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Karine Ferri traverse une mauvaise passe. Comme le révèle Le Parisien, l'animatrice s'est fait remplacer à la présentation de "l'EuroMillions" vendredi 2 novembre car elle n'est pas remise de la séquence qui a fait polémique dans l'émission "Touche pas à mon poste."
Karine Ferri n'est pas en forme. Vendredi 2 novembre, son moral était en berne à tel point qu'elle n'a pas été en mesure d'assurer la présentation de l'EuroMillions. "Elle est hyperdéprimée et n'a pas dormi depuis deux jours", confie une source au Parisien. Comme le rappelle le quotidien, cette mauvaise passe fait suite à une séquence diffusée dans la soirée du mercredi 31 octobre, lors de l'émission "Touche pas à mon poste". Lors de celle-ci, le présentateur Cyril Hanouna a lancé un débat intitulé : "Des photos hot de Karine Ferri refont surface."Depuis, le torchon brûle entre la présentatrice de "The Voice", "Baba" et leurs chaînes respectives. Comme le rappelle Le Parisien, les avocats de la mère de deux enfants ont mis en demeure C8 et la société de production de Cyril Hanouna de cesser l'exploitation de ces photos datant de 2004. On y voit sept clichés de l'animatrice quasiment nue et dans des positions suggestives, publiées à l'époque dans les magazines Playboy et Entrevue, quand la future animatrice venait de participer à l'émission de téléréalité le "Bachelor". Selon TF1, ces images de "jeunesse" étaient "privées" et leur "exploitation publique à l'insu de Karine Ferri avait donné lieu à une condamnation à l'époque, ainsi qu'à une interdiction de diffusion."La Une a également évoqué "une campagne systématique de dénigrement" de C8 contre la compagne de Yoann Gourcuff. La chaîne, qui parle de "harcèlement moral", estime par ailleurs qu'une "nouvelle étape a été franchie" et annonce qu'elle va saisir le CSA. Comme le rappelle Le Parisien, Cyril Hanouna avait ensuite alimenté le feuilleton dans la soirée du jeudi 1ernovembre lors de son émission. Il a notamment déclaré que TF1 "veut faire du buzz autour de Danse avec les stars" parce que "les audiences baissent". Avant d'ajouter : "Le but de TF1 est de tuer TPMP, qui les dérange."
Un samedi de fin d'été dans un parc du quartier de Bedford-Stuyvesant, à Brooklyn: près de l'aire de jeux quasi-déserte, sous un arbre, peluches, ballons et bougies rendent hommage au petit Davell Gardner, bébé mort le 12 juillet lors d'un barbecue familial où a éclaté une fusillade.
"C'est accablant: ça vous dégoûte, chaque jour on voit quelqu'un blessé par balle, quelqu'un mourir, comme si personne ne pouvait baisser les armes. Il faut que ça s'arrête", dit à l'AFP Davell Gardner père, 25 ans.Bedford-Stuyvesant, quartier majoritairement noir de Brooklyn, fait partie, avec Harlem à Manhattan et plusieurs parties du Queens et du Bronx, de ces quartiers new-yorkais où les violences flambent depuis juin.A deux rues du parc où est mort le bébé, un homme de 62 ans a été tué fin août après avoir été pourchassé jusque dans une église, où il travaillait comme gardien. Le lendemain, un autre jeune qui passait par là recevait une balle dans le ventre."Avec les fusillades, le parc s'est vidé, les enfants ont peur de sortir et de s'amuser", déplore M. Gardner. Vendeur devenu chômeur avec la pandémie, il a célébré malgré tout, samedi dernier, ce qui devait être le deuxième anniversaire de son fils. Dans un autre parc du quartier, il avait apporté un gâteau d'anniversaire et invité des proches, des policiers, et des jeunes de l'association municipale de prévention de la violence SOS ("Save our Streets", "Sauvez nos rues"), illustrant sa volonté d'unir leurs forces face aux fusillades.- Concours de circonstances inédit - Entre mai et août, New York a enregistré 180 homicides, 51% de plus que sur la même période de 2019, et près de 800 fusillades (+140%). Dans la plupart des cas, les victimes, comme Davell, sont noires ou hispaniques, comme leurs agresseurs.Donald Trump a fait de cette flambée de violences, qui touche New York, sa ville natale, mais aussi beaucoup d'autres grandes villes américaines, un thème de sa campagne de réélection, traitant leurs élus, majoritairement démocrates, de laxistes. Mais les criminologues font valoir que les violences urbaines augmentent toujours l'été. Et malgré la hausse des fusillades depuis mai, les chiffres actuels sont comparables à ceux de 2010, loin de la criminalité endémique que New York connaissait dans les années 1970-80, souligne John Pfaff, professeur de droit pénal à l'université Fordham.L'année 2020 a marqué un concours de circonstances inédit: au pic traditionnel de l'été se sont ajoutés le contre-coup des mois de confinement dûs à la pandémie, et celui des vastes manifestations du mouvement Black Lives Matter contre les violences policières qui ont suivi la mort de George Floyd fin mai.Sous pression des manifestants, la mairie démocrate new-yorkaise a réduit le budget de la police, coupant notamment dans les heures supplémentaires. Une unité anti-criminalité de 500 policiers en civil, chargée de confisquer les armes dans les quartiers, a aussi été démantelée, accusée de discriminations contre les minorités.- "Poudrière" -"L'été a été très difficile, l'année très difficile. Notre communauté avait déjà beaucoup de problèmes: désinvestissements, insécurité économique, système éducatif défaillant (...) Le coronavirus a aggravé tout ça", souligne Shadoe Tarver, 32 ans, qui travaille depuis plusieurs années pour l'association SOS. "Avec tout ce qui se passait depuis mars, c'était comme une poudrière qui n'attendait plus qu'une étincelle", dit-il.Beaucoup de résidents de Bed-Stuy ne cachent pas leur peur."Mon ami est mort sur un parking il y a deux semaines. J'étais avec lui quelques minutes plus tôt, on a entendu du bruit, on s'est jeté par terre et il s'est couché sur moi pour me protéger. (...) Ensuite on s'est mis à courir (...) et il a pris une balle dans la tête", raconte Connie Moore, ex-agente de sécurité dans une école."Le quartier n'est sûr à aucun moment de la journée. On ne sait jamais quand ils vont arriver et commencer à tirer", dit cette retraitée de 62 ans, montrant quelques rares enfants en train de jouer au basket dans le parc où est mort le petit Davell.- "Baisse de moral" - Comme d'autres New-Yorkais, elle accuse la police de se venger des manifestations et des réductions budgétaires en fermant les yeux sur les violences."La police ne fait rien, on vit dans l'anarchie", dit-elle.Pour Christopher Herrmann, ex-analyste pour la police new-yorkaise devenu enseignant à l'institut de criminologie John Jay, les mobilisations contre les violences policières ont clairement sapé le moral des quelque 36.000 policiers de New York, ce qui s'est confirmé par un nombre record de départs en retraite depuis juin. "Comme dans n'importe quel travail, un moral en baisse affecte la performance", dit-il.La famille du petit Davell continue néanmoins à faire confiance à la police, qu'elle espère voir revenir en force dans le quartier."La mairie doit remettre des policiers dans les rues, et rétablir l'unité anti-criminalité", dit sa grand-mère, Samantha Gardner. "En tant que communauté afro-américaine, nous devons freiner toute cette violence (...) On ne peut pas manifester pour Black Lives Matter si on continue à s'entretuer entre Noirs".
Des centaines de personnes ont participé jeudi à Aden au Yémen aux funérailles de Nabil al-Quaety, vidéaste collaborant avec l'AFP depuis cinq ans, tué par balle devant son domicile par des tireurs non identifiés qui ont pris la fuite.
Durant les funérailles, la foule a scandé des slogans en faveur de la liberté d'expression dans le pays en guerre, louant le talent de ce vidéaste yéménite mort à 34 ans.Nabil al-Quaety, qui collaborait aussi avec des médias régionaux, laisse derrière lui de jeunes enfants et une femme enceinte."Aujourd'hui, on dit adieu à l'un des plus courageux journalistes d'Aden", a déclaré l'un de ses collègues, Mansour Saleh.Des drapeaux de l'ancienne République populaire du Yémen, qui était avant 1990 un Etat indépendant dans le sud, ont été déployés pendant les funérailles pour rappeler l'engagement personnel de Nabil al-Quaety pour l'autonomie de cette région.Mais, dans sa collaboration avec les médias, Nabil al-Quaety était "un simple journaliste qui couvrait ce qui se passait sur le terrain", a souligné à l'AFP l'un de ses frères, Marwan.L'attentat qui lui a coûté la vie mardi a été condamné par le gouvernement yéménite, les séparatistes qui contrôlent Aden, Reporters sans frontières (RSF) et l'Unesco, l'agences des Nations unies pour la culture.Le Comité de protection des journalistes, basé à New York, a demandé une enquête.Mercredi, le directeur de l'information de l'AFP, Phil Chetwynd, avait fait part du "choc" à l'agence après "le meurtre insensé d'un journaliste courageux qui faisait son travail malgré les menaces et intimidations"."Les pensées de tout le monde à l'AFP vont aujourd'hui à sa femme et ses enfants", avait-il ajouté.
L'accident s'est produit au collège Saint-Joseph de Landivisiau, vendredi 6 mars.
Dix-huit collégiens ont été légèrement blessés dans l'effondrement d'une passerelle en bois à Landivisiau (Finistère). La structure qui s'est écroulée conduisait à la cantine de l'établissement, ont indiqué les pompiers. Sur les 18 élèves blessés, treize ont été conduits dans des hôpitaux de Landivisiau, Morlaix et Brest, selon la même source. Coronavirus : une fermeture généralisée des écoles est-elle envisagée en France lors du stade 3 ?par CNEWSDes élèves "dessus et dessous" La passerelle en bois s'est effondrée vers midi, alors qu'il y avait des élèves "dessus et dessous", selon les pompiers, qui ont précisé qu'elle avait une hauteur de trois mètres environ. Le collège Saint-Joseph, où se sont déroulés les faits, n'était pas joignable dans l'immédiat. Selon son site internet, il accueille 822 élèves de la 6e à la 3e. Selon France 3 Bretagne, l'intervention a mobilisé 55 pompiers.
- Près de "130 personnes" sont interdites de manifester lors du défilé national contre la loi travail mardi à Paris. Une mesure "massive" et "assez inhabituelle", a reconnu le préfet de police.
Ces personnes avaient déjà été interpellées lors de précédents défilés contre la loi El Khomri. - Pour la première fois en plus de trois mois de contestation, les opposants au projet de loi travail vont converger mardi sur Paris pour une journée de "mobilisation nationale" que la CGT prédit "énorme". "Il n'est pas exclu qu'il y ait des casseurs qui commettent des exactions", a justifié le préfet de police de Paris. L'arrêté "assez inhabituel, assez massif" vise, selon lui, des personnes qui "constituent un risque de menace et un risque de violences" et qui ont "fait l'objet soit d'un jugement", soit "d'une comparution judiciaire dans l'attente d'un jugement à venir" pour des dégradations ou des violences lors de précédentes manifestations. Il est valable pour l'après-midi de mardi sur le parcours et aux abords de la manifestation entre la place d'Italie et les Invalides (VIIe, XIIIe et XVe arrondissements).INITIATIVE ET RAPIDITÉ FACE AUX CASSEURS"Ces mesures ont été prises dans l'application stricte de la jurisprudence du tribunal administratif de Paris" qui avait retoqué le 17 mai neuf des 10 interdictions de manifester prononcées par la préfecture de police, a plaidé le préfet. Pour le défilé mardi, une vingtaine d'unités de CRS et gendarmes mobiles seront déployées, des contrôles préventifs et des fouilles effectués, a prévenu Michel Cadot. Les voitures stationnées sur le parcours seront enlevées. Le parcours de 5,5 km est plus long que lors des précédentes journées de mobilisation. Le préfet de police a dit attendre "plusieurs dizaines de milliers de manifestants, peut-être au-delà de 50.000"."A la demande du ministre de l'Intérieur, nous avons fait passer des consignes très claires aux services", a ajouté le préfet. "Il s'agira de faire preuve d'initiative et de rapidité dans les intervention s'il y a des casseurs". Michel Cadot a également demandé aux opposants aux texte d'"éviter de se solidariser avec les manifestants masqués en restant à leur proximité".La plus importante manifestation contre la loi travail à Paris avait rassemblé, selon la préfecture de police, 26.000 à 28.000 personnes le 31 mars. "Ce sera une journée de forte mobilisation", a estimé le préfet, appelant "à la responsabilité des organisations syndicales et des manifestants". "Quand on veut se sortir d'un mouvement d'une très grande ampleur comme nous le connaissons, il faut pouvoir discuter", a déclaré ce lundi sur Europe 1, le leader de la CGT, Philippe Martinez.
L'armée française est en deuil. Comme le révèle BFMTV ce mercredi 21 février, deux soldats français ont été tués, et un troisième a été blessé, près de Gao, au Mali.
Les deux soldats français sont morts lorsque leur engin blindé de l'opération Barkhane a heurté un engin explosif improvisé (IED) dans la région d'Indelimane (Mali). L'armée a confirmé à BFMTV la disparition des deux soldats."C'est avec une très vive émotion que le Président de la République a appris la mort en opération de deux militaires du 1er régiment de spahis de Valence, tués ce matin au Mali dans l'attaque à l'engin explosif improvisé de leur véhicule blindé, indique le communiqué de la Présidence de la République. Il s'incline avec un profond respect devant le sacrifice de ce sous-officier et de ce soldat, tombés au combat dans l'accomplissement de leur mission contre le terrorisme. Le chef de l'Etat adresse à leurs familles et à leurs proches ses plus sincères condoléances et les assure de la solidarité de la Nation dans ces douloureuses circonstances. Il exprime également son soutien aux hommes et aux femmes de leur régiment. Le Président de la République tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel. Il salue leur détermination à poursuivre leur mission qui permet de porter des coups sévères à l'ennemi et tient à leur exprimer son entière confiance."Ce mercredi, depuis l'hémicycle de l'Assemblée Nationale, les députés ont rendu hommage aux soldats disparus en se levant pour les applaudir.
Selon les médias, le chef de l'Etat va prendre la parole jeudi ou mercredi soir pour s'exprimer sur l'évolution de l'épidémie de Covid-19.
"Régulièrement, je m'adresserai à vous", avait promis Emmanuel Macron le 16 mars dernier. Alors que les Français ont entamé leur quatrième semaine de confinement, dont les mesures ont été renforcées dans certaines villes, le président de la République devrait de nouveau s'adresser aux Français cette semaine pour faire le point sur la crise du coronavirus dans le pays. Selon Europe 1, le chef de l'Etat s'exprimera jeudi soir 9 avril, mais Le Parisien et Franceinfo restent plus prudents et parlent de mercredi soir ou jeudi. "Si les deux dates sont encore en balance, l'Elysée semble pencher pour jeudi 20H", précise la station. Il s'agira de la troisième allocution solennel du président. Le 12 mars dernier, il avait annoncé la fermeture des écoles et le maintien du premier tour des élections municipales, et le 16 mars, il avait annoncé la mise en place des mesures de confinement. Le 25 mars, à 20 heures, c'est depuis le centre hospitalier de Mulhouse qu'il s'était exprimé, pour annoncer notamment un plan massif pour les hôpitaux et l'opération militaire Résilience.Pour cette nouvelle allocution, Emmanuel Macron devrait faire le point sur l'état du confinement et son calendrier, selon Le Parisien. Prolongé une première fois jusqu'au 15 avril, le confinement devrait certainement encore durer quelques semaines, ainsi que le préconise le Conseil scientifique.Toujours selon Le Parisien, le chef de l'Etat devrait également s'exprimer sur la question de la généralisation du port du masque et pourrait également parler du second tour des municipales. Il est prévu fin juin, mais l'hypothèse d'un report en octobre a été évoquée. Il pourrait également parler du recours contesté aux données personnelles des smartphones pour tracer les personnes contaminées par le coronavirus.
INTEMPÉRIES. Un agriculteur a été retrouvé mort sous une coulée de neige en Savoie, après le passage de la tempête Eleanor, ce qui porte à trois le nombre de victimes.
Un pompier volontaire est également porté disparu dans l'Isère.Les intempéries ont fait plusieurs victimes. Après un premier décès, mercredi 32 janvier, celui d'un un skieur de 21 ans tué par la chute d'un sapin sur une piste de la station de Morillon (Haute-Savoie), le bilan humain s'est alourdi jeudi 4 janvier. Une femme de 93 ans est morte dans sa maison inondée par une coulée de boue et d'eau, jeudi 4 janvier, dans la commune de Crêts-en-Belledonne (Isère). Les secours n'ont pas pu ranimer la victime, ont précisé les pompiers à l'AFP, confirmant une information du quotidien régional Le Dauphiné Libéré. Les pluies torrentielles qui s'abattent sur le département ont provoqué la crue d'un ruisseau voisin qui a envahi l'habitation de la vieille dame. France Bleu Isère précise qu'il y avait 1,80 mètre d'eau au rez-de-chaussée de la maison. Le drame s'est produit le long d'une route départementale où la circulation est actuellement coupée, comme sur d'autres axes locaux, en raison des précipitations et d'éboulements. L'Isère a été placée en vigilance orange par Météo France, en raison d'un risque d'inondations lié aux fortes pluies provoquées par la tempête Eleanor.• UN AGRICULTEUR RETROUVÉ MORT SOUS UNE COULÉE DE NEIGE EN SAVOIEEn Savoie, un agriculteur a été retrouvé mort jeudi sous une coulée de neige près de son chalet d'alpage à Bonneval-sur-Arc. "La nuit dernière, il semble qu'il ait voulu déneiger le tunnel lorsqu'une avalanche l'a surpris. La neige l'aurait écrasé, selon le maire de Bonneval-sur-Arc", rapporte France 3. "Ce sont des pisteurs qui ont aperçu, peu avant 16 heures, une grosse coulée de neige avant de se rendre sur place et de trouver la victime qui était décédée", a déclaré la Compagnie républicaine de sécurité de montagne à Modane.• UN POMPIER VOLONTAIRE PORTÉ DISPARU Par ailleurs, un sapeur-pompier volontaire, tombé à l'eau au cours d'une intervention, est porté disparu depuis le début d'après-midi dans les gorges du Breda, entre l'Isère et la Savoie. Il a été emporté par les eaux alors qu'il intervenait après la chute d'une voiture dans une rivière en crue, le Breda, au Moutaret (Isère). Le pompier volontaire portait secours à une famille réfugiée sur le toit de sa voiture après un affaissement de sol. La famille a néanmoins pu être secourue, selon la préfecture de Savoie. "Plus de 80 personnes sont à sa recherche", avec "des moyens conséquents, des hélicoptères, des équipes cynophiles, des plongeurs, mais tout cela dans des conditions extrêmement difficiles", a expliqué le préfet de Savoie, Louis Laugier, en fin de journée. "Les recherches doivent se poursuivre dans la nuit",a précisé jeudi soir à l'AFP une autre source préfectorale. LA SAVOIE, LA HAUTE-SAVOIE ET L'ISÈRE PARTICULIÈREMENT TOUCHÉESJeudi, les pompiers ont encore procédé à plusieurs centaines d'interventions en Savoie, Haute-Savoie et Isère et de nombreux axes routiers locaux demeurent coupés. À Grenoble, les occupants d'un appartement situé au 3e étage d'un immeuble collé à la falaise, le long des quais de l'Isère, ont vu une coulée de boue de 50 m3 arriver par les fenêtres. Mais plus de peur que de mal : pas de blessé.Les pluies et la neige fondue font déborder de nombreux cours d'eau. La Seine a débordé à Rouen et des rivières sont placées en vigilance orange face au risque de crue, comme en Gironde, dans le Grand Est, en Franche-Comté et dans le Limousin.Dans les Alpes du nord, le risque d'avalanches, lié à des chutes de neige suivies de pluies tout aussi abondantes ayant alourdi le manteau, était jeudi fort à maximal par endroits, alors que les stations de ski sont bondées pour les vacances scolaires. Quelques coulées ont recouvert des routes, mais le risque de départs spontanés devrait "nettement diminuer" vendredi selon Météo France. De nombreux domaines sont restés fermés jeudi, ou ont ouvert seulement sur le bas des stations. Mais le préfet de l'Isère a demandé aux vacanciers de ne pas anticiper leur retour, car des axes sont toujours en cours de déblaiement. En Haute-Savoie, une centaine de personnes du hameau de l'Etelley, proche de la station de Morillon, ont été évacuées par mesure de précaution.DES INCENDIES EN CORSEPar ailleurs, plus aucun foyer restait privé d'électricité en France métropolitaine, selon un bilan d'Enedis à 19h30. En Corse, moins de 2.000 foyers étaient sans courant contre 15.000 quelques heures plus tôt, selon EDF. L'île a par ailleurs été frappée par des incendies "d'une intensité exceptionnelle en plein hiver" selon la préfecture, en raison d'un cocktail vents violents et sols secs. En fin d'après-midi, ils étaient maîtrisés, bien que toujours actifs en Haute-Corse, à Sant'Andrea di Cotone (1.000 hectares) et Chiatra (650 ha). Plus de 300 personnels sont toujours engagés sur le terrain, appuyés par 3 Canadair.À Chiatra, selon une source proche de l'enquête, un témoin a vu un poteau tomber sous l'effet du vent, occasionnant un arc électrique qui aurait mis feu au maquis. Pour le feu de San Andria di Cotone, en revanche, l'origine criminelle n'est pas exclue. Par ailleurs, la météo toujours difficile entraînera des retards, voire des annulations, de bateaux au départ de Bastia.
L'enseigne cherche a protéger ses employés, cibles d'insultes et de crachats.
Les images d'un malvoyant expulsé d'un magasin Monoprix de Marseille avaient fait le tour des réseaux sociaux, provoquant l'indignation. Le groupe a décidé de fermer temporairement l'établissement pour protéger son personnel après des insultes, rapporte France Bleu vendredi 12 octobre. Il le restera "au moins jusqu'à lundi"."J'ai une responsabilité vis-à-vis de nos équipes et devant la montée des incivilités et des insultes, il m'a semblé légitime de fermer le magasin pour que tout le monde puisse retrouver ses esprits et ne puisse pas être exposé à cette violence verbale qui aurait pu devenir physique", a indiqué le président de Monoprix, Régis Shultz. Le personnel de ce magasin a notamment été la cible de "crachats", a-t-il expliqué.Revenant sur l'incident du 21 septembre dernier, au cours duquel le jeune malvoyant et son chien avaient été expulsé, Régis Shultz a évoqué "un moment d'égarement" et qualifié l'attitude du gérant d'"inacceptable et condamnable". "Il sera sanctionné, mais pour l'instant il est en arrêt maladie et essaie de retrouver l'usage de sa parole", a-t-il dit, précisant que l'homme avaient été victime d'une attaque cardiaque "suite à cette affaire". Filmée par l'ami qui l'accompagnait, la scène montre Arthur Aumoite, accompagné de sa chienne Loya, dans le Monoprix de Blancarde, dans le centre de Marseille: le gérant du magasin lui barre le chemin et le bloque physiquement, mettant en avant les questions "d'hygiène dans la zone alimentaire". Le jeune homme, victime d'une atteinte rétinienne génétique, présente alors un document de la Fédération française des associations de chiens guides d'aveugle (FFAC) rappelant l'article 88 de la loi de 1987 et l'obligation d'ouvrir tous les lieux publics aux personnes accompagnées d'un chien guide. Mais rien n'y fait et Arthur Aumoite est bousculé et expulsé du magasin, après qu'un vigile lui a arraché son chien.
Attaqué mercredi par l'opposition sur le lourd bilan du nouveau coronavirus au Royaume-Uni, le Premier ministre Boris Johnson a promis de dévoiler une stratégie de déconfinement qui pourrait commencer dès lundi, tout en disant vouloir éviter un deuxième pic.
Un assouplissement du confinement décrété le 23 mars est particulièrement délicat, compte-tenu de l'ampleur de la pandémie. Si le nombre des morts a commencé à décroître, ce pays a dépassé l'Italie et arrive derrière les Etats-Unis sur cet indicateur.Le Royaume-Uni a recensé mercredi 30.076 morts - un chiffre qui dépasse les 32.000 si l'on y ajoute les décès dont la maladie Covid-19 est la cause probable mais pas confirmée par un test. Le nombre des cas a dépassé les 200.0000 (201.101, +6.111). Les autorités ont mis en garde contre des comparaisons hâtives entre les différents pays, estimant insuffisant le recul sur la pandémie et ses conséquences, notamment en termes de morts indirectes. Il n'empêche, l'ampleur du bilan fâche. "Comment a-t-on pu en arriver là ?", a interrogé le nouveau leader du Parti travailliste Keir Starmer, qui interpellait pour la première fois le chef du gouvernement au Parlement depuis son élection, début avril, à la tête de sa formation. "Bien que les morts dans les hôpitaux semblent diminuer, le nombre des décès dans les maisons de retraite grimpe", s'est-il aussi inquiété.S'exprimant dans une Chambre des Communes clairsemée, la majorité des députés ayant suivi les débats à distance, Boris Johnson a exprimé ses "profonds regrets" quant au nombre des personnes ayant perdu la vie dans les maisons de retraite. Il a en outre assuré qu'un "effort massif" était fait pour obtenir un nombre suffisant de combinaisons médicales, admettant des difficultés d'approvisionnement qu'il a qualifiées de "rageantes". Boris Johnson a aussi dit son "ambition" d'atteindre 200.000 dépistages par jour "à la fin du mois", soit le double de la capacité de tests péniblement atteinte fin avril mais non utilisée entièrement.- Mesures dès lundi? -Cette stratégie de dépistage doit permettre d'éviter une nouvelle propagation de la maladie en cas d'assouplissement du confinement prolongé jusqu'à jeudi. Pressé par l'opposition de rendre publique sa stratégie, Boris Johnson a promis d'en dire plus dimanche, laissant entendre que certaines mesures pourraient être mises en place dès lundi. "Je pense qu'il serait bien que les gens aient une idée de ce qui va se passer le jour suivant", a-t-il dit. Selon son ministre de la Santé Matt Hancock, les cafés dotés d'espaces extérieurs pourraient être autorisés à rouvrir.Une forte pression pèse sur les épaules de Boris Johnson en raison des conséquences économiques et sociales dramatiques du confinement avec plus de six millions de personnes au chômage partiel et des suppressions d'emplois qui s'accumulent. L'inquiétude est particulièrement forte dans le secteur du tourisme à l'approche de l'été.Le dirigeant conservateur a toutefois mis en garde contre le risque de "désastre économique" en cas de second pic de l'épidémie.Par crainte de cette nouvelle vague, même si le pic de l'épidémie a été passé, les autorités s'étaient jusqu'ici montrées réticentes à s'avancer sur le terrain du déconfinement, appelant à l'envi les Britanniques à rester chez eux. Une consigne qu'a enfreinte l'épidémiologiste Neil Ferguson, un membre très écouté, pendant cette crise, du comité de scientifiques chargés de conseiller le gouvernement. Il a dû en démissionner après avoir, selon le Telegraph, autorisé une femme présentée comme sa maîtresse à lui rendre visite à son domicile."Nous voulons assurer une distanciation sociale appropriée et sûre, donner au public l'assurance de pouvoir retourner au travail, dans les endroits publics et les transports en commun (...) en sécurité", a expliqué le ministre du Logement, Robert Jenrick, au cours d'une conférence de presse."Nous examinons comment nous pouvons créer plus d'espace pour les piétons dans les centres-villes, comment faciliter le vélo ou la marche pour se rendre au travail", a-t-il ajouté, appelant aussi les chantiers de construction à reprendre "là où c'est sûr de le faire".
Grosse frayeur dans deux établissements girondins ce lundi 5 septembre. Le lycée Sainte-Famille Saintonge de Bordeaux et le lycée de la Mer de Gujan-Mestras ont tous deux été évacués dans la matinée en raison, respectivement, d'une fausse alerte à la bombe et d'une possible intrusion.Panique pour les uns, opportunité de faire le mur pour les autres : deux lycées de Gironde ont été totalement évacués lundi en raison de menaces terroristes, selon les informations de Sud-Ouest.
À Bordeaux, le lycée Sainte Famille Saintonge a d'abord été évacué de tous ses élèves et personnels vers 11h00, après une alerte à la bombe. Un périmètre de sécurité a été mis en place. "Les services de déminage sont intervenus mais n'ont rien trouvé, précise le quotidien régional. Selon la préfecture (de Gironde), il faudra attendre le milieu d'après-midi pour que les choses rentrent dans l'ordre."Puis les lycéens du lycée des métiers de la mer de Gujan-Mestras ont à leur tour été évacués après un appel anonyme inquiétant. "En toute fin de matinée (...), un appel passé via un téléphone portable à la gendarmerie a signalé la présence de trois hommes barbus vêtus de djellabas et armés, franchissant les grilles" de l'établissement, indique Sud-Ouest. "Une alerte intrusion a aussitôt été donnée". "Les 900 élèves présents dans le bâtiment ont été aussitôt évacués des classes et mis à l'abri dans le gymnase, poursuit le site du journal. D'importants moyens ont été déployés par la gendarmerie, les hommes de la compagnie d'Arcachon, le PSPG (Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie) et le Psig sabre (Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie) ainsi que l'équipe cynophile spécialisée dans les explosions se sont rendus sur place avec les pompiers." Mais "à 17 h, on ne savait toujours pas si ou ou non des individus se seraient introduits dans le lycée de la mer", indique encore le quotidien
Bourreau méthodique et zélé du mouvement ultra-maoïste de Pol Pot au Cambodge, Douch, décédé mercredi à l'âge de 77 ans, est le seul responsable khmer rouge à avoir jamais plaidé coupable, avant de tout remettre en cause et de réclamer sa libération.
Une stratégie qui ne lui a pas valu la clémence des juges du tribunal parrainé par l'ONU, qui l'ont condamné en 2012 à la perpétuité.Douch est l'ancien chef de la terrible prison de Tuol Sleng à Phnom Penh, également connue sous le nom de S-21, où 15.000 personnes ont été torturées avant d'être exécutées entre 1975 et 1979.Il restera comme une personnalité profondément ambiguë. Capable de coopérer avec la justice et de pleurer d'émotion à l'audience en première instance, avant de faire volte-face et de plaider l'incompétence de la cour.La personnalité de Kaing Guek Eav, alias Douch, n'a jamais fait l'unanimité. Quand son avocat français, François Roux, décrivait la sincérité d'un homme soucieux de "revenir dans l'humanité", rescapés et accusation dénonçaient des "larmes de crocodile".Pendant son premier procès, entre mars et novembre 2009, ce petit homme aux cheveux poivre et sel et au regard puissant a endossé la torture, la cruauté en guise de méthode politique, les exécutions, la terreur qui régnait à Tuol Sleng."Je suis responsable émotionnellement et légalement", avait-il reconnu.Converti au christianisme dans les années 1990, il a demandé pardon aux rares survivants et familles des victimes, acceptant d'être condamné à "la peine la plus stricte".Mais au dernier jour de l'audience, il s'est offert un retentissant coup de théâtre, arguant qu'il n'était qu'un serviteur et non un haut responsable du régime et qu'il échappait donc à la compétence du tribunal."indifférence à la souffrance"Condamné à 30 ans de prison pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre en 2010, il a fait appel. Puis s'est séparé de son avocat français, chargeant le Cambodgien, Kar Savuth, d'obtenir sa libération. Il a alors écopé de la perpétuité.Il a ensuite été un témoin clé dans le procès de trois dirigeants khmers rouges, les seuls à avoir dû répondre de la mort de deux millions de personnes: le chef de l'Etat du Kampuchéa démocratique Khieu Samphan, condamné à la perpétuité, l'idéologue du régime Nuon Chea, qui s'est aussi vu infliger la prison à la vie mais est décédé depuis, et le ministre des Affaires étrangères Ieng Sary, mort pendant son procès.Douch avait alors expliqué que la politique du régime consistait à "écraser" les prisonniers, poussant Nuon Chea à le traiter de "branche pourrie".Né le 17 novembre 1942 dans un village de la province de Kompong Thom, au nord de Phnom Penh, Douch a été professeur de mathématiques avant de rejoindre les Khmers rouges en 1967.Après la chute du régime en 1979, il a continué d'appartenir au mouvement puis a travaillé pour des organisations humanitaires. Après des années à se cacher, il est démasqué en 1999 par un photographe irlandais, Nic Dunlop, et arrêté."Méticuleux, consciencieux, attentif à être bien considéré par ses supérieurs" selon les psychiatres, le tortionnaire avait tenu une administration rigoureuse des activités de la prison.Mais s'il n'a rien renié de son rôle de patron de l'établissement, il s'est dépeint aussi comme prisonnier d'une doctrine, incapable de dire non.Et a refusé d'endosser un rôle politique au sein du régime khmer rouge (1975-1979), se réfugiant derrière la peur d'être abattu pour justifier son zèle.L'accusation a décrit son "enthousiasme et sa méticulosité dans chacune de ses tâches", sa "fierté" de diriger le centre de torture et "son indifférence à la souffrance" d'autrui.L'ethnologue français François Bizot, trois mois captif de Douch en 1971 dans la jungle, a évoqué pour sa part la "sincérité fondamentale" du tortionnaire, "prêt à donner sa vie pour la Révolution".
Un homme armé est actuellement recherché par la police dans centre de Paris. Il se serait retranché dans l'immeuble de l'ex-Samaritaine (Ier arrondissement), actuellement en travaux.
L'homme est suspecté d'un vol à main armée survenu vers 13h50 dans un magasin de montres de luxe de la rue du Bac (VIIe arrondissement). Le butin serait estimé à près de 200.000 euros. Selon Le Parisien et LCI, il aurait ensuite "pris la fuite en voiture, sans faire de blessés ni prendre d'otages".Le véhicule du braqueur a été retrouvé quelques minutes plus tard abandonné près de l'ex-Samaritaine, ce magasin situé entre la rue de Rivoli et la Seine. Un dispositif policier a été mis en place. "Le chef nous a dit de sortir car un braqueur serait entré sur le chantier de la Samaritaine. On est environ 500 à travailler sur place et à avoir été évacués", a indiqué un ouvrier sur place à l'AFP. Le 3e district de police judiciaire a été saisie de l'enquête. La station Pont neuf a été fermée par mesure de sécurité. Les rues adjacentes ont également été bouclées.
Violation et recel du secret professionnel. Ce sont les motifs de la suspension d'un policier des Alpes-Maritimes, soupçonné d'avoir été la source d'une enquête menée par Mediapart, autour de l'affaire Legay, qui avait suscité l'indignation en pleine crise des gilets jaunes, en mars 2019.
Geneviève Legay, militante de 73 ans avait été grièvement blessé durant une charge policière lors d'une manifestation interdite à Nice. Nouveau chapitre dans l'affaire Legay. Un policier des Alpes-Maritimes de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), soupçonné d'avoir été la source d'une journaliste de Mediapart dans l'affaire entourant les violences commises contre une manifestante de 73 ans à Nice en 2019, a été suspendu pour des faits de violation et recel du secret professionnel. C'est que qu'on apprend vendredi 29 mai auprès de la police nationale, confirmant des informations du média en ligne et de Nice Matin. "Opacité"Le 23 mars 2019, Geneviève Legay, 73 ans, militante d'Attac et de nombreuses autres causes, avait été grièvement blessée durant une charge de police lors d'une manifestation interdite sur une place de Nice, en soutien aux "gilets jaunes", à la veille d'une visite du président chinois.Aux prémisses de l'enquête, le procureur de Nice avait d'abord démenti tout "contact" physique de la part des forces de l'ordre, des propos repris par Emmanuel Macron. Puis le magistrat avait reconnu qu'elle avait été poussée par un policier, suite à l'exploitation d'images de vidéosurveillance.Le procureur a depuis été muté à la cour d'appel de Lyon fin 2019. Et l'enquête sur les violences, dans laquelle un policier sur le terrain a été mis en examen, a aussi été dépaysée à Lyon où Mme Legay, convalescente, a été entendue.Ses avocats ont demandé que l'enquête remonte toute la chaîne de commandement mais n'ont dans l'immédiat pas pu avoir accès au dossier. "On est dans l'opacité, la juge d'instruction de Lyon ne répond pas à nos demandes, ce qui est illégal", a indiqué vendredi Maître Arie Alimi.Une journaliste convoquée 18 fois en quatre moisLa journaliste de Mediapart ayant enquêté sur l'affaire a en revanche été convoquée quatre fois en 18 mois par l'IGPN pour répondre à des questions de la police des polices concernant ses sources. "Le but de cette manœuvre est de donner toute latitude à la police pour rechercher l'auteur principal du délit dont nous serions les receleurs, c'est-à-dire nos sources", a déploré début mai la journaliste Pascale Pascariello, dénonçant "un climat de pression sur notre profession et d'intimidation vis-à-vis de nos sources".Des associations, comme la Ligue des droits de l'homme, dénoncent quant à elles cette suspension comme une atteinte à la liberté d'informer.
"Ca me fout les larmes, ça m'émeut trop, je ne peux pas rester devant la télé": les traumatismes des victimes de la catastrophe d'AZF, en 2001 à Toulouse, ressurgissent après les explosions à Beyrouth qui ont fait plus de 110 morts et 4.000 blessés.
Mercredi, les mêmes scènes de dévastation, d'immeubles éventrés et d'un nuage de fumée, cette fois au-dessus de la capitale libanaise, passent en boucle à la télévision et sur Internet."Quand j'ai vu les images, ça a été dur. C'était l'apocalypse. Le champignon, les dégâts, le nuage de fumée: c'est tout pareil", raconte à l'AFP Pauline Miranda, présidente de l'association des sinistrés du 21 septembre.D'après les autorités libanaises, quelque 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium, stockées "sans mesures de précaution" dans le port de la capitale libanaise, sont à l'origine des puissantes déflagrations. Une quantité presque dix fois plus importante que celle impliquée dans l'explosion d'AZF, la plus grande catastrophe industrielle en France depuis 1945."C'est encore plus dramatique que chez nous. Ca me fout les larmes, ça m'émeut trop, je ne peux pas rester devant la télé", se lamente auprès de l'AFP Guy Fourest.A 90 ans, l'ancien président du comité de défense des victimes d'AZF vit "chaque jour avec le souvenir douloureux" de la catastrophe qui a traumatisé la Ville rose, le 21 septembre 2001, quand près de 300 tonnes de nitrate d'ammonium stockées dans un hangar explosent.La déflagration, qui ravage ce jour-là le complexe chimique AZF (Groupe Total), est entendue jusqu'à 80 km à la ronde, faisant 31 morts et 2.500 blessés.- "Ca m'a foutu la vie en l'air" -Le drame poursuivra les familles des victimes et les rescapés pour le restant de leurs jours.Le 21 septembre 2001, Mme Miranda explique qu'elle se trouvait dans sa voiture à "200-300 mètres" du complexe d'AZF. Soudainement, "les vitres ont explosé. J'ai perdu complètement l'audition de l'oreille droite et 75% de l'oreille gauche", poursuit-elle."Tous les matins et jusqu'à la fin de mes jours, je mets AZF (surnom qu'elle donne à son appareil auditif) dans les oreilles", regrette-elle avant de reprendre son souffle: "ça m'a foutu la vie en l'air".Denis Molin, autre victime d'AZF et membre du collectif "Plus jamais ça ni ailleurs", témoigne mercredi dans la Dépêche du midi: "Les acouphènes, la surdité, la mal voyance, de nombreuses personnes de mon entourage garderont des séquelles physiques (...) d'AZF".Outre les dégâts physiques, la catastrophe peut provoquer des troubles de stress post-traumatique (TSPT), voire même des troubles psychologiques importants. "Certains sont déglingués, ils ne réagissent plus normalement. D'où le besoin de parler et de s'exprimer", insiste M. Fourest.Hugues Jourdan, enseignant, souligne l'importance "d'exprimer ce qu'on a vécu". "Il faut entourer, aider et faire parler les gens", poursuit-il.Ses parents, également enseignants, donnaient cours à quelques centaines de mètres du site de l'ex-usine lors de la catastrophe. Depuis, impossible pour eux d'évoquer un "souvenir si fort".- "Risques industriels" -"Ils étaient injoignables pendant quatre heures. Après l'explosion, les lignes étaient saturées. Tout le monde essayait d'appeler ses proches", se souvient-il.Plusieurs associations de victimes expriment leur colère face au stockage du nitrate d'ammonium, une substance qui entre dans la composition de certains engrais mais aussi d'explosifs.Parmi elles, Claudine Molin regrette qu'AZF "n'ait servi à rien". "D'ici deux ans, on ne s'en souviendra plus et ça, ça me désole. Ca ne devrait pas se reproduire en 2020", tance-t-elle, en insistant sur le besoin de "s'intéresser aux risques industriels en dehors des catastrophes".L'ancien directeur de l'usine chimique AZF et la société exploitante ont été définitivement condamnés fin 2019, la Cour de cassation ayant rejeté leurs pourvois. L'ex-directeur Serge Biechlin avait été condamné à 15 mois de prison avec sursis pour "homicide involontaire" et la société gestionnaire du site, l'entreprise Grande Paroisse, à l'amende maximale de 225.000 euros.Un mémorial en souvenir de la catastrophe de Toulouse a été érigé en 2012 devant l'ex-usine d'AZF.
Interpellé en état d'ivresse avancé, l'homme de 47 a été inculpé pour tentative d'homicide après avoir ouvert le feu sur sa concubine, dont le pronostic vital est toujours engagé.
Un homme a été mis en examen et écroué samedi 25 janvier. Il est inculpé pour "tentative d'homicide sur conjoint", après que sa compagne a été très grièvement blessée par balle au front dans un appartement du Boulou, au sud de Perpignan. La victime, dont le pronostic vital était toujours engagé samedi, a été découverte par des sapeurs-pompiers dans un appartement d'une résidence HLM du Boulou, près de la frontière espagnole. Interpellé en état d'ivresse avancé, l'homme a été placé en cellule de dégrisement avant d'être en mesure d'être interrogé sous le régime de la garde à vue.Lors de sa garde à vue, l'homme aurait donné plusieurs versions, selon une source proche de l'enquête, affirmant notamment qu'il manipulait l'arme, une carabine 22 long rifle, dans le salon lorsque le coup serait parti par accident, atteignant la victime au front. Agés tous les deux de 47 ans, la femme et son concubin étaient sans emploi. Depuis le début de l'année, au moins quatre femmes ont été tuées en France par leur compagnon ou ex, selon un décompte de l'AFP. En 2019, l'AFP a recensé au moins 126 cas, soit une femme tous les trois jours en moyenne.
Le maire PS de Dijon (Côte d'Or) François Rebsamen a lancé un appel au calme ce lundi 15 juin après une 4e journée de violences. Il s'est dit "sidéré par ce qui s'est passé durant ces trois jours".
De véritables scènes de guerre. A Dijon (Côte d'Or), vendredi soir, samedi soir et dimanche soir, plusieurs dizaines voire centaines de Tchétchènes, selon la police, se sont rassemblés dans le centre-ville puis dans le quartier sensible des Grésilles, dans le cadre d'un apparent règlement de comptes. Ce lundi 15 juin, quelque 150 personnes, parfois encagoulées et armées, étaient à nouveau rassemblées. Selon la préfecture, un escadron de gendarmes mobiles, soit 110 militaires, devait être déployé. Sur l'antenne de BFMTV ce lundi, François Rebsamen, maire PS de Dijon, s'est dit "sidéré par ce qui s'est passé durant ces trois jours". L'ex-ministre du Travail a lancé "un appel au calme". "C'est aussi un cri du coeur que je lance ce soir : il faut que tout le monde se calme. Laissez-moi lancer cet appel au calme. Il faut que les jeunes qui, ce soir, déambulent dans la rue, qui sont en train de mettre le feu à des voitures, à des palettes, font des barricades, etc., il faut qu'ils rentrent chez eux. Ce soir, la police est en nombre. J'ai appelé le ministre de l'Intérieur, ils ont reçu des renforts, ils pourront assurer la sécurité, s'il y avait besoin, du quartier. (...) Rentrez chez vous", a martelé François Rebsamen.Un "cri du coeur""Il n'est pas tolérable que les Tchétchènes se fassent justice eux-mêmes. Il n'est pas plus tolérable qu'il y ait des milices d'auto-défense qui se mettent en place dans ce quartier", a déploré l'ancien ministre du Travail. "J'appelle tout le monde à rentrer. Il n'y aura pas ce soir d'attaques de Tchétchènes. La police est là, elle assurera la sécurité. (...) S'il le faut, il y aura des brigades canines, il faut que la sécurité revienne dans ce quartier, ses habitants le méritent", a ajouté François Rebsamen.Selon des sources policières, l'expédition aurait été lancée à la suite de l'agression, le 10 juin, d'un jeune homme de 16 ans issu de la communauté tchétchène. Une cinquantaine de Tchétchènes, selon la police, sont revenus dans la nuit de samedi à dimanche à Dijon, dans le quartier sensible des Grésilles cette fois. Un homme, gérant d'une pizzeria, a été grièvement blessé par balles, selon la même source.Une troisième expédition a encore mobilisé, dans la nuit de dimanche à lundi, 200 tchétchènes, également aux Grésilles, selon une source policière.Dans une interview au quotidien local Le Bien Public, un homme se présentant comme un Tchétchène et disant avoir participé à l'expédition a confirmé que l'opération visait à venger un "jeune de 16 ans", membre de la communauté tchétchène, qui aurait été "agressé" par des dealers.Une enquête a été ouverte, "en particulier pour tentative de meurtre en bande organisée, dégradations, incitation à la violence", en cosaisine entre la police judiciaire et la sécurité publique, selon le procureur de Dijon, Eric Mathais.
Les Sages de la rue Cambon dénoncent des critères de recrutement des agents de sécurité trop laxistes et des sanctions financières peu appliquées.
Depuis quelques années, le secteur de la sécurité privée explose en France, en raison de la menace terroriste, avec pas moins de 170.000 salariés qui remplacent les policiers et les gendarmes qui gardent les bâtiments publics, comme les préfectures, les tribunaux ou encore les écoles de police. Une croissance qui devrait se poursuivre, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb ayant annoncé lundi 5 février vouloir leur donner plus de place. Or, pour la Cour des comptes, le secteur est "peu fiable", "marqué par une qualité de service aléatoire" et caractérisé par "d'importantes fragilités économiques et sociales".Dans leur rapport annuel rendu mercredi 7 février, les Sages de la rue Cambon s'inquiètent notamment du dumping social et salarial sur le prix des prestations "au détriment du service rendu". LES CASIERS JUDICIAIRES DES AGENTS DE SÉCURITÉLa Cour des comptes épingle par ailleurs des règles de recrutement trop laxistes. Les condamnations pour violences conjugales, conduite sans permis, sans assurance ou en état alcoolique, détention de stupéfiants, escroquerie, abus de confiance, ou encore outrage à personne dépositaire de l'autorité publique ne sont pas des conditions rédhibitoires à l'embauche, pointent notamment les magistrats déplorant des contrôles de la moralité "trop indulgents". La Cour met ainsi en avant l'exemple d'un homme détenteur d'une carte professionnelle malgré 31 mentions au fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ).Elle dénonce aussi l'absence de réelles vérifications des formations professionnelles, alors que neuf candidatures sur dix sont acceptées, avec des dossiers constitués de mauvaises photocopies de cartes d'identité, françaises ou étrangères, d'où le risque élevé de fraude soulevé par la Cour des comptes. À titre d'exemple, elle épingle notamment la surveillance des abords d'une grande gare parisienne "confiée à des agents non-formés" et "en situation irrégulière", ou encore l'organisation de l'EURO-2016, qui a révélé une "insuffisante qualité des palpations de sécurité à l'entrée des stades et des 'fan zones'".Elle signale par ailleurs le manque de contrôle et surtout de sanctions de sociétés. Les pénalités financières pour manquement aux règles sont souvent très peu appliquées. Entre 2012 et 2016, sur 7,7 millions d'euros de sanctions, seuls 2,3 millions ont été recouvrés et malgré des interdictions d'exercer, un tiers des sociétés ont poursuivi leur activité.LA CNAPS PARTICULIÈREMENT VISÉELa Cour des comptes tance tout particulièrement le Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps), l'autorité de régulation associant représentants du privé et de l'État dont certains, grincent les magistrats, semblent "peu concernés". Le Cnaps était présidé jusqu'à fin décembre par le criminologue Alain Bauer, homme de réseaux qui, par le passé, a conseillé Nicolas Sarkozy puis Manuel Valls.Cet établissement public placé sous tutelle du ministère de l'Intérieur avait vu son image écornée en 2016 par la mise en examen de son ex-directeur Alain Gardère, soupçonné d'avoir profité d'avantages en nature (restaurants, vacances gratuites ...) en échange de services.Le rapport des magistrats financiers épingle le Cnaps pour ses résultats, "pas à la hauteur des attentes" et qui ne permettent pas "d'opérer une véritable sélection à l'entrée de la profession, ni de l'assainir par des contrôles efficaces". La Cour des comptes bat ainsi en brèche l'optimisme affiché par les pouvoirs publics sur la place grandissante à accorder au secteur.
Posant un genou à terre, le Premier ministre canadien Justin Trudeau s'est joint vendredi à Ottawa à des milliers de manifestants pour dénoncer le racisme et la violence policière après la mort de George Floyd aux Etats-Unis.
Masque noir sur le visage, Justin Trudeau a plusieurs fois mis le genou à terre, la dernière pendant 8 minutes 46 secondes, le temps qu'a duré le supplice de George Floyd sous le genou du policier blanc Derek Chauvin, malgré ses supplications.Le Premier ministre a rejoint le rassemblement devant le Parlement en hommage à ce père de famille noir, dont la mort a déclenché un mouvement mondial de révolte et de protestations. Il était accompagné du ministre responsable de la Famille, Ahmed Hussen.Chemise blanche, pantalon noir, M. Trudeau tenait dans ses mains un t-shirt noir frappé de l'inscription en blanc "Black Lives Matter" que lui avaient remis des manifestants.Il ne s'est pas adressé à la foule, mais il a plusieurs fois hoché la tête en signe d'approbation, applaudissant également les discours prononcés au micro scandant "Black Lives Matter" et réclamant "le changement maintenant"."Au cours des dernières semaines, nous avons vu qu'un grand nombre de Canadiens se sont soudainement rendu compte que la discrimination est une réalité vécue par un trop grand nombre de nos concitoyens et quelque chose qui doit cesser", avait déclaré plus tôt dans la journée Justin Trudeau."Il y a trop de racisme partout dans le monde, en France, aux Etats-Unis, au Canada. C'est important de s'y opposer si nous voulons que ça change", a dit à l'AFP Stéphane Kribodo, l'un des manifestants.Plusieurs milliers de personnes ont également manifesté à Toronto et dans d'autres villes au Canada contre le racisme et la violence policière.Le chef de police noir de Toronto, Mark Saunders, a lui aussi mis un genou à terre en venant à la rencontre des manifestants dans le centre-ville. "Nous vous voyons et nous vous entendons", a-t-il dit.Le Premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a salué le geste du chef de police en soulignant son "incroyable leadership".Plus tôt cette semaine, Justin Trudeau était resté sans voix pendant plus de 20 secondes, alors qu'il était pressé par un journaliste de commenter l'attitude de Donald Trump face aux manifestations antiracistes. Les Canadiens suivent avec "horreur" la situation aux Etats-Unis, avait-il finalement réaffirmé.
Didier Lallement a publié un communiqué d'excuses.
Habitué des déclarations choc, le préfet de police Didier Lallement a provoqué une levée de boucliers, vendredi 3 avril, en estimant que les personne n'ayant pas respecté le confinement se trouvaient aujourd'hui en réanimation."Pas besoin d'être sanctionné pour comprendre que ceux qui sont aujourd'hui hospitalisés, qu'on trouve dans les réanimations, sont ceux qui, au début du confinement, ne l'ont pas respecté", a déclaré le préfet, lors d'une opération de contrôle du confinement à Paris, alors que le gouvernement cherche a décourager les départs en vacances. '"C'est inadmissible de dire des choses pareilles, ne reposant sur aucun élément scientifique ou épidémiologique et stigmatisant pour des gens qui souffrent et sont victimes d'une maladie grave", a réagi dans Le Parisien Jean-Daniel Lelièvre, épidémiologiste à l'Institut Mondor de recherche biomédicale. "Les modes de contamination sont suffisamment variés et complexes pour qu'on ne puisse pas dire cela, a estimé de son côté l'infectiologue et hygiéniste au CHRU de Strasbourg, Stéphane Gayet. (...) Là, c'est dur à entendre car cela ne repose que sur des probabilités.""Je n'ai pas de mots. C'est proprement scandaleux, s'est indigné sur BFMTV le Professeur Frédéric Adnet, du Samu de Seine-Saint-Denis. Insulter, traiter mes malades qui sont en danger de mort de délinquants, c'est un véritable scandale. ll faudra dire à Monsieur le Préfet qu'il y a des soignants en réanimation. (...) Ça n'honore vraiment pas Monsieur le Préfet. Après des propos comme ça, il ne peut faire qu'un chose : démissionner."La classe politique aussi a réagi. "Au-delà des bornes, il n'y a plus de limite, a écrit sur Twitter Jean-Luc Mélenchon. Voire le préfet Lallement, face grimaçante du régime. Pour lui, ceux qui sont malades ou qui sont morts l'ont bien cherché ! Écœurant. L'État d'urgence sanitaire ne doit pas avoir ce visage insultant. Les gens doivent être respectés.""Ce propos du préfet de police est inexact. Ce qui est vrai, c'est que le bon respect du confinement est un enjeu sanitaire majeur", a-t-on précisé dans l'entourage du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Didier Lallement s'est d'ailleurs excusé dans un communiqué. Il "regrette les propos qu'il a tenus ce matin lors d'une opération de contrôle des mesures de confinement et tient à les rectifier"."L'intention n'était pas d'établir un lien direct entre le non-respect des consignes sanitaires et la présence de malades en réanimation", précise la préfecture dans son communiqué. "Il s'agissait de rappeler la nécessité d'une stricte application du confinement dans cette période, pour la protection de la santé de chacun."
La mère du nouveau-né abandonné devant un restaurant à Huttenheim a été mis en examen pour tentative de meurtre. Un homme qui résidait chez elle est lui poursuivi pour dissimulation de preuves.
Elle avait abandonné son bébé dans une poubelle. La "mère supposée" d'un nouveau-né, découvert samedi soir devant la porte d'un restaurant à Huttenheim (Bas-Rhin), a été mise en examen mardi 30 avril pour tentative de meurtre et a été placée en détention, a annoncé jeudi 2 mai le parquet. Cette femme avait placé la fillette dans une poubelle ce qui justifie le chef de tentative de meurtre retenue à son encontre, selon la procureure de Strasbourg, Yolande Renzi. Un ami de la famille, résidant sous le même toit qu'elle, a découvert le nouveau-né et l'a déposé devant le restaurant, selon Les Dernières Nouvelles d'Alsace. "C'est grâce à l'intervention de cet homme que le nouveau-né a pu être ensuite pris en charge", a précisé le parquet.La fillette confiée à l'aide sociale à l'enfance"Se sachant enceinte, (la mère) a expliqué avoir accouché à son domicile. Ne voulant pas garder l'enfant, elle a décidé de le déposer dans une poubelle devant chez elle", raconte le quotidien local. Quand l'homme qu'elle hébergeait est rentré au domicile familial, il a entendu des bruits depuis le container et a découvert le nourrisson. "L'homme a pris la décision de l'emmener jusqu'au restaurant pour qu'elle puisse être trouvée et prise en charge", ajoutent le journal Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Celui-ci a toutefois été mis en examen pour non-dénonciation de crime et dissimulation de preuves par modification de la scène de crime. Le bébé, qui pesait 2,2 kg et souffrait d'une légère hypothermie, avait été trouvé à 23h45, enveloppé dans une couverture, devant la porte du restaurant. La fillette avait été prise en charge par les pompiers puis transférée au service pédiatrique de l'hôpital de Hautepierre, à Strasbourg. Elle a fait l'objet d'une ordonnance de placement provisoire auprès de l'Aide sociale à l'enfance.
VIDÉO. L'association L214, qui milite pour le bien-être animal, a filmé l'intérieur d'un élevage d'engraissement de cochons dans le village de Peyrole (Tarn).
Sur les images, on voit les suidés entassés les uns sur les autres dans des conditions d'hygiène "déplorables".Les images, prises en février dernier et révélées ce jeudi 12 avril, sont insoutenables. Les cochons sont serrés les uns contre les autres, certains sont blessés, voire morts. Cela à même le béton, couvert d'excréments. Les animaux ne semblent pas avoir d'accès vers l'extérieur, ni de lumière. Des rats morts gisent également au sol. Selon L214, la structure tarnaise est habilitée pour une capacité de 1.100 porcs qui sont engraissés avant d'être envoyés à l'abattoir. Les animaux qui présentent des blessures "sévères aux oreilles ou sur les flancs" ne sont d'ailleurs pas isolés, précise l'association, "ce qui constitue une violation de la réglementation et conduit à aggraver l'état d'infection de leurs plaies". "Le mauvais état sanitaire et le manque de soins aux animaux devraient conduire les services vétérinaires à fermer cet élevage sans délai", a expliqué le directeur des enquêtes de L214, Sébastien Arsac.Une plainte déposée pour maltraitance"Ces images datent de février mais il y a peu de chances que la situation ait évolué favorablement", a ajouté Isis La Bruyère, porte-parole et membre du département enquêtes de L214. L'association a d'ailleurs porté plainte pour maltraitance contre l'élevage et demande sa fermeture. "Au-delà de ce cas particulier, l'élevage intensif est incompatible avec une prise en considération ne serait-ce que minimale de la sensibilité des animaux. Une société évoluée ne devrait pas tolérer que des êtres sensibles soient traités de cette manière", a ajouté Sébastien Arsac.La Dépêche du Midi a pu rencontrer l'éleveur en question : "Les services vétérinaires sont déjà venus récemment", a-t-il répondu au quotidien régional. "Ils n'ont rien trouvé. Ils reviennent. Ma version contredit complètement la version qui leur a été donnée". La préfecture du Tarn, contactée par La Dépêche, a indiqué mercredi soir qu'"un chef de service et deux agents se sont rendus dans cet élevage pour effectuer une inspection et éventuellement euthanasier les animaux qui seraient en souffrance". En 2014, l'élevage avait déjà été contrôlé et deux cochons ont été euthanasiés.L214 rappellent que 95 % des cochons sont élevés en bâtiment fermé sur un sol bétonné et ajouré, que l'on appelle caillebotis. L'association rappelle que, chaque année, 23 millions de cochons sont tués dans les abattoirs.
La polémique du pain au chocolat commencerait-elle à lasser Jean-François Copé? Le candidat à la primaire de la droite et du centre serait-il sur le point de frôler l'indigestion ? En tout cas, il va tenter d'éviter la crise de foie, et peut-être la crise de nerfs, en zappant le Salon du chocolat. C'est LCI qui l'a révélé ce vendredi.
Jean-François Copé annule sa visite au Salon du chocolat ,qui était prévue samedi 29 octobre. La décision aurait été prise pour enterrer la polémique, suite aux "nombreux messages haineux" et menaces qu'auraient reçus le député-maire de Meaux et son entourage, précise l'équipe du candidat. Depuis l'interview d'Europe 1 où il avait estimé que le prix du pain au chocolat devait se situer entre 10 et 15 centimes, l'homme politique avait choisi l'humour comme communication de crise, allant jusqu'à appeler la boulangère qui a fait le buzz en lançant "le petit pain au chocolat de Copé" à 15 centimes. Une femme qu'il a même rencontrée jeudi, dans "Actuality" sur France 2. Légèrement agacé, il avait néanmoins refusé de distribuer des viennoiseries dans le public. Jean-François Copé n'est pas pâtissier, mais bel et bien candidat.
Des joueurs de clubs franciliens ayant accueilli les premiers pas de certains Bleus pourront regarder le match avec Emmanuel Macron.
Vendredi 6 juillet à 16h, les Français seront des millions à regarder le match contre l'Uruguay dans des bars, au travail, ou dans leur canapé. Mais certains d'entre eux auront le privilège de soutenir les Bleus depuis... L'Élysée, en compagnie du président de la république.Emmanuel Macron organise une projection du quart de finale de la coupe du monde entre la France et l'Uruguay à l'Élysée. Et pour l'occasion, le président a invité des jeunes footballeurs de clubs de la région parisienne, où certains Bleus ont fait leur premiers pas, rapporte RTL. Les téléspectateurs viendront ainsi du club de Suresnes (Hauts-de-France), où a commencé N'Golo Kanté, du Club Olympique de Vincennes, dans le Val-de-Marne (Blaise Matuidi), de Roissy-en-Brie, en Seine-et-Marne (Paul Pogba) ou encore de Bondy, en Seine-Saint-Denis (Kylian Mbappé).Neuf joueuses de l'Étoile sportive de Trappes seront également de la fête, rapporte 78actu. "On est fiers d'elles. Elles vont représenter le club", se félicite le président d'honneur du club, Mustapha Larbaoui. Quant à la jeune footballeuse Louiza, citée par 78actu, elle se dit "fière de rencontrer le président de la République".Ce sera le dernier match des Bleus qu'Emmanuel Macron regardera à l'Élysée. "J'ai dit que si la France passait les quarts, j'irai à tous les matchs", avait déclaré le président avant le début de la compétition. "Donc j'irai en demie et j'irai en finale", avait-il blagué.
Le Premier ministre a expliqué samedi 28 mars que le combat contre l'épidémie de coronavirus "ne faisait que commencer" et prévenu qu'il faudrait "fournir un effort intense qui va s'inscrire dans la durée".
Il a précisé que "des conclusions seront tirées" des chiffres en fin de semaine prochaine pour une éventuelle prolongation du confinement.Afin de répondre en "toute transparence" aux questions des Français, le Premier ministre Edouard Philippe a tenu samedi 28 mars une conférence de presse en compagnie du ministre de la Santé Olivier Véran. Un exercice pédagogique qui sera amené à être répété régulièrement, a-t-il précisé.En introduction, le chef du gouvernement a rappelé que le monde entier faisait face à "une crise sanitaire sans précédent depuis un siècle". "Tous les continents affrontent progressivement l'épidémie", a-t-il affirmé, rappelant que la moitié de l'humanité était confinée, "du jamais vu". "Je veux vous dire les choses avec clarté et franchise : le combat ne fait que commencer, les 15 premiers jours d'avril seront encore plus difficiles que les 15 jours qui viennent de s'écouler", a-t-il martelé, assurant qu'il faudrait "fournir un effort intense qui va s'inscrire dans la durée". La veille, Edouard Philippe a annoncé le prolongement des mesures de confinement, mises en place le 17 mars, au moins jusqu'au 15 avril. Le Premier ministre s'est félicité d'"un effort collectif", "d'abord celui des soignants, admirables, courageux, engagés", "mais aussi l'effort remarquable de ceux qui, en deuxième ligne, assurent la continuité de la vie de la nation", comme les forces de l'ordre, les pompiers ou encore les employés de la grande distribution.Progression rapideCartes et courbes de l'épidémie à l'appui, Edouard Philippe a rappelé les deux grands axes de la stratégie du gouvernement: "augmenter notre capacité d'accueil dans les services de réanimation" et "aplatir la courbe" de propagation du virus et de cas graves avec le confinement à domicile. "La progression est rapide. Nous doublons le nombre de cas positifs tous les trois à quatre jours", a-t-il précisé, assurant que cette progression était cohérente par rapport à la situation observée en Italie. Le dernier bilan officiel, vendredi, faisait état de près de 2.000 décès en France dus au coronavirus, dont près de 300 survenus en 24 heures. La moitié des personnes hospitalisées en réanimation ont moins de 58 ans, a de son côté indiqué durant ce point presse l'infectiologue Karine Lacombe. La spécialiste a expliqué que le virus était "dangereux pour trois raisons : il est très contagieux, chaque personne peut infecter deux ou trois autres personnes, c'est beaucoup plus que la grippe. C'est un virus qui est contagieux avant d'être symptomatique, donc c'est difficile d'isoler les personnes infectées. Et on ne connait pas le taux de mortalité, car on ne connaît pas le nombre de gens qui n'ont pas de symptômes." "Il y a beaucoup de choses qu'on ne sait pas, ce qui nous amène à beaucoup d'humilité", a-t-elle conclu.Philippe répond aux critiquesEdouard Philippe a également assuré qu'il n'y avait pas eu "de retard sur la prise de décision s'agissant du confinement" pour endiguer la circulation du virus, répondant aux critiques notamment sur le maintien du premier tour des municipales. "Au moment où nous avons pris cette décision de confinement, il y avait moins de 8.000 cas sur le territoire national et moins de 200 morts. Chacun pourra apprécier les moments où les gouvernements ont pris cette décision mais je ne laisserai personne dire qu'il y a eu du retard sur la prise de décision s'agissant du confinement", a-t-il assuré. Les autorités espèrent pouvoir voir "les premiers impacts" des mesures de confinement sur l'épidémie de Covid-19 "en fin de semaine prochaine", a indiqué ce samedi le Dr Arnaud Fontanet, épidémiologiste de l'Institut Pasteur, membre du Conseil scientifique installé par le gouvernement. Si le confinement est respecté à la lettre, l'épidémie resterait localisée dans un gros quart nord-est du pays, incluant l'Île-de-France.Edouard Philippe a précisé que "des conclusions seront tirées" des chiffres en fin de semaine prochaine pour une éventuelle prolongation du confinement.
Toujours aucune trace d'Estelle Mouzin: les fouilles de la deuxième journée sont restées infructueuses mardi dans les Ardennes, aux abords du Château de Sautou, ancienne propriété de Michel Fourniret proche de celle fouillée la veille, mais doivent se poursuivre "toute la semaine", laissant "l'espoir" à la famille de retrouver le corps.
"On ne peut pas dire qu'il y a des avancées", mais "il y a eu des portes fermées, (...) des endroits qu'on peut écarter aujourd'hui" et "il reste encore beaucoup à faire", a déclaré mardi soir Didier Seban, l'un des avocats de la famille Mouzin, alors que s'achevait cette journée de recherches.A Donchery, au sein de l'immense domaine du Sautou, "ce n'est pas fini": "on fait venir une deuxième pelleteuse demain, plus importante", et tout "est passé au tamis pour se dire qu'on n'oublie rien", a ajouté l'avocat, évoquant notamment la forêt entourant la bâtisse.Outre cette propriété de 15 hectares, la maison de Ville-sur-Lumes déjà fouillée lundi, et "tous les lieux" visités par le tueur en série dans les Ardennes, des investigations devraient également avoir lieu "en Belgique", a poursuivi l'avocat, estimant que les enquêteurs pourraient "peut-être décider de se diviser" pour fouiller simultanément divers endroits. La Gendarmerie nationale a toutefois assuré mardi matin que des fouilles en Belgique n'étaient pas envisagées.L'équipe de recherche, composée d'une cinquantaine de gendarmes et experts, dont des membres de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie, de la brigade fluviale ou de sapeurs de l'Armée de Terre, ont passé la journée dans le domaine, accompagnés de la juge d'instruction parisienne Sabine Kheris.C'est dans cette propriété isolée, accessible uniquement par une route forestière, qu'avaient été retrouvés en 2004 les corps d'Elisabeth Brichet, 12 ans, et de Jeanne-Marie Desramault, 22 ans, deux victimes du tueur en série."De très grands moyens sont mis en œuvre, des plongeurs, des géoradars, des drones. L'ensemble des points d'eau sont vérifiés sur la base des différentes déclarations qu'à pu faire Michel Fourniret", avait déjà expliqué Me Seban à la mi-journée.Le tueur en série a "donné des indications qui paraissent suffisantes pour considérer que c'est un lieu suffisamment isolé, qu'il connaissait parfaitement, proche de son parcours vers la Belgique... On travaille sur des endroits ciblés parce qu'on connaît Michel Fourniret, c'est plutôt un partisan du moindre effort", avait-il expliqué.Lors de la disparition d'Estelle Mouzin en 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne), Michel Fourniret n'était plus propriétaire de ce château (acheté en 1988 et revendu en 1990), mais selon Me Seban cela n'exclut pas qu'il ait pu venir cacher un corps quelque part dans le domaine.- Le déroulé des faits "aux oubliettes" -Les recherches avaient débuté lundi dans l'ancienne maison de Fourniret à Ville-sur-Lumes, à une dizaine de kilomètres de Donchery, sans découverte majeure. Mardi, aucune recherche n'a eu lieu dans cette maison dont l'accès n'était plus barré par la gendarmerie, selon un journaliste de l'AFP. Mais selon Me Seban, les enquêteurs pourraient décider d'y retourner en fonction de l'examen des images filmées par le drone équipé d'une caméra hyperspectrale. Régulièrement visitée par Fourniret jusqu'à son arrestation en 2003, cette maison, que la locataire a pu réintégrer, n'avait jamais été fouillée auparavant. "L'Ogre des Ardennes" n'a pas été emmené sur le lieu des fouilles, mais "cela n'est pas un handicap", a assuré à l'AFP Corinne Hermann, avocate de la famille Mouzin.Fourniret a été déclaré coupable en 2008 des meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001 et condamné à la perpétuité incompressible, avant d'être à nouveau condamné en 2018 pour un assassinat crapuleux.En février 2018, il a avoué avoir tué deux autres jeunes femmes dans l'Yonne, Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, et après des années de dénégations, il a reconnu début mars le meurtre d'Estelle Mouzin, 9 ans, enlevée le 9 janvier 2003 alors qu'elle rentrait de l'école à Guermantes (Seine-et-Marne)."Il est possible que cette image m'indispose (...) et je reconnais là un être qui n'est plus là par ma faute", avait-il déclaré à la juge. Mais "les circonstances, la suite, le déroulement, c'est dans les oubliettes", avait-il poursuivi.
"Santé, sobriété, solidarité et souveraineté": une soixantaine de parlementaires à la fibre écologique et sociale, dont certains membres de la majorité, ont dévoilé mercredi matin leurs trente propositions pour "le jour d'après" la crise sanitaire du coronavirus.
Emmenés par les députés ex-LREM Paula Forteza et Matthieu Orphelin - proche de Nicolas Hulot - ainsi que par le "marcheur" de l'aile gauche Aurélien Taché, ces parlementaires disent avoir reçu 8.700 contributions sur leur plateforme collaborative en ligne "Le jour d'après", lancée début avril.En matière de "santé", ils proposent notamment dans leur communiqué une revalorisation des rémunérations des soignants de "200 euros par mois", ainsi que l'ouverture de "200.000 postes supplémentaires en trois ans" dans les Ehpad et les services d'aide à domicile.Pour la "sobriété", ces parlementaires, dont le candidat dissident à la mairie de Paris Cédric Villani (exclu du parti mais toujours dans le groupe LREM à l'Assemblée), réclament un "grand plan de rénovation énergétique des logements", veulent "taxer les emballages inutiles et non recyclables" ou "consigner le verre". Ils appellent aussi à "encourager le télétravail partiel pour limiter l'empreinte carbone des trajets domicile-travail".Pour la "solidarité", ils souhaiteraient "aller vers un revenu universel, en commençant par élargir le RSA aux 18-25 ans" ou plaident pour "un impôt sur le patrimoine exceptionnel" et une révision de l'impôt sur revenu "pour le rendre réellement progressif".Dans le domaine de la "souveraineté", ils demandent de "renforcer à hauteur de 10 milliards d'euros en trois ans l'investissement des collectivités territoriales dans la transition écologique".Ces parlementaires - une quarantaine issue de la majorité LREM et MoDem mais aussi des élus PS, Libertés et territoires ou le sénateur EELV Ronan Dantec - réclament enfin un soutien "massif au développement de projets alimentaires territoriaux pour une agriculture locale, de qualité et en circuit court".Cette initiative a été accueillie par des grincements de dents chez LREM, qui soupçonne certains signataires de préparer la constitution d'un neuvième groupe parlementaire à l'Assemblée, dissident du groupe majoritaire."Je ne conteste en aucun cas la légitimité de cette démarche, même si elle est portée par des arrière-pensées politiques", a estimé le chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre mardi. "C'est très corrélé au sujet du 9e groupe (....) il y a des intersections", a-t-il ajouté, mais "nous aurions tout intérêt à nous nourrir de toutes les initiatives et des idées qui peuvent surgir".
Alors que trois cas seulement sont recensés en 2016 et 2017, l'année 2018 compte à elle seule 25 cas de blessures aux yeux causés par des tirs de LBD selon une étude menée par des chercheurs français et publiée dans la revue scientifique britannique The Lancet.
Menée par des Français, l'étude est sortie dans une revue britannique. Le nombre de blessures oculaires suspectées d'avoir été causées par les lanceurs de balle de défense (LBD) est en forte hausse depuis la crise des "gilets jaunes", démontre cette étude menée auprès des CHU de France et publiée dans la revue médicale britannique The Lancet samedi 2 novembre. Les auteurs de l'étude "blessures oculaires causées par des armes non-létales en France" ont fait parvenir une "enquête rétrospective" à tous les CHU de France, où sont traités les patients les plus gravement atteints. Objectif : recenser les cas suspectés de blessures oculaires par LBD, sur la période allant de février 2016 à août 2019. Une étude partagée par Martin Hirsch sur TwitterLes auteurs, des médecins et des chercheurs français, soulignent que la législation ne prévoit pas de collecte de données systématique sur les blessures causées par ces armes, utilisées notamment pour le maintien de l'ordre.Deux cas sont recensés en 2016, un en 2017, mais 25 en 2018 - année du début de la crise des "gilets jaunes" - et 15 sur la période étudiée de 2019. Sur un total de 43 cas étudiés, 20 ont été traités à Paris par l'AP-HP. Son patron Martin Hirsch a partagé l'étude de The Lancet vendredi sur Tweeter, selon lui un "premier bilan publié dans une revue scientifique". Les blessures en chiffres L'âge moyen des victimes, 38 hommes et cinq femmes, est de 26 ans. Vingt-cinq patients présentent des blessures ouvertes au globe oculaire et 18 d'autres traumatismes, notamment à la rétine (10 cas). On trouve également 25 cas de fractures orbitales, 12 de fractures de la face et deux de dommages au cerveau. Trente des 43 patients ont dû être opérés, à une ou plusieurs reprises. Parmi eux, neuf ont dû être énucléés."Un déni du pouvoir""Il y a un déni du pouvoir et notamment du ministre de l'Intérieur mais aussi du président de la République sur le constat des violences d'État faites sur des manifestants qui sont tous des manifestants pacifiques. Ceux qui ont perdu un oeil n'était pas des gens violents ou associés à des gens qui commettaient des infractions sur des biens ou sur des personnes", a réagi Me Philippe Deveule, avocat de plusieurs "gilets jaunes" sur LCI. Depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", une polémique a éclaté sur les méthodes d'intervention et les violences attribuées aux forces de l'ordre. Depuis le 17 novembre 2018, 2.500 manifestants et 1.800 membres des forces de l'ordre ont été blessés, selon le ministère de l'Intérieur.
Désoeuvré et en difficulté financière à cause de la pandémie, un moine bouddhiste au Japon a combiné ses chants sacrés avec son autre passion, le beatboxing, tant pour récolter des dons pour subsister que par prosélytisme.
Sa vidéo intitulée "Heart Sutra Looping Remix" a été vue plus de 700.000 fois sur YouTube depuis qu'elle a été mise en ligne en mai.Yogetsu Akasaka, 37 ans, y apparaît le crâne rasé et revêtu de son ample robe brune de moine, mettant calmement un casque audio et branchant une boîte à rythme avant de saisir son micro.Après des bruits de percussion mis en boucle sur des nappes de sons lancinants, il pose son chant profond de gorge puis récite des sutras, des textes sacrés bouddhistes.Pendant l'état d'urgence au Japon instauré en avril-mai face à la pandémie, toutes les cérémonies pour lesquelles ses services sont habituellement demandés, notamment des rites funéraires, étaient annulées, raconte-t-il à l'AFP."Donc je n'avais plus d'emploi, plus de revenus. C'était vraiment difficile pour moi, mais en même temps j'ai pensé que c'était une bonne occasion de réfléchir sur moi-même et sur l'avenir du bouddhisme", explique-t-il."Je cherchais ma propre voie pour enseigner le bouddhisme non seulement au Japon mais dans le monde entier".Depuis le succès de sa première vidéo sur internet, filmée dans un studio d'enregistrement, il a réalisé d'autres sessions musico-religieuses en ligne et en direct cette fois-ci, sollicitant des dons pour l'aider à subsister en ces temps de pandémie.Près de 44.000 cas de Covid-19 ont été recensés au Japon depuis le début de la crise sanitaire, pour environ un millier de décès. Le nombre de nouveaux cas d'infection a fortement grimpé dans l'archipel depuis début juillet.Et "peut-être que si ma musique attire des gens plus jeunes, ce sera une bonne opportunité pour eux d'en apprendre davantage sur le bouddisme", espère le moine.
En pleine pandémie, la Bolivie vit une campagne pour la présidentielle pour le moins atypique : sans meeting, avec des propositions réduites, mais des accusations et dénonciations sans fin entre le gouvernement intérimaire et l'ex-président de gauche Evo Morales, qui n'est pourtant pas candidat.
A un peu plus d'un mois du scrutin du 18 octobre, le gouvernement de la présidente intérimaire conservatrice Jeanine Añez tire à boulets rouges sur l'ancien chef de l'Etat qui a fui le pays après un vote controversé fin 2019 pour un quatrième mandat. Plainte pénale pour des relations présumées avec des mineures, dénonciation devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité en raison des blocages routiers organisés par ses partisans en pleine pandémie : depuis des semaines, le pouvoir n'a de cesse de viser l'ancien président.Depuis son exil en Argentine, Evo Morales (chef de l'Etat entre 2006 et 2019) a dénoncé une "campagne de diffamation" et son parti, le Mouvement vers le socialisme (MAS), des manoeuvres à "but électoral". La riposte ne s'est d'ailleurs pas fait attendre : l'ex-président a accusé le gouvernement d'avoir payé "des millions de dollars d'argent public" à une société américaine pour faire du lobbying à Washington à son encontre et "répandre de fausses nouvelles et des mensonges". Il a également demandé au parquet l'ouverture d'une enquête sur de présumées malversations lors de la gestion de la pandémie par le gouvernement qu'il accuse d'être à l'origine d'"une catastrophe économique, sanitaire et humanitaire". Dans ce pays de 11 millions d'habitants, près de 120.000 personnes ont été contaminées plus de 5.000 sont décédées. "Cette sale guerre fait partie de la stratégie des partis, selon leur position dans les sondages", analyse pour l'AFP le professeur en sciences politiques, Carlos Cordero, "il est vrai que celle qui s'y est engagée pleinement est la présidente Añez".Les élections générales d'octobre, reportées à trois reprises en raison de la pandémie, mettront fin de facto au gouvernement intérimaire dirigé par l'ex-sénatrice de droite, au pouvoir depuis la démission de M. Morales en novembre 2019, lâché par la police et l'armée face à la colère de la rue. - Opposition fragmentée -Estimant que ces reports successifs n'avaient pour but que d'affaiblir le candidat du MAS, Luis Arce, et de maintenir en place le gouvernement intérimaire, les partisans d'Evo Morales ont bloqué les routes pendant une dizaine de jours en août, en pleine pandémie.Selon les derniers sondages, le dauphin de M. Morales est à égalité au premier tour avec l'ex-président de centre-droit Carlos Mesa (23%), loin devant Jeanine Añez (12%). Mais la pandémie a aussi changé la façon de faire campagne : plus de réunions publiques, plus de rassemblements ou de manifestations comme avant. Il faut désormais convaincre les électeurs via les réseaux sociaux dans un pays où la couverture internet reste faible. Même si les restrictions pour lutter contre le Covid-19 ont été assouplies, "tout le processus électoral est marqué par la pandémie", résume le politologue Carlos Borth. En Bolivie, l'occupation des rues par les militants était jusque-là un moyen de démontrer sa force politique. Et plus un candidat mobilisait de gens dans la rue, plus il se rapprochait du Palacio Quemado, le palais présidentiel.Aujourd'hui, les candidats se limitent à envoyer des communiqués, à faire des conférences de presse en ligne et à publier des vidéos sur les réseaux sociaux. "Le niveau des propositions va baisser. En fait, il a déjà baissé", constate M. Borth, qui remarque que les programmes électoraux se résument à des généralités. Il relève aussi que le vote anti-Evo Morales s'est fragmenté, alors que l'union de l'opposition avait facilité la démission de l'ancien chef de l'Etat : "Les forces (anti-Evo) sont ostensiblement en train de se disperser".Outre Jeanine Añez et Carlos Mesa, d'autres candidats de droite vont affronter Luis Arce, parmi lesquels le dirigeant régional, Luis Fernando Camacho, l'ex-président Jorge Quiroga et le pasteur évangélique d'origine coréenne Chi Hyung Chung.Et ils ne se privent pas de se critiquer mutuellement : Mme Añez estime ainsi que Carlos Mesa manque de caractère, tandis que ce dernier l'accuse d'utiliser l'argent public pour faire campagne...
- Dans un message audio diffusé samedi soir, l'organisation État Islamique (EI) a appelé à des attaques contre les États-Unis et l'Europe pendant le mois du ramadan (du 6/7 juin aux alentours du 6/7 juillet 2016). Le porte-parole du groupe terroriste ne mentionne à aucun moment le crash du vol Egyptair qui s'est écrasé au-dessus de la Méditerranée le jeudi 19 mai.
-Ce message audio, d'une trentaine de minutes et diffusé en ligne, est attribué à son porte-parole, Abou Mohammed Al-Adnani. Il intervient au lendemain d'un largage de tracts sur Raqa, la capitale autoproclamée de l'EI, de la coalition antijihadistes commandée par les États-Unis demandant pour la première fois aux habitants de la ville de quitter les lieux. "Serons-nous défaits si nous perdons Mossoul, ou Syrte, ou Raqa, ou toutes les villes, pour retourner là où nous étions auparavant?", demande al-Adnan. "Non. Car la défaite c'est perdre le désir et la volonté de se battre".Les villes de Mossoul, en Irak, Syrte, en Libye, et de Raqa, dans le nord de la Syrie, sont trois bastions de l'EI, organisation jihadiste ayant revendiqué les attaques de Paris (130 morts) en novembre dernier mais qui perd du terrain dans son fief originel au Moyen-Orient. Dans ce premier enregistrement sonore attribué à al-Adnani depuis le mois d'octobre, ce dernier dit se moquer des États-Unis, à la tête d'une coalition internationale ciblant les positions de l'EI en Syrie et en Irak, car incapable, selon lui, de vaincre l'organisation jihadiste."LA FRANCE, PAYS LE PLUS MENACÉ""Même 20.000 frappes aériennes" par la coalition n'ont pas réussi à anéantir l'EI, affirme l'organisation qui menace d'attaques contre les États-Unis et l'Europe au cours du mois du jeûne musulman du ramadan qui commence début juin. L'an dernier avant le ramadan, l'EI avait aussi appelé ses partisans à des attaques. "Il semble que l'EI semble plus clairement reconnaître ses difficultés à conserver un territoire" tout en mettant l'emphase sur "l'idée de poursuivre (le combat) malgré des pertes", a souligné l'expert des réseaux jihadistes Aymenn al-Tamimi, commentant cette nouvelle bande sonore de l'EI qui a proclamé un "califat" sur des pans entiers de l'Irak et de la Syrie et cherche à accroître son influence à l'étranger.Auditionné le 10 mai par la Commission de la défense nationale et des forces armées, le patron de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), Patrick Calvar, a expliqué que la France est "aujourd'hui, clairement, le pays le plus menacé", tant par l'EI que par Al-Qaïda qui "veut redorer son blason". "Nous savons que Daech (acronyme arabe de l'EI) planifie de nouvelles attaques - en utilisant des combattants sur zone, en empruntant les routes qui facilitent l'accès à notre territoire - et que la France est clairement visée", a expliqué le responsable du renseignement. "Daech se trouve dans une situation qui l'amènera à essayer de frapper le plus rapidement possible et le plus fort possible: l'organisation rencontre des difficultés militaires sur le terrain et va donc vouloir faire diversion et se venger des frappes de la coalition", a-t-il estimé. "Si les attentats de novembre dernier ont été perpétrés par des kamikazes et par des gens armés de kalachnikov (...), nous risquons d'être confrontés à une nouvelle forme d'attaque: une campagne terroriste caractérisée par le dépôt d'engins explosifs dans des lieux où est rassemblée une foule importante, ce type d'action étant multiplié pour créer un climat de panique", a-t-il affirmé, un peu moins d'un mois avant le début de l'Euro de football en France (10 juin-10 juillet).
Ils seront jugés pour homicides et blessures involontaires. La SNCF et un cheminot ont été renvoyés en correctionnelle ce vendredi pour le drame de Brétigny-sur-Orge, une des pires catastrophes ferroviaires de France, qui avait fait 7 morts et des dizaines de blessés.
Il y aura bien un procès. Près de sept ans après la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, dans l'Essonne, qui avait coûté la vie à sept personnes et causé des dizaines de blessés en juillet 2013, les juges d'instructions en charge de l'enquête ont ordonné un procès contre la SNCF et un cheminot, a-t-on appris vendredi 12 juin auprès du parquet d'Evry. Tous deux sont renvoyés devant le tribunal correctionnel pour homicides et blessures involontaires. Le cheminot était à la tête d'une brigade chargée de l'inspection des voies au moment du déraillement. L'homme de 31 ans avait réalisé la dernière vérification, huit jours avant la catastrophe. Leur procès devrait se dérouler "courant de l'année 2021", a précisé le parquet. "Fautes" commises par la SNCFPour les magistrats instructeurs, qui ont suivi les réquisitions du parquet, la SNCF Mobilités et SNCF Réseau (qui a succédé à Réseau ferré de France, le gestionnaire des voies) ont commis des "fautes", "par choix ou inaction ayant conduit à l'absence de renouvellement des pièces d'aiguillage". Le 12 juillet 2013, le train Intercités Paris-Limoges avait déraillé en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne) quand une éclisse - une sorte de grosse agrafe qui maintient deux rails consécutifs - avait pivoté, provoquant l'accident.Un choc à 137 km/h, qui avait fait trois morts parmi les passagers du trains, quatre parmi les personnes qui attendaient sur le quai, et des dizaines de blessés, soit l'une des pires catastrophes ferroviaires en France.Bataille d'expertisesLes cinq années et demie d'enquête, terminée en janvier 2019, avaient donné lieu à une bataille d'expertises et de contre-expertises, avec un enjeu : déterminer si le déraillement était prévisible. Toutes celles ordonnées par la justice ont conclu que le train avait déraillé à cause d'un morceau de voie mal entretenu, qui s'était désagrégé au fil du temps. La SNCF, qui a mandaté d'autres expertises de son côté, estime que l'assemblage incriminé a cédé brutalement à cause d'un défaut de l'acier - une hypothèse qui la dédouanerait.
La saison estivale, avec son afflux de touristes, est prisée des malfaiteurs.
"Attention, des pickpockets peuvent être présents à bord. Veuillez veiller à vos effets personnels". Le même message retentit tous les jours et inlassablement dans les rames du métro parisien, terrain de "jeu" privilégié des pickpockets qui sévissent dans les transports de la capitale. En 2017, 2.130 voleurs avaient été arrêtés, soit pris sur le fait en situation de flagrant délit par les agents de la brigade des transports parisiens, soir après avoir été repérés par le système de vidéo-surveillance en train de commettre une agression ou un vol.Garder son téléphone à la main"Garder son sac devant soi, même les sacs à dos, garder son téléphone à la main, surtout quand il est raccordé à des écouteurs car, on tire sur les écouteurs, le téléphone suit et le voleur part avec !", recommande le commissaire Hur-Lacointe, responsable du réseau francilien de la Brigade des transports, interrogé par France Bleu Paris. Le site d'information rapporte que près de 1.500 pickpockets ont été arrêtés depuis le début de l'année. En juin dernier, huit hommes ont été inculpés en Bosnie, soupçonnés d'appartenir à un réseau qui a envoyé des pickpockets en France, notamment des mineurs, pour un butin avoisinant les trois millions d'euros. Ils sont soupçonnés d'avoir recruté des femmes et des enfants qui étaient munis de faux papiers et contraints de voler à la tire dans dans des lieux publics à Paris et dans d'autres villes non précisées, notamment le métro et les musées. L'argent était ensuite envoyé en Bosnie, selon le parquet qui ne précise pas si des mises en examen ont aussi été prononcées en France dans ce dossier.
Le dernier entretien entre Emmanuel Macron et Donald Trump se serait très mal passé, raconte CNN ce lundi 4 juin. Le président américain n'aurait pas apprécié être critiqué par son homologue français.
Climat de guerre froide entre la France et les États-Unis. Le dernier échange verbal entre Emmanuel Macron et Donald Trump aurait tourné au vinaigre, croit savoir le média américain CNN. Alors qu'ils échangeaient sur divers sujets ce jeudi 31 mai, Donald Trump aurait été échaudé par les critiques du président français quant à sa politique. Selon des proches de Trump, l'échange fut "terrible". "Macron pensait pouvoir être franc à cause de leur relation. Mais Trump ne supporte pas être critiqué de la sorte", précise la source.Cet appel était à l'origine prévu pour résoudre le problème migratoire en Libye et fixer un calendrier. "Le président Trump a souligné la nécessité de rééquilibrer le commerce avec l'Europe", expliquait d'ailleurs un communiqué de la Maison-Blanche après l'entrevue.Taxes sur l'aluminium et l'acierCependant, cet appel est aussi intervenu le jour où les États-Unis ont annoncé une décision unilatérale d'imposer des taxes sur l'aluminium et l'acier, mettant ainsi leurs menaces à exécution dans la guerre commerciale qui les oppose à ses alliés. Le secrétaire américain au Commerce avait en effet annoncé l'instauration de droits de douane sur l'acier et l'aluminium importés dans le pays par le Mexique, le Canada et l'Union européenne.Avant l'échange entre les deux présidents, l'Élysée avait déclaré dans un communiqué "regretter la décision des États-Unis concernant ces taxes". Pourtant, Emmanuel Macron précisait que si "ce genre de choses devait impacter nos relations (avec Trump), cela aurait été le cas depuis le début, parce que Trump avait décidé de se retirer de l'accord de Paris". Il ajoutait même qu'il dirait à Trump "ce que sont ses convictions".Dans une interview à la BBC en janvier, Emmanuel Macron avait avoué entretenir des relations directes avec Donald Trump. "Je suis très direct et franc. Il l'est aussi. Parfois je parviens à le convaincre, et parfois j'échoue." Le président français l'a sans doute été un peu trop ce jeudi.
Dans le salon de Cheryl Polak se côtoient trophées de chasse, croix chrétiennes et décorations aux motifs du Texas.
Cette retraitée de 66 ans qui a passé la majeure partie de sa vie à Pearland, une banlieue résidentielle de Houston, dans le sud des Etats-Unis, est une fervente supportrice du candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden. Mme Polak se considère toutefois "indépendante". Par le passé, elle a voté pour des candidats républicains comme Richard Nixon et Ronald Reagan. Mais elle estime auprès de l'AFP que le "Grand Old Party" conservateur qu'elle respectait s'est dénaturé sous le mandat de Donald Trump qui, selon elle, se "nourrit de la haine, de la division, de la colère" pour engranger des votes.- Différences politiques -Située au sud de Houston, la quatrième plus grande ville des Etats-Unis, Pearland est une banlieue résidentielle typique où se succèdent les maisons aux toits bruns et gris et aux pelouses irréprochables, devant lesquelles sont souvent garées deux ou trois voitures.Mais, malgré leur apparence uniforme, ces villes de banlieue abritent des propriétaires aux origines et aux sensibilités politiques radicalement différentes, offrant une définition nuancée de la "suburbia". Ce mot à connotation positive désigne traditionnellement aux Etats-Unis des étalements péri-urbains synonymes d'accès à la propriété pour la classe moyenne, offrant un cadre de vie plus vert et parfois plus sûr comparativement aux centre-villes."Cette banlieue pavillonnaire n'est pas la petite communauté dans laquelle j'ai grandie, où tout le monde connaissait tout le monde", se souvient Cheryl Polak. "Nous sommes devenus l'une des villes les plus diverses du pays, et je trouve ça absolument génial".La population de Pearland a augmenté de 31% depuis 2010, selon le recensement. Parmi les habitants, 18% sont afro-américains, 13% asiatiques et 22% hispaniques.Pearland n'est pas "la banlieue pavillonnaire blanche standardisée américaine que les gens peuvent imaginer", confirme Vivian, une femme hispanique de 28 ans qui préfère taire son nom de famille.A la naissance de son fils, l'an dernier, elle a quitté Houston pour Pearland. "Je voulais offrir à mon fils le meilleur endroit pour vivre", explique-t-elle, évoquant un plus fort taux de criminalité dans le quartier intra-muros où elle a grandi.Vivian se dit "de gauche". Sa famille d'origine mexicaine soutient les démocrates, tout comme son fiancé afro-américain, dont la famille vient de New York et Chicago, deux grandes villes démocrates. Les deux ont un diplôme universitaire. "Nous les Hispaniques, et même certains Asiatiques, commençons à nous installer" en banlieue "et nous votons démocrates", affirme-t-elle, citant les pancartes soutenant Joe Biden dans son quartier.- Un Etat à surveiller -Le grand Etat du Texas, traditionnellement conservateur, a voté républicain à chaque élection présidentielle depuis 1980.Avec l'avancée des démocrates dans certaines banlieues autour de grandes villes comme Houston ou San Antonio, le "Lone Star State" est désormais vu comme un Etat-pivot qui pourrait faire basculer le résultat de la présidentielle. Logique dans ces conditions que ces banlieues pavillonnaires soient choyées dans les discours de campagne. Pour Abhi Rahman, directeur de la communication du Parti démocrate texan, ce sont des endroits où valeurs texanes et démocrates se rejoignent: "Prendre soin de son voisin", "s'assurer que tout le monde a un emploi bien payé".Pour le président Trump, ces zones périphériques sont un "exemple brillant du rêve américain, où les gens peuvent vivre dans leur propre maison dans des quartiers sûrs et agréables".Il dépeint à l'opposé un univers fait de chaos, de paupérisation et d'insécurité si son rival démocrate venait à remporter la Maison Blanche. - Migration démocrate - Debbie Akeroyd, fervente républicaine, souscrit à cette analyse. La retraitée de 70 ans, qui collectionne les croix chrétiennes, a récemment planté une pancarte "Trump-Pence, Gardons sa grandeur à l'Amérique" devant sa maison de Missouri City, près de Pearland.Elle est soutenue par son mari Bob, 77 ans, pour qui "Trump n'est pas un politicien" mais "un businessman" qui "sait comment créer de l'emploi". Depuis son salon aux murs taupe, elle estime que le parti démocrate "veut mettre fin à la vie telle que nous la connaissons" et tendre vers une société "socialiste".Soumise à un règlement local limitant les débats par gazon interposé jusqu'au mois précédant l'élection, Mme Akeroyd a dû retirer sa pancarte. Mais, admettant "ne fréquenter que des conservateurs", elle espère que son quartier votera bien républicain.Dans les faits, les changements démographiques des banlieues jouent plutôt en faveur des démocrates, souligne le professeur de science politique Jeronimo Cortina. "Il y a beaucoup de migrations internes, de gens qui viennent de Californie ou de New York", explique ce chercheur à l'Université de Houston. "Ils amènent leurs opinions politiques avec eux, et ils emménagent dans les banlieues".Selon lui, les électeurs texans se soucient davantage "de l'économie", "de l'éducation", du "système de santé" que de la criminalité. "On ne voit pas des gens se faire agresser à chaque coin de rue", "donc le tableau dépeint par le président" "ne reflète pas la réalité des banlieues, surtout au Texas", analyse-t-il.
Les policiers du Raid ont mené une vaste opération dans le quartier du Neudorf, à Strasbourg, dans l'après-midi du jeudi 13 décembre, alors que l'auteur de l'attaque de mardi soir était toujours en fuite.
Une importante opération policière a eu lieu jeudi après-midi dans le quartier du Neudorf, où s'est évanoui Cherif Chekatt, l'auteur présumé de l'attentat contre le marché de Noël de Strasbourg. Sur place, de nombreux véhicules de police bloquaient les rues et des policiers lourdement armés, protégés par des boucliers, progressaient en groupe pour fouiller des maisons."Levée de doutes""Il s'agit d'une levée de doutes, comme il y en a eu plusieurs depuis 36 heures", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, devant le Sénat. "Cela n'est pas un signalement et cela ne veut rien annoncer. Laissons l'enquête se poursuivre", a insisté le ministre. Cherif Chekatt, suspect numéro 1 de l'attaque contre le marché de Noël, s'était enfui à bord d'un taxi mardi soir, après avoir ouvert le feu sur des passants. Les policiers avaient perdu sa trace dans le quartier du Neudorf. L'homme, fiché "S" pour radicalisation islamiste, a été blessé au bras dans des échanges de tirs avec les forces de l'ordre. Plus de 700 policiers et gendarmes sont à sa recherche.Cinquième garde à vueEn fin de matinée jeudi, une cinquième personne a été placée en garde à vue, a-t-on appris auprès du parquet de Paris. Il s'agit d'un homme faisant partie de l'entourage de Chérif Chekatt mais qui n'appartient pas à sa famille. Les parents du tireur présumé et deux de ses frères ont déjà été placés en garde à vue, dans la nuit de mardi à mercredi.Une troisième personne décédéeUne troisième victime de l'attaque a succombé à ses blessures jeudi. "Le bilan, toujours provisoire, est désormais établi à 3 personnes décédées, 5 blessés graves et 8 blessés légers", a indiqué la préfecture dans un communiqué. Parmi les blessés, une personne se trouve en état de mort cérébrale.
S'il avait vécu aujourd'hui, l'hygiéniste Adrien Proust, père de Marcel Proust, aurait tracé la géographie du coronavirus, conseillé le gouvernement, préconisé un confinement systématique et décelé quelques frappantes similitudes avec les crises épidémiques du XIXe siècle.
L'importance de ce savant auteur d'une vingtaine de volumes - des traités sur les circuits des épidémies dont son essai fameux sur l'hygiène internationale (1873) - a été occultée par la célébrité posthume de l'auteur d'A la Recherche du temps perdu.Adrien Proust (1834-1903) sera au XIXe siècle l'un des penseurs européens majeurs de la distanciation sociale, de la quarantaine, du cordon sanitaire moderne et du confinement - qu'il appelait "séquestration" -, à une époque où le choléra asiatique, la peste, la fièvre jaune étaient particulièrement meurtrières.Ce "géographe des épidémies", comme l'a décrit à l'AFP le biographe et spécialiste de Marcel Proust, Jean-Yves Tadié, a tracé "les nouvelles routes des grandes épidémies", voyageant de la Perse à l'Egypte, s'intéressant à leur propagation au pèlerinage de La Mecque. Il s'est beaucoup penché sur l'hygiène dans les transports, notamment maritimes."Si ce n'est pas lui qui a inventé le cordon sanitaire, il l'a réactivé", explique M. Tadié. Il a notamment théorisé le confinement systématique."Une séquestration rigoureuse, l'interruption des communications par terre ou par mer ont réussi à préserver certains lieux ou certains pays", écrivait dans son essai celui qui devait devenir en 1884 l'inspecteur général des services sanitaires.- Se laver fréquemment mains et visage - Adrien Proust se vantait de n'avoir contracté aucune maladie en gardant ses distances avec des malades qu'il visitait courageusement. Il suffisait, disait-il, de se laver fréquemment mains et visage.Selon Jean-Yves Tadié, "il a une vision européenne des choses", et des similitudes peuvent être observées avec la crise actuelle: "la défense de l'Europe contre le choléra se faisait comme aujourd'hui en ordre dispersé".Il aura été de toutes les conférences internationales sur les épidémies jusqu'à son décès en 1903. Il y plaidera pour la création d'un Office international d'hygiène publique, qui verra le jour en 1907, quatre ans après sa disparition.Adrien Proust bataillait "pour imposer aux Britanniques et aux Ottomans un véritable contrôle sanitaire". Le même dilemme qu'aujourd'hui existait: privilégier l'économie globalisée ou la santé?Au nom du "laisser faire, laisser passer", les Britanniques "ne voulaient pas freiner le commerce qui reposait très largement sur la route des Indes. On a vu se reproduire la même chose avec (le Premier ministre) Boris Johnson qui ne voulait pas d'abord des contrôles", relève le professeur Tadié.Né à Illiers-Combray, près de Chartres, fils de petits commerçants, boursier passé par le petit séminaire, docteur à 28 ans, ce médecin également neurologue, qui croit aux médicaments et se spécialise dans l'hygiène sur ses 40 ans, sera le prototype du positiviste laïc, républicain, athée, intéressé par la question sociale. Admis à l'Académie de médecine, homme de son temps, Adrien Proust est convaincu que la science apportera l'épanouissement à l'humanité, et que l'hygiène est une cause nationale et internationale.- Deux visions du confinement -C'est aussi un père "assez terrifiant", infidèle, écrasant de sa stature le jeune Marcel asthmatique, qu'il appelait "mon pauvre Marcel", relève Jean-Yves Tadié. Un personnage repris sous les traits du docteur Cottard dans Un amour de Swann. Il avait noué une relation plus proche avec son aîné, Robert, qui sera un médecin renommé pendant la Première guerre mondiale.S'ils partageaient la même capacité de travail, beaucoup séparait Adrien et Marcel: le père disait dans son traité d'hygiène qu'il "faut triompher de la poussière et aérer". Conseils que le fils, qui s'est confiné la dernière partie de sa vie, n'appliquera jamais."Ce sont les méthodes de sa mère qu'il emploie pour lutter contre l'asthme: se couvrir, s'enfermer dans sa chambre, alors que son père lui disait de faire de l'exercice, de sortir, d'ouvrir la fenêtre", note le professeur Tadié.Il y a confinement et confinement: quand Adrien prônait les fenêtres ouvertes, Marcel était imprégné par la peur de la contamination au point de faire désinfecter au formol les lettres qu'il recevait...
Didier Droart, 71 ans, devenu maire de Tourcoing en 2017, après l'entrée de Gérald Darmanin au gouvernement, est décédé jeudi, a annoncé le ministre dans un communiqué.
Depuis l'annonce de la mort de Didier Droart, le maire Les Républicains (LR) de Tourcoing (Nord), les hommages se multiplient. Celui de Gérald Darmanin est de loin le plus personnel. L'ex-maire de Tourcoing, qui a cédé son siège à Didier Droart en 2017, lorsqu'il est devenu ministre de l'Action et des Comptes publics, a annoncé lui-même son décès via un communiqué. "Didier s'est longuement battu avec courage contre une maladie qu'il n'a jamais cachée et a assumé jusqu'au bout ses responsabilités d'élu", a salué le ministre. "Il aura été l'homme le plus généreux, le plus attentif et le plus amoureux de la vie que je connaisse. Les Tourquennois perdent un des leurs et, pour ma part, je perds un père", a-t-il ajouté. La ville de Tourcoing "saura rendre hommage durant les prochains jours à celui qui, infatigablement a soutenu ses projets, ses habitants, et la République", a assuré Gérald Darmanin. Les drapeaux de la commune seront ainsi en berne jusqu'à dimanche après-midi. L'Hôtel de ville ouvrira ses portes samedi, de 9h00 à 18h00, et dimanche, de 9h00 à 16h00 pour un dernier hommage, a précisé Gérald Darmanin sur Twitter.Le ministre a également rendu un hommage à Didier Droart sur Instagram. "Adieu Didier", a-t-il écrit sous une photo où on le voit embrasser le défunt.Pluie d'hommagesGérald Darmanin "et son équipe municipale perdent un grand homme, qui a toujours été au service de sa commune", a réagi dans un tweet le ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu."Au revoir Didier, militant gaulliste exemplaire et formidable maire de Tourcoing", a écrit de son côté le président du département, Jean-René Lecerf.Pour Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, Tourcoing "perd aujourd'hui un homme au grand cœur, un maire viscéralement amoureux de sa ville et des Tourquennois, un gaulliste convaincu". Le Premier ministre Édouard Philippe a également fait part de "sa tristesse", tandis que l'ancien président Nicolas Sarkozy (LR) a salué son "parcours exemplaire". "En ces moments douloureux pour tous ceux qui l'ont connu, je veux saluer l'engagement personnel qui a été le sien pour la ville de Tourcoing, où il a occupé successivement toutes les fonctions, tour à tour conseiller municipal, adjoint et enfin maire", a salué Martine Aubry, la maire PS de Lille, dans un communiqué.Né à Tourcoing, Didier Droart, qui possédait une collection de quelque 2.500 pièces à la gloire du général De Gaulle, était premier adjoint au maire, chargé du personnel municipal, des relations internationales et du tourisme, avant de s'installer dans le fauteuil de maire. Avant l'élection de Gérald Darmanin, l'ancien pâtissier de profession était, depuis 1995, conseiller municipal d'opposition à la gauche qui détenait Tourcoing, ville de 95.000 habitants frontalière de la Belgique.
Alors que le chef de l'État est attendu jeudi en Corse, les dirigeants nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni ont annoncé qu'ils ne participeraient pas à la rencontre prévue avec les élus insulaires. Des charges explosives ont par ailleurs été retrouvées à Bastia lundi.
C'est la dernière étape de son tour de France qu'il a engagé dans le cadre du grand débat. Jeudi 4 avril, Emmanuel Macron va se rendre en Corse pour une rencontre avec les élus insulaires à Cozzano (Corse-du-Sud). Sa visite intervient dans un contexte de craintes d'une reprise des violences après la découverte lundi de deux tentatives d'attentat contre des bâtiments des finances publiques à Bastia, et le plasticage de plusieurs résidences secondaires depuis le début mars. Des événements qui n'ont pas été revendiqués. "Ça n'a pas explosé, c'est un avertissement, c'est une charge pour impressionner et avertir", a déploré lundi après-midi auprès de l'AFP Jean-Pierre Battestini, secrétaire général local de la CGT Finances Publiques, présent sur place. Il a fustigé, dans un communiqué, des attentats et tentatives d'attentats qui "mettent en péril la vie des personnels et fragilisent (...) nos missions de services publics au moment où justement le président Macron veut les supprimer. Macron et poseurs de bombe poursuivent les mêmes objectifs au détriment de l'intérêt général de la Corse".Une journée "Île morte"La visite du chef de l'État sur l'Île de Beauté s'annonçait délicate avant même la découverte de ces charges explosives. Dès lundi matin, le président autonomiste du conseil exécutif corse Gilles Simeoni avait annonçait qu'il ne "participera(it) pas en l'état" à la rencontre avec les élus. Estimant que "la venue du président de la République s'inscrit dans un climat tendu", il craint que la "situation de crise économique et sociale structurelle et de blocage politique ne p(uisse) conduire qu'à la résurgence de la logique de conflit, et donc à une impasse, aussi bien pour la Corse que pour l'État".Vendredi, le président indépendantiste de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni avait déjà indiqué à l'AFP qu'il "n'irait pas à Cozzano", assurant que les nationalistes ne pratiquaient "pas une politique de la chaise vide" mais que "cette visite n'a(vait) strictement aucune chance de déboucher sur un dialogue".La coalition nationaliste Pe a Corsica, formée des partis de Gilles Simeoni (Femu a Corsica), Jean-Guy Talamoni (Corsica Libera) et Jean-Christophe Angelini (PNC), a par ailleurs appelé à une demi-journée "isula morta" (Île morte) ce jeudi entre 12h et 18h.Macron se dit "disponible et volontaire""Je viens en Corse disponible et volontaire. Disponible pour toutes celles et ceux qui seront présents, et volontaire pour échanger et apporter ma part de réponses de manière concrète", annonce de son côté le chef de l'État dans un entretien à Corse-matin publié mardi matin. Au cours du débat, il entend échanger "sur les sujets nationaux et la crise que nous traversons aujourd'hui, mais également pour répondre directement aux questions spécifiques de la Corse", qu'elles soient économiques, sociales ou politiques.Indiquant avoir récemment eu "une longue discussion" avec Gilles Simeoni, le chef de l'État souligne que leur responsabilité commune "est de ne pas faire bégayer l'histoire" et de "tout faire pour que la page de la violence soit définitivement tournée"."Je pense qu'on peut défendre l'identité de la Corse et respecter profondément la République et ses valeurs", précise-t-il.Interrogé sur l'impression de rigidité qu'il avait laissée après sa première visite en Corse en février 2018, le président met en avant "la certaine tonalité" liée à la 20e anniversaire du préfet Claude Erignac, assassiné en février 1998. "Je dis toujours, là où je m'exprime, ce à quoi je crois très profondément", souligne-t-il.Une concessionEmmanuel Macron confirme que la principale annonce de cette première visite, l'inscription de la Corse dans la Constitution, est "toujours d'actualité". "C'est un geste politique fort. Un projet de texte a été débattu entre les représentants de la Collectivité de Corse et des maires et la ministre Jacqueline Gourault. Il a fait l'objet d'un compromis entre les attentes des Corses et les souhaits de la représentation nationale", indique-t-il, tout en reconnaissant que le texte "ne va pas aussi loin que certains l'auraient voulu". "Dès lors que la Constitution reconnaît la spécificité corse, l'efficacité sera au rendez-vous", assure-t-il.Pour soutenir la langue corse, que les nationalistes souhaiteraient rendre obligatoire jusqu'en Terminale, il annonce une concession : le corse sera sur l'île l'une des spécialités du baccalauréat, avec quatre heures par semaine en première et six heures en terminale. Le chef de l'État a réaffirmé qu'il soutenait le bilinguisme mais refusé la co-officialité du corse, "car il n'y a qu'une langue officielle dans la République".Par ailleurs seront créés 55 postes dans les établissements scolaires à la rentrée 2019 et 40 à l'université. Ces avancées ont été actées lors d'une rencontre lundi entre les ministres Jean-Michel Blanquer (Éducation) et Jacqueline Gourault (Cohésion des territoires), Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni.
Le tollé déclenché par la nouvelle vidéo de l'association L214 sur un élevage de canards illustre la montée en puissance du débat sur la cause animale en France.
Pétitions, sondages, propositions de loi: la thématique est désormais clairement installée dans le débat public.L'initiative en ligne en faveur d'un référendum d'initiative partagée (RIP) pour la cause animale, lancée début juillet avec le soutien de plusieurs grands patrons français du secteur des technologies, a recueilli en sept semaines plus de 550.000 signatures et le soutien de 132 parlementaires sur le site referendumpourlesanimaux.fr.Pour pouvoir entamer son parcours vers un éventuel scrutin, le projet doit être soutenu par au moins un cinquième des membres du Parlement (soit 185 parlementaires) et 10% des inscrits sur les listes électorales (soit 4,7 millions). Porté par le journaliste Hugo Clément et une vingtaine d'ONG, relayé par une pléiade de people d'horizons divers, il s'articule autour de six mesures phares: interdiction de l'élevage intensif, de l'élevage en cage, des élevages à fourrure, de la chasse à courre et traditionnelle, des spectacles d'animaux sauvages et de l'expérimentation animale si les alternatives existent.La Fondation Brigitte Bardot, dans la foulée, a commandé un sondage à l'Ifop (réalisé du 5 au 7 août auprès d'un échantillon représentatif de 1.009 personnes) montrant "une adhésion forte à diverses mesures pro-animaux" selon l'institut, avec des taux de soutien de 70 à 91% selon les mesures. "Référendum pour les animaux : je vous en supplie, signez nombreux !" a tweeté la star dès sa publication.Un précédent sondage de l'Ifop, publié fin juillet, montrait déjà 73% de soutien au principe de l'organisation d'un référendum sur le droit des animaux.- "Décalage incompréhensible" -"La sensibilité à la cause animale n'est pas nouvelle en France, mais là on sort du cadre des seuls militants de la condition animale, il y a une attente sociétale plus large," commente Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Bardot. "Mais en revanche il n'y a pas encore en France de réponse politique à cette préoccupation croissante," regrette-t-il, dénonçant un "décalage assez incompréhensible".Les spéculations pré-remaniement sur la création d'un portefeuille dédié à ces questions ont été douchées, et le nouveau gouvernement a semblé prêter une oreille particulièrement attentive aux chasseurs, reçus début août à Matignon pour défendre les chasses traditionnelles, notamment la capture d'oiseaux à la glu. De nouveaux arrêtés gouvernementaux sur cette pratique, vilipendée par la Commission européenne, sont d'ailleurs attendus d'ici la fin du mois.Car si des députés de la majorité se sont engagés à déposer une proposition de loi sur le bien-être animal, les défenseurs des animaux jugent le gouvernement perméable aux lobbies de la chasse et de l'agro-industrie. Et la charge - même rédigée avant son entrée au gouvernement - du ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti, chasseur "passionné", contre les "ayatollahs de l'écologie" dans la préface d'un livre du président de la Fédération nationale des chasseurs, ne va pas les rassurer.Les écolos justement, portés par leurs récents succès électoraux, sont à la relance sur un sujet dont ils sont historiquement proches, avec par exemple un débat "condition animale, composante de l'écologie politique" vendredi à leurs journées d'été.Mais les promoteurs du référendum n'entendent pas être cantonnés à une chapelle politique. "Les sondages se suivent et se ressemblent. L'écrasante majorité des citoyens (urbains et ruraux) est favorable aux mesures proposées par le Référendum pour les animaux. Laissons les Françaises et les Français voter!", a commenté sur Twitter Hugo Clément.Louis Schweitzer, président de la Fondation droit animal, est en tout cas persuadé que le changement est pérenne, avec notamment "un sentiment abstrait transformé en sentiment concret, beaucoup plus puissant" notamment par des ONG telles que L214 et l'activisme sur les réseaux sociaux.L'association promeut se son côté des actions légalistes, comme des actions d'étiquetage sur le bien-être animal, avec notamment la grande distribution, "qui voit bien que c'est un élément guidant les consommateurs". Pour l'ancien patron de Renault, il fait désormais "accompagner les progrès et éviter une guerre de tranchées qui ne ferait gagner personne".
Le leader des "gilets jaunes libres" estime que le président de la République aurait pu plutôt louer "un gîte rural" à Vesoul.
Emmanuel Macron a été aperçu vendredi 28 décembre en compagnie de son épouse Brigitte dans le centre de Saint-Tropez. Le couple présidentiel s'est accordé quelques jours de repos alors même que samedi 29 décembre, les "gilets jaunes" étaient à nouveau dans la rue pour "l'acte 7" de leur mobilisation.Cette balade ne passe pas aux yeux de Benjamin Cauchy, l'un des porte-parole des "gilets jaunes libres". "J'ai trouvé que c'était, une nouvelle fois, une faute de goût", a-t-il dénoncé sur Europe 1.Des "symboles forts" attendus pour les voeux"Libre au président de la République d'aller se promener et de prendre des vacances - tout le monde a le droit d'en prendre, surtout quand on a le cerveau qui commence à chauffer comme lui avec un mouvement social qui s'étend - mais Saint-Tropez, c'est le symbole bling-bling, de la France qui réussit, qui n'a pas de problème", explique le leader des "gilets jaunes"."Ça aurait fait du bien à l'économie locale de Vesoul que Monsieur Macron loue un gîte rural dans la région", ironise encore Benjamin Cauchy.Il attend par ailleurs des "symboles forts" de la part d'Emmanuel Macron lors de ses vœux télévisés, notamment "la suppression de l'ISF", la "mise en place d'un référendum" et "la réindexation des retraites".
Dès le lendemain d'élections municipales qui s'annoncent très difficiles pour son parti, Emmanuel Macron compte reprendre la main en enchaînant engagements écologiques et internationaux ainsi qu'un remaniement de grande ampleur, pour remodeler la fin de son quinquennat.
"A partir de dimanche commence un temps d'initiative politique. Une nouvelle page s'ouvre", affirme son entourage, qui compte enjamber rapidement un scrutin qu'Emmanuel Macron refuse de considérer comme un baromètre national.Son objectif est de tracer la feuille de route des derniers 18 mois "utiles" du quinquennat, sans abandonner les choix libéraux des débuts. Mais, face à une poussée écolo dans les sondages, en introduisant une inflexion écologique et sociale réclamée par l'aile gauche de son parti.Autre priorité, le plan de relance promis pour la rentrée pour soutenir une économie paralysée par le coronavirus et une décentalisation du pouvoir au profit des préfets de départements, l'échelon qu'il privilégie désormais. "Je suis pour l'Etat départemental", a-t-il récemment affirmé à ses interlocuteurs. Tous ces chantiers commenceront dès lundi matin. Vers 11H00, il recevra à l'Elysée les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat, qui lui remettront officiellement leurs 149 propositions. Il leur adressera une "réponse", un discours où il devrait annoncer la reprise de certaines propositions et confirmer son intention d'en soumettre d'autres à un référendum, selon ses proches. Il s'envolera juste après vers le château de Meseberg, au nord de Berlin, pour une rencontre bilatérale avec la chancelière Angela Merkel, suivie d'une conférence de presse lundi soir. Ce sera l'occasion d'une deuxième prise de parole, cette fois pour défendre le plan franco-allemand de relance européenne, qui propose de distribuer 500 milliards d'euros de subventions européennes aux pays les plus touchés par l'épidémie. Mais il doit encore en convaincre les pays "frugaux" du nord de l'Europe avant et lors d'un sommet à Bruxelles mi-juillet. Mardi, le président français fera un aller-retour dans la journée à Nouakchott (Mauritanie) pour un sommet avec les dirigeants du G5 Sahel (Mauritanie, Niger, Tchad, Mali, Burkina Faso), où les 5.000 soldats français combattent les jihadistes aux côtés des forces sahéliennes. Il devrait en saisir l'occasion pour rappeler, y compris aux Français, ses objectifs internationaux.- Super-ministères -Il aura ensuite la fin de la semaine pour enclencher la "nouvelle ère" de son quinquennat par un remaniement très attendu qui s'annonce de grande ampleur, selon ses proches. Le nouveau gouvernement pourrait être annoncé jeudi ou vendredi, même si le président peut prendre quelques jours supplémentaires.Choix le plus délicat: va-t-il remplacer ou non son Premier ministre Edouard Philippe ? Cet allié solide serait difficile à remplacer et son maintien reste une hypothèse crédible, selon des proches de l'exécutif. Mais le garder à la tête du gouvernement rendrait moins crédible l'idée d'un virage politique.Et Edouard Philippe, un juppéiste qui a milité pour les arbitrages de la rigueur, accepterait-il de nouvelles orientations plus à gauche? Le président "sait qui je suis, ce que j'incarne, ce que je peux faire et ce que je ne peux pas faire", a-t-il prévenu la semaine dernière dans une interview à Paris-Normandie.Pour "incarner" sa nouvelle stratégie, Emmanuel Macron pourrait créer quelques "super-ministères", à l'image de ses nouvelles priorités.Il pourrait en profiter pour créer la surprise en faisant entrer des personnalités prestigieuses de la société civile. Parmi les noms qui circulent figurent la professeure Laurence Tubiana, ex-ambassadrice pour la COP21 et présidente de la Fondation européenne pour le climat, ainsi que le procureur François Molins, évoqués pour l'Ecologie et la Justice. Il pourrait aussi faire appel à l'eurodéputé LREM Pascal Canfin.Il pourrait octroyer à de jeunes ministres comme Gérald Darmanin ou Sébastien Lecornu des grands ministères, l'un tourné vers les affaires sociales, l'autre vers les territoires. Sans oublier ses proches, comme Jean-Michel Blanquer, pressenti pour un cumul de l'Education et de la Culture.Mais Emmanuel Macron, s'il consulte tous azimuts, ne laisse rien filtrer de ses intentions et tout reste ouvert, avant un discours décrit comme refondateur attendu courant juillet, où il donnera la feuille de route jusqu'à la présidentielle de 2022. Mais elle ne s'annonce pas non plus révolutionnaire. En recevant ces derniers jours les chefs des groupes politiques du Sénat puis de l'Assemblée, il a affirmé qu'il poursuivrait certaines de ses réformes, dont celles des retraites et de l'assurance-chômage. Le tout, assure-t-il, dans un esprit "d'apaisement".
Le groupe France Télévisions a annoncé vendredi être victime d'une cyberattaque, visant l'un de ses sites de diffusion, qui n'a toutefois pas d'impact sur ses antennes.
Le groupe a précisé dans un bref communiqué que "l'un de ses sites de diffusion a été infecté par un virus informatique". "Pour l'heure, les équipes sont pleinement mobilisées et la diffusion sur les antennes n'est pas impactée à court terme", a ajouté le groupe public."Néanmoins, la diffusion de France 3 va être transférée au siège de France Télévisions et le site de secours a été d'ores et déjà activé", a indiqué l'entreprise.Ce n'est pas la première attaque informatique qui cible un média audiovisuel français. L'an dernier, le groupe M6 avait été victime en octobre d'une attaque informatique par rançongiciel, qui avait perturbé le travail de ses collaborateurs, mais qui, là encore, n'avait pas entravé la diffusion de ses programmes.Mais l'affaire la plus retentissante dans le secteur remonte à avril 2015, lorsque la chaîne publique francophone TV5Monde avait été la cible d'une cyberattaque de grande envergure. Ses émissions reçues dans plus de 200 pays et territoires dans le monde, avaient été coupées, remplacées par un écran noir sur l'ensemble des onze antennes de son réseau.Dans le même temps, la chaîne perdait le contrôle de ses pages Facebook et comptes Twitter, ainsi que de ses sites internet qui affichaient tous des revendications du groupe Etat islamique. Il avait fallu plusieurs heures pour rétablir les programmes.
Les syndicats de la SNCF sont prêts à engager un bras de fer avec le gouvernement, qui a promis de légiférer par ordonnances, si les négociations n'aboutissaient pas avec les partenaires sociaux.
Les Français ne voient pas d'un bon œil les menaces des syndicats opposés à la réforme du rail engagée par le gouvernement. Ils sont 58% à estimer "injustifiée" la mobilisation envisagée, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting publié jeudi 1er mars.Dans le même temps, 64% des personnes interrogées redoutent un "blocage complet" du pays comme en décembre 1995, selon cette étude réalisée pour France Info et Le Figaro. Interrogés sur la suppression du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés, 72% des Français s'y disent "favorables" et 53% d'entre eux donnent raison au gouvernement de vouloir mener cette réforme en recourant aux ordonnances.LE STATUT DE CHEMINOT DÉCRIÉQuelque soit la proximité partisane, une majorité des personnes sondées est favorable à la disparition du statut pour les nouveaux embauchés : 52% chez les sympathisants de gauche, 89% chez les sympathisants de la République en marche, 86% chez ceux de droite et 69% chez ceux du Front national.Mercredi, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez avait menacé. "On est gonflés à bloc!", avait-il assuré sur France 2, au lendemain de la décision des syndicats de la SNCF de donner une chance à la concertation avec le gouvernement, avant d'arrêter, le 15 mars, une éventuelle date de grève. "Si le 15 (mars), nous constatons que le gouvernement est dans la logique d'un passage en force, c'est-à-dire qu'il maintient son projet en l'état, alors il y aura grève à la SNCF", expliquait la veille Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots, à l'issue de la réunion des centrales. "Ce sera une grève reconductible et dure", prévenait Didier Aubert de la CFDT.La manifestation nationale prévue de longue date à Paris par la CGT-Cheminots, rejointe par l'Unsa et SUD-Rail, est maintenue le 22 mars, jour de mobilisation des fonctionnaires. La CFDT pourrait aussi y participer. Ce jour-là, "il n'y aura pas d'appel à la grève national", avait assuré mercredi Cédric Robert de la CGT, "seulement des préavis locaux pour permettre aux cheminots de venir manifester". S'il y a une "grève nationale illimitée", ce sera "après le 22 mars", a-t-il ajouté.Ce sondage a été réalisé en ligne les 28 février et 1er mars auprès d'un échantillon de 1.003 personnes majeures (méthode des quotas).
Sur son site internet, Buckingham Palace vient de publier plusieurs offres d'emploi. Au total, dix postes sont à pourvoir.
À l'approche de la rentrée, la reine d'Angleterre souhaite grossir ses rangs. Comme repéré par le Figaro, Buckingham Palace vient de publier sur son site officiel plusieurs annonces d'emplois. Plusieurs profils sont recherchés : commis de cuisine, gouvernante, vendeur, conservateur de musée... Dix CDI au total sont à pourvoir. Les conditions à réunir pour postuler : parler anglais et détenir un permis de travail au Royaume-Uni.Si pour certains postes comme sous-chef ou conservateur de musée, une solide expérience est demandée, pour d'autres en revanche comme femme de chambre ou commis de cuisine, rien n'est spécifié.Quant aux rémunérations, le salaire le plus bas, celui d'intendant, est à 19 375 euros par an, et le plus haut, celui du conservateur du musée est à 39 000 euros. Le commis de cuisine émargera quant à lui à 22 300 euros par an quand les vendeurs du palais eux perçoivent 21 000 euros annuels.Par ailleurs, comme le précise La Dépêche, une grande partie des futurs employés bénéficieront d'un logement de fonction au sein des palais royaux. Les heureux élus seront également amenés à se déplacer pour suivre les membres de la famille royale dans leurs déplacements.Les postulants doivent déposer leur candidature sur le site du palais de Buckingham entre le 24 août et le 21 septembre selon les postes.
Un foyer de Covid-19 a été détecté après la célébration d'obsèques dans le petit village de Vergt, en Dordogne. Un malade a contaminé au moins huit autres proches du défunt, relate France Bleu.
Au total, une centaine de personnes a été testée.Le préfet de Dordogne voit rouge. Le département, jusque-là classé vert sur la carte quotidienne de la situation épidémique puis celle du déconfinement, héberge un nouveau foyer de Covid-19. "Un cas de relâchement du confinement : c'est vraiment l'illustration de ce qu'on ne souhaite pas vivre dans les semaines qui viennent", dénonce le préfet, Frédéric Périssat, repris par France Bleu. Les obsèques ont eu lieu le 24 avril, dans le petit village de Vergt. Si à l'église la famille a respecté la limite de vingt personnes, plusieurs dizaines d'autres proches se sont retrouvées ensuite au funérarium et pour la réunion de famille. Le préfet de la Dordogne et l'Agence régionale de santé (ARS) ont confirmé vendredi 8 mai que 103 personnes ont dû être dépistées après la découverte d'un premier malade le mardi 5 mai par un médecin de Vergt.La vie ne redémarre pas comme avantHuit personnes sont contaminées sur les 40 premières analyses terminées, mais l'ARS attend les résultats des 63 autres tests réalisés. Ces personnes contaminées ne présentent aucun des symptômes du coronavirus. Elles sont isolées chez elles."Au bout du bout, une seule personne va en contaminer un nombre significatif. Derrière, ça va mobiliser beaucoup de monde pour qu'on puisse remonter la file de contamination pour retrouver les personnes en contact, les tester et les isoler. La vie redémarre, mais elle redémarre pas comme avant. Donc le message est clair, et cet exemple est assez illustrant", souligne Fréderic Périssat sur RTL, ce samedi 9 mai. Alors, à deux jours du déconfinement progressif de la France, le représentant de l'État rappelle que la vigilance reste de mise.
Les autorités sanitaires, Santé publique France et la Direction générale de la Santé, soulignent que le virus circule toujours, sur l'ensemble du pays, et mettent en garde contre le risque de transmission durant les réunions de famille et autres rassemblements, publics ou privés.
Les images de rues et de plages bondées, comme un été normal, inquiètent. Et vont de paire avec les signaux d'une reprise de l'épidémie. La progression de la transmission du virus augmente depuis trois semaines consécutives et cette "augmentation s'intensifie", a indiqué Santé Publique France dans son rapport épidémiologique hebdomadaire du 23 juillet. "Cette tendance de fond indique que nos habitudes récentes" (relâchement de l'application des gestes barrière, augmentation du nombre de contacts à risques...) "favorisent la circulation du virus depuis déjà plusieurs semaines", souligne la DGS dans un communiqué. "Une attention particulière mérite d'être portée sur les clusters survenant dans les milieux familiaux élargis (plusieurs foyers familiaux concernés) ainsi que les événements et rassemblements temporaires de personnes, alerte Santé publique France. Ces clusters, qui représentent respectivement 15% et 12% des clusters investigués, sont susceptibles d'augmenter au cours de la période estivale". - Le "R effectif" repassé au-dessus de 1Au niveau national, le taux de reproduction effectif du virus (ou "R effectif", basé sur les tests virologiques positifs) est repassé légèrement au-dessus de 1 depuis la première semaine de juillet, et se situe actuellement à environ 1,30, selon Santé publique France, un "niveau comparable" à celui de la fin de la période du confinement. Cela signifie que chaque malade du Covid-19 contamine en moyenne 1,3 autre personne, ce qui va dans le sens d'une tendance à l'augmentation de la circulation du virus. Il dépasse le seuil de 1 dans huit régions de France métropolitaine sur 12, selon des données de l'agence sanitaire, atteignant même 1,55 en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, 2,62 en Bretagne et 2,9 en Nouvelle-Aquitaine. Au pic de l'épidémie, en France, le taux avait dépassé 3 avant de retomber autour de 0,5 après les mesures de confinement. L'enjeu est de le maintenir en dessous de 1 pour que le nombre de nouveaux cas continue de diminuer.Le taux de reproduction est "un des paramètres importants pour évaluer la dynamique de la transmission du virus", mais il peut aussi "être influencé artificiellement à la hausse" : par exemple une action de dépistage massif après la détection d'un cluster peut faire "augmenter ponctuellement" ce taux "sans pour autant qu'il y ait une réelle intensification de la circulation du virus", nuance toutefois Santé publique France. En revanche, un autre indicateur - le nombre de cas détectés en une semaine pour 100.000 habitants - progresse dans d'autres endroits et se situe au-dessus du seuil de vigilance, fixé à 10 cas pour 100.000 habitants, dans sept départements de France métropolitaine (la Mayenne, les Vosges, le Finistère, le Val d'Oise, le Haut-Rhin, Paris et la Seine-Saint-Denis). Il est même au-dessus du seuil d'alerte (de 50 pour 100.000) en Mayenne. Un point illustre le relâchement récent des Français : "alors qu'il y a un mois, les enquêtes épidémiologiques retrouvaient en moyenne deux sujets contact par personne contaminée, aujourd'hui on est plutôt un peu au-dessus de quatre", alerte le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. - Respecter les gestes barrière même en familleMardi, la préfète de Bretagne Michèle Kirry a mis l'accent sur la nécessité de respecter les gestes barrières lors des rassemblements et fêtes privés. "Ce qui est sans doute plus difficile à comprendre", a-t-elle reconnu, donnant l'exemple d'un cluster qui s'est formé lors d'une fête qui a rassemblé environ 200 personnes.L'épidémie de coronavirus a fait 30.182 morts en France, selon les chiffres de la Direction générale de la Santé (DGS) jeudi 23 juillet. A l'occasion des vacances, "les déplacements, événements et regroupements familiaux ou amicaux, sont des facteurs susceptibles de favoriser la reprise de l'épidémie", souligne la DGS. - 209 foyers actifs "Le virus circule sur l'ensemble du territoire national, comme le montre le nombre de clusters (570 cas groupés)", note la DGS. "Cette période estivale et festive est plus propice à la circulation du virus localement et entre les régions, et rend plus difficile la gestion de l'épidémie", avertit encore cette instance sanitaire. "Il convient en cette période estivale de ne pas relâcher nos efforts", insiste la DGS, qui appelle à appliquer les gestes barrière : "mettre un masque grand public dans tous les lieux clos, se tenir éloignés d'au moins un mètre, ne pas se serrer la main, éternuer dans son coude, se laver les mains fréquemment, protéger les personnes âgées et fragiles."Il y avait 209 foyers encore actifs au 23 juillet. Dans le détail, sur ces 209 clusters, 66 sont considérés comme "maîtrisés", ce qui signifie que le suivi des contacts est en cours et qu'il n'y a pas de nouveaux cas 7 jours après le dernier connu, a précisé le ministère de la Santé à l'AFP. - "Inquiétant" Un cluster est défini par la survenue d'au moins trois cas confirmés ou probables, dans une période de 7 jours, qui appartiennent à une même communauté ou ont participé à un même rassemblement. Les clusters clôturés signifient qu'aucun nouveau cas n'y a été constaté "14 jours après la date de début des signes du dernier cas et la fin de la quatorzaine de tous les contacts"."Nous constatons qu'il y a des signes inquiétants de reprise épidémique sur le territoire national", a de son côté averti le ministre de la Santé Olivier Véran lundi. Toutefois, "à ce stade, nous sommes très loin de la deuxième vague". "On est sur une ligne de crête un peu instable. Les chiffres ne sont pas bons, ils sont inquiétants", a martelé le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy, mardi sur RMC-BFMTV. - Le port du masque, "indispensable" "Aucun des indicateurs n'est totalement au rouge. On voit très bien comment la France peut rester sur cette ligne de crête avec difficulté pour les semaines qui viennent, en étant très armée, en utilisant les tests, en entourant les clusters de façon très massive, ou au contraire basculer dans quelque chose qui ressemblerait plus à l'Espagne, à la Catalogne", où plusieurs villes, dont Barcelone, ont été reconfinées, a estimé le président du Conseil scientifique.Selon lui, le décret sur le port du masque obligatoire dans les lieux clos "était indispensable". "Il est frappant de voir que les Français ont perdu les grandes notions de distanciation, de grande précaution", a-t-il souligné, en admettant que ce relâchement pouvait se comprendre.
L'Agence régionale de santé de Normandie a dévoilé vendredi les noms de 43 communes supplémentaires privées d'eau potable dans les secteurs d'Auffray et Blacqueville, en Seine-Maritime. Au total, plus de 23 000 personnes sont désormais concernées par cette interdiction consécutive aux fortes précipitations de ces derniers jours.
La situation de s'arrange guère en Normandie en ce qui concerne la distribution de l'eau dans les département de la Seine-Maritime et de l'Orne. Trois jours après avoir invité les habitants de quinze premières communes de Saine-Maritime (soit 6200 habitants) et de sept localités de l'Orn (pour 1080 habitants) à ne pas consommer l'eau du robinet jusqu'à nouvel ordre, l'Agence régionale de santé Normandie a étendu son message d'alerte ce vendredi. Ainsi, l'ARS Normandie demande également aux personnes résidant dans 43 communes autour d'Auffay, à une quarantaine de kilomètres au nord de Rouen, et de Blacqueville, à 25 kilomètres au nord-ouest de cette même cité rouennaise, de ne pas boire l'eau courante. "L'Agence régionale de santé de Normandie fait savoir que les syndicats d'eau potable Vallée de La Saane, Auffay-Tôtes (en partie) et Caux-Central (en partie) et la communauté de communes Caux Austreberthe (en partie), regroupant 20 communes en totalité et 23 communes en partie (soit environ 16 180 habitants), distribuent également une eau colorée ou trouble en raison des fortes précipitations", indique l'ARS sur son site Internet. Au total, ce sont donc désormais plus de 23 000 habitants qui sont concernés par l'interdiction.Une eau colorée par "des particules d'argiles et de limons"Dans ces secteurs, l'eau du robinet "ne doit pas être utilisée pour la boisson, le lavage des dents et la préparation des aliments sauf si elle est portée à ébullition", toujours selon l'ARS. L'eau est colorée par "des particules d'argiles et de limons, qui ont atteint les nappes souterraines après des pluies très importantes, responsables de l'érosion des terres. Ce phénomène accentue les risques de contamination microbienne".Alors que des numéros de téléphone ont été communiqués pour obtenir plus de détails sur ces interdictions, "les abonnés sont directement informés par les collectivités ou exploitants, qui mettent à disposition de l'eau embouteillée" pour compenser au mieux les désagréments liés à l'impossibilité de boire de l'eau normalement. La durée exacte de ces interdictions n'a pas été précisée.
Dans le reste de la France, les soldes d'hiver commenceront le 8 janvier. Elles se termineront le 29 janvier dans les quatre départements lorrains et le 4 février dans le reste de la France.
Dans les quatre départements lorrains, les soldes d'hiver ont débuté ce jeudi 2 janvier. "La clientèle est au rendez-vous, elle est encore dans cette dynamique d'achats de fêtes", se réjouit Sébastien Duchowicz, président des Vitrines de Nancy, alors que déjà l'activité a connu "une très belle saison automne-hiver". "Les gens sont encore en vacances, c'est un des avantages de commencer le 2 janvier", poursuit-il, avec la présence de "pas mal de touristes", notamment parisiens, et de "grosses journées" d'activité jusqu'à dimanche, où une ouverture dominicale a été autorisée. À Talange en Moselle, dans le magasin d'usine Marques Avenue, le démarrage des soldes s'annonce prometteur. "On est sur une tendance d'une fréquentation en hausse de 10%" par rapport à l'année dernière, a estimé son directeur Jérôme Pinard. Une augmentation qui s'inscrit dans la foulée d'une année 2019 "exceptionnelle". "Beaucoup de familles" sont venues profiter de réductions allant déjà de -30% à -50%, a-t-il noté.À Metz en revanche, cette période de déstockage, peu favorisée par une météo pluvieuse, commence "plutôt doucement", a estimé Isabelle Toufanie, le refroidissement annoncé permettant tout de même "la vente de pièces chaudes", manteaux et pulls. "C'est un peu plus calme que l'année dernière, même si dès 9h, il y avait quelques clients qui attendaient devant les portes", a-t-elle ajouté, tablant en revanche sur "un très gros weekend" à venir.Des soldes d'hiver qui ne dureront que 4 semainesLa Meuse, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle et les Vosges ont obtenu, il y a une dizaine d'années, le droit de commencer les soldes d'hiver une semaine avant le reste de l'Hexagone. Objectif : lutter contre la concurrence du Luxembourg voisin où les soldes débutent également la première semaine de janvier. Sinon, les dizaines de milliers de travailleurs transfrontaliers "iraient faire leurs courses là-bas", relève Isabelle Toufanie, présidente de la fédération des commerçants de Metz.Dans le reste de la France, les soldes commenceront le 8 janvier. Nouveauté de cette année, les soldes d'hiver ne dureront que quatre semaines, au lieu de six semaines précédemment. Elles se termineront le 29 janvier dans les quatre départements lorrains et le 4 février dans le reste de la France. "Six semaines c'était trop long. En quatre semaines, les clients verront les prochaines démarques tomber très rapidement", anticipe Jérôme Pinard. "Dès la semaine prochaine, au moment du démarrage des soldes nationales, on passera à la 2e démarque", explique Sébastien Duchowicz.Si les périodes de ventes à prix réduits se succèdent de plus en plus tout au long de l'année, les soldes sont "la seule période de l'année où on a le droit de vendre à perte", rappelle la présidente de la fédération des commerçants de Metz.
Les autorités américaines ont inculpé vendredi le manager de R. Kelly pour avoir menacé de tirer dans un cinéma new-yorkais afin d'empêcher la diffusion d'un documentaire mettant le chanteur en cause pour de multiples agressions sexuelles présumées.
Cette annonce intervient quelques jours après que l'ami et manager autoproclamé de R. Kelly, Donnell Russell, et deux autres complices présumés, ont été inculpés par la justice américaine pour avoir cherché à réduire au silence plusieurs femmes accusant l'ex-star du R&B d'agressions sexuelles.Selon les nouveaux documents publiés vendredi, M. Russell a appelé un cinéma de Manhattan en décembre 2018, menaçant de provoquer une fusillade dans l'établissement afin d'empêcher la diffusion du documentaire à charge "Surviving R. Kelly". Son appel avait conduit à une évacuation du cinéma, qui avait renoncé à projeter le documentaire, dans lequel des femmes accusent d'agressions sexuelles l'interprète de "I Believe I Can Fly" . "M. Rusell a réussi, de par ses violentes menaces présumées, à arrêter une diffusion du documentaire, mais il n'est pas parvenu à réduire au silence les femmes qui apparaissent dans le film", a déclaré dans un communiqué William Sweeney, un responsable de la police fédérale américaine (FBI) à New York. Quelques jours plus tôt, des procureurs fédéraux ont affirmé que Donnell Russell avait aussi été impliqué dans des opérations de chantage et de harcèlement afin de faire taire certaines accusatrices. Les techniques employées incluaient l'incendie d'une voiture devant la résidence de l'une d'elles, des menaces de divulgation de photographies intimes et le versement de 500.000 dollars afin d'influencer un témoignage. Donnell Russell fait face, pour ses menaces présumées au cinéma new-yorkais, à deux nouveaux chefs d'inculpation, chacun pouvant conduire à une peine maximale de cinq ans de prison. Il est attendu devant un juge new-yorkais dans la journée de vendredi. De son côté, R. Kelly fait face à des poursuites fédérales dans deux affaires distinctes -- l'une à Chicago et l'autre à New York --- liées à des accusations d'abus sexuels sur mineurs, qu'il rejette.La sélection du jury pour son procès à New York est prévue pour le 29 septembre, mais cette date sera probablement repoussée du fait des restrictions liées à l'épidémie de Covid-19.
Les signalements d'effets indésirables liés aux traitements testés contre le Covid-19 ont continué à augmenter ces dernières semaines, atteignant plus de 300 cas, selon l'ANSM, qui pointe une nouvelle ceux à base d'hydroxychloroquine.
Alors qu'il n'existe actuellement aucun traitement pour soigner le coronavirus, qui a déjà fait près de 200.000 morts à travers le monde, de nombreux tests et expérimentations, officiels ou officieux, sont menés pour tenter d'y remédier. Conséquence : les signalements d'effets indésirables liés aux traitements testés contre le Covid-19 ont continué à augmenter ces dernières semaines, atteignant plus de 300 cas, a samedi 25 avril annoncé l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). "Au 22 avril 2020, 321 cas d'effets indésirables ont été déclarés en lien avec une infection à Covid-19, dont 80% de cas graves", détaille l'Agence du médicament, qui avait annoncé une centaine de cas le 10 avril. Dans les deux tiers des cas (soit 215 personnes), l'enquête de pharmacovigilance a pu conclure à un lien probable entre l'effet observé et le médicament administré au patient atteint de Covid-19.Quatre décès liés à l'hydroxychloroquineL'ANSM confirme en particulier le "signal de vigilance" concernant l'hydroxychloroquine, prônée notamment par le controversé Pr Didier Raoult. En effet, parmi les cas d'effets indésirables, plus de la moitié concernent des patients atteints du coronavirus traités par hydroxychloroquine (23%) ou par ce médicament associé à l'antibiotique azithromycine (31%), tandis que 42% portent sur le Kaletra (un antiretroviral combinant lopinavir et ritonavir). Le nombre de décès constatés dans ce cadre est toujours de quatre, tous liés à l'hydroxychloroquine et survenus en milieu hospitalier. Ce médicament, un dérivé de l'antipaludéen chloroquine, est connu pour provoquer chez certains patients des anomalies électriques du fonctionnement du coeur visibles à l'électrocardiogramme, qui peuvent mener à des troubles du rythme cardiaque voire au décès. Mais il semble que "les malades du Covid sont plus fragiles sur le plan cardiovasculaire et donc plus susceptibles que les personnes lambda d'avoir des problèmes avec des médicaments qui sont délétères pour le coeur" tels que l'hydroxychloroquine, avait expliqué le directeur général de l'ANSM Dominique Martin à l'AFP début avril.Les effets indésirables liés au Kaletra sont essentiellement des atteintes du foie, mais aussi du système digestif, du coeur et des reins.Ces signalements d'effets secondaires ne reflètent pas "l'exhaustivité du nombre de cas réellement survenus, et ce notamment en raison de la très forte sous-notification, mais permet d'émettre des signaux en vue de prendre des mesures de réduction du risque", telles que le fait de réserver l'hydroxychloroquine à un usage hospitalier, souligne l'ANSM. Pour cette raison, il n'est notamment pas possible de rapporter le nombre d'effets secondaires signalés au nombre total de patients traités pour calculer un "taux de risque" de chaque médicament, insiste l'agence sanitaire.Des médecins libéraux rappelés à l'ordreL'Ordre des médecins a mis en garde cette semaine "une vingtaine" de médecins libéraux qui testent sur leurs patients un cocktail de traitements contre le Covid-19 dont l'efficacité n'est pas prouvée, les invitant à ne pas "susciter de faux espoirs de guérison".Plusieurs médecins se sont notamment exprimés publiquement ces derniers jours (notamment dans Le Parisien et l'Est Républicain) pour affirmer l'efficacité du traitement prescrit "de manière empirique" à leurs patients présentant des symptômes de Covid-19 : pour certains, un anti-histaminique, pour d'autres, un cocktail combinant l'antibiotique azithromycine, du zinc et un traitement de l'asthme.Toute étude clinique, sauf si elle porte sur des médicaments prescrits dans leur indication habituelle, doit recevoir une autorisation de l'ANSM ainsi que d'un organe éthique, un comité de protection des personnes.
Brigitte Macron s'engagera personnellement dans le dossier, assure la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes.
Objectif : interpeller toute la société et enrayer le phénomène des féminicides. Selon un collectif, 74 femmes ont été tuées par leur compagnon ou leur ex-compagnon depuis le début de l'année. Le gouvernement lancera en septembre à Matignon un "Grenelle des violences conjugales", annonce dimanche 7 juillet Marlène Schiappa dans un entretien au Journal du dimanche."Nous lançons autour du Grenelle une mobilisation nationale avec une grande consultation citoyenne et une campagne pour interpeller toute la société", ajoute la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, qui précise que "Brigitte Macron s'engagera" personnellement dans ce dossier. Le président Emmanuel Macron a lui-même reconnu samedi soir que la République n'avait "pas su (...) protéger" les victimes de meurtres commis par des conjoints ou anciens compagnons, dans un message sur Facebook égrenant les prénoms d'une cinquantaine de femmes. "La violence qui vous a coûté la vie nous écœure, nous révolte", affirme-t-il. Le "Grenelle contre les violences conjugales", qui sera introduit par Édouard Philippe "et réunira les ministres concernés, acteurs de terrain, services publics, associations, familles de victimes", s'ouvrira le 3 septembre, "le 3/9/19, en écho au numéro 3919", la ligne téléphonique consacrée aux femmes victimes de violences, relève Marlène Schiappa. Environ 2.000 personnes selon les organisateurs, 1.200 d'après la police, se sont rassemblées samedi place de la République pour exiger des mesures immédiates contre les féminicides, à l'appel d'un collectif de familles et proches de victimes qui avait réclamé dans une tribune un "Grenelle des violences faites aux femmes".Dans son interview au JDD, Marlène Schiappa annonce qu'elle s'adressera jeudi "à l'ensemble des préfets de France pour les mobiliser". "Dès la semaine prochaine, je recevrai de nouveau toutes les associations financées par l'État pour avancer. Ce processus se conclura le 25 novembre, pour la Journée contre les violences envers les femmes", précise la secrétaire d'État. À cette date, en 2017, Emmanuel Macron avait érigé l'égalité femmes-hommes en "grande cause du quinquennat".Depuis, "le gouvernement agit sans relâche", assure Marlène Schiappa face aux critiques, citant le lancement d'une plateforme de signalement, le "recrutement de 73 psychologues dans les commissariats", l'augmentation des moyens du 3919 "pour donner un objectif de réponse à 100%" des appels. "Et l'inspection générale de la justice a été saisie le 21 juin" pour enquêter sur d'éventuels dysfonctionnements, rappelle-t-elle. Le Grenelle doit permettre de "construire des mesures encore plus efficaces, au plus près du terrain". Pour autant, "il ne suffit pas de signer un chèque pour qu'il n'y ait plus de féminicides", prévient la secrétaire d'État. Elle prend l'exemple des "téléphones grave danger", remis pour six mois aux femmes menacées: "880 sont financés par l'État, seuls 302 sont actifs ! Les autres dorment dans un placard quelque part, faute de décisions de justice".Dans une tribune également publiée par le JDD, 18 avocates de la Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF), qui gère le 3919, dénoncent de leur côté "les carences du système judiciaire" et regrettent que le parcours des victimes s'apparente toujours à "un parcours de combattante".Si l'on prend en compte les couples officiels comme les non-officiels (du mariage à la relation épisodique), 130 femmes sont mortes en 2017 en France, tuées par leur conjoint ou ex, contre 123 en 2016, selon les dernières données du ministère de l'Intérieur.
Près d'un mois après une annonce en grande pompe des autorités russes, les chercheurs du pays ont publié une première étude qui montre que leur candidat-vaccin contre le coronavirus, Spoutnik V, donne des résultats préliminaires encourageants.
Le vaccin en cours de développement par le gouvernement russe et l'institut de recherche Gamaleïa déclenche une réponse immunitaire et n'a pas entraîné d'effets indésirables graves, conclut l'article, publié par la prestigieuse revue britannique The Lancet, après évaluation par un comité de scientifiques indépendants.Ces résultats ne prouvent pas encore que le vaccin protège efficacement contre une infection par le nouveau coronavirus, ce que devront montrer des études de plus grande ampleur, soulignent toutefois des experts.Le 11 août, les autorités russes avaient annoncé l'entrée de Spoutnik V dans la 3e et dernière phase d'essais cliniques, mais sans rendre publics les résultats des essais déjà menés.Elles avaient par ailleurs affirmé leur volonté de l'homologuer dès septembre, sans attendre les résultats de cette 3e phase d'essais, puis de démarrer les campagnes de vaccination en janvier.Après cette annonce, de nombreux chercheurs et certains pays comme l'Allemagne et les Etats-Unis avaient émis des doutes sur l'efficacité et la sécurité du vaccin, pointant notamment l'absence de données publiques sur les essais menés.- Vaccins à "vecteur viral" - "La publication dans The Lancet (...) constitue une réponse puissante aux sceptiques qui ont critiqué de manière déraisonnable le vaccin russe", a jugé vendredi Kirill Dmitriev, directeur du fonds souverain russe, associé au financement du vaccin, au cours d'un point presse à Moscou par visioconférence.Le Spoutnik V est constitué de deux vaccins différents, administrés en deux injections successives, détaille l'article publié vendredi. Il s'agit de vaccins à "vecteur viral": ils utilisent comme support deux adénovirus (virus très courants, responsables notamment de rhumes), transformés pour y ajouter une partie du virus responsable du Covid-19.Lorsque l'adénovirus modifié pénètre dans les cellules des personnes vaccinées, ces dernières vont fabriquer une protéine typique du Sars-Cov-2, apprenant ainsi à leur système immunitaire à le reconnaître et à le combattre, explique l'auteur principal de l'article, Denis Logounov, de l'Institut Gamaleïa.Deux études de petite taille ont été menées sur 76 adultes volontaires en bonne santé, âgés de 18 à 60 ans.Elles concluent "qu'aucun effet indésirable grave n'a été détecté" et observent "la production d'anticorps" chez "tous les participants", y compris des "anticorps neutralisants".La quantité d'anticorps retrouvée "chez les volontaires vaccinés est largement supérieure à celle chez les malades", mesurée à partir du plasma de patients guéris du Covid-19, a souligné Inna Dolgikova, l'une des auteurs de la publication, lors du point presse.Le vaccin déclenche également l'autre volet de la réponse immunitaire qui passe par les lymphocytes T.Ces études, financées par le ministère russe de la Santé, ont été menées entre le 18 juin et le 3 août."Des essais de grande taille, avec un suivi plus long et incluant la comparaison avec un placebo" sont désormais "nécessaires pour établir dans la durée l'innocuité et l'efficacité du vaccin", soulignent leurs auteurs.Ce sera le rôle de l'essai de phase 3, démarré fin août, qui doit inclure 40.000 participants "de différents âges et avec des niveaux de risque différents".La production du vaccin "ne sera destinée dans un premier temps qu'au marché russe mais (...) nous espérons avoir la possibilité de fournir ce vaccin sur le marché international dès novembre", a précisé Kirill Dmitriev, mentionnant des marques d'intérêt d'"une quarantaine de pays".- "La sécurité est primordiale" -Ces résultats, "de bon augure", ne disent pas si le vaccin provoquera une réponse immunitaire chez les personnes âgées, plus à risque face au coronavirus, tempère Naor Bar-Zeev, spécialiste des vaccins à l'Ecole de santé publique Johns Hopkins Bloomberg (Baltimore)."Les vaccins étant administrés à des gens en bonne santé et, dans le cas de la pandémie de Covid-19, potentiellement à l'ensemble de la population (...), la sécurité est primordiale", ajoute-t-il, dans un commentaire publié par The Lancet.La pandémie de Covid-19 a entraîné une mobilisation sans précédent de nombreux pays pour développer le plus vite possible un vaccin susceptible de protéger contre cette maladie.Selon l'OMS, un total de 176 candidats vaccins sont en cours de développement dans le monde, dont 34 sont au stade des essais cliniques, ce qui signifie qu'ils ont commencé à être testés sur des humains. Parmi ceux-ci, huit sont en phase 3, la plus avancée. "En termes de calendrier réaliste, nous ne nous attendons vraiment pas à voir une vaccination généralisée avant le milieu de l'année prochaine", a toutefois prévenu vendredi une porte-parole de l'OMS, Margaret Harris, rappelant que cette étape de tests massifs sur des volontaires prenait du temps.
Un homme est mort mercredi 15 mai à Nantes (Loire-Atlantique) alors qu'il avait ingéré une plante de son propre jardin. Une information de Presse-Océan relayée par Ouest-France.
C'est une bien triste nouvelle pour les habitants du quartier Saint-Donatien de Nantes, en Loire-Atlantique. Alors qu'un couple avait décidé, mercredi 15 mai, de cuisiner un plat à base d'une plante cueillie dans son jardin, un homme est mort d'une intoxication alimentaire. Il a d'abord subi quelques malaises avant que la femme, qui s'en est elle sortie, appelle le Samu. Rapidement transporté au CHU de Nantes et pris en charge par les soignants, ceux-ci n'ont rien pu faire pour sauver cet homme.La question principale est de savoir quelle est la plante toxique qui est à l'origine du décès. À cela, pas de réponse pour l'instant. L'Agence régionale de santé a fait savoir qu'elle communiquerait à partir de demain, lundi 20 mai.Le couple pensait peut-être cuisinier une plante qu'il avait l'habitude de consommer, et s'est finalement trompé lors de la cueillette.Une affaire similaire il y a un anLes autorités ont tout de suite voulu rassurer la population environnante du quartier nantais. Il n'y aurait ainsi aucune conséquence sanitaire à relever.Comme le rappelle Ouest-France, cette annonce tragique intervient un an après un autre accident mortel de la sorte. En juin 2018, un septuagénaire mourrait lui aussi d'une intoxication dans les Pyrénées-Orientales, après avoir ingéré une plante toxique. Dans ce cas-ci, la plante en question avait été ramassée lors d'une randonnée en haute montagne. L'enquête avait montré que le randonneur en question pensait avoir cueilli du couscouil, qui se trouve être une plante comestible.L'affaire du couple nantais, ainsi que celle du randonneur pyrénéen, restent tout de même assez rares. Un praticien s'était exprimé sur la question à Ouest-France : "Des gens hospitalisés pour avoir mangé des champignons ramassés dans leur jardin, cela arrive et c'est parfois très grave. Mais à cause d'une plante, je n'ai jamais vu ça."
L'homme, âgé d'une trentaine d'années, a fait une chute de plusieurs centaines de mètres. Son corps a été découvert à 2.600 mètres d'altitude, au pied d'un sommet du massif de Belledonne.
Un randonneur a été retrouvé mort samedi 1er mai, dans le département de l'Isère. L'homme avait été porté disparu la veille, après être parti seul faire l'ascension du Grand pic, un sommet qui culmine à 3.000 mètres d'altitude. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'alpiniste a fait une chute de plusieurs centaines de mètres, vraisemblablement à cause d'une erreur technique.Son corps a été identifié au pied du Grand pic, ont indiqué les secours en montagne, confirmant une information du Dauphiné Libéré. Cette voie, en théorie peu difficile, était malgré tout encore chargée de neige, ce qui a pu compliquer l'ascension. Selon les secours, l'homme a pâti "d'être le premier de la saison à emprunter cet itinéraire". L'enquête a été confiée au Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Grenoble.
Le trafic aérien sera totalement interrompu à l'aéroport de Lille Lesquin à partir du lundi 5 août 23h et jusqu'au mercredi 7 août 14h. Certaines compagnies ont donc prévu de dérouter leurs vols vers les aéroports de Paris Charles de Gaulle et d'Ostende en Belgique ; un service de bus assurera les navettes entre les aéroports pour les voyageurs.
L'aéroport de Lille effectue des travaux de rénovation "indispensables" de sa piste principale : pour se conformer à une nouvelle réglementation, les extrémités de la piste vont être élargies et le revêtement refait sur 600 mètres au total. Si les équipes ont fait leur possible pour "limiter au maximum l'impact de ces travaux sur l'activité aérienne", "durant une phase incompressible de 39 heures, nous sommes contraints de suspendre les activités aériennes sur notre plate-forme, empêchant tout atterrissage ou décollage du lundi 5 août 23h au mercredi 7 août 14h", prévient l'aéroport lillois. Les compagnies aériennes ont été informées de ces travaux de longue date. Certaines compagnies ont ainsi choisi de reprogrammer certains vols vers les aéroports de Paris Charles de Gaulle et d'Ostende en Belgique. Un service d'autocar a été prévu par l'aéroport de Lille pour permettre aux passagers de ces vols de faire la navette entre les différents aéroports. Des agents "seront présents dans chacun des aéroports de repositionnement des vols pour accueillir et orienter les passagers vers les bus", détaille l'aéroport de Lille."Tous les passagers au "Départ de Lille" comme ceux de retour de voyage "Arrivée à Lille" pourront bénéficier de ces navettes", indique encore l'aéroport qui précise que ce service est entièrement gratuit et ne nécessite pas de réservation : il suffira aux passagers de présenter leurs billets d'avion. Tous les horaires de navettes sont indiqués sur le site de l'aéroport. L'aéroport de Lille précise que "le mois d'août (est) traditionnellement le mois le plus approprié pour effectuer ces nécessaires opérations de rénovation". "C'est à cette période que nous avons le moins de voyages d'affaires", explique Jean-Christophe Minot, le directeur de l'aéroport, au micro de France bleu Nord. "C'est aussi une question de climat et de température. Vous ne pouvez pas refaire le macadam quand il fait moins 10 degrés. Pas davantage quand il fait 42 degrés. Et il faut aussi des jours longs. La première semaine d'août nous a semblé être le meilleur moment", poursuit-il. L'aéroport de Lille accueille plus de deux millions de passagers par an.
Suppression de charges pour les PME, aide à l'embauche des jeunes, fonds souverain... soucieux d'occuper le terrain économique, Les Républicains ont dévoilé mardi leur plan de relance pour doper l'activité après la crise du coronavirus.
"C'est le retour des Républicains sur le champ économique et social" a résumé le président du groupe LR à l'Assemblée, Damien Abad, en présentant ce plan chiffré à 10% du PIB, soit 250 milliards d'euros, et dont plusieurs mesures feront l'objet de propositions de loi."Il faut aller vite", a affirmé le patron des LR Christian Jacob, car "pour les entreprises c'est essentiel d'avoir de la lisibilité. Tarder sur le plan de relance ou le saucissonner n'est pas une bonne chose".Les Républicains préconisent notamment une annulation de cotisations et impôts pour les petites entreprises financièrement laminées par la crise sanitaire, une baisse de la TVA à 5,5% pour l'hôtellerie-restauration, et la transformation progressive du chômage partiel en allègement de charges.Ces trois points feront l'objet de propositions de loi lors de la "niche parlementaire" réservée à LR le 11 juin, tout comme la mise en place d'un dispositif "zéro charges" pendant deux ans pour l'embauche de jeunes en CDI.Dans leur plan de relance les Républicains évoquent aussi la prise en charge, par l'Etat, des "six premiers mois de salaire des jeunes embauchés"."Il y a quelques années on aurait proposé d'autres dispositifs pour les jeunes, sans doute moins sécurisants", a relevé le secrétaire général du parti Aurélien Pradié, dans une allusion voilée au Contrat de première embauche qui en 2006 prévoyait d'augmenter la période d'essai pour les jeunes."Les uns et les autres nous sommes aussi capables d'apprendre du passé", a-t-il ajouté, en assurant qu'"on n'a pas décongelé de vieilles mesures, on est allés sur des terrains assez nouveaux".Sur l'alimentation ainsi, leur plan propose de "réduire la TVA sur 1.000 produits alimentaires de première nécessité" et d'instaurer "100% de produits français dans la restauration collective". Ce programme "s'inspire de ce que nous avons vécu pendant la crise" a assuré la vice-présidente de l'Assemblée nationale Annie Genevard, en souhaitant qu'il close le débat "entre tenants de l'orthodoxie budgétaire et ceux qui ont une approche plus sociale".Sur la participation, LR veut en faire profiter "tous les salariés" avec un objectif de "10% de la rémunération" et en lançant "un véritable choc de défiscalisation". L'idée est aussi d'étendre le dispositif au secteur public et aux entreprises de la "nouvelle économie"."Notre rôle est d'aller challenger la macronie sur le plan économique et social", a assuré M. Abad pour qui "nous sommes dans notre rôle de force de proposition".D'autres pistes sont plus attendues. Ainsi sur le temps de travail, LR plaide à nouveau pour faciliter une annualisation en ouvrant des négociations au sein des entreprises, ce qui permettrait aussi d'augmenter les salaires."C'est par le travail que nous pourrons redresser notre pays", a martelé le numéro 2 du parti Guillaume Peltier pour qui "il n'y a pas d'émancipation si la valeur travail ne redevient pas la valeur centrale".Enfin LR plaide pour "restaurer notre souveraineté stratégique" avec un "fonds souverain français" gérant "jusqu'à 300 milliards d'euros".
Les personnes atteintes par le Covid-19 peuvent transmettre la maladie à leurs chats et leurs chiens, montre une étude publiée vendredi.
Le nouveau coronavirus est une zoonose, une maladie infectieuse passée de l'animal à l'homme. S'il semble que les animaux domestiques ne jouent pas un rôle majeur dans sa propagation, de plus en plus de données montrent que les chats, les chiens, et même les tigres peuvent l'attraper.Dans une nouvelle étude, qui sera présentée en congrès mais n'a pas été publiée dans une revue à comité de relecture, des chercheurs canadiens en sciences vétérinaires ont testé les animaux domestiques de personnes infectées par le coronavirus ou présentant des symptômes cohérents avec le Covid-19.Dans un premier groupe, dont le diagnostic remontait à moins de deux semaines, ils ont recherché la présence du virus (test PCR) chez 17 chats, 18 chiens et un furet. Tous les tests sont ressortis négatifs sauf un, dont le résultat était douteux.En revanche, dans un deuxième groupe de huit chats et dix chiens, où le diagnostic des propriétaires était plus ancien, des tests sérologiques ont mis en évidence la présence d'anticorps IgG (signe d'une infection ancienne) chez quatre chats et deux chiens, et d'anticorps IgM (marque d'une infection plus récente) chez trois chats.Tous les chats porteurs d'anticorps ainsi que l'un des deux chiens avaient montré des signes de maladie, notamment respiratoire, à la même période que leurs propriétaires."Même si le nombre de participants était limité (...), ces résultats préliminaires suggèrent qu'une proportion importante d'animaux domestiques vivant avec des personnes atteintes par le Covid-19 développe des anticorps", explique Dorothee Bienzle, professeure à l'Université de Guelph (Ontario)L'échantillon est toutefois trop réduit pour tirer des conclusions et les propriétaires d'animaux domestiques ne doivent pas s'inquiéter, estiment des experts n'ayant pas participé à l'étude. Elle sera présentée la semaine prochaine à la conférence sur le Covid-19 organisée par la Société européenne de microbiologie clinique et de maladies infectieuses (ESCMID).Il n'y a pas assez de données pour recommander aux malades du Covid-19 de s'isoler de leurs animaux, juge Sally Cutler, professeure de microbiologie médicale à l'Université d'East London, qui rappelle que "les animaux peuvent être une source de réconfort pour les humains, en particulier lorsqu'ils sont malades". Si plusieurs chats et chiens, et même un tigre d'un zoo de New York, ont bien été testés positifs au coronavirus ces derniers mois, on ignore si ces animaux infectés peuvent représenter un risque pour les humains, relève l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Des foyers épidémiques au sein d'élevages de visons ont toutefois soulevé des inquiétudes concernant une possible transmission de ces animaux vers l'être humain.
C'est un nouveau "cold case" qu'ont élucidé les policiers de l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP). Pendant presque 10 ans, un violeur multirécidiviste qui a fait au moins 11 victimes entre 2003 et 2007 a échappé aux enquêteurs.
Sa cavale a pris fin lundi dernier, quand de nouveaux éléments ont permis son arrestation, rapportent jeudi 15 décembre Le Parisien et RTL.Sévissant dans le Val d'Oise et les Yvelines, le violeur à la montre avait agressé au moins 11 filles et femmes âgées de 12 à 31 ans, en rusant pour les attirer dans des lieux isolés. Il leur demandait qu'elles l'aident à retrouver sa montre coincée sous une pierre. D'où le nom officieux que donnaient les policiers au dossier : "la montre sous la pierre".La dernière agression ayant eu lieu le 6 août 2007, les policiers pensaient que la piste du criminel était perdue depuis longtemps. Pourtant, les enquêteurs disposaient d'une trace ADN et d'un portrait robot, qui n'avaient rien donné pendant de longs mois d'enquête. En 2009, des policiers de la Direction centrale de la police judiciaire spécialisés dans les "cold cases" reprennent le dossier, en vain. Il y a six mois, un policier du service reprend à zéro l'enquête et tique sur un témoignage qu'il trouve étrange. "L'une des victimes, appartenant à la communauté des gens du voyage, a confié à sa mère avoir déjà aperçu son agresseur dans un camp, ce qu'elle n'avait pas indiqué aux services de police à l'époque", explique au Parisien le chef de l'OCRVP, Philippe Guichard. En croisant cette information avec les témoignages des victimes évoquant à plusieurs reprises une odeur de sous-bois ou d'humus émanant du violeur, les policiers identifient alors deux suspects, deux cousins, qui travaillent dans des entreprises d'aménagement paysager. Ils les interpellent lundi matin à Osny, dans le Val-d'Oise.Le même jour, le profil ADN de l'un d'eux, âgé de 36 ans, est identifié comme identique à celui du violeur. Il est également reconnu par trois victimes. L'homme avoue en garde à vue être l'homme à la montre, et justifie ses actes par des "pulsions". Il aurait mis fin à ses crimes en 2007, après avoir commencé à fréquenter des prostituées, assure-t-il aux policiers. Il a été mis en examen mercredi par une juge de Pontoise.
Andréa Kotarac, élu au Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes et membre de l'équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2017, estime que la liste menée par Jordan Bardella est "la mieux à même de faire barrage à Emmanuel Macron".
En pleine campagne pour les élections européennes du 26 mai, c'est un ralliement qui va faire parler. Andréa Kotarac, conseiller régional La France insoumise (LFI), a annoncé mardi 14 mai quitter son parti et soutenir la liste du Rassemblement national (RN). "Emmanuel Macron a catalysé la colère des Français. Il y a répondu par l'arrogance et par l'insulte", dénonce t-il avant d'annoncer son soutien à la liste du Rassemblement national. "J'appelle à voter pour la seule liste souverainiste qui met en avant l'indépendance de la France et qui est la mieux à même de faire barrage à Emmanuel Macron et de faire barrage à ce rouleau-compresseur antisocial qu'est la politique d'Emmanuel Macron. Cette liste, c'est la liste de monsieur Bardella", a t-il déclaré sur le plateau de BFM-TV. L'ancien membre de l'équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2017 a, au passage, égratigné la tête de liste de La République en marche (LREM). "Ma mission personnelle, c'est (...) que je fasse baisser le plus bas possible (la liste LREM, ndlr), au niveau du charisme de Nathalie Loiseau", pourfend-il.Fin avril, Andrea Kotarac avait suscité la polémique au sein de LFI en se rendant au 5e forum économique de Yalta, en Crimée. Dans les colonnes du Monde, il avait évoqué des convergences personnelles avec le député Thierry Mariani, qui a rejoint les rangs du RN, ainsi que Marion Maréchal. " Je ne suis pas d'accord avec Mariani et Maréchal sur de nombreux sujets. Mais sur la défense de la souveraineté nationale et sur la nécessité de s'allier à la Russie, je suis d'accord", avait-il notamment estimé.
Le groupe de syndicats demande le retrait du projet de réforme des retraites porté par le gouvernement.
La date n'est pas choisie au hasard. L'intersyndicale opposée au projet de réforme des retraites du gouvernement appelle à une nouvelle "journée massive de grève et de manifestation interprofessionnelle" le 24 janvier, jour de l'examen du projet de loi en Conseil des ministres, a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué. Les organisations "CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, Unef, UNL et FIDL appellent à réunir des assemblées générales pour continuer et amplifier encore la mobilisation afin d'obtenir le retrait de ce projet et l'ouverture de véritables négociations", écrivent-elles, à l'issue d'une réunion intersyndicale de près de trois heures.Des actions sur les jours précédentsElles appellent aussi "à des actions de grève, de convergences interprofessionnelles sur tout le territoire les 22 et 23 janvier", notamment sous la forme de "retraites aux flambeaux ou autres initiatives le 23 au soir", avant de "faire du vendredi 24 janvier, date du conseil des ministres qui devrait examiner le projet de loi, une journée massive de grève et de manifestation interprofessionnelle"."Malgré les annonces du Premier ministre et après 6 semaines d'un mouvement social inédit, dont nous nous félicitons, la population soutient toujours majoritairement la mobilisation contre ce projet absurde et injuste", note le texte.
L'accident s'est produit lors d'une sortie privée, samedi 11 août, près de Montauban.
Un militaire a été tué et un de ses collègues très grièvement blessé lors d'un accident de la route, alors qu'ils effectuaient une sortie en dehors de leur service commandé avec deux camarades du même régiment, a indiqué la gendarmerie. Les quatre soldats âgés de 25 à 27 ans, du 31e Régiment de Génie de Castelsarrasin, étaient à bord d'un véhicule lorsque son conducteur a perdu le contrôle près d'un rond-point de Bruniquel, village situé une vingtaine de kilomètres à l'est de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne.La victime est restée coincée dans l'habitacleDeux témoins de l'accident ont réussi à extraire trois des militaires du véhicule qui était encastré dans un panneau de signalisation, avant de prendre feu. Le conducteur de 27 ans, qui est resté coincé dans la voiture, est mort des suites de l'incendie. Un de ses camarades, gravement blessé, a été héliporté à l'hôpital Purpan de Toulouse. Plongé dans le coma, son pronostic vital est engagé.Les deux autres militaires, nés en 1995 et 1992, ont quant à eux été transportés à Montauban par le Samu. Blessés légers, leur état n'est pas inquiétant.
La distance des 100 km instaurée par le projet de loi de déconfinement oblige à connaître au plus près les distances.
Tous en selle pour le déconfinementpar euronews (en français)Il sera, dès lundi, possible de se déplacer sans attestation et ce, jusqu'à 100 km autour du domicile. Mais comment ne pas se tromper dans la distance et éviter la verbalisation ? Sur son site, BFM TV liste trois outils utiles pour mieux gérer ses déplacements et ne pas risquer une contravention.La carte de l'IGN L'Institut national de l'information géographique (IGN) met à disposition en ligne l'outil gouvernemental GéoPortail, qui permet de calculer une distance à vol d'oiseau. Pour cela, il faut se rendre sur l'onglet IGN du site, puis calculer une isodistance avec la clé à molette située à droite. En entrant la donnée 100 km depuis votre adresse de départ, une zone s'affichera, bleutée, désignant le rayon autorisé. Attention, cela peut prendre quelques minutes...Pour autant, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a prévenu qu'en la matière la police ferait preuve d'une politique préventive, avec une tolérance de quelques kilomètres lors des contrôles.Plus rapide, la carte "sortie confinement" vous permet, en entrant votre adresse, d'obtenir presque aussitôt un cercle de 100 km autour du point défini. Cette carte interactive est disponible à l'adresse https://carte-sortie-confinement.fr/.Enfin, vous pourrez utiliser une technologie mise en place par GéoConcept. Leur application permet de calculer un cercle de 1 ou 100 km autour de son domicile. Cette fourchette exprimant la différence de tolérance depuis le début de confinement. Cette limite de déplacements restera en vigueur au moins jusqu'au 2 juin, date à laquelle une nouvelle phase du déconfinement porurait commencer, et ce pendant trois semaines, sous réserve que les conditions sanitaires s'améliorent.
Pékin doit se résoudre à vivre pacifiquement aux côtés de Taïwan car l'île n'acceptera jamais une domination chinoise, a estimé mercredi la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen lors de son investiture, un discours rejeté d'emblée par la Chine.
Les Taïwanais ont triomphalement réélu Mme Tsai en janvier en dépit des efforts de Pékin pour isoler le territoire depuis son arrivée au pouvoir en 2016.La dirigeante de 63 ans est la bête noire de la Chine continentale car elle considère que son île est un Etat souverain de facto, et qu'elle rejette fermement la vision chinoise d'une "Chine unique".Depuis son élection en 2016, la Chine a exclu toute offre de négociation avec Taïwan et intensifié les pressions économiques, militaires et diplomatiques contre une île qu'elle voit toujours comme une province rebelle appelée à revenir dans le giron de la mère patrie, par la force si nécessaire.Le pouvoir central chinois défend l'idée pour Taïwan du modèle "Un pays, deux systèmes", comme celui en vigueur à Hong Kong, en vertu duquel l'île conserverait ses libertés tout en se soumettant à Pékin. Une solution que Mme Tsai a écartée mercredi lors de son investiture."Nous n'accepterons pas l'utilisation par les autorités chinoises du +Un pays, deux systèmes+ pour déclasser Taïwan et miner le statu quo entre les deux rives du détroit", a-t-elle dit.Elle a réitéré son offre de dialogue avec Pékin et invité le président chinois Xi Jinping à travailler avec elle pour réduire les tensions."Les deux côtés ont le devoir de trouver un moyen de coexister sur le long terme et d'empêcher que l'antagonisme et les divergences ne s'aggravent", a-t-elle ajouté.Taïwan fut à la fin de la guerre civile chinoise en 1949 le refuge des nationalistes du Kuomintang emmenés par Tchang Kaï-chek et défaits par les communistes, et la base de la "République de Chine", qui se voulait la continuité légitime de la première république chinoise proclamée en 1912 à Nankin.- "Souveraineté nationale" -Au fil des décennies, notamment après la levée de l'état d'urgence sur l'île dans les années 1990, une identité taïwanaise distincte est apparue, et beaucoup de Taïwanais ne souhaitent plus de réunification avec Pékin. Une évolution qui inquiète Pékin, qui voit comme une ligne rouge toute déclaration formelle d'indépendance.Un haut responsable chinois a du reste très vite réitéré, mercredi, que Pékin n'accepterait jamais une sécession de l'île."Nous avons une détermination sans faille, une confiance totale et toutes les capacités de défendre la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale", a averti le porte-parole du Bureau des affaires taïwanaises, Ma Xiaoguang."Nous ne tolérerons jamais aucune action sécessionniste", a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle Chine nouvelle.M. Ma a aussi critiqué les ingérences des "forces extérieures", une référence aux Etats-Unis qui, s'ils ont reconnu diplomatiquement la Chine populaire, demeurent un allié militaire de l'île.Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a adressé un message saluant "le courage et la vision" de Mme Tsai, qui a été lu lors de l'investiture.Pékin a beau avoir réagi vivement au discours de la présidente, certains estiment que son discours était plutôt conciliant."La présidente Tsai a fixé des limites claires ainsi que quelques points non négociables, tout en faisant suffisamment de concessions rhétoriques sur lesquelles Pékin pourrait la retrouver", a estimé J. Michael Cole, du programme des études taïwanaises de l'Université de Nottingham."Elle est aussi en train de dire aux Etats-Unis qu'elle ne sera pas le fauteur de trouble", a ajouté Fan Shih-ping, politologue à la National Taiwan Normal University.Le gouvernement taïwanais a suscité l'admiration de nombreuses capitales pour sa gestion très efficace de l'épidémie de coronavirus. L'île, pourtant très proche du foyer chinois de la pandémie, totalise 400 cas et sept décès."Le nom de Taïwan a fait les gros titres dans le monde entier, grâce à l'endiguement efficace de l'épidémie", s'est félicitée Mme Tsai.Par mesure de précaution sanitaire, les partisans de la présidente avaient été priés de ne pas venir à la cérémonie d'investiture. Et les invités étaient placés sur des chaises séparées de 1,5 mètre.
La Dépêche du Midi raconte l'interminable trajet de 300 passagers à bord d'un train parti lundi 2 décembre à 17 heures de Paris pour n'arriver qu'à 10h15 le lendemain à Toulouse.
Un voyage anodin s'est finalement avéré être l'un des périples les plus longs pour certains usagers de la SNCF. Le quotidien régional La Dépêche du Midi révèle l'interminable voyage entre Paris et Toulouse qu'ont vécu près de 300 passagers durant 17 heures. Si le train a démarré à temps à la gare Montparnasse aux alentours de 17h lundi 3 décembre, il n'est finalement arrivé à Toulouse que le lendemain matin, soit mardi 4 décembre, à 10h15, après de nombreuses péripéties. Vers 18h15 lundi 2 décembre, un premier retard a lieu à Grisolles, une commune au sud de Montauban dans le Tarn-et-Garonne. Un accident a provoqué ce ralentissement. Le train finit par reprendre sa route avant de se stopper à 19h, à Bordeaux cette fois. A ce moment-là, c'est l'incompréhension qui prédomine chez les passagers. « Il y avait des alertes d'heure en heure sans que nous ayons une vision globale de combien de temps ça allait durer », confie Jean à la Dépêche du Midi. Quatre heures plus tard, la nouvelle tombe : ils vont devoir passer la nuit à bord du véhicule toujours immobilisé. Aucun horaire de reprise de l'activité n'est par contre communiqué.Le chauffage coupé pendant la nuitCertains usagers refusent de rester toute la nuit sans savoir quand reprendra la circulation. Ils décident de quitter le train pour rejoindre Toulouse via d'autres moyens de transport. Les plus vulnérables ont la chance d'être logés dans des hôtels par la SNCF. Pour ceux qui ont choisi de rester, une longue et rude nuit démarre. « Je n'ai pratiquement pas dormi de la nuit, il faisait très froid et la couverture était très fine », raconte Baptiste. Pire encore, vers une heure du matin, le froid s'est d'autant plus installé avec la coupure du chauffage.Le train redémarre finalement le mardi 3 décembre à 6h40 du matin pour rejoindre Toulouse vers 10h15. Si la SNCF assure « avoir fait ce qu'elle pouvait », les passagers ne digèrent pas. « Je me suis senti piégé, nous n'avions pas les renseignements nécessaires pour prendre une décision. Vers 19 heures, la SNCF aurait dû être en mesure de dire combien de temps l'attente allait durer. J'aurais alors pu trouver une solution », peste Jean dans des propos relayés par La Dépêche du Midi. « Ce qui m'a le plus étonné, c'est l'absence de bus et le peu de personnels sur le quai pour nous informer et nous rassurer », ajoute Baptiste.Face à ces accusations, la société ferroviaire assure avoir fait son maximum. « Nous avons assuré l'accueil des passagers en leur fournissant des plateaux-repas et des couvertures. Il est très difficile de trouver des bus au pied levé le soir », déclare-t-elle auprès du quotidien régional. Elle justifie également la coupure de chauffage pour « une question d'alimentation ». Enfin, malgré le préjudice subi par les usagers, ces derniers n'ont pas l'assurance d'être dédommagés. « Il s'agit d'une cause externe, donc en principe, le remboursement n'a pas lieu », souligne la SNCF.
La nièce de Marine Le Pen estime qu'on mène une croisade contre elle au sein du Rassemblement national. Elle assure ne pas avoir l'intention de se présenter à la présidentielle en 2022.
L'ancienne députée du Front national (devenu Rassemblement national) Marion Maréchal n'est plus adhérente du parti dont elle avait encore la carte en 2019.La nièce de la cheffe du RN Marine Le Pen et petite-fille du co-fondateur du parti Jean-Marie Le Pen, qui s'est retirée en 2017 de la politique électorale, "n'est plus adhérente du parti depuis 2019", n'ayant pas renouvelé son adhésion pour 2020, a indiqué Jean-Lin Lacapelle, délégué du RN aux Ressources. L'ancienne élue du Vaucluse, qui n'a pas l'intention de se présenter à la présidentielle de 2022 et veut poursuivre sa "bataille culturelle" des idées, a fait sa rentrée politique dans plusieurs médias, critiquant son ancien parti."Croisade"Elle a notamment affirmé au Figaro qu'il lui était "impossible de prédire l'affiche du second tour aujourd'hui", alors que Marine Le Pen, candidate à l'Elysée, est donnée au second tour par de récents sondages. Et elle a déploré dans Le Parisien que "certains au RN soient en croisade contre" elle, après la mise à l'écart de membres de la commission d'investiture du RN proches de ses idées.Dimanche, après les critiques de sa nièce, Marine Le Pen avait invité Marion Maréchal à revenir "travailler" avec le Rassemblement national (RN). "Il ne faut pas tomber dans la facilité qui consiste à émettre des critiques parce que, du coup, les micros se tendent", a mis en garde Marine Le Pen sur LCI. "Il n'y a ni croisade ni chapelle au Rassemblement national, elle est la bienvenue si elle souhaite faire de la politique", a insisté Marine Le Pen.
Les fonctionnaires de la police aux frontières appliquent un contrôle scrupuleux des passeports : une à deux minutes, au lieu des 15 secondes habituelles.
Le mouvement de colère des policiers français a des répercussions dans les aéroports franciliens, où les fonctionnaires de la police aux frontières ont entamé une grève du zèle. Résultat : de longues files d'attente se sont formées mercredi 19 décembre aux aéroports de Roissy et d'Orly. Les fonctionnaires de la PAF appliquent un contrôle scrupuleux des passeports en soutien à leurs collègues "épuisés"."Les fonctionnaires passent plus de temps à contrôler les passeports, les files d'attente se sont donc allongées au terminal 1", a indiqué une source aéroportuaire à l'AFP. "Nous voulons montrer que nous ne pouvons pas faire notre travail comme nous le devrions en période d'attentat, avec un contrôle scrupuleux des passeports, des fichiers, etc.", a expliqué à l'AFP Mathieu Raël, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance pour Roissy et Le Bourget. Selon lui, il faudrait une minute et demi à deux minutes pour contrôler réellement un passeport, là où les fonctionnaires passent aujourd'hui 10 à 15 secondes. "On ne peut pas le faire car on est clairement en sous-effectif", a estimé le syndicaliste.Il décrivait à 09H30 des files d'attente qui occupaient l'ensemble des couloirs du terminal 1. Après les "gilets jaunes", les policiers vont-ils se mobiliser ?par franceinfoÀ Orly, une source aéroportuaire signalait également que les contrôles aux frontières étaient "plus lents qu'habituellement", mais ne relevait aucun trouble. En milieu de matinée, "ça commençait à bouchonner aux lignes de départ", a affirmé à l'AFP Anita Daburon, d'Alliance, qui a appelé les policiers à un contrôle scrupuleux des passeports.Le ministère de l'Intérieur fait face à une fronde des policiers, "épuisés" par la surcharge de travail imposée par le mouvement des "gilets jaunes" et qui réclament un "retour sur investissement". Les discussions entre l'Intérieur et les trois organisations syndicales représentatives chez les gardiens de la paix, Alliance, Unité-SGP-FO et Unsa-Police, doivent reprendre dans la journée.
Michael va-t-il obtenir la garde de Wiley? Les peines de coeur de Sasha vont-elles la mener à l'addiction? Sonny va-t-il s'en prendre à Julian? Autant de questions brûlantes qui vont rester en suspens durant plusieurs semaines, au grand désespoir des fans de la série "General Hospital", doyenne de la télévision américaine, qui arrive jeudi au bout de ses nouveaux épisodes.
Rediffusions le vendredi, longs flashbacks insérés dans les nouveaux épisodes, la production du soap opera de la chaîne ABC a eu beau jouer d'artifices pour retarder l'échéance, elle arrive au bout de ses réserves, pour la première fois depuis ses débuts, en 1963, après 14.588 épisodes."Amour, Gloire et Beauté" (The Bold and the Beautiful) et "Les Feux de l'amour" (The Young and the Restless) avaient déjà rendu les armes le 23 avril.Seul "Des jours et des vies" (Days of our Lives) tient encore debout, avec plusieurs mois d'épisodes en boîte, pour tenir jusqu'à l'automne."Je regarde la série depuis que j'ai huit ou neuf ans", explique Tiana Jones, qui en a aujourd'hui 29 et habite le quartier du Queens, à New York. "Donc ne plus avoir cette partie importante de ma vie, c'est dur"."C'est une habitude quotidienne (...) une heure à moi", dit Donna Walsh Costello, 65 ans, qui regarde "General Hospital" depuis le début.Sollicité par l'AFP, ABC n'a donné aucune information sur la date possible de reprise du tournage de la série qui a vu passer Demi Moore ou Ricky Martin."General Hospital", qui en est à sa 58e saison, réunit encore quotidiennement un peu plus de deux millions de téléspectateurs. La série a même tiré son épingle du jeu ces dernières semaines, se rapprochant de la tête des soap opéras américains, occupée par "Les Feux de l'amour" depuis plus de 30 ans.Pour Mary Sue Price, qui a été scénariste sur la série de la fin des années 1990 à 2011, sa longévité s'explique, pour partie, par "sa longue tradition d'histoires fortes" et sa capacité à conserver à l'écran des personnages depuis trois ou quatre décennies.Dans les épisodes diffusés cette semaine, apparaissait Kin Shriner, arrivé en 1977 à Port Charles, ville imaginaire de l'Etat de New York où se déroule l'histoire, dans le rôle de Scott Baldwin. "Il y a quelque chose de rassurant là-dedans", dit-elle.Les soap operas "offrent de la constance dans un monde qui n'en a pas toujours", souligne Michael Maloney, du site spécialisé Soap Hub.- Rester viable -Quatre des huit grands soap operas américains ont disparu depuis 2009, dans un paysage ultraconcurrentiel où la télévision traditionnelle perd irrésistiblement du terrain."General Hospital" a réduit ses coûts de 30% en dix ans, expliquait en 2018 Dominick Nuzzi, vice-président d'ABC, au magazine Variety, principalement en passant de 50 à 35 semaines de tournage par an, pour un même nombre d'épisodes. "Tout le monde a fait ce qu'il avait à faire pour que la série reste viable", explique Michael Maloney."C'est un genre totalement sous-estimé", regrette Mary Sue Price, qui se rappelle avoir fait régulièrement des semaines de 50, voire 60 heures. "Les gens ne se rendent pas comptent à quel point on travaille dur".Donna Walsh Costello redoute une chute d'audience avec les rediffusions. "Il faut qu'ils filment vite quand ça reprendra et passent au moins un ou deux nouveaux épisodes par semaine", pour "maintenir l'attention".Mais pour Tiana Jones, le public très féminin, qui a souvent comme elle découvert la série par une mère ou une grand-mère, est l'un des plus fidèles qui soit. Sa mère, qui vit en Géorgie, l'appelle encore régulièrement pour discuter des épisodes.La perspective de rediffusions ne l'enchantait pas, mais à bien y réfléchir, elle n'est pas contre un petit voyage dans le temps. "S'ils montraient des épisodes des années 70 ou 80, ou des grands épisodes marquants, ce serait super cool", s'enthousiasme-t-elle."Je ne vois aucun des soap operas disparaître", parie Michael Maloney. Malgré de nombreuses tentatives de programmation alternative sur cette case du milieu d'après-midi par les chaînes américaines, "rien ne marche aussi bien".
Laura Smet a confirmé ce vendredi 16 février que son père lui avait fait des donations de son vivant. Elle explique cependant que la "vérité des montages juridiques et la vérité des chiffres seront bientôt établies par la justice".
Laura Smet (34 ans) confirme que son père lui a permis d'acquérir, par deux donations successives, "un appartement de 106,78 m2" situé rue Bonaparte (VIe arrondissement Paris) et que "son père lui versait mensuellement de l'argent pour le remboursement du crédit immobilier souscrit", précise le communiqué transmis à l'AFP par ses avocats. Johnny Hallyday lui aurait versé 442.000 euros en décembre 2003 puis 450.000 euros en février 2007. Des documents produits jeudi soir par RTL et Le Point avaient fait état de donations du chanteurs à ses deux aînés, Laura et David Smet, ainsi que d'un versement mensuel à sa fille, raison pour laquelle il les aurait délibérément écartés de son héritage au profit de son épouse, Laeticia Hallyday.Un héritage amputé de ces donationsDans son assignation effectivement déposée en début de semaine devant le TGI de Nanterre, la comédienne a "déjà demandé à ce que cette donation soit rapportée à la succession, comme d'ailleurs l'ensemble des donations faites au conjoint et aux enfants. C'est là, la stricte application de la loi française", ajoute le communiqué.David Hallyday (51 ans), lui, a reçu en mars 2002 la moitié d'une luxueuse villa du XVIe arrondissement de Paris, qui appartenait à ses parents, Johnny et Sylvie Vartan. Selon le Point, cette résidence "serait aujourd'hui estimée à près de 20 millions d'euros". Lui et sa demi-sœur ont annoncé lundi leur intention de contester en justice le testament de leur père. Rédigé selon la loi californienne, il confie l'ensemble des biens et des droits d'artiste de Johnny à son épouse Laeticia Hallyday, 42 ans, avec laquelle il a adopté deux filles, Jade et Joy (13 et 9 ans). Ils contestent les modalités de succession de leur père car ils estiment qu'elles les "déshéritent", ce qui n'est théoriquement pas possible en droit français."Si le droit français venait à s'appliquer, les quatre enfants de Johnny se partageraient chacun 18,75% du patrimoine de la star française", écrit Le Point, selon qui "les dons déjà accordés à David et Laura leur seraient amputés du total de l'héritage évalué entre 20 et 30 millions d'euros".RTL et Le Point indiquent que le testament auquel ils ont eu accès, qui était "inconnu" jusque-là, est la troisième version des dernières volontés du chanteur, décédé le 6 décembre d'un cancer à l'âge de 74 ans. Selon eux, un premier testament avait été rédigé en 2011 en Suisse puis un deuxième en avril 2014 dans la résidence française de Johnny, à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine).Cette bataille autour de l'héritage a fait éclater au grand jour les tensions au sein de la famille Hallyday, loin de l'union sacrée affichée lors des funérailles du rockeur, le 9 décembre à Paris. Des centaines de milliers de fans de toute la France s'étaient alors rassemblés dans la capitale pour un dernier adieu.
Un homme avait été gravement blessé au visage, vendredi 15 février, après avoir été aspergé d'un corrosif sur le quai d'une station de métro, à Paris. Un suspect a été interpellé en fin de journée, selon une information Europe 1.
L'attaque a eu lieu tôt le matin, vers 6h30, sur un quai de la ligne 1 du métro, à la station Bastille. À la suite d'une dispute, un homme a été visé par un jet de liquide toxique. La victime a été grièvement blessée au visage et aux avant-bras, mais son pronostic vital n'est plus engagé, indique Europe 1 samedi 16 février.La veille au soir, un homme d'une trentaine d'années a été arrêté par les forces de l'ordre, aux environs de 23 heures, précise la radio. Il a été placé en garde à vue, confirme France Info, qui cite une source judiciaire. Le suspect, sans domicile fixe, a été identifié grâce aux images de vidéo-surveillance, analysées par la police. Selon les premières analyses, le liquide projeté ne serait pas de l'acide mais un produit inflammable, du type alcool à brûler. L'agression pourrait faire suite à une altercation entre deux sans-abri, dans un parking de la gare de Lyon. Vendredi matin, la victime avait été transportée en urgence absolue à l'hôpital. Son pronostic vital n'était plus engagé samedi. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "tentative d'homicide volontaire".Deux jours plus tôt, sur la ligne 11 du métro parisien, deux personnes ont été brûlées par de l'acide sulfurique après avoir été en contact avec une petite bouteille laissée sur un strapontin. Dans ce dossier, la piste criminelle n'est pas privilégiée.
Si les policiers sont plutôt bienveillants avec Gérard Collomb, ils s'inquiètent tout de même du manque d'un chef, facteur de stabilité.
"Il y a urgence" à trouver un remplaçant à Gérard Collomb. Les syndicats de policiers sont dans l'expectative après la démission du ministre de l'Intérieur. D'autant plus que la perspective d'un intérim assuré par le Premier ministre ne les enchante guère."Le Premier ministre ne peut pas assurer toutes ces fonctions, a déploré sur franceinfo le secrétaire général du syndicat UNSA Police, Philippe Capon. Le ministère de l'intérieur est très prenant. Il faut une présence 24h/24h, ce n'est pas le ministère de la routine, mais le ministère de l'événement." S'il déplore qu'"il n'y a plus de patron", le syndicaliste est tout de même satisfait de la clarification de la situation. "Qu'une passation se fasse avec le Premier ministre c'est assez singulier, mais on a besoin d'un ministre omniprésent, pas d'un ministre qui a ses pieds à Paris et la tête à Lyon", a-t-il estimé."C'est la fin d'un feuilleton qui a démarré quand il a fait savoir qu'il allait partir, a-t-il encore dit. J'étais un peu surpris de cette annonce, mais le ministre s'était voulu rassurant : il m'avait appelé deux jours après en me disant qu'il ne partirait pas de sitôt."Pour le secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), David Le Bars, Gérard Collomb était un ministre "à l'écoute". "On avait des dossier en cours avec lui, a-t-il confié à franceinfo. Il était réceptif et attentif. (...) Je salue son départ (...) même s'il y a eu un cacophonie derrière sur les conditions du départ, ce n'est pas le sujet des policiers. Le sujet des policiers, c'est d'avoir un ministre et de continuer sur les chantier importants." Qui pourrait remplacer Gérard Collomb au ministère de l'Intérieur?par BFMTV"Si aujourd'hui il y a un beau résultat (l'arrestation de Redoine Faïd, ndlr), il y a aussi des sujets d'inquiétude et il va falloir prendre les sujets à bras le corps avec le nouveau ministre", a-t-il aussi estimé."Les policiers aujourd'hui de terrain, les gardiens de la paix, attendent d'avoir un ministre qui s'inscrit dans la durée pour leur apporter la juste reconnaissance de leur investissement, a pour sa part estimé sur BFMTV le secrétaire général de SGP Police FO, Yves Lefebvre. (...) Le problème, c'est qu'on va repartir avec une feuille blanche. On commençait à bien travailler avec Gérard Collomb, qui plus est avec ses équipes. Et aujourd'hui qui dit nouveau ministre, dit nouvelles équipes. Et là, on va encore perdre du temps, et je peux vous assurer que la sécurité de nos concitoyens et la sécurité des policiers français, c'est bien mal parti !"
Les Beaumont, la plus formidable des familles du petit écran revient en force en décembre sur TF1 dès 20h55. Un joli cadeau de Noël pour le public qui semble décidément très attaché au programme qui existe (déjà) depuis 1992.
Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour retrouver les Beaumont "Une Famille Formidable", une tribu composée entre autre de ses talentueux comédiens et parents, Anny Duperey et Bernard Lecoq.Retour gagnantLa 12e saison du rendez-vous de TF1 s'est achevée en 2015 sous de bons auspices et rempile pour une 13e saison qui devrait également fonctionner, puisque selon Médiamétrie, la série a toujours été très stable et gagnante, comptabilisant près de 6 millions de téléspectateurs en moyenne. Un joli score salué cette année puisque "Une Famille Formidable" a remporté trois récompenses au Grand prix des séries 2016 de Télé 2 Semaines et RTL 2 : Meilleure série, Meilleure actrice pour Anny Duperey et Meilleur acteur pour son époux à l'écran, Bernard Le Coq.La série, à l'instar de "Fais pas çi, Fais pas ça" (2007) sur la chaîne concurrente France 2 ou "Clem" (2010) toujours sur TF1, "Une Famille Formidable" confirme l'attrait du public pour les formats familiaux, dont les rebondissements du quotidien sont ancrés dans la réalité.Un format rééquilibréAdieu les 90 minutes d'épisodes habituels. Le public pourra suivre les tribulations de sa famille favorite sur trois épisodes de 52 minutes à raison de deux diffusions par semaine. Le lundi 5 décembre sur TF1 à 20h55 pour son lancement, et une nouvelle diffusion pour les retardataires le vendredi sur HD1 en prime time. Une nouvelle formule plus aérée, qui pourra convenir à tous les emplois du temps.Le tournage de la 13e saison avait débuté à La Réunion le 2 mai pour le troisième épisode et les deux autres ont pris pour décor la ville de Lisbonne. Encore peu d'éléments ont été mis au jour concernant le scénario, mais les épisodes de cette nouvelle saison répondent aux titres de "L' Annonce", "La Grande Marche" et "Les uns contre les autres". Nul doute que de grands enjeux vont s'annoncer pour les Beaumont, dont la vie depuis 24 ans, n'est guère de tout repos !
Selon un document exclusif que s'est procuré le Figaro émanant de l'inspection générale des finances, des milliers de fonctionnaires ne travailleraient pas autant qu'ils ne le devraient. Le rapport préconise des mesures simples.
Les chiffres interrogent. Selon un rapport de l'Inspection générale des finances commandé par le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, et que s'est procuré le Figaro, une partie des fonctionnaires français ne travaillerait pas assez. Un panel de plus d'1,1 million de personnes a été interrogé sur son temps de travail, et il en ressort cette conclusion : 310 000 personnes travaillent "moins que le seuil légal" (fixé à 35 heures/1 607 heures annuelles). Surtout, parmi eux, 190 000 ne donnent aucune justification à ces chiffres.Des chiffres justement, qui font écho aux promesses d'Emmanuel Macron lors de sa campagne de supprimer 50 000 postes d'ici 2022. Or, si ces fonctionnaires, qui ne travaillent pas assez, se conformaient au seuil légal, 30 000 d'entre eux pourraient voir leurs postes supprimés. Parmi le personnel incriminé, celui des collectivités locales, qui travaille en moyenne 1 578 heures, décrit le rapport. On y apprend que "sauf cas exceptionnels, les situations dérogatoires n'ont pas lieu de perdurer". Ce personnel épinglé, bénéficie le plus souvent des mêmes avantages que leurs collègues soumis à une pénibilité, alors qu'eux-mêmes n'y sont pas contraints. On prend l'exemple des surveillants de prison qui travaillent en horaires décalés, et travaillent 1 582 heures. Sauf que 13 000 de leurs collègues, qui sont en poste fixe (et non soumis aux horaires de nuit par exemple), travaillent moins qu'eux !D'autres secteurs sont visés comme l'Éducation nationale, la Justice, ou encore le ministère des Armées. Dedans, 30 000 agents ont droit à un jour de congé pour "ancienneté". Le jour de fractionnement mis en cause Le rapport de l'IGF tacle aussi les fameux "jours de fractionnement". Le Figaro rappelle que la mesure permet aux personnes qui posent cinq jours de vacances entre le 1er novembre et le 30 avril de recevoir un jour de congé supplémentaire. S'ils sont dans l'enseignement secondaire, ils ne peuvent en effet pas choisir leurs congés, du coup ils bénéficient automatiquement de deux jours supplémentaires. Une mesure qui "coûte" 29,4 millions d'heures à l'État soit 18 300 postes, précise le rapport. Enfin, l'Inspection générale des finances pointe du doigt les "jours ministres". Des jours de congés accordés dans les ministères sans raison apparente, "en excès" même, dénonce-t-on du côté de l'IGF. Ainsi, à la Culture, les agents se verraient accorder sept jours ainsi que deux en sus, à l'Intérieur, deux jours ou encore une semaine aux Affaires sociales.Le cas "épineux" des repos compensateurs des policiers et CRS est à son tour remis en cause. Il permettrait d'économiser 2 800 postes selon le rapport. Le projet de loi de "transformation de la fonction publique" sera présenté mercredi 27 mars en Conseil des ministres.
25 sapeurs-pompiers de Metz ont été contraints de se raser barbe, moustache ou bouc, par crainte de l'inefficacité du masque FFP2, qu'ils doivent porter pour se protéger du coronavirus. Certains ont déposé plainte.
La barbe ! A Metz, 25 sapeurs-pompiers portant barbe, moustache ou bouc, se sont vu interdire par le Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de la Moselle de faire des gardes à la caserne et de partir en intervention. La raison ? La crainte de l'inefficacité du masque FFP2, qu'ils doivent porter pour se protéger du covid-19, en cas de pilosité faciale, d'après une note du Sdis datant du 16 mars. Face à cette injonction d'un rasage au poil, la plupart des pompiers ont dû se résoudre à sacrifier leur barbe ou leur moustache. D'autres, à l'inverse, ont refusé. Ils ont déposé plainte vendredi 17 avril pour "discrimination" ou un recours devant le tribunal administratif."Il y avait des choses plus importantes""Je porte une barbe depuis plus de vingt ans, toujours propre et bien taillée. Je n'apprécie pas qu'on me dise comment me raser mais j'ai respecté la note à sa sortie. Dans cette crise, il y avait des choses plus importantes. J'ai gardé une moustache et un bouc. C'est fin, très discret", a témoigné l'un d'eux auprès de L'Est Républicain."Le jour où le docteur Braun, chef des urgences de Metz, ou le docteur Raoult, se raseront de près, on commencera à avoir peur. En attendant, nos moustaches respectent parfaitement le règlement et les consignes", a ironisé un autre.
La maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, a été élue jeudi présidente de France Urbaine, association qui regroupe la quasi-totalité des grandes villes et des métropoles françaises, détrônant le sortant Jean-Luc Moudenc, maire (LR) de Toulouse, avec le soutien de LREM.
"A l'issue du scrutin, Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole a été élue présidente de France Urbaine pour le mandat 2020-2026", a indiqué l'association sur Twitter. Cette victoire de la maire socialiste est le fruit de la vague rose-verte qui a déferlé sur les grandes villes lors des municipales.Mme Rolland, 41 ans, a été réélue maire de Nantes en juin, six ans après avoir décroché ce bastion socialiste tenu pendant vingt ans par l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Comme en 2014, elle a fait alliance avec la tête de liste écologiste.Le sortant M. Moudenc, qui briquait un nouveau mandat de six ans, sera son premier vice-président, a précisé également sur Twitter Cécile Dufraisse, adjointe au maire de Toulouse.La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a félicité Mme Rolland "qui aura à cœur de travailler avec les grandes villes et métropoles et qui portera nos combats auprès du Gouvernement et du Parlement", tout en remerciant M. Moudenc "pour ces six ans de travail au service des territoires".Cette élection a donné lieu à une bataille interne entre socialistes pour la désignation de leur candidat.Le maire PS de Dijon François Rebsamen a expliqué au journal Le Bien Public qu'il a retiré sa candidature mercredi, après la désignation de Mme Rolland par les maires élus socialistes par 14 voix contre 10. Selon lui, la maire de Paris, Anne Hidalgo, aurait notamment fait pencher la balance du côté de Mme Rolland en lui retirant son soutien initial.Le maire de Dijon évoque aussi une réunion entre écologistes et socialistes le 21 juillet à Tours à laquelle il dit n'avoir pas été convié."Je ne le savais pas au départ, mais j'ai appris qu'au cours de cette réunion, (le maire écologiste de Grenoble) Eric Piolle a demandé à Johanna Rolland d'être candidate à la présidence de France urbaine au nom du rassemblement de Tours", a-t-il expliqué au quotidien bourguignon, fustigeant "les écologistes radicaux". "Moi, je suis pour le sapin de Noël et le Tour de France", a-t-il déclaré, en allusion aux polémiques provoquées par les maires écologistes de Lyon et Bordeaux au cours des dernières semaines.France Urbaine regroupe les élus des grandes villes, agglomérations, communautés urbaines et métropoles. L'association compte 104 membres pour un total de 2.000 communes.
L'ancien Premier ministre François Fillon a été condamné lundi à Paris à cinq ans de prison, dont deux ferme, dans l'affaire des emplois fictifs de son épouse Penelope qui avait fait dérailler sa campagne présidentielle il y a trois ans.
Le tribunal correctionnel a assorti cette peine - non aménageable - d'une amende de 375.000 euros et de dix ans d'inéligibilité. Les juges n'ont pas prononcé de mandat de dépôt. Son épouse a elle été condamnée à trois ans de prison avec sursis, 375.000 euros d'amende et deux ans d'inéligibilité. Les espoirs de la défense d'une réouverture du procès après des déclarations de l'ancienne patronne du PNF Eliane Houlette sur des "pressions" procédurales de sa hiérarchie pendant cette enquête sensible ont été rapidement douchés par le tribunal, qui a rejeté leur demande en début d'audience. Les avocats du couple Fillon ont immédiatement annoncé faire appel de leur condamnation. Ces condamnations sont conformes aux réquisitions du parquet national financier (PNF). Marc Joulaud, l'ancien suppléant de François Fillon dans la Sarthe, qui avait également employé frauduleusement Mme Fillon comme assistante parlementaire, a lui été condamné à trois ans de prison avec sursis, 20.000 euros d'amende avec sursis et cinq ans d'inéligibilité. Les trois prévenus ont en outre été condamnés à rembourser plus d'un million d'euros à l'Assemblée nationale pour ces "détournements de fonds publics". Pour le tribunal, les contrats d'assistante parlementaire de Penelope Fillon auprès de son mari, puis de Marc Joulaud, entre 1998 et 2013, n'avaient "aucune consistance" et ne répondaient à "aucun besoin". François Fillon, qui avait défendu la réalité du travail de son épouse, n'a "pas procédé à une remise en question", a souligné la présidente Nathalie Gavarino, qualifiant le comportement de l'ancien Premier ministre de "manquement non seulement à son devoir de probité mais aussi à celui d'exemplarité" en tant que parlementaire. Les époux Fillon sont également condamnés pour les emplois fictifs, en 2006 et 2007, de leurs deux enfants aînés Marie et Charles, embauchés comme assistants parlementaires de leur père quand il était sénateur. Le couple Fillon a aussi été reconnu coupable de complicité et de recel d'abus de biens sociaux, pour l'emploi fictif de Mme Fillon à la Revue des deux mondes, un titre aux mains d'un ami de François Fillon. L'ancien Premier ministre a toutefois été relaxé pour ne pas avoir déclaré un prêt de 50.000 euros en 2012.
Cette décision prend effet dès lundi et ne concerne que la région parisienne, pas l'intérieur de la capitale.
Si vous circulez en covoiturage en Île-de-France ce lundi, vous pourrez utiliser les voies de bus et de taxis sur certains axes. C'est ce que vient d'annoncer la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, invité du Grand jury sur LCI et RTL. La mesure s'appliquera "à partir de trois personnes dans la voiture", débutera "à cinq heures du matin" et pourra être reconduite les prochaines jours, a précisé le ministère. Les voies accessibles seront signalées aux automobilistes via les panneaux d'information lumineux.Les axes concernés sont "l'A1, l'A6A, l'A10 et l'A12", a détaillé le secrétaire d'Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari sur Twitter.La mesure ne s'appliquera en revanche pas à l'intérieur de la capitale, où "plus de 50% du service de bus est assuré", selon Elisabeth Borne. La région Ile-de-France a mis en place la semaine dernière des mesures pour favoriser le covoiturage, en prévision des fortes perturbations des transports en commun provoquées par la grève contre la réforme des retraites.Des partenariatsEn partenariat avec cinq plateformes de covoiturage - BlaBlaLines (BlaBlaCar), Covoit'ici, Karos, Klaxit et Ouihop -, elle propose la gratuité aux passagers franciliens pendant les jours de grève et offre aux conducteurs "2 euros, 3 euros voire 4 euros par trajet" en fonction de la distance parcourue.Les passagers doivent passer par l'application Vianavigo, qui présente les trajets disponibles. "La semaine dernière on était à 75% de trajets de plus en covoiturage que ce qu'on a habituellement", a affirmé Elisabeth Borne."Il y a beaucoup de demande et il n'y a pas assez de conducteurs. Tous ceux qui ont une voiture, s'ils peuvent emmener quelqu'un, ça sera le bievenu (sic)", a ajouté la ministre chargée des Transports. La situation dans les transports lundi devrait être "à peu près celle de vendredi", a-t-elle estimé, ajoutant que beaucoup de salariés "qui avaient pu éviter de se déplacer jeudi et vendredi (auront) besoin d'aller travailler" lundi.La SNCF a recommandé aux usagers d'éviter les Transiliens, craignant une affluence "très dangereuse" dans les gares d'Ile-de-France.
Dans une vidéo postée samedi sur Facebook, le député La France insoumise de la Somme assure que la direction générale de sécurité intérieure (DGSI) "mont(e) un dossier sur (lui) pour sédition". Une source judiciaire citée par Le Monde assure toutefois qu'aucune enquête n'est en cours.
Dans une vidéo postée samedi 8 décembre sur Facebook, en plein "acte IV" de la mobilisation des "gilets jaunes", François Ruffin assure que la direction générale de sécurité intérieure (DGSI) enquête sur lui dans le contexte d'un soutien appuyé à ces hommes et femmes qui protestent contre la baisse de leur pouvoir d'achat. Le député La France insoumise se filme dans sa voiture, avant un tour de France à la rencontre des manifestants bloquant des ronds-point. "On assiste à un resserrement autoritaire de la caste. C'est la démocratie contre l'oligarchie, c'est parti", déplore-t-il. "On vient d'apprendre hier soir que la DGSI montait un dossier contre moi, ou sur moi plus exactement, pour sédition, comme quoi je mènerais de manière clandestine un complot contre l'État", explique-t-il, avant d'ironiser : "Quand je vais pisser, je fais un live Facebook. Alors, ce n'est franchement pas la peine de me mettre sur écoute ! C'est du gaspillage d'argent public !"La justice dément, Ruffin persiste et signeUne source judiciaire citée par Le Monde assure toutefois qu'aucune enquête visant François Ruffin n'est en cours. Le quotidien assure par ailleurs qu'aucune enquête administrative n'est menée par la DGSI.Interrogé par le journal, l'élu de la Somme persiste et signe. "Des contacts au sein des services de sécurité ont indiqué qu'un dossier était ouvert à mon nom, que j'étais surveillé pour 'sédition'. Ils ont fourni des informations assez précises qui témoignaient qu'ils avaient bien accès à mes échanges, téléphoniques notamment", assure-t-il. Le parlementaire poursuit : "Les copains voulaient réagir en mode parano : éloigner les portables, enlever les batteries, se méfier, etc. Je m'y suis refusé. Je ne sais pas faire. Je ne veux pas faire dans la semi-clandestinité. Tout mon travail est public, par choix : engager le peuple à l'action (dans la rue ou dans les urnes), et non mener une activité groupusculaire. Aussi, logiquement, j'ai rendu cela public : tout comme la lumière éloigne les vampires, le ridicule devrait faire fuir les 'barbouzes'. Mais tout cela m'amuse plutôt."
La mairie dément avoir pris cette décision contre les sans-abris et dénonce une polémique "indigne".
Selon Nice-Matin, ce sont des commerçants du quartier qui en auraient fait la demande car ils n'aimaient pas trop voir des sans-abri venir se désaltérer à ce point d'eau. "C'est un souci de sécurité", affirme l'un d'eux."La vision de sans-abri peut faire diminuer la clientèle de certains et, par conséquent, altérer leur chiffre d'affaires", explique de son côté Gilda Armi, la présidente de l'association des commerçants du quartier.Une pétition lancéeLa mairie dément avoir pris une telle décision et dénonce "une polémique indigne", alors qu'une pétition a été lancée par un élu de l'opposition pour mettre fin à cette situation. "La Ville de Nice réfute catégoriquement l'accusation d'avoir fermé la fontaine de la Place du Pin pour éloigner les personnes sans domicile stable et dénonce une polémique indigne qui n'a pas lieu d'être", se défend la municipalité."Les riverains ont demandé de couper l'eau à cet endroit parce que des enfants jouaient dans l'eau, des gens venaient avec leurs chiens, des Roms lavaient leur linge. Il y avait toute une série de nuisances", a par ailleurs confié la ville à LCI.
L'association Halte à l'obsolescence programmée (Hop) et la start-up Murfy, spécialisée dans la réparation de gros électroménager à domicile, ont révélé dans un rapport que, ces dernières années, la durée de vie des lave-linge était passée de dix ans à sept ans.
"Un coût insupportable pour le consommateur et pour l'environnement". Voilà le prix de l'obsolescence des lave-linge, selon l'association Halte à l'obsolescence programmée (Hop) qui a fait paraître aujourd'hui un rapport selon lequel la durée de vie des lave-linge a diminué de trois ans ces huit dernières années.Selon l'association, qui a établi le rapport avec la start-up Murfy, spécialisée dans la réparation de gros électroménager à domicile, ces appareils duraient auparavant dix ans en moyenne, contre sept ans aujourd'hui.Alors que 97 % des ménages français possèdent au moins un lave-linge, l'association Hop pointe "l'inaccessibilité, la conception et le prix exorbitant de certaines pièces essentielles au bon fonctionnement et même des pièces d'usure". De plus, l'association dit suspecter certaines marques, comme LG et Samsung, de concevoir leurs appareils avec "l'intentionnalité de l'irréparabilité", c'est-à-dire la volonté délibérée de rendre certaines pannes impossibles à réparer.L'étude a été publiée alors que le projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l'économie solidaire sera débattu au Sénat ce mardi.
Le garçon était au coeur d'une procédure judiciaire opposant sa mère et son père, pendant près de deux années.
Louis, quatre ans, a été remis ce jeudi 26 décembre à son père japonais, conformément à une décision de justice, alors que la mère, Française, s'opposait au retour de l'enfant au Japon. Des témoins ont assisté au départ du petit Louis, en pleurs, criant "je ne veux pas y aller", avant de quitter la maison maternelle dans le village de Salles d'Aude où il venait de passer la moitié de sa vie, escorté par des gendarmes, la mère ayant dans un premier temps refusé de remettre l'enfant. "C'est d'une violence inouïe", a témoigné la grand-mère du petit garçon à l'antenne d'Europe 1. En juillet 2017, Marine Verhoeven et son fils Louis avaient quitté leur domicile de Tokyo pour passer les vacances d'été en France. Un mois avant le vol retour, Mme Verhoeven avait prévenu son mari qu'elle ne retournerait pas au Japon et qu'elle voulait divorcer. "Elle s'est installée illégalement en France, sans l'autorisation du père, ni de la justice, a souligné l'avocate du père, Me Hansu Yalaz. (...) Le père aurait pu porter plainte pour enlèvement au pénal, mais il a préféré la voie civile et présenté une demande de retour dans le cadre de la convention de La Haye, qui prévoit le retour d'un mineur vers son pays de résidence en cas de conflit".Conditions de retour validées par la justiceDeux ans de procédure ont suivi. En février 2018, un juge aux affaires familiales de Montpellier a ordonné le retour de l'enfant au Japon, une décision confirmée en appel par la cour d'appel de Montpellier au printemps 2018. Saisie, la cour de cassation a d'abord cassé la décision de la cour d'appel en novembre 2018, demandant à la cour d'appel de Toulouse un réexamen du dossier. La cour d'appel de Toulouse a confirmé en juin 2019 la première décision et validé les conditions du retour au Japon proposées par le père. Un deuxième pourvoi en cassation a été rejeté le mois dernier. D'après son avocate, le père de l'enfant, un quadragénaire travaillant dans une galerie d'art à Tokyo, "met tout en oeuvre pour que Louis garde un lien avec sa mère, sa famille française et sa culture maternelle. Il a proposé à la mère de vivre dans l'appartement dans lequel la famille vivait à Tokyo, ainsi qu'une pension alimentaire".
Alors qu'une vague de froid commence à frapper la France, pourquoi relève-t-on une différence significative entre température réelle et froid ressenti ? Comme l'explique France Bleu ce jeudi 22 février, se basant sur les données de Météo France, cette différence est due au vent qui accentue la sensation de froid. D'après les prévisions de Météo France, une température de 0 degré, associée à un vent de 4 Km/h, donne ainsi l'impression qu'il fait -14°C.
De même, une température de l'air sous abri de -10°C correspondra à un ressenti de -21°C. Afin de mesurer les effets du vent, les météorologues calculent la température ressentie à l'aide d'un savant calcul mathématique prenant en compte la température de l'air et la vitesse du vent. "Par une température de l'air de -10°C et un vent de 30 km/h, il sera par exemple de -20. Cela signifie que la sensation sur la peau sera voisine de celle éprouvée sous une température de -20°C par une journée sans vent", indique Météo France en précisant qu'en "l'absence de vent, il se forme au contact de la peau une mince couche d'air réchauffé par l'organisme et humidifié par évaporation de l'eau présente à sa surface. Lorsqu'il y a du vent, cette pellicule isolante est continuellement balayée. La peau est alors au contact d'un air à la fois plus froid et plus sec, sans cesse renouvelé." Pour rappel, la France avait connu une vague de froid de 27 jours, en 1956, avec des températures de -10°C (indicateur thermique). La semaine prochaine, Météo France annonce des températures minimales de -6 à -10 °C au nord et à l'est de l'Hexagone, -2 à -6 °C sur les côtes de la Manche et de l'Atlantique et dans les plaines du Sud-Ouest, 0 à -4 °C près de la Méditerranée. Il faut remonter à la vague de froid de fin février/début mars 2005 pour trouver des températures aussi basses à la même époque.
Ils proposent notamment de taxer les aliments présentant une "mauvaise qualité nutritionnelle".
Des plats moins sucrés, moins salés et moins gras. C'est la requête que lance un rapport sénatorial présenté aujourd'hui. Partant du constat que les Français consomment globalement trop de calories et trop de viande au regard des besoins nutritionnels, de leur santé et de celle de la planète, un rapport de la délégation à la prospective du Sénat prône une alimentation "plus sobre et plus végétale".Les rapporteurs - la sénatrice LREM de Gironde Françoise Cartron et le sénateur PS du Finistère Jean-Luc Fichet - suggèrent notamment d'"assainir l'offre alimentaire en incitant ou en obligeant à la reformulation des recettes des plats industriels (limitation de sel, de sucre ou de graisses saturées)". Ils proposent aussi de "taxer, sur le modèle de la taxe soda, certains aliments en raison de leur mauvaise qualité nutritionnelle (par exemple ceux classés D ou E dans le Nutriscore) et utiliser le produit de ces taxes pour financer des actions d'éducation nutritionnelle ou pour distribuer des chèques 'alimentation saine', sur le modèle du chèque 'énergie', permettant par exemple d'acheter des fruits ou des légumes frais".Réorienter la PAC ?Les boissons contenant des sucres ajoutés sont taxées depuis 2012 en France. La fiscalité a été modulée en fonction du taux de sucre en 2018 afin d'inciter les industriels à réduire ce taux et mieux lutter contre l'obésité. Le rapport d'information, intitulé "Vers une alimentation durable: un enjeu sanitaire, social, territorial et environnemental majeur pour la France", a été adopté à l'unanimité par la délégation à la prospective, jeudi."Il y a sans doute matière à légiférer" pour améliorer les recettes des industriels, a estimé Jean-Luc Fichet lors d'un point presse en vidéoconférence. Ces derniers n'ont pas été auditionnés par la délégation car ils "souhaitaient faire une présentation de ce qu'ils faisaient" sans entrer dans un "dialogue", a souligné Françoise Cartron.Les sénateurs formulent au total 20 propositions, comme réorienter la politique agricole commune (PAC) en passant "d'aides attribuées en fonction des surfaces à des aides proportionnelles au travail agricole (pour tenir compte de l'augmentation de la charge de travail lors du passage de pratiques conventionnelles à des pratiques agroécologiques)". La prime au plus grand nombre d'hectares est une "aberration", a affirmé M. Fichet, qui plaide pour "abandonner les monocultures".
FAIT DIVERS. L'annulation de la séance scolaire de ce film d'animation américain a fait beaucoup réagir ce week-end sur les réseaux sociaux.Le 13 décembre dernier, les 83 écoliers de Langon (Gironde) ont assisté à une projection scolaire au cinéma Le Rio.
Mais ils n'ont jamais vu la fin de "L'Étoile de Noël". Les enseignantes ont effet décidé d'interrompre la séance lorsqu'elles se sont aperçues que le film d'animation américain évoquait la Nativité, allant à l'encontre des valeurs de l'école républicaine laïque, rapporte vendredi 22 décembre Le Républicain Sud-Gironde. Les élèves sont alors retournés en classe.Il est vrai que le synopsis n'est pas très explicite : "L'histoire d'un petit âne courageux, Bo, qui rêve d'une vie meilleure loin du train-train quotidien du moulin du village. Un jour, il trouve le courage de se libérer pour vivre enfin la grande aventure ! Sur sa route, il va faire équipe avec Ruth, une adorable brebis qui a perdu son troupeau, et Dave, une colombe aux nobles aspirations. Rejoint par trois chameaux déjantés et quelques animaux de la ferme plus excentriques les uns que les autres, Bo et ses nouveaux amis suivent l'Étoile... et vont devenir les héros méconnus de la plus belle histoire jamais contée : celle du premier Noël". À travers cette histoire d'animaux, le dessin animé relate en fait la naissance de Jésus et le voyage de Marie et Joseph jusqu'à Bethléem. En revanche, l'affiche, qui représente une crèche, est assez suggestive, souligne Le Figaro. "J'avoue que je n'avais pas vu le film avant, il vient d'un grand studio américain", reconnaît le responsable du cinéma, Emmanuel Raymond, qui a remboursé la séance aux élèves.L'information a fait fortement réagir sur les réseaux sociaux.Le député Les Républicains Olivier Marleix a jugé ça "délirant".De son côté, l'abbé Grosjean, prêtre du Diocèse de Versailles, en a appelé au ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer."Personne ne devrait leur en vouloir de nourrir ainsi la culture historique et religieuse de leurs élèves..."
Donald Trump a assuré dimanche, sans convaincre ses détracteurs, ne pas avoir été "briefé" sur de possibles primes versées par Moscou à des insurgés pour tuer des soldats occidentaux en Afghanistan, contrairement à ce qu'affirment plusieurs quotidiens.
"Personne ne m'a briefé, ou n'a briefé le vice-président Mike Pence ou le chef de cabinet Mark Meadows sur les soi-disant attaques sur nos troupes en Afghanistan par les Russes", a assuré le président américain dans un tweet matinal."Tout le monde le nie et il n'y a pas eu beaucoup d'attaques contre nous", a-t-il ajouté, en s'en prenant pour la énième fois aux "médias bidons".Le New York Times, suivi ensuite par le Washington Post et le Wall Street Journal, a rapporté que des agents russes avaient discrètement distribué de l'argent à des combattants "proches des talibans" pour qu'ils tuent des soldats américains ou de l'Otan en Afghanistan.Ces informations ont été transmises au président Trump et le conseil de Sécurité nationale de la Maison Blanche en a discuté à la fin mars sans qu'aucune réaction ne soit décidée, ont ajouté ces quotidiens en citant des sources anonymes au sein du renseignement américain. La Russie et les talibans ont démenti en bloc ces informations. La Maison Blanche a, pour sa part, nié que le président ou le vice-président aient été tenus informés.De même, le nouveau directeur du renseignement national, John Ratcliffe s'est borné dans un communiqué de quatre lignes à démentir que l'exécutif ait été au courant. "L'article du New York Times et les suivants sur une prétendue réunion (à la Maison Blanche) sont inexacts", a-t-il écrit.- "Lèche-bottes" -Ces démentis n'ont pas mis un terme à la polémique.Que le président Trump "ait été briefé ou pas, son administration savait", a relevé la cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi sur la chaîne ABC News. Si le milliardaire républicain ne ment pas, cela implique que son administration a choisi de ne pas l'informer et cela montre qu'elle "est soucieuse de ne pas évoquer la Russie" avec lui, a estimé Mme Pelosi.Pour elle, "le président veut ignorer toutes les allégations contre la Russie". Il "lèche les bottes" de Vladimir Poutine "de toutes les manières possibles", a-t-elle encore assené en lui reprochant de s'intéresser aujourd'hui davantage à son image qu'à creuser le fond de l'affaire."Si Trump n'a pas été briefé, c'est un problème, s'il l'a été et qu'il veut quand même intégrer la Russie dans le G8, c'est encore pire", a renchéri sur Twitter le démocrate Adam Schiff qui préside la commission du renseignement à la Chambre des représentants.L'ancien conseiller à la Sécurité nationale John Bolton, en conflit ouvert avec Donald Trump à qui il vient de consacrer un livre au vitriol, a abondé en leur sens lors d'un entretien sur CNN."Le fait que le président se sente obligé de tweeter sur ces articles montre que sa priorité n'est pas la sécurité de nos forces mais de ne pas avoir l'air indifférent", a déclaré ce faucon républicain qui a quitté la Maison Blanche en septembre.- "Terrain de jeu" -Pour John Bolton, le président cherche à se dédouaner: "Il dit +personne ne m'a tenu au courant, donc vous ne pouvez pas me le reprocher+".Le sujet est effectivement sensible pour Donald Trump qui, à moins de cinq mois de la présidentielle, aime à dénoncer la "faiblesse" supposée de son rival démocrate Joe Biden, l'ancien vice-président de Barack Obama."Personne n'a été plus fort envers la Russie que l'administration Trump", a-t-il encore tweeté dimanche matin. "Avec Joe Biden le corrompu et Obama, la Russie avait tout le terrain de jeu", a-t-il poursuivi.De plus, le gouvernement américain est engagé dans de délicats pourparlers avec les insurgés talibans.Le 29 février, ils ont signé un accord à Doha avec Washington, dans lequel ils se sont engagés à cesser d'attaquer les troupes étrangères en échange d'un retrait graduel de celles-ci d'Afghanistan avant le printemps 2021.Depuis, ils ne s'en prennent plus aux soldats étrangers mais poursuivent leurs opérations contre les forces afghanes, auxquelles Washington continue de venir en aide.
Moqué pendant une partie de son mandat, François Hollande croyait bien avoir retrouvé l'anonymat. Mais une séance de dédicaces de son nouveau livre dans un Leclerc en Bretagne a ravivé les moqueries.
Il y a eu les cheveux, la pluie ou la cravate de travers... Tout au long de son quinquennat, François Hollande a été la cible des moqueries. Éloigné de la vie politique depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, il était d'ailleurs resté discret jusqu'à la sortie de son livre Les leçons du pouvoir, le 11 avril dernier. Un livre qu'il doit dédicacer justement ce samedi 12 mai dans un Leclerc de la ville de Plérin, en Bretagne. Un choix plus que moqué par certains journalistes parisiens, comme l'explique La Dépêche. Dans un tweet, le journaliste du Figaro Marc Landré se demande si l'information est sérieuse. "C tellement gros qu'on a du mal à y croire. Pourtant C vrai : Laurent Gerra l'a confirmé sur RTL France".Dans un autre registre, le journaliste du Monde, Samuel Laurent, se plait à raconter une scène du métro parisien à propos de la future dédicace : "Dans mon métro ce matin un seul sujet de conversation : Hollande devait-il dédicacer au Leclerc du Plérin ? Les débats sont tendus, houleux. Imagine-t-on de Gaulle au Leclerc ? s'insurge Kevin, graphiste de 32 ans. Ils ont tué les librairies, renchérit une jeune maman."Même le community manager des Grandes Gueules (RMC) se demande si la séance de dédicace est "ridicule".Leclerc à la rescousseDes remarques de journalistes parisiens qui ont eu le don d'agacer depuis, notamment en plus haut lieu, comme le patron du magasin de grande distribution, Michel-Edouard Leclerc. Il dénonce sur son blog un "parisianisme caricatural" et précise : "On pense ce que l'on veut de François Hollande (nous avons eu des vraies oppositions sur le fond, mais j'ai aussi eu des échanges sympathiques avec l'homme), je rappellerais aux arbitres du bon goût qui éructent que E.Leclerc est le deuxième libraire de France (eh oui...), que près de 1.500 libraires professionnels travaillent passionnément dans nos 215 Espaces Culturels". Et de conclure par un "Foi de breton, laissez-moi rappeler que l'élitisme est un "ringardisme" !"Carton en librairieUn parisianisme dénoncé dans la foulée par d'autres journalistes, soucieux de la proximité d'un ancien chef de l'État avec la population. "Cette droite qui pourfend les bobos parisiens, qui n'a que "la France périphérique" dans la bouche et qui se fout de Hollande qui va signer son livre dans l'espace culturel Leclerc, à Plérin, près de Saint-Brieuc.", dit le journaliste de France Info, Thomas Snegaroff.L'ancien président de la République a réagi ce vendredi soir : "Si rencontrer un large public est déshonorant, j'accepte cette façon de voir (...) Venir là où les Français sont me semble être la bonne démarche", a-t-il dit notamment sur le Télégramme.En 2016, un ancien chef l'État avait lui aussi fait plusieurs déplacements dans des Carrefours ou des Leclerc, provoquant des mini-émeutes, rappelle LCI. En moins d'un mois, le livre de François Hollande fait un carton en librairie avec déjà plus de 100 000 exemplaires vendus.
Les militaires vont également transporter des malades depuis les régions les plus touchées vers les hôpitaux d'autres régions.
L'armée est mobilisée dans la "guerre" contre le coronavirus : Emmanuel Macron a annoncé lundi 16 mars qu'un hôpital de campagne du service de santé des armées "va être déployé dans les jours à venir en Alsace". Objectif : venir en aide aux hôpitaux de la région Grand Est, débordés par l'épidémie.Les armées "apporteront aussi leur concours pour déplacer les malades des régions les plus affectées" et "ainsi réduire la congestion des hôpitaux de certains territoires", a précisé le président de la République lors d'une allocution télévisée consacrée à la lutte contre le coronavirus.Le ministère des Armées a confirmé dans un communiqué la création et la mise à disposition par le Service de santé des armées (SSA) d'un "Élément Militaire de Réanimation". Cette structure médicale modulaire sous tente, entièrement dédiée à la prise en charge de patients du Covid-19, sera gérée "par du personnel médical des armées" pour une capacité de 30 lits de réanimation. Le lieu exact de déploiement sera décidé en coordination avec la Direction générale de la Santé (DGS). Si les discussions sont encore en cours, France 3 évoque les sites d'Entzheim ou de Meyenheim. Quant au déplacement de certains malades, le ministère a évoqué pour ce faire le module de réanimation "Morphée", qui "permet de transporter dans des conditions de prise en charge adaptées entre six et douze patients". Ce module est mis en œuvre sur les avions de l'armée de l'Air et concerne la métropole comme l'Outre-Mer. Plusieurs d'entre eux pourraient être mobilisés selon les requêtes de la DGS. À l'heure actuelle, les autorités n'ont pas donné de détails sur le rôle potentiel de l'armée dans l'application des mesures de restrictions des déplacements. "Le ministère des Armées, comme ses homologues, participe aux mesures interministérielles mises en place par le gouvernement pour endiguer la propagation du virus", a-t-il simplement précisé.
Au bout d'une semaine agitée et d'ultimes tractations entre députés et sénateurs, le Parlement a définitivement adopté samedi soir la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 10 juillet face à l'épidémie du coronavirus.
A moins de 48 heures du début du déconfinement, un dernier vote de l'Assemblée nationale - 450 voix pour et 84 contre - a permis de valider ce texte sensible. Peu auparavant, le Sénat à majorité de droite avait donné son feu vert par 252 voix pour, dont celles des LR, contre 87.Le président Emmanuel Macron a déjà annoncé qu'il saisirait lui-même le Conseil constitutionnel pour contrôler cette loi, dans l'idée que le texte soit promulgué dimanche soir, alors que les oppositions s'inquiètent des restrictions en matière de libertés publiques.Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a confirmé saisir lui aussi les Sages dès samedi soir, pour s'assurer que les mesures mises en oeuvre sont "nécessaires et adaptées aux circonstances". Députés et sénateurs s'étaient mis d'accord en début d'après-midi en commission mixte paritaire, notamment sur le point sensible de la responsabilité pénale des acteurs publics et privés amenés à mettre en oeuvre la sortie du confinement à compter de lundi.La question de la responsabilité pénale des décideurs, et singulièrement des maires, en première ligne pour la réouverture des écoles décidée par le gouvernement, était un sujet de vive tension depuis plusieurs jours entre majorité et opposition.Le texte retenu modifie le code de la santé publique pour préciser qu'il est tenu compte des "compétences, des pouvoirs et des moyens" dont disposait "l'auteur des faits", dans "la situation de crise ayant justifié l'état d'urgence sanitaire", ainsi que de "la nature de ses missions ou de ses fonctions". Députés et sénateurs ont aussi trouvé un compromis sur l'autre "point dur" de ce projet de loi: la mise en place d'un suivi des malades du coronavirus et des cas contacts, grâce à un fichier, en lien avec l'Assurance maladie.Les parlementaires ont assorti de garanties la création de ce fichier, différent du projet d'application StopCovid. Ils ont notamment limité à trois mois la sauvegarde des données.Des "brigades", notamment agents de la Sécu, seront chargées de faire remonter la liste des cas contacts. Le texte prévoit aussi la possibilité d'une mise en quarantaine ou en isolement à l'arrivée sur le territoire national dans certains cas. "L'objectif de promulgation de la loi le 11 mai se devait d'être tenu", a rappelé le secrétaire d'État Adrien Taquet, soulignant que cette loi "n'est pas un blanc seing" donné à l'exécutif.A l'Assemblée, la majorité a voté à la quasi unanimité en faveur du texte, hormis trois abstentions de députés LREM de l'aile gauche.Dans l'opposition, une très large partie des LR (85 pour, 12 contre, 6 abstentions) l'ont soutenu, en estimant que "deux lignes rouges ont été levées" - sur la responsabilité pénale des décideurs et les modalités de traçage - selon le chef de file des députés de droite Damien Abad.- "Société de surveillance" -A gauche, à l'inverse, Jean-Luc Mélenchon (LFI) a défendu sans succès une motion de rejet préalable pour contester l'absence de "mesures sociales" comme la "gratuité" des masques et mettre en garde contre l'installation d'une "société de surveillance".Les communistes ont aussi dénoncé un "régime juridique d'exception" et un "petit compromis" entre Assemblée et Sénat.Le groupe PS a voté contre également. Malgré des avancées, le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur a dénoncé un texte sans "une ligne sur l'urgence sociale".Au Palais Bourbon, la rapporteure LREM Marie Guévenoux a assuré que "ce n'est pas le coeur léger que nous restreignons momentanément les libertés publiques mais en conscience de nos responsabilités face à la crise sanitaire". Et elle a "formé le voeu que nous puissions le 10 juillet sortir de l'état d'urgence sanitaire".Le patron des députés LREM Gilles Le Gendre avait toutefois laissé entendre il y a cinq jours, qu'il s'attendait à une nouvelle prolongation en juillet, sauf "divine surprise".
L'Homme ne grandira plus et ne vivra pas plus longtemps. Selon une étude citée mardi 6 février par franceinfo, les limites biologiques de l'espèce humaine ont été atteintes.
Sa morphologie et sa longévité ne pourront plus progresser, ou très peu.L'Homme a atteint sa taille et sa longévité maximale, estime l'Institut de recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport (IRMES), qui publie jeudi une étude dans le Quotidien du médecin. Les auteurs de l'étude rappellent que le record mondial de longévité est détenu par Jeanne Calment, décédée à 122 ans et 164 jours. Depuis 20 ans, soulignent-ils, le nombre de centenaires continue d'augmenter, mais aucun n'a franchi le cap des 120 ans. La doyenne française ferait déjà figure d'exception, selon les scientifiques.Même constat pour la taille. Si les femmes ont gagné, en moyenne, un peu plus de 8 cm en 100 ans et les hommes presque 9 cm, la taille de l'espèce humaine n'a plus progressé depuis une trentaine d'années. La palme revient aux néerlandais, dont les hommes mesurent en moyenne 1,82 m et les femmes 1,68 m.PENTE DESCENDANTEL'étude met cette augmentation de la taille et de la durée de vie sur le compte des progrès médicaux, technologiques et sociaux du XXe siècle. Cependant, elle estime que l'espèce humaine est désormais sur une pente descendante, sous l'impact du réchauffement climatique, de la raréfaction des ressources et de l'acidification des océans.
Les médecins français doivent suivre un protocole particulier en cas de prise en charge d'un malade présentant les symptômes d'un mystérieux virus chinois.
L'inquiétude grandit sur la planète face à la propagation d'un nouveau virus semblable au Sras, qui a déjà provoqué la mort de six personnes en Chine. Face à la crainte d'une crise sanitaire, de nombreux pays asiatiques ont renforcé leurs contrôles. Et en France, "la vigilance vient d'être déclenchée", indique Santé Publique France, citée par Le Parisien mardi 21 janvier. Ainsi, depuis vendredi, les médecins français sont invités à suivre un protocole spécifique. "Tout médecin prenant en charge un patient suspecté de répondre à la définition d'un cas possible doit prendre contact, pour analyse clinique et classement du cas, avec : un infectiologue référent, le Samu/Centre 15," indique l'organisme. Santé Publique France explique toutefois que de tels patients ne devront pas être immédiatement orientés vers les urgences, "afin d'éviter le contact avec d'autres patients". Les médecins confrontés à de tels cas, devront en informer l'Agence régionale de Santé (ARS), ainsi que tous les maillons suivants de la chaîne de soin (directeur d'hôpital, laboratoire, équipe d'hygiène...).Les antennes régionales de Santé Publique France et de l'ARS, devront pour leur part identifier les sujets ayant partagé la même exposition que le patient, ainsi que ceux ayant eu des contacts avec ce dernier.Ces recommandations concernent tout particulièrement les personnes "présentant une infection respiratoire aiguë, quelle que soit sa gravité, ayant voyagé ou séjourné dans la ville de Wuhan en Chine (...) ou ayant eu un contact étroit avec une personne tombée malade dans cette ville".De Bangkok à Hong Kong, de Singapour à Sydney, les autorités procèdent à des contrôles systématiques à l'arrivée des vols en provenance des zones à risques, après que Pékin a confirmé que ce nouveau coronavirus était transmissible entre humains. La Chine a recensé mardi 77 nouveaux cas, portant le total à près de 300, alors que la maladie a fait trois nouvelles victimes à Wuhan (centre), l'épicentre de l'épidémie qui a contaminé plusieurs autres personnes au Japon, en Corée du sud et en Thaïlande. Et 922 patients restaient en observation dans les hôpitaux chinois, selon les chiffres communiqués par les autorités sanitaires.L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se réunira mercredi pour déterminer s'il convient de déclarer une "urgence de santé publique de portée internationale". La souche incriminée est un nouveau type de coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus. Ils peuvent provoquer des maladies bénignes chez l'homme (comme un rhume) mais aussi d'autres plus graves comme le Sras.Zhong Nanshan, un scientifique chinois de la Commission nationale de la santé, a déclaré lundi soir que la transmission par contagion entre personnes était "avérée". C'était la première fois qu'une telle affirmation était faite publiquement. L'OMS estime pour sa part que l'animal semble être "la source primaire la plus vraisemblable", avec "une transmission limitée d'humain à humain par contact étroit".Pékin a annoncé mardi qu'il classait l'épidémie dans la même catégorie que le Sras. L'isolement devient ainsi obligatoire pour les personnes chez qui la maladie a été diagnostiquée. Des mesures de quarantaine peuvent être décrétées.Sur 8.096 cas, le virus du Sras avait fait 774 morts dans le monde, dont 349 en Chine continentale et 299 à Hong Kong, selon l'OMS. L'organisation internationale avait à l'époque vivement critiqué Pékin pour avoir tardé à donner l'alerte et tenté de dissimuler l'ampleur de l'épidémie.
"Vous vous trompez tous". Après avoir brillé par son absence lors des débats sur la moralisation de la vie publique, la présidente du Front national Marine Le Pen a tenté de se rattraper en multipliant les offensives sur le projet de loi antiterroriste, en cours d'examen à l'Assemblée nationale.
Après une conférence de presse matinale où elle a dénoncé une "petite loi de police administrative", la députée du Pas-de-Calais a tenté ce lundi soir de s'immiscer dans les débats de l'hémicycle, marqués par de premières tensions, pour y défendre les contre-propositions de son parti. Mais le temps de parole étant compté, l'initiative a tourné court. D'autant que faute de groupe parlementaire, les députés Front national n'ont que rarement l'occasion d'intervenir en séance. Après avoir obtenu le micro aux alentours de 22h30, Marine Le Pen a perdu de précieuses secondes à dénoncer "le fonctionnement antidémocratique" de l'Assemblée puis à se plaindre des vociférations de ses adversaires politiques dans l'hémicycle."On vous dérange peut-être dans le ping-pong entre la France insoumise et l'UMP (ancêtre de LR, NDLR) ? On a l'impression qu'on vous dérange. Et bien vous avez raison", a-t-elle ironisé en marquant un arrêt le temps que le calme soit rétabli."Il ne s'agit pas de savoir s'il faut faire un peu plus comme le demande l'UMP ou être totalement laxiste comme La France insoumise", a-t-elle estimé, plaidant pour des "règles spécifiques" et des "institutions spécifiques" contre le terrorisme pour éviter de s'en prendre aux droits des citoyens.Mais elle n'a guère eu le temps de développer son argumentation, son temps de parole s'étant écoulé. La présidente du FN a eu beau relever qu'elle avait été interrompue, le président de séance lui a coupé le micro. "Malgré les tentatives pour nous empêcher de nous exprimer, je suis intervenue à l'Assemblée Nationale", a-t-elle conclu... sur son compte Twitter.
Le juge d'une cour d'appel de New York a levé tard mercredi soir l'interdiction temporaire de parution d'un livre écrit par la nièce du président américain Donald Trump et contenant des révélations potentiellement explosives à trois mois de l'élection présidentielle.
Selon des documents de justice, cette décision permet à l'éditeur Simon & Schuster d'imprimer et de distribuer l'ouvrage de 240 pages de Mary Trump, qui doit sortir le 28 juillet. Elle y qualifie le milliardaire républicain d'"homme le plus dangereux du monde".Robert Trump, un frère du président, a saisi la semaine dernière un tribunal spécialisé de New York pour empêcher cette publication, arguant qu'il violait un accord de confidentialité que la nièce avait accepté en lien avec l'héritage de Fred Trump, le père du président.Dans une décision de deux pages, le juge Hal Greenwald a bloqué mardi la publication du livre intitulé "Too Much and Never Enough: How My Family Created the World's Most Dangerous Man" ("Trop et jamais assez: comment ma famille a créé l'homme le plus dangereux du monde", en français), au moins jusqu'au 10 juillet.Mais le juge d'appel Alan Scheinkman a estimé mercredi que l'éditeur "n'est pas partie à l'accord" de confidentialité des Trump et il a donc "levé" l'interdiction de publication.Il a en revanche repoussé à plus tard son jugement sur la question de l'éventuelle violation par Mary Trump d'un accord destiné à l'empêcher de révéler des secrets de famille.Ted Boutrous, avocat de l'auteur, a tweeté dans la foulée que l'injonction temporaire "reste effective concernant Mme Trump mais nous allons déposer un recours demain (jeudi) au tribunal pour expliquer pourquoi elle devrait être levée".Dans un déclaration envoyée à l'AFP, il a qualifié de "bonne nouvelle" la décision concernant l'éditeur et expliqué qu'il comptait notamment s'appuyer sur le 1er amendement de la Constitution, qui protège la liberté d'expression, pour défendre sa cliente.Mary Trump, psychologue de 55 ans, est la fille de Fred Trump Jr., frère aîné du président et qui est décédé en 1981 à 42 ans des suites d'alcoolisme.Dans ce livre, elle raconte des événements dont elle a été témoin dans la maison de ses grands-parents à New York, où ont grandi Donald Trump et ses quatre frères et soeurs."Elle décrit un cauchemar fait de traumatismes, de relations destructrices et un mélange tragique de négligence et d'abus", selon sa maison d'édition.
C'est une histoire de stationnement qui finit mal. Un homme âgé de 25 ans a retrouvé sa Porsche avec le coffre explosé par une brigade de déminage.
Les faits ont eu lieu à Paris vendredi 18 novembre dans la matinée. Garé sur une place réservée aux taxis, le véhicule a été considéré comme suspect. Problème, les policiers auraient contacté le propriétaire, mais n'auraient pas attendu qu'il vienne récupérer sa voiture pour faire exploser le coffre.C'est ce qu'il raconte dans Le Parisien. Vendredi soir, le conducteur tourne plusieurs minutes dans le quartier de l'Odéon pour trouver une place. Il choisit finalement de garer sa Posche Carrera S, quasiment neuve, d'une valeur de 150.000 euros, sur un emplacement réservé aux taxis, tout près du carrefour de l'Odéon, pour se rendre dans un établissement de nuit du boulevard Saint-Germain, dans le VIe arrondissement de Paris. Après une soirée quelque peu arrosée, il préfère ne pas prendre le volant pour rentrer chez lui et décide de faire appel à un VTC. Sa Porsche passe donc la fin de la nuit mal stationnée, warnings allumés.De vaines excusesDans la matinée, la voiture éveille les soupçons des policiers. Vers midi, les démineurs font sauter le coffre de la Porsche. "Je n'aurais pas dû garer la voiture à cet emplacement", reconnaît le propriétaire. Qui regrette surtout une décision hâtive de la police. "Avant de procéder aux opérations de déminage, les policiers ont mené l'enquête et m'ont même téléphoné après avoir contacté la société de leasing auprès de laquelle je l'avais louée. Je leur ai expliqué la situation, je me suis excusé, et je leur ai dit que je me rendais immédiatement sur place pour récupérer la voiture. Manifestement, ils n'en ont pas tenu compte puisqu'à mon arrivée, le coffre était déjà explosé !""Le commissariat local m'a proposé de venir chercher mon véhicule en l'état, comme si de rien n'était, peste-t-il encore. Je compte bien demander réparation, et j'ai pris un avocat pour faire valoir mes droits. Par ailleurs, j'attends toujours qu'on m'explique en quoi mon véhicule était suspect." Le Parisien a contacté la préfecture, qui n'a pas souhaité s'exprimer sur cette affaire.
Moins d'un mois après les aveux de Nordahl Lelandais, qui a confirmé avoir "involontairement" tué Maëlys dans la nuit du 26 au 27 août 2017, ses parents ont pris la parole au cours d'une conférence de presse.
Après avoir nié pendant de longs mois, Nordahl Lelandais a finalement avoué le 14 février dernier. Il avait alors conduit les magistrats et les enquêteurs là où il avait déposé le corps de la fillette de 9 ans, à Atignat-Oncin, en Savoie. Nordahl Lelandais affirme avoir tué Maëlys de "manière involontaire". Une thèse à laquelle ne croient pas ses parents, Jennifer Clayet-Marrel et Joachim De Araujo, qui s'expriment pour la première fois depuis la découverte du corps de leur fille.Les parents s'étaient déjà exprimés publiquement une première fois, le 28 septembre 2017, juste après la mise en examen de Nordahl Lelandais pour enlèvement. Ils l'avaient alors exhorté à dire la vérité sur la disparition de Maelys. "Six mois de prise d'otage""Tu nous laisses un grand vide, la maison est triste sans toi", a d'abord déclaré la mère de la fillette. "Tu es une fille exceptionnelle, tu es, tu étais, tu seras toujours dans nos coeurs", décrit-elle encore avant d'ajouter : "Tu ne connaîtras pas les joies qui jalonnent la vie de tout être humain. Nous ne t'oublierons jamais". "Maëlys sois-en certaine, ton assassin est désormais en prison. Ce que [Nordahl Lelandais] a fait est inexcusable et impardonnable", a conclu Jennifer Clayet-Marrel.Le père a, de son côté, commencé par remercier "les enquêteurs et les magistrats pour leur travail minutieux" avant de dénoncer la façon dont l'avocat de Nordahl Lelandais s'est comporté pendant l'enquête. "Nous avons une pensée pour la famille d'Arthur Noyer", a conclu Joachim De Araujo.Leur avocat, Me Fabien Rajon, a ensuite pris la parole pour dénoncer les "six mois de prise d'otage de ses clients". "Nous avons perdu 6 mois, 6 mois d'une attente insupportable", a-t-il insisté avant de critiquer, lui aussi, la prise de parole de l'avocat de Nordahl Lelandais.
Débuts réussis et premiers numéros magistraux pour la onzième édition de La France a un incroyable talent ! D'ailleurs, la soirée de lancement du mardi 25 octobre 2016 a été marquée par la performance musicale de Mickaël. Bouleversant et talentueux, le jeune homme a
même déjà été repéré et contacté par des producteurs et une maison de disques.Mardi 25 octobre 2016, c'était l'événement sur M6. En effet, la petite chaîne qui monte proposait à ses fidèles téléspectateurs de découvrir le lancement de la saison 11 de La France a un incroyable talent. Pour cette nouvelle édition, le public ayant suivi en masse cette ouverture de bal (environ 3,9 millions d'individus) a eu le plaisir de retrouver le jury au grand complet, réunissant Hélène Ségara, Eric Antoine, Kamel Ouali et Gilbert Rozon, ainsi que David Ginola qui faisait ici ses premiers pas en tant que présentateur du show.Une performance magistraleLe moins que l'on puisse dire, c'est que l'émission a tout de suite renoué avec ses bonnes habitudes, offrant d'entrée de jeu des numéros absolument époustouflants. Parmi les prestations les plus marquantes de la soirée, le candidat du nom de Mickaël a véritablement fait office de révélation de la soirée. Maçon à la ville, le jeune homme a bouleversé toute l'équipe et l'auditoire en proposant un morceau à la guitare, en hommage à sa mère décédée. Cette interprétation à fleur de peau a d'ailleurs ému aux larmes Eric Antoine qui a même activé sans attendre un Golden Buzzer, permettant au chanteur d'obtenir une place directement en finale ! Un avenir musical radieux qui se profileHélène Ségara a également été très touchée par le spectacle et a déclaré : "Si tu n'as pas un contrat de disques toi, je devrais arrê­ter de chan­ter !" Et l'artiste bien connue pour ses tubes "Il y a trop de gens qui t'aiment" ou "Tu vas me quitter" ne s'est pas trompée puisque Mickaël a d'ores et déjà été approché par des producteurs et une maison de disques ! Interviewé par nos confrères de Télé-Loisirs, il a ainsi expliqué : "J'ai déjà été contacté par une maison de disques. J'ai eu beau­coup de demandes. Des mana­gers m'ont contacté hier. Sony me suit depuis le tour­nage. C'est quelque chose d'énorme. Ça va beau­coup trop vite et j'ai du mal à tout comprendre. (Il rit)." S'il ne remporte pas le concours dans quelques semaines, il semblerait cependant que la carrière musicale du jeune homme démarre donc sous les meilleurs auspices... Et vous, qu'avez-vous pensé de sa performance ?
Cet arrêté municipal "absurde" vise à dénoncer la pénurie de docteurs subie par les habitants du village de La Gresle, dans la Loire.
Prière de mourir en semaine. Tel est en substance le message porté par un arrêté municipal pris par la maire de La Gresle (Loire), qui interdit aux habitants de sa commune de décéder à leur domicile les samedis, dimanches et jours fériés. "Il est interdit aux habitants de décéder à domicile sur le territoire communal les samedis, dimanches et jours fériés pour une durée indéterminée", précise la décision, publiée vendredi soir. "Un décès récent un dimanche midi a apporté la preuve de l'absurdité d'un système auquel le maire répond par un arrêté absurde", précise dans un communiqué Isabelle Dugelet, maire de ce village d'environ 850 âmes. Le 1er décembre, elle avait mis 2h30 à trouver un médecin pour faire constater le décès d'un résident de l'Ehpad local, précise le quotidien Le Progrès qui a révélé l'information. "C'est un manque de respect pour le défunt et pour les familles", a-t-elle déclaré.L'édile a ajouté avoir pris cet arrêté pour tirer le signal d'alarme plus globalement face à "une situation sanitaire catastrophique" dans sa commune et les communes avoisinantes. Le secteur est dépourvu de garde médicale car les médecins, trop peu nombreux, en sont dispensés.La santé en zone rurale, sujet "toujours éludé""Les gens ont du mal à se faire soigner, à trouver un médecin traitant et sont obligés de faire parfois des kilomètres. Conséquence : ils sont mal remboursés car ils ne sont pas dans un parcours de soins", détaille-t-elle. "Il y a beaucoup d'inquiétude à ce sujet dans ma commune, la santé est l'enjeu majeur des zones rurales et j'interpelle les politiques depuis des années à ce sujet, mais rien n'évolue", a-t-elle également souligné. "On est capable en France de se mobiliser sur de nombreux sujets, dont l'urgence climatique, des fermetures de piscine ou de services publics, et pourtant la question de la santé qui est le premier sujet de préoccupation de la population rurale est toujours éludée, toujours renvoyée à plus tard", déplore t-elle.
Un homme a été interpellé par les gendarmes, lundi 15 juillet près de Perpignan, alors qu'il venait de parcourir plusieurs kilomètres à vélo sur l'autoroute A9. Le cycliste, de nationalité colombienne, a expliqué qu'il avait suivi les conseils de son GPS.
Il voulait "gagner du temps". Lundi matin, un homme a dû s'expliquer face aux forces de l'ordre après avoir été intercepté à vélo sur l'autoroute. L'homme, âgé de 42 ans, venait de rouler durant plusieurs kilomètres sur la voie rapide, pourtant interdite aux vélos. Il a été arrêté par les gendarmes juste avant la sortie de Perpignan-nord (Pyrénées-Orientales), rapporte France Bleu Roussillon.22 euros d'amendeL'homme, originaire de Colombie, était entré sur l'autoroute au niveau de l'échangeur de Perpignan-sud et roulait en direction de Narbonne. Pour se justifier, le cycliste a expliqué aux forces de l'ordre avoir suivi "les conseils de son GPS pour gagner du temps". Il a écopé d'une amende de 22 euros, avant de reprendre sa route, cette fois sur une départementale. En Colombie, dans certaines régions, il est fréquent de voir des cyclistes emprunter les grands axes routiers, roulant à côté des voitures.
La directrice d'une agence immobilière apparentant au groupe Stéphane Plaza a été enlevée vendredi 1er mars alors qu'elle faisait visiter un logement à un prétendu client, rapporte LCI. Elle a été retrouvée le lendemain matin très choquée.
Le mystère reste entier encore, deux jours après l'enlèvement d'une directrice d'agence immobilière à Auxerre (Yonne). La jeune femme, dont l'agence est affiliée à Stéphane Plaza, faisait visiter un bien à un client vendredi 1er mars dans l'après-midi, explique LCI. Menacée par une arme de poing, elle a "été contrainte de conduire son prétendu client jusqu'à Blois", a alors expliqué le procureur de la République d'Auxerre, comme le rapportait l'Yonne Républicaine ce dimanche matin. Libérée sur le parking de la gare de Blois samedi matin, la directrice d'agence avait pu ensuite joindre son mari qui était venu la chercher. Violée et choquée L'homme, dont on ne connait pas l'identité, et qui est toujours en fuite, a dérobé le véhicule de la jeune femme samedi matin après l'avoir déposée devant la gare. Il s'agirait d'une Smart, ont indiqué les enquêteurs. Selon les premiers éléments de l'enquête, le fuyard aurait violé la jeune femme dans la nuit de vendredi à samedi. Rentrée à Auxerre, elle a été prise en charge par une association d'aide aux victimes pour bénéficier d'un "soutien psychologique", a précisé le parquet d'Auxerre. Elle serait encore très choquée.Vendredi, très vite, ses amis avaient lancé un appel à témoin sur les réseaux sociaux, alors partagé des milliers de fois pour tenter de retrouver la jeune femme âgée d'une trentaine d'années. Dès l'annonce du dénouement "rassurant" samedi, les internautes avaient salué la mobilisation générale sur la même page Facebook qui avait servi d'appel à l'aide.La Brigade de recherches d'Auxerre et la Section de recherches de Dijon a été chargée de mener l'enquête. Elle devra notamment préciser le déroulement des faits entre la journée de vendredi, où la jeune femme a été enlevée, et le moment où elle a été libérée samedi, à plusieurs kilomètres de son agence.
"Nous avons été d'une fermeté absolue", a estimé le chef de l'Etat au sujet de la politique de l'exécutif pendant son mandat, entre 2012 et 2017.
"Rien n'a été toléré". A l'antenne de LCI, François Hollande a évoqué ses années à la tête du pays et la politique française en matière de lutte contre la radicalisation islamiste. "Vous pensez qu'on n'a pas été loin quand on a été frappé, comme on l'a été, par le terrorisme? On a fait au moins trois lois pour lutter contre la radicalisation (islamiste) et les phénomènes d'appel au terrorisme", a t-il fait valoir, jeudi 20 février. "Nous avons fait fermer des mosquées, expulsé des imams. Nous avons fait et il faut continuer à le faire. Nous avons également lutté contre les influences étrangères ; de ce point de vue-là, le président Macron va dans cette direction et il a raison", ajoute celui l'ancien chef de l'Etat, qui a dirigé la France pendant la vague d'attentats de 2015 et 2016. Selon lui, "l'idée qu'on ne ferait pas est une idée extrêmement malsaine parce que ça laisserait penser qu'on a toléré: rien n'a été toléré"."Qu'il y ait des élus locaux, qu'il y ait eu des formes de complicité pour se faire, quelque fois réélire, c'est possible" a t-il toutefois constaté. "Il y a un certain nombre d'enquêtes journalistiques qui ont dit qu'il y a quand même un certain nombre de proximités assez dangereuses", a-t-il ajouté, dans une référence au livre "Le maire et les barbares" (Albin Michel) écrit par Eve Szeftel, qui détaille les liens entre certains élus de Seine-Saint-Denis et voyous locaux. "Mais, en tout cas, pour ce qui concerne l'État, nous avons été d'une fermeté absolue", assure t-il.
Y aurait-il du rififi dans l'air entre Chevallier et Laspalès ? Depuis 2014 et leur spectacle "Vous reprendrez bien quelques sketches ?", le duo ne s'est pas reformé. C'est sans son célèbre acolyte que Philippe Chevallier joue actuellement dans la nouvelle pièce de Patrick Sébastien "Le sommelier".
Une situation qui l'attriste beaucoup. "Il m'a laissé tombé, il m'a abandonné. J'espère que ça ne va pas durer longtemps (...) Ce n'était pas une demande personnelle, moi je ne dis on ne change pas une équipe qui gagne à moitié. Il fallait qu'on reste ensemble", a expliqué dans une interview accordée au "show De Luxe" de la radio Voltage celui qui partage régulièrement la scène avec Régis Laspalès depuis plus de 30 ans. Si Régis Laspalès a "abandonné" Philippe Chevallier, c'est pour mener à bien ses propres projets, en solo. "Il est parti faire une pièce de Laurent Ruquier il y a deux ans. Il n'est pas revenu, après il a fait une tournée. Là il joue au théâtre de Paris sous la houlette du grand metteur en scène Michel Fau et ça se termine fin décembre" , détaille sur les ondes de Voltage Philippe Chevallier.Se dirige-t-on vers un retour du célèbre duo pour 2019 ? Pas si sûr puisque Régis Laspalès veut se concentrer sur le cinéma. "C'est un obsessionnel, lui ce qu'il veut maintenant, c'est faire du cinéma. Alors je lui dis : "On pourrait faire du cinéma à deux". Il me dit : "Non, on n'y arrivera pas", faut que je fasse du cinéma tout seul" , raconte sur Voltage Philippe Chevallier, visiblement déçu du choix de son partenaire.