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Alors qu'il improvisait mercredi une balade dans la Vieille ville de Jérusalem, le président français a demandé avec insistance à des policiers israéliens de bien vouloir le laisser entrer dans l'église Sainte-Anne.
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La scène n'est pas sans rappeler le "Do you want me to go back to my plane?" de Jacques Chirac, il y a 24 ans. Invité par Israël pour commémorer jeudi le 75e anniversaire de la libération du camp nazi d'Auschwitz, Emmanuel Macron a improvisé mercredi 22 janvier une balade dans la Vieille ville de Jérusalem. Un léger accrochage a eu lieu près de la basilique Sainte-Anne entre un membre des forces de sécurité israéliennes et des membres du groupe de sécurité d'Emmanuel Macron, quelques heures avant la visite prévue du président français sur le site, selon des journalistes sur place. Un membre des forces de sécurité israéliennes est, dans un premier temps, entré dans la basilique, propriété de la France, puis en est ressorti. Lorsqu'il a tenté d'y entrer à nouveau, il en a été expulsé par des membres du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), ont indiqué plusieurs journalistes présents, évoquant des éclats de voix. Un de ces journalistes a affirmé que deux hommes s'étaient pris par le col.Emmanuel Macron a alors haussé le ton. "I don't like what you did in front of me" (Je n'aime pas ce que vous avez fait devant moi"), a crié le chef de l'État à un policier israélien, lui demandant de quitter l'église. "Nobody has to provoke nobody" ("personne ne provoque personne") et "we know the rules" ("nous connaissons les règles"), a-t-il poursuivi dans un anglais approximatif, visiblement excédé.En 1996, Jacques Chirac s'était emporté exactement au même endroit contre des soldats israéliens qui l'encadraient de trop près en lançant son désormais célèbre "Do you want me to go back to my plane?" (Voulez-vous que je remonte à bord de mon avion?), avant d'exiger que les militaires sortent du domaine de Saint-Anne.
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L'empoisonnement de l'opposant russe Alexeï Navalny, victime selon Berlin d'un agent neurotoxique, marque le début d'un "nouveau chapitre" dans l'histoire des violences du Kremlin contre ses adversaires, selon un allié de M. Navalny interviewé jeudi par l'AFP.
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"C'est sans conteste un événement critique. Jamais un agent toxique d'origine militaire n'avait été employé contre le leader de l'opposition russe sur le territoire national", a estimé Ivan Jdanov."C'est un nouveau type de violence, une nouvelle façon de s'en prendre aux opposants. C'est évidement un nouveau chapitre de l'histoire russe", a-t-il ajouté lors d'une interview au siège du Fonds de lutte contre la corruption (FBK) à Moscou, l'organisation fondée par Alexeï Navalny.Directeur du FBK et avocat de profession, Ivan Jdanov, 32 ans, a accusé le Kremlin de porter la responsabilité de cette attaque car "l'accès à ce type de poison, à des agents toxiques militaires n'est pas possible pour un simple criminel".Selon lui, le pouvoir va désormais chercher à "rendre les choses le moins clair possible" afin de se dédouaner."L'Etat russe va imaginer les versions les plus absurdes, les plus insensées, pour expliquer ce qui s'est passé. C'est leur façon de travailler", a affirmé M. Jdanov.Dès jeudi, le député nationaliste Andreï Lougovoï, cité par l'agence publique TASS, a par exemple soutenu que M. Navalny aurait pu être empoisonné en Allemagne, où il est actuellement hospitalisé.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a lui indiqué qu'il n'existait "aucune raison" d'accuser Moscou dans cette affaire et a appelé l'Occident à se garder de tout "jugement hâtif".- Elections à venir -Selon le gouvernement allemand, des examens approfondis ont apporté la "preuve sans équivoque" de l'emploi contre l'opposant russe d'un agent chimique neurotoxique de type Novitchok.Mis au point par les Soviétiques dans les années 1970 en tant qu'arme chimique, ce poison avait déjà été utilisé contre l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia en 2018 en Angleterre, selon les autorités britanniques, des accusations rejetées par Moscou.Militant anti-corruption, Alexeï Navalny, 44 ans, a été hospitalisé en Sibérie fin août après avoir fait un malaise dans un avion. Il avait ensuite été transporté à Berlin où il reste dans un état grave.La justice russe n'a toujours pas ouvert d'enquête après cet événement, malgré les demandes de l'organisation de M. Navalny, qui subit régulièrement des pressions et des perquisitions.Selon M. Jdanov, l'empoisonnement de M. Navalny pourrait être un moyen de priver l'opposition d'un leader charismatique, dans le contexte de mouvements de protestation historiques à Khabarovsk, en Extrême-Orient russe, et au Bélarus voisin."Un mouvement de protestation est plus fort avec un leader", juge Ivan Jdanov.D'après lui, cette attaque contre l'opposant va toutefois permettre d'attirer davantage l'attention des Russes lors des élections régionales de septembre, lors desquelles le parti au pouvoir fait face à plusieurs candidats indépendants, dont des alliés d'Alexeï Navalny.Se disant optimiste quant à l'amélioration de la santé de ce dernier, Ivan Jdanov a assuré que son organisation allait continuer à fonctionner jusqu'à son retour. Depuis son empoisonnement, ses équipes ont publié deux nouvelles enquêtes dénonçant la corruption des élites russes.
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Le chef de l'État a remercié les soldats qui, a-t-il déclaré, permettent aux Français de passer les fêtes de fin d'année "en sécurité".
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"Ils sont là et grâce à eux nous sommes heureux en sécurité". Dans un message enregistré et diffusé sur France 2, mardi 25 décembre, Emmanuel Macron a rendu hommage aux soldats français et plus particulièrement à ceux qui se trouvent hors des frontières. "Ils nous protègent et ils luttent contre le terrorisme islamiste", a-t-il solennellement déclaré, face caméra.Le président de la République a exprimé sa "gratitude" aux familles de militaires pour "leur part de sacrifice" et a appelé l'ensemble des Français à avoir une pensée pour "nos soldats, leurs familles, nos blessés et nos disparus". "Face à la menace qui est permanente, ils ont choisi de s'engager", a-t-il poursuivi.L'armée épargnée par les "économies"Cette allocution a été diffusée à la fin d'une émission spéciale de plus de deux heures consacrée aux soldats et présentée par Michel Drucker à Abidjan. L'enregistrement du message a, lui, été effectué le week-end précédent sur la base militaire française de N'Djamena, au Tchad, où le chef des armées s'était rendu pour réveillonner avec les troupes de l'opération Barkhane.Au Tchad, Emmanuel Macron avait souligné que le budget de l'armée ne serait pas affecté par les "économies" à faire, après les quelque 10 milliards de mesures prises en réponses à la crise de "gilets jaunes". Il avait alors déjà rendu hommage aux soldats, notamment ceux de l'opération Sentinelle, dont l'un avait blessé Chérif Chekatt, auteur d'une attaque qui a fait cinq morts à Strasbourg.Au plus bas dans les sondages, le Président a reconnu des erreurs depuis son arrivée au pouvoir en mai 2017 et multiplie messages et rencontres avec la population. "Brigitte se joint à moi pour souhaiter un joyeux Noël à chacun d'entre vous", a ainsi tweeté le chef de l'État.
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Lundi, les températures devraient dépasser les 30 degrés dans le nord-est de la France et avoisiner les 35 degrés sur la moitié sud et le Centre.
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Deux pics de chaleur sont attendus sur l'Hexagone la semaine prochaine. Lundi 27 juillet, la journée s'annonce "bien ensoleillée" et "très chaude" sur la plus grande partie du pays, à l'exception des régions proches de la Manche, prévient Météo France. Les températures devraient dépasser les 30 degrés dans le nord-est du pays et avoisiner les 35 degrés sur la moitié sud et le Centre. Le mercure pourrait atteindre localement 37 degrés près de la Basse vallée du Rhône, et dans une zone allant des Midi-Pyrénées au Centre-est. Après une légère baisse des températures en milieu de semaine,le mercure devrait remonter à partir de jeudi avec des températures dépassant les 30 degrés en Nouvelle-Aquitaine, en Auvergne ou encore dans le Sud-Ouest. Le mercure pourrait même frôler les 40°C dans le sud de la France vendredi prochain, indique de son côté La Chaîne Météo. Selon La Chaîne Météo, ces pics de chaleur sont liés à la remontée de bouffées d'air d'origine saharienne.
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Selon des informations de Mediapart, un ancien joueur roumain accuserait Bernard Tapie d'avoir acheté un match de Ligue des Champions en 1993. L'année même où l'OM remportera son unique titre européen.
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Décidément, les temps sont durs pour Bernard Tapie. L'homme d'affaires et ancien président de l'OM, atteint d'un cancer, serait, selon Mediapart, de nouveau rattrapé par une affaire concernant l'époque où il présidait le club de la cité phocéenne. Mediapart dévoile en effet le témoignage de l'ancien joueur et sélectionneur roumain, Cornel Dinu, qui l'accuse d'avoir corrompu un arbitre en 1993. Les faits se seraient produits lors du match face au FC Bruges en phase de poules, qualifiant le premier pour la finale de la compétition. La légende roumaine raconte comment il aurait convaincu Bernard Tapie. "Ce mec est étrange. Il aime se vanter, il prétend être incorruptible, mais nous savons, dans notre monde du football roumain, qu'il est difficile pour quiconque de résister aux tentations", lui aurait-il dit, à propos de l'arbitre de la rencontre Ion Craciunescu. Complice du Français, Cornel Dinu aurait également demandé à son compatriote de ne pas sanctionner Basile Boli d'un carton jaune. Une décision cruciale, afin de permettre au Français de participer à la finale face au Milan AC. 20 000 dollars versés ? Sélectionneur de la Roumanie en 1993 et secrétaire d'État aux Sports en 1989, Cornel Dinu avance qu'il aurait rencontré Tapie à plusieurs reprises au début des années 1990. L'ancien président marseillais aurait alors parlé à des joueurs belges et les aurait achetés en leur demandant de "baisser le pied". Une somme de 20 000 dollars aurait été versée. Les faits, qui se seraient déroulés le 21 avril 1993, il y a plus de 25 ans donc, sont sans doute prescrits, et ont provoqué l'ire de Bernard Tapie, qui s'est fendu d'une réponse ce vendredi à Mediapart. "Ce monsieur a intérêt d'apporter des éléments de preuves ou des témoignages de ce qu'il avance ! Trente ans après, il a mis du temps pour mettre sa conscience en paix ! Mais devant les tribunaux saisis, y compris pour vous, il ne sera pas compliqué de démontrer qu'il s'agit de délire." Au final, l'OM s'imposera 1-0 face à Bruges, et Basile Boli sera l'unique buteur de la finale face à Milan qui donnera la victoire aux siens. Toujours atteint d'un cancer de l'œsophage, Bernard Tapie a avoué avoir rechuté ces derniers jours. Sa dernière apparition à la télévision, au soir des résultats des Européennes sur France 2, avait "choqué" les téléspectateurs, en particulier à cause de son extinction de voix.
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Dans un rapport remis mardi au gouvernement, l'inspecteur des finances Laurent Vachey propose notamment de viser certaines niches fiscales, de créer de nouveaux "prélèvements obligatoires", mais écarte une nouvelle journée de solidarité pour financer la "cinquième branche" de la Sécu.
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Le Parlement a adopté définitivement en juillet le projets de loi validant la création de la nouvelle branche "autonomie" de la Sécurité sociale. Cette "cinquième branche", qui doit regrouper les budgets consacrés aux personnes âgées et aux personnes handicapées, a besoin de un milliard d'euros en 2021 et trois à cinq milliards d'ici à 2024, afin de concrétiser la réforme du "grand âge" promise par Emmanuel Macron. Chargé en juin dernier de trouver ces milliards, l'inspecteur des finances Laurent Vachey a remis mardi 15 septembre son rapport au gouvernement. Pour aller au-delà, cet énarque, qui a dirigé jusqu'en 2011 la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) propose notamment de puiser dès l'an prochain dans la cagnotte du Fonds de réserve des retraites et de réorienter une partie des recettes d'Action logement, déjà dans le collimateur de l'exécutif.Mais ce jeu de vases communicants ne suffira pas à répondre aux enjeux. Laurent Vachey avance donc "des mesures d'économies" sur les allocations les plus coûteuses, celles destinées aux adultes handicapés (AAH) et aux personnes âgées dépendantes (APA). Il envisage aussi de rogner plusieurs niches fiscales et sociales : crédit d'impôt pour les particuliers employeurs, exonération de cotisations pour les seniors recourant à une aide à domicile, réduction d'impôt pour les résidents d'Ehpad.Il n'exclut pas en outre "d'éventuels prélèvements obligatoires", visant aussi bien les retraités (hausse de la CSG pour les plus aisés, baisse de l'abattement de 10% pour le calcul de l'impôt sur le revenu) que les actifs (moins d'abattements de cotisations pour les salaires élevés) et les héritages (hausse des "droits de mutation").Sont en revanche écartées d'emblée les pistes d'une deuxième "journée de solidarité", qui rapporterait pourtant 3 milliards d'euros, et d'une "assurance complémentaire généralisée" défendue par les mutuelles et les assureurs santé.La création de cette nouvelle branche doit être actée dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2021, présenté par le gouvernement dans les prochaines semaines. Les mesures relatives à son financement proposées dans ce rapport, qui devraient s'avérer très impopulaires, "devront continuer à être travaillées, en concertation avec l'ensemble des partenaires, dans les prochains mois", a assuré mardi dans un communiqué le ministère des Solidarités et de la Santé
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L'Assemblée nationale va changer. C'est la volonté de son président, François de Rugy, qui a donné pour mission à des groupes de travail "transpartisans" de proposer des mesures pour réformer le travail parlementaire.
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Principale piste : doter les parlementaires d'un contrôle plus important, voire contraignant du gouvernement. Mais les députés veulent aussi se rapprocher de la population.François de Rugy a défendu mercredi 13 décembre des réformes à venir de l'institution pour "renforcer son autonomie, son indépendance". Il s'agit de "renforcer l'Assemblée nationale, sa crédibilité, son autonomie, son indépendance" et "je le redirai autant de fois que nécessaire", a martelé le locataire du "perchoir", alors que l'opposition a déjà émis des critiques sur un possible "affaiblissement" du Parlement.► MIEUX CONTRÔLER L'ACTION DU GOUVERNEMENTL'un des groupes de travail parlementaire plaide donc pour des "moyens d'expertise nouveaux", y compris des "moyens propres" au Parlement, pour contrôler et évaluer l'action du gouvernement. Le groupe suggère aussi le recours au Conseil d'Etat pour un avis sur toute proposition de loi inscrite à l'ordre du jour, et à la Cour des comptes sur l'exécution des budgets notamment. Toute instance parlementaire chargée d'une mission de contrôle ou d'évaluation doit aussi disposer des pouvoirs de convocation, de communication et de contrôle sur pièces et sur place, actuellement réservés à un nombre restreint d'activités, demande le groupe.Pour "valoriser" le contrôle, il est notamment recommandé pour le Parlement un "pouvoir d'injonction en contraignant le gouvernement à répondre à ses recommandations", ou un droit de suite des députés permettant d'entendre les ministres six mois après leur rapport. L'objectif est d'"attirer l'attention du gouvernement pour le mettre devant ses responsabilités" mais aussi que "les députés y trouvent leur compte", a expliqué le rapporteur à l'AFP.► DROIT DE PÉTITION DES CITOYENS ÉLARGISelon Le Parisien, une proposition de réforme prévoit qu'un texte pourra être remis à l'Assemblée ou au Sénat -qui s'engagerait à l'étudier-, s'il a été signé par un nombre minimum de personnes.► UN LIEU DE CONTACT AVEC LA POPULATIONSi l'Assemblée est la maison du peuple, il faut le traduire dans les faits. Ainsi, un "parlementarium" pourrait voir le jour, dans lequel le public pourrait se rendre pour y bénéficier de services. Pourraient notamment y être mis à disposition du grand public un grand nombre d'informations qui rendraient l'Assemblée plus transparente : agendas de l'institution, travaux du bureau, des commissions mixtes paritaires ou de la conférence des présidents...► RACCOURCISSEMENT DE LA PROCÉDURE LÉGISLATIVELes députés proposent de réduire le temps nécessaire pour fabriquer les lois. Un texte ne serait examiné qu'une seule fois à l'Assemblée et au Sénat, contre deux aujourd'hui. Si un compromis n'est pas trouvé entre les deux chambres, les députés auraient le dernier mot, sans nouvelle lecture.► S'ASSURER DE L'APPLICATION RÉELLE D'UNE LOIPour éviter qu'une loi votée ne soit finalement jamais appliquée, les députés veulent instaurer un contrôle obligatoire de l'application d'une loi 6 mois après son entrée en vigueur, indique Le Parisien. Deux députés, un de la majorité et un de l'opposition en seraient chargés. Le gouvernement aurait un an pour prendre les mesures d'applications, après quoi, la loi devrait de nouveau être votée.► RÉDUIRE LE NOMBRE DE PARLEMENTAIRESParmi les évolutions constitutionnelles proposées, plusieurs rejoignent des engagements d'Emmanuel Macron: réduction de 30% du nombre de parlementaires, dose de députés élus à la proportionnelle fixée à 22%, cumul limité à trois mandats dans le temps, y compris pour les grands élus locaux.
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Donald Trump avait déjà annoncé la couleur. Le candidat républicain a déposé une plainte lundi contre les autorités du comté de Clark.
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Une plainte immédiatement rejetée par une juge du Nevada.Selon CNN, les avocats de Donald Trump ont déposé hier une plainte concernant le déroulement du vote anticipé dans ce comté, qui s'était déroulé du 22 octobre au 4 novembre. Le candidat républicain reproche aux autorités d'avoir laissé ouverts des bureaux de vote, deux heures de plus que l'horaire prévu initialement, ce que dément formellement un porte-parole du comté de Clark. Selon lui, les électeurs se trouvaient déjà dans la file d'attente à l'heure de fermeture du bureau de vote. Et selon la loi électorale américaine, toute personne arrivée avant l'heure de fermeture doit être autorisée à voter.La plainte de Donald Trump visait plus particulièrement le bureau de vote du grand Las Vegas, où les minorités se sont déplacées massivement pour voter. De quoi inquiéter le clan Trump dans un Etat clé comme le Nevada.
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619 salariés de l'usine Michelin de La Roche-sur-Yon seront licenciés d'ici fin 2020, suite à sa fermeture. Alors que dans un premier temps ils avaient été sommés de devoir rendre ou racheter leurs pneus à la fin de leurs contrats, l'entreprise a fait marche arrière face aux pressions.
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La nouvelle tombait comme un couperet le jeudi 10 octobre dernier : l'usine Michelin de La Roche-sur-Yon fermerait d'ici la fin de l'année 2020. Conduisant au licenciement de 619 salariés. Comme le rapporte Ouest-France, l'inquiétude montait d'ores et déjà "depuis la mi-septembre pour la production de pneus poids-lourds à La Roche-sur-Yon". Si les salariés partiront avec une indemnité, l'entreprise leur a dans un premier temps demandé de rendre ou de racheter leurs pneus de voiture. Une annonce qui a fait polémique, notamment auprès de la CGT, qui avait refusé de signer le plan d'accompagnement social. Face aux résistances, l'entreprise a finalement fait marche arrière. La décision a été prise dans la soirée du samedi 1er février, face au tollé provoqué par cette annonce. La communication de Michelin a sobrement annoncé que "le groupe avait examiné la question ce samedi et (que) les salariés pourront garder leurs pneus". "Une mesquinerie" de la directionPour le syndicat, cette règle n'était autre qu'une "mesquinerie" de la part de la direction. Le délégué syndical CGT du site, Antony Guilloteau, affirmait sur Ouest-France : "Un mec qui se fait dégager après 30 ans de boîte, on peut lui payer ses pneus quand même, ça ne va pas couler l'entreprise !". Les pneus concernés sont un avantage en nature offert aux employés du géant du pneu, qui disposent d'une promotion permettant de s'équiper de quatre pneus neufs pour le prix d'un. Avant le changement de réglementation de l'Urssaf, en 2012, les salariés pouvaient bénéficier de quatre pneus par an, en échange d'une cotisation annuelle d'environ 20 euros. Si le prix de rachat était raisonnable, 20 ou 30 euros par pneu selon Antony Guilloteau, et établi en fonction du niveau d'usure, le problème reposait sur la symbolique du geste.
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L'ONU, plongée dans l'incertitude par le retrait brutal du Chili, avait fait savoir mercredi qu'elle "étudiait les alternatives" pour accueillir la COP25.
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Initialement prévue au Chili, la conférence internationale sur le climat, COP25, se tiendra finalement en Espagne début décembre, a annoncé l'ONU vendredi 1er novembre. "Nous sommes heureux d'annoncer que le bureau de la COP a convenu que la #COP25 aura lieu du 2 au 13 décembre à Madrid en Espagne", a tweeté Patricia Espinosa, la responsable climat de l'ONU.Une contestation sociale qui ne faiblit pas au ChiliLe président chilien Sebastian Piñera avait annoncé mercredi que son pays, aux prises avec une contestation sociale qui ne faiblit pas, renonçait à accueillir la COP 25 en décembre, ainsi que le sommet du Forum de Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), qui devait avoir lieu à Santiago mi-novembre. L'ONU, plongée dans l'incertitude par ce retrait brutal, avait fait savoir mercredi qu'elle "étudiait les alternatives" pour accueillir la COP25. Jeudi, Sebastian Piñera avait annoncé que le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez lui avait "généreusement proposé d'organiser la COP25 à Madrid aux mêmes dates auxquelles cette conférence était programmée au Chili". Un court délaiLe gouvernement espagnol avait confirmé cette proposition, faite "vu le court délai disponible et l'importance de garantir que la COP25 se tienne normalement", et Mme Espinosa lui avait apporté son soutien.Environ 25.000 délégués, dont la jeune militante suédoise Greta Thunberg, étaient attendus à Santiago du 2 au 13 décembre pour la COP 25.
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VIDÉO. Gérard Collomb a été auditionné ce lundi 23 juillet à l'Assemblée nationale par la Commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Alexandre Benalla.
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Le ministre de l'Intérieur a nié tout manquement personnel, renvoyant la responsabilité d'éventuels manquements sur le préfet de police et le cabinet d'Emmanuel Macron à l'Élysée. Une défense qui a suscité les railleries du député Rassemblement national (RN, ex-Front national) Gilbert Collard.Gérard Collomb a dû affronter un feu nourri de critiques venant de l'opposition lors de son audition. Gilbert Collard n'a pas mâché ses mots au moment de prendre la parole : "On a l'impression que tout se passe à l'insu de votre plein gré", a-t-il lancé au ministre de l'Intérieur. Une citation rappelant la défense du coureur cycliste, Richard Virenque, lors de l'affaire de dopage de l'équipe Festina sur le Tour de France 1998. "Votre connaissance a disparu. Vous avez perdu connaissance !""Vous ne connaissez pas Benalla. Vous ne voulez pas qu'il ait un port d'arme. Il a un port d'arme. Qui intervient par-dessous vous ? Il a le grade de brigadier et devient Lieutenant-colonel. Grâce à qui ?", a poursuivi Gilbert Collard, avant de lancer : "Il est dans la salle de commandement et vous ne le connaissez pas, alors qu'on le voit sur de nombreuses photos aux côtés du Président. Vous dites 'à ma connaissance il n'y a pas de circuit parallèle', mais votre connaissance a disparu. Vous avez perdu connaissance !"Pendant son audition, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb avait affirmé qu'une autorisation de porter une arme pour Alexandre Benalla avait été prise, dans "un arrêté du préfet de police", et que son cabinet "n'en avait pas été avisé". De son côté le préfet de Paris, Michel Delpuech, a expliqué avoir autorisé le port d'arme de l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron après une demande de l'Élysée, "dans le cadre des fonctions liées à la sécurité qu'exerçait Alexandre Benalla". Gérard Collomb avait également indiqué que l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron avait "sollicité à plusieurs reprises les services du ministère de l'Intérieur pour obtenir une autorisation de port d'arme, la première fois en 2013, en janvier 2017 - donc avec mes prédécesseurs - et enfin en juin 2017 auprès de mon cabinet"."Toutes ces demandes ont été refusées car Alexandre Benalla ne remplissait pas les conditions requises, l'exposition à des risques exceptionnels d'atteinte à sa vie, pour se voir délivrer une telle autorisation ministérielle", a poursuivi Gérard Collomb. "Toutefois, par un arrêté du préfet de police du 13 oct 2017, Alexandre Benalla s'est vu délivrer une autorisation de port d'arme sur un autre fondement du code de la sécurité intérieure, sans que mon cabinet n'en ait été avisé. Je l'ai découvert mercredi dernier", a-t-il assuré.
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Un mois avant sa sortie dans les salles, le film "Bécassine !" de Bruno Podalydès fait l'objet d'un appel au boycott de la part d'indépendantistes bretons.
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La célèbre nourrice bretonne Bécassine adaptée au cinéma par Bruno Podalydès, dans un film éponyme qui doit sortir le 20 juin en France, fait actuellement l'objet d'une campagne appelant au boycott par des indépendantistes bretons. Le collectif Dispac'h, indépendantistes de gauche, estime dans un communiqué, envoyé aux cinémas de la région, que la figure de Bécassine, créée par Joseph Pinchon et de Caumery, donne "une image dégradante de la Bretagne". Pour eux, ce personnage "a été inventé dans les journaux de la bourgeoisie parisienne qui aime se moquer des individus qu'elle exploite et opprime à longueur de journée". Le collectif prévient qu'en cas de programmation du film, "nous annonçons une campagne de boycott actif qui ne prendra fin qu'avec la déprogrammation de 'Bécassine !'".
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Elle est soupçonnée de destruction de preuve en vue de faire obstacle à la vérité.
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La mère de l'un des deux hommes suspectés du meurtre de Mireille Knoll a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire, rapporte Le Parisien mardi 10 avril. La victime, dont la confession juive a eu, semble-t-il, un rôle dans son calvaire, avait été retrouvée lardée de coups de couteau et en partie calcinée, le 23 mars dernier à Paris. Zoulikha K., la mère de Yacine M., est soupçonnée d'avoir lavé le couteau utilisé pour commettre le meurtre. Deux hommes ont été mis en examen dans cette affaire pour "homicide volontaire à raison de l'appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et sur personne vulnérable". Il s'accusent mutuellement du crime. L'un d'eux, né en 1989, était un voisin de l'octogénaire et avait l'habitude de lui rendre visite; l'autre est un ami de ce dernier, un jeune homme de 21 ans, sans domicile fixe.D'après des sources proches de l'enquête, le mobile privilégié par les enquêteurs est celui d'un vol visant l'octogénaire en état de faiblesse - même si cette dernière vivait très modestement -, vol qui vire au meurtre. Le caractère antisémite a également été retenu, notamment au vu des déclarations des deux suspects, dans cette affaire encore entourée de zones d'ombre et qui suscite une condamnation au plus haut niveau de l'exécutif.
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L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy balance. S'il salue la "vague conservatrice" qu'a initiée François Fillon, Patrick Buisson s'est attaqué au programme du désormais candidat de la droite à la présidentielle, qu'il considère coincé "dans la contradiction entre conservatisme et libéralisme", ainsi qu'au mode de désignation instauré par la primaire.
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"Croire que le programme économique de François Fillon est l'explication de son succès serait un contresens", a affirmé Patrick Buisson mardi 29 novembre au micro de France Inter. Selon lui, le candidat sera obligé de se détacher de son programme libéral économique, au "risque de se faire enfermer dans l'image de candidat du patronat".Dans un entretien au Parisien, il ajoute que le succès de François Fillon "s'explique par deux facteurs : il est apparu capable de restaurer la fonction présidentielle dans sa dignité et sa sobriété, et il a attiré un électorat davantage préoccupé par l'abrogation de la loi Taubira que par la suppression de l'ISF".- "LA PRIMAIRE EST UNE RÉGRESSION DÉMOCRATIQUE" -La primaire à droit, une bonne idée ? Absolument pas, rétorque Patrick Buisson, qui fustige une forme de suffrage conditionnée aux revenus des votants. "La primaire est une régression de la démocratie", a-t-il affirmé sur France Inter. "Les partis l'ont inventée pour tenter de se relégitimer. Mais c'est un rétablissement du suffrage censitaire : on fait en sorte de confier à une minorité partisane le choix du candidat proposé à la majorité."La solution réside dans le référendum. "La légitimité s'évapore de plus en plus vite" et il y a urgence à rétablir le lien avec les citoyens, profondément entamé durant les mandats de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, pour Patrick Buisson. "Aujourd'hui, il faut demander aux Français leur assentiment sur les questions de fond, par le référendum. Depuis le Brexit il y a un mépris, on dit : le peuple, quand on lui donne la parole, c'est épouvantable."Celui qui a compté parmi les hommes les plus influents du quinquennat Sarkozy, désormais brouillé avec l'ancien président depuis l'affaire des écoutes, estime que le problème qui touche la politique française à l'heure actuelle vient du "mépris" envers les "classes populaires". "La France sénatoriale et provinciale de François Fillon n'est pas la France en souffrance des catégories populaires, qui ne sont pas allées voter", a-t-il ajouté au Parisien.Quant à l'élimination de Nicolas Sarkozy dès le premier tour de la primaire, l'ancien proche juge qu'"il a fait une campagne à contresens, grossièrement populiste". "Je ne me reconnais absolument pas dans cette campagne caricaturale et vulgaire avec la double portion de frites, les Gaulois, etc.", a-t-il tranché.
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Malgré les restrictions sanitaires censées être toujours en vigueur, la soirée de dimanche a occasionné de grands rassemblements, sans respect de la distanciation ou des gestes barrière. Le long du canal Saint-Martin bondé pour une soirée électro, les forces de l'ordre sont intervenues pour disperser les fêtards.
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Sur l'esplanade des Invalides, la nuit s'est terminée par le caillassage des véhicules de police. Des milliers de Parisiens ont profité de la Fête de la musique, dimanche 21 juin, pour se rassembler et danser dans les rues, malgré un nombre d'événements restreints et les restrictions sanitaires. Vers le canal Saint-Martin, dans le nord-est de la capitale, le coronavirus semble un lointain souvenir : sous une pluie intermittente, les quais du canal étaient bondés. Dans le jardin Villemin tout proche, les DJ ont enchaîné les morceaux devant une foule compacte de danseurs. La police a dû disperser la foule compacte dans la soirée, selon des images de CNews. Scènes similaires rue de Paradis, toujours dans le 10e arrondissement, où une foule serrée a dansé dans l'après-midi, ou rue des Archives, dans Le Marais. À Ménilmontant (20e), sur une petite place connue pour ses bars, les vendeurs de merguez étaient de sortie et des tables dressées sous des chapiteaux pour se protéger de la pluie. Pas de masques dans le public, seuls les vendeurs en portaient."Autoriser la Fête de la musique était sanitairement une erreur"Des images qui ont suscité de nombreuses réactions indignées, notamment sur les réseaux sociaux. "Ce n'est pas du tout ce que le déconfinement dit 'progressif' impliquait. Je comprends que la Fête de la musique soit libératoire mais ne pouvait-on l'éviter cette année ?", s'est interrogé Gilbert Deray, médecin-chef à la Pitié-Salpêtrière, sur Twitter. "Autoriser la Fête de la musique était sanitairement une erreur. Demander aux participants de respecter les gestes barrières était un exercice de style. Maintenir l'ordre était impossible. Une apothéose de messages contradictoires. Ce virus rend fou", a-t-il encore regretté. Dans la nuit, la situation a dégénéré sur l'esplanade des Invalides (8e) quand les forces de l'ordre sont venues disperser les rassemblements après le tir d'un feu d'artifice sauvage. Selon des images et des témoignages sur BFMTV, les fourgons de police ont été caillassés par de nombreux projectiles, notamment des bouteilles en verre.
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Selon un rapport de l'OCDE, les enseignants français pâtissent d'un manque global de formation face aux comportements perturbateurs de leurs élèves.
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Les professeurs de France sont-ils impuissants face à leurs élèves les moins disciplinés? Dans une étude intitulée "Des enseignants et chefs d'établissement en formation à vie", l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dévoile des résultats en demi-teinte pour le système éducatif français, qui peine à bien former ses agents.Les enseignants français sont moins bien préparés par rapport à leurs collègues européens, notamment dans la gestion de classe et les comportements perturbateurs des élèves. Ils sont aussi plus nombreux à signaler des problèmes de discipline. Dans le cadre de son enquête "Talis" publiée tous les cinq ans, l'institut a interrogé 260.000 enseignants et chefs d'établissement dans 48 pays et économies. Selon le document, la gestion des comportements des élèves est un point noir de la formation française des enseignants.Seul un peu plus d'un sur deux (55%) déclare avoir été formé en conséquence, contre 72% pour leurs collègues des pays de l'OCDE. Et ils ne sont que 22% à se dire "bien préparés" dans ce domaine. Dans le même temps Les profs français passent plus de temps au maintien de l'ordre dans leurs classes (17% contre 13% dans l'OCDE), et donc moins de temps à l'enseignement et à l'apprentissage (75% du temps de classe contre 78% en moyenne pour les profs des autres pays). Et plus d'un tiers des enseignants français (35%) signalent des problèmes de discipline, contre 28% en moyenne dans les pays de l'OCDE ayant participé à l'étude.Le rapport souligne également les écarts de temps d'enseignement entre les collèges avec une forte concentration d'élèves de milieux socio-économiques défavorisés et les établissements les plus favorisés, en France: 7,5 jours sur une année scolaire une fois que l'on retranche de chaque heure de cours les minutes consacrées au retour au calme.Un écart particulièrement marqué en France dû peut-être, selon l'OCDE, au fait d'envoyer dans les établissements les plus défavorisés les enseignants débutants. Or, sans surprise, les profs débutants sont moins nombreux que les profs expérimentés à se dire capables de contrôler les comportements perturbateurs en classe
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la France est suivi de près par la Bulgarie (59%), la Slovénie (59%) et l'Estonie (56%).
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Selon les chiffres publiés par Eurostat, l'office de statistique de l'Union européenne, 60 % des bébés naissent hors mariage en France. Un taux qui place la France au premier rang des pays européens des naissances hors mariage. En près de 10 ans, ce taux est passé de 52% en 2007 à 60% en 2016. Une hausse de 8 points à mettre en relation avec la baisse du nombre de mariages, souligne BFMTV. Selon les statistiques de l'Insee, le nombre de mariage dans l'Hexagone est passé de 274.000 en 2007 à 228.000 aujourd'hui.l'islande arrive en tête avec 67%Bien au dessus de la moyenne européenne qui se situe à 43%,
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La Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul) a dit jeudi être horrifiée par des informations sur la découverte d'au moins huit charniers dans l'ouest libyen, appelant les autorités à enquêter rapidement sur ces décès, selon un communiqué.
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"La Manul relève avec horreur les informations sur au moins huit charniers découverts ces derniers jours, dont la plupart à Tarhouna", environ à 65 kilomètres au sud-est de Tripoli, dernier fief des forces du maréchal Khalifa Haftar dans l'ouest du pays pris le 5 juin par les forces du Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU. "Le droit international exige que les autorités mènent des enquêtes rapides, efficaces et transparentes sur tous les cas présumés de décès illégaux", a rappelé la mission onusienne.Elle s'est par ailleurs félicitée de la création jeudi par le ministère de la Justice du GNA d'une commission d'enquête, appelant à entamer "rapidement les travaux" pour "sécuriser les charniers, identifier les victimes, établir les causes de décès et restituer les dépouilles" aux familles.Un journaliste de l'AFP a eu accès jeudi au site présumé d'un charnier à Tarhouna où plusieurs dépouilles ont été découvertes la veille et retirées par le Croissant rouge libyen pour procéder aux identifications.Des lambeaux de vêtements étaient encore éparpillés sur le site, près de fosses recouvertes de terre fraîche, selon le journaliste de l'AFP.
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Le numéro 2 des Républicains s'en est pris à EELV à l'occasion d'un rassemblement. Il souhaite que l'écologie ne soit plus confisquée par une minorité d'extrême gauche.
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Les Républicains se montrent offensifs. Le numéro 2 des Républicains, Guillaume Peltier, a vilipendé "les Verts d'extrême gauche", samedi 19 septembre. Dans ce qui s'apparentait à un programme, il a appelé à une "révolution du bon sens" fondée sur "le travail, l'ordre, l'écologie populaire" lors de sa traditionnelle Fête de la Violette. "Aujourd'hui c'est le lancement d'une vision qu'on va appeler la révolution du bon sens", a-t-il affirmé à des journalistes en marge du rassemblement organisé à La-Marolle-en-Sologne (Loir-et-Cher), en soulignant qu'"il y a toute une France du bon sens, très majoritaire, trop souvent silencieuse, qui veut dire aux énarques d'un coté et aux idéologues de l'autre, ça suffit"."Je suis écologiste et j'en suis fier, mais je n'accepte pas que l'écologie soit confisquée par une minorité d'extrême gauche qui dit n'importe quoi, qui s'en prend au Tour de France aux sapins, à la laïcité, qui incarne le séparatisme", a lancé le député du Loir-et-Cher, en plaidant pour un "combat culturel contre les Verts d'extrême gauche".Il a avancé "des propositions très concrètes" telles que "la TVA à 0% pour la vente directe de nos agriculteurs, pour les classes moyennes qui veulent rénover de façon thermique leur logement privé, pour tous ceux qui prennent un TER, un tramway ou un transport public..." ou encore "que les sociétés d'autoroute soient mises à contribution à hauteur de 1 milliard d'euros chaque année pour permettre à chaque Français des classes moyennes d'acquérir un véhicule propre, qu'il soit électrique ou à hydrogène".Une candidature pas encore officialiséeGuillaume Peltier a éludé la question de sa candidature, donnée comme très probable, aux régionales de 2021. "On verra au mois d'octobre qui a le plus envie" mais "je prendrai mes responsabilités", a-t-il affirmé.Alors que la droite se cherche toujours un candidat pour la présidentielle, il s'est dit "convaincu qu'un candidat naturel va émerger de manière évidente". "Xavier Bertrand peut très bien être celui-ci. Ce n'est pas sûr, c'est une hypothèse, mais cette hypothèse existe", a-t-il ajouté. "On a besoin de tout le monde, François Baroin, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand..." car "il faut incarner une alternative au duel mortifère Macron-Le Pen", a-t-il affirmé.
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Une fille de 9 ans est décédée après avoir été électrocutée dans sa baignoire. Un homme, qui tentait de la sauver, est mort lui aussi, rapporte LCI.
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Une enquête est ouverte.Le drame s'est produit mercredi soir à Arvert, une commune de Charente-Maritime de près de 3 500 habitants située près de l'océan. Une fillette est morte électrocutée vers 19 heures alors qu'elle prenait une douche dans la baignoire de sa maison.D'après LCI, le compagnon de sa mère a voulu la sauver, mais il n'a pas survécu à ses blessures. La maman de l'enfant de 9 ans a été blessée en intervenant elle aussi.Cet effroyable accident est inexpliqué à l'heure actuelle. L'enquête en cours a été confiée à la gendarmerie de la commune voisine de La Tremblade, et d'après les premières constatations, aucun appareil ménager ne serait en cause. Une source proche du dossier a confié à LCI qu'il "semblerait qu'une prise multiple se trouvait près de la douche et qu'il y avait de l'eau par terre". La famille venait d'acheter la maison et avait emménagé il y a quelques semaines. "Il s'agit d'une famille recomposée avec quatre enfants. Au moment du drame, un enfant de 4 ans se trouvait aussi au domicile", a rajouté cette même source.En état de choc, la mère de famille, qui "aurait coupé le courant" avant d'échouer à sauver sa fille et son compagnon, a été hospitalisée à Royan. Les corps des deux victimes sont autopsiés ce jeudi à Poitiers.Attention au portableEn janvier 2017 à Rouen (Seine-Maritime), un père de famille de 43 ans est mort électrocuté en voulant utiliser son téléphone alors qu'il prenait son bain. Le portable était branché sur une rallonge électrique et l'embout du chargeur portait des marques de brûlures.Le 31 décembre 2017, une femme de 21 ans, enceinte de huit mois, a été découverte par son mari inanimée et immergée dans la baignoire de leur appartement à Saint-Martin-d'Hères (Isère). Les secours n'ont pu la ramener à la vie. Le bébé est mort aussi. Un téléphone portable en train de charger se trouvait tout près du corps de la jeune femme.Plus récemment, en septembre 2018 sur l'île Maurice, un mannequin suisse de 29 ans est mort électrocuté alors qu'elle prenait sa douche. "On ne sait pas ce qui n'a pas marché avec cette douche électrique. On n'avait jamais eu ce genre de problème", avait dit un proche de la victime aux enquêteurs, selon defimedia.info.Enfin en novembre dernier, une adolescente de 17 ans, qui manipulait son téléphone dans son bain alors que celui-ci était relié à une prise électrique, est décédée par électrocution.
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Un drame s'est produit vendredi 26 avril. Morgane Rolland, ancienne Miss Pays Stéphanois et dauphine de Miss Loire en 2017, a été percutée mortellement par un tracteur, comme le rapportent notamment France Bleu Saint-Etienne Loire et Le Parisien.
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Le tragique accident s'est produit sur une route de campagne. Comme le relaie Le Parisien, Morgane Rolland circulait à vélo lorsqu'elle a été victime d'un accident avec un tracteur. La jeune femme de 22 ans, élue Miss Pays Stéphanois en 2017 et deuxième dauphine de Miss Loire la même année, ne s'en est pas sortie. D'après France Bleu Saint-Étienne Loire, celle qui était étudiante en STAPS et sapeur-pompier volontaire aurait brusquement changé sa trajectoire alors qu'une voiture gênait la circulation sur le côté. Le tracteur n'aurait pas pu l'éviter.Décédée à son arrivée à l'hôpital Selon cette même source, Morgane Rolland roulait en file indienne, en compagnie d'un ami, sur la départementale reliant Veauchette à Saint-Cyprien. Le conducteur du tracteur, qui transportait des troncs d'arbre, aurait décidé de les dépasser et aurait commencé à se déporter, quand une voiture est arrivée par la droite depuis un chemin de terre. Elle ne s'engage pas, mais force le cycliste, ami de la jeune femme, à se déporter. L'ancienne Miss tente alors de se déporter, mais ne parvient pas à éviter le tracteur. Elle passe alors sous une roue du véhicule, qui se retrouve dans le fossé. À l'arrivée des secours, l'étudiante est en arrêt cardiaque. Elle décède à son arrivée à l'hôpital Nord de Saint-Etienne. Indemnes, les conducteurs de la voiture et du tracteur ont quant à eux été pris en charge à l'hôpital, choqués. Comme le relève Le Parisien, les hommages se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Sylvie Tellier, directrice générale du comité Miss France, a notamment posté le message suivant sur Instagram : "Bon voyage au pays des anges belle Morgane ! Des pensées émues pour ses parents, son fiancé, ses proches et pour le comité Miss Loire qui a eu la chance de partager des moments de bonheur avec Morgane".
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Comme le relaye Le Parisien, une factrice de Tulle (Corrèze) a été sanctionnée d'une mise à pied d'un mois pour avoir signé un colis à la place d'une usagère.
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Elle voulait simplement rendre service. Agée de 59 ans, Sylvie Auconie, factrice dans la commune de Tulle en Corrèze, a écopé d'une lourde sanction de la part de sa direction. Comme le relaye Le Parisien, celle-ci pensait bien faire en signant un colis lors de sa tournée à la place d'une usagère qui le lui avait demandé. Un service qui n'a pas vraiment plu à La Poste. Sanctionnée d'une mise à pied d'un mois, elle ne percevra pas de salaire. Cette décision a immédiatement ému ses collègues de travail qui ont lancé une pétition signée par 7500 personnes. Selon les précisions du Parisien, le hashtag #TousAvecSylvie et la mobilisation au niveau local n'ont toutefois pas permis de faire plier la direction. "Lors de ma convocation, on m'a signifié qu'une telle attitude pouvait aller jusqu'à trois mois de mise à pied. J'étais quelque part soulagée car au début, je craignais surtout le licenciement Je suis arrêtée un mois sans salaire, c'est un moindre mal. Et surtout, je peux garder mon travail", explique la postière dans les colonnes du quotidien. Afin de prendre sa défense, Karine Lavaud, secrétaire de la CGT FAPT, rappelle que ce genre d'initiative est "répandue dans les campagnes" pour éviter à certaines personnes de se rendre dans les bureaux de poste. Et d'ajouter : "Pour Sylvie, on est amer. La sanction est lourde au regard de la faute commise. Elle a simplement voulu rendre service, a reconnu son erreur, s'est excusée plusieurs fois auprès de la direction."De son côté, la direction a fait savoir qu'elle avait "conscience de l'émoi suscité par la situation de la factrice" tout en rappelant qu'elle "avait dérogé à sa mission et à sa prestation de serment. La Poste se devait de réagir. Ce comportement entache la confiance que les clients accordent aux facteurs et à l'entreprise". Sylvie Auconie a indiqué qu'elle ne ferait pas appel de cette sanction tout en confiant qu'elle restera "humaine dans sa démarche" pour ne pas devenir "un robot".
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Dans la "ligne de mire" des autorités dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19, les plus de 60 ans ne veulent pas être "infantilisés" et encore moins "placardisés", beaucoup exprimant leurs craintes d'un clivage intergénérationnel.
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"Il y a une façon protectrice d'appeler les personnes qui sont à plus grand risque à se protéger avec plus de vigilance, et une façon clivante: c'est hélas la seconde qui a été choisie. C'est une faute psychologique et humaine dramatique", déplore le psychiatre Serge Tisseron.Depuis quelques semaines, la tonalité des discours est la même, à la mesure de la progression de l'épidémie. Le 27 août, le Premier ministre Jean Castex suggérait d'éviter "que papi et mamie aillent chercher les enfants à l'école".Le 10 septembre, le Pr Jean-François Delfraissy, qui préside le Conseil scientifique, indiquait que "deux populations sont sur notre ligne de mire", les personnes de plus de 60 ans qui sont "la cible de ce virus" avec les populations fragiles, et les 20-40 ans.Jeudi, le ministre de la Santé Olivier Véran a dit "mesurer les sacrifices consentis" par les personnes âgées après "de longs mois de confinement", leur demandant néanmoins de "redoubler tous (leurs) efforts. Y compris celui, le plus difficile, de réduire encore le nombre de personnes que vous voyez chaque jour".Joël, fringant sexagénaire francilien, pongiste émérite, respecte les précautions sanitaires et les fait respecter dans le club de tennis de table qu'il préside. Mais il est un point sur lequel il ne transigera pas: "continuer de garder mes petits-enfants".Armelle Le Bigot-Macaux, présidente de l'Ecole des grands-parents européens, dénonce pour sa part "l'amalgame, l'infantilisation, la placardisation et le mépris de ce que l'on représente dans la société".- "Stratégie du bouc émissaire" -"Ce qui me fait bondir c'est l'amalgame +60 ans et plus+ alors que cela recoupe deux générations", ajoute-t-elle, ulcérée également par un certain double discours. "Personne ne s'est occupé de nous cet été où on a rempli notre rôle en gardant nos petits-enfants, en leur remontant le moral. Ça arrangeait tout le monde et personne n'a rien dit parce qu'on était bien utile", fait-elle remarquer."On a fait de cette génération des plus âgés une catégorie qu'il fallait protéger à tout prix, qui devait être isolée du reste de la population. On a clivé", analyse la psychologue clinicienne Béatrice Copper-Royer, auteur du livre "Grands-parents, le maillon fort" (Albin Michel, 2018).Egalement dans le viseur, la jeunesse. Pour le sociologue du CNRS Olivier Galland, davantage encore que les autres classes d'âge, "les jeunes sont plus affectés par les conséquences économiques et sociales de la crise et dans leur mode de vie". Même si après le déconfinement, "on a eu un certain relâchement", "ce n'est pas pour autant qu'il faut les stigmatiser et en faire les grands coupables. Ce serait absurde".Le délégué général du Forum français de la jeunesse, Anthony Ikni, regrette le "paternalisme" de certains discours, notamment médiatiques, "toujours très stéréotypés" à l'égard des jeunes. "Il faut un peu raison garder dans ce débat et avoir en tête qu'on n'a pas énormément d'informations sur les chaînes de transmission" du virus."Pointer une catégorie de la population est extrêmement dangereux, surtout à l'heure des réseaux sociaux (qui) ont popularisé une culture de la dénonciation publique et de l'exacerbation des tensions entre groupes", met en garde le Dr Tisseron qui dénonce une "stratégie du bouc émissaire".Le pire pour Béatrice Copper-Royer serait d'ériger "deux mondes avec une frontière qu'on voudrait de plus en plus étanche. Alors que cela fait un bien fou de se mélanger entre générations, cela maintient la bonne santé psychique aussi bien des jeunes que des plus âgés".
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Le corps sans vie de la jeune étudiante avait été retrouvé dans sa voiture, dimanche 12 mai, dans la commune de Valenton.
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La jeune femme découverte dans son véhicule pieds et poings liés à Valenton (Val-de-Marne) est décédée d'asphyxie, selon l'autopsie. Le parquet de Créteil a indiqué que les examens complémentaires devraient déterminer si la victime a été étranglée ou étouffée.L'étudiante de 23 ans démarchait des supermarchés en région parisienne dans le cadre d'une recherche de stage pour son master. Elle avait pris la route d'un supermarché d'Arpajon, en Essonne, avant de se diriger vers Créteil, où elle habite. Elle avait alors envoyé des messages à ses proches, qui ont ensuite cessé d'avoir des nouvelles et ont rapidement signalé sa disparition à la police. En cherchant sa trace, ses proches ont découvert sur la voiture de la jeune fille, garée à Valenton, où elle n'avait a priori pas de raison d'être. Le véhicule, verrouillé, était "anormalement propre", et le siège conducteur étrangement reculé vu la petite taille de la jeune femme. Les forces de l'ordres, appelées pour ouvrir le coffre, tomberont sur le cadavre de la jeune femme, bâillonnée, pieds et poings liés à l'adhésif. Elle était habillée, sans traces de coups, précise la source proche du dossier, selon qui les enquêteurs ne privilégient pour l'instant aucune piste.Les premières investigations ont permis de monter que son téléphone (sur lequel les enquêteurs n'ont pas réussi à mettre la main), avait été repéré à Quincy-sous-Sénart (Essonne), bien plus à l'est du département que la route qu'elle aurait dû emprunter.
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Au mois de septembre, le chef de l'État chute à 29% d'opinions positives, son plus bas score depuis son arrivée à l'Élysée. 70% des Français se disent mécontents de son action.
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La rentrée s'avère complexe pour la majorité, en particulier pour le président de la République, dont la cote de popularité ne cesse de dévisser. Entre les mois d'août et de septembre, Emmanuel Macron a perdu 5 points, passant de 34% à 29% de Français satisfaits de sa politique, révèle un sondage Ifop publié dans le JDD dimanche 23 septembre. Dans le même temps, la part de citoyens mécontents est passée de 66% à 70%. L'image du président de la République n'a cessé de se dégrader depuis son accession au pouvoir. En juin 2017, il totalisait 64% d'opinions favorables. Malgré cette chute dans les sondages, Emmanuel Macron fait tout de même mieux que François Hollande au même moment de son mandat, (23% de satisfaits) mais moins bien que Nicolas Sarkozy, dont la cote de popularité s'élevait à 37%. Edouard Philippe accuse également un net recul dans le cœur des Français. Entre août et septembre, le Premier ministre perd 6 points avec 34% de satisfaits pour atteindre, lui aussi, son plus bas score depuis le début du quinquennat. 61% des personnes interrogées se disent mécontentes de lui en septembre, contre 58% le mois précédent.
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Elle préfère le qualificatif d'"engagée" à celui de "militante". Figure féministe de la magistrature, Gwenola Joly-Coz, présidente du tribunal de Pontoise, est pourtant de toutes les luttes. La dernière? Le bracelet électronique pour les hommes violents, qu'elle réclamait depuis des années.
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Gwenola Joly-Coz a beau avoir fait de brillantes études de droit, elle passe beaucoup de temps à compter.Les femmes dans la magistrature: 67% des effectifs. Les femmes à la tête des douze grands tribunaux du pays: "seulement" 2. Celles qui ont occupé le poste de procureur de Paris: aucune. La magistrate compte aussi les féminicides: 4 l'an dernier dans son département du Val-d'Oise, 146 en France, 25 de plus qu'en 2018.En avril 2019, démarche inhabituelle, cette juge opiniâtre et volubile a choisi de prendre publiquement la parole avec le procureur de la République de Pontoise, Eric Corbaux, pour réclamer au gouvernement un "changement de réponse" face aux meurtres de femmes que la France "n'arrive pas à enrayer".Tous deux plaidaient depuis des mois, sans succès, pour expérimenter ce "bracelet anti-rapprochement" qui a fait ses preuves, notamment en Espagne.Un an plus tard, le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti se déplace jeudi dans son tribunal pour lancer le dispositif."Notre parole a eu un poids", dit sobrement Gwenola Joly-Coz, "heureuse" mais aussi "un peu triste de ne pouvoir mener cette expérimentation". Dans une semaine, elle quittera le Val-d'Oise pour s'assoir dans le fauteuil de première présidente de la Cour d'appel de Poitiers.Parmi les 24 candidats à ce poste prestigieux, 20 hommes, quatre femmes. "Etre nommée à seulement 52 ans, alors que tout le monde connaît mes engagements, c'est inhabituel", dit celle qui a conscience d'irriter. Pour le procureur Eric Corbaux, elle est "une figure", "une voix qui compte". - "Viols, meurtres, incestes" -L'origine de son engagement n'est pas idéologique mais empirique.Juge d'instruction à seulement 24 ans, la magistrate exerce à Nantes puis à Cayenne (Guyane), où elle voit "beaucoup d'horreurs: des viols, des meurtres, des incestes". "Dossier après dossier, j'ai compris qu'il ne s'agissait pas de cas isolés mais d'un phénomène social", analyse-t-elle. Nommée ensuite juge aux affaires familiales, elle complète ses observations en "divorçant des milliers de couples".Fille d'un commissaire de police, Gwenola Joly-Coz a le service public chevillé au corps. Son obsession, "une justice moderne, ancrée dans la société". "La magistrature est en train de changer", affirme celle qui pilote un programme de formation continue sur les violences faites aux femmes au sein de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM).Dans son parcours, son passage à l'Inspection générale de la magistrature, où elle scrute son propre corps, très féminisé sauf au postes hiérarchiques, est lui aussi déterminant. Révoltée par l'"invisibilisation" des femmes dans sa profession, elle a enquêté pour exhumer l'histoire d'une inconnue, Charlotte Béquignon-Lagarde, première femme devenue magistrate en France, en 1946. Grâce à elle, et elle en est "très fière", la grande salle du nouveau Palais de justice de Paris porte son nom.Aujourd'hui, elle poursuit ses recherches sur les pionnières de la magistrature, auxquelles elle ambitionne de consacrer un livre. "Je travaille beaucoup trop, c'est un problème", sourit-elle.Pour promouvoir l'ascension de ses consœurs, elle a fondé en 2014 l'association "Femmes de justice", avant de devenir directrice de cabinet de Pascale Boistard, secrétaire d'Etat aux Droits des femmes dans le gouvernement de Manuel Valls.Cette dernière se souvient d'une fonctionnaire "droite, curieuse, humaine et très facile d'accès". Ensemble, elles ont notamment lancé la première campagne contre le harcèlement dans les transports. En ce début septembre, le bureau de la présidente est encombré de cartons. Après Mamoudzou (Mayotte), Thonon-les-Bains, Paris ou Pontoise, la magistrate embarque sa famille - elle est mère de trois filles, "féministes, elles sont à bonne école"- dans un nouveau déménagement. "A chaque fois, mes filles ont dû changer d'école en cours d'année... Je me bats pour que les mutations aient lieu en septembre, car cette mobilité en milieu d'année pousse les femmes à renoncer". Raté. Cette fois, elle a été nommée au... 1er octobre.
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Invité de BFM/RMC ce vendredi matin, le candidat à la primaire de la droite et du centre a haussé le ton contre le journaliste qui lui rappelait ses « conneries » durant sa carrière politique.Alain Juppé est capable de s'emporter. Jean-Jacques Bourdin l'a vu ce vendredi matin sur BFM/RMC.
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Le candidat à la primaire de la droite et du centre l'a gentiment remis en place en haussant quelque peu le ton. « Vous qui avez évincé les "Juppettes", vous qui avez dit que Thomson ne valait qu'un franc symbolique, vous qui avez cédé devant la rue en 1995, vous qui avez supprimé le service militaire... » commence le journaliste. La réponse d'Alain Juppé fuse : « Je suis un être absolument abominable, je n'ai fait que des conneries à vous écouter, je n'ai fait que des conneries ». « Conneries ou pas, vous les avez faites » assène alors Bourdin. « Mais pas du tout. Supprimer le service militaire obligatoire, ce n'est pas une connerie Monsieur Bourdin, tout le monde l'a fait. Vous imaginez qu'aujourd'hui on ait une armée de conscription pour aller dans les sables du Sahel ? » rétorque le maire de Bordeaux visiblement agacé. « Par ailleurs, Thomson c'était une connerie de langage et je l'ai reconnue. Quant aux "Juppettes", on ne va pas y revenir indéfiniment. Les raisons politiques de cette décision, on les connaît. J'en ai conservé beaucoup et puis je me suis réconcilié avec la plupart d'entre elles » ajoutera-t-il encore. La suite est plus apaisée. Mais il ne faut pas trop chercher Alain Juppé.
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Le suspect a rapidement été interpellé sur les toits au-dessus de la place des Vosges.
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Quand la police a eu vent de la présence d'un homme équipé d'une arme longue sur le toit d'un immeuble, elle n'a pas pris de risque et a fait évacuer la très chic place des Vosges, dans le centre de Paris, rapporte BFMTV lundi 11 juin. Interpellé, le suspect a avoué s'amuser à tirer à la carabine à air comprimé.Les faits se sont déroulés samedi dernier, vers 16h40, dans le 4e arrondissement de Paris. Informées de la présence d'un individu suspect sur les toits des immeubles entourant la place des Vosges, les autorités ont fait évacuer les lieux et mis en place un périmètre de sécurité, grâce à des policiers locaux et des militaires de l'opération Sentinelle. Un drone a également été demandé pour observer les déplacements du suspect, avance BFMTV.Rapidement, des policiers de la BAC ont pu interpeller l'homme sur les toits d'un immeuble. Dans son appartement, situé au 4e étage du bâtiment, les forces de l'ordre ont retrouvé une carabine à air comprimé de type airsoft. Le suspect a reconnu les faits et a expliqué aux enquêteurs qu'ils s'amusait à tirer des billes sur les paraboles. Il a été placé en garde à vue pour violences volontaires avec arme sans ITT, indique BFMTV.
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Dans un entretien au Journal du Dimanche, le ministre de l'Economie assure que l'Etat apportera "les moyens financiers nécessaires aussi longtemps que la crise durera".
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Depuis le début de la crise du coronavirus et le confinement mis en place le 17 mars, la France est presque à l'arrêt, et la récession promet d'être très importante, a prévenu cette semaine Bruno Le Maire. Mais l'Etat apportera "les moyens financiers nécessaires aussi longtemps que la crise durera", promet le 5 avril le ministre de l'Economie dans les colonnes du Journal du Dimanche. "Je préfère que nous nous endettions aujourd'hui, en évitant un naufrage, plutôt que laisser détruire des pans entiers de notre économie", assure-t-il. Selon le locataire de Bercy, "sur huit jours, 20 milliards d'euros de prêts" garantis par l'Etat ont été "demandés par plus de 100.000 entreprises". Pour aider les entreprises à passer le choc du confinement, l'Etat a annoncé qu'il garantirait jusqu'à 300 milliards d'euros de prêts bancaires, soit l'équivalent de 15% du produit intérieur brut (PIB) français.Cinq millions de salariés au chômage partielEn outre, 5 millions de salariés bénéficient du chômage partiel et "en trois jours, 450 .000 petites entreprises ont sollicité le fonds de solidarité", a dit Bruno Le Maire, précisant que ces dispositifs "seront réabondés autant que nécessaire". Le fonds de solidarité mis en place par l'Etat prévoit 1.500 euros maximum d'indemnisation pour les petites entreprises ayant subi au moins 50% de baisse de chiffre d'affaires par rapport à mars et avril 2019, plus une aide de 2.000 euros accordée au cas par cas pour celles menacées de faillite."Nous n'avons pas de difficultés à lever de l'argent sur les marchés financiers. Nos taux d'intérêt restent à des niveaux raisonnables", a indiqué le ministre, en souhaitant qu'après la crise "un plan de relance, aux niveaux national et européen" permette "de redémarrer la machine le plus vite possible".Les grands patrons appelés à faire des effortsQuant aux grandes entreprises en difficultés, le ministre dit avoir "transmis au président et au Premier ministre une liste d'une vingtaine d'entreprises stratégiques fragilisées et des solutions pour les aider : garanties de prêts, montée au capital, recapitalisation, et, en dernier ressort, nationalisation". "Il ne pourra s'agir que de nationalisations temporaires", a-t-il poursuivi, alors que la question d'une nationalisation d'Air France, dont la quasi-totalité de la flotte est clouée au sol, est régulièrement évoquée.Il a rappelé qu'"aucune des grandes entreprises qui font appel à l'Etat pour leur trésorerie ne devra verser de dividende" et invité les autres grandes entreprises "à diminuer d'au moins un tiers le versement des dividendes en 2020". Interrogé sur des baisses de salaires de patrons et de cadres, Bruno Le Maire a souhaité que "les dirigeants fassent un effort" dans la mesure où "les salariés du privé en activité partielle ne touchent que 84 % de leur rémunération nette". Il a précisé avoir écrit en ce sens à toutes les entreprises dans lesquelles l'État a une participation et avoir reçu "des réponses positives des présidents d'Air France (Benjamin Smith, ndlr) et de Safran (Philippe Petitcolin, ndlr)".Parmi les filières durement touchées, il a cité "l'aéronautique ou le tourisme", estimant qu'elles vont "avoir besoin d'une attention particulière et d'un plan de soutien", dans le cadre d'une relance en "étroite coordination européenne".Sur le plan de la consommation, M. Le Maire a souligné la chute de "50 % la semaine dernière par rapport à 2019" des paiements par carte bancaire.
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Les États-Unis passeront probablement la barre des 100.000 morts du Covid-19, évoquée dimanche par Donald Trump, avant le début du mois de juin, selon de multiples modèles épidémiologiques dont aucun ne prédit d'arrêt subit des contagions pendant l'été, au contraire.
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"Nous allons perdre 75.000, 80.000 ou 100.000 personnes", a dit le président américain dimanche sur Fox, en arguant que la mise à l'arrêt de l'économie avait permis d'éviter un bilan qui aurait autrement atteint "au minimum" 1,5 million de morts américains.En réalité, l'estimation est basse. Le pays, qui a déjà 68.000 morts du nouveau coronavirus et un tiers des cas recensés dans le monde, continue d'enregistrer de l'ordre de 30.000 cas par jour, et plusieurs Etats ont commencé à rouvrir sans attendre d'avoir maîtrisé le virus.La Maison Blanche table elle-même sur 100.000 à 240.000 morts. Un rapport interne des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), consulté par le New York Times, envisage même une nouvelle flambée dès la mi-mai, avec un quasi-doublement du nombre quotidien de décès d'ici le 1er juin, soit 3.000 au lieu d'environ 1.500 en ce moment. La Maison Blanche a fait savoir que ce rapport n'avait pas été adopté par l'exécutif.Même si les contagions ne repartaient pas à la hausse à cause du déconfinement, la mécanique de l'épidémie rend inéluctable le franchissement des prochains grands caps symboliques."Mon estimation personnelle est qu'on atteindra 100.000 morts début juin", dit à l'AFP Nicholas Reich, professeur de biostatistiques à l'université du Massachusetts, dont le laboratoire a fusionné plusieurs grands modèles d'autres institutions pour tracer une trajectoire moyenne. Selon cette moyenne, il faut s'attendre à 90.000 morts d'ici le 23 mai.Les Américains semblent avoir déjà décidé de se déconfiner sans attendre de directives officielles, selon les données de leurs téléphones portables compilées par quatre sociétés (Facebook, Google, Descartes Labs, SafeGraph) et qu'ont analysées anonymement les chercheurs de l'institut IHME à l'Université de Washington."La mobilité a commencé à remonter dans de nombreux Etats, avant même la levée de consignes de distanciation sociale", a expliqué lundi Christopher Murray, qui dirige l'institut. "Cette mobilité accrue, dans la dernière semaine ou les dix derniers jours, provoque probablement plus d'infections".Cet institut, qui avait été critiqué pour son optimisme, a revu fortement à la hausse sa prédiction de morts: de 72.000 à 134.000 d'ici le 4 août. Selon ce modèle, les 100.000 morts seront atteints le 21 mai.- Un grand pays -Sur neuf modèles cités le 1er mai par les CDC, au moins trois prédisent 100.000 morts d'ici quatre semaines, dont deux de l'université Columbia. Le Massachusetts Institute of Technology prévoit 113.000 morts au 1er juin. Peu de modèles vont au-delà de quatre semaines, étant donné les incertitudes.Et attention: ces différents chiffres sont entourés de grands intervalles d'erreur, parfois de dizaines de milliers de décès. Les épidémiologistes répètent qu'aucun modèle ne doit être utilisé seul, puisque tous font des hypothèses différentes.Le plus difficile à modéliser est le comportement des gens dans les prochains mois. Sortiront-ils masqués? Combien télétravailleront? Les sorties "non essentielles", dans les magasins de vêtements ou les restaurants, reviendront-elles au niveau précédant la pandémie, ou les gens sortiront-ils moins de chez eux, et si oui, de combien?"Nous sommes à un point d'inflexion, avec des réouvertures dans certains Etats mais pas d'autres", ajoute Nicholas Reich. "Cela rajoute un niveau d'incertitude".Les totaux américains cachent de grandes disparités, comme en Europe. De gros foyers initiaux comme New York et le New Jersey voient les contagions baisser. Au Texas, dans l'Illinois ou encore dans la région de Washington, le nombre de cas nouveaux augmente. En Californie et en Floride, le nombre stagne.Pour montrer que zones rurales et urbaines, ou du nord ou du sud, ne se comportaient pas pareillement, des chercheurs à Philadelphie ont modélisé la pandémie dans 211 comtés."Les épicentres de demain ne seront probablement pas les épicentres d'aujourd'hui", dit à l'AFP David Rubin, de l'hôpital pour enfants de Philadelphie, et professeur à l'université de Pennsylvanie.Son équipe a identifié la chaleur comme un facteur modérateur de la pandémie, ce qui pourrait aider marginalement, "mais la température à elle seule ne vous sauvera pas", prévient-il, même au Texas où restaurants et centres commerciaux viennent de rouvrir. "Les morts vont continuer". Les chercheurs de l'IHME confirment cette corrélation: selon eux, chaque degré Celsius d'augmentation de la température a réduit de 2% les transmissions, selon Christopher Murray, qui ajoute que la mesure la plus efficace, avant la météo, reste la distanciation sociale.
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La "négligence" et la déconcentration des pilotes ainsi que l'absence de réactivité des contrôleurs aériens ont provoqué le crash de l'Airbus A320 de la compagnie pakistanaise PIA, le 22 mai à Karachi, qui a fait 97 morts.
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"Il y a eu de la négligence des deux côtés", a déclaré le ministre pakistanais de l'Aviation Ghulam Sarwar Khan, qui présentait mercredi un rapport préliminaire sur l'accident devant le Parlement."Le pilote a ignoré les instructions des contrôleurs aériens, qui de leur côté n'ont pas signalé les dégâts" qu'une première tentative d'atterrissage ratée avait causés à l'avion, a-t-il expliqué.Pendant l'atterrissage, "le pilote et le copilote n'étaient pas concentrés et tout au long de la conversation, ils ont parlé du corona (virus). Ils avaient le virus à l'esprit; leurs familles étaient affectées et ils en discutaient", a raconté M. Khan, se basant sur les écoutes des boîtes noires de l'avion réalisées en France."Quand (le pilote) a atteint le point d'atterrissage, la tour de contrôle lui a dit +vous êtes trop haut, vous devez descendre+. (..) Il a dit : +je m'en sortirai+. Puis il a recommencé à parler du coronavirus", a poursuivi le ministre, pointant "l'excès de confiance" des pilotes."Plusieurs avertissements et alertes relatives à la survitesse, le train d'atterrissage non sorti et la proximité du sol n'ont pas été pris en compte", aboutissant à une première tentative d'atterrissage de l'avion sur ses moteurs, pointe le rapport d'enquête préliminaire.Les contrôleurs aériens ont "observé le frottement des moteurs avec la piste mais n'ont pas communiqué cette anomalie à l'avion". Les pilotes ont ensuite remis les gaz pour essayer d'atterrir à nouveau, mais les deux moteurs, trop endommagés, "ont arrêté de fonctionner l'un après l'autre", d'après le rapport.Le vol 8303 s'est finalement écrasé sur une zone résidentielle, à 1,3 km de la piste, tuant 97 des 99 personnes à bord, dont huit membres d'équipage.- Pilotes en question -L'avion était "à 100% en capacité de voler", "il n'y avait pas de problème technique", a insisté Ghulam Sarwar Khan, avant de questionner les compétences des pilotes pakistanais.Sur 860 pilotes en activité, 262 "n'ont pas participé aux examens eux-mêmes. Quelqu'un d'autre les a passés à leur place", a-t-il affirmé.Le gouvernement "a été prompt a rejeter la faute sur le pilote avant même que l'enquête ne démarre", a répondu Qasim Qadim, porte-parole de l'Association pakistanaise des pilotes de ligne (Palpa), pour qui cette attitude n'est "pas mature". Le pilote incriminé avait accumulé 17.000 heures de vol en 24 ans de carrière, a-t-il déclaré à l'AFP. "Mais les meilleurs pilotes avec les meilleures références ont parfois commis des erreurs. Peut-être était-ce la fatigue, peut-être le jeûne. Il y a tellement de facteurs", que les enquêteurs comprendront une fois l'enquête achevée.Un rapport définitif est attendu d'ici la fin de l'année.L'A320 de Pakistan International Airlines (PIA) assurait un vol entre Lahore et Karachi. Nombre de ses passagers se déplaçaient à l'occasion de l'Aïd el-Fitr, la fête la plus importante pour les musulmans, qui marque la fin du mois de jeûne du Ramadan et devait se tenir quelques jours plus tard.L'accident était survenu peu après la reprise des vols commerciaux intérieurs, suspendus pendant plus d'un mois pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. De très rares vols internationaux avaient été maintenus.De fréquents crashs d'avions et d'hélicoptères civils et militaires se sont produits au Pakistan au fil des ans.Depuis 2010, quatre vols commerciaux se sont écrasés dans le pays, dont deux de PIA, tuant 423 passagers et membres d'équipage. Ces deux dernières années, deux avions de PIA sont également sortis de piste, sans faire de victimes.PIA était l'une des grandes compagnies aériennes mondiales jusqu'aux années 1970. Mais des années de pertes financières, de mauvaise gestion et de retards ont terni sa réputation.Entre mars et novembre 2007, toute sa flotte sauf huit avions avait été placée sur la liste noire de l'Union européenne.
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Le New York Post revient sur la triste nouvelle qu'ont appris 3 500 collaborateurs d'Uber. Ils ont pris connaissance de leurs licenciements à travers une pratique peu adaptée dans ces cas : une réunion en visioconférence.
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C'est un véritable séisme qui a eu lieu au sein du géant Uber. Selon les informations du New York Post relayées par BFMTV, l'entreprise de voitures avec chauffeurs a décidé de se séparer de 3 500 personnes. Une décision très compliquée qui choque surtout par sa forme : la terrible annonce a eu lieu lors d'une simple réunion en visioconférence. L'échange n'a duré que trois minutes alors que cela concernait tout de même 14% de l'effectif total. C'est Ruffin Chevaleau, responsable du service client chez Uber qui a eu la lourde tâche de transmettre la nouvelle. « Aujourd'hui sera votre dernier jour de travail pour Uber », a-t-elle révélé.« Personne ne veut être associé à un appel vidéo comme celui-ci. Mais avec tout le monde à distance et pour un changement de cette ampleur, nous nous devions de vous prévenir le plus vite possible, afin que vous ne l'appreniez pas par des sources extérieures. Je voulais par ailleurs vous donner cette nouvelle en personne afin d'avoir un bref moment pour vous remercier tous de ce que vous avez fait pour Uber », poursuit-elle selon BFMTV.Des chiffres contradictoires Pour justifier une telle coupe dans son effectif, le PDG de la société Dara Khosrowhahi assure qu'Uber a été « durement frappé par la pandémie ». Depuis le début de l'année, elle affiche une perte de 2,9 milliards. « Avec le volume de trajets en baisse, la réalité difficile et malheureuse, c'est qu'il n'y a pas assez de travail pour de nombreux salariés du service clients », rajoute Ruffin Chevaleau.Pourtant, tous les secteurs de l'entreprise n'ont pas forcément souffert de la crise sanitaire mondiale liée à l'épidémie de coronavirus. Son service Uber Eats continue d'être en plein essor. BFMTV rapporte qu'entre janvier et mars, il a constaté une augmentation de 53% de son chiffre d'affaires, atteignant les 819 millions. Les recettes accumulées de l'entreprise montent, elles, à 3,5 milliards.
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Les trois motards de la police ont dû prendre la fuite, abandonnant un deux-roues sur la chaussée. Ils étaient notamment la cible de trottinettes et de pavés.
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"Des agressions d'une violence inouïe" s'était indigné Édouard Philippe. Le Premier ministre rencontrera lundi 24 décembre en fin de matinée l'unité de policiers motocyclistes dont trois membres ont été violemment pris à partie samedi par des "gilets jaunes" sur les Champs-Elysées. À la préfecture de police de Paris, le Premier ministre échangera à partir de 11h00 avec "les motocyclistes de la Compagnie de Sécurisation et d'intervention de la préfecture de police engagés dans les opérations de maintien de l'ordre" samedi à Paris, a indiqué Matignon dans un communiqué.Une enquête ouverte pour violences volontairesTrois motards de la police, en difficulté face à l'avancée de "gilets jaunes" au carrefour de l'avenue George V et des Champs-Elysées, ont été pris à partie samedi en fin de journée. Des manifestants leur ont notamment jeté des pavés et des trottinettes, en faisant tomber une de leurs motos. Un des policiers a dégainé son pistolet pour repousser les "gilets jaunes", avant de le remettre rapidement dans son étui. Plusieurs vidéos de la scène ont fait le tour des médias et indigné le gouvernement. Débordés, les trois agents ont dû fuir les lieux à moto, poursuivis par leurs agresseurs, en laissant l'une d'elle sur la chaussée. Vandalisée par les manifestants, elle a été récupérée plus tard par les forces de l'ordre.
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Les deux ministres ont notamment prévenu des risques en terme d'image de certains mesures impopulaires.
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Elles défendent bec et ongles les crédits de leur ministère. Agnès Buzyn et Muriel Pénicaud ont usé de tous les arguments, notamment politiques, pour peser dans le projet de loi de finances en vue de la présentation du budget 2019, selon des notes divulguées mercredi 22 août par L'Express. Les grandes lignes du budget doivent en être annoncées à la fin du mois d'août, et les détails fin septembre.La ministre des Solidarités et de la Santé et la ministre du Travail sont toutes les deux en charge de secteurs qu'Emmanuel Macron souhaite réformer, ce qui les place au cœur des économies prévues par l'exécutif. Alors, au mois de juillet, pendant la préparation de la loi de finances, elles ont écrit des notes mettant en garde Emmanuel Macron et Édouard Philippe contre certaines pistes envisagées. Plus récemment, elles ont également pu défendre de vive voix leur position, lors de la réunion d'arbitrage à l'Élysée, mercredi.Dans une note confidentielle datée du 5 juillet, Agnès Buzyn s'élève ainsi contre un gel (aucune augmentation même pour compenser l'inflation) ou une sous-indexation (augmentation inférieure à l'inflation) des prestations sociales pour 2019 et 2020, comme l'envisage l'exécutif. La ministre des Solidarités et de la Santé demande que le RSA "soit exclu de la liste des prestations sociales dont l'évolution ne suivra pas celle des prix à la consommation", et bénéficie donc du traitement de faveur déjà accordé au minimum vieillesse, à la prime d'activité et à l'allocation adultes handicapés.Pour appuyer sa demande, elle use d'arguments d'abord économiques. "Un gel de la prestation (...) conduirait à une économie modeste de 135 millions d'euros en 2019 et de 180 millions en 2020", écrit la ministre. Et puis, cibler des populations fragiles (21% de femmes isolées avec enfants et 15% de jeunes entre 25 et 29 ans) présenterait d'importants risques politiques. L'annonce serait "difficile à porter" en ce mois de septembre au cours duquel le gouvernement doit annoncer sa stratégie de lutte contre la pauvreté.Dans une autre note dévoilée par L'Express et datée du 18 juillet, Agnès Buzyn s'attaque à la suppression de l'universalité des allocations familiales. Elles sont actuellement versées à toutes les familles avec au moins deux enfants, et leur montant varie depuis 2015 en fonction des revenus du ménage. Alors que l'exécutif étudie la piste de les supprimer complètement à partir d'un certain plafond de ressources, la ministre rappelle qu'Emmanuel Macron avait promis de ne toucher ni au quotient familial ni aux allocations familiales. "Mettre fin à l'universalité de ces dernières décevrait donc une attente légitime des Français dans ce domaine", écrit-elle. Du côté de la ministre du Travail, les arguments sont sensiblement identiques, et insistent sur les risques politiques engendrés par des mesures impopulaires. Dans une note datée du 24 juillet, elle commence par juger insuffisants les crédits alloués pour financer les emplois engendrés par le plan pauvreté. Elle dénonce également la baisse des moyens accordés à Pôle emploi.Surtout, elle s'inquiète d'une autre mesure envisagée par le gouvernement : le transfert aux entreprises du paiement d'une partie des arrêts de travail. Cela "risque de mettre un coup d'arrêt net à la perception d'un gouvernement pro-business", écrit Muriel Pénicaud, en gras, indique L'Express. "L'opposition devrait s'empresser de faire le parallèle entre la mesure et le programme présidentiel de François Fillon", prévient-elle encore.
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Une initiative du chef des Républicains fait jaser. Comme le révèle France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, l'envoi d'un sms aux lycéens de sa région, signé par le leader de la droite, énerve l'opposition.
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Laurent Wauquiez s'est offert une polémique de rentrée. Le chef de la droite a envoyé un texto aux lycéens de sa région... qui n'a pourtant rien de subversif. Comme le révèle France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, le message est le suivant : « Je vous souhaite une excellente rentrée, et que cette année vous réserve à tous de belles réussites ! Laurent Wauquiez, Président de la Région ». Problème : la manière dont le numéro un des Républicains s'est procuré les numéros.L'opposition s'insurge ainsi contre l'utilisation des numéros de téléphone à des fins politiques. Sur Twitter, le président du groupe PS et Démocrates et maire de Bourg-en-Bresse Jean-François Debat a posté le texte suivant : « Message reçu ce matin par ma fille lycéenne à #BourgEnBresse. C'est trop gentil mais comment @laurentwauquiez peut il avoir LÉGALEMENT accès au portable de tous les lycéens sauf via le PassRegion?? Ce fichier n'est pas destiné à cela. Je demande des explications @auvergnerhalpes ».Contacté par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, celui qui est aussi Secrétaire national PS à la transition écologique a étayé sa diatribe : « la communication de la Région, institutionnelle, et d'ordre pratique, ce n'est pas la communication politique du Président de la Région. Ce fichier ne peut pas servir à cela. » Selon cette même source, la région a précisé que les lycéens étaient libres de donner ou non leurs numéros de téléphone portable avec le Pass'Région, et que ce message s'inscrivait dans le cadre normal d'utilisation de ce service.La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a toutefois été saisie et a précisé ce mardi qu'elle allait "demander des précisions" à la région Auvergne-Rhône-Alpes, ajoutant que "de manière générale, les données ne doivent pas être réutilisées pour des finalités non prévues".
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Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mercredi à l'unanimité une résolution réclamant l'arrêt des conflits dans le monde pour faciliter la lutte contre la pandémie de Covid-19, après plus de trois mois de blocages entre la Chine et les Etats-Unis.
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La résolution a été rédigée conjointement par la France et la Tunisie, qui ont salué son adoption, l'ambassadeur tunisien à l'ONU, Kais Kabtani, évoquant un "acquis historique". "C'est la première fois que le Conseil de sécurité (adopte) une résolution sur la santé", s'est félicité la présidence tunisienne en parlant d'"avancée extraordinaire"."Cette résolution doit maintenant être mise en oeuvre", a relevé l'ambassadeur français à l'ONU, Nicolas de Rivière, lors d'une déclaration conjointe avec son homologue tunisien.Certains experts doutent de la suite qui sera donnée à ce texte après une très longue paralysie du Conseil qui a mis à bas sa crédibilité.Bloquée pendant des mois par la Chine et les Etats-Unis, opposés sur la place à accorder dans le texte à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la résolution vise à soutenir un appel du 23 mars du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, pour un cessez-le-feu mondial.Dans un communiqué, Antonio Guterres a estimé que "l'adoption de la résolution allait envoyer un signal important aux parties en conflit et pourrait aider à modifier les calculs sur le terrain". Le texte demande "une cessation des hostilités immédiate et générale" dans tous les conflits à l'agenda du Conseil de sécurité, à l'exception des combats contre les groupes jihadistes. Il réclame "une pause humanitaire pour au moins 90 jours consécutifs" afin de faciliter l'assistance internationale aux populations.La résolution adoptée ne comporte plus comme sa version précédente de paragraphe faisant allusion à l'OMS, auquel s'étaient opposés catégoriquement le 8 mai les Etats-Unis.Selon des diplomates, c'est à l'initiative de l'Indonésie, membre non permanent du Conseil, qu'un compromis a pu être trouvé. Un paragraphe a été ajouté au préambule se bornant à rappeler l'adoption d'une résolution le 2 avril par l'Assemblée générale de l'ONU.Dans ce texte sur la nécessité d'une solidarité mondiale pour surmonter la pandémie, l'Assemblée générale engage les 193 membres de l'ONU "à apporter tout l'appui et toute la coopération nécessaires à l'Organisation mondiale de la Santé".- "Occasion manquée" -Cette vague référence à un texte de l'Assemblée générale a été jugée acceptable par la Chine qui voulait souligner le rôle de l'OMS et par les Etats-Unis qui ont rompu avec l'agence onusienne accusée de mauvaise gestion de la pandémie et qui ne voulaient aucune mention explicite ou implicite à son égard."Que nous citions ou pas l'OMS dans la résolution, le soutien à l'OMS, au multilatéralisme, est là", a fait valoir lors d'une conférence de presse l'ambassadeur chinois à l'ONU, Zhang Jun.La résolution du Conseil de sécurité est sa première réelle prise de position officielle depuis le déclenchement en début d'année de la pire crise depuis 1945. A l'exception d'une réunion le 9 avril, organisée par l'Allemagne et l'Estonie, deux membres non permanents, le Conseil était resté jusqu'à présent largement silencieux sur l'épidémie meurtrière qui bouleverse la planète.Depuis trois mois, la paralysie du Conseil de sécurité due à la rivalité croissante de ses deux plus gros contributeurs financiers, les Etats-Unis et la Chine, tous deux menaçant de recourir à leur droit de veto, a été souvent dénoncée. Certains membres de l'instance ont été jusqu'à la qualifier de "honte".La semaine dernière, le chef de l'ONU s'était félicité que sa demande de cessez-le-feu ait été soutenue par près de 180 pays et plus de 20 groupes armés. Il avait cependant reconnu qu'elle manquait de concrétisation.Au Yémen ou en Libye, la violence a même redoublé. "Il semble peu probable" que la résolution du Conseil de sécurité "ait réellement beaucoup d'impact dans de nombreuses zones de guerre", affirme à l'AFP Richard Gowan du centre de réflexion International Crisis Group."Après des mois de diplomatie difficile", cette adoption permet "de sauver la face". Mais le Conseil a "manqué l'occasion de renforcer l'appel du secrétaire général en faveur d'un cessez-le-feu mondial en avril ou mai, lorsqu'une résolution aurait pu faire une différence significative", estime-t-il. Parmi les ONG ayant réagi à l'adoption de la résolution, Oxfam a estimé que la paralysie du Conseil s'était traduite par un échec "à protéger des millions de personnes" dans des conflits. "Le monde doit unir ses efforts pour vaincre le Covid-19", a estimé de son côté Amnesty International.
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Le député européen LFI Younous Omarjee a demandé au Premier ministre Edouard Philippe de solliciter "l'aide" de l'Union européenne pour faire face à l'épidémie de coronavirus en Guyane, qui s'aggrave, dans un courrier qu'il lui a adressé mercredi.
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"En ma qualité de président de la commission du Développement régional au Parlement européen, je me permets de vous recommander de bien vouloir solliciter l'assistance et l'aide de l'Union européenne qui dispose d'un dispositif pour contribuer aux réponses à la situation qui nous préoccupe en Guyane", écrit M. Omarjee, dans ce courrier dont l'AFP a eu copie.Selon lui, "la situation sanitaire actuelle exige de l'Etat que tout soit mis en oeuvre et déployé pour éviter que la catastrophe ne s'aggrave encore, et sauver le maximum de vies". "Force est de constater que les moyens déployés jusqu'ici par l'Etat en Guyane sont très largement insuffisants, en nombre de lits hospitaliers et de réanimation, en respirateurs artificiels, en personnel hospitalier soignant et non soignant, insuffisants dans toute la chaîne de secours du dépistage aux soins", affirme-t-il. Le député rappelle que "le corps médical européen (RescUE) a été créé pour pallier le manque important d'équipes médicales qualifiées lors de crises sanitaires. Il a été mobilisé notamment lors de la crise Ebola" (en Afrique). "Il sera utile en Guyane", ajoute-t-il. M. Omarjee demande également l'activation "sans délai" du "mécanisme de protection civile de l'Union pour la Guyane", la mobilisation du "centre de coordination de réaction d'urgence et tout autre dispositif en mesure d'aider".Mardi, la ministre des Outre-mer Annick Girardin avait affirmé, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée, que la Guyane avait besoin d'un renfort de "300 soignants" supplémentaires pour faire face à l'accélération de l'épidémie de coronavirus, et avait lancé un nouvel appel à la solidarité nationale.Selon la ministre, le pic est attendu pour la mi-juillet, fin juillet. Mardi, la Guyane a passé la barre des 4.000 cas (4.004), dont 1.508 guéris.
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Boulogne-Billancourt, Chaville, Issy-les-Moulineaux, Marnes-la-Coquette, Meudon, Sèvres, Vanves et Ville-d'Avray, qui composent le Grand Paris Seine Ouest, ont décidé cette semaine de lancer l'offensive contre les trottinettes électriques.
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Les trottinettes électriques ne sont pas en odeur de sainteté dans les Hauts-de-Seine. Au début du mois de juin, Levallois-Perret refusait aux opérateurs leur implantation, motivée par la mort quelques semaines plus tôt d'un octogénaire, percuté par un conducteur en trottinette électrique alors qu'il traversait sur un passage piéton. Cette semaine, huit autres communes du département lui ont emboîté le pas. Boulogne-Billancourt, Chaville, Issy-les-Moulineaux, Marnes-la-Coquette, Meudon, Sèvres, Vanves et Ville-d'Avray, qui composent la communauté d'agglomération Grand Paris Seine Ouest, ont décidé cette semaine en conseil territorial d'interdire les trottinettes électriques, révèle Le Parisien vendredi 28 juin. Zone rouge"Nous n'avions pas donné le feu vert aux opérateurs pour s'installer dans nos villes, mais là, nous serons pour eux en zone rouge", c'est-à-dire avec interdiction totale de stationner, explique Pierre-Christophe Baguet, maire Les Républicains de Boulogne-Billancourt et président de la communauté d'agglomération. Un courrier va être envoyé aux opérateurs pour les informer."Toutes les trottinettes électriques que nos agents trouveront stationner dans nos villes seront enlevées. Les opérateurs auront un mois pour payer une amende dont le montant doit être fixé, faute de quoi, les engins partiront à la broyeuse", précise M. Baguet.Les trottinettes électriques sont également un vrai casse-tête pour la mairie de Paris, faute de loi pour les réguler. La maire PS Anne Hidalgo a néanmoins listé au début du mois plusieurs mesures pour mettre un terme aux nuisances causées par ces engins : interdiction de stationnement sur les trottoirs, limitation de vitesse à 20 voire 8 km/h.
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Au moins 34 personnes travaillant dans un établissement du Loiret et six employés d'un abattoir des Côtes-d'Armor ont été testés positifs au Covid-19. En Allemagne, aux Etats-Unis ou en Australie aussi, des cas sont recensés.
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Un "cluster" (foyer épidémique) de 34 cas de Covid-19, sans cas grave, a été confirmé samedi 16 mai au sein d'un abattoir de Fleury-lès-Aubrais (Loiret). L'ensemble des 400 salariés vont être testés d'ici à mardi, a annoncé dimanche l'Agence régionale de santé (ARS). Le site du Loiret fermé jusqu'au 25 mai "Compte tenu de l'importance de la circulation du virus" dans l'abattoir, l'ARS de Centre-Val de Loire a décidé de "procéder au dépistage de l'ensemble des salariés de l'entreprise au-delà de la seule unité de découpe qui était l'objet des investigations premières", a expliqué Laurent Habert, directeur général de l'ARS Centre-Val de Loire, lors d'une conférence de presse. Coronavirus: les abattoirs sont-ils des lieux à haut risque?par BFMTVPierre Pouessel, préfet du Loiret et de la région Centre-Val de Loire, estime qu'il s'agit d'un "important cas groupé covid", tout en précisant qu'il n'y a "aucun cas grave à ce stade". Le préfet a fermé l'entreprise jusqu'au lundi 25 mai et la réouverture du site ne sera possible que "si les conditions sanitaires sont respectées". Un établissement obsolète L'abattoir Tradival a une capacité de 55.000 tonnes par an, ce qui en fait "le plus important abattoir d'animaux de boucherie, spécialisé dans la filière porcine, de la région Centre-Val de Loire". Cet abattoir, qui se caractérise "par son obsolescence" selon le préfet, compte trois unités (abattage, découpe, transformation). "L'unité de transformation est fermée depuis décembre suite à un problème de santé alimentaire et jusqu'à présent les mesures correctives ont été jugées insuffisantes pour sa réouverture", a souligné le préfet. Au moins quatre morts aux Etats-Unis Ce nouveau "cluster" dans un abattoir s'ajoute à plusieurs cas, en France et à l'étranger. Ainsi, au moins 69 employés travaillant dans un abattoir des Côtes-d'Armor ont été testés positifs cette semaine. Une campagne de dépistage massif des 220 employés est en cours. Aux Etats-unis, plusieurs abattoirs sont devenus des foyers de contagion du Covid-19 et quatre contrôleurs chargés de faire respecter les règles sanitaires dans ces établissements sont décédés. Selon une étude du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies américain (CDC), citée dimanche par BFMTV, 115 abattoirs aux Etats-Unis étaient touchés fin avril. Nombreux pays En Allemagne, dans le Schleswig-Holstein, région frontalière du Danemark, un abattoir avait enregistré 109 cas de contamination au 8 mai, jetant la suspicion sur l'ensemble de la filière dans le pays. En Australie, 98 cas ont été identifiés dans un abattoir de Melbourne, selon ABC News samedi. Des cas sont également répertoriés en Espagne, au Canada, en Irlande ou au Brésil, selon le Journal du dimanche (JDD). Les gestes barrière pas respectés ? La multiplication de ces cas peut-elle s'expliquer par la difficulté d'appliquer les gestes barrière dans les abattoirs ? Le directeur de l'ARS Centre-Val de Loire reconnaît que les 34 cas confirmés dans le Loiret, dans un lieu où travaillent 160 personnes, montrent "qu'il y a eu beaucoup de contacts et d'échanges dans cette unité au sein des personnels". "Peut-être qu'il faudra qu'on regarde également, et ce sera un des buts de l'enquête, les conditions dans lesquelles les agents et les personnels sont ensemble, y compris en dehors des chaines de production. Il faudra voir si les gestes barrière et de distance physique ont été ou non appliqués... Est-ce que pour des raisons d'exiguïté ?", s'interroge Laurent Habert. Le froid permet au virus de vivre plus longtempsDans son étude, le CDC relève qu'il est difficile de maintenir la distanciation physique dans les abattoirs et que le port du masque est difficile dans cet environnement, note le JDD. La température très basse dans ces établissements pourrait aussi être un facteur aggravant, l'air froid augmentant la durée de vie du virus, selon le CDC.
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Dans l'attente de la prise de parole d'Édouard Philippe sur le plan de déconfinement, les Français doutent de plus en plus de la stratégie du gouvernement selon un sondage Europe 1-BVA-Orange.
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Le Premier ministre, Édouard Philippe, jouera gros mardi 28 avril à 15 heures, au moment de dévoiler sa très attendue "stratégie nationale du plan de déconfinement". La confiance des Français dans la façon dont le gouvernement gère la crise a atteint son plus bas niveau depuis la mise en place du suivi de l'institut de sondage BVA. Mesurée à 34% vendredi 24 avril, elle s'est érodée pendant le weekend pour s'établir à 30% (-4 points en 3 jours, -25 points depuis le meilleur niveau mesuré au tout début de la crise). Une baisse de la confiance mesurée dans toutes les catégories de la population, jusqu'aux sympathisants de la majorité (-20 points), bien que toujours majoritaire dans cette catégorie, passant de 85% le 19 mars à 64% aujourd'hui.Principal vecteur du doute des Français, l'économie. 81% des sondés n'ont pas confiance en la situation économique du pays, et ce malgré de nombreuses annonces faites par le gouvernement. 68% des personnes interrogées affirment ne pas avoir confiance dans la façon dont le gouvernement gère cette crise. Conséquence de ce doute, le pourcentage de Français qui croient que le pire est à venir repart en hausse, à 47% (+3 points en 4 jours).
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Les autorités suisses ont estimé que les visières ne protégeaient pas efficacement du Covid-19, si elles n'étaient pas utilisées en complément d'un masque. Un avis qui rejoint celui d'experts français.
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Moins encombrantes, sans buée, les visières semblaient être une alternative crédible au masque de protection, qu'il soit en tissu ou à usage unique. Sauf qu'elles ne seraient en réalité pas assez efficaces pour protéger leurs porteurs du virus. Les autorités suisses, a relevé Le Parisien, estiment que le masque doit être porté avec une visière, si la distance entre les individus est inférieure à 1,5 m. Une inefficacité due à la volatilité du virus responsable du Covid-19. Les particules restent en suspension dans l'air si elles ne sont pas filtrées par le masque. La visière ne protège en réalité que des grosses gouttelettes émises lors de la toux d'une personne infectée. Cet avis des autorités suisses rejoint la prise de position de l'Institut national de recherche et de sécurité. Dans un FAQ, l'institut avait clairement nuancé l'intérêt des visières. "Les visières ou écrans faciaux ne sont pas des équipements de protection respiratoire mais des équipements de protection des yeux et du visage. (...) ne peuvent être utilisés qu'en complément des mesures collectives, organisationnelles et d'hygiène mises en œuvre permettant d'assurer la santé et la sécurité des salariés".La visière ne peut donc pas remplacer le masque. Surtout que depuis lundi 20 juillet, le port du masque a été rendu obligatoire en France dans les lieux publics clos.
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La secrétaire d'État chargée de l'Égalité femmes-hommes a commenté la réaction de la présidente du Rassemblement national à propos de la photo sur laquelle Emmanuel Macron pose aux côtés de deux jeunes, dont un fait un doigt d'honneur.
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Le cliché a alimenté les débats tout le week-end. Prise samedi 29 septembre lors d'une déambulation d'Emmanuel Macron sur l'île de Saint-Martin, la photo montre le président posant aux côtés de deux jeunes, dont un fait un doigt d'honneur. Elle a rapidement été retweetée par Marine Le Pen, qui a dénoncé une image "impardonnable". Invitée de RTL lundi 1er octobre, Marlène Schiappa a estimé que les commentaires de la présidente du Rassemblement national, selon elle à la tête "d'un grand parti raciste, d'extrême droite", n'avaient "aucun intérêt". "Ce qui la choque, ce n'est pas que le président pose à côté d'un jeune, c'est la couleur de peau de ce jeune. Soyons très clairs", a dénoncé la secrétaire d'État chargée de l'Égalité femmes-hommes. "À chaque fois que le président pose avec des personnes de couleur noire, Marine Le Pen s'offusque. Donc cela n'a pas grand intérêt", a-t-elle encore dit. (à partir de 10')La réponse de Marine Le PenLa présidente du RN a réagi sur Twitter. "La meilleure réponse aux abjectes accusations de racisme que diffusent les ministres pour justifier le comportement indigne de Macron est le vote de nos compatriotes d'outre-mer, qui m'ont fait l'honneur de me placer en tête au premier tour des présidentielles."Sébastien Chenu, député élu dans le Nord et porte-parole du RN, avait répondu à la secrétaire d'État un peu avant auprès de BFMTV.com : "Marlène Schiappa devrait cesser de s'égarer, d'insulter ses adversaires politiques et rester mesurée dans ses arguments avant de dire des bêtises grosses comme elle". La sortie de la ministre ne devrait néanmoins pas entraîner de dépôt de plainte de Marine Le Pen ou du Rassemblement national. "A priori, nous ne déposerons pas plainte, la jurisprudence en la matière semblant défavorable et n'ayant pas le goût de l'effort inutile", a expliqué M. Chenu.
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Le tireur, un homme blanc âgé de 21 ans, a été interpellé et placé en garde à vue. La police soupçonne un crime à caractère raciste.
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Samedi 3 août, un homme a tué 20 personnes venues faire leurs courses dans un centre commercial d'El Paso au Texas, dans le sud des États-Unis. Il a été interpellé et placé en garde à vue. La fusillade, survenue aux abords d'un hypermarché Walmart prisé de la communauté hispanique, a également fait 26 blessés, dont certains se trouvaient dans un état critique.La personne arrêtée est un homme blanc âgé de 21 ans. La police enquête sur un possible motif "haineux" à la fusillade, ce qui aux États-Unis désigne les attaques motivées par l'origine, la religion, ou encore l'orientation sexuelle des victimes. Un manifeste, attribué au tireur et circulant sur internet, dénonce notamment "une invasion hispanique du Texas" et fait référence à la tuerie commise par un suprémaciste blanc dans des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande (51 morts, le 15 mars). "Actuellement, nous avons un manifeste de cet individu qui indique qu'à un certain degré il a un lien avec un potentiel crime haineux", a déclaré le chef de la police d'El Paso Greg Allen au cours d'une conférence de presse. Deux fusillades de masse en moins de 24 heures aux Etats-Unispar euronews (en français)El Paso, une ville frontalière moins touchée par les violencesD'après certains médias, le tireur s'appelle Patrick Crusius. Il serait originaire d'Allen, près de Dallas, à neuf heures de voiture d'El Paso, et s'est rendu à la police après le massacre. Sur une capture d'écran de caméra de surveillance, on le voit entrer dans l'hypermarché armé d'un fusil, les oreilles couvertes d'un casque anti-bruit. Le magasin venait de mettre en vente des fournitures scolaires avant la rentrée.Vanessa Saenz, 37 ans, a expliqué sur Fox News avoir entendu "comme des feux d'artifices" alors qu'elle cherchait une place de parking : "J'ai vu un homme avec un T-shirt noir et un pantalon de camouflage qui portait ce qui m'a semblé être un fusil. Il visait les gens et tirait directement sur eux. J'en ai vu trois ou quatre tomber à terre". Des vidéos amateurs montraient des scènes de chaos, avec des clients qui courent pour se mettre à l'abri, et des corps inanimés au sol."Le manifeste (attribué au tireur) transpire le racisme, l'intolérance et la division", a commenté Veronica Escobar, originaire d'El Paso, élue du Texas au Congrès américain. "Historiquement, El Paso est une communauté très sûre. Nous sommes en sécurité depuis des décennies et nous continuerons à l'être". Ville frontalière de 680.000 habitants faisant face à la métropole mexicaine de Ciudad Juarez, El Paso compte une population à 83% hispanique, selon des statistiques de 2018. El Paso a connu en moyenne 18 meurtres par an ces cinq dernières années, un niveau bien plus bas que dans d'autres villes américaines d'une taille comparable. Trois Mexicains ont été tués dans la fusillade.Une fusillade "tragique" et un "acte lâche"Le président Donald Trump a dénoncé une fusillade "tragique" et "un acte lâche". "Il n'y aura jamais de raisons ou excuses pour justifier le meurtre de personnes innocentes", a-t-il tweeté.Le candidat à la primaire démocrate Beto O'Rourke, originaire d'El Paso dont il a jusqu'à récemment été le représentant au Congrès, a accusé M. Trump d'encourager le racisme aux États-Unis. "Nous assistons à une augmentation des crimes haineux chaque année depuis trois ans, sous une administration dont le président traite les Mexicains de violeurs et de criminels", a-t-il dénoncé après avoir rendu visite aux blessés dans un hôpital d'El Paso. "Trump est un raciste et il attise le racisme dans ce pays", a-t-il accusé."Cette journée, qui aurait dû être normale pour des gens venus faire du shopping, s'est transformée en l'une des plus meurtrières de l'histoire du Texas", a déploré le gouverneur de cet immense État, Greg Abbott, lors d'une conférence de presse.Sans attendre, les habitants de la ville ont répondu massivement à un appel à donner leur sang pour les blessés, âgés de 2 à 82 ans, selon les médias.250e fusillade depuis le début de l'annéeLes États-Unis, où le port d'armes est légal, sont régulièrement endeuillés par des fusillades qui touchent aussi bien les écoles que les lieux de culte, de travail ou les commerces. La tuerie d'El Paso est la 250e depuis le début de l'année ayant touché quatre personnes ou plus, selon l'ONG Gun violence archives. Un employé du groupe Walmart avait déjà ouvert le feu mardi dans un supermarché de la chaîne, situé dans le Mississippi (sud), tuant deux de ses collègues. Comme après chaque bain de sang, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer une meilleure régulation du marché des armes à feu. "Il est grand temps d'agir et de mettre un terme à cette épidémie de violences liée aux armes", a ainsi tweeté le favori de la course à la primaire démocrate Joe Biden.
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Laurent Kérusoré, l'un des acteurs de la série Plus Belle La Vie, a pris une grande décision. Dans une interview exclusive au magazine Public, le célèbre barman du Mistral, a annoncé qu'il quittait Marseille, après 13 ans passés dans la cité phocéenne.
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La raison ? Les 13 agressions homophobes dont il a été victime depuis qu'il y vit. "J'en ai marre d'être parfois le punching-ball de la connerie de certains", a-t-il déclaré dans les colonnes du magazine. Avant d'ajouter : "Un jour, je me suis même retrouvé dans le coffre d'une bagnole ! J'ai cru que j'allais crever". Même s'il reconnait que "la plupart des Marseillais sont avenants", celui qui interprète Thomas dans la série phare de France 3 a décidé de retourner vivre à Paris, pour sa sécurité. Au cours de son interview au magazine Public, Laurent Kérusoré, est également revenu sur son passé difficile, révélant ne pas avoir connu sa mère biologique, et avoir été mis à la porte par son père adoptif.
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Le chef de l'État a largement imposé sa patte sur l'hommage national rendu au colonel Arnaud Beltrame, mort dans l'attaque terroriste de l'Aude, rapporte le Journal du Dimanche. Emmanuel Macron a notamment décidé de faire partir le convoi du Panthéon.
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"Il voulait vraiment exalter la figure du héros et du gendarme", indique un proche du président, quelques jours après l'hommage national rendu le 28 mars dernier. D'où l'idée d'Emmanuel Macron de faire partir le convoi funéraire depuis le Panthéon à Paris, selon le Journal du Dimanche. Le convoi avait ainsi stationné plusieurs minutes devant la nécropole laïque où reposent les "grands hommes français", avant de traverser le Quartier latin puis de rejoindre les Invalides.Outre l'hommage rendu au colonel Arnaud Beltrame par 2 000 collégiens et lycéens lors du passage du convoi, Emmanuel Macron avait aussi suggéré de placer des gendarmes tout le long du parcours. Une autre façon de mettre en avant ces militaires qui avaient observé plus tôt dans la journée une minute de silence dans toutes les gendarmeries de France. Place Beauvau, au ministère de l'Intérieur, le chœur de la gendarmerie avait également chanté La Marseillaise.En privé, le chef de l'État ne fait pas mystère de son affection pour les gendarmes. "Le gendarme est fidèle, taiseux et loyal", aurait-il assuré cette semaine. En février, alors que les CRS chargés de surveiller la résidence du Touquet s'étaient plaints publiquement de leurs conditions de travail difficiles, Emmanuel Macron les avait fait remplacer par des gendarmes mobiles.Dans son discours prononcé aux Invalides lors de l'hommage national au colonel Arnaud Beltrame, le président de la République avait prononcé un vibrant éloge funèbre. Emmanuel Macron avait ainsi célébré un héros de "l'esprit français de la résistance" et comparé le gendarme aux "compagnons de Jeanne d'Arc" et aux "héros anonymes de Verdun" qui ont su que "la liberté française, la fraternité française, ne survivrait qu'au prix de leur vie".
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Une impression d'"enfer" et un ciel d'apocalypse: alimentés par la sécheresse et des vents violents, des incendies d'une ampleur historique continuaient de ravager la côte ouest des Etats-Unis, où ils ont causé la mort de six personnes dont un enfant d'un an.
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L'enfant, retrouvé par des équipes de secours auprès de ses parents gravement brûlés, a péri dans l'Etat de Washington, a annoncé mercredi le bureau du shérif du comté de Okanogan. Tous trois tentaient d'échapper aux flammes.Les foyers d'incendies s'étendent de l'Etat de Washington au nord, frontalier du Canada, jusqu'à San Diego, dans le sud de la Californie.Entre les deux, l'Oregon a vu partir en fumée 120.000 hectares et au moins cinq localités dans des incendies "sans précédent dans l'histoire" de l'Etat, selon sa gouverneure, Kate Brown, s'attendant "à de nombreuses pertes, en termes de bâtiments et de vies humaines", alors que des évacuations massives sont en cours. Deux personnes ont été retrouvées mortes mercredi dans l'Etat, selon le shérif du comté de Marion, dans le nord-ouest de l'Oregon. Selon les médias locaux, il s'agit d'un garçon de 12 ans et de sa grand-mère.Jody Evans, une habitante de la petite commune de Detroit, a expliqué avoir eu l'impression de "traverser l'enfer" en fuyant les flammes qui menaçaient sa maison. "Le feu des deux côtés de la route, les arbres tombés, le vent qui souffle, les cendres qui volent", a-t-elle raconté à la chaîne locale Newschannel 21.Portées par le vent, les fumées se sont propagées vers la côte et ont recouvert des régions entières.- Ciel orange sombre -En Californie, plus d'une vingtaine d'incendies font rage et le feu a consumé cette année plus de 10.000 km2 dans l'Etat, un record depuis que ces données sont relevées en 1987.Trois personnes ont péri dans le nord de l'Etat, selon les autorités du comté de Butte.A San Francisco, les habitants se sont réveillés sous un ciel orange sombre digne d'une scène d'apocalypse à cause de la fumée des incendies en cours plus au nord. A la mi-journée, les voitures circulaient phares allumés, comme si le soleil ne s'était pas levé.Près de 1.000 pompiers combattaient le feu baptisé Creek Fire près de Fresno (centre), sur plus de 65.000 hectares.Leanna Mikesler, une retraitée, a dû fuir sa maison de Meadow Lakes, avec son mari et son chien. "Une fois levé l'ordre d'évacuation, nous pourrons aller voir si la maison n'a pas brûlé", confie-t-elle, d'une voix posée. Mais "le feu est juste là", face aux pompiers de la localité.Et en période de pandémie - les Etats-Unis sont le pays le plus touché au monde, tant en nombre de cas que de décès -, c'est "dix fois plus éprouvant", confie-t-elle.De la forêt nationale de Sierra s'élevaient d'épaisses colonnes de fumée, alors que des hélicoptères sillonnaient la zone, a constaté un journaliste de l'AFP sur place, près de Shaver Lake.De nombreuses routes étaient barrées par la police, et les pompiers montraient des visages fatigués. Devant un paysage d'arbres calcinés, une maison complètement détruite n'avait plus que sa cheminée en briques encore debout, et laissait apparaître le squelette d'une machine à laver entièrement brûlée. Plus au sud, près de Los Angeles, le Bobcat Fire, toujours hors de contrôle, a dévasté plus de 4.500 hectares, selon les pompiers.Des ordres d'évacuation ont également été émis près de San Diego, où près de 7.000 hectares ont brûlé dans le Valley Fire, selon les autorités locales.- "Un nouveau monde" -Le gouverneur de l'Etat de Washington, Jay Inslee, a indiqué mardi que neuf incendies "importants" y avaient brûlé plus de 133.000 hectares en 24 heures, plus du double de la superficie brûlée pour toute l'année 2019."Nous vivons dans un nouveau monde, ce n'est plus le Washington d'avant", a-t-il lancé. "Les conditions sont si sèches, si chaudes, si venteuses, parce que le climat a changé", a affirmé le gouverneur, ajoutant que plus de 100.000 personnes étaient privées d'électricité.La petite commune de Malden a été presque entièrement détruite. La caserne des pompiers, la poste et la mairie "ont totalement brûlé", a indiqué le shérif, Brett Myers. "Il n'y a pas de mots pour décrire l'étendue des dégâts".Le vent d'est a poussé les fumées vers la région de Seattle, la plus grande ville de l'Etat, où une alerte à la pollution de l'air a été lancée par le département local de l'Ecologie.Le gouverneur démocrate de Californie, Gary Newsom, a aussi dénoncé les conséquences catastrophiques du changement climatique. "Je perds littéralement patience face aux climato-sceptiques", a-t-il dit. "Ce point de vue est en contradiction totale avec la réalité du terrain".
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La diffusion à la télévision française de documentaires sur le mouvement ("Hirak") antirégime en Algérie a déclenché la colère d'Alger et un énième coup de chaud diplomatique avec l'ancienne puissance coloniale, sur fond de défiance accrue à l'égard des médias étrangers.
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Alger a décidé mercredi de rappeler "immédiatement" pour consultations son ambassadeur à Paris, Salah Lebdioui, à la suite de la programmation la veille en prime time des deux films, "Algérie Mon Amour" (2020) et "Algérie: Les Promesses de l'Aube" (2019), respectivement sur la chaîne du service public France 5 et La Chaîne Parlementaire (LCP).Pour Alger, il s'agit d'une cabale "néocoloniale" orchestrée à Paris."Le caractère récurrent de programmes diffusés par des chaînes de télévision publiques françaises (...), en apparence spontanés et sous le prétexte de la liberté d'expression, sont en fait des attaques contre le peuple algérien et ses institutions" dont l'armée, s'est offusqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué."Algérie Mon Amour", du journaliste et réalisateur français d'origine algérienne Mustapha Kessous, a soulevé dès sa diffusion de vifs échanges sur les réseaux sociaux. Paradoxalement, ce documentaire a autant déplu à des partisans du "Hirak", parlant de "trahison", qu'aux dirigeants algériens, sur la défensive et impuissants à contrôler l'internet. - "Esclaves de la France" -Il a fait surgir des divisions --générationnelles et socioculturelles-- qui agitent un mouvement de contestation pluriel et sans leadership.Le film présente sans tabou (en particulier sexuel) les témoignages de cinq jeunes --trois hommes et deux femmes originaires d'Alger, Oran et Tizi Ouzou-- ayant pris part au "Hirak", le soulèvement populaire qui a ébranlé le pouvoir algérien pendant plus d'un an jusqu'à sa suspension en raison de l'épidémie de Covid-19.Il s'est ailleurs attiré les foudres d'Abderezzak Mokri, président du principal parti islamiste, qui a fustigé sur Twitter "les esclaves de la France en Algérie".Le groupe public France Télévisions, dont France 5 est une des chaînes, et le réalisateur se refusent à tout commentaire."Cet activisme où l'inimitié le dispute à la rancoeur, dévoile les intentions malveillantes et durables de certains milieux qui ne souhaitent pas l'avènement de relations apaisées entre l'Algérie et la France", a accusé Alger.Début avril, déjà, l'ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, avait été convoqué aux Affaires étrangères après des déclarations tenues par un intervenant sur la chaîne internationale France 24, à propos de l'aide médicale chinoise, propos qui avaient fortement déplu à Alger."L'ensemble des médias jouit d'une complète indépendance rédactionnelle qui est protégée par la loi en France", a répété jeudi le Quai d'Orsay, en assurant que "la France respecte pleinement la souveraineté de l'Algérie".- Crispations récurrentes -"Le régime algérien fait semblant de croire que, comme en Algérie, l'audiovisuel public serait en France aux ordres du pouvoir politique", estime l'historien Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po Paris."La crise diplomatique qu'il a ainsi artificiellement créée participe d'une campagne méthodique de verrouillage du champ médiatique et d'étouffement des voix critiques", analyse-t-il.Ces polémiques récurrentes illustrent la nature volatile, sinon tumultueuse, des relations entre Alger et Paris, nourries de crispations et de malentendus depuis l'indépendance en 1962.Au point que certains s'efforcent de dédramatiser, même si, relève le politologue Mansour Kedidir, c'est la première fois, dans l'histoire des crises franco-algériennes, qu'un ambassadeur d'Algérie en France est publiquement rappelé à Alger. "Je ne pense pas qu'un petit reportage déclenche une guerre entre les deux pays. Ca va continuer, comme à l'accoutumée, avec des hauts et des bas. C'est une tempête dans un verre d'eau", assure son collègue Mohamed Hennad.Après le déclenchement du "Hirak" en février 2019, Alger avait mal pris des déclarations du président français Emmanuel Macron qui avait appelé à "une transition d'une durée raisonnable", des propos alors interprétés comme "une ingérence dans les affaires" de l'Algérie. Les relations bilatérales étaient restées de facto au point mort pendant un an. Et au début de l'année, le président Abdelmadjid Tebboune, sitôt élu, avait réclamé le "respect mutuel" dans les relations bilatérales, en rappelant que "l'Algérie n'est pas une chasse gardée de la France".Ce nouvel épisode s'inscrit dans un climat de répression à l'encontre des opposants, des journalistes --certains en prison-- et des médias indépendants.Déterminées à empêcher toute résurgence du "Hirak", les autorités ont bloqué ces dernières semaines plusieurs sites d'information accusés d'être financés par des "organisation étrangères". Aucune accréditation, obligatoire pour travailler, n'a été renouvelée en 2020 pour les correspondants permanents de médias étrangers à Alger. L'accréditation du directeur du bureau de l'AFP à Alger, Aymeric Vincenot, n'avait pas été renouvelée en 2019, ce qui l'avait contraint à quitter l'Algérie.
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Selon un communiqué repris par Le Point et RTL, Bernadette Chirac a décidé de quitter la Fondation Hôpitaux de Paris Hôpitaux de France. Et elle a désigné la femme du chef de l'État, Brigitte Macron, pour lui succéder.
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Bernadette Chirac à la tête des pièces jaunes, c'est bel et bien fini. Dans un communiqué qu'ont pu consulter RTL et Le Point, l'ancienne Première dame a décidé de quitter la Fondation Hôpitaux de Paris Hôpitaux de France dont elle était présidente depuis plus de 25 ans. Un crève-cœur sans doute pour Bernadette Chirac, raison aussi pour laquelle elle n'a pas voulu passer le témoin à n'importe qui. Sur ses recommandations, c'est à l'actuelle Première Dame, Brigitte Macron qu'elle a voulu faire confiance.Dans le communiqué que cite Le Point, la femme de Jacques Chirac estime qu'il est temps pour elle "de transmettre le flambeau à des esprits neufs, à de nouvelles énergies et volontés pour insuffler, tant au sein du Conseil d'administration que de l'équipe dirigeante, une dynamique renouvelée et doter la Fondation d'une nouvelle stratégie qui l'engagera sur les décennies à venir."Depuis 30 ans, la Fondation Hôpitaux de Paris Hôpitaux de France œuvre pour le bien-être et l'amélioration de la qualité de vie des enfants, adolescents ou personnes âgées hospitalisées en France. Les opérations "pièces jaunes" étant le point d'orgue chaque année de leurs actions qui visent aussi au rapprochent des familles, à la lutte contre la douleur et au répit des proches.Brigitte Macron, femme engagéeSur les conseils de Bernadette Chirac, Brigitte Macron a aussitôt accepté la charge, peut-on lire dans le communiqué, qui salue "avec admiration le travail accompli par Madame Chirac".Une nouvelle responsabilité pour une cause qui lui tient à cœur. Déjà engagée pour la protection de l'enfance, le handicap et l'éducation, la Première dame profite de sa notoriété pour parler ce ces causes importantes, expliquait d'ailleurs récemment BFM TV. "J'étais bien évidemment en rapport avec les adolescents toute ma vie, et je suis extrêmement interpellé sur ces sujets et j'ai très envie de m'impliquer et d'aider au maximum", disait-elle. Dans le passé, Brigitte Macron a notamment visité de nombreux hôpitaux et maisons du handicap sans pour autant le médiatiser. Depuis janvier, un poste de Secrétaire d'État à la protection de l'enfance a été créé, peut-être un signe de son influence sur le président de la République. Elle a été élue ce mercredi 12 juin à l'unanimité par le Conseil d'administration.
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Depuis ses débuts, l'émission Mariés au premier regard fascine autant qu'elle choque. Impossible en tout cas de rester impassible face à ces couples qui se marient sans même se connaître, sur des critères de compatibilité évalués par un trio d'experts. Retour sur les trois dernières polémiques en date autour du programme.
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Rémunération minimaleÀ l'occasion d'un Facebook live, Benoît, l'un des candidats de Mariés au premier regard, a été questionné sur la rémunération perçue par les candidats pour participer au programme de dating. Et autant dire que l'époux de Nathalie dans l'émission a clairement fait comprendre que le montant est dérisoire. "C'est pas une question d'argent tellement on te donne peu. Ça ne PEUT PAS être une motivation (...) L'indemnité que tu pourrais toucher par rapport au temps que tu passes à faire l'expérience, c'est juste rien du tout", explique-t-il sans langue de bois. Avant de préciser : "Il faut mieux aller bosser chez McDonald's que de toucher la rémunération de la production (...) On tournait vingt heures sur vingt-quatre et dans le contrat on avait sept heures au SMIC horaire... Enfin bref." De quoi s'assurer en tout cas que les candidats viennent bien pour vivre d'amour et d'eau fraîche, et non pas pour l'appât du gain !Des candidats victimes de manipulations ?Toujours durant le fameux chat Facebook, Nathalie, cette fois, a pris la parole, dénonçant au passage certains montages qui scénarisent ses réactions au-delà du réel. Elle revient notamment sur son mariage avec Benoît, où l'émission telle qu'elle a été diffusée laisse penser qu'elle hésite un long moment. "Je n'ai pas joué l'hésitation. Voilà, moi j'ai fait ça pour l'expérience, les caméras m'ont beaucoup bloquée et c'est pour ça que vous voyez dans un premier temps, une image négative de moi, je pense. Et aussi à cause de M6", explique-t-elle avec une pointe d'amertume. Davantage, elle trouve que ces montages ont fait du tort à sa famille, en particulier à sa mère : "Il y a certaines personnes qui ont fait beaucoup de mal à ma maman, surtout M6 dans un premier temps. Si vous pouviez maintenant la laisser tranquille, parce que elle, elle n'a rien demandé. Elle a fait ça pour moi, et ce n'était pas facile pour elle."Tiffany a bien trouvé l'amour !Tiffany et son prétendant Thomas ont fait fondre les coeurs lors de la seconde diffusion de l'émission d'M6, où ils se marient avec bonheur, victimes d'un véritable coup de foudre. Mais surprise ! Certains internautes ont découvert, dans la foulée, que la jeune femme s'est trouvée un nouveau Jules depuis la fin du programme. Certains clichés postés sur les réseaux sociaux montrant effectivement Tiffany en compagnie de Justin, un autre candidat du programme, lors d'un shooting photos romantique ou d'une séance d'entraînement sportif.Le temps d'une interview à Télé-Loisirs, elle s'est exprimée sur cette expérience : "J'ai eu des moments pas évidents. C'est une expérience très forte et quand on redescend sur terre, c'est difficile. Mais malgré tout, je n'en tire que du positif. Si c'était à refaire, je referais tout pareil, sans rien changer", dit-elle avant d'ajouter : "Aujourd'hui, je suis amoureuse !" Mais de qui ?
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La Station spatiale internationale (ISS) a dû manoeuvrer mardi pour éviter une possible collision avec un débris d'une ancienne fusée japonaise, la troisième manoeuvre d'évitement cette année, a annoncé la Nasa, qui réclame plus de moyens pour surveiller le nombre croissant d'objets en orbite terrestre.
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Le débris serait passé à 1,39 kilomètre de l'ISS, selon la Nasa, mais il a été décidé d'élever l'orbite de la station par précaution. C'est une capsule cargo russe (Progress), amarrée à la station, qui a poussé l'ISS un peu plus haut en allumant ses propulseurs, pendant 2 minutes et demie, l'opération étant contrôlée en coopération entre les salles de contrôle russe et américaine.Selon l'astronome Jonathan McDowell, l'objet menaçant était un débris provenant d'un étage d'une fusée japonaise lancée en 2018, et qui s'est désintégré en 77 morceaux en février 2019.Les membres d'équipage, deux Russes et un Américain, ont dû temporairement se placer dans la partie russe de l'ISS, afin de pouvoir évacuer en urgence avec la capsule Soyouz en cas de danger, ce qui n'a finalement pas été nécessaire (dans un premier communiqué, la Nasa avait indiqué que les astronautes entreraient dans le vaisseau).Selon le site de l'Agence spatiale européenne, l'ISS était à environ 421 km au-dessus des océans avant l'opération, et à 435 km après. Elle file à environ 27.500 km/h: à cette vitesse, même un petit objet peut gravement endommager voire détruire un panneau solaire ou un autre élément.Ce type de manoeuvre est régulièrement nécessaire, et devrait devenir plus fréquent avec la pollution croissante des environs de la Terre, par des débris d'anciennes fusées ou de satellites lancés depuis six décennies, et par les milliers de fragments créés par des collisions accidentelles ou délibérées, par exemple avec les envois de missiles anti-satellites par l'Inde en 2019 et la Chine en 2007. La station a dû procéder à des évitements 25 fois entre 1999 et 2018, selon la Nasa."La Station spatiale a manoeuvré trois fois en 2020 pour éviter des débris. Ces deux dernières semaines, il y a eu trois conjonctions potentielles à haut risque. Les débris empirent!" a tweeté Jim Bridenstine, administrateur de la Nasa, qui réclame 15 millions de dollars au Congrès pour que le Bureau du commerce spatial, un service civil, prenne en charge la surveillance des objets spatiaux et coordonne les avertissements aux opérateurs de satellites privés en cas de risques de collision.A ce jour, c'est une unité militaire qui est chargée de la surveillance spatiale.
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VIDÉO. Dans une séquence diffusée ce jeudi 27 septembre dans l'émission "Quotidien" sur TMC, Emmanuel Macron reconnaît que sa déclaration sur les "Gaulois réfractaires au changement" était "une erreur".
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"Le peuple français - je l'ai dit parfois avec humour, ça a été mal compris - ce n'est pas la même chose que le peuple danois", explique le chef de l'État lors d'une interview réalisée en marge de son intervention à l'ONU mardi. Alors qu'on lui fait remarquer que, précisément, l'expression "Gaulois réfractaires" a été mal comprise, Emmanuel Macron répond : "Oui, mais c'est une erreur. Et je l'assume"."Moi je crois que chaque peuple a son identité""C'était une erreur de le réduire comme ça, parce que ça nourrit toutes ces espèces de confusions. Si je pensais que nous n'étions que ça, et je me suis mis dedans, ce serait stupide. Je n'aurais pas cherché à être président", poursuit le chef de l'État. Fin août à Copenhague, Emmanuel Macron avait dit son admiration pour le modèle danois de "flexi-sécurité", et jugé que les différences culturelles ne permettaient pas de le répliquer à l'identique en France : "Ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire. Ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années, n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement !" "Gaulois réfractaires" : ce n'est ni la première fois (ni la dernière) que Macron tacle les Françaispar L'ObsDans l'opposition, certains avaient vu dans cette saillie un écho de sa phrase de l'été 2017 sur les Français qui "détestent les réformes". "Qu'est-ce que j'ai voulu dire en disant ça ? J'opposais le Gaulois réfractaire au luthérien bien ordonné. C'est de dire qu'il y a une identité des peuples", explique le président sur TMC. "Et donc c'est de dire : moi je crois que chaque peuple a son identité, mais cette identité se construit dans un dialogue avec les autres, dans le respect de nos valeurs", ajoute-t-il. "Nous sommes Français, nous avons des spécificités : des choix, un droit, une histoire, une langue qui n'est pas la même que les autres".
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Alors que le Haut Conseil de la santé publique et les spécialistes déconseillent de brancher un ventilateur en milieu clos, la question se pose en plein épisode de canicule, analyse 20 Minutes.
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35°C attendus à Paris jeudi 25 juin, jusqu'à 37 ou 38°C dans le Sud... La France va connaître un épisode caniculaire jusqu'à ce week-end. Pour beaucoup de Français, et dans de nombreuses maisons de retraite, la solution idéale reste la climatisation ou les ventilateurs. Mais alors que la Covid-19 circule encore, son utilisation est remise en question, comme l'explique 20 Minutes. Le 21 mai dernier, c'est même le Haut Conseil de la santé publique qui se montrait plus que dubitatif dans l'avis qu'il rendait : "Dans les espaces collectifs de petit volume, clos ou incomplètement ouverts, l'utilisation de ventilateur à visée de brassage/rafraîchissement de l'air en cas d'absence de climatisation est contre-indiquée dès lors que plusieurs personnes sont présentes dans cet espace, même porteuses de masques. Ces recommandations s'appliquent en cas de survenue d'une vague de chaleur", pouvait-on lire.Une recommandation sur laquelle s'appuie également le docteur Gérald Kierzek, interrogé par franceinfo mardi 23 juin. Il avance le fait que, si on installe un ventilateur "dans une pièce fermée, non aérée, si vous avez une personne qui est malade, il y a un risque de contamination". Et de préciser : "Le risque, c'est quand vous n'avez pas de renouvellement de l'air." Déconseillé dans les Ehpad Une mise en garde contre les ventilateurs, alors que la climatisation, elle, ne poserait pas ce problème. "Les climatiseurs qui permettent de renouveler l'air, utilisés dans les trains, les avions, les grands bâtiments représentent a priori, peu de risque", détaille le médecin. Un état de fait confirmé par une étude canadienne que rapporte 20 Minutes. 228 résidents d'un Ehpad canadien avaient été contaminés après la panne du système de ventilation centrale. Les scientifiques ont remarqué que la remise en route du système de ventilation a "contribué à évacuer l'air contaminé vers l'extérieur pour le remplacer par de l'air sain". Quid des Ehpad donc, alors que la vague de chaleur s'abat sur l'Hexagone ? Beaucoup sont tentés de rafraîchir les résidents avec des ventilateurs. Une mauvaise idée selon le docteur Kierzek. "Les collègues infirmières et aides-soignantes vont avoir à gérer d'un côté le risque canicule, avec la nécessité de refroidir les personnes âgées, et de l'autre le risque coronavirus, avec des gens potentiellement infectés qui risqueraient, avec le ventilateur, de contaminer d'autres personnes", explique-t-il à franceinfo. Alors comment faire si le ventilateur est potentiellement dangereux ? Dans un Ehpad du Lot, le personnel a décidé d'assurer une hydratation optimale de ses résidents à mesure que la température grimpe. Les ventilateurs, eux, seront nettoyés deux fois par mois contre deux fois par an en règle générale. Et la maison de retraite a décidé de n'utiliser les ventilateurs que dans les chambres individuelles fermées. Pour les médecins, il faut "à tout prix éviter le brassage d'air recyclé". Ouvrir ses fenêtres, aérer pour faire entrer de l'air neuf est également recommandé. En revanche, chez soi, l'usage du ventilateur n'est pas déconseillé si l'on vit avec quelqu'un avec qui on a des contacts récurrents.
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L'intellectuel égyptien Khaled Fahmy, professeur d'histoire à l'Université de Cambridge et spécialiste des épidémies, craint que les gouvernements ne profitent de la pandémie de nouveau coronavirus pour renforcer leur emprise sécuritaire sur les citoyens.
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"La façon dont les gouvernements vont pouvoir surveiller les faits et gestes de chacun est alarmante", déplore l'universitaire qui vit en exil en Grande-Bretagne, dans une interview en ligne avec l'AFP."La crainte, c'est qu'une fois ces droits concédés aux gouvernements, il sera très difficile de les révoquer", dit-il en s'appuyant sur l'exemple égyptien.Dans le pays le plus peuplé du monde arabe (100 millions d'habitants), le président Abdel Fattah Al-Sissi a entériné en mai une série d'amendements à la loi sur l'état d'urgence dénoncée par les défenseurs des droits humains comme renforçant les "pouvoirs répressifs" au nom de la lutte contre le coronavirus.- "Regain de surveillance" -Ces amendements autorisent le président à fermer les écoles, suspendre le secteur public, interdire les rassemblements publics ou privés, ou encore mettre en quarantaine les voyageurs arrivant sur le sol égyptien."Si vous comparez ce qui se passe en Egypte maintenant et l'épidémie de choléra de 1947, la grande différence ce sont les médias et la façon dont ils étaient ouverts à l'époque, alors qu'ils sont fermés maintenant en termes de couverture de l'épidémie", souligne M. Fahmy.Depuis le début de la pandémie, les autorités ont intensifié leur répression et arrêté plusieurs journalistes et militants."Ce à quoi nous sommes confrontés maintenant est beaucoup plus dangereux". Il y a "un regain de surveillance et de graves intrusions dans l'intimité au nom du contrôle de l'épidémie", assure l'universitaire, exilé depuis 2014 en raison de ses opinions critiques.Il note aussi le sort inquiétant des quelque 60.000 prisonniers politiques du pays, selon plusieurs ONG, dont la santé est mise en danger par leurs conditions de détention dans des prisons surpeuplées en pleine pandémie. "Ils sont détenus de façon injuste et maintenant ils sont en danger".L'historien de l'Empire ottoman resitue la pandémie dans une longue chronologie de maladies qui ont ravagé l'Egypte. "Du XIVe siècle au début du XIXe siècle, la peste s'est abattue sur l'Egypte plus de 190 fois. En moyenne, l'Egypte a été affectée par la peste une fois tous les neuf ans."Selon M. Fahmy, les "quarantaines ont commencé à être imposées en Egypte de façon très stricte" après la pandémie de choléra de 1831, qui avait débuté en Chine avant de se propager au Moyen-Orient.Son livre "All the Pasha's Men" ("Les hommes du Pacha", NDLR) relate la façon dont Méhémet Ali, obscure gouverneur ottoman, s'est rendu maître de l'Egypte au XIXe siècle à travers la mise sur pied d'une puissante armée, impliquée dans tous les aspects de la vie publique, y compris la santé.Le livre à succès, publié en 1997, se trouve encore chez les bouquinistes installés sur les trottoirs au Caire. L'historien y explique aussi comment l'armée conserve de nos jours un rôle de premier plan.- L'armée déployée -L'ancien général Sissi, devenu président en 2014, a encore renforcé ce rôle de l'armée dans la vie publique égyptienne.Des unités militaires ont récemment été déployées pour désinfecter des rues et autres espaces publics. Les militaires ont aussi vendu du matériel de protection médicale aux Egyptiens à des prix abordables.L'Egypte a enregistré à ce jour plus de 16.000 cas dont plus de 700 décès, et le nombre de nouvelles infections est à la hausse, avec des centaines de cas détectés au quotidien.Lundi, le syndicat des médecins a mis en garde contre une "catastrophe sanitaire" à venir, en blâmant la "passivité" du ministère de la Santé."Ce qui est courant (dans les pandémies), c'est la façon de séparer les gens soit par quarantaine, soit dans des lieux d'isolation" comme les hôpitaux de campagne, commente pour sa part Khaled Fahmy.Mais "tout cela met une pression énorme sur le système de santé public en place", ajoute l'historien.Sur un plan personnel, M. Fahmy dit vivre le confinement comme un exil renforcé. "Je suis un égyptien qui ne peut pas revenir en Egypte pour des raisons diverses et le fait de me trouver en confinement est un autre niveau" d'exil.
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Les opposants au projet de privatisation d'ADP vont tenter de mobiliser 10 % du corps électoral contre la privatisation d'Aéroports de Paris, inscrite dans la loi pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte).
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La période du recueil des 4,7 millions de signatures nécessaires à l'organisation d'un référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP) s'est ouvert jeudi 13 juin à minuit. Ceux qui le souhaitent ont désormais la possibilité de soutenir la tenue d'un référendum sur la privatisation d'ADP. Le dispositif sera ouvert "pendant neuf mois" de façon dématérialisée, sur la plateforme internet du ministère de l'Intérieur, mais aussi dans les chefs-lieux de canton. Une circulaire a été adressée en début de semaine pour que les maires soient sensibilisés à ce dispositif dont la mise en oeuvre est inédite depuis son introduction dans la Constitution en 2008, à l'initiative de Nicolas Sarkozy.La décision a été officialisée par un décret paru mercredi au Journal officiel, signé par le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Celle-ci a ensuite été confirmée par la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye à la sortie du Conseil des ministres. Le gouvernement avait jusqu'au 15 juin pour mettre en place le dispositif de recueil de signatures, suite à la décision favorable du Conseil constitutionnel du 9 mai (publiée au JO le 15 mai). "C'est désormais chose faite puisque, avec le décret qui a été présenté, à partir du jeudi 13 juin à 0 heures, le recueil sera possible sur un site internet dédié www.referendum.interieur.gouv et un processus physique, c'est-à-dire de dépôt directement dans les chefs-lieux de canton, permettra également le recueil physique des soutiens à ce référendum", a précisé Sibeth Ndiaye.4,7 millions de signatures nécessaires Quelque 250 députés et sénateurs (de LFI à LR, avec le soutien du RN) avaient enclenché début avril la procédure de RIP, introduite dans la Constitution en 2008 mais jamais utilisée. Ils entendent s'opposer à la privatisation controversée du groupe aéroportuaire, inscrite dans la loi pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), adoptée définitivement par le Parlement le 11 avril. Les initiateurs du RIP doivent maintenant recueillir en neuf mois, par voie électronique, l'approbation d'au moins 10 % du corps électoral, soit plus de 4,7 millions de personnes. S'ils y parviennent le conseil d'État devra alors valider ces signatures. Enfin, si la proposition de loi n'a pas été examinée au moins une fois par chacune des deux assemblées parlementaires dans un délai de six mois, le président pourra la soumettre au référendum.L'opposition mobilisée "Une bataille est engagée" : le député insoumis François Ruffin, le secrétaire national d'EELV David Cormand, la cofondatrice de Place Publique Claire Nouvian et d'autres personnalités de gauche ont appelé mardi les opposants à la privatisation d'ADP à s'unir et "produire une contagion de signatures" pour l'organisation d'un référendum.Pour s'opposer à la privatisation controversée du groupe aéroportuaire, inscrite dans la loi pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), adoptée définitivement par le Parlement le 11 avril, "une bataille est engagée", "populaire, démocratique", écrivent 16 signataires dans cette tribune publiée dans Le Monde.
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Le gouvernement entend favoriser le tourisme en France pour les vacances d'été via la mise en place de chèques vacances.
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L'exécutif souhaite favoriser la France pour les vacances d'été. "Nous travaillons avec les régions pour mettre en place des chèques vacances tourisme pour cet été", a indiqué Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, au micro de RTL, mercredi 20 mai. L'État et les régions devraient s'occuper de la prise en charge économique de la mesure. Pour l'heure, aucun budget n'est défini. "On est en train d'y travailler. Réponse début juin", a précisé Jean-Baptiste Lemoyne. Quelles personnes seront concernées par cette mesure ? "Nous sommes en train de discuter avec les régions. Certaines veulent mettre l'accent sur des publics modestes. D'autres veulent également encourager celles et ceux qui ont été en première et deuxième lignes. Ce sera très adapté aux souhaits des régions", a indiqué Jean-Baptiste Lemoyne.Vacances locales"Je crois que l'idée, c'est plutôt de quitter l'autoroute, comme le disait Didier Barbelivien, c'est d'emprunter ces départementales, ces chemins noirs, comme le disait l'écrivain Sylvain Tesson", a déclaré le secrétaire d'État, filant les références culturelles. L'exécutif et les destinations touristiques n'hésitent pas à promouvoir des vacances locales et durables, afin d'aider le secteur du tourisme et de l'hôtellerie, fortement impacté par le confinement.Pour l'heure, "les Français pourraient partir en vacances en France métropolitaine et en outre-mer en juillet et en août", a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe le 14 mai, "sous réserve" que la crise sanitaire du Covid-19 continue à régresser. Certaines restrictions localisées pourraient avoir lieu.Ainsi, sur les plages, seules les activités "non statiques" seront autorisées, comme les balades, le surf ou encore les baignades. Pour l'heure, il est toujours interdit de se déplacer de plus de 100 kilomètres entre départements, une restriction qui sera levée en fonction de l'évolution de la crise sanitaire.
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L'homme politique est décédé jeudi à l'âge de 75 ans d'un arrêt cardiaque alors qu'il se remettait tout juste du coronavirus.
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Claude Goasguen, député LR et figure de la droite parisienne, est décédé jeudi matin à l'âge de 75 ans d'un "arrêt cardiaque" alors qu'il se remettait tout juste du coronavirus, ont annoncé sa famille et son entourage à l'AFP. En réanimation pendant "22 jours" à cause du Covid-19, le parlementaire "allait mieux" et "remarchait", mais il a connu par la suite des complications cardiaques et est décédé à 9h à l'hôpital Corentin-Celton d'Issy-Les-Moulineaux. Le député LR Claude Goasguen a fait une longue carrière politique notamment dans le XVIe arrondissement de la capitale, dont il a été maire de 2008 à 2017. Conseiller de Paris à partir de 1983, Claude Goasguen a été adjoint de la municipalité sous les mandats de Jacques Chirac et Jean Tiberi, aux Relations internationales, puis à la vie scolaire et universitaire. Au moment du décès de Jacques Chirac en septembre, il avait salué "un modèle", qui lui avait "tout appris de la politique".Claude Goasguen s'est notamment illustré dans la vie politique parisienne en 2016 en se faisant le fer de lance de l'opposition virulente de certains habitants du très chic arrondissement de la capitale contre un centre pour SDF installé en lisière du Bois de Boulogne. Il avait comparé le projet à "Sangatte", en référence à l'ancien centre pour migrants de Calais, donnant un an plus tard son aval à l'ouverture d'un deuxième centre.En novembre, il était devenu le conseiller politique de Rachida Dati dans la campagne des municipales à Paris, après avoir entretenu des relations tendues avec la candidate LR. Il avait auparavant prôné une alliance entre son parti et LREM dans l'objectif de "battre Anne Hidalgo", la maire socialiste.Orateur pugnace au tempérament parfois volcanique, le député de Paris fut également un éphémère ministre de la Réforme de l'Etat dans le premier gouvernement d'Alain Juppé en 1995. Outre ce passage au gouvernement, il siégeait à l'Assemblée quasiment sans discontinuité depuis 1993. Il était membre de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée et membre de plusieurs groupes d'études notamment sur les chrétiens d'Orient, l'antisémitisme ou les Kurdes.Successivement UDF, puis Démocratie libérale (Alain Madelin), il avait été membre du conseil des fondateurs de l'UMP en 2002. L'an dernier, pour la présidence de LR, il avait soutenu Julien Aubert, l'un des représentants de la branche souverainiste, face notamment à Christian Jacob.Né le 12 mars 1945 à Toulon, cet avocat de profession a notamment été doyen de la Faculté de droit et sciences politiques de Paris XIII (de 1982 à 1986) et chargé de conférences à HEC. Il avait été président de la Corpo d'Assas, syndicat étudiant proche d'Occident, mais avait démenti avoir appartenu au mouvement d'extrême-droite, contrairement à Gérard Longuet, Alain Madelin ou Patrick Devedjian.Fier de ses origines provinciales, il ne manquait pas de rappeler qu'il était venu à Paris pour un parcours universitaire "d'excellence". Il a été inspecteur général de l'Education nationale (1987-2003) ainsi que recteur d'académie, directeur du CNED (1987-1991).Chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur et de l'ordre national du mérite, Claude Goasguen était marié et père de deux enfants.
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Dans la banlieue sud de Londres, les policiers de l'"Opération Nogi" évitent escroqueries et solitude aux personnes âgées qu'ils visitent régulièrement, leur apportant désormais aussi des produits de première nécessité durant l'épidémie de nouveau coronavirus.
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Gantés et en uniformes, Simon Hardwick et Liam Hack dialoguent depuis une dizaine de minutes, à trois bons mètres de distance, avec Gwendalyn Iles, devant la porte de sa maison en briques rouges. La dame de 94 ans n'est "pas vraiment dérangée" par l'épidémie, sort de temps en temps faire ses courses et "à part ça, parle à son chat". Depuis plusieurs semaines, ces deux officiers de la police locale arpentent les rues de Croydon, dans le sud de Londres, dans un véhicule spécialement affrété pour l'"opération Nogi", se rendant auprès des personnes âgées vulnérables. "Certaines personnes que nous sommes allées voir nous ont dit que nous étions les premiers avec qui elles avaient eu une interaction depuis l'apparition du coronavirus", dit Liam Hack à l'AFP. Comme Gwendalyn, de nombreux seniors isolés ne peuvent plus compter sur leur aide à domicile. Initialement, le but de cette opération lancée quelques mois avant la pandémie était de tenir compagnie aux personnes âgées et surtout de pratiquer la prévention à domicile, car la plupart de ceux que les policiers visitent régulièrement ont déjà été la cible de cambriolages ou d'arnaques."Ca leur évite souvent d'être à nouveau victimes ou bien de le devenir, et ça permet de les rassurer un peu", explique M. Hack. Car certains arnaqueurs n'hésitent pas à tirer profit de la crise sanitaire et du confinement instauré le 23 mars. Le matin même, le tandem a rencontré dans son jardin fleuri Sidney Alder, 91 ans, qui s'est fait voler 300 euros après avoir donné sa carte bleue à un "bon samaritain" qui a proposé d'aller lui acheter ses médicaments pour ne pas qu'il ait à sortir. Le virus a fait évoluer cette initiative de police de proximité. Désormais, les visites durent maximum 15 minutes, contre une heure auparavant, et se font dans le strict respect des règles établies par le gouvernement, à deux mètres de distance et en portant des gants, voire des masques.En plus de leurs missions habituelles, les policiers interrogent maintenant les seniors sur leur niveau d'isolement et la façon dont ils peuvent être aidés pour se ravitailler, les mettant en contact si nécessaire avec des partenaires sociaux. Ils délivrent aussi désormais des kits de produits de première nécessité, donnés par certains supermarchés du coin qui se sont joints à l'initiative. Selon Liam Hack, "c'est extrêmement important, maintenant plus que jamais, que nous allions sur le terrain et à la rencontre de ces gens".
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En réaction, le Premier ministre Boris Johnson a annoncé la suspension de l'examen de l'accord en attendant une décision des Européens sur un éventuel report de la date de sortie. Le président du conseil européen a annoncé consulter les dirigeants des 27 membres de l'UE sur cette demande de prolongation.
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La perspective d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne avec accord le 31 octobre s'est éloignée ce mardi 22 octobre. Deux votes cruciaux étaient prévus en fin de journée au Parlement britannique : l'un avait pour objet d'apporter un soutien au texte qui traduit dans la loi britannique l'accord de retrait de l'UE, l'autre portait sur le calendrier de son examen.Si le Parlement britannique a soutenu l'accord de Brexit décroché par Boris Johnson, ouvrant la voie à une étude du texte, les députés ont refusé le calendrier voulu par le gouvernement qui prévoyait une approbation de la loi d'application de l'accord d'ici à jeudi soir, un délai jugé trop court pour débattre d'un texte de 110 pages. Brexit : la sortie avec accord au 31 octobre compromisepar euronews (en français)En réaction, le Premier ministre Boris Johnson a annoncé la suspension de l'examen de l'accord en attendant une décision des Européens sur un éventuel report de la date de sortie. "En attendant leur décision, nous allons suspendre cette législation", a-t-il déclaré devant les députés. "Notre position reste que nous ne devrions pas faire de report, que nous devrions quitter l'UE le 31 octobre. C'est ce que je dirai à l'UE", a ajouté Boris Johnson, qui n'a jamais varié dans sa promesse de mettre en oeuvre le Brexit à la fin du mois, comme prévu.Un porte-parole du président du conseil européen Donald Tusk a annoncé qu'il consultait mardi soir les dirigeants des 27 membres de l'UE sur la demande de prolongation de la date de sortie du Royaume-Uni."La Commission européenne prend note des résultats de ce soir (...) Le président du Conseil européen est en train de consulter les dirigeants de l'UE sur la demande de prolongation soumise par le Royaume-Uni pour différer sa sortie au 31 janvier 2020", a annoncé Mina Andreeva sur son compte Twitter.
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Avec son décor de carte postale éclaboussé de soleil, l'île de Santorin, l'une des plus touristiques de Grèce, a attendu le retour des touristes lundi, pour l'ouverture de la saison, partagée entre l'impatience de renouer avec son effervescence et la peur de voir émerger le coronavirus dont elle a été jusqu'ici préservée.
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Dans les ruelles calmes de Fira, la capitale de l'île, le temps s'égrène au rythme du carillon de l'église Aghia Eleftherios. Comme un rappel des heures qui la séparent du déferlement de touristes. "Nous les attendons désespérément. Nous avons besoin d'eux, s'ils ne viennent pas comment allons nous survivre ?", s'impatiente Michalis Drosos, qui travaille dans un magasin de souvenirs du centre de Fira.Mais les voyageurs étrangers n'étaient pas au rendez-vous au premier jour de la saison, après trois mois de confinement qui ont mis un coup d'arrêt au tourisme, secteur crucial de l'économie grecque représentant 25% du PIB."C'est merveilleux", s'exclame Karim Charmok, 21 ans, arrivé dimanche pour deux semaines de Zurich via Athènes. "On nous a dit qu'on était les premiers hôtes (de notre hôtel). C'est parfait, c'est très calme", ajoute le ressortissant suisse qui a été testé en 15 minutes à Athènes avant de redécoller pour Santorin.Car l'aéroport de Santorin ne rouvrira aux vols internationaux que le 1er juillet, comme tous les aéroports régionaux de Grèce.Mais les voyageurs d'une trentaine de pays ont été à nouveau accueillis à partir de lundi sur les aéroports de Thessalonique et Athènes. "Je suis soulagée, je viens de France et c'est mieux d'être ici", a ajouté Elli, une jeune Française en attendant "d'être testée" et "d'aller dans un hôtel" pour passer sa première nuit en Grèce.Les voyageurs provenant des régions du monde les plus affectées par le coronavirus subiront des tests systématiques et passeront une nuit à l'hôtel aux frais de l'Etat grec, avant une éventuelle quarantaine obligatoire en cas de test positif.Avec la saison, lancée en grande pompe samedi à Santorin par le Premier ministre, les hôtels saisonniers ont rouvert ainsi que tous les musées du pays. "Personne ne peut comprendre la Grèce sans ses sites archéologiques ouverts et ses musées ouverts", a déclaré le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, en visitant lundi matin le musée et le site de l'ancienne Agora d'Athènes.Mais le chef du gouvernement, qui veut faire de son pays "le plus sûr d'Europe", a répété que sa "première préoccupation est la sécurité, la protection des visiteurs et des employés".Une longue file de voitures de 15 km, selon la télévision publique ERT, s'est formée à la frontière avec la Bulgarie, qui rouvrait également lundi en fin de matinée.- "Tout le monde a peur" -"Nous redémarrons le moteur de production le plus important du pays et nous mettons fin à l'angoisse de 700.000 travailleurs du secteur touristique", s'est réjoui aussi à Santorin le ministre du Tourisme, Harry Theoharis.C'est sans compter sur l'inquiétude des hôteliers et autres professionnels du tourisme face au risque de résurgence de la pandémie, qui a jusqu'ici relativement épargné la Grèce, avec seulement 184 morts."Tout le monde a peur, peut-être qu'on va attraper le coronavirus", s'inquiète Orestis Papoulias, manager d'un beach bar sur la plage de sable noir de Perissa."Du moment où les touristes vont arriver, on va avoir de nouveaux cas", renchérit Stéphane Saat, guide touristique canadien à Santorin depuis 12 ans. "On est sur les nerfs". Les procédures de protection contre le coronavirus "sont lourdes", admet George Roussos, gérant de l'hôtel Gallini à Fira. Mais tout est prévu, dit-il: un médecin par hôtel, une chambre pour d'éventuelles quarantaines et l'hôpital local capable de faire des tests.- "En sécurité" en Grèce -Entre les maisons blanches et les dômes bleus d'Oia à l'autre extrémité de l'île, Max Han, un jeune touriste chinois se sent d'ailleurs "vraiment en sécurité" au milieu des nombreux visiteurs grecs venus admirer le célèbre coucher de soleil de Santorin."Très peu de personnes ont été infectées (...) C'est pourquoi j'ai choisi de voyager à Santorin, la semaine prochaine je vais en Crète", dit-il. "Quant au virus, je ne me fais pas de souci."
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SONDAGE. Une majorité de sondés (55%) estiment qu'il faudra plus de deux mois après le 11 mai pour que la fin du confinement soit généralisée, selon la dernière vague du baromètre BVA pour Orange et Europe 1 publiée vendredi 17 avril.
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Depuis l'annonce de la prolongation du confinement en début de semaine, le moral des Français apparaît stable (6,1/10, comme mercredi). Pour autant, une embellie se confirme bel et bien quant à la vision de l'avancement dans la crise. Alors que les statistiques du Covid-19 sont encourageantes depuis plusieurs jours, la proportion de Français estimant que "le pire est devant nous" atteint son plus bas niveau à 41%, sans que cette tendance ne se transforme encore en impression croissante de sortie de crise.Pour preuve, les Français se montrent très prudents vis-à-vis de la perspective du déconfinement. 38% souhaiteraient que le déconfinement soit généralisé lentement en plus de deux mois, contre 32% qui aimeraient qu'ils se fasse en un mois ou moins. Un quart des Français évoquent même le souhait que le déconfinement soit repoussé au-delà du 11 mai.Ils ne se font à ce propos guère d'illusions sur sa durée et ses modalités. A 55%, ils imaginent que le déconfinement sera effectivement généralisé en plus de deux mois et peu anticipent une reprise des activités normales dès le 11 mai. Ainsi, seuls 55% des télétravailleurs pensent qu'ils retourneront dès cette date sur leur lieu de travail et 50% des Français pensent que les commerces non essentiels rouvriront. De gros doutes subsistent également sur la question de l'école : moins d'un tiers des parents imaginent que leurs enfants retourneront à l'école dès cette date.A plus long terme, c'est la situation économique qui cristallise les inquiétudes des Français. Une proportion de plus en plus massive d'entre eux (73%) pense que les effets de la crise sur le plan économique se feront sentir au-delà de l'année 2020, un résultat en hausse de 4 points depuis la semaine dernière.L'anxiété est manifeste sur les multiples pans de l'économie avec environ 9 Français sur 10 se déclarant inquiets quant au pouvoir d'achat, la croissance, le chômage, l'endettement du pays et la situation des artisans-commerçants et petites entreprises.
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- L'écologiste Nicolas Hulot a annoncé mardi qu'"après mûre réflexion", il ne serait pas candidat à l'élection présidentielle de 2017. "Tristes", "déçus", les écologistes doivent désormais se trouver un nouveau candidat.
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-"Conscient de l'attente et de l'espoir que certains ont placés en moi, je ne pouvais écarter d'un revers de main cette hypothèse. Mais l'honnêteté m'oblige à ne pas nourrir plus longtemps une attente que je ne pourrai satisfaire", écrit dans un communiqué celui qui avait tenté d'être le candidat écologiste en 2012. Nicolas Hulot avait été battu lors d'une primaire écologiste par l'ancienne magistrate Eva Joly. "Ce que je vois, c'est une société inquiète, fragmentée et désabusée par les crises qui la traversent et par l'absence de réponse politique. Mais ce que je vois aussi, c'est un élan pour inventer un monde meilleur, plus juste et solidaire", poursuit l'ancien présentateur de l'émission "Ushuaïa", âgé de 61 ans.• "Je ne veux pas être l'homme providentiel" Un appel en faveur de sa candidature avait pourtant recueilli en quelques semaines plusieurs dizaines de milliers de signatures. Des sondages le créditaient d'un score compris entre 9 et 11% au premier tour de la présidentielle.M. Hulot entend "fédérer et réconcilier ces aspirations et ces porteurs de solutions autour d'un même projet pour la France". "Ce que je ne peux pas, c'est endosser l'habit de l'homme providentiel et présidentiel. Je ne me sens ni suffisamment armé, ni suffisamment aguerri pour cela", estime l'ancien envoyé spécial de François Hollande pour la protection de la planète. Il avait quitté ce poste en janvier après l'accord sur le climat signé à Paris fin 2015.• Séisme chez les écologistesLes réactions suite à cette annonce ont été légion. Beaucoup se désolent du côté des écologistes, de ce renoncement. L'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage estime que ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'écologie. Pour Daniel Cohn-Bendit, c'est "un problème", car Nicolas Hulot était "rassembleur". Une décision que déplore également l'écologiste Noël Mamère pour qui c'était "le mieux placé pour défendre notre projet de société".À Europe-Écologie-Les-Verts, cette annonce est ressentie comme une vraie douche froide, Nicolas Hulot incarnant pour une majorité des membres du parti un espoir de faire entendre la voix des écologistes à l'élection présidentielle de 2017. "Le pays a plus que jamais besoin d'une candidature qui agrège les énergies positives", déplore le porte-parole du parti sur Twitter, tandis que Michèle Rivasi, députée européenne EELV salue son action tout en regrettant son départ. D'autres ont plus de ressentiments. C'est le cas d'Esther Benbassa, sénatrice EELV : "on lui demandait juste d'incarner l'écologie", a-t-elle déploré sur le réseau social.• "Des qualités de présentateur télé"Dans le reste de la classe politique, sauf du côté du parti socialiste, les réactions ne se sont pas fait attendre. "Il a des qualités de producteur télé, il a un engagement pour l'écologie, mais ça ne suffit pas pour faire un président de la République", a déclaré l'ancien premier ministre François Fillon, sur RTL ce mercredi 6 juillet. Gérard Larcher, le président du Sénat, a estimé de son côté qu'"être une vedette médiatique ne suffit pas pour devenir président" sur l'antenne d'Europe 1. Enfin François Bayrou juge que ce renoncement est une bonne chose. Pour le patron du MoDem, invité de Sud Radio et Public Sénat, "la politique au niveau présidentiel exige d'avoir des gens qui renouvellent le système mais qui ont aussi suffisamment d'expérience et de maturité". Ce que n'a pas, selon François Bayrou, Nicolas Hulot.
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La commission d'enquête du Sénat doit interroger l'ancien chargé de mission de l'Élysée.
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Les trois sénateurs La République en marche (LREM) membres de la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla ne participeront pas à l'audition de l'ex-collaborateur de l'Élysée mercredi. "Les sénateurs de la République en Marche n'assisteront pas à l'audition de Benalla", a ainsi annoncé François Patriat, le président du groupe LREM au Sénat. "Je considère que la commission d'enquête outrepasse ses fonctions. Le rôle du sénat, c'est de contrôler le gouvernement, pas l'exécutif", dénonce l'élu de Côte-d'Or sur France Info."On ne va pas s'associer à cette mascarade. Le Sénat a d'autres sujets de préoccupation que l'affaire Benalla", estime François Patriat."La saison 2 de l'affaire Benalla"La commission tentera mercredi 19 septembre de comprendre, à travers l'audition d'Alexandre Benalla, quelles étaient précisément les fonctions à la présidence de la République du jeune homme, mis en examen pour violences sur un manifestant le 1er mai. Les trois sénateurs LREM concernés par ce boycott sont Alain de Belenet (Seine-et-Marne), vice-président de la commission, l'ancien ministre socialiste Alain Richard (Val-d'Oise) et le vice-président du Sénat Thani Mohamed Soilihi (Mayotte). "Dans ces auditions, on tourne en rond, on a le sentiment qu'on essaye de lancer la saison 2 de l'affaire Benalla. En un mot, le Sénat est tombé bien bas", conclut le président du groupe LREM au Sénat.
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Sa victoire dans les urnes dimanche était telle que personne ne s'est levé face à lui: l'écologiste Bruno Bernard a été facilement élu président de la Métropole de Lyon jeudi, avant l'intronisation d'un autre Vert, Grégory Doucet, samedi à la mairie.
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"Il n'y a pas d'autre candidat ?", a demandé à trois reprises la doyenne de l'assemblée, la sénatrice centriste Michèle Vullien, qui semblait un peu surprise, après que M. Bernard eut officiellement postulé. Mais ni David Kimelfeld, président sortant de la collectivité et candidat LREM dissident aux élections, ni le sénateur LR François-Noël Buffet, allié à Gérard Collomb pour le second tour, ne l'ont défié - l'élu de droite évitant ainsi de tester sa popularité dans ses propres rangs, où la fusion des listes avec l'ancien ministre de l'Intérieur a fait des mécontents.Au total, 84 des 150 conseillers métropolitains, élus pour la première fois au suffrage universel, ont fait de Bruno Bernard, un entrepreneur de 50 ans, le patron de la deuxième agglomération de France, forte de 1,4 million d'habitants et 3,5 milliards d'euros de budget.Il obtient le nombre exact de voix qu'il avait revendiquées au soir du second tour. Soixante-deux conseillers ont voté blanc, deux ont rendu un bulletin nul et deux ont voté en faveur de M. Kimelfeld bien qu'il ne soit pas candidat.Gérard Collomb, lui, avait renoncé à briguer la présidence de la métropole après son échec au premier tour le 15 mars.Interrogé sur son vote jeudi, ce dernier a répondu que cela relevait du "secret". "Mes craintes (envers les écologistes, ndlr) vous les connaissez (...). Je jugerai sur pièces", a dit celui qui continuera de siéger dans l'assemblée.L'installation du nouveau président de la Métropole avait été délocalisée au Centre de Congrès pour des raisons sanitaires, l'hémicycle habituel du Grand Lyon ne permettant pas de respecter la distanciation entre personnes.Dans la vaste salle, le hasard a fait que M. Collomb, 73 ans, siège juste devant l'élue EELV Camille Augey, 28 ans, qui l'a battue dans le 9e arrondissement de Lyon, son fief de toujours, aux élections municipales.Un symbole du rajeunissement et de la féminisation de l'assemblée, deux évolutions saluées par Bruno Bernard dans son premier discours."Depuis dimanche soir, les regards sont tournés vers nous. Vers Bordeaux aussi, Strasbourg, Annecy, Grenoble, Tours, Poitiers, Besançon ou encore Marseille. Et défiant les pronostics, je n'aperçois aucun char fleuri à l'horizon du Grand Lyon", a-t-il dit, allusion aux craintes suscitées chez certains par l'arrivée au pouvoir des Verts."Les dernières semaines de campagne ont laissé trop la place aux caricatures et pas assez aux projets respectifs. Je n'en garde aucune amertume ni rancune. Place maintenant aux solutions et à l'action" pour faire face "au défi climatique", a-t-il ajouté.Avant d'évoquer le souvenir de son père, qui fut un cacique local du PS, et de rendre un hommage appuyé à M. Collomb pour avoir "eu l'idée de cette métropole", créée en 2015 et dotée de compétences uniques dans l'Hexagone."Durant plus de 40 ans, vous avez servi Lyon (...). Vous êtes et resterez dans l'histoire de Lyon. Au nom de tous les élus du Grand Lyon: merci", a dit Bruno Bernard à l'adresse du baron, redevenu simple conseiller.
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"Quand il y a eu un attentat, c'est que manifestement on aurait pu faire mieux", concède le ministre de l'Intérieur.
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Quelques heures après l'attaque à l'arme blanche près des ex-bureaux de Charlie Hebdo, vendredi 25 septembre, Gérald Darmanin a dit avoir demandé au préfet de police de Paris Didier Lallement pourquoi la menace a été "sous-évaluée". Deux personnes ont été blessées dans cette attaque au hachoir, perpétrée à la mi-journée au coeur de la capitale. "J'ai demandé au préfet de police de me dire pourquoi nous avons sous-évalué la menace dans cette rue, la rue (Nicolas) Appert", située dans le XIe arrondissement de Paris, a indiqué le ministre sur France 2. "Acte terroriste islamiste""Il y a eu un attentat, quand il y a eu un attentat, c'est que manifestement on aurait pu faire mieux", a-t-il ajouté, précisant que la rédaction de Charlie Hebdo était partie depuis "quatre ans" et que la rue en question n'avait fait l'objet d'"aucune menace" explicite.Cette attaque constitue "manifestement un acte terroriste islamiste", a par ailleurs estimé Gérald Darmanin. "C'est la rue où il y avait Charlie Hebdo, c'est le mode opératoire des terroristes islamistes, bien évidemment, cela fait peu de doute, c'est une nouvelle attaque sanglante contre notre pays", a ajouté le ministre de l'Intérieur."Aucune sécurisation" ?Les dirigeants de la société de production Premières lignes, dont deux salariés ont été victimes de l'attaque alors qu'ils fumaient une cigarette devant leur immeuble, ont dénoncé l'absence de dispositif policier pour les protéger alors que se tient le procès de l'attentat meurtrier qui avait visé l'hebdomadaire satirique en janvier 2015. "Depuis le démarrage du procès de Charlie Hebdo, il n'y a eu absolument aucune sécurisation de cette rue et de cet immeuble symboliques", a dénoncé sur BFMTV Luc Hermann, co-dirigeant de Premières Lignes.
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Sur 46 produits vendus en période de fêtes de fin d'année sur les plus grandes plateformes d'achats en ligne, 75% sont jugés "non-conformes", 39% présenteraient "un danger", selon une enquête de la DGCCRF. Des conclusions alarmantes alors que les Français n'ont jamais autant acheté en ligne.
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Une substance cancérogène dans une oie en caoutchouc pour bébés, des phtalates dans une licorne gonflable : quatre produits de Noël sur dix vendus sur internet sont dangereux pour les consommateurs, révèle une enquête de la Direction générale de la concurrence (DGCCRF). Sur 46 objets - guirlandes électriques, jouets, peluches, panoplies de déguisement -, achetés en "client mystère" par la DGCCRF sur sept plateformes de vente en ligne, Amazon, Cidscount, Ebay, Fnac.com, Rakuten-Priceminister, Aliexpress et Wish, et testés en laboratoire, 75% étaient "non-conformes" et 39% "présentaient un danger pour les consommateurs", selon un communiqué publié jeudi 20 décembre. La liste des produits dangereux pour la santé est consultable dans la rubrique "rappels de produits" du site internet de la DGCCRF. Elle sera actualisée dans les jours à venir, d'autres analyses étant en cours.Dans le détail, trois guirlandes électriques sur les huit testées étaient dangereuses, ainsi que cinq jouets en latex sur huit, quatre peluches sur 14 et six costumes sur 16. Ainsi les yeux d'une tortue en peluche vendue sur Cdiscount par Fashion-CD sont-ils facilement détachables, donc ingérables, et contiennent du plomb, tandis qu'un déguisement de lutin de Noël vendu sur Aliexpress par FEEX Store contient des phtalates et de l'arsenic. De même, l'un des jouets "premier âge" testés, l'oie "Gertie", destinée à être mâchouillée par des bébés dont les dents poussent, vendue sur Ebay par Koodeeuk, contient de la nitrosamine, une substance cancérogène. Quatre autres, en vente sur Amazon et Wish contiennent des phtalates "au-delà des valeurs limites".Attention aux prix trop faiblesLes plateformes de commerce en ligne, elles, sont contactées par la DGCCRF qui leur demande de retirer "le plus rapidement possible, les annonces de produits dangereux" et de travailler "avec les vendeurs à l'étranger, pour opérer les rappels des produits déjà vendus". Ces sites ayant "les mêmes responsabilités" que tout vendeur envers les consommateurs, la DGCCRF les appelle à respecter le code de conduite publié en juin par la Commission européenne, visant à améliorer la sécurité des produits non alimentaires vendus en ligne.Alors que la consommation en ligne des Français "a atteint 80 milliards d'euros en 2017 et que 56% des Français ont l'intention d'effectuer leurs achats de Noël en e‐commerce", le secrétaire d'Etat chargé du Numérique Mounir Mahjoubi "appelle à la plus grande vigilance". "Un prix excessivement attractif doit être vu comme un signal d'alerte, qui justifie une attention particulière avant d'acheter", souligne-t-il, cité dans un communiqué.Alors que le mouvement des "Gilets jaunes" a fait baisser l'activité des commerçants, Mounir Mahjoubi appelle à soutenir les "TPE et PME e-commerce responsables", dont celles référencées sur le site www.numerique.gouv.fr.
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Cette violente intrusion avait contraint le secrétaire d'État auprès du Premier ministre à être évacué de ses bureaux.
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Six personnes soupçonnées d'avoir forcé avec un chariot élévateur l'entrée du ministère de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, le 5 janvier, lors de l'acte 8 des "gilets jaunes", ont été placées en garde mardi 12 février, selon le parquet. Les personnes interpellées sont âgées de 21, 23, 26, 35, 46 et 54 ans, et sont originaires de région parisienne et du département du Nord, a précisé une source proche de l'enquête. Les suspects ont été retrouvés grâce à leur ADN et à un travail de géolocalisation avec la téléphonie, a indiqué une source proche de l'enquête. "Il ne fait pas partie des plus excités"Selon les informations de RTL, le conducteur du transpalette est l'homme de 54 ans. C'est un militant de longue date de la CGT du Nord, employé d'une société de logistique près de Valenciennes. Une source policière citée par la radio affirme que c'est lui qui aurait jeté le véhicule contre la porte du bâtiment. Pourtant, selon l'un des secrétaires départementaux du syndicat, qui connait bien ce militant de base, "il ne fait pas partie des plus excités".Cette violente intrusion avait contraint le secrétaire d'État auprès du Premier ministre à être évacué de ses bureaux, situés rue de Grenelle à Paris. Celui-ci avait dénoncé une "attaque inadmissible contre la République". De telles intrusions dans un ministère sont très rares. En 1999, des agriculteurs avaient saccagé le bureau de Dominique Voynet au ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement.
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Denis Olivennes, ancien patron de Canal+, d'Europe 1 ou du Nouvel Obs, a été nommé directeur général et cogérant du journal Libération, en remplacement de Clément Delpirou, selon un courriel interne envoyé par la direction jeudi et consulté par l'AFP.
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Il quitte donc la présidence de CMI France, le groupe de médias français du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky (Elle et ses déclinaisons, Version Femina, Télé 7 Jours, Télé 7 jeux, France dimanche et Ici Paris ainsi que l'hebdomadaire Marianne), qu'il assurait depuis début 2019."A la suite de l'annonce de la création du FDPI (Fonds de dotation pour une presse indépendante) garantissant la stabilité et l'indépendance actionnariales de Libération, le management du titre est renforcé: Denis Olivennes est nommé DG et co-gérant de Libération. A l'issue de la création du Fonds de dotation, il prendra la présidence de Presse Indépendante SAS, société en charge du management de journal, dont il aura le contrôle opérationnel", précise le texte.Il "travaillera avec Laurent Joffrin, directeur de la rédaction, le management et les équipes de Libération pour construire ensemble l'avenir du journal autour de cinq piliers fondamentaux : la stabilité actionnariale, l'indépendance de la rédaction, l'excellence éditoriale, le développement numérique, la pérennité économique".Denis Olivennes, 59 ans, a dirigé Numéricable, Canal+, la Fnac et le groupe Nouvel Observateur, avant de présider le directoire de Lagardère Active (ancienne division du groupe Lagardère dont dépendait notamment la radio Europe 1) entre 2011 et 2018."Je remercie Patrick Drahi (fondateur d'Altice, propriétaire de Libération) pour sa confiance et pour l'honneur qu'il me fait. Avec les équipes de Libération, nous allons travailler ensemble à construire l'avenir du journal, dans la fidélité à son histoire et le respect scrupuleux de ses valeurs de quotidien de gauche, incomparable sur le plan culturel, libre et provocateur dans son approche, rigoureux en termes d'information", indique-t-il dans le texte."Les journalistes, salariés, pigistes, lecteurs, partenaires et fidèles soutiens de ce titre unique dans l'univers des médias peuvent compter sur mon engagement à leurs côtés. Nous allons poursuivre et amplifier la dynamique actuelle en particulier sur le numérique, afin d'assurer le développement de Libération et son équilibre économique qui sont la condition de sa liberté", poursuit le nouveau dirigeant.Clément Delpirou, directeur de Libé depuis deux ans et demi, a décidé de quitter le groupe pour une "nouvelle aventure".Mi-mai, Altice France, propriétaire de Libération, avait créé la surprise en annonçant son intention de se séparer du journal pour le transférer dans une société à but non lucratif, un dispositif inédit pour un quotidien en France et censé garantir l'indépendance du titre, mais qui avait suscité des doutes chez les salariés.
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Trois policiers ont été blessés lors d'une manifestation à Sofia mardi, fête de l'Indépendance bulgare, les participants réclamant "une indépendance par rapport à la mafia" et exigeant la démission du gouvernement.
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Près de 10.000 protestataires se sont rassemblés dans la capitale, selon une estimation de journalistes de l'AFP. Des manifestations antigouvernementales se sont tenues dans plusieurs villes de province. A Veliko Tarnovo (centre), haut lieu des célébrations, le discours de la présidente du parlement Tsveta Karayantcheva a été accompagné de cris "Démission!", a annoncé la radio publique."Démission!", "Mafia", scandaient aussi les manifestants à Sofia dont beaucoup de jeunes, faisant un bruit assourdissant aux vouvouzélas devant le siège du gouvernement."Je m'obstine à faire ma vie en Bulgarie, même si la plupart de mes collègues vont émigrer dès qu'ils obtiennent leur diplôme", déclare Yanina Vassileva, une étudiante en médecine à Sofia.Des accrochages ont détérioré l'ambiance festive du début de la soirée. Des pétards, des pierres et des bouteilles étaient jetés sur trois cordons de policiers munis de gilets anti-balles, armés de matraques et de boucliers, protégeant le bâtiment historique du parlement. La police a repoussé des manifestants à plusieurs reprises. Trois policiers ont été blessés par des pavés, selon la direction de la police.Des manifestations quotidiennes contre la corruption se tiennent à Sofia depuis deux mois et demi, rassemblant des protestataires de différents milieux et de toutes tendances politiques, qui réclament "une vie conforme aux normes européennes".Pays le plus pauvre de l'Union européenne, la Bulgarie en est aussi le membre le plus corrompu, selon les indices de perception de la corruption de l'ONG Transparency International.La manifestation de mardi était qualifiée par les organisateurs de "troisième journée de la Grande insurrection populaire".La première journée, le 2 septembre, a été marquée par des violences qui ont fait près de 200 blessés, policiers et manifestants.Au pouvoir depuis presque dix ans, le Premier ministre de centre-droit Boïko Borissov dont le mandat expire en mars refuse de démissionner "au nom de la stabilité du pays" dans le contexte de la crise liée au Covid-19. Il reproche aux protestataires de manquer de projet politique alternatif."C'est par le dialogue et pas par la confrontation qu'on parvient à la réussite", a écrit mardi sur sa page Facebook M. Borissov qui évite dernièrement de paraître en public.Le président Roumen Radev proche de l'opposition socialiste a pour sa part félicité à l'occasion de la fête "les citoyens éveillés qui mettent en cause depuis plus de deux mois la dégradation morale" du pouvoir.
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Surnommé "Quinquin", en référence à ses origines nordistes, Marcel Pinte est considéré comme "le plus jeune des résistants" à la Libération. Il transmettait les colis et les messages de son père au maquis.
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Après des années d'oubli, son nom va enfin être réhabilité. L'enfant-résistant Marcel Pinte, tué accidentellement à l'âge de 6 ans le 19 août 1944, aura son nom inscrit sur un monument aux morts à Aixe-sur-Vienne (Haute-Vienne) lors des cérémonies du 11-Novembre grâce au travail d'Alexandre Brémaud, descendant par alliance d'Eugène Pinte, son père, a indiqué dimanche 13 septembre la commune. Tombé à l'âge de "6 ans, 4 mois et 6 jours" selon le site "Mémoire des Hommes", Marcel Pinte est considéré comme "le plus jeune des résistants" à la Libération. Surnommé "Quinquin" ("petit enfant" en ch'ti), référence à ses origines nordistes et à la berceuse "Le P'tit Quinquin" du poète lillois Alexandre Desrousseaux, il fut "symboliquement promu au grade de sergent" après sa mort, selon le site militaire spécialisé Opex360.Il avait été tué par un tir accidentel de Sten, pistolet mitrailleur britannique, lors d'un parachutage le 19 août 1944. Il avait été enterré le 21 août avec les honneurs réservés aux maquisards, en présence de nombreux résistants. InsoucianceNé en 1938 à Valenciennes, Marcel Pinte et sa famille ont fait partie d'une poche de résistance à Aixe-sur-Vienne. Son père, Eugène, alias le commandant Athos, était une figure du mouvement, oeuvrant pour l'Armée secrète, l'Organisation de résistance de l'Armée (ORA) et le service secret français de Londres, le BCRA (bureau central de renseignements et d'action). Dès 1941, il avait créé un centre de la résistance, où son fils Marcel transmettait ses colis et des messages au maquis. "Il les plaçait sous ses vêtements, collés à sa poitrine risquant à tout moment une dénonciation par les collabos", témoigne auprès du Parisien l'un des petits-fils du commandant Athos, Marc Pinte, 68 ans. "Il y avait une part d'insouciance due à son âge. Un habitant avait dit à son père de faire attention car Marcel chantait parfois à tue-tête des airs appris dans le maquis...", note de son côté Alexandre Brémaud."Des anciens du maquis avaient rassemblé des documents pour que l'action de Marcel soit reconnue. Mais cette démarche avait été abandonnée. Je l'ai reprise en sa mémoire", témoigne Alexandre Brémaud, également président délégué du comité de coordination des associations de résistance en Haute-Vienne. Le 16 octobre 2018, l'Office national des anciens combattants de Caen a reconnu que Marcel Pinte, appartenant à la résistance intérieure française (RIF), était bien "Mort pour la France"."Le but de cet hommage, c'est que son histoire dépasse le cercle familial, que sa mémoire soit adoptée par la Nation", conclut Alexandre Brémaud.
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Limitation des déplacements et appels à la responsabilité des populations : face à la crainte d'une deuxième vague et d'un reconfinement, les mesures visant à isoler rapidement les foyers de contamination se multipliaient mercredi à travers le monde.
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En Angleterre, dans les régions où la transmission du virus est élevée, les adultes et les élèves devront désormais se couvrir le visage lorsqu'ils se déplacent au sein des établissements secondaires. Le port du masque ne sera cependant pas obligatoire dans les salles de classe, où les risques sont jugés moins élevés.A quelque 9.000 km de là, la Corée du Sud est allée plus loin en replaçant à partir de mercredi l'intégralité des établissements scolaires de Séoul et de sa région en enseignement à distance.En France, également théâtre d'une hausse des contaminations -plus de 5.000 en 24 heures, un record depuis la fin du confinement en mai-, un renforcement des mesures contre le Covid a aussi été décidé à Marseille, la deuxième ville la plus peuplée. Le port du masque y est obligatoire depuis ce mercredi soir et les bars et restaurants doivent fermer à 23H00 (21H00 GMT) dans tout le département des Bouches-du-Rhône, dont cette agglomération est la capitale.Quant à Paris, il a été ajouté par la Belgique à sa liste des destinations européennes qui ne sont plus autorisées, à moins de se soumettre au retour à un dépistage du coronavirus et à une période d'isolement.- Un million de Birmans confinés -Le Premier ministre français Jean Castex a appelé mercredi ses compatriotes "à l'esprit de responsabilité" pour porter le masque de protection. "Il faut que tout le monde se sente concerné par la lutte contre l'épidémie", a-t-il insisté, assurant cependant qu'un reconfinement généralisé n'était "pas un objectif".Et ce alors qu'en Birmanie, où les autorités ont élargi le verrouillage de l'Etat Rakhine, un million de personnes ont été confinées pour tenter d'endiguer la propagation du virus. Quant à la Tunisie, un pays qui connaît lui aussi un nombre record de nouveaux cas, les autorités ont prolongé mercredi jusqu'au 3 septembre le couvre-feu qu'elles avaient remis en place le 21 août à El Hamma, une petite ville du gouvernorat de Gabès où l'hôpital est à la peine.L'Allemagne a pour sa part annoncé mercredi le maintien jusqu'au 14 septembre de ses mises en garde aux voyageurs s'appliquant à la plupart des pays situés hors de l'UE depuis cinq mois, tandis que la Norvège a officiellement déconseillé le même jour les déplacements "non essentiels" vers le territoire allemand.De son côté, la Croatie, qui a largement ouvert pendant l'été ses frontières aux touristes, a enregistré mercredi un nombre quotidien record de contaminations par le nouveau coronavirus, tandis que l'Ukraine a décidé d'à nouveau fermer ses frontières aux étrangers pour un durée de 30 jours.- 24 millions de cas -La légende jamaïcaine du sprint Usain Bolt a également contracté le Covid-19, a confirmé son agent, assurant néanmoins que l'octuple médaillé d'or olympique, actuellement en quarantaine, n'a "aucun symptôme".La pandémie continue sa lente progression, mais les dernières données hebdomadaires publiées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) montrent un ralentissement dans la plupart des régions, à l'exception de l'Asie du Sud-Est et de la Méditerranée orientale. Le bilan mondial des victimes de la pandémie établi par l'AFP à partir de sources officielles s'établit désormais à plus de 820.000 morts depuis fin décembre. Près de 24 millions de cas ont au total été enregistrés.Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 178.524 morts, pour près de 5,8 millions de porteurs recensés du virus. Suit le Brésil avec 116.580 morts, pour près de 3,7 millions de cas.- Plus grande immunité des femmes ? - Pendant ce temps, les études sur le Covid-19 se poursuivent.L'une d'elles parue mercredi, dont le principal auteur est la Pr Akiko Iwasaki, arrive à la conclusion que la réponse immunitaire des femmes à cette nouvelle maladie pourrait être plus forte que celle des hommes, ce qui pourrait expliquer pourquoi ces derniers sont davantage touchés par des formes graves. Par ailleurs, selon une autre étude, rendue publique le même jour par le ministère britannique de la Défense, un produit contre les moustiques, dont la substance active provient de l'eucalyptus, s'est révélé efficace pour neutraliser le nouveau coronavirus. Pendant ce temps-là, la grogne sociale grandit sur la planète, notamment au Brésil. Ingrid dos Santos, infirmière dans un hôpital de campagne de Rio de Janeiro destiné à traiter le Covid-19, ne reçoit ainsi pas son salaire depuis mai, vraisemblablement englouti par la corruption. "Où est passé l'argent ? Nul ne le sait... Tout ce que nous savons, c'est qu'au bout du compte, les personnes qui travaillent en première ligne sont oubliées", déplore auprès de l'AFP cette mère de deux enfants.Et le virus continue de plomber les économies, notamment les secteurs aérien et du tourisme, qui devraient mettre plusieurs années à s'en remettre.Illustration, le Monténégro, dont l'économie dépend largement du tourisme, souffre, notamment le port de Kotor, habituellement submergé en cette saison de hordes de touristes et de bateaux de croisière."Nous sommes conscients désormais de notre dépendance à cette cohue estivale", reconnaît Branko Radulovic, qui loue des appartements dans cette ville classée au patrimoine mondial par l'Unesco.
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Le Premier ministre a accordé une interview au Figaro, à l'occasion du deuxième anniversaire de sa nomination comme chef du gouvernement.
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Le Premier ministre Édouard Philippe a estimé, dans un entretien au Figaro publié dimanche 12 mai, que les conditions étaient "pleinement réunies" pour son maintien à Matignon."Je considère qu'un Premier ministre est à Matignon aussi longtemps que trois conditions sont rassemblées : la confiance du président, le soutien de la majorité parlementaire et la volonté de faire. À mes yeux elles sont pleinement réunies", a-t-il expliqué, en prenant soin de souligner que "la décision ne (lui) appartient pas".Dans cette interview, le chef du gouvernement est revenu sur ses relations avec le président de la République, une relation selon lui "très bonne, fluide, fondée, je crois, sur un très haut niveau de confiance", une relation qui "évolue forcément". "Au bout de deux ans, on se connaît mieux", a précisé le Premier ministre. Édouard Philippe est également revenu sur sa fonction qu'il occupe, parfois qualifié "d'enfer". "Je ne dis pas que c'est facile, c'est une responsabilité exigeante que je prends très au sérieux et que j'exerce avec humilité. Mais quand vous avez l'honneur de servir le pays à ce niveau de responsabilité, de diriger une telle équipe gouvernementale, dire que c'est un enfer, c'est inacceptable", a-t-il expliqué.
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Si la France a augmenté massivement sa capacité de tests, les délais restent trop longs. Le président du Syndicat des biologistes souligne un problème d'organisation.
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Pour enrayer l'épidémie de coronavirus, les autorités sanitaires encouragent les Français à se faire tester en cas de doutes. Mais pour trop de personnes, suivre cette consigne se révèle compliquée, notamment en raison des délais nécessaires pour pouvoir faire un test. Car si le pays est capable de faire 700.000 tests par semaine "et même un million s'il le fallait", le ministre de la Santé, Olivier Véran a reconnu sur franceinfo qu'"il y a des endroits où on est à quasi saturation - où on teste énormément, comme l'Ile-de-France (...) - d'autres où il y a beaucoup de marge". "J'ai mobilisé les laboratoires pour qu'ils travaillent davantage les uns avec les autres, j'ai une liste de communes en Ile-de-France où les laboratoires ne font pas encore le moindre test, donc je leur ai dit : 'ça, c'est impossible'", a-t-il ajouté. "Les dates de rendez-vous sont encore trop longues, il y a des efforts à faire", a déploré de son côté Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique pendant la pandémie, qui l'a expérimenté à ses dépens, en appelant un laboratoire, sans donner son nom. Résultat : "un rendez-vous six jours plus tard". Une semaine d'attente pour avoir un test virologique sur ordonnance dans un laboratoire d'analyses de la capitale, pour un jeune homme atteint d'une forte fièvre, selon l'un des témoignages recueillis par l'AFP. Dans un désert médical d'un département peu touché, ce n'est guère mieux, Michèle l'a découvert en cherchant "où faire un test". Confrontée à des médecins pas au courant, à des informations périmées sur le site de son agence régionale de santé (ARS), elle arrache au final un rendez-vous à "J+6"... Pourtant l'enjeu est de taille : détecter les porteurs du virus, en priorité ceux qui ont des symptômes, et le plus vite possible afin d'avertir à temps leurs contacts pour les tester et casser les chaînes de transmission. Pour le directeur de l'ARS francilienne, Aurélien Rousseau, trois facteurs de tensions favorisent les "goulets d'étranglement" : la reprise de la chirurgie (tests avant d'opérer), les tests avant de partir en congé et les envois massifs de bons de dépistage de l'Assurance maladie. Plus de 2 millions ont déjà été distribués."On aimerait que les politiques, avant de faire des annonces, travaillent avec les administrations pour que tout soit prêt", peste François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes (SDB). "Ce n'est pas un problème technique, mais d'organisation (...) J'ai déjà dit il y a deux mois que dépister des milliers de gens au même endroit en même temps moment poserait problème. Il y a un temps incompressible de prélèvement, de nettoyage des salles pour assurer la sécurité", explique le biologiste. Sans oublier, les autres examens (cancers, diabètes...) et les congés du personnel fatigué", explique-t-il.Les 40.000 techniciens de laboratoire peuvent désormais faire les prélèvement en plus des biologistes médicaux. Les préfets de département peuvent aussi autoriser des étudiants en médecine ou en soins infirmiers à en faire. Dans certaines régions les pompiers ou La Croix-Rouge aident. Mais le président du SDB "ne voit pas comment on peut y arriver s'il n'y pas plus de soignants qui s'y mettent" aussi. Allusion notamment aux plus de 200.000 médecins en activité qui pourraient participer aux prélèvements. Le syndicat a d'ailleurs mis en ligne un tutoriel montrant comment les effectuer correctement. Les tests salivaires virologiques sur machine "feraient gagner énormément de temps", dit-il aussi. Certains biologistes les utilisent "à titre expérimental et travaillent sur ce sujet avec le CNR" (centre national de référence), selon Lionel Barrand du Syndicat des Jeunes Biologistes Médicaux. Mais "ces tests-là ne sont pas fiables", a jugé le Pr Delfraissy, même s'il pense qu'ils vont évoluer et que "d'ici fin août", on pourra les avoir.La possibilité prochaine de pouvoir faire le test classique sans ordonnance, annoncée par le président Macron le 14 juillet, va ajouter à l'encombrement et "nécessiter une organisation logistique", a reconnu le ministre de la Santé. "On l'a vu en Ile-de-France : quand on propose à un million de personnes de se faire tester, il y a un effet de saturation". Et la prise en charge par l'Assurance maladie du test (54 euros) sans ordonnance était lundi toujours en discussion, déplore François Blanchecotte.
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Ce samedi 6 mai, Véronique Sanson était l'invitée de Catherine Ceylac dans l'émission "Thé ou Café". Alors que la chanteuse sera prochainement de retour sur scène, Véronique Sanson a abordé un sujet qui lui tient à cœur : celui de l'euthanasie.
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De confidence en confidence, elle a même confié avoir fait un pacte avec sa sœur pour mourir digne. Non Stop Zapping vous en dit plus. Thé ou café : Véronique Sanson a fait un pacte avec sa sœur pour mourir digne (Vidéo)par Non Stop ZappingLes fans de Véronique Sanson doivent être aux anges. En effet, après la sortie de son quinzième album "Dignes, Dingues, Donc... " en novembre dernier, la chanteuse signera son grand retour sur scène cet été. Et si la chanteuse a toujours trouvé le moyen de faire de la musique, Véronique Sanson a cependant une grande blessure en elle, la mort de ses parents. Alors que ces derniers sont décédés il y a déjà plus d'une dizaine d'années, l'interprète de "Quelques mots d'amour" a expliqué toujours ressentir ce manque. Des parents qu'elle a tant aimés, si bien qu'elle a accepté en quelque sorte, de les aider à mourir. Et c'est en toute franchise face à Catherine Ceylac, que Véronique Sanson s'est confiée sur le sujet."On sait très bien ce qu'on fait si l'autre tombe dans une maladie""Moi, quand on me dit : J'en ai marre, j'ai vécu une vie merveilleuse, j'en peux plus, je veux partir, j'ai mal partout. La moindre des choses, c'est de le faire." Fidèle à elle-même, c'est donc très honnête que Véronique Sanson a ensuite abordé le sujet de l'euthanasie. Sujet qu'elle trouve encore bien trop hypocrite en France. Et si Véronique Sanson va bien, la chanteuse a confié avoir réalisé un pacte avec sa sœur en cas de maladie grave. "On a un pacte avec ma sœur, on sait très bien ce qu'on fait si l'autre tombe dans une maladie pas passible."
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Son voilier de quatre mètres, qu'il a conçu et construit lui-même pour 4.000 euros, ressemble à une coquille de noix. Pourtant, Yann Quénet vient de traverser deux océans à bord de son "Baluchon" et déconfine à Hiva Oa, aux Marquises (Polynésie française).
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Traverser l'Atlantique et le Pacifique avec un tel bateau, "c'est un vrai exploit", assure à l'AFP le navigateur Yvan Bourgnon, pour qui "Baluchon" "est un vrai petit bijou". Le défi de départ? Construire un voilier en 400 heures pour 4.000 euros en vue de faire le tour du monde. Le défi et "le budget bateau-équipement ont été respectés", confirme Yann Quénet, Breton de Saint-Brieuc, contacté par Messenger. Le marin concède cependant "1.500 euros supplémentaires" pour une balise de détresse, un pilote automatique et des panneaux solaires....Un tel budget, poursuit-il, "implique (que je n'ai) pas de moyen de communication avec la terre et pas de météo. J'ai uniquement utilisé le GPS d'une tablette classique avec la cartographie gratuite en open source comme moyen de navigation"."Pas de moteur à bord, juste une voile et une godille", complète-t-il. Pas besoin de prendre des ris quand le vent forcit, la voile s'enroule autour du mât. Quant à l'eau, en l'absence de dessalinisateur, "je me suis rationné à deux litres par jour".- "L'Optimist de la course au large" -"Son voilier, c'est la simplicité absolue, c'est l'Optimist de la course au large", résume Yvan Bourgnon, en référence au petit dériveur conçu au lendemain de la seconde guerre mondiale sur lequel les jeunes mousses font encore aujourd'hui leurs premières gammes. "Mon rêve, c'est de faire le tour du monde à la voile mais sans contrainte", explique le solitaire, 50 ans, qui, dans la vie ordinaire, conçoit et vend des plans de navires à des particuliers. "Pour moi, avoir un gros bateau demande vraiment trop de temps et d'énergie, c'est compliqué et stressant. Avoir un bateau plus simple, paradoxalement, ouvre la voie à la liberté et au voyage", dit celui qui a effectué plusieurs transats sur des voiliers conventionnels.Pour ce petit quillard rouge et blanc, à la proue rectangulaire pour ne pas enfourner dans la vague, entièrement construit en contre-plaqué de 9 mm, "tout a été très bien pensé. Ça répond à ce que voulait Yann, une autonomie maximale", explique Hervé Le Merrer, un autre "aventurier" des mers, comme il se définit. - "ça paraît parfois irréel"-"Bien sûr, l'espace est compté (...) Mais il a conçu un superbe petit bateau qui va faire parler de lui", prédit Didier Corfec, préparateur de Bourgnon et vieil ami de Yann Quénet. Car, tractable sur remorque, "Baluchon" a aussi la capacité de "revenir sur sa quille automatiquement s'il se retourne"!Pour Yvan Bourgnon,"non seulement il a tout fait lui-même depuis le premier coup de crayon, mais en plus, on ne peut pas faire le tour du monde manière plus écolo (...) C'est énorme ce qu'il est en train de réaliser". Parti à l'automne des Canaries, Yann Quénet s'est posé un peu en Guadeloupe avant d'emprunter le canal de Panama et de se lancer à l'assaut du Pacifique: 44 jours de mer, dont "plus de 30 jours sans avoir de ses nouvelles" jusqu'à l'arrivée à Hiva Oa, rappelle Hervé Le Merrer. L'autonomie recherchée a payé. "Je n'ai jusqu'à présent pas rencontré de difficultés techniques majeures. Comme le bateau est simplifié au maximum, tout a marché parfaitement", constate Yann Quénet.Et la récompense est là: "Voir son petit voilier qu'on a conçu et construit soi-même dévaler à toute vitesse les grandes vagues de l'océan, voir apparaître à l'horizon des îles lointaines dont on a rêvé depuis toujours, tout ça procure un véritable sentiment de joie, ça paraît même parfois irréel, tellement c'est intense!".A vrai dire, le confinement, à part l'espace réduit de son bateau, Yann Quénet l'a à peine connu. Aux Marquises, c'est l'heure du déconfinement. Et plus tard l'attendent l'Australie et le cap de Bonne Espérance.Retour prévu en Bretagne en 2022.
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Le remaniement a été officialisé à la veille du Conseil des ministres, qui se déroulera exceptionnellement ce lundi 1er avril.
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Cinq jours après la démission de Nathalie Loiseau, ministre des Affaires européennes nommée tête de liste de La République en marche pour les élections européennes, Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi, respectivement porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat au Numérique, qui ont décidé de se lancer dans la course pour les municipales à Paris, l'Elysée a annoncé les noms de leurs trois remplaçants ce dimanche 31 mars.Sibeth Ndiaye, jusqu'alors conseillère communication d'Emmanuel Macron, remplace Benjamin Griveaux et devient secrétaire d'État auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement.Dix ministres démissionnaires en un an et demi La députée LREM Amélie de Montchalin hérite des Affaires européennes, mais elle n'obtient qu'un rang de secrétaire d'Etat, contrairement à Nathalie Loiseau qui supervisait ces dossiers jusqu'à présent. "Amélie de Montchalin est une des fidèles du président, une députée qui intervenait souvent dans les médias, notamment sur les questions économiques", souligne franceinfoCédric O, secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie et des finances et du ministre de l'action et des comptes publics, chargé du numérique. Il s'agit de la première expérience gouvernementale pour chacun des trois entrants. Au total, dix ministres et quatre secrétaires d'État ont démissionné en moins d'un an et demi, soit une concentration de départs inédite en début de mandat par rapport à François Hollande, Nicolas Sarkozy ou Jacques Chirac.
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Selon l'Institut Montaigne, les salafistes "gagnent du terrain à l'intérieur de la communauté", surtout chez "les jeunes moins de 35 ans"
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Financer l'islam de France par une "taxe halal", renforcer l'apprentissage de l'arabe à l'école... L'Institut Montaigne a présenté dimanche 9 septembre des propositions pour lutter contre le fondamentalisme qui "progresse chez les musulmans de France", selon son rapport.L'auteur du rapport, Hakim El Karoui, a présenté sur RTL sa mesure phare, déjà évoquée depuis plus de deux ans par ce groupe de réflexion libéral: la création d'une Association musulmane pour l'islam de France (Amif). Selon le nouveau rapport de l'Institut Montaigne, qui doit être adressé au président de la République et à tous les partis politiques, "les musulmans se sont enrichis, contrairement à ce qu'on croit et ils pratiquent beaucoup", a résumé M. El Karoui. Il y a donc "de plus en plus d'argent lié à la consommation : le pèlerinage, le halal, le don"."L'idée c'est de créer une organisation neutre, indépendante des pays d'origine, indépendante de ceux qui tiennent aujourd'hui les mosquées, pour prélever une toute petite somme d'argent sur chaque acte de consommation et réinvestir cette somme d'argent dans le travail théologique, parce que c'est la mère de toutes les batailles", a développé le consultant. Cette structure pourrait notamment gérer une "taxe halal", idée maintes fois évoquée depuis les années 90 pour financer l'islam de France. "Il n'y a pas de taxe halal au sens où il y aurait un impôt prélevé par l'État", a expliqué l'ancien banquier. Le prélèvement serait géré par l'association et s'inspirerait de la "taxe de cacherout" de la communauté juive, gérée par les rabbinats et qui permet de certifier les produits "casher", a-t-il développé. L'association pourrait investir "dans la formation de cadres religieux, la construction pourquoi pas de certaines mosquées", a-t-il ajouté. Et rendrait un "service utile aux fidèles" en se posant comme "régulateur" des flux financiers, parfois "opaques" dans la communauté musulmane.L'APPRENTISSAGE DE L'ARABE PASSÉ DE L'ÉCOLE À LA MOSQUÉEM. El Karoui, qui a l'oreille d'Emmanuel Macron, préconise également de renforcer l'apprentissage de l'arabe à l'école publique. "Le nombre d'élèves qui apprennent l'arabe au collège et au lycée a été divisé par deux. Il a été multiplié par dix dans les mosquées, il faut savoir ce qu'on veut", a-t-il argué.Son rapport constate "la progression de l'idéologie islamiste chez les musulmans de France", a-t-il résumé. Les salafistes - branche rigoriste de l'islam - "gagnent du terrain à l'intérieur de la communauté", surtout chez "les jeunes moins de 35 ans". La quasi-totalité des réponses sur Internet aux questions religieuses est fournie par des prédicateurs proches des salafistes, s'inquiète M. El Karoui, qui pointe aussi le développement de sites communautaires, d'hébergement ou de covoiturage "halal".Ce rapport est publié alors que sont organisées jusque mi-septembre des "assises territoriales de l'islam de France" dans chaque département, sous l'égide des préfets, pour faire émerger des propositions inédites. À l'issue de cette concertation, "dès l'automne", l'exécutif donnera "à l'islam un cadre et des règles garantissant qu'il s'exercera partout de manière conforme aux lois de la République", avait déclaré début juillet Emmanuel Macron devant le Congrès réuni à Versailles.
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En décembre 2017, lors du premier tour de l'élection à la présidence du parti, Les Républicains comptabilisaient 234.556 adhérents.
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Le parti séduit de moins en moins. Au 13 septembre, date limite pour participer aux élections internes d'octobre, Les Républicains, comptaient entre 120.000 et 130.000 adhérents, selon des chiffres publiés, jeudi 20 septembre, par L'Opinion. Un chiffre qui a presque diminué de moitié moins depuis décembre 2017, lors de l'élection au premier tour de Laurent Wauquiez à la présidence du parti. À ce moment-là, le parti comptabilisait 234.556 adhérents "à jour de cotisation au 31 décembre 2016 ou au 30 juin 2017", pour une participation au scrutin de 99.597 votants, soit 42,46 %. Au 31 décembre 2015, Les Républicains revendiquait 238.208 adhérents à jour de cotisation.Une force politique qui reste importanteSelon Les Echos, la grande majorité des fédérations départementales ont enregistré une baisse du nombre d'adhérents. Mais dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine, fiefs de la droite, la chute est particulièrement remarquable. Seul le département des Alpes-Maritimes a vu une augmentation des adhésions.De son côté, la direction des Républicains n'a pas confirmé ces chiffres, expliquant qu'elle préférait attendre "la fin de l'année" pour dévoiler le nombre d'adhérents. À titre de comparaison, le parti dirigé par Laurent Wauquiez enregistre plus d'adhérents que le Rassemblement national (45.000) et quatre fois plus que le Parti socialiste (37.000).
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Le plasma des patients guéris du Covid-19 contient des anticorps qui pourraient aider les patients en phase aiguë de la maladie à lutter contre le virus, espèrent l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), l'Etablissement français du sang (EFS) et l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
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Il n'existe à l'heure actuelle aucun traitement contre le coronavirus, alors que l'épidémie est encore "en phase d'aggravation" en France, a martelé mardi matin le ministre de la Santé Olivier Véran sur BFMTV. Néanmoins, plusieurs traitements sont testés. Un essai clinique consistant à transfuser du plasma sanguin de personnes guéries du Covid-19 vers des "patients en phase aiguë de la maladie" est notamment lancé en France mardi 7 avril. "Cet essai clinique consiste en la transfusion de plasma de patients guéris du Covid-19, contenant des anticorps dirigés contre le virus, et qui pourrait transférer cette immunité à un patient souffrant du Covid-19", selon un communiqué commun de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), l'Etablissement français du sang (EFS) et l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) publié samedi. "Le plasma des personnes qui ont guéri du Covid-19 contient ces anticorps que leur organisme a développés. Ces anticorps pourraient aider les patients en phase aiguë de la maladie à lutter contre le virus", espèrent-ils.60 patients concernésCet essai clinique, dénommé Coviplasm et mené par la professeure Karine Lacombe et le professeur Pierre Tiberghien, comptera 60 patients dans des hôpitaux parisiens, dont "la moitié bénéficiera de l'apport en plasma-convalescent". Si aucun effet indésirable n'est constaté après 24 heures, les équipes médicales procéderont à deux nouvelles transfusions. Les premiers résultats seront connus d'ici deux à trois semaines. L'ESF va ainsi prélever dès mardi 600 ml de plasma sur 200 patients guéris depuis au moins deux semaines et issus de l'Île-de-France, le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté.L'EFS va par ailleurs chercher la présence d'anticorps contre le coronavirus "dans un échantillon représentatif des donneurs de sang venant faire un don pendant une période précise", pour "obtenir une image de la propagation du virus en France".Le plasma de convalescents, partie liquide du sang qui concentre les anticorps après une maladie, s'est déjà avéré efficace, dans des études à petite échelle, contre d'autres maladies infectieuses comme Ebola ou le Sras.D'autres testsL'agence américaine du médicament, la Food and Drug Administration, a donné son feu vert pour tester de tels traitements face au coronavirus. Des tests sont également menés en Chine.Beaucoup est également attendu de l'essai européen "Discovery" qui teste quatre traitements, dont l'hydroxycholoroquine, dont l'usage contre le coronavirus provoque de vifs débats. Il a débuté fin mars sur 3.200 malades hospitalisés aux Pays-Bas, en Espagne, en Allemagne, au Royaume-Uni ou en France. En France, 800 participants sont éligibles à l'essai uniquement les patients hospitalisés, dans les services de maladies infectieuses et de réanimation. En France, un essai clinique basé sur une solution à base de sang du ver marin l'arénicole, aux propriétés oxygénantes, va également être lancé sur 10 patients prochainement.
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Le Louvre a accueilli 10.000 visiteurs par jour en juillet, soit quatre fois moins que d'habitude ce mois-là, un niveau cependant conforme aux prévisions du musée qui met en avant le succès de ses offres destinées à attirer un public familial, jeune et local.
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200.000 visiteurs en tout ont pu arpenter tranquillement les salles du plus grand musée du monde en juillet, sans pâtir de l'engorgement habituel devant les tableaux iconiques. Plus de la moitié étaient français. Et, en l'absence des Américains et Asiatiques, qui forment normalement les gros bataillons, les Européens ont répondu présents (Allemands, Néerlandais, Belges...).Si le musée, qui a rouvert le 6 juillet après plus de trois mois de fermeture, a vu sa fréquentation chuter comme attendu, le niveau enregistré en juillet correspond au maximum de ses prévisions : la direction tablait sur 4.000 à 10.000 visiteurs par jour cet été.Et plusieurs offres proposées du musée marchent particulièrement bien, notamment auprès du public francilien, souligne le Louvre.Ainsi, 12.500 visiteurs ont participé aux visites "mini-découverte". De 20 minutes, gratuites et sans réservation, elles sont proposées en français et en anglais. Un médiateur est posté en huit endroits de l'immense musée et répond aux questions. Les thèmes: d'une "escale en Égypte antique" aux "Napoléon", une plongée dans l'intimité des empereurs et le faste de leurs palais...Les "vacances apprenantes" sont aussi un succès. Un programme dédié de visites guidées gratuites, en groupe, et menées par les guides-conférenciers de la Réunion des musées nationaux (RMN) s'adresse aux jeunes accueillis par les établissements scolaires du dispositif "École ouverte" des académies de Paris, Versailles et Créteil, mais également aux habitants des quartiers franciliens et aux usagers des institutions du secteur social et médico-social.Ces visites d'une heure leur permettent de découvrir les principaux chefs-d'œuvre. Près de 210 groupes ont déjà réservé leur visite. Plus de 1.300 visiteurs ont été accueillis depuis le 8 juillet.
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- Comme lors de France-Islande, la chanteuse a interrompu quelques instants son show pour informer son public du score des Bleus contre l'Allemagne. -Céline Dion a beau être Québécoise et être une star à travers le monde entier, son cœur vibre pour la France.
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Alors qu'elle donnait un concert à l'AccorHotels Arena jeudi soir 7 juillet, la star a annoncé entre deux chansons les deux buts de l'équipe de France lors de la demi-finale contre l'Allemagne, qui ont par ailleurs permis aux Bleus de se qualifier pour la finale. "Je ne sais pas si ça vous intéresse, mais c'est 1-0 pour la France" a-t-elle ainsi lancé au public peu après le penalty d'Antoine Griezmann à la 47e minute, alors que la chanson "Seven Nation Army" des White Stripes, devenu un incontournable des stades, passait en fond sonore. Une bonne nouvelle qui n'a pas manqué de provoquer l'hystérie du public, qui a alors entonné le célèbre "Popopopopo". Quelques minutes plus tard, pour le deuxième but du joueur de l'Atlético de Madrid, rebelote. À nouveau, le public est en feu. Le 3 juillet dernier, lors du quart de finale France-Islande, l'interprète de "Pour que tu m'aimes encore" avait déjà informé ses fans du score lors de son concert et avait même chanté pour eux. "J'ai toujours eu un énorme respect pour mes fans. Je crois et je veux croire qu'on a une belle relation ensemble" disait-elle le 20 juin dernier dans une interview avant le coup d'envoi de sa série de concerts en France. C'est le cas de le dire.
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Salah Abdeslam s'est exprimé pour la première fois depuis sa cellule, selon RTL, trois ans après les attentats du 13-Novembre qui ont fait plus de 100 morts en France.
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Trois ans pile après les attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts et 489 blessées à Paris et au Stade de France à Saint-Denis, RTL révèle que le seul membre encore en vie des meurtriers présumés s'est exprimé pour la première fois depuis sa cellule de la prison de Fleury-Merogis (Essonne).Début septembre, Salah Abdeslam a insulté ses gardiens venus lui apporter à manger. Ils ont été traités de "minus" et de "chiens". Des insultes, mais pas de geste violent. Régulièrement, celui qui est filmé 24 heures sur 24 marmonnerait à voix basse, râlant sur les trop peu nombreux parloirs et promenades.À RTL, Jean Reinhart, avocat de plusieurs victimes du 13-Novembre, s'est dit "rassuré de le savoir presqu'en colère. Nous aurons besoin qu'il parle au procès". Celui-ci pourrait avoir lieu en 2020 et s'annonce inédit en raison du nombre exceptionnel de parties civiles (1 700) et d'avocats (300). En attendant, tous les faits et gestes de Salah Abdeslam sont précieusement notés et envoyés aux juges d'instruction antiterroristes dont l'enquête devrait être bouclée d'ici un an.Outre Salah Abdeslam, une quinzaine de suspects sont visés par la justice française dans ce dossier, pour les attentats les plus meurtriers ayant frappé le pays au cours des dernières décennies. Ce mardi, un hommage national est rendu aux victimes des attaques avec un cortège qui reliera les six lieux des attentats jihadistes, du Stade de France à Saint-Denis à Paris.
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Après une indignation de la Licra, le site de traduction français Reverso s'est excusé pour des exemples racistes et antisémites proposés par son algorithme.
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Comment un service en ligne de traduction a involontairement véhiculé des discours haineux et discriminatoires. Le site français Reverso a été interpellé par la Licra qui a constaté que des traductions proposées étaient parfois racistes ou antisémites. L'entreprise, qui revendique 45 millions d'utilisateurs mensuels, a reconnu une maladresse et s'est engagée, vendredi 1er mars, à apporter des corrections.Lorsqu'un internaute voulait traduire le mot anglais "nicer" (plus gentil), il obtenait plusieurs phrases comme exemples d'emploi concret. Mais parmi ces propositions, on pouvait lire : "Hitler était beaucoup plus gentil envers les Juifs qu'ils le méritaient". En cherchant "blacks are" (les noirs sont), Reverso affichait : "Ces prétendus indiens d'Amérique, les latinos et les noirs sont génétiquement médiocres". Aussi, pour "women should" (les femmes devraient) : "Les femmes devraient être frappées comme des gongs".Des exemples piochés par un algorithmeDans une réponse adressée sur Twitter à la Licra, qui s'indignait de lire "des propositions de traduction trempées dans l'antisémitisme", Reverso a expliqué qu'il s'agissait d'un problème lié à un système automatisé qui pioche ses exemples dans des textes disponibles sur Internet : "Nous sommes désolés, les exemples proviennent de livres, de films, et ne sont pas revus manuellement. Tous les exemples signalés incorrects seront supprimés de la prochaine version, d'ici un mois normalement". Theo Hoffenberg, PDG du site, a expliqué à l'AFP l'intérêt pour Reverso de recourir à ce type de traduction algorithmique : "C'est là qu'on va trouver la langue parlée, idiomatique, avec des expressions familières, dont les utilisateurs sont friands".Le service souffrait manifestement d'une faiblesse, car Reverso explique que ces traductions collectées en ligne sont en principe filtrées selon une liste de mots et d'expressions problématiques établie par des linguistes. Le PDG a ainsi promis une "révision complète des termes à risque". La Licra, "convaincue de la bonne foi de l'éditeur", a toutefois indiqué ne pas avoir l'intention de saisir la justice : "Il n'y a pas l'intention d'inciter à la haine en ciblant un groupe précis".
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Même s'ils sont conscients des risques, les automobilistes ont bien du mal à décrocher de leurs mauvaises habitudes. Le téléphone au volant reste l'une des principales causes d'accident.
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Et si les trois quarts des Français se disent favorables à un durcissement des sanctions, nombreux sont ceux qui avouent téléphoner tout de même en roulant.Ils savent que c'est dangereux, mais ne peuvent pas s'en empêcher : sur la route, les Français resquillent toujours avec leur téléphone. Plus de quatre personnes sur dix avouent utiliser leur téléphone sur l'autoroute,mais sans le prendre en main, tandis que 37% le consultent directement, et n'ont donc plus qu'une main de libre, selon une étude Harris Interactive pour l'Association des sociétés d'autoroutes (ASFA) publiée vendredi 26 juillet. Le phénomène est particulièrement marqué chez les jeunes, où le taux d'utilisation du téléphone atteint 69% et 61%.Les automobilistes conscients des risquesPourtant, les conducteurs sont bel et bien conscients du danger qu'ils encourent et qu'ils font encourir aux autres. Les automobilistes interrogés pour les besoins de l'étude placent le téléphone comme le deuxième facteur de risque au volant, juste derrière l'alcool. Viennent ensuite la drogue et les médicaments, la fatigue et la somnolence, et enfin la vitesse. Mais l'addiction est plus forte. Pas moins de 31% des automobilistes, et même 41% chez les moins de 35 ans, disent ne pas pouvoir se passer de leur téléphone plus d'une heure.Vers un durcissement des sanctionsDans ces conditions, quelle serait la solution ? Pour, 76% des Français, seul renforcement des sanctions les inciterait à moins utiliser leur téléphone. À l'heure actuelle, téléphoner au volant, même avec une oreillette ou un kit mains libres, est puni de 135 euros d'amende et de trois points sur le permis de conduire. Mais le gouvernement veut aller plus loin. Le projet de loi LOM, pour l'orientation des mobilités, prévoit que l'utilisation du portable au volant sera désormais passible d'un retrait de permis. Ce week-end aura lieu le premier chassé-croisé de l'été entre juillettistes et aoûtiens. Des milliers de voitures sont attendues sur les routes de France, où la prudence sera de rigueur. Pour vendredi, Bison Futé hisse le drapeau orange dans le sens des départs, tandis que la journée de samedi est classée rouge dans tout le pays.
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Interrogé par BFMTV au sujet du projet de loi contre les séparatismes, Jean-Luc Mélenchon a répondu y voir une attaque contre l'islam, risquée d'un point de vue social.
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"Qu'est-ce qui est visé ? C'est l'islam et pas autre chose." Invité de BFMTV dimanche 20 septembre, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur le projet de loi contre les séparatismes. Pour lui, ce projet cache une attaque contre l'islam. Un mélange des genre risqué pour le chef de file de La France Insoumise. "Je veux bien admettre que dans l'esprit (d'Emmanuel Macron ndlr) c'est l'islam intégriste ou politique. Dans ce cas je suis d'accord pour dire que, que ce soit l'islam, le catholicisme ou le judaïsme, la religion n'a rien à faire dans la politique."Pour lui, des débats houleux et passionnés risquent de s'ouvrir, de quoi risquer une fracturation sociale. "La France a eu trois siècles de guerre de religions, il ne faut pas mettre le doigt là dedans, il ne faut pas ranimer cela, si peu que ce soit. On a besoin que tout le monde soit au coude à coude pour faire face à la crise sanitaire. S'il y a des dingos on saura les arrêter".Le député des Bouches-du-Rhône a rappelé la violence des débats lors de l'adoption de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Pour lui, l'évocation par Marlène Schiappa d'un possible renforcement de cette loi est risqué et inutile. "Si on veut combattre des excès, des fondamentalismes, la loi le permet déjà !", explique Jean-Luc Mélenchon, citant la possibilité de fermer un lieu de culte, et l'obligation pour les associations de respecter les lois de la République.
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Comme le relaient notamment Europe 1 ou France 3 Hauts-de-France, une violente collision s'est produite jeudi 16 août en fin d'après-midi dans l'Aisne. Un bus transportant des enfants a été percuté.
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L'A4 est le théâtre d'un triste spectacle. Comme l'explique la préfecture de l'Aisne sur son compte Twitter, une collision violente a eu lieu à 17h45 à Villers-Agron-Aiguizi, à une trentaine de kilomètres de Reims, entre un poids lourd et un bus transportant des enfants. D'après le site d'Europe 1, c'est un camion transportant des céréales qui a heurté un car d'une colonie de vacances. « Un bus d'une colonie de vacances, qui était arrêté sur la bande d'arrêt d'urgence, a été percuté par l'arrière par un poids lourd », a indiqué, d'après le média, la préfecture de l'Aisne. Selon cette même source, le bus se rendait dans la Meuse.La préfecture de l'Aisne a communiqué un bilan provisoire : 43 personnes sont impliquées, deux enfants ont été transportés en urgence absolue vers le CHU de Reims tandis que cinq enfants et deux adultes ont été transportés en urgence relative vers le CHU de Reims. 34 autres personnes sont donc impliquées. Elles ont été orientées vers la cellule urgence médico-psychologique CUMP.D'après un post Twitter de la préfecture : toutes les victimes sont en cours de transport vers le CHU de Reims. Les opérations de secours sur place sont quant à elles terminées après avoir eu lieu, selon les informations de France 3 Hauts-de-France, dans un champ jouxtant l'autoroute. Par ailleurs, la SANEF va débuter les opérations de levage du camion. L'autoroute n'a pas été coupée même si la circulation se fait désormais sur une voie.
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Les opérations de blocage se multiplient depuis la mi-novembre, tandis que Uber a déposé plainte contre plusieurs chauffeurs.
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Uber France a déposé plainte pour des actes d'intimidation et de vandalisme, alors que plusieurs centres logistiques ont été bloqués par des chauffeurs VTC mécontents de la plateforme depuis mi-novembre. Brahim Ben Ali, qui a coordonné le blocage de sites Uber à Paris et en banlieue parisienne, a vu son contrat de prestation de service résilié par Uber, qui évoque dans un courriel "les attaques répétées menées depuis 2019 contre Uber et son personnel". La plateforme accuse notamment ce chauffeur de menaces, d'injures et de dégradation de locaux. Ce dernier considère sa "déconnexion" de la plateforme une "vengeance personnelle" et estime que "le droit à la manifestation a été bafoué".La question des courses refusées à l'origine du conflit"Nous menons des discussions en continu avec les chauffeurs qui utilisent l'application afin de toujours mieux prendre en compte leurs attentes. Notre démarche est celle de la concertation et du dialogue et nous ne pouvons tolérer les actes de violence répétés à l'encontre de nos équipes et de nos locaux", a déclaré un porte-parole d'Uber. Selon des sources concordantes, Uber France a déposé plainte auprès du procureur de la République pour des faits d'intimidation, de menace, de vandalisme et d'injures de plusieurs chauffeurs. Plusieurs centaines de chauffeurs français d'Uber ont mené depuis la mi-novembre des opérations de blocage de centres logistiques de la plateforme, dont celui d'Aubervilliers en Seine-Saint-Denis et le siège d'Uber France à Paris.Le conflit a débuté après le changement des procédures en cas de refus répétés d'une course, qui engendrait la suspension de chauffeur et donc une perte de travail. Les chauffeurs dénoncent également le niveau de commission prélevé par Uber (25%) et la présence de "faux chauffeurs", qui utilisent des cartes VTC usurpées et leur font concurrence.
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Le projet, émanant du souverainiste Paul-Marie Coûteaux, n'a finalement pas abouti.
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La question avait été évoquée, mais c'est non. L'ancienne députée du Front national (devenu Rassemblement national) Marion Maréchal a affirmé ce vendredi 12 avril n'avoir "jamais eu l'intention de figurer" sur une liste aux élections européennes. Le Point a en effet révélé qu'une alliance entre cette dernière et Eric Zemmour avait été "considérée" par les deux protagonistes au mois de novembre dernier.A l'origine de cette idée, Paul-Marie Coûteaux, ancien eurodéputé proche de Charles Pasqua et Philippe de Villiers, ex-président du micro parti identitaire Siel et soutien de François Fillon. "J'ai vu longuement l'un et l'autre, j'ai provoqué quelques rencontres avec des proches. Mais ça n'a pas abouti", relate-t-il."Il m'a appelée pour me vendre l'idée"Marion Maréchal, partisane comme Paul-Marie Coûteaux d'une union des droites qui irait de la droite classique à l'extrême droite, a répondu qu'elle n'avait "pas eu de proposition en tant que telle, il m'a appelé pour me vendre l'idée". L'ancienne élue du Vaucluse a renoncé à se représenter à l'Assemblée nationale en 2017 après l'échec de sa tante Marine Le Pen à la présidentielle, pour fonder à Lyon une école de sciences politiques. Sans mandat électoral, elle reste cependant active en politique avec cette école et plusieurs voyages à l'étranger.L'essayiste Eric Zemmour avait donné une conférence dans son école le 14 novembre. L'hebdomadaire Valeurs actuelles lui consacre cette semaine 10 pages d'interview, dans lesquelles elle expose ses idées sur l'Europe et dit ne pas croire qu'il soit possible de "gagner en s'adressant seulement aux classes populaires".
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Au Suryaa, un hôtel de luxe de New Delhi, le personnel se prépare, éberlué, à troquer ses costumes et saris tirés à quatre épingles pour des combinaisons intégrales adaptées à la nouvelle clientèle de l'établissement: des patients du coronavirus.
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L'épidémie de Covid-19 fait toujours rage en Inde, qui compte à ce jour un demi-million de cas officiels, et y progresse rapidement. Avec plus de 73.000 malades et 2.400 morts déclarés, la capitale New Delhi est désormais la ville la plus touchée du géant d'Asie du Sud, devant Bombay.Face à l'afflux de patients, la ville de 20 millions d'habitants a ordonné la réquisition sans précédent d'hôtels, salles de réception et wagons de train pour les convertir en centres d'isolement de malades, afin de soulager des hôpitaux déjà surchargés.Pour les employés des lieux réquisitionnés, c'est un virage professionnel pour le moins inattendu... "Nous avons reçu une formation de l'hôpital sur la manière de porter l'équipement de protection individuelle et de l'enlever. C'est quelque chose que je n'aurais jamais pensé avoir à faire au cours de ma carrière dans l'hôtellerie", témoigne Ritu Yadav, un manager de l'hôtel Suryaa, où les premiers malades arriveront sous peu."Pour les médecins et infirmières, cela fait partie de leur vie. Pour nous, c'est une expérience totalement nouvelle, et très éprouvante."Plus habituées à changer des draps et à faire du service à l'étage qu'à s'occuper de patients d'une pandémie, les équipes du Suryaa ont dû improviser pour s'adapter à la nouvelle situation.Deux cent lits dans les chambres s'apprêtent à accueillir des malades asymptomatiques ou ne présentant que des symptômes modérés du nouveau coronavirus. L'hôtel ne pourra pas leur facturer plus de 60 euros par jour, repas compris.La nourriture sera amenée sur des assiettes en carton jetables. Des lignes rouges ont été tracées pour mettre en œuvre la distanciation physique, et les contacts entre le personnel et les patients se limiteront au strict nécessaire.- Lits en carton -La vague épidémique a frappé New Delhi de plein fouet. Les journaux locaux abondent d'histoires de patients décédés après avoir vu de multiples hôpitaux leur refuser l'admission, faute de lits disponibles.Début juin, le gouvernement de la mégapole a annoncé s'attendre à plus d'un demi-million de cas de Covid-19 à fin juillet pour la seule capitale, soit une multiplication par près de vingt en deux mois.Cette flambée nécessiterait, selon les estimations officielles, 80.000 lits d'hôpitaux. Delhi n'en compte que 13.000 en temps normal, en additionnant ceux du public et du privé.Pour développer leurs capacités d'accueil de malades, les autorités ont notamment réquisitionné une trentaine d'hôtels. Chaque établissement est rattaché à un hôpital référent, qui peut dépêcher des soignants en cas d'urgence.Un immense centre religieux est également en train d'être reconverti en hall d'isolement d'une capacité à terme de 10.000 lits, pour beaucoup confectionnés à partir de boîtes en cartons.La réquisition a outré certains hôtels, qui font déjà face à des lourdes pertes financières en raison des deux mois de confinement en Inde et des nombreuses restrictions de déplacement qui perdurent.x"Ça a été un choc pour nous car personne ne nous en a parlé, nous avons découvert cela par la presse", raconte à l'AFP c.Des propriétaires d'hôtels, dont ceux du Suryaa, ont saisi la justice. Ils arguaient que beaucoup de leurs employés ont plus de 50 ans et sont donc à risque, et que leur personnel n'a aucune formation pour prodiguer des soins ou gérer des déchets bio-médicaux.Le tribunal ne leur a donné que partiellement raison: plutôt que de servir d'hôpitaux de campagne, les hôtels ne seront que de centres d'accueil pour les malades les moins graves."C'est comme si vous vous endormiez dans un hôtel et le lendemain matin vous vous réveillez et on vous annonce que votre hôtel est devenu un hôpital", s'étonne Greesh Bindra. "Nous sommes dans l'hôtellerie, pas dans la santé."
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La dépouille de la juge progressiste de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg a reçu vendredi ses derniers hommages solennels au Capitole des Etats-Unis, en présence du candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden et de sa colistière, Kamala Harris.
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Une semaine tout juste après le décès à 87 ans de cette icône féministe et progressiste, son cercueil, drapé d'un drapeau américain, a quitté le siège du Congrès, traversant une haie d'honneur formée, en vaste majorité, par des femmes. L'ancien vice-président Joe Biden, son épouse Jill Biden, ainsi que la candidate démocrate à la vice-présidence, Kamala Harris, tous masqués, s'étaient plus tôt recueillis devant sa dépouille, après une courte cérémonie dans la salle des Statues."Sa disparition est une perte incalculable pour notre démocratie et tous ceux qui luttent pour construire un meilleur avenir à nos enfants", a écrit la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. Ruth Bader Ginsburg est la première femme à recevoir ce niveau d'hommage ("to lie in state") au Capitole et la "première personne de confession juive", avait-elle expliqué jeudi en soulignant toutes les barrières que la magistrate avait franchies au cours de sa vie. Une femme rabbin a prononcé un discours et chanté des psaumes. Une soprano américaine accompagnée d'une pianiste figurait aussi au programme des hommages à cette grande amatrice d'opéra. Avant elle, la dépouille de Rosa Parks, figure de la lutte pour les droits civiques, avait été exposée sous la rotonde en 2005.- Pompes au Capitole -Dans ce cadre solennel, une curieuse scène a surpris. Devant le cercueil, un homme s'est soudainement mis au sol pour faire trois pompes. Il s'agissait de Bryant Johnson, l'entraîneur personnel de la juge dont la petite taille, 1,54 m, et frêle stature cachait une grande énergie. Avec lui "je fais 10 pompes, puis je respire, puis j'en fais dix autres. Puis +la planche+, que je trouve plus difficile, durant 30 secondes, puis je me relâche, et 30 secondes supplémentaires", avait-elle raconté en 2016 à propos de ses deux rendez-vous par semaine. L'entraîneur avait même publié un livre d'exercices de gym à l'effigie de la magistrate devenue icône pop en 2017. Absence notable dans l'assemblée au Capitole: les chefs des républicains au Sénat, Mitch McConnell, et à la Chambre, Kevin McCarthy. A la fin de la cérémonie, des élues républicaines et démocrates du Congrès, et une poignée d'hommes, se sont rassemblés, main sur le coeur, dans une haie d'honneur sur les marches du Capitole. Un rare signe d'union alors que son décès a précipité une bataille politique acharnée. Sous les huées, Donald Trump était venu se recueillir jeudi devant la dépouille de "RBG" exposée à l'entrée de la Cour suprême. Le milliardaire républicain a engagé au pas de course le processus pour la remplacer et ancrer durablement la Cour suprême dans le conservatisme, ce qui pourrait profondément modifier la société américaine: il doit annoncer samedi à 17H00 (21H00 GMT) qui il souhaite nommer à ce poste influent. Ruth Bader Ginsburg sera inhumée dans l'intimité la semaine prochaine au cimetière national d'Arlington, proche de Washington.
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Les perturbations lors des fêtes de fin d'année ont tout du symbole. Franceinfo révèle qu'en 2017, les trains de la SNCF ont été plus en retard qu'en 2016, malgré une hausse de la fréquentation.
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Ainsi, 88.7% des TGV ont été ponctuels, soit une baisse de 1% par rapport à l'année 2016. Les Transilien et Intercités ont également connu une augmentation des retards lors de l'année 2017. Seuls les TER se sont montrés réguliers, en enregistrant une légère hausse de 0.3%.D'après Franceinfo, les nombreux chantiers sur le réseau ferroviaires ont eu un impact sur la régularité des trains. La SNCF a pourtant enregistré une augmentation de la fréquentation de ses trains en 2017. Ils seraient près de 110 millions à avoir voyagé sur les lignes grandes vitesses, soit dix de plus qu'en 2016. Cette augmentation serait due au Ouigo, la formule low cost de la SNCF. 2 millions de voyageurs supplémentaires auraient profité de cette offre. Enfin, les trains régionaux ont également connu une hausse de la fréquentation. Les TER ont totalisé 336 millions de voyageurs, soit une hausse de 4.6% tandis que 1.2 milliards de personnes ont emprunté le réseau Transilien (+3.2%).
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Dwayne "The Rock" Johnson a été désigné comme étant l'acteur le mieux payé d'Hollywood pour la deuxième année consécutive, prenant la tête d'une liste de comédiens ayant bénéficié de juteux contrats avec Netflix.
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L'ancien lutteur professionnel a empoché 87,5 millions dans l'année se terminant en juin 2020, selon le classement annuel de Forbes.Ce montant (légèrement en baisse comparé à celui de l'an dernier - 89,4 millions) est en partie dû à ce qu'a perçu The Rock (23,5 millions) pour le film d'action de Netflix "Red Notice".Le géant du streaming est à l'origine de pas moins du quart des cachets collectés par le Top 10 de cette année.Parmi les stars ayant bénéficié des largesses de Netflix envers les acteurs de premier plan (140 millions de dollars en tout) figurent le deuxième du Top 10 Ryan Reynolds ("Six Underground" et "Red Notice"), le numéro 3 de la liste Mark Wahlberg ("Spenser Confidential") et le quatrième du Top 10, Ben Affleck ("The Last Thing He Wanted").Le créateur de "Hamilton", Lin-Manuel Miranda, fait son entrée dans la liste après que Disney a payé 75 millions de dollars pour obtenir les droits de la production de Broadway, qui a encore fait parler d'elle récemment en étant diffusée sur Disney+ le mois dernier.La mégastar de Bollywood Akshay Kumar et la légende des arts martiaux Jackie Chan ont réintégré le Top 10, tout comme Will Smith et Adam Sandler.Absents cette année, les acteurs des films Marvel "Avengers", qui avaient dominé le classement l'an dernier.Mais Vin Diesel, pilier de la franchise "Fast & Furious", est numéro 5 avec 54 millions.Ce classement n'inclut pas les actrices, qui figureront sur une liste séparée le mois prochain.Voici le Top 10:1. Dwayne Johnson (87,5 millions)2. Ryan Reynolds (71,5 millions)3. Mark Wahlberg (58 millions)4. Ben Affleck (55 millions)5. Vin Diesel (54 millions)6. Akshay Kumar (48,5 millions)7. Lin-Manuel Miranda (45,5 millions)8. Will Smith (44,5 millions)9. Adam Sandler (41 millions)10. Jackie Chan (40 millions)
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Stéphane Guillon était l'invité de C à vous mardi soir. L'humoriste en a profité pour revenir sur son éviction de l'émission "Salut les Terriens" en juin 2017, et n'a pas manqué d'envoyer quelques piques à son ancien employeur qu'il qualifie de "ringard".
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Selon Stephane Guillon, Thierry Ardisson pleurerait sur commande. "Parfois il ne pleure pas au bon moment... On coupe et on refait la séquence pour qu'il pleure exactement là où il a décidé de pleurer puisqu'en conférence de rédaction on décide que Thierry pleure à tel moment", a-t-il expliqué dans C à Vous.Une sortie qui n'a pas été vraiment du goût du principal intéressé. Dans une lettre ouverte publiée sur Twitter par un journaliste de l'AFP, Thierry Ardisson a répondu violemment à son ancien chroniqueur. "Stéphane, après ton échec au cinéma, puis ton échec au théâtre, il ne te reste plus que l'invention de fake news pour exister médiatiquement. En dix ans, tu n'as jamais participé à aucune conférence de 'Salut les terriens !' et tu n'as pas davantage été présent lors des tournages des témoignages. En revanche, tu gagnais 10 000 euros par semaine et je comprends qu'aujourd'hui cela te manque cruellement. Mais de là à mentir et à me dénigrer sans raison et sans preuve, il y a une limite que tu franchis dans la honte". Nul doute que Stéphane Guillon appréciera.
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L'Elysée accuse par ailleurs Alexandre Benalla d'entretenir "tout un faisceau de contrevérités et d'approximations".
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Énième rebondissement dans l'affaire Benalla. Ce lundi 31 décembre, l'Elysée dément catégoriquement avoir détenu les deux passeports diplomatiques et les avoir confiés à Alexandre Benalla en octobre dernier. La présidence de la République souligne à nouveau avoir demandé au Quai d'Orsay de récupérer les deux documents.Par ailleurs, L'Elysée accuse l'ancien collaborateur d'entretenir "tout un faisceau de contrevérités et d'approximations", après que ce dernier a affirmé à Mediapart avoir continué à échanger régulièrement avec le chef de l'Etat depuis son licenciement. Des propos "faux" et "fantaisistes"Le ministère a dénoncé dans un communiqué des propos "faux" et "fantaisistes" de l'ex-collaborateur du président français et assure également qu'Alexandre Benalla n'a "bénéficié d'aucune indulgence particulière" de sa part.Selon Mediapart, Alexandre Benalla a continué de voyager avec ces documents après avoir quitté ses fonctions à l'Elysée. Le parquet de Paris, saisi par le ministre des Affaires étrangères, a ouvert samedi une enquête préliminaire pour "abus de confiance", "usage sans droit d'un document justificatif d'une qualité professionnelle" et "exercice d'une activité dans des conditions de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique". Le lendemain, l'ancien chargé de mission auprès de la présidence de la République avait expliqué auprès du Journal du dimanche s'être servi de ses passeports diplomatiques, "par confort personnel". "J'ai peut-être eu tort de me servir de ces passeports""J'ai peut-être eu tort de me servir de ces passeports", a expliqué samedi Alexandre Benalla au JDD, par téléphone depuis l'étranger. "Mais je ne l'ai fait que par confort personnel, pour faciliter mon passage dans les aéroports. En aucun cas je ne les ai utilisés pour mes affaires. Je ne vois d'ailleurs pas à quoi ils auraient pu me servir".Alexandre Benalla avait précisé avoir rendu les passeports aux services de l'Elysée fin août mais qu'ils lui auraient ensuite été retournés avec d'autres effets personnels dans une pochette, début octobre, par un "membre de la présidence" lors d'un rendez-vous près du palais présidentiel.
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Des fiches thématiques, des questions, des informations sur les débats locaux et des kits méthodologiques à l'usage des participants et des organisateurs... le site du grand débat national, lancé en Normandie par Emmanuel Macron, a été mise en ligne mardi soir.
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Le grand débat mode d'emploi. Lancé dans l'Eure par Emmanuel Macron lors d'une performance de près de sept heures devant 653 maires normands mardi 15 janvier, le grand débat a désormais son site, mis en ligne après l'intervention du chef de l'État. Objectif : recueillir les contributions des Français dès la semaine prochaine. S'ouvrant sur la lettre aux Français du chef de l'État, la page d'accueil du portail, préparé par le site d'information du gouvernement (SIG), permet d'indiquer l'organisation d'un débat local et de voir où sont organisés les débats dans le pays. Voulu par le chef de l'État, le grand débat doit apporter des réponses à la crise des "giles jaunes". Outre des "kits méthodologiques" à destination des participants et surtout des organisateurs des débats locaux, sont publiées quatre fiches thématiques sur les thèmes du grand débat : transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté, organisation des services publics.La synthèse des contributions prévue en avrilChacune de ces quatre fiches comprend, après un exposé résumant les enjeux et des données chiffrées, parfois agrémenté de citations d'Emmanuel Macron, un questionnaire mélangeant des questions ouvertes et fermées (entre une dizaine et une trentaine de questions suivant les thèmes).https://www.dailymotion.com/video/x70mmsk"À quoi les recettes liées aux taxes sur le diesel et l'essence doivent-elles avant tout servir ? ", "Que faudrait-il faire pour rendre la fiscalité plus juste et plus efficace ? ", "Pensez-vous qu'il faille réduire le nombre de parlementaires ? " ou encore "Que pensez-vous de la situation de l'immigration en France aujourd'hui et de la politique migratoire" figurent ainsi parmi les dizaines de questions posées. Si des questions sont ouvertes, avec un espace de réponse de quelques lignes, d'autres sont fermées (choix multiples) afin de faciliter la remontée d'informations.Sur le site, la présidence présente les six piliers de ce grand débat : transparence, pluralisme, inclusion, neutralité, égalité et respect de la parole. Le site précise également que la période de synthèse des contributions est prévue pour le mois d'avril. Dans sa lettre aux Français publiée dimanche soir, Emmanuel Macron s'était engagé à "en rendre compte directement" dans le mois suivant le grand débat.https://twitter.com/bfm_eco/status/1085083094934265856Le gouvernement aura toutefois fort à faire pour convaincre les Français de participer à ce grand débat national. Selon un sondage Elabe pour BFMTV mardi, si 40% d'entre eux ont l'intention d'y participer, seuls 34% pensent qu'il permettra une sortie de crise.
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Le porte-parole du gouvernement ne comprend pas les critiques à l'encontre de la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, qui va animer avec Cyril Hanouna une émission sur le grand débat national.
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Marlène Schiappa va co-animer, vendredi 25 janvier sur C8, un numéro spécial de l'émission "Balance ton post" aux côtés de Cyril Hanouna. Une annonce faite en début de semaine et qui a suscité un flot de critiques à l'encontre de la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes.Ce mercredi, Christian Estrosi n'y est pas allé de main morte. "Si Le Journal du hard existait encore, peut-être que Mme Schiappa irait", a lancé sur Sud Radio le maire Les Républicains (LR) de Nice. "Là il y a un sexisme avéré et manifeste", et "une rare misogynie à laquelle on ne s'habituera jamais", a réagi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, lors du compte-rendu du Conseil des ministres. "Il n'y a pas dans la République de lieux interdits pour débattre"Il a déclaré, plus généralement, ne pas comprendre les critiques à l'encontre de Marlène Schiappa, mais aussi d'"autres membres du gouvernement", fustigeant le manque de "cohérence" de ceux qui "profèrent" ces "attaques". "Nos opposants ne peuvent pas expliquer depuis des mois, quasi d'une manière pavlovienne, que ce gouvernement serait sourd aux demandes du peuple (...), que nous ne nous adressons qu'à ceux qui ont réussi", et critiquer le gouvernement "lorsqu'on s'adresse (...) sur des canaux différents à l'ensemble de nos concitoyens", via des médias "dont certains seraient nobles et d'autres ne le seraient pas". "On marche sur la tête", a résumé Benjamin Griveaux, jugeant "très bien qu'on puisse aller parler aux téléspectateurs de l'émission de Cyril Hanouna", car "il n'y a pas dans la République de lieux interdits pour débattre". Marlène Schiappa a justifié mardi sa décision de coanimer l'émission, une "bonne initiative" selon elle pour toucher un plus large public.Les excuses d'Estrosi, le soutien de MahjoubiAprès sa sortie sur Sud Radio, Christian Estrosi a présenté ses excuses dans un tweet à l'adresse de la ministre, tout en insistant sur le fait que sa "participation à une émission de divertissement contribue à décrédibiliser la vie publique".Marlène Schiappa n'a pas répondu à ces propos, se contentant de retweeter les marques de soutien, dont celle du secrétaire d'État au Numérique Mounir Mahjoubi, pour qui "ces phrases balancées à Marlène Schiappa sont autant de gifles envoyées au visage de toutes les filles et les femmes qui les entendent". "Si le Journal des Beaufs existait à la télévision, on connaît des élus qui en seraient les animateurs", a de son côté tweeté la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau.
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Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont reçu la lettre officielle de démission de Nicolas Hulot le lendemain de son annonce sur France Inter.
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Lors de l'annonce surprise de sa démission, en pleine matinale de France Inter, le 28 août dernier, la décision de Nicolas Hulot n'a pas étonné ses collègues. Si des rumeurs sur son départ circulaient déjà depuis quelques semaines, un de ses collaborateurs a révélé que l'ex-ministre "avait sa lettre de démission dans sa poche tout le temps", rapporte Le Parisien, mardi 11 septembre. Selon le quotidien, l'ancien ministre de la Transition écologique aurait rédigé cette lettre de démission au mois de février dernier, au moment de l'affaire Ebdo. Le magazine, qui n'existe plus maintenant, avait relayé une plainte pour viol contre l'ex-animateur de télévision."Je lui avais demandé de la déchirer, il ne voulait pas""Après l'affaire Ebdo, il avait rédigé sa lettre de démission. Et après ça, il l'avait dans sa poche tout le temps", a raconté un ministre, avant d'ajouter : "Je lui avais demandé de la déchirer. Mais rien à faire, il ne voulait pas".Si Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont appris la nouvelle en direct sur France Inter, ils ont reçu la fameuse lettre officielle de démission le 29 août, avait révélé Le Figaro.
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Se rendre compte que sa réforme n'a pas été efficace est "très cruel", a confié le président.
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"C'était une super stratégie, mais à faire dix ans plus tôt". Emmanuel Macron a reconnu vendredi 15 mai une "erreur" dans la réforme du système de santé engagée il y a deux ans. Le président rendait une visite surprise à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.Le chef de l'Etat, qui s'était déjà rendu sur place le 27 février au début de la crise du coronavirus, a débuté cette visite surprise par une table ronde avec des médecins. Accompagné par son ministre de la Santé Olivier Véran, il a ensuite rencontré des responsables syndicaux avant de visiter aux urgences un service de dépistage du Covid-19. "Monsieur le Président, vous avez suscité un magnifique espoir chez les gens, un retour en arrière ne sera pas accepté", a lancé le Pr Dominique Thabut, cheffe de service hépatologie, résumant les difficultés exprimées lors de la réunion par plusieurs de ses collègues."Il faut mettre fin à cette paupérisation", a réagi le chef de l'État, en revenant sur la réforme du système de santé engagée il y a deux ans. "On a sans doute fait une erreur dans la stratégie annoncée" car elle ne "portait pas assez de sens" et avait une "ampleur" et un rapport au temps "pas du tout suffisants compte tenu de l'état où était l'hôpital", a-t-il affirmé."J'étais convaincu qu'on était en train de changer les choses" et "c'est très cruel pour moi-même", a-t-il ajouté, jugeant que "c'était une super stratégie mais à faire dix ans plus tôt".Mais "je n'ai pas envie non plus qu'on revienne à l'étape d'avant", a-t-il ajouté. C'est pourquoi "oui, on va investir", a promis Emmanuel Macron qui a affirmé avoir "demandé au ministre un travail express" sur le sujet. "C'est un investissement et pas une dépense", a-t-il estimé. Fin mars déjà, Emmanuel Macron avait promis "un plan massif d'investissement et de revalorisation" pour l'hôpital à l'issue de la crise. Jeudi encore, il a assuré vouloir "aller plus vite" notamment pour revaloriser les rémunérations et les carrières, lors d'une visioconférence avec des médecins hospitaliers."On va attendre de voir si le gouvernement tient ses engagements. Sinon la corde, qui est en train de craquer, elle va péter !" a affirmé Asdine Aissiou, de la CGT, sur l'hypothèse d'une reprise des manifestations et des grèves. "On rappellera que la grande absente des campagnes politiques a été la santé. Et dans la rue il y aura pas que des blouses blanches, mais tout le monde", a-t-il ajouté."Il faut un choc salarial"À la Pitié-Salpêtrière, les soignants ont longuement témoigné de leurs conditions de travail dégradées. "Ce ne sont pas des petites augmentations qui feront les choses, il faut un choc salarial", a assuré le Pr Thomas Similowski, chef du service de pneumologie, en soulignant qu'"une infirmière qui commence est à la limite de la pauvreté". Cadre médical, Nathalie Nion a témoigné des "ménages" (prestations hors de l'hôpital) que font certains soignants, "alors que ce n'est pas réglementaire, parce que les salaires sont insuffisants pour vivre, notamment à Paris"."N'est-ce pas incohérent de maintenir les 35 heures alors que certains, pour gagner plus, travaillent en dehors en toute illégalité ?", a alors lancé Olivier Véran. Le ministre s'est interrogé sur le maintien du "cadre unique de la fonction publique", avouant mettre "les pieds dans le plat" et assurant qu'il ne s'agissait pas "de tout faire exploser". "Il ne faut pas que cette crise soit une parenthèse enchantée, il faut passer à système stable où tout le monde se reconnaîtra", a affirmé le patron de l'AP-HP Martin Hirsch, en rappelant la longue grève qu'ont connue les urgences l'an dernier.
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Entrée en vigueur le 1er septembre dernier, la fin des néonicotinoïdes, ces pesticides "tueurs d'abeilles", avait en réalité été actée en 2016, sous l'impulsion de Ségolène Royal.
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Quelques jours seulement après le départ fracassant de Nicolas Hulot, les membres du gouvernement se sont réjouis de la mise en place d'une mesure environnementale forte : l'interdiction des néonicotinoïdes. Au sein de la majorité, chacun y est allé de sa déclaration, en faveur d'une avancée qui "place notre pays en précurseur pour la protection (...) de l'environnement et de la santé", a notamment estimé la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Sur Twitter, le président de la République a salué "notre engagement pour la biodiversité en action", laissant penser que son gouvernement était à l'origine de la mesure. "Il y a ceux qui parlent et ceux qui font. Nous faisons", s'est même targué le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, cité par Le Monde. Sauf que l'interdiction des néonicotinoïdes dans l'agriculture n'est pas une chose nouvelle : elle avait en fait été votée en 2016, sous la présidence de François Hollande, rappelle Le Monde. La majorité actuelle s'est contentée de signer le décret d'application. Une information passée sous silence par la majorité, mais que n'a pas manqué de rappeler Ségolène Royal, ministre de l'Environnement au moment de l'adoption de la mesure. Apparus dans les années 1990, les néonicotinoïdes sont les pesticides les plus utilisés au monde. Ils s'attaquent au système nerveux des insectes et sont accusés de décimer les colonies d'abeilles et de bourdons.
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Dans un entretien aux Echos, Jean-Pierre Farandou explique que "les courbes (de trafic) repartent vers le haut, mais à vitesse lente"
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Arrivé à l'automne dernier, Jean-Pierre Farandou a fait jeudi 17 septembre dans les colonnes des Echos le bilan de ses premiers mois à la tête de la SNCF, marqués par la grosse grève de l'hiver contre la réforme des retraites et la crise sanitaire du Covid-19."L'entreprise a tenu", assure-t-il. Durant le confinement, entre mi-mars et mi-mai, le trafic s'était effondré de 99% avec seulement 7% des TGV en service. Aujourd'hui, "85 % de la clientèle est revenue, ce qui nous a permis de couvrir nos coûts de production", assure le PDG de la compagnie ferroviaire. "Les courbes (de trafic) repartent vers le haut, mais à vitesse lente", affirme M. Farandou, pour qui "il reste des traces de la crise du Covid-19". "L'été s'est bien passé, mieux que ce que nous avions prévu au départ mais nous sommes un peu plus inquiets pour la clientèle affaires, qui représente en temps normal 15 % de nos clients et 30 % de notre trafic TGV Inoui mais davantage en termes de contribution", détaille-t-il au quotidien économique. "Il nous manque des générateurs de trafic comme les grands salons professionnels, et le télétravail nous prive d'environ 10 à 15 % de la clientèle affaires", poursuit-il, déplorant également un recul de "30 à 40% par rapport à la normale" du trafic TER (transport express régional, NDLR). "Au total, j'estime qu'il nous faudra environ deux ans pour retrouver les courbes de trafic antérieures à la crise", estime-t-il.Vers une nouvelle politique tarifaireInterrogé sur la politique tarifaire du groupe ferroviaire, Jean-Pierre Farandou a admis un problème concernant le TGV perçu comme un moyen de transport "cher". "Cet été, nous avons vendu 4 millions de billets à petits prix. Mais une partie de notre clientèle qui achète ses billets au dernier moment les jours de grands départs n'a pas accès à nos meilleurs tarifs. Nous devons réfléchir à une évolution de notre politique tarifaire, plus simple", a-t-il avancé."Dans les années 1990, avec l'essor du TGV, nous avons mis fin à la tarification kilométrique, pour nous inspirer du modèle aérien en faisant évoluer nos prix en fonction d'algorithmes qui étudient l'offre et la demande. Aujourd'hui, nous devons imaginer un nouveau mode de tarification, plus lisible", a-t-il ajouté. Ce chantier prendra "six mois à un an", a précisé le numéro un de la SNCF qui souhaiterait faire du groupe "une des entreprises les plus aimées, des Français comme des cheminots".
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Mettre en avant une chanson en anglais pour soutenir l'équipe de France, dans une compétition qui se déroule en France. Un choix surprenant qui provoque la colère du secrétaire d'Etat à la Francophonie, André Vallini.
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Il est même allé lundi 2 mai, jusqu'à qualifier la décision d'"incompréhensible" et "consternante". Mais la polémique pourrait retomber aussi vite qu'elle a enflé, la chanson en question étant une opération marketing de... Carrefour."L'Euro 2016 sera une grande fête sportive et populaire qui va se dérouler en France et devrait donc faire rayonner notre pays. Et notre langue !", a souligné M. Vallini dans un communiqué. "Il est donc incompréhensible que l'hymne de l'Equipe de France de football soit en langue anglaise".Mercredi 27 avril, Le Parisien révélait en exclusivité "la chanson officielle des supporters de l'équipe de France" : "I was made for lovin' you, my team" ("J'étais fait pour t'aimer, mon équipe"), du groupe lillois Skip the use, qui reprend pour l'occasion une chanson du groupe américain Kiss. Ce tube planétaire a été préféré à des succès de Charles Trenet ou Jean-Jacques Goldman, parmi "plusieurs titres proposés par la Fédération française de football" et l'un de ses sponsors, car c'est "le morceau qui nous a le plus parlé", a expliqué le chanteur du groupe Mat Bastard. Un "choix consternant" qui "a également été celui fait pour la chanson qui représentera la France à l'Eurovision, dont le refrain est aussi en anglais", a déploré le secrétaire d'Etat à la francophonie."Au moment où nous défendons la place du français dans les institutions internationales et notamment européennes, au moment où nous mobilisons tous nos moyens pour son rayonnement dans le monde, (...) il est incompréhensible que lors de deux grands évènements populaires, la langue française baisse pavillon !", a estimé André Vallini. Et de conclure: "De grâce, ne marquons pas contre notre camp !"Pour autant, la polémique a-t-elle lieu d'être ? Car, si la plupart des médias nationaux ont repris l'exclusivité du Parisien en présentant -à tort-, la chanson comme l'hymne officielle de l'équipe de France, voire l'hymne officiel de l'Euro, elle n'a en fait rien d'officiel. Il s'agit simplement d'une opération marketing d'un des sponsors de la Fédération française de football."C'est une opération marketing de Carrefour, qui a souhaité faire un chant pour les supporteurs avec Skip the Use. La Fédération accompagne, évidemment, parce que Carrefour est un de ses partenaires, mais elle n'est pas proactive sur le sujet. Il n'y a pas d'hymne officiel en tant que tel pour la FFF, qui ne fera pas d'hymne officiel pour l'Euro", avait assuré un responsable de la Fédération au Monde.Le quotidien a également demandé des précisions au label du groupe lillois. "Ce morceau, c'est la 'chanson des supporteurs des Bleus', on n'a pas le droit de communiquer autrement, avait répondu un responsable de Polydor, le label de Skip the Use. On ne veut pas d'histoire, on communique comme la FFF nous a demandé de communiquer. Après, les médias interprètent."
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