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SONDAGE. Selon une enquête Ifop réalisée pour Charlie Hebdo, 82% des musulmans condamnent les attentats contre l'hebdomadaire satirique, dont 10% qui les condamnent mais "partagent certaines des motivations" des frères Kouachi.
Alors que s'ouvre mercredi 2 septembre le procès sur les attentats de janvier 2015, Charlie Hebdo a décidé de republié dans son numéro du jour les caricatures de Mahomet qui en avaient fait une cible des jihadistes. Une initiative saluée par 59% des Français qui estiment qu'ils ont eu raison "au nom de la liberté d'expression", selon un sondage Ifop* publié le 1er septembre pour le journal satirique. "C'est 21 points de plus qu'un sondage réalisé en 2006 pour La Croix", souligne Franceinfo. Cinq ans après, sommes-nous toujours "Charlie" ?par BFMTVUn tiers (31%) pensent qu'ils ont eu tort car c'était une provocation inutile, un avis partagé par 69% des Français de confession musulmane interrogés. Par ailleurs, 73% d'entre comprennent que la publication des caricatures des prophètes ait suscité l'indignation, contre 29% des Français en général, et les deux tiers (34%) trouvent justifié un procès pour blasphème. L'étude précise cependant que cette réaction n'est pas spécifique à l'islam, mais plus globalement aux croyants de toute. Un quart des jeunes musulmans ne condamnent pas explicitement les frères KouachiToujours selon l'enquête de l'Ifop, si 92% de la population française condamnent les auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo, la proportion est moindre chez les musulmans. En effet, 82% d'entre eux condamnent ces attaques, dont 10% qui les condamnent mais "partagent certaines des motivations" des frères Kouachi. Près d'un Français de confession musulmane sur cinq (18%) n'expriment pas de condamnation à l'égard des terroristes ayant assassiné 12 personnes, soit deux fois plus que la moyenne nationale (8%) et 13% se sentent indifférents (contre 4% de la moyenne nationale). A noter que les jeunes, qu'ils soient musulmans ou non, sont plus tolérants avec les tueurs que leurs aînés. En effet, 11% de l'ensemble des 15-24 ans, et un quart (26%) des jeunes musulmans, ne condamnent pas explicitement les auteurs des attentats. Les jeunes, en général, "se distinguent du reste de la population" en adoptant une positon plus "anglosaxone", dans laquelle il faut voir "l'influence des discours de 'respect' et de 'tolérance' à l'égard des autres qui se traduit chez les jeunes par une opposition de principe à tout contenu potentiellement offensant pour des minorités perçues comme 'dominées'", analyse le directeur du pôle politique de l'Ifop, François Kraus.* Sondage réalisé sur "un échantillon de 1.020 personnes représentatif de l'ensemble de la population vivant en France métropolitaine âgée de 15 ans et plus" et sur "un échantillon de 515 personnes, représentatif de la population de religion musulmane vivant en France métropolitaine âgée de 15 ans et plus", sur Internet du 6 au 17 août 2020.En raison de l'absence de données statistiques officielles permettant d'établir les variables de quotas et/ou de redressement pour les personnes de religion musulmane, ces quotas ont été définis à partir des données de l'étude Ifop-Institut Montaigne de Hakim El Karoui, en septembre 2016.
Depuis quelques jours, les arnaques aux faux tests de dépistages de coronavirus se multiplient. "Les seuls tests pour vérifier si on a le coronavirus ou pas sont faits par les hôpitaux et non par des kits envoyés par La Poste", précise la répression des fraudes mercredi sur RTL.
En France, et dans le reste de l'Europe, l'épidémie de coronavirus ne cesse de progresser. Certains n'hésitent pas à jouer sur la peur des Français et proposent toutes sortes de remèdes miracles pour se soigner ou éviter de tomber malade. "Depuis l'apparition des premiers cas de Coronavirus, les arnaques de la part de sociétés et d'individus malveillants se multiplient", déplore mercredi 25 mars sur son site la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), appelant à la vigilance."Il n'existe pas à ce jour de vaccin, d'aliments, de purificateurs d'air, de lampes, de compléments alimentaires ni d'huiles essentielles... qui protègent ni ne permettent de guérir du coronavirus", précise sur son site la DGCCRF. L'objectif de ces pseudos sites marchands : récupérer les coordonnées bancaires.Ces derniers jours, des sites internet imitant les logos d'Etat et distribuant de faux kits de dépistage de coronavirus ont par ailleurs été repérés. "Les seuls tests pour vérifier si on a le coronavirus ou pas sont faits par les hôpitaux et non par des kits envoyés par la poste. Quand une entreprise utilise comme argument marketing le coronavirus, il faut être particulièrement vigilant. C'est vraisemblablement une arnaque", met en garde mercredi sur RTL Loïc Tanguy, porte-parole de la répression des fraudes.Certains sites proposent également de remplir des attestations de déplacement à la place des internautes pour récupérer les données personnelles.
Si les établissements hospitaliers de Moselle ont ouvert "progressivement" des lits de réanimation "pour avoir un coup d'avance sur le virus avec toujours sept à huit lits" de marge, cette stratégie arrive à son terme, a estimé lundi 30 mars Marie-Odile Saillard.
Après l'Alsace, la Moselle est à son tour engorgée. Alors que le pic de l'épidémie de coronavirus devrait être atteinte d'ici quelques jours, Marie-Odile Saillard tire la sonnette d'alarme. "Nous avons besoin de douze transferts tous les jours, les augmentations de lits sont terminées", a estimé lundi 30 mars la directrice de l'hôpital de Metz, dont les services de réanimation sont presque saturés.Ces transferts quotidiens concernent à la fois le centre hospitalier régional (CHR) de Metz qu'elle dirige et les établissements privés et publics du nord et de l'est de la Moselle, qui comptent en tout 170 lits de réanimation. Le CHR et les établissements mosellans ont ouvert "progressivement" des lits de réanimation "pour avoir un coup d'avance sur le virus avec toujours sept à huit lits" de marge, a rappelé Mme Saillard. Mais "on est au bout de cette stratégie : d'ici 24 à 48 heures, on n'aura pas d'autre solution que de transférer en masse les patients en dehors du Grand Est", a aussi constaté Sébastien Gette, chef du service de réanimation au CHR. "Vendredi, nous avions 92 lits de réanimation et 67 patients dedans. Dimanche matin, nous sommes montés à 100 lits de réanimation et comme nous avons envoyé des patients en Nouvelle-Aquitaine et en Allemagne, nous n'avions plus que 84 patients. Mais lundi matin, il y avait 90 patients" en réanimation, a encore détaillé Mme Saillard."Nous avons été très silencieux, car on a considéré que l'Alsace était dans une situation tellement dramatique qu'on osait à peine parler, mais on a vraiment l'impression que notre situation n'a pas été prise au sérieux", a-t-elle regretté. "Nous sommes dans une extrême inquiétude pour les heures et les jours qui viennent", a-t-elle confiée, craignant que la situation n'atteigne "dans trois ou quatre jours" celle de l'hôpital de Mulhouse (Haut-Rhin), saturé par l'afflux de patients.Dimanche, 36 patients lorrains et alsaciens, dont 11 du CHR de Metz, ont été évacués à bord de deux trains sanitaires vers les hôpitaux de Nouvelle-Aquitaine. Pendant le week-end, quatre malades ont également été transportés par des hélicoptères militaires vers un hôpital en Allemagne. Autant d'évacuations qui ont permis pour l'heure à l'hôpital de Metz d'éviter l'engorgement.Le Grand Est est l'une des régions les plus touchées par l'épidémie de coronavirus avec 3.940 personnes hospitalisées, dont 774 en réanimation, et 816 décès.
A la veille de la "phase II" du déconfinement, certains changements interviennent à compter du lundi 1er juin dans un contexte de crise sanitaire liée au coronavirus.
- Chômage partiel : désengagement progressif de l'Etat Pour encourager à la reprise de l'activité économique, le gouvernement a décidé d'abaisser la prise en charge par l'Etat du chômage partiel. Désormais, les entreprises ne se verront rembourser que 85% du montant des indemnités versées aux salariés concernés par ce dispositif, contre 100% jusqu'à présent. Dit autrement, les employeurs devront prendre à leur charge 15% de l'indemnisation versée à leurs salariés qui ne travaillent pas. Ce désengagement ne concerne pas les secteurs toujours contraints par des fermetures administratives. Pour les salariés placés en chômage partiel, rien ne change. Ils continueront de percevoir 84% de leur salaire net (100% s'ils sont au SMIC). - Chômage partiel pour garde d'enfants : une attestation exigée La reprise de l'école est aussi un sujet central du déconfinement. A partir du 2 juin -le 1er juin étant férié- "toutes les familles qui le souhaitent pourront scolariser leurs enfants", au moins une partie de la semaine, a garanti Jean-Michel Blanquer à l'annonce de la phase II du déconfinement jeudi. Le dispositif du chômage partiel ne sera dès lors plus possible pour le parent qui ne souhaite pas travailler afin de garder son enfant. Une exception est néanmoins possible s'il fournit une attestation à son employeur pour justifier que l'établissement scolaire ne peut assurer sa mission d'accueil des élèves, avait aussi avancé Muriel Pénicaud.La situation restant très évolutive de jour au jour, ce n'est qu'à la fin du mois que le gouvernement devrait "faire le point" pour voir "l'ampleur des écoles qui ont repris", et décider "à ce moment-là s'il faut, ou pas, une attestation de l'école".Autres personnes qui pourront continuer à bénéficier du chômage partiel au 1er juin : les personnes vulnérables. La condition : fournir un "certificat d'isolement", produit par un médecin traitant, un médecin de ville ou un médecin du travail.- Baisse des prix du gazLes tarifs réglementés de vente du gaz, appliqués par Engie à des millions de foyers français, vont baisser de 2,8 % au 1er juin, a annoncé jeudi le régulateur. "Cette baisse est de 0,7 % pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,5 % pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 2,9 % pour les foyers qui se chauffent au gaz", détaille la Commission de régulation de l'énergie (CRE).Depuis le 1er janvier, ces tarifs ont baissé en tout de 25,3 %, poursuit la CRE. Moins de 4 millions de particuliers disposent encore d'un contrat de gaz aux TRV.- La prime à la conversion assouplieLes nouvelles aides accordées pour l'achat de véhicules plus propres dans le cadre du plan de soutien à la filière automobile entreront en vigueur lundi, selon un décret publié dimanche au Journal officiel. Parmi ces primes et bonus, certains ne sont que temporaires et doivent s'arrêter le 31 décembre 2020.Il s'agit en premier lieu de la hausse du bonus écologique pour l'achat d'un véhicule électrique neuf, qui passe de 6.000 à 7.000 euros pour un particulier et de 3.000 à 5.000 euros pour une personne morale (entreprise, collectivité).Le décret entérine également la création d'un bonus écologique de 2.000 euros pour l'achat d'un véhicule hybride (essence-électrique) rechargeable, l'augmentation de la prime à la conversion jusqu'à 3.000 euros pour un véhicule thermique et jusqu'à 5.000 euros pour un véhicule électrique ou hybride rechargeable. Par ailleurs, le plafond de revenu fiscal permettant de bénéficier de primes plus importantes est relevé à 18.000 euros.La prime à la casse attribuée pour le remplacement d'un véhicule par un autre moins polluant est élargie aux véhicules classés Crit'Air 3, soit les véhicules essence immatriculés avant 2006 mais aussi les diesel d'avant 2011.Une autre série de mesures entrent en vigueur au 1er juin, sans arrêt prévu au 31 décembre : il s'agit du doublement par l'Etat de la bonification de la prime à la conversion pour les personnes habitant ou travaillant dans les zones à faibles émissions, dans la limite de 1.000 euros, ainsi que du versement par l'Etat de la même aide que celle attribuée par les collectivités pour l'achat d'un vélo à assistance électrique, jusqu'à 200 euros.L'Etat instaure aussi une prime pour la transformation d'un véhicule à motorisation thermique en motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible.- Copropriétés : de nouvelles règlesLa réforme des copropriétés entrent en vigueur. Celle-ci prévoit notamment le plafonnement du montant de "l'état daté" qui ne pourra pas être facturé au-delà de 380 euros au propriétaire vendant son bien copropriété. La réforme renforce aussi le pouvoir du conseil syndical. S'il compte plus de trois personnes, l'ensemble des copropriétaires pourront lui déléguer leur pouvoir de décision sans avoir à tous voter sur certains sujets.Par ailleurs, des règles spéciales sont prévues pour les copropriétés de cinq logements ou moins et d'autres précisent précisent plusieurs points sur les relations entre les propriétaires et leur syndic. Compte tenu de la situation sanitaire, toutes les copropriétés pourront par ailleurs organiser leurs assemblées générales à distance, notamment par visioconférence, à partir du 1er juin et jusqu'à début 2021. Cette nouvelle mesure s'ajoute à la prolongation de plusieurs mois des mandats des syndics qui a déjà été accordée par le gouvernement, les assemblées n'ayant pu se tenir pendant le confinement. - Nuisances sonoresPour protéger les populations des nuisances sonores liées à l'activité du transport aérien, la loi d'orientation des mobilités prévoit que les bailleurs ou propriétaires situés dans dans une zone à bruit telle que définie dans le cadre du plan d'exposition au bruit des aérodromes (PEB) devront communiquer cette information à l'acheteur ou au locataire à partir du 1er juin. Cette contrainte qui concernait jusqu'alors les seuls biens à usage unique d'habitation s'appliquera désormais aux biens à usage mixte (professionnel et habitation, terrains, etc.). - Contrat type dans les auto-écolesA partir de lundi, les auto-écoles devront présenter à leurs nouveaux clients un contrat type, destiné à faciliter la comparaison de l'offre des différents établissements. Il devra notamment mentionner (à l'issue d'une évaluation des capacités du candidat) le nombre d'heures de formation nécessaires et le prix total de celles-ci. Le document doit aussi permettre d'empêcher la facturation de frais imprévus en cours de formation. Adoptée en février, cette mesure s'inscrit dans l'objectif de faire baisser de 30% le prix moyen du permis, avait alors expliqué le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.
La mairie de Paris demande vendredi au préfet de police de revenir sur l'obligation du port du masque dans Paris pour les cyclistes et les joggeurs, a annoncé le premier adjoint Emmanuel Grégoire peu avant l'entrée en vigueur de cette règle.
Le port du masque est obligatoire dans Paris et en petite couronne à partir de vendredi matin 8h00, pour les piétons mais aussi les cyclistes et utilisateurs de trottinettes, a annoncé jeudi la préfecture de police de Paris."Nous sommes opposés au port du masque à vélo parce rien sur le plan scientifique n'atteste que c'est dangereux et c'est surtout contre-productif", a expliqué sur Franceinfo le Premier adjoint (PS) d'Anne Hidalgo, en précisant "l'avoir appris au tout dernier moment par le communiqué de presse de la préfecture de police"."On dit aux gens: +Prenez le vélo pour essayer de désengorger les transports en commun+ et en parallèle, on leur demande de porter un masque qui est particulièrement inconfortable", a-t-il argumenté."C'est un arbitrage de la préfecture de police avec lequel nous ne sommes pas d'accord" et "nous demandons à revenir sur cette décision et à réfléchir sur la question du jogging, parce que quiconque a fait du jogging dans sa vie sait que c'est impossible de le faire avec un masque", a-t-il poursuivi.Le premier adjoint confirme en revanche le soutien de la mairie à l'extension de l'obligation du port du masque pour les piétons dans toute la ville annoncée dès jeudi matin par le Premier ministre Jean Castex. "C'est toujours difficile de prendre ce type de décision" mais "cette mesure a au moins l'avantage de la compréhension, de la simplicité: le masque, c'est maintenant, partout et tout le temps", a-t-il fait valoir.Il a souhaité que l'obligation soit appliquée strictement dès son entrée en vigueur, tout en demandant une tolérance pour les fumeurs."Quand on prend ce type de mesure, il faut l'appliquer" et "nous demandons vraiment à ce qu'il y ait de la fermeté, avec par contre, pour prendre l'exemple de la cigarette, du discernement de la part des agents publics pour laisser un peu de temps aux gens de respirer"."Les gens sont prêts à jouer le jeu, mais ils veulent sortir un peu de ce climat de coercition", a-t-il ajouté.Le non-respect du port du masque est passible d'une amende de 135 euros. Jusqu'à présent, l'obligation de le porter était limitée à certains quartiers fréquentés ou touristiques de Paris.
Des centaines de barquettes en plastique à remplir de poulet, riz et chou, pour distribuer aux soignants: en ces temps de pandémie, c'est la nouvelle activité du célèbre restaurant new-yorkais Le Bernardin, un des meilleurs restaurants de poisson au monde.
Mercredi, Eric Ripert, chef d'origine française fort de trois étoiles au guide Michelin New York depuis sa première édition en 2005, a rouvert, pour la première fois depuis le 13 mars, une des cuisines de son restaurant du quartier des affaires de Manhattan. Depuis quelque temps, il mijotait ce projet de soutien aux soignants, soutenu notamment par l'association caritative World Central Kitchen - fondée par José Andres, autre célèbre chef.Dorénavant, et potentiellement jusqu'à la réouverture du restaurant qu'il espère pour septembre, c'est cette cuisine de crise qui occupera, du lundi au vendredi, quatre de ses 180 employés au chômage: ils prépareront 400 repas quotidiens, destinés aux soignants venus en renfort pour combattre l'épidémie à New York, et logés dans des hôtels proches du restaurant. "Pour l'instant, ce qui est important, c'est d'aider la communauté en général, et spécifiquement les docteurs et infirmières. Notre objectif, c'est de le faire bien, de faire en sorte que ces gens qui prennent des risques énormes, voient des choses terribles dans la journée, quand ils rentrent à leur hôtel, qu'ils puissent se reposer un peu dans leur chambre et manger quelque chose qui est plutôt bon", explique M. Ripert, 55 ans, masqué et ganté devant ses barquettes.Les menus sont déjà arrêtés pour deux semaines: poulet/riz/chou jeudi, après pâtes bolognaises et brocolis mercredi. Suivront couscous, pain de viande, tajine - toujours une protéine avec légumes et "quelque chose de consistant" comme pâtes ou riz, dit-il. - Et après? -Si l'épidémie ralentit désormais dans la capitale économique américaine, cette dernière reste l'épicentre avec plus de 19.000 morts confirmées ou probables du virus, et aucune date n'a encore été fixée pour le début du déconfinement.Pourtant, malgré l'absence d'informations sur une possible réouverture, M. Ripert ne peut s'empêcher de songer au Bernardin de l'après-pandémie.S'il n'envisage pas de tout changer, comme certains chefs étoilés français qui concoctent désormais de très raffinés plats à emporter, "ce ne sera définitivement pas le même Bernardin qu'avant la fermeture", dit-il, avec son léger accent du sud de la France, que 31 ans aux Etats-Unis n'ont pas effacé."Le Bernardin était quand même un restaurant de luxe, qui avait trois étoiles au Michelin, on va essayer de continuer à pouvoir créer cette expérience pour nos clients".Il faudra plus d'espace entre les tables, réduire le nombre de couverts qui, sans compter les deux salles de réception, pouvaient auparavant atteindre les 120. Et travailler avec force masques, gants et produits désinfectants, souligne-t-il. - Etoiles "pas essentielles" -Mais l'équation économique reste à résoudre pour ce co-propriétaire qui avait l'habitude de voir son restaurant plein, midis et soirs.M. Ripert, qui depuis le début de l'épidémie poste des recettes simples et bon marché pour ses quelque 600.000 abonnés sur Instagram, ne veut rien révéler de sa comptabilité. Mais au lieu de 180 employés, il pense rouvrir "avec peut-être 40 ou 50".La clientèle étrangère, qui représentait environ 30 à 40% du total, devrait disparaître, au moins tant que les voyages internationaux seront déconseillés."Je ne sais pas si on aura beaucoup de clientèle qui viendra d'autres Etats (américains)", ni "si les New-Yorkais vont vouloir sortir et se sentir à l'aise et en sécurité dans un restaurant", dit-il.Retrouvera-t-il ses étoiles? "On va faire le mieux possible, on va travailler pour que nos clients soient heureux, qu'ils passent un bon moment au Bernardin, que nos employés puissent avoir un travail", dit-il. "Puis les étoiles viendront, ou ne viendront pas. Aujourd'hui, ce n'est vraiment pas essentiel, quand on pense qu'on est en train de vivre une crise mondiale".Il ne semble pourtant pas douter de la capacité de sa ville d'adoption à rebondir. "On ne va pas rouvrir du jour au lendemain, être plein d'énergie comme nous étions, ça va prendre du temps", dit-il. "Mais New York sera toujours New York, et New York reviendra au niveau où elle était", avec "la créativité et l'énergie" qui la caractérisent.
Selon un sondage Elabe publié jeudi 7 mars, les Français et les Françaises ont des perceptions très différentes des inégalités de salaire en entreprises.
Les premières concernées voient les choses différemment. Tel est le constat qui ressort d'une étude réalisée pou Les Échos, l'Institut Montaigne et Radio Classique, qui montrent que 56% des hommes pensent que le problème des inégalités salariales s'est amélioré ces dernières années, contre seulement 32% pour les femmes.Si les sondés sont 62% à penser que la situation des femmes s'est améliorée ces dernières années en ce qui concerne leur possibilité d'accéder à tous les métiers, ils ne sont que 44% à penser que les inégalités salariales se sont réduites (41% pensent au contraire que rien n'a changé dans ce domaine). Pour remédier aux inégalités professionnelles entre hommes et femmes, 83% des Français estiment qu'il faudrait créer d'avantage de crèches inter-entreprises, une solution encore plus plébiscitée par les femmes (87%) que par les hommes (78%), selon ce sondage rendu public à la veille de la Journée internationale pour les droits des femmes.Les personnes sondées approuvent également à 74% l'idée d'"accorder davantage de droits à formation pour les salariés à temps partiel" (qui sont en grande majorité des femmes), à 72% de "développer le télétravail" et à 69% de "sanctionner par des amendes équivalentes à 1% du chiffre d'affaires les entreprises avec des écarts de salaires", ce qui vient précisément d'entrer en vigueur pour les grandes entreprises.Sondage réalisé par internet, les 5 et 6 mars, auprès d'un échantillon de 1.001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).
Recueilli en novembre dernier par un refuge à Clermont-Ferrand, Sparrow, un chien de deux ans, a échappé de justesse à l'euthanasie. Désormais, il fait le bonheur de la gendarmerie du Puy-de-Dôme, où il est devenu un chien d'élite.
Quand des gendarmes ont du flair et sauvent un chiot turbulent devenu chien d'unité d'élite. C'est la belle histoire relatée par le Parisien dans son édition du jour, consacrée aux animaux qui nous ont émus cette année. Sparrow, un jeune berger belge âgé de deux ans, a échappé de peu à l'euthanasie il y a un an. En cause : un comportement "d'insoumis", trop incontrôlable pour être placé en famille d'accueil. "Il aurait pu finir à la piqûre, c'est un miraculé, souligne l'adjudant Laurent Mars, qui a pris en charge l'éducation de Sparrow. Il a eu de la chance qu'on le repère comme un chien d'intérêt", explique-t-il au Parisien.Après trois mois de stage intensif, le voilà Sambi. Autrement dit, un chien-gendarme dressé à repérer les stupéfiants, les armes et même certains types de billets. "On le sentait super motivé pour le jeu. Il avait le profil d'un chien de recherche", sourit son formateur avec qui il tisse une relation de complicité. Une nouvelle vocation qui en fait un chien métamorphosé : "Sparrow est aujourd'hui un animal épanoui, motivé et performant. Il se débrouille très bien et est passé de chien fou qui prenait le dessus sur l'homme, à chien attachant qui remplit ses missions", commente la Gendarmerie du Puy-de Dôme.
Les autorités politiques peuvent-elles décider du temps passé par des enfants sur les écrans ? Non, estime un adolescent japonais qui a décidé de se battre en justice pour défendre son droit à jouer aux jeux vidéo autant qu'il le souhaite.
Agé de 17 ans, Wataru a en effet choisi de contester au plan judiciaire, avec le soutien de sa mère et d'un avocat, une décision de la préfecture de Kagawa (ouest) visant à limiter le temps consacré à cette activité ludique par les enfants à 60 minutes quotidiennes les jours de classe, 90 minutes pendant les vacances.Dans le cadre de cette règlementation, qui n'est pas contraignante, ces responsables locaux veulent également mettre en place une sorte de couvre-feu numérique en interdisant l'usage du smartphone après 21H00 aux enfants de 12 à 15 ans, après 22H00 à ceux de 15 à 18 ans."Le temps que les enfants peuvent passer à jouer ou sur un smartphone relève des règles familiales, ce n'est pas du ressort du gouvernement", fait valoir Wataru, pour expliquer son action, "je pense qu'il n'est pas normal qu'une autorité administrative intervienne dans la vie des familles".Si le jeune homme assure ne pas être un joueur compulsif, il explique en revanche avoir été privé d'accès, à cause de ces nouvelles mesures, à des serveurs en ligne sur lesquels il tentait de se connecter après 22H00.Pour lui, ces lignes directrices ne reposent sur "aucune réalité scientifique. Elles s'appuient sur l'idée préconçue que le jeu vidéo provoque forcément un comportement addictif et pousse à l'absentéisme"."Pourtant, ça peut être totalement l'inverse, l'absentéisme peut être lié à des problèmes à l'école par exemple et, pour certains, jouer est alors le seul moyen de trouver une forme d'apaisement", ajoute Wataru.L'adolescent n'est pas seul dans son combat : près de 600 personnes ont signé une pétition contre ces règles.Proposée en janvier, la mesure a été soutenue par l'assemblée locale, qui l'a validée en mars, devenant ainsi la première du genre dans l'archipel nippon.Interrogé par l'AFP, l'avocat de Wataru, Tomishi Sakka, estime pour sa part que ces règles violent la Constitution japonaise, qui garantit le libre arbitre.Selon Wataru, elles ne sont qu'une nouvelle tentative de limiter le droit des enfants à s'amuser."Sur de nombreux terrains de jeux, il est interdit de jouer au football, certains interdisent même n'importe quel type de balle. Peut-on avoir simplement le droit de s'amuser ?", s'interroge le garçon.
La mairie-école de Ebersmunster (Bas-Rhin) a été ciblée par des tags antisémites et contre l'immigration. Des graffitis qui visent notamment les gendarmes et le préfet.
Un texte menaçant peint à l'encre noire et adressé aux "gendarmes" et au préfet". Des tags antisémites et contre l'immigration ont été découverts, vendredi 3 mai au matin, sur la mairie-école d'Ebersmunster dans le Bas-Rhin. Selon une information des Dernières Nouvelles d'Alsace, les inscriptions ont été découvertes vers 6h45 vendredi matin dans ce petit village alsacien, selon la gendarmerie de Sélestat, chargée de l'enquête avec le soutien du groupement de gendarmerie du Bas-Rhin. Il s'agit d'"inscriptions à caractère antisémite et contre l'immigration, ainsi que de signes d'extrême droite", a précisé le groupement de gendarmerie du Bas-Rhin. Ce tag intervient à un moment de recrudescence de graffitis et de dégradation à caractère antisémites.Multiples dégradations Mi-avril, des tags racistes et antisémites avaient été découverts sur les murs de la mairie de Dieffenthal (Bas-Rhin). Quelques jours plus tard, des croix gammées et des insultes avaient été taguées sur la façade de la maison d'une élue à Schiltigheim, près de Strasbourg. Dans le cimetière juif de Quatzenheim, au nord-ouest de Strasbourg, 96 tombes avaient été recouvertes de croix gammées le 19 février, et celui de Herrlisheim, au nord-est de la ville, avait été souillé de graffitis antisémites le 11 décembre.Des écrits à caractère antisémite avaient également été découverts début mars devant une école de Strasbourg et des croix gammées sur les murs d'une ancienne synagogue de Mommenheim. Des mairies et permanences d'élus ont également été la cible de dégradations.
Le ministre a également estimé "nécessaire" que d'autres responsables de la hiérarchie policière soient démis de leur fonction.
L'échec du maintien de l'ordre à Paris, samedi lors de l'acte XVIII des "gilets jaunes", est le fait du préfet de police limogé, Michel Delpuech, et d'autres responsables de la hiérarchie policière, a estimé lundi 18 mars sur LCI le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.Regrettant une "inhibition" des forces de l'ordre et une stratégie du maintien de l'ordre "pas mise en œuvre", le ministre de l'Intérieur a affirmé sur LCI que "des décisions, des instructions ont échappé" au préfet de police."Il est important que nous puissions établir à quel niveau des fautes ont été commises", a souligné M. Castaner, expliquant que "des consignes ont été données en-dessous du préfet de police". "Je sais où, je sais qui" a passé ces consignes, a affirmé le ministre. Des responsables de la hiérarchie policière vont-ils être démis de leurs fonctions? "Je pense que c'est nécessaire", a-t-il répondu. "Il n'est pas normal qu'une stratégie définie par le ministre au nom du gouvernement puisse être aménagée" à son insu, a-t-il ajouté.Mardi matin, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a confirmé sur BFMTV que les instructions n'avaient pas été suivies. "Il y a des consignes de retenue qui ont été données sans que nous les validions, et parfois sans que le préfet ne soit au courant", a-t-il dit.Un préfet "qui a de la poigne"Le Premier ministre a annoncé lundi que Michel Delpuech, 66 ans, serait remplacé par le préfet de Nouvelle-Aquitaine Didier Lallement, 62 ans, qui sera officiellement nommé préfet de police de Paris mercredi en Conseil des ministres. Le limogeage de M. Delpuech ne répond pas à une "logique de fusible", mais "il est nécessaire de faire appel à un préfet qui a de la poigne, comme le préfet Lallement, qui doit remettre de l'ordre là où c'est nécessaire", a justifié M. Castaner.Outre le changement de préfet, le Premier ministre avait annoncé plus tôt des mesures de fermeté contre les violences et les pillages lors des manifestations de "gilets jaunes", notamment la possibilité d'interdire des manifestations et l'augmentation des amendes pour ceux qui participent à des rassemblements non-déclarés.
VIDÉO. Le procureur de la République de Paris, François Molins, a confirmé que le "terroriste islamiste" ayant tué 3 personnes ce vendredi 23 mars à Carcassonne et Trèbes (Aude) s'était dit "prêt à mourir pour la Syrie" avant d'être abattu par le GIGN.
"Il était fiché S depuis 2014" mais "aucun signe précurseur ne pouvait laisser présager un passage à l'acte", selon le procureur.L'assaillant Radouane L., né au Maroc il y a 25 ans et habitant à Carcassonne, s'est dit "prêt à mourir pour la Syrie" lors son entrée dans un supermarché de Trèbes. "Il a sollicité la libération de frères (d'armes) avant de tirer sur un client et un employé du magasin qui, tous deux, sont décédés sur place", a expliqué François Molins lors d'une conférence de presse tenue dans la soirée. Parmi ces "frères", il a - selon une source proche du dossier interrogée par l'AFP - cité celui de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des attentats du 13 novembre 2015, actuellement emprisonné à Paris. Selon le procureur, Radouane L. avait fait l'objet d'un suivi des services de renseignements et été fiché "S" à l'été 2014 pour ses liens "avec la mouvance salafiste". L'homme était également "connu de la justice pour des faits de droit commun", a-t-il précisé. En mai 2011, il avait été condamné à "une peine d'un mois d'emprisonnement avec sursis pour une infraction de port d'arme prohibé" et avait été condamné à nouveau en mars 2015 pour "usage de stupéfiants et refus d'obtempérer" à une peine d'un mois d'emprisonnement exécutée en août 2016. À sa sortie, il n'a pas montré de signes de radicalisation "pouvant laisser présager un passage à l'acte", a précisé François Molins. Sa surveillance a alors été arrêtée. Sa conjointe placée en garde à vueUne enquête a été ouverte par le parquet antiterroriste pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "tentatives d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste", a ajouté le procureur. Une proche de l'assaillant a également été placée en garde à vue pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle", a annoncé le procureur. Cette personne est une "proche qui partageait (la) vie" de l'assaillant. La perquisition a eu lieu dans la cité Ozanam de Carcassonne, à quelques centaines de mètres du centre historique de la ville."Nous pensions qu'il n'y avait pas de radicalisation"Un peu plus tôt dans l'après-midi, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, avait expliqué que Redouane L. avait agi "seul". "Il était connu pour des faits de petite délinquance et nous l'avions suivi et nous pensions qu'il n'y avait pas de radicalisation, mais il est passé à l'acte brusquement", avait-il précisé sur place."Notre pays a subi aujourd'hui une attaque terroriste islamiste. Un individu a tué trois personnes et en a blessé 16 autres, dont au moins deux sont dans un état grave", a lui précisé Emmanuel Macron lors d'un point de presse à l'issue d'un "point de situation" place Beauvau, à Paris. Macron réclame des "réponses"Le chef de l'État a souhaité que l'enquête apporte "des réponses à un certain nombre de questions importantes : quand et comment (l'auteur de l'attaque) s'est-il radicalisé ? Où s'est-il procuré cette arme ?". "Tous les moyens nécessaires à l'obtention de ces réponses seront mobilisés", a-t-il assuré, avant d'exprimer sa "détermination absolue et la détermination du Premier ministre et de tout le gouvernement pour mener" la lutte contre le terrorisme. "J'invite chacune et chacun à être conscient de la gravité de la menace terroriste mais à être également conscient de la force et de la résistance que notre peuple a démontrées chaque fois qu'il a été attaqué", a-t-il conclu.Le meurtrier présumé a mené ses attaques en trois temps : il a d'abord "volé une voiture à Carcassonne, tuant un passager et blessant gravement le conducteur". Puis un peu plus loin, il a tiré sur un CRS qui rentrait d'un footing avec plusieurs collègues près d'une caserne. Le CRS a été légèrement blessé à l'épaule. Quelques minutes plus tard, vers 11h15, le "terroriste" est entré dans un supermarché Super U de Trèbes où il "a tué deux autres personnes", un employé et un client.Alors que les autres otages avaient réussi à prendre la fuite, il a ensuite retenu une femme. Un lieutenant-colonel de gendarmerie dépêché sur les lieux s'est alors proposé pour prendre la place de celle-ci. Vers 14h30, il a été "gravement blessé" par balles par l'assaillant, ce qui a déclenché l'assaut du GIGN, a précisé Gérard Collomb, en saluant l'"héroïsme" du gendarme. Un autre militaire de l'antenne GIGN de Toulouse a également été blessé par balles à la jambe lors de l'assaut."Si le profil d'étranger fiché pour radicalisation se confirme, ceux qui ont refusé la proposition des députés FN d'expulser immédiatement les étrangers fichés S porteront une responsabilité politique dans ce drame", a réagi sur Twitter la présidente du Front national, Marine Le Pen, après avoir écrit que "toutes (ses) pensées" allaient aux "victimes et à leurs familles".Il s'agit des premières attaques de ce type en France depuis celle, le 1er octobre dernier, qui avait fait deux morts à la gare Saint-Charles de Marseille. Parmi les trois personnes tuées figure un Portugais, a indiqué Lisbonne.
Éric Drouet a été interpellé lors d'une manifestation non déclarée à Paris, mercredi 2 janvier. Il est poursuivi pour "participation à une manifestation non déclarée".
Deuxième interpellation pour lui. Éric Drouet, figure du mouvement des "gilets jaunes", a été interpellé par les forces de l'ordre dans la soirée de mercredi 2 janvier, près de la place de la Concorde. Les policiers l'ont arrêté pour "participation à une manifestation non déclarée", selon les informations de Franceinfo. Des dizaines de personnes s'étaient rassemblées dans la capitale afin de déposer des bougies en soutien aux "gilets jaunes" blessés.Ce chauffeur routier de Melun (Seine-et-Marne) avait déjà été interpellé le 22 décembre, lors du sixième acte des manifestations à Paris. Les policiers lui avaient alors confisqué une sorte de matraque. Il sera ainsi jugé le 5 juin pour "port d'arme prohibé de catégorie D", mais aussi pour "participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations". Éric Drouet est une des voix qui pèsent dans la contestation qu'il définit lui-même comme "populaire" et "totalement apolitique". Sa page Facebook, créée mi-octobre et appelant au "blocage national contre la hausse des carburants", a amorcé la première mobilisation nationale du 17 novembre, considérée comme étant "l'acte I" des "gilets jaunes".Jean-Luc Mélenchon, qui avait évoqué mardi 1er janvier sa "fascination" à son égard dans un billet publié sur Facebook, lui a accordé son soutien après cette nouvelle interpellation. "Libérez Éric Drouet. Fichez la paix aux porte-voix du peuple", a tweeté le leader de la France insoumise.
La méduse est en fait composée de plusieurs milliers d'organismes qui constituent eux-mêmes les tentacules géantes. L'image est impressionnante.
On pourrait croire que la science fiction a rattrapé la réalité à la vue de ces immenses traînées blanches dans l'océan tout bleu. Mais il s'agit bel et bien d'une seule et même méduse. Elle s'étend sur plus d'une dizaine de mètres dans l'eau. C'est le Schmidt Ocean Institute, une fondation océanographique basée en Californie qui a publié sur son compte Instagram ces images impressionnantes d'une méduse tentaculaire. On y voit d'immenses cercles blancs à la surface de l'eau dans l'océan au large des côtes australiennes. C'est en fait un chercheur à l'université de Yale, Casey Dunn, qui a repéré le phénomène. Une méduse tout à fait naturelleCette image n'a rien d'irréel. Le Schmidt Ocean Institute explique dans la légende de sa publication que ce serait en fait une méduse de type Apolemiidae (Apolemia en anglais), directement membre de la famille des siphonophores. Casey Dunn détaille que les siphonophores sont en fait constitués de plusieurs cellules différentes qui ont chacune une fonction (chasse, flottaison...). La multitude de ces êtres-vivants se rattache à la méduse et donne cette impression de longueurs.Dans le cas de cette méduse, tout s'explique donc par la multiplication des colonies autour de la méduses qui entraîne des tentacules de dizaines de mètres. Il ne s'agit là donc pas pas d'un cas isolé.
Trente-six membres d'équipage confinés sur un bateau de la compagnie norvégienne Hurtigruten, spécialiste des croisières d'expédition, ont été testés positifs au coronavirus, a annoncé samedi la ville de Tromsø où le navire est amarré, une situation qui alimente les craintes d'une résurgence de l'épidémie en Norvège.
Sur les 158 personnels du MS Roald Amundsen, 36 ont été testés positifs au Covid-19, a annoncé Pål Jakobsen, responsable presse à la mairie de Tromsø, joint par l'AFP.La majorité de l'équipage testé positif est d'origine philippine tandis que trois autres sont Français, Norvégien et Allemand.Vendredi, quatre membres d'équipage - sur les 158 - avaient déjà été testés positifs au virus et sont depuis hospitalisés.Arrivé vendredi matin au port de Tromsø après navigué jusqu'à l'archipel du Svalbard, l'équipage du MS Roald Amundsen a été placé en quarantaine à bord du navire. Quatre membres du personnel avaient "été isolés il y a plusieurs jours en raison d'autres symptômes de maladie, sans symptômes liés au Covid-19", a expliqué vendredi la compagnie dans un communiqué."Il n'y avait aucune raison de soupçonner le Covid-19 lorsque le navire a accosté à Tromsø en raison des symptômes qu'(ils) présentaient", a-t-elle poursuivi.Le navire comptait également près de 180 passagers partis le 25 juillet. Aucun n'a signalé de symptômes liés au Covid-19 au cours du voyage selon la compagnie. Tous ont été débarqués à leur arrivée vendredi mais une soixantaine d'entre eux sont depuis en quarantaine à Tromsø, précise samedi la compagnie. Les résultats de leurs tests de dépistage sont attendus dans la soirée selon la municipalité.Chacun des passagers est toutefois invité à s'isoler et à se faire dépister. Il a aussi été demandé à plus de 200 autres passagers ayant voyagé du 17 au 24 juillet avec le même équipage Hurtigruten de suivre ces recommandations après la découverte a posteriori d'un cas chez les passagers.Les autorités sanitaires ont indiqué samedi avoir "avisé 69 municipalités (à travers la Norvège) de suivre" ces passagers présents sur leur territoire."Il s'agit déjà d'une épidémie majeure et nous craignons une nouvelle propagation", s'est inquiétée une responsable de l'Institut norvégien de santé publique, Line Vold, dans un communiqué, alors que l'épidémie est considéré comme étant sous contrôle depuis début avril sur le territoire norvégien.Vendredi, le pays nordique recensait 9.208 cas confirmés d'infections au nouveau coronavirus (+36 cas enregistrés en 24h).Une personne est morte du virus vendredi soir, portant le nombre de décès à 256. Il s'agit du premier décès lié au Covid-19 enregistré dans le royaume depuis deux semaines.Le secteur des croisières, sinistré, a dû renoncer à une grande partie de son activité. Plusieurs paquebots de différents armateurs ont été bloqués en avril et mai pour des cas suspects ou avérés de contamination au coronavirus.Hurtigruten avait annoncé en mars la suspension de presque toutes ses activités à cause de la pandémie.
Selon les informations récoltées par Le Parisien, plusieurs centres d'ophtalmologie proposent des avantages aux clients mais se retrouvent finalement à produire des factures suspectes qui alertent la Caisse nationale d'assurance maladie.
Un concept novateur mais illégal ? Le Parisien se penche sur le business florissant des centres d'ophtalmologie. Ces établissements proposent des avantages non négligeables : aucun frais à dépenser pour les patients, pas de dépassement d'honoraire et surtout un rendez-vous sous 24 heures, là où le temps d'attente chez un ophtalmologue est supérieur à 60 jours. Un cadre idyllique qui pourrait finalement cacher certaines irrégularités. Le tiers payant intégral y est pratiqué, cela suppose donc que la patientièle n'a certes pas de reste à charge mais elle ne sait pas ce qui est facturé à son nom à la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam). Ce sont ces remboursements qui ont fait naître les premiers soupçons. « Pour une patientèle passée de 400 000 personnes en 2015 à 800 000 en 2019 (+100%), le coût des remboursements s'est envolé de 245%, à 69 millions d'euros (+245%) », est-il inscrit dans un rapport.Parmi les autres éléments qui intriguent la Cnam, l'achat important de machines neuves suscite quelques questions. Certaines coûtent jusqu'à 100 000 euros la pièce. Comment les 110 centres contrôlés peuvent-ils se permettre de telles dépenses ? Le rapport indique qu'une quinzaine d'établissements facturent des actes plusieurs jours à la suite à 10% de leurs clients. Cela concerne même 75% dans cinq centres. Or, un cabinet libéral classique ne reçoit que 0,5% de des patients.Une fraude profitant d'une ordonnance du ministère de la Santé ? En janvier 2018, le ministère de la Santé publie une ordonnance qui favorise l'accès aux soins. Cela se traduit par une plus grande facilité à ouvrir des centres de santé. Les gestionnaires n'ont plus besoin que d'une obligation d'engagement de conformité.En septembre 2019 déjà, certains spécialistes de santé alertaient dans les colonnes de Paris Normandie sur « ce type de centre un peu trop paillettes et usine à ordonnances ». Secrétaire général du syndicat national des ophtalmologistes de France, Vincent Dedes pointait du doigt ces pratiques : « Il y a deux poids, deux mesures. Nous devons respecter des règles sur nos plaques médicales. Ces centres qui échappent au Conseil de l'ordre ont de vraies façades publicitaires », déclarait-il.Derrière ces centres, on retrouve certaines sociétés n'ayant aucun lieu avec le milieu médical : location de biens immobiliers, location de biens, gestion de fonds, conseil etc.. Elles sont suspectées d'utiliser des stratagèmes pour récupérer l'argent potentiellement escroqué. Elles utiliseraient d'autres sociétés en créant des factures surdimensionnées pour des motifs comme la location de locaux.
La principale fédération de parents d'élèves déplore que la communication du ministère n'ait pas été plus rapide.
Alors que le monde reste menacé par une pandémie du virus Covid-19, la France prend des mesures pour éviter la propagation de la maladie sur son territoire. Ainsi, alors que les élèves de la zone C (Paris, Montpellier, Toulouse...) rentrent de vacances, le ministère de l'Éducation a écrit lundi 24 février aux rectorats pour relayer les consignes du ministère de la Santé. Celles-ci appellent les élèves revenant de Chine, de Singapour, de Corée du Sud et de Lombardie et Vénétie en Italie, particulièrement touchés par le nouveau coronavirus, à rester chez eux. Les enfants de retour de ces zones "ne doivent pas être envoyés à la crèche, à l'école, au collège ou au lycée", selon ces recommandations gouvernementales, qui portent sur les 14 jours suivant le retour (durée jugée suffisante pour couvrir la période d'incubation du virus). Ces recommandations étaient déjà en vigueur pour la Chine (Chine continentale, Hong Kong, Macao) et ont été élargies vendredi à Singapour puis dimanche aux deux provinces italiennes de Lombardie et Vénétie ainsi qu'à la Corée du Sud, a précisé le ministère de la Santé à l'AFP.Plusieurs rectorats les ont transmises lundi dans la journée aux chefs d'établissements. C'est le cas par exemple au collège Les Hauts Grillets de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), où la principale a demandé aux familles de bien vouloir en prendre connaissance et de "les mettre en application le plus scrupuleusement possible".À Paris, Marie (prénom modifié) et son compagnon, tous deux professeurs des écoles, ont passé la première semaine des vacances de février en Italie, entre la Lombardie et la Vénétie. Lundi dans la journée, alors qu'ils étaient sur leur lieu de travail, ils ont appris qu'ils étaient priés de rester chez eux pour le reste de la semaine et de déscolariser leurs deux enfants. "Ma directrice s'est renseignée auprès de l'inspecteur. C'est lui qui a pris cette décision", raconte Marie. "Je suis un peu abasourdie et embêtée vis-à-vis des parents d'élèves: que va-t-on leur dire ? Je ne veux pas qu'une psychose s'installe". Dans son école, des enfants qui ont passé leurs vacances en Chine sont aussi interdits d'école cette semaine."Il aurait peut-être mieux valu que la communication soit plus rapide pour éviter les risques de contagion", estime le président de la principale fédération de parents d'élèves (FCPE), Jean-André Lasserre, à Paris. Sa fédération va demander très rapidement au ministère une documentation claire pour expliquer la situation aux familles.Le ministère de l'Éducation recommande également aux établissements scolaires de reporter tout voyage scolaire en Chine et vers l'Italie du Nord et plus largement de "reconsidérer la pertinence de tous les voyages scolaires vers les zones d'exposition".
Alors que certains les croyaient à Brégançon, Emmanuel Macron et son épouse Brigitte ont été aperçus en train de marcher dans les rues de Saint-Tropez, vendredi 28 décembre.
Selon les informations de Var-Matin, c'est aux alentours de 19h15 que Brigitte et Emmanuel Macron ont été aperçus place des Lices. Un endroit très fréquenté en soirée, où ils ont échangé quelques mots et sourires avec des passants, escortés par trois agents de sécurité seulement. Toujours selon le journal, le couple présidentiel aurait trouvé un point de chute chez des amis de Brigitte Macron dans le golfe de Saint-Tropez, alors que non loin de là, à Bormes-les-Mimosas, des Gilets jaunes ont tenté, jeudi et vendredi, de pénétrer dans le fort de Brégançon, lieu habituel de villégiature du chef de l'État.On ignore jusqu'à quelle date Emmanuel Macron restera dans le sud de la France. Dans tous les cas, le chef de l'État doit être de retour à Paris pour ses traditionnels vœux aux Français le 31 décembre. Une prise de parole attendue dans un contexte social toujours très agité et alors que l'ombre d'Alexandre Benalla plane à nouveau au-dessus de l'Élysée.
- Deux législatives partielles se sont tenues dimanche en France : en tête dans la première circonscription du Bas-Rhin (30,48%), le Parti socialiste n'a recueilli que 6,5% dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes. Il y est même devancé par le Parti de gauche.
-A Strasbourg, le PS semble bien placé pour remporter la 1ère circonscription du Bas-Rhin et garder ainsi à gauche ce siège détenu depuis 19 ans. Son candidat, Éric Elkouby - proche du député sortant Armand Jung, démissionnaire pour raisons de santé - a recueilli 30,48% des suffrages, contre 19% à son principal concurrent, Jean-Emmanuel Robert (Les Républicains), qu'il affrontera en duel au second tour. Le candidat socialiste, qui est également conseiller départemental d'opposition et adjoint au maire de Strasbourg, était l'assistant parlementaire d'Armand Jung depuis 19 ans. Il réalise certes un score nettement inférieur aux 42% obtenus par son mentor au premier tour en 2012, mais le résultat de son opposant de droite est également nettement en retrait par rapport aux 28% obtenus par la candidate UMP en 2012.Le Front national, représenté par Andrea Didelot, recueille 10,44%, soit à peine mieux que les 9,40% obtenus il y a quatre ans. Le scrutin, où s'alignaient pas moins de 14 candidats, a été marqué par une très faible participation, de 22,28% seulement. Dans une Alsace très ancrée à droite et au centre-droit, et où Strasbourg (dirigée par le maire PS Roland Ries) fait figure d'"îlot rose", cette circonscription urbaine, entièrement située sur le territoire de Strasbourg (dont une partie du centre-ville) est considérée comme l'une des seules sociologiquement à gauche. Armand Jung y avait été réélu en 2012 avec 62% des voix au second tour, face à une candidate UMP alors peu connue. Le candidat EELV, Simon Baumert, a frôlé dimanche les 10% (avec 9,26%), tandis que l'UDI Laurent Py a obtenu 7,64%.Parmi les neuf autres "petits" candidats, l'un des mieux placés, avec 4,25% des voix, est le représentant du mouvement "Ma Voix", qui n'avait aucun programme, si ce n'est de relayer au Parlement la volonté des électeurs. Ce mouvement, qui s'inscrit dans le contexte de forte défiance envers les partis illustrée notamment par le mouvement "Nuit debout", entendait tester à Strasbourg une démarche qu'il espère faire vivre l'an prochain partout en France, en proposant de voter "non pas pour une personne, mais pour une méthode" nouvelle de représentativité démocratique.DUEL LR-FN AU SECOND TOUR À NICELa candidate "Les Républicains", Marine Brenier, a rassemblé 47,4 % des suffrages à l'occasion du premier tour de l'élection législative partielle organisée dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes suite à la démission, pour cause de cumul des mandats, de Christian Estrosi, maire de Nice et président de la région Paca. Dans un scrutin où moins d'un électeur sur quatre s'est déplacé aux urnes (taux de participation de 23,33 %) et où huit candidats s'affrontaient, cette jeune femme de 29 ans, adjointe au maire de Nice et conseillère départementale, devance Michel Brutti (FN), qui a rassemblé 30,7 % des suffrages exprimés. Le second tour, dimanche 29 mai, opposera ces deux candidats dans un duel où Marine Brenier, dont le suppléant n'est autre que Christian Estrosi, apparaît largement favorite pour siéger à l'Assemblée nationale.Le grand perdant du scrutin est le Parti socialiste, dont aucune des figures locales n'avait voulu se porter candidat et qui avait attendu le dernier jour pour désigner Chaama Graillat. Cette femme de ménage de 53 ans, simple secrétaire de section du PS à Nice depuis un an, était la seule candidate à se présenter en interne. Elle ne recueille pour ce premier tour que 6,5 % des votes et se voit même devancée par le candidat du Front de gauche, Philippe Pellegrini (7,5%). La candidate PS avait indiqué qu'en cas de duel LR/FN au second tour, il n'était pas "concevable de laisser la circonscription au FN".Christian Estrosi a appellé à "amplifier cette dynamique (du 1er tour) comme nous l'avons fait lors des élections régionales en défendant les valeurs républicaines et en combattant avec force le populisme du Front national". En 2012, lors de la précédente élection législative dans cette circonscription, Christian Estrosi était arrivé en tête au soir du premier tour avec 44% des suffrages, devant le PS (25%), le FN (21%) et le Front de gauche (4%). Le taux de participation était alors de 58%. La 5e circonscription des Alpes-Maritimes regroupe 88.000 électeurs, dont 59.000 domiciliés à Nice (dans la partie ouest de la ville), les autres habitant principalement les communes des vallées alpines du Var, de la Vésubie et de la Tinée.
Selon les révélations de Buzzfeed News mardi, les deux membres de la France insoumise refuseraient de quitter leur logement social parisien.1 200 euros par mois pour un appartement de quatre pièces de 80 mètres carrés dans le XIIe arrondissement de Paris... une affaire parfaitement légale mais qui d'un point de vue éthique commence à faire mal pour Alexis Corbière et Raquel Garrido.
Le couple vit en effet toujours dans ce logement social, révélait mardi Buzzfeed News. Elu en juin dernier, Alexis Corbière avait promis que sa compagne et lui quitteraient les lieux qu'ils occupaient depuis 2003.Si légalement le couple a le droit de rester vivre dans cet appartement HLM, qu'ils ont obtenus à l'époque où il n'y avait pas de conditions de ressources, la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP), bailleur des lieux, demande depuis 2009 aux élus et aux ministres de ne plus occuper de logements sociaux normalement destinés aux ménages français modestes. Selon Buzzfeed, plusieurs courriers ont été adressés au couple, sans réponse de sa part. Excédée, la RIVP a dû faire appel à un huissier de justice pour leur remettre en main propre un courrier recommandé signé par la présidente de la RIVP et maire du 20e arrondissement de Paris. Pas évident avec une famille nombreuseLe député LFI a répondu au site internet, expliquant que la lettre de la RIVP « n'appelait aucune réponse », et qu'il « faudrait peut-être que je trouve un logement d'abord ». Alexis Corbière a déploré le mauvais procès fait à son couple dans les médias : « Depuis des mois, mon honneur est sali, j'ai dit à la presse que j'allais quitter ce logement. Je vais le faire. Je suis en train de chercher un logement, mais avec une famille de trois enfants, ça ne se fait pas en claquant des doigts ».
Les autorités marocaines ont "réfuté catégoriquement" vendredi les "allégations infondées" d'Amnesty International, selon qui le Maroc a piraté le téléphone d'un journaliste avec un logiciel espion.
Dans un communiqué, les autorités du royaume appellent l'ONG à "étayer" son rapport "par des preuves". Le directeur d'Amnesty au Maroc a été convoqué et il lui a été demandé de fournir "dans les plus brefs délais" ces preuves, selon la même source. Amnesty international a affirmé lundi dans son rapport que le téléphone d'Omar Radi, un journaliste et militant des droits humains marocain, avait été espionné via le logiciel Pegasus de la firme israélienne NSO, utilisé selon elle par les autorités marocaines.Mercredi, la justice marocaine a annoncé avoir ouvert une enquête sur Omar Radi, qu'elle suspecte de bénéficier de "financements de l'étranger" en lien avec des "services de renseignement".Jeudi, le journaliste a été interrogé plusieurs heures par la police judiciaire.Pour lui, cette convocation a "un lien direct" avec le rapport d'Amnesty et les accusations le visant sont "ridicules", a-t-il dit a l'AFP."J'affronterai avec beaucoup de fermeté cette énième tentative d'intimidation", a-t-il commenté vendredi dans un communiqué. En mars, il avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir critiqué un juge sur Twitter. Reporters sans frontières (RSF) a appelé jeudi les autorités marocaines à "mettre fin au harcèlement" le visant.Amnesty avait publié en octobre un premier rapport sur l'espionnage des téléphones de deux militants marocains via le même logiciel.
Le groupe a fini de chanter et la salle s'est embrasée: applaudissements nourris des hommes et youyous des femmes pour une ovation debout. Le spectacle pourrait sembler banal s'il n'avait lieu en Iran avec un quatuor exclusivement féminin sur scène.
"J'étais vraiment heureux de pouvoir être là et de te voir" jouer et chanter, dira Sassan Heydari à son épouse Néguine, l'une des quatre musiciennes acclamées ce soir-là à Bandar Abbas, à l'issue de la représentation.Avant ce concert, Sassan, marié à Néguine depuis dix ans, n'avait jamais pu assister à un tour de chant de sa femme sur les planches parce qu'un interdit religieux restreint considérablement l'exercice public des vocalises féminines en République islamique d'Iran.Si le groupe Dingo a pu se produire devant un public mixte, c'est que les règles se sont un peu assouplies depuis quelques années.Selon Sahar Taati, ancienne directrice du département Musique au ministère de la Culture et de la Guidance islamique (Erchad), aucune loi iranienne n'interdit spécifiquement aux femmes de chanter devant une audience mixte.Mais une majorité de mollahs estime que le chant féminin est "haram" ("interdit" pour des motifs religieux) en ce qu'il serait à même de stimuler une excitation sensuelle susceptible de jeter les hommes dans le stupre, explique Mme Taati à l'AFP.D'une manière générale, la musique profane est mal jugée par le clergé chiite, qui y un voit un divertissement éloignant les fidèles des préoccupations religieuses.Son interdiction, décrétée rapidement après la victoire de la révolution islamique de 1979, a été progressivement levée, mais pas intégralement. Ce fut d'abord l'autorisation de la musique "révolutionnaire", qui permettait de galvaniser les combattants, pendant la guerre entre l'Irak et l'Iran (1980-1988).Puis l'accent fut mis sur la musique traditionnelle iranienne. Jugée "décadente" par un pouvoir en guerre ouverte contre "l'invasion culturelle", la musique occidentale reste ostracisée ou interdite, selon les époques.Après l'ouverture du président Mohammad Khatami (1999-2005), annulée par le tournant ultraconservateur de son successeur Mahmoud Ahmadinejad, la promotion d'événements musicaux a été un temps facilitée après l'accession à la présidence du modéré Hassan Rohani en 2013.- "Accompagnée par un homme" -Les restrictions sont encore légion; tout concert doit être approuvé par Erchad et il reste quasi impossible pour une chanteuse de se produire en soliste - dans un cadre légal - autrement que devant d'autres femmes.Mais "des femmes peuvent chanter devant un auditoire mixte si elles chantent ensemble, à plus de deux, ou si une femme seule chante accompagnée par un homme dont la voix sera toujours au moins aussi forte que la sienne", explique Mme Taati.C'est ainsi qu'un metteur en scène iranien a pu monter à l'hiver 2018-2019 une adaptation en persan de la comédie musicale "Les Misérables" à Téhéran: les solos féminins y étaient soutenus par la voix d'une autre chanteuse apparaissant dans l'ombre côté jardin.A Bandar Abbas, grande ville portuaire du Sud, l'aventure du groupe Dingo, auquel a participé Néguine Heydari, 36 ans, a commencé fin 2016.Selon Malihé Chahinzadé, 34 ans, et Faézé Mohseni, 31 ans, tout est parti d'une discussion sur la plage. Les deux jeunes femmes, déjà musiciennes, décident "de commencer à jouer des instruments" traditionnels.Il faut alors monter un groupe. Rapidement Néguine, qui a grandi dans le même quartier, les rejoint. Via Instagram, Nouchine Youssefzadé, 26 ans, vient s'ajouter au trio.- Dohol, pipère, kassère et oud -"Dingo" - mot qui en dialecte bandari évoque les premiers pas fragiles d'un nourrisson - est né.Au départ, c'est Faézé, au "dohol" (tambour à deux peaux), qui chante, seule, accompagnée par Malihé au "pipère", un tambour traditionnel qui se joue à l'aide d'une baguette incurvée, Néguine au "kassère", un autre type de tambour à deux peaux, et Nouchine au luth oriental (oud).Mais cette configuration contraint les quatre musiciennes à se produire uniquement devant des femmes. Jusqu'au jour où elles prennent conscience qu'en chantant à plusieurs, elles pourraient se présenter devant des auditoires mixtes.Le groupe tente sa chance, mais les complications bureaucratiques sont immenses. Un documentaire récent, "No Land's Song", décrit le parcours kafkaïen d'une compositrice iranienne, Sara Najafi, décidée à organiser un concert où plusieurs femmes chanteront tantôt en chœur, tantôt en solo devant des hommes et des femmes.Il lui faudra un an et demi d'efforts pour venir à bout des "oubliez, c'est impossible" renvoyés par les fonctionnaires d'Erchad. Le concert finit par se tenir mais l'autorisation n'est obtenue qu'au dernier moment.Refusant de s'étendre sur les difficultés rencontrées par Dingo pour se produire devant un public mixte, Néguine Heydari confie simplement: la plupart du temps, "on abandonnait".Elles parviennent néanmoins à jouer et chanter ensemble devant des hommes et des femmes lors du Festival du oud de Chiraz (Sud) en juillet 2018.Et lorsqu'elles apprennent qu'un "Festival international de musique du golfe Persique" - tout ce qu'il y a de plus officiel - se tiendra dans leur ville en avril 2019, les quatre musiciennes de Dingo posent leur candidature.Elles n'obtiennent confirmation de leur sélection que quelques jours avant le concert, ce qui contraint le quatuor à des journées de répétitions forcenées "pour parvenir à chanter en choeur", raconte Malihé Chahinzadé.Sur scène ce soir-là, les Dingo, en costume traditionnel, mettent toute leur énergie au service du répertoire de la musique bandari: rythmes effrénés soutenant des paroles de chansons populaires transmises de génération en génération. Le public est séduit facilement et le jury leur discerne un prix. - "Enfin vues" -"On a le sentiment d'avoir été enfin vues (...) par une nouvelle frange de la société", dit à l'AFP Nouchine, à l'issue de la représentation."Toutes ces répétitions ont fini par payer", ajoute-t-elle. La griserie de se produire devant un public mixte - occasion qui ne s'est pas représentée depuis - fait oublier les moments d'angoisses des jours précédents: peur de ne pas être à la hauteur, peur, jusqu'à la dernière minute, d'une annulation.Les femmes de Dingo (elles sont aujourd'hui deux sur quatre à travailler) se voient volontiers comme des "pionnières" et s'estiment heureuses d'avoir été pleinement soutenues par leurs familles, plutôt aisées.Depuis le concert d'avril 2019, Néguine a quitté le groupe. On évoque des "différends artistiques". Une guitariste, Mina Molaï, a pris sa place. Si elle interdit jusqu'à nouvel ordre tout concert, l'épidémie de Covid-19 fait germer de nouveaux projets."Jusqu'à présent, nous ne faisions que reprendre des pièces du répertoire folklorique bandari, mais maintenant nous pensons créer des morceaux originaux", dit Malihé.- Clefs USB -Malgré toutes les difficultés, des chanteuses iraniennes continuent d'enchanter des oreilles pas seulement féminines dans le pays et circuler en taxi à Téhéran peut être un moyen de s'en convaincre.Vous pourriez croiser ce chauffeur qui ne se gêne pas pour écouter pleins tubes et fenêtres ouvertes du Gougoush, la grande diva de la pop d'avant la Révolution qui fit son grand retour à la chanson en 2000 en Amérique du Nord après 21 ans d'un silence - subi - dans son propre pays.Ou tel ou tel autre qui s'autorise les mélodies, stockées sur des clefs USB de Hayedeh ou de sa soeur, Mahasti, deux autres reines de la scène pop et traditionnelle d'avant 1979, enterrées en Californie.Vous pourriez aussi entendre la voix de Gelareh Sheibani, représentante peu connue de la jeune génération de la variété persane active à Los Angeles et dont l'Internet fait résonner le timbre jusque dans son pays d'origine.À moins que votre chauffeur ne préfère la chanteuse lyrique Darya Dadvar, installée à Paris. Aussi à l'aise dans le répertoire baroque que dans le jazz ou la musique traditionnelle iranienne, cette soprano est l'une des très rares femmes à avoir chanté en solo devant un parterre mixte depuis la Révolution, au début de la décennie 2000.
Les deux dirigeants se sont isolés vendredi en fin de matinée en marge du G7. Et les photos de leur rencontre ont fait réagir sur les réseaux sociaux.La photo était attendue et elle n'a pas déçue.
Emmanuel Macron a rencontré le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, en marge du sommet du G7 qui se tient vendredi et samedi à Taormina, en Italie. Les deux jeunes dirigeants se sont laissé photographier, au bord de la mer ou dans les jardins. "L'amitié franco-canadienne a un nouveau visage. A nous de relever les défis de notre génération", a twitté Emmanuel Macron, qui dans un autre tweet, diffuse une photo de Justin Trudeau et lui. Un cliché qui n'a pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux.
Le ministère de l'Intérieur s'inquiète de la "banalisation des propos et comportements racistes et xénophobes", appelant à un "sursaut de conscience" de la société et des responsables politiques.
Les services de la place Beauvau ont rendu public ce dimanche 27 janvier le bilan du nombre de faits racistes et xénophobes en France, qui a très fortement augmenté en 2019, de plus de 130%. Selon le ministère de l'Intérieur, 1142 faits ont ainsi été comptabilisés (contre 496 en 2018). Ce chiffre repart à la hausse avec deux années de recul. Pour l'essentiel, ces faits relèvent de la catégorie des 'menaces' (977)", est-il précisé. Le ministère de l'Intérieur note également une hausse des faits à caractère antisémite, 687 en 2019 contre 541 l'année précédente, soit une augmentation de 27%. Parmi ces faits sont recensés 151 "actions", une catégorie qui regroupe les atteintes aux personnes et aux biens comme les dégradations, vols ou violences physiques, et 536 "menaces" à l'instar de propos ou gestes menaçants, inscriptions, tracts, courriers."La hausse des faits antisémites en 2019 s'explique exclusivement par l'augmentation des menaces, à hauteur de 50% par rapport à 2018, les actions ayant quant à elles diminué de 15%. Les faits les plus graves, les atteintes aux personnes, sont même en net recul, de 44%", fait valoir le ministère. Selon le bilan de la place Beauvau, le nombre de faits "antichrétiens" est toujours le plus important du total des actes et faits antireligieux mais il est "stable". Les 1.052 faits recensés se décomposent en 996 actions et 56 menaces. "Les actions décomptées consistent essentiellement en atteintes aux biens à caractère religieux", commente l'Intérieur. Les faits antimusulmans demeurent "relativement faibles" (154 faits, qui se décomposent en 63 actions et 91 menaces), mais ils sont en hausse par rapport à 2018 (100 faits). "Là encore, l'essentiel des actions concernent des atteintes aux biens religieux", souligne le ministère dans un communiqué."Alors que nous commémorons le 75ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, la permanence de la haine antisémite, et plus généralement l'inquiétante banalisation des propos et comportements racistes et xénophobes, appellent un sursaut de conscience de notre société ainsi qu'une condamnation ferme et claire de l'ensemble des responsables politiques qui s'inscrivent dans le champ républicain", ont déclaré Christophe Castaner et son secrétaire d'Etat, Laurent Nuñez, dans le communiqué.
La ministre de la Santé revient fin novembre avec un nouveau plan ambitieux, révèle le JDD. Elle a dû batailler en coulisses pour le faire accepter.
Il y avait urgence. Après de nombreux mois de tension, la crise des hôpitaux est à son paroxysme, à quelques jours d'une grève de grande ampleur, jeudi 14 novembre. Mais après un revers début septembre, où ses annonces avaient sonné comme un "flop", Agnès Buzyn pourrait tenir sa revanche. "Peut-être que l'erreur a été, non pas de ne pas lui faire confiance, mais de trop se fier à sa crédibilité de grand médecin", dit-on aujourd'hui dans son entourage. La ministre de la Santé aurait donc gagné une guerre secrète, comme le rapporte le JDD. Celle qui l'opposait notamment à Bercy, sur la question du budget. "L'exécutif va ouvrir les vannes d'ici au 20 novembre", aurait même avancé une source gouvernementale. Pour ce faire, ces dernières semaines, Agnès Buzyn et Gérald Darmanin se seraient rencontrés à de nombreuses reprises pour accélérer le mouvement, le tout sur fond de climat social très tendu, notamment sur la réforme de retraites. Le gouvernement voudrait éviter, en plus, une radicalisation du mouvement hospitalier. Parmi les mesures prévues, "des primes, des investissements et des revalorisations". Selon les informations du JDD, Bercy envisagerait même de reprendre la "dette astronomique" de 30 milliards d'euros, avec comme dessein : libérer le système de santé. Les directeurs d'établissements auraient les mains un peu plus libres pour réinvestir dans du matériel neuf, point-clé des revendications des derniers mois. Toutefois, après la parution de l'article, le ministère de l'Économie a rejeté l'idée d'une reprise totale ou partielle de la dette. La question du timing des annonces Au sommet de l'État, le mouvement de crise de l'hôpital été comparé à celui des "gilets jaunes", raison pour laquelle Emmanuel Macron voudrait l'éteindre au plus vite. Il serait prêt à lâcher du lest. "Le président veut absolument tenir sur sa réforme, donc il est prêt à lâcher sur le reste. Buzyn a poussé à son avantage", aurait même glissé un ministre cité par le JDD. Pendant ces tractations, les ministres de la Santé et des Comptes publics auraient même eu "un échange vif en réunion". Cependant, si le gouvernement veut accélérer, il ne veut pas faire n'importe quoi, notamment allouer une enveloppe fixe comme les 10 milliards d'euros accordés aux "gilets jaunes". Même si une telle réforme devrait coûter "très cher", précise-t-on dans l'entourage du Premier ministre. Reste à savoir maintenant quand les annonces seront faites. Le JDD évoque deux possibilités : avant la manifestation de jeudi 14 novembre, afin de leur "couper l'herbe sous le pied" ou alors après afin d'avoir un droit de réponse. Les professionnels de santé surveilleront une chose : l'Ondam (Objectif national des dépenses d'assurance maladie). Celui-ci correspond au montant total des soins qui sont remboursés par l'Assurance maladie. Il avait été limité à 2,3 % dans le budget 2020, provoquant une levée de boucliers du personnel médical, mais pourrait voir cette fois-ci son indice grimper de 0,2 point. Dans l'attente de ces mesures, il semblerait en tout cas que la ministre de la Santé ait gagné une bataille en coulisses, notamment auprès du président de la République, lui-même fils d'un professeur de neurologie du CHU d'Amiens.
La ministre de la Santé a prévenu fermement le Samu, lundi 14 mai : elle ne "veut plus d'erreur de ce type". Agnès Buzyn faisait référence au décès de Naomi Musenga, 22 ans.
Le Samu avait refusé de la prendre en charge et s'était moqué d'elle.Agnès Buzyn participait ce lundi à une réunion avec deux associations de médecins urgentistes. Le médecin Patrick Pelloux était notamment présent. Objectif : "améliorer la qualité du traitement des appels au Samu". A l'issue de cette rencontre, la ministre s'est à nouveau exprimée sur le décès de Naomi Musenga. Elle ne "veut plus d'erreur de ce type". Dans ce but, une "feuille de route" sera présentée le 1er juillet prochain. Elle comprendra trois pistes de réflexion : "la formation des personnels", le respect des procédures, et "l'assurance qualité". Aucun moyens supplémentairesLa ministre n'a en revanche pas annoncé de moyens supplémentaires pour le Samu, ni humains, ni financiers. "Cela n'a pas été l'objectif de la rencontre", a-t-elle affirmé.Naomi Musenga, 22 ans, est décédée fin décembre, victime d'un infarctus, quelques heures après avoir appelé le Samu en raison d'intenses maux de ventre. Son appel téléphonique, diffusé fin avril par le site d'information alsacien Hebdi, montrait que l'opératrice n'avait pas pris au sérieux ses douleurs, et s'était moquée d'elle.
"On a tenu bon et on n'a perdu aucune patient de vue", souffle Pedro Serra, responsable d'une unité psychiatrique en région parisienne, à l'issue d'un confinement redoutable entre absence de moyens, patients touchés par le Covid-19 et la privation de visites et sorties pour tous les hospitalisés.
Dans cette petite unité de ville, à Bondy (Seine-Saint-Denis), vingt patients sont restés enfermés, alors qu'ils sont habitués pour la plupart à entrer et sortir librement. Ce sont des patients au long cours ou des personnes en crise qui font des séjours plus courts.A partir de la mi-mars, ils n'ont plus eu de contacts avec leurs familles, sauf au téléphone, "une souffrance pour beaucoup". Il a fallu changer les habitudes, "nous sommes devenus un service beaucoup plus disciplinaire", raconte à l'AFP le Dr Serra. "Les malades sont habitués à toucher les soignants et le personnel peut parfois prendre un patient dans les bras. Ces contacts ont été bannis. Il a fallu expliquer, répéter, surveiller".Au début, pas de possibilité de tests, pas assez de masques, de blouses. Ce matériel est arrivé "au compte-gouttes" et tard. "Nous n'avons pas eu de cas tout de suite mais nous avons eu plusieurs malades", touchés par le coronavirus, explique le psychiatre. Fin mars, la situation "est devenues très aiguë". Les malades ont été pris en charge ailleurs, à l'exception d'un homme, soigné en psychiatrie depuis une quarantaine d'années et "délirant en permanence". Il a été soigné sur place, isolé des autres, afin de lui épargner d'être "exposé à l'étrangeté d'un lieu nouveau". Les consultations ont continué, "nous avons téléphoné à nos autres patients, confinés chez eux, tous les jours, samedi et dimanche compris. On en a aussi reçu quelques-uns en consultation", raconte le responsable du service, saluant "l'engagement très fort, quasiment militant", des équipes. "Ils ont été courageux, exemplaires", dit-il avec conviction.Désormais, l'unité a la capacité de tester "les plus fragiles et les patients symptomatiques" et s'organise en vue du déconfinement. Le port du masque s'est généralisé. Dimanche, une première permission a été accordée à un patient testé. "Il va pouvoir déjeuner avec ses parents octogénaires". Plusieurs patients veulent passer chez eux pour ranger. En période de crise, ils partent vers l'unité psychiatrique en laissant tout en plan. D'autres réclament d'aller chez le coiffeur. "On va pouvoir organiser ça, tout va s'assouplir", note le Dr Serra.
Véritable institution aux États-Unis, le programme a toujours été envié par les chaînes françaises, qui se sont d'ailleurs essayées, sans grand succès, à l'exercice. Cependant, M6 tente l'aventure en lançant, ce jeudi 5 janvier, son Saturday Night Live avec Gad Elmaleh en maître de cérémonie ! Peut-il réussir son coup ?
Bill Murray, Eddie Murphy, Robert Downey Jr. ou encore Chris Rock font partie des comédiens qui ont été révélés grâce au Saturday Night Live. Diffusée depuis 1975, l'émission s'articule autour d'une troupe de comédiens qui enchaîne sketchs et parodies sur l'actualité. Chaque samedi, un invité différent, que ce soit un acteur, un musicien ou un politique, participe à ces saynètes et commence généralement par un monologue d'ouverture. Pour la version française, M6 a fait appel à Gad Elmaleh pour être l'invité-présentateur de la première émission. La chaîne prévoit environ trois shows de ce genre en 2017.Le Saturday Night Live made in France : déjà tenté sur Canal+La vraie question qui se pose est de savoir si ce genre d'émission peut marcher en France. Avant M6, Canal+ s'est déjà essayée à deux reprises. La chaîne cryptée a tenté le coup d'adapter ce programme, avec plus ou moins de succès au début des années 1990, avec Les Nuls, l'émission, et une deuxième fois en 2013, avec Le Débarquement. Malgré la présence d'un parterre de stars comme Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Alex Lutz ou encore Marion Cotillard, la sauce n'a pas réussi à prendre chez les téléspectateurs français.Gilles Lellouche s'était d'ailleurs exprimé à ce sujet dans GQ : "Notre omniprésence a pu agacer. Voir ces jeunes quadra qui, rien qu'en claquant des doigts, montent des films, des émissions, j'imagine que c'est un peu gonflant. On ne s'est pas bien rendu compte qu'on avait du pouvoir et on a grillé toutes nos cartouches en un tir groupé. On aurait sans doute dû être un peu plus pudiques." De plus, les sketchs n'étaient pas vraiment drôles et pouvaient manquer de préparation. Est-ce que la leçon a été retenue pour la version de M6 ?À quoi faut-il s'attendre avec cette adaptation ?Au programme ? Les mêmes ingrédients qui ont fait le succès du show côté Outre-Atlantique seront prévus. Des humoristes tels que Jamel Debbouze, Kev Adams, Arié Elmaleh, Malik Bentalha et Marc-Antoine Le Bret répondront présents. La chaîne publique se tournera également, elle-même, en autodérision avec des parodies de ses émissions comme Le Meilleur Pâtissier ou Une ambition intime. Des sketchs inspirés de l'actualité seront aussi au menu. Lors d'une interview accordée à Télérama, Renaud Le Van Kim et Guillaume Lacroix (producteurs de l'émission, ndlr) affirment avoir travaillé "main dans la main avec les Américains", si bien que leur SNL est "une coproduction officielle". Si les Américains valident la version française, il y a peut-être un espoir pour que le programme fonctionne. Mais est-ce que ce type d'émission peut-il vraiment intéresser les Français ?Cependant, à la différence des États-Unis, il n'est pour le moment pas prévu que des politiques participent à l'événement. Frédéric de Vincelles, directeur des programmes de M6, était l'invité ce matin de l'émission Le grand direct des médias sur Europe 1 et a expliqué que les thèmes de la politique seraient abordés grâce à des sketchs parodiques. Une autre différence avec la version américaine, c'est une diffusion le jeudi soir, alors que Saturday Night Live veut dire en français, samedi soir en direct. Guillaume Lacroix éclaircit le sujet : "Parce que M6 veut rassembler un maximum de téléspectateurs. S'il avait fallu reprendre le même créneau que le SNL américain, l'émission aurait été diffusée le samedi à minuit." Si tous les ingrédients décrits sur le papier sont conformes une fois la diffusion prévue ce soir, il y a une chance pour que l'émission réussisse son coup.
Les Bordelais n'auront pas droit à leur grand sapin pour ce Noël 2019. Dans la nuit de samedi à dimanche, le conifère de 17 mètres de haut installé à proximité de la cathédrale de Bordeaux a été couché par les vents violents de la tempête Fabien.
Dans 48 heures, Noël n'aura pas la même saveur que d'habitude du côté de Bordeaux. L'immense sapin de 17 mètres traditionnellement installé sur la place Bey-Berland à proximité de la cathédrale Saint-André a en effet été mis à terre par les vents violents de la tempête Fabien dans la nuit de samedi à dimanche. Des rafales à 140km/h ont notamment été enregistrées dans la région bordelaise durant la nuit. Arraché par les bourrasques, le magnifique conifère, dont la cime avait déjà été endommagée il y a quelques jours, n'a pas résisté à Fabien. Un triste spectacle pour les habitants à leur réveil. "C'était l'ornement de cette place. On est très désolés et très émus qu'il soit dans cet état", a ainsi confié une habitante à nos confrères de BFMTV. Il ne sera pas remplacéRapidement arrivés sur place, les services techniques de la Ville ont sécurisé l'endroit avant de récupérer ce qui pouvait l'être (notamment des décorations et 10km de guirlandes !) puis ont coupé les branches et débité le tronc. Un dénouement inattendu et regrettable pour les Bordelais qui ne profiteront donc pas de leur grand sapin et de ses lumières cette année, un autre conifère ne pouvant être installé dans un laps de temps aussi court d'ici Noël. "En 10 ans, c'est la première fois que je vois de tels dégâts sur la place Pey-Berland", a témoigné dans les colonnes de Sud-Ouest Rodolphe Meuzeret, chef du service maintenance éclairage public au sein du Pôle territorial de Bordeaux.
Selon le principal syndicat du primaire, quatre enseignants sur dix ont indiqué qu'ils n'assuraient pas leurs cours, mardi 19 mars.
Les professeurs des écoles devraient suivre en nombre l'appel à la grève lancé par plusieurs syndicats, qui ont annoncé une journée de mobilisation interprofessionnelle mardi 19 mars. Les enseignants devaient indiquer à l'avance s'ils avaient l'intention de prendre part au mouvement ou non. Les réponses compilées par les antennes départementales du Snuipp-FSU, premier syndicat dans le primaire, montrent que quatre enseignants sur dix entendent se mettre en grève.Des budgets supplémentaires pour le privé, au détriment du public?Selon la secrétaire générale du syndicat, les professeurs "se sont saisis de cette journée pour protester contre l'orientation de la politique éducative" défendue par le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer. Le projet de loi "sur l'école de la confiance", voté en février à l'Assemblée nationale, ne donne aucun moyen supplémentaire, "sauf aux écoles privées", estime ainsi Francette Popineau.Les syndicats s'alarment de la réforme de l'instruction obligatoire, qui démarre désormais à trois ans, et non plus à six. Ce changement engendre des dépenses nouvelles pour les communes, en direction des maternelles privées, aux dépens des écoles publiques, assurent ses opposants. La quasi-totalité des enfants de 3 à 6 ans qui ne sont pas scolarisés résident dans les départements et régions d'Outre-Mer, rappelle la responsable syndicale. Mais aucun effort financier n'a été fait dans leur direction, ajoute-t-elle.Autre point d'achoppement : le "recadrage, avec menaces de sanctions", envoyé par le ministère de l'Education nationale début mars aux recteurs, à l'encontre des enseignants refusant de faire passer les évaluations de CP et CE1 à leurs élèves, ajoute la représentante. Ces évaluations, sous leur forme actuelle, sont sous le feu des critiques des enseignants. Malgré ces réserves, Jean-Michel Blanquer "avance seul" et "refuse d'écouter", déplore Mme Popineau. L'ampleur du mouvement dans le secondaire était en revanche difficile à estimer lundi, les professeurs des collèges et lycées n'ayant pas l'obligation de se déclarer à l'avance.
Le président de la République, rentré prématurément d'un week-end au ski, a condamné les scènes de violence survenues sur l'avenue des Champs-Élysées lors de la manifestation parisienne de l'acte 18 des "gilets jaunes". Au sein de la cellule de crise du ministère de l'Intérieur, il a demandé à son gouvernement de formuler des "propositions".
"Nous n'y sommes pas". Emmanuel Macron a fait part de son mécontentement lors d'un point de situation à la cellule de crise du ministère de l'Intérieur, quelques heures après les violences qui ont émaillé l'acte 18 des "gilets jaunes" à Paris, samedi 16 mars. "Je veux qu'on analyse les choses, et que, dans les meilleurs délais, on puisse prendre des décisions fortes, complémentaires, pour que cela n'advienne plus", a-t-il affirmé, ajoutant par ailleurs que "des propositions" allaient être faites "par les ministres et le Premier ministre"."Nous avons aujourd'hui des gens qui essayent par tous les moyens (...) d'abîmer la République pour casser, pour détruire au risque de tuer. On l'a encore vu avec l'incendie qui s'est produit ce matin", a souligné le président de la République, entouré du Premier ministre Edouard Philippe, du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et de Nicole Belloubet, ministre de la Justice. Tout au long de la journée, des scènes de violence ont éclaté sur le haut de l'avenue des Champs-Élysées où plusieurs commerces et restaurants comme le célèbre Fouquet's ont été incendiés, vandalisés, ou pillés. Pour le président de la République, rentré plus tôt que prévu d'un week-end au ski, "tous ceux qui étaient là se sont rendus complices" de ces incidents. Plus tôt dans la journée, Édouard Philippe, venu apporter "son plus grand soutien" aux forces de l'ordre sur la célèbre avenue, avait aussi déclaré que "tous ceux qui excusent ou qui encouragent les actes" violents "s'en rendent complices".Au total, 32.300 personnes se sont mobilisées dans toute la France selon l'Intérieur, mais 230.766 selon le décompte des "gilets jaunes" posté sur Facebook. Dans la soirée, le bilan des interpellations est monté à 237 personnes dont 144 se trouvaient en garde à vue à 21 heures.
Les indigènes Siekopai d'Equateur se sont joints lundi à l'appel à l'aide d'autres ethnies d'Amazonie face au nouveau coronavirus, dénonçant un manque d'attention médicale pour une population "en danger d'extinction", dans une région d'Amérique latine particulièrement affectée par la pandémie.
"Nous ne pouvons être exclus de toute attention médicale", a dénoncé Justino Piaguaje, président de ce peuple indigène ne comptant plus qu'environ 740 personnes, en indiquant que 14 ont été testées positives après le décès de deux chefs âgés présentant les symptômes du virus.Le territoire siekopai (séquoia) couvre environ 25.000 hectares en Equateur, dans la province amazonienne de Sucumbios (nord-est, frontière de la Colombie et du Pérou)."C'est une population transfrontalière (...) De faible densité démographique, elle est en danger d'extinction" à cause de l'exploitation pétrolière et des plantations de palmier à huile, a ajouté Luke Weiss, vice-président de l'une des communautés vivant du côté équatorien, lors d'une conférence de presse virtuelle conjointe.Cette même ethnie compte quelque 900 membres dans la province péruvienne de Loreto, voisine de Sucumbios, selon ces mêmes représentants.Selon Justino Piaguaje, les Siekopais n'ont "jamais bénéficié d'une attention adéquate" de la part du gouvernement équatorien depuis que la pandémie a été détectée.L'Equateur est l'un des pays d'Amérique latine les plus affectés par le Covid-19, avec près de 32.000 cas, dont au moins 1.569 morts depuis le 29 février, outre 1.336 décès probablement dus au nouveau coronavirus, mais n'ayant pu être confirmés faute de tests.Ce chef indigène a ajouté que des personnels médicaux n'avaient été envoyés dans les communautés siekopais qu'au mois de mars, lorsque des indigènes présentaient déjà des symptômes de la maladie.La Commission interaméricaine des droits humains (CIDH) a lancé lundi sur Twitter un "appel urgent à l'Etat équatorien afin qu'il adopte des mesures efficaces pour protéger le droit à la santé et préserver l'intégrité du peuple Siekopai, comme d'autres en danger face à la pandémie".Fin avril, plusieurs chefs indigènes d'Amazonie ont lancé un appel à l'aide humanitaire internationale afin de prévenir "un ethnocide dans tout le bassin amazonien", en dénonçant l'abandon dont sont victimes leurs peuples."Il n'y a pas de médecins dans nos communautés, il n'y a pas d'équipements de prévention face à cette pandémie (...) Il n'y a pas de soutien en matière alimentaire", avait notamment déploré José Gregorio Diaz Mirabal, de la Coordination des organisations indigènes du bassin amazonien (Coica), qui regroupent des ethnies des neuf pays de cette région.Il avait en outre dénoncé le fait que les exploitants miniers et forestiers illégaux profitaient du confinement pour agir en toute "impunité" et exposer les communautés à la contagion.
Selon les informations de L'Express, le principal suspect pour les meurtres de la petite Maëlys et du caporal Noyer, a indiqué à des experts psy qu'un dramatique événement serait à l'origine de ses passages à l'acte.
Le passé de Nordahl Lelandais continue de se dessiner. Dans un rapport que s'est procuré L'Express et datant de décembre, on apprend qu'un événement pourrait être la raison de la folie criminelle de l'ancien militaire. Il aurait déclaré aux différents psychologues qui l'ont interrogé qu'un événement datant de février 2017 l'aurait fait perdre les pédales. Il s'agit de l'avortement de son ex-compagne. "C'est très dur à vivre sans (...) Je pourrais avoir un bébé et j'ai ôté la vie d'un enfant", aurait-il déclaré aux experts. Avant d'avouer qu'il aurait ensuite plongé dans une profonde dépression : "J'étais no limit ! Un litre de rhum et un gramme de cocaïne par jour !" Cet avortement aurait donc été l'élément déclencheur selon lui : "Depuis février, mars, j'étais plus moi du tout !"Par ailleurs, Nordahl Lelandais vivait également avec le sentiment étrange d'être tout le temps observé, "l'impression que tout le monde savait tout sur moi", aurait-il assuré, rapporte L'Express.La cellule Ariane créée spécialementNordahl Lelandais est aujourd'hui mis en cause dans quatre affaires. L'ancien maître-chien a été mis en examen pour le meurtre du caporal Arthur Noyer en avril 2017 à Chambéry (Savoie), pour celui de la petite Maëlys, enlevée lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère), mais également pour des agressions sexuelles filmées sur deux de ses petites cousines, âgées de 4 et 6 ans.La cellule spéciale, baptisée Ariane, a d'ailleurs été créée par la gendarmerie pour tenter de découvrir si Nordahl Lelandais pourrait avoir des liens avec les disparitions non élucidées de près de 900 personnes dans la région Rhône-Alpes. Le principal intéressé continue pour l'heure de nier toute implication dans quelques autres affaires.
Alors que le responsable des cheminots PCF dénonçait sur Twitter le transbordement des passagers tombés en panne dans le Lot-et-Garonne en convoi agricole, la SNCF a assuré qu'il s'agissait d'une initiative personnelle de la part des deux agriculteurs. "Il fallait rendre service, nous y sommes allés", ont-ils expliqué.
La vidéo a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Dimanche 5 janvier, les passagers d'un train Intercités Bordeaux-Marseille se sont retrouvés à grimper dans le camion benne d'un agriculteur pour poursuivre leur trajet, après que le train est tombé en panne à Tonneins (Lot-et-Garonne) vers 7h30 à cause d'un problème d'électrification de la ligne. "Voilà aujourd'hui la SNCF. Un transbordement entre Agen et Bordeaux réalisé avec un camion benne ! Honte absolue, mépris des usagers, conditions de sécurité non respectées ! Alors Jean-Pierre Farandou (le président de la SNCF, ndlr) un mot à rajouter ? Plutôt que d'attaquer les grévistes, occupez-vous du service public", a notamment fustigé sur Twitter Thomas Portes, le responsable national des cheminots du Parti communiste.Il s'agit en fait d'une initiative personnelle de deux agriculteurs, a expliqué la société ferroviaire à Ouest-France. En effet, les cars mis à disposition par la SNCF ne pouvaient pas atteindre la zone, le chemin étant impraticable. Un promeneur, agriculteur dans le coin, "voyant la galère dans laquelle se trouvent la centaine de passagers bloqués dans ce train, (...) propose de venir avec son tracteur et de transporter les passagers en galère", ce que la SNCF a accepté, rapporte La Dépêche du Midi. Il vient alors avec son voisin. "Ce monsieur est venu nous chercher avec son tracteur vert, et... sa grande remorque agricole. Il nous a ainsi transportés jusqu'au site où nous attendaient les bus", explique un passager. "Ils étaient tous soulagés de savoir qu'ils pourraient avoir accès au car. Tout s'est passé dans l'ordre. Nous les avons ensuite acheminés à des bus qui se trouvaient en bordure de route à 1,5 kilomètre du train. Il y avait une ambiance bon enfant", assure au journal local l'un des deux agriculteurs venus en aide."Il fallait rendre service, nous y sommes allés. J'appellerais ça du civisme pour ma part plutôt qu'une gloriole. Le but était de rendre service à nos concitoyens", explique-t-il, assurant que la SNCF les a remerciés en leur offrant à chacun des billets de train pour deux personnes pour la destination de leur choix.
Les images de la soirée fastueuse organisée dans le célèbre château avaient fait le tour du monde. L'ex-PDG de Renault-Nissan est actuellement assigné à résidence à Tokyo.
Les déboires judiciaires continuent pour Carlos Ghosn. Les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) ont mené une perquisition ce jeudi 13 juin au domicile de l'ancien patron de Renault-Nissan, près de Paris. Cette opération intervient dans le cadre de l'enquête qui concerne notamment le financement de son mariage au château de Versailles.Les agents de l'Oclciff se sont rendus à la maison de Carlos Ghosn, située à l'Etang-la-Ville dans les Yvelines, dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte après un signalement de Renault début février. Cette nouvelle étape judiciaire a indigné la défense de l'ancien patron du groupe automobile. "Une telle perquisition, qu'elle soit faite à la demande des Japonais ou dans le cadre d'une enquête préliminaire, s'inscrit dans un contexte procédural secret et non contradictoire. Tel est le seul commentaire que je peux faire à ce stade", a commenté Me Jean-Yves Le Borgne.Une convention de mécénat qui interrogeArrêté en novembre à Tokyo à l'issue d'une enquête interne de Nissan, Carlos Ghosn fait l'objet de quatre inculpations par la justice japonaise: deux pour des dissimulations de revenus dans des documents boursiers et deux pour des cas différents d'abus de confiance aggravé, dont des détournements de fonds du constructeur nippon. Il est actuellement assigné à résidence dans la capitale japonaise dans l'attente de son procès. Côté français, le parquet de Nanterre a ouvert une enquête sur le financement de son mariage fastueux célébré au château de Versailles en octobre 2016. Carlos Ghosn est soupçonné d'avoir obtenu la location du château de Versailles et du Grand Trianon pour l'organisation de son mariage, une prestation évaluée à 50.000 euros, en contrepartie d'une convention de mécénat signée entre l'établissement public et la marque au losange.Cette enquête concerne aussi d'autres soupçons, notamment après de nouveaux signalements réalisés par Renault fin mars concernant plusieurs millions d'euros de paiements suspects réglés par la présidence du constructeur français sous M. Ghosn. Ces montants suspects ont été versés à la société qui distribue les véhicules du groupe Renault à Oman et ont été révélés par l'enquête interne lancée par le constructeur après l'arrestation de son ancien PDG.
Voir des anciennes miss France venir tenter leur chance sur le plateau de Danse avec les stars devient une habitude. Après Sylvie Tellier, Laury Thilleman ou Valérie Bègue, deux autres lauréates ont fait des essais pour rejoindre le casting de l'émission de TF1.
Selon une information du Parisien, la miss France 2012 Delphine Wespiser et celle de 2015 Camille Cerf pourraient être à l'affiche de la huitième saison du programme, qui donne l'occasion à des personnalités de danser avec des professionnels. La saison 7 avait ainsi vu la victoire finale de Laurent Maistret, ancien vainqueur de Koh-Lanta, et le palmarès de l'émission comporte notamment des noms comme ceux de M. Pokora ou d'Alizée. Danse avec les stars : deux ex-Miss France au casting ?par 6MEDIASParmi les autres participants évoqués pour la nouvelle saison qui débutera à l'automne, on retrouve notamment Amir, représentant de la France à l'Eurovision, ou l'animatrice Sophie Davant. Tout juste de retour sur Terre, le spationaute Thomas Pesquet aurait même, selon RTL, été approché par l'équipe de l'émission.
"Ça fait trois heures que j'attends": dans Paris et ses alentours, des laboratoires d'analyse sont débordés par les demandes de tests de dépistage du Covid-19, très prisés en ces temps de rebond de l'épidémie ou avant de partir à l'étranger.
Cernés par d'interminables files d'attente, certains labos ont dû chambouler leur organisation, installant des comptoirs dédiés aux tests "PCR" ou recrutant des agent de sécurité pour calmer les plus nerveux.A Neuilly-sur-Seine, aux portes de la capitale, autour du laboratoire Biogroup, c'est le balai des voitures et coursiers qui emmènent les prélèvements. Face à l'entrée, formant une queue de 300 mètres de long, ils étaient nombreux vendredi à trépigner en espérant se faire tester après un "cas contact" dans leur entourage, de premiers symptômes ou avant un départ en vacances. "J'ai froid et je n'ai pas mangé ce matin, ça fait trois heures que j'attends, je n'en peux plus", grimace Margaut Mainfroid, 21 ans.Après un coup d'oeil sur le chrono de son téléphone, Laetitia Pradal est, de son côté, formelle: elle attend "depuis 2H58 et 45 secondes" et s'y était "préparée psychologiquement". "J'ai pris un solide petit dej', un thermos et je suis venue."Tout au bout de la file, d'autres craignent l'annulation d'un voyage ou de ne pas pouvoir embarquer dans un avion maintenant que plusieurs pays ont classé Paris ou l'Ile-de-France en "zone rouge" de l'épidémie."Pas sûr que le résultat tombe avant mon vol de demain. Dans ce cas, je ne pourrai pas prendre l'avion. Je ne pensais pas qu'il y aurait autant de monde", soupire Enguerran, 27 ans, qui doit partir en vacances en Tunisie."On est dans une telle impréparation que ça devient presque de la négligence là", s'emporte François Beau, qui doit prendre l'avion pour rentrer chez lui en Martinique dimanche."C'est délirant, je suis là depuis 08H30, donc bientôt 3 heures. Et si je suis positif, je reste ici? Comment ? Où? À l'hôtel ? Qui paye ? C'est un stress pas possible."Le prélèvement se fait à la chaîne, en moins de 30 secondes, par deux laborantines exténuées qui se relaient depuis 08H00. L'une d'elles "ne peut plus" compter les clients mais en a dénombré au moins 400 la veille et table sur "le double aujourd'hui."A plus long terme, l'affluence ne devrait pas faiblir: le gouvernement table sur une montée en puissance des tests avec l'objectif d'un million par semaine contre 800.000 actuellement.- Aucun rendez-vous disponible -Scène similaire place Daumesnil, au sud-est de Paris, où certains sont venus avec leur tabouret de camping dès 07H30.Rue Lafayette, dans le IXe arrondissement, les dizaines de personnes qui font le pied de grue donnent au laboratoire d'analyses un air d'Apple store un jour de sortie d'iPhone.En bout de file, Mohamed Keita a les yeux fatigués. "Je ressens des douleurs dans la poitrine. Je suis allé voir le médecin pour faire une radio et il m'a dit de faire un test PCR." Cela ne fait qu'une heure qu'il attend.Plus loin, Marie-Noëlle a prévu de la lecture. Elle doit être dépistée avant de subir une intervention chirurgicale: "J'attends depuis 2H15. Je me suis cassé les dents sur deux laboratoires qui n'avaient plus de place en rendez-vous avant le 10 septembre. Pareil sur le site Doctolib."Certains laboratoires préfèrent procéder uniquement sur rendez-vous. "Ça permet d'éviter les queues et les contacts avec les autres patients", explique Frédérique Merle, du laboratoire CMETE, dans le IIe arrondissement. "On reçoit beaucoup d'appels mais on est limités.""On est obligés de prendre sur rendez-vous, parce que sinon on ne s'en sort pas", explique aussi Koyan Sangaré, préleveuse au laboratoire d'analyse de Notre-Dame.
L'île de Beauté reste en alerte orange jeudi matin. Le phénomène neigeux devrait toutefois prendre fin à la mi-journée.
Météo France maintient la vigilance orange neige et verglas pour les deux départements corses jeudi 24 janvier. En Haute-Corse et en Corse du Sud, "les précipitations neigeuses perdurent jusqu'en fin de matinée de jeudi", note l'institut météorologique dans son bulletin. Dans les Pyrénées, Météo France a mis fin à l'alerte avalanches, toutefois le risque reste très élevé, 4 sur une échelle de 5, sur la plupart des massifs de la chaîne montagneuse. "Le cumul des chutes de neige a été de 50 cm à 1 m en 48 heures sur plus des trois quarts ouest de la chaîne, moins (25 à 60 cm) dans les Pyrénées-Orientales et le sud de l'Andorre. Elles ont été accompagnées d'un très fort vent d'ouest-nord-ouest puis nord-nord-ouest, qui a créé de grosses accumulations de neige", apprend-on dans le dernier bulletin de Météo France. Dans plusieurs départements, des plaques de gel sur la chaussée pourrait rendre la circulation difficile dans la matinée. "En cette fin de nuit, les gelées généralisées sur l'ensemble des départements du nord de la France et du Massif central à Rhône-Alpes entrainent un risque de plaques de glace par regel des chaussées mouillées", note Méteo France.
Ce leader des "gilets jaunes" sera en position éligible sur la liste de Debout la France, le parti souverainiste de Nicolas Dupont-Aignan, a-t-il annoncé jeudi. Il s'agit du premier "gilet jaune" à rejoindre une liste en vue des élections européennes.
Une figure des "gilets jaunes" entre en politique. Benjamin Cauchy, va rejoindre en position éligible la liste conduite par le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan aux élections européennes, a-t-on appris jeudi 21 mars auprès de l'intéressé et du parti Debout la France (DLF). "Il est largement temps qu'il y ait une issue à ce mouvement et de passer des ronds-points aux urnes", a expliqué à l'AFP Benjamin Cauchy, qui n'adhère pas pour autant à DLF, présidé par Nicols Dupont-Aignan. "Ce qui est sûr c'est que je ne suis pas venu colorer une liste mais véritablement défendre des convictions", a-t-il ajouté. "J'ai été approché par Jean Lassalle, j'ai été approché par Florian Philippot, j'ai été approché par des leaders nationaux des Républicains, j'ai été approché par des cadres du Rassemblement national, j'ai été approché par des listes 'gilets jaunes'", énumère sur BFMTV Benjamin Cauchy qui assure avoir également refusé d'être tête de liste. Le "gilet jaune" dit avoir "trouvé dans Nicolas Dupont-Aignan quelqu'un de sincère, constant (que) son engagement (est) en cohérence avec les revendications que portent les 'gilets jaunes'", citant "le racket fiscal, le pouvoir d'achat, la fraude sociale, et cette volonté d'avoir une classe politique honnête et intègre avec un casier vierge".Un liste "gilets jaunes", une erreur de fond et de forme "Comme de nombreux gilets jaunes responsables, il constate que Nicolas Dupont-Aignan est le seul à avoir porté depuis plusieurs années les solutions qui permettraient aujourd'hui de sortir de la crise", a-t-on salué dans l'entourage de Nicolas Dupont-Aignan.En décembre Benjamin Cauchy avait affirmé qu'une liste uniquement "gilets jaunes" à ces élections serait "une erreur de fond et de forme". "Les élections européennes vont mettre en valeur des sujets forts comme la place de la France dans l'Europe, la question migratoire. Or, le mouvement des Gilets jaunes est un mouvement trans-partisan où il y a des gens d'extrême gauche, d'extrême droite, de gauche, de droite, du centre et même des gens qui n'ont aucune conscience politique. Donc, faire une liste Gilets jaunes pour les européennes, ça me semble être le mariage de la carpe et du lapin", explique-t-il jeudi dans un entretien au Parisien. En rejoignant Nicolas Dupont-Aignan, Benjamin Cauchy ne trahit-il pas le mouvement des "gilets jaunes" ? "Depuis le début, je dis que ce n'est pas aux politiques de récupérer les Gilets jaunes, mais aux Gilets jaunes de récupérer le monde politique", se défend-il dans les colonnes du Parisien. Jean-Frédéric Poisson également sur la liste Le président du Parti chrétien-démocrate (PCD), Jean-Frédéric Poisson, a assuré de son côté jeudi sur SudRadio qu'il figurerait en position éligible sur la même liste, qui doit être présentée lundi à la presse. L'ex-cadre d'UBS Stéphanie Gibaud, qui se revendique comme lanceuse d'alerte dans l'affaire de fraude fiscale touchant le géant bancaire suisse, figurera aussi sur la liste, avait annoncé début mars le président de DLF.En revanche, l'ancien allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle a renoncé à prendre sur sa liste l'ancienne avocate Emmanuelle Gave, après des tweets à caractère raciste de cette dernière. Son père, le financier Charles Gave, qui avait promis d'apporter près de 2 millions d'euros à la campagne, n'y figurera pas non plus.Une troisième formation eurosceptique, le CNIP (Centre national des indépendants et paysans) est associée à cette liste, créditée d'environ 5% des intentions de vote, contre 8% en fin d'année dernière.
Le président américain Donald Trump s'est montré vendredi optimiste sur un vaccin contre le coronavirus, disant en espérer un d'ici la fin de l'année, "peut-être avant".
"Nous pensons que nous allons avoir de très bons résultats très rapidement", a déclaré M. Trump depuis les jardins de la Maison Blanche."Nous espérons avoir (un vaccin) d'ici la fin de l'année, peut-être avant. Nous faisons des progrès spectaculaires", a-t-il ajouté.Evoquant la coopération internationale sur ce thème, le milliardaire républicain a salué "un très bon état d'esprit".Il a promis que le gouvernement déploierait toutes les ressources nécessaires pour distribuer le vaccin dès qu'il sera disponible, précisant que l'armée serait mobilisée pour cette opération exceptionnelle."Des millions d'Américains y auront rapidement accès", a-t-il assuré.Un peu plus tard lors de sa conférence de presse, le locataire de la Maison Blanche a cependant nuancé son optimisme."Je ne veux pas que les gens pensent que tout dépend d'un vaccin mais un vaccin serait formidable", a-t-il affirmé."Je veux être clair: vaccin ou pas, nous sommes de retour", a-t-il ajouté, évoquant le déconfinement en cours à travers le pays.L'Agence européenne du Médicament (EMA) a estimé jeudi qu'un vaccin pourrait être disponible dans un an.
Le conseil de l'ancien PDG de Renault-Nissan dit n'avoir eu aucun contact avec l'homme d'affaires depuis sa fuite rocambolesque vers Beyrouth, où il se trouve actuellement.
Son échappée a pris tout le monde de court. Le principal avocat japonais de Carlos Ghosn s'est dit "abasourdi" par l'annonce de la fuite au Liban de son client, affirmant qu'il n'a eu aucun contact avec lui depuis son départ dont les conditions demeurent mystérieuses.Carlos "s'est libéré de l'injustice""C'est une surprise totale, je suis abasourdi", a déclaré aux médias Junichiro Hironaka, affirmant ne pas avoir été contacté par l'homme d'affaires et avoir appris "par la télévision" que l'ex-patron de Renault-Nissan avait fui le Japon où il est sous le coup de quatre inculpations pour malversations financières. "Je suis à présent au Liban. Je ne suis plus l'otage d'un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité", avait confirmé Carlos Ghosn dans la nuit du 30 au 31 décembre, selon ce document transmis par ses porte-parole. "Je n'ai pas fui la justice, je me suis libéré de l'injustice et de la persécution politique. Je peux enfin communiquer librement avec les médias, ce que je ferai dès la semaine prochaine", avait-il ajouté.Il s'agit d'un nouveau rebondissement dans les déboires judiciaires pour le magnat déchu de l'automobile, jusque-là assigné à résidence au Japon où il attendait d'être jugé à partir d'avril 2020 pour des malversations financières présumées.
Depuis 20 ans, le nombre d'accident à considérablement baissé, mais cette saison s'annonce mauvaise.
Un cycliste tué, un autre grièvement blessé, un chasseur abattu ou encore deux surfeurs pris pour cible... En une dizaine de jours, les accidents de chasse se sont multipliés, entraînant un débat sur le danger engendré par cette pratique. Mais les accidents sont-ils plus nombreux qu'avant ? Selon les chiffres de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), analysés par Le Parisien mardi 23 octobre, la tendance est clairement à la baisse.Un pic a été atteint il y a 20 ans, rapporte le quotidien local. En 1997-1998, l'ONCFS avait enregistré 223 accidents, dont 40 mortels (18%), puis, la saison suivante, 259 incidents, dont 40 mortels. Depuis, les chiffres sont en baisse, avec un plus bas atteint lors de la saison 2017-2018, avec 113 accidents, dont 13 mortels (11,5%). Les chasseurs sont-ils dangereux ?par BFMTVMais pour les opposants, c'est toujours trop. Et pour cause, depuis 20 ans, chaque saison, au moins 10 personnes meurent. D'autant plus que la saison 2018-2019 ne s'annonce pas sous de bons auspices. L'ONCFS a déjà décompté -avant les événements du week-en dernier- plus de 30 accidents dont quatre mortels. Et puis, "novembre (est) le mois traditionnellement le plus accidentogène avec l'intensification de la chasse au grand gibier, qui n'a pas encore commencé", explique à 20 Minutes un chasseur.
Un train qui roulait à faible allure est sorti des rails, vendredi 24 août en gare de Saint-Charles. Aucun blessé n'est à déplorer mais les travaux pour remettre la voie en état s'avèrent complexes.
Trois jours après l'incident, les opérations de relevage du train sont désormais terminées. Les sept wagons ainsi que la cabine de pilotage qui étaient sortis de leur trajectoire ont pu être remis sur la voie, rapporte France Bleu lundi 27 août. Mais les agents de la SNCF ont encore du travail car des rails ont été endommagées. La circulation reste donc perturbée et le restera durant toute la semaine. La compagnie ferroviaire espère un retour complet à la normale dans la journée du vendredi 31 août.Dans le détail, seuls les trains régionaux sont impactés. Les grandes lignes et Intercités fonctionnent comme d'ordinaire, indique la SNCF dans un communiqué. Le trafic des TER est, en revanche, limité à deux allers-retours par jour en direction d'Aubagne et Aix-en-Provence, avec des bus de substitution durant la journée. Les enquêteurs privilégient la piste accidentelleLe TGV en provenance de Paris a déraillé alors qu'il entrait en gare à Marseille, vers 18 heures vendredi, sans faire aucun blessé parmi les 350 passagers et le personnel à bord. "Ce sont 400 tonnes qui sont tombées sur les rails et ont continué de rouler sur les traverses et les connections électriques. Il y a donc de gros dégâts mais on ne peut pas dire qu'un rail retrouvé cassé est l'élément d'origine de l'accident", a expliqué Jean-Aimé Mougenot, le directeur régional de la SNCF en Provence-Alpes-Côté-d'Azur, au micro de France Bleu.En tout, trois enquêtes ont été ouvertes pour déterminer les causes et les circonstances de l'incident. Les différentes constatations faites jusqu'à présent semblent écarter la piste criminelle. "Nous n'avons trouvé aucun élément qui pourrait laisser penser à un acte de malveillance", a ajouté Jean-Aimé Mougenot.
Un sondage réalisé par l'Ifop pour Paris Match révèle que Brigitte Macron est fortement appréciée des Français. Comme d'autres premières dames avant elle, elle est plus populaire que son mari.
Pour la première fois depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à la tête de l'État, l'image de sa femme, Brigitte, est passée au crible. Dans un sondage réalisé par l'Ifop pour Paris Match, la première dame apparaît notamment "moins clivante" que son mari, décrit le magazine. Elle dispose d'une cote de satisfaction de 67 % auprès des Français interrogés. Un chiffre éloquent. Plébiscitée par la grande majorité des sondés, peu importe la moyenne d'âge ou la catégorie sociale, elle "plaît à tous" explique Paris Match.Les plus de 65 ans (74 %) et les moins de 35 ans (70 %) sont ceux qui l'apprécient le plus. Et même sur le plan politique, elle semble recueillir les suffrages du plus grand nombre. Chez les partisans de LREM évidemment (à hauteur de 94 %), mais également chez les socialistes et les Républicains (74 %). Un membre sur deux de la France Insoumise la soutient. Il n'y a guère que les militants frontistes qui ne l'apprécient pas, pour les trois quarts d'entre eux. Enfin, précise Paris Match, 44 % des sondés la trouvent cultivée et 43 % élégante. Juste derrière BernadetteSi en 2008, un an après l'élection de son époux, Carla Bruni recueillait 68 % de bonnes opinions, son influence sur le président de la République était considérée comme faible, précise Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop dans Paris Match. Au contraire justement de Brigitte Macron qui aurait une influence positive sur son mari pour 64 % des personnes interrogées. "Les Français ont le sentiment d'avoir un couple au pouvoir", ajoute Frédéric Dabi. Dans le style, Brigitte Macron se situerait ainsi davantage entre une Bernadette Chirac "maîtresse de maison" et Claude Pompidou "protectrice des arts et des lettres", analyse Paris Match. Depuis la prise de pouvoir de son mari, Brigitte Macron a soigné sa communication et son image. Elle est restée en retrait, mais s'est engagée pour des "combats nobles et classiques".Si l'ancienne professeure de lettres reste encore derrière Bernadette Chirac, solidement ancrée première dame préférée des Français, elle devance Danielle Mitterrand et Carla Bruni-Sarkozy. D'ailleurs pour Paris Match, Brigitte Macron ne vit pas sa situation "comme un calvaire", au contraire de bon nombre de celles qui l'ont précédée.
"Ca finira par se refroidir": le président Donald Trump a balayé lundi d'une phrase les inquiétudes sur le réchauffement climatique lors d'une visite en Californie, en proie comme toute la côte ouest des Etats-Unis à des incendies meurtriers d'une ampleur historique, aggravés par une sécheresse chronique.
Les dizaines de brasiers qui dévastent la côte depuis des jours ont déjà fait au moins 35 morts depuis le début de l'été, dont 27 rien que cette semaine dans les trois Etats de Washington, Oregon et de Californie.Le candidat démocrate Joe Biden s'est déchaîné contre son rival, lui reprochant de nier la réalité du changement climatique et le traitant de "pyromane du climat"."Ça finira par se refroidir", a assuré le président américain lors d'un échange avec Wade Crowfoot, un responsable local de l'agence de protection des ressources naturelles de Californie. "Je ne pense pas que la science sache réellement", a ajouté le candidat républicain, qui tient régulièrement des propos climato-sceptiques."Les preuves observées parlent d'elles-mêmes: le changement climatique est réel et il aggrave" les incendies, a insisté pour sa part Gavin Newsom, gouverneur démocrate de Californie.Le président américain a effectué lundi un bref déplacement à Sacramento, la capitale de l'Etat, pour s'informer de la situation avant de repartir pour faire campagne en Arizona."Si on donne à un pyromane du climat quatre années de plus à la Maison Blanche, comment pourrait-on s'étonner que l'Amérique s'embrase encore davantage ?" a déclaré l'ancien vice-président Joe Biden depuis l'Etat du Delaware où il habite."Nous avons le choix, nous pouvons nous engager à avancer ensemble car nous savons que le changement climatique est un défi existentiel qui va déterminer l'avenir de notre pays", ou "nous pouvons choisir la voie de Donald Trump: ignorer les faits, nier la réalité, ce qui revient à baisser les bras complètement", a ajouté le candidat démocrate.- "Gestion forestière" ? -Pour Donald Trump, la cause des incendies serait surtout liée à une supposée mauvaise "gestion forestière" dans ces Etats, contrôlés par ses adversaires démocrates.Selon le consensus scientifique, l'ampleur exceptionnelle de ces feux de forêt est pourtant bien liée au changement climatique, qui aggrave une sécheresse chronique et provoque des conditions météorologiques extrêmes. Lundi, il a plongé une partie des Américains dans la perplexité en évoquant la chute et l'"explosion" spontanée d'arbres."Quand des arbres tombent, après un peu de temps, 18 mois, ils deviennent très secs. Ils deviennent vraiment comme une allumette", a-t-il expliqué. "Il n'y a plus d'eau qui passe, et ils deviennent très, très... ils explosent. Ils peuvent exploser." En Californie, le bilan de la semaine est passé à 16 victimes, dont 14 dans le seul comté de Butte, encore traumatisé par le souvenir des incendies de novembre 2018 qui avaient réduit en cendres la ville de Paradise.Huit personnes avaient déjà trouvé la mort dans les feux en août dans l'Etat.Le gouverneur de l'Etat de Washington, où un bébé a péri dans les flammes la semaine dernière, a réfuté dans une lettre ouverte les affirmations "fausses" de M. Trump. "Votre refus de réagir au changement climatique - et les mesures que vous avez prises pour permettre encore davantage de pollution par le carbone - vont accélérer les incendies dévastateurs comme ceux que vous voyez aujourd'hui", a insisté le démocrate Jay Inslee.- Prise de conscience -Les fumées âcres dégagées par les flammes affectent des zones immenses. Les villes de Portland, Seattle et San Francisco figuraient parmi les plus polluées du monde lundi, selon le classement de la société IQAir.Dix morts ont été recensés dans l'Oregon.A Mehama, à l'est de la capitale de l'Etat, Salem, des barrages de police limitaient les accès aux villes de Mill City et Lyons, évacuées face à l'avancée du Beachie Creek fire. De longues files de voitures patientaient dans l'épais brouillard, beaucoup d'agriculteurs souhaitant retourner nourrir leurs bêtes."Nous sommes retournés à Mill City ce matin, mais la police nous avait conseillé de ne pas le faire car c'est dangereux", a expliqué à l'AFP Elaina Early, une habitante de cette petite ville traversée par les flammes. "La maison est debout, mais nous repartons maintenant car les conditions ne sont vraiment pas bonnes."Plus de 400.000 hectares sont partis en cendres dans l'Oregon, soit le double de ce qui y brûle normalement chaque année, a souligné la gouverneure Kate Brown sur CBS dimanche. Environ 500.000 habitants sont soumis à un niveau plus ou moins élevé d'ordre d'évacuation, et 40.000 personnes ont effectivement quitté leur logement."Cela doit nous faire prendre conscience, à tous, que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour lutter contre le changement climatique", a-t-elle déclaré.Les incendies ont d'ores et déjà consumé plus de deux millions d'hectares sur la côte ouest, alors que la saison des feux ne s'achève en théorie qu'en novembre.
La chanson d'Aldebert sur les gestes barrière à l'école bénéficie depuis vendredi d'un clip réalisé grâce à des enfants fans du chanteur, nouvelle étape pour ce morceau préventif et caritatif, qui connaît un beau succès.
Diffusé depuis le 11 mai, le titre "Corona Minus" cumule déjà plus de 1,5 millions d'écoutes sur les plateformes de streaming. Pour illustrer la chanson, Aldebert avait demandé à son jeune public et à leur famille de se filmer "dans des +chorés+ fofolles"- en train de faire les gestes barrière. "Quand on a lancé l'idée de ce clip participatif, avec en gros une semaine pour le faire, on s'est dit qu'on n'aurait peut-être pas assez de matière, mais on a reçu plus de 3.000 vidéos et on aurait pu faire 200 clips", se réjouit auprès de l'AFP Aldebert. L'idée du chanteur - présenter le virus comme un monstre extra-terrestre à combattre avec les gestes barrière à l'école - a trouvé un bel écho dans "l'imaginaire des enfants" poursuit-il: "dans les images reçues on trouve une belle énergie, des supers attitudes, beaucoup de joie". On y voit beaucoup de gamins habillés en tenues de "super-héros du quotidien" - référence aux paroles de la chanson - avec capes sur le dos. D'autres toussent dans leurs coudes en rythme ou mesurent, en cadence, la distance à respecter entre eux. "J'ai reçu sur mes réseaux sociaux beaucoup de messages d'enseignants qui me remercient, qui me disent que cette chanson facilite les choses, c'est un autre canal, plus ludique, pour intégrer les gestes barrière, ça m'a touché", confie encore Aldebert, heureux d'avoir pu être ainsi "acteur du combat contre le virus". Le clip, visible sur Youtube, est également diffusé sur l'ensemble des antennes du groupe France Télévisions, associé au dispositif "Nation Apprenante". Tous les revenus et les droits d'auteurs de "Corona Minus" - disponible sur france.tv, Lumni, Okoo ainsi que sur toutes les plateformes de streaming et Youtube - sont reversés à l'association Emmaüs Connect (https://emmaus-connect.org/). Le ministère de l'Education nationale et de la jeunesse, le ministère de la Culture et Sony Music sont également partenaires du projet.
Les touristes annulent leur réservation ou écourtent leur séjour à Paris comme ailleurs depuis que le mouvement des "gilets jaunes" a pris une tournure violente.
L'hôtellerie restauration souffre du mouvement des "gilets jaunes", ces Français en lutte contre les taxes et la vie chère depuis la mi-novembre. Sur BFMTV dimanche matin, Marcel Bénezet, président du syndicat des hôteliers restaurateurs cafetiers traiteurs (Synhorcat), décrivait des annulations de séjours en cascade dans les hôtels de toute la France.En régions, "ça devient catastrophique", assure-t-il. A Paris, "c'est dramatique". Le taux d'annulation de séjour serait de 50% selon lui alors que la veille la manifestation des "gilets jaunes" a à nouveau dégénéré avec des heurts, des voitures incendiées, des magasins saccagés et pillés dans des quartiers chics de la capitale."Sur Paris, beaucoup de gens sont partis sans terminer leur séjour pour aller à Londres, en Allemagne, voire même en Espagne", déplore Marcel Bénezet.Quand bien même les commerçants sont couverts par des assurances pour les dégâts matériels, "la recette de la journée est perdue". Et c'est "Amazon" et les plateformes en ligne qui en profitent, se désole Marcel Bénezet.Mais il ne met pas en cause les "gilets jaunes" : "Je trouve qu'ils ont le droit d'être entendus, mais aujourd'hui il faut que le président prenne la parole pour sortir de cette situation. Quelle image allons-nous donner de la France ? On aura du mal à s'en remettre", s'alarme le président du Synhorcat.
La guerre est déclarée entre Sheila et Ringo ! Invitée sur le Divan de Marc-Olivier Fogiel, la chanteuse Sheila n'a pas été tendre avec son ex-mari. Ce dernier avait déclaré dans une interview : "On ne s'est jamais aimés, on s'est vus un quart d'heure dans notre vie".
Des propos qui ont blessé et énervé la chanteuse. En plateau, Sheila s'est lâchée au sujet de son ex-mari. "Ça, ça m'énerve... Mais il est dégueulasse ! C'est dégueulasse mon vieux ! Il faut que t'assumes. OK, ça s'est très mal terminé, ce n'est pas grave, mais il ne faut pas salir, ça a été une jolie histoire et t'as pas le droit de cracher dessus", a-t-elle lancé énervée sur le plateau de l'émission de France 3. Les deux stars s'étaient mariées en 1973 avant de se séparer six ans plus tard. Ensemble, ils ont eu un fils Ludovic, avec qui Sheila est longtemps restée en froid. Il semblerait que Sheila et Ringo entretiennent eux aussi des relations pour le moins houleuses, bien loin des ballades romantiques qu'ils interprétaient en duo.Sur le Divan de Marc-Olivier Fogiel, la chanteuse de 70 ans est également revenue sur sa carrière et son "extraordinaire, mais épuisante" vie.
L'IGPN va enquêter pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique".
Quelques jours après les appels à l'exemplarité des forces de l'ordre par l'exécutif, une nouvelle vidéo provoque l'indignation sur les réseaux sociaux. On y voit un homme au visage ensanglanté se faire frapper au sol par un policier lors de son interpellation en marge de la manifestation des "gilets jaunes" samedi. Une enquête judiciaire a été ouverte dimanche 19 janvier, a indiqué le parquet de Paris. L'enquête du parquet a été ouverte pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique" et confiée à l'IGPN, la police des polices. Une "enquête administrative interne a été confiée au service d'évaluation et de contrôle" afin "de faire toute la lumière sur cette action", a déclaré la préfecture de police à l'AFP."Le préfet de police a demandé à la direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) de faire toute la lumière sur cette action", a déclaré la préfecture de police à l'AFP. Une "enquête administrative interne a été confiée au service d'évaluation et de contrôle" afin "de faire toute la lumière sur cette action", a-t-elle ajouté.Sur les images diffusées sur les réseaux sociaux, le manifestant est allongé au sol devant l'armurerie de la gare de l'Est, le visage ensanglanté, quand le policier qui le maintient lui assène au moins deux coups de poing. Sur un autre angle de la scène, filmée par l'AFPTV autour de 14H30, l'homme, couché sur le ventre et déjà menotté, crie de douleur quand le policier lui appuie son genou sur le bras.Quelques milliers de manifestants ont défilé samedi après-midi à Paris, à l'appel des "gilets jaunes", en scandant des slogans anti-Macron, anti-policiers ou contre la réforme des retraites. Au total, 60 personnes ont été interpellées, dont 45 placées en garde à vue, selon les autorités, lors de ce rassemblement marqué par des tensions avec les forces de l'ordre, a constaté une journaliste de l'AFP.Ces nouvelles enquêtes, judiciaire et administrative, sont ouvertes alors que l'exécutif a changé de ton face aux violences policières. Mardi, le président de la République a fait pression sur le ministère de l'Intérieur en réclamant des "propositions" rapides "pour améliorer la déontologie" des forces de l'ordre. La semaine dernière, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avaient consacré une bonne partie de ses vœux à la Police nationale au devoir "d'exemplarité" et à l'éthique.Des déclarations qui ont braqué des policiers sous pression après des mois de manifestations et de mouvement des "gilets jaunes", émaillés de nombreuses violences.
Elle va subir le même sort que la basilique Sainte-Sophie, un mois plus tôt. L'église Saint-Sauveur-in-Chora, à Istanbul, qui servait comme musée depuis 75 ans, va être reconvertie en mosquée, a-t-on appris ce vendredi.
Cette décision risque d'attiser de nouvelles tensions. Un mois après la reconversion très critiquée en culte musulman de la basilique Sainte-Sophie, à Istanbul, le président turc Recep Tayyip Erdogan a ordonné la reconversion en moquée d'une ancienne église orthodoxe emblématique de la capitale vendredi 21 août, par une simple publication au journal officiel. Construite par les byzantins au Ve siècle après Jésus-Christ, l'église Saint-Sauveur-in-Chora, aussi appelée église de la Chora avait déjà été convertie en mosquée par les Ottomans en 1453, avant de devenir un musée au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Les autorités turques justifient ce geste par une décision datée de novembre 2019 du Conseil d'Etat, invalidant la transformation de ce monument classé au patrimoine mondial de l'Unesco en musée. Une "provocation envers les croyants et la communauté internationale"L'église, joyau de l'architecture byzantine, est surtout connue pour ses magnifiques mosaïques et fresques datant du XIV°siècle, dont une monumentale composition du Jugement dernier. L'annonce de sa réouverture au culte musulman inquiète pour la survie de ces oeuvres, l'islam interdisant les représentations figuratives.Pour Zeynep Turyilmaz, historienne de l'Empire ottoman, il sera en effet impossible de les dissimuler temporairement lors des heures de prières, comme c'est le cas aujourd'hui à Sainte-Sophie. "C'est l'équivalent d'une destruction, car il est impossible de transformer cette architecture", s'alarme-t-elle. Ce geste symbolique est perçu par les observateurs comme une nouvelle tentative de Recep Tayyiq Erdogan d'endiguer l'effritement de sa base conservatrice, alors que les tensions avec l'Occident, et notamment avec la Grèce voisine, sont vives. Athènes a d'ailleurs vivement dénoncé vendredi cette décision, y voyant une "autre provocation envers les croyants et la communauté internationale".
Le meurtre d'Arthur Noyer, tué puis porté disparu il y a deux ans, a été reconstitué cette nuit en présence de Nordahl Lelandais, le principal suspect a avoué une bagarre qui avait mal tourné avec le caporal.
La reconstitution s'achève ce jeudi matin au pied du massif des Bauges, en Savoie, là où le crâne d'Arthur Noyer a été découvert le 7 septembre 2017, selon France Bleu.Auparavant, les enquêteurs et lui sont restés près de deux heures à Saint-Baldoph, une des dernières communes où le portable du jeune caporal avait borné. Selon RTL, tous les accès à ce bourg de 2 800 habitants situé à la sortie de Chambéry avaient été fermés.A deux heures du matin, la reconstitution avait démarré dans la rue, près de la discothèque où était sorti Arthur Noyer, probablement là où Nordahl Lelandais l'a pris en stop.Insultes et invectivesLa reconstitution a eu lieu "en temps réels", le cortège composé de 17 véhicules se déplaçant aux mêmes horaires qu'Arthur Noyer la nuit de sa disparition. La reconstitution était ultra-sécurisée, des draps blancs étaient systématiquement tendus autour de Nordahl Lelandais, ce qui n'a pas empêché les riverains d'insulter le suspect principal. Depuis leur fenêtre, certains criaient à Nordahl Lelandais : "Assassin !", raconte le site du Dauphiné.Un journaliste de la radio RTL, sur place lors de la reconstitution, a capté l'invective d'une femme massée avec des dizaines de personnes à proximité du rond-point où Arthur Noyer avait été pris en stop par son meurtrier présumé le soir de sa disparition. Ses propos ont été diffusés dans le journal de 6h30 ce jeudi matin. "Assassin ! Pourri ! Oh ! J'espère que tu dors bien le soir hein ?! Comment tu te sens ce soir ? Hein ? Tu te sens comment ? T'inquiètes pas, ça va te hanter ! Toutes les personnes que t'as tuées, ça va te hanter ! Enfoiré, va !", crie ainsi cette habitante de Chambéry en voyant apparaître Nordahl Lelandais."J'étais spectateur, comme un drone"Ce dernier défend la thèse de l'homicide involontaire après avoir frappé de plusieurs coups de poing le militaire de 23 ans. On ne sait pas s'il a éclairé les enquêteurs sur les multiples zones d'ombre.Nordahl Lelandais est déjà mis en examen pour le meurtre de Maëlys. Pour l'avocat des parents de la fillette, Nordahl Lelandais pourrait ne pas coopérer. "J'ai le souvenir d'une longue reconstitution avec un suspect qui était dans la stratégie de défense, mais qui ne coopérait pas avec les services de l'enquête, qui ne coopérait pas avec les magistrats-instructeurs... Moi, s'agissant de cette reconstitution, j'incite tout le monde à la plus grande prudence parce que je ne crois pas à la coopération de Nordahl Lelandais", a déclaré Me Fabien Rajon à RMC et BFMTV.Lors de son expertise psychiatrique, dont des éléments ont été révélés par L'Express, il avait évoqué la bagarre en ces termes : "Quand je me suis battu avec lui, j'étais spectateur, j'étais comme un satellite au-dessus qui regarde la voiture d'en haut, comme un drone". Interrogé sur ses relations homosexuelles, il avait assuré : "C'était une attirance en sachant que je préfère largement les femmes".Outre ses mises en examen pour les meurtres d'Arthur Noyer et de Maëlys, Nordahl Lelandais est également poursuivi pour agressions sexuelles sur deux de ses cousines âgées de 4 et 6 ans.
L'ONU estime que ces retours souhaités par le gouvernement italien peuvent "conduire à une violation du droit international".
La polémique enfle de nouveau en Italie face à la crise migratoire. ONG et politiques italiens ont accusé mardi un navire commercial italien d'avoir enfreint le droit international en reconduisant en Libye 108 migrants, secourus la veille dans les eaux internationales.Selon le parcours enregistré sur les sites de suivi du trafic maritime, il est tard, lundi, quand le ravitailleur Asso Ventotto récupère des personnes sur un canot situé à environ 95 km au nord-ouest de Tripoli. Le navire commercial les secoure mais décide de les renvoyer vers la Libye plutôt que de les emmener vers l'Europe. "La Libye n'est pas un port sûr et cela peut conduire à une violation du droit international", a commenté le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), en précisant qu'il était encore en train de recueillir des informations sur cette affaire."Il s'agit d'un refoulement collectif", a aussi dénoncé Nicola Fratoianni, député italien de gauche actuellement à bord du navire d'une ONG espagnole, qui a suivi les échanges radio du ravitailleur. De son côté, l'ONG allemande Sea-Watch a évoqué "le premier refoulement par un navire italien depuis des années"."PORTS FERMES, CŒURS OUVERTS"En 2012, la Cour européenne des droits de l'Homme avait condamné l'Italie après qu'un navire militaire italien avait ramené des migrants en Libye en 2009.Ces dernières années, les gardes-côtes italiens coordonnaient les opérations de secours en mer Méditerranée et les personnes trouvées en mer étaient conduites en Italie. Mais depuis juin, Rome se défausse sur les gardes-côtes libyens, qui ont demandé aux navires de ramener les naufragés directement à Tripoli.Détentions arbitraires, abus, violences et extorsions, les dangers sont pourtant multiples pour les exilés qui passent par ce pays en proie au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. "La Libye n'est pas un endroit sûr (...), nous ne pouvons pas laisser les migrants là-bas", a déclaré lundi soir Roberto Fico, président de la Chambre des députés issu du Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste), en allant à la rencontre de manifestants opposés à la livraison de vedettes italiennes aux garde-côtes libyens. Matteo Salvini, ministre de l'Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite, alliée au M5S), a cependant rejeté les critiques: "Ces dernières heures, les garde-côtes libyens ont secouru et ramené 611 migrants en Libye", a-t-il salué sur les réseaux sociaux mardi matin."Les ONG protestent et les trafiquants perdent leur business ? C'est bien, nous continuons", a-t-il ajouté en répétant son slogan : "Ports fermés, cœurs ouverts".
À quelques jours des élections municipales à Barcelone, pour lesquelles il est candidat, l'ancien Premier ministre français s'est confié à L'Obs. "Les cinq années de pouvoir ont été redoutables.
Je n'en pouvais plus", affirme-t-il pour expliquer cette nouvelle vie."Je voulais changer de vie". En France, Manuel Valls a été maire d'Évry, député de l'Essonne, ministre, Premier ministre et même candidat à l'élection présidentielle de 2017. Aujourd'hui, l'ancien chef du gouvernement de François Hollande vise la mairie de Barcelone, la capitale catalane qui l'a vu naître. "À Barcelone, je n'ai plus d'angoisse", assure-t-il ce jeudi 23 mai, à trois des jours des élections.Dans les colonnes de L'Obs, Manuel Valls revient sur les raisons qui l'ont poussé à quitter la France. "Je voulais changer de vie. Mais prendre la décision de quitter un pays où vous avez étudié, milité, qui vous a tant donné n'est pas facile", confie-t-il. Son passage au gouvernement entre 2012 et 2017 et son échec à la primaire de la gauche l'ont éreinté. "C'est la vraie erreur que j'ai commise, mais qui était impossible à éviter une fois qu'Hollande a annoncé qu'il n'y allait pas. Lors du débat face à Hamon, je savais que cette histoire était finie", se souvient-il.La campagne des élections législatives qui a suivi n'a pas non plus été de tout repos, déplore-t-il. En effet, s'il a soutenu Emmanuel Macron dès le premier tour, tournant ainsi le dos au PS dont il faisait partie, Manuel Valls n'a pourtant pas bénéficié de l'appui présidentiel. "Ils ont voulu me faire la peau. La campagne à Évry a été horrible", regrette-t-il. "Alors quand on m'a proposé d'être candidat à Barcelone, ça a été une motivation supplémentaire pour partir. Ça m'a aidé à choisir."François Hollande ne reviendra pas, selon luiL'ancien socialiste n'est pas tendre avec l'ancien président François Hollande. "Je suis quelqu'un qui encaisse, mais les cinq années de pouvoir ont été redoutables. Je n'en pouvais plus. Le PS était mort. François a été élu sur un malentendu. Il fallait tout péter, tout casser. Il ne l'a pas fait. Au fond, dès l'automne 2012, il ne pouvait plus se représenter", analyse-t-il. Manuel Valls estime que l'ancien chef de l'État n'a pas changé, mais doute de son retour sur le devant de la scène politique. "Il ne reviendra pas. Cazeneuve ne reviendra pas. Moi, j'ai participé au gouvernement pendant cinq ans, c'est déjà énorme", assure-t-il. Invité mercredi de BFMTV, François Hollande a de son côté expliqué qu'il regrettait de ne pas s'être représenté en 2017. "Je ne suis pas candidat à une quelconque élection dans les prochains mois", a-t-il assuré, tout en affirmant qu'il n'avait "renoncé à rien". "Si les circonstances l'exigeait, je servirais mon pays", a-t-il insisté."La France ne me manque pas"Manuel Valls, soutenu par le parti libéral Ciudadanos, est opposé notamment dans la course à la mairie de Barcelone à la maire sortante de gauche radicale, Ada Colau, et au candidat indépendantiste Ernest Maragall du parti ERC (Gauche républicaine de Catalogne). Si les sondages le donnent perdant, il y croit encore. "J'ai fait beaucoup de campagnes. Vous sentez quand vous avez le vent en face, quand les gens vous insultent, ne veulent pas prendre vos tracts. Là c'est tout le contraire. Je sens que ça bouge, je sens un truc." "Quoi qu'il arrive, je reste ici", martèle-t-il. "Si je gagne, c'est extraordinaire, c'est une belle histoire européenne. Et si je perds, je m'épanouirai autrement. Je siégerai au conseil municipal. Je m'exprimerai car je suis inquiet de ce qui va se passer ici." "La France ne me manque pas. Je sais que je reviendrai voir mes gamins, mes amis, mais ici, je suis épanoui", insiste-t-il. En Espagne, il a notamment retrouvé l'amour avec la femme d'affaires catalane Susana Gallardo. Il affirme ne plus vouloir appartenir à un parti. "Je ne veux plus être le hamster qui tourne dans sa roue. Sinon je serais resté en France, à attendre que Collomb parte et qu'on m'appelle, ou que Castaner se casse la gueule et qu'on m'appelle", explique-t-il.
Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime a été "électrisé" pendant au moins quatre minutes et a fait un arrêt cardiaque.
Un jeune homme, électrocuté par sa guitare électrique, a été grièvement blessé dans une maison à Angoulême, a-t-on appris samedi 30 juin auprès des pompiers.Le guitariste, âgé de 28 ans, jouait vendredi soir lorsque son ami, brièvement sorti, l'a découvert à terre lorsqu'il est revenu. Il l'a touché pour lui porter secours et s'est pris une décharge électrique. Ce dernier a alors débranché le système électrique et appelé les secours.Les pompiers ont transporté le guitariste dans un état grave à l'hôpital d'Angoulême. Son ami, 36 ans, a été légèrement blessé."Electrisé" pendant au moins quatre minutesSelon les premiers éléments de l'enquête, la victime a été "électrisé" pendant au moins quatre minutes et a fait un arrêt cardiaque, a rapporté La Charente libre, précisant que le guitariste avait été retrouvé tétanisé sur son instrument. Le commissariat d'Angoulême est chargé de l'enquête afin de déterminer les causes de cet accident rarissime. Le chanteur Keith Relf, 32 ans, est ainsi décédé en 1976 à son domicile, électrocuté par la guitare sur laquelle il s'exerçait à la suite d'un branchement défectueux.
La guerre des télévisions fait rage. Alors que l'élection présidentielle approche à grands pas, tout est bon pour obtenir la venue des personnalités politiques sur les plateaux télévisés.
Et ce samedi 17 septembre, c'est Laurence Ferrari qui fait les frais de la concurrence acharnée dans le milieu du petit écran. La première de sa nouvelle émission politique "Punchline", sur C8, prévue le 18 septembre, a été annulée... faute d'invité. Arnaud Montebourg lui a fait faux pas à la dernière minute, a expliqué l'animatrice sur son compte Twitter."Regret de vous annoncer la déprogrammation de 'Punchline' le 18 septembre, Arnaud Montebourg cède à l'interdiction de France 2 et annule ce soir sa venue", a écrit Laurence Ferrari sur le réseau social. Un message qu'elle développe dans les colonnes du Parisien : "Arnaud Montebourg avait donné son accord pour participer à la première de l'émission depuis juillet, France Télévisions, qui l'a invité dans 'L'émission politique' de jeudi prochain, lui a demandé l'exclusivité de sa participation sous peine d'être déprogrammé". Elle a expliqué au quotidien regretter "ce manquement à la parole donnée" et a dénoncé "des méthodes de chantage inacceptables".Prévenues moins de 48 heures avant l'émission, les équipes n'auront pas le temps d'en préparer une autre. Le lancement est donc reporté au dimanche 25 septembre, avec Jean-Luc Mélenchon, rapporte Le Parisien.La première de 'L'émission politique' sur France 2, coprésentée par David Pujadas et Léa Salamé, a été au centre d'une autre polémique. La participation de Nicolas Sarkozy jeudi dernier avait été conditionnée par le candidat à la déprogrammation de l'enquête d'"Envoyé spécial" consacré à l'affaire Bygmalion. Finalement, Elise Lucet à réussi a maintenir la diffusion de son programme, et Nicolas Sarkozy a tout de même accepté de venir.
Selon les informations de RTL, le meurtrier demande à être placé sous surveillance électronique en régime de semi-liberté.
Patrice Alègre donne l'impression d'abattre une de ses dernières cartes. Depuis une semaine, il tente de convaincre la justice de revenir sur sa situation. RTL affirme que le tueur en série aurait demandé vendredi 6 septembre à être sous surveillance électronique en régime de semi-liberté. Il explique que cette requête serait liée à sa récente volonté de fonder une famille.Lors de son incarcération, il a fait la connaissance d'une psychologue canadienne. Cette dernière s'était rendue en France pour réaliser une étude sur les tueurs en série. Mais durant ces travaux, elle serait tombée amoureuse de Patrice Alègre. Elle lui aurait même fait part de son envie d'avoir un enfant avec lui. Ce n'est pas la première fois que le meurtrier a du succès auprès de la gente féminine. Dix ans auparavant, il avait déjà reçu une demande en mariage d'une femme l'ayant rencontré avant son incarcération. Les experts évoquent le « syndrome Hannibal Lecter » pour expliquer ces sentiments.Peu de chances que cela aboutisse Maître Pierre Alfort, avocat de Patrice Alègre, assure qu'avec le temps, son client aurait pris du recul sur ses crimes. Cette surprenante requête semble malgré tout assez utopique selon les informations de RTL. Pour autant, cela pourrait permettre aux autorités de réaliser un nouveau bilan psychologique de ce tueur en série. Une semi-liberté pour Patrice Alègre serait toutefois une décision beaucoup pour trop risquée pour les experts. Criminologue, Stéphane Bourgoin ne croit pas en une rédemption. « À l'époque, toutes les expertises psychiatriques avaient démontré que c'était un psychopathe qui savait très bien différencier le bien du mal, qui n'avait aucun affect, aucune empathie vis-à-vis de ses victimes, pas la moindre trace de remords et qu'il était qualifié de pervers narcissique », rappelle-t-il au micro de France Bleu Occitanie. « Depuis à peu près un siècle, dans l'histoire judiciaire des tueurs en série à travers le monde, 298 à ma connaissance ont été libérés, soit parce qu'ils avaient purgé leur peine soit parce qu'il y a eu un vice de procédure. Et bien vous savez combien ont récidivé ? Les 298. »
Véronique Colucci s'était confiée au sujet de la succession de Jean-Jacques Goldman, avant son décès, dans un reportage réalisé par W9. L'ancienne présidente des Restos du Cœur avait évoqué Michael Youn pour prendre le relai du chanteur.
Véronique Colucci s'en est allée le 6 avril 2018. La veuve de Coluche est décédée à Paris à l'âge de 69 ans des suites d'une longue maladie. Elle s'est exprimée pour la dernière fois à la télévision dans un reportage diffusé sur W9 dans la soirée du lundi 9 juillet sur la carrière de Michaël Youn. Bien qu'extrêmement affaiblie, l'ancienne administratrice puis présidente des Restos du Cœur, de 1998 à 2003, s'est livrée à une confidence : elle aurait bien vu le comédien devenir l'un des maîtres de cérémonie du concert caritatif annuel des Enfoirés. « J'ai vu un sourire ravi sur le visage de Goldman au fur et à mesure qu'il te voyait parce que pour lui, il savait que tu serais un possible successeur» Elle a ensuite ajouté. « Non pas le remplacer mais en tout cas ça pouvait être quelqu'un qui ferait partie d'une team qui permettait à Goldman de s'en aller.»Un message poignant au moment de son décèsComme l'explique Voici, Michaël Youn a été extrêmement touché par ces déclarations. À l'image des autres membres de la troupe des Enfoirés, il l'avait déjà été au moment de son décès. Le comédien avait à l'époque publié sur son compte Instagram un message poignant. « Salut Véronique. Je ne pensais pas que tu partirais aussi vite. Ton sourire nous donnait de la force. Et ta force nous donnait du courage. Tu vas nous manquer. Aux Enfoirés. Aux Restos du cœur. Aux millions de gens que tu aidais depuis 30 ans. Et à Marius et Romain surtout (ses deux enfants ndlr). Embrasse Michel de notre part. La seule bonne nouvelle dans cette histoire, c'est que vous êtes enfin réunis. Ne vous engueulez pas trop là-haut. On t'aime. »
À l'issue des festivités organisées pour inaugurer le nouveau tramway de la ville de Caen, l'une des rames a été la cible de jets de pierres, dans la nuit du samedi au dimanche 28 juillet.
À peine inaugurée, elle doit déjà être réparée. Une rame du nouveau tramway de la ville de Caen a été la cible de jets de pierre, juste après avoir participé aux festivités d'inauguration.Selon le quotidien régional Ouest-France, le tramway revenait de la Presqu'île de Caen, lorsqu'il a été pris pour cible dans le quartier de La Pierre-Heuzé. Une vitre latérale a été endommagée par les pierres. La rame a été ramenée au dépôt, où les opérations de maintenance ont débuté. Le lendemain, dimanche 28 juillet, une autre rame a été l'objet de jets de pierre, dans le quartier de La Guérinière. Une rame a été atteinte, mais aucun dommage n'a été à déplorer cette fois."C'est malheureusement monnaie courante sur les réseaux de transports, a indiqué à Ouest-France Laëtitia Crinon, directrice marketing chez Keolis, l'opérateur du tramway caennais. Une procédure interne est en cours pour recueillir des éléments sur ce bris de glace volontaire, avec l'aide des vidéos captées en stations."
Fort du succès des deux numéros de son émission "Une ambition intime", Karine Le Marchand envisage de tourner d'autres épisodes avec de nouveaux politiques, dont... Donald Trump.
Karine Le Marchand se reconvertira-t-elle dans le journalisme politique ? Au vu de ses récents projets, on pourrait bien supposer qu'il s'agit de son prochain défi. L'animatrice de M6 avait créé l'événement à la rentrée dernière, en lançant Une ambition intime, un rendez-vous inédit où elle invitait des politiques à dévoiler des aspects de leur vie privée. Aussi original que rafraîchissant, le format a très vite séduit le public, rassemblant 3,1 millions de curieux pour le premier épisode et 2,6 millions pour le second.Mais la présentatrice de L'amour est dans le pré ne compte pas s'arrêter là. Dans un entretien accordé à Télé7jours, elle a déclaré ne pas avoir en projet de "laisser tomber la politique", et rêve de recevoir dans les décors d'Une ambition intime de nouveaux visages du milieu, à l'image d'un certain... Donald Trump."Il a un parcours incroyable"Verra-t-on le nouveau président des États-Unis discuter avec Karine Le Marchand dans un numéro à venir ? Dans une interview accordée au Républicain Lorrain, la présentatrice a soufflé à nos confrères que si l'opportunité lui était présentée, elle ne la refuserait pas : "Il a un parcours incroyable. Je suis persuadé qu'il s'est présenté au départ un peu pour une blague et que son ambition est venue en même temps que son succès", analyse-t-elle.Côté français, c'est Manuel Valls que souhaite interviewer Karine Le Marchand : "Il a une image très dure, cela serait bien que l'on sache qui il est vraiment", affirme la journaliste. Mais mieux que l'ex-Premier Ministre, c'est l'étoile montante de la politique, Emmanuel Macron, qu'elle aimerait avoir à sa table : "on ne connaît rien de lui. Je pense qu'il est beaucoup plus fantaisiste que ce que l'on croit. Ils auraient à gagner à montrer qui ils sont vraiment", a-t-elle expliqué à Télé7Jours. Mais on doute fort que ce dernier accepte l'invitation. Il l'a en effet déjà déclinée plus d'une fois...
Quatrième ville de France, Toulouse a été relativement épargnée par la vague de contaminations ayant touché la France au printemps.
La plus grande piscine municipale de Toulouse est "fermée jusqu'à nouvel ordre" après un deuxième cas de coronavirus au sein du personnel. L'information a été communiquée par la municipalité, lundi 3 août. Samedi, un premier cas de coronavirus avait été diagnostiqué parmi les maîtres-nageurs de la piscine Nakache. Plusieurs centaines de personnes avaient été évacuées de l'établissement en début d'après-midi et la piscine devait rouvrir lundi matin. Un deuxième cas a cependant été ensuite révélé "parmi l'équipe appartenant à l'équipement. Pour des raisons sanitaires évidentes, la mairie de Toulouse décide de maintenir la fermeture de la piscine Nakache, par précaution, jusqu'à nouvel ordre", selon un communiqué.L'ensemble des cas contacts de la deuxième personne testée positive est en cours d'identification pour transmission à l'ARS (Agence régionale de santé). Toutes les précautions d'information et de suivi ont été prises et les tests sont en cours, selon la mairie. La désinfection du site a déjà été réalisée. C'est la première fois qu'une piscine municipale de la Ville rose est fermée à la suite d'un cas positif au Covid-19.Les jeunes plus touchés, les rassemblements festifs en causeToulouse avait traversé le printemps sans être trop affectée par la vague de contaminations qui avait déferlé sur une partie du pays. Vendredi dernier, Santé publique France a cette fois noté "une augmentation récente du nombre de nouveaux cas de Covid en Haute-Garonne. Cette augmentation touche principalement les 20-30 ans dans la région toulousaine". "Sans lien avec les clusters identifiés, l'augmentation est vraisemblablement due à des rassemblements festifs.Compte tenu de ces éléments, le niveau de risque de la Haute-Garonne est passé de faible à modéré", avait ajouté Santé publique France. Sur les 53 personnes hospitalisées en Occitanie, à la date du 31 juillet, 24 le sont en Haute-Garonne (également le département le plus peuplé), soit près de la moitié.
La scène a été capturée par le système de vidéosurveillance devant le commissariat de Colombes (Hauts-de-Seine), dans la nuit du Jour de l'an.
Un homme a été filmé en train de mettre le feu à une voiture de la police municipale à Colombes, tôt dans la matinée de mercredi 1er janvier. Selon les images relayées par Le Parisien, l'individu a commis ses dégradations à l'aide d'une bouteille de liquide inflammable, qu'il a répandu sur le véhicule avant de l'allumer. Détail : le pyromane n'avait vraisemblablement pas anticipé l'ampleur de la déflagration et du feu, qui s'est vite propagé à ses vêtements. "C'est clairement un acte gratuit qui cible la police municipale", déplorent les services de la municipalité dans les colonnes du Parisien. "Il n'est rien passé de spécial au cours de la nuit, sauf l'incendie de cette voiture de la police municipale, stationnée et sans personne à l'intérieur", ajoute le cabinet de la maire. Selon Le Parisien, qui rapporte les faits ce 1er janvier, une enquête judiciaire a été ouverte.Si la soirée du Nouvel An a été calme à Colombes hormis cet acte de vandalisme, des violences ont été constatées dans plusieurs métropoles de l'hexagone. A Strasbourg, la nuit de la Saint-Sylvestre a été marquée par des violences urbaines conséquentes, avec un plus grand nombre de véhicules incendiés que l'année dernière, davantage d'interpellations et des fonctionnaires légèrement blessés, selon une source policière.
Le 14 janvier 2016, René Angélil disparait. Un énorme coup dur qui va se transformer en renaissance pour son épouse Céline Dion.
Pour surmonter sa peine, la star va s'offrir une tournée d'été en hommage à son mari, mais aussi un relooking. "C'est incroyable de voir comment un peu de fantaisie peut altérer nos humeurs. J'ai toujours aimé la mode. Mais comme tout le monde le sait, j'ai traversé une période très difficile et je suppose que je déploie mes ailes plus encore ces derniers mois avec l'aide de ces sublimes vêtements", confie la chanteuse de 49 ans dans une interview accordée au magazine People. Celui qui a pour mission de lui faire déployer ses ailes, c'est son nouveau styliste Law Roach qui estime que la mode est un voyage. Si sa récente proximité avec son danseur Pepe Munoz a beaucoup fait jaser, la star qui vient de lancer sa collection de sacs et qui devrait bientôt se diversifier dans les vêtements estime que c'est surtout son côté fashion victim qui lui a permis de ne pas sombrer. "La mode peut avoir une énorme influence sur la façon dont nous nous sentons chaque jour. Nous pouvons nous sentir un peu mal au réveil, mais lorsque nous mettons une tenue chic les choses commencent à s'éclaircir. La mode doit être fantaisie. Elle peut souvent fournir l'évasion nécessaire pour s'éloigner de nos problèmes quotidiens", analyse dans People Céline Dion.
Les salariés du Parisien ont indiqué mercredi à l'issue d'une AG qu'ils refusaient le nouveau projet de leur direction, qui prévoit la suppression de ses éditions départementales et un plan de départs.
L'assemblée générale des salariés réunie mercredi a "refusé le projet de la direction en l'état", selon le texte d'une motion qu'elle a adoptée. Elle "refuse toute suppression de poste, pigistes y compris", et "demande le rétablissement de pages locales et départementales".L'assemblée générale a mandaté les syndicats pour négocier sur cette base "sans suppression de postes, avec une pagination plus importante que celle proposée, sanctuarisée et pérennisée pour l'information locale et départementale sur le print et le web". La direction du Parisien (groupe LVMH) avait annoncé mardi un plan pour tenter d'enrayer la baisse de ses ventes et se renforcer dans le numérique.Ce projet éditorial doit s'accompagner d'un plan de départs volontaires qui vise 30 personnes sur 435 journalistes au sein de la rédaction, avec le recours à un accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC).Les neuf rédactions départementales sont conservées mais réduites de moitié (elles passeront entre 9 et 14 journalistes aujourd'hui à entre 7 et 8) et le nouveau cahier unifié, baptisé "Le Grand Parisien", qui remplace les éditions départementales, sera édité avec neuf couvertures différentes. Le journal teste ce format depuis le début de la crise sanitaire.Le nouveau projet prévoit également la création de nouvelles rubriques (féminisme, tech) et vise à multiplier par cinq le nombre d'abonnements numériques.
Un homme âgé de 48 ans s'est dénoncé comme étant l'auteur de l'acte de vandalisme de la plaque commémorative de Bruno Lenoir et Jean Diot.
Un homme âgé de 48 ans a été interpellé, vendredi 10 août, à son domicile et placé en garde à vue, samedi 11 août, après s'être dénoncé comme étant l'auteur de l'acte de vandalisme de la plaque commémorative de Bruno Lenoir et Jean Diot, rue Montorgueil (Paris), rapporte Le Parisien. L'homme revendique son acte dans un courrier adressé à la mairie de Paris, au commissariat chargé de l'enquête ainsi qu'à un média d'extrême-droite. On peut notamment y lire : "Je suis homosexuel, gay et pédé et je déteste la LGBT". Connu des services de police, pour menaces et appels malveillants, l'homme est passé par La Manif pour tous et y a repris le slogan : "Pour faire un enfant, il faut un père et une mère". A la fin du courrier l'homme a laissé son numéro de téléphone. La plaque vandalisée, par de l'encre bleu marine et de tracts où il était écrit : "Pour faire un enfant : je suis un homme et pas un gay", rend hommage aux derniers condamnés à mort pour homosexualité en France.
Un message demandant aux gens d'appeler les autorités pour signaler les entorses aux règles de confinement a été placardé dans des immeubles de deux quartiers populaires de Montgeron (Essonne). L'opposition demande son retrait.
"Si vous êtes témoins du non-respect du confinement, je vous invite à le signaler à la police municipale ou nationale (en composant le 17) afin que les forces de sécurité puissent intervenir dans les meilleurs délais". C'est ce message, placardé dans tous les halls d'immeuble des quartiers populaires de l'Oly et la Forêt, qu'ont pu lire avec étonnement les habitants de Montgeron, dans l'Essonne. Noté après le rappel des consignes, cette invitation de la maire à la délation auprès des autorités a heurté certains habitants. Ce message, signé par Sylvie Carillon (LR) fraîchement réélue, a également eu le don de faire bondir l'opposition."Ce paragraphe n'est pas acceptable, estime Céline Ciéplinski, conseillère divers gauche de Montgeron dans Le Parisien. Un rectificatif doit être fait."À la mairie, on se défend de viser une population en particulier, insistant sur la nécessité de laisser vides les cages d'escalier et de rappeler aux habitants qu'il leur est possible de signaler les entorses au confinement.
L'Egypte a invité l'homme d'affaires américain Elon Musk à venir visiter ses monuments antiques, après que le fondateur de Tesla et SpaceX a publié un tweet satirique attribuant la construction des pyramides aux "extra-terrestres".
"Les pyramides ont évidemment été construites par des extra-terrestres", a récemment écrit l'excentrique milliardaire, reprenant un thème populaires parmi les conspirationnistes.Ce tweet a provoqué une avalanche de réactions allant de la raillerie à l'indignation parmi les internautes, certains nationalistes égyptiens demandant à M. Musk de vérifier davantage les faits.La ministre égyptienne de l'Investissement et de la Coopération internationale, Rania al-Mashat, elle, y a vu une opportunité pour promouvoir le tourisme dans son pays."Je suis votre travail avec beaucoup d'admiration. Je vous invite, vous et Space-X, à explorer les écrits sur la manière dont les pyramides ont été construites et aussi à aller voir les tombes des constructeurs des pyramides. Nous vous attendons, M. Musk!", a souligné la ministre, l'invitant à visiter en personne la dernière des sept merveilles du monde antiques encore debout.M. Musk a ensuite publié un lien vers un article de la BBC retraçant l'histoire de la main-d'oeuvre derrière la construction de ces immenses édifices, le qualifiant de "bon résumé".Les pyramides du plateau de Gizeh (à l'ouest du Caire), site phare du tourisme égyptien, ont rouvert au public en juillet, après trois mois de fermeture dus à la pandémie de coronavirus.Le tourisme, poids lourd de l'économie égyptienne, a longtemps été moribond après les années d'instabilité politique ayant suivi la révolte de 2011 qui a chassé l'ancien président Hosni Moubarak.Pour ce secteur crucial, qui enregistrait depuis 2017 un retour progressif des visiteurs étrangers sur les bords du Nil et de la mer Rouge, l'épidémie de Covid-19 a marqué un nouveau coup dur.
Trois personnes sont décédées sur le Rhin à la suite du chavirement d'une petite embarcation gonflable. Une fillette est activement recherchée.
Une embarcation gonflable a chaviré sur le Rhin à Gerstheim (Bas-Rhin), jeudi 30 mai. Trois personnes, dont une petite fille, sont mortes tandis qu'une autre fillette était activement recherchée en milieu d'après-midi, a annoncé la préfecture. "Trois personnes (sont) décédées dont un témoin qui a tenté de sauver les occupants de l'embarcation et une fillette de six ans", a indiqué la préfecture du Bas-Rhin dans un communiqué.Plusieurs personnes ont sauté pour les sauverUne autre personne se trouve en situation d'"urgence relative à l'hôpital de Sélestat", précise le communiqué. Selon le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis) du Bas-Rhin, une embarcation légère, "un genre de canot", a chaviré en fin de matinée et "plusieurs personnes ont sauté à l'eau" pour secourir ses passagers, à hauteur du barrage-écluse de Gerstheim. D'importants moyens, français et allemands, ont été déployés, comprenant des équipes cynotechniques, plusieurs hélicoptères et des plongeurs, ont souligné les pompiers. "Des plongeurs du SDIS 67, et de la gendarmerie, et des sapeurs pompiers allemands inspectent actuellement le fleuve. Des reconnaissances pédestres et en bateaux sont également menées le long des berges, tant côté allemand que français", selon le communiqué de la préfecture.
Le Premier ministre a défendu l'action du gouvernement à l'Assemblée nationale, lors d'une séance où il a été attaqué sur la comparaison de la gestion de crise française par rapport aux voisins européens.
"Préparer le déconfinement est encore plus difficile que de décider le confinement". A six jours de l'allègement des restrictions dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 en France, Edouard Philippe a dit attendre "avec sérénité" la comparaison de sa gestion de l'épidémie de coronavirus avec celle des autres pays européens, soulignant que "tout le monde sait bien que nous vivons quelque chose de redoutablement complexe". "A un moment nous pourrons regarder dans le détail avec la sagesse du regard rétrospectif", "j'attends ce jour avec sérénité", a déclaré mardi 5 mai le Premier ministre lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée. "Je le dis avec tranquillité, avec humilité: on peut toujours aller chercher l'exemple qui fonctionne le mieux. On verra à la fin".Le Premier ministre répondait au patron des députés Les Républicains Christian Jacob qui l'interpellait sur "les mauvais résultats" de la France et les "enseignements" qu'il pouvait en tirer. "Nous pleurons trois fois plus de morts que l'Allemagne (environ 25.000 contre 7.000 ndlr) pour un nombre de malades similaires", avait déploré le chef de file LR, ajoutant que "notre PIB chute beaucoup plus vite et plus fort que la plupart de nos voisins". "Et lorsqu'on demande aux peuples d'Europe s'ils sont satisfaits de l'action de leurs dirigeants, le jugement est cruel: Merkel (en Allemagne, ndlr), Conte (Italie), Kurz (Autriche), Johnson (Royaume-Uni)... Tous font mieux", a-t-il encore asséné.Le Premier ministre a déploré le ton accablant de son interlocuteur, qui selon lui n'a pas précisé que "la comparaison avec les autres pays n'est pas sur tous les points au désavantage" de la France. "J'observe que le système italien qui a souvent été décrié, à tort (...), s'est retrouvé dans une situation où il a dû effectuer le terrible tri des malades s'agissant de l'entrée en réanimation, ce qui n'a pas été le cas en France". "Je ne cherche pas à dénigrer nos amis, tout le monde est dans une situation difficile. Tout le monde a peur et tout le monde sait bien que nous vivons quelque chose de redoutablement complexe", a t-il insisté.Répondant un peu plus tard au Premier secrétaire du PS Olivier Faure, M. Philippe a également défendu le "cadre social assez unique" déployé par la France pour répondre à la crise, selon lui "infiniment plus efficace et généreux que ce qui a été mis en place au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie, en Allemagne, aux Etats-Unis ou partout ailleurs". "Reconnaissons d'abord que notre pays (...) a su répondre à l'urgence sociale", a-t-il exhorté, citant les dispositifs d'aides, de chômage partiel etc. "Je ne dis pas que c'est parfait mais qu'aucun pays n'en a probablement fait autant. Je dis qu'on peut en être fier, nous devrions le défendre, l'expliquer, plutôt que de pointer (...) seulement les manques", a-t-il encore plaidé.
"Passionné" par l'affaire Dreyfus, le Premier ministre a affirmé jeudi matin sur France Inter qu'il irait voir "J'accuse", le dernier film de Roman Polanski, de nouveau soupçonné de viol.
En dépit des appels au boycott après une nouvelle accusation de viol, le film de Roman Polanski, "J'accuse", a pris la tête du box-office français avec plus de 500.000 spectateurs pour sa première semaine en salle, un démarrage historique dans la carrière du réalisateur. Édouard Philippe ne fait pas partie des premiers spectateurs, mais il a affirmé jeudi 21 novembre sur France Inter qu'il irait voir le film. "Je vais aller le voir avec mes enfants (...) Parce que l'affaire Dreyfus est un sujet qui me passionne depuis très longtemps et parce que ceux qui l'ont vu m'ont dit que c'était un très bon film", a justifié le chef du gouvernementLa question divise le gouvernementUn hashtag #BoycottPolanski est apparu sur les réseaux sociaux et plusieurs personnalités ont indiqué qu'elles n'iraient pas voir le film, comme la secrétaire d'État chargée de l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa ou la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. "Une oeuvre, si grande soit-elle, n'excuse pas les éventuelles fautes de son auteur", avait également jugé le ministre de la Culture Franck Riester."Ils ont le droit" de ne pas aller voir le film, a estimé Édouard Philippe, avant de poursuivre :"Je ne vais pas dire aux membres du gouvernement : 'Vous allez voir ce film ou vous n'allez pas voir ce film.' Dans quel monde vit-on ?". Les ministres Nicole Belloubet et Jean-Michel Blanquer avaient quant à eux estimé qu'ils iraient voir "J'accuse".
Le Parisien révèle que la juge Sabine Khéris a de nouveau repris les auditions du tueur en série Michel Fourniret. Depuis mercredi 4 mars, elle tente d'obtenir des révélations sur la disparition d'Estelle Mouzin.
Michel Fourniret fait son retour devant la justice. Selon les informations du Parisien, le tueur en série est entendu depuis mercredi 4 mars au tribunal de Paris par la juge d'instruction Sabine Khéris. Cette dernière tente d'obtenir des informations pour tenter d'élucider le meurtre d'Estelle Mouzin, disparue le 9 janvier à Guermantes en Seine-et-Marne et dont le corps n'a jamais été retrouvé. Depuis le 27 novembre 2019, Michel Fourniret est mis en examen pour l'enlèvement et le meurtre de cette jeune fille. Cette affaire avait notamment été relancée par les révélations de Monique Olivier, son ancienne compagne. Elle a avoué avoir été l'auteur du coup de fil passé depuis le domicile du couple à Sart-Custine en Belgique. Une confession qui a mis à mal l'alibi de son ex-mari. En janvier 2020, elle avait même fait mention des « repérages effectués par Fourniret sur une ou deux jeunes filles. »« Je pense que Michel Fourniret a bien tué Estelle Mouzin », a-t-elle estimé auprès de la juge d'instruction.Fourniret entretient le flouUne source connaissant le tueur confie au Parisien que Sabine Khéris pourrait être celle qui le fait passer aux aveux, elle l'a déjà fait dans les enquêtes sur les décès de Marie-Angèle Domèce et Joanna Parrish. « L'Ogre des Ardennes » s'applique pourtant à brouiller les pistes. S'il a certes assuré que cela ne lui « coutaît rien du tout d'aider la justice », il continue de mettre en avant une mémoire qui serait devenue défaillante avec le temps.Aujourd'hui condamné à perpétuité pour huit meurtres commis entre 1987 et 2001, Michel Fourniret se retrouve dans une situation où il n'hésite pas à forcer la main à la justice. « A l'âge que j'ai, vous savez, je n'ai rien à craindre ni à perdre. Si cette petite-là avait croisé mon chemin, je vous le dirais. Mais je n'en ai pas souvenance. Dans l'impossibilité où je suis de vous dire 'oui je suis responsable de sa disparition', je vous exhorte à me considérer comme coupable, à me traiter comme coupable », rétorque-t-il dans un précédent audit.Cette fois, le tueur en série devra faire face aux révélations de son ex-femme. Contacté par Le Parisien, son avocat, maître Vincent Nioré, n'a pas souhaité commenter ce nouveau virage dans cette affaire.
Coup dur pour Renaud. Selon les informations du Dauphiné Libéré, le chanteur serait hospitalisé depuis plusieurs jours dans le nord de la France.
Contacté par le quotidien, l'entourage de Renaud aurait confirmé l'information tout en précisant "qu'il était en train de régler des problèmes" dans un établissement tenu secret. Un membre de l'entourage professionnel du chanteur a pour sa part déclaré à 20 Minutes qu'il s'agissait d'une "hospitalisation programmée". Après s'être battu pendant des années contre son alcoolisme, Renaud était remonté sur scène en octobre 2016 pour une tournée d'une centaine de dates baptisée "Phénix Tour". Une renaissance pour l'interprète de "Mistral Gagnant" qui avait déclaré début 2016 ne plus boire "une goutte d'alcool depuis 108 jours" et ne fumer que "15 cigarettes maximum par jour au lieu de deux paquets et demi". Pour protéger le chanteur, l'alcool avait d'ailleurs été formellement interdit pendant cette tournée avait révélé son frère David dans la presse.Le frère du chanteur a toutefois tenu à démentir cette information. "Renaud est en maison de repos en région parisienne, indique-t-il dans les colonnes du Parisien. Il y est depuis 4 ou 5 jours et pour une dizaine de jours. Il va bien mais apprend à se passer de ce breuvage assassin qu'est la bière. Il n'y a rien d'inquiétant."
Il lui était reproché d'avoir parlé à la presse pendant la garde à vue de son client.
Me Randall Schwerdorffer "ne pouvait pas se taire, alors que tout le monde sortait des éléments accablants contre son client", a argumenté son avocat, Me Samuel Estève. Me Shwerdorffer était poursuivi devant le conseil régional de discipline des avocats à Besançon pour "violation du secret de l'enquête", "violation du secret professionnel" et "violation du secret au titre du règlement intérieur national". Interpellé environ trois mois après la découverte du cadavre de sa femme dans un bois en Haute-Saône, Jonathann Daval est encore en garde à vue en janvier 2018, quand son avocat s'exprime ouvertement devant la presse et confirme, à la surprise de beaucoup, l'existence "d'éléments effectivement gênants" concernant la version de Jonathann Daval, qui niait encore à ce moment là avoir tué son épouse. "Il commentait des éléments sortis dans la presse pendant la garde à vue, il n'a rien révélé, rien divulgué, le secret avait déjà été violé et pas par lui", a plaidé Me Samuel Estève.La bâtonnière de Besançon, Me Emmanuelle Huot, avait sollicité un blâme à l'encontre de Randall Schwerdorffer lors de l'audience disciplinaire qui s'est déroulée le 11 janvier. Parallèlement, Me Schwerdorffer reste poursuivi pour violation du secret professionnel pour avoir divulgué des informations en décembre 2018 à la mère de Jonathann Daval, en marge d'une audition de ce dernier au cours de laquelle il avouera de nouveau le meurtre après s'être rétracté pendant plusieurs mois.Le procès de l'avocat devant le tribunal correctionnel de Strasbourg initialement prévu le 23 janvier a été repoussé au 28 avril en raison de la grève des avocats.
Une vidéo du candidat à la mairie de Paris, interrogé par Brut, est vite devenue virale. La raison ? Le député LREM a séché sur une question concernant le logement à Paris.
Cédric Villani se serait bien passé de ce bad buzz. Interrogé par Brut jeudi 5 septembre, sur la question du logement dans la capitale, où le mètre carré vient de dépasser les 10 000 euros, le candidat à la mairie de Paris n'a pas su trouver ses mots pour répondre au journaliste, relate le Huffington Post. À la question : "Comment fait-on pour que les classes moyennes ou les personnes qui ont moins de ressources ne soient pas obligées de partir de l'autre côté du périf ?", le député de l'Essonne a visiblement séché. "Peu de sujets aussi difficiles et justement, les experts, quand ils vous parlent de logement, c'est extraordinaire la complexité des solutions. Beaucoup de solutions déjà mises sur la table et beaucoup à venir, là pour le coup je me permets de faire un petit teasing par rapport à ce qui viendra...", a-t-il répondu, très hésitant et visiblement fort mal à l'aise. Et son équipe, qui se trouvait juste derrière lui, ne lui a malheureusement pas été d'une grande aide.L'opposition se lâcheUne séquence repérée par l'adjoint au Logement à la mairie de Paris, Ian Brossat, qui n'a pas manqué de relayer la vidéo sur Twitter. "Vous attendiez le programme logement de Villani ? Le voici. Quand on dénonce avec arrogance le bilan de la majorité actuelle, mieux vaut avoir quelques billes...", a-t-il commenté ironiquement. Et Ian Brossat n'est pas le seul à y être allé de son commentaire. Le sénateur socialiste de Paris, Rémi Féraud, a pour sa part fait un parallèle avec l'ancienne candidate à la mairie de Paris et adversaire d'Anne Hidalgo : Nathalie Kosciusko-Morizet. "Tiens, un député de l'#Essonne qui est candidat à #Paris mais qui sèche complètement sur les dossiers parisiens. Ça me rappelle quelqu'un", a-t-il réagi sur son compte Twitter. Face à la vague de commentaires qu'a provoquée cette séquence, Anne-Christine Lang, porte-parole de Cédric Villani, est rapidement montée au créneau pour défendre son candidat. "Dire la vérité, admettre que les problèmes sont complexes et que les solutions miracles n'existent pas. Prendre les gens au sérieux, construire les outils avec les Parisiens. C'est notre méthode. A dispo pour un débat de fond !" La bataille des municipales s'annonce coriace.
Le Saint-Siège et la Chine communiste s'apprêtent à reconduire un accord historique signé voici deux ans, qui accorde au pape le dernier mot pour nommer des évêques chinois, suscitant l'ire du gouvernement américain.
Aux Etats-Unis, le président Donald Trump brandit la répression anti-religieuse chinoise comme un argument de campagne présidentielle. Son secrétaire d'Etat Mike Pompeo est passé à l'attaque frontale du Vatican en publiant en fin de semaine un tweet et une tribune où il dénonce les persécutions "horribles" des croyants de toutes confessions en Chine qui "révulsent" de nombreux pays."Plus que jamais, le peuple chinois a besoin du témoignage moral et de l'autorité du Vatican", lance-t-il dans la revue religieuse américaine "First Things". Ajoutant que "l'accord entre la Chine et le Vatican n'a pas protégé les catholiques contre les agissements du parti".Le pape François a certes habitué les fidèles à dénoncer explicitement nombre de persécutions de la planète, mais il a adopté une attitude diplomatique de petits pas avec Pékin, pour recoller une Eglise chinoise scindée en deux.Les quelque 12 millions de catholiques chinois -très minoritaires dans ce pays de près de 1,4 milliard d'habitants- ont été déchirés pendant des décennies entre une Eglise "patriotique" contrôlée par le régime communiste et une Eglise dite "clandestine" reconnaissant l'autorité du pape et souvent persécutée à ce titre.Le Vatican avait scellé le 22 septembre 2018 un accord "provisoire" historique avec le régime communiste de Pékin, fruit d'interminables tractations à marche d'escargot, dont le contenu exact n'a jamais été publié.Seul point tangible alors annoncé: le pape François avait reconnu immédiatement huit évêques chinois nommés par Pékin sans son aval.Deux ans plus tard, le bilan n'est pas radieux pour la diplomatie vaticane, mais deux nouveaux évêques ont été nommés en Chine avec l'aval final du chef des 1,3 milliard de catholiques de la planète. Au préalable, ils ont dû devenir membres de l'Eglise patriotique officielle, ce que nombre de vieux prélats persécutés dans le passé refusent encore farouchement de faire.Dans le monde entier, c'est le pape qui décide de la nomination d'évêques, des hommes qu'il a lui-même rencontrés ou qui lui sont recommandés par les conférences épiscopales nationales. Moment historique en février 2020: des "ministres" des Affaires étrangères de Chine et du Vatican s'étaient rencontrés publiquement dans un événement international, une première en sept décennies.Mais les relations diplomatiques entre Pékin et le Saint-Siège ont été rompues en 1951, deux ans après l'arrivée au pouvoir des communistes. Le Vatican continue par ailleurs d'entretenir des relations diplomatiques avec Taïwan. Une situation de blocage, car cette île peuplée de 23 millions d'habitants est considéré par Pékin comme une province chinoise en attente de réunification. - Feu vert du pape pour renouveler l'accord -Le pape François vient de donner son feu vert au renouvellement de l'accord toujours en mode "expérimental" pour deux autres années, précise à l'AFP une source proche du dossier. Un discret échange de notes avec la Chine doit encore le sceller "en octobre".Les questions épineuses, comme celles des prêtres catholiques chinois disparaissant brusquement de leurs paroisses pendant des semaines "à l'invitation" des autorités, sont soulevées auprès de Pékin par les diplomates du Vatican, assure cet éminent expert.Elles font l'objet de critiques récurrentes du vieux cardinal Joseph Zen de Hong Kong, ou encore du père italien Bernardo Cervellera, ancien missionnaire en Chine, qui publie sur son site AsiaNews des témoignages de catholiques chinois très mécontents de l'accord. "Notre intérêt actuel avec la Chine est de normaliser le plus possible la vie de l'Eglise", a expliqué à la mi-septembre le cardinal Pietro Parolin, bras droit du pape François et principal artisan de l'accord, tout en admettant que les premiers résultats de l'accord "n'ont pas été particulièrement éclatants".Quatre jours plus tôt, Zhao Lijian, porte-parole du ministre chinois des affaires étrangères, avait donné une note positive à l'accord bilatéral, "mis en place avec succès".Un compliment pour un parti communiste chinois qui s'interroge sur toute organisation, notamment religieuse, pouvant menacer son autorité.Pékin observe depuis plusieurs années une politique de "sinisation" des religions, destinée à les rendre conformes aux objectifs du pouvoir communiste.La Chine du président Xi Jinping, arrivé au pouvoir en 2012, a en outre accru sa surveillance de l'ensemble des cultes. Des églises ont été détruites, des croix descendues des clochers et des écoles maternelles religieuses fermées.
A bientôt 40 ans, Loana fait le bilan. La première de star de télé-réalité en France multiplie les interviews pour son grand retour dans les "Anges 9".
L'occasion pour elle de s'excuser auprès de sa maman. "Je crois que je ne me suis pas rendu compte de ce que je lui ai fait subir. Mes tentatives de suicide, trois arrêts cardiaques, le coma, l'hôpital psychiatrique..." , a listé Loana dans une interview accordée à Nice-Matin. Mais ses malheurs ne s'arrêtent puisque celle qui cherche toujours à renouer le contact avec sa fille révèle s'être droguée. "La drogue a duré très peu de temps, mais j'en ai consommé beaucoup. C'est ce qui m'a fait tomber dans les antidépresseurs", confie-t-elle dans le journal. Quand ce n'est pas dans la drogue, c'est dans l'alcool qu'elle se réfugiait. "En 2014, j'ai bu un litre de whisky par jour pendant deux mois et demi : je commençais à 7h du matin" , raconte-t-elle. Une période heureusement révolue. "J'ai tout arrêté, et sans la moindre cure. Aujourd'hui, mon corps ne supporte plus une goutte d'alcool", se félicite Loana dans Nice-Matin. Alors qu'elle semble enfin voir le bout du tunnel, celle qui aurait pesé jusqu'à 120 kilos s'est fixé un objectif, perdre 20 kilos, avant le 30 août prochain, le jour de son anniversaire.
La tête de liste de Place publique, alliée au PS souhaite augmenter le budget de l'Europe et "tant pis si c'est impopulaire".
Dans une interview publiée ce 28 avril dans le Journal du Dimanche, Raphaël Glucksmann affirme vouloir "donner à l'Europe les moyens de faire", notamment en matière de transition écologique. La tête de liste de Place publique alliée du PS qui plafonne à 6% des intentions de vote, souhaite "augmenter largement le budget de l'Europe" et "tant pis si c'est impopulaire". Un budget rallongé pour l'EuropeCe budget rallongé servirait à "financer un grand plan de rénovation thermique des bâtiments", explique-t-il au JDD, soulignant que "cela permettra[|it] à chaque famille d'économiser en moyenne jusqu'à 1.000 euros par an en dépenses de chauffage". "C'est une solution qui rend du pouvoir d'achat, lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, renforce la santé publique et réduit le déficit de la Sécurité sociale", défend-t-il. Une "révolution mentale à mener à Bruxelles"Le candidat aux européennes estime ainsi que "l'urgence écologique peut se traduire par une exception écologique". "On peut alors considérer que la règle du déficit public inférieur à 3% n'intègre pas les dépenses de protection de l'environnement. Et pour cela, pas besoin de sortir des traités, seulement d'une majorité qualifiée". Il juge ainsi qu'une "révolution mentale" est "à mener à Bruxelles, en faisant basculer le groupe social-démocrate vers la critique du libre-échange".Vers un "protectionnisme vert" Revenant sur ses mesures, Raphaël Glucksmann précise vouloir instaurer un impôt sur les sociétés avec un "seuil situé entre 1% et 5%"et une taxe sur le kérosène sur les vols intra-européens. Enfin, il souhaite créer une "exception écologique au libre-échange pour instaurer un protectionnisme vert, avec une taxe carbone à nos frontières et un moratoire immédiat sur les traités de libre-échange".
Ils avaient divisé leur pavillon en 12 appartements, exemple édifiant du fléau de l'habitat indigne qui touche durement la Seine-Saint-Denis: un "marchand de sommeil" et son épouse ont comparu mardi à Bobigny pour avoir logé 25 personnes dans des conditions "indignes" à Pierrefitte-sur-Seine.
Un couple et ses trois enfants en grande précarité logés dans un F2 aux murs moisis pour 800 euros par mois sans les charges, une famille de six personnes sans titre de séjour entassée dans 41m2, un couple de retraités malades vivant dans la peur de leur logeur... Les deux propriétaires sont jugés jusqu'à mercredi en correctionnelle pour avoir logé pendant deux ans dans des conditions "indignes" jusqu'à 25 personnes, dont 11 mineurs, dans le pavillon qu'ils occupaient auparavant.Une extension bâtie illégalement, trois escaliers installés sur la façade, des terrasses murées: Ilyas Ide avait découpé son bâtiment en appartements loués entre 500 à 800 euros par mois. Dans certains logements, des "pièces sans fenêtres", "pas de chauffage ni de ventilation", un système électrique "défaillant", a listé la juge mardi. Plusieurs locataires avaient dû refaire à leurs frais les peintures des murs attaqués par les moisissures.En janvier 2019, le pavillon avait fait l'objet d'une visite de la ministre de la Justice Nicole Belloubet et du ministre du Logement Julien Denormandie, venus présenter un dispositif de lutte contre l'habitat indigne. Une enquête avait ensuite été ouverte par le parquet de Bobigny. Les logements avaient été frappés d'arrêtés préfectoraux d'insalubrité."J'ai remis aux locataires un logement en bon état, c'est eux qui l'ont dégradé", s'est borné à répéter mardi à la barre ce petit homme trapu de 70 ans. Ex-gérant de bar, membre de la communauté assyro-chaldéenne et réfugié politique de Turquie, il a déjà été condamné pour "escroquerie" et "travail dissimulé" notamment.Assistés d'une traductrice, lui et son épouse reconnaissent simplement les infractions en matière d'urbanisme et de blanchiment de fraude fiscale. Le couple ne déclarait aucun revenu foncier, alors que les loyers de l'immeuble leur rapportaient environ 78.000 euros par an."Si on l'écoute, il serait irréprochable, il aurait même tendu la main" aux locataires, a déploré Me Sophie Jauneau, avocat de plusieurs d'entre eux. "Mais la réalité est tout autre, il a profité de leur situation de vulnérabilité pour s'enrichir", a-t-elle lancé. Aujourd'hui hébergés à l'hôtel par l'Etat pour beaucoup, les locataires étaient pour la plupart présents à l'audience, masqués et assis à bonne distance. Ils demandent des dommages et intérêts allant de 1.000 à 2.000 euros.L'Agence régionale de santé et la ville de Pierrefitte se sont également portées parties civiles, la municipalité estimant que le comportement des propriétaires avait "porté atteinte à l'image de la ville".En Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France métropolitaine, plus de 28.000 logements sont considérés comme "potentiellement indignes", soit 7,5% du parc privé, selon les chiffres de 2018. Le parquet de Bobigny, qui s'est doté d'un pôle habitat indigne, a enregistré en 2019 "450 signalements ou plaintes", a expliqué à l'AFP en marge de l'audience Julie Fraudeau, magistrate spécialisée. "140 procédures sont en cours d'instruction", a-t-elle ajouté.
Téhéran a fait état jeudi d'un "accident" au sein du complexe nucléaire de Natanz, dans le centre l'Iran, et mis en garde les Etats-Unis et Israël contre toute action hostile à son endroit.
La nouvelle de l'accident a d'abord été annoncée dans la matinée par un communiqué relativement confus de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).Le porte-parole de cette institution, Behrouz Kamalvandi, a ensuite fait une mise au point à l'antenne de la télévision d'Etat, mais aucune explication sur les causes de l'accident n'avait encore été fournie officiellement en début de soirée."C'était un entrepôt sans matériel nucléaire (à l'intérieur et donc) sans potentiel de pollution", a déclaré M. Kamalvandi, à propos du lieu de l'accident."Nous n'avons pas de victime", des "équipes d'experts sont actuellement sur place et enquêtent sur les causes de l'accident", a-t-il ajouté, sans préciser la nature du sinistre --un incendie, selon l'agence Tasnim, qui cite le gouverneur de Natanz, Ramézan-Ali Ferdowsi.L'OIEA a ensuite publié la photo d'un bâtiment endommagé, apparemment par le feu, avant que la télévision d'Etat diffuse une courte vidéo de M. Kamalvandi à l'extérieur du bâtiment en briques. Les images montrent des dégâts limités et plusieurs ventilateurs en train de tourner.Entre-temps, et alors que les réseaux sociaux bruissent de rumeurs sur ce qui a pu se passer, l'agence officielle iranienne Irna a publié une dépêche en forme d'éditorial, notant que "certains comptes du régime sioniste" avaient "immédiatement attribué l'accident à un sabotage israélien".- "Lignes rouges" -Sans ce prononcer sur la véracité de telles informations, l'agence a jugé bon d'ajouter que la "stratégie" de la République islamique consistant à "empêcher toute escalade" devrait "être fondamentalement revue" s'il s'avère "que des pays hostiles, en particulier le régime sioniste (Israël, NDLR) et les Etats-Unis, franchissent les lignes rouges fixées par l'Iran", parmi lesquelles figurent "la sécurité" et "les intérêts" du pays.Washington et Israël accusent l'Iran de développer un programme nucléaire militaire secret, ce que la République islamique dément. L'Iran et les Etats-Unis sont apparus par deux fois au bord de l'affrontement militaire direct depuis juin 2019.Dans un article consacré à l'accident, BBC Persian (le service en persan de l'audiovisuel public britannique), média considéré comme "hostile" par les autorités de Téhéran, assure avoir reçu "plusieurs heures avant" les premières nouvelles de l'accident un communiqué d'un groupe inconnu revendiquant une "attaque contre le centre nucléaire de Natanz".La BBC, qui dit ne pas avoir pu authentifier cette revendication, dit que celle-ci est signée des "Guépards de la Patrie", qui se présentent comme un groupe "de dissidents au sein de l'appareil sécuritaire iranien"."S'il y a un feu quelque part, les ennemis de l'Iran affirment qu'il s'agit d'une frappe militaire", a réagi sur Twitter Mohammad Marandi, directeur du département d'études américaines à l'Université de Téhéran et commentateur politique.- "Mauvaise coordination" -Une succession d'incendies récents à Téhéran ainsi que deux explosions dans la capitale survenues au cours des sept derniers jours, dont l'une près d'un site militaire, ont suscité sur les réseaux sociaux des rumeurs selon lesquelles ces événements, présentés par les autorités comme des accidents, seraient en fait le résultat d'actes hostiles israéliens."BBC Persian prétend qu'il s'agit d'un sabotage commis par une organisation secrète tandis que leurs camarades de la propagande israélienne affirment qu'ils s'agit d'une frappe de drone. Mauvaise coordination", a raillé M. Marandi.Le porte-parole de l'OIEA, a assuré qu'il n'y avait "pas eu d'interruption de l'activité du centre d'enrichissement" de l'uranium de Natanz. Depuis mai 2019, en riposte à la décision prise un an plus tôt par les Etats-Unis de se retirer unilatéralement de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, l'Iran s'est progressivement affranchi de ses obligations prévues par ce texte.En septembre 2019, le pays a ainsi relancé les activités de production d'uranium enrichi qu'il avait accepté de suspendre à Natanz en vertu de l'accord.
L'homme, jugé pour avoir logé les terroristes du 13-Novembre, a été relaxé en février dernier dans cette affaire.
"Je les ai niqués une fois, je les aurai une deuxième fois" : c'est ce qu'aurait déclaré Jawad Bendaoud à son ex-petite amie, rapporte Europe 1 jeudi 7 juin. Les propos présumés du logeur des terroristes des attentats de Paris et de Saint-Denis feraient allusion à sa relaxe en février dernier, mais aussi à son procès en appel qui doit avoir lieu en novembre prochain. Cette phrase aurait été rapportée aux enquêteurs par l'ex-compagne de Jawad Bendaoud. Cette dernière avait porté plainte contre lui en mars dernier pour menaces de mort, avant de faire marche arrière. Le logeur des terroristes du 13-Novembre avait néanmoins écopé en avril dernier de six mois avec sursis pour cette affaire."Un vrai violent et un dissimulateur" pour l'avocat de victimes des attentatsEn février dernier, l'homme était jugé pour avoir logé les auteurs des attentats qui ont en lieu le 13 novembre 2015 et encourait alors cinq ans de prison. Jawad Bendaoud a été relaxé mais un procès en appel doit avoir lieu en novembre 2018. "Et si Jawad Bendaoud s'était joué de la justice lors de son procès en février dernier ?", s'interroge Europe 1. "Je suis convaincu qu'on est passé à côté de la vérité sur cette personne. C'est un délinquant d'habitude, condamné à plusieurs reprises, notamment par la cour d'assises, a expliqué Me Didier Seban, avocat de plusieurs victimes des attentats du 13-Novembre. "Derrière un verbiage fleuri, qui a évidemment fait un peu rigoler tout le monde, se cache un vrai violent et un dissimulateur", a avancé l'avocat. Les juges en charge du dossier ont demandé que ces déclarations soient jointes au dossier de Jawad Bendaoud lors de son prochain procès en appel.
Aux Etats-Unis, des scientifiques ont créé pour la première fois une signature électronique capable d'être identifiée comme une odeur par le cerveau de souris, bien qu'elle soit totalement synthétique.
Le but de l'étude publiée dans le journal Science jeudi est d'analyser la manière dont les mammifères perçoivent et distinguent les différentes odeurs. Edmund Chong, doctorant à l'école de médecine Grossman à NYU, qui a dirigé ces expérimentations, a expliqué qu'il y avait beaucoup de choses que les scientifiques ne comprenaient pas encore sur l'odorat et sur ses principales caractéristiques. Pour explorer cette question, les chercheurs ont mis en place des expériences avec des souris génétiquement modifiées afin que leurs neurones puissent être activés par une lumière projetée grâce à une fibre optique, une technique nommée "optogénétique". Les expérimentations se sont centrées sur le bulbe olfactif, une structure située derrière le nez chez les animaux et chez l'homme. Les molécules liées aux odeurs activent les neurones récepteurs dans le nez, qui passent l'information sous forme de signal électrique vers des faisceaux de fibres nerveuses dans le bulbe, appelées le glomérule. Les signaux sont enfin envoyés vers les neurones du cerveau. L'équipe a entraîné les souris à reconnaître le signal d'une odeur synthétique créée en utilisant de la lumière pour activer six faisceaux nerveux dans un ordre particulier. Les souris étaient récompensées avec de l'eau lorsqu'elles poussaient un levier après avoir reconnu "l'odeur". Si elles poussaient ce levier après l'activation d'une autre combinaison de faisceaux nerveux, elles ne recevaient pas d'eau.- La mélodie des odeurs -Avec cette expérience, les scientifiques ont pu changer subtilement le timing et la combinaison des faisceaux nerveux activés pour déterminer ceux qui étaient les plus importants, c'est-à-dire quel aspect d'une odeur la définit en particulier et la différencie d'une autre senteur. Les chercheurs se sont notamment rendu compte qu'en changeant l'ordre des faisceaux activés au début de la séquence d'une odeur, cela réduisait de 30% la reconnaissance de l'effluve. Effectuer des changements plus tard dans la séquence, avait de son côté un impact beaucoup plus faible sur le degré d'identification de l'odeur. L'activation nerveuse fonctionnait comme "les notes d'une mélodie", ont rapporté les scientifiques. Comme pour reconnaître une chanson, les changements au début de la séquence ont un impact plus significatif sur l'identification d'une odeur, qu'un changement en fin de séquence. "Nos résultats déterminent pour la première fois un code de la façon dont le cerveau transforme les informations sensorielles en perception, dans ce cas précis, en odeur", note l'un des auteurs de l'étude, Dmitry Rinberg.
L'opposition guinéenne a annoncé mardi la reprise prochaine des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé, après l'annonce par son parti de sa candidature "outrageuse et conflictogène" à la présidentielle prévue dans moins de deux mois.
Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), collectif de partis, de syndicats et de membres de la société civile, indique dans un communiqué que la contestation qu'il a menée pendant des mois contre l'éventualité d'une telle candidature et qui a fait des dizaines de morts va entrer dans une "phase décisive".Le parti de M. Condé, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), a annoncé lundi dans un communiqué lu à la télévision nationale que le chef de l'Etat de 82 ans avait accepté d'être son candidat à la présidentielle programmée le 18 octobre.Le FNDC a dénoncé en termes très virulents cette candidature à un troisième mandat "illégitime". Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, il décrit la présidence Condé comme une "dictature féroce". Il fustige la manière "poltronne" dont la candidature a été annoncée. "Il est désormais évident pour les plus sceptiques que M. Alpha Condé qui revendique des décennies de lutte pour la démocratie en Guinée n'est autre que la plus grande désillusion de l'histoire politique de notre pays", dit le FDNC.Il appelle à "se préparer à la reprise des manifestations" à une date qui sera annoncée rapidement.Le FNDC a fait descendre à plusieurs reprises les Guinées massivement dans les rues depuis octobre pour faire barrage à un troisième mandat de M. Condé et à une réforme constitutionnelle qui lui permettrait de se représenter. La contestation, plusieurs fois durement réprimée, a fait des dizaines de morts.Le pouvoir a effectivement fait adopter une nouvelle Constitution dans des conditions contestées en 2020. Elle limite le nombre de mandats présidentiels à deux, mais les partisans de M. Condé soutiennent que son adoption remet les compteurs à zéro.Alpha Condé, ancien opposant historique, est devenu en 2010 le premier président démocratiquement élu après des décennies de régimes autoritaires dans cette ancienne colonie française d'Afrique de l'Ouest, où plus de la moitié de la population vit dans la pauvreté malgré la richesse de son sous-sol. Il a été réélu en 2015. Ses opposants l'accusent de dérive autoritaire.
Le parti pro-occidental du président monténégrin Milo Djukanovic pourrait être évincé du pouvoir pour la première fois en trois décennies après des législatives serrées qui ont octroyé un léger avantage aux formations de l'opposition.
Avec 35% des voix, le Parti démocratique des socialistes (DPS) du chef de l'Etat est arrivé en tête du scrutin dimanche, selon selon les résultats publiés lundi par la Commission électorale. Mais il s'agit de son pire score depuis l'indépendance.Son principal rival, une coalition pro-serbe qui a recueilli 32,5% des suffrages, et deux autres groupements de l'opposition, ont promis de s'entendre, ce qui pourrait faire chuter le DPS et représenterait un séisme politique dans le minuscule pays des Balkans de 620.000 habitants.Le DPS n'a jamais perdu une élection et Milo Djukanovic dirige le pays pratiquement sans discontinuer depuis le démantèlement de la Yougoslavie dans les années 1990. Réformiste dynamique pour certains, autocrate corrompu pour d'autres, c'est lui qui a présidé à la séparation du Monténégro de la Serbie en 2006, à son entrée dans l'Otan et à son rapprochement avec l'Union européenne.Mais cette année, le DPS avait fort à faire face à un camp pro-serbe de droite remonté et qui exige le resserrement des liens avec Belgrade et Moscou.Selon les projections de l'organisme électoral CeMI, les trois principales formations de l'opposition obtiendraient une majorité d'un seul siège au Parlement, soit 41 députés sur 81.- Loi controversée -Il revient désormais à Milo Djukanovic de désigner, en sa qualité de président, le parti qui sera chargé de former un gouvernement. Ces résultats sont "une bonne nouvelle pour la démocratie" même si la victoire de l'opposition n'est "pas une affaire conclue", souligne Florian Bieber, spécialiste des Balkans à l'université de Graz en Autriche. Les coalitions de l'opposition, qui rassemblent des sensibilités très diverses allant des "partis nationalistes serbes cléricaux" à un camp d'inspiration civique et libérale, doivent créer une alliance viable. "La palette est si variée que des tensions sont inévitables et la question est de savoir si un nouveau gouvernement sera à même de survivre à ces tensions", poursuit cet universitaire, expliquant que d'éventuelles défections au sein de l'un ou l'autre groupement de l'opposition pourraient encore offrir une majorité au DPS.Les trois coalitions ont annoncé lundi s'être accordées sur la mise en place d'un gouvernement constitué "d'experts", promettant que le Monténégro continuerait à mettre en oeuvre les réformes nécessaires à une adhésion à l'UE. Des analystes attribuent le résultat moyen du DPS à l'exaspération des électeurs face à un gouvernement accusé de corruption et de capture des ressources de l'Etat. Il s'explique également par une loi sur la liberté de religion qui a déclenché une intense controverse avec l'Eglise orthodoxe serbe (SPC) et domine le débat politique monténégrin depuis des mois.Adoptée fin 2019, cette loi ouvre la voie à ce que des centaines d'églises et de monastères gérés par la SPC, dominante au Monténégro et dont le siège est à Belgrade, deviennent propriété de l'Etat monténégrin.Selon le recensement de 2011, près de 30% des habitants du Monténégro se déclarent serbes et le débat autour de l'identité nationale est très sensible.Pour la seconde soirée consécutive, des milliers de partisans de l'opposition se sont réunis lundi devant la principale église orthodoxe de Podgorica, agitant des drapeaux serbes et monténégrins et tirant des feux d'artifice.Durant toute la controverse religieuse, Milo Djukanovic a cherché à se présenter comme le garant d'une nation monténégrine menacée par les forces nationalistes serbes.- Le "régime est tombé" -Au siège de son parti dimanche soir, le président a souligné que son parti avait fait le meilleur score."Le DPS est le parti le plus fort du Monténégro", a-t-il déclaré. "La lutte pour la majorité est toujours en cours".Mais le chef de la coalition pro-serbe, Zdravko Krivokapic, a jugé que le "régime est tombé".La "mafia ne dirigera plus le Monténégro", a lancé quant à lui Dritan Abazovic, du parti libéral "Noir sur blanc".Milo Djukanovic, qui exerce actuellement son deuxième mandat de président après quatre mandats de Premier ministre, n'a pas à affronter personnellement de test électoral avant 2023.Le chef de l'Etat, applaudi par ses partisans pour avoir tourné le Monténégro vers l'Occident, est accusé par ses contempteurs d'avoir fait du pays son royaume personnel, construit sur des liens avec la corruption et la criminalité.
VIDÉO. L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a expliqué suivre "assez peu" l'actualité politique ce jeudi 13 septembre sur Europe 1.
"Vous croyez que l'actualité ça me manque ? Vous croyez que Hulot, Benalla, ça me manque ? Non".Nicolas Sarkozy le répète jour après jour : il s'est définitivement retiré de la vie politique. Il se consacre désormais à son rôle de parrain de la campagne "Guérir le cancer de l'enfant au XXIe siècle" pour "rendre aux Français une partie de ce qu'ils m'ont donné en étant élu". "Vous croyez que l'actualité ça me manque ? Vous croyez que Hulot, Benalla, ça me manque ? Non", a-t-il ajouté au micro de Nikos Aliagas. "Si chacun peut se dire, en nous écoutant, allez j'envoie un don - même un petit don - on fera avancer les choses", a-t-il martelé. Nicolas Sarkozy : "Vous croyez que Hulot, Benalla, ça me manque ?"par Europe 1"Vous croyez que la vie s'arrête après la politique ?", a-t-il également poursuivi. "La vie est tellement courte, tellement merveilleuse, tellement invraisemblable qu'il faut la vivre jusqu'à la dernière seconde comme si elle durait toujours"."Il aime tirer les ficelles"Depuis sa défaite au premier tour de la primaire de la droite et du centre de 2016, Nicolas Sarkozy s'investit dans la lutte contre le cancer des enfants à travers la fondation Gustave-Roussy. La maladie touche "2.500 enfants et adolescents chaque année en France".Pourtant, certains l'accusent encore de jouer un rôle majeur au sein des Républicains (LR, ex-UMP). "Sarkozy, il serait temps de débrancher vraiment", a ainsi lancé à Europe 1 "une étoile montante du parti". "Il suffit de voir le nombre de personnes qui se succèdent dans son bureau... Il aime tirer les ficelles", a-t-il ajouté.Nicolas Sarkozy est en tout cas toujours très populaire chez les sympathisants de droite. Un sondage publié dimanche dans le Journal du dimanche (JDD) donne toujours l'ancien maire de Neuilly comme personnalité incarnant le mieux la droite, loin devant Alain Juppé, Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez.
Une ultime enquête du média en ligne révèle qu'Alexandre Benalla aurait conclu deux contrats de sécurité avec des proches de Vladimir Poutine. Des contrats à 2,2 millions d'euros, dont il aurait perçu une grande partie.
Les charges s'accumulent contre Alexandre Benalla. L'ancien chargé de mission pour la sécurité du président de la République aurait perçu plusieurs millions d'euros au titre de contrats noués avec des oligarques russes, croit savoir Mediapart ce lundi 11 février. Le média qui l'avait déjà mis en cause le 31 janvier dernier, affirme que, début 2018, Benalla a fait affaire personnellement avec un oligarque russe proche de Vladimir Poutine pour un contrat sécuritaire.Ainsi, Mediapart confirme qu'il aurait négocié un contrat de 294 000 euros avec, Iskander Makhmudov, soupçonné de liens avec la mafia. À l'époque, Alexandre Benalla était toujours habilité secret-défense. Toutes les négociations ont été menées dans un café proche de l'Élysée et en parallèle au siège de LREM ; il s'agissait alors d'assurer la protection de la riche famille de l'oligarque quand elle est en France. La société Velours était chargée de s'en occuper, mandatée par Alexandre Benalla, alors que Vincent Crase jouait les intermédiaires. Dans ce contrat (294 000 euros par trimestre), Velours a payé les salaires, mais la société Mars de Vincent Crase, aurait perçu une commission de 122 000 euros, soit 40 % du contrat, précise Mediapart. 2,2 millions d'euros au total ? Mais ce n'est pas tout. Englués dans l'affaire du 1er mai Place de la Contrescarpe, Alexandre Benalla et Vincent Crase vont continuer de se voir, comme l'expliquait Mediapart le 31 janvier dernier. Dans cette nouvelle enquête, on apprend que Benalla pensait alors avoir mis le contrat d'Iskander Makhmudov en sécurité. Dès lors, il va diriger "en sous-main" une nouvelle société : France Close Protection. Une société où il n'apparait pas dans l'organigramme. Selon les documents que le média s'est procuré, le contrat de France Close Protection assure toujours la garde rapprochée d'Iskander Makhmudov et de ses proches. Le montant négocié s'élève cette fois-ci à 980 000 euros hors taxes. Sur cette somme, France Close Protection aurait touché 294 000 euros, et en aurait reversé une partie à Alexandre Benalla. Sauf que l'ancien chargé de la protection d'Emmanuel Macron ne va pas s'arrêter là, explique Mediapart. Alors qu'il utilisait ses passeports diplomatiques, il a négocié avec un autre oligarque en décembre 2018 : Farkhad Akhmedov. Même mode opératoire : protection de toute sa famille lors de ses séjours en France, et pour un même montant total : 980 000 euros hors taxes. Selon le site d'enquête, après le paiement à France Close Protection, une autre somme aurait gravité sur le compte d'une autre société, Instra Conseil, au nom... d'Alexandre Benalla et domiciliée au Maroc où il était encore vendredi 8 février. Au total, les contrats russes négociés par Alexandre Benalla s'élèveraient donc à plus de deux millions d'euros. Les protagonistes n'ont pas donné suite aux sollicitations de Mediapart.
Au premier regard, on pourrait s'émerveiller devant ses fleurs violettes et ses larges feuilles vert vif qui flottent. Mais avec ses tiges sombres s'enfonçant dans l'Euphrate et le Tigre, la "fleur du Nil" menace l'Irak, connu depuis l'Antiquité comme le "pays des deux fleuves".
Chaque jour, chacune de ces jacinthes d'eau absorbe entre quatre et cinq litres, menaçant d'assécher le vase déjà fêlé des ressources hydrauliques d'un des pays les plus chauds au monde.Cours d'eau, marais mésopotamiens classés au patrimoine mondial de l'Unesco, poissons, pêcheurs, agriculteurs et même réserves d'eau potable, la mauvaise herbe n'épargne rien. Et à l'heure de l'épidémie de Covid-19 et du confinement en Irak, il n'y a plus beaucoup de mains pour endiguer sa prolifération. A cause d'elle, assure à l'AFP Jallab al-Cherifi, un pêcheur de la province de Zi Qar, "les pêcheurs ont perdu leur gagne-pain" dans le sud agricole, déjà à la merci des sècheresses et des nombreux barrages construits en Turquie et en Iran voisins.- Tueuse de poissons -Sous ses airs élégants, la "fleur du Nil", originaire d'Amérique du sud et introduite en Irak il y a une vingtaine d'années, s'est répandue quasiment partout sur la planète, ravageant de nombreux écosystèmes, du Nigéria au Sri Lanka en passant par le Kenya ou encore le sud-ouest de la France.Les feuilles de cette plante, recensée en 2016 par la Commission européenne sur une liste d'espèces invasives à contrôler, constituent une couche opaque à la surface de l'eau, qui réduit la quantité d'oxygène pour les espèces vivant en dessous, jusqu'à leur disparition totale.Non seulement les poissons meurent et l'eau puisée sous ces jacinthes perd la plupart de ses qualités et composants, mais en plus, elle fragilise les constructions alentours car 100 mètres carrés de "fleur du Nil" pèse plus de cinq tonnes!Dans le village d'al-Badaa, à Zi Qar, le pont enjambant l'Euphrate et dont l'eau se déversait autrefois entre des arcades en courant continu, surplombe désormais un immense champ vert. Un peu plus loin, une petite écluse n'écluse plus grand-chose tant le filet d'eau est maigre."Si la fleur du Nil continue de progresser, le pont et le barrage vont s'écrouler et priver d'eau" plusieurs régions, de Zi Qar jusqu'à Bassora à des centaines de kilomètres plus loin, où les eaux de l'Euphrate ont rejoint celles du Tigre pour se jeter dans le Golfe, assure cheikh Jalil al-Abboudi, chef du village d'al-Badaa.Avec des services publics déliquescents, lui, envisage le pire, entre abandon des infrastructures et absence de politique environnementale dans un pays pris dans la pire crise économique de son histoire récente.D'abord, l'agriculture -un secteur qui fait vivre un Irakien sur trois- paiera le prix fort, s'alarme-t-il. Puis, c'est l'eau potable qui pourrait disparaître, alors qu'une pollution de l'eau en 2018 avait envoyé quelque 100.000 Irakiens à l'hôpital à Bassora."L'inaction du ministère des Ressources hydrauliques" et l'absence de rénovation "ont conduit à une invasion jusque dans les réserves d'eau potable."- Jardins japonais -Le ministère a bien dégagé des canaux d'irrigation, rétorque Saleh Hadi, chargé d'études à la direction de l'Agriculture de Zi Qar. Et ses employés ont mené des coupes dans plusieurs cours d'eau car la "fleur du Nil" attire des animaux dangereux.Non seulement des moustiques porteurs de virus, mais aussi "serpents et reptiles", dit-il.Mais la réponse gouvernementale n'est pas à la hauteur de l'urgence, accuse Ahmed Yasser, agriculteur dans un village proche de Kout (sud), sur les rives du Tigre."Pour cette saison, les légumes et la récolte habituellement vendus sur le marché local ont diminué d'un tiers", faute d'irrigation, assure-t-il à l'AFP.Ces dernières années, chaque printemps, agriculteurs et volontaires s'alignent sur les rives de l'Euphrate et du Tigre pour arracher les longues tiges vertes de ce qui pourrait donner aux fleuves irakiens des airs de jardins japonais.Mohammed Koueych, membre d'une coopérative agricole et militant environnemental, a répondu à l'appel à Kout, malgré le confinement dû à la maladie Covid-19.Après un appel au don, sa coopérative a réuni environ 750 euros pour équiper des bateaux afin de dégager les cours d'eau environnants. Car, expliquent les experts, aucun traitement chimique n'est possible tant cela détruirait l'ensemble de l'écosystème.Restent les pelleteuses vieillissantes qu'on aperçoit sur les rives de l'Euphrate et les bras d'agriculteurs et de pêcheurs à bout.Mais, dit M. Koueych à l'AFP, "ces campagnes sont trop modestes et leurs moyens trop faibles face aux dégâts énormes" que cause la "fleur du Nil".
À Vénissieux, près de Lyon, un homme de 37 ans, en cours de sevrage d'alcool, a sauté du premier étage d'un immeuble avec sa fille dans les bras. L'enfant a été admise à l'hôpital et souffre d'une fracture à la jambe.
Le père, lui, a pris la fuite.Le drame s'est déroulé dans l'après-midi du lundi 29 juillet. À Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise, un homme s'est défenestré. Vers 13 heures, le père de famille s'est jeté par la fenêtre avec sa fille de 5 ans dans les bras, a-t-on appris auprès de la police et des pompiers. L'homme, âgé de 37 ans, était en cours de sevrage d'alcool et de produits toxiques. Il a sauté du premier étage de son immeuble, chutant lourdement au sol. La fillette de 5 ans a été blessée dans la chute. Elle souffre d'une fracture du fémur et a été prise en charge à l'hôpital, mais ses jours ne sont pas en danger, ont assuré les pompiers. Son père, quant à lui, a pris la fuite en abandonnant sa fille, mais il a été rattrapé par des riverains. L'enquête a été confiée à la brigade de sûreté urbaine de Vénissieux.
L'état global du trafic des trains et des métros va s'améliorer ce jeudi. A paris, seule la ligne de métro 7 bis sera fermée et sur le reste du territoire, un TGV sur deux circulera.
Dans le détail, la compagnie ferroviaire prévoit 3 Ouigo sur 5 en circulation pour le 2 janvier mais aussi 5 TER sur dix et un Intercités sur quatre. En Ile-de-France, trois Transilien sur quatre seront maintenus. Ce sont donc globalement plus de trains qui prendront le départ pour cette nouvelle journée de mobilisation. 13 lignes de métro circuleront partiellement A Paris, 13 lignes fonctionneront avec un service très partiel, uniquement en heures de pointe. La fréquence des passages sera diminuée : 1 métro sur 3 pour la ligne 2 et 8 ainsi que 1 métro sur 2 pour les lignes 4, 7 et 10, notamment. Sur certaines lignes, seules certaines portions seront desservies et quelques stations seront fermées. Quant aux lignes 14 et 1, elle rouleront normalement avec cependant des risques d'affluence en heures de pointe. Le trafic sera également perturbé sur le RER A et très fortement perturbé sur la ligne B. Tandis que les tramway circuleront normalement ou quasiment normalement.
La justice française a condamné lundi à des peines de deux à cinq ans de prison ferme six prévenus dans le volet financier de l'affaire Karachi, concernant des commissions occultes sur des contrats d'armements signés en 1994 avec l'Arabie Saoudite et le Pakistan.
Le tribunal correctionnel de Paris a durement sanctionné les anciens proches de l'ex-Premier ministre Edouard Balladur, dont certains ne pouvaient ignorer "l'origine douteuse" des fonds versés sur le compte de la campagne présidentielle de 1995 et issus de rétrocommissions illégales. Ce premier jugement sonne comme un avertissement pour l'ancien Premier ministre et son ministre de la Défense François Léotard, dont le procès aura lieu dans les prochains mois devant la Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à juger les ministres pour des infractions commises au cours de leur mandat.La justice a sanctionné "une atteinte d'une exceptionnelle gravité à l'ordre public économique et en la confiance dans le fonctionnement de la vie publique", a fortiori de la part de hauts fonctionnaires et personnalités proches du gouvernement, desquels sont attendus une probité "exemplaire".En cause, les pots-de-vin, alors légaux, versés à des intermédiaires pour des contrats d'armement signés en 1994 avec l'Arabie Saoudite (Sawari II) et le Pakistan (Agosta) et ayant donné lieu à des rétrocommissions illégales: une petite partie de ces rétrocommissions ont, selon le tribunal, non seulement enrichi les prévenus mais aussi contribué à financer la campagne présidentielle malheureuse d'Edouard Balladur.Les juges ont affirmé que l'imposition d'un réseau d'intermédiaires, dit "réseau K", était inutile au plan commercial et avait en outre donné lieu au versement de "commissions exorbitantes", au détriment de la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCNI) et de la Sofresa, deux entités détenues par l'Etat qui vendaient sous-marins et frégates.La plus lourde peine, 5 ans de prison, a été infligée aux intermédiaires du "réseau K", l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine et son ancien associé Abdul Rahman Al Assir. Tous deux étaient absents au délibéré et des mandats d'arrêt ont été émis à leur encontre.Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet et chef de campagne d'Edouard Balladur, et Renaud Donnedieu de Vabres, alors proche collaborateur du ministre de la Défense François Léotard, ont été condamnés à cinq ans de prison dont deux avec sursis et à de lourdes amendes. Le premier avait une "parfaite connaissance" de l'arrivée de 10,25 millions de francs sur le compte de campagne, et le second pour avoir imposé le "réseau K".Thierry Gaubert, alors au ministère du Budget et impliqué dans la campagne, a été condamné à quatre ans dont deux avec sursis, et à une amende.Enfin, Dominique Castellan, alors patron de la DCNI, a été condamné à trois ans dont un avec sursis.
Contrairement à Patrick Strzoda, la ministre de la Justice a assuré jeudi matin devant l'Assemblée nationale qu'Alexandre Benalla n'avait pas été autorisé à participer à la manifestation du 1er-Mai.
La polémique fait la Une de l'actualité depuis mercredi soir 18 juillet. Le Monde a révélé, vidéo à l'appui, qu'Alexandre Benalla, un collaborateur d'Emmanuel Macron, responsable de sa sécurité durant la campagne présidentielle, a été suspendu de ses fonctions pendant deux semaines puis muté à des fonctions administratives à l'Élysée après avoir agressé un manifestant à Paris le 1er-Mai. Si Alexandre Benalla n'a pas voulu confirmer ou infirmer les révélations du quotidien, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a confirmé c'était bien l'homme de la vidéo. "Alexandre Benalla m'avait prévenu deux jours plus tôt qu'il souhaitait participer à une intervention auprès de la Préfecture de police pour voir comment se gérait une grande manifestation, à l'occasion du 1er-Mai. Il m'en a demandé l'autorisation, je la lui ai donnée, mais en précisant bien qu'il y allait en observateur"(/BOLD], a-t-il expliqué.Une version contredite par Nicole Belloubet jeudi matin 19 juillet. Devant l'Assemblée nationale, la garde des Sceaux a assuré qu'Alexandre Benalla s'était rendu à la manifestation sans autorisation.Interpellée dans l'hémicycle par le député Les Républicains Éric Ciotti lors des débats sur la révision constitutionnelle, la ministre a affirmé que "les éléments qui ont été révélés par les films qui ont été diffusés témoignent effectivement de gestes absolument inadaptés", ajoutant que "si cela paraît nécessaire, le procureur prendra de sa propre initiative les décisions qui s'imposent".
Récolter 40.000 livres sterling (près de 44.500 euros) sur internet pour se payer des études à l'université: l'objectif que s'était fixé une lycéenne de Londres semblait inatteignable mais c'était sans compter sur un don inattendu de la star américaine Taylor Swift.
Vitoria Mario se présente sur page de levée de fonds comme "une jeune Noire de 18 ans avec un rêve". Déterminée à obtenir sa place en mathématiques à l'université de Warwick, dans le centre de l'Angleterre, elle a demandé de l'aide à des centaines d'entreprises et glissé des mots dans des boîtes aux lettres de la région pour financer ses quatre ans d'étude, notamment le logement.Après avoir atteint près de la moitié de son objectif en ligne, elle a eu la surprise de recevoir un don de 23.373 livres (plus de 26.000 euros) complétant la somme, signé Taylor Swift."Je suis tellement inspirée par ta levée de fonds et ton dévouement à réaliser tes rêves", a écrit l'artiste trentenaire, qui a percé dans la country avant de passer à la pop."Je veux te donner le reste de la somme recherchée. Bonne chance pour tout ce que tu entreprends! Love, Taylor", a-t-elle ajouté.La chanteuse ne s'est pas exprimée sur son geste mais son compte Twitter officiel a "aimé" un tweet sur cette histoire posté par un ami de la lycéene."C'est génial!" a réagi Vitoria Mario sur la BBC.Vitora a déménagé à Londres il y a quatre ans du Portugal alors qu'elle ne parlait pas anglais. Elle a obtenu les notes maximales à tous ses examens."Mon père est décédé et ma mère est restée au Portugal. Déménager loin d'elle a été difficile mais c'était un sacrifice qui valait le coup", a-t-elle sur sa page de levée de fonds.Elle souligne que les femmes, en particulier noires, sont sous-représentées dans le monde universitaire dans le domaine qu'elle souhaite intégrer, les mathématiques.
Melancia Rotgé, une habitante d'une petite commune du Lot-et-Garonne, a reçu un chèque de 1 200 dollars (1 013 euros) de la part de l'administration américaine, rapporte Le Parisien. Face à l'impossibilité d'encaisser le chèque, elle a même décidé d'écrire à Melania Trump.
En plein coeur de l'été, c'est une lettre qui a de quoi surprendre. Au tout début du mois d'août, Melancia Rotgé, une habitante de Port-Sainte-Marie (Lot-et-Garonne) a reçu un courrier frappé du tampon officiel... de l'administration Trump, rapporte Le Parisien. Habituée à recevoir un virement bancaire pour sa pension de réversion depuis la mort de son mari, qui a travaillé aux Etats-Unis, Melancia Rotgé est cependant restée bouche-bée devant ce courrier. "Regardez, c'est bien la signature de Donald Trump !", s'est-elle exclamée auprès de nos confrères du Parisien. "1 200 dollars à mon nom ! C'est quand même incroyable de recevoir cela alors que je ne suis allée qu'une fois, quelques jours, à New York", s'étonne-t-elle. Au début, elle a pensé à une arnaque. Avant d'être pleinement rassurée par "la statue de la liberté sur le haut" de l'enveloppe. "Donald Trump m'a vraiment envoyé tous ces dollars, même si je ne suis pas sûre qu'il visualise bien les contours du Lot-et-Garonne !", s'amuse-t-elle. L'explication de cet envoi est simple : pour aider ses concitoyens à faire face au coronavirus et à la crise économique qui en découle, l'administration Trump a envoyé des millions de chèques pour un montant total de 850 milliards de dollars (environ 717 milliards d'euros). Les personnes ayant travaillé pour le pays par le passé peuvent être intégrées au dispositif. Problème d'encaissement Melancia Rotgé se heurte cependant à quelques petits problèmes d'encaissement. "Je suis allée à la Banque postale et ils ont refusé tout net en m'expliquant que le montant était en dollars et non en euros. Le directeur de l'agence m'a même conseillé d'ouvrir un compte dans une autre banque française qui pourrait accepter ce genre de démarche", s'agace-t-elle. "Après ce refus, j'ai écrit une lettre en recommandé au consulat américain pour demander conseil. Ils m'ont renvoyé un code confidentiel mais, là encore, ça bloque et je ne peux toujours pas le valider à un guichet français..." Bien décidée à toucher cette somme, l'habitante du Lot-et-Garonne va tenter le tout pour le tout : écrire directement à Melania Trump, la femme du président américain. "Je vais donc lui demander de récupérer ce chèque et que son montant total soit versé à une association caritative", explique-t-elle. Tout en faisant remarquer que son prénom et celui de la Première dame des Etats-Unis étaient presque identiques. Peut-être que ce détail jouera en sa faveur...
Las Vegas a rouvert les portes de ses célèbres casinos jeudi après onze semaines de fermeture imposées par la pandémie de coronavirus, qui a durement touché une ville dépendant en grande partie de l'industrie touristique.
Roulettes et bandits manchots sont revenus à la vie dès le douzième coup de minuit et joueurs invétérés ou simples curieux se sont pressés dans les salles de jeu, comme au "D", qui avaient offert des billets d'avion gratuits à plusieurs centaines de touristes américains pour fêter la reprise tant attendue."On est chauds! Vous pouvez voir les sourires sur tous les visages", a lancé aux journalistes le propriétaire de ce casino, Derek Stevens. "Tout le monde est enthousiaste", rayonnait le patron du "D".Sur le fameux Strip de Las Vegas, quasiment désert depuis la mi-mars, casinos et hôtels ont dû attendre le lever du soleil pour retrouver un peu d'animation. Le Bellagio a rallumé ses spectaculaires fontaines peu avant la réouverture du casino, devant lequel des dizaines de touristes et de locaux faisaient la queue en début de matinée.La reprise de l'activité est une bénédiction pour Las Vegas, dont l'économie tournait au ralenti faute de tourisme et où le taux de chômage a explosé, atteignant jusqu'à 33,5% au mois d'avril.- "Juste une question de temps" -Au Bellagio, comme dans les autres établissements rouvrant leurs portes au public, les mesures sanitaires sont strictes: les salles de jeu ont réduit leur capacité de moitié et les tables de blackjack n'accueillent pas plus de trois joueurs à la fois pour maintenir les distances de rigueur. Des parois de plexiglas séparent en outre les joueurs et les croupiers, qui manipulent des jetons régulièrement désinfectés.Malgré ces précautions, "Vegas est encore Vegas", selon les mots à l'AFP du PDG de MGM Resorts, William Hornbuckle."Avec le temps, nous reviendrons à pleine capacité", a lancé le patron du plus important opérateur de casinos de Las Vegas, qui possède une dizaine d'établissements sur le Strip, comme le Bellagio, le MGM Grand et le New York-New York.Dans l'immédiat, une machine à sous sur deux est débranchée pour permettre d'assurer la distanciation physique des joueurs, qui sont "vivement encouragés" à porter un masque même s'ils n'y sont pas obligés, contrairement au personnel.Au Treasure Island, un casino voisin, Alecia Perez, 29 ans, est venue spécialement jeudi matin depuis Los Angeles avec son compagnon et son jeune enfant."Nous avons un nourrisson, c'est une des raisons pour lesquelles nous sommes venus maintenant, on pensait qu'il n'y aurait pas trop de monde", explique-t-elle à l'AFP."C'est un autre genre de vacances, on ne cherche pas à faire la fête".Les clubs et les spectacles grandioses qui ont fait la célébrité de Las Vegas sont d'ailleurs toujours interdits en raison de l'épidémie de Covid-19, et de nombreux casinos prennent la température des visiteurs à l'entrée."Ca va faire un peu peur au début, bien sûr. Et je ne vais pas me faire autant d'argent que d'habitude", reconnaît Luis Rosales, qui se prépare à reprendre du service à l'hôtel Venetian."Ca va juste être une question de temps", estime-t-il, se réjouissant à l'idée de "pouvoir retourner dans les bars maintenant, retourner jouer, tout ce qui nous a manqué".Outre le coronavirus, Las Vegas a également été secouée ces derniers jours par des manifestations contre la mort de George Floyd et les brutalités policières. Un policier de la ville a été grièvement blessé par balle et un manifestant a été abattu après avoir levé une arme à feu en direction de la police au cours d'un autre incident.
Le ton est monté mercredi soir sur le plateau de BFMTV entre l'élue Les Républicains de l'Eure-et-Loir Laure de La Raudière et l'Insoumis Alexis Corbière, qui appelait à manifester samedi pour le retour de l'ISF.
L'Élysée a écarté mercredi soir 5 décembre l'idée de revenir sur la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), mesure phare du quinquennat Macron ciblée par les "gilets jaunes", refermant la porte qu'avaient semblé entrouvrir dans la journée certains ministres.Une sujet débattu sur le plateau de BFMTV dans la soirée, avec notamment le nouveau délégué général de La République en marche (LREM) Stanislas Guerini, le député de La France insoumise (LFI) Alexis Corbière et la députée des Républicains (LR) Laure de La Raudière. "Pourquoi vous ne faites pas un moratoire sur l'ISF?", a interpellé l'Insoumis de Seine-Saint-Denis. "Qu'est-ce-qu'il vous faut ? La manifestation de samedi ? Vous aurez la manifestation de samedi pour vous imposer de rétablir l'ISF", a-t-il prévenu."J'appelle à manifester samedi pour qu'on revienne sur l'ISF""Arrêtez d'appeler à la manifestation, ça suffit maintenant!", l'a alors coupé sa collègue LR. "N'appelez pas à la manifestation, c'est irresponsable pour un responsable politique, ça m'énerve", a-t-elle poursuivi sur un ton très énervé. "Je fais ce que je veux", lui a rétorqué l'Insoumis de Seine-Saint-Denis. "J'appelle à manifester samedi pour qu'on revienne sur l'ISF", a-t-il insisté. Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, la réforme de l'ISF, entrée en vigueur au 1er janvier 2018, a entraîné un recentrage sur les seuls biens immobiliers de l'impôt sur la fortune, appliqué aux foyers dont le patrimoine dépasse 1,3 million d'euros.Cette mesure, censée stimuler l'activité en encourageant les contribuables les plus aisés à investir dans les entreprises françaises, devrait entraîner selon Bercy un manque à gagner de près de 3 milliards d'euros pour les finances publiques. Une ardoise jugée colossale par la gauche.
Pour la première fois depuis son ouverture en 1932, le célèbre complexe parisien va rester fermé au mois d'août, en raison d'une fréquentation au plus bas due à la crise sanitaire du Covid-19.
Fermées pendant des mois, les salles obscures du Grand Rex vont à nouveau replonger dans le silence, faute de spectateurs. Le célèbre complexe de sept salles de cinéma, situé au coeur de Paris, va garder ses portes closes au mois d'août, notamment en raison de la fréquentation en berne. "Entre la baisse de fréquentation et l'offre trop faible de films notamment américains qui tirent habituellement la fréquentation l'été, nous avons décidé de fermer nos portes à partir du 3 août au soir. Notre réouverture fin août dépendra des films à l'affiche", a précisé Alexandre Hellmann, directeur du Grand Rex.Une fermeture face à "la réalité du moment""Nous perdons moins d'argent de fermer que de maintenir les équipes avec cette fréquentation démoralisante. Si tout va bien, nous espérons rouvrir le 26 août avec une grosse sortie américaine, avant un marathon 'Harry Potter' que nous allons proposer de toutes façons à partir du 29", a ajouté le directeur de l'établissement. Après le report de "Tenet" de Christopher Nolan, sur lequel comptaient les exploitants de salle pour faire redémarrer la fréquentation, Disney a annoncé le report sine die de son film à gros budget "Mulan", version en prise de vue réelle du célèbre dessin animé.Le cinéma parisien souligne que cette fermeture temporaire est prise "pour pallier à la réalité du moment". "Les films notamment américains voient leurs sorties repoussées chaque jour. Nous n'avons donc pas suffisamment de nouveaux contenus à vous offrir", ajoute le complexe dans un message publié sur ses réseaux sociaux.Situé sur les grands boulevards à Paris, Le Grand Rex dispose notamment d'une salle de 2.700 fauteuils, équipée d'un écran géant de 300 m2, et accueille aussi des concerts. Un mois après leur réouverture dans le cadre du déconfinement progressif, les cinémas français sont confrontés à une baisse générale de fréquentation, selon la Fédération nationale des cinémas français, avec des salles aux deux tiers vides.
Accusés de viols répétés sur une adolescente, trois pompiers de Paris seront finalement jugés devant un tribunal correctionnel pour atteinte sexuelle en réunion. Ils risquent ainsi un maximum de dix ans de prison, soit moitié moins que la peine encourue aux assises.
"C'est un déni de justice", dénonce la mère de la victime, aujourd'hui âgée de 24 ans. Depuis neuf ans, Julie, rebaptisée ainsi pour conserver son anonymat, dénonce des viols répétés perpétrés entre ses 13 et 15 ans par une vingtaine d'hommes de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Trois d'entre eux, dont deux initialement mis en examen pour viol sur mineur soit une infraction passible des assises, ont été finalement renvoyés devant le tribunal correctionnel pour atteinte sexuelle à l'issue d'une longue instruction ouverte en 2011, a indiqué le parquet de Versailles auprès de l'AFP, confirmant une information du Parisien.À l'automne 2018, le parquet avait requis l'abandon des poursuites pour viol : le "défaut de consentement" de l'adolescente paraissait "insuffisamment caractérisé", avait-t-il estimé.Culte des pompiers ?À l'époque des faits, l'adolescente, aujourd'hui âgée de 24 ans, suit un traitement médicamenteux lourd à cause de fréquentes crises de spasmophilie et de tétanie. Son état de santé nécessite de nombreuses interventions des pompiers, plus de 130 entre 2008 et 2010. Selon son entourage, elle développe alors un véritable "culte des pompiers", rapporte l'AFP.Elle en contacte certains grâce aux réseaux sociaux et exprime "son souhait de rapports sexuels en des termes très crus", selon une source proche du dossier. En deux ans, elle multiplie les rapports avec environ vingt pompiers âgés d'une vingtaine d'années, pour la plupart en poste à la caserne de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine). Elle entretiendra une relation suivie avec l'un d'entre entre février et novembre 2009. Après avoir évoqué dans les premiers temps une "amitié sexuelle", l'adolescente évoluera peu à peu pour dénoncer des rapports non consentis. En cause, un après-midi chez ce pompier avec deux collègues, lors duquel elle dit avoir été contrainte de pratiquer des fellations à deux d'entre eux, pendant que le troisième la touchait. "Ma vie a basculé pour devenir un enfer"La version relatée dans les colonnes du Parisien est différente. Selon le quotidien, la jeune fille se lie effectivement d'amitié avec un pompier de 20 ans venue la secourir dans son collège. "Un jour, alors que ma mère s'était absentée, il m'a posée sur le lit, s'est assis à califourchon sur moi et m'a violée. À partir de là, ma vie a basculé pour devenir un enfer", explique la jeune femme au quotidien. À partir de ce moment, l'adolescente fait sa première tentative de suicide, et enchaîne les crises, ce qui nécessite toutes ces interventions de pompiers. Quelques mois plus tard, alors qu'elle sort de l'hôpital psychiatrique, elle revoit le pompier en question qui vient la chercher pour une promenade. "Il m'a dit qu'ils allaient se balader dans un parc et je lui ai d'ailleurs rappelé que ma fille n'avait que 14 ans", se souvient la mère de la jeune fille. Il s'agit de ce fameux après-midi où l'adolescente affirme avoir été violée et agressée sexuellement par le jeune homme et deux autres pompiers. Une relation consentie, assure le pompierCe sont ces trois hommes qui ont finalement été renvoyés en correctionnelle. "Mon client maintient avoir eu une relation suivie avec (la jeune femme)" et donc qu'elle était consentante, a réagi mardi 23 juillet Me Daphné Pugliesi, avocate du principal suspect, auprès de l'AFP. "À l'époque, Julie est pourtant gavée aux antidépresseurs, aux neuroleptiques et aux anxiolytiques. Un cocktail de médicaments qui la transforme alors en 'légume', selon ses propres termes, et l'empêche de s'opposer aux nombreux viols qui s'enchaînent avec de nombreux pompiers", qui l'ont "fiché comme nympho", de leur propre aveu, écrit Le Parisien. Pour sa mère, ils ne pouvaient ignorer son état de santé mental et physique.Après le dépôt d'une plainte en 2010, plusieurs autres tentatives de suicide, dont une défenestration, la jeune femme est désormais handicapée à 80 %. La requalification des faits la bouleverse complètement. "C'est une aberration, un déni de justice, elle est en larmes", dénonce sa mère. En étant jugés devant un tribunal correctionnel, les pompiers risquent en effet maximum dix ans de prison, soit moitié moins que la peine encourue aux assises.
Alors qu'une statue monumentale de Johnny Hallyday pourrait être érigée à Paris, le maire de Linas dans l'Essonne souhaite récupérer l'oeuvre pour sa ville. Il a ainsi lancé une cagnotte participative.
Mais le projet est déjà contesté par l'opposition et une partie des habitants, comme le souligne Le Parisien.100 000 euros, c'est le montant nécessaire pour que l'oeuvre du sculpteur russe Alexey Blagovestnov soit installée à Linas dans l'Essonne. Une somme qui doit permettre de couler le bronze sur cette oeuvre qui représente Johnny Hallyday sur une Harley Davidson.C'est via la plateforme Leetchi que le maire sans étiquette François Pelletant espère récolter les fonds nécessaires. Il justifie sa démarche ainsi : "La ville de Linas, fort du passé sportif de Johnny Hallyday sur l'autodrome de Linas-Montlhéry [...] se propose d'accueillir sur son territoire la statue." Un argument vivement contesté par un conseiller municipal d'opposition : "François Pelletant a décidé cela tout seul, sans aviser au préalable le conseil municipal et les habitants. C'est un enfant gâté qui a trouvé un nouveau jouet et il le veut absolument."De même pour certains habitants, qui estiment que le parallèle entre Johnny Hallyday et l'autodrome est un peu facile : "Tous ceux et celles qui sont un jour passés à l'autodrome se doivent d'avoir une statue à Linas ? On aurait pu mettre une statue de Coluche alors."Force est de constater que le projet n'attire pas. Pour l'heure, à peine plus de 30 euros ont été récoltés.
L'avocat général a réclamé une peine de "pas moins de 10 ans" d'emprisonnement au procès en appel de Rosa Maria da Cruz, jugée à Limoges, devant les assises de Haute-Vienne, pour avoir dissimulé sa fille pendant 23 mois dans un coffre de voiture. En première instance, cette mère de trois enfants, nés avant Séréna, avait été condamnée à deux ans de prison ferme.
Elle encourt 20 ans de détention. "Je n'ai pas honte de demander l'acquittement", avait déclaré l'avocate de Rosa Maria da Cruz en conclusion de sa plaidoirie, mercredi 16 octobre. "Je voudrais une réhabilitation pour elle (...) , elle a été donnée en pâture", a estimé Me Chrystèle Chassagne-Delpech. • "Séréna, je n'ai pas voulu lui faire de mal"De son côté, la prévenue, qui s'est exprimée une dernière fois devant la cour mercredi matin, a présenté ses excuses à sa fille. " "Séréna, je n'ai pas voulu lui faire de mal... Je sais qu'elle est très handicapée. Je lui demande pardon. Je remercie les services sociaux et la famille d'accueil de s'être occupés d'elle. Je demande pardon à ma famille", a-t-elle déclaré. De son côté, l'avocat général a requis une peine de "pas moins de 10 ans" d'emprisonnement pour la mère de Séréna, le bébé dit "du coffre" resté caché et confiné pendant 23 mois, au prix d'infirmités aujourd'hui permanentes. "Parce que Séréna est détruite, vous ne pouvez pas la (sa mère) laisser repartir avec un blanc-seing", a déclaré Claude Derens, invitant la cour à sanctionner la prévenue "plus lourdement" qu'en première instance. • "Une petite infirme définitivement emmurée dans son silence"Rosa da Cruz, 51 ans, qui comparaît détenue, avait été condamnée à cinq ans de prison dont trois avec sursis en novembre 2018. Une peine de huit ans de prison avait alors été requise par le parquet. Le parquet général avait par la suite fait appel. Rosa Maria da Cruz avait elle aussi ensuite fait appel, en particulier de la déchéance "totale" de son autorité parentale. "Je suis, au nom de la société (...) davantage sensibilisé par l'enfant sauvage que par celui qui l'a rendu sauvage", a lancé mercredi l'avocat général, en convoquant dans son réquisitoire la référence à Victor de l'Aveyron, du film "L'Enfant sauvage" de François Truffaut (1970). "Est-ce que (l'accusée) peut oblitérer le fait qu'il y a une petite infirme définitivement emmurée dans son silence ?", a interrogé Claude Derens, constatant que l'infirmité permanente de Séréna est le résultat direct d'un "enfermement constant, organisé (...) dans des conditions qui dépassent l'entendement" pendant ses 23 premiers mois. • Maltraitance ou déni d'enfant ?"Cet enfermement, c'est la violence superlative", a-t-il résumé, estimant que le procès en appel, en huit jours d'audience, n'a fait apparaître "aucun signe en faveur d'une déresponsabilisation" de Rosa Maria da Cruz. Il a pointé des "stratégies d'évitement", des "dérobades", un "mode de défense" qui "se retranche derrière son impossibilité à nommer les choses". Maltraitance "en conscience" ou "dissociation psychique" plausible sur la durée ? La justice doit rendre, mercredi après-midi, son verdict en appel sur les 23 premiers mois de confinement et de carences inouïes de Séréna. • Des associations de protection de l'enfance parties civiles Encore mardi, à l'avant-dernier jour d'audience, personne n'aura su percer le secret de la mère. Rosa Maria da Cruz, détenue depuis sa condamnation il y a 11 mois, encourt 20 ans de réclusion. Au terme de huit jours d'audience, les jurés, huit femmes et un homme, se sont retirés pour délibérer mercredi à la mi-journée. Mardi, les parties civiles - deux associations de protection de l'enfance, et le département de la Corrèze, dont l'Aide sociale est administrateur ad hoc de Séréna - ont avec méthode, ou émotion, tenté de saper la ligne de défense : un "déni de grossesse", suivi d'un "déni d'enfant". • "Échapper à ses responsabilités" Déni de grossesse, d'accouchement, d'enfant... "Attention à ne pas tomber dans le déni de justice, par un déni de justesse d'analyse", a mis en garde Me Rodolphe Costantino, avocat d'Enfance et Partage. Il a appelé à se méfier du "piège de l'empathie", "bercés par le discours nécessairement empathique de soignants", psychiatres, etc. ; des "abstractions catégorielles" qui sont "un moyen de contenir l'horreur à distance".Est-ce que le déni de grossesse existe ? "C'est une réalité clinique". Mais la "thèse a été servie sur un plateau d'argent" à l'accusée. "Elle s'est imposée naturellement à elle, car c'est la plus déresponsabilisante. A minima pour échapper à ses responsabilités à ses propres yeux, à nos yeux ensuite", a-t-il plaidé.• Séréna, la "chose" "J'interviens pour la chose", a d'emblée lancé Me Isabelle Faure-Roche, pour le département de Corrèze, reprenant le terme maintes fois invoqué par Rosa Maria da Cruz, qui a assuré avoir été incapable de voir sa 4e enfant - dont deux sont issus de dénis de grossesse - comme un bébé, mais comme "une chose".S'appuyant sur les auditions des psychiatres - pas tous d'accord - l'avocate a balayé l'idée d'une "sidération psychique" qui aurait duré 23 mois, et d'une "conscience" de la mère sur un mode alternatif, "on/off".• "Elle la tuait à petit feu" "Elle l'a élevée, sa gamine, même mal. Elle lui a donné à manger, même mal. Elle l'a soignée, même mal", sans quoi l'enfant n'aurait pas survécu. "On n'appuie par sur un bouton j'ai conscience, un bouton j'ai pas conscience", s'est emportée l'avocate."Dès qu'il y a prise de conscience, aussi courte soit-elle, on n'est plus dans le déni", a renchéri Me Costantino. "On n'aura pas les réponses à toutes les questions, qui sont comme des poupées russes", et Rosa da Cruz restera "femme de mystère". "Elle ne parvenait pas à l'aimer. Elle ne l'a pas tuée d'un trait mais elle est entrée dans une logique mortifère. Elle la tuait à petit feu", a-t-il ajouté.• "Ce qu'on espère, c'est qu'un jour elle pourra faire des phrases""Aller savoir ce qui s'est joué au plus profond de l'âme de Mme da Cruz, c'est un luxe qui n'est pas nécessaire pour juger", a lancé en écho Me Marie Grimaud, avocate de L'innocence en danger.Autre avocate du département, Me Marie-Pierre Peis-Hitier a pour sa part reconvoqué Séréna, "qui ne saura jamais lire, écrire, compter. Ce qu'on espère, c'est qu'un jour elle pourra faire des phrases, pour exprimer ses besoins...".• "Aujourd'hui cette gosse, c'est notre gosse à tous" Depuis sa découverte en 2013 dans un coffre de voiture, la prise en charge des retards de développement de Séréna, entre famille d'accueil et institut spécialisé, aura coûté plus de 261.855 euros. Pour autant, "elle finira sa vie dans un institut (...) Quelque part, elle y restera toujours, dans son coffre", a rappelé Me Peis-Hitier. "Le soin que tu donnes à ta rose, est ce qui rend ta rose unique", a conclu, émue, Me Faure-Roche, paraphrasant "Le Petit prince", avant de lancer à l'accusée : "Aujourd'hui cette gosse, c'est notre gosse à tous. Vous méritez une sanction".
Le Premier ministre a indiqué que le niveau de maîtrise du français va être "rehaussé" dans le cadre des procédures de demande de naturalisation.
Le niveau de langue exigé pour obtenir la nationalité française va être relevé. L'annonce a été faite jeudi 21 mars par Edouard Philippe, qui prenait part à une cérémonie de naturalisations au Panthéon, à Paris. Le chef du gouvernement a indiqué qu'il a enjoint à son ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, de lui présenter "d'ici l'été des mesures visant à renforcer l'exigence du niveau de Français des candidats" à la naturalisation. Ce renforcement se calque sur ce qui a déjà été fait au sujet des cartes de séjour, pour lesquelles le niveau requis de maîtrise de la langue a été augmenté."La France ne vous demande pas d'oublier qui vous êtes" "En revanche, pour ceux qui remplissent les conditions de manière manifeste, les démarches doivent aller plus vite" par exemple en "dématérialisant" un certain nombre de procédures, a précisé Edouard Philippe, qui remettait leur décret de naturalisation à 274 personnes. "La France ne vous demande pas d'oublier qui vous êtes, ni d'où vous venez" mais "de partager et de respecter ses principes et ses traditions" parmi lesquelles le principe de laïcité qui "n'est pas négociable", a affirmé le patron de Matignon.Dans un contexte de "regain insupportable" de l'antisémitisme, il a martelé que "ceux qui professent des thèses racistes et antisémites ne sont pas dignes de devenir des citoyens français et ne le seront jamais".Edouard Philippe veut lutter contre les "détournements du droit d'asile"En 2018, le nombre de naturalisations a baissé de 7% (à 77.778). "Près de 30% des demandes" sont rejetées pour "non-respect" des obligations, affirme le Premier ministre. "Ceux qui affirment que la France souffrirait d'un système trop laxiste se trompent, et choisissent délibérément de tromper", a-t-il affirmé. Plaidant pour "la même logique" qu'en matière d'asile et d'immigration, il a défendu "un principe d'ouverture et de qualité de l'accueil" pour ceux qui ont droit au séjour et de "grande fermeté républicaine" pour les autres. Quelle place pour la langue française dans le monde ?par CNEWS"Nous devons aussi nous interroger, sans fausse pudeur et sans naïveté, sur les raisons qui poussent le nombre de demandeurs d'asile à augmenter en France alors qu'il baisse en Europe", ajoute-t'il. La France a reçu 122.000 demandes d'asile l'an dernier (+22% sur un an). Le droit d'asile est "un trésor national" et "pour le protéger, nous devons lutter sans merci contre ce qui est peut être considéré comme des détournements du droit d'asile", a-t-il assuré.
L'Iran a allégé davantage les restrictions imposées à la population dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 en autorisant mardi les restaurants à accueillir les clients, alors que 57 décès supplémentaires ont été annoncés, soit plus de 7.500 au total.
Depuis l'apparition mi-février des premiers cas de Covid-19 sur son sol, la République islamique, pays le plus touché du Moyen-Orient, tente de freiner la propagation de l'épidémie sans imposer de confinement strict ou de quarantaine."Les restaurants qui, avant ce décret, étaient seulement autorisés à distribuer de la nourriture à emporter, pourront accepter des clients à compter de ce jour", a déclaré à la télévision d'Etat Mohsen Farhadi, un vice-ministre de la Santé.Les restaurants étaient classés parmi les commerces qualifiés à haut risque.M. Farhadi a appelé les restaurateurs à respecter les consignes sanitaires, notamment une "distance d'au moins un ou deux mètres entre les clients", une mesure qui selon lui, diminuera de moitié la capacité d'accueil.Le porte-parole du ministère de la Santé, Kianouche Jahanpour, a pour sa part fait état de 57 décès supplémentaires ces dernières 24 heures, portant le total à 7.508 morts.Selon M. Jahanpour, l'Iran a enregistré 1.787 nouveaux cas de contagion en une journée, ce qui porte le nombre total à 139.511.Pour certains experts étrangers mais aussi plusieurs responsables iraniens, les chiffres du gouvernement sont largement sous-estimés."Nous constatons un processus stable dans la majorité des provinces", a indiqué M. Jahanpour, ajoutant que le Khozestan (sud-ouest) restait en rouge (soit le niveau de risque le plus élevé), bien que "le nombre des cas d'infections est en train de diminuer", selon lui.
Le Premier ministre recevra lundi et mardi les partenaires sociaux dans le cadre de la réforme des retraites. Il leur demandera "très simplement, très directement", ce qu'ils proposent face au déficit du système de retraites.
Invité de France Inter jeudi 21 novembre, Édouard Philippe a assuré que le gouvernement se dirigeait bien vers la fin des régimes spéciaux. "Par définition, si l'on créé un régime universel, dans lequel tous les droits sont identiques, dans lesquels tous les cotisants paient de la même façon les pensions de tous les retraités, les régimes spéciaux n'existent plus", a déclaré le Premier ministre. Age légal, âge pivot, âge d'équilibre... quel choix fera l'exécutif. "Moi je ne suis pas immédiatement très favorable à bouger l'âge légal, parce que c'est une forme de garantie, de clarté et de visibilité donc je ne suis pas sûre qu'il faille bouger" ? Quelles solutions envisagent, ou n'envisagent pas Édouard Philippe : "Je ne crois pas qu'il soit acceptable de dire qu'on va régler le problème en baissant les pensions. Et je ne crois pas qu'il soit acceptable de dire qu'on va régler le problème en augmentant les cotisations retraites des actifs d'aujourd'hui parce que ça voudrait dire une cotisation augmentée assez nettement et donc une diminution assez nette du pouvoir d'achat des actifs. Entre les partenaires sociaux avant de trancherAvant de rendre des arbitrages, le chef du gouvernement recevra lundi et mardi les partenaires sociaux. Il compte "leur demander très simplement, très directement", ce qu'ils proposent face au déficit du système de retraites évalué à une fourchette de 8 à 17 milliards d'euros en 2025 par un rapport du comité d'orientation des retraites (COR) qui doit lui être rendu ce jeudi. "Est-ce que vous considérez que l'équilibre, c'est pas grave, on (verra) plus tard, nos enfants se débrouilleront" ou est-ce que vous considérez qu'il y a un vrai sujet, et dans ce cas-là, comment est-ce qu'on le règle", va-t-il leur demander. "Il faut dire aux Français clairement, tranquillement, le faire progressivement, que nous allons travailler plus longtemps (...) soit par la durée de cotisation soit par une mesure d'âge". Mais Édouard Philippe insiste : "Je voudrais entendre les partenaires sociaux avant de prendre des décisions". Et d'ajouter : "Tout ça c'est encore relativement ouvert encore une fois, on a un petit peu de temps".