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Suite à l'annonce un peu plus tôt dans la journée par Airparif d'un risque de pollution à l'ozone dimanche sur la région parisienne, la préfecture de police a décidé samedi de mettre en place la circulation différenciée. La vitesse maximale va également être réduite.
L'association de surveillance de la qualité de l'air à Paris, Airparif, met en garde samedi 24 août contre une période de pollution à l'ozone, dimanche en Ile-de-France. Si Airparif ne prévoit pas un dépassement du seuil d'alerte, l'association prévoit une concentration d'ozone dans l'air qui pourrait être comprise entre 170 et 200 microgrammes par mètre cube d'air dimanche en région parisienne. Cette hausse de la pollution s'explique par la chaleur, et l'absence de vent. L'association Airparif conseille d'éviter les activités physiques et sportives intenses en plein air.Cet épisode de pollution de l'air en Ile-de-France est due à deux choses, la hausse des températures, avec 33 degrés attendus dans l'après-midi de dimanche, et un vent très faible. Circulation différenciée, les vignettes Crit'Air 0, 1 et 2 autoriséesConséquence directe de cette pollution à l'ozone, la préfecture de police de Paris a décidé en fin de journée samedi de mettre en place la circulation différenciée dans l'agglomération parisienne, à partir de 5h30 dimanche. "Seuls les véhicules munis d'une vignette Crit'Air de classe 0, 1 et 2 seront autorisés à circuler" à l'intérieur du périmètre délimité par l'A86 (à l'exception de celle-ci), soit Paris et la petite couronne, précise un communiqué de la préfecture de police de Paris. Pas de restriction pour ceux qui rentrent de vacances"Les autres véhicules ne pourront pas circuler", précise le communiqué. Cela concerne les voitures à essence immatriculées avant fin 2005 et les voitures diesel immatriculées avant fin 2010. La préfecture de police précise que les contrôles ne concerneront "pas les personnes regagnant la région parisienne ce dimanche", en cette période de retour de vacances.
L'Organisation météorologique mondiale a annoncé jeudi qu'un éclair qui a traversé sur une distance de plus de 700 km le ciel du Brésil le 31 octobre 2018 détenait le record de la plus grande longueur jamais enregistrée pour un éclair, établi grâce aux nouvelles technologies d'imagerie satellitaire.
Un autre record a été validé par les experts de l'Organisation sur les extrêmes météorologiques et climatiques, celui de l'éclair qui a duré le plus longtemps : un seul éclair qui s'est déployé dans le ciel du Nord de l'Argentine le 4 mars 2019 pendant 16,73 secondes, la durée la plus longue jamais observée pour un seul éclair.La longueur de l'éclair qui a zébré le ciel du Brésil en 2018 correspond à la distance entre Boston et Washington aux Etats-Unis ou entre Londres et Bâle en Suisse, selon l'Organisation.Ces deux records de longueur et de durée sont plus de deux fois supérieurs à ceux enregistrés précédemment. Le précédent record de longueur était celui de l'éclair de 321 km de long, enregistré le 20 juin 2007 dans l'Etat américain de l'Oklahoma.Le précédent record de durée, 7,74 secondes, a été mesuré le 30 août 2012 dans le Sud de la France.Les nouveaux records ont pu être validés grâce aux récents progrès réalisés dans la cartographie des éclairs grâce aux instruments installés à bord des satellites d'observation qui permettent de mesurer en continu "la longueur et la durée des éclairs sur de vastes étendues géo-spatiales", a déclaré Randall Cerveny, rapporteur en chef du comité d'experts.Ces nouvelles technologies ont permis la détection "d'extrêmes connus sous le nom de méga-éclairs qui auparavant n'étaient pas observés", selon Michael J. Peterson, du Laboratoire national de Los Alamos aux Etats-Unis.
Le montant de ces recettes supplémentaires sera rendu public dans quelques semaines. "Ce sera une très bonne chose pour équilibrer notre budget", s'est réjoui le ministre de l'Action et des Comptes publics.
La loi anti-fraude, adoptée il y a un an, porte ses fruits selon le gouvernement. Ainsi, "l'année 2019 sera l'année où le fisc français aura le plus fait payer les fraudeurs fiscaux", a annoncé le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, dimanche 29 septembre sur Europe 1 et CNews. "Beaucoup de gouvernements avant nous nous ont donné des moyens législatifs. Nous avons décidé de mettre beaucoup plus de moyens informatiques, ce qu'on appelle les 'data scientists' et le 'data mining', grosso modo l'intelligence artificielle mise au service du contrôle du fisc", a expliqué Gérald Darmanin. La loi anti-fraude, qui a doté Bercy d'un Service d'enquêtes judiciaires des finances (SEJF), a "aidé à conclure".Les recettes supplémentaires recouvrées, encore provisoires, seront rendues disponibles "dans quelques semaines", explique t-on à Bercy. Parmi elles figurent notamment les 965 millions d'euros versés par Google pour solder ses contentieux fiscaux en France. Ces sommes seront allouées à l'année fiscale 2019, a précisé Gérald Darmanin."Ce sera une très bonne chose pour équilibrer notre budget", s'est réjoui Gérald Darmanin.
La secrétaire d'État, en charge du pilotage du débat national, a expliqué en quoi consisterait son rôle dans la grande consultation qui s'ouvre ce mardi 15 janvier.
Qui s'occupera de quoi ? Les missions et objectifs se précisent, au matin du coup d'envoi du grand débat national. La secrétaire d'État à la Transition écologique Emmanuelle Wargon, qui animera le débat aux côtés du ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, a détaillé leur rôle à tous les deux. "Concrètement, nous serons les interlocuteurs des maires", a-t-elle expliqué au micro d'Europe 1 mardi matin. "Moi aussi, je suis d'accord pour dire que le grand débat ne peut être placé sous le contrôle de ministres ou du gouvernement. Ce n'est pas ça que nous faisons", a insisté la secrétaire d'État. La veille, les noms d'Emmanuelle Wargon et de Sébastien Lecornu avaient été dévoilés comme étant les remplaçants de Chantal Jouanno à la tête de ce grand débat national, qui durera jusqu'à la mi-mars. Quelques jours plus tôt, la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) avait jeté l'éponge après avoir essuyé de nombreuses critiques concernant son salaire, de 14.666 euros bruts par mois. Pour garantir l'indépendance des débats, un collège de cinq personnalités doit être annoncé en fin de semaine. Selon plusieurs sources gouvernementales, Sébastien Lecornu devrait être spécifiquement en charge du dialogue avec les maires, tandis qu'Emmanuelle Wargon s'occuperait des relations avec la société civile. Cette grande consultation nationale avait été promise par le présidente de la République pour répondre à la crise des "gilets jaunes". Mardi, Emmanuel Macron était attendu à Grand Bourgtheroulde, une petite commune de l'Eure, où il devait écouter les doléances de 600 élus normands pour lancer les débats.
Pendant que le président de la République planche sérieusement sur une augmentation des indemnités des maires des petites communes, il est un édile, dans une petite bourgade de l'Orne, qui renonce à des miliers d'euros depuis sa première élection, en 2008...
"Les maires ruraux, dans les campagnes de France, sont bien souvent tout à la fois policier, médecin, urbaniste, jardiner, assistant social. Et ils seront rétribués aussi à leur juste niveau d'engagement." Ainsi parlait Emmanuel Macron cette semaine lors du 102e Congrès des maires de France à Paris. Désireux de ménager les élus locaux, indispensables pour la vie en collectivité mais bien souvent fatigués par les cadences infernales et les responsabilités, même dans les plus petits villages, le président de la République a assuré que l'état allait faire un effort financier pour récompenser leur dévouement. Pourtant, si le moral des maires des petites communes n'est pas au beau fixe et que la plupart d'entre eux accueilleront probablement de façon positive cette hausse de leurs indemnités, certains élus ne placent pas la question sur ce terrain-là. C'est le cas de Christian Derouet, maire de Lonlay-l'Abbaye dans le département de l'Orne. Le Huffington Post a en effet dressé le portrait de ce maire pas comme les autres qui a choisi de renoncer à ses "salaires" depuis sa première élection en 2008. Soit une somme de près de 35 000 euros en onze ans de mandat. "Par amour et par passion""Supprimons les privilèges, scande l'élu divers droite de cette commune rurale de 1135 habitants. J'ai laissé plus de 35.000 euros d'indemnités, que je n'ai pas pris. Alors quand je vois qu'ils veulent augmenter les indemnités... Je travaille par amour et par passion. Il faudrait déjà que les élus montrent l'exemplarité. Diminuons le tiers des députés et des sénateurs. Et déjà, ça permettrait à des gens qui ont des petits moyens de réécouter les politiques." Outre cette volonté d'augmenter les indemnités, un autre pan du projet de loi du gouvernement à l'attention des élus ne devrait pas satisfaire Christian Derouet, 66 ans : celui qui prévoit l'aménagement du transfert obligatoire de certaines compétences des communes vers l'intercommunalité. Car, au contraire, l'édile normand souhaite justement plus de responsabilités et la préservation de ses compétences au détriment de l'influence grandissante des intercommunalités. "Je veux être responsable, insiste le maire de Lonlay-'Abbaye. Et je veux qu'on me donne vraiment les compétences du quotidien de telle façon que mes concitoyens puissent compter sur moi." Des convictions fortes à quatre mois des municipales.
Dans les colonnes du Parisien Week-End, la chanteuse et comédienne de 35 ans confie avoir peur de certains animaux.
On ne contrôle pas ses phobies et elles peuvent être extrêmement gênantes. Et c'est le cas pour celle de la chanteuse Jenifer, qui a confié au Parisien Week-End avoir une peur panique des oiseaux. "Moins j'en vois, mieux je me porte""Ils me mettent extrêmement mal à l'aise", a-t-elle expliqué. "Un jour, un pigeon est entré dans ma chambre. Je suis restée une heure tétanisée sous la couette en attendant que mon compagnon rentre pour le chasser gentiment", a avoué la jurée de The Voice Kids, et comédienne à l'affiche de la série Traqués sur TF1. Jenifer admet ne pas savoir "si l'on peut appeler ça une phobie". "Mais franchement, moins j'en vois, mieux je me porte", a-t-elle déclaré au supplément du quotidien.Christophe Willem l'a "sauvée"Ce n'est pas la première fois que Jenifer se livre concernant cette peur des volatiles. En 2015 déjà elle confiait que Christophe Willem l'avait aidé à sortir d'un moment de panique. "Mon ami Christophe Willem m'a sauvée récemment. On était au Maroc, il y avait plein d'oiseaux et j'ai failli faire une crise cardiaque, ils m'ont presque attaquée !"Sans savoir avec précision d'où peut venir cette phobie, Jenifer explique que pendant son enfance, le coq de sa tante l'avait attaquée. De quoi certainement laisser des traces inconscientes une fois adulte.
Contrairement à une idée répandue au début de l'épidémie de Covid-19, les enfants ne semblent pas être les principaux propagateurs du virus et semblent moins contagieux que les adultes, selon les conclusions de chercheurs français.
Plus de 600 jeunes enfants ont été testés du 14 avril au 12 mai pour cette recherche francilienne à paraître, consultée par l'AFP.Ces travaux tendent à confirmer que les enfants semblent moins infectés et moins contaminants que les adultes, contrairement à l'hypothèse qui dominait au début de l'épidémie par analogie à d'autres virus, comme celui de la grippe."On ne connaissait rien de ce virus il y a 3 ou 4 mois" mais désormais "on sait que les enfants sont moins porteurs, ils sont moins contaminants", a déclaré vendredi sur RTL, le professeur Robert Cohen, pédiatre infectiologue à l'hôpital intercommunal de Créteil et vice-président de la Société française de pédiatrie.Il a coordonné cette recherche réalisée par 27 pédiatres de ville auprès de 605 enfants, pour la plupart âgés de moins de 11 ans et avec ou sans symptômes.Avec d'autres structures de pédiatrie qui soutenaient le retour à l'école, la Société française de pédiatrie avait critiqué le 13 mai certaines précautions "inutiles voire préjudiciables" imposées aux enfants (interdiction de jouer entre eux, refus de consoler un petit...).Jeudi, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a dit espérer que le protocole sanitaire qui encadre l'accueil des élèves dans les écoles pourra être assoupli "bientôt", même si ce ne sera pas pour tout de suite.Il était interrogé sur cette éventualité après la divulgation des premières conclusions de l'étude par le Pr Cohen dans le journal Le Parisien/Aujourd'hui en France."Dans une région fortement affectée par l'épidémie (région parisienne) mais pendant le confinement, très peu d'enfants (1,8%) étaient positifs" au test virologique (RT-PCR) de détection du coronavirus, écrivent les auteurs."Mais le taux d'enfants positifs à la sérologie (les tests qui déterminent si on a été contaminé, ndlr) était plus élevé", avec 10,7%.Pour les tests virologiques positifs, le contact avec une personne infectée par le nouveau coronavirus "était le seul facteur de risque significatif d'infection", notent les médecins.Parmi les 65 enfants dont la sérologie était positive (présence d'anticorps), 87,3% ont eu un contact confirmé ou suspecté de Covid-19 dans la famille, généralement un adulte, d'après l'étude.En effet, le nombre de frères et soeurs dans la famille n'a pas augmenté de manière significative la probabilité d'un résultat positif au test virologique ou de sérologie, notent les auteurs.L'étude présente des limites, soulignent les auteurs comme la probable surestimation de la contamination intrafamiliale en raison d'un confinement bien suivi en France, et l'éventuelle surreprésentation des familles déjà touchées par le Covid-19, "plus susceptibles de consulter et d'accepter de participer à l'étude".Les auteurs prévoient de renouveler l'étude après la réouverture des écoles et des crèches de la région parisienne pour mieux évaluer la transmission du coronavirus chez les enfants.Les cas pédiatriques représentent 1 à 5 % de l'ensemble des cas de Covid-19 dans le monde, selon l'agence sanitaire Santé publique France (SpF) ajoutant que les formes graves et les décès chez eux restent exceptionnels
Au cours de son allocution télévisée, ce dimanche 14 juin, Emmanuel Macron est revenu sur l'actualité chaude du moment. Le chef de l'État a évoqué les récentes manifestations contre le racisme et les violences policières.
Le racisme et les violences policières agitent toute la France depuis plusieurs jours. Face aux tensions actuelles, Emmanuel Macron a souhaité réaffirmer ses positions sur le sujet. "Nous serons intraitables face au racisme et à l'antisémitisme, et de nouvelles mesures fortes pour l'égalité des chances seront prises", a-t-il annoncé. "Nous sommes une nation où chacun, quelles que soient ses origines et sa religion doit trouver sa place. Est-ce vrai pour tout le monde ? Non." Plusieurs de ces manifestations pointaient du doigt des violences policières en France. Les forces de police ont aussi montré leur mécontentement durant la semaine. De son côté, le président de la République affiche son soutien aux policiers. "Nous ne bâtirons pas davantage notre avenir dans le désordre, sans ordre républicain. (...) Cet ordre, ce sont les policiers et les gendarmes sur notre sol qui l'assurent. Ils sont exposés à des risques quotidiens en notre nom. C'est pourquoi ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation", a-t-il souligné. Le président était resté muet depuis le début de la contestationContraint de réagir aux récentes manifestations contre le racisme et les violences policières, mais aussi de calmer la colère des forces de l'ordre se sentant abandonnées, Christophe Castaner a été sur le devant de la scène médiatique ces derniers jours. Mais, contrairement à son ministre de l'Intérieur, Emmanuel Macron était resté muet sur le sujet jusqu'à ce dimanche soir. En coulisse, le chef de l'État avait cependant pressé son ministre d'annoncer rapidement des mesures pour calmer la colère des manifestants. "Il ne faut pas perdre la jeunesse", avait-il d'ailleurs prévenu jeudi 11 juin, dans des propos rapportés par Le Monde.
Près d'un an après l'éclatement de l'affaire Weinstein outre-Atlantique et ses répercussions en France, la secrétaire d'État à l'Égalité entre femmes et hommes fait le point sur les évolutions en matière de lutte contre le harcèlement en politique.
En politique, "la séduction est omniprésente". Pour Marlène Schiappa, beaucoup de choses ont changé en un an, même s'il reste des progrès à faire. "À l'Assemblée, des affiches rappellent les règles de droit sur le harcèlement sexuel et indiquent aux victimes quels numéros appeler. Mais la politique est un monde dans lequel la séduction est omniprésente : il faut convaincre de faire confiance. Et c'est un univers fondé sur des relations de pouvoir. (...) Il est bon de rappeler ce qui est légal ou non. Car, en politique, il y a toujours des harceleurs", déclare la secrétaire d'État au Journal du Dimanche dans un entretien publié le 5 août.Dans l'univers de la politique, il y a clairement eu un avant et un après l'affaire Weinstein et la vague de révélations en France, estime la membre du gouvernement. "Avec Me Too et Balance ton porc, il y a une crainte de la sanction qui peut freiner le passage à l'acte. Cela ne veut pas dire que tout harcèlement sexuel a disparu. Beaucoup d'hommes de pouvoir ne comprennent pas qu'on ne leur reproche pas d'être séducteurs, mais de harceler sexuellement. Ce sont deux choses très différentes." Si elle dit n'avoir jamais été victime de harcèlement - seulement des "propos sexistes" et des "messages déplacés" -, la secrétaire d'État fustige les commentaires et remarques qu'elle peut entendre dans les couloirs de l'Assemblée ou même dans l'hémicycle. Elle en profite pour régler ses comptes avec certains élus. "Quand j'ai défendu ma loi contre les violences sexuelles au nom du gouvernement, le député Fabien Di Filippo m'a interpellée : j'ai réagi vivement parce que, hors micro, je l'avais entendu, avec d'autres députés LR, faire des commentaires sur des élues qui entraient dans l'hémicycle : 'Elle est habillée comme un sac', 'Voilà la plus jolie fleur' ou 'Elle, elle est fanée'. Je comprends mieux pourquoi les LR ont voté contre la pénalisation du harcèlement de rue", tranche-t-elle. Le député mis en cause estime, pour sa part, que la situation décrite est "complètement fausse". "Je n'ai jamais tenu ce type de propos", a-t-il affirmé au JDD.
A part le risque de mauvais temps, la Nasa et SpaceX ont confirmé lundi que tout était toujours au vert pour le lancement prévu mercredi d'une fusée avec deux astronautes américains, le premier vol habité de la société spatiale et le premier aux Etats-Unis depuis neuf ans.
"Les responsables de la Nasa et de SpaceX ont donné le +go+ pour le lancement de la mission qui va faire repartir les vols habités des Etats-Unis", a annoncé la Nasa, après une nouvelle journée de réunions d'ultimes vérifications, selon le protocole très strict de l'agence spatiale pour les vols avec astronautes.Un allumage statique vendredi et une répétition générale des astronautes en tenue se sont déroulés correctement vendredi et samedi, ont rapporté les responsables."Tout ce qu'il nous reste est de réussir à contrôler la météo", a dit lors d'un briefing au centre spatial Kennedy, en Floride Kathy Lueders, responsable du programme des vols commerciaux habités à la Nasa.Le décollage de la fusée Falcon 9 de SpaceX, avec à son sommet la capsule Crew Dragon, est prévu mercredi à 16H33 (20H33 GMT) du centre Kennedy, d'où décollèrent les astronautes qui ont marché sur la Lune dans les années 1960 et 1970. Les deux astronautes sont Bob Behnken et Doug Hurley.Les prévisionnistes de Cap Canaveral estiment à 60% le risque de temps défavorable (vents, pluie...). Si le décollage n'était pas possible mercredi, les fenêtres suivantes de lancement sont samedi à 15H22 (19H22 GMT), puis dimanche à 15H00 (19H00 GMT).Mais Mike McAleenan, prévisionniste de la base militaire à Cap Canaveral, a dit avoir "un peu d'espoir" pour mercredi, le temps en Floride étant très changeant en ce moment. Une nouvelle estimation sera publiée mardi.Un porte-parole de l'agence spatiale, Joshua Finch, a indiqué à l'AFP que la probabilité calculée de "perte d'équipage", pour cette mission de démonstration, était d'une chance sur 276 (0,36%), soit au-delà du seuil minimum exigé par la Nasa pour ce contrat (1 sur 270).Seuls deux vaisseaux développés par les agences russe et américaine s'étaient amarrés à la station orbitale (ISS) depuis le début de son assemblage en 1998.En 2014, la Nasa a accordé des contrats à deux entreprises privées, le géant Boeing et la jeune SpaceX fondée par un trentenaire originaire d'Afrique du Sud ayant fait fortune dans la Silicon Valley en cofondant le site PayPal, Elon Musk. Ils se sont vu confier le soin de concevoir et de construire des capsules qui prendront le relais des illustres navettes spatiales américaines, qui ont été arrêtées en 2011 après trente ans de service.Depuis, la Russie avait la seule fusée au monde capable d'envoyer des astronautes vers l'ISS, les Soyouz, et les Américains payaient l'agence spatiale russe pour des places. Cette dépendance sera rompue une fois que Crew Dragon ou Starliner sera homologuée comme sûre par la Nasa.
Un ferry français a appareillé lundi d'Alger à destination de Marseille, dans le sud de la France, assurant la première liaison maritime pour le transport de passagers entre les deux pays depuis la suspension des traversées en raison de la pandémie de Covid-19.
Le "Danielle Casanova" de la compagnie privée Corsica Linea a quitté le port d'Alger à 15H10 locales (14H10 GMT), avec 970 passagers et 427 véhicules à bord, a précisé à l'AFP la capitainerie du port.D'une capacité de 2.400 passagers et pouvant embarquer jusqu'à 700 véhicules, le ferry était arrivé vide à Alger à 07H00 locales (06H00 GMT) en provenance de Marseille.Il est attendu dans la cité phocéenne mardi à la mi-journée.Tout au long de la matinée, le navire a embarqué des expatriés et des Algériens résidant en France, bloqués en Algérie depuis près de trois mois par les restrictions de déplacements dues à la crise sanitaire, ont constaté des journalistes de l'AFP."Je suis bloqué en Algérie depuis plus de trois mois. J'ai dû séjourner durant toute cette période dans un hôtel de la capitale", raconte à l'AFP Mustapha, un Franco-algérien de 49 ans établi à Lyon (sud-est de la France)."J'attends ici dans l'espoir de pouvoir monter a bord du bateau. Les billets se vendent en sous-main", assure-t-il.Afin de respecter les normes sanitaires et les règles de distanciation, la Corsica Linea n'a vendu que des places en cabines, dans lesquelles les passagers seront confinés pendant la traversée, selon une source portuaire.Restaurants et bars à bord resteront fermés mais l'équipage a distribué aux passagers des sandwiches et des boissons. Le "Danielle Casanova", mis en service en 2002, doit assurer deux dessertes similaires dimanche et mardi prochains, selon la capitainerie. D'autres liaisons sont envisagées dans la première quinzaine de juin.L'Algérie a fermé ses frontières maritimes depuis le 19 mars, date à laquelle un ferry algérien avait assuré une ultime traversée entre la France et l'Algérie.Le "Tariq Ibn Ziad", de la compagnie Algérie Ferries, avait alors rapatrié en Algérie depuis Marseille environ 1.700 personnes, piégées en France par la pandémie.- Vols de retour spéciaux -Par ailleurs, la mise en place de vols de rapatriement s'accélère depuis plusieurs jours dans les deux sens, assurés notamment par la compagnie nationale Air Algérie.Depuis la fermeture de l'espace aérien algérien le 17 mars, Air France a organisé des vols spéciaux à partir d'Alger qui ont permis à plus de 6.000 personnes de regagner l'Hexagone, selon l'ambassade de France en Algérie.La compagnie aérienne ASL Airlines France organise plusieurs vols retour au départ d'Alger, Annaba (nord-est de l'Algérie) et Bejaïa (est), à destination de Paris et Lyon (centre de la France), à partir de ce lundi et jusqu'au 8 juin, selon un programme affiché sur le site de la compagnie.Et la filiale à bas coûts d'Air France-KLM, Transavia France, va proposer prochainement des vols spéciaux à partir d'Algérie, selon le consulat général de France à Alger.Au total, au 26 mai, plus de 350 vols spéciaux ont permis de rapatrier 56.000 ressortissants français depuis l'Algérie, le Maroc, et la Tunisie, selon le ministère français des Affaires étrangères --dont 8.000 pour la seule Algérie.Mais face au nombre important de Français toujours bloqués, Paris a décidé la semaine dernière de renforcer les liaisons aériennes et maritimes vers ces trois pays du Maghreb afin de pouvoir rapatrier 15.000 ressortissants supplémentaires.Un ferry avait déjà rallié la France depuis Tunis à la mi-mai et un autre est prévu le 17 juin.Deux navires passagers ont également appareillé du Maroc la semaine dernière.
Le domicile du ministre délégué aux Comptes publics Olivier Dussopt a été perquisitionné mardi dans le cadre de l'enquête du parquet national financier (PNF) sur deux lithographies qui lui ont été offertes par une entreprise en 2017 alors qu'il était député-maire, a-t-on appris mercredi de source concordantes.
Sa résidence en Ardèche a été perquisitionnée par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff), ont indiqué une source proche du dossier et l'entourage du ministre, confirmant une information de Mediapart.De son côté, une source proche de la mairie d'Annonay a indiqué que celle-ci avait également fait l'objet d'une perquisition mercredi. Contacté par l'AFP, le maire Simon Plenet, un proche de M. Dussopt, n'a pas souhaité réagir."Le parquet poursuit les vérifications qu'il souhaite faire. C'est normal et cela permettra de démontrer qu'il n'y a rien à me reprocher. J'ai restitué il y a plusieurs semaines les lithographies. Bien qu'il n'y ait rien de répréhensible, j'ai préféré les restituer pour clore cette polémique", s'est défendu M. Dussopt dans une déclaration à l'AFP.L'affaire, révélée mi-mai par Mediapart, avait entraîné l'ouverture de cette enquête du PNF pour vérifier de possibles faits de "corruption" et de "prise illégale d'intérêts".Ces deux lithographies du peintre Gérard Garouste avaient été offertes à M. Dussopt en janvier 2017 par un dirigeant local de la Saur, groupe français de traitement de l'eau, alors qu'un contrat était sur le point d'être conclu entre sa ville d'Annonay (Ardèche) et cette entreprise.Ce contrat, négocié depuis 2016, a été formellement signé six mois plus tard, le 1er juin 2017.Selon Mediapart, une perquisition a également visé des locaux de la Saur mardi et mercredi. Contacté par l'AFP, le groupe n'avait pas réagi dans l'immédiat.En mai, auprès du média en ligne, M. Dussopt avait invoqué un cadeau d'"ami" fait par Franck Meneroux, l'un des dirigeants de la Saur en Ardèche, avant de reconnaître "un cadeau de l'entreprise" offert à l'occasion d'un entretien avec ce responsable et un autre cadre de la Saur.Celui qui était encore secrétaire d'Etat à la Fonction publique, avant d'être promu dans le gouvernement Castex, avait alors expliqué n'avoir pas déclaré ces lithographies à la déontologue de l'Assemblée nationale - comme c'est requis pour tout cadeau de plus de 150 euros - car il "ignorait la valeur" des deux tableaux. Le PNF n'était pas joignable dans l'immédiat pour confirmer ce développement de l'enquête.
La ministre de la Justice affirme que Martine Aubry avait été prévenue de sa visite au CHRU de Lille, contrairement à ce que la maire lui avait lancé dans des propos réprobateurs.
Dans un entretien accordé à BFMTV, la ministre de la Justice Nicole Belloubet affirme qu'elle ne veut "absolument pas polémiquer" avec Martine Aubry. En compagnie d'Agnès Buzyn, ministre de la Santé, elle avait été froidement accueillie par la maire lilloise au centre hospitalier régional et universitaire de la ville.Vendredi 22 février, au pied du CHRU, Martine Aubry reprochait aux deux ministres de ne pas avoir été prévenue de cette visite : "On ne prévient pas l'ancien monde, dont je suis. Je suis maire de Lille, présidente du CHRU, je n'ai pas été prévenue de votre visite sauf hier soir par le préfet. Je trouve ça quand même inacceptable, je vous le dis comme je le pense. Je suis habituée, c'est comme ça en permanence avec ce nouveau gouvernement, et après on nous parle de République et de démocratie... Il n'y a pas un ministre qui nous appelle, très franchement le mépris des élus... J'ai été numéro 2 du gouvernement. Je ne suis jamais allée dans une petite commune sans prévenir le maire et lui demander si ça lui allait". Pour Nicole Belloubet, cette polémique n'a pas lieu d'être car l'élue était au courant de cette visite et "avait fait savoir qu'elle viendrait". Elle ajoute : "À chaque fois que je me rends sur un territoire, les élus sont prévenus, toujours, de manière systématique. Je crois savoir que cela a été le cas". La garde des Sceaux affirme par ailleurs avoir "trop de respect pour les élus, en particulier pour elle au regard du travail qu'elle fait pour notre pays".
En état de choc, Stéphane Buy, le pilote de l'hélicoptère pris en otage pour participer à l'évasion de Redoine Faïd dimanche 1er juillet, a témoigné pour la première fois au micro de RTL ce mercredi matin.
Le pilote a été pris en otage par deux individus, venus faire un baptême de l'air comme il avait l'habitude d'en proposer. "C'était la deuxième ou troisième fois que je les voyais", a-t-il expliqué. Il pensait à "un père qui voulait faire plaisir à son fils". Les deux hommes étaient âgés d'une cinquantaine et d'une vingtaine d'années, selon Stéphane Buy.Les deux complices l'avaient choisi, probablement pour les 3 000 heures de vol à son actif. "Je pense qu'ils ont dû bien se renseigner sur la manière dont je pilotais", avance-t-il. Ils ont demandé à voler dans l'Alouette II, ce que le pilote a refusé : l'appareil n'était pas adapté aux baptêmes de l'air et n'avait pas assez de carburant. Les individus deviennent alors plus violents et le menacent, ainsi que sa famille. Il se résout à prendre l'Alouette II et va faire le plein. Avant de se poser dans la prison de Réau (Seine-et-Marne), Stéphane Buy est contraint de voler vers un champ où les deux hommes lui expliquent, à coups de crosse dans la tête, ce qu'il doit faire. "Je n'avais pas le choix avec deux colts sur la tête", explique-t-il sur RTL.
Au sein des Républicains, l'idée ne fait pas l'unanimité.
Au début de l'été, le député Les Républicains (LR) de l'Aisne Julien Dive a remis un livre blanc sur la refondation de la droite à Christian Jacob, l'un des candidats à la présidence du parti, révèle Le Parisien mardi 27 août. Parmi les suggestions faites pour moderniser le mouvement : un changement de nom. "La marque est rompue, cassée", estime Julien Dive.Au sein des Républicains, cette idée ne fait pas l'unanimité, rapporte le quotidien. Selon Julien Dive, Christian Jacob ne serait "pas hyper emballé" par l'idée de changer de nom, mais ne balaye pas totalement cette possibilité. Une opinion partagée par le député du Lot Aurélien Pradié. "Il ne faut rien s'interdire. Mais on ne choisit pas la couleur des tuiles avant d'avoir reconstruit la maison. Il faut d'abord parler contenu", estime l'élu. "Changer de nom, on l'a déjà fait, et ça ne change rien au résultat. Il faut changer le logiciel, ouvrir davantage le parti", estime de son côté Lydia Guirous, porte-parole des Républicains. Le président par intérim du parti Jean Leonetti se montre plutôt opposé à l'idée d'un changement de nom. "Notre nom a du sens et porte des valeurs", explique-t-il. Il juge le changement "sans intérêt" voire potentiellement dangereux. "C'est compliqué de faire imprimer un nouveau nom dans l'opinion", reconnaît l'eurodéputé Brice Hortefeux. Qui sont les trois candidats à la présidence du parti Les Républicains ?par CNEWSLe parti de droite a été renommé Les Républicains en 2015. Nicolas Sarkozy venait de reprendre l'UMP (Union pour un mouvement populaire) et souhaitait "transformer (le parti) de fond en comble". Le nom LR demeure pour certains synonyme de défaites, que ce soit aux élections présidentielle, législatives ou européennes.
Le préfet de la Mayenne, Jean-Francis Treffel, a signé mercredi un arrêté, à effet immédiat, rendant obligatoire le port du masque dans les lieux publics clos de six communes du département.
Emmanuel Macron l'a annoncé lors de son interview du 14 juillet : les masques seront obligatoires dans les lieux publics clos dès le 1er août. Mais depuis mercredi, le seuil d'alerte ayant été dépassé en Mayenne, la préfecture a pris un arrêté immédiat afin de rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics clos de six communes dont Laval.Dans une conférence de presse donnée ce jeudi matin, le préfet Jean-Francis Treffel a expliqué sa décision. "En tant que préfet, je suis amené à renforcer les gestes barrières et c'est pourquoi dans un arrêté que j'ai pris hier soir et qui a été publié ce matin, j'ai imposé le port du masque dans les établissements recevant du public", a-t-il précisé. Il a en outre annoncé que la préfecture et l'ARS avaient ouvert deux centres de dépistage temporaires dans le département. Un plan de dépistage massif lancéLa Mayenne, qui compte plusieurs foyers de Covid-19, a dépassé légèrement le seuil d'alerte avec 50,1 nouveaux cas pour 100.000 habitants détectés en sept jours, a annoncé mercredi l'agence sanitaire Santé publique France (SpF). Un plan de dépistage massif de toute la population âgée de plus de 10 ans, soit environ 300.000 personnes, a été lancé dans ce département.A Paris, des "signaux faibles de reprise" de l'épidémie de Covid-19 sont signalés dans des hôpitaux."Nous assistons dans certains hôpitaux parisiens à des signaux faibles de reprise épidémique, c'est pourquoi je demande aux Français de rester particulièrement vigilants, actifs, contre le virus", a indiqué Olivier Véran, qui ne "veut plus confiner le pays".
Le généreux donateur en a eu pour 238 euros de marchandises dans ce snack de Grenoble et a ensuite offert un repas aux passants.
La scène s'est déroulée lundi 12 novembre à Grenoble (Isère). Il était 12h30 environ, à l'heure du déjeuner, quand un homme est entré dans ce snack du centre-ville. Il a acheté la totalité des marchandises mises à la vente et les a offertes aux passants. "Il a souhaité acheté tout le stock qui était présent en vitrine, toutes les pizzas, les viennoiseries, les pâtisseries, les sandwichs froids et chauds, dont les panini", raconte vendredi 16 novembre à RTL le gérant de la boutique qui avoue avoir d'abord cru à une farce. "C'est un grand bonhomme"Ce n'en était pas une, l'homme a bien réglé la somme de 238,85 euros avec sa carte bleue. "Il est resté cinq à dix minutes devant le snack pour dire à tous les passants (...) que c'était gratuit, qu'il avait payé pour les prochains. Ils étaient stupéfaits", se souvient le gérant. "Pour tous les clients qui sont arrivés, une vingtaine, une trentaine, c'était gratuit. C'est vite parti. Des gens ont pris trois panini, un énorme sourire aux lèvres et forcément content d'avoir eu un généreux donateur", ajoute-t-il. Celui-ci est ensuite reparti en tramway "et a laissé la magie opérée avec les clients qui sont arrivés derrière lui"."Il est super génial. Je veux lui dire que c'est un grand bonhomme. Des gars comme ça, il y en a un sur 1 000. Et encore...", a témoigné un client du snack pour le Parisien. L'identité du donateur n'est pas connu. Il a disparu discrètement et n'est pas réapparu.
Le président Donald Trump a annoncé vendredi qu'il allait interdire aux Etats-Unis le réseau social TikTok, soupçonné par Washington de pouvoir être utilisé par le renseignement chinois.
"En ce qui concerne TikTok, nous l'interdisons aux Etats-Unis", a déclaré M. Trump à des journalistes à bord de l'avion présidentiel Air Force One.TikTok appartient au groupe chinois ByteDance. L'application compte près d'un milliard d'utilisateurs dans le monde et est très populaire auprès d'un public jeune. TikTok faisait l'objet d'une enquête du CFIUS, l'agence américaine chargée de s'assurer que les investissements étrangers ne présentent pas de risque pour la sécurité nationale.Des responsables américains ont exprimé ces dernières semaines la crainte que la très populaire plateforme vidéo ne soit utilisée par Pékin à des fins négatives pour les Etats-Unis. Steven Mnuchin, le secrétaire américain au Trésor, avait fait savoir mercredi qu'il ferait une "recommandation" sur TikTok à la Maison Blanche cette semaine.- Sécurité nationale -TikTok a souvent dû se défendre de ses liens avec la Chine, où ByteDance possède une application similaire, sous un autre nom. Elle a toujours nié partager des données avec les autorités chinoises et a assuré ne pas avoir l'intention d'accepter de requêtes en ce sens.Vendredi, avant l'annonce de Donald Trump, des médias américains croyaient savoir que le président allait imposer au groupe ByteDance de vendre TikTok.Selon le Wall Street Journal et l'agence Bloomberg, le président s'apprêtait à signer un ordre officiel pour obliger la maison-mère chinoise à se séparer de la très populaire application américaine, au nom de la protection de la sécurité nationale.Le réseau social s'est réfusé à commenter les informations sur une vente forcée, affirmant simplement être "confiant dans le succès à long terme de TikTok"."Des centaines de millions de gens viennent à TikTok pour se divertir et se connecter, y compris notre communauté de créateurs et d'artistes qui vivent grâce à la plateforme", a ajouté TikTok.Mais au lieu de cette vente M. Trump a annoncé l'interdiction de TikTok aux Etats-Unis et a déclaré qu'il allait agir dès samedi.Il y a quelques jours, TikTok s'était engagé à avoir un haut niveau de transparence et notamment à permettre des contrôles de ses algorithmes, pour rassurer les utilisateurs et les régulateurs."Nous ne sommes pas politiques, nous n'acceptons pas de publicité politique et nous n'avons pas d'agenda. Notre seul objectif est de rester une plateforme animée et dynamique appréciée de tous", déclarait mercredi dans une note de blog le patron de TikTok, Kevin Mayer."Tout le secteur d'activité est examiné de près, et avec raison. En raison des origines chinoises de l'entreprise, nous sommes examinés d'encore plus près. Nous l'acceptons et relevons le défi", détaillait M. Mayer.James Lewis, chef du programme de politique des technologies au Center for Strategic and International Studies, estime que le risque de sécurité encouru en utilisant TikTok est "proche de zéro". En revanche, "il semble que ByteDance pourrait être mis sous pression par Pékin", a déclaré M. Lewis.Le réseau social est aussi contesté ailleurs qu'aux Etats-Unis. Il est ainsi banni depuis le 30 juin en Inde, où il avait été placé en tête de la liste de 59 applications chinoises bloquées par New Delhi sur son territoire pour "assurer la sécurité et la souveraineté du cyberespace indien".Le Pakistan, pays musulman très conservateur, a lancé récemment "un ultime avertissement" à l'application de partage de vidéos TikTok afin qu'elle supprime de sa plateforme des contenus jugés "immoraux, obscènes et vulgaires".
Neuf plants de cannabis ont été découverts lundi dans les jardins de la Collectivité de Corse (CDC) à Ajaccio. L'institution a porté plainte et une enquête a été ouverte, a-t-on appris vendredi auprès du parquet et de la CDC.
La découverte a eu lieu lundi soir et la police a été prévenue immédiatement et s'est rendue sur les lieux mardi matin, a indiqué à l'AFP la direction générale des services de la CDC, en confirmant une information de France 3 Via Stella.Les plants ont été détruits par la police, a ajouté la même source, qui a assuré avoir "une tolérance zéro" face à ce genre de découverte. Une plainte, déposée par la Collectivité, a donné lieu à l'ouverture d'une enquête, confiée à la direction départementale de la sécurité publique, a précisé le parquet d'Ajaccio.En novembre 2019, 75 grammes de cannabis, une balance et une poudre non identifiée, avaient déjà été découverts dans le faux plafond d'un bureau de la Collectivité de Corse à Ajaccio. L'enquête avait également été confiée à la direction départementale de la sécurité publique.
Le garçon a vraisemblablement échappé à la vigilance de ses parents.
Le drame s'est produit mercredi soir à Saint-Vert dans la Haute-Loire. Un petit garçon de 2 ans est mort noyé dans une piscine privée, ont rapporté les gendarmes, confirmant une information du Progrès. Selon les gendarmes, l'enfant a "vraisemblablement échappé brièvement à la vigilance de ses parents, peu après 19h00, alors qu'ils étaient au domicile de membres de leur famille".Un millier de décès par noyade chaque année À l'origine d'un millier de décès par an, les noyades sont la première cause de mort accidentelle des moins de 25 ans et les fortes chaleurs multiplient les risques.Selon l'agence sanitaire Santé publique France, le nombre de noyades accidentelles chez les enfants de moins de 6 ans est passé de 180 pour la période 1er juin-30 août 2015 à 332 pour la même période en 2018. Le nombre de décès est resté stable (23 en 2015 contre 22 en 2018).77% des décès d'enfants par noyade ont lieu dans une piscine familiale.
D'après les informations du Canard enchaîné, une enquête pour suspicion de fraude fiscale a été ouverte à l'encontre de Thierry Solère, le porte-parole du candidat de la droite et du centre, lui-même embourbé dans les affaires et le Penelopegate.Comme l'avait déjà annoncé Mediapart, une plainte a été déposée en septembre 2016 contre Thierry Solère, député LR des Hauts-de-Seine et également conseiller régional d'Île-de-France. M.
Solère s'était à l'époque dit "victime du cabinet noir de l'Elysée". Une source judiciaire confirme ce 14 février qu'une enquête préliminaire a été ouverte dans la foulée par le parquet de Nanterre.Elle concerne des impôts sur le revenu impayés entre 2010 et 2013, ainsi que la taxe foncière de 2013.Dans la foulée de ces révélations de l'hebdomadaire satirique, dans son édition du 15 février, le porte-parole de François Fillon a annoncé en direct sur BFMTV qu'il comptait porter plainte pour diffamation contre le Canard enchaîné.SA FEMME ÉGALEMENT VISÉEL'organisateur de la primaire de la droite et du centre figure, comme son candidat François Fillon, parmi les parlementaires qui emploient leur épouse à titre d'assistante parlementaire. Or cette dernière, Karine Theet-Solère possède aussi une société de conseil, baptisée Lerins Communication. Or, dans sa déclaration d'activité, remise à la HAPTVP, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, il ne serait pas précisé qu'elle exerce un autre emploi. Selon le Canard, M. Solère avait salarié son épouse Karine Theet-Solère pour "4.400 euros net mensuels sur les six derniers mois de l'année 2012", soit les six premiers de son mandat de député des Hauts-de-Seine. Le député "ne dispose (pas) de permanence parlementaire dans la circonscription ni même à l'Assemblée nationale", selon l'hebdo.Toujours d'après Le Canard enchaîné, Thierry Solère est également dans le viseur des enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, l'OCLCIFF, pour son activité rémunérée de conseil en stratégie de Chimirec, une entreprise de traitement des déchets, pour 12.000 euros brut mensuels. Or un dirigeant de ladite société, a confié au Canard ne l'avoir "jamais vu". Sur BFMTV, Thierry Solère a martelé que ce travail était parfaitement "vérifiable et connu".
Le nombre de ménages victimes de débits frauduleux sur leur compte bancaire "a plus que doublé en l'espace de six ans". Dans 64% des cas, le préjudice était égal ou inférieur à 300 euros.
Plus de 1,2 million de ménages se sont déclarés victimes d'au moins une escroquerie bancaire en 2016 (contre 500.000 ménages), révèle ce mercredi 16 mai l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Près de 16.000 ménages représentatifs de la population françaises ont été interrogés dans le cadre de cette étude intitulée "Cadre de vie et sécurité".64% ignorent le mode opératoire64% d'entre eux ont déclaré "un préjudice d'un montant inférieur ou égal à 300 euros" tandis que "les escroqueries supérieures à 1.000 euros représentent un part bien moins importante (13% des ménages)". 70% des sondés affirment s'être rendus compte de la fraude en consultant leur relevé bancaire. Le nombre de ménages alertés par leurs banques diminue ces dernières années, précise l'ONDRP (29% en 2014 contre 22% en 2016).Près des deux tiers des ménages (64%) interrogés ignoraient d'ailleurs le mode opératoire employé pour obtenir leurs coordonnées bancaires. Pour plus d'un ménage sur deux, l'achat a été effectué en ligne (58% en 2016 contre 51% en 2014) tandis que 10% ont eu lieu dans un commerce traditionnel. À noter que la part des achats effectués à partir d'un site étranger augmente, passant de 16 % en 2014 à 21 % en 2015 pour atteindre 24 % en 2016. Enfin, "les escroqueries consécutives à un retrait effectué à partir d'un distributeur piraté sont, en proportion, de moins en moins nombreuses. Elles représentaient 13 % des escroqueries déclarées en 2014, un peu moins de 9 % en 2015. Elles ne concernent, en 2016, plus que 7 % des ménages victimes", ajoute l'ONDRP.
Selon plusieurs médias, Emmanuel Macron va présenter sa démission du gouvernement ce mardi 30 août. Son départ devrait être officialisé en milieu d'après-midi après une rencontre avec François Hollande à 15h à l'Élysée.Sa démission est pressentie depuis des mois.
Mais Emmanuel Macron devrait sauter le pas ce mardi. Selon Les Échos et RTL, le ministre de l'Économie, âgé de 38 ans, a décidé de quitter le gouvernement pour se consacrer à son mouvement politique "En Marche!". Contactés par l'AFP, les entourages de François Hollande, Manuel Valls et Emmanuel Macron se sont refusés à tout commentaire. Trois ministres contactés par l'AFP ont toutefois considéré ce départ comme fort probable. "Le jeune ministre veut reprendre sa liberté pour s'exprimer sur tous les sujets, construire un projet, développer son mouvement", écrivent Les Échos. Selon RTL, sa lettre de démission serait prête depuis cet été. Cette démission augure-t-elle d'une candidature à la future élection ? "Pas pour l'instant", expliquent les deux médias, rappelant que l'ancien banquier a toujours clamé sa "loyauté" envers François Hollande.Emmanuel Macron avait été nommé ministre de l'Économie et du Numérique en août 2014 en remplacement d'Arnaud Montebourg. Son passage à Bercy fut marqué par l'adoption d'une loi sur "la croissance et l'activité", mais aussi par de nombreuses déclarations dénoncées par une partie de la gauche et une rivalité croissante avec le Premier ministre Manuel Valls, figure comme lui de l'aile réformiste du PS.En avril, Emmanuel Macron a créé le mouvement politique "En Marche" avec notamment un meeting parisien le 12 juillet au cours duquel il avait promis à ses soutiens "la victoire" en 2017. Le 18 mai, le sénateur-maire (PS) de Lyon Gérard Collomb, un de ses principaux soutiens, avait déclaré qu'Emmanuel Macron serait "naturellement" candidat à l'Elysée en 2017 si François Hollande ne remontait pas dans les sondages. Le ministre ne devrait cependant pas participer à la primaire organisée par le PS, selon l'élu.
Invitée de Franceinfo vendredi matin, la ministre de la Santé a souligné que l'hebdomadaire mettant en cause son collègue de l'Écologie avait été fondé par Thierry Mandon, un ex-ministre qui "sait exactement l'impact" que ce type de révélations peut avoir.
Depuis jeudi "l'affaire Hulot" agite le gouvernement. Au courant de rumeurs circulant dans les rédactions sur un article publié ce vendredi 9 février Ebdo, Nicolas Hulot a "pris les devants" jeudi 8 février en se défendant sur BFMTV contre des rumeurs "ignominieuses" de harcèlement et de violences sexuels. Le ministre de la Transition écologique a démenti tout comportement inapproprié concernant "deux affaires qui n'en sont pas".Matignon et l'Élysée lui ont rapidement apporté un soutien public. Vendredi 9 février, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a également défendu son collègue. "Il a donné une vraie vision de l'écologie politique, non seulement pour la France mais aussi à l'international. Il a un poids et il ne faudrait pas que cette affaire déstabilise son pouvoir politique", a-t-elle estimé sur Franceinfo. "Il est très étonnant que deux affaires sortent sur deux personnes très appréciées au sein du gouvernement. Après, tout est bon pour la déstabilisation", a-t-elle ajouté. Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérard Darmanin est en effet également visé par une plainte "pour viol".Le journal Ebdo "n'apporte pas de faits. Il insinue, il colporte une rumeur sur des faits qui ont été classés sans suite", a-t-elle dénoncé. La ministre a également souligné que l'hebdomadaire avait "été fondé par un ancien ministre Thierry Mandon, (actuel directeur de la publication du journal) qui a quitté le gouvernement en 2012 (en 2017 en fait, après avoir été secrétaire d'État chargé de la Réforme de l'État puis de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, ndlr). Il connaît bien l'impact de ces affaires sur un ministre et un homme politique. Il l'a fait en sachant ce qu'il faisait en publiant ce type d'information." Agnès Buzyn (ministre) : sur l'affaire Nicolas Hulot, "Thierry Mandon sait exactement l’impact que cela va avoir et je pense qu’il y a un vrai choix stratégique de l’éditeur de ce journal"par franceinfoVeut-elle dire qu'il aurait cherché à régler des comptes, l'interroge Jean-Michel Apathie ? "J'ai un doute", a reconnu Agnès Buzyn. "Thierry Mandon était un ministre du gouvernement précédent qui n'était pas extrêmement connu comme Nicolas Hulot peut l'être et il sait exactement l'impact que cela peut avoir et je pense que là il y a un vrai choix stratégique de l'éditeur de ce journal", a-t-elle insisté. Selon elle "le journal 'Ebdo' cherche à faire le buzz. C'est un nouveau journal, c'est difficile quand on crée un nouveau journal d'exister sur la place de Paris". Selon la ministre, cette affaire "lui permet d'être connu des Français".
Le Mexique, aux prises avec la crise sanitaire du Covid-19, a été secoué mardi par un fort tremblement de terre qui a fait deux morts, des blessés, et précipité hors de chez elles des centaines de personnes apeurées.
De sérieux dégâts matériels ont été constatés à la suite de la secousse de 7,5 sur l'échelle de Richter, mesurée par le Service sismologique national du Mexique, en fin de matinée.Une alerte au tsunami pour les côtes du sud du Mexique, du Guatemala, du Salvador et du Honduras a été déclenchée.L'épicentre de ce séisme a été localisé dans la ville de Crucecita, dans l'Etat de Oaxaca, dans le sud du pays, a précisé l'institut. Il a été ressenti dans plusieurs quartiers de la capitale Mexico.C'est à Oaxaca que deux personnes ont trouvé la mort, dont une femme victime lors d'un écroulement de facade, selon le gouverneur de cet Etat, Alejandro Murat. Dans le même Etat, deux autres personnes ont été blessées à San Juan Ozolotepec et une troisième dans la rafinerie de Salina Cruz, dont les opérations ont été interrompues un temps en raison d'un début d'incendie, selon Alejandro Murat et l'entreprise PEMEX. Lorsque les sirènes se sont mises à hurler, des centaines de personnes sont descendues dans les rues de Mexico, certaines avec des masques sur le visage, d'autres à découvert et ne respectant pas les consignes sanitaires en vigueur durant la crise du coronavirus, ont constaté les journalistes de l'AFP. Deux personnes ont été blessées dans la capitale, selon la mairie.- Immeubles qui tremblent -Des immeubles de bureaux et d'habitations ont tremblé pendant de longues secondes. Des pères de famille tenaient à bout de bras leurs enfants et tous s'éloignaient le plus possible des facades des immeubles par crainte d'un effondrement. "Nous confirmons que la magnitude était de 7,5. Heureusement, nous n'avons aucun dégât important", a déclaré le président Andres Manuel Lopez Obrador, tout en appelant à la prudence en cas de possibles répliques, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux."Il y a eu des glissements de terrain, des bris de verre, des auvents sont tombés, des barrières aussi, mais rien de grave. Les installations stratégiques n'ont subi aucun dommage, autrement dit les ports, les aéroports, les raffineries, les centrales hydroélectriques. Tout est en bon état", a-t-il précisé.A ce stade, 147 répliques ont déjà été enregistrées, la plus forte de 4,6, a rapporté le Service sismologique.Le gouverneur d'Oaxaca, Alejandro Murat, a déclaré à la télévision Millennium qu'à Crucecita une personne avait été blessée et une autre tuée, ajoutant que des dégâts mineurs étaient enregistrés dans l'État.La secousse a été ressentie dans diverses parties de la mégapole de Mexico, où vivent 22 millions de personnes.La maire de la capitale, Claudia Sheinbaum, a déclaré sur Twitter que seuls des dommages mineurs avaient été signalés.Après le tremblement de terre, le gouvernement américain a émis une alerte au tsunami pour la côte mexicaine du Pacifique, l'Amérique centrale, l'Équateur, le Pérou et Hawaï.L'alerte a précisé que des vagues pouvant atteindre trois mètres de haut pourraient frapper une zone de 1.000 km autour de l'épicentre.- Virus et séisme -"Comme si nous n'avions pas assez de soucis avec le virus, et maintenant c'est un tremblement de terre", s'est lamentée Maria Teresa Duran, 80 ans, dans le quartier central de Del Valle. Elle déplore la mort d'un de ses fils à cause du Covid-19, et un autre est contaminé.Le phénomène a surpris plusieurs des habitants de la capitale qui, en raison de la pandémie, ont pris l'habitude de travailler à domicile."Nous travaillions en pyjama après le petit-déjeuner. Alors nous avons dû sortir dans cette tenue dans la rue", explique Sonia Flores Cano, 29 ans.Le personnel médical a évacué les hôpitaux de la capitale, mais ceux atteints du Covid-19 sont restés en isolement.La pandémie a jusqu'à présent entraîné la mort d'au moins 22.584 personnes et en a contaminé au moins 185.122 autres au Mexique.Le dernier tremblement de terre important y remonte à septembre 2017, avec 370 morts.Le 19 septembre 1985, un séisme de magnitude 8,1, un des plus destructeurs de l'histoire du pays, avait frappé la capitale mexicaine, faisant plus de 10.000 morts et détruisant des centaines de bâtiments.
Jean-Louis Debré accusé d'avoir voulu forcer un barrage de police. C'est le site du Parisien qui révèle l'information.
Les faits se seraient déroulés le 9 avril dernier. En marge de la manifestation contre la Loi Travail, l'ancien ministre de l'Intérieur, conduisant une Peugeot 508 banalisée police prêtée par le Service de Protection des Hautes Personnalités pour faire des courses aurait fait demi-tour et franchit une ligne continue. Mais c'était sans compter sur un policier qui lui aurait alors indiqué que c'était impossible en raison de la manifestation. "Je suis de la maison. Vous devez me faire passer !", aurait alors exigé l'ancien premier policier de France. Problème, selon le site du quotidien, il se trouve face un officier récalcitrant. Sans carte de police, ni carte grise ni attestation d'assurance, il a beau avoir sa carte d'identité et son permis de conduire, la situation semble bloquée. Il décide alors d'appeler un commissaire mais le policier refuse de prendre l'appel. Une information confirmée par le principal intéressé au Parisien. "J'ai effectivement téléphoné à l'inspecteur qui me suit. Le policier m'avait dit 'Je suis contre les privilèges !'" explique-t-il. Jean-Louis Debré serait reparti sans être inquiété et en passant le barrage mais un rapport aurait tout de même été demandé au policier. L'histoire serait remontée au ministère de l'Intérieur en fin de semaine où l'attitude de Jean-Louis Debré serait qualifiée d'assez "gonflée".
"La décision est scientifique et médicale avant d'être politique", commente néanmoins l'édile de la cité girondine.
Frappées par une résurgence de l'épidémie de Covid-19, deux régions d'Espagne ont interdit de fumer dans la rue à cause du risque de contagion. La Galice et l'archipel des Canaries ont ainsi proscrit la cigarette dans la rue et en terrasse sans une distance de sécurité de deux mètres. En cause, les nuages de fumée, même des cigarettes électroniques, émanant des bouches des fumeurs, possibles vecteurs de transmission de la maladie. De telles mesures sont-elles possibles en France? Oui, selon le maire de Bordeaux, qui s'en remet toutefois aux recommandations des autorités sanitaires."J'ai tendance à faire plutôt confiance aux spécialistes, aux médecins. Si les médecins nous disent que le fait de fumer sur les terrasses est un facteur d'aggravation, je pense qu'il faudra pas hésiter à prôner ce type d'interdiction", a ainsi estimé Pierre Hurmic, maire EELV de la préfecture de Gironde, au cours d'une interview accordée à Europe 1 vendredi 14 août. "La décision est scientifique et médicale avant d'être politique", tempère t-il.Face à l'augmentation des cas de Covid-19, la municipalité de Bordeaux a imposé le port du masque dans les deux principales rues commerçantes de l'hyper-centre. "Dans un premier temps, nous comptons beaucoup sur la pédagogie, mais s'il y a des récalcitrants, nous serons amenés à verbaliser", a t-il commenté.
Les autorités anglaises et françaises ont intercepté trois migrants qui essayaient de rejoindre l'Angleterre à bord d'un petit bateau.
Dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 décembre, trois migrants tentant d'atteindre l'Angleterre à bord d'une embarcation ont été interceptés au large du Pas-de-Calais.Ces trois individus, qui se trouvaient dans un petit bateau pneumatique, ont été repérés à 00h35 à 16,5 kilomètres des côtes françaises par un remorqueur d'intervention en haute mer. Ces personnes, rapidement entrées dans les eaux territoriales anglaises, ont été récupérées par la patrouille anglaise, tandis que l'embarcation a été prise en charge par le remorqueur français.Mardi matin, huit autres migrants, dont deux enfants, ont été secourues à bord d'une autre embarcation qui avait eu une panne moteur, selon la préfecture maritime de la Manche. Depuis octobre, ces tentatives de traversée se sont multipliées malgré le danger lié à la densité du trafic, aux forts courants et à la faible température de l'eau.
Semaine 1 - "Nous sommes en guerre". Le choc.
"Comment ça va? Tu as de quoi manger ? Tu as le moral ?" A chaque fois, cela commence comme ça. Et ça dure des heures. La vie est rythmée par ces coups de téléphone, sms, mails, alertes WhatsApp.Dans la famille, c'est Mam surtout qu'on entoure. L'arrière-grand-mère, Jacqueline Sebban, 83 ans et trois cancers, vit seule dans le Marais à Paris. Chaque jour, une vingtaine d'appels. "Je ne l'ai jamais appelée aussi souvent", s'amuse son fils Jan Dokhan. La petite-fille Clémentine Dokhan lui parle deux fois par jour. "Une fois, elle m'a dit qu'elle avait passé la journée en chemise de nuit. Je l'ai engueulée."D'habitude toujours apprêtée, la dame, psychanalyste, s'organise. Lever 7H30, un poil de ménage. Du piano "mais c'est difficile de s'y mettre, comme si tout s'évaporait." Un peu de lecture "mais c'est dur de se concentrer". Et trop de Netflix.Mais elle ne lâche pas ses patients. "Ils sont mal, ils ont besoin de parler. Malgré tout, les gens ne s'abandonnent pas, une forme de lutte se met en place." Les séances se font par téléphone.En milieu de semaine, Jacqueline apprend le report d'une opération chirurgicale programmée deux jours plus tard. Soulagement: elle ne mettra pas les pieds à la clinique. Mais le lendemain, vomissements et 38°C. Le médecin, venu barricadé derrière son masque et ses gants, est pressé. Ca peut être le coronavirus ? "On n'en sait rien, si ça continue, appelez le 15". Passage un peu suspendu dans la famille. La fièvre tombe. Le fil WhatsApp reprend: photos et vidéos des cinq arrière-petits enfants à l'école dans le jardin, un sourire, une dent en moins - "on espère que la petite souris n'est pas confinée". "De parler, de les voir, ça me maintient dans la vie", dit-elle. On blague mais c'est le choc. "Le cerveau a du mal à intégrer", dit Clémentine, 34 ans, sourire mutin et trois enfants pleins d'énergie. Elle habite une grande maison dans un village près de Bayonne (sud-ouest), à Tarnos, avec jardin, balançoire, piscine. "J'ai conscience que j'ai de la chance."Mais ce confinement aux allures de vacances devient rapidement une épreuve. "Il faut s'improviser prof et c'est pas marrant, les instits te disent: +ce serait bien qu'ils lisent ça, ils ne sont pas obligés et on ne corrigera pas."La jeune femme a fixé des objectifs: que Gabriel 7 ans en CP, lise bien, que Hanna 5 ans écrive son nom, que Yael 3 ans fasse des carrés, des ronds. Mais le grand lambine, la cadette ne sait pas lire les énoncés, la benjamine doit changer de thématique toutes les 10 minutes.Il y a des crises et des cris. "Ils ne sont pas autonomes et nous, jamais à la bonne distance, soit on est dans la confrontation, soit on lâche". L'emploi du temps strict des premiers jours - 8H30 à 10H00 puis 10H30 à midi puis encore un peu l'après-midi - est revu à la baisse.D'autant qu'elle aussi doit réviser. Clémentine est en 2e année d'école d'infirmière dans le cadre d'une reconversion, ses partiels sont prévus dans deux semaines.Le fils, Jan Dokhan, est dans l'urgence. A 59 ans, il vient de créer une entreprise de location de box de stockage dans le sud-ouest, près de Hossegor où il vit. Alors que la haute saison devait commencer, la croissance est stoppée net. Sur les 70 visites quotidiennes de son site, il n'en reste qu'une quinzaine. "Et ce n'est pas le moment de démarcher."Là, il faut mettre son équipe au chômage partiel, effectuer les démarches pour bénéficier des mesures d'aide aux PME - report des impôts, charges sociales, échéances d'emprunt.Débuts compliqués avec une panne d'internet de trois jours. En fin de semaine, l'entrepreneur, lunettes rondes, cheveux poivre et sel, est rassuré. En un échange de mail "la banque a dit +oui+ au report des échéances".Semaine 2 - L'état d'urgence sanitaire est déclaré. L'acceptation.La stupéfaction passée, on s'installe dans la durée. Clémentine a reçu un ordre de réquisition: les élèves infirmières doivent se tenir prêtes à venir aider dans l'heure. "Je les ai suppliés de me prendre", dit-elle.A la maison, elle a levé le pied. Comme elle devenait irritable, elle a arrêté son régime. L'après-midi, c'est quartier libre dans le jardin pour les enfants. Il y a toujours des disputes, de la pagaille dans le salon mais elle s'en accommode. "Autant ne pas s'énerver, c'est déjà assez pénible."Informations à dose minimale - "trop anxiogène sinon" - et mobiles en mode silencieux : l'autre petite-fille, Clara Delobel, 38 ans, et son mari Nicolas, 42 ans, vivent retranchés dans leur cocon, une petite maison dans un lotissement moderne, à Thouaré-sur-Loire en banlieue de Nantes (ouest). Il leur faut du calme, la jeune femme aux longues boucles brunes est enceinte du troisième. Pendant qu'elle fait l'école en bas, Nicolas, informaticien, télétravaille au premier. Planche sur tréteaux dans l'étroite chambre parentale et visioconférences."Ca rythme bien la journée, on a du travail, on nous demande de préparer des projets à long terme". Ce grand blond s'estime privilégié d'avoir gardé son emploi: un de leurs clients a mis fin à leur mission du jour au lendemain, laissant une trentaine de freelancers sur le carreau. "On voit passer les messages d'adieu: après toutes ces années à avoir travaillé avec vous etc..." "C'est chiant". A Paris, Jacqueline commence à trouver le temps long. Les journées à tourner en rond à la maison, les queues dans les magasins, la radio non stop, ça réveille des souvenirs de sa jeunesse pendant la guerre d'Algérie. Et ça provoque des questions existentielles."La solitude nous oblige à penser à la vie: est-ce qu'on va changer ? Et à la mort qui apparaît d'un coup sans qu'on y soit préparé, comme dans une guerre. Mais on se sent aussi tous dans le même bateau, de le savoir cela fait du bien, comme quand on applaudit les soignants tous les soirs."Maintenant, c'est elle qui s'inquiète pour les autres. "Moi, de toute façon, à 83 ans, je me dis que si ça arrive, ça arrive, c'est la vie. Je sais qu'il y a des tris parmi les malades et si c'était nécessaire pour sauver quelqu'un de plus jeune, cela ne me gênerait pas de me sacrifier." Semaine 3 - Plus de 3.000 morts. L'adaptation.Les coups de fil s'espacent. "Je préfère, parce que ça prend du temps et on se répète toujours les mêmes bêtises gentilles", dit Jacqueline. Par mail ou sur WhatsApp, on s'échange de quoi s'occuper. Comment voir le Misanthrope de Molière en ligne ou vivifier son corps avec du Qi Gong.La grande affaire de la semaine, cela aura été de mettre tout le monde sur Zoom. Echanges familiaux du dimanche matin: "Bonjour, la réunion est ouverte", "Il faut cliquer sur le lien bleu Mam", "On n'a pas reçu l'invitation", "Ca marche pas", "Ca me casse la tête". "Famille de débiles techno !". Essai raté, énervements et fous rires.Une vraie solidarité s'est créée autour de Jacqueline dans son immeuble parisien. La gardienne lui a dit: "Vous êtes notre doyenne". La dernière fois, elle lui a ramené "le meilleur pain de tout le quartier". "N'hésitez pas à frapper", a répété une voisine. Un matin, elle a découvert sur le pas de sa porte une coupe de mousse au chocolat, quelques jours après un gâteau.Un après-midi, alors qu'elle venait de jouer au piano, fenêtres ouvertes, du Schubert et du Mozart, les voisins l'ont applaudie: "Bravo ! Encore !". Un cours de Tai Chi vient d'être lancé dans la cour. Et le soir, un petit air de fête s'empare de l'immeuble où chacun diffuse sa chanson préférée.Des fins fonds de l'Ardèche (sud), loin des réseaux et d'internet, le petit-fils Joachim Dokhan, 31 ans, a enfin donné des nouvelles. Il a rejoint sa copine au sein d'une communauté isolée en pleine nature - une yourte, deux cabanes et des communs partagés avec trois chevriers et deux maraîchers.Il découvre la vie en couple, imposée par le confinement six semaines après leur rencontre. Pas évident "de se retrouver d'un coup ensemble au tout début de la relation", dit-il. Ni de s'habituer au collectif: "Etre toujours sous les yeux des autres, c'est parfois fatiguant. En même temps, ça évite les hauts et les bas."Le jeune dégingandé s'adapte. Faute de pouvoir vendre son pain sur les marchés comme il faisait "avant", ce boulanger se rend utile pour le hameau: chaque semaine il prépare une fournée de brioches.Semaine 4 - "L'heure du confinement va durer." Un petit coup de mou.Mercredi 20H00. Chacun s'est mis sur son 31, troquant jean et tee-shirt pour la chemise et la robe de printemps, rouge à lèvre pour les dames. Jacqueline mange des haricots au cumin, Clara des fèves du potager, Clémentine des boulettes.C'est un grand-oncle qui a organisé ça: un "visio-repas" de famille. Tout le monde est là, oncles, tantes, cousins. Certains ont maigri, d'autres grossi, les cheveux ont poussé et des racines se devinent un peu trop. Les enfants sont excités, on se coupe la parole, on ne sait plus trop à qui les questions sont posées. Comme un vrai repas de famille. Chacun sourit: "Ca fait du bien de vous voir tous". Et chacun a l'air en forme. Pour une fois, on ne parle pas du coronavirus, on trinque, on plaisante.Mais ce n'est qu'un écran. Personne ne veut inquiéter personne. Pas le lieu où exposer ses coups de mou, la solitude qui commence à peser, l'inquiétude pour l'éducation des enfants, l'emploi, l'anxiété pour les plus âgés, l'incertitude sur la durée du confinement. Ni de raconter les cauchemars qui assaillent les uns ou les autres: "Ca durait deux ans", "J'étais dans une cave et j'étouffais", "Des malades du Covid venaient chez moi"."C'était sympa mais au bout d'un moment, ça m'a rendue triste, ça reste superficiel", confie Jacqueline après-coup.Ses partiels ont été reportés et ça la soulage. Mais la petite-fille Clémentine est fatiguée de batailler avec son fils pour le faire travailler. Et cette semaine, elle a eu des "prises de tête" avec son époux qui normalement travaille en semaine à Paris. Ils avaient perdu l'habitude d'être tout le temps ensemble. "Il s'est mis à jouer aux jeux vidéo et ça me fait péter un câble."Nicolas, le mari de l'autre petite-fille, commence à voir les limites du télétravail. "Les journées sont interminables, les gens continuent d'appeler alors que tu as fait tes heures". Contrairement à d'autres, son entreprise n'a pas aménagé ses horaires. Certains clients, liés à l'aéronautique, font défaut, mais d'autres, liés au médical, sont en demande de logiciels ou de maintenance. Il a quasiment plus de travail qu'avant. Et sans coupure entre le bureau et la maison, "c'est difficile de déconnecter".Jan le fils est en suspens. Il va chaque jour au bureau mais il n'a plus d'appel, les projets pour développer sa toute jeune entreprise de location de box sont reportés, aucune visibilité. "Le fait de savoir qu'on est prisonnier d'une situation où on ne peut rien maîtriser, où on ne peut pas se projeter, cela met sous pression."Semaine 5 - Encore un mois. Une petite routine.Enfin une date: à partir du 11 mai, le confinement sera assoupli, les écoles rouvriront, les personnes âgées resteront confinées. "Si ça doit durer encore six mois, je vais devenir dingue." Jacqueline s'inquiète. Un ami médecin lui a dit que "pour les vieux il faudrait attendre le vaccin". Déjà cinq semaines qu'elle n'a pas quitté son immeuble. "Avec l'inaction, le manque de paroles, de sorties, on s'étiole un peu. Une sorte d'endormissement général. On veut faire des choses et on ne les fait pas, appeler des gens et on se dit bof."Il y a le casse-tête des courses. Sa benjamine doit lui faire une commande en ligne mais malgré des heures passées sur une dizaine de sites, impossible de trouver un créneau pour une livraison. Et toutes ces questions. Jacqueline devait partir en Bretagne début août, pourra-t-elle y aller ? Et si elle se fait opérer, qui pourra s'occuper d'elle ? Cette "slow life", Clara et Nicolas, qui vivaient déjà sur un mode décroissance, s'y sont fait. Depuis le début, ils n'ont pas fait un plein, n'ont plus à payer le périscolaire ni la cantine, quasiment rien acheté. Ils font des conserves avec les légumes du potager et du pain maison. "C'est pas si mal que ça une économie un peu ralentie, un environnement moins pollué, une vie moins frénétique", dit Nicolas.Maintenant qu'elle sait quand ça va finir, Clémentine se dit que ce n'était pas si mal finalement. "En leur faisant cours, on découvre un peu plus nos enfants, leur caractère, leur niveau scolaire, leur autonomie. Je réalise que la benjamine aime bien travailler quand on lui consacre du temps, que la cadette est très indépendante, que l'aîné est hyper contrarié par la moindre faute."Elle a lâché prise: maintenant, s'ils travaillent une heure dans la journée, c'est bien. Elle, qui au début partait en virée chaque jour en grande surface "pour bouger", a fini par prendre goût au temps qui s'étire. Elle s'est mise au jardinage qui avant la rebutait, se fait des gommages, elle qui n'est pas particulièrement coquette.Semaine 6 - "Ce ne sera pas exactement la vie d'avant." Un peu de relâchement, un peu de projection.C'est comme si avoir une date avait rompu une digue dans le confinement. Il y a eu du relâchement cette semaine. Certains sont allés dîner chez des amis près de chez eux, d'autres ont roulé 30 km pour voir de la famille. "C'est pas bien mais ça fait du bien."Dans la résidence de la petite-fille Clara près de Nantes, on a revu des enfants jouer ensemble dans les allées. Même Jacqueline a fait ses premiers pas dans la rue - encouragée par les uns, freinée par les autres dans la famille.Chacun commence à se projeter. Jacqueline compte recevoir ses patients après le 11 mai. "Ils ont pu faire un vrai travail au téléphone. Mais c'est important de se voir au moins une fois."Depuis qu'il y a une date de sortie, le fils Jan voit les affaires reprendre, un peu. Des projets de déménagement et de location de box de stockage se débloquent, les demandes de devis ont augmenté de 30%. Pour le moment la trésorerie suit. "Mais il faut être attentif: on est soumis à de tels facteurs exogènes, à de telles incertitudes... " Son investissement est important, 2 millions d'euros sur 20 ans.Confiné dans une yourte en Ardèche avec sa copine, le petit-fils Joachim se réjouit à l'idée de pouvoir à nouveau circuler librement. "On a plutôt bien fonctionné mais au bout de deux ou trois jours j'ai besoin d'air". Les règles de la petite communauté dans laquelle ils vivent sont restées strictes: quitter le hameau c'était ne plus y retourner. "C'est difficile de commencer une relation dans ces conditions, de comprendre ses sentiments: je suis bien ici, c'est beau, il y a la forêt, la rivière mais est-ce que je suis bien parce que je suis rassuré d'être là pendant cette crise ou parce que je suis bien avec elle ?"Semaine 7 - Le déconfinement se précise. Interrogations sur la vie d'après.La réouverture sera progressive et par région, l'école sur volontariat, les seniors autorisés à se déconfiner mais pas encouragés.L'école ? Pas question d'y renvoyer les filles de Clara et Nicolas. "A leur âge, les enfants sont incapables de faire les gestes barrière. Tout ça, c'est pour renvoyer les parents au travail: c'est politique, drivé par la nécessité de relancer l'activité économique", s'agace Nicolas."Avec joie", dit d'abord Clémentine. Sa cadette commence le 11 mai, l'aîné la semaine d'après. Moins d'enthousiasme en fin de semaine quand les maîtresses expliquent les conditions: toute la journée dans la classe, pas de jeux dehors. "Ca va les stresser." Le temps passe plus vite pour la jeune femme: elle a commencé un stage d'infirmière dans le département oncologie et soins palliatifs d'une clinique de Bayonne. Masque toute la journée sur le visage - "c'est oppressant" -, elle apprend à faire des perfusions, à piquer sur cathéters. "Il n'y a aucun cas de Covid ici mais les patients n'ont pas de visiteur, c'est pénible pour eux, ça peut être pire que la mort." A quoi va ressembler le monde d'après, se demande Jan. "Le modèle dans lequel on vit a été malmené et on ne sait pas comment il va se transformer". La société ? Il pense aux thèses complotistes, aux délations pour non respect du confinement. "Ca fout la trouille." L'économie ? Avec la récession historique, il craint une explosion sociale."Pour la première fois, des dirigeants ont choisi de privilégier la santé plutôt que l'économie. Mais si on laisse l'économie s'effondrer, le remède risque d'être pire que le mal: que se passera-t-il quand les gens ne pourront plus bouffer ? "Semaine 8 - Plus de 25.000 morts. Vers la réouverture du monde. Tout ce temps, elle n'a jamais paniqué, s'est habillée, maquillée, a cuisiné, travaillé. "J'ai trouvé que j'avais plus de forces que je n'aurais cru", dit Jacqueline. Pour elle, le déconfinement passe par la clinique. L'opération reportée en mars a lieu vendredi 15 mai. Ca l'inquiète. L'établissement lui a fait signer une décharge pour le Covid-19. Ca la rassure aussi: "Je ne me vois pas durer longtemps comme ça avec un risque de cancer."D'habitude si active, Clémentine s'est découverte une vocation de mère au foyer. "Je commençais à m'y faire ! " Pour la suite, ce qui la préoccupe, ce sont les vacances: ils avaient prévu un voyage familial au Brésil, payé les billets, les locations. "Un gros budget que l'on ne peut se faire rembourser tant qu'il n'y a pas d'interdiction officielle. Et on a loué notre maison cet été..."Jan passe de plus en plus de temps au bureau. "Pour préparer les locaux afin d'accueillir le public en toute sécurité, signer des contrats." Il espère remettre ses salariés à temps complet d'ici la fin du mois. "On fait le dos rond et on avance."Pour Nicolas et Clara, rien ne change: télétravail pour lui, cours aux filles pour elle. Mais il est "limite plus stressé par le déconfinement car tout le monde va se mélanger à nouveau." "On sera encore plus vigilants." Le petit-fils Joachim est content: il a fini d'écrire un livre de contes en alexandrins. Et maintenant ? "Il va falloir tout réapprendre". Là, il a surtout envie d'aller se balader.
Le bracelet anti-rapprochement, destiné à tenir éloignés les conjoints et ex-conjoints violents, entrera en vigueur vendredi, selon un décret publié jeudi au Journal officiel.
Ce dispositif permet de géolocaliser les conjoints ou ex-conjoints violents et de déclencher un système d'alerte lorsque ces derniers s'approchent de leur victime.Réclamé depuis des années, ce dispositif, qui a notamment fait ses preuves en Espagne, était l'une des mensures phares annoncées lors du "Grenelle" contre les violences conjugales, à l'automne dernier.Il sera déployé progressivement, d'abord accessible dans cinq juridictions (Angoulême, Bobigny, Douai, Pontoise et Aix-en-Provence) avant d'être généralisé à l'ensemble du territoire au 31 décembre, selon le ministère de la Justice. Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti doit se rendre jeudi au tribunal judiciaire de Pontoise pour le déploiement de ce bracelet.Environ 1.000 bracelets sont d'ores et déjà disponibles, selon la Chancellerie. Mais ils ne devraient être délivrés que très progressivement, au cas par cas des dossiers de violences conjugales.Le bracelet pourra être administré sur décision d'un juge, à la fois dans le cadre d'une procédure pénale, pour accompagner un contrôle judiciaire, et en tant que condamnation. Mais aussi - et c'est là la nouveauté - en procédure civile, par un juge aux affaires familiales, dans le cadre d'une ordonnance de protection d'une femme qui dénonce des violences et que l'on estime en danger.Dans ce cas, il faudra alors demander l'accord au conjoint avant la pose du bracelet. S'il refuse, le juge pourra saisir le parquet pour qu'il ouvre une enquête pénale.Le nombre des féminicides a fortement augmenté en 2019 - 146 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint contre 121 en 2018 selon les chiffres officiels.
Cinq jours après les violents orages qui ont frappé la Drôme, un nouvel épisode d'intempéries est attendue dans le centre-est de la France, ce vendredi 21 juin.
Météo-France a placé cinq départements en vigilance orange pour un épisode orageux, prévu ce vendredi 21 juin en fin d'après-midi. Sont concernés : l'Ardèche (07), la Drôme (26), l'Isère (38), la Savoie (73) et la Haute-Savoie (74).Dans son bulletin de vigilance ce vendredi émis à 10h, l'institut de prévision météorologique met en garde face un "risque fort de phénomènes violents". "En cours d'après-midi les premiers orages marqués se déclencheront sur le sud-est de l'Auvergne, pour se propager assez rapidement vers l'est, sur les départements placés en vigilance orange", indique Météo-France."Ces orages prendront un caractère violent et brusque, avec une forte activité électrique, de la grêle et des précipitations intenses en peu de temps (30 à 50 mm en 1 heure). Un risque de rafales sous orages existe également. Les derniers orages devraient évacuer les Alpes vers minuit", est-il encore précisé.Cet épisode orageux a lieu cinq jours après les violents orages qui avaient causé d'importants dommages dans la même région. Samedi, jusqu'à neuf départements avaient été mis en alerte dans la région par Météo-France. En Haute-Savoie, une touriste allemande de 51 ans est morte écrasée par la chute d'un arbre sur son camping-car. Les dégâts matériels ont été importants à Romans-sur-Isère dans la Drôme.
L'écrivain et polémiste Yann Moix affirme que le roi de la pop "n'est pas pédophile (...) car il était un enfant" et critique un documentaire dans lequel deux hommes témoignent d'agressions sexuelles sur mineur.
"Foutez-lui la paix". C'est en ces termes que Yann Moix a conclu un plaidoyer en faveur de Michael Jackson, qui fait l'objet de nouvelles accusations d'agressions sexuelles sur des mineurs dans un documentaire. Dans l'émission télévisée Les Terriens du samedi, dont il est chroniqueur, l'écrivain a déclaré : "C'est ne rien comprendre à Michael Jackson, car il était un enfant. Or, un enfant ne couche pas avec les autres enfants. (...) Michael Jackson n'est pas pédophile".Le documentaire en question, Leaving Neverland, sera à voir jeudi 21 mars sur M6 après avoir été déjà diffusé au début du mois aux États-Unis. Dans ce film de quatre heures réalisé par le Britannique Dan Reed, deux hommes (James Safechuck et Wade Robson) affirment avoir été violés lorsqu'ils étaient enfants par le roi de la pop décédé en 2009. Ce n'est pas la première fois que Michael Jackson est accusé de pédophilie. Mais le format du documentaire, avec de longs témoignages précis en caméra, qui se corroborent l'un l'autre, éclaire l'artiste sous une lumière plus crue que jamais."On oublie la présomption d'innocence", considère cependant Yann Moix qui défendra "jusqu'au bout" le chanteur. Épinglant au passage "toutes les femmes adultes ayant couché avec Michael Jackson", étant donné qu'il considère le chanteur comme un enfant, le polémiste estime que "le sexe n'existe pas plus que la mort" à Neverland, ce ranch californien de 2.700 hectares où résidait Michael Jackson.Les héritiers de Michael Jackson ont réfuté les allégations du documentaire. Ils ont saisi la justice pour réclamer 100 millions de dollars à HBO, chaîne qui a diffusé le documentaire aux États-Unis, au titre de ce qu'ils qualifient d'"assassinat posthume".
Devenues un rendez-vous très populaire auprès des Français, les Journées européennes du patrimoine se tiendront samedi 21 et dimanche 22 septembre.
Ce seront les premières depuis le sinistre de la cathédrale de Notre-Dame de Paris, qui a confirmé le patrimoine comme cause nationale. Autour du thème léger des "Arts et divertissements", la 36e édition des Journées européennes du patrimoine, samedi et dimanche 22 septembre, devrait encore réunir beaucoup de monde.17.000 lieux publics et privés seront ouverts et 26.000 animations auront lieu en France mais aussi dans 49 autres pays européens. L'an dernier, près de 16.000 sites et monuments étaient ouverts. Jeux, cirque, fêtes, théâtre, cinéma, sports... Le spectre des lieux visités s'élargit. L'ouverture chaque année au public durant un weekend d'automne de ces monuments publics et privés est à l'origine une initiative lancée par le ministre socialiste de la Culture Jack Lang en 1984. Elle a été suivie par quelque 12 millions de visiteurs ces cinq dernières années en France. Mais aussi en Europe depuis 1985, les Journées prennent de l'ampleur, de la Suisse à l'Islande, en passant par la Géorgie et la Russie. En tête de peloton, l'Allemagne avec 8.000 événements, suivie des Pays-bas (6.000) et de l'Angleterre (5.500).Tous milieux confondusEn France, un loto du patrimoine plébiscité depuis deux ans, une vulgarisation efficace de l'histoire des monuments historiques par le populaire animateur Stéphane Bern, et le choc provoqué par l'incendie de Notre-Dame ont confirmé l'intérêt des Français pour leur patrimoine, tous milieux confondus. "Les Français se sont mobilisés comme jamais, a noté l'animateur au micro de BFMTV. On a récolté plus de 35 millions d'euros l'année dernière qui ont permis de sauvegarder et sauver environ 150 monuments."Dans certains sites comme l'Élysée, lieu de très forte affluence l'an dernier, l'Assemblée nationale, les ministères de l'Intérieur, de la Culture ou des Armées, la réservation sera obligatoire. A la fois pour limiter les files d'attente et pour raisons de sécurité. Une crainte en effet pour la journée de samedi à Paris : la manifestation coïncide avec une nouvelle journée de mobilisation des "Gilets jaunes" et une marche pour le climat. Certains sites seront par conséquent fermés près des lieux de rassemblement, comme le Petit Palais et le Grand Palais. L'Arc de triomphe, endommagé en décembre dernier, sera inaccessible. Ce sera aussi le cas de la mairie du VIe arrondissement, de l'Hôtel Rothalin-Charolais, siège du ministère chargé des Relations avec le Parlement, dont la porte avait été défoncée en janvier par des manifestants, et de l'Hôtel de Noirmoutier, résidence du préfet de région. A Paris, les visiteurs pourront découvrir les coulisses de la Comédie-Française ou du Théâtre du Châtelet récemment rénové, le Cirque d'Hiver, l'Eden Cinéma, plus vieux cinéma du monde encore en activité, la Piscine Molitor ou l'Hippodrome de Longchamp. Ils pourront visiter le chantier du musée Carnavalet, avant sa réouverture en 2020. Dans le Palais du Luxembourg (Sénat), qui restera ouvert les deux jours, sera proposée une promenade sonore intitulée "Les Murmures du Palais".Des trésors historiquesDimanche une nouvelle Journée sans voiture de 11h à 18h s'imposera dans Paris. Aucun véhicule motorisé ne pourra circuler intra-muros, deux-roues et véhicules électriques compris. Des tarifs avantageux seront proposés dans de nombreux parkings. Les contrevenants s'exposeront à une contravention de 135€.En cette année de l'incendie de Notre-Dame, des objets, dont le coq de la flèche, seront montrés au ministère de la Culture, et l'immense tapis de laine de l'époque de Louis-Philippe exposé au Mobilier national.La SNCF transportera des trésors historiques à bord de cinq wagons d'une rame de la ligne D de Transilien. Quant à la RATP, elle proposera de visiter le chantier de la station Rosny-Bois-Perrier, construite à ciel ouvert.En province aussi, les sites proposés sont des plus divers: du Centre national du costume de scène de Moulins au Théâtre à l'italienne de Saint-Omer, du Palais Lumière à Évian au Centre national des arts du cirque à Châlons-en-Champagne.
Le parquet de Versailles a annoncé vendredi l'ouverture d'une information judiciaire pour "recherche des causes de la mort" après la noyade controversée dans la Seine d'un proche d'Adama Traoré, poursuivi par la police dimanche soir à Marly-le-Roi (Yvelines).
L'homme avait été surpris en train de charger une moto dans un fourgon avant de prendre la fuite à la vue de la police. Sa famille réclame depuis que la lumière soit faite sur les circonstances du drame et dénonce de possibles violences policières.Le parquet de Versailles a annoncé vendredi avoir saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) "dès le décès constaté" et, suite à son rapport, avoir ouvert une information judiciaire afin de déterminer les causes et circonstances de l'accident.Le parquet a également indiqué avoir ouvert une seconde information judiciaire, contre X, pour des faits de vol en bande organisée et recel de vol.Selon la police, Mahamadou Fofana a tenté de s'enfuir en camionnette avant de garer son véhicule et de se jeter dans la Seine, à un endroit où il n'existe aucune caméra de vidéosurveillance capable d'éclairer les circonstances du décès.Toujours d'après les forces de l'ordre, l'homme s'est mis à paniquer arrivé au milieu du fleuve et a tenté de faire demi-tour. Il s'est retrouvé en difficulté et deux agents ont plongé à l'eau pour tenter de lui porter secours, sans succès.Selon un premier pré-rapport d'autopsie cité par la procureure de Versailles Maryvonne Caillibotte mercredi, "tous les signes concluent à une noyade" de Mahamadou Fofana.Cet homme de 35 ans faisait l'objet d'un mandat d'arrêt depuis 2017 et d'une condamnation à 18 mois de prison pour trafic de stupéfiants.La famille du défunt a toutefois catégoriquement remis en cause la version présentée par la police et le parquet.Assa Traoré, qui se présente comme sa cousine et est la figure de proue du comité Adama fondé après la mort de son frère en 2016 dans la foulée de son interpellation par les gendarmes, a notamment souligné la présence de blessures à la tête de la victime."Il avait le crâne complètement déformé, comme si on lui avait mis quinze coups de matraque dans la tête", a-t-elle déclarée après avoir vu le corps de son proche à la morgue.L'avocat de la famille Me Yassine Bouzrou a lui évoqué des lésions "qui correspondent à un choc contre un plan dur."La procureure de Versailles a de son côté mentionné mercredi "des abrasions cutanées sur le crâne qui sont récentes et quelques-unes sur l'épaule droite", précisant que, selon le légiste, elles "n'ont pas joué de rôle dans le mécanisme de décès".
Armée, police et gendarmerie sont épargnées par le phénomène. Toutefois, le rapport alerte particulièrement sur le cas des prisons et, dans une moindre mesure, sur le secteur du transport.
Les services publics de la sécurité ou de l'éducation sont peu touchés par la radicalisation, selon un rapport parlementaire publié mercredi 25 juin. Mais la menace persiste, et il reste des progrès à faire dans les prisons, la santé ou les transports.Les deux députés rapporteurs de ce texte, Eric Poulliat (LREM, Gironde) et Eric Diard (LR, Bouches-du-Rhône) se veulent globalement rassurants. Mais il appellent à la vigilance dans un pays marqué par les attentats et le départ de plus de 1.500 personnes en Irak et en Syrie ces dernières années. "La radicalisation est loin d'être un problème majeur au sein des services publics, et l'État a pris des mesures ces dernières années, dont certaines fonctionnent bien. Mais il suffit d'un cas, et il existe encore des trous dans la raquette qu'il faut boucher", explique à l'AFP. M. Poulliat.Le député rappelle au passage que la radicalisation suppose de considérer que "l'action violente contre l'État" est "légitime". "Elle ne doit pas être confondue avec une pratique rigoriste de la religion, le fondamentalisme ou les atteintes à la laïcité". L'armée, la police, la gendarmerie et l'Éducation nationale "ne sont touchées par la radicalisation que de façon marginale", conclut le rapport, fruit d'entretiens menés depuis l'automne dernier avec des responsables de services publics. Il cite des proportions de cas soupçonnés (donc pas forcément avérés) "très faibles": 0,05% dans l'armée de terre, 0,03% dans la marine et une trentaine de situations de suivies dans la police et la gendarmerie (sur un total de 130.000 gendarmes et 150.000 policiers). Cette semaine à Paris, un ancien policier est jugé pour association de malfaiteurs à visée terroriste. Interpellé en juin 2017 alors qu'il était gardien de la paix dans le Val-de-Marne, Mamadou N., 47 ans, est accusé d'avoir relayé l'idéologie de l'État islamique.Le cas inquiétant des prisonsLe rapport s'inquiète particulièrement des "zones d'ombre" persistantes dans la santé, l'université, les transports, la détention carcérale et le sport, faute de prévention, de détection ou d'une "prise de conscience" suffisantes. Le texte souligne tout particulièrement le niveau de radicalisation chez les détenus (plus de 500 incarcérés pour faits de terrorisme, plus de 1.100 signalés pour radicalisation), y compris chez les femmes, inquiétant dans un contexte de "surpopulation carcérale".Côté transports, à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, sur 80.000 personnes titulaires d'un badge d'accès aux zones "réservés", 80 personnes font l'objet d'un suivi régulier pour radicalisation et 29 d'un suivi ponctuel, note le rapport. La RATP a indiqué aux auteurs du rapport avoir reçu plus d'une centaine d'avis négatifs sur des candidatures d'agents de la part du Service national des enquêtes administratives de sécurité (SNEAS), créé en 2017 et chargé de détecter les profils suspects au sein de l'administration. L'un des kamikazes des attentats de novembre 2015 au Bataclan, Samy Amimour, avait été chauffeur d'autobus à la RATP. Le rapport plaide pour un large renforcement des formations de détection de la radicalisation et une meilleure communication entre administrations, notamment sur les profils suspects. Il insiste sur la nécessité d'élargir largement les moyens du SNEAS et le champ de ses compétences, notamment dans les secteurs "zones d'ombres". Avec des moyens encore limités (23 agents et 5 réservistes), le SNEAS a réalisé en 2018 318.464 enquêtes, dont 485 ont donné lieu à des avis défavorables (116 dans le transport public, 266 sur l'autorisation d'acquisition d'armes, 5 dans la police, 7 dans la gendarmerie et 91 pour les grands événements).Il souligne par ailleurs la difficulté de se séparer d'un agent identifié comme radicalisé. Si celui-ci conteste son licenciement devant un tribunal, ce dernier n'a en général pas accès aux informations prouvant sa culpabilité, que les services de renseignement rechignent à partager pour protéger une enquête en cours ou leurs sources. Il évoque l'idée d'autoriser les renseignements à ne donner leurs informations qu'au juge, et pas aux autres parties.
Un élève de CM2 a ramené une grenade datant de la première guerre mondiale ce jeudi 26 janvier à l'école Robespierre de Bouligny (Meuse). Sa classe préparait une exposition sur les deux grandes guerres mondiales.
Les démineurs ont du intervenir en urgence. L'arme était "rouillée mais toujours active". "Les services de la préfecture ont été appelés ce matin par la ville de Bouligny pour signaler la présence d'une grenade de la 1ère Guerre Mondiale au sein de l'école élémentaire", a précisé la préfecture dans un communiqué. La grenade a été apportée par un enfant de CM2 dans le cadre d'une exposition autour des deux conflits mondiaux préparée par sa classe, qui recrée pour l'occasion un petit musée au sein de l'école, a-t-elle précisé à l'AFP.L'ARME CONFIÉE PAR LE PÈRE DE L'ÉLÈVE Quelque 130 enfants et 8 adultes ont été confinés dans une salle pendant que "la grenade a été prise en charge et emmenée par les démineurs". Un périmètre de sécurité de plus de 200 mètres a également été installé. L'élève, âgé de 11 ans, ne pensait pas mal faire. Il a simplement répondu à l'appel de son institutrice. Selon la presse régionale, l'arme lui a été confiée par son père, collectionneur et passionné du conflit. Une perquisition a eu lieu au domicile de ce dernier à Piennes (Meurthe-et-Moselle). La Meuse, théâtre de la bataille de Verdun, a été particulièrement touchée par les combats pendant la guerre 1914-1918. "On a eu de la chance", a expliqué à Vosges-Matin une source proche de l'enquête. "Cette grenade était rouillée mais active. L'enfant la portait dans son sac. Il aurait pu arriver n'importe quoi". La préfecture a rappelé les "réflexes" à avoir en cas de découvert d'un engin de guerre : "ne pas y toucher, ne pas le déplacer, alerter la mairie, la gendarmerie ou la police qui prendront les mesures de sécurité qui s'imposent".
Député de la Marne depuis 25 ans, Charles de Courson estime que limiter le cumul des mandats dans le temps est "une énorme erreur". Selon lui, "ce n'est pas le bon critère".
"Ce qu'il faudrait, c'est mettre une limite d'âge à la candidature", a-t-il déclaré ce mercredi 6 février sur RTL.Membre du groupe Libertés et territoires de l'Assemblée nationale, le centriste Charles de Courson "est connu pour défendre la République exemplaire", a rappelé ce mercredi 6 février la journaliste Elizabeth Martichoux sur RTL en recevant le député de la Marne. "Vous êtes élu depuis 25 ans, réélu constamment depuis 1993", a-t-elle souligné, avant de l'interroger : "Est-ce-que l'exemplarité c'est de limiter le cumul dans le temps ?" "Je pense que c'est une énorme erreur", a rétorqué le parlementaire. "Si vous êtes élu maire de votre commune à 30 ans, vous faites trois mandats et donc à 48 ans, vous êtes apprécié de vos concitoyens. Pourquoi les priver de la possibilité de vous réélire ?"(À partir de 8 minutes 35) "Ce n'est pas cela le bon critère, a-t-il ajouté. Ce qu'il faudrait, c'est mettre une limite d'âge à la candidature. Vous ne pouvez pas vous présenter au-delà de 65, 70 ans.""Je suis démocrate et j'ai toujours été élu avec des majorités considérables", a rappelé le député, qui assure aujourd'hui son sixième mandat. Et de conclure : "J'aime mes électeurs et ils me le rendent bien (...) C'est aux électeurs de choisir, ce n'est pas à la loi".
Le coronavirus a rempli l'immense cimetière de Pascuales. Autour, la vie s'est éteinte. Le voisinage de cette nécropole de Guayaquil, épicentre de la pandémie en Equateur, déprime depuis l'interdiction des adieux aux défunts et des visites sur les tombes.
Il y a encore quelques mois, les cortèges funèbres (aujourd'hui proscrits) rythmaient les journées du quartier Carlos Guevara Moreno, dans la banlieue de l'une des villes les plus touchées d'Amérique latine par le nouveau coronavirus.L'après-midi, se souvient Cristina Paredes, les processions se succédaient jusqu'au cimetière, devenu un symbole de la pire crise sanitaire survenue depuis des décennies et qui a vu les cadavres s'accumuler jusque dans les rues de ce port de la côte Pacifique.Avant la tragédie, cette femme au foyer de 50 ans aimait sortir sur le pas de sa porte pour regarder passer les familles endeuillées et les guitaristes qui accompagnaient les défunts. "S'il y avait beaucoup de monde, on savait que le mort était aimé", dit-elle à l'AFP.Comme ailleurs sur le continent le plus catholique du monde, la mort est un rite social qui débute avec la veillée du mort chez lui et se prolonge en bruyante procession jusqu'au cimetière.- Traînée de sang -Mais la maladie de Covid-19 a coulé les fleuristes et les restaurants de ce quartier de quelque 200 habitants et 35 maisons, pour la plupart en bois, qui jouxte les caveaux.Au volant de son triporteur, Pedro Ortega, 54 ans, se souvient d'une autre Pascuales, localité où se trouve Carlos Guevara Moreno: "Les fins de semaine, la rue se remplissait de piscines gonflables pour mitiger la chaleur", au milieu des caravanes mortuaires. Mais le 9 avril, presque un mois après la déclaration d'urgence sanitaire, le panorama a brutalement changé.Cette nuit-là est arrivé le premier conteneur rempli de victimes du virus. Les cadavres avaient été placés dans des cercueils de carton, qui se sont substitués à ceux en bois trop longs à fabriquer face à la hausse soudaine du nombre de morts.La camion-remorque a laissé derrière lui une traînée de sang. La puanteur des corps en décomposition, qui se perçoit encore les jours où le vent souffle fort, a assailli les habitants."On ne peut sortir prendre l'air à cause de l'odeur", souligne Mme Paredes. Guayaquil et ses 2,7 millions d'habitants ont subi de plein fouet le chaos initial semé par la pandémie. Hôpitaux et services funéraires se sont effondrés. Des familles sont restées plusieurs jours à attendre la levée du corps d'un proche.La province de Guayas, dont la capitale économique équatorienne est le chef-lieu, a touché le fond le 4 avril avec 742 décès en une journée. Ce mois-là, il y a eu 10.945 morts contre 1.863 durant la même période en 2019, selon des statistiques officielles.Les autorités ont dû ouvrir de nouvelles tombes dans le cimetière de Pascuales, d'une superficie de 12 hectares et qui compte déjà les sépultures d'un millier de personnes. Mais il n'était jamais passé autant de défunts sans fleurs ni cortège.- Commerces ruinés -Avec la suspension indéfinie des funérailles et des visites aux cimetières, il règne dans le quartier un sentiment de "tension et d'abandon", explique Billy Navarrete, défenseur des droits de l'Homme.L'Equateur, avec une population de 17,5 millions d'habitants, dénombre 38.400 cas confirmés, dont plus de 3.300 morts, depuis février. En chiffres absolus, ce petit pays est l'un des plus affectés d'Amérique latine, après le Brésil, le Mexique et le Pérou, qui compte le double d'habitants ou plus.Maryuri Acosta, 64 ans, vivait des déjeuners à 2,50 dollars qu'elle proposait aux visiteurs du cimetière. Désormais, "je vends très peu, il n'y a pas de clients", dit-elle.Sa voisine, Bella Rojas, souffre aussi. Ses roses en plastique, qu'elle continue à exposer sur un étal dans la rue, ne trouvent plus preneur. Elle n'a plus de quoi alimenter ses trois enfants. "Nous sommes morts, nous sommes paralysés", lâche-t-elle.Guayaquil pense que le pire de la crise sanitaire est passé. Le 20 mai, les mesures de confinement ont commencé à être assouplies. Mais à Pascuales, la vie tarde à revenir.
En octobre, Gérald Darmanin annonçait démissionner de son poste à la Métropole européenne de Lille (MEL). Le ministre des Comptes publics en est toujours le vice-président.
Mais selon La Voix du Nord, il était bien présent à la dernière séance plénière, vendredi 23 novembre."J'ai dit que je n'avais pas vocation à rester vice-président de la MEL toute la durée de mon mandat. Je tiens ma promesse de ne pas cumuler des fonctions exécutives". C'est ce que déclarait Gérald Darmanin il y a plus d'un mois. Mais dans les faits, il n'a toujours pas démissionné.Et la situation ne devrait pas changer tout de suite. La Métropole européenne de Lille n'a toujours pas reçu de lettre de démission du ministre.Celui qui est toujours premier adjoint de Tourcoing sème le doute. Lui qui vit un moment compliqué après ses propos sur les gilets jaunes dimanche. Il a traité certains manifestants de "peste brune". Des mots qui ont indigné toute l'opposition, et même François Hollande. Il a déclaré : "Comment peut-on utiliser des mots comme ça?".
Dix-sept morts et le début d'une sanglante série en France: plus de cinq ans après l'électrochoc des attentats jihadistes de janvier 2015, le procès des attaques contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher s'ouvre mercredi à Paris.
Quatorze accusés, soupçonnés à des degrés divers de soutien logistique aux frères Saïd et Chérif Kouachi et à Amédy Coulibaly, auteurs des attaques qui ont terrorisé la France pendant trois jours, sont jugés jusqu'au 10 novembre devant une cour d'assises spéciale.Ce procès d'ampleur, le premier pour un attentat jihadiste commis en France depuis celui de 2017 pour les tueries perpétrées par Mohamed Merah, sera intégralement filmé en raison de son "intérêt pour la constitution d'archives historiques", selon la justice. Initialement prévu avant l'été, le procès avait été reporté en raison de la crise sanitaire et se tiendra sous haute surveillance au tribunal judiciaire de Paris. Le 7 janvier 2015, les frères Kouachi, qui gravitaient depuis plusieurs années dans la sphère jihadiste, ont attaqué la rédaction de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris, assassinant 12 personnes dont les dessinateurs historiques Cabu et Wolinski, avant de prendre la fuite. Le lendemain, Amédy Coulibaly, délinquant radicalisé en prison, tuait une policière municipale à Montrouge, près de Paris, puis, le 9 janvier, exécutait quatre hommes, tous juifs, lors de la prise d'otages du magasin Hyper Cacher, dans l'Est parisien. Il est mort sur place dans un assaut policier, les frères Kouachi ayant, eux, été abattus peu avant dans une imprimerie où ils s'étaient retranchés, à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne).Pendant deux mois et demi, la cour d'assises doit entendre 144 témoins et 14 experts pour déterminer le rôle des accusés et ce qu'ils savaient des attaques de janvier 2015, qui ont provoqué une manifestation monstre à Paris et un émoi durable dans le monde.- "Complicité" -Trois des accusés manqueront à l'appel: Hayat Boumeddiene, compagne de Coulibaly, et les frères Belhoucine, partis quelques jours avant les attaques pour la zone irako-syrienne. Leur mort, évoquée par diverses sources, n'a jamais été officiellement confirmée et tous trois restent visés par des mandats d'arrêt. Les juges antiterroristes ont retenu les charges les plus lourdes, la "complicité" de crimes terroristes passible de la réclusion à perpétuité, contre l'aîné des frères Belhoucine, Mohamed, et contre Ali Riza Polat, qui sera lui dans le box des accusés. Ce proche d'Amédy Coulibaly est soupçonné d'avoir eu un rôle central dans les préparatifs des attentats, en particulier la fourniture de l'arsenal utilisé par le trio terroriste, ce dont il se défend. Dans un courrier adressé au président de la cour d'assises et que l'AFP s'est procuré, Me Isabelle Coutant-Peyre, avocate d'Ali Riza Polat et conseil historique du terroriste Carlos, dénonce une "inégalité des armes", l'accusation ayant "fait citer à charge 101 témoins" et la défense se voyant "limitée légalement au droit de faire citer cinq témoins". La cour va "avoir la lourde tâche de juger des faits pour lesquels les principaux responsables ne seront pas présents, et ne peuvent rendre compte. Pour cela, la justice sera mise à lourde épreuve", estime Me Safya Akorri, autre avocate de la défense. Les autres accusés sont essentiellement jugés pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et encourent vingt ans de réclusion. Un seul comparaît libre sous contrôle judiciaire pour "association de malfaiteurs" simple, un délit puni de dix ans de prison. Quelque 200 personnes se sont constituées parties civiles. Certains rescapés des attaques viendront témoigner à la barre. "Ce procès est une étape importante pour eux. Ils attendent que justice soit rendue pour savoir qui a fait quoi, tout en sachant que ceux qui ont appuyé sur la gâchette ne sont plus là", expliquent à l'AFP Marie-Laure Barré et Nathalie Senyk, avocates de victimes de Charlie Hebdo. L'attaque visant Charlie Hebdo avait été revendiquée par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), quand Coulibaly s'était réclamé du groupe Etat islamique (EI). Les investigations se poursuivent sur les soutiens dont auraient bénéficié les Kouachi depuis le Yémen, où l'un d'eux s'était rendu en 2011. Cadre d'Aqpa et proche des deux frères, Peter Cherif, remis à la France et mis en examen dans ce volet de l'affaire, doit être entendu par la cour comme témoin. Au total, la vague d'attentats perpétrés en France depuis janvier 2015 a fait 258 morts.
Le pape François s'est déclaré préoccupé pour les peuples indigènes d'Amazonie "particulièrement vulnérables" face à la pandémie de Covid-19, à l'issue de sa prière dominicale célébrée pour la première fois depuis près de trois mois devant des fidèles réunis place Saint-Pierre.
"Aujourd'hui, fête de la Pentecôte, nous évoquons le Saint Esprit pour qu'il donne la lumière et la force à l'Eglise et à la société en Amazonie, durement éprouvées par la pandémie", a déclaré le pape argentin évoquant le synode sur l'Amazonie qui s'est achevé au Vatican il y a sept mois."Il y a tellement de personnes contaminées et décédées, également parmi les peuples indigènes, particulièrement vulnérables", a déploré François, concluant par un appel pour que personne au monde ne soit privé d'assistance sanitaire.La pandémie de Covid-19 est une nouvelle menace pour des peuples indigènes déjà fortement affectés par une déforestation qui n'a cessé d'augmenter depuis l'arrivée au pouvoir il y a un an et demi du président d'extrême droite Jair Bolsonaro.D'après l'Association des Peuples Indigènes du Brésil (Apib), le virus s'est déjà propagé au sein de 40 peuples autochtones, contaminant 537 personnes, pour un lourd bilan de 102 morts. D'après le dernier recensement, datant de 2010, près de 800.000 indigènes de plus de 300 ethnies vivent au Brésil. Avant la prière, le pape avait célébré la messe de la Pentecôte dans la basilique Saint-Pierre en présence d'une cinquantaine de personnes, après avoir assisté samedi à la prière du rosaire en présence d'une centaine de fidèles.Depuis le début du confinement en Italie, le 10 mars, le Vatican a appliqué les mêmes règles de distanciation sociale que celles valables dans la péninsule, et le pape avait arrêté, entre autres, ses prières du dimanche depuis la fenêtre du palais apostolique place Saint-Pierre, remplacées par une retransmission vidéo depuis l'intérieur de ce palais.A la faveur du déconfinement progressif en Italie, il a recommencé dimanche à réciter sa prière dominicale depuis la fenêtre du Palais apostolique devant les fidèles, peu nombreux ce jour, autorisés depuis une semaine à s'assembler de nouveau sur la place Saint-Pierre.
Le conducteur sans permis a été contrôlé en état d'ivresse​ après avoir brûlé un feu rouge dans le 7e arrondissement de la capitale.
Un homme a été interpellé par la police dans le quartier des Invalides dans le 7e arrondissement de Paris après avoir grillé un feu rouge, vendredi 21 septembre. Après vérification, il s'avère que l'automobiliste n'a pas le permis de conduire.L'affaire aurait pu s'arrêter là face au comportement inapproprié du chauffeur, les policiers décident de lui faire passer un alcootest.Placé en cellule de dégrisementCelui-ci est positif : l'homme est ivre. Comprenant qu'il est dans une mauvaise position, il propose 70 euros aux policiers afin que ceux-ci "ferment" les yeux. "Faut vraiment être bourré, pour proposer 70 euros à un équipage de police !", s'amuse un fonctionnaire dans Le Parisien.Le chauffeur ivre a finalement été conduit au commissariat où il a été placé en cellule de dégrisement. Il va être poursuivi pour défaut de permis de conduire, conduite en état d'ivresse et tentative de corruption sur personne dépositaire de l'autorité publique.
La candidate LR à la mairie de Paris Rachida Dati a confirmé jeudi avoir échangé avec Emmanuel Macron, y compris sur les élections municipales, ainsi qu'avec son adversaire LREM Agnès Buzyn, mais sans parler d'alliances.
Interrogée pour savoir si elle avait évoqué avec le président de la République des "alliances" en vue du second tour le 28 juin, comme l'affirme BFMTV, l'ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy a répondu que c'était "faux". "On n'a pas du tout parlé de la stratégie municipale à Paris", a déclaré sur BFMTV et RMC Mme Dati.Mais elle a admis avoir échangé avec le chef de l'Etat y compris sur les municipales. "J'ai des échanges depuis toujours" avec Emmanuel Macron. "On parle politique, on parle de la France. Sur la campagne municipale bien sûr qu'on en a parlé", a-t-elle dit. Mme Dati a également indiqué avoir "parlé au téléphone" avec la candidate LREM à Paris Agnès Buzyn.Mme Buzyn "souhaitait que je sauve Mme (Delphine) Bürkli", maire sortante du 9e arrondissement, ex-LR passée à LREM, et "Mme (Florence) Berthout", ex-LR passée chez LREM, qui a finalement abandonné son étiquette pour conduire une liste divers droite, a rapporté Mme Dati.Selon l'ancienne Garde des Sceaux, Mme Buzyn lui a dit "si vous les sauvez, en contrepartie on retire des listes dans le 10e arrondissement, dans le 11e arrondissement, dans le 13e arrondissement, on fusionne par certains endroits". "J'ai refusé", a assuré Mme Dati, confirmant cependant avoir conclu un "accord" avec Florence Berthout qui "votera Dati" au second tour.Rachida Dati a estimé qu'Agnès Buzyn "ne devait pas revenir" pour le second tour. "L'enjeu c'est +est-ce qu'on veut 6 ans de plus d'Anne Hidalgo+" à Paris.
Deux policiers hors service avaient été agressés sous les yeux de leur fille, mercredi soir.
Les forces de l'ordre ont interpellé le deuxième jeune homme mis en cause dans l'agression d'un couple de policiers en dehors de leur service mercredi en Seine-et-Marne, a annoncé samedi 7 juillet le parquet de Meaux à l'AFP. Ce suspect, âgé de 24 ans, est le frère cadet d'un premier suspect qui avait été interpellé vendredi, a-t-on précisé de même source.Le premier suspect, âgé de 27 ans, avait été arrêté vendredi matin par les enquêteurs de la police judiciaire de Meaux. Recherché, son frère a été placé en garde à vue à 00H50, a indiqué le parquet. Survenue à Othis en Seine-et-Marne, l'agression a déclenché une vague d'indignation dans la classe politique. Après la révélation de l'affaire jeudi en fin de journée, le président de la République avait rapidement condamné cette agression. "Pas de mots assez durs pour l'ignominie et la lâcheté des deux voyous qui ont agressé (...) un couple de policiers en dehors de leur service sous les yeux de leur petite fille. Ils seront retrouvés et punis", avait déclaré Emmanuel Macron sur Twitter. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, s'était ensuite lui aussi rapidement indigné d'une "lâche agression" et d'un "acte ignoble qui ne restera pas impuni".Mercredi vers 21H00, le couple de policiers - une brigadière de 35 ans en poste à Aulnay-sous-Bois et son compagnon, 31 ans, également policier en Seine-Saint-Denis - sortent de chez des amis, à Othis, chez qui ils viennent de dîner à leur retour de vacances, selon une source syndicale. Alors qu'ils installent leur fille de trois ans dans la voiture, deux hommes à bord d'un véhicule les interpellent et commencent à injurier la jeune femme, a relaté à l'AFP une source policière."Ils les ont croisés par hasard et ils ont reconnu la policière qui les avait contrôlés à Aulnay-sous-Bois", selon cette même source. Les agresseurs descendent alors de voiture et donnent un coup de poing au visage de la jeune femme, qui a le bras en attelle depuis un accident du travail. Ils s'attaquent ensuite à son compagnon, qui, tombé au sol, reçoit plusieurs coups de pied.La policière s'est vu prescrire quatre jours d'interruption totale de travail, son compagnon quinze.
Un haut responsable du gouvernement américain est arrivé dimanche à Taïwan, à la tête de la plus éminente délégation américaine sur l'île depuis que Washington a cessé de la reconnaître en 1979, une visite qui a été condamnée par Pékin.
Au cours de ces trois jours à Taïwan, le secrétaire américain à la Santé Alex Azar devrait rencontrer la présidente Tsai Ing-wen, bête noire de la Chine qui l'accuse de rechercher l'indépendance formelle de l'île de 23 millions d'habitants.Le cabinet de Tsai Ing-wen a indiqué que la rencontre aurait lieu lundi matin.M. Azar est le responsable américain de plus haut rang à se rendre à Taïwan depuis 1979, année où les Etats-Unis avaient rompu leurs relations diplomatiques avec Taipei, capitale de l'île, afin de reconnaître le gouvernement communiste basé à Pékin comme le seul représentant de la Chine. Ils restent toutefois, avec une certaine ambiguïté, l'allié le plus puissant du territoire insulaire et son principal fournisseur d'armes. - Succès contre le coronavirus -La visite intervient au moment où les tensions s'exacerbent entre Pékin et Washington sur de nombreux sujets.En réponse à une loi draconienne imposée par Pékin à Hong Kong, Washington vient ainsi d'adopter des sanctions contre onze dirigeants de l'ex-colonie britannique, dont la cheffe de l'exécutif Carrie Lam, parallèlement à des mesures radicales contre les joyaux du numérique chinois TikTok et WeChat.M. Azar va notamment saluer les succès de Taïwan dans la gestion de l'épidémie de Covid-19, au moment où Donald Trump, en difficulté dans les sondages dans une Amérique encore plongée dans la crise sanitaire, accuse la Chine d'être responsable de la pandémie."Ce voyage est la reconnaissance des réussites de Taïwan dans la lutte contre le Covid-19 et un témoignage de cette croyance partagée selon laquelle les sociétés ouvertes et démocratiques sont mieux équipées pour combattre les menaces sanitaires comme le Covid-19", a déclaré un haut fonctionnaire américain aux journalistes.La République populaire de Chine considère Taïwan comme une de ses provinces. L'île est dirigée par un régime rival qui s'y était réfugié après la prise du pouvoir des communistes sur le continent en 1949, à l'issue de la guerre civile chinoise.Taïwan n'est pas reconnu comme un État indépendant par l'ONU. Et Pékin menace de recourir à la force en cas de proclamation formelle d'indépendance à Taipei ou d'intervention extérieure - notamment de Washington.- "Ligne rouge" -Il y a quelques jours, le gouvernement chinois a présenté la visite de M. Azar comme une menace pour "la paix et la stabilité".M. Azar doit aussi rencontrer son homologue Chen Shih-chung et le ministre taïwanais des Affaires étrangères Joseph Wu.En dépit de sa proximité géographique et commerciale avec la Chine continentale d'où est partie l'épidémie, Taïwan a enregistré moins de 500 cas de coronavirus et seulement sept décès.Les États-Unis, de leur côté, sont le pays où la maladie a fait le plus de morts, soit plus de 160.000 décès. Et M. Trump est l'objet de vives critiques aux États-Unis pour sa gestion de l'épidémie.Pour Douglas Paal, qui dirigea l'Institut américain à Taïwan pendant la présidence de George W. Bush, l'administration Trump est consciente des risques d'escalade sur la question de Taïwan, l'une des plus sensibles pour la direction du Parti communiste chinois. Elle s'est abstenue de franchir la ligne rouge de Pékin : une visite à Taipei de responsables américains en charge des questions de sécurité nationale.Dans les années 1990, des responsables américains du Commerce extérieur se sont rendus à plusieurs reprises à Taïwan, rappelle-t-il. La différence cette fois, c'est le contexte : M. Azar se rend à Taipei au moment où les relations avec la Chine sont au plus mal."L'envoyer à Taïwan montre qu'on respecte le système, tout en défiant la Chine", estime M. Paal. "Le fait qu'ils n'aient pas choisi un conseiller à la Sécurité nationale ou quelqu'un comme ça montre qu'ils essaient de s'approcher le plus près possible de la ligne rouge chinoise, mais qu'ils ne veulent pas la franchir".
Jeudi 25 mai, Donald Trump a rencontré les membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN). Et pour leur première photo, il a tenu à être au premier rang.
Pour ce faire, le président des Etats-Unis n'a pas hésité à dégager quiconque sur son passage, même le Premier ministre du Monténégro.Donald Trump, 45ème président des Etats-Unis, continue son tour international de rencontres officielles. Ces derniers temps, il s'est rendu en Arabie Saoudite, à Jérusalem, au Vatican et dernièrement c'était à Bruxelles où il a rencontré Emmanuel Macron, jeudi 25 mai. Déjà quand il menait sa campagne électorale, Donald Trump ne laissait personne indifférent. Qu'il suscite un intérêt certain ou une vive colère, il est de ces personnages clivant qui ne mettent pas tout le monde d'accord. Alors quand il fait des apparitions publiques sur la scène internationale aux côtés de grands dirigeants, il y a forcément quelque chose de cocasse à raconter. Donald Trump bouscule le Premier ministre du Monténégro pour être au premier rang d'une photo officielle (vidéo)par Non Stop ZappingDonald Trump veut être au premier rangLors de sa visite à Bruxelles, Donald Trump a également participé au sommet de l'OTAN. Et là encore, le président américain n'a pas manqué de se faire remarquer. Pour la traditionnelle photo des chefs d'Etat et de gouvernement, Donald Trump voulait absolument être sur le devant de la scène. Pour ce faire, il n'a pas hésité à bousculer sans mesure le Premier ministre du Monténégro, Dusko Markovic. Ce dernier n'a d'ailleurs pas riposté. Pour conserver un peu de prestance, et sûrement pour que ce geste passe un peu inaperçu, Donald Trump s'est mis à brièvement échanger avec la présidente lituanienne, Dalia Grybauskaite. Pas de bol pour le président américain, la scène a été repérée et relayée par de nombreux médias. Une preuve de plus, s'il en fallait une, que Donald Trump veut toujours être sur le devant de la scène.
Vladimir Poutine a commémoré mercredi le sacrifice soviétique, et la dette que le monde avait encore envers l'URSS 75 ans après la défaite nazie, donnant ainsi le coup d'envoi à un défilé militaire empreint de patriotisme.
A quelques jours du référendum constitutionnel devant lui octroyer le droit de se maintenir au pouvoir jusqu'en 2036, le président russe préside cette parade de 14.000 hommes, sur la Place Rouge, qui aurait dû se tenir le 9 mai mais a été reportée pour cause d'épidémie de nouveau coronavirus."Il est impossible même d'imaginer ce que le monde aurait été, si l'Armée Rouge n'était pas venu pour le défendre", a proclamé M. Poutine. Les soldats soviétiques "ont libéré les pays d'Europe des envahisseurs, ont mis fin à la tragédie de l'Holocauste, et ont sauvé du nazisme, cette idéologie mortelle, le peuple d'Allemagne", a souligné le président russe face à ses troupes en uniformes d'apparat, et sans masques malgré l'épidémie.Dans ce discours patriotique mais plutôt conciliant, le président russe n'est pas revenu sur ses accusations contre les Occidentaux, qu'il accuse de vouloir minimiser, à des fins politiques, le rôle soviétique dans la défaite du nazisme.M. Poutine a néanmoins insisté sur le fait que selon lui l'Union soviétique avait "détruit 75% des avions, chars et pièces d'artilleries de l'ennemi".Enfin, il a appelé la communauté internationale à l'unité pour faire face aux défis d'aujourd'hui, dans sa seule référence aux monde contemporain."Nous comprenons combien il est important de renforcer l'amitié, la confiance entre les peuples ainsi que l'ouverture d'un dialogue et une coopération sur les questions actuelles qui sont à l'agenda international", a-t-il dit.Le défilé militaire, lors duquel hommes, chars d'assaut, missiles, systèmes anti-aériens et aviation paraderont, est l'occasion de célébrer la fin de la Seconde Guerre mondiale mais aussi d'illustrer le retour de la puissance politique et militaire russe à l'international, de l'annexion de la Crimée ukrainienne à la guerre en Syrie.
Les sanctions américaines menacent sa "survie" mais Huawei poursuit son expansion, à l'image de son siège social de Shenzhen (sud) dont le faux village européen accueille les futurs ingénieurs du géant chinois des télécoms.
Dans le viseur depuis un an et demi de l'administration Trump, qui le soupçonne d'espionnage au profit de Pékin, le numéro deux mondial du téléphone portable continue à accroître son chiffre d'affaires et ses effectifs.Washington a tiré une nouvelle salve la semaine dernière en annonçant une série de mesures destinées à empêcher Huawei de mettre au point des semi-conducteurs à l'étranger grâce à de la technologie américaine.Le groupe chinois a dénoncé lundi une décision "arbitraire" et "pernicieuse" de Washington, tout en se disant désormais en mode "survie".Mais à en croire dirigeants et employés, l'ambition du numéro un mondial des équipements 5G, la cinquième génération de l'internet mobile, est intacte.La pression américaine "suscite naturellement des inquiétudes", reconnaît Ryan Liu, directeur adjoint de "l'Université Huawei", où sont formés les employés du groupe."Mais je travaille pour Huawei depuis de nombreuses années et je suis sûr que l'entreprise nous guidera sur la bonne voie", affirme-t-il à l'AFP.Depuis que Huawei est devenu fin 2018 la victime indirecte de la guerre commerciale lancée par les Etats-Unis contre leur grand concurrent chinois, les effectifs mondiaux ont crû de 180.000 à 194.000, selon la direction.Et le chiffre d'affaires mondial a augmenté de 19% l'an dernier.- "Impact majeur" -Mais les dernières sanctions américaines "auront un impact majeur sur Huawei" si elle sont effectivement appliquées, pronostique Kelsey Broderick, analyste du cabinet de consultants Eurasia Group.Privé de puces américaines, le groupe va peiner à trouver des matériaux de remplacement en Chine, prévoit-elle.Par le passé, Washington a, à plusieurs reprises, accordé des délais dans l'application de ses sanctions afin de ne pas pénaliser les fournisseurs américains de Huawei.Dans ce contexte, "la question est de savoir si la mise en œuvre des sanctions sera vraiment stricte", observe Mme Broderick.Mais la pression risque d'être durable.Guo Ping, président en exercice du groupe, a déclaré cette semaine que Washington redoutait de perdre son avance technologique au profit des entreprises chinoises.Sur le campus "européen" où Huawei héberge quelque 25.000 employés, le personnel veut croire que l'animosité de Donald Trump ne fait que renforcer le groupe, fondé par un ancien ingénieur de l'armée chinoise.Privé du système d'exploitation Android de Google, Huawei est contraint d'accélérer le développement de son propre système, HarmonyOS, dévoilé l'an dernier.Quant aux puces, Huawei accroît ses efforts pour les faire produire par sa filiale HiSilicon.- Pression psychologique -"Ce défi (des Etats-Unis) va nous plonger dans une atmosphère de crise mais notre réponse est de bien faire notre travail, en sachant qu'il finira par payer", espère M. Liu.Son "université" prodigue des cours de gestion ou de technologie, mais aussi une formation de 15 jours pour les nouvelles recrues, avec gym et musculation obligatoires le matin.Plus récemment, des cours de psychologie abordent les moyens de gérer la pression induite par l'hostilité de l'Oncle Sam."Le monde est rempli d'incertitude et nous devons ajuster notre mode de pensée", observe M. Liu.Les sanctions d'outre-Pacifique ont donné à Huawei un statut de héros national en Chine, mais son campus se décline en une série de "villages européens" baptisés "Paris", "Bologne" ou encore "Heidelberg", dotés d'une architecture correspondante.Onze villages, reliés entre eux par des trains oranges et rouges, sont achevés et un douzième est en construction.Un nouvel arrivant, Zhu Anran, 36 ans, assure que la vindicte américaine est dans toutes les têtes mais qu'il ne s'inquiète pas pour autant de la pérennité de son employeur."En tant que Chinois, je suis fier de rejoindre une entreprise comme Huawei".
- Soupçons sur le Mondial qatari -
L'enquête la plus embarrassante pour l'instance, par l'ombre qu'elle jette sur sa compétition reine, vise l'attribution au Qatar de l'organisation du Mondial-2022.Documentés par une enquête interne de la Fifa, les soupçons d'achats de voix lors du vote du 2 décembre 2010 ont justifié une plainte fin 2014 auprès de la justice suisse, qui enquête depuis mai 2015 pour "blanchiment d'argent et gestion déloyale".Parallèlement, la justice française enquête pour "corruption active et passive" sur un déjeuner tenu le 23 novembre 2010 entre Nicolas Sarkozy, alors chef de l'Etat, deux hauts dirigeants qataris et Michel Platini, à l'époque patron de l'UEFA.Si le Qatar focalise l'attention, le Mondial-2018 en Russie et celui de 2010 en Afrique du Sud sont aussi entachés par des soupçons de corruption. Enfin, la Suisse a dû clore en avril un procès sur l'attribution du Mondial-2006 à l'Allemagne, en raison de la prescription. Seul demeure un volet fiscal qui doit être jugé à Francfort.- Pots-de-vin et droits télés -Manne financière de la Fifa, les droits télévisés sont aussi sa principale source de contentieux: parallèlement aux sanctions de sa justice interne, les procédures judiciaires visent à la fois les droits des Coupes du monde et celles de tournois régionaux.Ainsi le "Fifagate", qui démarre avec l'arrestation spectaculaire le 27 mai 2015 de sept dirigeants du foot mondial à Zurich, concerne avant tout le "racket" mené par des responsables du foot sud-américain en échange des droits de compétitions continentales.Instruite aux Etats-Unis, l'affaire a déjà abouti à la condamnation à neuf ans de prison du Paraguayen Juan Manuel Napout et à quatre ans de prison du Brésilien José Maria Marin. Jeffrey Webb, autre dirigeant venu des Îles Caïmans, a plaidé coupable et accepté de régler 6,7 millions de dollars, mais il attend toujours sa peine pénale.Côté droits des Mondiaux, relevant directement de la Fifa, l'ex-secrétaire général Jérôme Valcke sera jugé lundi en Suisse aux côtés du patron de beIN Media et du PSG, le Qatari Nasser Al-Khelaïfi. Tous deux encourent cinq ans de prison.- Blatter-Platini -La chute des deux anciens dirigeants, mis au ban du foot mondial fin 2015, cache un double contentieux: d'abord l'affaire principale instruite pour "gestion déloyale", soit un paiement de 2 millions de francs suisses de la Fifa à Michel Platini en 2011, validé par le président de l'époque Sepp Blatter sans contrat écrit.Mais les deux hommes martèlent qu'il s'agit d'un reliquat de salaire pour un travail de conseiller remontant à 1999-2002, et Michel Platini voit dans cette affaire un "complot" destiné à l'évincer de la présidence de la Fifa qui semblait s'offrir à lui. Il a donc contre-attaqué fin 2018 par une plainte pour "dénonciation calomnieuse" et "association de malfaiteurs".- Et maintenant, Infantino -Elu en 2016 avec la promesse de "restaurer l'image de la Fifa", l'actuel patron Gianni Infantino est visé depuis le 30 juillet par une procédure pénale pour "incitation à l'abus d'autorité", à la "violation du secret de fonction" et à "l'entrave à l'action pénale".La justice suisse lui reproche trois rencontres secrètes en 2016 et 2017 avec Michael Lauber, alors chef du Ministère public de la confédération (MPC), nourrissant des soupçons de collusion entre le parquet et la Fifa, partie civile dans la plupart des procédures.L'affaire a contraint cet été M. Lauber à la démission, mais la justice interne de la Fifa a blanchi M. Infantino mi-août, n'y voyant aucune violation du code d'éthique. La défense de l'Italo-Suisse espère de son côté une convocation rapide et estime "qu'il n'y a rien de mal à rencontrer un procureur, même de façon informelle".
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, sous le feu des critiques, était l'invité du 13 Heures de TF1 dimanche 6 octobre. Il a notamment déploré qu'aucun "signalement" ne soit remonté aux autorités de la préfecture après que l'assaillant Mickaël Harpon a justifié dès juillet 2015 devant des collègues l'attentat contre Charlie Hebdo.
"Evidemment il y a eu des failles, trois hommes et une femme sont mortes", a immédiatement admis Christophe Castaner invité du 13 heures de TF1 dimanche 6 octobre. Jeudi, après l'attaque meurtrière perpétrée par Mickaël Harpon, le ministre de l'Intérieur a expliqué que l'assaillant, proche de l'islam radical n'avait "jamais présenté de difficulté comportementale", ni "le moindre signe d'alerte". Pour ces propos, une partie de la droite demande aujourd'hui la démission du ministre de l'Intérieur."Je me suis rendu sur place, j'ai échangé dans l'après-midi avec la hiérarchie et certains collègues. On m'a dit ce qui est dans son dossier administratif, cette personne n'avait aucune difficulté comportementale (...) Mais nous n'avons fermé aucune porte", a justifié Christophe Castaner. Un signalement possible dès 2015 ? "Après les révélations dans la presse et les affirmations du procureur, j'ai demandé des explications. Ce qui m'est remonté, c'est que rien dans son dossier ne laissait apparaître cela mais que deux collègues de travail ont fait remonter en 2015 une altercation liée à l'attentat de Charlie Hebdo (...) Ces collègues auraient décidé de ne pas faire de signalement", explique Christophe Castaner. "Si ces faits sont confirmés, le dysfonctionnement se fait à ce moment-là, nous aurions éviter cette situation", poursuit-il. "S'il y a eu des erreurs, il faudra les sanctionner". Christophe Castaner a été également dû s'expliquer sur l'introduction de deux couteaux dans un site aussi sensible et surveillé que la préfecture de police de Paris. "Quand un policier rentre, il est généralement armé, il n'est pas fouillé. C'est un des sujets sur lequel il faudra travailler", a commenté Christophe Castaner. Interrogé sur une démission réclamée par une partie de l'opposition, "la question se pose-t-elle ? Non !", a balayé le ministre de l'Intérieur, qui dénonce un "procès politique" à son encontre.
Le chauffard a été intercepté sur une 2x2 voies, sur la commune de Saint-Just-Saint-Rambert.
Le conducteur d'une moto a été appréhendé dimanche 22 juillet par les gendarmes de la brigade motorisée de Montbrison (Loire), après un excès de vitesse ahurissant. Le pilote en herbe filait à 259km/h, sur une portion de la RN498, limitée à 110km/h. Son permis de conduire lui a été immédiatement retiré tandis que son engin, une super-sport Ducati, a été saisi."Il s'agit d'une vitesse folle et inconsciente, surtout que le motocycliste transportait sa compagne à l'arrière de sa moto", précise un responsable de l'Escadron départemental de sécurité routière de la Loire."Plus de 650 mètres pour arrêter le bolide""A cette vitesse, le moindre déséquilibre et c'est la chute assurée avec des conséquences dramatiques. En cas d'obstacle, si on ajoute un temps de réaction de 78 mètres à une distance de freinage de 593 mètres, il faut 671 mètres pour arrêter le bolide à cette vitesse", a t-il ajouté, dans les colonnes du Progrès.
La Garde des Sceaux a estimé que la comédienne, qui accusé le réalisateur Christophe Ruggia d'"attouchements" et de "harcèlement sexuel" lorsqu'elle était adolescente, "a(vait) tort de penser que la justice ne p(ouvait) pas répondre à ce type de situations".
Les déclarations d'Adèle Haenel ce week-end ont bouleversé le cinéma français. L'actrice française de 30 ans a mis en cause le réalisateur Christophe Ruggia, avec qui elle a tourné, à l'âge de 13 ans, son premier film "Les Diables", dans une enquête publiée dimanche par Médiapart. Elle a raconté "l'emprise" qu'il a exercée sur elle pendant la préparation et le tournage du film, puis un "harcèlement sexuel permanent", des "attouchements" répétés et des "baisers forcés dans le cou", qui auraient eu lieu chez lui et lors de plusieurs festivals internationaux, le tout alors qu'elle était âgée de 12 à 15 ans.Les faits ne sont pas prescrits, pour autant l'actrice a fait savoir qu'elle ne comptait pas saisir la justice, estimant qu'il existe "une violence systémique faite aux femmes dans le système judiciaire". "La justice nous ignore, on ignore la justice", a-t-elle expliqué, regrettant que les agresseurs et les violeurs soient "si peu" condamnés. "Une nécessité" de saisir la justice"J'ai entendu ce qu'elle a dit et j'ai trouvé que c'était très courageux. J'ai été choquée par ce qu'elle a dit sur la justice, choquée pas au sens critique, mais au sens où elle l'a formulé ainsi", a réagi mercredi 6 novembre sur France Inter la ministre de la Justice Nicole Belloubet."Je pense qu'elle a tort de penser que la justice ne peut pas répondre à ce type de situation", a-t-elle estimé. "Au contraire, surtout avec ce qu'elle a dit, elle devrait saisir la justice qui me semble être en capacité de prendre en compte ce type de situations", a-t-elle ajouté."C'est difficile qu'il (le parquet) se saisisse sur les faits tels que je les ai lus, a néanmoins reconnu la Garde des Sceaux. Mais vraiment, je pense qu'il y a presque une nécessité, à partir de ce qu'elle a dit, de poser cette question à la justice pour que les choses soient traitées clairement et objectivement. Elle en ressortira renforcée, et la personne qui est mise en cause également".Les accusations de l'actrice ont provoqué la radiation immédiate de Christophe Ruggia de la Société des réalisateurs de films (SRF), qui "réfute catégoriquement avoir exercé un harcèlement quelconque ou toute espèce d'attouchement sur cette jeune fille alors mineure".Un tournant ?Le témoignage d'Adèle Haenel a suscité un flot de réactions sur les réseaux sociaux, parmi lesquelles des messages de soutien au sein du 7e Art. "Une grande admiration pour Adèle Haenel, qui parle pour celles qui sont dans l'ombre...", a témoigné l'actrice Julie Gayet sur Instagram."Adèle, ton courage est un cadeau d'une générosité sans pareille", a posté de son côté l'Oscarisée Marion Cotillard. "Tu brises un silence si lourd".Ses déclarations font en effet l'effet d'un coup de tonnerre dans le cinéma français. Si d'autres comédiennes ont témoigné contre des réalisateurs ou producteurs, aucune, aussi célèbre qu'elle, ne l'avait fait jusqu'ici à découvert, avec un récit appuyé par des témoins qui révèlent leur identité. "Je pense que c'est une sorte de tournant. C'est la première fois en France qu'une actrice internationalement connue, qui travaille beaucoup et a une cote d'enfer, prend la parole sur ce sujet là", estime la journaliste Véronique Le Bris, fondatrice du site cine-woman.fr, pour qui "ça va forcément avoir des conséquences". "Je ne sais pas si ça suffira, mais c'est quand même une étape", a-t-elle ajouté.
Un premier cas de contamination au coronavirus parmi les indigènes waorani, qui vivent en Amazonie, a été répertorié, a annoncé dimanche le ministère équatorien de la Santé.
Le "premier cas de Covid-19 signalé dans la communauté waorani" est "une femme enceinte, de 17 ans, qui a eu les premiers symptômes le 4 mai", a affirmé le ministère dans un communiqué.La jeune femme a été transférée dans un hôpital de Quito où "elle est isolée", a-t-on ajouté, sans préciser l'état de santé de la patiente.Après avoir pris connaissance de cette contamination, le gouvernement, en lien avec des responsables indigènes, a reçu 40 personnes de la communauté de Miwaguno (est de l'Equateur), avec lesquelles la jeune femme a eu des contacts."Dix-sept citoyens ont eu des antécédents de symptômes respiratoire. A cette date, six d'entre eux présentent des symptômes. Vingt tests rapides ont été effectués et sept par écouvillons nasopharyngés", a indiqué le ministère de la Santé, sans donner les résultats des tests.L'Equateur, un des pays latino-américains les plus touchés par l'épidémie (plus de 33.000 cas et environ 2.700 morts), vit dans le confinement depuis deux mois.La propagation du coronavirus parmi les indigènes "pourrait être catastrophique et hautement létale" car ils "ne possèdent pas les défenses qui leur permettent de résister et de générer des anticorps pour combattre diverses maladies, dont ce nouveau virus", se sont alarmées des organisations waorani dans un communiqué de l'ONG Alliance pour les droits humains de l'Equateur.Plus de 500 peuples indigènes, dont 66 en isolement volontaire, occupent sept millions de kilomètres carrés de la jungle amazonienne, partagée par neuf pays, selon la Coordination des organisations indigènes du bassin amazonien (Coica).La Coica a lancé le 7 mai un appel à la communauté internationale à constituer un "fonds d'urgence" de cinq millions de dollars pour protéger les indigènes du coronavirus et éviter un "ethnocide" des gardiens de la plus vaste forêt tropicale de la planète.La maladie du Covid-19 a contaminé environ 26.500 personnes et fait 1.630 morts dans la bassin amazonien, selon la Coica.
"Je ne vois pas pourquoi je le porterais dans une rue déserte": conséquence d'un rebond des contaminations au coronavirus, le port du masque a été imposé mercredi dans tout Bruxelles, une annonce accueillie avec surprise et scepticisme par certains.
"Quand il n'y a personne je ne mets pas mon masque. Dès qu'il y a un peu de monde je le mets, je respecte les autres", a confié à l'AFP Marie, 67 ans, en route pour visiter sa mère avec un masque à la main.Croisée dans le quartier européen de Bruxelles, cette retraitée se dit "au courant" de la mesure.Elle fait figure d'exception car la plupart des passants ignorent ce nouveau durcissement de la réglementation, annoncé par un communiqué du gouvernement régional peu avant 7h00 locales."Je ne vois pas pourquoi je porterais le masque si la rue est déserte. Il y a la loi et l'esprit de la loi", lâche Sania, la trentaine.Rudi Vervoort, chef du gouvernement de Bruxelles-Capitale, a annoncé le 6 août que le port du masque se généraliserait pour le 1,2 million d'habitants de sa région, en cas de dépassement du seuil de 50 nouvelles contaminations pour 100.000 personnes sur une semaine.Depuis mercredi, c'est chose faite (54,4). Et en accord avec les maires des 19 communes, "la mesure imposant le port du masque sur l'ensemble du territoire de la région entre en vigueur ce jour", a-t-il annoncé.Ce seuil de 50 infections pour 100.000 habitants, "choisi de manière arbitraire", est "une indication que la situation devient sérieuse et s'aggrave", a expliqué lors d'une conférence de presse Frédérique Jacobs, porte-parole du Service public fédéral de la santé.Sur l'ensemble de la Belgique ont été dénombrées depuis une semaine plus de 600 nouvelles infections par jour. Mais les disparités régionales sont fortes. Le rebond observé à Anvers (Nord) depuis la mi-juillet est désormais moins net et Bruxelles prend le relais, sur fond d'augmentation des dépistages.- "Signal d'alarme" -"Les chiffres en hausse ne signifient pas nécessairement que la situation est très sévère aujourd'hui mais ils représentent un signal d'alarme pour intervenir et éviter une aggravation", a nuancé Mme Jacobs.De son côté l'épidémiologiste Yves Coppieters a appelé à concentrer les efforts pour contenir le virus là où il circule le plus. Notamment à Anderlecht, Schaerbeek et Bruxelles-ville d'après les données officielles.Le masque imposé dans la rue dans toute l'agglomération "c'est plutôt un aveu d'échec, c'est comme si on était déjà en train de perdre le fil des transmissions des clusters (foyers). Il faut agir plus localement", a dit à la chaîne RTBF ce professeur de santé publique à l'Université libre de Bruxelles.Le port d'une protection couvrant le nez et la bouche pour toute personne âgée d'au moins douze ans était déjà obligatoire en Belgique dans la plupart des lieux publics clos depuis le 11 juillet (cinémas, bibliothèques, etc...).Il s'est aussi généralisé dans certaines zones commerçantes très fréquentées et est devenu un réflexe pour de nombreux Bruxellois.Elizer Rivera juge "raisonnable" la mesure de précaution annoncée mercredi. "Au travail j'ai déjà l'habitude de porter le masque, ce n'est pas un problème pour moi", souligne-t-il.L'obligation à Bruxelles concerne désormais "les lieux publics" et "les lieux privés accessibles au public", selon le gouvernement régional, qui a évoqué des exceptions pour certaines situations: "lors de la pratique d'un sport" ou pour "un travail physique intensif sur la voie publique".La Belgique, pays d'environ 11,5 millions d'habitants, recensait mercredi 75.008 cas de contamination au Covid-19 et 9.885 morts, soit l'un des plus forts taux de mortalité au monde.Mais dans ce comptage des morts, à l'hôpital et en maisons de retraite, les autorités belges ont inclus les décès suspectés d'être liés au virus sans que cela ait pu être systématiquement prouvé par un test.
L'alerte a été donnée par un chauffeur routier. Selon France Bleu Mayenne, l'homme aurait aperçu un lion alors qu'il se trouvait à hauteur de Saint-Jean-sur-Erve (Mayenne).
Il était environ 09h30. "J'ai vu une espèce de bestiole qui sautait par-dessus la rambarde. Après, il a traversé devant moi. Tout de suite, j'ai vu que c'était un lion. Je me suis dit : 'c'est pas possible !' Du coup, j'ai fait demi-tour un peu plus loin et je l'ai revu gambader dans le champ de droite", raconte-t-il à la radio. Le chauffeur a immédiatement prévenu la brigade de gendarmerie de Vaiges, poursuit la radio locale. Surpris, les gendarmes lui demandent s'il ne confond pas avec un gros chat. Mais le camionneur est formel : "Ah, non, non ! C'était bien un fauve ! Il avait la tête d'un lion et la démarche d'un lion, ça se voyait bien au niveau de ses omoplates. Mais il n'avait pas de crinière, je pense qu'il était jeune. Il faisait environ un mètre de haut. Moi, je viens d'une famille de chasseurs, je connais bien le gibier : c'était ni une biche, ni un lynx, ni un chat !", affirme le chauffeur routier. La gendarmerie a pris sa déposition et déclenché une opération de recherche qui a mobilisé une quinzaine de gendarmes et une équipe cynophile, rapporte France Bleu Mayenne. Mais aucune trace du fauve. Même le chien Gibbs n'a rien flairé. "C'est un chien qui est dressé pour retrouver des personnes disparues... Mais pas des lions !", commente le maître-chien du peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie de Laval. Cirques, propriétaires de fauves du secteur... les vérifications n'ont rien donné. Trois heures après son signalement, aucune trace du fauve. La gendarmerie a donc fini par lever le dispositif de recherches. France Bleu conseille de contacter la brigade de gendarmerie la plus proche si un animal suspect est aperçu dans le secteur.
La sonde chinoise qui a aluni en 2019 a permis de répondre à une question laissée de côté par les missions Apollo: le niveau exact de rayonnements sur la Lune, une donnée essentielle alors que la Nasa veut y envoyer cette décennie des astronautes pendant des périodes prolongées.
Une équipe de chercheurs chinois et allemands a publié vendredi dans la revue Science Advances les résultats de l'expérience menée par l'alunisseur Chang'e-4, et qui a enregistré chaque jour les rayonnements reçus à la surface. Résultat: leur niveau est 2,6 fois supérieur à celui reçu par les habitants de la Station spatiale internationale (ISS)."Le rayonnement sur la Lune est entre deux et trois plus fort que sur l'ISS", dit à l'AFP Robert Wimmer-Schweingruber, astrophysicien à l'université de Kiel et coauteur de l'étude. "Cela limite la durée de séjour sur la Lune à environ deux mois", dit-il de façon conservatrice, en précisant que cela prenait en compte la semaine de voyage entre la Terre et la Lune et le retour.Les rayons, cosmiques et solaires, peuvent causer à certaines doses des dommages à long terme allant du cancer à la cataracte et aux maladies neurodégénératives.La mesure se fait avec l'unité sievert, qui quantifie le rayonnement absorbé par les tissus humains.Sur la Lune, le rayonnement est de 1,369 microsievert par jour, soit 2,6 fois la dose quotidienne à bord de l'ISS, où les équipages restent en général six mois mais où quelques uns sont restés un an ou plus. Le rayonnement est moindre à l'intérieur de la station car celle-ci est partiellement protégée des rayons cosmiques par la magnétosphère de la Terre.Sur Terre, nous sommes encore plus protégés par l'atmosphère, mais cette protection s'amoindrit avec l'altitude."Le niveau de rayonnements mesuré sur la Lune est environ 200 fois supérieur à celui observé sur le sol terrestre, et 5 à 10 fois supérieur à celui d'un vol entre New York et Francfort", ajoute Robert Wimmer-Schweingruber.La Nasa veut retourner sur la Lune en 2024 pour la première fois depuis 1972, et construire ensuite une infrastructure pour y envoyer régulièrement des astronautes, comme une répétition générale à l'envoi du premier humain sur Mars.Pour une période plus longue que deux mois sur la Lune, le professeur Wimmer-Schweingruber suggère de construire des habitats protégés des rayonnements par un revêtement de 80 centimètres d'épaisseur de sol lunaire.
Le sud de la France reçoit des trombes d'eau : on attend jusqu'à 200 mm de précipitations localement.
Sept départements du sud de la France étaient encore en vigilance aux orages et aux pluies-inondations, a indiqué Météo France dans son bulletin de mercredi 10 octobre après-midi. Si l'alerte a été levée en Aveyron, les Alpes-Maritimes ont rejoint les Bouches-du-Rhône, la Corse-du-Sud, la Haute-Corse, le Gard, l'Hérault et le Var. Cet épisode pluvio-orageux intense nécessite un "suivi particulier eu égard les cumuls de pluie attendus". La fin de l'événement est prévue au plus tôt jeudi à 12h00."L'axe pluvio-instable poursuit son décalage en Méditerranée d'une part en direction de la Provence, vers les Cévennes d'autre part", indique Météo FranceDes cumuls de précipitations importants ont été relevés, notamment de 50 à 80 mm en moins de 3 heures sur le Minervois, ou encore 110 mm à Sauveterre dans le Tarn, 102 mm à Lézignan-Corbières et 83 mm à Leucate dans l'Aude. Il est tombé 128 mm en 24 heures à Sauveterre.Mardi, les fortes pluies ont essentiellement touché la partie sud et est des départements du Tarn et de l'Aveyron, notamment sur le relief. Elles sont associées à un vent d'autan assez fort de 60 à 80 km/h, atteignant passagèrement 80 à 100 km/h sur le relief sud du Tarn et de l'Aveyron mercredi matin. Les averses orageuses touchent également l'Aude, le Sud-Ouest de l'Hérault, et plus localement sur les Pyrénées-Orientales. Ces averses restent assez fortes et peuvent donner 20 à 40 mm de pluies en peu de temps. Depuis mardi soir, une nouvelle vague orageuse plus active aborde les Pyrénées et s'étend à l'ensemble des Pyrénées-Orientales puis à l'Aude en cours de nuit et gagne ensuite l'Hérault mercredi matin.L'épisode se poursuivra jeudi sur le Languedoc, selon Météo France. L'organisme souligne que les orages sont accompagnés d'une forte activité électrique, de chutes de grêle et de fortes rafales de vent.
Le trafic a repris dimanche entre la France et l'Espagne qui a rouvert sa frontière en mettant fin à l'état d'alerte et à un confinement de près de 100 jours pour enrayer l'épidémie de coronavirus.
Et les Espagnols eux-mêmes ont pu quitter leur région pour retrouver des proches ou des amis qu'ils n'avaient plus vus depuis le 14 mars. Le gouvernement avait alors décrété l'état d'alerte pour coordonner la lutte contre le virus qui a fait à ce jour 28.322 morts dans un des pays les plus frappés par la pandémie.Au poste frontière du Perthus, entre la région française d'Occitanie et la Catalogne espagnole, passait une voiture toutes les 2 ou 3 minutes à 09H20 (07H30 GMT) du matin, a constaté l'AFP-TV sur place. Les passages vers la France étaient plus fréquents que vers l'Espagne.Les voitures ne s'arrêtaient pas, la frontière étant ouverte depuis minuit samedi.Les ressortissants de l'Union européenne et des autres pays membres de l'espace Schengen peuvent désormais entrer librement en Espagne et ne sont plus tenus d'observer un quarantaine de 14 jours.Le Portugal, relativement épargné par le nouveau coronavirus, a préféré attendre le 1er juillet pour ouvrir sa frontière terrestre avec l'Espagne.A la garde d'Atocha, la principale de Madrid, Laura García, une physiothérapeute de 23 ans, masquée et valise à la main, prenait le train pour retrouver son fiancé."Je vais à Barcelone où il vit. Ca fait longtemps que je ne l'ai pas vu, évidemment, ça fait trois mois, ça fait cent jours. J'ai acheté le premier billet, à la première heure, pour arriver le plus tôt possible", a-t-elle expliqué à l'AFP. L'Espagne est entrée dans ce qu'elle appelle "la nouvelle normalité" avec de nouvelles règles pour éviter un regain de contagion.Tous doivent continuer à porter un masque dans les endroits fermés et à l'air libre quand il n'est pas possible de maintenir une distance de sécurité de 1,5 m avec les autres. Et l'accès aux salles de spectacles, aux piscines et aux plages, aux hôtels et aux restaurants reste limité à un pourcentage de la capacité d'accueil qui varie selon les régions.Quelque 600 agents du ministère de la Santé doivent être déployés dans les aéroports pour contrôler les voyageurs arrivant de l'étranger, leur demander leur lieu de résidence et prendre leur température. Les cas suspects seront examinés par un médecin, a annoncé vendredi le ministre de la Santé Salvador Illa.Au 1er juillet, l'Espagne ouvrira ses frontières à toutes les nationalités, notamment pour tenter de sauver ce qui reste de la saison touristique. Le tourisme est le premier pilier de l'économie espagnole avec 12% de son PIB.
Le trafic sur la ligne B du RER en région parisienne reprendra normalement à partir de lundi, après quatre jours de travaux "intensifs" dans la foulée du déraillement d'un train près de la gare de Denfert-Rochereau, a annoncé dimanche la RATP.
"L'exploitation normale va pouvoir reprendre lundi matin sur l'ensemble de la ligne RER B", a-t-elle indiqué dans un communiqué.Deux voitures sorties partiellement de la voie ont fait l'objet d'une "opération de relevage exceptionnelle", a précisé la RATP, qui a également dû remplacer les rails et quatre aiguillages sur une zone longue de 150 mètres, et remettre en état les équipements de la voie (signalisation et caténaire)."Des travaux complémentaires seront réalisés en nuit dans les jours à venir", ajoute le communiqué.Plusieurs voitures d'un train ne transportant pas de voyageurs sont sorties de la voie mercredi vers 19H00, sans faire de blessé. Un accident "extrêmement rare", avait déclaré la RATP après de premières constatations.Une enquête a été lancée après l'incident pour en déterminer les causes exactes. Selon les premiers éléments, le train et l'appareil de voie avaient fait l'objet d'un entretien préventif récent. Depuis jeudi, la circulation n'était rétablie que partiellement, avec un RER toutes les 20 minutes entre Gare du Nord et Massy-Palaiseau, sans arrêt à Port-Royal ni Cité universitaire (mais avec un arrêt à Denfert-Rochereau).Très fréquentée, la ligne B du RER transporte habituellement environ un million de passagers par jour, mais l'impact de la crise sanitaire a réduit le trafic sur le réseau à 40%.Le RER B avait déraillé pour la dernière fois le 12 juin 2018. Plusieurs voitures d'une rame s'étaient couchées entre Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines) et Courcelle-sur-Yvette (Essonne), faisant sept blessés légers. L'accident avait été provoqué par un effondrement du ballast, fragilisé par plusieurs jours de fortes pluies.
VIDÉO. Plusieurs élus et cadres socialistes, dont le futur premier secrétaire Olivier Faure, ont été abondamment sifflés ce jeudi 22 mars lors de la manifestation des cheminots à Paris.
"PS/Medef, même combat", "Traîtres", "Vous n'avez pas honte de venir ici !", "La loi travail, c'est vous" : pendant plusieurs minutes, le futur premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a essuyé sifflets et quolibets en longeant, environné de journalistes, les groupes de manifestants."Ils réapprendront à nous connaître"Imperturbable, le président du groupe PS à l'Assemblée a continué de répondre aux questions des médias. "On paye beaucoup de choses, on paye une incompréhension, on paye le fait que, pour beaucoup, nous sommes une gauche qui serait une gauche molle, une gauche édulcorée, une gauche qui aurait perdu le sens de ses propres valeurs. Et donc il réapprendront à nous connaître, ils réapprendront à nous respecter aussi, comme nous les respectons", a-t-il expliqué. Le député de Seine-et-Marne a affirmé ne pas être surpris de cet accueil. "Nous savons d'où nous venons, nous avons fait 6% à l'élection présidentielle, donc personne ne peut imaginer un accueil avec un tapis rouge. Mais nous ne sommes pas venus chercher un tapis rouge, nous sommes venus dire au gouvernement que nous sommes, en dépit de l'accueil qui nous est accordé (...) prêts à manifester, parce que nous contestons sa façon de voir les choses sur le service public", a-t-il poursuivi."Nous continuerons à manifester, manif après manif""Ce n'est pas forcément agréable de venir et d'être sifflé. Mais malgré cela, nous serons là, malgré cela, nous continuerons à manifester, manif après manif, sur ce sujet-là, parce que nous considérons que notre place est dans ce mouvement-là et que nous avons nous-mêmes à faire entendre un message qui est un message commun avec beaucoup d'autres, même si certains ne le comprennent pas encore aujourd'hui. Mais comme dirait René Char 'à nous regarder, ils s'habitueront'", a-t-il conclu.Parmi les socialistes présents figuraient le président du groupe socialiste au Sénat Patrick Kanner, le coordinateur du PS Rachid Temal, les anciens candidats au poste de premier secrétaire Luc Carvounas et Emmanuel Maurel et l'ancien député Jean-Marc Germain. Olivier Faure deviendra officiellement premier secrétaire du PS le 7 avril, après avoir remporté haut la main le premier tour des élections la semaine dernière, le second finaliste Stéphane Le Foll jetant l'éponge.En déplacement à Lille dans la soirée, Olivier Faure est revenu sur l'épisode au cours d'une conférence de presse. "Quand François Mitterrand part sur le plateau du Larzac rencontrer ceux qui sont les zadistes de l'époque, il se fait siffler, il est conspué. (Mais) c'est par sa volonté, sa détermination, sa capacité à maintenir le lien avec tous ces courants nouveaux - pacifistes, féministes, radios libres, etc. -, c'est parce qu'il maintient le lien malgré tout qu'il y a le 10 mai (1981)", a-t-il souligné. "Je pense que nous avons notre place dans ce mouvement, et (...) nous nous y ferons respecter", a-t-il martelé.
"Rebâtir une souveraineté alimentaire sera le chantier d'une génération", estiment sept piliers du monde agricole français.
La pandémie comme révélateur de la fragilité de la France. Dans le secteur de la santé, mais aussi dans celui de l'alimentation. Surproductions, gaspillage, pénuries... la crise a mis à rude épreuve la chaîne alimentaire et montré une dépendance croissante de la France à certains produits importés. Alors, pour le monde d'après, l'ensemble du monde agricole se mobilise pour proposer des pistes pour "rebâtir une souveraineté alimentaire" pour le pays."L'histoire retiendra de la crise du Covid-19 qu'elle fut un révélateur de la grande fragilité de nos sociétés face à l'aléa sanitaire, à la difficulté de bâtir une réponse internationale forte et concertée, et à une mondialisation ayant conduit à déléguer à des tiers la production de certains biens, même lorsqu'ils étaient de première nécessité", indique une tribune commune publiée mercredi dans le quotidien L'Opinion."Rebâtir une souveraineté alimentaire sera le chantier d'une génération" affirment en s'y déclarant "prêts" la FNSEA, les Jeunes agriculteurs (JA), la Confédération nationale de la mutualité, la coopération et du crédit agricoles (CNMCCA), la Coopération agricole, la Fédération nationale du Crédit agricole (FNCA), Groupama assurances mutuelles, la Mutualité sociale agricole (MSA) et l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA). Les sept organisations proposent un "pacte de confiance" avec la société française pour développer la production alimentaire, tout en prenant en compte les objectifs climatiques et environnementaux. Elles citent Emmanuel Macron qui affirmait le 13 avril le besoin de "rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française". Et soulignent les "fragilités structurelles" qui "menacent notre indépendance alimentaire": depuis 20 ans, la production agricole "stagne" alors que la population a augmenté de 11% et que le nombre d'agriculteurs a baissé de près de 15% en 10 ans.Pendant le confinement, la France, pays exportateur de blé, a manqué de farine dans ses supermarchés à cause essentiellement de son manque de compétitivité industrielle et de problèmes logistiques, la fabrication des sachets ayant souvent lieu en Allemagne ou en Italie, plus compétitives. Parmi les freins à la compétitivité, la FNSEA cite la taille des exploitations agricoles, plus petites qu'en Allemagne, la fiscalité, et les distorsions de concurrence avec les pays voisins (différences de taux d'irrigation, de coût du travail, d'utilisation de produits phytosanitaires).Sous l'effet des aléas climatiques, les rendements des récoltes sont "de plus en plus incertains" alors que les importations de produits alimentaires "low cost" augmentent "plus vite que nos exportations", ajoute le texte. Les signataires jugent "indispensable" de "développer et, lorsque cela est nécessaire, relocaliser nos filières de production" en "investissant dans les outils de production et de transformation, mais aussi en assurant la transparence sur l'origine des produits".Tout en pariant sur la future politique agricole commune européenne pour mettre ces objectifs en musique, la FNSEA estime qu'il "faudra un volet agricole au moment du grand plan d'investissement du gouvernement", a dit sa présidente Christiane Lambert lors d'un point presse vidéo. "Nous devons répondre à toutes les attentes de relocalisation de la production, et pas seulement pour l'alimentation haut de gamme", a insisté pour sa part le président de l'APCA, Sebastien Windsor au cours d'un entretien téléphonique.Exemple cité par la FNSEA, la faiblesse en France sur les produits "d'entrée de gamme" comme le vin. "Il faut être capable de produire toutes les gammes, sinon on se fait tailler des croupières par des produits étrangers, car 28 à 32% des Français ont du mal à boucler leur budget notamment alimentaire en fin de mois", a souligné Mme Lambert. "En fruits et légumes, notre taux de dépendance aux importations est de 46% ! Il va falloir investir dans des plantations, des serres et des vergers ainsi que dans des outils de transformation", a dit M. Windsor, "car on en manque".Dans l'immédiat, face à la mise à l'arrêt de commerces, restaurants, cantines, les chambres d'agriculture et la FNSEA citent une douzaine de secteurs agricoles en grande difficulté qui ont besoin de soutien immédiat. Les fleurs et plantes, le tourisme à la ferme, l'élevage équin, la viticulture et cidrerie, les fromages AOP, le lin, les filières veau, canards, pigeons, sucre (ethanol), et celle des pommes de terre. Cette dernière est très affectée par la fermeture des fast-food, qui a laminé la consommation de frites dans le pays.
Si leur participation est en léger repli, les conducteurs restent massivement mobilisés.
Le taux de grévistes est légèrement remonté à la SNCF jeudi matin, à 17,3%, selon les chiffres publiés par la direction. C'est un petit peu plus que mercredi, et les conducteurs et contrôleurs restent particulièrement mobilisés.Mercredi, le taux de grévistes était de 15,5%, d'après le décompte des présents et absents devant travailler dans chacun des 400 établissements ou unités de la France entière réalisé par la direction. Parmi les personnels indispensables à la circulation des trains, la participation est en léger repli chez les conducteurs (71,6% contre 73,5% mercredi) mais quasiment stable chez les contrôleurs (49,3% contre 49,9%) et aiguilleurs (20,5% contre 20,2%). Au premier jour de l'appel à la grève interprofessionnelle, jeudi 5 décembre, plus d'un cheminot sur deux (55,6%) avait fait grève, dont 85,7% des conducteurs et 73,3% des contrôleurs.Le Premier ministre a dévoilé mercredi le contenu détaillé de la réforme des retraites, confirmant l'instauration d'un "âge d'équilibre" à 64 ans et la disparition des régimes spéciaux. Pour les fonctionnaires et les agents des régimes spéciaux dont l'âge légal de départ est de 52 ans, en particulier les conducteurs de la SNCF et de la RATP, la réforme s'appliquera à partir de la génération 1985.Il n'y aura "pas de trêve pour Noël sauf si le gouvernement revient à la raison" en retirant son projet, a prévenu Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminots (premier syndicat de la SNCF). Côté trafic, la situation était presque inchangée par rapport à mercredi: un train à grande vitesse (TGV) sur 4, un train de banlieue en région parisienne sur 4. Une majorité de lignes de métro parisien étaient fermées et la circulation routière restait très perturbée en Ile-de-France.
En raison de la grève des contrôleurs aériens mardi, la Direction générale de l'aviation civile a demandé aux compagnies aériennes de réduire leur programme de vols au départ et à l'arrivée des aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Bordeaux, Lyon, Marseille et Toulouse.
Le trafic aérien sera de nouveau perturbé mardi 10 décembre. "Dans le cadre d'une grève des contrôleurs aériens français le 10 décembre 2019, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a demandé à toutes les compagnies aériennes opérant sur le territoire français de réduire à nouveau leur programme de vols de 20% pour la journée du 10 décembre 2019, au départ et à l'arrivée des aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Bordeaux, Lyon, Marseille et Toulouse", a indiqué Air France dans un communiqué publié lundi. "Air France prévoit d'assurer 100% de ses vols long-courrier, près de 90% de ses vols moyen-courrier et près de 75% de ses vols domestiques" mardi, a indiqué un porte-parole de la société, sans préciser le nombre de vols concernés. "Les réductions du programme de vols ne sont que le résultat de la demande de la DGAC", a poursuivi le porte-parole de la première compagnie française. Transavia va pour sa part annuler un aller-retour Paris-Marrakech prévu mardi, a indiqué un porte-parole de la compagnie à bas coûts, également membre du groupe Air France-KLM. Sollicitées par l'AFP, la britannique EasyJet et l'irlandaise Ryanair n'étaient pas joignables. Ces quatre compagnies avaient été contraintes d'annuler des vols de leur programme la semaine passée en raison de la mobilisation massive contre la réforme des retraites. Jeudi, Air France avait supprimé 30% de ses vols intérieurs et 15% de ses vols moyen-courrier tandis qu'Easyjet avait annulé 233 vols intérieurs et moyen-courrier.L'Usac-CGT, deuxième syndicat chez les contrôleurs aériens et premier à la DGAC tous personnels confondus, et FO (troisième syndicat de la DGAC), ont appelé à faire grève mardi dans le cadre de la mobilisation prévue par l'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU et quatre organisations de jeunesse contre la réforme des retraites."La DGAC mettra en place les dispositions du service minimum dans les centres de la navigation aérienne et sur certains aéroports, où les dispositions législatives et réglementaires le permettent", ce qui "permettra également de limiter les perturbations du trafic", a indiqué l'autorité de l'aviation civile dans un communiqué.
Des baisses de production dans les centrales hydroélectriques et dans certains sites nucléaires pourraient avoir lieu, jeudi, pour protester contre le projet de réorganisation
.L'ensemble des syndicats d'EDF appellent à la grève jeudi 19 septembre pour protester contre le projet "Hercule" de scission des activités commerciales et de production. Un rassemblement était prévu à Paris à 14h30 devant le ministère de la Transition écologique. CGT, CFDT, FO et CGC-CFE appellent à une grève "massive" et à des "baisses de production". Elles ne devraient toutefois pas se traduire par des coupures de courant. Les syndicats devaient être reçus par la ministre Élisabeth Borne à 17h00. Ils lui demandent de renoncer "à toute désintégration-privatisation". Le projet, présenté en juin dans ses grandes lignes et qui doit être finalisé d'ici la fin de l'année, prévoit d'un côté un "EDF bleu" comprenant le nucléaire, les barrages hydroélectriques et le transport de l'électricité et de l'autre un "EDF vert" avec Enedis, EDF Renouvelables, Dalkia, la direction du commerce, les activités d'outre-mer et de la Corse.Outil "formidable" pour la transitionL'entité bleue serait détenue à 100% par l'État, tandis que la verte, "qui regroupe toutes les activités qui ont des revenus garantis, soit les plus juteuses" selon les syndicats, serait introduite en bourse à hauteur de 35%.Pour certains cela revient à "privatis(er) les gains et nationalis(er) les pertes", comme l'estimait Hervé Desbrosses (CFE-CGC) le 11 septembre. "L'État français se prive d'un outil formidable pour mener la transition énergétique", souligne pour la CFDT Vincent Rodet, dénonçant "l'obstination têtue du président de la République qui avait déjà ce projet lorsqu'il était au ministère de l'Économie en 2016". Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a assuré mardi qu'"aucune décision" n'avait été prise, tout en assurant que "l'intégrité" du groupe serait garantie. De son côté, la direction d'EDF met en avant les besoins d'investissement dans le nucléaire et les renouvelables et le poids d'une dette de 33 milliards.
Plusieurs manifestants ont été blessées par des tirs de flash-ball et de grenades lacrymogènes.
L'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, a été saisie par la justice de 48 affaires de violences policières présumées lors de manifestations des "gilets jaunes" et des lycéens, a indiqué vendredi le ministère de l'Intérieur.Plusieurs de ces affaires avaient trouvé un large écho sur les réseaux sociaux, notamment la vidéo d'un homme en train de se faire rouer de coups par des policiers à Paris le 1er décembre ou celle des lycéens de Mantes-La-Jolie, filmés le 6 décembre mains entravées ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, après leur interpellation.D'autres enquêtes concernent des manifestants blessés après des tirs de lanceurs de balle de défense (LBD), notamment un "gilet jaune" à Toulouse ou un lycéen à Orléans.Un millier blessés du côté des forces de l'ordre"Il n'y a pas eu de recensement spécifique des affaires liées à l'usage du LBD", précise le ministère, qui vient de lancer un appel d'offre pour acquérir de nouveaux exemplaires de cette arme, dont l'usage est décrié. Depuis le début du mouvement le 17 novembre, dix "gilets jaunes" sont décédés et plus de 1.500 ont été blessés, dont une cinquantaine gravement, selon des sources policières. Les forces de police et de gendarmerie, qui ont procédé à plus de 5.500 interpellations et plus de 5.000 gardes à vue, déplorent de leur côté plus de 1.000 blessés.Selon plusieurs représentants de ce mouvement très divers, de nouvelles manifestations auront lieu samedi 29 décembre, pour le septième week-end consécutif, à Paris, Lyon, Nantes, Toulouse ou encore à Bordeaux.Un nouveau rassemblement des "gilets jaunes" est ensuite attendu la nuit de la Saint-Sylvestre, notamment à Paris sur les Champs-Elysées.
Les opérations ont repris ce mardi matin à 7h pour tenter de retrouver un petit garçon de 2 ans tombé dimanche dans un puits de plus de 100 mètres de profondeur près de Malaga.
Depuis dimanche 13 janvier, une centaine de secouristes sont mobilisés pour l'opération de sauvetage de Yulen. Ce petit garçon de 2 ans est tombé dimanche en début d'après-midi dans un puits non signalé d'une largeur de 25 cm et d'une profondeur de plus de 100 mètres pendant qu'il jouait à proximité de l'endroit où ses parents déjeunaient en montagne à Totalán, dans la province de Malaga, en Andalousie. "Les secours sont à pied d'œuvre pour accéder au fond du puits où est tombé un petit garçon de deux ans dimanche en début d'après-midi à Totalán, dans la province de Malaga (sud, ndlr). (...) Nous n'avons pas de nouvelles pour le moment", ont informé lundi sur Twitter les services de secours d'Andalousie Les opérations de sauvetage ont repris vers 7h ce mardi matin, ont indiqué les services de secours. Jusqu'ici, seul un sachet de bonbons que tenait le garçonnet a été retrouvé dans le puits, a souligné lundi Maria Gamez, la préfète de la province de Malaga, sur la chaîne de télévision Antena 3. Des recherches "compliquées" Les secouristes ont déjà tenté, sans succès, de localiser l'enfant en introduisant des caméras dans le puits. Elles ont été bloquées à 73 m de profondeur par un bloc de sable humide, probablement formé à cause d'un glissement de terrain, rapporte Le Parisien, qui cite le journal local Sur. Les recherches sont "très compliquées" en raison des caractéristiques du puits dont les parois ne sont pas stables. "C'est humide, froid, il n'est pas évident de poursuivre les recherches (...) Personne n'est préparé techniquement" pour effectuer un sauvetage "dans un espace si étroit", a-t-elle noté. Trois solutions sont avancées : creuser un puits parallèle, élargir le trou actuel en extrayant de la terre, ou creuser à l'horizontal la colline à une altitude inférieure de 100 m par rapport au lieu où a chuté l'enfant. Un nouveau drame pour la famille L'affaire est suivie de près par l'ensemble des médias espagnols et a généré de très nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, dont celle du chef du gouvernement, Pedro Sanchez, qui a déclaré sur Twitter partager "l'angoisse de la famille du garçon" et a appelé à garder "l'espoir d'un heureux dénouement". Il s'agit d'un nouveau drame pour cette famille qui a déjà perdu son autre fils dans un accident sur une plage il y a deux ans, rapporte El País.
Le policier percuté volontairement par un fourgon dans la nuit de vendredi à samedi à Bron, près de Lyon, est décédé lundi après-midi des suites de ses blessures.
L'enquête sur la mort du policier fauché volontairement à Bron, près de Lyon (Rhône), avance. Un mineur a été interpellé mercredi 15 janvier et placé en garde à vue, a indiqué ce jeudi le parquet de Lyon à l'AFP, confirmant une information du Progrès. "Les investigations se poursuivent activement afin de déterminer son implication et son rôle exact lors de la commission des faits", ajoute-t-on.Franck L., policier de 45 ans, affecté au Groupe d'appui opérationnel (GAO) à la Sûreté départementale du Rhône, a succombé lundi après-midi à ses blessures. Le fonctionnaire de police avait été volontairement fauché par le conducteur d'un fourgon au cours d'une intervention dans la nuit de vendredi à samedi à Bron visant à interpeller des individus suspectés d'être impliqués dans une affaire de vols aggravés en bande organisée. Une information judiciaire pour "homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique et vol suivi de violences ayant entraîné la mort" a été ouverte lundi. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Lyon.Un hommage national est prévu vendredi à Lyon en présence du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. À Lyon, plus d'une centaine de policiers se sont rassemblés en silence pendant un quart d'heure mardi devant les bâtiments de la Sûreté départementale pour lui rendre hommage.
Le suspect assure ne plus se rappeler des événements et présenterait un profil schizophrène.
Le client d'un bar de Brest, dans le Finistère, a porté plusieurs coups de couteau dans la nuit de vendredi à samedi à un vigile qui lui demandait de porter un masque, rapporte France Bleu samedi 15 août.Les faits se sont déroulés dans le centre-ville de Brest, un peu avant minuit, quand un client se présente sans masque dans un bar. Alors que l'agent de sécurité lui demande de se masquer, l'homme de 43 ans refuse et insiste pour entrer dans l'établissement, avant de se faire refouler. Il revient alors 30 minutes plus tard et porte un coup de couteau à l'œil du vigile. Il porte encore deux coups à sa victime, qui s'est effondrée au sol, avant que des clients du bar n'interviennent. Une patrouille de police interpelle le suspect. Quant à la victime, elle est transférée à l'hôpital dans un état grave, où elle a été opérée d'urgence samedi matin. Son pronostic vital n'est plus engagé. window.pvp_f0895a512c54a3b1721b0b0c57ca0e5f = new Pvp('dmpublic', {idDM: "x7vlpoq", mediaType: "dm-public"}, { 'sequenceUrl': "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfoEdito/extId/x7vlpoq/adCategory/embed", 'domNode': "pvpContainer_f0895a512c54a3b1721b0b0c57ca0e5f", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false
Une reprise "pas sereine pour les familles": à l'approche d'une rentrée des classes encore lourde d'incertitudes sanitaires, la Confédération syndicale des familles (CSF) a alerté mardi sur l'augmentation des dépenses de rentrée scolaire, évaluée à 6,2% par rapport à 2019.
Cette évolution ne prend pas en compte les dépenses pour des produits sanitaires, comme les gels hydroalcooliques ou les masques. Or cela représente "un coût important" alors que, "pour le moment, nous n'avons pas de propositions permettant de dire que l'Etat a envie de prendre en compte ce coût supplémentaire", a tancé Aminata Koné, secrétaire générale de l'association, évoquant une "reprise qui n'est pas sereine pour les familles".Selon la CSF, l'augmentation du coût de la rentée 2020 peut s'expliquer notamment par l'envie de "vouloir effacer le mauvais souvenir du confinement" en faisant plaisir aux enfants avec des fournitures un peu plus onéreuses, par l'augmentation exceptionnelle de l'allocation de rentrée scolaire de 100 euros qui "a peut-être incité les familles à être moins regardantes sur les prix", par l'envie de privilégier des produits provenant de France, ou encore par l'anticipation de "besoins éventuels" en cas de reconfinement.Car l'incertitude quant à la situation sanitaire pèse sur les dépenses. "Il y a des points d'interrogation des deux côtés, les professeurs aussi se posent des questions", pointe Johan Jousseaume, secrétaire confédéral du secteur Education de la CSF. "Pendant le confinement, il a parfois été relativement difficile d'être en contact avec les familles, il y a une adaptation nécessaire qui se traduit par des coûts à la rentrée beaucoup plus importants"."La crise sanitaire a révélé des situations compliquées", renchérit Aminata Koné, "le numérique doit entrer dans l'équipement de chaque enfant et l'Etat doit y contribuer, que ce soit pour l'équipement, les abonnements, ou encore l'encre pour les imprimantes par exemple. Les familles ont subi et subissent encore les contrecoups de cette crise sanitaire." Chaque année, la CSF s'appuie sur son réseau d'antennes locales pour interroger des familles partout en France sur le coût de la scolarité de leurs enfants. Cette année, 243 familles ont répondu à des questionnaires détaillés. Or parmi les familles répondantes qui ont déclaré avoir un emploi, 38,5% d'entre elles "ont subi une perte de salaire allant de 100 à 400 euros", et près de la moitié "ont déclaré avoir manqué d'argent pour des produits de première nécessité".
Les policiers souhaitant rester sur un poste de secrétariat ne pourront cependant pas en profiter.
Ils menaçaient d'actions pour protester contre la réforme des retraites, ils ont été entendus. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a confirmé samedi 14 décembre aux syndicats que les policiers garderont leur régime dérogatoire de retraite."Dès lors qu'ils occupent des fonctions régaliennes de protection de la population" et "compte tenu des dangers auxquels ils sont exposés", les policiers continueront à "bénéficier des dérogations à l'âge de départ à la retraite", a écrit le ministre. "Les policiers comme les gendarmes, sont confrontés à la dangerosité pas seulement au moment de l'action", selon Beauvau. "La fonction même de policier les exposent au risque", ajoute-t-on. Les syndicats étaient monté au créneau depuis plusieurs jours, craignant que ces avantages ne soient réservés aux seuls fonctionnaires directement exposés à des risques, excluant ceux qui occupent par exemple des fonctions administratives. Ils avaient déjà été rassurés jeudi lors d'une réunion avec Christophe Castaner, le secrétaire d'État Laurent Nuñez et le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye. Ils avaient suspendu leur mouvement de protestation.Dans sa lettre, le ministre de l'Intérieur assure également aux syndicats que la bonification spéciale dite "du cinquième" ou "quinquennale", qui leur offre une annuité (quatre trimestres) de cotisation tous les cinq ans, sera "remplacée par une surcotisation du ministère de l'Intérieur".Le maintien du régime dérogatoire est cependant corrélé à la fonction de policier. "On va poursuivre le travail d'identification dans la police comme dans la gendarmerie des fonctions de substitution qui n'ont pas vocation a être occupées par un policier ou un gendarme", assure-t-on à Beauvau. Un policier, qui souhaiterait ainsi rester sur un poste de secrétariat, par exemple, ne pourra pas bénéficier du régime dérogatoire. Les syndicats seront également "associés au groupe de travail" chargé de proposer une "cartographie des postes à substituer".Depuis une semaine, les organisations syndicales avaient appelé à de nombreuses actions pour protester contre le projet de réforme des retraites susceptible de toucher les fonctionnaires de police.
Les manifestations qui agitent les Etats-Unis depuis la mort de George Floyd secouent aussi les rédactions de nombreux médias américains, forcés de s'interroger sur leur couverture de la question raciale et, parfois, leur manque de diversité.
Il y a quelques jours, une tribune qui suggérait de mobiliser l'armée pour gérer les manifestations a déclenché une tempête dans les rangs du New York Times, jusqu'à pousser le responsable de la rubrique Opinion à démissionner.Au Philadelphia Inquirer, il a suffi d'un titre ("Buildings Matter, too" - "les bâtiments comptent aussi"), comparant les dégâts matériels lors des manifestations aux Afro-Américains tués par la police, pour qu'une partie de la rédaction, là aussi, se soulève."La lutte qu'on voit dans les rues s'invite dans les rédactions américaines, parce que des journalistes sont outrés par la couverture ou parce qu'on les empêche de couvrir ces sujets du fait de leurs origines ethniques", résume Martin Reynolds, co-directeur du Maynard Institute, institut qui promeut la diversité dans les médias.Une journaliste noire du Pittsburgh Post-Gazette a ainsi affirmé avoir été écartée du suivi des manifestations après un tweet provocateur.Des dizaines de collègues ont pris sa défense, mais le rédacteur en chef, Keith Burris, a justifié sa décision au nom du respect de l'objectivité."Il y a énormément de réticences à accepter que les journalistes non-blancs ne sont pas biaisés", considère Akela Lacy, journaliste métisse, du site d'information en ligne The Intercept. "C'est pénible de voir qu'on donne systématiquement le bénéfice du doute à ceux qui ont défini les règles", c'est-à-dire les Blancs."Personne n'est objectif", peu importe sa couleur de peau, estime Martin Reynolds, pour qui l'objectivité est une "illusion". "Mais tout le monde peut être honnête, surtout si vous êtes conscients de vos biais.""Un journaliste peut tout couvrir (...) s'il est formé", dit-il, appelant à davantage de réflexion et de pédagogie interne dans les médias sur le traitement des questions raciales aux Etats-Unis.- "Tout mettre sur la table" -Les tensions internes que connaissent de nombreux médias et l'atmosphère générale aux Etats-Unis depuis le début des manifestations rendent difficile le dialogue, reconnaît Akela Lacy, qui dit être la seule journaliste de couleur dans sa rédaction."Il y a une vraie peur de dire une bêtise, ou de céder à la foule qui exige une prise de conscience", dit-elle, mais "il faut tout mettre sur la table. Il n'y pas de question idiote."Le débat renvoie au manque de diversité dans les rédactions, à 77% blanches selon une étude du Pew Research Center publiée fin 2018, alors que la proportion est de 65% dans l'ensemble de la population active.Ancien rédacteur en chef du quotidien national américain, USA Today, Ken Paulson y voit une régression, après des progrès durant les années 80 et 90.Propriétaire de USA Today, le groupe Gannett avait alors notamment lié la rémunération de ses cadres à la diversité de leurs équipes mais aussi à la représentation des minorités dans les pages du journal, se souvient-il.Mais la crise que traverse la presse depuis plus de dix ans et les suppressions d'emplois massives ont rogné sur la diversité, dit-il.Aujourd'hui directeur du centre pour la liberté d'expression à l'université Middle Tennessee State, Ken Paulson ne s'inquiète pas tant de la couverture des "dominantes", comme le coronavirus ou les manifestations, qu'il juge "très bonne"."Le défi, c'est de raconter les petites histoires, qui décrivent ce qui se passe vraiment" dans la société américaine, dit-il. "Les journalistes et la diversité sont alors essentiels".Aux problèmes de représentation et de diversité s'ajoute celui de la toute-puissance de l'image et des chaînes d'informations, souvent accusées de nuire à la complexité des questions raciales.Les images de bâtiments incendiés et de casseurs, qui ont brièvement ponctué les manifestations, ont notamment tourné en boucle et "détourné une partie du débat pendant un temps", observe Martin Reynolds."Tout doit être visuel", regrette Ken Paulson. "Personne ne va envoyer une équipe filmer une audition sur les droits civiques. (La télévision) ne se prête pas à une réflexion approfondie, et c'est pourtant ce dont les Etats-Unis ont besoin aujourd'hui."
France Bleu Bouches-du-Rhône raconte l'incroyable guérison de Rose. Âgée de 108 ans, cette femme vivant à Aix-en-Provence a survécu à une contamination au Covid-19 et affiche une santé de fer.
Elle est l'une des doyennes du pays et sa santé ne semble pas en souffrir. France Bleu Bouches-du-Rhône revient sur le destin exceptionnel de Rose. Cette femme de 108 ans vit actuellement dans l'EHPAD du Centre Roger-Duquesne d'Aix-en-Provence. Comme beaucoup de membres de ce type d'établissement, elle a contracté le Covid-19. Après 35 jours, elle a fini par guérir de ce virus. « Un phénomène », s'exclame Michel, son fils. Au moment d'annoncer la triste nouvelle à la famille de la centenaire, les soignants ont été surpris face à l'optimisme des proches. « Quand le docteur m'a appelée en me disant quelle avait le virus, cela m'a choquée bien évidemment parce qu'il y avait des tas de morts. Mais elle, j'étais persuadée qu'elle s'en sortirait. Elle n'avait pas trop de fièvre, pas trop de symptômes. La seule chose, c'est qu'elle ne mangeait pas beaucoup, que le matin. Je la trouve amaigrie, ça c'est sûr, mais je la trouve pas mal, je la voyais plus mal », se remémore sa fille Liliane.« C'est une femme forte, une battante »C'est cette confiance indéfectible qui transpire de la famille de Rose. « Elle est dure comme de la pierre. C'est une femme forte, une battante », assure Michel à France Bleu Bouches-du-Rhône. Malgré son âge avancé et des difficultés à entendre, elle affiche un état de santé impressionnant. Seules quelques chutes, dont un poignet cassé en 2008, sont à signaler. « Actuellement, elle n'a pas de diabète, pas de cholestérol, une bonne tension, le cœur, ça va. (....) Elle est costaude comme tout. Elle n'est jamais malade, elle n'a jamais eu la grippe. Elle a juste attrapé le virus », énumère Liliane.Mais comment expliquer une telle santé de fer ? Outre les soins prodigués par le personnel de l'EHPAD, Rose dispose d'un secret, une potion qui lui donnerait une telle vitalité au fur et à mesure des années. « Si elle pouvait parler, elle vous dirait 'ce qui m'a sauvée, et si je suis en bonne santé, c'est grâce à la soupe de légumes de mon père'. Mon grand-père était agriculteur, il produisait ses fruits et légumes et c'est lui qui l'a élevée, avec son frère et sa sœur, après la mort de sa maman lorsqu'elle avait neuf ans », révèle sa fille. Désormais guérie, Rose réside toujours dans son EHPAD où elle est devenue la fierté de l'établissement.
L'association nationale de prévention en alcoologie et addictologie a dénoncé une décision "assez désastreuse en termes de santé publique".
Comment revitaliser les campagnes en y faisant revenir commerces et services de proximité ? Jeudi 20 février, le gouvernement s'est déplacé en nombre dans les Vosges pour promouvoir les premiers effets de son "agenda rural". Première mesure emblématique de ce plan : le développement d'un projet visant à créer ou reprendre 1.000 cafés en milieu rural, porté par le groupe d'économie sociale et solidaire SOS. Un verre de vin blanc en main, le Premier ministre Édouard Philippe a trinqué à la reprise du café-restaurant "Le P'tit campagnard" à Girancourt, un des 23 premiers sélectionnés dans le cadre de cette opération. L'établissement, tenu depuis 25 ans par "Dom et Doudou", était en vente depuis trois ans et risquait de disparaître dans cette petite commune à 15 minutes d'Epinal.Seconde mesure emblématique : le gouvernement s'est engagé à attribuer des licences IV gratuites et non transférables dans les communes de moins de 3.500 habitants n'en disposant pas. "Cela concerne potentiellement 10 à 15.000 licences", a fait valoir Matignon qui attend les premières remontées des préfectures pour évaluer le succès du dispositif.Alors que les campagnes se repeuplent, il faut trouver "des solutions concrètes, avec la volonté de réparer des situations qu'on a trop longtemps laissé se dégrader, de réparer des injustices, de réparer des territoires", a déclaré le Premier ministre. "Le mouvement des 'gilets jaunes' a traduit un sentiment d'abandon qui prouve pour beaucoup de nos concitoyens une peur du déclassement", a souligné le chef du gouvernement, avant d'admettre : "Ce sentiment, il faut l'avouer, il est bien souvent justifié.""En termes de santé publique, c'est un message assez désastreux", a réagi vendredi 21 février sur franceinfo Bernard Basset, président de l'association nationale de prévention en alcoologie et addictologie. "Ce que le Premier ministre dit, c'est : 'si vous manquez de tout dans les campagnes, il vous reste une seule chose, c'est de boire de l'alcool'", a-t-il regretté."Le Premier ministre se réfère aux années 1960 en disant qu'il y avait 200 000 bistrots. Mais il ne faut pas oublier qu'on buvait 26 litres d'alcool pur par habitant et par an. Aujourd'hui, on en boit moins de la moitié, et on a déjà un des taux de consommations les plus hauts au monde. Avec les conséquences que connaît en termes de mortalité et de handicap", rappelle le médecin qui fustige un gouvernement "qui n'affronte pas les conséquences sanitaires de l'alcool"."C'est aussi assez inapproprié parce qu'on va autoriser ou favoriser la consommation d'alcool dans des zones où la voiture est le seul moyen de déplacement", poursuit-il en soulignant que le chef du gouvernement a pourtant fait de la sécurité routière une priorité."Ce dont les villages ont besoin, c'est l'activité économique. De lieux de vie où les gens puissent faire leurs courses. On a vu que le mouvement des gilets jaunes était lié à l'absence ou à la présence de supérettes dans le village. C'est ça, le problème à résoudre", a plaidé Bernard Basset.
Un policier a tué quatre de ses collègues à la préfecture de police de Paris jeudi 3 octobre en début d'après-midi. Vendredi soir, Le Parisien a annoncé que le parquet antiterroriste avait été saisi notamment après avoir découvert des SMS de Mickaël H, l'assaillant présumé, qui laissent penser à un lien avec l'islam.
Les investigations continuent pour faire la lumière sur ce terrible drame. Le Parisien annonce que le parquet antiterroriste a officiellement saisi la section antiterroriste de la police judiciaire de Paris à la suite des derniers éléments récoltés. Les chefs d'accusation sont requalifiés en « assassinat et tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle » selon les informations de BFMTV. L'exploitation du téléphone de Mickaël H. a permis d'y voir plus clair sur sa personnalité. Déjà étudiée, la piste d'un lien avec l'islam prend de l'ampleur. Plusieurs sources concordantes de BFMTV affirment qu'il s'était converti en 2008. La divulgation des échanges avec sa femme confirmerait aussi son rapport avec cette religion. Après avoir acheté son couteau dont la lame mesurait 33 centimètres, il aurait prévenu sa compagne par SMS. « Seul Dieu te jugera », lui aurait-elle répondu selon Le Parisien. Le quotidien annonce qu'une des victimes de l'assaillant a été égorgée. De plus, cet homme aurait déjà fait l'objet d'un signalement par le passé après l'attentat contre les locaux de Charlie Hebdo en 2015. Des témoins auraient avoué à BFMTV l'avoir entendu légitimer cet acte terroriste. L'assaillant aurait "entendu des voix"Ses motivations sont encore floues, mais les raisons de son passage à l'acte se dessinent petit à petit. Mickaël H., l'assaillant présumé de la préfecture de Paris, aurait "entendu des voix" la nuit précédant les faits, rapporte BFM TV. C'est sa femme qui a révélé ces informations, alors interrogée en garde à vue. Selon elle, son mari aurait eu une "crise de démence". Un comportement "incohérent" qui aurait réveillé le couple en pleine nuit. BFM TV explique aussi que le couple était malentendant, rendant plus compliquée son audition. Un interprète a dû faire l'intermédiaire pour qu'elle puisse se faire comprendre en langage des signes.Un début d'explication peut-être ? Mickaël H., cet homme de 45 ans, est originaire de Martinique expliquait le Parisien. Il travaillait depuis 2003 en tant que spécialiste de la maintenance informatique au sein de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, qui se concentre notamment sur la lutte antiterroriste. Considéré comme un geek, l'homme se serait marié avec sa femme en 2014, selon le bulletin municipal. Ils vivent à Gonesse (Val-d'Oise), dans une résidence paisible qui a été perquisitionnée par la brigade criminelle et la BRI à 18h.Jeudi 3 octobre, cet agent administratif de la Direction du renseignement de la préfecture de police a assassiné quatre policiers à l'aide d'un couteau avec une lame en céramique pour éviter d'être repéré une fois sur place. L'assaillant a eu le temps de tuer quatre employés avant d'être abattu. "J'ai vu un homme avec un couteau à la main. Il courait après un policier. Ce dernier a fait les sommations, mais il ne s'est pas arrêté et il a tiré", confie une agent administratif. L'hypothèse de la légitime défense prend de plus en plus d'ampleur. "Le policier a fait trois sommations, mais l'assaillant ne s'est pas arrêté. [...] Il a tiré deux coups de feu et j'ai vu l'homme tomber.""Il ne s'est jamais montré violent"Interrogés par le Parisien, ses collègues décrivent un homme au comportement parfois solitaire. « Il était très fermé, comme un geek peut l'être. Il fallait se placer devant lui et articuler pour qu'il comprenne. En revanche, il s'exprimait comme vous et moi », souligne l'un d'entre eux. Personne n'aurait pu prévoir qu'il commette un tel crime. « Tout le monde est surpris. C'est un homme sans histoire, il ne s'est jamais montré violent », avoue une fonctionnaire de la préfecture ayant croisé Mickaël H. avant qu'il ne passe à l'acte.Il reste désormais à établir son réel lien avec l'islam. Si certaines sources du Parisien affirment qu'il s'est récemment converti, un proche du dossier confie qu'une vérification est en cours. Interrogés, ses voisins n'ont pas remarqué de changements liés à la religion. « Lui allait le soir à la mosquée, mais disait bonjour aux hommes et aux femmes sans distinction », décrit un de ses voisins. La cousine de l'assaillant évoque un « mariage pas du tout religieux, simplement une fête dans une bonne ambiance avec un vrai mélange. »Des policiers sous le chocUn tel drame dans une enceinte aussi surveillée qu'une préfecture de police a suscité de nombreuses interrogations auprès des personnes présentes. « Tout le monde se demandait comment l'assaillant avait pu arriver jusque-là armé », confie Emery, un interprète n'ayant pas assisté à la scène mais qui a entendu le coup de feu, au Parisien. « Autour de moi il n'y avait que des policiers, ils ont immédiatement tous dégainé leur arme. Ce n'est pas l'endroit où on imagine que ça puisse se produire. » Ce quadragénaire a été évacué après une demi-heure.Une enquête a été ouverte pour homicides volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique et tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique. Elle va notamment tenter de lever le voile sur les réelles motivations de l'assaillant. Pour l'instant, aucun mobile n'a été découvert. A la préfecture de police, Emery a croisé le préfet et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qu'il a décrit comme « extrêmement pâle ». « J'ai vu des policières en pleurs. Je me suis dit que ça devait être grave. Ils étaient en panique, ça courait partout. Beaucoup de personnes étaient en pleurs », raconte-t-il.
Tom, un enfant de 10 ans atteint de troubles autistiques, a reçu la visite de gendarmes pour son anniversaire. La vidéo, tournée par les forces de l'ordre pour l'événement et repérée par France 3, fait un carton.
En cette période si spéciale, ceux qui sont obligés de fêter leur anniversaire en confinement ne sont pas près de l'oublier. Et c'est encore plus valable pour le jeune Tom, qui vient de fêter ses dix ans. Fan de gendarmes, cet enfant, atteint de trouble autistique, a eu la belle surprise de recevoir la visite de la brigade d'Hallennes-les-Haubourdin, près de Lille, dans le Nord. Cette dernière a répondu à l'appel lancé par les parents de Tom sur les réseaux sociaux, rapporte France 3 Hauts-de-France. "Nombreux sont ceux qui ont dû fêter leur anniversaire en comité restreint voire seul pendant le confinement. Sollicités par des abonnés, concernant Tom et l'importance qu'il voue à son anniversaire, nous avons voulu faire en sorte que ses 10 ans restent un jour de fête malgré tout", raconte les gendarmes en légende d'une vidéo repérée par France 3. "Merci aux collègues qui ont donné une heure de temps à l'issue de leur journée de travail pour faire de l'anniversaire de Tom un moment inoubliable."Une mise en scène soignéeJeudi 9 avril, ils se sont donc rendus au domicile de Tom. L'enfant ne se doutait de rien et a été interpellé par les sirènes, que les gendarmes avaient pris soin d'activer au moment d'arriver sur place. À sa sortie, l'enfant a découvert les yeux écarquillés les camionnettes bleues. Après un "joyeux anniversaire" entonné en coeur par les militaires, Tom a même eu droit à des cadeaux, donnés en main propre par une gendarme. Celle-ci avait toutefois bien pris soin de porter un masque et des gants. Sur internet, la vidéo fait un carton. D'autant plus que les héros de Tom ont soigné la mise en scène. D'après France 3, la famille a reçu de nombreux messages bienveillants et de "merci" à destination des forces de l'ordre. À coup sûr l'une des plus belles histoires de ce confinement.
Les malfaiteurs ont surtout emporté du café, du chocolat et des produits d'hygiène et d'entretien.
Ils n'ont pas seulement dérobé près d'une tonne de marchandise : les malfaiteurs ont également saccagé, mercredi, un local des Restos du Coeur situé dans une cité de Toulon, a-t-on appris jeudi 13 juin auprès du responsable du centre.Le centre de La Florane, qui reçoit 700 bénéficiaires, a été cambriolé peu avant 06H00 mercredi, a indiqué Christian Ponti, responsable du centre, confirmant une information de Var-Matin. Les voleurs ont emporté "entre 800 kilos et une tonne de marchandises, du café, du chocolat, des produits d'hygiène et d'entretien", a-t-il ajouté. Les cambrioleurs auraient emporté leur butin dans des containers à poubelles, selon M.Ponti. Ils ont également saccagé le local, jetant des œufs sur les murs et le plafond, et déversant de l'huile au sol. "Ils ont aussi causé un court-circuit, a expliqué le responsable du centre. Heureusement, les produits congelés n'ont pas été impactés."Selon Var-Matin qui cite des témoins, les responsables seraient des adolescents du quartier. Le centre devrait rouvrir la semaine prochaine, a assuré M.Ponti.
- Selon le Sunday Times, Mohamed Abrini, impliqué dans les attentats de Paris (130 morts) et de Bruxelles (32 morts), serait devenu l'informateur des services de renseignement britanniques. Un revirement qui serait une première dans la guerre contre le groupe État islamique.
-Mohamed Abrini est-il devenu un indic de la police britannique ? Selon le très sérieux hebdomadaire britannique, le Sunday Times, "l'homme au chapeau" des attentats de Bruxelles a aidé les autorités britanniques à récolter des renseignements sur les attentats terroristes en préparation, ainsi que sur les sympathisants de Daesh au Royaume-Uni. Des négociations secrètes entre la Grande-Bretagne et la Belgique auraient permis aux policiers belges de poser des questions au présumé jihadiste, arrêté le 8 avril et actuellement détenu dans la prison de Bruges.L'enquête a permis de déterminer des liens entre le trentenaire et la cellule de Small Heath à Birmingham (centre de l'Angleterre). Celle-ci, composée essentiellement de Belges, a été démantelée fin avril. Cette nébuleuse aurait eu des liens avec les jihadistes des attentats de Paris et de Bruxelles. Deux hommes arrêtés outre-Manche, Mohammed Ali Ahmed et Zakaria Boufassil, sont notamment suspectés d'avoir donné, en juillet 2015, 3.000 livres sterling à Mohamed Abrini, accusé d'avoir aidé les frères Abdeslam deux jours avant le 13 novembre et le soir même des attentats à Paris. En échange de ces informations, Mohamed Abrini peut espérer une réduction de sa peine, voire une peine plus clémente ou une nouvelle identité.MOHAMED ABRINI BIENTÔT TRANSFÉRÉ EN FRANCE ?La justice belge a donné le 16 juin son feu vert au transfèrement en France de deux suspects des attentats de Paris, dont Mohamed Abrini. "La chambre des mises en accusation de Bruxelles a rendu exécutoire les mandats d'arrêt européens décernés par les autorités judiciaires françaises à l'encontre" de Mohammed Amri et d'Ali Oulkadi, avait indiqué le parquet fédéral belge. Aucune date n'a été donnée pour le transfèrement en France de ces deux suspects, réclamés par les juges d'instruction français chargés de l'enquête sur les attentats du 13 novembre (130 morts et des centaines de blessés).Plusieurs autres suspects arrêtés en Belgique après ces attaques ont déjà fait l'objet d'une décision similaire de la justice belge. Mais seul Salah Abdeslam, unique survivant des commandos jihadistes du 13 novembre et incarcéré près de Paris depuis le 27 avril, a été transféré en France.
Le candidat communiste a reçu le soutien du sénateur Les Républicains Roger Karoutchi.
Le candidat du Parti communiste français aux élections européennes, Ian Brossat, a appelé mercredi 13 mars à manifester contre France 2, qui ne l'a pas invité à un débat organisé avec France Inter, le 4 avril prochain.Dans une vidéo publiée sur son compte Twitter, l'adjoint d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris, rappelle que le PCF représente "7.000 élus, 800 maires, deux groupes parlementaires, des députés au Parlement européen"."C'est la seule force politique de gauche à avoir rejeté tous les traités européens qui nous pourrissent la vie, et donc, notre voix, nous considérons qu'elle mérite d'être entendue", ajoute-t-il. Ian Brossat appelle en conséquence à manifester mardi 19 mars à 18h devant le siège de France 2, au nom du respect du "pluralisme" et de la "démocratie".Mardi déjà, Ian Brossat s'était insurgé contre l'organisation de ce débat entre candidats. "Nous avons appris que France 2 ne jugeait pas utile d'inviter" le Parti communiste le 4 avril, avait-il rapporté dans un courrier transmis à la presse. Son "effacement serait, sur la première chaîne du service public, une véritable anomalie démocratique".Le candidat communiste a reçu mercredi le soutien du sénateur Les Républicains Roger Karoutchi. "Je sais les difficultés à organiser un débat télévisé, a-t-il écrit sur son compte Twitter. Mais est-ce normal que France 2, chaîne publique, choisisse les listes européennes invitées en fonction des sondages ? Écartant par exemple la liste du PCF qui dispose, lui, d'un groupe parlementaire à l'Assemblée et au Sénat ?" Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel avait protesté mardi auprès de BFMTV contre son absence programmée au débat qui opposera six chefs de partis le 19 mars. "Alors que plusieurs partis l'ont rejeté, nous sommes parmi les seuls à avoir travaillé sur le grand débat organisé par le gouvernement, avec la conception des cahiers de doléance qui seront remis au Premier ministre" samedi à Matignon, s'est indigné cette source.
Nouveau pas vers le paquet de cigarettes à 10 euros l'an prochain : son prix augmente d'environ 50 centimes vendredi 1er novembre.
Le gouvernement augmente les taxes sur le tabac, afin que le paquet atteigne la barre symbolique des 10 euros fin 2020. Objectif, réduire la consommation. Un arrêté ministériel publié au Journal officiel et daté du 17 octobre fixe les nouveaux prix. C'est la deuxième hausse de l'année, après celle de 50 centimes en mars. • Camel, Marlboro, Lucky Strike...Concrètement, parmi les marques du groupe Philip Morris, le paquet de Winston (paquet souple) passe de 8,50 euros à 9 euros et celui de Marlboro Red, qui coûtait 8,80 euros, s'établit à 9,30 euros. Chez Japan Tobacco International, le prix des Camel filtre atteint 9,10 euros contre 8,60 euros auparavant et celui des Camel sans filtre passe à 9,10 euros contre 8,60 euros, soit là encore une hausse de 50 centimes. Du côté de la Seita, filiale française du britannique Imperial Tobacco (groupe Imperial Brands), le prix du paquet de Gauloises blondes, qui était de 8,50 euros, passe à 9 euros.Chez British American Tobacco, le prix des Lucky Strike Bleu Classic monte à 8,90 euros contre 8,40 euros auparavant et celui des Winfield rouge passe à 9 euros contre 8,60 euros - soit une hausse, légèrement moindre, de 40 centimes.• Les hausses de prix font reculer la consommationIl y a un an et demi, le 1er mars 2018, le gouvernement avait déjà fortement relevé les taxes, conduisant le prix du paquet moyen à atteindre 8 euros, contre 7,30 euros auparavant pour les Marlboro Red par exemple. Cela a fait chuter les ventes de 9,32% l'an dernier.En France, ce sont les industriels du tabac qui fixent les prix de vente. Mais l'État peut inciter à des augmentations en faisant varier les taxes, qui représentent plus de 80% du prix.C'est la neuvième révision des prix du tabac depuis l'arrivée du gouvernement Macron en mai 2017, après quatre années de stabilité. Pour réduire la consommation de tabac, l'exécutif prévoit d'atteindre, en novembre 2020, un prix de 10 euros le paquet de 20 cigarettes, avec l'an prochain encore deux nouvelles hausses de 50 centimes, aux mêmes dates que cette année. Le tabac, responsable de cancers et de maladies cardiovasculaires, tue quelque 75.000 Français chaque année.
A la tête du Fond monétaire international (FMI) depuis 2011, Christine Lagarde dirigera prochainement la Banque centrale européenne. Comme le révèle Paris Match, la Française s'est offert un pot de départ pour le moins surprenant.
Le Tout-Washington s'était donné rendez-vous le 28 septembre dernier pour dire au-revoir à Christine Lagarde. Présidente du Fond monétaire international (FMI) depuis 2011, l'ancienne ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie organisait son pot de départ avant de prendre la tête de la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort. Selon les informations de Paris Match, la Française avait convié pas moins de 250 invités parmi lesquels la "First Daughter", Ivanka Trump ou bien encore Alan Greenspan, 93 ans, l'ex-président de la Fed, la banque centrale américaine. La soirée a également vu un certain nombre de personnalités, à l'image du chanteur de U2 Bono, rendre hommage à la dirigeante du FMI par l'intermédiaire de vidéos. "Quand je suis arrivé dans une petite station suisse où se retrouvent chaque année les puissants du monde, j'ai entendu des participants dire qu'une rock star était attendue à Davos et qu'elle allait secouer le sommet. J'étais assez flatté qu'on parle de moi en ces termes. Avant de réaliser que la rock star en question, ce n'était pas moi, mais Christine Lagarde !", a ainsi raconté le leader du célèbre groupe irlandais.Mais cette sauterie organisée dans l'atrium du quartier général du Fonds monétaire international, à proximité de la Maison-Blanche, a été marquée par l'intervention de celle qui a succédé à Dominique Strauss-Kahn. Toujours selon les précisions de Paris Match, Christine Lagarde a en effet surpris le parterre d'invités en se lançant dans un tour de chant. Accompagnée par l'orchestre, l'ex-politicienne a interprété le succès planétaire d'Edith Piaf : "Non, je ne regrette rien". Une prestation qui lui a valu une chaleureuse standing ovation.
D'après un comptage établi par CheckNews, le média de "Libération", une centaine de "gilets jaunes" ont été gravement blessés par les forces de l'ordre.
Ces derniers jours, certaines de ces victimes s'expriment sur les réseaux sociaux. Ce lundi 21 janvier, une professeure de lettres, mère d'un "gilet jaune" de 27 ans qui a perdu un oeil, interpelle Emmanuel Macron sur Facebook. "Vos sbires, monsieur Macron, mutilent nos jeunes. Ces jeunes, j'insiste, ne présentaient aucun danger", indique-t-elle. Dimanche, un autre "gilet jaune" éborgné a témoigné dans l'émission "Les Terriens du Dimanche". Lui aussi atteint par un tir de flashball, il a exprimé sa "haine" du policier qui l'a visé. "J'ai la rage. J'en veux au fils de p... qui m'a fait ça", a-t-il dit.Sur les réseaux sociaux, une autre victime des violences policières a publié des photos de ses blessures. Axel, 25 ans, a présenté ce qu'il affirme être le résultat d'un tir de lanceur de balles de défense (LBD 40), survenu samedi dernier à Montpellier. Ces témoignages viennent s'ajouter à une multitude d'autres récits de "gilets jaunes" qui affirment avoir été blessés par les forces de l'ordre durant les manifestations débutées le 17 novembre dernier.
Sœur André, née Lucille Randon le 11 février 1904 à Alès (Gard), a fêté son 115e anniversaire à Toulon, où elle réside. Elle a répondu à France Inter qui a diffusé l'interview lundi matin.
Doyenne des Français depuis octobre 2017, Lucille Randon est devenue religieuse à l'âge de 40 ans après avoir été gouvernante à Marseille et institutrice à Versailles. Après 30 ans passés dans un EHPAD en Savoie, Sœur André a été transférée à 105 ans à l'EHPAD Sainte-Catherine-Labouré de Toulon.Avoir 115 ans, c'est "dur à avaler parce qu'on a beaucoup d'inconvénients qu'on ne peut pas toujours dire. On n'est plus libres. Je ne peux plus marcher, je ne peux plus manger seule, je suis tout à fait dépendante et ça ne me plait pas parce que j'étais très indépendante. Et puis on ne dort pas bien parce qu'on a toujours mal quelque part, ce n'est pas rigolo. (...) À part les inconvénients, c'est le paradis, car il y a des êtres inimaginables de bonté", explique cette femme malgré ses problèmes d'audition."Je suis la doyenne de France et la troisième du monde. Je n'en tire aucune fierté, je préférerais être la plus jeune pour pouvoir bien travailler. Car l'inaction, ne pas pouvoir lire, broder, tricoter, tout ça me manque", confie celle qui a aussi perdu la vue et se déplace en fauteuil roulant.Lucille Randon, qui a connu 21 présidents, affirme que le retour de ses deux frères de la guerre de 14 était son plus beau souvenir : "Le plus jeune était bien en forme, officier, galonne, médaillé. D'un gamin, on avait fait un soldat vaillant et ça, j'en étais fière. Il est arrivé à la maison au milieu de la nuit. Quand je me suis levée pour aller à l'école, ça a été la joie. Il s'est réveillé, il m'a embrassé, j'étais tellement heureuse."Elle raconte encore à France Inter que sa sœur jumelle est morte accidentellement à 18 mois et "que le Bon Dieu veut que je remplace les jours qu'elle n'a pas vécu." Sœur André, qui a eu droit "à une belle messe et un repas spécial" pour son anniversaire avoue qu'elle doit "parfois dire des bêtises", car "à des moments on n'est pas très lucide." Pessimiste, elle juge le monde d'aujourd'hui "terrible. Je trouve qu'on ne s'aime pas, on se déteste les uns les autres, on ne se cherche que des noises au lieu s'aimer et s'entraider."Elle souhaite que "les guerres finissent. Trois guerres, c'est beaucoup pour une vie. Durant la guerre d'Algérie, j'étais à l'hôpital de Vichy et j'en ai vu partir des petits gars..." Et de conclure : "115 ans c'est suffisant, j'espère que le Bon Dieu me prendra cette année."
Le ministre de l'Intérieur a expliqué hier lors d'une audition qu'il "s'étouffe" lorsqu'il entend le mot "violences policières".
"Scandalisée", "heurtée" : la famille de Cédric Chouviat a réagi aux propos du ministre de l'Intérieur "qui évidemment ne peuvent être fortuits", écrivent leurs avocats."Chacun doit mesurer ce que disent ces propos du mépris et du cynisme du ministre de l'Intérieur pour les familles endeuillées ou meurtries par des violences policières", ajoutent-ils."D'évidence, le ministre de l'Intérieur n'a pas hésité par cette saillie abjecte à tenter une pathétique manoeuvre de diversion. La famille Chouviat invite le ministre à se concentrer sur l'affaire criminelle dans laquelle il est mis en cause", poursuivent les avocats, une référence à l'information judiciaire en cours visant Gérald Darmanin après une accusation de "viol" qu'il réfute.Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été relancée par la cour d'appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations. "C'est une expression française utilisée communément, comprise par tous. Il n'y avait aucune arrière-pensée. Il ne s'agit en aucun cas d'un parallèle dans une affaire où des mises en examen ont été prononcées", a précisé l'entourage de Gérald Darmanin."La police exerce une violence certes mais une violence légitime. (...) Elle doit le faire de manière proportionnelle, elle doit le faire de manière encadrée. Que quelques personnes le fassent en dehors des règles déontologiques, la sanction doit être immédiate", avait avancé Gérald Darmanin.Cédric Chouviat, un père de famille de 42 ans, a eu un malaise lors d'un contrôle policier le 3 janvier près de la Tour Eiffel, à Paris, au cours duquel il a été plaqué au sol avec son casque sur la tête. Ayant prononcé neuf mois les mots "J'étouffe" lors du contrôle, il a été transporté dans un état critique à l'hôpital, où il est mort le 5 janvier.Un premier rapport d'autopsie avait noté chez cet homme une asphyxie avec "fracture du larynx" ainsi qu'"un état cardiovasculaire antérieur".L'IGPN estime dans une synthèse d'enquête que l'un des policiers a pratiqué sur le livreur un "étranglement arrière" non mentionné par les agents dans leurs premières déclarations.
La Russie a été touchée par un accident nucléaire qui a au moins fait cinq morts le 8 août dernier. Depuis des questions se posent sur une possible contamination radioactive.
L'explosion s'est produite sur une base militaire secrète près du village de Nyonoska en Russie. Le jeudi 8 août, un accident a en effet eu lieu lors du test d'un missile à propulsion nucléaire. Alors que les autorités russes ont mis de nombreuses heures avant de communiquer sur cette explosion, elles ont assuré qu'il n'y avait aucun risque de contamination radioactive. Une affirmation contredite par l'agence russe de météorologie qui révèle que le taux de radioactivité avait dépassé jusqu'à 16 fois la normale. Depuis ces révélations, dans de nombreuses villes situées à moins de cinquante kilomètres du point de l'explosion, les habitants ont été pris de panique et s'alarment des taux de radioactivité. C'est notamment le cas dans la ville de Severodvinsk (Russie). Les cinq personnes qui sont décédées des suites de l'explosion sont des employés de l'agence nucléaire russe. Ils travaillaient à la mise au point d'un nouveau missile capable de contourner la défense antiaérienne des États-Unis.En Norvège, l'Autorité norvégienne de radioprotection et de sûreté nucléaire a affirmé ce jeudi avoir détecté d'infimes quantités d'iode radioactif près de sa frontière avec la Russie après l'explosion. Mais elle précise que le pays détecte entre 6 et 8 fois par an de l'iode radioactif et ne sait pas si les derniers résultats sont liés à l'explosion du missile en Russie.
Les appels continuent d'inonder le 18 et pas toujours pour un motif justifiable. Pour alerter sur cette dérive, les pompiers de Paris ont révélé certains extraits.
Un florilège est plutôt cocasse... « Vous allez me prendre pour une folle », « je suis sûr que vous avez d'autres urgences plus graves » : malgré cela, trop nombreux sont les Français qui font la démarche de composer le 18 pour poser des questions parfois ridicules. Face à ce fléau, les pompiers de Paris ont préféré en rire dans une vidéo publiée sur leur compte Twitter mercredi 22 juillet. Une manière de sensibiliser la population. Certaines personnes n'hésitent pas à appeler pour la moindre bête retrouvée. « Dans mon salon, j'ai aperçu une araignée grosse comme le pouce d'un homme », s'inquiète une femme. Un autre homme prend, lui, la peine de contacter les pompiers car un furet, déjà présent dans un arbre le matin, y est resté le soir quand il est rentré du travail.D'autres pensent pouvoir régler le moindre problème en composant le 18, même lors de moments assez improbables. « J'ai un canapé coincé dans la cage d'escalier de mon immeuble. (...) On est en train de faire un déménagement. On est deux à essayer de le porter, et en fait on n'y arrive pas », explique un homme voyant peut-être en les pompiers une autre forme de déménageurs bénévoles.« Ça vous paraît énorme, c'est notre quotidien »Surchargé par un nombre d'appels impressionnant, le standard des pompiers doit parfois faire face à des requêtes toujours plus surprenantes. Certains Français voient encore ce numéro comme un moyen d'obtenir des renseignements sur tout et n'importe quoi : de la manière d'obtenir un numéro de province ou bien pour savoir comment contacter l'entreprise Veolia, ils ont presque tout entendu.Si ces extraits d'appels font sourire, ils compliquent le quotidien des pompiers de Paris. Ils rappellent qu'un appel sur deux ne nécessite pas d'intervention de leur part. « Ça vous paraît énorme, c'est notre quotidien », rappellent-ils à la fin de leur vidéo de sensibilisation. Les pompiers invitent donc à ne contacter le 18 qu'en cas de réelles urgences.
Dans son relevé hebdomadaire, le ministère de la Transition écologique a relevé une forte hausse des prix des carburants depuis le début du mois de juillet. Le carburant représente 23% des dépenses des vacanciers.
13,6% d'augmentation pour le gazole, 19% pour le sans-plomb 95. Depuis la première semaine, le prix des carburants est reparti à la hausse, que subissent de plein fouet les vacanciers. Le carburant représente 23% en moyenne du budget vacances. Et il ne faudra pas espérer une baisse des prix au retour des vacances. Comme l'indique Le Parisien, la hausse devrait se poursuivre, en raison du contexte international. Pour maintenir le prix du baril de pétrole à des niveaux élevés, les pays exportateurs, Opep et Russie principalement, ont limité la production. Une initiative prise de concert, pour éviter de revivre la chute spectaculaire du cours de pétrole de 2014 et 2016. À ces périodes le baril se négociait moins de 30 dollars, contre 66,54 dollars aujourd'hui.
Pour quelqu'un qui se plaignait du temps de parole du Front National dans les médias, Marine Le Pen est très présente à l'antenne ces derniers jours. Après son interview avec Laurence Ferrari dimanche sur C8, la candidate à l'élection présidentielle était l'invitée de la matinale de France Info ce lundi.
Et la présidente du FN n'a visiblement pas du tout apprécié l'interview de son principal concurrent dans les sondages, Emmanuel Macron, dans le 20H de TF1. Elle a notamment taclé la présentatrice du JT Anne-Claire Coudray, un peu trop acquise à la cause de Macron à son goût : "Lorsque M.Macron est interrogé sur TF1 avec une Anne-Laure Coudray qui le mange des yeux" lance Marine Le Pen. Non seulement le tacle est appuyé, mais en plus elle se trompe sur le prénom de la journaliste (Anne-Claire et non Anne-Laure). Selon la présidente du FN, la journaliste manqué d'objectivité dans son interview et a été très (trop) tendre avec le candidat d'"En Marche !". Marine Le Pen tacle Anne-Claire Coudray et Emmanuel Macron (vidéo)par Non Stop ZappingCe dernier en prend également pour son grade : "Il a été ministre de l'Economie mais ça pourrait peut-être servir à un certain nombre de personnes à lui demander mais quels sont vos résultats en économie parce que les résultats sont pitoyables en économie" s'emporte Marine Le Pen. Un nouvel angle d'attaque pour la candidate qui a certainement cerné Emmanuel Macron comme son principal adversaire pour avril prochain, après les gros ennuis judiciaires de François Fillon. Et on imagine qu'une interview de Marine Le Pen au JT d'Anne-Claire Coudray n'est pas pour demain.
Les frais liés à la contraception des jeunes filles de moins de 15 ans seront désormais pris en charge à 100% par l'Assurance maladie, selon un décret publié jeudi au Journal officiel.
Inscrite dans le budget de la Sécu pour 2020, cette mesure restait suspendue à la parution de ce décret, qui entrera en vigueur vendredi.Les mineures de moins de 15 ans n'auront désormais plus à s'acquitter du "ticket modérateur" pour les consultations de médecins ou sages-femmes, les examens biologiques, les médicaments et les dispositifs contraceptifs.Cette gratuité était déjà accordée depuis 2013 à leurs aînées de 15 à 17 ans, dont le taux de recours à l'IVG (interruption volontaire de grossesse) a nettement baissé depuis, passant de 9,5 à 6 pour 1.000 entre 2012 et 2018.Pour justifier l'extension aux moins de 15 ans, le gouvernement avait indiqué fin 2019 que "chaque année, près de 1.000 jeunes filles de 12 à 14 ans sont enceintes en France" et que "parmi ces grossesses, 770 se concluent par une IVG".
Le maire de Nice juge "inconcevable" que des agents hospitaliers touchés par le coronavirus, notamment au CHU de Nice, doivent continuer à travailler, faute de pouvoir être remplacés.
"Je demande au ministre de la Santé de protéger le personnel hospitalier, qu'il soit médical, paramédical et jusqu'aux employés d'entretien, et tout particulièrement du CHU", a appelé le maire LR de Nice Christian Estrosi, lors d'un point presse avec le préfet consacré aux nouvelles restrictions face au rebond de l'épidémie, vendredi 18 septembre. "Certains sont touchés par le Covid et on nous dit qu'on n'a pas les moyens de les remplacer (...) Il est pas concevable (...) que les mêmes règles qu'on réclame pour tous les citoyens ne soient pas appliquées pour un agent hospitalier qui serait touché par le Covid", a ajouté l'élu, qui est également président du conseil de surveillance du CHU. "Je suis prêt à mettre des moyens de la ville à disposition du CHU", a-t-il ajouté, en référence à des logistiques que la mairie a déjà pu proposer pendant le confinement, comme pour les repas du personnel."La règle est de continuer à venir travailler en respectant les gestes barrière", a confirmé à l'AFP une salariée de l'hôpital L'Archet, travaillant en chambre Covid, qui a requis l'anonymat. Elle a précisé n'avoir été dépistée qu'une seule fois depuis le début de l'épidémie. "Chaque agent testé positif au CHU est contacté le lendemain du prélèvement par le médecin du travail qui lui indique la conduite à tenir", a précisé de son côté le CHU. "Sur cette base, l'agent est orienté vers son médecin traitant qui se prononce sur l'arrêt de travail", a ajouté l'établissement.
Christophe Castaner, qui fait face à une fronde des syndicats de police sur fond de dénonciations de violences policières en France, "assume de bousculer les choses" et "souhaite rester ministre de l'Intérieur", assure-t-il dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France à paraître dimanche.
"Si être un bon ministre revenait à céder à toutes les demandes, il n'y aurait plus aucun ministre. Cette maison peut parfois résister au changement. Mais j'assume de bousculer les choses", déclare le ministre dans cet entretien publié en ligne samedi soir.Depuis le 8 juin, des policiers organisent des rassemblements partout en France pour protester contre l'annonce par Christophe Castaner de l'abandon prochain de la technique d'interpellation dite "clé d'étranglement", après un week-end de mobilisations contre les violences policières. Le ministre avait également demandé la suspension de policiers en cas de "soupçon avéré" de racisme, avant de reconnaître une maladresse.S'il reconnaît qu'il "y a eu des tensions", Christophe Castaner n'a "jamais eu le sentiment d'être lâché par la base"."Il y a des petites révolutions qui passent sous les radars, mais qui montrent que ce ministère est tenu", ajoute-t-il alors que son maintien place Beauvau suscite des interrogations dans le cas d'un prochain remaniement."Je souhaite rester ministre de l'Intérieur", assure l'intéressé avant d'ajouter qu' "aucun ministre n'est propriétaire de sa fonction. C'est une décision qui ne m'appartient pas"."Le nombre de personnes qui rêvent du poste sera toujours plus élevé que ceux qui siégeront dans ce fauteuil. Tous ceux qui se prononcent sur un remaniement ne savent rien", ajoute Christophe Castaner.Quant à la question d'une différence de ligne avec son secrétaire d'Etat Laurent Nuñez, il l'évacue, se déclarant "pas dupe". "A chaque fois que l'on a tenté de m'affaiblir, on a évoqué la promotion de Laurent et tenté de nous opposer. À chaque fois, cela a échoué", dit-il. "La vérité, c'est que toutes les grandes décisions, nous les préparons et les prenons ensemble. Qu'il s'agisse du Livre blanc, de porter le soutien sans faille à la police mais aussi l'exigence d'exemplarité, ou du discours que j'ai prononcé le 8 juin... On l'a préparé et validé ensemble", précise le ministre qui "'aimerait continuer avec lui".
Météo-France a placé jeudi en vigilance orange canicule 45 départements, situés sur une large bande allant du Sud-Ouest aux Hauts-de-France, alors qu'une chaleur intense va frapper une grande partie de la France pendant plusieurs jours.
Un "pic de chaleur très intense" va d'abord toucher vendredi les régions du Sud-Ouest aux Pays-de-la-Loire, "se prolongeant par un épisode caniculaire durable sur une grande partie de la France, marqué notamment par des nuits chaudes voire caniculaires", a précisé Météo-France.Jeudi après-midi, les températures dépassaient déjà 35°C en région parisienne et sur le quart sud-ouest, une semaine à peine après une canicule intense mais courte qui a frappé une partie de la France.Mais le mercure va encore grimper nettement vendredi, avec des maximales atteignant "37 à 40°C, très localement 41°C à 42°C, des Pays de la Loire au Poitou-Charentes à l'Aquitaine et une grande partie de l'Occitanie, approchant probablement des records par endroits".Même si une baisse est attendue samedi sur l'ouest et le sud-ouest, "cet épisode caniculaire sera durable", selon Météo-France, qui n'attend une baisse des températures qu'au milieu de la semaine prochaine.Cependant, l'intensité de cet épisode (pic maximal) "s'annonce moindre qu'en 2019 et 2003 et sa durée moindre qu'en 2003", a précisé l'organisme de prévisions.L'été 2019 a été marqué par deux canicules exceptionnelles et un record absolu à 46°C.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) se félicite que les Etats aient pris des "mesures sans précédent pour ralentir et interrompre la transmission du Covid-19".
"Bien que la situation reste très préoccupante, nous commençons à voir des signes encourageants" de ralentissement sur le continent européen, a indiqué le directeur de la branche Europe de l'OMS, jeudi 26 avril. L'Italie, foyer le plus important du Covid-19 en Europe, "vient de connaître un taux d'augmentation légèrement inférieur, bien qu'il soit encore trop tôt pour dire que la pandémie ait atteint son apogée dans ce pays", a relevé Hans Kluge lors d'une conférence de presse diffusée en ligne depuis Copenhague. 70% des morts dans le monde enregistrées en EuropeL'OMS Europe comprend 53 pays. Elle compte plus de 220.000 cas officiels et 11.987 morts liées au virus, selon les chiffres de l'organisation. Environ 60% des cas et 70% des décès enregistrés dans le monde proviennent de la région. Le responsable de l'organisation salue des "mesures sans précédent pour ralentir et interrompre la transmission du Covid-19, (qui) nous font gagner du temps et réduisent la pression sur nos systèmes de santé". L'impact exact de ces mesures, qui ont un coût économique et social élevé, doit toutefois être déterminé. Les gouvernements et les populations doivent avoir conscience de la "nouvelle réalité" créée par la pandémie et se préparer sur le long-terme, a-t-il insisté. "Cela ne sera pas un sprint mais un marathon".
La presse britannique, relayée par Le Parisien, a annoncé le décès mercredi soir de Miss Grande-Bretagne 2009 à l'âge de 32 ans.
C'est une triste nouvelle qui est venue endeuiller certains Britanniques ce jeudi 21 juin. La star de téléréalité Sophie Gradon, qui avait été élue Miss Grande-Bretagne en 2009, a été retrouvée morte au domicile de ses parents mercredi soir, rapporte le Daily Mail, relayé par Le Parisien. L'ancienne Miss Newcastle était une personnalité reconnue de la télévision britannique, et avait également marqué l'émission de téléréalité Love Island. En effet, Sophie Gradon avait ainsi formé le premier couple homosexuel lors de la téléréalité, avec la mannequin Katie Salmon, rappelle le quotidien français. Bisexuelle, elle avait aussi formé un couple très people avec le rugbyman Ashley Ienco. Ce dernier a réagi à son décès sur Twitter . "Je n'arrive simplement pas à y croire. Je n'ai jamais ressenti quelque chose d'aussi fort pour qui que ce soit d'autre dans ma vie à part ma famille. Nous étions proches et fous amoureux", a-t-il posté. Elle souffrait de dépressionC'est son compagnon actuel, Aaron Armstrong, qui a annoncé la nouvelle sur Facebook : "Je n'oublierai jamais ce sourire. Je t'aime tellement ma chérie, tu es tout pour moi pour toujours et à jamais". En septembre dernier, Sophie Gradon avait annoncé sur Twitter qu'elle souffrait de dépression. "Salut les gars, je ne suis pas morte, je lutte juste contre un peu de dépression. Je reviendrai je vous le promets", avait-elle annoncé. "Les circonstances de son décès ne seraient pas suspectes", a annoncé la police au Daily Mail, que cite Le Parisien.
Avec son premier film en tant que réalisateur "Tout le monde debout", Franck Dubosc a séduit une bonne partie des critiques. A tel point que l'on peut se demander s'il ne sera pas récompensé par un ou plusieurs César.
D'autant plus que depuis cette année il existe un prix du public remporté pour la première fois par Dany Boon pour son film "Raid dingue". Une distinction qui ne séduit qu'à moitié Franck Dubosc. "Ce prix ressemble à un pis-aller. Si on doit trouver un prix du public, faisons voter le public", explique l'acteur dans le JDD avant de décrire son scénario idéal. "On sélectionne les cinq plus gros films au box office - qui d'ailleurs ne seront pas forcément des comédies - et on procède au vote", détaille le comédien qui estime que créer une catégorie comédie reviendrait à "ghettoiser le rire". Même s'il fait avant tout du cinéma populaire, l'interprète de Patrick Chirac dans "Camping" qui avait été invité à remettre un prix à la cérémonie en 2017, estime que c'est "très bien" que "les César récompensent des films pointus". "Cette exigence fait le prestige des César, sinon, c'est les NRJ Music Awards", commente avec humour Franck Dubosc dans le JDD.
Sur Facebook, un appel à une nouvelle journée de mobilisation samedi 1er décembre à Paris a vu le jour.
"Acte 3 Macron démission !", l'objectif de cette nouvelle journée de mobilisation est clairement affiché sur la page de l'événement. Sur Facebook, un appel à une nouvelle manifestation à Paris a été lancé samedi 24 novembre. Dimanche matin, 14.000 personnes annoncent qu'elles y participeront, 76.000 autres se déclarent intéressées. Les organisateurs exigent "plus de pouvoir d'achat" et "l'annulation des taxes sur les carburants". "Sinon, en marche vers la démission de Macron !", prévient-on sur le réseau social.La question de la sécurité prise au sérieux"Pour le 1er décembre, il faudra faire ça proprement. Aucune casse et 5 millions de Français dans la rue ! Notre mouvement prend de l'ampleur ! Il ne faut rien lâcher !", ajoute également les organisateurs de l'événement. Afin d'assurer la sécurité lors de ce prochain rassemblement, les organisateurs proposent que des manifestants excluent eux-mêmes les individus violents : "nous proposons de mettre en place des gilets 'rouges' qui auront la responsabilité de sortir les casseurs de nos rangs. Il ne faut surtout pas se mettre la population à dos. Faisons attention à notre image les amis". Lieu du rassemblement ? L'avenue des Champs-Élysées, théâtre samedi 24 novembre de violences et d'affrontements entre la police et des casseurs.
Ce soir, le présentateur star de la TNT fait son grand retour avec la huitième saison de Touche Pas A Mon Poste. Cette année, le talk show va d'ailleurs présenté sa nouvelle formule...
Les fans de Touche Pas à Mon Poste trépignent d'impatience depuis plusieurs semaines mais ça y est, l'attente est enfin terminée ! En effet, le talk show phare de la TNT effectue son grand come-back à l'antenne ce lundi 5 septembre, à partir de 19h10 sur C8 (anciennement D8). Cyril Hanouna rempile bien évidemment à la présentation du programme qui entame sa huitième saison. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'animateur vedette a décidé de renouveller son émission : nouveaux chroniqueurs, nouveaux formats, nouveaux décors, TPMP is back, plus réinventé que jamais !Ainsi, dès aujourd'hui, l'équipe du trublion accueille en son sein quelques têtes bien connues des téléspectateurs. Sébastien Cauet, Benjamin Castaldi et Guillaume Pley viendront donc grossir les rangs de la dream team, déjà composée de Thierry Moreau , Jean-Michel Maire , Christophe Carrière ou encore Enora Malagré . L'ancienne candidate de Secret Story Capucine Anav , la romancière et scénariste Géraldine Maillet et la comédienne et humoriste Camille Lellouche seront aussi de la partie, tout comme Hakim Jemili, un membre du Woop Gang (un collectif de comiques et de Youtubeurs).Plus aucun chroniqueur ne fera cinq émissions par semaine !Selon Gala, Sandra Zeitoun de Matteis, Catherine Ivanichtchenko et Damien Canivez complèteraient également le casting. Bien qu'un roulement plus important des chroniqueurs soit donc à prévoir, pas d'inquiétude pour les anciens qui continueront à apparaître à l'écran. Hanouna a toutefois précisé dans Le Grand Direct des Médias sur Europe 1 que plus personne n'interviendrait cinq soirs par semaine : "Certains en feront trois ou quatre. Ce sont Isabelle Morini- Bosc et Jean-Luc Lemoine qui en feront le plus."En plus de ces modifications conséquentes, l'habillage de TPMP va faire peau neuve. Le plateau sera alors plus grand et le public plus nombreux (300 personnes), de quoi prévoir des happenings toujours plus fous. Comme précédemment annoncé, Cyril Hanouna souhaite organiser une édition exceptionnelle de 35 heures (!), ainsi que préparer un format spécial pour le jour de son anniversaire... On a hâte de voir ça, car pour Touche Pas à Mon Poste, le changement semble définitivement être maintenant !
Enceinte de son troisième enfant, Sylvie Tellier essuie depuis quelques jours des critiques de la part de dizaine d'internautes. Agacée, la présidente du comité Miss France a décidé de répondre à ses détracteurs.
Sylvie Tellier est furieuse. La raison de sa colère : les messages insultants qu'elle reçoit depuis qu'elle a posté des vidéos d'elle faisant du sport, alors qu'elle est enceinte de sept mois. La patronne des Miss a alors décidé de pousser un gros coup de gueule sur son compte Instagram. "Vous êtes Médecin ???? Parce que le mien dit qu'au contraire c'est très bien. Pour ma fille j'ai accouché après terme à croire qu'elle aimait ça une maman active, de bonne humeur et en forme. En ce qui me concerne, le mouvement est le meilleur remède contre le mal de dodo et les petits inconvénients de la grossesse. Le tout est de faire une activité qui est adaptée au rythme que vous aviez avant bébé et à votre condition physique", a-t-elle lancé à l'attention de ses détracteurs.Sur l'une des vidéos qui ont choqué les internautes, Sylvie Tellier pratique la boxe. Sur une seconde, la maman de Margaux et Oscar travaille ses fessiers à l'aide d'un gymball et d'un élastique. Si certains ont salué le courage et la force de Miss France 2002, d'autres se sont montrés beaucoup moins admiratifs, sous-entendant que ces exercices sont "dangereux" pour le bébé, ou qu'ils pourraient déclencher "prématurément" son accouchement.Des remarques qui ont visiblement fortement agacé la future maman de 39 ans, qui pour le plus grand plaisir de ses admirateurs partage régulièrement des photos de son babybump sur les réseaux sociaux.
Il est pointé du doigt par les Etats-Unis: l'institut de virologie chinois accusé d'être à l'origine du coronavirus étudie certains des pathogènes les plus dangereux du monde.
Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a assuré avoir des "preuves immenses" que le virus a fuité d'un laboratoire de Wuhan (centre) -- la ville où il a été repéré fin 2019.Il a toutefois ajouté mercredi : "Nous n'avons pas de certitude".Le secrétaire d'Etat a assuré qu'il n'y avait aucune incohérence: "Nous n'avons pas de certitude, et il y a des preuves significatives que cela vient du laboratoire, ces déclarations sont toutes les deux vraies". La télévision chinoise a jugé lundi ces propos "déments" et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a dénoncé des déclarations "spéculatives" en l'absence de preuve."M. Pompeo s'est exprimé à plusieurs reprises mais il ne peut présenter de preuves. Pourquoi ? Parce qu'il n'en a aucune", a déclaré mercredi à la presse la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying. Selon la grande majorité des chercheurs, le coronavirus a été transmis à l'homme par un animal. Un marché de Wuhan a été incriminé par des scientifiques chinois car il aurait vendu des animaux sauvages vivants. Que font ses chercheurs?Ils étudient les maladies virales. Plus récemment, les chercheurs de l'institut ont contribué à mieux connaître le Covid-19 lors de son apparition à Wuhan.En février, leurs travaux ont été publiés dans une revue scientifique. Conclusion: la séquence du génome du nouveau coronavirus est à 80% similaire à celle du Sras, à l'origine d'une précédente épidémie en 2002-3, et 96% à celle d'un coronavirus de chauve-souris.Au fil des années, les scientifiques de l'institut ont été les auteurs de plusieurs dizaines d'études et d'articles sur les liens entre ces mammifères volants et l'émergence de maladies en Chine.De l'avis de nombreux chercheurs, le nouveau coronavirus est sans doute né chez la chauve-souris. Ils pensent toutefois qu'il est passé par une autre espèce, comme le pangolin, avant de se transmettre à l'homme. Fait notable: deux chercheurs de l'institut ont participé en 2015 à une étude internationale avec plusieurs universités américaines lors de laquelle un agent pathogène avait été créé afin d'analyser la menace d'un virus semblable au Sras.De quelles installations dispose-t-il?L'institut possède la plus grande collection de souches de virus en Asie, avec 1.500 spécimens différents, selon son site internet.Il possède également un laboratoire P4 (pour "pathogène de classe 4" -- les plus dangereux). Ce type de laboratoire est une installation de très haute sécurité, qui peut héberger les souches des virus connus -- comme Ebola.Une trentaine de P4 existent dans le monde. Celui de Wuhan, ouvert en 2018, a été réalisé avec la collaboration de la France. Ambition: réagir plus rapidement à l'apparition de maladies infectieuses.L'institut dispose également depuis 2012 d'un P3. Un type de laboratoire qui étudie en général des virus moins dangereux, comme les coronavirus.Une fuite est-elle possible ?Difficile à dire.Selon le quotidien Washington Post, l'ambassade des Etats-Unis à Pékin, après plusieurs visites à l'institut, a alerté en 2018 les autorités américaines sur des mesures de sécurité apparemment insuffisantes à l'institut de Wuhan.L'institut dit avoir reçu dès le 30 décembre dernier des échantillons du virus alors inconnu qui circulait à Wuhan (identifié ensuite comme le SARS-CoV-2), avoir séquencé son génome le 2 janvier puis avoir transmis ces informations à l'OMS le 11 janvier.Le directeur de l'Institut de virologie, Yuan Zhiming, a catégoriquement démenti en avril que son laboratoire soit la source du nouveau coronavirus.Dans un entretien avec la revue Scientific American, la chercheuse Shi Zhengli, l'une des principales virologues chinoises, vice-directrice du P4, a affirmé que la séquence du génome du SARS-CoV-2 ne correspondait à aucun des coronavirus de chauve-souris étudiés dans son institut.Que savent les scientifiques du virus ? Les chercheurs pointent le fait qu'aucune preuve ne vient accréditer l'hypothèse d'une fuite de l'institut de virologie de Wuhan.Aucune preuve formelle ne montre par ailleurs qu'il provient du marché suspecté d'avoir vendu des animaux sauvages vivants.Une étude chinoise, publiée dans la revue The Lancet en janvier, a ainsi indiqué que le premier malade connu du Covid-19 n'avait aucun lien avec le marché.Selon le professeur Leo Poon, de l'Université de Hong Kong, le consensus de la communauté scientifique est que le virus n'a pas été créé par l'homme. Il appelle toutefois à faire la lumière sur l'origine du virus."C'est important en matière de santé publique, car nous voulons savoir comment c'est arrivé et (si l'on peut) apprendre" de cette expérience, souligne-t-il.
Alors que le scénario d'une attaque de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière par des activistes en marge du défilé parisien du 1er-Mai, défendu par le gouvernement, est mis à mal par une vidéo filmée depuis l'intérieur de l'établissement, l'opposition monte au créneau. Yannick Jadot a accusé Christophe Castaner d'"attiser la violence" alors que le sénateur LR Bruno Rétailleau lui reproche de "jeter de l'huile sur le feu".
Christophe Castaner a-t-il parlé trop vite en évoquant mercredi soir "une attaque" contre le service de réanimation de la l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière ? "Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger", écrivait ainsi le ministre de l'Intérieur sur son compte Twitter.Mais alors qu'une vidéo captée depuis l'intérieur du service de réanimation met à mal la version officielle, l'opposition réclame des comptes à Christophe Castaner. Alors que certains représentants politiques comme Jean-Luc Mélenchon accusent le ministre de mentir, d'autres lui demandent de s'expliquer. "Le ministre de l'Intérieur doit cesser de mettre de l'huile sur le feu et doit maintenant s'expliquer sur ses déclarations démenties par les faits", a écrit Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat sur Twitter."Le ministre de l'Intérieur doit être démis de ses fonctions sans délai"De son côté, Benoît Hamon, fondateur de Génération.s et tête de liste du Printemps européen, a lui demandé des preuves au gouvernement avant d'appeler à la démission de Christophe Castaner. "Au mieux Castaner s'est emballé en qualifiant d'attaque la présence de manifestants à la Pitié-Salpêtrière, au pire qu'il s'agirait d'une manipulation scandaleuse", écrit-il. "S'il s'agit d'un mensonge délibéré dans le seul et unique but de disqualifier et salir une mobilisation sociale, le ministre de l'Intérieur doit être démis de ses fonctions sans délai", poursuit-il. Plus tôt dans la journée, le chef de file des insoumis Jean-Luc Mélenchon avait accusé le ministre d'"inventer des informations". "Personne n'a attaqué cet hôpital", a-t-il déclaré au micro de BFMTV. "Monsieur Castaner est un menteur, en plus d'être un incompétent", a lancé un peu plus tôt à Marseille le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, accusant le ministre de l'Intérieur d'avoir "inventé" l'attaque de l'hôpital parisien. "Il y a un an : les mensonges de #Benalla. Cette année : le mensonge de Castaner sur la pseudo-attaque de la Pitié-Salpêtrière. La vérité, première victime des hommes de main de Macron", a poursuivi l'élu des Bouches-du-Rhône sur Twitter. Sur Europe 1, l'insoumis Adrien Quatennens a également appelé Christophe Castaner à démissionner. "Il n'est pas digne de sa fonction et ne se comporte pas en homme d'État. Il a instrumentalisé sciemment la presse dans cette affaire", a-t-il reproché à Christophe Castaner, qui est selon lui "allé beaucoup trop vite" dans ses propos. "C'est extrêmement grave : dans une démocratie, un ministre de l'Intérieur qui instrumentalise à ce point la presse et fait porter le chapeau à un mouvement social (...) ne peut pas rester, ça a le mérite d'être clair", a poursuivi le député du Nord. Yannick Jadot, tête de liste EELV pour les européennes, a lui accusé Christophe Castaner d'"attiser la violence". "Plus les heures passent et plus le mensonge de Castaner sur la Pitié-Salpêtrière saute aux yeux", a écrit sur Twitter Ian Brossat, tête de liste communiste pour les européennes. Agnès Buzyn plus mesurée Jeudi matin, Edouard Philippe a aussi dénoncé l'intrusion "totalement irresponsable" d'une trentaine de manifestants dans l'hôpital parisien, sans reprendre à son compte l'hypothèse d'une attaque. Dans l'après-midi, la ministre de la Santé Agnès Buzyn, interpellée au Sénat par le président du groupe PS Patrick Kanner, s'est montrée beaucoup moins tranchée. "Faut-il suivre les conclusions de Christophe Castaner ou faut-il plutôt vous suivre, puisque vous avez été beaucoup plus prudente ?", a-t-il demandé. "Il y a une enquête en cours (...) et je pense qu'il y a eu différents temps", a répondu la ministre. "C'est-à-dire un temps à l'entrée de l'hôpital, au niveau des grilles, puis un temps sur une passerelle qui menait à une réanimation, et donc je pense que l'enquête clarifiera les responsabilités, la volonté d'agression ou pas, en fonction de ces différents moments".Interrogé par Franceinfo, le ministère maintient sa version des faits. "Les faits sont là : l'enceinte de l'hôpital a été forcée, des individus ont tenté de s'introduire dans un service de réanimation", a déclaré la Place Beauvau à la radio publique. "C'est un incident très grave. Il est navrant de constater qu'au lieu de condamner clairement ces faits inadmissibles, certains préfèrent jouer sur les mots pour entretenir une polémique indigne."
La police britannique s'est lancée à la recherche de l'auteur de plusieurs agressions au couteau qui ont fait un mort et deux blessés graves dans la nuit de samedi à dimanche à Birmingham, deuxième ville du Royaume-Uni.
Selon les premiers éléments de l'enquête, ouverte pour meurtre, rien ne permet de retenir à ce stade une hypothèse "terroriste" ou celle d'un crime haineux, pas plus que celle d'un conflit entre gangs, a expliqué l'un des responsables de la police, Steve Graham, lors d'une conférence de presse."Nous sommes à la recherche d'un suspect" et les investigations pour l'identifier et le retrouver "se poursuivent", a ajouté le responsable de la police, qui a mobilisé "d'importants moyens".Aucune des victimes n'a de lien avec des gangs et semblent plutôt avoir été visées "au hasard", a-t-il précisé. Outre l'homme qui a été tué, l'homme et la femme hospitalisés dans un état grave, "cinq autres personnes ont été légèrement blessées", a encore déclaré M. Graham.Le Premier ministre Boris Johnson a adressé "toutes (ses) pensées" aux victimes de ce "terrible" événement et ses "remerciements aux services de secours". Selon la police, les attaques, liées entre elles, se sont déroulées entre 00H30 locales (23H30 GMT) et 02H20 (01H20 GMT) en plusieurs endroits de la ville. Dimanche, un dispositif policier était toujours en place autour de l'Arcadian center, un complexe de bars, restaurants et établissements de nuit, aux confins des quartiers gay et chinois de la ville cosmopolite d'un million d'habitants. Emballages de nourriture à emporter et bouteilles vides jonchant le sol trahissent une intense vie nocturne."Je suis surpris", a déclaré à l'AFP Wayne Hopkins, un habitant de 67 ans. "D'habitude, quand il y a une agression au couteau, c'est juste une personne ou deux, mais pas autant", a-t-il ajouté, disant croire à "un coup de poing" qui ensuite dégénère, "s'ils étaient drogués, ils ne savent pas ce qu'ils font".- Vigilance et appel à témoins -Cara Curran, qui travaille dans les clubs de l'Arcadian center, a expliqué à l'AFP avoir assisté à de multiples bagarres et plus violentes que celles d'un samedi soir habituel qui éclatent pour une histoire de boisson ou de filles.Elle a également raconté avoir entendu des "injures raciales" qu'elle n'avait jamais entendu par le passé dans ce lieu "multiculturel" mais sans pouvoir en expliquer les circonstances.Dans un quartier résidentiel à 10 minutes de là, également théâtre du déchaînement de violence, un riverain de 50 ans a affirmé à l'AFP, requérant l'anonymat, que les agressions au couteau étaient monnaie courante dans la ville. "Quelqu'un a été poignardé juste là-bas l'autre soir", dit-il en désignant une rue voisine.La police a incité la population à la vigilance et lancé un appel à témoins.Yvonne Mosquito, une élue locale travailliste, a évoqué le "traumatisme" des événements de la nuit dernière.Saluant les efforts déployés par la police pour lutter contre la violence qui a émaillé l'histoire de la ville au début des années 2000, elle a aussi rappelé qu'il subsistait un véritable problème d'exclusion sociale et de trafic de drogue parmi les jeunes.Deux jeunes Lituaniens rencontrés par l'AFP évoquent le sentiment d'insécurité dans le centre-ville. "Sans abris, toxicomanes, gangs", énumère Ivan, 26 ans, qui travaille dans un cabinet d'architecture, "vous voyez tout le temps des gens agressifs, après huit ans ici, vous y êtes désensibilisés".Pour Edgar, 26 ans, depuis cinq ans à Birmingham,l'amélioration de la situation dans la ville n'est qu'"une fable".En un an, le Royaume-Uni a été le théâtre de plusieurs attaques au couteau. Deux d'entre elles, ayant fait au total cinq morts et qualifiées de "terroristes" par la police, ont été perpétrées par des hommes radicalisés sortis de prison peu de temps auparavant.Inchangé depuis novembre 2019 au Royaume-Uni, la menace terroriste y est classée au troisième niveau d'importance sur une échelle qui en compte cinq.