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Il s'agit de la quatrième exclusion prononcée au sein du groupe parlementaire depuis 2017.
Elle s'était publiquement opposée à la stratégie de son parti : la députée Martine Wonner, seule élue La République en Marche (LREM) à avoir voté contre le plan de déconfinement élaboré par l'exécutif, a été exclue de son groupe parlementaire à l'Assemblée nationale mercredi 6 mai. "Martine Wonner, seule dans son cas, a décidé de s'affranchir du principe de solidarité avec le gouvernement", alors que "le plan de déconfinement représente un moment crucial pour notre pays", fait valoir le groupe LREM, pour justifier sa décision. "Ce vote s'inscrit dans une longue succession de prises de position publiques de Martine Wonner exprimant sa défiance contre le gouvernement et ses critiques contre sa politique sanitaire. En conséquence, après l'avoir entendue (en visioconférence) ce jour, le bureau du groupe LREM, en application de son règlement, a décidé son exclusion", ajoutent les "marcheurs".La députée du Bas-Rhin, qui exerce la profession de psychiaitre, s'est notamment prononcée en faveur du recours controversé à la chloroquine face au Covid-19 avec son collectif Laissons les médecins prescrire. Elle avait "regretté l'absence d'une quelconque stratégie thérapeutique", en annonçant son vote contre le plan gouvernemental le 28 avril à l'Assemblée.18 élus en moins à l'Assemblée depuis le début de "l'ère Macron"Après son exclusion, les députés LREM et apparentés comptent désormais 296 membres, contre 314 au début de la législature, alors que la majorité absolue est à 289 sièges. C'est la quatrième exclusion prononcée par le groupe après celles de Sébastien Nadot (vote contre le budget), d'Agnès Thill (pour son hostilité à la PMA pour toutes et des propos jugés "pernicieux") et Sabine Thillaye (pour un refus de céder son poste à la tête de la commission des Affaires européennes).Une quinzaine de députés ont aussi quitté le groupe volontairement, en raison de désaccords sur la ligne politique, sur les municipales, ou pour contester l'usage du 49-3 lors de l'examen de la controversée réforme des retraites.
La jeune femme, qui donnait le sein à son bébé de 4 mois dans la salle d'attente de la CAF d'Amiens, a été sèchement interpellée par un conseiller ainsi qu'un agent de sécurité, selon le Courrier picard.
Le couple envisage de porter l'affaire en justice. En avril dernier, Mélanie Wavran et Grégory Cosnier se rendent à la Caisse d'allocations familiales d'Amiens (Somme) pour effectuer une déclaration administrative. Ils sont avec leur fille, âgée de 4 mois, qui est allaitée. Sur le chemin, la petite réclame à manger. La jeune maman décide de la nourrir dans les locaux de la CAF plutôt que dans sa voiture, où la chaleur est étouffante. "On est entré dans l'espace d'accueil, et on n'a pas pris de ticket tout de suite. Je me suis mise sur le côté, un peu à l'écart, pour allaiter. J'étais debout. J'ai pris un bavoir pour que l'allaitement puisse être discret, mais je n'ai même pas eu le temps de mettre correctement ma fille au sein", raconte la mère au Courrier picard. Le couple est rapidement pris à partie par un agent de sécurité et le conseiller de la CAF chargé de l'accueil du public."Ils m'ont dit : vous devriez avoir honte de faire ça devant tout le monde. Il y a des enfants, ça ne se fait pas", avant de lui demander de sortir, poursuit la jeune femme. "J'étais choquée, mais je ne suis pas sortie. Je suis restée. J'ai répondu que j'avais le droit d'allaiter ma fille, que je n'allais pas la laisser mourir de faim." Des témoins de la scène sont alors intervenus pour soutenir le jeune couple, qui a tout de même pu faire ses démarches. Du côté de la CAF, on explique qu'il s'agit d'un malentendu. La direction indique d'ailleurs ne pas avoir eu connaissance de l'incident avant sa publication dans la presse. "Bien sûr que nous n'avons pas de politique visant à exclure les mamans voulant allaiter dans nos locaux", a affirmé la directrice adjointe, Anne Upravan, au Courrier picard.
Le texte renforce les pouvoirs des maires pour faire face aux installations illicites de gens du voyage.
Les gens du voyage qui s'installent de manière illicite sur des terrains pourront être condamnés à 12 mois de prison et 7.500 euros d'amende. Le Parlement a adopté définitivement mardi 23 octobre, par un ultime vote du Sénat, une proposition de loi LR prévoyant notamment un doublement des sanctions en cas d'installations illicites de gens du voyage.Le texte fait obligation d'informer les autorités trois mois avant tout grand rassemblement ou tout grand passage de gens du voyage. Il étend au maire de toute commune dotée d'une aire d'accueil le pouvoir d'interdire le stationnement des "résidences mobiles" sur le reste du territoire communal et de demander au préfet l'évacuation des campements illicites, même si le regroupement de communes auquel elle appartient n'est pas en conformité.Le Sénat a adopté sans modification, en deuxième lecture, par 309 voix (LR, centristes, PS, RDSE à majorité radicale, LREM et Indépendants) contre 8, un texte amputé par les députés LREM de nombre de ses dispositions initiales. "Nous ne sommes pas satisfaits (...), mais pour l'heure il est important de ne pas laisser passer l'opportunité que les mesures qui subsistent, toutes dues à l'initiative du Sénat, entrent en vigueur sans délais", a déclaré la rapporteure LR Catherine di Folco. Le texte "apporte des réponses concrètes aux difficultés récurrentes provoquées par l'occupation illicite de terrains", a-t-elle souligné. La ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault a jugé que le Parlement était "arrivé à une bonne solution", rappelant que le texte avait été adopté en juin à l'Assemblée nationale "dans des termes qui recueillent l'accord du gouvernement". La sanction "sera toujours plus efficace qu'une audience au tribunal correctionnel", a commenté Loïc Hervé (centriste).Cyril Pellevat (LR) a salué "un premier pas", même si le texte a été "entièrement détricoté" à l'Assemblée nationale. Les députés LR ne l'avaient d'ailleurs pas voté.Jean-Luc Fichet (PS) a en revanche estimé que "la navette a permis de supprimer un certain nombre de mesures inutilement répressives". Il a salué "un bon texte qui devrait permettre d'apaiser les relations entre gens du voyage et collectivités".
Le procureur de la République était ce matin l'invité de RTL à la veille de l'ouverture du procès de Jawad Bendaoud, premier procès en lien avec les attentats du 13 novembre 2015. "La menace (sur le territoire français) n'est pas moins élevée, elle est plus diffuse", a expliqué, sur l'antenne de RTL ce mardi 23 janvier, le procureur de la République.
François Molins s'appuie notamment sur les déclarations du ministère de l'Intérieur en septembre dernier. Le ministre Gérard Collomb avait en effet expliqué que la France avait échappé à 12 attentats, déjoués, depuis le début de l'année 2017, dans au moins cinq villes différentes (Villejuif, Evreux, Paris, Lille, Salon-de-Provence). Sur l'arrestation évoquée d'un homme ayant prêté allégeance à l'Etat islamique dans le Gard, la semaine dernière, le procureur de la République confirme : "Un certain nombre d'éléments permettent de penser que quelque chose se préparait, on est confrontés à une menace qui a muté. Des gens pas connus des services de renseignement." L'homme, âgé de 33 ans, avait prêté allégeance au groupe État islamique (EI) dans une vidéo. Il a été mis en examen et écroué samedi pour un projet d'attentat. A propos de la délicate question des Français qui ont combattu ou vécu dans l'Etat islamique, François Molins a détaillé plusieurs éléments. D'abord, « il n'est pas exclu d'avoir des participations de femmes et de mineurs ». Et de préciser : « il faut inventer des dispositifs de prise en charge des enfants qui ont vécu dans des conditions qui ne sont pas normales, qui ont assisté à des décapitations, qui voient des armes à la maison tous les jours. » Le procureur estime à moins de 180 le nombre de personnes revenues de la zone irako-syrienne depuis le début du conflit.
Chris Carter a ravi l'année dernière tous les fans de la série X-Files en proposant une saison 10 du show culte. Pour prolonger le plaisir, le créateur du feuilleton vient tout juste d'annoncer qu'une onzième année aurait bel et bien lieu et que son tournage devrait débuter au printemps 2017 !
L'année dernière, la chaîne américaine FOX avait surpris le monde entier en redonnant vie à la série culte X-Files. En effet, achevé en 2002, le show de science-fiction comptant un peu plus de 200 épisodes et deux longs métrages à son actif est revenu d'entre les morts, grâce à son créateur Chris Carter. Ce dernier a donc concocté six nouveaux volets inédits, avec le retour des deux têtes d'affiche du drama fantastique phare des années 1990 : la belle Gillian Anderson et le charismatique David Duchovny.Un revival couronné de succèsVéritable succès d'audience outre-Atlantique, cette mini-saison 10 a ravi les fans nostalgiques, ainsi que les nouveaux amateurs des enquêtes paranormales du duo d'agents spéciaux du FBI. Une question subsistait toutefois après cette diffusion, Mulder et Scully allaient-ils revenir pour une onzième année d'aventures ? Que les fans se rassurent enfin, Chris Carter a tout juste confirmé que le tandem ferait prochainement bel et bien un autre come-back ! Le tournage devrait d'ailleurs débuter dès le printemps 2017.La suite courant 2017 ?Ainsi, interviewé par le journal Globe and Mail, il a déclaré : "Je suppose que nous serons ici, à Vancouver, pour tourner, autour du printemps 2017." Il a également précisé que le nombre de chapitres serait cette fois légèrement revu à la hausse et que les négociations avec les acteurs étaient en très bonne voie : "Nous sommes en train de faire des négociations très constructives donc je ne peux pas imaginer que X-Files ne revienne pas. Revenir l'an passé était un sacré coup et revenir encore sera un autre sacré coup." La bonne nouvelle n'a pas tardé à se répandre sur la toile, pour le plus grand bonheur des fans. Avez-vous également hâte de retrouver Mulder et Scully ?
Nathalie Stephan a avoué aux enquêteurs avoir prémédité son geste deux mois avant d'étouffer sa fille le jour de son premier anniversaire, a expliqué le procureur de la République d'Angers Éric Bouillard, lundi lors d'une conférence de presse.
La mère avait décidé "de donner la mort à son enfant", a déclaré Éric Bouillard lors d'un point presse, ce lundi 10 février. L'autopsie de l'enfant d'un an, lundi après-midi, "confirme son décès dans un délai qui est conforme à ce qui dit la mère" et "par procédé d'étouffement". "La date anniversaire de Vanille était le 7 février, jour de son décès, que (la maman) a mis a profit pour son passage à l'acte", a ajouté le procureur. "Le mobile du passage à l'acte semble être lié à son départ du centre maternel (où elle était hébergée), départ qui lui avait été annoncé, nous dit-elle, le 3 décembre 2019, jour où elle a décidé, par divers moyens de donner à la mort à son enfant", a détaillé le magistrat.Impossible à devinerSelon le procureur, "entre le 3 décembre et le 7 février, aucun signe ne nous permettait de penser que ce passage à l'acte était envisagé par la maman, au contraire"."Les éducateurs décrivent une évolution positive d'une maman qui s'investissait de plus en plus dans le lien et qui avait rassuré les personnes qui l'encadraient" en affirmant qu'elle avait "un hébergement", a ajouté le magistrat.Lundi soir, la garde à vue était "toujours en cours" et devait prendre fin demain matin pour une présentation à un juge d'instruction pour des faits "d'homicide volontaire aggravé" en tant que mère de la victime, mineure de 15 ans. Les faits présentés étaient "prémédités" et "relèvent de la qualification juridique d'assassinat", a souligné le procureur. Nathalie Stephan, 39 ans, qui présente des troubles psychiatriques importants, avait quitté son foyer vendredi à 11h et aurait dû ramener sa fille à 17h30 à sa référente de l'aide sociale à l'enfance (ASE) où la petite fille était placée. Après déclenchement du dispositif "alerte enlèvement", elle avait été retrouvée seule dimanche matin dans un hôtel de Nantes, avouant en garde à vue avoir donné la mort à son enfant vendredi.
Le jeune garçon avait antérieurement "connu des alertes d'ordre cardiaque".
Le décès d'un adolescent de 13 ans dimanche au lendemain d'une rixe aux Lilas (Seine-Saint-Denis) est consécutif à un "œdème pulmonaire" après un malaise et non directement à des violences, selon les premières conclusions de l'autopsie, a indiqué mardi 16 octobre le parquet de Bobigny. A ce stade, les constatations sur le corps "excluent l'intervention d'un tiers" comme cause directe du décès, selon le parquet, qui ajoute que le jeune homme avait antérieurement "connu des alertes d'ordre cardiaque". Cinq mineurs gardés à vue dans cette affaire seront présentés à un juge mercredi pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner", a ajouté le parquet.L'autopsie réalisée lundi a mis en évidence que le "décès était consécutif à un œdème pulmonaire massif ayant provoqué un arrêt cardiaque", indique le parquet de Bobigny, selon Le Parisien. "Il ressort de l'ensemble des investigations conduites que le jour du décès, une première altercation sans contacts physiques se serait déroulée (...), indique le parquet. Prenant la fuite, le mineur, victime d'un premier malaise, aurait été pris en charge à bord d'un scooter et aurait été victime d'un second malaise le faisant chuter du scooter. Il aurait alors été victime de violences aggravées de la part des mineurs actuellement en garde à vue." Pris en charge par les secours, il était encore conscient. Mais à son arrivée à l'hôpital, il se trouvait en arrêt cardio-respiratoire. Placé dans un coma artificiel, son décès a été prononcé quelques heures plus tard. Les médecins n'avaient constaté aucun "hématome", ni "fracture palpable".
Trois jours après la mort de Jacques Chirac, sa dépouille était exposée ce dimanche pour un dernier hommage populaire aux Invalides à Paris. Des milliers de Français sont venus saluer sa mémoire. Lundi, les hommages se poursuivront avec une journée de deuil national.
Un service solennel présidé par Emmanuel Macron sera rendu à midi en l'église Saint-Sulpice à Paris, en présence notamment des anciens présidents François Hollande, Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d'Estaing et d'environ 80 personnalités étrangères, chefs d'Etat et de gouvernement, anciens dirigeants et membres de famille royales.Revivez les moments clés de cette journée d'hommage. 21h - Claude, la fille de Jacques Chirac, est revenue aux Invalides à la nuit tombée pour saluer les personnes toujours présentes. "C'est un moment très fort", "bouleversant", et "de là où il est, je pense qu'il doit être extrêmement ému et heureux", a-t-elle déclaré. "Ma mère est très très réconfortée en ayant vu ces images cet après-midi", a-t-elle ajouté au sujet de Bernadette Chirac.20h - Malgré la pluie et la nuit qui tombent sur les Invalides, la foule reste nombreuse pour faire ses adieux à Jacques Chirac.19h - Les candidats à la mairie de Paris sont également venus rendre hommage à celui qui a été maire de la ville pendant 18 ans, à l'instar de Benjamin Griveaux ou Cédric Villani.18h - Devant le cercueil de Jacques Chirac, certains font un au revoir de la main, d'autres un signe de croix, d'autres encore un selfie. Dans la foule venue lui rendre hommage, des citoyens de tous âges comme Marin et Cyprien, étudiants de 21 et 22 ans, venus pour "le président de (leur) enfance". "Il aurait vu la queue aujourd'hui, il se serait jeté dans la foule pour serrer des mains", a souligné le premier. Certains ont fait le voyage de loin, comme Elouma Bokilo, 44 ans, arrivée spécialement de Belgique et vantant "la tolérance, l'attention aux autres" du président défunt.17h - Les Invalides resteront ouverts toute la nuit pour accueillir les très nombreux Français venus rendre hommage à l'ancien président.16h15 - Un livret d'une dizaine de pages intitulé "Jacques Chirac par ses mots", préparé par la famille, est remis aux Français présents aux Invalides. 16h - Une immense file d'attente s'est formée devant les Invalides. Il faut s'armer de patience pour rendre un dernier hommage à Jacques Chirac.15h30 - Les Français se recueillent sur le cercueil de l'ancien chef de l'État.15h - Dans la foule venue rendre hommage à Jacques Chirac, des anciens ministres comme Alain Madelin, qui fut ministre de l'Economie sous Jacques Chirac, ou encore Philippe Douste-Blazy, ancien ministre de la Culture. 14h25 - La foule entre dans la cour des Invalides, au son d'extraits de discours de Jacques Chirac, choisis par sa famille.14h15 - La cérémonie inter-religieuse est terminée, les Français pénètrent progressivement dans la cathédrale des Invalides pour rendre un dernier hommage à Jacques Chirac.14h03 - Un moment inter-religieux est en cours devant le cercueil de l'ancien président, en présence de sa famille proche. Bernadette Chirac n'y assiste pas. Derrière la dépouille de l'ancien président, une photo de Jacques Chirac souriant, un drapeau européen et un drapeau français.14h - Les grilles des Invalides s'ouvrent, alors qu'une immense file d'attente s'est formée devant l'esplanade.12h50 - Le cortège funéraire quitte le domicile des époux Chirac sous les applaudissements des badauds, et s'apprête à rejoindre l'esplanade des Invalides.11h30 - Un livret de 23 pages avec des citations choisies de Jacques Chirac va être distribué aux personnes venues lui rendre hommage, selon BFMTV. Des extraits sonores de plusieurs de ses discours, ainsi que son allocution d'au-revoir lors de son départ de l'Elysée, vont également être diffusés. 11h - Un camion entre dans la cour de l'hôtel particulier de la rue de Tournon où vivait le couple Chirac. Une trentaine de personnes patientent derrière les barrières positionnées dans la rue de Tournon.10h30 - Jacques Chirac, président aussi apprécié que Charles de Gaulle : c'est le résultat d'un sondage paru ce dimanche dans le JDD.10h - Un corbillard est arrivé rue de Tournon, où vivait Jacques Chirac avec son épouse Bernadette. Il va transporter le cercueil de l'ancien président jusqu'à l'entrée de la cathédrale Saint-Louis des Invalides, où il sera exposé au public. Malgré la pluie, une quarantaine de personnes sont déjà présentes devant les grilles des Invalides, qui ne s'ouvriront qu'à 14 heures. Des milliers de personnes sont attendues.
Un collectif estime que les simulations présentées dans le rapport sur la réforme des retraites sont "trompeuses". Dans la ligne de mire, les "cas types" : ils ne s'appuieraient pas sur "un système actuel réel et légalement en vigueur, mais sur un système fictif où seraient ajoutées" de nouvelles mesures "qui n'ont jamais été votées".
Un collectif "citoyen" a dénoncé jeudi 23 juillet les "simulations", selon lui "trompeuses", utilisées dans le rapport du haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye pour comparer les effets du futur "système universel" à ceux du système actuel sur le niveau des pensions. Pour le collectif réformedesretraites.fr, composé d'une "quinzaine de personnes" (syndicaliste, enseignant, fonctionnaire, chef d'entreprise, etc.), les comparaisons ne sont donc pas "faites dans le cadre du système actuel réel et légalement en vigueur, mais dans un système fictif, où seraient ajoutées" de nouvelles mesures "qui n'ont jamais été votées", peut-on lire dans un communiqué. La méthodologie dénoncée Pour présenter sa réforme, Jean-Paul Delevoye s'est appuyé sur des cas types. Le hic ? "Delevoye compare une retraite calculée avec la réforme Macron et une retraite calculée dans le système actuel si on rallongeait la durée de cotisation au-delà de 44 ans et 3 mois (aujourd'hui, c'est 42 et ça sera 43 ans dans quelques années) !", a dénoncé le collectif sur Twitter. Son argumentation s'appuie sur la méthodologie détaillée dans les annexes du rapport Delevoye, à la page 143. "Dans la situation hors système universel, la durée d'assurance requise a été prolongée au-delà de celle prévue par la législation actuelle, selon le même rythme que lors de la réforme de 2014 (augmentation de 1 trimestre toutes les 3 générations). La durée d'assurance requise s'établit respectivement à 43 ans et 6 mois et 44 ans et 36 mois pour les générations 1980 et 1990", peut-on notamment y lire. "En modifiant, dans cette simulation, la durée de cotisation du système actuel" qui garantit une retraite à taux plein et doit progressivement atteindre 43 ans pour la génération née en 1973, le haut-commissaire "cherche de manière malhonnête à démontrer les bénéfices" du futur système, ajoute le collectif. "Présentation biaisée des choses" "Cette présentation biaisée des choses a un objectif clair : masquer le fait que la réforme contient en elle-même des mesures automatiques de baisses de pensions", poursuit-il. Lancé la semaine dernière pour "ouvrir le débat public", le collectif estime plus généralement que la réforme va entraîner une baisse des pensions en raison du "gel des ressources allouées" aux retraites malgré l'augmentation du nombre de retraités. Ses membres ne souhaitent pas donner leur nom de famille, a indiqué à l'AFP l'un de leurs représentants, Régis, issu du milieu associatif.Un choix assumé Interrogé par le quotidien Le Parisien dans son édition de jeudi, l'entourage de Jean-Paul Delevoye a défendu sa méthodologie: "Il ne s'agit pas de pénaliser le système d'avant pour montrer que le système d'après est meilleur, nous appliquons sur l'âge du taux plein l'évolution de l'espérance de vie. On assume ce choix".Le rapport élaboré par Jean-Paul Delevoye à l'issue de 18 mois de concertation avec les partenaires sociaux doit servir de base au projet de loi que le gouvernement devrait présenter d'ici à la fin de l'année, pour une entrée en vigueur en 2025. De nouvelles concertations sont prévues à la rentrée.
SONDAGE. 74% des personnes interrogées se disent confiantes en ce qui concerne l'ambiance entre les membres de leur foyer, selon la dernière vague du baromètre BVA pour Orange et Europe 1 publiée jeudi 26 mars.
Dans le quotidien, l'ambiance au sein des membres du foyer se maintient au beau fixe (74%) et, à l'approche de la fin de mois, les Français se montrent de plus en plus optimistes quant à la situation financière de leur foyer (53%, en progression pour la 2e vague consécutive).Alors que le gouvernement ne s'est pas encore prononcé sur la prolongation des mesures de confinement, le moral des Français continue de s'améliorer : 49% donnent une note de 7 sur 10 ou plus pour refléter leur moral (+2 points par rapport à la vague précédente). Et la note moyenne est de 6,2/10, meilleure note depuis la mise en place de notre suivi quotidien.Cet état d'esprit se confirme avec l'érosion (-1 point) du sentiment que le pire est devant nous, à 76% soit 5 points de moins que le week-end dernier.Dans le détail, la perception des Français repart à la hausse concernant la capacité de leur entreprise à faire face à la crise (56% / +3 points), sans doute en partie parce que les mesures d'aide aux entreprises - et notamment de chômage partiel - se précisent. La confiance reste relative à la façon dont la crise est gérée par le gouvernement (40% / +2 points) et la qualité des informations reçues sur le coronavirus de la part des pouvoirs publics se stabilise (43%).Côté professionnel, les télétravailleurs semblent mieux trouver leurs marques. La facilité à travailler de chez soi atteint son point le plus haut à l'occasion de cette vague à 66%, même si les parents expriment toujours autant de difficultés à concilier télétravail et vie de famille.
Le texte qui accompagne la cagnotte sur Internet décrit le chef du rayon boucherie du Super U de Trèbes comme "gentil et serviable". Près de 800 personnes ont déjà participé.
Une cagnotte a été lancée sur le site spécialisé Leetchi afin de soutenir la famille de Christian Medves, assassiné vendredi 23 mars par Radouane Lakdim dans la prise d'otages du Super U de Trèbes (Aude). Ce chef du rayon boucherie, âgé de 50 ans, laisse derrière lui sa femme, ses deux filles et un petit-enfant. Samedi 24 mars en fin d'après-midi, la cagnotte, repérée par FranceInfo, a déjà recueilli plus de 11 000 euros. Près de 800 personnes ont participé à cette cagnotte qui restera ouverte durant 13 jours encore. "Christian était un collègue, un pote, un copain, un ami ou un simple visage amical qui nous souriait lorsque nous le croisions dans la rue ou au Super U de Trèbes où il était responsable du rayon boucherie. Sportif et épicurien. Gentil et serviable", peut-on lire sous une photo de Christian Medves sur Leetchi.com. Christian Medves fait partie des quatre victimes de l'assaillant de Trèbes.
Une fusillade a eu lieu aux Etats-Unis dans le samedi 27 mai dans le Mississipi. Au total, il y aurait au moins huit personnes auraient été tuées dans trois maisons différentes, selon The Guardian, dans la ville de Bogue Chitto.
Une fusillade a éclaté samedi 27 mai aux Etats-Unis dans le Mississipi. Dans le comté de Lincoln, au moins huit personnes auraient été tuées, dont un shérif adjoint. Le porte-parole du Bureau de l'enquête de Mississippi, Warren Strain, a déclaré que les fusillades se sont produites dans trois maisons différentes. Un suspect a été arrêté et placé en garde à vue. Lors de son arrestation, des journalistes d'une chaîne de télévision a réussi à interroger le suspect, Cory Godbolt : "je l'ai tué parce qu'il était là. Je me suis retrouvé à court de munitions", aurait-il déclaré aux journalistes. Pour le moment, il a été placé en garde à vue.
VIDÉO. Emmanuel Macron présentera "dans les prochains mois" un projet de renforcement de la sécurité en Europe, estimant qu'elle ne peut plus reposer uniquement sur les États-Unis.
À neuf mois des élections européennes, Emmanuel Macron a plaidé ce lundi 27 août pour une Europe plus intégrée et pour le multilatéralisme, à contre-courant d'une vague mondiale de repli nationaliste. "L'Europe ne peut plus remettre sa sécurité aux seuls États-Unis", a-t-il également estimé lors de son discours annuel devant 250 ambassadeurs réunis à l'Élysée. "C'est à nous aujourd'hui de prendre nos responsabilités et de garantir la sécurité et donc la souveraineté européenne". Lors de sa tournée européenne en juillet, Donald Trump avait donné l'impression de tourner le dos aux alliés européens des États-Unis et donner des gages au maître du Kremlin, Vladimir Poutine. Embrassades et accolades avec le président français n'y avaient rien fait : le président américain avait sabordé le G7 et l'accord sur le nucléaire iranien, déclenché une guerre commerciale avec la Chine et l'Europe et réclamé aux Européens des sommes massives pour maintenir leur présence dans l'Otan."Les équilibres sont à revisiter""Nous devons tirer toutes les conséquences de la fin de la guerre froide", a ajouté Emmanuel Macron, précisant souhaiter le lancement d'une "réflexion exhaustive sur ces sujets avec l'ensemble de nos partenaires européens et donc avec la Russie". Selon lui, des "progrès substantiels vers la résolution de la crise ukrainienne, tout comme le respect du cadre de l'OSCE" (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), "seront, bien entendu, des conditions préalables à des avancées réelles avec Moscou". "Mais cela ne doit pas nous empêcher de travailler dès maintenant entre Européens et je compte sur vous pour cela", a-t-il ajouté. Pour le président, si "les alliances ont aujourd'hui encore toute leur pertinence, (...) les équilibres, parfois les automatismes, sur lesquels elles s'étaient bâties sont à revisiter". Pour "revisiter l'architecture européenne de défense et de sécurité", il entend lancer "un dialogue rénové sur la cybersécurité, les armes chimiques, les armements classiques, les conflits territoriaux, la sécurité spatiale ou la protection des zones polaires, tout particulièrement avec la Russie".Ses grands projets se heurtent aux gouvernements populistes et nationalistes, depuis l'Europe de l'est jusqu'à l'Italie, au refus des riches pays du nord de payer pour les autres, à la concurrence fiscale entre les 28 et à la crainte d'un afflux de migrants, sans oublier les difficiles négociations du Brexit. Même Angela Merkel, l'alliée traditionnelle, a été affaiblie par ses déboires électoraux en Allemagne. Pour chercher des alliés, Emmanuel Macron repart en mini-tournée européenne, en s'envolant mardi pour trois jours au Danemark et en Finlande. Il aura rendu visite à plus de la moitié de ses homologues européens en un an.
La préfète de Gironde a annoncé lundi une série de mesures restrictives pour enrayer la progression du Covid, dont l'abaissement de 5.000 à 1.000 du nombre maximum de personnes pouvant assister à des événements publics, comme des compétitions sportives, dans tout le département.
Journées du patrimoine annulées, pas plus de 10 personnes rassemblées dans les parcs ou sur les quais, soirées dansantes interdites dans les bars ou pour un mariage, fêtes étudiantes annulées, sorties scolaires supendues, interdiction de consommer debout dans les bars, vestiaires fermés sauf dans les piscines, fêtes foraines, brocantes... interdites : Fabienne Buccio a aussi détaillé des restrictions touchant la métropole bordelaise (800.000 habitants)."Les rassemblements c'est 10 personnes mais on peut avoir une jauge jusqu'à 1.000", a expliqué la préfète en conférence de presse par la suite. Mais au-dela de dix pour un mariage par exemple "il faudra une autorisation avec un protocole sanitaire". S'agissant des matches de rugby de l'Union Bordeaux-Bègles et de football des Girondins de Bordeaux: "les matches pourront avoir lieu mais la jauge sera à 1.000", a insisté la préfète.Pour faire respecter ces mesures dans Bordeaux et en Gironde, département en zone rouge Covid, la préfète a demande l'appui des polices municipales des 28 communes de la métropole, et annoncé que l'Etat allait détacher des gendarmes mobiles et une unité de de CRS.Ce plan sera "réévalué sous 2 à 3 semaines", a souligné Mme Buccio. "S'il faut durcir les méthodes je le ferai, s'il faut les alléger je le ferai", a-t-elle assuré, expliquant qu'"il s'agit de provoquer une prise de conscience" puis de "sanctionner, verbaliser ceux qui ne jouent pas le jeu (...) il faut que nous agissions sur la minorité de 5% qui est la moins attentive". La directrice par interim de l'Agence Régionale de Santé Nouvelle Aquitaine, Hélène Junqua, a souligné que le taux d'incidence en Gironde était de plus de 158 cas pour 100.000 habitants, avec un pic à 298 cas pour 100.000 dans la tranche d'âge 15-44 ans. Il y a dans le département 57 clusters, dont 15 en Ehpad. "Tous les signaux sont au rouge", a dit lors de la même conférence de presse Yann Bubien, directeur du CHU de Bordeaux jugeant "la situation pas alarmante mais inquiétante".Le CHU soigne aujourd'hui 77 patients atteints de Covid, dont 24 en réanimation, "avec une augmentation très forte depuis une dizaine de jours", a-t-il dit.
Sujet de la discorde : un repas sur le thème de l'Asie, qui a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux.
La chaîne W9, filiale du groupe M6, a adressé ses excuses aux téléspectateurs pour une séquence diffusée mardi dans l'émission "Un dîner presque parfait". Ce passage d'un épisode diffusé mardi 23 juillet avait été jugé raciste par de nombreux internautes. Dans cette scène, des candidats, qui partageaient un repas sur le thème de l'Asie, s'étaient livrés à des caricatures grossières de personnes asiatiques, notamment en s'étirant les yeux pour qu'ils paraissent bridés. L'épisode avait attiré de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux. "W9 tient à présenter ses excuses à toutes les personnes qui ont pu être gênées ou choquées par l'épisode d'Un dîner presque parfait diffusé mardi 23 juillet.La chaîne prend les mesures nécessaires pour que cette séquence ne soit plus jamais diffusée", a annoncé la chaîne. L'émission de divertissement culinaire a été diffusée sur M6 de 2008 à 2014, avant d'être "basculée" sur W9 depuis 2015.
Le gouvernement français se trouve dans une situation délicate, alors qu'il doit gérer la question des jihadistes français détenus en Irak et en Syrie. Jusqu'à maintenant, l'exécutif a laissé entendre qu'il préférait que ses ressortissants soient jugés sur place à condition de bénéficier d'un procès équitable.
Mais plusieurs voix, notamment celles d'avocats de deux jihadistes détenues en Irak, se sont élevées pour s'inquiéter de l'éventualité d'une condamnation à la peine de mort. Dimanche 28 janvier, la ministre de la justice Nicole Belloubet a précisé la position de la France sur cette question."Bien entendu s'il y avait une question de peine de mort, l'État français interviendrait", a-t-elle déclaré au grand jury RTL-Le Figaro-LCI. Pressée de préciser quelles actions seraient envisageables, la ministre a seulement indiqué qu'il pourrait notamment s'agir de "négocier avec l'État en question". "Encore une fois ce serait un traitement au cas par cas", a-t-elle résumé.Dans tous les cas, la France n'a juridiquement aucun moyen de soustraire à la justice locale l'un de ses ressortissants détenu à l'étranger, rappelle lundi Le Parisien. Ses consulats ne peuvent pas interférer ni remettre en question la souveraineté du pays. Leurs actions se limitent à vérifier les conditions de détention des Français emprisonnés, à les aider à communiquer avec leur famille et à veiller aux droits de la défense."PRESSION MORALE"Cependant, dans le cas de condamnations à la peine de mort, la France serait sous "pression morale et politique", estime dans le Parisien la chercheuse au CNRS spécialisée dans le droit international et des droits de l'homme, Catherine Le Bris. Si la France a aboli la peine de mort en 1981, elle n'est pas juridiquement obligée d'intervenir pour tenter de l'éviter à ses ressortissants. Par contre, et c'est là ou la pression "morale" pourrait s'exercer, Paris a signé des traités internationaux interdisant la peine capitale, et n'extrade pas de justiciables dans des pays où ils risquent la peine de mort. "Ne pas intervenir quand un de ses ressortissants est condamné serait donc contraire à l'esprit de la règle", juge Catherine Le Bris, qui parle d'"hypocrisie".Quels seraient les moyens d'action de la France, si elle décidait d'intervenir ? Ils sont limités. Paris pourrait faire une demande d'extradition, dans le cas de Français détenus en Irak. Si la procédure est lancée avant le procès, le jihadiste pourra être jugé en France. Mais le gouvernement a répété plusieurs fois sa préférence pour des procès sur place, rappelant que la France reconnaissait la justice irakienne et que le pays "a un gouvernement légitime". La demande d'extradition peut également intervenir après condamnation. L'Irak, qui n'a pas de convention d'extradition et d'entraide pénale avec la France, rappelle Catherine Le Bris, "n'est pas obligé de répondre positivement à cette demande". On en revient encore une fois au "cas par cas" prôné par l'exécutif français.PLUS COMPLIQUÉ POUR LA SYRIE QUE POUR L'IRAKEnfin, il reste la voie diplomatique : Paris pourrait négocier avec les autorités locales pour demander que la peine de mort ne soit pas prononcée. "Cela reste toutefois informel, indique Catherine Le Bris au Parisien. Car chercher à imposer une autre peine à l'Irak reviendrait à une ingérence dans la justice de ce pays."En ce qui concerne la Syrie, la situation est encore plus délicate. La France n'y a pas de représentation diplomatique et la justice kurde n'est pas reconnue. Or, les forces kurdes détiennent plusieurs jihadistes français, rappelle Le Parisien.
Arthur est en deuil... Et l'animateur fait part de sa tristesse sur les réseaux sociaux.
Son cousin atteint d'une maladie rare est décédé. Sur Instagram, Arthur a publié une photo d'Adam, âgé de 31 ans avec un légende inscrivant : " J'ai quelques chose de triste à dire. Nous avons perdu un guerrier et un vrai héros qui a inspiré des millions de gens à travers le monde. Son héritage survivra". Un message poignant de la part d'Arthur, qui avait déjà lancé un appel en septembre 2016 pour sauver la vie de son cousin. Sur sa page Facebook il avait interpellé ses fans demandant leur soutien pour venir en aide à Adam : "Mon cousin Adam a récemment été diagnostiqué d'un cancer du sang. Sa vie dépend d'une greffe de moelle osseuse... C'est une question de vie ou de mort" avait alors écrit l'animateur télé. Un message qui avait beaucoup touché ses admirateurs et la mobilisation avait été d'autant plus forte avec la création de la chaîne d'espoir "Hope4Adam", relayée par de nombreuses personnalités dont Ivanka Trump, Ellen DeGeneres et Kirsten Dunst. Arthur pourra compter sur les messages de soutien de ses fans mais aussi sur sa compagne Mareva Galanter pour surmonter cette épreuve douloureuse.
Un peu moins d'un millier de personnes étaient encore présentes mardi soir sur le site d'une "rave party" qui a réuni jusqu'à 10.000 fêtards dans le massif des Cévennes, le week-end dernier, a indiqué la préfecture de Lozère qui évoque une "accélération des départs".
"Les choses s'accélèrent et nous allons continuer à mettre la pression encore plus fortement", a déclaré dans la soirée la préfète Valérie Hatsch, à l'AFP."Beaucoup de matériel", dont des sonos, a été saisi et de "nombreuses verbalisations" pour détention de produits stupéfiants notamment ont été dressées, a-t-elle ajouté.Dans un communiqué, la préfecture a expliqué dans la matinée que "la présence d'enfants en bas-âge, les conditions sanitaires précaires en lien avec la consommation d'alcool et de stupéfiants et la diminution rapide du nombre de participants, liée aux contrôles conduits par les forces de l'ordre, justifiaient pleinement à ce stade la décision des services de l'État de ne pas procéder à l'évacuation forcée du site" -- des champs situés sur la commune de Hures-la-Parade, sur un plateau calcaire, au cœur du parc national des Cévennes.La préfecture a dénoncé les actions de 13 agriculteurs de la Coordination rurale de la Lozère, "syndicat minoritaire", qui ont bloqué plusieurs routes lundi en réclamant l'évacuation forcée des fêtards. Ces agriculteurs "ne sont pas concernés par l'occupation du site et ne sont mandatés ni par le propriétaire des lieux ni par la Chambre d'agriculture, qui se désolidarisent totalement de leur action", a-t-elle insisté.L'éleveur propriétaire des pâturages où sont installés les "ravers" a indiqué de son côté à l'AFP qu'il ne soutenait pas les actions de protestation de la Coordination rurale.Les agriculteurs de la Coordination avaient "menacé de bloquer l'autoroute A75 si une évacuation forcée du site du +teknival+...n'était pas immédiatement engagée", a rappelé la préfecture. Empêchés de mener cette action, ils ont ensuite bloqué ou ralenti le trafic sur plusieurs routes avant "de se rassembler au centre" de Mende, "où ils ont fait du tapage à partir de 23H30"."Il est regrettable que l'action des agriculteurs de la Coordination rurale ait détourné une partie des forces de l'ordre de la mission prioritaire qui leur est assignée sur le site du teknival", a-t-elle déploré.Ce rassemblement a mis à mal les mesures de lutte contre le nouveau coronavirus alors que le département de la Lozère, le moins peuplé de France, a été le plus épargné depuis le début de la pandémie.
Le réalisateur Lucas Belvaux a présenté vendredi à Deauville (Calvados) "Des Hommes", un film qui invite à comprendre ce qui s'est passé durant la guerre d'Algérie dans la tête d'un appelé, devenu un sexagénaire raciste interprété par Gérard Depardieu.
"C'est un film qui, comme le livre éponyme de Laurent Mauvignier dont il est tiré, se veut un peu réparateur" en "reconnaissant toutes les souffrances", explique le cinéaste franco-belge dans un entretien accordé à l'AFP."Il y a eu évidemment les souffrances du peuple algérien qui ont été très longues mais celle des appelés a été extrêmement profonde aussi, la souffrance des harkis, la souffrance des pieds-noirs, avec énormément d'injustice dans tous les sens et de non reconnaissance. On en subit les séquelles encore aujourd'hui". Interprété également par Jean-Pierre Darroussin et Catherine Frot, "Des Hommes", qui doit sortir le 11 novembre, a été brièvement applaudi vendredi soir après sa projection au festival de cinéma américain de Deauville (Calvados). Il fait partie de neuf films sélectionnés à Cannes mais présentés en Normandie. Feu-de-bois (Gérard Depardieu) est un imposant sexagénaire, explosif, raciste, qui un soir s'introduit ivre chez Saïd, comme s'il était chez lui, plaque sa femme au mur, traite la famille de "bougnoules". Dans son village, il est peu aimé, même de Rabut (Jean-Pierre Darroussin) qui comme lui a fait la guerre d'Algérie mais dont la retenue n'a d'égal que la truculence de son ennemi de toujours.La tendresse que Feu-de-bois exprime pour sa sœur (Catherine Frot), qui condamne ses dérives, convainc toutefois le spectateur de tenter de comprendre cet ogre antipathique.Alors que les gendarmes s'apprêtent à arrêter son frère, Solange se replonge dans les lettres qu'il lui envoyait d'Algérie.Quarante ans plus tôt, celui qu'on appelait encore Bernard est un jeune homme qui découvre la beauté d'un pays. "Cela doit être formidable de vivre ici", écrit-il. Mais il y a aussi ce que le jeune homme de vingt ans ne raconte pas parce qu'"il n'y a pas de mots pour ça".Rentré chez lui, le sexagénaire se souvient du massacre de civils algériens auquel il a assisté impuissant. "Si j'avais été d'ici j'aurais été fellaga", pense alors le jeune homme avant que son camp ne soit à son tour victime d'une boucherie.- "cassés à vie"Les souvenirs de Bernard et Rabut sont ponctués de silences marqués."On dit souvent que les anciens d'Algérie n'ont pas raconté, je crois surtout que personne ne voulait les entendre. On les a condamnés à ce silence, qui est la marque de la guerre d'Algérie", commente le cinéaste de 58 ans qui s'est appuyé sur les recherches de Benjamin Stora."Ce qui est intéressant dans le film c'est sa lecture de ce conflit comme d'un secret de famille. Et on le sait un secret de famille c'est une violence sourde, très noire, enfouie... mais qui ressort inexorablement un jour ou l'autre", commente l'historien cité dans le dossier de presse du film."Des Hommes" n'évoque pas la torture. "On ne peut pas tout raconter. J'allais pas faire un catalogue des horreurs", explique Lucas Belvaux pour qui le film vient "naturellement" après "Chez Nous", qui scrutait le FN en 2017. "Le FN s'est, en grande partie, construit sur les cendres de cette guerre-là", ajoute le cinéaste.Dans le film certains appelés en revanche osent faire le parallèle avec le nazisme et en particulier le massacre d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), perpétré par les SS, 18 ans avant la fin de la guerre d'Algérie."A l'époque pour les appelés c'est extrêmement présent, comme la Résistance, comme l'occupation. Quand les enfants les regardent, ils se voient eux en train de regarder les soldats allemands, ils voient la peur et donc ça les trouble beaucoup", poursuit Lucas Belvaux."Ces jeunes gens sont entrés dans la guerre sans être prévenus de ce qu'ils allaient y voir et y faire. Beaucoup en sont sortis murés. Certains ont été cassés à vie", complète Benjamin Stora.
Ce n'était qu'une question de temps: l'épidémie de coronavirus touche désormais les bidonvilles d'Amérique latine où des millions d'habitants sont dans l'impossibilité de respecter les mesures préventives, au risque de mourir de faim.
"Nous sommes de plus en plus préoccupés par les pauvres et les autres groupes vulnérables, plus exposés à la maladie et à la mort en raison du virus", a récemment déclaré la directrice de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), Carissa Etienne. Avec une courbe d'infections qui grimpe en flèche dans des pays comme le Brésil, le Pérou et le Chili, et une probable sous-estimation des cas, la situation est explosive. En Argentine, les autorités ont tiré la sonnette d'alarme après la détection de 84 cas de contamination avérés et une centaine d'autres suspects à Villa Azul, un bidonville de la périphérie de Buenos Aires.Les 3.000 habitants ont été placés à l'isolement total, avec interdiction de sortir du quartier bouclé par la police. L'objectif est d'éviter que le virus n'entre dans un bidonville voisin, où s'entassent 16.000 personnes. Mais dans une région où le taux moyen d'emplois informels atteint 54% -- un nombre qui devrait grossir dans les mois qui viennent en raison de la crise économique -- difficile pour les plus pauvres de choisir entre "mourir de faim ou mourir à cause du virus". Pour Dalia Maimon, de l'Université fédérale de Rio de Janeiro, la logique qui prévaut est la suivante: en ne travaillant pas, "je suis sûr de mourir de faim, alors je prends le risque, en essayant de ne pas être contaminé, et je vais travailler".- "Comment on achète à manger ?" -Autre difficulté, la surpopulation de ces quartiers ne facilite pas l'application des mesures de distanciation sociale. Les habitants passent une bonne partie de la journée dehors en raison de logements exigus où vivent souvent plusieurs générations. Quant au télétravail, il est impossible pour la grande majorité des gens, employés dans les services ou le secteur informel. Et le chômage ne cesse d'augmenter en raison de la paralysie de l'économie."Nous sommes ouvriers du bâtiment, vendeurs, on sort tous les jours. Avec le confinement, tout a fermé et la plupart d'entre nous n'a plus de travail", explique à l'AFP Oscar Gonzalez, un Chilien de 43 ans. Ce soudeur vit dans le quartier de Brisas del Sol, un des plus peuplés de l'agglomération de Santiago, où des émeutes de la faim sont multipliées pour réclamer de l'aide à l'État. "On n'a même pas une petite aide du gouvernement. Ils croient que l'on peut vivre sans argent, mais comment on achète à manger?", s'énerve l'artisan. Dans d'autres pays, des organisations criminelles profitent du vide laissé par l'Etat pour étendre leur contrôle. Il s'agit de "la tendance la plus alarmante", selon l'expert en sécurité Douglas Farah, intervenu récemment sur le sujet dans un forum à Washington, organisé par l'Organisation des États américains. Au Mexique, les cartels distribuent de la nourriture et des médicaments; au Honduras, les gangs organisent des campagnes de désinfection dans les territoires qu'ils contrôlent. - Menace silencieuse -Face aux carences des Etats, Églises et associations se mobilisent aussi en organisant des campagnes d'information, de désinfection, et d'innombrables soupes populaires. A 6 de Mayo, dans la périphérie de Santiago, les habitants savent où vivent les malades et s'organisent pour leur apporter de la nourriture. "Si nous ne nous aidons pas, personne ne va le faire", témoigne Gloria Reyes, une couturière de 62 ans. "Nous devons avoir nos propres politiques publiques et imaginer des alternatives en l'absence du gouvernement", confirme Gilson Rodrigues, un responsable de quartier à Paraisopolis, deuxième plus grand bidonville de São Paulo (100.000 habitants) qui se prépare "au pire des scénarios". Le Brésil est désormais le deuxième pays le plus touché par la pandémie en chiffres absolus, après les États-Unis, avec plus de 25.000 décès et plus de 400.000 infections pour 210 millions d'habitants.Autre casse-tête, l'accès à l'eau. Selon l'ONU, près de 89 millions de personnes dans la région ne disposent pas de services élémentaires d'assainissement, rendant difficile le lavage régulier des mains, règle de base pour prévenir la propagation du Covid-19.Au Pérou, fortement touché par la pandémie, près d'un tiers des 10 millions d'habitants de Lima sont ainsi confrontés à de graves problèmes d'accès à l'eau, en particulier dans les zones périphériques. "La crise de l'eau à Lima est une menace silencieuse. Les populations les plus vulnérables sont celles qui risquent le plus d'être exposées à la pandémie", déclare à l'AFP Mariella Sanchez, directrice de l'ONG Aquafondo. Au Venezuela, l'épidémie est venue s'ajouter à une situation économique déjà catastrophique, avec des pénuries d'électricité et d'essence toujours plus nombreuses. A San Cristobal, ville frontalière avec la Colombie, la famille de Reinaldo Vega recourt quotidiennement à des techniques de "scouts". "C'est comme ça que nous survivons", dit-il à l'AFP en allant chercher du bois pour cuisiner.
Onze personnes présentées comme des "terroristes" ont été arrêtées dimanche dans l'enquête sur l'"invasion" déjouée au Venezuela, portant le total à 45, ont annoncé les autorités et la télévision publique du pays.
"Trois autres mercenaires terroristes (...) ont été capturés dans la Colonia Tovar", petite communauté de descendants d'Allemands près de Caracas, a tweeté l'amiral Remigio Ceballos.Quelques heures plus tard, la télévision publique a fait état de l'arrestation de huit autres "terroristes" dans l'Etat côtier de Vargas (nord).Au total, 45 personnes ont été arrêtées pour leur implication présumée à une "invasion" manquée, qui avait consisté en un débarquement d'hommes les 3 et 4 mai à Macuto, à moins d'une heure de route de Caracas sur la côte caraïbe. Le 3 mai, lors de cette tentative d'"invasion", huit personnes y participant auraient trouvé la mort lors d'affrontements avec les forces vénézuéliennes.Le président Nicolas Maduro a comparé cette épisode à celui de la Baie des cochons à Cuba en 1961.Parmi les personnes détenues se trouvent deux anciens soldats américains, Luke Denman, 34 ans, et Airan Berry, 41 ans. Ils sont inculpés pour "terrorisme, conspiration, trafic d'armes de guerre et association" de malfaiteurs, et risquent 30 ans de prison.Vingt-neuf Vénézuéliens ont été inculpés pour "intelligence avec un gouvernement étranger", en l'occurrence les Etats-Unis et la Colombie, et d'autres délits, avait annoncé le parquet vendredi.D'après le gouvernement de M. Maduro, le plan était d'enlever le chef de l'Etat pour permettre l'arrivée au pouvoir de son opposant Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par les Etats-Unis et de nombreux autres pays.M. Maduro considère le président américain Donald Trump comme "commandant en chef de l'opération", et voit en M. Guaido son complice.
Les faits se sont déroulés lors d'une intervention de la police à Pamiers (Ariège) pour un feu de poubelles, a indiqué dimanche le procureur de Foix.
Dans la nuit de vendredi à samedi, des pompiers et policiers sont intervenus "pour un feu de poubelle au niveau des HLM de la Gloriette" à Pamiers, selon le parquet. "Sur place, plusieurs individus sur le parvis d'en haut ont jeté plusieurs bouteilles sur le véhicule des forces de police. L'une d'elles a heurté la porte arrière droite du véhicule de police à proximité de laquelle se trouvait un fonctionnaire sans le blesser", selon le procureur Laurent Dumaine. "Afin de ne pas envenimer la situation, les policiers se sont repliés sur le parking de l'établissement scolaire situé à proximité. A cet endroit, les fonctionnaires de police ont cependant été l'objet de jets de pierres lancées en leur direction. L'un d'eux a reçu une pierre au niveau de la tête et a été blessé". Conduit au centre hospitalier, "il a reçu des soins appropriés (points de suture). L'incapacité totale de travail découlant des faits pour ce fonctionnaire est en cours d'évaluation". Le calme a été ramené rapidement grâce à des renforts.Les investigations "tendant à identifier les 5 à 10 individus auteurs de ces faits sont actuellement en cours", selon le magistrat.
La skieuse se trouvait sur une piste verte lorsqu'elle a fait une chute. Elle ne portait pas de casque.
L'accident s'est produit dimanche 26 janvier dans la station des Rousses, dans le Jura. Une jeune femme de 20 ans, originaire de Bourgogne, est décédée après une chute de ski, a-t-on appris auprès des pompiers et de la gendarmerie. Selon la presse locale, cette skieuse débutante évoluait sur une piste verte, une piste facile. L'étudiante en est sortie pour une raison encore indéterminée. Lors d'une chute, sa tête a heurté une pierre, a indiqué la gendarmerie. La skieuse, qui ne portait pas de casque, a perdu connaissance et n'a pas pu être réanimée malgré l'intervention des secours.La jeune femme était venue faire du ski dimanche matin sur cette piste située sur la commune de Prémanon avec une demi-douzaine d'amis.
La Commission européenne organise une consultation en ligne portant sur le maintien ou non du changement d'heure.
Les traditionnels passages à l'heure d'hiver et à l'heure d'été ont-ils vécu ? C'est la question que pose la Commission européenne par l'intermédiaire d'une consultation en ligne à laquelle il est possible de participer jusqu'au 16 août, comme le raconte Ouest-France. Alors que les députés européens se sont déjà prononcés au mois de février pour la suppression du changement d'heure, la Commission souhaite recueillir l'avis des citoyens du vieux continent sur le sujet.Chaque pays est cependant souverain en la matière et décide s'il veut, ou non, appliquer le changement d'heure. Au moment de voter pour l'abandon de cette mesure, certains députés européens avaient mis en avant les résultats d'études montrant que le nombre d'accidents de la circulation augmentait lorsque les changements d'heure étaient effectifs.D'abord testé entre 1916 et 1945 en France, le changement d'heure avait été définitivement adopté en 1976, durant le mandat du président Valéry Giscard-d'Estaing. Des Français partagés en camps à peu près égaux sur la possibilité d'abandonner cette mesure, comme le montre un sondage du quotidien espagnol ABC évoqué par Ouest-France. Ce même sondage montre que 73% des Allemands seraient d'accord pour ne plus changer d'heure et que 85% des Espagnols favoriseraient l'abandon de cette mesure supposée aboutir à des économies d'énergie.Un argument trop léger pour la Commission européenne et certains détracteurs de ce "décalage", qui estiment que les économies réalisées ne sont pas significatives. Même chose pour les bienfaits présumés du changement d'heure sur la santé grâce à des périodes de jour plus longues permettant davantage de loisirs de plein air, qui n'ont pas convaincu les experts de la Commission. A vous de vous prononcer en allant répondre au questionnaire sur le site de l'Union européenne.
La présidente Les Républicains de la région Île-de-France veut faire passer le salaire minimum mensuel de 1.100 à 1.300 euros. Une augmentation qui pourrait être possible grâce à une baisse des charges sociales.
"Pourquoi ne pas imaginer enfin en France la hausse du Smic ?", a demandé mardi 19 juin le vice-président des Républicains (LR), Guillaume Peltier, proposant de briser "un tabou à droite". "C'est une proposition de bon sens, elle n'est ni de droite ni de gauche", a défendu le numéro 3 du parti d'opposition sur France Inter, proposant "un électrochoc de 10, 15 ou 20% avec en échange, parce qu'il ne faut pas que ça pèse sur les entreprises, une baisse des charges drastique".Valérie Pécresse veut même aller plus loin. La présidente LR d'Île-de-France a affirmé jeudi matin 21 juin sur BFMTV/RMC qu'elle voulait augmenter le Smic net de 20%, "pas le Smic brut". Le salaire minimum passerait ainsi de 1.100 à 1.300 euros par mois. "Ces 200 euros il faut les prendre sur les charges sociales qui pèsent sur les salaires", a martelé la responsable politique. "Si on fait les réformes nécessaires des retraites, de l'assurance-chômage et de l'assurance-maladie, si on arrive à mieux dépenser l'argent de la protection sociale, alors on pourra baisser les charges sociales", a-t-elle insisté. Au sein de LR, tout le monde ne partage pas cet avis. "Oui au débat, non au délire", avait réagi dans un tweet le député LR de l'Yonne, Guillaume Larrivé, à la suite des déclarations de Guillaume Peltier. "L'idée néo-communiste d'augmenter de 20% le niveau du Smic serait le plus sûr moyen de faire exploser le chômage des personnes peu qualifiées", avait-il assuré.
Quatre personnes sont mortes, dont un policier, lorsque quatre hommes armés ont tenté de pénétrer lundi dans la Bourse de Karachi (Sud), la capitale financière du Pakistan, une attaque revendiquée par un groupe indépendantiste de la province voisine du Baloutchistan.
Les assaillants, dont au moins deux étaient vêtus à l'occidentale, selon des photos de leurs dépouilles prises par l'AFP, sont arrivés dans une berline devant l'édifice, sur lequel ils ont lancé une grenade, avant d'ouvrir le feu, a déclaré Ghulam Nabi Memon, le chef de la police de Karachi."Vers 10H00 (05H00 GMT), ils ont tenté d'entrer dans le bâtiment. Mais ils ont été interceptés à la barrière devant" l'immeuble, a déclaré à l'AFP Ahmed Chinoy, un membre du comité dirigeant de la Bourse du Pakistan, qui englobe les places de Karachi, Lahore et Islamabad. Trois gardes et un policier ont été tués, a déclaré dans un communiqué la police, qui avait auparavant fait état de six morts."Il y a huit corps à l'hôpital, dont ceux des quatre terroristes", a confirmé à l'AFP le Dr Karrar Abbasi, chirurgien à l'hôpital civil de Karachi.Alors que les autorités civiles et militaires se félicitaient de la réactivité des forces de l'ordre, la police a mis en ligne l'interview d'un membre d'une unité d'élite décrivant son rôle dans la neutralisation des assaillants, une vidéo devenue virale."J'en ai abattu un. (...) Le deuxième m'a vu et (...) a pris une grenade. Je l'ai touché deux fois à la main et son arme est tombée. Je l'ai ensuite touché à la tête quand il a essayé de dégoupiller la grenade", a raconté Mohammad Rafiq, célébré en héros sur les réseaux sociaux."Attentat manqué à la Bourse du Pakistan" (PSX), a commenté un analyste, Mohammed Sohail, sur Twitter. "Les transactions se déroulent sans heurts et se poursuivent. L'indice de référence PSX est l'un des plus performants d'Asie à ce jour. C'est la résilience du Pakistan."L'Armée de libération du Baloutchistan (BLA), dans un communiqué, a revendiqué cette attaque contre "l'économie du Pakistan", basée selon elle sur "l'exploitation et le génocide de la nation baloutche", et qui visait également la Chine, qui "possède 40% des actions de la Bourse de Karachi"."Ces deux forces d'exploitation sont impliquées dans (...) le pillage du Baloutchistan", a encore écrit le BLA, qui avait auparavant partagé une photo de quatre jeunes hommes vêtus de treillis et tenant des Kalachnikov, selon elle les auteurs de l'assaut du jour.- Spoliation -"Une enquête a été lancée et nous attraperons très vite les cerveaux" de l'assaut, a averti le ministre de l'Intérieur Ijaz Ahmad Shah.Frontalière de l'Afghanistan et l'Iran, le Baloutchistan est la plus vaste et la plus pauvre province du Pakistan, malgré ses gisements d'hydrocarbures et de minéraux. C'est aussi la plus instable: une insurrection séparatiste et des violences islamistes y ont fait des centaines de morts ces dernières années.Le BLA, qualifié de groupe terroriste par le département d'Etat américain, n'en est pas à son premier attentat contre des symboles de ce qu'elle considère comme la spoliation de ses ressources par Islamabad.Ce groupe a visé à plusieurs reprises ces dernières années les intérêts chinois, alors que Pékin investit massivement au Pakistan dans le cadre du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC), dont le port en eaux profondes de Gwadar (Baloutchistan) est le vaisseau amiral.Ce projet vise à relier la province occidentale chinoise du Xinjiang à Gwadar. De nombreuses infrastructures - autoroutes, centrales électriques, hôpitaux, etc. - doivent être construites dans ce cadre. Le CPEC donnera aux produits chinois un accès direct à la mer d'Arabie.En mai 2019, le BLA avait attaqué un hôtel de luxe surplombant le port de Gwadar, faisant cinq morts. En novembre 2018, il avait revendiqué une attaque contre le consulat de Chine à Karachi.Après une décennie sanglante, durant laquelle les attentats étaient quotidiens, les violences ont très fortement baissé au Pakistan. La ville portuaire de Karachi, à la criminalité autrefois endémique, est désormais beaucoup plus sûre après une reprise en main par les forces de sécurité.
Objectif de ce nouveau slogan : montrer que chacun a le pouvoir de faire changer les choses pour que l'espace public soit plus sûr et moins conflictuel.
"Vivre, ensemble" : à partir de vendredi 20 décembre, la Sécurité routière "propose aux Français de se rassembler autour de (cette) ambition commune, à la fois évidente, bienveillante et fraternelle", explique un communiqué de la Délégation à la sécurité routière. "Vivre", de "l'essence même de la sécurité routière", "ensemble" parce qu'"on y arrivera" quand "chacun veillera sur l'autre", explicite le communiqué. Cette nouvelle "signature" fera son apparition dans le cadre d'une campagne de sensibilisation aux dangers de la conduite sous l'emprise de l'alcool lancée avant les fêtes de fin d'année. "Pour qu'un message soit entendu, il faut le renouveler régulièrement. Le précédent slogan ("Tous responsables", qui existait depuis 2008, ndlr) était un peu prescriptif. Celui-ci est plus fédérateur et bienveillant (...) Ce n'est pas un reniement - la responsabilité de chacun reste la même !- mais une évolution", explique à l'AFP le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe. "Si l'année dernière a été exceptionnelle en termes de résultats (la mortalité routière a été historiquement basse avec 3.488 tués, ndlr), on a aussi entendu un message de contestation vis-à-vis de la sécurité routière. On a voulu un message qui redonne le sens de notre politique : faire que l'on vive sur la route, qui est un espace commun que l'on partage", souligne-t-il. La nouvelle campagne de prévention montrera, pour la première fois, les comportements justes. À partir du 5 janvier, deux films et deux spots radio mettront en scène des personnes sauvées par la bonne conduite d'autres sur la route, sans aucune image d'accidents. "Ce sont des messages de gratitude des uns envers les autres", souligne Emmanuel Barbe. "Nous voulons une communication sur les solutions. Plutôt que de dire aux gens 'il ne faut pas le faire', nous voulons montrer le pouvoir que chacun a de faire changer les choses. C'est aussi ce que l'on fait dans notre politique. Quand on développe les EAD (éthylotests antidémarrage, ndlr), ça permet à des gens qui devraient se voir retirer le permis (pour un délit d'alcoolémie, ndlr) de le garder. C'est une philosophie d'accompagnement et de solution", ajoute-t-il. Le 13 décembre, la Délégation à la sécurité routière a annoncé que de novembre 2018 à novembre 2019, 3 235 personnes avaient été tuées sur les routes, soit 19 de moins (-0,6%) que l'année précédente.
L'organisatrice de la braderie a assumé ses propos dans les colonnes de la Voix du Nord avant de présenter ses excuses sur le site internet de son association.
Deux femmes empêchées de s'inscrire à une brocante car voilées. Elles ont déposé plainte après s'être vu refuser, en raison du voile qu'elles portaient, le droit de s'inscrire à une braderie organisée par une association caritative à Croix, dans l'agglomération lilloise (Nord), a-t-on appris lundi 29 avril de source policière. Une vidéo filmée par l'une des deux femmes et diffusée sur les réseaux sociaux montre la présidente de l'association R'eveil -qui soutient les victimes de traumatismes crâniens et organise chaque année cette braderie- en train d'enregistrer les inscriptions dans une salle municipale de Wasquehal, commune limitrophe. "Je ne vais pas vous prendre, mesdames, faut pas faire la queue, vous perdez votre temps...", leur lance-t-elle alors. La vidéo devenue virale "Vous ne nous prenez pas parce qu'on a le voile ?", rétorque l'une des deux femmes sur les images. "Oui... Je ne préfère pas, ça me cause tort", lui répond la présidente de l'association. Après un échange tendu, et alors que l'une des deux femmes voilées affirme vouloir porter plainte, l'organisatrice leur indique, de manière provocatrice, son identité et la direction du commissariat le plus proche. Devenue virale, la vidéo a été visionnée plusieurs centaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux."Une plainte a été déposée au commissariat de Roubaix samedi après-midi pour injures non publiques en raison de l'ethnie, l'origine, la nation, la race ou la religion", a confirmé lundi à l'AFP la Direction départementale de la sécurité publique du Nord."Ma langue a été plus vite que ma raison" Après avoir assumé ses propos dans la Voix du Nord, l'organisatrice de la braderie a "présenté ses excuses" dans un court texte publié sur le site internet de l'association R'eveil. "L'organisation de la brocante réclame quatre mois de travail, ainsi que l'organisation d'un plan sécurité attentat qui est très coûteux. Lors des inscriptions, fatiguée et malade, j'ai fait une analogie rapide et maladroite (...) Je me suis figée dans une attitude hautaine et méchante, ma langue a été plus vite que ma raison", se justifie-t-elle."Je ne me suis pas rendu compte que je blessais violemment toute une population. Je présente mes excuses à ces deux personnes ainsi qu'à toutes les personnes qui ont pu être choquées", écrit encore l'organisatrice, décorée de la Légion d'honneur en 2012.Contacté par l'AFP, le maire de Croix, Régis Cauche (LR), a appelé "à l'apaisement général", souhaitant que "ce beau vide-grenier permette à tout le monde de se retrouver comme tous les ans".
Combien gagnent vos animateurs télé préférés ? Le magazine Capital répond à la question dans son numéro spécial showbiz du mois de mars. La publication révèle que Nikos Aliagas toucherait 27 000 euros bruts par prime de "The Voice".
A raison de 16 émissions, il aurait touché 432 000 euros rien que pour The Voice 2016. Mais son collègue Jean-Pierre Foucault fait mieux. Pour la soirée de Miss France, il serait payé 35 000 euros bruts. Une énorme somme avec laquelle il explique aussi rémunérer 5 personnes qui travaillent avec lui sur le programme. Stéphane Bern, lui, toucherait 11 000 euros bruts par prime. Il sait qu'il pourrait demander plus, mais précise qu'il ne sait pas négocier. Sur TF1, Laurence Boccolini remporterait 9 000 euros bruts par numéro de "Money Drop". Même tarif pour l'animation d'un prime par Benjamin Castaldi. Si Laurence Boccolini dit rémunérer son équipe avec, celui qui est aussi chroniqueur dans "Touche pas à mon poste" explique payer beaucoup de charges. Mais selon Capital, ceux qui toucheraient vraiment le pactole ce serait les animateurs producteurs. En tête, Cyril Hanouna. Sa société H2O Productions afficherait un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros, quand celle d'Arthur se contenterait de 9 millions d'euros pour la saison 2016-2017.
Blessé à l'œil lors de la manifestation des "gilets jaunes" à Paris samedi, Jérôme Rodrigues assure sur BFMTV avoir été "visé délibérément" par la police.
Les images ont provoqué la colère des "gilets jaunes". Et notamment d'Éric Drouet, dont il est proche. Présent dans le cortège parisien des "gilets jaunes" samedi 26 janvier, Jérôme Rodrigues, l'une des figures du mouvement, s'est effondré alors qu'il était en train de filmer et de diffuser la vidéo en direct sur les réseaux sociaux. Touché par un projectile, il est grièvement blessé à l'œil et rapidement évacué.Depuis l'hôpital, Jérôme Rodrigues a donné une interview à BFM ce dimanche pour livrer sa version des faits. Il affirme avoir été "visé délibérément" par les forces de l'ordre. "J'ai été attaqué deux fois : par une grenade (...) et je me prends l'impact du LBD (lanceur de balle de défense, ndlr) après", assure-t-il. "Je pense qu'ils savaient très bien sur qui ils tiraient", selon le "gilet jaune", qui lance "un appel au calme". "Je ne veux pas que les gens s'énervent. Revendiquons plus fort, crions notre colère plus fort, tout en restant pacifistes", demande-t-il.Interrogé par LCI un peu plus tôt dans la journée, il racontait être resté "sept ou huit heures au bloc", et être "dans l'attente des médecins" pour connaître leur diagnostic sur la gravité de sa blessure. Dénonçant un "abattage en règle" de la part de la police, il est revenu sur les évènements. "A l'origine, je suis arrivé sur la place de la Bastille pour essayer de faire en sorte que les Gilets jaunes s'en aillent, qu'ils puissent quitter la Bastille à la suite des attaques des Black Blocs envers la police et des charges des policiers. Moi, je suis un hyper pacifiste, je veux que personne ne se fasse mal, je suis allé chercher les 'petits Jaunes' pour qu'ils puissent sortir de cet enfer", assure cet homme origine de Seine-Saint-Denis.Pas de sommation des forces de l'ordre ?Jérôme Rodrigues a déposé plainte et la police des polices a été saisie dans ce dossier. Interrogé sur BFMTV ce dimanche matin, son avocat, maître Philippe De Veuille, assure également avoir des preuves que son client a été blessé par un tir de balle de défense."J'ai des éléments matériels. Le flash-ball va être remis entre les mains de la commissaire de divisionnaire de l'IGPN. Ce sont des témoins qui nous l'ont donné. Une jeune femme a vu les évènements, elle a vu les forces de l'ordre avancer et tirer au flash-ball sur Jérôme", a expliqué maître Philippe De Veuille. "Nous faisons une totale confiance à l'IGPN qui s'est saisie tout de suite du dossier avant même que nous déposions une plainte au commissariat du XVIe arrondissement." L'avocat dénonce au passage le fait que les forces de l'ordre ne portaient pas de caméra, comme annoncé pourtant par le ministre de l'Intérieur, et n'aient pas fait de sommations avant de tirer. "C'est un irrespect de la déontologie et des règles en vigueur", accuse-t-il.
L'épouse de Vincent Lambert, décédé ce jeudi 11 juillet, réclamait depuis de nombreuses années l'arrêt des soins de son mari, en état végétatif depuis un accident de la route en 2008.
Vincent Lambert est décédé jeudi au CHU de Reims, à l'âge de 42 ans, huit jours après l'arrêt de son hydratation et de son alimentation par sonde. "C'est un soulagement évidemment", a déclaré aux médias son neveu François, qui se battait depuis des années auprès de la femme de Vincent Lambert pour un arrêt des soins. Rachel Lambert "est abattue, parce que c'est triste évidemment, mais aussi abattue par ces années de procédure qui ont fait que c'était si difficile", ôtant "l'apaisement qui aurait été souhaitable", a de son côté affirmé son avocate Sara Nourdin. "L'annonce de son décès a été très éprouvante et difficile sur le plan personnel, parce que ça reste la perte d'un être cher, mais elle est aussi triste devant l'acharnement qui continue... Tout ça est très violent", a ajouté Me Nourdin. À l'inverse, les avocats des parents de Vincent Lambert, de fervents catholiques fermement opposés à un arrêt des traitements, ont estimé jeudi que sa mort était "un crime d'État". Des déclarations "indignes" selon l'avocate, pour laquelle, au contraire, "un cadre légal a été strictement appliqué". "Malheureusement ce matin, on ne peut pas encore parler de soulagement, mais j'espère qu'elle (Rachel Lambert, ndlr) va trouver un peu de paix à présent", a-t-elle poursuivi. Le cas de Vincent Lambert, devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France, a divisé sa famille : d'un côté ses parents ; de l'autre, son épouse, son neveu François et six de ses frères et sœurs, qui dénonçaient un "acharnement thérapeutique". Selon eux, Vincent leur avait confié oralement préférer mourir que de vivre "comme un légume", bien qu'il n'ait jamais laissé de directives écrites.
La SNCF est contrainte de réduire la cadence de ses TGV Atlantique en raison d'un mouvement poursuivi depuis lundi 21 octobre par 200 agents du technicentre de Châtillon (Hauts-de-Seine), spécialisé dans la maintenance quotidienne des trains.
La grève du technicentre de Châtillon, dans les Hauts-de-Seine, se poursuit et impacte toujours le trafic SNCF des TGV qui desservent le Sud-Ouest. Après une journée de lundi déjà très perturbée sur ce réseau, où 30% des trains à grande vitesse étaient en circulation en pleine période de vacances scolaires, "on va passer à 34%" mardi avec une "légère amélioration" sur les dessertes de Bordeaux et Nantes, a annoncé la SNCF. Depuis lundi 21 octobre, quelque 200 agents du technicentre de Châtillon, spécialisé dans la maintenance des trains, font grève. Ce mouvement très localisé a un impact majeur compte tenu du rôle stratégique du technicentre dans l'exploitation au quotidien des TGV Atlantique.La directrice des TGV Atlantique, Gwendoline Cazenave, a fait part dimanche à l'AFP de son "incompréhension" face à "une situation de jusqu'au-boutisme" qui "pénalise les clients" dans la mesure où l'objet du désaccord, "un projet d'aménagement de leurs conditions de travail" a été "retiré dès mardi". "On est dans une situation de blocage parce que les agents nous demandent le paiement des jours de grève, ce qui est totalement impensable", mais aussi "une prime pour reprendre le travail", a affirmé Mme Cazenave.
La secrétaire d'État chargée de l'Égalité femmes-hommes a annoncé sur Facebook qu'elle avait coupé ses cheveux pour en faire don aux victimes du cancer.
La perte de cheveux est l'une des conséquences de la chimiothérapie, fréquemment utilisé pour traiter les cancers. Or, les perruques naturelles, de vrais cheveux, coûtent très chères, et tous les malades n'ont pas les moyens de s'en offrir une. Depuis plusieurs années, plusieurs associations proposent désormais de récupérer des cheveux pour les vendre aux perruquiers et subventionner les prothèses capillaires de celles et ceux qui en ont besoin.Une belle initiative à laquelle Marlène Schiappa a décidé d'apporter son soutien... en donnant ses propres cheveux! La secrétaire d'État chargée de l'Égalité femmes-hommes a annoncé mardi 30 octobre sur les réseaux sociaux qu'elle et sa sœur avaient fait couper leurs cheveux ce week-end pour en faire don."Nous avons beaucoup hésité à partager cela, mais nous tenons à faire connaître cette initiative à toutes celles qui peuvent et veulent y contribuer", a-t-elle précisé. Pour faire un don de cheveux, plusieurs conditions sont indispensables en France : envoyer des mèches d'au moins 25 cm et ne pas avoir les cheveux colorés. Marlène Schiappa néanmoins précise qu'en Belgique, les associations prennent également les cheveux colorés, blancs ou gris.
Des fanfares sans public, les traditionnels défilés d'enfants annulés pour la première fois depuis la guerre, l'hymne chanté depuis les balcons: la fête nationale norvégienne, habituellement grand moment de liesse populaire, s'est muée dimanche, pandémie oblige, en une multitude de célébrations intimes et numériques.
Longtemps sous domination de ses voisins danois et suédois, la Norvège s'autocélèbre le 17 mai, jour-anniversaire de sa Constitution rédigée en 1814, plusieurs décennies avant que le pays ne devienne indépendant en 1905. Au menu normalement de ce grand moment de communion nationale, d'innombrables défilés d'écoliers, glaces et hot dogs à gogo et, en point d'orgue, une grande parade en "bunad", épais costume traditionnel, dans une ambiance bon enfant devant le Palais royal à Oslo.Rien de tel cette année. Le roi Harald, en haut de forme, et sa famille ont salué leurs sujets via les chaînes de télévision. Et Karl Johans gate, l'artère principale normalement noire de monde, est restée quasi déserte.Pour cause d'épidémie de nouveau coronavirus, les défilés ont été interdits et les rassemblements limités à 50 personnes.A Baerum, dans la banlieue résidentielle d'Oslo, les petits musiciens de la fanfare de l'école d'Evje ont joué pour l'hôpital local et les maisons de retraite devant un maigre public. Et en respectant de strictes consignes sanitaires. "C'était spécial mais marrant", explique Kaja Wang Andreassen qui, à dix ans, fait ses débuts à la flûte traversière. Grâce à un papa ingénieux, les familles des jeunes musiciens ont pu, depuis chez elles, suivre la fanfare en regardant les images filmées avec une caméra fixée à la hampe du drapeau de tête."Beaucoup de personnes nous ont vus même si nous, on n'a pas vu beaucoup de monde", s'amuse Kaja.- Si loin, si près -Tradition immuable depuis que le romancier Bjørnstjerne Bjørnson l'a instituée dans le royaume en 1870, c'est la première fois en temps de paix que le défilé des enfants est annulé. En 150 ans, seule la Seconde Guerre mondiale l'avait mis entre parenthèses.Dans plusieurs villes côtières, les parades ont cédé la place à des rassemblements de centaines de bateaux."On se souviendra d'aujourd'hui comme une journée très spéciale", a écrit Christine Rønnefeldt dans une tribune parue dans la presse. "On s'en souviendra comme le jour où on est resté si loin les uns des autres et pourtant plus près que jamais", a souligné la jeune fille de 19 ans.A 13H00 tapantes (11H00 GMT), les Norvégiens avaient été invités à entonner l'hymne national "Ja, vi elsker" ("Oui, nous aimons") depuis leur fenêtre, leur balcon ou leur jardin. "Si fort qu'on pourra l'entendre sur l'esplanade du Palais -- sans s'y rendre", avait dit le ministre de la Santé, Bent Høie.- Schwarzenegger en renfort -Pour maintenir le moral de ses concitoyens, la Première ministre Erna Solberg a convoqué... Arnold Schwarzenegger.Sur la page Facebook de la dirigeante, "Terminator" a décliné son fameux "I'll be back" ("je reviendrai") pour lancer un message d'espoir dans un mélange de norvégien, d'anglais et... d'espagnol."Les défilés d'enfants reviendront, les courses en sac reviendront, les festivités du 17 mai reviendront, mais assurez-vous de vous laver les mains en permanence et de respecter les distances physiques", a-t-il dit. Avant de conclure par un "hasta la vista" très hollywoodien.Dans les jours précédents, Mme Solberg s'était prêtée à une autre vidéo amusante en dansant avec tous les membres de son gouvernement sur une musique célébrant le 17 mai. Distance d'un mètre et drapeau en mains, les ministres s'étaient livrés à une chorégraphie plus ou moins bien maîtrisée. "On se ridiculise un peu", a admis Mme Solberg auprès de la chaîne NRK. "Comme ça, les gens peuvent rire de nous, et c'est très bien comme ça".La Norvège a toutes les raisons de faire la fête puisque l'épidémie y semble sous contrôle depuis plusieurs semaines. Dans le pays de 5,4 millions d'habitants, près de 8.200 cas de coronavirus ont été officiellement recensés, dont 232 mortels.
Cette décision dévie des derniers jugements rendus en la matière dans deux dossiers similaires.
114.105 euros, c'est la somme que le tribunal de commerce de Tarascon (Bouches-du-Rhône) vient d'estimer due à un restaurateur des Alpilles, victime - comme de nombreux restaurateurs - de pertes d'exploitation liées à la pandémie mondiale de coronavirus.Cette décision vient comme un contre-courant à d'autres décisions dans des dossiers similaires. En effet, un restaurateur vient d'être débouté de sa demande à Bourg-en-Bresse et le 18 août dernier, dans une autre affaire du même type, le tribunal de commerce de Toulouse avait débouté le chef étoilé Michel Sarran, restaurateur dans la ville Rose et membre du jury de l'émission Top Chef sur M6.Clause d'exclusion et garantieDans le jugement rendu à Tarascon, le tribunal estime que la clause d'exclusion de garantie inscrite au contrat signé entre Axa et le restaurant La Bergerie de Mouriès, dans le massif des Alpilles, près d'Aix-en-Provence, n'est "ni formelle, ni limitée".C'est-à-dire que le contrat du restaurateur prévoyait bien l'indemnisation des pertes d'exploitation due à une fermeture "prise par une autorité administrative compétente", fermeture qui serait notamment "la conséquence d'une épidémie". Mais une clause écartait la couverture promise dans le cas où la décision de fermeture concernerait "au moins un autre établissement (...) sur le même territoire départemental que celui de l'établissement assuré".Cette clause "aurait nécessairement pour effet de vider de sa substance la garantie due par Axa" dans les cas d'épidémie fait valoir le tribunal.En conséquence, il a condamné Axa à indemniser le restaurateur à hauteur de 114.105 euros pour ses pertes d'exploitation entre mars et mai -une décision dont l'assureur a annoncé son intention de faire appel."Il s'agit d'une avancée significative allant dans le sens de la prise en charge par les assureurs des pertes subies par les commerçants pendant la période de confinement" face au Covid-19, a estimé l'avocat de ce restaurateur, Me Jean-Pierre Tertian auprès.Clause compréhensibleA Bourg-en-Bresse en revanche, le tribunal de commerce a débouté lundi un autre restaurateur, installé à Ambérieu-en-Bugey (Ain), dans un dossier similaire, estimant notamment que "ladite clause définit les conditions précises de son champ d'application (...) et restreint le périmètre géographique au même département que l'établissement concerné", et qu'elle est donc "formelle et limitée"."Le tribunal relève également que les termes employés dans la clause d'exclusion sont parfaitement compréhensibles et permettaient à l'assuré de connaître les limites de la couverture qui lui était octroyée", note-t-il aussi dans son jugement."Nous prenons acte avec satisfaction du jugement du tribunal de commerce de Bourg-en-Bresse qui, comme le tribunal de commerce de Toulouse le 18 août dernier, vient confirmer la validité de la clause d'exclusion de notre contrat standard de façon extrêmement claire et motivée", a réagi une porte-parole d'Axa."Notre contrat prévoit très explicitement que les fermetures administratives affectant plusieurs établissements pour la même raison dans un même département ne sont pas couvertes", a-t-elle rappelé. Plusieurs restaurateurs clients d'Axa ont attaqué l'assureur en justice, lui reprochant de refuser d'indemniser leurs pertes d'exploitation dues au confinement. "Je suis débouté et dégouté, c'est dénué de bon sens, je vais faire appel", avait réagi Michel Sarran, après avoir été débouté par le tribunal de commerce de Toulouse.
Le rockeur canadien Bryan Adams a présenté ses excuses mardi après le tollé suscité par ses déclarations sur l'origine chinoise de la pandémie de coronavirus, qui a entraîné l'annulation de ses concerts.
L'artiste a dénoncé dans des messages postés lundi sur Instagram et Twitter, l'annulation de ses concerts à venir au Royal Albert Hall de Londres: "merci à des p... de mangeurs de chauve-souris et vendeurs dans des marchés d'animaux qui créent le virus, cupides bâtards". "Le monde entier est sur pause, sans oublier les milliers (de personnes) qui ont souffert ou sont morts du virus", poursuit-il. "Mon message pour eux", a-t-il ajouté, est "devenez végans". Mardi, le chanteur a présenté ses excuses sur Instagram à "tous ceux qui ont été offensés"."Je voulais juste pousser un coup de gueule sur l'horrible cruauté animale dans ces marchés, qui sont l'une des sources possibles du virus, et promouvoir le véganisme", a-t-il expliqué. "J'ai de l'amour pour tout le monde", a assuré l'artiste.Bryan Adams avait auparavant supprimé son message controversé sur Twitter, même s'il est resté visible sur Instagram."C'est tellement irresponsable et tellement raciste", a déploré auprès de l'AFP Amy Go, responsable du Conseil national sino-canadien."C'est une star canadienne et il alimente les flammes du racisme anti-chinois, en contribuant à la hausse des railleries haineuses et des attaques flagrantes (physiques) contre les personnes chinoises et asiatiques au Canada et partout dans le monde", a-t-elle ajouté.La responsable a évoqué plusieurs exemples récents au Canada, comme celui d'un homme de 92 ans poussé vers la sortie d'un magasin à Vancouver parce qu'il était d'origine chinoise.Une Canadienne d'origine chinoise a aussi reçu un coup de poing au visage alors qu'elle attendait son bus en centre-ville, à Vancouver également.La ville chinoise de Wuhan (centre) a été identifiée comme le berceau du Covid-19, qui pourrait venir du marché spécialisé dans la vente en gros de fruits de mer et de poissons, où l'on vendait également des animaux sauvages.
Le chef de l'État, qui a pris quelques jours de congés en Normandie, va raccourcir son week-end de repos pour commenter le référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie, a indiqué l'Élysée vendredi 2 novembre.
Emmanuel Macron prendra la parole dimanche 4 novembre à 13 heures, à l'issue du vote historique prévu dans l'archipel du Pacifique, qui doit décider s'il reste français ou prend son indépendance. Le président de la République fera une déclaration télévisée depuis l'Élysée, ont indiqué les services de la présidence.À Nouméa et ailleurs, les bureaux de vote ouvriront dimanche à 8 heures locales (22 heures samedi en métropole). Les premiers résultats devraient être connus à partir de 19 heures, soit 9 heures dimanche matin en métropole. Les résultats complets sont attendus pour la mi-journée à Paris. Près de 175.000 électeurs sont appelés aux urnes dimanche dans cet archipel rattaché à la France en 1853. Les sondages donnent le non à l'indépendance victorieux, dans une fourchette comprise entre 63 à 75%. Lors de sa visite à Nouméa en mai dernier, Emmanuel Macron avait déclaré qu'il ne "prendrai(t) pas parti dans ce référendum". "C'est aux Calédoniens qu'il appartient de choisir" mais "la France serait moins belle sans la Nouvelle-Calédonie", avait-il souligné. Le référendum est scruté de près par Paris car la Nouvelle-Calédonie possède de nombreuses ressources en nickel. Ce territoire est également important d'un point de vue stratégique, pour contrer l'hégémonie de la Chine dans le Pacifique.
C'est une première en France depuis le début de l'épidémie. Un cas d'infection naturelle d'un chat au Covid-19 a été rapporté, selon une étude menée notamment par l'Ecole vétérinaire d'Alfort.
Le félin aurait été contaminé "probablement par ses propriétaires". Ailleurs dans le monde, des animaux de compagnie avaient déjà été testés positif au virus. "Un cas rare d'infection naturelle" en France. Pour la première fois, un chat a été testé positif au coronavirus, après avoir probablement été infecté par ses propriétaires, annonce samedi 2 mai l'École nationale vétérinaire d'Alfort (ENVA), qui recommande aux personnes malades d'appliquer une distanciation avec leur chat."L'unité mixte de recherche en virologie de l'École nationale vétérinaire d'Alfort (ENVA), de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et de l'Inrae, en lien avec l'Institut Pasteur, a détecté le premier chat porteur du SRAS-CoV-2 en France", peut-on lire sur le site de l'ENVA. Des animaux de compagnie avaient déjà été testés positifs au Covid-19 en Chine, aux Etats-Unis et en Belgique. "Signes cliniques respiratoires et digestifs"Cette unité a mené des tests, avec l'aide des vétérinaires d'Ile-de-France, sur une dizaine de chats dont les propriétaires avaient une suspicion d'infection au Covid-19. L'un des chats, situé "près de Paris", a été testé positif et présentait "des signes cliniques respiratoires et digestifs"."À ce stade des connaissances scientifiques, il semble que les chats ne sont pas aisément infectés par le virus SRAS-CoV-2 même en contact avec des propriétaires infectés", indique toutefois l'ENVA, "avec seulement quatre chats naturellement infectés signalés à ce jour dans le monde"."Il n'est pas forcément étonnant de retrouver un chat porteur de ce virus puisque cela a déjà été décrit, à Hong Kong (un cas), en Belgique (un cas) et à New York (deux cas) mais cela reste un phénomène rare puisque même en cherchant de manière pro-active, dans une région où le SARS-CoV-2 circule de manière importante, nous n'avons pour le moment détecté qu'un seul animal positif", précise Sophie Le Poder, professeure de virologie à l'ENVA et co-auteure de l'étude.Gestes barrièresL'Ecole recommande aux personnes malades du Covid-19 "de limiter les contacts étroits avec leur chat, de porter un masque en sa présence et de se laver les mains avant de le caresser", "afin de protéger leur animal familier". Sophie Le Poder précise que des études se poursuivent : "nous maintenons notre surveillance, nous pourrons ainsi avoir une idée plus précise des animaux de compagnie qui ont pu être touchés par ce virus".Malgré plusieurs études sur le sujets il n'existe toujours aucune preuve que les rares animaux de compagnie infectés par le nouveau coronavirus puissent contaminer l'Homme en retour.
L'alerte rouge pluie-inondation a été levée dimanche matin dans les départements du Var et des Alpes-Maritimes.
Dans le Var et les Alpes-Maritimes, l'heure est au soulagement et avec le lever du jour, aux constats des dégâts. L'alerte rouge pluie-inondation a été levée, les deux départements du sud-est ont été rétrogradés en vigilance orange. La vigilance orange pour le paramètre vagues-submersion a également été levée.Le département du Puy-de-Dôme a été placé en vigilance orange pour inondation, rejoignant ainsi le Gard et les Bouches-du-Rhône, précise l'organisme de surveillance météo, qui maintient son alerte jusqu'à au moins 16 heures dimanche. Deux personnes portées disparuesDeux personnes sont portées disparues et deux autres ont été blessées au cours de cet "épisode méditerranéen" qui a provoqué des crues très importantes. Des centaines de foyers ont également été inondés.Un homme de 77 ans a été recherché toute la journée de samedi près des cours d'eau à Saint-Antonin-du-Var, et une personne est tombée à l'eau au Muy (Var). Cette dernière a subi l'accident d'une embarcation de sauvetage qui a chaviré samedi soir. Les trois pompiers à bord et les trois civils qu'ils transportaient sont tous tombés à l'eau, et un des civils n'a pas été retrouvé.A Cagnes-sur-mer (Alpes-Maritimes), les pompiers sont venus en aide à un homme de 78 ans victime d'un glissement de terrain. Une coulée de boue a entraîné la chute d'arbres qui ont coincé le septuagénaire. Secouru par 28 pompiers, l'homme a été hospitalisé en état d'hypothermie mais sans blessures graves. Les pompiers, plus de 1.600 mobilisés dans les deux départements, ont reçu des milliers d'appels et réalisé des centaines d'interventions depuis vendredi.
Le prix de l'immobilier s'est envolé en 2018 en France, et particulièrement dans certaines villes où la hausse a atteint deux chiffres, rapporte LaVieImmo.com.
L'année 2018 aura été florissante pour l'immobilier. À tel point que les prix dans certaines villes ont tout simplement flambé. Comme la commune de Pessac, en Gironde, qui arrive en tête des plus fortes hausses avec +20%, soit 3 073 €/m², d'après une étude réalisée par SeLoger, relayée par LaVieImmo.com. Une flambée des prix de l'immobilier qui s'explique par sa proximité avec Bordeaux où la aussi une forte hausse a été enregistrée (+10,2%). Selon Michel Mouillart, porte-parole du baromètre, les ménages aux revenus moyens ont progressivement déserté la grande ville, devenue beaucoup trop chère, au profit de villes moyennes comme Pessac.En deuxième position du classement, la ville de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a elle aussi vu les prix de l'immobilier grimper en flèche, avec +13,1%, atteignant les 5 684 €/m². Une forte hausse qui s'explique principalement par "la mise en place du Grand Paris et l'arrivée massive d'ex-Parisiens", explique Michel Mouillart.Sur la troisième place du podium, on retrouve Limoges (Haute-Vienne) avec une hausse de 12,8% de l'immobilier. Contrairement aux deux autres communes, ici, les prix ne cessaient de baisser depuis des années. "Les prix limougeauds partaient de tellement loin qu'ils ne pouvaient que remonter. À Limoges, le marché immobilier sort donc progressivement de la période de récession dans laquelle il a longtemps été plongé", précise le porte-parole à LaVieImmo.com.Parmi les autres fortes progressions : Poitiers (+11,7%), Cherbourg-en-Cotentin (+11,4%), Rennes (+11,1%), Avignon (+10,7%), ou encore La Rochelle (+10,4%).Si ces communes ont connu une flambée des prix de l'immobilier, elles sont encore loin d'égaler les prix au m² des villes les plus chères de France, avec en tête Neuilly-sur-Seine (10 630 €/m²), Paris (9 958 €/m²), Levallois-Perret (8 559 €/m²) ou encore Boulogne-Billancourt (8 207 €/m²).
L'animateur star de France 2 Patrick Sébastien a présenté samedi 4 mai son dernier numéro de l'émission "Le Plus Grand Cabaret du monde".
Patrick Sébastien et "Le Plus Grand Cabaret du monde", c'est fini. Une décision prise il y a plusieurs mois par France Télévisions. Au moment de rendre l'antenne, l'animateur s'est adressé au public, et à travers eux aux téléspectateurs. Il a fait comprendre qu'il subissait cette situation, mais a promis qu'il ferait tout pour revenir le plus vite possible. Le plus grand cabaret du monde : Patrick Sébastien tire sa révérence (vidéo)par Non Stop Zapping
Un sexagénaire accusé de tentative d'enlèvements par quatre enfants avait été arrêté lundi soir à Créteil (Val-de-Marne). Ses fausses victimes, âgées de 8 à 10 ans, ont reconnu mercredi avoir inventé cette sombre histoire.
L'affaire aurait pu tourner à l'erreur judiciaire. Lundi soir aux alentours de 19h20, un homme âgé d'une soixantaine d'années était accusé par quatre enfants d'avoir tenté de les faire monter de force dans sa camionnette, avait révélé Europe 1. "Mon fils rentrait de l'école avec des camarades quand ils ont aperçu la camionnette. Une copine de mon enfant a dit qu'elle reconnaissait la camionnette en disant que c'était le monsieur de mercredi dernier. Mon fils s'est approché pour voir la plaque d'immatriculation", avait même raconté le père d'un des enfants au Parisien."Grâce à la réactivité des services de police [le suspect] a pu rapidement être retrouvé 45 minutes après la tentative", avait souligné une source proche de l'enquête à Europe 1. Le commissariat de Créteil avait ensuite été saisi de l'enquête tandis qu'une plainte avait été déposée."Ils se sont montés la tête"Mais ce jeudi, coup de tonnerre ! Le parquet de Créteil a indiqué que les enfants avaient tout inventé. Comme le relaye notamment France Bleu, l'enquête des policiers a permis de mettre au jour le gros mensonge des petits plaisantins. En analysant le bornage du téléphone du présumé suspect, ainsi que son alibi, les membres des forces de l'ordre ont visiblement rapidement constaté de sérieuses incohérences dans les versions des enfants.Les jeunes accusateurs se sont dégonflés une fois confronté au sexagénaire, qui a finalement été libéré mercredi soir, après avoir eu, on peut l'imaginer, une grosse frayeur. Comme l'a précisé une source proche du dossier à 20Minutes pour expliquer la raison de cette grossière bêtise : "Ce sont des jeunes enfants qui rentrent tout seul de l'école et à qui on rabâche de se méfier. Ils ont vu cette camionnette garée plusieurs jours de suite à proximité de l'école et se sont monté la tête".
Le ministre de l'Intérieur a annoncé la semaine dernière qu'il quitterait son poste après les élections européennes de mai 2019 pour se représenter à la mairie de Lyon. L'un de ses collègues a néanmoins confié au Canard enchaîné qu'il pourrait être "libéré" plus tôt que prévu.
Le "divorce" entre Emmanuel Macron et son ministre de l'Intérieur est-il consommé ? C'est en tous cas ce qu'affirme ce mercredi 26 sepembre dans les colonnes du Canard enchaîné un membre du gouvernement.Le président n'a "toujours pas digéré la précipitation dans laquelle Gérard Collomb a annoncé, le 18 septembre, son départ du gouvernement au printemps 2019 (après les élections européennes de mai 2019, ndlr) pour se lancer dans les municipales à Lyon", écrit en effet le palmipède. "Il n'y avait pas d'urgence", se serait insurgé Emmanuel Macron devant ses conseillers. Pour Gérard Collomb, le temps presse pourtant. Selon l'un de ses proches, il craint en effet les équipes du président des Républicains et de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, qui "se préparent très activement à la reconquête de la ville", mais aussi Marion Maréchal, qui vient d'ouvrir son école de sciences politiques à Lyon. Collomb "libéré" avant mai 2019 ?Avant cette annonce, le chef de l'État était déjà très contrarié par la sortie de son ministre sur "le manque d'humilité" du gouvernement, le 6 septembre dernier sur BFMTV, selon Le Parisien. Les dernières confidences du locataire de la place Beauvau, dévoilés le 23 septembre par La Dépêche du Midi, ont une nouvelle fois attiré l'attention sur les relations entre les deux hommes. "Nous ne sommes pas nombreux à pouvoir encore lui parler. Ceux qui parlent franchement à Macron sont ceux qui étaient là depuis le début : Ferrand (nouveau président de l'Assemblée nationale), Castaner (délégué général de La République en marche), Griveaux (porte-parole du gouvernement) et moi. D'ailleurs, il va finir par ne plus me supporter", aurait notamment déclaré l'ancien socialiste. Selon "l'un des collègues du gouvernement" du ministre, la rupture est actée avec le chef de l'État. "Le ministre de l'Intérieur pourrait même être 'libéré' avant le mois de 2019, pour redonner du souffle à la fonction", avance l'hebdomadaire.
Une fonctionnaire de la brigade de nuit du commissariat de Conflant-Saint-Honorine a été retrouvée morte dans sa voiture dimanche. L'hypothèse d'un suicide est privilégiée.
Une policière a été retrouvée morte dans la nuit de dimanche, dans un véhicule stationné à Guainville dans l'Eure-et-Loire, a fait savoir le procureur de la République de Chartres, Rémi Coutin. "L'hypothèse qui apparaît la plus probable à ce stade" écarte la version de l'homicide et penche pour le suicide, selon le procureur. La femme, âgée de 37 ans, était rattachée au commissariat de Conflant-Saint-Honorine dans les Yvelines. Elle a laissé une lettre expliquant son geste.Nombre de suicide "supérieur à la moyenne" dans le départementSelon Le Parisien, la fonctionnaire, qui travaillait à la brigade de nuit, était mère de deux enfants. Elle aurait été sanctionnée par sa hiérarchie en 2017 pour avoir travaillé au noir sans déclarer son cumul d'activité.C'est le quatrième suicide de policier dans le département depuis environ un an souligne le quotidien. « C'est un mauvais chiffre, car il est supérieur à la moyenne », indique une source policière au Parisien. Le journal rappelle que le nombre de policiers qui se sont donné la mort en France s'élève désormais à 22.
La qualité du programme n'a pas suffi pour sauver À vos pinceaux sur France 2. Après la diffusion de deux numéros, la chaîne a décidé de déprogrammer le concours de peinture présenté par Marianne James. Un choix injuste pour cette dernière qui n'hésite pas à pousser un coup de gueule !
L'émission avait le mérite d'innover. Malheureusement, faute d'audiences, la chaîne publique a pris la décision de ne pas diffuser les numéros restants d'À vos pinceaux sur son antenne. Le 27 décembre, la première édition avait intéressé 1,5 millions de curieux selon Médiamétrie, soit 6,7 % du public. Un score qui s'était stabilisé la semaine d'après, mais qui n'a pas été jugé satisfaisant pour France 2. Marianne James, l'animatrice de l'émission est d'ailleurs revenue à chaud sur cette déprogrammation dans une interview accordée au Figaro."Je les comprends, mais déprogrammer est un acte fort""Si c'est juste une question de chiffres, où est la mission de service public ? C'est un programme de qualité qui n'a déchaîné aucune réaction négative ou scandalisée et qui a même reçu une note qualitative de 9,4 sur 10", regrette la chanteuse. "Je les comprends, mais déprogrammer est un acte fort. Déprogrammer est plus grave que d'assumer une audience faible. Pour une première émission de peinture en prime-time, 1,6 million de téléspectateurs, c'est une très belle exposition !", enchaîne Marianne James.L'animatrice se demande également si les téléspectateurs n'ont pas fait une indigestion d'elle. En effet, elle pense avoir été trop présente sur la chaîne en très peu de temps, notamment avec son autre programme Prodiges. "On promettait de passer tout Noël avec Marianne mais en tant qu'artiste qui fait de la télévision, je ne suis pas une Stéphane Bern ou une Nikos Aliagas féminine. Eux sont adoubés par un très large public, on peut les voir toute l'année", explique-t-elle. Avant de conclure par "trop de Marianne tue Marianne".France 4 diffusera la suite d'À vos pinceauxLes fidèles du programme peuvent néanmoins se rassurer puisque les deux derniers volets seront diffusés sur France 4, les mardis 31 janvier et 7 février à 20h55. Quant à Marianne James, si elle regrette la décision de France 2, elle continue tout de même sa collaboration avec la chaîne publique, qui lui accorde "toute sa confiance". "Je serai le 2 juin à la présentation de Prodiges - Le grand concert et j'assurerai les commentaires de l'Eurovision à Kiev. J'ai resigné également pour le concours Prodiges 2017", s'enthousiasme-t-elle. Et vous, regrettez-vous cette déprogrammation ?
Trois gardiens de la prison d'Arles ont été blessés dont un "sérieusement" samedi après-midi par un détenu muni d'un couteau au cours d'un parloir, a-t-on appris auprès de la police des Bouches-du-Rhône
"Deux gardiens ont été légèrement blessés et un autre plus sérieusement, mais ses jours ne sont pas en danger", a indiqué la Sûreté départementale des Bouches-du-Rhône, confirmant une information de La Provence.Le détenu s'est retranché dans la salle des parloirs sans retenir personne en otage. Les visiteurs qui se trouvaient sur place ont pu être évacués, a précisé la même source.Une équipe régionale d'intervention et de sécurité l'a interpellé vers 19H15 et pris en charge par la police judiciaire de Marseille pour être placé en garde à vue, a précisé le ministère de la Justice dans un communiqué."Les agents ont été pris en charge immédiatement: leur état est rassurant ce soir", a ajouté le ministère.Le Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti "salue le professionnalisme des agents qui sont intervenus et s'entretiendra avec les agents agressés ou leur famille dans la soirée", est-il précisé.La maison centrale d'Arles qui a ouvert en 1991, accueille les personnes détenues condamnées à une longue peine ou présentant des risques. Elle est prévue pour accueillir 157 places.
Durant la matinée de ce lundi 11 novembre, un tremblement de terre de magnitude 5,4 a été ressenti dans toute l'agglomération lyonnaise. On recense pour le moment trois blessés légers en Ardèche et un blessé grave dans la Drôme.
Ce lundi 11 novembre, plusieurs habitants ont pu ressentir des secousses sous leurs pieds, près de Montélimar. On compte à l'heure actuelle trois blessés légers en Ardèche et un blessé grave dans la Drôme. Durant les minutes qui ont suivi le séisme, qui n'a duré que quelques secondes, à 11h52, les sapeurs-pompiers de la région ont reçu une vingtaine d'appels de personnes de la région. Les pompiers de la Drôme ont demandé de ne pas saturer "inutilement les lignes d'urgence 18 et 112 sauf pour les véritables situations d'urgence". D'après le Réseau national de surveillance sismique, le séisme ressenti a été d'une magnitude de 5,4. Le bureau sismologique de Strasbourg a qualifié le séisme de "fort", comme le rapporte BFM TV. Le Réseau d'observation de la sismicité alpine a précisé sur Twitter que ce séisme "générera certainement des répliques dans les heures et les jours qui viennent". La préfecture a demandé aux habitants de Teil de rester à l'extérieur des habitations. Des gymnases ont été ouverts afin de les accueillir, comme l'indique Le Dauphiné libéré. Toujours selon ce même média, le maire de Montélimar, Franck Reynier, a annoncé que la ville déclenchait une "cellule de veille".Les habitants surpris par le séismeL'épicentre est plus précisément situé à 10 km de Montélimar, dans la Drôme, indique Le Progrès. Les secousses ont néanmoins été ressenties jusqu'à Lyon, dans toute la vallée du Rhône et dans une partie de l'Occitanie, jusqu'à Montpellier, comme le rapporte BFM TV. Plusieurs internautes proches de la zone ont réagi sur Twitter, surpris par l'événement. On peut notamment lire : "Tremblement de terre ou quoi ? On vit au cinquième et notre appart vient de tanguer..." ou encore "quand tu as l'impression de marcher sur une passerelle alors qu'en fait tu es immobile chez toi". Le dernier séisme de même niveau et localisé dans la même zone remonte au 23 février 2004. Lyon avait été touchée par un tremblement de terre de magnitude 5,1. En 2018, un séisme de magnitude 4,2 avait été ressenti dans l'Ain.
C'est l'histoire d'un mec, disparu il y a 30 ans. Le 19 juin 1986, Coluche meurt dans un accident de moto après avoir percuté un camion sur une route des Alpes-Maritimes.
Il n'a alors que 41 ans. Trois décennies plus tard, tout le monde crie au génie et les hommages pleuvent pour saluer l'artiste enterré au cimetière de Montrouge (Hauts-de-Seine), mais à l'époque si l'humoriste a son public, il divise. Pour certains, il passe pour un homme mal élevé. Une image de provocateur assumée qui va contribuer à construire sa légende. Car dans tous les domaines, il n'hésite pas à faire bouger les lignes. A commencer par ses sketches désopilants loin du politiquement correct dont il revendique la grossièreté, qui pour lui n'est pas synonyme de vulgarité. Né en 1944 à Paris, Michel Colucci démarre au Café de la Gare après avoir tenté une carrière dans la musique. Son humour fait mouche dès les années 70. "C'est l'histoire d'un mec", "Le flic", des sketches devenus cultes. "Quand j'étais petit, je voulais être chômeur, maintenant je suis chômeur", balançait-il. Précis, concis, drôle, précurseur. En privé, l'homme est marié à Véronique et père de deux garçons. Une paternité qui ne l'empêche pas de continuer à marquer son époque. Dans les années 80, c'est au cinéma qu'il arrive aussi à se faire un nom en cartonnant dans de nombreuses comédies. En 1984, il réussit la prouesse d'être sacré pour un rôle dramatique avec "Tchao Pantin" de Claude Berri, qui lui permet de remporter le César du meilleur acteur. Rare, à tel point que le titre du film a donné naissance à l'expression "avoir son Tchao Pantin". Un personnage en apparence sans limite que la télévision accueille, notamment Canal +. Une petite lucarne qu'il n'hésite pas à parodier dans le sketch "Le Schmilblick" et dont il sait se servir, notamment lorsqu'il organise son faux mariage hilarant avec Thierry Le Luron. Mais Coluche ne s'arrête pas là et se présente à "l'érection présidentielle" de 1981, avec pour logique "si tous les cons se présentent, je peux y aller". Privé d'antenne, face aux pressions, il renonce. 1985, plus sérieux, l'homme de rire et de cœur profite d'être sur Europe 1, pour lancer son appel pour organiser une banque alimentaire. C'est le début des restaurants du cœur. Une jolie part de son héritage, qui mettra tout le monde d'accord.
A des milliers de kilomètres de la Chine, des archéologues israéliens ont reconstitué le tracé d'une portion de la Grande Muraille oubliée des historiens et édifiée dans la steppe mongole pour contrôler les populations nomades, selon une étude rendue publique mardi.
"La construction de ce pan de la Grande Muraille est un projet majeur du Moyen-Âge dont il est paradoxalement très peu fait mention dans les documents historiques", a indiqué à l'AFP le professeur Gideon Shelach-Lavi, membre de la chaire d'Etudes asiatiques de l'Université hébraïque de Jérusalem et directeur des recherches.C'est la première fois que cette partie de la muraille fait l'objet d'une étude si poussée, peut-être en raison de sa situation géographique très reculée, suggère l'archéologue qui, pour déterminer le tracé précis, s'est rendu sur place avec son équipe et a utilisé des images satellites et aériennes.Classée au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, la Grande Muraille est un agrégat de fortifications militaires construites au nord de la Chine dès le IIIe siècle avant notre ère dans le but de défendre le pays contre les invasions venues du nord. Sa longueur totale est estimée à environ 9.000 kilomètres, voire 21.000 km si l'on compte les parties disparues.Encore plus au nord, s'étendent les 737 kilomètres d'une muraille faite de terre mise au jour par l'équipe du professeur Shelach-Lavi. Ancrée dans la steppe et recouverte d'herbe, elle forme la "Ligne Nord", à cheval sur les actuelles Chine, Russie et Mongolie.Cette ligne est également surnommée "Muraille de Gengis Khan" en référence au célèbre guerrier né au XIIe siècle et qui, à force de conquêtes, a fondé l'immense empire mongol."À l'origine, les chercheurs ont pensé que cette section avait été construite pour défendre la population locale du Grand Khan et de ses hordes nomades", raconte M. Shelach-Lavi. "Mais il semble qu'il ne s'agissait pas d'une muraille militaire pour se prémunir des invasions."La taille relativement modérée de la muraille (environ deux mètres) et son emplacement sur des zones peu élevées et donc peu stratégiques laissent à penser qu'elle était d'avantage destinée à surveiller et contrôler les mouvements des populations nomades et de leurs troupeaux. "C'était en quelques sorte un outil de politique interne", conclut le professeur.
Elona Demollari ne sait pas quand elle pourra se marier mais elle essaye des robes pour tromper le désespoir. En Albanie, les gigantesques noces traditionnelles, pilier de la société et occasion en or de festoyer, sont des victimes collatérales du coronavirus.
Dans le petit pays des Balkans, les fêtes de mariage rassemblent généralement plusieurs centaines de personnes. Les familles y laissent des fortunes, et même l'argent qu'elles n'ont pas.Mais ce type de noces est interdit jusqu'à nouvel ordre, au grand dam de milliers de promis, mettant à genoux une industrie qui pèse plusieurs centaines de millions d'euros.Convoler en petit comité reste possible mais c'est hors de question pour Elona Demollari, directrice de prison de 31 ans.Elle rêve d'un "grand mariage" avec plus de 300 invités. Son futur époux, ingénieur dans le BTP en Italie où travaillent de nombreux Albanais, y est bloqué depuis trois mois. Sa soeur est coincée au Canada.Ce qui ne l'a pas empêchée de franchir la porte du salon "Geraldina Sposa" à Tirana, où des mannequins esseulés exposent des robes immaculées.- "Rêve de toute fille" -"Je suis venue choisir ma robe de mariée et essayer de réaliser le plus grand rêve de toute fille", dit cette jolie brune énergique. La pandémie, "c'est un défi".Le mariage est "une institution très importante" aux yeux des 2,8 millions d'habitants, dit à l'AFP Aferdita Onuzi, anthropologue. "C'est le pilier de la société, la garantie de la perpétuation des liens de famille".Les Albanais souhaitent à une jeune fille ou à un jeune garçon "A ton mariage" comme on se dit ailleurs "A ta santé". Dans une vie, c'est l'événement le plus beau et le plus important.Pour beaucoup, "le mariage est aussi une question d'honneur" en ce qu'il légitime les liens entre couples et rassure les parents, poursuit l'anthropologue.Même sous le dictateur Enver Hoxha, vivre en couple sans se marier était contraire à la "morale communiste" et relevait des "moeurs étrangères".Depuis, le concubinage est plus commun mais il "n'est pas largement accepté par les familles traditionnelles", explique Elsa Ballauri, militante des droits humains.En 2019, environ 32.000 mariages ont été enregistrés, selon le ministère de l'Intérieur. D'après les agences professionnelles, les deux tiers des nouveaux époux ont organisé une grande fête, voire deux, dans la famille de l'un et de l'autre. Dans les villages, les festivités peuvent durer une semaine. Dans un pays pauvre où le salaire mensuel moyen est de 400 euros, les réjouissances coûtent des milliers, voire des dizaines de milliers d'euros.- Canopée de lampions -Parmi les noces les plus somptueuses, celles d'Elseid Hysaj, footballeur au SSC Naples. Voici un an, il a réuni 500 personnes dans la citadelle qui surplombe Shkodra, sa ville natale. Les invités ont dansé sous une canopée de lampions avant que le ciel n'explose en feux d'artifices."Je ne connaissais pas tout le monde mais la famille a voulu inviter tout ce monde, je ne pouvais pas ne pas leur faire plaisir", a confié le sportif à l'AFP.Depuis, le coronavirus qui a fait environ 35 morts en Albanie a durement frappé une industrie représentant entre 350 et 380 millions d'euros de chiffre d'affaire annuel, se lamente Armand Peza, directeur de "Geraldina Sposa". Et "le pire n'est pas ce que nous avons vécu mais l'incertitude de ce qui est à venir".Erion et Anxhela avaient prévu d'inviter 400 personnes, mais en plein couvre-feu, en avril, ils se sont résignés à une petite fête à domicile."Changer la date d'un mariage ne porte pas chance, c'est l'une des raisons pour lesquelles nous avons décidé de la maintenir", raconte Erion. Bon nombre de couples ont toutefois préféré reporter. Chez Ami Event, le salon de mariage d'Armanda Toska, des robes commandées par des fiancées qui ne se marieront pas de sitôt pendent misérablement."Je suis triste de les voir. Des mariées devaient les mettre, celles qui dansent si joliment au milieu de 200 personnes", se désole-t-elle.
Après les commémorations menées par Emmanuel Macron à Montcornet, la présidente du Rassemblement national revendique que seul son parti "défend" la ligne économique du gaullisme qui est "ni de droite ni de gauche".
"Indépendance", "souverainisme", "unité". Dix jours après le chef de l'Etat, Marine Le Pen a rendu hommage à "l"héritage" du général de Gaulle, dont elle juge "urgent" de "s'inspirer". "Plus que jamais, le message comme l'héritage du général de Gaulle doivent nous inspirer" alors que "cette crise sanitaire et sa calamiteuse gestion sonnent l'alarme, celle du déclin et, si rien n'est fait, de la déchéance", écrit la présidente du Rassemblement national dans un numéro spécial de Gaulle de la Revue politique et parlementaire, à paraître le 8 juin. Depuis son accession à la tête du FN (devenu RN) en 2011, Marine Le Pen fait régulièrement référence à de Gaulle, personnage pourtant longtemps honni au sein du parti par les partisans de l'Algérie française. L'année 2020 marque un triple anniversaire pour le général de Gaulle, celui de sa naissance il y a 130 ans, de son décès il y a 50 ans et de l'appel du 18 juin 1940. Emmanuel Macron a ouvert les manifestations commémoratives le 17 mai dans l'Aisne sur les lieux de la bataille de Montcornet. "Le 80e anniversaire de l'appel du 18 juin prend cette année un relief particulier dans une France qui a le sentiment d'être assiégée par un ennemi invisible, dominée par les événements, ballotée par l'indécision", estime la cheffe du RN."De Gaulle n'est pas issu de nulle part. De Gaulle est de France" et "redonna à la France le goût de la grandeur", souligne Marine Le Pen qui reproche régulièrement à Emmanuel Macron de ne pas être "de France".Pour elle, "la doctrine gaulliste repose sur trois piliers que beaucoup qui s'en réclament oublient volontiers dans leur projet européiste ou atlantiste: la souveraineté qui interdit de confier à des instances étrangères nos intérêts, l'indépendance qui exclut la vassalisation de nos positions et moyens, l'unité qui est la condition indispensable de la grandeur". Saluant "une pensée libre qui peut glisser jusqu'à la dissidence" voire "la désobéissance", elle considère que ses successeurs ont "dénaturé profondément les institutions de la Ve République", et que seul le RN "défend" la ligne économique du gaullisme qui est "ni de droite ni de gauche".
Il s'agit d'un engin explosif improvisé (IED) déclenché au passage d'un camion de ravitaillement.
C'est près de Tombouctou, dans le Nord du Mali, que deux soldats français de l'opération Barkhane ont été blessés ce jeudi. L'Etat-major des Armées françaises a communiqué ce jeudi soir le bilan, précisant que leur pronostic vital n'était pas engagé. Une quarantaine de jihadistes mis "hors de combat" au Malipar euronews (en français)Cette attaque a été revendiqué par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), organisation jihadiste liée à Al-Qaïda. Jeudi, "vers 8h ( heure locale), un véhicule CaRaPACE (Camion Ravitailleur Pétrolier de l'Avant à Capacité Étendue) de la force Barkhane a été endommagé par l'explosion d'un engin explosif improvisé à une dizaine de kilomètres à l'est de Tombouctou, détaille l'EMA, précisant que "le véhicule était engagé dans une mission de ravitaillement".De nouvelles opérationsL'explosion de l'IED a provoqué un départ d'incendie au niveau de la cabine du véhicule, rapidement maîtrisé. "Les deux soldats qui s'y trouvaient ont pu quitter le véhicule pour se mettre en sécurité. Les deux militaires français "ont été évacués par hélicoptère et vont être rapatriés en France dans les heures prochaines", précise l'EMA, en précisant que "l'impact de l'explosion a été atténué par le blindage de la cabine" de ce super poids lourd, dont le premier exemplaire a été déployé au Sahel à l'été 2018. Dans la nuit du 22 au 23 janvier, ce sont les forces maliennes qui ont été attaquées dans le secteur de Dioungani par des hommes armés non identifiés. Le bilan provisoire était jusqu'à jeudi de 6 morts et plusieurs blessés. Le 20 janvier dernier, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé de nouvelles opérations militaires à venir au Mali, au Burkina Faso et au Niger, destinées à contrer l'expansion jihadiste et la flambée de violences de ces derniers mois.
Une étudiante portant le hijab affirme que la responsable d'un magasin Etam de Montpellier a refusé son CV à cause de son voile. Le directeur général du groupe s'est excusé auprès de la jeune femme, assurant que cette réaction était "contraire aux valeurs" de l'enseigne.
À la recherche d'un emploi étudiant, et forte d'expériences dans la vente, une jeune femme s'est présentée dans un magasin Etam de Montpellier (Hérault) pour déposer son CV et sa lettre de motivation. Dans une vidéo publiée lundi 12 mars sur Twitter, elle assure avoir été victime de discrimination à cause de son hijab (un voile islamique couvrant la tête et le cou)."J'espère que c'est une blague, vous n'êtes pas sérieuse ? Vous êtes voilée et vous me demandez un travail, alors que c'était la journée de la femme il y a même pas deux jours", lui aurait rétorqué la responsable du magasin. L'étudiante lui aurait alors demandé quel était le rapport entre la Journée des droits de la femme, qui avait lieu le 8 mars, le port du voile et le travail. Ce à quoi l'employée de la boutique aurait répondu : "Déjà, vous ne vous présentez pas comme ça dans mon magasin pour demander une embauche. Vous devez enlever votre voile avant de rentrer. Je suis désolée, mais je n'accepte pas les voilées". Un témoignage partagé de nombreuses fois sur le réseau social et qui est remonté jusqu'aux oreilles de la direction de l'enseigne de prêt-à-porter. "Je viens de prendre connaissance de ce qui s'est passé dans notre magasin", a expliqué dès lundi sur Twitter Cédric Taravella, directeur général de l'enseigne. "Sachez que chez Etam, nous comprenons votre émotion et sommes désolés de ce qui s'est passé. C'est effectivement contraire à nos valeurs." Dans un communiqué officiel publié sur Twitter mardi, Etam réaffirme qu'elle est "une entreprise engagée en faveur de la diversité et de l'inclusion et (qu'elle) s'oppose à toute forme de discrimination". Le groupe précise qu'une enquête interne a été déclenchée "pour déterminer les faits avec précision" et que la responsable du magasin a été mise à pied à titre conservatoire. Si le groupe rappelle que "la politique de recrutement d'Etam s'effectue sur la seule base des compétences et non de l'appartenance religieuse ou politique", il explique qu'il demande à ses employés au contact de la clientèle d'appliquer "une totale neutralité dans leur expression comme dans leur apparence".
Près de 50 ans après avoir fait éclater le scandale du Watergate, le journaliste d'investigation Bob Woodward continue de décrocher les Unes et de faire trembler la Maison Blanche, dont il se fait ouvrir les portes les plus secrètes.
Dernier coup d'éclat: dans son livre "Rage", à paraître le 15 septembre, l'écrivain-reporter de 77 ans révèle que Donald Trump lui a confié dès février être conscient de la gravité du nouveau coronavirus."J'ai toujours voulu minimiser" le danger, lui a également avoué en mars le président républicain, très critiqué pour sa gestion de la pandémie qui a fait plus de 190.000 morts aux Etats-Unis.Comme en 1974, quand il a fait tomber le président Richard Nixon grâce à une source haut placée au FBI, surnommée "Gorge profonde", Bob Woodward a réussi à obtenir la confiance de son interlocuteur.De décembre à juillet, il a interviewé le président à près de 20 reprises, enregistrant avec son aval leurs neuf heures d'échanges. Puis, minutieusement, il a rencontré son entourage, consulté les notes de réunion, récupéré des documents officiels.C'est ainsi que tout jeune reporter au Washington Post, il avait enquêté avec son collègue Carl Bernstein sur le cambriolage d'un bureau du parti démocrate, dans l'immeuble du Watergate, et révélé les coups bas de la campagne de réélection du président Nixon.Les deux hommes en ont tiré un livre, "Les hommes du président", dont l'adaptation au cinéma en 1976 avec Robert Redford et Dustin Hoffman leur a valu une notoriété bien au-delà des frontières américaines. - "N'importe quoi" -Dans la réalité, Bob Woodward a, de son propre aveu, peu de similitudes avec l'énergique Redford. Il parle doucement, porte souvent une veste et une cravate informes et se dit "ennuyeux".Avec la régularité d'un métronome, il publie tous les deux ans un ouvrage qui révèle les coulisses du pouvoir américain auquel il a un accès inégalé. Sa plume au style très factuel, parfois critiquée pour son attention à des détails secondaires, a disséqué le fonctionnement de la Cour suprême, de la CIA ou de la Banque centrale. Mais c'est pour relater les mandats des présidents qu'elle est la plus prolixe. Les derniers locataires de la Maison Blanche ont tous eu droit à une (George Bush), deux (Bill Clinton, Barack Obama) et même quatre (George W. Bush) chroniques de leur présidence. Avant "Rage", Donald Trump avait été dépeint dans "Fear", paru en 2018, comme un dirigeant paranoïaque et inculte."C'est du n'importe quoi", avait alors tonné l'impétueux président, qui n'avait à l'époque pas été interrogé par le journaliste.Le sénateur Lindsey Graham, un des proches alliés du président, a reconnu qu'il avait ensuite conseillé à Donald Trump de parler à Bob Woodward, comme George W. Bush l'avait fait à plusieurs reprises lors de son mandat."Je lui ai dit, c'est un auteur présidentiel reconnu, ça vous donnera une occasion de donner votre version de l'Histoire, et le président a accepté", a-t-il dit à Daily Beast.- "Une tragédie" -En acceptant, Donald Trump n'avait peut-être pas mesuré la grande force de son interlocuteur: "sa capacité à faire s'épancher des adultes responsables", selon l'ancien patron de la CIA Robert Gates qui, en 2014, avait estimé que le journaliste aurait fait un très bon espion.L'ancien présentateur de télé-réalité a sans doute senti dès août qu'il s'était trop ouvert. "Le livre de Bob Woodward sera BIDON comme d'habitude", avait-il tweeté de manière préventive. Jeudi, il a contre-attaqué: "Bob Woodward avait mes déclarations depuis des mois, s'il pensait qu'elles étaient tellement mauvaises et dangereuses pourquoi ne les a-t-il pas immédiatement fait connaître pour sauver des vies?"Avant lui, plusieurs voix se sont élevées, notamment sur internet, pour reprocher au journaliste d'avoir fait passer la promotion de son livre avant la santé des Américains.L'intéressé, fidèle à sa réputation de rigueur, s'est défendu en expliquant avoir voulu vérifier ce que le président savait exactement et à quelle date, avant de publier. Lui qui s'est toujours targué d'éviter de porter des jugements, pour se concentrer sur la narration des faits, a toutefois fait une entorse à cette règle. Les libertés du président avec la vérité sont "une tragédie", a-t-il estimé dans un entretien à paraître dimanche sur la chaîne CBS.
L'accident tragique, qui a coûté la vie à un père de famille et ses deux enfants, s'est produit le 24 décembre dans une résidence de Mijas, dans le sud de l'Espagne.
Un Britannique et deux de ses enfants sont décédés par noyade sous les yeux de la mère dans la piscine d'une résidence touristique dans le sud de l'Espagne, la veille de Noël. Selon les premiers éléments de l'enquête, la famille ne savait pas nager, selon un témoignage recueilli par la Garde civile. L'accident s'est déroulé mardi 24 décembre, dans une résidence touristique de la ville côtière de Mijas, près de Malaga, où cette famille britannique de deux adultes et trois enfants passait ses vacances. Alors qu'un médecin légiste pratiquait une autopsie pour déterminer la cause de la mort, les enquêteurs se sont entendus dire par une soeur qui a survécu qu'ils "ne savaient pas vraiment nager". Espagne : les "Brexpats" sont inquietspar euronews (en français)Les victimes ont été identifiées par la police comme une fille de neuf ans, le père de 52 ans et un fils de 16 ans, qui avait la nationalité américaine. L'âge de la soeur survivante n'a pas été dévoilé. Un porte-parole de la Garde civile a expliqué que quand la petite fille a eu du mal à sortir de l'eau "son père et son frère se sont jetés dans la piscine pour la secourir mais tous trois se sont noyés".La mère des enfants a assisté à la scène, qui a pu être reconstituée grâce à son témoignage et à celui d'un employé de la résidence qui a sorti les corps de l'eau, a-t-il ajouté. "Ce que nous cherchons à savoir, c'est pourquoi ils n'ont pas pu sortir de l'eau", a expliqué le porte-parole. L'alerte avait été donnée quand l'adulte et les deux enfants étaient encore dans la piscine mais les secouristes dépêchés sur place n'ont pu les ranimer. Les enquêteurs "n'écartent aucune hypothèse", selon le porte-parole. Ils ont notamment examiné le système d'épuration pour tenter d'établir si la fillette avait pu être aspirée.Cependant la petite piscine était rouverte jeudi, selon les images de la télévision nationale. Sur Facebook, la résidence La Costa World affirme que la Garde civile "a donné son autorisation formelle pour rouvrir la piscine, n'ayant rien trouvé à redire concernant la piscine ou les procédures en place". "C'est un accident tragique qui a laissé tous ceux qui en ont été témoins en état de choc. Notre premier souci naturellement est le soutien des membres de la famille restant", dit le message du club qui demande de respecter leur intimité.
La Ligue contre le cancer lance une campagne contre ce "fléau silencieux qui s'aggrave d'année en année".
Au plus fort de l'épidémie de coronavirus, le corps médical a vivement alerté la population sur les pénuries de médicaments dans les services de réanimation. Mais ces services ne sont pas les seuls à être touchés par de tels manques. "Il y a une quarantaine de médicaments d'importance majeure en oncologie qui ont fait l'objet de pénurie" au fil des années, rapporte le Pr Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer, qui lance une campagne contre ce fléau. "Cher patient, pour votre médicament, merci de patienter", lit-on sur les affiches. "Les premiers touchés sont toujours les médicaments pas chers, les innovations thérapeutiques qui coûtent la peau des fesses, on n'en manque jamais", s'indigne le professeur Jean-Paul Vernant, hématologue engagé dans la bataille. C'est "un fléau silencieux qui s'aggrave d'année en année", qui a pu s'aggraver avec l'épidémie de Covid-19, mais "en aucun cas n'a été créé par la Covid", souligne Axel Kahn. Il s'agit "vraiment (d') un problème qui est lié à la structure économique du marché du médicament", et qui concerne des "médicaments indispensables", essentiellement des génériques, très peu chers. Le président de la Ligue met en avant l'exemple des médicaments utilisés pour traiter les cancers de la vessie (BCG intravésical, Amétycine...) qui ont connu ces dernières années des difficultés et des ruptures d'approvisionnement ainsi que des arrêts de commercialisation. "Dans un certain nombre de cas, certains cancers de la vessie qui étaient parfaitement tenus en respect par des instillations intravésicales ont dû, du fait de la pénurie de ces médicaments, faire l'objet d'une cystectomie totale (ablation de la vessie)" avec des conséquences qui bouleversent la vie des patients, rapporte Axel Kahn. "C'est un exemple particulièrement dramatique des conséquences possibles des pénuries de médicaments : des pertes des chances", ajoute le généticien.Quant à l'information des personnes malades (durée de la pénurie, possibilité de remplacer le produit manquant...), elle est "insuffisante", relève-t-il. Un défaut d'information dont Alain peut témoigner. Diagnostiqué d'un cancer de la vessie en octobre 2018, il a commencé, six semaines après l'opération, un traitement d'administration hebdomadaire de BCG dans la vessie. Pour la suite, "la chirurgienne m'a dit 'les infirmières vous appelleront' et puis rien, pas de nouvelles, les trois mois de la pause prévue étaient passés", raconte-il."La pénurie, je l'ai découverte en fouillant, et en m'adressant à des organismes comme ma mutuelle et l'Agence régionale de Santé (ARS)". "Personnellement, je pense que la récidive (de la tumeur) est due à l'absence du traitement d'entretien", raconte-t-il. "J'ai dû repasser sur la table d'opération" mais "j'ai eu de la chance" de ne pas avoir eu à subir une ablation totale de la vessie. La Ligue a lancé un appel aux témoignages sur le site web penuries.ligue-cancer.net. La Ligue contre le cancer réclame des sanctions financières contre les laboratoires qui n'assumeraient pas l'approvisionnement, le recensement des malades concernés et des études mesurant leurs pertes de chances. "Les médicaments d'intérêts majeurs doivent être considérés comme stratégiques et l'Europe doit tenir une liste de ceux-ci et les avoir à sa disposition", estime le Pr Axel Kahn. "Avec Agnès Buzyn (alors ministre de la Santé), on avait parlé de faire des stocks de 4 mois pour éviter les ruptures prolongées", mais selon lui, un décret à paraître passerait à "2 mois de stock. Ce n'est pas suffisant". Pour le Pr Vernant, "il faudrait au moins 6 mois de stock". "Si on les avait eus, on n'aurait pas eu de problème pendant la crise du Covid-19" (pénuries de produits anesthésiques en réanimation : curare, propofol...), juge-t-il.Pour éviter de trop dépendre de l'Inde et de la Chine, la Ligue évoque la création d'un établissement public qui fabriquerait ces médicaments à prix coûtant, ou l'attribution d'avantages fiscaux à des entreprises pour leur éviter de travailler à perte.
Alors que depuis le début de l'épidémie de coronavirus, "une augmentation importante de la prescription des antibiotiques a été observée", la Direction générale de la Santé rappelle qu'ils sont utiles seulement dans les cas de formes graves de la maladie.
"Les antibiotiques, c'est pas automatique". Ce célèbre slogan s'applique aussi aux malades du coronavirus. Dans son point quotidien, la Direction générale de la Sante (DGS) s'est fait l'écho lundi 8 juin d'un avis émis par le Haut conseil à la santé publique (HCSP), "portant sur la juste prescription des anti-infectieux dans le contexte de l'épidémie de Covid-19". "Ces nouvelles recommandations rappellent qu'il est indispensable de respecter les règles de bon usage des antibiotiques", explique la DGS. Or "depuis le début de l'épidémie une augmentation importante de la prescription des antibiotiques a été observée, alors que les co-infections bactériennes sont rares", ajoute-t-elle, soulignant que le HCSP a rappelé qu'"en dehors de la présence de signes de gravité, il n'est pas nécessaire de prescrire une antibiothérapie, que ce soit en préventif ou en curatif, chez les patients atteints de Covid-19". De plus, l'utilisation inutile d'antibiotiques expose "les patients à des effets indésirables", dont un impact sur la flore microbienne ou à une augmentation du risque d'antibiorésistance, ce qui signifie que les antibiotiques peuvent devenir moins efficaces car l'organisme s'y est habitué.La semaine dernière, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait également alerté sur la surconsommation d'antibiotiques chez les patients atteints de Covid-19. "La pandémie de Covid-19 a conduit à une utilisation accrue d'antibiotiques, ce qui entraînera en fin de compte des taux de résistance bactérienne plus élevés qui auront un impact sur le fardeau des maladies et des décès pendant la pandémie et au-delà" a alerté Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, lors d'une conférence de presse virtuelle lundi 1er juin.
Le chef de file de La France insoumise s'est exprimé à la veille de l'acte 19 des "Gilets jaunes", dans le cadre duquel les militaires de l'opération Sentinelle vont être mobilisés.
La mise à contribution de l'armée lors des manifestations de gilets jaunes continue de susciter l'indignation après des déclarations du gouverneur militaire de Paris évoquant la possibilité pour les soldats d'"ouvrir le feu". "Qu'ils ne tirent pas", exhorte Jean-Luc Mélenchon dans une allocution, prononcée vendredi 22 mars. "Tirer, c'est faire d'un seul coup basculer toute la situation de notre pays dans autre chose dont nous ne voulons pas"L'ancien candidat à l'élection présidentielle s'est adressé aux militaires mobilisés. "Notre confiance en eux est totale", a t-il assuré, avant de les appeler à ne pas faire usage de leurs armes, "conformément au droit qui leur est reconnu et au devoir qui leur est imposé"."Nous leur demandons de n'accomplir aucun acte contraire aux coutumes de la guerre et aux conventions internationales, que quand bien même ils en recevraient l'ordre, qu'ils n'y obéissent pas. Qu'ils ne tirent pas!". "Tirer c'est faire d'un seul coup basculer toute la situation de notre pays dans autre chose dont nous ne voulons pas. Nous appelons à la désescalade, au retour à une relation proportionnée." Le gouvernement a tenté d'expliquer que les soldats ne seraient pas appelés à faire du maintien de l'ordre et ne seraient en aucun cas au contact des manifestants. Mais des propos du gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Leray, ont à nouveau déchaîné les critiques. "Les consignes sont extrêmement précises. Ils ont différents moyens d'action pour faire face à toute menace. Ca peut aller jusqu'à l'ouverture du feu", a déclaré le haut-gradé sur France Info, soulignant que les militaires intervenaient "très régulièrement sur tout type d'incident, de nature terroriste ou pas".
Un tribunal slovaque a annoncé mardi avoir repoussé d'un mois l'audience de verdict dans le procès du commanditaire présumé de l'assassinat du journaliste Jan Kuciak et de sa fiancée en 2018 qui avait ébranlé le pays.
La cour criminelle spécialisée a annoncé que le verdict pour l'homme d'affaires Marian Kocner et deux complices serait prononcé le 3 septembre au lieu de mercredi.Le multi-millionaire et ses deux complices présumés encourent jusqu'à 25 ans de prison."Ce report peut signifier que l'un des (trois juges) a des doutes sur la culpabilité d'un des accusés", a estimé mardi le journal local Dennik N."Puisque nous ne connaissons pas les raisons d'une telle décision, nous ne pouvons que la respecter", a soutenu le procureur Juraj Novocky, cité dans le même journal.Jan Kuciak enquêtait sur la corruption et plus précisément sur les activités de Marian Kocner, un riche entrepreneur et promoteur immobilier, quand il avait été tué avec sa fiancée dans ce qui avait été décrit comme une exécution de type mafieux, en février 2018.Le double meurtre avait déclenché des manifestations de masse contre le gouvernement du Premier ministre Robert Fico, qui avait fini par démissionner. Ce mouvement a ouvert la voie à l'élection à la présidence slovaque de l'avocate libérale et militante anticorruption Zuzana Caputova, en mars dernier.Marian Kocner, 56 ans, qui fait l'objet d'autres poursuites pour des opérations financières suspectes et fraude fiscale, était connu pour son hostilité envers les journalistes qu'il avait coutume d'insulter et de menacer.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson affronte mercredi l'opposition au Parlement et les questions s'annoncent incisives, le pays déplorant le deuxième plus lourd bilan du nouveau coronavirus au monde, ce qui rend particulièrement délicat un assouplissement du confinement.
Le pays a désormais surpassé l'Italie en Europe et arrive derrière les Etats-Unis en termes de nombre de morts liés à la pandémie. Les autorités britanniques ont recensé 29.427 morts -- un chiffre qui dépasse les 32.000 si l'on y ajoute les décès dont le Covid-19 est la cause probable mais pas confirmée par un test.Face à ce virus qui fait des ravages dans le pays et l'a touché personnellement, Boris Johnson fait son grand retour à la Chambre des Communes depuis son hospitalisation, suivie d'une période de convalescence. Le Premier ministre qui ne s'est pas soumis au gril des députés depuis le 25 mars, affrontera pour la première fois le nouveau leader du Parti travailliste Keir Starmer.Cette confrontation était prévue mercredi dernier mais la naissance du fils de Boris Johnson avec sa compagne Carrie Symonds lui a fait manquer la traditionnelle séance de questions au gouvernement.Keir Starmer a critiqué à plusieurs reprises la "lenteur" de réaction du gouvernement face à la pandémie. Il plaide pour un "consensus national" et presse Boris Johnson de présenter un plan précis de sortie du confinement, décrété le 23 mars et qui doit être réévalué jeudi.La pression pèse aussi sur les épaules de Boris Johnson en raison des conséquences économiques et sociales dramatiques du confinement avec plus de 6 millions de personnes au chômage partiel et des suppressions d'emplois qui s'accumulent.Le gouvernement a promis des annonces cette semaine sur une stratégie de déconfinement mais reste prudent.Le confinement a montré ses effets et le pays a passé le pic de l'épidémie, a annoncé le dirigeant de 55 ans la semaine dernière, tout en priant ses compatriotes de continuer à respecter les règles de distanciation sociale pour éviter une seconde vague de contaminations.Compliquant la situation, le comité de scientifiques chargés de conseiller le gouvernement se trouve dans la tourmente. Après une polémique sur la présence à des réunions du controversé conseiller de Boris Johnson Dominic Cummings, l'épidémiologiste Neil Ferguson, très écouté durant cette crise, a dû en démissionner après avoir enfreint le confinement qu'il recommandait.Selon le Telegraph, il a autorisé une femme présentée comme sa maîtresse à lui rendre visite à son domicile.
Emmanuel Macron s'est rendu à l'Arc de Triomphe avant de saluer les forces de l'ordre et des commerçants qui ont subi les violences de la manifestation des "gilets jaunes" à Paris.
L'exécutif tente de reprendre la main. Dimanche 2 décembre, soit vingt-quatre heures après la journée de violences qui a agité la manifestation des "gilets jaunes" à Paris, Emmanuel Macron s'est rendu à la mi-journée à l'Arc de Triomphe pour constater les dégâts matériels et saluer les forces de l'ordre ainsi que les services de secours.Tout juste rentré d'un déplacement en Argentine où se tenait une réunion du G20, le chef de l'État a modifié son agenda à la dernière minute. En compagnie du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, du secrétaire d'État Laurent Nuñez et du préfet de police de Paris Michel Delpuech, il s'est d'abord rendu au pied de la tombe du soldat inconnu. Cet endroit était, la veille, couvert de gaz lacrymogènes utilisés par la police pour disperser les manifestants violents.Le chef de l'État a pu constater de plus près les tags contre l'exécutif écrits sur l'imposant monument qui surplombe l'avenue des Champs-Élysées. Quelques heures plus tôt, ces inscriptions commençaient à être nettoyées par des agents de voirie de la Ville de Paris. Emmanuel Macron est ensuite allé à l'intérieur de l'édifice, où d'importants actes de vandalisme ont été commis. "Dès son arrivée en France au retour du G20, le président a souhaité se rendre sur les lieux où les plus gros dégâts ont été constatés", a indiqué l'Élysée.Macron applaudi et huéAprès cette première séquence, Emmanuel Macron a passé en revue des troupes de policiers, gendarmes mobiles et sapeurs-pompiers. Cette rencontre s'est déroulée sur l'avenue Kléber (XVIe arrondissement) également marquée par les violences et les dégradations.À quelques dizaines de mètres de là, pendant que le chef de l'État s'entretenait avec les forces de l'ordre, des "gilets jaunes" contenus par un cordon de sécurité ont exprimé leur mécontentement à coups de "Macron démission" scandés, de sifflets et de Marseillaise chantée. Puis avant d'improviser des visites de plusieurs commerces endommagés, Emmanuel Macron est passé sans s'arrêter devant cette foule mêlant des habitants qui l'ont applaudi et des manifestants qui l'ont hué.Le président de la République devait ensuite rentrer à l'Élysée pour une réunion exceptionnelle avec le Premier ministre Édouard Philippe, Christophe Castaner et Laurent Nuñez.
Au Texas, les restaurants servent déjà une clientèle plus réduite que d'habitude et les bars s'apprêtent à leur emboîter le pas cette semaine. Mais, dans le grand Etat américain chantre d'un déconfinement accéléré, certains pensent que ces mesures sont prématurées, en constatant la hausse des cas de coronavirus.
Depuis le 1er mai, cet Etat du Sud du pays orchestre sa reprise, menée par un gouverneur républicain qui place l'économie au premier plan, au grand dam des maires démocrates des principales villes.Les bars, brasseries artisanales et les salles de dégustation de vin ouvriront leurs portes vendredi, à condition de n'accueillir qu'un quart de leur capacité habituelle.Ils sont parmi les derniers commerces à rouvrir dans le "Lone Star State" où boutiques, centres commerciaux, salons de coiffure et même de rayons UV ont repris une activité partielle depuis plusieurs semaines.Pourtant, les cas de contamination continuent d'augmenter au Texas. Selon les autorités, au moins 48.693 personnes ont été testées positives au virus SARS-CoV-2 et 1.347 en sont mortes. Samedi, l'Etat a signalé 1.801 nouveaux cas, un record depuis le début de la pandémie. Une hausse partiellement explicable par le foyer de contamination d'Amarillo, dans le nord de l'Etat, où plus de 700 cas de Covid-19 ont été détectés samedi parmi les ouvriers qui travaillent dans des usines d'emballage de viande.Le gouverneur, Greg Abbott, a annoncé lundi que cette région bénéficierait d'un délai d'une semaine supplémentaire avant de poursuivre la réouverture de l'économie.Mais "les chiffres du chômage sont trop hauts et inacceptables", a-t-il déclaré pour justifier les mesures prises ailleurs. "La meilleure chose que l'on puisse faire c'est de continuer la réouverture".Plus de 2,5 millions de Texans ont déposé des demandes d'allocations-chômage depuis le 14 mars.Pour tenter d'atténuer le plus vite possible les effets de cette crise, les restaurants peuvent désormais augmenter leur capacité d'accueil de 25 à 50%. Mais cela ne règlera pas tous les problèmes, estime Anna Tauzin de l'Association des restaurants texans (TRA). Après six semaines d'inactivité, elle estime que le mal est fait. La situation des restaurants "n'était pas viable à 25 %, elle ne l'est pas à 50 %, elle ne le serait pas à 75 %", déplore-t-elle, assurant que les clients, effrayés par le virus et désargentés, ne sont pas assez nombreux.- "Vous pouvez sortir maintenant" - La ville d'El Paso est également parvenue à arracher à Greg Abbott un traitement exceptionnel, et à repousser la date de la prochaine phase de réouverture.Vanessa Zubia-Meza, qui a ouvert son restaurant à El Paso juste avant le début de la pandémie, a peur d'exposer ses clients à une potentielle contagion si elle rouvre sa salle à manger, mais "les factures s'accumulent et nous devons faire au moins un peu de profit pour compenser", se justifie-t-elle. Elle ne propose pour l'instant que des plats à emporter.Comme d'autres agglomérations démocrates texanes, la ville à majorité hispanique, dont le nombre de cas a énormément augmenté ces deux dernières semaines, s'inquiète du processus de réouverture mené à grande vitesse par le gouverneur, malgré l'opinion de certains experts. A onze heures de route, à l'est du Texas, même discours du maire de Houston, Sylvester Turner, qui regrette la décision de Greg Abbott, "populaire" mais prématurée. "Quand vous avez forcé les gens à rester chez eux et que quelqu'un d'autre arrive et dit: +C'est bon, vous pouvez sortir maintenant+", "c'est ce que les gens ont envie d'entendre", a-t-il grincé lundi en conférence de presse. "Mon seul espoir et ma seule prière sont désormais que dans plusieurs semaines, nous ne voyons pas de pic" de contagions, a-t-il déclaré.Un espoir vain selon Peter Hotez, expert en maladies infectieuses de Houston, qui note que les mesures de confinement prises tôt avaient réussi à préserver les unités de soins intensifs d'une saturation, mais qu'une réouverture aussi rapide causera sûrement "une forte augmentation" des cas cet été au Texas. "Nous n'avons pas mis en place un système de santé qui réponde aux exigences d'une réouverture de l'économie", estime-t-il.
Le déconfinement, entre liberté retrouvée et crainte du coronavirus, peut être vécu comme une source d'angoisse par certains, selon des spécialistes.
C'est une situation totalement exceptionnelle à laquelle il a fallu faire face. Après le confinement - mis en place pour tenter d'éviter la propagation du covid-19 -, place, depuis le 11 mai dernier, au déconfinement, alors que le virus circule encore. Une situation qui entraîne son lot de questionnements. Porter un masque ou pas ? Sortir ou rester chez soi ? De nombreux aspects du quotidien sont sujets à polémique. Par crainte du coronavirus, certains hésitent à aller voir leurs proches. Selon l'anthropologue Fanny Parise, à l'origine d'une étude sur le confinement menée en France et en Suisse, c'est une question liée à "la dimension psychologique des individus, selon qu'ils sont introvertis, extravertis, qu'il ont réussi à trouver un équilibre dans le confinement ou ont eu du mal à gérer la limitation des interactions sociales."Le confinement a ainsi été vécu différemment selon les individus. "On a aussi rencontré pas mal de personnes qui ont vécu cette période comme une 'parenthèse enchantée' : prendre de la distance par rapport à leur vie quotidienne a été vu comme positif. Ils n'ont pas envie de rebasculer tout de suite dans la vie d'avant", continue-t-elle.Le déconfinement, un "flou artistique"Après un confinement aux règles strictes, la liberté du déconfinement, quant à elle, déroute. Pour Fanny Parise, c'est un "flou artistique". "On a le droit de revivre un peu comme avant, mais le risque pandémique est toujours présent et le respect des gestes barrières est interprété de manière différente par chacun, ce qui provoque tension, stress, parfois même de l'animosité", explique l'anthropologue."Il y a ceux pour qui le déconfinement, c'est la continuité du confinement et les autres, pour qui le 11 mai a signé la mise à distance avec le virus. Ils vont donc avoir beaucoup plus de libertés par rapport au port du masque et aux gestes barrières...", analyse-t-elle.De nouvelles habitudes sont prises, notamment le port du masque. Pour Christine Jeoffrion, Maître de Conférence en psychologie sociale à l'Université de Nantes, interrogée par France 3, cela pourrait notamment provoquer des difficultés pour les personnes souffrant de claustrophobie. Mais pas seulement. "J'y vois aussi d'autres inconvénients. Par exemple, le port du masque ne facilite pas les relations sociales, notamment à l'égard des personnes qui sont malentendantes, car une partie du non-verbal s'efface, on ne peut plus lire sur les lèvres", craint-elle.Les rites de socialisation pourraient revenir à la normale "si le virus part dans quelques semaines ou quelques mois", prédit l'anthropologue Fanny Parise, "car ils sont ancrés dans notre culture et notre manière d'interagir. Par contre, dans la sphère professionnelle, cela posait déjà questions, notamment les tours de bise pour les femmes. Dans la sphère amicale, et familiale, je pense que ça va revenir. Par contre, dans les cas intermédiaires, soit des gens pas super proches ou des inconnus, on peut émettre l'hypothèse d'un net recul de ces interactions physiques".
Dans le Parisien, Laurent Wauquiez revient sur la présidence d'Emmanuel Macron et sur la politique menée par le gouvernement. Une politique d'échec selon le patron des Républicains.
"L'échec de la première année d'Emmanuel Macron, ce n'est pas un échec de casting, c'est un échec de résultats : plus de taxes, plus d'impôts, plus d'immigration." Laurent Wauquiez ne mâche pas ses mots. Dans un entretien accordé dimanche 21 octobre au Parisien, le patron des Républicains dresse un bilan de la présidence Macron. Un bilan dans lequel il ne se retrouve pas et dans lequel, selon lui, les Français ne se retrouvent pas non plus. "Les gens sont en colère, ça va finir par exploser", met-il en garde. Le chef de file des Républicains n'est pas non plus tendre avec le remaniement des derniers jours. "Changer les ministres sans changer de politique, c'est donc la garantie de refaire exactement les mêmes erreurs", indique-t-il dans les colonnes du quotidien. D'ailleurs, il n'a pas encore digéré la nomination à l'Intérieur de Christophe Castaner. "C'est quelqu'un qui est ambigu sur le communautarisme et qui, face à l'islamisme, a toujours été dans le laxisme. Castaner a dit que le voile islamiste était comparable aux foulards de nos grands-mères. (...) Nommer un homme comme lui ministre de l'Intérieur, un poste aussi stratégique, cela m'inquiète", explique dans Le Parisien Laurent Wauquiez. Ce dernier ne retient pas ses coups, et personne n'y coupe, pas même Edouard Philippe, ancien membre des Républicains. "Son véritable affaiblissement, c'est qu'il a tout fait sauf une politique de droite depuis qu'il est Premier ministre", estime le patron des Républicains à propos du patron de Matignon, avec qui il est en désaccord sur de nombreux sujets comme la PMA. "Ma position est claire, je suis contre l'extension de la PMA. Et je n'ai jamais changé d'avis sur ce sujet, contrairement au Premier ministre", précise celui qui veut être la voix de "l'alternance" et non pas de la popularité. Pour le moment, c'est dans l'opposition frontale qu'il s'inscrit. Et même quand il semble viser Jean-Luc Mélenchon, c'est Emmanuel Macron que Laurent Wauquiez semble chercher à atteindre. "C'est inacceptable de s'en prendre à des magistrats et policiers, et incontestablement une dérive de part [de Jean-Luc Mélenchon]. Je constate néanmoins que tous les candidats à la présidentielle font l'objet de procédures en justice, sauf un : Emmanuel Macron... alors que de lourds soupçons pèsent sur sa campagne", rappelle Laurent Wauquiez dans Le Parisien.
Comme le relaye BFMTV, plusieurs médecins de la cité phocéenne tirent la sonnette d'alarme sur un rebond de l'épidémie du coronavirus depuis dix jours dans la région.
Alors que le docteur Raoult vantait les bons résultats de l'IHU de Marseille en pleine crise du coronavirus, la cité phocéenne, notamment dans les quartiers Nord, semble subir les prémices d'une nouvelle vague. Comme le relaye en effet BFMTV, Annie Levy-Mozziconacci, médecin à l'hôpital Nord de Marseille, a appelé à la plus grande vigilance et au respect des gestes barrières avec un doublement depuis dix jours du nombre de cas positifs au Coronavirus signalés toutes les 48 heures. "Nous sommes alertés par un petit frémissement de l'augmentation des cas sur l'ensemble du territoire marseillais. Nous ne sommes pas inquiets, mais nous avons souhaité tirer la sonnette d'alarme", indique l'ex-conseillère municipale et métropolitaine PS. Et d'ajouter : "Lorsqu'on suit les chiffres publiés, on se rend compte qu'il y a une petite croissance des cas. Nous pensons aussi qu'au niveau de la Ville, il pourrait se mettre en place une cellule de crise de coordination. Marseille est un port, Marseille est une station touristique, et on s'aperçoit qu'aucun contrôle ne se fait sur des personnes venant de zones rouges." Contacté par LCI, le docteur Philippe Parola, membre de l'équipe du professeur Raoult a reconnu une augmentation du nombre de cas de coronavirus ces derniers jours à Marseille. "On a entre 1 et 25 patients par jour qui sont positifs", souligne-t-il tout en précisant que les cas recensés sont des "gens qui reviennent de voyage, dans des zones où l'épidémie est toujours active. Pour nous à Marseille, ce sont des gens qui reviennent essentiellement de l'Afrique, du Maghreb."Pour rappel, le département des Bouches-du-Rhône n'a pas été très touché par l'épidémie de la Covid-19, malgré la densité de la métropole Aix-Marseille. En région PACA, 917 personnes sont décédées depuis le début de l'épidémie et 17 243 personnes ont été testées positives de la Covid-19, selon le dernier point de l'ARS.
Deux personnes sont mortes vendredi soir dans deux accidents, en marge de barrages érigés par des "gilets jaunes", rapportent les France Bleu et La Voix du Nord.
Le premier accident a eu lieu sur la commune belge d'Erquelinnes, située à la frontière avec le département du Nord. Un conducteur est mort après avoir percuté un camion, arrêté par un barrage de "gilets jaunes" côté français, a-t-on appris samedi matin auprès de la préfecture du Nord, confirmant une information de la La Voix du Nord. "L'accident a eu lieu à la jonction entre la N40 et N54, après un ralentissement provoqué en France par des 'gilets jaunes'", a précisé la préfecture, qui a été informée par les autorités belges. Vers 21 heures, une autre personne est décédée dans l'Aisne. Un couple, qui circulait sur la nationale 2 à hauteur de Soissons, a fait demi-tour pour éviter un barrage de "gilets jaunes", indique France Bleu. Se retrouvant à contre-sens, la voiture a percuté de plein fouet un autre véhicule, précise la radio. La passagère a été tuée dans la collision. Le conducteur se trouvait en garde à vue samedi matin.Samedi matin, plusieurs milliers de "gilets jaunes" manifestaient dans tout le pays et notamment à Paris, dans le quartier de l'opéra et sur l'avenue des Champs-Élysées. À la mi-journée, la mobilisation était en forte baisse par rapport à la semaine précédente.
L'ex-président aurait été approché pour apparaître dans la nouvelle version de l'émission, présentée par Camille Combal.
François Hollande aurait été approché pour participer à la nouvelle version de "Qui veut gagner des millions ?", diffusée sur TF1 et désormais animée par Camille Combal, rapporte L'Express.François Hollande, qui a annoncé en novembre qu'il allait "revenir en politique", a multiplié les séances de dédicaces pour son livre "Les leçons du pouvoir" en cette fin d'année, n'hésitant pas également à commenter l'actualité politique et à critiuqer sn successeur Emmanuel Macron. Malgré cette envie d'un retour sur le devant de la scène médiatique, l'ancien chef d'Etat ne devrait toutefois pas donner suite à la production de TF1, estime L'Express, qui conclut en ironisant : "Personne ne saura jamais s'il aurait empoché le million pour une association. Et quel ami l'ancien chef de l'Etat aurait appelé en cas de pépin..."
Des dizaines de milliers de Lituaniens se sont donné la main dimanche pour former une chaîne humaine de solidarité avec les protestataires au Bélarus voisin, qui se mobilisent en masse contre le président Alexandre Loukachenko depuis l'élection présidentielle contestée du 9 août.
Le participants ont formé une chaîne humaine qui s'est étendue sur quelque 30 kilomètres de la capitale lituanienne, Vilnius, jusqu'à la frontière avec le Bélarus. Beaucoup d'entre eux brandissaient le drapeau rouge et blanc de l'opposition bélarusse, ainsi que le drapeau lituanien tricolore.Des rassemblements de solidarité ont également été organisés dans d'autres pays européens, inspirés par la Voie Balte, la chaîne humaine historique formée le 23 août 1989 par plus d'un million de personnes à travers les trois pays baltes, la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie, pour exprimer leur désir d'indépendance et de quitter l'Union soviétique. "Nous sommes avec vous, Bélarus libre, et nous vous tendons la main", a déclaré le président lituanien Gitanas Nauseda, après s'être joint à la chaîne humaine au poste-frontière entre les deux pays."Les pays qui ont perdu leur liberté la chérissent le plus. C'est pourquoi la Lituanie n'a pas hésité à proclamer son soutien total au peuple du Bélarus qui cherche à briser les chaînes de la captivité", a ajouté le président, qui avait pris part à la Voie Balte en 1989.Les organisateurs ont estimé que près de 50.000 personnes avaient participé au rassemblement en Lituanie, la plupart vêtues de blanc et portant un masque pour se protéger contre le coronavirus.Une montgolfière a déroulé un immense drapeau biélorusse au-dessus de la place de la Cathédrale à Vilnius. Des avions ont également survolé le rassemblement, jetant des fleurs sur la foule."Il y a trente ans, la Lituanie se battait et avait besoin de soutien. Aujourd'hui, c'est nous qui apportons le soutien", a déclaré à l'AFP Adele Sumkauskaite, une étudiante en art de 24 ans."Nous avons besoin de solidarité entre nous. Il est difficile de dire quel bien cela apportera, mais le soutien moral est très important", a dit pour sa part Zina Koncaitiene, une libraire de 50 ans.- "Chaîne d'amitié" -En Lettonie, des centaines de manifestants ont marché le long de la frontière avec le Bélarus avant de former une chaîne humaine dans le village de Piedruja sous le regard des gardes-frontières bélarusses postés sur l'autre rive de la Daugava, la rivière qui sépare les deux pays."C'est notre façon balte d'exprimer la solidarité avec tous les gens au Bélarus qui réclament un changement prodémocratie", a déclaré la militante lettone Inese Vaivare.Des centaines de personnes ont également formé des chaînes humaines dans la capitale estonienne, Tallinn, et à Prague."Ce sont des gens comme nous, nous devons les aider", a dit une participante dans la capitale tchèque, Monika MacDonagh-Pajerova, 54 ans, disant avoir participé à la "révolution de velours" de 1989 et se souvenir de l'invasion sanglante des troupes du Pacte de Varsovie en 1968. "J'espère que les événements au Bélarus seront plus de velours que sanglants", a-t-elle ajouté.La chaîne humaine de la Voie balte, en 1989, s'était étendue sur 600 km et avait adressé un signal extrêmement fort, montrant que les pays baltes étaient déterminés à gagner leur indépendance de l'ex-URSS, qu'ils ont obtenue deux ans plus tard.L'initiative de dimanche reflète les efforts de la Lituanie pour mobiliser un soutien international en faveur de son voisin oriental. Vilnius a accueilli la cheffe de file de l'opposition bélarusse, Svetlana Tikhanovskaïa, qui a dû fuir son pays après l'élection présidentielle contestée du 9 août.Dans un discours vidéo, cette professeure d'anglais de 37 ans, qui s'était présentée contre le président Loukachenko, a remercié la Lituanie."Vous, plus que quiconque, pouvez comprendre les Bélarusses parce que vous l'avez vécu récemment", a-t-elle dit. "J'espère que très bientôt, nous formerons ensemble, non pas une chaîne de solidarité, mais une chaîne d'amitié avec un Bélarus libre", a-t-elle ajouté.La Lituanie et le Bélarus ont d'étroits liens historiques qui remontent au 14ème siècle, mais ont suivi des voies différentes depuis l'éclatement de l'URSS.La Lituanie, l'Estonie et la Lettonie sont à présent fermement ancrées à l'Ouest, membres de l'Union européenne et de l'Otan depuis 2004, quand le Bélarus est lui gouverné d'une main de fer par Alexandre Loukachenko depuis 26 ans avec le soutien de Moscou.
"Bienvenue" d'un côté, "débarrassez nos rues de ces ordures" de l'autre, plusieurs dizaines de militants pro et anti-migrants ont manifesté samedi à Douvres, qui connaît des records d'arrivées de migrants par la Manche.
Neuf personnes ont été interpellées, selon la police du Kent, notamment pour des troubles à l'ordre public aggravés par leur motivation raciste et agression sur les agents des services d'urgence. Les manifestants anti-migrants se sont heurtés aux forces de l'ordre en tentant de forcer un barrage de police et ont bloqué un important axe routier. Nombre d'entre eux arboraient le drapeau britannique et ont entonné des chants patriotiques.Une soixantaine de militants hostiles aux migrants ont crié "liberté" ou appelé à ce que les rues soient débarrassées de ces "ordures", selon l'agence britannique PA.La police avait également mis en place un important dispositif policier dans une autre partie de la ville, où des militants pro-migrants se sont rassemblés.Devant une centaine de personnes, Peter Keenan, d'une association lo d'aide aux réfugiés, Kent refugee help, a déclaré que quand une société rejette des gens qui fuient la guerre, "cela en dit long" sur son état."Nous ne sommes pas ceux-là. Nous nous dressons et accueillons les gens qui dans des circonstances désespérées fuient des situations affreuses", a-t-il poursuivi."Migrants et réfugiés sont les bienvenus", pouvait-on lire sur pancartes et banderoles.A quelques mois du durcissement par le Royaume-Uni de sa législation sur l'immigration avec le Brexit, 400 migrants ont traversé la Manche mercredi, selon les autorités britanniques, un nouveau record.Face à la hausse des traversées, le Royaume-Uni a mis en cause la France et promis de mettre fin au phénomène.Plus de 5.600 migrants ont traversé la Manche à bord de petites embarcations cette année, selon le ministère britannique de l'Intérieur.
Le machiniste de la RATP accusé d'avoir refusé l'accès au bus à une jeune femme pour des motifs religieux, a décidé de porter plainte pour "dénonciation calomnieuse" et "discrimination".
L'affaire remonte à la soirée du 30 avril à Paris. Une jeune femme de 29 ans, fille du poète algérien Kamel Bencheikh, aurait été empêchée d'entrer dans le bus, en raison de sa jupe que le chauffeur aurait jugé trop courte. Ce machiniste, de confession musulmane, fait l'objet d'une enquête interne de la RATP depuis la publication sur Facebook du père de la jeune femme, l'écrivain Kamel Bencheikh. Publication polémique, et désormais inaccessible, qui commençait par la phrase : "Je revendique mon islamophobie". Il y décrivait le chauffeur comme "un barbu de type maghrébin", d'avoir refusé d'ouvrir les portes à sa fille et à une de ses amies, à cause de la jupe de la première."Aucune pratique religieuse affectant son activité professionnelle"La ministre des Transports Elisabeth Borne et la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, avaient déclaré dimanche suivre "avec la plus grande attention le déroulement de cette enquête" interne de la RATP. "Mon client n'a aucune pratique religieuse affectant son activité professionnelle", a déclaré à l'AFP Me Samim Bolaky, dénonçant des "propos fallacieux" de M. Bencheikh et de sa fille.Il a décidé de porter plainte pour "dénonciation calomnieuse" et "discrimination". L'avocat a adressé jeudi au parquet de Paris une plainte pour "discrimination sur le fondement de l'appartenance, vrai ou supposée, à une religion déterminée" ainsi que pour "dénonciation calomnieuse" et pour "faux et usage de faux". Selon lui, son client avait marqué l'arrêt mais les deux jeunes femmes "fumaient et continuaient à fumer devant les portes de son bus", qu'il n'avait donc pas ouvertes. Le chauffeur avait repris sa route et les deux femmes l'avaient rattrapé au feu rouge en lui demandant des explications. "Une dizaine de passagers occupaient le bus au moment des faits, et pourraient très facilement attester de la teneur des propos du conducteur de bus, qui n'a aucunement évoqué l'accoutrement des deux jeunes femmes", a ajouté l'avocat.La RATP avait annoncé dimanche 5 mai ouvrir une enquête interne et une procédure disciplinaire "qui pourra aller jusqu'à la révocation", "les faits tels qu'ils sont rapportés" étant "totalement contraires à toutes les valeurs que porte la RATP". Le conducteur, qui travaille depuis quatre ans dans l'entreprise, "n'a aucun antécédent dans son dossier" et "n'a jamais eu à faire l'objet d'observation ou de sanction quant à son comportement", avait-elle également fait savoir. Enfin, elle avait précisé que les vidéos à bord du bus utilisé le soir de l'incident ne pouvaient plus être exploitées car hors délai.
L'ancien président du Front national estime que le cimetière a été "vandalisé de façon très professionnelle, très propre" dans une vidéo publiée dans son journal de bord hebdomadaire.
"Il n'y a pas d'antisémitisme en France qui justifie une mobilisation de l'opinion". L'ancien président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a une nouvelle fois dérapé sur son blog à la profanation du cimetière juif de Quatzenheim, dans le Bas-Rhin.Dans la nuit du 18 au 19 février, 96 tombes ont été marquées à la bombe de croix gammées bleues et jaunes. "S'il y avait de l'antisémitisme en France, ce genre d'opération aurait eu lieu dans 300, 500 ou 1.000 cimetières", estime le père de Marine Le Pen. Selon lui, le cimetière "a été vandalisé de manière très professionnelle, très propre", par des "spécialistes" dont "on voit d'où ils peuvent venir". "Les croix gammées n'ont aucune bavure", souligne Jean-Marie Le Pen. La théorie d'un complot sioniste répandue chez les sympathisants RNIl va plus loin en ajoutant que la profanation a eu lieu "comme par hasard, la veille de la manifestation (contre l'antisémitisme)". "C'est une bonne opération de com'", résume le député européen, qui vient de fêter ses 90 ans."D'autant qu'il y avait le surlendemain le dîner du Crif" en présence de "tout le gratin de la société française, sauf moi", insiste encore l'ancien président du Front national.Il conteste également la hausse du nombre d'actes antisémites pour l'année 2018, révélés par le ministère de l'Intérieur le 12 février. Il réclame d'ailleurs "la liste de toutes les exactions commises manière à ce qu'on puisse faire la différence entre un graffiti, un meurtre ou un croche-pied à l'école".D'après une étude de l'IFOP, les sympathisants du Rassemblement national et les électeurs de Marine Le Pen adhèrent davantage aux théories du complot, y compris celle d'un complot sioniste mondial. Ils sont en effet 36% à adhérer à cette idée, contre 22% chez l'ensemble des Français. Jean-Marie Le Pen a été définitivement condamné en mars 2018 pour ses propos sur les chambres à gaz, qualifiées de "détail" de l'histoire.
Quelques heures après l'annonce du décès du chef de le plus étoilé du monde, le chef de l'Etat a rendu hommage à un symbole de "l'art de vivre" à la française.
Détenteur du record absolu d'étoiles Michelin, le "pape des cuisiniers" Joël Robuchon est décédé lundi 6 août, à l'âge de 73 ans. Parmi le concert de réactions politiques, Emmanuel Macron a salué une icône de la cuisine français dont les "32 étoiles au Michelin brillent de tous leurs feux dans la constellation de la gastronomie mondiale". "Son nom et son style incarnent la cuisine française dans le monde entier, symbolisent un art de vivre, une exigence du travail bien fait, et disent les richesses de nos traditions", a réagi le président de la République dans un communiqué rendu public en début d'après-midi. Auréolé "cuisinier du siècle" en 1990, Joël Robuchon est mort à Genève. L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a lui salué un "ami", "incarnation de la fidélité"."Simplicité" et "perfectionnisme""Le style de Joël Robuchon consistait avant tout en une attention fondamentale, quasi obsessionnelle, à la qualité des produits", a quant à lui souligné l'actuel patron de l'Elysée. "Sa signature se lisait dans la simplicité revendiquée de ses plats et dans un perfectionnisme qui transformait cette simplicité en harmonie accomplie, d'une justesse et d'une précision partout admirées". "Il a ainsi œuvré au développement de la Nouvelle cuisine (...) et a su faire rayonner cette nouvelle approche gastronomique dans le monde entier", a fait valoir Emmanuel Macron au sujet du cuisinier, qui avait le projet d'ouvrir une école internationale de cuisine à Montmorillon (Vienne) pour "préparer l'élite de la gastronomie de demain" et "contribuer à valoriser l'enseignement des arts culinaires français"."Avec les décès de Paul Bocuse et de Joël Robuchon, la gastronomie française est douloureusement endeuillée cette année, mais elle est forte de l'héritage vivant et vibrant de ses grands chefs, qui ont donné à l'apprentissage, à l'artisanat, et à la culture française de nouvelles lettres de noblesse", évoque Emmanuel Macron. Né à Poitiers en 1945, Joël Robuchon se dirigeait d'abord vers une carrière dans les ordres avant de devenir apprenti puis compagnon. Il sera sacré Meilleur Ouvrier de France en 1976, élu "chef de l'année" en 1987, avant d'être consacré "cuisinier du siècle" en 1990 par le célèbre guide gastronomique Gault & Millau.
L'eau du robinet contient des traces de pesticides et de perturbateurs endocriniens présumés, dénonce mercredi l'association Générations futures, qui milite contre les pesticides dans l'agriculture. Sans remettre en cause la qualité de cette eau, tempèrent les autorités.
Générations futures a épluché les analyses effectuées par les Agences régionales de Santé (ARS), qui contrôlent la qualité de l'eau du robinet. "Le ministère de la Santé communique chaque année au sujet des situations de dépassement de norme pour l'eau potable. Nous voulions aller voir la nature des molécules, si elle est préoccupante ou pas", explique à l'AFP François Veillerette, président de l'association.En 2018, "90,6% de la population a été alimentée en permanence par de l'eau respectant les limites de qualité réglementaires pour les pesticides", selon le ministère.L'eau potable, "aliment le plus contrôlé en France", répond à des normes très strictes, explique Maryllis Macé, directrice du Centre d'information sur l'eau, association créée par les distributeurs d'eau. Pour les pesticides, "on ne doit pas dépasser 0,1 microgramme par litre et par molécule" et 0,5 microgramme toute substance confondue, indique-t-elle.- Des molécules interdites -Générations futures s'est concentrée sur des molécules au "caractère cancérogène, mutagène ou reprotoxique (CMR)" et "potentiel perturbateur endocrinien (PE)" selon la classification de l'Union européenne et la base TEDX pour les PE, considérée par l'association comme la plus complète, en l'absence de liste officielle.Générations futures a retenu 8.835 analyses "ayant révélé la présence d'au moins un résidu de pesticide au-delà des limites de quantifications", sur environ 273.500 prélèvements au total.Il en ressort "15.990 quantifications individuelles de pesticides", dont 38,5% sont des CMR, 56,8% des perturbateurs endocriniens suspectés, selon Générations futures. Le pourcentage monte à 78,5% en comptabilisant les molécules ayant l'une ou l'autre de ces propriétés ou les deux, poursuit l'association.Les effets des perturbateurs endocriniens sur la santé sont encore mal connus. Ils inquiètent car ils peuvent agir à de très faibles niveaux d'exposition et les chercheurs suspectent des "effets cocktail" en présence de plusieurs substances."La proportion de produits problématiques est vraiment importante", critique François Veillerette, qui regrette l'impossibilité de comparer les départements, les mêmes substances n'étant pas recherchées partout."Scientifiquement ils prennent une définition très large de ces substances", a réagi Eugenia Pommaret, directrice générale de l'UIPP, le syndicat professionnel des fabricants de produits phytopharmaceutiques, pour qui "la détection ne préjuge rien du risque" pour les consommateurs.Parmi les dix molécules les plus quantifiées, sept sont interdites depuis les années 2000, dont le métolachlore et l'atrazine, des herbicides, ou encore l'oxadixyl, un fongicide. La majorité sont des herbicides.Cette persistance s'explique par le temps nécessaire pour que les eaux polluées atteignent les nappes phréatiques. "On paye les erreurs du passé", constate François Veillerette.Certaines de ces molécules sont les mêmes trouvées dans les cas de non-respect des limites réglementaires en 2018, comme l'atrazine ou le métolachlore.Le ministère de la Santé précise que la quasi-totalité des situations de dépassement de la limite de qualité en 2018 "ont été limité(e)s en concentration et/ou dans le temps, ne nécessitant pas une restriction de l'usage de l'eau du robinet pour la boisson".Pour Générations futures, pour autant, la présence de ces substances est préoccupante. La solution n'est pas de se tourner vers l'eau en bouteille, mais "qu'une politique efficace de réduction de l'usage des pesticides soit enfin appliquée", selon son rapport.La France a lancé plusieurs plans, dits Ecophyto, pour réduire la consommation de produits phytosanitaires en agriculture, mais ils se sont soldés par des échecs: cette consommation a augmenté de 21% en 2018, quand elle était censée diminuer de moitié en dix ans, malgré 400 millions d'euros dépensés.Cet objectif a été repris par l'Union européenne. En mai, la Commission s'est engagée à proposer de réduire de moitié "l'utilisation de pesticides" d'ici 2030.
La Chine a accusé vendredi Facebook d'avoir des "préjugés idéologiques" après l'annonce par le réseau social de nouvelles règles visant les médias d'Etat, notamment chinois, qui seront désormais clairement identifiés sur le site.
La plateforme américaine avait présenté jeudi un certain nombre de mesures afin de protéger l'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis des ingérences étrangères.Facebook va ainsi interdire les publicités postées par des médias contrôlés par un Etat sur ses plateformes américaines. Par ailleurs, les contenus provenant de médias étatiques, et ces médias eux-mêmes, seront marqués comme tels.La Chine compte de nombreux médias qui répondent directement aux directives du Parti communiste (PCC) au pouvoir, comme l'agence Chine nouvelle, la télévision CCTV ou encore le journal anglophone China Daily."Nous espérons que le réseau social concerné abandonnera ses préjugés idéologiques", a réagi vendredi lors d'une conférence de presse régulière Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.Il a appelé Facebook à réserver un "traitement équitable" aux médias étrangers aux Etats-Unis et à ne pas mettre en place des "entraves de manière sélective".Après les opérations de manipulation présumées lors de l'élection présidentielle américaine de 2016, principalement orchestrées depuis la Russie, les réseaux sociaux ont réagi avec un arsenal de mesures.Elles sont déployées graduellement depuis 2018 pour lutter contre les faux comptes et la désinformation, notamment répandus par des entités étrangères."Les gens devraient savoir si les informations qu'ils lisent viennent d'une publication qui peut être sous l'influence d'un gouvernement", a déclaré Nathaniel Gleicher, le directeur des règlements sur la cybersécurité de Facebook.Cette annonce du réseau social américain intervient alors que les relations entre Pékin et Washington se sont nettement dégradées ces derniers mois. Les deux gouvernements ont chacun expulsé des journalistes de l'autre pays et le ton est monté sur de nombreux sujets, de l'épidémie de Covid-19 aux droits de l'homme en passant par Hong Kong.
Ce numéro, le 0800 130 000, est destiné à toutes les personnes qui se posent des questions concernant le coronavirus qui ne justifient pas d'appeler le 15. Ce numéro est accessible de 9h à 19h tous les jours de la semaine.
Peut-on attraper le coronavirus en recevant un colis qui vient de Chine ? Ou en mangeant chinois ? Faut-il porter un masque de protection pour sortir de chez soi ? Depuis le début de l'épidémie de coronavirus et des premiers cas décelés en France, les services d'urgence reçoivent des centaines d'appel de personnes inquiètes. Le gouvernement a mis en place dès ce samedi 1er février un numéro vert à destination de toutes les personnes qui se posent des questions concernant le coronavirus ne justifiant pas d'appeler le 15.Ce numéro, le 0800 130 000, "sera ouvert de 9H à 19H00 tous les jours" et réservé à "toutes les questions qui ne concernent pas la santé", a précisé vendredi la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Il s'agit de soulager les équipes qui gèrent les appels au 15 et sont actuellement "très mobilisées pour répondre à des questions qui ne sont pas d'ordre médical", a-t-elle précisé. Ce numéro vise à répondre aux interrogations qui ne sont pas en lien avec des symptômes. Par contre, "si des personnes ont des symptômes et des questions médicales, il faut appeler les centres 15 si on revient (...) de Chine", a-t-elle rappelé.Interrogée par ailleurs sur les phénomènes de discrimination rencontrés par certaines personnes d'origine asiatique en France depuis le début de l'épidémie, Agnès Buzyn a appelé la population à "avoir un sens civique et ne pas stigmatiser une communauté".Pour l'heure, le nombre de patients contaminés est monté à près de 12.000 en Chine continentale (hors Hong Kong) et 259 patients sont morts. Une centaine de malades ont été répertoriés dans une vingtaine d'autres pays. Aucun patient n'est mort hors de Chine. En France, six cas d'infection ont pour l'instant été détectés par les autorités.
Mardi 2 avril, un artiste s'est effondré sur scène lors d'un spectacle pour enfant à Plœren, dans le Morbihan. Les secours n'ont rien pu faire, rapporte Ouest-France.
Un comédien de la compagnie Toubab'ouh de Messac (Ille-et-Vilaine) est décédé sur scène mardi 2 avril, rapporte Ouest-France. L'artiste a été victime d'un malaise cardiaque alors qu'il jouait dans la pièce "Nekolo" devant plus de 200 enfants de maternelles et de CP. Plusieurs animations étaient prévues dans le cadre du jumelage Téranga Morbihan Sénégal.Malgré l'intervention des secours, Jean-Marie Chesné, 41 ans, père de deux enfants, n'a pas pu être réanimé. "Les enfants ont ri. Ils pensaient que cela faisait partie du conte", raconte un témoin au quotidien régional. Les professeurs quant à eux ont rapidement compris que cette scène ne faisait pas partie du spectacle et ont fait sortir les enfants de la salle.Une cellule psychologique mise en placeLe programme de la journée a été maintenu pour les élèves. "Ils n'ont vraiment pas eu conscience de ce qui s'est passé", a réagi Gilbert Lorho, maire de Plœren. France Bleu précise que les professeurs ont tout de même expliqué ce qu'il s'est passé aux enfants. Une cellule psychologique a été mise en place par la Direction départementale de l'enseignement catholique du Morbihan.La compagnie Toubab'ouh de Messac dont faisait partie Jean-Marie Chesné, alias "Pom" a salué un homme "très jovial, qui avait toujours le sourire". L'association Boum Boum Productions dont il était l'un des membres fondateurs a également fait part de son émotion sur son compte Facebook. "L'ampleur du vide créé n'égale que la grandeur de l'héritage qu'il nous laisse. Aujourd'hui, c'est un hommage collectif que nous lui adressons. Il laisse en chacune des personnes l'ayant côtoyé le souvenir d'un homme affable et à la bonne humeur contagieuse. Une personne sensible et généreuse. Comédien et musicien hors pair, il a toujours su faire rire et danser le public face à lui. Le monde était sa scène, il se tenait sur le devant des planches. Nos pensées se tournent désormais vers sa famille et ses proches dans cette épreuve difficile."
Une commission d'enquête sur l'alimentation industrielle veut taxer les produits trop salés, mauvais pour la santé, a révélé Le Figaro mardi 28 août. Après la taxe soda, ce serait un nouveau coup dur pour les industriels.
Une vingtaine de députés menés par Loïc Prud'homme (LFI) veulent faire les gabelous et réinstaurer l'impôt sur le sel du Moyen-Age. Ce sont les industriels qui seraient soumis à cette gabelle. Le Figaro a dévoilé mardi soir que la commission d'enquête sur l'alimentation industrielle proposera, dans ses conclusions fin septembre, de taxer les entreprises qui insèrent trop de sel dans leurs produits afin de les obliger à réduire les quantités. "La consommation moyenne des Français oscille entre 10 et 12 grammes de sel par jour. C'est deux fois plus que les 5 grammes recommandés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)", a expliqué au quotidien Michèle Crouzet, rapporteuse de la commission et députée LREM de l'Yonne, qui rappelle que "la consommation des plats cuisinés a explosé ces dernières années".Pourtant, les agro-industriels réduisent la teneur en sel et en sucre de leurs recettes. C'est ce qui est annoncé sur les emballages en tout cas. Mais "les engagements volontaires des industriels ne marchent pas", selon le député La France insoumise Loïc Prud'homme. L'enjeu de santé publique est important. La surconsommation de sucre, de matière grasse et de sel engendre des maladies cardiovasculaires, qui coûtent de 12 à 15 milliards d'euros par an, selon l'Assurance Maladie.Michèle Crouzet assure que "très souvent, on peut enlever tout de suite 20% de sel, sans conséquence sur le goût ou la sécurité. Ensuite libre à chacun de rajouter ou non du sel dans son assiette. C'est là qu'intervient le volet éducatif". Les fabricants attendent de connaître plus précisément les contours de la mesure pour réagir. Joint par Le Figaro, le syndicat Boissons rafraîchissantes de France (BRF) a indiqué que la taxe soda coûtait chaque année 520 millions d'euros aux industriels.
Des policiers ont rendu hommage mercredi à leur collègue Xavier Jugelé, mort en 2017 dans un attentat jihadiste. Samedi, la plaque commémorative accrochée sur les Champs-Élysées avait été dégradée lors de l'acte 18 des "gilets jaunes".
Le mari du policier avait porté plainte lundi à Paris. Des policiers se sont rassemblés mercredi 20 mars pour rendre hommage à Xavier Jugelé, ce policier tué lors d'une attaque terroriste en 2017 sur les Champs-Élysées. Samedi, en marge de l'acte de 18 des "gilets jaunes", qui a donné lieu à des scènes de violences et de saccages sur les Champs-Élysées, la plaque qui lui est dédiée a été dégradée.Elle a été retrouvée recouverte d'un tag anarchiste et de deux autocollants "Action antifasciste" et "État d'urgence citoyenne".Le syndicat policier Alliance avait appelé à un rassemblement devant la plaque commémorative en hommage à Xavier Jugelé sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris, devant les préfectures en région. "C'est inacceptable", a déclaré mercredi Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d'Alliance police nationale, cité par 20Minutes. "Ces gens ne respectent rien, même pas la mémoire des policiers morts pour protéger les citoyens", a-t-il ajouté, dénonçant "un acte ignoble". "On s'en prend aux policiers mais aussi à leur mémoire", lâche Philippe Capon, secrétaire général de l'Unsa police, à 20Minutes. Il poursuit, en colère : "Qu'est-ce que cela apporte de taguer une plaque ? Il faut vraiment être con. C'est comme profaner un monument aux morts. Il faudrait faire connaître l'identité de ceux qui ont fait ça"."Les policiers sont particulièrement en colère, scandalisés et choqués" après cet acte de vandalisme, a affirmé samedi à l'AFP Denis Jacob, secrétaire général d'Alternative-CFDT. "Rien n'aura été respecté hier, ni les valeurs démocratiques, ni les personnes, ni les biens, ni les symboles", avait déploré le syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI-CFDT) sur Twitter en évoquant sa "honte". Une plainte déposée par le mari de Xavier JugeléMardi, on apprenait dans les colonnes du Parisien que le mari de Xavier Jugelé avait déposé plainte lundi dans un commissariat de police de Paris, pour "profanation de monument édifié à la mémoire des morts". "Mon client est profondément affecté par cette dégradation. Xavier Jugelé a été assassiné par un terroriste islamiste. La profanation de cette plaque par des extrémistes de gauche, si l'on en croit les tags, démontre une inquiétante confusion des valeurs. Le ou les auteurs se situent dans une sympathie objective de l'acte terroriste", a indiqué son avocat, Me Thibault de Montbrial, au quotidien francilien. "Tout sera mis en œuvre pour que ceux qui ont profané la mémoire du capitaine Xavier Jugelé répondent de leurs actes infâmes", avait indiqué le premier ministre Christophe Castaner dans un tweet dimanche.
INSOLITE - Jane Park n'avait que 17 ans lorsqu'elle a remporté une cagnotte de plus d'un million d'euros, devenant ainsi la plus jeune gagnante britannique de l'Euromillions. Quatre ans après avoir décroché le jackpot, la jeune femme envisage d'attaquer les organisateurs en justice.
Elle estime que ce succès lui a gâché la vie.Pour Jane Park, tout a basculé en 2013 lorsqu'elle remplit une grille Euromillions qui s'est avérée gagnante. Alors qu'elle n'était pas encore majeure et vivait avec sa mère dans un modeste appartement de la capitale écossaise, Édimbourg, elle empoche 1,2 million d'euros. D'abord ravie, l'adolescente déchante rapidement. "Je pensais que ça allait rendre ma vie dix fois plus attractive mais en réalité c'est dix fois pire", a-t-elle raconté au journal britannique Sunday People, citée par BFMTV. "MA VIE EST VIDE"La jeune femme, aujourd'hui âgée de 21 ans, estime que cette expérience lui a gâché la vie. Elle considère qu'elle était trop jeune pour remporter ce jackpot. Pour cette raison, elle réfléchit à porter plainte contre Camelot, la filiale britannique de l'Euromillions, qu'elle accuse de négligence."Je me dis : ma vie serait tellement plus facile si je n'avais pas gagné. Les gens me regardent et pensent : j'aimerais avoir son style de vie, j'aimerais avoir son argent. Mais ils ne savent pas à quel point je suis stressée. J'ai des choses matérielles mais sinon ma vie est vide. Quelle est ma raison d'être ?", a-t-elle encore expliqué au Sunday People.Face à tant d'argent et de sollicitations, seul le soutien de sa famille lui a permis de ne pas perdre la tête. "J'étais coincée devant un conseiller financier qui employait des mots comme obligations d'investissement. Je n'avais aucune idée de ce dont il parlait", rapporte encore BFMTV.La millionnaire demande à ce que l'âge légal pour participer à des jeux d'argent soit relevé à la majorité. Il est actuellement fixé à 16 ans au Royaume-Uni.
Le ministère de la Transition écologique et solidaire va publier une série de vidéos pour promouvoir sa "grande consultation publique" sur les façades maritimes.
Dans une vidéo publiée en exclusivité par Le HuffPost, c'est le navigateur français François Gabart, recordman du tour du monde en solitaire, qui s'y colle. Le skipper y exprime le "rapport amoureux" qu'il entretient avec les côtes bretonnes. "Il faut préserver ces paysages qui sont magnifiques, et qui mine de rien, sont fragiles", alerte François Gabart, avant que Nicolas Hulot ne prenne le relais en voix off. Dans cette série de quatre vidéos préparées par les services de Nicolas Hulot et Brune Poirson, apparaîtront également les navigateurs Jean Le Cam et Isabelle Autissier, ainsi que l'apnéiste Guillaume Nery.Si le ministère de la Transition écologique et solidaire a sorti le grand jeu, c'est pour inciter les Français qui le souhaitent à participer à cette "grande consultation", qui se déroule entre le 26 janvier et 26 mars. Le public est ainsi invité à "formuler des propositions argumentées pour chaque façade maritime autour de grands thèmes de réflexion contextualisés (environnement, économie, risques...)". Le fruit de cette consultation fera l'objet d'une synthèse au mois d'avril.
Aux Galapagos, berceau de la théorie de l'évolution du naturaliste anglais Charles Darwin, la pandémie du nouveau coronavirus a mis en suspens l'activité des scientifiques et paralysé le tourisme, dont vit cet archipel au large des côtes de l'Equateur.
Alors qu'il reste près d'un mois avant la reprise des liaisons aériennes vers ces îles de l'océan Pacifique, situées à 1.000 km du littoral, ces deux secteurs suivent le principe qui a fait la singularité de cet eden: s'adapter pour survivre.Sous la menace du Covid-19, qui a fortement affecté l'Equateur, des dizaines de chercheurs ont quitté les Galapagos. Depuis, les projets de recherche scientifique, moteur de l'économie locale avec le tourisme, sont restés dans les limbes."La science s'est, dans une grande mesure, paralysée ces temps-ci aux Galapagos", a déclaré à l'AFP Diego Quiroga, recteur du département d'investigation et des affaires extérieures de l'université privée San Francisco de Quito (USFQ).Seize chercheurs de diverses nationalités du Galapagos Science Center de l'USFQ ont été rapatriés, ainsi qu'une cinquantaine d'étudiants des Etats-Unis quand, à la mi-mars, l'Equateur a fermé ses frontières, suspendu les vols de passagers et limité la mobilité pour enrayer la propagation du virus.- Recherches suspendues -Les 76 projets de ce centre sont restés en plan et un congrès international, qui devait réunir quelque 200 scientifiques, a été annulé.Les 20 programmes de la Fondation Charles Darwin - qui opère dans l'archipel depuis soixante ans - ont connu le même sort.Et près de 30 scientifiques et bénévoles de cette ONG, qui effectuaient des travaux de terrain sur les îles, "ont dû abandonner leurs sites d'investigation de manière anticipée", précise Maria José Barragan, directrice pour les sciences.Avec ces départs précipités, regrette-t-elle, "a été mise à mal une saison importante d'investigation qui correspond à l'époque reproductive des oiseaux" aux Galapagos, classées Patrimoine naturel de l'humanité par l'Unesco.Le Parc national des Galapagos (PNG), entité publique responsable de la conservation de cette réserve à la flore et à la faune uniques, maintient toutefois ses activités.Bien que n'étant plus sur place, les chercheurs n'ont pas cessé de travailler. Loin de l'archipel, qui doit son nom aux célèbres tortues géantes qui l'habitent, ils continuent à élaborer des rapports, analyser des données et publier dans les revues scientifiques.Mais la Fondation Charles Darwin craint l'impact de la pandémie sur l'attribution de fonds et la recherche à l'avenir.L'Equateur, 17,5 millions d'habitants, a passé la barre des 40.000 cas, dont quelque 3.500 morts, les Galapagos étant toutefois la province moins touchée avec 76 personnes contaminées et deux de ses trois cantons non affectés.- S'adapter faute de ressources -"Je pense que le panorama mondial pour le secteur de la conservation, concernant l'acquisition et la disponibilité de fonds, va changer parce qu'il y aura probablement d'autres intérêts", avertit Mme Barragan."Nous devons nous adapter, ce qui est en fait le principe de la théorie de l'évolution: changer et s'adapter", souligne-t-elle.Carlos Mena, directeur du Galapagos Science Center, ne pense pas que "le financement pour la science diminue, mais oui il va se déplacer vers d'autres secteurs, comme la réactivation économique ou l'étude des maladies et des virus".La paralysie des projets de recherche affecte l'économie de l'archipel où vivent quelque 30.000 personnes.Selon M. Mena, cela va se traduire par près d'un million de dollars de rentrées en moins pour 2020. "La science apporte des recettes (...) Ce n'est pas énorme, pas comme le tourisme, mais oui, cela génère des revenus".Dans l'archipel, qui en 2019 a accueilli 271.200 visiteurs, 85% des activités productives sont liées au tourisme, secteur qui a cessé de recevoir 200 millions de dollars entre mars et mai, selon la Chambre provinciale du tourisme des Galapagos."Les revenus sont nuls. Il n'y a pas eu de touristes, de ce fait pas d'entrées au parc, ni les recettes économiques" qu'ils génèrent, déplore Andrés Ordoñez, son directeur.Pour relancer l'activité, les autorités vont permettre le retour des visiteurs à partir du 1er juillet.Et Carlos Mena estime que le travail des chercheurs peut "servir de guide pour un meilleur tourisme" dans ces îles aux écosystèmes fragiles."Les Galapagos ont toujours été considérées comme un laboratoire d'étude de l'évolution des espèces et après tout ça, dit-il, nous pouvons aussi les voir comme un laboratoire pour construire un tourisme ou un modèle de société meilleur qu'avant" la pandémie.
Le nombre des violences sexuelles enregistrées par les forces de sécurité a bondi de 23,1% sur les sept premiers mois de l'année. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, parle d'un mouvement de libération de la parole dans le sillage du mouvement anti-harcèlement #MeToo.
De janvier à juillet, les services de police et gendarmerie ont enregistré 27.728 faits de violences sexuelles, contre 22.533 pour la même période l'an dernier. Dans le détail, 3.357 faits de harcèlement sexuel de plus qu'en 2017 ont été comptabilisés.Une plateforme de signalements lancée en octobre"C'est clair que le mouvement que nous avons connu permet de libérer la parole", a commenté Gérard Collomb. Les accusations de harcèlements sexuels, agressions sexuelles et viols qui ont visé le producteur américain Harvey Weinstein en octobre 2017 ont déclenché une libération de la parole et de la colère à travers le monde. Ce mouvement a fait chuter des dizaines d'hommes de pouvoir accusés d'abus sexuels dans tous les milieux. L'affaire Harvey Weinstein : qui est le roi d'Hollywood accusé de harcèlement sexuel et de viol ?par Le PointLe ministre a rappelé le lancement en octobre d'une plateforme de signalements des violences sexuelles et sexistes. "Nous savons qu'en termes statistiques, cela conduira à une augmentation des chiffres. Mais ce qui compte, c'est bien évidemment de faire changer la réalité", a-t-il déclaré.Le ministre avait expliqué un peu plus tôt, sur BFMTV, que grâce à cette plateforme "les femmes pourront déposer de manière anonyme, de manière à ce qu'on puisse effectivement commencer l'enquête sans qu'elles soient obligées d'aller au commissariat avec le regard désapprobateur de l'environnement.Les cambriolages "nettement orientés à la baisse"Selon Gérard Collomb, qui, dans un exercice inédit depuis son arrivée à Beauvau, a détaillé des chiffres de la délinquance, les cambriolages sont par ailleurs "nettement orientés à la baisse" depuis le début de l'année, avec une diminution de 6,2%. Il s'agit de "la plus forte diminution enregistrée depuis 10 ans" tant en zone de compétence police que gendarmerie.Seul point noir, la hausse des cambriolages de 6,3% dans la capitale malgré une augmentation du nombre de personnes interpellées. Plus globalement les atteintes aux biens ont diminué de 3,9% sur les sept premiers mois de l'année : les vols avec violences ont baissé de 8,8%, les vols à main armée de 17,7% et la délinquance liée à l'automobile de 4,8%.Sur la même période, les atteintes à l'intégrité physique des personnes ont augmenté de 5,7%. Cependant le nombre de violences dites "crapuleuses" à des fins d'appropriation et de vol, diminue de plus de 8,8%. Les coups et blessures volontaires ont en revanche bondi de 129.000 à 139.000 faits enregistrés, soit une hausse de 7,5%. En matière de stupéfiants, le nombre de personnes arrêtées pour trafic a augmenté de 5,7%.
Mark Hollis, chanteur du groupe britannique Talk Talk, célèbre dans les années 1980, est mort à 64 ans, ont annoncé plusieurs de ses proches sur les réseaux sociaux.
"Musicalement c'était un génie, et c'était un honneur et un privilège d'avoir joué avec lui dans le groupe". C'est ainsi que Paul Webb, ancien bassiste du groupe britannique Talk Talk, a rendu hommage au chanteur Mark Hollis, dont le décès à l'âge de 64 ans a été annoncé lundi 25 février. La cause et le lieu de sa mort n'ont pas encore été précisés.Né le 4 janvier 1955 à Tottenham, Mark Hollis s'était fait connaître avec Talk Talk dans les années 80, lorsque le groupe a fait danser le Royaume-Uni et l'Europe avec des tubes au son pop synthétisé comme It's My Life et Such a Shame. Le groupe avait ensuite changé d'orientation avec son album The Colour of Spring, sorti en 1986, caractérisé par une approche bien plus improvisée qui devait marquer le début du post-rock.S'il a eu beaucoup d'influence, notamment sur Radiohead ou le groupe islandais Sigur Ros, la technique d'improvisation de Talk Talk rendait l'organisation de concerts difficile, et le groupe s'est séparé en 1991 après des tensions avec sa maison de disques. Aux États-Unis, il a connu un léger regain de popularité en 2003, notamment après que le groupe californien No Doubt et sa chanteuse Gwen Stefani eurent repris It's My Life. Mark Hollis avait lui disparu de la scène publique depuis 1998 et la sortie de son album solo, très intimiste, intitulé simplement Mark Hollis. "Repose en paix, Mark Hollis", a d'abord tweeté Anthony Costello, cousin par alliance du musicien, avant d'ajouter : "Mari et père merveilleux. Homme fascinant, fidèle à ses principes. Avait pris sa retraite de la musique il y a 20 ans, mais restait une icône musicale indéfinissable".
Un "rideau à câlins" a été installé dans une maison de retraite à Sao Paulo, au Brésil, pour permettre aux personnes âgées d'enlacer leurs proches à travers une protection en plastique, malgré la pandémie de Covid-19.
"Ça fait du bien, elle me manquait tant!", dit à l'AFP Silvio Nagata, 68 ans, après avoir pris longuement dans ses bras sa soeur aînée Luiza Yassuko, 76 ans, résidente de la maison de retraites 3I Bem estar, située dans le quartier aisé de Morumbi."À cause de la pandémie, je ne pouvais pas lui rendre visite, d'autant plus que vu mon âge, je fais aussi partie du groupe à risque. C'est un excellent système, c'est génial de pouvoir la prendre dans mes bras", s'émeut ce fonctionnaire retraité."Nous étions 12 frères et soeurs et elle est pratiquement une mère pour moi, elle ne s'est pas mariée pour s'occuper de nous", conclut-il.Le grand rideau en plastique, muni de grandes poches pour que visiteurs et résidents puissent y glisser leurs bras, est désinfecté avec soin par les infirmières après chaque passage.Résidents et visiteurs doivent également revêtir de longs gants noirs de protection aux manches longues qui montent jusqu'aux épaules."Quand on a vu que cette pandémie allait durer longtemps, il fallait trouver un moyen sûr pour que les familles puissent voir les résidents et que les personnes âgées sachent que leurs proches pensent à eux", explique Maira Martins, ergothérapeute à la maison de retraite.Pour les visiteurs, la sensation de prendre un proche dans les bras est très émouvante en cette période où la distanciation sociale impose d'éviter tout contact physique."C'est bien pour eux mais pour nous aussi, ça fait un moment qu'on n'enlace plus personne", admet Murilo Meira, 51 ans, venu rendre visite à Nair da Costa Marques, 90 ans, qu'une infirmière aide à se lever de son fauteuil pour recevoir le câlin tant attendu.L'Etat de Sao Paulo est le plus riche et le plus peuplé du Brésil, avec 46 millions d'habitants, mais aussi le plus touché par le coronavirus, avec avec 172.875 cas confirmés et 10.581 décès, selon le dernier bilan officiel.Le Brésil est le deuxième pays au monde qui compte le plus de morts (42.720) et de personnes contaminées (850.514), après les Etats-Unis.
Les noms de plusieurs personnalités politiques circuleraient dans les couloirs du pouvoir selon Le Parisien. Cette liste pourrait être une fuite organisée afin d'écarter ces ministrables des ministères.
Une liste, sept noms. Selon Le Parisien, une "short list" circule depuis le jeudi 11 octobre dans les coulisses de l'exécutif alors que le remaniement se fait toujours attendre. Cette liste, comportant sept noms de ministres potentiels, auraient été transmises à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) afin d'effectuer les vérifications nécessaires, explique-t-on dns les milieux autorisés. Quels noms figurent sur cette liste ? Juliette Méadel et Didier Guillaume (PS), Franck Riester, proche d'Édouard Philippe, Gabriel Attal (LREM), Marc Fesneau (Modem), le délégué général LREM Christophe Castaner et le sarkozyste Frédéric Péchenard, énumère le quotidien francilien. Authentiques ministres potentiels ou coup de bluff ? Impossible de le dire, mais selon un proche d'Emmanuel Macron, les noms des personnalités politiques auraient effectivement été transmises à la HATVP, rapporte Le Parisien. "Ce sont les noms qui avaient été sélectionnés si le remaniement avait été fait en début de semaine. Mais tant que le président est en Arménie, on ne sait pas. Tout peut bouger...", confie cette même source. Une fuite organisée ?Cela veut-il dire que ces personnalités rejoindront bientôt l'équipe gouverenementale ? "Quand on fait un remaniement, on teste vingt personnes pour n'en garder que dix", témoigne un ancien ministre pour Le Parisien. Cela ne veut donc pas dire que Juliette Méadel, Franck Riester ou Richard Castaner feront partie du casting. D'autant plus que selon une source, la "short-list" aurait fuité afin de mettre justement sur la touche les noms qu'elle contient. "Certains, qui espèrent devenir ministres à leur place, veulent leur faire la peau", croit savoir un macroniste.
Les professionnels du BTP, qui bloquent des dépôts pétroliers, dénoncent la suppression de l'avantage fiscal sur le gazole non routier (GNR). Le gouvernement, qui évoque un "cas d'urgence", a décidé assouplir temporairement le temps de conduite pour le transport d'hydrocarbures afin de faciliter l'approvisionnement des dépôts.
Alors que la grève du 5 décembre, contre la réforme des retraites, promet d'être très suivie dans les transports en commun notamment, faut-il également s'attendre à une pénurie de carburant dans les stations-service ? Depuis jeudi, des dépôts pétroliers sont bloqués dans l'ouest du pays, en Bretagne et dans les Pays-de-la-Loire. Des professionnels du BTP poursuivaient samedi 30 novembre le blocage des accès aux dépôts pétroliers de Vern-sur-Seiche, près de Rennes, Brest et Lorient, ainsi que de celui du Mans, entraînant la fermeture de stations services non réapprovisionnées, a-t-on appris de sources concordantes.Le Finistère particulièrement touché Les manifestants protestent contre la suppression de l'avantage fiscal sur le gazole non routier (GNR), prévu dans le projet de loi de finances pour 2020. "Le GNR, une niche fiscale ? Non, c'est l'énergie de notre outil de travail", pouvait-on lire sur une banderole devant le dépôt pétrolier du Mans. "La fin du gazole non routier va nous coûter 10% d'impôts supplémentaires sur notre chiffre d'affaires, c'est intenable", a déclaré Nobert Guillou, patron d'entreprise de travaux publics et président du syndicat professionnel CNATP du Morbihan, devant le dépôt de Lorient. "On ne bougera pas tant que le gouvernement ne cédera pas. Ils nous prennent pour des imbéciles, donc on est déterminés. On restera une semaine minimum", a-t-il assuré.Plusieurs stations-service ont dû fermer depuis vendredi, en totalité ou en partie, selon la nature des carburants qui leur font défaut. Le Finistère, en particulier les secteurs de Brest et Quimper, est le plus touché, selon une carte collaborative proposée par le quotidien Le Télégramme. Le secteur de Lorient (Morbihan) est également affecté. Dès vendredi, des files importantes se sont formées devant les pompes à essence, de nombreux automobilistes craignant une pénurie, ont constaté des journalistes de l'AFP. "Un cas d'urgence"En conséquence, le gouvernement a décidé d'assouplir temporairement le temps de conduite pour le transport d'hydrocarbures. Objectif : "fluidifier" la livraison dans le contexte de manifestations autour des dépôts, selon un arrêté paru samedi au Journal officiel. Cet arrêté, qui s'étend jusqu'à mercredi inclus, permet aux opérateurs de transport d'hydrocarbures de dépasser au maximum de deux heures la durée de conduite journalière. La durée maximale de conduite hebdomadaire pourra, elle, être dépassée dans la limite de huit heures.Cette décision est prise "considérant que l'approvisionnement national en carburant est gravement perturbé par un mouvement social bloquant l'accès à de nombreux sites de dépôts pétroliers", souligne le texte, qui évoque "un cas d'urgence"."Éviter le risque de pénurie""Les distributeurs de carburants sont contraints soit d'attendre que l'accès à ces sites soit libéré, soit de se ravitailler à d'autres dépôts, plus éloignés", ajoute l'arrêté, "considérant que cette situation nécessite d'accélérer et de fluidifier la logistique des hydrocarbures pour assurer l'approvisionnement régulier du pays et éviter le risque de pénurie".
Dans les montagnes d'Ariège, malgré les 45.000 euros de récompense offerts, les langues ne se délient pas et l'incertitude demeure: l'ours abattu a-t-il été traqué, tué par un ou plusieurs tireurs?
"C'est de la terreur, (les opposants à l'ours) font régner la peur pour que les gens ne parlent pas. Ils ont peur des représailles. Il y a un risque qu'on ne connaisse pas l'auteur des faits", s'alarme Alain Reynes, figure du mouvement pro-ours et président de l'association Pays de l'ours et qui réclame le remplacement de l'ours tué."J'espère bien qu'on ne saura jamais, lance Eric André, un éleveur dont trois brebis ont été tués par l'ours depuis mi-juin. C'est un sujet très sensible, ça va mal se terminer". "Et cette récompense, c'est une manoeuvre digne des nazis, c'est lamentable", peste-t-il. Après la découverte d'un ours de 4 ans et 100 kg, tué par balle dans une zone escarpée à 1.800 mètres d'altitude près de la station de ski de Guzet, l'association Sea Shepherd a promis une récompense en échange d'informations menant à l'arrestation du ou des tueurs du plantigrade.- Secret -Les personnes interrogées jusqu'ici par les enquêteurs "ne sont pas très coopératives. Les gendarmes se heurtent au mur du silence", a dit à l'AFP une source proche du dossier.Les gardiens du secret ont reçu la semaine dernière le soutien appuyé de la présidente du Conseil départemental de l'Ariège Christine Tequi. "La montagne restera certainement muette. Ce serait alors la meilleure réponse qui peut être apportée à ceux qui pensent que tout s'achète sans se soucier de la haine et de la violence que leur initiative est susceptible d'engendrer", a-t-elle écrit.Philippe Lacube, chef de file emblématique des opposants à l'ours, dénonce "ces méthodes". "La délation, ce sont les heures les plus sombres de notre histoire. Ce n'est pas dans notre culture de montagnards", souffle-t-il.- Attaques continues -"Depuis la mort de cet ours, les attaques de brebis continuent dans cette zone. Les éleveurs sont excédés. Chaque jour, on a entre deux et quatre brebis tuées. J'ai la hantise d'un autre accident, d'un suicide, les gens sont à bout", dit Philippe Lacube.Initialement de 10.000 euros, la récompense est passée à 45.000 euros en une semaine. "C'est du jamais vu, nous recevons des dons spontanés de partout, y compris des Pyrénées", fait remarquer la présidente de Sea Shepherd France Lamya Essemlali."Si on savait que l'info circule, que les enquêtes sont facilement élucidées, on n'aurait pas eu recours à un tel procédé. L'objectif est d'aider l'enquête à aboutir. Il y a une attente de justice de l'opinion publique".Un calme apparent enveloppe le Cirque de Gérac, où l'ours a été tué. Les randonneurs, qui rêvent d'en apercevoir un, sont scandalisés par la mort de l'ours. "On ne peut pas éliminer tout ce qui gène", soupire un Toulousain qui scrute l'horizon avec ses jumelles.Samedi à Foix, une manifestation a réuni quelques militants pro-ours. Sur leurs pancartes, on pouvait lire "Non à la mafia anti-ours" ou "Dénoncer un meurtre est une obligation morale et citoyenne".C'est la première fois qu'un ours est abattu depuis qu'un chasseur a tué l'ourse Canelle, en 2004.Et le deuxième ours qui meurt dans les Pyrénées cette année, après que Cachou a été retrouvé mort en avril sur un versant espagnol. Autopsié, les résultats de l'expertise n'ont pas été officialisés. "Il faut obtenir réparation : le remplacement de l'ours, sinon les braconniers auront gagné", plaide Alain Reynes.L'ours abattu a été retrouvé sur la commune d'Ustou, "un fief des anti-ours", rappelle Patrick Leyrissoux, administrateur de Ferus, autre association historique pro-ours.Pour lui, les éleveurs exagèrent et attribuent à l'ours plus de brebis qu'il ne peut en tuer. "Dans les autres pays européens on a 1,5 brebis tuée et indemnisée par ours, par an. L'an dernier dans les Pyrénées, c'était 31 par ours et par an. On doit avoir des ours polaires (100% carnivores) peints en marron", ironise-t-il.
TRIBUNE. Dans une tribune publiée dans Le Journal du Dimanche, le ministre de la Transition écologique assure que le gouvernement a "le devoir" de remettre la SNCF "sur des rails soutenables".
Alors que les cheminots entament ce dimanche 8 avril leur troisième jour d'une grève perlée, qui pourrait aller "au-delà" du mois de juin, le gouvernement monte au créneau. Alors que le Premier ministre Édouard Philippe réaffirme au Parisien que l'exécutif irait "jusqu'au bout" dans ses projets de réforme de la SNCF, Nicolas Hulot explique à travers une tribune publiée dans le Journal du Dimanche pourquoi la modernisation de l'entreprise ferroviaire sera bénéfique aux usagers et à l'environnement. Le ministre de la Transition écologique, ministre de tutelle des Transports, ne s'était pas encore publiquement exprimé sur cette réforme contestée. "Le train c'est écologique. C'est l'un des piliers de la mobilité du XXIe siècle, et c'est parce qu'on aime le train qu'il faut réformer la SNCF", assure-t-il. Selon lui, le le gouvernement a "le devoir" de remettre la SNCF "sur des rails soutenables". "On ne peut pas rester indifférents face à la dégradation de ce service public, de ce bien commun", écrit le ministre. "Malgré les investissements, malgré les travaux, notre réseau est en mauvais état, la qualité du service se dégrade, les usagers en subissent les conséquences, alors qu'ils contribuent chaque année pour la SNCF, en dehors du prix des billets, à un effort de 14 milliards d'euros, bien plus que pour d'autres services publics", poursuit-il. "FAIRE MIEUX AVEC L'ARGENT QUE NOUS CONSACRONS AU TRAIN"Cette situation "donne le droit de poser des questions et nous donne le devoir de remettre l'entreprise sur des rails soutenables", plaide l'écologiste, soulignant que "l'objectif de cette réforme, c'est de faire mieux avec l'argent que nous consacrons au train"."C'est bien parce qu'on aime le train qu'il faut que ces évolutions aient lieu. Ne pas agir, ce serait trahir une histoire vieille de 100 ans. (...) On ne peut pas préparer l'avenir, réussir la transition écologique et répondre aux défis de la mobilité du quotidien avec 46 milliards de dette", estime Nicolas Hulot."Il faut maintenant retrouver le chemin du dialogue. C'est ce que fait (la ministre des Transports, ndlr) Élisabeth Borne, à mes côtés, parce que c'est avec le train que nous construirons ensemble, une mobilité durable, sans pollution, pour tous", affirme le ministre.
Faisant irruption sur scène, une vingtaine de "gilets jaunes" et d'intermittents ont interrompu le maître de cérémonie, Alex Vizorek, s'adressant au ministre de la Culture Franck Riester. Une séquence que France 2, qui retransmettait la cérémonie en différé, a choisi de ne pas diffuser.
Présentée par l'humoriste belge Alex Vizorek, la cérémonie des Molières s'est déroulée lundi soir aux Folies Bergère, à Paris. Cette cérémonie, qui décerne les prix les plus prestigieux du théâtre français, a été brièvement perturbée par l'irruption d'intermittents "gilets jaunes", venus dénoncer les coupes budgétaires pour la culture, sous les yeux du ministre Franck Riester. Faisant irruption des coulisses en début de cérémonie, ils ont interrompu le maître de cérémonie. "Le Molière du déshonneur incontestablement et à l'unanimité du jury, il revient à M. Macron et son gouvernement. M. Franck Riester, nous vous remettons le Molière du déshonneur parce que vous participez à cette grande fête et en même temps, vous coupez partout dans le budget de la culture", a déclaré un des manifestants. "Techniciennes, techniciens et artistes présents ce soir, ne nous regardez pas, rejoignez-nous, le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple", a lancé une autre manifestante. Ces "gilets jaunes", qui portaient une banderole sur laquelle était écrit "droits au chômage pour tout.es", sont ensuite sortis en traversant la salle et en scandant des slogans hostiles au président Macron.L'engagement de Blanche GardinDans la salle, des applaudissements, et aussi des sifflets, ont fusé à plusieurs reprises pendant cette interruption. L'humoriste Blanche Gardin, notamment, s'est levée pour les applaudir. Plus tard dans la soirée, cette comédienne est devenue l'autre star de la soirée, en raflant le Molière de l'humour pour la deuxième année consécutive, pour son spectacle "Bonne nuit Blanche". "Dans cette période sinistre, l'humour relève plus de la médecine d'urgence que du divertissement", a lancé celle qui avait été l'an dernier la première femme a remporter ce prix.France 2 n'a pas diffusé la séquenceLes téléspectateurs n'ont néanmoins pas vu la séquence surprise des "gilets jaunes". France 2, qui retransmettait la cérémonie en différé en deuxième partie de soirée, a en effet décidé de ne pas la diffuser au nom de la "maîtrise de l'antenne". "Les intermittents ont agi sans autorisation. Ils ont pu s'exprimer devant le ministre de la Culture mais ils ont pris en otage l'antenne", a indiqué une porte-parole de la chaîne.Le président de la Nuit des Molières, Jean-Marc Dumontet, proche d'Emmanuel Macron, a affirmé que ces "gilets jaunes" s'étaient introduits "par les toits". "Généralement, c'étaient les intermittents, on s'est dit pour Franck Riester, qu'est ce qu'on peut faire, on a dit intermittents et gilets. C'était votre baptême", a plaisanté l'influent directeur de théâtres parisiens à l'adresse du ministre de la Culture."La France est un pays de théâtre, une nation de spectacle", a de son côté tweeté le ministre à la fin de la soirée, sans faire allusion aux "gilets jaunes".
La vague de chaleur en Sibérie conjuguée à une fonte précoce des glaces au Groenland ravivent les préoccupations de la communauté scientifique à l'approche de l'été dans la région arctique.
Le début de la saison de la fonte des glaces au Groenland - défini comme le moment où celle-ci s'étend sur au moins 5% de la calotte glaciaire - a été enregistré le 13 mai, selon l'Institut météorologique danois (DMI). Soit avec "près de deux semaines d'avance" par rapport à la date médiane issue de 40 ans de données, a expliqué vendredi à l'AFP Martin Stendel, chercheur au DMI.En 2019, la saison des fontes avait débuté le 30 avril, mais un début précoce comme cette année reste une source d'inquiétude, selon les scientifiques.Le Groenland va entrer dans la saison dite d'"ablation" - lorsque les chutes de neige ne compenseront plus la fonte, entraînant un rétrécissement général de la calotte glaciaire - avec un niveau de glace déjà faible dû au peu de neige tombé pendant l'hiver. Les chercheurs du DMI ont également noté une vague record de chaleur en Sibérie occidentale en mai.En utilisant ce qu'on appelle la réanalyse - une méthode qui vise à obtenir une vue comparable des enregistrements météorologiques tout en ajustant le manque de disponibilité et de qualité des observations s'étendant sur des décennies - M. Stendel explique que son équipe n'avait pas observé une telle vague de chaleur depuis une soixantaine d'années pour cette période de l'année.Durant la dernière décennie, plusieurs vagues de chaleur ont été observées dans certaines parties de l'Arctique et à différentes périodes de l'année.Ce qui se passe aujourd'hui "n'est pas sans précédent, mais c'est quand même assez inhabituel", explique M. Stendel. Il rappelle l'importance de garder un oeil sur la région où "il y a d'énormes quantités de gaz à effet de serre piégées sous la glace" du permafrost.Les températures moyennes dans la région arctique ont augmenté de deux degrés depuis le milieu du XIXe siècle, soit deux fois plus que la moyenne mondiale.La fonte des glaciers au Groenland n'est pas non plus sans conséquences sur le niveau mondial des mers et des océans.Selon le DMI, la fonte des glaces dans cette région du monde a contribué à l'augmentation d'un centimètre du niveau des mers depuis 2002. Dans un rapport publié en avril dans la revue The Cryosphere, des chercheurs ont révélé qu'en 2019, la fonte au Groenland représentait 40% de l'augmentation du niveau des eaux.
Longtemps célibataire, Stéphane Plaza a semble-t-il trouvé l'amour selon Télé Star qui lui consacre sa une du 3 septembre. Le présentateur et agent immobilier parle même de mariage.
Stéphane Plaza n'est plus un cœur à prendre. Le présentateur de "Recherche appartement ou maison" et "Maison à vendre" a donné une interview exclusive dans le magazine télé 7 jours. Longtemps célibataire, celui qui est devenu acteur cette année raconte avoir trouvé l'amour. Il se confie sur son bonheur et sa nouvelle vie. "Je ne suis pas célibataire. Et je suis très heureux dans ma vie", dit-il. Mais le businessman ne s'arrête pas là dans ses confidences et évoque un sujet qui lui tient à cœur, le mariage. "Est-ce que je vais me marier un jour ? Est-ce que j'aimerais avoir un enfant ? Je pense", concède-t-il. Parce que pour lui, le mariage tient une place importante dans la vie d'un couple, et surtout, il a été très ému par l'union de deux de ses amis, Arnaud Gidoin et Gaëlle Gauthier. "Cet été, j'ai été le témoin de mariage des comédiens Arnaud Gidoin et Gaëlle Gauthier. Ça m'a chamboulé. S'il y a un amour véritable, que ça soit dans un an dans dix ans, je sais aujourd'hui que je ne finirai pas ma vie sans avoir un enfant ou sans me marier", reconnait-il.Einstein au cinémaPour le moment, l'identité de sa moitié n'est pas encore connue, mais elle devrait bientôt l'être selon l'intéressé. Très ami avec Karine Le Marchand, l'animateur de "Chasseur d'appart'" a donc trouvé du réconfort, d'autant que son émission a été déprogrammée depuis le 20 août à cause d'audiences en berne. Les samedis après-midi, qui lui étaient dédiés, devraient aussi lui être retirés, même si Stéphane Plaza pourra compter sur un prochain prime avec "Recherche appartement ou maison".Surtout, il sera à l'affiche de "J'ai perdu Albert" le 12 septembre prochain au cinéma. L'histoire d'un apiculteur dépressif, qui va être possédé par l'esprit d'Albert Einstein.
Le navire turc déployé en Méditerranée orientale, au centre de tensions entre la Turquie et la Grèce qui se disputent cette zone potentiellement riche en gaz naturel, a regagné la côte turque, ouvrant peut-être la voie à un apaisement entre les deux pays.
"Il s'agit d'un premier pas positif", s'est félicité le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis lors d'une conférence de presse à Thessalonique (Nord). Mais si la Turquie a confirmé dimanche que son navire de recherche Oruc Reis est rentré au port, elle a toutefois souligné ne pas renoncer à ses droits dans la zone. "Il y aura des allers-retours", a déclaré le ministre turc de la Défense Hulusi Akar, en visite dans la ville balnéaire turque de Kas à Antalya (Sud), à l'agence de presse d'État Anadolu.Les tensions sont fortes en Méditerranée orientale autour des prospections gazières et de la délimitation des frontières maritimes, impliquant tous les pays de la zone dont la Grèce, Chypre et la Turquie.Les dissensions entre Athènes et Ankara sont au plus haut depuis que la Turquie a déployé le 10 août un bateau sismique, escorté de navires de guerre, pour procéder à des explorations au large de l'île grecque de Kastellorizo, à 2 km des côtes turques.Et le malaise s'est encore aggravé fin août, lorsque les deux pays ont effectué des manœuvres militaires rivales, la Turquie avec les États-Unis puis la Russie, la Grèce avec la France, Chypre et l'Italie.La Turquie mène également des prospections dans la Zone économique exclusive (ZEE) de la République de Chypre, pays de l'Union européenne (UE) qu'elle ne reconnaît pas en raison de la partition de l'île.- "Inextricable" -La mission de l'Oruc Reis, prolongée trois fois malgré des protestations de la Grèce et de l'UE, arrivait à terme samedi et n'a donc pas été prolongée. Cette décision pourrait être un premier pas vers un apaisement entre la Grèce et la Turquie, tous deux pays membres de l'Otan, depuis longtemps emmêlés dans une dispute inextricable au sujet des recherches en ressources naturelles en Méditerranée orientale.Athènes estime qu'Ankara viole sa souveraineté en explorant les eaux grecques et exige le retrait de tous les navires turcs du plateau continental grec. La Turquie de son côté affirme être dans son bon droit en explorant ses eaux littorales.La crise en Méditerranée orientale est au programme d'un sommet européen les 24 et 25 septembre à Bruxelles.Dimanche après-midi, les sites de suivi des navires www.marinetraffic.com et vesselfinder.com montraient que l'Oruc Reis était revenu au large des côtes turques.Lors de son déplacement, le ministre de la Défense turc a fustigé la "militarisation" de 18 îles par la Grèce. Une provocation selon lui, qui "accroît les tensions" entre voisins.Mais le ministre s'en est également pris au président français Emmanuel Macron, qui quelques jours plus tôt avait exhorté la Turquie à cesser sa politique de "confrontation" en Méditerranée, et agité le spectre de sanctions européennes."Il semble évident que M. Macron est en échec politique", a fustigé M. Akar. Les Grecs ne doivent pas "être utilisés par lui dans ses tentatives de se sauver", a-t-il déclaré.Samedi, Kyriakos Mitsotakis a annoncé un programme d'achat d'armes incluant des avions de combat français Rafale. Le ministre turc de la Défense a également critiqué la récente levée par les États-Unis d'un embargo sur les armes à destination de Chypre, contrôlée au nord par la Turquie depuis une invasion en 1974."Cela ne nous mènera ni à la paix, ni à une solution. Cela nous mènera à une impasse", a-t-il averti.
La ville comptait sur cette inscription pour mieux protéger ses champs de tubéreuses ou de jasmins.
Après dix ans de procédures, l'art de la parfumerie grassoise a enfin été reconnu par l'Unesco qui a officiellement inscrit les savoir-faire liés au parfum de Grasse sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Humanité mercredi 28 novembre. Ces savoir-faire recouvrent trois aspects différents, détaille l'Unesco dans un communiqué : "la culture de la plante à parfum, la connaissance des matières premières et leur transformation et l'art de composer le parfum". Un savoir-faire développé depuis le XVIe siècleLa ville de Grasse, berceau de la parfumerie mondiale, comptait sur cette inscription pour mieux protéger ses champs de tubéreuses ou de jasmins. Depuis 70 ans, ils sont mis à mal par la pression foncière, la montée des produits synthétiques et la concurrence d'autres centres producteurs. Le label Unesco devrait favoriser la possibilité de bloquer des terrains au service des jeunes agriculteurs et encourager des sociétés de parfumerie à signer des contrats à long terme pour garantir aux horticulteurs de pouvoir vivre de leurs récoltes.La parfumerie s'est développée à Grasse à partir du XVIe siècle, autour de ses tanneries qui réclamaient des matières premières aromatiques pour apprêter les peaux et parfumer les gants.
Plusieurs élus dont Mathieu Orphelin s'inquiètent d'un "détricotage" par le gouvernement des propositions de la convention citoyenne sur le climat, qui ont notamment concerné le milieu publicitaire.
Le groupe parlementaire Ecologie, démocratie, solidarité (EDS) va présenter une proposition de loi visant à orienter la publicité dans un sens "pro-écologie", un des sujets retenus par la convention citoyenne pour le climat. Ce texte n'est "pas anti-pub" mais au contraire "pro-publicité-pro-climat et pro-écologie", a fait valoir jeudi 24 septembre à des journalistes le député Matthieu Orphelin, membre de ce groupe à la sensibilité écolo, issu d'une rupture avec LREM. La proposition qui doit être présentée en séance le 8 octobre prévoit notamment la formation des acteurs du monde de la publicité et du marketing aux enjeux environnementaux et d'une consommation plus responsable, un point qui recueille un large assentiment dans l'opinion comme chez les professionnels, a-t-il souligné.Elle prévoit aussi une "régulation progressive de la publicité sur les services et produits les plus polluants", et enfin un retrait progressif des écrans vidéo publicitaires de l'espace public. Le député issu de la mouvance écologiste a à ce propos critiqué une volonté de "détricotage" des recommandations de la convention citoyenne pour le climat par le gouvernement. "Il y a des résistances au sein du gouvernement, parmi les ministres forts de ce gouvernement, au sein de la majorité, sur cette question de régulation de la publicité", a-t-il déclaré.Le député s'est notamment inquiété de voir, lors des réunions de concertation sous l'égide des pouvoirs publics, la pression mise sur les citoyens qui ont participé à la convention, "à qui on explique que tout ce qu'ils ont bien fait serait dramatique pour l'emploi". "On voudrait faire échouer ces propositions qu'on ne s'y prendrait pas autrement", a-t-il ajouté, en suspectant aussi le gouvernement d'être tenté de jouer la montre avant de présenter comme promis un projet de loi sur les diverses recommandations de la convention climat. "Allons-nous nous retrouver avec un projet de loi fin 2021?", au lieu de 2020 comme initialement envisagé, s'est-il demandé.
Un incendie a débuté ce samedi au sein de la cathédrale de Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, selon LCI et BFMTV. Les pompiers ont annoncé dans la matinée que le feu était circonscrit mais qu'ils allaient être à pied d'oeuvre toute la journée.
Les images publiées sur Twitter de la cathédrale de Nantes en proie aux flammes étaient impressionnantes. Elle rappelaient celles de l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019.Le monument religieux brûlait de l'intérieur, provoquant une épaisse fumée noire. L'incendie aurait débuté entre 7h30 et 8 heures, d'après LCI et BFMTV. La cause du sinistre est encore inconnue, même s'il semblerait que ce soit le grand orgue qui ait pris feu, celui-ci ayant été quasiment entièrement détruit. Une enquête a été ouverte pour 'incendie volontaire". Les pompiers auraient constaté, à l'intérieur, trois départs de feu, laissant présager qu'il puisse s'agir d'un acte criminel. Un expert doit se rendre sur place, précise BFMTV. Les pompiers sont mobilisés en nombre. Ils sont une soixantaine appuyés par quinze engins et deux lances. Un riverain, réveillé "par un bruit de cloches très étrange", a témoigné sur LCI : "Je me suis dit qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas, car ce n'est pas du tout le bruit que fait la cathédrale d'habitude." "De ce ce que je peux voir, il y a de plus en plus de fumée", a-t-il ajouté alors que les flammes n'étaient plus visibles, selon Ouest-France, vers 8h30.A 10h, le chef des pompiers de Loire-Atlantique annonçait sur BFMTV que l'incendie était "circonscrit" mais que ses hommes allaient devoir rester mobilisés toute la journée. Il a ajouté que cet incendie ne pouvait pas être comparé avec celui qui a eu lieu dans la même cathédrale en 1972 ou avec celui qui a en partie ravagé Notre-Dame de Paris en avril 2019.Le Premier ministre Jean Castex a tenu sur Twitter à avoir quelques mots de soutien aux pompiers mobilisés pour combattre cet incendie et à exprimer sa solidarité aux Nantais. Il a ensuite annoncé qu'il se rendrait sur place en début d'après-midi, en compagnie de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot et de Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur. Emmanuel Macron a également publié sur le réseau social un message de soutien.
Mindy, la fille de Loana s'est confiée au magazine Closer. Dans un entretien très poignant, elle raconte son enfance particulière et explique comment son père biologique n'a appris son existence que trois après sa naissance.
'On lui a fait croire que j'étais mort-née ». Confiée à la DDASS quelques mois après sa naissance, la jeune femme a ensuite vécu dans une famille d'accueil. La lycéenne de 18 ans n'a pas revu sa mère depuis 15 ans. Quelques mails ont été échangés, rien de plus. Mais dans les colonnes de Closer, Mindy ne se montre pas rancunière et pardonne à sa mère. Une mère qui a multiplié les déboires depuis son succès à Loft Story en 2001, avec des tentatives de suicide, prise de poids ou encore conflits avec ses anciens compagnons.«Maman, je suis ravie que tu ailles mieux. Je respecte tes choix. Dix-huit ans ont passé mais il est important que tu le saches, je ne t'en veux pas». Mindy, actuellement en terminale ES dans un lycée d'Antibes envoie un message à sa mère pour renouer des liens : «Je suis là, ma porte n'est pas fermée». Contactée par Closer après la parution du numéro, Loana a réagi avec beaucoup d'émotions : « Grâce à vous, j'ai vu des photos de ma fille et je la trouve magnifique ».
Le père du nouveau Premier ministre a accordé une interview à Europe 1 samedi 4 juillet. Il y parle de l'appétence de son fils pour les dossiers sociaux et de ses « très bons contacts avec les syndicats ».
Claude Castex a dit sa fierté de voir son fils nommé Premier ministre. C'était samedi 4 juillet au matin, au micro d'Europe 1. « Il n'a jamais reculé quand il s'agissait de s'occuper de sa commune [Prades, dans les Pyrénées-Orientales], de son département et maintenant de l'État », a-t-il assuré. Nommé successeur d'Édouard Philippe la veille, Jean Castex était récemment passé de l'anonymat à "Monsieur déconfinement", avant d'être propulsé à la tête du gouvernement. Alors que la tâche s'annonce rude, son père a tenu à souligner l'appétence de son fils pour les dossiers sociaux. "Il a déjà été directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère du Travail, il a de très bons contacts avec les syndicats. Une partie importante va se jouer sur la réforme des retraites, parce qu'elle a été mise entre parenthèses pendant l'épidémie, mais il va bien falloir la reprendre", rappelle-t-il.« Du bon stress » Cependant Claude Castex avoue qu'il ne s'« attendait pas à un poste aussi prestigieux ». Ça a été « une surprise (...) Après ce qu'il a fait en tant que 'Monsieur déconfinement' (il s'est occupé du déconfinement au sein du gouvernement à partir du mois d'avril, ndlr.), je m'attendais à ce qu'il ait un poste de ministre lors du remaniement. Mais, en aucun cas, je m'attendais à un poste aussi prestigieux », raconte Claude Castex.Son fils lui a appris la bonne nouvelle dès jeudi soir, veille de la grande annonce. « Il m'a appelé pour me prévenir. Il sortait de l'entretien avec le président et le Premier ministre. Il ne m'a pas parlé longtemps, il m'a simplement dit que c'était un poste difficile dans une situation difficile et délicate, compte tenu de l'état de la France », ajoute l'ancien chef d'entreprise.Justement, compte tenu du travail qui attend le nouveau Premier ministre, son père l'avoue, il ne peut pas s'empêcher de stresser un peu. « Mais c'est du bon stress, je ne peux qu'être heureux pour lui. Pour un père, c'est une fierté d'avoir un fils Premier ministre. »
Il a assuré aux policiers qu'il voulait acheter une canette de Redbull. Un garçon de 11 ans a été contrôlé vendredi 29 décembre au volant d'une Audi A5, la voiture de son oncle, au Mans (Sarthe), rapporte dimanche 31 décembre France Bleu Maine.
Ce sont les piétons qui ont donné l'alerte, surpris d'apercevoir une si jeune personne au volant du puissant bolide. Les forces de l'ordre ont fini par l'interpeller à proximité du circuit des 24 Heures du Mans, précise la radio locale. Voyant la police approcher, il panique et lève les pieds des pédales. Le véhicule doté d'une boîte automatique poursuit sa route et finit sa course... dans la fourgonnette de police. Les agents de police procèdent au contrôle du chauffard qui s'avère être un jeune garçon de 11 ans. "Les forces de l'ordre se rendent vite compte qu'ils n'avaient pas à faire à de la grande délinquance", avance France Bleu Maine. Par chance, le jeune pilote, qui savait conduire malgré son jeune âge, est sorti indemne de l'accident. Seul un policier a été légèrement blessé dans la collision. Son état de santé ne nécessite aucun jour d'incapacité totale de travail (ITT), conclut la radio.
L'an dernier, la découverte des mêmes impuretés avait conduit au retrait de nombreux lots de médicaments de la famille des sartans, prescrits à des patients souffrant d'hypertension artérielle et d'insuffisance cardiaque.
L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé jeudi 26 septembre que l'Azantac, un médicament anti-ulcère, allait être retiré de la vente. En cause : la découverte de nitrosamines, des impuretés classées comme cancérogènes probables. Dans le même temps, l'Agence européenne du médicament (EMA) a demandé aux laboratoires pharmaceutiques de passer en revue l'ensemble de leurs médicaments vendus en Europe pour y détecter "l'éventuelle présence" de ces molécules, dont la présence est probablement liée à un problème dans le procédé de fabrication des médicaments.Des rappels en France et aux États-UnisLe rappel en France porte sur l'ensemble des médicaments en comprimé à base de ranitidine, un antihistaminique principalement utilisé pour traiter le reflux gastro-oesophagien. Il s'agit de comprimés pelliculés ou effervescents commercialisés sous le nom Azantac par GlaxoSmithKline et sous formes génériques par Arrow, Biogaran, EG Labo, Mylan et Zentiva, a détaillé l'ANSM dans un point d'information."Des rappels de lots sont également réalisés dans d'autres pays européens commercialisant ce médicament", ajoute l'agence. C'est aussi le cas dans certains pays ailleurs dans le monde (Canada, Maroc...). Aux États-Unis, le laboratoire Sandoz a annoncé mardi le "rappel volontaire" de 14 lots concernés par la présence de ces impuretés."Pas de risque aigu pour la santé"L'EMA avait annoncé le 13 septembre la mise sous revue des médicaments à base de ranitidine "après des tests montrant que certains de ces produits cintienne une impureté appelée N-nitrosodiméthylamine (NDMA)". "Des investigations sont en cours pour évaluer le risque lié à l'exposition à cette impureté. Dans cette attente, la fabrication de ces spécialités est interrompue", explique l'ANSM."La présence potentielle de NDMA n'induit pas de risque aigu pour la santé des patients : il n'est donc pas nécessaire de stopper immédiatement votre traitement ni de rapporter vos boîtes en pharmacie", assure toutefois l'agence française. En revanche, le médicament n'étant plus disponible en pharmacie, il n'est plus possible de se voir délivrer de nouvelles boîtes. Les médecins sont ainsi invités à prescrire des traitements alternatifs "lorsque la prescription d'un antisécrétoire est indispensable".Au deuxième semestre 2018, la découverte des mêmes impuretés avait conduit au retrait de nombreux lots de médicaments de la famille des sartans, prescrits à des gens souffrant d'hypertension artérielle et d'insuffisance cardiaque. L'EMA exige depuis janvier des fabricants qu'ils contrôlent les teneurs des substances incriminées directement sur les substances actives utilisées pour fabriquer ces médicaments. Et ce avant toute mise en production des comprimés.
Confrontée à des incendies de voitures à répétition, la maire de la commune de Saône-et-Loire interdit aux jeunes de moins de 18 ans de sortir dans la ville entre 22 heures et 6 heures.
La maire de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) ne veut plus de voitures incendiées. Confrontée à une recrudescence d'actes de malveillance, Marie-Claude Jarrot (LR) a décidé d'instaurer dans sa ville un couvre-feu pour les mineurs, a-t-on appris dimanche 4 novembre.Le texte vise à interdire aux habitants de moins de 18 ans de sortir dans la ville entre 22h00 et 6h00. Des CRS venus de Tours doivent renforcer les effectifs locaux afin d'aider au maintien de l'ordre public. De surcroît, l'élue en appelle à la responsabilité des parents qui "doivent tenir leurs enfants chez eux".Cette décision est intervenue à l'issue d'une réunion, au commissariat de la ville, à laquelle Marie-Claude Jarrot a participé avec les maires des trois autres communes du bassin minier (Saint-Vallier, Blanzy et Sanvignes), victimes d'incendies de véhicules et de poubelles en marge de la fête d'Halloween, ainsi que le sous-préfet d'Autun.Samedi 3 novembre, un concessionnaire automobile excédé par l'incendie de 13 véhicules dans son garage, survenu dans la nuit, avait déposé devant l'Hôtel de Ville de Montceau une des carcasses calcinées. Il avait inscrit sur celle-ci : "Insécurité, 13 voitures brûlées, ras-le-bol", selon le Journal de Saône-et-Loire (JSL).D'après des images de vidéo-surveillance de l'établissement, deux hommes sont venus mettre le feu à une BMW ayant fini sa course contre un mur, vendredi soir dans l'agglomération, après avoir été prise en chasse par la police qui intervenait sur un feu de poubelles, raconte le quotidien régional. Dans la nuit de samedi à dimanche, plusieurs autres véhicules ont été brûlés volontairement dans un quartier de la ville.