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L'agresseur présumé de Pascal Filoe, directeur général adjoint de la ville de Rodez en charge notamment de la police municipale, a été interpellé peu après les faits. Il est "connu des services de police".
Le responsable sécurité de la mairie de Rodez (Aveyron) est décédé jeudi matin 27 septembre après avoir été blessé de plusieurs coups de couteau dans le centre ville, a indiqué le maire de la ville Christian Teyssèdre, confirmant une information du site Centre Presse. Directeur général adjoint de la ville de Rodez en charge notamment de la police municipale, Pasca Filoe, a été agressé vers 10h30 rue Douls, dans le centre-ville. En "état d'urgence absolue", ce père de trois enfants a été transporté vers l'hôpital de Rodez, où il a succombé à ses blessures vers 13h, selon les médias locaux. Selon le témoignage d'un passant à La Dépêche du Midi, l'auteur de ces coups de couteau a été poursuivi par un employé municipal puis s'est réfugié dans une boutique à proximité, avant d'être interpellé. L'homme, âgé d'une quarantaine d'années, n'aurait opposé aucune résistance. "L'agresseur était connu des services de police. Il avait notamment dégradé la porte de l'Hôtel de ville le 11 avril dernier", a précisé l'édile à l'AFP. Selon France 3, il était arrivé en Aveyron il y a quelques mois et possédait un chien de catégorie 1 sans permis qui lui aurait été retiré la semaine dernière. Il aurait alors menacé le maire et le chef de la police municipale."Une attaque ignoble"Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a condamné sur Twitter une "attaque ignoble". Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, la capitale de l'Occitanie, s'est dit "consterné et abasourdi". "C'est insoutenable de voir des représentants de nos forces de police, qui méritent gratitude et respect, victimes de tels actes inqualifiables", a-t-il souligné. Plusieurs députés ont également fait état de leur émotion. Plusieurs députés ont également fait état de leur émotion. Le maire Les Républicains de Nice Christian Estrosi s'est pour sa part déclaré "indigné". "Nos policiers municipaux comme nationaux sont victimes chaque jour d'attaques dans des conditions de travail très difficiles", a-t-il insisté sur Twitter.La préfecture de l'Aveyron a annoncé dans un communiqué de presse, "qu'une cellule d'urgence médico-psychologique (serait) activée à partir de 14h à l'Hôtel de ville", soulignant qu'un appel à témoin a été lancé.
Les autorités mauriciennes avaient lancé un appel à l'aide par la voix du Premier ministre Pravind Jugnauth, qui expliquait que son pays n'avait pas "les compétences et l'expertise pour le renflouage des bateaux échoués".
Un navire échoué sur un récif de l'Île Maurice a causé un échappement d'hydrocarbures, qui menacent les cotes mauriciennes. La France a répondu aux autorités locales, et envoyé samedi 8 août des équipes et du matériel depuis La Réunion vers Maurice. "Nous déployons dès à présent des équipes et du matériel depuis La Réunion", a tweeté le chef de l'Etat. "Lorsque la biodiversité est en péril, il y a urgence d'agir. La France est là. Aux côtés du peuple mauricien". Les autorités mauriciennes avaient annoncé jeudi que des hydrocarbures s'écoulaient d'un vraquier échoué sur un récif depuis la fin juillet sur la côte sud-est de l'île. Elles avaient demandé jeudi une assistance matérielle et humaine pour lutter contre la pollution marine."Dès samedi, un avion tactique de transport militaire (Casa CN-235) transportant du matériel du matériel de lutte contre la pollution effectuera ainsi deux rotations à destination de Maurice. Un officier de liaison de la Marine nationale et le correspondant de la lutte contre une pollution maritime par hydrocarbures (Polmar) de La Réunion seront également présents à bord, afin d'apporter leur expertise technique et opérationnelle aux autorités mauriciennes", a indiqué la préfecture de la zone de défense et de sécurité du sud de l'océan indien dans un communiqué."Cet avion tactique transportera du matériel Polmar, dont notamment des barrages côtiers", a poursuivi la préfecture, en précisant que "le bâtiment de soutien et d'assistance outre-mer Champlain de la marine nationale transportant du matériel complémentaire (dont plusieurs types de récupérateurs ainsi que des barrages absorbants et hauturiers) appareillera également ce samedi afin de rejoindre rapidement Maurice".
Le bilan des marchés immobiliers fait état d'une augmentation globale du prix des logements français, portée par des villes en plein "boom" comme Nantes ou Rennes.
"La province rattrape l'Île-de France, c'est un fait nouveau qui n'existait pas ces dernières années". Les notaires ont présenté leur bilan annuel du secteur ce mardi 10 décembre, l'occasion d'exposer en détail les détails de la hausse des prix immobiliers en France. Au cours d'une conférence de presse, les notaires ont à nouveau présenté le tableau national qu'ils avaient dressé fin novembre lors de leur état trimestriel des lieux, établi de concert avec l'Insee. Au sortir de trois années florissantes, les transactions sont ainsi à un niveau jamais vu, à plus d'un million, et les prix des logements français ont globalement augmenté (+3,2% sur un an à fin septembre). Concernant les marchés immobiliers des principales villes de France, l'année a d'abord été marquée par l'essor persistant des prix à Paris: au mètre carré, ils ont pris 6,3% à 9.890 euros. Ce montant est une moyenne sur les neuf premiers mois de l'année et il est donc inférieur au seuil des 10.000 euros, dépassé cet automne."Accalmie" à Bordeaux, Lyon repart à la hausseLe bilan fait en outre la part-belle aux métropoles de la façade atlantique. 2019 aura ainsi vu "une forte hausse des grandes villes de l'Ouest", a souligné Frédéric Violeau, président de l'Institut notarial de droit immobilier. A Nantes, notamment, les prix des appartements ont bondi de plus de 10% (3.150 euros le mètre carré), et à Rennes, ils ont pris plus de 7% (2.750 euros le m2). Ailleurs, "on constate à nouveau la bonne tenue de Bordeaux (+1,5% à 4.320 euros le m2) mais la flambée bordelaise dont on a beaucoup parlé ces dernières années, se calme et Lyon reprend ses droits", a souligné le dirigeant de l'institut.A Lyon, le marché des appartements s'est rattrapé après quelques années timides, avec une hausse des prix qui dépasse 10% à 4.320 euros le mètre carré. Dernière hausse notable, celle de Saint-Etienne (+7,7% pour les appartements à 930 euros le m2) est en trompe-l'oeil car elle conclut des années de déprime qui en font la seule grande ville française à moins de 1.000 euros le mètre carré. Enfin, une seule grande ville voit baisser les prix de ses appartements: Reims, où il décline de 2,7% à 2.000 euros le m2.
Ce lundi 27 juillet, à l'issue du Conseil de défense écologique présidé par Emmanuel Macron, le gouvernement va annoncer les premières mesures "réglementaires" inspirées par des propositions de la Convention citoyenne pour le climat.
Jean Castex a promis, dans une tribune publiée dans Ouest France dimanche 26 juillet, de faire suivre la Convention citoyenne sur le climat "par des mesures concrètes et ambitieuses". Le gouvernement agit dès ce lundi. Avant les lois prévues pour 2021, il s'apprête à annoncer ce jour des premières mesures "réglementaires" inspirées des propositions de la Convention à l'issue du Conseil de défense écologique, présidé par Emmanuel Macron. "Cette 5e réunion du Conseil de défense écologique (qui se tiendra à 10h30 à l'Elysée) abordera notamment les premières mesures issues de la Convention Citoyenne pour le Climat, la lutte contre l'artificialisation des sols et la création de nouvelles aires protégées", a annoncé l'Elysée dans un communiqué dimanche.146 mesures retenues sur 149Les 150 citoyens de la Convention ont proposé 149 mesures dans l'objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de la France, dont 146 ont été retenues par le Président Emmanuel Macron, sur des sujets très variés, du logement à l'alimentation, en passant par l'artificialisation des sols ou les transports.Dans sa tribune, le Premier ministre s'est fait le défenseur d'"une écologie de terrain" fondée sur le dialogue à l'échelon d'un territoire, qu'il oppose à une écologie "moralisatrice, voire sectaire". "Les scientifiques, comme la jeunesse, nous poussent à aller plus loin et plus vite", a estimé Jean Castex.Ces mesures peuvent être adoptées par décret et sont donc les plus rapides à mettre en oeuvre.D'autres mesures à la fin de l'étéLe gouvernement devrait ensuite présenter un projet de loi pour d'autres mesures à la fin de l'été, "c'est-à-dire au tournant septembre-octobre", afin que "le texte puisse être examiné en séance au début de l'année 2021", a précisé Marc Fesneau, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne."Tout le travail va être un travail d'élaboration sur les différents types de mesures : celles d'ordre réglementaire sur lesquelles on va faire quelques annonces la semaine prochaine, et sur le processus législatif qui va prendre un petit peu de temps", avait fait savoir la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili le 20 juillet à la sortie d'une rencontre entre des représentants des 150 et Jean Castex.Les citoyens vont être associés à ce processus, avec une première réunion mercredi avec Barbara Pompili et le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.Une partie des mesures proposées par la convention, comme la rénovation thermique des logements ou le développement de transports propres, devrait être reprise dans le plan de relance du gouvernement qui sera dévoilé le 24 août en Conseil des ministres.Inscrire "le plus vite possible" le réchauffement climatique dans la ConstitutionLe 14 juillet, Emmanuel Macron avait dit vouloir "redévelopper massivement" le secteur ferroviaire, et "un grand programme de rénovation" énergétique, à destination des écoles et des Ehpad dans un premier temps.Le président de la République a aussi souhaité inscrire "le plus vite possible" la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution, ce qui implique de lancer une complexe procédure de révision qui pourrait se terminer par un référendum.Ce Conseil de défense écologique, "c'est la mise en scène d'un président qui décide seul", a déploré dimanche dans le Parisien l'eurodéputé EELV Yannick Jadot qui en attend néanmoins "du concret et du bon sens", comme le chèque alimentaire permettant aux familles vulnérables d'acheter des produits bio.
L'auteur de bande dessinée, rendu notamment célèbre par "L'Enquête corse" et par le personnage de Jack Palmer, est décédé dimanche 30 septembre à l'âge de 72 ans, comme l'a annoncé la maison d'édition Dargaud.
C'est un grand nom de la bande dessinée française qui s'en est allé. Dimanche 30 septembre, la maison d'édition Dargaud a confirmé le décès de René Pétillon, à l'âge de 72 ans. "La tristesse et la douleur de voir disparaître un ami cher ne nous font pas oublier le talent hors du commun de ce dessinateur à l'humour irrésistible et à l'élégance rare", précise le communiqué de Dargaud.René Pétillon, connu pour avoir créé le personnage du détective Jack Palmer en 1976, est devenu plus largement célèbre avec "L'Enquête corse", album récompensé au prestigieux festival d'Angoulême en 2001 et par la suite adapté au cinéma par Alain Berberian, avec dans les rôles principaux Christian Clavier et Jean Reno. Il a également collaboré au Canard Enchaîné.
Dans un livre que publie Didier Barbelivien, le chanteur revient sur un épisode qui aurait pu lui coûter à la vie ainsi qu'à l'ex-chef de l'Etat, raconte le Journal du Dimanche.
Un drame a peut-être été évité en plein mandat de Nicolas Sarkozy. C'est en tout cas ce que raconte Didier Barbelivien, le chanteur et très proche ami de l'ancien président. Le Journal du Dimanche a relevé une anecdote dans le livre que le chanteur publie le 2 octobre prochain, Pleure pas nostalgie. L'affaire remonte à mars 2009. Les deux hommes sont dans le même avion, l'A320 présidentiel, pour un voyage au Congo. Mais avant le décollage, les passagers sont alertés par un bruit étrange, provoquant une certaine stupeur dans l'appareil. Didier Barbelivien raconte la véritable cause. "Nicolas Sarkozy nous est alors apparu, venant de son espace réservé, pour nous annoncer, très calme et sûr de lui, comme l'aurait fait un chef de cabine, que le réacteur droit de l'appareil venait d'exploser." Par chance, l'avion n'avait pas encore décollé et tous les passagers ont pu changer d'avion. Pour la petite histoire, ils emprunteront celui réservé à l'origine pour la presse. Nicolas Sarkozy "tout pâle" Sauf qu'avant de sortir, Didier Barbelivien veut en savoir plus. Il se met à interroger le commandant de bord et apprend que tout le monde a évité le pire. "Si le réacteur nous avait lâchés en plein décollage", questionne l'artiste. "Si nous avions pris de l'altitude, pas de problème. (...) Mais si ça avait eu lieu au moment de la poussée, là, je n'ose pas l'imaginer, Monsieur Barbelivien, on a eu très chaud", lui rétorque le pilote. Didier Barbelivien, raconte comment Nicolas Sarkozy, sans doute présent à côté de lui au moment des explications, est devenu "un peu plus pâle qu'à l'ordinaire". Dans l'histoire de la République, le président Paul Deschanel était lui aussi passé tout près de la mort lorsqu'il était tombé d'un train en avril 1920. Récupéré par un cheminot, il sera soigné, mais décèdera finalement deux ans plus tard. Dans un autre registre, le général de Gaulle avait échappé à l'attentat du Petit-Clamart en août 1962, alors qu'il était président de la République depuis trois ans.
Selon le dernier bulletin de Météo France, 66 autres départements restent en vigilance canicule, mais celle-ci arrive à son terme, précise Le Parisien.
La vague de chaleur et les températures caniculaires qui s'abattent sur la France depuis quelques jours sont sans doute bientôt un mauvais souvenir. Le Parisien, qui s'appuie sur les dernières prévisions de Météo France, nous apprend que l'épisode caniculaire touche à sa fin. Dans le même temps, Météo France a relevé son seuil d'alerte avec 47 départements placés en vigilance orange pour des risques d'orage et de chaleur. Leur nombre a triplé depuis ce matin, 6h. C'est par l'Ouest que les orages vont arriver.Les 47 départements concernés sont les suivants : Ain (01), Aisne (02), Allier (03), Ardennes (08), Ariège (9), Aube (10), Aveyron (12), Calvados (14), Cantal (15), Cher (18), Corrèze (19), Côtes-d'Armor (22), Creuse (23), Dordogne (24), Eure (27), Eure-et-Loir (28), Haute-Garonne (31), Gers (32), Ille-et-Vilaine (35), Indre (36), Indre-et-Loire (37), Landes (40), Loir-et-Cher (41), Loiret (45), Lot (46), Lot-et-Garonne (47), Maine-et-Loire (49), Manche (50), Oise (60), Orne (61), Pyrénées-Atlantiques (64), Hautes-Pyrénées (65), Sarthe (72), Paris (75), Seine-Maritime (76), Seine-et-Marne (77), Yvelines (78), Somme (80), Tarn (81), Tarn-et-Garonne (82), Vendée (85), Haute-Vienne (87), Essonne (91), Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93), Val-de-Marne (94), Val-d'Oise (95).13 départements en vigilance rouge canicule Mais attention, alerte Météo France, car ces épisodes orageux pourraient être très violents comme cela fut le cas ces dernières heures en Gironde ou dans les l'Essonne avec de fortes pluies. "De forts cumuls de pluie, chutes de grêle et violentes rafales sont attendus". Un épisode orageux qui devrait s'étendre à la Manche la nuit prochaine. En ce qui concerne les fortes chaleurs, 66 départements restent en vigilance canicule, dont 13 toujours en vigilance rouge dans le Nord du pays. Les 53 autres sont en vigilance orange. Météo France indique que ce mercredi 12 août, les températures sont encore hautes dans plusieurs départements le matin : pas moins de 20 à 24 degrés relevés de l'Aquitaine aux Hauts-de-France. L'épisode devrait cependant toucher à sa fin dès ce jeudi avec des températures nettement à la baisse.
Un drapeau américain, le portrait du président Barack Obama et même des documents officiels. La fausse ambassade des Etats-Unis au Ghana avait tout d'une vraie.
C'est probablement pour cette raison qu'elle a pu fonctionner pendant 10 ans, avant d'être fermée dans une vaste opération anticorruption du Département d'Etat américain, ont rapporté plusieurs médias dimanche 4 décembre."L'ambassade n'était pas gérée par le gouvernement des Etats-Unis, mais par des figures du crime organisé turc et ghanéen, ainsi que par un avocat ghanéen", a déclaré le Département d'Etat dans un communiqué. Dans ce bâtiment rose délabré, qui arborait le drapeau américain les lundis, mardis et vendredis de 7h30 à midi, il était possible de se procurer de faux visas, mais également de vrai visas obtenus frauduleusement ou encore des documents d'identité, pour un prix de 6.000 dollars. Des citoyens turcs parlant un anglais parfait se faisaient passer pour des officiers consulaires auprès des demandeurs, qui pouvaient venir d'aussi loin que le Togo ou la côte d'Ivoire.6.000 DOLLARS POUR UN VISAEn effet, la fausse ambassade n'acceptait pas de rendez-vous sur place. A la place, les criminels allaient chercher des "clients" dans les parties les plus reculées de l'Afrique de l'ouest, les ramenaient à Accra, les logeaient dans des hôtels et s'occupaient de leurs trajets jusqu'au bâtiment.Lors de l'opération "Spartan Vanguard" qui a mis fin au trafic, plusieurs personnes ont été arrêtées, mais d'autres sont toujours en fuite. Une fausse ambassade néerlandaise a également été découverte, gérée par les mêmes personnes.
L'Union européenne refuse de reconnaître Alexandre Loukachenko comme président du Bélarus malgré sa prestation de serment inattendue, pointant son "manque de toute légitimité démocratique", et "réexamine ses relations" avec Minsk, a indiqué jeudi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.
L'élection du 9 août "n'était ni libre ni équitable. L'UE ne reconnaît pas les résultats falsifiés. En conséquence, la soi-disant +prestation de serment+ du 23 septembre et le nouveau mandat dont se réclame Alexandre Loukachenko n'ont aucune légitimité démocratique", a affirmé M. Borrell dans un communiqué.Alexandre Loukachenko, dont la réélection est vivement contestée par des manifestations massives, a prêté serment mercredi de manière inattendue lors d'une cérémonie qui n'a été rendue publique qu'après-coup.L'annonce a immédiatement provoqué une nouvelle manifestation de l'opposition à Minsk, réprimée par des dizaines d'interpellations."Cette +prestation de serment+ contredit directement la volonté de larges pans de la population bélarusse, exprimée dans de nombreuses manifestations, pacifiques et sans précédent (...) et elle ne fera qu'aggraver la crise politique" dans le pays, a souligné M. Borrell."Au vu de la situation actuelle, l'UE réexamine ses relations avec le Bélarus", a-t-il ajouté sans autres précisions. L'UE a préparé des sanctions contre une quarantaine de personnes jugées responsables de la répression et envisage également de sanctionner Alexandre Loukachenko, a-t-on, appris de sources diplomatiques.Mais l'unanimité des Etats membres est requise, et Chypre conditionne son accord a l'adoption de mesures pour contraindre la Turquie à cesser ses forages gaziers dans les eaux de sa zone économique. Deux Etats, la Suéde et la Finlande, refusent de sanctionner M. Loukachenko pour permettre une médiation de l'OSCE (organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) qui sera présidée par la Suède, a-t-on ajouté de mêmes sources.La question sera discutée lors du sommet des dirigeants européens les 1er et 2 octobre à Bruxelles."Nous réitérons que nous attendons des autorités bélarusses qu'elles s'abstiennent de toute répression et violences supplémentaires contre le peuple du Bélarus et qu'elle libèrent immédiatement et sans conditions tous ceux qui ont été arrêtés" dans le cadre des manifestations, a indiqué Josep Borrell jeudi, appellant à "de nouvelles élections démocratiques" dans le pays.
Selon la presse britannique, les ducs de Cambridge et de Sussex auraient décidé de prendre leurs distances.
Y aurait-il de l'eau dans le gaz entre les deux couples princiers ? C'est en tout cas ce que semble penser le Sunday Times, relayé par Closer. Selon le journal britannique, les princes Harry et William auraient décidé de mettre de la distance entre eux. Ils devraient prochainement délaisser leur bureau commun pour en créer deux distincts. Une décision qui serait due à l'arrivée dans la famille royale de Meghan Markle, selon Sally Bedell Smith, auteure et spécialiste du sujet. "L'arrivée de Meghan dans la famille royale a modifié la dynamique de la relation de manière assez significative. C'est inévitable et pratique, car cela donne à Harry et à Meghan une certaine liberté pour créer leurs propres intérêts et associations caritatives", a-t-elle expliqué au magazine People.Par ailleurs, selon la spécialiste de la couronne britannique, les opinions de Meghan Markle ne seraient pas forcément partagées par le prince William et son épouse Kate Middleton. "Meghan a des opinions très fortes sur ce qui l'intéresse et c'est peut-être ce que partage Harry, mais pas ce que partagent William et Kate", avance-t-elle. Si Harry et William continueront à s'afficher côte à côte pour les grands événements et à l'international pour "représenter la reine", ils devraient en revanche "emprunter des chemins différents", en ce qui concerne le reste.
Le nouveau maire (EELV) de Bordeaux Pierre Hurmic a souhaité jeudi l'installation à Bordeaux d'une compagnie de CRS permanente alors que la ville est aux prises avec une vague d'insécurité depuis plusieurs mois.
"Je vais écrire au ministre de l'Intérieur pour demander le retour d'une compagnie de CRS à demeure à Bordeaux, les autres grandes villes de France en ont une et Bordeaux en avait une à une époque", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.M. Hurmic est décidé, dans la foulée de la sénatrice radicale de Gironde Nathalie Delattre, à faire du "lobbying national" pour obtenir ces quelque "70 policiers" supplémentaires basés dans l'agglomération."Nous ne sommes pas là pour pallier les carences de la police nationale", a-t-il dit, ajoutant qu'il avait décidé d'étoffer les effectifs de la police municipale, afin de mettre plus de fonctionnaires en îlotage dans les rues. Il a annoncé la création d'une brigade canine et le renforcement de la brigade équestre."Espérons que notre décision de mettre plus de policiers dans les rues sera contagieuse dans la police nationale (...). Il faut qu'elle aussi soit plus présente dans les quartiers", a-t-il martelé. "C'était une stupidité de supprimer la police de proximité sous le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy".Bordeaux fait face depuis environ un an à une multiplication d'agressions, notamment à l'arme blanche, et d'incivilités, qui ont augmenté depuis le déconfinement. Certaines sont imputées à quelques dizaines de jeunes délinquants migrants qualifié de "mineurs non accompagnés" mais parfois majeurs, un phénomène qui s'est accru dernièrement. Ils seraient "entre 60 et 100", selon l'équipe municipale.Au premier semestre, 44% des actes de délinquance juvénile ont été commis par ces jeunes, livrés à eux-mêmes dans la rue, selon la préfecture.Bousculé par l'opposition sur la sécurité, M. Hurmic, qui a mis fin en juin à une mainmise de 73 ans de la droite sur la capitale girondine, a répondu qu'il était "extravagant de dire que nous n'avons encore rien fait".Son adjoint à la sécurité, Amine Smihi, a pointé du doigt la majorité précédente: "on a découvert un service de police municipale exsangue". "Aujourd'hui, nous ne pouvons pas avoir une équipe (en îlotage) simultanément dans chacun des 8 quartiers de la ville", a-t-il déploré. "Il nous faudrait doubler nos effectifs en six ans"
Un garçon de 14 ans est mort jeudi à Paris après avoir été poignardé. Un jeune homme de son âge a été placé en garde à vue.
Drame à Paris. Mercredi soir, la police, appelée dans le Xe arrondissement de la capitale pour une rixe sur la voie publique entre une trentaine de personnes armées de bâtons, a découvert un adolescent blessé par arme blanche. Transporté à l'hôpital, le jeune homme de 14 ans est décédé de ses blessures jeudi matin, a indiqué le parquet de Paris. Une enquête a été confiée au deuxième district de la police judiciaire parisienne et un jeune, lui aussi âgé de 14 ans, a été placé en garde à vue dans la matinée, selon le parquet. Cette garde à vue se poursuivait dans la soirée. D'après une source proche du dossier, cet adolescent a été interpellé après, notamment, l'exploitation des images enregistrées par la préfecture de police.Des précédentsDes rixes dans l'Est de Paris et la banlieue nord de la capitale ont été à l'origine de plusieurs décès de jeunes ces dernières années. En juillet 2018, un homme de 23 ans avait succombé à un passage à tabac et à une blessure à l'arme blanche, également dans le Xe arrondissement de la capitale, dans un règlement de comptes entre bandes du Xe et du XIXe arrondissement qui avait impliqué une quinzaine de personnes. Six mois plus tard, le rappeur MHD avait été mis en examen et placé en détention provisoire dans le cadre de cette affaire, pour des faits qu'il conteste. Il est à ce jour toujours écroué. Huit autres personnes sont mises en examen.En octobre 2019, un garçon de 17 ans avait succombé à ses blessures après avoir été poignardé lors d'une bagarre entre bandes rivales sur le boulevard Mortier, dans le XXe arrondissement. Dix jeunes ont été mis en examen pour meurtre.En septembre 2019, un lycéen de 15 ans était mort poignardé à l'entrée d'un stade aux Lilas (Seinte-Saint-Denis), un an après le décès d'un collégien de 13 ans à l'issue d'une bagarre entre bandes dans cette commune limitrophe à l'est de la capitale.Au lendemain de la rixe mortelle du boulevard Mortier, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait annoncé une "remise à plat du plan d'action" contre les bandes, avec notamment l'instauration de "référents dans chaque commissariat" et une "cartographie" de ces groupes "cage d'escalier par cage d'escalier". La préfecture de police de Paris a mis en place en 2009 une "cellule de suivi du plan bandes".
Dimanche, deux autres personnes avaient été blessées au mollet par un tir accidentel dans la Sarthe.
Nouvel accident de chasse. Un homme qui roulait à vélo a été blessé par un chasseur dans la matinée mercredi 18 décembre à Saumane-le-Vaucluse (Vaucluse). Le vététiste qui a reçu une balle dans le bras a été emmené à l'hôpital par les pompiers, alors que le chasseur avait alerté les secours. Une enquête de gendarmerie a été ouverte, rapporte France Bleu Vaucluse. "Il devient nécessaire d'organiser une rencontre entre tous les acteurs concernés par le problème pour rappeler les règles de sécurité à respecter et pour reposer un cadre respecté par tous", a estimé au micro de la radio locale Georges Garcia, président de la Fédération française de cyclisme. Huit morts cette saisonDimanche à Ecommoy, dans la Sarthe, un tir accidentel a fait deux blessés lors d'une partie de chasse au petit gibier, a rapporté Ouest France. Deux personnes ont été blessées au mollet, l'une se trouvaient toujours hospitalisée mardi. Le 25 novembre, la secrétaire d'État à la Transition écologique Emmanuelle Wargon avait alerté dans un courrier le président de la Fédération nationale de la chasse (FNC), Willy Schraen, alors que 8 personnes ont trouvé la mort dans des accidents de chasse depuis le début de la saison. "Ce nombre est supérieur au bilan total de la saison précédente, alors même que la saison en cours est loin d'être terminée", avait-elle écrit, demandant "une réaction déterminée du monde cynégétique".
Près de 49% des personnes interrogées ne veulent voir aucune des deux femmes représenter le Rassemblement national, ex-Front national, aux élections présidentielles en 2022.
Alors qu'elle a mis sa carrière politique entre parenthèse, un sondage Elabe pour BFMTV révèle que 34% des Français préfèrent Marion Maréchal comme candidate du Rassemblement national, ex-Front national, contre 17% pour Marine Le Pen aux prochaines élections présidentielles. Néanmoins, 49% des sondés ne veulent voir aucune des deux femmes représenter le parti en 2022. Une hypothèse immédiatement réfutée par Marion Maréchal : "C'est un honneur, mais ce n'est pas du tout à l'ordre du jour. Je suis engagée dans mon projet, j'ai un objectif très ambitieux (l'ouverture d'une académie de sciences politiques à Lyon, ndlr). Je n'ai pas dit que je ne referais plus jamais de politique, j'ai dit que pour l'instant je ne savais pas", a expliqué l'ancienne député du Vaucluse. Marine Le Pen, mieux placée pour 2022 chez les sympathisants du parti Chez les sympathisants de l'ex-FN interrogés, 52% considèrent que Marine Le Pen est la mieux placée pour 2022, contre 44% pour sa nièce. Les sympathisants du parti sont d'ailleurs 62% a approuver le changement de nom du parti.Ils sont 33% à estimer qu'il s'agit "ni d'une bonne chose ni d'une mauvaise chose". Près de 62% d'entre eux sont favorables à une alliance avec Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France. Un rapprochement que ce dernier a néanmoins refusé.
La tête de liste LREM aux élections européennes a utilisé ce terme péjoratif à l'encontre des peuples nomades pour illustrer la façon dont elle était perçue lorsqu'elle a pris la direction de l'ENA. Ses propos ont suscité la colère de plusieurs internautes.
Nathalie Loiseau, tête de liste LREM pour les élections européennes, est revenue lundi 29 avril sur France Culture sur une possible suppression de l'ENA. "Je n'ai pas été accueillie avec des fleurs en étant pas ancienne élève de l'ENA, femme et moins de 50 ans. J'avais l'impression d'être une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l'ENA", a-t-elle lâché. Ces propos ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, alors que Nathalie Loiseau enchaîne les polémiques.Mediapart révélait la semaine dernière la présence de l'ex-ministre sur une liste étudiante d'extrême droite en 1984. Dimanche, on lui reprochait de banaliser l'homophobie dans une bande dessinée sur l'Europe. Utilisant ce terme péjoratif pour désigner les peuples nomades, Nathalie Loiseau a choqué de nombreux internautes, dont la tête de liste communiste aux européennes Ian Brossat et le député LFI Bastien Lauchaud. "Réformer le contact des élèves de l'ENA avec la vraie vie""Je sais ce que j'ai pu faire. J'ai pu réformer le concours d'entrée, j'ai pu réformer la scolarité, j'ai pu réformer le contact des élèves de l'ENA avec la vraie vie. Et je sais ce à quoi je me suis heurtée, énormément de conservatisme de la part de la haute administration", a-t-elle expliqué au micro de France Culture. Diplômée de Sciences Po Paris et de l'Institut national des langues et civilisations orientales, Nathalie Loiseau, a pris la tête de l'ENA en 2012. Elle y passera quatre ans, après 26 ans au ministère des Affaires étrangères en tant que diplomate. Dimanche, Nathalie Loiseau s'était déjà déclarée "soulagée" de la suppression de la haute école administration. "Je suis soulagée qu'on donne un coup de pied dans la fourmilière", avait-elle expliqué sur Radio J pointant notamment "le manque de diversité" des élèves. La tête de la liste Renaissance, qui agrège La République en marche, le MoDem et leurs alliés, a encore mis en exergue un "entre-soi social", en appelant à ce "qu'il n'y ait pas de discrimination sur l'origine, qu'elle soit sociale, qu'elle soit géographique, qu'elle soit culturelle". "Qu'on ait des gens de talent de partout : c'est ça la promesse républicaine", a-t-elle fait valoir, en visant "toute la chaîne de l'éducation depuis le primaire, le secondaire, le supérieur, qui doit se mettre en ordre de marche pour lutter contre les discriminations".
Selon la ministre de la Santé Agnès Buzyn, il est probable que de nouveaux cas se déclarent en France.
Bientôt de nouveaux cas de coronavirus en France ? "Je m'y attends", répond la ministre de la Santé Agnès Buzyn ce dimanche midi lors du grand jury RTL, Le Figaro et LCI, avant de poursuivre :"cet épisode risque de s'étendre dans les jours et les semaines qui viennent". "Ce matin il y a 5 personnes en évaluation, mises en isolement. Une dizaine de cas sont sous surveillance", explique la ministre. Une prise de sang doit permettre de déterminer si ces personnes sont atteintes ou non du virus.Cependant, Agnès Buzyn se veut rassurante. "Toutes les personnes contaminées ont été en Chine. Nous n'avons pas de cas (contracté) en France. Les gens qui ont des symptômes ont probablement la grippe. » Elle affirme également que le virus est "plus contagieux mais moins grave que ce que l'on craignait au départ". «Les personnes qui décèdent sont des personnes qui ont des fragilités médicales ou qui sont âgées», a-t-elle détaillé. Une réunion à Matignon ce dimancheAgnès Buzyn défend également le choix de ne pas installer de portiques thermiques aux aéroports : selon elle, il s'agit d'une "fausse sécurité qui ne sert à rien". Plutôt que mesurer systématiquement la température des voyageurs, elle défend le déploiement d'équipes médicales qui informent les voyageurs à leur arrivée. Une réunion doit avoir lieu en fin de journée ce dimanche avec Edouard Philippe pour évoquer le virus, et notamment la question des rapatriements des Français se trouvant à Wuhan.
Deux départements alpins sont maintenus en vigilance orange par Météo France en raison des risques d'avalanche, vendredi 15 mars. De fortes chutes de neige ont déjà été enregistrées dans la nuit.
La Savoie (73) et la Haute-Savoie (74) se trouvent toujours en alerte. La vigilance, lancée par Météo France jeudi en milieu de journée, a été prolongée pour toute la journée de vendredi, indique l'organisme de prévisions dans son bulletin matinal. L'alerte a en revanche été levée pour l'Isère (38).Niveau 4 sur 5Le risque d'avalanches va rester fort, de niveau 4 sur 5, jusqu'à samedi matin dans tous les massifs des deux départements concernés par l'alerte, excepté dans le Vercors, détaillent les météorologistes. La perturbation, très active, a déjà donné entre 25 et 50 cm de neige au-dessus de 1.600 m d'altitude. Il a d'abord neigé jusqu'à assez basse altitude, environ 800 à 1.000 m, puis la limite pluie-neige s'est progressivement élevée, pour se situer entre 1.300 et 1.500 m ce vendredi matin.15 à 25 cm dans la journéeCe vendredi, les chutes de neige se poursuivront mais seront moins intenses que durant la nuit. Météo France attend de 15 à 25 cm de neige supplémentaires durant la journée. Toutefois, le vent de nord-ouest, qui a soufflé violemment jeudi soir, a créé des accumulations de neige et des plaques, susceptibles de provoquer spontanément de très grandes avalanches.À moyenne altitude, des coulées de talus et avalanches de neige humide devraient également se produire, tandis que les prévisionnistes redoutent des avalanches de neige sèche de plus grande ampleur, à plus haute altitude. Ces avalanches et coulées pourront atteindre les routes et infrastructures habituellement exposées.
TF1 a conforté sa position de chaîne leader au mois d'août, alors que les autres grandes chaînes ont vu leurs parts d'audience reculer, d'après des données de Médiamétrie publiées lundi.
En août, chaque Français a regardé en moyenne la télévision pendant 3H21 (comme en juillet), soit 12 mn de plus qu'un an plus tôt, d'après les chiffres de l'institut de mesure d'audience.Cela démontre que les chaînes, qui ont vu leurs audiences s'envoler pendant le confinement, ont continué à bénéficier d'un regain d'intérêt même si cet effet lié au Covid-19 commence à s'estomper.Par chaîne, TF1 a regagné 0,4 point par rapport à un an plus tôt à 19,4%, avec un mois d'août qui s'est conclu par un carton plein avec la finale de la Ligue des champions PSG/Bayern (11 millions de téléspectateurs le 23 août), et qui a été marqué par de très bons scores pour les JT et pour des divertissements comme Koh-Lanta.Les autres grandes chaînes sont en légère baisse : France 2, qui n'a pas bénéficié des JO de Tokyo (reportées à 2021 pour cause de Covid-19) et a pâti du décalage du Tour de France (malgré une bonne audience pour le démarrage ce week-end), a cédé 0,2 point à 13,7%. France 3 a cédé 0,3 point à 9,8%, et M6 a perdu 0,5 point à 8,2%.Parmi les autres baisses notables, France 4, qui vient de lancer son ultime saison (sa diffusion doit cesser l'été prochain), a cédé 0,4 point à 1,3%.A l'inverse, quelques chaînes ont signé des records : L'Equipe a atteint 1,8% de pda pour la première fois sur un mois (+0,4 point), dopée par les soirées de Ligue des champions, tandis que BFMTV a signé son meilleur mois d'août avec 2,6% de pda (+0,6 point, soit la meilleure progression ce mois-ci), durant un mois où l'actualité est restée dense.Les autres chaînes d'info en continu ont également gagné du terrain : CNews a pris un demi-point (à 1,1%), tandis que LCI et franceinfo ont grappillé 0,1 point chacune (à 1% et 0,6% respectivement).Par groupe, France Télévisions (-0,9 à 28,6%) reste devant TF1 (+0,5 à 26,7%) mais avec un écart qui se réduit.
Pour désigner le candidat LR à la présidentielle 2022, Gérard Larcher estime qu'il faudra en passer par un "départage" obligatoire.
Gérard Larcher s'est dit favorable à une primaire dans les rangs LR ce vendredi 24 juillet au micro de BFMTV/RMC. Le Président du Sénat estime qu'il faudra à l'automne "une méthode de départage". "Je considère indispensable et l'interview de Rachida Dati le montre que nous ayons une procédure de choix. (...) Je suis favorable à des primaires où à un départage." "Je pense que sans méthode de départage, nous ne pourrons pas soutenir celui ou celle qui aura incarné nos valeurs. Je ne me résous pas à un deuxième tour qui se jouerait entre le président Macron et Marine Le Pen", a ajouté le Président du Sénat.Christian Jacob et Nadine Morano, opposés à l'idée d'une primaire"Ce que je souhaite, c'est que tout ceci soit tranché avant Noël", a déclaré mercredi le chef de file des députés LR Damien Abad. Interrogé par l'AFP, le patron de LR Christian Jacob souhaite lui aussi que la méthode de sélection du candidat à l'Elysée soit décidée "à l'automne".Christian Jacob, qui est "personnellement" hostile à une primaire, promet pour ce faire de "recueillir les avis des uns et des autres", dans "la transparence, la clarté, en prenant le temps". Sans rejeter "en bloc" ce mode de désignation, Damien Abad ne veut pas que ce soit l'occasion d'une campagne "médiatique, très longue" ou de divisions qui empêchent par la suite le gagnant de "rassembler" sa famille politique.Bruno Retailleau, cité comme candidat possible, est lui tout à fait favorable à une primaire, à défaut d'avoir "un candidat naturel qui écrase le match".L'eurodéputée Nadine Morano considère pour sa part qu'une primaire, "c'est un désastre", alors que le député Eric Woerth n'est pas contre une primaire "organisée différemment".Rachida Dati candidate ?Enfin l'ancienne ministre sarkozyste et ex-candidate à la mairie de Paris Rachida Dati affirme avoir "un rôle à jouer" pour la présidentielle de 2022, plaidant pour la "proximité" et "l'écoute" des Français.Interrogée pour savoir si elle sera candidate à la présidentielle, l'ancienne Garde des sceaux répond que "ce sera à (sa) famille politique de choisir un candidat" mais qu'elle "participera à cet engagement majeur".
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a prévenu samedi que toute avancée des forces du Gouvernement d'union nationale (GNA), soutenues par Ankara, vers la ville stratégique de Syrte, en Libye, pourrait mener à une intervention "directe" du Caire.
Avec l'appui d'Ankara, les forces loyales au GNA --basé à Tripoli et reconnu par l'ONU-- ont engrangé d'importantes victoires depuis début juin, reprenant le contrôle de l'ensemble du nord-ouest de la Libye.Les troupes rivales du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est libyen soutenu entre autres par l'Egypte, n'ont pour leur part cessé de reculer ces dernières semaines, essuyant des revers sur le terrain qui ont signé l'échec de leur offensive sur Tripoli lancée en avril 2019.Les forces du GNA restent néanmoins freinées dans leur avancée vers la ville côtière de Syrte, verrou stratégique vers l'Est et sous contrôle du maréchal Haftar.Ville natale de l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi --déchu et tué en 2011--, Syrte, ainsi qu'Al-Joufra plus au sud, représentent une "ligne rouge", a averti M. Sissi, lors d'un discours retransmis à la télévision.Si cette ligne est franchie, la sécurité de l'Egypte, qui partage une frontière poreuse avec la Libye, nécessitera une "intervention directe" des forces égyptiennes dans le pays, a-t-il déclaré."Toute intervention directe de l'Egypte est devenue légitime au niveau international, que ce soit au regard de la charte de l'ONU sur la légitime défense ou qu'elle se base sur la seule autorité légitime élue par le peuple libyen: le Parlement libyen" basé dans l'Est, a affirmé M. Sissi."Si le peuple libyen nous demande d'intervenir, c'est un signal envoyé au monde que l'Egypte et la Libye partagent (...) des intérêts communs, la sécurité et la stabilité", a-t-il ajouté.Pour le GNA, il s'agit d'une "ingérence dans les affaires (internes) et une menace grave pour la sécurité nationale de la Libye" et la "paix internationale", a déclaré Mohamad Amari Zayed, membre du Conseil présidentiel du GNA."Il ne peut y avoir de lignes rouges à l'intérieur de nos frontières et sur nos terres", a-t-il clamé. "Aucune partie étrangère n'aura d'autorité sur son peuple."- Trêve sous condition -Ankara a de son côté exigé samedi le retrait des troupes du maréchal Haftar de la ville de Syrte comme condition préalable à toute trêve."Un cessez-le-feu doit être viable (...) ce qui veut dire que les forces de Haftar doivent se retirer de Syrte et d'al-Joufra", a déclaré le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, lors d'un entretien avec l'AFP à Istanbul.Ces avertissements successifs interviennent après l'invitation lancée par Le Caire, et refusée vendredi soir par le GNA, d'assister à une réunion d'urgence sur la Libye de la Ligue arabe, dont le siège est basé dans la capitale égyptienne.Le GNA et la Turquie ont fait part de leur scepticisme, considérant l'initiative égyptienne comme une manière de faire gagner du temps au maréchal Haftar, qui est aussi soutenu par les Emirats arabes unis et la Russie.Les Emirats arabes unis ont affirmé samedi être "au côté de l'Egypte pour toutes les mesures qu'elle prend pour assurer la sécurité et la stabilité" face au conflit en Libye, selon le ministère des Affaires étrangères. Le ministère des Affaires étrangères d'Arabie saoudite a lui aussi manifesté son "soutien à l'Egypte quant à son droit à défendre ses frontières et son peuple contre l'extrémisme, les milices terroristes et leurs soutiens dans la région".Ankara --qui discute également avec Moscou dans le but de parvenir à un nouveau cessez-le-feu en Libye après l'échec de plusieurs trêves précédentes-- a tancé la France, accusée de soutenir le maréchal."Le gouvernement français soutient un chef de guerre illégitime", a dénoncé M. Kalin. "Malgré tout cela, ils (les responsables français, NDLR) continuent de nous critiquer. Mais nous travaillons avec les acteurs légitimes et c'est la France qui travaille avec les mauvais acteurs."Mercredi, lors d'une réunion en visioconférence des ministres de la Défense de l'Otan --dont Ankara et Paris sont membres--, la France avait reproché à la Turquie son comportement "extrêmement agressif" contre une de ses frégates en Méditerranée et martelé que l'implication d'Ankara sapait tout effort de trêve en Libye.Sur un autre front diplomatique, le chef du GNA, Fayez al-Sarraj a rencontré samedi à Alger le président Abdelmadjid Tebboune, qui cherche à jouer un rôle de médiateur dans le dossier libyen.Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 après une révolte populaire, la Libye est plongée dans le chaos et une guerre protéiforme, complexifiée par la présence accrue d'acteurs internationaux.
Neuf personnes en garde à vue et une éventuelle vidéo de revendication à l'étude: plus de 48 heures après l'attaque au hachoir à Paris, l'enquête antiterroriste se poursuivait dimanche autour du parcours du principal suspect qui a reconnu vouloir s'en prendre à Charlie Hebdo.
Au cœur de l'enquête, l'identité de celui que le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard a qualifié dès vendredi d'"auteur principal" de l'attaque qui a fait deux blessés graves devant les anciens locaux de Charlie Hebdo: cet homme se présente comme Hassan A., âgé de 18 ans, né à Mandi Bahauddin, une ville agricole du Pendjab au Pakistan.Inconnu des services spécialisés sous cette identité, l'homme "parle un peu le français, mais bénéficie d'un traducteur en ourdou", selon une source proche de l'enquête. Sa garde à vue, entamée vendredi midi suite à son interpellation par la police place de la Bastille à Paris, a été prolongée de 48 heures dimanche par un juge des libertés et de la détention, selon une source judiciaire.L'identité d'Hassan A. correspond à celle d'un jeune homme entré en France encore mineur, il y a trois ans. Pris en charge par l'aide sociale à l'enfance dans le Val-d'Oise jusqu'à sa majorité en août dernier, il ne présentait "aucun signe de radicalisation", selon le conseil départemental. De source proche de l'enquête, Hassan A. envisageait de se lancer dans une formation aux métiers du bâtiment.Deux des domiciles présumés de cet homme présenté comme "itinérant" ont été perquisitionnés vendredi, un hôtel social situé à Cergy (Val-d'Oise) et un deux-pièces à Pantin (Seine-Saint-Denis), meublé de plusieurs lits superposés. Des matériels (ordinateurs, téléphones) ont été saisis.Décrit comme "très poli" à l'AFP par Josiane, une voisine, il avait fait l'objet d'un rappel à la loi en juin pour le port d'une arme blanche.- Il visait Charlie Hebdo -Autre question centrale pour les enquêteurs: le mobile de cette attaque. En plein procès de l'attentat meurtrier de janvier 2015 contre l'hebdomadaire satirique, l'homme "assume son acte" qui visait Charlie Hebdo, expliquent des sources proches de l'enquête.Le suspect pensait que l'hebdomadaire se trouvait toujours dans les locaux du XIe arrondissement, selon l'une de ces sources, pour qui cette attaque intervient "dans le contexte de la republication des caricatures (du prophète Mahomet, ndlr) qu'il n'a pas supportée".Les enquêteurs s'intéressent ainsi à une vidéo en cours d'authentification, un élément révélé samedi par l'hebdomadaire Le Point. "On le voit en train de pleurer, de chanter, il assume son geste par anticipation (...), c'est une sorte de manifeste, il annonce son passage à l'acte, mais ce n'est pas une allégeance à une organisation", selon la même source.Dans le week-end, une vidéo de deux minutes circulait sur les réseaux sociaux, semblant correspondre à cette description: un homme s'y présente comme "Zaheer Hassan Mehmood" et se déclare "ému" par "des caricatures du prophète Mohammed qui ont été faites"."Aujourd'hui, vendredi 25 septembre, je vais les condamner", ajoute-t-il, revendiquant avoir pour "guide" le mollah Ilyas Qadri, chef de file de Dawat-e-Islami, un groupe religieux apolitique et non-violent d'inspiration soufie, basé au Pakistan.Enfin, comme toujours dans ce type d'enquêtes, les services antiterroristes vérifient l'entourage du principal suspect.Dimanche, neuf gardes à vue étaient encore en cours: l'homme se présentant comme Hassan A., six anciens colocataires de son appartement de Pantin, son petit frère et une connaissance.Deux gardes à vues ont déjà été levées. Dès vendredi soir, un homme initialement considéré comme suspect, "Youssef", Algérien de 33 ans, avait été relâché. Qualifié de "héros" par son avocate, il avait tenté d'arrêter l'attaquant au couteau - ce que l'enquête a corroboré.Avec ces gardes à vue, il s'agit de comprendre "l'environnement" du suspect, selon la source proche du dossier, "car "tout laisse à penser qu'il a agi seul".- "Resserrer les mailles du filet" -Dimanche, l'ex-secrétaire d'Etat à l'intérieur Laurent Nuñez, devenu patron de la "task force" antiterroriste de l'Elysée, a estimé dans un entretien à l'AFP que "nous améliorons la détection" en la matière mais "il faut resserrer encore les mailles du filet".L'actuel ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a estimé dimanche que les Français et leurs dirigeants avaient "peut-être (...) collectivement" évacué la menace du "terrorisme islamique" et qu'il lui revenait de leur "rappeler la réalité", lors de la visite d'une synagogue à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) pour la fête juive de Yom Kippour.Pour le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti, s'exprimant samedi soir sur France 2, "il y a le terrorisme très structuré" que les services "surveillent de très près", "et puis il y a ce terrorisme-là".Pour l'ancien avocat, "le terrorisme +low cost+, c'est votre voisin à qui vous dites bonjour tous les jours, qui ressemble à monsieur tout le monde et qui passe à l'acte sans qu'il y ait un certain nombre d'éléments extérieurs permettant de penser qu'il va passer à l'acte".
The Voice 6 semble avoir trouvé ses coachs. Après la confirmation que Jenifer ne reviendrait pas cette année, c'est au tour de Garou de partir. Qui va donc hériter du fauteuil rouge laissé vacant ?
Dans The Voice, les chaises libres ne le restent pas longtemps. La sixième édition de l'émission commencerait début 2017 sur TF1. En attendant, toute l'attention se tourne vers le jury du télé-crochet. D'après le site Voici et la confirmation du Parisien, Garou ne reviendra pas cette année et sera remplacé par M Pokora. Actuellement coach dans The Voice Kids, le chanteur découvert dans l'émission Popstars a tapé dans l'oeil des producteurs du show. Ils lui accordent toute leur confiance pour prendre le relais.Pour quelle raison Garou ne revient-il pas ?Shine France, la société qui produit The Voice, n'aurait apparemment pas souhaité que Garou continue l'aventure. Toujours d'après Voici, la boîte de production estimerait que le juré québécois manquerait d'implication dans l'émission. Cependant, il apparaît également que le crooner du télé-crochet de TF1 soit très pris à la rentrée 2017 par sa tournée canadienne. Ce qui permet de faire un heureux : M Pokora !En effet, ce dernier a toujours clamé son amour pour la version adulte de l'émission. Il avait ainsi déclaré à TV Mag : "J'ai toujours regardé The Voice adulte [...] Je suis un inconditionnel des auditions à l'aveugle ! Je ne me lasse pas de cette émotion." Durant The Voice Kids, M Pokora a su montrer son enthousiasme et une forte énergie communicative. Ce qui a sûrement aidé la chaîne et la société de production de The Voice à faire appel à lui. Le jury semble donc enfin au complet et sera composé de M Pokora, Zazie, Florent Pagny et Mika. Enfin, sauf si de nouveaux rebondissements se produisent !Un agenda bien rempliM Pokora ne va pas chômer en 2017. L'année s'annonce en effet très chargée pour le chanteur. En plus de sa participation dans The Voice en tant que juré, il va également falloir qu'il trouve du temps pour sa tournée. Il vient en effet de sortir un album de reprises de Claude François. M Pokora n'est pas le seul à avoir un calendrier chargé puisque Karine Ferri, l'acolyte de Nikos, devrait être moins présente, du fait de sa participation à Danse avec les Stars saison 7 en tant que candidate.
Dans un entretien au Parisien, le ministre de l'Éducation défend sa gestion de la session 2019 du baccalauréat et pointe du doigt les professeurs grévistes.
"Il y a quelque chose de sacrilège dans ce qui a été accompli" par les professeurs qui ont retenu les copies du bac, a estimé le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer dans un entretien au Parisien paru vendredi 12 juillet. "On a réussi à éviter que tout un pays soit troublé, et à ne pas laisser faire une tentative de déstabilisation scandaleuse", a-t-il ajouté. Face à la grève inédite de certains correcteurs opposés à la réforme du bac et qui ont retenu des copies, le ministre de l'Education avait décidé qu'en cas de notes manquantes, celles du contrôle continu seraient prises en compte. Et si la note du bac s'avérait finalement meilleure, c'est celle-ci qui serait conservée."Se prémunir"Interrogé pour savoir s'il allait changer les modalités de correction en 2020, il a répondu qu'en effet des conséquences seraient tirées de ce qui s'est passé: "Nous allons faire évoluer les modalités d'organisation pour se prémunir". Alors que des organisations syndicales ont déjà annoncé une rentrée "très compliquée", avec des préavis de grève déposés pour septembre, le ministre a dit prévoir le déploiement d'"une gestion des ressources humaines de proximité".Objectif : "que les professeurs aient un interlocuteur à moins de 20 minutes de leur établissement pour parler de leur carrière", une réponse selon lui au "sentiment d'isolement qu'éprouvent parfois les enseignants". Ses détracteurs s'opposent notamment à la réforme du bac et du lycée qui se mettra en place à la rentrée pour les élèves de Première.Cette année, les élèves n'ont pas fait le choix d'une filière (littéraire, économique et social, scientifique), mais de trois spécialités, qui seront ramenées à deux en classe de Terminale. "Les élèves se sont emparés de la liberté offerte par la réforme", s'est félicité le ministre. "Un quart ont pris la combinaison maths-physique-SVT", ce qui est "très en dessous des 55% d'élèves qui faisaient S jusqu'ici", a-t-il détaillé. "Quinze à 20% ont opté pour une combinaison avec des maths et deux autres disciplines scientifiques", a-t-il poursuivi. "Les nouvelles matières comme 'histoire-géographie géopolitique et science politique', ou 'science informatique et numérique' ont été très choisies", a enfin indiqué Jean-Michel Blanquer.
Coût financier pour la collectivité : 5.000 euros. "C'est un choix compliqué mais un choix assumé, pour sauver des emplois", a expliqué le conseil départemental de la Haute-Garonne.
Face au manque de neige, certaines stations emploient les grands moyens. Le conseil départemental de la Haute-Garonne a ainsi décidé de faire livrer de la neige par hélicoptère dans la station de ski de Luchon-Superbagnères, dans les Pyrénées, rapporte France 3. Deux opérations d'héliportage de neige naturelle ont été approuvées et confiées à une entreprise spécialisée basée dans les Pyrénées. La première a eu lieu vendredi 14 février, la seconde est prévu ce samedi 15 février. Contacté par France 3, le conseil départemental a expliqué qu'il s'agissait "d'enneiger les téléskis débutant du plateau et de garantir 15 jours d'activité pour les écoles de ski". "Dès que les températures le permettront, les canons à neige reprendront la production de neige de culture sur cette zone prioritaire pour la bonne marche du domaine skiable", a-t-il indiqué.La neige naturelle est héliportée depuis le secteur du Céciré, situé à plus de 2.000 mètres d'altitude, jusqu'au bas des pistes. Au total, quelque 50 tonnes de neige doivent être ainsi transportés. "Cela va nous coûter entre 5.000 et 6.000 euros, sachant qu'en terme de retour sur investissement il faut multiplier au moins par 10", a indiqué le directeur du syndicat mixte Haute-Garonne Montagne qui gère la station, Hervé Pounau."C'est un choix compliqué mais un choix assumé. On assume même si l'image n'est pas très éco-responsable" "afin de soutenir (...) la station, la ville de Luchon et les acteurs du tourisme, déjà fortement impactés par les conditions climatiques exceptionnelles", a expliqué le conseil départemental de la Haute-Garonne, ajoutant que les commerçants et les professionnels venaient de vivre deux saisons difficiles où les chiffres d'affaires ont fondu presque 30%. La Haute-Garonne est le seul département pyrénéen à ce jour à avoir repris la gestion complète de trois stations en difficultés (le Mourtis, Luchon Superbagnères et Bourg d'Oueil) via la création du syndicat mixte Haute-Garonne Montagne.Selon Hervé Pounau, entre 50 et 80 personnes vont pouvoir travailler grâce à cette opération: le personnel de la station, mais aussi les moniteurs, les loueurs de matériel, les restaurateurs... Le directeur du syndicat mixte se dit conscient que "ce n'est pas hyper écologique". "C'est vraiment exceptionnel et nous n'avons aucune intention de le reproduire. On n'a pas eu le choix cette fois-ci", souligne-t-il.Vendredi, seules 6 pistes étaient ouvertes sur les 28 que compte le domaine de Superbagnères.
L'Iran a rouvert des mosquées dans certains comtés du pays jugés moins touchés par la maladie de Covid-19, mais a enregistré lundi un net rebond du nombre de décès et des nouveaux cas de contamination au coronavirus.
Entre dimanche midi et lundi à la mi-journée, 74 décès supplémentaires ont été recensés, ce qui porte à 6.277 le nombre de morts dus au virus, a annoncé le porte-parole du ministère de la Santé, Kianouche Jahanpour.Le nouveau bilan des décès représente un net rebond par rapport à la veille où la République islamique avait fait état de 47 morts, bilan quotidien le plus bas enregistré en 55 jours.Selon M. Jahanpour, 1.223 nouveaux cas d'infection ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le total des cas confirmés à 98.647.Fermées pour la plupart depuis fin février, l'Etat a autorisé les mosquées à rouvrir leurs portes aux fidèles dans 132 comtés considérés comme à faible risque de propagation du virus.Le comté est une subdivision de la province: l'Iran compte ainsi 434 comtés répartis sur 31 provinces.Selon le ministère de la Santé, les fidèles doivent porter des masques et des gants avant d'entrer dans les mosquées et ne peuvent y rester qu'une demi-heure au moment de la prière en utilisant leurs outils de prière personnels.Les mosquées doivent également s'abstenir d'offrir de la nourriture et des boissons, doivent fournir des désinfectants pour les mains et désinfecter toutes les surfaces, selon un communiqué cité par l'agence semi-officielle Isna.D'après M. Jahanpour, 79.397 des patients hospitalisés depuis l'annonce des premiers cas de nouveau coronavirus en février, ont quitté l'hôpital tandis que 2.676 malades sont dans un état critique.Il a affirmé que l'Iran figure parmi les "cinq premiers pays du monde" avec le plus grand nombre de rétablissements.A l'étranger, mais aussi à l'intérieur même du pays, certains soupçonnent les chiffres officiels d'être largement sous-estimés.Le président Hassan Rohani a lui affirmé lundi que l'Iran "avait réussi à empêcher efficacement la propagation de ce virus dans de nombreuses" régions du pays.La réponse de l'Iran face à l'épidémie "a été jugée parfois comme étant au-delà des normes internationales", a déclaré M. Rohani durant une réunion par visioconférence du Mouvement des pays non alignés, retransmise à la télévision d'Etat.Mais les sanctions "antidroits humains" des Etats-Unis contre la République islamique ont entravé ses efforts pour contrôler le virus, a-t-il ajouté, notant qu'elles empêchaient les entreprises de vendre à l'Iran leurs produits médicaux.En 2018, le président américain Donald Trump a décidé de se retirer de l'accord international sur le nucléaire iranien (conclu en 2015) avant de réimposer de lourdes sanctions économiques contre Téhéran.Sur le papier, les biens humanitaires (médicaments et équipements médicaux notamment, NDLR) échappent aux sanctions, mais en réalité, les banques internationales préfèrent généralement refuser une transaction impliquant l'Iran, quel que soit le produit concerné, plutôt que de courir le risque de s'exposer à des représailles des Etats-Unis.
Lioudmila Koutenkova, diabétique de 73 ans, est restée confinée des semaines à Bichkek à cause du nouveau coronavirus. Et pendant tout ce temps, à 50 ans, Talant Akynbekov lui portait son insuline à vélo.
Son "gars", comme le surnomme affectueusement Lioudmila Koutenkova, est un des 20 volontaires à avoir sillonné à bicyclette la capitale du Kirghizstan, petit pays montagneux d'Asie centrale, quand les autorités ont bouclé la ville en mars pour ralentir la propagation du virus.Fin mai, les magasins ont rouvert et les bus ont repris leur marche, mais de nombreuses personnes particulièrement à risque face au Covid-19 compte sur cette culture du bénévolat née de la crise pour faire face aux mois à venir, la crainte d'une deuxième vague étant bien présente."C'est un homme tellement merveilleux, si serviable et si gentil", s'enthousiasme Mme Koutenkova quand Talant Akynbekov, fan de vélo et caméraman de métier, lui apporte le paquet marron contenant ses médicaments après avoir traversé Bichkek. "Qu'aurions-nous fait sans eux ?".Lioudmila Koutenkova vit seule et touche un peu moins de 100 euros par mois de retraite. Pas assez pour se déplacer en taxi quand il faut se réapprovisionner en médicaments.Et pas question de prendre les transports publics, malgré les restrictions sur le nombre de passagers et le port obligatoire du masque. "Je fais partie de ces personnes à risque", remarque-t-elle, depuis la cour délabrée de son immeuble soviétique.L'apparition en mars des premiers cas de coronavirus au Kirghizstan, pays parmi les plus pauvres de l'ex-URSS, a constitué un défi majeur pour son système de santé, qui a aussi été désorganisé par les restrictions imposées sur les déplacements.Ainsi, pour stocker de l'insuline, qui doit être conservée à basse température, le principal centre d'endocrinologie du pays a dû emprunter des espaces frigorifiés à des sociétés de boisson. Mais l'accord conclu avec la Poste locale pour assurer les livraisons aux diabétiques dans la capitale a échoué à cause des problèmes logistiques liés au confinement.- Les cyclistes, ces sauveteurs -Nazgoul Omourkanova, médecin en chef du centre, explique à l'AFP qu'il aurait été impossible d'approvisionner les diabétiques sans les 20 bénévoles à vélo, membre d'un collectif plus large qui livrait aussi de la nourriture aux retraités et aux personnes handicapées.Avec des laissez-passer établis par l'hôpital et des gilets orange vif pour franchir les postes de contrôle, les cyclistes livraient jusqu'à 70 paquets de médicaments par jour."Nous leur sommes très reconnaissants. Ils nous ont littéralement sauvés", assure-t-elle.Le Kirghizstan, pays de six millions d'habitants, compte un peu moins de 2.000 cas de Covid-19 et 20 décès, selon les chiffres officiels, mais les experts juge ce bilan sous-estimé, compte tenu du faible taux de dépistage dans le pays. Ils craignent une éventuelle deuxième vague dévastatrice.Malgré le déconfinement, le gouvernement kirghiz a donc intensifié les campagnes d'information sur la vulnérabilité des personnes âgées et malades face au virus."Nous devons faire tout ce qui est possible pour protéger nos patients diabétiques et nos citoyens âgés", met en garde Nazgoul Omourkanova, prévenant de "conséquences sombres" dans le cas contraire.Talant Akynbekov, qui parcourait 30 à 50 kilomètres à vélo chaque jour pendant le confinement, est prêt à continuer ses livraisons, d'autant que la crise économique provoquée par la pandémie l'a mis au chômage.Et il espère que les efforts remarqués des cyclistes leur permettront de gagner un peu de visibilité sur les routes encombrées de Bichkek: "Ce serait bien si certains jeunes conducteurs faisaient un peu plus attention à nous. On respecte les transports motorisés et on demande ce respect en retour".
Depuis lundi 20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos. Ce mardi, à l'Assemblée nationale, Olivier Véran a annoncé que l'Etat allait distribuer des masques gratuits à destination des plus précaires.
Le port du masque est obligatoire depuis lundi 20 juillet dans les espaces publics clos, une mesure pour lutter contre la propagation du coronavirus mais qui a un coût. A l'Assemblée nationale ce mardi 21 juillet, lors d'une séance de questions au gouvernement, Olivier Véran a annoncé que l'Etat allait distribuer des masques gratuitement, notamment auprès des plus précaires. "L'Etat a tôt distribué 5 millions de masques gratuits par semaine, via les CCAS, par les communes. Nous allons réenclencher cette distribution de masques gratuits à destination du public précaire, notamment du public qui bénéficie de la complémentaire santé solidaire. Par ailleurs, 2 millions de Français, ceux qui sont porteurs de fragilité, peuvent se faire rembourser les masques chirurgicaux sur prescription en pharmacie", a déclaré le ministre de la Santé."Des masques, nous en avons en quantité. Nous invitons les Français à en porter massivement", a-t-il conclu.Un budget masques de 200 à 300 euros par moisDans la matinée ce mardi, Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique, évoquait déjà cette question de la gratuité des masques auprès d'un public ciblé sur l'antenne de BFMTV / RMC. "On insiste beaucoup sur les personnes les plus fragiles, les plus précaires, qui ne sont pas forcément uniquement les SDF et les migrants. On a beaucoup insisté pour que l'ensemble des moyens leur soient donnés, avec une sorte de gratuité", a-t-il fait savoir.Le budget mensuel consacré aux masques pour une famille de quatre personnes est estimé aux alentours de 200 à 300 euros. Au micro de Franceinfo ce mardi, Bruno Le Maire s'interrogeait déjà sur "une prise en charge complémentaire". "Je n'ai pas la réponse ce matin, mais je trouve que c'est une question qui se regarde attentivement", estimait le ministre de l'Economie.
"La multiplication de nouvelles contaminations est majoritairement liée à des rassemblements privés associés à un relâchement des consignes sanitaires", a regretté la ministre de l'Enseignement supérieur.
"Plus d'une dizaine de clusters" ont d'ores et déjà été identifiés au sein d'établissements du supérieur, qui ont été obligés de "suspendre momentanément les cours en présentiel", a mis en garde dimanche 13 septembre la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation Frédérique Vidal. Alors que la rentrée n'a pas encore eu lieu dans tous les établissements, la ministre a appelé les étudiants à un "effort collectif" et à la "responsabilité individuelle". "Les dernières données confirment que la multiplication de nouvelles contaminations est majoritairement liée à des rassemblements privés (soirée étudiante, privatisation de bars...) associés à un relâchement des consignes sanitaires, notamment des gestes barrières", a souligné Frédérique Vidal dans un communiqué. "Nous devons tous rester extrêmement vigilants et mobilisés comme nous l'avons été ces derniers mois", poursuit-elle.La ministre doit rencontrer ce lundi après-midi l'ensemble des acteurs du secteur "afin de travailler à des solutions permettant de faire que cette nouvelle année universitaire se déroule en sécurité et sans obstacle majeur sur les formations et l'apprentissage".Parmi les établissements concernés se trouvent notamment le campus de Sciences Po Reims, l'université de Rennes 1 et une école d'ingénieurs de Strasbourg. Ainsi Sciences Po Reims a été fermé jeudi 10 septembre après que 23 cas de coronavirus ont été confirmés dans l'établissement. Sa réouverture est prévue le 20 septembre. 43 cas de coronavirus ont également été recensés à l'université Rennes 1, principalement au sein de la faculté de médecine. Les cours en présentiel y ont été suspendus pour les élèves de 2e et 3e année. A Strasbourg, l'école Télécom Physique a été fermée ce lundi et le restera jusqu'au 24 septembre après qu'une cinquantaine d'étudiants ont été testés positifs au coronavirus. Partageant le même bâtiment, l'Ecole supérieure de biotechnologie de Strasbourg est également fermée jusqu'au 24 septembre.
Un manifestant armé s'en est pris à son propre groupe de "gilets jaunes", dont il avait été évincé à cause de son comportement. Ivre, il a renversé plusieurs personnes et tiré en l'air avec un fusil.
Ses écarts de conduite lui avaient valu d'être mis à l'écart par d'autres "gilets jaunes". Un manifestant en état d'ébriété a été interpellé et placé en garde à vue par des gendarmes, à Livron-sur-Drôme dans la soirée de dimanche 18 novembre, après avoir tiré en l'air avec un fusil et foncé avec sa voiture sur un barrage organisé par d'autres manifestants.L'incident s'est déroulé vers 20h15, sur le pont de la commune. Selon une source proche de l'enquête, l'homme âgé de 27 ans avait été évincé de son groupe de "gilets jaunes" en raison de son comportement agressif avec des automobilistes. L'individu s'est alors rendu à son véhicule, s'est emparé d'un fusil et d'une arme de poing, puis a fait feu en l'air et même en direction de "gilets jaunes".Pris à partie par la foule, il a ensuite reculé avec sa voiture puis renversé deux personnes, dont l'une a été légèrement blessée. C'est ensuite un pugilat : l'homme, sorti de son véhicule, a alors été frappé par des manifestants qui ont mis le feu à la voiture.La veille, un automobiliste avait foncé sur un barrage de "gilets jaunes" à Firminy (Loire) et fait plusieurs blessés. Une interruption de travail de 45 jours a été prononcée pour l'une des victimes.
Un deuxième navire en provenance de France, transportant 1.000 tonnes d'aide humanitaire est arrivé à Beyrouth. Une aide disribuée directement à des ONG ciblées.
La France continue de venir en aide au Liban, frappé il y a deux semaines par une double-explosion meurtrière. Le bateau roulier français Calao s'est amarré lundi 17 août à Beyrouth, transportant 1.000 tonnes d'aide humanitaire et des matériaux de construction pour aider le Liban, meurtri par une gigantesque explosion dans le port de la capitale le 4 août. Cette aide s'ajoute à celle arrivée vendredi dernier à bord du porte-hélicoptères français Le Tonnerre. L'imposant navire marchand bleu et blanc Calao, affrété par l'armée française, a apporté de la farine, du blé, des médicaments, mais également du verre, des bulldozers et des tractopelles pour aider aux travaux de déblaiement, a indiqué aux journalistes une responsable de l'ambassade de France au Liban.Distribution à des ONGCette aide sera "directement distribuée à des ONG libanaises soigneusement choisies", a-t-elle ajouté, précisant toutefois que l'opération s'effectuait en coopération avec l'armée libanaise. Un incendie a provoqué le 4 août une forte déflagration dans un entrepôt du port de Beyrouth où avait été stockée une énorme quantité de nitrate d'ammonium.L'explosion, qui a quasi rasé le port et ravagé des quartiers entiers de la capitale libanaise, a tué au moins 177 personnes et blessé plus de 6.500 autres. En visite à Beyrouth vendredi dernier, la ministre française des Armées, Florence Parly, a réclamé que l'aide française soit distribuée de façon "transparente".Le président Emmanuel Macron, en déplacement dans la capitale libanaise après le drame, avait déjà promis une aide immédiate aux Libanais et exhorté les autorités à engager des réformes structurelles pour pouvoir bénéficier de financements internationaux cruciaux pour une relance de l'économie, en plein effondrement depuis plusieurs mois.Lors d'une conférence internationale co-organisée par la France et l'ONU le 9 août, plus de 250 millions d'euros ont été levés pour aider les Libanais et la société civile après l'explosion.
Quelque 500 hectares de végétation ont été parcourus lundi par un important incendie qui s'est déclenché à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Marseille, obligeant les pompiers à protéger des habitations et procéder à quelques évacuations.
En début de soirée, vers 19H30, quelque 1.300 soldats du feu --des sapeurs-pompiers Bouches-du-Rhône, mais aussi venus d'autres départements, et des marins-pompiers de Marseille-- luttaient toujours contre le sinistre, parti vers 14H05 d'Istres, avant de toucher trois autres communes, Saint-Mitre-les-Remparts, Port-de-Bouc et Martigues, ont précisé les pompiers dans un communiqué.Six pompiers ont été légèrement blessés ou incommodés dans les opérations, comme deux autres personnes, dont une femme enceinte. Au total, 11 aéronefs de la Sécurité civile ont pris part au cours de la journée aux opérations -- avions et hélicoptères bombardiers d'eau, avion de coordination--, ainsi que deux hélicoptères du Service d'incendie et de secours (Sdis) des Bouches-du-Rhône."Jusqu'en milieu de soirée, l'avion d'observation et de surveillance Horus, doté de caméras haute définition et infrarouges, a assuré un soutien tactique aux 25 troupes d'intervention", ont aussi précisé les pompiers dans leur communiqué.En début de soirée, le sinistre restait "très actif sur le flanc droit attisé par un vent violent qui entraîne de nombreuses sautes nécessitant la défense de points sensibles", ont-ils ajouté, saluant toutefois des "actions de lutte" "efficaces et soutenues malgré ces conditions météorologiques difficiles". Le vent devrait faiblir dans la soirée avant de tomber dans la matinée de mardi.Avant la diffusion de ce communiqué, une porte-parole avait déclaré à l'AFP que l'objectif était de "maîtriser" le sinistre "au plus vite", et évoqué une "évolution favorable"."C'est un feu qui est allé très très vite, qui actuellement ne se déplace plus dans sa profondeur", avait aussi précisé sur place en fin d'après-midi le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, le colonel Grégory Allione, dans une vidéo diffusée sur le site de La Provence.- toujours pas maîtrisé -"C'est un feu qui n'est toujours pas maîtrisé, mais qui est en passe de l'être, nous maîtrisons la situation", avait-il ajouté, rappelant qu'aucune évacuation massive n'avait eu lieu: "Il y a des gens qui ont été mis en sécurité par moments"."Les interfaces urbaines nombreuses ont obligé les soldats du feu à des mises en sécurité dès le milieu d'après-midi notamment une maison de retraite, un dépôt d'hydrocarbure à l'ouest de l'étang", ont ajouté les pompiers, rappelant que plusieurs gymnases avaient été ouverts pour accueillir les personnes évacuées --une vingtaine en début de soirée.Situés à proximité, les complexes pétrochimiques de Lavéra et Fos-sur-Mer n'ont pas été touchés par le sinistre, mais plusieurs maisons ont été endommagées.D'épais panaches de fumée étaient visibles dans l'après-midi depuis Istres, a constaté un photographe de l'AFP présent avec les pompiers. Le feu passant parfois près de zones urbanisées, les pompiers ont dû se déployer pour mettre en sécurité des habitations et des installations.Une cinquantaine de pompiers (du Puy-de-Dôme) ont ainsi réussi à empêcher le feu de toucher des habitations dans un lotissement du quartier Saint-Jean à Martigues, a aussi constaté ce photographe de l'AFP. Deux familles ont été évacuées préventivement car le feu menaçait leur maison.L'ensemble des 24 massifs des Bouches-du-Rhône sont placés depuis ce week-end en "risque incendie très élevé" en raison de la chaleur et du vent, ce qui signifie notamment une interdiction d'accès pour le public.Dans la nuit du 4 au 5 août, un incendie avait ravagé plus de 1.000 hectares dans une zone très touristique de Martigues, dans les Bouches-du-Rhône, ce qui avait nécessité l'évacuation, y compris par la mer, de plusieurs centaines de personnes.
De l'overdose assumée au black-out total: entre les simulations sur jeu vidéo, rediffusions des matches de légende et paris sur des championnats "exotiques" en activité malgré la pandémie, les "drogués" du foot s'ingénient à trouver des substituts... en attendant que leurs "dealers" reprennent du service.
"Je sais que certains pensent qu'un match, c'est 22 abrutis qui courent derrière un ballon, mais pour moi le foot est une échappatoire. C'est même vital pour notre équilibre mental!", explique à l'AFP Mourad Sefiane, influenceur pro-PSG connu pour ses "leaks" des futurs maillots parisiens."Il y a des gens qui font du yoga pour s'apaiser. De mon côté, j'ai besoin de gueuler, d'être au stade, supporter mon équipe, pour aller bien", renchérit un ultra d'un club français, privé de sa "thérapie" au moins jusqu'en août."C'est comme s'il n'y avait plus de dealers", plaisante encore Mehdi, un agent aéroportuaire "accro" de l'OM.Depuis l'arrêt des compétitions en mars, un jeune britannique, Jamie Towers, compte les jours sur les réseaux sociaux. Au point de craquer, au "14e jour sans football", un fumigène à sa fenêtre pour célébrer une victoire... sur Football Manager !Téléchargeable gratuitement du 18 mars au 1er avril pour aider à mieux supporter le confinement, le célèbre jeu d'entraîneur a été plébiscité par 877.400 joueurs actifs sur la période, selon son éditeur SI Games.- Biélorussie, le refuge des parieurs -"Dès l'annonce du confinement, je me suis dit: +Comme j'ai le temps, je vais prendre le Red Star (3e division) et essayer d'aller jusqu'en Ligue des champions+. Pendant 10 jours, j'ai joué non-stop de 10h00 à 23h00, d'autant qu'il y a un côté beaucoup plus addictif sur Football Manager que sur FIFA", confie Cédric, fan franco-italien de l'Inter Milan. "Quand tu passes tous les jours de l'année à consommer du foot, t'es obligé de continuer un peu même s'il n'y en a pas. La période de sevrage prend un peu de temps", ajoute-t-il.Pour ceux davantage en manque du contact physique avec le ballon, l'alternative s'est nommée "PQ challenge": un défi de jongles avec un rouleau de papier toilette devenu viral sur la toile depuis que plusieurs vedettes ont lancé le mouvement.Les seuls gestes techniques à se mettre sous la dent pour les parieurs habitués à miser leurs économies sur un triplé de Lionel Messi sont plutôt exotiques."Le BATE Borisov, c'est le Barça de notre confinement" est d'ailleurs l'une des formules trouvées par l'opérateur Parions Sport pour faire la promotion de ses cotes du championnat... bélarusse, l'un des seuls en activité depuis mars."La Biélorussie, c'est compliqué, on ne connait pas trop les compositions d'équipe ou les joueurs blessés (rires). Mais vu qu'il y avait 4-5 journées déjà jouées, je me suis dit que c'était sympathique de tenter le coup", raconte à l'AFP Hervé Cohen, 38 ans, spécialiste des grilles sur Winamax.- "Adrénaline" -Habitué à parier "de grosses sommes" uniquement sur les cinq grands championnats européens, cet expert-comptable n'a misé que 15 euros sur les exploits de Neman Grodno ou du FC Minsk... pour plus de 470 euros de gains !Pour les autres amoureux du "beau jeu", plus regardant sur la qualité du spectacle, reste les rediffusions des matches de légende sur les chaînes sportives classiques, privées de contenus "live", ou la plateforme spécialisée Footballia.Avec plus de 17.000 matches dans son catalogue, ce site permet aux plus jeunes comme aux plus nostalgiques de (re)découvrir le récital de Pelé au Mondial 1970 ou le drame de Séville en 1982."Je faisais un listing des meilleurs matches de Ligue des champions sur les 30 dernières années et je suis tombé sur le Nantes-Juventus de 1996 (3-2 en demi-finale retour, NDLR). Je n'étais même pas au courant que Nantes avait fait une telle prestation à la Beaujoire!", raconte Thibault, Francilien de 31 ans.Ce genre de "classiques", ce fanatique de Liverpool, contraint au chômage partiel, en a englouti plus d'une vingtaine depuis le début du confinement: "Rien ne peut remplacer l'adrénaline d'un vrai match, mais j'essaye de compenser avec autre chose pour ne pas faire oublier à mon cerveau la drogue du foot."
Un groupe d'individus encagoulés, dont certains auraient arboré des gilets jaunes, se sont attaqués à la permanence du député LREM des Pyrénées-Orientales. Une plainte va être déposée.
Vitres cassées, départ d'un feu heureusement maîtrisé... la permanence du député LREM Romain Grau a été prise pour cible, samedi 27 juillet, à Perpignan par un groupe d'individus. Certains auraient porté des "gilets jaunes" assure le député qui se trouvait dans son local."Comme chaque samedi matin, je travaillais à mon bureau. Ils ont brisé toutes les vitres et ont tenté de mettre le feu à la permanence. Heureusement, un voisin m'a jeté un extincteur par la fenêtre et j'ai pu arrêter l'incendie", a indiqué à l'AFP Romain Grau.En fin de matinée, le député des Pyrénées-Orientales a déclaré à l'AFP qu'une trentaine de "gilets jaunes" avaient pris part à ce "saccage". "Ma permanence parlementaire a été saccagée (...) par une centaine de personnes cagoulées dont certaines arboraient un gilet jaune", a-t-il ensuite publié sur sa page Facebook dans l'après-midi.Il a également posté des images montrant des personnes vêtues de noir, en train de casser les vitres de sa permanence avec une raquette de tennis notamment. La préfecture des Pyrénées-Orientales a confirmé que la permanence de Romain Grau avait été la "cible de dégradations importantes de la part de manifestants ce (samedi) matin", sans être en mesure dans l'immédiat d'indiquer le nombre de "gilets jaunes" ayant pris part à la manifestation de samedi.Sur des photos transmises par le député à l'AFP, on peut voir plusieurs vitrines de la permanence ayant en grande partie volé en éclat, et une chaise à l'intérieur du local carbonisée."Faits inexcusables"Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a exprimé sur Twitter son soutien à au député, assurant que tout était "mis en œuvre pour identifier les lâches auteurs de ces faits inexcusables" qui "devront répondre de leurs actes devant la Justice".Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a lui aussi "condamné" sur le réseau social ces actes, soulignant que "la violence, le vandalisme et les tentatives d'incendie ne sont pas des moyens d'action tolérables dans une démocratie". "De tels actes sont absolument intolérables en démocratie!", a abondé le ministre de la Culture Franck Riester."Actes inqualifiables et anti-démocratiques", a tweeté à son tour Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics. "Ces violences doivent cesser", a écrit le chef de file des "Marcheurs" à l'Assemblée nationale Gilles Le Gendre, en manifestant au nom du groupe LREM sa "solidarité amicale" à l'élu des Pyrénées-Orientales."Ce que je regrette, c'est que j'ai toujours reçu tout le monde à ma permanence, notamment des gilets jaunes. Je regrette que ces gens soient venus casser au lieu d'essayer de discuter", a affirmé Romain Grau.Le député de La République en marche, candidat aux municipales à Perpignan, y affrontera notamment le député du Rassemblement national Louis Aliot, qui a aussi condamné "sans réserve" les dégradations commises "par quelques individus irresponsables" sur Twitter.Romain Grau va porter plainte après cet incident, car "vouloir mettre le feu, c'est vouloir porter atteinte à la vie de personnes : moi-même, mais aussi tous les voisins dans l'immeuble".Jeudi, c'est la permanence de la députée LREM Barbara Bessot-Ballot à Vesoul (Haute-Saône) qui avait été prise pour cible par des agriculteurs lui reprochant d'avoir voté en faveur du traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (Ceta). Un mur de ciment d'environ 2,5 m avait été érigé devant la porte du local. "Ces attaques inacceptables portent atteinte au fondement même de notre démocratie", a réagi samedi dans un communiqué le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume, qui veut mettre "la même énergie à lutter contre l'agribashing, que contre l'antiparlementarisme".
En marge de sa visite de l'usine Valeo à Etaples (Pas-de-Calais) ce mardi 26 mai, le président Emmanuel Macron a détaillé le plan de soutien à la filière automobile.
Les annonces d'Emmanuel Macron concernant le secteur automobile étaient très attendues. Le chef de l'Etat a profité de sa visite de l'usine de l'équipementier Valeo pour détailler le contenu de son plan de soutien au secteur automobile. L'Etat interviendra à hauteur de 8 milliards d'euros. Le secteur automobile représente en France 400 000 salariés. "Notre pays ne serait pas le même sans ses grandes marques et ses équipementiers", a déclaré Emmanuel Macron en préambule. Depuis le début de la crise, 1.500 sites du secteur ont bénéficié du chômage partiel représentant près de 250 000 salariés. Par rapport à 2019, la filière se retrouve avec 500.000 véhicules invendus qu'il va falloir écouler. C'est l'un des axe développé par le chef de l'Etat. Relocalisation de la production et aide à l'achatLe plan présenté remplit plusieurs objectifs : relocalisation de la production en France et augmentation de la valeur ajoutée produite en France. Emmanuel Macron veut faire de la France la première nation productrice de véhicules propres au monde.Le plan se compose de trois axes. La première action vise à soutenir la demande. "Il faut que nos concitoyens achètent des véhicules maintenant", a-t-il martelé. Pour cela, l'Etat va renforcer la prime électrique de l'ordre de 7.000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique pour les particuliers, de 5.000 euros pour les entreprises et collectivités. Enfin pour la première fois l'achat de véhicule hybride sera subventionné à hauteur de 2.000 euros. "Cette prime pourra être bonifiée", a précisé Emmanuel Macron sans entrer plus dans le détail. D'ici 2021, l'objectif est d'installer 100.000 bornes électriques dans tout le pays. Il a également annoncé un renforcement du dispositif de prime à la conversion qui bénéficie aux ménages modestes. C'est le deuxième axe. La prime sera de 3.000 euros pour l'achat d'un véhicule diesel/essence et de 5.000 euros pour les véhicules électriques. Cette prime sera disponible dès le 1er juin et ne sera valable uniquement que pour les 200.000 premiers véhicules vendus.L'Etat va également investir pour produire en France les véhicules de demain. Le président de la République a insisté sur le futur de la filière. "Il nous faut réfléchir à l'après. l'après dans l'industrie automobile, c'est l'électrique et les véhicules autonomes", a-t-il insisté. 200 millions d'euros seront affectés aux équipementiers et un fonds d'investissement de 600 millions d'euros va voir le jour. Il sera composé de l'Etat et des deux principales marques d'automobile. L'objectif est de moderniser la filière et la production. Avertissement pour RenaultEnfin le troisième axe du plan prévoit "un pacte" entre l'Etat et les entreprises. "Les constructions ont pris des engagements afin de relocaliser la production en France", a déclaré le chef de l'Etat. PSA s'est engagé à produire son véhicule hybride en France. Cela représente 130.000 véhicules. Les sites de Poissy et Sochaux seront principalement concernés. C'est d'ailleurs à Sochaux que sera produite la 3008 électrique. Renault de son côté s'est engagé d'ici 2022 à tripler sa production de véhicule électrique, l'objectif étant de produire 240 000 véhicules. Le président de la République a mis en garde Renault. "Je demande à ce que l'ensemble des salariés puissent avoir des garanties sur leur avenir et que les sous-traitants puissent avoir de la visibilité", a martelé Emmanuel Macron rappelant les promesses faites par le groupe à propos des usines de Maubeuge et Douai. Dès lundi prochain (le 1er juin), une table ronde réunissant Renault, les syndicats et le ministre de l'Economie Bruno Le Maire se réunira pour "trouver des solutions". "Le prêt de 5 millions d'euros dépendra de l'issue de celle-ci", a averti le président.
Ces nouvelles mesures faisaient partie du "plan d'urgence" annoncé par Agnès Buzyn en novembre dernier.
Deux primes destinées à certains personnels des hôpitaux publics travaillant en Ile-de-France ou dans des services gériatriques, promises par le gouvernement en novembre, ont été crées par des textes parus vendredi 31 janvier au Journal officiel. Ces mesures figuraient parmi les principales annonces du "plan d'urgence" pour l'hôpital public, présenté il y a deux mois par le Premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Un premier décret instaure une prime "d'attractivité territoriale" pour les infirmiers, aides-soignants, auxiliaires de puériculture et manipulateurs radio en poste à Paris et dans les trois départements limitrophes (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne). Ceux qui ont "exercé de manière effective" ces fonctions "au moins trois mois" l'an dernier la recevront "au cours du premier trimestre". Son montant est fixé à 940 euros brut par an pour les fonctionnaires et les contractuels dont la rémunération est inférieure au salaire médian du secteur (1.935 euros net en 2017, dernier chiffre disponible). Cette somme est réduite de moitié pour ceux qui sont un peu mieux payés (jusqu'à 2.500 euros net environ).Un second décret crée une prime "grand âge" pour les aides-soignants des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et des services gériatriques hospitaliers (médecine, soins de suite, soins de longue durée). Cette gratification de 118 euros brut par mois leur sera versée "à compter du mois de janvier". Dans un communiqué, Mme Buzyn affirme que "près de 50.000" agents en région parisienne et 80.000 aides-soignants "exerçant auprès des personnes âgées" bénéficieront de ces mesures.La ministre annonce également "l'entrée en vigueur dès ce mois de janvier" d'une troisième prime "de valorisation collective" pour les personnels "engagés dans des projets de transformation et d'amélioration de la qualité des soins". Son montant sera "compris entre 200 et 600 euros par projet et par agent", précise-t-elle.
Dans un documentaire qui sera diffusé mardi 12 juin sur C8 et comme le relève Closer, le dernier époux de Mireille Darc, Pascal Desprez, révèle un émouvant message que lui a envoyé Laeticia Hallyday après la mort de Johnny.
Le 5 décembre 2017, toute la France est sous le choc. Johnny Hallyday vient de décéder à son domicile de Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine) des suites d'un cancer du poumon. Un impressionnant hommage lui est rendu, insuffisant néanmoins pour rendre le sourire à Laeticia. Six mois après le décès de "l'idole des jeunes", C8 va lui consacrer un documentaire. Dans ce travail qui sera diffusé le 12 juin, Pascal Desprez, dernier époux de Mireille Darc, révèle un SMS que la mère de Jade et Joy lui a envoyé quelques jours après la mort de Johnny. Ce texte poignant est relayé par Closer. "Merci Pascal, écrit Laeticia. Merci de tout mon cœur de me transmettre de la lumière et de la douceur, cela me touche infiniment. Tu le sais, il faut tant de force et d'amour pour laisser partir l'être le plus cher de sa vie. Le monde continue de tourner alors que le mien s'est arrêté. C'est un sentiment atroce. Il était épuisé, il a tellement lutté, il s'est tellement battu. Quelle force exceptionnelle dans ce putain de combat." "On ne m'a jamais écrit des choses d'une telle beauté""J'aimerais tant à nouveau l'entendre éclater de rire ou même juste le voir sourire, poursuit sa veuve, actuellement dans la tourmente dans l'affaire de l'héritage du rockeur. Sa voix, son visage, sa peau, tout me manque déjà viscéralement et immensément. Il est ce que j'ai de plus cher au monde et je viens de le perdre. Je l'ai ramené dans notre paradis comme il le souhaitait. Je ne l'ai jamais trahi. Je t'embrasse très fort Pascal." "On ne m'a jamais écrit des choses d'une telle beauté et d'un tel amour", s'émeut, d'après Closer, Pascal Desprez au sujet du SMS de Læticia Hallyday dans le documentaire prochainement diffusé sur C8. Les deux personnalités se sont rapprochées suite aux décès de Mireille Darc et de Johnny. Ensemble, ils tentent de surmonter la douleur du décès de leur âme sœur.
Interrogée par Télérama sur l'héritage qui divise le clan Hallyday depuis plusieurs semaines, la chanteuse Françoise Hardy dit "attacher une grande dimension affective à l'héritage", et estime que l'idole des jeunes "aurait dû parler aux ainés" de son testament.
"Je fais partie de tous ces Français qui attachent une grande dimension affective à l'héritage". Par ces mots Françoise Hardy donne son point de vue sur la question de l'héritage consécutif au décès de Johnny Hallyday, et qui divise la famille proche du chanteur défunt depuis maintenant plusieurs semaines. À ce sujet la chanteuse, de la même génération que l'idole des jeunes, explique à Télérama : "Même si on peut admettre que Johnny ait voulu laisser davantage à ses plus jeunes enfants, il aurait dû parler aux aînés". Et de poursuivre : "La révélation abrupte d'un tel testament, c'est froid, c'est sec. Comme un reniement. Très douloureux". Françoise Hardy parle aussi des "liens invisibles" qu'elle avait avec Johnny Hallyday. "Lui aussi avait grandi dans un milieu populaire, à trois pas de chez moi. (...) Lui, Jacques (Dutronc, ancien compagnon de Françoise Hardy, ndlr) et moi avons passé toute notre jeunesse à quelques mètres les uns des autres". La chanteuse révèle même une anecdote de taille, précise Voici : ils sont nés dans la même clinique ! Pour elle, la disparition de Johnny est vécue comme "le début de la fin" d'une "génération en train de partir", et dont elle dit en faire partie.Après plusieurs semaines de déclarations par médias interposés, le clan Hallyday s'est expliqué une première fois devant la justice française le 15 mars dernier au tribunal de Nanterre. David Hallyday et Laura Smet demandent un droit de regard sur l'album posthume de leur père ainsi que le gel de son patrimoine, après avoir appris en janvier dernier qu'ils ne figuraient pas sur le testament rédigé par Johnny Hallyday en 2014. Un héritage qui reviendrait donc à Laeticia Hallyday et à leurs deux filles adoptives. Lors de l'audience du 15 mars, une personne du camp de la dernière compagne de l'idole des jeunes a affirmé au Parisien que devant la justice "tout le monde va voir que Laeticia voulait que tout se passe bien, et n'a jamais eu d'autre intention que de protéger l'avenir de ses filles".
Alors que TF1 est en train de concocter son feuilleton quotidien pour l'été 2017, la PDG de France Télévisions vient de révéler que France 2 proposera également en 2018 sa série diffusée chaque jour ! Un nouveau Plus Belle La Vie en perspective ?
Les téléspectateurs de France 2 devraient avoir prochainement droit à leur feuilleton quotidien ! Deplhine Ernotte, la présidente de France Télévisions, a annoncé son intention de lancer en 2018, une fiction proposée tous les jours au public de la deuxième chaîne, dans l'espoir de reproduire les exploits de Plus Belle La Vie, visible chaque soir sur France 3. Cette nouvelle série reprendra les codes du soap opera français, notamment en s'inspirant et en s'insérant directement dans l'actualité et les faits de notre société.Comment créer un succès ?Afin de permettre au format de s'installer et de séduire le public, la même stratégie qu'aux débuts de PBLV à l'antenne devrait être appliquée : en 2003, lorsque les premiers chapitres des aventures des habitants du quartier du Mistral ont été diffusés, le public n'a pas répondu immédiatement au rendez-vous. Cependant, c'est au fil des semaines que les fans se sont peu à peu amassés. Cette tactique fonctionnera-t-elle également pour cette émission ? En tout cas, celle-ci n'aura pas à s'inquiéter d'une concurrence directe puisqu'elle devrait être diffusée avant l'access prime-time (avant 18h) et donc bien avant les péripéties de Blanche, Roland, Luna et les autres.TF1 dans la course au feuilletonPour rappel, France 2 n'est pas la seule chaîne avec un projet similaire dans les tuyaux. En effet, au cours de l'été 2017, TF1 prévoit aussi de présenter son feuilleton quotidien ! Se déroulant à Sète, la dynamique et les intrigues utiliseront les mêmes ingrédients qui fondent la spécificité de ce type de programme, à savoir romance, mystère, famille, rivalité et manigance... Plus Belle La Vie risque-t-elle de prendre un coup de vieux ? Qui de la série de France 2 ou de TF1 tirera-t-elle son épingle du jeu ? La réponse dans quelques mois.
Son émission Toute une histoire sur France 2 a été annulée. Cependant, depuis plusieurs semaines, l'animatrice présente le magazine Mille et Une Vies tous les vendredis.
Sophie Davant ne se laisse pas abattre et sait rebondir ! Le coup avait été dur pour elle en juin dernier. En effet, la chaîne publique a pris la décision d'arrêter son émission Toute une histoire, qu'elle animait depuis six ans."J'avais besoin de faire mon deuil"Une période qui n'a pas été simple, comme elle l'a révélé il y quelques temps dans les colonnes du Parisien : "La fin de saison de Toute une histoire a été très difficile. J'ai été livrée en pâture dans la presse. J'avais besoin de faire mon deuil." Un processus qui a pris du temps, comme elle raconte au Figaro lors d'une interview. "Cela a été un peu difficile. Non pas à cause de la décision de la chaîne − je comprends que l'on veuille faire évoluer les choses et je sais qu'aucune case ne nous appartient −, mais ça faisait six ans que j'animais cette émission. Il y avait donc un travail personnel à faire pour avancer", confie la présentatrice.En remplacement de son programme, France 2 décide de faire confiance à Frédéric Lopez et à son Mille et Une Vies. Se montrant bon camarade, l'animateur propose à Sophie Davant de le rejoindre sur cette nouvelle émission, qui peine à trouver son public. Si elle n'accepte pas de suite, elle finit par dire oui. La jolie blonde est donc maintenant le joker de Lopez tous les vendredis. "J'ai senti que nous avions la même vision de cet exercice et l'envie commune de donner du sens à notre métier. Cela m'a donc paru évident et j'ai dit oui. J'étais très flattée qu'il me fasse confiance", explique-t-elle.Sophie Davant pourrait présenter une semaine sur deux Mille et une viesHabituée à un tout autre exercice d'interviews dans Toute une histoire, l'animatrice commence à se faire à ces entretiens face-à-face. "J'ai plus de temps pour cerner la personne, c'est assez agréable", livre-t-elle. Le Figaro n'hésite pas alors à lui demander si elle pourrait présenter l'émission une semaine sur deux. "Frédéric m'a effectivement parlé de ce souhait et j'en serais ravie", avant d'ajouter, "la décision appartient à la direction et je n'ai pas d'information sur le sujet." Et vous, aimeriez-vous retrouver plus souvent Sophie Davant ?
Donald Trump a promis vendredi que 100 millions de doses de vaccins contre le Covid-19 seraient fabriquées avant la fin de l'année, et suffisamment pour vacciner les 330 millions d'Américains d'ici avril 2021.
"Nous aurons fabriqué au moins 100 millions de doses avant la fin de l'année, et ensuite probablement beaucoup plus, des centaines de millions de doses seront disponibles chaque mois, et nous aurons assez de vaccins pour tous les Américains d'ici avril", a déclaré le président américain lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, répétant son optimisme sur l'issue des essais cliniques en cours de vaccins expérimentaux.Il n'a pas précisé quels fabricants seraient en mesure de livrer ces volumes, mais deux sociétés, Moderna et Pfizer, sont en phase 3 active des essais cliniques de leurs vaccins expérimentaux, la première attendant des résultats en novembre, la seconde en octobre. Les deux ont passé des contrats avec le gouvernement américain pour livrer des centaines de millions de doses, et les autorités sanitaires américaines ont lancé les préparatifs pour être en mesure de stocker et livrer les premières doses dès octobre, et dans les 24 heures suivant une éventuelle autorisation par l'Agence des médicaments (FDA). Chaque vaccin serait injecté en deux doses séparées de trois ou quatre semaines.La date de disponibilité d'un vaccin américain est un enjeu de la campagne pour l'élection présidentielle du 3 novembre, le candidat démocrate Joe Biden ayant dit ne pas faire confiance à Donald Trump pour garantir l'intégrité du processus scientifique d'homologation.Moncef Slaoui, haut responsable de l'opération Warp Speed en charge des vaccins, avait dit à la radio NPR le 3 septembre qu'il tablait sur un volume de doses suffisant pour vacciner entre 20 et 25 millions de personnes d'ici la fin de l'année. Et le directeur des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Robert Redfield, a dit cette semaine que le vaccin ne serait sans doute disponible pour la majorité des Américains qu'au deuxième ou troisième trimestre 2021.
La capitale irakienne a été le théâtre d'un drame. Comme le relève le Parisien, l'ancienne Miss Irak Tara Fares a été abattue en pleine rue à Bagdad.
Tara Fares, l'ancienne Miss Bagdad et Miss Irak 2014, a été abattue jeudi 27 septembre dans la capitale irakienne. D'après les médias locaux, accompagnée par son petit ami, elle était au volant de sa Porsche décapotable aux fauteuils rouges étincelants quand elle a été la cible de trois balles. Son compagnon l'aurait conduit à l'hôpital de Bagdad, avant de comprendre qu'elle était déjà morte. Comme l'explique le Parisien, l'influenceuse et mannequin de 22 ans ne faisait pas l'unanimité dans son pays. L'objet des critiques : des photos jugées trop osées posées sur Instagram. Si ses fans se mobilisent afin de lui rendre hommage, ils ne parviennent pas, selon le journal francilien, à couvrir les critiques et calomnies adressées à la défunte. Certains de ses soutiens affirment que la jeune femme a été assassinée pour avoir défendu sa liberté, même si, à ce stade, rien n'indique que le meurtre de Tara Fares soit lié à une quelconque revendication antiféministe. La police a lancé une enquête vendredi 28 septembre afin de tenter d'élucider l'enquête.Tara Fares avait un temps séjourné en Europe après ses succès en tant que Miss. La jeune femme qui compte presque 3 millions d'abonnés sur Instagram, soit près du double de la Miss univers française Iris Mittenaere, était rentrée au pays avec ses habitudes occidentales. Adoptant des poses parfois provocatrices sur les réseaux sociaux, elle s'était attiré la foudre de nombreux détracteurs. D'après le quotidien, qui relaie les informations du média américain CNN, deux femmes appartenant au secteur de la beauté de Bagdad sont également décédées dans des circonstances mystérieuses le mois dernier.
Le groupe français Decathlon a affirmé mardi "assumer complètement" la commercialisation prochaine d'un "couvre-tête" destiné aux pratiquantes de course à pied, déjà vendu au Maroc sous l'appellation "hijab", et qui suscite la polémique en France.
Decathlon ne recule pas. Critiquée, notamment par des personnalités politiques, pour avoir prévu de commercialiser un "hijab" (terme arabe désignant le voile islamique) destiné aux personnes souhaitant pratiquer la course à pied en ayant les cheveux couverts, la marque française assume son choix. Dans des tweets adressés à des internautes, lundi 25 février, elle affirme que cet accessoire "sera bien disponible dans quelques semaines" sur son site Internet.La polémique est née après la mise en ligne de la fiche du hijab, à l'origine uniquement pensé pour le marché marocain. Lydia Guirous, porte-parole du parti Les Républicains, a été l'une des premières à réagir : "Decathlon se soumet également à l'islamisme qui ne tolère les femmes que la tête couverte d'un hijab pour affirmer leur appartenance à la oumma (communauté musulmane, ndlr) et leur soumission aux hommes. Decathlon renie donc les valeurs de notre civilisation sur l'autel du marché et du marketing communautaire". Aurore Bergé, porte-parole de La République en Marche, a également exprimé sa désapprobation : "Le sport émancipe. Il ne soumet pas. Mon choix de femme et de citoyenne sera de ne plus faire confiance à une marque qui rompt avec nos valeurs".Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a souligné sur RTL qu'un tel produit n'était "pas interdit par la loi". Mais elle a également expliqué qu'elle aurait "préféré qu'une marque française ne promeuve pas le voile". Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, s'est aussi exprimé à ce sujet : "J'ai deux filles et je n'ai pas envie qu'elles vivent dans un pays où la place des femmes dans la société régresse comme en Arabie Saoudite. J'appelle au boycott de la marque Decathlon". "Ce hijab était un besoin de certaines pratiquantes"Sans éluder la logique économique qui justifie cette commercialisation ("Nous ne créons pas de produit lorsqu'il n'y a pas de demande, nous sommes une entreprise"), Decathlon insiste de son côté sur sa volonté de proposer un produit adapté aux femmes de confession musulmane. "Nous ne renions aucune de nos valeurs. Nous avons toujours tout fait pour rendre la pratique du sport plus accessible, partout dans le monde. Ce hijab était un besoin de certaines pratiquantes de course à pied, et nous répondons donc à ce besoin sportif", a tweeté, dans une réponse adressée à Lydia Guirous.Decathlon n'est pas la seule enseigne de sport à proposer un tel hijab. L'équipementier Nike commercialise aussi ce produit et le propose en noir, gris ou blanc, au prix de 30 euros.
Le député a expliqué vouloir ainsi mettre "la résistance du mouvement social sous les projecteurs".
Christophe Castaner sous les traits de Dark Vador, le mythique bandeau défilant qui annonce l'"Episode 10, la guerre des classes", la musique épique... Tous les éléments de la saga Star Wars sont présents dans la parodie publiée mardi 4 février par le député communiste Alain Bruneel et son équipe pour dénoncer le projet de réforme des retraites. Dans cette vidéo diffusée sur le compte Facebook de l'élu du Nord, une résistance aux accents ch'ti tente de dérober les plans du gouvernement, au son de la musique des films de George Lucas. Défile le célèbre bandeau déroulant du générique avec ce message en jaune sur fond d'étoiles: "La République française est en pleine ébullition. Depuis bientôt trois ans, le président des riches défend fidèlement les intérêts du grand capital (...), il s'en prend désormais à nos retraites".Le clip met en scène un groupe de "résistants" dans la commune de Sin-le-Noble (Nord), qui tente de voler le projet de réforme des retraites mais se heurte au côté obscur avec un méchant Dark Vador incarné par Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur. Attaqués par ce dernier qui déclame "Macron est mon maître!", ces résistants parviennent au péril de leur vie à remettre le projet de réforme à la princesse Leia, chargée de trouver un Jedi pour les sauver. Dans un communiqué, le député a expliqué jeudi vouloir ainsi mettre "la résistance du mouvement social sous les projecteurs", alors que les opposants à la réforme étaient à nouveau dans la rue et que les discussions sur le texte se poursuivaient péniblement en commission à l'Assemblée, avant les débats dans l'hémicycle à partir du 17 février.
Dans une interview pour Télé-Loisirs, Sophie Davant répond aux critiques des téléspectateurs qui la jugent "trop cassante" avec ses invités.
Peu impactée par l'opinion des autres, Sophie Davant n'y prête pas d'attention. "Il y a toujours des râleurs, qui estiment que je coupe trop la parole, mais c'est mon job de mettre la malice et de donner du relief. Ceux qui prennent ça pour de la méchanceté manquent peut-être d'humour", a-t-elle déclaré dans les colonnes de Télé-Loisirs. Malgré les remarques, il n'est donc pas question pour elle de changer sa manière d'animer l'émission. Le 12 décembre dernier, dans l'émission C'est au programme, Sophie Davant s'était fait recadrer sans détour par Muriel Robin, à qui elle n'avait eu de cesse de couper la parole. "Je finirai la réponse après, mais sinon dans une autre émission, on a été un peu long sur l'introduction...", avait lâché la comédienne agacée.Et même quand il s'agit de sa propre chroniqueuse Karine Abderrahim, Sophie Davant se montre parfois impulsive : "Cest bon là, c'est terminé. On ne va pas non plus passer trois heures sur le chocolat, on a bien compris. Non mais c'était intéressant hein", s'était-elle emportée alors que sa collègue présentait une chronique sur le commerce équitable de cacao.
Les Échos et franceinfo annoncent mercredi que le député de l'Essonne lancera officiellement sa candidature à la mairie de Paris la semaine prochaine.
Malgré la candidature de Benjamin Griveaux pour La République en marche et l'appel du pied de ce dernier à le rejoindre, Cédric Villani se lance dans la bataille la semaine prochaine. Ce sera mercredi 4 septembre à 19 heures, précise franceinfo. Il veut devenir maire de Paris avec le projet de rendre le "pouvoir de vivre" dans la capitale. L'Association des amis de Cédric Villani, son microparti, est prête et ses soutiens aussi. Seule la forme que prendra son discours de lancement de campagne n'a pas encore été tranchée, d'après le quotidien économique.Lauréat de la Médaille Fields en 2010, soutien de la socialiste Anne Hidalgo en 2014, élu député LREM en 2017 dans l'Essonne, le mathématicien chamboule le plan de son ex-mentor, Emmanuel Macron. Il sera "exclu dans la minute" du parti s'il est candidat, aurait déclaré le patron du parti, Stanislas Guerini, d'après Le Canard enchaîné.Avec cette candidature, Cédric Villani vient marcher sur les plates-bandes de Benjamin Griveaux, le candidat officiellement désigné par LREM après le processus d'investiture. Mais Cédric Villani n'a pas digéré cette défaite le 10 juillet, estimant dans Paris Match la procédure "viciée". Benjamin Griveaux a réussi à neutraliser Mounir Mahjoubi, autre candidat malheureux à l'investiture LREM, qui s'est rallié à lui alors que l'ancien secrétaire d'État au numérique avait choisi Cédric Villani dans les derniers jours avant que le parti choisisse son candidat.Toutefois, lundi, le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a prévenu des risques d'"échec" si Cédric Villani présentait une liste autonome pour les élections municipales de mars. En début de semaine, Benjamin Griveaux a encore proposé à Cédric Villani de "co-piloter" sa campagne. C'est non apparemment.Cédric Villani pense qu'il a un coup à jouer. "Populaire chez les retraités et les jeunes", dit un proche aux Échos, lui qui se veut écologiste espère prendre des voix à EELV et à la maire sortante Anne Hidalgo.Benjamin Griveaux attend de voir pour le croire. Il a réagi ainsi sur franceinfo ce matin : "Je n'ai pas de réaction à avoir, tant que Cédric Villani ne l'a pas dit. Il arrive à la presse d'écrire des choses qui ne se réalisent pas".
L'ancien ministre s'est ému de la démission de l'adjoint à la culture de la mairie de Paris Christophe Girard, ciblé par de vives critiques pour ses liens supposés avec l'écrivain Gabriel Matzneff.
"Halte au maccarthysme culturel". L'ex-ministre socialiste de la Culture Jack Lang a réagi à la démission de l'adjoint à la maire de Paris Christophe Girard, critiqué par les écologistes pour avoir été en relation dans le passé avec l'écrivain Gabriel Matzneff. Ministre sous François Mitterrand (Culture) puis Jacques Chirac (Education nationale), Jack Lang a comparé les critiques envers Christophe Girard à l'époque de la "chasse aux sorcières" des années 50 aux Etats-Unis menée par le sénateur MacCarthy, chef de file de la politique anti-communiste américaine qui avait donné son nom à cette doctrine. 70 ans plus tard, ce serait cette fois le monde culturel qui serait visé, selon Jack Lang."Climat délétère général""La démission forcée de Christophe Girard est attristante. Cet homme qui se bat avec talent et courage pour les arts, pour la culture, pour la liberté est contraint aujourd'hui de renoncer à sa mission. C'est inacceptable", écrit l'ancien ministre et président de l'Institut du monde arabe (IMA). Alors que les écologistes, alliés de la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo le contestaient, Christophe Girard, entendu en mars dans le cadre de l'affaire Matzneff, a préféré démissionner jeudi de ses fonctions d'adjoint à la Culture, dénonçant un "climat délétère général".La maire de Paris Anne Hidalgo lui a apporté son soutien: "je suis écoeurée. Dans quelle démocratie vivons-nous où le droit est piétiné par la rumeur, les amalgames et les soupçons?". Les enquêteurs ont interrogé Christophe Girard en mars en tant que secrétaire général de la Maison Yves-Saint Laurent entre 1986 et 1987. La maison avait apporté un soutien financier à Gabriel Matzneff dans les années 80, selon plusieurs récits. L'écrivain est visé par une enquête pour "viols sur mineurs" ouverte par le parquet de Paris.
Se laver les mains avant de mettre son masque, ne pas le manipuler une fois en place... Pour que le port du masque soit utile, il faut respecter certaines règles.
Pour éviter de propager le coronavirus, à partir de lundi 11 mai, le port du masque sera obligatoire dans les transports en commun, pour les enseignants et les professionnels de la petite enfance. Il est également recommandé dans les espaces publics fermés, notamment les magasins. Si le port du masque ne doit pas se substituer aux gestes barrières et aux règles de distanciation sociale, pour que son port soit efficace, il faut en outre respecter quelques règles de bonne pratique. • Avant de mettre un masque, il faut se laver les mains consciencieusement avec de l'eau et du savoir ou avec du gel hydroalcoolique. En le tenant par les attaches, il faut ensuite appliquer le masque sur le visage en recouvrant le nez et la bouche, et enfin mettre en place les brides ou les élastiques. Petite variante pour les masques chirurgicaux : le côté coloré, souvent bleu, se place en général à l'extérieur et la petite tige semi-rigide en haut (en pinçant cette barrette, vous pouvez mieux ajuster le masque sur votre nez).• Pendant toute la durée d'utilisation du masque, il faut réprimer le réflexe de le toucher ou de le remettre en place, sous peine de devoir se relaver les mains à chaque fois. Il ne faut pas le laisser pendre à son cou comme un foulard, ou le monter sur son front, au risque de le contaminer. L'utilisation ne doit pas dépasser 4 heures. Pour une personne passant la journée dehors, l'association de normalisation AFNOR suggère de partir avec trois masques, un pour le matin, un pour l'après-midi et un de secours. Même en dessous de 4 heures, le masque doit être changé s'il est endommagé, humidifié, déformé, ou encore pour boire et manger. Il est d'autre part recommandé de l'utiliser sur une peau nue, la barbe pouvant réduire son efficacité.• Avant de retirer un masque, il faut également se laver les mains. Il faut ensuite saisir les attaches et enlever le masque sans toucher l'avant, potentiellement contaminé. Les masques chirurgicaux, à usage unique, doivent être jetés après utilisation dans une poubelle fermée et dans un autre emballage. Les masques en tissu doivent être lavés. Une fois le masque jeté ou placé dans un contenant fermé avant d'être lavé, il faut de nouveau se laver les mains. • Pour laver son masque en tissu, l'Agence du médicament (ANSM) recommande un lavage en machine de minimum 30 minutes à 60°C, suivi d'un séchage en sèche-linge ou à l'air libre, puis d'un repassage à une température adaptée au tissu. Les masques souillés peuvent être stockés dans un contenant fermé pour éviter de les laver un à un et peuvent être lavés avec d'autres textiles comme les serviettes ou les draps qui supportent un cycle à 60°C.Pour se débarrasser du virus, le micro-onde ou le congélateur ne sont pas recommandés. Faire bouillir le masque dans l'eau risque de le dégrader. Quant au sèche-cheveux, il peut aider au séchage, après lavage, en évitant une température trop élevée qui dégraderait le tissu, selon l'AFNOR.Même lavable, le masque en tissu n'est pas utilisable indéfiniment. Le logo officiel, personnage masqué dans un cercle bleu-blanc-rouge, précise le nombre de lavage : "Testé 5 lavages", ou, 10, ou 20, ou maximum 30. Les masques cousu main sont a priori moins résistants. Au moindre signe d'usure il faut le jeter, en le plaçant dans un double emballage.• Les moins de trois ans ne doivent pas porter de masque, en raison de risques d'étouffement. • Il est recommandé d'utiliser un masque respectant le cahier des charges de l'AFNOR qui reprend les recommandations de l'Agence du médicament. Depuis le début du confinement, des centaines d'entreprises textiles se sont reconverties pour produire ces "masques barrières". En "bec de canard" ou "à plis", ils doivent filtrer entre 70 et 90% des particules de 3 microns émises par le porteur, tout en permettant une "respirabilité" suffisante. Fin avril, près de 400 prototypes avaient passé "avec succès" les tests de la Direction générale de l'Armement, selon le ministère de l'Economie.L'AFNOR propose également un guide décliné en tutoriels vidéos par des sites internet pour tous les Français prêts à se mettre à la couture. L'association recommande l'utilisation d'au moins deux ou trois couches de tissus souples et pas trop chauds, et de ne pas ajouter de matériaux comme des sacs aspirateur ou des filtres à café. L'AFNOR appelle également à être "vigilant" pour les masques avec des coutures "verticales, le long du nez, de la bouche et du menton", qui comportent un risque de fuite.
Dès le 3 avril, les syndicats de la SNCF appellent à une grève d'un nouveau genre contre la réforme ferroviaire voulue par le gouvernement. Les agents sont appelés à faire grève deux jours tous les cinq jours.
Cette mobilisation inédite débutera les 3 et 4 avril prochains. Les agents de la SNCF reprendront ensuite le travail pour 3 jours. L'intersyndicale de la SNCF, la CGT, l'Unsa, Sud-Rail et la CFDT, a mis au point un calendrier des jours de grève pour contester contre le projet de réforme ferroviaire : "2 jours sur 5" sur trois mois. Une organisation de la contestation qui pourrait devenir un véritable casse-tête pour les dirigeants du service public. En avril, voici les jours de grève prévus : mardi 3 et mercredi 4, dimanche 8 et lundi 9, vendredi 136 et samedi 14, mercredi 18 et jeudi 19, lundi 23 et mardi 24, samedi 28 et dimanche 29. En mai, sont concernés les jeudi 3 et vendredi 4 mai, mardi 8 et mercredi 9, dimanche 13 et lundi 14, vendredi 18 et samedi 19, mercredi 23 et jeudi 14, lundi 28 et mardi 29. Pour le mois de juin, ce sera les samedi 2 et dimanche 3, jeudi 7 et vendredi 8, mardi 12 et mercredi 13, dimanche 17 et lundi 18, vendredi 22 et samedi 23, mercredi 27 et jeudi 28. Les usagers qui ont prévu de partir à Pacques devraient pouvoir prendre le train sans difficulté, mais les choses seront plus compliquées pour les ponts de mai et les vacances de printemps.
L'envoyé spécial de la Maison Blanche auprès de la coalition anti-EI a qualifié les propos du président américain d'"obscènes et ignares".
Les Turcs et les Kurdes sont comme des "gamins" qui avaient besoin de battre, avant d'être séparés. Le président américain Donald Trump s'est félicité jeudi 17 octobre du cessez-le-feu en Syrie, tout en expliquant qu'il avait sciemment laisser les belligérants se lancer dans une bataille féroce."Ce n'était pas conventionnel, ce que j'ai fait. J'ai dit: ils ont besoin de se battre un peu. Comme deux gamins, on les laisse se bagarrer un peu, et puis on les sépare", a-t-il lancé lors d'un meeting à Dallas, au Texas. Brett McGurk, ancien envoyé spécial de la présidence américaine auprès de la coalition anti-EI (groupe Etat islamique), a jugé les remarques du président "obscènes et ignares". "200.000 personnes innocentes déplacées, des centaines de morts, des informations crédibles parlant de crimes de guerre, des prisonniers de l'EI qui s'échappent et les États-Unis qui évacuent et bombardent leurs propres positions ou les cèdent aux Russes. Deux gamins qui se bagarrent?", a-t-il lancé sur Twitter."Alors ils se sont battus quelques jours, et ça a été plutôt brutal", a également dit le président américain, avant de souligner que "pas une goutte de sang américain n'a été versée".Trump a facilité l'offensive turque contre les Kurdes de Syrie en retirant les troupes américaines du nord-est de la Syrie. La bataille, qui a duré une semaine, a fait plus de 500 morts, principalement des Kurdes, dont des dizaines de civils, et 300.00O déplacés, selon l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme.
L'ancien président François Hollande, interrogé par le quotidien italien Corriere della Sera sur son avenir, souligne dans une interview à paraître mardi que la vie est "pleine de sollicitations et d'imprévus".
"La vie est pleine de sollicitations mais aussi d'imprévus. En ce qui me concerne, j'ai servi mon pays et je me considère comme un militant de la démocratie", répond M. Hollande à une question sur son avenir."Je suis resté cohérent avec les valeurs auxquelles je croyais dès mon plus jeune âge, je les ai mises au diapason des temps qui changent. Je ne peux pas me séparer de cet engagement civil qui a éclairé ma vie et auquel je reste et resterai fidèle", ajoute-t-il.Egalement interrogé sur son successeur, M. Hollande souligne le "contexte particulier" de l'élection d'Emmanuel Macron : "Je n'étais pas candidat et la droite était représentée par une personnalité qui était discréditée par les scandales. Sa victoire relève plus d'un refus d'une présidence d'extrême droite et non d'une adhésion à son programme". Selon lui, l'actuel chef de l'Etat "aurait pu tirer le meilleur parti de cette situation politique originale, mais il ne l'a pas fait. Il n'a construit ni une force politique nouvelle ni une coalition. Sa position était que les partis n'avaient plus de rôle à jouer dans la vie démocratique. Maintenant, son propre parti est dépourvu de toute implantation locale. Nous pourrons le mesurer aux prochaines élections municipales. Pour ma part je pense que sans partis, sans organisation active des citoyens, il n'y a pas de véritable démocratie".
Au moins douze personnes ont été blessées dans la commune de Sucy-en-Brie (Val-de-Marne), près de la gare RER, indique BFM TV. Certaines ont été percutées par un bus.
Grave accident de personnes à Sucy-en-Brie dans le Val-de-Marne. Selon les informations de BFM TV, un bus a percuté plusieurs personnes. L'accident s'est produit juste avant 17 heures devant la gare RER Sucy-Bonneuil.Les circonstances sont floues, mais selon la mairie que cite France Info, le véhicule était stationné "légèrement en pente" avant de subir "une avarie sur la boîte de vitesse". Il a fini sa route dans un arbre. Le conducteur, contrôlé, n'était pas sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants. Il a tout de même été placé en garde à vue dans la soirée, selon Le Parisien. Le quotidien précise que le bus a foncé tout droit dès que "le conducteur a desserré le frein à main".Douze personnes ont été touchées selon les secours. Parmi elles, trois se trouvent en état "d'urgence absolue" dont un avec pronostic vital engagé. Sept autres sont en "urgence relative". Deux femmes qui traversaient à ce moment-là ont été prises entre le bus et l'arbre alors que dix passagers qui se trouvaient à l'intérieur ont été projetés vers la vitre avant, provoquant une certaine panique.L'accident a provoqué la fermeture de la gare de Sucy-Bonneuil, et la perturbation d'autres lignes de bus. La compagnie Transdev a annoncé que l'arrêt situé devant la gare n'était plus desservi par les lignes 2, 3, 4, 6 et 10.Un témoin présent à l'intérieur, interrogé par Le Parisien, a expliqué que le bus avait "accéléré sans tourner". Plusieurs personnes présentent à proximité ont apporté leur aide pour soulever le bus, évitant ainsi que le drame ne soit plus lourd.
Un hommage aux victimes de l'école juive Ohr Torah a été rendu à Toulouse ce mardi 5 novembre en présence de Nicolas Sarkozy, président de la République à l'époque du drame.
La ville de Toulouse rend hommage aux victimes du jihadiste Mohamed Merah, abattues par le "tueur au scooter" en mars 2012. En septembre dernier, une première cérémonie s'était déroulée dans le jardin Niel où trois allées avaient été baptisées des noms des trois militaires tués, Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf et Mohamed Legouad. Ce mardi 5 novembre, le maire de la ville Jean-Luc Moudenc a baptisé quatre allées du jardin Edmond-Michelet du nom des quatre victimes de la tuerie de l'école juive Ohr Torah : Myriam, Gabriel, Arié et Jonathan.Une cérémonie à laquelle étaient notamment conviés le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer et l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, en fonction au moment des attentats. Les interventions des proches se sont succédé et trois cyprès toscans et un magnolia ont été plantés pour l'occasion sur la butte du parc. "Je ne peux pas chasser ces images de ma mémoire", a assuré Nicolas Sarkozy ensuite auprès des journalistes. "Forcément si ça continue c'est qu'il y a des choses qu'on devrait faire mieux", a-t-il estimé, avant d'ajouter : "Pardon de dire ça, je n'ai aucune envie de polémiquer de quoi que ce soit".Après les tueries de Mohamed Merah, la France avait été à nouveau la cible d'attaques jihadistes en janvier et novembre 2015 à Paris et région parisienne et en juillet 2016 à Nice.
Premiers impétrants du musée Grévin déconfiné, les humoristes Muriel Robin et Pierre Palmade inaugureront début septembre leur double de cire, a annoncé mardi l'institution parisienne qui a rouvert ses portes le 18 juin.
Complices d'écriture, Muriel Robin et Pierre Palmade se sont rencontrés en 1988 et ont cosigné le premier one woman show de l'humoriste "Les Majorettes se cachent pour mourir", mis en scène par Roger Louret.Ils ont également coécrit en 1996 "Ils s'aiment", savoureuse chronique de la vie conjugale interprétée par Michèle Laroque et Pierre Palmade. Muriel Robin a repris le rôle féminin pour les vingt ans du spectacle à succès, proposant également une version homosexuelle avec "Elles s'aiment", aux côtés de Michèle Laroque.Après les trois mois de confinement, Grévin a rouvert, avec mesures de distanciation et gestes barrière. Les visiteurs (à l'exception des moins de 11 ans) doivent porter un masque et une billetterie horodatée a été mise en place.En 1882, le journaliste Arthur Meyer et le sculpteur Alfred Grévin, à une époque où la photo et le cinéma étaient réservés à l'élite, ont créé le musée Grévin "pour permettre au grand public de mettre un visage sur les personnalités qui font l'actualité".138 ans plus tard, Grévin abrite les doubles de cire de plus de 250 personnalités de tous les horizons. Parmi les derniers pensionnaires, Kylian Mbappé, Gims, Soprano, Renaud Capuçon, Catherine Frot et Philippe Jaroussky.
La secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher, va signer ce mardi 24 septembre avec les professionnels du jouet une "charte pour une représentation mixte des jouets."
"Une petite fille n'a peut-être pas envie d'être la princesse, mais d'être le chevalier ou la chevalière et d'aller au combat". Partant du constat que les carrières scientifiques ou industrielles ne sont pas assez fémininisées, le gouvernement a décidé de s'attaquer au problème dès le plus jeune âge et veut en finir avec les jouets genrés qui font perdurer les stéréotypes. "Lorsqu'on remonte à l'origine des causes du peu de femmes dans l'industrie, c'est parce que les petites filles ne se projettent pas dans la technique, la technologie, dans les figures d'ingénieurs... Et cela commence très tôt avec les jouets", explique mardi 24 septembre la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher, sur RTL. "Il existe un problème avec les jouets pour enfants, dénonce la ministre. Il y a les jouets pour les filles, qui sont en règle générale très roses et autour des tâches domestiques, et il y a les jouets pour garçons, qui sont en général autour de la construction, de la projection dans l'espace et autour de la science et dans la technique." Des stéréotypes qui ont une influence sur l'avenir des enfants, souligne Mme Pannier-Runacher, puisque si les jeunes filles ont en moyenne des meilleures notes dans les matières scientifiques que les garçons, elles sont peu nombreuses à prendre cette voie professionnelle. Un débat qui va plus loin que le rose et le bleuPour faire progresser les choses, la secrétaire d'État va signer ce mardi 24 septembre avec les professionnels du jouet, une "charte pour une représentation mixte des jouets." Les industriels et distributeurs de jouets devront s'engager à préférer les formules comme "faire comme les grands" plutôt que "faire comme maman" ou "comme papa" et utiliser des visuels neutres. Ils devront également intégrer des jouets scientifiques et des déguisement liés à la technique et la technologie pour les filles et intégrer des jeux et déguisements liés aux travaux ménagers, activités domestiques et soins pour les garçons. "Nous allons nous engager à privilégier les fonds neutres ou mixtes", assure Christophe Salmon, secrétaire général de la Fédération française des industries du jouet-puériculture auprès de BFMTV. "Ce qui est important au-delà du bleu et du rose, c'est l'accès à un univers qui vous rouvre le champ des possibles, détaille Agnès Pannier-Runacher sur RTL. Une petite fille peut avoir envie d'être docteur, et de ne pas avoir l'uniforme ou le déguisement de l'infirmière. Elle n'a peut-être pas envie d'être la princesse, mais d'être le chevalier ou la chevalière et d'aller au combat. Offrons-leur la possibilité d'avoir des univers beaucoup plus riches et pas stigmatisants."Les signataires de la charte ont prévu de se revoir en mars prochain pour faire un point d'étape sur leurs engagements, précise BFMTV.
"Plusieurs anciens élèves fortunés, y compris un ami proche de M. Trump, faisaient fortement pression sur l'administration pour qu'elle leur remette les dossiers afin de les conserver en sécurité", se souvient le proviseur de l'école.
Une école militaire de New York fréquentée par Donald Trump à l'adolescence a dû cacher ses dossiers scolaires en 2011, mise sous pression par des proches du président américain qui souhaitaient les récupérer pour empêcher qu'ils soient rendus publics, a rapporté mardi 5 mars le Washington Post. Ces pressions intervenaient alors que M. Trump avait mis au défi le président de l'époque, Barack Obama, de publier ses résultats scolaires en se demandant comment il avait pu intégrer un établissement de l'Ivy League, ce groupe de huit universités prestigieuses du nord-est des États-Unis.Le dossier de Donald Trump déplacé par sécuritéEvan Jones, proviseur à cette époque de la New York Military Academy, a expliqué au journal américain que le directeur "était venu (le) voir paniqué parce qu'il avait été abordé par d'anciens élèves influents et fortunés qui étaient des amis de M. Trump" et voulaient que ses résultats scolaires restent secrets.Le directeur d'alors de cette école privée, Jeffrey Coverdale, a pour sa part déclaré au quotidien avoir rejeté une demande de membres du conseil d'administration de l'établissement visant à se faire remettre les dossiers scolaires de M. Trump. Mais il a déplacé les dossiers. "Je les ai transférés ailleurs sur le campus dans un lieu d'où ils ne pouvaient sortir. C'est la seule fois que j'ai jamais transféré les dossiers d'un ancien élève", a confié M. Coverdale. M. Trump a passé cinq années dans cette école à compter de l'automne 1959. Selon lui, ses parents pensaient qu'il lui fallait de la discipline. M. Trump se targue fréquemment d'avoir été un excellent élève dans sa jeunesse. La semaine dernière, l'ex-avocat personnel de M. Trump, Michael Cohen, a expliqué devant une commission parlementaire que l'une de ses tâches était de menacer de poursuites les écoles qu'avait fréquentées le président afin qu'elles ne publient pas ses notes.Evan Jones a dit ignorer si la demande initiale à l'académie militaire pour obtenir les dossiers scolaires de M. Trump venait de M. Cohen. Il a raconté au journal que ces dossiers étaient dans une armoire au sous-sol d'un bâtiment sur le campus, situé à environ une heure de route au nord de la ville de New York. Il se souvient avoir fait observer à son supérieur : "je ne sais pas si nous devrions faire cela". "Il m'a dit que plusieurs anciens élèves fortunés, y compris un ami proche de M. Trump, faisaient fortement pression sur l'administration pour qu'elle leur remette les dossiers afin de les conserver en sécurité".
L'accord de normalisation des relations entre les Emirats arabes unis et Israël suscite parmi les dirigeants mondiaux des espoirs de reprise des pourparlers de paix moribonds au Moyen-Orient, tandis que les Palestiniens et certains de leurs alliés dénoncent une trahison.
Les Emirats arabes unis et Israël doivent signer d'ici trois semaines à Washington cet accord annoncé par surprise jeudi par le président américain, Donald Trump. Il a été conclu sous l'égide des Etats-Unis et fera d'Abou Dhabi la troisième capitale arabe à suivre ce chemin depuis la création de l'Etat hébreu en 1948, après l'Egypte et la Jordanie.Et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a nommé vendredi le chef du conseil de la sécurité nationale, une entité qui le conseille sur les questions géostratégiques, Meir Ben Shabbat, pour diriger les pourparlers avec les Emiratis. Dans le cadre de l'accord, Israël s'est engagé à suspendre son projet d'annexion de territoires palestiniens, une concession saluée par les gouvernements européens et certains gouvernements arabes comme un encouragement aux espoirs de paix.Mais M. N etanyahu a déclaré que l'annexion de pans de la Cisjordanie occupée était seulement "reportée" et qu'Israël n'y avait "pas renoncé". Les Palestiniens ont fermement rejeté l'accord, le qualifiant de "trahison" de leur cause. Ils ont également annoncé le rappel de leur ambassadeur aux Emirats et exigé une réunion d'urgence de la Ligue arabe."J'essaie de comprendre dans quel sens c'est une trahison alors que nous ouvrons une porte pour qu'Israël repense son projet d'annexion", a réagi Omar Saif Ghobash, ministre adjoint émirati des Affaires étrangère dans un entretien avec l'AFP.Après la grande prière du vendredi à Jérusalem, les fidèles devant la mosquée Al-Aqsa ont marché sur des photos de l'homme fort des Emirats, cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane. Dans la ville occupée de Naplouse, en Cisjordanie, des personnes ont mis le feu à des photos de cheikh Mohammed, Netanyahu et Trump.A Ramallah, en Cisjordanie, Jihad Hussein a fustigé l'accord: "Le peuple palestinien a été poignardé dans le dos par les dirigeants des Emirats. Mais ni cet accord ni rien d'autre ne sapera notre volonté de lutter pour la liberté et l'indépendance", a dit cet habitant.- "Contribution importante à la paix" -Reste que l'accord fait naître à l'étranger des espoirs de relance des pourparlers israélo-palestiniens, à l'arrêt depuis 2014.L'Allemagne a ainsi estimé vendredi qu'il s'agissait d'une "contribution importante à la paix dans la région" qui allait "permettre de donner un nouvel élan au processus de paix au Proche-Orient".De son côté, la France y a vu un "état d'esprit nouveau" qui doit "désormais permettre la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens en vue de l'établissement de deux Etats".L'Union européenne a souligné l'engagement des 27 en faveur d'une solution à deux Etats: "Nous sommes, bien sûr, prêts à travailler à la reprise des négociations entre les Israéliens et les Palestiniens", a déclaré la porte-parole du chef de la diplomatie, Nabila Massrali.Le plan de paix controversé de Donald Trump, dévoilé en janvier, avait offert à Israël une voie pour annexer la vallée du Jourdain et les colonies juives à travers la Cisjordanie occupée, considérées comme illégales au regard du droit international. Les Palestiniens l'avaient rejeté tout comme les voisins arabes d'Israël, faisant craindre une nouvelle escalade dans une région où les tensions sont fortes.Après l'annonce de l'accord Emirats-Israël, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a vu "une occasion pour les dirigeants israéliens et palestiniens de reprendre des négociations substantielles, débouchant sur une solution à deux Etats conformément aux résolutions onusiennes".L'annexion "fermerait effectivement la porte" aux négociations entre les dirigeants israéliens et palestiniens et "détruirait la perspective" d'un Etat palestinien viable, a-t-il déclaré.Benjamin Netanyahu a remercié l'Egypte, Oman et Bahreïn pour leur "soutien" à l'accord. L'Arabie saoudite, poids lourd de la région, n'a pas réagi."On peut certainement imaginer que Bahreïn et/ou Oman finiront par conclure un accord formel avec Israël", affirme Hussein Ibish, analyste à l'Arab Gulf States Institute, excluant toutefois un accord similaire prochain avec l'Arabie saoudite.- "Leurs petits intérêts" -En revanche, l'Iran et la Turquie ont vivement critiqué la "trahison" des Emirats.Téhéran a condamné cet accord qualifié de "stupidité stratégique d'Abou Dhabi et de Tel-Aviv qui renforcera sans aucun doute l'axe de résistance", en référence aux alliés de Téhéran au Moyen-Orient.Et le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif s'est d'ailleurs entretenu avec le chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, des moyens de "faire échouer" l'accord Israël/Emirats en établissant une "unité" des "factions palestiniennes", a annoncé le mouvement islamiste palestinien dans un communiqué."C'est une trahison de Jérusalem et du peuple palestinien. C'est un coup de couteau dans le dos", a pour sa part déclaré Hassan Nasrallah, le chef du mouvement libanais du Hezbollah allié de Téhéran. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, critique de longue date d'Israël et souvent en désaccord avec les puissances occidentales, a, lui, menacé de suspendre les relations diplomatiques avec les Emirats ou de rappeler l'ambassadeur d'Ankara.Ankara a accusé les Emirats de "trahir la cause palestinienne" en acceptant de signer cet accord pour "servir leurs petits intérêts".
Il y a 30 ans de cela, en 1987, Pierre Bellemare présentait le premier numéro du célèbre magazine de télé-achat.
Déjà 30 ans ! Le 13 décembre 1987, le groupe TF1 dévoilait un format inédit dans le paysage audiovisuel français. Avec Téléshopping, la première chaîne proposait à ses fidèles téléspectateurs de faire leurs courses devant leurs téléviseurs. Importé des Etats-Unis, l'émission fut d'abord présentée par Pierre Bellemare et Gregory Frank, secondés par Maryse Corson. Le programme est alors baptisé Le Magazine de l'objet. Pionner du genre, le show inspirera de nombreuses déclinaisons, dont M6 Boutique ou La Boutique de Canal Plus.De Bellemare à DevoiseEn 1994, Pierre Bellemare passera le témoin à Laurent Cabrol. Le journaliste et Monsieur météo d'Europe 1 tiendra les rênes de l'émission pendant quatorze longues années. Assisté de Catherine Falgayrac, il offrira à Téléshopping ses meilleures audiences... jusqu'à 2008, où il sera tout simplement remercié par la chaîne. Pour lui succéder, c'est à l'animatrice Marie-Ange Nardi, précédemment sur France Télévisions, que l'on fera appel pour commercialiser les articles présentés dans le programme. En 2014, elle est rejointe par Alexandre Devoise, dépêché de M6. Un modèle lucratifDiffusé du lundi au samedi à partir de 8h30, Téléshopping est l'un des programmes phare de TF1. En témoignent ses 30 ans de succès, où les hilarantes démonstrations de produits se sont succédées. Les objets mis en avant dans l'émission sont dénichés dans le monde entier. "Ce sont des exclusivités (...) Il faut aller un peu partout à travers le monde pour trouver l'idée qui va tout révolutionner", confiait Marie-Ange Nardi aux journalistes d'Europe 1 en octobre 2016. Aujourd'hui, ce commerce télévisé rassemble plus de 100 000 téléspectateurs par jour et représente 5 % du chiffre d'affaire de la Une. Pour se diversifier, Téléshopping s'est récemment doté d'une version web et d'une application mobile. Et vous, que pensez-vous du programme ?
Un homme, présenté comme étant un "cousin" par la famille d'Adama Traoré dont la mort en 2016 a été érigée en symbole des violences policières, s'est noyé dans la nuit de dimanche à lundi dans la Seine lors d'une course-poursuite avec les forces de l'ordre, selon des sources concordantes.
Selon une source policière, l'homme a été pris en chasse dimanche vers 23H00 à Marly-le-Roi (Yvelines) par la police qui avait repéré cinq hommes en train de charger une moto dans un fourgon.Lors de la poursuite, il a stoppé l'utilitaire aux abords de la Seine et s'est jeté dans le fleuve au niveau de l'île de la Loge, a ajouté la police, qui n'a précisé ni l'âge ni l'identité de la victime.Essoufflé, il a tenté de faire demi-tour pour regagner la berge mais s'est noyé "à quelques mètres du bord, alors qu'un effectif s'était jeté à l'eau pour le secourir", a poursuivi la même source.Sorti de l'eau par les policiers, l'homme était en arrêt cardio-respiratoire. Malgré un massage cardiaque, un médecin a prononcé sa mort à 00h09."Le pré-rapport d'autopsie a conclu à une mort par noyade", a indiqué mardi soir le parquet de Versailles, précisant que les "examens complémentaires classiques" étaient en cours". "Le corps a été remis à la famille". Dans une vidéo postée sur le compte Facebook du comité de soutien à Adama Traoré, une femme a affirmé que l'homme noyé était son frère Mahamadou, un "père de famille responsable" de 35 ans.Elle a ajouté "ne pas croire du tout" aux déclarations de la police et vouloir "rétablir la vérité", avant de lancer "un appel à témoins pour savoir ce qui s'est passé entre 22H00 et tard dans la nuit dans la ville de Marly".L'avocat de la famille Traoré, Me Yassine Bouzrou, a assuré à l'AFP que la victime était le "cousin germain d'Adama Traoré", Mahamadou Fofana, ce que le parquet de Versailles n'a dans l'immédiat pas confirmé à l'AFP."La police dit qu'il se serait jeté à l'eau et se serait noyé. Aujourd'hui, je dis qu'il y a des témoignages qui indiquent qu'il n'a pas sauté à l'eau", a ajouté Me Bouzrou. "Au regard de ces témoignages, la version donnée par les policiers est remise en cause", a-t-il poursuivi.Me Bouzrou a indiqué qu'il envisageait de déposer "une plainte car seule une enquête menée par un magistrat instructeur indépendant pourra rechercher la vérité et déterminer comment Mahamadou Fofana est mort".L'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", a été chargée d'une enquête pour déterminer les causes de la mort du jeune homme, a-t-on appris de source judiciaire.Adama Traoré, un jeune homme noir de 24 ans, est mort en 2016 dans des circonstances controversées peu après son interpellation par les gendarmes dans le Val-d'Oise. Cette affaire a retrouvé en France un fort écho après la vague planétaire d'indignation suscité par la mort, en mai aux Etats-Unis, de George Floyd, un homme noir tué par un policier blanc.
Sur le plateau de l'émission Clique sur Canal +, Rachida Dati a été très émue au moment d'évoquer la gestion de l'affaire Zyed et Bouna. Ces deux adolescents sont décédés lorsqu'elle travaillait au cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur.
L'émotion l'a submergée. Invitée dans l'émission Clique sur Canal +, Rachida Dati n'a pas caché ses émotions au moment de se souvenir d'une triste affaire : celle concernant la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré. Le 27 octobre 2005, ces deux adolescents étaient décédés après avoir tenté d'échapper à la police. Ils ont fini par s'électrocuter lorsqu'ils se sont réfugiés dans l'enceinte d'un poste électrique. Si la justice a fini par relaxer les deux policiers concernés par l'enquête, ce drame avait embrasé les banlieues françaises à l'époque. Travaillant alors au cabinet de Nicolas Sarkozy, lui-même ministre de l'Intérieur à ce moment, Rachida Dati se souvient avoir reçu les familles des victimes. « Quand j'ai vu les parents, j'ai vu les miens », confie-t-elle, très émue. « C'est moi qui ai souhaité qu'il y ait une ouverture d'information parce que je voulais que ces parents aient des explications. »Elle assure que si pendant toutes ces années, elle n'a pas évoqué ce moment difficile, c'est en raison du regard des autres. « On est dans une société où si on déborde, si vous dites les choses... J'ai tellement vécu de choses. On dit que vous vous victimisez. Je ne suis pas une victime », déclare-t-elle sur le plateau de Clique.« J'en ai vu des jeunes qui étaient interpellés et qui ne revenaient pas »C'est les larmes aux yeux, la voix tremblante qu'elle s'est remémorée cette période où elle avait souvent à faire face à des affaires où les choses tournaient mal. « J'en ai vu des jeunes qui étaient interpellés et qui ne revenaient pas », raconte-t-elle. « J'ai vu ces parents, comme j'ai vu les parents de la jeune Sohane qui avait été brûlée vive. Je pense qu'il y a son père qui pleurait dans le bureau de Nicolas Sarkozy, qui n'a pas dit un mot. Donc quand j'ai vu ces parents, je me suis dit ça, ça ne peut pas continuer. » La candidate à la mairie de Paris affirme qu'elle a demandé plus de transparence dans cette affaire lorsqu'elle est devenue garde des Sceaux. Elle explique notamment cette volonté par ses liens familiaux, sa mère lui demandant souvent de s'impliquer dans des affaires où il y aurait pu avoir des violences policières. « Une réussite pour une réussite, pour nous ça n'a pas de sens. Moi je n'ai pas réussi pour gagner de l'argent, j'ai réussi pour pas que ça ne se produise à l'infini », rappelle-t-elle dans l'émission Clique.Pour finir, Rachida Dati reconnaît que ce passé reste encore douloureux aujourd'hui. « Quand vous disiez tout à l'heure 'On n'a pas changé, on n'a pas fait grande chose' : on fait comme on peut. C'est comme dans votre vie, vous faites comme vous pouvez. Vous croyez que je n'en ai pas beaucoup ? Que je n'en ai pas gros ? », s'est-elle agacée.
La première "Marche des fiertés en banlieue" s'est tenue dimanche 9 juin à Saint-Denis et a rassemblé plus d'un millier de personnes. Objectifs : lutter contre l'homophobie mais aussi contre "la stigmatisation" des habitants des quartiers populaires.
À l'origine de cette Gay pride, l'association "Saint-Denis ville au cœur". Son cofondateur, Luca Poissonnet explique : "Le discours majoritaire sur l'homophobie en banlieue n'est pas un discours contre l'homophobie, mais contre les habitants de banlieue supposés LGBTQIphobes" (pour lesbiennes, gays, bis, trans, queer, intersexe). "Par le fait même qu'on vit en banlieue, on est ramenés au fait qu'on est pauvres, qu'on est racisés, qu'on est immigrés", en plus du fait d'être homosexuels, explique Yanis Khames, cofondateur de l'association "Saint-Denis, ville au cœur" et organisateur de la marche. "Si on stigmatise les banlieues populaires on participe à stigmatiser les banlieusards et les LGBTQI+ qui habitent en banlieue", assure Yanis. "Il y a des agressions qui se font à Saint-Denis, (...) ça existe ici et ailleurs, alors pourquoi dire que c'est un problème particulièrement en banlieue populaire ?", interroge-t-il. Youcef Belghmaidi qui habite Aubervilliers l'assure : "Aujourd'hui je n'ai vu aucune violence, personne n'est venu nous emmerder". Et rappelle qu'en Vendée un stand LGBT avait été attaqué par un groupe de jeunes hommes mi-mai. "Si ça avait eu lieu en banlieue on en aurait entendu parler pendant des siècles", veut-il croire.Selon un rapport dévoilé en mai dernier par SOS Homophobie, les agressions physiques envers les personnes LGBT (lesbiennes, gays, bis, trans) ont atteint un niveau inégalé en France en 2018 avec 231 agressions recensées.La municipalité soutient la marchePour l'événement, la municipalité qui "soutient fortement" cette "Marche des fiertés en banlieue" a accroché un drapeau arc-en-ciel au fronton de l'hôtel de ville et dessiné des passages piétons multicolore. Saint-Denis disposait déjà d'un passage piétons aux couleurs du drapeau arc-en-ciel. "Contrairement à Paris, ce dernier n'a d'ailleurs jamais été dégradé", souligne Luca Poissonnet.La marche est partie à 14h30 du centre-ville de Saint-Denis pour se terminer au pied de la basilique vers 16h30. Plusieurs associations comme Act Up, SOS Homophobie ou Aides y ont participé. Après l'arrivée de la manifestation, les participants se sont dirigés vers l'espace culturel le 6B où une soirée avec des performances et des concerts est organisée.
Le président français, Emmanuel Macron, est arrivé jeudi au Liban, première visite d'un chef d'Etat étranger depuis les explosions au port de Beyrouth qui ont dévasté des quartiers de la capitale, faisant plus de 137 morts, selon l'Elysée.
M. Macron, qui doit rencontrer les principaux dirigeants libanais, veut "démentir que le Liban", touché par une crise politique et économique, "est seul, coulé, près de disparaître", selon la présidence française.A sa descente d'avion, il a été accueilli par son homologue libanais, Michel Aoun, qui l'attendait sur le tarmac de l'aéroport."Le Liban n'est pas seul", a-t-il tweeté en français et en arabe.Premier chef d'Etat à se rendre au Liban depuis la catastrophe de mardi, il y sera confronté à une situation "apocalyptique", dans une capitale où des centaines de milliers de personnes se retrouvent brutalement privées de toit et de ressources. Mardi, des explosions provoquées selon les autorités par 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées dans un entrepôt ont rasé quasi entièrement le port de Beyrouth, faisant 137 morts et 5.000 blessés, provoquant d'importants dommages dans la capitale.La colère des Libanais est d'autant plus grande que la cargaison de nitrate d'ammonium, une substance hautement inflammable, se trouve au port depuis six années, "sans mesures de précaution" de l'aveu même du Premier ministre libanais.
Alors que nous approchons du 75e anniversaire du débarquement des alliés sur les plages de Normandie, la Royal Mail, équivalent de La Poste en Grande-Bretagne, a voulu marquer le coup en éditant un timbre sur le 6 juin 1944. Mais la photographie présente des soldats bien loin des côtes françaises, comme le souligne 20 Minutes.
Plus de 130 000 hommes, et près de 7 000 navires, voilà ce que voulait honorer la Royal Mail avec son timbre prévu pour 2019. Mais au lieu de présenter un cliché du débarquement de Normandie, la société britannique a édité une photo de soldats sur des plages de Nouvelle-Guinée néerlandaise, l'ancien nom de l'actuelle Indonésie.Sur Twitter, la « poste anglaise » s'est rapidement excusée avant que la polémique n'enfle de trop : "Nous voudrions vous présenter nos sincères excuses pour le fait que notre présentation pour notre programme de timbres spéciaux 2019 comprenait un motif incorrectement associé au Débarquement." Avant d'assurer que l'erreur serait rectifiée dans les plus brefs délais.Quoi qu'il en soit, ce n'a pas du tout plu à un historien spécialiste de la 2de Guerre mondiale, Paul Woodadge : C'est plutôt choquant. Merci de corriger ou vous passerez pour des imbéciles" a-t-il écrit.
En visite officielle à Jérusalem pour la commémoration de la libération du camp nazi d'Auschwitz-Birkenau, Emmanuel Macron s'est exprimé sur l'affaire Sarah Halimi.
Après un hommage au mémorial de la déportation des Juifs de France et avant la commémoration des 75 ans de la libération du camp d'extermination des Juifs d'Auschwitz, Emmanuel Macron s'est adressé à la communauté française d'Israël. Après avoir "reçu tant de lettres, entendu tant d'émois, vu tant de rage et de colère à l'idée que la justice ne soit jamais faite et ne puisse passer", le chef de l'Etat est sorti de sa réserve pour commenter le cas de Sarah Halimi, juive tuée à 65 ans le 4 avril 2017 à Paris. "Je sais combien l'émotion est encore forte", a débuté le président français, "après la décision de la cour d'appel de Paris". Le 19 décembre, elle a jugé l'assassin présumé, un voisin délinquant, pénalement irresponsable, estimant qu'il était en proie, au moment des faits, à une "bouffée délirante aiguë" à cause du cannabis."De là où je vous parle, je ne peux vous parler avec le cœur parce que je suis le garant de l'indépendance de la justice", a souligné Emmanuel Macron. (...) "Le président de la République n'a pas à commenter une décision de justice ni à prétendre la remettre en cause. (...) Un pourvoi en cassation a été formé et constitue une voie possible par le droit"."La justice a reconnu le caractère antisémite de ce crime et personne ne peut le remettre en cause. (...) Même si à la fin le juge devait décider que la responsabilité pénale n'est pas là, le besoin de procès, lui, est là. Le besoin que toutes les voix s'expriment et que l'on comprenne ce qui s'est passé", a -t-il conclu sous les applaudissements.Kobili Traoré, 29 ans, a été mis en examen pour le meurtre de Sarah Halimi. Dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, il avait roué de coups sa voisine aux cris d'"Allahou Akbar" avant de la précipiter dans la cour de leur immeuble parisien. Déclaré pénalement irresponsable, il ne pourra pas être jugé aux assises, selon la décision qui a provoqué la colère des parties civiles et de représentants de la communauté juive.La sénatrice centriste Nathalie Goulet propose de revoir l'article du code pénal. L'irresponsabilité ne s'appliquerait pas "lorsque l'état de l'auteur résulte de ses propres agissements ou procèdent eux-mêmes d'une infraction", par exemple quand il a arrêté son traitement ou lorsqu'il est sous l'emprise de l'alcool ou de drogues.
"Deux morts en deux mois, que fait l'Etat ?", demandent les employés du lycée d'Alembert, qui s'alarment de la "violence extrême" qui rythme le quotidien de l'établissement scolaire.
Une centaine de parents et d'enseignants se sont rassemblés dans la soirée de mercredi 27 novembre devant un lycée d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), sous le choc après le meurtre de deux élèves. "Ces deux morts ne sont que les versants les plus dramatiques de la violence quotidienne que subissent nos élèves", a dit un représentant des personnels, sur le parvis du lycée professionnel d'Alembert. Face à lui, une banderole avait été tendue: "deux élèves morts en deux mois: que fait l'Etat ?". Le 4 octobre, Kewi, 15 ans, avait été mortellement poignardé aux Lilas en marge d'un cours d'EPS, sur fond de rivalités entre quartiers. Samedi, c'est Djadje, 19 ans, qui est mort des suites de ses blessures, après avoir été poignardé en bas de son immeuble de Saint-Ouen. Les deux meurtres n'ont à ce stade "aucun lien", selon une source proche de l'enquête. Mais ils ont fortement ému parents et enseignants. D'autant que depuis la rentrée, "au moins 20 élèves ont subi des agressions", selon eux."Agressions physiques", "séquestrations", "intimidations armées": ces violences ont eu lieu à l'extérieur de l'établissement, "mais elles infusent dans le lycée, les élèves les ressentent", explique un enseignant. "Dans ma classe, un élève a été frappé à cause d'embrouilles de cités. Il a dû changer de lycée", raconte à un élève en première. "On est triste, mais en colère aussi", ajoute-t-elle. "C'est pas normal toutes ces violences. On veut que ça s'arrête."Les personnels mobilisés ont exercé leur droit de retrait lundi et mardi. Ils réclament des moyens pour "assurer la sécurité et l'éducation des élèves". Parmi leurs demandes: deux postes de surveillants et un CPE supplémentaires, le classement du lycée en zone d'éducation prioritaire, comme le collège attenant, ou la rénovation des locaux. Le rectorat s'est dit "préoccupé" par ces violences "qui peuvent avoir un retentissement sur la scolarité des élèves". Mais, ces violences ayant lieu à l'extérieur de l'établissement, "ce sont avant tout des problématiques de sécurité publique", a-t-il souligné.
Plusieurs dizaines d'habitants de Pékin ont été testés positifs au nouveau coronavirus, confirmant l'émergence d'un nouveau foyer de contamination dans la capitale chinoise, où un confinement d'urgence a été ordonné samedi dans onze quartiers.
Ces nouveaux cas font craindre une résurgence de l'épidémie en Chine, où était apparue l'an dernier la maladie Covid-19, dans la ville de Wuhan (centre), que les autorités étaient parvenues à contrôler par des strictes mesures de quarantaine. Ces mesures ont été levées au fur et à mesure que le nombre de cas de contamination reculait et la majorité des cas enregistrés ces derniers mois étaient des habitants vivant à l'étranger et testés positifs à leur retour en Chine.La Chine a officiellement dénombré 4.634 décès provoqués par la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 426.000 morts dans le monde. Le marché Xinfadi, dans le district de Fengtai, dans le sud de Pékin, a été fermé, après avoir été relié à la plupart des contaminations.Sept cas de contamination au Covid-19 ont été recensés dans les environs de ce marché de viande, de poisson et de légumes, dont six samedi, selon les autorités sanitaires. L'un de ces cas a été qualifié de "sévère", selon l'agence Chine Nouvelle.Mais 45 autres cas, asymptomatiques, ont été détectés après des tests pratiqués vendredi sur près de 2.000 employés du marché, a indiqué un responsable de la santé de Pékin, Pang Xinghuo. - "Guerre" -Un premier cas de Covid-19 à Pékin en deux mois avait été annoncé jeudi, une personne qui s'était rendue au marché de Xinfadi la semaine dernière et n'avait pas quitté la ville récemment.Parmi les six nouveaux cas annoncés samedi figurent trois employés du marché de Xinfadi, une personne qui s'y est rendue pour y faire ses courses et trois employés d'un centre de recherche sur la viande situé à sept kilomètres du marché. L'un d'entre eux s'était rendu au marché la semaine dernière.Le marché a été fermé par les autorités, de même qu'un marché aux fruits de mer où s'était rendue une des personnes contaminées, pour que des opérations de désinfection et de collecte d'échantillons y soient pratiquées.Des centaines de policiers, dont beaucoup portant des masques de protection et des gants, ont été vus par des journalistes de l'AFP près des deux marchés.Les responsables du district de Fengtai ont annoncé samedi mettre en place un "dispositif de temps de guerre" pour faire face à cette nouvelle vague de contaminations."On est tous stressés, maintenant", a témoigné dans le quartier un homme âgé, qui a refusé de donner son nom, inquiet face à l'imposante présence policière. "Il y a des gens atteints qui vivent ici, c'est pour de vrai".D'autres résidents s'inquiétaient de leur approvisionnement en nourriture, avec la fermeture de nombreux commerces.Samedi matin, des volontaires faisaient du porte à porte dans plusieurs districts de Pékin, demandant à leur interlocuteurs s'ils s'étaient récemment rendus au marché de Xinfadi.- Plus de saumon -Et les autorités ont annoncé l'organisation prochaine de tests à grande échelle pour toute personne ayant été en "contact étroit" avec le marché de Xinfadi depuis le 30 mai.Quelques 10.000 personnes travaillant au marché vont également être testées. Neuf écoles et jardins d'enfants des environs ont été fermés.Vendredi, les autorités de Pékin ont reporté le retour des élèves dans des écoles primaires de la ville et ont suspendu tous les événements sportifs.Les visites dans la capitale chinoise de groupes venus d'autres provinces ont été suspendues samedi.Le président du marché de viande de Xinfadi a dit à Beijing News que le virus avait été détecté sur des planches servant à découper le saumon importé.Dans la foulée, les autorités sanitaires ont ordonné une inspection à l'échelle de la ville, concernant la viande fraîche et congelée, la volaille et le poisson, dans les supermarchés, les entrepôts de stockage et les services de restauration.De grandes chaînes de supermarchés, dont Wumart ou Carrefour, ont supprimé le saumon de leurs étals dans la nuit de vendredi à samedi, à Pékin, tout en assurant que les autres denrées n'étaient pas affectées, selon le quotidien Beijing Daily.Plusieurs restaurants de Pékin ne proposaient plus de saumon à leur menu samedi, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Mais que devient Fiona Gélin ? L'actrice de 54 ans donne de ses nouvelles dans "Si fragile", son autobiographie qui sortira le 14 septembre prochain aux éditions L'archi­pel. Et elles ne sont pas bonnes.
Dans les premiers extraits du livre révélés par Gala, elle revient sur des moments difficiles de sa vie notamment ses problèmes d'alcool, mais en profite aussi pour révéler qu'elle est ruinée. "C'est la deuxième fois de ma vie que je suis dans la dèche. C'est quoi la dèche ? Ne plus rien avoir. Ne pas être dans la rue, non, mais ne plus rien avoir du tout. Comp­ter ses pièces de monnaie" , écrit la fille de Daniel Gélin. Il est loin le temps des années 80/90, où Fiona Gélin multipliait les projets et les succès. Désormais, rayée de liste des intermittents du spectacle comme elle ne joue plus depuis 4 ans, elle tente de vivre avec les 482 euros du RSA. Mais heureusement, elle n'est pas seule et peut compter sur le soutien de son ancien compagnon Daniel Hechter: "La dèche, c'est connaître ses amis. Sans Daniel Hech­ter et Golda, je ne m'en sorti­rais pas. Je pars en vacances grâce à Daniel Hech­ter qui m'offre le voyage et m'ac­cueille à Saint-Tropez" , raconte celle qui dit voir venir des jours meilleurs.
Un responsable de la Maison Blanche a vivement critiqué dimanche les Centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC) à qui il a imputé les retards initiaux des Etats-Unis en matière de dépistage.
"Au début de la crise, les CDC, qui avaient l'expertise la plus respectée à travers le monde dans ce domaine, ont vraiment laissé le pays tomber vis-à-vis du dépistage", a déclaré le conseiller économique de la Maison Blanche Peter Navarro sur la chaîne NBC. "Non seulement ont-ils gardé le dépistage au sein de l'administration, mais ils ont aussi produit un mauvais test. Et cela nous a fait prendre du retard", a ajouté M. Navarro. Le seul test utilisé au début de l'épidémie était celui développé par les CDC selon une technologie validée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et utilisée dans le monde entier. Mais à cause d'un problème de réactif, les premiers kits distribués ont parfois donné des résultats non concluants - ni positifs, ni négatifs.Les laboratoires publics des Etats américains et les acteurs privés n'avaient pas l'autorisation de mettre au point et de distribuer leurs propres tests. Ils n'ont pu agir qu'à partir du 29 février, après l'annonce du premier décès dû au coronavirus aux Etats-Unis qui déplorent aujourd'hui près de 90.000 morts.Depuis, le pays a largement augmenté ses capacités de dépistage et plus de 12 millions d'Américains ont été testés. Le président Donald Trump ne cesse de se féliciter du chemin parcouru.Mais cela ne représente qu'à peine 4% de la population américaine ce qui place la première puissance mondiale au 39e rang, derrière l'Italie, l'Espagne ou la Russie, selon le site de statistiques Worldometer.Les détracteurs du président craignent que les capacités de dépistage ne soient pas suffisantes pour empêcher l'apparition d'une nouvelle vague de contaminations, au moment où de nombreux Etats se sont engagés dans la voie du déconfinement.
Au moins 92 milliards d'euros de dette vont alourdir le déficit pour les années 2020 à 2022.
Dans le rouge depuis 2001, les comptes de la Sécurité sociale étaient sur le point de repasser dans le vert -en 2024-. Avec la pandémie de coronavirus et ses conséquences budgétaire, la résorption du "trou de la Sécu" devrait être repoussé de 9 ans, à 2033, alors que le gouvernement envisage d'y ajouter plus de 130 milliards de dette, selon Les Échos à paraître mercredi 20 mai. Le quotidien affirme qu'un projet de loi prévoyant "une défaisance massive de dette sociale" doit être envoyé "très prochainement aux partenaires sociaux".Plusieurs sources ont fait état ces derniers jours d'une convocation imminente des conseils d'administration des caisses de sécurité sociale (Acoss, Cnaf, Cnam, Cnav) pour une saisine "en urgence" sur un texte de loi organique. D'abord prévues mercredi, ces instances ont été reportées au lundi 25 mai. Selon Les Échos, le gouvernement entend transférer le passif de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades), soit les 31 milliards accumulés fin 2019, auxquels s'ajouteraient "au moins 92 milliards pour 2020, 2021, 2022" ainsi que les 10 milliards de dette des hôpitaux dont la reprise avait été annoncée en novembre.L'exécutif avait évoqué ce transfert de dette fin mars, constatant la dérive des comptes sociaux, écartelés entre dépenses nouvelles (masques, hôpitaux, arrêts de travail) et recettes évaporées (reports de cotisations, baisse d'activité). Pour assurer le paiement des soins, des allocations et des pensions, le plafond d'emprunt de l'Acoss, qui gère la trésorerie de la Sécu, a été relevé deux fois, à 70 puis 95 milliards d'euros.Le déficit de la Sécu devrait pulvériser tous les records cette année: le 22 avril, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, évoquait le montant abyssal de 41 milliards d'euros.Un second projet de loi devrait être présenté en même temps, d'après Les Échos, afin d'augmenter le financement de la dépendance: à partir de 2024, 2 milliards d'euros de CSG seraient réorientés depuis la Cades à cette fin. Cette somme ne représentant qu'une partie des besoins, évalués à plus de 6 milliards à cette échéance, "une négociation sociale devrait être ouverte dès cette année pour trouver d'autres ressources", ajoute le quotidien.
Les règles sanitaires pour les enfants à l'école pourraient être allégées d'ici fin juin, notamment pour "les repas, les récréations ou le sport", estime dans le Journal du dimanche le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy.
Ce conseil d'experts chargé d'éclairer le gouvernement doit aussi se pencher, "courant juin", sur la question de la rentrée de septembre pour voir comment le lourd protocole actuel "pourrait être un peu simplifié, fluidifié, à la lumière des connaissances actuelles", ajoute son président. Contrairement à une idée répandue au début de l'épidémie de Covid-19, les enfants ne semblent pas être les principaux propagateurs du virus et semblent moins contagieux que les adultes, selon les conclusions de chercheurs français."Même en continuant à respecter des règles un peu lourdes, on pourrait les simplifier en périscolaire d'ici la fin juin: pendant les repas, les récréations ou le sport", suggère Jean-François Delfraissy.Jeudi, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer avait dit espérer que le protocole sanitaire pourrait être assoupli "bientôt".Concernant l'épidémie, qui a fait près de 30.000 morts en France, principalement chez les plus âgés, "la situation est sous contrôle", redit Jean-François Delfraissy. Et en cas de deuxième vague, "il faudra probablement laisser tourner le Covid dans la population jeune et essayer de protéger, avec leur accord, les plus fragiles, malades, précaires, ou âgés", indique le professeur."On est dans un changement de paradigme, une stratégie nouvelle pour nous. Il s'agira de gérer le risque, plus important chez les populations fragiles. Sans coercition mais en faisant appel à la responsabilité individuelle", poursuit-il."Nous proposons un plan Ehpad" et "aussi un plan pour les populations précaires: SDF, migrants, personnes vivant sous le seuil de pauvreté, assez largement touchées", indique-t-il, reconnaissant que le confinement de toute la population appliquée à partir de la mi-mars "n'était pas une bonne décision mais la moins mauvaise"."Le conseil souhaiterait arrêter ses travaux à partir de début juillet", fait par ailleurs savoir son président."Les services de l'Etat sont pleinement en ordre de marche. Il n'est pas sain qu'une structure créée de toute pièce pour répondre dans l'urgence perdure", fait-il valoir, ajoutant que le Conseil pourrait toujours se réunir de nouveau "si la situation sanitaire l'exigeait".
Après avoir fait monter les attentes, Emmanuel Macron dévoile lundi 15 avril ses réponses au grand débat et à la crise des "gilets jaunes". Le chef de l'État annoncera à 20h00 à la télévision "les chantiers d'action prioritaires et les premières mesures concrètes", a fait savoir l'Elysée dimanche soir.
Mais ce n'est pas tout. Mercredi, Emmanuel Macron "fera de nouvelles annonces", "expliquera et détaillera" ses grands chantiers, lors d'une conférence de presse à l'Elysée. Sa toute première en France depuis le début de son quinquennat en mai 2017. ► Emmanuel Macron devrait faire des annonces fiscales ce lundi soir. Le président pourrait annoncer une baisse de l'impôt sur le revenu avec l'éventuelle mise en place de nouvelles tranches pour le rendre plus progressif. Cette mesure est plébiscitée par 82 % des Français, selon un sondage Ifop publié dimanche par le JDD. Il s'agirait d'adoucir l'entrée dans l'impôt sur le revenu en le rendant plus progressif. ► Principales réclamations des "gilets jaunes", l'ISF ne devrait toutefois pas être rétablie. Le chef de l'État pourrait en revanche accepter de durcir l'IFI, impôt sur la fortune immobilière. ► Emmanuel Macron pourrait également annoncer la réindexation des "petites retraites" sur l'inflation. Une mesure soutenue par 88 % des Français, selon le même sondage. D'après Le Parisien, le président pourrait également annoncer une revalorisation du minimum vieillesse, déjà augmenté en janvier. Les retraités, en première ligne dès le début du mouvement des "gilets jaunes", pourraient ainsi bénéficier d'un nouveau coup de pouce du gouvernement. ► Alors que le train de vie des anciens ministres et chefs de l'État est souvent pointé du doigt par les Français, Emmanuel Macron pourrait annoncer la suppression des avantages des anciens présidents, Premiers ministres et ministres. La suppression de l'ENA, École nationale d'administration serait également sur la table. ► Le chef de l'État pourrait par ailleurs annoncer une prise en compte du vote blanc et l'introduction d'une part de proportionnelle, une mesure qui figurait au programme du candidat Macron, rappelle Le Parisien. ► Emmanuel Macron voudrait aussi aider davantage les mères célibataires, largement représentées sur les ronds-points depuis le début du mouvement des "gilets jaunes". En France, selon les chiffres de l'INSEE de 2014, 21,7 % des familles françaises sont monoparentales, il s'agit le plus souvent de mères isolées. Le président voudrait lutter contre les pensions alimentaires non-versées. "Lui et la ministre de la Santé Agnès Buzyn souhaitent que l'État se porte garant avec à la clé la création d'un fonds (comme au Québec) qui récupérerait les sommes dues auprès des maris pour les reverser aux mères célibataires, précise Le Parisien. ► Enfin, le chef de l'État pourrait également annoncer des aménagements pour la limitation à 80km/h.
Une prise d'otage a eu lieu lundi 15 octobre à proximité de la gare de Cologne (Allemagne). Comme le relaient plusieurs médias, dont le Figaro, le preneur d'otage est sévèrement blessé et a été maîtrisé par la police.
Une otage a été légèrement blessée.La police régionale de Cologne, en Allemagne, a indiqué ce lundi midi sur Twitter qu'une personne a été prise en otage, pour une raison inconnue, près de la gare centrale de la ville. Le preneur d'otage est un homme et la victime est une femme. Selon des témoins, l'homme "a fait irruption dans cette pharmacie et pris en otage cette femme", a indiqué un porte-parole de la police que le relaie le Figaro.La police a démenti les affirmations selon lesquelles des coups de feu auraient été tirés dans la gare principale de cette ville. Sur Twitter, les forces de l'ordre ont par ailleurs affirmé que le preneur d'otage est sous contrôle après que les forces spéciales soient intervenues. D'après cette même source, il aurait été sévèrement blessé lors de l'intervention de la police et se trouve actuellement en réanimation. Comme le relaie BFMTV, la Deutsche Bahn informe qu'en raison d'une intervention de la police, la gare a été totalement évacuée. Lundi 15 octobre, le trafic est donc très perturbé.
Deux autres personnes étaient jugées pour complicité dans cette affaire.
Il y a trois ans, Samir mourait poignardé sur le parking du McDonald's de Garges-les-Gonesse après une altercation dans une file d'attente.Voulant saluer un ami, le jeune homme sans histoire de 28 ans mais qui était ce soir-là sous l'emprise de l'alcool, était sorti de sa voiture, passant devant une BMW qui attendait pour récupérer sa commande au guichet du "drive-in".S'imaginant qu'il voulait les doubler, le ton était monté avec les occupants de la BMW dont le passager avant finit par sortir pour prendre en chasse Samir. La voiture avait pris la fuite avant l'arrivée des secours qui avait trouvé le jeune homme gravement blessé au ventre. Un homme de 27 ans a été condamné à 20 ans de prison pour meurtre par la cour d'assises du Val-d'Oise. Une peine supérieure aux 18 ans requis par l'avocat général, que l'avocate de la défense a jugée "bien trop sévère par rapport à la réalité du dossier". L'avocate de la défense va faire appelLe principal accusé avait, à la surprise générale, reconnu être l'auteur du coup de couteau mortel, ce qu'il avait toujours nié jusque-là, et exprimé des regrets, à l'ouverture de son procès. Il avait toutefois affirmé n'avoir jamais eu l'intention de tuer Samir, 28 ans, mettant son geste sur le compte de "l'énervement" car la victime l'insultait. Son avocate, Me Karine Bordié, qui avait plaidé l'acquittement, l'intention homicide n'étant pour elle "pas démontrée", a annoncé son intention de faire appel. Cette peine "ferme complètement la porte à l'évolution de ce jeune homme, à sa reconnaisance des faits et à la compréhension de ce qu'il a fait", a-t-elle dénoncé."Les jurés ont rendu une peine à la mesure de la souffrance de la famille", dont le fils "est mort pour rien", a commenté Samia Meghouche, avocate des parties civiles. Pour elle, "ce n'était pas une bagarre : il était déterminé à le tuer". Deux autres personnes étaient jugées pour ce drame : le cousin du principal accusé pour complicité, et leur ami pour non-assistance à personne en danger. Acquitté du chef de complicité, le cousin a été condamné à 5 ans de prison, dont quatre avec sursis, pour non-assistance à personne en danger, le troisième ayant bénéficié d'un sursis intégral.
BVA et Salesforce, en partenariat avec Orange et la Presse Régionale, lancent aujourd'hui POP 2017, la Plateforme des Opinions Publiques. Il s'agit du premier dispositif de suivi d'une campagne électorale qui croise la mesure de l'opinion sollicitée par sondage avec un suivi en temps réel des opinions spontanées exprimées sur une communauté citoyenne dédiée et sur internet.Dans ce cadre, nous avons réalisé une mesure des intentions de vote des Français, la première d'une longue série qui nous permettra, grâce à l'analyse croisée de nos différentes sources, de comprendre la formation et l'évolution des opinions politiques des Français au cours des 12 mois qui nous séparent de l'élection présidentielle.
La configuration réelle du premier tour n'étant pour l'instant pas connue, nous avons travaillé sur plusieurs hypothèses, à partir de l'offre électorale probable à date. Ainsi, François Hollande étant pour le moment le candidat de la majorité, nous avons centré nos hypothèses sur sa candidature, sans tester d'alternatives. Nous avons en revanche testé 4 hypothèses de candidatures pour Les Républicains : Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, François Fillon et Bruno Le Maire. Dans le cas de la candidature d'Alain Juppé, nous n'avons pas inclus dans notre offre politique la candidature de François Bayrou, ce dernier ayant clairement indiqué que si le maire de Bordeaux remportait la primaire de la droite, il ne serait pas candidat et le soutiendrait. En cas de défaite d'Alain Juppé, le maire de Pau n'exclut pas, en revanche, de se présenter à l'élection présidentielle : c'est pourquoi nous avons intégré sa candidature dans les 3 autres hypothèses. Plusieurs grands enseignements se dégagent de notre enquête :François Hollande n'apparaît pas en mesure, pour le moment, de se qualifier pour le second tourQuelle que soit l'hypothèse testée, l'actuel président de la République arriverait en troisième position, loin derrière Marine Le Pen et le candidat Les Républicains, avec un score oscillant entre 13,5 et 15% des suffrages exprimés seulement. Face à Alain Juppé - qui empiète en partie sur son électorat (21% des électeurs de François Hollande au premier tour de 2012 pourraient voter pour Alain Juppé) - il serait même 3ème ex-aequo avec Jean-Luc Mélenchon, avec 13,5% des voix.Le président de la République a indéniablement perdu une partie de son électorat : d'ailleurs, seuls 69% des sympathisants socialistes voteraient pour lui face à Nicolas Sarkozy et 61% seulement s'il était opposé à Alain Juppé.Marine Le Pen arriverait en tête du premier tour, sauf face à Alain JuppéQuelle que soit l'hypothèse testée, la présidente du Front national apparaît en mesure de réitérer l'exploit de son père en 2002 et de se qualifier pour le second tour de l'élection présidentielle. Dans 3 hypothèses sur 4, elle arriverait même nettement en tête du premier tour, 6 à 12 points devant le candidat Les Républicains, avec un score compris entre 27% et 30% des voix. Seul cas de figure dans lequel elle se qualifierait en 2ème position : si elle était opposée à Alain Juppé. Dans ce contexte, elle recueillerait 27% des suffrages exprimés contre 35% pour le maire de Bordeaux. Ce différentiel s'explique en partie par une mobilisation potentielle un peu plus forte dans le cas d'une candidature d'Alain Juppé, davantage rassembleur que ses opposants dans le cadre de la primaire.Alain Juppé devance nettement les autres candidats Les RépublicainsSi tous les candidats Les Républicains testés apparaissent en mesure de se qualifier pour le second tour, Alain Juppé est aujourd'hui le seul capable d'arriver en tête au premier tour devant Marine Le Pen qui recueillerait son plus faible score dans cette hypothèse. Nicolas Sarkozy, lui, se qualifierait pour le second tour avec 22% des voix, soit 6 points de moins que la présidente du Front national (28%), François Fillon 21% (contre 29% pour Marine Le Pen) et Bruno Le Maire 18% (soit 12 points de moins que la candidate frontiste). Au-delà la popularité, on semble noter une « prime à la notoriété » pour les candidats LR. Jean-Luc Mélenchon talonnerait François Hollande, dans un contexte de profonde fracture à gaucheIl est encore tôt pour parler de dynamique positive : il n'empêche, les premiers sondages d'intentions de vote sont indubitablement favorables au leader du Parti de Gauche. Selon les hypothèses testées, son score oscille entre 12% et 13,5%, juste derrière François Hollande. Il fait même jeu égal avec le président de la République dans l'hypothèse où la droite serait représentée par Alain Juppé (13,5% des voix chacun). Dans cette hypothèse, près de 2 électeurs de François Hollande au premier tour de 2012 sur 10 voteraient pour lui (tandis que 21% voteraient pour Alain Juppé). Il bénéficie sans doute en partie de la fracture interne à la gauche, accrue par les épisodes successifs de la déchéance de la nationalité et de la Loi El Khomri, sur fond de mouvement de contestation sociale. D'ailleurs, lorsque l'on interroge les électeurs potentiels de Jean-Luc Mélenchon sur les sujets récents qui impactent le plus leur intention de vote, le projet de loi El Khomri (69% contre 53% en moyenne) et le mouvement Nuit Debout (66% contre 41% en moyenne) sont beaucoup plus cités que par la moyenne des électeurs.Cécile Duflot ferait à peine mieux qu'Eva Joly en 2012 tandis que Nicolas Dupont-Aignan pourrait recueillir entre 5% et 6% des suffrages exprimésQuelle que soit l'hypothèse testée, Cécile Duflot apparaît créditée de 3% seulement des intentions de vote. La division profonde d'Europe Ecologie-Les-Verts (EELV), déserté par de nombreux élus (le dernier en date étant le parlementaire Denis Baupin), affaiblit et discrédite très certainement une possible candidature du parti. Nicolas Dupont-Aignan, enfin, recueillerait entre 5% et 6% des voix selon les cas de figure et ne semble pas tellement sensible à l'offre à droite : son score potentiel varie très peu selon les hypothèses testées.A un an du scrutin, Marine Le Pen serait battue au second tour par le candidat Les Républicains, quel qu'il soitDans l'hypothèse, actuellement la plus probable, d'un second tour opposant la présidente du Front national au candidat Les Républicains, Marine Le Pen serait battue. Les scores apparaissent sans appel, avec de 60% à 70% des suffrages exprimés en faveur du candidat Les Républicains. Alain Juppé apparaît comme le candidat en mesure de la battre le plus largement, avec 70% des voix. Il bénéficierait en effet d'une participation plus importante et de nombreuses voix d'électeurs de gauche. A l'inverse, Nicolas Sarkozy, personnalité clivante, susciterait une mobilisation moindre et l'emporterait face à Marine Le Pen avec 10 points de moins (60%).Terrorisme, crise des migrants et impôts : les 3 sujets ayant le plus impacté les intentions de voteLorsque l'on établit des passerelles entre les éléments ayant émergé de notre suivi du web au cours des dernières semaines et les intentions de vote des Français (exercice réalisé pour l'hypothèse Alain Juppé candidat LR), trois sujets se dégagent et semblent avoir influencé les intentions de vote des Français : il s'agit du terrorisme, cité par 67% des sondés, par ailleurs l'une des préoccupations majeures des Français ; de la crise des migrants (62%) et des impôts (61%) alors que vient de débuter la campagne pour la déclaration des revenus 2015. Ces sujets dépassent de loin d'autres sujets ayant fait « du buzz » sur internet mais beaucoup moins structurant des intentions de vote des Français, comme par exemple la primaire du centre et de la droite (29% de citations), la primaire de la gauche (24%) ou encore le mouvement Nuit Debout (41%) ou les Panama Papers (44%).En réalité, ces résultats varient significativement selon les électorats potentiels :- Ainsi, le projet de loi El Khomri (69%) et le mouvement Nuit Debout (66%) sont cités en premier par les personnes ayant déclaré avoir l'intention de voter pour Jean-Luc Mélenchon ;- Le projet de loi El Khomri semble également constituer un éléments déterminant pour les électeurs potentiels de François Hollande (65%) sans doute pour des motifs différents ;- Les électeurs potentiels de Marine Le Pen, eux, ont cité prioritairement le terrorisme (93%), la crise des migrants (89%) et la déchéance de nationalité (78%) ;- Le trio de tête des électeurs potentiels d'Alain Juppé est assez proche, avec une place importante accordée à la question des impôts (65% de citations).Ces résultats montrent bien, d'une part, que les motivations de vote de chaque électorat sont très spécifiques et, d'autre part, qu'il peut exister un décalage entre les sujets relayés par les médias (Nuit Debout, Panama Papers) et les préoccupations des Français. Un point que les candidats possibles à l'élection présidentielle ne devraient pas perdre de vue.Retrouvez tous ces résultats sur pop2017.fr
Depuis 1960, l'Union soviétique, la Chine, les Etats-Unis ou l'Union européenne ont lancé plus d'une quarantaine de missions avec l'objectif d'en découvrir plus sur la planète rouge.
Objet de nombreux fantasmes et désirs, Mars reste encore un grand mystère. L'intérêt pour la planète rouge ne faiblit pourtant pas, avec trois nouvelles missions ces derniers jours dont le lancement jeudi 30 juillet du robot mobile américain "Perseverance". Tour d'horizon de 60 ans de tentatives de conquêtes de Mars.1960-1964 : échecs soviétiquesL'Union soviétique est la première à envoyer des sondes, trois ans seulement après le lancement du premier satellite artificiel Spoutnik 1. Marsnik 1 et 2, les deux premières sondes lancées en octobre 1960, ne parviennent pas à atteindre l'orbite terrestre. Nouvel échec deux ans plus tard, avec Spoutnik 22, qui se désintègre peu après son lancement.En 1962, Mars 1 est le premier engin à quitter véritablement l'attraction terrestre mais la communication est rompue quelques mois plus tard. Zond 2, lancée fin 1964, ne peut mener à bien les observations planétaires prévues mais elle est la première sonde à s'approcher de Mars.1965 : Mariner 4 survole MarsLe 15 juillet 1965, le vaisseau américain Mariner 4 entre dans l'histoire en survolant la planète rouge. Une vingtaine de photographies sont transmises, révélant une surface désertique parsemée de cratères. En 1969, nouveaux succès américains avec Mariner 6 et 7 qui collectent plusieurs dizaines d'images.1971 : premier satelliteMariner 9 devient en novembre 1971 le premier véritable satellite autour de Mars, dont il fait une carte photographique détaillée, montrant des traces de volcanisme et d'érosion fluviale.En décembre, la sonde soviétique Mars 3 atteint la surface martienne mais l'atterrisseur ne fonctionne qu'une vingtaine de secondes. Quelques jours plus tôt, Mars 2 était parvenue elle aussi à se placer en orbite mais le module de descente s'était écrasé.1976 : Viking 1 et 2 se posent sur MarsLes Etats-Unis sont la première nation à faire fonctionner des engins sur Mars : en juillet 1976, la sonde Viking 1 est le premier vaisseau à se poser en douceur sur une autre planète, suivie en septembre de Viking 2. Leur mission a permis de collecter plus de 50.000 photos et de montrer que le sol martien était dénué de tout signe de vie.1997 : Mars Pathfinder et SojournerLes années 1990 voient la reprise des missions d'exploration avec des résultats contrastés : sept sondes sont perdues. La NASA connaît toutefois deux succès : en juillet 1997, Mars Pathfinder parvient à déposer sur la planète le petit robot mobile Sojourner. Mars Global Surveyor, placé en orbite en septembre, collectera durant neuf ans des données détaillées.Une photographie prise par le Mars Pathfinder le 5 juillet 1997. AFP PHOTO/POOL/KEVORK DJANSEZIANL'année suivante, le Japon lance Nozomi, qui échoue à se mettre en orbite.2003 : l'européenne Mars ExpressLancée à l'initiative de l'Agence spatiale européenne, la sonde Mars Express gravite autour de Mars à partir de décembre 2003. Elle est toujours opérationnelle. En revanche, le mini-atterrisseur Beagle 2 qu'elle avait largué n'a jamais donné signe de vie. 2004 : Spirit et OpportunityDeux robots géologues américains se posent en janvier 2004 pour une mission fructueuse, qui se poursuivra jusqu'en 2010 pour Spirit et 2018 pour Opportunity. Ce dernier, champion de la distance extraterrestre parcourue (45 km), a envoyé sur Terre plus de 200.000 images et découvert des traces d'environnements humides.2012 : Curiosity, toujours actifLe robot américain Curiosity se pose en août 2012. Seul engin encore actif sur Mars, il a permis de montrer que la planète était propice à la vie microbienne dans un lointain passé et devait être potentiellement habitable.En mai 2008, Phoenix, un autre engin américain, avait pu sonder le permafrost et confirmer la présence d'eau gelée.2014 : l'Inde rejoint le clubEn septembre 2014, l'Inde réussit son pari de placer une sonde en orbite. Mars Orbiter Mission, dont l'objectif est de mesurer la présence de méthane, a été produite à bas coût et en un temps record.2016 : la mission européenne ExoMarsEn 2016, l'Europe échoue à poser son atterrisseur test Schiaparelli, mais parvient à placer en orbite sa sonde d'exploration TGO.Victime de difficultés techniques aggravées par la pandémie en cours, la mission russo-européenne ExoMars, qui prévoyait d'envoyer à l'été 2020 un robot forer le sol martien, a été reportée à 2022.2020 : ruée vers MarsLe lancement du robot "Perseverance" est le troisième projet en cours vers la planète rouge, en cette période où elle est au plus près de la Terre. La Chine a lancé le 23 juillet la sonde Tianwen-1, précédée de trois jours par la sonde émiratie "Al-Amal" (Espoir), première mission spatiale arabe vers Mars.
Il a passé deux jours en garde à vue sur la base de descriptions d'enfants qui avaient inventé cette fausse tentative de kidnapping.
Soupçonné à tort d'avoir tenté d'enlever quatre enfants à Créteil, dans le Val-de-Marne, Luc a passé deux jours en garde à vue. Une expérience traumatisante qu'il a racontée sur Europe 1."On m'a traîné dans la boue""Je n'arrive plus à dormir la nuit, je me réveille tout le temps. On m'a traîné dans la boue", déplore-t-il. Il dénonce également le comportement des policiers au moment de son interpellation et pendant sa garde à vue. Finalement blanchi, il a pu sortir. "Personne ne m'a rien dit, personne ne s'est excusé", rapporte celui qui envisage désormais de porter plainte. Il avait été interpellé lundi soir, sur la base des descriptions des enfants et enfants et du numéro de la plaque d'immatriculation qu'ils avaient relevé.Les quatre enfants qui avaient raconté en début de semaine avoir échappé à une tentative d'enlèvement à Créteil ont reconnu qu'ils avaient tout inventé.
Depuis huit jours, des manifestations contre les brutalités policières d'une ampleur historique secouent les Etats-Unis, provoquées par la diffusion le 25 mai d'une vidéo montrant l'arrestation d'un homme non armé, George Floyd,décédé après avoir été plaqué au sol par un policier blanc, genou sur son cou.
Si les participants au mouvement dénoncent tous ces violences récurrentes, chaque manifestant a ses motivations: voici les paroles de cinq d'entre eux, recueillies par des correspondants de l'AFP aux Etats-Unis, témoin de la diversité du mouvement. +Kayla Junaye Johnson, étudiante en justice pénale (Minneapolis)"J'ai eu mal au ventre en voyant (la vidéo)", dit-elle. "C'est un meurtre en direct, y a pas d'autre nom. C'est choquant, c'est affreux et chacun des policiers devrait être inculpé de meurtre".Cette étudiante de 21 ans est d'abord allée manifester devant un commissariat du sud de Minneapolis. "Je me suis retrouvée en première ligne, à genoux, à crier +Les mains en l'air, ne tirez pas!+ J'ai évité plusieurs grenades assourdissantes, c'était vraiment effrayant par moments. Il y en a une que je n'ai pas vue venir, je l'ai prise au bras, grâce à la police de Minneapolis j'ai une brûlure au second degré"."Je ne me sens pas à l'aise à proximité de policiers, je ne me sens pas forcément en sécurité. J'ai rencontré des amis de ma famille qui sont de bons policiers, mais quand je suis près d'eux, c'est inquiétant car je ne sais pas ce qui peut se passer (...) Ils ont tellement de pouvoir dans le monde actuel que ça fait peur, tout peut arriver".Jamais elle n'aurait pensé que les choses tourneraient comme ça. "Mais je ne suis pas surprise. C'est l'Amérique, être noire en Amérique, voilà ce qui se passe (...) C'est triste mais c'est comme ça".+Michelle Evans, mère de famille employée dans le marketing (Minneapolis)Mère de garçons de quatre et sept ans, elle n'est pas allée manifester, craignant que ce soit "dangereux". Mais elle a exprimé son émotion en se rendant mardi là où a été plaqué au sol George Floyd, accompagnée de ses enfants. "Il faut qu'ils comprennent qu'ils ont des privilèges et qu'ils devront faire partie de la solution quand ils seront grands", dit-elle. Elle dénonce, en pleurs, le racisme "structurel" des Etats-Unis. "C'est comme ça que le pays a été construit, il faut tout mettre à plat et recommencer de manière équitable, inclusive". Devant les fleurs en hommage à George Floyd, elle serre ses fils contre elle. "Nous voulons juste montrer notre soutien et voir comment on pourrait, un jour, faire partie de la solution".+Tyqaun White, étudiant noir en théorie musicale (New York)"C'est juste trop, on est arrivé au point où les Noirs demandent juste à ce qu'on ne les tue pas", dit mardi cet étudiant de 20 ans, issu d'une famille de huit enfants. "C'est devenu ridicule, on voit des corps noirs tués, marginalisés et torturés tous les jours... Il faut que ça s'arrête.""On est à une époque moderne et pourtant on a une mentalité enracinée dans l'esclavage. Ca ne va pas. Je me bats pour George Floyd et tous les Noirs tués depuis que je suis enfant, et je n'ai que 20 ans"."Nous sommes en colère. Les gens meurent ou vivent dans la pauvreté.... Et on veut nous tuer et nous réduire au silence? Non, nous devons manifester!" dit-il, dénonçant un couvre-feu qui sert à "nous dompter et nous contrôler"."Nous devons manifester éternellement, jusqu'à ce que ce système soit renversé et construit vraiment sur l'égalité et la liberté. Je me battrai aussi longtemps qu'il le faudra".- Jeff Austin, anthropologue, et sa fille (banlieue chic de Washington)"Il faut vraiment qu'on change nos méthodes policières et l'attitude de notre société envers les questions raciales", dit-il. "Plus les gens s'impliquent dans la lutte contre les attitudes racistes, mieux c'est. Chacun a son rôle à jouer. J'ai 62 ans et je suis prêt à passer le témoin à la prochaine génération pour qu'elle essaie de faire mieux que nous.""J'ai déjà fait beaucoup de manifestations, là c'est différent, les gens sont vraiment en colère", dit sa fille Lily Henry-Austin, lycéenne de 17 ans."En tant que femme blanche, j'ai d'énormes privilèges, je ne pouvais pas juste rester chez moi et ne rien faire. Il faut que ça change, ça me fait vraiment mal de voir des gens ne pas être traités comme des humains (...) Je vais (manifester) jusqu'à ce que ça change", dit-elle. +Hipolito Arriaga, ex-Marine aux racines porto-ricaines (Miami)Comme Marine, déployé en Irak, "j'ai vu beaucoup de violence (...), de violence contre les gens de couleur à l'étranger", dit ce natif de New York, 36 ans. "Ce que j'ai fait là- bas, je n'en étais pas fier, ça m'a rappelé comment la police me traitait ici aux Etats-Unis, à New York particulièrement"."On nous forme à voir les gens, en Irak, en Afghanistan, comme s'ils étaient des animaux, des sauvages (...) On les traite d'insurgés, c'est une façon de les déshumaniser pour pouvoir être violents avec eux. De façon similaire, dans ce pays maintenant ils nous traitent de voyous, et le président veut nous étiqueter +terroristes+ parce qu'on exerce notre droit d'expression (...) Ils oublient que ce pays a été fondé par une révolution".gc-chp-lbc-pmh-lm-cat/dax/ob
L'élu a notamment reçu le soutien de Manuel Valls, qui avait lui-même été la cible de l'humoriste.
En avril dernier, Amine El Khatmi, conseiller municipal d'Avignon, s'était opposé à la tenue du spectacle de Dieudonné, prévu les 22, 23 et 24 mai dans la cité des papes, rapporte vendredi 25 mai France Bleu Vaucluse. Finalement, l'humoriste ne s'est pas produit à Avignon mais dans une commune voisine, au Pontet, dirigée par un maire Front national. Il avait annoncé son spectacle sur les réseaux sociaux via une affiche sur laquelle apparaissait étonnamment le visage d'Amine El Khatmi. L'humoriste avait en effet publié une photo de l'élu, avec ce message : "Venez foutre la chiasse à Amine El Khatmi". Le soutien de Manuel Valls"Il me désigne comme une cible, il jette mon nom et ma photo en pâture à ses partisans. C'est un procédé inadmissible dans une démocratie. Vous pouvez toujours avoir un esprit faible qui passe par là et prend ce message au pied de la lettre", dénonce l'élu avignonnais qui a déposé plainte.Le conseiller municipal a reçu de nombreux soutiens de la part d'internautes mais aussi de personnalités politiques, notamment l'ancien Premier ministre Manuel Valls. "Ce personnage n'est pas un 'humoriste controversé' mais un raciste et un antisémite condamné pour cela et pour apologie de la haine et du terrorisme. Il doit trouver une nouvelle fois une réponse claire et puissante de la République. Tout mon soutien", a écrit le député de l'Essonne sur Twitter.
Incarcéré depuis le 29 mars, le journaliste algérien Khaled Drareni a été condamné mardi en appel à deux ans de prison, ce qui signifie qu'il reste en détention, selon l'un de ses avocats, Mustapha Bouchachi.
"Deux ans de prison ferme pour Drareni. Nous allons faire un pourvoi en cassation", a déclaré à l'AFP Me Bouchachi. "Son maintien en détention est la preuve d'un enfermement du régime dans une logique de répression absurde, injuste et violente", a réagi Christophe Deloire, le secrétaire général de Reporters sans Frontières (RSF), dont Khaled Drareni est le correspondant en Algérie.Le journaliste, âgé de 40 ans, a été arrêté après avoir couvert le 7 mars à Alger une manifestation d'étudiants. Il est aussi accusé d'avoir critiqué sur Facebook "la corruption et l'argent" du système politique et d'avoir publié le communiqué d'une coalition de partis politiques en faveur d'une grève générale, selon RSF."Nous sommes scandalisés par l'entêtement aveugle des juges algériens qui viennent de condamner @khaleddrareni à 2 ans de prison (en appel)", a affirmé M. Deloire dans un communiqué.M. Drareni avait été condamné le 10 août dernier à trois ans d'emprisonnement pour "incitation à attroupement non armé" et "atteinte à l'unité nationale".Lors du début du procès en appel, il y a une semaine, le procureur avait requis quatre années de prison ferme contre lui."En dissuadant sa couverture journalistique, une justice algérienne aux ordres croit possible de mettre le +Hirak+ dans une cocotte-minute et de fermer le couvercle. C'est une stratégie vaine, explosive, qui sape la légitimité de ceux qui la mettent en oeuvre", a dénoncé RSF.Khaled Drareni était jugé en compagnie de Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, deux figures du "Hirak", le soulèvement populaire antirégime.Sous le coup des mêmes chefs d'accusation, MM. Benlarbi et Hamitouche ont été condamnés à quatre mois de prison. Les ayant déjà purgés, ils sont ressortis libres de la cour d'Alger.
Emmanuel et Brigitte Macron vont recevoir les membres du gouvernement et leurs conjoints à dîner mercredi soir à l'Élysée, a rapporté RMC. Un "moment convivial", déjà organisé l'an dernier, qui sert de dernière réunion "informelle" avant le départ en vacances des ministres vendredi.
Ce dîner était prévu de "longue date" mais la date a été changée dimanche soir : il devait initialement avoir lieu mardi soir, a précisé la radio. Il aura finalement lieu ce mercredi 1 août à 20h30. La présence de tous les ministres étant "éminemment souhaitée", le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a décalé son déplacement à Rome pour pouvoir être là.Officiellement, ni l'affaire Benalla, ni aucun autre sujet politique ne devraient être discutés. "C'est un moment convivial, la présence des conjoints va nous éviter de parler de politique", a assuré secrétaire d'État à la radio. Un moment de "team building" en quelque sorte sur fond de buffet, verrines, sans plan de table. "Chacun a pu choisir sa table, ses voisins et ses sujets de conversation", expliquait Europe 1 au sujet du dîner de l'an dernier. Le chef de l'État avait eu quelques mots de remerciements pour son équipe et lui avait conseillé de "se reposer" pendant les vacances. Il avait également salué les compagnes et compagnons des membres du gouvernement, reconnaissant que "la vie de conjoint de ministre n'est pas facile".
Le pire est clairement derrière lui. La mort, Pierre Ménès l'a vue de près.
De très près même. Au moment de sa double greffe du foie et du rein en décembre dernier, le célèbre chroniqueur du "Canal Football Club" l'avoue lui-même, il était "devenu un légume" : "Les seuls moments de joie de ma semaine, c'était d'aller aux séances de dialyse à l'hôpital américain. Je ne pouvais plus marcher, je ne dormais plus la nuit. C'était horrible" confiait-il quelques jours seulement après son opération. Depuis, il y a eu les mois de rééducation et son retour plein d'émotion sur les plateaux de télévision. Petit à petit, Pierre Ménès est redevenu la grande gueule que les Français ont appris à aimer depuis tant d'années. A tel point qu'on en aurait presque oublié que le bonhomme a frôlé la mort il y a quelques mois à peine. Pour TV Mag, il a d'ailleurs fait le point sur son état de santé. L'occasion de réaliser que tout est encore loin d'être revenu à la normale : "Je ne pète pas la forme, mais je vais quand même beaucoup mieux" assure-t-il, "Les progrès se font au jour le jour et, même si j'ai encore du mal à marcher, je n'ai pas à me plaindre. Et puis je suis très bien suivi à l'hôpital Beaujon, où j'ai rendez-vous tous les mois". Ce qui n'empêchera pas Pierre Ménès d'être très actif à la rentrée sur le groupe Canal puisqu'en plus du "Canal Football Club", il participera à "Touche pas à mon poste" et présentera sa propre émission !
Faire son boulot à domicile pour réduire les risques de contamination dans les entreprises, trains, métros ou bus: du gouvernement aux opérateurs de transports, les appels se succèdent pour que des millions de salariés continuent, au-delà du 11 mai, le télétravail hors norme instauré par le confinement.
"Le télétravail doit se poursuivre", a répété le Premier ministre Édouard Philippe lundi au Sénat. Il est "raisonnable de dire" qu'il restera massif jusqu'à l'été, a prévenu Muriel Pénicaud, la ministre du Travail.- De quoi parle-t-on ? -Facilité par internet, les ordinateurs et les téléphones portables, le télétravail permet de pratiquer son activité professionnelle à distance, régulièrement ou occasionnellement, chez soi ou dans n'importe quel lieu différent de l'endroit ordinaire de travail, comme des espaces de coworking.Depuis 2017, un simple accord écrit ou oral entre le salarié et son employeur suffit pour télétravailler. Mais un accord d'entreprise négocié avec les représentants du personnel ou une charte élaborée par l'employeur peuvent préciser les conditions d'exercice.Et sauf événement exceptionnel, comme l'épidémie de Covid-19 en cours, un employeur ne peut pas imposer le télétravail à un salarié.- Combien de télétravailleurs confinés ? -"Il y a aujourd'hui 5 millions de Français" qui télétravaillent, a précisé lundi Mme Pénicaud. "Certains le faisaient déjà un peu" avant l'épidémie; "pour beaucoup" d'autres, "c'est une expérience nouvelle", a-t-elle relevé.Ils sont salariés d'entreprises privées, publiques ou encore fonctionnaires.Tous ne télétravaillent pas à plein temps. Certains alternent avec une présence sur leur site habituel de travail. Chez Renault, depuis début avril, "une très grande majorité des cols blancs" partagent leur temps entre télétravail et chômage partiel, indique une porte-parole du constructeur automobile.- Un télétravail dégradé ? -Le brusque passage à la mi-mars à un télétravail de masse, imposé, non-stop, avec les contraintes du confinement, le stress de la pandémie, pendant des semaines, a brouillé les cartes du télétravail classique."Le télétravail en confinement n'est pas une situation de télétravail normale", résume le cabinet Secafi. Dans des entreprises, tous les salariés, "le manager lui-même", se retrouvent jusqu'à "cinq jours" par semaine en télétravail, après sa mise en œuvre "précipitée", "subie", parfois "improvisée", sans matériel adapté, énumère ce cabinet qui conseille les représentants du personnel.Le télétravail normal est au contraire voulu, préparé, exercé généralement un ou deux jours par semaine, sans s'isoler durablement des collègues.Autre impact du confinement: la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle devient très poreuse. Des télétravailleurs doivent s'occuper des enfants et du suivi scolaire, partager espace de travail et accès à internet. Leurs conditions de télétravail peuvent être dégradées."On n'est pas dans une situation véritable de télétravail", "le télétravail, c'est travailler à la maison sans avoir des enfants à s'occuper", souligne le leader de la CGT, Philippe Martinez.- Quid du moral des salariés ? -Selon un sondage BVA paru lundi, une grande majorité des télétravailleurs s'accommodent de ce scénario inédit: près de sept sur dix jugent "facile" de travailler chez eux et d'y veiller sur leurs enfants.Mais OpinionWay a livré la semaine dernière un sondage bien plus sombre, avec deux télétravailleurs sur dix "en détresse psychologique élevée".Dans une enquête de la fédération de cadres Ugict-CGT publiée mardi, deux tiers des télétravailleurs "se plaignent d'une anxiété inhabituelle".- Quelles règles demain ? -Syndicats et gouvernement sont d'accord: il faut encadrer le télétravail pour éviter les dérives.Dans les entreprises "où il y a eu des accords de télétravail, ça se passe bien; dans toutes les autres boîtes, ça pose beaucoup de questions", avait rapporté la semaine dernière le président de la CFTC, Cyril Chabanier. Ces prochains jours, les partenaires sociaux vont plancher sur des "consignes fortes, pour parer aux problématiques urgentes", avait-il ajouté.Définir "les bonnes pratiques" est nécessaire, avait confirmé le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.Quant à la ministre du Travail, elle a approuvé lundi une telle négociation entre partenaires sociaux, en prônant une issue rapide, avec un résultat "opérationnel" pour le déconfinement.
REVUE DE TWEETS. Le ministère de l'Éducation nationale est finalement revenu sur sa décision d'imposer des calculatrices dotées d'un "mode examen" lors des épreuves de mathématiques et de physique du baccalauréat 2018.
Une décision jugée trop tardive par certains élèves et professeurs.La combine est connue de bon nombre d'élèves : certains modèles de calculatrice permettent d'enregistrer son cours de chimie ou des formules de mathématiques pour s'en servir le jour de l'examen sans se faire repérer. Pour lutter contre ce type de tricherie, très répandu de l'aveu même de la Direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO) - le ministère de l'Éducation nationale avait fait circuler dès 2015 une note de service incitant les professeurs à demander à leurs élèves de se procurer des calculatrices disposant d'un "mode examen" à partir des épreuves 2018."Tout ça, c'est du business"Ce type de machines permet d'effacer toute la mémoire de la calculette au moment de l'examen grâce à une manipulation relativement simple. Lorsque le "mode examen" est activé, un petit signal lumineux apparaît, permettant à l'examinateur de vérifier que la manipulation a été faite. Pour désactiver le mode examen et revenir en arrière, il faut être muni d'un câble spécial à relier à un ordinateur.Problème : "De nombreuses académies ont signalé qu'un nombre significatif d'élèves ne disposait pas à ce jour d'une calculatrice conforme à cette nouvelle réglementation", a indiqué la rue de Grenelle jeudi au Journal du Geek. La décision a donc été prise de repousser cette interdiction, sans préciser si elle sera effective à l'occasion du bac 2019. Ce rétropédalage n'a pas manqué de provoquer la colère des élèves ayant déjà réalisés l'achat de nouvelles calculatrices : "C'est honteux ! Plusieurs de mes élèves viennent de dépenser 80 euros ce week-end pour rien. Ils s'étaient équipés en prévision du bac blanc qui se déroule cette semaine", abonde Frédérique Dubourg, professeur de mathématiques dans Le Parisien.Dernier obstacle de taille : le risque de bidouillage. Selon Europe 1, des combines s'échangent sur des forums prisés des lycéens pour contourner le mode examen et faire s'allumer le signal lumineux de la calculatrice par d'autres biais. "On sait que les élèves ont tous des formules enregistrées dans la mémoire de leur calculatrice, mais ça ne leur garantit pas d'avoir une bonne note, loin de là, car l'essentiel est de savoir les appliquer", a cependant nuancé un enseignant dans Le Parisien. "Tout ça, c'est du business. Cette affaire a surtout été l'occasion pour les marques de vendre de nouvelles machines". Pour rappel, toute personne surprise en train de tricher le jour de l'examen peur se voir interdire de le passer pendant cinq ans, et risque également des sanctions pénales pouvant grimper à 9.000 euros d'amende.
Dans un rapport parlementaire, un élu de la majorité propose d'assouplir le dispositif mis en place par l'ancienne ministre du Logement Cécile Duflot, qui prévoit de pouvoir vendre à des prix réduits des propriétés de l'État pour favoriser la mixité sociale, comme l'explique France Inter.
Dans la "loi Duflot" votée en 2013, un dispositif prévoit une décote applicable aux cessions de biens et actifs immobiliers faisant partie du domaine privé de l'État, avant de promouvoir notamment la mixité sociale dans certains quartiers huppés. Une mesure qui fait l'objet de nombreuses critiques et qui pourrait se voir assouplie, comme l'explique France Inter. Un député La République en Marche, Jean-Paul Mattei, en charge d'un rapport parlementaire sur la question, évoque une "intention louable", mais très loin d'être rentable.Le rapport montre que le produit de ces transactions immobilières n'a cessé de s'amenuiser ces trois dernières années. La recette, d'un montant de 347,49 millions d'euros en 2017, a reculé de près de 40% par rapport à celle de 2016, qui avait déjà baissé de près de 8% par rapport à celle de 2015. "Son montant ne représente que 69,49% de la prévision inscrite en loi de finances", précise le document.Jean-Paul Mattei pointe du doigt ces faibles revenus : "Si on cède les bijoux de famille pour faire quelques petits logements qui vont coûter une fortune, c'est quand même de l'argent mal utilisé [...] C'est dommage de faire perdre de l'argent à l'État alors qu'il aurait pu réaliser une belle plus-value sur son patrimoine". "On a l'obligation de se poser la question de l'efficacité de ce système", ajoute-t-il, précisant en outre que "6 000 HLM seulement ont été créés via ce dispositif en 5 ans, loin des 110 000 prévus".Interrogé par la radio publique, l'adjoint au logement de la Ville de Paris, Ian Brossat, a fait part de sa colère. "Pour nous, le dispositif a bien fonctionné", explique-t-il, ajoutant être "affligé" par "l'idée que l'État contribue lui-même à alimenter la spéculation immobilière au plus offrant, plutôt qu'en élaborant des projets d'intérêt général".
Carinne Teyssandier, une des acolytes de William Leymergie dans Télématin sur France 2, vient d'être condamnée par la justice pour avoir fait travailler illégalement une gouvernante pendant huit mois. Si la présentatrice assure avoir seulement voulu aider son employée, cette dernière amène désormais l'affaire devant les prud'hommes
.A n'en pas douter, Carinne Teyssandier (tout à gauche dans la photo ci-dessus et avec Damien Thévenot et Elodie Gossuin, lors de la conférence de presse de rentrée de France 2 le 26 août 2014 à Paris) se souviendra longtemps de la rentrée 2016. La chroniqueuse de William Leymergie dans Télématin sur France 2 vient de passer les premières semaines du mois de septembre devant les tribunaux ! L'animatrice vient en effet de comparaître devant la justice pour avoir employé une gouvernante Mauricienne illégalement, entre janvier et août 2015. Bien qu'ayant plaidé coupable et ayant reconnu ses torts, elle et son mari ont été condamnés à six mois de prison avec sursis et à 5000 euros d'amende chacun.De lourdes accusationsPour le rappel des faits, les charges retenues à l'encontre du couple étaient "emploi d'étranger sans titre de travail", "travail dissimulé par dissimulation de salarié" et "aide au séjour irrégulier d'un étranger en France". D'après Le Parisien, Joanne Dimba, la plaignante, "s'occupait de (la) fille (Ndlr : du couple), faisait son ménage et la cuisine, et parfois les courses. Tout ça sans compter les jours et pour un salaire de misère (Ndlr : 700 euros en liquide)". Accusée d'"esclavagisme moderne" par la défense, le couple a assuré qu'ils avaient toujours considéré la femme de ménage comme une "membre de la famille" et qu'ils lui avaient même déjà offert des présents. Carinne Teyssandier et son époux ont expliqué avoir également tenté de lui obtenir des papiers dans un premier temps. Ayant échoué, ils lui ont alors proposé de payer le voyage pour son retour à l'île Maurice, ce que Joanne Dimba a refusé.Quelle retombées pour la carrière de la présentatrice ?L'affaire ne va pas en rester là puisque l'ex-gouvernante a décidé d'aller devant les prud'hommes pour demander "des indemnisations financières d'environ 40 000 euros". La sentence défintive tombera donc le 26 septembre 2016. Interrogée par Le Parisien, Carinne Teyssandier a réagi à l'approche de ce nouveau verdict : "Je reconnais ma faute, même si j'ai fait toutes les démarches pour cette personne. Je suis condamnée pour avoir aidé quelqu'un. (...) le tribunal a reconnu qu'il n'y avait pas eu d'exploitation, ni de travail dissimulé. Je ne suis pas une esclavagiste." Etant censée animer prochainement le jeu 8 Chances sur France 3, cette polémique peut-elle empêcher sa participation à l'émission ? "(...) je ne sais pas. Ça va sûrement dépendre des retombées médiatiques. (...) Pour (Ndlr : mon éditeur), ça reste une manipulation, un buzz pour me salir. Je ne me suis pas méfiée, et je me suis fait avoir comme une bleue."
Il appelle à commettre de nouveaux attentats dans un enregistrement daté du 28 décembre.
Dans un message intitulmé "Est-ce que tu réalises" et publié le 28 décembre, le jihadiste Fabien Clain appelle l'auditeur à "se rebeller contre ton gouvernement qui dépense ton argent sans compter à tort et à travers". Une référence implicite aux "gilets jaunes", comme le souligne le chercheur Romain Caillet.Il exhorte les sympathisants de l'EI à commettre de nouveaux attentats pour "venger ceux qui meurent" dans les frappes de la coalition, appelant à "faire trembler la terre des injustes et que la guerre frappe à leur porte"."La voix de Daesh"Le jihadiste s'adresse par ailleurs pour la première fois directement aux citoyens français, souligne le chercheur. Il les inviter à "prendre conscience que les attentats sont 'des actes de vengeance'". Considéré comme "la voix de Daesh", Fabien Clain, au même titre que son frère Jean-Michel, est visé par un mandat d'arrêt international, délivré par les juges d'instruction antiterroristes chargés de l'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis.Converti à l'islam, Fabien Clain, qui a fréquenté les frères Mohamed -auteur des tueries de Toulouse en 2012- et Abdelkader Merah dans la région toulousaine, a été condamné à 5 ans de prison ferme en 2009 au procès d'une filière d'acheminement de jihadistes vers l'Irak, la filière dite d'Artigat.
Se laver régulièrement les mains est une des meilleures préventions contre le coronavirus, mais au Brésil, plus de 35 millions de personnes n'ont pas accès à l'eau potable.
Près de la moitié des 212 millions de Brésiliens sont privés du tout-à-l'égout et leurs eaux usées s'écoulent dans la rue, dans des rivières ou dans la mer.Ces graves problèmes de traitement des eaux, très nocifs pour la santé de la population et pour l'environnement, empoisonnent la vie des habitants du plus grand pays d'Amérique Latine depuis des décennies. L'objectif du Brésil est de les résoudre d'ici à 2033, par le biais d'une loi controversée promulguée par le président Jair Bolsonaro le mois dernier, ouvrant la voie à la privatisation de ces services.À seulement 15 kilomètres du palais présidentiel de Planalto, à Brasilia, la plupart des 16.000 habitants de la favela Santa Luzia s'approvisionnent en eau clandestinement, avec des raccords de fortune sur le réseau public."Plus que jamais, en ce moment, l'eau, c'est la vie", dit à l'AFP Poliana Feitosa, 32 ans, montrant le réservoir installé près de la porte de sa modeste maison en parpaings avec une toiture en zinc.- Cloaques malodorants -Les Brésiliens les plus pauvres sont plus touchés par la pandémie dans ce pays qui a déjà dénombré près de 3 millions de cas de Covid-19 et près de 100.000 morts."Comment voulez-vous qu'on fasse? Nous, on voudrait vivre dignement, bénéficier de services de base et payer pour les obtenir", ajoute Mme Feitosa.Malgré les difficultés, elle se dit privilégiée par rapport à ces voisins parce que le tuyau raccordé par son mari au réseau public lui permet d'avoir un débit correct. Mais beaucoup d'autres habitants de la favela doivent s'approvisionner dans des puits artisanaux qui recueillent l'eau de pluie.À Santa Luzia, il n'y a pas non plus de tout-à-l'égout: les eaux usées sont souvent rejetées à ciel ouvert et les chemins de terre sont jonchés de cloaques malodorants."Les eaux usées risquent de se mélanger aux sources d'eau propre et peuvent propager des particules virales", explique José David Urbaez, infectiologue de l'hôpital Asa Norte de Brasilia.L'Institut Trata Brasil, une association qui lutte pour un meilleur accès au traitement des eaux, rappelle que certains quartiers riches, comme Barra da Tijuca à Rio de Janeiro, ou Morumbi à Sao Paulo, sont aussi privés de tout-à-l'égout."La seule différence, c'est que les gens de ces quartiers ne voient pas où s'écoulent leurs eaux usées", explique à l'AFP Edison Carlos, président de Trata Brasil. "Souvent, les immeubles cossus ont une fosse septique reliée à des lacs ou des rivières par de grosses canalisations. Pour les habitants, on dirait que tout va bien, mais c'est très mauvais pour l'environnement. C'est une pollution des eaux 24 heures sur 24", ajoute-t-il.- Marché juteux -Pour Edison Carlos le problème "historique" du traitement des eaux est dû au manque d'investissement des pouvoirs publics, un problème aggravé par la corruption et la mauvaise gestion."Au Brésil, 38% de l'eau potable se perd avant d'arriver chez les gens, à cause de fuites dans des canalisations hors d'usage, ou tout autre type de matériel détérioré", révèle-t-il.La nouvelle loi sur le traitement des eaux prévoit de fournir de l'eau potable à 99% des Brésiliens et le tout-à-l'égout à 90% des foyers. Pour ce faire, le gouvernement estime qu'il faudra investir pas moins de 700 milliards de réais (environ 110 milliards d'euros).Les règles en vigueur auparavant autorisaient seulement des partenariats public-privé pour le traitement des eaux, avec des investissements restreints en raison d'un plafond limitant les dépenses publiques.Mais avec la nouvelle loi, des entreprises pourront prendre part pleinement à ce marché juteux.Le texte est loin de faire l'unanimité, ses détracteurs craignant de confier aux mains du privé un service essentiel pour la population.En pleine pandémie, ce sujet devrait alimenter les débats des élections municipales de novembre au Brésil.
Le Parisien rapporte la situation intenable dans laquelle se retrouve le village de Lavacquerie dans l'Oise. A l'approche des élections municipales, les messages d'un corbeau sèment le trouble parmi les habitants.
« Ça grogne chez l'un, ça grogne chez l'autre, j'ai peur que ça devienne méchant ». Blandine est très préoccupée par la situation dans laquelle se trouve son village de Lavacquerie, situé dans l'Oise. Selon les informations du Parisien, alors que les élections municipales devraient bientôt se poursuivre, un corbeau transmet de nombreux messages aux habitants de ce village de 211 personnes. Maire sortant sans étiquette, Philippe Belleperche a reçu deux courriers de ce type ces derniers jours. Il était notamment inscrit sur l'un d'entre eux : « Alors, M. Belleperche, bientôt une veste... Dites merci à votre femme, pas aimable mais très gentille avec certains ». Une autre lettre a été distribuée, laissant penser qu'un de ses adjoints offrait des rendez-vous intimes. « Ils ont fait ça pour le salir », s'agace-t-il auprès du Parisien.« On m'a dit que les élections finiraient à coups de fusil pour moi » Les opposants au maire sortant n'ont pas été épargnés par ces messages mystérieux. « On m'a dit que les élections finiraient à coups de fusil pour moi. (...) J'aurais pu aller porter plainte mais j'ai un principe : on ne répond aux imbéciles que par le silence », estime Christophe Bloquel, ex-adjoint au maire sortant.Difficile de savoir d'où pourrait bien provenir ces menaces et par conséquent, à qui profite cette déstabilisation ? « Le propre d'un corbeau, c'est qu'on ne sait pas qui il est. Est-ce que c'est le maire ? Est-ce que c'est moi ? Est-ce que c'est quelqu'un d'autre... On ne sait pas », explique Paul Jamault, lui aussi candidat à la mairie, dans des propos relayés par Le Parisien.Si un habitant ironise en soulignant que « pour l'instant, on ne s'est pas tapé dessus », les tensions commencent à devenir de plus en plus intenses. « On se croirait presque chez les Villemain, avec l'affaire du petit Grégory. Quand vous recevez ça, vous savez très bien ce qu'il en est... », s'exaspère Philippe Belleperche. Des pratiques qui ne datent pas de cette année. En 2008 déjà, un corbeau avait semé le trouble dans le village.
Quand un membre d'équipage du MSC Meraviglia est soupçonné d'avoir contracté le Covid-19, le cauchemar commence pour les passagers de ce navire de croisière. Plus aucun pays ne veut d'eux, la psychose s'installe dans ce lieu clos et la violence gagne les esprits, rapporte BFMTV.
Une croisière d'une semaine dans les Caraïbes. Tout le monde en rêve, même le Covid-19. Le virus, peu mortel, mais pour lequel il n'existe aucun médicament, s'est invité à la fête et l'a bien gâché, comme le montre un extrait d'un reportage de BFMTV à voir en intégralité lundi soir. Le 27 février, une touriste française lance un SOS : "Bonjour, je suis une passagère du MSC Meraviglia, nous sommes un bateau en errance. Nous sommes refoulés de chaque port". Le paquebot ne peut plus accoster. Aucun pays ne veut de lui, car un membre d'équipage est suspecté d'être atteint par ce nouveau coronavirus.Craignant sans doute d'être à leur tour contaminés dans cet espace clos, moult passagers, gagnés par la psychose, souhaitent quitter le navire à tout prix. Quelques touristes deviennent violents. Pour les calmer, les agents de sécurité sont contraints d'utiliser la force et du gaz lacrymogène.Après cinq jours à errer au large des côtes, les 4 500 touristes ont finalement pu débarquer au Mexique. Les soupçons pesant sur le membre d'équipage se sont révélés faux. Il avait une simple grippe.Lundi soir, le bilan de l'épidémie de Covid-19 avait dépassé les 3 000 morts dans le monde, dont 2 912 en Chine. Les autres pays les plus touchés sont la Corée du Sud, l'Iran et l'Italie. La France compte près de 200 cas, dont 19 nouveaux en Bretagne, et trois décès et les mesures de prévention se multiplient.
Dans une décision historique, le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a choisi la sénatrice Kamala Harris pour défier avec lui Donald Trump le 3 novembre, première femme noire colistière aux Etats-Unis qui pourrait aussi devenir la première vice-présidente.
A 55 ans, la sénatrice de Californie est aussi la première personne d'origine indienne à briguer la vice-présidence des Etats-Unis. "En route pour la victoire", a tweeté Joe Biden, 77 ans, dans la soirée, après une avalanche de réactions positives chez les grands noms démocrates mais aussi les sportifs, avec LeBron James, ou les célébrités comme Taylor Swift. L' ex-procureure s'est dite "honorée" de cette décision, qui donne un coup de fouet à une campagne largement paralysée par la pandémie de Covid-19. Joe Biden et Kamala Harris s'exprimeront ensemble mercredi après-midi à Wilmington, dans l'Etat du Delaware, où vit le candidat démocrate.Donald Trump a lui vite donné le ton des échanges à venir."Joe le mou et Kamala l'imposture, faits pour être ensemble, mauvais pour l'Amérique", dénonce une vidéo tweetée par le président américain. En conférence de presse, il s'est dit "surpris" par cette décision, en taclant la nouvelle colistière pour ses performances "médiocres" à la primaire démocrate."Elle a eu de très mauvais résultats aux primaires. Et ça, c'est comme un sondage", a ajouté le président républicain. Malgré des débuts en fanfare, Kamala Harris avait jeté l'éponge dès décembre dans la course à l'investiture présidentielle, avant même le premier scrutin, faute de bons résultats et de moyens, puis s'était ralliée derrière Joe Biden en mars.- "Rassembleur" -"J'ai l'immense honneur d'annoncer que j'ai choisi Kamala Harris, combattante dévouée à la défense courageuse des classes populaires et l'une des plus grands serviteurs de l'Etat, comme ma colistière": C'est par ce tweet que Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama, a finalement dévoilé le secret après des jours de suspense."Lorsque Kamala était procureure générale (de Californie), elle a travaillé en étroite collaboration avec Beau" Biden, son fils décédé d'un cancer en 2015 dont il était très proche, a écrit M. Biden. "J'ai observé comment ils ont défié les grandes banques, aidé les travailleurs, et protégé les femmes et enfants face aux mauvais traitements. J'étais fier à l'époque, et je suis fier désormais de l'avoir comme partenaire pour cette campagne." Kamala Harris a réagi en employant l'image de "rassembleur" sur laquelle fait campagne le candidat à la Maison Blanche."Joe Biden peut rassembler les Américains car il a passé sa vie à se battre pour nous. Et quand il sera président, il construira une Amérique à la hauteur de nos idéaux", a-t-elle tweeté. Fille d'immigrés jamaïcain et indienne, Kamala Harris accumule déjà les titres de pionnière. Après deux mandats de procureure à San Francisco (2004-2011), elle avait été élue, deux fois, procureure générale de Californie (2011-2017), devenant alors la première femme, mais aussi la première personne noire, à diriger les services judiciaires de l'Etat le plus peuplé du pays.Puis en janvier 2017, elle avait prêté serment au Sénat à Washington, s'inscrivant comme la première femme originaire d'Asie du Sud et seulement la seconde sénatrice noire dans l'histoire américaine.Les appels pour que Joe Biden choisisse une colistière noire se multipliaient depuis le mouvement de protestation historique contre le racisme et les violences policières provoqué aux Etats-Unis par la mort de George Floyd fin mai. Il avait promis dès mars qu'il choisirait une femme. Barack Obama s'est réjoui de cette décision "en plein dans le mille". Elle qui rêvait de briser le plafond de verre en devenant la première femme présidente des Etats-Unis, Hillary Clinton, candidate malheureuse en 2016, s'est dite "ravie" de cette voir ce duo "historique".A 78 ans en janvier, Joe Biden serait le plus vieux président américain à prendre ses fonctions s'il remportait l'élection. Il a laissé entendre qu'il ne ferait qu'un mandat et sa vice-présidente devrait donc apparaître en dauphine désignée pour l'élection de 2024, voire être appelée à le remplacer en cas de grave souci de santé, ou de décès. Si elle est proche du candidat, qu'elle appelle "Joe" en public, Kamala Harris avait surpris en l'attaquant avec virulence lors de leur premier débat démocrate, en 2019. Et certains électeurs progressistes lui reprochent son passé de procureure à la réputation dure envers les minorités. Mais son expérience de procureure lui avait aussi valu les applaudissements des démocrates, et les critiques des républicains, lors de son interrogatoire cinglant du candidat controversé à la Cour suprême Brett Kavanaugh en 2018.Donald Trump l'a redit jeudi: elle fut selon lui "la plus méchante, la plus horrible, la plus méprisante de tout le Sénat américain".
À l'issue de son procès en appel, devant les assises de Limoges (Haute-Vienne), la mère de Séréna, aujourd'hui âgée de 8 ans, a été condamnée à une peine plus lourde qu'en première instance.
Rosa Maria da Cruz, 51 ans, a été condamnée en appel à dix ans de prison ferme par la cour d'assises de Haute-Vienne, mercredi 16 octobre, pour avoir dissimulé sa fille pendant 23 mois dans son coffre de voiture après sa naissance. Séréna, âgée de 8 ans, souffre de séquelles physiques et psychologiques graves et irréversibles. La peine, prononcée après quatre heures de délibérations, est assortie d'un suivi socio-judiciaire de six ans, avec obligation de soins. La cour a également ordonné le retrait total de l'autorité parentale à l'accusée sur la petite Séréna. L'avocat général avait requis une peine de "pas moins de 10 ans" de prison contre la mère de l'enfant, qui a passé ses 23 premiers mois dans une voiture ou un sous-sol, à l'insu de tous. Le 25 octobre 2013, à Terrasson-Lavilledieu (Dordogne), un garagiste découvre Séréna, alors âgée de 23 mois, dans le coffre de la voiture de sa mère, déposée en réparation. L'enfant gît parmi dans les détritus et les excréments, entourée d'insectes. La mère, qui a trois autres enfants, dont deux nés après un déni de grossesse, avoue avoir accouché dans le sous-sol de sa maison et dissimulé l'enfant. Séréna a passé presque deux ans dans un couffin, le plus souvent dans le coffre du break maternel, ou dans une pièce en travaux au rez-de-chaussée de la maison familiale, à l'insu de toute la maisonnée. Jugée en novembre 2018 par la cour d'assises de Corrèze, Rosa Maria da Cruz écope de cinq ans de prison, dont trois avec sursis. Le parquet fait appel et elle aussi, contestant notamment sa déchéance totale de parentalité. Séréna vit aujourd'hui en famille d'accueil, prise en charge par l'aide sociale à l'enfance de Corrèze. À bientôt 8 ans, elle a le développement mental d'un enfant de 2-3 ans, et vivra jusqu'à sa majorité au moins entre famille d'accueil et institut spécialisé."Parce que Séréna est détruite, vous ne pouvez pas la (sa mère) laisser repartir avec un blanc-seing", avait lancé l'avocat général Claude Derens, en demandant une sanction plus lourde qu'en première instance pour punir cette "violence superlative". Me Chrystèle Chassagne-Delpech, avocate de Rosa da Cruz, avait de son côté demandé l'acquittement, plaidant le "déni de grossesse" suivi d'un "déni d'enfant".
Deux mois après l'incendie qui a frappé Notre-Dame, le recteur de la cathédrale parisienne annonce la tenue d'une messe le week-end du 15 et 16 juin dans les colonnes de Famille Chrétienne. Seules quelques personnes pourront y participer.
Une messe célébrée avec des casques de chantier. Le magazine Famille Chrétienne a révélé vendredi 7 juin qu'une messe sera célébrée à Notre-Dame le week-end du 15 - 16 juin, à l'occasion de la Fête de la dédicace de l'autel de la cathédrale. Le jour exact n'a pas encore été précisé par le diocèse. Aucune messe n'a été célébrée dans la cathédrale parisienne depuis le violent incendie qui a ravagé la toiture de l'édifice dans la nuit du 15 au 16 avril 2019. "C'est très important de pouvoir bien signifier au monde que le rôle de la cathédrale est bien de montrer la gloire de Dieu. Célébrer l'eucharistie ce jour-là, même en tout petit comité, sera le signe de cette gloire et de cette grâce", commente dans les colonnes de la revue chrétienne Mgr Patrick Chauvet, recteur de la cathédrale de Paris. En effet, selon France inter, "seuls six ou sept prêtres assisteront à la messe autour de l'archevêque, ainsi que quelques chanoines", ces membres du clergé investis dans la vie de la cathédrale. On est loin des 9.000 fidèles que peut accueillir Notre-Dame. La messe devrait être célébrée "dans une petite chapelle, au fond de la cathédrale", note France Inter. Le lieu n'a pas été altéré par l'incendie, la nef étant toujours jonché de gravats. Selon la radio, tous les participants devront porter un casque, comme c'est la règle sur un chantier."Il faut que le parvis soit complètement déplombé" Alors que le diocèse avait annoncé l'érection d'"une cathédrale éphémère" sur le parvis de notre-Dame, le projet retenu est finalement moins ambitieux. "Ce ne sera pas une 'cathédrale éphémère' parce qu'il reste aujourd'hui peu de place sur le parvis. En revanche, un sanctuaire marial va être installé. Il abritera la copie de la Vierge au pilier. La statue sera abritée sous le sanctuaire", développe dans Famille Chrétienne Mgr Patrick Chauvet. Pour que ce lieu soit accessible, le parvis de Notre-Dame doit rouvrir d'abord au public. "J'aimerais bien qu'il (le sanctuaire) s'ouvre dès la semaine prochaine ! Mais je ne suis pas sûr que cela puisse se faire car il faut que le parvis soit complètement déplombé. Nous attendons le 'feu vert' de la préfecture de police de Paris. En ce qui nous concerne, tout est prêt !", poursuit Mgr Patrick Chauvet. Dans un communiqué publié la semaine dernière, la mairie du 4e arrondissement semblait optimiste quant à la réouverture prochaine du parvis. Celle-ci est conditionnée aux résultats d'analyses de l'impact de la combustion de la toiture de l'édifice sur le niveau de plomb dans l'air. "On espère que ce sera le cas en fin de semaine, peut-être vendredi, j'espère jeudi", précise pour France Inter le maire du 4ème arrondissement de Paris, Ariel Weil. L'élu prend toutefois ses précautions : "Tout cela est conditionné à la dépollution totale du site". Pour rappel un taux trop élevé de plomb avait été retrouvé dans le sang d'un enfant riverain la semaine dernière. Toutefois la totalité du parvis ne sera pas rouverte d'ici la fin de la reconstruction de Notre-Dame, le chantier occupant une grande partie de l'espace.
Mêlant musique classique et chants libanais, un concert s'est tenu dimanche soir dans les jardins d'un palais historique de Beyrouth dévasté par l'explosion au port, un hommage aux victimes du drame des Libanais aux "coeurs brisés".
Le concert, sans public mais retransmis en direct par les chaînes locales et sur les réseaux sociaux, était le premier à se tenir dans la capitale libanaise depuis l'explosion du 4 août qui a fait plus de 190 morts et 6.500 blessés."Pour pouvoir faire son deuil (...) il était important d'avoir ce moment de musique, de poèmes, de mots", explique à l'AFP le directeur artistique de l'événement, Jean-Louis Mainguy.Les organisateurs ont appelé les Beyrouthins à allumer une chandelle à leur fenêtre en signe de solidarité.Le concert s'est tenu dans les jardins du Palais Sursock-Cochrane, joyau architectural du XIXe siècle, dans un des quartiers dévastés par la déflagration.Ce choix "est non seulement symbolique au niveau du patrimoine national mais aussi symbolique en raison des stigmates de l'explosion qu'il porte", a précisé M. Mainguy, évoquant un intérieur "largement dévasté".Le concert devait se tenir au port mais, après des incendies dans ce secteur, le lieu a été changé en raison de la pollution de l'air.Quelque 250 choristes venus de tout le Liban ont participé à la soirée, accompagnés par un orchestre d'une trentaine de musiciens, selon le collectif culturel #RecollectBeirut qui organise l'événement.Le concert a débuté par une reprise de l'ode à la capitale libanaise "Li Beirut", de Fairouz, dernière légende vivante de la chanson arabe.- "Panser ses blessures" -Des portraits des victimes, encadrés par des bougies, avaient été installés dans les jardins tandis que leur nom a été affiché par les chaînes de télévision alors que l'orchestre et les choristes alternaient l'appel à la prière musulmane et des "Amen". Au programme également, une "participation virtuelle" de plusieurs artistes libanais, notamment la chanteuse Tania Saleh.L'écrivain franco-libanais Amin Maalouf a lui prononcé, dans un enregistrement, "une prière vers le ciel pour que le Liban puisse cette fois encore se remettre debout, et relever ses murs, et panser ses blessures, qu'il sache surmonter sa détresse, sa douleur et son abattement"."C'est une sorte de mosaïque musicale qui part du religieux vers le traditionnel, vers le libanais, du classique vers l'oriental", a précisé M. Mainguy.L'explosion a ravagé des quartiers historiques où sont nichés palais et bâtisses à l'architecture typiquement beyrouthine.Avant l'explosion, le palais Sursock-Cochrane était un véritable "musée", raconte à l'AFP Georges Boustany, militant spécialisé dans la préservation du patrimoine."Il y avait des objets qui viennent du monde entier. Des toiles italiennes, des tapisseries hollandaises, on parle du XVIe et XVIIe siècle (...) et tout cela a subi des dommages considérables.""Plus de 40 jours après la tragédie du 4 août, la blessure est encore béante, la douleur est profonde, la colère est immense et nos coeurs sont brisés", a indiqué le prestigieux festival de Baalbeck sur Instagram, en partageant l'événement.Un concert virtuel organisé par Mika, célèbre chanteur d'origine libanaise, s'était tenu samedi pour collecter des fonds pour la ville.
Tout juste arrivé à la Maison Blanche, Donald Trump avait nommé Neil Gorsuch à la Cour suprême, vantant ses états de service conservateurs irréprochables. Trois ans plus tard, "son" juge s'est attiré les foudres de la droite religieuse en rédigeant un arrêt historique pour les salariés gays et transgenres.
Voix grave et mèche grise sage, le magistrat de 52 ans au ton courtois s'était jusque là conformé aux attentes. Avec ses collègues conservateurs, il a notamment validé plusieurs décisions de l'administration républicaine sur l'immigration, refusé les ultimes recours de condamnés à mort et jugé légal le refus d'un pâtissier de vendre un gâteau de mariage à un couple d'hommes au nom de ses convictions religieuses.Mais lundi, Neil Gorsuch a rallié le camp progressiste pour protéger les minorités sexuelles des discriminations dans la sphère professionnelle, prenant le contre-pied de la position défendue par le gouvernement de Donald Trump."Certains ont été surpris", a sobrement commenté le président malgré ce revers qui pourrait avoir de lourdes conséquences politiques. Pour convaincre les électeurs traditionnels de le réélire le 3 novembre, il ne cesse en effet de vanter les mérites des deux "formidables" juges conservateurs qu'il a fait entrer à la Cour suprême, Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh. Or, le premier a perdu d'un coup tout son crédit à leurs yeux. "Les conservateurs vont le compter parmi les pires juristes de l'histoire des Etats-Unis", a même tancé le commentateur et bloggeur de droite Michael Knowles."Ce n'était pas un jugement, c'était une attaque brutale contre notre système constitutionnel", a renchéri Carrie Severino, présidente du groupe conservateur Judicial CrisisNetwork en estimant que le juge Antonin Scalia serait "déçu par son successeur" s'il était toujours vivant.- "Accros aux tribunaux" -La mort en février 2016 de ce magistrat aux positions ultra-conservatrices avait ouvert une crise constitutionnelle aiguë. Le chef républicain du Sénat avait en effet refusé de confirmer le candidat retenu par le président démocrate Barack Obama pour lui succéder.Ce siège vacant, susceptible de faire basculer la majorité de la Cour suprême dans le camp progressiste, avait joué un rôle clé pendant la campagne. Pour rallier la droite religieuse, Donald Trump avait promis de nommer un magistrat opposé à l'avortement et favorable au port d'armes. Quinze jours après son investiture, il annonçait avoir choisi Neil Gorsuch. "Quelqu'un qui va respecter nos lois", avait-il justifié.Diplômé des prestigieuses universités d'Harvard et d'Oxford, nommé juge fédéral par l'ancien président républicain George W. Bush, ce fin juriste s'était distingué en défendant une doctrine légale très en vue dans les milieux conservateurs, baptisée "textualisme", qui défend une lecture littérale des textes.D'après ses promoteurs, il ne revient pas aux juges d'adapter le Droit aux évolutions de la société.Dans un article publié en 2005, Neil Gorsuch critiquait d'ailleurs la gauche américaine devenue selon lui "accros aux tribunaux". Ses partisans "s'appuient sur les juges et les avocats, plutôt que sur les élus ou leurs bulletins de vote, pour faire avancer leurs causes, sur le mariage gay ou le suicide assisté" notamment, dénonçait-il.- "Du mieux possible" -Lundi, il a invoqué cette doctrine dans sa décision, en appelant à s'en tenir au texte d'une loi de 1964 qui interdit les discriminations "sur la base du sexe". Pour lui, il est impossible de discriminer un homosexuel sans prendre en compte son "sexe".Ses auteurs "n'avaient sans doute pas anticipé que leur travail amènerait à cette conclusion" et pensaient sans doute aux différences hommes/femmes, a-t-il reconnu. "Mais les limites de leur imagination ne sont pas une raison pour ignorer les exigences de la loi", a-t-il plaidé.En suivant le même raisonnement, ce natif du Colorado, dans l'ouest, avait déjà voté avec les progressistes pour défendre les droits des Amérindiens, appelant à respecter les traités originaux signés entre les tribus et les colons américains.Pour les observateurs de la Cour, sa décision n'est donc pas le signe d'un basculement à gauche et ne préjuge en rien de ses positions à venir.Lui réfute toute lecture politique des arrêts de la Cour. Soulignant que 40% des décisions sont prises à l'unanimité, il a déclaré en septembre sur CNN: "Vous avez neuf personnes très indépendantes qui traitent les dossiers du mieux possible."
Certains des manuscrits de la mer Morte, collection de textes millénaires incluant le plus ancien texte biblique en hébreu, ne viennent pas du désert où ils ont été retrouvés, conclut une étude rendue publique mardi sur l'ADN de fragments de ces parchemins.
Les 900 manuscrits retrouvés entre 1947 et 1956 dans les grottes de Qumrân, au pied de la mer Morte, en Cisjordanie occupée actuelle, sont considérés comme l'une des plus importantes découvertes archéologiques de tous les temps car ils comprennent des textes religieux en hébreu, en araméen et en grec, ainsi que la plus ancienne version de l'Ancien Testament connue.Les documents les plus anciens remontent au 3e siècle avant Jésus-Christ et le plus récent a été rédigé en l'an 70, au moment de la destruction du second Temple juif par les légions romaines.De nombreux experts pensent que les manuscrits de la mer Morte ont été écrits par les Esséniens, une secte juive dissidente qui s'était retirée dans le désert de Judée vers des grottes à Qumrân. D'autres pensent toutefois qu'une partie a été cachée par des juifs qui voulaient les protéger des Romains.Pour tenter d'y voir plus clair et de jeter un éclairage scientifique sur un débat théologique, des chercheurs israéliens ont étudié l'ADN de fragments de manuscrits écrits sur des peaux animales. "Nous avons découvert en analysant des fragments de parchemins que certains textes ont été écrits sur des peaux de vache et de moutons alors qu'auparavant nous estimions que tous étaient écrits sur des peaux de chèvres", explique à l'AFP Pnina Shor, chercheure à l'Autorité israélienne des antiquités, qui dirige le projet chargé de l'étude de ces manuscrits."Cela prouve que ces manuscrits ne viennent pas du désert où ils sont été retrouvés", affirme la chercheure israélienne. Mais d'où viennent-ils exactement et par qui ont-ils été écrits? Ces questions demeurent entières mais l'étude de l'ADN, réalisée pendant sept ans sur 13 textes par une équipe aussi de l'université de Tel-Aviv, ouvre la voie à de nouvelles découvertes", estime Mme Shor. "Nous pourrons enfin trouver la réponse à la question essentielle de l'identité des auteurs de ces manuscrits et ces premiers résultats vont avoir une répercussion sur l'étude de la vie des juifs à l'époque du Second Temple", ajoute-t-elle.- Puzzle biblique -Ces recherches archéologiques restent un sujet sensible en Israël et dans les Territoires palestiniens où les résultats de travaux sont parfois utilisés par des associations ou partis politiques pour asseoir leurs revendications sur des lieux de mémoire revendiqués à la fois par Palestiniens et Israéliens, à l'instar du Mont du Temple, lieu le plus sacré du judaïsme, et nommé Esplanade des Mosquées par les musulmans. Parmi les découvertes de l'équipe de Mme Shor, figurent des extraits du livre biblique de Jérémie (prophète qui vivait au 6e siècle avant J-C) et dont plusieurs fragments avaient longtemps été considérés par les chercheurs comme provenant du même manuscrit."Nous voyons des différences à la fois dans le contenu et dans le style de calligraphie mais aussi dans la peau de bête utilisée pour le parchemin, ce qui prouve qu'ils sont de provenance différente", affirme Beatriz Riestra, une des chercheurs qui a participé à cette étude.Au total, environ 25.000 fragments de parchemins ont été découverts au fil des années dans le désert de Judée et la recherche sur ces textes est incessante depuis 60 ans.Or "en caractérisant les relations génétiques entre différents fragments des parchemins, les chercheurs ont pu discerner d'importantes relations historiques", affirme le professeur Oded Rechavi de l'Université de Tel-Aviv. "C'est comme reconstituer un puzzle. Il existe de nombreux fragments de parchemins que nous ne savons pas comment relier et si nous mettons ensemble des mauvaises pièces, cela peut changer considérablement l'interprétation", précise-il.Et pour l'heure le puzzle tient plus du casse-tête. "La recherche n'est qu'à ses débuts mais ça montre déjà des résultats probants", affirme Mme Shor, qui rappelle que son rôle est aussi de conserver les manuscrits et que cette étude ne peut être faite sur l'ensemble des fragments existants, de crainte de les abimer.
Les agences de voyages n'ont enregistré que 20% de réservations à destination de l'étranger, contre 66% habituellement. Les tour opérateurs s'inquiètent de la situation.
Des vacances en France pour l'été 2020. Le message, abondamment relayé par l'exécutif en vue de limiter le risque d'une deuxième vague de l'épidémie de Covid-19, semble avoir été reçu par les Français. Seules 20% des réservations pour l'été enregistrées dans les agences de voyage françaises concernent l'étranger, contre 66% habituellement, a indiqué lundi 8 juin la profession. "On est très en retard en termes de réservations", a indiqué Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage, lors d'un point presse."La semaine dernière, l'essentiel des réservations, soit 80%, concernaient la France, et 20% l'étranger, essentiellement pour la Grèce et l'Espagne insulaire", a-t-il détaillé. "Ce ratio est complètement inversé. Habituellement, les ventes par les agences de voyage, en nombre de passagers, sont de 33% pour la France dont l'outre-mer, et 66% pour l'étranger", a résumé Jean-Pierre Mas."C'est intuitif, mais les Français ont envie de proximité, de parler la même langue, et aussi, même s'ils ne le disent pas, d'un système hospitalier rassurant", selon lui. Dans les agences de voyage en ligne, "le niveau d'activité se situe actuellement entre 25 et 30% par rapport à la même période l'an dernier", tandis que pour les agences physiques "ce niveau se situe entre 10 et 15%. C'est peu, mais on sort de plus de deux mois d'inactivité totale", a mis en avant Jean-Pierre Mas."Le secteur est sinistré"Il estime que la perte d'exploitation pour le secteur des agences de voyage et des tour-opérateurs "se situera pour l'année 2020 complète, entre 600 millions et 1 milliard d'euros", après la prise en compte des mesures d'aides du gouvernement."Le secteur est sinistré à moyen terme, et peut-être même à long terme", a ajouté Jean-Pierre Mas. Selon une enquête BVA-Enteprises du Voyage dévoilée lundi, un total de 59% de Français comptent partir en vacances cet été, et "plus des quatre cinquièmes" vont opter pour l'Hexagone, "ce qui est plus élevé qu'à l'accoutumée, il y a une forme de recentrage", résume Christelle Craplet, directrice de clientèle BVA, présente au point presse.Christelle Craplet précise que 56% des personnes envisageant de partir n'ont pas encore réservé leurs vacances: "c'est assez inédit, le contexte d'incertitude et d'attente a décalé les projets", indique-t-elle.Cette enquête BVA-Entreprises du Voyage a été effectuée par internet du 2 au 4 juin sur un échantillon de 1.055 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Alors que Charlie Hebdo a décidé de republier, en Une, les douze caricatures de Mahomet qui en avaient fait une cible des jihadistes, le chef de l'Etat a martelé que "la caricature n'est pas un discours de haine".
"Un président de la République en France n'a jamais à qualifier le choix éditorial d'une rédaction", a estimé mardi 1er septembre Emmanuel Macron, alors que Charlie Hebdo a décidé de republier en Une, les douze caricatures de Mahomet qui en avaient fait une cible des jihadistes à la veille du procès des attentats de janvier 2015, qui ont fait 12 morts au sein de la rédaction."Depuis les débuts de la Troisième République il y a en France une liberté de blasphémer qui est attachée à la liberté de conscience. Je suis là pour protéger toutes ces libertés. Je n'ai pas à qualifier le choix de journalistes. J'ai juste à dire qu'en France on peut critiquer des gouvernants, un président, blasphémer, etc", a insisté le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse à Beyrouth. Il a cependant estimé que cette liberté "implique en revers une décence commune, une civilité, un respect" et qu'avec "la liberté d'expression, il y a le devoir de ne pas avoir de discours de haine", citant notamment les réseaux sociaux, tout en soulignant que sa remarque ne s'appliquait pas aux caricatures de Charlie Hebdo. "La caricature n'est pas un discours de haine", a-t-il par ailleurs martelé. "Demain, nous aurons tous une pensée pour les femmes et les hommes lâchement abattus" lors de l'attaque du journal satirique, a ajouté le président de la République. Emmanuel Macron a revendiqué à plusieurs reprises depuis son élection "le droit au blasphème" et à la liberté d'expression, la dernière en date à propos d'une adolescente menacée de mort en février sur les réseaux sociaux pour des propos hostiles à l'islam.
Un think tank est accusé d'utiliser une rhétorique d'extrême-droite pour sonder les militants de la République en marche (LREM).
"Il y a trop d'immigrés en France", "les enfants d'immigrés nés en France sont des Français comme les autres", "l'islam est une menace pour l'occident" ou encore "on ne se sent pas chez soi comme avant"... Ces affirmations, avec lesquelles les militants LREM doivent se dire d'accord ou pas, provoquent un tollé à gauche. Elles font partie, avec d'autres, d'un questionnaire envoyé aux militants de La République en marche, dans le cadre d'une étude sociologique sur le corpus idéologique des partisans du mouvement présidentiel.Cette étude, menée par le directeur du think tank Terra Nova, Thierry Pech, les chercheurs à Sciences-Po Marc Lazar et Thierry Vitiello, et le chercheur au CNRS et Cevipof Bruno Cautrès, et qui se fonde sur un questionnaire envoyé à quelque 30.000 militants, a été lancée le 8 juin. Outre plusieurs items relatifs au parcours politique des adhérents ou à l'appréciation de l'action d'Emmanuel Macron, il est demandé aux militants LREM de se prononcer sur plusieurs affirmations, selon cinq nuances - de "Tout à fait en désaccord" à "Tout à fait d'accord"."Un questionnaire digne de l'extrême droite", a fustigé mardi 19 juin dans un tweet le sénateur socialiste Rachid Temal, qui a accusé LREM d'être un "parti sans colonne vertébrale idéologique qui renonce aux valeurs républicaines". Dans un autre message, il a particulièrement critiqué l'une des questions. "'Les enfants d'immigrés nés en France sont-ils des Français comme les autres ?'. C'est une rhétorique d'extrême-droite : les Français 'de souche' et les Français 'de papier.' Voilà ce qu'induit cette question", a-t-il écrit.Sa collègue de groupe à la chambre haute, Marie-Noëlle Lienemann, a dénoncé un questionnaire "en marche vers les thèses de l'extrême-droite, mais certainement pas la République en marche". "Macron, ce n'est plus et droite et droite mais, à ce rythme, et droite et extrême droite", a-t-elle ajouté. Chez les Insoumis, la charge est venue d'Antoine Léaument, responsable de la communication numérique de Jean-Luc Mélenchon et de LFI qui, dans un article, a fustigé "du Le Pen dans le texte"."Les questions portant sur les valeurs et attitudes culturelles des enquêtés, dont certaines ont pu surprendre un public peu averti, sont en réalité très classiques dans ce genre d'exercice et ont été déjà posées dans de nombreuses autres enquêtes du même type", s'est défendu mardi Terra Nova dans un communiqué, en rappelant que la convention de recherche établie avec LREM "stipule l'autonomie scientifique du think tank dans la conduite de cette enquête". "C'est totalement ridicule. Terra Nova est connu pour des positions en faveur du droit d'asile, d'une politique plus ouverte en matière migratoire, a déclaré sur franceinfo le directeur du think tank, Thierry Pech. Et aujourd'hui, on nous fait un procès en racisme, c'est absurde." "Contrairement à ce qui a pu être écrit, ces questions n'orientent nullement les réponses des enquêtés", poursuit le think tank, jusqu'alors réputé proche du PS. Le patron du mouvement présidentiel, Christophe Castaner, a pour sa part dénoncé dans un tweet "l'effet moutonnier" de ses contempteurs et "la police de la pensée" qui "s'applique aux enquêtes indépendantes de sociologie politique".Lors du lancement de l'étude, il avait indiqué que la restitution de cette étude, autofinancée par Terra Nova, devait avoir lieu à l'automne.
Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Olivier Dussopt, est visé par une enquête du parquet national financier (PNF), pour avoir reçu deux lithographies en cadeau en 2017, alors qu'il était député et maire d'Annonay (Ardèche), a appris vendredi l'AFP d'une source proche du dossier.
Cette enquête, confiée à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff), a été ouverte pour "corruption" et "prise illégale d'intérêts", a ajouté cette source, confirmant une information de Mediapart. L'affaire, révélée en mai par le média en ligne, porte sur deux lithographies offertes par la Saur à M. Dussopt en janvier 2017 et évaluées à "un peu plus de 2.000 euros", alors qu'un contrat était sur le point d'être conclu entre sa ville et l'entreprise de gestion de l'eau.Ce dernier, négocié depuis 2016, a été formellement signé six mois plus tard, le 1er juin 2017.En mai, M. Dussopt avait invoqué auprès de Mediapart un cadeau d'"ami" de Franck Meneroux, l'un des dirigeants de la Saur en Ardèche, avant de reconnaître "un cadeau de l'entreprise" offert à l'occasion d'un entretien avec ce responsable et un autre cadre de la Saur.Le secrétaire d'Etat avait alors expliqué n'avoir pas déclaré ces lithographies à la déontologue de l'Assemblée nationale - comme c'est requis pour tout cadeau de plus de 150 euros - car il "ignorait la valeur" des deux tableaux. Cette enquête "permettra au parquet de constater qu'il n'y a rien à me reprocher et clore cet incident", a réagi jeudi soir, auprès du Parisien, le secrétaire d'Etat, qui est entré au gouvernement en novembre 2017."A la réflexion, peut-être que je n'aurais pas dû. C'est la raison pour laquelle j'ai restitué et déclaré ce cadeau à la déontologue de l'Assemblée nationale", a-t-il affirmé, précisant n'avoir "jamais traité les marchés publics en direct".
Adieu les destinations exotiques, bonjour la Cour fédérale d'Atlanta (États-Unis). Un Américain a été interpellé mercredi 11 septembre pour une fraude qui lui aurait permis de "voler" 42 millions de points de SkyBonus à la Delta Air Lines.
Un préjudice estimé à 1,75 million de dollars. Avec quelque 40 millions de points, Gennady Podolsky, un agent de voyage basé à Chicago, aurait pu s'offrir 95 allers-retours à Hawaï ou 40 à Séoul, explique le New York Times. Des récompenses aussi ! Au lieu de ça, le quadragénaire a été mis en examen et devra répondre devant la justice américaine de 12 chefs d'inculpation pour fraude. Entre mars 2014 et avril 2015, il aurait mis au point un ingénieux système grâce auquel il aurait empoché des points de fidélités valables sur la compagnie Delta Air Lines et ses partenaires : Air France, KLM, Alitalia, Aeromexico et Virgin Atlantic. Alors associé directeur et agent de voyage à Vega International, il aurait créé un compte SkyBonus pour une société appelée RGI International, dont il n'a jamais fait partie, afin de profiter des points fidélité accordés aux professionnels. Il aurait ensuite lié des comptes de clients de Vega International Travel Services, où il officiait en tant que voyagiste, au faux compte. Il aurait ensuite utilisé les points glanés sans quitter son bureau pour voyager gratuitement.Des programmes régulièrement détournésL'avocat de Gennady Podolsky réfute les accusations qui pèsent sur son client au motif que la collaboration de la compagnie avec l'agent de voyage lui a permis de "générer des millions de dollars de bénéfices". Un avis que ne semble pas partager la Delta Air Lines prête à coopérer avec le FBI. Il faut dire que le détournement de points est estimé à 1,75 million de dollars, soit un peu plus de 1,58 million d'euros. S'il a atteint un montant phénoménal, ce "vol" n'est pas une exception. Les programmes de fidélisation des compagnies aériennes sont régulièrement détournés, explique au New York Times Scott Mayerowitz, directeur de l'information chez The Points Guy. Selon lui, "il y a un vaste marché souterrain de personnes qui achètent et vendent ces points" sur Internet. Des sites mettent également en relation les voyageurs afin d'échanger des conseils sur la façon de maximiser leurs points de fidélité.
Ce mercredi 22 juillet, à Roanne (Loire), un détenu a pris en otage sa compagne avant de la relâcher puis de se rendre. Eric Dupond-Moretti s'est rendu sur place.
Une prise d'otage a eu lieu ce mercredi 22 juillet à la prison de Roanne, dans la Loire. Un détenu a brièvement pris sa compagne en otage, à l'issue d'un parloir, avant de la libérer puis de se rendre sans heurts, a-t-on appris de sources concordantes. La prise d'otage a démarré vers 11H00 et la femme a été libérée par le détenu peu après 13H00, a indiqué à l'AFP la direction de l'administration pénitentiaire. Cet homme de 28 ans, qui était actuellement placé à l'isolement, s'est ensuite rendu vers 13H30 au terme de ses négociations avec une Équipe régionale d'intervention et de sécurité (ÉRIS) dépêchée sur place, qui n'a pas eu à intervenir physiquement.Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, s'est rendu sur place mercredi "afin de saluer les équipes mobilisées lors de cette opération", a annoncé le ministère dans un communiqué. "Pour leur dire aussi mon soutien, parce qu'ils n'ont pas à vivre des émotions de cette nature", a-t-il rajouté sur place. "Personne ne doit subir la violence. J'ai dit aussi, puisque je suis aussi le ministre des détenus, sans angélisme, que la violence ne pouvait pas être un mode de revendication", a affirmé le Garde des Sceaux.Le détenu est "connu pour son comportement violent"Le détenu, qui purge une peine pour vol à main armée, est "connu pour son comportement violent en détention et pour des troubles psychiatriques", avait précédemment indiqué la direction de l'administration pénitentiaire. Il n'était pas armé et revendiquait son transfert dans un autre établissement, selon la même source. Placé pour l'heure en garde à vue, il devrait ensuite être transféré.Une ÉRIS était déjà intervenue ce week-end à Roanne pour un autre détenu qui avait profité de la promenade pour se retrancher sur le toit de la prison. Lui aussi réclamait un transfert et il a été envoyé au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse.Dans cette même prison de la Loire, un détenu de 27 ans est mort dans la nuit de vendredi à samedi après avoir allumé un incendie dans sa cellule du quartier disciplinaire.