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Au Salvador, des milliers d'étudiants vivant à la campagne ont toutes les peines du monde à capter le signal internet pour pouvoir poursuivre leurs études alors que les universités sont fermées depuis près de six mois en raison de la crise sanitaire et ne dispensent leurs cours que de manière virtuelle.
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Les soeurs Matilde et Marlene Pimentel Alvare vivent à El Tigre, dans une zone reculée de l'ouest du Salvador, et doivent braver chaque jour les dangers de la forêt tropicale, gravir une montagne et se percher dans un arbre pour capter le précieux signal."Pour la majorité d'entre nous qui vivons à la campagne, c'est difficile d'étudier : il n'y a pas de couverture internet", confie à l'AFP Matilde, une étudiante de mathématiques de 22 ans. Elle est accompagnée dans l'aventure par sa soeur Marlene de 19 ans, étudiante en statistique. Toutes deux veulent être les premières de la famille à obtenir un diplôme universitaire.Les écoles, collèges et université du Salvador, fermées depuis mars, ont annoncé qu'elles ne rouvriront pas avant la fin de l'année.A El Tigre, une région rurale toute proche de la frontière avec le Guatemala, c'est presqu'un miracle de pouvoir se connecter au réseau internet.Un policier, Castro Ruiz, a découvert les deux soeurs lors d'une patrouille dans la montagne, en haut de leur arbre. Médusé, il a appris que Matilde et Marlene venaient là, "au milieu de nulle part", pour étudier. Il a alors posté une photo sur le réseau social Facebook et celle-ci est devenue virale, faisant des soeurs Pimentel Alvare des célébrités au Salvador.- Chaîne volcanique -En pleine saison des pluies, les deux soeurs, munies d'un parapluie, table et chaises pliantes sous le bras, vont tous les jours de la semaine prendre leur poste. Sur leur trajet, leur hantise ce sont les serpents.Du haut de son arbre, Marlene explique aux journalistes de l'AFP que "c'est la seule façon d'obtenir un peu de signal". "Parfois ça ne marche pas, même pas ici", ajoute-t-elle, en reconnaissant avoir peur de tomber et de "finir à l'hôpital".Le week-end, les deux soeurs, septième et huitième d'une fratrie de dix enfants, vendent du pain pour aider leur père agriculteur, qui cultive du maïs, des haricots et des potirons.Comme Matilde et Marlene, Erick Palacios, un étudiant en communication âgé de 20 ans est lui aussi obligé de gravir une colline de pierrailles dans son village d'Ojo de Agua, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de la capitale San Salvador."Je viens ici car je me suis rendu compte que c'était dégagé (...) : je reçois le signal", explique-t-il.Assis sur des briques, à l'abri d'un parapluie rouge et blanc, Erick confie que le pire ce sont les moustiques qui l'assaillent.Pour alerter les opérateurs internet sur leurs difficultés et leurs besoins, Erick a décidé de recueillir les signatures d'étudiants qui galèrent comme lui pour suivre leurs cours virtuels.Au Salvador, une chaîne de sommets volcaniques est la cause de ces difficultés, barrant le passage du signal. Dans ce pays de 6,6 millions d'habitants, seuls 58,6% de la population a accès à l'internet, selon l'organisation Internet World Status (IWS).
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Alors que les "gilets jaunes" prévoient une nouvelle journée de mobilisation, lundi 31 décembre, les autorités ont prévu un dispositif de sécurité renforcé dans la capitale.
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Le préfet de police de Paris évoque un contexte de "menace terroriste" et a décidé d'instaurer un périmètre de protection autour de l'avenue des Champs-Élysées, selon un communiqué de la préfecture.La circulation sera interdite dans la capitale à partir de 16 heures dans un large périmètre comprenant la place Charles-de-Gaulle-Etoile et les Champs-Élysées. Pour accéder aux Champs-Élysées, il faudra se soumettre à des fouilles, palpations et inspections de bagages.La consommation ou détention d'alcool sera interdite dans le secteur, sauf dans les bars et restaurants. Les secteurs du Trocadéro, du Champ-de-Mars et de la tour Eiffel seront également soumis à un dispositif de sécurité.Les autorités réclament que les contre-terrasses et étalages de l'avenue soient vidés de tout mobilier et fermés à partir de 19 heures, lundi. Des contrôles seront également effectués dans les transports en commun et les gares, ainsi que sur les axes routiers structurants.Enfin, plusieurs villes de province ont elles aussi fait part de leur intention de renforcer la sécurité lundi 31 décembre.
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Selon Ouest-France, 48 des 61 agents de la compagnie de CRS 51 se sont mis en arrêt de travail jeudi 25 avril. Ils étaient supposés assurer le déplacement à Tours des deux membres du gouvernement.
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Après 6 mois de mobilisation intense sur fond de crise des gilets jaunes, les forces de l'ordre fatiguent. Ouest-France rapporte que 48 des 61 CRS de la Compagnie Républicaine de Sûreté 51, basée dans la banlieue d'Orléans, n'ont pas assuré leur service ce jeudi 25 avril. Ils devaient être mobilisés pour sécuriser la visite à Tours du secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nunez, et de la secrétaire d'Etat à l'Egalité hommes/femmes Marlène Schiappa. "Ils sont exténués physiquement et moralement", explique un délégué syndical Unsa police de la région Ouest. Les CRS ont été remplacés par la compagnie CRS 13, basée à Saint-Brieuc."Des mois qu'ils sont sur la brèche. Leurs repos physiologiques ne sont pas respectés. Ils enchaînent les vacations à un rythme effréné. Ils peuvent faire 35 heures en deux jours. Certains sont proches du burn-out", s'alarme Christophe Granger, dans les colonnes de Ouest-France.Le surmenage des compagnies est dénoncé par les premiers concernés. "Nous avons fait 88 heures en une semaine", dénonce un agent de la compagnie 51. "Si l'emploi reste aussi intensif et que le direction centrale ne veut pas mettre en place les solutions que nous leur proposons, le mouvement pourrait s'étendre à d'autres compagnies", avertit quant à lui le délégué syndical.La question du mal-être au sein des forces de l'ordre a pris de l'ampleur dans les dernières semaines, avec une recrudescence des suicides dans la police. Le patron de la police nationale a envoyé vendredi 19 avril une lettre aux 150.000 policiers dans laquelle il encourage la libération de la parole sur un sujet tabou au sein des forces de l'ordre. Cette démarche, inédite de la part de la haute hiérarchie, intervient alors que 28 suicides ont d'ores et déjà été comptabilisés au sein de la police nationale depuis le début de l'année.
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Ce geste délibéré a vraisemblablement fait suite à "une première altercation" entre la victime, accompagnée de son beau-frère, et un premier groupe d'individus, dans la nuit de samedi 27 à dimanche 28 juillet, à Bethoncourt.
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Un homme a reconnu avoir volontairement percuté deux hommes au volant de sa voiture, ce week-end à Bethoncourt (Doubs). Sa manoeuvre a tué l'un d'eux et blessant le second, selon le parquet de Montbéliard, qui a transmis l'information ce lundi 29 juillet, sans apporter de précisions sur le mobile du geste. Les faits se sont produits dans la nuit de samedi à dimanche dans cette commune de l'agglomération de Montbéliard.Selon les témoignages recueillis sur place par les enquêteurs, "une première altercation" a eu lieu "entre la victime (décédée), accompagnée de son beau-frère, et un premier groupe d'individus, pour un motif pour l'heure non clairement déterminé", a indiqué dans un communiqué la procureure de la République, Carine Greff.Un véhicule est ensuite arrivé sur les lieux et a "volontairement percuté" les deux hommes, causant le décès de l'un d'eux et blessant son beau-frère, avant de prendre la fuite, selon Mme Greff. D'après le quotidien L'Est Républicain, qui évoque un possible "règlement de comptes", la victime est morte "écrasée contre un grillage" tandis que son beau-frère a été "projeté au sol".Rapidement placé en garde à vue, un premier individu a été mis hors de cause. Un second, à son tour placé en garde à vue, a reconnu être le conducteur du véhicule et indiqué avoir volontairement foncé sur les deux hommes, selon la magistrate. Il "devrait être présenté prochainement à un magistrat instructeur", a t-elle ajouté.
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L'avocat des parents d'Alexia Daval, Me Florand, souhaite demander au juge d'instruction, une nouvelle expertise des relevés d'ADN de la scène du crime. D'après les informations de France Bleu, il s'agirait pour l'avocat de les comparer avec celles d'une autre affaire afin d'évaluer si Jonathann Daval a bénéficié de l'aide d'un complice.
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Une nouvelle affaire, dans l'affaire Daval ? Ce vendredi, l'avocat des parents d'Alexia Daval, Me Jean-Marc Florand, a déclaré vouloir demander au juge d'instruction, de nouvelles expertises d'après les informations de France Bleu. L'avocat de la famille souhaiterait comparer les relevés d'ADN de la scène du crime, afin de les comparer avec ceux d'une autre affaire qui a concerné Esmoulin (Haute-Saône).Le 6 janvier, le corps sans vie d'un homme de 38 ans est retrouvé dans le cabanon de la victime. Mort d'une balle dans la tête, l'autopsie révèle que ce père de famille avait 3.8 grammes dans le sang. L'enquête conduit à un suicide. Mais l'arme du crime, un petit calibre, est restée introuvable. Le procureur de la République de Haute-Saône concluait que l'homme aurait jeté son arme dans une poubelle avant de mourir. Le calibre aurait alors été transporté au centre de tri avec le reste des déchets.Cette mort mystérieuse pose toujours question. Depuis plusieurs jours, Me Jean-Marc Florand souhaite savoir si Jonathann Daval a bénéficié d'un éventuel complice pour le meurtre de son épouse, Alexia. "Aujourd'hui, si on veut une certitude qu'il n'y a pas de lien entre les deux affaires, il faut que je sollicite une demande de rapprochement auprès du juge d'instruction de Besançon, chargé de l'affaire Daval", explique l'avocat interrogé par France 3 Franche-Comté. Avant d'ajouter : "Si les ADN correspondent, cela ouvrirait un champ des possibles dont on ne sait où il aboutira". Si les ADN ne correspondent pas, le dossier du suicidé d'Esmoulin serait définitivement refermé. L'avocat de la famille a également annoncé qu'il déposera cette demande le lundi 5 février.
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En campagne au Havre à 48 heures du deuxième tour des municipales, Edouard Philippe s'est dit vendredi "très déterminé à peser sur ce sur quoi on peut peser", mais a affirmé aussi adopter "une forme de distance", alors que son avenir à Matignon est en suspens.
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Se sent-il comme le stoïcien grec Epictète qui préconisait de se concentrer sur les choses que l'on peut maîtriser et de se détacher du reste ?"C'est une philosophie qui correspond assez bien à mon état d'esprit", a répondu avec le sourire M. Philippe."Il faut être très déterminé à peser sur ce sur quoi on peut peser et à faire bien ce qu'on peut faire. Et puis après, il faut une forme de distance avec les choses sur lesquelles on a peu de prise", a-t-il poursuivi, sans évoquer explicitement le remaniement gouvernemental qui se profile. "Et avec l'âge je me sens plus empreint par cette sagesse-là que par d'autres", a-t-il conclu à l'issue d'une visite au "Tétris", un ancien fort militaire reconverti en lieu culturel sur les hauteurs de la cité portuaire.Au Havre, M. Philippe, qui avait recueilli 43,6% des voix au 1er tour le 15 mars, semble disposer d'une longueur d'avance sur son adversaire du 2e tour, le député communiste Jean-Paul Lecoq (35,88%). Mais l'inconnue de l'abstention (60% au 1er tour) fait peser une incertitude sur le scrutin."Je ne sais pas quel sera le taux d'abstention mais il faut expliquer l'enjeu, expliquer qu'aller voter est sans danger et que cela correspond à une forme de devoir citoyen", a plaidé M. Philippe."J'ai le sentiment, quand je croise les gens, qu'ils ont un avis sur ce qu'ils veulent pour la ville, pour eux-mêmes, leurs enfants", veut encore croire le Premier ministre, qu'une défaite au Havre obligerait à quitter Matignon.Très détendu pour sa dernière journée de campagne, M. Philippe s'est d'abord rendu au stade Youri Gagarine, dont plusieurs terrains sportifs sont en réfection.Accompagné notamment de trois champions de boxe, dont son co-listier et professeur de boxe Madjid Nassah, M. Philippe, lui-même pugiliste amateur, a récusé toute métaphore guerrière."La politique, ça doit être toujours un combat démocratique" et non "un antagonisme personnel", a-t-il fait valoir, en mettant en exergue les "relations très respectueuses" avec M. Lecoq."Après, ce que vous apprenez à la boxe peut servir dans toutes les circonstances puisque vous apprenez le calme, la maîtrise de vous-même, la détermination, le travail incessant", a-t-il affirmé.
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Les négociations entre direction et syndicats pourraient ramener à environ 500 le nombre d'emplois supprimés, au lieu des 792 initialement annoncés.
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Un accord informel élaboré par l'intersyndicale et la direction de General Electric (GE) prévoit de "sauver" environ 300 postes, sur un total de 792 suppressions initialement proposées par le plan social à Belfort, a-t-on appris jeudi de source syndicale. Ce compromis a été présenté jeudi 17 octobre aux salariés de GE Belfort. Il sera soumis à leur approbation lundi afin de permettre ou non à l'intersyndicale d'entrer dans un processus formel de négociations avec la direction, qui se poursuivrait alors jusqu'au 29 novembre, a indiqué le délégué CFE-CGC Philippe Petitcolin. Le compromis discuté entre les parties prévoit notamment "de sauver environ 300 postes", portant ainsi à environ 500 le nombre de postes supprimés sur le site belfortain, a-t-il précisé. "Une première vague de suppressions de plus de 300 postes est prévue au premier trimestre 2020 et une deuxième de 125 postes est prévue au quatrième trimestre 2020", a détaillé le porte-parole de l'intersyndicale. Elle devra "accepter en contrepartie un plan d'économie 12 millions d'euros".Le groupe américain, qui emploie quelque 4.300 salariés à Belfort, dont 1.800 dans l'unité de fabrication des turbines à gaz, avait initialement annoncé en mai un plan de restructuration prévoyant la suppression de près de 1.050 postes en France, dont 792 dans le site belfortain. L'intersyndicale a par ailleurs obtenu que le site de Belfort "redevienne le centre d'excellence des turbines à gaz 50 Hz" et "le maintien de la ligne de production de 'stator-combustio' (éléments de la turbine à gaz 50 Hz) pendant 12 mois, jusqu'à l'affectation du personnel à d'autres activités sur le site de Bourogne (Territoire-de-Belfort)". D'après M. Petitcolin, la direction s'est également "engagée à créer 200 emplois d'ici 2023 dans l'aéronautique"."Les discussions entre la direction et les représentants du personnel se poursuivent dans un esprit d'ouverture et de dialogue", a estimé la direction de GE. "Notre priorité est de trouver les solutions qui permettront de pérenniser l'activité turbines à gaz à Belfort, tout en lui permettant de retrouver un niveau de compétitivité acceptable", a-t-elle ajouté. L'usine de turbines à gaz est bloquée depuis dix jours et une manifestation de soutien aux salariés de GE est prévue samedi à Belfort.
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L'ancien président de la République François Hollande a reconnu lundi une "part de responsabilité dans la situation de l'hôpital", avec notamment un manque de "renouvellement" des masques, tout en critiquant l'absence de contrôles réguliers des stocks depuis 2017.
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"J'ai ma part de responsabilité aussi dans la situation de l'hôpital" durant la crise du coronavirus, a déclaré François Hollande sur France Inter. "Depuis des années on a contraint l'hôpital, et j'y ai pris ma part, je ne veux pas du tout m'exclure", a-t-il ajouté.Alors que s'ouvre lundi un "Ségur de la Santé", vaste concertation destinée à améliorer les conditions de travail du secteur, M. Hollande a rejeté l'hypothèse de la fin des 35 heures pour les soignants, avancée par le ministre de la Santé: "Il faut mettre de la souplesse, de la négociation, mais de grâce ne supprimons pas ce qui est regardé comme un acquis social".L'ancien président socialiste a détaillé la situation des hôpitaux: "On a mis une suradministration, que le personnel rejette, un codage d'actes et la tarification qui les a obligés à remplir plus de papiers que de soigner"."Il y a aussi la question des rémunérations", a-t-il convenu.Interrogé sur la baisse des stocks de masques sous sa présidence, M. Hollande a expliqué: "Une décision a été prise en 2011 de ne pas centraliser le stockage des masques comme avant, et en 2013, l'administration a considéré qu'il fallait confirmer cette décision pour mettre les masques là où ils sont utilisés: collectivités, hôpitaux, entreprises"."Je pense que cette orientation, fondée sur la proximité et l'efficacité, était la bonne, mais ça supposait un contrôle du stockage des masques. Moi je l'ai fait trois fois", a-t-il argué."Il y avait un peu moins d'un milliard de masques quand je suis arrivé et 740 millions quand je suis parti", a-t-il poursuivi. "Peut-être n'y a-t-il pas eu assez de renouvellement de masques périmés".Mais "quand la crise sanitaire a démarré il n'y en avait plus que 140 ou 150 millions, ça veut dire que des masques ont été détruits", a souligné M. Hollande, estimant que "ce qui n'a pas été fait suffisamment depuis 2017, c'est une vérification régulière du stock de masques"."Je souhaite une commission d'enquête. Est-ce qu'il faut pour autant chercher un bouc émissaire dans cette affaire" alors qu'"il y a un moyen de trouver la sanction", par "le vote", a-t-il conclu.
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BFMTV revient sur les récents chiffres donnés par le gouvernement pour mettre en valeur la possible réforme des retraites. L'opposition dénonce des calculs qu'elle juge malhonnêtes.
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La gronde continue contre le projet de réforme des retraites proposé par le gouvernement. Samedi 25 janvier, BFMTV est revenu sur un nouveau point de litige entre l'exécutif et ses opposants. Pour tenter de faire valoir ses propositions, le gouvernement s'est appuyé sur des calculs de pension qui semblaient avantageux pour les futures générations. Des résultats jugés malhonnêtes par certains qui sont dénoncés avec véhémence. Les 1029 pages de l'étude d'impact révélée vendredi 24 janvier n'ont pas eu la réception escomptée. Remises en cause par le Conseil d'Etat, ces prévisions n'ont pas non plus convaincu l'opposition qui a épinglé certaines incohérences dans ce dossier. Le collectif « Nos Retraites » estime que les calculs sont volontairement faussés « pour faire croire que projet serait avantageux ».Le gouvernement s'est basé sur l'âge d'équilibre de départ à la retraite pour les personnes nées en 1975 qui est de 65 ans. Or, le projet de réforme suppose que, pour ne pas subir de malus, cet âge doit progressivement augmenter d'un mois par génération. A titre d'exemple, les personnes nées en 1999 devront atteindre 67 et non 65 ans.Une réforme à l'impact moins positif que prévuLe collectif « Nos Retraites » s'est penché avec précision sur ce dossier. Au moment de refaire les calculs, les militants ont découvert des résultats bien moins avantageux que ce que le gouvernement présente. Après avoir appliqué le réel âge d'équilibre à chaque génération, il s'avère que parmi les 28 cas types mis en avant par l'exécutif, seuls 10 sur 28 seraient gagnants. En comparaison, l'étude d'impact en annonçait 21.Parmi les autres erreurs repérées, le gouvernement part du principe que les Français intègrent le marché du travail à 22 ans. Il se base en réalité sur la moyenne nationale du pays et fait donc abstraction de la diversité des carrières, « ce qui est n'importe quoi » selon l'universitaire Michael Zemmour.La révélation de ces calculs erronés a enflammé les opposants à la réforme qui crient à la manipulation. « En faisant ça, [le gouvernement] truque littéralement la comparaison avec le système actuel en augmentant artificiellement ses chiffres », dénonce « Nos Retraites » auprès de BFMTV.
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Entre Laeticia Hallyday et le Vietnam, c'est une véritable histoire d'amour. Ou l'histoire d'un combat.
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Celui qu'elle mène avec l'association "La Bonne Etoile " depuis la naissance de sa première fille, il y a douze ans. C'est avec l'aide de la chef Hélène Darroze, et grâce au site de financement participatif Ulule que l'épouse de Johnny Hallyday a réussi à financer la construction d'une école, à hauteur de 160 000 euros. Elle est donc au Vietnam, où la construction vient d'être entamée. "Il sera le premier centre social de cette province, le Dak Nong, qui est l'une des plus pauvres du Vietnam ", expliquait Laeticia. "Cette province ne dispose encore d'aucune structure sociale pour aider la population locale". Dès son ouverture, l'établissement accueillera des enfants rejetés par le système scolaire classique, à l'instar des enfants handicapés, orphelins, ou atteints du sida...
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Contestée par la CFDT et l'Unsa, la mise en place d'un âge pivot dans le projet de loi des réforme des retraites "est nécessaire" pour "garantir l'équilibre", a expliqué le Premier ministre.
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Faut-il supprimer la mise en place d'un âge pivot du projet de loi de la réforme des retraites ? Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, ainsi que celui de l'Unsa, Laurent Escure, souhaitent que cette mesure pour inciter à travailler plus longtemps soit retirée du projet de loi d'ici à vendredi, date de la réunion prévue sur la mise en place d'une "conférence de financement". Le patron de la CFDT a estimé mardi 7 janvier à l'issue d'une réunion avec le Premier ministre, les syndicats et le patronat qu'il "fa(llait) d'abord que l'âge pivot soit enlevé du projet de loi" pour espérer une sortie du conflit social, qui dure maintenant depuis 34 jours. Le Premier ministre Édouard Philippe avait indiqué quelques instants plus tôt sur RTL qu'il n'était "fermé à aucune modalité" concernant l'âge pivot. Le chef du gouvernement a néanmoins confirmé dans l'après-midi que cette mesure était bien inscrite dans le projet de loi, actuellement examiné au Conseil d'État. "Le projet de loi qui sera soumis au Conseil des ministres le 24 janvier prévoit cette mesure car il est nécessaire de garantir l'équilibre", a déclaré le Premier ministre devant l'Assemblée nationale, en répondant à une question du président de la commission des Finances Éric Woerth (LR). "Mais", a-t-il ajouté, "si les organisations syndicales et patronales font une meilleure proposition, plus intelligente, sur laquelle ils s'entendent alors, je vous le dis, nous la prendrons à notre compte". L'exécutif ne veut rien lâcherMalgré la mobilisation, le gouvernement n'entend pas décaler son projet de loi : il sera présenté en Conseil des ministres le 24 janvier et examiné par l'Assemblée à partir du 17 février. Ce calendrier devrait permettre une adoption en première lecture début mars, avant un passage au Sénat.Sur les questions de la pénibilité et de l'emploi des seniors, objet de premières discussions mardi, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a promis "des grandes pistes" d'ici quinze jours. Les syndicats de fonctionnaires FO et Solidaires boycotteront mercredi une réunion gouvernementale sur le sujet.Côté patronal, le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a réclamé un chiffrage de la réforme "dans les jours qui viennent".Sans surprise, les syndicats les plus hostiles à la réforme ont continué de réclamer son retrait pur et simple. "Les grèves ne sont pas près de s'arrêter", a lancé Catherine Perret, dirigeante de la CGT, qui décidera cet après-midi de sa participation à la réunion de vendredi. Michel Beaugas, de FO, a demandé "encore et toujours le retrait". "Il n'y a rien de neuf", a réagi François Hommeril (CFE-CGC), réclamant une étude d'impact du projet.La CFDT sera de son côté "mobilisée" en régions samedi prochain, date de manifestations choisie par l'intersyndicale qui demande le retrait pur et simple du projet (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFE-CGC et organisations de jeunesse). Elle ne participera pas en revanche à la journée de mobilisation de jeudi.
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Quelques jours après la mort du petit Bunyamin à Lorient, renversé par un chauffard, un accident du même type s'est produit à Grenoble , impliquant deux petites filles de 2 et 5 ans. Le conducteur a tenté de leur porter secours, avant d'être intercepté par la police.
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Deux fillettes ont été admises en urgence absolue à Grenoble après avoir été renversées par une voiture, vendredi 14 juin. L'automobiliste qui a causé l'accident a ensuite essayé de les conduire à l'hôpital, a-t-on appris auprès de la police et des pompiers. Les petites filles, âgées de 2 et 5 ans selon la police, traversaient la rue avec leur nourrice, "a priori dans les clous", lorsqu'elles ont été renversées par une voiture individuelle conduite par un homme de 43 ans.Cet accident survient dans un contexte de vive émotion, alors qu'un drame similaire s'est produit à Lorient dimanche dernier.Un chauffard qui avait renversé deux garçons de 10 et 7 ans (dont le premier cité est décédé) le week-end dernier, est toujours en fuite, à la différence de l'automobiliste impliqué ce vendredi à Grenoble. "Il n'y a pas de doute que ce conducteur-ci s'est mis à disposition et a cherché à réparer son erreur", a précisé une source policière. Il s'est arrêté, et a mis dans sa voiture la fillette de 5 ans, qui saignait abondamment au visage, pour la conduire à l'hôpital. Il a été appréhendé quelques minutes plus tard par la police municipale, puis placé en garde à vue.Les deux enfants, dont le pronostic vital est engagé, ont été prises en charge par le SAMU et les pompiers et conduites à l'hôpital en urgence absolue. La nourrice est plus légèrement blessée.
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Dans un atelier près du vieux Damas, Mohamed al-Hallak souffle dans un long tube en métal, gonflant le verre rougeoyant. Malgré le manque de clients, lui et ses frères font ce qu'ils peuvent pour sauver de l'oubli un artisanat syrien fragilisé par plusieurs années de conflit.
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"Nous sommes la dernière famille qui travaille dans le soufflage à Damas, j'ai peur de voir le métier disparaître", confie à l'AFP le sexagénaire aux tempes grisonnantes et à la silhouette ronde.Il fait tournoyer son tube avec dextérité pour refroidir la pâte de verre, avant de la plonger de nouveau dans les flammes.Assis devant le four, dans la demi-pénombre de son atelier aux hauts plafonds, il s'aide d'une grosse pince en fer pour finir par donner à son oeuvre la forme d'un verre à boire.Lui et ses deux frères, Moustafa et Khaled, sont dépositaires d'un savoir-faire pluricentenaire transmis par leur père, qui en avait hérité de leur grand-père."Les pièces que nous travaillons ont une âme. Avec les machines, non. c'est automatique", dit M. Hallak.A 62 ans il reconnaît ne pas avoir transmis à ses enfants les secrets de cet artisanat. "Ils n'ont pas voulu apprendre le métier car financièrement, il n'est pas rentable", explique-t-il.L'artisan se plaint du manque de clients, la guerre ayant chassé les touristes étrangers qui déambulaient naguère dans les allées animées du souk.Via le Liban voisin, son commerce arrive encore à envoyer quelques pièces à des clients férus d'artisanat, notamment en France ou en Suède. Mais "ça ne suffit pas", dit-il."Il n'y a personne qui achète le verre fait main, si ce n'est les employés des ambassades ou certains hôtels et restaurants", explique Mohamed al-Hallak. Le dos voûté, il décore patiemment de coquets motifs blancs un petit récipient bleu, à l'aide d'un stylet.Un de ses verres coûte plus du double de ceux produits industriellement sur le marché local.L'invention du soufflage de verre est attribuée au peuple antique des Phéniciens qui l'ont développé notamment à Sarepta, une ville sur la côte méditerranéenne entre Sidon (actuelle Saïda) et Tyr, dans le sud du Liban.D'après une légende, des marchands phéniciens faisaient cuire leurs aliments sur une plage de sable dans des marmites supportées par des blocs de natron, lorsqu'ils auraient vu couler une substance inconnue, découvrant ainsi la possibilité d'étirement du verre.Le président de l'association des professionnels de l'artisanat oriental, Fouad Arbache, confirme que la famille Hallak est la dernière active dans le domaine à Damas, "et peut-être même dans toute la Syrie".S'il dit avoir espoir d'attirer les jeunes générations vers les métiers de l'artisanat, en organisant des ateliers de sensibilisation, il reconnaît que la guerre déclenchée en 2011 a sonné le glas du soufflage."Cette profession dépend principalement des touristes et des visiteurs venant de l'étranger. Aujourd'hui, elle lutte pour sa survie", conclut-il.
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Alors que la sortie du troisième album solo de Maître Gims, "Ceinture noire", était prévue pour le 23 mars, son compte Twitter, suivi par deux millions et demi d'abonnés, a été piraté dans la nuit de mercredi 7 à jeudi 8 mars. Le hacker a également dévoilé deux morceaux inédits de ce nouvel opus.
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Les fans du rappeur ont pu découvrir, avant l'heure, deux titres de Maître Gims, l'un avec le rappeur Fianso et l'autre avec le chanteur Vianney. Et ce n'est visiblement pas une décision de l'interprète de "Sapés comme jamais". "Viens t'en prendre à moi directement, je suis 19 avenue de Barbès, je me mets en warning"Mercredi, à 21h13, le premier tweet du hacker est publié. Peu après ce premier message, le rappeur s'est adressé à ses fans sur son compte Snapchat : "Je pense que vous avez vu ce qu'il se passe sur Twitter. Un gars vient de pirater mon compte, a-t-il affirmé. Cela doit être des gens qui ont dû être touchés par tout ce que j'ai dit concernant les triches. Ce sont les mêmes équipes, on sait très bien qui vous êtes. Mais c'est pas grave. Mais là, vous êtes juste en train de niquer des années de travail, il y a toute une équipe qui travaille, des gens sérieux, c'est toute une organisation. Viens t'en prendre à moi directement, je suis 19 avenue de Barbès, je me mets en warning", a-t-il expliqué. Ce message a visiblement énervé le hacker qui a publié deux autres tweets dans lesquels il confirme qu'il s'agit d'un piratage et qu'il va dévoiler deux morceaux du rappeur.Quelques minutes après, le hacker met sa menace à exécution, dévoilant deux morceaux du nouvel album de l'interprète de "Bella". Un "coup de communication" pour certains internautesSur les réseaux sociaux, certains internautes parlent d'un coup de communication. Des utilisateurs s'étonnent du calme de Maître Gims dans sa vidéo Snapchat, tandis que d'autres s'interrogent sur le fait que les tweets soient toujours accessibles sur le compte Twitter du rappeur, plus de 24 heures après le piratage. Le chanteur s'est justifié dans les colonnes de 20 Minutes : "C'est un vrai hack de mon compte Twitter. Je pensais que le gars allait tout saccager, supprimer des posts ou des vidéos, en fait il n'a fait que poster son tweet. Il s'est retiré tout seul et j'ai récupéré mon compte", a-t-il justifié. Le label du rappeur s'est également exprimé : "ll n'y avait pas d'intérêt pour nous que cela sorte aussitôt. Que ces deux morceaux soient dévoilés si tôt, cela nous fait perdre beaucoup d'écoutes en streaming. Tout était prêt avec une stratégie, et nous devons tout avancer", a expliqué Julien Godin, à la tête de Play Two, au Parisien.
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Un rapport confidentiel du gendarme du ferroviaire, dévoilé par le Parisien, révèle que les problèmes de maintenance persistent à la SNCF. Ce sont des défauts qui ont conduit aux accidents de Brétigny et Denguin notamment, et qui perdurent.
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La SNCF accuse des retards. Cette fois, c'est dans le domaine de la maintenance des équipements du groupe ferroviaire. Dans un rapport confidentiel, que Le Parisien, a pu se procurer, des enquêteurs de l'Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) constatent « un écart majeur sur le niveau de maîtrise du processus de maintenance de l'infrastructure ». Autrement dits des travaux, entretiens et réparation qui n'ont pas été faits dans les temps, voire pas du tout.Les enquêteurs de l'EPSF ont effectué neuf opérations de contrôle sur des parties de la zone Atlantique (Bretagne, Pays de la Loire, Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie). Cela représente près de 14.000 km de voies ferrées commerciales, sur lesquelles la maintenance réalisée sur les rails ou la signalisation électrique a été contrôlée. Ainsi souligne Le Parisien, des retards dans le traitement les anomalies de signalisation électriques s'accumulait, certaines annomalies affichant un an de delais. Autre souci repéré par les enquêteurs, des fils électriques rongés, qui n'ont pas été réparés. « On dirait que nous n'avons rien appris de l'accident de Denguin" (des fils électriques avaient alors été dénudés par des rongeurs), s'agace un cadre de la SNCF dans les colonnes du quotidien. Selon ce cadre, le Bureau d'enquête sur les accidents de transport terrestres (BEATT) "a pourtant recommandé de renforcer la protection des installations contre les rongeurs. Ce rapport montre que ce n'est pas fait partout.""Pas de problème de sécurité"Une autre zone d'inquiétude, l'entretient des rails. Des anomalies qui n'ont pas été traitées dans les délais, mais aussi d'autres repérées par les enquêteurs, et qui ne figurent pas dans les rapports de la SNCF. Des éclisses, ces pièces métalliques qui relient deux rails, ont été découvertes avec des boulons desserrés voire manquants précise le journal. "Pas de suivi et des boulons absents, on connaît la suite : c'est l'accident de Brétigny", se désole le même cheminot. Olivier Bancel, directeur général adjoint à la direction opération et production de SNCF Réseau, tempère sur la dangerosité ces anomalies : « Quand il y a un écart par rapport à la norme, ce n'est pas bien. Mais ce n'est pas pour ça qu'il y a un problème de sécurité. Sinon, l'EPSF interromprait immédiatement la circulation des trains sur les voies concernées. »La SNCF rappelle que depuis quatre ans, les événements de sécurité remarquables, c'est-à-dire ceux qui mettent en risque l'intégrité physique des personnes transportées ou à proximité des installations ferroviaires, ont baissé de 30 %, évoque le Parisien. Selon la compagnie, trois milliards d'euros sont investis chaque année pour la rénovation du réseau.
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Le double meurtre avait eu lieu sur fond de différend familial en 2015.
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Un ressortissant allemand de 42 ans soupçonné du meurtre de ses beaux-parents dans leur résidence secondaire de Saint-Cyr-sur-Mer (Var) en 2015 a été retrouvé pendu dans sa cellule à Toulon, a indiqué le parquet.Les faits, qui se sont déroulés au centre pénitentiaire de Toulon-La Farlède, remontent au 21 décembre, a précisé Bernard Marchal, procureur de la République à Toulon, confirmant une information du quotidien Var-Matin."L'homme a été découvert ce jour-là par la ronde de 5 heures et, comme il demeurait dans une cellule individuelle, cela exclut toute mise en cause possible d'un tiers", a souligné le magistrat. Son procès devait se tenir en 2019"Une information a été ouverte pour recherche des causes de la mort", a toutefois ajouté M. Marchal en précisant que l'autopsie avait conclu à un "suicide par pendaison", mais qu'il restait à établir "le mobile" de ce geste.Le 10 septembre 2015, cet homme avait appelé les secours pour les informer de la mort de ses beaux-parents dans leur résidence secondaire de Saint-Cyr-sur-Mer, où il avait alors été trouvé prostré, avec du sang sur les mains, se bornant à indiquer qu'il n'avait "pas voulu cela". Il devait comparaître dans le courant de l'année 2019 pour ce double homicide devant la cour d'assises du Var, à Draguignan.Le double meurtre avait eu lieu sur fond, semble-t-il, de différend familial entre le gendre et ses beaux-parents, un couple de médecins allemands résidant à Münich et âgés de 75 et 74 ans. Les victimes avaient été tuées à l'aide d'un chandelier.Le jour de son suicide, l'homme qui a laissé deux écrits, l'un en allemand, l'autre en français, en cours d'analyse, devait avoir dans la matinée un parloir avec sa femme.
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A Besançon, une adolescente de 17 ans d'origine bosniaque a été tondue et frappée par des membres de sa famille lundi 17 août car elle voulait se marier avec son petit ami chrétien d'origine serbe.
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Tondue et frappée pour avoir fréquenté un chrétien d'origine serbe. La famille musulmane d'origine bosniaque a été sans pitié avec l'adolescente de 17 ans lundi à Besançon, lorsque les deux amants sont rentrés d'une fugue. Alertée par le jeune homme, la police a placé en garde à vue les parents, l'oncle et la tante de l'adolescente. Les quatre adultes, présentés au parquet jeudi puis à un juge des libertés et de la détention, ont été placés sous contrôle judiciaire avec notamment l'interdiction de contacter la jeune fille. Ils seront jugés pour "violences sur mineur en présence de mineurs et en réunion", d'ici à l'automne, a indiqué à l'AFP Margaret Parietti, vice-procureure au parquet de Besançon, confirmant une information de l'Est Républicain. La jeune fille, arrivée de Bosnie-Herzégovine il y a plus de deux ans avec sa famille, entretenait depuis plusieurs mois une relation avec le garçon d'origine serbe qui vivait dans le même immeuble, à Besançon."Les deux familles se connaissaient et (leur relation) ne posait pas de problème, mais quand les jeunes ont commencé à parler de mariage, les parents de la jeune fille lui ont dit: 'Nous sommes musulmans, tu ne te marieras pas avec un chrétien'", a relaté Margaret Parietti à l'AFP.La jeune fille est alors privée de téléphone par sa famille et empêchée de contacter son petit ami. Puis les deux adolescents décident la semaine dernière de s'enfuir pendant quatre jours tout en gardant le contact avec leurs parents respectifs. "Ils voulaient montrer que leur amour était fort", selon Margaret Parietti. Pendant leur fugue, le garçon, âgé de 20 ans, reçoit des "menaces sur son téléphone" émanant des parents de sa petite amie.De retour à Besançon, le couple se réfugie dans l'appartement familial du jeune homme. Puis mise en confiance par des messages de sa mère qui "apparaît plus rassurante", l'adolescente rejoint lundi son domicile avec son petit-ami, accompagnée des parents du garçon."Tondue tout en étant frappée"La situation ne tarde pas à dégénérer. "La première gifle est partie de la mère, puis il y a eu un déferlement de violence. Elle est emmenée dans une chambre, violentée. Elle a été tondue, selon ses déclarations, par son oncle, le frère de son père, tout en étant frappée", a détaillé la magistrate, soulignant qu'elle avait auparavant "60 cm de cheveux".Selon l'Est républicain, c'est le père de la victime qui aurait demandé à son frère de passer la tondeuse dans les cheveux de sa fille.Les parents du garçon ont affirmé de pas avoir osé intervenir, n'étant pas chez eux, mais leur fils a rapidement quitté le domicile pour prévenir la police, selon le parquet.A l'arrivée des policiers, la tante de la jeune fille l'a contrainte à se cacher dans une pièce, mais elle a été découverte par les forces de l'ordre, puis transportée à l'hôpital, selon le quotidien. Un médecin lui a délivré une ITT de 14 jours : elle souffre d'une côte cassée et d'hématomes "un peu partout", notamment "au niveau d'une oreille, ce qui est caractéristique d'une traction", selon la vice-procureure.Les parents sont aussi poursuivis pour avoir frappé l'adolescente depuis leur arrivée en France. La jeune fille, qui a dénoncé ces faits, a été placée "sous protection judiciaire dans une structure adaptée", toujours selon le parquet, qui précise que ses parents ignorent où elle se trouve.La guerre de Bosnie (1992-1995) qui a opposé musulmans, croates et serbes a laissé de profondes cicatrices au sein de ces communautés. Près de 100.000 personnes ont perdu la vie lors de ce conflit et 2,2 millions se sont retrouvées sans abri.
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Des centaines de litres de fioul ont été déversées dans le sous-sol d'une maison après un différend familial, rapportent les Dernières nouvelles d'Alsace. Les résidents ont dû être relogés.
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C'est une dispute qui va laisser des traces. Vendredi 29 mai, les pompiers de Benfeld, une commune qui se situe au Sud de Strasbourg (Bas-Rhin), ont été appelés pour intervenir sur une pollution au fioul. À leur arrivée sur place, ils ont appris que la fameuse "fuite" de fioul était en fait un acte délibéré survenu à la suite d'un différend familial, rapportent les Dernières nouvelles d'Alsace. Visiblement très fâché, un homme a donc ouvert la cuve de fioul, au sous-sol de la maison. Selon le quotidien régional, des centaines de litres du combustible se sont déversés dans la pièce. Pour nettoyer le sol, souillé sur environ 10 m2, les pompiers dépêchés sur place ont dû s'employer. Ils ont finalement réussi à récupérer le fioul à l'aide d'un buvard absorbant. La femme et ses quatre enfants relogésPour l'heure, la raison de la dispute est inconnue et l'homme à l'origine du "sinistre" n'a pas été retrouvé. D'après les DNA, la femme et ses quatre enfants ont dû être relogés par la mairie de Benfeld.
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C'est un rescapé. Un homme de 37 ans a survécu à une nuit en haute montagne en creusant un trou dans la neige pour se protéger du vent.
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Le randonneur, en vacances dans la région, s'est perdu à Chambrousse (Isère) mercredi 27 décembre, rapporte France Bleu Isère. Vers 16 heures, mercredi, il constate qu'il s'est perdu en raison du mauvais temps et alerte la gendarmerie. Dans la soirée, les secouristes ne l'avaient toujours pas retrouvé. "Nous avons été en contact avec lui à plusieurs reprises par téléphone hier en fin d'après-midi et puis sa batterie est tombée en panne. Il a alors compris qu'il allait devoir se débrouiller seul parce qu'il serait très difficile de le localiser", a confié au Dauphiné libéré un secouriste du peloton de la gendarmerie de haute montagne (PGHM).L'homme a dû passer la nuit dehors dans des conditions extrêmes : le mercure pas plus haut que moins 10 degrés, une tempête de neige et des rafales de vent balayant la montagne à 100 km/h. Selon France Bleu, la température ressentie n'excédait pas moins 20 degrés. Équipé d'une sonde, d'un détecteur de victimes d'avalanche et surtout d'une pelle, le randonneur a creusé un trou dans la neige pour se mettre à l'abri. Les mauvaises conditions météo ont ralenti le travail des secouristes, dans ce massif montagneux de Belledonne avec un risque d'avalanche de 4 sur 5. Jeudi, dans la matinée, un hélicoptère du PGHM est parvenu à repérer l'abri du randonneur. Retrouvé sauf et sauf, mais en légère hypothermie, il a été transporté au CHU de Grenoble, conclut France Bleu Isère.
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Mis en examen au Japon le 10 décembre pour non-déclaration de revenus, Carlos Ghosn restera en garde à vue au moins jusqu'au 11 janvier prochain. Et il y en a une qui ne fera apparemment rien pour l'aider, c'est Rita Kordahi, son ex-femme, qui ne manque pas de le tacler un peu plus, comme le souligne Le Point.
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Carlos Ghosn et Rita Kordahi ont vécu un mariage long de 28 ans. Depuis leur divorce en 2013, la Libanaise est devenue la pire ennemie de son ancien époux. Selon le JDD, tous deux auraient été en procès en 2014 pour une affaire de violences domestiques. Un combat qui aurait permis à Carlos Ghosn d'empocher 15 millions d'euros de son ex-femme pour atteinte à son honneur. Mais c'est surtout depuis la garde à vue du PDG de Renault que Rita Kordahi se lâche. À l'annonce de la mise en examen de son ancien époux, elle a écrit : "Tous les narcissiques sont des hypocrites. Ils prétendent avoir une morale et des valeurs, mais ils n'en ont aucune en réalité. Derrière les portes fermées, ils mentent, ils insultent, ils critiquent, ils manquent de respect, ils abusent. Ils peuvent dire et faire ce qu'ils veulent, mais ne supportent pas qu'on les critique. Ils ont tout un tas de règles pour les autres, mais ne respectent eux-mêmes aucune des règles qu'ils édictent et ne mettent en pratique rien de ce qu'ils prêchent." Même si elle ne le cite jamais, on voit mal à qui d'autre ces messages pourraient s'adresser.
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"Les syndicats, eux, sont systématiquement dans une position qui est inefficace", dénonce l'élu du Rassemblement national.
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Il a beau estimer que les revendications des grévistes sont légitimes, le député RN Louis Aliot n'en cautionne pas pour autant l'action des syndicats "inefficaces" et "complices des gouvernements", a-t-il expliqué mercredi 27 novembre sur France 2.Soutien "aux salariés, oui, aux questions sociales, oui, sur la retraite, oui, mais on n'est pas obligé de défendre les syndicats", a-t-il estimé sur France 2 en évoquant les revendications "justes" des grévistes. Le 5 décembre, c'est "une colère sociale qui va être nationale, mais elle ne sera pas seulement syndicale, et c'est là où ça devient intéressant", a-t-il ajouté. Louis Aliot (RN) : "L'armée fait beaucoup avec peu de moyens"par franceinfoLa présidente du RN Marine Le Pen, "elle, elle défend les salariés, les employés, les ouvriers, ceux qui sont victimes de la politique de M. Macron. Les syndicats, eux, sont systématiquement dans une position qui est inefficace", a-t-il insisté. D'ailleurs, "la première parole de la CGT c'est de dire que les élus du Rassemblement national ne sont pas les bienvenus" dans les cortèges de manifestants le 5 décembre, a-t-il déploré, alors que le secrétaire général du syndicat, Philippe Martinez, avait estimé vendredi que "les solutions de gens qui sont racistes ne sont pas les bienvenues dans les mouvements sociaux".M. Aliot a critiqué "un syndicat qui concerne moins de 7% des salariés et dont les troupes sont de plus en plus favorables à ce que (le RN) propos(e)", remarquant que "beaucoup de cégétistes viennent au RN (...) car ils considèrent que le combat syndical n'est plus efficace sur le terrain, en tout cas pas assez".Le RN semble partagé sur l'opportunité de manifester le 5 décembre contre la réforme des retraites aux côtés de la CGT, avec laquelle il converge pourtant souvent dans la contestation, au nom des mêmes catégories populaires.Marine Le Pen a indiqué qu'elle laissait le "choix" à ses militants de descendre ou pas dans la rue, et même si elle ne sera pas elle-même présente dans les cortèges, elle estime qu'"il y aura sûrement des responsables du RN qui iront" défiler contre cette réforme qui "sera le hold-up du siècle".
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En déplacement au Sénégal aux côtés du président de la République, la première dame a confié à BFMTV être "toujours une prof".
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En visite officielle au Sénégal, Emmanuel Macron a ouvert vendredi 2 février, aux côtés de son homologue sénégalais Macky Sall, mais également de la star Rihanna, la troisième conférence de financement du Partenariat mondial pour l'éducation (PME), qui entend aider les pays en développement à réduire, malgré le poids de la démographie, le nombre d'enfants non scolarisés, estimé à 264 millions.La France a décidé de verser 200 millions d'euros (250 millions de dollars) au PME, plus de 10 fois plus que les 17 millions apportés en 2014, a annoncé le chef d'État français, ce qui fait de Paris le 4e donateur du fonds. La France compte en outre consacrer à l'éducation 100 millions d'euros en aides bilatérales. La conférence réunissait les autres grands donateurs comme le Royaume-Uni (430 millions de dollars), l'Union européenne (400 millions), la Norvège ou le Canada. À l'issue de la conférence, la totalité des dons annoncés devrait représenter quelque 2,7 milliards de dollars, mais plusieurs pays se déclareront plus tard, dont l'Allemagne et les Pays-Bas, a souligné l'Elysée. Le PME devrait ainsi atteindre son objectif d'accroître ses fonds de 50%, après les 2 milliards de dollars réunis en 2014-2017.BRIGITTE MACRON "RESTE PROF"Une nouvelle qui devrait réjouir Brigitte Macron, qui accompagne son époux. "L'éducation, c'est être solidaire. C'est aider les autres. On ne s'éduque pas soi-même si on n'aide pas les autres à s'éduquer", a martelé en fin de matinée la première dame à BFMTV, en marge de sa visite d'un internat d'excellence de jeunes filles sur l'île de Gorée, au large de Dakar. "Sans éducation on ne s'en sortira pas, a-t-elle poursuivi. C'est véritablement la colonne vertébrale de notre société. Et l'Afrique, bien évidemment, est le centre du monde, en ce moment, et si on arrive à ce que l'éducation des filles et des garçons soit totalement répandu ici, on sera sorti d'affaire." Elle a ajouté : "C'est une conviction intime et personnelle que je suis en train de vous livrer".L'ancienne professeur de lettres assure par ailleurs ne pas vouloir tourner le dos à sa carrière : "C'est marrant, je n'ai jamais l'impression que ma carrière soit derrière. Je reste prof, fondamentalement. Je n'ai pas voulu l'être, je le suis devenue par hasard, et je le suis restée. Je reste un prof, et quand je suis au milieu d'eux, je suis dans mon élément et c'est ma place, c'est très clair.""QUAND ON AGIT ENSEMBLE, ON AGIT MIEUX"Brigitte Macron s'est également confiée sur son rôle de première dame, terme qu'elle déteste d'ailleurs, dixit BFMTV : "Quand je suis interpellée sur des sujets, j'en discute avec mon mari, et on voit comment faire au mieux. Souvent je m'associe au ministre concerné, essentiellement la santé, le handicap, l'éducation... et comment agir ensemble". L'épouse du président en est persuadée : "Quand on agit ensemble, on agit mieux. Et je dois dire que c'est beaucoup plus facile que je ne croyais. Il y a une très grande volonté de faire avancer les choses. Je pense que ça correspond à ce qu'a fait le président quand il est arrivé : une volonté que les choses soient un peu autres, et je pense qu'elles sont en train de le devenir. Et ce n'est pas si compliqué."La parole de Brigitte Macron est rare, souligne BFMTV. À son arrivée à l'Élysée, cette "part non négociable" du président a décidé de s'investir discrètement, estimant qu'il est plus utile d'aller à la rencontre des gens hors micro et caméra. C'est la première fois qu'elle médiatise l'une de ses actions, explique la chaîne d'information.
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Le Président de la République a été fait ce jeudi "Meilleur ouvrier de France". Une annonce surprenante pour certains, mais Le Parisien rappelle que c'est une tradition qui ne date pas d'hier.
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L'annonce a été faite au Bulletin officiel. Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer décore officiellement Emmanuel Macron du titre de "Meilleur ouvrier de France".Mais c'est en fait le cas depuis plus de 85 ans. "Tous les présidents de la République depuis Albert Lebrun [1932-1940] sont MOF honoris causa", rappelle le ministère. Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il reçu le titre de "Meilleur ouvrier de France" ?par 6MEDIASUne manière de rappeler le lien très fort établi entre la présidence de la République et le fameux diplôme.La récompense est habituellement décernée aux meilleurs professionnels de dizaines de métiers. Tous sont d'ailleurs reçus au palais de l'Élysée, comme c'était le cas pour 200 d'entre eux lundi dernier.
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L'aménagement des voies sur berges à Paris fait des mécontents. Pourtant, Anne Hidalgo ne reculera pas et veut une ville « plus verte ».
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Elle l'a répété ce lundi sur Franceinfo. « La pollution ça tue », a-t-elle lancé.Puis la maire de Paris a affirmé avoir été « menacée » par des lobbys automobiles. « J'ai été menacée. Ils sont venus me menacer dans mon bureau en me disant : "si vous n'arrêtez pas avec cette politique de lutte contre la pollution et donc d'évolution de la mobilité parisienne, nous vous ferons battre aux prochaines élections". J'ai entendu ça dans mon bureau. J'ai entendu ça dans mon bureau » a expliqué Anne Hidalgo ajoutant : « Et vous croyez que ça, ça va me faire fléchir alors qu'il y a des morts liées à la pollution ? Moi je ne vais pas fléchir. Moi je l'ai dit et je le redis, je préfère être du bon côté de l'Histoire »
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L'ancien chef de l'État s'est entretenu avec Emmanuel Macron au cours d'un déjeuner, vendredi 26 juin. Il lui a conseillé de s'attaquer en priorité à "l'urgence économique et sociale".
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Au cours d'un déjeuner, qui s'est tenu vendredi 26 juin, Emmanuel Macron et François Hollande se sont entretenus sur la question de l'après-coronavirus. L'ancien chef de l'État a demandé à son successeur de "faire de l'urgence économique et sociale" sa "priorité" pour l'après-coronavirus a indiqué son entourage. "Dès le début de la crise sanitaire, François Hollande s'est inquiété de la crise économique et sociale à venir. Son inquiétude est aujourd'hui encore plus grande, face à la dégradation annoncée de la situation dans les prochains mois", selon cette source.Ce dernier a évoqué "le cas particulier de l'entreprise BorgWarner qui a annoncé hier (jeudi) la fermeture pure et simple de son site d'Eyrein en Corrèze, entraînant la suppression de près de 400 emplois". François Hollande a "insisté auprès du président Macron sur la nécessité de faire de l'urgence économique et sociale la première priorité des pouvoirs publics, avec une réindustrialisation des territoires les plus fragiles, une relance avant l'été de la consommation avec des chèques ciblés et le lancement d'un plan pour la rénovation des logements". Le pays "a besoin d'apaisement""La situation appelle des décisions fortes sur le plan écologique" mais "rien ne doit être entrepris qui pourrait diviser, dans une période où notre pays a d'abord besoin d'apaisement", ajoute-t-on de même source, en allusion "au potentiel référendum et au report des régionales régulièrement évoqué dans la presse".C'était la première fois que l'actuel chef de l'Etat et son prédécesseur, dont les relations sont tendues depuis 2017, se rencontraient en tête à tête. "Le ton était courtois, franc et républicain", selon l'entourage. François Hollande s'était déjà rendu à deux reprise à l'Elysée depuis l'élection d'Emmanuel Macron, une première fois en septembre 2017 après que Paris a obtenu les Jeux Olympiques de 2024 et une autre fois à l'occasion d'un déjeuner d'hommage à Jacques Chirac, après son décès, en septembre 2019. Le président Macron s'est entretenu mardi après-midi avec l'ancien président Nicolas Sarkozy, avant de recevoir son successeur, dans le cadre de ses consultations pour préparer l'après-crise du coronavirus et la "nouvelle étape" du quinquennat.
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Pour le président de l'Association des maires de France (AMF), le chef de l'Etat a supprimé "un impôt qui ne lui appartient pas ".
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C'était un des points de crispation du début de mandat du président de la République : la suppression de la taxe d'habitation est toujours loin de faire l'unanimité chez les élus locaux. Invité de France info lundi 8 juillet, François Baroin est revenu sur la réforme fiscale qui a tendu les relations entre l'exécutif et les maires. "Pour dire les choses, ça va un peu mieux avec Macron. Ça a été très dur pendant deux ans", a commenté le président de l'AMF. "La méthode, les objectifs et le calendrier tel que ça a été présenté dès son élection, ça a été très maladroit, pour ne pas dire plus", a t-il résumé, avant de poursuivre : "La suppression de la taxe d'habitation était un de ses engagements de campagne, pour autant c'était un trou dans le budget de l'Etat", évoquant la disparition d'un "lien entre le territoire et l'habitant". François Baroin relativise la popularité de la mesure, qui a été globalement bien accueillie dans l'opinion. "On ne tire pas sur le père Noël. D'ailleurs si on leur avait dit 'On supprime la CSG au lieu de l'augmenter, ils (les contribuables, ndlr) auraient dit 'tiens c'est super'. Sauf qu'Emmanuel Macron a fait le bonheur des gens avec l'argent des autres. Il a supprimé un impôt qui ne lui appartient pas lui, chef d'Etat, mais qui relève de la libre administration des collectivités territoriales et qui nous donnaient notre indépendance". Le gouvernement entend compenser cette suppression totale d'ici 2023 par un transfert aux communes de la taxe sur le foncier bâti perçue par les départements. Cette mesure ne satisfait pas l'AMF, qui estime que cette compensation ne garantira pas la pérennité des ressources pour les maires. François Baroin met en avant la "contre-proposition" des maires de France, "qui est un dégrèvement total" de la taxe d'habitation. "Le contribuable était local (...), il devient national. "Ça nous donne des garanties pour financer nos projets", résume t-il.
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Iris Annabel Goldsmith, fille de Kate Rothschild, est morte au volant d'un quad à l'âge de 15 ans, rapporte la presse britannique ce mercredi.
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Le paisible village anglais de North Brewhamest est plongé dans une profonde tristesse depuis lundi 8 juillet. En effet, le Daily Mail rapporte que les habitants pleurent la disparition d'Iris Annabel Goldsmith, âgée de 15 ans, dans un accident de quad. Si l'adolescente était aussi connue, c'est qu'elle est la fille de Ben Goldsmith, riche financier environnementaliste britannique, et de Kate Rothschild, héritière de la puissante famille de banquiers.La nouvelle a plongé sa famille dans le désarroi, alors que la jeune fille se baladait en quad dans un champ proche de la ferme de ses parents où elle passait ses vacances. Le quotidien britannique a pu contacter un proche de la famille, qui confie que "c'est le drame le plus affreux". "Elle était magnifique, charmante, intelligente, de bonne compagnie, elle était la personne la plus adorable que vous pouviez rencontrer", rapporte cet ami de la famille Goldsmith."Ben et Kate sont dévastés"Le père (séparé de Kate Rothschild depuis 2012), qui jouait un match de cricket au moment du drame, a stoppé sur le champ la rencontre afin de se rendre au chevet de sa fille, indique le Daily Mail. Les personnes présentes assurent qu'à ce moment-là, les premières informations indiquaient qu'Iris Annabel Goldsmith n'était pas dans un état critique. "On nous a dit que sa fille allait bien, mais qu'elle devait aller à l'hôpital", confirme Kalim Khan participant au match de cricket."Nous avons été appelés vers 15h15 lundi 8 juillet à une ferme dans le secteur de North Brewham à la suite de la mort soudaine d'une adolescente", indique le porte-parole de la police. Il assure que l'accident et le décès n'ont rien de suspect. Des secours avaient rapidement été envoyés sur place, en vain. "Ben et Kate sont dévastés", a rapporté un proche au Daily Mail. L'adolescente, issue de deux des familles les plus puissantes du Royaume-Uni, était une élève brillante, mais aussi très appréciée au sein des écoles huppées qu'elle a fréquentées. Et les témoignages de sympathie envers la famille ont été nombreux de la part des habitants du village, jusqu'au directeur de son ancienne école. "Nos pensées, notre affection et notre sympathie sont adressées à sa famille et à ses amis dans ce moment douloureux", a indiqué James Hook, directeur de la Harrodian School, où Iris Annabel Goldsmith a passé sept années.
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En Bretagne, on ne rigole pas avec les crêpes. Les gendarmes ont dû intervenir dimanche soir dans une crêperie du Trégor (Côtes-d'Armor).
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La raison : un conflit entre le gérant de l'établissement et deux clientes mécontentes... à cause d'une crêpe pas assez sucrée.Cette surprenante altercation a raconté par la gendarmerie des Côtes-d'Armor sur sa page Facebook, et repéré par France Bleu Breizh Izel. "Dimanche soir, des clientes d'une crêperie du TRÉGOR quittent l'établissement après avoir réglé leur note. Quelques minutes plus tard, les jeunes femmes reviennent pour se plaindre 'qu'une des crêpes servies n'a pas été assez sucrée'", racontent les forces de l'ordre sur le réseau social. "Ces dernières, très virulentes" auraient ensuite menacé de briser la vitrine du restaurant, précise la gendarmerie.Aidé par des clients, le responsable du restaurant va finalement réussir à repousser les deux jeunes femmes, juste avant l'arrivée des autorités.Pour illustrer ce déplacement insolite, le compte Facebook de la gendarmerie des Côtes-d'Armor a fait preuve d'un grand sens de l'humour en accompagnant son anecdote d'un passage des "Bronzés font du ski", celui justement de la crêpe au sucre.
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Isabelle Balkany remplace son mari Patrick Balkany, incarcéré depuis le 13 septembre pour fraude fiscale, à la tête de la ville de Levallois-Perret.
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"Le maire m'a chargé de vous transmettre son amitié et son affection à toutes et tous". Première adjointe à la mairie de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), Isabelle Balkany a dirigé lundi 23 septembre son premier conseil municipal, en l'absence de son époux Patrick, incarcéré depuis le 13 septembre à l'issue de sa condamnation pour fraude fiscale, dont elle a transmis le message. Elle-même condamnée à trois ans ferme sans mandat de dépôt en raison de son état de santé, elle assure l'intérim de la mairie jusqu'au 22 mars prochain. L'ambiance était électrique lundi. Entrée dans la salle du conseil sous les applaudissements d'un public nombreux, Isabelle Balkany a profité de la présence massive de médias pour faire de longues digressions sur son action et celle de son mari à la tête de la ville. L'élue est notamment revenue sur la dette de Levallois, souvent présentée comme la "ville la plus endettée de France", contestant formellement cette réputation. "Contrairement à l'État, une collectivité ne peut pas emprunter, ne peut pas faire de dettes pour les dépenses courantes", a rappelé Mme Balkany, soulignant que cette dette provenait uniquement des investissements réalisés par la ville."Mme le maire suppléant"Elle a également déploré les prélèvements sur le budget de Levallois au nom de la solidarité avec les communes plus pauvres de la région. "Je suis persuadée que les Levalloisiens sont ravis qu'on ponctionne 22 millions d'euros sur le budget de la ville pour les villes de Seine-Saint-Denis comme Bobigny, etc. Moi, j'appelle ça un hold-up", a-t-elle ironisé. Une sortie contestée par l'élue d'opposition PS Anne-Eugénie Faure qui, en s'adressant à Mme Balkany comme "Mme le maire suppléant", a essuyé une salve de réprobation du public. "Mme Faure a toujours eu un humour débridé", a répondu l'édile.Le conseil a également enregistré l'inscription d'un nouveau groupe d'opposition baptisé "La République ensemble", constitué de quatre élus La République en marche et Agir. "Je suis frappée du fait que vous représentiez tous les quatre vraiment un nouveau monde, un changement extraordinaire, une créativité merveilleuse pour Levallois", a ironisé Mme Balkany, qualifiant le groupe de quatre hommes de "totalement viril".Le reste du conseil municipal a été consacré à de nombreuses questions d'ordre local, au premier rang desquelles la réhabilitation de la halle du marché qui a brûlé cet été. Avant de clore la séance, Isabelle Balkany a salué les supporters des Balkany qui ont donné de la voix pendant les débats. "J'ai senti vos vibrations d'amitié et d'affection, et comme j'avais un trac épouvantable, ça m'a bien aidée", a-t-elle remercié. À la sortie du conseil municipal, plusieurs habitants ont salué sa prestation "Elle a mené avec brio et avec charisme le débat", a ainsi affirmé au micro de Franceinfo une femme.Certains dans l'opposition ont ironisé sur son état de santé, qui lui a évité la prison, contrairement à son mari. "Je vois que, manifestement, ça va beaucoup mieux et tant mieux pour elle. J'espère que cette attitude ne vas pas conduire les juges demain à avoir un autre jugement à son égard", a souligné Arnaud de Courson.
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La décision d'"ouvrir les portes" de la Turquie a été prise lors d'un conseil de sécurité extraordinaire convoqué après la mort d'au moins 33 militaires turcs dans la région d'Idleb (nord-ouest de la Syrie) dans des frappes aériennes attribuées par Ankara au régime syrien soutenu militairement par la Russie.
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"Nous ne retiendrons plus ceux qui veulent se rendre en Europe", a assuré à l'AFP un haut responsable turc, sous couvert d'anonymat, vendredi 28 février. Cette décision a été prise lors d'un conseil de sécurité extraordinaire présidé par le chef de l'État Recep Tayyip Erdogan dans la nuit de jeudi à vendredi.Cette réunion a été convoquée après la mort d'au moins 33 militaires turcs dans la région d'Idleb (nord-ouest de la Syrie) dans des frappes aériennes attribuées par Ankara au régime syrien soutenu militairement par la Russie. Seize combattants du régime syrien ont été tués par des bombardements de représailles menés par l'armée turque vendredi. Selon les médias turcs, des groupes de migrants se dirigeaient vendredi matin en direction de la frontière avec la Grèce dans l'ouest de la Turquie. L'agence de presse DHA a ainsi rapporté qu'environ 300 migrants syriens, irakiens ou encore iraniens étaient arrivés dans la province d'Edirne, à la frontière grecque.La Grèce a annoncé dans la foulée avoir renforcé ses patrouilles à la frontière avec la Turquie. Selon une source policière grecque, le nombre de patrouille a été doublé et un appel à la mobilisation générale a été passé en interne. "Tout est sous contrôle, il n'y a pas de raison de s'inquiéter", a toutefois assuré cette source.Des menaces mises à exécutionDans le passé, la Turquie a plusieurs fois menacé d'"ouvrir les portes" de l'Europe aux migrants, les observateurs y voyant une manière de faire pression sur les pays de l'Union européenne encore traumatisés par la crise migratoire de l'été 2015. Plusieurs centaines de milliers de personnes, fuyant en majorité les conflits au Proche-Orient, s'étaient alors rendues en Europe en transitant par la Turquie.En mars 2016, la Turquie et l'Union européenne ont conclu un pacte migratoire controversé qui a fait chuter drastiquement le nombre de passages vers la Grèce. Mais Athènes et l'UE ont noté une hausse des arrivées ces derniers mois.Ces derniers mois, Ankara a plusieurs fois réclamé davantage d'aide européenne pour faire face à la catastrophe humanitaire à Idleb, où près d'un million de personnes ont fui les bombardements du régime de Damas et de son allié russe, se réfugiant pour la plupart près de la frontière turque."Nous accueillons déjà près de quatre millions de réfugiés et n'avons pas les moyens ni les ressources d'autoriser l'entrée sur notre territoire à un million de personnes supplémentaires", a déclaré vendredi le directeur de la communication de la présidence turque, Fahrettin Altun.
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Une précédente étude des mêmes chercheurs préconisait de diviser par deux la consommation mondiale de viande rouge et de sucre.
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Trop de sel, de sucre ou de viande, pas assez de céréales complètes et de fruits. Les mauvaises habitudes alimentaires ont causé un décès sur cinq dans le monde en 2017, soit 11 millions, selon une étude parue jeudi 4 avril.La quasi-totalité de ces décès a été provoquée par des maladies cardiovasculaires, et le reste par des cancers et le diabète de type 2, souvent associé à l'obésité et aux modes de vie (sédentarité, alimentation déséquilibrée), selon cette étude publiée dans The Lancet.En janvier, la revue médicale avait publié une première étude réalisée par les mêmes scientifiques. Elle préconisait de diviser par deux la consommation mondiale de viande rouge et de sucre et de doubler celle des fruits, des légumes et des noix pour aboutir à un régime bon pour la santé et pour l'environnement.Noix, graines, lait et céréales complètesL'étude publiée jeudi porte sur 195 pays. Selon ses conclusions, les principales carences dans l'alimentation mondiale concernent les noix et les graines, le lait et les céréales complètes. À l'inverse, les boissons sucrées, la viande transformée et le sel sont trop consommées."Cette étude montre ce que nous sommes nombreux à penser depuis des années: une mauvaise alimentation est responsable de davantage de morts qu'aucun autre facteur de risque au monde", a affirmé l'un des auteurs, Christopher Murray. Il dirige l'Institut de métrologie et d'évaluation de la santé (IHME, Université de Washington), organisme financé par la fondation Bill et Melinda Gates.Les Français bons élèvesL'étude met en évidence de grosses disparités selon les pays. Ceux avec les plus importants taux de décès liés à une mauvaise alimentation sont l'Ouzbékistan et l'Afghanistan. À l'inverse, ceux où cette proportion est la plus faible sont Israël, la France, l'Espagne et le Japon. Les auteurs reconnaissent toutefois des limites à leur étude. Parmi elles, le fait que le lien entre l'alimentation et les décès ne peut être établi avec autant de certitude que dans le cas d'autres facteurs de risques, comme par exemple le tabac.
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Un soldat français est décédé accidentellement à la suite de l'explosion d'une bouteille de gaz.
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L'armée est de nouveau endeuillée, quelques jours après le décès d'un soldat dans des combats. Un militaire français est mort dans un accident de maintenance au Mali, où est déployée la force antijihadiste Barkhane, a indiqué l'état-major des armées vendredi 31 juillet. "Alors qu'il effectuait une intervention de maintenance sur un groupe frigorifique de la base de Kossei à N'Djamena au Tchad, le brigadier-chef Andy Fila, électromécanicien frigoriste de la force Barkhane, a été mortellement touché par l'explosion" d'une bouteille de gaz, a précisé le communiqué. Il est décédé des suites de ses blessures. Une enquête militaire a été ouverte.Des blessésÂgé de 25 ans, et père d'un enfant, le brigadier-chef Andy Fila appartenait au 14e régiment d'infanterie et de soutien logistique parachutiste de Toulouse. Il avait été déployé à plusieurs reprises dans des opérations extérieures. Déjà envoyé au Mali en 2016, il y était retourné en juin. Le chef d'état-major des armées, le général d'armée François Lecointre, "s'incline avec une profonde tristesse devant la mémoire de ce militaire mort en opérations", précise l'état-major, faisant état de blessés mais sans donner de détails. A l'Assemblée nationale, à la demande du LR Thibault Bazin, les députés ont rendu spontanément hommage à ce soldat, en observant une minute de silence, en marge de l'examen du projet de loi bioéthique. L'opération Barkhane compte autour de 5.100 soldats. Au total, 43 soldats français sont morts au combat dans les opérations Serval (2013) et Barkhane (depuis 2014), selon l'état-major. Un décompte qui n'intègre pas les accidents.
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La victime, blessée mercredi soir, a été attaquée à l'arme de guerre.
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Les violences se succèdent dans l'agglomération grenobloise. Après la mort d'un jeune homme poignardé devant une boîte de nuit, un homme de 30 ans a été visé par des tirs provenant d'une arme de guerre, dans la soirée du mercredi 8 août. L'homme a reçu quatre impactes de balles dans les jambes, peu avant 21 heures dans le quartier de la Villeneuve de Grenoble, rapporte France Bleu. Il a également reçu des coups de crosse à la tête. Il a été pris en charge au CHU de Grenoble.UNE POSSIBLE DEUXIÈME VICTIMELes riverains qui ont prévenu les secours ont évoqué un second blessé mais personne d'autre ne se trouvait sur les lieux lorsque la police et les pompiers sont arrivés sur place. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Grenoble. La thèse du règlement de compte est privilégiée. Quelques heures plus tôt, au moins 1.000 personnes avaient défilé dans les rues de Grenoble pour dénoncer la mort d'Adrien Perez, ce jeune homme de 26 ans tué fin juillet lors de sa soirée d'anniversaire, alors qu'il tentait de s'interposer dans une bagarre.
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Combative, parfois émue, Agnès Buzyn s'est défendue pendant quatre heures mardi à l'Assemblée nationale d'avoir manqué d'"anticipation" et de "réactivité" pour préparer la France à la crise du coronavirus.
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"Vous ne pouvez pas dire qu'on n'a pas été réactifs", a martelé l'ex-ministre de la Santé devant la commission d'enquête chargée d'évaluer la gestion de l'épidémie. L'"anticipation" face à l'épidémie de coronavirus a été "sans commune mesure avec les autres pays européens" et "toujours en avance" par rapport aux alertes des organisations internationales, a-t-elle assuré, citant les décisions prises avant même que l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ne déclare l'urgence de santé publique de portée internationale le 30 janvier.Agnès Buzyn a confirmé avoir alerté l'Elysée et Matignon "autour du 11 janvier", comme elle l'avait évoqué dans des propos polémiques au Monde mi-mars. Elle assure avoir ensuite "pressenti" dès le 22 janvier la potentielle gravité de l'épidémie, demandant un état de lieux de tous les stocks d'équipements de protection, et notamment de masques, ainsi que du nombre de lits de réanimation et de respirateurs, et avoir lancé une première commande d'un million de masques FFP2, plus protecteurs, absents de stocks stratégiques d'Etat.A l'agence Santé publique France, elle demande d'élaborer "trois scénarios d'évolution de l'épidémie" et au consortium de recherche Reacting, de préparer "un protocole de recherche" avec les médicaments potentiels déjà disponibles, ajoute-t-elle."Je n'ai à aucun moment sous-estimé le risque et j'ai préparé notre système de santé" avant de quitter le ministère, le 16 février, pour rejoindre la campagne des municipales à Paris, a-t-elle encore affirmé devant la commission d'enquête, qui a déjà entendu tous les directeurs généraux de la Santé depuis 2003 et plusieurs experts et chercheurs.- ex-ministres sur le gril - Comme lors des précédentes auditions, la question de l'évaporation du stock stratégique d'État de masques de protection a dominé.En avril 2010, il atteignait 1 milliard de masques chirurgicaux et 700 millions de masques FFP2.Mais après plusieurs années sans achats et un rapport en 2018 concluant que la majorité du stock n'est plus utilisable, début 2020, ce stock est réduit à 117 millions de masques chirurgicaux pour adultes, 40 millions de masques pédiatriques, et plus aucune réserve de FFP2."Cette gestion de stocks, elle ne revient pas à un niveau ministre", s'est défendue Agnès Buzyn, affirmant notamment ne pas avoir eu connaissance du courrier adressé par Santé publique France à la Direction générale de la Santé en septembre 2018. Ce courrier soulignait la péremption d'une part importante du stock stratégique d'Etat de masques et recommandait d'en racheter pour renflouer le stock à 1 milliard de masques."Je ne sais pas quelle aurait été ma réaction à cette information. Je ne vais pas refaire l'histoire a posteriori", a-t-elle répondu face aux relances du rapporteur de la commission Eric Ciotti (LR).En tant que ministre, "la vigilance que je dois avoir, c'est sur des dizaines de produits", a-t-elle argumenté, soulignant que si l'attention s'était "a posteriori" portée sur les masques, coronavirus oblige, les comprimés d'iode en cas d'accident nucléaire ou les tenues de protection face au virus Ebola n'étaient pas des sujets "moins importants" pour elle.Elle affirme ne pas avoir décidé la destruction des masques jugés non conformes alors que le stock n'avait pas encore été reconstitué, ajoutant toutefois "assumer totalement" les décisions de ses services.La médecin hématologue a toutefois critiqué en creux le rôle de Santé publique France, responsable de la gestion des équipements de protection, en estimant que "des interrogations" existaient sur le "contrôle des stocks" ces dernières années. "Apprendre en 2018 qu'une grande partie des stocks est périmée... Ça nécessite de requestionner comment ça a fonctionné", a-t-elle avancé.Elle a aussi jugé que la création de cette agence en 2017, qui a absorbé les fonctions de l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS), avait "peut-être réduit la réactivité". "Je pense qu'il faut une agence dédiée aux crises en général, et pas seulement sanitaires", a-t-elle suggéré aux députés, qui ont annoncé leur volonté de "tirer les leçons" de cette crise.La commission va entendre tous les prédécesseurs d'Agnès Buzyn depuis 2003: Marisol Touraine et Roselyne Bachelot mercredi, puis Xavier Bertrand jeudi.Ses travaux cohabiteront avec la commission d'enquête du Sénat, officialisée mardi et qui entamera ses auditions dès juillet, ainsi qu'avec la "mission indépendante nationale" d'évaluation, installée jeudi par Emmanuel Macron et présidée par l'infectiologue suisse Didier Pittet.
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Patrick Balkany, désormais ex-maire de Levallois-Perret, a attaqué son ancienne adjointe et protégée Agnès Pottier-Dumas provoquant la colère de sa fille aînée.
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Aux déboires judiciaires se mêlent les querelles familiales. Trois jours après avoir vu sa peine alourdie en appel pour blanchiment aggravé de fraude fiscale, Patrick Balkany a déclenché l'ire de sa fille Vanessa... sur Facebook. En cause : une publication sur sa page personnelle, où il s'en prend à Agnès Pottier-Dumas, son ancienne protégée devenue "ennemie" de l'ancien maire et maître de Levallois-Perret. "C'est aujourd'hui l'anniversaire d'Agnes POTTIER-DUMAS, je propose que nous nous cotisions pour lui offrir un aller simple pour Oulan-Bator la très belle Capitale de la Mongolie où je suis certain qu'elle se plaira énormément", ironise t-il dans une publication en date de samedi 30 mai.Patrick Balkany avait adoubé son ex-adjointe, en faisant son "héritière" désignée pour les municipales à Levallois-Perret, avant de tourner casaque et de lui retirer son soutien, début avril. La discorde entre l'élue de Levallois et l'ex-maire s'inscrit dans un "feuilleton" municipal, récemment commenté par Isabelle Balkany. Cette dernière mettait notamment en avant une affaire de "boites-mail 'ville-levallois' supprimées" sur demande du 2e adjoint faisant office de Maire par intérim". L'attaque du couple Balkany contre Agnès Pottier-Dumas n'a en tout cas pas été au gout de leur fille aînée, Vanessa : "Papa s'il te plaît retire ce post atroce! Ne sombre pas toi non plus dans cette pathologie des réseaux sociaux", a t-elle écrit dans un commentaire depuis supprimé.Pas de quoi calmer Isabelle Balkany, qui a défendu son mari en s'en prenant une nouvelle fois à leur ancienne "protégée". "Patrick reconnaît avoir fait une grave erreur en pensant qu'une "administrative" comme Agnès Pottier-Dumas, froide, arrogante, sans empathie pour les Levalloisiens et, pire, incompétente pendant la crise (ni élue ni agent communal, elle a été présente en permanence à la Mairie et "piloté" les décisions incohérentes du Maire intérimaire !) pouvait avoir les "tripes" pour être Maire et diriger une ville, tout comme les technocrates sont inaptes à diriger le pays !", fustige t-elle.Côté justice, la cour d'appel de Paris a alourdi les peines de Patrick et Isabelle Balkany condamnés en appel mercredi respectivement à 5 et 4 ans de prison ferme. Ils ont été jugés coupables de "fraude persistante" et d'"enrichissement au détriment de la collectivité".
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La Thaïlande va brûler pour 1,5 milliard d'euros de stupéfiants et tente de s'attaquer aux réseaux de blanchiment qui gangrènent le royaume, mais la guerre est loin d'être gagnée face à des seigneurs de la drogue toujours plus puissants en Asie.
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Plaque tournante du trafic en provenance du "Triangle d'Or", le pays a annoncé vendredi qu'il allait détruire d'ici mi-juillet plus de 25 tonnes de stupéfiants - dont 24 de méthamphétamines - d'une valeur marchande d'1,5 milliard d'euros, du jamais vu.Ces dizaines de millions de pilules de "yaba" (comprimés de méthamphétamine) et ces centaines de kilos de cristaux de meth "Ice" (glace en anglais) étaient destinés au marché local mais aussi à l'exportation avec des bénéfices bien plus juteux.Le prix du "yaba" triple en Malaisie et l'"Ice" se revend plusieurs centaines de dollars le gramme dans les rues en Australie.La Thaïlande, qui s'est contentée pendant longtemps de s'attaquer aux petits trafiquants, très nombreux derrière les barreaux, donne aussi des coups de pied dans les circuits du blanchiment, avec le démantèlement de plusieurs réseaux ces derniers temps. Mi-juin, la police a révélé avoir fait tomber l'un d'entre eux, soupçonné d'avoir blanchi au moins 100 millions de dollars via 113 comptes en banque.Le gang était contrôlé depuis une prison par Daoreung Somseang, une Thaïlandaise déjà détenue pour trafic de stupéfiants, a appris l'AFP de sources policières. - Or, pétrole, cryptomonnaie -L'argent de la drogue était notamment réinjecté dans des magasins d'or du royaume, le secteur pétrolier ou la construction, ont-elles ajouté.Cette affaire montre "l'ampleur et la sophistication" de ces organisations, relève Jeremy Douglas de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Le réseau de Daoreung Somseang "n'est même pas un super-syndicat (...), mais il jongle avec un énorme volume d'argent", souligne-t-il.Au final, "au moins 12 milliards de bahts (346 millions d'euros) d'actifs liés à la drogue" dorment aujourd'hui dans les banques du pays, a déclaré cette semaine, lors d'un point presse, le ministre thaïlandais de la Justice, Somsak Thepsuthin.L'argent est ensuite réinvesti dans le pétrole, la construction, l'immobilier, une partie s'évanouit dans d'opaques cryptomonnaies.Pour pénétrer au cœur de ces circuits, la Thaïlande a travaillé en collaboration avec l'Agence antidrogue américaine (DEA), très au fait des pratiques des cartels sud-américains et avec ses voisins, notamment la Birmanie qui s'est, elle, engagée vendredi à détruire pour 700 millions d'euros de stupéfiants.Mais, malgré ces récentes opérations coup de poing, les cartels de la drogue en Asie ont encore de beaux jours devant eux. Ils dégagent entre 30 et 60 milliards de dollars par an, d'après les données de l'ONUDC, uniquement grâce à la méthamphétamine, et se tournent de plus en plus vers un autre marché très lucratif: les opioïdes synthétiques.En mai, les autorités birmanes en ont découvert des quantités record dans des laboratoires clandestins: 3.750 litres de methylfentanyl, opioïde 50 fois plus puissant que l'héroïne et 100 fois plus que la morphine, ont été confisqués au cours de plusieurs raids.Un signe inquiétant car ce produit et d'autres opioïdes tuent par overdose des dizaines de milliers de personnes chaque année (32.000 aux Etats-Unis en 2018).En partie responsable du basculement de la production vers les drogues de synthèse, le plus grand cartel en Asie serait le groupe "Sam Gor" dirigé par un citoyen canadien d'origine chinoise, Tse Chi Lop.
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Le service mobile d'urgence et de réanimation (Smur) de l'hôpital de Lens (Pas-de-Calais) fonctionnera de manière dégradée cet été et restera fermé certains jours ou nuits, en raison d'une pénurie de médecins urgentistes.
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Éprouvés depuis des mois par la saturation chronique du service, et le manque de moyens, 11 des 18 médecins urgentistes du centre hospitalier de Lens (Pas-de-Calais) ont présenté leur démission depuis l'hiver dernier et seront partis d'ici la fin août. "Pour faire face" à cette "hémorragie de médecins", le service des urgences et du Smur - qui fonctionne avec des équipes communes - "est contraint de se réorganiser", avec l'aide d'une "mission d'appui" désignée par l'Agence régionale de Santé (ARS), a expliqué la direction dans un communiqué transmis mardi à l'AFP. "Quelques plages horaires non pourvues"Ainsi, afin de permettre aux urgences de fonctionner, l'une des deux équipes de Smur, celle de jour, a "cessé son activité temporairement à partir du 1er juillet". La deuxième équipe de Smur, fonctionnant normalement 24 heures sur 24, "est toujours opérationnelle mais verra quelques plages non pourvues durant l'été", indique dans ce texte le docteur Alain-Eric Dubart, chef du pôle urgences au sein du groupement hospitalier (GHT) de l'Artois, qui comprend les hôpitaux de Lens, Béthune Beuvry, La Bassée et Hénin-Beaumont.Les plannings d'été du Smur comptent actuellement une "dizaine" de trous : "trois nuits non couvertes dont deux samedis en juillet, et sept plages en août, dont cinq nuits de week-end", détaille Alain-Eric Dubart, assurant qu'une "solidarité intra-GHT (...) et une aide régionale" sont mises en place "afin de médicaliser ces plages vacantes". Une "procédure dégradée" est aussi mise en place en lien avec le Samu du Pas-de-Calais: "en cas de besoin" sur le Lensois, le centre 15 (Samu) fera intervenir "le Smur disponible le plus proche du lieu d'intervention". Quel remède pour les urgences ?par BFMTV"La situation est gravissime et dangereuse: cela veut dire que le premier service d'urgences du département n'aura pas du tout de Smur pendant dix jours cet été" et que "le reste du temps, nous n'aurons aucune soupape de sécurité en cas d'imprévu, comme l'absence d'un médecin", a déploré auprès de l'AFP Patrice Ramillon, secrétaire adjoint de FO au centre hospitalier."Le reste du territoire va devoir suppléer à cette carence (...) et cela entraînera des retards considérables de prise en charge pour les patients", a-t-il regretté. Situé à une quinzaine de kilomètres de l'hôpital de Béthune et à une vingtaine de celui d'Arras, l'hôpital de Lens couvre un bassin comptant 350.000 habitants, et voit passer plus de 60.000 adultes par an aux urgences.
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Environ 200 enfants français sont retenus dans des conditions sanitaires déplorables dans des camps et prisons dirigés par des Kurdes dans le nord-est de la Syrie, rappellent des dizaines de parlementaires dans une tribune publiée samedi dans Le Parisien.
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Le rapatriement des femmes et des enfants français détenus en Syrie est effectué selon la doctrine du "cas par cas", adopté par le gouvernement français, qui a fait revenir jusqu'ici 28 mineurs surtout des orphelins ou les enfants des rares mères qui acceptent de s'en séparer. C'est loin d'être suffisant, s'indignent samedi 12 septembre des dizaines de parlementaires dans une tribune publiée dans Le Parisien. "Au nom de l'impératif humanitaire, nous, parlementaires, appelons la France à rapatrier immédiatement les enfants français victimes de traitements inhumains et dégradants qui périssent dans les camps syriens", écrivent les 76 élus aux parlements français et européen, dont Clémentine Autain, Mathieu Orphelin, Karima Delli, Raphaël Glucksmann ou Yannick Jadot.Environ deux cents enfants français, rappellent les signataires, sont détenus dans des conditions sanitaires déplorables dans des camps et prisons dirigés par des Kurdes dans le nord-est de la Syrie. "Plus de trois cents enfants sont décédés dans le seul camp d'Al Hol en 2019", déplorent-ils, "et des dizaines d'enfants sont morts de malnutrition, de déshydratation, d'arrêts cardiaques et d'hémorragies internes depuis le début de l'été", dans cette région où les températures ont régulièrement dépassé les 40°."Laisser périr ces enfants dans ces camps en les exposant directement à des traitements inhumains et dégradants est contraire à tous nos engagements internationaux et indigne de notre Etat de droit" ajoutent les élus, rappelant que l'UNICEF, le Défenseur des droits, et nombre d'autres organismes appellent régulièrement au rapatriement de ces enfants et de leurs mères.Le rapatriement de ces dernières, soulignent les signataires, est une nécessité dictée "avant tout par un impératif sécuritaire. Pour notre sécurité en effet, les mères de ces enfants ne peuvent rester dans les camps de Roj et d'Al Hol où les évasions et les insurrections se multiplient : elles doivent être rapatriées afin d'être jugées et condamnées en France". "Depuis des mois, Daech appelle publiquement ses partisans à libérer ces femmes pour mieux les enrôler et faire grossir ses rangs" et "les camps de Roj et d'Al Hol sont des foyers de violence et de radicalisation extrêmement dangereux" ajoutent-ils. Toutes font l'objet d'une procédure judiciaire antiterroriste en France, rappelle le texte, demandant au gouvernement d'"avoir confiance en la justice antiterroriste de notre pays".Samedi après-midi, le collectif Familles Unies, qui regroupe des proches de ces détenus français, va manifester devant le secrétariat d'Etat à l'enfance, dans le 7e arrondissement de Paris, pour demander à nouveau le retour des enfants.
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Alain Juppé est en passe de succéder à Lionel Jospin au Conseil constitutionnel, après que son nom a été proposé par le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand.
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À la surprise générale, Alain Juppé va quitter la mairie de Bordeaux pour rejoindre le Conseil constitutionnel. Le nom de l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac a été proposé mercredi 13 février par le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand."C'est une très bonne nouvelle pour la République", a réagi le Premier ministre Édouard Philippe en saluant la "densité" et la "hauteur de vue" de celui qui a été son "mentor" en politique. "Le Conseil constitutionnel, c'est une institution qui est très importante parce que c'est neuf personnes qui sont les seules à pouvoir dire si la loi qui a été votée par l'Assemblée nationale et le Sénat, on ne va pas l'appliquer, parce qu'elle est contraire à la Constitution. Et donc il faut que ce soient des femmes et des hommes qui aient un sens de l'État, une expérience, une densité", a estimé le Premier ministre, lors d'une émission sur LCI au cours de laquelle il répondait aux interpellations d'une dizaine de Français. "Il se trouve que je connais Alain Juppé depuis longtemps, et que je crois qu'il a cette densité, cette hauteur de vue, donc je crois que c'est une très bonne nouvelle pour la République", a poursuivi M. Philippe."Je continue à aimer le bonhomme, pardon de le dire de façon triviale, mais ça fait longtemps que ça dure et ça durera toute ma vie", a encore fait valoir le lointain successeur de M. Juppé à Matignon, en "imaginant que, ce soir, il doit vivre quelque chose d'intéressant, de très fort".
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Le député du Loiret Richard Ramos souhaite alerter l'opinion quant à l'avenir du camembert au lait cru, qui sera concurrencé dès 2021 par une version à base de lait pasteurisé.
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"Mon combat, c'est de garder l'esprit de la France, des terroirs". Le député MoDem Richard Ramos a mené mercredi 13 mars une opération de sensibilisation à l'égard de ses collègues de l'Assemblée nationale. Chacun a ainsi reçu un camembert à l'effigie du député du Loiret, qui proteste contre la nouvelle Appellation d'origine protégée (AOP) du camembert de Normandie, qui doit entrer en vigueur en 2021. Selon l'élu, ce nouvel accord, conclu fin février 2018, va favoriser le géant du lait Lactalis, qui "veut tuer le goût de la France, le goût du terroir".Selon France 3 Centre-Val-de-Loire, qui rapporte l'information, la nouvelle appellation distinguera deux variétés de camembert : une version "standard", avec au moins 30% de lait issu de vaches normandes, et une version "haut-de-gamme" avec obligation d'utiliser du lait cru. "Un lait cru n'a pas le même goût qu'un lait pasteurisé. Quand on mange un produit issu du lait d'une vache qui est de Normandie, il a pas le même goût qu'une vache qui a été à la montagne", explique ainsi Richard Ramos dans une vidéo, qui souhaite "faire en sorte qu'on ne tue pas la France au nom du fric et de l'uniformisation du goût.Son initiative, "c'est aussi défendre l'avenir", clame t-il, repoussant l'idée d'un combat du passé. "Pourquoi a t-on eu le droit de manger des morceaux de France, des fromages avec des goûts si particuliers et que nos enfants n'auraient le droit de manger qu'un fromage qui a le même gout?"Pourquoi donc distribuer ses camemberts à ses collègues? Parce "chaque député est un morceau de la France", dit t-il pour expliquer sa démarche, avançant qu'il a des soutiens de "tous les bords politiques". "Je ne voudrais pas que le ministre de l'Agriculture soit complice, parce que j'ai une haute opinion de l'Assemblée nationale", précise t-il. Selon l'association "Fromages et terroirs, le camembert "traditionnel" ne représente plus que 5.500 tonnes de fromages produits annuellement contre 60.000 pour le camembert industriel.
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Près de 90% des médecins généralistes ont reçu "au moins un cadeau depuis 2013". Or selon une étude publiée mercredi, les laboratoires pharmaceutiques, par leurs cadeaux, exercent une influence, parfois inconsciente, sur les prescriptions réalisées par les médecins.
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Les cadeaux des laboratoires pharmaceutiques ont-ils des conséquences sur la façon dont les médecins exercent leur métier ? Selon une étude réalisée par des médecins, chercheurs et ingénieurs à l'université et au CHU de Rennes et publiée mercredi 6 novembre, si l'on ne peut pas répondre directement par l'affirmative, il y aurait bien une influence. Ainsi, les médecins généralistes français qui reçoivent des cadeaux des laboratoires pharmaceutiques ont tendance à faire "des prescriptions plus chères et de moindre qualité", révèle l'étude. Au contraire, les médecins "qui ne reçoivent aucun avantage de la part de l'industrie pharmaceutique" sont associés à des "prescriptions moins coûteuses", "plus de prescriptions de médicaments génériques", "moins de prescriptions de vasodilatateurs et de benzodiazépine pour des durées longues", dont l'usage est déconseillé par l'Assurance Maladie, indique l'étude.Autre fait révélé par l'étude : plus le montant total des avantages perçus est élevé plus le surcoût moyen par prescription augmente, tout comme le déficit de prescription des versions génériques pour les antibiotiques, les antihypertenseurs et les statines. En revanche, "il n'existe pas de différence significative pour la prescription d'aspirine, de génériques d'antidépresseurs ou de génériques d'inhibiteurs de la pompe à protons", des médicaments anti-acidité, indique l'étude. Ces résultats "renforcent l'hypothèse selon laquelle l'industrie pharmaceutique peut influencer les prescriptions des médecins généralistes, et offrent un aperçu sur l'étendue de cette influence", soulignent l'université, le CHU et l'École des hautes études en santé publique dans un communiqué. "Cette influence, parfois inconsciente chez les médecins, peut conduire à choisir un traitement qui n'est pas optimal, au détriment de la santé du patient et du coût pour la collectivité", poursuivent-ils. Or, "près de 90% des médecins généralistes ont déjà reçu au moins un cadeau depuis 2013", souligne Pierre Frouard, médecin généraliste à Rennes et coordonnateur de l'étude, qui cite un chiffre du portail Transparence Santé, sur lequel doivent être déclarés tous les "liens d'intérêt" des professionnels de santé, notamment les équipements, repas, frais de transport ou d'hôtel offerts par des entreprises du secteur (laboratoires pharmaceutiques, fabricants de dispositifs médicaux, etc.), à partir d'un montant de 10 euros."Les firmes pharmaceutiques dépensent énormément d'argent dans la promotion des médicaments (23% de leur chiffre d'affaire soit plus que pour la recherche) dont les cadeaux ne sont qu'une partie", souligne le Dr Goupil, citant un rapport de la Commission européenne publié en 2009. "Il semble peu probable que cet argent soit dépensé à perte et les résultats de notre étude concordent avec les études existantes en faveur d'une influence sur les prescriptions", ajoute-t-il. L'étude, parue dans le British medical journal, repose sur le croisement de deux bases de données : le portail Transparence Santé et le Système national des données de santé (SNDS) qui recense consultations, actes médicaux, prescriptions de médicaments et hospitalisations remboursés en conservant l'anonymat des assurés. Les auteurs de l'étude ont ainsi passé au crible les prescriptions d'un peu plus de 41.000 médecins généralistes travaillant exclusivement en libéral et les ont classés en six groupes, en fonction du montant des avantages perçus au cours de l'année 2016.
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Anne Hidalgo, la mairie de Paris, souhaite rendre le port du masque obligatoire dans les rues de Paris, ainsi que dans les parcs et jardins, dont elle demande l'ouverture "à la promenade" ce mardi 12 mai.
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Après avoir passé 55 jours confinés pour cause de pandémie de Covid-19, des Parisiens, sans masque et sans respecter les règles de distanciation physique, ont pris d'assaut les quais du canal Saint-Martin dans la soirée du lundi 11 mai. Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, a demandé à rouvrir les parcs et jardins "à la promenade", et à ce que le port du masque y soit obligatoire, ainsi que "dans toutes les rues de la capitale" française. "Compte tenu des besoins des Parisiens, car Paris est une ville très dense, je renouvelle ma demande d'ouvrir à la promenade les parcs et les jardins avec port du masque obligatoire, ce qui devrait aussi être le cas dans toutes les rues de notre ville", a-t-elle écrit sur Twitter.Depuis le début lundi du déconfinement, le port du masque est obligatoire dans les transports en commun, mais pas dans l'ensemble de l'espace public, même s'il est recommandé.Les bois de Vincennes et de Boulogne sont de nouveau accessibles mais pas les parcs et jardins : le classement de la capitale en zone rouge épidémique "impose le maintien de la fermeture des parcs et jardins jusqu'à nouvel ordre", avait expliqué la mairie vendredi dans un communiqué. Une doctrine confirmée mardi par le ministre de la Santé, Olivier Véran."Non, nous n'ouvrirons pas les parcs et jardins à Paris et en Île-de-France ainsi que dans les autres régions qui sont classées rouge", a-t-il déclaré. "Cela peut être extrêmement tentant par le soleil que nous avons aujourd'hui, que les gens se regroupent trop, s'amassent trop, qu'ils ne respectent pas les groupes de dix et qu'ils ne puissent pas respecter les conditions des gestes barrières", a expliqué le ministre."Je vais proposer un protocole pour rassurer le gouvernement sur les conditions d'ouverture. Nous devrions pouvoir trouver un terrain d'entente. On ne pourra pas contenir les Parisiens sur les trottoirs, à proximité des parcs et jardins. Il faudra être pragmatique et très sérieux", a insisté Anne Hidalgo dans l'après-midi.Craintes d'une deuxième vagueL'épidémie reste "active et évolutive" en France malgré le reflux des admissions en réanimation, avec 348 nouveaux décès en 24 heures, selon le bilan ce mardi de la Direction générale de la Santé.Le pays redoute une deuxième vague épidémique et garde un oeil sur l'Allemagne ou la Corée du Sud qui ont dû rétablir des restrictions après de nouveaux cas de contamination. Dans un rapport publié lundi, le "Monsieur déconfinement" du gouvernement, Jean Castex, a d'ailleurs prévenu qu'un "reconfinement en urgence (devait) être anticipé".Dans les transports, point noir redouté par les utilisateurs qui retournent au bureau, "l'offre a été renforcée" mardi matin, a assuré la ministre des Transports Elisabeth Borne.
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L'opposition a vivement critiqué le chef de l'Etat et le gouvernement, au lendemain du saccage d'une partie des Champs-Elysées.
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Le Premier ministre Édouard Philippe a réuni dimanche à Matignon le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et le secrétaire d'État Laurent Nuñez pour évoquer les "décisions fortes" réclamées par Emmanuel Macron au lendemain des violences qui ont émaillé l'acte 18 des "gilets jaunes" samedi 16 mars, à Paris.Le gouvernement a admis des "dysfonctionnements" dans le dispositif de sécurité mis en place samedi à Paris, où une partie des Champs-Elysées a été saccagée lors de l'acte 18 des "gilets jaunes", et Edouard Philippe fera "ses propositions d'adaptation à Emmanuel Macron lundi à 11h30", a annoncé Matignon, qui précise que "les annonces seront faites dans les heures suivantes". Matignon se défend d'une mauvaise gestion des événements"L'analyse des événements d'hier met en évidence qu'il s'est révélé insuffisant dans son exécution pour contenir ces violences et éviter les agissements des casseurs. Il faut tirer toutes les conséquences de ces dysfonctionnements", a ajouté Matignon, à l'issue d'une réunion du chef du gouvernement avec les ministres de l'Intérieur Christophe Castaner et de la Justice Nicole Belloubet ainsi que le secrétaire d'Etat Laurent Nunez.Face aux critiques de l'opposition dénonçant la mauvaise gestion de la sécurité de la manifestation parisienne, Matignon se défend. "Notre dispositif avait été profondément adapté à la suite des événements du 1er décembre", alors qu'un premier pic de violences avait déjà été atteint en marge du mouvement social des "gilets jaunes". Le gouvernement dénonce une nouvelle fois des "événements d'une violence inacceptable contre les biens et des personnes" qui "doivent être condamnés avec la plus grande fermeté". "Ils sont le fait de casseurs, de pillards, d'incendiaires, et tous ceux qui encouragent de tels actes sont leurs complices", dénonce Matignon.
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"Jus soli", ou droit du sol : dans le sillage du mouvement Black Lives Matter aux Etats-Unis, une formule latine est revenue d'actualité en Italie, slogan des enfants d'immigrés qui réclament l'accès automatique à la nationalité italienne.
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Le 7 juin, plusieurs milliers de manifestants ont défilé à Rome pour rendre hommage à George Floyd, le quadragénaire noir asphyxié le 25 mai à Minneapolis par un policier blanc.Dans la foule ce jour-là, des Africains, des Italiens, mais aussi des enfants et petits-enfants de migrants, nés en Italie et appelés ici "deuxième génération", ou encore "G2".Dans la péninsule, où l'extrême droite a été au gouvernement plus d'un an en 2018-2019 après avoir été une alliée sous l'ère Berlusconi, la question migratoire est au coeur du débat politique. Mais elle tourne pour l'essentiel autour des bateaux traversant la Méditerranée et de l'accueil d'urgence.La bataille des enfants d'immigrés est bien moins visible, même si à la faveur de Black Lives Matter, le mouvement G2 entend se relancer et a appelé à une manifestation le 19 septembre à Rome.- "Italiens non-citoyens" -Ces enfants et petits-enfants de migrants partagent la langue et les codes culturels de leur pays d'accueil, mais ils ne peuvent accéder à la citoyenneté qu'à 18 ans, sous conditions et, souvent au terme d'un parcours du combattant face à l'administration.Sur les 5,3 millions d'étrangers résidents en Italie en 2019, environ 1,3 million ont moins de 18 ans. Près de 75% d'entre eux sont nés dans la péninsule. Parmi les nationalités les plus représentées figurent l'Albanie, le Maroc, la Chine, l'Inde et le Pakistan.Ils vivent donc toute leur minorité avec la nationalité d'origine de leur parent et une carte de séjour pour pouvoir résider sur le territoire."Dans ce pays, la citoyenneté ce n'est pas un droit, mais une concession", déplore Fatima Maiga, 28 ans, née en Italie et d'origine ivoirienne, co-fondatrice de l'association "Italiani senza cittadinanza" (Italiens non-citoyens), créée en 2016 et point de référence national pour les membres engagés de cette "deuxième génération".Selon la loi sur la nationalité, qui date de 1992, un étranger né en Italie peut demander à devenir citoyen à ses 18 ans, et au plus tard avant ses 19 ans, et à condition d'avoir "résidé légalement en Italie (...) sans interruptions".S'il rate cette fenêtre de tir, il a encore la possibilité d'obtenir une naturalisation au motif de dix ans de résidence légale, et à la condition d'attester d'un revenu minimum d'au moins 8.500 euros par an sur trois ans."Si dans le premier cas il s'agit de l'exercice d'un droit, encore que limité, le deuxième (la résidence de 10 ans) est (...) soumis à une évaluation au cas par cas des +mérites+ individuels du demandeur", explique à l'AFP Nazzarena Zorzella, avocate et militante.En 2013, la ministre de l'Intégration d'alors, Cécile Kyenge, d'origine congolaise, avait assoupli ces critères de résidence. "Depuis, les controverses judiciaires autour des demandes de citoyenneté se sont réduites", constate Mme Zorzella, qui juge néanmoins toujours "obsolète" la loi de 1992. - Question culturelle -La presse s'est récemment fait l'écho du cas de Luca Neves, cuisinier d'origine capverdienne né à Rome qui, à 32 ans, reste un non-citoyen faute d'avoir déposé sa demande à 18 ans.A ces règles strictes s'ajoute une bureaucratie italienne, très lourde, et encore plus quand il s'agit de naturalisation."J'ai fait ma demande à 18 ans et j'ai dû attendre 4 ans avant de recevoir mes papiers", raconte Marwa Mahmoud, 35 ans, née en Égypte. "Je sais ce que ça veut dire de vivre comme un citoyen de fait, non de droit".Jusqu'à ce qu'ils récupèrent leurs papiers, les adultes de la "G2" restent soumis au régime des étrangers non-européens et doivent renouveler leur carte de séjour.Selon l'organisation "Italiens non-citoyens", il s'avère souvent difficile de récupérer actes de naissance ou casiers judiciaires dans les pays d'origine, tandis que les critères de résidence "sans interruptions" ou de revenus minimum posent aussi problème.Fixé à un maximum de deux ans, le traitement des demandes de nationalité a été prolongé à 4 ans en 2018, par un arrêt de l'ancien ministre de l'Intérieur d'extrême droite Matteo Salvini.Sous l'impulsion du réseau "G2", le Parti démocrate (centre-gauche) avait lancé une réforme basée sur un "jus soli modéré" (à 5 ans de résidence), réforme rejetée en 2017 à l'assemblée.Le sujet suscite en Italie des sentiments partagés. Les sondages les plus récents (Ipsos en 2019) montrent que 53% des Italiens sont plutôt favorables à un changement de la loi.L'extrême droite s'est toujours exprimée contre: "la nationalité, ce n'est pas un ticket pour la fête foraine", disait Salvini en 2017.Alors que le PD a soutenu des projets de réforme modérés, son allié au gouvernement, le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), a évité la question.En 2019, quand le PD a annoncé son intention de remettre le sujet à l'agenda du gouvernement, Luigi Di Maio, chef du M5S, s'est dit "déconcerté": "pensons d'abord aux familles en difficulté, au travailleurs et aux entreprises".Pour Marwa Mahmoud, la question est aussi culturelle: "ce qui manque à notre génération c'est d'être racontée, comme cela a été le cas pour nos parents. Notre condition est passée sous silence, et quand l'Italie a commencé à s'intéresser à la crise migratoire dans les années 2010, c'est comme si on avait recommencé à zéro"."On tend à mettre tout le monde dans le même panier", continue-t-elle, "mais la condition d'un mineur non accompagné arrivé hier n'est pas comparable avec celle d'un enfant d'immigré né ou grandi ici", plaide-t-elle.Depuis 2019 un nouveau projet de "jus soli" est en discussion au parlement. Mais la question "n'est pas prioritaire", souligne le président la commission Affaires constitutionnelles, Giuseppe Brescia, du M5S. "Il faudra du temps et il faudra aussi éviter le risque d'instrumentalisation, à droite comme à gauche".
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Mercredi, la police avait retrouvé la victime gravement blessée à la tête, au pied d'un immeuble. Son pronostic vital avait un temps été engagé.
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Deux personnes, l'un majeure et l'autre mineure, ont été mis en examen notamment pour "tentative d'homicide" et écroués vendredi après le passage à tabac "ultra-violent" d'un jeune de 17 ans à Garges-les-Gonesse (Val-d'Oise), a-t-on appris samedi 29 septembre auprès du parquet. La victime avait été grièvement blessée mercredi par une dizaine de personnes armées de béquilles et de boules de pétanque, après une rixe entre bandes rivales. Trois jeunes dont deux mineurs ont été placés en garde à vue dans cette affaire. Le majeur et un mineur ont été mis en examen pour tentative d'homicide volontaire, participation à un attroupement armé et violences volontaires aggravées, puis écroués, a indiqué le parquet de Pontoise. Le second mineur a été placé sous le statut de témoin assisté - un statut intermédiaire entre mis en examen et simple témoin.Mercredi, peu après 19H00, la police avait retrouvé la victime gravement blessée à la tête, au pied d'un immeuble. Le pronostic vital du jeune homme, hospitalisé à Paris, n'était plus engagé samedi matin, a précisé le parquet.L'agression, filmée par une caméra de vidéosurveillance, a été menée par une dizaine d'individus qui ont aussi roué la victime de coups de pied et de poing alors qu'il était au sol, selon cette même source. Au même moment, deux autres jeunes hommes, blessés par des tirs au plomb, étaient déposés dans un hôpital du département, a encore ajouté cette source. "Ca a été ultra-violent, 30 à 40 personnes sont impliquées dans la rixe de départ", avait déclaré une autre source qui évoque un "contexte de rivalité entre deux quartiers" de cette commune populaire de grande banlieue.Les investigations sont confiées à la Sûreté départementale.
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Lors d'une opération antiterroriste à Bagdad en 2005, Arnaud Beltrame avait déjà mené une mission "au péril de sa vie", révèle L'Obs.
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Irak, 2005. La guerre fait rage. Les otages sont légion. Arnaud Beltrame a 31 ans. Il est à Bagdad pour trois mois, affecté en tant que "chef du détachement gendarmerie". Le 7 septembre, rapporte L'Obs, lui et ses hommes sont chargés d'exfiltrer une Française dont l'enlèvement apparaît imminent. La mission est périlleuse, Arnaud Beltrame le sait. Militante pacifiste, venue en Irak pour "jouer le rôle de bouclier humain", cette Française se retrouve prise au piège de la guerre, bloquée dans un hôtel en plein centre de la capitale irakienne, menacée par les bombardements. C'est une "otage idéale" pour les groupes terroristes, explique L'Obs.Décoré de la croix de la valeur militaireAprès l'avoir localisée, Arnaud Beltrame et ses hommes doivent traverser la ville, la convaincre et la ramener à l'aéroport. Une mission secrète menée à bien, sur laquelle la gendarmerie nationale a levé une partie du voile, quelques heures après la mort du lieutenant-colonel : "Dans des conditions particulièrement dégradées en terme de sécurité, [Arnaud Beltrame] avait conduit, au péril de sa vie, une mission complexe de récupération d'un ressortissant français menacé par un groupe terroriste, qui lui vaut d'être décoré de la croix de la valeur militaire avec citation à l'ordre de la brigade".Une opération qui avait marqué l'ambassadeur de France en Irak à l'époque. Dans son journal de bord, aujourd'hui versé aux archives, peut-on lire dans L'Obs, le haut diplomate avait écrit une phrase qui résonne intensément, alors qu'un hommage national sera rendu à Arnaud Beltrame mercredi 28 mars aux Invalides à Paris : " me dit son enthousiasme et son sens du sacrifice."
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C'est un livre aux révélations fracassantes. "Un fantasme nommé Juppé" pourrait bien égratigner l'image du maire de Bordeaux.
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Anna Cabana, chef du service politique du Journal du dimanche, y révèle les intenses tractations qu'il a menées avec Nicolas Sarkozy pour son retour au gouvernement en 2010. La journaliste raconte que le maire de Bordeaux a âprement négocié son ministère, notamment lors d'un déjeuner avec l'ex chef de l'Etat. Refusant le ministère des affaires étrangères, il aurait déclaré à Nicolas Sarkozy "Je ne supporterai pas la cohabitation avec toi au Quai d'Orsay", (...) je ne veux pas porter ton cartable". Avant d'accepter le ministère de la défense, le maire de Bordeaux fait la liste des ministères qu'il ne veut pas. Le ministère de l'Economie et des Finances ? "C'est un ministère où il n'y a que des coups à prendre : je ne veux pas être celui qui annonce la hausse des impôts. (...) Je ne veux pas l'Intérieur, je n'aime pas les flics. Pas la Justice. Je déteste les juges" aurait-il affirmé. Si elle est bien avérée, cette dernière déclaration cinglante pourrait bien le couper d'une partie de son électorat.
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C'était il y a 10 ans jour pour jour. Le 2 mai 2007, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal s'affrontaient lors du débat de l'entre-deux-tours de la présidentielle.
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Arlette Chabot qui animait cet échange au côté de Patrick Poivre d'Arvor est revenue sur cet événement au Figaro Télé. Alors directrice adjointe de l'information de France 2, la journaliste se souvient d'une tension extrême ce soir-là. Elle explique : "les candidats sont restés dans leurs loges respectives jusqu'au dernier moment. La poignée de main était très froide. c'était glacial". Regardé par 20 millions de téléspectateurs, Arlette Chabot confie que rien, lors de ce débat ne se passa comme prévu : "C'était la première fois qu'il y avait une femme en finale. Et l'on se demandait comment Nicolas Sarkozy allait lui parler car il avait la réputation d'être assez vigoureux dans ses propos. Mais, au bout de vingt-deux secondes, on a compris qu'il avait décidé d'être hyper calme, serein. Même s'il massacrait son stylo, ce que l'on ne voit pas à l'écran, il tenait ses nerfs en apparence", explique-t-elle. Un débat qui restera un très mauvais souvenir pour la journaliste : "J'avais passé un moment effrayant. J'en étais malade. Poivre a tenté de me rassurer", confesse-t-elle avant d'ajouter : "pour ma part je l'ai vécu comme un cauchemar".
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Le drame s'est déroulé dans la nuit du vendredi 1er au samedi 2 septembre, sur une route de campagne du centre du Morbihan. La victime, une femme d'une trentaine d'années, circulait à pied lorsqu'elle a été percutée par un véhicule puis emportée sur une distance de 5 kilomètres, selon une information du quotidien Ouest-France.
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Elle est décédée dans l'accident. L'histoire fait froid dans le dos. Vers 4 heures du matin samedi, une jeune femme quitte une soirée et rentre chez elle à pied. Sur la route entre Remungol et Moréac, au nord-ouest de Vannes, un véhicule s'approche. Dans l'obscurité et par un brouillard épais, le sexagénaire au volant ne remarque par la piétonne et la renverse, sans s'en rendre compte. Il a bien senti un choc, mais n'a rien vu, et continue donc sa route. La jeune femme, elle, se trouve accrochée sous le véhicule utilitaire, incapable de se libérer. Le trajet se poursuit ainsi sur une distance de 4 à 5 kilomètres, avant que le conducteur ne s'arrête. Il a perçu des "bruits bizarres" sous son siège et décide d'inspecter le dessous de sa voiture. C'est alors qu'il prend conscience de l'horreur qui vient de se produire. L'homme a été interpellé "en état de choc" par les gendarmes et n'a pas su décrire les circonstances du drame. Il a été mis en examen pour homicide involontaire et placé sous contrôle judiciaire. Le site d'information 20 Minutes précise que le conducteur n'était pas sous l'emprise de l'alcool, comme l'a révélé un test d'alcoolémie. Une autopsie sera pratiquée prochainement sur le corps de la victime.
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Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, a assuré que des policiers seront renvoyés en correctionnelle, à la suite de violences en marge des manifestations.
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Même s'il préfère parler de "violences illégitimes" plutôt que de "violences policières", le procureur de la République de Paris s'est voulu très clair, dans les colonnes du Parisien : "Toutes ces procédures vont être analysées avec beaucoup d'attention. Il y aura des classements sans suite. Il y aura aussi des renvois de policiers devant le tribunal correctionnel d'ici la fin de l'année.""Les forces de l'ordre peuvent avoir un recours légitime à la force"Nommé en novembre dernier, Rémy Heitz en a profité pour répondre à ses détracteurs. En cause,notamment, une inéquité présumée entre les traitement réservés aux manifestants et aux forces de l'ordre accusés de violences. "Cela tient à la spécificité des violences qui leur sont reprochées et à la complexité des investigations. (...) Il faut aussi rappeler que les forces de l'ordre peuvent avoir un recours légitime à la force, ce qui n'est pas le cas des manifestants venus pour commettre des violences ou des dégradations." 174 enquêtes ont été ouvertes et 8 d'entre elles ont justifié l'ouverture d'une information judiciaire. Depuis le début du mouvement, 2907 gardes à vue ont été recensées. 1357 personnes ont été déférées, dont 515 jugées en comparution immédiate, a rappelé le magistrat. Une ampleur qui a parfois été mise en lien avec une circulaire de Rémy Heitz, incitant à faire durer les gardes à vue au maximum, même en cas de classement, pour éviter aux militants de retourner dans les cortèges. Un faux procès pour le procureur, qui assure avoir respecté strictement la loi. "Le code de procédure pénale prévoit la possibilité de placer un mis en cause en garde à vue pour 'garantir la mise en œuvre des mesures destinées à faire cesser l'infraction'. C'est sur ce fondement que ces consignes ont été données. Je les assume."
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Un chauffard multirécidiviste, handicapé d'un bras et qui conduisait sans permis une voiture avec conduite à droite, a été condamné jeudi à Toulouse à 30 mois de prison ferme pour avoir grièvement blessé une automobiliste.
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Une peine inférieure aux réquisitions du représentant du Parquet, Gilles Depasse, qui avait réclamé cinq ans de prison ferme "pour l'empêcher de reproduire ses actes de délinquance". La présidente, Carole Mauduit, a ordonné le maintien en détention. Gilles Repasse a rappelé le casier judiciaire du prévenu, comprenant une douzaine de mentions notamment six condamnations pour conduite sans permis, dont une assortie d'un délit de fuite.Il a souligné qu'il avait fallu trois heures aux pompiers pour désincarcérer la victime, Vanessa Flamant. Accidentée sur le trajet entre son domicile et son travail, cette mère de famille sera "en fauteuil roulant pour au moins un an", a souligné l'avocat de la partie civile, Me Kamel Benamghar,La quadragénaire a fondu en larmes au prononcé de la condamnation.Le 27 janvier vers 20h40, Jacques Tendart, un mécanicien auto de 40 ans avec un bras handicapé après un accident de moto, et qui n'a jamais passé son permis, avait percuté frontalement son véhicule en tentant de dépasser un fourgon au volant d'une BMW d'origine anglaise avec conduite à droite. Indemne, il a été voir sa victime puis a pris la fuite avant l'arrivée des secours.Après trois mois de cavale, il a finalement été interpellé le 13 mai après trois tentatives infructueuses dont un refus d'obtempérer. L'enquête a révélé que la BMW était assurée au nom d'un homme aveugle sans permis. Outre la peine de prison pour "blessures involontaires par manquement à une obligation de sécurité", l'homme a écopé d'une interdiction de passer le permis de conduire pendant un an.Le tribunal a octroyé à la victime une provision de 8.000 euros sur dommages-intérêts et ordonné une expertise médicale dans l'attente d'un nouveau procès sur intérêts civils le 7 octobre. Un dispositif conforme aux demandes de l'avocat de la partie civile, qui a souligné que la victime avait subi plusieurs opérations chirurgicales après une période de coma."Il y a assez pour le condamner sans circonstances aggravantes", a plaidé l'avocate de la défense, Me Sarah Nabet-Claberie, qui avait demandé un emprisonnement plus léger au profit d'une obligation de suivi.
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François Bayrou a été mis en examen pour complicité de détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants de députés européens MoDem.
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Au terme d'une longue journée passée dans le bureau de la juge Charlotte Bilger, le président du MoDem, François Bayrou, a été mis en examen pour complicité de détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants d'eurodéputés du MoDem. "Cette mise en examen, annoncée à l'avance dans les journaux, a été décidée à l'encontre de tous les éléments de preuves produits", a réagi Me Pierre Cornut-Gentille, avocat de François Bayrou. "La suite de l'instruction démontrera qu'elle est totalement infondée".Plusieurs membres du mouvement mis en examenUne douzaine de responsables du mouvement ont d'ores et déjà été mis en examen depuis la mi-novembre dans cette affaire, dont l'ex-eurodéputée Sylvie Goulard, l'ancien garde des Sceaux Michel Mercier ou le directeur financier du parti Alexandre Nardella. La vice-présidente du MoDem Marielle de Sarnez, entendue mercredi, a elle aussi été mise en examen pour "détournement de fonds publics" pour le contrat d'une ancienne assistante. Pour cinq autres contrats suspects, la juge l'a placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté.
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La garde des Sceaux, en froid avec les avocats notamment, serait en posture très délicate au sein du gouvernement. Au point qu'un départ est désormais évoqué.
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Cela fait sept semaines que les avocats sont en grève contre la réforme de leur profession et le changement de leur régime autonome de retraite. En première ligne : la ministre de la Justice, Nicole Belloubet qui cristallise les tensions malgré sa volonté de rapprochement. Une situation qui ne peut plus durer pour la profession, et qui pourrait s'achever plus rapidement que prévu à en croire Le Point. Selon un indiscret du magazine, ses jours seraient désormais "comptés" au sein de l'exécutif. Ainsi, un membre du gouvernement, sous couvert d'anonymat, en est persuadé : "C'est le départ dont je suis le plus certain à l'occasion du prochain remaniement. Elle est ministre du Droit, pas de la Justice", avance-t-il. Un de ses collègues ajoute même : "Elle est très sympa, mais elle déconne". Ambiance. Pas de quoi donc rassurer la garde des Sceaux, qui avait pourtant fait un pas en avant en envoyant une lettre lundi soir aux magistrats leur assurant tout son "soutien" avec "chaleur", sa "reconnaissance" et son "indéfectible confiance". Elle déplorait cependant un "mouvement qui porte atteinte au fonctionnement de l'institution judiciaire". Et d'ajouter : "Lorsque la sérénité sera revenue, nous aurons à surmonter cette épreuve et à renouer les liens avec les avocats, qui sont indispensables à l'œuvre de justice". "Diviser pour mieux régner" De quoi provoquer l'ire de la profession : "Outre qu'essayer de diviser pour mieux régner, c'est moche. Le soutien ne s'affirme pas, mais se démontre. Et là, on attend", a déploré de façon laconique le premier syndicat de magistrats (USM). Et sa présidente de renforcer ce sentiment de laissé pour compte : "Il n'y a aucune prise en compte de ce que l'on vit au quotidien, elle ne répond à aucune des questions soulevées par les réformes. Elle dit nous soutenir... les mots ne coûtent pas cher", dit Céline Parisot. Comme le rappelle le Huffington Post, début février, Nicole Belloubet avait déjà demandé aux avocats de suspendre leur grève en mettant en avant le "dialogue". Elle en avait appelé à "la responsabilité de chaque avocat au sein de son barreau." Si la garde des Sceaux a pris trois engagements pour ne pas baisser les pensions, ne pas doubler les cotisations et surtout maintenir la caisse de retraite des avocats, elle peine à convaincre. Dans un communiqué, le Conseil national des barreaux (CNB) a souligné qu'il était "inutile de tenter de diviser magistrats, greffiers et avocats" parce qu'ils "subissent l'insuffisance des moyens de la justice". Si son départ est confirmé, Nicole Belloubet serait la 17e membre du gouvernement à quitter le navire depuis 2017, rappelle Le Point.
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Emmanuel Macron commence à accuser le coup en tant que président de la République. En cause : la pression inhérente à son rôle et un rythme infernal.
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Emmanuel Macron sera en visite ce lundi 22 octobre dans l'Aude, une semaine après les inondations qui ont frappé le département. Ce sera son 237e déplacement en 533 jours en tant que président de la République (171 en France, 66 à l'étranger). Un "rythme infernal" selon un ancien de l'Élysée interrogé par le Parisien, auquel il faut ajouter des journées de travail très longues et des nuits trop courtes. Tout cela commence à peser sur les épaules du chef de l'État. "Il a pris cher", confirme un de ses proches, toujours dans les colonnes du Parisien."C'est normal qu'il soit usé"La principale conséquence serait une perte de poids : "Il maigrit à vue d'œil", selon un ministre. Pour autant, pas question de s'inquiéter pour d'autres de ses proches. "C'est inhérent à la fonction de président. Ils prennent tous un coup de vieux", rassure un de ses amis. "Ils gèrent la France à deux avec Alexis Kohler (secrétaire général de la présidence, ndlr). C'est normal qu'il soit usé", ajoute un autre proche. La pression inhérente à son poste lui pèserait et il serait difficile pour Emmanuel Macron de déléguer : "A chaque porte qu'il essaie d'entrouvrir, il se prend un mur, un couac ou un raté. Autour de lui, on veut le séduire, pas le servir. C'est injuste, parce qu'il se tue à la tâche", s'énerve un intime du président.Heureusement, il reste à Emmanuel Macron quelques plaisirs simples, comme ces heures de coupure passées à la Lanterne (Yvelines), notamment le week-end, ou la boxe, qu'il pratique avec un officier de sécurité.
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Le patron des services de sûreté et de prévention d'Evreux a été photographié avec l'accoutrement d'un policier municipal en marge d'une manifestation de "gilets jaunes" en janvier dernier. Problème : l'homme est inconnu des rangs des forces de l'ordre.
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Un syndicat policier dénonce la situation, s'interrogeant sur une possible "nouvelle affaire Benalla".A t-il joué à l'apprenti policier ? La Dépêche d'Evreux a révélé mardi 25 juin des clichés embarrassants pour la municipalité de la ville, dont le patron de la sécurité est mis en cause par un syndicat national de Police municipale. L'union syndicale professionnelle des policiers municipaux (USPPM) s'est insurgé contre la présence sur une manifestation du directeur de la sécurité de la mairie, dans une tenue similaire à celle des forces de l'ordre. "J'ai été saisi sur des faits concernant le directeur de la sécurité à la ville d'Évreux. J'attends de recevoir les éléments par courrier avant d'ouvrir une enquête", a indiqué la procureure de la République d'Évreux.La Dépêche d'Évreux, qui a révélé l'affaire, a publié une série de clichés où l'on voit le fonctionnaire de la mairie LR, vêtu d'un casque, portant également un spray à la ceinture et un gilet semblable à ceux des forces de l'ordre. "Serions-nous devant une nouvelle affaire Benalla ?", a réagi dans un communiqué l'Union syndicale professionnelle des policiers municipaux (USPPM) qui a demandé que soit saisie l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).Le syndicat a également relayé les photos sur son compte Twitter.Pour Bernard Vellutini, en charge du contentieux à l'USPPM, "sans y être habilité, l'homme est porteur d'une bombe lacrymogène". Selon lui, les photos ont été prises lors d'une manifestation des "gilets jaunes" à Évreux le 26 janvier 2019. "Il était muni d'un gel poivre et non d'une bombe lacrymogène", répond Nicolas Gavard Gongallud, adjoint au maire à la sécurité, et "à aucun moment, il n'avait sur lui de sigle police". Selon La Dépêche d'Evreux, l'homme était à la tête d'un service de 34 agents de sécurité de l'agglomération. "C'est juste un agent technique avec un titre ronflant", assène Bernard Vellutini dans les colonnes sur journal d'information locale. "Ce monsieur ne dispose d'aucune légitimité à intervenir dans le domaine de la sécurité publique et du maintien de l'ordre", affirme l'USPPM dans son courrier transmis au parquet d'Évreux. "Je ne comprends pas que l'on mette en cause ceux qui ont défendu la ville. Ce jour-là, mes agents ont été obligés de faire du maintien de l'ordre, les agents de la police nationale étant mobilisés ailleurs à ce moment", a fait savoir l'adjoint au maire.
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Objectif : aller à la rencontre de la population dans les zones isolées. La gendarmerie de Poitou-Charentes a acquis un camping-car et l'a transformé en brigade de gendarmerie mobile, rapporte vendredi 9 février France Bleu Poitou.Dès la fin du mois de février, les militaires iront à la rencontre des habitants de zones rurales dans ce camping-car aménagé.
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À l'arrière, un bureau a été installé à la place des couchettes. À l'avant, l'accueil des visiteurs se fera en lieu et place de l'espace repas. Les citoyens pourront venir y faire des réclamations, déposer plainte ou obtenir des renseignements. Le véhicule sera équipé du même équipement informatique qu'un bureau traditionnel."Il s'agit d'aller à la rencontre de la population, dans les communes qui ne disposent pas de brigades de gendarmerie", explique à France Bleu le général Jean-Jacques Taché. Le camping-car a été présenté vendredi à la ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jacqueline Gourault. Elle a salué l'initiative qui s'inscrit dans le dispositif de police de sécurité du quotidien présenté jeudi par Gérard Collomb.
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Le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a tenu son point quotidien sur le bilan de l'épidémie de Covid-19 jeudi soir. La mortalité est en hausse dans cinq régions, le Grand Est, les Hauts-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté, l'Île-de-France et la Corse.
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L'épidémie de coronavirus a fait 365 morts en France ces dernières 24 heures, a indiqué le directeur général de la Santé Jérôme Salomon, jeudi 26 mars. Parmi eux, une jeune fille de 16 ans décédée en Île-de-France, dont il n'a pas précisé si elle souffrait d'autres pathologies. Cela porte à 1.696 le nombre de morts dans le pays. 13.904 personnes sont actuellement hospitalisées, dont 3.375 dans un état grave, en réanimation. Parmi les patients de réanimation, 34% ont moins de 60 ans, 58% entre 60 et 80 ans. Concernant les outre-mers, on compte 53 personnes hospitalisées à La Réunion, en Martinique et en Guadeloupe, dont 21 en réanimation. Deux décès ont été recensés, un en Martinique et un en Guadeloupe. Outre les morts comptabilisées à l'hôpital, la mortalité est en hausse dans cinq régions : le Grand Est (+29,9% la semaine dernière), les Hauts-de-France (+12,8%), la Bourgogne-Franche-Comté (+18,9%), l'Île-de-France (+13,7%) et la Corse (+39,2%). Cette hausse de la mortalité concerne surtout des personnes de plus de 65 ans.
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La scène s'est déroulée dans le 14e arrondissement de la cité phocéenne. La police a dû intervenir pour contenir la foule qui voulait profiter de l'aubaine.
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Un dysfonctionnement sur un distributeur automatique de billets a créé la cohue ce samedi 7 décembre, devant une agence bancaire du 14e arrondissement de Marseille. Selon La Provence, qui rapporte les faits ce dimanche, la machine en question délivrait en liquide le double de la somme demandée lors du retrait.De quoi attirer l'attention de nombreux clients, qui selon la même source se sont rués sur l'apparente "bonne affaire". "C'était quasiment l'émeute", rapporte un témoin dans La Provence.Selon France Bleu Provence, qui s'est fait confirmer l'information de source policière, l'anomalie a duré plusieurs heures ce samedi, jusque dans la soirée. La foule de clients cherchant à profiter du généreux distributeur a forcé la police marseillaise à intervenir pour sécuriser les lieux, avant qu'un technicien ne vienne mettre l'appareil hors d'usage.
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Grimper dans un arbre, lézarder au soleil, lire à l'ombre d'un chêne: au parc des Buttes-Chaumont, poumon vert de la capitale, les Parisiens ont savouré samedi les petits plaisirs d'une "liberté retrouvée", après avoir été privés de parcs et jardins pendant deux mois et demi.
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Au bord de l'eau, Chantal Berthet et Michel Febvre jettent quelques miettes de pain à un canard. Depuis de longues semaines, ce couple de septuagénaires lorgnait sur le parc depuis sa fenêtre. "On n'avait qu'une envie, c'est de pouvoir rentrer", lâchent-ils. Les deux retraités sont amoureux de ce parc à l'anglaise. Avec son temple perché, ses vallons sur 25 hectares et sa biodiversité surprenante - séquoias, violettes et orge sauvage y croisent mésanges, corneilles et quelques hérons cendrés -, "on a vraiment l'impression d'être dans la nature en plein Paris", résume Chantal.De joie, elle en laisse tomber son masque sous le menton. "C'est bien la première fois depuis trois mois, normalement je le garde toujours sur le nez", sourit-elle, en appréciant ce "petit moment de liberté". "Autoriser les gens à retourner dans le métro, mais pas dans les parcs, c'était inadapté", souffle celle qui se sait "à risque" face au nouveau coronavirus. Un argument largement repris par la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui militait pour la réouverture des parcs de la capitale. Après trois semaines de bras de fer, le gouvernement a finalement donné son feu vert, trois jours avant le début officiel de la deuxième phase du déconfinement.Sous le soleil printanier, les Buttes-Chaumont ont naturellement retrouvé le chassé-croisé des joggeurs en manque de verdure, des enfants surexcités et des amateurs de pique-nique. "On n'a jamais vu autant de monde aussi tôt", rit une trentenaire qui se prélasse dans l'herbe.S'entraîner à l'équilibre, courir dans les herbes hautes, s'acheter une glace ou dessiner, chacun retrouve les plaisirs simples d'une vie que deux mois de confinement avaient presque effacés. - "Chacun son gobelet" -"Rouvrir les parcs et les terrasses (qui seront autorisées mardi à Paris, ndlr), c'est vraiment le symbole de la liberté retrouvée", savoure Cécile Roperh, 54 ans, en promenant son chien Biscotte.Si les masques, dont le port est simplement "recommandé", sont plutôt rares, l'épidémie et le risque d'une deuxième vague restent dans tous les esprits. A l'entrée du parc, un triporteur distribue du gel hydro-alcoolique. Les groupes s'espacent assez largement entre eux. En patrouille pour faire de la prévention, les agents municipaux ont bien peu à redire.Charlotte (elle ne souhaite pas donner son nom) est assise à bonne distance d'un couple d'amis rencontré par hasard. Son fils Paul, pas encore un an, s'émerveille devant quelques brins d'herbe, qu'il porte à sa bouche."Les enfants, c'est difficile de les empêcher de pas lécher le sol", rigole la maman. "Mais je fais vraiment attention à la distanciation physique", explique cette formatrice en français langue étrangère, qui ne ressent pas le besoin de mettre un masque en plein air. Elle a parfaitement compris que les parcs restent fermés le 11 mai au moment du déconfinement. "Juste avant le confinement, on était tous agglutinés aux Buttes-Chaumont", rappelle-t-elle. Les images du parc avaient été pointées du doigt par le gouvernement lors du week-end du premier tour des municipales."Je crois que tout le monde peut agir de manière responsable", tempère Camille Villegas. Allongé sur sa serviette, ce designer de 30 ans attend des amis pour un pique-nique. Depuis le déconfinement, pour les apéritifs, c'est "moins de 10 personnes, gel hydro-alcoolique et chacun son gobelet", explique-t-il. Après deux mois confiné dans son petit appartement, il est juste "soulagé de retrouver (s)on jardin".Sur les hauteurs du parc, Thomas Geneuil et trois de ses amis célèbrent la réouverture avec bière, prosecco et enceinte portable. "C'est incroyable d'enfin pouvoir revenir ici", lâche-t-il. Pour eux, qui habitent dans le quartier, il y avait urgence. "Ces trois dernières semaines, il y avait beaucoup de monde sur les terrains de pétanque autour, c'était vraiment difficile de respecter les distances."
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Toujours en froid avec sa fille et tenu à l'écart du parti qu'il a cofondé, Jean-Marie Le Pen n'en continue pas moins de distiller conseils, critiques et avis sur l'avenir du Front national. Septembre oblige, le "menhir" -qui a fêté ses 89 ans en juin- fait lui aussi sa rentrée.
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Et il est toujours aussi inquiet pour son parti.Le plus grand danger pour le Front national, c'est l'ascension de Laurent Wauquiez, grand favori dans l'élection du président des Républicains. "Je pense que pour le Front national, Wauquiez représente un danger réel de concurrence, a-t-il déclaré mercredi 6 septembre au Parisien. Par le passé, il y a eu d'autres leaders de droite, comme M. Sarkozy en 2007, qui ont utilisé cette méthode, celle d'aller chasser sur nos terres. Et il faut reconnaître qu'à l'époque.... Ça a marché." Le danger est d'autant plus grand que "l'homme a de la prestance, il est sympathique. De tous les leaders de la droite, c'est probablement le plus attractif pour les électeurs du Front national", a estime Jean-Marie Le Pen."MARINE DOIT SE MÉFIER DE WAUQUIEZ"En conséquence de quoi, il appelle sa fille Marine à la prudence : "Marine doit donc se méfier de Wauquiez. C'est probablement le concurrent le plus redoutable qu'elle risque d'avoir pour les années à venir."Jean-Marie Le Pen en a profité pour critiquer la présidente du Front national après sa défaite à l'élection présidentielle. "Si j'étais à sa place, je ferais ce que font quelque fois les Américains : avoir la franchise d'admettre qu'elle s'est trompée, a-t-il déclaré. Elle s'est trompée à mon égard en m'excluant du parti. Mais aussi en préférant parler de l'Europe pendant la présidentielle plutôt que de l'immigration massive. Elle peut dire : 'J'ai eu tort, j'ai compris et je vais changer mon fusil d'épaule pour l'avenir'."Interrogé sur les propos de Jean-Marie Le Pen, Laurent Wauquiez a rétorqué sur BFMTV qu'il voulait parler à tous les "déçus". "Je le prends juste comme une réalité. La droite doit parler à ceux qu'elle a déçus. En redonnant une énergie à la droite, je veux ramener ces gans-là vers nous", a-t-il dit.
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"Etre allié, c'est combattre épaule contre épaule", a déclaré ce dimanche 23 décembre le chef de l'Etat, lors d'une conférence de presse avec son homologue tchadien.
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"Un allié se doit d'être fiable", a déclaré dimanche à N'Djamena le président français Emmanuel Macron à propos du retrait américain de Syrie, qu'il "regrette très profondément". "Je regrette très profondément la décision prise" par les Etats-Unis de se retirer de Syrie, a dit le chef de l'Etat en ajoutant qu"'un allié se doit d'être fiable, se coordonner avec ses autres alliés".Il a aussi parlé positivement du chef du Pentagone, Jim Mattis, qui a démissionné après cette décision de retrait prise par le président américain Donald Trump. "Je veux ici rendre hommage au général Mattis et au propos qui ont accompagné sa décision, depuis un an nous avons constaté comment il a été un interlocuteur fiable", a dit le président français lors d'une conférence de presse avec son homologue tchadien Idriss Deby. "Je pense que me retirer est la bonne chose à faire" "Etre allié, c'est combattre épaule contre épaule", a-t-il ajouté, en précisant que c'était précisément ce que la France faisait avec le Tchad dans la lutte contre les groupes jihadistes dans la bande sahélo-saharienne.Dans un courrier adressé jeudi à Donald Trump, Jim Mattis, ex-général des Marines âgé de 68 ans, très respecté sur la scène internationale, mais qui entretenait des relations difficiles avec le président américain depuis plusieurs mois, avait insisté sur la nécessité pour les Etats-Unis de "traiter les alliés avec respect". Ce faisant, il avait marqué implicitement son désaccord avec un président qui a pris pour cible un à un au cours des derniers mois les dirigeants des principales puissances occidentales. "Je pense que me retirer est la bonne chose à faire", avait-il ajouté dans ce courrier. Des attentats meurtriers à travers le monde La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, alliés des Etats-Unis dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) et cibles régulières de ses attaques, n'ont pas caché leur inquiétude après l'annonce du retrait américain. L'EI a vu son "califat" autoproclamé se réduire comme peau de chagrin face à de multiples offensives, après une montée en puissance fulgurante en 2014.Mais l'organisation conserve quelques réduits et reste redoutable en raison de sa capacité à mener des attentats meurtriers à travers le monde.
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FAIT DIVERS - Parti faire le tour du monde, Arthur n'a pas donné de nouvelles depuis le 21 janvier alors qu'il se trouvait au Bangladesh. Le centre de crise et de soutien du ministère des Affaires étrangères a été saisi par sa famille, qui lance un appel à l'aide sur les réseaux sociaux.Architecte paysagiste originaire de l'Hérault, Arthur Angé aura 30 ans en mai prochain.
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En attendant de pouvoir lui fêter son anniversaire, sa famille et ses amis s'inquiètent beaucoup. Le jeune homme, parti il y a plus de trois ans pour faire le tour du monde avec son sac à dos, n'a pas donné de nouvelles depuis presque 3 mois, rapporte samedi 15 avril France Info. Sa famille a eu des nouvelles pour la dernière fois le 21 janvier. Il se trouvait dans le sud du Bangladesh. Il envoie un dernier mail à des proches le 26 janvier, alors qu'il est à Dacca, la capitale du pays, expliquant qu'il doit trouver une autre solution pour rejoindre la Malaisie. Le 27, Arthur a contacté une amie pour lui dire qu'il devait rencontrer quelqu'un le lendemain. "IL EST EN VIE QUELQUE PART"Depuis plus rien, alors que d'habitude il envoie un mail au moins une fois par mois assurent ses proches. "Arthur est un idéaliste. Il a décidé de faire le tour du monde en longeant les côtes, sans jamais prendre l'avion. Ne pas donner signe de vie, ce n'est pas dans ses habitudes", a confié à Midi Libre Maéva, sa cousine. "J'ai attendu deux mois après le dernier mail personnel de mon fils" a expliqué sa mère, Mireille Daligault, à France Info. "Je le croyais sur un bateau, j'ai donc patienté. Difficilement, mais j'ai patienté. Je me suis donné deux mois pour ne pas intervenir et ne pas crier."Depuis dix jours, ses proches se mobilisent pour tenter de le retrouver. Via une page Facebook, Arthur Whereareyou et un compte Twitter, ils ont lancé un appel international. Arthur aurait été vu pour la dernière fois à Maungdaw, en Birmanie.LE QUAI D'ORSAY SAISILe Quai d'Orsay a confirmé à France Info vendredi 14 avril que le centre de crise et de soutien du ministère des Affaires étrangères avait été saisi par la famille. Les ambassades françaises de la région sont mobilisées. Une procédure pour "disparition inquiétante" a été ouverte. "Moi je veux juste savoir où est mon fils et dans quel état il est. J'imagine bien qu'au bout de deux mois et demi, s'il est enfermé quelque part ou s'il est malade... Je ne veux pas penser à l'état dans lequel il peut-être. J'ai des flashs qui ne sont pas très jolis", s'alarme sa mère. "Je veux y croire. Il est en vie quelque part. Mais je pense vraiment qu'il faut vraiment faire vite."
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Les cinq personnes interpellées lundi matin font partie de l'entourage de l'auteur de la tuerie à la préfecture de Paris.
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Plus de dix jours après l'attentat à la préfecture de police de Paris, où un homme a tué quatre collègues avant d'être abattu, cinq personnes ont été interpellées lundi matin dans le Val-d'Oise, au nord de Paris. Il s'agit de cinq personnes appartenant à l'entourage de l'auteur de la tuerie, Mickaël Harpon. Ces arrestations, assorties de perquisitions, ont eu lieu à Gonesse, Sarcelles et Le Thillay. Un imam fiché S parmi les personnes arrêtéesUn imam fiché S, qui officiait dans une salle de prière de Gonesse fréquentée par le tueur, fait partie des personnes interpellées, selon des sources concordantes. Vendredi, le maire de la ville a annoncé que l'association musulmane qui l'employait avait décidé de mettre fin à son contrat et de le mettre à l'écart immédiatement. Mickaël Harpon, qui vivait à Gonesse, était converti à l'islam depuis une dizaine d'années et fréquentait des membres de la mouvance "islamiste salafiste", avait indiqué le procureur antiterroriste quelques jours après l'attaque. L'enquête se poursuit pour tenter de comprendre si l'attentat est le fait d'un coup de folie solitaire sur fonds d'autoradicalisation ou si Mickaël Harpon a bénéficié de complices ou d'inspirateurs. L'attaque, qui correspond aux mots d'ordres récurrents du groupe État islamique de s'en prendre aux forces de l'ordre, n'a pas été revendiquée.
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Emmanuel Macron a donné son accord pour prêter aux Britanniques la tapisserie de Bayeux. Sur 70 mètres de long, elle raconte la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant.C'est un trésor finement brodé de fils de laine.
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Une tapisserie de 70 mètres de long qui raconte l'épopée de Guillaume le Conquérant. Le 14 octobre 1066, à la bataille d'Hastings, les troupes anglaises et normandes s'affrontent sans relâche. Guillaume le Normand mène ses soldats à la victoire, il est sacré roi de l'Angleterre. Ce symbole de l'histoire britannique n'a, jusque là, jamais traversé la Manche. En signe d'amitié, la France pourrait prêter la tapisserie de Bayeux à la Grande-Bretagne.Un prêt prévu pour 2023.Outre-Manche, le geste est apprécié : "Ce sera intéressant de la voir en vrai", "c'est une période fascinante", commentent des Londoniens. Déjà en 1953, pour le couronnement de la reine Elizabeth II, le Royaume-Uni avait réclamé la tapisserie, sans succès. Cette fois, la France accepte de prêter son trésor. Mais les Britanniques devront attendre 2023 pour pouvoir l'admirer et le voyage sera compliqué, car la tapisserie est, en l'état, trop fragile. Elle sera restaurée pour qu'elle puisse enfin voir l'Angleterre.
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"L'usage limite la pratique des minutes de silence à des cas exceptionnels et solennels", a répondu le président de l'Assemblée en retirant la parole à la députée insoumise qui avait demandé, larmes aux yeux, à ce qu'un hommage soit rendu.
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Jeudi 13 février, une infirmière âgée de 30 ans a été tuée par un patient d'une unité psychiatrique à Thouars dans les Deux-Sèvres. La députée insoumise Caroline Fiat, aide-soignante de profession, a demandé à ce qu'une minute de silence soit faite à l'Assemblée pour lui rendre hommage. Le président de l'institution Richard Ferrand (LREM) s'étant opposé à cette démarche, l'élue LFI a donc voulu utiliser son propre temps de parole pour le faire."Nous avons passé le weekend à n'entendre parler, bien malgré nous, que de l'élection municipale à Paris, occultant toute l'actualité, notamment le 14 février où le personnel hospitalier s'est mobilisé pour clamer son amour à l'hôpital public. Pire encore, a été passé sous silence le meurtre d'une jeune collègue (...) poignardée à mort par un patient", a déclaré la députée, larmes aux yeux, lors des questions au gouvernement du mardi 18 février. "Dès qu'un fonctionnaire d'État décède dans l'exercice de ses fonctions, il est d'usage de lui rendre hommage par une minute de silence dans cet hémicycle", a poursuivi la députée, disant sa "grande surprise" qu'une demande en ce sens ait été refusée dans la matinée lors de la conférence des présidents de l'Assemblée. Très émue, l'élue insoumise a donc proposé d'utiliser le temps de parole lui restant pour rendre hommage à l'infirmière au nom de son groupe, plusieurs élus de gauche se levant dans la foulée."Mme Fiat, nous sommes tous sensibles à l'émotion provoquée par le drame que vous venez d'évoquer, mais ainsi que je l'ai indiqué au président de votre groupe, l'usage limite la pratique des minutes de silence à des cas exceptionnels et solennels, et il ne peut y avoir dans cet hémicycle de minutes de silence à l'initiative d'un député ou d'un groupe", lui a répondu Richard Ferrand. "Permettez-moi aussi de vous dire que sur tous les bancs siègent des professionnels de santé et que chacun ici partage la peine de la famille endeuillée", a-t-il poursuivi, avant de retirer la parole à Caroline Fiat, debout larmes aux yeux.
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Le mythique jeu de France 2 permet chaque année, et depuis 1991, à des dizaines d'associations de remporter de l'argent. Mais quelles associations sont-elles représentées dans l'émission ? Le Parisien a mené l'enquête.
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Tous les étés, le samedi soir, France 2 renoue avec son célèbre jeu : Fort Boyard. Par équipe, plusieurs personnalités enchaînent les activités pour obtenir un maximum de temps afin de réunir beaucoup d'argent dont l'intégralité sera reversée à une association. Mais en plus de récolter de l'argent, les associations profitent d'une visibilité très grand public. En effet, avec Fort Boyard, certaines se font connaître. Ce sera notamment le cas de l'association Pro Anima, qui valorise la recherche scientifique hors expérimentation animale. Elle sera mise à l'honneur le 25 août prochain. En général, ce sont des associations qui oeuvrent pour les enfants malades, les personnes atteintes d'un handicap et de diverses pathologies ou encore l'éducation et l'aide aux populations dans le monde. Depuis la création de l'émission, elles ont été plus de 200 à être représentées. "C'est l'équivalent de notre budget annuel"Mais ce sont surtout les gains récoltés qui ont un réel impact sur les associations. Depuis le début de la nouvelle saison, 95 789 euros ont été remportés par les candidats. L'été dernier, sur les dix émissions, les équipes avaient récolté 138 910 euros. Alors qu'il reste encore quatre émissions, c'est pour l'instant les Miss France, emmenées par Camille Cerf, qui ont raflé le plus d'argent au profit de l'association des Bonnes Fées. Pas moins de 20 301 euros ont été remportés. "L'impact est énorme. Sur les réseaux sociaux, j'ai reçu plein de demandes pour aller sur le site de notre association", confie Camille Cerf, marraine de l'association, au Parisien. Alors que les Bonnes Fées ne devraient plus tarder à recevoir le chèque de la production de l'émission, Imag'in, celle défendue par l'humoriste Artus a bien reçu ses 12 416 euros. "C'est l'équivalent de notre budget annuel. Et cela évite de passer des mois à chercher des mécènes et des subventions en effectuant plein de démarches administratives", explique Yoann Dumontet, président de cette association qui construit des écoles à Madagascar. Les gains remportés permettent en général aux associations de consacrer plus de temps à la mise en place de leurs actions plutôt qu'à la recherche des fonds.
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L'ancienne ministre n'a pas bien supporté d'être ballottée dans une cabine reliée à des élastiques.
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"Maman !! Maman !!" L'ancienne ministre du Logement, Cécile Duflot, a vécu une séquence difficile dans l'émission Fort Boyard, sur France 2, rapporte Télé-Loisirs mardi 3 septembre.L'émission ne sera diffusée que samedi 7 septembre, mais des premières images ont déjà été rendues publiques. Pour la dernière de la saison 2019, la production a invité l'ancienne député écologiste pour représenter l'association dont est elle est présidente, Oxfam France. Pour l'accompagner, Sandy Héribert, Maxime Gueny, Julia Molkhou, Samuel Étienne et Vikash Dhorasso.C'est l'épreuve de "la cabine éjectable" qui a fait vivre un calvaire à Cécile Duflot. Sanglée dans une fausse cabine téléphonique reliée à deux élastiques, elle devait répondre à une énigme, tandis que la cabine est ballottée en tous sens."J'y crois même pas moi-même, que je suis là-dedans", dit l'ancienne ministre, en pleurs avant même son "décollage", sur les images diffusée par Télé-Loisirs. "Là, j'ai tellement peur (...) oh mon dieu", confie-t-elle encore, la voix éraillée. Puis, quand la cabine est libérée de son attache et envoyée dans les airs, elle pousse un long cri, avant d'appeler "Maman !! Maman !! Maman !!". Pour savoir si l'ex-politicienne a réussi à trouver la réponse à l'énigme, faudra toutefois attendre la diffusion de l'émission complète."Elle était touchée que ce soit elle que j'appelle au secours", a expliqué Cécile Duflot au Parisien. Mais, "ça ne l'a pas fait rigoler, car elle m'a dit 'c'est trop dur'."
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La multinationale a été reconnue coupable de "corruption d'agent public étranger" en marge de la signature d'un contrat gazier en Iran il y a vingt ans.
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Mauvaise publicité pour le pétrolier. Total a été condamné vendredi 21 décembre à Paris à 500.000 euros d'amende pour corruption en marge de la signature d'un contrat gazier en Iran il y a vingt ans. Une peine toutefois bien inférieure à la spectaculaire confiscation de 250 millions d'euros demandée par le parquet. La multinationale a été reconnue coupable de "corruption d'agent public étranger", en l'occurrence un fils de l'ancien président iranien Rafsandjani, Mehdi Hachemi Rafsandjani, alors haut placé dans le secteur pétrolier public iranien, entre 2000 et 2004.Le tribunal correctionnel l'a condamnée pour avoir versé pendant cette période 30 millions de dollars de pots-de-vin liés à l'obtention en 1997 d'un énorme contrat concernant le champ gazier de South Pars, dans le Golfe, sur fond d'embargo américain. Cette seule amende est très inférieure à la peine requise par le parquet en octobre. A titre de comparaison, l'an dernier le géant du pétrole a dégagé un bénéfice net de 8,6 milliards de dollars, soit 7,5 milliards d'euros au taux de change actuel. En d'autres termes, il a donc gagné un peu plus de 850.000 euros par heure en 2017. L'amende maximale requise Le procureur avait demandé non seulement l'amende maximale, 750.000 euros, mais aussi une peine complémentaire rarement mise en œuvre en France: la confiscation du produit de l'infraction, qu'il avait estimé à 250 millions d'euros pouvant être saisis sur les comptes de Total. Le tribunal a expliqué avoir tenu compte, d'une part, de la gravité de l'infraction, classé dans le code pénal "parmi les atteintes à l'autorité de l'Etat", et des quelque "147 millions de dollars de bénéfice net tirés du contrat" par Total.Mais il a également pris en considération le "contexte géopolitique et juridique" à l'époque des faits, commis "avant et juste après" l'entrée en vigueur en France de la loi réprimant la corruption d'agents publics étrangers, en 2000. Le groupe français était le seul prévenu restant dans ce dossier ancien. Parmi les trois hommes qui étaient poursuivis, l'ancien PDG de Total Christophe de Margerie et un intermédiaire iranien sont morts. Un second intermédiaire iranien, Abbas Yazdi, est présumé mort, mais en l'absence d'acte de décès, le tribunal l'a condamné à quatre ans de prison."Total ne souhaite pas prolonger cette affaire"Dans un communiqué, le groupe a estimé que cette situation "n'a pas permis d'assurer les conditions d'un procès équitable" mais laissé entendre qu'il ne ferait pas appel. "Compte tenu des circonstances particulières de ce dossier, par ailleurs déjà jugé aux Etats-Unis et dans lequel plus aucun protagoniste ne peut se défendre, Total ne souhaite pas prolonger cette affaire", y indique le PDG du groupe, Patrick Pouyanné. En 2013, Total avait conclu aux Etats-Unis une transaction à 398 millions de dollars portant sur deux contrats: cet accord gazier South Pars de 1997, mais aussi un contrat conclu en juillet 1995 pour l'exploitation des champs pétroliers iraniens de Sirri A et E, également dans le Golfe. En marge de ces deux accords, Total est soupçonné d'avoir versé au total 60 millions de dollars de pots-de-vin entre 1995 et 2004 via des intermédiaires et une société-écran, à destination de Mehdi Hachemi Rafsandjani, sous couvert de contrats de "consulting".L'enquête, ouverte en 2006 en France, concernait initialement les deux contrats. Mais la multinationale n'a été jugée que pour les commissions versées après l'entrée en vigueur de la loi sur la corruption d'agents publics étrangers: 30 millions de dollars, liés uniquement au contrat South Pars.L'affaire "Pétrole contre nourriture"Le procès parisien, initialement prévu sur quatre jours en octobre, avait tourné court, Total refusant de s'exprimer en raison de la transaction américaine. Les avocats du groupe avait ensuite plaidé sa relaxe, affirmant notamment que ces agissements s'apparentaient à du trafic d'influence à l'étranger, non réprimé à l'époque. Depuis mars, Total est par ailleurs définitivement condamné à 750.000 euros d'amende, pour ce même délit de "corruption d'agent public étranger", dans l'affaire "Pétrole contre nourriture".
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La présence de Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, et Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, à la corrida goyesque a exaspéré les défenseurs de la cause animale.
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La corrida qui a eu lieu à Bayonne mercredi 14 août a fait arène comble. Parmi les nombreux spectateurs, une photo circulant sur les réseaux sociaux montre la présence de deux ministres. Il s'agit de Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires. Pour la Fondation Brigitte Bardot et de nombreuses autres associations, le fait que le ministre de l'Agriculturre, et donc celui qui est en charge du bien-être animal, soit présent à ce spectacle est totalement inadmissible, rapporte le Huffingtonpost. "Il y a tout juste onze ans, nous étions avec Michel Rocard et son épouse, administratrice de la FBB, devant ces arènes de Bayonne pour dénoncer la barbarie de la corrida. C'est absolument scandaleux de voir, en 2019, un ministre de l'Agriculture en charge de la protection animale venir se divertir devant le spectacle d'un animal torturé à mort, comment pourrait-il désormais avoir la moindre crédibilité ?", s'est interrogée la fondation. "On touche le fond" Après avoir dénoncé l'"indécence" de ces deux membres du gouvernement, l'association a voulu rappeler des propos de Didier Guillaume : "Il y a quelques semaines, au ministère de l'Agriculture, Didier Guillaume nous a annoncé qu'il prendrait des mesures jamais vues en France pour la protection animale. C'est du jamais vu et on touche le fond là... Didier Guillaume est le ministre français de l'Agriculture, pas l'élu du coin qui s'accommode des jeux barbares". Outre la Fondation Brigitte Bardot, l'association L214, qui est connue pour dénoncer les conditions de vie des animaux dans les élevages, s'est aussi dite outrée d'assister à un tel spectacle.Pour rappel, dans cette corrida, le torero Daniel Luque a fait face à six taureaux qui ne sont pas ressortis vivants de l'arène. De son côté, le torero est reparti avec quatre des oreilles des animaux ainsi qu'une queue.
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Selon une étude, 38% des 18-39 ans ne vont jamais dans les cimetières. Ils se recueillent en pensant à leurs proches décédés...
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Mais les réseaux sociaux révolutionnent jusqu'à la Toussaint.Selon une étude consacrée aux Français et aux obsèques, menée par la Chambre syndicale nationale de l'art funéraire (CSNAF), en partenariat avec le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc), 38 % des jeunes ne fréquentent jamais les cimetières, contrairement à leurs aînés. Seulement 23 % des 18-39 ans s'y rendent parfois et 14 % systématiquement. Relayée par Le Parisien, l'étude explique que les jeunes "sont plus dans l'émotion que les plus de 40 ans. Pour eux, le souvenir ne passe pas par le cimetière, il est dans le simple recueillement, en pensant au défunt". Ces pensées se traduisent par des messages postés tout au long de l'année aussi bien sur Facebook que Twitter et Instagram. Ils coïncident avec des temps forts, comme les anniversaires, la date du décès... Aux petits mots s'ajoute le partage de photos. Le document explique aussi que les réseaux sociaux remplacent parfois les faire-part de décès.Eloignement géographique et augmentation du nombre de crémationsDans ces lieux de mémoire virtuels, l'empathie envers ceux qui restent se matérialise par des "likes" ou des émoticônes en forme de cœur, le plus souvent. Parallèlement, la pratique de la création d'une page Facebook dédiée au défunt se répand. Elle permet aux internautes de publier des commentaires et des images, afin de faire vivre le souvenir du défunt. Mais les réseaux sociaux ne sont pas l'unique cause de la baisse de fréquentation des cimetières. D'autres études mettent en avant l'éloignement géographique des familles. L'augmentation du nombre de crémations est aussi à prendre en compte. Elles représentent désormais 35% des funérailles et ne font plus du cimetière un lieu de mémoire incontournable. Si les chiffres de la crémation progressent d'environ 1% par an, l'étude du CSNAF et du Crédoc souligne que les moins de 40 ans sont plus nombreux que leurs aînés à préférer l'inhumation (37% contre 31%). De quoi, peut-être, relancer la fréquentation des cimetières à long terme.
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Une scène surréaliste a eu lieu dans le XVIIeme arrondissement de Paris, avec une bagarre générale ubuesque, relate Le Parisien.
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Quand un simple contrôle de stationnement se transforme en bagarre générale impliquant la police. Tout commence samedi 5 mai dans le quartier chic de Pereire, dans le XVIIeme arrondissement de la capitale. Une agent de Moovia, prestataire privé chargé de rédiger les Forfaits poste stationnement depuis le 1er janvier, dresse un PV devant un salon de beauté, quand soudain la propriétaire de l'établissement et du véhicule incriminé sort et s'accroche violemment avec l'agent, rapporte Le Parisien. Le ton monte et l'agent repousse l'esthéticienne "au moyen de la visière de sa casquette", indique le quotidien. Un geste qui alerte le frère de l'esthéticienne, qui vient alors défendre sa sœur, mais il prend un coup de poing... d'un autre agent verbalisateur Moovia venu s'ajouter à la mêlée. Alertée, la police arrive sur les lieux et embarque le frère de la propriétaire de la voiture. Petit à petit, une bagarre générale éclateAvec lui, les policiers retrouvent les agents de Moovia quelques centaines de mètres plus loin. Ils effectuent alors un contrôle d'identité, mais tout dégénère lorsque l'auteur du premier coup de poing est menotté au sol, de manière "musclée", précise Le Parisien. Un policier reçoit un coup de poing lui aussi et l'escalade continue lorsque d'autres agents Moovia du quartier arrivent avec "le souhait d'en découdre". Il faudra des renforts de police et l'utilisation de gaz lacrymogènes pour mettre fin à la bagarre générale, qui avait vu des passants hostiles à la police intervenir, dont un avec deux chiens, selon Le Parisien. Dimanche, 3 agents Moovia étaient encore en garde à vue, après les plaintes de deux policiers et du frère de l'esthéticienne.
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Et de dix: l'Assemblée nationale continue à se recomposer avec la création surprise mardi d'un nouveau groupe constitué de députés Agir et "marcheurs", qui se veulent un soutien à l'exécutif mais éloignent un peu plus le groupe LREM de la majorité absolue.
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Sept députés macronistes rejoignent cette nouvelle formation, ce qui fait tomber les effectifs du groupe LREM à 281 membres. Il y a une semaine, le groupe de Gilles Le Gendre avait perdu sept autres membres, qui avaient constitué un neuvième groupe autour de Matthieu Orphelin et Paula Forteza, coûtant à LREM la majorité absolue (289 sièges) qu'il détenait seul jusqu'alors.Le dixième groupe - nouveau record sous la Ve République - dénommé "Agir Ensemble", et dont l'esprit se veut "constructif", comprend 17 élus."Nous souhaitons soutenir l'action du président de la République" et être un "3e pilier de la majorité" avec LREM et MoDem, explique son président Olivier Becht (Agir). Son groupe compte une dizaine de députés Agir, jusqu'alors membres du groupe UDI-Agir présidé par Jean-Christophe Lagarde.Son propre groupe "va gagner en force et en cohérence", a fait valoir sur LCP celui-ci également patron du parti UDI, épinglant ses anciens collègues pensant à leur "avenir personnel" sur fond de "rumeurs de remaniement" gouvernemental.Le parti centriste Agir est lui présidé par le ministre de la Culture Franck Riester. Certaines sources parlementaires voient M. Riester, en quête d'un point de chute s'il sort du gouvernement, voire Edouard Philippe (ex-LR également) à la manoeuvre.A la presse, les députés du nouveau groupe ont assuré n'être "pilotés par personne", réfutant toute "tactique politicienne". Ils ont mis en avant leur volonté de "faire bouger les lignes" au sein d'un groupe "agile", à "un moment clé" après la crise du coronavirus.Devant les députés LREM en réunion en ligne, le chef du gouvernement a critiqué l'initiative: "Tout cela est littéralement dérisoire et les personnes qui s'occupent de ça n'ont pas compris ce qui se passait en ce moment", selon un participant. Une source gouvernementale souligne cependant que le nouveau groupe est "tout à fait loyal à la majorité", contrairement au 9e groupe, un "attelage hétéroclite, pas dans la majorité".Dans les rangs des "marcheurs", certains ironisent: "il ne reste plus qu'à attendre le 11e...". Des légitimistes considèrent que Gilles Le Gendre est "évidemment" fragilisé par cette série de départs. Certains "espèrent" qu'il sera remplacé, plaidant pour "un acte fort".Pour sa part, M. Le Gendre a concédé devant la presse: "Peut-être que c'est une ultime alerte qui va permettre de prendre conscience que la façon dont nous animons la sphère majoritaire n'est peut-être pas optimale".Dans l'opposition, Damien Abad (LR) y voit "le symbole de la déliquescence de la majorité". Il plaide pour rehausser le seuil de création d'un groupe à 20 membres (et non 15) afin de ne pas "bloquer" l'Assemblée.Même blâme d'une "macronie en confettis" et d'une IVe République "de retour" pour Jean-Luc Mélenchon (LFI). "Les négociations pour le vote des lois, des amendements, des petites et grandes choses vont occuper bien du monde", prédit-il dans une note. Côté communiste, André Chassaigne voit une "fragmentation" sans doute "révélatrice d'une forme de malaise général" dans la majorité, s'interrogeant sur des "courants sous-marins".Pour Matthieu Orphelin, co-président du 9e groupe, cette multiplication des entités "obligera chacun à sortir des postures" et "peut être bénéfique pour la vitalité parlementaire".
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La justice soupçonne un responsable de plusieurs agences de pompes funèbres lyonnaises d'être impliqué dans un trafic de dents en or, qui auraient été prélevées sur des cadavres. L'homme a été mis en examen, rapporte France 3.
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Le 13 juillet dernier, un responsable de quatre agences de pompes funèbres de la région lyonnaise, dénommées "Service chrétien de funérailles", a été placé en garde à vue. Selon une information de France 3, une enquête aurait été ouverte pour "atteinte à l'intégrité des cadavres". En effet, l'homme est soupçonné d'être impliqué dans un trafic de dents en or, prélevées sur des défunts. La police a été alertée par une employée d'une de ces agences. En réalisant une toilette mortuaire, la jeune femme aurait découvert que la bouche d'un défunt était suturée, contrairement à la demande de la famille. La bouche du défunt a alors été ouverte. C'est là que l'employée a pu constater que des dents avaient été cassées, mais surtout que d'autres avaient disparu. Plus tard, la jeune femme découvrira, dans le véhicule de l'entreprise, une boîte remplie de dents en or et contactera ensuite la police.Le responsable mis en cause a été placé en garde à vue durant le week-end du 14 juillet, avant d'être mis en examen puis libéré sous caution et placé sous contrôle judiciaire lundi 16 juillet. Selon France 3, l'homme soupçonné a fondé cette entreprise de pompes funèbres en 2006, et a organisé de nombreuses funérailles dans la région lyonnaise. Cette affaire pourrait donc prendre de l'ampleur.
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Malgré le démenti de l'Elysée, l'ancienne ministre de l'Environnement a réaffirmé mercredi soir sur Europe 1 qu'on lui avait proposé d'entrer au gouvernement. "Ça n'avait de sens que s'il y avait eu une évolution politique plus profonde", a-t-elle estimé.
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A la veille de l'annonce du remaniement, Ségolène Royal assurait début juillet avoir été contactée pour une éventuelle entrée au gouvernement de Jean Castex. Une information démentie par un proche d'Emmanuel Macron à l'AFP. En réponse, l'ancienne ministre de l'Environnement avait assuré à l'agence de presse, copies de SMS à l'appui, avoir été contactée par le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Mercredi 22 juillet, Mme Royal a de nouveau affirmé avoir été contactée pour faire partie du nouveau gouvernement. "On me l'a proposé en tout cas", a-t-elle assuré sur Europe 1, avant d'expliquer qu'elle n'avait aucun regret de ne pas en faire partie. "Ca n'avait de sens que s'il y avait eu une évolution politique plus profonde, c'est-à-dire une remise à nouveau des services publics, qui ont été drastiquement réduits au cours de ces dernières années. Et puis une offensive beaucoup plus forte sur la question environnementale pour laquelle il y a eu des reculs inqualifiables ces trois dernières années", a-t-elle déploré. L'ancienne ambassadrice des pôles a ensuite critiqué la politique environnementale, regrettant de nombreux "reculs" en la matière. "Ça supposerait déjà une remise à niveau de tout ce qui a reculé, comme les échéances sur la diminution du nucléaire ou des autorisations sur la déforestation qui ont été organisées", a-t-elle jugé."Il y a eu aussi l'affaiblissement des protections des établissements classés, c'est-à-dire les usines dangereuses, qui a été entérinée. Il y a également l'affaiblissement des sites naturels, ainsi qu'un recul sur l'application de l'accord de Paris sur le climat", a-t-elle conclu.
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France Culture, France Inter, Arte, OCS... A défaut de Festival de Cannes, annulé en raison de la crise sanitaire, plusieurs médias proposent des programmations spéciales pour célébrer le 7e art.
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- France Culture proposera des dizaines d'émissions, fictions, documentaires et portraits du 15 au 22 mai pour les amoureux des salles obscures, avec notamment un grand weekend et des nuits spéciales cinéma. Avec notamment des magazines et grands rendez-vous dont La Grande Table, Les Chemins de la philosophie, A Voix Nue, Masterclasses..., mais aussi des Nuits dédiées au cinéma.Une programmation qui mettra aussi à l'honneur les lauréates des Prix France Culture cinéma des étudiants et du coup de cœur Acid-France Culture, qui auraient dû être remis à Cannes, et ont été décernés cette année à Mati Diop, pour "Atlantique", et Annabelle Attanasio, pour "Mickey and the bear".- D'autres antennes de Radio France mettent également le cinéma à l'honneur, dont France Inter avec des rediffusions d'entretiens accordés par des réalisateurs et acteurs à Augustin Trapenard dans "Boomerang", des Masterclasses issues de précédentes éditions du Festival de Cannes et une sélection des "meilleurs films cannois" visibles sur la plateforme UniversCiné. Et France Musique se met au diapason avec son émission "Ciné Tempo".- France Télévisions, qui a engrangé les succès avec des grands films hexagonaux diffusés pendant le confinement, veut poursuivre sur sa lancée et a inauguré lundi, en plus de ses rendez-vous habituels, une nouvelle case quotidienne dédiée au cinéma patrimonial sur France 3, avec un cycle du 11 au 22 mai consacré à Jean Gabin et Simone Signoret, icônes du 7e art français.Une offensive dans le cinéma déclinée sur toutes les antennes: France 2 diffusera la comédie "Les Apprentis" de Pierre Salvadori samedi à 14H00, suivie dimanche soir de "Ce qui nous lie" de Cédric Klapisch et "Les fantômes d'Ismael" d'Arnaud Desplechin. Sur France 5, le film culte "Un homme et une femme" de Claude Lelouch passera lundi soir, et sera suivi à 23H40, dans le cadre du Cinéma de minuit, de "Minuit... quai de Bercy".Enfin, le groupe public démarrera bientôt un partenariat exclusif avec la Quinzaine des réalisateurs, qui devrait réjouir les cinéphiles puisqu'il permettra au public de visionner gratuitement une sélection de films cannois sur le site france.tv. En attendant, on peut déjà retrouver sur cette plateforme le documentaire récemment diffusé sur France 5 "Cannes 39 : Le festival n'aura pas lieu", qui revenait sur l'histoire de la toute première édition du Festival de Cannes, programmée en 1939 et annulée pour cause de guerre.- Arte diffuse une riche programmation depuis lundi et jusqu'au 27 mai, avec une sélection remarquable de longs et courts métrages, des magazines, des documentaires pour les cinéphiles, accompagnés de contenus en ligne. On retrouvera par exemple des oeuvres de Michael Winterbottom, Michael Haneke, Jim Jarmusch ou Spike Lee.- OCS fait également son festival, autour d'une sélection "Cannes américain" dont le dernier opus de Quentin Tarantino "Once upon a time... in Hollywood" ou "Drive" avec Ryan Gosling (à partir du 21 mai), des indépendants ("The florida project", "Leave no trace"...), des films au féminin et des grands classiques.
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Didier Pain s'est éteint à l'âge de 71 ans, rapporte le site AlloCiné.
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L'acteur et producteur est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l'âge de 71 ans, rapporte le site AlloCiné. Habitué des seconds rôles, il avait incarné l'Oncle Jules dans "La Gloire de mon père". On avait également pu le voir dans "Les Visiteurs", dans le rôle de Louis VI Le Gros. Ainsi que dans "Mes Meilleurs copains" et "Manon des sources". Didier Pain était l'oncle d'Alysson et Vanessa Paradis. Il avait d'ailleurs été le manager de l'interprète de "Joe le taxi".
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Des vidéos d'un élevage de canards dans le sud-ouest de la France, à Lichos (Pyrénées-Atlantiques), ont été diffusées par L214. L'association de défense des animaux dénonce le "pire élevage" vu depuis 10 ans et demande sa fermeture.
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L'exploitation s'est défendue, affirmant que la vidéo était "fausse, mensongère et malhonnête".L'association de défense des animaux L214 diffuse ce jeudi 20 août des vidéos de ce qu'elle considère être "le pire élevage" vu depuis plus de 10 ans. Il s'agit d'un élevage de canards dans le sud-ouest de la France. L'association demande sa fermeture "urgente et définitive". Pour L214, l'un des bâtiments abritant des canards mâles à Lichos (Pyrénées-Atlantiques), à 50 km de Pau, atteint "des sommets dans l'horreur" : "totalement insalubre", cadavres de canards "décomposés" et "non ramassés", cages "en train de s'effondrer", épais "flot d'excréments" qui "déborde à l'extérieur", asticots, rats qui "prolifèrent"... Et les canards vivants, environ 150, se trouvent au milieu d'autant de morts.Les photos et vidéos mises en ligne sur le site de l'association de défense des animaux ont été prises "il y a quelques jours" en août, après signalement d'un "lanceur d'alerte". Elles dépeignent "le pire élevage que nous ayons eu l'occasion de voir depuis les débuts de L214" en 2008, a affirmé Sébastien Arsac, directeur des enquêtes de l'association.La situation y semble "totalement hors de contrôle" et l'élevage doit "fermer de toute urgence", selon l'association qui dit espérer "a minima une interdiction d'exercer une activité d'élevage" à l'encontre des responsables.Une vidéo "fausse, mensongère et malhonnête"Jeudi, sur le site de l'exploitation le Couvoir du Saison, une copropriétaire de cette exploitation "familiale" a répondu aux accusations en affirmant à l'AFP que la vidéo de l'association était "fausse, mensongère et malhonnête"."Sur la partie extérieure, le lisier qui se déverse, c'est la vérité", a concédé Aurore Vidal, "des images de certains animaux en cage, c'est notre exploitation, mais tout ce qui est cadavres, asticots et tout le reste, c'est faux", a-t-elle ajouté, "ce n'est pas notre exploitation".La jeune femme a accusé la "malveillance", notamment d'un "ancien intérimaire" et annoncé une plainte pour "diffamation et entrée par effraction" contre L214.Le ministère de l'Agriculture, qui avait appris l'existence de cette vidéo, a indiqué dans la nuit de mercredi à jeudi qu'il demandait au préfet une "mise en demeure" de l'élevage en question pouvant aller "jusqu'à une suspension d'activité". "Dès que j'ai eu connaissance de la situation dans l'élevage en Pyrénées-Atlantiques, j'ai immédiatement diligenté une enquête, complétée par une visite vétérinaire. Une mise en demeure de l'exploitation va être prononcée pouvant conduire à la suspension", a écrit Julien Denormandie dans un tweet. "En parallèle une procédure judiciaire est ouverte" a précisé le ministère dans un communiqué, estimant néanmoins que ce cas "isolé" ne "saurait être généralisé".Une plainte a aussi été déposée mercredi par l'avocate de L214 pour "cruauté envers animaux", "abandon", et "atteinte à l'environnement", en raison des risques encourus par le Saison, un proche cours d'eau, à cause des déjections s'écoulant du bâtiment. L214 a alerté l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP).L214, association de défense des animaux hostile à l'élevage, à la consommation de tous produits d'origine animale, milite pour la fermeture des abattoirs, et a déjà ciblé des élevages de la filière foie gras, symbole de la gastronomie française, fin 2019 notamment le couvoir d'un lycée agricole de Périgueux.13.700 contrôles au titre de la protection animale, en 2019L214, association de défense des animaux hostile à l'élevage, à la consommation de tous produits d'origine animale, milite pour la fermeture des abattoirs, et a déjà ciblé des élevages de la filière foie gras,Elle y avait dénoncé ce qu'elle qualifiait "d'agonie" de canetons femelles (non conservées pour le gras), et la préfecture de Dordogne avait confirmé un "manquement" avéré - et verbalisé - à la réglementation sur les méthodes d'euthanasie, auquel il avait été remédié ensuite.A la lumière de ces exemples, L214 s'interroge sur les inspections dans la filière foie gras et demande au ministre de l'Agriculture Julien Denormandie "de diligenter un audit de l'ensemble des élevages de canards reproducteurs et couvoirs de la filière foie gras", et "publier les rapports complets d'inspection, comme l'avait fait Stéphane le Foll en 2016 concernant les abattoirs d'animaux de boucherie"."Nous multiplions les contrôles pour protéger les animaux et prendre des mesures strictes afin que ces dérives inacceptables, mais isolées et individuelles, ne jettent pas le discrédit sur toute une profession à laquelle j'assure mon soutien et ma confiance" a répondu le ministre, cité dans le communiqué du ministère."Les mesures nécessaires sont prises", a-t-il dit. "J'ai demandé aux services d'être extrêmement vigilants sur ces contrôles. Les suites de l'enquête seront communiquées en toute transparence".En 2019, les services de contrôle du ministère ont mené 13.700 contrôles au titre de la protection animale, a par ailleurs rappelé le communiqué.
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Selon les médias, l'État a déjà dépensé entre 140 et 195 millions d'euros pour mettre en place cette réforme qui pourrait bien être reportée, voire abandonnée.
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C'est l'un des dossiers chauds de cette rentrée : le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu sera-t-il bien mis en place en janvier 2019 ? Plusieurs ministres sont montés au front dimanche 2 septembre pour tenter de lever les incertitudes sur cette réforme, objet de déclarations contradictoires ces derniers jours. Une réunion entre Emmanuel Macron et le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin est programmée mardi à l'Élysée sur cette question sur laquelle travaille l'administration depuis près de trois ans et qui pose aujourd'hui une série de problèmes techniques et politiques, dont certains semblent insolubles.Samedi 1er septembre, M. Darmanin a reconnu que l'arrêt de cette réforme n'était pas exclu. Un tel renoncement aurait un coût non négligeable. Selon Franceinfo, l'État a déjà dépensé 140 millions d'euros pour adapter les services fiscaux à cette réforme, sans compter les 4 millions d'euros investis dans la campagne d'information. Europe 1 parle de 195 millions d'euros, tout compris, entre investissement informatique et communication. Sans oublier les postes qui devaient être supprimés et qui ont finalement été préservés dans le cadre de cette réforme. 40.000 agents ont en effet été formés pour répondre aux questions des Français. Les entreprises ont également un coût à supporter. Un rapport de l'inspection des finances datant de septembre 2017 estimait que la charge pour les entreprises pourrait être comprise entre 310 et 420 millions d'euros, avec ensuite des coûts récurrents annuels évalués entre 60 et 70 millions d'euros. Quelques semaines auparavant, le cabinet TAJ, mandaté par le Sénat, avait livré une évaluation encore plus alarmiste. Selon les auteurs du rapport, le coût de mise en place serait de 1,195 milliard d'euros, et les coûts récurrents annuels de 98,5 millions d'euros, soit près de 1,3 milliard d'euros.
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Une manifestation d'une ampleur exceptionnelle a rassemblé samedi des dizaines de milliers de Mauriciens, descendus dans les rues de Port-Louis pour dénoncer la gestion par le gouvernement de la marée noire qui a ravagé la côte Sud-Est de l'île Maurice au début août.
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Une marée humaine, comme sans doute jamais le pays n'en avait connue pour une manifestation, a pris d'assaut en fin de matinée la place de la cathédrale, en plein cœur de la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP.Les manifestants, la plupart de noir vêtus pour évoquer les ravages de la fuite de fioul, ont ensuite défilé pour exprimer leur mécontentement face à ses graves conséquences écologiques et économiques.Le vraquier japonais MV Wakashio s'est échoué le 25 juillet sur un récif à Pointe d'Esny, au sud-est de l'île. L'épave s'est brisée en deux, trois semaines plus tard, après une course contre la montre pour pomper le carburant qu'elle contenait. Entretemps, le navire a laissé échapper au moins 1.000 tonnes de fioul qui ont souillé les côtes - notamment des espaces protégés abritant des forêts de mangrove et des espèces menacées - et les eaux cristallines qui attiraient de nombreux touristes avant la pandémie de coronavirus.De nombreux Mauriciens estiment que le gouvernement du Premier ministre Pravind Jugnauth a mis trop de temps à prendre la mesure de la catastrophe et tardé à organiser le pompage des 3.800 tonnes de fioul et 200 tonnes de diesel que le bateau contenait.Arborant pour beaucoup des drapeaux mauriciens, les manifestants ont appelé le Premier ministre à la démission, avec le slogan en créole "Lév paké aller" (quitte le pouvoir)."Lile Morise, paradi pou tourise. Lanfer pou tou Morisien" (l'île Maurice, un paradis pour les touristes, l'enfer pour tous les Mauriciens), pouvait-on aussi lire sur des pancartes.Cet archipel de l'océan Indien, avec ses 1,3 million d'habitants, dépend de ses eaux pour sa sécurité alimentaire basée sur la pêche et pour l'écotourisme, dans une zone qui compte les plus beaux récifs coralliens du monde.Pravind Jugnauth, qui a succédé en 2017 à son père Anerood Jugnauth parti avant la fin de son mandat, puis a largement remporté les législatives de 2019, a estimé n'avoir commis aucune erreur et a refusé de présenter des excuses.La marche, apolitique mais soutenue par l'opposition, a été organisée à l'appel d'un simple citoyen mauricien, Jean Bruneau Laurette, devenu un héros aux yeux de nombre de ses compatriotes pour avoir osé s'opposer au chef du gouvernement.Cet expert en sécurité maritime, qui estime que le gouvernement a caché la vérité sur les circonstances de la marée noire, a aussi déposé plainte contre les ministres de l'Economie bleue et de l'Environnement.
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Accusé d'agression sexuelle sur les réseaux sociaux, le rappeur Roméo Elvis a regretté "d'avoir utilisé (ses) mains de manière inappropriée sur quelqu'un", croyant répondre à une invitation qui n'en était pas une", mercredi sur son compte Instagram.
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"Je regrette sincèrement ce geste et surtout, je réitère publiquement les excuses déjà exprimées de nombreuses fois en privé et en personne", poursuit le frère d'Angèle, une des nouvelles voix du mouvement #MeToo avec son tube "Balance ton quoi".Angèle s'est également exprimée sur ses réseaux sociaux: "je condamne les actes qui vont à l'encontre de mes principes. C'est d'autant plus important qu'il s'agit d'un proche et heurtant de l'apprendre ainsi". "Une prise de conscience globale est à venir et un changement des mentalités s'impose, encore, toujours et partout", insiste la chanteuse. Angèle, déjà très exposée sur les réseaux sociaux en temps normal - soutenue par ses fans ou critiquée par ceux qui ne l'aiment pas - s'est retrouvée depuis mardi au cœur d'une vague de tweets "Balance ton frère". Roméo Elvis dit avoir arrêté son geste "dans les instants qui ont suivis dès (qu'il a) compris"."Ce qui est trop souvent vu comme un acte banal est une erreur à ne pas faire", ajoute le rappeur avant de conclure: "je ne suis pas fier de cette situation et espère servir d'exemple à ne pas suivre"."(Roméo Elvis) m'a agressée sexuellement #balancetonrappeur", pouvait-on lire mardi sur une story d'un compte ne permettant pas d'identifier l'autrice. Cette dernière publiait également des captures d'écran de l'artiste lui disant qu'il était "une merde sur le coup" et avait "vraiment honte".Cette affaire survient alors que le rap défraie la chronique dans la rubrique faits divers. Une enquête a ainsi été ouverte à Paris pour "violences volontaires", "agressions sexuelles" et "menaces de mort" après les plaintes de trois femmes contre le rappeur parisien Moha La Squale.
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Remis à l'entreprise trois jours avant l'incendie qui a ravagé l'usine de Rouen et brûlé 9.500 tonnes de produits chimiques, le rapport de l'assureur américain FM Global, relevait des manquements dans le dispositif anti-incendie du site, révèlent Le Monde et Mediapart. L'entreprise assure que "les équipements du site de Rouen étaient, le jour de l'incendie, conformes à la réglementation en vigueur".
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Le 26 septembre dernier, vers 2h30, une partie de l'usine Seveso du fabricant de lubrifiant Lubrizol et trois bâtiments de l'entreprise contigüe, Normandie Logistique, de Rouen (Seine-Maritime) ont été ravagés par un incendie qui a brûlé 9.505 tonnes de produits en majorité chimiques. Le sinistre n'a pas fait de victime, mais le panache de fumée noire long de 22km avait provoqué l'inquiétude de la population. L'incendie aurait-il pu être évité ? Vendredi 7 février, un rapport dévoilé par Le Monde et Mediapart révèle que les responsables connaissaient les risques. Le 13 septembre 2019, deux experts de l'assureur américain FM Global s'étaient rendus sur place et avaient relevé dans leur rapport rendu le 23 mars, soit trois jours avant l'accident, des manquements dans le dispositif anti-incendie du site.Des failles"Lors d'un incendie, les conteneurs intermédiaires en plastique (IBC) fondraient rapidement et le liquide combustible et/ou inflammable se répandrait sur le sol, créant comme un grand feu de piscine, est-il indiqué dans ce document, rapporte Le Monde. En raison de l'insuffisance d'espace de séparation et du manque de systèmes de confinement et de drainage adéquats, ce feu se propagerait rapidement à l'ensemble du bâtiment A5, entraînant sa destruction totale, et pourrait même s'étendre aux bâtiments environnants. Ce qui pourrait conduire à l'arrêt des activités d'enfûtage du site pendant plusieurs semaines ou mois avant qu'une solution temporaire ne soit trouvée." C'est ce qu'il s'est passé dans la nuit du 26 septembre. Les experts soulignent également l'absence de plan de protection pour le stockage des conteneurs en plastique et fûts en métal contenant les produits combustibles inflammables. Ils recommandent de stocker les conteneurs en plastique à distance et de remplacer ceux dans le bâtiment par d'autres en métal. La compagnie d'assurance relève également une autre faille concernant le système de sprinklers, ces extincteurs fixés en hauteur et fonctionnant de manière automatique dès qu'ils détectent une chaleur excessive et similaires à des douches. En janvier dernier, le parquet de Paris a élargi l'enquête en pointant des manquements de sécurité de la part de Lubrizol et de Normandie Logistique. Le parquet a demandé aux juges d'instruction d'investiguer sur une série d'irrégularités dans l'exploitation des deux sites "ayant porté une atteinte grave à la santé, la sécurité, ou dégradé substantiellement" l'environnement. Il avait également relevé "un réseau de caniveaux et un dispositif de confinement insuffisants n'ayant pas permis de collecter l'ensemble de la nappe enflammée" sur le site et l'absence de "dispositif de détection incendie sur les lieux de stockage extérieur" situé près des deux bâtiments qui ont brûlé. L'État responsable ?Contacté par Le Monde, Lubrizol assure que "les équipements du site de Rouen étaient, le jour de l'incendie, conformes à la réglementation en vigueur" et avoir investi massivement pour prévenir les risques. Néanmoins, selon le quotidien, chaque rapport annuel depuis 2014 pointait exactement le même type de manquements. Au micro de France Bleu, Gérald Le Corre, responsable CGT de la Seine-Maritime estime que la responsabilité de Lubrizol est indéniable et s'interroge également sur celle de l'État. "Le préfet de région a assuré qu'il y avait eu entre 30 et 40 contrôles des services de l'État. Comment comprendre que les services de l'État n'ont pas mis en évidence ce défaut de sécurité incendie, quand des assureurs qui passent une fois par an font des remarques extrêmement précises et pertinentes, avec un scénario qui s'est révélé complètement exact au moment de l'incendie le 26 septembre?", demande-t-il.
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Apple et Google ont retiré jeudi Fortnite de leurs magasins d'applications, après qu'Epic Games, l'éditeur du jeu vidéo ultra populaire, a tenté de contourner les systèmes de paiement des commissions dues aux deux géants de la tech.
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Les développeurs doivent payer aux plateformes de téléchargement des applis - l'App Store et le Google Play Store - une commission de 30% sur les transactions des utilisateurs.Mais Epic Games a installé un mode de paiement alternatif, qui permet aux joueurs d'économiser de l'argent en contournant les systèmes intégrés par défaut, et obligatoires."Aujourd'hui, Epic Games a pris la décision malheureuse d'enfreindre les règles de l'App Store, qui s'appliquent à tous les développeurs et sont conçues pour que le magasin soit sécurisé pour nos utilisateurs", a déclaré Apple à l'AFP."En conséquence, Fortnite a été retiré du magasin".Les adeptes du jeu vidéo utilisant des appareils de la marque à la pomme pourront continuer à jouer, mais ils ne recevront plus les mises à jour, qui passent par l'App Store.En réaction, Epic Games a décidé de poursuivre Apple en justice. Le studio accuse le groupe californien d'abus de position dominante et de pratiques "anticoncurrentielles"."Apple est plus gros, plus puissant, plus enraciné et plus pernicieux que les monopoles d'antan", déclame la plainte déposée jeudi devant un tribunal fédéral. - "Taxe tyrannique" -Environ 350 millions de personnes ont joué à Fortnite depuis 2017, année de la sortie de ce jeu de tir et de survie devenu une star des compétitions d'e-sport.Epic Games a demandé au tribunal de forcer Apple à changer ses règles pour tous les développeurs d'applications."Apple impose des restrictions déraisonnables et illégales pour monopoliser les deux marchés", indique la plainte du studio, qui qualifie la commission de 30% de "taxe tyrannique"."Apple est devenu ce contre quoi il pestait autrefois. Le monstre qui veut contrôler les marchés, bloquer la concurrence et étouffer l'innovation", détaille le document.Le fabricant de l'iPhone est dans le collimateur de nombreux régulateurs et éditeurs d'applications qui contestent l'emprise de la société sur l'App Store, passage obligé du téléchargement d'applications sur ses populaires appareils, des smartphones aux tablettes.Apple s'est défendu contre des attaques similaires dans le passé en expliquant que les commissions servaient à protéger les applis et leurs utilisateurs des pirates et des arnaques. Son pourcentage peut baisser à 15% à partir de la deuxième année d'un abonnement. - Juge et partie -La situation est différente sur le système d'exploitation de Google, Android, qui permet aux développeurs de proposer leurs applis via différentes plateformes.Mais "pour les éditeurs de jeu qui choisissent de passer par le Play Store, nous avons des règlements cohérents, qui sont justes pour les développeurs et qui garantissent la sécurité du magasin pour les utilisateurs", a indiqué Google à l'AFP."Fortnite reste disponible sur Android, mais nous ne pouvons plus le proposer sur Play parce qu'il enfreint nos règles", continue le groupe, tout en se disant disposé à discuter avec l'éditeur afin que le jeu puisse revenir.En portant l'affaire en justice, Epic Games "teste la température" au moment où Apple "est sous les projecteurs des autorités aussi bien à Washington qu'à Bruxelles au sujet du bastion de l'App Store", estime Dan Ives, de Wedbush. L'analyste pense que le géant de la Silicon Valley va remporter la partie, comme à chaque fois, même s'il doit faire attention aux "effets en cascade" avec les autres développeurs, qui vont suivre de près la bataille.Le patron d'Apple, et ceux d'Amazon, Google et Facebook, ont été interrogés fin juillet par une commission parlementaire sur leurs pratiques vis-à-vis de leurs compétiteurs, que de nombreux élus jugent anticoncurrentielles. Apple est accusé d'être à la fois juge et partie sur l'App Store, puisqu'il gère la plateforme et propose aussi ses propres produits.
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Ces derniers mois, des inscriptions prenant pour cible les migrants ont été tracées à de multiples reprises sur des mairies, des écoles et aux domiciles d'élus en Alsace.
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Des tags racistes et faisant référence au régime nazi ont été découverts, vendredi 1er novembre, devant la faculté de droit de Strasbourg, selon le premier adjoint à la mairie, Alain Fontanel. "Horreur et abomination à la vue des tags nazis découverts ce matin sur le parvis de l'Unistra" (l'université de Strasbourg), a écrit le premier adjoint sur son compte Twitter. "La justice pour punir, l'éducation pour prévenir. JAMAIS la haine n'aura sa place dans notre ville", a-t-il ajouté.Des inscriptions antisémites sur des façades d'écolesParmi les inscriptions découvertes figurent "NSDAP" (sigle du parti nazi, en allemand) et "WPWW" ("white pride world wide") sur une grande bâche de chantier devant un bâtiment de l'université et "zone raciste" inscrit au sol, selon les photos publiées dans ce tweet. Ces derniers mois, des inscriptions prenant pour cible les migrants et ceux qui les accueillent et des inscriptions antisémites ont été tracées à de multiples reprises sur des mairies, des écoles et aux domiciles d'élus en Alsace.Des actes récurrents Selon le journal L'Alsace, des inscriptions antisémites et anti-migrants ont encore été découvertes jeudi matin sur l'école de Bootzheim (Bas-Rhin). "La ville de Strasbourg a une responsabilité encore plus grande, par son histoire, à dénoncer ces actes", a souligné auprès de l'AFP Alain Fontanel, qui a dit ressentir à la fois "de l'inquiétude par rapport à la récurrence de ces actes et de la détermination des pouvoirs publics à trouver et réprimer ceux qui les commettent".
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Le président américain a déclenché une vive polémique après avoir utilisé les attentats de Paris pour justifier sa politique sur les armes à feu.
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"La France exprime sa ferme désapprobation des propos du président Trump au sujet des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et demande le respect de la mémoire des victimes", écrit le Quai d'Orsay dans un communiqué publié samedi 5 mai. "Chaque pays définit librement sa propre législation dans le domaine du port d'armes comme dans d'autres. La France est fière d'être un pays sûr où l'acquisition et la détention d'armes à feu sont strictement réglementées. Les statistiques de victimes par arme à feu ne nous conduisent pas à remettre en cause le choix de la France en la matière", ajoute le Quai d'Orsay.Lors d'un discours à la convention de la NRA (National Rifle Association), vendredi 4 mai à Dallas, Donald Trump a de nouveau utilisé les attentats du 13 novembre 2015, à Paris, pour justifier sa politique sur les armes à feu, n'hésitant pas à mimer le massacre, quitte à susciter la polémique."Indignation et dégoût"Des rescapés des attentats du 13 novembre avaient réagi sur les réseaux sociaux, certains appelant la diplomatie française à réagir. "Plutôt que me donner une médaille, pourriez-vous demander à @francediplo d'exiger des excuses de @realDonaldTrump ?", a ainsi tweeté Aurélia Gilbert. La classe politique avait elle aussi fait part de son indignation après les propos du président américain. "Les propos honteux et les simagrées obscènes de Donald Trump en disent long sur ce qu'il pense de la France et de ses valeurs", a ainsi estimé François Hollande tandis que l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur au moment des attentats de 2015 a fait part de son "indignation" et de son "dégoût".
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Le 24 avril, le Conseil d'État a conclu qu'étaient "réunies les différentes conditions pour que la décision d'arrêter la nutrition et l'hydratation artificielles de M. Vincent Lambert puisse être mise en oeuvre", a écrit le médecin en charge de Vincent Lambert.
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"L'arrêt des traitements et la sédation profonde et continue" vont être "initiés": le médecin de Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France, a annoncé à la famille l'interruption des soins à partir du 20 mai.En état végétatif depuis 2008, il est au centre depuis six ans d'une bataille judiciaire qui a déchiré sa famille. ► État végétatifVincent Lambert est hospitalisé à Reims depuis qu'un accident de la route, en septembre 2008, l'a plongé dans un état végétatif, sans espoir d'amélioration, disent les médecins en 2011. Le 10 avril 2013, le CHU engage un protocole de fin de vie, en accord avec son épouse Rachel et une partie de la famille. Vincent Lambert, selon ces proches, avait "clairement" indiqué avant l'accident ne pas souhaiter d'acharnement thérapeutique, sans laisser de consigne écrite.► La justice saisieSaisi par les parents, fervents catholiques soutenus par une sœur et un demi-frère, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) ordonne en mai 2013 de rétablir l'alimentation. Il constate que les parents n'avaient pas été explicitement informés de la décision des médecins.Le 11 janvier 2014, le CHU informe la famille qu'il va de nouveau arrêter nutrition et hydratation, procédure conforme à la loi Leonetti qui permet de refuser l'acharnement thérapeutique. Le 16 janvier, le tribunal saisi par les parents ordonne la poursuite du traitement. Rachel Lambert et le CHU en appellent au Conseil d'État.► Absence de "sérénité" Après une nouvelle expertise, confirmant l'incurabilité et une "dégradation" de l'état général, le Conseil d'État se prononce le 24 juin 2014 pour l'arrêt des soins. Saisie par les parents, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) valide cette décision le 5 juin 2015.Le 10 juillet, le CHU de Reims annonce qu'il va engager une nouvelle procédure -la troisième- d'arrêt des traitements. Le 23, contre toute attente, les médecins refusent de se prononcer sur l'arrêt des soins, arguant que les conditions de "sérénité et de sécurité nécessaires" ne sont pas réunies. Ils demandent la désignation d'un représentant légal pour le patient.► Rachel Lambert, tutriceLe 9 octobre, le tribunal administratif rejette une demande d'arrêt des soins présentée par son neveu, qui fait appel. Le 10 mars 2016, le juge des tutelles de Reims choisit Rachel Lambert comme tutrice, décision validée en appel puis en cassation. La cour administrative d'appel de Nancy décide le 16 juin 2016 la reprise des consultations d'experts pouvant mener à un arrêt des soins. Saisi par les parents, le Conseil d'État confirme cette décision en juillet 2017. ► 4e procédure d'arrêt des soinsEntre-temps, les parents de Vincent Lambert ont porté plainte contre le CHU de Reims pour "délaissement de personne hors d'état de se protéger" et réclamé en vain son transfert dans un établissement spécialisé. Le 27 septembre 2017, le CHU de Reims annonce une quatrième procédure pouvant mener à l'arrêt des soins. Un recours parental est rejeté par le Conseil d'État le 31 janvier 2018. Le 9 avril, après plusieurs mois de consultations, le CHU de Reims se prononce de nouveau pour "l'arrêt des traitements". Mais le 20, le tribunal administratif, saisi par les parents, ordonne une nouvelle expertise médicale.Le 14 juin, les trois médecins-experts désignés par le tribunal se désistent, invoquant leur incapacité à résister aux "tentatives de manipulations et aux critiques".► État "irréversible"Le 18 novembre, une nouvelle expertise ordonnée par le tribunal conclut que "l'état végétatif chronique" de Vincent Lambert est "irréversible". Le 31 janvier 2019, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne valide la procédure d'arrêt des soins lancée par le CHU. Saisi par les parents, le Conseil d'État confirme cette décision le 24 avril. Le 30, la CEDH rejette une requête des parents contre l'arrêt du Conseil d'État. Le 4 mai, un comité de l'ONU saisi par les parents demande à la France de suspendre toute décision d'arrêt des soins dans l'attente d'une instruction sur le fond. Le lendemain, la ministre de la Santé Agnès Buzyn souligne que la France n'est "pas tenue" de respecter cette demande.► Arrêt des traitementsLe 11 mai, le médecin traitant de Vincent Lambert annonce à la famille l'interruption des traitements la semaine du 20 mai.
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Si Jonathann Daval a confirmé ses aveux, il nie toutefois avoir brûlé le corps de son épouse, retrouvé dans les bois en octobre 2017.
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Selon les informations de l'Est républicain, Jonathann Daval a reconnu une nouvelle fois avoir tué sa femme, Alexia Daval. Toutefois, le suspect nie toujours avoir participé à la crémation partielle du corps de la jeune femme, retrouvé dans les bois en Haute-Saône, le 30 octobre 2017, deux jours après sa disparition le 28 octobre à Gray-la-Ville. Après avoir avoué le meurtre de son épouse, Jonathann Daval s'était rétracté en juin dernier, accusant son beau-frère du meurtre de sa femme et criant à un complot familial. Mais lors d'une confrontation avec sa belle-mère en décembre, celui qui s'était d'abord présenté comme un veuf éploré a craqué et avoué le meurtre de son épouse. Par qui le corps d'Alexia Daval a-t-il été brûlé ? Si la justice doit encore faire la lumière sur cet élément précis, le procureur de la République de Besançon estime toutefois que rien n'indique que le suspect ait pu bénéficier d'une aide extérieure pour se débarrasser du corps d'Alexia Daval, rapporte l'Est républicain. "Nombre d'observateurs imaginent que reconnaître ce geste nécessite, pour Jonathann Daval, de faire sauter un énième verrou psychologique", écrit le quotidien local.
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Si ses partisans ne viennent pas le chercher, il ira les trouver. Les équipes de Nicolas Sarkozy ont bien compris que cette fois plus que jamais, la course à l'Elysée se jouerait avec les réseaux sociaux et grâce à l'aide des nouvelles technologies.
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La radio RMC révèle qu'ils ont donc lancé une application nommée Knockin, traduisez "frapper à la porte". Le but, recenser les sympathisants du candidat à la primaire de la droite sur Internet et établir une cartographie. Car dans cette chasse aux voix, cela irait très loin selon l'enquête de la radio. Il suffirait par exemple d'avoir cliqué sur le bouton "j'aime" de la page de Nicolas Sarkozy sur Facebook pour être enregistré et avoir son adresse qui apparaît dans l'application, d'où la surprise de ces sympathisants 2.0 qui reçoivent à leur domicile la visite de militants de l'ancien président de la République. Sur l'interface, leur adresse est localisée par un point rouge et leur nom apparaît. Alors peut-on parler de fichage ? Non rétorque le créateur de l'application Paul Hatte. Mais des associations de protection des usagers sont déjà sur le coup. D'autant plus que les données sont collectées sans l'accord des personnes concernées. Du côté de l'équipe de Nicolas Sarkozy, on tente de désamorcer un début de polémique. "Nous ne collectons que des informations publiques basiques (...) Knockin n'est pas un outil de fichage mais de ciblage" , nuance dans le JDD, Axel Calandre, conseiller digital et innovation dans l'équipe du candidat. La CNIL devrait se prononcer fin septembre. Nicolas Sarkozy aura déjà eu le temps de faire le plein de militants.
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Jusqu'à quelque 1.600 personnes ont été évacués d'environ 200 immeubles, le temps de vérifier leur état.
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La ville de Marseille a annoncé vendredi 28 décembre avoir pris cent arrêtés de péril grave et imminent concernant divers immeubles à travers la ville, depuis l'effondrement de deux bâtiments qui a fait huit morts début novembre. L'effondrement de ces deux immeubles vétustes de la rue d'Aubagne, le 5 novembre, a plongé la ville et le maire LR Jean-Claude Gaudin dans l'une de ses plus graves crises.Les signalements se sont depuis succédé, et jusqu'à quelque 1.600 personnes ont été évacués d'environ 200 immeubles, le temps de vérifier leur état. Temporairement sans domicile fixe, elles ont été hébergées la plupart du temps en hôtel. Ces évacuations ont donné lieu à la prise de 100 arrêtés de péril grave et imminent , qui obligent les propriétaires à faire des travaux d'urgence dans les deux mois. Après ce délai, la ville peut se substituer à eux et leur envoyer la facture. 6 à 8 mois pour réaliser les travaux "Par ailleurs, 16 procédures de péril simple ont été lancées pour des travaux plus légers. Dans ce cas, les propriétaires disposent de 6 à 8 mois pour réaliser les travaux", précise la mairie, très critiquée depuis le drame par les évacués et son opposition pour l'insuffisance de son action en matière de logement insalubre ou dangereux.Cette centaine d'arrêtés de péril en moins de deux mois représente une augmentation vertigineuse : 35 arrêtés avaient été pris en 2015, 43 en 2016, 57 en 2017 et 48 en 2018 jusqu'en octobre.Depuis le drame, des travaux ont été réalisés ou des doutes ont été levés, permettant la réintégration de 318 personnes dans 50 immeubles, a précisé la ville. 79 personnes ont par ailleurs pu signer des baux pour un relogement temporaires ou définitif dans le cadre d'un dispositif mis en place par la mairie.
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Brigitte Bardot a présenté des excuses après ses propos injurieux contre les Réunionnais, justifiant cependant à nouveau sa colère contre ce qu'elle estime être le "sort tragique" des animaux dans l'île.
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Des regrets et des explications. Brigitte Bardot a, dimanche 24 mars, présenté des excuses pour avoir qualifié les Réunionnais de "population dégénérée" dans une lettre ouverte adressée au préfet de l'île. "Mon seul tort est d'avoir fustigé l'ensemble de la population en blessant ceux qui ne blessent pas les animaux. Je leur demande de me pardonner", écrit la militante de défense des animaux, dans un communiqué transmis à l'AFP. "C'est une révolte qui couve en moi depuis 24 ans qui, telle une irruption volcanique, a explosé et dont je subis les conséquences". Les propos tenus avaient poussé le préfet de la Réunion à saisir le procureur de la République. Plusieurs plaintes ont ainsi été déposées contre elle, tandis que les réseaux sociaux de nombreux Réunionnais avaient posté des photos de leurs animaux de compagnie."On sanctionne violemment mes mots et non les actes qui les ont provoqués", estime néanmoins Brigitte Bardot, considérant que la polémique liée à ses propos "fera peut-être réagir ceux qui sont responsables et ne font rien pour améliorer les choses". Car dans la lettre contenant les déclarations injurieuses, la militante pour la protection des animaux s'était émue de ce que les Réunionnais infligent aux chiens et chats. Elle avait alors dénoncé des "traditions barbares" et une "île démoniaque", tout en estimant que "les autochtones" avaient "gardé leurs gènes de sauvages"."Depuis 24 ans, le tragique sort des chiens et chats, leurs tortures, leurs proliférations sauvages (...) et surtout leur abject sort d'appâts vivants avec hameçons mutilant leurs bouches ensanglantées pour la pêche aux requins", ajoute Brigitte Bardot dans son communiqué. Dans les faits, l'utilisation de chiens pour appâter les requins est une accusation récurrente, émanant généralement de métropole. La pratique, interdite, a pu exister par le passé mais n'a été révélée qu'à deux reprises, en 1998 et quelques années plus tard. Des condamnations avaient été prononcées.
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Près de 170.000 candidats sont en attente d'une proposition sur le site de Parcoursup, lancé le 22 mai dernier.
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Deux semaines après le lancement de la procédure Parcoursup, trois quarts des candidats ont reçu au moins une proposition d'admission, révèle Franceinfo mercredi 6 juin. Près de 608.000 candidats, sur les 812.000 inscrits, auraient donc obtenu une réponse favorable à l'un de leur choix formulé sur la plateforme internet de vœux pour l'enseignement supérieur. Le gouvernement, qui souhaitait avoir deux tiers de réponses avant 18 juin, jour du début du baccalauréat, a donc atteint son objectif. "La plateforme a ouvert le 22 mai dernier. Au 29 mai, une semaine après les tous premiers résultats, plus de 551.274 élèves avaient obtenu au moins un 'oui' sur la plateforme Parcoursup", rappelle nos confrères.275.000 élèves ont déjà validé définitivement un voeuxSelon Jérôme Teillard, le chef de projet en charge de Parcoursup au ministère de l'Enseignement supérieur, 275.000 élèves auraient déjà accepté définitivement une proposition sur le site de Parcoursup : "Ils sont déjà plus de 276.000 à avoir fait ce choix définitif. Ces choix ou ces renoncements contribuent à libérer des places pour d'autres qui reçoivent alors des propositions", a-t-il expliqué, mercredi 6 juin, sur Franceinter. Une évolution de chiffre plutôt positive pour le gouvernement : "170.000 candidats sont en attente d'une proposition. Pour mémoire, quand on a commencé au 22 mai, ils étaient 344.000, donc on voit que ça a très largement réduit et c'est le principe du processus de convergence", a justifié Jérôme Teillard.
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Une avionnette s'est écrasée dans la région du parc de Kahuzi-Biega, dans l'est de la République démocratique du Congo, avec quatre personnes à son bord, a-t-on appris vendredi de sources officielles.
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Le sort des deux pilotes et des deux passagers était encore inconnu."Je viens d'apprendre le crash d'un avion de la société Agefreco qui venait de Kalima vers Bukavu avec à son bord 4 personnes", a annoncé le gouverneur de la province du Sud-Kivu, Théo Ngwabidje Kasi, dans un tweet.L'accident s'est produit jeudi vers 16H00 (14H00 GMT) "à Kasirusiru tout près du parc de Kahuzi-Biega, il avait a son bord quatre personnes - deux pilotes (un Russe et un Congolais) et deux passagers - en plus de quelques vivres que l'avion devait ramener à Bukavu", a expliqué à l'AFP un responsable de la Régie des voies aériennes (RVA).Ce petit porteur de l'Agence de fret Agefreco "a perdu le contact avec la tour de contrôle 4 minutes avant son atterrissage à l'aéroport de Kavumu" à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, a-t-il ajouté.L'appareil n'a pas été localisé et l'armée et des experts de la société Agefreco ont débuté des recherches vendredi matin.Les causes de l'accident étaient encore inconnues "mais nous avons deux hypothèses : la panne technique ou des brouillards qui sont fréquents en saison sèche dans le parc de Kahuzi-Biega", a expliqué ce responsable aéroportuaire.Le parc national de Kahuzi-Biega (PNKB) est un sanctuaire des derniers gorilles des plaines de l'Est. Il s'étend sur 6.000 km2 (1/5e de la Belgique) dont une bonne partie échappe à la direction du parc et sert de refuge à des activités illégales (groupes armés, exploitation du charbon de bois...).Les avionnettes sont le principal moyen de transport des produits de première nécessité et des minerais dans cette zone enclavée, repaire de dizaines de groupes armés.
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Le vol AF125 est revenu à Pékin, d'où il était parti vendredi 25 octobre au matin, après le déclenchement d'une alarme à incendie.
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Tout avait pourtant bien commencé pour les 352 passagers du vol Air France entre Pékin et Paris de vendredi 25 octobre. Le vol est parti à l'heure, 9h05 en Chine, afin d'effectuer un trajet de 11 heures en direction de Paris. Mais 1h30 après le départ, les voyageurs ont dû avoir une belle frayeur lorsque l'appareil a fait demi-tour, a révélé le quotidien chinois People's Daily. Le Vol AF125 est donc revenu à son point de départ, sans encombre, mais par pure précaution. Le commandant de bord a préféré revenir à Pékin après le déclenchement d'une alarme à incendie dans la soute à bagages. Selon le service de presse de la compagnie aérienne française contacté par BFMTV, il n'y a eu aucun problème du côté des passagers, rapidement pris en charge par le personnel commercial d'Air France. Ils devaient arriver à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle à 14h05. Quant à l'appareil, un Boeing 777-300, il a été immobilisé pour un contrôle technique global afin de déterminer les causes du déclenchement de l'alarme.Le dernier accident mortel remonte à 2009À noter qu'afin d'éviter une éventuelle propagation de l'incendie au moment de l'atterrissage, le pilote s'est débarrassé d'une grande partie du carburant embarqué, avant de faire demi-tour. Il s'agissait, comme toujours dans le transport aérien, de ne prendre aucun risque avec la sécurité des passagers et de l'équipage. En mars 2019, un A380 qui effectuait la liaison Abidjan-Paris a fait également demi-tour après l'arrêt de fonctionnement de l'un des quatre moteurs du gros porteur. window.pvp_00511a13a404b948c5e4e0b07bae9668 = new Pvp('digiteka', { 'id': 'CNT000001iAjCy', 'idDigiteka': "p5pf0m", 'mediaType': "digiteka-public", 'topic': "generic", 'categoryDigiteka': 'others', 'category': '' }, { "domNode": "pvpContainer_00511a13a404b948c5e4e0b07bae9668", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false, "sequenceUrl": "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfo/docUid/CNT000001iAjCy/adCategory/embed"
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François Bayrou avait semé le trouble en appelant la majorité à trouver un nouveau candidat dans l'optique de la bataille pour Paris. Objet de toutes les rumeurs, la ministre de la Santé a mis les points sur les i, disant être complètement et totalement investie sur ses dossiers"."Je pense que ça veut dire qu'il m'apprécie et je le remercie pour cela".
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Agnès Buzyn a opposé une fin de non recevoir à l'idée, avancée par François Bayrou, qu'elle pourrait être un "plan B" de la majorité présidentielle pour les municipales à Paris. Interrogée sur RTL sur la possibilité d'être ce "plan B", la ministre de la Santé a répondu: "Non, pas du tout".Pour faire face à Anne Hidalgo, "il y a un candidat investi par En Marche, c'est Benjamin Griveaux, je le soutiens", a souligné la ministre. "Je souhaite également de tout de mon coeur que Cédric Villani se range derrière Benjamin Griveaux et que nous n'ayons plus qu'un candidat et pas de dissident", a-t-elle ajouté. Mme Buzyn a confié n'avoir "pas parlé" avec le président du MoDem de son idée. "Je suis totalement et complètement investie sur mes dossiers, même si j'ai dit qu'un jour je me frotterai à une élection, à une candidature, mais ce n'est pas la ville de Paris", a-t-elle ajouté. Benjamin Griveaux avait répondu ce lundi 28 octobre à la sortie de François Bayrou. "C'est à moi de le convaincre que le projet que je porte est un projet solide, est un projet ancré et un projet au service des Parisiens", a commenté l'ancien porte-parole du gouvernement. "Je m'y emploierai", a-t-il insisté, tout en précisant que les deux hommes ne se sont "pas encore téléphonés".
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Frappée, harcelée, menacée... France Bleu publie mercredi 14 juin le témoignage de Morgane Blanchet, une jeune femme de 19 ans qui vient de porter plainte à Haguenau (Bas-Rhin) contre l'armée pour harcèlement moral et sexuel de la part de ses supérieurs.
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Les faits se seraient produits en mai 2016, alors que la jeune femme fait ses classes au camp de manœuvre de Bitche (Moselle), avec le 54e régiment de transmission d'Oberhoffen. Elle raconte que le soir, certains gradés étaient régulièrement sous l'emprise de l'alcool et se souvient des remarques de son chef de section. "J'adore les blacks aux cheveux courts et aux grosses fesses", lui aurait-il dit, selon des propos rapportés par France Bleu. Un soir, le chef incriminé va plus loin. "Vers 3 heures du matin il m'a réveillé. Il m'a mis au garde à vous et m'a fait marcher au pas dans le lac. J'avais de l'eau jusqu'au-dessus de la poitrine. J'ai été loin derrière des arbres pour me sécher. J'avais enlevé tous mes vêtements, j'étais avec ma serviette et là j'entends des bruits de pas. Je me retourne et je le vois lui avec sa lampe frontale. Il me regarde et il me dit 'Oh la la Blanchet tu m'excites'", raconte la jeune femme. Elle ne tarde pas à se plaindre du comportement de son supérieur et affirme avoir ensuite été victime de menace. "Ferme ta gueule sinon je te péterais la bouche sur le parking", aurait menacé l'un de ses chefs. "Et puis il y a eu un fameux soir où il y avait un de mes cadres qui m'a demandé de me mettre au repos devant lui. Il m'a mis deux droites dans la figure. Quand j'ai demandé pourquoi, il m'a dit 'parce que je n'aime pas ta gueule, t'as intérêt à fermer ta gueule'", poursuit-elle auprès de la radio. SA PLAINTE CLASSÉE SANS SUITE Dans un message publié sur Facebook le 23 mai, elle témoigne avoir été victime d'une dépression à la fin de ses classes et avoir tenté de se suicider. Au bout de six mois, elle va mieux et revient dans l'armée. Mais elle est rapidement renvoyée, officiellement pour insuffisance de résultats. Mais elle est persuadée d'avoir payer pour avoir osé se plaindre. "On m'a appelé pour me dire tu n'es plus du régiment. Pour moi ça a été la douche froide parce que le régiment c'est mon logement, mon gagne pain, des gens que je considère comme ma famille", confie-t-elle. Selon France Bleu Alsace, la plainte de la jeune femme a été classée sans suite. Mais Morgane Blanchet ne compte pas en rester là. "Nous allons attendre trois mois pour déposer une plainte avec constitution de partie civile pour que l'affaire soit instruite par un juge indépendant," confirme Me Bettcher à l'Express ce mercredi. L'avocat dénonce auprès de l'hebdomadaire les manquements de l'instruction : "Les faits sont gravissimes pour une telle institution. Pourtant, aucune investigation n'a été menée et l'affaire a été classée en seulement quinze jours". Contacté par L'express, l'armée évoque des "difficultés relationnelles avec son entourage" lors de ses trois mois de classes et confirme les insuffisances de résultats : "Ses difficultés avérées à s'intégrer à la vie militaire et la grande faiblesse de ses résultats ne lui permettaient pas de poursuivre son engagement au sein de l'institution".
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Le pistolet n'a pas été retrouvé dans le magasin Décathlon de Brétigny-sur-Orge (Essonne), malgré d'importantes fouilles.
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Un policier de Paris hors-service qui était venu acheter des vêtements au magasin de sport Décathlon de Brétigny-sur-Orge, samedi 21 juillet, a oublié son sac dans une cabine d'essayage de l'établissement. A l'intérieur : son arme de service chargée de munitions, ainsi que des papiers d'identité. Une fois l'oubli constaté, l'agent est retourné dans le magasin sans retrouver la trace de la sacoche, volatilisée avec son contenu sensible. Le service de sécurité de l'établissement a entrepris une fouille minutieuse de tous les clients présents dans les rayons, sans succès.Le policier "va devoir d'expliquer"Quand je leur ai demandé la raison de ce contrôle accru, ils m'ont dit : 'On cherche un objet particulier'", raconte ainsi une cliente dans les colonnes du Parisien, qui rapporte l'information lundi 23 juillet. Côté police, une source interne proche de la direction a indiqué que le "policier (allait) devoir s'expliquer", tandis qu'une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de ce vol.
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Le candidat d'En marche ! a remporté l'élection présidentielle. Une victoire qui récompense un parcours fulgurant depuis un an.Emmanuel Macron a lancé son mouvement En marche ! en 2016 à Amiens, son fief d'origine.
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Un an après, il va entrer à l'Élysée, à seulement 39 ans. Celui qui est arrivé au gouvernement en 2014 comme ministre de l'Économie était un inconnu du grand public. À 36 ans, il est le plus jeune ministre à ce poste depuis Valéry Giscard d'Estaing en 1962. Diplômé de Science Po et de l'ENA, il a auparavant travaillé à l'Inspection générale des Finances puis est devenu banquier d'affaire chez Rothschild.Le passage d'Emmanuel Macron au gouvernement est marqué par la loi à son nom, destinée à "déverrouiller l'économie française". De nombreuses manifestations sont organisées en France afin de protester contre ce projet de loi controversé.Le 6 avril 2016, alors qu'il est toujours ministre, il lance son mouvement à Amiens. Mouvement qui vient perturber l'échiquier politique et bouleverse la donne à droite comme à gauche. Il veut un mouvement innovant et transpartisan. Son premier meeting a lieu le 12 juillet 2016 à la Mutualité à Paris. Près de 2 000 personnes viennent le soutenir. Il montre son ambition présidentielle.Le leader d'En Marche ! démissionne de son poste de ministre de l'Économie le 30 août 2016, et cède sa place à Michel Sapin. Il déclare vouloir se consacrer à son mouvement, en vue de l'élection présidentielle.Mais ce n'est que le 16 novembre qu'il annonce sa candidature à la présidentielle. Le début d'une campagne marquée par des ralliements comme ceux de François Bayrou notamment. Le 23 avril, il confirme les tendances des sondages et arrive même en tête du premier tour de l'élection présidentielle.Durant la campagne du second tour, il fait la différence notamment lors du débat face à Marine Le Pen.
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Une diapositive comparant les différences de capacités cognitives et empathiques entre "Caucasiens" et "Africains" a été présentée mercredi 4 septembre à des étudiants de l'université Paris-Descartes. Elle est "sortie de son contexte", assure l'établissement face au tollé provoqué.
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La rentrée a été agitée pour l'université Paris-Descartes. Mercredi 4 septembre, les étudiants de l'INSPE (Institut national supérieur du professorat et de l'éducation), qui forme les futurs professeurs, ont assisté à un exposé où ils ont découvert une diapositive qui en a choqué plus d'un. Le graphique posté sur Twitter illustre "comment le groupe d'appartenance influe (...) sur notre capacité à prendre la perspective d'autrui au cours du développement. Il distingue trois âges : les "enfants", les "adolescents" et les "adultes", eux-même découpés en deux groupes, les "Caucasiens" et les "Africains". Un terme qui renvoie aux classifications raciales américainesSur les réseaux sociaux, beaucoup ont dénoncé une étude raciste. Et pour cause : "ce terme 'Caucasien', qu'on n'employait pas jusqu'à présent en France, est plutôt 'états-unien'. Cela renvoie aux classifications raciales opérées dans l'Amérique de la ségrégation", explique auprès de Franceinfo l'anthropologue et ethnologue Jean-Loup Amselle, directeur d'études émérite à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). "C'était une erreur manifeste d'utiliser ces termes", s'insurge également Patrick Simon, sociologue et démographe à l'Institut national d'études démographiques (Ined). "'Caucasiens' et 'Africains' sont des euphémismes de 'Blancs' et 'Noirs'. Il s'agit là d'une entreprise de racialisation, ce qui est singulièrement régressif, mais apparemment dans l'air du temps", déplore de son côté l'anthropologue Jean-Pierre Dozon, vice-président de la Fondation Maison des sciences de l'homme (FMSH).Une diapo "sortie de son contexte"L'université Paris-Descartes a de son côté assuré sur Twitter que cette diapositive était "sortie de son contexte". Elle "présente une étude qui montre que les stéréotypes sociaux implicites ont la vie dure et insiste au contraire sur l'importance de l'éducation à la tolérance, un sujet majeur pour de futurs enseignants", a-t-elle développé en réponse à la photo. "La recherche menée par le Laboratoire de psychologie du développement et de l'éducation de l'enfant (LaPsyDé) concerne plus précisément la difficulté des élèves à se mettre à la place de l'autre. Ce n'est en aucun cas une comparaison des performances cognitives en fonction de l'origine ethnique, comme cela a pu être interprété", a-t-elle insisté. Le laboratoire LaPsyDé s'est également justifié sur Twitter. Selon le s chercheurs, "cette terminologie est celle utilisée dans les articles scientifiques en anglais de notre domaine." Il reconnaît néanmoins qu'ils n'auraient "pas dû l'utiliser dans le cadre d'une conférence grand public".Contactée par Franceinfo, Ania Aïte, maître de conférences en psychologie du développement à l'Institut de psychologie de l'université Paris-Descartes, qui a présenté cette étude, regrette aussi cette mauvaise interprétation. Elle assure que "les catégories ('Caucasiens' et "Africains') ne renvoient pas aux participants mais aux avatars présentés pendant l'expérience".
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En flamme depuis une semaine après une collision avec un navire chinois, un pétrolier iranien a fini par sombrer intégralement dimanche. Relâchant une nappe de pétrole de près de 20 km en mer de Chine, d'après le Figaro qui relaye les autorités japonaises et les médias chinois.
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Le risque de marée noire était redouté, le voilà devenu réalité. La nappe de pétrole, libérée par l'explosion de la coque du pétrolier "Sanchi", a été repérée dimanche. Elle n'a cessé de s'élargir depuis et les experts ne se veulent gère rassurants. Une partie de la nappe est en feu, compliquant les opérations de nettoyage et près de 1000 tonnes de mazout pourraient se mêlér au condensat, un brut ultra léger extrêmement inflammable transporté par le pétrolier. Exploité par la National Iranian Tanker Co, l'incendie du Tanker Sanchi menace le riche écosystème de la mer de Chine orientale. Il s'agirait de la plus grave marée noire dans le monde depuis 1991, quand 260 000 tonnes de brut s'étaient déversées au large des côtes angolaises. Les corps de trois des 32 membres de l'équipage du pétrolier, qui avait pris feu le 6 janvier, ont été retrouvés d'après les autorités iraniennes. Celles-ci ont également annoncé que les 29 autres sont présumés morts tandis que les recherches ont été abandonnées.
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Bruno Le Roux l'assure dans une interview accordée lundi à Paris Match : "À aucun moment", il n'a prétendu qu'il était un ancien élève des "cursus normaux" de HEC et de l'Essec. Selon lui, "l'erreur" a été commise "sur son blog par un militant" qui a "réinterprété" son CV.
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La semaine dernière, Atlantico puis Marianne avait expliqué que le nouveau ministre de l'Intérieur s'était présenté sur différents sites officiels - mais également en public - comme un "ancien élève" des deux prestigieuses écoles de commerce.Bruno Le Roux a-t-il volontairement gonflé son CV ? Le ministre s'en défend : "Quand j'ai fini mes études, j'ai passé un examen sur dossier permettant d'accéder à un DEA nouvellement créé. Comme les diplômes universitaires, il était délivré par l'université, en l'occurrence par Nanterre, mais assuré par le programme doctoral de HEC et de l'Essec", s'explique-t-il. "La moitié des études se déroulait sur le campus de l'Essec et l'autre moitié sur le campus de HEC".Un partenariat confirmé à Marianne par un ancien étudiant de ce DEA, selon qui, "indiquer ancien élève de HEC et de l'Essec" sur son CV, "c'est jouer sur les mots". Une convention entre l'université et les deux écoles de commerce existait bien à l'époque. Quelques cours étaient délivrés aux étudiants de Nanterre par des professeurs de deux écoles, cela sur leur propre campus. Mais aucun triple diplôme n'était délivré. En échange, une poignée d'étudiants de HEC et de l'Essec étaient chaque année admis au sein du DEA.DES COPIÉS-COLLÉS SUCCESSIFS"J'ai beaucoup d'admiration pour ces deux formations mais dans aucune interview, à aucun moment je n'ai prétendu que j'étais ancien élève des cursus normaux de ces écoles", ajouté Bruno Le Roux à Paris Match, en se disant "surpris" par la polémique. Vendredi, Marianne avait cependant recueilli le témoignage d'une professeur du collège Roger-Martin-du-Gard à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), où le député Bruno Le Roux s'est rendu à plusieurs reprises entre 2007 et 2012. L'enseignante avait assuré avoir entendu l'actuel ministre de l'Intérieur se présenter comme un "ancien de HEC" devant ses élèves. "L'une des premières questions posées par les élèves, c'était tous les ans 'combien vous gagnez?'", explique-t-elle. "Il donnait le montant de ses revenus (parlementaires) et ajoutait : 'Attention, moi, j'ai fait HEC, et quand je revois mes anciens camarades, je vois bien que ce n'est pas moi qui gagne le plus d'argent'".La semaine dernière, le cabinet du ministre avait précisé à Marianne qu'une personne avait "mal interprété les diplômes de Bruno Le Roux sur un premier site. Les autres biographies n'ont fait que du copier-coller". La faute donc à "un militant" ou plus précisément "un ancien collaborateur parlementaire, passé par le cabinet de Bruno Le Roux il y a une législature, une législature et demie". L'information erronée - supprimée le 8 décembre dernier - a donc figuré pendant sept ou huit ans sur le site du député sans que personne ne s'en aperçoive...
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Plusieurs clients pointent du doigt une augmentation des tarifs pour les fruits et légumes depuis le début de l'épidémie de Covid-19. Des hausses aux causes multiples.
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Depuis le début du confinement en France, le 16 mars dernier, et surtout la fermeture des marchés, les ventes de fruits et légumes en grande surface ont explosé. Elles ont augmenté de 31 % en une semaine, précise Le Parisien. Et avec la hausse des ventes, de nombreux consommateurs ont observé une hausse des tarifs."A partir du moment où nous avons décidé de donner la priorité aux produits français, plus chers, il y a notamment sur ces produits d'inévitables hausses tarifaires, mais cela fait partie de l'effort collectif national", explique ainsi Jacques Creyssel, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD).74 % plus cher pour des fraisesUn effort loin d'être négligeable pour les ménages français : selon les chiffres rapportés par Le Parisien, une barquette de fraises issue de l'Hexagone est en en effet 74 % plus chère qu'une barquette espagnole. Autre exemple : les concombres hollandais habituellement présents sur les étals sont trois fois moins cher que ceux récoltés en France. Du côté des tomates françaises, "elles s'achètent à 1,80 euro, contre 1,10 euro pour leurs homologues espagnoles", détaille Michel Biéro, le directeur exécutif achats de Lidl. Des écarts de tarifs qui s'expliquent par des coûts de productions élevés dans l'Hexagone mais également par le fait qu'à l'heure actuelle les produits français ont le vent en poupe. Autre facteur : le coût du transport. En effet, selon une enquête de l'ANIA (Association nationale des industries alimentaires), le surcoût moyen actuel de ce poste budgétaire est estimé à 16 %.Les asperges en baisseEnfin, en cette période de forte baisse de l'offre, le coût des produits augmente de façon mécanique : "L'offre de fruits et légumes italiens ou espagnols par exemple, courgettes et tomates en tête, s'est restreinte (moins de salariés, davantage de précautions à prendre, etc.) Du coup, comme la demande devient trop importante, les tarifs s'envolent", détaille dans Le Parisien Laurent Grandin, le président de la filière Interfel, qui rassemble les métiers de la filière des fruits et légumes frais.Si les fraises, les concombres ou les tomates ont augmenté, d'autres produits ont, eux, vu leur tarif s'effondrer. C'est notamment le cas des asperges dont la demande a fortement chuté en raison de la fermeture des restaurants et des marchés alors que la saison bat son plein. De son côté, interrogé par Brut sur le sujet, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a rappelé que tout abus sur les prix pratiqués en grande surface serait rapidement sanctionné.
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