en cellule de veille avec les services de l'État", précise le communiqué.Tout mineur de moins de 17 ans "non accompagné d'un adulte pendant les heures du couvre-feu" sera "raccompagné à son domicile par la police municipale ou nationale".
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Des investigations avaient été ouvertes le 8 avril dernier par le parquet de Paris pour des soupçons de "faux témoignage".
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La procédure ouverte par le parquet de Paris pour des soupçons de "faux témoignage" devant la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla a été classée sans suite pour le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, a indiqué jeudi 27 juin le parquet de Paris.Dans cette procédure, l'ex-collaborateur de l'Élysée Alexandre Benalla, l'ancien employé de LREM Vincent Crase, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron Patrick Strzoda, le secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler et l'ex-chef du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), le général Lionel Lavergne, ont été entendus par la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, a indiqué que le directeur de cabinet du chef de l'État avait "pu effectuer une description incomplète des attributions d'Alexandre Benalla au cours de son audition du 25 juillet" au Sénat mais qu'il a ensuite fourni une note descriptive de ces missions le 10 octobre. "L'ensemble de ces éléments ne permet donc pas de caractériser une altération de la vérité destinée à tromper la mission d'information" du Sénat et "la procédure a été classée sans suite le concernant", a indiqué le parquet.La procédure reste ouverte pour Alexandre Benalla et Vincent Crase Concernant l'ex-collaborateur de l'Élysée Alexandre Benalla et l'ancien employé de LREM Vincent Crase, également concernés par ces investigations pour soupçons de "faux témoignage", le parquet précise qu'il examinera la suite à donner à la procédure une fois terminées les enquêtes judiciaires les visant.Le champ des investigations de la mission sénatoriale et de plusieurs procédures judiciaires en cours se recouvrant en grande partie, il ne lui apparaît "pas possible d'apprécier, à ce stade, la sincérité de leurs témoignages" et le signalement les visant fera donc "l'objet d'un nouvel examen", quand ces procédures seront terminées. Le faux témoignage est passible de cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.Quatre autres enquêtes en coursLes enquêtes judiciaires visant l'ex-collaborateur de l'Élysée Alexandre Benalla et l'ancien employé de LREM Vincent Crase sont au nombre de deux : celle portant sur des violences commises lors du 1er-Mai et celle concernant l'emploi contesté des passeports diplomatiques d'Alexandre Benalla. Le Parquet national financier (PNF) enquête pour sa part sur les activités d'un oligarque russe Iskander Makhmoudov et notamment sur le contrat passé entre l'entreprise de sécurité de Vincent Crase, Mars, avec la collaboration présumée d'Alexandre Benalla.Une autre enquête ouverte en avril, également après un signalement du Sénat et qui vise Alexandre Benalla pour "non-accomplissement d'obligations déclaratives auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique", est toujours en cours.
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Annoncées au cours du discours de lundi 13 avril par Emmanuel Macron, les aides aux familles modestes sera dévoilée mercredi.
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Après les paroles, le temps est aux actes pour le gouvernement, engagé par le discours tenu par Emmanuel Macron à la nation, lundi 13 avril. Parmi les promesses, l'aide dédiée aux familles modestes est particulièrement attendue dans certains foyers. Le gouvernement doit dévoiler mercredi 15 avril, à l'issue du conseil des ministres, le montant et les modalités de l'"aide exceptionnelle aux familles les plus modestes" annoncée par Emmanuel Macron, a appris mardi l'AFP.Cette aide doit notamment permettre de répondre "à un certain nombre de situations problématiques, que les associations nous ont fait remonter", a indiqué à l'AFP l'entourage de la secrétaire d'Etat chargée de la lutte contre la pauvreté, Christelle Dubos.Observant que les semaines de confinement sont "aussi très difficiles (...) pour les plus fragiles et les plus démunis", le chef de l'Etat avait indiqué, lors d'une allocution solennelle lundi soir, que le gouvernement verserait "sans délai une aide exceptionnelle aux familles les plus modestes avec des enfants, afin de leur permettre de faire face à leurs besoins essentiels".Des surcoûts observés chez certaines famillesPendant le confinement, les ménages les plus modestes peuvent subir des pertes de revenus - par exemple parce qu'ils perdent l'opportunité d'effectuer certains "petits jobs" -, a observé le cabinet de Christelle Dubos.En outre, les familles défavorisées ont plus de difficultés à accéder aux dispositifs d'aide alimentaire mis en place par les associations, et sont confrontées à certains surcoûts - comme le fait de nourrir leurs enfants à midi, alors qu'ils bénéficient en temps normal de tarifs sociaux, voire de la gratuité, dans les cantines scolaires.L'aide "ponctuelle", dont le gouvernement doit préciser les contours mercredi, doit donc permettre aux personnes les plus précaires - surtout des familles, mais aussi des personnes sans enfants - de "combler leur budget entamé par des dépenses plus importantes ou des rentrées moins importantes", résume-t-on dans l'entourage de la secrétaire d'État."Cette annonce est une grande satisfaction""Cette annonce du président, c'est une grande satisfaction, mais nous attendons désormais de connaître le montant de l'aide", a commenté auprès de l'AFP Jérôme Voiturier, au nom du collectif "Alerte", regroupant des associations de lutte contre la pauvreté."De notre côté, nous avons demandé au gouvernement une aide de 250 euros par personne, et non pas par famille", a souligné Jérôme Voiturier, par ailleurs directeur général de l'Uniopss, organisme qui regroupe des acteurs privés non lucratifs de la solidarité. Dans son allocution de lundi, Emmanuel Macron a également annoncé une aide pour "les étudiants les plus précaires vivant parfois loin de leurs familles, en particulier lorsque celles-ci viennent d'outre-mer".
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Le dépôt de plainte vise une "atteinte à l'intimité de la vie privée".
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Quelques jours après la diffusion de vidéos et messages à caractère sexuel, l'ex-candidat aux élections municipales à Paris a réagi aujourd'hui en déposant une plainte, comme l'avait annoncé son avocat, Me Richard Malka. Cette plainte a été déposée dans les locaux de la direction régionale de la police judiciaire et les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP).Me Richard Malka a précisé que la plainte avait été déposée contre X."Nous porterons plainte contre tous ceux qui ont violé la loi, qui ont violé le respect de la vie privée qui était dû à Monsieur Griveaux, évidemment", avait prévenu l'avocat. "La loi punit de la même façon ceux qui diffusent initialement et ceux qui relaient. Qu'ils soient pseudo députés, pseudo artistes, pseudo gilets jaunes, militants...Pour moi ce sont tous des égoutiers et ils seront poursuivis pour la diffusion de cette vidéo", a poursuivi Richard Malka. L'avocat a également expliqué douter que Piotr Pavlenski soit le seul responsable de la diffusion des vidéos . "Clairement, je ne crois pas du tout qu'il ait agi tout seul" a-t-il affirmé.Relayer des images privées à caractère sexuel sans le consentement des personnes concernées est en effet un acte sévèrement réprimé depuis 2016 et l'adoption de la loi "pour une République numérique". La diffusion de ce que l'on appelle le "revenge porn" est passible de 2 ans d'emprisonnement et 60.000 euros d'amende. La loi prévoit de punir tous ceux qui participent à la diffusion de ces images, même par une simple republication sur les réseaux sociaux.
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Pour l'eurodéputé EELV, cette fermeture est une "aberration".
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Le député européen Europe Ecologie - Les Verts Yannick Jadot a plaidé mercredi 27 mai sur BFMTV pour une réouverture des parcs et jardins dans tous les départements, même ceux classés en zone "rouge". "On est dans une période où il fait beau, où les gens s'agglutinent autour des parcs, sont extrêmement proches les uns des autres et vous avez ces parcs fermés où personne ne peut aller", a déploré l'écologiste. "C'est dur pour les adultes, c'est très dur pour les enfants", la population "a besoin de la nature, a besoin d'espace", a poursuivi l'élu qui estime que la fermeture des parcs et des jardins à Paris était une "aberration". Si la maire socialiste de la capitale Anne Hidalgo a demandé à plusieurs reprises la réouverture des parcs et jardins, le gouvernement est resté inflexible. Une décision que regrette Yannick Jadot qui pointe du doigt "l'infantilisation" des Français. "On les a infantilisé, on les a culpabilisé", dénonce-t-il. "Les Français ont été extrêmement responsables pendant cette période, mais quand on leur explique que s'ils ne sont pas sages, s'ils se comportent mal, on va reconfiner, c'est une forme de culpabilisation", a-t-il ajouté. "Partout en Europe les Européens ont été responsables, ils ont bien compris qu'il y avait un danger, ils ont bien compris qu'il ne fallait pas faire la fête tous ensemble dans les parcs et les jardins", souligne-t-il.Les écologistes de Paris et d'Île-de-France ont annoncé mardi avoir saisi le Conseil d'Etat en référé-liberté pour obliger l'Etat à rouvrir les parcs et jardins dans les zones dites "rouges". Cette saisine fait suite à celle, lundi, de l'association Respire, qui a fait la même demande, jugeant la fermeture des parcs et jardins contre-productive dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19. "Il est incontestable que l'interdiction d'accéder aux parcs, jardins et autres espaces verts aménagés porte une atteinte à la liberté fondamentale de bénéficier d'un environnement équilibré et respectueux de la santé", font valoir les groupes EELV-Paris et EELV-Île-de-France dans leur requête. Ils soulignent que "les effets bénéfiques sur la santé des espaces verts sont rendus particulièrement nécessaires alors que les Français ont été confinés pendant plus de deux mois, parfois dans des logements exigus ne disposant d'aucun espace extérieur"."La protection de la santé et plus spécifiquement la lutte contre la propagation du Covid-19 sont certes des motifs légitimes pouvant justifier une ingérence des autorités publiques dans la liberté d'aller et venir, le droit à un environnement équilibré et respectueux de la santé et la protection de l'intérêt supérieur de l'enfant", reconnaissent les écologistes. Mais "l'interdiction générale et absolue" d'accès aux parcs et jardins "apparait désormais comme manifestement disproportionnée", disent-ils, notant que "la situation sanitaire s'est considérablement améliorée, y compris dans les zones classées rouges". Cette interdiction "conduit à un effet inverse à l'objectif poursuivi", puisqu'elle a provoqué, depuis le début du déconfinement, "des attroupements massifs de la population dans les espaces à l'air libre disponibles", ajoutent-ils.Par ailleurs, le député européen a plaidé pour une aide provisoire, allant "jusqu'à 500 euros", pour aider les ménages les plus modestes à faire face à la crise économique après l'épidémie de coronavirus. "Beaucoup de Français sont dans une situation économique extrêmement difficile", c'est pourquoi "les écologistes proposent une aide substantielle aux revenus, jusqu'à 500 euros, pour les personnes qui bénéficient des minima sociaux", a-t-il affirmé.Cette aide provisoire devrait rester en place "au moins jusqu'à la rentrée", a-t-il ajouté. "Entre l'augmentation des frais d'alimentation, d'électricité... vous ne pouvez plus payer vos loyers", alors que "les petits surplus que les ménages avaient par un petit boulot, parfois pas déclaré, qui permettait de boucler le mois, tout cela a disparu", a-t-il poursuivi. Il a également réitéré son appel à recréer "300.000 emplois aidés d'ici 2020", jugeant que "c'est essentiel pour les jeunes".Interrogé sur le plan d'aide au secteur automobile dévoilé mardi par Emmanuel Macron, Yannick Jadot a estimé qu'il y avait dedans "de bonnes choses" notamment pour favoriser l'achat de véhicules hybrides ou électriques. Mais il a "profondément" regretté "qu'on exclut pas les SUV" du système de primes, alors qu'"en dix ans le marché à explosé" au point de faire des SUV "la deuxième cause de dérèglement climatique dans le monde".Et "on ne met pas en perspective la question de l'automobile" qui "est en train de devenir un service", à l'heure où "on achète moins sa voiture" pour "louer, faire du covoiturage", a-t-il ajouté. Le plan "n'intègre pas cette évolution majeure du monde de l'automobile", a relevé l'écologiste pour qui, "à un moment donné, si on n'y prend pas garde, il n'y aura plus de grands constructeurs automobiles européens, il y aura Google et il y aura les Chinois".
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Il voulait voler une voiture dans la Somme, mais rien ne s'est passé comme prévu pour le malfrat, raconte RTL. Arrêté par les gendarmes, il avait avec lui une barquette de dinde, dérobée à sa victime.
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Il croyait faire le casse du siècle... ou presque. À Allaines, dans la Somme, un homme avait décidé de dérober une voiture de sport, rapporte RTL. Mais le malfrat ne s'arrête pas là dans son larcin et en profite pour s'introduire dans le domicile de ses victimes. Il décide alors d'ouvrir le réfrigérateur et d'y prendre... une barquette de dinde sous vide. Jusqu'alors, tout se passe bien pour le voleur, qui repart avec le véhicule. Mais la situation va vite prendre une tournure beaucoup moins amusante pour lui.Une fois au volant, la voiture de sport prend feu en rase campagne, précise RTL. Le cambrioleur se voit dans l'obligation d'abandonner le véhicule. Il doit finir à pied, mais est arrêté par la gendarmerie quelques kilomètres plus loin, qui avait eu vent de l'incendie. Selon RTL, les enquêteurs ont vite fait le rapprochement entre l'homme et l'incendie.Le code-barre fait foiSauf qu'au final, aucune preuve n'existe de sa culpabilité, et l'homme nie en bloc. Jusqu'à ce que les gendarmes mettent la main sur son sac à dos. Dedans, ils y trouvent la fameuse barquette de dinde qu'il a dérobée un peu plus tôt. Dans leur déclaration de vol, les victimes avaient indiqué qu'un produit similaire avait disparu de leur cuisine. Au final, c'est grâce au code-barre du blanc de dinde que les enquêteurs remontent jusqu'à son propriétaire. L'homme, déjà connu pour des faits similaires et multirécidiviste, a été condamné à un an de prison ferme. Une mésaventure qui fait écho à l'histoire d'un Compiégnois. En janvier, l'homme qui avait volé et détruit pas moins de dix véhicules avait été condamné à 12 mois de prison, dont quatre avec sursis, rappelle Le Parisien. Il avait été repéré par les gendarmes à la suite d'un rodéo, où le GPS du véhicule dérobé était resté connecté.En mars dernier, deux Varoises avaient également été prises la main dans le sac, expliquait France Bleu Provence. Après avoir trouvé des clés sur le port de Saint-Tropez (Var), elles avaient décidé non pas de les ramener à la gendarmerie, mais de les utiliser afin de voler la voiture correspondante. Manque de chance, le parking était équipé d'un système de vidéosurveillance, qui n'a eu aucun mal à les repérer. Les deux voleuses avaient en plus déposé un peu plus tôt leur CV dans des commerces du coin.
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L'argent fait-il le bonheur ? Fabrice Luchini a sa réponse à la sempiternelle question. "Il est de bon ton de dire que cela ne résout rien, pas faux, mais quand même.
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L'argent c'est remarquable, ça met de l'huile dans la mécanique, ça arrondit les choses", analyse dans Le Parisien le comédien qui explique que lorsqu'un taxi le refuse car il est avec sa chienne, un billet de 50 euros peut arranger les choses. L'argent, le sujet phare du spectacle de Fabrice Luchini au théâtre de La Michodière. S'il estime que l'argent a un côté "magique", il reconnaît qu'il est illusoire. "Face aux grandes épreuves de la vie, ce n'est pas grand-chose...Tous les rapports dans la société sont faussés, ce sont des rapports de deal. Il n'y a que ta mère qui t'aime", admet dans Le Parisien Fabrice Luchini. Mais l'argent, il ne crache pas dessus. Alors qu'il explique que son métier "c'est de tapiner" et que selon lui "il n'y a pas de tapin gratuit", il raconte avoir ce qu'il appelle un "réflexe d'ancien pauvre", acheter ce qu'il y a de plus cher. "Je sais, c'est scandaleux, mais j'aime bien les grosses voitures parce que j'ai peur des chauffards qui se prennent pour des as du volant...", révèle Fabrice Luchini dans Le Parisien.
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Le gouvernement avait donné "quelques mois" aux fabricants pour réduire la présence de substances chimiques dans les couches jetables.
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Butylphényl méthyle propional, hydroxyisohexyl 3-cyclohexène carboxaldéhyde... Derrière ces appellations à rallonge se cachent des substances qui attirent la suspicion de l'Association pour la santé des enfants (APS). Quelques mois après l'avertissement lancé par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), l'association de parents a déposé une requête devant le Conseil d'Etat pour connaître le nom des marques de couches qui contiennent des substances chimiques potentiellement à risque pour les bébés. Le gouvernement français avait donné en janvier "quelques mois" aux fabricants pour diminuer la présence dans les couches de ces composants pouvant présenter des "risques" à long terme. Les couches jetables sont portées par 95% des bébés en France.L'engagement tarde à être tenuLes producteurs de couches pour bébés s'étaient engagés "à indiquer les composants sur leurs emballages" ainsi qu'à commercialiser des produits ne comportant "pas de substances intentionnellement ajoutées susceptibles de présenter des effets allergisants cutanés". L'Association pour la santé des enfants (ex-Association des victimes de Lactalis) et trois parents ont formé un recours en référé, exigeant de connaître "le nom des marques concernées, et le retrait/rappel des couches concernées en raison de leur risque pour la santé des enfants". Malgré l'avertissement de l'Anses, "rien n'a été fait", estime l'association, qui avait sollicité trois ministères afin de demander la suspension de la vente des couches incriminées. "Quand il y a risque sanitaire, des mesures immédiates doivent être prises et il est de la responsabilité de l'Etat d'informer les parents des marques à éviter. Quand on sait que près de 7.000 couches sont portées par un enfant, il y a de quoi s'inquiéter", estime le président de l'association Quentin Guillemain. La direction de la répression des fraudes (DGCCRF), qui avait réalisé les premières analyses de couches, a indiqué au Parisien qu'elle n'avait pas étudié toutes les marques. "Pointer du doigt une marque laisserait penser qu'une autre est meilleure alors qu'on ne l'a peut-être pas analysée", a expliqué Loïc Tanguy, directeur de cabinet à la DGCCRF, soulignant par ailleurs que ces études dataient de deux ans déjà. L'Anses avait été saisie en janvier 2017 par le gouvernement après un article du mensuel 60 millions de consommateurs. Les produits incriminés sont notamment deux parfums (butylphényl méthyle propional et hydroxyisohexyl 3-cyclohexène carboxaldéhyde), ainsi que certains hydrocarbures aromatiques polycycliques (parfois cancérogènes), des dioxines et des furanes.
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L'animal aurait pu être abattu volontairement, rapporte La Voix du Nord.
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Mais qui en veut aux phoques de la plage du Touquet ? La Voix du Nord rapporte que dimanche 29 avril, un phoque mort a été trouvé sur la plage de la station balnéaire. La macabre découverte a été faite par des membres du groupement de défense de l'environnement de l'arrondissement de Montreuil et du Pas-de-Calais. Quelques mètres plus loin, ils ont aussi trouvé un autre veau marin "ouvert sur le dos et à une palmure arrière", précise le quotidien régional.Pour l'association des défenseurs de l'environnement, ces deux morts d'animaux sont considérées comme suspectes. Les cadavres ont donc été pris en charge par les correspondants locaux de la coordination mammalogique du Nord (CMNF). Des autopsies ont été effectuées sur les deux phoques à l'université de Liège. Elles ont révélé que "le premier phoque a reçu huit plombs de chasse de gros diamètre au niveau du thorax mais surtout des coups violents au niveau du cou. Le second est mort d'asphyxie, probablement pris dans un engin de pêche", raconte La Voix du Nord.Le groupement de défense de l'environnement de l'arrondissement de Montreuil et du Pas-de-Calais va porter plainte pour destruction d'espèce protégée. Un rapport médico-légal doit être rédigé pour le phoque abattu volontairement, il sera ensuite transmis aux autorités. Le quotidien régional rappelle qu'en janvier dernier, un phoque avait déjà été abattu sur la plage des Salines aux Hemmes d'Oye-Plage à quelques dizaines de kilomètres de là.
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Le président de l'Assemblée nationale livre jeudi ses pistes à Emmanuel Macron pour la suite du quinquennat. Ce proche du chef de l'Etat est notamment favorable à "un Etat fort", recentré "sur des domaines moins nombreux", et à des "collectivités libres" et souhaite un "ministère du Service public, chargé des relations avec les citoyens".
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Emmanuel Macron reçoit jeudi 2 juillet les présidents de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Cese (Conseil économique, social et environnemental) qui lui remettront leurs recommandations pour la "nouvelle étape" de son quinquennat, dernière étape avant le remaniement prévu dans les prochains jours, avant une interview à paraître dans la presse régionale vendredi. Dans un courrier d'une vingtaine de pages que l'AFP a pu consulter et qui sera remis au locataire de l'Elysée en fin d'après-midi, le président La République en marche de l'Assemblée Richard Ferrand estime notamment que "l'urgence est au dialogue". Très proche du chef de l'Etat, l'ancien socialiste, qui a joint à sa lettre les contributions des groupes politiques de l'Assemblée, en appelle à une "démocratie délibérative" associant les citoyens. Et "le moment est venu de définir avec les Français", ces "Gaulois parfois réfractaires", "ce qui est du ressort du 'territoire' et ce qui est du ressort de l'Etat", selon l'élu du Finistère. Un ministère du Service publicComme dans son récent livre "Nos lieux communs", lui est favorable à "un Etat fort", recentré "sur des domaines moins nombreux", et à des "collectivités libres". "Posons le cadre légal, les moyens nécessaires et laissons préfets et élus concevoir ensemble d'autres organisations", écrit-il, constatant "la réactivité et parfois l'inventivité" des territoires notamment dans la crise du coronavirus. "J'appelle de mes voeux la création d'un ministère du Service Public, chargé des relations avec les citoyens", poursuit le titulaire du perchoir, soutien de "l'égalité d'accès aux services de base".Il estime par ailleurs nécessaire d'"accélérer le déploiement du numérique" et souhaite une "discrimination positive" pour l'équipement en ordinateur des collégiens modestes. Pour une "rénovation énergétique globale des bâtiments d'habitation", il suggère un "opérateur unique pour intervenir auprès des particuliers" et une aide plus massive des plus modestes.Richard Ferrand passe en revue les priorités à l'emploi, la cohésion sociale, et encore la souveraineté, qui pourrait se traduire dans l'attribution des marchés publics notamment.Enfin, il souhaite une "planification renouvelée" : non pas "réinventer le Gosplan, mais travailler à anticiper les conséquences concrètes des grandes évolutions, sur des sujets comme le climat ou l'emploi".Piques à PhilippePlutôt que des réformes, le président de l'Elysée préconise une "modernisation" du pays, "apaisante, sereine". Il revient sur le conflit autour de la réforme des retraites, demeurant "convaincu de la pertinence du projet initial d'une retraite par points". "La dimension paramétrique jointe au débat a altéré la clarté du dispositif initialement prévu", assure-t-il dans une pique à Edouard Philippe qui la soutenait.Et de poursuivre à l'adresse du Premier ministre, à l'approche d'un remaniement : "Si des mesures telles que la limitation de vitesse à 80 km/h ou la taxe carbone sont devenues irritantes au point de mobiliser une frange de nos concitoyens (...), il n'est pas impossible que ce soit par défaut de méthode, plutôt que par leur contenu".
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Suite aux polémiques liées à la tournée de Bertrand Cantat dans toute la France et les manifestations de nombreuses associations, la ministre de la Culture, François Nyssen, a réagi en marge de son déplacement à Tours, relate France Info.
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"Il a le droit de vivre sa vie". Pour la première fois depuis la polémique qui entoure la tournée de Bertrand Cantat en France, la ministre de la Culture a tenu à réagir, rapporte France Info. Françoise Nyssen était en déplacement à Tours pour les assises du journalisme. Et elle a pris position clairement. "Bertrand Cantat a le droit de vivre sa vie (...) il a payé", a déclaré la ministre, tout en tenant "à rappeler le nom de Marie Trintignant", ajoutant que son ministère "n'a pas à intervenir sur les programmations, c'est la liberté de programmation", a-t-elle dit.Une courte allocution qui vient se greffer à la polémique entre pro-Cantat qui assistent à son concert, et ceux qui dénoncent son retour public. Lundi, l'ex-star de Noir Désir avait annoncé qu'elle renoncerait à toutes ses dates de festivals d'été, pour "mettre fin à toutes les polémiques et faire cesser les pressions sur les organisateurs ".Droit des femmesMardi, le chanteur avait encore fait parler de lui en allant au-devant de manifestants venus à l'appel d'une association féministe juste avant son concert à Grenoble. Il avait alors été l'objet d'insultes, de chansons détournées, de crachats et jet d'objets, le contraignant à rentrer rapidement dans la salle de concert.Mais la polémique n'est pas terminée. Après la prise de parole de la ministre de la Culture, c'est Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes qui lui a répondu. Elle se serait confiée à France 2 selon son entourage, en déclarant : "Marie Trintignant aussi avait le droit de vivre ". Le débat est encore loin d'être terminé.
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METEO - Un épisode pluvio-orageux particulièrement marqué est attendu sur les départements du pourtour méditerranéen à partir de ce lundi soir jusqu'à mercredi 23 octobre. L'Aude (11), l'Hérault (34) et les Pyrénées-Orientales (66) ont été placés en vigilance orange.
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Météo-France a placé trois départements du sud de l'hexagone en vigilance orages et pluie-inondation, en prévision d'intempéries qui devraient débuter ce lundi soir. Sont concernés : l'Aude (11), l'Hérault (34) et les Pyrénées-Orientales (66). L'Etat d'Andorre a également été placé en alerte dans ce bulletin de vigilance, émis ce lundi 21 octobre à 16h."Les orages seront localement violents, s'organisant parfois en ligne ou peu mobiles, générant alors de forts cumuls de pluie de l'ordre de 30 à 50 mm en peu de temps, 50 à 100 mm en quelques heures. Outre l'activité électrique, des chutes de grêle et de violentes rafales de vent sont attendues", prévient l'institut de surveillance météorologique.L'épisode d'intempéries devrait frapper en deux temps. "Après un probable affaiblissement, une nouvelle organisation pluvio-orageuse intense est attendue sur ces mêmes départements dans la nuit de mardi à mercredi", précise ainsi Météo-France. "Les cumuls prévus sur l'ensemble de l'épisode sont de l'ordre de 100 à 150 mm généralisés, localement 200 à 250 mm, voire ponctuellement davantage", est-il précisé.
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Les enfants de Jamal Khashoggi, journaliste saoudien assassiné en octobre 2018 dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, ont annoncé vendredi qu'ils pardonnaient aux tueurs de leur père.
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"Nous, les fils du martyr Jamal Khashoggi, annonçons que nous pardonnons à ceux qui ont tué notre père", a écrit sur Twitter Salah Khashoggi, fils de l'ancien journaliste du Washington Post.On ignore encore les conséquences légales de cette annonce par Salah Khashoggi, qui réside en Arabie saoudite.Jamal Khashoggi, critique du régime saoudien après en avoir été proche, a été assassiné et son corps découpé en morceaux le 2 octobre 2018 dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul où il s'était rendu pour récupérer un document.Selon la Turquie, Khashoggi a été étranglé puis son corps a été démembré lors d'une mission opérée par une équipe de quinze personnes. Les restes de l'éditorialiste de 59 ans n'ont jamais été retrouvés.Après avoir nié l'assassinat, puis avancé plusieurs versions contradictoires, les autorités de Ryad ont affirmé qu'il avait été commis par des agents saoudiens ayant agi seuls et sans ordre de hauts dirigeants.Le prince héritier Mohammed ben Salmane, dit MBS, a été désigné par des responsables turcs et américains comme étant le commanditaire du meurtre. Il a dit plus tard assumer la responsabilité du meurtre mais nié en avoir eu connaissance avant qu'il ne soit commis.A l'issue d'un procès opaque en Arabie saoudite, cinq Saoudiens ont été condamnés à mort et trois condamnés à des peines de prison. Onze personnes avaient été inculpées.Salah Khashoggi avait indiqué avoir "pleinement confiance" dans le système judiciaire saoudien, critiquant les opposants qui selon lui cherchaient à exploiter cette affaire.Le Washington Post a écrit en avril 2019 que les enfants du journaliste assassiné, y compris Salah, avaient reçu des maisons de plusieurs millions de dollars et étaient payés des milliers de dollars par mois par les autorités. La famille avait alors démenti.Il y a un mois, la justice turque a lancé des poursuites contre vingt personnes dont deux proches de MBS, l'ex-conseiller Saoud al-Qahtani et l'ancien numéro deux du renseignement, le général Ahmed al-Assiri, identifiés comme les commanditaires du meurtre.
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La municipalité de Séoul a ordonné la fermeture des bars et discothèques de la capitale en raison de l'apparition d'un nouveau foyer de contamination, qui fait craindre une résurgence de l'épidémie de coronavirus, jusqu'alors jugulée.
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Le président sud-coréen Moon Jae-in a exhorté la population à la plus grande vigilance, alors que le pays, qui était un des plus importants foyers de contamination au monde en février, avait suscité l'admiration des capitales étrangères pour ses résultats dans le combat contre le Covid-19.Plus d'une cinquantaine de nouveaux cas de contamination ont été rattachés à un homme de 29 ans testé positif après avoir fréquenté cinq clubs et bars le week-end précédent à Itaewon, l'un des quartiers branchés de Séoul.Les autorités sanitaires redoutent une flambée de nouvelles contaminations. Car on estime à 7.200 le nombre de personnes ayant également fréquenté les cinq établissements en question."La négligence peut entraîner une explosion des infections", a déclaré le maire de Séoul, Park Won-soon, précisant que la fermeture serait maintenue jusqu'à nouvel ordre. Il a aussi demandé aux personnes s'étant rendues dans ces établissements de se faire connaître.- "Désolant" -La province de Gyeonggi, qui entoure Séoul et compte 12 millions de personnes, a aussi décrété la fermeture de 5.700 établissements pour deux semaines à compter de dimanche.Sur les 34 nouveaux cas positifs au Covid-19 répertoriés dimanche en Corée du Sud, 24 étaient liés au foyer d'Itaewon, selon les Centres coréens de contrôle et de prévention des maladies (KCDC)."On ne peut que se désoler de l'émergence d'un nouvelle chaîne de contaminations dans les discothèques d'Itaewon", a déclaré à la presse le directeur des KCDC Jeong Eun-kyeong. Le pays était pourtant en train de retrouver une vie normale. Les autorités avaient assoupli mercredi les règles de distanciation sociale, en vigueur depuis mars.Le nouveau foyer de contamination "fait prendre conscience de ce que ce genre de situation peut se présenter n'importe quand, même lors de la phase de stabilisation", a déclaré dimanche M. Moon."Ce ne sera pas fini avant que ce soit vraiment fini", a poursuivi le président dans un discours prononcé pour le troisième anniversaire de son investiture. "Nous ne devons jamais baisser la garde pour ce qui est de la prévention de l'épidémie."La Corée du Sud était fin février le deuxième pays le plus touché au monde par le coronavirus, après la Chine où il était apparu. L'épidémie avait explosé à partir notamment d'une femme atteinte du virus qui avait contaminé de nombreux adeptes d'une organisation religieuse accusée par certains d'être une secte.Mais les autorités sont parvenues à maîtriser la situation en mettant en oeuvre une stratégie agressive de "traçage, test et traitement" qui a suscité de nombreux éloges. Elle est internationalement perçue comme un modèle dans sa gestion de la crise sanitaire.- Rues désertes -Au plan intérieur, ces succès ont valu à M. Moon un net regain de popularité dans les enquêtes d'opinion et un triomphe lors des législatives d'avril.Son Parti démocratique (centre-gauche) a obtenu la majorité absolue la plus large à l'Assemblée nationale depuis l'avènement de la démocratie en 1987, au terme d'un scrutin marqué, malgré la menace du nouveau coronavirus, par la participation la plus forte à des législatives depuis 28 ans.Les rues normalement bondées d'Itaewon était anormalement désertes dimanche après-midi, certains bars et discothèques arborant des affiches annonçant une "fermeture temporaire"."Ce genre d'incident peut se produire partout, et pas seulement à Itaewon", a estimé Kim Jae-sung, cuisinier dans le quartier."Nous espérons que les clients se montreront plus coopératifs quand nous leur demanderons leur nom pour le registre, car nous devons tous coopérer", a déclaré Lee Seung-wook, 22 ans, qui travaille dans un restaurant.Des lieux publics comme les musées et les galeries d'art viennent de rouvrir et les saisons professionnelles de certains des sports les plus populaires du pays, comme le baseball et le football, viennent aussi tout juste de débuter, avec des semaines de retard à cause du virus. Les écoles devraient rouvrir dans la semaine.
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Confronté à une épidémie de coronavirus sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, le chef d'état-major de la Marine a reconnu que les mesures prises à cette époque étaient insuffisantes.
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Comment le fleuron de la Marine nationale a-t-il pu être à ce point contaminé par le coronavirus ? C'est à cette question que doivent répondre deux enquêtes. L'une de commandement et l'autre épidémiologique, pour évaluer la gestion de la crise de l'encadrement militaire et le processus de contamination du bâtiment.Le commandement du porte-avions français Charles de Gaulle n'a transgressé aucune règle sanitaire, mais les procédures en vigueur à l'époque ne suffisaient manifestement pas face au Covid-19, a reconnu samedi 18 avril le chef d'état-major des armées.Invité au 20h de TF1, le général François Lecointre a admis que la lumière devait encore être faite sur les conditions dans lesquelles 60% de l'équipage du bâtiment nucléaire avaient été contaminés au nouveau coronavirus. Aucune transgression avérée"Il n'y a pas à ce stade d'enquête qui permette de dire que des gens ont spécifiquement transgressé ces règles", s'est-il défendu. "Et d'ailleurs je ne pense pas que ces règles, en l'état des connaissances qu'on a aujourd'hui, suffisaient en réalité, à partir du moment où les gens pouvaient sortir, pour être certain d'être protégé d'une contamination du coronavirus", a-t-il ajouté. "On a une enquête de commandement qui permettra de préciser, non pas pour juger, sanctionner, stigmatiser les gens, mais pour bien comprendre, ce qui s'est passé et en tirer des conclusions pour la suite", a-t-il précisé. 1.046 marins contaminésLes chiffres définitifs annoncés samedi à l'AFP font état de 1.046 marins du porte-avions testés positifs sur 1.760. Le bateau n'a été en contact avec aucun élément extérieur après une escale à Brest (ouest) du 13 au 16 mars, week-end durant lequel se sont tenues les élections municipales en France et lors duquel les restaurants étaient encore ouverts.
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Le Canada va lancer une application mobile de traçage des contacts afin de suivre la propagation de la pandémie de coronavirus, a annoncé jeudi le Premier ministre Justin Trudeau alors que le pays a passé la barre des 100.000 cas.
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Le téléchargement de cette application sera volontaire et cette technologie, développée en partenariat avec les sociétés canadiennes Shopify (commerce en ligne) et BlackBerry, sera disponible au niveau national "au cours des prochaines semaines"."On est en train de développer une application mobile à l'échelle du pays qui va informer des usagers s'ils ont été exposés au Covid-19", a annoncé M. Trudeau lors de son point presse quotidien. "Aucun renseignement personnel ne sera recueilli, partagé et aucun service de localisation ne sera utilisé: la vie privée des Canadiens sera respectée", a assuré M. Trudeau, précisant que le Commissaire à la protection de la vie privée avait été consulté. Ce type d'application, déjà lancé dans plusieurs dizaines de pays, a suscité des inquiétudes quant au respect de la vie privée.L'application alertera les utilisateurs ayant été en contact avec une personne testée positive au virus. A la différence d'autres applications, celle-ci ne sera pas gourmande en énergie pour la batterie du téléphone, a défendu M. Trudeau, appelant les Canadiens à la télécharger. Cette annonce intervient le jour où le Canada a dépassé les 100.000 cas, selon une compilation des chiffres officiels faite par les chaînes de télévision. La propagation du virus s'est nettement ralentie depuis plusieurs semaines dans tout le pays et la plupart des provinces ont commencé leur déconfinement.Avec plus de 8.300 morts, soit environ 220 morts par million d'habitants, le Canada pointe à la 11e place mondiale.Le Canada, qui compte environ 38 millions d'habitants, se classe derrière plusieurs pays européens (dont la Belgique, le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Italie et la France), ainsi que les Etats-Unis, pays le plus endeuillé par la pandémie, selon les données officielles compilées par l'AFP.Environ 90% des cas sont concentrés en Ontario et surtout au Québec, province qui compte à elle seule plus de la moitié des cas et des morts recensés dans tout le pays.Sur les 5.300 morts du Covid-19 au Québec, plus de 80% se trouvaient dans un établissement de soins pour personnes âgées.
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La classe politique attend d'Emmanuel Macron, qui s'adressera aux Français dimanche, qu'il s'exprime pas seulement sur le déconfinement et la sortie de crise mais aussi sur les manifestations anti-racisme.
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Après deux mois de quasi silence, Emmanuel Macron devrait, dans une allocution à 20 heures, esquisser les pistes de sortie de crise du coronavirus aux lourdes conséquences économiques et sociales.Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a souhaité sur France 2 que le chef de l'Etat "nous conduise sur les chemins du retour de la confiance" car "l'ambiance n'est pas bonne dans ce pays" et "le président de la République est le garant de la cohésion" de la Nation."J'espère qu'Emmanuel Macron aura d'autres choses à nous dire que simplement nous annoncer que l'état d'urgence sanitaire est levé et qu'il engagera cette bifurcation nécessaire" vers un autre modèle de société, a réclamé le coordinateur de La France insoumise Adrien Quatennens sur BFMTV."J'attends qu'il traduise dans les actes les mots qu'il avait prononcés lors de sa dernière allocution, il avait parlé de se réinventer" mais "on a l'impression que, dorénavant, tout sera comme auparavant", a déploré le député LFI.Le vice-président des Républicains Guillaume Peltier a demandé sur Cnews au président de réagir aussi à "l'actualité immédiate, à travers les manifestations, les violences, la question du racisme" et de "rappeler haut et fort que la France est une République une et indivisible, que la France, ça n'est pas les États-Unis".Sur ce même sujet, le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau a réclamé sur Europe 1 un "langage de fermeté" d'Emmanuel Macron et une réaffirmation de "l'autorité de l'Etat"."Je l'attends sur la reconnaissance d'un problème de racisme dans la police et le fait qu'il va y avoir des sanctions, des formations et la fin de ces contrôles au faciès, de ces discriminations persistantes", a souhaité pour sa part le secrétaire national d'EELV Julien Bayou sur Public Sénat.La cheffe des députés PS Valérie Rabault a jugé "important" au micro de Sud Radio qu'il s'exprime sur la relance de l'économie, mais aussi sur le retour à l'école, encore très lent, en réclamant "un peu de pragmatisme".Le porte-parole du RN Sébastien Chenu a affirmé sur FranceInfo que "ce qu'il faut c'est protéger aujourd'hui notre économie" mais à l'approche des grandes vacances, il a dit qu'il n'était "pas sûr que le débat soit celui de l'école". Marine Le Pen avait dit son opposition à la réouverture des écoles avant septembre.
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Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le président de la République n'est pas le mieux payé à l'Élysée. Comme le révèle Challenges, plusieurs de ses collaborateurs sont mieux rémunérés que lui.
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Avec l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée, certaines pratiques ont changé. C'est le cas notamment de la grille salariale. Si François Hollande, qui avait diminué de 30% son salaire, avait décidé que personne dans son entourage ne gagnerait plus que lui, ce n'est pas le cas d'Emmanuel Macron. En effet, selon Challenges, certains collaborateurs du chef de l'État seraient rémunérés plus que lui. C'est le cas notamment du secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, qui émarge à 15 000 net par mois, contre 13 884 euros pour le président de la République. Les salaires des conseillers de l'Élysée oscillent entre 6 000 et 15 000 net par mois, alors que sous François Hollande, leur rémunération était plafonnée 13 000 euros, rappelle le magazine.Si les salaires des collaborateurs d'Emmanuel Macron sont plutôt confortables, ils restent néanmoins inférieurs à ceux que percevaient les conseillers de Nicolas Sarkozy. Henri Guaino, Patrick Ouart ou encore Catherine Pégard percevaient par exemple plus de 20 000 euros net par mois. Si le nombre de conseillers ministériels a été largement revu à la baisse par Emmanuel Macron, les salaires en revanche ont quant à eux été sensiblement augmentés. "Les effectifs ont fondu dans les cabinets ministériels, mais les rémunérations ont explosé", confie à Challenges René Dosière, ancien député PS de l'Aisne. Pendant le quinquennat de François Hollande, un conseiller ministériel percevait en moyenne 7624 euros brut contre 9 186 euros sous Emmanuel Macron, soit une hausse de 20%. Les grands gagnants : les ministères de la Santé, de la Justice et des Finances. Selon René Dosière, 80 conseillers ministériels percevraient même un salaire supérieur à leur ministre.
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Pour la photographe iranienne Gohar Dashti, la pandémie de nouveau coronavirus qui a frappé le monde est l'occasion de promouvoir la notion de responsabilité collective, car "le monde ne fait qu'un", souligne-t-elle.
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Férue de vidéos et de photos, l'artiste de 40 ans a créé un ensemble d'oeuvres explorant la relation entre la nature et les Hommes contraints à l'exil et à endurer les souffrances de la guerre et des chamboulements sociétaux.L'épidémie doit nous faire réaliser notre responsabilité envers autrui, "que nous sommes tous dans le même bateau", dit-elle à l'AFP de Cambridge, près de Boston (Etats-Unis), où elle réside depuis des années."Le monde ne fait qu'un. Si un arbre est coupé en Afrique, cela a un impact sur la vie de quelqu'un en France", relève la jeune femme, qui exhorte à une prise de conscience."C'est une bonne chose que nous comprenions la relation entre le monde, l'économie et la nature, et peut-être que cette épidémie nous a permis de repenser à tous ces enjeux", espère-t-elle.Cette relation entre la nature et l'humanité traverse depuis une quinzaine d'années l'oeuvre de Gohar Dashti, exposée dans le monde entier dont de prestigieuses collections permanentes. Dans ses mises en scène, elle place ses sujets dan des grands paysages naturels, en plan large, pour mieux examiner les questions sociales et d'identité.La vie de Gohar Dashti a elle-même été marquée par la guerre: elle est née au Khouzestan, dans le sud-ouest de l'Iran, au début de la guerre entre Téhéran et Bagdad (1980-88), qui a ravagé la région et fait environ 500.000 morts côté iranien, selon les historiens.- Solidarité - L'une de ses séries, "Today's Life and War" ("La vie et la guerre d'aujourd'hui"), met en scène le quotidien d'un couple, avec l'irruption de tanks et soldats en arrière-plan.Une autre oeuvre, "Stateless" ("Sans Etat"), réalisée entre 2014 et 2015, recrée des scènes familières des couvertures de magazines, avec des réfugiés et migrants, mais d'une façon théâtrale sur fond de paysages vastes et démesurés.Avec la pandémie, Gohar Dashti espère donc que les gens, surtout dans les pays riches, prendront conscience que les souffrances à l'autre bout du monde les concernent aussi."Qu'ils comprennent qu'ils ne sont pas à part", insiste l'artiste."Nous voyons la guerre dans les médias et nous pensons que cela n'a rien à voir avec nous, que c'est le problème de l'Afghanistan ou du Yémen. Mais ce qui se passe actuellement prouve que cela nous concerne tous (...), nous ne pouvons rester silencieux", clame-t-elle.- Résilience - Selon elle, les Iraniens "ont fait preuve de beaucoup de solidarité" face à la pandémie, dans des "conditions très difficiles" car ils ont déjà "connu des crises".Avec plus de 167.000 contaminations et plus de 8.100 morts officiellement enregistrés, l'Iran est le pays le plus touché par la pandémie au Moyen-Orient."Les conditions créées par le coronavirus partout dans le monde nous enseignent comment vivre avec l'instabilité", estime-t-elle. "Les artistes et les migrants peuvent mieux gérer ces situations" car "ils savent comment vivre et travailler avec un futur inconnu."Malgré l'annulation et le report de certaines de ses expositions liées à son projet "Land/s" ("Terre/s"), la photographe poursuit son travail, dont le rythme a été affecté par la pandémie.En échange, "je passe beaucoup de temps avec mon fils de quatre ans, je lui donne des leçons. J'ai l'impression de n'avoir jamais passé autant de temps avec lui", relève-t-elle.Autre opportunité offerte par cette drôle d'époque: du temps libre pour "se promener dans la nature", ajoute l'artiste qui compte ainsi approfondir le lien entre l'humanité et son environnement.
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S'il reconnaît que l'ancien président "suscite un intérêt", Éric Woerth estime que la priorité de la droite à l'heure actuelle n'est pas de se trouver un chef mais de ressusciter une pensée collective.
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Après la défaite historique des Républicains aux élections européennes, Nicolas Sarkozy peut-il être un recours, comme le réclament certains au sein du parti ? "Il suscite un intérêt, c'est évident", a reconnu Éric Woerth, invité dimanche 23 juin du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Échos. "C'est quelqu'un qui a une personnalité si forte, une capacité d'attraction, parfois de répulsion. Il a marqué beaucoup ces 20 dernières années en termes politiques", a poursuivi celui qui fut le ministre du Budget de l'ancien chef de l'État, sans pour autant répondre franchement à la question. "Son quinquennat aujourd'hui apparaît plutôt comme une réussite dans la crise qu'on a traversé", a-t-il ajouté.La sortie d'un "livre personnel", intitulé Passions, jeudi prochain, n'est-il néanmoins pas le signe de de sa volonté de revenir sur le devant de la scène ? "Est-ce qu'il a tourné une page, est ce qu'au contraire il ouvre une nouvelle page ? Personne ne peut le dire", estime-t-il, tout en précisant "qu'en politique, il faut toujours laisser les portes ouvertes". Éric Woerth "ne croi(t) pas" par ailleurs que les déboires judiciaire de l'ancien président de la République, renvoyé en correctionnelle dans l'affaire dites "des écoutes", puissent être un frein à un éventuel retour."Il manque une pensée collective"Le député de l'Oise est également revenu sur l'éclatement des Républicains. Selon lui, la priorité n'est pas de désigner un nouveau président du parti, mais de rebâtir un projet politique commun. "Il ne faut pas chercher quelqu'un pour l'instant", a-t-il affirmé. "Il faut un chef mais on ne peut pas le décréter, on ne peut pas le trouver comme ça". Vers un retour en politique de Nicolas Sarkozy ? "Il faut toujours laisser les portes ouvertes", estime Eric Woerthpar Europe 1Selon lui, "la droite ne réussira à renaître que si elle a un socle d'idées qui lui-même a été rénové, reconstruit." "Il y a aujourd'hui une très grande dispersion des talents, a-t-il déploré. Il manque une pensée collective. Elle existait à l'époque de Nicolas Sarkozy, notamment au moment de la conquête (de l'Élysée, ndlr) de 2007."
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Les services chargés de la lutte contre les drogues estiment que le confinement a provoqué une diminution des trafics comprise entre 30 et 40%, a déclaré vendredi Christophe Castaner.
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"Durant le confinement, les trafics ont été fortement touchés et on estime qu'ils ont diminué de 30 à 40%", a affirmé le ministre de l'Intérieur qui a cependant mis en garde contre l'ancrage de "nouvelles pratiques", lors d'une conférence de presse, au siège de l'Office antistupéfiants (Ofast), à Nanterre.M. Castaner fait notamment référence au développement de la cannabiculture et "l'ubérisation" des trafics renforcées par les réseaux sociaux, à savoir les commandes et livraisons à domicile de drogues. Ce chiffre de 30 à 40% est une estimation qui correspond à plusieurs facteurs, a détaillé la cheffe de l'Ofast, Stéphanie Cherbonnier: la baisse des faits constatés, du volume de produits saisis, du nombre de personnes interpellées ou "les informations qui nous remontent sur la disponibilité des produits".Pour les services en charge de la lutte contre les stupéfiants, le confinement a d'abord provoqué une importante désorganisation, voire une "sidération" chez les trafiquants qui ont rapidement cherché de nouvelles voies d'acheminement des produits en France. Une "rupture de l'approvisionnement" a été constatée avec à la clef une désorganisation des points de deal mais les "délinquants ont fait preuve de beaucoup d'ingéniosité", avec la mise en place de nouvelles méthodes de revente. Cette période de ruptures dans le trafic de stupéfiants a permis à l'Ofast d'estimer à 10 jours les stocks avant "pénurie" de produits. Celle-ci s'est traduite par une augmentation "massive" des prix, au détail comme en gros, de l'ordre de 30 à 60% par exemple pour le cannabis. Selon M. Castaner, les 55 jours de confinement qui ont provoqué une contraction du marché des stupéfiants ont pu aiguiser les rivalités entre trafiquants, ce qui a pu "réveiller ou exacerber" certaines guerres de territoires. Ainsi, à Rennes, l'agression d'un trafiquant au mois d'avril a provoqué trois tentatives de règlements de comptes, qui se sont soldées par huit interpellations. Reste que comme le montrent de récentes saisies de cannabis, les trafiquants ont continué de vouloir importer de volumineuses cargaisons de drogues. Ainsi, dans la nuit du 23 au 24 avril, les Douanes ont mis la main sur 645 kg de cannabis dans un camion, en région lyonnaise. Mardi, toujours dans la grande agglomération lyonnaise, deux véhicules "go-fast" ont été interceptés par la police qui a découvert 430 kg de cannabis et 10 kg de cocaïne, témoignant d'une volonté de reprise rapide des approvisionnements.
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Le chauffeur de bus de 59 ans est en état de mort cérébrale.
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"Ce n'est pas mon père qui respire, c'est la machine. On sait que c'est fini", a confié au journal Sud-Ouest sa fille Marie, 18 ans.Le parquet de Bayonne a demandé mardi la mise en examen de deux jeunes hommes pour tentative d'homicide volontaire, accusés d'avoir roué de coups dimanche un chauffeur de bus qui voulait contrôler un ticket et exigeait le port du masque.Le procureur adjoint Marc Mariée a annoncé en conférence de presse avoir demandé le placement en détention de deux hommes, âgés de 22 et 23 ans et connus des services de police, ainsi que de deux autres mis en cause.Pour ces derniers, des trentenaires, le parquet demande pour l'un une mise en examen pour "soustraction de criminel à l'arrestation et aux recherches et non assistance à personne en danger" et, pour l'autre, pour "non assistance à personne en danger".Le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari est arrivé mardi soir à Bayonne pour rencontrer les chauffeurs de bus du réseau de transports de l'agglomération bayonnaise Chronoplus. Ceux-ci ont exercé leur droit de retrait lundi matin et assurent qu'ils ne reprendront pas le travail "avant les obsèques".Une marche blanche est organisée mercredi à Bayonne à partir de 19h30 à l'initiative de l'épouse, des filles, de la famille et des collègues de Philippe Monguillot, a par ailleurs annoncé la mairie.Le cortège doit partir de l'arrêt de bus où a eu lieu le drame pour rallier la cour de l'hôpital de Bayonne.Des faits particulièrement violentsLors de sa conférence de presse, le procureur adjoint de Bayonne a donné des précisions sur les faits, évoquant une agression "d'une extrême violence".Dans un premier temps, "trois personnes, dont une avec un chien, montent dans le Tram'bus à l'arrêt Gare de Bayonne", a-t-il expliqué."Un quatrième homme monte ensuite à l'arrêt Balichon. Le chauffeur veut alors contrôler son ticket et demande aux trois autres de placer un masque sur leur visage. Les insultes fusent puis il y a une bousculade. Le chauffeur est poussé hors du bus. Là, deux des individus lui donnent de violents coups de pieds et de poings dans la partie haute du corps et notamment vers sa tête".Les quatre hommes prennent la fuite en laissant le chauffeur "inconscient sur le trottoir" et vont "se réfugier dans l'appartement de l'un d'eux", a-t-il ajouté, assurant que "rien n'explique cette extrême violence".Un premier suspect a été arrêté dès dimanche. Quatre autres l'ont été lundi, dont un mineur rapidement mis hors de cause."La violence des coups, leur visée et les déclarations (lors des auditions) me permettent de retenir la qualification de tentative d'homicide volontaire pour les deux mis en cause qui ont porté les coups", a déclaré le procrueur.Les quatre hommes doivent être présentés à un juge d'instruction en vue de leur mise en examen.
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METEO - Les fortes chaleurs qui écrasent la France devraient progressivement s'évacuer à partir de mercredi 12 août.
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La canicule durable qui s'est installée en France métropolitaine vit enfin ses derniers jours, selon les prévisions de Météo-France, qui met toutefois en garde face à l'arrivée des orages par l'ouest du pays. 15 départements sont toujours en niveau maximal d'alerte (rouge). La vigilance orange a quant à elle été levée dans les départements de Haute-Garonne et d'Ariège."L'épisode caniculaire se prolongera demain mercredi sur le nord et l'est du pays tandis que les températures commenceront à baisser par l'ouest en liaison avec une dégradation orageuse de grande ampleur à la quelle il faudra prêter attention", prévient ainsi l'institut de prévision météorologique. "Jeudi la baisse des températures se généralisera à l'ensemble du territoire. La canicule prendra fin", précise encore le bulletin émis par Météo-France mardi 11 août, à 16h.
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La ministre de la Justice essuie le feu nourri de l'opposition, notamment de droite, après ses propos sur l'affaire "Mila". Accusée de remettre en cause le droit au blasphème, elle s'est défendue, concédant une phrase "maladroite".
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"Je n'avais pas à dire ça, c'est sûr"', concède t-elle."Quand on est Garde des Sceaux on n'a pas le droit d'être maladroit avec le droit". Le chef de file des députés LR Damien Abad s'est en pris à Nicole Belloubet, après le tollé provoqué par sa phrase sur la critique des religions. La ministre de la Justice a plaidé la maladresse et assuré ne pas remettre en cause "le droit de critiquer la religion", après avoir assimilé mercredi matin la critique des religions à "une atteinte à la liberté" à propos de l'affaire Mila, du nom de cette adolescente de l'Isère déscolarisée après avoir été menacée de mort sur les réseaux sociaux en raison de propos hostiles à l'islam. "Dans une démocratie, la menace de mort est inacceptable (...). L'insulte à la religion c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c'est grave, mais ça n'a pas à voir avec la menace (de mort, ndlr)", avait déclaré la ministre sur Europe 1. "On peut critiquer les religions. Pas inciter à la haine", avait-elle ensuite ajouté, reconnaissant par ailleurs une phrase maladroite.Ce jeudi 30 janvier, la ministre a admis une "erreur" : "Je n'avais pas à dire ça, c'est sûr", a t-elle reconnu ce jeudi 30 janvier à l'antenne de Radio Classique. "La phrase prise en tant que telle, c'est une erreur, évidemment, il n'y a aucun doute là-dessus". "Mon propos, il était et il est forcément général". "On ne rétablit pas le blasphème. Jamais ni dans ma pensée ni dans mes propos on ne peut lire ça. On a le droit de critiquer une religion, c'est très clair, ça fait partie de la liberté d'expression et il n'est pas question de revenir là-dessus", a t-elle poursuivi."Vous aggravez votre cas!" lui répond quant à elle la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.Du côté des Républicains, les critiques sont aussi nombreuses. "Cela laisse perdurer l'idée qu'il y aurait un délit de blasphème en France, ce qui est totalement faux: on a le droit de critiquer une religion, et heureusement, ça s'appelle la liberté d'expression", a réagi Damien Abad à l'antenne de France Inter. Selon lui, les propos de la ministre, même si elle est revenue dessus par la suite, "montrent surtout une arrière-pensée avec une dérive assez dangereuse et inquiétante. Ce gouvernement aujourd'hui a du mal parfois à mettre des mots à une réalité: sur ce sujet, ce qui est d'abord condamnable en premier, même si on a eu les propos très vulgaires de Mme Mila, ce sont les menaces de mort qu'elle a encourues et qui sont inacceptables". Il a à cet égard plaidé pour "lever l'anonymat sur les réseaux sociaux", car cet anonymat "permet tout". "La loi du numérique ne doit pas être la loi de la jungle dans un Etat de droit".Le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau avait, lui, fustigé mercredi "une totale inversion du sens": "qui menace la liberté de conscience? Mila ou bien cet islam politique qui tord nos valeurs? Cessons d'être naïfs et surtout cessons d'être faibles !", avait-il lancé dans un tweet. Le député Eric Ciotti avait de son côté accusé le gouvernement de "légitimer la haine des islamistes contre Mila", appelant sur Twitter "la République" à "se lever face à l'islamisme" et Emmanuel Macron à "sortir de sa torpeur et de son silence" sur ce sujet.
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Quelque 150 personnes, parfois encagoulées et armées, étaient à nouveau rassemblées lundi dans le quartier sensible des Grésilles à Dijon après un week-end déjà marqué par une série d'expéditions punitives menées dans la même zone par des membres de la communauté tchétchène.
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Quelques poubelles et une voiture ont été incendiées, et plusieurs individus armés ont tiré plusieurs fois en l'air en début de soirée, ont indiqué à l'AFP des sources policières.Ce nouveau rassemblement tendu, le quatrième en autant de jours à Dijon, survient après l'envoi lundi d'un renfort d'une centaine de forces de l'ordre, qui a suivi des violences "inédites" ce week-end lors de trois expéditions punitives menées par des dizaines de Tchétchènes, selon la police.Selon la préfecture, un escadron de gendarmes mobiles, soit 110 militaires, devait être déployé ce lundi soir.Vendredi soir, samedi soir et dimanche soir, plusieurs dizaines voire centaines de Tchétchènes, selon la police, se sont rassemblés dans le centre-ville de Dijon puis aux Grésilles, dans le cadre d'un apparent règlement de comptes. Le maire, François Rebsamen, a lui-même pu constater, dans la nuit de vendredi à samedi alors qu'il rentrait chez lui, qu'une centaine de personnes, certaines armées de battes de baseball et encagoulées, avaient fait irruption place de la République, en plein centre-ville. "Ces faits sont inacceptables et totalement inédits", a commenté le maire à l'AFP, qui brigue un quatrième mandat. - Représailles -Selon des sources policières, l'expédition aurait été lancée à la suite de l'agression, le 10 juin, d'un jeune homme de 16 ans issu de la communauté tchétchène.Dans un communiqué, le préfet Bernard Schmeltz a évoqué des "violences" perpétrées, "semble-t-il dans le cadre d'un règlement de comptes entre des membres de la communauté tchétchène de France et des résidents" de la métropole dijonnaise.Une cinquantaine de Tchétchènes, selon la police, sont revenus dans la nuit de samedi à dimanche à Dijon, dans le quartier sensible des Grésilles cette fois. Un homme, gérant d'une pizzeria, a été grièvement blessé par balles, selon la même source.Une troisième expédition a encore mobilisé, dans la nuit de dimanche à lundi, 200 tchétchènes, également aux Grésilles, selon une source policière qui précise que les incidents de Dijon n'ont rien à voir avec des violences survenues dans la nuit de dimanche à lundi à Nice. Ces derniers sont intracommunautaires, fait-on savoir de même source.Dans une interview au quotidien local Le Bien Public, un homme se présentant comme un Tchétchène et disant avoir participé à l'expédition a confirmé que l'opération visait à venger un "jeune de 16 ans", membre de la communauté tchétchène, qui aurait été "agressé" par des dealers. " Nous étions une centaine (dans la nuit de vendredi à samedi, ndlr), venus de toute la France, mais aussi de Belgique et d'Allemagne (...) Nous n'avons jamais eu l'intention de saccager la ville ni de nous en prendre à la population", ajoute le Tchétchène au Bien Public. Selon le procureur de Dijon, Eric Mathais, aucune interpellation n'avait été effectuée lundi en milieu de journée et "six blessés" ont été enregistrés "au total dans trois épisodes successifs (vendredi, samedi et dimanche soir)".Une enquête a été ouverte, "en particulier pour tentative de meurtre en bande organisée, dégradations, incitation à la violence", en cosaisine entre la police judiciaire et la sécurité publique, selon M. Mathais.
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La présidente de la région Île-de-France affirme que les "armes doivent être du côté de la loi".
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Pour Valérie Pécresse, qui formulait ses voeux aux forces de sécurité, jeudi, ce terme a pour effet "d"affaiblir les forces qui nous protègent". Pour cette raison, la présidente de la région Île-de-France préfère ne pas parler de "violences policières", afin de ne pas placer "au même niveau la violence à laquelle nos forces de sécurité doivent faire face et (...) la faute professionnelle d'un agent en service". Valérie Pécresse juge également qu'une "faute individuelle, humaine, ne peut pas être le prétexte pour lâcher la meute et salir toute une profession". Aussitôt, Valérie Pécresse a tenu à assurer qu'elle pensait que "les fautes professionnelles doivent bien sûr être sanctionnées mais (...) notre pays a avant tout besoin d'autorité, d'une autorité sereine, et certainement pas d'affaiblir les forces qui nous protègent."La présidente du mouvement "Libres!" a ensuite estimé que "les armes doivent être du côté de la loi. Nos forces de sécurité ne peuvent pas être désarmées. Elles doivent avoir les moyens d'agir pour rétablir l'ordre mais aussi pour se défendre".Gratuité des transports pour tous les policiersCe jeudi, elle a également annoncé accorder la gratuité des transports en Île-de-France "à tous les policiers", elle s'est dite "prête à aller plus loin" en les aidant "à accéder plus facilement au logement social", ajoutant : "J'entends certains dire que la sécurité n'est pas une compétence régionale. Moi je l'assume."Un budget sécurité en augmentationLe budget sécurité de la région a augmenté et "atteint plus de 30 millions d'euros en 2020", a-t-elle détaillé, ce qui a notamment permis de financer ou rénover 46 commissariats et casernes, 227 véhicules, 760 gilets pare-balles, 485 bâtons de défense, 494 radios, 393 caméras piétons et embarquées et 27 motos, et de financer près de 5.000 caméras de vidéoprotection.Enfin, Valérie Pécresse a annoncé que la Garde des Sceaux lui avait demandé "de financer la sécurisation et la création de nouvelles places dans les prisons d'Île-de-France. Comme nous avons à la région la sécurité au cœur, nous avons une nouvelle fois répondu présent".
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Le Comité européen de la protection des données (EDPB) a annoncé mercredi se pencher sur les pratiques du réseau social TikTok et mis en garde contre l'usage par les polices européennes de la technologie de reconnaissance faciale de Clearview AI.
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Le régulateur européen, qui tenait sa 31e session plénière, a annoncé sa "décision de mettre en place une équipe destinée à coordonner de potentielles actions et à acquérir une vision plus complète des pratiques de TikTok dans l'UE".Avec ses courtes vidéos, cette plateforme du Chinois ByteDance prisée des jeunes adolescents était déjà en pleine croissance avant la pandémie. Elle a encore gagné en popularité à l'occasion du confinement, ralliant désormais de nombreux adultes.L'eurodéputé allemand Moritz Körner (Renew libéral) s'est inquiété des méthodes de collecte des données de ce réseau social, qui en 2019 s'était vu infliger par le régulateur du commerce américain, la Federal Trade Commission (FTC), une amende de 5,7 millions de dollars pour avoir collecté illégalement des données personnelles de mineurs.Par ailleurs, à propos de la technologie de reconnaissance faciale de la société américaine Clearview AI, l'EDPB a dit "partager" les inquiétudes d'eurodéputés sur "certains développements".Le régulateur européen juge que "l'usage d'un service comme Clearview AI par les autorités de police dans l'Union européenne risque, en l'état actuel, de ne pas être compatible avec le régime européen de protection des données".En février, le régulateur canadien a annoncé avoir lancé une enquête sur l'utilisation par la police fédérale de la technologie de Clearview AI.La reconnaissance faciale est de plus en plus utilisée par les forces de police et les agents de douane à travers le monde, mais aussi pour "identifier" des personnes sur les réseaux sociaux ou déverrouiller des smartphones et des voitures.Le New York Times a consacré en janvier une enquête à la start-up américaine Clearview AI expliquant que cette dernière a mis au point un outil qui lui a permis de créer une base de données, à partir de la copie de plus de 3 milliards d'images sur les réseaux sociaux, sans le consentement de leurs propriétaires. Plus de six cents services de police ont commencé à utiliser l'outil, selon le quotidien.
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L'insoumise Raquel Garrido a annoncé dans une interview au JDD ce dimanche 12 novembre qu'elle se retirait de la vie politique afin de se consacrer pleinement à sa profession d'avocate et de chroniqueuse dans l'émission de Thierry Ardisson sur C8, "Salut les Terriens". La raison invoquée par la porte-parole du mouvement de Jean-Luc Mélenchon : le Conseil supérieur de l'audiovisuel le lui aurait exigé, en la plaçant devant un ultimatum.
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"Soit renoncer à mon engagement politique soit être décomptée France insoumise. [...] Le CSA a exigé un retrait total de mes activités politiques", explique-t-elle dans les colonnes de l'hebdomadaire. La France Insoumise : Raquel Garrido sur le départ ?par 6MEDIASUne version que conteste le CSA. Contacté par Le Lab d'Europe 1, le gendarme de l'audiovisuel met les choses au clair : "Le CSA a bon dos. Nous n'avons rien exigé de madame Garrido. Nous n'avons évidemment rien demandé. C'est une décision personnelle". Dans ce cas-là, pour quelle raison la compagne de l'insoumis Alexis Corbière aurait-elle décidé de quitter la vie politique ? Si le mélange des genres pouvait gêner une partie de l'opinion publique, c'est une autre problématique qui a pressé la Franco-Chilienne à choisir.La société de production de l'émission de Thierry Ardisson aurait en effet récemment contacté le CSA pour savoir si les chroniques de Raquel Garrido seraient comptabilisées comme du temps de parole politique ; le CSA répond par l'affirmative. "Nous leur avons confirmé que ce serait compté de la sorte, que c'était la règle. On applique les règles, point. Ensuite, c'est à l'éditeur [du programme] ou à la personne concernée de prendre leurs décisions", explique-t-on, du côté de l'autorité indépendante.
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Les Français coincés au Maroc après la suspension des liaisons aériennes vont pouvoir rentrer chez eux en avion, comme l'a annoncé Jean-Yves Le Drian dans un tweet ce samedi 14 mars.
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C'est un soulagement pour les Français coincés au Maroc. Le pays a suspendu vendredi 13 mars les liaisons aériennes et maritimes, notamment vers la France, pour prévenir la propagation du nouveau coronavirus. Les vols ont finalement été autorisés afin de permettre aux ressortissants français de rentrer chez eux, comme l'annonce le chef de la diplomatie française ce samedi 14 mars. Quelques milliers de touristes français sont bloqués, essentiellement à Marrakech et Agadir, depuis la suspension des vols vers la France et d'autres pays européens. Depuis jeudi soir, les autorités marocaines égrènent les interdictions et ont suspendu "jusqu'à nouvel ordre" des liaisons aériennes vers la France, l'Algérie, l'Espagne, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, le Portugal après l'Italie, déjà bloquée. Le trafic maritime des passagers est également suspendu dans tous les ports de Méditerranée et de l'Atlantique."Je me suis entretenu à plusieurs reprises avec mon homologue Nasser Bourita hier et ce matin pour faciliter le retour de nos compatriotes du Maroc", a fait savoir Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, sur Twitter. "Des premiers vols ont pu repartir ce matin vers la France", a-t-il continué. "Les autorisations nécessaires pour l'organisation des vols retour seront données. Notre ambassade au Maroc et le centre de crise du ministère sont pleinement mobilisés au service de nos ressortissants", a ajouté Jean-Yves Le Drian."Il y a de moins en moins de vols et de plus en plus de pays qui ferment leurs frontières, quelques avions sont partis dans la nuit, quelques vols sont toujours programmés, des avions vont venir à vide pour rapatrier les cas les plus urgents", précise la source diplomatique jointe par à l'AFP. Marrakech, l'aéroport le plus fréquenté du Maroc, est bondé. "On nous dit depuis hier que l'espace aérien est fermé, des tas de gens ont dormi à l'aéroport, il y a des femmes enceintes, des familles avec des enfants, tout le monde est à bout de nerf", s'indigne Sabrina, une Parisienne de 30 ans.L'Europe : l'épicentre de la pandémie"Macron, un avion", s'époumonent des voyageurs autour d'elle. A l'intérieur, des passagers tentent de changer leurs billets aux comptoirs, mais tous les avions sont pleins, selon le bureau d'information de l'aéroport. L'Europe est devenue l'épicentre de la pandémie. L'Espagne est un des pays les plus affectés par le nouveau coronavirus, avec plus de 5.700 cas recensés et au moins 136 décès. En France, on décompte 79 morts et plus 3.600 contaminations.Le Maroc reste relativement épargné avec 17 cas détectés, dont un est décédé et un autre guéri, selon le dernier bilan publié par les autorités qui ont recensé neuf nouveaux cas dans la nuit de vendredi à samedi. Les cours ont été suspendus dans les écoles et les universités, les événements sportifs se tiennent à huis clos, les rassemblements publics de plus 50 personnes sont proscrits mais il n'est pas sûr que cette mesure concerne les prières collectives dans les mosquées.
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Le ministère de l'Éducation nationale a annoncé vendredi 21 juin avoir porté plainte pour "suspicions de fuites" après une épreuve de mathématiques.
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Six candidats au baccalauréat ont été placés en garde à vue mardi 2 juillet dans la soirée et mercredi matin à Marseille et Paris. Ces interpellations portent à 18 le nombre de lycéens actuellement interrogés dans l'enquête sur des soupçons de fraude concernant des épreuves de mathématiques, a-t-on appris auprès du parquet de Paris.Au cours d'un premier coup de filet, mardi matin, treize candidats à l'épreuve de mathématiques des séries S (scientifique), et à celle des ES (économique et sociale), aussi passée par les lycéens en filière L (littéraire) avaient déjà été interpellés, également du côté de Marseille et Paris. Les gardes à vue de 12 d'entre eux sont encore en cours et la treizième a été levée mercredi matin, a précisé le parquet.Mardi matin, sept majeurs et six mineurs ont été interpellés en région parisienne et marseillaise dans le cadre d'une enquête pour "fraude aux examens, abus de confiance et recel de ce délit" confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), a indiqué le parquet de Paris. Les investigations, confiées à la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne, devront établir si des candidats ont obtenu les sujets en amont et par quel moyen. Des fuites organisées par Whatsapp ou SMS Le ministère de l'Éducation nationale avait annoncé vendredi 21 juin avoir déposé plainte après des "suspicions de fuites" de sujets du bac de mathématiques de série ES et L. "Il s'agit d'une zone géographique extrêmement limitée : trois à quatre établissements en Ile-de-France dans lesquels quelques élèves, quelques candidats auraient reçu par des réseaux privés et non pas par des réseaux sociaux les sujets en amont des épreuves" qui se sont tenues vendredi, a indiqué Jean-Marc Huart, le numéro 2 du ministère. Les candidats auraient échangé ces sujets par la messagerie Whatsapp ou par SMS. Compte tenu du "caractère extrêmement limité de cette fuite", les candidats n'avaient pas été rappelés pour repasser l'épreuve.
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Elle l'aime depuis près de vingt ans. L'actrice Nathalie Marquay est en couple avec Jean-Pierre Pernaut.
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Et la notoriété de la star du 13 heures de TF1 peut être un handicap, révèle Nice-Matin.Nathalie Marquay nage en plein succès avec la pièce de théâtre "Régime présidentiel", qu'elle a coécrit avec son mari Jean-Pierre Pernaut. De passage sur la Côte d'Azur pour deux représentations et quelques jours de vacances, le couple a accordé un entretien à Nice-Matin.Dans "Régime présidentiel", l'ancienne Miss France joue une femme très ambitieuse qui fait tout pour que son époux, Philippe Risoli, devienne président de la République. "Ça ne serait vraiment pas mon truc. S'il voulait se présenter, je lui dirais non direct !", a assuré Nathalie Marquay, qui révèle au quotidien qu'être "femme de" journaliste star n'est déjà pas facile : "Les portes se ferment tout le temps. On doit se battre en permanence. Tourner un téléfilm sur une chaîne concurrente de TF1, c'est compliqué. Les réalisateurs sont OK. Mais la chaîne dit que Nathalie Pernaut sur France 2, ça ne va pas le faire. Et sur TF1, c'est non. Pour ne pas donner l'impression que je suis pistonnée".Nathalie Marquay relativise néanmoins, grâce au théâtre et aussi au cinéma. "Normalement, je vais tourner dans un film qui va s'appeler "Mayday", du côté de Saint-Rémy-de-Provence", a-t-elle annoncé à Nice-Matin. Quant à Jean-Pierre Pernaut, s'il écrit les pièces, il rejette l'idée d'imiter son épouse : "La comédie, c'est tellement technique, tellement difficile..."
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Au Mondial La Marseillaise à pétanque, on se bouscule pour voir pointer Marco Foyot, une légende. A 67 ans, le "Parisien" vise une 7e victoire et s'est associé avec la star Dylan Rocher, un peu comme si Platini jouait avec Neymar.
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Mèche blanche sur le côté, yeux en amande, Marco Foyot relève le col de son polo orange. "Ce Mondial est la plus belle compétition. Pour 20 balles, les gens peuvent jouer contre des champions du monde", glisse-t-il.Ceux qu'il a battus sèchement 13-1 lundi en ont fait l'expérience. Ils n'avaient probablement jamais vu autant de public autour du terrain. De quoi agacer les compétiteurs anonymes à côté. "Nous aussi on joue, y a pas que lui", s'agace l'un. "Vous pouvez vous pousser?", hurle un autre.Les esprits s'échauffent vite dans les allées du parc Borély, à deux pas de la Méditerranée. Tout le monde parle encore de la bagarre de dimanche qui a opposé une triplette de joueurs du coin à trois Belges qui revendiquaient la victoire.- Parigot -"Marco Foyot est le plus méridional des +Parisiens+", s'amuse Pierre Fieux, chroniqueur de référence pour le site boulistenaute.com.Eh oui, c'est à Meaux, à une soixantaine de kilomètres de Paris, loin de Marseille et de La Ciotat où est née la pétanque en 1907, que Jean-Marc Foyot a découvert les boules. Son père y était président du club "Le cochonnet meldois".A 13 ans, il remporte son premier tournoi. A 20 ans, il débarque au Mondial à pétanque. Une épopée inénarrable: alors mobilisé dans l'armée comme sportif de haut niveau - il courait le 400 m - Foyot le "Parigot" se qualifie pour la finale. Il ne peut y participer que grâce à l'intervention du président du concours de l'époque qui insiste pour qu'il reste à Marseille. Résultat: ses trois premières victoires, en 1974, 1975 et 1976."Il est très médiatique, expansif. Il a professionnalisé le métier en faisant du merchandising sur son nom", souligne aujourd'hui Claude Azéma, le président de la Fédération internationale de pétanque et de jeu provençal."J'ai été le premier à faire des manuels de pétanque, les premières cassettes vidéos", abonde Foyot, dont l'ex-femme participe au concours cette année aussi. Aujourd'hui, ce père de deux enfants fait des "exhibitions", propose des stages collectifs, des cours particuliers jusqu'à Miami ou Los Angeles. Il a lancé une ligne de vêtements et ambitionne d'ouvrir en 2021 un "Cercle pétanque Marco Foyot" à Epinal. Pistes, bar, salle de conférence - un projet à un million d'euros.Avec tout ça, "il a toujours vécu de la pétanque et c'est une prouesse", reconnaît Pierre Fieux.Ces dernières années, il a quand même connu quelques déconvenues, en perdant notamment en 2018 en demi-finale: "Ma 6e victoire était en 2002. Ce serait le moment d'en avoir une autre".- Archi-favoris -Pour tenter de remporter sa 7e victoire et égaler ainsi le record détenu de longue date par le maître Albert Pisapia, il s'est mis en triplette avec Dylan Rocher, 28 ans, fils de Bruno, ex-champion du monde. Mais aujourd'hui "Dydy", avec son sourire poli et ses yeux bleus, a dépassé son père. Simple employé municipal à Draguignan quand il ne joue pas, c'est une star dans le milieu, et un tireur redoutable.Troisème membre de l'équipe, Stéphane Robineau capte moins la lumière mais est "peut-être le meilleur des trois", avance un connaisseur. A eux trois, ils comptent 15 victoires à ce Mondial: 6 pour Foyot, 5 pour Robineau et 4 pour Rocher.Sur le papier, ils sont archi-favoris. Mais la pétanque est "un jeu d'adresse qui demande beaucoup de concentration, de la psychologie. C'est important d'avoir des affinités, confiance en l'autre", analyse Michel, du club La boule marssacoise, près d'Albi. Alors cette association de stars réussira-t-elle à faire équipe?"On s'entend bien. Foyot, c'est le meneur. Lui c'est le folklore, la parlante. Moi je suis plus réservé", balaie Rocher.Mardi, ils ont réussi à se qualifier facilement pour les quarts. Reste à continuer comme ça pour aller jusqu'en finale, prévue mercredi à 20H30. Et peut-être marquer cette 59e édition, qui se déroule avec quelque 9.000 joueurs - contre 14.000 habituellement - dans des conditions sanitaires forcément particulières, et avec peu de joueurs étrangers des nations montantes comme Madagascar.
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"Mon fils redoublera, tant pis, la santé d'abord !" Dans les quartiers populaires d'Ile-de-France, de nombreux élèves décrocheurs "prioritaires" au retour en classe ne retourneront pas à l'école, se coupant pour certains de toute scolarisation pendant près de six mois.
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A la veille de la réouverture de l'école de son enfant à Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), la décision de Soumia est mûrement réfléchie, "il ne retournera pas à l'école jusqu'en septembre même s'il a des difficultés" et que sa maîtresse l'a appelé pour le faire revenir."Il a été confiné deux mois, je ne vais pas l'envoyer les dernières semaines pour qu'il tombe malade", explique cette mère de trois enfants.Après deux mois de cours à la maison, son fils en classe de CE2 "n'a pas le niveau. C'était la galère, je ne comprenais pas les devoirs, j'ai fait ce que j'ai pu", explique Soumia qui a prévu du soutien scolaire pour son garçon cet été. Sinon, "mon fils redoublera, tant pis, il ne retourne pas à l'école, la santé d'abord".Ce choix n'est pas un cas isolé dans les quartiers populaires, constatent les élus et enseignants. "Les inscriptions d'enfants sont plus nombreuses dans les quartiers favorisés que dans les quartiers défavorisés de la ville", indique la maire de Colombes (Hauts-de-Seine) Nicole Goueta.Pour Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), "la relation avec l'école est compliquée" pour certains parents, à laquelle s'ajoutent "la méconnaissance de la langue française, la peur et l'inquiétude". "Les messages anxiogènes des médias et de l'ensemble des acteurs" ne favorisent pas le retour à l'école, estime-t-elle.Dans ses 12 établissements classés réseaux d'éducation prioritaire, les directeurs ont appelé chaque parent dont les enfants sont en difficulté mais ont essuyé une majorité de refus. "Nous n'avons pas atteint les objectifs, les enfants les plus en difficulté ne seront pas remis à l'école", regrette l'édile. Damien Hareau, directeur d'une école primaire REP+ du Val-Fourré, quartier populaire de Mantes-la-Jolie (Yvelines), se désole du peu d'élèves inscrits, 16 sur 233. "Les familles ont surtout peur, certains parents vont attendre de voir comment ça se passe", explique-t-il.- "Resocialiser les enfants" -"Dans les familles des décrocheurs comme dans n'importe quelle famille, restent les inquiétudes par rapport à la crise sanitaire", il ne faut pas poser "un jugement de valeur", dénonce Anne Pieter, co-présidente de la FCPE 93, première fédération de parents d'élèves. D'après un sondage en ligne réalisé par l'association, auquel ont répondu 5.000 personnes la semaine dernière, seules 26% des familles envisagent de remettre leurs enfants en classe."Les enfants qui ont été bouleversés dans leurs apprentissages pendant les deux mois de confinement, vont continuer à l'être parce que pendant six mois ils n'auront eu ni socialisation ni scolarisation", analyse la maire de Chanteloup-les-Vignes.Et "ce ne sont pas les cinq semaines qui nous séparent des vacances scolaires qui vont résoudre le problème des inégalités scolaires. "L'académie et l'Éducation nationale se rendent compte enfin qu'il y a des inégalités en Seine-Saint-Denis. Il faudrait d'abord penser à ne pas fermer des classes à la rentrée plutôt que mettre les enfants et les enseignants en danger", dénonce la maire PCF d'Aubervilliers Meriem Derkaoui qui refuse de rouvrir ses écoles, estimant que les conditions de sécurité sanitaire ne sont pas réunies et refuse de faire le "tri des élèves".En revanche, un groupe scolaire est ouvert pour "accueillir les enfants dont les parents ne se sont pas manifestés pendant le confinement", environ 150 enfants ont été identifiés sur 10.000.Ce sont "des familles qui étaient hébergées dans des hôtels sociaux. Il s'agit pour ces enfants de ne pas aggraver la rupture scolaire".Depuis la fermeture des établissements scolaires le 16 mars, 4% des élèves sont injoignables, selon le ministère de l'Education.A Stains (Seine-Saint-Denis), ce chiffre s'élève à "15% sur 4.000 élèves", indique le maire PCF Azzédine Taïbi qui refuse également de rouvrir ses écoles sauf pour ces décrocheurs qui "ne vont pas forcément reprendre l'école". Ces enfants "cumulent pauvreté et détresse sociale", l'école n'étant pas la priorité pour leurs parents.Pour Anne Pieter, "la question n'est pas ce qu'ils vont apprendre pendant quatre semaines, l'important est de les resocialiser, de voir ses camarades de classe, de faire parler les enfants, les sortir de ce confinement et pour certains des violences intra-familiales".
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La mise en accusation du président des Etats-Unis s'est soldée par un vote sans surprise du Sénat, à majorité républicaine.
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Donald Trump a été acquitté mercredi 5 février par le Sénat des Etats-Unis à l'issue d'un procès en destitution historique, qui n'a toutefois pas déstabilisé sa base électorale. Clamant "victoire" face à une "mascarade", le président républicain a annoncé qu'il prononcerait une déclaration formelle que jeudi en milieu de journée. Sans attendre, la Maison Blanche s'est réjouie qu'il ait été "pleinement innocenté". Mais pour les démocrates, son acquittement n'a "aucune valeur", à défaut selon eux d'un procès "équitable". En attendant son allocution, le président des Etats-Unis réagi sur son réseau social de prédilection, Twitter, avec un montage vidéo le montrant en président réélu pour l'éternité, conclu par un "Trump 4Eva" (Trump pour toujours).La mise en accusation de Donald Trump restera néanmoins comme une tache indélébile sur un mandat truffé de scandales. Avant lui, seuls deux de ses prédécesseurs, Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, avaient dû faire face à telle procédure. Mais son procès a montré que l'ancien homme d'affaires de New York pouvait compter sur un parti républicain aux ordres, un atout de taille à neuf mois d'une élection où il briguera un second mandat de quatre ans. Son impact sur les élections est donc difficile à prédire, mais Donald Trump se dit convaincu que les électeurs pénaliseront les "démocrates-qui-ne-font-rien". Lors d'un vote solennel suivi en direct à la télévision par des dizaines de millions d'Américains, le Sénat a estimé, par 52 voix sur 100, que Donald Trump ne s'était pas rendu coupable d'abus de pouvoir, ni, avec 53 voix, d'entrave à la bonne marche du Congrès. La majorité des deux tiers fixée par la Constitution n'ayant pas été atteinte, "Donald John Trump est de ce fait acquitté", a conclu le chef de la Cour suprême des Etats-Unis John Roberts, avant de donner le coup de marteau signifiant la fin de ce procès exceptionnel.
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L'affaire était pliée "en quelques clics". Le député communiste Fabien Roussel a raconté jeudi à l'Assemblée nationale comment il avait créé "en deux minutes" une société basée dans un paradis fiscal, qui échappe donc au fisc français.
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L'entreprise fictive a pour directeur général un certain Gérald Darmanin. La séance du jeudi 7 décembre a donné lieu à un drôle de spectacle dans l'Hémicycle. À l'occasion de l'examen du budget rectificatif pour 2017, l'élu communiste du Nord Fabien Roussel est monté à la tribune pour raconter comment il avait occupé son temps le week-end précédent. Face au ministre des Comptes publics, le député a expliqué : "Ce week-end, M. Darmanin, j'ai créé ma société offshore à Gibraltar. Je l'ai appelée 'Ministère des Comptes publics'", évoque-t-il devant un auditoire médusé. "J'ai nommé M. Darmanin comme directeur et Mme de Montchalin députée LREM de l'Essonne, ndlr) comme actionnaire principale." La séquence a été repérée par Le Lab d'Europe 1 et France Info. "Voilà la réalité de ce scandale accessible à tous en un clic !", a lancé l'élu, après avoir expliqué que la manœuvre ne lui avait pris que "deux minutes". "Quand est-ce que l'on va s'attaquer véritablement à cette délinquance en col blanc, cette délinquance fiscale qui provoque des trous dans nos comptes publics ?", a-t-il scandé. "C'est un véritable scandale dans un pays civilisé."Le député a tout de même précisé qu'il n'était pas allé jusqu'au bout de la création de ce compte offshore. "Bon j'ai pas payé hein et je l'ai pas créée... mais à la fin, en option, il suffisait de choisir une carte bancaire", conclut-il. En juin de l'année dernière, l'ex-député LR Bernard Debré s'était déjà fait livrer de la cocaïne dans son bureau à l'Assemblée, rappelle Le Lab. L'élu voulait ainsi dénoncer la facilité d'accès aux drogues en France.
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La présidente de la région Ile-de-France prévient que le retour à la normale ne se fera pas dès le 11 mai.
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Comment la vie va-t-elle pouvoir reprendre son cours au moment du déconfinement ? C'est la question que le gouvernement se pose et à l'échelle de l'Ile-de-France, on anticipe aussi cette question primordiale. Première réponse apportée par Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France : le retour à la normale ne se fera pas dès le 11 mai. "Il faudra continuer à télétravailler massivement après le 11 mai et jusqu'à l'été, et ce afin de limiter au maximum les déplacements en transports en commun", prévient Valérie Pécresse dans une interview au Parisien. Et de poursuivre : "Si on veut reprendre progressivement l'activité économique il ne faut pas surcharger les transports. De toute façon, le 11 mai nous n'aurons pas 100 % de l'offre habituelle. La SNCF, la RATP et les autres opérateurs auront encore beaucoup d'agents absents qui garderont leurs enfants ou seront malades. On estime qu'on aura une offre à 50 % contre 30 % actuellement." Conséquence : la présidente d'Ile-de-France demande "aux administrations, aux entreprises, aux partenaires sociaux de se mettre dans cette configuration (de télétravail). C'est un outil puissant de lutte contre l'épidémie, on ne peut pas y renoncer." Le masque obligatoire dans les transports ?Autre outil primordial, le port du masque que Valérie Pécresse veut obligatoire. "Si on veut rétablir la confiance des voyageurs dans les transports en commun, il faut absolument mettre en place des mesures de gestion des flux", dit-elle à l'AFP. Ce sera complexe et ça passe par le masque obligatoire, avec verbalisation. Les Français ont de l'autodiscipline et du civisme, mais néanmoins ça va mieux avec un peu de contrôle." Enfin, pour éviter la saturation des transports, le vélo va jouer un rôle important. "=1emAvant la grève, il y avait environ 400.000 utilisateurs du vélo par jour pour aller au travail. Je pense qu'on peut se fixer un objectif très ambitieux, mais à mes yeux atteignable - parce qu'on est au printemps, parce qu'il fait beau -, de doubler le nombre de personnes à vélo, et donc de passer de 400.000 à 800.000 post-confinement", envisage Valérie Pécresse. "=1emPour atteindre cet objectif, il va falloir lancer un travail important (...) pour pouvoir sécuriser les pistes cyclables. La région est prête à dessiner des pistes cyclables provisoires sur certains axes, en accord avec les villes, les intercommunalités et les départements."
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Le procureur de la République de Paris Rémy Heitz a envoyé à tous les membres du parquet une note sur les gardes à vue des "gilets jaunes". Il y est notamment conseillé de ne lever ces gardes à vue qu'à la fin des manifestations.
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Franceinfo révèle mardi 26 février une note du procureur de la République de Paris Rémy Heitz. Datée du 12 janvier, celle-ci fixe des lignes de conduite concernant les suites judiciaires à donner après les interpellations de "gilets jaunes". Dans cette note titrée "permanence gilets jaunes" et adressée aux magistrats du ministère public, il est recommandé de ne lever les gardes à vue que le samedi soir ou dimanche matin. Objectif : empêcher les interpellés de "retourner grossir les rangs des fauteurs de troubles", cite franceinfo. Ce conseil s'applique même si les faits reprochés à l'interpellé sont minces. "Une atteinte à la liberté individuelle" Autre suggestion, inscrire sur le fichier des antécédents judiciaires les noms des personnes interpellées, même si leur dossier est classé sans suite. Par ailleurs, le recours à la vidéosurveillance de la préfecture de police ne doit être limité qu'aux faits "graves ou contestés", détaille franceinfo. Il convient également d'"éviter de convoquer à nouveau les policiers pour établir les circonstances des faits", écrit la radio. Ces dispositions constituent "une atteinte à la liberté individuelle" pour le Syndicat de la magistrature. "Il y a une atteinte à la liberté individuelle lorsqu'on donne pour instruction de maintenir les gardés à vue sur des gens dont on sait qu'ils ne seront pas poursuivis, et qu'on les maintient privés de liberté pendant plusieurs heures, voire pendant la nuit suivante, pour de pures nécessités de maintien de l'ordre. On est sur un détournement de l'objet de la garde à vue. De même lorsqu'on demande un fichage sur des gens dont on sait qu'il n'y a pas d'infraction caractérisée", a déclaré à franceinfo Vincent Charmoillaux, l'un des porte-parole du Syndicat de la magistrature.
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L'Isérois aurait été foudroyé. Une autopsie sera prochainement réalisée.
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Le corps de Florian Bellin, le randonneur isérois de 41 ans disparu le 8 août alors qu'il entreprenait l'ascension de l'Incudine, sur le GR20 en Corse-du-Sud, a été retrouvé lundi 3 septembre, rapporte Corse-Matin.C'est un secouriste de Quenza (Corse-du-Sud), ami de la famille, qui a effectué le trajet à pied et a retrouvé le corps dissimulé par le maquis. Une autopsie réalisée prochainementLe randonneur disparu avait été vu pour la dernière fois le 8 août à 12h30, alors que des orages localisés ont éclaté à 13h. Les recherches sur cette montagne, la plus haute de Corse-du-Sud qui culmine à 2.136 mètres, avaient été interrompues le lendemain en fin d'après-midi par mesure de sécurité pour les personnels engagés qui ont été évacués des points hauts en raison des orages.De 25 à 30 hommes -des personnels du Peloton de gendarmerie de haute montagne et des renforts du Groupement de montagne de la gendarmerie et de la Garde républicaine à cheval- avaient été mobilisés ainsi qu'un hélicoptère de la gendarmerie pour survoler les lieux. La cause du décès n'a pas été encore déterminée, une autopsie sera pratiquée dans les tout prochains jours, a déclaré le parquet. D'après France Bleu, l'ingénieur isérois serait mort foudroyé, sans doute sur le coup. Des analyses complémentaires vont être réalisées mais la thèse de l'accident est privilégiée.
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"Ils n'ont pas eu le temps de s'occuper de ma mère". Björn Bränngård ne décolère pas: la vieille dame est décédée dans une maison de retraite de Stockholm, où plus d'un tiers des résidents ont succombé au nouveau coronavirus.
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Pour le septuagénaire suédois, la mort de cette mère centenaire serait due à des négligences. Même si le test de dépistage au Covid-19 s'est révélé négatif, il raconte que le personnel de la maison de retraite manquait alors d'équipements de protection et il est persuadé que cela a propagé le virus dans les locaux.La Suède, où les restrictions pour contenir le virus sont plus souples qu'ailleurs en Europe, reconnaît aujourd'hui avoir échoué dans la protection de ses aînés.Sur les quelque 3.200 décès enregistrés depuis le début de l'épidémie dans le royaume, près de la moitié est intervenue dans des établissements pour personnes âgées.Ces dernières semaines, les médias locaux sont revenus sur les conditions de travail dans des maisons de retraite touchées par la pénurie de moyens de protection. A tel point que certains préféraient ne pas travailler, et que certaines résidences ont manqué de personnel.D'après des témoignages, certains seniors auraient aussi été infectés lors de leur hospitalisation pour d'autres traitements, puis renvoyés en maison de retraite où ils auraient propagé le virus à leur insu.Le pays avait pourtant dit faire de la protection des personnes de 70 ans et plus une priorité. Au 28 avril, 90% des victimes du pays étaient âgées d'au moins 70 ans."Nous n'avons pas réussi à protéger nos seniors (...) C'est un échec pour la société toute entière. Nous devons en tirer les leçons, nous n'en avons pas encore fini avec cette pandémie", a déclaré à la télévision publique suédoise la ministre de la Santé et des Affaires sociales Lena Hallengren.- "Pas de protection" -Face à la crise sanitaire, la Suède a maintenu ouverts ses écoles, ses cafés et ses restaurants. Les autorités appellent les citoyens à "prendre leurs responsabilités" et à suivre les recommandations des autorités sanitaires.Tout comme ses voisins nordiques, le royaume a interdit les visites dans les maisons de retraite dès fin mars, mais y enregistre pourtant beaucoup plus de décès.Contrairement à la Finlande ou la Norvège, en Suède les maisons de retraite sont souvent d'immenses complexes abritant des centaines de résidents. Dont beaucoup en mauvaise santé et dépendantes.Ils constituent donc "un groupe très vulnérable", selon Henrik Lysell, du Conseil de la santé et de la protection sociale.Björn Bränngård, lui, pointe surtout du doigt le manque d'équipements dans ces établissements en période de crise. "Il n'y avait pas de protection. Le personnel allait d'une section à l'autre et propageait le virus", déplore-t-il à l'AFP.Dans la région de Stockholm, épicentre du virus en Suède, 55% des maisons de retraite ont jusqu'à présent enregistré des cas de Covid-19, selon les autorités sanitaires locales.Le principal syndicat suédois d'employés municipaux, Kommunal, dénonce des conditions de travail précaires.Selon les estimations de l'organisation, en mars, 40% du personnel en maisons de retraite à Stockholm était constitué de travailleurs non qualifiés, embauchés grâce à des contrats de courte durée payés à l'heure, sans sécurité de l'emploi. Et 23% étaient intérimaires.- Consignes enfreintes -Ces salariés ne touchaient pas leur salaire s'ils restaient chez eux. Ils peuvent avoir ignoré de légers symptômes, et enfreint ainsi les consignes."Il y a beaucoup de personnes qui travaillent dans plusieurs maisons de retraite, et cela conduit également à une plus grande diffusion" du virus, explique Ulf Bjerregaard, responsable du service maisons de retraite chez Kommunal.Fin avril, le syndicat a déposé une plainte auprès de l'Agence suédoise de l'environnement du travail, affirmant qu'au moins 27 des 96 résidents de la maison où vivait la mère de Björn Bränngård ont déjà succombé au virus. Il dénonce un manquement aux précautions élémentaires: tests, protection du personnel. L'Agence étudie la plainte et une enquête préliminaire a été ouverte.Abdullah, qui souhaite rester anonyme, travaille comme assistant en maison de retraite depuis deux ans en banlieue de Stockholm. Il évoque auprès de l'AFP le cas d'une résidente soignée à l'hôpital pour une jambe cassée.Si elle avait été testée négative avant de partir, "lorsqu'elle est revenue de l'hôpital trois jours plus tard, elle était positive. Nous avions des tabliers de protection mais pas de masques lorsque nous travaillions avec elle", raconte-t-il. Depuis, l'homme refuse de retourner travailler.D'après l'Agence de santé publique, les efforts pour améliorer les habitudes d'hygiène de base dans ces établissements portent aujourd'hui leurs fruits. "Stockholm a en fait connu une nette diminution des cas" dans les maisons de retraite, a déclaré jeudi l'épidémiologiste Anders Tegnell en conférence de presse.
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Des orages frapperont les Pyrénées-Orientales ce vendredi en fin d'après-midi et se poursuivront toute la nuit. Ils pourront s'accompagner de fortes chutes de pluie, de grêle et de fortes rafales de vent.
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Alerte orages dans les Pyrénées. Météo France a placé vendredi 28 août le département des Pyrénées-Orientales et la principauté d'Andorre en vigilance orange en raison d'un "épisode pluvio-orageux intense nécessitant un suivi particulier, notamment dans un contexte touristique". L'alerte débute ce vendredi à 16h et se poursuit toute la nuit de vendredi à samedi. "En cours d'après-midi, des orages remontent d'Espagne et gagnent les Pyrénées. Ils débordent parfois en plaine du côté des Pyrénées-Orientales. En soirée et nuit de vendredi à samedi, ces orages se renforcent nettement. Sur l'Andorre et sur le sud des Pyrénées-Orientales, ils sont accompagnés de fortes averses de pluie donnant 30 à 50 mm de pluie généralement et jusqu'à 80 mm en quelques heures", indique Météo France, qui précise que les cumuls de pluie seront de l'ordre de 120 à 150 mm sur la durée de cet épisode pluvio-orageux. Sur la principauté d'Andorre, les cumuls attendus sont un peu moindre, de l'ordre de 90 à 120 mm."Ces orages sont également accompagnés de grêle et de rafales de vent de l'ordre de 70 à 90 km/h", ajoute l'institut de prévisions. Ces orages perdront en intensité en fin de nuit.
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L'ancien patron de Santé publique France, François Bourdillon a regretté mercredi la "croyance" de nombreux responsables sanitaires dans la "non efficacité des masques" pour le grand public, contraire à l'approche de réduction des risques prônée par l'agence sanitaire.
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"Je pense qu'il y avait, dans le processus de décision, toute une série de personnes qui ne croyaient pas réellement à l'utilité des masques en population" générale, a-t-il déclaré devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la gestion de la crise du coronavirus.Cela expliquerait que seuls 100 millions de masques chirurgicaux aient été commandés à l'été 2019 pour reconstituer le stock stratégique d'Etat, qui avait chuté de plus de 700 millions à une centaine de millions après la destruction de stocks en mauvais état. Un rapport de l'infectiologue Jean-Paul Stahl remis à Santé publique France en août 2018 préconisait pourtant de prévoir 1 milliard de masques: une boîte de 50 masques par foyer comprenant une personne malade, soit 20 millions de foyers en cas d'atteinte de 30% de la population.François Bourdillon, directeur général de Santé publique France depuis sa création en avril 2016 et jusqu'en juin 2019, explique avoir transmis, en septembre 2018, cette préconisation au directeur général de la Santé Jérôme Salomon, soulignant que l'état des stocks "ne permet(tait) pas une protection" du pays en cas d'épidémie.Ce dernier lui a alors donné instruction de commander 100 millions de masques, ce qui a été fait, après lancement d'un appel d'offres, en juillet 2019: 32 millions ont été livrés courant 2019, le reste étant arrivé en février 2020, alors que l'épidémie de Covid-19 touchait déjà la France.Le spécialiste de la santé publique a également expliqué avoir demandé au responsable ministériel une "doctrine claire" sur la destination de ces masques.Si officiellement depuis 2013, hôpitaux et cliniques devaient eux-même déterminer l'opportunité de constituer des stocks de masques pour protéger leur personnel, il n'était pas clair si les stocks stratégiques gérés par Santé publique France devaient couvrir les besoins du grand public ou également ceux des soignants, a-t-il estimé."Pas de commandes, pas de masques et pas d'instructions... On a le sentiment d'une gestion un peu à la petite semaine", a résumé le député LR Damien Abad.Auditionnée ensuite, Geneviève Chêne, qui a pris la direction générale de Santé publique France en novembre 2019, a souligné que lorsque le ministère lui avait demandé de commander 1,1 million de masques FFP2, le 7 février, "il y a à ce moment là moins de 10 cas qui sont confirmés en France, on est encore dans une phase très précoce de l'épidémie en France".Elle a par ailleurs justifié l'adoption début mars d'un système de surveillance "adapté de celui utilisé pour la grippe", où "on ne compte plus nécessairement tous les cas un par un" et où "il n'est plus nécessaire de diagnostiquer l'ensemble des personnes".Les deux dirigeants ont par ailleurs défendu la pertinence de la création de l'agence Santé publique France en 2016, issue de la fusion de trois organismes, dont l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus), et son état de préparation pour gérer la crise.François Bourdillon a toutefois reconnu que l'effort budgétaire réalisé au moment du cyclone Irma en 2017 avait "peut-être impacté ce qui était prévu" pour l'achat de masques et de médicaments antiviraux. La réduction de 20% des effectifs opérée en quelques années a aussi pu affecter l'efficacité de l'agence, a-t-il ajouté.
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Stéphane Plazza a les oreilles qui sifflent. En 2013, Suzanne et Yarek ont fait appel à l'émission phare de la chaîne du groupe M6, « Recherche appartement ou maison », que l'animateur présente.
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Le couple recherchait une maison à acheter à Martignas-sur-Jalles, entre Bordeaux et le bassin d'Arcachon. Mais selon les confidences du couple à Télé Star le 6 août, aujourd'hui ils regrettent leur décision. « Nous avons perdu notre temps. Nous avons visité seulement trois maisons en trois jours, alors que nous aurions pu en visiter une dizaine sans M6 », affirme Yarek dans les colonnes de l'hebdomadaire. « Je pense qu'il y avait plus de biens qui correspondaient à nos critères à Martignas ». Biens à côté duquel lui et Suzanne sont passés en raison, dit-il, de l'inexpérience de Laurence, l'agent choisie par M6 pour conduire la mission. « Elle a trouvé des biens qui correspondaient à nos critères mais ne connaissait pas du tout ce secteur immobilier. Elle n'avait aucun réseau et frappait à la porte des gens aléatoirement pour savoir si leur maison était à vendre », confie le couple dans Téléstar. Après que l'agent a enfin dégoté la maison de rêve de Suzanne et Yarek, le couple a déposé une offre d'achat à la suite de la visite. Mais là encore, problème : « Au moment de la visite, la maison était déjà vendue. La production n'avait pas l'air au courant ». Contactée par Téléstar, Pascale Albertini, productrice de l'émission, a répondu que le couple ne l'avait « pas contacté au terme des trois visites pour faire remonter ces plaintes mais, si ça avait été le cas, nous aurions poursuivi les recherches en dehors du tournage ». En ce qui concerne le manque d'expérience de l'agent immobilier en charge du dossier, la productrice a répliqué ne faire appel qu'à des « chasseurs d'appart ». « La particularité, c'est qu'ils ne sont pas basés sur un secteur en particulier », indique Pascale Albertini. « Ils sont une sorte d'intermédiaire entre les acheteurs et les agences auxquelles ils font appel : ils visitent les appartements et sélectionnent seulement ceux qui répondent aux attentes de leurs clients ».
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Au lendemain de l'acte XV des "gilets jaunes" et alors qu'un nouveau samedi de mobilisation se prépare, le chef de l'État a dénoncé ce mardi 26 février les violences lors des manifestations.
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Emmanuel Macron a réuni mardi 26 février à l'Élysée quelque 150 maires et élus du Grand Est, dont François Baroin le président de l'Association des maires de France (AMF). À l'occasion de cette huitième rencontre dans le cadre du grand débat lancé pour apaiser la crise sociale des "gilets jaunes", le chef de l'État est revenu sur les manifestations qui ont lieu chaque samedi depuis le 17 novembre dernier. "Il faut maintenant dire que lorsqu'on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire", a déclaré le chef de l'État. "C'est un miracle qu'après autant de samedis avec cette violence, il n'y ait eu aucun mort à déplorer de la part des forces de l'ordre", a-t-il souligné. Emmanuel Macron répondait à des propos du président de la région Grand Est, Jean Rottner (Les Républicains), qui a appelé l'État à faire "preuve d'autorité" après 15 samedis de manifestations des "gilets jaunes". Le 3 décembre 2018 à Marseille, une femme de 80 ans était morte au cours d'une opération chirurgicale après avoir été blessée la veille au visage par des éléments d'une grenade lacrymogène, qui l'avaient heurtée alors qu'elle fermait les volets de son appartement. Selon le parquet, le "choc facial" subi du fait du projectile tiré par les forces de l'ordre n'avait pas été à l'origine du décès de cette personne."Nous ne pouvons pas être dans une démocratie de l'émeute""Nous ne pouvons, de manière raisonnable, pas interdire les manifestations", a déclaré Emmanuel Macron, en invoquant la Constitution. "Par contre, il faut un message clair de tout le monde" pour dénoncer la violence, a-t-il ajouté, en déplorant qu'"il n'y ait pas toujours eu cette clarté". "À côté de ça, la vitalité, la force, le caractère incontestable de la demande légitime de millions de Français qui ont pu participer ou être sympathisants de ce mouvement est pleinement reconnu. Je l'ai reconnu moi-même le 10 décembre et il est reconnu par l'implication qui est la nôtre. Jamais l'État ne s'est autant collectivement mobilisé face à un mouvement de ce type", a-t-il ajouté. "Je crois qu'aujourd'hui la place doit être au débat, à la réponse démocratique, et elle sera ensuite dans les urnes. Mais nous ne pouvons pas être dans une démocratie de l'émeute", selon lui.Comme le souligne Le Parisien, ce n'est pas la première fois qu'Emmanuel Macron critique le mouvement des "gilets jaunes". Fin janvier, il avait notamment critiqué la présence médiatique de certaines figures du mouvement, déplorant que "Jojo avec un gilet jaune (ait) le même statut qu'un ministre ou un député". Il avait aussi vivement critiqué les canaux d'informations du mouvement, assurant que "la fachosphère, la gauchosphère, la russosphère représentent 90 % des mouvements sur Internet". Les "gilets jaunes" ont mobilisé samedi 23 février davantage que la semaine précédente, avec plus de 46.000 manifestants en France dont 5.800 à Paris pour leur acte 15, d'après des chiffres du ministère de l'Intérieur.
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"La confiance avec Eric Dupond-Moretti est rompue", a estimé jeudi la présidente du Syndicat de la Magistrature (SM, classé à gauche) Katia Dubreuil en marge d'un rassemblement de plusieurs dizaines de magistrats sur l'esplanade du tribunal de Paris pour dénoncer la politique du garde des Sceaux.
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Dans un rare appel à se rassembler devant les tribunaux, les deux principaux syndicats de magistrats, l'Union syndicale de la magistrature (USM, majoritaire) et le SM, ont sonné la charge contre le ministre de la Justice en visant ses récentes décisions visant le parquet national financier (PNF) puis l'école nationale de la magistrature (ENM), jugées "dangereuses dans un Etat de droit"."Il est inédit que l'ensemble des organisations professionnelles de magistrats appellent à une mobilisation collective, tout comme il est inédit qu'un ministre de la Justice malmène si fort et si vite l'institution judiciaire", ont affirmé dans un texte commun l'USM et le SM. Des rassemblements similaires étaient prévus devant toutes les juridictions de France.A Bordeaux, une centaine de magistrats en robe se sont brièvement rassemblés à la mi-journée sur les marches du Palais de Justice, à quelques pas de l'ENM."L'autorité judiciaire, je le rappelle, est un contrepouvoir. La Ve République est fondée sur une séparation des pouvoirs et trois piliers fondamentaux: l'exécutif, le législatif et le judiciaire. Si on fragilise un des barreaux, le système s'effondre", a mis en garde Marie-Noëlle Courtiau-Duterrier, vice-procureur au parquet de Bordeaux et déléguée régionale USM.A Marseille également, une soixantaine de magistrats se sont rassemblés devant le tribunal judiciaire pendant une quinzaine de minutes, sans banderole, ni prise de parole. "On est là pour défendre l'indépendance de la justice", a expliqué Clara Grande, déléguée locale au SM.A Lille, quelque 70 magistrats en colère ont dénoncé "le conflit d'intérêt majeur dans lequel se situe le garde des Sceaux". "Le ministre de la justice, sous couvert d'un discours d'ouverture et de transparence, met à mal les principes démocratiques (...) au profit d'intérêts privés", a déploré Audrey Bailleul, de l'USM.D'autres rassemblements ont également eu lieu à Lyon, Grenoble, Villefranche-sur-Saône ou encore à Agen, ont constaté des correspondants de l'AFP.Une centaine de magistrats se sont rassemblés "entre deux audiences" devant le tribunal de Bobigny. "Les magistrats du PNF sont jetés en pature, certains de leurs noms sont même donnés dans les médias, c'est du jamais vu", s'est offusqué Ludovic Friat, délégué de l'USM à Bobigny. Ulrich Schalchli, délégué du SM, a dénoncé quant à lui "une instrumentalisation de la puissance publique"."C'est assez inédit de vivre un tel mépris de la part de son propre ministre", a affirmé Céline Parisot, présidente de l'USM en marge du rassemblement parisien.Pour les deux principaux syndicats de magistrats, le ministre cherche à "rabaisser" les personnels de justice. Selon les syndicalistes il existe un risque de "déstabilisation de l'institution judiciaire". "Nous ne laisserons pas faire", ont-il averti.La colère des magistrats se fonde notamment sur la demande d'enquête administrative du garde des Sceaux à l'encontre de trois magistrats du PNF et ses déclarations dénonçant "la culture de l'entre-soi" à l'Ecole nationale de la magistrature (ENM)."Après avoir jeté le discrédit sur le PNF, à l'aube de la tenue d'un procès au cours duquel l'un des amis d'Eric Dupond-Moretti doit comparaître (Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy et proche du garde Sceaux, ndlr), c'est au tour de l'ENM d'être caricaturée et réduite à un outil de reproduction d'une caste, alors que cette école s'est ouverte sur la société civile depuis de nombreuses années", ont mis en avant Céline Parisot et Katia Dubreuil.Les magistrats ne demandent "qu'une chose simple: travailler en toute indépendance", ont-elles souligné.
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La garde à vue du rappeur Ademo, l'un des deux frères du groupe PNL, a été levée et l'intéressé sera jugé en janvier pour "usage de stupéfiants", "outrage" et "rébellion", a appris dimanche l'AFP auprès du parquet de Paris.
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Interpellé samedi en fin d'après-midi et placé en garde à vue au commissariat du XIVe arrondissement de Paris, Ademo, Tarik Andrieu de son vrai nom, âgé de 33 ans, a été libéré dimanche après-midi et s'est vu remettre une convocation pour être jugé devant le tribunal correctionnel en janvier 2021.Sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux samedi en fin d'après-midi, on voit le musicien originaire de la cité des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, être plaqué au sol puis menotté par plusieurs policiers dans le quartier d'Alesia.L'un des policiers place son bras autour du cou de l'intéressé et le plaque au sol.L'arrestation a provoqué un petit attroupement sur place, certains fans du groupe intimant aux policiers de ménager celui qui, avec son frère N.O.S, connaît depuis 2015 un succès phénoménal en France.Surtout, l'événement a suscité de très nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.Selon un récit policier de l'interpellation, "une patrouille a vu Ademo en train de rouler une +cigarette artisanale+" ressemblant à un joint de cannabis, l'a "interpellé verbalement" avant de vouloir contrôler son identité.Ademo se serait montré "agressif verbalement" et aurait refusé de se soumettre au contrôle d'identité. "Vous avez de la chance d'être quatre, venez on a va à l'abri, je fais des sports de combats et je vous prends un par un comme des hommes !", aurait dit le rappeur, toujours selon ce récit policier. Les policiers ont donc décidé de l'interpeller, et l'homme aurait résisté et insulté les fonctionnaires de police, toujours de même source.Emmené au commissariat, Ademo aurait à nouveau "provoqué un policier en lui proposant de se retrouver sur un ring pour un combat de boxe", selon le récit policier.Le rappeur n'a pas réagi sur les réseaux sociaux. Contactés, Me William Bourdon et Vincent Brengarth, les deux avocats de l'artiste, n'ont pas non plus souhaité faire de commentaires.PNL a notamment été lancé par le morceau "Le monde ou rien" dont le clip a été tourné dans la Scampia, quartier populaire de la banlieue de Naples.Les deux frères pratiquent une communication a minima, ne s'exprimant pas dans les médias.En avril 2017, Ademo s'est vu refuser le visa pour entrer sur le territoire américain alors qu'il devait participer au célèbre festival Coachella en Californie "après plusieurs mois de démarches administratives".
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Destruction de cloison nasale, problèmes cardiaques ou neurologiques, impuissance sexuelle, nécroses... La cocaïne génère maladies et effets secondaires méconnus et honteusement dissimulés. D'ex-toxicomanes et drogués rencontrés en Colombie, premier producteur de ce stupéfiant, témoignent.
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La sortie du confinement, imposé pour enrayer la propagation du nouveau coronavirus, risque de se traduire par une hausse des overdoses avec une reprise de la consommation après des mois de sevrage, craignent des experts."Les gens, qui ont réduit leur consommation durant la quarantaine ne peuvent prendre ce qu'ils prenaient avant parce que cela pourrait provoquer une overdose", avertit Julian Quintero, directeur de l'Institut d'action technique sociale (ATS) à Bogota, la capitale colombienne confinée depuis le 20 mars.Quelque 500.000 toxicomanes meurent chaque année dans le monde et 35 millions d'entre eux souffrent de "troubles" consécutifs à leur addiction, selon un rapport de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC) publié en mai."Les gens vont difficilement chez le médecin pour une addiction à la cocaïne et ils ne pensent pas que cela cause d'autres affections", explique Efren Martinez, directeur scientifique du centre de désintoxication de la fondation Colectivo Aqui y Ahora, en soulignant la difficulté de traiter ces effets secondaires, dont les patients parlent avec réticence.Voici trois témoignages, recueillis par l'AFP, sur le calvaire de ces narco-maladies nées de l'inhalation de cocaïne.- Cloison nasale perforée -Les saignements n'empêchaient pas Nicolas Merizalde de sniffer du "perico", nom populaire de la cocaïne en Colombie."Avec un mouchoir, avec n'importe quoi, je nettoyais le sang, j'attendais que ça sèche un peu, puis je m'en remettais encore et encore jusqu'à saigner", raconte cet homme de 47 ans.Pas de trace visible de chirurgie, bien que sa cloison nasale ait été remplacée par du platine.Les dégâts au septum du nez sont générés par une consommation effrénée de longue date - dans son cas depuis ses 14 ans."Les acides que contient la cocaïne ont le pouvoir de dévorer l'os, littéralement", souligne M. Martinez. Et "le plus grave ce sont de micro infarctus cérébraux" quand la cloison nasale étant perforée, la poudre monte au cerveau.De l'alcool et la marijuana, Nicolas Merizalde est passé très vite à la "neige" et de "façon plus obsessive" que ses amis : "Eux sniffaient une ligne, moi deux".Sa vie est partie en vrille. Il a volé, frappé sa petite amie, passé de la drogue au Pérou, s'est laissé tripoter par un dealer en échange de sa dose.Au bout du rouleau, il s'est enfermé dans un motel pour en finir d'une overdose. Mais il a échoué et s'est retrouvé hospitalisé. Depuis 1995, il est "clean" et dirige depuis dix ans un centre de réhabilitation. - Impuissance sexuelle -Alberto* attribue la rupture avec sa femme à sa dysfonction érectile. "Amoureux" de la cocaïne, il n'imaginait pas qu'elle le trahirait au lit."C'est ce qui peut arriver de pire... c'est ce qui a déclenché notre séparation car mon corps, ma vie, tout dépendait de la drogue", a raconté ce quadragénaire dans un couloir de l'hôpital universitaire San José à Bogota. Il y a été opéré d'une ischémie cérébrale, causée par la poudre blanche.Ses difficultés d'érection ont commencé il y a plus de vingt ans. Il en avait 22, dont huit à se droguer quotidiennement. Il s'est marié, a eu deux enfants, sans renoncer à la "coke". Son épouse l'a toléré, jusqu'à ce qu'il puise dans le budget familial.Et leur relation intime s'est étiolée. "Quand tu (...) es dépendant de la drogue, cela annule souvent le plaisir sexuel", dit-il.La cocaïne forme des caillots de graisse dans les vaisseaux sanguins, perturbant l'irrigation du pénis, donc l'érection, explique le toxicologue Miguel Tolosa, qui a suivi Alberto.Mais l'impuissance était un problème mineur face à d'autres troubles : infarctus cérébral, problèmes hépatiques, coronariens et rénaux."La drogue a été la pire décision de ma vie, elle a tout gâché", admettait Alberto, avant de cesser d'aller aux contrôles médicaux et que l'hôpital perde sa trace.- Nécrose honteuse -Jorge Rodriguez* montre son torse, son dos, ses bras. Sa peau témoigne de l'"enfer" de la nécrose cutanée due à une cocaïne frelatée : elle est parsemée de cicatrices de la taille de lentilles."Les démangeaisons ne me laissaient rien faire, ni lire, ni écrire, ni l'amour (...) Cela empoisonne la vie", se souvient cet homme de 50 ans, chez lui dans le centre de Bogota."Le lit tâché de sang, les chemises... C'est une maladie honteuse".A la fin des années 2010, son corps s'est couvert de boutons, transformés en lésions."Pour aller à une réunion, je devais me passer des calmants sur la peau", explique-t-il. "J'ai dû cesser d'avoir une vie professionnelle publique (comme chercheur et consultant) et travailler reclus".Consommateur de cocaïne depuis un quart de siècle, il a commencé à souffrir après avoir changé de dealer. Cinq amis ont ensuite présenté les mêmes symptômes.Des médecins ont évoqué la gale ou des acariens. Les traitements ne les soulageaient que quelques jours, jusqu'à ce que l'institut d'action technique sociale (ATS) analyse la cocaïne. Pour plus de profit, les narcos l'avait mélangée à du Levamisol, un anti-parasitaire vétérinaire.Ce produit peut provoquer des nécroses cutanées en cas de consommation chronique, selon le directeur de l'ATS Julian Quintero, citant des études scientifiques.En 2014, Jorge a changé de dealer, la maladie a disparu. Il a aussi réduit sa dose et sniffe de la blanche sans additifs.Mais M. Quintero avertit que la cocaïne pure génère plus de dépendance et de risques d'overdose.* Noms modifiés à la demande des sources
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L'homme a tenté de remonter à bord de sa voiture alors que le lavage n'était pas terminé. Il s'est retrouvé coincé entre sa portière et les rouleaux automatiques.
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L'accident a eu lieu jeudi 4 octobre à Montalieu-Vercieu, à une soixantaine de kilomètres de Lyon. Un retraité de 68 ans est décédé dans une station de lavage automobile. Pensant le cycle de nettoyage de sa voiture terminé, l'homme a voulu rentrer dans son véhicule pour récupérer des objets mais les rouleaux ont effectué un nouveau passage. L'homme s'est alors retrouvé plaqué contre son véhicule, a-t-on appris auprès des pompiers vendredi 5 octobre. Son thorax a été comprimé.Des témoins de la scène ont tenté de lui porter secours mais l'homme est resté bloqué entre sa portière et les rouleaux. Les secours, arrivés rapidement sur place, n'ont pas pu le ranimer. Une enquête a été ouverte et les images de vidéo-surveillance vont être exploitées. Une autopsie pourrait être demandée par le parquet, indique le quotidien local Le Dauphiné Libéré.
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Le président américain Donald Trump a évoqué mercredi la possibilité d'organiser le sommet du G7 en juin à Camp David, et non par visioconférence comme cela avait été décidé en raison du coronavirus.
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"Maintenant que notre pays a engagé son +retour vers la grandeur+, j'envisage de reprogrammer le G7, à la même date ou à peu près, à Camp David, lieu légendaire", a tweeté le locataire de la Maison Blanche."Les autres membres (du G7) entament eux aussi leur retour. Ce serait un symbole formidable pour tout le monde. Normalisation!".L'organisation de ce sommet a en particulier été évoquée lors d'un échange téléphonique mercredi entre M. Trump et son homologue français Emmanuel Macron, selon la Maison Blanche.La Maison Blanche avait annoncé mi-mars qu'elle renonçait, en raison de la pandémie, à organiser ce sommet en présence des chefs d'Etat et préférait s'en tenir à un format par visioconférence.Résidence de villégiature officielle des présidents des Etats-Unis, Camp David, situé dans une région montagneuse de l'Etat du Maryland, est un lieu isolé et facile à sécuriser.Il a souvent été utilisé pour des discussions internationales de haut niveau. C'est là qu'avait eu lieu le dernier G7 organisé aux Etats-Unis, en 2012 sous la présidence de Barack Obama.Le lieu est par ailleurs célèbre pour les accords de Camp David, signés en septembre 1978 sous la médiation de Jimmy Carter par le président égyptien Anouar el-Sadate et le Premier ministre israélien Menahem Begin. Ces accords ont établi les conditions de la paix entre l'Egypte et Israël.
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Quatre jeunes, soupçonnés d'avoir pris part à un affrontement entre bandes rivales, ont été placés en détention jeudi 18 octobre, indique France Info. Samedi, un adolescent de 13 ans était mort à l'issue de cette bagarre armée aux Lilas, en Seine-Saint-Denis.
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Les quatre jeunes, âgés de 15 et 16 ans, ont été mis en examen pour "violences volontaires ayant entraîné la mort, sans intention de la donner" et "attroupement armé". Ils sont soupçonnés d'avoir frappé au sol le collégien de 13 ans qui est décédé samedi d'un œdème pulmonaire. Lundi, cinq mineurs avaient été placés en garde à vue. Seuls quatre d'entre eux ont été écroués, le cinquième a été placé sous le statut de témoin assisté, précise France Info.Selon les premiers éléments de l'enquête, l'adolescent décédé a d'abord été victime d'un malaise après une première altercation "sans contacts physiques". "Pris en charge à bord d'un scooter", il "aurait été victime d'un second malaise le faisant chuter du scooter", a indiqué le parquet mardi. Il "aurait alors été victime de violences aggravées", frappé alors qu'il était à terre. L'autopsie a conclu à un décès dû à "oedème pulmonaire" après un malaise, et non directement à des violences.
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Un marquis provençal aurait-il imaginé que sa demeure de Marseille devienne un lieu d'exposition majeur pour des légendes du graffiti new-yorkais comme Dondi White ou Futura 2000? Depuis quelques jours, cette histoire improbable se noue au Château de Forbin.
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Au bout d'une ruelle de la deuxième ville de France, dans un quartier aux allures de village provençal, les curieux inscrits préalablement pour une visite guidée entrent dans un parc ombragé par de grands platanes et des oliviers.Au centre, une élégante bâtisse, le château de Forbin, avec ses tourelles, dont la première pierre fut posée au XVe siècle par une riche famille provençale. Ici vécurent Claude de Forbin, célèbre marin à l'époque de Louis XIV, Palamède de Forbin, marquis d'Oppède, et sa femme Roselyne, une des premières femmes historiennes, publiée en Angleterre.Aujourd'hui s'affichent dans les salons, la bibliothèque, le long des escaliers, en grand format sur toile, en dessin ou en photo, les pionniers du "street art" américain, ce mouvement d'artistes graffeurs exerçant leur talent sur des métros ou des palissades mais aussi sur toile et dans les galeries d'un New-York gagné par la fièvre hip hop.Ils étaient les amis de Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, peintres aujourd'hui exposés dans le monde entier, évoluaient avec des rappers comme Afrika Bambaataa ou Fab 5 Freddy qui firent vibrer l'Europe dans le Rap City Tour. "On présente un mouvement, le post-graffiti et la scène de l'East village à New-York, axé sur les année 1980-1990", raconte à l'AFP une de co-fondatrices de ce nouveau lieu culturel, Caroline Pozzo di Borgo, une des plus importantes collectionneuses de cet art dans le monde."Ce sont les +masters+ du graffiti et la majorité des œuvres que vous verrez ici ont été créées avec de la bombe aérosol, sans dessin préparatoire", ajoute cette diplômée d'histoire qui, après les hiéroglyphes et autres inscriptions grecques ou romaines --ces graffitis antiques--, s'est passionnée pour des formes plus contemporaines."L'histoire d'une famille aristocrate de Provence et du graffiti américain, on se dit c'est une rencontre impossible et malgré tout ce lieu permet cette rencontre", s'amuse-t-elle.- "Style master general" -La collectionneuse et deux autres partenaires ont choisi le domaine pour exposer ces artistes américains ailleurs que dans des friches, des usines désaffectés ou des galeries urbaines.Parmi les 130 créations exposées, on trouve ainsi celles de Dondi White (1961-1998), cadet d'une famille de cinq enfants de Brooklyn, qui commença à taguer sur les rames du métro.Une de ses toiles fait apparaître les lettres "PRE", un de ses alias dans des couleurs de bombe --rouge, grise, orange-- qui n'existent plus maintenant. Plus loin un simple dessin sur une page de bloc-note, laisse entrevoir une rame de métro, une tête de mort, un B-Boy (personne qui danse le break), figures récurrentes de l'œuvre de cet artiste mort du sida en 1998 et considéré par ses pairs comme le "Style master general".Le visiteur découvrira aussi les couleurs vives de Lady Pink, une des femmes du mouvement, la distorsion maximum des lettres par Phase 2, les toiles figuratives et abstraites de Lee Quinones.Un cabinet spécial est consacré à RAMMELZ ZZ, graffeur très inspiré par l'ésotérisme, accumulateur de multiples objets dans son loft de Manhattan.Dans un coin, une veste en cuir est taguée par Keith Haring et d'autres graffeurs célèbres de cette époque. Des photos de Martha Cooper et de Henry Chalfant permettent de revoir les créations éphémères sur les rames de métro, des portraits de groupe, l'atmosphère de cette époque particulière dans l'East Village.En plus d'être l'écrin de cette collection exceptionnelle, le château de Forbin sera aussi une résidence d'artistes. L'Américain Rick Prol, figure de l'East Village, sera le premier à habiter ce lieu méditerranéen à l'automne."On veut un lieu de partage", insiste Caroline Pozzo di Borgo en rappelant que Marseille, ville métissée et portuaire "a toujours accueilli les artistes" et entretenu "un rapport avec les Etats-Unis". Clin d'oeil implicite à Varian Fry, le "Schindler américain" qui débarqua à Marseille en 1940 et sauvera quelque 2.000 personnes, dont les peintres Marc Chagall et Max Ernst.
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Dans leurs procès-verbaux consultés par Le Monde, trois policiers mis en examen présentent Alexandre Benalla comme l'homme de confiance d'Emmanuel Macron. Une version tout à fait différente de celle livrée par les proches du président.
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Jusqu'où ira cette "affaire Benalla" ? Après les violences lors des manifestations du 1 er mai place de la Contrescarpe. Après les nouvelles vidéos impliquant l'ancien chargé de mission de l'Elysée au jardin des Plantes dans d'autres faits de violences. Après la perquisition à son domicile juste avant laquelle un ami d'Alexandre Benalla a "mis en sécurité" certains objets dont des armes. S'ajoutent désormais les déclarations de policiers, mis en examen pour "violation du secret professionnel" et "détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" qui viennent contredire les propos de l'Elysée au sujet d'Alexandre Benalla. "L'homme de confiance"On reproche à ces trois policiers, très expérimentés et haut-placés dans la hiérarchie policière, d'avoir transmis les images des caméras de la Préfecture de police afin "d'aider" l'ex-chargé de mission à préparer sa défense. Leurs versions des faits diffèrent sensiblement, mais tous s'accordent sur un point : ils n'auraient jamais agi de la sorte si Alexandre Benalla ne leur était pas apparu comme l'homme de confiance du président de la République.Face aux enquêteurs, il y a le haut- gradé Laurent Simonin. Trente années de carrière dont plus de quinze au sein de la direction de l'ordre public et de la circulation à la Préfecture de police, il est contrôleur général et chef d'état-major adjoint. Il y a aussi Jean-Yves Hunault, officier de liaison à l'Elysée. Il venait de passer dix ans à la direction de l'ordre public et de la circulation et "avait pour mission d'assurer un lien étroit entre l'Elysée et la PP, tout en s'occupant de " l'entourage" de l'Elysée", précise Le Monde. Et puis, il y a Maxence Creusat, jeune commissaire dont les déclarations ont le plus retenu l'attention, car elles reviennent avec plus de précisions sur le rôle d'Alexandre Benalla au sein du dispositif de sécurité présidentiel. "Depuis l'élection de M.Macron, les chefs du groupe de sécurité de la présidence de la République [étaient] ostracisés par la présence de M. Benalla", aurait-il déclaré aux enquêteurs, selon les informations du journal. "Lors des déplacements (...), [il communiquait] les souhaits et les volontés du président." D'après ce policier de la DOPC, en poste depuis 2011, M. Benalla était, en outre, destinataire, "au quotidien, des télégrammes et notes confidentielles"."Pour nous, Benalla [représentait] Macron pour tous les sujets sécurité"Plus précis encore, le policier donne des exemples des situations dans lesquelles il a vu Alexandre Benalla en action, au plus près du président de la République : "quand le chef de la DOPC, du GSPR et M. Benalla [étaient] ensemble sur un service d'ordre, et que le président communiquer une volonté en matière de sécurité (...), il M. Benalla sur son téléphone". Lors de la descente des Champs-Elysées du bus de l'équipe de France de football, "plusieurs témoins" auraient été impressionnés de son "lien direct téléphonique avec le président de la République afin de caler le timing", relate Le Monde. "Pour nous, M. Benalla [représentait] Macron pour tous les sujets sécurité."Ces déclarations contredisent les explications fournies par l'entourage d'Emmanuel Macron et notamment le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler. Devant la commission d'enquête du Sénat, le 25 juillet dernier, il avait affirmé que "la sécurité du président de la République [était] toujours assurée par le commandement militaire ou le GSPR" et qu'Alexandre Benalla "n'avait pas de responsabilités les concernant", assurant que la présidence n'employait pas "de vigiles privés pour assurer la sécurité du chef de l'État"."Il le connaissait de vue"Plus gênant encore, le chef de cabinet de Gérard Collomb, Jean-Marie Girier, avait affirmé lundi à la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla que son ministre ne connaissait de l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron "ni son nom, ni son prénom, ni ses fonctions", confortant des déclarations du ministre. "Il le connaissait de vue", a affirmé ce proche du ministre de l'Intérieur et ancien directeur de campagne d'Emmanuel Macron. Lors de son audition Gérard Collomb avait rappelé aussi à plusieurs reprises qu'il avait "croisé" Alexandre Benalla mais pensait qu'il était "policier". Difficile à croire à la lumière de ces nouveaux témoignages.
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Depuis son départ du port de Marseille en février 2016, l'Aquarius a sauvé 29.318 hommes, femmes et enfants de la noyade.
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Dans une tribune de SOS Méditerrannée au Monde, publiée mercredi 1er août, 500 personnalités dont l'écologiste Pierre Rabhi, l'actrice Juliette Binoche ou encore l'économiste Thomas Piketty, expriment leur soutient à la mission du désormais célèbre bateau Aquarius affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières. Un soutient exprimé quelques heures avant que le navire ne reprenne la mer. En escale technique depuis un mois à Marseille, il est désormais prêt à reprendre ses missions de sauvetage au large de la Libye en Méditerranée "avec le même engagement" et prêt "à parer à tout événement", a insisté Francis Vallat, président de SOS Méditerrannée France lors d'une conférence de presse."Un seul impératif : secourir les personnes en danger de mort"Au-delà du soutient, la tribune est aussi l'occasion pour l'association de rappeler que son seul et unique objectif "est de sauver des vies en mer : empêcher que des femmes, des hommes et des enfants se noient. Toutes ses actions sont guidées par un seul impératif, ancré dans le droit maritime international : secourir les personnes en danger de mort dans les eaux internationales, le plus vite possible. Et les conduire, dans les meilleurs délais, vers un lieu sûr et proche, où elles puissent obtenir la protection à laquelle elles ont droit, où leurs besoins seront assurés et leurs droits garantis".Depuis son départ du port de Marseille en février 2016, l'Aquarius a sauvé 29.318 hommes, femmes et enfants de la noyade, dont 2.979 depuis le 1er janvier 2018, précise dans un communiqué SOS Méditerranée, selon qui depuis 4 ans, au moins 15.000 hommes, femmes et enfants sont morts noyés en Méditerranée en tentant la traversée sur des embarcations de fortune.
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Le bourdonnement des abeilles, l'odeur de la lavande, la clarté d'une nuit d'été. En Provence, la transhumance des abeilles bat son plein, une course contre la montre qui permettra de produire plus d'un millier de tonnes d'un miel très apprécié.
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"Une ruche, c'est une bombe ! Si je lâche, les abeilles s'échappent!", prévient Patrice Parrocel, un apiculteur de 35 ans qui a attendu la tombée de la nuit pour charger, à la main, 50 ruches à l'arrière de son camion. Chacune pèse 30 kg, contient une reine, et plus de 40.000 butineuses... qu'il ne vaut mieux pas déranger.Alors la transhumance, tradition depuis les années 1960 et la professionnalisation de l'apiculture, se passe toujours la nuit, lorsque les abeilles sont rentrées à la ruche.L'enfumoir --une sorte d'arrosoir muni d'un soufflet-- à la main, M. Parrocel noie l'entrée des ruches dans une fumée d'herbes sèches pour calmer les abeilles : "Si on charge en plein jour, pendant qu'elles butinent, on part avec la moitié d'entre elles".Les colonies les plus anciennes, avec leurs "vieilles" reines, âgées de plus de deux ans, sont quant à elles privées de transhumance, car plus assez productives.Ce déplacement des ruches au rythme des floraisons permet en effet d'optimiser la production de miel, et le développement des colonies. Et d'obtenir, au cours de l'année, différentes sortes de miel : "toutes fleurs", "de montagne" ou encore "châtaignier". Mais avant cela, il faut rouler, les ruches solidement harnachées, sur la trentaine de kilomètres qui séparent Volx, en vallée de Durance, où elles ont hiverné, des champs de lavande de Banon, environ 300 m plus en altitude. Il faut à M. Parrocel une quinzaine de trajets pour transporter les 700 ruches qu'il exploite."Ma hantise, c'est l'accident", raconte ce chauffeur de taxi reconverti comme apiculteur professionnel, qui avoue encore "un petit stress", à sa dixième année de transhumance. Après une très courte nuit, le camion s'ébranle à 04H30.- Régal pour les butineuses -Après un trajet sans encombre, le déchargement commence à nouveau ruche après ruche, à quelques centaines de mètres des splendides champs de lavandin (un cousin de la lavande, moins cultivé) qui font la renommée de la Provence.Un régal pour les butineuses, qui, aux premières lueurs, zèbrent le ciel, droit sur les fleurs. La floraison dure environ un mois, de quoi tirer bon an mal an 15 kg de miel par ruche.Le miel de lavande, onctueux et clair, représente plus de la moitié des 2.500 tonnes de miel produits chaque année par les 3.600 apiculteurs de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, selon l'association professionnelle Apiculteurs en Provence, qui veut faire connaître ces transhumances, et l'indication géographique protégée que ce miel a obtenu."Economiquement, ça se passe bien", souligne Philippe Picard, responsable de l'association de développement de l'apiculture provençale (Adapi). Cependant, dans cette région écrasée par le soleil à l'été, les apiculteurs se savent à la merci du climat. Ce dernier se fait de plus en plus "capricieux", euphémise M. Picard : "Plus un printemps ne se passe comme le précédent".Sans compter les maux qui touchent tous les apiculteurs: les dégâts des pesticides, les parasites, ou les vols de ruches qui se multiplient. La disparition de plus d'une centaine de ruches chez un apiculteur du Var, en plein confinement, a fait du bruit dans ce petit monde.Mais en pleine transhumance, devant une mer de fleurs roses caressée par les rayons du soleil levant, ne parlez pas à M. Parrocel de ces fléaux: "Quand je suis là, le matin autour des champs de lavande, je me dis que c'est le plus beau métier du monde".
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Dans une soirée de débat face à des intellectuels, le président de la République a défendu ses réformes, notamment sur l'ISF et le non-cumul des mandats. Selon plusieurs médias dont Les Echos et Le Figaro, qui rapportent les propos du chef de l'Etat, Emmanuel Macron a néanmoins ouvert la porte à d'éventuelles "corrections" du dispositif fiscal, "s'il est observé" que la réforme relative à la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF) n'est "pas efficace".
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La question est un "incontournable" des revendications sociales : faut-il rétablir l'impôt sur la fortune? La transformation de l'ISF en un impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui ne prend pas compte du capital mobilier, est loin de faire l'unanimité dans l'opinion, l'opposition dénonçant un "symbole d'une politique fiscale injuste". Lundi 18 mars, Emmanuel Macron a expliqué qu'il "faut peut-être reconditionner davantage la part de l'ISF supprimée" si la réforme ne remplit pas "l'objectif du retour ou du maintien du capital productif'. "Un des points qu'on n'a pas bien expliqué sur ce sujet-là, le cœur de la réforme de la fiscalité du capital, c'était de ré-attirer du capital productif ou de le garder en France, et selon le chef de l'État, il faut ainsi peut-être conditionner davantage, sur la partie ISF qui a été totalement supprimée, la part de réinvestissement".En clair : conditionner ce "cadeau" fiscal à de l'investissement réel dans l'économie, comme le soutiennent plusieurs députés La République En Marche.Au cours de ce débat, organisé par France Culture, avec 64 intellectuels, Emmanuel Macron a par ailleurs rejeté une hausse des droits de succession comme l'expérimentation d'un revenu universel de base. "Dans un pays où les gens ont peur pour l'héritage, je n'ouvrirai pas ce sujet de bidouiller la taxe sur les successions, car tous se sentiraient concernés", même les plus modestes, a t-il déclaré.
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L'annonce par l'Eglise catholique de la célébration samedi à Sarajevo d'une messe pour les militaires de l'Etat oustachi pro-nazi croate et des civils croates exécutés par les partisans communistes en 1945 entraîne une levée de boucliers dans la capitale bosnienne.
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Les commémorations de la "tragédie de Bleiburg", organisées chaque mois de mai près de cette localité du sud de l'Autriche, ont été annulées cette année en raison de la pandémie du coronavirus.Il avait été prévu qu'une messe y soit célébrée par l'archevêque de Sarajevo, Vinko Puljic, et les organisateurs ont décidé qu'elle aurait lieu finalement dans la cathédrale de la capitale bosnienne.L'annonce a déclenché les foudres de la plupart des partis politiques (à l'exception des formations croates), d'ONG, ainsi que de la communauté juive et de l'Eglise orthodoxe serbe.Le centre Simon Wiesenthal de Jérusalem a appelé le gouvernement bosnien à interdire "cette parodie de mémoire et de justice".La situation s'est tendue dans la capitale bosnienne. Des policiers patrouillent en permanence les abords de la cathédrale.Des centaines de milliers de Roms, de Serbes, de Juifs et de Croates antifascistes ont été exterminés par l'Etat indépendant croate (NDH), allié des nazis pendant la Seconde guerre mondiale. Cet "Etat" éphémère englobait également toute la Bosnie, ainsi qu'une partie de la Serbie."Cette messe va commémorer (...) les bourreaux de nos mères, de nos pères, de nos grands-pères et de tous nos concitoyens innocents tués aux mains du NDH fasciste", ont écrit les dignitaires de la communauté juive de Bosnie, Jakob Finci et Boris Kozemjakin, dans une lettre au cardinal Puljic.L'archevêque de l'Eglise orthodoxe serbe de Sarajevo, Hrizostom, rappelle que "plus de 10.000 citoyens de Sarajevo, des Serbes, des Juifs, des Roms, et bien d'autres gens opposés au mouvement oustachi ont été tués"."Vous célébrez une messe pour ceux qui ont commis ces crimes", a affirmé Hrizostom, déplorant "l'apologie (...) du mouvement oustachi".Le cardinal Puljic a rejeté ces accusations, soulignant que prier pour l'âme des victimes ne signifiait pas approuver leurs actes.Selon des historiens indépendants, plusieurs dizaines de milliers de Croates, des miliciens oustachis mais aussi des civils, ont été tués dans les combats lors de leur retrait vers l'Autriche en mai 1945 ou exécutés après la guerre par les partisans communistes yougoslaves."L'Eglise catholique ne s'est jamais alignée du côté d'un pouvoir et surtout pas de ceux qui étaient à l'origine de tant de morts", a déclaré le cardinal Puljic.Les évêques catholiques ont dénoncé dans une déclaration commune des "manipulations" et "des attaques infondées".Des ONG antifascistes ont appelé à un "défilé massif et dans le calme" samedi à l'heure de la messe.Le rassemblement de Bleiburg suscite chaque année des controverses en raison de l'utilisation de symboles nazis par des participants.Les commémorations sont coorganisées par les Eglises catholiques en Bosnie et en Croatie, et parrainées par le Parlement croate.
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Selon Les Echos, l'exécutif a déjà élaboré un plan de baisse d'impôts, qui ne prend pas compte des futures annonces d'Emmanuel Macron sur l'allègement de la pression fiscale.
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C'était un sujet récurrent de préoccupation des "Gilets jaunes". Dans ses premières restitutions du grand débat national, le gouvernement a martelé par la voix d'Edouard Philippe sa volonté de "baisser plus vite les impôts", en réponse à "l'immense exaspération fiscale des Français".Les Echos révèlent mardi 9 avril que l'exécutif aurait pris les devants avec un "Programme de stabilité" élaboré par le Ministère de l'économie, à l'adresse de Bruxelles et des autres pays membres de l'Union européenne. Bruno Le Maire avait publiquement plaidé pour que baisse "en priorité" l'impôt sur le revenu. Dans les chiffres, Bercy vise une baisse de 10,6 milliards de la fiscalité des ménages en 2019, et 3,1 en plus l'année suivante. L'ampleur du cadeau fiscal promis par Emmanuel est ainsi revue à la hausse par rapport aux annonces faites par l'exécutif en septembre dernier. Le chef de l'Etat avait alors évalué à 6 milliards d'euros la baisse des impôts pour 2019, grâce au dégrèvement de la taxe d'habitation et aux effets de la suppression des cotisations salariales. S'ajoutent à cette somme 3 milliards d'euros "gagnés" par la défiscalisation des heures supplémentaire, 1,9 milliard par l'annulation de la taxe carbone, et 1,6 milliard par la baisse de la CSG des retraités modestes.Du côté des entreprises, la baisse s'annonce moins significative. Les Echos avancent ainsi que les impôts augmenteraient légèrement en 2019, avant une baisse de 2,4 milliards en 2020.
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À partir de janvier 2019, certains "actes considérés comme clés" seront plus chers
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Consulter une sage-femme libérale coûtera désormais 25 euros. L'Assurance maladie et les deux principaux syndicats de sages-femmes libérales ont signé un accord, mercredi 30 mai, qui prévoit notamment la revalorisation de certains tarifs, dont celui de la consultation qui passe désormais de 23 à 25 euros. Près de 5.400 sages-femmes sont concernées par ce texte, signé par les deux organisations représentatives de la profession (ONSSF et UNSSF). Une mesure qui représente un gain de 22,1 millions d'euros pour ces travailleuses, a expliqué Assurance maladie dans un communiqué de presse. En clair, à partir de janvier 2019, certains "actes considérés comme clés" seront plus chers. Une consultation ou une visite à domicile seront facturées 25 euros, autant que pour un médecin généraliste, et une séance de rééducation du périnée passera de 19,60 à 21 euros Certains tarifs vont même doubler : les interventions en urgence les dimanches et jours fériés seront facturées 40 euros, contre 21 euros auparavant, et les accouchements de nuit passeront de 40 à 80 euros. L'accord maintient le "conventionnement régulé"Ce nouvel accord donne également la possibilité aux sages-femmes, dès 2019, de réaliser la première consultation de contraception et de prévention des maladies sexuellement transmissibles pour les jeunes filles de 15 à 18 ans. Cette consultation, normalement réservée aux médecins, sera facturée 46 euros de l'heure par les sages-femmes. Selon le communiqué de presse, l'accord maintient le "conventionnement régulé". Dans les zones, dites "sur-dotées", une sage-femme libérale ne peut s'installer que si une autre s'en va. À l'inverse, dans les zones "sous-dotées", des aides financières "pouvant aller jusqu'à 28.000 euros, voire 38.000 euros dans le cadre d'une première installation" sont prévues. "L'ONSSF s'est battue jusqu'au bout pour parvenir à obtenir le meilleur pour la profession", a réagi le syndicat sur sa page Facebook, ajoutant toutefois qu'"il reste encore du chemin à parcourir".
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Une fusillade a eu lieu devant un club de Brooklyn à New York, samedi. Le tireur n'a pas été interpellé, au moins quatre personnes sont mortes.
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Au moins quatre personnes sont mortes et trois ont été blessées dans une fusillade qui a eu lieu samedi 12 octobre à New York, a fait savoir la police de la métropole. Les victimes sont des hommes, qui ont été tués au petit matin dans une salle ou étaient illégalement organisés des paris situé à Brooklyn a précisé un responsable policier. Aucun suspect n'a été appréhendé, et le motif de ce drame ne peut être établi pour le moment. La police dit pour le moment exclure la piste d'un règlement de compte entre gangs. "Il est un peu trop tôt pour savoir s'il s'agit d'une dispute, ou d'une altercation à cause de paris, ou d'un cambriolage", a dit à la presse Dermot F. Shea, un responsable de la police new-yorkaise. Deux hommes et une femmes ont été par ailleurs blessé, leurs vies ne seraient pas en danger. Les victimes ont entre 32 et 49 ans. Le New York Police Department (NYPD) précise qu'au moins 15 coups de feu ont été tiré dans ce lieu. Le lieu n'avait pas fait l'objet de signalement. En septembre 2019, la ville de New York a connu 67 incidents impliquant des armes à feu contre 71 en septembre 2018, selon les statistiques de la police new-yorkaise, publiées il y a quelques jours. Il s'agit du nombre le plus bas pour un mois de septembre.
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Le célèbre zouave du pont de l'Alma à Paris, eau à hauteur de cuisses, a été équipé ce dimanche 4 février d'un gilet de sauvetage par la fondation Goodplanet. Objectif ? Alerter et sensibiliser sur l'impact du réchauffement climatique sur la répétition et l'aggravation des crues.
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"Get ready for global warming" ("Préparez-vous au réchauffement climatique"), pouvait-on lire sur la banderole noire déployée sur le pont, au-dessus de la statue. La crue de la Seine et le courant empêchant toute approche par bateau, la statue a été habillée par deux grimpeurs descendus en rappel, sous le regard du photographe Yann Arthus-Bertrand, parrain de la fondation Goodplanet."C'est un beau symbole", a-t-il estimé s'alarmant d'une "perte de biodiversité inédite, d'une course à la croissance qui détruit la planète". "La COP21 ne va pas changer le monde, chacun peut changer le monde", a-t-il expliqué aux côtés de la maire de Paris, Anne Hidalgo. Des cumuls de pluies inédits ont généré des crues en série sur la France en janvier. Dimanche la Seine restait en vigilance orange, notamment dans la capitale et en Normandie, de même que l'aval de la Marne. À Paris, le fleuve a atteint sa hauteur maximale le 29 janvier. La décrue devrait reprendre lundi, selon Vigicrues.Selon une nouvelle étude scientifique européenne parue fin janvier, le réchauffement mondial va, notamment, multiplier les crues sur le continent, l'air plus chaud contenant plus d'humidité. Les températures mondiales sont déjà supérieures d'un degré Celsius à ce qu'elle étaient avant l'ère industrielle et elles devraient continuer à augmenter.Malgré l'engagement pris en 2015 par les États de limiter à moins de 2 degrés le réchauffement climatique, le monde semble à ce stade parti pour un réchauffement de plus de 3 degrés, ce qui devrait entraîner bien plus de phénomènes météorologiques extrêmes. Les crues répétées de la Seine ces dernières années peuvent également s'expliquer par d'autres facteurs, comme l'accroissement de l'urbanisation.
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Lundi, un commerçant avait été tué par des faux policiers au cours d'un autre braquage.
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Deux malfaiteurs portant des brassards de police ont dérobé pour 180.000 euros de bijoux à un représentant, mardi 10 juillet à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, rapporte Le Parisien. C'est la deuxième fois depuis le début de la semaine que de faux policiers braquent un commerçant.Mardi matin, le représentant, alors au volant de sa voiture, a été abordé par deux hommes en scooter portant des brassards de la police, dans cette commune limitrophe de Paris. Sous la menace d'une arme, ils lui ont ensuite dérobé une pochette contenant des bijoux pour une valeur de 180.000 euros. Selon Le Parisien, la victime avait déjà été forcée d'ouvrir son coffre la veille par deux hommes. Le représentant n'a pas été blessé au cours du braquage.Lundi soir, un commerçant revenant du festival Japan Expo a été tué à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) au cours d'un braquage qui a mal tourné. Cinq hommes à bord d'une voiture, portant des chasubles police, et deux autres à moto ont intercepté sa camionnette et dérobé la mallette contenant la recette de son week-end. Tentant de résister, la victime a été la cible d'un coup de feu, qui l'a touché à la cuisse, sectionnant l'artère fémorale. Malgré les premiers secours prodigués par des policiers de la BAC, le commerçant est décédé à l'hôpital.
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Invitée sur le plateau de 20h30 le dimanche de Laurent Delahousse ce 16 septembre, Alexandra Lamy a expliqué les raisons de son départ pour Londres. Une décision qui lui a fait du bien, explique Gala.
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En 2015, elle a décidé de tout plaquer. Alexandra Lamy s'en va en effet à Londres avec sa fille. À 43 ans, la comédienne décide notamment de tourner la page Jean Dujardin, dont elle s'est séparée deux ans auparavant. Dans "20h30 le dimanche", elle s'est confiée à Laurent Delahousse sur ce choix de vie radical. "À un moment de ma vie, ça m'a fait du bien de partir là-bas. C'est quelque chose que j'ai toujours rêvé de faire à 20 ans, je me suis dit c'est génial, je l'ai fait à 40".Mais Alexandra Lamy avoue l'avoir fait pour l'avenir de sa fille. "Au départ, je l'ai fait aussi pour ma fille parce que je pensais que c'était bien pour elle qu'elle apprenne l'anglais", dit-elle. Une stratégie semble-t-il payante puisque celle-ci est désormais bilingue.Fan de Meryl StreepParmi les autres thèmes abordés durant l'interview, l'actrice a fait part de son admiration pour une autre comédienne américaine, Meryl Streep. "J'étais très émue quand je l'ai rencontrée, j'adore tout ce qu'elle est, c'est une actrice extraordinaire qui a fait des personnages tellement différents, dans des registres tellement différents, elle est d'une simplicité, elle est drôle, c'est tout ce que j'aime", avoue Alexandra Lamy.Enfin, l'ancienne interprète de "Chouchou" dans "Un gars, une fille", explique pourquoi elle aime jongler entre des comédies et des films plus sombres. En attendant, elle a décidé de rester vivre à Londres même si elle est une "catastrophe en accent".
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Samedi soir, dans le 18e arrondissement de Paris, certains habitants ont décidé de braver les mesures de confinement pour esquisser quelques pas de danse en pleine rue au son de "Laisser moi danser" de Dalida. Une scène qui n'a pas manqué de faire réagir les internautes.
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Alors que le plan de déconfinement progressif à partir du 11 mai doit être présenté mardi après-midi par le Premier ministre Edouard Philippe, certains à Paris ont pris de l'avance. En plein confinement, quelques habitants de Montmartre, dans le 18e arrondissement de la capitale, ont profité de la météo estivale pour aller danser au milieu de la rue. Une vidéo postée samedi 25 avril vers 21h sur Twitter montre une poignée de personnes en train de se déhancher au son de "Laissez moi danser" de Dalida."Le 18e vient officiellement de s'auto-déconfiner", a commenté l'internaute, qui se décrit comme un journaliste. "Mais la police, qui aimerait qu'on la laisse bosser, vient officiellement de reconfiner le 18ème", a-t-il par la suite souligné, en postant la vidéo de l'intervention de police. Une vidéo qui n'a pas manqué de faire réagir les internautes. "Précision pour nuancer des réponses très violentes. Le 18ème est très confiné. Il s'agissait de 20-30 personnes dansant sous un balcon plus des badauds ébahis... Une minute après mon arrivée, la police a mis fin à la musique avant même que Dalida ait fini de chanter", a précisé l'auteur quelques instants plus tard. "Samedi vers 20h, les policiers du 18ème sont intervenus pour faire cesser la musique diffusée par un résident, ayant engendré le regroupement de nombreuses personnes venues danser dans la rue, au mépris des règles de distanciation sociale", a précisé dimanche matin la Préfecture de police. Le Parisien a retrouvé le responsable de cet attroupement, qui s'est expliqué dans une série de stories sur Instagram. Le jeune homme diffuse visiblement régulièrement de la musique pour mettre un peu d'ambiance dans le quartier, ainsi qu'en atteste son compte Instagram Discobalcons. Cette fois, il a été dépassé par les événements. Dans ces vidéos, il assure qu'il s'agissait "de la première fois" où il voyait autant de monde devant son immeuble. "Je suis dépassé", avoue le jeune homme, expliquant "ne pas pouvoir prendre la responsabilité" de voir autant de monde sur la place. "Je ne pourrai pas recommencer, en tout cas pas tout de suite", a-t-il ajouté. "Ce que je peux vous proposer, c'est de mettre aléatoirement un jour dans la semaine une chanson ou deux maximum à 20 heures en hommage à nos soignants. Mais dès qu'il y aura du monde sur la place, je serai obligé d'arrêter de moi-même", a-t-il insisté.
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Dans une interview accordée au journal Le Monde, François Hollande estime que l'Otan et les pays européens doivent faire davantage pression sur la Russie et la Turquie pour obtenir l'arrêt des offensives dans la Ghouta orientale et l'enclave kurde d'Afrine en Syrie. Emmanuel Macron lui a répondu en critiquant ceux qui "donnent des leçons".
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Ce n'est pas la première fois que François Hollande sort de sa réserve et s'autorise un commentaire ou une critique sur l'action de son successeur. Mais c'est la première fois que l'ex-président socialiste le fait au sujet de questions internationales. "On doit parler à Vladimir Poutine (...) Mais ce n'est pas une raison pour laisser la Russie avancer ses pions sans réagir", explique-t-il dans cet entretien accordé au journal du soir. "La position de Donald Trump n'est ni claire ni prévisible, c'est donc à la France, à l'Europe, à l'Otan de se mettre en mouvement"."C'est la Russie qui est la puissance principale (en Syrie, ndlr) et le risque est sérieux d'une escalade si aucune limite ne lui est fixée", poursuit l'ancien chef de l'État, qui était en fonction au début du conflit syrien en 2011. "La Russie se réarme depuis plusieurs années, et si elle est menaçante, elle doit être menacée", poursuit-il."LES PUISSANCES DÉMOCRATIQUES DOIVENT PRENDRE CONSCIENCE DE LEUR RESPONSABILITÉ"Selon lui, les Occidentaux peuvent faire pression sur "les sanctions, les règles commerciales, la question du pétrole et du gaz". "Je ne veux pas compliquer un jeu qui l'est déjà beaucoup. Mais je pense que les puissances démocratiques - j'insiste sur ce mot, démocratique - doivent prendre conscience de leur responsabilité, de ce que peuvent être leur influence et leur rôle", insiste-t-il.Emmanuel Macron a répondu à François Hollande depuis l'Inde : "La France a depuis le mois de mai dernier une politique constante et cohérente, sans connivence mais en cherchant à être efficace, donc en restaurant un dialogue", a déclaré le président. "Ces dernières années en Syrie, est-ce que l'absence de dialogue complet avec la Russie a permis d'avancer davantage ? Dois-je vous rappeler Alep ? Je n'ai pas l'impression que l'absence de dialogue a permis d'avancer", a-t-il ajouté."Il faut être clair : la France n'interviendra pas militairement sur le sol en Syrie. Je vous le dis très fermement. Et je crois que certaines personnes qui donnent des leçons ont elles-mêmes décidé la même chose", a-t-il encore ajouté. Dans son interview au Monde, François Hollande dénonce également l'opération de la Turquie, pays membre de l'Otan, contre les Kurdes syriens, qui ont été alliés des États-Unis et des Européens dans le combat contre le groupe État islamique (EI) en Syrie, et critique un certain laisser-faire des Occidentaux face à Ankara. "Si j'ai soutenu les Kurdes dans le cadre de la coalition (internationale sous commandement américain, ndlr), ce n'est pas pour les laisser dans la situation où ils sont", assène-t-il. "Si j'ai été aussi dur sur le régime de Bachar Al-Assad, et je l'ai été avec constance, ce n'est pas pour le laisser liquider son opposition et massacrer son peuple", ajoute-t-il. "Il n'est pas possible de célébrer la libération d'une partie de la Syrie et de laisser mourir des populations entières dont on sait qu'elles ont joué un rôle déterminant pour arriver à ce résultat". À la différence de son prédécesseur, Emmanuel Macron ne fait plus du départ de Bachar al-Assad un préalable à la recherche d'une solution politique en Syrie. Dans la Ghouta orientale, où le régime de Damas, allié de Moscou, poursuit une offensive depuis le 18 février, comme à Afrine, François Hollande plaide pour l'instauration de zones d'exclusion aérienne afin de faire cesser des bombardements sur hôpitaux et civils, en notant que les "lignes rouges ne peuvent concerner les seules armes chimiques".La partie rebelle de la Ghouta orientale subit un siège depuis 2013, ayant rendu quasiment impossible l'accès à la nourriture et aux médicaments pour ses quelque 400.000 habitants. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), 1.144 personnes sont mortes dans les combats, dont 240 enfants. Ces victimes viennent s'ajouter à l'effroyable bilan humain de la guerre en Syrie, déclenchée il y a bientôt sept ans et qui a désormais fait plus de 350.000 morts, d'après l'ONG.
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"Pugnace", "indocile", mais aussi "à l'écoute": pressentie pour le poste de Défenseure des droits, la présidente de l'association de lutte contre l'exclusion ATD-Quart Monde, Claire Hédon, est décrite par le monde associatif comme une militante "déterminée", convaincue que la grande pauvreté est une violation des droits fondamentaux.
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Cette journaliste de radio, âgée de 57 ans, est une "forte personnalité", dont "le grand sujet est la discrimination dont sont victimes les personnes pauvres", souligne Florent Guéguen, de la Fédération des acteurs de la solidarité (FNARS) - qui regroupe 870 associations et organismes de lutte contre l'exclusion.Également membre du Conseil consultatif national d'éthique, Mme Hédon est "sincèrement révoltée contre les injustices et elle ne laisse rien passer", ajoute le responsable associatif, qui loue son combat contre la "pauvrophobie".Sa nomination par l'Élysée, à la tête d'une institution qui s'est récemment muée en vigie des libertés publiques, doit encore être entérinée par le Parlement. Claire Hédon est membre depuis 27 ans d'ATD-Quart monde, et préside à titre bénévole depuis cinq ans cette association qu'elle a découverte en 1992, à travers son métier de journaliste à Radio France Internationale (RFI), lors d'un reportage sur une bibliothèque de rue, dans un bidonville de Bangkok.La radio publique - où elle travaille encore aujourd'hui, comme responsable des magazines - l'a amenée également à beaucoup voyager en Afrique francophone, pour l'émission "Priorité santé", dont elle a eu la charge de 2003 à 2017."Quand on fait des reportages pour RFI, on est amené à côtoyer la grande pauvreté, en Afrique et ailleurs. C'est une radio humaniste, où l'empathie pour la pluralité et la diversité fait partie de l'ADN maison", explique la journaliste Anne-Cécile Bras, qui loue par ailleurs la "rigueur" de sa collègue.Pour Christophe Robert, de la Fondation Abbé-Pierre, la nomination de Mme Hédon "adresse un signal: la question des plus pauvres doit aussi trouver sa place dans la lutte contre les discriminations". "Car on peut être mis à l'écart parce qu'on est pauvre, ou qu'on habite à telle adresse", souligne-t-il.- Pont entre deux mondes -A la tête d'ATD-Quart Monde, Mme Hédon s'est d'ailleurs battue, en 2016, pour faire de la pauvreté - plus exactement de la "vulnérabilité économique" - un nouveau critère de discrimination, désormais sanctionné par la loi. Pour le délégué national de l'association, Paul Maréchal, "elle a l'accès aux droits chevillé au corps. Elle refuse l'injustice et les préjugés". Sa nomination, poursuit-il, va contribuer à "faire admettre que la grande pauvreté, c'est une violation des droits fondamentaux".Pour M. Maréchal, une des grandes qualités de la probable future Défenseure des droits est qu'elle "laisse les gens s'exprimer en profondeur" - "c'est sans doute son ancien travail de journaliste qui lui a appris ça", suppose-t-il - et "qu'elle sait être un pont, permettre la rencontre entre des mondes qui s'ignorent".En septembre 2018, elle avait ainsi accueilli Emmanuel Macron dans un centre d'ATD-Quart Monde en Seine-Saint-Denis, où il s'était entretenu avec des personnes victimes de précarité."Elle a cette attention aux plus petits, aux plus pauvres", témoigne Vincent Espejo, qui a lui-même connu l'exclusion et siège aujourd'hui au conseil d'administration de l'association. "Elle est très à l'écoute des gens", renchérit son épouse Élodie. "Avec cette nomination, le mouvement perd une belle personne", sourit-elle.Pour Paul Maréchal, Claire Hédon, au-delà de la situation des plus démunis, "va désormais devoir s'engager pour les droits de tous". "C'est tout le combat de notre association: si notre société réussit à faire que les plus exclus soient pris en compte, c'est toute la société qui grandit".Si la nomination de Mme Hédon est confirmée, les travaux pratiques pourraient commencer rapidement. Celle qui succédera à Jacques Toubon devra être "très active sur les futures lois sur la dépendance", a souligné mercredi ce dernier, rappelant que l'institution s'apprêtait à rendre à l'automne une décision cadre sur les droits des personnes âgées en maisons de retraite.
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C'est avec une infinie minutie qu'à Taïwan des modélistes consacrent des heures à créer des univers en version miniature qui mêlent réalisme et fantaisie.
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Lorsqu'il ne conçoit pas des intérieurs, Hank Cheng, 51 ans, passe son temps à concevoir des maquettes comportant un luxe de détails. Ses créations vont de la réplique d'une épicerie du centre de Taïwan qui lui a tapé à l'oeil à une "base secrète" imaginaire pour des Minions, fabriquée à partir d'une boîte à gâteaux en forme d'un de ces célèbres personnages de dessin animé."Quand les gens me demandent s'il y a quelque chose que je ne peux pas faire, je leur réponds en plaisantant: l'air et le soleil", a-t-il raconté à l'AFP. Il explique "essayer de réaliser" tout ce qu'on lui demande et de "laisser libre cours" à son imagination.Dans sa jeunesse, M. Cheng a étudié l'iconographie au Japon, où les dioramas sont depuis longtemps très prisés.Il a commencé à s'adonner à sa passion il y a cinq ans, après avoir vu une photo de l'oeuvre d'un artiste japonais, qui était si réaliste, qu'à première vue, il l'a crue réelle.Un de ses réalisations les plus remarquable est celle d'un ancien restaurant japonais qui vendait des plats de riz à l'anguille. Les traces laissées par la fumée dans la cuisine dont le sol est couvert de graisse attestent du réalisme de cette maquette créée avec une minutie et une précision infinies. Cette oeuvre a remporté des prix lors d'une compétition au Japon. La reproduction d'un bar vétuste, aux murs couverts de graffiti, où se pressent des clients bruyants, près d'une allée jonchée de détritus, est si réussie que M. Cheng espère que les gens pourront "sentir l'odeur" rien qu'en le regardant."J'espère que chacune de mes créations raconte une histoire pour que les gens s'y intéressent, et qu'elle ne soit pas seulement jolie ou réaliste", souligne le maquettiste qui a publié un livre sur la fabrication de miniatures et organisé des expositions de ses oeuvres.Il espère également qu'une certaine "chaleur" se dégage de ses dioramas et qu'ils témoignent de "la réalité".- Thérapie -Hikari Yang, 39 ans, a commencé à se consacrer à la réalisation de maquettes à un moment de sa vie où elle se sentait un peu déprimée.Elle se souvient qu'avant d'avoir terminé la première, une ville de rêve de style japonais, elle s'est sentie "guérie" et avait oublié ses problèmes.Elle a créé l'atelier FM Dioramas à Taoyuan, au nord de Taïwan, en 2016 avec des associés tout en gardant son emploi jusqu'à quelle puisse vivre de sa passion.Le catalogue de ce collectif est plein de dioramas représentant des scènes de la vie quotidienne ou de science fiction. Huit à neuf mois sont nécessaires à leur réalisation.Cet atelier a su attirer du monde en donnant des cours de fabrications d'objets en miniature à travers Taïwan. Il créé également tout un tas d'articles pour des modélistes du monde entier."Les gens viennent à nos cours pour apprendre à fabriquer ce que l'on appelle +des petites objets qui soignent+ comme un arbre dans un parc. Créer un modèle miniature à partir de rien leur permet de se libérer du stress de leur vie trépidante", selon elle.Son associé Chen Shih-jen, 45 ans, explique que la construction de dioramas l'a aidé à évacuer la pression liée à son métier de programmateur informatique à plein temps. Les commandes sont diverses. Une institution gouvernementale a demandé à M. Chen de créer une maquette miniature d'une maison typique de l'ethnie des Seediq, une des nombreuses minorités que compte Taïwan.Un couple lui a demandé celle du restaurant où ils ont eu leur premier rendez-vous. Ce modéliste a également créé pour sa propre collection un diorama visant à transmettre un message en faveur de l'environnement. Cette station-service futuriste, qui fait le plein de voitures volant au dessus-d'une planète engloutie par la montée des eaux, a remporté un prix en Hongrie."Elle montre comment le gens vivront quand la terre aura disparu", raconte l'artiste qui rappelle que "les ressources normales sont limitées et pourraient un jour disparaître".
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Selon des informations des Échos, la fête des 60 ans de Carlos Ghosn aurait été organisée au Château de Versailles, sous couvert de la célébration des 15 ans de l'alliance entre les deux constructeurs, et ce pour un coût de 600 000 euros.
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Un front judiciaire français est-il en train de définitivement s'ouvrir pour Carlos Ghosn ? Emprisonné au Japon depuis plusieurs semaines, l'ex-patron de Renault-Nissan est visé par une accusation depuis jeudi 7 février lancée par le constructeur français. En effet, l'enquête interne de Renault a ainsi révélé un potentiel avantage en nature dont aurait bénéficié Carlos Ghosn lors de son mariage. Et vendredi, Les Échos relaie d'autres soupçons qui concernent cette fois-ci une possible fête d'anniversaire des 60 ans de l'homme d'affaires, payée par Renault-Nissan.Le 9 mars 2014, une fête somptueuse a été donnée au Château de Versailles par le groupe automobile afin, officiellement, de célébrer les 15 années de l'alliance franco-nippone. Mais le quotidien économique explique que la date en question n'est pas celle de l'union Renault-Nissan, mais celle... de naissance de Carlos Ghosn, né le 9 mars 1954 au Brésil. De plus, sur les 200 invités triés sur le volet, peu de cadres du groupe avaient été aperçus, contrairement à des personnalités du gotha libanais, des amis français de Carlos Ghosn, et des élus et hommes d'affaires venus du Brésil. Carlos Ghosn : Renault aurait-il financé son dîner royal ?par franceinfoFeux d'artifice et dîner signé Ducasse"C'était purement une soirée de relations publiques de l'alliance", affirme aux Échos une source proche de l'homme d'affaires. Le média estime le coût de la soirée à environ 600 000 euros, réglés par RNBV l'entreprise basée aux Pays-Bas et cogérée par les deux constructeurs. Une somme très élevée, qui correspondrait, entre autres, à un service de chauffeur pour les 200 convives depuis leurs hôtels, à un dîner préparé par le chef étoilé Alain Ducasse, un feu d'artifice dans les jardins du château de Versailles. Une visite privée des lieux était aussi au programme.Les Échos explique aussi qu'une chroniqueuse mondaine libanaise avait narré dans L'Orient-Le Jour le décorum de cette fête fastueuse. Ainsi, il y aurait eu des "hallebardiers qui montaient la garde" et des "pages et les demoiselles d'honneur en habit d'époque qui escortaient les invités à travers les dédales du Château".
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De l'hydroxychloroquine pour prévenir les accidents de trottinette: un canular féroce de médecins et chercheurs met en lumière les pratiques contestables de revues d'apparence scientifique qui publient n'importe quelle étude, moyennant paiement.
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L'article, paru le 15 août et depuis retiré du site par la revue, est hilarant, truffé d'absurdités, avec des références médicales farfelues comme les magazines Picsou et Pomme d'Api. Les noms des auteurs et de leurs institutions sont inventés: Didier Lembrouille, Nemo Macron (le chien du président), dont le labo est situé "Palais de l'Elysée", Otter F. Hantome (auteur fantôme), Sylvano Trottinetta et Manis Javanica (Pangolin en langage savant)La contribution des auteurs, bien en vue en tête de la première page, indique que "DL était en vacances et a ajouté son nom au dernier moment" tandis que "ST n'a rien écrit mais a fourni les trottinettes". Les auteurs du canular font référence à une vidéo de début 2020 du Pr Didier Raoult, intitulée "Coronavirus: moins de morts que les accidents de trottinette" en France. Ils ont ciblé la revue Asian Journal of Medicine and Health (AJMH), qui avait publié une étude promouvant l'hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19. Cette étude émanait de médecins français du collectif pro-hydroxychloroquine "Laissons les médecins prescrire", animé par les Drs Martine Wonner (députée groupe #EcologieDemocratieSolidarite) et Violaine Guérin. Les revues scientifiques les plus respectées avaient refusé de publier cette étude.L'article canular est intitulé "Contrairement aux attentes, SARS-CoV-2 plus létal que les trottinettes: est-ce-que l'hydroxychloroquine pourrait être la seule solution?".Le Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste et coauteur du canular, relate en détails cette aventure sur son blog (avec accès à l'article supprimé par la revue).Les relecteurs supposés critiques ("reviewers") de la revue ont demandé des précisions parfois saugrenues, ayant trait par exemple à "la chaise des auteurs". Les auteurs indiquent qu'il s'agit d'un modèle Ikea... "Nous avons parfois ajouté des pommes, dans la mesure où leur efficacité thérapeutique est reconnue par le grand public", précisent les auteurs dans l'article.Ils vont jusqu'à écrire qu'un de leurs essais cliniques était destiné à justifier leur hypothèse selon laquelle l'association hydroxychloroquine/azithromycine ("HCQ + AZT") "est la solution à tous les problèmes dans le monde (voir le journal intime du deuxième auteur pour une application au problème israélo-palestinien)"."A cause des ressources et du financement limités, seulement deux trottinettes (une très vieille, une neuve) étaient disponibles", indiquent-ils. Leur étude a été "financée par le collectif Laissons les Vendeurs de Trottinette Prescrire".Avec ce canular, les auteurs souhaitent ainsi démontrer qu'il ne suffit pas qu'un article soit publié dans une revue à l'apparence scientifique pour être "digne de qualité".
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Emmanuel et Brigitte Macron envisageraient de faire installer une piscine au fort de Brégançon, pour un prix raisonnable, indique L'Express.
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Le couple Macron va-t-il entamer un aménagement de résidence aux frais de l'État ? En effet, selon une information de L'Express, Emmanuel et Brigitte Macron étudieraient la possibilité de faire installer une piscine au sein de l'une des résidences officielles du chef de l'État, le fort de Brégançon. Habituel lieu de villégiature estivale des présidents de la République, il est situé dans le Var sur la commune de Bormes-les-Mimosas.Garnison militaire jusqu'en 1919, le fort de Brégançon bénéficie d'une situation splendide, en sommet avec une vue imprenable sur la mer et les environs. Mais malgré les jardins somptueux, il semble manquer un endroit pour se rafraîchir. C'est pour cela que la piscine est "à l'étude", dévoile une source de l'Élysée à L'Express. "Cette étude concerne aussi bien les règles relevant des architectes des bâtiments de France, que les questions techniques et financières. Elle devrait remonter au président dans les semaines qui viennent", relaie l'hebdomadaire sur son site. Un prix raisonnable annoncé"Ce sera probablement une piscine hors sol, car il est impossible de creuser un bassin. Si la construction est décidée, la réalisation pourrait être rapide, pour les vacances de cette année", précise la source en question. Condition sine qua non pour la réalisation du projet, un prix raisonnable, d'où le choix de la piscine hors-sol. L'Express, qui s'est basé sur les tarifs de Leroy Merlin, annonce un tarif allant de 24,90 euros (pour le plus petit bain de pieds) à 11 990 euros, pour la piscine en bois de 3,5 mètres par 15,5.Le choix d'une piscine alors que la plage n'est qu'à quelques hectomètres peut interpeller, mais l'argument est balayé par la source de l'Élysée. "La plage actuelle n'est pas vraiment privée. Au-delà de 300 mètres du rivage, n'importe qui peut poser un bateau et viser le président au téléobjectif."
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Des touristes en sont venus aux mains mercredi soir devant la plus célèbre des fontaines romaines pour une histoire de selfie, rapportent plusieurs médias italiens, relayés par Ouest-France.
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Une violente altercation impliquant une jeune néerlandaise de 19 ans et un Italo-Américain de 44 ans a eu lieu mercredi devant la fontaine de Trevi à Rome. La raison de cette brouille ? Tous deux se disputaient la meilleure place devant l'édifice pour faire un selfie, rapportent plusieurs médias italiens. Si entre les deux principaux intéressés, le ton est vite monté, la situation s'est envenimée lorsque les amis et les familles des deux camps s'en sont mêlés, déclenchant une grosse bagarre.Alertée, une patrouille de police s'est rapidement rendue sur place pour tenter de séparer les deux groupes, en vain. Ce n'est qu'avec le renfort de deux autres unités que les individus ont pu être maitrisés, avant d'être conduits au commissariat de la via della Greca. Par chance, pas de grosses blessures à déplorer, mais juste quelques contusions qui n'ont pas nécessité d'intervention médicale.
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Dans son baromètre publié mercredi 1er janvier, RTL révèle que les Français sont plutôt pessimistes quant à la situation du pays d'ici 2030.
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La prochaine décennie inquiète les Français. Dans son baromètre Harris Interactive, RTL dévoile mercredi 1er janvier, que les habitants de l'Hexagone ne sont pas très optimistes quant à l'avenir. À la question : "D'une manière générale, lorsque vous pensez à la France en 2030, diriez-vous que vous êtes... ?", ils sont 61% à être pessimistes. Seulement 33% se disent optimistes. Au total, ce sont 1 028 Français âgés de 18 ans et plus qui ont été interrogés en ligne entre le 26 et 27 décembre 2019. Et les inquiétudes du panel sont multiples. 71% des Français estiment que de nombreux emplois auront été remplacés par des robots d'ici 2030. Parmi eux, seulement 23% voient ce scénario d'un bon œil. Par ailleurs, ils sont 35% à estimer que la France pourrait probablement connaitre une guerre au cours de la prochaine décennie. Enfin, côté social, 71% des Français se disent favorables à ce qu'une femme gouverne le pays.Les électeurs d'Emmanuel Macron sont les plus optimistesDans le détail, les électeurs de Marine Le Pen en 2017 sont les moins confiants en l'avenir et se disent pessimistes à 80%. Ils sont suivis par les soutiens à Jean-Luc Mélenchon, optimistes à seulement 25%. À l'inverse, les électeurs d'Emmanuel Macron voient la prochaine décennie plutôt d'un bon œil à 59%. Côté générationnel, les jeunes de 18 à 34 ans sont plus optimistes que leurs aînés de 50 ans et plus. Ils sont 41% contre 29%. Enfin, les femmes sont plus pessimistes par rapport aux hommes.Malgré ce pessimisme général, les sondés restent positifs quant à la place du pays sur la scène internationale. Ils sont 52% à penser que l'Hexagone fera toujours partie des plus grandes puissances mondiales. Parmi les principaux souhaits émis par les Français, on retrouve la baisse des impôts (73%), le plein emploi (68%) et le maintien du système de retraite actuel (56%).
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Le Canard Enchaîné de ce mercredi nous apprend que Nicolas Sarkozy a dit du nouveau président : « Macron, c'est moi en mieux ». Un trait d'humour remarqué.
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Nicolas Sarkozy est visiblement séduit par les débuts d'Emmanuel Macron. En effet, après avoir dit beaucoup de bien du nouveau président dans le JDD du 4 juin, l'ancien chef de l'État aurait remis ça en privé. « Ce type est incroyable ! S'il ne commet pas les erreurs que j'ai faites, il va aller très loin, on ne pourra pas l'arrêter » aurait dit l'ex-président. Puis sur le ton de l'humour, il aurait même lâché une petite blague : « Avec l'âge, je suis devenu modeste : Macron, c'est moi en mieux ». A en croire le journal satirique hebdomadaire, Emmanuel Macron a donc les faveurs de Nicolas Sarkozy. Un exploit !
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Après des semaines de polémique sur le thème de l'insécurité, le gouvernement souhaite avancer un bilan chiffré chaque mois.
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Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, ont assuré dimanche dans Le Parisien qu'ils communiqueraient chaque mois un bilan de l'activité des forces de l'ordre, alors que le thème de l'insécurité a récemment ressurgi au premier plan. "Nous avons pris la décision de faire conjointement avec Marlène Schiappa un point presse mensuel sur tous les sujets (...) pour communiquer l'ensemble des résultats de nos services. Il se tiendra à Beauvau, à partir d'octobre", a déclaré M. Darmanin, dans un entretien conjoint avec Marlène Schiappa au quotidien. Les ministres ont promis d'évoquer les résultats en matière de "lutte contre les stupéfiants, les chiffres des violences conjugales, intrafamiliales et sexuelles, les heures de patrouilles pédestres sur la voie publique des gendarmes et des policiers, celles dans les transports publics également, le nombre de dérives sectaires signalées, et aussi le thème de l'immigration et de l'asile"."Ensauvagement" : le ministre réitère son proposLa droite et plusieurs membres du gouvernement se sont récemment emparés du sujet de la sécurité après une série d'agressions violentes cet été. Une polémique a notamment opposé le ministre de l'Intérieur et le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, sur l'emploi du mot "ensauvagement" pour qualifier l'évolution de la violence et de la délinquance en France. "Je continue à penser qu'il y a des actes de sauvagerie, et un ensauvagement d'une partie de la société", a réitéré M. Darmanin dimanche dans Le Parisien.Dans ce même entretien, le ministre de l'Intérieur a indiqué qu'il va "proposer de pénaliser" les certificats de virginité, dans le cadre du projet de loi contre les séparatismes que le gouvernement prépare pour cet automne.
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392 personnalités ont été retenues dans la promotion du 14 juillet 2018 de la légion d'honneur.
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Chercheurs, magistrats, artistes, élus, industriels... La liste des personnes honorées par la Grande chancellerie de la légion d'honneur s'allonge en 2018, après une promotion 2017 "exceptionnellement resserrée" à 101 personnalités. En novembre le président a décidé une révision des critères d'attribution, annonçant une réduction du nombre de bénéficiaires pour "retrouver l'esprit" de la plus haute distinction française, créée en 1802 par Napoléon Bonaparte. Parmi les promus du 14 juillet 2018, on trouve, pour le secteur de la santé, la gynécologue Joëlle Kauffmann (grand officier), l'oncologue Laurence Zitvogel (officier), ou encore Claire Compagnon, déléguée interministérielle à la stratégie pour l'autisme (chevalier). Au chapitre de la recherche sont distingués le climatologue Jean Jouzel et la physicienne et secrétaire perpétuelle de l'Académie des sciences Catherine Bréchignac, faits commandeurs, la biologiste Margaret Buckingham et l'historien Marc Fumaroli de l'Académie française, tous deux grands officiers.Une ancienne présidente du MEDEF dans la listePour leur apport dans l'innovation en matière de technologie numérique, sont présents dans la liste le patron de la start-up Actility Olivier Hersent et le PDG du géant du e-commerce Rakuten Olivier Mathiot (chevaliers). Anne-Marie Ducroux (présidente de la section environnement du Conseil économique social et environnemental), et Nathalie Boyer, ambassadeur de l'économie circulaire (chevaliers) sont, elles, distinguées dans le domaine du développement durable."Le développement économique est encouragé par la distinction d'acteurs appartenant à des entreprises de toutes tailles", explique la Grande chancellerie : ainsi Laurence Parisot, présidente de Gradiva et ex-patronne du MEDEF (officier), la PDG d'Yves Saint Laurent Francesca Bellettini, le DG d'Orano (ex-Areva) Philippe Knoche, mais aussi le maître verrier Dominique Duchemin et le chocolatier Patrick Roger (chevaliers) sont distingués. La promotion 2018, respectant la stricte parité hommes-femmes, fait place à la culture. L'acteur Michel Bouquet, 92 ans, et connu pour ses rôles dans "La mariée était en noir" de François Truffaut ou Borsalino, de Jacques Deray, est élevé à la dignité de grand croix. Marie-Christine Barrault est promue commandeur, Claude Lelouch, réalisateur de plusieurs "classiques" du cinéma français comme Un homme et une femme, est promu officier. Olivier Py, directeur du festival d'Avignon (qui bat actuellement son plein), est fait chevalier, comme l'éditeur Jacques Glénat, la journaliste Catherine Nayl, directrice de l'information de France Inter. Autre journaliste, aujourd'hui au CSA, Mémona Hintermann-Afféjee, promue officier. Ancien patron des éditions Soleil, le sémillant président du rugby club toulonnais Mourad Boudjellal devient lui chevalier.D'anciens ministres ou parlementaires sont aussi distingués pour "service de l'Etat", comme Christiane Scrivener (grand croix), Jean-Claude Gaudin (officier), Elisabeth Guigou, Nathalie Kosciusko-Morizet, Patrick Ollier (chevaliers). Egalement dans cette promotion, Michel Delpuech, préfet de police de Paris, et Catherine Guillouard, PDG de la RATP.Hors promotion spéciale, la promotion du 14 juillet est l'une des trois promotions civiles annuelles de la Légion d'honneur, avec celles du 1er janvier et de Pâques.
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C'est l'Indienne Manushi Chhillar qui a été élue Miss Monde ce samedi 18 novembre. Mais la candidate française n'est pas très loin derrière.
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Aurore Kichenin, la première dauphine de Miss France 2017, a réussi à se faire une belle place dans le Top 5 des plus belles femmes du monde. Cinquième, elle est néanmoins restée au pied du podium. Mais la jeune femme aurait peut être pu aller plus loin. Miss Monde : l'erreur fatale de la candidate française ?par 6MEDIASPhysiquement pas de chute pour la Française. C'est au questionnaire qu'elle aurait légèrement trébuché, comme l'ont noté plusieurs médias dont le site de LCI. A la question, "Quelle a été la meilleure invention du monde ?", la reine de beauté, stressée et émue, a répondu dans un anglais approximatif "les transports" car selon elle, ils "créent de la communication entre les pays". A ce moment-là, elle a peut-être perdu la couronne.
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L'hebdomadaire évoque une "volumineuse liasse de feuilles numérotées" au contenu violemment négationniste, signées par l'écrivain alors qu'il était étudiant. Ces révélations font suite à la divulgation de dessins antisémites, relayés lundi 26 août.
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"J'assume, j'endosse tout", répond l'auteur, exprimant sa "honte".Après avoir dévoilé que Yann Moix avait produit des caricatures à caractère antisémite à l'époque où il était étudiant, L'Express en remet une couche en révélant que l'auteur d'"Orléans" a publié à la même époque des textes négationnistes. "Le romancier n'a pas seulement dessiné des caricatures antisémites. Contrairement à ce qu'il affirmait lundi à L'Express, il a également écrit des textes négationnistes. Yann Moix a menti", martèle l'hebdomadaire sur son site internet. L'Express publie des extraits d'un manuscrit de Yann Moix qui se présente sous la forme de lettres à une jeune femme prénommée Marie, des chapitres de romans, de dessins et de pastiches... "Il s'agit d'une volumineuse liasse de feuilles numérotées, datées des années 1989 et 1990", écrit l'hebdomadaire. Moix appose sa signature au bas de certains feuillets, fait remarquer le journal. Les extraits publiés par L'Express sont violemment antisémites et négationnistes. "Chacun sait, ô Marie, que les camps de concentration n'ont jamais existé", écrit-il notamment. "Il semblait étrange que le romancier, qui se décrit dans 'Orléans' comme un graphomane impénitent à 20 ans, ait pu participer à une revue étudiante composée de trois membres au maximum, sans y écrire une seule ligne. En avouant être l'auteur des dessins, il semblait faire son mea-culpa. En réalité, il cachait peut-être l'essentiel", poursuit L'Express.Guerre familiale ouverte chez les Moix "Ce mensonge d'un homme de cinquante ans jette évidemment une nouvelle lumière son rapport à la vérité", ajoute l'hebdomadaire précisant que "Yann Moix n'a pas souhaité s'exprimer" sur cette nouvelle révélation. Ce dernier a réagi dans les colonnes de Libération, dans la soirée de mardi 27 août. "J'assume, j'endosse tout. Tout ce que j'ai fait à l'époque avec trois ou quatre cons, on était des types complètement paumés", répond-il sur le site internet du quotidien d'information. "J'écrivais, je dessinais, je produisais de la merde. Ces textes et ces dessins sont antisémites, mais je ne suis pas antisémite" se défend-il. Depuis plusieurs jours, l'écrivain est au centre d'une polémique familiale avec la sortie de son roman "Orléans" qui raconte son enfance malheureuse, marquée selon lui par la maltraitance de son père, "une pure affabulation" selon ce dernier. Dimanche, Alexandre, le frère de Yann Moix, a lui aussi fermement contesté les allégations de l'écrivain dans Le Parisien, assurant que c'était lui le bourreau et l'accusant de "sacrifier la réalité sur l'autel de ses ambitions littéraires".
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Selon France Info, les députés de la majorité vont déposer un amendement afin d'autoriser les pharmaciens à délivrer certains traitements d'urgence sans ordonnance, même si ces médicaments nécessitent d'ordinaire une prescription. La mesure avait déjà été proposée à l'Assemblée, sans succès, mais a plus de chances d'être adoptée cette fois.
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Certains apothicaires le font déjà pour dépanner des patients, mais c'est théoriquement interdit. Fournir des médicaments sans ordonnance sera-t-il bientôt possible ? Le député La République en marche (LREM) de Charente, Thomas Mesnier, s'apprête à déposer un amendement pour permettre aux pharmaciens de vendre, en cas d'urgence, des traitements soumis à prescription même si le patient n'est pas allé chez le médecin, indique France Info jeudi 28 février. Ce cas de figure s'appliquerait lorsqu'aucun praticien n'est disponible, notamment le week-end ou les jours fériés.Cette idée avait déjà été soumise à l'Assemblée, qui l'avait retoquée l'an dernier face à la gronde des généralistes. Le projet doit à nouveau être débattu le mois prochain, précise France Info. Selon Carine Wolf-Tahl, présidente de l'Ordre des pharmaciens et favorable à ce changement, l'amendement a, cette fois, davantage de chances d'être adopté. "En cas de petite urgence, il est souvent difficile pour les Français d'avoir accès à une solution hormis d'aller aux urgences quand un médecin traitant n'est pas disponible", a-t-elle déclaré à France Info. Cystites, conjonctivites, dermatitesLes urgences pourraient concerner des maladies comme les infections urinaires, les conjonctivites, ou les petites dermatites inflammatoires, a précisé Carine Wolf-Tahl. La liste précise des médicaments concernés n'a toutefois pas été dévoilée. "Dans la vraie vie, ça nous arrive (...) que des pharmaciens délivrent sans l'ordonnance", a rappelé la pharmacienne. "C'est donc justement pour encadrer ces pratiques-là, sécuriser ces pratiques-là et faciliter l'accès aux soins que nous serions ravis de voir cet amendement voir le jour (...) pour répondre à cette demande d'accès aux soins non programmés."
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La générosité s'organise, au lendemain de la destruction d'une partie de la cathédrale par un gigantesque incendie. Des promesses de dons affluent du monde entier, les grands noms du luxe ayant levé des centaines de millions d'euros.
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Tour d'horizon. PLUS DE 500 MILLIONS D'EUROS POUR LES GRANDES FORTUNES FRANÇAISES• L'Oréal et la famille Bettencourt : 200 millions d'euros La famille héritière de L'Oréal, les Bettencourt Meyers, ainsi que le géant mondial des cosmétiques, annoncent un don total de 200 millions d'euros pour Notre-Dame de Paris, dont 100 millions d'euros via la fondation Bettencourt Schueller. La famille Bettencourt Meyers et la fondation Bettencourt Schueller sont "touchées par ce drame qui réunit au-delà des cultures et des croyances" et entendent "prendre part à l'élan collectif des engagements et des talents nécessaires pour relever ce défi immense", selon un communiqué commun. • La famille Arnault et LVMH : 200 millions d'eurosla famille Arnault, à la tête du numéro un mondial du luxe LVMH, a annoncé un "don" de 200 millions d'euros. Elle propose en outre que l'entreprise mette à disposition ses "équipes créatives, architecturales, financières" pour aider au travail de reconstruction et de collecte de fonds.• La famille Pinault et Kering : 100 millions d'euros La famille d'industriels Pinault, qui possède le groupe de luxe Kering, a annoncé débloquer 100 millions d'euros via sa société d'investissement Artemis. • Martin et Olivier Bouygues, qui dirigent le groupe du même nom, "très touchés" par l'incendie, se sont mobilisés "à titre personnel", avec un don de 10 millions d'euros via leur holding familiale, SCDM.• Le milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, qui contrôle la société d'investissement Fimalac, a également débloqué 10 millions d'euros, "pour la restauration de la flèche, symbole de la cathédrale", tombée dans l'incendie de lundi. MOBILISATION DES GRANDES ENTREPRISES • Total va faire un "don spécial" de 100 millions d'euros, a annoncé son PDG Patrick Pouyanné sur Twitter. Le groupe se présente comme le "premier mécène de la Fondation du patrimoine". • Crédit Agricole, via sa fondation, va donner 5 millions d'euros pour les mesures de sauvegarde d'urgence de Notre-Dame de Paris. C'est pour l'heure la seule banque française à avoir annoncé un chiffre. Société Générale, BNP Paribas, Crédit Mutuel et CIC ont promis de participer à l'effort de reconstruction, sans préciser de montant. • Le géant informatique Capgemini, "solidaire de l'effort national", a annoncé verser un million d'euros pour contribuer à la reconstruction de la cathédrale. • Le géant du BTP Vinci souhaite apporter "une partie du financement" de la reconstruction. Il n'a pas non plus annoncé de montant mais, propose à tous les constructeurs de France "d'unir leurs forces" dans un "mécénat de compétences". • Le groupe Michelin va participer à la reconstruction via sa fondation. • Le patronat mobilisé. De son côté, le Medef appelle les entrepreneurs à participer à la collecte lancée par la Fondation du patrimoine. La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) "se tient à la disposition des pouvoirs publics pour mobiliser son réseau national d'artisans". DES DONS EN NATURE • La compagnie Air France va assurer "le transport gratuit de tous les acteurs officiels qui participeront à la reconstruction". Elle mettra également en place un système de collecte auprès de ses clients. • L'assureur Groupama offre 1.300 chênes qu'il prélèvera dans ses forêts normandes, "pour respecter le travail des Compagnons de l'époque", pour la "reconstruction de la charpente" de la cathédrale.LA FILIÈRE FORESTIÈRE La fondation Fransylva, qui regroupe les 3,5 millions de propriétaires privés de forêts en France, propose que chaque propriétaire forestier en France donne un chêne pour la reconstruction. Le syndicat filière bois (SFB), qui regroupe les exploitants forestiers, s'engage à réserver ses "plus beaux chênes" pour le chantier. LES AUTORITÉS ET COLLECTIVITÉS• La mairie de Paris a débloqué 50 millions d'euros et a déjà accueilli plusieurs oeuvres sauvées des flammes. La maire Anne Hidalgo compte organiser "une grande conférence internationale des donateurs". La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a alloué 10 millions d'euros d'"aide d'urgence" pour les premiers travaux. • D'autres communes se mobilisent : Chalon-sur-Saône, Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse... La région Auvergne-Rhône-Alpes s'est engagée sur 2 millions d'euros. La région Occitanie va proposer une aide de 1,5 million d'euros. • La Fondation du patrimoine a lancé une "collecte nationale" sur le site www.fondation-patrimoine.org. Aucun frais ne sera prélevé. Tous les dons donneront lieu à l'émission d'un reçu fiscal. Devant l'afflux de connexions sur son site internet, la fondation a communiqué dans la soirée l'adresse d'un autre site : https://don.fondation-patrimoine.org/SauvonsNotreDame/La Fondation du patrimoine, organisation privée, œuvre à la sauvegarde et la valorisation du patrimoine français.Pour faire face à la demande, un autre site (rebatirnotredamedeparis.fr/) a été mis en place, sous l'autorité du Centre des monuments nationaux. En fin de matinée mardi, plus de 11,5 millions d'euros avaient déjà été collectés, selon les estimations de la Fondation du patrimoine, pour un objectif de 100 millions. • Au Parlement européen de Strasbourg, une urne a été placée à l'entrée de l'hémicycle pour recueillir des dons des eurodéputés. Sur place, le président du Conseil européen Donald Tusk a appelé les États membres à "prendre part" au projet de reconstruction de la cathédrale.LES INSTANCES RELIGIEUSES • Le pape François appelle à la "mobilisation de tous" pour reconstruire Notre-Dame. • Le Conseil français du culte musulman (CFCM) appelle les musulmans à contribuer "à l'effort financier pour la reconstruction de ce chef-d'œuvre architectural qui fait la gloire de notre pays". LE MONDE DE LA CULTURESamedi soir, France 2 diffusera en direct à 21h00 une grande soirée avec appel aux dons, au profit de la reconstruction de Notre-Dame de Paris. Intitulée "Notre-Dame de Paris, le grand concert", cette émission spéciale réunira autour de l'animateur-vedette et grand défenseur du patrimoine Stéphane Bern "les animateurs et journalistes de France Télévisions" ainsi que "de nombreux artistes", a précisé France 2.DES DONS DE L'ÉTRANGER• Aux États-Unis, Henry Kravis, co-fondateur du fonds d'investissement américain KKR, et son épouse Marie-Josée Kravis, "attristés par l'incendie", annoncent donner 10 millions de dollars (8,85 millions d'euros). C'est le premier don d'ampleur venu de l'étranger. À New York, l'association French Heritage Society, qui se consacre à la préservation du patrimoine architectural français, a lancé un appel aux dons à ses 450 membres.• La ville hongroise de Szeged va faire un don de 10.000 euros, s'estimant redevable à Paris. En 1879, la capitale française avait aidé à la reconstruction de la ville, dévastée par une inondation. • En Côte d'Ivoire, le roi de Krindjabo, capitale du royaume de Sanwi (sud-est), a promis un "don" pour la reconstruction, sans préciser de montant. Un prince de son royaume avait été baptisé dans la cathédrale dans les années 1700. • Selon Stéphane Bern, chargé de la mission du patrimoine, la milliardaire brésilienne Lily Safra a fait un "don important" - dont le montant n'a pas été dévoilé.
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Dans une interview publiée jeudi dans le magazine Elle, la première dame explique que "plus d'une lettre sur deux" qu'elle reçoit à l'Elysée "émane d'un enfant, d'un adolescent ou de parents qui (lui) font part de violences physiques, psychologiques et sexuelles".
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"La plus belle chose que l'on puisse faire dans ce monde est d'être auprès des enfants". Depuis son arrivée à l'Elysée, Brigitte Macron a fait de la protection des plus jeunes sa priorité, que ce soit à l'école ou à la maison. Aujourd'hui, la première dame soutient publiquement Andréa Bescond, la réalisatrice elle-même victime d'agressions sexuelles alors qu'elle était enfant et qui a raconté ce drame dans le film "Les Chatouilles" (2018), à l'occasion de la sortie de trois livres à destination des enfants le 16 septembre. "Sa cause, je l'ai embrassée immédiatement, explique l'épouse d'Emmanuel Macron dans un entretien à Elle publié jeudi 10 septembre. Je voulais savoir, comprendre, aider. Je ne suis pas Candide au pays de l'Eldorado, je savais que cette violence existait, mais à ce point, je ne l'imaginais pas." "Mon but est de porter la voix de ceux que l'on n'entend pas", affirme-t-elle dans cette interview réalisé fin août, expliquant que "plus d'une lettre sur deux" qu'elle reçoit à l'Elysée "émane d'un enfant, d'un adolescent ou de parents qui (lui) font part de violences physiques, psychologiques et sexuelles". "Cet été, c'était presque 100 %", ajoute-t-elle. "J'ai une conscience plus qu'aiguë de l'extrême vulnérabilité de l'enfance, et j'ai la conviction qu'il faut agir en amont pour la protéger. C'est le but des livres formidables d'Andréa, qui peuvent aider à sauver des enfants, j'en suis sûre", estime-t-elle. Ces livres ("Et si on se parlait ?", éd. Harper Collins) ont pour but de "générer un dialogue avec les adultes, tout en leur donnant des connaissances concrètes sur leurs droits, leur corps, leur intimité...", explique André Bescond, selon qui "un enfant informé est mieux protégé".Alors que le secrétaire d'Etat chargé de l'enfance et des familles Adrien Taquet a annoncé en août la création d'une "commission indépendante sur les violences sexuelles faites aux enfants" à l'automne et un projet de loi "en 2021", Brigitte Macron assure qu'il est "bien décidé à faire travailler ensemble tous les ministères : la Justice, l'Intérieur, l'Éducation nationale, la Santé". Pour lutter contre les violences faites aux enfants, Mme Macron souhaiterait que "la mission du carnet de santé de l'enfant" soit élargie "au-delà du suivi médical, à la question de son environnement familial et affectif". "Il faudrait quasiment un mode d'emploi, un guide pour aider les parents d'aujourd'hui", dit la première dame. En 2018, Laurence Rossignol, alors secrétaire d'Etat de l'Enfance et la Famille, avait décidé d'inclure des messages de prévention sur l'éducation non-violente et sur le bébé secoué.
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L'ancien président de la République (1995-2002) s'est éteint jeudi 26 septembre, à l'âge de 86 ans. Les hommages se multiplient. "C'est une part de ma vie qui disparaît aujourd'hui", salue Nicolas Sarkozy.
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• LES POLITIQUESÀ droite - Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, fait part de sa "profonde tristesse". "C'est une part de ma vie qui disparaît aujourd'hui". "Il a incarné une France fidèle à ses valeurs universelles et à son rôle historique" et "il n'a jamais rien cédé sur notre indépendance, en même temps que sur son profond engagement européen". Nicolas Sarkozy salue "la stature imposante et la voix si particulière de Jacques Chirac" qui "ont accompagné la vie politique française pendant un demi-siècle". "S'il a pu nous arriver de nous opposer sur le plan politique, je n'ai jamais oublié ce que je lui devais et ce qu'il a fait pour notre pays" (communiqué). - Dominique de Villepin, Premier ministre de Jacques Chirac de 2005 à 2007 : Le décès de Jacques Chirac est "une page de notre histoire à tous qui se tourne" et "une part de la France qui s'en va". Jacques Chirac "a su être le visage d'une France de la diversité et des terroirs, de l'enracinement et de l'ouverture au monde". "Aujourd'hui je pleure un homme qui a occupé une place immense dans ma vie, à qui je dois mon engagement en politique et la fierté d'avoir pu servir et représenter mon pays. Merci Monsieur le Président" (communiqué). - Jean-Louis Debré, =1emancien président de l'Assemblée nationale et ami intime de Jacques Chirac : "C'était mon ami. Il avait plusieurs personnalités. L'homme de cœur préoccupé par ses concitoyens, désireux de les écouter, de les comprendre en allant vers eux. Le fantastique homme de culture et d'humour, qui était une façon pour lui d'entrer en contact avec les gens" (déclaration à l'hebdomadaire Le Point). - Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre de Jacques Chirac de 2002 à 2005, salue "l'obsession de la cohésion sociale" de l'ancien président. "Je suis très peiné. J'avais construit avec lui trois ans durant à Matignon une relation de confiance (...) Le meilleur moment c'était le mercredi matin lorsque l'on faisait le point tous les deux des sujets difficiles. Il aidait son premier ministre, c'étaient des relations de partage institutionnel, avec confiance". (RTL) - Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République (1974-1981) : "J'ai appris avec beaucoup d'émotion la nouvelle de la disparition de l'ancien président de la République Jacques Chirac. J'adresse à son épouse et à ses proches un message de profondes condoléances" (communiqué).- Gérard Larcher, président du Sénat (Les Républicains), ancien ministre du Travail de Jacques Chirac : Jacques Chirac "a incarné la France à travers ses territoires qu'il a sans cesse arpentés à commencer par cette terre de Corrèze dont il a été député", il a toujours refusé toute compromission avec les extrêmes" et "a incarné la Nation et la République". - Édouard Balladur, ancien Premier ministre (1993-1995), a appris "avec émotion" le décès de son ancien rival politique "après tant d'années de souffrance" (entourage à l'AFP).- François Bayrou, président du MoDem, salue son "attachement à l'unité des Français et aux valeurs républicaines" (AFP). - Christian Jacob, chef de file des députés Les Républicains (LR) : "La France et les Français perdent leur président. La famille gaulliste perd un de ses inspirateurs. Ma peine immense est à la hauteur du respect, de l'admiration et de l'affection que je lui portais depuis toujours" (déclaration à l'AFP). - Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front national : "Mort, même l'ennemi a droit au respect" (Twitter). - Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national : "Malgré toutes les divergences que l'on pouvait avoir avec Jacques Chirac, il aura été un grand amoureux de l'Outre-mer et le Président capable de s'opposer à la folie de la guerre en Irak, renouant avec la traditionnelle position d'équilibre et de diplomatie de la France." (Twitter) À gauche - François Hollande, ancien président (PS) de la République : "Jacques Chirac avait su établir un lien personnel avec les Français (...) Il aimait les gens, qui lui rendaient en affection ce qu'il leur avait offert en sympathie". Jacques Chirac était un "combattant", qui "pouvait être tranchant", selon François Hollande, qui raconte avoir été "témoin, dans la relation" qu'il avait "pu établir avec lui ces dernières années sur (leurs) terres corréziennes", de sa "sollicitude" (communiqué). - Lionel Jospin, Premier ministre de 1997 à 2002 : "J'ai eu le privilège de gouverner la France sous sa présidence". M. Jospin reconnaît avoir, "au cours d'une période politiquement complexe dite de cohabitation", conduit "une politique intérieure différente de celle" qu'aurait choisie Jacques Chirac. Mais, "en politique étrangère, nous avons veillé tous deux à ce que notre pays parle d'une seule voix et soit respecté sur la scène internationale" (communiqué). - Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise : "L'Histoire de France tourne une page. Recevons la tristesse car elle a ses raisons. Il aimait la France mieux que d'autres depuis. Et pour cette part là, nous lui sommes reconnaissants." (Twitter)- Anne Hidalgo, maire PS de Paris, salue un "homme d'État hors normes", assurant que "Paris est en deuil". "Pour nous les Parisiennes et les Parisiens, il sera à jamais notre maire, aimant passionnément sa ville et ses habitants". "Les drapeaux de tous les équipements municipaux seront mis en berne" (message transmis à l'AFP). Au sein de la majorité - Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale (LREM) : "Jacques Chirac fait désormais partie de l'Histoire de France. Une France à son image : fougueuse, complexe, parfois traversée de contradictions, toujours animée d'une inlassable passion républicaine" (communiqué). Les autres représentants politiques - Nicolas Hulot, plume du discours de Jacques Chirac au sommet de la Terre en 2002 : "C'est avec une profonde tristesse que j'apprends le décès de Jacques Chirac. Notre rencontre fût déterminante dans mon parcours et le combat qui m'anime. Il avait en lui une véritable fibre humaniste qui a nourri une amitié précieuse et sincère. Mes pensées vont à sa famille." (Twitter) À l'étranger - Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne est "touché et dévasté" par la mort de Jacques Chirac, "un grand homme d'État" et "un grand ami". "Son héritage pour la France et l'Union européenne restera à jamais". "Le président (de la Commission) n'a pas de mot pour exprimer son deuil" (Mina Andreeva, porte-parole en chef de la Commission). - Saad Hariri, Premier ministre libanais, ami proche : "Aujourd'hui, l'un des plus grands hommes de France nous a quittés (...) Les Libanais et les Arabes ressentent de la (douleur après la) perte d'un homme qui a profondément marqué leur conscience pendant de nombreuses années". L'ancien président français "s'est tenu aux côtés du peuple palestinien et de ses justes causes" et a soutenu "le Liban dans les circonstances les plus difficiles" en s'imposant "au premier rang dans la défense de sa liberté, son indépendance et sa souveraineté". Sur le plan personnel, la perte est aussi celle d'"un ami cher (...) d'un grand frère de la famille (...) ayant constitué le frère spirituel de Rafic Hariri" (communiqué). - Boris Johnson, Premier ministre britannique : "Jacques Chirac était un formidable dirigeant politique qui a dessiné le destin de sa nation (...) =1emSa perte sera ressentie dans toute la France, à travers les générations. (En français) "toutes mes condoléances à sa famille, à ses proches et au peuple français" (Twitter). - Angela Merkel, chancelière allemande : "Je suis très attristée par l'annonce de la mort de Jacques Chirac. Il était pour nous, Allemands, et pour moi personnellement un partenaire formidable et un ami" (Twitter). • LES PROCHES - Line Renaud : "C'est un grand homme, c'était un très grand Français, c'est comme si je perdais un frère, c'était comme mon frangin. Je pense beaucoup à Claude (la fille de Jacques Chirac, ndlr) et à Bernadette" (sur BFMTV). • LE MONDE DE LA CULTURE- Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH et première fortune de France : Jacques Chirac A "beaucoup et passionnément œuvré pour Paris et pour la France", dont il incarnait "le grand prestige à l'étranger". L'ancien président de la République "a été, au-delà de son action à la tête de l'État, un homme de culture, d'échanges, de générosité et de paix" (déclaration transmise à l'AFP).
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Les Burundais étaient sous le choc mercredi après la mort soudaine de leur président Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 15 ans, et se demandaient ce que l'avenir leur réserve, dans un pays à l'histoire marquée par des crises politiques meurtrières et une longue guerre civile.
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Les drapeaux ont été descendus à mi-mât dans la capitale économique Bujumbura, tandis que les 11 millions d'habitants entamaient un deuil national d'une semaine en mémoire de leur président, décédé lundi d'un "arrêt cardiaque", selon le gouvernement. A l'annonce du décès par la radio-télévision nationale mardi après-midi, les habitants de Bujumbura avaient rapidement regagné leurs foyers et la tension était palpable. Mercredi, toutefois, l'activité était revenue dans la ville."Ce matin, la vie a repris son cours normal, les bureaux, les magasins et les marchés sont ouverts. Tout semble normal même si on voit à de nombreux endroits des groupes de gens qui discutent à voix basse", a décrit à l'AFP Jean-Marie, un fonctionnaire de 40 ans.Dignitaires et diplomates se sont par ailleurs succédé à la présidence où un livre de condoléances a été ouvert.L'épouse de M. Nkurunziza, Denise Bucumi, a regagné Bujumbura mardi soir depuis Nairobi, où elle était hospitalisée depuis fin mai, a indiqué à l'AFP une source à la présidence burundaise sous couvert d'anonymat. De source médicale, la Première dame y était soignée pour le Covid-19. Son mari, grand sportif et chrétien évangélique "born again" qui considérait son pouvoir d'essence divine, laisse derrière lui un pays profondément meurtri par une crise politique qui a fait plus de 1.200 morts et conduit 400.000 Burundais à l'exil, et une population appauvrie.Sa candidature à un troisième mandat très controversé en avril 2015 avait provoqué un vaste mouvement de contestation populaire réprimé dans le sang par les forces de sécurité, plongeant son pays dans un crise majeure et contraignant à l'exil de nombreux opposants, activistes des droits de l'homme et journalistes indépendants.- "Le ciel s'est retourné" -M. Nkurunziza devait achever son mandat le 20 août et passer le témoin au général Évariste Ndayishimiye, son dauphin désigné par le parti au pouvoir CNDD-FDD et vainqueur proclamé de la présidentielle du 20 mai, en dépit des accusations de fraudes massives de son principal rival.Les membres du CNDD-FDD étaient mercredi sous le choc de la nouvelle de la disparition de celui qui fut élevé en février au rang de "Guide suprême du patriotisme" et qui devait rester très influent au sein du parti."Je ne peux pas comprendre comment on nous dit que notre président qui était (...) bien portant samedi, est mort comme ça en deux jours", a réagi Gérard, un militant du parti interrogé à Ngozi (nord), la province natale de M. Nkurunziza.Cette incompréhension se retrouvait sur les réseaux sociaux où les rumeurs sur la cause réelle du décès fleurissaient. Certains internautes se demandaient si leur président n'avait pas été empoisonné, d'autres s'il n'avait pas été emporté par le Covid-19.Le président Nkurunziza et son épouse ont à de nombreuses reprises minimisé la gravité de la pandémie de nouveau coronavirus et les élections générales se sont tenues malgré cela.M. Nkurunziza avait régulièrement expliqué que Dieu protégeait le Burundi et sa population du virus.- Transition -Le gouvernement ne s'est pas encore prononcé sur la transition du pouvoir. Un conseil des ministres est prévu jeudi et pourrait donner de premières indications sur ce point, ainsi que sur l'organisation des obsèques.Selon le professeur et politologue burundais Julien Nimubona, interrogé par l'AFP, il revient au président de l'Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, d'assurer l'intérim jusqu'à la prestation de serment du nouveau président élu prévue le 20 août.M. Nyabenda aurait été le premier choix de M. Nkurunziza pour lui succéder. Mais le groupe de généraux issus de la rébellion pendant la guerre civile (300.000 morts entre 1993 et 2006) et qui partageait avec le chef de l'État défunt la réalité du pouvoir au Burundi aurait eu gain de cause en imposant l'homme de son choix, Évariste Ndayishimiye."Je ne vais pas le pleurer après tout ce qu'il nous a fait (...) Les exécutions extrajudiciaires, les tortures, tout ça, mais je regrette qu'il soit mort avant d'être jugé pour ces crimes", a pour sa part regretté Gertrude, enseignante exilée dans le camp de réfugiés de Mahama au Rwanda.Paul Kagame, président du Rwanda voisin avec lequel le régime burundais entretenait des relations exécrables ces dernières années, a présenté ses condoléances au peuple burundais et à la famille de M. Nkurunziza.Les présidents du Kenya, de Tanzanie, de Somalie, d'Afrique du Sud, du Niger et le Premier ministre éthiopien ont également fait part de leur tristesse.
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L'horloge d'un local SNCF est restée à l'heure d'hiver, lundi 26 mars, induisant le conducteur d'un TER en erreur.
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Un banal retard de train a déclenché l'hilarité des internautes. Et pour cause, la SNCF a justifié la cinquantaine de minutes de retard de son TER par "l'absence inopinée" du conducteur en raison du passage à l'heure d'été dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 mars, indiquent nos confrères de France Info. Les passagers du train reliant Laon à Amiens (Somme), lundi 26 mars à 18h45, ont dû apprécier. Tout est parti d'un bref message de la SNCF lundi sur les réseaux sociaux : "Il y aura plus de 50 minutes minimum pour le train 848636 (Laon-Amiens). L'absence inopinée d'un agent est la cause de ce retard". Un tweet qui a piqué la curiosité des internautes, désireux d'en savoir plus les raisons précises du retard."C'est l'horloge du local qui est restée à l'heure d'hiver""Le passage à l'heure d'été a été oublié par le conducteur", a répondu la SNCF aux enquêteurs 2.0. Mais face aux nombreuses blagues des internautes, l'entreprise publique a rapidement rétropédalé pour assurer que "c'est l'horloge du local qui est restée à l'heure d'hiver", dédouanant ainsi son agent. Le mal était fait. Certains employés de la SNCF ont très mal pris le fait que la SCNF fasse porter le chapeau au malheureux conducteur. De leur côté, certains utilisateurs ont ri jaune, alors qu'une grève perlée des agents de la SNCF de trois mois débute le 3 avril.
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37 salariés grévistes de Vélib' sont convoqués devant le tribunal de grande instance de Paris vendredi 11 mai.
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Alors que les agents chargés de la régulation des vélos sont en grève depuis le 17 avril, pour obtenir une revalorisation des salaires, 37 grévistes sont assignés devant le tribunal de grande instance de Paris vendredi 11 mai à 15h.Pour un salarié, qui préfère rester anonyme interrogé par France Bleu, "on nous reproche de ne pas avoir déposé de préavis de grève, de bloquer les dépôts et de mettre en péril le système Vélib'. Mais les dysfonctionnements ont commencé bien avant la grève. Nous mettre ça sur le dos, c'est vraiment déplorable."De son côté, la direction a assuré lors d'une conférence de presse que "l'objectif est de sortir de la crise le plus rapidement possible" mais regrette que la grève "freinent le déploiement en cours et le rééquilibrage du système" souligne Jorge Azevedo, le directeur général de Smovengo. Les grévistes réfutent cet argument et assurent que l'entreprise a recours à des intérimaires pour faire le travail à leur place.
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Les Français continuent à sortir du confinement en ce pont de l'Ascension, marqué par l'entrée en fonctions des conseils municipaux élus en mars et la reprise des cérémonies religieuses, sur fond de données encourageantes sur l'épidémie de Covid-19.
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Au 13e jour de déconfinement, les chiffres restent à la baisse, mais les spécialistes demeurent prudents face à une maladie dont le temps d'incubation peut atteindre deux semaines.Samedi, 1.665 patients étaient en réanimation, soit 36 de moins en 24 heures. Un indicateur important de la baisse de la pression sur le système hospitalier.Par ailleurs, Santé Publique France avait comptabilisé vendredi 17.944 décès dans les hôpitaux, portant le total des morts du Covid-19 depuis le 1er mars à 28.289. Ces données de mortalité (qui remontent à jeudi en ce qui concerne les Ehpad) ne seront réactualisées que lundi, en raison du weekend prolongé.- Reprise des cultes -Les cérémonies religieuses ont pu reprendre dès ce samedi. A une semaine de la fête de la Pentecôte, à l'église Saint-Jean Baptiste de Neuilly, une quarantaine de fidèles ont assisté à l'office organisé en dernière minute dans la matinée.A l'entrée du bâtiment, pas de bénitier, vidé depuis deux mois, mais un distributeur de gel hydroalcoolique attend les croyants. Les fidèles sont invités à effectuer "le geste de paix" par le regard et non en se serrant la main.Le Conseil d'Etat avait ordonné lundi au gouvernement de lever l'interdiction totale de réunion de cultes. Curés, pasteurs, rabbins, imams doivent s'assurer que les fidèles respectent la distanciation physique, portent un masque et se désinfectent les mains.Les autorités musulmanes ont appelé les fidèles à faire chez eux la prière de l'Aïd el-Fitr, qui marque dimanche la fin du ramadan. "Nous recommandons vivement d'envisager une reprise progressive (du culte, ndlr) à partir du 3 juin", a déclaré Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman. Les autorités juives sont sur la même ligne. Le grand rabbin de France Haïm Korsia a martelé qu'il ne fallait pas "se ruer sur la réouverture des synagogues".- Derrière nous? -Le gouvernement juge qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions, mais certains scientifiques n'hésitent plus à affirmer que l'épidémie de Covid-19 est derrière nous, avec l'éventualité qu'une partie de la population soit immunisée.Parmi eux, le controversé Pr Didier Raoult, mais aussi l'épidémiologiste Laurent Toubiana qui estime que l'épidémie a touché tous ceux qu'elle pouvait toucher. "Une partie non négligeable de la population pourrait ne pas être sensible au coronavirus, parce que des anticorps non-spécifiques de ce virus peuvent l'arrêter", a-t-il expliqué à l'AFP.L'usage de l'hydroxychloroquine, remède prôné et promu par le Pr Raoult, est de plus en plus questionné: le ministre de la Santé Olivier Véran a demandé samedi au Haut conseil de la santé publique de proposer "sous 48 heures une révision des régles dérogatoires de prescription" de divers traitements comme l'hydroxychloroquine (dont l'usage en France est déjà très restreint).Cela survient après la parution d'une étude pointant l'inefficacité et les risques pour les malades du Covid-19 de cette molécule controversée, sans pour autant clore définitivement le débat.Cette étude "est très bonne parce qu'elle est absolument gigantesque", mais elle "ne répond pas de manière extrapolable à l'ensemble de la population", a indiqué à franceinfo Milou-Daniel Drici, responsable du Centre régional de pharmacovigilance de Nice. C'est dans ce contexte encore incertain mais teinté d'optimisme que les Français passent ce long week-end, avec des appels réitérés à respecter les règles : ne pas s'éloigner de plus de 100 km du domicile, accès restreints aux loisirs, maintien des gestes barrière et port du masque.Si les plages et plans d'eau ont rouvert, c'est le plus souvent sans l'autorisation de s'asseoir ou de faire des châteaux de sable, encore moins de s'allonger.A Paris, parcs et jardins restent fermés malgré les demandes réitérées de la maire socialiste Anne Hidalgo.Par ailleurs, les fans de foot connaissent maintenant la date probable des retrouvailles, après une fin de saison écourtée: la Ligue de football professionnel a "fix(é) le début des championnats de Ligue 1 et de Ligue 2 respectivement au 23 et 22 août". Un redémarrage soumis à des annonces de l'UEFA.- La vie démocratique reprend -Le calendrier politique se précise aussi. L'exécutif a reporté le second tour des municipales au 28 juin dans les 5.000 communes où il est nécessaire, même si cette décision est réversible.Dans les 30.000 communes où un seul tour aura suffi, le 15 mars, les conseils municipaux sont entrés en fonction ce samedi pour élire les maires.Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a été élu samedi maire de Tourcoing (Nord). Il entend cumuler ses fonctions municipales et ministérielles.Et à Valence (Drôme), Nicolas Daragon, maire LR, a été réélu à huis clos dans un amphithéâtre universitaire.Parmi les secteurs éprouvés par la crise sanitaire, l'édition se mobilise. Un collectif de plus de 600 éditeurs, auteurs et libraires a publié samedi une tribune adressée au chef de l'État, lui demandant d'agir pour "sauver" la filière du livre, au moment où le gouvernement dit travailler à un "plan de soutien".Et alors que le constructeur Renault est au plus mal, Emmanuel Macron devrait également faire "d'importantes annonces" mardi dans le cadre d'un plan de soutien de la filière automobile, a déclaré samedi à l'AFP une source proche de l'exécutif. Un plan qui mêlera "souveraineté industrielle, transition vers les véhicules propres, et vise aussi à préserver la compétitivité du secteur", a précisé cette source.
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Un tribunal de Moscou a condamné jeudi à neuf ans de prison un ex-marine américain poursuivi pour avoir agressé deux policiers, une accusation jugée "politique" par l'intéressé, sur fond de tensions russo-américaines.
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Ce lourd verdict intervient quelques semaines après la condamnation d'un autre Américain dans une affaire d'espionnage controversée.Le juge a précisé que Trevor Reed, 29 ans, avait été reconnu coupable d'avoir causé un "préjudice physique et moral" à deux fonctionnaires de police.Après le jugement, M. Reed, présent à l'audience derrière une grille métallique, a qualifié cette affaire de "politique" et dit qu'il allait faire appel."Je vais demander un soutien politique à mon gouvernement", a-t-il ajouté, tout en clamant son innocence, selon une journaliste de l'AFP sur place.La petite amie russe de l'accusé, Alina Tsyboulnik, a éclaté en sanglots après l'énoncé de la sentence. "Etes-vous sérieux ?" a-t-elle hurlé. "Mais qu'est-ce que vous faites, merde !", a-t-elle ajouté, avant d'être évacuée de la salle d'audience par deux policiers.Cité sur Twitter par la porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis à Moscou, l'ambassadeur John Sullivan a dénoncé un "théâtre de l'absurde", ajoutant que Trevor Reed avait été condamné "sur la base de preuves si ridicules que même le juge a ri au tribunal".Originaire du Texas, le jeune homme est accusé d'avoir violenté en août 2019 deux policiers appelés sur les lieux d'une fête à Moscou tandis qu'il était en état d'ébriété.Selon le tribunal, cette ivresse a joué un "rôle déterminant" dans l'incident et constitue une "circonstance aggravante". Le parquet avait requis contre lui neuf ans et huit mois de prison.- Une enquête "corrompue" - L'un des policiers, qui était au volant de la voiture emmenant Trevor Reed vers un poste de police, a affirmé que ce dernier avait tenté de le prendre par le bras, avec ainsi le risque de causer un accident de la route. L'autre a assuré avoir été frappé par l'Américain à l'abdomen.En détention provisoire depuis août dernier, le jeune homme a plaidé non coupable, tout en admettant qu'il ne se souvenait pas de l'incident.Présent également à l'audience, le père du suspect, Joey Reed, a soutenu qu'aucune des preuves présentées par les enquêteurs russes n'était "crédible" et que ces poursuites étaient selon lui "complètement corrompues". Il a par ailleurs dénoncé une condamnation "décidée à l'avance"."C'est la peine la plus lourde infligée dans l'histoire récente de la Russie" pour ce chef d'accusation, a estimé Joey Reed, qui doit rencontrer dans la journée l'ambassadeur américain.Un représentant de l'ambassade des Etats-Unis présent à l'audience s'est refusé à tout commentaire.Joey Reed a ajouté qu'il allait s'adresser à Vladimir Poutine afin que le président russe intervienne dans cette affaire pour le bien du "système judiciaire russe", mais "également pour celui des relations internationales".- Rumeurs d'échange avec Washington -Cette condamnation intervient sur fond de rumeurs enflant depuis des semaines quant à un éventuel échange de prisonniers entre Moscou et Washington. Jeudi, Trevor Reed a affirmé ne pas être informé de telles tractations.En juin, un autre ex-marine américain, Paul Whelan, qui a également les nationalités britannique, irlandaise et canadienne, a été condamné à 16 ans de prison pour espionnage, une condamnation que l'accusé et ses proches ont également jugée "politique".Pour l'accusation, M. Whelan est un officier du renseignement bien entraîné, ce qu'il réfute. Il avait ainsi accusé les Russes de prétendre avoir "arrêté un James Bond en mission", alors qu'en réalité ils ont "kidnappé un Mister Bean en vacances", une référence à la fois au célèbre espion de fiction et au personnage maladroit joué par le Britannique Rowan Atkinson.L'avocat de M. Whelan, qui a décidé fin juin de ne pas faire appel de sa condamnation, a évoqué à plusieurs reprises la possibilité que son client soit échangé contre deux Russes détenus aux Etats-Unis, le célèbre ex-vendeur d'armes Viktor Bout et le pilote Konstantin Iarochenko, détenu pour trafic de drogue.Jusqu'à présent, le ministère russe des Affaires étrangères a démenti une telle éventualité.
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Après ce désistement, le bureau exécutif LR hésite sur la décision à prendre.
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Faut-il investir quelqu'un d'autre, ou donner une consigne de vote ? Voilà la question que se pose le bureau exécutif LR après le désistement de Lewis Marchand, investi par LR fin novembre à Béziers pour faire face au maire sortant Robert Ménard.Le jeune militant Lewis Marchand, sapeur-pompier inconnu en politique, avait été investi par LR fin novembre. Selon Arnaud Julien, patron des Républicains du département, le trentenaire hésitait encore après avoir annoncé son retrait dimanche. Mais il est confirmé mercredi qu'il "arrête" et la commission nationale d'investiture doit prendre une décision imminente."On a eu un souci avec notre candidat à Béziers parce qu'il a été pris entre plusieurs feux, entre ceux qui veulent rejoindre le candidat en marche", l'ex-Républicain investi par LREM Pascal Resplandy, "ceux qui partent avec Robert Ménard et ceux qui veulent rester à la maison parce qu'ils en ont marre", a poursuivi Arnaud Julien.Mais "la digue ne cède pas" face à la stratégie "d'union des droites" de Robert Ménard, élu en 2014 avec le soutien du Front national (FN, devenu Rassemblement national), assure-t-il. Selon le responsable LR départemental, Henri Gas, élu LR de Béziers et partisan d'une union avec Robert Ménard, a ainsi été exclu du parti. Robert Ménard avait assuré il y a une semaine lors d'un meeting commun que l'ex-patron LR de l'Hérault, Sébastien Pacull, avait réalisé son "rêve" en prenant la tête d'une liste "d'union des droites" soutenue par le RN pour les municipales à Sète."L'union des droites" est "l'évidence même, mais ça doit se faire contre les partis politiques", avait-il estimé à propos d'une quinzaine de villes du sud dans lesquelles des militants ou élus LR ont rejoint des listes proches du RN. "Il n'y a pas de raz-de-marée", a pourtant assuré Arnaud Julien: "Pour l'Hérault, ça va finir en gros à 40 militants qui vont partir sur 2.000, le ratio n'est pas énorme", relativise-t-il, parlant pour les partants "d'opportunisme". "La stratégie de Ménard est celle de tous les maires d'extrême droite, à Fréjus, à Beaucaire et ailleurs: il veut étouffer la droite républicaine", commente-t-il. A Béziers, le choix LR et notamment l'absence de double investiture LR/LREM était fortement contesté depuis le début. Face à une opposition particulièrement faible et fragmentée, à droite comme à gauche, Robert Ménard est donné grand favori pour les municipales de mars. Certains de ses opposants craignent qu'il soit réélu dès le premier tour.
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Le Nord-Est des Etats-Unis sous les eaux. Une partie du pays est touchée par d'importantes inondations, depuis jeudi 4 mai.
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Les rues de New York sont particulièrement concernées, tout comme le New Jersey. Mais les dégâts sont surtout impressionnants autour de la rivière Mississippi. Neuf personnes sont mortes dans ces inondations, un bilan qui s'est alourdi à au moins 12 victime, selon CNN (en anglais). Des pluies intenses ont provoqué une hausse soudaine des rivières du centre des Etats-Unis. C'est le cas de la rivière Black, dans le Missouri et l'Arkansas, de la Meramec rivière dans la banlieue de Saint-Louis, qui ont fait gonfler la rivière Mississippi. Le pic de crue est attendu samedi 6 mai à Saint-Louis et vers le Sud.
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Sept mois après les attentats qui ont notamment coûté la vie au gendarme Arnaud Beltrame, des opérations de police ont été menées à Trèbes ce mardi matin.
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Six personnes ont été placées mardi 16 octobre en garde à vue dans l'enquête sur les attentats commis en mars dernier à Trèbes et Carcassonne (Aude). Ces gardes à vue ont été décidées sur commission rogatoire des juges d'instruction, a affirmé à l'AFP une source judiciaire, confirmant des informations de L'Express. Plusieurs opérations ont été menées dans divers endroits de Trèbes, une ville très touchée par les inondations. Des perquisitions et des auditions libres ont aussi été effectuées à Toulouse (Haute-Garonne). Une centaine de policiers du Raid ont été mobilisés dès 6 heures du matin dans ces opérations.Quatre victimesLe 23 mars, un assaillant jihadiste, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d'entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s'était livré comme otage à la place d'une femme. Le jihadiste avait été abattu par le GIGN. 'attaque avait été revendiquée par le groupe État islamique (EI). Fin mars, la compagne de Radouane Lakdim, Marine P., une jeune convertie à l'islam, a été mise en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et placée en détention provisoire. Le procureur de Paris François Molins avait à l'époque affirmé que "sans antécédent judiciaire", la jeune fille convertie à âge de 16 ans présentait "tous les signes d'une radicalisation". Lors de son interpellation, elle avait crié "Allah Akbar (Dieu est le plus grand, Ndlr)" et avait posté sur internet, le matin des attentats, une sourate promettant "l'enfer" aux "mécréants", selon le procureur.Comme Radouane Lakdim, 25 ans, petit délinquant radicalisé de Carcassonne, Marine P. était fichée "S" - c'est-à-dire susceptible de constituer un risque pour la "sûreté de l'État" - en raison de sa "fréquentation des milieux islamistes radicaux", selon une source proche de l'enquête.
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Un conducteur de bus est accusé par le père d'une jeune femme de lui avoir refusé l'accès parce qu'elle portait une jupe.
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Une procédure disciplinaire a été ouverte à l'encontre d'un conducteur de bus de la RATP, après la divulgation d'informations rapportant un incident entre celui-ci et une jeune voyageuse. La séquence du litige remonterait à la soirée de mardi 30 avril, sur la ligne 60 du bus parisien. Un chauffeur du bus aurait refusé l'accès à une jeune femme parce qu'elle portait une jupe, selon 20minutes.fr et Le Parisien. La scène a été décrite par le père de la jeune femme sur sa page Facebook, dans une publication qui n'est depuis plus accessible.Une "faute de service"Le conducteur en question a pu être identifié à la suite d'une enquête interne, lancée par la RATP après avoir pris connaissance du signalement. A ce stade de l'enquête interne "et sachant qu'à ce jour (dimanche) aucune plainte judiciaire n'a été déposée", "le machiniste, entendu par sa hiérarchie [samedi soir] ne reconnaît pas les faits tels qu'ils ont été présentés dans la presse", précise la RATP.Ce dernier a toutefois reconnu avoir commis "une faute de service", en ayant refusé d'ouvrir les portes à deux jeunes filles "à une heure tardive". L'incident se serait déroulé dans le 19e arrondissement de la capitale, à l'arrêt Botzaris. La RATP indique que la procédure pourra aller, selon les éléments recueillis, "jusqu'à la révocation", qualifiant "les faits tels qu'ils sont rapportés" comme étant "totalement contraires" à ses "valeurs".L'employé visé, qui exerce à la RATP depuis quatre ans, "n'a aucun antécédent dans son dossier" et "n'a jamais eu à faire l'objet d'observation ou de sanction quant à son comportement", indique la régie. En plus de l'enquête interne, un appel à témoins a été lancé sur Twitter, pour l'instant sans résultats.La RATP indique avoir tenté de contacter l'auteur du signalement à deux reprises, en vain. Or, "pour la poursuite de la procédure, il est essentiel qu'(il) nous livre directement son témoignage en dressant un signalement complet auprès de nos services", précise la RATP, ajoutant que les images de vidéosurveillance sont inexploitables car le délai est dépassé. Du côté du gouvernement, la ministre des Transports Elisabeth Borne et la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa ont indiqué suivre "avec la plus grande attention le déroulement de cette enquête".
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Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé mardi des discussions en vue d'un gouvernement d'union nationale, dans l'espoir de dissiper la contestation dont il fait l'objet et qui complique encore l'action pour sortir le pays de la tourmente.
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"J'ai décidé d'engager les consultations pour la formation d'un gouvernement d'union nationale", a dit le président malien devant des responsables et des membres de la société civile.M. Keïta a aussi annoncé des consultations sur le Parlement et la Cour constitutionnelle.Il a exprimé son souci "d'apaisement" non seulement politique, mais aussi social, en intervenant en faveur des enseignants, dont le bras de fer avec le gouvernement paralyse l'école depuis des semaines, sinon des mois.M. Keïta, à la tête depuis 2013 de ce vaste pays pauvre confronté au jihadisme, à la violence et à une crise multiforme, fait face depuis quelques semaines à la mobilisation d'une coalition hétéroclite conduite par un influent dirigeant musulman, l'imam Mahmoud Dicko. Elle réunit des responsables religieux et des personnalités de la société civile comme du monde politique.Des dizaines de milliers de personnes ont réclamé la démission de M. Keïta, désormais tenu pour personnellement responsable, dans les rues de Bamako le 5 juin.Le mouvement rebaptisé "du 5 juin" a appelé à un nouveau rassemblement vendredi.Il fédère contre le chef de l'Etat des mécontentements nourris depuis des mois devant l'alarmante situation sécuritaire, le marasme économique et social, la crise de l'Etat, de l'école ou des services publics, et la perception d'une corruption répandue.Dimanche encore, au moins 24 soldats ont été tués dans la dernière en date des attaques imputées aux jihadistes contre les forces de sécurité.Huit ans après le début du conflit malien, la persistance de ces opérations, des violences intercommunautaires et des trafics accréditent l'idée de l'impuissance de l'Etat, malgré le soutien de la communauté internationale et l'intervention de forces onusiennes, africaines et françaises.- Catalyseur électoral -Les législatives de mars-avril ont exacerbé les frustrations. Le pouvoir les a maintenues malgré l'insécurité, l'enlèvement du chef de l'opposition parlementaire et l'apparition dans le pays du coronavirus les jours précédant le scrutin.De manière significative, M. Keïta a assuré mardi que le chef de l'opposition était encore en vie et serait bientôt libéré.L'opposition a contesté les résultats de ces élections qui conservaient une solide majorité parlementaire au président.L'exaspération a encore crû quand la Cour constitutionnelle a inversé une trentaine de résultats proclamés, dont une dizaine au profit de candidats du parti présidentiel.La grogne approchant de son comble a fait craindre un débordement.Une démission du président passait pour exclue. L'hypothèse de la nomination d'un nouveau Premier ministre avait été au moins provisoirement écartée la semaine passée puisque le chef de l'Etat a maintenu Boubou Cissé à son poste et lui a confié la tâche de former le prochain gouvernement.Restaient l'éventualité d'une ouverture avec la formation de ce nouveau cabinet, ou celle d'une dissolution de l'Assemblée.M. Keïta a choisi la première option, sans qu'apparaisse clairement la place impartie à chacun, dont l'imam Dicko, chef de file de la protestation. Sans non plus que les propos présidentiels semblent écarter l'option d'une dissolution.Une action politique en vue de l'inclusion des différentes forces maliennes et de la réconciliation d'anciens ennemis est considérée comme le pendant indispensable aux opérations militaires pour sortir le Mali de la crise.L'actuelle crise politique culmine à un moment délicat où les acteurs internationaux divergent sur la trajectoire de progrès ou de dégradation observée au Mali, où la question du maintien de la Mission de l'Onu (Minusma) est sur la table et où celle de la poursuite de l'engagement américain au Sahel reste en suspens.
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La course à la Maison Blanche est semée d'embûches, et Donald Trump n'échappe pas à la règle. Une vidéo datant de 2000 a resurgi ces derniers jours aux États-Unis.
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On y voit le candidat à la prochaine élection présidentielle américaine faire une apparition dans une vidéo de Playboy. Le rôle du magnat de l'immobilier et des médias dans cette séquence est assez limité. On ne l'aperçoit que brièvement, le temps d'ouvrir une bouteille de champagne pour "baptiser" une limousine aux couleurs du célèbre magazine de charme. D'autres scènes de la vidéo, sur lesquels Trump n'apparaît pas, montrent des images plus explicites de jeunes femmes nues.Le film retrace le périple de "playmates" de Playboy qui parcourent les Etats-Unis dans un "road-trip" les menant aux quatre coins du pays, de Las Vegas à Chicago et de San Diego à New York. Donald Trump les accueille lors de l'escale dans la "Grosse Pomme". "La beauté est la beauté, voyons ce qui se passe à New York" commente t-il dans la séquence, ressortie des vidéothèques par le site Buzzfeed.La candidat républicain et rival d'Hillary Clinton doit faire face à plusieurs accrocs, le dernier en date étant la révélation par le New York Times de sa déclaration fiscale de 1995. Il pourrait avoir évité, de manière légale, de payer des impôts pendant près de 20 ans en déclarant des pertes de 916 millions de dollars. La question des impôts du milliardaire américain est primordiale, et très sensible à la fois, car le magnat de l'immobilier a toujours refusé de rendre publiques ses déclarations de revenus, un geste qu'accomplissent traditionnellement les candidats à la présidence des Etats-Unis dans un souci de transparence.
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