summary
stringlengths
0
86.6k
text
stringlengths
0
949k
Selon la vice-procureure qui a dirigé les investigations sur la gestion des déchets dans la communauté de communes présidée par le nouveau chef du gouvernement, l'arrêt brutal de l'enquête est un hasard de calendrier.
Une enquête "embarrassante" portant sur la gestion des déchets dans la communauté de communes Conflent-Canigó (Pyrénées-Orientales), présidée jusqu'à sa nomination à Matignon par Jean Castex, a été stoppée le 6 juillet dernier, soit trois jours après sa nomination à Matignon, assure lundi 24 août Mediapart. Les enquêteurs suspectaient "plusieurs infractions au code de l'environnement" pour "pollution" et "au code du travail" pour "travail illégal" dans l'exploitation de bennes à ordures, dont l'exploitation a été confiée "depuis plusieurs années à deux familles de Prades (dont Jean Castex était maire jusqu'à son arrivée à Matignon, ndlr) dans des conditions opaques", indique le site d'information.Entamées en 2019, les investigations devaient se poursuivre durant l'été pour évaluer "la responsabilité des pouvoirs publics dans le déploiement des bennes", après une première audition en juin, selon une source proche du dossier à Mediapart. L'audition de Jean Maury, maire du village de Ria-Sirach et vice-président de Jean Castex en charge des déchets au sein de la communauté de communes, et également son oncle par alliance, a ainsi été annulée. Selon la vice-procureure Elodie Torres, qui a dirigé les investigations, "il s'agit d'un pur hasard de calendrier", écrit Mediapart. Elle assure que l'enquête touchait à sa fin et que le dossier a été transmis à son procureur "pour appréciation". Une version confirmée par le procureur de la République de Perpignan, Jean-David Cavaillé. Selon lui, ce choix "n'est pas lié à la nomination du Premier ministre ni à ses liens avec le vice-président de l'intercommunalité en charge de la déchetterie mais au traitement des éléments objectifs et juridiques du dossier"."Le responsable de la déchetterie a informé Jean Castex que la gendarmerie l'avait interrogé sur ce dispositif et que les gendarmes lui avaient indiqué que le vice-président en charge des déchets serait probablement interrogé", a affirmé pour sa part Matignon à Mediapart, précisant que "Jean Castex atteste n'être jamais intervenu dans cette enquête qui ne met pas (en cause), ni de près ni de loin, sa responsabilité".
Le 16 juillet dernier, Karine Ferri et Yoann Gourcuff sont devenus parents pour la deuxième fois. En ce jour si spécial, le joueur de football s'est jeté à l'eau.
À 36 ans, Karine Ferri a donné naissance à son deuxième enfant le 16 juillet dernier à la clinique Saint-Grégoire de Rennes en Bretagne. Son compagnon, Yoann Gourcuff n'aurait raté ça pour rien au monde. Présent pour accueillir leur Claudia, le footballeur a réservé une deuxième belle surprise à l'animatrice télé. En effet, selon les informations de Public, le jeune papa aurait posé un genou à terre et demandé sa belle en mariage. Toujours selon Public, Karine Ferri n'a pas hésité et a naturellement répondu "oui" à son futur mari. Les deux tourtereaux devraient d'ailleurs fêter leur union dès l'été prochain dans un très beau domaine en Corse.
Le 13 avril, le président avait déclaré que les "grands festivals et événements, avec public nombreux, ne pourront se tenir au moins jusqu'à mi-juillet".
Emmanuel Macron a indiqué mardi 21 avril, au cours d'une audioconférence avec les responsables des grandes religions, qu'il n'y aurait "pas de grand rassemblement jusqu'à la fin de l'été" en raisons de la pandémie, ont rapporté à l'AFP des responsables de culte et de loges maçonniques ainsi que l'entourage du chef de l'Etat. Le chef de l'Etat avait annoncé le 13 avril que les "grands festivals et événements, avec public nombreux, ne pourront se tenir au moins jusqu'à mi-juillet", entraînant l'annulation ou le report de plusieurs grandes manifestations festives et culturelles comme les Francofolies, les Vieilles Charrues ou le festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence.Dernières en date, les fêtes de Bayonne, qui devaient se tenir du 28 juillet au 2 août. Le maire de la ville a annoncé dimanche que ce grand rassemblements festif, parmi les plus grand d'Europe, n'aura pas lieu cet été en raison de la situation sanitaire. L'élu espère pouvoir organiser des festivités à l'automne.
Le médecin généraliste mis en cause est soupçonné d'avoir administré avec l'aide de son épouse anesthésiste un médicament "réservé à un usage hospitalier".
L'affaire date du mois de décembre 2017. "Informé qu'un médecin, exerçant dans la zone qui est du ressort du tribunal de grande instance du Havre, avait délivré à une patiente âgée de 93 ans, maintenue à son domicile et décédée fin 2017, des ampoules de Midazolam, le parquet a ouvert une enquête préliminaire", a expliqué le procureur du Havre François Gosselin lors d'une conférence de presse vendredi 29 novembre et dont les propos ont été relayés par Ouest-France. Le Midazolam est pourtant "réservé à un usage hospitalier à visée anxiolytique et hypnotique, dans des protocoles bien spécifiques d'anesthésie" mais avait été présenté à la famille de la patiente "comme un décontractant ou somnifère léger". Des patients atteints de pathologie lourdesLors de l'enquête, sept corps ont été exhumés. Tous étaient des patients de ce médecin généraliste, décédés entre 2015 et 2019. Les analyses ont conclu à la présence de Midazolam pour cinq d'entre eux, âgés de 88 à 93 ans et soignés pour des pathologies lourdes, poursuit Ouest France. Treize ampoules de Midazomal ont également été retrouvé au cabinet du médecin, installé à Angerville-la-Martel, près de Fécamp.https://twitter.com/OuestFrance/status/1200490316417163264Selon Ouest-France, il a reconnu avoir administré ce médicament à ces patients, "pour soulager et apaiser les malades". C'est sa femme, anesthésiste dans une clinique dans la région de Rouen, qui lui aurait fourni les doses. Le médecin nie "tout projet d'euthanie" a indiqué le procureur. Interdiction d'exercerLe couple a été mis en examen le 13 novembre et placé sous contrôlé judiciaire. Les praticiens n'ont plus le droit d'exercer. Lui est poursuivi pour avoir administré "une substance nuisible ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur personne vulnérable" et pour "l'acquisition ou la cession de substance vénéneuse sans justificatif ou enregistrement conforme". Son épouse a été mise en examen "complicité et abus de confiance".L'enquête devra également établir "le lien de causalité entre l'utilisation de ce médicament et ses conséquences", a déclaré le procureur, selon le quotidien de l'Ouest. Ouest-France ajoute qu'aucune des familles des patients décédés n'a porté plainte ou ne s'est constituée partie civile.
En 2019, les Enfoirés fêteront leur 30e anniversaire. Et pour l'occasion, ils se sont donné une mission : réussir à faire revenir Jean-Jacques Goldman.
Et si Jean-Jacques Goldman faisait son grand retour dans le concert des Enfoirés en 2019 ? C'est en tout cas ce qu'espèrent les artistes de la troupe. Michaël Youn s'est d'ailleurs lancé le pari de réussir à faire revenir le chanteur de 66 ans à l'occasion des 30 ans du show au profit des Restos du Coeur, a-t-il révélé dans les colonnes de Télé-Loisirs. Mais les négociations avec l'interprète de "Comme toi" semblent plus compliquées que prévu. "Ça ne va vraiment pas être facile ! On essaye encore, ne serait-ce que pour venir chanter juste une chanson". Très impliqué dans l'organisation du spectacle depuis le départ de Goldman, le comédien ne compte pas baisser les bras si tôt.En mars dernier déjà, Michaël Youn avait évoqué son envie de voir Jean-Jacques Goldman revenir dans les Enfoirés. "Vous voulez un scoop ? L'an prochain, ce sont les 30 ans des Enfoirés et ça ne m'étonnerait qu'il ne passe pas une tête...", avait lancé le comédien dans les colonnes du Parisien.Après 30 ans de bons et loyaux services, Jean-Jacques Goldman avait décidé de quitter ses fonctions de chef d'orchestre du show en 2016. "À 65 ans et après 30 ans d'ENFOIRÉS, je crois qu'il est temps de passer la main. Je n'ai plus la créativité, les idées, la modernité que nécessite une telle émission" a-t-il déclaré. "Je vais arrêter quelques années. J'ai l'intention de voyager. Je reviendrais avec plaisir dans quelques années si l'on m'invite et si je suis encore présentable !", avait-il expliqué dans une vidéo. Une décision qui avait laissé orpheline la joyeuse bande des Enfoirés.
Un astéroïde long de trois à six mètres est passé à 2.950 km de la Terre dimanche, selon la Nasa, qui annonce qu'il s'agit de l'astéroïde le plus proche à avoir jamais été observé passant près de notre planète.
S'il était entré en collision avec notre monde, l'astéroïde, baptisé 2020 QG, n'aurait probablement pas fait de dégâts, mais sa désintégration dans l'atmosphère aurait sans doute créé une boule de feu dans le ciel, un météore, explique le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa dans un communiqué mardi.Le caillou est passé au-dessus du sud de l'océan Indien dimanche à 04H08 GMT à une vitesse de 12,3 kilomètres par seconde, à une distance bien en-dessous de l'orbite géostationnaire d'environ 36.000 km où volent la plupart des satellites de télécommunication.L'astéroïde a en réalité été repéré six heures après son passage, par le Zwicky Transient Facility, un télescope à l'observatoire Palomar de l'université Caltech, en Californie, comme un long trait lumineux dans le ciel. L'agence spatiale américaine estime que des astéroïdes de cette taille frôlent la Terre à cette distance quelques fois par an.Mais ils sont difficiles à repérer, à moins qu'ils ne se dirigent directement sur le globe, auquel cas l'explosion dans l'atmosphère est généralement remarquée, comme à Tcheliabinsk, en Russie en 2013, quand l'explosion d'un objet d'environ 20 mètres avait fait voler en éclats les vitres sur des kilomètres, blessant un millier de personnes.La Nasa a parmi ses missions de repérer les astéroïdes, bien plus grands (140 mètres), qui menacent réellement la Terre de destructions, mais ses appareils surveillent aussi les plus petits."C'est vraiment cool de voir un petit astéroïde se rapprocher si près, car on peut voir la gravité terrestre courber sa trajectoire", explique Paul Chodas, directeur du centre d'étude des objets proches de la Terre à la Nasa.Selon les calculs du JPL, l'astéroïde a fait un virage de 45 degrés à cause de notre planète.
Selon Le Journal du Dimanche, le ministre de la Cohésion des territoires aurait manifesté son impatience quant aux effets de la politique d'Emmanuel Macron.
"Ambiance" au gouvernement, révèle dimanche 8 avril Le Journal du Dimanche. Alors qu'il était en visite à Périgueux (Périgord) vendredi 6 avril, le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard aurait déclaré : "Je dis souvent à Gérard Collomb : c'est bien la théorie du ruissellement, mais je n'ai pas encore reçu beaucoup de gouttes d'eau"."Aurillac était la capitale française du parapluie. Malheureusement, elle a coulé, comme toutes les industries située sur le territoire de Mézard", aurait alors répondu à l'adresse de l'ex-sénateur du Cantal un proche du ministre de l'Intérieur. La théorie du ruissellement part du principe que les allègements d'impôts pour les contribuables les plus riches profitent également aux plus pauvres en stimulant l'économie dans son ensemble. En France, ce terme a refait irruption dans le débat, notamment dans la bouche de jean-Luc Mélenchon, fin 2017, lors de la réforme de l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune), accusée de favoriser les plus fortunés. En réponse, Emmanuel Macron, tout comme le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, ont affirmé à plusieurs reprises ne pas croire à cette théorie.
Le ton est monté ce jeudi sur le plateau de LCP. Christian Jacob.
Interrogé à propos de la réserve parlementaire ce jeudi, le député LR s'est énervé contre la journaliste. « Je maintiens ma position sur la réserve parlementaire. Ce n'est pas un privilège... Excusez moi... C'est hallucinant ce que vous êtes en train de me dire. (...) Qu'est-ce que vous êtes en train de dire là ? Qu'est-ce que vous êtes en train de dire ? Vous savez comment ça fonctionne la réserve parlementaire ? », a lancé Jacob. « Expliquez-moi car on est beaucoup à se poser la question », a rétorqué la journaliste. « Non je pense que tous ceux qui s'intéressent à ce sujet savent pertinemment comment ça fonctionne », a répliqué l'élu. « Ces propos qui créent la suspicion en permanence. Tout ça crée l'antiparlementarisme et je ne supporte plus. (...) C'est agaçant au plus haut point et ça dénature le travail sérieux qui est fait par 99,9% des parlementaires. Donc respectons aussi les parlementaires », a conclu Christian Jacob.
Après un week-end émaillé par de nombreuses manifestations à l'initiative des gilets jaunes, Edouard Philippe était l'invité du JT de 20h de France 2 dimanche pour répondre aux revendications. Dans son argumentaire, le Premier ministre a égratigné l'ancienne ministre de l'Écologie, Ségolène Royal qui n'a guère apprécié, explique Le Huffington Post.
Face à la polémique, Edouard Philippe se devait de répondre. Pendant tout le week-end, les gilets jaunes ont manifesté, bloqué les routes et affiché leur colère. Une grogne entendue par le Premier ministre Édouard Philippe, invité du JT de 20h de France 2 ce dimanche soir. Mais alors qu'il se targuait de lancer "un nouveau plan", Edouard Philippe a fait une petite référence au passé et notamment à Ségolène Royal, a relevé le Huffington Post."J'ai vu, dans le passé, un nombre considérable de responsables politiques venir changer des plans qu'ils avaient formulés pour un nouveau plan...". En ajoutant. "Souvenez-vous des bonnets rouges : aujourd'hui, si on a un problème de financement des infrastructures, c'est probablement parce qu'à l'époque des bonnets rouges, le gouvernement - parce qu'il a été impressionné - a changé de plan." Une déclaration qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd, à commencer par la principale concernée, la ministre de l'Écologie de l'époque, Ségolène Royal.Un cadeau empoisonnéSur Twitter, l'ancienne ministre de François Hollande a répliqué avec une certaine véhémence au Premier ministre. "Non ! Je n'ai pas été impressionnée, j'ai écouté, travaillé et découvert un projet injuste et aberrant signé par F. Fillon et aux financements étranges (...) Quand une réforme est mauvaise, humilité de la changer."Dans son tweet, l'ancienne candidate à la présidentielle fait également référence à son ouvrage, où elle explique dire la vérité sur cette affaire. Celle-ci est en pleine promotion de son livre-vérité, "Ce que je peux enfin vous dire", rappelle le Huffington Post. Depuis plusieurs semaines, elle explique que l'abandon de l'écotaxe était "un cadeau empoisonné" de la part de François Fillon. Elle dénonce dès lors "un montage financier absurde", raison pour laquelle elle a préféré abandonner le projet.Sur France 2, Édouard Philippe, lui, n'en démord pas. "J'entends ce que disent les Français. Je vois le cap, je n'en change pas et j'essaye de trouver les bonnes solutions pour intégrer ce que les Français me disent."
Les avocats des familles des victimes accusent la mairie d'Arcachon de tenter d'étouffer l'affaire, notamment parce que le suspect est le fils d'une employée municipale.
Déjà poursuivi pour agressions sexuelles, un ancien animateur de centre aéré à Arcachon, en Gironde, est visé par sept nouvelles plaintes pour viols et agressions sexuelles sur des enfants, ont annoncé à Bordeaux les avocats des familles. Une plainte a également été déposée contre la mairie d'Arcachon, que les avocats accusent d'avoir voulu étouffer l'affaire.En tout, douze familles, dont les enfants avaient entre 3 et 5 ans à l'époque des faits, ont porté plainte contre cet ancien animateur mis en examen pour "agressions sexuelles sur mineurs de (moins de) 15 ans" fin 2016. Les avocats, Mes Thierry Vallat et Arash Derambarsh, du barreau de Paris, qui représentent dix familles, ont demandé jeudi à la chambre de l'instruction que soient entendus pour la première fois, à titre de témoins, deux autres animateurs et des enfants, ont-ils précisé devant la presse. Les faits portent sur une période allant de Pâques à décembre 2016, alors que cet ancien animateur était âgé de 20 ans. Ils concernaient au moins trois victimes présumées lors de la mise en examen."Il y a une omerta dans la ville"L'auteur présumé avait été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de travailler au contact d'enfants.Une plainte a également été déposée contre la mairie d'Arcachon "pour non assistance à personne en danger et mise en danger de la vie d'autrui". "On s'interroge comment le recrutement a été fait", a précisé à l'AFP Me Arash Derambarsh, soulignant que le jeune homme mis en cause n'avait pas de qualification ni de référence dans le domaine de l'enfance. Les deux avocats suspectent "qu'il y a une influence de la mairie d'Arcachon pour étouffer le dossier". "La police a refusé de prendre certaines plaintes, la mairie n'a jamais voulu collaborer, a toujours minimisé les faits, et a interdit à ses employés de s'exprimer sur cette affaire", a souligné M. Derambarsh. Le suspect est "le fils de la patronne de la DRH (direction des ressources humaines, ndlr), de la ville d'Arcachon", a expliqué l'avocat à France 3. "Il y a une omerta dans la ville. Le maire règne sur Arcachon et les gens ont peur", a-t-il encore dit.Contactée par France 3, la mairie d'Arcachon n'a pas souhaité s'exprimer sur le fond du dossier. Elle a cependant donné des précisions sur ses liens avec le suspect, qui n'est "pas le fils de la responsable de la DRH, comme cela a pu être dit. Cette femme n'a pas de responsabilités hiérarchiques. Elle travaille à la mairie, mais en tant qu'employée municipale."
"Je suis désolé mais j'ai besoin de sérénité pour partir en paix": Alain Cocq, atteint d'une maladie incurable et qui voulait se laisser mourir, a finalement accepté de bénéficier de soins palliatifs après plus de trois jours sans traitement ni alimentation.
M. Cocq, 57 ans, a "été hospitalisé hier (lundi) soir après une intervention du Samu", a indiqué mardi à l'AFP Sophie Medjeberg, vice-présidente de l'association Handi-Mais-Pas-Que, confirmant une information de la radio RTL.L'avocate, désignée comme mandataire par le Dijonnais pour l'assister dans sa fin de vie, avait dans un premier temps confié craindre que le malade ait été transporté au CHU de Dijon et soigné contre sa volonté. Mais il lui a confirmé au téléphone qu'il avait réclamé des soins palliatifs."Il a bien récusé le refus de soins. Il souffrait trop, c'était trop dur. Il souhaite toujours partir mais dans un processus sans souffrance. C'était trop difficile", a-t-elle déclaré.Mme Medjeberg ne savait pas mardi soir quelle option les médecins allaient choisir: "une sédation profonde vers un coma qui peut être irréversible ou le renvoyer chez lui avec une unité mobile de soins palliatifs", a-t-elle indiqué à l'AFP.Contacté, le CHU de Dijon n'était pas immédiatement disponible pour commenter ces points.Sa mandataire avait contacté le médecin traitant du malade lundi soir pour lui demander de prodiguer des soins de confort. L'auxiliaire de vie qui accompagne M. Cocq avait constaté qu'"il était délirant, avait de la mousse aux lèvres et du sang dans les selles". Malgré la confirmation de M. Cocq, Mme Medjeberg reste convaincue "qu'on l'a aidé à prendre cette décision", même si elle affirme "respecter son choix".En "phase terminale depuis 34 ans", comme il l'affirme, M. Cocq souffre d'une maladie génétique rare très douloureuse qui bloque ses artères.Faute d'avoir obtenu du président Emmanuel Macron une injection de barbituriques "à titre compassionnel" pour abréger ses souffrances, il avait décidé de se laisser mourir chez lui, cessant tout traitement, alimentation et hydratation depuis vendredi soir. Militant du droit de mourir dans la dignité, Alain Cocq avait souhaité retransmettre son agonie en direct sur Facebook pour tenter de faire évoluer la législation sur la fin de vie, mais le réseau social a bloqué la vidéo samedi matin.La loi Claeys-Léonetti sur la fin de vie, adoptée en 2016, n'autorise la sédation profonde que pour les personnes dont le pronostic vital est engagé "à court terme". Ce que M. Cocq ne peut prouver.- Une maladie sans nom -"Je comprends sa volonté de partir sans s'abandonner dans un sommeil profond pendant que son corps souffre, et je comprends aussi qu'à un certain moment, il n'en puisse plus. Dans les deux cas, il aura gardé sa dignité jusqu'au bout", a réagi auprès de l'AFP François Lambert, le neveu de Vincent Lambert, "cause célèbre" du combat pour mourir dans la dignité.Alain Cocq qui ne quittait plus son lit médicalisé dans son modeste appartement des Grésilles, à Dijon, avait expliqué dans un récent entretien à l'AFP avoir "décidé de dire stop"."J'ai déjà eu neuf opérations en quatre ans. Petit à petit, tous les organes vitaux vont être touchés", soulignait-il."Si c'est pour regarder le plafond comme un con à attendre que ça se passe, non !".Son calvaire a débuté à l'âge de 23 ans. Il glisse alors dans un escalier et se déboîte le genou. Les chirurgiens découvrent qu'aucune goutte de sang ne coule. Il apprend la définition du mot "ischémie": "arrêt ou insuffisance de la circulation du sang dans un tissu ou un organe". Sa maladie est tellement orpheline qu'elle n'a même pas de nom... Trois personnes au monde sont connues pour en être atteintes. Deux autres sont décédées. Un professeur de médecine lui avait d'ailleurs dit: "dans 15 jours vous êtes mort".Mais Alain Cocq ne capitule pas, se bat pour toutes les personnes handicapées et une fin de vie digne. En 1993, il rejoint en fauteuil roulant la Cour européenne des droits de l'Homme, à Strasbourg. Un an plus tard, il fait un tour de France puis d'Europe, toujours en fauteuil. Infatigable soldat de sa cause, il participe encore - en lit ambulatoire - à des manifestations de "gilets jaunes" à Dijon. Tout cela était, depuis, au-dessus de ses forces.
Dans leur chambre, Margarita Chraïner et Igor Tsvirko ont installé un tapis en linoléum et une barre: c'est le minimum que pouvaient faire ces danseurs du légendaire théâtre Bolchoï, à l'arrêt à cause du coronavirus, pour rester en forme.
"Je ne pense pas que j'aie grossi, c'est le principal", sourit Igor Tsvirko, soliste qui a notamment dansé les rôles principaux des ballets "Ivan le Terrible" et "Noureïev".A ses côtés, Margarita Chraïner masse ses pieds avec une balle de tennis avant de faire un grand écart. En couple depuis plus d'un an, les deux jeunes danseurs vivent ensemble dans un appartement du centre de Moscou. L'immeuble abrite plusieurs autres danseurs du Bolchoï et est situé à proximité du lieu de l'attaque à l'acide contre le directeur artistique du théâtre en 2013, un fait divers retentissant qui avait ébranlé l'institution.Ils ont recommencé les entraînements seulement cette semaine, plus d'un mois après le début du confinement à Moscou, principal foyer de coronavirus en Russie. Donné via l'application Zoom, leur entraînement est mené par un professeur faisant des pas dans sa chambre à coucher, sur fond d'accompagnement au piano. Devant leur écran, les danseurs font quelques bonds puis terminent en s'étirant. "On a fait un peu de cardio", détaille Margarita Chraïner, 26 ans, avant de se lancer dans quelques pas avec son compagnon."Nous avons probablement eu de la chance de pouvoir nous maintenir en forme" en étant en duo, sourit la danseuse dont les performances dans "Coppélia" et "Carmen Suite" ont été remarquées.Pendant plusieurs semaines, c'était à eux de créer leur propre routine d'entraînement et de trouver les équipements nécessaires. Même leurs chaussons de ballet "se sont usés" sans qu'ils puissent en récupérer de nouveaux, dit Igor Tsvirko.Au début du confinement, "le Bolchoï a donné des conseils très importants et utiles: gardez la forme et trouvez un moyen de faire du ballet en auto-isolement", explique Igor Tsvirko. "C'est ce que nous, les interprètes, nous faisons: trouver du linoléum, des barres".Tandis qu'ils parlent, le théâtre a fait apporter des rouleaux de tapis de danse noirs, un format spécial avec une forte adhérence. - "Plus fort" -Le directeur général du théâtre, Vladimir Ourine, dans une interview donnée au quotidien Kommersant début avril, a déclaré qu'il était impossible d'organiser des cours en ligne pour la troupe de 250 danseurs du Bolchoï.Selon Igor Tsvirko, la direction du Bolchoï n'a pas saisi immédiatement l'intérêt des visioconférences pour donner des cours. "Je pense que c'est principalement dû au fait que certaines personnes ne sont pas familières avec les innovations techniques qui existent", dit-il.Ils ont été contraints de s'y mettre alors que, selon Vladimir Ourine, le "bon" scénario n'envisage pas une réouverture du théâtre avant la prochaine saison en septembre, des estimations que confirme Igor Tsvirko."Je doute que quiconque recommencera à travailler avant septembre", regrette-t-il, impatient de retrouver la scène."Cette atmosphère quand vous entrez, que vous vous échauffez et que vous parlez à vos costumiers préférés, à vos maquilleurs -- les petits papillons dans le ventre, c'est probablement ce qui me manque le plus".Sur le plan physique, le couple s'est préparé à "une période de retour difficile pour les artistes, pour reprendre de la force" quand les ballets recommenceront, selon les mots de Margarita Chraïner.Les spectateurs aussi changeront, ajoute Igor Tsvirko: "Ils prendront certainement des précautions, s'assiéront probablement avec des masques et des gants".Mais les deux danseurs s'inquiètent aussi du coût économique de la pandémie, pour leur pays comme pour leur art: "La Russie, c'est sûr, est en crise économique, comme le monde entier en gros donc la question concernera le coût des billets".Vladimir Ourine a déclaré à Kommersant craindre qu'une ouverture plus tardive que septembre ne soit synonyme de désastre financier. Mais les danseurs sont optimistes et croient à un retour de la troupe avec une énergie renouvelée."J'espère que les gens ne vont pas s'affaiblir pendant cette période mais qu'ils seront seulement plus forts", déclare Igor Tsvirko.
Selon L'Opinion, le président de la République a organisé "un dîner secret" mardi soir à l'Élysée pour discuter de la stratégie à adopter pour les élections européennes de mai 2019.
À quelques mois des élections européennes de mai 2019, premier vrai scrutin de son quinquennat, Emmanuel Macron s'organise. Le chef de l'État, en berne dans les sondages, souhaite rassembler sur une même liste les pro-européens, de la gauche libérale jusqu'au centre-droit. Selon L'Opinion, le président de la République a ainsi organisé un dîner à l'Élysée mardi soir 20 novembre pour définir la stratégie à adopter. François Bayrou et Marielle de Sarnez, les leaders du MoDem, allié de La République en marche (LREM), ainsi que Philippe Grangeon, le délégué général par intérim du parti présidentiel, étaient sans surprise sur la liste des invités, relate le quotidien libéral. Les anciens Premiers ministres de droite Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, ainsi que Franck Riester, le chef de file d'Agir, fondé par des anciens Républicains, étaient également de la partie.Les incertitudes de Juppé et RaffarinSi le ralliement de M. Riester, désormais ministre de la Culture, ne fait gère de doutes, celles des anciens chef du gouvernement sont plus incertaines. Si ces deux ténors de la droite n'hésitent pas à exprimer publiquement leur soutien au projet d'Emmanuel Macron, ils ne sont néanmoins pas encore engagés officiellement à ses côtés. Le 24 octobre dernier, Alain Juppé a redit sur BFMTV son soutien aux idées européennes du chef de l'État qui vont "dans la bonne direction". "Le problème de M. Macron, c'est qu'il est tout seul pour défendre ces idées, puisque l'Allemagne n'est pas en situation d'être aujourd'hui un partenaire véritablement actif", a néanmoins souligné le maire de Bordeaux, en retrait des Républicains depuis la prise de contrôle du parti par Laurent Wauquiez. L'ancien mentor du Premier ministre Édouard Philippe a également dit craindre que ces élections se transforment en "référendum pour ou contre Macron"."Le projet européen, celui qu'Emmanuel Macron a présenté à Athènes, à la Sorbonne, il nous convient, je crois qu'il est bon pour la France", a de son côté dit Jean-Pierre Raffarin le 10 octobre dernier sur RTL.
En Allemagne, un homme a été interpellé par la police alors qu'il roulait entièrement nu.
Au moins avait-il son casque. Car c'est tout ce que portait cet Allemand mardi 25 juin, au moment d'enfourcher son scooter. C'est la police, amusée, qui a relaté l'épisode sur son compte twitter. Vague de chaleur oblige, c'est dans le plus simple appareil que l'individu s'était élancé sur les routes du Land de Brandebourg, au nord-est de l'Allemagne, relatent les policiers. "Il fait chaud n'est-ce pas ?"Interpellé par deux agents, mi-amusés, mi-incrédules, l'homme s'est contenté de sourire en leur lançant : "Et is halt warm, wa ?", signifiant littéralement "il fait chaud n'est-ce pas ?".En Allemagne, à la différence de la France, l'exhibition n'est poursuivie que si une personne fait expressément part de son dérangement. Les policiers ont quand même fait enfiler un short au conducteur du scooter, pour qu'il puisse reprendre sa route le plus naturellement du monde. Il a dû veiller à ne pas tomber : le macadam d'une route peut atteindre aisément les 80°C en été.
John Bolton était connu pour ses positions va-t-en-guerre en diplomatie. Mais l'ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump vient de lâcher une bombe sur la scène politique américaine qui rend définitive la rupture de ce souverainiste sourcilleux avec le président des Etats-Unis.
Depuis qu'il a été limogé en septembre par le milliardaire républicain en raison de leurs désaccords sur la politique étrangère, le Tout-Washington s'interrogeait sur ses intentions: allait-il vraiment régler ses comptes?Dès janvier, en plein procès en destitution de Donald Trump, de premiers passages de son livre avaient filtré, accréditant la thèse au coeur de l'accusation d'abus de pouvoir, celle d'un marché que le président aurait voulu imposer à l'Ukraine pour l'aider à discréditer ses adversaires démocrates.Le Sénat, contrôlé par son camp républicain, l'a finalement acquitté.- Trump "inapte" -Mais, alors qu'il n'avait pas témoigné pendant la procédure d'impeachment, les attaques du conseiller à l'épaisse moustache blanche vont bien au-delà dans son ouvrage, "The Room Where It Happened" (La pièce où cela s'est passé), à paraître mardi.D'après les bonnes feuilles publiées dans la presse, il y dépeint un Donald Trump pas très intelligent, fasciné par les autocrates et obsédé par sa réélection en novembre, au risque de mettre en danger la sacro-sainte sécurité nationale des Etats-Unis.Bref, "inapte" à présider la première puissance mondiale.Alors qu'il l'avait somme toute ménagé jusque-là, l'ex-magnat de l'immobilier a explosé. "Malade", "dingo", "andouille", "incompétent"... Les insultes fusent depuis mercredi soir sur le compte Twitter présidentiel. "Il n'a dit que du bien de moi jusqu'au jour où je l'ai viré", a-t-il pesté en ironisant sur cet "idiot ennuyeux et aigri qui voulait seulement déclencher une guerre".Donald Trump n'est d'ailleurs pas le seul à critiquer John Bolton, dont le livre semble confirmer la haute estime qu'il a de lui-même.Si les démocrates s'indignent des tentatives de "censure" du gouvernement qui veut bloquer la parution de l'ouvrage, ils dénoncent aussi la position confortable d'un conseiller qui est resté muet tant qu'il disposait d'un poste avantageux, et a refusé de témoigner sous serment devant la Chambre des représentants.- Détestation du multilatéralisme -Entre l'impétueux président et le bouillonnant diplomate, le mariage était imparfait dès sa nomination en mars 2018.Les deux hommes sont unis par un fervent souverainisme et une détestation commune du multilatéralisme."America First", le slogan présidentiel, est fait pour plaire à John Bolton, 71 ans, convaincu de longue date qu'il faut placer l'Amérique d'abord et dénoncer les organisations internationales qui cherchent à empiéter sur ses prérogatives nationales.Le juriste aux fines lunettes métalliques ne cache pas tout le mal qu'il pense de la justice internationale et même de l'ONU, où il s'est fait connaître lors d'un passage mouvementé comme ambassadeur des Etats-Unis en 2005-2006 sous la présidence de George W. Bush.Une phrase restée célèbre de 1994 résume ce dédain: le siège des Nations unies à New York a 38 étages, rappelait-il, "s'il en perdait dix, cela ne ferait aucune différence."Grâce à cet unilatéralisme exacerbé, et à ses commentaires comme chroniqueur sur la chaîne Fox News prisée du président, il a fini par décrocher le poste stratégique dont il rêvait, conseiller à la sécurité nationale.Mais ce faucon s'est vite retrouvé en porte-à-faux avec tout un pan de la politique trumpiste.Conseiller va-t-en-guerre d'un président qui ne veut pas faire la guerre, il a eu du mal à dissimuler son agacement lorsque l'ex-homme d'affaires se targuait de négocier avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un ou avec les talibans en Afghanistan, ou encore lorsqu'il se disait prêt au dialogue avec l'Iran.Aux côtés des néoconservateurs, John Bolton fut l'un des architectes de l'invasion de l'Irak en 2003. Il est partisan des guerres préventives, alors que Donald Trump estime que l'Amérique ne peut être le gendarme du monde et, dans de nombreuses situations, doit se désengager.Avant même de le limoger sans ménagement, Donald Trump ne cachait d'ailleurs pas les tensions croissantes."Il a des avis appuyés sur plein de sujets mais c'est OK. En fait, je le calme, ce qui est vraiment incroyable", ironisait-il il y a un an.
L'alerte concerne des départements des Pyrénées, du Massif central et de Bourgogne. De fortes rafales de vent pouvant atteindre les 120 km/h sont attendues.
Seize départements des Pyrénées, du massif Central et de Bourgogne ont été placés en vigilance orange aux vents violents ce jeudi 19 décembre, en prévision d'un "violent coup de vent de sud d'une intensité rare se produisant moins d'une fois par an". Les départements concernés sont : l'Ain (01), l'Allier (03), l'Ardèche (07), l'Ariège (09), le Cantal (15), la Côte-d'Or (21), la Drôme (26), la Haute-Garonne (31), l'Isère (38), la Loire (42), la Haute-Loire (43), le Puy-de-Dôme (63), les Pyrénées-Atlantiques (64), les Hautes-Pyrénées (65), le Rhône (69) et la Saône-et-Loire (71). L'épisode devrait persister jusqu'au vendredi 20 décembre dans la matinée. Le vent a commencé a soufflé sur les Pyrénées, avec des rafales de 100 à 120 km/h en montagne, très localement 130 à 150 km/h, et sur le Massif central où le vent se renforce sur les hauteurs avec des rafales de l'ordre de 70 à 90km/h. Dans les Pyrénées, les vents resteront forts à très forts toute la journée. Un renforcement marqué s'opérera en soirée par l'ouest et gagnera les Hautes-Pyrénées en première partie de nuit, puis les départements plus à l'est en seconde partie de nuit. "Les rafales attendues seront souvent violentes en montagne avec 150 à 170 km/h, voire 180 à 200 km/h en haute montagne, mais elles pourront être également très fortes dans les vallées orientées au sud, pouvant déferler plus loin sur le piémont, avec des valeurs de 100 à 120 km/h possibles, localement plus dans les vallées les plus exposées", prévient l'institut météorologique. Ces vents violents s'accompagneront de fortes pluies.Au fil de la journée le vent de sud va se renforcer sur le Massif central et finira par dépasser 80 à 90 km/h jusqu'en plaine et basses vallées. En fin de soirée de jeudi il deviendra très fort, voire violent sur les plateaux de l'est de la Haute-Loire, le sud du département de la Loire et le sud du département du Rhône. On attend généralement des rafales dépassant les 100 km/h. Sur le sud de Loire, notamment du côté de la vallée du Gier on pourrait avoir plus de 110, voire de 120 km/h. Ce risque de fortes rafales persistera toute la nuit de jeudi à vendredi et une grande partie de la matinée de vendredi, ces vents violents pourraient alors toucher la moyenne montagne de l'Isère et de la Drôme.En Bourgogne, dans la nuit de jeudi à vendredi, le vent de secteur sud se renforcera et deviendra très fort. Des rafales de vent de l'ordre de 80 à 90 km/h seront fréquentes, et ponctuellement des pointes de 100 à 110 km/h sont possibles. Ce risque de fortes rafales persistera toute la matinée de vendredi. Par ailleurs, les départements de Charente-Maritime et des Landes sont toujours placés en vigilance orange inondations. En Charente-Maritime, une crue importante de la Charente aval est en cours, avec des débordements localement observés. Dans les Landes, l'Adour moyen est toujours en crue, avec des débordements observés dans les secteurs de Pontonx et de Dax.
L'Etat de New York ne fait "pas confiance" au gouvernement Trump et revérifiera la fiabilité des vaccins contre le Covid-19 validés par Washington avant de les distribuer à ses 20 millions d'habitants, a indiqué jeudi le gouverneur Andrew Cuomo.
Le gouverneur démocrate, qui accuse Donald Trump et son gouvernement républicain d'avoir envenimé la pandémie de coronavirus par leur gestion politisée de la crise, a indiqué qu'il allait mettre en place une commission chargée de superviser la distribution des vaccins. "Le vaccin est-il sûr? Je ne vais pas faire confiance au gouvernement fédéral, et je ne le recommanderais pas aux New Yorkais sur la base de l'opinion du gouvernement fédéral", a déclaré M. Cuomo lors d'un point presse."Quand le gouvernement fédéral aura fini son évaluation et dira qu'il est sûr, nous mettrons en place notre propre commission d'évaluation (...) pour que je puisse regarder la caméra en face et dire aux New Yorkais qu'ils peuvent se faire vacciner en toute sécurité". Ces déclarations viennent confirmer le climat de défiance grandissant à l'égard des futurs vaccins aux Etats-Unis. Un sondage publié le 17 septembre par l'institut Pew indiquait que la moitié des Américains refuseraient d'être vaccinés si un vaccin était disponible maintenant, un pourcentage qui a doublé depuis mai.Un autre sondage, publié le 10 septembre par la Kaiser Family Foundation, indiquait que 62% de Américains s'inquiétaient des pressions exercées par le gouvernement fédéral sur l'autorité d'homologation des médicaments, la Food and Drug Administration (FDA), pour qu'elle approuve un vaccin sans s'assurer de son efficacité et de son innocuité.Donald Trump, qui espère être réélu le 3 novembre, promet depuis plusieurs semaines l'arrivée prochaine d'un vaccin face à une pandémie qui a fait plus de 200.000 morts aux Etats-Unis - plus lourd bilan au monde - et infecté près de sept millions de personnes.Les préparatifs logistiques sont lancés pour distribuer les doses des vaccins dès que les essais cliniques en cours produiront des résultats concluants. Seul un fabricant américain, Pfizer, croit qu'octobre est possible, mais cela ne concernera pas la plupart des Américains avant avril 2021, selon M. Trump, voire mi-2021, selon de hauts responsables.Preuve que le climat politique est explosif, M. Cuomo et la gouverneure démocrate du Michigan, Gretchen Whitmer, ont également appelé jeudi à une enquête du Congrès sur la gestion "politisée" de cette crise par le gouvernement Trump.
Quatre enfants ont trouvé la mort dans un dramatique accident de voiture ayant impliqué cinq véhicules sur le RN2 près de Laon (Aisne).
C'est un nouveau drame qui est survenu sur la route, quelques jours seulement après la mort de cinq enfants dans un accident de voiture, dans la Drôme. Mardi 28 juillet, cinq véhicules ont été impliqués dans un accident sur la RN2 à Laon (Aisne). L'un d'eux s'est embrasé en quittant la chaussée, coûtant la vie à quatre enfants présents à bord, a-t-on appris de sources concordantes.Les pompiers ont précisé que la mère des quatre enfants a été brûlée gravement dans cet accident, sur les lieux duquel le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a annoncé qu'il se rendait.Survenu vers 15h, l'accident a "impliqué un poids lourd de type camion-benne, deux fourgonnettes et deux véhicules de tourisme. Malheureusement dans l'un des véhicules de tourisme se trouvaient les quatre enfants et leur mère. La voiture, en quittant la chaussée, a pris feu", a expliqué à l'AFP le service d'incendie et de secours (SDIS) de l'Aisne."La mère est en cours de transport héliporté vers le centre hospitalier d'Amiens", ont ajouté les pompiers. "Dès les premiers appels à partir de 15h06, on avait cette notion d'enfants dans un véhicule en feu. Le véhicule s'est embrasé dès le choc et des témoins ont appelé immédiatement", ont-ils précisé.Les secours ont également apporté leur aide à un blessé léger dans l'un des autres véhicules. "Les autres personnes, qui ont été durement choquées psychologiquement, sont prises en charge par les services du centre hospitalier de Laon", ont-ils encore détaillé.
Alors qu'il jouait avec ses enfants dans l'eau, un homme de 36 ans est décédé par noyade dimanche 23 juin, dans la Vienne, rapporte France Bleu.
C'est un terrible drame qui s'est joué dimanche 23 juin, dans la matinée, au lac de Saint-Cyr, dans la Vienne. Un père de famille de 36 ans s'est noyé alors qu'il jouait dans l'eau avec ses enfants, rapporte France Bleu. Alors qu'il faisait un concours d'apnée avec ses trois enfants âgés de 5, 9 et 13 ans, le trentenaire n'est jamais remonté à la surface. Il était 11h54 lorsque les secours ont été alertés par sa compagne, réveillée en catastrophe de sa sieste par ses enfants.Déjà mort à l'arrivée des secoursCe n'est qu'une heure plus tard que les agents du lac ont réussi à repêcher le père de famille, alors que les secours n'étaient même pas encore arrivés. Ces derniers ont tout de même tenté un massage cardiaque, en vain. Il était malheureusement déjà trop tard. Sous le choc, la famille a immédiatement été prise en charge. La compagne de la victime a été transportée au CHU de Poitiers et les enfants ont été confiés à leur famille paternelle, précise France Bleu Vienne.Pour l'heure, les circonstances exactes du drame ne sont pas connues. À cette heure-là de la journée, la fréquentation autour du lac était plutôt faible. Aucun témoin ne semble avoir assisté à la scène. France Bleu précise néanmoins que le père de famille ne savait pas nager. Comment prévenir les noyades ?par BFMTVQuatre décès par noyadeAvec l'arrivée de l'été, la prudence est de mise. Ce week-end en France, au moins quatre personnes sont mortes par noyade dans le Pas-de-Calais, la Vienne, le Val-d'Oise ou encore la Corse. L'été dernier, selon une enquête de l'agence sanitaire Santé Publique France, relayée par Le Monde, 1 649 noyades accidentelles ont été recensées, dont plus de 400 mortelles. C'est la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans. Les enfants en sont les principales victimes. En France, près d'un Français sur six ne sait pas nager.
Le ministère serbe de la Culture a vivement réagi vendredi au fait que l'Union européenne a présenté, sur un de ses sites internet, le célèbre scientifique Nikola Tesla comme un Croate, déplorant "une falsification".
Nikola Tesla, un Serbe de Croatie né en 1856 dans le village de Smiljane (ouest de la Croatie), à l'époque partie de l'empire d'Autriche-Hongrie, est connu pour son rôle prépondérant dans le développement et l'adoption du courant alternatif pour le transport et la distribution de l'électricité.Selon Belgrade, l'UE a présenté Tesla comme un "célèbre Croate" sur son site : https://europa.eu/learning-corner/the-eu-whats-it-all-about_en).Le scientifique est présenté comme "Nikola Tesla un célèbre Croate" sur cette page dédiée aux enfants et qui présente les pays membres de l'UE. "Il est particulièrement regrettable que le virus de cette information falsifiée ait trouvé sa place sur une page internet officielle de l'UE", a indiqué le ministre serbe de la Culture Vladan Vukosavljevic dans un communiqué.Le ministre, a exprimé l'espoir "que cette erreur inappropriée serait rectifiée sans délais" et demandé "des excuses eu peuple serbe".Les origines de Nikola Tesla et son appartenance ethnique font souvent l'objet de disputes entre Zagreb et Belgrade, anciennes républiques de la Yougoslavie communiste, qui entretiennent des relations tendues.La proclamation d'indépendance de la Croatie a provoqué un conflit (1991-95) entre des indépendantistes serbes de Croatie soutenus par Belgrade et les forces croates qui a fait 20.000 morts.Zagreb n'a officiellement jamais nié les origines serbes du scientifique tout en soulignant qu'il est né en Croatie.Nikola Tesla a passé l'essentiel de sa carrière professionnelle aux Etats-Unis, dont il était devenu un citoyen, jusqu'à son décès en 1943.Ses cendres reposent aujourd'hui à Belgrade dans le musée qui lui est consacré.
A partir du 3 avril, à Charenton-le-Pont et à Vincennes, deux villes du Val-de-Marne, le stationnement sera payant pour les deux-roues motorisés. Une première en France
Quatre-vingt centimes par heure pour les deux-roues, contre 1,20 euros pour les voitures, c'est le prix que devront payer les usagers de scooter ou de moto pour stationner à Charenton-le-Pont ou à Vincennes. Pour ces deux villes du Val-de-Marne, la recrudescence de deux-roues motorisés justifie cette mesure, permise dans le cadre de la décentralisation du stationnement : "Puisqu'il y a de nouveaux usages en matière de transport et de mobilité, il est quand même assez naturel que lorsqu'on est propriétaire d'un deux-roues, véhicule à part entière, quand on occupe le domaine public, on s'acquitte, et on respecte la réglementation", a déclaré Hervé Gicquel, le maire LR de Charenton-le-Pont ce lundi sur franceinfo. "Nous sommes touchés par les dispositions prises dans la capitale en matière de circulation"Pour le maire, ce nombre croissant de deux-roues résulte également des mesures restrictives de circulation prises dans la capitale : "Nous sommes touchés par les dispositions prises dans la capitale en matière de circulation", explique le maire, qui observe, depuis quelques années, "un usage croissant des deux-roues motorisés, à Paris comme dans les communes limitrophes".Mais la décision est loin de plaire à tout le monde. Pour la Fédération française des motards, la mesure est tout simplement injuste : "Pourquoi faire payer les deux-roues motorisés alors qu'ils apportent une vraie solution au trafic urbain, une fluidité ?", a demandé le coordinateur de la Fédération Jean-Marc Belotti sur franceinfo. "Il y a des mairies qui ont pris le parti de mettre en place des zones bleues, c'est-à-dire de ne pas faire payer les usagers. L'avantage, en plus, c'est que ça favorise la rotation", selon lui.
Le roi de Thaïlande a réintégré son ex-concubine, déchue de tous ses titres l'an dernier, sur fond de protestations sans précédent pour demander une réforme de la monarchie.
L'ancienne garde du corps royale Sineenat Wongvajirapakdi, connue sous le surnom de "Koi", avait obtenu le titre de "consort royale" le 28 juillet 2019, pour le 67e anniversaire du roi. C'était la première fois en presque un siècle qu'un monarque thaïlandais prenait une concubine.Mais en octobre, le puissant, richissime et impénétrable monarque Maha Vajiralongkorn, qui règne sous le nom de Rama X de la dynastie Chakri, avait déchu Koi alors âgée de 34 ans de tous ses titres en raison de sa "déloyauté" et de son "ambition" de prendre la place de la reine.Sineenat n'avait plus été vue en public depuis, mais cela devrait changer. Le site Web de la Royal Gazette, l'organe officiel du palais, a publié le nouveau volte-face du roi - daté du 29 août mais qui n'a été révélé que mercredi - déclarant le retour en grâce de l'ex-concubine."Sineenat Wongvajirapakdi est totalement blanchie", annonce le bulletin, confirmant qu'elle reprenait le titre honorifique de "Chao Khun Phra", ou consort royale. "Désormais, ce sera comme si elle n'avait jamais été privée de ses grades militaires ou de ses décorations royales", est-il précisé dans le communiqué.Dans un rare aperçu de la vie privée du roi Rama X, le palais royal avait diffusé en août 2019 des photos de Koi, cheveux courts, en treillis de combat, utilisant des armes, pilotant un chasseur, sautant en parachute ou tenant la main du monarque.Née le 26 janvier 1985, Sineenat Wongvajirapakdi est sortie diplômée de l'Université militaire royale d'infirmières à 23 ans, a servi dans l'unité des gardes du corps du roi et obtenu le grade de général de division.Sa réhabilitation intervient alors que les étudiants défilent dans la rue depuis plusieurs semaines pour protester contre le gouvernement et demander une réforme de la puissante monarchie thaïlandaise.Le royaume a vu des rassemblements quasi quotidiens depuis la mi-juillet, certains attirant jusqu'à 20.000 manifestants. Avec une fortune estimée à 60 milliards de dollars, la roi a depuis son accession au trône en 2016, pris le contrôle direct des actifs royaux et a placé des unités de l'armée directement sous son commandement.Les manifestants réclament notamment l'abrogation de la loi de lèse-majesté qui punit toute critique de la monarchie d'une peine allant jusqu'à 15 ans de prison.
Selon Le Figaro, le chef de l'État a reçu la semaine dernière à l'Élysée une dizaine d'élus de droite "compatibles", dont Christian Estrosi et Franck Riester. L'objectif : prendre la température avant les prochains scrutins électorales.
Largement majoritaire à l'Assemblée nationale, avec 310 députés sur 577, le parti présidentiel La République en Marche (LREM) saura-t-il transformer l'essai lors des élections municipales et européennes ? Pour s'en assurer, Emmanuel Macron a convié à déjeuner à l'Élysée le 28 février dernier une dizaine élus de droite "Macron-compatibles", rapporte mardi 13 mars Le Figaro. "Emmanuel Macron sait que dans le cadre des élections européennes et municipales, il lui faut désormais élargir sa base électorale et trouver des points d'appui", analyse auprès du quotidien l'un d'entre eux, selon qui "la défaite aux sénatoriales puis aux législatives partielles incite à plus d'humilité".Parmi les invités, dix maires issus des Républicains (LR), de l'UDI ou d'Agir : Michel Veunac (Biarritz), Olivier Carré (Orléans), Christophe Bouchet (Tours), Alain Chrétien (Vesoul), François Decoster (Saint-Omer), Marie-Claude Jarrot (Montcheau-les-Mines), Patrice Vergriete (Dunkerque), Laurent Hénart (Nancy), Christophe Béchu (Angers) et Christian Estrosi (Nice). Le président de la région Grand-Est Jean Rottner Le et le président du groupe UDI-Agir à l'Assemblée Franck Riester étaient également de la partie. Ce dernier a d'ailleurs eu la place d'honneur, en face du président de la République, lors du déjeuner, selon Le Figaro.Macron se montre plus conciliant"Façon manifeste pour le chef de l'État d'annoncer sa volonté de poursuivre la recomposition politique pour les élections européennes puis municipales avec des élus de droite Macron-compatibles", écrit le quotidien. Au cours de ce rendez-vous, Emmanuel Macron a par ailleurs annoncé que les élus de droite partageant avec lui des idées communes, comme la construction européenne ou la modernisation de l'économie, n'avaient plus besoin de rejoindre LREM pour être les bienvenus et soutenir sa politique, ce qu'il exigeait pourtant il y a encore quelques mois. "Emmanuel Macron veut bâtir un axe central pour les européennes", raconte un des invité, "avec l'idée de maintenir ces alliances pour les prochaines élections municipales". Certains grands noms de la droite ont déjà laissé la porte ouverte à une telle hypothèse. Alain Juppé a indiqué fin janvier qu'il pourrait envisager une alliance avec Emmanuel Macron pour les élections européennes ,"en fonction des programmes, des configurations politiques". Plus récemment, le président Les Républicains de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) Renaud Muselier s'est dit prêt à une alliance avec le parti présidentiel pour les élections municipales à Marseille.
Au moins 42 personnes sont mortes depuis mardi après avoir bu de l'alcool frelaté lors d'une veillée funèbre dans l'Etat de Puebla, dans le centre du Mexique, selon un nouveau bilan annoncé mercredi par les autorités locales.
Onze autres personnes, grièvement intoxiquées, se débattent entre la vie et la mort, a indiqué dans un communiqué la mairie de Chiconcuautla, à 200 km au nord-est de Mexico, où la majorité des cas d'empoisonnement ont été recensés.Quelque 200 litres d'alcool frelaté ont été saisis, mais aucune arrestation n'a eu lieu, a-t-on appris de même source.Environ 80 personnes étaient présentes lors des funérailles au cours desquelles l'alcool frelaté a été consommé, avait indiqué mardi un responsable de l'Etat de Puebla, David Mendez.La mairie de Chiconcuautla a demandé à toutes les personnes ayant ingurgité la boisson toxique et souffrant de nausées, de vomissements ou de maux de tête de se rendre immédiatement à l'hôpital le plus proche.Par ailleurs, au moins 38 personnes sont mortes depuis trois semaines dans l'Etat mexicain de Jalisco (ouest) après avoir elles aussi bu de l'alcool frelaté.Selon les autorités, la crise sanitaire provoquée par l'épidémie de coronavirus a engendré des pénuries de plusieurs boissons alcoolisées, notamment de bière, ce qui pousse certaines personnes à consommer de l'alcool d'origine douteuse."En raison de cette pénurie et parce que la demande est très forte, certaines personnes offrent ou essayent de vendre de l'alcool de méthanol (utilisé dans l'industrie et extrêmement toxique) au lieu de l'alcool éthylique (utilisé dans les boissons)", a expliqué lors d'une conférence de presse le chef de la Commission pour la protection contre les risques sanitaires de l'Etat de Jalisco, Denis de Santiago.
Le jazzman et son unique spectateur, face à face dans une cave parisienne, à cinq mètres de distance. Quelques mots et le son du saxophone jaillit, cristallin, comme une libération après plusieurs mois sans musique live pour cause de coronavirus.
Depuis le 2 juin, la salle de jazz parisienne La Gare, dans le nord-est de Paris, organise chaque soir une centaine de "concerts solos pour spectateurs seuls", d'environ cinq minutes, "entre un artiste en souffrance de ne pas donner depuis deux mois, et un spectateur en dessèchement de ne pas recevoir depuis deux mois", selon Julien De Casabianca, cofondateur du lieu en 2017.Il faut d'abord s'inscrire, puis attendre, le temps que les noms sur la liste s'égrènent un à un. Enfin, le moment arrive. La porte se referme vers l'inconnu, pour une rencontre, un face à face de quelques minutes avec le musicien. La salle, comme une longue crypte aux multiples arcades, est baignée dans l'obscurité. Des taches d'humidité perlent la surface du sol. Tout au bout, deux lampes, un tapis persan et deux bouquets de fleurs blanches donnent au décor une ambiance tamisée et intimiste."Bonjour, comment tu t'appelles ?", demande l'artiste du soir. Des jeux d'ombre et de lumière se dessinent sur sa peau. Assis sur une chaise à quelques mètres de lui, mesures de distanciation obligent, le spectateur se présente et le "concert solo" peut commencer. A chaque nouveau concert, une nouvelle rencontre. Les spectateurs sourient, yeux émerveillés. D'autres observent attentivement, l'air concentré. D'autres encore tournent la tête vers leur conjoint, car deux amoureux, deux amis, deux membres d'une même famille, forment "une seule entité" et peuvent assister ensemble au concert.- "Une libération" -"Je sens que les gens viennent vraiment se livrer, le cœur grand ouvert. Dans ce genre de configuration, il n'y a plus de séparation entre toi et le public", raconte à l'AFP le saxophoniste Benoit Crauste, un des deux musiciens à l'affiche mercredi soir à La Gare."Quand tu joues seul, tu es beaucoup plus libre. Je pars où je veux. Là, c'est de la liberté totale, je le sens", décrit-il. Son contrat de travail à la main, il savoure son retour sur scène après avoir dû mettre son activité en pause pendant l'épidémie."Rejouer, pour moi, c'est une libération", lâche l'autre musicien du soir, le saxophoniste Gaël Horellou. "Selon l'humeur des gens, ça me donne envie de jouer des choses différentes".A la sortie, les spectateurs sont sous le charme. Sur la grande terrasse de l'ancienne gare désaffectée de la petite ceinture, une ancienne ligne de chemin de fer qui faisait le tour de Paris, ils reprennent leur souffle, une bière à la main. "Il nous a regardés et je pense que ce qu'il a joué, c'était juste pour nous. C'est comme un chef en cuisine qui te fait un plat juste pour toi", témoigne Alizée Jarycki, 30 ans, venue avec son compagnon. Thomas Gien repart aussitôt son mini-concert terminé, les yeux encore brillants d'émotion: "Je vais pouvoir me coucher avec des étoiles dans les yeux".Pour les deux cogérants de l'espace, pas question d'organiser des concerts plus habituels avec des règles de distanciation entre les spectateurs. "A 50 personnes dans une grande salle de concert, tu repars avec l'idée d'un concert raté dans la tête. Un concert solo, tu repars avec un souvenir pour la vie", explique Yacine Abdeltif."En termes économique, pour l'instant, c'est catastrophique", admet son associé Julien De Casabianca, qui estime que les recettes sont quatre à dix fois moins importantes qu'en temps normal. En revanche, il se réjouit du résultat artistique. "Il y a une radicalité dans le fait de dire qu'on ne reprendra pas les concerts autrement que dans l'intensité de la communion", assure-t-il.A raison d'une centaine de micro concerts solos par soir à partir de 21H00, La Gare annonce 3.000 prestations pour le mois de juin.
Sur la foi de témoignages recueillis par deux syndicats, le directeur régional des Finances publiques de Corse, Yann Poujol de Molliens, est accusé d'avoir tenu des propos stigmatisants sur les Corses.
Ces propos auraient été tenus le lundi 26 mars lors d'une rencontre à Ajaccio entre Yann Poujol de Molliens et le secrétaire d'État auprès du ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt. Le directeur régional des finances publiques (DRFIP) lui aurait assuré "que dans le cadre du contrôle fiscal, nous ne ciblons que les Corses, pas les étrangers, ni les continentaux".Le président indépendantiste de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, a dénoncé ces propos rapportés et écrit au Premier Ministre Édouard Philippe. Pour accréditer ses propos, il s'appuie sur un tract interne du syndicat FO. Il affirme également que, selon la CGT et le syndicat Solidaires, le DRFIP aurait "distingué les agents corses de ceux qui ne l'étaient pas" en les présentant au secrétaire d'Etat auprès du ministre des Comptes publics Olivier Dussopt."Il doit quitter la Corse sans délai"Selon France 3, le haut fonctionnaire aurait également fait part à Olivier Dussopt "d'un sentiment d'insécurité" des agents des Finances publiques "lorsqu'ils sont appelés à venir exercer les missions de contrôle en Corse"."Les propos dont font état les syndicats présentent manifestement un caractère discriminatoire et ouvertement raciste", dénonce Jean-Guy Talamoni qui affirme que si ces propos "sont avérés", ils seraient "de nature à justifier des excuses publiques ainsi que la fin de la mission du Directeur régional des Finances publiques dans l'île".Contacté par l'AFP, Yann Poujol de Molliens n'avait pas réagi vendredi soir. La direction générale des Finances publiques (DGFIP) a de son côté indiqué à l'AFP que "les propos rapportés" la "surpren(aient)" et qu'elle allait "en vérifier l'exactitude avant tout commentaire et réagira(it) en conséquence"."Si les propos du directeur sont confirmés, il doit quitter la Corse sans délai", a indiqué dans un communiqué Jean-Pierre Battestini, secrétaire général de la CGT des Finances publiques de Corse. Contacté par l'AFP, il a précisé qu'aucun syndicaliste n'était présent à la rencontre entre le secrétaire d'État, le DRFIP et les agents."Sur le fait qu'on ne vérifie en Corse que les entreprises corses, je pense que c'est une interprétation. D'après ce qui m'a été rapporté, il a dit qu'il n'allait vérifier que les entreprises dont le siège social est en Corse, ce qui est normal", a-t-il expliqué. Néanmoins, "qu'il ait présenté au ministre les fonctionnaires comme corse d'origine ou non-corse, c'est scandaleux, discriminatoire et vexatoire", a-t-il ajouté, affirmant avoir eu confirmation de ces propos. Il a également dénoncé "la récupération politicienne de Jean-Guy Talamoni".
Le seul Amérindien détenu dans un couloir de la mort fédéral a été exécuté mercredi aux Etats-Unis, malgré l'opposition exprimée par la Nation navajo.
Lezmond Mitchell, 38 ans, a reçu une injection létale dans la soirée dans le pénitencier de Terre-Haute, dans l'Indiana, dix-neuf ans après avoir tué une fillette et sa grand-mère, a annoncé la direction de l'établissement."Justice a finalement été rendue", a commenté dans un communiqué la porte-parole du ministère de la Justice Kerri Kupec.Les avocats du condamné ont eux déploré l'ajout "d'un nouveau chapitre à la longue histoire des injustices subies par les peuples amérindiens".Aux Etats-Unis, la plupart des crimes sont jugés par les tribunaux des Etats, mais la justice fédérale peut se saisir des affaires les plus graves ou commises dans des juridictions hors du contrôle des Etats, comme - sous conditions - dans les réserves amérindiennes.Elle prononce rarement des peines capitales et les applique encore moins souvent. De 1988 à juillet, seuls trois condamnés ont été exécutés au niveau fédéral.Mais le gouvernement de Donald Trump, un fervent partisan de la peine capitale, a décidé de reprendre ces exécutions et a déjà procédé à trois injections létales en juillet. Un autre condamné à mort fédéral, Keith Nelson, 45 ans, doit être exécuté vendredi.A chaque fois, il s'agit de tueurs d'enfants, ayant souvent commis leurs crimes dans des conditions particulièrement violentes.- "Respect des croyances" -En 2001, lors d'un vol de voiture avec un complice, Lezmond Mitchell avait ainsi poignardé à mort une grand-mère de 63 ans, puis tranché la gorge de sa petite-fille de 9 ans. Il avait ensuite écrasé le crâne de la fillette à coups de pierre et enterré la tête et les mains des deux victimes.Les faits s'étaient déroulés sur le territoire navajo, dans l'Arizona, et les victimes étaient membres de cette tribu, tout comme leur meurtrier.Or, les Navajos refusent d'appliquer la peine de mort aux Amérindiens et ils se sont mobilisés pour s'opposer à son exécution. Un recours en justice, portant sur la souveraineté de la justice tribale, a échoué à la dernière minute devant la Cour suprême des Etats-Unis.Jonathan Nez, le président de la Nation navajo, la plus grande réserve amérindienne des Etats-Unis, avait également demandé à Donald Trump de commuer la peine de Lezmond Mitchell en détention à vie "par respect pour les croyances religieuses et traditionnelles" de la tribu.Le milliardaire républicain, candidat à sa réélection le 3 novembre, n'a pas donné suite. Il a souvent réclamé que la peine capitale soit davantage utilisée, notamment pour les tueurs de policiers ou d'enfants et les trafiquants de drogue. Selon les sondages, le soutien à la peine de mort a décliné dans la population américaine mais reste fort chez les électeurs républicains.
Dans un contexte particulièrement tendu, Emmanuel Macron présente ce lundi 31 décembre ses traditionnels vœux. Alors que sa cote de popularité est au plus bas, le chef de l'Etat tentera d'apaiser les colères.
Depuis six mois, Emmanuel Macron accumule les difficultés : l'affaire Benalla, les "gilets jaunes" ou bien encore la démission de ces deux ministres Nicolas Hulot et Gérard Collomb. Lors de ses voeux, en 2017, le président de la République avait pourtant assuré que "l'année 2018 sera à mes yeux celle de la cohésion de la nation". Ce lundi 31 décembre, le chef de l'Etat va devoir trouver les mots pour apaiser la colère des Français et pour les convaincre qu'il est toujours en capacité de réformer la France.
Météo France annonce que la vigilance orange pluie-inondation et orages dans les Pyrénées-Orientales et l'Hérault est terminée.
Le temps dimanche sera encore perturbé sur une grande partie du pays, notamment sur l'arc méditerranéen même si les départements de l'Hérault et des Pyrénées-Orientales ne sont plus en vigilance "orange pluie-inondation et orages", selon les prévisions de Météo-France.En début de matinée, depuis la frange littorale des Pyrénées-Orientales et de l'Aude jusque sur les département de l'Hérault, du Gard en remontant vers le sud de la Drôme et de Ardèche, le ciel sera couvert, les averses orageuses seront fréquentes et abondantes pouvant être accompagnées de fortes rafales de vent.A l'ouest, la perturbation arrivée au cours de la nuit de samedi à dimanche continuera sa progression vers l'intérieur du pays. Elle s'étendra en début de matinée du littoral normand vers les Pays de la Loire jusqu'à l'ouest de la Nouvelle-Aquitaine et donnera des pluies soutenues, ponctuées par moments de coups de tonnerres. L'après-midi, cette perturbation cernera les Hauts de France, l'Île de France, le Centre-Val de Loire, le Limousin jusqu'à la région Midi-Pyrénées et continuera de se décaler vers l'est pour concerner en début de soirée le Grand-Est, la région Bourgogne-Franche-Comté jusqu'en Auvergne-Rhône-Alpes. Les régions proches des frontières du nord-est bénéficieront de belles éclaircies jusqu'en matinée. Le vent sera soutenu en Méditerranée, de secteur Sud-Est à Est sur les caps corses et les côtes varoises avec des rafales de 60 à 70 km/h. En fin de journée, le Mistral soufflera à près de 70 km/h puis la Tramontane entre 80 et 90 km/h. Les températures seront comprises entre 8 et 13 degrés dans le Grand-Est et entre 14 et 18 degrés sur le reste de l'hexagone. Les maximales seront de l'ordre de 17 à 21 degrés sur un bon quart nord-ouest du pays, de 21 à 23 sur le sud, de 23 à 25 sur le nord-est, 25 à 28 en Corse.
Alors que les révélations s'enchaînent dans ce qui est devenu l'affaire Benalla, les forces de l'ordre commencent à faire entendre leur voix.
Dans les rangs de la police, la pilule a du mal à passer. Les agissements d'Alexandre Benalla ne sont pas du goût de tous, et surtout la réponse de la majorité face à la crise. Au lendemain de l'audition de Gérard Collomb devant les députés, des policiers s'insurgent contre le discours du ministre de l'Intérieur, qui a affirmé ne pas être au courant du rôle joué par l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron. "C'était l'émissaire du président. On le craignait", a déclaré Rocco Contento, représentant du syndicat Unité SGP Police, au micro de France Info mardi 24 juillet. "Quand vous voyez quelqu'un arriver avec un pin's Élysée et avec un badge 'je suis chef de cabinet adjoint du président de la République', je peux vous dire que c'était l'envoyé du président de la République, l'émissaire du président". "Certaines autorités de la police nationale, devant ça, devant lui, ne la ramenaient pas, on le craignait", a insisté le syndicaliste.Alors que les déclarations de Gérard Collomb et du directeur de l'ordre public de la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin, s'opposent quant au rôle d'"observateur" d'Alexandre Benalla au sein de la manifestation du 1er mai dernier, le syndicaliste a conforté la version du préfet de police. "Effectivement, M. Benalla était un observateur depuis plusieurs mois au niveau de certaines manifestations. C'est la réalité, mes propres collègues de terrain me l'ont confirmé", a-t-il déclaré au micro de France Info. Pour lui, Alexandre Benalla était "une nuisance plus qu'autre chose" pour les forces de police. Le syndicat de police Vigi ainsi que les deux personnes frappées par Alexandre Benalla durant la manifestation du 1er mai se sont constituées parties civiles dans le volet judiciaire de l'affaire. Ce syndicat avait déjà porté plainte la semaine dernière pour "usurpation de fonction" et "usurpation de signes réservés à l'autorité publique".
La cagnotte en hommage à Norbert Savornin, mort à l'âge de 44 ans, avait réuni plus de 30 000 euros, rapporte La Provence. Une grosse partie s'est envolée.
C'est un gros coup dur pour ses soutiens. Après la mort de Norbert Savornin à la suite d'un crash d'hélicoptère lors d'une opération de sauvetage aux Pennes Mirabeau dans les Bouches-du-Rhône, une cagnotte Leetchi avait été ouverte par l'amicale de sapeurs-pompiers de Martigues et Marignane pour soutenir sa famille. Mais selon les informations de La Provence, le compte a été piraté et la majorité de la somme qui avait été récoltée jusqu'à présent est partie en fumée. "Il ne resterait plus que 600 euros", a indiqué le patron de l'union départementale, Bernard Schifano. La cagnotte avait rassemblé environ 31 000 euros, raison pour laquelle une plainte va être déposée. "Même si on finit par récupérer l'argent, on ira jusqu'au bout pour que le ou les personnes qui ont fait ça soient condamnées. On ne lâchera rien, en mémoire de Norbert", a déploré Bernard Schifano. Depuis la cagnotte a été fermée, et le Comité d'organisation du congrès national des sapeurs-pompiers de France a demandé aux gens de ne plus verser de l'argent dessus. L'union départementale du Sdis 13 a, quant à elle, fait une demande de remboursement à Leetchi. Trois victimes Dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 décembre 2019, un hélicoptère avec trois secouristes à bord, dont Norbert Savornin, s'était crashé au-dessus des Penne Mirabeau. Leur appareil était parti dans le brouillard pour aider les victimes des intempéries dans le Var. Pour des raisons encore inconnues, l'hélicoptère avait fini sa course au milieu des collines dans le massif de la Nerthe. Il venait de redécoller de l'aéroport de Marseille. Dedans, Jean Garat et Michel Escalin, pilote et mécanicien de la Sécurité civile, ont aussi perdu la vie. Âgé de 44 ans, Norbert Savornin était père de deux enfants et spécialiste de l'hélitreuillage. Il s'était engagé comme pompier volontaire en 1991 à Marignane. 35 hélicoptères de la Sécurité civile sont répartis sur tout le territoire. Reconnaissables avec leurs couleurs rouge et jaune, ces appareils sont répartis sur vingt-cinq bases, dont deux en outre-mer, à la disposition des équipes de secours, 24 heures sur 24, sept jours sur sept.
Pour faire entendre les "cris du peuple" lancés par les "gilets jaunes", la gauche a soumis jeudi Édouard Philippe, dans une ambiance parfois houleuse, à l'épreuve d'une motion de censure, largement rejetée dans la soirée.
L'Assemblée nationale a rejeté sans surprise jeudi soir 13 décembre la motion de censure de gauche contre le gouvernement d'Édouard Philippe pour sa gestion de la crise des "gilets jaunes", votée par seulement 70 députés, loin de la majorité des 577 députés requise pour faire tomber le gouvernement.Les trois groupes de gauche - Socialistes, Insoumis, et Communistes - voulaient faire entendre les "cris du peuple" lancés par les "gilets jaunes" avec cette motion et condamner "la politique sociale et fiscale injuste conduite depuis dix-huit mois" par le gouvernement. "La maison brûle, mais le président regarde ailleurs"L'exécutif est "déconnecté du peuple" et il est "de notre responsabilité de vous stopper dans votre course têtue en faveur du capital", avait lancé auparavant André Chassaigne (PCF), son premier signataire, devant un hémicycle peu garni. "La maison brûle, mais le président regarde ailleurs. L'heure est venue de changer de cap", a appuyé Olivier Faure (PS), à deux jours d'une nouvelle mobilisation.Pour sa part, Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, LFI) a fait respecter une minute de silence par la plupart des députés, en hommage aux victimes au sein du mouvement des "gilets jaunes": six morts, dont un dans la nuit de mercredi à jeudi près d'Avignon. Puis il a défendu la censure, "plus court chemin vers le retour aux urnes que la démocratie exige, vers la dissolution".Accompagné de plusieurs membres du gouvernement, le Premier ministre a répondu que depuis juin 2017, "les Français ont vu des transformations rapides" mais "ont trouvé trop lentes celles qui amélioraient directement leur pouvoir d'achat, ils ne l'ont pas accepté, c'est pourquoi le président nous a demandé d'accélérer"."Le temps presse" et Édouard Philippe a rappelé les mesures annoncées lundi par Emmanuel Macron - baisse de CSG, les smicards augmentés de 100 euros mensuels, heures supplémentaires défiscalisées... - qui vont être traduites dans un projet de loi, mercredi prochain en Conseil des ministres.TensionsLe chef du gouvernement n'a pas manqué d'épingler l'alliance des gauches, se disant "curieux" de connaître leur "programme commun". La gauche n'a "plus guère de repères" à vouloir "censurer un gouvernement qui augmente de 100 euros les travailleurs au Smic", a-t-il lâché. Gilles Le Gendre (LREM) a aussi dénoncé "un attelage contre nature". Cette motion risque de revenir "comme un boomerang pour ceux qui l'ont déposée", d'après Patrick Mignola (MoDem).Les trois groupes de gauche avaient déjà surmonté leurs divisions, en juillet, pour une motion commune sur l'affaire Benalla, une motion LR s'y ajoutant. C'était alors la première fois que l'opposition avait recours à cette procédure depuis juin 2017.Le débat a connu une poussée de tension lorsqu'Olivier Faure a estimé que la majorité "aurait été bien inspirée" de reporter ce débat à la suite de l'attentat de Strasbourg. "Vous avez fait le choix cynique d'utiliser le drame pour mieux cacher la crise", a-t-il accusé, suscitant des protestations. "Le cynique, chacun l'aura reconnu", a rétorqué le titulaire du perchoir, Richard Ferrand. "M. Faure cherche des boucs émissaires au propre déclin de son parti", a fustigé M. Le Gendre dans les couloirs.Le Pen et Dupont-Aignan en renfortLe groupe Les Républicains n'a pas voté la motion, "dont le contenu est très éloigné de nos propositions", a expliqué Virginie Duby-Muller. "Lundi, Jupiter semble être redescendu sur terre, annonçant plusieurs mesures, dont certaines que nous défendions depuis plusieurs mois", a-t-elle souligné."Si le changement de ton de ces derniers jours est une posture, alors vous allez droit dans un mur", a averti Jean-Christophe Lagarde (UDI-Agir), qui n'a pas voté la motion, tout comme Philippe Vigier (Libertés et Territoires), sans "blanc-seing".Les députés Rassemblement national (RN) ont de leur côté approuvé la motion, pour dire leur "opposition absolument totale avec la politique" d'Emmanuel Macron, avait justifié Marine Le Pen depuis Lille. Elle avait initialement dénoncé une volonté de la gauche de "se faire de la publicité sur le dos de la crise" des "gilets jaunes". Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) s'est aussi prononcé pour la censure, considérant que le gouvernement "n'a plus de légitimité populaire".Fragilisé par la crise des "gilets jaunes", Édouard Philippe s'était déjà soumis la semaine dernière au vote de l'Assemblée, qui avait largement approuvé les premières mesures, notamment l'abandon de la hausse de la taxe carbone.
France 2 révèle que pour ses premières élections municipales, La République en marche a distribué aux candidats, dont beaucoup sont des novices en politique, un "guide" qui conseille notamment de ne pas afficher son appartenance au parti présidentiel dans les communes où il "sous-performe".
Après la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2017 et celle quelques mois plus tard aux législatives, La République en marche doit relever le défi des élections municipales de mars, alors que le gouvernement fait face à une forte mobilisation contre la réforme des retraites.Parmi les quelques 500 candidats déjà investis, nombreux sont novices en politique. Le parti présidentiel leur a alors remis un guide de 134 pages, que les journalistes de "L'Oeil du 20h" de France 2 ont lu. Page 82, il est notamment écrit que dans "une commune (où) La République en marche sous-performe, il pourrait être préférable de faire campagne sur une étiquette de rassemblement/société civile". Une technique mise en place notamment par Benoît Mathieu, investi par LREM à Cavaillon (Vaucluse). Sur son affiche de campagne, impossible de savoir à quel parti il appartient. "On avait déjà dans l'équipe, avant la publication de ce guide, des gens qui venaient de droite, des gens qui venaient de gauche. On n'a pas attendu ce guide pour faire le rassemblement et pour avoir une absence de logo", assure-t-il néanmoins. Ce guide fourmille d'autre conseils, comme celui de "construire (son) histoire" de façon "courte, authentique, concrète" ou de ne pas "négliger les européens qui peuvent voter aux élections municipales", mais aussi sur le comportement à adopter lors de l'entre-deux-tours. À un candidat éliminé par un maire sortant de droite, il est suggéré de négocier avec lui afin de "lui apporter une crédibilité écologiste" et, ainsi, rejoindre l'exécutif municipal. À l'inverse, si le ou la candidate se qualifie face au même sortant de droite, il est conseillé de "discuter avec le PS et les verts pour le faire battre". Une tactique assumée par le délégué général adjoint de LREM. "Les autres partis faisaient la même chose et, je ne vais pas vous le cacher, aujourd'hui c'est aussi important de former nos candidats, explique à France 2 Pierre Person, chargé des élections. Pour porter un projet, il faut être connu, il faut faire de la communication, il faut respecter des règles de campagne, et moi je trouve ce guide absolument pas cynique, c'est juste le b.a.-ba quand vous voulez parler à vos concitoyens."
L'ancien ministre de la Justice Pascal Clément est décédé dimanche à Paris à l'âge de 75 ans, des suites d'une infection pulmonaire, a annoncé sa famille à l'AFP.
"Ce matin, dimanche 21 juin, l'ancien garde des Sceaux et ancien député de la Loire est décédé à Paris, à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, d'une infection pulmonaire", a indiqué sa famille, précisant que M. Clément avait été testé négatif au Covid-19.Avocat de formation, Pascal Clément a vu son rêve de devenir locataire de la place Vendôme se réaliser en 2005 lorsqu'il a été nommé Garde des Sceaux et ministre de la Justice sous la présidence de Jacques Chirac. L'ancien député UMP, père de quatre fils, avait également été ministre délégué aux Relations avec l'Assemblée nationale dans le gouvernement d'Edouard Balladur de 1993 à 1995."Il a été très heureux d'être nommé garde des Sceaux. Cela avait un sens très particulier pour lui. Il se faisait une très haute idée de la justice", a réagi dimanche auprès de l'AFP le procureur de Paris Rémy Heitz. Il s'est dit "très ému" par le décès de M. Clément dont il avait été le chef de cabinet en 1994 lorsqu'il était ministre délégué aux relations avec l'Assemblée nationale.L'actuelle ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a salué, dans un communiqué de la chancellerie, "le parcours d'un homme profondément engagé au service du droit".De nombreuses personnalités de droite ont rendu hommage à l'ancien président du conseil général de la Loire, de 1994 à 2008, qui avait également présidé la commission des lois de l'Assemblée nationale entre 2002 et 2005."Il m'accueillit comme jeune députée à la commission des lois. Quand il fut nommé Garde des Sceaux, nous avons mis en place ensemble le dispositif +Alerte enlèvement+ qui a sauvé tant de jeunes enfants!", a écrit la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse sur Twitter."Hommage à mon complice et ami, des Jeunes Giscardiens, du Parlement et du Gouvernement Pascal Clément. Un homme de talents et d'humour", a souligné Dominique Bussereau, président de l'Assemblée des Départements de France et ancien ministre.L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a salué "un compagnon de route a l'esprit fin et à l'engagement fidèle".Ministre de la Justice, Pascal Clément avait beaucoup travaillé sur l'affaire d'Outreau: on lui doit la réforme post-Outreau et, en décembre 2005, après l'acquittement des six accusés, il leur avait présenté "ses excuses".Mais pour le syndicat de la magistrature (SM), il n'avait proposé que "des mesurettes" au lieu de faire une réforme de fond.Pascal Clément avait créé en février 2016 "Alerte enlèvement", dispositif qui consiste à lancer à la radio, à la télévision et sur les panneaux des gares et autoroutes une alerte massive pour rechercher un enfant enlevé et son ravisseur présumé.Né le 12 mai 1945 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), Pascal Clément avait débuté sa carrière chez les Jeunes républicains et indépendants où il accède à la vice-présidence (1971-1976). Il restera fidèle à cette famille libérale et accèdera en 1998 à la vice-présidence de Démocratie Libérale (DL), derrière Alain Madelin.Dans les couloirs de l'Assemblée, sa nonchalance et son humour caustique, pas toujours apprécié de ses collègues, sont légendaires. Courtois avec les femmes, il était adepte du baisemain. Marié avec Laure de Choiseul-Praslin, il était le père de quatre fils.
Alors qu'il participait à une sortie avec le centre de loisirs Paul-Bert de Malakoff (Hauts-de-Seine), un garçonnet de trois ans s'est retrouvé tout seule en forêt de Meudon. L'encadrement n'a été alerté qu'en fin de journée quand les parents sont venus chercher leur enfant, qui avait été ramené au commissariat de Meudon dans la matinée.
Les deux animatrices ont été renvoyées mais, pour l'instant, la famille n'a pas porté plainte.Lors d'une sortie mercredi 26 octobre, un groupe de 16 enfants d'un centre de loisirs de Malakoff dans les Hauts-de-Seine se promenait dans la forêt de Meudon, accompagné de deux animatrices. Au moment de repartir aux alentours de 11 heures, les enfants n'étaient plus que 15. Mais personne ne s'en est rendu compte.Un joggeur découvre le petit garçon seul et en pleurs en fin de matinée et alerte la police. Une voiture vient chercher le garçonnet et le ramène au commissariat. Mais personne ne signale sa disparition.En effet, une fois le groupe de retour au centre de loisirs, ni les animatrices, ni la directrice ne remarque qu'un enfant manque à l'appel. A 18 heures, quand les parents arrivent pour récupérer leur garçon, l'alerte est enfin donnée. Ils le récupèrent au commissariat où une enquête a immédiatement été ouverte pour "disparition inquiétante". Dans ce cadre, les animatrices ont été interrogées.La Ville a également pris des mesures en renvoyant les deux animatrices non-titulaires et en suspendant la directrice du centre. "C'est une faute professionnelle très grave, quelque chose d'inadmissible, s'est exclamée dans Le Parisien, Jacqueline Belhomme, la maire communiste de Malakoff. Nous sommes sous le choc et scandalisés".Pour l'heure, l'enfant n'est pas retourné au centre de loisirs, mais les parents n'ont pas portés plainte.
Le député du Vaucluse a interpellé le gouvernement en la personne de la secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon, estimant que les ressources allouées à certaines énergies renouvelables sont "disproportionnées".
"La politique de transition électrique ne permet pas de lutter contre le réchauffement climatique". Le député Les Républicains Julien Aubert a critiqué ce mardi 26 novembre le projet de feuille de route énergétique de la France, qui pourrait être adoptée au début de l'année 2020, et l'accusant de faire une part-belle injustifiée à l'énergie éolienne. Ce projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour 2019-2028, très attendu de tous les acteurs de l'énergie en France, a été annoncé en novembre 2018 par Emmanuel Macron, mais le texte final toujours pas publié. "Cette transition est illisible", a lancé Julien Aubert à la tribune de l'Assemblée nationale, évoquant un "fouillis de financement de taxes qui pèsent sur la facture énergétique des Français".Aubert critique la "fiche de lecture" de Wargon Julien Aubert met en avant un rapport de commission d'enquête, évoquant un "consensus sur la nécessité de mettre fin au subventionnement des énergies matures comme l'éolien et le solaire". Le député appelle ainsi à "cesser progressivement les subventions à l'éolien et au solaire", ainsi qu'à "déclarer un moratoire sur tout projet éolien ne faisant pas consensus localement"."Oui, nous portons des objectifs ambitieux" comme "le doublement de l'électricité en provenance d'éolien", lui a répondu la secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon, disant que le gouvernement travaille "pour trouver les conditions d'acceptabilité de l'éolien". Pas de quoi convaincre Julien Aubert : "Madame, je vous félicite pour votre fiche de lecture mais malheureusement il faudra lire le rapport de la commission d'enquête. Cette focalisation sur l'électrique nous coûte cher. Ca ne sert à rien d'invoquer l'urgence climatique si vous n'agissez pas!", a t-il lancé.
La juge Amy Coney Barrett, que le président Donald Trump a nommée samedi pour siéger à la Cour suprême des Etats-Unis, est très appréciée par les conservateurs en raison de ses valeurs religieuses traditionalistes qui, selon ses détracteurs, orientent sa lecture du droit.
"Un juge doit appliquer le droit écrit. Un juge n'est pas un législateur", a voulu rassurer Mme Barrett dans la roseraie de la Maison Blanche, après que le président eut salué les "qualifications inégalables" de la magistrate."J'aime les Etats-Unis et j'aime la Constitution des Etats-Unis, a lancé cette femme de 48 ans, dont la nomination doit maintenant être confirmée par le Sénat à majorité républicaine pour rejoindre la plus haute institution judiciaire du pays, en succédant à la progressiste Ruth Bader Ginsburg, décédée le 18 septembre.En 2018, Amy Coney Barrett avait déjà figuré parmi les favoris de Donald Trump pour un poste à la haute cour, qui fut finalement attribué à Brett Kavanaugh après une féroce bataille politique.Son profil, aux antipodes de la très féministe "RBG", divise en effet les Américains.Catholique pratiquante, mère de sept enfants dont deux adoptés originaires d'Haïti et un petit dernier atteint de la trisomie 21, Amy Coney Barrett est opposée à l'avortement.Après une enfance à la Nouvelle-Orléans, dans le sud conservateur des Etats-Unis, elle a suivi des études brillantes à la faculté de droit Notre Dame, une institution confessionnelle réputée de l'Indiana, où elle a ensuite été professeure pendant 15 ans.En début de carrière, elle a travaillé pour le juge conservateur de la Cour suprême Antonin Scalia, dont elle a épousé une vision "originaliste" du droit, qui impose de lire la Constitution comme elle a été pensée lors de son écriture. Cette universitaire, louée pour ses argumentaires ciselés, ne siège comme juge fédérale que depuis 2017, après avoir été nommée par Donald Trump.- "Bruyamment" -Son processus de confirmation au Sénat, obligatoire en vertu de la Constitution américaine, avait alors déjà été houleux. "Le dogme religieux vit bruyamment en vous", lui avait reproché la sénatrice démocrate Dianne Feinstein.La formule s'était retournée contre son auteure, taxée d'intolérance, et avait paradoxalement augmenté l'aura de la juge dans les milieux religieux. Le groupe ultraconservateur Judicial Crisis Network avait même fait produire des tasses à l'effigie de la magistrate surplombée de la citation.Sans se départir de son calme, Amy Coney Barrett avait assuré faire la distinction entre sa foi et "ses responsabilités de juge". Mais ses détracteurs ne sont pas convaincus et citent ses nombreux articles de doctrine juridique écrits depuis Notre Dame, et ses décisions plus récentes en tant que juge qui, selon eux, témoignent de son orientation idéologique.A la cour d'appel fédérale de Chicago, elle a notamment pris des positions favorables aux armes à feu et défavorables aux migrants, aux femmes désirant avorter et à la loi sur l'assurance santé Obamacare que les républicains veulent démanteler.- "Royaume de Dieu" -Un de ses discours, prononcé devant des étudiants de Notre Dame, lui est fréquemment reproché.Se présentant comme une "juriste d'un style différent", elle avait estimé qu'une "carrière juridique" était "un moyen au service d'une cause" et que cette dernière était "de construire le Royaume de Dieu".Si elle entrait à la Cour suprême, "la juge Barrett, qui s'est même opposée à l'accès à la contraception, serait un fléau pour les droits des femmes à la santé reproductive", estime Daniel Goldberg, le directeur de l'Alliance for Justice, un lobby légal progressiste."Elle rejoindrait les autres juges nommés par Trump pour faire du mal à notre pays pour des décennies, bien après son départ de la Maison Blanche", prédit-il.A l'inverse, les milieux conservateurs louent une femme "brillante", "impressionnante". Preuve de sa popularité, sur internet, ses fans l'ont même représentée en tenue de Superman.
Le président Donald Trump a plongé une partie des Américains dans la perplexité en évoquant lundi la chute et l'"explosion" spontanée d'arbres alors que des incendies historiques ravagent l'Ouest américain.
"Quand des arbres tombent, après un peu de temps, 18 mois, ils deviennent très secs. Ils deviennent vraiment comme une allumette", a-t-il expliqué. "Il n'y a plus d'eau qui passe, et ils deviennent très, très... ils explosent. Ils peuvent exploser." Le chef de l'Etat s'exprimait lors d'une visite en Californie, Etat en proie à des incendies historiques aggravés par la sécheresse.Sa remarque a été accueillie avec scepticisme et moqueries sur les réseaux sociaux même si des explosions localisées d'arbres, notamment d'eucalyptus, ont déjà été rapportées en Australie lors d'incendies et que les arbres gelés peuvent émettre des sons semblables à des coups de feu. Le président n'a pas précisé à quel phénomène il faisait référence.Lors du même déplacement, le milliardaire républicain, qui tient régulièrement des propos climato-sceptiques, a aussi balayé les inquiétudes de responsables californiens sur le climat, assurant : "Ça finira par se refroidir". Les incendies qui se multiplient à travers le globe sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du réchauffement de la planète. L'augmentation de la température, la multiplication des canicules et la baisse des précipitations par endroit est ainsi une combinaison idéale pour le développement des feux. Donald Trump a déjà par le passé véhiculé des théories douteuses sur le climat, vantant les mérites de supposés ratissages des sous-bois en Finlande comme méthode de prévention des feux de forêts.
L'ancien président de la République était invité jeudi pour parler de géopolitique lors du grand raout des chefs d'entreprise. Ce qui ne l'a pas empêché de faire des références personnelles.
Invité à l'université d'été du Medef, jeudi 29 août à l'Hippodrome de Longchamp, à Paris, pour parler de géopolitique, l'ancien président a détaillé sa vision de l'Union européenne, salué le rapprochement d'Emmanuel Macron avec la Russie et également évoqué la question climatique. À ce propos, l'ex-chef de l'État n'a pas hésité à se moquer de Nicolas Hulot, "ce ministre dont le nom m'échappe", de Greta Thunberg, "cette jeune Suédoise si sympathique et souriante", sans oublier "l'aimable... comment s'appelle-t-elle déjà ? Ségolène Royal", a-t-il lancé sous les rires de l'assistance.Nicolas Sarkozy a également déclaré, avec un sourire : "Je ne fais plus de politique", provoquant une nouvelle fois l'hilarité du public. "Je ne fais plus de politique en ce sens que je n'ai plus d'ambitions électives (...) Je n'ai pas de volonté politique, je n'en ferai plus. Pour moi c'est un passé, que j'ai beaucoup aimé", a-t-il ensuite précisé. "Un tigre ne devient jamais végétarien"Invité sur Cnews dans la journée, le journaliste sportif Pierre Ménès a également estimé que Nicolas Sarkozy ne reviendrait pas. "Moi, j'ai dîné assez récemment avec un de ses très proches qui m'a dit 'Sarkozy est un homme heureux', parce qu'il a découvert quelque chose qu'il n'a jamais connu dans sa vie, c'est du temps libre. Je pense que quand il dit qu'il ne reviendra pas il est sincère, parce que c'est un homme heureux..."Le commentateur a néanmoins rapporté une petite phrase qui laisse entendre le contraire. "J'étais à PSG - Strasbourg, il est allé saluer les joueurs strasbourgeois à la fin du match (...) et l'entraîneur de Strasbourg lui dit 'alors président, vous avez définitivement pris votre retraite ?' et Sarkozy l'a regardé et lui a dit 'vous savez un tigre ne devient jamais vegan..."
Le policier est intervenu dans le cadre d'un "périple meurtrier", une notion apparue dans le droit après les attentats de 2015 et 2017.
Le policier qui a neutralisé l'assaillant qui a tué jeudi quatre policiers à la préfecture de police de Paris est un jeune stagiaire qui était en poste depuis quelques jours, rapporte Le Parisien vendredi 4 octobre. Faisant preuve d'un "sang-froid exemplaire" selon ses collègues, il a abattu Michaël H. de plusieurs balles, dont au moins une dans la tête."Je vous confirme, c'est un jeune collègue stagiaire récemment sorti de l'école, qui a fait feu, avait raconté jeudi sur BFMTV le représentant d'un syndicat de policiers. (...) Pour un jeune collègue, pas très aguerri, fraîchement sorti de l'école, qui doit de surcroît faire usage de son arme sur un collègue à lui... Le retentissement psychologique doit être très important."Le jeune policier a abattu l'assaillant dans le cadre d'un "périple meurtrier", indique Le Parisien. Cette notion est entrée dans la loi en février 2017, dans le sillage des attentats de 2015 et 2016. Pour entrer dans le cadre "périple meurtrier" il faut plusieurs éléments : un ou plusieurs meurtres ou tentatives de meurtre ont été commis, le policier a des raisons réelles et objectives de croire à une réitération de ces actes, et cela rapidement après le ou les premiers actes. Jeudi, le stagiaire a d'abord fait les sommations d'usage, avant d'utiliser son HK G36, un fusil d'assaut dont l'utilisation nécessite une habilitation spécifique, a expliqué la préfecture de police. Il a tiré au coup par coup, les tirs en rafale étant déconseillés dans les environnements denses. Il a touché l'assaillant de plusieurs balles, dont au moins une dans la tête. Il a ainsi suivi les instructions données par l'administration lors des séances de formation. Les policiers apprennent à viser le centre de masse, à savoir le tronc de la cible, puis à remonter ensuite vers la tête, pour neutraliser l'adversaire même s'il porte un gilet pare-balles ou une ceinture explosive.
Une soirée festive à Matougues, dans la Marne, a rassemblé plusieurs centaines de personnes dans la soirée du samedi 8 au dimanche 9 août. Les gendarmes ont constaté "l'absence de respect des gestes barrières", les autorités sanitaires ont mis en garde les participants dimanche soir.
Dans la soirée du samedi 8 au dimanche 9 août, une soirée festive à Matougues, dans la Marne réunissant plusieurs centaines de personnes a alerté les autorités sanitaires, qui ont mis en garde les participants dimanche soir après avoir constaté le non respect des gestes barrières. Le port du masque obligatoire à l'extérieur, dans les lieux fréquentéspar euronews (en français)"Sur place, la gendarmerie a constaté que les mesures barrières n'étaient pas respectées par les participants", originaires de plusieurs villes de France mais aussi de Belgique ou des Pays-Bas, a indiqué l'ARS Grand-Est dans un communiqué commun avec la préfecture de la Marne."D'après les organisateurs, ce rassemblement festif" organisé par la communauté guyanaise "devait initialement réunir une centaine de personnes. Mais on estime à plusieurs centaines le nombre effectif de participants, l'information ayant été relayée activement via les réseaux sociaux", explique l'ARS, évoquant un "risque sanitaire élevé".Les gendarmes ont constaté "l'absence de respect des gestes barrières, et notamment du port du masque lorsque la distanciation physique (1 mètre) ne pouvait être respectée"."Les personnes susceptibles d'avoir été en contact avec le virus sont ainsi les participants, les musiciens, les chauffeurs de taxis sollicités", ajoute-t-elle.Un message envoyé "à chaque participant"L'ARS estime que le risque est d'autant plus élevé en raison de l'âge des participants, majoritairement âgés de 20 à 40 ans, alors que le dernier point épidémiologique diffusé par Santé Publique France montre une augmentation de + 45 % des cas positifs au cours de la dernière semaine du mois de juillet chez les 15 - 44 ans."Or, les personnes entre 20 et 40 ans contaminées sont en grande majorité sans symptômes ou avec des symptômes légers. Le risque sanitaire est ainsi particulièrement élevé", relève l'autorité sanitaire, qui a notamment engagé les participants à se faire dépister et porter un masque "systématiquement" pendant 14 jours "en présence d'une personne".Un message a également été envoyé "à chaque participant sur les risques encourus et la conduite à tenir".Dès ce lundi, le masque est obligatoire en extérieur dans plusieurs zones à Paris et en Île-de-France. Prévue pour une durée d'un mois renouvelable, cette mesure doit permettre selon les autorités sanitaires d'enrayer un rebond du virus qui fait craindre une deuxième vague de l'épidémie aux effets potentiellement dévastateurs pour l'économie tricolore.
La police municipale et la police nationale pourront intervenir dans les immeubles à la demande des syndics.
Le port du masque est obligatoire à Cannes dans tous les espaces clos privés, comme les halls ou les couloirs d'immeuble, après la publication lundi 17 août d'un arrêté du maire LR David Lisnard.L'obligation concerne "tous les lieux clos privés ou publics collectifs", a indiqué Thierry Migoule, directeur de cabinet du maire de Cannes, citant "les ascenseurs, les couloirs, les lieux de réunion". L'arrêté municipal, qui s'applique depuis mardi jusqu'au 31 août, "donne une base juridique aux syndics, qui peuvent nous donner l'autorisation de pénétrer dans les propriétés privées". "On sait par exemple que les locations (saisonnières, ndlr) donnent lieu parfois à des regroupements. Donc la police municipale et la police nationale pourront intervenir à la demande des syndics", a ajouté M. Migoule.L'arrêté se base, selon la mairie de Cannes, sur l'avis rendu samedi par le Haut conseil de santé publique, qui recommande le port systématique du masque quand la distanciation physique n'est pas respectée. Il s'appuie sur le code général des collectivités territoriales qui traite des "pouvoirs du maire en cas de maladies épidémiques et contagieuses".La mairie insiste aussi sur "le taux d'incidence qui monte dans les Alpes-Maritimes. En fin de semaine nous devrions franchir la barre des 50 cas pour 100.000 habitants". La mairie a transmis l'arrêté à la préfecture pour un "contrôle de légalité". La préfecture des Alpes-Maritimes n'était pas disponible mardi à la mi-journée. Depuis le début du confinement, le maire de Cannes a pris cinq arrêtés, rendant le port du masque obligatoire dans les commerces, les transports, les taxis.
Une étude révèle de profonds changements dans le rapport des plus de 50 ans au monde du travail. Relayée par La Croix, elle explique qu'ils sont de plus en plus nombreux à travailler.
Les vieux jours des Français ne sont plus forcément un long fleuve tranquille. Une étude de l'Insee publiée le jeudi 12 juillet et décryptée par La Croix explique en effet qu'entre 2007 et 2017, la part des 50-64 ans ayant un emploi a progressé de 8 points, pour atteindre 61,5 %. D'après le quotidien, les plus de 50 ans représentent désormais presque un tiers (29,3 %) des actifs occupés en France, contre 23,8 % en 2007. L'augmentation du nombre de travailleurs est particulièrement marquée dans la tranche d'âge 55-59 ans et leur taux d'emploi s'est accru de 17% en dix ans. Il a cru de 13% pour les 60-64 ans alors que celui des moins de 55 ans n'a que peu varié. L'Insee impute principalement ces changements à deux facteurs : les différentes réformes des retraites et les « restrictions d'accès aux dispositifs de cessation anticipée d'activité. »Davantage de travail en temps partielLes seniors travaillent de plus en plus à temps partiel, surtout les plus de 60 ans. Selon le rapport de l'Insee : « leur taux se démarque nettement avec 30,7 % d'entre eux à temps partiel. » Les Français âgés de 50-64 ans travaillent globalement davantage à temps partiel que le reste de la population : près de 21 % (+ 2,2 points en dix ans), contre 16 % pour les 25-49 ans, rapporte La Croix. D'après l'Insee, le travail à temps partiel des seniors semble moins subi que celui des jeunes actifs : seuls 26% des seniors employés à temps partiel déclarent en effet vouloir travailler davantage. Comme le rapporte La Croix, la plupart des seniors travaillent à durée limitée pour des raisons de santé ou pour des raisons personnelles.
L'adolescent de 14 ans avait été enlevé en pleine rue à Saint-Brieuc, alors qu'il se rendait au collège.
Six hommes ont été interpellés et mis en examen vendredi à Saint-Brieuc, dans les Côtes-d'Armor, pour l'enlèvement et la séquestration d'un adolescent de 14 ans. L'histoire se déroule le 24 septembre dernier : l'adolescent est enlevé en pleine rue à Saint-Brieuc, alors qu'il se rend au collège. Ses ravisseurs l'ont emmené ensuite à Paris où ils l'ont séquestré, avant de le relâcher "le lendemain" dans une gare parisienne, a précisé une source proche de l'enquête, confirmant une information de Ouest-France. Agés de "18 à 25 ans", ils ont été écroués dans des prisons différentes, a indiqué la source proche de l'enquête. Cinq d'entre eux possèdent un casier judiciaire lié au trafic de stupéfiants, selon Ouest France. L'enfant "très choqué"L'adolescent aurait été enlevé pour servir de monnaie d'échange sur fond de trafic de stupéfiants impliquant son entourage, a expliqué une source proche du dossier. L'enquête a été menée par la police judiciaire de Rennes, l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) et les policiers de Saint-Brieuc.Si l'enfant "a été bien traité", il a été "très choqué et a eu une incapacité de travail de 30 jours pour des raisons psychologiques", selon le parquet de Saint-Brieuc, cité par Ouest-France.
Des pluies diluviennes ont balayé le Pérou ces derniers jours. Il y aurait plus de 70 morts.
Ces très fortes précipitations causées par le phénomène El Niño ont provoqué des inondations et des coulées de boue. Selon l'Institut national de défense civile du Pérou (INDECI), elles auraient affecté plus de 625 000 personnes dont 70 000 sont désormais sans abri. El Niño dévaste le Péroupar euronews (en français)Les dégâts matériels sont extrêmement importants. La Croix-Rouge a déployé des équipes de secours d'urgence dans les zones les plus touchées pour fournir des abris, de l'eau, des équipements sanitaires et de la nourriture. "Il y a quelques jours, je suis retournée chez moi pour voir ma maison. C'était horrible. J'ai presque tout perdu. J'ai été obligée de venir ici", explique une femme. Besenta Judahua a elle aussi dû abandonner sa maison inondée. Elle n'a plus rien. Elle est désespérée. "Je n'ai ni eau ni électricité. Cette épreuve que je traverse est très dure. J'ai 80 ans", dit-elle. Le Pérou n'a pas connu une telle situation depuis la fin des années 1990. Lima, la capitale péruvienne, a été particulièrement touchée. Le gouvernement a débloqué
Elle était la voix officielle de Minnie Mouse depuis 1986, choisie parmi un groupe de 200 candidates.
Elle était la voix de l'héroïne de Disney Minnie Mouse. Russi Taylor, la voix officielle anglophone de Minnie Mouse pendant plus de 30 ans, est morte à l'âge de 75 ans, ont annoncé samedi 27 juillet les studios Disney. L'actrice américaine est décédée vendredi à Glendale, en Californie. La cause de sa mort n'a pas été dévoilée. "Minnie Mouse a perdu sa voix avec le décès de Russi Taylor", a déclaré Bob Iger, le PDG du groupe Walt Disney dans un communiqué. "Pendant plus de 30 ans, Minnie et Russi ont travaillé ensemble pour divertir des millions de personnes à travers le monde - un partenariat qui a fait de Minnie une icône mondiale et de Russi une légende Disney aimée des fans du monde entier", a-t-il également affirmé. Russi Taylor avait été choisie parmi un groupe de 200 candidates lors d'une audition en 1986. La native du Massachusetts avait raconté avoir rencontré Walt Disney enfant, lors d'une visite à Disneyland. "À un moment donné, pendant notre conversation, il m'a demandé ce que je voulais faire quand je serai grande et j'ai dit : 'Je veux travailler pour toi !' Alors, il a dit : 'D'accord !' Et désormais, c'est ce que je fais", a-t-elle raconté, citée dans un portrait publié par Disney. Mariée avec la voix de MickeyComme par un tour de force du destin, la voix de Minnie a trouvé son Mickey réel dans les années 1980 en la personne de Wayne Allwine... le doubleur de Mickey Mouse depuis 1977. Tous deux se sont mariés en 1991, mais ont "gardé le silence". "On ne voulait pas que ce soit le mariage de Mickey et Minnie. C'était celui de Wayne et Russi. On s'est bien amusés. On a beaucoup ri. On chantait tout le temps. On a toujours eu de la musique à la maison", avait raconté Russi Taylor au Los Angeles Times en 2014. Le duo est resté aussi uni que ses homologues animés jusqu'à la mort de Wayne en 2009. En plus de Minnie Mouse et d'autres personnages de Disney, Russi Taylor était aussi la voix de Strawberry Shortcake et Pebbles Flintstone.
- Un trafiquant de drogue présumé s'est débarrassé du jeune félin qui a finalement été retrouvé dans un jardin public et mis à l'abri. -Les enquêteurs n'ont pas l'habitude de recueillir de tels aveux.
Selon Europe 1, un homme, arrêté pour trafic de stupéfiants, a raconté aux policiers qu'un dealer de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) proposait à ses clients de se prendre en photo avec son bébé tigre, moyennant cinq euros. De précieux clichés ensuite postés sur les réseaux sociaux. Aussitôt prévenu, le parquet de Bobigny ouvre une enquête pour retrouver l'animal, détenu en toute illégalité. Tout s'accélère jeudi après-midi lorsqu'une habitante de Noisy-le-Sec signale à une association de protection animale qu'elle a découvert, dans un jardin public, un bébé fauve. Les policiers comprennent alors que le suspect a sans doute pris peur et s'est débarrassé de l'animal. Tout cela, se serait déroulé dans le quartier des Boute-en-Train, situé entre le périphérique parisien et le marché des Puces. L'endroit est classé en zone de sécurité prioritaire depuis 2014 pour son trafic de drogue. Plusieurs arrestations ont d'ailleurs eu lieu cette semaine.AUCUNE TRACE DE MALTRAITANCEMais l'affaire ne s'arrête pas là. Vendredi, la femme qui a retrouvé le félin refuse désormais de rendre le tigre et de dire aux enquêteurs où elle se trouve, tant qu'elle n'a pas obtenu la garantie qu'il sera confié à un zoo et bien traité. Finalement géolocalisée par les services de police, l'habitante a bien dû se résoudre à confier l'animal à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Selon Europe 1, elle a été interpellée, soupçonnée de "recel de vol d'un animal détenu illégalement et protégé par la convention de Washington". Le bébé tigre devrait rejoindre un refuge pour félins dans la Loire. Il semble qu'aucune trace de maltraitance n'ait été pour l'heure constatée, indique le Parisien. Les recherches se poursuivent pour retrouver le propriétaire de l'animal.
Mireille Darc revient parmi nous en Une de Paris Match. Son come-back se fait en confessions, ais aussi en image.
Depuis son hospitalisation en septembre dernier, l'actrice de 78 ans vivait sa convalescence en toute discrétion loin de la curiosité et des regards indiscrets. Après 4 mois d'hospitalisation, la star était rentrée chez elle le 28 décembre dernier. Mais après deux comas, deux hémorragies cérébrales et un arrêt cardiaque, elle avait besoin de temps avant de faire à nouveau face au public. C'est par le biais du fils d'Alain Delon, Anthony Delon, son amie Véronique de Villèle, mais aussi son mari Pascal qu'elle donnait de ses nouvelles. Un mode de communication qui pourrait désormais appartenir au passé. Car, Mireille Darc vient de recevoir Paris Match chez elle. Le magazine la décrit comme "amaigrie mais belle et souriante". Son mari qui est là également est persuadé que " c'est grâce au flot d'amour reçu que Mireille s'en est sortie". Un amour qu'elle est bien décidée à rendre. Celle qui s'accroche encore aux rampes et à sa canne pour avancer n'a pas dit son dernier mot. "Je reviens parmi vous", confie-t-elle avec le sourire d'une gagnante dans les colonnes du magazine.
Plusieurs organisations syndicales et une fédération patronale dénoncent l'absence de "prime Covid" pour le personnel soignant intérimaire ayant travaillé dans des établissements de santé durant la crise du coronavirus, évoquant un "accroc regrettable au principe d'égalité de traitement".
"Partout dans le pays, des professionnels médicaux et paramédicaux intérimaires se sont portés volontaires et ont rejoint, sans hésiter, les établissements de santé en difficultés", rappellent des organisations syndicales et une fédération patronale dans un courrier du 24 juillet, révélé vendredi par Le Monde. "Lorsqu'une prime exceptionnelle a été annoncée pour reconnaître le dévouement et le travail consentis pendant cette période, tous ces personnels ont logiquement pensé qu'elle serait accordée à l'ensemble d'entre eux", ajoutent les signataires (CGT, CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC, Unsa et Prism'emploi, qui fédère les entreprises de l'intérim)."Recevable ni juridiquement ni moralement"Dans leur courrier, que l'AFP s'est procuré, ces organisations s'étonnent du choix fait par le gouvernement - dans le cadre du projet de loi de finance rectificative (PLFR) adopté le 23 juillet par le Parlement - d'exclure les intérimaires de ce dispositif."Dès lors que des établissements de santé ou médicaux-sociaux, sous statut public ou privé, versent cette prime à leurs salariés ou agents permanents, les intérimaires en mission dans ces établissements doivent en bénéficier dans les mêmes conditions", estiment-elles. "Il ne nous semble donc recevable ni juridiquement, ni moralement que les personnels médicaux travaillant en intérim soient discriminés en raison de leur seul statut", insistent-elles.Cette "prime exceptionnelle", défiscalisée et exemptée de cotisations sociales, avait été annoncée fin mars par Emmanuel Macron, qui avait vanté "une réponse claire et forte de court terme" pour les soignants, en première ligne face au Covid-19.Prime fixée à 500 euros dans les hôpitauxDans les hôpitaux, la prime a été fixée à 500 euros pour les membres du personnel hospitalier et 1.500 euros pour ceux ayant travaillé dans les 40 départements les plus touchés par l'épidémie. Dans les Ehpad relevant de la fonction publique hospitalière, elle est de 1.000 ou 1.500 euros selon les départements. "La prime Covid a été mise en place pour que chaque établissement puisse valoriser l'engagement de ses soignants, médecins comme paramédicaux, face à la crise", a souligné vendredi auprès de l'AFP le ministère de la Santé, disant avoir voulu récompenser les salariés des établissements de santé."Elle couvre donc l'ensemble des professionnels de l'établissement, mais ne s'étend ni aux intérimaires salariés ni aux prestataires", a-t-il fait valoir.
Un projet de loi prévoit-il de cibler les sans-abri en leur infligeant une amende de 500 euros ? C'est ce que l'association Droit au logement (DAL) affirme dans un communiqué publié le 30 septembre.
Bientôt des amendes pour avoir dormi dans la rue ? Selon l'organisation du DAL, l'article 15 du projet de loi relatif à l'engagement dans la vie locale et la proximité de la vie publique, examiné en commission au sénat, prévoit des sanctions contre les sans-abri. Plus exactement, le texte rendrait possible "d'infliger une amende de 500 euros" à ces populations très vulnérables. "Peuvent donner lieu à une amende administrative d'un montant maximum de 500€ les manquements à un arrêté du maire présentant un risque pour la sécurité des personnes et ayant un caractère répétitif ou continu", est-il écrit dans le projet de loi. Ces manquements intègrent ceux "ayant pour effet de bloquer ou d'entraver la voie ou le domaine public, en y installant ou en y laissant sans nécessité tout matériel ou objet (...) Ou ayant pour effet, au moyen d'un bien mobilier, d'occuper la voie ou le domaine public", toujours selon le projet de loi. Pour le DAL, il s'agit d'"une manoeuvre qui permet aux maires de sanctionner encore plus durement les sans-abris et met en évidence l'hypocrisie du gouvernement (SIC)". Une possible mauvaise interprétation du texteSi la co-rapporteure du projet de loi et sénatrice (UDI) Françoise Gatel a assuré à Franceinfo que d'infliger des amendes de 500 n'était pas le but du texte, le risque d'une mauvaise interprétation est bien là, selon le cabinet de Sébastien Lecornu, initiateur du projet de loi. "Si un maire mal intentionné considère que la tente, le chariot, la cabane d'un sans-abri pose un problème de sécurité, il pourrait éventuellement invoquer cet article", a admis le cabinet. Avant d'indiquer qu'une rencontre avec le DAL était prévue vendredi pour une éventuelle modification du texte, laquelle exclurait son usage contre les sans-abri.
SÉCURITÉ. Le "Commando de défense du peuple et de la patrie française" menace de perpétrer des violences durant la rencontre, ce samedi soir à Dijon, à l'occasion de la 13e journée.
La surveillance policière a été renforcée. Le 7 novembre dernier, le "Commando de défense du peuple et de la patrie française" (CDPPF) adressait une lettre menaçante au Bien public, le quotidien dijonnais. Il demandait la libération de huit personnes de la mouvance d'ultra-droite, "sans quoi nous frapperons le prochain grand événement ayant lieu à Dijon, à savoir le match de première division Dijon-Troyes", qui doit avoir lieu samedi 18 novembre, citait alors l'Équipe.Des propos pris au sérieux par les autorités. "Les mesures de sécurisation adaptées seront prises, avec notamment une surveillance policière renforcée", indique une porte-parole de la préfecture de Côte-d'Or. Le club va également prendre des mesures de sécurité supplémentaires, notamment au niveau du filtrage des entrées du stade Gaston-Gérard. "La menace est prise au sérieux, nous sommes en relation régulière avec les autorités, dans le contexte actuel c'est normal", a confirmé mardi Olivier Delcourt, le président du Dijon Football Côte-d'Or (DFCO). Un porte-parole du club exclut toutefois toute psychose. LE GROUPE REVENDIQUE DE RÉCENTES AGRESSIONS DANS LA RÉGIONQui sont les huit "collègues" dont le mystérieux "commando" demande la libération ? Ces individus, parmi lesquels trois mineurs, ont été mises en examen en octobre à Paris, dans l'enquête sur une organisation fondée par le militant d'ultradroite Logan Alexandre Nisin. Cette dernière projetait des actions violentes contre des politiques ou des mosquées. Outre leur libération et celle du "chef" Logan Alexandre Nisin, le groupe dijonnais exige "l'abandon des poursuites" à leur encontre. Début novembre, ce "commando" avait aussi revendiqué plusieurs attaques dans la région. Le 15 septembre, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), deux personnes étaient attaquées à coups de marteau, dont une au cri d'"Allah Akbar", pour "aiguiller les enquêteurs sur une fausse piste". Le 26 septembre, à Dijon, trois autres personnes étaient frappées de la même façon. Le lendemain, une victime y était attaquée avec un bocal de verre. Cette organisation, inconnue jusqu'alors, menace par ailleurs l'association SOS Racisme et revendique "son admiration pour Anders Behring Breivik", l'auteur d'une tuerie qui avait fait 77 morts en Norvège en 2011. Les enquêtes sur ces agressions, ainsi que sur les revendications et les menaces, ont été regroupées au parquet de Chalon-sur-Saône.
En visite au 57e salon de l'Agriculture, le président de la République n'a pas échappé aux sujets dépassant ceux du monde agricole, au premier rang desquels les revendications des "gilets jaunes". "Structurez un groupe, et je vous reçois", a t-il lancé à une manifestante se réclamant du mouvement.
La déambulation d'Emmanuel Macron dans les allées du salon de l'Agriculture a donné lieu à plusieurs échanges, plus nombreux que ceux initialement prévus dans l'agenda présidentiel, samedi 22 février. Après avoir abordé les thématiques du monde agricole dans le cadre de l'inauguration officielle du salon, le chef de l'Etat a été interpellé par une femme l'appelant à être "vraiment démocrate", reprenant notamment les revendications du courant des "gilets jaunes" sur le referendum d'initiative citoyenne (RIC). "Vous parlez de démocratie, soyez vraiment démocrate", a lancé l'interlocutrice d'Emmanuel Macron, qui l'a invité à "venir dans la rue". "Je ne crois pas qu'il y ait tant de monde que ça dans la rue", a répondu le président de la République ajoutant avoir "trop de travail malheureusement pour pouvoir venir dans la rue". "Vous ne recevez pas les gilets jaunes"La discussion a ensuite abordé les violences dans les manifestations. "Il y a des gens qui sont devenus extraordinairement agressifs" a déploré le président de la République, poursuivant qu'il "y a une solution, c'est de s'arrêter et de parler", avant que son interlocutrice ne lui réponde que "vous ne recevez pas les gilets jaunes!"."On peut prendre vos coordonnées? Vous structurez un groupe et je vous reçois", a t-il alors promis. "J'écoute et je corrige quand je fais des erreurs (...). Faites moi un groupe, on se prend une heure. On dégage une heure de temps et on discute. Je suis pour que les choses se calment dans la discussion".Au cours de la même matinée, un ancien leader des "gilets jaunes", Eric Drouet, a été exfiltré du salon.L'ex-figure de proue du mouvement a été interpellé et placé en garde à vue dans le 5e arrondissement de Paris, alors qu'un arrêté d'interdiction de manifester avait été pris pour la journée par la préfecture de police. Sorti de garde à vue, il a assuré qu'il voulait demande au président "son programme pour la suite." "C'est catastrophique ce qu'il se passe en France. Il faut qu'il donne plus de réponses aux Français, il y a un réel problème." Il est convoqué au tribunal correctionnel le 9 octobre pour rébellion, selon BFM TV.
Lors de ses voeux à la police nationale, le ministre de l'Intérieur a rappelé le devoir "d'exemplarité" et "d'éthique" des forces de l'ordre, après une nouvelle vague d'accusations de violences policières.
La police est rappelée à l'ordre. Ce lundi, lors de ses voeux à la police nationale, Christophe Castaner a évoqué implicitement les accusations récentes de violences policières et appelé à "l'exemplarité" de la part des forces de l'ordre. "C'est l'honneur de la police qui est en jeu, on ne fait pas de croche-pied à l'éthique, sauf à s'abaisser, à abaisser la police", a déclaré le ministre de l'Intérieur. Il a fait ainsi une référence explicite à une vidéo montrant un policier faisant un croche-pied à une manifestante à Toulouse. Des images qui s'ajoutent à de récentes violences commises par des policiers lors des manifestations contre les retraites et à la mort d'un livreur, à Paris, après un contrôle routier controversé. "L'usage juste et proportionné de la force est ce qui sépare la démocratie de l'arbitraire, ce qui distingue l'ordre et la brutalité, c'est le fondement, aussi, de notre confiance avec les Français", a encore déclaré le ministre de l'Intérieur, lors d'un déplacement à l'école nationale supérieure des officiers de police de Cannes-Ecluse (Seine-et-Marne).Rappelant que les policiers avaient le droit de recourir à la force, il a souligné que celui-ci était "une responsabilité lourde, la plus lourde qui soit". "Policier ou gendarme, représenter les forces de l'ordre, c'est être un modèle, c'est assumer qui l'on est (...). C'est être respectueux, même face à ceux qui ne le sont pas. C'est garder son sang-froid, même face à la provocation, même face à la haine, même face aux coups", a-t-il complété alors que les forces de l'ordre sont régulièrement vilipendées sur les réseaux sociaux pour ne pas arborer leur numéro d'identification.Edouard Philippe rappelle son "exigence" vis-à-vis de la policeSamedi matin, Christophe Castaner avait déjà tenu un discours similaire lors du lancement d'une "conférence citoyenne", au ministère de l'Intérieur, centrée sur les rapports entre forces de l'ordre et population. L'usage de la force "doit être toujours, en toutes circonstances, même face aux insultes, même face aux projectiles, aux coups, à la brutalité, proportionné et maîtrisé", avait-il déclaré.De son côté, le Premier ministre Edouard Philippe a affirmé sur France 2 dimanche qu'"il faut parfois utiliser la force pour amener l'ordre et il ne faut pas en avoir peur". Mais il a aussitôt nuancé en demandant "beaucoup d'exigence" vis-à-vis des forces de l'ordre. "Quand il y a un usage disproportionné de la force, quand on ne respecte pas les règles d'engagement, alors il doit y avoir enquête, il doit y avoir sanction le cas échéant", a-t-il souligné.
En plein travaux de reconstruction, mais aussi de sécurisation, la cathédrale parisienne ne pourra pas accueillir la traditionnelle messe de Noël cette année. Celle-ci sera célébrée en l'église Saint-Germain l'Auxerrois.
Pour la première fois depuis 1803, Notre-Dame de Paris ne connaîtra pas de messe de Noël, une première depuis 216 ans. Huit mois après l'incendie qui a en partie ravagé la cathédrale vieille de huit siècles, l'édifice va rester silencieuse pour la nuit de Noël : aucune cérémonie, aucune procession n'est prévue aux abords. La messe de Noël sera bien célébrée à minuit par le recteur de la cathédrale, Mgr Patrick Chauvet, mais en l'église Saint-Germain l'Auxerrois, face au Louvre. Pour l'heure une grue géante veille sur la cathédrale en attendant de démonter l'échafaudage qui la menace. Cette grue aura à mener l'opération la plus délicate de tout ce chantier herculéen de sécurisation, il s'agira de démonter un à un 10.000 tubes de métal - 250 tonnes au total - que l'incendie du 15 avril a soudés. L'opération devrait débuter au début du mois de février. 80 mètres de hautCe travail de plusieurs mois nécessite des préparatifs en raison de sa complexité. L'échafaudage déformé, fragilisé, telle une gigantesque toile d'araignée en plein ciel, menace la voûte et l'équilibre de la cathédrale. Le joyau de l'art gothique est toujours, sept mois après l'incendie, en état d'"urgence absolue". La grue géante est arrivée le 16 décembre en pièces détachées à bord d'un convoi exceptionnel accompagnée de 40 camions d'équipements. Deux grues mobiles les ont déchargées. Elle est en train d'être montée et culminera à 75 mètres (80 mètres avec la flèche qui la domine). Fabriquée exprès à Moulins, plus grande grue à tour de modèle "topless" d'Europe, elle peut lever jusqu'à 8 tonnes.Pas d'arrêt pour les fêtesDans la nuit du 17 au 18 décembre, a été débarqué d'une barge le poste de transformation électrique indispensable qui alimentera de manière pérenne les installations. Ce lundi, la grue, qu'il a fallu souder solidement au sol, va être équipée d'un ascenseur. Avant son entrée en action, cette immense girafe veillant sur Notre-Dame devra être dûment contrôlée.Conformément au voeu du président Emmanuel Macron d'accomplir la restauration de Notre-Dame en cinq ans, il n'y a pas d'arrêt pour les fêtes de fin d'année : quelques opérations se poursuivent même si d'autres sont interrompues, selon l'établissement public dirigé par le général Jean-Louis Georgelin.L'incendie de Notre-Dame a suscité une mobilisation extraordinaire en France et dans le monde : 922 millions d'euros de dons et promesses de dons ont été confirmés, soit 320.000 dons au total.
Les cabanes en bois de Cruzeirinho, petit village indigène au coeur de l'Amazonie brésilienne, sont presque toutes vides: la plupart des habitants ont fui dans la forêt, par peur d'être contaminés par le coronavirus.
Seules cinq des 32 familles de cette communauté autochtone sont restées sur place, les autres ayant abandonné leurs maisons en bois pour trouver refuge dans la végétation luxuriante de la jungle."Ils ont préféré amener leurs affaires dans la forêt et éviter tout contact", explique à l'AFP Bene Mayuruna, un des seuls habitants ayant décidé de demeurer au village, dont la population vit essentiellement de la pêche et de la culture du manioc.Le village est beaucoup plus calme qu'à l'accoutumée, le silence étant tout juste troublé par le caquètement de quelques poules.Situé sur les rives du fleuve Javari, un important affluent de l'Amazone, Cruzeirinho est loin d'être le seul village autochtone déserté par une partie de ses habitants."De nombreux indigènes sont contraints de fuir le coronavirus, non seulement au Brésil, mais aussi en Colombie, au Pérou ou en Indonésie", relatait dès le mois d'avril Oyvind Eggen, directeur de l'ONG Rainforest Foundation Norway."La crise sanitaire est une pression supplémentaire pour ces personnes qui se trouvent déjà dans une situation très difficile", soulignait-il dans un communiqué.Une équipe de professionnels de la santé a été envoyée récemment par l'armée brésilienne à Cruzeirinho pour aller auprès des habitants restés sur place, communiquant avec eux à l'aide d'interprètes.Aucun d'entre eux n'a été testé positif au coronavirus jusqu'à présent.- Route bloquée -À une semaine de bateau de Cruzeirinho, les habitants de la réserve indigène d'Umariaçu ont décidé d'adopter une stratégie différente.Plutôt que de fuir dans la forêt, ils ont bloqué l'accès de leurs villages à toute personne venue de l'extérieur."Attention, terre indigène. Fermée pour 15 jours", peut-on lire à l'entrée de cette réserve de 5.000 hectares où vivent environ 7.000 autochtones, près de la frontière avec le Pérou et la Colombie.Le peuple Ticuna, qui vit sur ces terres, a également installé une barricade pour bloquer l'accès à la réserve, qui donne sur une route très fréquentée menant à Tabatinga, ville frontalière de 65.000 habitants. Une décision difficile à prendre, la subsistance des habitants dépendant en partie de la vente de produits aux visiteurs."La pandémie nous a posé beaucoup de problèmes. Nous sommes à seulement 15 minutes de la Colombie et des gens de là-bas venaient ici nous acheter des poissons ou des fruits", déplore Sildonei Mendes da Silva, cacique du peuple Umariaçu.Ces efforts n'ont pas été suffisants pour stopper net la pandémie: 24 habitants de la réserve ont été contaminés et deux sont morts du Covid-19. À l'intérieur de la réserve, l'usage du masque de protection est peu répandu, a constaté l'AFP, avec des rassemblements au moment des messes, les fidèles semblant peu soucieux de respecter les gestes barrière.- "Dommages irréversibles" -L'Association des peuples indigènes du Brésil (APIB) a pourtant tenté de diffuser lundi sur les réseaux sociaux un message destiné aux jeunes autochtones, leur demandant de rester chez eux le plus possible pour éviter de contaminer les plus âgés."Le virus tue des chefs, des anciens et des guérisseurs, (...) et la pandémie risque de causer des dommages irréversibles à nos communautés et notre culture", peut-on lire sur ce message.Le Brésil est le deuxième pays le plus touché au monde par le virus, après les Etats-Unis, avec plus de 52.000 morts et plus d'un million de personnes contaminées.Les peuples indigènes, décimés par le passé par d'autres maladies venues de l'extérieur, sont également touchés de plein fouet.D'après l'APIB, plus de 7.700 indigènes ont été infectés par le coronavirus au Brésil et plus de 346 en sont morts.L'association accuse le gouvernement du président d'extrême droite Jair Bolsonaro de "ne rien faire" pour empêcher le virus de se répandre parmi les quelque 900.000 autochtones qui vivent dans le pays.
La moitié des télétravailleurs confinés expérimentent cette forme de travail pour la première fois.
"Il y a aujourd'hui 5 millions de Français" qui télétravaillent, a indiqué lundi 4 mai la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Si "certains le faisaient déjà un peu" avant l'épidémie, "pour beaucoup" d'autres, "c'est une expérience nouvelle", a-t-elle relevé. Selon un sondage CSA pour Malakoff Humanis publié mercredi 6 mai, ce sont "la moitié" des télétravailleurs confinés qui "expérimentent cette forme de travail pour la première fois".En moyenne, le télétravail est pratiqué trois jours par semaine. 62% des sondés télétravaillent à 100%. Malgré ce "contexte particulier de télétravail contraint" causé par le Covid-19, plus de sept travailleurs sur dix (73%) souhaitent demander à pratiquer le télétravail après le confinement, de manière régulière (pour 32% d'entre eux) ou ponctuelle (41%). Chez les habitués du télétravail, ce chiffre se monte à 88%, chez les nouveaux télétravailleurs il atteint 58%. Un tiers des télétravailleurs pensent que cette crise sanitaire "va modifier la position de leur entreprise vis-à-vis du télétravail" (35%, contre 16% après les grèves de décembre et janvier derniers qui avaient favorisé dans une moindre mesure le recours au télétravail), révèle cette enquête réalisée auprès de salariés d'entreprises du secteur privé d'au moins 10 salariés. Le contexte particulier lié au Covid-19 ne va pas sans poser de difficultés à un certain nombre de télétravailleurs. Ainsi, trois télétravailleurs confinés sur dix estiment que leur santé psychologique (30%) et leur santé physique (27%) se sont dégradées pendant le confinement, selon cette étude. Une même proportion de ces télétravailleurs déplorent une augmentation de leur charge mentale (28%), "vivent des tensions avec leur entourage familial" (28%) et considèrent que le confinement a détérioré la qualité de leur sommeil (29%) et de leur alimentation (26%).Quatre sur dix "ont du mal à articuler temps de vie professionnelle et personnelle" (39%) ou "à se déconnecter du travail" (45%). Ils ressentent aussi "une dégradation de la qualité du lien social" (39%) avec leurs collègues et leur manager, "difficile à maintenir" malgré les outils numériques. Pour trois des personnes interrogées sur dix, le "contexte particulier de télétravail contraint" causé par le Covid-19 a "un impact négatif" sur leur charge de travail (33%) et sur leur motivation (30%).Ceux qui avaient déjà adopté le télétravail en sont désormais moins contents : leur "note de satisfaction" a diminué, passant de 9/10 en 2019 à 8,3/10 pendant le confinement. 71% des télétravailleurs continuent à apprécier la souplesse et la flexibilité apportées par cette pratique. Légèrement inférieure, la note de satisfaction moyenne des nouveaux télétravailleurs (7,6/10) est bonne compte tenu des difficultés rencontrées, estime l'étude : 43% n'ont pas d'espace de travail adapté, et 48% sont confrontés à des difficultés techniques plus importantes.Parmi les télétravailleurs avec enfants près de la moitié éprouvent "des difficultés à assurer le travail à distance tout en devant s'occuper de leurs enfants" (47%), selon ce sondage. Globalement, les télétravailleurs confinés sont inquiets : 86% éprouvent des craintes "pour l'avenir économique du pays", 49% "pour leur propre avenir" et 42% "pour celui de leur entreprise". Ce sondage a été effectué du 15 au 20 avril sur internet, auprès d'un échantillon représentatif de 1.010 salariés d'entreprises du secteur privé d'au moins 10 salariés.
La lutte contre la pandémie de coronavirus pourrait faire chuter les émissions de dioxyde de carbone (CO2), un des principaux gaz à effet de serre, jusqu'à 7% en 2020, mais cette baisse spectaculaire aura peu d'influence sur le réchauffement climatique à plus long terme, avertissent des chercheurs.
Début avril, au plus fort des confinements imposés pour enrayer le Covid-19, on a enregistré une réduction de 17% de la pollution mondiale au CO2, selon la première évaluation du type, publiée mardi dans la revue Nature Climate Change.La Chine, les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Inde ont contribué pour les deux tiers à cette chute sur les quatre premiers mois de 2020, soit plus d'un milliard de tonnes de CO2. En 2019 les émissions industrielles et du secteur de l'énergie avaient atteint 37 milliards de tonnes, un record."Le confinement de la population a entrainé des changements profonds dans l'utilisation de l'énergie et les émissions de CO2", a déclaré Corinne Le Quéré, auteure principale de l'étude et professeure à l'université britannique d'East Anglia."Mais ces chutes seront probablement temporaires, car elles de reflètent pas des changements structurels dans les systèmes économiques, de transports ou énergétiques", ajoute celle qui préside par ailleurs le Haut Conseil pour le Climat français. Si l'économie mondiale retrouvait ses conditions d'avant la pandémie d'ici mi-juin - scénario plus qu'improbable - les émissions de CO2 baisseraient de 4% sur l'année 2020, selon les calculs de Mme Le Quéré et son équipe de chercheurs. Si des restrictions se poursuivaient tout au long de l'année, la baisse sur 2020 atteindrait environ 7%."Ce serait à peine une virgule dans la courbe continue de l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère," souligne ainsi Richard Betts, directeur des études sur les impacts climatiques à l'office national de météorologie britannique. "Nous devons cesser de l'y mettre, pas juste l'y mettre moins vite. C'est comme réduire le débit du robinet sur une baignoire. L'eau monte toujours, mais juste moins vite", poursuit cet expert. Car pendant la pandémie, la crise climatique continue, même si le Covid semble avoir relégué son urgence à l'arrière plan.Pour atteindre l'objectif idéal de l'accord de Paris de limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, il faudrait réduire les émissions de CO2 de 7,6% par an, chaque année dès cette année et jusqu'à 2030. Alors que pour l'instant elles ne cessent d'augmenter.Le monde a déjà gagné environ 1°C, entraînant une multiplication des catastrophes climatiques. Et chaque degré supplémentaire va augmenter exponentiellement l'ampleur des dérèglements.Or au rythme actuel, la température pourrait grimper de 4 à 5°C d'ici à la fin du siècle. Et même si les Etats respectent leurs engagements actuels, la hausse du mercure pourrait dépasser 3°C."La pandémie a démontré que des changements structurels majeurs sont nécessaires dans les secteurs de l'énergie et des transports", souligne Mark Maslin, professeur de climatologie à l'University College de Londres.Certains experts espèrent que ce sera l'occasion d'accélérer la transition. "Les énergies fossiles semblent plus durement touchées que les renouvelables", relève ainsi Glen Peters, directeur de recherche au Centre international pour la recherche climatique d'Oslo, alors que le pétrole a par exemple atteint un plus bas pendant la crise."Si ça se poursuit, nous pourrions sortir du Covid avec des émissions en baisse, les énergies renouvelables ayant pu occuper plus d'espace, face à certains des fossiles les plus polluants comme le charbon".Mais les plans de relance à coup de centaines de milliards à travers le monde n'envoient pas que des signaux positifs sur la construction d'une future économie "verte"."Il y a un fort risque qu'une vision court-termiste conduise les gouvernements à perdre de vue une perspective plus vaste et mettre de l'argent dans des secteurs très polluants, qui n'ont pas leur place dans une société zéro-carbone", insiste Joeri Rogelj, de l'Imperial College de Londres.L'étude publiée mardi offre en tout cas une vision par secteur des baisses d'émissions. Le 7 avril, le jour où la pollution au CO2 a le plus baissé mondialement, les émissions provenant du transport terrestre ont représenté plus de 40% de la chute, l'industrie 25%, la production d'électricité 19% et le transport aérien 10%.Alors que ce type de calcul prend généralement bien plus longtemps, les nouvelles méthodes utilisées par les chercheurs pourraient permettre une vision plus rapide et ainsi accélérer les prises de décision."Si on peut voir les effets d'une politique en l'espace de quelques mois plutôt qu'attendre des années, on peut affiner plus rapidement les politiques", souligne Glen Peters.
L'ex-femme du milliardaire russe Farkhad Akhmedov a demandé mardi à la justice britannique la saisie d'un yacht somptueux et d'oeuvres d'art dans le cadre d'un jugement de divorce lui octroyant près de 500 millions d'euros.
A l'issue d'une nouvelle série d'audiences consacrées à cette affaire, un juge aux affaires familiales de la Haute cour de Londres a indiqué qu'elle rendrait une décision d'ici à la fin juillet.Fin 2016, la justice britannique a octroyé à Tatiana Akhmedova 41% de la fortune de son ex-mari, représentant 453 millions de livres, soit 495 millions d'euros au taux actuel.Mais la défense de la divorcée, de nationalité britannique, a accusé lors des dernières audiences son ex-mari de n'avoir versé qu'environ 5 millions de livres et de déployer une "stratégie d'évasion" pour échapper à la justice, a rapporté l'agence Press Association.Il aurait selon elle transféré des actifs, comme le yacht de luxe MV Luna, estimé à plus de 350 millions d'euros, et des oeuvres d'art, à son fils ou dans des structures basées au Liechtenstein.Il avait racheté le Luna, long de 115 mètres et disposant d'une piscine et de deux emplacements pour hélicoptères, au multimilliardaire russe Roman Abramovitch, propriétaire du club de foot anglais de Chelsea.Farkhad Akhmedov assure de son côté ne pas reconnaître la compétence de la justice britannique et assurer que le divorce avait été prononcé dès 2000 en Russie.L'homme d'affaires et ancien sénateur russe de 64 ans a fait fortune notamment dans le secteur énergétique. Il est classé 68e fortune de Russie par le magazine Forbes avec un patrimoine estimé à 1,4 milliard de dollars.Dans une interview au site russe RBK en 2017, il avait estimé que le jugement de divorce ne valait "pas plus cher que du papier toilette", affirmant ne posséder aucun actif au Royaume-Uni.Il avait accusé la justice britannique de se placer "toujours du côté des femmes, surtout de maris riches, pour que leurs anciennes épouses dépensent l'argent obtenu en Angleterre".
Le Candida auris, identifié pour la première fois au japon en 2009, a été détecté quelques fois en France. Un médecin estime qu'avec plus de prévention sa contagion pourrait être évitée dans les hôpitaux du pays.
C'est un petit champignon qui se propage à travers le monde, et qui est restituant aux traitements antifongiques. Le Candida auris, identifié pour la première fois au japon en 2009, a été détecté quelques fois en France et se répand dans des hôpitaux aux Etats-Unis, en Inde, et parfois en Europe. Dans une interview donnée au Parisien, le président de la Société française d'hygiène hospitalière (SF2H), Pierre Parneix insiste sur le fait de ne pas céder à la peur, mais plaide pour une meilleure prévention pour éviter la contagion. Personnes fragiles Selon Pierre Parneix, ce champignon "a la particularité de pouvoir coloniser par voie sanguine et de toucher les organes." Ainsi, son impact peut avoir de graves conséquences chez les patients "immunodéprimés, comme les personnes greffées ou avec une maladie hématologique" explique-t-il. Ce germe peut provoquer une candidose, c'est-à-dire une infection fongique comme il en existe dans les hôpitaux. L'infection se manifeste à travers des symptômes considérés comme ordinaires chez les personnes en bonne santé (fièvre, courbatures et fatigue) mais qui peuvent se révéler fatals chez les personnes dites immunodéprimées.Gagner en qualité de désinfectionLe médecin rappelle que le nombre de cas en France est "encore marginal", mais indique que le risque est "réel", "puisqu'il est en Europe, il va forcément arriver dans les établissements de santé français" prévient-il.Face à cela, il prône la prévention. Le lavage des mains, des professionnel et des patients, est capital plaide-t-il. Mais également la désinfection des matériels médicaux, des mesures bien évidemment déjà mises en place, mais qui pourraient être renforcée selon Pierre Perneix. "Aujourd'hui, il existe des oxydants moins agressifs, plus écologiques. On peut donc gagner en qualité de désinfection." Récemment, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies américains (CDC) ont ajouté le champignon à la liste des germes constituant une "menace urgente" pour la santé. En juin 2016, il était seulement qualifié de "menace émergente mondiale".
Une infographie représentant Me Yassine Bouzrou, avec un bonnet d'âne a suscité la colère des avocats. La chaîne a reconnu une séquence "maladroite".
La séquence a choqué et provoqué de vives critiques à l'encontre de LCI, la chaîne d'info en continue de TF1. Me Yassine Bouzrou, l'avocat de Piotr Pavlenski, était représenté dans une infographie coiffé d'un bonnet d'âne, censé représenté ses échecs scolaires."Nous souhaitons revenir sur une séquence présentée hier qui a beaucoup fait réagir, a communiqué la chaîne. Il s'agissait de retracer le parcours de Me Yassine Bouzrou, l'avocat de Piotr Pavlenski. La forme, les illustrations, en étaient maladroites et ont pu sembler peu respectueuses", a indiqué au début de l'émission de 14h sur LCI la journaliste Valentine Desjeunes. "Si nous avons blessé Me Bouzrou, nous en sommes désolés. Mais il n'y avait pas d'intention de nuire. Il s'agissait au contraire de souligner le parcours hors normes de Me Bouzrou. La chronique souhaitait simplement s'attacher à retracer le parcours singulier d'un avocat sous le feu des projecteurs en ce moment", a-t-elle poursuivi. "La forme n'était pas la bonne, nous tenions à vous le dire aujourd'hui", a-t-elle répété.La diffusion de cette infographie où l'on voyait le visage de Me Yassine Bouzrou coiffé d'un bonnet d'âne et barré du mot "Renvoyé" pour illustrer le fait qu'il ait "enchaîné les déboires scolaires", tout en expliquant qu'il venait d'une "famille marocaine extrêmement modeste" et qu'il avait "grandi dans une cité", a provoqué de nombreuses réactions sur Twitter, notamment chez les avocats.Présentation dégradante""Cette présentation est particulièrement dégradante. Un avocat ne se définit pas (que) par son parcours scolaire, son origine sociale ou familiale. La robe fait écran à tout cela. Dommage que l'écran et ceux qui l'animent l'oublient", a twitté la présidente du Conseil national des barreaux Christiane Féral-Schuhl, menaçant de saisir le CSA.Le barreau de Paris a annoncé sur le réseau social qu'il s'associait au CNB "dans sa démarche auprès du CSA". Contacté par l'AFP, le CSA à indiqué ne pas avoir reçu à ce stade la saisine du CNB. "Avec cette présentation odieuse d'un avocat talentueux, plein de mérite et de courage, vous avez à mes yeux porté sur vous même une tâche, LCI. Vous vous êtes déshonoré", a dénoncé l'avocat Martin Pradel.La directrice de la rédaction de la chaîne d'information du groupe TF1, Valérie Nataf, a reconnu sur le réseau social jeudi "qu'effectivement, cette présentation est pour le moins maladroite".
Le gouvernement de Donald Trump a publié mercredi de nouvelles règles sur la gestion des plaintes pour harcèlement ou agression sexuelle dans les écoles et universités américaines, qui renforcent les droits des accusés.
La ministre de l'Education Betsy DeVos, qui avait annulé en 2017 le cadre fixé par le président démocrate Barack Obama, a publié la version définitive d'une directive très controversée, en discussion depuis 2018. "Trop d'étudiants ont perdu accès à l'éducation parce que leur école a mal répondu quand un autre étudiant s'est plaint d'un harcèlement ou d'une agression sexuelle", a-t-elle déclaré dans un communiqué."Les nouvelles règles imposent aux établissements de réagir pour soutenir les victimes sans sacrifier les garde-fous nécessaires à un processus équitable et transparent", a ajouté la ministre.En 2011, puis en 2014, après plusieurs scandales sexuels dans des universités, l'administration Obama avait adressé aux établissements une liste de recommandations pour enquêter sur ce fléau.Salués par les associations de victimes, les textes avaient toutefois été critiqués par certains juristes qui pointaient une certaine iniquité entre accusé et accusateur. Le système "a échoué", avait estimé Betsy DeVos en l'annulant. En novembre 2018, elle avait présenté un nouveau cadre, dont la version amendée et définitive a été publiée mercredi.Par rapport au dispositif précédent, il renforce les droits de la défense: un accusé devra se voir notifier les faits reprochés, pourra recourir à un avocat et aura droit à une audience pour se défendre.Les nouvelles règles prévoient aussi un mécanisme pour effectuer un contre-interrogatoire de l'accusateur/trice. Cette option était jusqu'ici jugée trop traumatisante pour les victimes présumées.Les plaintes concernant une agression commise hors de l'enceinte d'un établissement ne seront plus recevables, sauf si elles ont été commises dans des bâtiments appartenant à l'école ou gérées par des associations étudiantes.Le texte a immédiatement été critiqué par les associations de défense des victimes.Si cette directive entre en vigueur comme prévu en août, les victimes "comprendront très clairement qu'elles n'ont pas intérêt à dénoncer leurs agressions", a déploré Fatima Goss Graves, présidente du National Women's Law Center."Nous refusons de retourner à l'époque où les viols et le harcèlement à l'école étaient ignorés et glissés sous le tapis", a-t-elle ajouté en promettant de saisir les tribunaux pour bloquer les nouvelles règles.Selon une étude publiée en 2016, près d'un quart des étudiantes d'universités américaines ont été victimes durant leur cursus d'un acte sexuel non désiré, sous la menace ou sous la force.
Fervent défenseur de la francophonie, ancien patron du CSA, Hervé Bourges est mort à l'âge de 86 ans.
Hervé Bourges est décédé dimanche dans un hôpital parisien, entouré de ses proches. Il avait 86 ans. Grande figure de l'audiovisuel français et défenseur de la francophonie, il avait été le patron successif des chaînes de télévision TF1, France 2 et France 3, de RFI, puis avait dirigé le CSA de 1995 à 2001. Outre ses rôles éminents dans les médias, Hervé Bourges fut aussi un militant anti-colonialiste du temps de la guerre d'Algérie, un amoureux de l'Afrique et un fervent défenseur de la francophonie. "Nous qui l'admirions, avons fait appel à lui, pu maintes fois compter sur son inestimable concours, ses avis sur les médias ou sur l'Etat de droit, sommes profondément peinés", a tweeté Michaelle Jean, qui a notamment été envoyée spéciale de l'Unesco pour Haïti (2010-2014) et secrétaire générale de la Francophonie (2014-2018). Un homme "exigeant et juste" pour Mathieu GalletDe son côté, l'ancien patron de Radio France et de l'Institut national de l'audiovisuel Mathieu Gallet a rendu hommage sur Twitter à l'homme "exigeant et juste". A son tour, l'actuelle présidente de France Télévisions Delphine Ernotte a rendu hommage à Hervé Bourges, "créateur inventif de l audiovisuel, humaniste résolu et militant infatigable de la francophonie (...) Tout France Télévisions est en deuil aujourd'hui". Né le 2 mai 1933 à Rennes, Hervé Bourges fut diplômé de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille (ESJ) en 1955. Sa vie fut ensuite un long parcours entre médias, politique et même diplomatie, un temps ambassadeur de France auprès de l'Unesco. Il avait signé en 2012 un dernier documentaire "l'Algérie à l'épreuve du pouvoir", avec le réalisateur Jérôme Sesquin.
Selon Le Point, la maison en Corse du ministre de la Transition écologique était évaluée entre 2 et 5 millions d'euros lors de sa mise en vente à l'été 2016. Or, dans sa déclaration de patrimoine publiée en décembre dernier, l'écologiste a estimé son montant à un peu plus d'un million d'euros.
La déclaration de patrimoine de Nicolas Hulot fait à nouveau parler. Après ses neuf véhicules motorisés, c'est la villa corse du ministre de la Transition écologique qui est au cœur du débat. Selon les informations publiées sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), cette maison 334 m² assortis de trois hectares, achetée en 1995 pour 52.750 euros, est évaluée à 1.050.000 euros. Or Le Point révèle jeudi 1er février que lors de sa mise en vente à l'été 2016 auprès de la maison Sotheby's, elle était évaluée à 350 m² avec 150 m² de dépendances, pour un domaine mesuré au total à 3,5 hectares. À l'époque, l'agence immobilière de luxe espérait vendre la propriété pour 2 à 5 millions d'euros.Comment expliquer une telle différence de prix ? "Le prix conseillé par l'agence était stratosphérique. J'ai fait procéder à une expertise qui a conclu à une valeur inférieure", a indiqué le ministre de la Transition écologique et solidaire au magazine.Néanmoins, toujours selon Le Point, l'expertise aurait conclu en août 2016 que la surface ne dépassait pas 300 mètres carrés et le terrain 2,6 hectares. Soit moins que les surfaces indiquées dans la déclaration de patrimoine. "Un champ n'appartenant pas à Nicolas Hulot est imbriqué dans la propriété, ce qui explique sans doute ces différences de métrage", a affirmé Me Laffont, avocate du ministre.
Dimanche 5 janvier, un homme, qui brandissait un couteau dans une rue du quartier Borny à Metz, a été blessé dimanche par des policiers. Ses jours ne sont pas en danger.
Dimanche 5 janvier, un homme, menaçant et armé d'un couteau dans une rue du quartier Borny à Metz, a été blessé par des policiers lors de son interpellation. "Il est blessé, son pronostic vital n'est pas engagé" a précisé une source policière, qui a ajouté que les policiers avaient "été menacés" avant de neutraliser par arme à feu l'assaillant. Personne d'autre, parmi les habitants du quartier ou les forces de l'ordre, n'a été blessé par ailleurs. Né en 1989, l'homme est "connu pour sa radicalisation et ses troubles de la personnalité", a crié "Allah Akbar" et "a été placé en milieu hospitalier" a indiqué le procureur de la République de Metz Christian Mercuri. Une enquête de flagrance a été confiée à la police judiciaire de Metz suite à cette "tentative d'homicide sur agents de la force publique" selon le procureur. Par ailleurs, le magistrat a affirmé avoir "pris attache avec le parquet antiterroriste pour évaluation de l'affaire".Une autre attaque au couteau à Villejuif, vendrediPour rappel, vendredi 3 janvier, à Villejuif (Val-de-Marne), un homme de 22 ans, converti à l'islam et souffrant de troubles psychiatriques, avait tué un homme et blessé deux femmes avec l'arme blanche, aux cris de "Allah Akbar", avant d'être abattu par la police. Depuis, le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête.
Une âme sœur pour la nouvelle année. Les sites de "dating" prévoient un bond des inscriptions au premier jour de 2017.
Le phénomène a été constaté depuis plusieurs années par différentes plateformes de rencontre en ligne, rapporte Le Figaro dans une enquête. Les cœurs à prendre seraient-ils plus sensibles le 1er janvier ? Qu'il s'agisse d'une bonne résolution ou d'un acte de désespoir, les célibataires sont quasiment deux fois plus nombreux à surfer sur des sites comme Meetic. Les dirigeants de la plateforme s'attendent à une augmentation de plus de 40% des connexions, ce dimanche 1er janvier. Si la tendance des années précédentes se confirme, les inscriptions devraient doubler par rapport à une journée ordinaire, explique Le Figaro. C'est aux environs de 22 heures que le pic de fréquentation devrait être atteint, avec des messages et emails en hausse de plus de 80%. Il en sera peu ou prou de même pour tous les autres sites proposant le même genre de services. Les équipes de AdopteUnMec.com et EliteRencontre, par exemple, observent le même phénomène. "Cette année, nous attendons une augmentation de l'activité d'environ 70 à 80% dimanche 1er janvier", a indiqué la direction de AdopteUnMec.com au Figaro.- BONNE RÉSOLUTION... OU PRESSION SOCIALE ? -Le "pic day", comme l'ont appelé les professionnels du secteur, est apparu, il y a plus de quatre ans et ne cesse de s'accroître. La directrice marketing de Meetic, Héloïse des Monstiers, en explique ainsi la raison : "Dans l'imaginaire collectif, le 1er janvier correspond au jour des bonnes résolutions, où l'on retrouve le fameux trio: "j'arrête de fumer", "je me mets au sport" et "je trouve l'homme ou la femme de ma vie"".Pour autant, la décision de prendre une bonne résolution n'est pas la seule explication. "Le début de l'année correspond aussi à une période où les célibataires subissent parfois une certaine pression sociale, avec les mêmes questions lancinantes de leurs proches", poursuit Héloïse des Monstiers."Le soir du Nouvel An, ils se retrouvent aussi entourés de couples s'embrassant à minuit, ce qui constitue un énième rappel de leur célibat», déclare également Salama Marine, psychologue pour le site EliteRencontre, dans les colonnes du Figaro. Dans les faits, la part des Français qui fréquentent les sites de rencontre reste modérée, seulement 14%. Sans compter que la magie n'opère pas à tous les coups. "Parmi les personnes ayant rencontré leur partenaire actuel entre 2005 et 2013, moins de 9% l'ont connu via ce type de service", indiquait un rapport de l'Institut national d'études démographiques en février 2016.
Le gazole a augmenté de 0,69 centime d'euro le litre, l'essence super sans plomb 95 de 0,56 centime et le SP98 de 0,74 centime.
Les prix à la pompe repartent à la hausse. Après une longue période de baisse, les prix des carburants vendus dans les stations-service en France ont continué à remonter légèrement la semaine dernière, dans le sillage des cours du brut, selon des chiffres officiels publiés lundi 22 juin. Ainsi, le gazole, carburant le plus vendu, valait 1,2161 euro par litre, en hausse de 0,69 centime par rapport à la semaine précédente, selon les données du ministère de la Transition écologique et solidaire. C'est sa cinquième semaine de hausse d'affilée après une longue période de baisse dans le sillage des cours du pétrole, victimes de la pandémie de Covid-19. L'essence super sans plomb 95 s'est pour sa part vendue à 1,3181 euro, en progression de 0,56 centime. Quant au SP95-E10, qui contient jusqu'à 10% d'éthanol, il a gagné 0,74 centime, à 1,3038 euro. Enfin, le SP98 était vendu 1,3766 euro, soit 0,74 centime de plus également.Les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètres comme le cours du baril de pétrole, le taux de change euro-dollar, le niveau des stocks de produits pétroliers et de la demande, ainsi que des taxes. Les cours du brut s'étaient effondrés avec la pandémie de Covid-19 qui a affecté l'activité et notamment la demande pour les transports. Ils se sont depuis quelque peu repris grâce à la baisse de la production entreprise par certains pays et à la perspective d'une reprise de la demande. Le Brent de la mer du Nord valait ainsi un peu plus de 42 dollars le baril lundi, alors qu'il était passé sous les 20 dollars en avril.
L'armée colombienne a annoncé jeudi la libération d'un Suisse et d'un Brésilien, enlevés il y a trois mois par des dissidents présumés de l'ex-guérilla des Farc.
Daniel Max Guggenheim et José Ivan Albuquerque ont été récupérés lors d'une opération militaire dans le département du Cauca (sud-ouest), une des zones les plus affectées par la violence des groupes armés qui se financent en partie par le trafic de drogue.Les deux hommes avaient été pris en otage le 16 mars par des combattants de la "Colonne mobile Dagoberto Ramos", a précisé dans un communiqué le Groupe d'action unifiée pour la liberté personnelle (Gaula), dépendant de l'armée.Cette colonne est composée de dissidents des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui ont rejeté l'accord de paix signé en 2016 par cette guérilla marxiste."Les militaires ont capturé en flagrant délit" l'un des kidnappeurs présumés, qui étaient chargés de surveiller les otages, a ajouté le Gaula, force spéciale contre les enlèvements et l'extorsion.Les autorités n'ont communiqué ni l'âge, ni d'autres détails sur ces deux otages étrangers.Au cours d'une conférence de presse, M. Guggenheim, retraité du secteur judiciaire, a expliqué qu'il avait été enlevé en même temps que M. Albuquerque, alors qu'ils effectuaient un voyage touristique par la route sur la côte Pacifique.Ils avaient été interceptés sur la commune de Corinto, dans le Cauca, alors qu'ils rentraient vers Bogota. Un de leurs ravisseurs les avaient menacé avec son arme alors qu'ils dînaient dans un restaurant."Ils nous a dit que nous étions arrivés au cimetière", a ajouté M. Guggenheim en espagnol.Les deux hommes avaient été enlevés avec leurs deux chiens et emmenés dans une maison dans une zone rurale, où a eu lieu leur libération, en plein confinement imposé à cause du nouveau coronavirus.Les ravisseurs avaient demandé à la famille de M. Guggenheim une rançon équivalente à 266.000 dollars avant de l'abaisser à 1.300 dollars."Ils ont appelé une fois ma fille et lui ont parlé d'une somme (...) Ils ont appelé trois fois", a-t-il déclaré, sans préciser si finalement la rançon avait été payée.Les gouvernements suisse et brésilien ont remercié dans des communiqués les autorités colombiennes pour leur coopération et ont félicité les forces armées pour la réussite de l'opération.Les dissidents des Farc, évalués à quelque 2.300 hommes armés, opèrent sans commandement unifié et se financent par le narco-trafic, ainsi que par l'extraction illégale de minerais.Bien que la violence ait diminué d'intensité depuis l'accord de paix de 2016, la Colombie peine à sortir d'un conflit armé de plus d'un demi-siècle, qui a fait près de neuf millions de victimes (morts, disparus, déplacés).
Dans le JDD de ce 10 février, on apprend qu'Agnès Buzyn est pressée par l'exécutif d'être "plus visible et plus audible", selon les mots du journal.
"Sa stratégie de transformation du système de santé est passée quasiment inaperçue", écrit même l'hebdomadaire. La ministre de la Santé, de son côté, déplore que "pendant la première année [du quinquennat], la partie sociale n'a pas été assez incarnée". Cependant, dans le JDD, un proche d'Emmanuel Macron prête à Agnès Buzyn "un profil rassurant", "l'oeil bienveillant du médecin expérimenté". "Pour l'instant, on la sous-utilise. Personne ne lui a donné l'audace de sortir de son domaine", ajoute la même source. La ministre ne dit pas autre chose. "J'en ai marre qu'on me cantonne à mon champ de compétence. Je veux bien parler tous les jours de la grippe et des urgences, mais je suis engagée sur tous les sujets", déclare-t-elle au journal. Et Agnès Buzyn d'analyser : "Ce qui a manqué à nos réformes, c'est que les Français n'ont pas vu de projet de société. On a besoin d'un récit collectif."Dès lors, la médecin de formation semble prête à amorcer un changement. "Je veux pouvoir m'autoriser à parler de tout", déclare-t-elle.
Une bijouterie du VIIIe arrondissement a été le théâtre d'un braquage, samedi 18 août en début d'après-midi, comme le révèle Le Parisien.
C'est dans une prestigieuse bijouterie parisienne, la boutique Audemars-Piguet de la rue Pierre Charron (VIIIe arrondissement), près des Champs-Elysées, que le braquage s'est produit en tout début d'après-midi samedi, comme l'explique Le Parisien.Au moins deux individus, circulant à bord d'une Ford Focus de couleur grise, ont pénétré dans la boutique, armes à la main, pour y dérober plusieurs montres de grande valeur, ne restant que quelques secondes sur place. Ils n'ont pas tiré le moindre coup de feu et n'ont fait aucun blessé, selon France Bleu.Après leur méfait, ils se sont enfuis en direction de la prestigieuse avenue parisienne, située à quelques dizaines de mètres de là. Deux autres voitures, conduites par des complices, ont embarqué les braqueurs, qui restent pour l'instant introuvables. Alors qu'une cellule de crise a a été mise en place dans la boutique par la marque, la Brigade de Répression du Banditisme (BRB) a été désignée pour mener l'enquête.
Joel Schumacher, le réalisateur de deux "Batman" et de "Génération perdue", est mort d'un cancer à l'âge de 80 ans, ont indiqué lundi les responsables de sa communication à l'AFP.
Celui qui avait commencé sa carrière comme costumier, avant de devenir un grand nom d'Hollywood, est "paisiblement" décédé à New York "après une lutte d'un an contre le cancer", ont-ils précisé dans un communiqué.Joel Schumacher est notamment connu pour "Batman Forever" (1995) et "Batman et Robin" (1997), des films qui avaient clivé.Pour cette lucrative franchise, il avait pris la suite de Tim Burton, et son premier "Batman", avec Val Kilmer, avait eu du succès au box-office.Mais les deux films avaient été critiqués à la fois par de nombreux critiques et par des fans, qui avaient entre autres pris ombrage des tétons ajoutés au costume de Batman.Dans une interview en 2017, Schumacher avait dit à Vice qu'il voulait "demander pardon à tous les fans déçus" par "Batman et Robin", ajoutant qu'il avait eu l'impression d'avoir "tué un bébé".La franchise avait ensuite été revigorée par Christopher Nolan en 2005 avec "Batman Begins".Schumacher avait commencé comme costumier dans les années 1970, sur des films comme "Woody et les robots" (1973)."St Elmo's Fire" (1985) fut le premier succès de Schumacher en tant que réalisateur.Ont suivi "Génération perdue" (1987) et "L'Expérience interdite" (1990), avant qu'il se lance dans les "Batman" pour Warner Bros.Schumacher a à son crédit d'avoir aidé à lancer des carrières, comme celles de Matthew McConaughey et Colin Farrell.
Des milliers de manifestants se sont rassemblés ce samedi à Nantes pour soutenir la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Une manifestation sous tension, qui a rapidement vu éclater des échauffourées entre le cortège et les forces de l'ordre.
Des milliers de personnes ont commencé à manifester samedi vers 17 heures à Nantes en soutien aux occupants illégaux de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, visée depuis six jours par une opération massive d'expulsion de la gendarmerie. Après un début dans le calme, les CRS ont répondu à un jet de pierre sur leurs camions, par un premier tir de gaz lacrymogènes. Paniqués, les manifestants se sont mis à courir dans tous les sens. Les organisateurs espéraient réunir 4.000 personnes à cette manifestation encadrée par un millier de policiers, selon une source proche du dossier. Un hélicoptère a survolé le rassemblement.
Les fans de Louis de Funès craignent le pire. L'un des fils de l'acteur serait sur le point de mourir.
Daniel de Funès, 79 ans, vivrait ses derniers instants. "Comme il a d'ailleurs toujours vécu durant toute son existence, dans la plus grande discrétion, le fils aîné du plus grand comique du XXe siècle, l'immense Louis de Funès, vit en effet ses derniers moments...", a révélé sur Facebook son ami le journaliste Jean-Jacques Jelot-Blanc ce mardi 17 janvier. Ensemble, ils avaient publié l'ouvrage "Louis de Funès : L'Oscar du cinéma". Ce proche du fils de Louis Funès donne même des détails sur son état de santé. "Tout comme son père, c'est à la suite d'un infarctus survenu le même jour que lui, que la santé de Daniel s'était dégradée..." , explique Jean-Jacques Jelot-Blanc qui parle déjà au passé. Il va encore plus loin dans l'analogie avec le célèbre acteur. "Nul doute que Daniel souhaite s'en aller en ce froid mois d'hi­ver, tout comme son père parti ce triste jeudi 27 janvier 1983 !" , écrit le biographe dans ce message relayé par plusieurs médias qui n'a rien de rassurant.
Des médias espagnols ont tenté mardi de localiser l'ex-roi Juan Carlos et l'ont dit en Républicaine dominicaine ou au Portugal, tandis que le Palais royal se refuse à toute information depuis l'annonce la veille de son départ en exil.
Toute la presse tenait pour acquis que l'ancien monarque, visé par une enquête pour corruption, avait quitté le territoire bien que ni le Palais royal, ni le gouvernement ne l'aient confirmé.Le journal en ligne El Confidencial a affirmé mardi après-midi que Juan Carlos, âgé de 82 ans, se trouvait au Portugal où il a passé sa prime enfance, "dans la localité d'Azeitao", à une trentaine de kilomètres au sud de Lisbonne.Citant "des sources proches de la famille royale", le média écrit que l'ancien souverain y a été "hébergé par la famille Brito e Cunha-Espirito Santo avec laquelle il a maintenu une relation fraternelle depuis que sa famille y a vécu en exil" sous la dictature de Franco."Jusqu'à nouvel ordre, ce sera sa résidence, après qu'il a écarté d'autres destinations plus lointaines telles que la République dominicaine et la Nouvelle-Zélande", ajoute El Confidencial. En début de journée, le quotidien ABC, favorable à la monarchie, avait assuré que l'ancien monarque, s'était rendu en République dominicaine. El Mundo et la Vanguardia avaient emboîté le pas, disant qu'il a l'intention de résider quelque temps chez des amis dans ce pays des Caraïbes.Une piste également soutenue par la chaîne de télévision dominicaine Canal de Noticias, qui a assuré mardi que le roi "se préparait" à visiter la République dominicaine qui "est en train de réaliser les préparatifs pour son arrivée". Mais le Palais royal s'est refusé à commenter ces conjectures. "La seule information que nous ayons est celle qui a été publiée hier sur le site de la Maison Royale", a déclaré un porte-parole.De son côté, la reine émérite Doña Sofia, dont Juan Carlos vit séparé depuis longtemps, est toujours en Espagne, a appris l'AFP mardi de source proche du Palais royal.Le Palais avait rendu publique la lettre de Juan Carlos à son fils, le roi Felipe VI, dans laquelle il annonce sa décision de s'éloigner de l'Espagne afin de l'aider à "exercer ses responsabilités". Depuis son accession au trône en juin 2014, le souverain s'efforce de rétablir l'image de la monarchie entachée par les scandales.L'ex-roi avait abdiqué en raison des scandales mais ceux-ci le poursuivent. La justice suisse enquête sur une commission de 100 millions de dollars qu'il aurait touchée de l'Arabie saoudite sur un compte en Suisse en 2008. La Cour suprême espagnole a annoncé en juin l'ouverture d'une enquête pour établir si des délits ont été commis et s'ils pouvaient être imputables à l'ancien souverain mais uniquement pour des faits commis depuis son abdication. Il était couvert jusque-là par l'immunité royale.Juan Carlos était monté sur le trône en 1975 à la mort du dictateur Francisco Franco, qui l'avait choisi pour lui succéder, et avait conduit la transition du pays vers la démocratie. Il a été longtemps populaire avant que son image ne soit ternie par ses liaisons et des soupçons de corruption.
Jeudi, BuzzFeed annonçait la fin de ses activités en France. Au total, 14 journalistes vont donc être licenciés.
Pour plaider leur cause, ces derniers ont décidé de s'offrir les services de Thomas Hollande, révèle le JDD.Après les salariés de Tati, Thomas Hollande va désormais défendre les intérêts des journalistes de BuzzFeed. Jeudi, le vice-président du site, Scott Lamb, a annoncé la fermeture de BuzzFeed France. Quatorze personnes au total vont donc être licenciées. Décidée à ne pas se laisser faire, la rédaction française du média a donc choisi de contre-attaquer en faisant appel à un avocat spécialisé en droit social, en la personne de Thomas Hollande.Le fils de l'ancien chef de l'État, qui a accepté de les représenter, va donc tenter de démontrer que le droit français a été bafoué. "Leur volonté est claire : empêcher la mise en oeuvre de cette fermeture. Il est certain que cette fermeture est fautive. Rien ne justifie une cessation aussi brutale de l'activité", assure-t-il dans les colonnes du JDD.Thomas Hollande va désormais exiger auprès de la maison-mère qu'on lui fournisse les documents attestant de la situation économique réelle de BuzzFeed France. En cas de refus, le fils de l'ancien président demandera à la justice la suspension de la procédure. "Si l'argument donné pour fermer est 'BuzzFeed France ne dégage pas de recettes publicitaires' et que le groupe, malgré une demande expresse et répétée des salariés français de mettre en place une régie publicitaire ne le fait pas et qu'il prend ce prétexte pour fermer, cela caractérise une faute. C'est une décision de la direction qui aurait donc provoqué la cessation de l'activité", explique-t-il au JDD, qualifiant les chances de succès dans cette affaire de "sérieuses". La fermeture de BuzzFeed France est pour l'heure toujours programmée pour le 20 juillet prochain.
Donald Trump a déclaré lundi que le très populaire réseau social TikTok, propriété du Chinois ByteDance, devrait être vendu avant la mi-septembre pour pouvoir continuer à opérer aux Etats-Unis.
"J'ai fixé une date autour du 15 septembre, à compter de laquelle ils n'opérerons plus aux Etats-Unis", a déclaré à la presse le président américain."Il fermera le 15 septembre à moins que Microsoft ou une autre entreprise soit en mesure de l'acheter et de trouver un accord", a-t-il ajouté.Dans un contexte de tensions politiques et commerciales avec la Chine, Washington accuse depuis des mois l'interface d'être utilisée par le renseignement chinois à des fins de surveillance. TikTok a toujours fermement nié tout partage de données avec Pékin.Vendredi soir, le locataire de la Maison Blanche avait déclaré vouloir bannir l'application de partage de vidéos légères, et être opposé à son rachat par un groupe américain.Mais dimanche, il a échangé avec Satya Nadella, le patron du groupe Microsoft, qui mène des négociations en vue de racheter la branche américaine de TikTok à sa maison-mère.Après leur discussion, le patron du groupe informatique a confirmé poursuivre les négociations en vue d'un accord d'ici le 15 septembre au plus tard.TikTok est très utilisé par les 15-25 ans et compte environ un milliard d'utilisateurs dans le monde. Il permet de créer, partager et visionner de courts clips généralement musicaux, décalés ou humoristiques.
Plus de 200 maladies sont liées à la consommation d'alcool, sans compter les décès qui découlent d'accidents de la route, de violences ou de suicides.
C'est plus que le sida, la tuberculose et la violence réunies. L'alcool tue quelque 3 millions de personnes dans le monde chaque année, ce qui représente un décès sur vingt, a averti vendredi 21 septembre l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Maladies infectieuses, accidents de la circulation, blessures, homicides, maladies cardiovasculaires, diabètes... 5,3% des décès dans le monde sont liés à l'alcool chaque année, selon l'OMS. Chez les plus jeunes (20-29 ans), ce taux atteint 13,5%. Au total, l'alcool a tué dans le monde quelque 3 millions de personnes en 2016, contre 3,3 millions en 2012 selon le précédent rapport de l'OMS à ce sujet. Trois quarts des décès concernent des hommes.L'OMS note qu'il y a eu "certaines tendances mondiales positives", pointant la réduction enregistrée depuis 2010 des beuveries épisodiques et du nombre de décès liés à l'alcool. Mais, expliquent les experts, "le fardeau global des maladies et des blessures causées par la consommation nocive d'alcool est inacceptable, en particulier dans la région européenne et dans la région des Amériques". Plus de 200 maladies sont liées à la consommation d'alcool.Sur les 3 millions de décès attribuables à l'alcool, 28% étaient liés à des accidents de la route, violences, suicides et autres actes violents, 21% à des troubles digestifs et 19% à des maladies cardiovasculaires. Les autres décès sont attribués à des maladies infectieuses, des cancers, des troubles mentaux et autres problèmes de santé. "Il est temps d'agir davantage pour prévenir cette grave menace pour le développement de sociétés saines", a relevé le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans un communiquéEnviron 2,3 milliards de personnes dans le monde boivent de l'alcool, selon l'OMS. L'alcool est consommé par plus de la moitié de la population sur le continent américain, en Europe et dans la région du Pacifique occidental.L'Europe a la consommation par habitant la plus élevée du monde, bien que cette consommation ait diminué de plus de 10% depuis 2010. La consommation d'alcool a diminué dans les trois quarts des pays européens, avec de très fortes réductions enregistrées en Russie, en Modalvie et au Belarus. En Russie par exemple la consommation annuelle d'alcool (mesurée en litres d'éthanol pur) par habitant est passé de 18,7 litres en 2005 à 11,7 litres en 2016. Cette "diminution spectaculaire" s'explique par la mise en oeuvre par le gouvernement russe de mesures recommandées par l'OMS, a expliqué aux médias le Dr Vladimir Poznyak de l'OMS, citant parmi tant d'autres l'introduction d'un prix minimum pour la vodka et l'interdiction de la vente de boissons alcoolisées dans les stations-service.L'OMS prévoit néanmoins une hausse de la consommation globale d'alcool dans le monde au cours des dix prochaines années, en particulier dans les régions du sud-est asiatique, du Pacifique occidental et sur le continent américain. La consommation moyenne journalière des personnes buvant de l'alcool correspond à 33 grammes d'alcool pur, soit l'équivalent de 2 verres de vin (de 150 ml chacun) ou d'une bouteille de bière (750 ml) ou de deux "shots" de spiritueux (de 40 ml chacun).L'augmentation de la consommation globale "entraînera certainement une augmentation du nombre de décès et de souffrances dans le monde entier", a averti M. Poznyak, qui recommande notamment aux instances internationales sportives, comme la Fifa, de "mettre fin" au sponsoring pour les boissons alcoolisées.
La victime présumée de l'agression sexuelle sur Koh-Lanta est la fille de l'entraineur de football français Hervé Renard, indique Le Parisien. Une procédure sera engagée.
On connait désormais l'identité de la jeune femme présumée victime d'une agression sexuelle sur Koh-Lanta. Le Parisien révèle qu'il s'agit de la fille d'Hervé Renard, l'entraineur français, actuel sélectionneur du Maroc. Candide Renard, accuse donc un autre candidat, faits qu'il conteste pour le moment annonce la société de production, Adventure Line Productions (ALP). Selon le quotidien, la jeune fille de 21 ans est actuellement dans l'avion du retour avec l'un de ses proches. Son père, Hervé Renard, a confirmé l'information, et annonce "qu'il y aura une procédure." Selon la société de production, les faits se sont déroulés dans la nuit de mardi à mercredi, soit à l'issue du quatrième jour de tournage de cette nouvelle saison qui se déroule aux Fidji.Le jeu arrêtéCandide Renard a usé du talkie-walkie, disponible en cas d'urgence sur chaque camp, afin de dénoncer une agression sexuelle dont elle aurait été victime. Elle a été prise en charge par une psychologue alors que les deux protagonistes ont été exfiltrés sur deux îles différentes.Le Parisien indique qu'aucun témoin n'aurait assisté la scène, mais que les autres candidats ont été réveillés par l'agitation. La société de production a décidé de suspendre les épreuves dans la foulée. Dans le communiqué d'ALP, sa présidente, Alexia Laroche-Joubert précise que "Koh-Lanta est un jeu d'aventure familial. J'ai estimé, en concertation avec les équipes sur place, que les conditions de la réalisation de cette nouvelle édition n'étaient plus suffisamment sereines".Candide Renard avait déjà fait la une de certains titres de presse, après une agression présumée dans les couloirs du Stade Félix Houphouët Boigny en novembre 2017.
Maurane est décédée le 7 mai à 57 ans. Le "suicide" avait été évoqué.
Dans Le Parisien, sa fille Lou Villafranca met les choses au clair.La disparition soudaine de la chanteuse Maurane à 57 ans à son domicile de Schaerbeek, près de Bruxelles, avait laissé le monde de la musique, la France et la Belgique sous le choc et une fille de 24 ans orpheline de mère, Lou Villafranca. Interrogée par Le Parisien, celle-ci a voulu rétablir la vérité sur la mort de sa mère à 57 ans : "Des médias ou même des artistes ont dit que ça pouvait être un suicide, ce n'est pas le cas du tout. J'étais très triste que l'on envisage ça. Elle remontait sur scène, elle rechantait... C'était absurde de dire ça". Et de préciser : "C'est une cause accidentelle. Je n'ai pas envie d'en dire plus. Elle a fait une chute."Pour la première fois, Lou Villafranca va fortement s'impliquer dans la vie artistique de sa mère. "Pour lui rendre hommage, elle va terminer l'album que Maurane était en train d'enregistrer, un disque de reprises de Brel qui devrait sortir en octobre. "Elle est morte brutalement sans avoir le temps de terminer cet album dont elle était très fière. Elle aurait aimé que ce disque soit terminé. Il y a des perles dans ce qu'elle a enregistré. Son pianiste, Philippe De Cock, et moi avons donc décidé de reprendre la direction artistique", a-t-elle expliqué au Parisien, soulignant qu'elle recommençait à chanter, "à avoir du goût pour la musique" après des problèmes de santé : "Elle a été opérée d'un œdème aux cordes vocales. Elle a eu aussi des problèmes de dos. Elle n'était pas capable physiquement de se tenir sur scène. Là, ça allait de mieux en mieux".Celle qui l'accompagnait en tournée à 10- 12 ans avant de devenir une adolescente "très chiante" a détaillé au Parisien qu'il "y a quatorze chansons exploitables, de très belles choses en piano voix et beaucoup de travail".
Les constructions de nouvelles capacités en énergies renouvelables prévues d'ici 2030 sont bien loin de ce qui serait nécessaire pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat, met en garde un rapport des Nations Unies vendredi.
"Afin d'être en bonne voie pour limiter sous les 2°C la hausse des températures dans le monde, conformément à l'Accord de Paris, il faudrait ajouter environ 3.000 gigawatts (GW) de capacités renouvelables d'ici 2030", soulignent dans un rapport le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), l'Ecole de finance et de gestion de Francfort et Bloomberg new energy finance (BNEF).Or les gouvernements et les entreprises se sont pour l'instant engagés à seulement 826 GW de nouvelles capacités renouvelables (hors hydraulique), pour un coût estimé autour de 1.000 milliards de dollars, selon leurs calculs.Le rapport confirme ainsi le "fossé énorme" entre les ambitions des différents pays du monde et les exigences en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre.Les auteurs soulignent également que les efforts consentis pour la décennie qui vient apparaissent "modestes" comparés à ce qui a été fait dans le passé.Sur la décennie 2010-2019, le monde avait en effet enregistré des capacités supplémentaires de 1.213 GW de renouvelables (hors grands barrages hydroélectriques), pour un investissement de près de 2.700 milliards de dollars. La seule année 2019 s'est d'ailleurs traduite par un record de 184 GW de capacités nouvelles (dont 118 GW en solaire et 61 en éolien), soit 20 GW de plus qu'en 2018.Mais depuis, la crise du Covid-19 a ralenti les projets et cela affectera les niveaux d'investissements en 2020, estiment les auteurs."Cependant, les gouvernements ont maintenant l'opportunité d'adapter leurs plans de relance pour accélérer la sortie de processus polluants et adopter des technologies durables aux coûts compétitifs", dit le rapport."Les enjeux sont importants: si on rate cette chance, il pourrait devenir encore plus difficile de trouver les financements pour décarboner le système énergétique dans une économie mondiale post-Covid-19 caractérisée par des dettes publiques élevées et des finances sous contrainte dans le secteur privé", met-il en garde.
Pas moins de 1.230 violences physiques ont été recensées l'an dernier contre des conducteurs, contrôleurs et guichetiers de la RATP. Les agressions contre les passagers ont également augmenté, avec une recrudescence des vols avec violence, révèle France 2.
Dans les trains, à quai ou dans les stations de métro et de RER, les agents de la RATP sont confrontés à des violences de plus en plus fréquentes. En 2017, le nombre d'atteintes physiques contre les employés de la régie de transport ont augmenté 24%, indique un rapport interne révélé par France 2. Dans le même temps, les violences contre les passagers se sont également envolées : + 20% par rapport à l'année 2016. Dans le détail, ce sont les conducteurs qui constituent la première cible (69%) de menaces et outrages. Ils sont également visés par 28% des atteintes physiques. Mais c'est du côté des contrôleurs que la hausse des agressions est la plus forte : en 2017, ils ont subi 54% de violences en plus par rapport à l'année précédente. Tous agents confondus, Les données collectées par la RATP font état de 1.230 agressions physiques en 2017, soit un ratio de 0,37 incident par million de voyages. Il s'agit du niveau de violence le plus élevé de ces six dernières années, commente France 2.
C'est une reconversion particulière pour un avion à la retraite. Les autorités turques ont envoyé par le fond un Airbus A300 au large du très populaire complexe touristique de Kusadasi, pour y encourager le tourisme lié à la plongée sous-marine.
Le gros porteur, d'une envergure de 44 mètres et d'un longueur de 54 mètres, a été coulé au fond de la mer Égée dans l'après-midi de samedi 5 juin au large du site de Kusadasi, dans la province d'Aydin.Cette action peu banale et spectaculaire a été mise en place afin de créer un récif artificiel dont sont friands les plongeurs chevronnés, et où pourra se greffer la vie marine locale.L'appareil vieux de 36 ans a été acheté par la ville d'Aydin à une compagnie privée d'aviation pour 270.000 lires turques, soit 82.000 euros. Avant d'être envoyé au milieu des poissons, l'Airbus a été dépouillé de tous ses éléments d'équipement, ne laissant qu'une carcasse vide. Affectée par la dégradation de la situation sécuritaire après une série d'attaques meurtrières, la Turquie recherche de nouveaux moyens pour promouvoir le tourisme, qui demeure une industrie essentielle pour l'économie nationale.Des centaines de personnes juchées sur les bateaux avoisinants ont assisté à l'opération d'immersion qui a duré deux heures et demie. "Notre but est de faire de Kusadasi un centre touristique consacré à la plongée", a déclaré le maire d'Aydin, Ozlem Cercioglu. "Notre but, a-t-elle poursuivi, est de protéger la vie sous-marine. Et avec ces objectifs en tête, nous avons assisté à l'un des plus gros naufrages au monde." L'élue espère que cette épave assurera à Kusadasi une saison touristique 12 mois sur 12.Trois petits avions ont déjà été envoyés par le fond au large des côtes turques ces dernières années dans l'espoir de promouvoir la plongée sous-marine mais c'est la première fois qu'un tel appareil est ainsi coulé.
Selon le bureau européen des consommateurs (BEUC), la réglementation européenne en vigueur ne protège pas assez les populations consommatrices de produits industriels à base d'amidon, en particulier les enfants.
L'Union européenne est-elle assez stricte avec ses biscuits ? 10 associations de consommateurs tirent la sonnette d'alarme après mené une vaste étude menée par le Bureau européen des consommateurs (BEUC) à travers l'Europe, au sujet de l'acrylamide. Cette substance naturelle se forme lors de la cuisson à haute température d'aliments riches en amidon (céréales, pommes de terre).Classée comme génotoxique et cancérogène pour l'homme, elle fait l'objet depuis avril 2018 d'une réglementation européenne qui limite sa présence dans les produits industriels. 500 d'entre eux (biscuits, chips, frites...) ont été testés dans le cadre de l'enquête du BEUC, qui arrive au constat que les réglementations ne sont pas suffisantes. Les biscuits industriels sont pointés du doigt. Selon le communiqué de presse du BEUC, rendu public mercredi 6 mars, "un tiers des produits" présentent une teneur en acrylamide égale ou supérieure à la limite autorisée. Le constant est d'autant plus préoccupant pour les enfants de moins de 3 ans, pour qui deux produits sur trois dépassent les teneurs admises.Plus surprenant à première vue : le BEUC met l'accent sur les chips aux légumes, qui présenteraient des teneurs particulièrement élevées. "Les tests montrent que les chips faites à partir de carottes, betteraves ou panais contiennent presque deux fois plus d'acrylamides que les chips de pommes de terre, bien qu'elles soient perçues comme plus saines". "Les chips aux légumes ne sont pas aussi saines qu'elles n'y paraissent", martèle le communiqué.L'association appelle les industriels à prendre leurs responsabilités. "Le test prouve qu'il est possible de produire des chips, frites, ou céréales à faible teneur en acrylamide", note Monique Goyens, directrice de l'association de consommateurs. Elle incite surtout l'UE à imposer des mesures contraignantes à l'égard des fabricants, faute de quoi "certains producteurs ne prendront pas le problème au sérieux, et les consommateurs continueront à être exposés à de forts taux d'acrylamide". "Nous avons décidé d'aller plus loin et de réclamer l'entrée en vigueur de seuils réglementaires contraignants pour les industriels", conclut l'UFC-Que Choisir, qui a contribué à l'étude.
Le conducteur a refusé de se soumettre à un contrôle de police mardi soir.
Un automobiliste a été tué par le tir d'un policier mardi soir à Paris, après une course-poursuite au cours de laquelle il aurait tenté de le renverser, rapporte franceinfo mercredi 15 août. Le fonctionnaire a été placé en garde à vue.Les faits se sont déroulés vers 23h, dans le centre de Paris, quand l'automobiliste de 26 ans a refusé un contrôle de police dans le Ier arrondissement. Un policier a alors réquisitionné un scooter et s'est lancé à la poursuite de la voiture, selon des sources policières citées par franceinfo.Le conducteur s'est finalement arrêté dans le IXe arrondissement, avant de soudainement faire marche arrière sur le policier qui était descendu de son deux-roues. L'agent a alors fait usage de son arme, touchant le fuyard au thorax, selon ces sources policières.La préfecture de police de Paris a confirmé le décès du suspect. L'Inspection Générale de la Police nationale (IGPN) a été saisie pour éclaircir les circonstances du drame. Le policier auteur du tir, âgé de 23 ans, a été placé en garde à vue pour "violences volontaires avec arme et par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner", a indiqué franceinfo, citant une source judiciaire.
TikTok, la plateforme prisée des jeunes, a banni de son réseau le polémiste Dieudonné M'Bala M'Bala condamné à de multiples reprises pour ses propos haineux, emboîtant le pas de ses concurents YouTube, Facebook et Instagram.
"Le compte de Dieudonné a été banni de la plateforme", a précisé mercredi à l'AFP une porte-parole de TikTok France, sans détailler les motifs de ce bannissement.Au-delà de ce cas particulier, le réseau tient à rappeler que "TikTok a une politique de modération très stricte et que tous les contenus ne respectant pas ses règles sont bannis de l'application".Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, a salué sur Twitter ce bannissement et appelé le réseau à l'oiseau bleu à faire de même.Plusieurs autres plateformes en ligne ont déjà banni Dieudonné de leurs utilisateurs depuis le début de l'été, au nom de la lutte contre les contenus à caractère haineux.YouTube (qui appartient à Google) a ouvert le bal fin juin en supprimant la chaîne du polémiste, en raison d'infractions répétées à son réglement.Facebook et sa filiale Instagram lui ont emboîté le pas début août et l'ont banni à leur tour, lui reprochant d'avoir publié des "contenus se moquant des victimes de la Shoah" et utilisé des "termes déshumanisants à l'encontre des Juifs".Habitué des tribunaux, Dieudonné a été plusieurs fois condamné par la justice pour ses propos haineux. Sa dernière condamnation date de novembre : il avait écopé de 9.000 euros d'amende, pour complicité d'injure à caractère antisémite, après la publication d'une vidéo et d'une chanson intitulées "C'est mon choaaa".
Franceinfo met en lumière le choix de nombreux Français de ne pas se déconfiner dès ce lundi 11 mai. Ils craignent d'être contaminés et sont dans le flou sur plusieurs aspects sanitaires qui ne seraient pas garantis à leurs yeux.
Si le 11 mai symbolise le début d'un retour à la vie normale avec l'instauration du déconfinement en France, plusieurs personnes ne le voient pas du même oeil. Selon les informations de Franceinfo, certains Français vont rester confinés chez eux et ce, sans y être obligé. Un choix motivé par les nombreuses zones d'ombre qui subsistent, selon eux, autour de la fin du confinement. Certains témoins affirment auprès du site qu'ils n'hésiteront pas à se mettre en arrêt maladie : "Je ne suis pas coutumière du fait, je comprends les raisons économiques, mais je ne le sens pas. Je ne me sentirai pas en sécurité", avoue une vendeuse en magasin de vêtements, qui craint un non-respect des gestes barrières.La peur des transports communs bondésDès ce lundi, les transports en commun devaient reprendre. Là encore, il s'agit d'une source d'angoisse pour beaucoup de Français, qui craignent que les distanciations de sécurité ne puissent pas être respectées. « Me retrouver serrée avec d'autres personnes dans le train, ça me paraît terminé. », s'agace Axelle auprès de Franceinfo. Elle aussi préfère donc rester confinée pour l'instant.Des comportements prévisibles aux yeux de plusieurs spécialistes. Après plusieurs semaines à craindre de sortir de son domicile et voir s'aggraver le bilan lié au coronavirus en France, une psychose s'est emparée des foyers. « Il ne faut pas avoir honte de sortir avec trop d'équipement car tout le monde a peur de ce virus. L'important est de ne pas s'enfermer dans ses angoisses », conseille le psychothérapeute Benjamin Lubszynski au micro de BFMTV. « L'évitement aggrave par nature l'anxiété, et la phobie s'étend de plus en plus. » Une reprise des cours sous tensionLa réouverture d'un grand nombre d'écoles en France était l'un des plus grands enjeux de ce déconfinement. Malgré les assurances du gouvernement, le message ne passe pas chez plusieurs parents d'élèves qui refusent de ramener leur enfant dans les salles de classe et préfèrent les garder à la maison. « Je ne vois pas l'intérêt de le remettre en classe une semaine sur deux ou peut-être un jour sur deux, avec un élève à chaque table, et une institutrice qui ne pourra pas s'approcher des enfants, même s'ils pleurent », dénonce cette même Axelle à Franceinfo.Même du côté des professeurs, le moral n'est pas au beau fixe. Certains angoissent depuis plusieurs jours sur une reprise qui les place face à des responsabilités difficiles à assumer. « Ce qui nous inquiète en termes de responsabilité, est moins d'ordre juridique que moral. Quand on organise une activité pour les enfants, on peut regarder les parents dans les yeux en leur certifiant qu'il n'y a pas de risque. Là, on ne sait pas où on va », s'inquiète Francette Popineau, secrétaire générale adjointe du syndicat SNUIPP, auprès de La Croix.S'habituer à ne plus avoir de réels contacts humains La volonté de rester chez soi malgré l'autorisation de se déconfiner n'est pas uniquement propre à la France. « Le syndrome de la cabane » est né en Espagne pour parler de ces habitants refusant de sortir de chez eux, souvent par crainte de contracter le coronavirus, parfois par un simple manque d'envie de se mélanger au monde extérieur. « Je me suis toujours sentie poussée à avoir une vie sociale, à sortir le soir par exemple, mais en fait je me sentais obligée à le faire - je n'avais qu'une envie, rester dans mon canapé », reconnaît Maria Flores auprès du journal El Pais, relayé par Courrier international.Pour compenser l'impossibilité de se voir concrètement, les moyens de communications se sont développés massivement en France. Cette nouvelle manière d'échanger satisfait amplement ces Français qui font le choix de rester confinés. « Si j'ai des amis qui m'invitent juste après le 11 mai, je pense que je n'irai pas. J'ai l'occasion de leur parler par les réseaux sociaux, Messenger, Snapchat », conclut ainsi Jade à Franceinfo.
Agnès Buzyn avait déjà fait cette demande sous François Hollande lorsqu'elle était présidente de l'Institut national du cancer.
Alors qu'Emmanuel Macron avait confirmé le "reste à charge zéro" pour les soins dentaires, optiques et auditifs, lors de son discours sur sa politique sociale à Montpellier, le 13 juin dernier, certains avaient dénoncé le faible remboursement des perruques pour les personnes atteintes d'un cancer. Cancer : les perruques mieux remboursées ?par franceinfoJeudi 21 juin, sur CNews, la ministre de la santé, a annoncé que les perruques allait être désormais mieux remboursées pour les patientes et patients atteints de cancer. "Bien sûr, c'est une mesure que j'ai rédigée moi-même quand j'ai écris le plan cancer pour le gouvernement précédent", a-t-elle expliqué. Avant sa nomination à la tête du ministère de la Santé, Agnès Buzyn était, en effet, présidente de l'Institut national du cancer. "Les femmes obligées de dépenser beaucoup pour leur perruque malgré un forfait de prise en charge"En 2014, le plan cancer prévoyait de doubler le tarif de remboursement des prothèses capillaires. Une promesse qui n'a jamais été réalisée. L'association de patients "Rose", qui dénonce la situation, a lancé mercredi 20 juin une pétition pour que le gouvernement respecte son engagement. "On s'était aperçu qu'on avait un problème de reste à charge et que les femmes étaient obligées de dépenser beaucoup pour leur perruque malgré un forfait de prise en charge", a expliqué la ministre, interrogée sur la demande d'un meilleur remboursement formulée par des associations de malades. La Haute Autorité de santé, qui détermine quelles perruques vont être concernées et dans quelles mesures elles seront remboursées, a été saisie. "Ce sera fait", a insisté Angès Buzyn sur CNews, qui a évoqué un remboursement situé entre 250 et 300 euros.
"Elles sont arrivées dans une petite enveloppe en papier kraft. Il y avait seulement cinq pilules. Pas d'instructions". Bien que cela soit illégal aux Etats-Unis, Sally* a décidé d'acheter elle-même sur internet ses médicaments pour avorter.
Un choix souvent stressant qui peut faire l'objet de poursuites judiciaires, mais que des femmes sont plus nombreuses à devoir faire en temps de pandémie. "Une semaine après avoir découvert que j'étais enceinte, le Texas a interdit les avortements" à cause du coronavirus, explique Sally depuis chez elle à Dallas. Pendant plusieurs semaines, ils y ont été considérés comme des interventions non urgentes, et donc suspendus. En pleine séparation, cette trentenaire ne voit d'autre choix que de commander des pilules abortives sur internet. Deux premiers sites sont en rupture de stock. Après de longs jours d'attente et un versement de 250 dollars à un troisième, elle reçoit enfin les comprimés. Elle en est alors à 10 semaines depuis la fin de ses dernières règles, soit la limite pour les prescrire aux Etats-Unis (9 en France). "J'étais terrifiée", confie-t-elle.C'est aussi sur internet qu'elle a appris comment procéder à une IVG médicamenteuse. Elle ingère un premier comprimé (de mifépristone, qui bloque le développement de la grossesse), puis les quatre autres le lendemain (misoprostol, qui déclenche l'avortement). Et des antidouleurs. Après une nuit de crampes "très douloureuses" et une quantité de sang qui l'"impressionne", tout se passe comme attendu, et elle retourne au travail dès le lendemain, "soulagée". Malgré tout, elle est catégorique: "J'aurais préféré être suivie médicalement, c'est clair."Quel site internet privilégier? Les pilules arrivent-elles rapidement? Comme Sally, des dizaines de femmes échangent chaque jour conseils et expériences sur la page "avortement" du forum Reddit, très populaire aux Etats-Unis.- +150% -Le droit à l'avortement aux Etats-Unis est protégé par une décision de la Cour suprême. Mais il est déjà, en temps normal, attaqué par certains Etats américains conservateurs. Et plusieurs ont profité de la pandémie pour en restreindre encore l'accès au nom de la priorité donnée au Covid-19.Les obstacles ajoutés par le virus sont multiples: la peur de l'infection dans un centre de soins; l'impossibilité de quitter son lieu de confinement, pour ne pas éveiller les soupçons de parents; ou encore des problèmes financiers engendrés par une perte d'emploi. Pour aider les femmes à choisir seules leurs pilules abortives sur internet, une plateforme, "Plan C", répertorie huit sites de vente et les classe en fonction des prix pratiqués et de la rapidité d'envoi. Les produits qu'ils vendent ont été testés et déclarés fiables en 2018 dans le cadre d'une étude. Contacté par l'AFP, l'un d'eux a confirmé "une augmentation des ventes aux Etats-Unis en particulier", de l'ordre de "150% entre avril et mars". Les visites de la plateforme "Plan C" ont, elles, doublé sur un mois, fin avril.Selon sa cofondatrice, Elisa Wells, si quelque 900.000 avortements sont pratiqués chaque année aux Etats-Unis (dont 40% médicamenteux), "au moins 10.000" sont réalisés en dehors de tout cadre médical, via des pilules achetées sur internet ou au Mexique.- Quels risques? -Les avortements utilisant mifépristone et misoprostol sont sûrs, martèlent les experts. Les complications nécessitant de consulter sont rares. "En 2020, aux Etats-Unis, la véritable inquiétude à pratiquer soi-même son avortement n'est pas médicale, mais légale", explique Jill E. Adams, présidente de l'association If/When/How, qui met en relation les femmes voulant avorter seules avec des avocats.Entre mi-mars et fin mars, la ligne téléphonique dédiée de l'association a enregistré deux fois plus d'appels.Cinq Etats criminalisent les avortements pratiqués soi-même. Mais les femmes ne sont pas plus protégées ailleurs: certains procureurs "détournent" d'autres lois pour les condamner (foeticide, maltraitance d'enfants, pratique illégale de la médecine, défaut de déclaration d'un décès...). Certaines ont fait de la prison. Fin mars, 21 Etats ont demandé la levée des restrictions fédérales à l'envoi par la poste de mifépristone, qui empêchent la télémédecine et "forcent" les femmes choisissant de respecter la loi "à des déplacements inutiles" durant la pandémie. Pour contourner ces interdits légaux, les sites opèrent depuis l'étranger. Aid Access, le moins cher (90 dollars), est le seul supervisé par une médecin. La militante néerlandaise Rebecca Gomperts est engagée depuis un an dans un bras de fer avec l'Agence américaine du médicament (FDA), qui lui a demandé de stopper ses activités. Elle aura finalement été vaincue par le virus: les médicaments ne peuvent plus être envoyés d'Inde, qui a fermé ses aéroports.Un autre site, qui s'approvisionne en Russie, a confirmé à l'AFP s'attendre à une rupture de stock pour plusieurs semaines.Le seul service aujourd'hui autorisé, dans 13 Etats américains, à poster ces pilules, est une expérimentation à laquelle quelque 700 femmes ont participé depuis 2016, Telabortion. Aux mois de mars et avril, le nombre de femmes qui y ont eu recours a doublé par rapport aux deux mois précédents.*prénom modifié
Référence du genre, le groupe de musique électronique avait enchainé les succès mondiaux dans les années 70, précurseurs de la techno et de la house.
Une légende de l'electro s'en est allée. Florian Schneider-Esleben, co-fondateur du groupe Kraftwerk, est mort à l'âge de 73 ans des suites d'un cancer, a annoncé mercredi 6 mai l'un des manageurs du groupe. "Florian Schneider est décédé d'un cancer fulgurant, quelques jours seulement après son 73e anniversaire", a indiqué Alexandra Greenberg, citant des propos de l'autre fondateur de Kraftwerk, Ralf Hütter. La collaboration entre les deux musiciens avait débuté en 1968 avant qu'ils ne fondent deux ans plus tard à Düsseldorf, ville de l'Ouest de l'Allemagne, Kraftwerk. Né dans la Ruhr industrielle, ce groupe entendait développer une musique typiquement allemande, mariant leur langue maternelle aux sons des grandes villes, à rebours de la pop anglo-saxonne apportée par les troupes d'occupation. Sa musique, alliant basse obsédante, nappes de synthétiseurs et boîte à rythmes, a séduit le public et bon nombre d'artistes, de David Bowie à Daft Punk. La déformation des voix au "vocoder", marque de fabrique du groupe, est devenue un classique. Leurs paroles, en allemand puis en espagnol, russe, polonais ou japonais, font également d'eux des précurseurs: dès les années 1970, elles tournaient autour de l'omniprésence des machines et du rôle croissant de la technologie dans la vie quotidienne.Acteur majeur de l'art contemporain et groupe d'avant-garde, Kraftwerk enchaînera les succès mondiaux avec ses titres Autobahn (1974), Radio-Aktivität (1975), Trans Europa Express (1977), Die Mensch-Maschine (1978) ou encore Tour De France (2003). Florian Schneider quitta le groupe à la fin de l'année 2008. En 2014, il a reçu un Grammy Award, récompense décernée chaque année aux Etats-Unis pour honorer les meilleurs artistes dans le domaine de la musique, pour l'œuvre de leurs vies.
Pour éviter des délais d'attente trop longs chez l'ophtalmologiste (jusqu'à 168 jours en Bretagne), la Cour des comptes recommande d'autoriser les opticiens et les orthoptistes à prescrire des verres correcteurs et des lentilles de contact. Ce qui dégagerait du temps aux ophtalmologistes pour suivre les patients souffrant de pathologies sérieuses.
C'est une petite révolution dans le monde de la vision. Il suffira peut-être bientôt de se rendre chez l'opticien pour se faire prescrire des lunettes. C'est ce que recommande la Cour des comptes dans un rapport publié jeudi 4 octobre, pour mettre fin aux délais à rallonge pour obtenir un rendez-vous chez l'ophtalmologiste. Selon une récente enquête Ifop citée par la Cour, "il fallait attendre en moyenne 87 jours en 2017 pour obtenir un rendez-vous" (10 de plus qu'en 2013), les délais allant de 47 jours en Île-de-France à 168 dans le Finistère.Accès difficile aux soinsLes Sages de la rue Cambon préconisent donc d'élargir les compétences des orthoptistes et des opticiens, en les autorisant notamment à rédiger la première prescription de lunettes. Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, le reste à charge zéro pour certaines offres de lunettes d'ici à 2020, va "réduire la barrière financière à l'accès aux soins visuels", concèdent-ils dans leur rapport annuel sur la Sécurité sociale. Problème, la mesure "ne traite pas la principale difficulté d'accès : la rareté croissante de l'offre de soins ophtalmologiques".Fortes disparités régionalesLa France comptait près de 6.000 ophtalmologues début 2017, soit 8,8 médecins pour 100.000 habitants. Un ratio stable depuis 2000, mais qui recouvre de fortes disparités territoriales. Il y a, par exemple 2,1 ophtalmos pour 100.000 habitants en Haute-Saône, contre 21 pour 100.000 à Paris. En conséquence, "sur de nombreux territoires, les patients se heurtent à des délais importants, même en cas d'urgence, pour obtenir une consultation", voire à des refus purs et simples quand ils ne sont pas déjà suivis. En France, l'ophtalmo reste "le pivot de la prise en charge visuelle" note la Cour. Et de comparer avec Royaume-Uni, où est reconnue la profession d'optométriste, sorte d'intermédiaire entre l'opticien et le médecin. Ce professionnel de santé "réalise l'essentiel des examens de la vue", les ophtalmologistes se concentrant sur les cas les plus complexes. Mieux former les opticiens et les orthoptistesEn outre, la profession d'ophtalmo vieillit. Ses effectifs vont diminuer jusqu'en 2030, car le nombre de places de formation a été réduit de la fin des années 1980 à 2010. À l'inverse, les orthoptistes, des "kinés de la vue", ont plus que doublé depuis 2000, avec plus de 4.600 professionnels recensés début 2017. Ces professionnels réalisent des actes de rééducation et de réadaptation visuelle. Le nombre d'opticiens-lunetiers a quant à lui plus que triplé sur la même période, à près de 36.000. Ces dernières années, certaines tâches ont bien été déléguées aux opticiens et orthoptistes, mais cela reste marginal. Actuellement, les opticiens sont habilités à renouveler et à adapter les ordonnances des verres correcteurs et de lentilles de contact. La Cour des comptes propose d'autoriser ceux qui se formeraient à "prescrire des équipements d'optique en première intention". Les opticiens ont un BTS (bac +2). Il leur serait demandé un niveau master (bac+ 5). De leur côté, les orthoptistes peuvent notamment réaliser des bilans visuels, des actes de dépistage ou des mesures de l'acuité visuelle. Mais le médecin reste prescripteur. L'ophtalmologie, une spécialité rémunératriceLà aussi, la Cour suggère une formation supplémentaire (du niveau licence actuel - bac+3 - au niveau master). Les orthoptistes pourraient alors effectuer des bilans visuels et des consultations simples dans leur propre cabinet, puis prescrire des verres. De quoi corriger un système qui "concourt à la rareté de l'offre de soins et s'accompagne de rentes de situation", l'ophtalmologie étant la quatrième spécialité médicale la plus rémunératrice derrière la radiologie, l'anesthésie-réanimation et la chirurgie. 60% des Français portent des lunettes"Bien qu'ils affectent une majorité de la population" - 60% des Français sont équipés de lunettes ou de lentilles - , "les troubles et pathologies de la vue restent insuffisamment reconnus en tant qu'enjeu de santé publique", regrettent les Sages. Ils appellent donc à développer les actions de dépistage à destination des enfants et des personnes âgées, mais aussi à "peser plus fortement" sur les coûts ou les conditions d'installation des médecins, ou encore financer des regroupements de l'ensemble des professionnels de la filière visuelle autour de plateaux techniques de référence.
"Elle ne propose rien, sinon de critiquer", a estimé la première fortune de France.
Le PDG du géant du luxe LVMH, Bernard Arnault, a déploré mercredi 25 septembre le "catastrophisme absolu" de la jeune militante suédoise Greta Thunberg. Il s'inquiète d'un effet "démoralisateur" sur la jeunesse et s'interroge sur l'absence de propositions de l'adolescente."C'est une jeune fille très dynamique, d'une très grande sensibilité sur les questions environnementales", a estimé M. Arnault, qui faisait le point mercredi sur la politique environnementale du groupe aux plus de 160.000 salariés."Mais elle se livre quand même à un catastrophisme absolu sur l'évolution du monde, et je trouve que cela a un côté démoralisateur pour les jeunes, elle ne propose rien, sinon de critiquer", a-t-il jugé devant des journalistes. "La conséquence qu'on en tire, c'est arrêter la croissance, qui a permis quand même d'améliorer le niveau vie mondial, de réduire la pauvreté, d'améliorer la santé dans des pays comme l'Afrique. Si on veut repartir en arrière, arrêtons la croissance", a déploré la première fortune de France. Il a dit "préférer les solutions positives qui permettent de conserver une vision optimiste de l'évolution du monde, plutôt que de tomber dans le catastrophisme", dénonçant les "propos extrêmement négatifs" de Greta Thunberg.La Suédoise Greta Thunberg, symbole international de la conscience climatique de la jeunesse, a livré lundi un discours plein de colère à la tribune de l'ONU. "Je ne devrais pas être là, je devrais être à l'école, de l'autre côté de l'océan", a lancé la lycéenne, en ouverture d'un sommet organisé par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dans le but de relancer l'accord de Paris de 2015 chancelant. "Comment osez-vous? Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses", a-t-elle accusé.
Une plainte contre X pour "non-assistance à personne en péril" avait déjà été déposée par des victimes et des familles de victime, début juin.
L'Etat français doit-il reconnaître sa responsabilité dans les attentats du 13 novembre 2015 ? Pour certaines victimes ou proches de victimes, la réponse est oui. Une trentaine d'entre eux ont formé, mercredi 4 juillet, un recours contre l'État devant le tribunal administratif de Paris afin d'engager la responsabilité du ministère de l'Intérieur, rapporte Franceinfo. Pour certaines victimes ou proches de victimes des attentats du 13-Novembre, qui ont fait 130 morts et 413 blessés à Paris et Saint-Denis, l'Etat est responsable de certains dysfonctionnements survenus ce soir-là, à l'image de la non-intervention des militaires Sentinelles qui étaient devant le Bataclan au moment de l'attaque. Ces derniers avaient reçu l'ordre de ne pas entrer dans la salle de spectacle et de ne pas intervenir, une erreur pour la trentaine de victimes et de proches de victimes. Les plaignants pointent aussi le refus du ministère de l'Intérieur de laisser les militaires donner leurs fusils d'assaut aux policiers de la BAC, "insuffisamment équipés au moment où ceux-ci entrent dans l'établissement", rappelle Franceinfo.Certains terroristes étaient connus des services de renseignementsLe 8 juin dernier, certaines victimes ou familles de victimes avaient déjà porté plainte contre X pour "non-assistance à personne en péril", concernant la non-intervention des militaires devant le Bataclan.La trentaine de plaignants, qui a déposé le recours contre l'Etat, dénonce également les dysfonctionnements liés à la surveillance, avant les attentats, des neufs terroristes du 13-Novembre. La plupart d'entre eux étaient connus des services de renseignements, fichés ou surveillés. "Une surveillance interrompue pour certains peu avant leur passage à l'acte", explique la radio, qui rappelle le cas du terroriste du Bataclan, Samy Amimour. 20.000 euros réclamés, au titre de réparationCe dernier, placé sous contrôle judiciaire avant les attaques, avait interdiction de quitter le territoire. Alors que son passeport avait été confisqué, il a réussi obtenir de nouveaux papiers. Avec ce passeport, Samy Amimour a pu rejoindre la Syrie, avant de revenir perpétrer les attaques du 13-Novembre. Aucun signalement n'a été fait et l'homme n'a jamais été contrôlé par les autorités françaises. Dernier point du recours : les familles de victimes pointent le manque de coopération entre les différents services de renseignements européens, et notamment entre la France et la Belgique. Les plaignants réclament 20.000 euros chacun de la part de l'Etat, à titre de réparation.
Invitée mardi de BFMTV, la présidente du Rassemblement national a multiplié les critiques contre le secrétaire général de la CGT.
Entre Marine Le Pen et Philippe Martinez, les relations sont loin d'être au beau fixe. Si tout comme le secrétaire général de la CGT, la présidente du Rassemblement national souhaite le retrait du projet de loi de réforme des retraites et soutient la mobilisation, elle n'est pas la bienvenue aux manifestations. "Les solutions des gens qui sont racistes ne sont pas les bienvenues dans les mouvements sociaux", avait insisté M. Martinez à l'occasion de la première manifestation du 5 décembre.Invitée de BFMTV mardi 14 janvier, la patronne du RN lui a rendu la pareille, et a multiplié les critiques à son encontre. "On a toutes les raisons de détester la CGT et M. Martinez", a-t-elle estimé. "M. Martinez se rend bien souvent imbuvable. Il est absolument sectaire, odieux. Il refuse le processus démocratique", a souligné la députée du Pas-de-Calais.La contestation "aujourd'hui ce n'est pas seulement les cheminots de la CGT", a-t-elle insisté. "Cela fait 13 mois que la France est à feu et à sang. Il y a un an c'était les 'gilets jaunes'", a-t-elle dit en dénonçant "le cynisme" et "l'amateurisme" du gouvernement.
Jonathann avait accusé Grégory Gay d'être le meurtrier de la jeune femme.
Grégory Gay, le beau-frère d'Alexia Daval a déposé plainte, lundi 24 décembre, à la gendarmerie de Gray, pour dénonciation calomnieuse contre "Jonathann Daval et les personnes qui ont participé à la médiatisation de son histoire", rapporte Le Parisien.Le 4 juillet dernier, l'ingénieur de 36 ans était accusé par son beau-frère d'avoir étranglé la jeune femme. "Un coup de massue, complètement fou. Ce n'est pas facile à vivre, même quand on sait que l'on n'a rien fait, heureusement que j'ai les épaules solides", se souvient-il."Une démarche naturelle""Pendant plus de cinq mois, mon client a été anéanti par les accusations abjectes et grotesques de Jonathann Daval relayées par ses proches. Cette plainte est une démarche tout à fait naturelle", explique de son côté Me Gilles-Jean Portejoie, avocat de Grégory Gay. "Cette histoire de complot ne tenait pas à l'examen du dossier. Mais cela a prospéré, je ne peux le tolérer", dénonce également l'avocat alors que Jonathann Daval est depuis revenu sur ses aveux initiaux, le 7 décembre.
Il s'agirait d'un acte terroriste selon la police britannique.
Plusieurs personnes auraient été poignardées ce dimanche après-midi à Londres, aux alentours de 14 h, dans un acte qui a été "déclaré comme étant lié au terrorisme", selon la police britannique. Après avoir déclaré que des agents armés avaient tiré sur un homme ayant "poignardé plusieurs personnes", la police a fait savoir que trois personnes avaient été blessées, assurant que l'attaque avait été "contenue". Un peu plus tard dans la soirée, la police londonienne a confirmé que l'attaque était bien de "nature islamiste" et que l'assaillant portait sur lui un faux engin explosif. D'après le Guardian, l'assaillant, abattu par la police, avait reconnu 13 délits terroristes et avait été condamné en 2018, lorsqu'il était âgé de 18 ans, après avoir notamment partagé dans un groupe familial sur la messagerie Whatsapp un magazine lié à Al-Qaïda. Selon Sky News, il a été libéré en janvier, après avoir purgé la moitié de sa peine de trois ans de prison.Les services d'ambulance de la capitale ont eux aussi indiqué sur leur compte Twitter avoir déployé des moyens pour "s'occuper d'un incident à Streatham", un quartier principalement résidentiel.Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des policiers armés entourant un homme étendu au sol sur Streatham High Road. Les forces de l'ordre reculent ensuite brusquement, et demandent aux témoins de la scène de reculer, alors que d'autres véhicules d'urgence arrivent sur les lieux. Un témoin a raconté à l'agence de presse PA avoir vu un homme portant une machette pourchassé par un homme en civil : "Il s'est fait tirer dessus. Je pense avoir entendu trois coups de feu", a dit Gulled Bulhan, un étudiant de 19 ans.Londres a été le théâtre de plusieurs attaques terroristes ces dernières années. Fin novembre, une attaque au couteau avait fait deux morts à London Bridge, pont du centre de la capitale britannique, avant que l'assaillant ne soit abattu par la police.
Le 6 septembre dernier, le ministre de l'Intérieur s'est livré à quelques confidences sur ses relations avec le chef de l'État, révèle La Dépêche du Midi.
Sondage après sondage, la cote de popularité d'Emmanuel Macron chute. "Peut-être, les uns ou les autres, nous avons manqué d'humilité", commente alors Gérard Collomb sur BFMTV le 6 septembre dernier. Une déclaration qui aurait provoqué la colère du chef de l'État. Selon La Dépêche du midi, ce jour-là, le ministre de l'Intérieur a enchaîné auprès des journalistes d'autres critiques sur le président. Des propos censés rester off mais dévoilés dimanche 23 septembre par le quotidien local. Ce 6 septembre, après une conférence de presse sur son bilan, il déjeune avec quelques journalistes au ministère. En on, il déplore des relations "dégradées" avec les collectivités locales et des problèmes, "comme l'accueil des mineurs isolés" et "les 80km/h", qui n'ont "pas été bien traités". Le locataire de la place Beauvau multiplie ensuite les critiques à l'égard du chef de l'État, tout en précisant qu'elles ne doivent pas fuiter dans les médias. "Les provinciaux, et j'en suis, ont déjà une tendance naturelle à considérer que les Parisiens ont la grosse tête et les snobent, or des expressions comme la nouvelle grammaire de la politique ou la start-up nation, ils ne s'y reconnaissent pas..."A-t-il déjà évoqué cette question avec Emmanuel Macron, lui demande La Dépêche du Midi ? "Nous ne sommes pas nombreux à pouvoir encore lui parler. Ceux qui parlent franchement à Macron sont ceux qui étaient là dès le début : Ferrand, Castaner, Griveaux et moi... D'ailleurs, il va finir par ne plus me supporter. Mais si tout le monde se prosterne devant lui, il finira par s'isoler, car par nature l'Élysée isole", répond alors le Lyonnais, qui a décidé de se relancer dans la course aux municipales en 2020.Collomb "sait ce qu'il fait"Gérard Collomb évoque ensuite l'affaire Alexandre Benalla qui a "creusé un véritable fossé entre le chef de l'Etat et son ministre de l'Intérieur", selon le quotidien. "Ce type se prend pour un seigneur. C'est ça le problème de fond", estime-t-il, avant de commenter son audition devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale. Ce jour-là, "il s'est avant tout défendu lui-même, il n'a pas tenté de dédouaner l'Élysée", se rappelle un député PS. "Ça n'est pas parce que je reçois aujourd'hui le futur empereur du Japon que j'ai une vocation de kamikaze, le sabre dans le ventre, très peu pour moi", se justifie alors le ministre qui reproche au chef de l'État de ne "pas être monté au créneau plus tôt". "On a bien peu parlé de sécurité", s'est désolé à la sortie du déjeuner un conseiller de Gérard Collomb, qui semblait "avoir l'esprit ailleurs" ce jour-là, écrit La Dépêche du Midi. Le ministre aurait-il parlé trop vite ? "Gérard a été élu pour la première fois député en 1981, les messages politiques, il les connaît à la perfection. Lorsqu'il fait sa sortie sur l'humilité sur BFMTV ou qu'il tient ce genre de propos même off, il sait ce qu'il fait", assure de son côté un ancien compagnon de route.
À vendre, château du XVe siècle dans le Périgord. Une association a lancé une campagne de financement participatif pour sauver le château de Saint-Vincent-le-Paluel, classé monument historique, qui sera mis en vente à la fin septembre, selon une information du Parisien.Envie de faire l'acquisition d'un château ? Moyennant la modique somme de 50 euros, l'association Adopte un château propose à toutes les personnes intéressées de se grouper pour racheter une demeure en Dordogne.
Quelques travaux sont tout de même à prévoir puisque la demeure est en ruines. Le monument fait l'objet d'une saisie immobilière et sera mis aux enchères le 21 septembre si le propriétaire, une entreprise basée à Monaco et gérée par un Anglais, ne trouve pas de solution d'ici là. La propriété, qui se trouve dans le Périgord noir, est constituée du château, d'une bergerie, d'une maison de maître composée de 8 pièces, d'écuries, d'un moulin, d'un pigeonnier, d'un garage, d'un étang, d'une piscine et de bois et prairies, précise Le Figaro. En tout, la surface habitable est de 375 m², à condition de tout remettre en état. Depuis sa construction, le château a brûlé à plusieurs reprises. Il a notamment été incendié en 1944 par les SS allemands. En 1968, dans un tout autre genre, le château avait servi de décor au film "Le Tatoué" de Denys de La Patellière, avec Jean Gabin et Louis de Funès. "La mise à prix est de 250.000 euros, et chaque donateur pourrait devenir propriétaire d'une ou plusieurs parts", a expliqué le directeur de l'association Adopte un château, Julien Marquis. "Nous nous chargerons, ensuite, de créer une société de valorisation, avec un conseil d'administration et une assemblée générale annuelle. Nous estimons qu'il faudrait récolter au moins 500.000 euros pour remettre sur pied Le Paluel, qui est en très mauvais état", a-t-il précisé. Mardi 29 août, l'association avait déjà récolté 34.618 euros sur la plateforme Dartagnans, soit 6% de la somme totale.
Selon les informations de Closer, Léonard Trierweiler a été arrêté et placé en garde à vue ce dimanche 25 février après avoir été contrôlé positif aux stupéfiants. Le plus jeune fils de Valérie Trierweiler, a été interpellé ce dimanche 25 février dans la soirée alors qu'il roulait en scooter rue de la Roquette, dans le 11ème arrondissement de Paris.
Le jeune homme de 20 ans, apprenti cuisinier, a été arrêté par la police après avoir grillé un feu rouge. Contrôlé positif à l'éthylotest, il a par la suite été contrôlé positif aux stupéfiants et a finalement été placé en garde à vue. Toujours selon Closer, le jeune Trieweiler, né de l'union de l'ex-première dame et du philosophe Denis Trierweiler, a été déféré devant un magistrat du parquet de Paris ce lundi 26 février dans la matinée, à l'issue de sa garde à vue. Il sera jugé en comparution immédiate ou convoqué ultérieurement. Ce n'est pas la première fois que le fils de l'ex-compagne de François Hollande connait ce genre de mésaventures. Déjà en juin 2017, Léonard Trierweiler avait été contrôlé positif à la cocaïne alors qu'il circulait en scooter dans les rues de Paris. Et quand Valérie Trierweiler vivait à l'Elysée, le jeune Léonard avait été interpellé après avoir tenté de fuir quelques minutes après avoir acheté du cannabis. Le jeune homme, qui faisait beaucoup parler de lui à une époque pour ses nombreux tweet clashs, notamment avec Louis Sarkozy, qui bat actuellement campagne pour la dépénalisation des drogues, est toujours apprenti cuisinier dans une prestigieuse école de cuisine parisienne et se destine à une brillante carrière dans la gastronomie.
Le chef de le file de La France insoumise et l'ancien président brésilien, actuellement emprisonné pour corruption, signent ce 8 septembre dans Le Journal du Dimanche une tribune pour dénoncer leurs procès.
"Non la justice ne doit pas servir d'arme de persécution politique. Pourtant, c'est devenu le cas aujourd'hui presque partout dans le monde". C'est ainsi que commence la tribune signée par le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, l'ex-président brésilien Lula, le Prix Nobel de la Paix argentin Adolfo Perez Esquivel et quelque 200 autres personnalités ce 8 septembre dans les colonnes du Journal du dimanche. "Nous invitons à la vigilance pour défendre les victimes de ce type d'opération quelle que soit leur appartenance politique. Nous appelons à la coopération mondiale des résistances juridiques", écrivent les signataires, parmi lesquels figurent également l'Espagnol Pablo Iglesias, secrétaire général de Podemos, l'ancien président équatorien Rafael Correa, et encore l'ex-président uruguayen José Mujica. "Le temps des procès politiques doit cesser", estiment-ils."Un seuil est en train d'être franchi" avec "la tactique du 'lawfare'", c'est-à-dire "l'instrumentalisation de la justice pour éliminer les concurrents politiques", considèrent-ils, en citant les cas de Lula, de l'avocat égyptien Massoum Marzouk, de l'opposant camerounais Maurice Kamto et également de Jean-Luc Mélenchon en France.Ce dernier vient d'effectuer une longue tournée qui l'a mené du Mexique à l'Amérique du Sud (Uruguay, Argentine, Brésil), lors de laquelle il a rencontré des responsables politiques de gauche, dont Lula, emprisonné pour corruption. Il avait alors fait un parallèle entre le cas de l'ancien chef d'État brésilien et ses propres déboires judiciaires. Le député des Bouches-du-Rhône doit être jugé les 19 et 20 septembre en correctionnelle, avec cinq de ses proches, après une perquisition mouvementée au siège de son parti en octobre 2018. "Nous sommes déterminés à ne plus nous laisser faire, chacun dans notre pays, à nous unir, à mettre en relation nos groupes d'avocats (...) pour nous entraider (...) dans les procès politiques que nous subissons", avait assuré l'ancien candidat à la présidentielle.
L'ambiance était festive, mais l'humeur revendicatrice: quelques centaines de soignants, personnels de santé mais aussi "gilets jaunes" ont saisi lundi l'occasion de "déconfiner leur colère" en manifestant devant l'hôpital Purpan de Toulouse contre le manque de moyens pour l'hôpital public.
"Au premier jour du déconfinement, c'était symboliquement important que l'on montre le manque de moyens qui a rendu cette crise dangereuse", lance Alain Notes, kinésithérapeute et représentant Sud, l'un des syndicats coorganisateurs de ce rassemblement avec la CGT."L'hôpital doit pouvoir faire face au risque épidémique. Sans le confinement, on n'aurait pas pu tenir", poursuit Julien Terrier, manipulateur radio et délégué CGT.La pluie ne tempère pas l'enthousiasme d'une dizaine d'infirmières et d'aides soignantes. Elles exécutent une chorégraphie très applaudie sur un pastiche d'un tube des années 80 rebaptisé "A cause de Macron". - Manque de personnel -L'une d'elle, Diani Bourgade dénonce une crise "qui ne date pas d'hier", avant de rapidement quitter les lieux pour reprendre son service: "Depuis trois ans on fait des grèves pour alerter sur le manque de personnel". Au milieu des banderoles, "Du fric pour l'hôpital public", ou "Non à la casse de la sécurité sociale", Laurence est elle venue en tant que "gilet jaune" et patiente en difficulté. Souffrant d'un cancer, elle affirme ne pas avoir pu être traitée pendant deux mois. "J'ai eu une séance de radiothérapie deux semaines avant le confinement puis plus rien. J'ai attrapé le Covid, j'ai été hospitalisée 24 heures puis on m'a laissé rentrer chez moi en tram. c'était de l'abandon", dit-elle. De nombreux "gilets jaunes" sont venus en soutien, à l'appel de divers groupes de leur mouvance sous le slogan "On leur fait payer leur crise". "Un fois de plus le gouvernement n'a rien anticipé", lance Marie, une ouvrière agricole de 43 ans qui a fait le trajet depuis Albi. Si la plupart des manifestants sont protégés par un masque, ils ont du mal à respecter la distanciation, toute à la joie des retrouvailles.Au milieu de la forêt de drapeaux des syndicats organisateurs, quelques étendards de partis de gauche comme le NPA ou une bannière noire et rouge anarchiste. Les "dernières de corvée" sont à l'honneur d'une pancarte portée par une femme masquée: "Femmes en première ligne, aides soignantes 91%, enseignantes 83%, caissières 90%, aides à domiciles 97%". "Macron a essayé de faire passer la pilule en promettant une prime et en disant +ce sont des héros+ mais les soignants ont surtout eu très peur pour leurs proches", souligne Alain Notes.-"Peur de contaminer"-"Ces semaines ont été très stressantes", confirme Valérie Palao, une infirmière du service de traumatologie qui a renforcé un service Covid."Les masques ont manqué dès la première semaine, on gardait le même pendant 8 heures. Et comme on n'avait pas de sur-blouse on avait peur de tout contaminer", tempête la jeune femme. "C'est la solidarité entre collègues qui nous a fait tenir". Matthieu Guillem, un généraliste trentenaire, a tenu à être présent devant l'hôpital où il a fait son internat il y a deux ans. "J'ai des patients qui n'ont pas pu recevoir leur chimio. On risque de se retrouver dans les prochains mois avec une surmortalité à cause de cette gestion qui a privé certains malades de soins", lance-t-il.
Cette "fédération populaire" doit unir "les classes populaires et les classes moyennes plus favorisées qui n'appartiennent pas à l'oligarchie", estime le leader de La France insoumise.
Jean-Luc Mélenchon affirme vouloir unir la gauche dans une "fédération populaire" si les élections européennes lui "en donnent la force, dans une interview publiée ce mercredi 24 avril dans Libération. Interrogé sur la possibilité d'une union à gauche aujourd'hui éclatée, le chef de file de Le France insoumise déplore : "Chaque fois que je l'ai proposée, la vieille gauche m'a envoyé balader. Elle n'accepte pas la réalité, c'est-à-dire notre centralité et celle du programme 'l'Avenir en commun'".Un "dialogue respectueux et responsable" L'ex-candidat à la présidentielle fait notamment référence à son appel, en mai 2018 dans les colonnes du même journal, à un "dialogue respectueux et responsable" et à reconnaître son leadership. Toutefois, il assure que si le scrutin du 26 mai lui "en donne la force", La France insoumise assumera "de nouveau sa responsabilité". "Nous proposerons de nouveau une fédération populaire à construire dans les élections suivantes et dans les mouvements écologiques et sociaux", indique-t-il dans ce nouvel entretien-fleuve.Dans le détail, il précise que cette "fédération populaire" doit unir "les classes populaires et les classes moyennes plus favorisées qui n'appartiennent pas à l'oligarchie". Elle ne consiste pas en une "guirlande des sigles de partis", prévient-il, arguant que, contrairement aux années 1970 où François Mitterrand avait réussi l'union de la gauche, "le champ politique s'est effondré". "Un programme concret de partage et de planification écologique""A l'Assemblée nationale, les députés à la gauche de l'hémicycle votent ensemble les neuf dixièmes du temps. Pourquoi est-ce possible à l'Assemblée et impossible dès qu'on arrive devant un journaliste ?", interroge-t-il. Mais Jean-Luc Mélenchon avertit qu'il faut aboutir à "un programme concret de partage et de planification écologique", dont l'Avenir en commun peut fournir "une bonne base de départ", et "clarifier les positions": "Soutient-on ou non le mouvement 'gilets jaunes ' ? Le PS se sépare-t-il du SPD qui participe à une coalition avec Merkel ? Pourquoi soutiennent-ils Frans Timmermans pour la présidence de la Commission sur des idées libérales ?"Des relations tendues entre les leaders de la gaucheLes relations entre Jean-Luc Mélenchon et le reste des leaders de gauche restent tendues, à l'image des invectives échangées ces dernières semaines avec la tête de liste EELV Yannick Jadot, en septembre avec la tête de liste PCF Ian Brossat et à l'occasion du rassemblement contre l'antisémitisme avec le Premier secrétaire du PS Olivier Faure.Enfin, la tête de liste PS/Place Publique Raphaël Glucksmann a lui qualifié lundi 22 avril Jean-Luc Mélenchon de "Thatcher de gauche" en raison de son rejet de la "logique de solidarité européenne".