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Donald Trump affronte ce lundi 26 septembre Hillary Clinton dans le très attendu débat. Et même s'il est connu pour son imprévisibilité, le candidat républicain fait appel à des conseillers pour se préparer.
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Certains ne font pas officiellement partie de son staff de campagne mais sont comptés parmi ses hommes de l'ombre. C'est notamment le cas de Roger Stone qui révèle la stratégie que l'homme d'affaires devrait adopter face à la démocrate: "Il faut être magnanime, optimiste, inspirant et la laisser l'attaquer en premier, auquel cas il faudra rétorquer quitte à l'appeler "Hillary la pourrie" ("Crooked Hillary") comme il le fait dans ses meetings. ll ne faut surtout pas qu'il s'embarrasse de faits et de statistiques. Il faudra rester dans le général" , déclare-t-il dans les colonnes de Paris Match. Un ami intime de Donald Trump loin d'être novice en conseil politique. Richard Nixon et Ronald Reagan ont notamment fait appel à ses services. Mais depuis plusieurs mois, il ne roule plus que pour un homme, Donald Trump. Son ami depuis 1980 qu'il décrit comme un "visionnaire, au dessus de la mêlée". Grâce à lui, la nouvelle star de la politique américaine devrait pouvoir s'en sortir en toutes circonstances. En effet, tout serait déjà prévu. Dans le cas où il perd "il dira : 'le système est truqué , ils ont volé l'élection'." Et s'il gagne ? "Il sera content et lancera : "Je vous l'avais bien dit"", prévient le conseiller. S'il n'est pas encore sûr de voir son meilleur ami gagner l'élection, il semble convaincu qu'il remporte le débat.
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Des rapports confidentiels de la Comission européenne jugent la Belgique non conforme en matière de sécurité dans ses aéroports, selon la RTBF. La nouvelle fait froid dans le dos.
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Selon la RTBF, deux rapports datant de 2011 et 2015 mettent en avant "des déficiences graves" en ce qui concerne la sécurité de Bruxelles-Zaventem. La Comission a inspecté l'un des organismes responsables de la sécurité de l'aéroport, la DGTA-Sûreté, qui est notamment chargée de vérifier les mesures de sûreté dans les six aéroports du pays. Et les conclusions sont sans appel. Pour la Comission, l'organisme en question "fait preuve d'une incapacité systémique à effectuer le nombre requis d'inspections par manque de ressources. Elle ne dispose pas des outils nécessaires pour réaliser correctement ses missions", comme le précise le média belge. Plusieurs points sont pris en exemple comme l'absence d'un plan national de sûreté, ou encore une politique de formation défaillante. Pour se défendre, la DGTA-Sûreté mettait en avant un manque de moyens. L'Echo, un autre quotidien belge, révélait que plusieurs demandes de financement de l'administration, SPF mobilité avaient été refusées de la part du cabinet de la ministre Jacqueline Galant, ministre fédérale de la mobilité. L'administration prévoyait notamment de renforcer son équipe d'inspection et avait demandé pour ça de récupérer une partie du budget de 400 millions d'euros libéré par le gouvernement fédéral pour lutter contre les actes terroristes après les attaques du 13 novembre à Paris. Les attentats du 22 mars à Bruxelles avaient fait 32 morts et 340 blessés
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Ces deux langues anciennes sont "la sève de notre langue", estime Jean-Michel Blanquer.
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Alors qu'il avait provoqué la colère de la droite en se déclarant favorable à un renforcement de l'apprentissage de l'arabe à l'école, le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer recentre son discours sur des apprentissages plus classique. Il annoncé, dimanche 30 septembre dans le Journal du Dimanche (JDD), que le latin et le grec seront mis à l'honneur dans la réforme du baccalauréat.Ces deux langues "seront prises en compte dans la note de contrôle continu et seront, en plus, les deux seules options qui rapporteront des points bonus dans le nouveau baccalauréat", assure-t-il. "Ce qui se joue avec les langues anciennes, c'est notre capacité à avoir des racines et des ailes, développe-t-il. En ce début de XXIe siècle, nous devons avoir un renouvellement complet du latin et du grec, aussi bien par une hausse du nombre d'élèves concernés, que par un approfondissement pour ceux qui choisissent ces matières."Puisque le latin et le grec sont "la sève de notre langue", le ministre promet que les points obtenus dans ces matières "au-dessus de dix en première et en terminale compteront, pour un coefficient 3, en plus du total des notes qui entrent dans le calcul final.""Personne ne doit en douter : je suis le défenseur absolu des langues anciennes, a encore dit Jean-Michel Blanquer. (...) Le latin et le grec ne sont ni désuets ni élitistes, au contraire. Ils sont très modernes et peuvent être un élément de justice sociale et d'intégration. Les enjeux de civisme et de laïcité ont évidemment des racines grecques et latines. Les langues anciennes sont une école du bonheur et du discernement."
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Selon Le Canard enchaîné, l'ancien chef de l'État reproche notamment au patron des Républicains de ne pas vouloir être tête de liste aux européennes.
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Cette semaine dans Le Figaro, Nicolas Sarkozy l'a assuré : "La politique c'est terminé". L'ancien chef de l'État garde néanmoins un œil sur l'actualité politique, il estime notamment qu'"avec Macron, ça va très mal finir". Il reçoit par ailleurs toujours des élus des Républicains (LR), le parti qu'il a dirigé jusqu'à sa défaite aux primaires de la droite de 2016, dans son bureau.Lors de ces rendez-vous, il "n'oublie jamais d'allumer Laurent Wauquiez", écrit mercredi 26 septembre Le Canard enchaîné. Il juge que le président des LR "n'est pas à la hauteur". Il lui reproche entre autres de ne pas vouloir être tête de liste aux élections européennes de mai 2019. "Wauquiez doit mener le combat, car, quand on est chef, il faut le montrer", estime l'ex-chef d'État. Une attitude qui conforte le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes dans son choix. "J'ai d'autant moins envie de conduire la liste que Sarko me pousse à y aller. Il veut, en fait, que je me plante pour me remplacer à la tête de LR après les européennes", juge-t-il rapporte le palmipède.
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La pétition en ligne pour soutenir un recours en justice contre l'État français pour inaction climatique, lancée par quatre ONG, avait recueilli plus de 1,6 million de signatures au soir du 23 décembre.
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Du jamais vu en France ! La pétition en faveur d'une action en justice contre l'Etat dont le texte est disponible sur le site laffairedusiecle.net, dépassait dimanche vers 20h30 les 1,62 million de soutiens et vise 2 millions. Une mobilisation sans précédent qui fait réagir le ministre de la Transition écologique, François de Rugy. "J'ai été agréablement surpris. Je suis heureux que les citoyens s'expriment pour lutter contre le dérèglement climatique. Il faut faire entendre la voix du climat. Sur ce sujet, le pire ennemi, c'est l'inertie", commente-t-il dans Le Parisien.Une "réplique" aux "gilets jaunes" ?Le ministre de la Transition écologique estime même qu'il aurait pu signer la pétition si celle-ci n'avait pas pour but d'attaquer l'État. "Ce n'est pas dans un tribunal qu'on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre", souligne-t-il.François de Rugy va d'ailleurs plus loin et glisse "que le succès de cette pétition pour le climat est peut-être aussi une réplique aux mouvements des "Gilets jaunes" qui parlent parfois de l'écologie comme d'un problème"."Aucun d'entre nous ne s'attendait à un tel succès et aussi rapidement", se félicite de son côté la directrice d'Oxfam France, Cécile Duflot. Cette mobilisation montre que "les questions liées au réchauffement climatique et à la biodiversité sont au centre des préoccupations" des citoyens, affirme la présidente de la FNH, Audrey Pulvar.
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POLITIQUE. Invité d'Anne Roumanoff sur Europe 1 samedi 27 janvier, l'ex-Premier ministre s'est laissé allé à quelques plaisanteries.Aujourd'hui député apparenté La République en marche (LREM), Manuel Valls était il n'y a encore pas si longtemps Premier ministre.
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Une fonction qu'il a abandonnée pour se lancer dans la course à la présidentielle, sans succès, et qui lui a valu de "l'hostilité" de la part de ses compatriotes, a-t-il reconnu samedi 27 janvier sur Europe 1. "Il y a eu un moment, surtout après les élections, où il y a eu parfois de l'hostilité", lorsque les gens le reconnaissaient dans la rue a expliqué l'élu de l'Essonne à Anne Roumanoff. "Puis ça a changé (...) Les gens sont plutôt gentils quand ne gouvernez plus. Ils vous regrettent", a-t-il souligné en plaisantant. Que lui disent ces Français qui l'abordent dans la rue ? "Souvent, c'est moins le cas aujourd'hui, mais il y avait le 49.3. Le 49.3, c'est vrai, c'est quelque chose qui est rentré dans la tête des gens, notamment des ados. Et puis ça sonne comme un coup de pistolet, pan. C'est facile à retenir, comme si c'était un coup d'État", a-t-il encore dit dans un sourire. En tant que chef du gouvernement, Manuel Valls a fait usage six fois de l'article 49.3, qui permet au Premier ministre d'imposer l'adoption d'un texte de loi, immédiatement et sans vote, pour faire passer la loi Macron et la loi Travail. "Les ados ne sont jamais désagréables, ils peuvent m'interpeller sur mes prises de position sur la laïcité, sur les questions liées au voile dans les quartiers, sur tous ces sujets là. Mais on engage vite le dialogue", a-t-il poursuivi. Et quand il n'a pas envie de discuter, Manuel Valls a sa méthode : "Je mets ma casquette, mes lunettes de soleil, je prends mon bouquin... Mais on finit par me reconnaître, c'est ça qui est embêtant. Malgré la casquette, les lunettes de soleil et la barbe, il y a quand même des gens qui vous reconnaissent". Dans ces cas-là, il admet avoir déjà dit que ce n'était pas lui : "Ça m'est arrivé. J'ai dit 'je suis Benoît Hamon'", a-t-il expliqué dans un éclat de rire. L'inimitié entre les deux hommes ne date pas d'hier. En août 2014, Benoît Hamon, alors ministre de l'Éducation nationale, avait été évincé du gouvernement de Manuel Valls à la suite de ses prises de positions contraire à la ligne du gouvernement. L'ancien député PS des Yvelines a ensuite été l'un des "frondeurs" de l'Assemblée nationale, avant d'affronter, et de battre, Manuel Valls à la primaire de la gauche pour l'élection présidentielle. Une victoire reconnue par l'ancien chef du gouvernement, qui avait néanmoins décidé avant l'entre-deux-tours d'appeler à voter Emmanuel Macron.
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Hong Kong a lancé mardi une vaste campagne de dépistage du Covid-19, gratuit et sur la base du volontariat, mais l'initiative est minée par la méfiance envers les autorités locales et l'implication d'entreprises de Chine continentale.
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Cette campagne vise à en finir avec une troisième vague épidémique qui fait vivre à la population un pénible été de restrictions et a plombé un peu plus l'économie.Mais son succès est des plus incertains. L'implication d'entreprises et de médecins de Chine continentale a alimenté les craintes qu'elle ne soit aussi une vaste opération de collecte d'ADN, au moment où la ville vit une reprise en main musclée par Pékin, un an après la crise politique.Depuis l'ouverture des inscriptions samedi, 650.000 personnes se sont inscrites pour être testées, soit 9% de la population. Environ 80.000 personnes, dont des membres du gouvernement, ont été testées mardi matin, a annoncé la cheffe de l'exécutif Carrie Lam.- "Perte de temps" -"Ca aidera Hong Kong à émerger sain et sauf de la pandémie et permettra la reprise des activités quotidiennes", a-t-elle assuré aux journalistes.Mais des experts en santé publique ont affirmé qu'il faudrait que cinq millions d'habitants se fassent tester pour mettre au jour de façon efficace les chaînes de contamination qui n'ont pas été identifiées.En comparaison avec le reste du monde, et notamment les territoires densément peuplés, Hong Kong fait figure d'exemple avec environ 4.800 cas de coronavirus recensés depuis l'arrivée de la maladie fin janvier, dont les trois quarts depuis début juillet. La campagne de dépistage durera une à deux semaines, fonction de la demande. Le nombre de tests quotidiens est limité pour ne pas risquer de favoriser la contagion."Je le fais pour moi et pour les autres", a déclaré à l'AFP Winnie Chan, une mère de famille d'une trentaine d'années alors qu'elle attendait de se faire tester. "J'ai confiance et je soutiens la politique du gouvernement."Mais d'autres n'avaient nullement l'intention de participer."C'est une perte de temps", a affirmé à l'AFP Emily Chan. "Le gouvernement ne m'a pas convaincu sur l'efficacité du programme."- Appels au boycott -La participation de médecins et de laboratoires de Chine continentale a indéniablement desservi la campagne en nourrissant rumeurs et inquiétudes relatives à la surveillance étroite des citoyens chinois par Pékin.Des experts hongkongais ont en outre affirmé que les fonds publics auraient été mieux utilisés au travers de campagnes de dépistage ciblées sur les populations à risque.Certains se sont même inquiétés du risque de favoriser les contaminations, en appelant la population à se rendre dans les centres de dépistage, alors que se rassembler en public à plus de deux est actuellement interdit.Un groupe de militants pro-démocratie, parmi lesquels Joshua Wong, a même appelé au boycott de la campagne.L'exécutif hongkongais a de son côté assuré que l'ADN des personnes testées ne serait pas prélevé et qu'aucun prélèvement ne serait envoyé en Chine continentale.Mme Lam, elle, avait présenté les personnes opposées à la campagne comme des "activistes anti-Pékin et anti-gouvernement" qui "sautent sur toutes les occasions de générer des troubles et d'encourager la confrontation, même sur les questions de santé publique".Le Bureau chinois pour les affaires de Hong Kong et Macao a qualifié les personnes opposées au dépistage de "radicaux anti-chinois" qui "méprisent" la santé publique.Certaines des critiques ont pourtant émané d'épidémiologistes collaborant avec le gouvernement, comme le microbiologiste Ho Pak-leung qui a estimé que cette campagne revenait à "gaspiller des cartouches".Alors que le nombre de nouveaux cas était retombé à zéro, Hong Kong a connu à partir de juillet une forte recrudescence de contaminations, liées essentiellement à des cas au sein des professions qui étaient exemptées des mesures strictes de quarantaine.Le nombre quotidien de nouveaux cas n'a cependant jamais dépassé les 150 et est désormais stabilisé autour de la vingtaine.C'est en invoquant le regain de cas que Mme Lam a décidé de repousser d'un an les législatives prévues en septembre. Une décision condamnée par l'opposition pro-démocratie qui entendait capitaliser dans les urnes sur la popularité de la contestation de 2019.
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La députée macroniste Olivia Grégoire a indiqué que ses collègues de la majorité entendaient "réparer" leur "lourde" erreur d'avoir refusé d'allonger de cinq à douze jours le congé d'un salarié venant de perdre un enfant.
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Après le tollé suscité par le refus initial d'allonger le congé pour la perte d'un enfant, plusieurs députés de la majorité LREM à l'Assemblée nationale ont reconnu une "erreur", qui sera réparée au Sénat en mars. Plutôt que de déposer un nouveau texte et "par souci d'efficacité", les parlementaires vont s'appuyer sur la proposition de loi initiale UDI-Agir que le gouvernement va inscrire à l'agenda du Sénat la semaine du 3 mars, selon le groupe majoritaire. Les députés travailleront dès mardi à l'élaboration d'une nouvelle rédaction avec le gouvernement, "dans le cadre d'une mission flash sur un amendement" en vue de cet examen au Palais du Luxembourg.Ils "veilleront à y inclure tous les sujets qui doivent y trouver leur place, et peut-être pas seulement celui le plus sensible des congés", a précisé le groupe, indiquant que la mission réunira quatre députés de la majorité dont Sereine Mauborgne (LREM) mais aussi des représentants des associations et des entreprises."On va réparer les choses", promet Sibeth NdiayePlus tôt, la députée Olivia Grégoire avait indiqué que la majorité entendait "réparer" cette "lourde" erreur du refus jeudi d'allonger de cinq à douze jours le congé d'un salarié venant de perdre un enfant, son collègue Laurent Saint-Martin reconnaissant aussi sur LCI "une erreur politique manifeste". "Quand on fait une erreur aussi lourde, un on la reconnaît, deux on la répare vite, et trois on est mieux-disant, on propose mieux, on va proposer mieux, et très vite", a indiqué Olivia Grégoire.Reconnaissant une "erreur collective", elle a toutefois appelé à "un peu d'humanité dans le traitement des députés", dont "certains" sont selon elle "concernés par ces drames". "On va réparer les choses" et "on profitera du débat au Sénat pour pouvoir rectifier les choses", a indiqué de son côté la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sur France 2, en reconnaissant "une erreur d'appréciation politique"."Il faut aller au-delà des seuls congés parce que ce n'est pas le seul sujet. Il faut améliorer l'accompagnement psychologique des parents, il faut mieux prendre en charge les frais funéraires", a précisé sur RMC-BFMTV Adrien Taquet, le secrétaire d'Etat à la Protection de l'enfance, qui souhaite que "la solidarité nationale prenne sa part en plus des entreprises". Emmanuel Macron était intervenu lui-même samedi pour faire cesser la polémique en demandant au gouvernement "de faire preuve d'humanité". La ministre du Travail Muriel Pénicaud a elle admis une "erreur".
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Selon une étude du Conseil national d'évaluation du système scolaire (Cnesco), 3 collégiens sur 4 n'arrivent pas à se faire comprendre en langue anglaise.
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Malgré les idées reçues, le niveau d'anglais des élèves français n'est pas aussi mauvais qu'on le pense, mais les problèmes persistent à l'oral.. Tel est le constat dressé par le Cnesco, qui met en avant les "bons résultats" des enfants français en compréhension de l'écrit d'une langue étrangère. L'enquête porte sur le niveau observé au primaire comme au collège."La caricature doit être tempérée"La compréhension orale s'améliore aussi, même si quatre élèves sur dix rencontrent encore des difficultés, selon son étude qui analyse les données de l'enquête "Cedre" de 2016, mesurant les compétences des élèves en fin d'école et de collège. Ces résultats font dire à Nathalie Mons, présidente du Cnesco, que "la caricature, selon laquelle les Français sont nuls en langues, doit être tempérée". Ces bons résultats sont notamment la conséquence d'une place croissante de l'anglais, au quotidien. Par exemple, 91% des élèves de Troisième déclarent très souvent entendre cette langue à travers la musique qu'ils écoutent.Les difficultés demeurent cependant pour s'exprimer dans une langue étrangère : en fin de classe de Troisième, 75% n'arrivent pas bien à se faire comprendre en anglais; il sont 73% en espagnol et 62% en allemand. En expression écrite, seul un sur deux atteint le niveau requis au primaire en anglais. Leurs résultats restent ainsi bien inférieurs à ceux de leurs camarades européens: seuls 29% des 14-16 ans atteignent le niveau attendu en fin de collège. Parmi les pays qui réussissent le mieux se distinguent la Suède et les Pays-Bas, mais aussi des pays d'Europe centrale comme la Hongrie. Ces pays ont débuté plus tôt l'enseignement des langues au primaire (dans les années 60 et 70), contrairement à la France qui a été l'un des derniers pays européens à le faire, au début des années 2000. Aujourd'hui, elle fait partie des pays ayant le plus d'heures durant la scolarité obligatoire.
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Trois personnes ont été placées en garde à vue à l'issue de l'opération antiterroriste menée mardi matin au siège du Centre Zahra France, une association musulmane soupçonnée de liens avec des organisations terroristes.
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Pas moins 200 policiers, notamment de la BRI et du RAID, ont mené mardi matin 2 octobre des perquisitions au siège de l'association musulmane Centre Zahra France et au domicile de ses principaux dirigeants, soupçonnés de liens avec des organisations terroristes, a annoncé la préfecture du Nord. Cette opération, commencée à 6h, "s'inscrit dans le cadre de la prévention du terrorisme, les activités de l'association Centre Zahra France étant particulièrement suivies en raison du soutien marqué par ses dirigeants à plusieurs organisations terroristes et en faveur de mouvements prônant des idées contraires aux valeurs de la République", a ajouté la préfecture dans un communiqué. Le centre Zahra héberge plusieurs associations parmi lesquelles le Parti antisioniste, la Fédération chiite de France ou France Marianne Télé. Elles sont soupçonnées par les autorités françaises de légitimer le jihad et de faire l'apologie de mouvements terroristes comme le Hamas palestinien ou le Hezbollah libanais.Trois gardes à vueOnze personnes ont été interpellées et trois ont été placées en garde à vue. Des armes et du matériel ont été saisis par les policiers, a précisé une source proche du dossier. Parallèlement, les fonds de l'association ont été gelés pour une durée de six mois, selon le Journal Officiel publié mardi. En outre, les fonds de la direction de la sécurité intérieure du ministère iranien du renseignement et de la sécurité ont également été gelés pour six mois.Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a exprimé "(s)a reconnaissance à l'ensemble des forces engagées ce matin". Sur son site internet, l'association "Centre Zahra France" dit avoir pour but "de faire connaître le message de l'Islam à travers le regard du Prophète et de sa famille; de les faire connaître, de traduire leurs pensées et de témoigner de leurs œuvres". Selon sa page Facebook, elle a été fondée en novembre 2009. Néanmoins, un article de L'Express datant de juin 2009 expliquait que cette association musulmane chiite avait été fondée en 2005. À l'époque, l'association, fondée par Gouasmi Yahia, Tahiri Jamel et Khalid Abdelkrim avait déjà éveillé l'attention à cause de déclarations "antisionistes" très virulentes.L'association a plus de 8.500 abonnés sur Facebook et sur YouTube. En mai 2016, l'association avait posté un article condamnant "le groupe terroriste dirigé par le Calife autoproclamé Abou Bakr al-Baghdadi depuis le 29 juin 2014" (le chef du groupe État islamique, NDLR), le qualifiant de "projet nazi socialo-sioniste".Selon la mairie, ce centre ne participe "ni de près ni de loin" à l'aide aux migrants et aux réunions régulières entre associations et élus. "C'est une communauté très fermée, on ne sait pas trop ce qu'il se passe à l'intérieur, il y a souvent des gardes devant l'entrée", a témoigné auprès de l'AFP une riveraine, sous couvert d'anonymat, affirmant aussi que l'association possède "des commerces en centre-ville".
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La cellule Ariane, créée début 2018 afin de faire la lumière sur des affaires non élucidées pouvant être liées à Nordahl Lelandais, vient d'achever la phase 1 de son travail, selon une information de RTL.
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Créé au sein du pôle judiciaire de la gendarmerie nationale à Pontoise (Val-d'Oise), le groupe de travail baptisé Ariane a terminé le tri de 900 dossiers pouvant potentiellement être reliés à l'ancien maître-chien mis en examen dans deux affaires de meurtre, celui de la petite Maëlys et celui du caporal Arthur Noyer.Après un an de travail et le réexamen d'un grand nombre d'affaires de disparitions non résolues, les enquêteurs de la cellule Ariane estiment aujourd'hui qu'une quarantaine de cas méritent d'être approfondis. Ils vont donc être rouverts.Place à la phase 2Pour tenter d'y voir plus clair et rapprocher certaines affaires, les gendarmes ont ainsi établi différents critères, explique encore la radio RTL. En tête : le lieu de la disparition, plus ou moins proche du domicile de Nordahl Lelandais à Domessin en Savoie. La date du signalement a également été prise en compte, tout comme l'âge et le sexe de la victime.RTL précise que les hommes de la cellule Ariane "se sont également basés sur des critères plus subjectifs, propres à leur sensibilité".Ce fastidieux travail de recoupement étant achevé, la phase 2 va pouvoir débuter. Il consiste à faire des recherches approfondies sur ces quarante "cold case" désormais isolés par les enquêteurs.Nordahl Lelandais, tueur en série ?Nordahl Lelandais est aujourd'hui mis en cause dans quatre affaires. Mis en examen pour le meurtre du caporal Arthur Noyer en avril 2017 à Chambéry (Savoie), ainsi que pour celui de la petite Maëlys, enlevée lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin en Isère, l'ex-maître-chien est également mis en cause dans des agressions sexuelles filmées sur deux de ses petites cousines âgées de 4 et 6 ans.Incarcéré depuis ses aveux dans l'affaire Maëlys, il pourrait bien devoir répondre de nombreux autres faits criminels.
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Des bras qui se lèvent dans la descente d'un grand huit, des rires et des cris... mais masqués: le parc d'attraction allemand Europa-Park, tout près de la frontière française, a rouvert vendredi, après une fermeture hivernale prolongée à cause du coronavirus.
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"Nous avons vu aujourd'hui la lumière au bout du tunnel", philosophe Roland Mack, co-fondateur et propriétaire du parc, le plus populaire en Europe après Disneyland Paris, qui a attiré 5,7 millions de visiteurs en 2019. "Pendant un certain temps, nous ne savions pas quand nous pourrions rouvrir et à quelles conditions." "Nous vous conseillons de vous laver les mains plusieurs fois dans la journée, entre 20 et 30 secondes minimum": d'abord en allemand puis en français, deux employés du parc rappellent au micro les différentes consignes sanitaires.Impossible de les rater. Sur les bancs, un autocollant à l'effigie des mascottes suisse et française du parc rappellent aux visiteurs de garder une distanciation physique d'un mètre et demi.Ici, des bidons de solution désinfectante sont à disposition. Là, une comédienne, masquée et dans un costume de circassienne bleu et rouge, pulvérise de solution les mains d'une jeune femme.- 10.000 visiteurs par jour -Mais sous les masques, dans les allées, les visiteurs sourient, heureux de pouvoir enfin revenir à Rust, dans le sud-ouest de l'Allemagne, à quelques kilomètres de la frontière alsacienne."J'ai un abonnement annuel. Je viens normalement au parc environ 20 à 30 fois par an", souligne Thomas Hepp. Avec la fermeture de deux mois supplémentaires, il dit avoir vécu une "désintoxication" du parc. L'envie était trop grande, pas question d'attendre un jour de plus !Pour limiter les flux, la direction a mis en place une jauge limitant le nombre de visiteurs à 10.000 par jour, contre 30.000 à 50.000 habituellement. Aucun billet n'est vendu sur place, l'entrée doit être achetée au préalable en ligne et est datée.Roland Mack assure qu'ils auraient pu accueillir plus de visiteurs, les autorités régionales leur avaient accordé 30.000 tickets par jour. "Nous voulions être d'abord sûrs que le concept théorique s'applique bien en pratique", insiste-t-il.Depuis son banc, Thomas Hepp regarde des membres de sa famille s'amuser dans l'Euro-Mir, une attraction dans le quartier russe qui incarne la conquête spatiale.Dans la file d'attente au pied de la station, les visiteurs ont les yeux rivés sur leur téléphone portable. "Des tickets 11H00 ?", crie l'employé du manège.L'attraction, victime de son succès, est réputée pour sa queue. Pour éviter un attroupement, la file d'attente est virtuelle, via une application développée par le parc pour la réouverture. Les visiteurs ne peuvent accéder aux trains uniquement grâce à une notification.- Masque dans les attractions -Les wagons sont parsemés, une rangée sur deux est laissée libre, et le port du masque est obligatoire. Corina Schmidt, au premier rang du grand huit du quartier français, affirme, juste après avoir fermé elle-même l'arceau de sécurité de son siège, qu'elle s'y est "habituée".L'employé, derrière son masque, lui demande de secouer la barrière, pour vérifier, toujours avec distance, si elle est bien fermée.Les attractions sont régulièrement désinfectées pour éviter tout risque d'infection à l'intérieur du parc.Ici, pas de queue virtuelle, mais des traits jaunes peints au sol et distants chacun d'un mètre et demi. "Monsieur, s'il vous plaît, veuillez vous reculer", rappelle un employé de la sécurité à un visiteur trop proche du groupe devant lui."Je suis sûr qu'on va arriver" à ce que tout redevienne comme avant, glisse Roland Mack.La saison d'été 2020 ne sera certainement pas rentable et les propriétaires espèrent terminer l'année "juste à l'équilibre". Avec ces deux mois de fermeture imposée, Europa-Park, élu meilleur parc d'attraction du monde à plusieurs reprises ces dernières années par un magazine spécialisé, a perdu environ dix millions d'euros et son chiffre d'affaire a baissé.Et dans les allées, on n'entend plus parler qu'en allemand pour le moment, alors qu'en temps normal 24% de la clientèle vient de France. Les amateurs français de manèges vont devoir patienter encore un peu, la réouverture des frontières étant prévue au plus tôt le 15 juin.
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L'une des victimes est en "urgence absolue", ont confirmé les pompiers de Paris.
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Une automobiliste a poignardé deux piétonnes dans l'après-midi de lundi 16 décembre, à Paris. L'agression est survenue à la suite d'un "différend" dans le VIIIe arrondissement de la capitale. Voitures sans permis : quels sont les profils des acheteurs ?par franceinfoEn début d'après-midi, la conductrice d'un véhicule a eu un accrochage avec deux femmes qui traversaient la rue du Colisée, à proximité des Champs-Elysées. Le motif de l'altercation n'a pas été précisé. Selon LCI, qui rapporte l'information, et Le Parisien, la conductrice était accompagnée de son enfant.Selon une source policière, l'automobiliste est sortie de son véhicule et a poignardé les deux piétonnes. Elle est ensuite repartie à bord de sa voiture avant d'être interpellée. L'une des victime est "gravement blessée", selon cette source policière. Les deux femmes ont été transportées à l'hôpital, dont l'une en "urgence absolue", ont confirmé les pompiers.
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Cadavres de caïmans calcinés, flammes dévorant la végétation à perte de vue: le Pantanal, plus grande zone humide tropicale de la planète, est en proie à une catastrophe écologique sans précédent, avec des dégâts irréparables pour la biodiversité.
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"Ça fait plus de vingt ans que je suis ici et je n'ai jamais vu une chose pareille", déclare à l'AFP Felipe Dias, directeur de l'Institut SOS Pantanal.Plus de 2,3 millions d'hectares sont déjà partis en fumée depuis le début de l'année, selon des données compilées par l'Université Fédérale de Rio (Lasa-UFRJ).Les satellites l'Institut national de recherches spatiales (INPE) ont identifié 12.567 foyers d'incendie au Pantanal depuis janvier, supérieur à l'ensemble des années 2018 et 2019 combinées.Et surtout, le record sur toute une année (12.536 foyers), datant de 2005, vient d'être battu, en moins de neuf mois, selon les nouvelles données actualisées mercredi.Mais au-delà des chiffres, c'est une vraie tragédie qui se joue dans ce sanctuaire de biodiversité à la faune exceptionnelle, situé à l'extrémité sud de la forêt amazonienne et qui s'étend du Brésil au Paraguay et à la Bolivie."Très peu d'animaux survivent aux flammes et beaucoup de ceux qui arrivent à s'enfuir à temps finissent par mourir de faim ou de soif. Les dégâts sont irréparables", déplore Juliana Camargo, présidente d'AMPARA Animal, une ONG présente sur le terrain pour tenter de sauver des espèces en danger."Ce qui est le plus désespérant, c'est de voir des gens qui combattent les incendies au jour le jour nous dire: +il n'y a rien à faire, tout va brûler+. Leur seul espoir est qu'il pleuve, mais la pluie n'est attendue qu'en novembre", ajoute-t-elle.- Jaguars menacés -De nombreux bénévoles tentent de prêter main forte aux pompiers, notamment des personnes qui vivent de l'écotourisme, très développé dans cette région où des visiteurs du monde entier sillonnent habituellement les zones inondées dans de petites barques pour admirer des caïmans ou des loutres géantes nommées Capivaras.Mais cela fait plusieurs mois que ce paradis écologique est ravagé par les flammes, malgré l'envoi de l'armée en août pour combattre les incendies. Cette semaine, le parc naturel Encontro das Aguas, proche de la frontière avec le Paraguay, connu pour abriter la plus grande concentration de jaguars au monde, a à son tour été atteint par les flammes.Ce désastre est dû avant tout à une sécheresse exceptionnelle: de janvier à mai, au coeur de la saison humide, il a plu moitié moins que prévu au Pantanal et de nombreuses zones n'ont pas pu être inondées comme c'est le cas normalement."La sécheresse extrême, alliée aux températures élevées et aux vents forts font que la végétation prend feu très facilement et que les incendies se propagent de façon très intense", explique Felipe Dias.Mais la sécheresse n'explique pas tout. Selon Vinicius Silgueiro, de l'Institut Centre de Vie (ICV), de nouvelles cultures lancées par les agriculteurs ont également contribué aux incendies. "Beaucoup de plantes natives ont été remplacées par d'autres destinées au pâturage", explique-t-il.Certains agriculteurs pratiquent le brûlis qui se transforment en incendie, et selon ce spécialiste, un des principaux problèmes est la "sensation d'impunité" qui règne en raison "du manque de moyens des organes publics de protection environnementale".- "Nouveau normal" ? -Le gouvernement du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, au pouvoir depuis 2019, est très critiqué pour sa politique environnementale et la recrudescence des feux de forêt l'an dernier en Amazonie avait suscité une vive émotion dans le monde entier.Certaines études montrent que la déforestation en Amazonie, située au nord du Pantanal, a un impact sur le volume des précipitations dans d'autres territoires du Brésil, les "fleuves volants", des nuages gorgés d'eau poussés par le vent, n'étant plus autant alimentés."Ils est trop tôt pour savoir si la sécheresse observée ces dernières années au Pantanal est directement liée à ce phénomène, mais il est indéniable que les gens qui, comme moi, ont grandi dans la région, ont pu observer clairement les changements climatiques", poursuit Vinicius Silgueiro.Tasso Azevedo, responsable du collectif Mapbiomas, une plate-forme collaborative réunissant données scientifiques ou venant d'ONG, craint que cette sécheresse devienne un désormais "+nouveau normal+"."Si on entre dans une période de sécheresse prolongée, avec de nouveaux incendies sur des zones déjà brûlées, la végétation risque de ne pas pouvoir se régénérer", redoute-t-il.
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Le retour de la "Nouvelle star" se prépare. L'émission est de retour au bercail.
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Après un passage sur D8, c'est désormais sur M6 que le programme devrait faire son come-back. La chaîne voulait reformer le jury historique Marianne James, Manu Katché, André Manoukian et Dove Attia, mais le producteur aurait mis son veto. Résultat, la production planche sur un nouveau casting. Selon Télé Star, le chanteur Benjamin Biolay aurait déjà dit oui. D'autres noms circulent comme ceux du producteur Pascal Nègre et de la chanteuse Lara Fabian. Le site Purepeople a également parlé de Nolwenn Leroy, mais le nom de la star qui vient d'annoncer sa grossesse aurait rapidement été écarté. Côté présentation, les rumeurs vont aussi bon train. Nouvelle Star : le jury dévoilé ?par 6MEDIASLe site Puremédias explique que trois personnalités tiendraient la corde parmi lesquelles Julia Vignali, la nouvelle présentatrice du "Meilleur pâtissier". Le retour du télé-crochet sur M6 ne serait toutefois pas encore signé, mais le programme pourrait revenir dès septembre prochain.
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Armé de furets et de filets, Steven McGonigal traverse un champ, précédé de son chien qui passe de terrier en terrier, la truffe à l'affût. Cet ancien comptable est considéré comme le dernier chasseur de lapins aux méthodes traditionnelles en Irlande.
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Dirigé par son chien Fudge, il recouvre les trous jonchant la terre de filets puis sort un furet de sa boîte en bois et le libère dans l'un d'eux pour déloger les occupants.Pendant cinq minutes, le petit animal parcourt les tunnels, son museau émergeant régulièrement des trous.Soudain, une boule de fourrure grise apparaît, prise dans un filet. Steven McGonigal se précipite pour l'attraper par les pattes avant de lui tordre le cou d'un geste précis pour le tuer."C'est la manière traditionnelle de le faire", explique le chasseur de 37 ans, béret vert sur la tête, rencontré par l'AFP dans un champ près de la ville de Carndonagh, à l'extrême nord de l'Irlande. "Nous n'abîmons pas le sol, nous n'utilisons pas de poison, nous donnons au lapin une mort rapide et propre, c'est ce qui compte le plus".Steven McGonigal est considéré comme le dernier chasseur de lapins professionnel aux méthodes traditionnelles en Irlande. Aux armes à feu et poisons utilisés désormais pour se débarrasser de ces mammifères, il préfère des furets, un chien et des filets.Si les lapins sont souvent vus de nos jours comme de mignons animaux domestiques, ils sont considérés à la campagne comme des nuisibles. Ils s'attaquent à la végétation, leurs terriers peuvent fragiliser les constructions et leur reproduction peut vite devenir incontrôlable.Parmi les clients de Steven McGonigal figurent des jardiniers et des agriculteurs mais aussi des écoles, des terrains de golf et des raffineries de pétrole.A le voir passer ses journées dans les landes irlandaises, difficile d'imaginer que le chasseur était autrefois comptable.Il ne regrette pas son ancienne profession. "J'en étais arrivé à un point où j'étais impatient de sortir du bureau et j'appréhendais de revenir", se souvient-il. Après une enfance passée à chasser, pêcher et à posséder des furets, l'idée de se consacrer à sa profession actuelle lui est venue naturellement et il a franchi le pas en 2013.- Méthodes plus radicales -Il reconnaît que son métier, qui exige de tuer des lapins à main nue, n'est pas pour tout le monde: "Cela n'attire pas grand monde".Mais il assure que cette pratique constitue le seul moyen de contrôler le nombre d'animaux en liberté.La pratique de la chasse aux lapins à l'aide de furets remonte à plusieurs siècles. Dans une illustration d'un manuscrit du 14e siècle, les Heures Taymouth, une femme envoie un chien et un furet dans un terrier pour déloger un lapin."De nos jours, le problème c'est que les gens construisent des maisons de plus en plus loin et gagnent chaque jour un peu de terrain sur la campagne", estime Steven McGonigal.Face à l'avancée des humains sur les terres occupées jusqu'alors par des animaux, les méthodes sont devenues de plus en plus radicales pour chasser les nuisibles.Le plomb des balles peut contaminer le sol et l'usage des poisons peut conduire à tuer des animaux qui restent en sous-sol sans que l'on sache comment ils sont morts.La méthode de Steven McGonigal ne laisse pas de trace et lui permet de mesurer exactement le nombre de lapins attrapés."Personne n'aime les lapins plus que moi", assure-t-il. "Mais il faut maintenir l'équilibre. La campagne, c'est toujours une question d'équilibre."
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Le gouvernement envisageait de faciliter le travail de nuit dans les commerces alimentaires. Face au tollé des syndicats, le projet a été ajourné.
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Face à une levée de boucliers des syndicats, le gouvernement a décidé de temporiser concernant la question du travail de nuit dans les commerces alimentaires. En lieu et place d'un article qui devait être présenté mercredi 13 novembre en Conseil des ministres, une concertation avec les partenaires sociaux a été annoncée. Fortement contesté, cet article envisageait de permettre aux supermarchés et autres supérettes d'ouvrir de 21h à minuit tout en bénéficiant de dérogations habituellement réservées aux secteurs comme le spectacle, le cinéma ou les boîtes de nuit.Selon ce texte, la compensation financière pour le moment en application ne serait plus systématique : seule la conclusion d'un accord d'entreprise, d'une convention ou d'un accord de branche, avec un système de récupération pour les heures travaillées en soirée, serait obligatoire. Actuellement, pour ouvrir en soirée, les commerces alimentaires doivent être situés dans des zones touristiques internationales (ZTI) et respecter des conditions restrictives : une rémunération doublée, un volontariat et un repos compensateur équivalent, sans compter des contributions à la garde d'enfants et au trajet de retour tardif. Une deuxième version amendéeFace à ces réformes potentielles, le tollé des syndicats avait été unanime, ce qui avait amené le ministère du Travail à revoir sa copie. "Un correctif avait été apporté qui tenait compte de nos remarques", observe Olivier Guivarch, secrétaire générale de la CFDT Services. Ainsi mis à jour, l'article "ne plaît pas au patronat" et a été retiré mardi matin du projet de loi, selon le syndicaliste. Si la Fédération du commerce et de la distribution (FCD, employeurs) regrette que la première version du texte n'ait pas été reprise "purement et simplement", le Conseil des ministres va habiliter le gouvernement à prendre par ordonnance dans un délai de 18 mois "toute mesure nécessaire afin d'adapter la législation applicable en matière de travail de nuit" pour les commerces alimentaires.Malgré ce recours prévu à une ordonnance, le ministère du Travail assure que la concertation, selon lui ouverte "à la demande de toutes les parties", ne débouchera pas sur des décisions défavorables aux salariés des magasins. Toutefois, les syndicats précisent qu'ils "n'étaient pas demandeurs" d'un assouplissement du travail nocturne. "Le gouvernement répond à un lobbying de la grande distribution. Derrière l'offensive sur le travail de nuit et le dimanche, il y a l'automatisation des caisses et les menaces sur l'emploi", estime Carole Desiano, secrétaire fédérale FO-FGTA.Une légalisation d'une pratique existanteSylvie Vachoux, secrétaire fédérale de la CGT-Commerce, rappelle que la grande distribution emploie régulièrement des femmes et des salariés en temps partiel. "Les mamans qui ont des enfants en bas âge, comment feront-elles ? C'est quoi une société où on doit faire garder ses enfants jusqu'à minuit pour travailler, tout ça pour vendre une boîte de petits pois ?", conclut la syndicaliste. Pour sa part, le délégué général de la FCD Jacques Creyssel, estime que la loi n'a pas vocation à "élargir cette possibilité (d'ouverture le soir) ni les contreparties mais simplement d'apporter une sécurité juridique à ces ouvertures". Malgré des condamnations, de nombreux magasins pratiquent illégalement des ouvertures de soirée et du dimanche après-midi.
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En visite à Tunis, le Premier ministre a écorché le nom de Béji Caïd Essebsi, lui donnant une toute autre signification.Les noms propres ne sont pas toujours aisés à prononcer. L'usage est donc de les écrire en phonétique pour ne pas se tromper, mais Manuel Valls n'a, semble-t-il, pas pris cette précaution en Tunisie.
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Le Premier ministre est arrivé lundi 28 novembre à Tunis, avec à ses côtés, Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale. Lors d'un discours devant des investisseurs, Manuel Valls a écorché le nom du président tunisien qu'il avait rencontré quelques minutes plus tôt. Au lieu de dire Béji Caïd Essebsi, il a prononcé "Béji Caïd Ezzibi", sauf qu'en dialecte tunisien, "ezzibi" désigne le sexe masculin, rapporte le site En Bref.Une maladresse qui a fait rire une partie du public, comme on peut le voir sur une vidéo. Rapidement, Manuel Valls s'est aperçu que l'assemblée réagissait à ses propos. "J'ai bien entendu vos murmures réprobateurs", a-t-il lancé à la fin de son discours, tentant de s'excuser en prétextant une fatigue due à son arrivée tardive dans le pays. Il a terminé avec une touche d'humour : "Je parlerai bientôt arabe si vous me cherchez." Pas sûr toutefois que le Premier ministre ait tout de suite compris pourquoi les invités se sont mis à rire pendant son discours.
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Sans faire de bruit, les arbres s'éteignent dans les forêts de l'Hexagone. En cause, le réchauffement climatique et les sécheresses successives.
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Les arbres français souffrent. Et avec eux, nos forêts sont menacées d'extinction. "Trois printemps et trois étés secs successifs, on n'a jamais connu ça", s'inquiète Brigitte Musch, généticienne à l'Office national des forêts (ONF) citée par Le Parisien. Les mois les plus chauds commençaient à peine début juillet que de nombreux arbres avaient déjà triste mine. Certains meurent littéralement de soif tandis que d'autres sont victimes de maux plus subtils en recrudescence : insectes ou champignons. Les différentes essences tentent tant bien que mal de résister à travers différents mécanismes : les chênes cessent de "transpirer" pour économiser de l'eau, les bouleaux se délestent de leurs feuilles, alors que les tilleuls passent déjà en mode automne. Mais cette fois ces réactions naturelles pourraient ne pas suffire.« Les conséquences se verront plus clairement au printemps et au-delà », prédit le ministère de l'Agriculture. En Champagne, en Alsace et en Lorraine, la situation est déjà catastrophique. Les forestiers sont contraints d'abattre les arbres les uns après les autres où pullulent les insectes nuisibles, contre lesquels il n'existe pas de solution. Essayer d'adapter les forêts à ces changementsL'État a créé une cellule de crise et rappelle soutenir à hauteur d'un million d'euros la transition des forêts face au réchauffement climatique. En effet, quelques adaptations peuvent atténuer le phénomène. La première d'entre elles consiste à espacer les arbres et éviter une forte densité, de sorte à éviter une concurrence pour l'accès à l'eau dans les sols. Plus efficace, le remplacement des essences par des lignées importées du sud plus habituées à supporter les sécheresses. Ou bien la sélection d'arbres différents, plus "exotiques", tels le cèdre (originaire du Maroc) ou encore du sapin Nordmann (Turquie). Mais Brigitte Musch prévient : "Si l'on continue sur cette trajectoire de réchauffement, on sera à +4-5°C d'ici à 2100 et la question de la forêt ne se posera tout simplement plus."
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Maria Falconieri, une Italienne de 26 ans, est "pour la liberté, l'égalité et la fraternité, des valeurs qui nous semblent, à l'heure actuelle, très loin de ce parti politique associé à Marine Le Pen et à l'extrême droite", a souligné l'avocat de la jeune femme.
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Le bad buzz continue pour le candidat du Rassemblement national aux municipales de Forbach (Moselle) : Maria Falconieri, la jeune femme ajoutée sur les affiches de campagne, a contacté un avocat et envisage de porter plainte, a indiqué Le Figaro, lundi 21 octobre.La semaine dernière, les Patriotes de Forbach, un parti concurrent, avaient révélé que sur ses affiches de campagne, Lucien Terragnolo apparaissait aux côtés de son directeur de campagne et d'une jeune femme qui n'était ni une colistière ni une électrice du RN, sa photo venant en réalité d'une banque d'images. "Une image qui n'a rien à voir avec elle"Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Après avoir appris l'affaire, Maria Falconieri, modèle photo italienne de 26 ans, a sollicité son avocat pour déterminer les suites à donner à l'affaire. Interrogé par Le Figaro, celui-ci a indiqué être prêt "à engager une procédure contre ce parti pour avoir associé l'image de ma cliente à une campagne politique qui n'a rien à voir avec elle"."Madame Falconieri est pour la liberté, l'égalité et la fraternité, des valeurs qui nous semblent, à l'heure actuelle, très loin de ce parti politique associé à Marine Le Pen et à l'extrême droite", a-t-il ajouté. La jeune femme, originaire de Milan, est connue dans son pays pour avoir participé au concours Miss Italie en 2011 et à la quatorzième saison de la version italienne de Big Brother en 2015. Montrer la diversité du mouvement Interrogé sur cette photo, Lucien Terragnolo a expliqué au Républicain Lorrain, qu'initialement, il devait s'agir d'une sympathisante "ressemblant d'ailleurs beaucoup à la jeune personne du montage". La sympathisante s'étant rétractée, une image provenant d'une banque d'images a été utilisée. "L'idée était de montrer la diversité de notre mouvement, la jeunesse. Nous voulions symboliser l'esprit d'équipe... et pas du tout présenter notre liste", a déclaré Lucien Terragnolo, précisant ne jamais avoir "dit ni écrit qu'il s'agit d'une colistière".
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Des températures aux alentours des 30 degrés (ou plus) sont attendues dans l'Hexagone ce week-end et en début de semaine prochaine, avance Le Parisien. Seule la Bretagne pourra "respirer".
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Vous aviez rangé vos shorts, tongs ou autres lunettes de soleil ? Il se pourrait bien que vous ayez besoin de les ressortir. Comme l'évoque Le Parisien notamment, les jours à venir vont être chauds, voire très chauds par rapport aux normales saisonnières. Des températures dignes de l'été sont prévues tout le week-end ; la France va se retrouver sous le soleil. Le beau temps qui prédomine déjà depuis quelques heures dans le pays sera à son apogée dès samedi où les températures vont grimper progressivement. Ainsi, à Paris et en Île-de-France, 23°C sont attendus. Ce sera six degrés de plus dans le Sud-Ouest à Bordeaux ou à Toulouse. Idem en Méditerranée.Mais ces températures très douces vont grimper dès dimanche, avec 26°C à Paris, 27°C dans l'Est et jusqu'à 32°C en Gironde, précise Le Parisien qui s'appuie sur les données de Météo-France. Ces températures estivales seront ressenties au plus haut lundi 14 septembre avec 31°C en région parisienne. Tout le pays sera concerné par cet épisode, sauf la Manche avec des températures plus basses, mais toujours clémentes aux alentours des 24°C. À l'ombre, ce sont même 35°C qui sont attendus à Lyon ! Plus de 35°C à Lyon Ce week-end devrait ainsi voir de nombreux Français flâner pour profiter de ce cadeau inattendu. Un vaste anticyclone bloque en effet les perturbations, explique Météo-France. Il devrait se décaler vers l'Est. Une masse d'air chaud va remonter du Sud. À noter que pour la période, le record de chaleur remonte à 1961. C'était à Bourges, il faisait 35,1°C. À Paris, il date du septembre 1947. On avait enregistré 33,1°C. Début septembre, Météo-France annonçait que le mois d'août était le 15ème consécutif à avoir enregistré des températures plus élevées que la normale. "Jamais une série d'anomalies n'avait été aussi longue", détaillait un météorologiste. Il faut remonter à mai 2019 pour retrouver des températures en deçà de celles de saison.
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La France a enregistré 57 décès supplémentaires liés au Covid-19 au cours des dernières 24 heures, portant le nombre total de décès depuis le début de l'épidémie à 29.720, selon le bilan publié mardi par la Direction générale de la santé (DGS).
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Le nombre de patients du Covid-19 en réanimation continue parallèlement de baisser avec 682 malades, soit 19 de moins que lundi, selon un communiqué de la DGS.Quatre régions (Ile de France, Grand-Est, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Hauts-de-France) regroupent 74% des patients hospitalisés en réanimation.Les 57 nouveaux décès annoncés ce mardi portent le total des morts liés au Covid-19 à 19.232 dans les hôpitaux et 10.488 dans les établissements sociaux et médico-sociaux, dont les Ehpad.Au total, 9.491 personnes sont hospitalisées pour une infection Covid-19 et 117 nouvelles admissions ont été enregistrées en 24 heures."Alors que la situation épidémique est stable en métropole, la circulation du virus reste particulièrement active en Guyane", a souligné la DGS. "Des évacuations sanitaires vers les Antilles sont notamment en cours de préparation pour désengorger les services de réanimation et soulager les personnels de santé", a précisé l'organisme.Le virus continue à circuler sur le territoire, a également mis en garde la DGS, en notant que 269 "clusters" (cas groupés) ont été enregistrés depuis le 9 mai dont 7 nouveaux et 89 en cours d'investigation.Depuis le début de l'épidémie, 104.073 personnes ont été hospitalisées, dont 18.313 en réanimation. 74.871 personnes sont rentrées à domicile.
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Le Français Franck Ribéry, qui évolue au club de foot italien de la Fiorentina, a laissé planer le doute lundi sur son avenir dans la Péninsule après avoir été victime d'un cambriolage.
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Colère sur les réseaux. Le joueur français de 37 ans Franck Ribéry a posté ce lundi sur Twitter une brève vidéo dans laquelle on voit des effets personnels jetés par terre, apparemment les traces laissées par les cambrioleurs cherchant des objets de valeur."L'impression d'être à poil""Au retour de cette victoire contre Parme (2-1 pour la Fiorentina), je suis rentré chez moi. Ce chez moi en Italie, pays dans lequel j'ai décidé de poursuivre ma carrière après tant de belles années à Munich. Voilà ce que j'ai découvert...", écrit Ribéry dans un message qui suit la vidéo. "Alors oui, ma femme a perdu quelques sacs, quelques bijoux, mais al Hamdulillah, ce n'est pas l'essentiel. Ce qui me choque c'est cette impression d'être à poil, d'avoir le froc baissé et ça, ça ne passe pas, je ne l'accepte pas !", poursuit le joueur.Franck Ribéry a ensuite semblé poser la question de son avenir dans le pays : "Grâce à Dieu ma femme, mes enfants, étaient en sécurité, à Munich, mais comment avoir confiance aujourd'hui ? Comment me/nous sentir bien ici aujourd'hui après ça ?" "Je ne cours pas après les millions (...) en revanche je cours toujours après le ballon parce que c'est passionnel. Mais passion ou non, ma famille passe avant tout, et nous prendrons les décisions nécessaires à notre bien-être", a conclu Ribéry.Selon les médias italiens, des objets précieux auraient été volés dans la villa du joueur français située sur les hauteurs de Florence. Depuis son arrivée, Franck Ribéry fait plaisir à ses fans avec des performances remarquées en dépit de son âge avancé.
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Retour du Covid-19, difficiles négociations post-Brexit, économie en péril, sondages: la période est particulièrement tumultueuse pour le Premier ministre britannique Boris Johnson, accusé dans son propre camp d'être dogmatique et sans énergie.
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Comme tous les dirigeants mondiaux, Boris Johnson est mis à rude épreuve par la pandémie, mais sa résurgence au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe avec près de 42.000 morts, couplée aux craintes d'une sortie de l'UE sans accord au 31 décembre, ont semé la révolte parmi ses pairs conservateurs, qui l'accusent de gouverner par diktats.Si la pandémie explique les mesures d'urgences, le gouvernement a eu en revanche largement le temps de se préparer à la vie hors de l'UE.Mais Boris Johnson a choisi de remettre en cause l'accord de Brexit conclu avec Bruxelles via un projet de loi qui permet de retoucher certaines de ses dispositions, un revirement qui viole le droit international et a provoqué une rébellion chez les Tories.Le gouvernement a réussi à calmer le mécontentement en atténuant son projet, mais il donne toujours au Parlement le droit de modifier l'accord conclu avec l'UE.Alors que "Bojo" dispose d'une confortable majorité de 80 sièges à la chambre des Communes, entre 40 et 60 Conservateurs menacent en outre de ne pas voter le renouvellement des pouvoirs exceptionnels accordés au gouvernement pour gérer l'épidémie. Un changement d'atmosphère radical par rapport à l'année dernière, quand Johnson avait été adoubé leader du Parti conservateur, avant de décrocher une victoire historique aux élections législatives en décembre.Pour la première fois depuis l'arrivée au pouvoir de Johnson, un sondage a donné dimanche l'opposition travailliste en tête, avec trois points d'avance sur les Tories.- "Dogmatique" -Si les conservateurs avaient choisi Johnson, ce n'était de toute façon pas parce qu'ils le pensaient taillé pour être un "bon Premier ministre", dit à l'AFP le professeur en politique Tim Bale, de la Queen Mary University of London, mais "parce qu'ils voulaient à tout prix remporter les élections". Avec l'espoir qu'il finirait par habiter le rôle. "Ils craignent à présent que ce ne soit pas le cas", selon lui.Même la presse britannique, qui lui est habituellement largement favorable, lui reproche ses dernières décisions. Boris Johnson préside au "désordre, à la débâcle, à la rébellion, au volte-face et à la confusion", a jugé, acerbe, The Spectator, dont il fut rédacteur en chef.Certains conservateurs sont allés jusqu'à s'inquiéter des effets à long terme du coronavirus, dont le Premier ministre a failli mourir en avril, qui aurait altéré ses capacités. "Quelle qu'en soit la cause, il est devenu dogmatique et opposé au débat", a estimé le tabloïd Daily Mail."Il n'est plus apte à être Premier ministre et devrait se retirer sitôt le Brexit terminé", tranche dans les colonnes du Spectator Toby Young, pourtant fervent partisan de Johnson. - Menace Sunak -Pendant ce temps, la popularité de son jeune ministre des Finances Rishi Sunak, 40 ans, ne cesse de croître.Avec des mesures inventives pour soutenir l'économie face au virus, il s'est attiré la sympathie du public comme des députés conservateurs voulant donner la priorité à la relance de l'économie plutôt qu'au confinement, en proclamant que les Britanniques devraient apprendre à "vivre sans peur". "On parle de M. Sunak comme d'un Premier ministre en puissance", se délecte le très conservateur Daily Telegraph, voyant cependant un possible retour de bâton au moment où il devra rendre des comptes sur ses coûteuses mesures.Boris Johnson doit aussi composer avec la popularité montante du nouveau chef de l'opposition travailliste Keir Starmer, qui lui donne du fil à retordre lors des questions au gouvernement. Remobiliser son parti constitue une tâche d'autant plus ardue que la pandémie le prive d'un contact direct avec ses troupes, le congrès annuel du parti se déroulant en ligne, du 3 au 6 octobre.Revenir en grâce sera aussi difficile s'il n'arrive pas à signer un accord de libre-échange avec l'UE d'ici à la fin de l'année.Le manque de mordant du Premier ministre a peut-être à voir avec sa lente guérison du Covid ou encore sa toute nouvelle paternité, soulignent les commentateurs."C'est peut-être surtout parce qu'il occupe une fonction largement au-dessus de ses capacités", tranche Tim Bale.
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La veuve de Johnny Hallyday a entamé les démarches pour obtenir la nationalité américaine pour elle et et ses filles.
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Toujours en conflit avec les enfants de Johnny Hallyday au sujet de l'héritage du rocker, Laeticia Hallyday a entamé des démarches pour demander la nationalité américaine, a confirmé son entourage à BFM TV, répondant à une information de Closer.L'affaire de l'héritage en fondUne suite logique de sa ligne de défense, maintenue lors du procès, visant à prouver que les États-Unis sont bien son pays de résidence et celui de scolarisation de ses enfants. Laeticia Hallyday entend montrer que c'est bien le droit américain, qui lui serait favorable dans le litige l'opposant aux enfants de Johnny Hallyday, qui s'applique pour elle. Il faut, en effet, cinq ans de résidence aux États-Unis pour obtenir la nationalité américaine. Rien n'indique encore que la demande pourra aboutir, même si les démarches sont d'ores et déjà en cours.
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La perquisition de l'appartement du tireur a permis de retrouver "au moins une arme de poing, de calibre 9 mm" selon une source ainsi qu'une dizaine d'armes, dont des armes de guerre, selon Le Parisien.
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Un homme de 31 ans a été tué dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 juillet au cours d'une fusillade survenue en bas d'une tour dans une cité de Montgeron (Essonne). Le tireur, un homme d'une trentaine d'années qui a également blessé deux autres personnes, est actuellement en garde à vue, a affirmé le parquet d'Evry.Les circonstances de la fusillade restent à déterminer. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Versailles.L'un des trois hommes touchés est mortLes coups de feu ont eu lieu vers 1h30, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans la cité de la Prairie de l'Oly, en grande banlieue parisienne, selon une source policière. D'après elle, le tireur "a d'abord menacé des adolescents du quartier avec une arme" pour cause de bruit, "puis s'est retiré chez lui". "Les petits" seraient alors allés chercher des "grands" de la cité pour "s'expliquer avec lui". C'est alors qu"il "a tiré sur les grands avec une arme de poing", selon cette même source.L'un des trois hommes touchés est mort des suites de ses blessures. Un autre homme de 21 ans est "grièvement blessé" et le troisième, de 21 ans également, est "plus légèrement touché au niveau du bras".Une dizaine d'armes, dont des armes de guerreAprès les tirs, le tireur s'est retranché dans son appartement. Le Raid, une unité d'élite de la police, a été déployé sur place dans la nuit. Le trentenaire s'est "finalement rendu, après plusieurs heures de négociation" vers 6 heures du matin, selon Le Parisien. La perquisition de l'appartement a permis de retrouver "au moins une arme de poing, de calibre 9 mm", a-t-elle ajouté une source. Selon Le Parisien, elle a également permis de trouver une dizaine d'armes, dont des armes de guerre dans son appartement."Toute personne ayant des informations à propos de ces faits peut nous contacter au 17, nous leur garantissons la plus grande discrétion", a fait part Jean-François Papineau, le numéro 1 de la police dans l'Essonne, au Parisien.
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L'incendie sur un pétrolier bloqué au large du Sri Lanka depuis près d'une semaine a finalement été éteint mercredi, ont annoncé les autorités mais une fuite de diesel détectée la veille a formé une nappe d'un kilomètre de long, laissant craindre un nouveau désastre environnemental dans l'océan Indien.
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Le feu avait démarré jeudi dernier à bord du New Diamond, long de 330 mètres et chargé de 270.000 tonnes de pétrole brut ainsi que 1.700 tonnes de diesel pour ses machines. Il avait repris lundi en raison de forts vents après avoir déjà été annoncé dimanche comme éteint.Selon l'armée de l'air sri-lankaise, le sinistre a endommagé une grande partie de la superstructure du pétrolier ainsi que sa salle des machines et les zones de vie. Il n'a toutefois pas atteint la cargaison de brut, selon les services de secours. "Nous n'avons observé ni fumées ni flammes sur le pétrolier depuis ce matin", a déclaré à l'AFP mercredi le porte-parole des forces aériennes Dushan Wijesinghe. Les remorqueurs continuent toutefois d'arroser "pour rafraîchir le navire".Des experts en sauvetage et gestion des catastrophes, envoyés par la société néerlandaise SMIT mandatée par les propriétaires grecs du pétrolier et arrivés lundi sur place, pourraient monter à bord dès mercredi ou jeudi pour procéder à une évaluation, ont estimé des responsables des opérations de secours.Le Sri Lanka a pris des mesures de précaution au cas où la nappe de diesel toucherait son rivage, à moins de 70 km de l'endroit où se trouve actuellement le navire, a expliqué le chef du Centre de gestion des catastrophes sri-lankais, Sudantha Ranasinghe.- "Pas de danger" -"Pour le moment, il n'y a pas de danger que le diesel atteigne nos côtes", a assuré M. Ranasinghe à l'AFP, "mais si le pire devait arriver, nous sommes prêts à réagir".Les garde-côtes indiens ont indiqué avoir aspergé la nappe de produits dispersants lancés par avion pour en atténuer les effets sur l'environnement. "Ils ont l'expertise et ont déployé un navire et un avion pour répandre les produits chimiques", a dit M. Ranasinghe.Selon les garde-côtes indiens, le pétrolier présente une gîte sur babord et sa structure a été affaiblie par l'incendie.Le diesel semble avoir fui lors d'une rupture sur les réservoirs du bateau, se mélangeant à l'eau de mer utilisée pour arroser les flammes.Le pétrolier, qui avait avancé d'une vingtaine de km vers le rivage après les forts vents de lundi, a été repoussé par un puissant remorqueur, à 68 km de la côte orientale du Sri Lanka, selon la marine sri-lankaise.Dix-neuf bateaux venus d'Inde et du Sri Lanka ont participé à la lutte contre l'incendie. Les garde-côtes indiens ont fourni 2,2 tonnes de poudre chimique à l'aviation sri-lankaise pour l'utiliser mardi comme produit retardant.Le procureur général du Sri Lanka, Dappula de Livera, a demandé mardi aux autorités maritimes de réclamer des dommages et intérêts aux propriétaires du pétrolier et un remorquage hors des eaux sri-lankaises.Immatriculé au Panama, le New Diamond appartient à une société enregistrée au Liberia, Porto Emporios Shipping Ing., mais est géré par l'armateur grec New Shippping Limited, selon la marine sri-lankaise.Le New Diamond venait du Koweït pour gagner le port indien de Paradip lorsqu'il a lancé un appel de détresse jeudi après une explosion dans sa salle des machines qui a tué l'un des 23 membres d'équipage, un marin philippin. Les autres ont pu être évacués.Il est plus grand que le vraquier japonais MV Wakashio, qui s'est échoué sur un récif de l'île Maurice en juillet, laissant échapper plus de 1.000 tonnes de pétrole dans les eaux vierges de l'île.
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Matignon a fait savoir, dans la soirée du vendredi 13 juillet, que l'inspection des travaux menés dans le logement de François de Rugy a déjà débuté.
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"L'inspection", demandée jeudi 11 juillet par le Premier ministre, Edouard Philippe, a débuté dès le lendemain, a assuré Matignon à BFMTV. Il s'agit d'inspecter le logement de fonction du ministre de l'écologie, situé à l'hôtel de Roquelaure, dans lequel le couple Rugy avait fait réaliser des travaux en fin 2018, d'un montant de 63.000 euros. Dressing à 17.000 eurosComme le révèle Marianne, seront particulièrement scrutés les travaux de peinture, la réfection d'un morceau de parquet et de moquette, et un dressing sur mesure d'un montant de 17.000 euros. Une vitre de douche avait également été posée dans la salle de bain.Les inspecteurs devront s'assurer que les travaux entrepris se conformaient "au respect des règles" et "au principe d'exemplarité". D'une durée d'une semaine, l'inspection est supervisée par la contrôleure générale des armées, qui a été missionnée par le secrétaire général du gouvernement. Elle consistera, en plus d'une inspection des lieux, en un audit des personnes ayant été mêlées aux travaux réalisés dans l'hôtel de Roquelaure.
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"C'est contraire aux libertés": Will Horspool ne mâche pas ses mots, amer comme bien des habitants de Leicester de voir cette ville du centre de l'Angleterre devenir la première du Royaume-Uni à revenir en arrière dans le déconfinement.
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Conséquence d'une flambée des cas de nouveau coronavirus, le choc est rude pour la ville, qui se préparait comme le reste de l'Angleterre à rouvrir pubs, restaurants, cinémas et salons de coiffure samedi. A la place, les magasins non essentiels ont dû baisser le rideau mardi et la plupart des écoles fermeront jeudi.Will Horspool, 35 ans, était impatient de retrouver un semblant de normalité ce week-end. "Je voulais boire une bière dans un pub du coin". Las, il a dû annuler et envisage d'aller dans un café d'une ville des environs, épargnée par les nouvelles mesures. Dharmesh Lakhani, directeur du restaurant Bobby's, qui emploie 20 personnes, se préparait aussi à rouvrir, avec des mesures de prévention à la clé: clients éloignés de deux mètres les uns des autres, employés utilisant masques et gel hydroalcoolique.Le retour des clients est repoussé pour ce restaurant végétarien indien situé au coeur du fameux Golden Mile local, artère remplie de restaurants, bijouteries et magasins de saris. "C'est très décevant", confie-t-il, jugeant la ville "pénalisée" par rapport aux autres de la région. Leicester, ville de quelque 340.000 habitants et dont l'agglomération concernée par le reconfinement compte plus de 600.000 habitants, dénombre environ 10% de tous les cas recensés dans le pays la semaine dernière. Il y a eu 944 cas confirmés de coronavirus dans la ville ces deux dernières semaines."Je suis infirmière et j'ai vu les cas augmenter", dit à l'AFP Manuela, 30 ans, masque sur le visage, interrogée dans une rue du centre-ville aux nombreuses boutiques fermées. "Les gens ne prennent pas le sujet au sérieux".Bien que le ministre de la Santé, Matt Hancock, ait incité la population à rester à la maison "autant que possible", de nombreux habitants déambulent dans le centre-ville, certains le visage couvert, d'autres non, avec de longues files d'attente devant les banques.Des panneaux incitent la population à "rester en bonne santé", en leur rappelant se se laver soigneusement les mains et de garder leurs distances les uns avec les autres.- "Trop de rassemblements" -Lors d'une conférence de presse, le maire Peter Soulsby s'est dit "très préoccupé à propos du bien-être de la ville en général et de la santé des habitants mais aussi à propos de l'économie".Le maire réclame davantage d'information pour savoir "dans quels quartiers" et même "quelles rues" le virus a frappé.Les raisons de la récente augmentation des cas dans la ville, y compris parmi les enfants, reste incertaine. Le Sunday Times a évoqué des contaminations dans des usines agro-alimentaires et des foules aux abords de restaurants faisant de la vente à emporter.La cohabitation de plusieurs générations dans un même foyer, dans cette ville réputée pour sa population aux origines très diverses, est également évoquée comme possible facteur.Dans un centre de dépistage installé en plein air dans le parc de Spinney Hill, les habitants défilent au compte-goutte à la mi-journée. Parmi eux, Wendy Green, 56 ans, qui travaille dans un hôpital. Elle s'agace du manque de prudence de la population."Il y a trop de rassemblements. Les gens font du shopping ou manifestent", déplore-t-elle, en allusion à de récents rassemblements du mouvement Black Lives Matter. L'épidémie "va continuer (...) puis se répandra à la ville voisine et à toute l'Angleterre", prédit-elle, pessimiste.L'annonce d'un reconfinement à Leicester tombe particulièrement mal pour le Premier ministre Boris Johnson qui a dévoilé mardi son "New Deal" pour relancer l'économie britannique, très affectée par l'épidémie.L'opposition travailliste lui reproche d'avoir tardé à réagir à Leicester. Le dirigeant conservateur était déjà très critiqué pour sa gestion de la pandémie, qui a fait plus de 43.000 morts au Royaume-Uni, pays le plus touché d'Europe.
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Les coupures pour impayé ont progressé de 18% sur la première moitié de l'année.
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Les coupures ou réductions de puissance d'électricité ou de gaz pour impayé sont en hausse en 2019, s'inquiète le médiateur de l'énergie, qui souligne mardi 8 octobre que ses services sont de plus en plus sollicités par des consommateurs privés d'énergie."Le médiateur observe une hausse des sollicitations de consommateurs en situation d'impayés et craint qu'en 2019, le nombre d'interventions pour impayés, coupures ou réductions de puissance, dépasse les 572.440 réalisées en 2018", indiquent ses services dans un communiqué. Les données provisoires pour le 1er semestre 2019, transmises par les fournisseurs, font en effet état d'une hausse de 18% en électricité et de 10% en gaz naturel par rapport au 1er semestre 2018.Le fournisseur d'électricité ou de gaz peut procéder à la coupure ou réduction d'énergie en cas d'impayé, au terme d'une procédure (envoi de deux courriers et possibilité de saisir le fonds de solidarité pour le logement). La coupure est toutefois interdite pendant la période hivernale du 1er novembre au 31 mars. "L'augmentation des interventions pour impayés depuis le début de l'année m'inquiète. J'appelle les fournisseurs à un meilleur accompagnement de leurs clients en difficultés, en les informant sur les aides disponibles et leurs recours", a indiqué Jean Gaubert, le médiateur national de l'énergie, cité dans le communiqué.En cas de difficulté, ses services conseillent de contacter d'abord le fournisseur pour essayer d'obtenir un échéancier de paiement, puis de prendre rendez-vous avec les services sociaux et de contacter d'autres acteurs (CAF, associations caritatives...). Selon le Médiateur, les personnes privées d'énergie possèdent plusieurs points communs: "factures de régularisation élevées, logements énergivores, accidents de la vie, recours mal connus".
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Le ministre de l'Intérieur a qualifié de "vaine polémique" les déclaration de la maire de Paris, qui avait déploré une "explosion" de la délinquance dans les rues de sa ville depuis la crise des "gilets jaunes".
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Il le reconnait : les chiffres sont "moins bons". En déplacement à Nice ce vendredi 21 juin, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a critiqué un mauvais procès de la mairie de Paris à l'encontre de la place Beauvau. "C'est une vaine polémique", a-t-il déclaré en réponse à la lettre ouverte d'une adjointe de Mme Anne Hidalgo pour réclamer des policiers face à l'"explosion" de la délinquance dans la capitale depuis la crise sociale des "gilets jaunes". "Nous entrons dans une période électorale, elle a choisi de privilégier la dimension politique. Moi je choisis de privilégier la sécurité des Français", a ajouté le ministre. "En France et pas seulement à Paris, nous avons mobilisés nos forces pour gérer l'ordre public (...) Si la question est de savoir si on peut démultiplier les forces de l'ordre pendant un temps court, la réponse est non. Ceux qui sont mobilisés le samedi pour la sécurité des Français et des Parisiens le sont de fait moins les autres jours de la semaine", a-t-il affirmé. Il a rappelé que, par comparaison, l'année 2018 "a été la meilleure" et ironisé : "J'ai le souvenir qu'il y a quelques semaines, son premier adjoint nous reprochait de ne pas mobiliser assez de forces" face aux "gilets jaunes".Au cours de son déplacement, le ministre de l'Intérieur a également été interpellé par le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, au sujet des budgets alloués à la police.A Paris, la délinquance a particulièrement augmenté à la Goutte d'or et porte de la Chapelle, quartiers populaires du 18e arrondissement, selon la mairie qui cite aussi une hausse des vols à la tire dans le métro et des cambriolages.
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"Toutes les guerres sont mauvaises, mais la question est : comment libérer les habitants des terroristes. C'est notre devoir!" Telle est la teneur du message de Bachar Al-Assad, qui a accordé un entretien rare à plusieurs médias français dont Franceinfo et RTL, diffusé ce lundi 9 janvier en début de journée.
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Le président syrien estime que son régime est sur la bonne voie pour reprendre le contrôle de son pays, dont certaines villes sont contrôlées par la rébellion ou le groupe Etat islamique depuis 2013."TOUT L'ENJEU DE LA GUERRE, C'EST DE GAGNER LE CŒUR DES CIVILS"La reprise d'Alep au mois de décembre, a notamment marqué un symbole fort en cette fin d'année : "Nous ne considérons pas ça comme une victoire, mais c'est un moment critique et nous sommes sur le chemin de la victoire" lance t-il, réfutant les accusations de crimes de guerre sur son peuple, malgré les 300.000 personnes tuées depuis le début du conflit en Syrie en 2013. "Tout l'enjeu de la guerre en Syrie, c'est de gagner le cœur des civils. Vous ne pouvez pas avoir le soutien populaire si vous bombardez vos populations!", assure t-il malgré les accusations récurrentes, pointant au passage du doigt les États-Unis et la France qui "ne sont pas en mesure de nous accuser". "Si on parle de la France, attaquer la Libye, ça faisait partie des droits de l'homme?", demande Bachar Al-Assad.Le président syrien livre au passage un mot sur François Fillon, avec qui il n'a "aucun contact". Le candidat de la droite et du centre en vue de la prochaine élection présidentielle a multiplié les prises de position plus conciliantes avec le régime de Damas. "Si ses déclarations sont mises en oeuvre, ce sera très bien", juge t-il prudemment, rappelant que plusieurs élus "font l'inverse" de ce qu'ils disent une fois au pouvoir.Quant à l'opposition dans son pays, pas de distinction. "Nous avons la légitimité de libérer n'importe quelle zone", estime t-il mettant au passage dans le même sac Etat islamique, "Rebelles", "Modérés", et même les "Casques blancs". Décrite comme une ONG humanitaire, ces équipes de sauveteurs volontaires sont dans le viseur du régime syrien, qui les accusent d'être liés à Al-Qaïda.
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Installés au coeur des quartiers populaires et très prisés en cette période d'épidémie du Covid-19, les city-stades ou terrains de foot urbains sont l'"un des rares espaces pour s'aérer l'esprit", mais ils peuvent cristalliser des tensions entre riverains, utilisateurs et municipalité.
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A la cité des Raguenets à Saint-Gratien (Val-d'Oise), le city-stade de La Bombonera, du nom du stade mythique de Buenos Aires, ne vibre plus depuis le 29 mai sur décision de la mairie.Des blocs de béton ont été installés sur le terrain et la pelouse synthétique a été arrachée."A 7h du matin, des pelleteuses ont débarqué dans la cité et ils ont rasé le terrain, sans qu'il y ait d'affichage municipal. C'est un acte de vandalisme", juge Zaki Diop, un habitant du quartier.Pour ce consultant, la suppression du terrain "est plus qu'une punition. On sort de deux mois de confinement, ça a été dur pour tout le monde et on vous enlève l'un des rares espaces pour s'aérer l'esprit".Le city-stade, "c'est un lieu d'échanges (...) On parle de nos problèmes. Le terrain va avec la vie du quartier, il a traversé les générations, des joueurs pro sont sortis de ce terrain. C'est notre patrimoine", clame Zaki Diop qui, avec plusieurs habitants, a déposé une requête au tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour contester la décision de la municipalité (LR). La mairie affirme vouloir éviter la tenue de "tournois clandestins" avec des "centaines" de joueurs qui "s'approprient l'espace public", engendrant "des nuisances pour les habitants"."Il suffisait de dire +vous avez fait trop de bruit+", estime Malika Schiff dont les quatre garçons profitaient du terrain. Depuis, "les jeunes filles et garçons tournent en rond", explique la maman qui réside dans la cité depuis 1978. Pour Kacim Joly, 19 ans, amateur de ballon rond, "c'est mieux que les jeunes fassent du foot plutôt qu'ils traînent dans la rue".Selon une source policière, "ce terrain ne posait pas de problème si ce n'est quelques nuisances sonores mais de là à le détruire nous n'étions pas favorables"."De manière générale, les city-stades ne sont pas des lieux qui attirent particulièrement notre attention. Il peut y avoir des jeunes qui fument (de la drogue) mais actuellement ce ne sont pas des points de deal", poursuit cette source.- "Vitrine des quartiers" -A Paris, dans le XVIIIe arrondissement, près de Montmartre, c'est la création d'un city-stade en 2018 qui suscite des remous. "Le très joli jardin d'enfants a vu son bloc de jeux rasé au profit d'une cage de football grillagée, excluante pour les petits et les moyens", accuse Anne Thoumieux, habitante du quartier qui a lancé une pétition: "non au 100% foot!".Vidéos et photos à l'appui, elle dénonce le "mésusage de l'équipement" avec "des jeunes adultes qui font des parties de foot nocturnes" mais aussi "les problèmes de drogue".En contre-attaque, l'ancien joueur du PSG Vikash Dhorasso, ex-candidat aux municipales à Paris sur une liste LFI, a également lancé sa pétition: "touche pas à mon stade-city".Pour l'ancien Bleu, il s'agit "d'un espace de vie et de lien social" dans "un quartier gentrifié" qui "ne propose plus que de la consommation comme loisirs"."On nous parle de boboïsation alors qu'on se bat pour le retour de toboggans. A cause du city-stade, de mixité il n'y en a plus du tout notamment entre les filles et garçons", rétorque Mme Thoumieux.Prise entre deux feux, la mairie cherche un nouvel emplacement pour le mini-stade.A La Courneuve, Pantin ou encore Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), l'installation des city-stades se fait dans la concertation et les mairies soutiennent les habitants dans l'organisation de tournois "vitrine des quartiers".Ainsi, au coeur de la cité des 3.000 à Aulnay et avec le soutien du maire LR Bruno Beschizza qui fournit masques et gradins, se tient sur trois semaines la deuxième édition de la "CAN des quartiers", inspirée de la Coupe d'Afrique des nations.La rencontre du jour, France-Guinée, affiche complet (200 places) et l'ambiance est électrique, digne d'une compétition professionnelle. Cet événement, "c'est des petites vacances d'été post confinement parce qu'aujourd'hui on est tous bloqué ici", explique "micro3KS", co-organisateur de la compétition.
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Des poursuites ont été engagées jeudi contre l'anesthésiste Frédéric Péchier pour 17 nouveaux cas d'empoisonnements présumés. Au total, le médecin est soupçonné d'avoir tué sept patients.
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Le parquet de Besançon a annoncé jeudi 16 mai avoir engagé des poursuites contre l'anesthésiste Frédéric Péchier, pour "empoisonnement sur personne vulnérable" visant 17 nouveaux cas. Ils viennent s'ajouter aux sept pour lesquels l'anesthésiste avait déjà été mis en examen en 2017.Teddy, 4 ans, fait deux arrêts cardiaques lors d'une opération des amygdalesParmi les cas suspects, celui du petit Teddy, 4 ans. L'enfant a été opéré des amygdales le 22 février 2016, à la clinique Saint-Vincent de Besançon (Doubs). Le petit garçon a fait deux arrêts cardiaques au cours de l'opération et a été réanimé par le médecin anesthésiste Frédéric Péchier. Aujourd'hui, l'enfant se porte bien mais souffre de séquelles psychologiques. Ses parents avaient déposé une première plainte contre X en 2017, qui avait conclu à un accident inexpliqué. Ils ont déposé une nouvelle plainte, cette fois contre le docteur Péchier, faisant le lien avec les soupçons qui pesaient sur l'anesthésiste. "Aujourd'hui il y a une phase de colère, une attente de reconnaissance de leur parole, une volonté de trouver une vérité judiciaire", a souligné jeudi Me Jean-Michel Vernier, l'avocat des parents. Le pompier pyromaneLes 17 nouveaux cas d'empoisonnement présumés portent sur des arrêts cardiaques survenus lors d'interventions chirurgicales sur des patients âgés de 4 à 80 ans, dont "sept n'ont pas survécu", a indiqué jeudi le procureur de la République Étienne Manteaux. window.pvp_734c6d4e9bef10b75d83c17f95fb0e5f = new Pvp('dmpublic', {idDM: "x78hkta", mediaType: "dm-public"}, { 'sequenceUrl': "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfoEdito/extId/x78hkta/adCategory/embed", 'domNode': "pvpContainer_734c6d4e9bef10b75d83c17f95fb0e5f", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false
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Le directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP) et le directeur de cabinet du préfet de Paris vont être remplacés après les violences survenues samedi sur les Champs-Élysées lors de la manifestation des gilets jaunes.
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Les têtes continuent de tomber après les graves violences survenues samedi 16 mars sur les Champs-Élysées lors de l'acte 18 des "gilets jaunes". Après l'annonce du remplacement du préfet de police de Paris Michel Delpuech par Didier Lallement, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait estimé lundi soir "nécessaire" que des responsables de la hiérarchie policière soient démis de leur fonction. Ce mardi, l'exécutif a décidé de mettre fin aux fonctions du directeur de cabinet de la préfecture de police Pierre Gaudin et du directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), composante de la préfecture, Frédéric Dupuch. Ces départs devraient être officialisés dans les prochains jours.Le gouvernement a mis en cause "la chaîne de commandement" de la préfecture de police de Paris dans la gestion du maintien de l'ordre samedi, qui s'est soldée par de spectaculaires scènes de violences, saccages et pillages sur l'avenue des Champs-Élysées. Des consignes inappropriées ont été passées pour réduire l'usage" des lanceurs de balle de défense (LBD), a déploré lundi le Premier ministre Édouard Philippe. Regrettant une "inhibition" des forces de l'ordre et une stratégie du maintien de l'ordre "pas mise en œuvre", Christophe Castaner a également affirmé que "des décisions, des instructions (avaient) échappé" au préfet de police. Une note de la DSPAP qui "fait déborder le vase"Selon Le Parisien, il est reproché à Frédéric Dupuch d'avoir rédigé une note donnant pour instruction aux policiers de limiter leur usage du lanceur de balles de défense (LBD), alors que l'exécutif avait donné pour consigne que les forces de l'ordre soient plus réactives et plus mobiles. Une note dont le préfet Michel Delpuech et son directeur de cabinet Pierre Gaudin n'étaient pas au courant, toujours selon le quotidien. "Cette note de la DSPAP est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. On lui reproche surtout son iniquité. On a découvert a posteriori des instructions cachées de sa part", aurait confié une source de la place Beauvau au journal. Un proche du président assume ces remplacements. "À la 18e semaine, quand vous trouvez Paris dans cet état, il convient de provoquer un électrochoc. La préfecture de police de Paris est un gros paquebot qui baigne dans ses habitudes et qui a besoin d'être modernisée", estime-t-il dans les colonnes du Parisien.Le limogeage du préfet de police de Paris revient à faire sauter un simple "fusible", estiment au contraire plusieurs représentants de l'opposition, qui réclament par ailleurs la démission de Christophe Castaner. "Il est nécessaire de faire appel à un préfet qui a de la poigne, comme le préfet Lallement, qui doit remettre de l'ordre là où c'est nécessaire", justifie le ministre, tout en assurant qu'il n'avait pas envisagé de quitter son poste.
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Invité de la radio Delta FM, Jean-Pierre Pont, député du Pas-de-Calais, a estimé que les grévistes qui "prenaient la France en otage" commettaient des actes relevant du "terrorisme".
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Un mois après le début du conflit social, la guerre des mots est loin d'être terminée entre la majorité présidentielle et les grévistes. Dernier épisode dans la soirée du lundi 6 janvier. Le député LREM du Pas-de-Calais Jean-Pierre Pont a accusé de "terrorisme" certains grévistes contre la réforme des retraites, notamment ceux qui veulent bloquer les raffineries. "Pour moi, prendre la France en otage, c'est tout à fait illégal. Et, évidemment on va peut-être me critiquer, c'est des faits de terrorisme. Fermer des centres d'approvisionnement de fuel (...) c'est ça, la démocratie ? Non, je ne crois pas", a-t-il déclaré sur Delta FM."La grève oui, manifester oui, mais attention de ne pas prendre les Français en otage. C'est tout à fait illégal et c'est antidémocratique", a ajouté l'ancien maire UDF puis UDI de Neufchâtel-Hardelot dans des propos recueillis samedi et diffusés lundi soir.Relancé sur ses accusations de "terrorisme", M. Pont a déclaré: "Répondez-moi: prendre les gens en otage, c'est le fait de quoi ? De gens démocrates ? De gens qui respectent la République ? Non !" "Pour moi, otage me fait penser aux otages au Liban, aux otages quand il y a eu les affaires à Paris (...) Ça pourrait se terminer par des morts, c'est pas possible... Couper l'électricité à une maison de retraite ou à un centre hospitalier, écoutez, franchement, non, je ne peux pas admettre ça", a-t-il poursuivi.En septembre dernier, la permanence du député avait été la cible des Gilets jaunes à Boulogne-sur-Mer.
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Deux journalistes du Petit Journal se sont faîtes brutalement escorter hors d'un meeting de Marine Le Pen. La raison ? Le service d'ordre les a confondues avec les équipes de l'émission Quotidien.
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Nouvelle bavure pour le Front National... Le parti dont Marine Le Pen est la candidate à l'élection présidentielle est une fois de plus responsable d'un acte violent, commis à l'encontre de journalistes. Cette fois, les victimes de cette agression sont une reporter et une cameraman dépendantes des équipes du Petit Journal, proposé depuis plusieurs années sur Canal+. Choquées, les deux femmes ont rapporté les images et le son de cette altercation musclée à Cyrille Eldin, le présentateur du programme.Une violence physiqueÉvidemment, ce dernier est revenu sur cet incident dans l'émission du lundi 20 janvier 2017. Ainsi, alors que le duo avait été accrédité et donc autorisé à assister à un meeting de MLP à Clairvaux-les-Lacs dans le Jura, le service d'ordre leur a refusé l'accès à cette réunion ouverte à tous. Déconcertée, la journaliste a alors expliqué à un vigile : "Mais Monsieur attendez. On est accrédité en fait." Malgré tout, la sécurité n'a rien voulu entendre et s'en est prise physiquement à la cameraman. Prenant la défense de sa collègue malmenée, la journaliste a lancé "Vous ne la tenez pas par le cou, s'il vous plaît", ce à quoi l'homme a répondu "Bon écoutez, ça va c'est bon ! Casse toi !" Afin de justifier la raison de ce comportement brutal, un autre agent est ensuite venu à leur rencontre. Une simple "méprise"Celui-ci les a d'abord convié très poliment à entrer, puis la reporter a rétorqué : "Ah parce que maintenant on parle sur un ton calme ? Est-il possible de parler au collègue qui tenu ma caméraman par la gorge ?" L'agent révèle alors : "C'était une maladresse (...) il y a eu une méprise entre Le Petit Journal et Quotidien apparemment." Le service de sécurité aurait donc confondu les deux équipes, en sachant que les confrères de Yann Barthès n'auraient pas reçu les autorisations nécessaires pour être présents... Cependant, tout le monde conviendra que cela ne justifie pas une telle attitude.
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Emmanuel Macron est arrivé à Marseille pour y rencontrer le professeur Didier Raoult et faire le point sur les traitements contre le coronavirus.
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Emmanuel Macron est arrivé jeudi après-midi à Marseille pour s'entretenir avec le professeur Didier Raoult afin de faire le point sur les traitements contre le coronavirus, a indiqué l'Elysée. Le chef de l'Etat a été accueilli vers 15h45 à l'Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Méditerranée où travaille le défenseur d'un traitement controversé contre le Covid-19 utilisant un dérivé de la chloroquine. Ce déplacement, qui n'avait pas été annoncé, se déroule sans la presse, comme celui effectué dans la matinée par le président à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) pour rencontrer des équipes hospitalo-universitaires impliquées dans la recherche clinique sur le coronovirus.Emmanuel Macron consulte "un grand nombre d'acteurs publics et privés"Ces visites s'inscrivent dans les consultations que mène Emmanuel Macron avant l'allocution télévisée qu'il prévoit de faire lundi soir, notamment en vue de confirmer la prolongation du confinement.L'Elysée a expliqué mercredi que le président allait, avant ce rendez-vous avec les Français, "consulter un grand nombre d'acteurs publics et privés, français, européens et internationaux, afin d'échanger avec eux sur les grands enjeux relatifs au Covid-19 et de préparer les décisions qui seront annoncées lundi aux Français".
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Selon les informations de France Info, les soutiens de l'ancien maire de Levallois-Perret n'ont pu récolter que 50 000 euros pour payer la caution liée à son éventuelle remise en liberté.
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Patrick Balkany sortira-t-il de prison ? Mercredi 13 novembre, la cour d'appel de Paris doit rendre son délibéré sur la deuxième demande de remise en liberté de l'ancien maire de Levallois-Perret. Mais l'élu ne pourra vraisemblablement pas payer sa caution. Comme le révèle en effet France Info, la cagnotte lancée par des Levalloisiens n'a pas permis de récolter les 500 000 euros exigés par la justice. Après une dizaine de jours, les soutiens de l'homme politique n'ont réuni "que" 50 000 euros. À l'origine de cette initiative, trois habitants de la ville des Hauts-de-Seine se sont constitués en association, avec l'accord du couple Balkany. Selon les précisions de France Info, Isabelle Balkany s'est également tournée vers des amis, en vain. La maire de Levallois s'est enfin heurtée au refus des banques d'héberger le compte de l'association de soutien montée pour l'occasion. Même auprès de l'établissement bancaire du couple où il est client depuis quarante ans. "On n'a plus un rond. Je crains que, malgré la brillante plaidoirie de mon avocat, je sois obligé de rester au trou, car je ne vois pas comment réunir cet argent", avait lancé Patrick Balkany le 5 novembre dernier.Interrogée par France Info, son épouse a expliqué que l'ancien élu est "archi crevé, qu'il a perdu 20 kilos, qu'il souffre du dos et qu'il passe ses journées en prison devant la télé. Ça ne fait plus de lui un exemple mais un martyr." Pour rappel, l'ancien maire de Levallois est incarcéré à la prison de la Santé depuis le 13 septembre dernier et sa condamnation pour fraude fiscale.
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Il était l'un des derniers survivants des camps d'internement de Tsiganes français entre 1940 et 1946: Raymond Gurême, qui avait écrit un livre pour raconter son histoire et contribué ainsi à faire connaître un évènement méconnu de l'histoire de France, est décédé dimanche à 94 ans.
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"Sa vie était une bagarre constante contre l'oppression", a confié à l'AFP François Lacroix, responsable du collectif fondé avec Raymond Gurême pour faire connaître le sort des Tsiganes français, internés dans des camps pendant la seconde guerre mondiale.Le 6 avril 1940, un décret avait assigné les "nomades" à résidence pendant toute la durée de la guerre. Au total, une trentaine de camps ont été gérés par les autorités françaises jusqu'en 1946, et 6.000 à 6.500 "nomades" y furent internés, principalement des tsiganes mais aussi des sans-domiciles fixes.Raymond Gurême mettra près de 60 ans à parler de cet épisode de sa vie, qui "a été pour lui un traumatisme familial", d'après François Lacroix.Il n'a que 15 ans à l'automne 1940 lorsqu'il est arrêté près de Rouen, avec toute sa famille, par la police française. Il se retrouve enfermé au camp de Darnétal, en Seine-Maritime. "Jamais nous ne pensions que d'autres Français nous traiteraient comme des moins que rien alors que mon père avait fait la guerre de 1914-1918", confiait Raymond Gurême à l'AFP en 2010.Lui et sa famille se voient dépouillés de tous leurs biens, caravanes et machines de cinéma et sont transférés, menottes au poignet, au camp de Linas-Monthléry (Essonne) en novembre 1940."Ca a été terrible. Nous n'avions plus rien, ni pour manger, ni pour nous chauffer dans les baraques, les gosses tombaient malades, des bébés mouraient, les gens dépérissaient", racontait Raymond Gurême en 2010.Il s'évade une première fois début 1942 avant d'être repris sur dénonciation. Sa seconde évasion, après avoir passé une nuit caché dans un arbre du camp, est la bonne. Il n'a alors que 16 ans.Il ne retrouvera trace de sa famille qu'en 1952, en Belgique. Ils n'ont jamais été indemnisés pour les pertes qu'ils ont subies.Raymond Gurême, qui a vécu en caravane jusqu'à la fin de sa vie, avait 15 enfants et une centaine de petits et arrière-petits-enfants.En 2016, François Hollande avait reconnu pour la première fois la responsabilité de la France dans l'internement de milliers de Tsiganes durant la seconde guerre mondiale."La République reconnaît la souffrance des nomades qui ont été internés et admet que sa responsabilité est grande dans ce drame", avait déclaré le président de la République en présence de M. Gurême et d'autres descendants d'internés.Raymond Gurême a toujours agi "avec la volonté que ça ne se reproduise pas, tout en disant que c'était en train de se reproduire", notamment avec la communauté Rom, a déclaré François Lacroix.
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Le haut-commissaire aux retraites s'est fait apostropher par le député Alexis Corbière au sujet des révélations sur ses liens avec le secteur des assurances. L'intervention s'est suivie par un échange virulent avec le président de l'Assemblée nationale, qui l'a accusé de jouer une "comédie".
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"Oui, monsieur Delevoye, vous n'êtes plus l'homme de la situation". Une passe d'armes animée s'est produite mardi 10 décembre entre l'élu de la France insoumise Alexis Corbière, Jean-Paul Delevoye, et le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand. Le député insoumis a accusé Jean-Paul Delevoye de "conflit d'intérêts", dénonçant le "fausse déclaration d'intérêts" du haut-commissaire aux retraites, qui mène le projet de réforme du gouvernement. Sa sortie enflammée a causé des protestations dans les rangs de la majorité, pour lesquelles Alexis Corbière a demandé des sanctions. "Monsieur le président, vous aurez à coeur de mettre 1600€ d'amende à ceux qui me perturbent. Y a pas que Ruffin qui doit payer. J'attends de votre part une certaine intransigeance" a t-il lancé, faisant référence à la sanction récente infligée à son collègue François Ruffin. "Monsieur Corbière, je ne reçois pas d'ordres en général, et pas de vous en particulier" a répondu le locataire du "perchoir" de l'hémicycle.Alexis Corbière s'est ensuite adressé directement au haut-commissaire des retraites, dont on a appris qu'il n'avait pas déclaré ses fonctions d'administrateur de l'Institut de formation de la profession de l'assurance (Ifpass). "Oui, monsieur Delevoye, vous n'êtes plus l'homme de la situation pour mener cette réforme des retraites parce qu'on ne vous fait pas confiance. Les gens savent au profit de quoi vous êtes" a t-il lancé, avant de poursuivre son intervention en s'adressant au ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer. Sa fin de prise de parole n'a pas été au goût de Richard Ferrand, qui a demandé l'intervention des huissiers de l'Assemblée nationale face à des pratiques "interdites". "Qu'est-ce que c'est que cette comédie?", a-t-il conclu, avant de passer la parole à Jean-Paul Delevoye.Ce dernier a décidé de quitter ses fonctions au sein du groupe IGS, fédération d'associations indépendantes à but non-lucratif, après "re-examen"de "sa situation personnelle". "A ce jour, compte tenu des suspicions que certains n'ont cessé d'alimenter, j'ai mis un terme à toutes mes activités et je suis au clair par rapport à cela", a déclaré sans plus de détail Jean-Paul Delevoye devant les députés.
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L'autorité organisatrice des transports d'Île-de-France met en garde contre les tentatives d'arnaques qui se multiplient sur de faux sites, qui se font passer pour des plateformes de dédommagement.
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Les usagers des transports publics d'Île-de-France vont pouvoir se faire rembourser leurs abonnements "Navigo" pour le mois de décembre, mais attention aux mauvaises surprises. Île-de-France Mobilités avertit les usagers face à l'existence de sites frauduleux, sur lesquels les usagers sont invités à renseigner leurs coordonnées bancaires. Grève : comment obtenir le remboursement de son passe Navigo de décembre ?par CNEWS"Soyez extrêmement prudents, des sites internet frauduleux concernant le dédommagement Navigo ont été signalés", indique l'autorité gestionnaire des transports franciliens, ce mercredi 15 janvier.Île-de-France Mobilités précise que les usagers pourront prochainement déposer leur demande de remboursement sur le site www.mondedommagementnavigo.com.Le vrai site de remboursement en ligne "d'ici la fin janvier"Le 8 janvier dernier, la présidente d'Île-de-France Mobilités Valérie Pécresse a affirmé avoir "obtenu de la RATP et de la SNCF le remboursement d'un mois d'abonnement mensuel, du passe Navigo, pour la grève de décembre". Elle avait alors annoncé la mise en ligne d'une plate-forme dédiée "d'ici la fin janvier". "Il faudra juste s'inscrire avec la preuve d'achat de son Navigo ou le numéro de son Navigo de décembre", a t-elle précisé.
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Une centaine de manifestants de SUD Rail et de la CGT Cheminots, opposés à la réforme de la SNCF, se sont brièvement invités lundi à Paris à la réception organisée par la direction du groupe pour célébrer ses 80 ans.
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Une semaine décisive s'ouvre pour la SNCF avec la présentation mercredi 14 mars de la loi sur les ordonnances permettant de réformer le secteur ferroviaire, la remise jeudi de la feuille de route de son patron Guillaume Pepy et une décision des syndicats sur une probable grève. Les quatre principaux syndicats de cheminots (CGT, Unsa, SUD, CFDT) diront en effet jeudi 15 mars à l'issue de leur intersyndicale, s'ils lancent un mouvement de grève contre la réforme, qui prévoit la disparition de leur statut.En attendant, la CGT et SUD Rail ont fait part de leur mécontentement lors des festivités pour les 80 ans de la compagnie ferroviaire, qui se déroulait lundi soir 12 mars à "Ground Control", près de Gare de Lyon (Paris XII). Aux cris de "la SNCF n'est pas à vendre" et "Mais il est où Guillaume Pepy", les manifestants ont pénétré de force dans cet ancien centre de tri postal pour parler au PDG, qui n'était pas encore arrivé. "Cheminots en colère, on va pas se laisser faire", ont chanté les manifestants qui sont ressortis du bâtiment après une trentaine de minutes."Une grille a cédé", a expliqué la direction de la SNCF, ce qui a permis l'intrusion des manifestants rassemblés un peu plus tôt à l'extérieur du bâtiment. "C'est juste un autre genre d'événement", a-t-elle ajouté. Lors de ce rassemblement, Fabien Villedieu, responsable de SUD Rail (3e syndicat de la SNCF), avait appelé au micro "les cheminots à se mettre en grève le 22 mars et à participer à la grande manifestation nationale" ce jour-là, tout en soulignant que "c'est aux assemblées générales, aux cheminots de se décider". Cet appel à la grève est lancé pour permettre aux cheminots de venir manifester, a précisé à l'AFP Erik Meyer, porte-parole de SUD Rail. Pour la CGT Cheminots (1e syndicat), Alexandre Boyer a estimé que l'ouverture du transport ferroviaire à la concurrence "n'est pas obligatoire" et a dénoncé "les coups" pris par le statut de cheminot "depuis des années". Il a appelé les agents de la SNCF à venir participer le 22 mars à "la grande manifestation nationale des cheminots à 13h, place de la République" à Paris.De leur côté, une dizaine de militants CFDT (4e syndicat) ont distribué des tracts et des badges portant l'inscription "Fier(e) d'être cheminot(e)". Quelque 50.000 badges seront distribués "pour entamer le dialogue à la fois entre cheminots et avec les usagers, pour expliquer que l'enjeu, c'est l'avenir du ferroviaire (...) Le combat est tout sauf corporatiste", a expliqué à l'AFP Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots. L'Unsa (2e syndicat) avait décidé de ne pas manifester "par respect pour l'histoire de la SNCF et des cheminots".
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Au moins 2.700 personnes ont été évacuées dans la nuit de mardi à mercredi sur la Côte bleue, à l'ouest de Marseille, pour échapper à un violent incendie désormais "contenu" après avoir ravagé plus de 1.000 hectares.
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"Le feu est contenu" et devrait être fixé rapidement, a déclaré un responsable des pompiers des Bouches-du-Rhône mercredi matin à Martigues. "Pas de blessé grave à déplorer, mais les dégâts matériels restent à évaluer", ont précisé les pompiers.Quelque 1.800 soldats du feu ont été mobilisés contre cet incendie qui s'est déclaré mardi en fin d'après-midi sur la commune de Martigues, à l'ouest de Marseille.En raison du fort vent, le feu a rapidement progressé et menacé plusieurs localités du bord de la Méditerranée, "les flammes s'engouffrant dans les quartiers péri-urbains, entre des habitations et des campings", ont relaté les pompiers."Huit campings de Martigues et de Sausset-les-Pins ont été évacués préventivement" et nombre de leurs vacanciers évacués par la mer avant d'être pris en charge les autorités municipales de Martigues et de Sausset, notamment dans des gymnases, ont indiqué les pompiers.Un établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) a également dû être évacué.Un second incendie qui s'était déclaré dans la même zone mais plus proche d'une zone industrielle a dévasté 130 hectares, détruisant ou endommageant une maison et plusieurs entreprises, ont indiqué les pompiers mercredi.
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En temps normal, rien ne distingue Ouman d'une autre ville moyenne ukrainienne. Mais un week-end par an, cette localité accueille un pèlerinage majeur pour la communauté juive hassidique, des célébrations gâchées cette année par le coronavirus.
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Vêtus du traditionnel costume noir, des dizaines de milliers de pèlerins prennent d'ordinaire possession des rues d'Ouman pour les festivités marquant le nouvel an juif, se recueillant et célébrant la mémoire de Rabbi Nahman de Breslev (1772-1810), grande figure de cette branche du judaïsme.C'est dans cette ville d'aujourd'hui 80.000 habitants, éloignée de toute grande agglomération, qu'il avait fait construire sa tombe et promis une année de bonheur à tout pèlerin venant la visiter.Depuis la chute de l'URSS, ce pèlerinage connait un succès croissant. Jusqu'à la pandémie de Covid-19. Confronté à des indicateurs épidémiologiques inquiétant, Kiev a fermé le 28 août ses frontières aux étrangers. Quelques semaines plus tôt, les autorités ukrainiennes et israéliennes avaient déjà recommandé aux pèlerins de ne pas faire le déplacement à Ouman.Quelques milliers de Hassidiques ont pris les devants, rejoignant la ville bien en amont du nouvel an juif, célébré cette année du 18 au 20 septembre."Malgré les problèmes liés à la pandémie, ils sont venus parce qu'ils croient que Rabbi Nahman les guérira toujours", explique à l'AFP Jonathan Cohen, un résident d'Ouman portant une kippa noire et un masque de protection. "Nous avons très peur du coronavirus. Mais la foi nous soutient", poursuit l'homme de 43 ans. - No man's land -Plusieurs centaines de kilomètres plus au nord, environ 2.000 pèlerins ont tenté par tous les moyens de rejoindre Ouman. Venus surtout d'Israël mais aussi des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou de France, ils avaient pensé pouvoir contourner l'interdiction ukrainienne par le Bélarus.La moitié environ s'est retrouvé coincée dans la zone neutre, près d'un poste-frontière, dans des conditions précaires, l'Ukraine refusant de leur accorder un laissez-passer. Ils ont finalement dû faire demi-tour vendredi et devront célébrer les fêtes au Bélarus.A Ouman, c'est l'incompréhension.Tout aurait dû "être fait pour les autoriser à venir ici!", affirme à l'AFP Mota Franck, un rabbin venu de Jérusalem, comme chaque année depuis 33 ans. Pour cet homme de 50 ans, il aurait été suffisant que les pèlerins s'engagent à respecter "toutes les règles de quarantaine et passer tout les contrôles".Dans la rue Pouchkine, le centre des festivités à Ouman, d'innombrables écriteaux rappellent aux pèlerins de porter un masque. Tous ceux désirant pénétrer dans la tombe de Rabbi Nahman se voient aussi prendre la température.A l'intérieur du sanctuaire aux murs et aux colonnes blanches, après chaque passage ponctué d'un baiser sur la tombe en pierre, des hommes en veste jaune l'essuient avec du désinfectant.Cela n'empêche pas nombre d'habitants de la ville de craindre une hausse des contaminations au nouveau coronavirus, peur amplifiée par la découverte de 10 malades parmi les pèlerins. - Trop tard -Le maire d'Ouman, Oleksandr Tsebriï, s'est même rendu à Kiev pour camper devant le bureau du président Volodymyr Zelensky et le persuader d'annuler les festivités.Mais les autorités ukrainiennes ont "réagi trop tard", regrette-t-il, ajoutant être "désolé pour" les pèlerins, contraints de respecter des règles draconiennes contre le coronavirus dans ce qui est censé être un moment de communion.L'Ukraine, l'un des pays les plus pauvres d'Europe, avait enregistré vendredi près de 170.000 contaminations et environ 3.500 morts. Jeudi, le pays a atteint un record de nouveaux cas quotidiens et certains habitants dénoncent le maintien des cérémonies, même réduites.Lilia Pogrebniak, 35 ans, relève ainsi que les deux écoles proches du site du pèlerinage sont fermées à cause de la menace de la maladie, et aurait préféré que ces visiteurs "ne viennent pas cette année".Pour éviter les incidents, alors que deux pèlerins "agressifs" refusant de respecter les mesures de sécurité ont déjà été expulsés, la police a renforcé la sécurité autour de la tombe.Mais dès que possible, Ouman "accueillera à nouveau tous les touristes", assure le maire. "Mais maintenant, la santé et la vie sont primordiales".
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Si la primaire de la droite et du centre n'aura lieu que fin novembre, Nicolas Sarkozy semble d'ores et déjà certain de sa victoire. Selon l'hebdomadaire Le Point, c'est un sondage le mettant à égalité avec Alain Juppé qui donne à l'ancien chef de l'Etat la conviction que ce dernier ne fera pas le poids face à lui.
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"Alain va continuer à s'effondrer. Il ne sera pas au second tour" aurait-il déclaré, envoyant également plusieurs piques à ses principaux rivaux à droite. Au sujet de François Fillon et de ses attaques : "Je ne vais quand même pas répondre à quelqu'un qui s'est fait battre par Copé !". Sur Nathalie Kosciuscko-Morizet : "Elle a été ma porte-parole, numéro 2 du parti, et elle n'est même pas foutue de réunir les signatures de militants ? Elle serait restée bien tranquille, elle serait aujourd'hui présidente du parti!". Toujours selon Le Point, Nicolas Sarkozy s'imagine déjà de retour à l'Elysée, évoquant ironiquement les fonctions qu'il pourrait distribuer, pourquoi pas à son meilleur ennemi, Alain Juppé : "Le problème, c'est qu'à 72 ans, je ne sais pas quel poste je pourrais lui proposer". L'ancien président de la République, qui semble particulièrement remonté, conclut ses propos ainsi : "ils n'ont jamais réussi à s'asseoir dans mon fauteuil quand il était vide ! Et vous pensez vraiment qu'ils vont réussir maintenant que j'y suis ?"
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Le principal suspect dans la disparation de la petite Britannique Maddie McCann a essuyé un revers jeudi devant la justice européenne qui a rejeté son recours contre une condamnation dans une autre affaire de viol, ce qui signifie son maintien en prison.
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L'Allemand Christian B. avait été condamné en décembre 2019 à sept ans de prison pour le viol et le vol d'une Américaine de 72 ans en 2005 au Portugal, dans le même village de Praia da Luz où Maddie avait disparu en mai 2007.Mais il contestait la validité du mandat d'arrêt européen (MAE) en vertu duquel il avait été appréhendé en Italie en 2018 puis remis aux autorités allemandes, et avait saisi la Cour fédérale de justice allemande pour contester sa condamnation dans ce viol. Celle-ci avait saisi à son tour la Cour de justice de l'UE (CJUE), qui siège à Luxembourg. Le mandat d'arrêt concernait au départ une affaire de trafic de drogue pour laquelle Christian B. purge actuellement une peine de prison à Kiel, dans le nord de l'Allemagne. Il avait demandé une libération anticipée avant le terme prévu du 7 janvier 2021 et aurait pu être libéré si la Cour européenne avait annulé la peine prononcée pour le viol au Portugal.Mais cette dernière a rejeté sa demande arguant que les autorités italiennes avaient bien donné leur accord pour qu'il soit poursuivi pour cette affaire de viol. "Il n'est plus en droit d'invoquer la règle de la spécialité afférente à ce premier mandat", a-t-elle décidé jeudi.Cette décision signifie qu'une fois sa peine de prison pour trafic de drogue purgée, Christian B. devra effectuer celle pour viol, tandis que l'enquête se poursuit toujours dans l'affaire Maddie.Le quadragénaire a été identifié il y a quelques mois seulement comme le suspect numéro un du meurtre de la petite fille de trois ans, qui était en vacances avec ses parents lorsqu'elle disparut un soir de la chambre d'hôtel où elle dormait.Le suspect vivait à l'époque des faits à quelques kilomètres de cet hôtel, dans la petite station balnéaire portugaise de Praia da Luz.Mi-juin, le parquet de Brunswick avait expliqué détenir des "preuves ou des faits concrets" appuyant la conviction de la mort de la fillette mais pas de "preuves médico-légales" au sens où, par exemple, des restes du corps auraient été trouvés.- Affaires non élucidées -Les enquêteurs allemands n'excluent pas que Christian B., aussi condamné pour viol au Portugal, puisse être mêlé à d'autres affaires non élucidées jusqu'ici. Ils étudient ainsi notamment un éventuel parallèle avec une affaire de disparition, celle de la petite Inga en 2015 dans une forêt de la région allemande de Saxe-Anhalt.Plusieurs autres meurtres non élucidés d'enfants ou adolescents en Europe, notamment en Belgique et aux Pays-Bas, font aussi l'objet de vérifications.Outre l'affaire Maddie, Christian B. fait aussi l'objet d'une enquête pour agression sexuelle sur une fillette âgée de 10 ans au moment des faits dans l'Algarve en avril 2007, soit quelques semaines avant la disparition de la petite Britannique."Il lui est reproché de s'être masturbé devant l'enfant", a souligné Hans Christian Wolters, précisant que cette enquête-là a été ouverte l'an dernier.Et mardi, le procureur de Brunswick Hans Christian Wolters avait confirmé à l'AFP l'ouverture en juin d'une nouvelle enquête concernant le viol d'une jeune Irlandaise en 2004 dans la région de l'Algarve, où avait disparu Madeleine McCann.La victime avait porté plainte juste après les faits il y a 16 ans mais c'est en découvrant début juin dans les médias des photos du principal suspect, l'Allemand Christian B., qu'elle s'est manifestée "parce qu'elle croit avoir reconnu son agresseur", avait déclaré M. Wolters.
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Près de trois semaines après avoir été victime d'un empoisonnement dont Berlin déclare avoir la preuve, l'opposant russe Alexeï Navalny a pu être sorti du coma artificiel, alors que la menace de sanctions contre Moscou se précise.
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La bête noire du Kremlin, âgée de 44 ans, "réagit quand on lui parle" et va "par étapes" cesser d'être sous respirateur artificiel, a indiqué l'hôpital berlinois de la Charité, l'un des plus réputés en Europe, où il est actuellement hospitalisé. Son "état de santé s'améliore", a-t-il ajouté.Le gouvernement allemand assure après analyse qu'Alexeï Navalny a été empoisonné le 20 août en Sibérie avec un agent neurotoxique de type Novitchok. Une substance conçue à l'époque soviétique à des fins militaires. Mais malgré ces nouvelles encourageantes, ses médecins n'excluent pas qu'il porte des séquelles à long terme de ce "lourd empoisonnement" établi par un laboratoire militaire allemand et pour lequel Berlin et les autres pays occidentaux pointent du doigt les autorités russes.Ils les ont d'ailleurs exhortées à fournir des explications, l'Allemagne fixant un ultimatum de quelques jours à Moscou pour "clarifier ce qui s'est passé", avant de possibles sanctions.- Ambassadeur convoqué -L'ambassadeur de Russie au Royaume-Uni a d'ailleurs été convoqué lundi au ministère britannique des Affaires étrangères pour s'expliquer sur cet empoisonnement, a annoncé le chef de la diplomatie Dominic Raab.Les autorités britanniques avaient été confrontées il y a deux ans à une attaque au Novitchok contre un ex-agent double russe, dont elles avaient accusé Moscou.Lundi, le Kremlin a dénoncé les tentatives "absurdes" d'accuser la Russie. "Toute tentative d'associer la Russie de quelque manière que ce soit à ce qui s'est passé est inacceptable à nos yeux", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Les appels à sanctionner la Russie se multiplient en Occident. Et désormais des conséquences pour le projet de gazoduc Nord Stream 2 ne sont pas exclues: le chantier, en cours d'achèvement, est censé approvisionner l'Europe, et notamment l'Allemagne, en gaz russe via la mer Baltique, en contournant l'Ukraine.Les Russes se veulent de leur côté rassurants. "Ce projet sera réalisé. Il y a certaines difficultés mais néanmoins, il continue", a déclaré le ministre russe de l'Énergie Alexandre Novak.- Nord Stream 2 menacé -Mais l'Allemagne, ardent défenseur du gazoduc jusqu'ici, commence à changer de discours.Interrogé lundi sur le fait de savoir si Angela Merkel chercherait à épargner le gazoduc Nord Stream 2 en cas de sanctions contre Moscou dans cette affaire, le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert a répondu : "La chancelière considère qu'il serait erroné de l'exclure dès le départ". Le gazoduc est par ailleurs depuis plusieurs années dans le collimateur des Etats-Unis, qui y voient une dépendance accrue de l'Europe à l'égard de la Russie et préfèreraient lui fournir leur gaz liquéfié.Lundi, le président Donald Trump a réitéré lors d'une conférence de presse être "en faveur" de l'abandon du projet, affirmant avoir été "le premier à émettre l'idée".Selon Donald Trump, l'Allemagne doit "absolument" renoncer si elle "sent que quelque chose se passe" avant de préciser: "Mais je ne sais pas si l'Allemagne est en situation de le faire actuellement" car elle "est dans une position très affaiblie en ce moment en matière d'énergie", très dépendante du gaz suite à l'abandon programmé de l'énergie nucléaire et du charbon.La France, principal partenaire de l'Allemagne, a aussi réitéré lundi, par la voix de son secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune, ses réserves face au projet de gazoduc, indépendamment du cas Alexeï Navalny."Je ne m'immisce pas dans le débat allemand sur Nord Stream 2" mais "les réserves que nous avons (...) sur la dépendance énergétique à l'égard de la Russie existent, sont connues", a-t-il dit à l'AFP.Alexeï Navalny, connu pour ses enquêtes anti-corruption visant l'élite politique russe, et adversaire n°1 de Vladimir Poutine, s'est trouvé mal le 20 août dans un avion et a été hospitalisé en urgence à Omsk en Sibérie, avant d'être évacué vers Berlin.
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Le gouvernement britannique a vu mardi la fronde s'intensifier dans son propre camp au sujet du déplacement en plein confinement du conseiller du Premier ministre Boris Johnson, Dominic Cummings, dont les explications n'ont pas suffi à éteindre l'incendie.
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Après la démission d'un secrétaire d'Etat, plusieurs députés ont rejoint les rangs des désormais près de 40 élus conservateurs qui réclament, selon les médias britanniques, le départ du très influent et controversé conseiller, considéré comme le cerveau de la campagne du référendum de 2016 qui a abouti au Brexit.Monté au créneau personnellement pour défendre son proche allié, Boris Johnson se retrouve à devoir gérer cette affaire en pleine phase très délicate du déconfinement."Des habitants de ma circonscription n'ont pas pu dire au revoir à leurs proches, des familles n'ont pas pu faire leur deuil ensemble, des gens n'ont pas pu visiter leurs proches malades parce qu'ils suivaient les recommandations du gouvernement", a expliqué le démissionnaire secrétaire d'Etat pour l'Ecosse, Douglas Ross, sur Twitter."Je ne peux pas, en toute bonne foi leur dire qu'ils avaient tous tort et qu'un conseiller du gouvernement avait raison", a-t-il poursuivi.Lors d'une conférence de presse exceptionnelle pour un conseiller lundi, Dominic Cummings n'a exprimé ni excuses ni regrets mais a assuré avoir agi de manière "légale et raisonnable" en parcourant 400 kilomètres malgré le confinement qui imposait aux Britanniques de rester chez eux.Craignant d'être contaminé par le nouveau coronavirus, il a expliqué s'être rendu avec sa femme et leur fils de quatre ans chez ses parents à Durham, dans le Nord-Est de l'Angleterre, parce qu'il cherchait une solution pour faire garder son enfant.Un second déplacement est particulièrement critiqué: une visite à proximité du château médiéval de Barnard, à une quarantaine de kilomètres du domicile de ses parents, le jour de l'anniversaire de sa femme. Le conseiller a assuré que cette virée en voiture devait lui permettre de vérifier qu'il pouvait conduire en toute sécurité car sa vue avait été affectée par le virus.- Amendes supprimées? -Lors d'une conférence de presse mardi, le ministre de la Santé, Matt Hancock, a indiqué que le gouvernement examinerait la possibilité de supprimer les amendes infligées aux personnes n'ayant pas respecté le confinement pour des raisons de garde d'enfant. "Je dois consulter mes collègues du Trésor avant de pouvoir vous répondre complètement", a-t-il indiqué à la question d'un membre du public, un pasteur de Brighton (Sud). Malgré la tentative du gouvernement de venir à l'aide du conseiller, la tempête continue de gronder, y compris dans les rangs conservateurs, où selon la presse britannique près de 40 députés réclament sa démission. Selon un sondage publié mardi par l'institut YouGov, 59% des personnes interrogées sont favorables à sa démission et 52% des partisans du Brexit dont M. Cummings est une figure de proue.Outre cette affaire, Michael Heseltine, figure du parti "tory" s'est interrogé sur l'influence du conseiller "qui n'a de compte à rendre à personne à part le Premier ministre, mais semble avoir de plus en plus de pouvoir".Boris Johnson a tenu deux conférences de presse pour défendre son conseiller dont il est très proche, concédant lundi soir regretter la "confusion" et la "colère" provoquées par l'affaire.Il doit gérer ce dossier en même temps que la sortie d'un confinement difficile à gérer au Royaume-Uni, où de nombreuses plages et parcs se sont retrouvés bondés ce weekend. Le dirigeant conservateur était déjà accusé par l'opposition d'avoir tardé à décréter le confinement et à fournir suffisamment de combinaisons médicales et de masques aux soignants et employés de maisons de retraite.Le Royaume-Uni est le deuxième pays au monde le plus endeuillé par le nouveua coronavirus, après les Etats-Unis: 37.048 personnes (+134) testées positives à la maladie Covid-19 sont décédées, selon un bilan du ministère de la Santé publié mardi. Pour la première fois depuis le 18 mars, l'Irlande du Nord n'a enregistré aucun décès, s'est réjoui Matt Hancock. Mais le décompte dépasse les 46.000 décès si on inclut les cas non confirmés mais suspectés, selon le Bureau national des statistiques.M. Hancock a également annoncé que l'antiviral remdesivir, dont une étude à démontré l'efficacité modeste contre le nouveau coronavirus, allait être administré à certains patients au Royaume-Uni.
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Au lendemain de la perquisition que le journal a refusée, Mediapart annonce avoir transmis à la justice sept enregistrements concernant l'affaire Benalla.
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Parmi eux, il y en a un inédit où Alexandre Benalla et Vincent Crase semblent discuter de "détruire des preuves" qui auraient pu intéresser les enquêteurs concernant notamment l'affaire des violences du 1er mai. "T'as effacé tout ce qu'il y avait dans ton téléphone ?", demanderait Alexandre Benalla à Vincent Crase dans l'enregistrement diffusé par Mediapart ce mardi 5 février. Affaire Benalla : des preuves essentielles détruites ?par 6MEDIAS"Bah, tout ce qui concerne Velours... Bien sûr, bien sûr... Chez les flics, ils ont pas pu regarder mon téléphone parce que je l'éteignais et je le rallumais à chaque fois. Ils n'ont pas mon code, hein. Pis, franchement, les trois flics, les trois flics n'étaient pas contre moi, loin de là même, le major qui a tenu l'enquête me disait que ça le faisait vraiment chier de faire ça", répond Vincent Crase.Pendant cette rencontre le 26 juillet dernier, interdite par leur contrôle judiciaire, le gendarme Vincent Crase évoquerait aussi la possibilité de se rendre dans les locaux de La République en marche pour "faire le ménage" selon Mediapart avant une perquisition. Le site d'investigation explique que les deux hommes auraient songé à continuer de dialoguer en utilisant les pages brouillons d'une "boîte mail dormante".
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La gendarmerie de Gironde a diffusé mercredi un appel à témoins après la disparition d'une jeune femme de 22 ans.Ses proches sont sans nouvelles depuis mardi 17 octobre dans la soirée. Ophélie Duvin, une jeune femme de 22 ans, a disparu sans laisser de trace.
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La gendarmerie de Gironde a diffusé mercredi un appel à témoins et une photo pour essayer de la retrouver. Dans l'appel diffusé notamment sur Facebook, Ophélie Duvin est décrite comme "mince, 1,75m, cheveux châtains, yeux verts, elle a un tatouage sur le bras gauche représentant une rose et une tête de lion sur l'annulaire droit. Elle était vêtue d'un jean kaki, d'une veste blanche et portait une paire de baskets Adidas de couleur blanche".Aperçue pour la dernière fois mardi soir vers 21 heures, Ophélie Duvin quittait alors son domicile de La Réole, une commune située à l'est de Bordeaux. Elle avait pris place à bord d'un imposant véhicule, un Dodge Nitro de couleur noire. La gendarmerie de La Réole demande à toute personne ayant des informations, susceptibles d'aider les recherches, d'appeler le numéro suivant : 05 56 71 70 80.
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Valérie Pécresse a assuré lundi qu'elle excluait "totalement" de candidater à la mairie de Paris lors des prochaines élections municipales de 2020. L'actuelle présidente de la région Île-de-France affirme vouloir se consacrer à "100% à (sa) région".
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"Ma seule ambition, je l'ai dit, redit, et il faudrait que je me le fasse tatouer sur le front, c'est aujourd'hui de m'occuper de ma région à 100%", a déclaré l'élue Les Républicains (LR) lors d'une conférence de presse, au cours d'un déplacement à Antibes (Alpes-Maritimes) dans le cadre de son mouvement Libres !. "J'exclus totalement ces deux hypothèses", a-t-elle insisté, également interrogé sur la possibilité d'être tête de liste aux élections européennes.SORTIR LA DROITE DE SA "ZONE DE CONFORT" SUR LA SÉCURITÉUn peu plus tard dans la journée lors d'un déplacement, Valérie Pécresse a expliqué qu'elle souhaitait "sortir" la droite de sa "zone de confort" sur les questions de sécurité. "En clair, il ne suffira pas de dire 15.000 policiers en plus et 15.000 places de prisons en plus pour régler les problèmes de sécurité dans notre pays", a-t-elle lancé. "Oui, il faut plus de moyens pour la police, mais cela ne suffira pas si tout le monde n'est pas acteur de la chaîne de sécurité", a insisté la présidente de l'Île-de-France."On va sur une vision de la société dans laquelle le citoyen a beaucoup plus de place, où il est acteur", a-t-elle poursuivi. Libres! a par ailleurs proposé que les polices municipales deviennent obligatoires dans les villes de plus de 10.000 habitants et "que l'État transfère les moyens adéquats aux communes", a-t-elle rappelé. L'ex-ministre du Budget a par ailleurs jugé que les récentes annonces de l'exécutif en matières pénale et carcérale "sont très en deçà de la gravité du problème et ne le résoudront pas"."Quel est le problème ? 100.000 peines de prisons non exécutées, et une surpopulation carcérale de près de 200%, en tout cas en Île-de-France. (...) Si on met les deux problèmes l'un à côté de l'autre, on peut aboutir à la conclusion, comme le fait en partie le gouvernement, qu'il faut inventer autre chose que la prison. Et c'est évident qu'il faut qu'on ait un certain nombre de peines pour les primo-délinquants qui ne soient pas des peines de prison", a-t-elle développé. "Mais condamner les peines privatives de liberté parce qu'il y a une surpopulation carcérale, c'est à mon avis poser le problème de manière totalement faussée", a-t-elle estimé.
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L'ex-candidate de télé-réalité a décidé de rejoindre la liste Alliance Jaune, qui se veut une liste "gilets jaunes". La jeune femme, qui "ne roule pas sur l'or", se dit "très concernée" par leurs revendications.
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Révélée en 2009 par l'émission "Secret Story", sur TF1, Cindy Lopes se lance désormais dans la politique. Mère de deux enfants, elle a décidé de rejoindre la liste Alliance Jaune de Francis Lalanne pour les élections européennes du 26 mai. Une liste qui se revendique du mouvement des "gilets jaunes", que le chanteur soutient depuis le début."J'ai choisi la liste de Francis Lalanne parce que c'est la seule liste 'gilets jaunes' qui n'a pas de couleur politique, qui n'est pas un parti déguisé en 'gilets jaunes' commence d'autres listes du même style", explique-t-elle lors d'une interview donnée lundi 13 mai au site people Stéphane Larue. "J'ai été 'gilet jaune' quand j'étais en Bourgogne et j'ai manifestée avec quelques manifestants en jaune. Je suis très concernée par ce sujet parce que maintenant j'ai deux enfants et que je ne roule pas sur l'or. Je me rends bien compte que tout a augmenté, tout est très cher et que les revenus ne suivent pas", poursuit-elle.Emmanuel Macron se "moque du monde et n'en fait qu'à sa tête"Si elle a rejoint Alliance Jaune, elle figure à la 76e position, c'est surtout pour Francis Lalanne, "parce qu'il a un côté très spirituel", précise-t-elle. "J'aime beaucoup les gens qui pensent autrement, qui ont une sensibilité différente", assure-t-elle. "Mes convictions, c'est de faire ce que l'on dit et de dire ce que l'on fait, un peu le contraire de ce que fait Emmanuel Macron. J'ai l'impression qu'il se moque du monde et qu'il n'en fait qu'à sa tête et on a l'impression que les Français de base sont, soit des vaches à lait, soit les dindons de la farce... parfois même les deux." Ce n'est pas la première fois que Cindy Lopes s'engage dans une bataille politique. En 2014, elle s'était présentée aux élections municipales de Villeneuve-le-Roi, dans le Val-de-Marne. À l'époque, sa liste divers-droite n'avait recueilli que 4% des voix. Fera-t-elle plus cette fois-ci ? Jeudi 9 mai, le sondage quotidien "rolling" de l'Ifop créditait la liste Alliance Jaune de 1,5% d'intentions de vote. Cindy Lopes n'est pas la seule star de la télé-réalité à se présenter pour les Européennes. Kevin Miranda, ex-participant des "Anges de la télé-réalité" a décidé de rejoindre la liste de François Asselineau.
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"Endlich" (enfin), s'exclame un touriste allemand dans un soupir de soulagement. Des dizaines de voyageurs souriants ont atterri mercredi sur l'île grecque de Corfou, "heureux d'être ici" et de pouvoir profiter des eaux turquoises de la mer Ionienne, dans "l'un des pays les plus sûrs" d'Europe face à la pandémie de coronavirus.
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Plus d'une centaine de vols internationaux étaient prévus mercredi au premier jour de la réouverture aux touristes étrangers des aéroports régionaux de Grèce, dont une quinzaine à Corfou mais aussi à Santorin, Mykonos, en Crète ou encore à Rhodes."On attendait ce moment depuis si longtemps", s'enthousiasme Molnar Istvan, un touriste hongrois à son arrivée à l'aéroport de Corfou à bord du premier vol de la journée. "C'est fantastique, on est très heureux d'être ici et de profiter du soleil", dit-il dans l'aérogare en effervescence, devant de nombreux tours opérateurs venus accueillir les voyageurs."Nous ouvrons grands nos bras", a proclamé Haris Theocharis, le ministre grec du Tourisme, venu à Corfou pour l'atterrissage du premier avion en provenance de Budapest. "Nous accueillons nos hôtes de France et d'autres pays, en sachant parfaitement que nous pouvons leur offrir à la fois l'hospitalité que tout le monde attend de la Grèce et un environnement sûr pour chacun", a-t-il dit à l'AFP.La Grèce a été relativement épargnée par le coronavirus avec 192 morts et moins de 3.500 cas. Après trois mois de confinement, elle rouvre mercredi tous ses aéroports aux touristes de 14 pays considérés comme sûrs, dont l'Australie, le Canada, le Japon et l'Uruguay, ainsi que ses liaisons maritimes avec l'Italie voisine.La Grèce est "l'un des pays les plus sûrs", observe, ravi, Mads Melsen qui arrive du Danemark via Budapest. Avec sa fille Silja, ce touriste danois a subi à l'aéroport un test de dépistage au coronavirus. "Ce n'est pas très agréable mais c'était très rapide", dit-il, avant de se précipiter vers sa voiture de location.A compter de mercredi, les voyageurs venant en Grèce doivent remplir un questionnaire en ligne 48 heures à l'avance et reçoivent un code-barre qui détermine s'ils doivent être soumis à un test de dépistage à leur arrivée.- "Les Grecs sont relax" -"On nous a dit qu'il n'y avait pas de victime du Covid-19 sur l'île, on se sent en sécurité à Corfou", ajoute le Slovaque Anton Fric, derrière son masque. Les huit membres de sa famille sont passés "rapidement" au contrôle sans être testés.Sur la longue plage de sable brûlant de Glyfada, par une température de 35°C, Mihail Diaciov, un touriste de Roumanie, reconnaît que "la Grèce est sûre mais il y a aussi l'attitude grecque".Par rapport à la Roumanie, les Grecs "sont plus relax", sourit ce dentiste, arrivé, lui, avec vingt amis et proches à bord de six voitures et d'une moto. "La Grèce c'est super, on y mange bien, le temps est beau, la mer est belle". La Grèce, "c'est plus que la mer et le soleil, c'est un état d'esprit", proclame le gouvernement grec dans sa campagne pour relancer le tourisme, qui représente un quart du Produit intérieur brut grec.- "Une saison touristique difficile" -Ce sera cependant "une saison touristique très difficile, on fera le mieux possible", a déclaré cette semaine le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.Les Britanniques, première clientèle de Corfou, ne sont pas autorisés à venir avant quinze jours. De même que les Américains, les Russes, les Turcs et les Suédois. Et les voyageurs de Chine, où la pandémie a émergé fin 2019, pourront venir en Grèce si Pékin ouvre ses portes aux Européens.Au milieu des façades ocres et roses à l'architecture vénitienne écrasées de soleil, Yannis a gardé sa boutique de souvenirs et ses seize chambres ouvertes. Car il a encore "1% d'espoir" de voir déferler les touristes et de "rattraper le temps perdu".Pour Amelia Vlachou, qui tient une boutique de bijoux dans une ruelle ombragée de Corfou, "les trois mois (de confinement) sont bel et bien perdus, on ne les récupèrera jamais". "Maintenant, on essaie de sauver la saison", dit-elle.
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FAIT DIVERS. Le pronostic vital du jeune policier renversé par le conducteur d'une voiture signalée volée est engagé.
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Ce dernier est activement recherché.La scène s'est déroulée mercredi 6 septembre, peu avant 10h, à Verneuil-sur-Seine (Yvelines), selon une source policière, confirmant une information de RTL.Alors qu'il voulait contrôler un pick-up Toyota gris clair signalé volé, un jeune policier s'est fait renverser par le conducteur qui refusait d'obtempérer.Refusant le contrôle, le véhicule a tenté de prendre la fuite mais a percuté un muret. Ensuite, "au moment où ils allaient procéder à l'interpellation, la voiture a reculé à vive allure et percuté un collègue qui se trouvait derrière le véhicule", a précisé la source policière.Le pronostic vital du policier contractuel, un adjoint de sécurité de 22 ans qui travaille au commissariat de la commune voisine des Mureaux, est "engagé", selon elle. Il a été transporté à l'hôpital Beaujon de Clichy (Hauts-de-Seine).UN PASSAGER INTERPELLÉUn passager du pick-up a pu être interpellé et placé en garde à vue avant que la voiture ne prenne à nouveau la fuite. Elle a ensuite été retrouvée en bordure de forêt dans la commune de Verneuil-sur-Seine. Le commissariat des Mureaux est chargé de l'enquête. "Tout est mis en œuvre pour interpeller l'auteur de cet acte inqualifiable", a promis la Police nationale sur son compte Twitter. Une cinquantaine de policiers, un hélicoptère et un chien pisteur ont été déployés pour retrouver le fuyard.De son côté, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb s'est dit sur le réseau social "profondément choqué par l'acte abject dont a été victime un de nos hommes". Il a également assuré son soutien à la famille du jeune policier.
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S'il a rappelé la nécessité de protéger les réfugiés, le président a également estimé qu'il fallait "raccompagner" ceux qui "n'ont pas le droit à l'asile".
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Emmanuel Macron a assuré à un ancien combattant qui l'interrogeait sur l'expulsion des sans-papiers qu'il allait "continuer le travail", mardi à Verdun, a rapporté Quotidien mercredi 7 novembre.En pleine "itinérance mémorielle" à l'approche de la commémoration du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le président était mardi à l'ossuaire de Douaumont, près de Verdun, dans la Meuse. Lors d'une cérémonie il a été interpellé par un ancien combattant. Leur échange a été capté par les micros de l'émission Quotidien."Quand mettrez-vous les sans-papiers hors de chez nous ?", lui a demandé le vétéran. "Ceux qui n'ont pas de papiers et qui n'ont pas le droit à l'asile, croyez-moi qu'on va les... On va continuer le travail", lui a répondu Emmanuel Macron. "Vous le ferez ? Je peux le dire aux autres ? C'est votre parole ?", a insisté l'ancien combattant, en continuant de serrer la main du chef de l'État. "Il faut qu'on soit plus efficaces dans la manière d'héberger les gens quand ils sont dans la nécessité, a ensuite précisé Emmanuel Macron. Ceux qui fuient leur pays, parce que c'est leur liberté, il faut les protéger. Mais ceux qui viennent alors qu'ils peuvent vivre librement dans leur pays, il faut les raccompagner. Voilà ma réponse", a continué le chef de l'État. "J'aime bien votre réponse", a alors conclut en riant l'ancien soldat.
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Éliane Houlette -partie à la retraite fin juin 2019- s'était émue du "contrôle très étroit" qu'aurait exercé le parquet général, son autorité de tutelle directe, dans la conduite des investigations, avant de faire machine arrière.
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Manuel Valls a déploré mardi 23 juin les propos de l'ex-chef du parquet national financier sur des pressions politiques exercées dans l'enquête sur l'affaire Fillon -un "poison dans l'institution judiciaire"."Je n'ai aucun doute sur le fait que François Hollande n'a établi aucune pression dans cette affaire, a déclaré Manuel Valls sur France Inter. D'ailleurs on ne comprend pas très bien de quelle pression il s'agit. Elle (Éliane Houlette, ndlr) a elle-même dit qu'il n'y avait aucune pression politique. La commission d'enquête a beaucoup de pouvoir, et elle doit pouvoir, bien évidemment, si elle le souhaite, interroger, questionner les ministres et notamment les ministres de l'époque. Pour le président de la République, c'est évidemment autre chose." L'ancien Premier ministre s'est dit "surpris" par ces déclarations. "Cela met un doute, un poison dans l'institution judiciaire, a estimé Manuel Valls. Et c'est pour cela que le président de la République a eu raison de saisir le Conseil supérieur de la magistrature pour qu'on sache exactement ce qui s'est passé et que toute transparence soit faite sur la procédure."Entendue le 10 juin par la commission d'enquête parlementaire sur l'indépendance de la justice, Éliane Houlette -partie à la retraite fin juin 2019- s'était émue du "contrôle très étroit" qu'aurait exercé le parquet général, son autorité de tutelle directe, dans la conduite des investigations. Ces déclarations ont depuis suscité un vif émoi et des accusations dans le camp de François Fillon (Les Républicains) mais aussi de la part de Marine Le Pen (Rassemblement national) ou de Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise).Dans une déclaration transmise vendredi après-midi par son avocat Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, Éliane Houlette a "regretté" que ses propos aient été "déformés ou mal compris". Elle "tient à ce qu'il soit bien compris que Monsieur Fillon n'a pas été mis en examen à la demande ou sous la pression du pouvoir exécutif", selon cette déclaration. L'enquête visant les époux Fillon, lancée en pleine campagne présidentielle, avait empoisonné la candidature de François Fillon et conduit au printemps 2020 à son procès en correctionnelle aux côtés notamment de son épouse Penelope. Le jugement est attendu le 29 juin.
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Les faits se sont produits dans la nuit de samedi à dimanche.
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"Toutes les hypothèses sont ouvertes", prévient le parquet de Bastia, qui vient d'ouvrir une enquête pour "destruction par moyen dangereux". C'est dans la nuit de samedi à dimanche que les secours ont découvert la voiture d'Angèle Bastiani, leader de la liste d'ouverture "U Core di l'Isula", incendiée sur un parking du centre de la commune. La voiture brûlée, un Mercedes SUV était la seul garée à cet endroit aux moment des faits.Ce dimanche matin la tête de liste de U Core di Lisula, qui pour le moment ne souhaite pas commenter, a déposé une plainte auprès de la gendarmerie.A une semaine du premier tour des élections municipales, cet incendie a été condamné par de nombreux représentants de la classe politique insulaire et notamment par le député de la deuxième circonscription de Haute-Corse, Jean-Félix Acquaviva: "Nous devons créer les conditions pour que la Corse s'affranchisse définitivement de ces méthodes", a-t-il déclaré sur Twitter, en apportant son soutien à Angèle Bastiani.
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La femme du président de la République a été vue à plusieurs reprises aux côtés du collaborateur de l'Elysée, toujours en garde à vue.
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"Si Emmanuel Macron refuse de venir s'expliquer sur l'affaire Benalla, nous demanderons à ce que ce soit sa compagne qui soit auditionnée", a déclaré Ugo Bernalicis, au micro de RTL ce samedi 21 juillet.Le député de La France Insoumise, membre de la commission des Lois qui se chargera de l'enquête parlementaire, estime que le chargé de mission de l'Elysée ne s'occupait pas uniquement de la sécurité du président de la République mais aussi de celle de Brigitte Macron.Un obstacle constitutionnel ?La femme du chef de l'Etat pourrait ainsi aider les parlementaires à éclaircir précisément le rôle du collaborateur d'Emmanuel Macron au sein de l'Élysée. Ugo Bernalicis préférerait que ce soit le chef de l'État lui-même qui vienne s'expliquer car "les individus en question agissaient pour le compte du Président". Problème : la Constitution pourrait empêcher le président de venir s'expliquer devant la commission d'enquête, selon les députés La République en marche (LREM)Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sera auditionné lundi 23 juillet, à 10h, par la commission des Lois de l'Assemblée nationale dotée des pouvoirs d'enquête, a annoncé sa présidente Yaël Braun-Pivet (LREM).
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L'Assemblée nationale examine mercredi un amendement du gouvernement visant à prolonger l'état d'urgence sanitaire dans les départements de Guyane et Mayotte, où le système de santé est fragile, en raison de la circulation active du Covid-19.
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"Les départements de Guyane et de Mayotte présentent à ce jour des situations sanitaires plus dégradées, qui pourraient nécessiter l'édiction de mesures administratives plus contraignantes après le 10 juillet", indique cet amendement au projet de loi de sortie de l'état d'urgence en France. La Guyane connaît une explosion de cas, qui a notamment conduit au report du second tour des municipales prévu le 28 juin pour le reste du pays. Mardi, on y dénombrait 1.421 personnes testées positives (+95 cas en 24 heures), 13 patients en réanimation, 72 hospitalisations et 5 décès (+2). Le nombre de cas positifs a doublé en huit jours. Les deux départements au stade 3 de l'épidémieLa Guyane est passée au stade 3 de l'épidémie lundi et l'Agence régionale de santé a alerté sur "un afflux de patients" à venir. Elle demande du personnel supplémentaire, malgré le renfort de la réserve sanitaire. À Mayotte, les cas sont plus nombreux (2.333 cas positifs mardi, 42 hospitalisations dont 13 en réanimation, et 29 décès), mais la progression semble marquer le pas (+13 cas en 24 heures). Le 2e tour des municipales doit toujours avoir lieu fin juin. L'île était passée au stade 3 le 30 avril. Désormais, "le pic épidémique aurait été dépassé", a expliqué la ministre des Outre-mer Annick Girardin à l'Assemblée. Période transitoireLe texte du gouvernement précise que l'état d'urgence pourrait s'achever avant fin octobre en Guyane et à Mayotte, si la situation s'améliorait, par décret pris en Conseil des ministres après avis scientifique. Les députés examinent, mercredi 17 juin, le projet de loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet pour le reste de la France. Le texte prévoit une période transitoire jusqu'à l'automne, durant laquelle des restrictions resteront possibles. Les oppositions s'alarment d'un état d'urgence "qui ne dit pas son nom".
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Le parquet d'Albertville a confirmé mercredi soir qu'un moniteur d'une quarantaine d'années a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour une agression sexuelle sur une adolescente lors d'un camp de vacances en Savoie.
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Une homme d'une quarantaine d'années, originaire du Pas-de-Calais et moniteur lors d'un séjour en camp de vacances organisé à Valloire, en Savoie, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire le week-end dernier pour "agression sexuelle sur mineur de moins de quinze ans". L'information, dévoilée par le quotidien régional la Voix du Nord, a été confirmé à l'AFP mercredi en fin de journée.Une information judiciaire avait été ouverte la semaine dernière à la suite d'un dépôt de plainte d'une adolescente originaire du Pas-de-Calais. Celle-ci visait le directeur-adjoint d'un centre de loisirs de la ville de Barlin, située au nord d'Arras, qui encadrait un groupe d'une trentaine de jeunes d'une quinzaine d'années à l'occasion d'un camp de vacances organisé en Savoie. Selon le parquet d'Albertville, les faits se seraient produits dans la nuit du 8 au 9 août dernier et l'alerte aurait été donnée par trois autres moniteurs du camp de vacances. Lors de sa garde à vue, le suspect aurait nié les faits, selon une information de France Bleu Pays de Savoie. Alors qu'une cellule psychologique a été mise en place pour soutenir les adolescents du camp de vacances ainsi que les autres encadrants, le dossier a été transmis au tribunal de Béthune.
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Malgré leur peur du nouveau coronavirus, les Iraniens ont afflué mercredi dans les mosquées, temporairement rouvertes pour trois nuits à l'occasion d'un des moments les plus sacrés de l'année pour ce pays musulman.
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Avec 112.725 cas dont 6.783 décès enregistrés officiellement, l'Iran est le pays le plus endeuillé par la pandémie de Covid-19 au Proche et Moyen-Orient.Dans les mosquées, les fidèles ont donc tenté de suivre au mieux les consignes sanitaires données par les autorités, notamment celle de la distanciation sociale.Dans la mosquée Reihanat al-Hossein, dans l'ouest de Téhéran, ils ont amené leur propre tapis de prière et exemplaire du Coran, les partageant avec leur famille dans une bonne humeur apparente.Des membres du Bassidj, un mouvement de volontaires musulmans, patrouillent parmi les fidèles pour les rappeler à l'ordre s'ils sont assis trop proches les uns des autres.Ceux restés dehors pour prier ont été aspergés de désinfectant par des employés en combinaison de protection."Bien sûr, tout le monde est inquiet à cause de la maladie, même ma propre famille", confie à l'AFP Mahmoudi, l'un des fidèles."Quand j'ai décidé de venir, elle était inquiète pour moi et je leur ai promis de respecter les consignes. Je suis venu et j'ai vu que tout le monde respectait la distanciation (sociale)", raconte-t-il."Sinon, je ne serais pas resté et je serais rentré chez moi", assure ce sexagénaire.- "Décision difficile" -Fermées depuis mi-mars pour lutter contre la propagation du virus, les mosquées ont rouvert leurs portes mardi pour trois nuits consécutives de minuit à 02H00 du matin locales (22H30 GMT à 00H30 GMT), afin de célébrer "Laylat al-Qadr".Selon la tradition musulmane, les premiers versets du Coran ont été révélés au prophète Mahomet lors de cette "Nuit du Destin", qui dure trois nuits car le moment exact de la révélation des paroles n'est pas connu.Le président Hassan Rohani, dont le gouvernement a été critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire, a salué les fidèles pour leur respect des consignes sanitaires."Là où les gens ont participé (à la Nuit du Destin), ils ont suivi toutes les instructions", s'est-il félicité pendant une réunion du cabinet ministériel, retransmise à la télévision d'Etat.Le ministre de la Santé, Saïd Namaki, a lui affiché son inquiétude.La réouverture temporaire des mosquées est "une décision difficile et risquée", qui a été "critiquée par certains de mes collègues", a-t-il dit mercredi.A la mosquée Reihanat al-Hossein, les fidèles assurent avoir bien pris conscience des consignes à respecter."Nous avons apporté des masques et des gants, etc. Je pense que si nous suivons les protocoles de sécurité et de santé, il ne nous arrivera rien de grave et nous pourrons continuer cette cérémonie", assure Massoumeh sous son tchador.Et si les précautions sont de mises, beaucoup soulignent leur bonheur d'enfin prier ensemble."Ces nuits sont spéciales pour les gens et je pense que le gouvernement n'aurait pas pu les annuler. Nous sortons (de nos maisons) et prions ensemble: c'est toute la joie de cette cérémonie", s'exclame Amir Hossein, l'un des fidèles.
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Jean d'Ormesson, par Laurent Delahousse. Le journaliste aura filmé l'Académicien quasiment jusqu'à la fin.
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Les images d'un documentaire appelé sobrement "Monsieur", qui sortira le 5 décembre prochain. Un film qui n'était pas encore terminé quand l'écrivain est mort à l'âge de 92 ans, il y a près d'un an. "La foi qu'avait Jean d'Ormesson et qui nous manque beaucoup aujourd'hui dans nos sociétés, c'est l'espérance. C'est ce que j'adorais chez lui. L'une des caractéristiques de cette relation intense que j'ai eue avec lui, c'est qu'il m'a toujours remis dans l'espérance, malgré mes doutes", raconte dans Version Femina Laurent Delahousse qui révèle avoir reçu il y a deux et demi un appel de Jean d'Ormesson lui indiquant, alors qu'il était malade, que c'était le moment pour réaliser ce documentaire sur un homme qui n'était, selon lui, "pas facile dans l'intimité". Un bel hommage envers celui qui lui a permis de surmonter plusieurs épreuves. "Je suis affecté par le climat actuel, l'information... Je présente le journal depuis 12 ans : imaginez les séquences d'actualité que l'on doit retransmettre aux téléspectateurs en étant ce personnage que les gens s'accaparent et qui n'est plus vous-même. (...) Jean m'a beaucoup nourri. Chacune de nos rencontres était une promesse d'aventure. Il m'a beaucoup manqué dans une année très compliquée de ma vie", confie dans Version Femina Laurent Delahousse qui reconnaît néanmoins que le personnage phare de son long-métrage "pouvait être un peu cassant avec certaines personnes". Un premier film dans lequel il a pu compter sur le soutien d'Héloïse la fille de Jean d'Ormesson, qui a été une "accompagnatrice bienveillante". Le jeune réalisateur peut souffler : la famille a aimé le film qu'il n'aura donc pas honte de présenter à ses enfants, Jean d'Ormesson rimant parfaitement avec transmission. "Ce film est dédié à mes enfants, car je veux que cette transmission s'opère, que cette espérance demeure face à la noirceur du monde", conclut plein d'optimisme Laurent Delahousse.
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Les élues ont expliqué vouloir ainsi mieux partager les revenus et permettre aux conseillers municipaux de réduire leur temps de travail à l'extérieur pour mieux se consacrer à leur mandat.
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A Besançon, Poitiers ou encore Strasbourg, les nouvelles maires écologistes ont pris une première décision remarquée. A peine arrivées, elles ont chacune décidé de baisser leurs propres indemnités et d'augmenter celles de leurs conseillers, avec un objectif principal : assurer un meilleur partage des revenus. Ainsi à Strasbourg, Jeanne Barseghian a diminué ses indemnités d'environ 1.200 euros mensuels. La somme ainsi économisée sera reversée à tous les élus de la majorité. "Il y avait beaucoup d'inéquité sous l'ancien mandat car certains élus avaient des délégations avec beaucoup de travail sans indemnité. Là, il y aura un meilleur partage", a expliqué l'élue au journal 20 minutes.A Poitiers, lors du premier conseil municipal consacré aux orientations budgétaires, Léonore Moncond'huy a décidé de faire adopter une baisse de ses indemnités mensuelles d'environ un tiers, soit près de 1.500 euros. "On a souhaité mieux partager le gâteau et on s'était engagé à faire preuve de sobriété", a expliqué la jeune maire au Parisien. En parallèle, les indemnités des conseillers municipaux de la majorité ont été augmentées. Selon Léonore Moncond'huy, beaucoup d'entre eux ont toujours une activité extérieure à temps partiel et s'ils gagnent davantage d'argent en tant qu'élus, ils pourront "réduire leur temps de travail professionnel" et ainsi mieux se consacrer à leur mandat.A Besançon, Anne Vignot a également diminué ses indemnités de 1.000 euros et les indemnités de chaque conseiller municipal délégué ont été augmentées de 40 euros bruts mensuels. "Je demande aux élus d'aller sur le terrain au contact des habitants et des entreprises, souvent en journée. Ce qui m'importe, c'est qu'ils puissent dégager du temps professionnel pour cela", a commenté l'élue auprès du Parisien.Ces décisions tranchent avec celle du nouveau maire RN de Perpignan, Louis Aliot qui a fait augmenter ses indemnités de 17%.
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Le gouvernement a annoncé lundi le lancement immédiat d'une enquête par le Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) après l'effondrement d'un pont à Mirepoix-sur-Tarn lundi matin.
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"A cette heure, on ignore encore les causes précises de l'accident". Le ministère de la Transition écologique et solidaire a annoncé l'ouverture d'une enquête après l'effondrement lundi 18 novembre dans la matinée d'un pont à Mirepoix-sur-Tarn (Haute-Garonne), à proximité de Toulouse. Une catastrophe qui a provoqué la mort de deux personnes.Une inspection en 2017 L'inspection de l'ouvrage confiée en 2017 par le département de la Haute-Garonne au Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema) - un organisme de l'Etat - n'avait "révélé aucune faille de sécurité", a rappelé le ministère. "Une inspection visuelle réalisée par les services du département en 2018 a confirmé ce diagnostic", a-t-il ajouté. "La solidité technique (du pont), de ce que je sais au moment où je vous parle, n'était en rien en cause", a avancé le Premier ministre Edouard Philippe, en visite à Dakar. Parallèlement à l'ouverture de l'enquête du BEA-TT, "une enquête judiciaire l'est ou le sera immédiatement", a ajouté le chef du gouvernement. "Nous verrons ce que donnent les deux enquêtes pour tirer toutes les leçons et mettre en oeuvre toutes les responsabilités qui seront identifiées", a conclu Édouard Philippe.Un camion et une voiture se trouvaient au moment de l'accident sur ce pont suspendu franchissant le Tarn, construit au début des années 1930 et rénové en 2003 selon le conseil départemental. L'ouvrage était interdit aux véhicules de plus de 19 tonnes.L'entretien des ponts français mis en causeDans la foulée d'un rapport sénatorial qui avait tiré la sonnette d'alarme en juin sur l'entretien des ponts appartenant aux collectivités locales, le gouvernement a à nouveau promis de les "appuyer". "L'Etat s'engage à apporter un appui méthodologique et technique aux collectivités, tant par le développement par le Cerema d'une doctrine adaptée à partir de celle qui s'impose aux ponts du réseau routier national, que par une assistance en termes d'ingénierie, en lien avec l'Agence nationale pour la cohésion des territoires (ANCT) par exemple", a indiqué le ministère de la Transition écologique. Pour le réseau national, le gouvernement "concentre depuis plusieurs années un effort important dans la surveillance, l'entretien et la réparation des ouvrages" avec un budget en hausse, a-t-il ajouté dans son communiqué.
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L'homme a été condamné à trois ans de prison dont un ferme et la somme perçue a été confisquée. Il a fait appel.
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Les faits remontent à 2016 : le gérant d'un bar PMU situé à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) est informé par le PMU qu'un ticket gagnant de Quinté plus a été joué dans son bar. Après avoir réussi à identifier l'heureux gagnant, le gérant le contacte pour lui annoncer la bonne nouvelle mais... lui fait croire que son ticket n'est gagnant qu'à hauteur de 16.000 euros. Et lui verse cette somme en espèces.Le gérant récupère ensuite le ticket, sans toutefois le valider dans la machine prévue à cet effet, et prétend en être le réel détenteur. Il empoche alors la totalité des gains, qui se montent en réalité à 4,4 millions d'euros ! La supercherie finit par être découverte et le gérant et sa compagne sont interpellées alors qu'ils revenaient d'Istanbul en Turquie, avec 400.000 euros en espèces dissimulés dans leur sac et leurs sous-vêtements.Le gérant a été condamné en juillet à trois ans de prison, dont un ferme, a-t-on appris mardi 1er septembre auprès du parquet de Bobigny. Le jugement a été assorti d'une interdiction d'exercer toute profession en lien avec les jeux et paris pendant cinq ans, et la somme perçue a été confisquée. L'homme, déjà mis en cause dans plusieurs autres dossiers d'escroquerie aggravée et de blanchiment, a fait appel de cette décision.
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Les jihadistes somaliens shebab ont lancé dimanche une attaque d'envergure sur un hôtel de Mogadiscio fréquenté par des responsables gouvernementaux, tuant dix civils et un policier, selon un bilan officiel dans la soirée.
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Il a fallu quatre heures aux forces de sécurité pour reprendre le contrôle de l'hôtel Elite, un établissement de la plage du Lido fréquenté par les dirigeants somaliens que cinq jihadistes ont pris d'assaut en début de soirée, a indiqué à l'AFP Ismael Mukhtaar Omar, un porte-parole du ministère de l'Information."Dix personnes sont mortes, ainsi que cinq assaillants et un policier des forces spéciales somaliennes", a-t-il ajouté.Il n'a pas fourni de détails sur l'opération ayant mis fin à ce qui avait été décrit plus tôt comme une prise d'otages.L'attaque a débuté par l'explosion d'une voiture piégée près de l'hôtel Elite, puis des hommes armés ont investi l'établissement où des coups de feu ont été entendus.Trois autres assaillants ont été tués, un lors de l'explosion de la voiture piégée et les deux autres dans un échange de tirs avec les forces de sécurité, avait indiqué plus tôt une source sécuritaire.Il a ajouté que "le bilan des morts" pouvait encore augmenter car l'explosion de la voiture piégée qui a précédé l'attaque de l'établissement par des hommes armés "a été massive".Une compagnie privée, Aamin Ambulance, a chiffré le nombre de blessés à au moins 28. Des témoins ont confirmé que l'attaque de l'hôtel Elite avait débuté par une forte explosion et qu'ensuite des gens fuyaient en courant le secteur de l'établissement où des coups de feu étaient entendus."L'explosion a été très forte et j'ai vu de la fumée dans la zone, c'est le chaos et les gens fuient les bâtiments alentour", selon l'un de ces témoins, Ali Sayid Adan. Les shebab ont revendiqué l'attaque dans un communiqué traduit par SITE, groupe américain de surveillance des sites islamistes, affirmant que leurs "martyrs" avaient "pris le contrôle de l'hôtel" et qu'ils avaient infligé "de lourdes pertes" aux personnes qui y étaient présentes.Parmi les morts figure au moins un haut fonctionnaire du ministère de l'information, Abdirasak Abdi, selon l'un de ses collègues, Hussein Ali.La Somalie a plongé dans le chaos après la chute du régime militaire du président Siad Barre en 1991, suivie d'une guerre de chefs de clans et de la montée en puissance des shebab.- Les hôtels, "extension" du pouvoir -Chassés de la capitale somalienne en 2011, les shebab ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.Lundi, au moins quatre personnes ont été tuées dans des échanges de coups de feu à l'intérieur de la prison centrale de Mogadiscio après que des prisonniers ont réussi à s'emparer d'armes détenues par leurs gardiens.Tous les prisonniers impliqués dans l'incident étaient des islamistes radicaux shebab, dont certains purgeaient une peine de prison à perpétuité, a affirmé un responsable de la police ayant requis l'anonymat.Les hôtels sont depuis longtemps la cible des shebab.En février 2019 une attaque de près de 24 heures a fait au moins 20 morts à Mogadiscio. Un mois plus tôt, ils avaient attaqué un hôtel de luxe de Nairobi, tuant 21 personnes et démontrant la capacité des shebab à agir en dehors des frontières somaliennes.Leur dernière action massive à Mogadiscio remonte à décembre 2019: ils avaient fait exploser un véhicule piégé, tuant 81 personnes, essentiellement des civils.Dans leur revendication de l'attaque de dimanche, les shebab soulignent que l'hôtel Elite "est habité par un grand nombre de responsables gouvernementaux".Selon Omar Mahmood de International crisis group (ICG), s'en prendre de nouveau à un hôtel est pour les shebab "un retour aux attaques qu'ils avaient l'habitude de mener". Ils voient "plus où moins ces hôtels comme une extension du gouvernement, raison pour laquelle ils les ciblent".Affiliés à Al-Qaïda, les shebab ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).
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Le gouvernement grec a de nouveau accusé lundi des migrants d'avoir "brûlé" le camp de Moria sur l'île de Lesbos où des centaines d'exilés s'installaient dans un nouveau centre temporaire "sans douche ni matelas", selon des témoignages reccueillis par l'AFP.
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"Le camp (de Moria) a été brûlé par des réfugiés et migrants qui voulaient exercer un chantage sur le gouvernement afin de pouvoir être transférés rapidement" de l'île vers le continent, a déclaré Stelios Petsas, porte-parole du gouvernement grec, lors d'un point presse à Athènes.Dans la nuit du 8 au 9 septembre, le camp de Moria, le plus grand d'Europe, ouvert il y a cinq ans au pic de la crise migratoire, a été entièrement détruit par les flammes, laissant sans abri ses 12.000 occupants qui y logeaient dans des conditions insalubres. Si l'enquête sur l'origine du sinistre est toujours en cours, à Lesbos, des milliers de demandeurs d'asile épuisés et affamés survivent sans toit ni protection.Beaucoup d'exilés, qui logeaient depuis des mois voire des années à Moria, refusent de se rendre dans les nouvelles installations érigées à la hâte par les autorités, craignant de ne plus pouvoir quitter l'île une fois à l'intérieur.D'autres s'y présentent bon gré mal gré, à quelques encâblures des ruines de Moria. Certaines familles, en pleurs ou abattues, faisaient la queue pour entrer dans le nouveau camp, sans qu'il soit possible de connaître le nombre exact de migrants à l'intérieur. "Je n'ai pas le choix", confie Pariba, une Afghane venue remettre ses papiers après 10 mois à Moria. Avec ses tentes blanches sous la chaleur étouffante, le nouveau camp "semble dur, avec le soleil direct et sans ombre. Mais j'y entre demain parce que je n'ai pas le choix".A l'intérieur du camp fermé à la presse, Malik, un migrant algérien, rapporte à l'AFP par téléphone ses conditions de vie avec sa femme et ses cinq enfants, l'une des premières familles entrées samedi sous les tentes du Haut commissariat aux réfugiés (HCR)."Il fait très chaud", soupire ce professeur de français. "Il n'y a rien dans le camp, pas de douche, pas de matelas. Il n'y a qu'un seul repas par jour, et on nous distribue un carton avec six bouteilles d'eau", raconte l'Algérien, qui dit côtoyer environ 200 réfugiés originaires d'Afghanistan, de Syrie, d'Irak et de pays africains.Pour un autre migrant, syrien, qui conserve l'anonymat, le nouveau camp est "comme une prison temporaire". "Même la mer toute proche, c'est interdit d'y aller", confie-t-il également par téléphone. Sur les photos qu'il a transmis à l'AFP, on voit à l'intérieur des fils barbelés des groupes de migrants, certains portant un masque chirurgical, attendant de la nourriture ou de l'eau.- "N'importe où, en sécurité" -Face au camp, situé à 3 km du port de Mytilène, le chef-lieu de l'île, quatre jeunes Somaliens, qui rêvent de France ou d'Allemagne, espèrent pourtant y être relogés. Car "si on va là-bas, on est mort", lance Ahmed, 18 ans, montrant la route où s'entassent des milliers de réfugiés."Si on va là-bas, on est mort", répète-t-il, désignant cette fois le village proche de Panagiouda et simulant avec la main un égorgement, en référence à l'animosité des villageois. "On veut être en sécurité. N'importe où, mais en sécurité", confie son compatriote Mohammed.Les incidents entre migrants et habitants, dont des sympathisants d'extrême droite, sont fréquents sur l'île depuis l'an dernier, les insulaires s'opposant au maintien des migrants à Lesbos. Le préfet de l'Egée du Nord, Kostas Mountzouris a appelé entrepreneurs et professionnels à se rassembler mardi pour réclamer "l'éloignement des migrants de l'île à bord de bateaux".Comme l'avait fait le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis la veille, le porte-parole gouvernemental promet "un centre d'accueil et d'identification permanent" prochainement à Lesbos, dans lequel "l'Union européenne sera impliquée pour que les procédures (de demande d'asile) avancent plus rapidement".Le vice-président de la commission européenne Margaritis Schinas s'est dit "ouvert à cette idée", a rapporté à la presse le porte-parole de la commission Adalbert Jahnz.Le président du Conseil européen Charles Michel rencontrera M. Mitsotakis mardi à Athènes pour évoquer notamment la situation de Lesbos.
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Le collectif de médecins Stop-Postillons demande que le masque soit porté par les enfants dès 6 ans, à l'école primaire et non dès le collège, comme c'est le cas actuellement.
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? |Face à la reprise de l'épidémie de coronavirus et alors que de nouvelles mesures devraient être annoncées vendredi, faut-il étendre le port du masque obligatoire aux plus jeunes ? En France, le masque est obligatoire à l'école pour les enfants à partir du collège (où on entre à l'âge de 11 ans). En maternelle, seuls les adultes le portent.Le collectif de professionnels de santé Stop-Postillons, qui milite pour le masque dans l'espace public depuis mars, demande qu'il soit porté par les enfants dès 6 ans, à l'école primaire, pour "colmater la brèche" de l'épidémie de Covid-19."Si les parents se protègent par leurs masques au travail, mais que les enfants se transmettent le virus à l'école, la contamination se fait de foyer en foyer par cette brèche", fait valoir le collectif, jeudi 10 septembre dans un communiqué. C'est pourquoi il "insiste sur l'intérêt du port du masque en école primaire", en rappelant que "28 établissements scolaires et 262 classes ont fermé leurs portes en raison du coronavirus" une semaine après la rentrée le 1er septembre. Ce jeudi, 32 établissements et 524 classes étaient fermées, a indiqué le porte-parole du gouvernement.Quels risques représentent les enfants ? Alors que la rentrée scolaire vient d'avoir lieu dans de nombreux pays, on ne sait toujours pas avec certitude si les enfants sont aussi contagieux que les adultes. "Quand ils présentent des symptômes, les enfants excrètent la même quantité de virus que les adultes et sont aussi contaminants qu'eux. On ne sait pas à quel point les enfants asymptomatiques peuvent infecter d'autres personnes", a indiqué le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) dans un rapport début août.Plusieurs études ont montré que les jeunes enfants semblaient peu transmettre la maladie, peut-être car ils ont moins de symptômes (puisque tousser ou éternuer augmente le risque de passer le virus à quelqu'un). En revanche, le niveau de contagiosité des adolescents s'assimilerait davantage à celui des adultes."Les enfants de moins de 10 ans peuvent être contaminants et contaminés", assure pour sa part le médecin généraliste Michaël Rochoy, cofondateur du collectif, dans le communiqué. Il cite "une étude réalisée chez des enfants en colonie de vacances en Géorgie où 51 des 100 enfants de 6 à 10 ans ont été positifs".Si la contagiosité des enfants fait débat, toutes les études montre en revanche qu'ils tombent rarement très malades du Covid-19. La plupart d'entre eux ne développe qu'une forme légère, voire n'ont pas de symptôme du tout.
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Les Etats doivent s'associer pour lutter contre le réchauffement climatique ou notre monde sera "perdu", avertit le patron de l'ONU Antonio Guterres, pour qui la pandémie de coronavirus illustre les méfaits de la désunion.
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"Je crois que l'échec à contenir la propagation du virus, parce qu'il n'y a pas eu suffisamment de coordination internationale (...) doit faire comprendre aux pays qu'ils doivent changer de voie", a-t-il déclaré à l'AFP avant l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations Unies le 21 septembre."Ils (les Etats) doivent agir ensemble face à la menace climatique, bien plus grave que la pandémie en soi - c'est une menace existentielle pour la planète et nos vies mêmes", a-t-il insisté dans des entretiens accordés à plusieurs membres de l'alliance de médias Covering climate now, dont l'objectif est de renforcer la couverture des questions liées au climat."Soit nous sommes unis, soit nous sommes perdus," a-t-il lancé, appelant notamment à adopter "de vraies mesures de transformation dans les domaines de l'énergie, des transports, de l'agriculture, de l'industrie, dans notre mode de vie, sans lesquels nous sommes perdus."En raison de la pandémie de Covid-19, d'importantes réunions internationales sur le climat prévues en 2020 ont du être reportées, faisant craindre de nouveaux retards dans la lutte contre le changement climatique.La Cop26, destinée à relancer l'application de l'accord de Paris, mis à mal par le retrait des Etats Unis annoncé en 2017 par Donald Trump, a ainsi été reportée à novembre 2021. Or les évolutions d'émissions de gaz à effet de serre mondiales ne permettent déjà pas d'envisager de tenir l'objectif de maintenir le réchauffement "nettement sous" 2°C depuis le début de l'ère industrielle, encore moins celui plus ambitieux de 1,5°C.- "Impacts dramatiques" -Et si les confinements massifs de populations imposés à travers le monde face au Covid ont conjoncturellement fait baisser les émissions - jusqu'à 8% mondialement sur l'année selon certaines estimations - les scientifiques soulignent que l'évolution globale ne va pas ralentir sans changements systémiques, notamment en matière d'énergie et d'alimentation.Or, pour atteindre 1,5°C, les émissions de gaz à effet de serre devraient baisser de 7,6% par an sur la prochaine décennie, selon les experts climatiques de l'ONU.En attendant, les effets du changement climatique se font déjà sentir, comme la multiplication de phénomènes météo extrêmes ou la fonte des glaces, avec pour conséquences une hausse potentiellement dévastatrice du niveau des océans.Côté réchauffement, 2019 a été la deuxième année la plus chaude dans le monde, après 2016, et les experts s'attendent à ce que la température moyenne mondiale batte un nouveau record au cours de la prochaine période quinquennale (2020-2024).Et le secrétaire général de l'ONU de mettre en garde: "Pour les cinq prochaines années, nous nous attendons à des choses absolument terribles en matière de tempêtes, de sécheresses et autres impacts dramatiques sur les conditions de vie de nombreuses personnes dans le monde"."C'est le moment de se réveiller", a-t-il lancé en soulignant que beaucoup repose sur les actions qu'entreprendront - ou pas - les principaux émetteurs: Chine, Etats-Unis, Union européenne, Russie, Inde et Japon. - Pollueurs payeurs -"Nous n'avons jamais été aussi fragiles, nous n'avons jamais autant eu besoin d'humilité, d'unité et de solidarité", a-t-il encore insisté, dénonçant "les démonstrations irrationnelles de xénophobie" ou la montée des nationalismes.Alors que de nombreux pays lancent des plans de relance massifs pour tenter de sortir de la récession causée par l'arrêt brutal de l'économie du à la pandémie, M. Guterres a enjoint les Etats à ne pas favoriser les investissements dans les énergies fossiles et s'engager au contraire vers la "neutralité carbone" à l'horizon 2050. "La pollution et non la population" doit autant que possible payer les taxes pour financer cette transition, a-t-il insisté."Je ne veux pas revenir à un monde où la biodiversité est remise en cause, où les énergies fossiles ont plus de subventions que les renouvelables, un monde où les inégalités aboutissent à des sociétés avec de moins en moins de cohésion et créent de l'instabilité, de la colère, de la frustration"."Je crois qu'il nous fait un monde différent, une normalité différente, et je crois que nous avons une opportunité d'y arriver", a-t-il conclu.
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La famille du caporal Arthur Noyer ne comprend pas le renvoi de Nordahl Lelandais pour meurtre alors qu'il était initialement inculpé pour assassinat, plus sévérement puni.
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L'incompréhension. Les parents d'Arthur Noyer ont contesté, jeudi 20 février, le renvoi de Nordahl Lelandais devant la cour d'assises de Savoie pour le meurtre et non plus l'assassinat de leur fils. "Nos réactions ont été l'anéantissement, la colère et l'incompréhension", a déclaré Cécile Noyer, mère d'Arthur Noyer, lors d'une conférence de presse à Bourges. "Depuis le 20 décembre 2017, Nordahl Lelandais a été mis en examen pour assassinat à la demande du procureur de Chambéry. Ce chef d'inculpation n'a jamais été contesté par quiconque. Je ne comprends par la décision du procureur", a-t-elle ajouté.Un homicide volontaire sans préméditation est puni au maximum de 30 ans de réclusion criminelle alors qu'un homicide volontaire avec préméditation, est puni de la perpétuité. "Il pourrait sortir dans 20 ans", a lancé en colère Mme Noyer."On sort le tapis rouge à Nordahl Lelandais""On sort le tapis rouge à Nordahl Lelandais. Arthur ne demandait qu'à vivre (...) Et ça va être à nous de prouver que le dossier va dans le sens de la préméditation!", s'est-elle offusquée. Le père d'Arthur, Didier Noyer, a évoqué sa "lecture différente du dossier", appuyée par les images de vidéosurveillance que la famille a pu visionner."Notre lecture nous fait dire qu'il y a préméditation. On voit sur les vidéos de la ville un prédateur en chasse d'une victime. On le voit tourner à pieds, tourner en voiture. Il avait besoin d'assouvir des instincts et c'est Arthur qui les a subis", a-t-il insisté. Le couple a dit ne pas vouloir "compter sur l'affaire Maëlys pour espérer obtenir une peine de perpétuité". "Chaque victime a le droit à son procès", ont-ils défendu.Une proposition de loi pour les droits des victimesAccompagnés de leur avocat Me Bernard Boulloud, Cécile et Didier Noyer ont remis une proposition de loi à l'attaché parlementaire du député LREM de la troisième circonscription du Cher, Loïc Kervran. Elle vise à donner plus de poids aux victimes dans la procédure pénale.Le code de procédure pénale n'autorise pas l'avocat des parties civiles à faire appel de l'ordonnance de mise en accusation du juge d'instruction, si ce dernier suivait l'avis du procureur. Mis en examen pour assassinat dans un premier temps en décembre 2017, Nordahl Lelandais (36 ans) avait reconnu en mars 2018 une bagarre avec Arthur Noyer, qui avait entraîné la mort du caporal de 23 ans, membre du 13e Bataillon de chasseurs alpins. Le meurtrier présumé est par ailleurs mis en examen pour le meurtre de la petite Maëlys et pour agressions sexuelles sur deux petites cousines.
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Soupçonné d'avoir participé aux violences contre des policiers à moto, dont l'un avait dégainé son arme pour se replier en sécurité, un homme va être présenté à un juge d'instruction.
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Il est le seul suspect à avoir été interpellé dans cette affaire qui a suscité de vives réactions. L'homme interpellé lundi 31 décembre, soupçonné d'être l'un des auteurs des violences commises contre trois policiers à moto lors d'une manifestation des "gilets jaunes" sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris, va être présenté à la justice en vue de sa mise en examen, a fait savoir mercredi 2 janvier le parquet de Paris.Le suspect doit être déféré dans la soirée au parquet avant d'être présenté jeudi 3 janvier à un juge d'instruction, selon cette source. Une information judiciaire doit être ouverte pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique en réunion avec armes ayant entraîné une interruption totale de travail supérieure à huit jours", "dégradations de biens d'utilité publique" et "participation à un groupement en vue de commettre des violences". Le placement en détention provisoire du suspect sera requis, a indiqué le parquet.Des vidéos montrant cette agression et l'un des policiers réagissant en dégainant son arme avaient été relayées sur les réseaux sociaux. La scène s'était déroulée en fin de journée au croisement de l'avenue George V et des Champs-Elysées, alors que les forces de l'ordre évacuaient progressivement les Champs, au sixième samedi consécutif de manifestations de "gilets jaunes".Trois motards casqués avaient été pris à partie par des manifestants, certains portant des gilets jaunes, qui avaient fait tomber une de leurs motos, en leur jetant des pavés et des trottinettes. Les policiers les avaient repoussés dans un premier temps à coups de pieds et de gaz lacrymogène notamment. L'un d'eux avait dégainé son pistolet en le pointant sur un manifestant, avant de le remettre rapidement dans son étui. Une vingtaine de manifestants s'en étaient alors pris à la moto à coups de pieds, avant d'être repoussés par les forces de l'ordre.
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Des milliers de personnes ont pris place au lieu-dit les Vallées, dans la commune de Basse-Goulaine, dans la nuit de vendredi à samedi.
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Des milliers de "teufeurs" ont commencé à affluer vers 1 heure du matin sur le périphérique, note Ouest-France, qui ajoute que les chemins d'accès aux terrains étaient fermés mais ont été ouverts par les teufeurs, qui se sont créé des parkings.Par précaution, un seul mur du son a été installé, car d'aucuns craignent de voir leur matériel saisi. Sur place, des journalistes ont constaté un respect peu scrupuleux des règles de distanciation et la quasi-absence de port du masque. Pourtant, des forces de l'ordre se trouvent sur les lieux. En effet, l'Escadron départemental de la sécurité routière (EDSR) et les agents de la Brigade de recherche et d'intervention ainsi que des douanes sont sur place. Le dispositif comprend également un hélicoptère de la gendarmerie.Les forces de l'ordre sont là pour sécuriser la mairie et mettre en place des accès de secours afin d'éviter que la foule s'éparpille et que des véhicules stationnent n'importe où.Dans Ouest-France, le lieutenant-colonel Boltz explique la méthode: "On laisse tout le monde accéder au site. En revanche, on filtre les sorties, avec contrôles de stupéfiants et d'alcool, et on le fera jusqu'à la dernière voiture.""Il y a de multiples infractions qu'on peut relever, à commencer par l'interdiction de se rassembler, mais aussi l'occupation illégale d'un site privé" reconnaît-t-il, tout en assurant que "la répression est aujourd'hui concentrée sur les sorties du site." Les teufeurs viennent de partout en France, mais également d'Espagne et d'Italie précise le quotidien breton.
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Une "explosion de forte intensité" a secoué le volcan des îles éoliennes, quelques semaines après une éruption en juillet.
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L'île de Stromboli au large de la Sicile a connu une nouvelle forte éruption volcanique, ce mercredi 28 août. "L'explosion de forte intensité" est survenue à 12h17 sur le versant centre-sud du cratère, ont précisé sur leur compte Twitter les pompiers, qui n'ont pas fait état de blessés.Une intervention est en cours pour maîtriser des feux de végétation, ont-ils ajouté. L'Institut national italien de géophysique et de vulcanologie (INGV) a indiqué que l'épisode concernait la zone centre-sud du cratère et, de façon moins importante, la zone nord. Il a précisé que la colonne de fumée s'échappant du volcan atteignait une hauteur dépassant 2 kilomètres en milieu d'après-midi.Le volcan de Stromboli, dans l'archipel des îles éoliennes, avait connu deux énormes explosions le 3 juillet sur le versant centre-sud du cratère principal, provoquant la mort d'un randonneur sicilien de 35 ans. Depuis lors, l'ascension des pentes du volcan avait été interdite durant l'été, en présence encore de coulées de lave jusqu'à la mer, particulièrement visibles la nuit.Le volcan, dont le sommet se trouve à 920 mètres d'altitude et la base à 2.000 mètres sous la mer, est l'un des rares dans le monde présentant une activité quasi continue, précise l'Institut national de géophysique et de vulcanologie (INGV). En temps normal, le "phare de la mer Tyrrhénienne" est secoué par de petites éruptions régulières, accompagnant les randonneurs qui font son ascension.
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Christophe Castaner a été invité à participer à l'émission de C8 "Au tableau". Dans l'épisode diffusé le 20 février prochain, le ministre de l'Intérieur a confessé sa pensée sur les "gilets jaunes", et évoqué les menaces subies par sa famille.
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Des extraits révélés par Paris Match.Son entrevue avec les écoliers d'"Au tableau" a largement tourné autour de la question des "gilets jaunes". Christophe Castaner exprime d'emblée des regrets, déclarant "incarner aussi une part de violence", "celle des policiers qui répliquent et qui ont blessé des gilets jaunes". Le ministre de l'Intérieur apparaît ensuite assez défaitiste quant à trouver une solution au conflit : "Je sens que dans ce mouvement des gilets jaunes, il n'y a que des perdants. Au fond on est dans une société de haine. C'est comme si c'était une machine qui ne s'arrête pas. On a créé une sorte de monstre qui est sorti de sa boîte et il continue à s'agiter." Christophe Castaner explique ensuite aux écoliers que certains s'en prennent directement à sa famille : "Même à ma maison personnelle, où il y a mon épouse et une de mes filles, on leur adresse des lettres d'insultes, des lettres anonymes de menace." L'ancien porte-parole du gouvernement déclare enfin être étonné par la durée du mouvement des "gilets jaunes". Lui qui pensait qu'après le premier décès, celui d'une automobiliste le 17 novembre en Savoie, on allait "se mettre autour de la table pour discuter".
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Elle était encore il y a six mois la numéro 2 des Républicains. Mais ses critiques sur la ligne politique de Laurent Wauquiez lui avaient coûté sa place.
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Aujourd'hui pleinement concentrée sur ses fonctions à Bordeaux, Virginie Calmels pourrait revenir sur la scène nationale, et faire de l'ombre à son ancien chef lors des élections européennes. Elle se confie au journal Le Parisien.8%, c'est le pourcentage de Français qui voteraient pour Les Républicains aux prochaines élections européennes, selon un récent sondage Odoxa. Et cela pourrait être encore moins si une liste conduite par Virginie Calmels voyait le jour. "J'ai été pas mal sollicitée. Il y a des personnes [...] qui considèrent qu'il y a un espace politique entre Emmanuel Macron et lui (ndlr : Laurent Wauquiez)."Mais avec qui pourrait-elle se lancer dans la bataille ? Selon Le Parisien, ce sera sans l'UDI de Jean-Christophe Lagarde, ni Valérie Pecresse, la présidente de la région Ile-de-France, que Virginie Calmels n'a plus vue "depuis des mois".Chez Les Republicains, les proches de Laurent Wauquiez n'y croient pas. "Tout ce qu'elle veut, c'est garder son pouvoir de nuisance. Point barre." Pour Calmels, une chose est sûre : "Il y a un paquet de gens qui sont catastrophés par l'état de la droite. Il faut réagir."
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La préfecture du département a annoncé un durcissement des mesures dans les établissements de restauration, face au rebond de l'épidémie dans le département.
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Bars, restaurants et snacks devront baisser le rideau de 0H30 à 6h à compter de mercredi soir dans l'ensemble du département du Nord, confronté à une rapide augmentation du nombre de cas de Covid-19, a annoncé la préfecture mardi. Cet arrêté s'appliquera à compter de la nuit de mercredi à jeudi, pour une période de quinze jours. Il étend une mesure dejà en vigueur depuis dimanche dans la métropole lilloise. Comme le Bas-Rhin, la Seine-Maritime, la Côte-d'Or, les deux départements de Corse et l'île de La Réunion, le Nord a été placé le week-end dernier en zone rouge de "circulation active du virus". "Le taux d'incidence du virus dans le département du Nord est désormais de 89,5 nouveaux cas pour 100.000 habitants, contre 36,4 nouveaux cas la semaine précédente", souligne le préfet du Nord Michel Lalande dans l'arrêté pris mardi.
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Le secrétaire national du parti écologiste l'a annoncé samedi matin.
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Le 18 décembre, le candidat Europe Écologie - Les Verts (EELV) à la mairie de Paris, David Belliard, avait tendu la main à Cédric Villani, candidat dissident La République en marche (LREM), évoquant l'idée d'une "large coalition écologiste allant de Villani à l'Insoumise Danielle Simonet". Dès le lendemain, le mathématicien avait déclaré être favorable à une alliance entre sa liste et EELV pour les municipales de mars 2020. Revirement ce samedi 4 janvier : le secrétaire national d'EELV Julien Bayou a annoncé sur Europe 1 qu'il n'y aura finalement pas d'alliance."David Belliard, en disant qu'il proposait un arc écologiste, demandait à Cédric Villani de clarifier (sa ligne). Est-ce qu'il est le soutien de ce gouvernement qui n'avance pas sur les pesticides, qui promeut les accords commerciaux et qui défend cette réforme des retraites injuste ? Cédric Villani a répondu 'oui, je soutiens le gouvernement'. Donc il n'y a pas d'accord possible", a expliqué Julien Bayou. "Depuis plusieurs semaines, Cédric Villani nous rejoint sur nos positions, notamment sur une ville libérée de la voiture, 100% recyclable ou la rénovation énergétique des bâtiments", avait expliqué en décembre David Belliard. "S'il clarifie sa position vis-à-vis du gouvernement, Cédric Villani aura toute sa place", a-t-il assuré, excluant cependant toute alliance de premier tour. "Les affaires vont se décanter maintenant qu'il est clair qu'il y a deux candidats En Marche (Benjamin Griveaux et Cédric Villani, ndlr)", a poursuivi le secrétaire national d'EELV. "Ils n'ont pas véritablement de projet pour Paris", a-t-il arguant que "leur projet est de battre Anne Hidalgo", l'actuelle maire PS de la ville, candidate à sa réélection. EELV "porte un projet : l'écologie, c'est-à-dire l'environnement, la justice sociale et la démocratie", a poursuivi le patron des Verts. Julien Bayou s'est montré confiant sur l'issue des prochaines élections grâce au vote par arrondissement. "J'ai bon espoir qu'en remportant des mairies d'arrondissements, nous puissions mettre un maire écologiste à la tête de Paris : David Belliard", a assuré Julien Bayou.
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Colleen de Araujo appelle Nordahl Lelandais à sortir de son silence pour enfin connaître la vérité.
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Il y a un an, jour pour jour, Maëlys disparaissait lors d'une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin. Plusieurs centaines de personnes ont participé lundi 27 août à une marche blanche en mémoire de la fillette dans cette petite ville de l'Isère marquée à jamais par ce drame.En tête du cortège, les parents de Maëlys, Jennifer Cleyet-Marrel et Joachim De Araujo, ainsi que leur fille ainée Colleen, qui s'est confiée au micro de RTL sur la disparition de sa petite sœur."On avance tous les trois ensemble""Je me dis qu'on n'est pas tous seuls grâce au soutien des personnes, sur Internet je reçois des messages tous les jours", raconte la jeune fille de 12 ans. "Je me retrouve toute seule du jour au lendemain ça a été super difficile. Heureusement qu'il y a mes parents, ils ont été juste exceptionnels avec moi. On avance tous les trois ensemble", explique-t-elle."Bouleversée" par le silence du meurtrier présumé de sa soeur, Colleen attend aujourd'hui, comme ses parents, des réponses. "Il faut que Nordahl Lelandais pense à nous", affirme-t-elle. Un appel relayée par la mère de la fillette : "On voudrait qu'il assume ses actes, qu'il dise enfin la vérité et qu'il arrête de nous prendre pour des imbéciles depuis plus d'un an".
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Des députés ont proposé différentes mesures pour permettre au Parlement de mieux fonctionner en cas de crise. Parmi les pistes, le vote à distance et la recherche de lieux de repli.
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Comment faire mieux fonctionner l'Assemblée nationale en cas de crise de force majeure ? C'est à cette question qu'ont essayé de répondre des députés membres d'un groupe de travail créé en mai. Parmi les pistes évoquée, le vote à distance sur certains textes, des lieux alternatifs pour siéger ou encore "boîte à outils" en cas de force majeure. Lancé à la suite de la pandémie de Covid-19 qui a sérieusement perturbé le fonctionnement du Palais Bourbon, un groupe de travail présidé par Sylvain Waserman (MoDem) a planché sur "le mode de fonctionnement des travaux parlementaires en période de crise".Consulté par l'AFP, le rapport de ce groupe, composé d'élus de divers bords, relève les limites de l'idée d'une "cellule de crise" pour assurer la permanence de l'institution en cas de force majeure: pandémie, mais aussi inondation, incendie, risque terroriste... Ils considèrent que les "instances habituellement compétentes de l'Assemblée (nationale)", telles son président, le bureau ou encore la conférence des présidents, "doivent pouvoir continuer à décider en temps de crise".Mêmes réticences quant à la piste d'un "état d'urgence parlementaire", avec des règles dérogatoires au droit commun, une solution qui présente selon eux "de nombreux inconvénients".Adaptation du règlementIls suggèrent plutôt une adaptation "ciblée" du règlement interne de l'Assemblée nationale. Ils jugent notamment que le vote à distance lors de certains scrutins pouvant être anticipés donnerait "une réelle souplesse au fonctionnement parlementaire" si les députés ne peuvent tous siéger. Une deuxième option, qui a la préférence de M. Waserman, permettrait au cas par cas à la conférence des présidents d'adapter "les modalités des discussions et des votes, en commission comme en séance publique, le cas échéant par le recours" au travail à distance.Comme lors de la crise sanitaire récente, les élus préconisent en outre "d'assumer une 'hiérarchisation'" des travaux et la suspension d'activités non essentielles: groupes d'amitié, colloques, déplacements à l'étranger... Ils suggèrent encore de "recenser les locaux alternatifs" (salle du Congrès à Versailles, salles privées...) pouvant servir de repli. Une forme de "boîte à outils" pour les crises est aussi prônée, avec par exemple un recours accru aux questions écrites des élus ou en imaginant "une solution de débat virtuel mixte en séance publique combinant présence physique et à distance".Ils évoquent un "vademecum du député pour l'emploi de ses collaborateurs en temps de crise" sur le télétravail, les congés... Enfin, les députés recommandent de constituer un stock de masques de protection.
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Trois premiers cas de coronavirus ont été confirmés sur l'île. Les personnes touchées revenaient de Mulhouse, où plusieurs cas ont été repérés.
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L'épidémie de coronavirus continue à se propager en France et a atteint la Corse. Jeudi 5 mars, trois premiers cas ont été confirmés sur l'île de beauté, l'une des des deux seules régions de France métropolitaine avec le Centre-Val-de-Loire qui n'avaient pas encore été officiellement touchée par le virus. "Ces trois cas sont avérés. On avait préparé cette éventualité", a indiqué le préfet de Corse Franck Robine. "Les trois personnes atteintes du Covid-19 sont prises en charge au centre hospitalier d'Ajaccio" où ils ont été "placés en isolement" et "leur état clinique ne présente pas de signe de gravité", a indiqué l'ARS (Agence régionale de santé) dans un communiqué. Coronavirus: étape par étape, comment se passe le dépistage?par BFMTVLes personnes touchées rentraient de Mulhouse, où plusieurs cas ont été repérés parmi les participants à un rassemblement organisé par une église évangélique en février, a précisé la directrice de l'ARS, Marie-Hélène Lecenne, sans préciser si ces personnes avaient pris part à ce rassemblement.Une cellule de crise a été installée dans la préfecture avec l'ARS. Une "cellule de suivi des contacts" a également été mise en place par l'ARS afin "d'identifier les personnes qui auraient été en contact rapproché et prolongé avec ces patients". "Ces personnes sont en cours d'identification et seront informées personnellement de la conduite à tenir", a précisé l'ARS.Selon le dernier point officiel de Santé publique France datant de mercredi, il ne reste que la région Centre-Val-de-Loire sans cas en France métropolitaine. Mercredi soir, avant l'annonce des trois cas corses, le directeur général de la santé Jérôme Salomon avait fait état de285 cas confirmés sur le territoire français, dont 15 dans un état grave. Quatre personnes sont décédées sur le territoire français depuis le début de l'épidémie.Si le pays reste pour l'heure au stade 2 de l'épidémie, celui où les autorités mettent "tout en oeuvre pour freiner la diffusion du virus", le gouvernement se prépare au stade 3, le stade épidémique, qui semble inéluctable.
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Dans une interview publiée dans Valeurs Actuelles, la secrétaire d'État avait pointé une "convergence idéologique" entre la Manif pour tous et les "terroristes islamistes", provoquant l'ire de l'association, qui a depuis porté plainte.
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"Mon but en politique n'est de jamais blesser qui que ce soit". Au lendemain de la publication d'un entretien controversé dans les colonnes de Valeurs Actuelles, Marlène Schiappa a présenté ses excuses, par voie de communiqué vendredi 22 février."J'en assume la responsabilité. Lorsqu'un message est mal reçu c'est qu'il a été mal émis. Les gens qui ont adhéré à La Manif pour tous ne sont évidemment pas des terroristes", explique la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes.Dans cet entretien de 8 pages, elle disait notamment "Je ne mets pas sur le même plan la Manif pour tous et les terroristes islamistes, mais je souligne l'existence d'une convergence idéologique"."Au cours des échanges d'une durée de près de deux heures, j'ai souligné une convergence idéologique entre différentes courants de pensée se rejoignant dans le refus de l'altérité, dans la remise en cause des droits des femmes ou des droits des personnes LGBT" explique-t-elle dans son communiqué. "Or, vous êtes nombreux à me dire avoir été blessés par les raccourcis empruntés dans ces propos", constate t-elle, expliquant son souhait de s'adresser à tout le monde, sans sectarisme, et sans boycotter aucune publication que ce soit, et dans le respect mutuel". Pécresse dénonce une "faute"La Manif pour tous a déposé plainte vendredi 22 février pour diffamation publique auprès de la Cour de Justice de la République, dénonçant des "propos scandaleux" et une "insulte gravissime aux millions de Français mobilisés depuis 2012 pour témoigner pacifiquement de leur attachement à la famille".L'intervention avait provoqué une levée de boucliers dans les rangs de la droite. "Critiquer les positions des sympathisants de la Manif pour Tous est une chose. Les comparer aux terroristes islamistes qui ont frappé à mort notre pays et qui veulent détruire notre civilisation, c'est une faute", a ainsi réagi Mme Pécresse dans un tweet. Propos de Marlène Schiappa sur la Manif pour tous : "une insulte très grave", selon François-Xavier Bellamy (LR)par franceinfo"Comment Marlène Schiappa peut-elle oser insulter des millions de Français qui défendent pacifiquement leurs convictions en les associant avec une idéologie barbare responsable de l'assassinat de plus de 250 personnes en France ?", a pour sa part commenté Nicolas Dupont-Aignan.
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Selon la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT), plus de 50% des boutiques ont réalisé des chiffres d'affaires en hausse pendant le confinement.
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Après deux mois de confinement strict, l'économie française est l'une des plus touchées par la crise du coronavirus, selon les données de l'OFCE. Le gouvernement a par ailleurs encore aggravé cette semaine sa prévision de récession pour la France cette année, avec une chute du produit intérieur brut (PIB) historique de 11%. Au premier trimestre, le recul de l'activité a atteint 5,3%, mais l'Insee anticipe un plongeon de 20% environ au deuxième trimestre. Pour autant, certains s'en sont mieux que sortis que d'autres. En effet, selon la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT), qui représente les 42.000 salariés du secteur, plus de la moitié des boutiques ont réalisé des chiffres d'affaires en hausse pendant le confinement, jusqu'à 40% de plus par rapport à la normale, rapporte dimanche 7 juin Franceinfo. "On a eu énormément de monde. Des livraisons en quantité cela fait plaisir, les gens ont vu qu'on était là pour eux, en prenant des risques au quotidien", se souvient au micro de la radio Patricia Jouet, bouchère de Montrouge, dans les Hauts-de-Seine. "On va faire des projets, des investissement, comme acheter du petit matériel... Cela nous a aussi permis de payer nos échéances de prêts sans devoir les décaler. Et je vais pouvoir prendre un peu de vacances au mois d'août", se réjouit-elle.Tous les bouchers n'ont néanmoins pas aussi bien vécu le confinement. En effet, un quart des enseignes, essentiellement celles qui se trouvent sur les marchés et dans les zones touristiques, ont subi des pertes.
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Sa location lui a été refusé en raison de sa région d'origine, classée en zone rouge en raison de l'épidémie de Covid-19. Un Alsacien, vivant à Mulhouse voulait louer un gîte en Bretagne, mais le propriétaire des lieux a fait machine arrière en apprenant sa ville d'origine.
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Carte du déconfinement : encore quelques points rouges ?par franceinfoAmoureux de la Bretagne, Jacques Lindecker voulait y passer un séjour et "faire découvrir les lieux à des proches". Le Mulhousien explique au journal L'Alsace et à France Bleu qu'il avait donc repéré une location. "Un gîte charmant dans le petit village de Saint-Guyomard (Morbihan, NDLR). J'ai appelé le propriétaire et on a eu un super contact, franc, direct, très bien", poursuit-il. "Mais quand je lui ai envoyé ensuite un mail de confirmation, je lui ai dit comme un sourire qu'entre Alsaciens et Bretons nous avions des liens et que j'étais ravi de venir découvrir sa région", ajoute-t-il. "Et là, il m'a répondu qu'après discussion avec sa femme, comme on habite en zone rouge, il ne souhaitait plus donner suite à ma demande, que ça représentait un danger pour ses enfants et que la sécurité de leur famille et des familles occupant leur gîte était une priorité", se désole Jacques Lindecker."Discrimination" "C'est de la discrimination, du délit de faciès, presque du racisme... Cela me gêne beaucoup cette peur qui part dans des délires, ça devient contre-productif, ça nous sépare", regrette-t-il encore. Jacques Lindecker tient toutefois à "ne pas généraliser" et cet habitué de la Bretagne a trouvé sans difficultés une autre location.Jeudi 28 mai, le secteur du tourisme attend avec impatience les mesures du gouvernement qui doit dévoiler l'acte II du déconfinement. Cretinas départements, classés rouge en raison de la pandémie, pourraient passer en vert, la limite des déplacements à un rayon de 100 km pourra être modifiée.
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Un dessin inédit de Victor Hugo, "Départ du ballon", s'est vendu 37.500 euros mercredi à Paris, soit le double de son estimation haute (18.000 euros), a annoncé la maison de ventes Sotheby's.
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Ce beau dessin de l'auteur des Misérables, qui fut aussi un dessinateur de talent, montre un ballon avec une nacelle s'élever au dessus des toits et des clochers de Paris, dans des couleurs laiteuses. Il témoigne de la guerre de 1870 et de la période très humiliante du siège de Paris par les Prussiens. "Départ du ballon" est un hommage aux ballons montés utilisés pendant le siège pour communiquer hors de la ville. Parmi les 67 qui s'élevèrent en 1870 et 1871, celui du 26 septembre 1870 transportait des tracts écrits par Victor Hugo qui furent lâchés au-dessus des lignes ennemies. Le photographe Nadar avait demandé à Hugo si un autre ballon, le 18 octobre 1870, pouvait être baptisé de son nom : "Je ne demande pas mieux que de monter au ciel par vous!", lui avait répondu le poète.Le ballon "Victor Hugo" s'éleva du jardin des Tuileries aux cris de "Vive la République". Il transportait du courrier. Hugo conserva l'invitation de Nadar qu'il colla sur ses Carnets intimes, après avoir arraché de l'enveloppe le timbre qui représentait Napoléon III, qu'il surnommait avec mépris "Napoléon le Petit".Ce lot a été adjugé lors de l'ultime phase de la dispersion commencée en 2011 de l'importante collection littéraire R. & B.L., constituée sur plus de soixante ans. La vente se déroulait en ligne depuis le 11 juin, organisée par Sotheby's en association avec Binoche et Giquello.Cette dernière partie de livres et autographes des XIXe et XXe siècles rendait hommage à la littérature française.Le dessin inédit sera inclus dans le catalogue raisonné des dessins de Victor Hugo.
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Ce samedi 16 décembre, les 30 prétendantes au titre de Miss France 2018 ont rendu un émouvant hommage à Johnny Hallyday. L'émotion était à son comble à l'antenne de TF1.
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Lors de la cérémonie Miss France diffusée ce samedi 16 décembre, les candidates ont rendu un émouvant hommage à Johnny Hallyday, décédé le 6 décembre dernier. Sur son tube "Je Te promets", elles éalisé une chorégraphie épurée à la fois touchante et très glamour. Un choix de musique qui n'a rien d'anodin puisque le tube composé par Jean-Jacques Goldman est le préféré des Français de 18 ans et plus. La preuve en images ! Téléphone en main, ils ont été nombreux parmi le public à danser sur la mélodie, en hommage au plus célèbre rockeur de France. Un tendre moment de télévision qui a été salué sur les réseaux sociaux.
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La présidente du Rassemblement national s'en est prise à une présentation qu'elle juge "fallacieuse" sur le déficit du système de retraite.
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Un dernier round de discussions se tient à Matignon ce lundi et mardi avant la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites. Dans cette perspective, Marine Le Pen a dénoncé le projet gouvernemental comme "le coup de rabot de trop" qui "va toucher tous les Français". "Un million d'emplois créés, c'est 25 milliards de recettes supplémentaires, donc ça règle le problème des retraites immédiatement", a affirmé l'ancienne finaliste de l'élection présidentielle, prônant un changement du "programme économique". Elle considère comme "fallacieuse", la présentation récente du rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) sur le déficit du système de retraite. Il prévoit un déficit compris entre 7,9 milliards et 17,2 milliards d'euros en 2025. Dénonçant une réforme que le chef de l'Etat Emmanuel Macron "veut imposer à tout prix", Marine Le Pen a insisté sur le fait que ce "gigantesque coup de rabot" ne concernait pas que les régimes spéciaux.La majorité, par la voix du président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, avait défendu l'idée que la grève contre la réforme des retraites est "une mobilisation pour conserver des inégalités". Les Français ne seront pas "dupes", répond Marine Le Pen, fustigeant ce qu'elle considère comme des éléments de langage.Le Rassemblement national entre deux eaux?Quant à la question d'un changement de doctrine au sein de son parti avec un soutien à la mobilisation du 5 décembre, elle a affirmé que "tous ceux qui sont opposés à la réforme des retraites peuvent aller manifester évidemment". "Il y a dans mon mouvement un nombre considérable de gens qui sont tout à fait opposés à cette réforme", c'est "leur choix personnel" de manifester, a poursuivi Mme Le Pen, récusant tout changement de ligne.La responsable du RN a néanmoins invité les syndicats à être "imaginatifs" avec par exemple "la grève par la gratuité". Interrogée sur l'initiative du sénateur Bruno Retailleau (LR) d'une proposition de loi créant un "droit aux transports publics garanti", elle a aussi jugé que cela ne paraissait pas "quelque chose de honteux".
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Le Point rapporte qu'après 43 ans passés au service de l'Etat français, le préfet Eric Morvan a pris la décision de quitter ses fonctions de directeur général de la police nationale.
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Le haut fonctionnaire a choisi la pré-retraite. Les deux années et demi extrêmement difficiles à gérer à la tête des 150 000 fonctionnaires de police semblent avoir eu raison de sa motivation. Ce lundi, Eric Morvan l'a fait savoir lors de ses vœux aux préfets : il jette l'éponge. Qualifié « d'humain » à son entrée en fonction, contrairement à son prédécesseur Jean-Marc Falcone, il aurait été profondément affecté par la crise des « Gilets jaunes » - qui court depuis novembre 2018 - et le nombre record de suicides d'agents, 59 sur l'année 2019. Ce serviteur de l'Etat n'était pas populaire pour autant, explique l'hebdomadaire. Et pour cause notamment : son refus de négocier avec le mouvement des « policiers en colère ». Le Point précise qu'Eric Morvan laisse de nombreux dossiers en suspens à la DGPN et qu'il est compliqué de dresser son bilan.On le dit « exténué »Selon les informations du Point, l'homme de 62 ans serait donc « exténué après une période intense à ce poste très exposé ». Le sexagénaire n'est pourtant pas un novice. Il a vécu de plein fouet les attentats de Paris et Saint-Denis en novembre 2015, soumis à une pression importante aux côtés du ministre de l'Intérieur de l'époque, Bernard Cazeneuve, dont il était alors chef de cabinet adjoint.Le frais retraité devrait désormais « s'occuper de sa famille et vivre pleinement sa passion pour le bateau », affirme le site du magazine. La question de son successeur ne devrait pas être une mince affaire pour Christophe Castaner, son secrétaire d'Etat Laurent Nunez, mais également Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, dont l'aval est indispensable. La Direction générale de la police nationale n'a quant à elle pas souhaité commenter l'information de ce départ surprise auprès du Point.
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Le Premier ministre Jean Castex a indiqué dimanche que "la question de développer le port du masque est à l'étude", notamment pour les lieux clos, afin de lutter contre l'épidémie de coronavirus. Le Premier ministre n'a pas évoqué frontalement l'obligation, appelée de leurs voeux par plusieurs médecins.
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Interrogé par la presse en Guyane où il fait une visite express, le chef du gouvernement Jean Castex a déclaré que "le port du masque est l'une des manières de prévenir la propagation de l'épidémie". "La question de développer l'usage et le port du masque est bien à l'étude, en particulier cela surtout concernerait prioritairement tous les lieux, quels qu'ils soient, clos", a-t-il ajouté. Car "la circulation du virus se constate d'autant plus que les lieux sont fermés"."Dans la réglementation existante, dans un certain nombre de ces lieux fermés (comme les transports publics, ndlr), le port du masque est obligatoire", a souligné le Premier ministre."Les Français sont responsables"Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal avait lui jugé plus tôt que "les Français sont responsables, et quand on leur donne des recommandations, ils les respectent très massivement". Mais le gouvernement "réfléchit en permanence, et on s'adapte en permanence à la situation".En métropole, un certain relâchement dans le respect des gestes barrières a été observé. Notamment un concert à Nice s'est tenu samedi soir sans distanciation. Le maire LR de la ville Christian Estrosi a annoncé qu'il imposera désormais le masque pour les grands événements que sa municipalité organise, et demande à l'Etat d'en faire de même."N'hésitez pas à porter un masque en toute situation, surtout si vous n'êtes pas sûr de pouvoir garder 1 mètre de distance avec ceux qui vous entourent", a tweeté dimanche après-midi le ministre de la Santé Olivier Véran, alors que plusieurs médecins ont signé une tribune appelant au "port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos". Intitulée #MasquésMaisEnLiberté, cette tribune, publiée dans Le Parisien, met en garde contre "un possible redémarrage massif des transmissions". Elle est signée par le Pr Antoine Pelissolo et le Dr Jimmy Mohamed, et cosignée par plusieurs infectiologues.
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Aujourd'hui, seuls les détenteurs de téléviseurs sont soumis à cette taxe.
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Un groupe de travail parlementaire propose dans son rapport d'étendre la redevance audiovisuelle à tous les foyers français et de la rendre proportionnelle aux revenus, rapporte BFMTV jeudi 14 juin. "Le temps est venu de franchir le pas et d'assumer politiquement l'universalisation de la redevance", écrivent ces sept députés La République en marche (LREM) et MoDem.Aujourd'hui, seuls les détenteurs de téléviseurs sont assujettis à la taxe. Mais, avec l'essor des ordinateurs, du haut-débit, des tablettes et des smartphones, ils sont justement de moins en moins nombreux. Sans compter la fraude. Résultat, le rendement de la redevance diminue chaque année, indique BFMTV. Pour autant, le groupe, coordonné par la députée LREM Frédérique Dumas, ne recommande pas d'étendre la redevance aux ordinateurs : les évolutions technologiques seraient trop rapides pour permettre à la fiscalité de s'adapter. Il écarte également l'idée de taxer les accès à l'internet haut débit, car les jeunes et les pauvres seraient également imposés, "ce qui ne serait pas équitable".La piste privilégiée par les députés est une extension de la redevance à tous les foyers, comme c'est le cas en Allemagne, en Finlande ou en Italie. Et c'est le modèle finlandais qui aurait la préférence du groupe parlementaire. "La vraie réponse serait d'imaginer un système plus à la finlandaise qu'à l'allemande, écrivent les députés dans leur rapport. Un système qui régule en fonction des revenus, proportionnel et plafonné. (...) Le modèle finlandais présente des avantages en termes de simplicité et de justice fiscale, grâce à la prise en compte des revenus." Audiovisuel : une redevance pour tous ?par franceinfoLa réforme pourrait, affirment-ils, faire baisser le tarif pour une majorité de contribuables et l'augmenter légèrement pour d'autres, à recettes constantes. "C'est un modèle permettant équité et justice sociale, dans la droite ligne de l'esprit qui a conduit à supprimer la taxe d'habitation, et à ne pas privilégier de hausse de la TVA," estiment les parlementaires. Les foyers ne payant pas d'impôt sur le revenu seraient par ailleurs "exonérés".Le rapport cite une simulation effectuée par le ministère des Finances en 2015 : la redevance, fixée à 0,5% des revenus, appliquée à partir de 10.000 euros de revenu fiscal par an et plafonnée à 250 euros, rapporterait autant d'argent qu'aujourd'hui. Mais elle coûterait moins cher pour 65% des foyers. De plus, la collecte d'une telle formule coûterait moins cher à l'État.
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Interpellé par un député, le Premier ministre a demandé à ce que soient sanctionnés les auteurs de blocage ou de coupures sauvages de courant, accusés de mettre les usagers dans des "situations périlleuses".
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"Ça n'est pas acceptable." À l'Assemblée nationale, le Premier ministre, Edouard Philippe, a tapé du poing sur la table à la suite des divers blocages, intrusions et "coupures sauvages de courant" pour protester contre la réforme des retraites. Il a également demandé que leurs auteurs soient "sanctionnés", mardi 21 janvier, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée. "Vouloir bloquer un certain nombre de sites, ne pas respecter la loi en s'introduisant dans telle ou telle enceinte privée, procéder à des coupures sauvages de courant, tout cela c'est méconnaître la démocratie, tout cela c'est méconnaître la loi et tout cela doit être sanctionné car ça n'est pas acceptable", a estimé le Premier ministre.Interpellé par le député PCF Pierre Dharréville sur la réforme des retraites rejetée par l'opposition, M. Philippe visait notamment le blocage des ports maritimes, les différentes coupures d'électricité comme celle revendiquée mardi matin par la CGT sur la zone d'Orly et Rungis, ou encore les actions au sein du siège parisien de la CFDT."On met nos concitoyens dans une situation périlleuse""L'outil de production, il se respecte; le service public, il se respecte ; nos concitoyens, ils se respectent", a martelé M. Philippe. "Lorsqu'on procède à des coupures sauvages d'électricité on met nécessairement nos concitoyens, les usagers du service public dans une situation qui est parfois périlleuse et ça n'est pas acceptable", a-t-il insisté.Alors que le projet de loi sur la réforme des retraites doit être présenté vendredi en Conseil des ministres, le Premier ministre a de nouveau affirmé que sa "détermination" était "complète, totale, tranquille".
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Au cours de la journée de manifestation contre General Electric à Belfort, deux élus RN ont été pris à partie par le service d'ordre de l'intersyndicale.
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"Leur haine est une insulte à la démocratie. Ils ne nous feront jamais taire !" Sur Twitter, Julien Odoul, Président du groupe Rassemblement National au Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, a réagi à l'incident qui a émaillé la manifestation de Belfort, samedi 22 juin. Voulant répondre aux question de la chaîne d'info Cnews, Julien Odoul en a été empêché par des syndicalistes. Juste avant, le service d'ordre de l'intersyndicale, lui avait refusé l'accès, à lui comme à Jacques Ricciardetti, maire de Tressandans, à la conférence de presse. "N'insulte pas les syndicats, ferme ta gueule, lui lance en direct un homme tandis qu'un autre tente l'empêcher d'apparaître devant la caméra. T'as de la chance, ce ne sont que des insultes pour l'instant." Selon l'élu, ces deux hommes appartiendraient également au service d'ordre de l'intersyndicale. Francis Fontana, délégué SUD Industrie, a expliqué que l'intersyndicale ne partageait pas "les valeurs du RN". Une dizaine de policiers était intervenue dans les locaux de la mairie pour mettre fin à échauffourée.
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Seuls les commerces "essentiels" ont ouvert leurs portes jeudi matin à Melbourne, alors que la deuxième plus grande ville d'Australie entamait sa phase de confinement le plus strict pour tenter de contenir la propagation de la deuxième vague épidémique.
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Les rues étaient du reste beaucoup plus calmes qu'à l'accoutumée au moment d'entrer dans cette phase censée durer six semaines.L'Australie avait été louée pour sa gestion efficace de la première vague épidémique. Mais quelques nouveaux foyers de contamination en juin à Melbourne et dans sa région ont échappé à tout contrôle.L'Etat de Victoria, qui enregistre désormais plusieurs centaines de cas par jour, a graduellement durci les mesures.Un couvre-feu nocturne, de 20H00 à 05H00, a été imposé en début de semaine. Les habitants ont encore le droit de sortir de chez eux en journée pour faire du sport, aller faire les courses ou travailler, si leur travail est considéré "essentiel".Le Premier ministre Scott Morrison a annoncé que ce reconfinement coûterait neuf milliards de dollars à l'économie australienne et porterait le taux de chômage à 13%."Il est très frustrant de voir que les chiffres de contamination ne baissent pas fortement, mais il est vrai que l'Etat est parvenu à éviter l'augmentation exponentielle du nombre de cas qui a été vue dans certains pays", a déclaré Erin Smith, de l'Université Edith Cowan.Le durcissement graduel des restrictions a créé la confusion chez certains habitants, qui peinent à s'y retrouver dans les dérogations et exceptions qui accompagnent ces mesures.Les chaînes locales enchaînent les émissions pratiques devant permettre aux habitants de comprendre ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas, et notamment les quotas de travailleurs sur les chantiers du BTP ou dans les abattoirs.L'Australie a enregistré jeudi 484 nouveaux cas de coronavirus et huit décès, ce qui porte le total national à près de 20.000 contaminations, et 255 morts.
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Dans un entretien au Dauphiné libéré mercredi 12 février, le président estime que l'État "doit une protection" à l'adolescente menacée de mort après avoir violemment critiqué l'islam sur les réseaux sociaux.
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L'affaire Mila, du nom de cette adolescente de l'Isère qui dû quitter son lycée après avoir été menacée de mort sur les réseaux sociaux en raison de propos hostiles à l'islam, a agité les esprits jusqu'à l'Élysée. Affaire Mila : peut-on blasphémer en France ?par Europe 1La polémique avait fait irruption dans la sphère politique après des déclarations de la ministre de la Justice Nicole Belloubet, selon laquelle l"insulte à la religion" est "une atteinte à la liberté de conscience", propos dont elle a regretté plus tard "l'inexactitude". "Dans ce débat, on a perdu de vue que Mila est une adolescente", a de son côté estimé Emmanuel Macron dans un entretien au Dauphiné libéré et aux journaux du groupe Ebra. "On lui doit donc une protection à l'école, dans sa vie quotidienne, dans ses déplacements. L'État a pris ses responsabilités", a-t-il ajouté en référence à la solution de rescolarisation annoncée le 6 février par le ministre de l'Éducation nationale. Selon le chef de l'État, les enfants doivent "être mieux protégés" contre les "nouvelles formes de haine et de harcèlement en ligne"."Je sépare cet impératif de la question sur la critique des religions. La loi est claire : nous avons droit au blasphème, à critiquer, à caricaturer les religions", a souligné Emmanuel Macron. "L'ordre républicain n'est pas l'ordre moral", a-t-il insisté, avant de préciser : "Ce qui est interdit, c'est l'appel à la haine, l'atteinte à la dignité".Emmanuel Macron avait déjà évoqué "la liberté de blasphème" lors d'un déplacement au festival de la bande dessinée d'Angoulême, le 30 janvier : "Dans notre pays la liberté d'expression est protégée, dans ce pays et il y en a peu dans le monde, la liberté de blasphème est protégée, de critiquer les dirigeants, de les railler et ça c'est un trésor". "Il faut relire Voltaire", a de son côté estimé Brigitte Macron mercredi sur RTL, rappelant que l'on pouvait parler de tout, tout en faisant attention à la manière dont on parlait.
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Un groupe international d'éthiciens de la santé a critiqué jeudi l'objectif de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) d'allouer à chaque pays des vaccins contre le coronavirus pour 20% de sa population, proposant à la place un schéma d'allocation plus juste entre pays.
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Dans une tribune publiée par la revue Science, le professeur américain Ezekiel Emanuel et une quinzaine d'experts au Royaume-Uni, au Canada, en Australie, en Norvège ou encore à Singapour estiment que l'idée de donner la même proportion de vaccins à chaque pays est une fausse bonne idée éthique, et suggèrent de donner la priorité aux pays où la situation épidémique est la plus grave.Il faut d'abord "minimiser le nombre de morts prématurées", dit à l'AFP Ezekiel Emanuel, chef du département d'éthique médicale à l'université de Pennsylvanie, et ancien architecte de la réforme du système de santé de Barack Obama.Le groupe réfute également l'autre idée selon laquelle il faudrait allouer les doses de vaccins selon le nombre de travailleurs médicaux ou de personnes âgées, ce qui avantagerait mécaniquement les pays développés. "Devinez qui a beaucoup de personnel médical et de personnes de plus de 65 ans? Les pays riches", dit Ezekiel Emanuel.Leur modèle, appelé "Fair Priority Model", commence par calculer le nombre d'années de vie qui seraient ajoutées, dans un pays donné, par la livraison d'un million de doses de vaccin, par exemple.Le Pérou, où la mortalité est actuellement très élevée, mais aussi les Etats-Unis, où l'épidémie continue à tuer un millier de personnes par jour, seraient sans doute en haut de la liste. "Mais donner un million de doses à la Nouvelle-Zélande ne permettrait de sauver littéralement qu'une ou deux personnes, donc le pays serait en bas de la liste de priorité".- Infirmières pas prioritaires? -Le groupe rejette l'argument selon lequel cette politique reviendrait à récompenser les mauvais élèves de la pandémie qui, comme les Etats-Unis, n'ont pas réussi à endiguer le virus par incompétence ou d'autres causes."On ne peut pas pénaliser les Américains parce que Donald Trump n'arrive pas à gérer cette pandémie", répond le professeur Emanuel.Contre le Covid-19, "on ne peut pas donner la même chose à tout le monde, les pays qui sont dans la pire des situations doivent être traités en premier", poursuit-il, comparant la situation à une salle d'urgences, où les crises cardiaques sont traitées avant les angines.Après les années de vie sauvées, les experts proposent de prendre en compte le critère de la minimisation des dégâts économiques et sociaux, la pauvreté, le chômage, la fermeture des écoles...Dans le schéma éthique qu'ils formulent, les populations prioritaires ne sont pas forcément les infirmières et les médecins: celles dont le logement, l'emploi ou l'âge les rend plus vulnérables au virus doivent sans doute passer en premier."Beaucoup de travailleurs médicaux ne sont plus contaminés car ils savent utiliser les masques, blouses et gants, ils ne seront peut-être pas en haut de la liste, il faut regarder les données empiriques", dit Ezekiel Emanuel concernant les ordres de priorité à l'intérieur d'un pays donné.Cette contribution académique au débat sur le partage mondial des futurs vaccins rencontrera-t-elle un écho chez les dirigeants mondiaux? Les pays riches ont d'ores et déjà pré-commandé des milliards de doses de vaccins pour leurs propres populations, et le dispositif soutenu par l'OMS pour mutualiser commandes et distribution, baptisé Covax, n'a pour l'instant pas levé les fonds dont il a besoin pour fournir les 92 pays pauvres qui y ont adhéré.
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C'est un vaisseau qui semble à la dérive depuis un an, avec une grève historique suivie de la crise sanitaire. Nouveau maître à bord, Alexander Neef dit vouloir naviguer en douceur vers une identité renouvelée de l'Opéra de Paris.
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Nommé l'année dernière par le président Emmanuel Macron, cet Allemand polyglotte de 46 ans aurait dû avoir jusqu'en août 2021 pour se préparer à la succession de Stéphane Lissner, qui a replacé Paris sur la carte lyrique mondiale, doublé le mécénat et tenté de rajeunir le public.Mais, sous l'impulsion de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, grande mélomane, Alexander Neef arrive un an plus tôt que prévu, en pleine pandémie et avec "l'Opéra à genoux" selon les mots de son prédécesseur: 45 millions d'euros de pertes de billetterie, baisse d'un tiers des recettes du mécénat et de 45% des abonnements pour la saison 2020-2021.- "Refonder la légitimité" de l'Opéra -Remettre à flot l'Opéra ne sera pas la tâche la plus compliquée de M. Neef: les pertes seront épongées grâce aux 81 millions d'euros d'aide de l'Etat. Il doit cependant, selon Roselyne Bachelot, "repenser le modèle de fonctionnement" de la vénérable maison, créée il y a plus de 350 ans par Louis XIV.Le nouveau directeur au ton posé ne semble pas intimidé. Mais il s'avance avec prudence. "Réformer l'Opéra de Paris est une ambition aussi ancienne que l'Opéra de Paris lui-même", déclare-t-il en souriant lors d'un entretien avec l'AFP."Ma démarche n'est certainement pas d'arriver en disant +c'est ainsi que les choses doivent se faire+... Nous ne voulons pas travailler dans un climat de peur", indique Alexander Neef, qui a rencontré les syndicats de la maison et veut entamer un dialogue sans lequel "rien ne serait possible".La "grande boutique", comme la surnommait Verdi, est une vitrine culturelle de la France, mais on lui reproche encore d'être trop grande, trop coûteuse (95 millions d'euros de subventions pour un budget de 220 millions), trop parisienne (11,4% seulement de spectateurs de province) et réfractaire aux réformes.Son nouveau patron la connaît bien; il y a été le directeur de casting (2004-2008). Depuis, les subventions sont passées de 60% à 40% du budget total, mais la pandémie pousse à s'interroger sur "le monde d'après" dans le milieu lyrique."En 2004, personne ne se posait des questions comme +pourquoi cette compagnie existe?+. Il faut aujourd'hui qu'on refonde la légitimité de notre institution mais aussi de notre art (...). Et réfléchir à comment se préparer si une interruption prolongée de spectacles se reproduisait", dit celui qui gère encore à distance la Canadian Opera Company jusqu'à l'arrivée de son successeur.- "Renouer le lien avec le public" -Il préfère le mot "évolution" à "révolution", et deux ex-administrateurs de la maison, qui le secondent, doivent rendre une "feuille de route" fin novembre.Les réformes seront d'autant plus délicates que la maison emploie quelque 1.700 personnes (près de 70% des dépenses) et est familière des grèves. "Il y a une perception de gaspillage car beaucoup ont encore du mal à comprendre pourquoi on a besoin d'autant de monde pour monter un opéra. Mais on est fier qu'au XXIe siècle, on ait autant de talents, de vrais gens au service d'un vrai public".Si la maison a toujours accueilli les plus grandes voix, il est convaincu que "l'Opéra a besoin de présenter des stars mais aussi de créer des stars".Alexander Neef veut réfléchir "sur une identité pour l'Opéra", comme "un portail à travers lequel on présente les artistes français au monde et on invite le monde chez nous".Pour l'heure, une priorité est "de renouer le lien avec le public", même si le début de saison est amputé en raison de travaux à l'automne dans les deux théâtres, avec une série de concerts et de ballets avec jauge réduite à Garnier.Assurant que "ballet et opéra sont des piliers égaux", il discute avec Aurélie Dupont, directrice de la danse, de "l'équilibre entre classique et moderne".Il veut encourager la diversité des spectateurs et des artistes et aller auprès du public qui se dit "l'opéra, ce n'est pas pour moi"."Les théâtres ressemblent à des forteresses pour des initiés; il faut trouver les moyens de briser cette appréhension".
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L'épisode neigeux s'avère plus intense que prévu. Le Nord-ouest du pays, l'Île-de-France, le Centre, la Bourgogne et le sud de la Champagne sont désormais en alerte, tout comme une partie du Sud-Est.
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L'offensive du froid, qui a atteint son pic mardi, se poursuit mercredi 28 février avec de la neige sur une bonne partie de la France. Après avoir placé 13 départements en alerte orange neige et verglas dans la matinée, Météo France a étendu la vigilance à 47 départements à la mi-journée. Les Landes et les Pyrénées-Atlantiques ne sont plus concernées, contrairement aux Alpes-de-Haute-Provence, aux Hautes-Alpes, aux Alpes-Maritimes, à l'Ardèche, à l'Aveyron, au Gard, à l'Hérault, à la Lozère, au Var et à la Haute-Garonne et au Tarn, également placés en alerte vent violent. S'ajoutent désormais l'Aube, le Calvados, la Charente, la Charente-Maritime, le Cher, la Côte-d'Or, les Côtes-d'Armor, l'Eure-et-Loir, le Finistère, l'Ille-et-Vilaine, l'Indre, l'Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher, la Loire-Atlantique, le Loiret, la Maine-et-Loire, la Manche, la Haute-Marne, la Mayenne, le Morbihan, la Nièvre, l'Orne, la Saône-et-Loire, la Sarthe, Paris, les Hautes-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, la Seine-et-Marne, les Yvelines, les Deux-Sèvres, la Vendée, la Vienne, l'Yonne, l'Essonne et le Val-d'Oise.L'épisode neigeux sera durable sur les départements du Languedoc et l'Ardèche, générant des cumuls en plaine de l'ordre de 5 à 10 cm, localement 15 cm, prévient Météo France. Si la pluie va chasser la neige en fin d'après-midi, les chutes de neige intense et collante reprendront dans la nuit de mercredi à jeudi dans le Gard et l'Hérault. Entre 20 et 40 cm de neige sont attendus.Sur le Nord-ouest du Pays, le Centre la Bourgone et le sud de la Champagne il neigera durant la nuit et en début de matinée. La neige sera suivie d'un épisode de pluies verglaçantes. En Île-de-France, la neige est attendue en fin de soirée et la nuit prochaine. Dans la matinée de jeudi, avec des températures voisines de 0°C, la région devrait être touchée par de la neige et des pluies verglaçantes.
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Percuté à Signes (Var) par une camionnette, le maire de la commune Jean-Mathieu Michel est mort le lundi 5 août. Selon son fils et l'avocat de la famille, le conducteur de l'utilitaire aurait fait preuve d'imprudence.
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À Signes (Var), le décès du maire Jean-Mathieu Michel suscite une très vive émotion. Il a en effet été percuté mortellement lundi 5 août par une camionnette, qui venait de déposer illégalement ses gravats sur le territoire de la petite commune de 3000 habitants. Quelques instants avant le drame, l'élu -accompagné de trois personnes, dont son premier adjoint Alain Reichardt- tentait de verbaliser les occupants de l'utilitaire, qui ont tenté de s'enfuir avant l'arrivée des forces de l'ordre. D'après BFM TV, une information judiciaire a été ouverte pour homicide involontaire, la piste de l'accident étant privilégiée par la justice. Placé en garde à vue, le conducteur a été déféré au tribunal de grande d'instance de Toulon et sera présenté à un juge d'instruction aujourd'hui, le mercredi 7 août. "Mon père luttait contre ces incivilités, pour la défense de l'environnement"Stéphane Michel, le fils du défunt maire, a réagi au micro de BFM TV. "Mon père s'est battu jusqu'au bout pour protéger sa commune, c'était son fief, c'était son amour et il manquera à beaucoup de monde. Il avait le cœur sur la main et luttait contre la pollution, contre ces décharges sauvages". Pour sa part, Jean-Claude Guidicelli, avocat de la famille du maire de Signes, s'étonne du choix du parquet, qui privilégie, donc, à ce jour, la piste accidentelle. "On peut imaginer que le conducteur a voulu se soustraire à cette verbalisation. (...) Lorsqu'il effectue cette marche arrière, il est parfaitement conscient, d'après la topographie des lieux, qu'il y a certainement derrière son véhicule utilitaire encore des personnes et notamment monsieur le maire. (...) On sait très bien qu'on peut provoquer la mort. Une reconstitution pourrait avoir lieu", estime l'avocat, qui reconnaît toutefois qu'il appartient bien aux magistrats d'instruire l'enquête judiciaire.L'hommage d'Emmanuel Macron, les réactions unanimes de la classe politiqueDans leur intégralité, les principaux responsables politiques français n'ont pas manqué de rendre hommage à Jean-Mathieu Michel, maire divers droite de Signes. À commencer par Emmanuel Macron qui a adressé "un courrier à la famille pour lui témoigner ses sincères condoléances". Selon Var Matin, le président de la République évoque dans la lettre "le dévouement inlassable de cet élu qui servait sa commune et ses habitants depuis plus de 40 ans et dont le dernier geste traduisait le souci de son territoire et son implication à y faire respecter la loi pour le bien de tous". Par ailleurs, dans un communiqué conjoint, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'État Laurent Nuñez ont également adressé "leurs condoléances et leurs pensées les plus émues à la famille et aux proches" de Jean-Mathieu Michel. Sur Twitter, le sénateur socialiste du Val-d'Oise, Rachid Temal, a demandé à Emmanuel Macron "d'élever à titre posthume Jean-Mathieu Michel, maire de Signes, au grade de grand-croix dans l'ordre national de la Légion d'honneur". Tandis que le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, a estimé qu'il s'agissait ici "d'un drame qui doit tous nous alerter". Enfin, Christian Jacob, le chef du groupe parlementaire des Républicains, salue la mémoire d'un maire "très apprécié de ses collègues élus varois et dévoué à sa commune".
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Elle ne croit plus au miracle. dans un documentaire qui sera diffusé lundi 5 décembre sur M6, et dont Télé Loisirs a dévoilé un extrait, l'ex-femme de Renaud se confie sur l'addiction à l'alcool du chanteur : "La scène, je sais que ça le sauve, a assuré Dominique.
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J'ai compris, ça y est. J'ai arrêté d'imaginer qu'il va guérir, qu'il va y avoir un miracle, qu'il ne va plus jamais boire... Ça, c'est pas possible. Mais par contre, s'il garde son identité, qu'il écrit ses belles chansons, qu'il les chante sur scène, ça va. Il existe, il est bien. (...) Et c'est sa colonne vertébrale." Il faut dire qu'entre Dominique Lanvin et Renaud, c'est une histoire d'amour aux accents tragiques. Une histoire rendue impossible par un ennemi commun: l'addiction du chanteur à l'alcool. Dominique avait quitté son mari Gérard Lanvin pour le chanteur. En 1980, ils donnaient naissance à la petite Lolita Séchan. Mais en 1999, après près de vingt ans de vie commune, épuisée par l'addiction de son mari, Dominique demande le divorce. Elle est cependant demeurée l'amie de toujours. Et peut-être la femme de sa vie. Une fois libéré de son addiction, Renaud était revenu lui demander sa main.
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Des dizaines de scientifiques ont publié une lettre ouverte exprimant leurs "inquiétudes" sur les méthodes de la vaste étude parue dans le Lancet, ayant conduit à la suspension d'essais cliniques sur l'hydroxychloroquine.
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Parue le 22 mai, l'étude se fonde sur les données de quelque 96.000 patients hospitalisés entre décembre et avril dans 671 hôpitaux, et compare l'état de ceux qui ont reçu le traitement à celui des patients qui ne l'ont pas eu.Elle conclut que la controversée hydroxychloroquine ne semble pas être bénéfique aux malades du Covid et pourrait même être néfaste.Le retentissement de cette étude a "conduit de nombreux chercheurs à travers le monde à examiner minutieusement, en détail, la publication en question", écrivent les auteurs de la lettre ouverte publiée jeudi soir."Cet examen a soulevé à la fois des inquiétudes liées à la méthodologie et à l'intégrité des données", soulignent-ils avant de faire une longue liste de points problématiques, du refus des auteurs de donner accès aux données à l'absence d'"examen éthique".Notant que la médiatisation autour de cette étude a provoqué "une inquiétude considérable chez les patients et les participants" aux essais cliniques, ils appellent à la mise en place par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ou une autre institution, "indépendante et respectée", d'un groupe chargé de mener une analyse indépendante des conclusions de l'étude.Parmi les signataires de cette lettre ouverte se trouvent des cliniciens, des statisticiens et autres chercheurs du monde entier, de Harvard à l'Imperial College de Londres."J'ai des doutes sérieux sur les bénéfices d'un traitement à la chloroquine/hydroxychloroquine contre le Covid-19 et j'ai hâte que cette histoire se termine, mais je crois que l'intégrité de la recherche ne peut pas être invoquée uniquement quand un article ne va pas dans le sens de nos préconceptions", a commenté sur Twitter le Pr François Balloux, du University College de Londres.Aussi, "c'est avec le coeur lourd que j'ai ajouté mon nom à la lettre ouverte", a-t-il ajouté.Parmi les signataires se trouve également le Français Philippe Parola, collaborateur du Pr Didier Raoult à Marseille, promoteur français de l'hydroxychloroquine qui a largement contribué à populariser ce traitement. La publication de l'étude du Lancet la semaine dernière a conduit l'OMS à suspendre "temporairement", par précaution, l'inclusion de nouveaux patients dans les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine, menés avec ses partenaires dans plusieurs pays.Et la France a décidé de bannir la molécule pour traiter le Covid-19.
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