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Lors d'une conférence de presse ce mercredi 8 janvier, plusieurs journalistes ont fait allusion au manque de soutien des autorités françaises à Carlos Ghosn. La réponse de ce dernier ne s'est pas fait attendre.
Carlos Ghosn met la France devant ses responsabilités. Le très recherché homme d'affaires a organisé une conférence de presse à Beyrouth au Liban mercredi 8 janvier pour revenir sur sa récente fuite du Japon. Durant plus de deux heures, il a répondu aux interrogations mais en a également profité pour faire passer un message aux autorités françaises. Que cela soit lors de son assignation à résidence à Tokyo ou depuis qu'il réside à Beyrouth, l'ancien patron de Renault-Nissan a-t-il ressenti un réel soutien de la part de l'Etat français. « Vous auriez été à ma place, vous vous seriez sentie comment ? Soutenu ? Défendu ? Lâché ? Neutre ? Je ne sais pas, je ne me prononce pas pour l'instant », estime-t-il, d'un ton amer. « J'espère que ce n'est pas le cas, c'est ce que j'espère. »Ghosn espère être jugé « comme les autres »Carlos Ghosn a martelé à plusieurs reprises que la justice japonaise n'était pas un « système équitable ». Craignant de ne pas être jugé honnêtement, il espère que son cas sera défendu comme celui de n'importe quel « citoyen français. Comme les autres, mais pas au-dessous des autres », souligne-t-il lors de ce point presse à Beyrouth.Questionné sur les accusations qui pèsent sur lui en France, il reste serein. Comme le rappelle Le Figaro, deux enquêtes le visent : une première pour un potentiel abus de bien social lors de la location du château de Versailles pour son mariage, une seconde sur des contrats de conseil passés entre lui, le criminologue Alain Bauer et Rachida Dati. Une perquisition a même eu lieu en octobre 2019 au bureau de la maire LR du VIIe arrondissement de Paris. « Je ne suis pas inquiet », assure l'ancien PDG. « A partir du moment où la justice demande à me parler, je me présenterai à la justice française. Je n'ai rien à me reprocher. »S'il doute du niveau d'implication des autorités françaises dans son jugement au Japon, il assure n'attendre rien de l'Etat. « Rien du tout. Puisque le gouvernement français a dit 'présomption d'innocence', je le crois. Mais quand d'autres ont dit 'présomption d'innocence' et ont un langage corporel qui dit le contraire, je ne suis pas d'accord », dénonce-t-il.
Le 30 avril 2007, Grégory Lemarchal mourrait des suites de sa maladie, la mucoviscidose. Près de 10 ans après sa tragique disparition, TF1 a décidé de rendre hommage au grand gagnant de la quatrième promotion de la Star Academy en organisant un concert exceptionnel...
Samedi 7 janvier 2017, le monde de la musique se réunit pour rendre hommage à un artiste parti trop tôt, Grégory Lemarchal. Découvert en 2004 grâce au télé-crochet culte de TF1 Star Academy, le jeune homme a ému tout au long du programme les téléspectateurs avec sa voix puissante, ses performances habitées et son courage sans pareil. Atteint de la mucoviscidose, il devait se battre pour délivrer chacune de ses prestations, toujours impressionnantes. Décédé le 30 avril 2007, il a à tout jamais marqué le coeur et l'esprit du public.Une pléiade d'artistes Aujourd'hui, près de 10 ans après sa disparition, la première chaîne organise donc un immense concert pour se souvenir du chanteur. Cette soirée exceptionnelle se déroulera au Zénith de Paris et sera retransmise en direct à partir de 20h55. À l'occasion de ce grand spectacle, se réuniront sur scène Patrick Fiori, David Hallyday, Marina Kaye Kids United, Marc Lavoine, M Pokora, Slimane, Vianney, Jeff Panacloc, Serge Lama, Jane Constance ou encore Véronique Sanson. En compagnie de sa famille, ses proches et ses anciens camarades de la Star Ac', Nikos Aliagas vous invitera à se souvenir de Grégory en musique.Karine Ferri et sa promesse au nom de l'amourKarine Ferri, sa compagne au moment de sa mort, répondra également présente. Ayant soutenu son petit-ami jusqu'à son dernier souffle, l'animatrice lui avait promis de continuer la lutte au côté de ses parents et de l'association Grégory Lemarchal. Elle explique au magazine TV Grandes Chaînes : "C'est une soirée nécessaire (...) pour essayer d'éradiquer cette saloperie de maladie génétique, qui reste la plus mortelle en France. Nous avons fait une promesse et on se doit de la tenir (...) C'est un engagement personnel que j'ai pris il y a 10 ans."Le combat continueAinsi, le programme a également pour vocation de sensibiliser. Un appel à la générosité sera donc effectué au cours de la soirée, afin de récolter des fonds au profit de l'association au nom du jeune homme. L'argent recueilli sera investi pour permettre la construction de "La maison Grégory Lemarchal". Cette structure sera un lieu d'accueil pour tous les jeunes atteints par la mucoviscidose. Les dons pour aider à financer cette belle initiative et la recherche sont d'ores et déjà ouverts sur le site www.association-gregorylemarchal.org.
- Tout pour sa réélection -
"J'ai du mal à trouver une seule décision importante de Trump, pendant la durée de mes fonctions, qui n'ait pas été guidée par un calcul en vue de sa réélection", écrit John Bolton, l'accusant de confondre "ses propres intérêts politiques et l'intérêt national américain".Et il donne un exemple accablant: lors d'une rencontre avec le président chinois Xi Jinping en juin 2019, le milliardaire républicain avait "étonnamment détourné la conversation pour évoquer la prochaine élection présidentielle" aux Etats-Unis, "en plaidant auprès de Xi pour qu'il fasse en sorte qu'il l'emporte". Objectif, augmenter les achats agricoles chinois pour combler son électorat rural.- "Fondamentalement inacceptable" -Pour John Bolton, ceci confirme "un comportement fondamentalement inacceptable qui érode la légitimité même de la présidence".Pire, il laisse entendre qu'il y avait bien matière à destituer le 45e président des Etats-Unis, au-delà de l'affaire ukrainienne qui a débouché sur son acquittement.Si les démocrates "avaient pris le temps d'enquêter de manière plus systématique au sujet du comportement de Trump à travers tout le spectre de sa politique étrangère, l'issue de la mise en accusation aurait pu être bien différente", assure-t-il.- Flirts avec les autocrates -"Vous êtes le plus grand dirigeant chinois depuis 300 ans." D'après le livre, Donald Trump n'a jamais été avare de louanges à l'égard de Xi Jinping -- jusqu'à l'arrivée du coronavirus.Ce flirt avec un rival considéré par son propre camp républicain comme un autocrate s'ajoute, selon John Bolton, à un désintérêt marqué pour la défense des droits humains.Toujours en juin 2019, "Xi avait expliqué à Trump pourquoi, en gros, il construisait des camps de concentration dans le Xinjiang" pour interner les musulmans ouïghours. "Selon notre interprète, Trump a dit que Xi devait continuer à construire ces camps, dont Trump pensait que c'était exactement la bonne chose à faire."Le président américain s'en prend aussi aux journalistes dans des termes d'une rare violence. "Ces gens devraient être exécutés. Ce sont des ordures", lâche-t-il un jour, selon le livre.- Un président irréfléchi -John Bolton décrit un Donald Trump obnubilé par des détails futiles plutôt que par la stratégie de long terme.Ainsi, alors que le rapprochement avec la Corée du Nord battait déjà de l'aile après son sommet historique de 2018 avec le dirigeant nord-coréen, l'ex-homme d'affaires a eu selon lui "pendant plusieurs mois une grande priorité": s'assurer que Kim Jong Un reçoive bien en cadeau de sa part un CD dédicacé de la chanson "Rocket Man" d'Elton John -- un clin d'oeil au sobriquet employé par Donald Trump au plus fort des tensions avec Pyongyang, un an plus tôt.Le portrait multiplie aussi les exemples d'une culture défaillante, comme quand il demande si la Finlande "est une sorte de satellite de la Russie" ou quand il semble ignorer que le Royaume-Uni est une puissance nucléaire.- Les critiques fusent... dans son dos -On sait du secrétaire d'Etat Mike Pompeo qu'il est toujours prêt à défendre son patron pour afficher sa loyauté sans faille.Sauf dans son dos, glisse John Bolton.En plein sommet Trump-Kim, le chef de la diplomatie américaine fait ainsi glisser au conseiller cette note, au sujet du président: "Il ne raconte que des conneries." Et après avoir écouté une conversation présidentielle sur le même dossier, il lâche: "j'ai failli faire un arrêt cardiaque."D'autres poids lourds s'agacent des agissements de l'occupant du Bureau ovale, comme John Kelly qui, alors qu'il était son chef de cabinet, s'inquiète de ce qui arriverait si, "avec sa manière de prendre des décisions, on avait une vraie crise comme le 11-Septembre".
La société de production de l'animateur a indiqué être "très attentive à cette situation" et a assuré que les spectateurs qui ont gagné des voyages partiront quoi qu'il arrive.
Le 21 septembre dernier, Cyril Hanouna, l'animateur de "Touche pas à mon poste" sur C8 a offert des billets de la société Skyline Airways. Dans un tweet, il a remercié "nos copains de @Skyline_airways. Une compagnie aérienne avec des prix de ouf pour kiffer". Plusieurs personnes ont réagi sur le réseau social, s'interrogeant sur la réalité des activités de cette société se présentant comme basée en Irlande et affirmant disposer d'un avion MD82. La compagnie aérienne a fait l'objet d'un signalement de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) à la gendarmerie des transports aériens, a-t-on appris vendredi 27 septembre. La DGAC va saisir la Répression des fraudes (DGCCRF), a indiqué à l'AFP l'un de ses responsables. La DGAC a été alertée par une agence de communication qui avait passé un contrat avec Skyline Airways et qui s'inquiétait de constater que les vols de la compagnie n'existaient pas.La société de production de Cyril Hanouna, H2O, a indiqué vendredi être "très attentive à cette situation" et souligné que ses avocats avaient été chargés de faire "toutes les vérifications". Dans un message posté sur Twitter, l'animateur a par ailleurs affirmé avoir "convoqué les gars de Skyline Airways lundi" dans son émission quotidienne TPMP diffusée sur C8 "pour avoir toutes les explications sur cette histoire".Le partenariat conclu avec Skyline Airways prévoyait de mettre la marque en avant contre des billets gratuits. Les spectateurs qui ont gagné des voyages dans le cadre de ce partenariat partiront quoi qu'il arrive, a-t-on assuré chez H2O.Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a également été saisi. Il a déjà sanctionné très lourdement C8 dans le passé et surveille la publicité mensongère à la télévision.
Le tournage du dernier "Batman" a été arrêté au Royaume-Uni, a indiqué jeudi le studio Warner Bros., après qu'un membre de l'équipe a contracté le nouveau coronavirus. Il s'agirait selon le magazine Vanity Fair de l'homme chauve-souris lui-même, Robert Pattinson.
"Un membre de l'équipe de production de Batman a été testé positif au Covid-19, et a été placé en isolement conformément aux protocoles en vigueur", a fait savoir Warner Bros. dans un communiqué transmis à l'AFP. "Le tournage est temporairement suspendu", a ajouté le studio, sans donner l'identité de la personne contaminée. Vanity Fair affirme, d'après des "sources haut placées", qu'il s'agit de la tête d'affiche, l'acteur britannique Robert Pattinson.Son agent, contacté par l'AFP, n'était pas joignable dans l'immédiat. Le tournage du film "The Batman", dont la sortie est prévue en juin 2021, avait déjà été interrompu en mars en raison de la pandémie de Covid-19 et venait juste de reprendre. Le réalisateur Matt Reeves a laissé entendre que sa version s'inspirait de films noirs comme "Chinatown" et "Taxi Driver" et allait donner à voir un Bruce Wayne/Batman "très humain et faillible".
Sa blague a fait pschitt. Le chef cuisinier de l'Élysée a tenté un trait d'humour en référence à la rencontre d'Emmanuel Macron avec un jeune horticulteur lors des journées du patrimoine.
Le 15 septembre dernier, lors des journées du patrimoine, Emmanuel Macron a conseillé à un jeune horticulteur au chômage de "traverser la rue" pour trouver un emploi dans l'hôtellerie ou la restauration. Une sortie qui a été largement raillée sur les réseaux sociaux. Et même par des membres du personnel de l'Élysée. Comme repéré par Closer, sur son compte Instagram, le chef de l'Élysée, Guillaume Gomez s'est laissé aller à un trait d'humour, qui n'a malheureusement pas eu l'effet escompté. En légende d'une photo de l'Élysée prise mardi soir, le chef s'est fendu du hashtag "Les horticulteurs sont déjà au lit". Avant de remettre ça le lendemain accompagné cette fois d'un cliché de l'Élysée au petit matin accompagné de la légende "Les horticulteurs sont encore au lit". Pas sûr que ces derniers apprécient.Mais Guillaume Gomez n'est pas le premier à tenter l'humour sur le sujet. Depuis dimanche, les propos d'Emmanuel Macron ont été largement repris et détournés dans les médias et sur les réseaux sociaux. Jonathan Jahan, le jeune horticulteur en question, s'est quant à lui dit "blessé" par la réaction du président face à sa situation. Suite à cet échange et à l'ampleur de la polémique, l'Élysée a indiqué que "la Fédération d'horticulture s'engageait à proposer un emploi" au jeune homme de 25 ans.
Le réalisateur et metteur en scène Kirill Serebrennikov, personnalité célébrée du milieu artistique russe, a été condamné vendredi à Moscou à une peine de trois ans de prison avec sursis pour détournements de fonds dans une affaire controversée.
Ce dossier, qui a été ouvert il y a trois ans, a été considéré par les partisans du réalisateur comme une affaire politique mettant à l'épreuve de la liberté artistique en Russie. "La réhabilitation de Serebrennikov est possible sans peine réelle" de privation de liberté, a estimé la juge Olessya Mendeleïeva, qui l'a aussi condamné à une amende de 800.000 roubles (10.000 euros) et à trois années de mise à l'épreuve.Le parquet avait requis six ans de prison ferme contre l'artiste qui a toujours rejeté les charges retenues contre lui. A l'annonce du jugement, les centaines de ses partisans réunis devant le tribunal Mechtchanski de la capitale russe ont réagi par des applaudissements, ayant craint une lourde peine d'emprisonnement."Un immense merci pour votre soutien et pour le fait que vous croyez en notre innocence", a lancé Kirill Serebrennikov, 50 ans, à la sortie de l'audience, masque de protection noir sur le visage."Respectez la distanciation sociale, ne vous contaminez pas les uns les autres ! Car il faut se battre pour la vérité", a-t-il ajouté, devant la foule de ses soutiens et des journalistes. Directeur artistique du Centre Gogol, un célèbre théâtre moscovite, réalisateur du film "Leto" remarqué au Festival de Cannes et metteur en scène, il a été condamné pour le détournement entre 2011 et 2014 d'environ 129 millions de roubles (1,65 million d'euros au taux actuel) de subventions publiques à des fins d'"enrichissement personnel"."Même si c'est du sursis, c'est terrible. Mais il sera libre et va pouvoir continuer à créer. Et ça, c'est magnifique !", a déclaré à l'AFP Kirill Mintsev, créateur de costumes au Centre Gogol.Deux autres accusés dans cette affaire, Iouri Itine et Konstantin Malobrodski, se sont vu infliger des peines avec sursis de deux et trois ans respectivement. Une dernière, Sofia Apfelbaum, a reçu une amende qu'elle n'aura pas à payer car couverte par la prescription. Elle a fondu en larmes à l'énoncé de ces sanctions.La juge a estimé que les coaccusés avaient agi en bande organisée et que Kirill Serebrennikov avait "dirigé tous les membres du groupe et pris des mesures pour dissimuler les vols". Tous ont annoncé qu'ils feraient appel.Du fait de cette condamnation, le Comité d'enquête russe a déclaré avoir saisi des biens appartenant aux accusés : un appartement de Kirill Serebrennikov en Allemagne d'une valeur de 300.000 euros, des voitures, des bijoux et des sommes d'argent atteignant au total 100.000 dollars.- Représailles politiques -Après le jugement, un porte-parole du Festival de Cannes a évoqué un "premier soulagement" et dit espérer que les accusés seraient innocentés.Olivier Py, le directeur du Festival d'Avignon, un proche de Kirill Serebrennikov, a quant à lui dénoncé auprès de l'AFP "un procès politique, un retour à l'URSS stalinienne"."Il fallait envoyer un message clair à tous les dissidents. C'est lui qui en paie le prix mais il a lutté pour la liberté d'expression, le droit à la différence. La cause homosexuelle qu'il a souvent mise en scène dans ses spectacles est un point clivant dans la Russie d'aujourd'hui", a-t-il ajouté.Le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel, Steffen Seibert, a lui souligné que "le droit à la liberté d'expression" valait aussi "pour la Russie".Arrêté en août 2017 sur un tournage à Saint-Pétersbourg, Kirill Serebrennikov avait été assigné à résidence à Moscou jusqu'en avril 2019. Nombre de personnalités russes et étrangères lui ont exprimé leur soutien.En septembre 2019, la justice avait levé son assignation à résidence et renvoyé le dossier au parquet, l'estimant incomplet. Mais une nouvelle expertise a conclu début juin que le réalisateur et son équipe avaient touché un trop-perçu d'environ 129 millions de roubles d'aides publiques.Kirill Serebrennikov a accusé les enquêteurs de "pressions" sur le principal témoin de l'accusation, l'ancienne comptable de sa troupe, Septième studio.Pour ses partisans, il paye sa liberté de création et ses pièces parfois osées, mêlant politique, sexualité et religion, dans un pays où les autorités poussent pour un retour des "valeurs traditionnelles" conservatrices.
Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, a annoncé ce lundi 20 juillet l'annulation du festival qui a lieu tous les ans en septembre.
"Les risques sanitaires, financiers et judiciaires nous obligent à renoncer à tenir une Fête, même réduite, au parc de La Courneuve", écrit Patrick Le Hyaric dans les colonnes de l'Humanité ce lundi 20 juillet. Tous les ans, la Fête l'Huma se déroule dans le parc Georges-Valbon de La Courneuve. Cette année devait signer la 85e édition. Mais à cause de la crise, elle n'aura pas lieu. "Depuis des semaines, nous travaillons en lien étroit avec les services de l'État et les autorités sanitaires pour chercher les conditions d'une tenue de la Fête de l'Humanité 2020. La poursuite de l'épidémie et le moment avancé de l'été nous contraignent, la mort dans l'âme, de constater l'impossibilité d'organiser la Fête au parc Georges-Valbon de La Courneuve", précise le directeur Patrick Le Hyaric.Un festival obligé de se réinventerA la place du grand rassemblement, la Fête de l'Humanité pourrait se réinventer sous une nouvelle forme. A la place des concerts, "des initiatives culturelles" et de "grands débats" seront organisés un peu partout en région parisien. Le tout sera relayé en ligne sur une plateforme dédiée.Pour faire face aux frais déjà engagés (500 000 euros), L'Humanité lance "un bon de soutien à 25 euros" dont 5 euros seront reversés au Secours Populaire.
La Chambre des représentants et le Sénat du Mississippi ont voté dimanche le retrait d'un symbole confédéré du drapeau de cet Etat américain, qui est le dernier à conserver ce rappel de la période de l'esclavage.
La décision intervient alors qu'une vague de manifestations antiracistes à travers les Etats-Unis a ravivé la controverse sur la persistance de symboles évoquant l'esclavage.Les parlementaires du Mississipi, un Etat du sud des Etats-Unis, ont décidé dimanche qu'un nouveau drapeau ne comportant plus l'étendard de la Confédération devrait être adopté.Le drapeau actuel comporte l'étendard - fond rouge, croix bleue en diagonale avec de petites étoiles blanches - qui représentait les Etats du Sud, opposés à l'abolition de l'esclavage, lors de la guerre de Sécession (1861-1865).Le retrait de cet emblème a été approuvé dimanche par la Chambre des représentants du Mississippi à une majorité de 91 voix contre 23. Le vote a déclenché des clameurs d'approbation dans la galerie du public.Puis le Sénat a approuvé à son tour la disposition par 37 voix contre 14, et des sénateurs ont célébré le vote par des acclamations et des embrassades.Le Mississippi est le seul Etat à avoir l'emblème sudiste sur son drapeau depuis que la Géorgie voisine l'a abandonné en 2003.La loi adoptée dimanche prévoit qu'une commission de neuf membres conçoive un nouveau drapeau qui incluera la phrase "In God We Trust", la devise américaine.Les citoyens du Mississippi devront se prononcer sur le nouveau drapeau en novembre. S'ils le rejettent, l'Etat n'aura pas de drapeau tant qu'un nouveau dessin n'aura pas été approuvé.- "Un grand pas" -Un sénateur démocrate du Mississippi, John Horhn, a souligné que le changement de drapeau ne dissiperait pas à lui seul les effets du passé raciste du sud des Etats-Unis."Mais c'est un grand pas sur le chemin de la reconnaissance de l'humanité et de la valeur données par Dieu à toute personne", a-t-il déclaré.Le gouverneur Tate Reeves, qui n'était pas favorable au débat sur le drapeau, a fait savoir samedi qu'il n'utiliserait pas son droit de veto et qu'il promulguerait la loi si elle était adoptée.La question des discriminations raciales est l'objet d'un débat particulièrement passionné aux Etats-Unis depuis la mort en mai de George Floyd, un Afro-Américain décédé après avoir été asphyxié au cours de son interpellation par un policier blanc à Minneapolis.Sa mort a déclenché à travers les Etats-Unis une vague de manifestations contre les recours abusifs à la force par la police et contre les discriminations raciales. Ces protestations ont souvent débouché sur des émeutes qui ont fait des morts et des pillages.Le mouvement a aussi entraîné la dégradation ou la destruction de statues de dirigeants de la Confédération et d'autres personnages historiques accusés de liens avec le racisme ou l'esclavagisme.En 2001, le Mississippi avait voté massivement pour la conservation de son drapeau actuel, considéré par ses défenseurs comme un symbole de l'héritage historique du sud des Etats-Unis. Mais dans le contexte des récentes manifestations, le débat a été vivement relancé dans l'Etat.Un parlementaire noir, Edward Blackmon, l'a souligné devant ses collègues au cours du débat de samedi, évoquant le drapeau qui flotte sur le bâtiment de la Chambre des représentants à Jackson, la capitale de l'Etat."J'imagine que beaucoup d'entre nous ne voient même plus ce drapeau", mais "certains d'entre nous le remarquent à chaque fois que nous entrons ici, et ce n'est pas un sentiment agréable", a-t-il déclaré.- "Symbole de terreur" -Le mouvement en faveur d'un changement du drapeau avait pris une ampleur soudaine dans plusieurs secteurs de la société au cours de la dernière semaineKylin Hill, un joueur vedette de l'équipe de football de la Mississippi State University, avait tweeté: "Changez le drapeau ou bien je ne représenterai plus cet Etat". "Je parle sérieusement", avait souligné Hill, un Afro-Américain. "J'en ai assez".Le lendemain, la puissante association des églises baptistes du Mississippi appelait au changement du drapeau. Puis d'autres associations de divers secteurs économiques, ainsi que des responsables du monde sportif, se sont joints au mouvement."Je comprends que beaucoup voient le drapeau actuel comme un symbole de l'héritage et de la fierté sudistes", a tweeté Faith Hill, une star de la musique country. "Mais nous devons comprendre que ce drapeau est un symbole de terreur pour nos frères et nos soeurs noirs".
Après que la police des polices se soit saisie de l'affaire, c'est au tour du Défenseur des droits Jacques Toubon d'ouvrir une enquête sur l'arrestation du jeune Gabriel, 14 ans, qui accuse des policiers de l'avoir gravement blessé à l'œil.
Il a été saisi au titre de la "défense des droits de l'enfants et du contrôle de la déontologie des forces de sécurité". Ce mercredi, Jacques Toubon, le Défenseur des droits en France, a annoncé l'ouverture d'une enquête sur l'arrestation d'un adolescent de 14 ans, Gabriel. Le jeune homme accuse des policiers de l'avoir frappé et gravement blessé à l'oeil lors de son interpellation en région parisienne.L'affaire a fait scandale dans les médias, en plein contexte de manifestations contre les violences policières et le racisme dans la police, en écho à la mort de George Floyd aux Etats-Unis -cet Afro-Américain asphyxié lors de son arrestation par un policier blanc le 25 mai dernier- et à celle d'Adama Traoré, décédé dans des conditions similaires en France en 2016. Une enquête confiée à l'IGPN Le ministre de l'Intérieur avait réagi lundi à l'interpellation controversée du jeune Gabriel, arrêté dans la nuit du 25 au 26 mai à Bondy, près de Paris, alors qu'il tentait de voler un scooter et aurait, selon une source policière, "fait une chute" avant de se "rebeller". Christophe Castaner s'est dit "troublé" par cette affaire, sur laquelle le parquet de Bobigny a ouvert une enquête, confiée à l'IGPN, la police des polices en France. "La lumière sera faite et les déclarations des policiers sont en ce moment confrontées aux expertises médicales", avait alors ajouté le ministre. L'Exécutif a tenté ces derniers jours d'apaiser la polémique sur les violences policières et le racisme dans la police, appelant notamment à la "confiance" et à "l'exigence", et condamnant ces dérives. "Défense des droits de l'enfant"Détaillant le cadre de son enquête, le Défenseur des droits, a indiqué avoir été saisi "aux titres de la défense des droits de l'enfant et du contrôle de la déontologie des forces de sécurité", notamment après avoir reçu un courrier de deux députés de Seine-Saint-Denis. "Le travail est en cours", a ajouté cet organe consultatif indépendant. Lors de son interpellation, Gabriel assure avoir reçu trois à quatre coups de pieds au visage alors qu'il était au sol, maîtrisé et menotté. Il dit aussi avoir reçu un coup à l'arrière du crâne sans pouvoir en identifier précisément l'auteur. Souffrant notamment d'une fracture maxillaire étendue à l'os de l'oeil gauche, l'adolescent s'est vu prescrire 30 jours d'interruption totale de travail.Contacté par l'AFP, l'avocat de la famille du jeune homme, Me Stéphane Gas, s'estime "satisfait qu'une autorité administrative indépendante se penche sur cette affaire". Lundi, il avait demandé au préfet de police de Paris Didier Lallement de suspendre les fonctionnaires de police mis en cause.Dans son rapport annuel publié lundi, le Défenseur des droits a indiqué avoir enregistré en 2019 en France un bond de près de 30% des dossiers liés à la "déontologie de la sécurité", dont la majorité concerne l'action des forces de l'ordre.
Le patron de la droite aime les chasseurs. Comme le révèle le site Médiacités Lyon, relayé par le site de l'Obs, le leader des Républicains serait extrêmement généreux avec les associations de chasse de sa région.
Laurent Wauquiez peut se montrer charitable. Comme le révèle Médiacités Lyon, les chasseurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes n'ont pas vraiment à se plaindre du patron de leur collectivité. Dans un article publié sur son site internet, le titre de presse régional explique en effet que le chef des Républicains a fait voter, fin mars, 377 891 euros de subventions pour les associations communales de chasse agréées de la région. Ces chiffres ont de quoi surprendre. Selon une conseillère régionale de l'opposition, que relaie l'Obs, plus de 10 associations de chasse ont reçu des subventions visant à améliorer leurs locaux alors qu'elles en disposent déjà de flambant neufs ou qu'elles n'ont pas de locaux. Ces révélations sont embarrassantes. Le cabinet de Laurent Wauquiez tente de le justifier en affirmant que les subventions doivent servir à financer le « traitement de la venaison », c'est-à-dire les frigidaires servant à congeler les restes d'animaux. Problème, d'après Médiacités, une association de chasse bénéficiaire des aides en disposerait déjà. L'idylle ne semble pas proche de s'arrêterL'histoire d'amour entre Laurent Wauquiez et les chasseurs de sa région n'est pas nouvelle. Comme le rappelle l'Obs, le chef de la droite avait fait voter une subvention de 3 millions d'euros en leur faveur, juste après son arrivée au pouvoir en 2016. L'idylle ne semble pas proche de s'arrêter. L'homme politique a en effet annoncé au mois de mars le renouvellement en 2019 du partenariat qui a permis aux chasseurs de récolter 3 millions d'euros en 2016. D'autres associations ont fait les frais de cette générosité. Comme l'explique l'Obs, les acteurs du monde écolo et bio, jugés trop militants, ont vu fondre le montant de leurs subventions.
Elle était visée par de nombreuses critiques sur internet depuis l'annonce de sa collaboration.
Ingrid Levavasseur a cédé face à la pression et aux menaces. Cette figure des "gilets jaunes" ne participera finalement pas à l'émission "Et en même temps" de BFMTV, où elle était censée intervenir en tant que chroniqueuse."STOPPPPPPP arrêtez avec vos messages cyniques, j'ai refusé cette offre !! Vous n'imaginez même pas le mal que vous faites aux gens qui se battent pour vous!! Débrouillez-vous entre vous puisque vous avez les solutions...", écrit cette aide-soignante sur sa page Facebook.Une décision que regrette la secrétaire d'État à l'égalité femme-homme. "J'ai convié Ingrid Levavasseur #giletsjaunes au ministère le mois dernier, elle est constructive, jamais haineuse. Je déplore qu'elle ne puisse finalement pas tenir de chronique sur BFMTV, car elle porte des choses intéressantes notamment sur les mères isolées", écrit-elle sur Twitter.Un simple "essai"Une information confirmée par l'animatrice de l'émission Apolline de Malherbe : "Ingrid Levavasseur nous a fait part hier soir des menaces physiques la visant si elle venait à BFMTV. Elle a décidé de renoncer. Nous avons compris sa décision et nous ne l'avons pas retenue face au déferlement de violences dont elle fait l'objet sur internet". La jeune aide-soignante, qui vit en Normandie, élève seule ses enfants. Ingrid Levavasseur devait recevoir 150 euros brut par émission. Samedi, BFMTV avait précisé que le passage d'Ingrid Levavasseur ce dimanche était un essai."La suite de la collaboration entre Mme Levavasseur et la chaîne sera décidée à l'issue de cette première émission", avait indiqué BFMTV.
Lundi sur LCI, le polémiste avait reproché à Rachida Dati d'avoir donné à sa fille un prénom musulman. L'ancienne ministre lui a répondu.Eric Zemmour avait fait le reproche à Rachida Dati d'avoir donné un prénom musulman à sa fille.
"J'estime qu'en donnant des prénoms musulmans, ils refusent de s'approprier l'Histoire de France. Et je l'ai dit à Rachida Dati d'ailleurs, qui a donné comme prénom à sa fille : Zohra. Je trouve ça scandaleux... je lui ai dit... Comme quoi je ne me cache pas !", avait-il lancé sur le plateau de LCI. Invitée de BFMTV mardi soir, l'ancienne ministre a été interrogée sur ce sujet. "Qu'est-ce que vous lui répondez ?", a demandé la journaliste. "Qu'il se fasse soigner ! Je pense que c'est pathologique au bout d'un moment non ? Qu'est-ce que vous voulez que je réponde à ça ? Il n'y a rien d'autre à dire", a rétorqué Rachida Dati. "Est-ce que vous trouvez scandaleux de donner le prénom de votre maman à un de vos enfants ? Donc, je vous réponds. J'ai adoré maman, qui a disparu trop tôt. J'ai eu une petite fille, je l'ai appelée comme maman. Comme font des millions de Français et comme cela arrive tous les jours. Donc c'est pathologique, je le plains", a-t-elle encore ajouté. Rachida Dati n'a donc pas manqué de remettre à sa place Eric Zemmour.
Les habitants de la Louisiane et du sud du Texas se préparaient mercredi à affronter l'ouragan Laura, qui s'est renforcé en catégorie 3 et menace désormais les côtes américaines sur le Golfe du Mexique d'une montée des eaux potentiellement "catastrophique".
Charriant des vents soufflant jusqu'à 185 km/h, l'ouragan devrait se renforcer en catégorie 4, sur une échelle qui en compte 5, a annoncé le Centre national des ouragans.Il pourrait provoquer "une montée des eaux potentiellement catastrophique, des vents extrêmes ainsi que des crues soudaines", alerte-t-il dans son dernier bulletin. Laura pourrait toucher terre dès mercredi soir.L'ouragan était au matin à 450 km au sud de la ville côtière de Lake Charles, connue pour ses grands centres de raffinage de pétrole et menacée d'inondations. Ses habitants ont embarqué à bord de bus après avoir reçu un ordre d'évacuation obligatoire. "On pensait essayer de la surmonter à la maison, mais on a entendu que ça allait être trop puissant", a indiqué à l'AFP Jimmy Ray, plusieurs sacs sur les épaules.- 15 ans après Katrina -"Vous n'avez que quelques heures pour vous préparer et évacuer", a prévenu mercredi sur Twitter le gouverneur de Louisiane John Bel Edwards, dont l'Etat reste traumatisé par Katrina, un ouragan de catégorie 5, la plus élevée, qui avait inondé 80% de la ville de La Nouvelle-Orléans et fait un millier de morts, il y a 15 ans presque jour pour jour."Où que vous soyez à midi, c'est là que vous devrez affronter la tempête", a-t-il indiqué.Dans le Vieux Carré français, le centre historique vidé de ses touristes, des sacs de sable étaient empilés devant les pas de porte et les fenêtres des bâtiments d'architecture coloniale étaient protégées par des panneaux de contreplaqué.Ceux qui ont survécu à Katrina savent qu'"on ne peut pas savoir" à quoi s'attendre, prévient Sonya McCuller, habitante de la Nouvelle-Orléans."Une minute vous pouvez penser que ça ne va pas arriver, la minute d'après vous essayez de vous préparer pour vous assurer de ne pas être coincé dedans. C'est fou."La Louisiane et le Texas sont déjà aux prises avec la pandémie de nouveau coronavirus et la maire de La Nouvelle-Orléans LaToya Cantrell a aussi appelé à respecter les mesures sanitaires malgré le vent, la pluie et les inondations."Le Covid-19 va rester au Texas pendant le passage de l'ouragan", a souligné le gouverneur de l'Etat, Greg Abbott, appelant ceux qui le peuvent à se réfugier dans des hôtels ou des motels pour que les membres de leur famille "puissent s'isoler".Comparé à l'ouragan de catégorie 3 Harvey, qui avait provoqué des inondations catastrophiques et fait 68 morts en 2017, "ce sera un épisode plus venteux", a averti M. Abbott.Il a notamment mis en garde contre les tornades et vents violents qui devraient souffler sur la région la plus boisée de l'Etat.La saison des ouragans dans l'Atlantique, qui dure officiellement du 1er juin au 30 novembre, s'annonce particulièrement intense cette année - le NHC s'attend à 25 dépressions.
Les lycées ont un peu plus d'un mois pour organiser les premières épreuves de contrôle continu du nouveau bac, ce qui laisse le temps aux élèves ayant déjà composé de partager les sujets sur internet. Les syndicats dénoncent une "rupture d'égalité" entre les candidats.
Le nouveau bac a débuté le 20 janvier pour les élèves de Première avec les premières épreuves de contrôle continu, ou "E3C". Au programme de cette première session : histoire-géographie et langues vivantes. Les élèves de la voie technologique passent également une épreuve de mathématiques.Les lycées ont jusqu'à fin février pour organiser ces examens et choisissent les sujets qu'ils donneront aux élèves dans une banque nationale. Un sujet tombé une semaine dans un lycée peut donc retomber la semaine d'après dans un autre. Entre temps, les lycéens qui ont déjà passé leurs examens ont tout le loisir de diffuser sur internet les sujets sur lesquels ils ont planché, les rendant ainsi accessibles à celles et ceux qui n'ont pas encore composé. Certains élèves ont ainsi constitué des dossiers regroupant tous les sujets diffusés pour préparer leurs épreuves. "Tout le monde envoie les sujets dès qu'une épreuve est terminée, il y a en a partout sur Instagram, Twitter...", raconte à l'AFP Pierre, en Première dans un lycée parisien. "J'en ai vu sur Twitter et aussi, on se les transmet entre nous", explique une lycéenne de la Somme. Pour le syndicat Snes, il s'agit d'une rupture d'égalité entre candidats, les derniers à passer les E3C ayant eu accès à de multiples sujets pour s'entraîner voire même à celui qui sera donné dans leur établissement. "Depuis lundi, il y a eu une fuite assez importante, avec des captures d'écran publiées sur les réseaux sociaux", regrette Sophie Vénétitay, du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, farouchement opposé à la réforme du bac. "C'est clairement une rupture d'égalité entre élèves", ajoute-t-elle.Ceux qui passent les épreuves en fin de période seront-ils ainsi avantagés ? Le ministère de l'Éducation balaye ces critiques. "Si les élèves décident de préparer tous les sujets qu'ils voient passer, cela sera du travail utile. Et beaucoup d'efforts déployés pour une probabilité relativement faible de tomber dessus", a-t-on rétorqué au ministère.
Des millions de personnes se préparent mardi au Bangladesh et dans l'Est de l'Inde à l'arrivée du cyclone Amphan, l'un des plus puissants de ces dernières années, dans un contexte compliqué par la pandémie de coronavirus.
Amphan devrait toucher terre dans le Nord du golfe du Bengale mercredi après-midi ou soir, avec des vents soufflant jusqu'à 180 km/h et une forte onde de tempête, selon les prévisionnistes.Les autorités craignent que ce cyclone soit le plus violent à frapper la région depuis Sidr, qui avait tué près de 3.500 personnes en 2007 - principalement dans des inondations. Les pays de la région ont toutefois retenu les leçons des cyclones dévastateurs des décennies précédentes. Ils ont construit ces dernières années des milliers d'abris pour la population et développé des politiques d'évacuation rapides et rodées.Au Bangladesh, "nous allons évacuer jusqu'à 2,2 millions (de personnes) et essayer qu'il y ait zéro mort", a déclaré à l'AFP Enamur Rahman, secrétaire d'État à la gestion des catastrophes. Les évacuations se déroulent dans des zones côtières de basse élévation, particulièrement vulnérables à une brusque montée de la mer.En raison de la pandémie de coronavirus, Dacca a doublé le nombre d'abris anticyclones mis à disposition, pour que les déplacés y soient plus espacés, et va y imposer l'usage du masque. "Nous gardons aussi des pièces d'isolement séparées dans les abris pour tout patient contaminé" par le nouveau coronavirus, a ajouté M. Rahman.Les garde-côtes bangladais participent à l'évacuation de milliers de personnes habitant sur des îles isolées. Les bateaux de pêche ont reçu l'ordre de revenir à terre et les ports de fermer.Mais "les habitants des zones côtières du Bangladesh font face à un choix impossible", a estimé Snigdha Chakraborty de l'ONG Catholic Relief Services."L'espace est limité dans les refuges d'évacuation et les gens qui sont confinés en raison du Covid-19 peuvent hésiter à quitter leurs maisons moins solides pour se rendre dans un refuge central - et possiblement bondé", a-t-elle déclaré dans un communiqué.En Inde, plus de 200.000 personnes sont en cours d'évacuation dans l'État du Bengale occidental et 20.000 autres ont été mises en sécurité dans la région voisine d'Odisha.Dans la région de forêt de mangrove des Sundarbans, au Bengale occidental, des hauts-parleurs appellent les habitants "à porter un masque et à maintenir la distanciation physique dans les abris", a rapporté à l'AFP Arjun Manna du Fonds mondial pour la nature (WWF).En Odisha, les autorités ont prévu suffisamment d'abris pour héberger jusqu'à 1,1 million de personnes si nécessaire. "Nous nous sommes arrangés pour avoir du savon, des réservoirs d'eau pour le lavage des mains et des masques", a indiqué à l'AFP Pradeep Kumar Jena, un responsable de l'État.
Il s'agirait de faire un groupe indépendant, ayant vocation à être "plus ouvert" et plus "libre".
Un petit groupe de députés Les Républicains (LR) envisageraient de créer un nouveau groupe indépendant au sein de l'Assemblée nationale, à côté du groupe LR, d'après des informations dévoilées vendredi 31 mai par Franceinfo. Ce nouveau groupe pourrait voir le jour dès la semaine du 3 juin.Cette décision serait la conséquence du résultat des Républicains aux élections européennes. La liste menée par François-Xavier Bellamy est arrivée en quatrième position, avec 8,5% des voix. Les Républicains ont-ils un avenir ?par BFMTVUne vingtaine de députés concernés ?Selon des informations de BFMTV, si une réunion a bien eu lieu avec quelques députés, rien ne serait concrétisé à l'heure actuelle. Dix députés seraient prêts à faire scission et 10 resteraient à convaincre. D'après BFMTV, citant un des élus participants à l'initiative, ce nouveau groupe auraient vocation à être "plus ouvert" et plus "libre".
Si les Irlandais ont connu le confinement pendant des mois, rares sont ceux dont l'isolement a été aussi extrême que celui vécu par Laurence Flynn, un prêtre qui veille sur une île sacrée généralement pleine de pèlerins.
En plein confinement, décrété fin mars face à la pandémie de nouveau coronavirus, le père Flynn est devenu l'unique habitant du Purgatoire de Saint Patrick sur une île du Lough Derg, un lac situé dans le comté de Donegal (nord de l'Irlande).Datant du cinquième siècle, ce lieu saint attire les pèlerins catholiques qui affluent généralement pour trois jours de jeûne, de prières pieds nus et de veillées nocturnes.Mais la pandémie, qui a fait plus de 1.700 morts en Irlande, a provoqué l'annulation des pèlerinages pour la première fois depuis 1828. "J'ai choisi de venir ici (...) par solidarité envers ceux qui n'ont pas le choix entre rester au même endroit ou de se déplacer plus librement", raconte à l'AFP le prêtre de 69 ans, à la fine barbe blanche, qui vit sur l'île depuis le 1er juin. "En exécutant une prière du chemin de croix chaque jour, de manière humble, je garde le rythme du pèlerinage vivant", ajoute-t-il.- "L'ironman des pèlerinages" -Un été normal, jusqu'à 400 pèlerins fourmillent quotidiennement sur le site. Lors d'un pèlerinage de trois jours particulièrement exigeant, au point d'être surnommé "l'ironman des pèlerinages", en référence au plus long format de triathlon, les croyants n'ont droit qu'à un simple repas composé de thé ou de café sans lait, de pain sec ou grillé ou de gâteaux secs à base de flocons d'avoine. Venus du monde entier, les pèlerins doivent veiller pendant 24 heures et effectuer des prières de neuf heures pieds nus. Contournant les ruines des anciennes cellules monastiques, ils marchent et s'agenouillent en rythme à l'ombre d'un clocher situé sur le site de la grotte qui aurait été montrée à Saint Patrick en l'an 445. Dans cette grotte - vraisemblablement plus une fosse ou un puits - la légende raconte que Saint Patrick a vu les portes de l'enfer."Les moines avaient l'habitude de faire une veillée de 24 heures dans cette grotte ou dans cet abri et avec le temps, c'est devenu le centre du pèlerinage", raconte le père Flynn.Les gens qui passeraient 24 heures en repentance dans la grotte obtiendraient une place au paradis: "ils auraient, pour ainsi dire, traversé leur purgatoire", explique-t-il.Cette année, les dortoirs masculins et féminins sont vides. Mais chaque matin, le prêtre sort, ôte ses sandales, et reprend pieds nus le chemin de pèlerinage parcouru par des millions de personnes au cours des 150 dernières années. "J'apporte avec moi les prières de ceux qui le demandent - les prières de ceux qui aimeraient être ici ou qui viennent chaque année mais ne peuvent pas venir cette fois", dit-il.Avec son col romain et sa capuche bordeaux, le père Flynn arpente les lieux en silence, silhouette solitaire sur ce morceau de terre posé sur les eaux sombres du lac."Il y a très peu de prêtres plus isolés que moi en ce moment, mais je ne me sens pas isolé", affirme-t-il. "Je ne me suis pas senti seul une seule fois depuis que je suis ici."Pour d'autres, le confinement a été vécu comme une punition, en particulier chez les personnes âgées, plus vulnérables au virus. L'organisation caritative irlandaise Alone a souligné que la pandémie aggravait la solitude des personnes âgées, "ce qui pourrait avoir un effet négatif sur leur bien-être physique et mental". L'Irlande a peu à peu assoupli le confinement. Cependant, la dernière phase du déconfinement, prévue le 20 juillet avec la réouverture complète des pubs, a été repoussée au 10 août en raison d'une résurgence des cas de nouveau coronavirus."Cela ne va pas rester comme ça pour toujours, mais on ne sait pas combien de temps cela va durer", relativise le prêtre, dressant un parallèle entre l'épreuve vécue par la nation et le purgatoire.
La popularité du président de la République a baissé de 5% depuis le mois de mars, selon un sondage Opinionway diffusé samedi 20 avril.
Au plus bas depuis son élection. C'est la conclusion d'un sondage Opinionway diffusé samedi 20 avril. Seuls 27% des Français sont satisfaits de l'action d'Emmanuel Macron, un chiffre en baisse de 5% par rapport au mois de mars. Pourtant, la veille, dans un sondage BVA, la popularité d'Emmanuel Macron gagnait au contraire 3%, à 32% de "bonnes opinions", dans un contexte marqué par l'incendie de Notre-Dame de Paris. Dans le détail, 5% des sondés se disent très satisfaits de M. Macron, 22% assez satisfaits, 30% mécontents et 40% très mécontents. Le taux de satisfaction parmi ses électeurs du premier tour de la présidentielle s'élève à 64% (39% pour ceux de M. Fillon, 15% pour ceux de M. Mélenchon, 6% pour ceux de Marine Le Pen). Interrogé sur l'action de Premier ministre Edouard Philippe, 29% des Français se disent satisfaits (-2%), un chiffre qui là encore n'avait jamais été aussi bas.Les ministres également concernésLe gouvernement n'échappe pas à cette désaffection, la plupart des ministres voyant leur action jugée de plus en plus négativement par les Français. Ceux qui chutent le plus lourdement sont le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, qui ne fait que 27% de satisfaits (-5), et la ministre des Armées Florence Parly (38%,-6). Du côté des leaders politiques, à noter la progression de la part des Français satisfaits de l'action de Valérie Pécresse (31%,+4), Jean-Christophe Lagarde (23%,+3), Laurent Wauquiez (21%,+3) et Olivier Faure (20%,+3). Interrogé dans le même sondage sur leur soutien aux "gilets jaunes", 48% des Français répondent les soutenir (-1), contre 48% qui ne les soutiennent pas (stable). 4% ne se prononcent pas. Ce "baromètre de l'action politique" a été réalisé en ligne les 17 et 18 avril auprès d'un échantillon de 1.057 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). La marge d'erreur est de 1,5 à 3 points.
La construction du stade a coûté au total 361 millions d'euros, et 191 millions d'euros à l'Etat.
Un rapport de la Cour des Comptes, dévoilé par Le Parisien, dénonce le coût faramineux du stade pour les pouvoirs publics, c'est pourquoi elle invite l'État "à privilégier la voie de la cession immédiate ou différée au terme de la concession actuelle à une structure capitalistique associée aux fédérations sportives". Vendre le stade à la Fédération française de foot ?Il faut dire que le Stade représente un coût faramineux pour l'Etat. En raison de l'absence de club résident à l'année, les pouvoirs publics doivent verser 17 millions d'euros au gestionnaire, soit 119,5 millions depuis l'inauguration de l'enceinte, selon les estimations du rapport.La Cour des comptes appelle donc à une participation plus forte des Fédérations de rugby et de football. L'institution propose notamment à l'Etat de leur vendre le stade, ou de les associer à un acteur privé.Une sortie du contrat de concession avant la fin du bail, en 2025, s'annonce trop coûteuse pour l'exécutif, qui devrait donc attendre. Vinci et Bouygues ont présenté un projet de rénovation au ministère des sports en vue des Jeux olympiques à Paris, estimé à 450 millions d'euros, en échange d'une prolongation.
L'épouse du prince Harry a-t-elle enfreint le protocole royal en refermant elle-même sa portière de voiture ? Non, assure un expert de la question.
Pour le commun des mortels, c'est un geste banal, mais pour une duchesse c'est surprenant. Lors de son premier engagement officiel en solo mardi soir 25 septembre, Meghan Markle a... refermé elle-même sa portière de voiture. La scène s'est déroulée à la Royal Academy of Arts de Londres, où l'épouse du prince Harry devait assister à l'ouverture d'une exposition sur les arts et la culture de l'Océanie. Une luxueuse berline noire s'arrête devant le bâtiment, la duchesse de Sussex de 37 ans en sort et, contrairement aux habitudes, referme elle-même la porte du véhicule, d'un geste parfaitement naturel, et, semble-t-il, sans y prêter attention. Un véritable tolléLe geste de l'Américaine a suscité des commentaires stupéfaits ce mercredi au Royaume-Uni, où la vie de la famille royale fait l'objet d'une attention constante. Si certains s'enthousiasmaient de sa simplicité, d'autres regrettaient l'absence de comportement royal."C'est typiquement quelque chose que la reine et Kate Middleton ne feraient jamais en public", a souligné le tabloïd The Mirror, tandis que la correspondante royale du Sun, Emily Andrews lui adressait ses félicitations.("Une princesse qui prend encore le temps de fermer sa portière. Bien joué Meghan!")Un manquement au protocole ?Face à un tel tollé, l'expert en étiquette William Hanson a tenu à souligner que le geste de Meghan Markle n'était en aucun cas une transgression du protocole royal. Pour lui, la duchesse de 37 ans a tout simplement agi par réflexe."Habituellement, les membres de la famille royale et les dignitaires ont quelqu'un pour ouvrir et fermer les portes de leurs voitures, pour des raisons de sécurité, ça n'a rien à voir avec un comportement de princesse. Meghan a clairement fermé la porte par habitude", a-t-il expliqué sur Twitter.
Les procureurs du tribunal international de La Haye ont exhorté mercredi les juges de l'ONU à confirmer la condamnation pour génocide de l'ancien chef militaire serbe de Bosnie Ratko Mladic, affirmant qu'il avait personnellement supervisé le massacre de Srebrenica en 1995.
Ratko Mladic a rétorqué que le tribunal était un "rejeton des puissances occidentales" et affirmé qu'il était toujours "une cible de l'alliance de l'Otan", accusant les procureurs de le dépeindre en des termes "sataniques, perfides et diaboliques". Mladic, 78 ans, a fait appel de sa condamnation en 2017 à la perpétuité pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre pendant la guerre de Bosnie de 1992 à 1995."Je suis et demeure encore une cible de l'alliance de l'Otan, et s'il vous plait, ne le prenez pas mal si je dis que ce tribunal, dont j'ai une très, très piètre opinion, est un rejeton des puissances occidentales", a lancé Mladic, qui s'exprimait derrière une cloison en plexiglas installée dans le cadre des mesures prises contre le Covid-19.Il a affirmé que depuis le début de la guerre en Bosnie, il avait été entraîné dans le conflit malgré lui. "Ces accusations sont tombées à l'eau", a-t-il dit lorsque le juge l'a interrompu, lui rappelant que seulement dix minutes de prise de parole lui avaient été accordées.Auparavant, les procureurs ont appelé les juges du Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), qui a repris les travaux du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie après sa fermeture, à confirmer la condamnation de Mladic pour génocide.L'ancien général, surnommé le "boucher des Balkans" a eu recours au "génocide, à l'extermination et au meurtre" pour vider Srebrenica, en principe zone protégée par l'ONU, de ses habitants croates et musulmans dans le cadre de la tentative de constituer un Etat exclusivement serbe, a déclaré la procureure Laurel Baig."Mladic était en charge de l'opération Srebrenica. Srebrenica était l'opération de Mladic. Et le tribunal a eu raison de conclure qu'il était responsable de ces crimes", a déclaré la procureure."Il a utilisé les forces qui étaient sous son commandement pour exécuter des milliers d'hommes et de garçons", a-t-elle ajouté. Les avocats de Mladic ont demandé mardi au tribunal d'annuler sa condamnation, affirmant que "l'accusation de génocide n'était pas étayée".Son avocat Dragan Ivetic a affirmé que Ratko Mladic ne se trouvait pas sur les lieux au moment du massacre, et attribué les tueries à des "voyous revanchards" faisant partie des forces serbes de Bosnie.Le général serbe "a supervisé personnellement" la prise de Srebrenica, a assuré le parquet."L'objectif de l'attaque sur Srebrenica était de faire disparaître l'enclave, de la vider, d'en faire un territoire serbe", a déclaré la procureure.Laurel Baig a déclaré que Mladic avait effectué une "marche de la victoire" dans Srebrenica après que ses forces s'en étaient emparées le 11 juillet 1995, affirmant que "le moment est venu de se venger des Turcs" - un terme péjoratif utilisé pendant la guerre pour désigner les Musulmans.Environ 25.000 civils, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées, ont été forcés de monter dans des bus et ont quitté Srebrenica, en dépit de la présence de casques bleus néerlandais dans la zone. Au même moment, des milliers d'hommes et de garçons de Srebrenica sont partis à travers bois pour tenter de rejoindre des territoires contrôlés par les Musulmans mais ont été le plus souvent interceptés par les Serbes et tués. Les victimes "ont été exécutées par douzaines, par centaines puis finalement par milliers, par balles ou par grenades, malgré leur statut de civils, pour la simple raison qu'ils étaient musulmans", a-t-elle ajouté. Mladic a été "la clef du succès de cette opération", a-t-elle plaidé. "Non seulement il était présent et donnait les ordres (...) mais il a également joué un rôle crucial pour empêcher la communauté internationale d'intervenir". Pour tenter de dissimuler le crime après que des fosses communes eurent été découvertes en 1995, Mladic a ordonné à ses forces de déterrer d'autres fosses et de déplacer les restes humains, "mélangeant des parties de corps de victimes", a poursuivi la procureure. Ratko Mladic a été capturé en 2011 après des années de cavale et condamné à l'issue d'un procès qui a duré trois ans.
La pollution au plomb consécutive à l'incendie de Notre-Dame de Paris inquiète un collectif de syndicats et d'associations, qui demande aux autorités d'envelopper l'édifice "dans sa globalité".
Notre-Dame doit-elle être mise sous séquestre? Un collectif de syndicats CGT et d'associations a demandé jeudi 1er août le "confinement total du site" de la cathédrale, polluée au plomb depuis l'incendie du 15 avril dernier. Les travaux dans l'édifice ont été suspendus jeudi 1er août pour "quelques jours" afin de "mettre à plat" les règles de précaution sanitaires pour les personnes travaillant sur place, celles-ci n'étant "pas suffisamment appliquées", avait expliqué le préfet d'Ile-de-France. L'incendie de la cathédrale, vieille de plus de 850 ans, avait provoqué la fusion de plusieurs centaines de tonnes de plomb contenues dans la charpente de la flèche et la toiture, qui se sont dispersées sous forme de particules.Afin d'enrayer la "dissémination des poussières de plomb" notamment dans les arrondissements à proximité de la cathédrale, le collectif de syndicats et d'associations exige des autorités qu'elles confinent le chantier, en enveloppant l'édifice et en faisant en sorte "que la pression intérieure soit inférieure à la pression atmosphérique".L'opération consiste à "créer une légère dépression" pour retenir les particules à l'intérieur de la cathédrale. Cette technique a déjà été utilisée pour contenir l'amiante à l'intérieur du campus universitaire de Jussieu à la fin des années 1990-début 2000, explique Benoît Martin, de l'union départementale CGT.Selon Le Monde, des cas de plombémie aiguë ont été décelés chez des vitraillistes intervenus peu après l'incendie. "Chez certains maîtres verriers, des mesures ont révélé un taux de plomb dans le sang particulièrement élevé, très supérieur aux valeurs de référence", a témoigné un professionnel du secteur dans les colonnes du quotidien. Selon Benoît Martin, des salariés de sous-traitants privés chargés d'évacuer les œuvres de la cathédrale à la suite de l'incendie n'ont quant à eux toujours pas reçu les résultats des plombémies effectuées dans la semaine qui a suivi le sinistre. En quoi consiste le confinement de Notre-Dame réclamé par un collectif de syndicats et associations?par BFMTVLes risques de saturnisme sont particulièrement élevés chez les enfants, qui constituent avec les femmes enceintes l'essentiel des populations "à risque" face aux dangers du plomb. Son absorption est grave surtout avant l'âge de six ans, lorsque le corps est en pleine croissance et l'absorbe plus facilement. A ce titre, un groupe scolaire proche de Notre-Dame a déjà été fermé sine die pour des travaux de nettoyage. Un centre sanitaire pour les personnes exposées?Dans son communiqué, le collectif en appelle au code du Travail "pour tous travaux impliquant les risques Cancérogènes, Mutagènes et Reprotoxiques (CMR)". Rejoints dans leurs revendications par l'Association des familles victimes du saturnisme et l'association Henri Pézerat, les syndicats CGT donc ceux de la préfecture de police, de la petite enfance, de l'habitat, de la Ville de Paris ou encore de la police d'Ile-de-France, demandent la création à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu d'un centre de dépistage et de suivi "clinique, psychologique et social" pour "toutes les personnes exposées". Le collectif souhaite qu'"une cartographie rigoureuse de la pollution au plomb, telle que, les uns et les autres, nous la demandons depuis le mois d'avril", et "actualisée", soit rendue publique.
L'opération a duré cinq heures et a mobilisé une vingtaine de personnes.
La délicate opération s'est déroulée mercredi 13 novembre à l'hôpital Femme-Mère-Enfant-HCL de Lyon. Deux petites siamoises camerounaises ont été séparées "avec succès" par les experts du service de chirurgie pédiatrique, ont annoncé les Hospices Civils de Lyon. Leur état est stable. Nées le 6 novembre 2018 au Cameroun, les petites filles étaient reliées par l'abdomen avec une partie du foie en commun. Bissie et Eyenga sont désormais jumelles. Cette opération est une première pour cet hôpital pédiatrique, l'un des plus grands de France. Elle a duré cinq heures et a mobilisé une vingtaine de personnes. "Nous avons instauré un pool d'anesthésistes, de chirurgiens et de réanimateurs et chaque spécialité a évalué et expertisé la prise en charge très spécifique des fillettes", a expliqué le Pr Pierre-Yves Mure, chef de service adjoint en chirurgie pédiatrique de l'hôpital, cité dans le communiqué des HCL. "En tant que spécialiste de la greffe de foie, je suis intervenu sur cet organe et je n'ai pas eu de complication", a précisé de son côté le Dr Rémi Dubois.Rejetée par le père des petites et une partie de sa famille, leur mère s'était réfugiée à l'hôpital de Yaoundé où les bébés ont grandi en attendant l'opération. Leur venue en France a été organisée par la Chaîne de l'Espoir, qui avait déjà ramené en 2015 deux bébés siamois de Guinée Conakry, opérés avec succès à l'hôpital Necker à Paris.Les deux fillettes et leur maman ont été vues par un psychologue et leur devenir psychologique et psychomoteur sera surveillé. En fonction de leur état de santé, une conférence de presse sera organisée d'ici une dizaine de jour en présence des jumelles, de leur maman, de l'équipe médicale et de la Chaîne de l'Espoir.
Pour le directeur du WWF France, les conditions pour qu'il accepte de prendre la tête de la liste LREM aux élections européennes ne sont pas remplies.
Il était l'un des premiers à être cités pour remplacer Nicolas Hulot après sa démission au poste de ministre de la Transition écologique. Mais l'ex-eurodéputé Europe Écologie Les Verts Pascal Canfin avait à l'époque décliné la proposition. Cette figure écologiste, directeur général du WWF France, était pressenti de nouveau pour prendre cette fois la tête de la liste de la République en Marche aux élections européennes de mai 2019. Là encore, l'ancien ministre de François Hollande aurait dit non à Emmanuel Macron, révèle vendredi 16 novembre France Inter. Qui pour remplacer Hulot ?Pascal Canfin ne sera même pas sur la liste du parti présidentiel. Selon lui, les conditions ne sont pas remplies. Il les avait posées en déclinant l'offre ministérielle d'Emmanuel Macron, attendant de lui qu'il provoque un "big-bang pour permettre à l'État de produire la transition écologique à grande échelle". Cette fois encore, les conditions ne sont pas remplies. Le gouvernement cherche toujours, après la défection du très populaire Nicolas Hulot, sa figure de l'écologie pour convaincre les électeurs déçus avant les prochaines échéances électorales.
L'absence de réforme coûterait cependant plus cher aux retraités, selon la Mutualité française.
C'était l'une des promesses de campagne d'Emmanuel Macron, qui en parle comme d'une "conquête sociale essentielle". Le "reste à charge zéro" doit être mis en place progressivement d'ici au 1er janvier 2021 et doit permettre un remboursement intégral de certaines prothèses auditives, dentaires et de certaines lunettes. Cependant, la mesure risque d'entraîner une hausse des tarifs des mutuelles, pouvant aller jusqu'à 9,4% pour les retraités, met en garde le cabinet Santiane, rapporte franceinfo mercredi 23 octobre. Le gouvernement avait pourtant promis qu'il n'y aurait pas d'augmentation."Le reste à charge zéro est une promesse attrayante pour les consommateurs, explique le président du cabinet de conseil en mutuelles santé, Pierre-Alain de Malleray. C'est la gratuité totale en matière de soins dentaires, en matière d'optique et en matière d'audioprothèses. Tout cela va coûter de l'argent, et il faut bien que cette dépense soit répartie sur la sécurité sociale et sur la mutuelle. Ce seront les seniors qui en pâtiront le plus, puisque ce sont eux qui sont les premiers concernés. Ils verront leur cotisation augmenter de l'ordre de 9,4% d'ici à 2021." Mutuelles : qui va payer le reste à charge zéro ?par franceinfoSelon le président de la Mutualité française, Thierry Baudet, cité par franceinfo, "il est trop tôt pour s'avancer sur de tels chiffres". Il estime d'ailleurs que l'absence de réforme coûterait plus cher aux retraités. "On estime que sur trois ans (...), l'augmentation pourrait osciller entre 4% et 5% pour l'ensemble des Français qui ont des contrats de base, explique-t-il. Pour les retraités, cela peut avoir des incidences plus fortes."Interrogé sur la promesse d'Emmanuel Macron que cette réforme n'entraînerait pas de hausse des tarifs, Thierry Baudet a assuré que les mutuelles s'étaient engagées à être "extrêmement transparentes". "Nous montrerons, chiffres à l'appui, quelles sont les évolutions de nos remboursements du fait de la réforme, a-t-il encore dit. Les seules ressources des mutuelles, ce sont les cotisations. Si les remboursements devaient augmenter très fortement, il faudrait ajuster le montant des cotisations."
Invité de RTL samedi matin 17 mars, Emmanuel Barbe a assuré "qu'il n'y a pas un accident dans lequel la vitesse n'est pas impliquée".
Association d'automobilistes et de motards, élus locaux et même ministres... La fronde contre l'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur certaines routes secondaires ne faiblit pas. Néanmoins, Édouard Philippe se montre inflexible. "Je sais bien que ça râle. Mais je trouve que ça vaut le coup d'affronter un peu de râlerie quand on fait un truc qu'on pense utile", a martelé vendredi 16 mars le Premier ministre, qui espère faire baisser le nombre de morts sur les routes grâce à cette mesure qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain. Invité de RTL samedi matin, le délégué interministériel à la sécurité routière Emmanuel Barbe est venu à sa rescousse. "Il est admis au niveau scientifique et au niveau mondial que lorsque vous baissez la vitesse moyenne sur un réseau vous baissez le nombre d'accidents", a-t-il assuré. "Entre 90 et 80 il y a 13 mètres de différence de freinage. À 80, vous pouvez éviter un accident et surtout à 90, vous tapez à 40km/h. Appliquer cela à une masse d'automobilistes qui roulent sur 400.000 kilomètres permet de réduire le risque lié à la vitesse". "Il n'y a pas un accident dans lequel la vitesse n'est pas impliquée", a insisté le "Monsieur sécurité routière du gouvernement".Après avoir atteint un plus bas historique de nombre de tués sur les routes en 2013 (3.427 en métropole), la France a connu trois années de hausse ininterrompue, une situation inédite depuis 1972. Cette tendance a été enrayée en 2017, avec 3.693 personnes tuées, soit 45 de moins qu'en 2016 (-1,2%), selon le bilan annuel de la Sécurité routière qui incluait pour la première fois l'Outre-mer. Néanmoins, le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a augmenté en février, avec 217 personnes tuées, soit 12 de plus qu'en février 2017 (+5,9%), a annoncé vendredi la Sécurité routière. En abaissant la vitesse, le chef du gouvernement espère faire baisser le nombre de morts sur les routes de 300 à 400 par an.
Le procès de la veuve d'un célèbre ex-rappeur allemand devenu jihadiste, soupçonnée notamment d'avoir détenue une enfant esclave en Syrie, s'est ouvert lundi à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne.
Omaima A., une Germano-Tunisienne de 35 ans, s'était rendue en Syrie en 2015 avec ses trois enfants pour rejoindre le groupe Etat islamique (EI). Elle était revenue un an plus tard en Allemagne. Elle a été arrêtée en septembre 2019.Elle est entre autre accusée d'"appartenance à un groupe terroriste étranger", de traite d'êtres humains et de "crimes contre l'humanité".La jeune femme est apparue lundi matin à l'ouverture de son procès vêtue d'un blazer bleu, cachant son visage des photographes.Omaima A. est connue en Allemagne pour avoir été un temps l'épouse en Syrie de Denis Cuspert, alias Deso Dogg, un célèbre rappeur germano-ghanéen, devenu jihadiste et personnalité influente au sein de l'EI.Elle est notamment poursuivie par le parquet fédéral pour avoir détenu pendant plusieurs mois en Syrie une jeune fille yézidie de 13 ans, "rendue esclave" par l'Etat islamique.Via la Turquie, elle avait rejoint à Raqqa, alors capitale autoproclamée du "califat" dans le centre de la Syrie, son époux de l'époque, identifié comme Nadar H.La jeune femme y élevait ses enfants, âgés de 8 mois, deux et huit ans, "dans l'idéologie islamique" tout en recevant une aide financière de l'EI, selon le parquet allemand.Lors de la mort de Nadar H. dans une attaque aérienne à Kobane (Syrie) au printemps 2015, elle a reçu en compensation environ 1.300 dollars de la part de l'EI et s'est ensuite mariée avec Denis Cuspert, identifié comme un important recruteur du groupe EI pour les germanophones.Celui-ci est apparu à plusieurs reprises dans des vidéos de propagande de l'EI. Dans l'une d'entre elles, il portait une tête coupée dans ses mains.En 2016, après un an de vie commune avec Cuspert, elle avait quitté la Syrie avec ses enfants pour retourner en Allemagne. L'ex-rappeur est mort deux ans plus tard, en 2018, tué par une frappe aérienne.Avant d'être arrêtée, l'accusée vivait discrètement à Hambourg où elle travaillait dans une agence événementielle et comme interprète, selon plusieurs médias allemands.
C'est un soulagement pour la commission d'investiture des Républicains, qui craignait l'affrontement avec Christian Estrosi.
Le duel fratricide n'aura pas lieu : Éric Ciotti renonce à se présenter aux élections municipales à Nice, a indiqué franceinfo mercredi 13 novembre, confirmant une information de RTL. Le député Les Républicains des Alpes-Maritimes n'ira donc pas défier sur ses terres Christian Estrosi, dont il avait été l'adjoint. Éric Ciotti devrait officialiser sa décision dans "quelques jours", au grand soulagement de la Commission nationale d'investiture des Républicains. "L'horizon s'éclaircit pour les municipales à Nice mais aussi à Paris", a commenté un de ses membres auprès de franceinfo. Christian Estrosi et Éric Ciotti, anciens proches et tous les deux membres des Républicains, se livraient à un affrontement en coulisses depuis quelques mois, en vue des municipales. Le deuxième avait notamment accusé le premier d'avoir sollicité l'investiture des Républicains, mais également de la République en marche. Une affirmation démentie par Christian Estrosi.L'actuel maire de Nice, de son côté, devrait annoncer s'il se présente à la fin du mois de janvier. Une enquête Ipsos indiquait en octobre qu'il serait réélu dès le premier tour si jamais Éric Ciotti ne se présentait pas.
La ministre assure que les mesures de chômage partiel vont permettre aux entreprises de maintenir l'emploi sans devoir mettre la clé sous la porte.
Face à l'épidémie de coronavirus, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a demandé, lundi 16 mars sur BFMTV, aux chefs d'entreprises de privilégier le chômage partiel aux licenciement, pour éviter une "énorme casse sociale"."J'ai un message aux employeurs : si vous êtes en difficulté d'activité économique, complète ou partielle, ne licenciez pas, ne licenciez pas !", a-t-elle supplié. Mettez tout le monde en chômage partiel." "Surtout ne licenciez pas, a encore demandé la ministre. Parce que sinon c'est la casse sociale. Et puis comment on va repartir demain, s'il n'y a plus de compétences dans les entreprises ? On va ressortir plus fort, plus vite si on ne licencie pas."Muriel Pénicaud a également annoncé que des mesures équivalentes au chômage partiel seraient prises pour les employés à domicile. "Nous avons pris une décision : on va mettre en place un système similaire au chômage partiel pour que, si une assistante maternelle, ou si une femme de ménage, à domicile - quelqu'un qui travaille à domicile -, ne peut plus exercer son activité - parce que l'employeur ne peut plus le faire -, ou partiellement - parce que souvent elles ont plusieurs contrats (je dis 'elle' parce qu'il y a beaucoup de femmes) et qu'il y en a certains qui sont annulés -, à ce moment-là, elles toucheront 80% de leur salaire, sans aller travailler. C'est l'employeur qui fait l'avance et on leur remboursera à travers le Cesu (Chèque emploi service universel, NDLR). On fait un système comme le chômage partiel. Nous prendrons le décret dans les heures qui viennent, pour que ce soit opérationnel tout de suite, cette semaine", a fait savoir la ministre du Travail.
Arrivé sur les lieux d'un incendie de domicile, qui a fait suite à une explosion, près de Roanne (Loire), les pompiers ont retrouvé les restes d'un couple d'octogénaires.
C'est une macabre découverte faite par les pompiers, en intervention sur un feu de maison. Un couple d'octogénaires a trouvé la mort dimanche 2 août dans l'explosion suivie de l'incendie de sa maison à Vézelin-sur-Loire (Loire). Les pompiers, arrivés sur la place vers 7h, ont constaté que l'habitation en proie aux flammes avait été partiellement soufflée par une explosion.La piste d'une explosion de gazAprès être parvenus à éteindre l'incendie, les sapeurs-pompiers ont trouvé deux corps carbonisés, non encore identifiables.Il devrait cependant vraisemblablement s'agir des deux occupants octogénaires de l'habitation située dans cette commune de 800 habitants, au sud de Roanne.Des techniciens en identification criminelle de la gendarmerie ont été envoyés sur place. Ils devraient être rejoints par un expert mandaté par le parquet de Roanne.L'hypothèse de l'explosion accidentelle d'une bouteille de gaz est actuellement privilégiée.
Sur Twitter, Donald Trump vient de poster une étonnante vidéo pour dénoncer les médias qui diffusent de fausses informations. Le Président frappe ainsi la CNN.
Les réseaux sociaux sont une véritable plateforme de communication pour les hommes et femmes politiques. Donald Trump se distingue par ses étonnants tweets et il n'hésite pas à dire le fond de sa pensée, quitte à déranger. Depuis quelques jours, il ne cesse d'insulter deux journalistes américains. Pour le président des États-Unis, la présentatrice Mika Brzezinski est une "folle au faible QI", tandis que l'animateur Joe Scarborough est un "psychopathe". Loin de s'excuser le lendemain, il réitérait ses propos. Ce comportement n'étonne plus la population américaine et il y a quelques jours, Donald Trump tenait des propos sexistes envers une journaliste irlandaise. Depuis quelques heures, c'est une autre vidéo qui agite la toile et Non Stop Zapping vous dévoile les étonnantes images. Donald Trump fier de ses exploits de catcheurDonald Trump semble avoir un véritable problème avec les médias. Il faut dire que le président des États-Unis a été pris en flagrant délit de fake news en affichant dans un de ses clubs de golf, une fausse couverture du "Time", le glorifiant. Cette fois-ci, il s'attaque à la CNN. Dans une vidéo parodique, il est ainsi possible de voir Donald Trump frapper une personne symbolisant la chaîne CNN. Une bonne manière pour lui de se venger des "fausses informations" diffusées par les médias. Le Président a ainsi décidé de diffuser sur son compte Twitter cette vidéo qui était apparue un peu plus tôt sur Reddit. Cette séquence rappelle les exploits de catch de Donald Trump. En 2007, le célèbre businessman participait à une "bataille des milliardaires" et il humiliait Vince McMahon, le président de la fédération mondiale de catch sur le ring de Ford Field à Détroit dans le Michigan, à l'Est des États-Unis.
Un an après la mort du rockeur, Geneviève de Fontenay n'a toujours pas digéré l'enterrement de Johnny Hallyday à Saint-Barthélemy, un lieu qui n'est pas du tout du goût de la dame au chapeau. "Johnny Hallyday, c'est le seul chanteur français qui a été enterré dans un paradis fiscal, et il n'a pas été un bon contribuable.
Tout cela, c'est une sombre histoire d'argent", déplore l'ancienne patronne des Miss dans une interview accordée à Journal de France. Un entretien relayé par le site de Gala dans lequel la femme de 86 ans explique avoir été choquée par la couleur du cercueil qui a descendu les Champs-Élysées le 9 décembre 2017. "Ce cercueil blanc, je ne comprends pas. Et avec l'enterrement à Saint-Barthélemy, c'est le peuple qui est exclu alors que Johnny devait tout aux gens populaires", regrette dans Journal de France Geneviève de Fontenay.Elle ne dit pas si elle a écouté "Mon pays c'est l'amour" le dernier album de Johnny qui s'est déjà vendu à plus d'un million d'exemplaires, mais elle a un avis bien tranché sur cet opus qui aurait comme le rapporte Le Figaro permis à Laeticia Hallyday d'engranger au moins 2,5 millions d'euros. "Quand on voit le matraquage pour la sortie de son dernier disque avec des émissions spéciales sur toutes les chaînes, c'est uniquement pour remplir les caisses des uns et des autres", dénonce Geneviève de Fontenay dans Journal de France.
POLITIQUE. "Hollande je l'ai beaucoup vu, et pendant très longtemps", aurait lâché Emmanuel Macron à un visiteur du soir pour justifier que l'ex-président n'ait pas été reçu à l'Élysée, selon le Canard enchaîné.
Entre Emmanuel Macron et François Hollande, la situation est tendue. L'actuel président ne prend même la peine de nommer celui qu'il appelle son "prédécesseur" et ne cesse de dénigrer sa politique, en témoigne sa grande interview sur TF1 le 15 octobre. Un entretien qui aurait provoqué la colère de l'ancien chef de l'État.François Hollande aurait une autre bonne raison d'en vouloir à celui qui fut son secrétaire général-adjoint à l'Élysée puis ministre de l'Économie : il est le seul ex-président à ne pas avoir été encore reçu à l'Élysée, exception faite de la réception organisée après l'obtention des Jeux olympiques 2024 par Paris. Le 6 juillet dernier, les Macron ont en effet reçu les Sarkozy pour un dîner à l'Élysée. Le président s'est également récemment entretenu avec Vaéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac. Pourquoi Emmanuel Macron n'a-t-il donc pas encore reçu François Hollande ? La réponse est très logique : "Sarkozy et Giscard, je ne les ai pas beaucoup vu, tandis que Hollande, je l'ai beaucoup vu, et pendant très longtemps", aurait-il répondu à un visiteur du soir, rapporte Le Canard Enchaîné mercredi 25 octobre.
Tariq Ramadan a répondu jeudi 16 juillet aux questions du procureur Suisse au tribunal de Paris au sujet d'une nouvelle accusation pour viol dont il fait l'objet, pour des faits qui se seraient déroulés en Suisse en 2008.
Il conteste les quatre accusations de viol pour lesquelles il est poursuivi. Tariq Ramadan a été entendu ce jeudi au tribunal de Paris par le Procureur de Genève sur une autre accusation de viol avec séquestration et violences formulée par une femme en Suisse, pour des faits qui remonteraient à 2008.Visé par un contrôle judiciaire qui l'empêche de quitter le territoire français, l'islamologue suisse a répondu aux questions du procureur de Genève, en présence d'un juge d'instruction français, chargé des investigations sur les volets de l'affaire qui a fait grand bruit dans les médias depuis les premières accusations, en 2018. "Aucune mise en examen"L'un des avocats de Tariq Ramadan s'est exprimé au sortir de l'audition de son client, assurant qu'elle s'était "bien passée". "Il n'y a aucune mise en examen", donc d'inculpation, "bien évidement, l'enquête se poursuit", a assuré Pascal Garbani. "Monsieur Ramadan a été très précis et a fait une déposition très circonstanciée qui je pense a eu un effet très positif", a-t-il encore détaillé. La prochaine étape : "la confrontation avec la plaignante", a précisé l'avocat. Une rencontre qui devrait avoir lieu à la rentrée. Tariq Ramadan, est inculpé en France, depuis février 2018, pour "viol" et "viol sur personne vulnérable" pour des faits dénoncés par deux plaignantes, Henda Ayari et "Christelle", respectivement en 2012 à Paris et en 2009 à Lyon. Le 14 février dernier, l'intellectuel musulman s'est vu accusé de nouveau, et inculpé pour des soupçons de viol sur deux autres femmes, en 2015 et 2016. L'essayiste controversé n'a pas cessé de clamer son innocence sur chacune de ces accusations.
La France insoumise espère maintenant remporter l'élection qui aura lieu dans la 1re circonscription de l'Essonne après la démission de Manuel Valls.
Entre Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls, le torchon continue de brûler. Alors que le député de l'Essonne et ancien Premier ministre, a officialisé, mardi 25 septembre, sa candidature à la mairie de Barcelone, Jean-Luc Mélenchon, le patron de la France insoumise (LFI), a fustigé un personnage qui ne lui inspire "que de la détestation". "Ce personnage a été désastreux dans tous ses aspects", a déclaré Jean-Luc Mélenchon au micro de LCI, quelques minutes après l'annonce de Manuel Valls de se lancer dans la course à la mairie de Barcelone. Si les deux hommes ont eu de nombreux échanges virulents lors des débats à l'Assemblée nationale, le leader de LFI a critiqué "la brutalité verbale et intellectuelle absolue" de l'ancien député de l'Essonne. "Il a longuement et lourdement dénaturé l'idéal socialiste""Il a longuement et lourdement dénaturé l'idéal socialiste dont il avait la charge en tant que Premier ministre", a ajouté le député des Bouches-du-Rhône. "Son personnage ne nous a jamais inspiré beaucoup plus d'intérêt que de la détestation", a-t-il estimé.Pour Jean-Luc Mélenchon, Manuel Valls est maintenant "l'affaire des Catalans". Après avoir annoncé sa candidature, l'ancien Premier ministre a confirmé son intention de démissionner de son poste de député de l'Essonne. Élu dans la circonscription depuis 2012 avec un premier mandat socialiste, il a été réélu en juin 2017 sous l'étiquette La République en marche (LREM)."Une seconde chance de faire vivre la démocratie""C'est notre tour, maintenant", a déclaré, de son côté, le numéro 1 de LFI, pour qui la priorité est désormais de remporter l'élection partielle qui aura lieu dans la 1re circonscription de l'Essonne après la démission de Manuel Valls. En juin 2017, après une campagne très violente, la candidate de la France insoumise, Farida Amrani, avait perdu l'élection, avec 139 voix d'écart, face à Manuel Valls. En juin dernier, la députée Insoumise, qui avait déposé plainte contre l'ancien Premier ministre pour "fraude électorale", avait été déboutée de son recours. Pour Farida Amrani, cette nouvelle élection pourrait constituer "une seconde chance de faire vivre la démocratie après que celle-ci n'a cessé d'être bafouée depuis quinze mois", a-t-elle expliqué dans un communiqué publié mardi 25 septembre.
Une abstention record et une vague verte inédite: le second tour des municipales dimanche s'est révélé hors normes, offrant également une confortable réélection à Edouard Philippe au Havre et la prise de Perpignan au Rassemblement national.
De Lyon à Strasbourg en passant par Bordeaux, les grandes villes se sont donc parées de vert dimanche soir, à l'issue d'un second tour qui a confirmé, et même amplifié, les espoirs des écologistes nés lors du 1er tour le 15 mars. A Paris, où l'incertitude était faible, la sortante Anne Hidalgo (PS) alliée à EELV, a été réélue les mains sur le guidon en endossant elle-même un programme résolument écolo.Cette déferlante verte devrait amener Emmanuel Macron à intervenir dès lundi matin en recevant à l'Elysée les membres de la Convention citoyenne sur le climat à qui il entend apporter des "réponses fortes" et "à la hauteur des enjeux et des attentes", fait savoir l'Elysée à l'AFP.Le chef de l'Etat devrait de manière générale préciser, dans les jours qui viennent, son intention affichée de "se réinventer" pour les deux dernières années de son mandat. Mais les résultats de dimanche rendent la thématique écologiste incontournable. Les Verts ont même fait coup double à Lyon: Bruno Bernard s'y est adjugé la métropole, siège du véritable pouvoir, et Grégory Doucet la ville, en battant Yann Cucherat, poulain du maire sortant Gérard Collomb. La situation est plus confuse à Marseille où la candidate écologiste Michèle Rubirola, à la tête d'une coalition de gauche, a revendiqué une "victoire relative", estimant que "la droite n'est plus en mesure de gouverner" la ville. Mais la candidate LR Martine Vassal, adoubée par le sortant Jean-Claude Gaudin, a refusé de reconnaître sa défaite, assurant qu'il n'y avait à ce stade "pas de majorité à Marseille".Les Verts ont également pu revendiquer la victoire à Strasbourg, avec Jeanne Barseghian, et à Bordeaux, avec Pierre Hurmic qui a devancé le maire LR sortant Nicolas Florian, soutenu par LREM. Un petit séisme après 73 ans d'élections de maires de droite sur les rives de la Garonne.Dans la capitale nordiste en revanche, la maire sortante PS Martine Aubry a fini par l'emporter d'un cheveu face au candidat vert Stéphane Baly, au terme d'un thriller.D'autres grandes villes - Besançon, Tours Poitiers, Annecy... - sont tombées dans l'escarcelle des Verts, qui ont longtemps servi de force d'appoint mais s'affirment comme les premiers à gauche avant les prochaines échéances électorales.A Grenoble, l'écologiste Eric Piolle (EELV), à la tête d'une large coalition de gauche, a annoncé sa réélection avec plus de 50% des voix. - Philippe renforcé ? -Le Premier ministre Edouard Philippe sort lui aussi renforcé après sa confortable réélection dans son fief du Havre, avec près de 59% des voix. Emmanuel Macron l'a félicité pour sa "belle victoire" et les deux têtes de l'exécutif se verront "un petit moment en tête-à-tête" lundi.Fort de son succès, M. Philippe pourrait-il être conforté dans son poste alors que se profile un important remaniement gouvernemental ? Ou bien pâtir d'un hypothétique virage écologiste au sommet ?Selon une enquête Harris interactive pour TF1, LCI et RTL dimanche soir, une majorité de Français (55%) souhaite qu'il reste Premier ministre et ils sont 59% à vouloir des ministres d'EELV dans le gouvernement en cas de remaniement. Trois mois après un premier tour déjà bouleversé par la crise du coronavirus, ce second round a aussi été marqué par un taux de participation en berne, entre 40% et 41% selon les estimations, contre 62,1% en 2014. Malgré des précautions sanitaires exceptionnelles (port du masque obligatoire dans les bureaux de vote, gel hydroalcoolique) et le reflux de l'épidémie, une large majorité des 16,5 millions d'électeurs appelés à voter dans 4.820 communes ont boudé les isoloirs.Une désaffection des urnes qui sonne comme "une forme d'insurrection froide", selon le chef insoumis Jean-Luc Mélenchon. Elle a suscité la "préoccupation" d'Emmanuel Macron, pour qui cette abstention n'est "pas une très bonne nouvelle", selon l'Elysée.- Hidalgo en force -A la différence des autres grandes villes, il y avait peu de suspense à Paris. Anne Hidalgo y devance largement ses concurrentes LR Rachida Dati et LREM Agnès Buzyn. Pour cette dernière, le calvaire de la campagne s'est achevé par une ultime humiliation: faute de voix suffisantes dans son XVIIe arrondissement, elle ne sera même pas conseillère de Paris. Symbole d'un fiasco général pour La République en marche.Principal adversaire d'Emmanuel Macron au plan national, le Rassemblement national a remporté Perpignan. En battant le maire LR sortant Jean-Marc Pujol, Louis Aliot redonne au parti de Marine Le Pen, qui a également remporté Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais) et Moissac (Tarn-et-Garonne), le contrôle de sa première ville de plus de 100.000 habitants depuis 1995 et Toulon."Ce n'est pas seulement d'ailleurs une victoire symbolique, c'est un vrai déclic, parce que nous allons aussi pouvoir démontrer que nous sommes capables de gérer de grandes collectivités", s'est réjouie Mme Le Pen.Très affaiblis au plan national, le Parti socialiste et Les Républicains comptaient sur ces élections pour se refaire une santé localement. Le PS a donc conservé Paris, Lille, Rennes, Nantes, Le Mans, Clermont-Ferrand, Dijon et a ravi Nancy, où Mathieu Klein l'emporte face au sortant radical Hénart, Montpellier, avec Mickaël Delafosse et Saint-Denis, fief du PCF, avec Mathieu Hanotin.Malgré l'énorme portée symbolique d'un possible revers à Marseille, Les Républicains ont quant à eux confirmé leur implantation en remportant dès le premier tour bon nombre des villes de plus de 9.000 habitants qu'ils contrôlaient. Dimanche, ils ont vu Jean-Luc Moudenc reconduit de peu à la tête de Toulouse, comme Christian Estrosi à Nice. Les conseillers municipaux, élus pour six ans, se réuniront ensuite du vendredi 3 au dimanche 5 juillet pour élire les maires et leurs adjoints.
Le célèbre couturier va s'improviser critique de mode et coach vestimentaire aux côtés de Cristina Cordula. Début des défilés : ce lundi 30 janvier.
La compétition se corse dans Les Reines du shopping ! Cette semaine, à l'occasion d'une édition spéciale qui verra les précédents vainqueurs du show s'affronter, l'émission accueillera un invité de marque en la personne de Jean-Paul Gautier. Le couturier, qui a volontiers répondu à l'invitation de Cristina Cordula, viendra apporter son savoir-faire et son regard d'expert au concours de relooking.Pour cette nouvelle semaine de défi, les fashionistas de M6 ont pour mission d'être "tendance avec une pièce de jean". Elles devraient pour ce faire, parcourir divers magasins de vêtements, avec 450€ de buget, dans l'espoir de dénicher la perle rare et ainsi convaincre le jury. Précisons au passage, que les candidates ignorent qui est l'invité mystère...Les meilleures affrontent les meilleuresCette semaine spéciale se démarque des précédentes, en ce que la production a réuni la crème des reines du shopping, c'est-à-dire, cinq gagnantes des numéros précédents. Chacune des candidates, au style et aux goûts aussi différents que raffinés, devra se surpasser et faire preuve de créativité pour conserver son titre et séduire le grand nom de la mode qu'est Gaultier. La compétition s'annonce déjà rude !Les inconditionnels du show reconnaîtront parmi les participants Virginie, qui a tenté sa chance dans l'émission il y a deux ans avec succès, ou encore Patricia, le retraitée de 66 ans qui s'était démarquée de ses concurrentes lors de la spéciale "Femme fatale". Aïssata, la mère de famille de 41 ans qui avait brillé lors du concours "Convocation chez le procureur" fera également son retour. Pour savoir laquelle de ces fashion victimes fera craquer Jean Paul Gaultier, rendez-vous ce soir et toute la semaine, à 17h20 sur M6 !
POLITIQUE. L'animateur, chargé d'une mission sur les monuments en péril, avait salué le sauvetage par le président d'Auvergne-Rhône-Alpes du Musée des Tissus de Lyon.
Des remerciements qui ont agacé le ministre de l'Intérieur, selon qui Stéphane Bern "s'est fait avoir par Wauquiez et la région", rapporte le site Salade lyonnaise. Jusqu'à encore récemment, le musée des Tissus de Lyon était menacé de fermeture. Mais le 9 octobre dernier, son propriétaire actuel, la Chambre de commerce, a annoncé sa cession pour l'euro symbolique à la Région Auvergne-Rhône-Alpes, présidée par le Républicain Laurent Wauquiez, sous réserve d'investir 10 millions d'euros pour sa réhabilitation. "Sans Laurent Wauquiez et la région, le musée aurait fermé", s'était ainsi réjoui Emmanuel Imberton, président de la Chambre de commerce et de l'Industrie.Une initiative immédiatement saluée par Stéphane Bern. "Le Musée des Tissus de Lyon sauvé du démantèlement par l'aide de Auvergne-Rhône-Alpes et Laurent Wauquiez", a tweeté le 9 octobre l'animateur chargé par son ami le président Emmanuel Macron d'une mission pour identifier sur les monuments en péril. Un message qui n'aurait pas du tout plu à Gérard Collomb, selon le site Salade lyonnaise rapporte mercredi 18 octobre Le Lab d'Europe 1. Le ministre de l'Intérieur, et ancien maire de Lyon jusqu'à sa nomination au gouvernement, aurait convoqué Stéphane Bern place Beauvau pour lui dire sa façon de penser. "Il lui a montré le dossier porté par la Ville et la Métropole pour sauver le musée et lui a dit qu'il s'était fait avoir par Wauquiez et la Région", aurait affirmé un membre du cabinet du ministre. BERN DÉMENTDans la soirée, Stéphane Bern a démenti sur Twitter avoir été convoqué.La sauvegarde du Musée des Tissus, qui couvre 4.500 ans d'histoire du textile grâce à ses quelque 2,5 millions de textiles, permet au candidat à la présidence des Républicains de s'imposer à Lyon, analysent certains. "Il est rarissime que la Région intervienne sans aucun engagement de la Ville", avait notamment déploré le 9 octobre Laurent Wauquiez. La Métropole, présidée David Kimelfeld, et la Ville, dont Georges Képénékian est le nouveau maire La République en Marche, défendaient un autre projet, évalué entre 15 et 18 millions d'euros, qui prévoyait de démembrer le musée sur trois sites différents.
Le cadeau fait chaud au cœur. La surprise est venue de la boîte d'un bénévole du Secours populaire de Vendin-lès-Béthune, dans le Pas-de-Calais.
Un donateur anonyme y a glissé une enveloppe contenant 4.450 euros en petites coupures et une lettre d'explications. "C'est pour les gens modestes. Joyeux Noël", pouvait-on y lire. Pour cette antenne du Secours populaire, la somme est mirobolante. Le don de 4.450 euros représente plus de la moitié du budget annuel de l'association, dont la mission est de lutter contre l'exclusion et la pauvreté, ainsi que de promouvoir l'accès au logement, à la santé et à la culture."Ceci est un don anonyme pour le secours populaire. C'est de l'argent propre, je vous fais confiance! C'est pour les gens modestes. Joyeux Noël", expliquait le mot, écrit à la main, qui accompagnait les billets de banque. Aucun nom ni signature ne figurait sur le courrier.L'enveloppe a été déposée directement au domicile du vice-président de l'association, Jacques Delelis. "L'écriture paraît enfantine, mais les mots sont choisis. Moi j'ai été touché", a-t-il réagi devant les caméras de France 3. Un don qui a tout de même nécessité l'accord du Secours Populaire de Paris avant son encaissement à la banque. Depuis cette découverte, beaucoup de questions se posent sur le généreux donateur, chacun y allant de son pronostic. Pour la présidente du comité local du Secours populaire, Maryse Toursel, il pourrait s'agir d'une "personne retraitée, (...) une personne modeste qui a peut-être un jour été aidée par le Secours populaire et qui a voulu rendre". OFFRIR DES VACANCES AUX ENFANTS OU AIDER DES FAMILLES À SE CHAUFFERLa présidente a également fait part de son étonnement, toujours au micro de France 3 : "Des dons, on en a régulièrement. mais ce n'est jamais anonyme, et c'est toujours des petites sommes", a-t-elle expliqué. Ce fut bien différent cette fois. Le Secours populaire de Vendin, commune située à quelques kilomètres de Béthune, vient en aide à une quarantaine de familles démunies. Le don anonyme va ainsi permettre "d'envoyer des enfants en vacances, d'offrir une journée de parc, ou d'acheter du pétrole et du bois pour aider des gens à se chauffer. Ça nous apporte vraiment un plus", a conclu la présidente.
L'objectif est clair : "Les épreuves de contrôle continu ne doivent pas se tenir".
"Si les professeurs ne donnent pas de sujet, ne surveillent pas, ne corrigent pas, il n'y aura rien." Pour ce professeur d'un lycée parisien, l'objectif est clair : le baccalauréat nouvelle formule ne doit pas avoir lieu. Lundi 13 janvier, il explique dans franceinfo comment certains professeurs s'organisent pour boycotter les épreuves de contrôle continu du bac. La nouvelle version du baccalauréat prévoit des épreuves en contrôle continu, les E3C. Et les premières sessions doivent se dérouler à partir du 20 janvier, et s'étaler sur un mois et demi. Elles ne sont pas prévues aux même dates selon les lycées, ni avec les mêmes sujets, rappelle franceinfo. Les enseignants, dans chaque établissement, doivent piocher dans une banque nationale de sujets. La réforme provoque la colère des enseignants et des syndicats, qui réclament l'annulation des E3C."En assemblée générale, on a voté une motion disant que les professeurs concernés par les E3C ne choisiraient pas de sujet, explique ce professeurs d'histoire dans un lycée parisien. Nous n'avons choisi aucun sujet dans les délais impartis par notre direction. Les épreuves de contrôle continu ne doivent pas se tenir."D'ailleurs, les syndicats dénoncent le manque d'organisation de ce bac nouvelle formule. "C'est l'impréparation la plus totale", estime Caroline Quiniou, enseignante à Ivry et syndiquée au SNES. La banque de sujets a été ouverte le lundi 9 décembre. Cela veut dire que l'on a fait trois mois complets de cours sans avoir aucune idée des différents types de sujets que l'on allait avoir au mois de janvier."Des accusations infondées assure le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, selon qui tout est prêt pour la tenue des épreuves. Et il a prévenu : en cas de boycott, l'institution trouvera des solutions.
Quinze participants d'une course pédestre organisée le mercredi 8 août à Vayrac (Lot) ont été attaqués par des frelons. Quatre d'entre eux ont été hospitalisés, rapporte La Dépêche du Midi.
Qui s'y frotte s'y pique. Quinze des 95 participants de l'édition 2018 de "La boucle de l'été" (8,6 km) ont fait une drôle de rencontre mercredi sur les sentiers de Vayrac. A 1,5 km de l'arrivée, le groupe s'est fait attaqué par un essaim de frelons de type européens. Le nid de ces insectes se trouvait dans un tronc d'arbre situé juste à côté du chemin de la course. Les victimes les plus sérieusement atteintes ont immédiatement été prises en charge par les bénévoles de la Protection civile qui assuraient un poste de secours pendant la course. Quatre d'entre eux, âgées de 40 à 74 ans, ont présentés des réactions allergiques et ont dû être hospitalisés à Saint-Céré. Leur pronostic vital n'est cependant pas engagé. Ils sont tous ressortis de l'hôpital dans la soirée de mercredi. Informés, les organisateurs de la course ont évité un bilan peut-être plus lourd en déviant rapidement le parcours, évitant que d'autres participants ne soient à leur tour attaqués. Les pompiers ont détruit le nid jeudi en fin d'après-midi.
L'enregistrement laisse à désirer mais la voix d'Anoosheh Ashoori ne flanche pas: "nous avons désespérément besoin de votre aide". Depuis sa prison d'Evin, en Iran, cet ingénieur à la retraite lance un appel de détresse au Premier ministre britannique Boris Johnson.
Trois ans après son arrestation à Téhéran, cet homme de 66 ans, qui a subi interrogatoires et séjours à l'isolement, grève de la faim et tentative de suicide, redoute aujourd'hui le nouveau coronavirus."Ma crainte est que le gouvernement britannique nous ait oublié", dit dans cet enregistrement datant d'une dizaine de jours, partagé par son épouse, cet homme qui dispose de deux passeports iranien et britannique.Anoosheh Ashoori rendait visite à sa mère dans la capitale iranienne en août 2017 quand il a été arrête, accusé d'espionnage pour Israël et condamné à 10 ans de prison, selon sa famille qui vit à Londres.Dans le jardin de sa maison, son épouse Sherry Izadi s'en prend aux accusations "grotesques" contre son mari, condamné selon elle à l'issue d'un procès qui n'a duré qu'une heure.Ce père de deux enfants n'a jamais pris part à une quelconque activité politique, explique-t-elle à l'AFP, "nous sommes des gens très ordinaires". "Il est parti un jour faire des courses et n'est jamais revenu.""Ce serait inimaginable pour quelqu'un qui est innocent de rester 10 ans quelque part pour quelque chose qu'il n'a pas fait", dit son épouse.Certains prisonniers étrangers ont pu bénéficier de permissions de sortie au début de la pandémie de coronavirus, à l'instar de la Britannico-iranienne Nazanin Zaghari-Ratcliffe.Anoosheh Ashoori, lui, reste derrière les barreaux et sa famille trépigne face à l'absence d'avancées de la part du gouvernement britannique.- "Rien à perdre" -Mme Izadi a rencontré le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab en octobre, mais "rien n'en est sorti", dit-elle. Le ministère leur a conseillé de ne pas parler à la presse pendant que la diplomatie était à l'oeuvre, mais M. Ashoori leur a demandé de diffuser ses déclarations, qui fait partie du journal quotidien qu'il enregistre lors des appels quotidiens avec sa femme."Il n'a rien à perdre", souligne sa fille Elika, âgée de 33 ans.Londres dénombre une douzaine d'incidents où des détenteurs de passeports britanniques ont été arrêtés depuis 2015. En mai 2019, elle a conseillé à ses ressortissants aux bi-nationaux de ne pas se rendre en Iran.L'ancien ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt avait accusé Téhéran en 2018 d'utiliser les détenteurs de passeports britanniques comme des "pions" dans un jeu diplomatique, ce que l'Iran dément.Les soutiens d'Anoosheh Ashoori et de Nazanin Zaghari-Ratcliffe sont convaincus que leurs cas sont liés à une bataille judiciaire autour d'une vieille dette de 400 millions de livres sterling (450 millions d'euros) envers Téheran liée à un contrat d'armement.La détention en Iran de bi-nationaux d'autres pays, dont l'universitaire franco-iranienne Fariba Adelkhah, a été dénoncée à maintes reprises.Dans l'un des messages envoyés depuis sa prison, M. Ashoori raconte que l'un de ses co-détenus a vu Mme Adelkhah arriver en prison, "frappée et tirée au sol par les cheveux", agonie d'injures et de coups par la police secrète.Le ministère des Affaires étrangères britanniques assure faire du sort des bi-nationaux une "priorité", traitée au plus haut niveau du gouvernement. "Nous appelons fermement l'Iran à permettre à M. Ashoori de retrouver sa famille", a déclaré un porte-parole à l'AFP.L'ambassade d'Iran à Londres rejette de son côté toute motivation politique, affirmant que "M. Ashoori a été condamné pour des délits relatifs à la sécurité nationale par une juridiction iranienne" devant laquelle il "avait le droit et la possibilité de se défendre". Elle assure que les prisonniers ont accès à des services médicaux en détention aussi bien qu'à l'extérieur.
Donald Trump devrait-il porter un masque pour donner l'exemple face à l'épidémie de Covid-19? De plus en plus de voix - dont des républicaines - affirment que oui alors que, de l'aveu même de son propre gouvernement, le temps presse cruellement pour trouver des solutions contre le nouveau coronavirus.
Le président républicain n'est jamais apparu en public avec un masque depuis le début de la pandémie, qui a fait plus de 125.000 morts aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé au monde.Surtout, il s'est moqué de son adversaire démocrate à la présidentielle du 3 novembre, Joe Biden, qui en porte et a qualifié l'usage du masque d'"arme à double tranchant" d'un point de vue sanitaire au moment même où le Sud du pays fait face à une flambée inquiétante de la maladie.Les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), qui donnent le tempo de la réponse gouvernementale au coronavirus, ont simplement recommandé son utilisation. Et non "exigé", ce qui aurait du être fait depuis "très longtemps", a regretté dimanche la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi. Tout cela pour ne pas "vexer" le milliardaire républicain, a-t-elle assuré lors d'une interview sur la chaîne ABC News. "Le président devrait porter un masque", a-t-elle asséné avant d'ajouter: "Les vrais hommes portent des masques", suggérant, comme Joe Biden l'a déjà fait, que le refus de Donald Trump de recouvrir son visage n'était qu'une question de virilité mal placée.Beaucoup d'observateurs et d'analystes assurent également que les soutiens masculins du locataire de la Maison Blanche dans les régions conservatrices du pays voient le masque comme un signe de faiblesse.- "Cela nous aiderait" -Le schisme autour du masque, dont les agences de santé du monde entier vantent désormais l'efficacité face au virus, est très politique aux Etats-Unis, comme l'a admis Donald Trump lui-même cette semaine.Mais il ne devrait pas l'être, a regretté dimanche matin le sénateur républicain Lamar Alexander, dans un rare compromis avec les démocrates. "Ca aiderait si, de temps en temps, le président en portait un. Cela nous aiderait à nous débarrasser de ce débat politique qui voudrait que si vous êtes pour Trump vous ne portez pas de masque et si vous êtes contre Trump vous le faites", a-t-il déclaré sur CNN.Interrogé peu après sur ce sujet, le secrétaire à la Santé, Alex Azar, a simplement rappelé que le président était un cas de figure "unique" car il se faisait tester "régulièrement", reprenant ainsi l'argument du milliardaire new-yorkais. Or, un dépistage lui permettrait de savoir s'il a contracté le Covid-19, mais n'empêcherait pas une contamination.Tout en ressassant le message du gouvernement fédéral (respecter la distanciation sociale, se laver les mains et porter un masque), Alex Azar a reconnu que la situation était "très grave" et que "la fenêtre se refermait pour agir et reprendre le contrôle de la situation" sanitaire. Près de la moitié des Etats américains, notamment dans le Sud et l'Ouest, ont connu une grave recrudescence du Covid-19 au cours du mois de juin et certains, comme la Floride ou le Texas, confrontés à un nombre d'infections d'une importance inédite, ont dû mettre en pause leur processus de déconfinement.Le gouverneur de Californie, où sans être aussi dramatique qu'en Floride, la situation a empiré ces dernières semaines, a ainsi annoncé dimanche la fermeture des bars dans sept comtés, dont celui de Los Angeles, deuxième plus grande ville du pays."Il y a clairement quelque chose en cours dans la Sunbelt, particulièrement chez les jeunes Américains", a reconnu le vice-président Mike Pence, en assurant que le gouvernement suivait "de très près" ce qui se passe dans ces Etats.La situation continue cependant de s'améliorer dans le Nord-Est, qui était la région la plus touchée il y a deux mois.
Alors que l'ancien Premier ministre est réputé être proche d'Emmanuel Macron, le président de son parti Les Républicains lui a envoyé un courrier lui demandant de faire "connaître (sa) position sur la campagne des européennes".
Jean-Pierre Raffarin sera-t-il aux côtés de La République en marche pour les élections européennes du 26 mai ? Fin janvier, l'ex-Premier ministre de Jacques Chirac avait déclaré qu'il "déciderait" s'il reste au sein des Républicains (LR) en fonction de la position du parti sur l'Europe, soulignant être "aujourd'hui plus près du projet de Macron". Alors que selon de nombreuses sources, il est décidé à apporter son soutien au chef de l'État, Laurent Wauquiez l'a sommé de prendre une décision. Dans un courrier daté de samedi 2 mars que s'est procuré l'AFP et qui avait été révélé par L'Opinion, le président des Républicains lui demande de faire "connaître (sa) position sur la campagne des Européennes". Il le convoque également au bureau politique du 12 mars. "Au moment où Les Républicains sont résolus à présenter aux Français des propositions à la hauteur de l'enjeu, notre bureau politique, dont vous êtes membre de droit, qui se réunit le 12 mars prochain, mérite d'entendre vos suggestions et de connaître directement votre position sur la campagne des Européennes", écrit M. Wauquiez.Wauquiez pointe "le fossé qui nous sépare d'Emmanuel Macron"Dans cette lettre de deux pages, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes rappelle à Jean-Pierre Raffarin ses positions passées sur l'Europe : "Vous avez pointé le malaise démocratique d'une Europe qui n'a su 'ni réformer, ni convaincre' (...), vous avez affirmé que 'l'Europe n'est pas fédérale' mais 'une coopérative avec des compétences définies en fonction de priorités, les autres compétences devant être renvoyées aux États-nations'". Or, fait valoir le patron de LR, "ces convictions que vous exprimiez en juin 2016, notre famille politique en a fait des piliers de son projet en juin 2018". "Et vous pouvez mesurer qu'il n'y a pas de différence entre ce que vous disiez à l'époque et les positions des Républicains aujourd'hui", et "vous pouvez mesurer tout autant le fossé qui nous sépare d'Emmanuel Macron"."Des gestes auraient été nécessaires pour ancrer Raffarin dans la famille""La presse reçoit mon courrier avant moi ?? Voilà qui libère des conventions", a ironisé dimanche Jean-Pierre Raffarin sur Twitter, sans pour autant faire connaître ses positions. Dimanche, sur LCI, la tête de liste de LR pour les élections européennes, François-Xavier Bellamy, a pour sa part appelé "chacun (à faire) des choix clairs", ajoutant qu'il ne porterait "jamais aucun jugement moral sur celui qui ne fera pas politiquement les mêmes choix que les miens".De son côté, la présidente LR de la région Île-de-France Valérie Pécresse a regretté ce lundi matin cette convocation. "Je suis très triste pour ma famille qu'on en arrive là parce que je pense que, peut-être, des gestes auraient été nécessaires pour ancrer Jean-Pierre Raffarin dans la famille", a-t-elle estimé sur RTL.
Yves de Gaulle, le petit-fils de l'ancien chef de l'État français, a échangé quelques mots avec Emmanuel Macron, au cours de la commémoration du 8-Mai à Paris.
Le président Emmanuel Macron a célébré mardi 8 mai à l'Arc de Triomphe, sous une forte pluie et devant un public clairsemé, le 74e anniversaire de la victoire contre le nazisme le 8 mai 1945. L'occasion pour le chef de l'État de s'entretenir rapidement avec Yves de Gaulle, le petit-fils de l'ancien président français. Comme le précise BFMTV, la rencontre a eu lieu peu après un premier dépôt de fleurs suivi de la Marseillaise et d'une minute de silence."La République va bien... grâce à vous""Mon père (Philippe de Gaulle, aujourd'hui âgé de 97 ans, ndlr) va bien...Et la République va bien... grâce à vous. Ce n'est pas facile, j'en ai bien conscience" lui a affirmé Yves de Gaulle. Ce à quoi le président lui a répondu : "Oui, oui, mais ce n'est pas ça qui m'arrête, il y en a qui ont affronté bien pire. On était un peu différents, les esprits étaient différents aussi mais on essaie de s'inspirer des bonnes sources".Hollande et Sarkozy présents Après ce court échange, le président a remonté l'avenue des Champs-Elysées afin de gagner la place de l'Étoile, où il a été accueilli par le Premier Ministre, Édouard Philippe, la ministre des armées, Florence Parly, ainsi que par le Chef d'Etat-major des armées, et le gouverneur militaire de Paris. Les anciens chefs d'État, Nicolas Sarkozy et François Hollande, étaient également présents.
Comme le relève Voici, la fille de David Hallyday a révélé sur Instagram avoir été victime de harcèlement scolaire.
La vie n'a pas été un long fleuve tranquille pour Emma Smet. Si la jeune mannequin s'affiche radieuse sur les réseaux sociaux, la petite-fille de Johnny Hallyday a aussi vécu des moments sombres. Comme le relève Voici, la fille de David Hallyday a dévoilé le lundi 15 octobre avoir été victime de harcèlement scolaire. Cette révélation a suivi une interpellation dont elle a été l'objet via son compte Instagram : "Je me suis fait harceler toute mon année de troisième et ça continue en seconde. Que conseilles-tu ?"Emma Smet a alors évoqué avec dignité sa propre expérience. "J'ai malheureusement vécu la même chose comme beaucoup de jeunes à l'école, a-t-elle répondu. Je te conseille d'en parler aux profs, quelqu'un d'autre, ou d'appeler le 3020 (le numéro pour dire 'Non au harcèlement' NDLR)." Comme le relaie le magazine hebdomadaire français, elle a ensuite encouragé la victime à ne pas baisser les bras : "Je te promets que ces personnes-là, en essayant de t'affaiblir, te rendent plus forte avec le temps. Ce sont des gens mal dans leur peau, ils mettent leurs insécurités sur toi. Reste forte."Un adolescent sur dix serait victime de harcèlement scolaireComme le rappelle l'article de Voici, Emma Smet est loin d'être la seule adolescente à avoir été victime de harcèlement scolaire. "Les enquêtes, qui existent depuis 2011, nous disent que 14 % des élèves du primaire, 12 % des collégiens, 2 à 3 % des lycéens se déclarent harcelés. [...] Ce chiffre revient à dire que 1 élève sur 10 est concerné", avait en effet expliqué André Canvel, le délégué ministériel chargé de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire, au Monde en 2017. L'exemple de la petite-fille de Johnny Hallyday peut peut-être les inspirer : il est possible de relever la tête et d'évoquer ces violences avec dignité.
Figure médiatique des "gilets jaunes", le chauffeur routier de Melun a été arrêté mercredi soir près des Champs-Élysées, à Paris. Après une vingtaine d'heures en garde à vue, il a expliqué jeudi soir sur Facebook "qu'(il) avait fait ça pour en arriver là".
"On voulait montrer aux Français qu'on n'était pas libre", a-t-il justifié.Éric Drouet, figure médiatique et controversée des "gilets jaunes", a été interpellé mercredi soir 2 janvier près des Champs-Élysées à Paris et placé en garde à vue pour "organisation d'une manifestation sans déclaration préalable". Le chauffeur routier de Melun a dénoncé jeudi soir en sortant d'une garde à vue d'une vingtaine d'heures une interpellation "politique". "On cherche à nous mettre des responsabilités sur le dos, alors qu'il y en a pas du tout ", a-t-il déclaré. Plus tard dans la soirée, le chef de file des "gilets jaunes" a affirmé avoir prémédité son arrestation. "Nous avons fait ça (organiser la manifestation de mercredi, NDLR) pour en arriver là. On voulait montrer aux Français qu'on n'était pas libre", a t-il expliqué lors d'un Facebook live (depuis supprimé), répondant à un internaute qui lui demandait si le gouvernement faisait "exprès de le mettre en garde à vue pour attirer la haine du peuple". "Le coup de com, je crois qu'on la fait là. C'était à condition d'aller passer 24 heures en garde à vue mais franchement c'était deux fois ce que j'attendais", a-t-il ajouté"Plus t'es médiatisé, plus c'est sympa pour ces actions-là", ajoute-t-il encore, après avoir indiqué : "Il va falloir trouver d'autres idées comme ça."Vers une "guerre des médias"Dans une vidéo postée sur Facebook samedi dernier, Éric Drouet annonçait déjà la couleur, souligne RMC. "Mercredi j'irai sur Paris, je ferai ce que je veux, tant que ça restera dans la légalité. Si ça leur plaît pas, c'est pas grave, je m'en fous. S'il faut passer 4h en garde à vue, ces 4 heures-là je les aurais. Mais après c'est leur image aussi. Ils vont dire quoi dans leur titre ? 'Arrêté parce qu'il marchait sur les Champs-Élysées'? Faut leur pourrir leur image", affirmait celui qui estime aujourd'hui qu'il s'agit d'"une guerre des médias".
Cinq personnes sont mortes dans un incendie mardi matin dans un hôpital de Saint-Pétersbourg, la deuxième ville de Russie, et, selon l'agence de presse étatique Tass, il s'agissait de malades du Covid-19 reliés à des respirateurs artificiels.
"Cinq personnes ont péri dans l'incendie, 150 ont été évacuées", a déclaré à l'AFP cette source.Le sinistre s'est déclaré à l'hôpital Saint-Guéorgui qui, d'après Tass, a été réaménagé pour accueillir des victimes du Covid-19.Selon la branche locale du ministère des Situations d'urgence, l'incendie a commencé peu après 06H00 (03H00 GMT) au 6e étage de cet établissement situé dans le nord de Saint-Pétersbourg. Il a été circonscrit peu avant 07H00 GMT et ne s'est étendu que sur 10 m2. Les défunts étaient "cinq patients qui étaient reliés à un respirateur artificiel", a précisé à l'agence TASS une source des les services de secours. Une source a dit à l'agence de presse Interfax que "le foyer de l'incendie se situait dans la +zone rouge+ de réanimation" de l'hôpital, celle où se trouvent les personnes contaminées par le nouveau coronavirus."Il est possible qu'un respirateur se soit enflammé", a ajouté cette source.Le Comité d'enquête a annoncé dans un communiqué avoir ouvert des investigations pour "mort par négligence".Selon l'agence Tass, l'hôpital Saint-Guéorgui a été mi-mars "l'un des premiers de la ville à être entièrement repensés en hôpital pour maladies infectieuses", alors que la pandémie était encore sous contrôle en Russie.C'est le deuxième incendie en quelques jours dans un hôpital russe soignant des malades du Covid-19 : samedi, une personne était morte à Moscou dans un établissement hébergeant près de 700 d'entre eux. Selon les agences de presse russes, le feu s'était aussi déclaré dans une unité de soins intensifs.La pandémie provoquée par le nouveau coronavirus prend de l'ampleur en Russie : si le taux de mortalité reste faible, environ 10.000 à 11.000 nouveaux cas sont enregistrés chaque jour depuis début mai, faisant de ce pays l'un des plus touchés.
Une cinquantaine de pompiers recherchaient dimanche une femme de 70 ans après un glissement de terrain qui a déferlé dans son jardin, dans le quartier de la Madeleine, à Nice.
Conséquence de la tempête Amélie, des pluies torrentielles se sont abattues ce dimanche 3 novembre sur les Alpes-Maritimes et pourrait bien avoir provoqué un glissement de terrain à Nice aux conséquences dramatiques. "On peut imaginer qu'il y a un lien entre l'affaissement de ce talus et les fortes pluies", a indiqué un responsable des pompiers à l'AFP.Un mur de soutènement a cédé vers midi et des tonnes de terre se sont déversées dans le jardin de la maison située en contrebas et auraient pu ensevelir la propriétaire de la maison. Une cinquantaine de sapeurs-pompiers, aidés de chiens de recherche, étaient à la manœuvre pour tenter de retrouver la retraitée de 71 ans."La famille, qui était présente quand le talus s'est affaissé sur la maison, a appelé la septuagénaire mais elle ne leur a pas répondu et n'a pas donné signe de vie depuis. Tout nous laisse à penser qu'elle est sous cet amas de terre", a indiqué le directeur départemental adjoint du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) Jimmy Gaubert. Les Alpes-Maritimes ont été frappées par la tempête Amélie bien plus fort que prévu. Le département a été placé par Météo France en vigilance orange pour pluies et inondations et vigilance jaune pour vagues-submersion une bonne partie de la matinée avant de repasser en vigilance jaune à midi. Vers 02h du matin, les pompiers avaient réalisé 30 interventions en une heure sur la ville de Nice, en venant notamment en aide à une quinzaine de "naufragés de la route". Le départ du marathon Nice-Cannes a pour sa part été maintenu mais décalé d'une demi-heure.
Bibelots, meubles, tableaux, souvenirs... : le fameux "bleu Michou" du nom du fondateur du célèbre cabaret transformiste de Montmartre et de sa couleur fétiche, sera à l'honneur le 10 juillet à l'occasion de la vente aux enchères du mobilier de son appartement parisien, a annoncé mardi Artcurial.
Avec son éternel brushing blond platine, le "prince bleu de Montmartre" et figure emblématique des nuits parisiennes de 1956 jusqu'à son décès fin janvier, a accumulé toute sa vie des objets célébrant sa couleur préférée qu'il déclinait aussi du costume aux lunettes, à la scène comme à la ville."Niché à quelques pas du cabaret, son intérieur montmartrois, à l'image de sa personnalité singulière, révèle une collection remarquable et un décor unique de près de 300 pièces signées de ses amis dont des artistes de Montmartre : le peintre Gen Paul, Bernard Lorjou, Gérard Pamboujian, mais aussi Jean Marais ou encore le maître verrier Jean-Claude Novaro", souligne la maison de vente.Si en juillet les conditions sanitaires empêchent toujours une adjudication en présence du public, celle-ci se déroulera alors uniquement en ligne le même jour.De son vrai nom Michel Catty, Michou s'est éteint le 26 janvier dernier, à l'âge de 88 ans.
Deux hommes, nés en 1981 et 1989, ont été placés en garde à vue après une altercation survenue jeudi 5 septembre.
Patrick Balkany a été agressé dans sa commune de Levallois-Perret, jeudi 5 septembre. Deux hommes ont été interpellés puis placés en garde à vue. L'édile de la ville des Hauts-de-Seine a été "bousculé" vers 17h et "deux gardiennes d'immeubles sont venues à son aide", a précisé le parquet, confirmant une information de BFMTV. Les circonstances de l'agression n'ont pas été précisées dans l'immédiat.Les faits se sont produits non loin de la mairie, a complété une source policière. Deux hommes, nés en 1981 et 1989, ont été placés en garde à vue. Le maire et les deux femmes ont porté plainte, selon la même source, qui ajoute que l'enquête a été confiée au commissariat de Levallois-Perret. Patrick et Isabelle Balkany sont en attente de leur jugement dans deux affaires judiciaires: le 13 septembre, la justice doit rendre sa décision dans une affaire de "fraude fiscale" pour laquelle l'accusation a requis contre le maire quatre ans de prison ferme et quatre ans dont deux avec sursis contre son épouse. Le 18 octobre, le tribunal correctionnel de Paris rendra son jugement dans un second volet dans lequel ils sont soupçonnés de "blanchiment à grande échelle". Le parquet avait requis sept ans de prison ferme contre le maire et quatre ans avec sursis contre la première adjointe. Patrick Balkany est par ailleurs convoqué mi-septembre par la police judiciaire qui le soupçonne d'avoir employé des chauffeurs de sa mairie à des fins personnelles, notamment pendant des vacances.
Dans un clip, des avocats du Havre (Seine-Maritime) critiquent la volonté du gouvernement d'engager une réforme de la justice de proximité. Il pourrait n'y avoir plus qu'un tribunal par département.
Des avocats du Havre (Seine-Maritime) ont choisi de reprendre une chanson d'Orelsan pour manifester leur mécontentement. "Si on avait fait une conférence de presse avec quatre ou cinq personnes, on aurait eu peu de vues. (...) Ce clip nous permet d'atteindre les jeunes", explique Élisa Haussetête, avocate au barreau du Havre. "Si on avait employé un langage habituel d'avocat, un langage pompeux, personne ne nous aurait écouté", renchérit Étienne Lejeune, lui aussi avocat au barreau du Havre. Pourquoi ces avocats protestent-ils ? Parce que le gouvernement veut engager une réforme de la justice de proximité. L'objectif serait d'avoir un tribunal par département. "Ça pose la question de l'égalité de tous quant à l'accès au droit", commente Pascale Guerrard-Berquer, bâtonnière du barreau du Havre.
"Il n'était peut-être pas pote avec la religion mais Dieu l'avait pour pote": des centaines d'admirateurs et curieux se sont rassemblés jeudi après-midi sur le parvis de l'église Saint-Germain-des-Prés pour un dernier hommage à l'humoriste et comédien Guy Bedos, décédé il y a une semaine à l'âge de 85 ans.
Une grande photo de l'artiste, vêtu d'un pull rose, était affichée sur un des piliers de l'église dont l'accès, réservé à des personnalités du monde du spectacle, était protégé par des barrières en raison de l'épidémie de coronavirus.L'arrivée du cercueil a été saluée par des applaudissements et des "merci!" lancés par la foule - peu sensible aux consignes de distanciation physique. Dès le début de la cérémonie, la voix de Guy Bedos, retransmise à l'extérieur de l'église par des hauts-parleurs, a résonné. "Je veux pas qu'on m'enterre... Je voudrai qu'on m'embaume". C'était le début d'un sketch capté à l'Olympia.En pleurs, son amie Muriel Robin, proche de la famille du comédien, a salué la mémoire d'un homme "gentil, tellement gentil", qu'elle considérait comme "un grand frère"."Guy tu étais ce merveilleux frère toujours prêt à écouter... Avec toi j'ai eu un neveu et une nièce. Tu m'as fait un énorme cadeau en me faisant découvrir la Corse (...) Je te serre fort dans mes bras (...) ta gentillesse et ton si beau regard vont nous manquer. Merci et bravo", a-t-elle lâché, la voix nouée, avant de crier: "Bravo, bravo, bravo".Muriel Robin avait fait deux spectacles avec lui au début des années 1990.A la fin de son hommage, salué par des applaudissements dans l'église et à l'extérieur, a retenti la musique de Vladimir Cosma pour le film d'Yves Robert, "Un éléphant ça trompe énormément".La cérémonie s'est poursuivie, mêlant chansons ("Ma plus belle histoire d'amour", de Barbara, "Formidable" de Charles Aznavour...) et prises de paroles de proches et d'amis."Mon Dieu, qu'est-ce que tu en as énervé des cons", s'est rappelé Michel Boujenah, entre deux sanglots.Avant le début la cérémonie, Nicolas, le fils cadet du comédien, sans masque, cravate dénouée et portant un parapluie, avait salué la foule d'un baiser de la main avant d'accueillir dans l'église plusieurs personnalités du monde du spectacle, dont le comédien Jean-Paul Belmondo, 87 ans, se déplaçant avec une béquille et soutenu par son fils Paul.- "Ce n'est qu'un au revoir" -Guy Bedos "n'était pas très pote avec la religion mais très ému par les églises", avait posté Nicolas sur son compte Twitter avant les obsèques de son père."Il n'était peut-être pas pote avec la religion mais Dieu l'avait pour pote", lui a répondu le curé de Saint-Germain-des-Prés, le père Antoine de Folleville.En sortant de l'église, dont les cloches sonnaient à la volée, plusieurs participants à la cérémonie chantaient "ce n'est qu'un au revoir" tandis que la foule, d'où fusaient des youyous, applaudissait une dernière fois l'artiste.Parmi les personnalités présentes, on remarquait plusieurs acteurs et actrices comme les comédiennes Fanny Ardant et Catherine Frot ainsi que les comédiens Pierre Richard, François Berléand, Alex Lutz ou encore Benoit Magimel. Les journalistes Anne Sinclair, Mireille Dumas, Franz Olivier Giesbert et Michel Drucker étaient également présents ainsi que le dramaturge Jean-Michel Ribes.L'ancien ministre Jack Lang et l'actuel ministre de la Culture Franck Riester ainsi qu'Arnaud Montebourg ont également suivi la cérémonie.Dans la foule des anonymes, un homme portait une pancarte "l'humour est un humaniste" avec, au recto: "merci Guy Bedos", rappelant son soutien aux sans-logis et à l'association Droit au logement.Les funérailles du comédien doivent avoir lieu en Corse dans "l'intimité"."...Puis on t'envole en Corse, dans ce village qui te rendait un peu ta Méditerranée d'Alger. On va chanter avec Izia et les Tao, du Higelin, du Trenet, du Dabadie et du Nougaro. On va t'faire des violons, du mélodrame a capella: faut pas mégoter son chagrin à la sortie d'un comédien", écrivait Nicolas Bedos dans une lettre lue sur France Inter.
Une théologienne de 73 ans a annoncé lundi se porter candidate à l'archevêché de Lyon, dans l'espoir de provoquer une "prise de conscience" devant "l'invisibilité" des femmes dans l'Eglise catholique.
Habituellement, la nomination d'un archevêque n'implique pas de candidature : le pape choisit parmi des noms qui lui sont proposés par le Nonce apostolique à Paris, ambassadeur du Saint-Siège.Mais Anne Soupa a "décidé" de bousculer les codes et de se lancer pour l'archevêché de Lyon, où la place est officiellement vacante depuis la démission du cardinal Philippe Barbarin en mars."Je vais envoyer (au Nonce à Paris) une profession de foi, un programme pour Lyon, une biographie et un communiqué de presse", a déclaré à l'AFP la bibliste, qui a fondé en 2009 la Conférence catholique des baptisés francophones, un mouvement réformateur qui revendique plusieurs milliers d'adhérents.De cette candidature, Anne Soupa espère surtout "une prise de conscience qu'un autre visage de l'Eglise est possible" alors qu'aujourd'hui "aucune femme" ne dirige de diocèse, n'est prêtre ou diacre. Dans sa profession de foi transmise à l'AFP, elle invite les femmes "bridées" à "candidater partout où elles se sentent appelées".Anne Soupa n'exerce pas comme religieuse mais revendique un travail de terrain "depuis plus de 35 ans". Elle préside notamment le Comité de la jupe, qui milite depuis 2008 pour une juste reconnaissance des femmes au sein de l'Eglise. Elle est également favorable à un autre type de gouvernance de l'Eglise, où les laïcs auraient un rôle. "Au moment où l'Eglise est dans une crise très profonde, il faut se mettre un autre schéma dans la tête", a-t-elle affirmé.Pourquoi Lyon ? La Parisienne, qui a vécu quatre ans à Lyon, souligne les abus "très graves" longtemps étouffés par le diocèse, en référence à l'affaire Preynat, du nom de l'ancien prêtre reconnu coupable pour agressions sexuelles sur de jeunes scouts entre 1971 et 1991, mais qui a fait appel.Cette affaire, qui a éclaté en 2015, a éclaboussé toute la hiérarchie catholique à travers le cardinal Philippe Barbarin. Condamné l'an dernier pour ses silences sur l'affaire, le prélat a été relaxé en appel mais a démissionné de ses fonctions d'archevêque de Lyon."L'Eglise reste déchirée, prisonnière de ce cléricalisme", a affirmé Anne Soupa qui veut voir dans sa candidature "une main tendue" pour une certaine modernisation.
La fausse couche a été reconnue en septembre 2017 comme accident du travail par la branche spécialisée de l'Assurance maladie.
Elle avait été renvoyée quatre mois après avoir fait une fausse sur son lieu de travail. Une caissière conteste devant le conseil de prud'hommes son licenciement en 2016 par le magasin O'Marché frais de La Courneuve. Son ancien employeur, lui, met en avant des erreurs de caisse régulières. Décision le 24 septembre."Les employeurs invoquent des erreurs de caisse pour justifier le licenciement", a indiqué à l'AFP par téléphone l'avocat de la caissière Me Montasser Charni mais, selon lui, ils lui "reprochent en fait d'avoir mis en cause ses conditions de travail". "C'est ce qui transpire du compte-rendu de l'entretien préalable", assure-t-il. La fausse couche survenue le 8 juin 2016 sur son lieu de travail après quatre mois et demi de grossesse a été reconnue en septembre 2017 comme accident du travail par la branche spécialisée de l'Assurance maladie, selon son avocat.Le 8 juin 2016, elle avait perdu les eaux derrière son tapis de caisse "après avoir porté une pastèque de 13 kg", explique au Parisien son avocat. Elle avait perdu son bébé quelques jours plus tard à l'hôpital. "Son employeur lui avait demandé de hausser la cadence, l'obligeait à se tenir debout et à décharger des caddies, y compris des charges lourdes comme des packs d'eau et des pastèques", dénonce le conseil de la caissière. Selon lui, l'erreur de caisse ne peut être retenue par ailleurs car celles-ci "peuvent être pilotées depuis la console centrale" du supermarché."J'étais enceinte, je cherchais un logement... La direction licenciait les gens pour un oui ou pour un non, raconte la plaignante au Parisien. Je sentais que ça allait être mon tour. On me demandait d'ailler plus vite, toujours plus vite." L'ex-employeur, lui, se dégage de toute responsabilité. "Cette fausse couche est tout à fait regrettable, gravissime. Mais la société n'est en rien responsable", assure au quotidien l'avocat de l'enseigne. Lors de l'audience il a rappelé les "49 erreurs de caisse relevées dans un laps de temps limité", puis les "mises en garde" de la direction en 2015 et en 2016.Lors de l'audience de départage de mardi en présence d'un juge professionnel, après une première audience en mars 2018 à l'issue de laquelle les conseillers prud'homaux n'ont pu trouver un accord, la caissière a demandé 100.000 euros de dommages et intérêts au titre de la nullité du licenciement et 50.000 euros pour harcèlement moral.
La majorité assure qu'il n'y aura "pas de réduction de service".
La région Île-de-France va utiliser 730.000 euros du budget dédié au transport des personnes en situation de handicap pour financer une consultation internationale sur l'avenir des autoroutes, lancée par le Forum métropolitain du Grand Paris, a rapporté France Bleu Paris dimanche 8 juillet."C'est un signal négatif envoyé aux personnes en situation de handicap dans notre région. L'isolement et le manque de mobilité des personnes handicapées est un sujet trop sérieux pour qu'on réduise les budgets", a dénoncé Mounir Satouri, élu francilien et président du groupe Alternative écologiste et sociale. Il estime que cette décision, découverte début juillet en commission permanente, est un "scandale"."Comme l'an dernier, on a budgété 14 millions d'euros alors que les dépenses prévues cette années seront (de) 12 millions d'euros", a expliqué le conseiller régional en charge du handicap, Pierre Deniziot. "Il n'y a donc pas de réduction de service, c'est de l'argent qui ne va pas être utilisé", a-t-il encore dit pour défendre la présidente de la région Valérie Pécresse et son vice-président chargé des transports, Stéphane Baudet. "Pourquoi ne dépense-t-on pas plus dans la limite des fonds ?", s'interroge de son côté le comité Entente, qui réunit les associations franciliennes de personnes en situation de handicap. "Lorsque nous l'avons appris en commission permanente, début juillet, alors que beaucoup de gens sont déjà partis en vacances (...) nous avons été tout simplement stupéfaits", explique-t-on au comité.
Les deux victimes ont dévissé dans une face du sommet mythique de la Pierra Menta.
Deux alpinistes ont trouvé la mort samedi 8 septembre en milieu de journée dans le massif du Beaufortain, sur la commune de la Plagne-Tarentaise (Savoie), a-t-on appris auprès du Peloton de gendarmerie de haute-montagne. Les deux victimes, âgées de 27 ans et originaires de Haute-Savoie selon le Dauphiné Libéré, ont dévissé alors qu'elles entamaient l'ascension de la Pierra Menta, sommet culminant à plus de 2.700 mètres. Les secours ont été alertés vers 12h30 par un randonneur situé en contrebas de l'endroit de l'accident, et qui a assisté à la fin de la chute d'un des deux randonneurs. Des hommes du peloton de gendarmerie de haute-montagne (PGHM) de Saint-Jean-de-Maurienne, accompagnés d'un médecin, se sont rendus sur place en hélicoptère et n'ont pu que constater le décès des deux jeunes hommes. Selon les premiers éléments de l'enquête, confiée par le parquet d'Albertville au PGHM de Bourg Saint-Maurice, les victimes ont fait une chute de plus de 100 mètres.
"Je ne suis pas sûre que la prison soit la meilleure solution mais j'espère qu'il réfléchira et qu'il ne recommencera pas", a commenté Julia, qui avait été prise à partie fin mars place de la République, en marge d'une manifestation contre Abdelaziz Bouteflika.
L'individu qui avait agressé une femme transgenre à la sortie d'une bouche de métro de la place de la République, à Paris, a été condamné à 10 mois de prison, dont 4 avec sursis. Jugé en comparution immédiate, Seddik A., 23 ans a été reconnu coupable de "violences volontaires sans incapacité totale de travail (ITT) commises à raison de l'identité de genre". Son sursis a été assorti d'une mise à l'épreuve, ainsi que d'une interdiction d'entrer en contact avec la victime."La justice a fait son travail", a estimé Julia à la sortie de l'audience, formulant des réserves quant à le peine d'emprisonnement à l'encontre de son agresseur. "Je ne suis pas sûre que la prison soit la meilleure solution mais j'espère qu'il réfléchira et qu'il ne recommencera pas", a t-elle poursuivi. Son avocat s'est félicité d'un procès "symbole", "car la justice française aujourd'hui a pris en compte le caractère discriminatoire des actes transphobes". Dimanche 31 mars, en marge d'une manifestation organisée contre l'ex-président algérien Albdelaziz Bouteflika. La jeune femme de 31 ans avait été malmenée à proximité d'une bouche de métro. Cette vendeuse dans une boutique de luxe qui a commencé sa "transition" de sexe il y a 8 mois avait été prise pour cible par un groupe d'hommes. Sur une vidéo-surveillance projetée mercredi lors de l'audience, on voit Seddik A. lui toucher les cheveux et lui asséner plusieurs coups violents au visage. Julia finit par s'échapper par la bouche de métro grâce à l'aide de plusieurs agents de la RATP. S'il n'a pas nié les violences, Seddik A. a en revanche affirmé ne pas avoir proféré d'insultes visant les personnes transgenres, déclarant à l'audience ne pas être "homophobe". "C'est une peine sévère, qui répond à l'engouement médiatique autour de ce dossier", a estimé son avocate Me Mariame Touré. "Le caractère transphobe n'a pas été prouvé", a ajouté son second avocat Rachid Madid. "Contrairement à ce que certains ont dit, ce n'était pas le procès de la transphobie: c'était le procès d'un homme qui a commis des violences sans ITT, comme on en voit quotidiennement dans ce tribunal", a-t-il commenté.
Convaincre une légende comme Anthony Hopkins d'être la vedette de son film n'est pas une mince affaire pour un réalisateur, surtout s'il effectue ses premiers pas dans le cinéma.
Mais l'auteur français Florian Zeller était si motivé qu'il a changé le prénom et la date de naissance de son personnage pour ceux de la star. Et Anthony Hopkins a fini par accepter de jouer "Le Père", adaptation cinématographique de la pièce à succès du même nom qui a valu à Florian Zeller un Molière en 2014 et une kyrielle d'autres prix à l'étranger."J'ai vraiment écrit le scénario pour lui. C'est lui que je voulais et dont je rêvais", explique le réalisateur à l'AFP. "Jusqu'à ce que quelqu'un vienne et dise que ce n'est pas possible, ça veut dire que c'est possible."Outre l'acteur britannique, Florian Zeller a aussi embarqué dans l'aventure une star oscarisée comme lui en la personne d'Olivia Colman, qui incarne la fille d'Anthony Hopkins dans ce drame plongeant au coeur de la démence et de ses multiples facettes.Le film, qui flirte parfois avec le thriller et le film d'horreur, emporte les spectateurs dans un voyage déconcertant à l'intérieur de l'esprit d'Anthony Hopkins, en train de sombrer.Des membres de la famille deviennent méconnaissables tandis que des étrangers apparaissent inexplicablement dans son appartement londonien, qui semble lui-même se transformer sous les yeux du personnage, et ceux du spectateur.Anthony Hopkins "est très connu pour les rôles où il contrôle tout", relève Florian Zeller. "J'ai pensé que ce serait fort de voir cette même personne en train de perdre le contrôle, une manière de renoncer à ce qu'on sait de lui, ce visage d'Hannibal Lecter", le glaçant tueur en série du "Silence des Agneaux".- "On pleurait tous" -Le film a été projeté la semaine dernière au festival de Toronto après avoir reçu des critiques élogieuses au festival de Sundance en janvier dernier. Il devrait sortir sur les écrans en décembre.Les Oscars ne seront décernés qu'en avril prochain mais beaucoup considèrent déjà que cette performance dans "Le Père" offrira à Anthony Hopkins sa sixième nomination.Paranoïa, colère, désespoir puis effondrement émotionnel: l'acteur explore une étonnante palette d'émotions au fur et à mesure que l'état mental de son personnage se détériore. "C'est le maître des sous-entendus. J'ai toujours admiré la manière dont il utilise les mots, pour créer le danger, l'anxiété", analyse M. Zeller.Agé de 82 ans, Anthony Hopkins a expliqué avoir puisé dans sa propre mortalité pour ce rôle intense."Anthony est un acteur très instinctif. D'une certaine façon, il a recours à ses instincts plus qu'à toute autre chose, et très souvent la première prise était la meilleure", poursuit le réalisateur. "Ca a un côté magique... On pleurait tous sur le plateau"."Le Père" a été inspiré à Florian Zeller par sa grand-mère, dont il était très proche et qui a commencé à souffrir de démence lorsqu'il avait quinze ans. "Avec ce que nous connaissons en ce moment à cause du virus, nos grands-pères, nos pères, nos grands-mères si vulnérables; je pense que nous sommes tous très connectés et inquiets de cette fragilité de la vie", dit l'auteur.Son film est pourtant loin d'être sombre. Hopkins donne à son personnage malicieux des bouffées d'humour et de charme, comme lorsqu'il flirte éhontément avec la jeune Laura (Imogen Poots), dernière en date de ses infortunées soignantes.La musique joue aussi un rôle central dans "Le Père".Florian Zeller a réussi à convaincre le compositeur italien Ludovico Einaudi d'écrire la bande-son du film.Et lorsqu'Anthony Hopkins a parlé de son amour pour "Les Pêcheurs de Perles" de Georges Bizet, Zeller a incorporé un air de cet opéra dans le scénario. "J'ai exaucé son rêve parce qu'il a exaucé le mien", sourit Florian Zeller.
En voulant effectuer des travaux de terrassement dans leurs jardins respectifs, les propriétaires de deux maisons à Ahuillé, près de Laval, ont découvert des montagnes de détritus dans la terre.
Heureux d'avoir pu acheter leurs maisons respectives à Ahuillé, près de Laval, les propriétaires ont vite déchanté. C'est en commençant à faire des travaux de terrassement début juillet dans leurs jardins communicants qu'une jeune femme et un couple ont découvert le pot aux roses : une décharge publique se trouve dans le sol des deux terrains. "La pelleteuse a commencé à creuser et vous voyez, on trouve du plastique, des bidons, des morceaux de verre, de la ferraille", confie Jessica à France Bleu Mayenne. Avec son compagnon Franck, ils étaient déjà locataires depuis trois ans, mais n'étaient "au courant de rien". L'information semble en effet totalement secrète. "Notre notaire a recherché. Il n'a trouvé aucun document y faisant référence", ajoute Jessica à Ouest-France.Pourtant, certains habitants du village ont un souvenir très vif de cette décharge. "Vous savez à l'époque, tout le monde venait jeter ses déchets ici", relate ainsi un riverain. Espérant découvrir le fin mot de l'histoire, le couple s'est rendu à la mairie. Un des adjoints au maire confirme l'information : "il y avait eu une ancienne décharge dans le secteur et que c'était resté tel quel". Depuis les années 1970, le terrain a ensuite été vendu à un entrepreneur qui l'a découpé en parcelles. Les maisons des deux propriétaires ont été construites en 2007, sans que personne ne se préoccupe de cette décharge.Les garagistes y "jetaient des vieilles voitures""Le problème, c'est qu'on ne sait pas où cette décharge s'arrête, s'inquiète Jessica. Si cela concerne uniquement le jardin, dans ce cas je demande qu'on nous retire les déchets, mais s'il y en a aussi sous la maison, j'aimerais que la vente soit annulée." Pour l'ancien maire Pierre-Marie Ledauphin, en poste au moment de la construction, la décharge ne dépasse pas le périmètre du jardin. Mais l'ampleur reste tout de même à vérifier. "Les employés communaux faisaient le ramassage et déposaient tout là. Même chose pour les garagistes qui jetaient les vieilles voitures", assure en effet un ancien du village. La maire actuelle, Christelle Relin, se trouve, elle aussi, dans l'incapacité de connaître l'étendue des dégâts pour le moment. Tout comme la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement qui affirme que "ce site est complètement inconnu", rapporte encore France Bleu Mayenne. Chloé, l'autre propriétaire ne compte pas s'éterniser et a déjà annoncé vouloir annuler l'achat de sa maison. Selon l'huissier qui l'accompagne, les expertises pour déterminer l'ampleur de la pollution et possiblement de contamination à l'amiante, pourrait prendre des mois.
Se disant "gaulliste", elle s'imagine en "candidate des territoires et des terroirs".
Elle est l'une des inspiratrices du mouvement des "gilets jaunes", avec une vidéo postée sur les réseaux sociaux, dans laquelle elle lançait "mais qu'est-ce que vous faites du pognon ?" Aujourd'hui, ses relations avec les "gilets jaunes" se résument surtout à des critiques et des menaces de mort. Ce qui ne l'empêche pas d'envisager une candidature à l'élection présidentielle en 2022;Tout est parti le jeudi 18 octobre 2018 d'une interview de l'ancien ministre de la Transition écologique François de Rugy. "Il annonçait qu'on allait avoir des péages à l'entrée des grandes villes. Je me suis dit: c'est pas possible, ils ne se rendent pas compte de l'état de nos finances", se souvient la Bretonne, fille d'un maçon et d'une crêpière.À l'époque, Jacline Mouraud faisait essentiellement "des vidéos comiques" pour "donner un rayon de soleil" à ses amis. Mais cette fois, c'est différent: elle en "a marre". "J'ai fait ma petite liste de tout ce qu'on subissait en tant que conducteur et j'ai fait mon coup de gueule", dit-elle.La quinquagénaire, qui gagne sa vie en jouant de l'accordéon dans des thés dansants, prend alors son smartphone et réalise "en une seule prise" une vidéo, dans laquelle elle interpelle "Monsieur Macron" et dénonce "la traque aux conducteurs". Péages, "chasse" aux véhicules diesel, radars, prix du carburant, contraventions: tout y passe. Avec un refrain: "Mais qu'est-ce que vous faites du pognon des Français ?!" Elle sera vue six millions de fois."Y a un moment, quand on est excédé, il faut que ça sorte. Quand ça a été dit, j'ai été soulagée. J'ai mis ça sur mon Facebook et puis, après, je n'y ai plus pensé", raconte-t-elle. Mais très vite, la vidéo devient virale et les témoignages affluent. Invitée à débattre à la télé avec des députés, Jacline Mouraud reçoit peu après une réponse filmée de la secrétaire d'État à l'Écologie Emmanuelle Wargon."Toute ma vie a changé", dit cette mère de trois enfants adultes. Devenue une des porte-parole du mouvement naissant des "gilets jaunes", elle appelle, dès les premières violences à Paris, à une "sortie de crise" et est reçue à Matignon, ce qui lui vaut des menaces de mort de la part des plus radicaux. Mais "plus ils me menacent, plus je suis motivée", assure-t-elle. "Passionnée" par la politique, elle lance en janvier un micro-parti, Les Émergents, mis "entre parenthèses" quelques mois plus tard, après le départ de plusieurs membres du bureau qui dénoncent son "culte de la personnalité". "Je les remercie d'être partis. De toute façon, ils m'auraient trahie un jour ou l'autre", affirme-elle. Ces péripéties ne l'empêchent pas de songer à la présidentielle de 2022. "Je veux prouver aux gens qu'on peut partir de la forêt de Brocéliande et aller le plus haut possible", dit-elle, en s'imaginant déjà la "candidate des territoires et du terroir" si elle obtient les 500 parrainages de maires.Se disant "gaulliste", la quinquagénaire reste inclassable et prend parfois des accents à la Pierre Rabhi (un des pionniers de l'agroécologie) quand elle assure qu'"il faut consommer le moins possible pour être heureux" ou que "plus on a de biens, plus on est aliénés". "Mais je ne suis pas décroissante", assure-t-elle. Hypnothérapeute, elle a dû arrêter ses séances à domicile, de peur de tomber sur un "nid de 'gilets jaunes'" hostiles. Et dit ne vivre qu'avec quelques centaines d'euros par mois après avoir vendu son SUV pour acheter une berline.Vendredi, Jacline Mouraud doit devenir porte-parole du Comité Bastille, un groupe de réflexion qui propose une vaste réforme fiscale, comme la suppression de tout impôt sur le revenu et l'instauration d'un impôt sur le patrimoine passif. Une réforme "qui règlera tous les problèmes de la France", assure-t-elle. "Pourquoi il y a des problèmes en France ? Parce qu'on ne prend pas assez aux plus riches qui ont des niches fiscales partout. Nous les plus pauvres, on ne peut pas négocier notre impôt."
Le député de La Réunion a brandi lundi 26 novembre un gilet jaune à la tribune de l'Assemblée nationale, dénonçant des droits "bafoués" sur l'île, secouée par des manifestations émaillées de violences, et un "comportement colonial du gouvernement français".
Tout comme Jean Lassalle quelques jours auparavant, Jean-Hugues Ratenon a arboré un gilet jaune lundi soir à l'Assemblée nationale. Contrairement à l'ancien candidat à la présidentielle, le député La France insoumise n'a pas porté le gilet, symbole de ceux qui manifestent depuis 10 jours contre la hausse des taxes sur le carburant, mais l'a brandi à la tribune. Cet élu de la Réunion voulait dénoncer des droits "bafoués" sur l'île, secouée par des manifestations émaillées de violences.L'Insoumis devait initialement défendre une motion préalable de rejet du projet de budget, qu'il a qualifié de "loi d'insécurité sociale". Il a saisi l'occasion d'être à la tribune pour dresser un long réquisitoire de la politique menée à La Réunion."Je dénonce le comportement colonial du gouvernement français"Sur l'île, "la notion de liberté, égalité et fraternité est totalement bafouée par l'arrogance du pouvoir, la corruption des élus d'ici ou là-bas, et par votre manque d'humanité, vous les députés de la majorité", a-t-il lancé sous les protestations des élus visés.À La Réunion, qui traverse une "crise sociale intense", "le gros aide le gros, personne n'aide le petit", a-t-il affirmé. Le droit au travail, le droit de circuler, le droit à l'éducation et encore le droit à la santé, avec notamment l'eau souvent "impropre à la consommation", ne sont pas assurés, a poursuivi le député. Pour les Réunionnais, c'est aussi selon lui la "double peine" avec des prix qui "explosent chaque mois" et des revenus peu élevés."Le peuple réagit" et "face à cela, votre réponse c'est la répression", a critiqué le député. "Je dénonce le comportement colonial du gouvernement français", a-t-il martelé devant le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin. "Monsieur Jean Lassalle a exprimé la souffrance du peuple ici dans cet hémicycle, permettez-moi de mettre en avant le drapeau 974 de la résistance", a-t-il déclaré avant de dévoiler un gilet jaune caché dans sa veste. Le président de séance Marc Le Fur (Les Républicains) a alors brièvement interrompu la séance et le député a rangé le gilet jaune. Les députés ont alors repris leurs échanges sur le budget de la sécurité sociale.La ministre des Outre-mer Annick Girardin a annoncé qu'elle irait mercredi à la rencontre des "gilets jaunes" à La Réunion, où elle fera des annonces notamment sur le coût de la vie, alors que le nombre de barrages sur l'île est reparti nettement à la hausse.
Edouard Philippe a proposé samedi de reporter au 4 octobre le référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie initialement prévu au 6 septembre, en raison des difficultés logistiques nées de la crise du Covid-19, annonce un communiqué de Matignon.
Le Premier ministre a transmis un projet de décret avec cette nouvelle date aux présidents du gouvernement et du congrès de Nouvelle-Calédonie pour avis consultatif sous 15 jours. Le texte devrait être présenté en Conseil des ministres dans la deuxième quinzaine de juin, l'Etat fixant la date du référendum. "Dans le souci de garantir le caractère irréprochable de l'organisation du référendum", le Premier ministre "propose que la date du référendum" sur l'accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie, "initialement arrêtée au 6 septembre 2020, soit fixée au 4 octobre 2020", explique le communiqué.Car même si "les opérations de préparation du référendum ont été poursuivies" pendant la crise sanitaire, "un risque demeure sur l'encadrement des procédures de vote", explique Matignon."Notre capacité à réunir 250 candidatures pour les observateurs nationaux et internationaux, et à les acheminer en Nouvelle-Calédonie dans des délais compatibles avec les trois semaines de quarantaine requises à ce jour" pour chaque arrivant en Nouvelle-Calédonie "n'est pas assurée", ajoute le communiqué.Grâce à une réduction drastique des vols internationaux et une quarantaine très stricte, la Nouvelle-Calédonie n'a comptabilisé que 18 cas de Covid-19. Dans des courriers au président du gouvernement, le loyaliste Thierry Santa (Avenir en Confiance, proche des Républicains), et au président du Congrès, l'indépendantiste kanak Rock Wamytan (UC-FLNKS), le Premier ministre souligne qu'il s'agit d'"assurer le caractère irréprochable de l'organisation du référendum, afin que son résultat soit incontestable et incontesté". Après le premier référendum, qui s'est tenu le 4 novembre 2018 et a vu la victoire du "non" à l'indépendance (56,7%), la date d'un deuxième référendum avait été fixée par le Premier ministre au 6 septembre 2020, moins de deux ans après le premier, comme prévu par l'accord de Nouméa qui organise la décolonisation progressive de l'archipel.
Une cigarette électronique a explosé dans une rame du RER A, lundi 15 juillet, à proximité de la gare de Houilles-Carrières-sur-Seine. L'incident n'a pas fait de blessé mais a provoqué des retards dans la circulation des trains.
Le trafic du RER A était très perturbé lundi matin en raison de plusieurs incidents, dont un survenu dans les Yvelines, près de Houilles-Carrières-sur-Seine, à l'ouest de Paris. Peu avant 9 heures, la cigarette électronique d'un passager a explosé dans l'une des rames, indique France Info sur son site Internet. Sur son compte Twitter, la SNCF parlait d'un "acte de malveillance à bord du train".Aucun passager n'a été blessé mais un bruit sourd a retenti et l'explosion a provoqué un dégagement de fumée. Le trafic a dû être interrompu pour permettre aux agents de la SNCF d'intervenir. Le train a stationné une vingtaine de minutes en gare de Houilles-Carrières-sur-Seine, avant de repartir. Le trafic en provenance de Normandie a été impacté par cet incident, certains trains ayant dû être déroutés, précise France Info. La circulation a accusé des retards de dix à trente minutes.
23 avril 2017 : Marine Le Pen est au second tour mais arrive en seconde position derrière Emmanuel Macron. Le rêve qui semblait accessible de la première place s'anéantit et la campagne d'entre-deux tours s'annonce compliquée.
Pourtant, elle ne débute pas si mal. La candidate du Front national enchaîne les coups de communication avec succès. Elle grille notamment la priorité au candidat d'En marche en allant à la rencontre des salariés de Whirpool avant son arrivée sur le site. Le 29 avril, son alliance inédite avec Nicolas Dupont-Aignan, est analysée comme une très bonne prise. La candidate se normalise, mais le vernis va bientôt finir par craquer. Marine Le Pen arrive pourtant à parler d'écologie tout en draguant les "insoumis" de Jean-Luc Mélenchon. Mais, peu à peu, elle prend un virage dangereux, sous forme de chute dont elle n'arrivera pas à se relever. Le 3 mai, sa prestation au débat d'entre-deux tours est très critiquée. Emmanuel Macron qu'elle ne cesse d'attaquer la décrédibilise jusque dans son propre camp. Alors qu'un doute subsistait, l'élection semble perdue. Sa nièce Marion Maréchal-Le Pen aurait même cessé de regarder le débat au bout d'une demie-heure. Le lendemain, c'est par des jets d'oeufs qu'elle est accueillie en Bretagne. Son dernier déplacement de campagne, elle est obligée de le garder secret jusqu'au dernier moment. Mais malgré ce stratagème, c'est en catimini qu'elle et celui qui devait être son premier ministre ont été contraints de quitter la cathédrale de Reims.
L'incendie, qui s'est déclaré sur le territoire de la commune de Montirat (Aude), au sud-est de Carcassonne, a été circonscrit. 450 pompiers restent toujours mobilisés, tandis que 900 hectares de pinèdes ont brûlé.
L'incendie qui a parcouru depuis mercredi 14 août quelque 900 hectares de pinèdes et broussailles dans l'Aude, l'un des plus gros de l'été, a été "circonscrit" dans l'après-midi, a indiqué la préfecture de l'Aude, mais 450 pompiers restaient mobilisés sur place pour prévenir toute reprise des flammes. "Nous restons vigilants", a souligné dans un point de presse au PC des pompiers, dans le village de Monze, le préfet de l'Aude, Alain Thirion. Les pompiers continuaient à travailler sur le terrain pour prévenir tout redémarrage, a-t-il précisé. "Il y a encore quelque lames à droite et à gauche", mais le feu est "stabilisé", ont pour leur part indiqué les pompiers. Plus de 500 hommes du feu ont été mobilisés au plus fort des flammes, dans la nuit, et ont bénéficié d'une météo finalement plus clémente que prévue, avec une petite averse et des vents soufflant à environ 30 km/h, moins violents qu'annoncés. Le préfet a aussi salué une "participation judicieuse et massive" des moyens aériens, un Dash bombardier d'eau et quatre Canadair, qui ont repris leurs opérations dès la levée du jour. Au sol, la lutte a été compliquée par la nature de la zone sinistrée, un relief peu accessible, couvert de pinèdes et de végétation basse, dans une zone classée à risque "sévère" en raison de la sécheresse, après deux épisodes de canicule. Aucune perte humaine, "une grande victoire"Le bilan exact des dégâts pourrait s'établir dans une fourchette de "700 à 1.000 hectares", selon la directrice de cabinet du préfet, Anne Laybourne. "Au milieu du feu il y a des points, notamment des vignes, qui n'ont pas brûlé", a précisé le colonel Eric Felten, du groupement opérationnel du Service départemental d'incendie et de secours de l'Aude (SDIS).Les pompiers s'étaient prévalus, après un combat acharné pendant la nuit, d'avoir déjà remporté une "grande victoire" en prévenant toute perte humaine, et toute destruction d'habitation. Dans la nuit, des moyens avaient été prépositionnés pour empêcher l'avance des flammes sur les villages de Monze et Pradelles-en-val. "On a eu très chaud, mais tout est en train de rentrer dans l'ordre", a indiqué à l'AFP Christian Lacube, le maire délégué de la commune de Val-de-Dagne, sur le secteur de Pradelles-en-Val. Dans la nuit, les sapeurs-pompiers ont dû lutter dans cette zone pour protéger des habitations, tandis que 22 personnes, ainsi que des chevaux et des ânes ont été évacués. Au micro de BFM TV, le lieutenant-colonel Philippe Brun, commandant des opérations de secours à Cruzy, a assuré que l'incendie était maîtrisé, même s'il est "hors de question de dire qu'il est éteint". Une enquête a été ouverte par la gendarmerie pour déterminer l'origine de l'incendie. L'officier des sapeurs-pompiers a évoqué la thèse de travaux agricoles qui seraient à l'origine de l'incendie.
De violents orages sont attendus dans l'Hérault. Ils seront accompagnés de fortes pluies.
L'été touche à sa fin a annoncé Météo France. Des masses d'air froid arrivent et risquent de provoquer de violents orages. L'institut météorologique a placé l'Hérault en alerte orange. Les orages sont attendus dans la matinée du samedi 19 septembre. Ils seront "accompagnés de violentes rafales de vent, de grêle et de fortes averses, autour de 70 à 100 mm sur le piémont et le relief en quelques heures", prévoit Météo-FranceLa pluie est l'une des sources d'inquiétude, en raison de la quantité qui pourrait tomber, sur des sols très secs incapables de tout absorber. 50 à 80 mm sont attendus dans les plaines, tandis qu'il pourrait pleuvoir 120 à 150 mm sur les Cévennes. L'institut météorologique rappelle qu'en cas d'orage, il est conseillé de s'éloigner des arbres et des cours d'eau et de chercher un abri en dur.
Météo France avait placé jusqu'à 31 départements du Sud-Ouest et du Centre en vigilance aux orages mercredi 4 juillet.
Un homme a été tué par la chute d'un arbre à Objat en Corrèze, alors que le sud-ouest et le centre de la France sont frappés par de violents orages, rapporte France Bleu mercredi 4 juillet.Âgé de 64 ans, la victime participait à un rassemblement régional de cyclotourisme. Selon France Bleu, il revenait d'une balade à vélo et rejoignait son chalet avec sa compagne quand un arbre arraché par le vent s'est abattu sur lui, vers 17h30. Malgré une intervention rapide, les secours n'ont pas pu le ranimer.La Corrèze faisait partie des 31 départements placés en vigilance orange par Météo France. Des orages particulièrement actifs avec des chutes de grêles s'abattaient dans l'après-midi dans le nord de l'Aquitaine, le sud des Charentes et du Berry ainsi que le nord de l'Auvergne. Dans de telles circonstances, Météo France conseille aux habitants des zones concernés d'éviter d'utiliser le téléphone et les appareils électriques, de prendre les précautions d'usage pour se protéger des effets de la foudre et de mettre leurs biens en sécurité. En Charente, également en vigilance orange, de violents orages de grêle, ont provoqué d'importants dégâts matériels, notamment dans les secteurs de La Rochefoucauld et de Chabanais, a indiqué a préfecture dans un communiqué en début de soirée. Les vents ont soufflé jusqu'à près de 100 km/heure, endommageant 800 maisons, notamment dans le village de Saint-Sornin, l'un des plus touchés, où "un poste de commandement opérationnel (PCO) a été installé" dans la salle des des fêtes, précise la préfecture.Des dizaines de sinistrés ont été abrités pour la nuit dans des gymnases. Environ 200 sapeurs-pompiers étaient engagés pour un total de 370 interventions, dans tout le département de la Charente.
À la sortie de la réunion de pilotage du déneigement mercredi, la maire PS de Paris a bien insisté sur les difficultés rencontrées par l'État et la région.
Transports en commun perturbés, trottoirs givrés, bouchons sur les routes, près de 2.000 automobilistes franciliens bloqués toute la nuit sur la N118, au sud-ouest de Paris... Pour beaucoup, l'épisode neigeux qui touche actuellement la région parisienne est un calvaire. Pour autant, Anne Hidalgo s'est dite ce mercredi 7 février satisfaite du service rendu aux Parisiens.La ville a assumé ses responsabilités, selon la maire de Paris, citée par RTL, à la sortie de la réunion de pilotage de déneigement, soulignant par ailleurs la responsabilité de la région, présidée par Valérie Pécresse (Les Républicains) et du ministère des Transports, géré par Élisabeth Borne. "Ne mélangeons pas tout, il y a le réseau de transports, qui souffre d'un certain nombre de difficultés, ça c'est de la compétence de la région, les routes, qui dépendent de la région et du ministère des Transports, et puis il y a la voirie parisienne et le périphérique, qui dépendent de nous et sur lesquels nous avons plutôt de bons résultats.""Les Parisiens savent qu'ils ont un service public performant à Paris. Ce sont plutôt ces messages-là qu'ils nous adressent", a affirmé l'édile socialiste, qui a posté sur Twitter de nombreux messages pour souligner les actions mises en place par la municipalité.De son côté, Mao Peninou, l'adjoint chargé du déneigement, est plus fataliste : "On ne s'équipera jamais comme Montréal ou comme Moscou. On ne va pas faire un investissement comme ça pour deux-trois jours tous les cinq ans."
Un touriste français est décédé au Japon, vendredi 25 janvier, alors qu'il faisait du ski hors piste. L'homme a été emporté par une coulée de neige longue de 300 mètres.
Il a péri sous les yeux de ses amis. Marc-Olivier Gariou-Pouillas, un Français de 49 ans, est mort dans une avalanche, vendredi après-midi. Il skiait en dehors des pistes balisées lorsqu'il a été enseveli par la neige. L'accident est survenu sur le mont Ogenashi, à 200 kilomètres au nord de Tokyo, où le Français était en vacances, a indiqué la police locale."Ses deux amis l'ont vu se faire ensevelir par l'avalanche et ont appelé les secours, a indiqué à l'AFP un porte-parole des forces de l'ordre. "Les sauveteurs de la station et d'autres skieurs ont réussi à le sortir de là (...) Un hélicoptère de police l'a emmené à l'hôpital mais il a été déclaré mort", a ajouté le représentant de la police. L'avalanche faisait 300 mètres de long et 30 mètres de large.
Le salon mondial du mobile (MWC) devait se tenir du 24 au 27 février prochains à Barcelone.
Le salon international, grand-messe du secteur du mobile, est annulé en raison des craintes liées au nouveau coronavirus qui ont poussé de nombreux grands groupes à se désister. C'est ce qu'ont annoncé les organisateurs mercredi 12 février. Coronavirus Covid-19 : le salon mondial du mobile de Barcelone est annulépar euronews (en français)L'association mondiale des opérateurs des télécoms (GSMA) a indiqué dans un communiqué qu'elle "a annulé le MWC Barcelone 2020 car la préoccupation mondiale relative à l'épidémie de coronavirus, les inquiétudes sur les voyages et d'autres circonstances rendent impossibles l'organisation de cet événement", prévu du 24 au 27 février.492 millions d'euros de retombées locales et 14.000 emploisIl s'agit de l'un des plus importants événements professionnels internationaux à être annulés en raison de la peur suscitée par l'épidémie. La GSMA avait elle-même estimé que le MWC attirerait plus de 110.000 visiteurs et générerait 492 millions d'euros de retombées locales et plus de 14.000 emplois."La ville hôte respecte et comprend cette décision. La GSMA et les partenaires de (Barcelone) continueront à travailler ensemble et à se soutenir pour l'édition 2021 et pour les suivantes", précise le communiqué signé de John Hoffman, président exécutif de l'organisateur. Aucun cas du virus Covid-19 n'a été détecté en Espagne continentale, mais deux cas de patients infectés - un Britannique et un Allemand - ont été confirmés dans l'archipel des Baléares et des Canaries. Une trentaine d'entreprises avait annulé leur venue ces dernières jours, dont de grands groupes comme les Américains Intel, Facebook, Cisco et Amazon, le Chinois Vivo, le Sud-Coréen LG, le Suédois Ericsson, ou encore les Japonais Sony et NTT DoCoMo.
La plus haute juridiction française valide les arrêtés préfectoraux qui imposent le port du masque à Strasbourg et Lyon.
Le Conseil d'Etat a entériné en grande partie dimanche des arrêtés préfectoraux imposant le port du masque généralisé à Strasbourg, 12 autres villes du Bas-Rhin ainsi qu'à Lyon et Villeurbanne, selon des ordonnances transmises à la presse. En première instance, la justice administrative, saisie par deux praticiens hospitaliers alsaciens et par l'association lyonnaise "Les Essentialistes Auvergne-Rhône-Alpes", avait enjoint jeudi à la préfecture du Bas-Rhin et vendredi à la préfecture du Rhône d'édicter un nouvel arrêté pour limiter l'obligation de porter le masque aux lieux et horaires particulièrement fréquentés.Des périmètres qui doivent être délimités et justifiésSaisi en appel par le ministre de la Santé Olivier Véran, le juge des référés du Conseil d'Etat a estimé dimanche qu'il est "justifié que le port du masque soit imposé dans des périmètres suffisamment larges pour englober de façon cohérente les zones à risque (...) afin que cette obligation soit cohérente et facile à appliquer pour les citoyens"."Toutefois ces périmètres étendus doivent être délimités et se justifier par l'existence de plusieurs zones à fort risque de contamination", précise encore l'institution dans un communiqué.Ainsi, le juge des référés a demandé au préfet du Bas-Rhin de limiter cette obligation au centre-ville dans certaines communes moins denses et au préfet du Rhône d'exclure de cette contrainte les personnes pratiquant des activités physiques ou sportives.Pour le Conseil d'Etat, "la simplicité et la lisibilité d'une obligation, comme celle de porter le masque, sont nécessaires à sa bonne connaissance et à sa correcte application par les habitants", même s'il faut "tenir compte de la contrainte" que représente ce port du masque.Rejet d'une application à certaines heuresDe la même manière, le Conseil d'Etat a rejeté l'idée d'une obligation applicable seulement à certaines heures : "les horaires peuvent être définis de façon uniforme pour toute une commune voire pour l'ensemble d'un département" si besoin."Les préfets du Rhône et du Bas-Rhin doivent modifier leurs arrêtés avant le mardi 8 septembre", ordonne le Conseil d'Etat.Lors de l'audience, dimanche à 11h, le représentant de l'Etat, Charles Touboul, directeur des affaires juridiques du ministère de la Santé, avait plaidé en faveur d'une "norme intelligible et compréhensible pour tous".L'avocat des praticiens hospitaliers alsaciens et de l'association lyonnaise, Me Régis Froger, avait lui demandé que la justice administrative trouve le "juste milieu" alors que le masque à l'extérieur "est beaucoup moins impératif qu'en milieu clos".Dimanche, le gouvernement a placé sept nouveaux départements en "zone rouge", laquelle couvre désormais plus du quart des départements, dont quatre en outre-mer.
L'ancien Premier ministre, soutien de François Fillon, était l'invité de Patrick Cohen sur France Inter ce mercredi 19 avril. Après la campagne et la défaite de Fillon ?Pour Jean-Pierre Raffarin, la défaite n'est pas envisageable.
"Je ne peux envisager la défaite. Mais l'expérience m'a appris que derrière la défaite il y a des règlements de compte et des déconstructions. On va essayer de rester une famille politique qui rassemble la droite et le centre. C'est difficile. Je n'étais pas favorable à la primaire mais je crois que Macron a montré qu'on peut s'en passer. Cela ne s'impose plus".Pour l'ancien Premier ministre, "la règle de la démocratie c'est de soutenir celui qui a gagné. Je représente des gens de la droite et du centre et ils sont majoritairement derrière François Fillon. S'il faut mener un combat contre Mme Le Pen il faudra avoir été impeccable et avoir respecté les règles d'un bout à l'autre", a-t-il ajouté. Jean-Pierre Raffarin a également insisté sur l'importance de l'expérience en politique et s'adresse à Emmanuel Macron : "Emmanuel ton tour viendra, mais pour l'instant c'est trop tôt. L'Elysée n'est pas un centre de formation".
Cinq jeunes détenus des Baumettes ont été condamnés jeudi à des peines de 14 à 20 ans de prison pour le lynchage d'un codétenu, une scène d'une violence inouïe qui s'est déroulée dans une cour de promenade de la prison marseillaise en décembre 2017.
A l'énoncé du verdict, Ameur Benkrama, le plus lourdement condamné, a lancé à plusieurs reprises: "Mais j'ai 22 ans!".Pour lui comme pour ses quatre co-accusés, la cour d'assises des Bouches-du-Rhône a maintenu la qualification de meurtre alors que la défense contestait l'intention homicide et souhaitait une disqualification en violences volontaires ayant la mort sans intention de la donner.Mercredi, l'avocat général avait requis des peines individualisées pour les cinq accusés afin de prendre en compte le degré d'implication de chacun dans les 80 secondes qu'a duré cette avalanche de coups, mais également leur passé judiciaire. Christophe Raffin avait réclamé des peines s'échelonnant entre 20 et 30 ans de réclusion criminelle. Condamné à 20 ans de réclusion, Ameur Benkrama, était accusé d'avoir porté le premier coup de poing ayant fait chuter au sol Ramses Aly el Sayed, et donné le dernier coup de pied dans la tête. Les images enregistrées par les caméras de la prison le montrent aussi prenant appui sur les épaules de deux autres afin de sauter à pieds joints sur le visage de la victime. Hasni Medjmedj, 21 ans, a été condamné à 18 ans de réclusion alors qu'il avait donné 25 coups de pied, Fethi Belhadj, 22 ans, à 17 ans de réclusion pour avoir notamment asséné une dizaine de violents coups de béquille. Deux accusés, un peu plus en retrait lors de cet épisode de violences qualifié de "curée" par l'avocat général, Akim Ali Cherif, 26 ans, et Djedid Ali, 23 ans, ont écopé de 14 années de réclusion.- "Des loups en meute" -Au dernier jour d'un procès marqué par la diffusion sur les écrans de la cour d'assises de l'enregistrement du lynchage par les caméras de la prison, les avocats des cinq accusés ont tenté de convaincre qu'aucun d'eux n'avait eu la volonté de tuer, mais qu'ils avaient agi dans un effet d'entraînement et de surenchère. "Le phénomène de groupe rend parfois les gens fous, y compris les plus normaux", a plaidé Me Thierry Ospital. "Ils voulaient lui mettre une grosse raclée, il y a une volonté de faire mal et même très mal. Il y a un déchaînement de violences terrible mais pas d'intention homicide". Pour son confrère Me Anthony Joheir, "le groupe a eu un effet catalyseur de violences mais il n'y avait pas de scénario structuré, pas de leader, pas d'organisation, juste l'impulsivité de jeunes hommes, fruit d'un enfermement qui fait perdre ses repères". Une analyse partagée par Me Samira Keïta, avocate de la mère et des deux frères de la victime, selon laquelle "le phénomène de groupe a fait d'eux des loups en meute".La défense a aussi plaidé la "personnalité cabossée" des accusés qui, à l'époque des faits, avaient entre 19 et 23 ans. Défenseur d'Ameur Benkrama, Me Sandra Vaknin a ainsi rappelé "la valse des placements en foyer et familles d'accueils" connue par le jeune accusé dans son enfance. "Le foyer et la rue, c'est la loi du plus fort, il faut frapper avant d'être frappé. Il a été dans tellement de rixes alors, dans son esprit, donner des coups n'induit pas la mort", a-t-elle plaidé.Les jurés ont écarté la circonstance aggravante de guet-apens que l'avocat général avait souhaité voir ajoutée à l'accusation de meurtre. Pour la défense, la scène de violences ne s'est pas déroulée dans un coin isolé ou un angle mort des caméras de surveillance. A la dernière minute de leur procès, les cinq accusés, le visage sous un masque chirurgical, ont demandé à nouveau pardon à la famille de la victime, l'un assurant "ne jamais avoir voulu en arriver là", l'autre souhaitant par-dessus tout que "es excuses soient acceptées".
SONDAGE. La volonté que le mouvement des "gilets jaunes" s'arrête devient majoritaire pour la première fois depuis le début de la mobilisation, souligne une étude Elabe pour BFMTV diffusée mercredi 13 février.
Après plus de trois mois de mobilisation des "gilets jaunes", la lassitude commence à se faire sentir, révèle un sondage Elabe* réalisé pour BFMTV et dévoilé ce mercredi 13 février. En effet, si le "soutien" ou la "sympathie" pour les "gilets jaunes" reste majoritaire au sein de la population (58%), c'est 5 points de moins qu'il y a deux semaines. Par ailleurs, 31% (+7) des Français se disent en "opposition/hostilité" au mouvement. Depuis début janvier, le soutien à la mobilisation a baissé de 9 points.D'un point de vue politique, c'est principalement auprès de l'électorat d'Emmanuel Macron que le recul s'opère, souligne l'institut de sondages. Alors que 43% approuvaient encore la mobilisation, il ne sont désormais plus que 27%. Le soutien s'effriteLes "gilets jaunes" semblent par ailleurs de moins en moins nombreux et moins soutenus : aujourd'hui 13% des sondés se disent "gilets jaunes", contre 16% fin janvier, et 47% affirment soutenir leur action et leurs revendications, soit 5 points de moins qu'il y a 15 jours. Pour 56% des interrogés, la mobilisation des "gilets jaunes" doit désormais s'arrêter, soit 11 points de plus en un mois. En revanche, 43% (-11) estiment qu'elle doit se poursuivre. C'est la première fois, selon Elabe, depuis le début du mouvement en novembre qu'une majorité de Français pensent qu'il doit prendre fin.Des manifestations éloignées des revendications initialesDeux personnes interrogées sur trois (64%) estiment enfin que les manifestations du samedi sont désormais "éloignées des revendications initiales du mouvement", contre 36% qui pensent qu'elles portent au contraire "toujours les revendications à l'origine du mouvement".Ceux qui se sentent "gilets jaunes" considèrent pour leur part massivement (82%) que les manifestations portent toujours leurs revendications initiales. * Enquête réalisée en ligne les 12 et 13 février auprès de 1.001 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
La compagnie Air Corsica assurera 51 vols supplémentaires lundi 23 décembre. L'ensemble des transports étaient à l'arrêt ce week-end en Corse, balayée par la tempête Fabien.
Traversées en bateau annulées, ensemble des vols supprimés, milliers de passagers dans l'incertitude... À quelques jours de Noël, la Corse s'est retrouvée dimanche 22 décembre totalement isolée lors du passage de la tempête Fabien. Pour acheminer les milliers de passagers bloqués sur l'île de beauté, Air Corsica organise lundi 23 décembre un pont aérien au départ et à l'arrivée de Bastia-Poretto. "51 vols supplémentaires, représentant un total de 7.200 sièges sont en cours de programmation entre Bastia, d'une part, Marseille, Nice, Paris-Orly, Lyon, Toulouse, Bruxelles Charleroi et Porto d'autre part", a indiqué la compagnie dans un communiqué dimanche. "En plus des 10 avions d'Air Corsica disponibles, la compagnie va affréter des appareils supplémentaires auprès des transporteurs européesn spécialisés dans ce type de mission", ajoute la compagnie.Les passagers dont les vols ont été annulés sont directement prévenus par la compagnie de leur solution de rechange. "Tous les passagers des vols annulés listés ci-dessous ont tous reçus un SMS leur indiquant leur nouveau vol et la procédure à suivre", écrit Air Corsica sur Twitter. Inondé, l'aéroport d'Ajaccio reste fermé. Des navettes routières sont mises en place entre les aéroports de Bastia et Ajaccio. Côté mer, aucun bateau n'a effectué la traversée dimanche. Le trafic devrait reprendre ce lundi, selon la compagnie maritime Corsica Linea. Plusieurs milliers de passagers sont affectés. La compagnie ouvre également de "nouvelles traversées" lundi. La circulation des trains, interrompue dimanche, doit reprendre progressivement lundi après-midi, ont annoncé les Chemins de fer de la Corse.
Le meurtrier présumé de la petite fille a été emmené sur les lieux de sa disparition et à l'endroit où son corps a été retrouvé lors d'une reconstitution. Selon RTL, il a emmené les enquêteurs à un endroit qui n'avait jamais été considéré depuis le début des investigations.
Va-t-on enfin en savoir plus sur les circonstances exactes de la disparition et de la mort de la petite Maëlys, en août 2017, à Pont-de-Beauvoisin (Isère) ? Alors qu'une reconstitution avait lieu dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 septembre en présence notamment du meurtrier présumé, Nordahl Lelandais, et des parents de la fillette, l'ancien militaire a conduit les enquêteurs vers un lieu qu'il n'avait jamais évoqué auparavant, comme le raconte RTL. C'est vendredi 21 septembre, dans le bureau des juges d'instruction, que Nordahl Lelandais aurait fait mention d'une zone commerciale située à la sortie de Pont-de-Beauvoisin.La reconstitution a donc donné lieu à une étape inattendue, dans une rue déserte, à l'écart de hangars, où magistrats et enquêteurs ont passé près d'une heure lundi soir. Interrogé sur la scène du crime, Nordahl Lelandais avait jusqu'ici évoqué un cabanon situé près de son domicile. Ce revirement du meurtrier présumé de la petite fille pourrait par conséquent permettre de s'approcher encore un peu plus de la vérité dans une affaire marquée par de nombreux rebondissements depuis plus d'un an.
Peu importent les captures, seuls "les morts" comptent. En prenant le commandement d'une force d'élite de l'armée colombienne en 2006, le major Gustavo Soto a appliqué à la lettre cette directive "suggérée" selon lui par une hiérarchie avide de résultats.
Cet officier de 48 ans admet avoir récompensé ses troupes pour tuer des civils présentés ensuite comme des guérilleros, afin de gonfler les chiffres. Ce scandale des "faux positifs" est le pire de toute l'histoire militaire de ce pays en guerre depuis six décennies."Ce n'est pas moi qui ai lancé ça (...) Les soldats savaient comment présenter les morts (...) L'ordre était de capturer, abattre et présenter comme mort au combat", a expliqué lors d'un entretien exclusif avec l'AFP cet ancien officier du corps d'élite contre l'enlèvement et l'extorsion (Gaula).Il confie avoir lui-même assisté à une telle exécution et avoir pour d'autres fourni les armes que plaçaient les militaires entre les mains de leurs victimes."L'argent que je devais utiliser (...) pour chercher des personnes enlevées, je m'en suis servi pour acheter des armes et payer de nombreux recruteurs" de civils, menés à la mort en leur faisant miroiter un "petit boulot".Les soldats exécuteurs étaient primés. "Ils avaient cinq jours de permission (...) Et moi, pour avoir été parmi les dix meilleures unités, j'ai eu droit à 15 jours à Quito en 2007." Cette année-là, le major Soto a été arrêté.- Loi du silence -En 2018, il a été relâché en liberté provisoire à condition de comparaître devant la Juridiction spéciale de paix (JEP), pour dire la vérité et dédommager ses victimes afin de bénéficier d'une peine alternative aux 32 années de prison qu'il devrait purger pour enlèvement et homicide.C'est la première fois que le major Soto confie à un média ce qu'il a commencé à révéler aux magistrats, chargés de juger guérilleros et militaires accusés des pires crimes commis pendant un conflit qui a fait plus de huit millions de victimes (morts, disparus et déplacés).Entre mai 2006 et octobre 2007, il était à la tête du Gaula dans le département de Casanare (nord-est).A son arrivée, l'unité présentait un résultat de 10 à 14 morts. Il en est sorti avec le chiffre record de 83. "Il y en a eu quatre ou cinq totalement légales, les autres étaient illégitimes", précise-t-il.Le Parquet a été saisi de 2.248 cas de "faux positifs", dont 59% datant des années de l'ex-président d'ultra-droite Alvaro Uribe (2002-2010), aujourd'hui sénateur. Au moins 48% des victimes avaient entre 18 et 30 ans.Plusieurs des 200 unités de l'armée de terre ont eu recours à cette pratique.Comme commandant, le major Soto a effectué plusieurs missions avec l'ex corps de la police secrète (DAS), dissous en 2011 après un scandale d'espionnage de journalistes, juges et personnalités politiques."Ce sont ceux du DAS qui m'ont appris (...) Le procureur ne me demandait pas ce qui se passait. Rien. Tout le monde se taisait, personne ne disait rien. Ils savaient que tout était illégal", dénonce-t-il.- "Un mort, un gain" - Les militaires ont pu un temps couvrir leurs crimes en dissimulant les papiers d'identité des victimes. "Je n'ai rien dit non plus. Cela me semblait normal. J'ai permis que ça arrive. Je ne sentais alors aucun remord parce que je voyais ça comme un résultat opérationnel."Il affirme que le chef de l'armée de terre, le général Mario Montoya, mesurait alors les résultats "en morts"."Les captures ne l'intéressaient pas (...) J'ai vu un major Rodriguez qui n'avait aucun mort; le commandant de l'armée est arrivé et lui a demandé: Major, il n'y a pas de guérilla à Barrancominas?", municipalité où il opérait.Puis le général a lâché: "Ce qu'il faut faire, c'est déployer un bataillon en ligne et donner l'ordre: tirez! Puis on ramasse (...) C'est un mort, un gain".Bien qu'il n'ait pas été condamné, le général Montoya a demandé à comparaître devant la JEP. Contacté par l'AFP, son défenseur Me Andrés Garzon a rejeté ces accusations et l'idée que la hiérarchie ait pu inciter à de tels crimes.Le major Soto craint pour sa vie. Son avocate, Tania Parra, a aussi reçu des menaces. "Cette vérité que j'énonce peut avoir un prix", lâche cet officier, qui se prépare à la confrontation avec les familles qu'il a endeuillées.
LAPSUS. Invité sur RTL pour défendre la politique d'Emmanuel Macron, le porte-parole du gouvernement a expliqué que toutes les mesures controversées mises en place l'étaient pour éviter une hausse des impôts.
Mais il a fini par dire le contraire. Baisse des APL, diminution du nombre d'emplois aidés, hausse du prix du diesel... Interrogé sur les efforts financiers demandés aux Français depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, Christophe Castaner s'est un peu emmêlé les pinceaux, mardi matin 12 septembre sur RTL (vers 6mn45 dans la vidéo). "Le premier geste de tout gouvernement est de faire une loi de finance rectificative en juillet et d'augmenter les impôts. On a fait le choix inverse, a défendu le porte-parole du gouvernement. On a fait le choix de baisser la dépense publique de 4,5 milliards. Et sur chacun de ces centaines de millions qu'on a décidé d'arbitrer, ça a fait une polémique en disant 'ah non non, il faut pas toucher à ça'. Alors, l'autre solution, c'était d'augmenter les impôts", a-t-il expliqué, avant d'ajouter : "Dès le 1er janvier, les Français verront, et les travailleurs en particulier, une augmentation de leur feuille d'impôts". Le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement voulait en fait parler d'une augmentation de la feuille de paie. Ce lapsus n'est pas la seule erreur de Christophe Castaner lors de cet entretien. Revenant sur le terme de "fainéants" employé par le président Emmanuel Macron vendredi à Athènes, il pris en exemple le référendum de Maastricht. "Quand vous avez le référendum de Maastricht rejeté et qu'on s'assoit dessus (...) c'est de la fainéantise intellectuelle", a-t-il estimé. Or le référendum de Maastricht, en 1992, avait été approuvé d'une courte majorité, contrairement au référendum européen de 2005, rejeté par les Français.
Il s'agit de la quatrième révision du prix du tabac depuis l'arrivée du gouvernement Macron en mai 2017.
Les paquets de tabac les moins chers vont légèrement augmenter, le 2 juillet prochain, selon un arrêté daté du 7 juin et publié samedi au Journal officiel. Une augmentation qui devrait essentiellement concerner les paquets de cigarettes qui étaient restés aux alentours de 7,50 euros lors du dernier train d'augmentations, le 1er mai dernier. Selon l'arrêté, signé par le directeur général de la Santé et le directeur général des Douanes et droits indirects, ces paquets devraient atteindre 7,70 ou 7,80 euros. Dans le haut du marché, le paquet de 20 Marlboro Red (groupe Philip Morris), qui coûte 8 euros depuis le 1er mars, contre 7,30 euros auparavant, va conserver ce prix. Le paquet de Camel Filters reste aussi à 7,90 euros. Le paquet de Benson and Hedges Original Red de 20 cigarettes augmente en revanche à 7,80 euros, contre 7,50 euros précédemment. Et celui de Winston Connect Blue passe de 7,60 euros à 7,70 euros. Les deux marques sont, comme les Camel, vendues par le groupe Japan Tobacco.Le gouvernement veut atteindre, d'ici novembre 2020, un prix de 10 euros le paquet"Il y a très peu de changements sauf dans les références qui avaient visé un plafond un peu bas lors de la précédente révision des tarifs", a commenté un connaisseur du secteur. Après quatre années sans hausse, il s'agit de la quatrième révision des prix du tabac depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron en mai 2017. Pour réduire la consommation, le gouvernement prévoit des hausses successives pour atteindre, d'ici novembre 2020, un prix de 10 euros le paquet de 20 cigarettes. Le 28 mai dernier, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait annoncé le recul d'un million du nombre de fumeurs en France enregistré en 2017, notamment grâce à la remontée des tarifs et à la cigarette électronique. Elle s'était particulièrement réjouie de la baisse des fumeurs parmi les plus défavorisés "pour la première fois depuis 2000", signe que pour certains le paquet est devenu trop cher. Et elle avait appelé à "continuer cette lutte majeure contre l'un des plus grands fléaux de santé publique".
Entre Cécile Duflot et le gouvernement, l'heure est aux règlements de comptes. Sur France Info, l'ancienne ministre du Logement est revenu jeudi sur un échange tendu avec l'Élysée et Matignon en janvier 2015.
L'écologiste venait de choisir de faire alliance avec le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent lors des élections départementales.Selon la députée de la 6e circonscription de Paris, l'entourage de Manuel Valls et de François Hollande aurait alors contre-attaqué en lui demandant de rentrer dans le rang. L'exécutif aurait également adressé des messages menaçants à l'élue écologiste. Le Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, lui reproche sa "radicalisation". Un proche du Premier ministre accuse même l'élue écologiste de "mettre en danger le pays".UNE MORT POLITIQUE PROGRAMMÉE ?Le 21 janvier 2015, un conseiller du chef de l'État lui envoie : "Il faut qu'on te voit d'urgence", avant de lui sommer de rentrer dans le rang sous peine de la "tuer" politiquement. "Les gens n'ont pas compris que j'avais des convictions" a répondu Cécile Duflot à France Info. Depuis cet épisode, les rangs se sont dégarnis côté écologiste, avec les départs d'Emmanuelle Cosse ou de Jean-Vincent Placé. Le parti a également perdu son groupe à l'Assemblée nationale à la mi-mai, plusieurs députés EELV "réformistes" ayant rejoint les rangs socialistes. Cécile Duflot pourrait également perdre son mandat de député aux prochaines législatives. L'élue avait obtenu sa circonscription grâce aux accords passés avec le PS avant lors de la dernière élection présidentielle. "Je serai au chômage", craint-elle, même si l'ex-ministre compte bien se défendre : "Je ferai campagne, et ce seront les électeurs parisiens qui décideront" a t-elle indiqué sur Twitter.
Plusieurs participants ont assuré que l'objectif de rebâtir Notre-Dame était "réalisable", le président du Sénat estimant qu'il s'agissait d'une "affaire de volonté".
Tous ceux qui auront leur mot à dire étaient présents. Emmanuel Macron a présidé mercredi 17 avril une réunion de mobilisation à l'Élysée pour organiser la reconstruction de Notre-Dame en cinq ans, une performance jugée "réalisable" par plusieurs intervenants."Cinq ans pour la réouverture de Notre-Dame est tout à fait plausible", a déclaré Stéphane Bern, chargé de mission sur le patrimoine auprès d'Emmanuel Macron, à l'issue de la réunion.Présent à la réunion, Jean-Louis Georgelin, 70 ans, a été nommé dans la matinée "Monsieur reconstruction" de la cathédrale après l'incendie de lundi. Cet ancien chef d'état-major des armées va mener sa mission "d'une main de maître", a estimé Stéphane Bern. Le général "veut un état des lieux d'ici deux mois, un droit de regard et un représentant dans tous les ministères. Il doit en répondre d'ici 5 ans au président", a-t-il expliqué."Il y a encore des points de fragilité qu'il faut protéger dans les prochains jours. La galerie des Chimères menace de s'effondrer sur la voûte. Des statues sur le pignon nord ont été fendues par le feu et par l'eau. Mais toutes les œuvres seront évacuées", a précisé l'animateur.La réunion a rassemblé le Premier ministre Édouard Philippe, les ministres Bruno Le Maire (Economie), Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères), Christophe Castaner (Intérieur) et Franck Riester (Culture), la directrice générale de l'Unesco Audrey Azoulay, l'archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit, ainsi que le président du Centre des monuments nationaux Philippe Bélaval et Valérie Pécresse. Également présent, le président du Sénat Gérard Larcher a lui aussi jugé "réalisable" cet objectif fixé la veille par le président. "C'est une affaire de volonté" et, comme l'a dit "le général Georgelin, il s'agit de ne pas se perdre en colloques". "Nous avons des décisions à prendre sur l'architecture qui reviendront au président de la République", a indiqué en sortant Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France.Cette dernière a indiqué que la région allait lancer, en lien avec le ministère du Travail, "un grand plan" pour que ce "chantier de grand prestige" permette de mettre en valeur les métiers d'art et la formation des jeunes, pour pallier le manque de main d'œuvre dans ces métiers. Bois, béton ou métal ?Par ailleurs, selon Stéphane Bern, Emmanuel Macron a déclaré que la question était "ouverte" sur la manière de reconstruire la flèche, qui s'est écroulée lundi soir. "Il a été proposé que ce soit une reconstruction à l'identique. Mais il y aura peut-être un projet architectural" à la suite du concours international annoncé par Édouard Philippe. "La flèche a toujours existé mais, quand elle a été dégradée, après la Révolution, (l'architecte Eugène) Viollet-le-Duc l'a voulue beaucoup plus haute", à 93 mètres, a-t-il poursuivi. "Faut-il la reconstruire comme celle "de Viollet-le-Duc ou dans l'état qui préexistait avant 1793? La question se pose", a-t-il ajouté.Le président n'a pas non plus donné son avis sur la façon de reconstruire la charpente, entre bois, béton ou métal, selon la même source. "Il n'y aura jamais assez d'agent, le président l'a rappelé", a conclu Stéphane Bern, ajoutant qu'Emmanuel Macron souhaitait que cette reconstruction soit "un ferment d'unité nationale" et non pas l'objet de "vaines polémiques".
Il était connu entre autres pour son rôle de C.C. Capwell, le patriarche de la série culte Santa Barbara.
Jed Allan s'est éteint à l'âge de 84 ans, comme l'a annoncé son fils sur Facebook.En 40 ans de carrière, il a joué dans de nombreuses séries américaines. Mais les fans de Jed Allan Brown retiendront principalement son interprétation dans la série phare des années 80 et 90, Santa Barbara. L'acteur campait le rôle de C.C. Capwell, le chef de famille du même nom. A la télévision, celui qui est né à New York en 1935 était également apparu dans Lassie ou Columbo. Autre grand rôle, celui de Rush Sanders dans Beverly Hills à partir de 1994. Paradoxalement, son interprétation la plus longue pour une série restera celle de Don Craig dans Des Jours et des vies. Il joue ce personnage pendant quinze ans, de 1971 à 1986. Au cinéma, la carrière de Jed Allan fut plus modeste, avec six films au total. Il est notamment passé devant la caméra du grand réalisateur français Claude Zidi, dans Wide en 1997. La dernière apparition à l'écran de Jed Allan date de 2003. C'était pour un épisode de la série Les Experts : Miami.L'acteur américain, qui nous a donc quittés ce samedi 9 mars 2019, s'est éteint paisiblement, comme le déclare son fils dans un message diffusé sur Facebook. Il était entouré de sa famille jusqu'aux derniers instants.
Des affrontements ont éclaté samedi après-midi dans le centre de Londres entre la police et des manifestants liés à l'extrême droite affirmant vouloir "protéger" des monuments d'actes de vandalisme de la part de militants anti-racisme.
Des milliers de manifestants, parmi lesquels des militants d'extrême droite, ont défié les interdictions de rassemblement liées à la pandémie de nouveau coronavirus pour se retrouver près du Parlement où la statue de l'ex-Premier ministre Winston Churchill avait été dégradée en marge de manifestations contre le racisme le week-end dernier.Des bouteilles d'eau et des cannettes ont été jetées contre les forces de l'ordre tandis que certains manifestants ont scandé "Angleterre".Retweetant une vidéo de manifestants prenant à partie la police à Londres, la ministre de l'Intérieur Priti Patel a dénoncé une "violence tout à fait inacceptable".Elle les a appelés à rentrer chez eux pour arrêter la propagation du nouveau coronavirus et "sauver des vies", alors que la maladie Covid-19 a déjà tué plus de 41.000 personnes dans le pays."Il est clair que des groupes d'extrême droite causent de la violence et des débordements dans le centre de Londres", a tweeté le maire travailliste de Londres Sadiq Khan, appelant à se "tenir à l'écart" des manifestations. Bien que le mouvement Black Lives Matter ait annulé une manifestation prévue samedi après-midi dans le centre de la capitale, plusieurs centaines de militants anti-racistes se sont rassemblées à Hyde Park avant de se diriger vers le centre ville. La police britannique les a priés de se disperser à 16H00 GMT pour éviter les risques d'affrontements avec des militants d'extrême droite.L'association contre le racisme "Hope Not hate" avait prévenu que plusieurs groupes de supporters de clubs de football comptaient participer, ainsi que des membres de mouvements d'extrême droite comme Britain First.- "Absurde et honteux" -Ces contre-manifestants sont venus pour "monter la garde autour de nos monuments", a dit à l'agence de presse PA Paul Golding, à la tête de Britain First. "J'en ai vraiment marre que les autorités aient permis deux week-ends consécutifs des actes vandalisme contre nos monuments nationaux", en référence notamment à la statue de Winston Churchill.L'inscription "était un raciste" avait été taguée sous le nom du dirigeant conservateur, accusé d'avoir tenu des propos racistes, notamment contre les Indiens."Nous ne sommes pas racistes. Mais nous voulons défendre ce que Londres signifie pour tous (...) et si (la statue) devait être enlevée, ce ne serait plus la même chose", a dit à l'AFP une manifestante, Victoria.D'autres statues symbolisant le passé colonial du pays ont été prises pour cible dans le pays, dont celle du marchand d'esclaves Edward Colston qui a été déboulonnée à Bristol. A Londres, les statues de Nelson Mandela et de Gandhi, près du parlement, ont été protégées vendredi et celle de Winston Churchill a été mise à l'abri dans une boîte métallique.Le petit-fils de Winston Churchill et ancien ministre conservateur, Nicholas Soames, a condamné les actes "lâches" des auteurs de dégradations mais il a jugé "extrêmement répugnante" l'idée que des militants d'extrême droite veuillent "monter la garde" autour de la statue, a-t-il dit samedi au quotidien The Telegraph.La ministre de l'Intérieur a demandé que la statue de Churchill soit de nouveau visible. "Nous devrions libérer Churchill, un héros de notre nation qui a combattu le fascisme et le racisme dans ce pays et en Europe", a-t-elle dit au Daily Mail samedi.Vendredi, le Premier ministre Boris Johnson avait jugé "absurde et honteux" que le monument soit la cible d'attaques et jugé que des "extrémistes" avaient "pris en otage" les manifestations contre le racisme.Ces propos ont suscité les critiques de députés d'opposition comme la libérale-démocrate Christine Jardine qui l'a accusé d'avoir "nourri les divisions et la peur" dans la population.D'autres rassemblements contre le racisme ont eu lieu samedi dans le pays, comme à Brighton, sur la côte sud de l'Angleterre, et Liverpool (nord)
S'il se dit favorable à "la concorde" face à la crise du Covid-19, le président des Républicains au Sénat n'épargne par Emmanuel Macron et l'exécutif, dont il fustige la gestion de crise.
La France va connaitre son deuxième mois de confinement face au coronavirus, alors que l'exécutif vient de présenter de nouvelles mesures dans le cadre du plan d'urgence gouvernemental face à la crise sanitaire. Dans ce contexte de mobilisation générale face à l'épidémie, Bruno Retailleau affiche ses réserves : "Si l'union nationale n'est qu'une bouée de sauvetage pour Emmanuel Macron, qui pour l'instant n'a pas bien géré la crise, je dis non", a t-il lancé à l'antenne de Radio Classique, jeudi 16 avril. "La concorde oui", a-t-il expliqué, "et d'ailleurs on l'a prouvé à de multiples reprises". Mais "si l'union nationale ça consiste à piéger l'opposition pour la faire taire", c'est non pour lui. L'allocution présidentielle, une "oraison funèbre du macronisme"Selon l'élu de Vendée, avec une union, "on tomberait dans le syndrome autrichien" et "on a bien vu que c'était l'extrême droite qui à l'époque en avait bénéficié, puisque cela avait permis à l'extrême droite de dire 'vous voyez il y a un seul paquet, les partis classiques, et l'alternative c'est nous' Je pense que ça n'est pas une bonne solution".Bruno Retailleau a par ailleurs évoqué la dernière allocution télévisée du président de la République durant laquelle Emmanuel Macron "nous a présenté une sorte d'oraison funèbre du macronisme". "Mais est-ce que tout ça va impliquer un changement, je ne le sais pas". Le chef de l'Etat a affirmé qu'"il y a dans cette crise une chance: nous ressouder et prouver notre humanité, bâtir un autre projet dans la concorde"."Dans les prochaines semaines, avec toutes les composantes de notre Nation, je tâcherai de dessiner ce chemin qui rend cela possible", a-t-il ajouté. Aux yeux du chef de file LR, déjà "parler (...) de casting gouvernemental au moment où beaucoup de Français souffrent, où certains meurent, c'est un peu surréaliste, et c'est pour moi de la politique politicienne". "Ce que je demande à Macron, ça n'est pas de réfléchir à qui sera le Premier ministre dans quelques mois, c'est de réfléchir à la bonne stratégie pour tirer les Français d'affaire", a t-il martelé. "Le confinement est indispensable mais ça ne suffit pas", dit-il. "On doit marcher sur deux jambes", ajoute le patron des sénateurs LR, insistant sur "l'autre stratégie, plus offensive" qui consiste en "un dépistage massif et une protection avec les masques".
La France est entrée samedi dans son avant-dernier jour de confinement et les rappels au respect des gestes barrière se multiplient avant le début du déconfinement lundi, afin d'éviter une seconde vague de l'épidémie de coronavirus qui a fait plus de 26.000 morts.
Une grande majorité de la population s'apprête à sortir de deux mois de confinement, mesure inédite et globalement respectée sur l'ensemble du territoire, permettant une nette décrue de l'épidémie, selon les autorités.Dans la nuit de vendredi à samedi, l'Assemblée nationale a voté en première lecture le projet de loi prolongeant l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 10 juillet et qui intègre des mesures liées au déconfinement progressif à partir de lundi.Selon le dernier bilan officiel vendredi soir, 26.230 personnes ont succombé au coronavirus depuis le 1er mars, soit 243 de plus sur les dernières 24 heures, dont 9.733 dans les établissements médico-sociaux et les Ehpad (+132).La pression sur les services de réanimation continue de s'alléger, avec 93 patients atteints de la maladie de Covid-19 en moins, soit 2.868 cas graves. Compte tenu de la circulation du virus et du risque de saturation des hôpitaux, quatre régions (Ile-de-France, Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté) sont classées en rouge sur la carte établie par le ministère de la Santé, ainsi que le département de Mayotte, où le déconfinement est même renvoyé au-delà du 11 mai et où le gouvernement va envoyer des moyens supplémentaires.Cela maintient 32 départements au total et près de 27 millions d'habitants dans un régime encore très contrôlé.Et dans tout le reste du pays, en vert sur la carte, "il faut se garder de penser que tout est réglé, qu'il n'y a plus besoin de se laver les mains, qu'on peut s'embrasser, etc.", a mis en garde sur Franceinfo la virologue Marie-Paule Kieny, membre du Comité analyse recherche et expertise (Care) chargé de conseiller le gouvernement.- "Etouffer le virus" -Pour éviter une nouvelle flambée de l'épidémie, "il faut absolument" que les gens "appliquent les gestes barrière, c'est-à-dire qu'ils passent d'un confinement chez soi à un confinement sur soi, penser que soi-même on doit se protéger, on doit protéger les autres", a insisté cette ancienne sous-directrice générale de l'OMS."Il faut qu'on retrouve de l'oxygène pour, dans l'hypothèse où une deuxième vague arriverait, qu'on soit prêt. On a trois à quatre semaines devant nous, il faut les mettre à profit pour libérer voire créer des lits de réanimation", a déclaré de son côté sur TF1 Philippe Juvin, chef du service des urgences de l'hôpital parisien Georges Pompidou."La situation reste tendue, nous avons assez peu de marge de manoeuvre", a-t-il averti.Tout en desserrant l'étau, le gouvernement maintient ou instaure de nombreuses obligations, parmi lesquelles le port du masque dans les transports en commun sous peine de 135 euros d'amende.L'Etat va d'ailleurs mettre à partir de lundi "10 millions de masques à disposition des opérateurs de transport pour qu'ils les distribuent à leurs usagers", dont 4,4 millions pour la région Ile-de-France, selon le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.La situation s'annonce particulièrement délicate dans cette région où le respect des règles de distanciation dans les transports publics va en réduire drastiquement la capacité.Une soixantaine de stations du métro parisien sur 302 resteront fermées et une attestation de l'employeur sera requise pour circuler aux heures de pointe (de 06H30 à 09H30 et de 16H00 à 19H00) dans les réseaux franciliens.En Ile-de-France, "il faut serrer les dents trois semaines de plus", une phase décisive "pour savoir si on est capable d'étouffer le virus", a déclaré au Parisien Aurélien Rousseau, directeur général de l'Agence régionale de Santé.Sur le plan économique, le déconfinement a commencé dès vendredi à la SNCF pour les trains grandes lignes, avec un redémarrage du service à 20%. Là aussi, avec port du masque obligatoire.
Pour de nombreux militants écologistes et de gauche, la mort de Rémi Fraisse est devenue un symbole de la "violence d'État". Son nom est encore associé, jusque dans les manifestations de "gilets jaunes", au questionnement du maintien de l'ordre à la française.
La Cour de cassation a rejeté mardi 7 mai le pourvoi du père de Rémi Fraisse qui contestait le cadre de l'intervention des gendarmes quand le militant écologiste a été tué par une grenade en 2014 à Sivens (Tarn)Cette étape procédurale ne met toutefois pas fin à cette affaire: sur le fond, la famille a contesté le non-lieu rendu en janvier 2018 en faveur du gendarme auteur du tir, lors de violents affrontements sur le chantier de la retenue d'eau controversée de Sivens, le 26 octobre 2014. "Il s'agissait d'un pourvoi technique. Nous attendons maintenant une audience devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse", a réagi Me Arié Alimi, l'avocat de Jean-Pierre Fraisse.La famille du jeune homme de 21 ans contestait le cadre de l'intervention des gendarmes quand il a été tué lors de violents affrontements sur le chantier de la retenue d'eau controversée de Sivens le 26 octobre 2014. Le père de Rémi Fraisse avait remis en cause le choix des juges d'instruction statuant en matière militaire, dénonçant une justice "d'exception" pour les gendarmes, pourtant placés en mission de maintien de l'ordre "sous une même autorité civile" - celle du ministère de l'Intérieur ou du préfet.Ce premier argument a été rejeté, considéré comme "sans objet" après la décision du Conseil constitutionnel du 17 janvier, qui a affirmé que les gendarmes relevaient bien de la justice militaire. Les "sages" ont relevé que si les textes établissaient bien une différence de traitement entre un policier et un gendarme, ces dispositions étaient justifiées au regard du statut militaire des gendarmes et à leur régime pénal particulier. Par ailleurs, la famille affirmait que les gendarmes étaient intervenus pour disperser un "attroupement", dont la répression n'est possible que sur la voie publique alors que les militants se trouvaient sur un terrain privé. Un argument également rejeté par la Cour de cassation, car la cour d'appel n'a pas évoqué d'"attroupement" mais "retenu que l'intervention des militaires de la gendarmerie engagés à Sivens dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014 relevait d'une opération de maintien de l'ordre", dans le cadre d'une "manifestation publique et violente".Une opération lancée "dès lors que les autorités, qui avaient décidé de garantir le bon déroulement d'un projet reconnu alors d'utilité publique et la réalisation sans entrave de travaux, avaient, notamment, choisi une zone précise considérée comme décisive dans la défense du site, laquelle ne devait pas être cédée à des personnes qui la convoitaient en employant la force", selon la Cour de cassation.Trois semaines après la mort du militant écologiste, le gouvernement avait annoncé l'interdiction des grenades offensives à l'origine de ce décès, après avoir suspendu leur utilisation. Pour de nombreux militants écologistes et de gauche, la mort de Rémi Fraisse était devenue un symbole de la "violence d'État". Son nom est encore associé, jusque dans les manifestations de "gilets jaunes", au questionnement du maintien de l'ordre à la française et à l'usage, très contesté, des lanceurs de balles de défense LBD et grenades de désencerclement.
Des ossements retrouvés récemment au sous-sol d'un musée de Bordeaux, dans le "tombeau présumé" du philosophe Michel de Montaigne (1533-1592), sont bien ceux d'un adulte, "probablement un homme", mais les recherches se poursuivent pour une identification précise.
Les ossements retrouvés dans un cercueil de plomb sont ceux d'un "seul individu. Il s'agit d'un adulte et c'est probablement un homme", a indiqué devant la presse Hélène Réveillas, archéo-anthropologue à la Métropole de Bordeaux, présentant les résultats d'une nouvelle campagne de fouilles."Nous avons des éléments qui ne sont pas en défaveur du fait qu'il s'agisse de Montaigne mais nous n'avons rien qui permette de l'affirmer", a ajouté avec prudence la spécialiste, le "mystère demeure".Les recherches sur le "tombeau présumé" du philosophe et maire de Bordeaux de 1581 à 1585, ont fait l'objet de deux campagnes de recherches archéologiques, en novembre 2019 puis cette semaine, au musée d'Aquitaine, ancien couvent des Feuillants.Dans son sous-sol se trouvait une structure maçonnée, sans inscriptions, considérée depuis toujours comme "le tombeau de Montaigne".L'an dernier, un cercueil de bois contenant lui-même un cercueil de plomb, y avait été découvert après ouverture. Des ossements avaient été détectés à l'intérieur des cercueils grâce à une caméra endoscopique.Le cercueil de plomb a été ouvert cette semaine, révélant "un squelette bien conservé", un crâne "avec quasiment toutes ses dents, des matières organiques encore indéterminées", des restes de tissus, des pollens, des insectes, selon l'archéologue.Le papier contenu dans une fiole enchâssée dans une capsule métallique, retrouvée à côté du cercueil de bois, s'est avéré être le procès-verbal municipal de réinhumation de la dépouille du philosophe en 1886.- "Reconstitution faciale" -Des recherches en laboratoire, notamment au carbone 14 pour la datation, seront effectuées par une vingtaine de spécialistes sur les cercueils et les divers vestiges, notamment pour chercher des restes des calculs rénaux dont souffrait l'écrivain."Nous savons que son coeur a été prélevé après sa mort" à la demande de sa veuve, dans le château familial de St-Michel aujourd'hui St-Michel de Montaigne (Dordogne), "peut-être cette opération laisse des traces", a-t-elle ajouté.Les spécialistes vont également effectuer une "reconstitution faciale. Nous allons également essayer de chercher des sources historiques".En parallèle, sera menée une recherche généalogique sur des descendants éventuels, en lignée féminine directe pour de meilleurs résultats."Nous recueillons un maximum d'indices pour faire parler ces vestiges, dans toutes les disciplines", a renchéri Laurent Védrine, directeur du musée d'Aquitaine.Les scientifiques "espèrent avoir des résultats en 2021" mais "il est tout à fait possible" que le mystère ne soit pas tranché scientifiquement, a ajouté Mme Réveillas.Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592) seigneur terrien, magistrat, diplomate, voyageur, fut à la fois très impliqué dans la vie sociale et politique de son temps, troublée par les guerres de religions, mais aussi un écrivain-penseur retiré dans sa tour, auteur des "Essais".L'adjoint bordelais à la culture Dimitri Boutleux a indiqué que le manuscrit des "Essais" détenu par la Ville faisait l'objet d'une demande de classement à l'Unesco.
Malgré sa diffusion tardive, la série phénomène de TF1 a réuni plus d'un million de téléspectateurs, ce lundi 5 septembre. Retour sur les raisons de ce succès d'audience.
Programme phare de la chaîne américaine CW, la série "Flash" fait, depuis l'été dernier, les beaux jours de la Une en termes d'audience. À chaque diffusion, les aventures de Barry Allen, le bolide écarlate, rassemblent des millions de curieux. Vous faites partie des rares à bouder le programme ? On vous donne trois raisons de vous y mettre !Un casting séduisantLe succès de "Flash" doit beaucoup à son interprète principal : Grant Gustin. Charismatique et attachant, le comédien incarne avec aisance le justicier supersonique, auquel il prête son dynamisme et sa candeur. Difficile également de ne pas se prendre d'affection pour la fameuse Team Flash, en l'occurrence, la ravissante Caitlyn Snow (Danielle Panabaker) et l'adorable Cisco Ramon (Carlos Valdes), dont l'humour finement ciselé fait mouche. L'énigmatique Docteur Wells, mentor et guide de Barry Allen n'est pas en reste.Action, humour et émotionContrairement à son aînée "Arrow" (dont "Flash" est un spin-off) chez qui violence et brutalité sont les maîtres-mots, "Flash" mise sur un ton plus léger qui n'est pas sans faire penser à la série "Smallville", qui revient elle-aussi sur la jeunesse d'un autre super-héros : Superman. Chaque épisode de "Flash" est un manège émotionnel. On rit, on pleure, on sourit, et souvent, on a peur, devant les prouesses de l'homme le plus rapide du monde. N'oublions pas non plus les scènes d'action qui, malgré le modeste budget effets spéciaux de la série, sont plutôt réussies.Des méchants, en veux-tu, en voilàAutre point fort de la série "Flash" : ses nombreux antagonistes. Si, comme le disait Alfred Hitchcock, "Meilleur est le méchant, meilleur est le film" "Flash", peut se targuer de compter dans son intrigue, des vilains de taille. On pense notamment au machiavélique Reverse Flash qui menait la vie dure à l'éclair dans la première saison du show. Dans la deuxième, actuellement diffusée sur TF1, c'est au terrible Zoom que Barry est confronté. C'est sans compter les iconiques Captain Cold, Heat Wave, Weather Wizard, tous campés par des monstres sacrés du petit écran : Dominic Purcell et Wentworth Miller de "Prison Break", et Liam McIntyre de la série "Spartacus". Si avec tout ça vous n'êtes pas convaincus...
Google a supprimé de son service de navigation virtuelle Google Street View les images qui permettaient de visiter virtuellement Uluru, un site australien sacré pour les aborigènes et fermé aux touristes depuis un an, a annoncé la compagnie vendredi.
L'administration australienne des parcs naturels, Parks Australia, avait demandé que ces images soient supprimées conformément au voeu du peuple Anangu, les aborigènes qui sont les propriétaires traditionnels du site.Uluru, également connu sous le nom d'Ayers Rock, est un énorme monolithe de couleur rouge qui se trouve dans le parc national Uluru-Kata Tjuta, dans le centre de l'Australie. Le site figure sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Il a été définitivement fermé aux touristes le 26 octobre 2019 à la demande des Anangu, qui le considèrent comme sacré."Nous comprenons que le parc national Uluru-Kata Tjuta est profondément sacré pour le peuple Anangu", a déclaré un porte-parole de Google. "Dès que Parks Australia a exprimé ses préoccupations à propos de cette contribution d'utilisateurs, nous avons supprimé les images".Google a précisé qu'il s'agissait d'images prises par des utilisateurs de son service de cartographie en ligne Google Maps avant la fermeture de l'Uluru aux touristes.Auparavant, des milliers de touristes escaladaient l'Uluru chaque année malgré la volonté de ses propriétaires traditionnels.L'Uluru a une grande importance spirituelle et culturelle pour les aborigènes australiens, qui ont un lien avec ce site depuis des dizaine de milliers d'années.
Sandrine, 34 ans, a eu le coup de foudre le 12 avril dernier dans le train Paris-Toulon. Après avoir laissé passer sa chance, elle tente de le retrouver grâce aux réseaux sociaux.
Peut-être plus efficace qu'une bouteille jetée à la mer, Sandrine a lancé une page Facebook pour retrouver l'homme pour lequel elle a eu un coup de foudre. Elle s'intitule : "Recherche l'homme du OUIGO 7851 du 12.04.19 descendu à Toulon vers 11h04" et a été créée le lendemain de ce rendez-vous manqué. Durant tout le trajet, la jeune femme de 34 ans, mais à qui donne "généralement 10 de moins", et l'inconnu "grand et mince", ont "échangé de nombreux regards, (qu'ils ont) souvent laissés se fuir, réussissant parfois à les laisser se soutenir". "En quittant le train à Toulon, tu es passé à côté de mon fauteuil et nous nous sommes enfin souri. Ça, tu ne peux pas le savoir, mais plusieurs minutes - plusieurs minutes de trop - après ton départ, je me suis décidée à sortir du train et à regarder sur le quai si je te voyais, si je pouvais encore te retenir. Tu n'étais plus là", regrette-t-elle."Si tu te reconnais et que tu partages avec moi l'envie de découvrir qui se trouve derrière ces regards, je te propose de m'envoyer un message en privé", écrit-elle. Un message qui avait été partagé près de 6.000 fois et "liké" plus de 2.500 fois vendredi 17 mai, mais qui n'a malheureusement encore rien donné. "Pour répondre à la question qui revient souvent : non, je ne l'ai pas encore retrouvé... J'aimerais le retrouver, cependant, avec le temps qui passe, j'avoue y croire un peu moins...", a-t-elle expliqué sur Facebook le 15 mai dernier. Même si elle a reçu beaucoup de réponses. "Une personne a tenté de se faire passer pour lui. D'autres hommes tentent leur chance aussi, mais c'est mort, forcément", a-t-elle confié à Var-Matin. Elle recherche "l'homme du OUIGO 7851" (et l'amour) sur Facebookpar Europe 1Elle espère néanmoins beaucoup de la reprise de l'information par plusieurs médias.
Cela représente un tiers des effectifs de l'entreprise dans l'Hexagone. Bercy va travailler avec des salariés de l'entreprise pour faire des contre-propositions.
"C'est une catastrophe." L'équipementier télécoms finlandais Nokia a annoncé lundi 22 juin dans un communiqué la suppression en France de 1.233 emplois de sa filiale Alcatel-Lucent, soit un tiers des effectifs de l'entreprise dans le pays. Le groupe prévoit ainsi de supprimer 402 postes à Lannion (Côtes-d'Armor) et 831 à Nozay (Essonne), ont précisé à l'AFP Bernard Trémulot (CFDT) et Frédéric Aussedat (CFE-CGC), à l'issue d'un comité social et économique (CSE) central. Les emplois supprimés vont concerner des postes de recherche et développement (RetD), ainsi que des fonctions support, selon la direction et les syndicats. Le groupe prévoit un plan de départs volontaires et "des solutions de reclassement", précise le groupe dans son communiqué."Ce sera le quatrième plan de licenciements collectifs depuis que Nokia a racheté Alcatel-Lucent début 2016", a relevé dans un communiqué l'intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CGT et CFTC d'Alcatel-Lucent, Bernard Trémulot dénonçant "une catastrophe". De son côté, le ministère de l'Economie a appelé Nokia à "améliorer très significativement" son plan de licenciements. Une source à Bercy a indiqué que le gouvernement allait travailler avec les salariés d'Alcatel-Lucent pour faire à Nokia des contre-propositions et montrer que la France était un pays attractif.Ces suppressions de postes s'inscrivent "dans le cadre d'un plan mondial de réduction des coûts" lancé fin 2018, indique Nokia, qui veut "intensifier ses efforts pour améliorer sa compétitivité et garantir sa performance à long terme", "dans un contexte de marché où la pression sur les coûts demeure très importante". "L'objectif est d'accroître l'efficacité opérationnelle, d'améliorer la productivité et de gagner en agilité en matière de RetD, afin de renforcer la position concurrentielle et garantir la performance à long terme du groupe", souligne Nokia.Trois autres filiales françaises de Nokia, Radio Frequency Systems (RFS), Nokia Bell Labs France (NBLF) et Alcatel Submarine Networks (ASN), "demeurent en dehors du périmètre de ce projet", ajoute la direction.
Dans la nuit de vendredi à samedi, Washington, Londres et Paris ont décidé de frapper la Syrie militairement. De Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, en passant par Manuel Valls, beaucoup ont réagi : de la condamnation au soutien.
En compagnie des États-Unis et de la Grande-Bretagne, la France a mené des frappes contre le régime syrien dans la nuit de vendredi à samedi. Les Occidentaux accusent Bachar el-Assad d'avoir utilisé des armes chimiques notamment contre la ville de Douma samedi dernier. Ce samedi matin, une bonne partie de la classe politique française a réagi, et ils sont nombreux à condamner cette intervention.À commencer par le Front national et Marine Le Pen qui fustige cette stratégie sur son compte Twitter. "Ces frappes contre la Syrie nous engagent dans une voie aux conséquences imprévisibles et potentiellement dramatiques. La France perd à nouveau une occasion d'apparaître sur la scène internationale comme une puissance indépendante et d'équilibre dans le monde." Même son de cloche du côté de son père, Jean-Marie Le Pen, lui aussi sur les réseaux sociaux : "À partir d'une évidente provocation, qui rappelle la désastreuse politique en Irak, la coalition, sans l'accord de l'ONU, s'est livrée à une agression militaire criminelle." Le vice-président du parti, Nicolas Bay, dénonce, lui sur Twitter, des "frappes irresponsables en violation totale du droit international"/ alors que Florian Philippot voit lui la France "réduite au rôle de supplétif contre la paix du monde et ses propres intérêts".Macron "irresponsable"À gauche, Jean-Luc Mélenchon n'est guère plus tendre. Sur Twitter, il stigmatise une "escalade irresponsable". "Les frappes contre la Syrie se font sans preuve, sans mandat de l'ONU et contre elle, sans accord européen et sans vote du Parlement français. Et cela sans aucune perspective politique en Syrie." Même terminologie employée par le député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis, Éric Coquerel : "Emmanuel Macron est irresponsable", déclare-t-il sur BFMTV.Pas plus de soutien à droite, à l'image des déclarations de Thierry Mariani sur son compte Twitter. "Alors qu'aucune preuve sur la responsabilité d'une attaque chimique en Syrie n'a été publiquement présentée et qu'aucun mandat international n'a été donné par l'ONU, en suivant aveuglément les USA, la France renonce hélas à avoir sa propre politique indépendante sur la Syrie." Christine Boutin, elle a tweeté, en disant s'être réveillée "avec froid dans le dos", pointant du doigt un manque de preuves. Le député Debout la France de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, s'est exprimé dans une vidéo sur son site internet ce samedi matin, en blâmant cette intervention. Il s'est dit "méfiant et sceptique", tout en "condamnant la précipitation du gouvernement".Quelques soutiensPour trouver des soutiens à ces frappes, il faut se tourner vers Manuel Valls, l'ancien Premier ministre. "Cette décision s'imposait. Je l'approuve. La production et l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien contre son propre peuple ne pouvaient rester sans une réponse forte et proportionnée", dit-il sur les réseaux sociaux.Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, va lui aussi dans ce sens. "Nous soutenons Emmanuel Macron dans sa décision de frappes militaires contre le régime syrien pour détruire ses capacités à produire ou employer des armes chimiques." Enfin, Hervé Morin a apporté un appui au chef de l'État : "Si les preuves d'attaques chimiques sont avérées, il fallait mener ces frappes", a -t-il déclaré au micro de BFM TV.
Au lendemain des accusations de "débordements" de soldats français dans certaines quartiers chauds de Bamako, le ministère des Armées a dénoncé des propos inacceptables et indécents.
La tension est montée d'un cran entre Paris et Bamako, la capitale du Mali, jeudi 27 février. Déployés dans la région dans le cadre de l'opération Barkhane, les soldats français ont été mis en cause par l'ambassadeur malien en France, dénonçant leur comportement."Plutôt que de véhiculer et de propager de fausses accusations, nous attendons de l'ambassadeur du Mali qu'il mobilise toute son action pour la mise en œuvre des décisions du sommet de Pau et la réussite de tous", a réagi le cabinet de la ministre des Armées dans une déclaration transmise à l'AFP, rappelant qu'il n'y a "quasiment plus de soldats français stationnés à Bamako" depuis août 2014. Mercredi, l'ambassadeur du Mali en France Toumani Djimé Diallo avait dénoncé devant la commission défense du Sénat français les "problèmes" posés par la Légion étrangère sur le sol malien, en évoquant des "débordements" à Bamako."Par moments, dans les Pigalle de Bamako, vous les retrouvez, tatoués sur tout le corps, en train de rendre une image qui n'est pas celle que nous connaissons de l'armée (française). Ça fait peur, ça intrigue", avait-il déclaré, mentionnant explicitement les soldats de la Légion étrangère."Cette mise en cause est non seulement fausse mais inacceptable", a rétorqué le cabinet de la ministre française des Armées, Florence Parly. "Inacceptable et indécente quand la France s'est résolument engagée pour combattre les groupes terroristes qui menacent les populations du Sahel. Chaque jour, les militaires français risquent leur vie pour protéger les autres, poursuit-il. Des légionnaires "pas stationnés à Bamako"Mercredi soir, l'état-major français avait déjà réagi en assurant que les légionnaires n'étaient pas "stationnés à Bamako" et qu'il n'avaient pas vocation à y aller. Ils "n'ont ni quartier libre ni temps de repos hors des bases opérationnelles" de Barkhane, situées dans le nord du pays. Les soldats de la Légion sont régulièrement déployés au Sahel dans le cadre de l'opération antijihadiste Barkhane, qui mobilise actuellement 5.100 militaires français au Sahel.
Des centaines de contestataires ont défilé samedi au Liban, au troisième jour consécutif de manifestations ayant fait des dizaines de blessés, pour dénoncer le naufrage économique et crier leur colère contre la classe politique.
Dans la ville septentrionale de Tripoli, les affrontements entre les manifestants et l'armée libanaise ont fait plus de 120 blessés, selon des bilans distincts de la Croix-Rouge et de services de secours locaux. En proie à une dépréciation historique de sa monnaie nationale, ce pays connait sa pire crise économique depuis la fin de la guerre civile (1975-1990).A Beyrouth, des dizaines de personnes ont défilé pacifiquement dans le centre-ville, reprenant les slogans du mouvement déclenché le 17 octobre 2019 contre une classe dirigeante quasi-inchangée depuis des décennies et accusée de corruption, de népotisme et de clientélisme.Cette mobilisation, mise en sourdine après le début de la propagation du coronavirus, avait poussé l'ancien Premier ministre Saad Hariri à rendre son tablier fin octobre avant la formation en janvier d'un nouveau gouvernement dirigé par un universitaire, Hassan Diab. Mais pour Neemat Badreddine, rien n'a changé depuis. "Ce cabinet a adopté les mêmes politiques économiques et sociales que les gouvernements précédents", regrette cette manifestante."Nous réclamons la formation d'un nouveau cabinet provisoire" chargé d'organiser des élections législatives anticipées pour permettre "l'émergence d'une nouvelle élite politique", dit-elle encore à l'AFP.Grimés en blanc et vêtus de noir, d'autres contestataires ont participé aux obsèques symboliques d'"un peuple que la classe politique ne cesse d'enterrer", selon l'organisatrice de l'initiative, Paola Rebeiz.Ils se sont allongés à même le sol, formant le mot "Liban", un cercueil enrobé du drapeau libanais posé devant eux."Nous avons voulu envoyer un message fort pour éveiller les consciences et relancer le mouvement révolutionnaire", a ajouté Mme Rebeiz. Des manifestants se sont également rassemblés dans les villes de Saïda et de Kfar Remmane, dans le sud, pour dénoncer la crise économique et conspuer un régime politique jugé caduque.En début de soirée, une autoroute clé reliant Beyrouth au sud a été coupée par des contestataires en colère.- "Coup d'Etat" -Dans la journée, de nombreux manifestants ont également réclamé la démission du gouverneur de la banque centrale, Riad Salamé, l'accusant de collusion avec le pouvoir politique et d'inertie face à la dégringolade de la livre libanaise.Indexée sur la devise américaine depuis 1997 au taux fixe de 1.507 livres pour un dollar, la monnaie nationale a dévissé cette semaine sur la marché parallèle, frôlant les 6.000 livres et poussant le gouvernement à annoncer l'injection de dollars sur le marché pour faire baisser le taux de change et enrayer l'envolée des prix.Samedi, le billet vert atteignait les 4.000 livres pour un dollar.Les autorités tablent sur une inflation de plus de 50% pour 2020, dans un pays où 45% de la population vit déjà sous le seuil de la pauvreté et plus de 35% de la population active est au chômage.M. Diab a dénoncé une "manipulation de la livre" et une "campagne orchestrée par des partis connus", qui visent à "soumettre l'Etat et le peuple à un chantage".Dans un discours retransmis par les chaînes de télévision, M. Diab a promis une lutte "féroce" contre la corruption et parlé d'un "coup d'Etat contre le soulèvement du 17 octobre" et le gouvernement.- "Mourir de faim" -Signe de la vulnérabilité économique de la population, des manifestants se sont opposés samedi à Tripoli au passage vers la Syrie de camions soupçonnés de contrebande alimentaire, selon une correspondante de l'AFP."Je ne suis pas prêt à mourir de faim pour que d'autres soient nourris", a clamé un manifestant de 51 ans.Des heurts entre les contestataires et l'armée -qui a tiré des balles en caoutchouc pour permettre le passage des camions- ont fait cinquante blessés dans les deux camps, selon la Croix-Rouge.Des services de secours locaux ont, de leur côté, fait état de 72 blessés supplémentaires, dont 16 soldats, tandis que les heurts ont repris de plus belle en début de soirée avant qu'un calme précaire ne soit instauré. La contrebande vers la Syrie en guerre fait polémique au Liban, où des manifestants déplorent l'inertie des autorités concernant le contrôle des frontières. D'après la direction des douanes, "ces camions transportaient du sucre et d'autres aliments au profit des Nations unies et de la Croix-Rouge internationale dans le cadre du programme alimentaire mondial (PAM)de l'ONU".Le PAM a confirmé l'information dans un communiqué diffusé dans la soirée, disant que 39 camions étaient en partance vers la Syrie pour y apporter de l'aide aux plus démunis. Surendetté et en défaut de paiement depuis mars, le Liban a demandé fin avril une aide du FMI dans l'espoir de sortir de l'ornière.
- Un homme d'une quarantaine d'années a été hospitalisé dans un état grave, selon plusieurs médias, après une rixe mercredi soir en marge d'une manifestation contre la loi Travail. -C'est BFMTV qui a révélé l'information ce jeudi 12 mai.
Un homme d'un quarantaine d'années a été poignardé "à deux reprises" lors d'un rassemblement Nuit debout "qui réunissait moins d'une dizaine de personnes" mercredi en début de soirée place de la République à Bordeaux. La chaîne d'information indique que "l'auteur des coups de couteaux est un participant au mouvement, selon les témoins. Le pronostic vital de la victime est engagé. L'agresseur n'est pas encore identifié".Selon les précisions de France Bleu Gironde, la victime a été hospitalisée "dans un état très grave (...) au CHU Pellegrin à Bordeaux". La préfecture de Gironde a précisé à la radio que la victime a reçu "des coups de couteau au thorax" après un différend avec un autre homme. De leur côté, les participants au rassemblement Nuit debout nient toute implication avec cette agression. D'après Rue89 Gironde, ils "ne veulent surtout pas d'amalgame". "Il était environ 18h30 quand un homme, sans domicile fixe et en fauteuil roulant, a poignardé un autre homme pour des raisons toujours inconnues", explique le site d'actualité régionale. "Selon des membres de Nuit Debout, cette agression a eu lieu de l'autre côté de la place, sur le terrain de jeu de boules. Le mouvement tenait à ce moment une assemblée générale sur les quais, en face de la place des Quinconces." Comme le précisent France Bleu et Rue89, la police a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances du drame.
Dans les pubs de Dunmore, les verres de Guinness prennent la poussière et les fûts sommeillent. La sobriété et l'ennui se sont emparés des habitants, que le coronavirus prive du coeur de la vie sociale de l'Irlande rurale.
La longue fermeture des débits de boisson touche de plein fouet les 3.000 âmes que comptent le village et ses environs. En temps normal, les clients "boivent leur pinte le long du comptoir comme ça, pour parler politique, des nouvelles du jour, comprendre ce qui se passe dans leur propre vie", explique le patron de pub Joe Sheridan, 49 ans, en déverrouillant les portes de son établissement du village de la région de Galway (ouest)."Il y a des gens qui me confient ici ce dont ils ne parleraient pas à leur médecin", raconte-t-il. Les pubs fermés, "on voit les gens porter sur leur visage les malheurs de la vie".Dans son établissement orné de panneaux de bois, M. Sheridan trouve une pile de courrier et l'odeur de moisi du pub à l'arrêt.Sur les murs, photos de groupes, souvenirs de sports et bouteilles poussiéreuses. Autant de témoignages du rôle du pub dans la vie locale: salle commune, musée et sorte de catharsis collective discrète pour ce coin d'Irlande.Les pubs irlandais ont fermé le 16 mars lorsque le pays s'est préparé à affronter le coronavirus qui a tué au total 1.777 personnes. Après 15 semaines d'hibernation, ceux qui servent à manger ont pu rouvrir. La réouverture de ceux qui ne servent qu'à boire est sans cesse repoussée, et désormais prévue au 13 septembre. Le secteur estime que la moitié des 7.000 pubs irlandais sont toujours fermés à cause du plus "long confinement dans l'Union européenne"."La vaste majorité de ces pubs sont de petits établissement ruraux tenus par des familles, qui appellent leurs clients par leurs prénoms", soulignait récemment le chef de la fédération des pubs irlandais, Padraig Cribben.Les pubs ruraux ont leur propre cachet, de taille modeste, décorés simplement et remplis de familles et d'amis.Nombre d'entre eux ne servent qu'à boire. Un seul des six pubs de Dunmore a pu rouvrir en s'associant avec un établissement de vente à emporter pour proposer des repas sur place.- "Huile sur le feu" -En milieu rural, nombreux sont ceux pour qui le déjeuner représente le repas principal, préservant une soirée ininterrompue pour le pub.Historiquement, ces établissements ont tenu le rôle d'épicerie, de quincaillerie, comblant le vide des infrastructures grâce au petit commerce et à l'aide mutuelle.A Dunmore, trois pubs font même toujours office de pompes funèbres: lorsqu'un habitué meurt, ils organisent les obsèques, les compagnons de pinte du défunt creusent sa tombe."C'est ça le +meitheal+", explique M. Sheridan, "c'est un mot irlandais qui désigne un groupe qui se forme pour travailler volontairement ensemble".Le confinement "met le bazar dans les traditions qui se sont construites au fil des générations", se désole-t-il.Le village de Dunmore, blotti au coeur de champs d'un improbable vert ceints de murs de pierres, ne compte que 600 habitants.L'étranger pourrait penser que ses six pubs se livrent une compétition féroce, mais M. Sheridan voit chacun comme les noeuds d'un écosystème de soutien avec des vibrations différentes, entre lesquels les gens du cru naviguent.Si le déclin de la population rurale n'a rien de nouveau, le coronavirus "jette de l'huile sur le feu", estime le patron, également élu local.Dans les maisons éparpillées en dehors de Dunmore, les clients du pub, beaucoup d'hommes âgés, passent leur temps seuls.Il n'y a guère que les promenades pour briser la monotonie des jours, avec peu de chances d'interactions sociales, et la visite du facteur."Ici, il n'y a rien d'autre à regarder que la lampe, comme un papillon de nuit", explique Brendan Jordan, dont les trois ou quatre visites hebdomadaires au pub offrent un peu de répit à cet homme de 51 ans qui s'occupe de sa soeur handicapée."Ils nous isolent ici à la campagne et tout le monde s'en fout", peste John Hussey, un agriculteur célibataire de 52 ans. "Ils ont tout tué dans les zones rurales."
C'est le mystère de l'été, et il porte le parfum de 2017. Alors que les spéculations vont bon train sur la potentielle candidature de François Hollande à sa propre réélection, un ouvrage de campagne apparait sur la toile.
"Un destin pour la France", livre signé par le président, est en prévente sur les sites de la Fnac et d'Amazon. Date de parution prévue : Le 14 décembre 2016. Le timing est tel que le manuscrit fait presque figure de dépôt de candidature.Mais les apparences sont trompeuses : le livre devait en réalité paraitre en août 2011, en amont de la première campagne présidentielle du socialiste. C'est l'annulation de sa parution qui est à l'origine de la confusion. D'après Fayard, l'éditeur, une fois que le titre d'un ouvrage est inscrit dans le logiciel de gestion de la maison d'édition, il est impossible de l'en retirer. La date officielle de parution du livre a donc été repoussée jusqu'en 2016, suffisamment loin dans le futur pour régler ce problème technique. Mais cela n'a pas été fait. Si l'entourage du président nie en bloc la parution du titre et la candidature de l'intéressé, comme le rapporte le site du Lab, l'ouvrage est toujours en prévente sur le Net. On parle déjà du livre qui ne sortira jamais.
L'ancien maire Les Républicains du XVIe arrondissement de Paris se dit "même prêt à s'allier à des gens de gauche s'il le faut", pour battre l'actuelle maire de la capitale, qui met selon lui "Paris dans une situation insupportable".
La défaite aux élections européennes n'est pas encore digérée que déjà Claude Goasguen songe aux municipales. Le député Les Républicains, ancien maire du XVIe arrondissement de Paris, s'est dit favorable vendredi 31 mai à une alliance entre son parti et la République en marche en vue du scrutin de 2020."Si on peut avoir un candidat unique, ça serait l'idéal à Paris pour battre Madame Hidalgo", la maire PS sortante, a-t-il affirmé au micro de Sud Radio. Une "nécessité" qui "dépasse les contingences politiques", selon lui. "Je suis même prêt à m'allier à des gens de gauche s'il le faut parce que Madame Hidalgo met Paris dans une situation insupportable", a ajouté le député, insistant : "Macron n'est pas Hollande. Arrêtons de faire de l'opposition systématique". LR s'est "trompé" de stratégie en privilégiant "une opposition politicienne à tout prix à l'égard de Macron", avait-il déjà déploré lundi. Concernant le candidat qui pourrait rassembler LR et LREM, M. Goasguen a dit espérer que le Premier ministre Édouard Philippe puisse "être sollicité". "Il y a des gens comme (Jean-Louis) Borloo, etc. qui s'y intéressent", a-t-il ajouté.Claude Goasguen, qui était le maire du XVIe jusqu'en 2017, a répété son opposition à Rachida Dati, une des candidates chez LR pour Paris avec Jean-Pierre Lecoq et Marie-Claire Carrère-Gee.Lors des Européennes de dimanche dernier, LREM est arrivé largement en tête dans la capitale avec 32,92%, loin devant LR, dont le score à Paris (10,19%) reflète sa déroute sur le plan national (8,44%). Après ce fiasco, M. Goasguen pensait que le chef du parti Laurent Wauquiez allait démissionner. "Le fait de rester en place va encore le desservir et certainement pas faciliter les choses au sein de la formation politique qui est la nôtre", a-t-il estimé.