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Le ministère de l'Agriculture lance un appel à la vigilance, concernant des graines envoyées depuis la Chine. Il ne faut même pas ouvrir les sachets, qui pourraient contenir des espèces invasives ou des maladies, indique La Voix du Nord.
De nombreux pays sont concernés par de mystérieux envois de paquets de graines. Depuis plusieurs semaines, des particuliers reçoivent des colis gratuits, qu'ils n'ont pas commandés, postés depuis la Chine. Le ministère de l'Agriculture a lancé une alerte à ce sujet, jeudi 20 août, via un communiqué relayé par La Voix du Nord. Il y demande aux destinataires de ne surtout pas ouvrir les sachets et encore moins de les semer. Et pour cause, "ces semences d'origine inconnue peuvent être vectrices de maladies non présentes sur le territoire français ou s'avérer être des plantes invasives", détaille-t-il. Il précise également que "si vous recevez des sachets de semences non sollicitées, il vous est demandé de les placer dans un sac plastique et de jeter ce sac hermétiquement clos dans votre poubelle d'ordures ménagères afin que les semences soient détruites".Comment expliquer ce phénomène ?Désireux d'enquêter sur ce phénomène, le ministère demande également d'envoyer des photos des bordereaux d'envoi des emballages et des sachets contenant les graines à la Brigade nationale d'enquêtes vétérinaires et phytosanitaires (BNEVP) du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation : bnevp.dgal@agriculture.gouv.fr. Il vous est enfin recommandé de bien vous laver les mains, ainsi que les surfaces ayant été en contact avec les colis et les sachets.Outre la France, les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni ou encore Israël font également face à ce surprenant phénomène. Mais alors pourquoi expédier des produits gratuits aux quatre coins du monde ? L'une des explications pourrait venir du web. Le e-commerce est friand de l'escroquerie dite du brushing. Les sites de ventes en ligne sont nombreux à offrir la possibilité de donner un avis sur un vendeur qu'une fois... un premier colis réceptionné. Il suffirait donc à un complice du vendeur de faire livrer à différentes adresses des objets de peu de valeurs, comme des graines, pour ensuite pouvoir laisser des commentaires élogieux au vendeur. De quoi donner l'illusion qu'il s'agit d'un site sérieux.
Les Français restent très partagés quand à la suite à donner au mouvement : 51% pour une poursuite, 49% pour un arrêt.
Le soutien des Français au mouvement des "gilets jaunes" reste majoritaire (60%), mais chute de 10 points, selon un sondage Elabe diffusé mercredi 9 janvier.Si 31% des personnes interrogées disent aujourd'hui "soutenir" le mouvement, c'est 10 points de moins en trois semaines, alors que la proportion de ceux chez qui il suscite de la "sympathie" est stable à 29%. Moins d'un tiers s'y déclarent hostiles (31%), soit 9 points de plus depuis la mi-décembre, et 9% (+1) y sont indifférents, selon cette enquête pour BFMTV.Les Français sont en revanche partagés sur la suite à donner au mouvement : pour 51% (-3), il doit se poursuivre, alors qu'il doit s'arrêter pour 49% (+3). Si 78% (+4) condamnent les violences survenues lors des manifestations, 38% (+1) disent les comprendre.Seuls 14% (-6) des Français se définissent aujourd'hui comme "gilets jaunes", 48% (-4) disent soutenir leur action et leurs revendications sans en faire partie, et 38% (+11) ne se considèrent pas "gilets jaunes". Gilets jaunes: soutien en net recul (2/2)par BFMTVEnfin, 41% des Français interrogés affirment avoir l'intention de "participer d'un manière ou d'une autre" au "grand débat" voulu par l'exécutif pour tenter de sortir de la crise. Une proportion identique (40%) n'envisage pas d'y participer et 18% ne savent pas encore. Le pouvoir d'achat (22%) arrive en tête des sujets que les Français souhaitent voir abordés durant ce débat national, devant les impôts et les taxes (12%), l'emploi (11%), les inégalités et les injustices sociales (10%) et le niveau des dépenses publiques (10%). Trois réponses étaient possibles.Enquête réalisée en ligne les 8 et 9 janvier auprès de 1.003 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
Selon des informations de Mediapart, le chauffeur d'Emmanuel Macron aurait refusé de se soumettre à un contrôle routier alors qu'il était en excès de vitesse. Il serait toujours en poste à l'Élysée.
Serait-ce une nouvelle épine dans le pied d'Emmanuel Macron ? Selon des informations de Mediapart, le chauffeur du président de la République aurait commis un délit routier qui pourrait lui valoir quelques soucis. Stéphane P. se serait enfui après un excès de vitesse le mercredi 27 février. Plus précisément, selon les propos rapportés par La Voix du Nord, l'homme aurait roulé à une "vitesse excessive" alors qu'il se trouvait dans les Hauts-de-Seine, dans la ville de Sèvres à hauteur du Pont de Saint-Cloud. C'est alors que les policiers essayent de l'interpeller, mais Stéphane P. refuse de coopérer et prend la fuite.Mais dans leur malheur, les agents réussissent à noter la plaque d'immatriculation du véhicule en fuite et se rendent compte qu'il s'agit d'une voiture banalisée de la présidence de la République. Depuis, une procédure judiciaire a été lancée. Le journal d'investigation révèle d'ailleurs que l'Élysée a refusé de commenter l'affaire pour le moment tant que "la procédure était en cours".Toujours en poste à l'Élysée...En revanche, le service de presse de l'Élysée a apporté des précisions qui pourraient créer un peu plus la polémique. "Dès que nous avons été informés et avons pu vérifier la réalité des faits, l'agent a été changé d'affectation au sein du GSPR à titre conservatoire", a appris Mediapart. Dans les faits, l'homme est donc toujours en poste à l'Élysée. Il travaillerait même toujours à la sécurité présidentielle. Stéphane P. est un gendarme, ancien du GIGN, et membre du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR). Une unité qui assure la sécurité du chef de l'État donc, mais s'occupe aussi de mettre en œuvre les mesures nécessaires à sa sécurité, telles que l'organisation matérielle et la sécurité des déplacements. Le chef de ce service n'est autre que le général Lionel Lavergne, or celui-ci doit quitter ses fonctions "à compter du 18 mai" selon un article du Journal officiel publié ce samedi. Mis en cause dans l'affaire Benalla, il avait été signalé par le bureau de la Haute assemblée pour des "incohérences et contradictions".S'il va quitter son poste, remplacé par le colonel Benoit Ferrand lui aussi issu du GIGN, il va être promu au poste de directeur adjoint des opérations de la gendarmerie nationale. Une nouvelle polémique en vue ?
Des "gilets jaunes" sont venus manifester dimanche matin aux abords des Champs-Élysées, théâtre de fortes tensions. "Ceux qui ont voulu empêcher ce défilé devraient avoir un peu honte", a estimé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.
Près de huit mois après le début du mouvement de contestation sociale, les "gilets jaunes" ne lâchent rien. Après un nouveau samedi de manifestation, certains d'entre eux se sont invités ce dimanche au défilé du 14-Juillet sur les Champs-Élysées. Ils ont notamment sifflé le président Emmanuel Macron lors de sa descente de la célèbre avenue à bord d'un "command car". Un groupe d'une quarantaine de manifestants, se revendiquant "gilets jaunes", a tenté de forcer une rangée de CRS sur la grande avenue parisienne, avant d'être encerclé par les forces de l'ordre.Trois figures du mouvement entamé le 17 novembre, Éric Drouet, Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle, ont été interpellés et placés en garde en vue, le premier pour "rébellion", les autres pour "organisation d'une manifestation illicite", selon le parquet. Interpellés dans la matinée, ils ont été libérés au fil de la journée.L'interpellation visiblement musclée d'Éric Drouet a provoqué de fortes tensions sur les Champs-Élysées entre manifestants et forces de l'ordre. "Un commissaire a même perdu son sang froid", rapporte le journaliste Pierre Tremblay.La fermeté de Philippe et Castaner"Ici (depuis la tribune présidentielle, NDLR) je n'ai rien entendu. Je ne doute pas qu'un certain nombre de gens ont voulu exprimer leur opinion. Il n'a échappé à personne qu'ils le faisaient déjà depuis beaucoup, beaucoup de samedis. L'important c'est que le défilé se soit bien passé et que nous ayons pu exprimer aux armées, aux blessés des armées, notre reconnaissance et notre confiance", a déclaré à la presse le Premier ministre Édouard Philippe à l'issue du défilé."Ceux qui ont voulu empêcher ce défilé devraient avoir un peu honte. Aujourd'hui c'est un jour où la nation est réunie et je pense que la nation il faut la respecter", a de son côté réagi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.
L'ex-haut commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, a été interrogé mercredi à Nanterre par les policiers chargés de l'enquête sur sa déclaration d'intérêts non conforme, qui avait provoqué sa démission en décembre en plein débat sur sa réforme, a appris l'AFP de source proche du dossier.
Au lendemain d'une perquisition à son domicile de Bapaume (Pas-de-Calais), M. Delevoye a été auditionné comme suspect libre par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).Le parquet de Paris avait ouvert une enquête le 19 décembre pour "abus de confiance", "abus de biens sociaux" et recels, visant des faits signalés par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) susceptibles selon elle de constituer une infraction pénale, "en raison de leur nombre, de la nature de certains intérêts omis et des risques de conflits d'intérêts avec ses fonctions gouvernementales".Celle-ci avait pointé la déclaration d'intérêts incomplète de M. Delevoye et un possible "recel d'abus de bien sociaux" pour avoir cumulé pendant trois mois sa rémunération gouvernementale avec celle de président du cercle de réflexion Parallaxe.Face à la cascade de révélations de presse sur ses activités parallèles, Jean-Paul Delevoye avait démissionné en plein conflit social sur sa réforme des retraites. Il avait été remplacé à cette fonction-clé par le député LREM Laurent Pietraszewski.Nommé haut commissaire à la réforme des retraites en 2017, M. Delevoye a cumulé légalement sa rémunération de haut fonctionnaire avec celle de président d'honneur de Parallaxe depuis 2008.Mais son entrée au gouvernement en septembre 2019 rendait toutefois ce cumul illégal, puisque la Constitution interdit "toute activité professionnelle" aux membres du gouvernement.M. Delevoye avait manqué à son obligation d'informer la HATVP de ce cumul. Reconnaissant une "erreur" involontaire, l'ex haut-commissaire s'était engagé à rembourser les sommes perçues pendant ces trois mois, soit un peu plus de 16.000 euros.Dans sa déclaration d'intérêts et d'activités, remise mi-novembre après son entrée en gouvernement, l'ancien haut-commissaire a seulement indiqué son cumul de fonctions avec la présidence de Parallaxe et de deux associations ainsi que sa fonction passée de délégué général du groupe de formation IGS.La révélation d'autres mandats par la presse l'avait contraint à adresser à la HATVP une déclaration rectifiée comportant huit fonctions supplémentaires, dont la présidence passée du Conseil économique et social (Cese) ou la fonction d'administrateur de la Fondation SNCF.
Ce samedi 25 juillet sera classé rouge sur l'ensemble du territoire. Premières difficultés dès ce vendredi, classé orange.
La circulation sera "de nouveau très difficile" samedi, et dans une moindre mesure vendredi, sur l'ensemble des routes de France, selon Bison Futé. Les bouchons commenceront à se former dès la fin de matinée vendredi, journée classée orange au niveau national, "principalement en direction des façades atlantique et méditerranéenne".Mieux vaut partir dimanche Samedi, "les premiers bouchons devraient apparaître vers 6 heures du matin et les difficultés devraient persister jusqu'en début de soirée", précise Bison Futé, qui conseille d'attendre dimanche pour partir."Comme durant tout l'été, la circulation sera difficile durant les trois jours sur l'Arc méditerranéen entre les frontières italienne et espagnole, dans les deux sens", est-il ajouté. Les deux week-ends derniers, des embouteillages importants ont été enregistrés : 641 km de bouchons samedi 18 juillet et 955 km le samedi précédent.
Ils ont présidé au destin de l'une des grandes puissances mondiales, mais au moment de leurs obsèques, Charles de Gaulle, Georges Pompidou et François Mitterrand ont tous choisi la simplicité, loin des célébrations nationales. Ce qui n'a pas empêché des hommages solennels.
• Charles de Gaulle : "Ni président, ni ministres""Je ne veux pas d'obsèques nationales": le général l'avait spécifié dans son testament près de 30 ans avant sa mort survenue le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne). "Je veux que mes obsèques aient lieu à Colombey-les-Deux-Eglises (...) La cérémonie sera réglée par mon fils, ma fille, mon gendre, ma belle-fille, aidés par mon cabinet, de telle sorte qu'elle soit extrêmement simple. (...) Ni président, ni ministres, ni bureaux d'assemblées, ni corps constitués..."George Pompidou, le président alors en exercice, décrète un jour de deuil national le 12 novembre. Une messe solennelle de requiem est célébrée à Notre-Dame de Paris. Ce matin-là, le monde entier se réunit dans la cathédrale, en l'absence du défunt. Quatre-vingt-six nations sont représentées, notamment par le président américain Nixon, le chah d'Iran, la Première ministre indienne Indira Ghandi ou encore le prince Charles. Derrière eux, quelque 6.000 quidams.Fidèle aux vœux du général, la famille de Gaulle se réunit à Colombey. Enveloppé dans un simple drap tricolore frangé d'or, son cercueil posé sur un engin blindé passe sous une haie de soldats. Cinquante mille personnes se pressent graves et silencieuses tout au long du parcours qui conduit à l'église. La messe est dite par le prêtre et résistant Maurice Cordier. Le soir, des Parisiens rendent un dernier hommage à Charles de Gaulle en se rassemblant sur les Champs-Elysées. • Georges Pompidou : "Une simple dalle de pierre""Je veux être enterré à Orvilliers. Je ne veux ni fleurs, ni couronnes, ni monument funéraire, bien sûr. Une simple dalle de pierre, avec mon nom et les dates de ma naissance et de ma mort. Une messe sera dite à Paris à St-Louis en l'île. Elle sera chantée en grégorien". Signé: "Georges Pompidou, août 1972". La lettre, manuscrite, a été confiée au secrétaire général de la présidence, Édouard Balladur, qui la rendra publique au lendemain du décès, le 2 avril 1974, du président atteint d'une maladie de sang. Le jour des obsèques, le 6 avril, 80 chefs d'Etat et de gouvernement se rassemblent à Notre-Dame. L'archevêque de Paris célèbre une messe en l'absence de dépouille, sans mitre ni crosse, afin de respecter le désir de simplicité du défunt.Seules 17 personnes assistent à l'inhumation et se recueillent autour de la tombe toute simple, avec une dalle de ciment blanc, à Orvilliers, petit village des Yvelines où il avait acquis une résidence secondaire en 1954.• François Mitterrand : deux familles réuniesC'est dans sa terre natale de Jarnac (Charente), lors d'une cérémonie privée, que François Mitterrand est enterré le 11 janvier 1996, trois jours après sa mort à 79 ans d'un cancer longtemps tenu secret. Dans la petite église romane Saint-Pierre, son épouse Danielle est entourée de leurs deux fils, Jean-Christophe et Gilbert, tandis que Mazarine, sa fille de 21 ans née de sa liaison avec Anne Pingeot, se tient serrée contre sa mère. La proche famille de François Mitterrand avait beaucoup insisté sur cette "harmonie" voulue par tous.Au même moment, un hommage solennel est rendu à Notre-Dame de Paris en présence d'une soixantaine de chefs d'Etat et de gouvernement. Le 11 janvier est déclaré jour de deuil national.À Jarnac, famille et amis défilent devant la dépouille avant de laisser seuls ses plus proches pour l'inhumation : Danielle et ses fils, Mazarine et sa mère, ainsi que Roland Dumas, Robert Badinter, André Rousselet et Michel Charasse.Avant de quitter le cimetière, Danielle Mitterrand serre Mazarine dans ses bras.Paris Match publie le 25 janvier 1996 un numéro hommage avec une photographie volée de l'ancien président sur son lit de mort. L'hebdomadaire est condamné, mais refuse de dévoiler l'auteur du cliché.
Selon le Telegraph britannique, le retrait des glaces de l'Arctique a permis d'identifier plus de 30 îles entre 2015 et 2018 sur le territoire russe.
Une expédition navale russe a cartographié cinq nouvelles îles arctiques révélées par la fonte des glaces, rapportent plusieurs médias dont le journal britannique The Telegraph, mercredi 28 août. Le petit archipel est composé de cinq îlots dont la superficie va de 900 à 54000 mètres carré. Selon le ministère de la Défense russe, il a été mis au jour dans le nord-est de l'archipel de Nouvelle-Zemble, entre les mers arctiques de Barents et de Kara.Ces nouvelles îles avaient été repérées en 2016 par une étudiante grâce à l'analyse d'images-satellite. Pour être officielle, la découverte devait cependant attendre d'être validée par des spécialistes, qui devaient se rendre sur place et effectuer des études topographiques.Ces îles étaient auparavant dissimulées sous le glacier Nansen, qui constitue une partie de l'immense calotte glaciaire (la plus grande d'Europe continentale), qui recouvre une vaste partie de la Nouvelle-Zemble. Le retrait des glaces de l'Arctique a permis d'identifier plus de 30 îles entre 2015 et 2018, et la liste devrait s'allonger, rapporte le Telegraph. La région de Nouvelle-Zemble a été le théâtre d'un conflit nouveau entre ses habitants humains et les populations d'ours polaires, qui s'aventurent désormais dans les zones habitées pour subvenir à leurs besoins alimentaires. Les autorités ont décrété en février dernier l'état d'urgence face à l'invasion de dizaines d'ours blancs. Victimes du réchauffement climatique et de la fonte des glaces, les animaux doivent trouver de nouveaux moyens de trouver de la nourriture.
Dans un documentaire diffusé par BFMTV, certaines victimes des attentats de Trèbes reprochent à Emmanuel Macron une absence de soutien. Elles affirment n'avoir reçu aucun appel ni aucun courrier de la part du chef de l'État.
Un an après les attentats de Trèbes, le 23 mars 2018, le traumatisme est toujours important pour les victimes de Radouane Lakdim et leurs familles. BFMTV diffuse lundi 11 mars un documentaire inédit, Trèbes, autopsie d'un attentat, dans lequel des victimes et certains de leurs proches témoignent pour la première fois, revenant sur cette sombre journée.Comme le rapporte le Journal du dimanche, certaines d'entre elles reprochent à Emmanuel Macron de ne pas les avoir soutenues après les événements. Elles affirment n'avoir reçu aucun appel, ni courrier, du chef de l'Etat. Alors que le président du Portugal s'est rendu à l'hôpital pour rencontrer un de ses ressortissants blessés, aucun membre du gouvernement n'a eu la même intention envers les victimes françaises. Selon la journaliste qui a réalisé le documentaire pour BFMTV, citée par Le Journal du dimanche, "les victimes l'ont vécu comme un abandon républicain". Elles demandent désormais à Emmanuel Macron d'être présent lors des commémorations organisées le 23 mars prochain. Une victime témoigne pour la première foisUne des victimes de Radouane Lakdim a accepté de se confier à BFMTV. Renato, ressortissant portugais, vit toujours avec une balle dans la tête, que les médecins n'arrivent pas à retirer. Avant de s'attaquer au magasin Super U de Trèbes, le terroriste a tiré sur deux hommes qui se trouvaient alors sur un parking. Le premier est mort et le second, Renato, a survécu à ses blessures. C'est lui qui a reçu la visite du président portugais Marcelo Rebelo de Sousa.Dans ce documentaire témoignent également les proches de Christian Medves, le boucher assassiné par Radouane Lakdim. Un an après l'épopée meurtrière du terroriste, les deux filles de la victime, Florine et Julie, expliquent avoir perdu une partie d'elles-mêmes ce 23 mars 2018. Auprès de BFMTV, la première confie avoir été "complètement perdue" et s'être demandée comment elle allait pouvoir avancer sans son "pilier". Julie, sa deuxième fille, explique avoir perdu une partie d'elle ce jour-là : "Mes filles ne me connaîtront jamais comme j'étais avant le 23 mars parce que je ne suis plus la même personne", conclut-elle.
- Emmanuel Macron semble avoir adouci sa position concernant la renégociation des accords du Touquet à la suite du Brexit. Ce que n'a pas manqué de faire remarquer le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, selon qui le ministre de l'Économie est contraint par la solidarité gouvernementale.
-Le Brexit aidera-t-il les migrants de Calais à gagner le Royaume-Uni ? Dans les heures qui suivaient les résultats du référendum au Royaume-Uni, qui vu le "leave" s'imposer à 51,9%, plusieurs voix se sont élevées en France pour remettre en cause le traité du Touquet, conclu en 2003 par Londres et Paris pour lutter contre l'immigration illégale, en confiant notamment les premiers contrôles d'immigration au pays de départ, entraînant de fait un glissement de la frontière britannique dans les ports français.Le président Les Républicains (LR) des Hauts-de-France a tweeté dès vendredi matin : "Le peuple britannique a tranché, je demande au gouvernement français de renégocier les accords du Touquet", tandis que la maire de Calais Natacha Bouchart (LR) a réclamé un "camp de migrants au Royaume-Uni". Début mars, Emmanuel Macron avait par ailleurs averti que le jour où la relation de Londres avec l'Union européenne serait "rompue, les migrants ne ser(aie)nt plus à Calais". Néanmoins, ce lundi 27 juin, le ministre de l'Économie était beaucoup moins radical. "J'ai dit dès le mois de mars que la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne conduisait à un changement du contexte politique et donc devait amener à réinterroger l'ensemble des sujets qui font la relation. Est-ce que la dénonciation pure et simple du jour au lendemain de ces accords est la solution ? Je ne suis pas sûr que ce soit si simple", a-t-il expliqué en marge d'un déplacement à Calais, aux côtés de Xavier Bertrand. Le locataire de Bercy assure néanmoins qu'il faut"être plus exigeant avec les Britanniques". "IL N'EN PENSE PAS MOINS"Des propos qui sont loin de réjouir le président des Hauts-de-France. "Moi j'adorais les conditions du ministre début mars, il était plus clair en disant dans la presse anglaise : 's'ils sortent de l'UE, le camp de migrants sera en Angleterre". Alors que le ministre de l'Économie tentait de se justifier, Xavier Bertrand n'a pas manqué de donner son point de vue. "Un ministre est tenu à une solidarité gouvernementale. C'est Bernard Cazeneuve (le ministre de l'Intérieur, NDLR) qui gère le dossier, mais il (Emmanuel Macron, NDLR), n'en pense pas moins". À l'époque de la sortie d'Emmanuel Macron, le locataire de la place Beauvau s'était en effet fortement agacé du "buzz" de son collègue, assurant que la "question ne se posait pas". Un rappel à l'ordre qui a pu influencer les paroles du ministre de l'Économie.
Une mère de famille et ses enfants ont été débarqués mercredi dernier d'un vol Dubaï-Lyon. La raison : l'un de ses enfants, autiste, risquait de déranger les autres passagers, révèle LyonMag.
Une mère de famille a fait part mercredi 25 juillet sur son compte Twitter de la désagréable mésaventure qu'elle a vécu alors qu'elle embarquait avec ses enfants à bord d'un vol Dubaï-Lyon de la compagnie Emirates. Après 14 heures de vol depuis Melbourne, Isabelle Kumar, journaliste pour Euronews, était en transit à Dubaï avec ses enfants, lorsque le personnel naviguant d'Emirates leur a demandé de descendre de l'avion qui devait les amener à Lyon. La raison évoquée par l'équipage : son fils, Elias, épileptique et autiste, risquait d'importuner les autres passagers, rapporte LyonMag.Humiliée, la journaliste britannique a posté sur son compte Twitter une vidéo de son fils en état de détresse, ainsi qu'un message dans lequel elle dénonce le traitement qu'elle et sa famille ont subi de la part d'Emirates, d'autant que son fils avait reçu un avis favorable de son médecin pour ce long voyage en avion. La famille d'Isabelle Kumar a finalement pu embarquer quelques heures plus tard sur un autre vol pour Lyon.Ce n'est pas la première fois que des compagnies aériennes refusent de transporter certains passagers. Il y a quelques jours, un jeune homme de 22 ans, atteint de myopathie, n'a pas pu monter à bord d'un vol Transavia Nantes-Casablanca, la compagnie aérienne refusant d'embarquer ses appareils respiratoires, indispensables à sa survie.
La ministre du Travail a commis un lapsus cocasse au moment de présenter la réforme contestée de l'assurance chômage mardi 18 juin.
Parler devant les caméras et les micros de la presse n'est pas toujours un exercice facile. Et être ministre de la République n'immunise pas contre quelques gaffes et lapsus qui font le bonheur des réseaux sociaux. Preuve en est encore une fois mardi 18 juin avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Alors que le Premier ministre annonçait la réforme de l'assurance chômage, dont certaines mesures sont très commentées, la membre du gouvernement a pris la suite de son patron afin de défendre à son tour les différentes dispositions.Ainsi, le HuffPost a relevé un lapsus plutôt malvenu de la part de Muriel Pénicaud au moment d'évoquer la réforme. "C'est une réforme résolument tournée vers le travail, vers l'emploi, contre le chômage et pour la précarité", a annoncé la ministre, avant de se reprendre et de préciser que c'était "contre la précarité". Une "boulette" qui a fait sourire Édouard Philippe, qui de son côté a eu également par le passé à faire face à ce genre de lapsus. Le HuffPost rappelle son célèbre : "Lorsque nous avons langé le grand débat", au lieu de "lancé".Une réforme très commentéeLa scène a bien sûr été commentée sur Twitter, notamment par ceux qui sont critiques à l'égard de la réforme de l'assurance chômage lancée par le gouvernement. En effet, il faudra désormais travailler 6 mois sur une durée de 24 mois afin de bénéficier des droits, contre 4 mois sur 28 auparavant. De plus, les mesures prises envers les droits des cadres étaient particulièrement attendues eu égard aux mesures qui avaient fuité en ce sens les semaines auparavant. Les demandeurs d'emploi dont le salaire était de plus de 4 500 euros brut par mois seront désormais impactés au niveau de leurs allocations. Ces dernières seront réduites de 30% après 7 mois sans activité. Un changement qui fait couler beaucoup d'encre, bien qu'il n'impactera pas les personnes âgées de plus de 57 ans. Le gouvernement a assuré que pour lutter "contre" la précarité, des pénalités seront infligées aux entreprises abusant des contrats courts. L'objectif déclaré est de réaliser 3,4 milliards d'économies.
Les anciens Israélites fumaient-ils du cannabis pour se rapprocher de Dieu? Fort probablement, estiment des chercheurs israéliens qui ont découvert récemment des traces de cannabis sur un ancien site religieux du royaume de Juda.
La découverte suscite depuis quelques jours l'attention des médias et l'intérêt sur les réseaux sociaux en Israël, pays où la police se targue chaque semaine de mettre la main sur des plants et des trafiquants de cannabis. L'usage thérapeutique de cette plante est néanmoins autorisé dans le pays.Selon une étude publiée le 28 mai par l'Université de Tel-Aviv, cet amour de la marijuana ne daterait pas d'aujourd'hui mais de l'Âge du bronze. Des archéologues, fouillant le site de Tel Arad, située dans le désert de Néguev, près de la Mer Morte et de la Cisjordanie, ont découvert des traces d'encens, mais aussi de cannabis.Sur ce site, utilisé comme lieu de pèlerinage au VIIIe siècle avant J-C, les archéologues se sont intéressés à deux autels. Or, "la découverte de cannabis sur le plus petit (des autels) s'est avéré une surprise. Tel Arad permet d'établir la preuve de l'usage de cannabis dans l'ancien Proche-Orient", note un article publié dans la revue d'archéologie de l'Université de Tel-Aviv par l'équipe de chercheurs menée par le professeur et spécialiste Eran Arié, du musée d'Israël, à Jérusalem.L'usage "de substances hallucinogènes était connue dans de nombreuses autres cultures voisines, mais il s'agit de la première preuve connue de substance hallucinogène dans le royaume de Juda", soulignent les chercheurs, qui appellent à de plus amples recherches pour mieux comprendre cette pratique et son étendue."La présence de cannabis à Tel Arad témoigne de l'usage de substances altérant les perceptions de l'esprit dans les rituels cultuels" dans ce royaume juif établi de 931 à 586/587 avant J-C, expliquent-ils. "Il semble probable que le cannabis ait été délibérément utilisé à Tel Arad comme un agent psychoactif afin de stimuler l'extase dans des cérémonies religieuses", poursuivent les chercheurs.Situé au sud de l'ancien royaume d'Israël, le royaume de Juda, aussi nommé Judée, s'étendait, selon des sources bibliques, sur un territoire recoupant en partie aujourd'hui la Cisjordanie, un territoire palestinien dont l'Etat hébreu songe à annexer des pans. Ce royaume avait été détruit sous le règne de Nabuchodonosor II, roi de Babylone.
Le député des Pyrénées-Atlantiques estime qu'il lui fallait un million d'euros pour mener la campagne. Il n'a réussi à réunir que 250 000 euros.
Le député non-inscrit des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle a indiqué ce samedi qu'il renonçait à se présenter aux élections européennes, faute de financements. "Les conditions financières n'étaient pas réunies et mercredi soir, avec mon équipe, nous avons décidé que ce n'était pas la peine de maintenir une espèce de suspense", a indiqué le député confirmant une information publiée dans la presse locale. "C'est la première fois que je ne vais pas au bout d'un engagement", a regretté l'élu. Jean Lassalle a expliqué qu'il n'avait pas réussi à convaincre les banques de lui prêter de l'argent. "Elles m'ont expliqué que j'étais un candidat à risque, sur le plan du remboursement", a ajouté ce dernier qui soutient avoir tout fait pour tenter "de rassurer les banquiers", et avoir interpellé le Conseil constitutionnel ainsi que le ministre de l'Intérieur, sans succès. Un candidat aux élections européennes doit atteindre un seuil minimum de 3% des voix pour prétendre à un remboursement des dépenses électorales.Candidat à l'élection présidentielle de 2022Le député des Pyrénées-Atlantiques assure n'avoir pas voulu non plus se reposer sur les dons financiers de particuliers. "Je ne veux pas de dons qui puissent m'enchaîner". Enfin, il a déploré n'avoir pas pu s'exprimer, notamment dans les médias du service public. "Il y a un mépris de la presse pour tout ce qui est différent, pour tout ce qui peut gêner un forme de débat", selon lui. L'ancien candidat à l'élection présidentielle (1,21% en 2017) avait annoncé en mars qu'il comptait se présenter et cherchait de l'argent, déplorant qu'il "faille aujourd'hui entre 800.000 euros et 1 million d'euros" pour financer cette démarche. Il a déjà annoncé en septembre dernier qu'il serait candidat aux élections présidentielles de 2022.
La femme a été frappée par la foudre durant un orage alors qu'elle se tenait à la fenêtre. Elle a été transportée à l'hôpital en urgence absolue.
Son pronostic vital est engagé.Une habitante de Saint-Just, près de Lunel dans l'Hérault, a été foudroyée dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 octobre, révèle France Bleu. La foudre s'est abattue sur elle au moment où elle ouvrait sa fenêtre, durant un orage. La quadragénaire a été retrouvée consciente par les secours mais a ensuite été admise à l'hôpital dans un état grave. Elle se trouvait dimanche dans le service de réanimation du CHU Lapeyronie de Montpellier. Dans l'Hexagone, plus de 700.000 impacts de foudre ont été enregistrés depuis le début de l'année, indique Le Parisien, dont plus de 450.000 seulement durant l'été. L'Ardèche et le Gard ont été les départements les plus touchés durant la période estivale.
Mardi sur RMC, François Rebsamen n'a pas hésité à adresser une petite pique à l'ancien chef de l'État qu'il considère pourtant comme son "ami".
Invité des Grandes Gueules sur RMC le 12 février, François Rebsamen s'est confié sur sa relation avec François Hollande. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ancien ministre du Travail n'a pas été tendre avec l'ex-chef de l'État. Interrogé sur un possible retour au premier plan de François Hollande, l'ex-ministre n'a pas pu cacher son manque d'enthousiasme à ce sujet. "J'aime bien François Hollande, c'est un ami, on parle de foot souvent. Il est très bon d'ailleurs, c'est peut-être là où il est le meilleur", a-t-il d'abord déclaré. Avant de développer : "Ce n'est pas que je ne souhaite pas son retour, je ne participe pas à je ne sais quel fantasme... Je pense que sa parole est utile. Un ancien président, il faut toujours écouter ce qu'il dit. C'est important, c'est intéressant, mais ça s'arrête là pour moi", a déclaré sur RMC François Rebsamen. François Hollande appréciera.Des allusions répétéesCes derniers mois, l'ex-Président a multiplié les allusions sur son possible retour sur le devant de la scène politique. Lors d'une conférence de presse en Suisse, en septembre dernier, il avait déclaré : "Il ne faut surtout pas se dire [je reviendrai], on peut parfois le penser, mais il vaut mieux ne pas le dire. Si je venais voir mes compatriotes avec cette idée obsédante du retour, ils ne me regarderaient pas de la même manière. Je préfère qu'eux me disent 'on vous regrette' plutôt que de moi leur dire 'j'arrive'".En octobre dernier, son ancien conseiller à l'Élysée, Gaspard Gantzer avait assuré dans les colonnes du JDD que François Hollande voulait revenir. Quelques semaines plus tard, lors d'une séance de dédicaces pour son livre "Les leçons du pouvoir" à la Foire du Livre de Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, il avait même lâché à une admiratrice : "Je vais revenir."
De ministre à entrepreneuse : c'est le parcours de Fleur Pellerin. Évincée du gouvernement Valls au mois de février, l'ancienne ministre de la Culture et de la Communication a décidé de créer une société consacrée à l'accompagnement des investissements coréens en France, d'après le Journal du Dimanche.
Une décision qui met, de fait, un terme à sa vie politique. Pour pénétrer la sphère du domaine privé, Fleur Pellerin a en effet quitté son poste à la Cour des Comptes et renoncé à la fonction publique.La société de l'ancienne ministre prendra le nom de Korelya. L'entreprise aura pour fonction d'accompagner les investissements en nouvelle technologie, émanant de la Corée et à destination de la France. Sur le papier, l'exercice est dans les cordes de la native de Séoul, qui est diplômée de l'ESSEC, une grande école de commerce franco-singapourienne. Ce nouveau projet de Fleur Pellerin a été examiné par la Haute Autorité à la transparence de la vie politique. L'instance, chargée de vérifier l'absence de conflit d'intérêts pour les fonctionnaires qui partent dans le privé, a émis un avis favorable à cette reconversion professionnelle. Si elle quitte la fonction publique, l'ancienne ministre souhaite toujours apporter sa pierre à l'édifice. Quelques jours après son éviction du gouvernement, elle avait déclaré à l'Obs : "ne pas pouvoir imaginer une seconde ne pas jouer un rôle dans le destin du pays".
Emmanuel Macron a téléphoné à Jean-Marie Le Pen pour prendre des nouvelles de son épouse, agressée fin janvier.
La semaine dernière, Jean-Marie Le Pen avait surpris en se montrant particulièrement bienveillant avec Emmanuel Macron, un président "solide". L'explication en a été donnée jeudi 7 février par sa fille, Marine Le Pen, citée par franceinfo.Si le fondateur du Front national s'est montré dithyrambique, c'est parce que le chef de l'État a eu une petite attention pour lui. En effet, Emmanuel Macron a téléphone à Jean-Marie Le Pen pour prendre des nouvelles de son épouse, a indiqué Marine Le Pen à franceinfo. Jany Lepen, la seconde épouse du tribun d'extrême droite, a été agressée le 26 janvier à la Celle-Saint-Cloud. Elle s'est fait arracher son sac à main par un voleur. Elle avait également reçu un coup de casque et un coup de poing, lui occasionnant des contusions.Le 31 janvier, Jean-Marie Le Pen s'était livré à un éloge d'Emmanuel Macron au micro de BFMTV. "Il y a 18 mois qu'il est président et il n'a pas été renversé, alors, par conséquent, il est solide", avait-t-il dit. "C'est certainement très compliqué, écrasant de responsabilité, avait-il ajouté. Il faut un moral, un physique, un mental, une psychologie absolument exceptionnels. Et je crois que dans ce domaine, M. Macron est assez doué, il a passé les examens depuis un moment déjà."
Selon les informations du Monde, le parquet national financier a requis ce mercredi le renvoi devant le tribunal correctionnel de François Fillon et de son épouse.
Nouveau rebondissement dans l'affaire Fillon. Ce vendredi, le journal Le Monde révèle que le parquet national financier (PNF) a requis à l'encontre de François Fillon, de son épouse Penelope, ainsi que de son ancien suppléant à l'Assemblée nationale, Marc Joulaud, le renvoi devant le tribunal correctionnel. Un procès devrait donc avoir lieu avant la fin de l'année.Selon le quotidien qui a pu se procurer les 59 pages de synthèse des deux ans d'investigations, les principales charges retenues contre le couple Fillon sont : détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, escroquerie aggravée et complicité de ces délits. L'affaire sur les possibles emplois fictifs de Penelope Fillon avait été révélée le 25 janvier par Le Canard Enchaîné. Dans son réquisitoire signé ce mercredi 9 janvier, le parquet national financier estime que l'emploi de l'épouse de l'ancien candidat à la présidentielle a bien "revêtu un caractère fictif". "Penelope Fillon a bénéficié de deux contrats d'assistante parlementaire auprès de François Fillon, d'abord entre 1998 et 2002, puis entre 2012 et 2013, entrecoupés d'un contrat de collaboratrice parlementaire auprès de Marc Joulaud de 2002 à 2007, dont l'objet était d''assister le député dans l'exercice de ses fonctions'. (...) Aucune trace écrite, aucun témoignage objectif et concordant n'a pu être mis au jour alors qu'une activité professionnelle réelle, étalée sur plus de dix années, est nécessairement matérialisée par des traces concrètes", indique le PNF.Les multiples révélations dans l'affaire Fillon avaient fortement mis à mal la dernière campagne présidentielle du candidat des Républicains, éliminé dès le 1er tour.
Dans un entretien accordé à RTL, Murielle Bolle, personnage-clé de l'affaire Grégory, exprime son ressenti vis-à-vis des gendarmes qui ont fait "détruit" sa vie.
Murielle Bolle se livre un peu plus. Celle qui avait 15 ans lorsqu'elle a été placée en garde à vue dans le cadre de l'affaire du petit Grégory Villemin, retrouvé mort le 16 octobre 1984 dans la Vologne, s'est lancée dans une tournée médiatique pour promouvoir son livre Briser le silence à paraître le 7 novembre. "C'est ma façon à moi de me faire entendre. On m'a jeté en prison, mais je n'ai rien fait de mal. (...) On m'a fait passer pour un monstre, une tueuse d'enfants alors que je ne suis pas cette personne. Je me bats pour mes enfants, surtout", confie-t-elle, 34 ans après le drame, dans une interview diffusée lundi 5 novembre par RTL. À cette occasion, elle en profite pour revenir sur l'un des éléments centraux de l'affaire judiciaire : sa rétractation après avoir accusé son beau-frère Bernard Laroche d'avoir enlevé le petit Grégory. "J'en avais tellement marre. J'étais tellement fatiguée que j'ai répété ce que les gendarmes disaient", affirme-t-elle, estimant que c'est son témoignage qui a coûté la vie à Bernard Laroche, abattu en mars 1985 par Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant. "Ce sont eux qui m'ont détruit ma vie, en me faisant faire ce faux témoignage. (...) Si je n'avais pas eu peur des gendarmes, Bernard serait encore là", regrette-t-elle, la voix tremblante.Aujourd'hui, à 49 ans, Murielle Bolle vit toujours dans la région qui a connu le drame. "Les Vosges c'est chez moi. Je n'ai rien fait de mal, donc je ne vois pas pourquoi je m'enfuirais des Vosges", explique-t-elle à la radio.Sa garde à vue à 15 ans va-t-elle être annulée ?Murielle Bolle avait été mise en examen en juin 2017 pour le rapt mortel de l'enfant. Cette inculpation a ensuite été annulée pour des questions de procédure, mais devrait être de nouveau demandée par le parquet général une fois tous les recours purgés. Car en parallèle, le Conseil constitutionnel doit se prononcer sur un texte qui pourrait invalider l'audition de Murielle Bolle adolescente en novembre 1984.À l'époque de la mort du petit Grégory, la loi ne prévoyait pas de garanties spéciales pour la garde à vue des mineurs, comme la notification du droit de se taire ou l'assistance d'un avocat. Les avocats de Murielle Bolle considèrent donc que ses droits fondamentaux n'avaient pas été respectés et que sa garde à vue doit être annulée. Ils ont obtenu en septembre la saisine des "Sages" d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) portant sur plusieurs articles de l'ordonnance de 1945 sur l'enfance délinquante.Le Conseil constitutionnel dira le 16 novembre s'il censure ou valide ces textes, dans leur version de 1984. La Cour de cassation devra ensuite en tirer les conséquences. Si l'ordonnance était censurée, les déclarations de Murielle Bolle adolescente pourraient être annulées et rayées de tout acte de procédure qui les mentionnerait.
Dans la plupart des régions, le thermomètre va dépasser les 30 degrés pendant plusieurs jours, à partir du mercredi 24 juin.
L'été et les grandes chaleurs arrivent. Cette semaine, entre mercredi 24 et vendredi 26 juin, le thermomètre va s'affoler dans l'Hexagone. Le mercure dépassera les 30 degrés dans la plupart des régions, avec des pointes à 35 degrés dans le Sud-Ouest. Dès mardi 23 juin, les températures seront déjà estivales : "Il fera 25 à 30 degrés sur la moitié nord, 28 à 33 degrés au Sud. Il fera particulièrement chaud des plaines du Sud-Ouest au Languedoc-Roussillon et à la Provence", indique Météo France. Quelques jours après le solstice d'été, marqué par la Fête de la musique dimanche 21 juin, le pays va donc connaître son premier pic de chaleur de la saison. Alors que le déconfinement s'est une nouvelle fois accéléré ce lundi 22 juin, avec, notamment, la réouverture des cinémas et l'autorisation de la pratique des sports collectifs, les Français s'apprêtent à profiter de cet épisode estival avec une liberté (presque) toute retrouvée. Dégradation orageuse Néanmoins, le pic de chaleur sera de courte durée. À la fin de la semaine, une dégradation orageuse fera baisser les températures. "Samedi et dimanche, la dégradation orageuse devrait concerner une grande partie du territoire. Seules les régions du Nord-Ouest et le pourtour méditerranéen pourraient rester à l'écart des orages", relate Météo France. Ce week-end, les températures maximales seront donc en baisse, mais elles resteront encore au-dessus des normales de saison.
Emmanuel Macron a réussi son pari : il est arrivé en tête du premier tour avec 23,8%, devant Marine Le Pen (21,7%) et François Fillon (19,8%). Il sera le favori du second tour de la présidentielle.
Après avoir remercié les personnes de son mouvement En Marche, puis sa famille et son épouse Brigitte, Emmanuel Macron s'est adressé aux Français. "J'ai entendu vos aspirations à l'alternance véritable, à la vitalité démocratique à la transition économique et écologique. (...) J'oeuvrerai dans les 15 jours qui viennent pour que nous puissions ensemble rassembler le plus large possible" a-t-il promis. "Le défi n'est pas d'aller voter contre qui que ce soit mais de rompre avec le système qui a été incapable de répondre aux problèmes de notre pays depuis plus de trente ans. Le défi est d'ouvrir une nouvelle page politique »a déclaré Emmanuel Macron ajoutant : «La tâche sera immense, j'y suis prêt à vos côté". Pour la première fois dans l'histoire de la Ve République, les deux partis de gouvernement, le Parti socialiste et Les Républicains, sont éliminés dès le premier tour de la course à l'Élysée.
Le sacrifice du colonel Beltrame lui a sauvé la vie. "Très affectée", la caissière du Super U de Trèbes, dont le gendarme a pris la place avant d'être tué, vit désormais recluse à son domicile de Puichéric (Aude) et est l'objet d'un important suivi psychologique, rapporte le Journal du Dimanche.
Julie est mariée et mère d'une petite fille de 2 ans et demi. Elle travaillait comme hôtesse de caisse depuis près d'un an dans le Super U de Trèbes. Depuis ce vendredi 23 mars, l'employée du supermarché reste enfermée chez elle. Le maire de Puichéric, Marc Dormières, s'est rendu à son domicile à plusieurs reprises : "Tout était fermé, les volets clos, il n'y avait personne", a expliqué l'élu à l'hebdomadaire.Présente à l'hommage national à ParisVendredi, "sur le coups de 20h", l'édile s'est rendu une seconde fois chez cette diplômée d'une école d'ingénieurs en QSE (Qualité, sécurité, environnement) : "Son conjoint m'a ouvert. Il m'a dit qu'elle était allongée, qu'elle se reposait. Je n'ai pas pu la voir", a-t-il précisé."Lui, je le connaissais de vue. Un monsieur très bien, très gentil, apparemment ingénieur, qui aurait travaillé pendant quelques années à l'étranger", a-t-il poursuivi. "Il m'a confié qu'il se sont rendus à Paris mercredi pour assister à l'hommage national dans la cour des Invalides. Pour le moment, son épouse reste très affectée et elle ne souhaite voir personne". "Il a donné sa vie pour moi, il s'est fait tuer pour que je vive", a-t-elle juste déclaré à son entourage lundi, sur le parking du Super U, en marge de la minute de silence tenue en hommage aux quatre victimes des attaques dans l'Aude. "Je pense que les victimes ont besoin de tranquillité à présent", a déclaré au JDD l'un de ses anciennes collègues, expliquant répondre à la presse par "simple politesse".Le colonel Arnaud Beltrame est mort en héros le jour de l'attentat. Cet officier de gendarmerie, marié sans enfant, s'est substitué à Julie, une caissière du supermarché, laissant son téléphone ouvert. Grièvement blessé au cou par l'assaillant, il est décédé le lendemain à l'aube.
Les intempéries ont particulièrement touché le sud-ouest.
On comptait dans l'après-midi, samedi, environ 25 000 foyers privés d'électricité, majoritairement dans le sud-ouest, à la suite de vents violents qui ont balayé le littoral atlantique et l'intérieur des terres. Au plus fort de la crise, dans la nuit de jeudi à vendredi, 400.000 foyers ont été privés d'électricité. "La Force d'intervention électricité (FIRE) a été déclenchée dès vendredi 13 décembre. Plus de 2.000 techniciens sont mobilisés sur le terrain dont des collègues venant des régions voisines entrainés spécialement en situation de crise", selon un porte-parole d'Enedis.Un numéro d'urgenceSi des personnes constatent qu'une ligne électrique est à terre ou qu'un arbre est tombé sur une ligne, Enedis indique qu'il faut appeler le numéro: 09.726.750 plus les deux chiffres du département, pour joindre "les équipes qui pilotent les techniciens. Elles identifient le risque et envoie des techniciens pour mettre la zone en sécurité".Par ailleurs, Enedis rappelle aux personnes qui utilisent des groupes électrogènes individuels en cas de coupure d'électricité que ceux-ci "s'installent à l'extérieur" des habitations, pour éviter des intoxications au monoxyde de carbone, et qu'il faut penser "à couper le disjoncteur" quand on les utilise. Météo France a maintenu samedi onze départements en vigilance orange dans le sud-ouest pour cause d'inondations, qui ont fait vendredi un disparu et également, en raison de vents violents, un mort et cinq blessés.
Elle avait fait polémique, mais elle est désormais installée. Le Point a dévoilé les premières images de la piscine hors sol en bois commandée par le président à Brégançon.
Emmanuel Macron est en vacances ce vendredi, comme tout son gouvernement. Pour ces deux semaines de repos, le chef de l'État se rendra notamment dans le Var au Fort de Brégançon, la résidence officielle de la République. Et il pourra se baigner, non pas dans la mer, mais dans la piscine qu'il a commandée il y a quelques semaines. C'est en tout cas ce que révèle Le Point, photographies à l'appui.Sur ces images aériennes, on peut apercevoir la piscine nichée au milieu des arbres, à l'abri de tous les regards et des objectifs des paparazzi. Une piscine construite en bois, hors sol, de 10 mètres par 4 précise Le Point. Une commande qui a coûté environ 35 000 euros, prix somme toute conséquent qui avait fait polémique en juin lorsque l'information avait été dévoilée par l'Express. Mais la Présidence avait justifié son financement. "La piscine hors-sol sera financée par les recettes de la boutique de souvenirs du fort qui sera ouverte".TranquillitéLe lieu, jugé austère par le couple, devait être égayé. Mais ce n'est pas évidemment pas la seule raison. Les Macron voulaient échapper à l'indiscrétion des paparazzi. Si la résidence de villégiature possède une plage privée, l'Élysée avait répondu à l'époque que "au-delà de 300 mètres du rivage, n'importe qui peut poser un bateau et viser le président au téléobjectif."Emmanuel Macron va donc pouvoir profiter de sa nouvelle piscine dès ce week-end. Avant cela, ce vendredi après-midi, il recevra la Première ministre britannique, Theresa May, à Brégançon, dans le cadre d'une réunion de travail sur le Brexit. Les deux couples dîneront ensuite sur le Fort.Ce 3 août sonne aussi comme le début des vacances pour tout le gouvernement qui est prié de rester en France et d'être joignable. Beaucoup ont privilégié le sud à l'image de Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l'égalité femmes-hommes qui ira en Corse, ou de nombreux ministres qui se rendront dans les Alpes. Retour prévu le 22 août pour l'ensemble de l'exécutif.
Le cadavre d'un homme de 20 ans a été retrouvé dans les rues de Reims (Marne) mardi. Selon le parquet de la ville, la victime s'est faite étrangler après un pari d'"une dizaine d'euros" autour du jeu de football Fifa.
Quatre personnes ont été mise en examen.Le corps a été découvert vers 4h30 par les pompiers. Il se trouvait dans une rue du quartier Jean-Jaurès. L'alerte a été donnée par un homme. Une fois placé en garde à vue, ce dernier a reconnu connaître la victime. Il l'avait rencontrée devant chez lui quelques heures auparavant pour un deal de cannabis de "quelques euros". Après avoir fumé ensemble, les deux individus avaient continué la soirée dans un autre appartement dans lequel étaient présentes trois autres personnes.DEUX ÉTRANGLEMENTS DONT L'UN FATAL"La victime et l'un des hommes avaient décidé de parier de l'argent sur ce jeu et la victime avait perdu quelques dizaines d'euros. Elle avait alors voulu reprendre sa mise", déclenchant une bagarre, a relaté le procureur de Reims, Matthieu Bourrette, lors d'une conférence de presse jeudi. Les échanges de coups ont été ponctués par deux étranglements, dont le second fut fatal à la victime. Les protagonistes ont ensuite déplacé le corps jusque dans la rue avant d'appeler les secours.En garde à vue, le principal suspect a expliqué qu'il avait "dû se défendre" quand "le pari avait mal tourné", a indiqué le parquet. Cet étudiant malien de 22 ans, dont le casier judiciaire porte trois mentions "pour des faits mineurs", a été mis en examen et placé en détention provisoire dans la soirée pour "meurtre" et "modification de scène de crime".Son exfiltration du palais de justice a donné lieu à des débordements : plusieurs dizaines de jeunes manifestants se présentant comme des proches de la victime ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre, a indiqué le parquet qui a ouvert une enquête. Les trois autres individus ont été mis en examen pour "non assistance à personne en péril" et "modification de scène de crime" et placés sous contrôle judiciaire."On est très loin d'une délinquance habituelle, de banlieue, dans des contextes de règlement de compte", a expliqué Matthieu Bourrette. D'éventuelles consommations de stupéfiants et d'alcool seront connues au terme de l'analyse toxicologique à venir.
Selon Le Canard enchaîné, seuls Richard Ferrand, Christophe Castaner et Benjamin Griveaux trouvent grâce aux yeux du chef de l'État, leurs collègues ne répondant pas "aux attaques" qu'il subit.
La piscine du fort de Brégançon, la vaisselle de l'Élysée, le sermon fait au collégien qui l'avait interpellé... Ces dernières semaines, Emmanuel Macron a été le sujet de nombreuses polémiques qu'il assume plus ou moins. Néanmoins, le chef de l'État aimerait être un peu plus protégé par les membres du gouvernement, rapporte mercredi 11 juillet Le Canard enchaîné. "À part Castaner (le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement), Griveaux (porte-parole du gouvernement) et Ferrand (président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale) qui montent au front, les autres restent muets. Ils ne répondent pas aux attaques contre moi et laissent faire. Alors qu'il faudrait répliquer point par point", se serait-il plaint. Le Premier ministre serait le premier visé. "Sauf sur les 80km/h, on l'a peu entendu", aurait-il lâché la semaine dernière devant des proches. "Édouard Philippe ne parle pas parfaitement le Macron, il n'a pas le vocabulaire du 'en même temps'", précise un intime du chef de l'État à l'hebdomadaire satirique. "Il porte les mesures mais peine à donner du sens à notre politique. il n'imprime pas assez", insiste-t-il.
Mais que devient François Fillon après sa lourde défaite au premier tour de l'élection présidentielle le 23 avril dernier ? Loin des médias, l'ancien candidat se dirigerait vers l'après. C'est ce que révèle le journal Le Parisien ce samedi 20 mai qui dévoile sa nouvelle vie.
"La page est tournée, il est passé à autre chose", confie dans le quotidien son ancien coordinateur de campagne Bruno Retailleau. La politique, cela semble être fini pour l'homme de 63 ans qui partage sa vie entre Paris et la Sarthe après quelques jours passés au Pays de Galles, pour se retrouver avec Penelope. L'occasion aussi de s'interroger sur les raisons de son échec, notamment sa position envers le mouvement Sens commun qu'il aurait qualifiée de "connerie", mais aussi de penser à l'avenir. "Il prépare sa reconversion dans le privé. Il a envie de faire des choses concrètes, et dans un univers qui n'a rien à voir avec la politique", révèle la communicante Anne Méaux qui l'a vu jeudi soir. Ses proches le décrivent comme "calme et serein". Une sérénité qui passe par le sport. Car désormais, François Fillon a beaucoup de temps faire du vélo, mais pas seulement, car entre cycliste et alpiniste son cœur balance. "Quelques jours avant le premier tour, je l'ai entendu dire qu'il voulait faire l'ascension de l'Annapurna", révèle au Parisien un ancien permanent de son QG de campagne. Mais plutôt que sportif de haut niveau, c'est dans les bureaux que devrait se poursuivre la vie professionnelle de François Fillon. "Il a beaucoup de contacts, notamment avec des grands groupes. Mais il prend le temps de la réflexion", explique un ami au Parisien. Mais en attendant, c'est avec ses avocats que François Fillon passerait beaucoup de temps pour préparer sa rencontre avec les juges prévue pour le 30 mai prochain.
Plus d'un millier d'enfants ont dormi à la rue ou dans des abris de fortune la nuit du 1er au 2 septembre, veille de la rentrée scolaire, selon une enquête publiée jeudi par la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et Unicef France.
Sur 5.527 personnes en famille ayant composé le numéro d'appel d'urgence 115 en France métropolitaine cette nuit-là, 2.925 n'ont pas été hébergées faute de places en hébergement d'urgence ou d'accès aux logements sociaux. "Parmi elles, 1.483 étaient des enfants de moins de 18 ans", affirme le document.A Paris, où le 115 est le plus sollicité, 93 % des familles ayant formulé une demande n'ont pu être hébergées. Dans le reste de l'Hexagone, le taux de refus dû à l'absence de places était de 44% mais il "augmente depuis plusieurs semaines"."Ces chiffres indiquent clairement que nous sommes face à une situation alarmante", a déclaré à l'AFP le directeur de la FAS, Florent Gueguen. "Toutefois, il faut reconnaitre une évolution positive: le nombre de refus pour les hébergements d'urgence a globalement diminué par rapport à la même époque l'an dernier grâce à l'ouverture de places d'hébergement supplémentaires en hôtels depuis le début de la crise sanitaire", a-t-il précisé.Cette enquête est un baromètre non exhaustif qui ne prend pas en compte les personnes ayant dormi à la rue sans avoir appelé le 115, notamment beaucoup de mineurs non-accompagnés et de familles vivant en bidonville ou dans des squats, selon la FAS et Unicef."Si le plan de relance présenté la semaine dernière par le gouvernement contient une enveloppe de 100 millions d'euros pour l'hébergement, il ne prévoit pas de création de places supplémentaires pour les familles alors que la demande reste exponentielle", souligne également le document, assurant que moins de 1 % des crédits du plan de relance sont affectés aux plus précaires.
Symbole de la forêt de Laigue dans l'Oise, Black, un cerf majestueux, a été abattu lors d'une chasse à courre le 4 janvier 2020. Selon France 3, les associations de défense des animaux montent au créneau.
C'est un "habitant" bien connu de la forêt de Laigue à Saint-Crépin-des-Bois (Oise) qui s'est éteint. D'après France 3, le 4 janvier dernier, Black, un cerf de 9 ans, a été tué lors d'une chasse à courre. Depuis, l'association Abolissons la vénerie aujourd'hui (AVA) parle du "sacrifice d'un symbole" et estime que le processus de chasse n'a pas été respecté. D'après les témoignages recueillis par Oise Hebdo, les chasseurs qui traquaient un autre cerf à ce moment-là sont tombés nez à nez avec Black, plus beau que le premier animal. Ils ont alors décidé de partir à sa poursuite. Après une longue course face aux chiens des chasseurs, le cerf a traversé un étang avant de se coincer les bois contre un grillage. Selon les témoins, il a été abattu par la suite.Une méthode très réglementéeMembre de l'association AVA, Stanislas Broniszewski a raconté à nos confrères de Oise Hebdo que "normalement, la vénerie interdit de poursuivre plus d'un animal par chasse". Une règle que dément la Fédération des chasseurs de l'Oise. "On a été alertés par deux personnes qui suivent habituellement la chasse à courre. Ils se disent révoltés," a-t-il expliqué. Dans les forêts de l'Oise, la pratique de la chasse à la courre reste inévitablement surveillée par les associations. Arpentant les sentiers à l'aide de caméras et téléphones portables, les militants suivent les chasseurs pour filmer les éventuelles infractions en flagrant délit.
Plusieurs politiques de droite et d'extrême droite dénoncent les deux futurs concerts du rappeur Médine prévus au Bataclan en octobre, précise le Huffington Post. Par le passé, il avait tenu des propos engagés et polémiques.
Médine au Bataclan, c'est "impossible" pour plusieurs élus de droite et d'extrême droite, révèle le Huffington Post ce dimanche 10 juin. Le rappeur français doit tenir deux concerts dans la célèbre salle vendredi 19 octobre et samedi 20 octobre prochain. Une décision qui passe mal. En cause notamment, un des albums du chanteur sorti en janvier 2005 intitulé "Jihad, le plus grand combat est contre soi-même". Pour l'extrême droite, le Rassemblement national en tête, impossible de le laisser se produire au Bataclan. "Aucun Français ne peut accepter que ce type aille déverser ses saloperies sur le lieu même du carnage du Bataclan. La complaisance ou pire, l'incitation au fondamentalisme islamiste, ça suffit !", a tancé Marine Le Pen sur les réseaux sociaux. La présidente du RN met en avant "l'honneur des victimes du 13-novembre". "Hors de question de laisser-faire", ajoute-t-elle. Mais l'extrême droite n'est pas la seule à s'être emparée de ce dossier brûlant. Dans le rang des Républicains, plusieurs élus se sont élevés à leur tour contre la tenue de ces futurs concerts. Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine, a interpellé le ministère de l'Intérieur sur les réseaux sociaux. "Alors qu'une plainte déclenche une enquête sur les circonstances exactes du massacre au Bataclan, cet établissement invite un rappeur qui prône des valeurs islamistes et affirme qu'il faut 'crucifier les laïcards'... Respect des victimes ? Une réaction Place Beauvau ?", a-t-il questionné.La provocation, un moteurMême son de cloche du côté de Valérie Boyer, députée des Bouches-du-Rhône qui cite une des chansons de l'artiste pour dénoncer une ultime provocation. "Je porte la barbe j'suis de mauvais poil. Porte le voile t'es dans de beaux draps. Crucifions les laïcards comme à Golgotha. Le polygame vaut bien mieux que l'ami Strauss-Kahn. Laisserons-nous le rappeur Médine prononcer ces mots et tant d'autres au Bataclan ?" Dans son album en 2005, Médine avait signé ce titre polémique que cite Valérie Boyer, intitulé Dont Laïk. Il s'en prenait dedans à l'hypocrisie de la laïcité, précise le Huff Post.Pour se défendre, le rappeur a toujours avancé la provocation comme moteur. "C'est un piège positif. L'idée est d'amener les gens par la provocation", disait-il en 2015 aux Inrocks. Depuis, Médine a mis de l'eau dans son vin et reconnu des erreurs. "La provocation n'a d'utilité que quand elle suscite un débat, pas quand elle déclenche un rideau de fer. Avec 'Don't laïk', c'était inaudible, et le clip a accentué la polémique. J'ai eu la sensation d'être allé trop loin", avait-il confié une nouvelle fois aux Inrocks en 2017. En mars, il avait sorti un titre Bataclan. Dedans il y expliquait son rêve de jouer dans la salle mythique parisienne. Un lieu marqué par l'histoire.
Cinq mois après le début du mouvement des "gilets jaunes", Emmanuel Macron devait tenir son "grand oral" à l'Elysée. Le chef de l'Etat a finalement annulé son allocution face à l'incendie qui a dévasté Notre-Dame de Paris
Un incendie s'est déclaré dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris, lundi 15 avril, en fin de journée. Le départ de feu est "potentiellement lié" aux travaux de rénovation de l'édifice, a-t-on appris auprès des pompiers. Après trois heures de feu intense, la structure de l'édifice a été sauvée. Le président de la République, qui devait annoncer ses mesures en réponse à la crise des "gilets jaunes", a reporté son intervention, en raison du "terrible incendie qui ravage Notre-Dame de Paris", a annoncé l'Elysée. "Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Émotion de toute une nation. Pensée pour tous les catholiques et pour tous les Français. Comme tous nos compatriotes, je suis triste ce soir de voir brûler cette part de nous", a twitté le chef de l'Etat.
En déplacement officiel dans le Puy-de-Dôme, le président de la République s'est autorisé une sortie en ville, jeudi soir. Une promenade qui n'est pas passée inaperçue, surtout un soir où les étudiants sont de sortie.S'il souhaitait passer incognito, c'est raté.
Alors qu'il déambulait dans les rues de Clermont-Ferrand pour ce qui devait être une promenade discrète, Emmanuel Macron a été interpellé de toutes parts, jeudi 25 janvier. Le chef de l'État s'est prêté à l'exercice des poignées de main et des selfies avec les clermontois, en particulier avec des étudiants, attablés en terrasse. La scène, captée par la caméra de BFMV, a également été filmée par les équipes de communication du président et diffusée sur son compte Twitter. "On est un soir où les étudiants sortent. Je ne l'avais pas calculé", entend-on dire le président. "Ça me fait très plaisir de parler librement, de manière totalement innocente", a déclaré le chef de l'État au cours de sa déambulation. Il en a profité pour rencontrer des membres du "collectif Pauvreté Précarité", qui viennent en aide aux gens dans la rue. En visite pour deux jours en Auvergne, Emmanuel Macron a présenté ses vœux aux agriculteurs jeudi, tentant de rassurer une filière en crise.
Les nouveau-nés avaient déclaré une salmonelle après avoir consommé du lait infantile produit par le géant laitier. Selon Le Canard enchaîné, des parents ont alerté Lactalis à quatre reprises entre juillet et septembre 2017.
Nouvelle découverte dans l'affaire Lactalis. Le groupe mayennais, mis en cause en 2017 dans l'affaire du lait infantile contaminé, est soupçonné d'avoir négligé des alertes de parents. Leur nourrisson avait déclaré une salmonellose après avoir consommé du lait infantile, selon un rapport d'enquête révélé par le Canard enchainé. Le géant laitier, contacté par l'AFP, conteste les éléments relayés par l'hebdomadaire.L'enquête de la répression des fraudes (DGCCRF), transmise aux magistrats chargés d'instruire ce dossier, établit selon le Canard enchaîné "qu'à quatre reprises, entre juillet et septembre 2017, - avant, donc, qu'éclate la crise -, des parents ont prévenu l'entreprise que leurs nouveau-nés avaient déclaré une salmonellose après consommation du lait infantile". L'entreprise n'a rien fait.Une alerté émise après le début du scandaleSelon l'hebdomadaire, les enquêteurs déclarent dans leur rapport que l'une des réclamations, datée du 8 septembre 2017, "aurait dû faire l'objet d'une attention particulière puisque l'usine (avait) pris connaissance quelques jours auparavant de la détection de salmonelles dans un prélèvement environnemental". Contactée par l'AFP, la répression des fraudes n'a pas souhaité s'exprimer sur ces informations, invoquant le secret de l'instruction. "Le groupe Lactalis conteste avec la plus grande fermeté les graves accusations et insinuations contenues dans l'article publié aujourd'hui par le Canard enchaîné", a indiqué de son côté le géant laitier. Lactalis évoque "des informations erronées et des propos calomnieux qui portent gravement atteinte au principe de la présomption d'innocence", et indique envisager des "actions judiciaires".Le cas d'un bébé décédé L'hebdomadaire satirique évoque le décès d'une petite fille de 6 semaines en avril 2017, qui buvait du lait Milumel produit par Lactalis. Alors que le scandale a éclaté, la mère du bébé aurait envoyé un mail à la directrice médicale du groupe "car elle a établi un rapport entre ce drame et l'affaire des salmonelles". Le Canard enchaîné assure avoir eu accès au compte-rendu rédigé par la professionnelle à sa direction. Après analyses, un mail était envoyé à la mère de l'enfant lui indiquant que le lot concerné n'a montré aucune contamination à la salmonelle. Selon l'hebdomadaire satirique, qui affirme s'appuyer sur l'enquête de la DGCCRF, la bactérie Cronobacter aurait été décelée dans le même lot, une bactérie rare pouvant être responsable de septicémies ou de méningites chez les nouveau-nés. À la suite du scandale lié à la contamination à la salmonelle agona, Lactalis avait été contraint d'arrêter sa production à l'usine de Craon en décembre 2017 et de rappeler l'ensemble de la production de lait infantile de cette usine. Les salmonelloses sont des intoxications alimentaires, qui vont de la gastroentérite bénigne à des infections plus graves, notamment pour les jeunes enfants, les personnes âgées ou affaiblies.
Les deux restaurateurs pensaient être couverts en cas de fermeture administrative pour cause d'épidémie. Mais pour Axa, le contrat ne concernait que la fermeture isolée de leur établissement.
Le juge des référés du tribunal de commerce de Bordeaux a ordonné mardi 23 juin une expertise comptable dans le litige opposant un restaurateur girondin du bassin d'Arcachon à son assureur Axa qui refuse d'indemniser sa perte d'exploitation due au confinement. Dans le même temps, le restaurateur parisien Stéphane Manigold et l'assureur ont annoncé mardi avoir trouvé un accord, mettant un terme à leur différend sur le même sujet.Le tribunal, saisi en référé (procédure d'urgence), a estimé mardi que la désignation d'un expert judiciaire était une "demande légitime" du restaurateur Christian Durocher pour "déterminer contradictoirement" sa perte d'exploitation et de marge brute subie selon lui par son établissement saisonnier Chez Aldo, sur la plage du Petit Nice, au Pyla-sur-Mer. Le président du tribunal a estimé en effet qu'il n'appartenait pas au juge des référés de "trancher" ce litige en invoquant la "contradiction" d'interprétation du contrat d'assurance entre les parties. Le tribunal l'a donc débouté de sa demande d'indemnité provisionnelle de 30.000 euros et invité à s'en remettre au juge du fond. Début avril, le restaurateur n'avait pu rouvrir comme prévu au lancement de la saison touristique, lourdement compromise par la fermeture des restaurants décidée du 14 mars au 2 juin pour limiter la propagation de l'épidémie de Covid-19. Il se croyait alors couvert par une extension de garantie souscrite auprès d'Axa pour les pertes consécutives à une fermeture administrative en raison notamment d'une "maladie contagieuse" ou d'une "épidémie". Mais Axa avait refusé de l'indemniser à hauteur de 30.000 euros, soit deux mois de marge nette estimée, en arguant d'une clause d'exclusion dans le contrat. Cette clause excluait les pertes d'exploitation de la garantie lorsqu'à la date de la fermeture, "au moins un autre établissement", dans le même département faisait l'objet d'une fermeture administrative "pour une cause identique". À Paris, le restaurateur Stéphane Manigold et Axa ont pour leur part annoncé avoir trouvé un accord. "On a ouvert le dialogue, on a discuté et on a transigé", a déclaré à Stéphane Manigold. Les deux parties ont abandonné les procédures. "On se réjouit d'avoir trouvé un accord avec Stéphane Manigold", a affirmé le directeur de la communication d'Axa France, Éric Lemaire. "Depuis bien longtemps maintenant on lui avait proposé de venir à la table des discussions".Selon une source proche du dossier, Axa a proposé au restaurateur une indemnité "aux alentours de 24% du chiffre d'affaires sur les deux mois de fermeture". "J'ai estimé leur offre suffisante parce qu'on a rouvert au bout de trois mois", a tempéré Stéphane Manigold. "Elle n'est pas à la hauteur de ce que j'attendais, soyons clairs, mais maintenant que le déconfinement est là, il faut s'occuper de nos clients".À l'issue d'une procédure d'urgence en référé fin mai, le tribunal de commerce de Paris avait donné raison au restaurateur, qui estimait qu'Axa se soustrayait à ses obligations concernant les quatre établissements qu'il dirige à Paris. Il avait souscrit un contrat qui prévoyait l'indemnisation de ses pertes d'exploitation en cas de fermeture administrative. L'assureur refusait, estimant que le contrat concernait la fermeture isolée d'un restaurant par les autorités, et non une mesure d'ordre général comme celle décidée face à la pandémie.L'assureur avait été condamné à payer deux mois et demi de perte d'exploitation calculée sur la marge brute du restaurant. Sur les 20.000 clients ayant souscrit à un contrat pertes d'exploitation chez l'assureur, 1.700 clients disposent d'un contrat similaire à celui de Stéphane Manigold. "On a vraiment tout fait pour rentrer en discussions avec tous ceux qui le demandaient", a déclaré Éric Lemaire, "et on a déjà 600 accords avec des restaurateurs qui semblent aussi satisfaits".Axa indique avoir reçu à ce jour "plus d'une dizaine d'assignations". Deux audiences au fond sont prévues, l'une le 1er juillet à Lyon et l'autre le 6 juillet à Bordeaux, pour un autre restaurateur.
Nidhal Belarbi, qui a obtenu l'asile en France a été reconnu dans la rue. Quatre personnes l'ont agressé dans la nuit de jeudi à vendredi.
Le porte-parole d'une association LGBT (lesbienne, gay, bisexuel, trans) a été agressé dans la nuit de jeudi à vendredi 9 août à Paris par quatre personnes qui l'on reconnu dans la rue. Nidhal Belarbi, condamné pour homosexualité en Tunisie et qui a obtenu l'asile politique en France, rentrait à son hébergement quand "un homme qui l'avait déjà agressé en Tunisie en 2013 l'a reconnu dans la rue", a affirmé dans un communiqué le comité IDAHO-France, une association de lutte contre l'homophobie. "Cet individu a ramené trois autres personnes pour attaquer Nidhal Belarbi, en proférant des insultes homophobes", et le "rouer de coups", selon l'association."Nombreuses contusions"L'agression a été menée par trois personnes, selon une information confirmée à l'Agence France-Presse par une source policière. Selon cette même source : "la victime a porté plainte le lendemain déclarant un caractère homophobe dans son agression". Le parquet de Paris a indiqué avoir ouvert une enquête pour "violences volontaires en réunion à raison de l'orientation sexuelle de la victime". Le premier candidat gay à une présidentielle dans le monde arabepar euronews (en français)Louis-Georges Tin, fondateur de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, qui héberge Nidhal Belarbi en attendant qu'il obtienne un logement a expliqué que Nidhal Belarbi n'a "pas de fractures" mais souffre de "nombreuses contusions aux côtes et au cou. Ces contusions ont nécessité la pose d'une minerve. Créée en 2015, l'association Shams ("soleil" en arabe) milite pour la dépénalisation de l'homosexualité en Tunisie. Son cofondateur, l'avocat Mounir Baatour, a déposé le 9 août sa candidature à l'élection présidentielle tunisienne prévue le 15 septembre. Cette annonce a suscité de vifs débats, jusque dans la communauté homosexuelle.
Déjà engagé dans une offensive sans précédent contre la Cour pénale internationale, Donald Trump a encore haussé le ton jeudi en annonçant des sanctions économiques pour dissuader la juridiction de poursuivre des militaires américains pour leur implication dans le conflit en Afghanistan.
"Le président a autorisé des sanctions économiques contre des responsables de la Cour pénale internationale qui prendraient part directement à tout effort pour enquêter sur des militaires américains, ou pour les inculper, sans le consentement des Etats-Unis", a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué."Nous ne pouvons pas rester les bras croisés pendant que nos gars sont menacés par un tribunal bidon -- et nous ne le ferons pas", a ensuite martelé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, s'affichant devant les caméras avec ses collègues de la Défense et de la Justice ainsi que le conseiller présidentiel à la sécurité nationale, lors d'une démonstration de force médiatique. Il s'agit d'une riposte directe à la décision en appel prise en mars par la juridiction qui siège à La Haye, aux Pays-Bas, d'autoriser l'ouverture d'une enquête pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité en Afghanistan malgré l'opposition de l'administration Trump. La CPI a déploré "une série d'attaques sans précédent" à son encontre, soulignant son indépendance. "Ces attaques constituent une escalade et une tentative inacceptable de porter atteinte à l'Etat de droit et aux procédures judiciaires de la Cour", a-t-elle ajouté.Le président de l'assemblée des Etats parties de la CPI, le juge O-Gon Kwon, a lui rejeté par avance les sanctions, qui "entravent notre effort commun pour combattre l'impunité".Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a estimé que le décret américain autorisant des sanctions était "un sujet de très grande préoccupation", et a réitéré le "soutien" de l'Union européenne à la juridiction."Cette attaque contre la CPI vise à nier toute justice pour les victimes de crimes graves en Afghanistan, en Israël ou en Palestine", a aussi réagi déploré Andrea Prasow, de l'organisation Human Rights Watch. "Les pays qui soutiennent la justice internationale devraient s'opposer publiquement à cette tentative flagrante d'obstruction."- "Manipulations" de Moscou -L'enquête souhaitée par la procureure de la Cour, Fatou Bensouda, vise entre autres des exactions qui auraient été commises par des soldats américains dans le pays où les Etats-Unis mènent depuis 2001 la plus longue guerre de leur histoire. Des allégations de tortures ont également été formulées à l'encontre de la CIA.Les juges de la CPI avaient dans un premier temps refusé d'autoriser cette enquête après une première menace de sanctions inédite de Washington, qui n'est pas membre de cette juridiction -- à la différence de Kaboul.Le président Trump a également autorisé jeudi l'extension des restrictions de visas contre ses responsables et les membres de leur famille. Le visa américain de la procureure Bensouda avait déjà été révoqué après les premières menaces de sanctions des Etats-Unis.La Cour est régie par le Statut de Rome, un traité entré en vigueur en 2002 et ratifié depuis par plus de 120 pays."Les actes de la Cour pénale internationale constituent une attaque contre les droits du peuple américain et menacent d'empiéter sur notre souveraineté nationale", a dit la Maison Blanche, dénonçant en outre "la corruption" aux "plus hauts niveaux" du tribunal de La Haye.L'opposition farouche de Washington concerne aussi les enquêtes "motivées politiquement" contre Israël, qui pourrait faire l'objet d'investigations pour crimes de guerre en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a aussitôt salué la décision de son "ami" Donald Trump, dénonçant une cour "politisée" qui mène "une chasse aux sorcières contre Israël et les Etats-Unis" mais "ferme les yeux sur les pires fossoyeurs des droits humains au monde parmi lesquels le régime terroriste en Iran".Dramatisant l'enjeu, le ministre américain de la Justice Bill Barr a lui accusé "des puissances étrangères comme la Russie" de "manipuler" la CPI "pour servir leurs propres intérêts". Selon le conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité nationale, Robert O'Brien, ces "manipulations" étrangères visent spécifiquement à "encourager" des poursuites contre les militaires américains en Afghanistan."Les Etats-Unis continueront à avoir recours à tous les moyens nécessaires pour protéger leurs citoyens et nos alliés contre des inculpations injustes", a mis en garde la Maison Blanche.
Le gouvernement français a opté pour un déconfinement prudent encore assorti de nombreuses obligations à partir de lundi, maintenant en "rouge" quatre régions dont l'Ile-de-France, soit plus du tiers de la population, où les collèges et les parcs resteront fermés.
Après deux mois de confinement globalement respecté sur l'ensemble du territoire qui ont permis une nette décrue de la pandémie, "la France est divisée en deux", a constaté jeudi le Premier ministre, accompagné de nombreux ministres, lors d'une conférence de presse à Matignon: il a ainsi justifié "un processus très progressif, au minimum sur plusieurs semaines, pour sortir doucement mais sûrement du confinement en France".Selon le dernier bilan officiel, publié jeudi soir par la Direction générale de la Santé (DGS), le virus a causé 25.987 décès depuis le 1er mars, soit 178 de plus sur les dernières 24 heures, dont 9.601 dans les établissements médico-sociaux et les Ehpad (+29). Et la pression sur les services de réanimation continue de s'alléger, avec 186 patients Covid-19 en moins: le total repasse ainsi pour la première fois sous la barre des 3.000 malades dans ces services (à 2.961). "Pas de relâchement de la vigilance", a martelé Edouard Philippe. Pour cette raison, parce que le virus circule encore et que la tension et le risque de saturation dans les hôpitaux l'exigent, quatre régions - Ile-de-France, Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté - restent classées en rouge ainsi que le département de Mayotte, où le déconfinement est carrément renvoyé au-delà du 11 mai.Ce qui place 32 départements au total et près de 27 millions d'habitants dans un confinement encore très contrôlé. Tout le reste du pays passe au vert sur la carte. Mais même dans ces régions, les plages resteront fermées avec des réouvertures au cas par cas, sur autorisation des préfets.- tester massivement -La France "est prête pour tester massivement" les personnes présentant des symptômes du coronavirus ainsi que celles avec lesquelles elles ont été en contact, a également assuré le ministre de la Santé Olivier Véran.Tout en desserrant l'étau, le gouvernement maintient ou instaure de nombreuses obligations : masques dans les transports en commun sous peine de 135 euros d'amende; attestations exigées de l'employeur pour les déplacements aux heures de pointe dans les transports en Ile-de-France; création d'une nouvelle attestation justifiant d'un "motif professionnel ou familial impérieux" (dont les deuils et l'aide aux personnes vulnérables) pour les voyages à plus de 100 km de son domicile à vol d'oiseau, a précisé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.Sur le plan économique, dès lundi, ce sont "400.000 entreprises qui représentent 875.000 emplois qui vont rouvrir", a compté le ministre de l'Economie Bruno Le Maire citant salons de coiffure, commerces d'habillement, fleuristes, librairies: "C'est la vie sociale et économique qui va pouvoir redémarrer" - mais toujours ni bars, ni cafés, ni restaurants.Les centres commerciaux de plus de 40.000 mètres carrés pourront rouvrir, sauf en Ile-de-France, où le ministre de la Santé Olivier Véran a demandé aux entreprises "de recourir au maximum au télétravail" et aux habitants de limiter leurs déplacements au strict nécessaire.Et selon le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, "un million d'enfants" reprendront dès mardi le chemin de l'école, soit "80% à 85%" des 50.500 établissements du pays.- Ehpad toujours confinés -Le gouvernement ne prévoit pas non plus "d'assouplissement supplémentaire" dans les Ehpad et demande aux "personnes âgées et vulnérables de limiter au strict minimum leurs sorties et leurs contacts", a insisté Olivier Véran qui en appelle à "l'esprit de responsabilité de chacun pour le bien de tous".Une aide "exceptionnelle" de 475 millions d'euros sera accordée à ces Ehpad, sur la ligne de front au plus fort de l'épidémie, ainsi qu'une prime de 1.500 euros pour les personnels dans les 33 départements les plus touchés - et de 1.000 euros pour tous les autres.L'exécutif joue gros. La cote de confiance d'Emmanuel Macron chute de cinq points (34% des Français interrogés lui font confiance) et celle d'Edouard Philippe s'effrite de deux points (34%), selon un sondage mensuel Elabe diffusé jeudi."Le gouvernement ne prend pas en compte l'importance du défi économique" et "s'enferme dans une multitude de détails", a réagi Christian Jacob, président des Républicains."Je souhaite que ça marche. Mais je n'y crois pas", a commenté Jean-Luc Mélenchon (LFI).Pour Marine Le Pen du Rassemblement national, "le gouvernement reste toujours extrêmement flou".Edouard Philippe a fait valoir la recherche "d'équilibre entre l'indispensable retour à la vie normale et l'indispensable respect de toutes les précautions qui empêcheront l'épidémie de repartir".Une lueur d'espoir pour les gourmands et les fêtards quand même: si les départements verts "se maintiennent en vert les trois prochaines semaines", il pourra-être envisagé début juin "une nouvelle étape" avec peut-être l'ouverture des cafés, des restaurants - et aussi des lycées, a-t-il annoncé.- signaux inquiétants-Car les signaux sont toujours plus inquiétants sur le front économique: 453.800 emplois ont été détruits au premier trimestre dans le secteur privé, soit une baisse de 2,3% du nombre d'emplois par rapport au trimestre précédent, selon une estimation provisoire de l'Insee.L'estimation de la perte d'activité économique "reste de l'ordre d'un tiers" par rapport à la normale. "Aujourd'hui, ce qu'on pressent, c'est des centaines de milliers de chômeurs supplémentaires" après le confinement, mais "ce dont il est question, ce n'est pas de travailler plus individuellement, c'est de travailler tous, d'avoir de l'emploi pour tous", s'est alarmé le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sur Europe 1."Une fois la crise sanitaire passée notre pays répondra à la crise économique et à l'appauvrissement général qui va intervenir", a répondu Edouard Philippe.A crise exceptionnelle, mesure exceptionnelle: la trêve hivernale des expulsions locatives, qui aurait dû s'achever le 31 mars, sera à nouveau prolongée jusqu'en juillet.
RÉACTION. L'ancien chef de l'État a estimé que la sanction infligée à son ex-ministre du Budget, condamné pour fraude fiscale à une grosse amende et à deux ans de prison ferme, était "exemplaire".
Cinq ans après avoir déclenché le plus retentissant scandale du quinquennat de François Hollande, l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac a été condamné mardi 15 mai en appel.Il s'est vu infliger pour fraude fiscale et blanchiment une peine de quatre ans d'emprisonnement dont deux avec sursis, une amende de 300.000 euros et cinq ans d'inéligibilité.Jérôme Cahuzac "ne mérite pas la prison", a insisté son avocat Éric Dupond-Moretti, qui va immédiatement demander un aménagement de peine. La loi permet pour toute peine allant jusqu'à deux ans d'emprisonnement, et en l'absence de récidive, la possibilité d'un aménagement immédiat. Une demande qui pourra être acceptée ou rejetée par le juge d'application des peines. "UNE SANCTION EXEMPLAIRE", SELON HOLLANDECette condamnation a suscité de nombreuses réactions, dont celle de l'ex-président de la République François Hollande. "La justice devait passer parce que l'acte était grave, a-t-il déclaré sur BFMTV. Grave d'exercer une responsabilité, et notamment au ministère des Finances, alors qu'il y avait une fraude. Grave, parce qu'il y avait eu mensonge. Mensonge à mon égard, mensonge à l'égard de la représentation nationale. Grave parce qu'il s'agissait d'un homme public qui devait être exemplaire. À partir de là, la sanction, celle qui a été prononcée par la justice, elle est exemplaire (...)""Je n'ai à avoir aucun regret sur ce qu'a été mon attitude", a-t-il poursuivi. "J'avais dit à Cahuzac que j'attendais qu'il dise très clairement ce qu'était la vérité et il ne l'a pas dite. Et non seulement il avait menti au président de la République, au Premier ministre, mais à la Représentation nationale, c'est-à-dire à l'Assemblée nationale qui l'écoutait et voulait savoir ce qu'était la réalité de ces fameux comptes. Donc c'était extrêmement douloureux de voir un homme qui avait des compétences, sans doute beaucoup de talents, qui mentait effrontément et qui donc devait subir les foudres de la justice et être écarté. Si j'ai un regret c'est de ne pas l'avoir écarté plus tôt", a estimé l'ex-chef de l'État. Après la révélation de son compte caché par le site d'information Mediapart fin 2012, Jérôme Cahuzac avait nié pendant des mois, avant de finalement démissionner en mars 2013 et d'avouer en avril.
La démission du gouvernement était attendue après une série de défections de ministres durant la journée de lundi.
Le Premier ministre libanais Hassan Diab a annoncé lundi soir la démission de son gouvernement, à la suite du "séisme" provoqué par l'explosion meurtrière au port de Beyrouth. Le chef du gouvernement, qui se présente comme indépendant, a rendu la classe politique traditionnelle responsable de ses échecs, fustigeant la "corruption" ayant conduit à "ce séisme qui frappé le pays". "Aujourd'hui, j'annonce la démission de ce gouvernement", a-t-il dit dans un discours télévisé adressé aux Libanais. Alors qu'il commençait son discours, des heurts se déroulaient dans le centre ville aux abords du Parlement, pour la troisième soirée consécutive. Des manifestants lançaient des pierres et des pétards sur les forces de sécurité qui répliquaient avec des tirs de gaz lacrymogènes. Les manifestants réclament le renouvellement de la classe politique tout entière, accusée depuis des mois de corruption et d'incompétence.Question sans réponsesSix jours après ce drame, les autorités n'ont toujours pas répondu à la principale question: pourquoi une énorme quantité de nitrate d'ammonium était entreposée au port, au beau milieu de la ville? C'est un incendie dans l'entrepôt où étaient stockées 2.750 tonnes de nitrate depuis six ans sans "mesures de précaution" de l'aveu même de Hassan Diab, qui a provoqué l'explosion.Le président Michel Aoun, lui-même contesté, a rejeté une enquête internationale. Et les autorités n'ont pas communiqué sur le déroulement de l'enquête locale. Le cabinet de Hassan Diab avait été formé en janvier après la démission de celui de Saad Hariri sous la pression d'un mouvement de contestation populaire inédit."Vengeance"Samedi, M. Diab avait indiqué qu'il était prêt à rester dans ses fonctions pendant deux mois, jusqu'à l'organisation d'élections anticipées dans un pays dominé par le mouvement armé du Hezbollah, un allié de l'Iran et du régime de Bachar al-Assad en Syrie.Lors des manifestations samedi et dimanche, réprimées par les forces de sécurité, les protestataires ont appelé à la "vengeance" et réclamé des comptes à une classe politique totalement discréditée et qui n'a apporté aucune aide significative à la population après l'explosion.Les élections anticipées ne sont pas une des principales revendications de la rue, car le Parlement est contrôlé par les forces traditionnelles qui ont élaboré une loi électorale calibrée pour servir leurs intérêts.
Reçu à déjeuner à l'Élysée par Emmanuel Macron la semaine dernière, l'ancien chef de l'État le représentera ce dimanche à la cérémonie d'investiture de la nouvelle présidente de Géorgie, rapporte ce lundi 17 décembre Le Parisien.
Nicolas Sarkozy prépare-t-il son retour sur le devant de la scène politique ? Selon Le Parisien, l'ancien président de la République a confié à un élu envisager "l'hypothèse d'un retour en cas de grave crise nationale". "Carla me dit : 'Nicolas, j'espère que tu vas rester sage'. Mais vous avez vu la situation ? Je ne vais pas avoir le choix, je vais peut-être être obligé de revenir", aurait-il affirmé. "Je connais Nicolas Sarkozy par cœur, il n'a jamais abandonné l'idée de revenir", assure de son côté son ex-acolyte Frédéric Lefebvre. "C'est mort. Il ne se rebrûlera pas les ailes", réplique un fidèle dans les colonnes du Parisien ce lundi 17 décembre. "S'il y retourne un jour, c'est parce que le peuple l'appellera. Il a fait de la politique toute sa vie, on ne retire pas l'intraveineuse comme ça", nuance un autre. "Pour Macron, il est un allié"L'ancien président de la République a beau multiplier les expériences dans le privé, entre son poste au conseil d'administration du groupe AccorHotels et ses conférence, il reste en effet très impliqué dans la vie politique. En atteste son déjeuner le 7 décembre dernier à l'Élysée avec Emmanuel Macron. Trois jours après, le chef de l'État, englué dans la crise des "gilets jaunes", annonçait le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires, mesure phare du programme "travailler plus pour gagner plus" de son prédécesseur. Nouvelle preuve de confiance du président : Nicolas Sarkozy l'a représenté dimanche à la cérémonie d'investiture de la nouvelle présidente de Géorgie, Salomé Zourabichvili, ex-diplomate française, en raison de "ses liens étroits" avec ce pays, suite à sa médiation de 2008 avec la Russie, explique l'Élysée. L'ex-patron des Républicains est-il le nouveau conseiller d'Emmanuel Macron ? "C'est un homme d'expérience", a éludé dimanche 16 décembre le président La République en marche de l'Assemblée nationale Richard Ferrand dans "Dimanche en politique". Ce dernier, proche du président, a par ailleurs révélé qu'il recevait Nicolas Sarkozy au Palais Bourbon ce lundi. "C'est une forme de réhabilitation", se réjouit un proche auprès du Parisien. "Il aime être au centre du jeu, c'est flatteur. Pour Macron, il est un allié", assure un autre.
Accoudé sur le pont arrière de l'Ocean Viking, le navire humanitaire qui les a recueillis en Méditerranée, le groupe de Pakistanais voit s'éloigner la Libye. Et avec elle, la torture, les sévices, les enlèvements: "Pour eux, on n'est pas des êtres humains".
Ils étaient 31 Pakistanais sur les 51 migrants dont l'embarcation en bois a été secourue jeudi à la mi-journée au large de l'île italienne de Lampedusa, lors d'une opération du bateau-ambulance de SOS Méditerranée. "Pour les Noirs, c'est à peu près comme nous, mais avec les Bangladais, les Pakistanais, ce sont ceux qui souffrent le plus" en Libye, juge Imran, 30 ans, qui vient d'y passer un an. "Tous les Pakistanais ici (sur le bateau) ont été captifs pendant leur passage en Libye, on s'est tous fait enlever, on était venus pour travailler, mais on a trouvé la guerre, la torture, les extorsions. Pour eux, on n'est pas des êtres humains."Comme Imran, passé par Dubaï avant de venir travailler dans le bâtiment près de Tripoli, tous racontent les sévices et les enlèvements à répétition.Pour lui, ça été "dès l'aéroport". "On m'a vendu à quelqu'un qui m'a enfermé. On était entassés à 35, 40 dans une chambre, on n'avait pas le droit de sortir. Puis il m'a revendu à quelqu'un d'autre, qui m'a enfermé aussi. Ca été comme ça tout le temps, j'étais esclave", explique-t-il."Ils te donnent juste assez à manger pour que tu restes vivant, pas une bouchée de plus", intervient Naeem 35 ans, qui, lui, a réussi à "s'échapper", mais a fait "l'erreur" d'aller voir la police. "La police m'a ramené aux ravisseurs, ça été pire. Il n'y a pas une seule personne qui nous a aidé en Libye, je n'ai pas trouvé une seule bonne personne dans tout le pays."Mohammad Arshad, brun longiligne en shalwar-kamiz bleue, tenue traditionnelle, a passé deux ans à Al-Khoms et donne la mécanique de la demande de rançon: "Ils viennent à plusieurs, ils peuvent t'attraper n'importe où, au travail, dans la rue. Ils te bandent les yeux. Ils te frappent et appellent tes parents, en leur disant +Si vous ne payez pas, il va mourir+". Son père a dû trouver 10.000 dollars, une fortune au Pakistan, en s'endettant auprès de proches.- "Mieux vaut se noyer" -"Et si on n'arrive pas à rassembler l'argent, on nous frappe avec la crosse d'un fusil. Il y a les coups d'électricité aussi. Ou alors on nous affame, pendant des jours, et si on veut boire, c'est l'eau des toilettes. Les tortures, les souffrances que j'ai vécues, je n'arrive pas à mettre des mots dessus", expose sans plus aucune émotion Arslan Ahmid, jeune homme de 24 ans aux yeux verts dont la barbe s'échappe en long fils de son masque chirurgical.Le départ de Libye dans ces proportions, pour des ressortissants pakistanais, est inhabituel. Derrière les Soudanais, les Bangladais représentent la deuxième nationalité pour les traversées, mais le Pakistan ne figure pas dans les dix premiers pays, selon le décompte du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés.Cela ne faisait que sept ou huit mois qu'Arslan Ahmid se trouvait en Libye lorsqu'il a décidé de risquer sa vie en bateau au départ de Zouara. "Ici, en Méditerranée, on peut mourir une fois. En Libye, on meurt tous les jours", reprend-il à voix basse, après un long silence.Ils ont préféré payer 2.000 dollars "maximum" pour s'offrir un ticket de sortie, racontent-ils."On a pris le bateau en connaissance de cause. Mais la mort, on l'a déjà vue de très près. La mer, c'est dangereux, mais mieux vaut se noyer que de rester en Libye", s'est convaincu Naeem, à qui l'Ocean Viking s'apprête à offrir "une deuxième vie" en Europe."C'est le plus beau jour de mon existence", renchérit Mudassar Ghalib, 40 ans.Tous redemandent confirmation que le bateau ne va pas les ramener en Libye. Puis, rassurés, se prennent à rêver: un nouveau départ à Malte ? En Italie, en France ?"En fait, peu importe", coupe Imran, "je suis sûr que chez vous, en Europe, personne ne va nous torturer".
Aux départements du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, s'ajoutent désormais des départements du Centre-Est qui vont être touchés par des orages violents.
Météo France a placé 15 départements en vigilance orange aux orages, aux inondations et aux pluies-inondations, mardi 12 juin, dans un bulletin publié à 22h15.L'Isère et le Rhône sont en vigilance aux orages. L'organisme prévoit des précipitations très abondantes dans un laps de temps très court. En milieu d'après-midi, des orages étaient déjà observés, d'intensité modérée et principalement sur le relief. Ils vont se généraliser sur l'ensemble de la région en fin d'après-midi. "Le risque sera le plus fort sur le sud de la Loire et du Rhône, le nord de la Drôme et de l'Ardèche et l'ouest de l'Isère. Ils seront violents. (...) L'accalmie n'est attendue que pour le milieu de la nuit", indique Météo France. Le Calvados, les Landes, l'Eure, l'Eure-et-Loir, la Haute-Garonne, le Gers, l'Ille-et-Vilaine, le Lot-et-Garonne, l'Orne, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées,la Sarthe et le Tarn-et-Garonne sont, eux, en vigilance aux inondations ou pluie-inondation. Concernant les départements du Sud-Ouest, Météo France évoque un épisode pluvieux qui a débuté pendant la nuit et qui se prolongera au moins jusqu'à mercredi, avec des cumuls de précipitations importants. Les Pyrénées-Atlantiques seront les plus touchées, avec un cumul de plus de 100mm. Les sols étant souvent déjà saturés, ces précipitations pourraient engendrer des crues sur des cours d'eau non surveillés.L'alerte court jusqu'à mercredi à 12h au plus tôt.
Facebook va interdire les publicités postées par des médias contrôlés financièrement et éditorialement par un Etat sur ses plateformes américaines, afin de protéger les élections de 2020 aux Etats-Unis des interférences étrangères.
Le géant des réseaux sociaux a annoncé jeudi dans un communiqué que ce type d'annonces serait bloqué à partir de cet été, par "excès de prudence", et même si les médias d'Etat "font rarement de la publicité aux Etats-Unis".En octobre dernier, Facebook avait présenté une batterie de mesures pour mieux protéger l'intégrité des scrutins, à l'approche de la présidentielle américaine en novembre prochain.Désormais, les contenus provenant de médias étatiques, et les médias eux-mêmes, seront marqués ("étiquetés") comme tels."Nous faisons preuve de transparence accrue sur ces éditeurs parce qu'ils combinent l'influence d'une organisation de presse avec le soutien stratégique d'un Etat, et nous pensons que les gens devraient savoir si les informations qu'ils lisent viennent d'une publication qui peut être sous l'influence d'un gouvernement", détaille Nathaniel Gleicher, le directeur des règlements sur la cybersécurité chez Facebook.Après les opérations de manipulation lors des élections de 2016, principalement orchestrées depuis la Russie, les réseaux ont réagi avec un arsenal de mesures déployées graduellement depuis 2018 pour lutter contre les faux comptes et la désinformation, notamment répandus par des entités étrangères.La décision du jour, d'interdire ces publicités, doit permettre "d'ajouter une couche de protection contre les divers types d'influence étrangère dans le débat public".A l'automne, Twitter a de son côté pris le parti de bannir toutes les publicités à caractère politique.
La vague de chaleur qui déferle sur l'Hexagone sera très intense, vendredi 31 juillet, avec une tendance orageuse du Massif central au Nord dans l'après-midi et en soirée, rapporte Météo France, qui a étendu sa vigilance canicule à 32 départements.
Les départements de l'Ain (01), de l'Aisne (02), de l'Ardèche (07), de l'Aube (10), du Cher (18), de la Cote d'Or (21), du Doubs (25), de la Drôme (26), de l'Isère (38), du Jura (39), de la Loire (42), de la Haute Loire (43), du Loiret (45), de la Marne (51), de la Nièvre (58), du Nord (59), de l'Oise (60), du Rhone (69), de la Saône-et-Loire (71), de la Savoie (73) et de la Haute-Savoie (74), de Paris (75), de la Seine-et Marne (77), des Yvelines (78), de la Somme (80), de l'Yone (89), du Val d'Oise sont placés en vigilance orange pour canicule. Cet épisode sera plus durable de la vallée du Rhône aux Savoies. Le mercure devrait redescendre à partir du samedi soir, à 21 heures. Orages isolés avec risques de rafales Dans l'après-midi, sur la façade atlantique et notamment sur les départements côtiers de l'Aquitaine, les températures maximales seront en baisse par rapport à jeudi, comprises entre 27 et 32 degrés, localement moins de la pointe bretonne au littoral vendéen. Partout ailleurs, la chaleur sera intense l'après-midi avec 34 à 39 degrés, localement 40 à 41 degrés à l'ombre sur le bassin parisien, la Champagne, la Bourgogne, le Berry, le nord de l'Auvergne et la moyenne vallée du Rhône.Côté ciel, des passages nuageux circuleront dès le matin du sud-ouest à la Bretagne et au Cotentin, en donnant parfois une ondée ou un coup de tonnerre. Ils se doubleront de grisaille au sud de la Garonne.Dans l'après-midi ou en soirée, le ciel chaotique gagnera la partie centrale du pays: des orages isolés mais parfois forts avec un risque de rafales, éclateront du Limousin, du Massif Central, du Centre et de la Bourgogne au nord de la Seine. Des averses orageuses se déclencheront également sur l'est des Pyrénées en fin de journée et pourront déborder vers le Roussillon et les Cévennes.Sur le flanc est, le soleil restera plus brillant en général, malgré quelques grisailles matinales sur les plages de Méditerranée, quelques départs d'averses l'après-midi sur le massif alpin.
Les conséquences de la crise sanitaire continuent de se faire ressentir sur le marché de l'emploi. Dans le secteur privé, 119.400 emplois ont été détruits au deuxième trimestre.
L'intérim permet de limiter la casse.La crise économique va durer "des années" a indiqué Bruno Le Maire, dès le mois d'avril. Elle se fait en tout cas déjà durement ressentir. Le deuxième trimestre a vu la destruction de 119.400 emplois dans le secteur privé par rapport au premier où 497.500 avaient été détruits sous l'effet du confinement, un léger mieux lié à un rebond de l'intérim, avec 108.500 emplois créés dans ce secteur, selon une estimation de l'Insee publiée vendredi 7 août. Sur un an, l'emploi salarié s'est replié de 2,5%, soit -480.000 emplois, un niveau comparable à fin juin 2017, rappelle l'Insee. Dans les services marchands (industrie, construction, tertiaire marchand), qui sont la locomotive de l'emploi en France, l'emploi salarié a baissé de 0,6% au deuxième trimestre, après -2,8% au premier, soit -3,4% sur le semestre. C'est la plus forte baisse sur un semestre enregistrée depuis le début de cette série de l'Insee, réalisée à partir de 1970. L'Institut souligne qu'au coeur de la crise 2008/2009, entre septembre 2008 et mars 2009, les services marchands (industrie, construction, tertiaire marchand) avaient reculé de 1,7%.Après une chute "inédite" au premier trimestre (-40,4%), l'intérim a rebondi: +23,1%, soit 108.500 créations. L'intérim a commencé à se redresser dès le mois de mai, avant d'augmenter "nettement" en juin. "Mi-2020, il reste toutefois inférieur de 27,1% (soit -214.800 emplois) à son niveau un an auparavant", indique l'Insee.Hors intérim, l'emploi salarié a continué de se replier, baissant de 1,2% (-227.900 emplois). Dans la construction, l'emploi salarié privé (hors intérim) augmente de 0,3%, après une baisse de 0,4% au premier. L'emploi industriel, également hors intérim, baisse de nouveau, de 0,8% (-24.300 emplois) par rapport au trimestre précédent, de -1,1% sur un an.
Le procureur de la République Rémy Heitz a assuré que "tous les moyens" étaient déployés pour "interpeller rapidement" le suspect de l'attaque au colis piégé de Lyon. Il a précisé que de nouvelles photographies de l'homme allaient "être très prochainement diffusées".
Au lendemain de l'explosion qui a fait vendredi soir 13 blessés légers à Lyon, le procureur de la République de Paris Rémy Heitz a donné samedi midi une brève conférence de presse. Il a notamment annoncé que l'attaque au colis piégé n'avait "donné lieu à aucune revendication" pour le moment. "Un premier appel à témoins a été lancé hier soir (...) et les témoignages reçus sont en cours d'exploitation", ils "sont au nombre de plusieurs dizaines", a-t-il précisé. "Tous les moyens sont actuellement mis en oeuvre pour parvenir rapidement à l'identification et à l'interpellation de l'auteur des faits", a-t-il ajouté, précisant que "de nouvelles photographies de l'individu" allaient "être très prochainement diffusées". À proximité du lieu de l'explosion, le procureur a indiqué que des vis de 2 cm, des billes en métal, des 7 piles LR6 ainsi qu'un dispositif de déclenchement à distance, confirmant les informations de presse. La section anti-terroriste du parquet de Paris a été saisie en raison des "circonstance de commission des faits, commis en plein jour dans un lieu particulièrement fréquenté, ainsi que (du) mode opératoire, l'emploi d'un engin explosif permettant d'atteindre un grand nombre de personnes", a encore indiqué M. Heitz.Il a précisé que 90 enquêteurs et 30 techniciens étaient mobilisés. Ils sont aidés par une vingtaine d'enquêteurs des brigades de recherche et d'intervention locales. Sur les treize blessés, "onze ont été hospitalisés et ont été pris en charge dans trois hôpitaux" et certaines victimes "doivent subir une intervention chirurgicale, afin d'extraire des éclats", a-t-il également précisé.
Le secrétaire général de la CGT a déploré l'omniprésence du syndicat réformiste dans les discussions sur la réforme des retraites, alors que le recul provisoire de l'exécutif sur l'âge pivot a reçu un accueil favorable de la CFDT.
Au lendemain des annonces d'Edouard Philippe sur la réforme des retraites, Philippe Martinez a évoqué les contacts du gouvernement avec les organisations syndicales au cours des derniers "rounds de négociation, dressant un constat plus que mitigé sur ses échanges avec l'exécutif. "Pour le gouvernement, on a l'impression qu'il y a un syndicat unique", a t-il déploré au sujet de la CFDT, ce dimanche 12 janvier, sur le plateau de BFM-TV. Philippe Martinez: "Pour le gouvernement, on a l'impression qu'il y a un syndicat unique [la CFDT], alors qu'il y en a 8"par BFMTVDans sa lettre aux organisations syndicales, Edouard Philippe s'est dit "disposé à retirer", sous conditions, l'âge pivot de 64 ans du projet de réforme,tout en conservant le principe d'âge d'équilibre.Si la CFDT s'est félicitée de l'annonce, les partisans du retrait ne désarment pas. "Aujourd'hui, il y a une majorité de syndicats qui sont pour le retrait de cette réforme. Une majorité représentant une majorité de salariés", fait-il valoir. L'intersyndicale opposée à la réforme des retraites du gouvernement a appelé ce samedi à une nouvelle journée interprofessionnelle de grèves et de manifestations, le 16 janvier prochain.Philippe Martinez appelle l'exécutif à écouter la "majorité" des partenaires sociaux. "A l'Assemblée, c'est le premier groupe qui vote les lois ou c'est la majorité des députés qui votent les lois ? C'est bien la majorité! Pourquoi en matière sociale, on n'applique pas la même démocratie?", demande t-il.
Les deux principales piles de ce qui reste du pont de Gênes, dont l'effondrement avait fait 43 morts en août 2018, ont été détruites à l'explosif vendredi matin pour permettre la reconstruction d'une nouvelle infrastructure.
L'événement a attiré de très nombreux Gênois. Les deux piles restantes du pont Morandi, qui s'était effondré le 14 août 2018 en faisant 43 morts, ont été détruites à l'explosif ce vendredi matin.La détonation a été déclenchée à 09H37 (07H37 GMT) et les quelque 4.500 tonnes de béton et d'acier des deux immenses piles à haubans n°10 et 11 se sont effondrées en sept secondes dans un nuage de poussière sous les yeux de nombreux Gênois venus assister à distance à la démolition. La destruction a nécessité l'évacuation de près de 4.000 riverains, même si les occupants des immeubles situés directement sous le pont ont été forcés d'abandonner leur logement condamné depuis le jour du drame.Quelque 400 membres des forces de l'ordre ont été déployés pour prévenir d'éventuels pillages dans la zone évacuée où les habitants devraient pouvoir rentrer chez eux dans la soirée.Mur d'eauDes réservoirs et des canons d'irrigation ont été disposés sur le site pour établir un mur d'eau afin d'éviter la dispersion des poussières fines sur la ville.Les deux vice-Premiers ministres italien, Matteo Salvini (Ligue, extrême droite) et Luigi Di Maio (Mouvement 5 étoiles, antisystème), étaient présents sur place. Après le drame l'été dernier, ils avaient tous deux passé plusieurs jours à Gênes, rivalisant de fermeté et d'indignation.Le démantèlement du pont a commencé en février, avec le démontage des différents tronçons entre les plus petits piliers.Interrogés jeudi, des riverains se sont déclarés soulagés de voir disparaître les immenses piliers de triste mémoire, mais également inquiets des conséquences des explosions.Le pont "est haut, il est gros, il est plein de fer, il est super lourd... Je ne sais pas ce qui se passera quand il tombera par terre. Plus que pour les poussières qui vont se dégager, je suis inquiet de l'impact quand il s'écrasera", a déclaré Francesco Russo, résident et gérant d'une pizzeria près du pont.Nouveau pontLes officiels étaient attendus après l'explosion sur le port de Gênes pour saluer l'arrivée par bateau depuis la région de Naples d'un premier élément du nouveau pont dont l'achèvement est prévu l'an prochain.Le gouvernement a promis que ce nouveau viaduc autoroutier en acier et en béton, dessiné par l'architecte italien Renzo Piano, serait ouvert à la circulation en avril 2020.Le 14 août 2018, une partie du pont Morandi, du nom de l'architecte qui l'a conçu dans les années 1960, s'était effondrée de façon inattendue, entraînant dans sa chute véhicules et passagers, parmi lesquels quatre enfants.
L'ex-adjoint à la maire de Paris Christophe Girard, poussé à la démission pour ses liens avec l'écrivain controversé Gabriel Matzneff, est accusé d'abus sexuels par le New York Times, des allégations "graves" et "sans fondement" qu'il conteste "avec la plus grande fermeté".
Son accusateur, Aniss Hmaïd, 46 ans, a affirmé au quotidien américain avoir été entraîné par M. Girard dès leur rencontre en Tunisie, quand il avait 15 ans, dans une relation abusive de près de dix ans qui lui a laissé "des blessures psychologiques durables"."Christophe Girard conteste ces dénonciations et ces faits avec la plus grande fermeté", a indiqué dans un communiqué transmis à l'AFP son avocate Delphine Meillet, affirmant qu'elle engagera des poursuites pour "dénonciation calomnieuse" contre cet article. "Les faits dénoncés étant prescrits, la parole de l'accusateur, contre la parole de l'accusé, est laissée à l'appréciation du tribunal de l'opinion, où trop souvent une présomption de culpabilité en matière d'infractions sexuelles a pris le pas sur la présomption d'innocence", a ajouté l'avocate.Selon M. Hmaïd, M. Girard a abusé sexuellement de lui quand il avait 16 ans et l'a contraint à des rapports sexuels une vingtaine de fois au cours des années suivantes, ajoute le quotidien.En échange, poursuit l'article, M. Hmaïd assure que M. Girard l'employait parfois comme domestique dans sa résidence d'été dans le sud de la France et "lui obtenait des emplois temporaires au sein de la maison Yves Saint Laurent" dont il était l'un des principaux dirigeants avant d'entrer en politique."Il a profité de ma jeunesse, de mon jeune âge et tout ça pour ses plaisirs sexuels", a déclaré au quotidien américain M. Hmaïd, qui a envisagé de dénoncer M. Girard aux autorités mais en a été dissuadé par sa mère qui le jugeait "trop puissant".Christophe Girard, entendu en mars dans le cadre de l'affaire Matzneff, accusé de pédophilie, a démissionné le 23 juillet de ses fonctions d'adjoint à la Culture, après des attaques d'élus écologistes pourtant alliés de la maire PS Anne Hidalgo.Les enquêteurs avaient interrogé en mars M. Girard, secrétaire général de la Maison Yves-Saint Laurent entre 1986 et 1987, structure qui avait apporté un soutien financier à Matzneff dans les années 80, selon plusieurs récits. L'écrivain est visé par une enquête pour "viols sur mineurs" ouverte par le parquet de Paris après la publication en janvier du roman autobiographique de Vanessa Springora: elle y décrit la relation sous emprise qu'elle a entretenue lorsqu'elle était mineure avec l'écrivain.
Le désormais ex-Premier ministre devrait être chargé d'une mission de réorganisation de la majorité, révèle Le Point.
Edouard Philippe et la "Macronie", ce n'est pas fini. Quelques heures après l'annonce de sa démission du poste de Premier ministre, Le Point révèle ce vendredi 3 juillet que le maire du Havre, réélu dimanche dernier à l'occasion du second tour des élections municipales, se serait vu confier une nouvelle mission par Emmanuel Macron. D'après les informations de l'hebdomadaire, le président de la République devrait très prochainement charger Edouard Philippe de réorganiser la majorité présidentielle. "Édouard continuera à servir le président là où il sera", a indiqué un proche du désormais ex-Premier ministre au Point, écartant, pour le moment, toute ambition présidentielle en 2022. Concrètement, Edouard Philippe serait chargé de donner un second souffle à la majorité présidentielle après le fiasco des élections municipales. Le projet d'une confédération regroupant LREM, le MODEM et Agir circule depuis plusieurs jours. Sur le modèle des Européennes en 2019"La République en marche est devenue une étiquette repoussoir. Il faut constituer une grande confédération qui sera un socle, une rampe de lancement pour 2022", a expliqué une source gouvernementale au Point. Dans le cadre de l'échéance présidentielle, un modèle similaire à celui de la liste "Renaissance", qui avait vu le jour en 2019 pour porter les couleurs de la majorité et du centre aux dernières élections présidentielles, devrait être adopté.
Le pays d'Europe centrale a offert 14 de ses lits d'hôpitaux à la France pour faire face à l'épidémie de Covid-19.
Six patients français touchés par le Covid-19 seront traités "dans les jours à venir" dans un hôpital tchèque de la ville de Brno. L'annonce a été faite dimanche 5 avril par le Premier ministre Andrej Babis à la télévision publique. "La France nous a demandé de l'aide, nous avons répondu à l'appel. Dans les jours à venir, l'hôpital universitaire de Brno devrait accepter six patients de France", a déclaré le chef du gouvernement tchèque. "Nous avons offert à la France 14 lits parce que nous avons une capacité suffisante. Si nos collègues en France ont des problèmes considérables, nous devons les aider", a t-il ajouté. Covid-19 : une lueur d'espoir en Espagne et en Italie, où la tendance à la baisse se confirmepar euronews (en français)Le Premier ministre tchèque a également souligné que son pays "faisait preuve de solidarité au sein de l'UE" après avoir envoyé du matériel médical en Italie, en Slovénie et en Espagne.Pour lutter contre la propagation du coronavirus, la République tchèque a fermé ses frontières le mois dernier, ainsi que la plupart des magasins, tous les pubs, cinémas, théâtres et musées. Tous les citoyens sont obligés de porter à l'extérieur un masque facial. Les rassemblements de plus de deux personnes, à l'exception des familles, des lieux de travail et des funérailles sont interdits.
Le rapport d'expertise remis dans le cadre de l'enquête sur la mort de Zineb Redouane, fin 2018 à Marseille, conclut que le tir de grenade lacrymogène a été effectué dans les règles et l'a atteinte accidentellement, selon des avocats de la famille.
L'octogénaire est décédée le 2 décembre 2018 à l'hôpital, 24 heures après avoir été touchée de plein fouet par une grenade lacrymogène tirée par la police, tandis qu'elle fermait une fenêtre de son appartement dans le centre-ville, où des manifestations se déroulaient."Ce rapport affirme deux choses. La première, c'est que vu la distance et les obstacles dans le champ de vision du tireur, rien ne permet d'affirmer qu'il pouvait voir la victime", a résumé jeudi à l'AFP Me Brice Grazzini, avocat du fils de la victime Sami Redouane, confirmant des informations du Monde."La deuxième, c'est que l'arme a été utilisée selon les prescriptions de la police nationale", ajoute le conseil."Mais est-ce qu'on ne commet pas une faute d'imprudence caractérisée à partir du moment où l'on tire en direction d'un bâtiment habité ? Cet aspect, l'expertise ne l'aborde absolument pas", souligne Me Grazzini, pour qui la question de la responsabilité du fonctionnaire reste donc entière.Le rapport d'expertise, cité par Le Monde, indique que le CRS à l'origine du tir de grenade, identifié par la vidéosurveillance, a "nécessairement effectué un tir en direction de la façade de l'immeuble de la victime" mais que la grenade "a atteint la victime de manière totalement accidentelle".Me Yassine Bouzrou, avocat de Milfet Redouane, la fille de la victime, juge ces conclusions "totalement scandaleuses"."On a un tir effectué à 37 mètres de distance, avec une trajectoire de bas en haut, et l'expert arrive à soutenir qu'il est fait dans les règles!", dénonce-t-il."On a affaire à un tir tendu, et non +en cloche+, effectué par un policier qui ne peut pas ignorer qu'il peut y avoir des habitants dans l'immeuble", poursuit le conseil en vilipendant un "pseudo-expert" - un policier inscrit auprès de la Cour de cassation, assisté d'un médecin légiste - dont il compte demander "la radiation"."Nous espérons que les juges lyonnais ne vont pas tenir compte de cette expertise et qu'ils en demanderont une autre", conclut Me Bouzrou.Ce dossier judiciaire, d'abord instruit à Marseille, avait été dépaysé à Lyon à l'été 2019.Le 1er décembre 2018 avait lieu à Marseille comme ailleurs l'acte 3 du mouvement des "gilets jaunes", mais aussi une marche contre le logement indigne après la mort de huit personnes dans l'effondrement de deux immeubles insalubres un mois plus tôt.
- Le chef de la police britannique a indiqué que la Grande-Bretagne était prête a affronter la menace terroriste. Il estime toutefois que le pays sera de nouveau frappé.
-Le chef de la police britannique revient sur les risques d'attentat dans la capitale britannique, dans un article publié dans The Guardian et repéré par Libération. Interrogé sur les risques d'attaques similaires à celles perpétrées en France et en Allemagne, Sir Bernard Hogan-Howe a répondu que la question n'était "pas si, mais quand". Toutefois, il s'est montré rassurant et a expliqué en quoi la Grande-Bretagne était plus à l'abri d'une attaque que ses voisins européens. Selon lui, le travail d'une vraie police de proximité, proche de ses administrés, et l'intégration des musulmans dans la société civile sont de véritables atouts. "Nous ne stigmatisons pas les millions de mulsulmans britanniques dont les valeurs et la foi rejettent totalement les messages de haine des terroristes", a-t-il expliqué. Il ajoute qu'en tant que pays insulaire, la Grande-Bretagne parvient à mener une politique de contrôle très strict des armes à feu. PAS D'ATTAQUE DEPUIS 2013Face à la menace, la Grande-Bretagne s'est toutefois dotée de plus de moyens. Depuis les attentats de Paris et de Saint-Denis du 13 novembre, les effectifs armés de la police sont passés de 600 à 2 800 hommes. Ceux des forces d'intervention rapide ont été triplés. Le patron de la police s'est aussi félicité de la bonne entente entre le MI5 et le MI6, les services de renseignement intérieurs et extérieurs du pays depuis le meurtre par deux radicaux islamistes du soldat Lee Rigby, à Londres, en 2013, la dernière attaque jihadiste perpétrée sur le sol britannique. "Nous ne deviendrons pas comme eux, nous ne nous haïront pas, nous ne nous laisserons pas intimider et pour ça, ils ne gagneront jamais", a-t-il conclu.
La députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen a de nouveau pris ses distance avec la "République" française. Elle a déclaré ce mercredi 27 avril sur iTELE appartenir à "une génération un peu saoulée par les valeurs de la République".
Elle était interrogée sur des propos où elle disait ne pas "comprendre cette obsession pour la République".Je les "assume totalement, je suis d'une génération un peu saoulée par les +valeurs de la République+ qu'on nous sert en permanence et dont on ne sait pas ce qu'elles recouvrent, ce qui évite d'aller sur le fond des idées", a critiqué la benjamine du Palais Bourbon, âgée de 26 ans. "On dit 'valeurs de la République' et on exclut du pseudo-champ républicain" le Front national, a-t-elle regretté.- "La France a commencé avant la République" -Dans le trimestriel politique Charles en juin 2015, elle avait dit: "La France n'est pas que la République (...). C'est un régime politique (...). Je ne comprends pas cette obsession pour la République. Pour moi, la République ne prime pas sur la France", avait-elle dit. "Tout ce que je dis, c'est que je défends la Ve République, c'est un système auquel je suis attaché, mais la Ve République, c'est un régime politique, la France c'est mon pays, je ne confonds pas tout à fait les deux. La France a commencé avant la République", a-t-elle précisé mercredi. "J'invite nos dirigeants à dire ce que sont les valeurs de la République" a-t-elle poursuivi.Marion Maréchal-Le Pen était initialement interrogée sur sa participation prochaine à un colloque de l'Action française, un mouvement royaliste, le 7 mai. "C'est un débat entre républicains et royalistes, et je suis dans le camp républicain. J'aime assez le débat d'idées, même si ce n'est pas un débat brûlant aujourd'hui en France", a-t-elle reconnu en souriant. Des propos en contradiction apparente avec des déclarations passées de Marine Le Pen : la présidente du FN avait par exemple affirmé en mars 2015 que "ceux qui refusent les valeurs de la République française n'ont pas vocation à devenir français". Elle avait également expliqué que son parti "respect(ait) les valeurs de la République, et cherch(ait) même à les imposer à la classe politique" ou encore critiqué, en mai 2015, ceux qui "ont laissé s'installer l'idée que les lois de la République étaient optionnelles, négociables, nos valeurs discutables".- "Contre la peine de mort" -"Le lien entre la Nation et la République constitue l'axe central autour duquel s'articule la puissance française", a tweeté sous forme de réponse à la frontiste Éric Domard, membre du cabinet de Marine Le Pen. Parodiant sur Twitter la déclaration de sa collègue du Vaucluse , le député PS Erwann Binet a écrit: "Je suis d'une génération saoulée par la famille Le Pen depuis plus de 30 ans", tandis qu'un autre PS, Olivier Faure, s'amusait de voir la jeune députée "saoulée par les valeurs de la République mais pas par celles de l'Action française". "Tout s'explique", a aussi ironisé SOS Racisme.La député a par ailleurs été interrogée sur la peine de mort. Si elle souhaite un référendum sur le rétablissement de la peine de mort, elle s'est prononcée contre, à titre personnel. "Moi je coterais contre. J'ai toujours dit qu'à titre personnel, j'étais contre la peine de mort", a-t-elle dit. Cependant, elle croit "qu'un débat démocratique sur ce sujet et plus largement sur l'efficacité de notre politique pénale s'impose".
Le PS se remettra-t-il de ce "choc financier considérable" ? Dans une interview accordée au Parisien lundi 17 juillet, Jean-François Debat, trésorier du Parti socialiste, donne les contours de ce que pourrait être le plan de sauvetage du parti. Après le fiasco des élections législatives, le PS a perdu 9 sièges sur 10 à l'Assemblée nationale.
"Le montant des subventions publiques va passer de 25 millions par an à 7 millions par an. C'est un choc financier considérable, bien plus important que celui anticipé il y a quelques mois", admet Jean-François Debat.Le trésorier prévoit "une chute considérable des recettes" mais le PS a deux atouts : une dette égale à zéro et un patrimoine important qui va nous aider à amortir le choc". Le parti compte donc sur son siège de la rue de Solférino pour s'en sortir. "Nous pourrons le vendre ou l'hypothéquer", confirme Jean-François Debat. "L'hypothèse de le mettre en location n'est pas retenue, car elle ne nous permettrait pas de faire face au choc financier qui s'annonce", reconnaît-il. Pour éviter la banqueroute, le parti se prépare à un train de vie moins fastueux. Les réunions seront désormais organisées "dans les locaux mis à disposition gratuitement par l'Assemblée nationale". "Nous économiserons aussi sur les frais de déplacement, les sondages...", détaille le trésorier. Les licenciements ne sont pas non plus exclus : "nous en discuterons dans le cadre d'un plan global avec les instances syndicales", prévient Jean-François Debat qui annonce un plan pour redresser le parti d'ici "la fin de l'année". "Mais un parti ne meurt jamais de ses finances, déclare Jean-François Debat, il meurt de l'absence de message et de perspective. C'est à cela aussi que nous devons nous atteler".
L'ancien président vient d'acquérir une maison dans son fief de Corrèze. Et, selon "La Montagne", il s'agit d'une bâtisse que le quotidien régional avait justement fait passer pour la future maison du socialiste lors d'un poisson d'avril en 2017.
Quand la réalité rejoint la fiction... On apprenait ce week-end que François Hollande a enfin trouvé sa maison à Tulle, après des mois de recherches. À cette occasion, l'ancien président, connu pour son humour, a donné corps à un poisson d'avril du quotidien auvergnat La Montagne. Le 1er avril 2017, alors qu'il était encore président, le journal publiait un article affirmant que le chef de l'État avait acheté une maison à Tulle. Vidéo à l'appui sur son site, le quotidien avait fait visiter la demeure à ses lecteurs avec un agent immobilier. Pur hasard, prémonition ou trait d'humour de maître de François Hollande, La Montagne révèle lundi 29 octobre que c'est bien cette maison qu'il a récemment achetée !François Hollande a toujours exprimé son attachement à la ville dont il fut maire de 2001 à 2008, et au département dont il fut député, président, et où il se rend plusieurs fois par an. Il avait indiqué à plusieurs reprises dans la presse locale, depuis son départ de l'Élysée, être en recherche d'une résidence en Corrèze. Il pourra voter à Tulle pour les EuropéennesLe weekend dernier, selon des sources concordantes dans son entourage, il a signé un compromis de vente pour une élégante maison de la fin du 19e siècle, située sur une des collines surplombant Tulle, avec jardin et vue panoramique sur la ville, à quelques minutes du centre. Un descriptif correspondant effectivement à la maison visitée par La Montagne. Le fait de devenir propriétaire à Tulle avant fin décembre assure de fait à François Hollande, par ailleurs propriétaire à Paris, de demeurer électeur tulliste, en vue des élections européennes de mai. Son entourage souligne que "c'est important pour lui de garder cet ancrage local en Corrèze, à laquelle il est très attaché et où il se rend régulièrement".
Le parquet de Paris a demandé un procès en correctionnelle pour "faux", "usage de faux" et "utilisation indue" de documents professionnels contre Alexandre Benalla, ex-chargé de mission à l'Elysée, dans l'enquête sur ses passeports diplomatiques, a annoncé vendredi le procureur dans un communiqué.
Dans un réquisitoire définitif daté de jeudi, le parquet demande un procès pour M. Benalla, lui reprochant l'usage illégal de deux passeports diplomatiques et d'avoir produit un faux pour obtenir un passeport de service. Il revient désormais au juge d'instruction chargé du dossier de renvoyer ou non M. Benalla devant le tribunal correctionnel.L'ex-chargé de mission avait été mis en examen une première fois dans ce dossier en janvier 2019 pour "usage public et sans droit d'un document justificatif d'une qualité professionnelle". Le 11 février dernier, le juge d'instruction avait décidé de le mettre également en examen pour "faux et usage de faux document administratif".L'enquête visait à éclaircir les conditions dans lesquelles l'ancien chargé de mission à l'Elysée a continué à utiliser des passeports diplomatiques après sa mise en examen en juillet 2018 pour des violences lors du 1er-Mai et son limogeage.Trois proches collaborateurs d'Emmanuel Macron, dont le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler et son chef de cabinet d'alors, François-Xavier Lauch, ont été entendus en avril 2019 par les juges chargés de cette enquête.M. Lauch, désormais directeur de cabinet adjoint du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, avait alors été convoqué en tant que partie civile après avoir porté plainte contre Alexandre Benalla, dont il était à l'époque le supérieur, pour un "usage de faux" visant à se procurer un passeport de service.Après avoir affirmé dans un premier temps devant le Sénat les avoir laissés dans son bureau à l'Elysée, M. Benalla avait reconnu avoir récupéré et utilisé ces passeports, puis les avait rendus. Selon Mediapart et Le Monde, M. Benalla a utilisé l'un de ses deux passeports diplomatiques pour entrer dans plusieurs pays africains.Plusieurs procédures judiciaires ont été ouvertes dans la tentaculaire affaire Benalla, principalement au parquet de Paris mais aussi au parquet national financier (PNF). Outre le dossier des passeports, Alexandre Benalla est également mis en examen pour les violences commises en marge du défilé du 1er-Mai 2018, point de départ de l'affaire, et pour le selfie pris avec une arme durant la campagne présidentielle de 2017.
Une équation différentielle a failli jouer un bien mauvais tour à un professeur d'économie suspecté de terrorisme.Elle pensait avoir affaire à un terroriste. Aux États-Unis, une femme a fait immobiliser un avion qui devait relier Philadelphie à Syracuse, dans le nord-est des États-Unis.
Son voisin possédait "des notes sibyllines, peut-être un code, possiblement les détails d'un complot destiné à faire exploser le vol American Airlines 3950 et ses dizaines de passagers". Elle a donc prétexté "être trop malade" pour voyager, pour faire part de ses doutes aux différents membres de l'équipage, comme le révèle le Washington Post, repris par le blog Big Browser du Monde. Le voisin en question a alors été escorté hors de l'appareil puis informé "qu'il était suspecté de terrorisme". Mais les suspicions se sont vite révélées infondées. Les codes douteux représentaient en réalité une équation différentielle. Logique lorsque l'on sait que Guido Menzio, le fameux passager, est professeur d'économie à l'université de Pennsylvanie et à celle de Princeton. Il aurait éclaté de rire lorsqu'on lui a annoncé la nouvelle, selon le Washington Post. Il affirme avoir été "traité avec respect", mais déplore "des procédures trop rigides, dans le sens où tout est arrêté dès que la moindre alerte est donnée sans aucune vérification, et qui s'appuient sur les contributions de personnes pouvant fantasmer sans raison".
INSOLITE. Selon Le Canard enchaîné, en quittant le ministère de l'Intérieur Gérard Collomb a envoyé un e-mail bourré de fautes d'orthographe.
Après 48 heures tumultueuses, Gérard Collomb a finalement quitté mercredi 3 octobre le ministère de l'Intérieur après une passation de pouvoirs glaciale avec Édouard Philippe. Le Premier ministre assure en effet, en attendant le remaniement, l'intérim place Beauvau. Avant son départ, Gérard Collomb, qui va prochainement reprendre son fauteuil de maire de Lyon avant de se lancer dans la course aux municipales en 2020, s'est fendu d'un "bref courriel de gratitude" aux gendarmes et policiers, révèle mercredi 10 octobre Le Canard enchaîné. Un mail "bourré de fautes d'orthographe", selon le palmipède, qui publie un extrait.Dans le deuxième paragraphe, il avoue que sa démission "s'est imposée (...) pour ne pas que les polémiques nées ces derniers temps ne vienne (sic) troubler la marche de notre maison et ne risque (sic) de fragiliser l'action, difficile et exigeante qui est la vôtre".En conclusion, l'hebdomadaire satirique souligne ironiquement que l'ancien ministre est agrégé de lettres classiques.
En pleine "opération vérité" devant les caméras, cela passe plutôt mal. Dans la conférence de presse où il s'est défendu face aux accusations d'emplois fictifs qui pèsent sur sa famille, François Fillon a mis en avant un supposé soutien de la journaliste britannique ayant réalisé l'interview polémique de Penelope Fillon, où cette dernière affirmait en 2007 qu'elle "n'avait jamais été l'assistante" de son mari.
La vidéo de cette interview avait été obtenue et diffusée dans un reportage d'"Envoyé spécial", sur France 2, jeudi dernier.NON, KIM WILLSHER N'EST PAS "CHOQUÉE"Le candidat de la droite et du centre a ainsi affirmé lundi 6 février que "la journaliste qui a accompli cette interview s'est manifestée personnellement auprès de mon épouse pour lui dire à quel point elle était choquée par l'utilisation qui avait été faite des morceaux de cette interview". Problème : ces propos rapportés sont complètement faux, selon la principale intéressée, Kim Willsher.L'ancienne plume du Sunday Telegraph, aujourd'hui correspondante pour The Guardian, multiplie en effet depuis plusieurs jours les mises au point depuis que plusieurs élus de droite, dont Eric Ciotti, font valoir l'indignation supposée de cette journaliste britannique face à une utilisation prétendument détournée de son interview. Les soutiens fillonistes ont notamment mis en avant un article du Guardian intitulé "Penelopegate : my part in the François Fillon scandal", où la journaliste déplorerait, selon eux, le traitement fait par "Envoyé spécial" de son interview. Aucune trace cependant d'une telle prise de position dans l'article, publié le 2 février dernier.Ce lundi, Kim Willsher en a "remis une couche", par l'intermédiaire de son compte Twitter. "Non M. #Fillon ! Les propos d'Envoyé séecial n'ont pas été sortis de leur contexte. Le reportage ne m'a pas choquée. SVP. Cessez de m'attribuer ces propos faux", martèle t-elle.Elle avait déjà démenti dimanche sur Twitter avoir critiqué "Envoyé spécial", contrairement à ce qu'a affirmé Eric Ciotti, député Les Républicains (LR) des Alpes-Maritimes, sur BFMTV. Kim Willsher a aussi souligné n'avoir jamais téléphoné à François ou Penelope Fillon et ne pas avoir d'ailleurs leur numéro de téléphone.La rédaction d'"Envoyé spécial" s'est insurgée contre les propos du candidat. "On est surpris que François Fillon attribue des propos à la journaliste anglaise pour faire croire que nous avons mal fait notre travail", a déclaré le journaliste Tristan Waleckx, qui a co-réalisé l'enquête. "Kim Willsher maintient son soutien au reportage d'@EnvoyeSpecial", a indiqué sur Twitter la présentatrice de l'émission, Elise Lucet "Elle n'a pas téléphoné à Penelope Fillon. Elle vient de nous le confirmer". Un journaliste d'"Envoyé spécial" a également publié une vidéo intitulée "Conversation avec @kimwillsher1". "Je n'ai jamais dit à personne que je vous dénonce, que vous avez tronqué ou déformé mes paroles. Je n'ai dit rien de ça !", peut-on entendre dans la séquence.Le directeur de l'information de France Télévisions Michel Field a aussi affiché sur Twitter son soutien à l'équipe de l'émission de reportages.Pour se défendre, François Fillon a rendu public sur compte Twitter deux messages écrits par Kim Willsher adressés à Penelope Fillon, en date du 30 janvier et du 2 février.Son tweet a rapidement fait l'objet d'une réponse du site "LibéDésintox", pointant du doigt l'antériorité des messages par rapport au reportage d'"Envoyé spécial", qui a été diffusé dans la soirée de jeudi 2 février."Les mails de Kim Willsher datent tous d'avant la diffusion de jeudi. Depuis qu'elle a vu notre reportage, elle nous soutient", a pour sa part réagi Elise Lucet, qui présente "Envoyé spécial". "Merci à @FrancoisFillon de nous apporter la preuve que Kim Willsher n'a pas écrit à son épouse après la diff d'@EnvoyeSpecial pour se plaindre", a pour sa part réagi le journaliste Tristan Waleckx.Après avoir dénoncé la semaine dernière un "coup d'Etat institutionnel", François Fillon entretient des relations tendues avec la presse. Lundi, il a ainsi parlé de "lynchage médiatique", martelant qu'il n'avait "pas enfreint la loi" et clamé qu'il n'avait "rien à cacher".
Une boulangerie de Troyes, dans l'Aube, a décidé de montrer son soutien au personnel soignant d'une façon originale : équiper ses lapins en chocolat de masques de protection.
En cette période de confinement et de pandémie mondiale, un peu d'humour fait toujours du bien. Une boulangerie située à Troyes, dans l'Aube, a décidé de mettre en place une initiative originale pour montrer son soutien au personnel soignant et aux malades atteints du Covid-19 : elle a équipé ses lapins de Pâques en chocolat de masques de protection. Comme le rapporte France 3 Grand Est, la production est signée du pâtissier Benoît Herbaux après que le propriétaire de la boulangerie, Nasser Lakhdar, lui a montré une photo similaire envoyée par un ami. Les petits animaux en chocolat sont ainsi équipés de masques de protection en pâte d'amande blanche qui recouvre leur nez et leur bouche.Clin d'oeilLes animaux sont en vente depuis un peu moins d'une semaine dans la boulangerie troyenne et ils rencontrent un vif succès. Nombre d'entre eux ont en effet déjà été vendus. Les autres sont pris en photo par les passants. "Quand les parents et gamins voient ça, ils trouvent ça rigolo", se réjouit Nasser Lakhdar sur France 3. Son but est atteint : apporter un sourire, détendre un peu l'atmosphère en cette période morose.Des petits lapins qui ont également pour but d'adresser "un petit clin d'œil pour les personnels soignants, pour montrer qu'on les soutient", détaille de son côté à la chaîne Benoît Herbaux. Le pâtissier n'est pas le seul à avoir eu cette idée. En Allemagne, une boulangerie de Dortmund, Schuerener Backparadies,a elle aussi créer ses lapin en chocolats masqués, précise le Huffington Post. Confinement oblige, les ventes de chocolat à l'approche de Pâques ne devraient pas être mirobolantes.
La famille souhaite l'ouverture d'investigations approfondies conduites par un magistrat indépendant. En juillet, un comité d'experts a estimé qu'il n'y avait pas "d'excès de cas" dans ce département.
Pourquoi un tel nombre d'enfants sont nés avec une main, un bras ou un avant-bras manquants dans certaines zones du Morbihan, de l'Ain et de Loire-Atlantique, entre 2009 et 2013 ? Pour essayer d'obtenir des réponses, une famille de l'Ain a déposé une plainte contre X pour "mise en danger de la vie d'autrui", a annoncé lundi 19 août son avocat Me Fabien Rajon.Il s'agit de la première plainte dans ce dossier. Elle a été déposée auprès du parquet de Marseille, dont le tribunal de grande instance dispose de l'un des deux pôles de santé publique en France. "Cette plainte est déposée pour le compte d'une famille de victime de l'Ain aux fins d'ouverture d'une information judiciaire", a précisé l'avocat dans un communiqué.La plainte a été déposée alors queles conclusions rendues en juillet par un comité d'experts indiquaient qu'il n'y avait pas "d'excès" de naissances d'enfants ayant un bras malformé dans ce département. Les scientifiques ont donc exclu toute investigation supplémentaire dans l'Ain, recommandant en revanche une enquête sur des cas dans le Morbihan. "Nous souhaitons que des investigations approfondies soient conduites par un magistrat instructeur indépendant et spécialiste des questions sanitaires et environnementales", a ajouté Me Rajon. D'après lui, plusieurs familles concernées, au-delà du département de l'Ain, "se posent des questions quant à l'impartialité des investigations (scientifiques, ndlr) en cours". En octobre, l'organisme Santé publique France avait indiqué n'avoir identifié aucune cause pour les cas suspects et avait estimé qu'il n'y avait pas d'"excès de cas" dans l'Ain. Mais les inquiétudes dans les régions concernées avaient poussé le gouvernement à lancer une nouvelle enquête, menée par Santé publique France et l'agence de sécurité sanitaire Anses.Une vingtaine de scientifiques ont été chargés d'analyser les cas de 20 enfants nés dans le Morbihan, l'Ain et la Loire-Atlantique avec une "agénésie transverse des membres supérieurs" (ATMS). En juillet, ce comité a recommandé de mener des investigations complémentaires uniquement pour les cas situés dans le Morbihan. Dans l'Ain, les scientifiques ont à nouveau conclu à "l'absence d'excès de cas" de malformations. En Loire-Atlantique, ils ont dit vouloir attendre "la fin de l'année" pour achever le recensement des cas et statuer sur un éventuel "excès".
Cinq nouveaux décès liés au Covid-19 ont été recensés en France mardi 10 mars, portant à 30 le nombre de morts depuis le début de l'épidémie à la fin du mois de janvier selon Santé publique France. Dans l'hexagone, 1.606 cas de personnes atteintes par le virus sont confirmés, soit 194 de plus que la veille.
L'épidémie continue de se propager. Un dernier bilan publié mardi 10 mars en début d'après-midi par le ministère de la Santé porte à 30 le nombre de décès liés au Covid-19, soit cinq morts de plus que la veille. 194 cas supplémentaires ont par ailleurs été recensés portant le nombre de personnes désormais touchées par le virus à 1.606 dans l'Hexagone. La=1em France reste "au stade 2" de l'alerte, a précisé le ministère.Cependant, "dans certains départements où le virus circule et progresse avec beaucoup d'intensité, les mesures ont été renforcées et le dispositif de prise en charge sanitaire a été adapté", a expliqué le ministère. La priorité des autorités reste "encore plus aujourd'hui qu'hier" de freiner la diffusion du virus par le respect des "gestes barrières" comme se laver les mains et s'abstenir de contact avec les personnes vulnérables en cas d'infection ou même de symptômes. "Les études scientifiques montrent clairement que cette stratégie permet d'atténuer l'impact sur la population lors du passage au stade 3", insiste le ministère en soulignant qu'un millier de tests sont pratiqués tous les jours. Coronavirus : comment bien se laver les mains ?par GouvernementFRLors d'un point presse lundi soir, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a évoqué un bilan plus réduit, de 25 morts, mettant en avant qu'il ne rapportait que "les données consolidées". Parmi les personnes décédées, quinze sont des hommes et dix des femmes, a précisé le directeur général de la Santé qui a également fait part d'un septième "regroupement" de 38 cas positifs à Ajaccio, en Corse. La France reste le deuxième pays européen le plus touché par l'épidémie, derrière l'Italie, et se prépare au stade 3 de l'état d'alerte, qui devrait survenir dans les prochains jours. Ce stade correspond à de l'épidémie, et ne vise plus comme au stade 2, à limiter la propagation du virus mais à en atténuer les conséquences.Ce niveau d'alerte prévoit notamment la suspension de certains transports en commun, la fermeture d'écoles sur tout ou partie du territoire, la restriction des rassemblements et la mobilisation de tous les secteurs de soins : hôpitaux, professionnels de santé libéraux et services de soins et d'aide à domicile.
Incroyable, mais vrai. Le petit ami de Malia Obama a eu la surprise de recevoir une lettre des parents de la jeune femme de 19 ans, dans laquelle ils lui présentent des excuses, révèle le Daily Mail.
La fille aînée de Barack et Michelle Obama, Malia, est amoureuse. L'heureux élu : Rory Farquharson, un jeune homme de 20 ans issu de la bourgeoisie. Un choix qu'approuvent totalement ses parents. À tel point que l'ancien président américain et son épouse ont décidé d'écrire au jeune homme, comme le rapporte une chroniqueuse du Daily Mail.Cette information a été confiée par les parents du chéri de Malia Obama, Charles et Catherine Farquharson. Leur fils Rory aurait reçu une lettre de Barack et Michelle Obama s'excusant de leur notoriété. Une célébrité qui serait difficile à vivre au quotidien pour Malia et son petit-ami, régulièrement suivis par des paparazzis. Barack Obama aurait par ailleurs dans sa lettre promis au jeune homme de faire son possible pour éloigner la presse.Britannique et fils d'un directeur exécutif d'un fonds d'investissement à Londres, Rory Farquharson a fréquenté les meilleures écoles britanniques où il pratiquait le rugby à haut niveau et le golf, avant de rejoindre les bancs de la prestigieuse université de Harvard. C'est ici, à Cambridge, dans le Massachusetts qu'il a fait la connaissance de la fille aînée de l'ancien président américain. Les deux jeunes gens se fréquenteraient depuis novembre dernier.
La guitare utilisée par Kurt Cobain lors de l'enregistrement du célèbre concert "Unplugged" de Nirvana, en 1993, va être proposée aux enchères lors d'une vente organisée les 19 et 20 juin à Los Angeles, avec une estimation de départ à un million de dollars.
La guitare semi-acoustique qui sera mise en vente par la maison Julien's Auctions est un modèle rare, le D-18E fabriqué par le luthier américain Martin à 302 exemplaires seulement, celle-ci en 1959.Elle répondait aux règles de l'émission "Unplugged" (débranché) de la chaîne américaine MTV, qui voulait que les artistes invités n'utilisent que des instruments acoustiques ou semi-acoustiques.Le concert "Unplugged", enregistré à New York le 18 novembre 1993, correspond à l'apogée de Nirvana, le groupe de rock le plus marquant des années 90, qui a cristallisé autour de lui un mouvement musical, le grunge.Outre ses grands succès, le groupe avait interprété à cette occasion une reprise du morceau de David Bowie, "The Man Who Sold the World", qui a marqué les esprits.La prestation scénique est intervenue moins de six mois avant le suicide, le 5 avril 1994, de Kurt Cobain, dépressif et dépendant à l'héroïne.Le guitariste et chanteur n'aura pas connu la publication de "Unplugged", qui allait se hisser au premier rang des ventes de disques dès sa sortie, en novembre 1994.Selon le magazine spécialisé Billboard, il s'est écoulé à plus de cinq millions d'exemplaires aux Etats-Unis.La guitare est vendue avec son étui, personnalisé par Kurt Cobain, ainsi que trois tickets de consigne à bagage.La guitare la plus chère de l'histoire est une Fender Stratocaster, baptisée "Black Strat", utilisée par le guitariste du groupe britannique Pink Floyd, David Gilmour.Elle a été vendue par le musicien pour 3,975 millions de dollars, lors d'une vente organisée en juin 2019 par la maison Christie's, au bénéfice d'oeuvres caritatives.Fin octobre, le légendaire gilet vert olive porté par Kurt Cobain lors de l'enregistrement du même "Unplugged" avait été vendu pour 334.000 dollars, lors d'enchères organisées par Julien's Auctions.
Le journal Le Progrès a relayé une annonce immobilière concernant la mise sur le marché de l'appartement parisien de la famille Mitterrand, lieu mythique de la Ve République.
Les annonces immobilières, que de nombreux Français regardent par curiosité, peuvent receler des biens exceptionnels à bien des égards. Et celle repérée par Le Progrès concerne non seulement un bien atypique à Paris, mais aussi un appartement qui est l'un des lieux ayant ont fait les petites histoires de la Ve République. En effet, on apprend ainsi qu'un appartement de 79 m² est en vente rue de Bièvre (Ve arrondissement), et qu'il appartient à la famille Mitterrand.Président de la République entre 1981 et 1995, "Tonton" y a vécu de 1971 jusqu'à son décès en 1996, dans ces murs. L'appartement a vu ainsi défiler un certain nombre de personnalités du pays, et sans doute des discussions politiques de haute importance y ont eu lieu. Le Progrès explique que François Mitterrand a acheté ce lieu avec un ami avocat de Grenoble en 1971, et qu'il a fallu deux ans de travaux afin de rendre cet ancien relais postal habitable et à leur goût.Un prix hors marchéLe site sur lequel a été publiée l'annonce détaille ainsi certains éléments concernant l'appartement à vendre, et le bien n'est pas mis sur le marché en totalité. L'acheteur ou acheteuse ne peut acquérir que le rez-de-chaussée (42m²), qui donne sur une cour et où se trouvent la cuisine et le salon, et le premier étage (37 m²) avec la chambre et une salle de bain occupées par Danielle Mitterrand. Son époux quant à lui dormait au deuxième étage et disposait au grenier d'un bureau et d'une petite bibliothèque. Les quartiers de l'ex-président ne sont donc pas à vendre. Enfin, pour devenir propriétaire de ce bien situé dans un immeuble de 1880 près de l'île Saint-Louis et de Notre-Dame, il faudra débourser 1,375 million d'euros. Une somme astronomique pour un appartement qui a besoin de quelques travaux, à la décoration datée, et dont le prix au mètre carré est bien au-dessus du marché. Le Progrès annonce un maximum de 13 000 ou 14 000 euros le mètre carré dans ce quartier de la capitale. Ce qui rend encore plus folle la mise en vente de ce logement à 17 500 euros le mètre carré. En 1971, l'achat s'était fait sur une base de 1 000 euros.
Invité de RTL, le président de la région Hauts-de-France propose de repousser chaque année l'âge de départ à la retraite de 2 à 3 mois pour arriver progressivement à 65 ans en 2032-2035.
Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, la réforme des retraites est actuellement en discussion avec les partenaires sociaux. Le futur système "universel" dans lequel "un euro cotisé donnera les mêmes droits" à tous doit se concrétiser dans un projet de loi attendu après les élections européennes.L'exécutif a à plusieurs reprises assuré qu'il ne touchera pas à l'âge légal de départ à la retraite, qui est fixé actuellement à 62 ans, mais Jean-Paul Delevoye, le Haut commissaire à la réforme des retraites, envisage néanmoins un système de bonus qui pousserait à travailler plus longtemps. Au contraire, Xavier Bertrand plaide pour repousser l'âge de départ. Invité de RTL ce jeudi 14 mars, l'ancien ministre des Affaires sociales ne veut "pas de réforme a minima" des retraites. "Il faut augmenter de deux à trois mois par an l'âge de départ", et le porter en 2028-2030 à 64 ans, et en 2032-2035 à 65 ans, et "moduler sur la pénibilité". "Si on vit plus longtemps il faut accepter de travailler plus longtemps", a-t-il justifié. "Je le dis à Emmanuel Macron : il faut une vraie réforme des retraites. Reporter l'âge de départ à la retraite est la seule solution", a-t-il insisté sur Twitter. Le président de la région des Hauts-de-France, qui a claqué la porte des Républicains après l'élection à la tête du parti de Laurent Wauquiez, demande par ailleurs à ce que les retraites soient indexées sur l'inflation, ce qui garantirait de maintenir le pouvoir d'achat des retraités. Une mesure envisagée par Jean-Paul Delevoye.
Le ministère des Sports a annoncé mardi que l'Inspection générale avait saisi la justice au terme de sa mission d'enquête sur les faits de violences dans le milieu du patinage artistique, qui a mis en évidence des soupçons pesant sur une vingtaine d'entraîneurs.
Parmi ces 21 entraîneurs, 12 seraient mis en cause pour "des faits de harcèlement ou d'agressions sexuelles", dont trois ont été condamnés par le passé à des peines d'emprisonnement fermes ou assorties de sursis. Sept autres dossiers concernent des "violences physiques ou verbales".A la suite des révélations de l'ancienne patineuse Sarah Abitbol dans son livre "Un si long silence" (Plon) paru fin janvier 2020, dans lequel elle accuse son ancien entraîneur Gilles Beyer de l'avoir violée et agressée sexuellement plusieurs fois entre 1990 et 1992, le ministère des Sports avait diligenté une enquête auprès de l'Inspection générale de l'Education, du sport et de la recherche (IGESR).Au terme de cette mission d'enquête, "des faits susceptibles de recevoir une qualification pénale ayant été relevés par la mission, la cheffe de l'IGESR a informé les ministres qu'elle transmettait le rapport au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Paris conformément à l'article 40 du code de procédure pénale", a indiqué le ministère des Sports."Le volume des affaires ainsi identifiées est révélateur de pratiques et de comportements reproduits, qui ont traversé des générations d'entraîneurs dans les principales disciplines de la FFSG que sont le patinage artistique et la danse sur glace. Il est sans équivalent au plan international", souligne le ministère dans son communiqué."Ces différents dossiers ont d'ores et déjà donné lieu à deux signalements au procureur de la République au titre de l'article 40 du code de procédure pénale (février 2020), au placement en détention provisoire d'un entraîneur (février 2020) et à cinq mesures administratives d'interdiction d'exercer (avril 2020)", souligne le ministère.La mission d'enquête égratigne le fonctionnement fédéral marqué par "une forte concentration des pouvoirs n'associant réellement que très peu de dirigeants et de cadres techniques", qui n'a pu que "favoriser une forme d'omerta sur les soupçons qui pesaient à l'égard d'entraineurs et a pu conduire à l'absence de procédures disciplinaires, ou même de simples enquêtes".A la suite des révélations de Sarah Abitbol, le président pendant plus de 20 ans de la Fédération française des sports de glace Didier Gailhaguet avait été contraint de démissionner de son poste début février.Nathalie Péchalat, élue mi-mars à la tête de la FFSG, n'était pas destinataire du rapport, qui a été remis à Didier Gailhaguet.Dans un communiqué, les avocats de ce dernier ont dénoncé la "partialité" de l'IGESR, déplorant que "l'ensemble des critiques se focalise de manière exclusive sur la personne de Monsieur Didier Gailhaguet"."Les inspecteurs n'ont (...) pas hésité à méconnaitre et à ne pas tenir compte des explications factuelles documentées fournies par les conseils de Monsieur Didier Gailhaguet qui auraient dû être de nature à écarter les griefs formulés à son encontre", écrivent Me Vincent Brengarth et Me William Bourdon.Gilles Beyer fait lui toujours l'objet d'une enquête du parquet de Paris, notamment pour "viols".La FFSG était depuis sous la menace du retrait de la délégation du ministère, arme absolue qui n'a pas été préconisée par les inspecteurs généraux dans leur rapport.Une seconde partie de la mission d'enquête de l'IGESR "portera notamment, dans le cadre du contrôle demandé, sur les conditions dans lesquelles les conseillers techniques sportifs du ministère chargé des sports placés auprès de la fédération ont exercé leurs fonctions".
Alors que plusieurs membres d'un groupe d'ultra droite auraient projeté d'assassiner Médine, le rappeur a réagi sur les réseaux sociaux avec beaucoup d'humour et de recul, remarque 20 Minutes.
La pression s'accentue sur Médine. Mais cette fois-ci dans l'autre sens. Alors que LCI annonçait lundi 23 juillet que trois membres du groupuscule d'ultra-droite, AFO (Action des forces opérationnelles) projetaient un attentat terroriste contre le rappeur, le chanteur a pris l'information très au sérieux, mais en dédramatisant, remarque 20 Minutes, ce mardi 24 juillet sur Twitter. "Quelqu'un aurait le code gilet par balle de GTA parce que ça devient chaud ?".Selon LCI, trois personnes ont été interpelées et placées en garde à vue ce lundi, car ils sont suspectés de vouloir "attaquer des cibles liées à l'islam radical". C'est dans le même groupe d'ultra droite qu'un coup de filet avait été organisé début juin où 10 membres, dont le chef de file, avaient été arrêtés. Selon LCI, l'homme et les deux femmes, tous trois expérimentés, projetaient l'assassinat de l'islamiste Djamel Beghal à sa sortie de prison et celui de Médine, donc.Rappeur polémiquePar le passé, le rappeur a fait polémique à plusieurs reprises notamment avec son album "Jihad" et son morceau "Don't Laïk". Médine qui est aussi à l'affiche de deux concerts au Bataclan les 19 et 20 octobre prochain, tous deux complets. Des spectacles qui ont provoqué des levées de boucliers chez certains politiques eu égard aux événements qui s'y sont déroulés en novembre 2015. Ainsi, Laurent Wauquiez et Marine Le Pen s'étaient indignés de la tenue de ces concerts en demandant leur retrait.Médine s'est toujours défendu en dénonçant toute forme de violence et en "condamnant radicalement la tuerie de Charlie hebdo et de la Porte de Vincennes"."J'ai choisi la voie de la non-violence comme la majorité de mes concitoyens à travers la musique pour exprimer mes désaccords avec ma société", ajoutait-il. Selon 20 Minutes, une source proche de l'enquête dément quelconque attentat envers le rappeur.
D'après les informations de BFMTV, Nordahl Lelandais a expliqué avoir donné une claque à Maëlys. Un geste qu'il qualifie d'"involontaire", mais qui aurait entraîné la mort de l'enfant.
On en sait un peu plus sur les déclarations de Nordahl Lelandais aux juges d'instruction. Durant sa dernière audition, le 19 mars, Nordahl Lelandais a livré sa version de la nuit du 26 au 27 août 2017, celle qui a vu Maëlys portée disparu. L'ex-militaire, reconverti en éducateur canin explique avoir fait "une connerie". Alors qu'il emmenait la petite fille voir ses chiens, Maëlys aurait, d'après son aveu, paniqué dans la voiture. La fillette de 8 ans se serait mise à hurler dans le véhicule, contraignant Nordahl Lelandais a lui asséner une claque pour la faire taire. Un geste fatal et pour lui "involontaire", qui aurait provoqué la perte de connaissance de l'enfant.De quoi faire écho aux analysées réalisées par la police scientifique sur les ossements de la petite victime. Les médecins légistes avaient révélé une fracture de la mâchoire, concluant que cette blessure ne pouvait être que le résultat d'un choc violent.Dans son récit, Nordahl Lelandais explique qu'après avoir vérifié le pouls de l'enfant et constaté son décès, il se serait mis en tête d'aller cacher le corps de la victime dans une cabane, près du domicile de ses parents à Domessin. Il raconte alors être retourné au mariage, tout en prenant soin de changer son short taché de sang. Une version qu'il concède alors pour la première fois, ce 19 mars, quand jusque-là il affirmait que son short était taché de vin. Après avoir quitté la salle des fêtes, l'ex-militaire serait revenu à l'endroit où il avait caché le corps de Maëlys, avant de charger sa dépouille dans son véhicule et prendre la direction des montagnes. C'est à quelques kilomètres de là, sur les hauteurs de Saint-Franc, que les ossements et vêtements de la fillette de 8 ans ont été découverts. Une version qui correspondrait un peu plus aux éléments à disposition des enquêteurs. La police scientifique avait découvert une infime goutte de sang de Maëlys, sous le tapis de la voiture de Nordahl Lelandais. Si avant cette découverte, il avait nié être à l'origine de la disparition de la jeune fille, c'est à partir de cet élément, découvert courant février, qu'il a avoué avoir tué Maëlys. Un meurtre qui répond à un autre, renforçant la thèse d'un tueur en série. Récemment, le 29 mars, l'ancien militaire a déclaré aux juges d'instruction avoir tué Arthur Noyer, toujours de manière involontaire selon lui, au cours d'une "bagarre" qui aurait mal tournée.
Installé dans les Yvelines, il déchaîne les passions car il se déclenche différemment selon le jour ou l'heure à laquelle les automobilistes passent devant.
70 km/h ? 80 km/h ? 90 km/h ? Les automobilistes habitués (ou non) de l'axe autoroutier Paris-Normandie sur l'A13 ne savent plus à quel saint se vouer depuis le mois de mai dernier. En effet, comme le rapporte Le Parisien, un radar a été installé sur une portion où des travaux sont en cours à hauteur de la commune de Guerville, dans les Yvelines. Dans les faits, ce radar doit protéger les ouvriers qui œuvrent pour l'élargissement de cet axe. Cependant, la vitesse n'est pas claire à hauteur de ce radar, constatent les usagers. Ainsi, la vitesse autorisée diffère selon qu'on roule en semaine, le week-end, la journée ou en soirée. De quoi en perdre son latin. En journée et en semaine, il ne faut pas dépasser les 70 km/h, précise Le Parisien, alors que le soir et le week-end, il est possible de rouler jusqu'à 90 km/h. Les ouvriers n'étant plus présents. Plutôt clair dans les faits sauf que lorsque le radar flashe, la vitesse ne semble pas être la même pour tout le monde, avancent les automobilistes. Sur les réseaux sociaux, certains se plaignent d'avoir été flashés en deçà des 90 km/h réglementaires. "Ce matin, je suis passé devant à 80 km/h et je me suis fait flasher. On est d'accord qu'il y a écrit 90 km/h sur le panneau avant le radar", se plaint un homme cité par le Parisien. Contestation, photo à l'appui Un quiproquo qui pourrait faire sourire s'il n'y avait pas d'amende au bout du compte. "Les gens sont complètement perdus. Personne ne sait à quelle vitesse il faut rouler", témoigne un habitué de la route cité par le quotidien. Pour la société d'autoroutes qui gère les travaux, il n'y a aucun problème. "Il s'agit d'adapter la vitesse aux flux. Quand les trois voies sont maintenues, la vitesse est limitée à 90. Mais quand on en neutralise une, elle tombe à 70", avance-t-on du côté de la société des autoroutes. Même son de cloche du côté de la préfecture qui réfute toute polémique. "Il n'y a pas de variation de la vitesse de déclenchement en fonction des jours ou des heures". Beaucoup d'automobilistes ont pris une photo du panneau de limitation de vitesse placé avant le radar. Cela devrait leur servir pour contester leur amende.
Une femme a été retrouvée dimanche matin dans les décombres du bâtiment du 9e arrondissement soufflé par une violente explosion la veille.
Le bilan de l'explosion qui a dévasté un immeuble de la rue de Trévise, à Paris, samedi 12 janvier s'alourdit. Une personne a été retrouvée sous les décombres ce dimanche matin, portant le nombre de morts à quatre, a indiqué le parquet de Paris. La veille, deux sapeurs-pompiers et une touriste espagnole avaient succombé à leurs blessures. Cette personne pourrait être la jeune femme portée disparue qui était recherchée par les secours."Il nous manque malheureusement encore une personne, qui vraisemblablement serait sous les décombres", affirmait un peu plus tôt devant la presse le commandant des sapeurs-pompiers de Paris, Éric Moulin. Cette personne habitait "le bâtiment principal", avait-il précisé. Ce dimanche, une trentaine de pompiers sont toujours mobilisés sur les lieux et des hommes resteront "au moins 48 heures et peut-être toute la semaine", a par ailleurs assuré le commandant Moulin. "Nous déblayons à la main, pierre par pierre. Les chiens continuent de chercher", a-t-il précisé. "La consolidation des bâtiments se fait au fur et à mesure grâce aux architectes de sécurité, aux charpentiers de la Ville de Paris", a-t-il ajouté. Une cinquantaine de personnes ont été blessées, dont une dizaine grièvement, dans ce drame. L'hypothèse privilégiée est celle d'une fuite de gaz.Environ 150 habitants du quartier ont été évacuésZet ont dû être provisoirement relogés. Les pompiers de Paris ont lancé une cagnotte pour soutenir les familles des deux sapeurs-pompiers tués dans l'explosion. Dimanche en fin de matinée, plus de 12.000 euros avaient été versés.
"Les Français veulent une politique fondamentalement différente de celle qui est menée", a affirmé dimanche la présidente du RN. Elle a également taclé la stratégie de désistement annoncé par LREM pour battre le RN aux municipales, "un gigantesque aveu de faiblesse" du parti au pouvoir.
"Je suis convaincue que j'ai la possibilité d'être présidente de la République (lors de la prochaine élection présidentielle en 2022) parce que les Français veulent résolument une politique fondamentalement différente de celle qui est menée", a affirmé dimanche 2 février Marine Le Pen sur BFMTV. "Les Français en ont marre d'Emmanuel Macron et ont besoin de se projeter autre part, dans une autre politique", a poursuivi la présidente du Rassemblement national (RN) expliquant que "depuis de longues années, les Présidents de la République gouvernent contre le peuple français". Interrogée sur sa décision de déclarer dès aujourd'hui sa candidature à la prochaine présidentielle, la présidente du RN a expliqué que "tout cela se prépare, tout cela se travaille". "Tous les sujets de la présidentielle sont déjà sur la table", a-t-elle assuré citant le système de protection sociale, l'immigration, le fondamentalisme islamiste, le communautarisme, l'insécurité, ou encore le modèle économique. "J'ai été très franche sur ce débat. Sur la forme, je n'étais pas à la hauteur. Mais regardez le fond, j'ai posé exactement les problèmes d'aujourd'hui", a ajouté Marine Le Pen, revenant sur le débat qui l'a opposé à Emmanuel Macron entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2017.La présidente du Rassemblement nationale a affirmé une nouvelle fois sa volonté d'organiser des référendums si elle est élue. "Sur un certain nombre de sujets qui sont peut-être des sujets clivant en France, je mettrai en oeuvre des référendums", a-t-elle déclaré ajoutant qu'elle avait suggéré au chef de l'État d'en organiser un sur la réforme des retraites. "La démocratie, c'est l'expression de la volonté du peuple. Le référendum est un outil démocratique", a-t-elle expliqué.Marine Le Pen a également taclé la stratégie de désistement de LREM, annoncée samedi par Stanislas Guerini pour battre le RN aux municipales. Selon elle, il s'agit d'un "gigantesque aveu de faiblesse" du parti au pouvoir. "À un niveau électoral très important comme l'est le Rassemblement national dans des tas de territoires en France, ce front républicain est voué à l'échec total", a prédit la présidente du RN. Le délégué général de LREM avait indiqué samedi qu'il demanderait aux candidats LREM "placés en troisième position et donc pas en mesure de battre le RN" au second tour, de "se désister ou de fusionner leur liste avec celle du candidat le mieux placé".Marine Le Pen, elle, pense "qu'ils vont se faire désister par les électeurs", car "encore faut-il pour cela qu'ils arrivent au second tour des élections municipales et croyez-moi dans un grand nombre de villes, c'est pas gagné, c'est le moins qu'on puisse dire". "Il y a toute une série de villes où ils n'ont pas de candidats" et "en réalité tout ce cinéma vise à justifier leurs faiblesses en matière d'implantation locale, leur absence sur des départements entiers", a-t-elle accusé en jugeant "tout ça assez dérisoire". Selon Marine Le Pen, ce sont "les mots du vieux monde, avec les techniques du vieux monde" et ça "ne démontre qu'une chose, c'est la collusion qui existe entre La République en marche et Les Républicains, qui présentent un candidat commun dans cent villes", ce qui est "considérable". "C'est maintenant les Républicains en marche", s'est-elle moquée.
Météo France maintient son alerte dans un seul département, les Landes, en raison des fortes pluies qui se sont abattues sur le territoire ces derniers jours.
L'accalmie est enfin arrivée. Après des semaines d'orages et de précipitations diluviennes, le ciel se montre plus clément sur une majeure partie de la France. Si quelques pluies sont prévues ce lundi 18 juin sur une moitié nord-ouest du pays, ces averses ne devraient ressembler en rien aux trombes d'eau qui se sont déversées sur l'Hexagone au début du mois. Un département reste toutefois en alerte orange : les Landes, où Météo France redoute des inondations en raison de la crue de l'Adour.La perturbation très intense qui s'est abattue sur le pays a fait monter le niveau des cours d'eau, explique Météo France sur son site Vigicrues. "La vigilance orange concerne le secteur de Dax où les niveaux d'eaux maximums ont été atteints", détaille l'organisme de prévisions météorologiques. "À Pontonx, la hauteur maximale de 4,86 m a été atteinte samedi" 16 juin au matin. "À Dax, la hauteur maximale de 4.84 m a été atteinte dimanche" vers heures. Dans ces deux secteurs, la décrue devrait débuter sous peu mais elle s'annonce lente.Le ciel s'annonce lumineux lundi, surtout l'après-midi. Sur une moitié nord-ouest, la journée débutera sous un ciel souvent très nuageux avec un peu de pluie ou de la bruine localement. Au fil des heures, les précipitations s'estomperont et les nuages laisseront la place à de belles éclaircies. Le matin, les températures iront de 12 à 17 degrés, jusqu'à 18 à 20 degrés près de la Méditerranée. L'après-midi, il fera 17 à 21 degrés près de la Manche, 21 à 25 degrés ailleurs, jusqu'à 26 à 31 degrés autour de la Méditerranée.
Comme le relaye BFMTV, des affiches publicitaires, anti-IVG et anti-PMA, de l'association "pro-vie" Alliance Vita ont suscité une vive polémique. Elles ont été "retirées jeudi soir".
Anne Hidalgo s'est dit « choquée » et « indignée ». A l'instar de la maire de Paris, de nombreux internautes ont fait part de leur émoi sur les réseaux sociaux en découvrant la campagne d'affichage contre la PMA, et plus largement le projet de loi bioéthique de l'association Alliance Vita, placardée dans les gares parisiennes. Les quatre visuels montraient une personne en situation de handicap, une femme, un homme et une représentation de fécondation d'un ovule, avec les slogans "La société progressera à condition de respecter" la différence / la maternité / la paternité / la vie. Sollicitée par BFMTV.com, Valérie Decamp, la présidente de Médiatransports, la société en charge des espaces publicitaires de la SNCF et de la RATP, a indiqué que deux visuels sur trois, ceux concernant la maternité et la paternité, ont été retirés jeudi 2 janvier, dans la soirée. Selon elle, ces deux affiches n'auraient pas dû être diffusées. Et de préciser : "Il se trouve que sur les trois visuels proposés par cette association, un seul aurait dû être accepté celui évoquant 'le respect de la différence'. Ce message est neutre et conforme à nos principes. En revanche les deux autres relatifs à la protection de la maternité et à la protection de la paternité peuvent être entendus comme des messages militants. Pour des raisons de dysfonctionnements liés aux grèves actuelles, ces deux visuels ont été diffusés. Ils seront retirés dès ce soir." De son côté, Tugdual Derville a insisté sur le fait que son association a proposé des affiches "sobres" pour "toucher les consciences." L'association indique par ailleurs sur son site internet "qu'à quelques jours de la reprise, au Sénat, du débat bioéthique, le 8 janvier 2020 en commission, Alliance Vita a choisi d'alerter l'opinion sur les dangers de cette réforme par une campagne d'affichage inédite, avec, pour commencer, 400 panneaux d'affichages dans les gares parisiennes, transiliens et dans les rues de Paris." Comme le rappelle BFMTV, le projet de loi bioéthique, qui contient l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, a été largement adopté par l'Assemblement nationale en octobre dernier.
L'acteur britannique Ben Cross, connu pour son rôle dans le film "Les Chariots de feu", est décédé mardi à l'âge de 72 ans, a-t-on appris auprès de son agent.
"Ben s'est éteint soudainement des suites d'une courte maladie", a dit à l'AFP son agent à Los Angeles. Né à Londres, Ben Cross avait fait ses grands débuts au cinéma en 1977 dans le film de guerre "Un Pont trop loin", aux côtés notamment de Sean Connery et Michael Caine. Remarqué dans la comédie musicale "Chicago", il a été choisi pour interpréter en 1981 dans "Les Chariots de feu" un athlète juif anglais, Harold Abrahams, en proie à l'antisémitisme dans sa quête de l'or olympique en 1924. Resté dans les mémoires pour sa célèbre chanson de Vangelis, le film a été couronné de quatre Oscars, dont celui du meilleur film, mais Ben Cross n'avait pas lui-même été nommé. Très actif sur les planches de théâtre, il a également endossé le rôle du père de Spock dans le "Star Trek" de 2009, réalisé par J.J. Abrams. Il était père de deux enfants, Theo et Lauren, laquelle a écrit sur Facebook avoir "le coeur complètement brisé" par sa disparition."Il était malade depuis un certain temps, mais cela s'est soudainement aggravé la semaine passée", a-t-elle ajouté.
- La direction de la chaîne cryptée a présenté lors d'une conférence de presse ce lundi matin les nouveautés de la rentrée. Et elles sont nombreuses.
-Alors que la saison 2015-2016 touche à sa fin, Canal + a présenté ce lundi matin 27 juin une grille de rentrée très remaniée et notamment marquée par les départs de Yann Barthès, Ophélie Meunier, Ali Baddou ou encore Maïtena Biraben. Voici les principales annonces de la conférence de presse : • Les chaînes du groupe renommées"Nous créons la galaxie Canal : quatre chaînes nationales de référence avec des modèles, payants et gratuits, complémentaires" a déclaré Gérald-Brice Viret , directeur général des antennes du groupe Canal+, en introduction de la conférence de presse.Mis à part Canal +, elles seront toute renommées. Ainsi D8, "la grande chaîne de l'optimisme", devient Canal 8, la chaîne musicale D17, rebaptisée Canal Star, diffusera désormais une fiction quotidienne et un talk show de deuxième partie de soirée. Quant à iTÉLÉ, renommée Canal News, la priorité sera donnée "au décryptage plutôt qu'au sensationnalisme", et elle s'appuiera sur le sport et la culture. Une partie de la rédaction de la chaîne d'information a par ailleurs voté ce lundi une grève immédiate et reconductible qui perturbait l'antenne, pour protester contre "un plan social déguisé", selon un communiqué du syndicat maison PlusLibres.• Cyrille Eldin à la tête du "Petit Journal" et Victor Robert au "Grand Journal"Après avoir officié tous les soirs au journal du "Grand Journal", Victor Robert prend du galon et prend la tête de l'émission, en remplacement de Maïtena Biraben. Augustin Trapenard, qui aura également une émission littéraire mensuelle baptisée "21 centimètres, Axelle Laffont et la bande d'"Action discrète" seront de la partie. Chroniqueur politique décalé du "Supplément" puis du "Grand Journal", Cyrille Eldin succédera de son côté à Yann Barthès au "Petit Journal" ont confirmé ce lundi matin les dirigeants de la chaîne. Et si les désopilantes secrétaires de l'émission ne suivent pas l'ancien animateur sur TF1, elles ne travailleront pas non plus avec Cyrille Eldin : "Catherine et Liliane", alias Alex Lutz et Bruno Sanchez, auront droit à leur programme à part entière, mais hebdomadaire et sur un créneau plus grand. "C'est un groupe qui nous a soutenu sur le cinéma et qui nous a soutenu artistiquement. Cela m'intéresse", a déclaré Alex Lutz.Les deux émissions, ainsi que "Les Guignols de l'info", seront réunis, comme avant, sur un seul et même plateau. Un nouveau programme fera également son arrivée : "Le Gros Journal", un divertissement quotidien présenté par Mouloud Achour. • Moins de programmes en clairÀ la rentrée, Canal+ diffusera seulement deux heures de programmes en clair chaque jour, contre cinq heures en moyenne actuellement, a annoncé Gérald-Brice Viret. "Cette vitrine était indispensable au lancement de la chaîne, ça ne l'est plus aujourd'hui", a-t-il estimé. "Nous avons décidé de remettre de la valeur dans l'abonnement", a-t-il poursuivi. La réduction des programmes en clair va permettre de proposer 150 heures de programmes en plus par mois pour les abonnés."On va beaucoup crypter Canal et donner beaucoup de place au cinéma et au e-sport", a ajouté le numéro du groupe, Maxime Saada. "Le clair de Canal, ce sont nos trois chaînes gratuites, regardées par 50 millions de Français chaque mois", estime Gérald-Brice Viret.• "Le Zapping" disparaîtProgramme phare de la chaîne, "Le Zapping" a été supprimé après 27 ans d'existence. Gérald-Brice Viret a estimé qu'il n'y avait "pas de sens de faire la promotion des chaînes gratuites sur une chaîne cryptée" et que la plupart des chaînes proposaient elles même leur version du "Zapping". Selon les sites spécialisés, cette disparition n'est pas une grande surprise après une année de vives tensions entre les équipes de la pastille quotidienne et la direction du groupe Canal+, notamment son actionnaire principal Vincent Bolloré. • "Spécial Investigation" suppriméLe magazine d'information diffusé depuis 2006 ne sera pas reconduit à la rentrée. "L'investigation, vous en avez sur toutes les chaînes, on n'est plus les pionniers", a expliqué Gérald-Brice Viret. "On n'est pas distinctif sur cette thématique", a ajouté Maxime Saada.Cette année, la déprogrammation d'une enquête sur le Crédit Mutuel, banque partenaire du milliardaire Vincent Bolloré, avait marqué le début d'un bras de fer entre le groupe et l'émission. La rédaction du magazine avait par la suite dénoncé le fait que de nombreux sujets d'enquête aient été retoqués, l'actionnaire principal ayant même listé les sujets interdits sur ses antennes selon les rumeurs.Par ailleurs, il n'y aura plus de journaux d'informations ou de flashs à la rentrée. • Cyril Hanouna sur Canal +, Benjamin Castaldi sur D8Véritable star de D8 avec le talk-show quotidien "Touche pas à mon poste"ou encore les prime-time tels que "L'œuf ou la poule", Cyril Hanouna débarque mardi 28 juin en prime sur Canal + avec "La Très Grosse Émission" avec Dominique Farrugia. Un remake de la désormais culte "Grosse Émission" de Comédie, portée par le second durant des années et animée par le premier, qui deviendra à la rentrée un rendez-vous hebdomadaire.Benjamin Castaldi sera de retour sur D8 après avoir y présenté "La Nouvelle Star". Visiblement réconcilié avec Cyril Hanouna, qu'il avait qualifié de "despote" dans son autobiographie, l'animateur intégrera la bande de "Touche pas à mon poste" et devrait présenter le jeu "Big Buzz Quizz". Jean-Marc Morandini aura, lui, le droit à sa tranche d'information sur Canalnews. De grands prime de divertissement avec notamment Jamel Debbouze sont également annoncés. • Toujours plus de fictionsSept nouvelles créations originales ont été annoncées dont "The Young Pope", "Jour Polaire", la saison 2 de "Baron Noir" et la saison 3 du "Bureau des légendes". L'offre cinéma s'enrichit également avec une quotidienne de 6 minutes, une émission hebdomadaire le samedi et "Le Cercle" en prime time sur Canal + Cinéma, toujours présenté par Augustin Trapenard. • Plus de Ligue 1En football, Canal+ aura les trois premiers choix de chaque journées de Ligue 1, soit 114 rencontres au total contre 76 cette année. Une grande affiche de Ligue 2, les qualificatifs pour la Coupe du monde 2018, la Coupe de la Ligue et la Ligue des Champions. "La Quotidienne sport" d'Aïda Touihri, "L'hebdo de Pierre Ménès" chaque vendredi et "J+1" le dimanche soir seront les nouveaux rendez-vous sportifs.
Plus de 5.000 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés en France au cours des dernières 24 heures, selon les données fournies mercredi par Santé publique France.
Au total, 5.429 nouveaux diagnostics positifs ont été relevés contre 3.304 mardi, a indiqué l'organisme public.C'est le chiffre le plus élevé depuis que les tests se déroulent à grande échelle. Le seuil des 4.000 a été plusieurs fois franchi ces derniers jours.Le Premier ministre Jean Castex a appelé mercredi les Français "à l'esprit de responsabilité" face à la recrudescence de l'épidémie, tout en esquissant les contours du plan de relance économique qui sera présenté la semaine prochaine."Je n'ai jamais cru que l'État pouvait tout faire, il a sa part de responsabilité (...) mais il faut que tout le monde se sente concerné par la lutte contre l'épidémie", a notamment affirmé Jean Castex sur France Inter. Santé publique n'a pas été en mesure de préciser le nombre de personnes hospitalisées, le nombre de personnes en réanimation et le nombre de décès en raison "d'une panne informatique".Mardi on comptait 4.600 personnes hospitalisées pour une infection au Covid-19 dont 410 en réanimation, des chiffres toujours très éloignés du pic de l'épidémie. A cette même date on totalisait 30.544 décès en France des suites de cette maladie.En 24 heures, 27 nouveaux foyers de cas groupés (clusters) ont été détectés, a aussi indiqué Santé publique France qui relève que onze départements dont les Bouches-du-Rhône, Paris et les départements de la petite couronne sont classés en niveau de vulnérabilité élevé.
En 2018, les contraventions liées à la circulation et les frais de post-stationnement ont représenté plus de 2,3 milliards d'euros de recettes. À peine la moitié a été recouvrée.
"C'est une machine qui fonctionne mal et qui est en passe de se gripper". Le système des amendes de circulation et "forfaits post-stationnement" en France est trop opaque, dénonce mardi 17 septembre un rapporte sénatorial. Il critique notamment les mécanismes de notification et de contestation très fragmentés et un manque à gagner évalué à "plus d'un milliard d'euros" par an."La plupart des citoyens (...) ne savent pas à qui s'adresser en cas de réclamation, de demande d'information ou tout simplement pour payer", observent les sénateurs Thierry Carcenac (PS) et Claude Nougein (LR), dénonçant "une source de confusion" et une "fragmentation nuit à la bonne efficacité du recouvrement". En 2018, 26 millions d'avis de paiement de contraventions liées à la circulation et 8 millions de forfaits de post-stationnement (FPS) -qui remplacent depuis janvier 2018 l'amende pour stationnement impayé- ont été envoyés par l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions. "Cela représente potentiellement plus de 2,3 milliards d'euros" pour l'État et les collectivités territoriales, mais "à peine plus de la moitié des montants dus est recouvrée", indiquent les sénateurs, soulignant que "les taux de recouvrement stagnent, voire diminuent".Pour l'année 2017, le taux de recouvrement des amendes forfaitaires majorées -qui viennent sanctionner le non-paiement d'une amende forfaitaire de circulation- s'établissait à 28,6%, contre environ 38% en 2010, note le rapport, citant la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Ce taux était de 26,4% en 2018 pour les forfaits de post-stationnement majorés.La "fragmentation" des procédures -entre collectivités locales, agences nationales et ministères- complique l'évaluation du coût des procédures de recouvrement, insiste le rapport, qui recommande la nomination d'"un préfet coordinateur" et d'un "portail unique" pour les usagers. La réforme entrée en vigueur en 2018, qui dépénalise le stationnement payant et introduit les FPS en laissant les collectivités en fixer le montant, a encore compliqué la situation, ajoute Claude Nougein, évoquant des administrations dépassées par le nombre d'appels d'usagers "perdus".Les conventions internationales de recouvrement sont par ailleurs devenues "caduques" pour le stationnement payant, désormais dépénalisé, empêchant de recouvrer les impayés pour les véhicules immatriculés à l'étranger.Enfin, le rapport critique "l'obsolescence technologique du logiciel" dédié au recouvrement, et appelle à mieux contrer la "recrudescence" de "fausses cartes" de personnes handicapées permettant le stationnement gratuit. À l'inverse, les sénateurs recommandent de dispenser les personnes à mobilité réduite (bénéficiant du stationnement gratuit) de l'obligation à payer préalablement un FPS avant de pouvoir le contester.
Le Conseil scientifique, qui éclaire le gouvernement, et la Haute autorité de santé (HAS) n'ont pas digéré l'audition de Didier Raoult par la commission d'enquête sur le Covid-19, mercredi 24 juin. Dans des courriers adressés à l'Assemblée, ils dénoncent des propos "infamants" et relèvent de la "calomnie". ont accusé .
Avant le Conseil scientifique et la Haute autorité de santé (HAS), l'AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris) avait déjà jugé que des déclarations du professeur Raoult "semblent s'apparenter à un faux témoignage". "Dépourvus de fondements""A la suite des déclarations du Pr Raoult devant la commission d'enquête le 24 juin 2020, les membres du Conseil scientifique Covid-19 considèrent ses propos et insinuations comme infamants et dépourvus de fondements", écrit le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, dans une lettre datée du 30 juin.Elle est adressée à la présidente de la commission, Brigitte Bourguignon, son rapporteur, Eric Ciotti, et au président de l'Assemblée, Richard Ferrand."Certaine intention de tromper"Cette lettre, à laquelle sont associés 12 des 13 membres du Conseil scientifique, pointe particulièrement les accusations de conflits d'intérêts portées par Didier Raoult lors de son audition.Selon le Pr Delfraissy, le Pr Raoult a fait preuve d'une "certaine forme d'intention de tromper" les députés de la Commission en "entreten(ant) de manière répétée une confusion entre les notions pourtant bien distinctes de liens et de conflits d'intérêts"."Les membres du Conseil scientifique souhaitent vous faire part de leur vive réprobation à l'endroit d'allégations sans fondement tenues par le Pr Raoult pourtant sous serment, ainsi que de propos manifestement outranciers dont les intentions et les prétentions ne lui semblent plus guère relever du registre de la science", conclut la lettre.Brève participation du Pr Raoult au Conseil scientifiqueLe Pr Raoult avait brièvement fait partie du Conseil scientifique créé début mars, avant de le quitter.Dans un courrier distinct daté du 1er juillet et adressé à Richard Ferrand, la présidente de la HAS, Dominique Le Guludec, conteste aussi des propos du Pr Raoult sur les conflits d'intérêt."Affirmer devant la représentation nationale, de manière vague et non étayée, que la HAS est soumise à des conflits d'intérêt très sérieux, relève de la calomnie", écrit la Pr Le Guludec.
Carton plein pour les acteurs de "The Big Bang Theory" ! Le magazine Forbes vient de dévoiler son classement des acteurs de télévision les mieux payés du monde. Qui est sur la première marche du podium ?
Bazinga ! Jim Parsons, l'interprète de Sheldon Cooper dans "The Big Bang Theory", remporte le gros lot pour la deuxième année consécutive. Si son humour fait l'unanimité, son salaire peut faire des jaloux. Avec 25,5 millions de dollars empochés entre juin 2015 et 2016, il est le comédien le mieux payé du petit écran. Cependant, ses coéquipiers de la série ne sont pas très loin.Les geeks de "The Big Bang Theory" sur le podiumNon seulement présents dans le classement, Johnny Galecki (Leonard Hofstadter), Simon Helberg (Howard Wolowitz) et Kunal Nayyar (Raj Koothrappali) peuvent se vanter de tenir respectivement la 2e, 3e et 4e place. Les acteurs interprètent des geeks dans la série mais dans la vraie vie, ils jouissent d'un excellent salaire. Galecki perçoit une somme plus faible que l'année dernière (27 millions de dollars) mais profite quand même d'un bon cachet, soit 24 millions de dollars. Ses deux autres collègues connaissent quant à eux une augmentation et touchent 22,5 millions de dollars pour Helberg et 22 millions de dollars pour Nayyar."Modern Family" dans le top 15Voici une autre série comique qui est bien représentée dans le classement du magazine Forbes. Après la révélation des actrices télé les mieux payées au monde, avec Sofia Vergara en tête, la comédienne dans "Modern Family", c'est au tour des hommes d'y prendre place. Ty Burrell passe donc cette année au 6e rang avec ses 12,5 millions de dollars. Jesse Tyler Ferguson (7e), Ed O'Neill (10e) et Eric Stonestreet (11e) ont empoché respectivement 12, 11, 5 et 11 millions de dollars.Les salaires de série inférieures au cinémaLes comédiens de sitcoms ont donc de beaux jours devant eux. À noter que David Duchovny arrive en 13e place avec son retour dans la nouvelle saison de "X-Files" et a encaissé la somme de 10 millions de dollars. Si le salaire des comédiens de séries télévisées peut faire tourner des têtes, il reste bien inférieur à celui de Dwayne Johnson, l'acteur de cinéma le mieux payé au monde avec 64 millions de dollars.
Seul un millier de fidèles résidant en Arabie saoudite seront autorisés à accomplir cette année le grand pèlerinage musulman à la Mecque, une mesure exceptionnelle annoncée mardi par le royaume afin d'éviter une propagation du nouveau coronavirus.
Cette décision ferme la porte du hajj aux fidèles venant de l'étranger, une première dans l'histoire moderne de l'Arabie saoudite. Et elle a fait de nombreux déçus parmi les musulmans tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du royaume.La veille, les autorités d'Arabie saoudite, pays arabe du Golfe le plus touché par le nouveau coronavirus, ont donné le ton en indiquant qu'un nombre "très limité" de pèlerins serait autorisé à participer au pèlerinage annuel qui d'habitude rassemble quelque 2 millions de fidèles."Le nombre de pèlerins sera d'environ un millier, un peu moins, un peu plus", a déclaré le ministre du Hajj, Mohammad Benten, lors d'une conférence de presse à Ryad. "Le nombre n'atteindra pas les 10.000 ou les 100.000." Le pèlerinage, prévu fin juillet cette année, sera limité aussi aux fidèles de moins de 65 ans et ne souffrant pas de maladies chroniques, a indiqué le ministre de la Santé Tawfik al-Rabiah, à la même conférence de presse.Les candidats au pèlerinage seront testés avant leur arrivée à La Mecque, premier lieu saint de l'islam, et devront subir une quarantaine domestique après la fin du rituel, a-t-il ajouté.- Vecteur de contagion -Les règles d'hygiène et de distanciation physique seront observées pendant le hajj, un pilier de l'islam.M. Benten n'a pas précisé les critères de sélection des personnes autorisées à effectuer le pèlerinage, l'un des plus importants rassemblements religieux au monde qui a attiré 2,5 millions de musulmans en 2019 selon les chiffres officiels.Mais il a indiqué que les autorités allaient travailler étroitement avec les missions diplomatiques à Ryad pour la sélection.L'annonce saoudienne a été faite alors que la pandémie "continue de s'accélérer" dans le monde selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).En cas de forte affluence, le pèlerinage peut devenir un énorme vecteur de contagion, avec des fidèles venus du monde entier.Les autorités saoudiennes ont recensé plus de 164.000 personnes infectées, dont près de 1.350 sont décédées.Pour contenir la pandémie, elles ont dès mars suspendu le petit pèlerinage, la Omra, qui s'effectue toute l'année à La Mecque et Médine, les deux lieux les plus saints de l'islam situés dans l'ouest du pays.Chez les fidèles, beaucoup disent comprendre la décision saoudienne, mais expriment leur déception.Shahid Rafique, chef d'une agence pakistanaise spécialisée dans le hajj, a évoqué "un moment de tristesse pour les musulmans à travers le monde".- "Sauver la face" -Une ménagère iranienne, Javadgaran, s'est dite "déçue et attristée par la décision" saoudienne, relevant toutefois qu'"elle n'est pas si mauvaise" lorsqu'il s'agit de lutter contre le virus.La Ligue islamique mondiale, le chef de l'Organisation de la coopération islamique ainsi qu'Al-Azhar, institution de l'islam sunnite basée au Caire, ont salué la décision saoudienne. Mohamad Azmi Abdul Hamid, membre du Conseil consultatif des organisations islamiques en Malaisie, estime néanmoins que les pays musulmans auraient dû être consultés pour une "décision collective", au lieu de devoir se soumettre à la décision de Ryad."Il est temps que (La Mecque et Médine) soient gérées par une instance internationale représentant les pays musulmans", a-t-il dit.Pour Umar Karim, chercheur invité au Royal United Services Institute de Londres, "l'Arabie saoudite a choisi l'option la plus sûre". "Elle lui permet de sauver la face au sein du monde musulman" et de se montrer intransigeante sur la santé des pèlerins.
La loi sur le renseignement, à la fin de l'année, pourrait permettre de renforcer les contrôles en cours de carrière.
Une vingtaine de personnes ont été mises à l'écart de la police depuis 2015 pour cause de radicalisation, rapporte lundi 7 octobre franceinfo, qui cite des chiffres du ministère de l'Intérieur."Le problème, ce n'est pas au moment de l'embauche, indique un membre du cabinet de Christophe Castaner. Là, les procédures son efficaces. Personne ne passe à travers les mailles du filet. Mais c'est au cours de la carrière des personnels qu'il faudra améliorer les contrôles." Attaque Préfecture de police : des signes de radicalisation difficiles à détecter ?par CNEWSEt les changements pourraient arriver rapidement, si l'on en croit l'Élysée, qui évoque, selon franceinfo, la future loi sur le renseignement que doit présenter à la fin de l'année le ministre de l'Intérieur. "Cette loi pourra prévoir des choses en la matière", indique un conseiller. Il précise d'ailleurs qu'un suivi renforcé ne concernerait pas uniquement les policiers, mais tous les agents des services publics et des collectivités.
Dans le cadre de la phase 2 du déconfinement, les proches de personnes âgées résidant dans des Ehpad verront certaines restrictions assouplies, notamment celles concernant les mineurs.
Lieux éminemment scrutés, les Ehpad ont été durement frappés par l'épidémie de Covid-19, au point de faire l'objet de mesures très restrictives de confinement.Celles-ci devraient bientôt être assouplies, a annoncé le ministère de la Santé. Les directeurs d'établissements hébergeant des personnes âgées vont pouvoir mettre en place à partir de vendredi 5 juin "une reprise des visites des proches" quand "la situation sanitaire le permet", avec notamment la possibilité de faire venir des mineurs. Coronavirus : les personnes âgées sont-elles les grandes oubliées du déconfinement ?par franceinfoLa reprise des visites de proches pourra se faire à "plus de deux personnes à la fois", lorsqu'elle se déroulera à l'extérieur, et à deux personnes maximum dans une chambre, a précisé le ministère dans un communiqué. Sous réserve qu'ils portent un masque, les mineurs pourront participer à ces visites, qui par ailleurs ne se feront plus sous la surveillance d'un membre du personnel de l'établissement."La reprise de davantage de visites médicales et paramédicales et des activités collectives en tout petits groupes peut être décidée, ainsi que l'intervention de bénévoles formés et encadrés", a ajouté le ministère. De même pour les activités extérieures, lorsque l'établissement d'hébergement pour personnes âgées et dépendantes (Ehpad) est doté d'un jardin ou d'une cour. "Le lavage des mains, la distanciation physique et le port du masque chirurgical restent ainsi obligatoires pour tous les visiteurs", insiste dans son communiqué le ministère. Ce dernier a expliqué qu'il s'agissait de permettre aux personnes âgées d'être entourées de leurs proches à l'occasion des fêtes des mères, dimanche prochain, puis des pères, le 21 juin.Selon le ministère, "près de 45% des Ehpad déclarent encore au moins un cas de Covid-19". Les responsables d'établissements doivent donc "décider des mesures applicables localement, après concertation collégiale avec l'équipe soignante et en particulier les médecins coordonnateurs", note-t-il.Avant l'annonce du ministère, l'AD-PA, association de directeurs d'Ehpad, avait souligné que "s'il est essentiel d'assurer la santé physique des personnes âgées vulnérables, il est tout aussi indispensable de préserver leur santé psychique".Elle avait réclamé dans un communiqué que les résidents d'Ehpad "puissent bénéficier (eux) aussi d'assouplissements dans le cadre du déconfinement de la population générale".
Au micro de BFMTV, l'avocat, ancien conseiller politique de Nicolas Sarkozy, a raconté comment il avait décidé de piéger François Fillon après sa petite phrase "Qui imagine le général de Gaulle mis en examen?", qui avait pour but de charger l'ancien président.
Près de trois ans après le scandale et trois semaines avant l'ouverture de son procès dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope, François Fillon était jeudi 30 janvier sur le plateau de "Vous avez la parole" sur France 2, sur lequel il a exclu tout retour en politique et clamé son innocence. Mis en examen en mars 2017, deux mois après les premières révélations et deux mois avant le premier tour, l'ancien Premier ministre avait à l'époque dénoncé un "scandale d'État" dans un premier temps, avant de se retrancher dans le silence. Le coup de grâce était venu des révélations de l'avocat Robert Bourgi, figure des réseaux de la "Françafrique", qui s'était vanté de lui avoir offert deux costumes d'une valeur de 13.000 euros. Une "double erreur", a convenu jeudi soir M. Fillon, d'abord de "confiance" envers quelqu'un "qui ne la méritait pas", et ensuite d'"aveuglement en ne voyant pas" que cela "aurait un effet désastreux".Une déclaration qui n'a pas manqué de faire réagir l'avocat. "Je voudrais placer François Fillon face à sa conscience. Je regrette beaucoup qu'il ait pu dire qu'il avait eu tort de placer sa confiance en moi. C'est oublié un peu trop vite que pendant des années j'ai défendu sa cause auprès de Nicolas Sarkozy", a déploré au micro de BFMTV le conseiller politique proche de l'ancien président. "Il savait me trouver quand il en avait besoin", a-t-il poursuivi. "Alors là je me suis engagé à lui offrir deux costumes au cas où il gagnerait la primaire"Il a par ailleurs révélé ce qui l'avait poussé à dévoilé l'affaire des costumes. "Ce qui m'a amené à révéler l'histoire des costumes, c'est son discours à Sablé-sur-Sarthe en septembre 2016", a-t-il affirmé. "J'ai été ulcéré d'entendre François Fillon, qui se prétend gaulliste, accoler le mot 'mise en examen' au nom du général, et ensuite charger Nicolas Sarkozy en parlant de mise en examen". Le député de Paris avait en effet chargé son rival dans la primaire des droites, mis en examen dans deux affaires judiciaires, en lançant "Qui imagine le général de Gaulle mis en examen?"."Au lendemain même de cette réunion, il m'appelle et nous prenons le petit déjeuner au Ritz. J'avais la tête des mauvais jours. Je lui ai alors dit: 'Tu es content de ton discours à Sablé?' Comment tu peux, toi le gaulliste, accoler le nom du général à la mise en examen? Comment peux tu nommer Nicolas Sarkozy qui t'a nommé à Matignon et qui t'a conservé cinq années? Il m'a dit: 'oui, mais je le regrette, tu sais l'enthousiasme des militants et tout, je le regrette ...' Alors là je me suis engagé à lui offrir deux costumes au cas où il gagnerait la primaire", a raconté l'avocat.Cette phrase "bien sûr je la regrette" parce que "j'ai quasiment toujours évité d'attaquer des personnes et là, dans la force du meeting j'ai dérogé à cette règle", a reconnu jeudi soir François Fillon.
L'histoire entre Christel et Ennrick, née d'une rencontre lors d'une manifestation de "gilets jaunes", a viré au cauchemar pour la femme qui a déposé plainte pour violence par conjoint.
La lune de miel n'aura pas duré bien longtemps. Pourtant, leur histoire d'amour avait fait l'objet de nombreux relais dans les médias. Christel a rencontré Ennrick en novembre 2018 au péage de Bizeneuille, dans l'Allier, lors d'une manifestation de "gilets jaunes". Très vite l'histoire d'amour grandit et un mariage est célébré le 16 février à la mairie de Montluçon, en présence des médias. Néanmoins, quelques jours tard, Christel aurait déposé une plainte pour violence par conjoint au commissariat de Montluçon, rapporte La Montagne.Ennrick incarcéré pour d'autres faitsEntre le 15 et le 27 février, Ennrick aurait "abusé d'attitudes intimidantes, n'hésitant pas à l'humilier par des insultes, à lever la main sur elle ou à lui cracher au visage", indique le quotidien régional. Il devra répondre de ces faits devant un juge le 12 juin prochain, mais entre-temps il a été incarcéré le 14 mars en application d'une précédente peine. Car l'homme de 45 ans a été condamné à deux mois de prison en septembre 2018 pour port d'armes, indique La Montagne.Si au départ, la peine devait être aménageable, le parquet de Montluçon a décidé d'exécuter la peine de prison ferme, en raison de l'implication d'Ennrick dans une autre affaire. Le parquet de Clermont-Ferrand poursuit ainsi l'accusé pour violences, rébellion et outrages lors d'une manifestation sur un péage dans le Puy-de-Dôme, ajoute le journal. Pour ces faits, il comparaîtra devant le tribunal en septembre 2019.
Elle a tout fait pour obtenir un CDI. Mais Sylvie Rausa n'a jamais été embauchée par la caisse d'assurance maladie des mines (Carmi) du Nord.
Après avoit enchaîné 1.117 CDD en douze ans, elle a décidé d'attaquer son ex-employeur aux prud'hommes, rapporte La Voix du Nord mardi 20 juin.Employée essentiellement dans un centre de santé et dans une maison de retraite, Sylvie est sollicitée au gré des besoins, parfois au jour le jour. Résultat : plus de 93 CDD par an et un agenda des plus difficiles à gérer. "Je faisais des nuits aussi. Il m'est arrivé de prendre des contre-postes. C'est-à-dire que je faisais la nuit, puis j'enchaînais avec un autre poste à 6 heures. Une fois, j'ai même fait trois semaines sans un seul jour de repos", confie-t-elle au quotidien local. Elle n'a pas tellement le choix : elle doit nourrir ses trois enfants. Mais elle est bien décidée à obtenir un passage en CDI. Sylvie obtient donc son diplôme d'aide-soignante."JE ME SUIS SENTIE RABAISSÉE, BONNE À RIEN"Mais c'est la désillusion : la Carmi lui propose bien un CDI, mais à mi-temps. Ne pouvant se résoudre à la perte de salaire que cela représenterait, elle refuse. Cependant, dès qu'un poste à temps plein se libère, elle postule. Là encore, en vain. "On m'a dit que je n'étais pas assez investie. Et que je prenais de l'âge, se souvient Sylvie. Je me suis sentie rabaissée. Bonne à rien..."C'est son fils qui la pousse, en août 2016, à envoyer un courrier de rupture de contrat aux torts de l'employeur, et ensuite à porter l'affaire devant les prud'hommes. Son avocat est catégorique. L'enchaînement des contrats démontre qu'il s'agissait "d'une activité permanente de l'entreprise". Côté Carmi, on assure que les CDD étaient signés à chaque fois pour pourvoir un remplacement.
Regroupés sur Zoom, des dizaines de visages graves assistent aux funérailles nocturnes de Wahida et Fazal Rahmaan, décédés il y a une semaine dans le crash d'un Airbus A320. Au Pakistan, le traumatisme de la catastrophe aérienne s'ajoute aux vicissitudes du Covid-19 pour les familles des victimes.
Un imam récite le Coran, un masque sur la barbe, alors que des fossoyeurs recouvrent les tombes de terre, projetant des nuages de poussière qu'éclairent des projecteurs. De l'autre côté de l'écran, une femme se tamponne les yeux. La plupart des spectateurs semblent abasourdis par un moment aussi dur que rendu distant par sa réalité virtuelle.Le choix de la plateforme de visioconférence, dont le nombre d'utilisateurs a bondi durant le confinement lié au nouveau coronavirus - généralement pour des évènements festifs, un verre entre amis ou un anniversaire, ou professionnels -, s'est imposé par défaut.Trois des quatre fils du couple et neuf de leurs petits-enfants vivent à l'étranger. Or Islamabad a depuis le début de la pandémie sur son sol fermé ses frontières aux vols commerciaux.La famille se refusait en outre à toute cérémonie massive, comme c'est pourtant la tradition. "La dernière chose que nous voulons est de diffuser (le virus) par inadvertance. Cela n'aurait aidé personne", souffle Adil Rahman, 49 ans, qui vit dans le Missouri, aux Etats-Unis.Le Pakistan, où le Covid-19 est en forte progression, compte désormais plus de 1.600 morts, pour 76.000 personnes infectées. Faute d'un dépistage suffisant, les experts estiment que le nombre de malades est au moins dix fois supérieur.- "Coups dans les tripes" -Wahida Fazal Rahmaan aurait dû avoir 75 ans vendredi, quand son mari, avec qui elle était mariée depuis 53 ans, avait récemment célébré ses 80 printemps.Tous deux ont rendu leur dernier souffle le 22 mai à Karachi, lorsque s'est écrasé le vol 8303 de la compagnie Pakistan international airlines (PIA), qu'ils avaient pris pour aller fêter la fin du ramadan avec leur seul fils vivant au pays. Ils ont été inhumés samedi soir à Lahore (Est).Depuis le début de l'épidémie, "nous nous sommes assurés que mes parents portaient des gants, un masque. Nous essayions de les protéger du coronavirus. Mais nous n'avions pas pensé à une tragédie comme celle-ci", observe Adil Rahman."Nous contrôlions ce que nous pouvions", ajoute-t-il, pensif, alors qu'une enquête démarrée au Pakistan doit déterminer les raisons du crash. A "l'agonie" après la catastrophe, cet ingénieur en technologies de l'information raconte avoir en outre dû encaisser, impuissant de l'autre côté du globe, les "coups dans les tripes" des autorités qui "ont traité nos (parents) comme s'ils étaient des bagages".Coups de téléphones au milieu de la nuit, "absence de coordination", "négligence complète", "insensibilité"... Vendredi, l'information selon laquelle le corps de sa mère, brûlé dans l'incendie de la carlingue, avait été identifié s'est retrouvée dans les médias avant que la famille ne soit prévenue, peste-t-il.- "Ecran froid" -Les autorités "n'ont aucune idée de ce qui se passe, aucune idée des procédures. La police est dans un désarroi total", se lamente Arif Iqbal Faruqui, qui a perdu sa femme et ses trois enfants dans le crash. Tous n'ont pas été enterrés en même temps, faute d'un identification simultanée des quatre corps."Aujourd'hui, je comprends parfaitement le sens du dicton +les plus petits cercueils sont les plus lourds+", a-t-il posté samedi sur Facebook, quelques heures avant d'inhumer ses deux derniers enfants. "Fauzia Arjumand (sa femme), Eshmael, Enaya, Eyleen... J'aimerais être avec vous", a-t-il ensuite écrit.Alors que 97 personnes sont mortes dans la catastrophe aérienne, seules 84 dépouilles avaient été identifiées lundi, selon le ministère de la Santé du Sindh, province dont Karachi est la capitale. Abdullah Khan, porte-parole de la PIA, a nié tout manquement dans l'aide aux familles des victimes. "Nous leur avons tout expliqué et nous sommes excusés pour les dérangements", a-t-il déclaré à l'AFP, imputant la "frustration" des proches aux "lenteurs du processus d'identification par ADN".Adil Rahman a réussi à ne pas s'effondrer pendant les funérailles en ligne de ses parents. Mais ses traits sont tirés."Les réseaux sociaux nous aident, mais ils ne sont pas un bon substitut au contact et à une présence humaine", observe-t-il. "C'est froid. C'est un écran froid"."La réponse instinctive au deuil est de serrer quelqu'un dans ses bras. Le Covid nous a privé de ça. Des étreintes virtuelles, personne ne sait faire cela."
Les propos d'Emmanuel Macron sur la politique mémorielle à mener vis-à-vis de l'Algérie suscitent l'ire de la droite, qui y voit un parallèle fait entre Shoah et guerre d'Algérie.
La question de la guerre d'Algérie est à nouveau venue tendre le débat politique en France. Dans l'avion qui le ramenait, jeudi 23 janvier, d'Israël, où il participait à la commémoration du 75e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, Emmanuel Macron s'est dit convaincu que la France devait revisiter la mémoire de la guerre d'Algérie (1954-1962) pour mettre un terme au "conflit mémoriel" qui "rend la chose très dure en France". "Qu'est-ce que vous venez m'embrouiller" avec la colonisation ? Le dialogue entre Macron et un jeune Algérienpar franceinfoUne prise de position qui a choqué la droite et l'extrême-droite estimant, samedi 25 janvier, que les propos d'Emmanuel Macron établissant un parallèle entre la guerre d'Algérie et la reconnaissance par Jacques Chirac en 1995 de la responsabilité de la France dans la déportation des juifs pendant la Seconde guerre mondiale.Devant trois journalistes du Monde, du Figaro et de Radio J, Emmanuel Macron avait déclaré : "je suis très lucide sur les défis que j'ai devant moi d'un point de vue mémoriel, et qui sont politiques. La guerre d'Algérie est sans doute le plus dramatique. Je le sais depuis ma campagne. Il est là, et je pense qu'il a à peu près le même statut que la Shoah pour Chirac en 1995". Le candidat Macron avait créé la polémique pendant sa campagne à la présidentielle 2017 en qualifiant la colonisation de "crime contre l'Humanité"."C'est de l'indécence. Après avoir qualifié la colonisation de 'crime contre l'humanité', il fait l'amalgame entre la guerre d'Algérie et le pire génocide de l'histoire humaine!", s'est ému samedi le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, dans le Figaro, en dénonçant une "double offense": pour "les soldats français qui ont combattu en Afrique du Nord et qui se voient assimilés aux bourreaux de la pire espèce" et pour "les victimes de la Shoah puisque cet insupportable rapprochement revient à relativiser la monstruosité qu'a été l'Holocauste". "Indécence absolue. Ces propos sont à la fois une folie pour l'histoire et la mémoire, et une bombe à retardement pour notre avenir", a abondé l'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy sur Twitter. "Comparer la Shoah à la guerre d'Algérie est obscène. Emmanuel Macron est en pleine dérive", a pour sa part estimé la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.Depuis le début de son quinquennat, le chef de l'Etat, né bien après la fin de la guerre d'Algérie, a déjà entrepris plusieurs incursions sur ce terrain historique si sensible, en honorant les harkis ou en reconnaissant que Maurice Audin, mathématicien pro-indépendance disparu en 1957, était bien "mort sous la torture du fait du système institué alors en Algérie par la France".Dans l'avion le ramenant d'Israël, Emmanuel Macron a regretté que seuls les historiens aient pu à ce jour travailler sur le sujet. "On n'en a pas parlé, on a écrasé. (...) Il n'y a pas eu un travail politique mémoriel", a-t-il dit, tout en admettant ne pas avoir "la réponse" pour y parvenir, admettant "tourner autour".
Bernard Cazeneuve, Jean-Marie Le Guen, Frédéric Lefebvre, Benoist Apparu... Comme le soulignent Les Échos, de nombreux ex-ministres ou ex-députés ont décidé de rejoindre le privé après le raz-de-marée d'En Marche ! lors des dernières élections.
La vague vers le privé est présentée comme "inédite" par le quotidien économique. Près de trois quarts des députés sortants ont du quitter l'Assemblée en juin. Certains avaient décidé de ne pas se représenter, d'autres ont tout simplement été battus. Un temps pressenti pour reprendre le rênes du Parti socialiste (PS), l'ancien Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a finalement préféré reprendre son métier d'avocat dans le cabinet August Debouzy. Même choix pour l'ancien député Les Républicains (LR) d'Amérique du Nord, Frédéric Lefebvre, qui a lui ouvert son propre cabinet à Atlanta (est des États-Unis)."FAVORISER LE RENOUVELLEMENT"Les "figures montantes" des deux anciens principaux partis français sont également concernés par cette vague de reconversions, comme le député socialiste de Côte-d'Or, Laurent Grandguillaume, ou l'ex député de la Marne, Benoist Apparu. Tous deux mettent en avant leur désir, "mûri de longue date", de se lancer dans "une nouvelle vie", loin de la politique.L'ancien secrétaire d'État, Jean-Marie Le Guen, a lui rejoint le courtier en assurances Siaci Saint Honoré. "Une décision personnelle en faveur du renouvellement", explique l'ex-député de Paris, selon qui "il n'y a pas en politique un vécu extrêmement différent de celui dans la société civile". "Il y a beaucoup plus de similitudes qu'on ne le pense", abonde Benoist Apparu, devenu cadre chez Action Logement. "Lorsque vous gérez des collectivités locales, vous êtes confrontés à des réalités concrètes qu'on retrouve en entreprise", ajoute le maire de Châlons-en-Champagne. "Faire de la politique, ce n'est pas qu'être élu", estime lui Laurent Grandguillaume, aujourd'hui directeur du développement du groupe Missioneo et membre de plusieurs associations. "Le temps de la carrière politique classique est terminé", explique l'ancien secrétaire d'État, Thierry Mandon, désormais directeur de la publication de l'hebdomadaire "Ebdo" lancé par les revues "XXI" et "6mois". Selon lui, les carrières politiques ne devraient pas être figées.
Alors que le gouvernement planche sur la réforme des retraites en concertation avec les partenaires sociaux, le secrétaire général de la CGT a déploré ce vendredi au micro de Franceinfo ne pas "avoir de date de rendez-vous".
Première offensive syndicale contre la réforme des retraites, la grève à la RATP, lancée par l'Unsa, la CGT et la CFE-CGC, est très suivie ce vendredi 13 septembre, avec dix lignes de métro fermées, très peu de RER et un bus sur trois en moyenne."Ce n'est pas une grève de privilégiés, c'est une grève de salariés qui disent 'on veut avoir une retraite à un âge raisonnable et partir dans des conditions raisonnables'", a estimé sur Franceinfo le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. "Si elle est autant suivie, c'est que le problème est important. L'importance du nombre de grévistes montre que le sujet est grave", a salué le syndicaliste. Grève à Paris : Mais au fait, quels sont les avantages du régime spécial que veulent conserver les salariés de la RATP ?par Jeanmarcmorandini.comPhilippe Martinez ne souhaite pas pour autant que le mouvement soit reconduit. "Nous ce qu'on souhaite, c'est que le gouvernement accepte de discuter du problème des retraites autrement que de la façon dont il l'a engagée", a-t-il expliqué. "À chaque fois qu'il y a eu un projet de loi concernant le social, on nous a dit 'vous pouvez discuter à la marge, mais sur le fond on ne changera rien'", a-t-il dénoncé. Pour régler le problème des grèves, il faut discuter, mais discuter de façon ouverte, ce n'est pas le cas aujourd'hui.Le responsable syndical s'est notamment plaint de ne pas avoir été reçu par Emmanuel Macron, alors le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, et celui de l'Unsa, Laurent Escure, - deux syndicats dits réformistes - oui. "Je n'ai pas de date de rendez-vous, a-t-il déploré. "Pourquoi (Emmanuel Macron) ne nous recevrait pas ? Nous ne sommes pas une partie négligeable. C'est l'acte II, on discute avec tout le monde, non ?", a-t-il insisté. Selon le syndicaliste, son dernier rendez-vous en tête-à-tête avec le chef de l'État remonte à juin 2017, autrement dit juste après son arrivée à l'Élysée. "Il ne doit pas aimer les moustachus peut-être", a-t-il commenté ironiquement.La réforme des retraites fera l'objet de "consultations citoyennes" de fin septembre "jusqu'à la fin de l'année", devant aboutir à un projet de loi voté "d'ici la fin de la session parlementaire de l'été prochain", a annoncé jeudi 12 septembre le Premier ministre, Édouard Philippe. En parallèle, des concertations avec les partenaires sociaux "vont commencer dès la semaine prochaine" et "dureront jusqu'au début du mois de décembre".
Salar et Soma se sont rencontrés en pratiquant la randonnée en montagne. Pour leur mariage, ces deux Kurdes d'Irak ont donc logiquement décidé de prendre de la hauteur.
Ils ont passé leur nuit de noces sous une tente à 2.000 mètres d'altitude et, pour leur premier matin de vie commune, ils ont entamé l'ascension du mont Halgourd, deuxième plus haute montagne d'Irak culminant à plus de 3.600 mètres.Salar Chomany, 34 ans dont douze passés à randonner dans la montagne, a même fait de cette passion son métier: depuis sa localité de Chomane, à la frontière avec l'Iran, il est guide pour des compagnies pétrolières qui explorent le nord montagneux de l'Irak.Son épouse Soma Muhammed, 28 ans, elle, est étudiante en Sciences de l'Education à Koysinjaq, une autre localité montagneuse proche de l'Iran. Elle aussi est une accro de la randonnée en montagne, un sport de plus en plus populaire au Kurdistan irakien.Pour ce mariage au sommet, familles, amis et compagnons de randonnée ont enfilé chaussures de marche, lunettes de soleil et même vestes épaisses --car en altitude, ils étaient bien loin de la canicule qui bat cette année des records en Irak à plus de 50 degrés. Mais sans oublier les traditions. En tenue de sport pour la plupart ou en habits traditionnels pour certains, les invités ont dansé en rond autour des mariés pour une "dabkeh" kurde, la danse traditionnelle de la région.Sacs bien remplis sur le dos, maillots et pantalons assortis jaunes et bleus, Salar et Soma, eux, se sont finalement endormis sous une tente marabout après un festin de fruits frais et de fromages du village en contrebas.Après tout, comme le dit le proverbe, les Kurdes, qui attendent toujours leur Etat depuis des siècles, "n'ont pas d'autres amis que la montagne".
Le bulletin médical faisait état d'un Donald Trump à la "force physique et l'endurance extraordinaire".
"Il a tout dicté. Je n'ai pas écrit cette lettre." L'ancien médecin de Donald Trump a assuré mardi 1er mai sur CNN que le président américain lui avait dicté son bulletin médical de 2015, alors qu'il n'était encore que simple candidat à l'investiture républicaine."Trump m'a dicté la lettre et je lui ai dit ce qu'il ne pouvait pas mettre, a déclaré Harold Bornstein sur la chaîne américaine, précisant qu'il avait "inventé au fur et à mesure". Le médecin avait pourtant confirmé en 2016 qu'il était bien l'auteur de la lettre, et qu'il l'avait écrite à la va-vite entre deux patients, rappelle BFMTV. Ce médecin a également affirmé, cette fois dans un entretien diffusé le même jour par la chaîne de télévision NBC, qu'en février 2017, quelques jours après avoir révélé au journal New York Times que M. Trump prenait des médicaments pour favoriser la repousse des cheveux, trois proches du milliardaire avaient débarqué dans son cabinet et s'étaient emparés de tous les dossiers concernant le chef de la Maison blanche. "Ils ont dû rester 25 à 30 minutes. Ça a été un vrai chaos", a raconté le Dr Bornstein, 70 ans, assurant s'être senti "violé, effrayé et triste". Il a identifié deux des trois hommes : un garde du corps du président, Keith Schiller, et un avocat de la Trump Organization, Alan Garten. Les responsables de la campagne électorale de Donald Trump avaient rendu publique en décembre 2015 un mot rédigé par ce médecin dans lequel on pouvait lire : "s'il est élu, M. Trump, je peux l'affirmer sans équivoque, sera la personne dont la santé est la meilleure à avoir été élue à la présidence" des Etats-Unis. Harold Bornstein écrivait également que la pression artérielle et les résultats d'analyse en laboratoire subies par Trump sont "étonnamment excellents" et que "sa force physique et son endurance sont extraordinaires".
L'Inde a annoncé mercredi l'interdiction de 118 applications mobiles chinoises, intensifiant ainsi ses mesures de rétorsion économiques sur fond d'un différend frontalier qui s'envenime avec la Chine.
Le ministère des Technologies de l'information a accusé ces applications, dont le populaire jeu vidéo PUBG Mobile et d'autres services du géant chinois de l'internet Tencent, de voler les données des utilisateurs et permettre des activités "préjudiciables à la souveraineté et l'intégrité de l'Inde, la défense de l'Inde, la sécurité de l'Etat et l'ordre public".L'Inde et la Chine, entre lesquelles le dernier conflit ouvert remonte à la guerre-éclair de 1962, connaissent depuis juin un différend qui s'envenime à leur frontière himalayenne contestée, avec plusieurs affrontements meurtriers et confrontations.Le 15 juin, dans une vallée disputée du Ladakh à plus de 4.200 mètres d'altitude, des combats au corps-à-corps entre leurs soldats ont fait 20 morts côté indien et un nombre inconnu de victimes dans les rangs chinois. C'était le premier affrontement meurtrier entre les armées des deux pays en 45 ans.Depuis ce week-end, deux incidents sont survenus en 48 heures dans la région du Ladakh: l'Inde et la Chine se sont mutuellement accusées d'avoir franchi samedi soir, puis lundi, la Ligne de contrôle effectif ("Lign of Actual Control", LAC), frontière de facto qui n'est pas clairement démarquée.Un soldat d'origine tibétaine engagé au sein des forces spéciales indiennes a été tué samedi lors d'un accrochage avec l'armée chinoise, a annoncé mardi une représentante du Parlement tibétain en exil, Namghyal Dolkar Lhagyari.- Des dizaines d'applications chinoises bloquées -Invoquant la sécurité nationale et la protection des données, l'Inde a interdit après les combats de juin 59 applications chinoises y compris la populaire plateforme de partage de vidéos TikTok, puis fin juillet 47 autres dont plusieurs étaient des versions réduites ou des variantes.Les applications interdites mercredi comprennent des jeux, des services de paiement en ligne, des sites de rencontre et même un logiciel pour éditer ses selfies.PUBG compte des millions de jeunes utilisateurs en Inde. La compagnie a indiqué être au courant de la décision du gouvernement indien mais n'avoir aucun commentaire. PUGB a été développée par une compagnie sud-coréenne mais sa version mobile été développée par Tencent.Selon le ministère des Technologies de l'information, "l'extraction (des données) et le profilage par des éléments hostiles à la sécurité nationale et à la défense de l'Inde, qui empiètent en fin de compte sur la souveraineté et l'intégrité de l'Inde, est un sujet d'inquiétude immédiate et très profonde qui réclame des mesures d'urgence".L'Inde utilise de plus en plus l'arme économique contre la Chine dans leur différend. Outre l'interdiction des applications, elle a gelé la participation de compagnies chinoises à des contrats d'infrastructures de téléphonie 5G et bloqué des marchandises chinoises dans des postes douaniers ou des ports.- pourparlers d'urgence -New Delhi a mis en garde contre une détérioration permanente des relations si la Chine ne ramenait pas ses soldats sur les positions d'avant mai.Des officiers des deux camps ont eu mercredi pour le troisième jour des pourparlers d'urgence à la frontière mais aucun progrès n'a été annoncé susceptible de faire baisser la tension.L'Inde a accusé les forces chinoises d'avoir cherché ce week-end à s'emparer de nouveaux territoires, assurant que "les militaires indiens ont anticipé ces activités" sur la rive sud du lac de Pangong Tso et "pris des mesures pour renforcer nos positions et déjouer les intentions de la Chine de changer unilatéralement la situation sur le terrain".L'Inde a dépêché de nouveaux renforts depuis ce week-end, selon des sources au Ladakh.A Pékin, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hua Chunying, a déclaré mercredi que "depuis le début de l'année en cours, l'Inde a violé de manière répétée les accords bilatéraux et un consensus important" sur la frontière.Selon elle, l'Inde "a essayé de modifier unilatéralement le statu quo par la force, sapé la paix, la stabilité et provoqué de la tension dans la zone frontalière. La responsabilité revient indubitablement à la partie indienne".
A l'occasion de la sortie de son livre, de nombreux journalistes ont reçu une invitation à une séance de dédicaces de Marlène Schiappa.
Une invitation qui dérange. Il y a quelques jours, le cabinet du secrétariat d'État chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes a envoyé aux médias une invitation à une séance de dédicaces à l'occasion de la sortie d'un livre de Marlène Schiappa. "L'invitation a fait tiquer de nombreux journalistes, car il n'est pas courant qu'un cabinet fasse la promotion d'un livre d'un ministre", résume Le Parisien. Dimanche 27 mai, l'association de lutte contre la corruption, Anticor, a annoncé qu'elle allait "saisir le Premier ministre et la Commission nationale de l'informatique et des libertés ". Sur son site, Anticor a publié les lettres envoyées à Edouard Philippe et à la présidente de la Cnil Isabelle Falque-Pierrotin. "Ce livre n'est ni une communication gouvernementale ni un bilan d'action politique""Le cabinet du secrétariat d'État chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes a envoyé, le 22 mai 2018, aux journalistes figurant dans son fichier presse, une invitation à une dédicace à l'occasion de la sortie d'un livre de Marlène Schiappa. Dans cet ouvrage, il est pourtant précisé que 'ce livre n'est ni une communication gouvernementale ni un bilan d'action politique, mais un récit purement personnel, partiel et parfois romancé. Les propos tenus ici n'engagent que leur auteure'", peut-on lire dans ce courrier. "On a utilisé le fichier et les moyens de l'Etat. Cela pose un problème pénal, de détournement de finalité de fichier (délit passible de cinq ans d'emprisonnement et 300.000 euros d'amende), mais aussi un problème déontologique", a expliqué Jean-Christophe Picard, le président d'Anticor. Selon lui, le chef du gouvernement "doit a minima, rappeler à l'ordre et refixer les règles" pour que les ministres "n'utilisent pas leur fonction ou les moyens de l'Etat à des fins personnelles". "Une maladresse dans le transfert de l'invitation de l'éditeur à ses contacts", a reconnu ce lundi le cabinet de la ministre, qui "ne se reproduira plus" et n'a eu "aucun impact sur les deniers publics". "On peut se dire qu'il y a encore du chemin pour que l'égalité femmes hommes progresse"Dans ce livre, la secrétaire d'État chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes compile des lettres qu'elles a écrites à ses deux filles de 6 et 11 ans lors de ses déplacements. Le livre de Marlène Schiappa fait l'objet de nombreux commentaires depuis quelques jours comme Cécile Duflot, qui a décrypté certains passages sur les réseaux sociaux : "On peut se dire qu'il y a encore du chemin pour que l'égalité femmes hommes progresse vraiment dans les têtes", écrit-elle sur Twitter.Selon L'Obs, qui a également publié quelques extraits, certains passages mettent "mal à l'aise". "Moi, j'ai pris la forme de manucure de ma tante Martine [...], le parfum de ma grand-mère Andrée, les gestes tendres de mon arrière-grand-mère Mina [...], la brosse pour se laver le visage de ma première belle-mère, la façon de ma mère de préparer le dîner [...], et sans doute beaucoup trop de choses de mon père pour une femme", un passage que l'Obs juge "peu féministe".
Dans un tweet, la maire de Paris invitait les Parisiens à aller découvrir les Champs-Elysées illuminés.
"Et si vous profitiez du week-end pour braver le froid et venir admirer les superbes illuminations de l'avenue des Champs-Élysées inaugurées jeudi soir ?". "Les illuminations s'allumeront de rouge tous les soirs du 22 novembre au 9 janvier, de 17h à 2h et les nuits complètes des 24 et 31 décembre", indique la vidéo accompagnant cette invitation. Ce tweet signé par Anne Hidalgo a beaucoup fait réagir les internautes, ce samedi 24 novembre.Une "erreur" du community managerEn effet, l'invitation de la maire de Paris était particulièrement surprenante puisque les Champs-Élysées étaient le théâtre d'affrontements entre casseurs et forces de l'ordre, en marge d'une nouvelle manifestation des "gilets jaunes".Le message a donc été supprimé quelques minutes après cette bourde mais c'était sans compter les réactions des internautes. "moment très mal choisi", ironise ainsi l'un d'eux.Le conseiller communication d'Anne Hidalgo, Matthieu Lamarre a rapidement publié une explication, déclarant qu'il s'agissait d'une "erreur de la part du community manager, qui avait programmé ce tweet à l'avance. Nous l'avons supprimé dès que nous l'avons constaté".
L'avocat de la famille de George Floyd a indiqué que sa mort avait été provoquée par une pression "forte et prolongée", contredisant les conclusions de la première autopsie.
Une autopsie indépendante a conclu que George Floyd était mort asphyxié en raison "d'une pression forte et prolongée" sur sa poitrine, a affirmé lundi 1er juin l'avocat de la famille de la victime, contredisant les résultats de l'autopsie officielle. "Des médecins indépendants ayant mené une autopsie sur M. Floyd dimanche ont conclu que le décès avait résulté d'une asphyxie par pression prolongée", a déclaré l'avocat, Ben Crump. Une première autopsie avait conclu à une mort liée à une combinaison de facteurs (consommation de drogue, problèmes de santé et altercation avec la police).Des centaines de milliers d'Américains ont manifesté samedi et dimanche contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales dans les principales grandes villes américaines.
Tous les billets vendus par la SNCF pour l'été seront échangeables et remboursables sans frais jusqu'au 31 août.
Les vacanciers qui souhaitent partir en train cet été vont désormais pouvoir réserver leurs billets. La SNCF a mis en vente mardi toutes les places encore disponibles sur les TGV et Intercités programmés cet été, y compris celles laissées auparavant vacantes pour raisons sanitaires. Le groupe a également annoncé qu'il n'y aurait pas d'augmentation tarifaire et qu'il allait mettre en vente "3 millions de billets à 49 euros maximum" "vers les principales destinations de France", une information confirmée par le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari mercredi sur Franceinfo. Les clients détenteurs d'une carte de réduction bénéficieront également, jusqu'à fin août, de 30% de réduction supplémentaire pour les cartes Avantage (Jeune, Senior, Week-end ou Famille) et de 40% de réduction supplémentaire pour les cartes Liberté, a relevé la compagnie. Enfin, le service Junior et Cie pour accompagner les plus jeunes rouvrira le week-end du 20 juin. Les trains étant à réservation obligatoire, "la SNCF veillera dans la mesure du possible à ce que le moins de voyageurs ne voyageant pas ensemble soient assis à côté les uns des autres", a-t-elle précisé dans un communiqué. "Nos trains sont désinfectés au quotidien et nous augmentons dès à présent les passages d'agents de propreté, qui désinfectent les points d'eau et tout objet de contact durant le trajet", a assuré le directeur de SNCF Voyages Alain Krakovitch, cité dans le communiqué. Pour rassurer les voyageurs qui seraient toujours effrayés par le coronavirus, tous les billets (TGV, Ouigo, Intercités et TER en correspondance) resteront échangeables et remboursables sans frais jusqu'au 31 août. Désormais, la SNCF fait circuler en moyenne 2 TGV sur 3, près de 1 Ouigo sur 2 et 1 Intercités sur 2. A la mi-juin, elle proposera 80% des trains prévus habituellement et compte atteindre les 100% le 29 juin. Si aucune annonce n'a encore été faite pour cet été, le port du masque reste pour l'instant obligatoire.
Le nouveau gouvernement de Jean Castex, nommé lundi 6 juillet, a de nombreux dossiers sur le feu, qu'il entend traiter rapidement, alors que la crise sanitaire du coronavirus a fait de nombreux dégâts.
Au lendemain du remaniement, marqué par la nomination surprise de "poids lourds", comme celle d'Eric Dupond-Moretti à la Justice et de Roselyne Bachelot à la Culture, l'Exécutif est attendu au tournant. Du sujet explosif des retraites à la relance économique, en passant par le Ségur de la Santé ou les suites de la Convention citoyenne pour le climat, la nouvelle équipe de Jean Castex a de nombreux dossiers chauds sur le feu.Alors qu'Emmanuel Macron réunit son premier Conseil des ministres mardi 7 juillet, et que le Premier ministre Jean Castex doit recevoir les partenaires sociaux dès mercredi soir, jeudi et vendredi matin, on fait le tour des dossiers clés du nouveau gouvernement. Ségur de la santéC'est le dossier le plus urgent, sur lequel les discussions ont achoppé avec les syndicats jusqu'ici. Le gouvernement espère achever dans la semaine les négociations du "Ségur de la santé", ce plan "massif" de revalorisation salariale des soignants, promis par Emmanuel Macron. Maintenu en poste, Olivier Véran va donc devoir convaincre, alors que les syndicats jugent insuffisante l'enveloppe de sept milliards d'euros mise sur la table, dont 6,4 milliards pour les personnels non médicaux et 600 millions pour les médecins. Chez les internes de médecine par exemple - ces futurs médecins employés à l'hôpital dans le cadre de stages de fin de cursus - l'Isni, le principal syndicat, a annoncé le dépôt d'un préavis de grève pour jeudi, si les propositions n'évoluent pas à la hausse.Un "nouvel agenda social" pour les retraitesEmmanuel Macron a indiqué vouloir relancer la réforme des retraites, hautement inflammable, en commençant "dès l'été" par une nouvelle concertation sur les "équilibres financiers".Dimanche, Jean Castex a souligné combien la crise du coronavirus a "aggravé fortement le déficit de nos régimes de retraite" et affiché son souhait de régler ce dossier "à court terme" alors que le déficit de l'ensemble des régimes devrait exploser à près de 30 milliards d'euros cette année, selon le Conseil d'orientation des retraites (COR). "A minima, nous devrons nous fixer un nouvel agenda social", a-t-il poursuivi, affirmant espérer un "compromis, qui n'est pas une compromission" pour sauver les régimes de protection sociale.Comme son homologue de la CGT Philippe Martinez la veille, Laurent Berger (CFDT) a estimé lundi qu'il n'y avait "pas à traiter de la question des retraites maintenant, ce n'est pas le moment", et que "la vraie question de la rentrée, c'est la question de l'emploi".Relance économique : un vaste plan "en cours de préparation"PIB en chute, dette au plus haut, secteurs sinistrés... L'économie a été mis à mal par la crise sanitaire. Juste avant l'interruption des travaux du Parlement, pour cause de remaniement, les députés planchaient sur un troisième budget de crise post-coronavirus, avec des mesures d'urgence pour l'aéronautique, l'automobile ou le tourisme. Ce nouveau projet de loi de finances rectificative doit encore être examiné par le Sénat, avec une éventuelle navette parlementaire, pour une adoption en juillet. Au-delà ce "PLFR3" , le Premier ministre entend "présenter très rapidement" un plus vaste plan de relance, "en cours de préparation". Il reposera sur "des choix orientés qui permettent de reconstruire, de gagner en souveraineté économique, d'avoir une France plus économe du point de vue du respect de l'environnement", a assuré M. Castex. Le gouvernement sortant parlait d'un plan pour la rentrée de septembre.Assurance chômage : des mesures encore floues pour septembreLes syndicats réclament aussi l'abandon de la réforme sensible de l'assurance-chômage, qu'ils ont toujours contestée, alors que le gouvernement sortant parlait de "bouger des curseurs". Si l'exécutif a laissé entendre qu'il reviendrait sur le durcissement de l'ouverture de droits (six mois de travail sur les 24 derniers depuis le 1er novembre contre quatre sur 28 avant), il reste flou sur deux mesures prévues au 1er septembre : le nouveau calcul de l'allocation pour ceux, souvent précaires, qui alternent contrats courts et chômage d'une part, et la dégressivité après six mois pour les haut salaires.Ecologie : des mesures dès la fin juilletEmmanuel Macron a promis de reprendre 146 propositions de la Convention citoyenne pour le climat, au lendemain de la percée des Verts aux municipales. Certaines seront décidées dès la fin juillet, d'autres intégrées au plan de relance présenté "à la fin de l'été", mais la plupart feront l'objet d'un "projet de loi spécifique" multi-mesures en septembre, a-t-il précisé.Jean Castex a martelé que l'écologie n'était "pas une option", mais "une obligation", alors qu'EELV reproche à ce haut-fonctionnaire venu de la droite de n'avoir "jamais parlé d'écologie" avant sa nomination. Le maire écologiste récemment élu de Grenoble Eric Piolle avait réagi à la nomination de Jean Castex dimanche dernier, se montrant circonspect quant aux ambitions du nouveau Premier ministre en matière d'écologie, estimant qu'elle "n'est pas vraiment dans son radar". Sécurité, une des priorités de CastexLe nouveau Premier ministre veut rassurer les forces de l'ordre, en pleine polémique sur des accusations de violences et de racisme au sein de la police. Il a rendu dès dimanche soir une visite surprise dans un commissariat de La Courneuve. "Les questions de sécurité publique sont parmi mes toutes premières préoccupations", a dit le Premier ministre aux policiers, les assurant d'un soutien "sans faille".Visé par une plainte pour viol, c'est Gérald Darmanin qui devient le "premier flic de France". Son arrivée au ministère de l'Intérieur a notamment fait réagir les syndicats de policiers. Pour Yves Lefebvre, patron du syndicat Unité SGP FO, "il avait les cordons de la bourse comme ministre du Budget. Maintenant qu'il est le premier flic de France, à lui d'aller chercher l'argent pour les policiers, pour l'indemnité du travail de nuit ou la nouvelle bonification indiciaire".Un premier Conseil des ministres doit se tenir ce mardi à 15 heures. Pour faire oublier la débâcle des municipales et s'attaquer aux crises post-coronavirus, le nouveau couple exécutif entend accélérer la cadence. Dès mercredi, Jean Castex rencontrera les partenaires sociaux, sur la question des retraites notamment. Emmanuel Macron compte lui préciser son cap pour le reste du quinquennat lors d'une interview le 14 juillet. Ce n'est qu'ensuite que le Premier ministre pourra effectuer sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale.