summary
stringlengths 0
86.6k
| text
stringlengths 0
949k
|
|---|---|
Le président américain Donald Trump a affirmé mardi qu'il cherchait désormais un autre Etat que la Caroline du Nord pour organiser la convention républicaine.
|
Si cette convention, initialement prévue du 24 au 27 août à Charlotte, sera sans véritable suspense car Donald Trump est assuré d'être désigné candidat, ces grand-messes sont, avec tout leur folklore, traditionnellement des moments forts de la vie politique américaine.Dans une série de tweets, le locataire de la Maison Blanche a déploré la décision du gouverneur démocrate de cet Etat Roy Cooper qui a annoncé qu'il ne pouvait pas à ce stade donner son feu vert pour une convention à pleine capacité en raison du coronavirus."A cause du gouverneur de Caroline de Nord, nous sommes contraints de chercher un autre Etat pour accueillir la convention républicaine 2020", a-t-il lancé, reprochant à l'élu d'être "toujours dans un état d'esprit confinement"."Cela aurait mis en valeur la magnifique Caroline du Nord dans le monde entier et rapporté des centaines de millions de dollars à l'Etat", a poursuivi M. Trump qui briguera le 3 novembre un deuxième mandat de quatre ans.Dans un courrier adressé au parti républicain plus tôt dans la journée, Roy Cooper soulignait qu'en application des recommandations des autorités sanitaires, il jugeait nécessaire d'envisager une convention sur un format plus réduit, avec distanciation sociale et port du masque.Si les démocrates ont évoqué la possibilité d'organiser leur convention, également prévue en août, en ligne ou avec un autre format inédit pour investir leur candidat Joe Biden, Donald Trump a jusqu'ici rejeté une telle idée pour son parti.
|
Le bilan de la pandémie de coronavirus aux Etats-Unis pourrait dépasser le seuil des 150.000 morts, contre 120.000 victimes jusqu'ici, a estimé lundi le président américain Donald Trump.
|
Le bilan actuel est "probablement de 115 (115.000) mais ça pourrait aller un peu au-dessus, jusqu'à 150 (150.000), voire au-delà, mais nous aurions perdu 2 à 4 millions de vies" si le pays n'avait pas pris de mesures pour ralentir la propagation du virus, a fait valoir Donald Trump dans un entretien au réseau de chaînes câblées Spectrum News.Le président américain faisait référence au modèle de l'Imperial College of London, qui annonçait, mi-mars, un bilan possible de 2,2 millions de décès aux Etats-Unis si aucune mesure n'était prise.Selon l'université Johns Hopkins, qui fait référence en la matière, le bilan du coronavirus aux Etats-Unis atteignait lundi 120.000 morts."Nous avons fait du bon boulot et maintenant, nous remettons le pays sur pieds", a déclaré le chef de l'Etat, lors d'un entretien réalisé à la Maison Blanche.Interrogé sur l'opportunité d'organiser de nouveaux meetings de campagne alors que plusieurs Etats du Sud et de l'Ouest du pays connaissent une flambée de nouveaux cas de Covid-19, Donald Trump a assuré que la sécurité sanitaire n'était pas négligée."Nous sommes toujours préoccupés par la sécurité", a-t-il dit. "Nous voulons nous débarasser de cette chose."Le président américain doit se rendre à Phoenix mardi pour une allocution destinée à des jeunes sympathisants, même s'il ne s'agit pas officiellement d'une réunion de campagne.
|
Le taux de refus de nouveaux patients est de 33 % dans les communes de moins de 3000 habitants mais grimpe à 52 % dans les villes de 10 000 à 100 000 habitants, selon une enquête de l'UFC-Que choisir.
|
L'UFC-Que choisir a publié jeudi 21 novembre les résultats d'une enquête sur les médecins généralistes. L'association de défenses des consommateurs a contacté anonymement, en juin dernier, 2770 médecins, pour leur demander s'ils acceptaient de nouveaux patients. 44 % des médecins interrogés ont refusé. Et 9 % d'entre eux ont déclaré qu'ils souhaitaient d'abord voir le nouveau patient avant de se prononcer. L'association de consommateurs notent de grandes disparités entre les départements : "si moins de 20 % des généralistes refusaient de nouveaux patients dans le Bas-Rhin, la Meurthe-et-Moselle et les Pyrénées-Atlantiques, le taux de refus grimpe à 70 % dans l'Allier, 78 % en Charente et même 86 % en Seine-et-Marne", écrit l'UFC-Que Choisir sur son site internet. Le médecin traitant coeur du parcours de soinLes résultats de l'enquête montrent que les plus grandes difficultés ne se rencontrent pas dans les déserts médicaux. "Si le taux de refus est de 33 % dans les communes de moins de 3.000 habitants, et de 34 % dans les communes de plus de 100 000 personnes, il grimpe à 52 % dans les villes de 10.000 à 100.000 habitants !", souligne l'UFC-Que Choisir. Une situation inquiétante alors que le médecin traitant est au coeur du parcours de soin en France. "Ne pas avoir de médecin traitant expose les usagers à une forte pénalisation de leurs remboursements de soins ; encore faudrait-il qu'ils soient en mesure d'en choisir un !", note l'association de consommateurs qui dénonce "une liberté totale d'installation" des médecins sur le territoire. "L'association appelle ainsi les députés à adopter, la semaine prochaine, la proposition de loi contre la désertification médicale". Elle demande également à mettre fin à la pénalisation financière des usagers sans médecin traitant et la mise en place d'un système de désignation d'un médecin traitant pour chaque usager qui en fera la demande.
|
L'agresseur, âgé de 18 ans, a été placé en garde à vue.
|
Un jeune de 18 ans a été interpellé puis placé en détention à Mulhouse (Haut-Rhin) pour avoir agressé deux jeunes femmes au motif que l'une d'elles portait une jupe "trop courte". La scène s'est déroulée mercredi après-midi, alors que les deux amies, âgées de 18 ans, attendaient à une station de tramway dans le centre de Mulhouse, selon cette même source, confirmant une information de France Bleu Alsace. Selon les premiers éléments, le jeune homme a lancé à celle qui portait une jupe : "tu veux pas t'habiller plus court?". Le ton est alors monté et il a giflé, puis poussé la jeune femme qui est tombée au sol, selon cette même source. Il a ensuite saisi par le cou son amie qui avait cherché à s'interposer. Un témoin de la scène a prévenu la police, qui a rapidement interpellé l'agresseur présumé. Jamais condamné auparavant mais connu de la police, il a été placé en garde à vue, selon cette source policière.Dans ses premières déclarations, le jeune homme, qui était toujours en garde à vue jeudi, a indiqué avoir fait une remarque à la jeune femme, selon lui une "connaissance", et cette dernière l'aurait alors insulté et giflé. La jeune femme vêtue d'une jupe, qui s'est vu prescrire trois jours d'ITT, soutient au contraire ne pas connaître son agresseur et a déposé plainte. Cette agression intervient quelques jours après celle d'une étudiante strasbourgeoise, qui dit avoir été violemment agressée vendredi dans la capitale alsacienne par trois hommes car elle portait une jupe.Suite à cette agression, Marlène Schiappa, la ministre déléguée chargée de la citoyenneté, à l'origine en 2018 d'une loi contre le harcèlement de rue, a annoncé mercredi à Strasbourg le recrutement de 80 "intervenants sociaux" supplémentaires d'ici fin 2021 dans les commissariats et gendarmeries pour "renforcer l'accompagnement" des femmes victimes de "violences sexistes et sexuelles".
|
L'Anses avait pourtant demandé aux fabricants de réduire, voire de supprimer la présence de ces produits dans les tampons et les serviettes périodiques.
|
Des substances chimiques indésirables sont toujours présentes dans les protections intimes féminines -tampons et serviettes périodiques-, alors même que des recommandations officielles avaient été faites ces derniers mois, déplore jeudi 21 février le magazine 60 millions de consommateurs."Principal enseignement des nouvelles analyses: les contaminations par des résidus de molécules à risque persistent", écrit le magazine dans son numéro de mars, qui relève essentiellement la présence de résidus de glyphosate, un herbicide controversé, et de phtalates. Cette parution suit de quelques mois un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), motivé par une première enquête de 60 millions de consommateurs, qui avait fait grand bruit en 2016.Dans son rapport paru en juillet dernier, l'Anses avait relevé la présence de substances chimiques "en très faible concentration" dans les protections féminines, mais avait souligné que cela ne présentait pas de risque pour les utilisatrices. Pour autant, l'Anses avait recommandé par précaution aux fabricants "d'améliorer la qualité de ces produits afin d'éliminer ou de réduire au maximum la présence des substances chimiques"."Trois ans après nos premières révélations, '60' a souhaité vérifier dans quelles mesures les recommandations de l'Anses étaient suivies par les fabricants", indique le magazine. Selon lui, "la présence récurrente du glyphosate ou d'un de ses dérivés dans des produits de grandes marques (...) interpelle de nouveau". Cela concerne également des marques labellisées bio. "Autre résultat remarquable: la présence de phtalates que nous n'avions pas détectés auparavant", poursuit l'enquête en citant une substance appelée DEHP. "Suspecté par l'ECHA, l'Agence européenne officielle en charge des substances chimiques, de pouvoir altérer la fertilité (...), le DEHP fait partie des phtalates les plus préoccupants", selon le magazine. 60 millions de consommateurs déplore qu'"encore trop de marques restent floues sur les ingrédients utilisés dans leurs protections périodiques", en l'absence de réglementation contraignante."Les marques mises en cause ne sont pas forcément les mêmes mais le constat demeure. Les jeunes filles et les femmes qui portent des protections périodiques à usage unique peuvent être au contact de résidus pour le moins indésirables de manière chronique", conclut le magazine.Le 8 février, après une mise en cause similaire qui avait provoqué une alerte de l'Anses et une injonction du gouvernement, les fabricants de couches pour bébés se sont engagés à indiquer les composants sur leurs emballages.
|
Les métropoles font le plein, sauf Paris. Voilà le principal enseignement à tirer du dernier rapport de l'Insee, publié jeudi 27 décembre, sur l'évolution de la démographie française entre 2011 et 2016.
|
La population française poursuit sa progression. D'après un rapport de l'Insee dévoilé jeudi 27 décembre, la France (hors Mayotte) comptait 66.362.000 habitants au 1er janvier 2016. Cela représente une croissance démographique de 0,4% depuis 2011. Quasiment toutes les régions ont contribué à cet accroissement. Seules la Martinique, la Guadeloupe et la Bourgogne-Franche-Comté affichent un solde négatif.Dans la présentation de son étude nationale, l'Insee met en avant les fortes hausses de populations dans les "grandes aires urbaines". Il s'avère ainsi que les grandes métropoles régionales, de la façade atlantique, du Sud et de l'Auvergne-Rhône-Alpes, ont gagné des habitants.En revanche, Paris fait partie des 24 départements qui perdent de la population. Entre 2011 et 2016, la capitale voyait son nombre d'habitants chuter de 0,5% chaque année, ce qui correspond à environ 11.900 personnes en moins par an. Paris est donc passée de 2.249.975 habitants au 1er janvier 2011 à 2.190.327 habitants au 1er janvier 2016. Pour expliquer ces chiffres, l'Insee pointe un déficit migratoire (plus de départs que d'arrivées dans la ville) ainsi qu'une baisse de la natalité.Autant de phénomènes qui ne sont pas observés dans le reste de l'Île-de-France. D'ailleurs, elle demeure la région la plus peuplée avec 12.117.132 habitants (+0,4%). Suivent ensuite l'Auvergne-Rhône-Alpes (7.916.889) et les Hauts de France (6.006.870).
|
L'incident "miraculeux" s'est produit dans un hameau du nord de l'Italie, à la suite d'une panne chez un fabricant de vins.
|
Ca ne s'invente pas. L'eau s'est changée en vin pour plusieurs habitants du village de Castelvetro di Modena, dans la région italienne d'Emilie-Romagne, mercredi 4 mars. Cette "intervention divine" est en réalité due à un incident dans une usine vinicole à proximité, rapportent plusieurs médias nationaux dont La Repubblica. Les robinets du hameau de Settecani, dépendant de Castelvetro di Modena, se sont ainsi mis à cracher du Lambrusco, une célèbre boisson pétillante rouge de la région. Le fabricant de la boisson, Lambrusco Grasparossa, s'est expliqué sur sa page Facebook, évoquant une panne de valve du circuit de lavage sur la ligne d'embouteillage. Selon le quotidien national transalpin La Stampa, le vin s'est introduit dans les canalisations d'eau potable en raison d'une pression plus élevée que celle de l'eau.L'entreprise a assuré que l'incident "n'a pas entraîné de risques d'hygiène ou de santé". "La panne a déjà été résolue et il n'y a plus de problème au réseau en question, nous assurons qu'il s'agissait d'une perte de liquide alimentaire (vin) non nuisible pour l'organisme", a indiqué la commune.
|
Au terme d'une longue procédure, cette femme va pouvoir engranger les 12 millions d'euros promis grâce à un ticket gagnant trouvé par chance dans la rue selon Le Dauphiné Libéré.
|
C'est un petit miracle qui se concrétise enfin pour Mme Dos Santos. Selon Le Dauphiné Libéré, cette femme vient d'arriver au bout d'une longue procédure vieille de presque huit ans qui lui permet de toucher le jackpot. Elle s'apprête à engranger un total de 12 millions d'euros après avoir trouvé par hasard un ticket gagnant d'EuroMillions dans la rue. Une persévérance qui vaut le coût.C'est le 13 septembre 2011 que démarre cette aventure rocambolesque. Le tirage au sort annonce qu'une personne remporte officiellement 163 millions d'euros. Une heureuse récompense qui ne trouve pas de suite son propriétaire. Ce dernier a égaré dans la rue le précieux ticket. Alors dehors, la jeune femme tombe par hasard dessus et se précipite immédiatement vers le siège de la Française des jeux. Malheureusement pour elle, l'acheteur originel agit de la même manière. Il apporte d'ailleurs des preuves justifiant qu'il est le réel propriétaire du papier. Face à ce quiproquo, l'instance française décide de mettre les deux personnes face à leurs responsabilités. C'est à eux de trouver un accord voué à satisfaire les deux parties. Un mois après, Mme Dos Santos renonce à « revendiquer son droit au gain ». En échange, le réel gagnant accepte de lui verser 7,5% de la somme totale, soit 12 millions d'euros.Le Fisc s'en mêleAlors qu'elle pensait enfin pouvoir profiter de sa nouvelle fortune, la femme a dû faire face à un nouvel acteur déterminant dans ce dossier : le Fisc. Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin souhaitait appliquer l'impôt sur le revenu sur les 12 millions d'euros en question. Une demande rejetée par la cour administrative d'appel de Paris, saisie par la « gagnante ». Cette instance a jugé que « le profit en cause, s'il est isolé, n'est pas, par nature, susceptible de se renouveler. »Une ultime procédure qui renfloue encore un peu plus le compte de Mme Dos Santos. Le tribunal a condamné l'État à lui verser 2000 euros au titre des frais exposés.
|
Une carte de France des "petites phrases" d'Emmanuel Macron a été créée après la "sortie de route" du chef de l'Etat.
|
En visite au Vatican, mardi 26 juin, Emmanuel Macron a rencontré pour la première fois le pape François. Le chef de l'Etat en a profité pour lui présenter son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, précisant qu'il était breton, avant de lancer une plaisanterie à ce sujet : "Il y a des Bretons partout. Les Bretons, c'est la mafia française". Cette référence à la Bretagne n'a pas été lancée au hasard. Emmanuel Macron venait tout juste de rencontrer Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats, qui lui avait exprimé son admiration pour la Bretagne. Le secrétaire du Saint-Siège connaît déjà Jean-Yves Le Drian. Ce dernier, qui fut maire de Lorient pendant plus de 15 ans, a également indiqué au pape qu'il était "à l'école" avec son traducteur."On a tous ri", a pourtant assuré Jean-Yves Le Drian à Ouest-France. Mais la plaisanterie n'est pas au goût de tout le monde et n'a pas tardé à faire réagir."L'alcoolisme", "les fainéants" et "les femmes illétrées"D'autant plus que ce n'est pas la première fois que les remarques d'Emmanuel Macron font polémique. En janvier 2017, il avait parlé de "l'alcoolisme" qui "s'est installé dans le bassin minier" du Nord de la France, puis des "fainéants" qui appellent à manifester partout dans le pays contre la réforme de la loi Travail en septembre 2017, ou encore "ceux qui foutent le bordel" sur le site de GM&S en Corrèze en octobre 2017. Une accumulation de remarques épinglées par Lydia Guirous, la porte-parole des Républicains. Une carte recensant les "sorties" du chef de l'Etat a même été créée et relayée sur les réseaux sociaux, notamment par l'ancienne ministre et présidente d'honneur du Parti chrétien démocrate Christine Boutin. Mardi 26 juin, Emmanuel Macron et le chef de l'Église se sont entretenus pendant près d'une heure pour aborder de nombreux sujets, comme la laïcité, le dialogue interreligieux et surtout de la crise migratoire que connaît actuellement l'Europe.
|
A l'heure du déconfinement, nombreux sont ceux qui pratiquent une activité physique, que ce soit pour décompresser, perdre les grammes pris lors du confinement ou tout simplement se maintenir en forme. Une application permet de voir où se concentre les joggers et autres sportifs, comme le raconte franceinfo.
|
Certains ont découvert le plaisir de courir, d'autres se sont rendu compte que le sport était encore plus important pour eux lors de ces deux derniers mois de confinement. Alors pour tous ceux qui souhaitent poursuivre leurs efforts physiques tout en prenant le moins de risques possibles de contamination au Covid-19, il y a une solution. Celle-ci s'appelle Sunnto, et existe depuis 2011, comme le rappelle franceinfo. Il s'agit d'une application qui permet à la base de gérer sa pratique sportive à l'aide de plusieurs outils qui détaillent par exemple le nombre de pas journaliers, les calories que vous consommez ou encore la qualité de votre sommeil. Mais l'option qui nous intéresse particulièrement se nomme "carte de chaleur". Elle permet de connaître les endroits les plus fréquentés par les sportifs, en fonction de la discipline choisie (course à pied, vélo ou encore trail, il y en a 16 au total) et donc de les éviter. Le site Sortir à Paris explique la marche à suivre une fois l'application téléchargée. Il faut d'abord sélectionner son sport dans la liste des disciplines, puis rentrer sa localisation. Une carte apparaît alors avec "des routes en jaune et orange, qui désignent les axes les plus empruntés" par les utilisateurs de l'application. Il suffit alors de se concocter un parcours situé dans des espaces restés noirs ou blancs, qui correspondent aux lieux où vous rencontrerez peu de monde.Et pour ceux qui se demandent si la carte est fiable, franceinfo rappelle que 575.000 personnes utilisent l'application et donc rentrent leurs données de localisation, ce qui donne une bonne idée du nombre de personnes que vous pourrez croiser, ou non, sur le chemin de votre jogging.
|
"Nous avons pris en France les mesures les plus dures le plus tôt à nombre de cas comparables", a expliqué le chef de l'Etat.
|
Emmanuel Macron s'est défendu d'avoir ignoré les signaux d'Italie montrant la gravité de la crise sanitaire causée par le coronavirus dans une interview donnée vendredi soir aux journaux italiens le =1emCorriere de la Serra, La Stampa et La Repubblica. Interrogé sur un éventuel retard français sur les mesures de confinement au moment où la situation se dégradait en Italie, Emmanuel Macron a répondu : "Nous n'avons absolument pas ignoré ces signaux. J'ai abordé cette crise avec sérieux et gravité dès le début, lorsqu'elle s'est déclenchée en Chine". Notamment "parce que l'Italie nous a précédés dans cette crise", "nous avons pris en France les mesures les plus dures le plus tôt (...) à nombre de cas comparables", a-t-il soutenu, interrogé sur sa sortie au théâtre le 6 mars, 11 jours avant les mesures de confinement. "J'ai suivi à chaque étape trois principes essentiels : fonder nos décisions sur des avis scientifiques, s'adapter à l'évolution de la crise, prendre des mesures proportionnées", a expliqué le président.Vendredi, au 10e jour de confinement en France, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé le renouvellement de cette mesure jusqu'au 15 avril. Le pays compte désormais 1.995 décès dus au nouveau coronavirus depuis le début de l'épidémie, dont près de 300 survenus en 24 heures, selon le bilan officiel communiqué vendredi soir.
|
Alors que le rapport sur la fiscalité locale a été remis au gouvernement ce mercredi, l'exécutif n'a pas tardé à réagir en confirmant la suppression de la taxe d'habitation "au plus tard d'ici 2021".
|
Emmanuel Macron l'avait annoncé à l'automne dernier. La suppression complète de la taxe d'habitation "interviendra au plus tard d'ici à 2021" et ne remettra pas en cause les objectifs de déficit public du gouvernement, a annoncé mercredi en fin d'après-midi Matignon. La disparition totale de cet impôt, deuxième étape d'une réforme qui prévoit de supprimer dans un premier temps cet impôt pour les 80% de ménages les moins aisés, avait été annoncée par le gouvernement "à partir de 2020", mais sans calendrier précis jusqu'à présent. Elle sera effective "au plus tard d'ici 2021", a annoncé dans un communiqué mercredi Matignon, à l'occasion de la remise d'un rapport sur la refonte de la fiscalité locale par le sénateur LREM Alain Richard et le préfet Dominique Bur.Une suppression totale en 2020 ou étalée sur deux ansInterrogé sur le calendrier exact prévu pour cette réforme, l'entourage du Premier ministre a précisé que deux possibilités étaient à l'étude : une suppression totale de cet impôt "dès 2020" ou une suppression "étalée sur 2020 et 2021". Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait promis de supprimer la taxe d'habitation pour les 80% des ménages les moins aisés à raison de trois tranches successives entre 2018 et 2020, et pour un coût total évalué à un peu moins de dix milliards d'euros.Mais la facture s'est depuis alourdie, le chef de l'Etat ayant décidé d'étendre la mesure aux 20% de contribuables les plus aisés, pour éviter de voir sa réforme retoquée par le Conseil constitutionnel, attaché au principe d'"égalité des Français devant l'impôt". Selon Bercy, 8,5 milliards supplémentaires doivent ainsi être trouvés, portant à environ 18 milliards d'euros le coût global de la mesure. En tenant compte de la dynamique de cette taxe, la perte de recettes atteindra 24,6 milliards d'euros en 2020, estiment de leur côté Dominique Bur et Alain Richard.Les objectifs de déficit public du gouvernement ne sont pas remis en causeLe gouvernement s'est engagé à ne pas compenser ce geste fiscal par la création d'un nouvel impôt ou par une hausse d'impôt, disant vouloir éviter tout "tour de passe-passe" fiscal. D'après Matignon, les objectifs de déficit public - publiés en avril par le gouvernement - ne sont malgré tout pas remis en cause. "On exclut toute remise en cause de la trajectoire de finances publiques", a assuré l'entourage du Premier ministre, assurant que le manque à gagner serait compensé par des économies budgétaires. Dans son programme de stabilité budgétaire, texte de programmation économique pluriannuelle adressé à la Commission européenne, le gouvernement a prévu un déficit public de 2,3% en 2018, 2,4% en 2019, 0,9% en 2020 et 0,3% en 2021, avant un retour à l'équilibre budgétaire en 2022 (+0,3%).
|
Sur les réseaux sociaux, de nombreuses femmes ont relayé des agressions subies dimanche soir, après la victoire des Bleus.
|
La fête n'a pas eu la même saveur pour tout le monde. Au milieu de la foule, sur les Champs-Élysées ou dans les rues de France, la joie de certains supporters a parfois dérapé. Sur Internet, des dizaines de femmes racontent avoir subi des attouchements en tout genre : mains aux fesses, sur le sexe et ailleurs. Certaines ont été embrassées sous la contrainte. "On va uniquement garder le positif de cette journée, en oubliant le gars qui a essayé de m'embrasser de force", déclare l'une d'entre elles. Sur Twitter, un compte s'est fait le relais de tous ces témoignages. "Je vous laisse observer la soirée horrible que la délicatesse masculine a fait passer à beaucoup trop de femmes hier soir", écrit "Kateya" en préambule, avant de retweeter le récit de dizaines de femmes. Toutes racontent le même scénario, à peu de choses près : des baisers forcés et des attouchements. "Hier, juste après la victoire de la France, je me suis fait agresser par un supporteur dans la rue. Il m'a embrassée de force mettant sa langue dans ma bouche alors que je le repoussais violemment, me touchait les seins et a touché mon entrejambe pendant que je me débattais en pleurant", explique l'une d'elles. Les récits font état d'agressions à Paris comme ailleurs dans le pays, dans la rue ou au sein des fan zones. Dimanche, les forces de l'ordre ont placé près de 300 personnes en garde à vue dans tout l'Hexagone, principalement pour des violences et des dégradations sur la voie publique. À Paris, 102 personnes ont été interpellées, notamment après le saccage de boutiques sur l'avenue des Champs-Élysées.
|
Pièce d'identité et attestation des 100 km
|
Si les déplacements sont libres à l'intérieur de son département ou dans un rayon de 100 km autour de chez soi, il faut toujours avoir sur soi une pièce d'identité et éventuellement un justificatif de domicile. Pour aller plus loin, une attestation pour motif impérieux, familial ou professionnel sera obligatoire quand la loi d'état d'urgence sanitaire sera promulguée --c'est-à-dire a priori à partir de mardi.Port du masque et respect des distancesLe port du masque est désormais obligatoire à partir de 11 ans dans les transports publics, y compris dans les stations. Les contrevenants risquent une amende de 135 euros.Des distributions massives de masques sont prévues dans les premiers jours. On devrait également pouvoir s'en procurer dans les boutiques et distributeurs des gares et stations.Il est parallèlement conseillé d'emmener avec soi un petit flacon de gel hydroalcoolique.Il va aussi falloir tenir ses distances, et se tenir à un mètre au moins des autres passagers, ce qui dans la pratique condamne un siège sur deux. Les opérateurs de transport ont collé des millions de stickers ces derniers jours pour guider les voyageurs. Pas d'achats de billets à bordIl n'est plus possible d'acheter son billet à bord d'un bus. Les différents opérateurs privilégient les méthodes de paiement sans contact, les tickets par SMS ou le rechargement des cartes d'abonnement par smartphone (quand c'est possible).Capacité réduite, stations ferméesLe respect des règles de distanciation réduit la capacité des transports en commun d'environ 80%. D'où une très forte incitation au télétravail et à l'étalement des horaires.Le gouvernement a prévenu que certaines stations, voire des lignes entières, pourraient être fermées en cas de trop grande affluence.A Paris, la RATP a d'ores et déjà fermé 60 stations de métro, dont certaines correspondances importantes: Barbès-Rochecouart, La Motte Picquet-Grenelle, Opéra, Place de Clichy, République...Métros, RER et trains de banlieue d'Ile-de-France ne circulent que de 06H00 à 22H00.Attestation pour les heures de pointe en Ile-de-FrancePour limiter l'affluence, les transports publics d'Ile-de-France ne seront accessibles de 06H30 à 09H30 et de 16H00 à 19H00 en semaine qu'aux travailleurs munis d'une attestation de leur employeur. Ceux qui n'en n'ont pas risquent une amende de 135 euros à partir de mercredi.Les personnes ayant une raison impérieuse de se déplacer aux heures de pointe --activités non salariées, scolaires, raisons médicales, convocations judiciaires, etc.-- devront remplir une auto-attestation.Ces dispositions entreront en vigueur quand la loi d'urgence sanitaire sera promulguée."Coupons" dans certains TERDans les régions Bourgogne-Franche Comté, Centre-Val de Loire, Hauts de France, Normandie et Occitanie, un "coupon", gratuit, est obligatoire pour l'accès à certains trains. Ce coupon électronique est disponible dans les trois jours précédant le jour du voyage sur l'appli SNCF et sur le site TER de la région concernée. Le train sera considéré comme complet quand tous les coupons auront été distribués.Attention: les coupons ne seront pas distribués en gare.Réservations restreintes et attestations pour les grandes lignesDans les TGV et Intercités, la SNCF ne vend pas plus d'un siège sur deux pour respecter les règles de distanciation, et la réservation est plus que jamais obligatoire.Une attestation pour motif impérieux, familial ou professionnel est obligatoire pour faire plus de 100 km, sauf si l'on ne quitte pas son département.Vélos, trottinettes et covoiturageLes pouvoirs publics veulent favoriser le vélo pour les déplacements de proximité, grâce notamment à de nouvelles pistes cyclables dessinées pour le déconfinement. Une prime de 50 euros doit aider à remettre les bicyclettes en état. Les services de vélos et trottinettes en libre-service vont parallèlement reprendre leur activité.Le covoiturage peut aussi être une bonne solution, mais il est limité à un seul passager (assis à l'arrière à droite), le port du masque étant obligatoire pour tous à bord. Mais le gouvernement recommande que les véhicules soient désinfectés avant chaque trajet, ce qui pourrait limiter son succès.
|
Une fusillade a éclaté dans le centre-ville de Strasbourg (Bas-Rhin) ce mardi soir, faisant au moins quatre morts et de nombreux blessés.
|
Une fusillade a éclaté rue des Orfèvres, à proximité du marché de Noël de Strasbourg, ce mardi vers 20 heures. Le préfet de la région Grand-Est et du Bas-Rhin a confirmé qu'un "événement était en cours", et a demandé de ne pas relayer de fausses informations. Pour l'heure, le bilan fait état de 4 morts au moins, de sept blessés graves et quatre blessés légers. Le tireur, fiché S, est toujours activement recherché. La préfecture demande aux habitants du secteur Neudorf et parc de l'Etoile de rester confinés. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, et le plan blanc a été déclenché dans les hôpitaux de Strasbourg.Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est attendu sur place dans les prochaines heures. Une cellule d'information a été ouverte au 0 811 000 667.Le ministère de l'Intérieur évoque un "événement grave de sécurité publique".Sur son compte Twitter, le ministre de la Transition écologique, François de Rugy a apporté son soutien aux Strasbourgeois et aux forces de l'ordre.
|
L'évacuation de la "zone à défendre" (ZAD) du site de Notre-Dame-des-Landes a débuté aux aurores lundi 9 avril. Invité de RTL ce jour-là, Manuel Valls a rappelé qu'il était favorable à "l'expulsion des zadistes les plus radicaux" qui occupent la zone.
|
Et d'ajouter : "On doit mettre le paquet (...) pour rétablir l'État de droit" sur la zone de Loire-Atlantique.L'ancien Premier ministre, qui soutenait becs et ongles le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, abandonné par le gouvernement à la fin du mois de janvier, se félicite de l'intervention des forces de l'ordre ce lundi 9 avril. "Il s'agit de mettre fin à une occupation et d'expulser des occupants parmi les plus radicaux", a défendu Manuel Valls au micro de RTL, reconnaissant que l'opération aurait été "beaucoup plus difficile, plus dangereuse, si le projet (de nouvel aéroport, ndlr) avait été maintenu". Environ 2.500 gendarmes ont été déployés sur la zone au cours de la nuit du dimanche au lundi 9 avril. Des échauffourées ont éclaté entre les occupants et les forces de l'ordre à l'aube. "C'est une opération difficile, délicate, et je veux dire ce matin mon soutien aux forces de l'ordre. (...) On a pas d'autre choix que de mettre le paquet", a poursuivi l'ex-socialiste.
|
Aux confins sud-ouest de la Centrafrique, le coronavirus est encore une réalité lointaine. "Les génies de la forêt nous protègent !" rigole Marc, un pygmée à la barbe blanche, étonné qu'on lui refuse une poignée de main potentiellement contagieuse.
|
Et à qui s'en remettre, sinon aux génies, dans un pays aux infrastructures de santé quasiment inexistantes, alors que l'immense majorité des pygmées sont, de toute façon, trop pauvres pour consulter un médecin ? Pour l'heure, le virus n'a pas encore atteint la réserve protégée de Dzanga Sangha, un sanctuaire relié au reste du monde par une piste étroite, inaccessible à la première pluie. Cet isolement constitue aujourd'hui la meilleure défense pour les pygmées bayaka, parias dans un pays déjà classé parmi les plus pauvres au monde.Alors que l'épidémie s'accélère en Centrafrique avec, officiellement, plus de 1.000 cas détectés mais quatre décès seulement début juin, les Bayaka de Dzanga Sangha iront passer leur confinement en forêt pour éviter la contagion."On leur a demandé de partir vivre dans leurs campements de chasse pour trois mois", explique Luis Arranz, en charge du parc national pour le Fonds mondial pour la nature (WWF). "Chaque semaine, on va déposer le manioc, les médicaments. Il faut qu'ils restent isolés. C'est notre seule solution", ajoute le responsable de l'ONG internationale.- Plus vulnérables -Car le mode de vie de ces populations semi-nomades, potentiellement vulnérables aux maladies inconnues dans ces contrées, fait craindre le pire en cas de contagion."Les gens continuent à partager la cigarette, le café et une hutte pour cinq ou dix personnes", s'inquiète Yvon Martial Amolet, représentant de l'ONG Maison de l'Enfant et de la Femme pygmées, basée à Bayanga, la principale bourgade des environs. Selon ce juriste natif de la région, l'espérance de vie des pygmées bayaka se situe aux alentours de 35 ans pour les hommes et 38 pour les femmes."Le taux de mortalité infantile est très élevé chez les Bayaka. Ceux qui survivent sont susceptibles de mieux résister à un virus, mais nous n'avons aucune donnée sur une éventuelle vulnérabilité ou immunité naturelle à des maladies importées", souligne le docteur Emilia Bylicka, qui a passé quatre années à soigner les pygmées dans le sud-ouest du pays. "Le problème, c'est qu'ils abandonnent très rapidement les traitements. Il est impossible de leur faire prendre un médicament plus de quelques jours", s'inquiète-t-elle. "Les pygmées font confiance aux remèdes traditionnels" rappelle Yvon Amolet. "Au début, explique-t-il, ils disaient que le coronavirus était une +maladie de Blancs+. Puis ils ont dit que la maladie était venue punir les bilo".- Esclaves modernes - Les "bilo", en langue bayaka, sont ces populations bantoues qui vivent aux côtés des pygmées et les exploitent d'une façon qui s'apparente souvent à de l'esclavage moderne.Dans les villages des environs de Bayanga, les maisons de terre qui bordent la route appartiennent aux bilos. Les pygmées, eux, occupent souvent de minuscules huttes de branchages dans les arrière-cours de leurs employeurs.Car la forêt, qui dresse ses arbres géants tout autour, ne suffit plus à assurer la subsistance des Bayaka. "Les bilos donnent un peu de sel ou une cigarette, pour une journée de travail aux champs ou dans la brousse", fustige Didier, un chef bayaka qui, comme Marc, refuse de livrer son vrai prénom. Les violences et les agressions sexuelles sont monnaie courante. "Tout Bayaka a ces problèmes !" déplore un autre ancien.Certains "bilos" n'ont d'ailleurs pas hésité à propager de folles rumeurs pour éviter le départ de leurs employés. "Ils ont dit aux Bayaka que si on les amenait en forêt, on allait les tuer", assure Yvon Amolet. "Ce sont des gens qui vivent aux crochets des communautés pygmées et, si on éloigne ces dernières, ça devient difficile pour eux".Gendarmes, sous-préfet, maire, pasteurs... toute la population a ainsi été associée à la sensibilisation afin de convaincre les pygmées de se réfugier loin des agglomérations. "Une fois en forêt, les pygmées viendront quand même vendre leurs produits, mais avec un relais communautaire pour éviter les contacts directs. L'idée, c'est qu'ils ne viennent pas au marché", détaille Yvon Amolet.- Braconniers violents -Certains Bayaka sédentarisés, qui ne savent plus vivre en forêt, ont été les plus difficiles à convaincre. Mais la ration assurée par les autorités du parc, supérieure à la valeur de leur salaire moyen quand ils travaillent pour les villageois, les a finalement décidés à partir.D'autres difficultés sont pourtant à prévoir, selon Yvon Amolet: "Quand les Bayaka vont en forêt, c'est à ce moment que les gens profitent pour leur proposer des braconnages. Certains braconniers peuvent commettre des violences contre eux", s'inquiète le juriste.D'autant que la chasse illégale pourrait s'intensifier en cas d'aggravation de l'épidémie, selon Luis Arranz, qui doit déjà assurer la préservation du parc avec des moyens réduits. "Pour l'instant, la situation n'a pas changé. Mais si le virus arrive, le braconnage va augmenter, ils vont en profiter", lâche-t-il.
|
SOCIÉTÉ. Selon Franceinfo, le service militaire obligatoire d'un mois promis par Emmanuel Macron durant sa campagne pourrait prendre la forme d'un "parcours citoyen" obligatoire d'une semaine par an.
|
C'était l'une des promesse du candidat Emmanuel Macron : rétablir un "service national" obligatoire d'une durée d'un mois. Une mesure chiffrée à l'époque à 2 ou 3 milliards d'euros par an "en régime de croisière". Le 14 juillet dernier, le chef de l'État avait annoncé la création d'une commission dédiée à ce sujet et la secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, affirmait fin septembre qu'il pourrait être expérimenté en 2019. Mais ce nouveau service militaire obligatoire pourrait bien prendre une forme radicalement différente, avance jeudi 4 janvier Franceinfo. Il pourrait devenir un "parcours citoyen" obligatoire d'une semaine par an et s'adresserait non pas aux jeunes de 18 ans mais à tous les élèves de 10 à 16 ans. Cette piste, une parmi d'autres, étudiée par les députés en charge d'établir un rapport, rendu public fin janvier, serait bien moins coûteuse que la promesse de campagne du président.TROIS ÉTAPESCe "parcours citoyen" serait encadré par des enseignants et des volontaires du service civique et se déroulerait en trois étapes, précise la station. Ce service national serait donc porté essentiellement par l'Éducation nationale et non plus par le ministère des Armées. Première étape : chaque année au collège, une semaine serait consacrée à la défense et à la sécurité, mais aussi aux gestes qui sauvent, aux droits et devoirs, ou à la mémoire. Les élèves pourraient également profiter de ces semaines pour faire des bilans de santé, ou des bilans sur l'illettrisme. Deuxième étape : en seconde, les élèves serait plongés en immersion pendant une semaine dans des associations qui, par exemple, viennent en aide aux personnes âgées ou aux sans-abri, afin de "favoriser la mixité sociale et les valeurs fraternelles."Troisième et dernière étape : la délivrance d'un passeport citoyen en fin de seconde qui pourrait permettre à chaque jeune de prolonger son engagement sous le drapeau s'il le souhaite. Ce papier permettrait également de bénéficier de certains avantages, comme la baisse du coût pour passer le permis de conduire.Une piste qui fait déjà grincer des dents du côté de l'Éducation nationale, selon Franceinfo. Les enseignants s'inquiètent notamment du manque de moyens et de difficultés dans les établissements scolaires. Les députés assurent ne pas vouloir les surcharger, notamment les professeurs d'histoire-géographie et d'éducation civique. Il s'agirait de confier ces semaines de "parcours citoyens" à des volontaires, par exemple ceux du service civique.
|
- Cinq mois après la mort de son mari, Céline Dion débute ce lundi une tournée européenne avec deux concerts en Belgique, suivis d'une dizaine de dates à Paris. Pour la première fois, elle chantera en public "Encore un soir", la chanson hommage à René Angelil.
|
-Le deuil de Céline Dion passe décidément par la scène. De retour à Las Vegas six semaines après la disparition de son mari René Angélil, mort le 14 janvier dernier à 73 ans d'un cancer de la gorge, disant ainsi respecter ses vœux, la chanteuse aux 220 millions d'albums vendus dans le monde s'exporte désormais en Europe. La star donne le coup d'envoi ce lundi 20 juin de sa tournée sur le Vieux Continent avec deux concerts à Anvers, en Belgique. Suivront neuf dates à l'AccorHotels Arena de Paris (du 24 juin au 9 juillet). L'occasion de se confier à Ruth Elkrief, sur BFMTV, sur ses sentiments à propos de son retour sur la scène parisienne après trois ans d'absence."C'est sûr qu'émotionnellement ça ne va pas être facile pour moi quand le spectacle va commencer et de chanter 'Encore un soir' (le titre composé par Jean-Jacques Goldman en hommage à son mari ndlr). Mais à la fois je sens le besoin d'être ici, j'en ai envie surtout. Je ne suis pas ici peinée ou mal à l'aise. Je sens que je dois être ici pour René", a-t-elle expliqué. "J'ai toujours eu un énorme respect pour mes fans. Je crois et je veux croire qu'on a une belle relation ensemble. Ils m'ont laissée chanter pour eux et je pense qu'ils vont chanter pour moi" , a-t-elle indiqué, alors que les retrouvailles s'annoncent émouvantes.Le mois dernier, la chanteuse québécoise avait déjà suscité une vive émotion auprès du public des Billboard Awards, à Las Vegas. Venue pour recevoir le Billboard Icon Award, pour l'ensemble de sa carrière, elle avait notamment entonné "Show Must Go On" de Queen, pour saluer la mémoire de son mari. René Angélil "va continuer à me protéger de là-haut", avait-elle lancé, le visage tordu par la tristesse et inondé par les larmes, après avoir reçu sa récompense des mains de son fils aîné, René-Charles.
|
Au Mexique, des vibrations similaires ont été enregistrées, dimanche 17 juin, lors du but des Mexicains face aux Allemands, pendant la phase de poules de la Coupe du monde.
|
Ils nous ont fait vibrer. Lors de la finale de la Coupe du monde, France-Croatie (4-2), dimanche 15 juillet, au moment des buts et à la fin du match, le réseau sismologique et géodésique français (Resif) a enregistré des vibrations sur le sol français. À chacun des quatre buts, mais aussi au coup de sifflet final, 70 des 100 stations sismologiques françaises ont enregistré un pic net de vibrations du sol. Jérôme Vergne, sismologue et chercheur à l'École et observatoire des sciences de la Terre (EOST) à Strasbourg (Bas-Rhin), a publié sur son compte Twitter les différentes variations détectées pendant le match final et après le sacre de l'équipe de France, au moment des célébrations.Les mouvements de foule à l'origine des vibrationsLe chercheur, contacté par Franceinfo, a expliqué que le graphique comparait les vibrations sismiques au moment de la finale de la Coupe du monde, dimanche 15 juillet, avec celles enregistrées une semaine plus tôt à la même horaire."A chaque but de l'équipe de France et au moment où ils lèvent la coupe, nous voyons des pics d'énergie sismique très probablement liés aux mouvements de foule", a expliqué le sismologue à Franceinfo. Au moment des buts, le niveau de bruit sismique a été environ 20 % supérieur à celui enregistré le dimanche d'avant, précise le chercheur. Au coup de sifflet final, ce même niveau a augmenté de 40 % par rapport au bruit sismique moyen enregistré tout au long de la finale. "Pour un événement sportif, ça ne s'était jamais vu jusqu'ici"A l'inverse, le graphique montre une baisse du bruit sismique en France pendant le match, en dehors des buts : "En terme d'énergie sismique, nous sommes à 20 % en dessous du niveau observé une semaine plus tôt. Cela est dû à une baisse de l'activité humaine pendant la finale. Je pense que c'est essentiellement lié au fait qu'il y avait moins de circulation sur les routes à ce moment-là", selon le chercheur. De fortes vibrations avaient également été enregistrées au Mexique, dimanche 17 juin, lors du but des Mexicains face aux Allemands. En France, si des vibrations similaires avaient été notées en 2007 à Paris, lors de la finale du championnat de France de rugby entre l'ASM Clermont et le Stade français, c'est la première fois que des vibrations sont enregistrées sur tout le territoire : "on a observé ce phénomène sur l'ensemble du territoire" français. Des pics de vibration ont même été recensés dans des stations sismologiques éloignées des centres urbains. Pour un événement sportif, ça ne s'était jamais vu jusqu'ici", a conclu le sismologue au micro de la radio.
|
La Cour européenne des droits de l'Homme avait validé le 30 avril la décision d'arrêt des soins du Conseil d'État.
|
La CEDH a rejeté lundi après-midi la requête des parents de Vincent Lambert faute d'"élément nouveau". L'interruption des soins prodigués à leur fils a débuté lundi 20 mai au CHU de Reims (Marine). Ses parents, qui y sont opposés, ont saisi lundi le Conseil d'Etat, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) et la Cour d'appel de Paris pour demander le maintien des soins, ont annoncé à l'AFP la CEDH, le Conseil d'Etat et leur avocat. Saisissant la CEDH selon une procédure d'urgence, les parents de cet homme de 42 ans, tétraplégique depuis dix ans, et deux autres membres de sa famille avaient fait valoir que le Comité des droits des personnes handicapées de l'ONU (HCDH) a souhaité que la France suspende toute décision en attendant qu'il examine le dossier sur le fond, a précisé la CEDH. Attendus lundi à 17 heures devant la Cour d'appel de Paris Ils invoquent notamment le "droit à la vie" et l'interdiction des "traitements inhumains ou dégradants", garantis par la Convention européenne des droits de l'Homme, selon la cour. Celle-ci "rendra sa décision dans des délais aussi rapides que possibles", a assuré la CEDH, qui avait déjà validé le 30 avril une décision d'arrêt des soins prise par le Conseil d'État.Les parents de Vincent Lambert ont déposé parallèlement un recours devant le Conseil d'Etat "ce (lundi) matin", après le rejet par le tribunal administratif de Paris de leur requête en référé le 15 mai, a indiqué le Conseil. "Nous avons obtenu de plaider en urgence ce lundi à 17h à la Cour d'appel de Paris à qui nous demandons le respect des mesures provisoires réclamées par l'ONU", a indiqué par ailleurs Me Jérôme Triomphe, avocat des parents, dans un communiqué.Pour un transfert dans un établissement spécialisé Les parents ainsi qu'un demi-frère et une sœur de Vincent Lambert, également hostiles à l'arrêt des soins, s'opposent à son épouse Rachel - sa tutrice légale depuis 2016 -, son neveu François et cinq frères et sœurs du patient qui dénoncent un acharnement thérapeutique. L'interruption des soins de Vincent Lambert a débuté lundi matin mais ses parents entendent empêcher les médecins de conduire ce processus jusqu'à son terme. Ils le considèrent comme une personne handicapée devant être transférée dans un établissement spécialisé.
|
La colère monte chez les pharmaciens et les professionnels de santé, face aux stocks de masques commercialisés par la grande distribution à partir de lundi.
|
Les acteurs de la grande distribution vont pouvoir vendre des masques chirurgicaux à partir du 4 mai, au prix plafond de 95 centimes l'unité. Cette décision fait jaser, en raison des restrictions toujours imposées chez les pharmaciens et professionnels de santé, qui peinent à s'en procurer. "Ce que je constate, c'est qu'il y a toujours un problème pour avoir des masques", a commenté samedi 2 mai Philippe Martinez sur Europe 1, estimant qu'il "y a beaucoup de débats et de contradictions dans la parole officielle. Les Ordres des professions de santé se sont offusqués dans un texte cinglant du nombre "sidérant" de masques annoncés à la vente par la grande distribution qui a affirmé ne pas avoir de "stocks cachés" et que les commandes n'allaient être livrées que "très progressivement"."Ce devrait être à l'Etat de réguler tout ça!", estime le secrétaire général de la CGT. "On a l'impression qu'il y a des filières pour trouver les masques, c'est presque du marché noir", ajoute t-il encore, faisant valoir qu'il "y a besoin d'un traitement égalitaire des citoyens dans ce pays". "Ceux qui n'ont pas les moyens d'en acheter ou y compris les petits employeurs qui vont avoir des difficultés. Dans les grands groupes, ça pose moins de problème. Il y a nécessité que l'Etat reprenne la main sur cette question des masques".La veille, Jean-Luc Mélenchon s'est dit "écoeuré" face au nombre de masques annoncés à la vente par la grande distribution. "Je suis écoeuré quand je découvre qu'il y a un commerce de masques et que certains pouvaient s'approvisionner". "Donc j'avais raison de demander la réquisition de toute l'industrie textile pour que chaque personne ait accès gratuitement à un masque", a-t-il revendiqué.
|
Le Parisien raconte la belle initiative de l'EHPAD Cécile-Bousquet à Bessières (Haute-Garonne). Le personnel de l'établissement va reproduire lui-même les étapes de la course mythique pour satisfaire ses résidents fans de cyclisme.
|
Le Tour de France s'invite directement chez eux. Initialement reportée au 29 août en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19, la fameuse course est pourtant déjà revisitée depuis lundi 15 juin à l'EHPAD Cécile-Bousquet à Bessières en Haute-Garonne. Selon les informations du Parisien, ce sont les membres du personnel de l'établissement qui vont devoir pédaler cette fois. « Le Tour de France est un moment important pour nos résidents passionnés de cyclisme alors nous avons imaginé pendant le confinement ce projet de parcourir les 3500 kilomètres de course, comme les coureurs, avec chaque jour des étapes de 50 à 100 kilomètres à effectuer », explique la directrice Allia Pillon. C'est d'ailleurs elle qui a ouvert la course en pédalant la première. Une manière de faire plaisir aux 78 résidents de l'EHPAD, âgés de 62 à 102 ans, qui avaient l'habitude de voir leurs journées rythmées par les exploits des coureurs à cette période de l'année.Un véritable dispositif déployé Pour parvenir à effectuer les 3500 kilomètres de course, l'EHPAD fait appel à absolument toutes les personnes souhaitant apporter leur pierre à l'édifice. « Il y aura des distances parcourues sur les vélos d'appartement par les animateurs et les résidents volontaires mais nous voulons aussi impliquer les familles qui peuvent effectuer des balades à vélo pour comptabiliser les kilomètres », précise Allia Pillon au Parisien.Tout a été pensé pour combler de bonheur les résidents. Le Tour de France est connu pour être plus qu'une course de vélo : c'est souvent un moyen de valoriser le patrimoine français, au travers des territoires visités. Chaque étape parcourue par les coureurs de l'EHPAD est illustrée par un reportage vidéo sur les endroits visités et les spécialités culinaires locales.Toute l'ambiance conviviale a été recrée de toutes pièces. En attendant la réponse positive de sponsors avec qui ils sont actuellement en négociation, les employés ont offert des sac à dos Cofidis. Une voiture caravane a même été décorée aux couleurs d'une célèbre marque de charcuterie.
|
Au début du match du PSG et après la défaite dimanche soir en Ligue des champions, des échanges tendus avec les forces de l'ordre se sont tenus aux abords du Parc des Princes et sur les Champs-Elysées. À Paris, plus de 400 verbalisations pour non-port du masque, des bars évacués et près de 150 interpellations.
|
La soirée s'annonçait tendue et l'a été. Que ce soit sur la pelouse, entre le PSG et le Bayern Munich, mais aussi à Paris, sur les Champs-Élysées, tout comme aux abords du Parc des Princes. Dans la capitale, les 3 000 membres des forces de l'ordre mobilisées pour la finale de la Ligue des champions ont eu fort à faire. Un bar situé près des Champs-Elysées notamment, où plus de 200 personnes s'entassaient, a été évacué. Les clients qui ne portaient pas de masque ont été verbalisés. En début du match, des incidents ont éclaté aux abords du Parc des Princes avec les forces de l'ordre, car des supporters voulaient rentrer dans le stade. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a dénoncé des "débordements inadmissibles". Après la défaite 1-0, la tension est montée d'un cran, surtout sur les Champs-Elysées, où des voitures ont brûlé. Des parasols et des poubelles ont aussi été détruits par les flammes. Les gaz lacrymogènes ont commencé à disperser les supporters déçus vers 23h20, selon France Bleu. Une bijouterie a même été pillée, d'après des témoins. Les gaz lacrymogènes ont fusé également autour du Parc des Princes et se sont mêlés aux pétards des fans du club de la capitale. Des heurts ont aussi eu lieu au Trocadéro. La préfecture de police de Paris a indiqué dans un tweet lundi matin "404 amendes pour non-port du masque et 148 interpellations pour violences, dégradations ou jets de projectiles". Pour rappel, coronavirus oblige, à l'occasion de la finale de la Ligue des champions, le périmètre d'obligation de port du masque a été étendu pour la soirée du dimanche 23 août. "À l'intérieur de la zone pour laquelle il y a un arrêté de port du masque obligatoire, les personnes auront systématiquement le masque et si ce n'est pas le cas, elles seront verbalisées", avait insisté Camille Chaize, porte-parole du ministère de l'Intérieur, dimanche matin sur franceinfo.
|
Plusieurs bassins de production de coquillages sont à l'arrêt dans le Morbihan, l'Ille-et-Vilaine et la Baie du Mont-Saint-Michel. Des rappels de produits ont également été réalisés.
|
L'épidémie de gastro-entérite a atteint les huîtres. Ainsi, les coquillages en provenance de la zone de la baie du Mont-Saint-Michel, de la zone conchylicole d'Hirel (Ille-et-Vilaine) et de sept zones du Morbihan sont interdits de pêche, de ramassage, d'expédition et de commercialisation jusqu'à nouvel ordre par arrêté préfectoral, en raison de la détection du "norovirus", cause la plus courante de gastro-entérite. En Ille-et-Vilaine, l'arrêté a été pris le 3 janvier. Dans le Morbihan, la préfecture a pris quatre arrêtés dans sept zones entre le 18 décembre et le 2 janvier, faisant état de "cas humains groupés" de maladie après la consommation d'huîtres. Interrogé par l'AFP, le Comité régional de conchyliculture (CRC) de Bretagne Sud dénonce la pollution de rejets côtiers et estime à 150 le nombre d'entreprises ostréicoles concernées dans le Morbihan, sur un total de 330. "Nous avons depuis Noël un phénomène de gastro-entérite, mais les rejets ne sont pas toujours bien traités par les stations d'épuration et le virus se retrouve en milieu maritime, ce d'autant plus avec les pluies que nous avons eues", explique Philippe Le Gal, président du CRC, qui demande au préfet et à l'État d'enquêter sur l'origine de cette contamination, notamment sur les systèmes d'assainissement. Dans une pétition lancée le 1er janvier, l'Alliance ostréicole du Morbihan réclame une "indemnisation substantielle de tous les ostréiculteurs". Ils mettent en cause l'État, accusé d'être "incapable de protéger le littoral", et les collectivités du Morbihan, dont "les élus se gargarisent d'accueillir toujours plus d'habitants et de touristes", "signent des permis de construire à tour de bras" et "oublient de veiller à la gestion des rejets humains et de l'assainissement".Interrogé par l'AFP, le préfet du Morbihan Patrice Faure estime qu'il s'agit d'une crise passagère et peu fréquente liée à une conjonctions de plusieurs facteurs, à savoir l'épidémie de gastro-entérite favorisée par les températures basses et de fortes pluies qui ont duré, "avec des eaux de ruissellement qui ont alimenté les stations d'épuration et les systèmes d'assainissement non collectifs, occasionnant parfois des débordements dans les rivières".Une rencontre est prévue au ministère de l'Agriculture, a ajouté M. Faure, qui table néanmoins sur "un retour rapide de la qualité des huîtres". Il s'agit notamment d'étudier la question de l'accélération de la recherche pour trouver un processus de décontamination rapide des huîtres, et d'étudier les possibilités d'indemnisation. Un inventaire de l'ensemble des systèmes d'épuration du département, collectifs ou non, est également prévu pour revoir la priorité des travaux à effectuer en urgence : mise en place de zones tampon avant traitement, redimensionnement des stations d'épuration, etc. Un stockage des coquillages est également à l'étude pour permettre aux ostréiculteurs concernés par le norovirus de poursuivre leur activité en cas de crise.
|
JUSTICE. Soulef A., la femme du jihadiste Peter Cherif, a été déférée dans la nuit de mercredi à jeudi.
|
Elle avait été placée en garde à vue dès son arrivée en France dimanche à Roissy.La femme du jihadiste Peter Cherif a été déférée dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 janvier au parquet en vue d'être présentée à un juge d'instruction, a-t-on appris de source judiciaire. Soulef A., qui avait été arrêtée avec Peter Cherif et leurs deux enfants à Djibouti le 16 décembre, avait été placée en garde à vue dès son arrivée à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle dans le cadre d'une commission rogatoire confiée à la DGSI (Direction générale de la sécurité Intérieure).Selon Le Parisien, les policiers l'ont interrogée afin d'en apprendre davantage sur les activités de son mari ainsi que les conditions dans lesquelles elle s'est retrouvée au Yémen : "En quelle année a-t-elle quitté la France ? Depuis quand vivait-elle avec Peter Cherif ?", liste le quotidien francilien. Cherif recherché depuis 2011Peter Cherif avait pour sa part été expulsé de Djibouti vers la France le 22 décembre. Les services antiterroristes français recherchaient ce Français de 36 ans depuis sa disparition au dernier jour de son procès à Paris en 2011, où il était jugé pour avoir rejoint les rangs d'Al-Qaïda. Il a été incarcéré le 27 décembre pour exécuter la peine de cinq ans à laquelle il avait été condamné à l'époque. Il a aussi été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste en récidive". Aussi connu sous le nom de guerre "Abou Hamza", Peter Cherif avait été inscrit en septembre 2015 par les États-Unis sur leur liste noire des "combattants terroristes étrangers". Proche des frères Kouachi, les auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo, Peter Cherif est considéré comme une précieuse source d'informations pour les services de renseignements occidentaux comme pour la justice française.Selon Le Parisien, les deux enfants du couple, nés au Yémen, font l'objet d'une prise en charge spécialisée par le parquet de Bobigny.
|
Le médecin militaire Marc Laycuras est décédé en intervention mardi 2 avril, pendant une opération contre "des groupes armés terroristes".
|
L'Assemblée nationale a observé une minute de silence en hommage au médecin militaire français "mort au combat" au Mali. En l'absence de Richard Ferrand, c'est le vice-président de l'Assemblée nationale Sylvain Waserman qui a mené l'hommage. "J'aimerais rendre un hommage au médecin militaire capitaine Marc Laycuras de l'opération Barkhane mort au combat hier au Mali", a t-il déclaré à l'ouverture de la séance des questions au gouvernement, mercredi 3 avril."Certains d'entre nous le connaissaient personnellement, nous nous associons tous à la douleur de la famille. Je vous propose un moment de silence en sa mémoire", a ajouté Sylvain Waserman, en hommage au militaire décédé la veille. L'officier, âgé de 30 ans, a été tué à la suite "du déclenchement d'un engin explosif improvisé" au passage de son véhicule blindé, lors d'une opération de lutte "contre les groupes armés terroristes", selon l'Elysée et l'état-major des Armées. Il est le 24e militaire français décédé au Mali depuis l'intervention française Serval en 2013 dans ce pays, suivie de l'opération antiterroriste Barkhane élargie à cinq pays du Sahel en 2014, selon l'état-major.
|
Invité de la matinale de France Info, le député du Gard a estimé qu'il était tout à fait normal pour le FN de s'allier aux Républicains "lorsque la situation l'exige". La semaine précédente, Marine Le Pen avait appelé à voter pour le candidat LR à la législative partielle qui se tenait à Mayotte.
|
Gilbert Collard n'est "pas du tout surpris" du soutien qu'a apporté Marine Le Pen au candidat LR à Mayotte. "L'électorat de Wauquiez, c'est le nôtre. Le nôtre, c'est son électorat", a assuré le député frontiste lundi 19 mars au micro de France Info. "Ce qui nous sépare, c'est le courage des dirigeants", a-t-il poursuivi. À Mayotte, le candidat LR Elad Chakrina avait obtenu le soutien inédit de la présidente du FN. Pour Gilbert Collard, les alliances avec le parti Les Républicains sont inévitables."Lorsque la situation l'exige, on doit pouvoir s'allier. Cela veut dire qu'on est en train de préparer des rapprochements", a-t-il déclaré. Y aura-t-il d'autres appels à voter pour des candidats LR ? "Oui, probablement", répond Gilbert Collard, qui se dit favorable à des rapprochements avec des candidats républicains "qui ne sont pas socialo-macro-compatibles". L'élu reconnaît toutefois qu'il s'agit là d'une position personnelle, qui n'est pas forcément partagée au sein du Front national.Dans la première circonscription de Mayotte, l'élection de la députée sortante Ramlati Ali avait été annulée le 19 janvier après un recours de son opposant, le Républicain Elad Chakrina. Le parti Les Républicains s'est désolidarisé du soutien que lui a apporté la présidente du FN.
|
Dans l'émission "On n'est pas couché", Christine Angot avait provoqué une vive polémique en comparant la Shoah à la condition des esclaves. La chroniqueuse a fait part des ses regrets en expliquant ne pas avoir "trouvé les mots".
|
Le 1er juin dernier, Christine Angot avait déclaré : "Le but avec les Juifs, pendant la guerre, c'était de les exterminer, de les tuer. Ça introduit une différence fondamentale avec l'esclavage des Noirs (...) L'idée, c'était qu'ils soient en pleine forme pour les vendre et qu'ils soient commercialisables. Donc, non, ce n'est pas vrai que les traumatismes sont les mêmes, c'est pas vrai que les souffrances infligées aux peuples sont les mêmes."Dans l'émission ONPC du 8 juin, la chroniqueuse a indiqué ne "pas (avoir) su trouver les mots, je le regrette. Je regrette de ne pas avoir réussi à me faire comprendre et d'avoir blessé par mes propos. Mon intention était à l'opposé".
|
Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, a exprimé sa satisfaction concernant le "calme" globalement observé dans les manifestations de l'acte 19 des "gilets jaunes". Il a ainsi salué la nouvelle approche sécuritaire décidée après les impressionnantes scènes de violence vues la semaine passée sur les Champs-Élysées.
|
"Les bonnes consignes ont été appliquées et les résultats sont là". Considérablement fragilisé après les heurts survenus le 16 mars sur les Champs-Élysées, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est félicité du déroulement des manifestations de l'acte 19 des "gilets jaunes" et a insisté sur le rôle du nouveau dispositif de sécurité. "Aujourd'hui, l'ordre républicain a été maintenu. (...) Toutes les manifestations déclarées, à Paris comme en région, ont pu se dérouler globalement dans le calme. Les tentatives de violence et de pillage ont pu être prévenues, empêchées, stoppées", a-t-il déclaré samedi 23 mars, en fin de journée.Selon lui, ce sont donc les "consignes de fermeté" qui ont permis "d'éviter des débordements" parmi les cortèges qui ont réuni 40.500 personnes dans toute la France. Les effectifs avaient été renforcés : 65.000 policiers et gendarmes mobilisés avec 30.000 sapeurs-pompiers. Surtout, des interdictions de rassemblement ont été décrétées dans certaines zones telles que les Champs-Élysées et les amendes pour participation à une manifestation interdites ont été augmentées pour passer à 135 euros. À Paris, où le nouveau préfet de police Didier Lallement a tout juste pris ses fonctions, l'approche à la fois plus proactive et plus réactive des forces de l'ordre a donné lieu à 8.545 contrôles préventifs. Sur l'ensemble de la France, policiers et gendarmes ont procédé à 233 interpellations, 172 placements en garde à vue et 107 verbalisations pour des individus ayant tenté de prendre part à des rassemblements interdits. "Dans toute la France, de nombreuses personnes ont été interpellées alors même qu'elles tentaient de rejoindre Paris avec des battes de baseball, des projectiles, des masques à gaz et la volonté revendiquée de casser", a ajouté Christophe Castaner.Notant que les manifestations autorisées s'étaient déroulées sans heurts notables, il a conclu que c'était "une preuve nouvelle que le problème n'est pas la manifestation mais bien les émeutiers et leurs complices".
|
Anne Soupa a décidé d'être candidate à l'archevêché de Lyon pour succéder à Mgr Philippe Barbarin. Une folle transgression? Non, une démarche symbolique pour provoquer, dit-elle, "une prise de conscience face à l'invisibilité" des femmes dans l'Église catholique.
|
"La place des femmes n'est pas ce qu'elle devrait être en 2020. C'est un scandale de laisser perdurer l'invisibilité des femmes dans l'Église", explique à l'AFP d'une voix douce mais déterminée cette théologienne engagée de 73 ans, toute de bleu vêtue, sage carré poivre et sel, lunettes fines et silhouette juvénile. Depuis le confinement, cette Parisienne réside avec son mari dans sa maison de Vallouise-Pelvoux (Hautes-Alpes), un village au pied du majestueux massif des Écrins."Je n'aurais jamais dû candidater. La coutume catholique c'est d'attendre qu'on vous appelle. Mais personne ne m'appellera jamais. Donc, il faut bien que les femmes transgressent cette coutume".La tradition veut que le pape choisisse parmi des noms proposés par le Nonce apostolique, l'ambassadeur du Saint-Siège à Paris.Cette candidature, poursuit cette militante à la foi puissante, "ce n'est pas une bouffonnerie, mais une main tendue. Elle a deux objets: d'abord, dire que la place des femmes n'est pas ce qu'elle devrait être dans une société qui a émancipé les femmes, alors que l'Église n'a rien fait pour ça. Et montrer que la gouvernance de l'Église n'est plus adaptée à la période moderne"."Je ne suis pas une flèche", avance avec modestie cette diplômée de Sciences Po, titulaire d'une maîtrise de droit et d'une habilitation doctorale en théologie, "mais je ferais mieux, je pense, que beaucoup d'évêques quand je vois la faiblesse de leur réflexion spirituelle...". Ancienne journaliste, mais aussi essayiste et bibliste avertie, Anne Soupa est-elle féministe ? "Je n'ai pas peur du titre de féministe, mais je déteste le féminisme qui exclut les hommes. Ce que je défends, c'est l'égalité". - "Cauchemars" -"Il y a dans l'Église catholique une invisibilité structurelle des femmes (...), un plafond de verre. Les femmes ne peuvent accéder aux responsabilités dominantes de leur propre Église. C'est quasiment une situation de prolétariat", déplore cette fille de militaire, mère de quatre enfants et grand-mère de huit petits-enfants, qui a passé son enfance en Allemagne et au Maroc. Avant d'écrire au Nonce, "j'ai eu peur; j'ai fait des cauchemars, avec des loups aux yeux rouges !", confie-t-elle en souriant. Mais "je me suis lancée. De toutes façons, j'ai déjà été carbonisée avec la création du Comité de la Jupe" après des propos sexistes de Mgr André Vingt-Trois en 2008. Ce comité, dont elle est présidente, milite pour une juste reconnaissance des femmes au sein de l'Église.A l'époque, l'archevêque de Paris avait lancé "le tout, ce n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête". Avec une quinzaine d'autres femmes, Anne Soupa porte alors plainte devant le tribunal de l'Officialité."J'avais touché à la légitimité de l'Église, c'est comme si j'avais coupé la tête de Louis XVI !", s'exclame-t-elle.Pourquoi postuler à Lyon ? "Parce que c'est là que s'est rendue visible la faillite de la gouvernance. C'est là qu'on a constaté qu'une Église, une très belle Église, qui a un dynamisme très fort et un charisme social évident, et bien, cette Église a trébuché sur la question des abus sexuels".Dans la Bible, souligne-t-elle encore, "il n'y a pas de sexe élu, c'est une profonde erreur"."C'est indigne de mon Église, que j'aime, de penser que la moitié de l'humanité doit être traitée ainsi. Beaucoup de femmes sont aussi convaincues qu'elles ne sont pas compétentes. De leur part, c'est un manque de reconnaissance de leur dignité. Pourquoi seraient-elles indignes ?", dit-elle, invitant d'autres femmes "à candidater à des postes de responsabilité" dans l'Église. Une campagne de soutien à la démarche d'Anne Soupa a déjà recueilli plus de 1.500 signatures en ligne. En revanche, précise-t-elle, "silence radio" du côté de la hiérarchie de l'Église...
|
Météo France met en garde contre une possible montée rapide des eaux dans les rivières.
|
Météo France a placé la Haute-Corse en vigilance orange aux orages et aux pluies-inondations, mercredi 17 octobre. L'alerte court jusqu'à jeudi à 18h.L'organisme évoque une "situation pluvio-orageuse, mais nécessitant une vigilance particulière compte tenu de l'événement d'hier qui a fortement fragilisé l'est du département". Des précipitations de l'ordre de 60 mm ont été enregistrées sur la côte orientale de l'île dans la matinée, puis jusqu'à 80 mm dans l'après-midi. "Jusqu'en fin de journée, des passages orageux assez actifs peuvent encore occasionner de forts cumuls compris entre 30 et 60 mm en peu de temps, précise Météo France.(...) De la grêle et une forte activité électrique peuvent localement accompagner les pluies orageuses." Les orages pourront occasionner une rapide montée des eaux dans les rivières.
|
Chiraquien pugnace et figure de la droite parisienne, le député LR Claude Goasguen est décédé d'un arrêt cardiaque jeudi matin à l'âge de 75 ans, alors qu'il se "rétablissait" du coronavirus, a annoncé sa famille à l'AFP.
|
Après trois semaines en réanimation à cause du Covid-19, l'ancien ministre et maire du XVIe arrondissement de Paris "allait mieux" et "remarchait". Mais des complications cardiaques ont entraîné son décès à 9H00 à l'hôpital Corentin-Celton d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). "Claude Goasguen était un homme engagé, qui n'a eu de cesse de donner corps aux idées de la droite et s'est investi avec cœur et conviction dans la lutte contre l'antisémitisme et dans la défense des chrétiens d'Orient", a souligné sa famille dans un communiqué."Atteint par le Covid-19 dès la mi-mars, il avait survécu à 22 jours de réanimation et se rétablissait progressivement au sein d'un service médical de réadaptation", ajoutent ses proches.Le président de la République a salué, dans un communiqué "une grande voix politique qui manquera au débat républicain", "une haute figure de la politique parisienne et de la droite républicaine".Habile débatteur, volontiers caustique, Claude Goasguen siégeait pratiquement sans discontinuer à l'Assemblée nationale depuis 1993. Il fut aussi un éphémère ministre de la Réforme de l'Etat dans le premier gouvernement d'Alain Juppé en 1995.Très ému au Palais Bourbon lors du décès de Jacques Chirac en septembre, il avait salué "un modèle", qui lui avait "tout appris de la politique".Sur Twitter, l'ancien président Nicolas Sarkozy a rendu hommage à un homme "entier", qui "aimait le terrain et la proximité" et a "dédié sa vie à son engagement".A droite, de nombreuses voix, dont le président du parti LR Christian Jacob, ont salué un homme au "verbe haut", au fort tempérament, un "polémiste" plein de "panache".- "Fracas" et "panache" -"Claude était un merveilleux ami d'Israël, qui a courageusement combattu l'antisionisme", a réagi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dans un communiqué.Il y avait du "Cyrano" en lui, il "n'aimait rien tant que le fracas des batailles", l'a décrit sur Twitter son collègue député Guillaume Larrivé.Le patron du MoDem François Bayrou a aussi rendu hommage à un "ami depuis nos vingt ans". Marine Le Pen a évoqué la mémoire d'un "parlementaire respecté et expérimenté", dans un tweet.Le chef des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a décrit "un rude adversaire" à l'"urbanité courtoise en privé" et à l'"exquise culture contre-révolutionnaire. (....) Il me manquera comme interlocuteur". Selon un ami proche, "il y avait toujours une dimension affective dans ses décisions" et "il avait la réputation d'être un séducteur". Libéral assumé, successivement UDF, puis Démocratie libérale (Alain Madelin), Claude Goasguen avait été membre du conseil des fondateurs de l'UMP en 2002.Conseiller de Paris à partir de 1983, il fut maire du XVIe arrondissement de la capitale de 2008 à 2017, avant de choisir son mandat de député en raison de l'interdiction du cumul des mandats.Il était devenu en novembre le conseiller politique de Rachida Dati dans la campagne municipale parisienne, après avoir entretenu des relations tendues avec la candidate LR, qui s'est déclarée jeudi "bouleversée". Il avait auparavant prôné une alliance entre son parti et LREM dans l'objectif de "battre Anne Hidalgo", la maire socialiste.En 2016, il se fit le porte-voix de l'opposition virulente de certains habitants du très chic XVIe arrondissement parisien à l'installation d'un centre pour SDF en lisière du bois de Boulogne. Il avait comparé le projet à "Sangatte", en référence à l'ancien centre pour migrants de Calais, avant de donner un an plus tard son aval à l'ouverture d'un deuxième centre. "Nous étions rarement d'accord", mais "j'aimais sa forte personnalité, son franc-parler, son humour ravageur", a témoigné la maire socialiste de Paris.Né le 12 mars 1945 à Toulon, il fut dans sa jeunesse partisan de l'Algérie française et du candidat d'extrême droite Jean-Louis Tixier-Vignancour à la présidentielle de 1965. Il présida aussi la Corpo d'Assas, syndicat étudiant proche d'Occident, mais avait démenti toute appartenance à ce mouvement politique d'extrême droite, contrairement à Gérard Longuet, Alain Madelin ou Patrick Devedjian.Avocat de profession, chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur et de l'ordre national du mérite, M. Goasguen était marié et père de deux enfants.
|
Les réseaux sociaux et plateformes en ligne ont pris de bonnes mesures contre les infox mais doivent être plus transparents et efficaces, juge jeudi le CSA dans un rapport inédit sur la lutte contre les infox.
|
Google, Facebook, Snapchat, Twitter, LinkedIn, Microsoft, JeuxVideo.com, Dailymotion, Doctissimo ou encore Wikipedia ont répondu aux questions du Conseil supérieur de l'audiovisuel qui publie un tour d'horizon dans un rapport de 87 pages.Le CSA constate "d'une manière générale" que "les opérateurs se sont saisis de l'enjeu de la lutte contre la diffusion de fausses informations, en suivant plusieurs de ses recommandations"."Néanmoins, ces mesures doivent encore être approfondies", souligne le Conseil.Tous les opérateurs ont mis en place des dispositifs de signalement des infox mais ces dispositifs pourraient être simplifiés. Et les utilisateurs restent peu informés sur les suites de la procédure. Par ailleurs, les opérateurs n'ont pas donné assez d'informations concernant le traitement de ces signalements et les "moyens humains" qu'ils y consacrent, empêchant le CSA "d'apprécier pleinement la portée des moyens mis en oeuvre pour répondre aux objectifs de la loi"."Les informations fournies sont, sur certains points, évasives (à quelques exceptions près, comme Facebook)", constate le CSA. "Pour justifier ce choix, certains font valoir la nécessité de protéger les équipes de modération. Si la taille des effectifs est un élément plutôt renseigné par les opérateurs, des éléments précis n'ont pas toujours été donnés sur la formation des modérateurs et l'organisation du travail. Or, ces informations garantissent la transparence et l'équité des procédures".La loi contre la manipulation de l'information, adoptée fin 2018, vise à endiguer la diffusion d'infox durant les campagnes électorales. Elle prévoit que les plateformes en ligne prennent des mesures contre les infox, notamment en mettant en place des dispositifs de signalement, et les oblige à rendre compte de leurs efforts au CSA dans une déclaration annuelle.Le CSA demande également une "transparence accrue" concernant les algorithmes qui repèrent les infox. Il encourage les opérateurs à s'engager davantage dans l'éducation à l'information et à renforcer leurs partenariats avec des médias.La grande majorité des plateformes n'ont pas précisé non plus "les mesures permettant aux contenus sponsorisés de gagner en visibilité, qui sont au coeur de leur modèle économique" mais peuvent aussi diffuser des informations trompeuses. Le Conseil les appelle à prendre des mesures pour démonétiser des pages propageant des fausses informations.Le CSA souhaite que les voies de recours face à une décision des opérateurs soient plus "claires, exhaustives et transparentes". Les utilisateurs ne peuvent être responsabilisés que si "le cadre dans lequel s'exerce leur liberté" est "équilibré et prévisible", souligne-t-il.Plusieurs experts des médias, de l'enseignement supérieur et des nouvelles technologies, dont une journaliste de l'AFP, ont contribué à la préparation des travaux du CSA. L'Agence France-Presse participe, avec un réseau de plus de 80 journalistes spécialisés dans plus de 35 pays et 15 langues, au "Third Party Fact-Checking", un programme de vérification par des médias développé par Facebook. Avec ce programme, qui a démarré en décembre 2016, Facebook rémunère une soixantaine de médias à travers le monde, généralistes ou spécialisés, pour l'utilisation de leurs "fact-checks" sur sa plateforme et sur Instagram. Les médias participants sont totalement libres dans le choix et le traitement de leurs sujets.
|
Le député de la 1ère circonscription des Deux-Sèvres a annoncé sur Twitter son intention de porter plainte. Sa permanence de Niort a été vandalisée durant le week-end.
|
Le député LREM Guillaume Chiche a publié dimanche 22 décembre dans la soirée, sur Facebook et Twitter, une photo de sa permanence de Niort (Deux-Sèvres), vandalisée. On y voit la vitrine du local brisée par un impact. Sur les réseaux sociaux, Guillaume Chiche indique avoir porté plainte. "Jamais l'intimidation physique, morale ou matérielle ne me fera dévier de mes engagements. Plainte déposée. Pleinement déterminé à améliorer le quotidien des françaises et des français. Merci aux forces de l'ordre pour leur professionnalisme et leur réactivité", a écrit le député sur Twitter. Plusieurs membres de son parti lui ont apporté leur soutien sur les réseaux sociaux. "Ça va s'arrêter où tout ça ?", s'interroge le député du Maine-et-Loire Matthieu Orphelin sur Twitter. "Menaces et agressions se poursuivent contre les élus de la nation. J'appelle tous les responsables politiques à les condamner publiquement", a également réagi le patron du groupe LREM à l'Assemblée nationale Gilles Le Gendre. "Une menace ne le fera pas taire, et c'est heureux", a écrit Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du Ministre de l'Action et des Comptes publics sur Twitter. Plusieurs députés LREM victimes d'actes de vandalismeDepuis le début du mouvement des "gilets jaunes", plusieurs députés LREM ont été victimes d'actes de vandalisme ou de menaces. Mireille Robert, députée de l'Aude, avait vu une quarantaine d'hommes "casqués et cagoulés" s'introduire chez elle, dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 novembre. La permanence de Claire O'Petit avait par ailleurs été vandalisée à coups de masse le 29 novembre. Elle avait relié l'événement à son intervention dans une émission de télévision consacrée aux "gilets jaunes". Le samedi 8 décembre, ce sont deux voitures de la députée LREM de Dordogne Jacqueline Dubois et de son époux qui avaient été incendiées à son domicile de Vézac.
|
Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, était au micro de France Inter ce lundi 27 juillet.
|
Plusieurs longs mois sans école. La crise sanitaire n'aura pas épargné les élèves, malgré les dispositifs mis en place pour éviter le fameux "décrochage" - le ministère de l'Education nationale estimait en juin dernier que cela concernait 4% des quelque 12 millions d'élèves en France. Ce lundi 27 juillet, Jean-Michel Blanquer était au micro de France Inter. Il a précisé les contours de son "plan ultra-volontariste" pour tenter de rattraper cette année scolaire exceptionnellement compliquée. Le ministre de l'Education nationale a d'abord promis, "dans le premier degré, des créations de poste que nous avons réalisé pendant la crise, pour cette rentrée", qui devraient permettre "d'améliorer le taux d'encadrement commune par commune, de développer l'aide personnalisée, sur la base aussi d'évaluation de début d'année, qui seront systématiques pour certains classes comme le CP, le CE1, la classe de 6e, en particulier."Son objectif de "réhausser le niveau général" est maintenuCe plan, ce sont également "des outils que nous donnons aux professeurs, qu'ils peuvent utiliser en début d'année aussi, pour les autres classes, de façon ensuite à avoir cette aide personnalisée pour laquelle on dégage plusieurs centaines de milliers d'heures supplémentaires, notamment pour les mois de septembre et octobre, de façon à ce que, notamment en français et en mathématiques, les fondamentaux soient consolidés en début d'année", a continué Jean-Michel Blanquer.Puis d'évoquer "des stages de réussite scolaire, à la dernière semaine du mois d'août - par exemple, pour des élèves de CM2, dont on sait qu'ils ont pu être fragilisés par la crise et qui, avant d'entrer en 6e, doivent consolider leur français et leurs maths. J'en profite pour le dire : il est encore possible de s'inscrire aujourd'hui au travers des sites académiques", a ajouté le ministre.Il a ensuite réitéré sa volonté de maintenir le niveau scolaire des classes. "Je suis très attentif à la lutte contre les inégalités et à la hausse du niveau général. Je pense que les deux vont ensemble. L'objectif n'est pas de baisser les exigences mais de lisser davantage les choses. (...) Mon objectif depuis le début, c'est quand même de réhausser le niveau général. Nous avons plutôt bien réussi l'enseignement à distance, vous avez des élèves qui ont pu se maintenir à niveau, d'autres qui ont baissé, ces élèves qui ont pu baisser, nous allons mettre le paquet, notamment en heures supplémentaires, pour que le niveau soit atteint", a conclu Jean-Michel Blanquer.
|
SONDAGE. A l'issue de cette première semaine de déconfinement, bien vécue par 80% des sondés, le moral des Français reste meilleur que pendant toute la période du confinement, relève la vague 58 du baromètre BVA pour Orange et Europe 1 publiée vendredi 15 mai.
|
Si le moral des Français est meilleur que pendant la période du confinement, avec une note moyenne de 6,5/10 pour refléter leur état d'esprit, les inquiétudes restent vives dans la population, notamment d'un point de vue sanitaire. Ainsi, plus de 4 Français sur 10 estiment toujours que "le pire est devant nous" (41%), un résultat qui ne décroît pas et a même progressé depuis le 11 mai. Cette perception de l'évolution de la situation reflète un niveau de peur important : plus des trois quarts des Français ont peur qu'eux-mêmes ou un membre de leur famille n'attrape le Covid-19 (77%) et une proportion semblable (75%) redoute, dans les prochains mois, une 2e vague d'épidémie qui conduirait à un nouveau confinement en France.Ces craintes sont notamment nourries par un sentiment de relâchement dans les comportements : moins d'1 Français sur 2 pense que ses concitoyens appliquent strictement les recommandations sanitaires qui accompagnent le déconfinement (48%) dont 6% seulement "tout à fait". Ce jugement apparaît moins sévère en Ile-de-France où plus nombreux sont ceux qui ont le sentiment que les autres respectent les recommandations (52% dont 11% "tout à fait"). Un résultat qui s'explique sans doute en partie parce que la crainte d'attraper le virus y est plus vive (81%), la région étant classée en zone rouge.D'un point de vue économique, plus de 7 Français sur 10 anticipent toujours une crise économique durable, dont les effets se feront ressentir au-delà de 2020 (72%, -1 point en une semaine) même s'ils sont un peu plus nombreux à penser que la crise pourrait ne ternir que l'année en cours (21%, + 3 points), en raison peut-être de la multiplication des annonces de plans de relance.Dans le détail, les niveaux d'inquiétude restent très élevés quel que soit le sujet, compris entre 80%, le "plus bas", s'agissant de la croissance économique de la France et 88% pour la situation économique des artisans, commerçants et des petites entreprises.A noter, de façon globale, les Français restent plus confiants en ce qui concerne leur situation personnelle que la situation macro du pays.
|
Le meurtrier présumé d'Angélique Six, l'adolescente de 13 ans retrouvée morte ce dimanche matin à Quesnoy-sur-Deûle (Nord), aurait déjà été condamné en 1996 pour le viol d'une mineure de 13 ans, selon le Parisien.
|
C'est un certain David, 45 ans, qui a reconnu les faits en garde à vue et qui a permis aux enquêteurs de retrouver le corps d'Angélique. Un homme qui n'en serait pas à sa première condamnation. Selon nos confrères, en 1996, il a été condamné pour viol avec arme, attentats à la pudeur aggravés et vol avec violence commis en 1994 sur une mineure de 13 ans et avait écopé de neuf ans de prison avant d'être libéré en 2000. Jusqu'à cette semaine, le suspect était resté discret et n'avait pas refait parler de lui. L'homme était inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS). L'homme a très rapidement avoué les faitsLe suspect présumé d'Angélique réside à Wambrechies, tout comme l'adolescente. Il est père de deux enfants et employé dans une entreprise de transports. Sa compagne actuelle, qu'il a rencontré après sa première condamnation, connaissait son passé judiciaire. Le parquet a précisé dans son communiqué qu'un jeune garçon avait vu l'adolescente "partir avec un homme qu'elle semblait connaître". L'homme a été placé en garde à vue vendredi soir, à son retour du travail, après de nouvelles investigations. Il a "très rapidement avoué les faits, et a emmené ces enquêteurs à l'endroit où il avait abandonné le corps de la jeune fille", selon le parquet.
|
Le prestidigitateur américain Roy Horn, moitié du célèbre duo de Las Vegas "Siegfried and Roy", est mort vendredi à l'âge de 75 ans, de complications liées au nouveau coronavirus, a annoncé son agent.
|
Testé positif au coronavirus la semaine dernière, Roy Horn est décédé à l'hôpital de Mountain View, à Las Vegas (Ouest). Dans la capitale américaine du divertissement et des casinos, son duo avec Siegfried Fischbacher, d'origine allemande comme lui, a été l'un des plus courus pendant de longues années avec des costumes extravagants et des cascades avec tigres, éléphants ou serpents.Mais en octobre 2003, le jour de ses 59 ans, Roy Horn avait été attaqué au cours d'un spectacle par un tigre blanc du Bengale. Grièvement blessé, il avait mis plusieurs mois à se rétablir et le show n'avait pas repris."Aujourd'hui, le monde a perdu l'un de ses grands magiciens, mais j'ai perdu mon meilleur ami", a déclaré Siegfried Fischbacher dans un communiqué publié par les médias américains. "Il ne pouvait y avoir de Siegfried sans Roy, ni de Roy sans Siegfried"."Roy vient d'être emporté par le coronavirus. Mon coeur est en larmes car c'était un très grand ami depuis 50 ans. Sans Roy, Las Vegas ne sera plus jamais Las Vegas", a pour sa part réagi la chanteuse et actrice française Line Renaud, éternelle amie des stars et de "Vegas", où une rue porte d'ailleurs son nom.Né en 1944 à Nordenham (Allemagne), Roy Horn avait depuis tout jeune le goût des animaux avec son chien-loup Hexe et Chico, un guépard adopté au zoo de Brême. Il avait rencontré Siegfried Fischbacher en 1957 à bord d'un navire de croisière où tous deux donnaient des spectacles et ils s'étaient associés en 1959 pour travailler ensemble en Europe. C'est à Paris qu'ils avaient été repérés et avaient gagné leur billet pour la capitale du jeu.Le duo avait fait ses débuts à Las Vegas à la fin des années 1960, donnant des centaines de spectacles, en particulier au Mirage de 1990 jusqu'à l'attaque du tigre en 2003."Siegried and Roy" n'ont refait ensuite qu'une apparition, en 2009, et pris officiellement leur retraite en 2010.Roy Horn consacrait une bonne part de son temps à la sauvegarde des animaux sauvages. Il a toujours cherché à dédouaner Mantacore, le tigre qui l'avait attaqué.
|
Le chauffeur d'un Ouibus, filiale de la SNCF, a oublié l'une des ses passagères le lundi 18 juin sur une aire d'autoroute, rapporte La Dépêche du Midi. Alerté, il n'a pas fait demi-tour et aurait tenté de se débarrasser de son bagage à la fin de son parcours.
|
L'histoire s'est déroulée lundi sur un trajet Bordeaux-Toulouse. "Il était environ 22h30 quand nous avons effectué une pause où chacun était libre, un peu après Agen (Lot-et-Garonne). Nous avions 15 minutes", a témoigné l'un des passagers au quotidien régional. "Peu de temps après le départ, la personne à côté de moi s'est rendue compte qu'il manquait une passagère. Nous sommes allés le dire au chauffeur qui n'a rien fait"."Son sac, il peut aller à la poubelle"Une fois arrivé à Toulouse, le passager se rend compte que le sac de la passagère est resté sur son siège : "Nous l'avons présenté au chauffeur qui a dit que nous pouvions le mettre à la poubelle. Bien sûr nous l'avons gardé et donné à une personne à la gare". Le chauffeur lui aurait expliqué qu'il était "pressé" et que les bus de la compagnie "ne sont pas une garde scolaire"."Je pensais qu'ils comptaient les gens. Là je me suis dit que cela pouvait vraiment arriver à tout le monde", a déploré le passager, âgé de 20 ans, à La Dépêche du Midi. Ouibus a confirmé au journal qu'une passagère est "restée sur l'aire de service de la Garonne, lors du trajet de lundi soir entre Bordeaux et Toulouse. Nous sommes en contact avec elle depuis ce moment-là, via la tour de contrôle Ouibus, pour nous assurer de son arrivée à Toulouse et lui permettre de récupérer ses bagages dans les plus courts délais". Le voyage de cette femme âgée d'une quarantaine d'années sera "intégralement remboursé". "Une procédure de comptage des passagers à chaque arrêt existe afin d'éviter qu'une telle situation ne se produise", a également précisé la filiale de la SNCF.
|
En tout, selon le ministre de l'Intérieur, 245 manifestations ont été déclarées en préfecture jeudi 5 décembre, contre la réforme des retraites.
|
"Nous savons que des 'black blocks', des 'gilets jaunes radicaux' ont décidé de se joindre aux manifestations à Paris, mais pas qu'à Paris." En tout, 245 rassemblements et manifestations ont été déclarés dans toute la France pour la journée de mobilisation de jeudi contre la réforme des retraites, a annoncé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Invité de RMC/BFMTV, le ministre a dit s'attendre à la présence de "black blocs" et de "gilets jaunes radicaux" dans les cortèges. "Ce sont quelques centaines de personnes supplémentaires à Paris et peut-être quelques milliers sur l'ensemble du territoire national", a-t-il avancé. Le dispositif de sécurité qui sera mis en place dans la capitale sera détaillé par la préfecture de police de Paris mercredi après-midi. "J'ai demandé que systématiquement, dès qu'il y aura des désordres, des violences, des émeutes urbaines, nous puissions interpeller tout de suite", a-t-il déclaré. En tout état de cause, "plusieurs milliers" de membres des forces de l'ordre seront mobilisés, a ajouté Christophe Castaner.
|
D'après les informations du Canard Enchaîné, le chef de l'État aurait remonté les bretelles de son ministre après la polémique de la Pitié-Salpêtrière.
|
Le torchon brûlerait-il entre Emmanuel Macron et Christophe Castaner ? Après la prise de parole controversée du ministre de l'Intérieur sur l'"intrusion" à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière le 1er mai dernier, le chef de l'État aurait haussé le ton contre son ministre, révèle le Canard Enchaîné. Si le locataire de la place Beauvau a reconnu qu'il n'aurait pas dû employer le mot "attaque", pour le président de la République, le mal était déjà fait. Ce dernier aurait confié à certains de ses proches, en présence de visiteurs : "Castaner nous a gâché la semaine !" "Cette histoire est folle !"Emmanuel Macron se serait bien passé de la sortie malencontreuse de son ministre de l'Intérieur. "Des polémiques verbeuses qui gomment la réalité des violences et le remarquable boulot des forces de l'ordre. Cette histoire est folle ! Car, l'enjeu, c'est quand même l'ordre public et la présence des Black Blocs. Et tout ce qu'ont trouvé à faire les oppositions et la presse, c'est de discuter de l'usage des mots !", aurait regretté le chef de l'État.Les conseils de MacronLe pensionnaire de l'Élysée aurait d'ailleurs même adressé quelques conseils à Christophe Castaner. "Évite les micros tendus et tweete un peu moins". "Tu dois reconnaître que tu n'as pas employé le bon terme, tout en soulignant la violence de ces manifestations dans le XIIIe arrondissement", lui aurait-il assené, selon RTL.L'opposition demande sa démissionLe ministre de l'Intérieur traverse une période délicate. Plusieurs cadres de l'opposition ont à plusieurs reprises demandé sa démission. Après Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon ou encore Nicolas Dupont-Aignan, la tête de liste du Rassemblement national, Jordan Bardella, a à son tour demandé le départ du gouvernement de Christophe Castaner.
|
Facebook a dénoncé samedi une décision "extrémiste" d'un juge de la Cour suprême brésilienne, qui a ordonné de bloquer les comptes de 12 alliés de premier plan du président Jair Bolsonaro, promettant de faire appel.
|
Les tensions s'intensifient entre le président d'extrême droite et la Cour suprême, qui enquête sur des allégations selon lesquelles plusieurs membres de l'entourage de Bolsonaro mènent une campagne sur les réseaux sociaux pour discréditer cette institution judiciaire et en menacer les juges."Cette nouvelle décision de justice est extrémiste, elle représente une menace pour la liberté d'expression et entre en conflit avec les lois et les juridictions du monde entier", a déclaré Facebook dans un communiqué.Le juge Alexandre de Moraes avait ordonné en juillet la suspension de 12 comptes Facebook et de 16 comptes Twitter, pour mettre fin à "la diffusion de fausses nouvelles, d'accusations diffamatoires, de menaces et de crimes" contre la Cour.Parmi les comptes suspendus figuraient ceux de l'ancien député conservateur Roberto Jefferson, du magnat des affaires Luciano Hang et de la militante d'extrême droite Sara Winter.Le 25 juillet, les deux réseaux sociaux avait effectivement bloqué l'accès aux comptes, mais seulement pour les internautes qui tentaient d'y accéder depuis le Brésil.Les propriétaires des comptes suspendus avaient rapidement contourné l'interdiction en indiquant à leurs abonnés comment modifier les paramètres de leur compte pour les faire apparaître comme provenant d'un autre pays que le Brésil.En réponse, le juge Moraes a ordonné jeudi aux réseaux sociaux d'appliquer la suspension aux internautes du monde entier.Devant le refus de Facebook, M. Moraes a frappé la société d'une amende de 1,9 million de réaux (environ 310.000 euros) et cité à comparaître son dirigeant au Brésil, Conrado Lester."Face à la menace de tenir un employé de Facebook Brésil pour pénalement responsable, nous n'avons pas d'autre choix que de nous conformer à la décision en bloquant les comptes dans le monde entier", a écrit Facebook dans son communiqué.Le réseau social a précisé qu'il allait faire appel de cette décision devant la Cour suprême brésilienne.Le président Bolsonaro a également annoncé un recours devant la Cour suprême fédérale.
|
SONDAGE. Si une majorité de Français pensent qu'il est préférable d'attendre la rentrée de septembre pour assouplir le protocole sanitaire dans les écoles, l'optimisme et la confiance quant à la situation sanitaire reviennent progressivement, à quelques jours de l'allocution d'Emmanuel Macron.
|
Alors que l'Association des maires de France (AMF) a demandé mercredi "des clarifications urgentes" au gouvernement sur les modalités de réouverture des écoles, à peine un tiers des personnes interrogées (31%) estiment qu'il faut assouplir le protocole d'accueil des élèves dans les établissements scolaires afin de permettre à tous les élèves de revenir dès le mois de juin, selon un sondage BVA pour Orange. Ce résultat est plus faible encore chez les parents (28%). Une majorité de Français (53%) et de parents (56%) pensent qu'il est préférable d'attendre la rentrée de septembre pour assouplir le protocole et accueillir l'ensemble des élèves. 16% des sondés sont quant à eux favorables au maintien du protocole à la rentrée.A quelques jours de l'allocution d'Emmanuel Macron, l'optimisme et la confiance quant à la situation sanitaire reviennent progressivement. Ainsi, la proportion de Français qui estiment que dans cette crise "le pire est derrière nous" poursuit sa progression et atteint son meilleur niveau depuis la mise en place de notre baromètre (32%, +4 pts en une semaine). La peur d'attraper le coronavirus continue de refluer même si elle concerne toujours les 2/3 des Français (67%, -4 pts en une semaine). Désormais, à peine plus d'un Français sur deux anticipent une deuxième vague d'épidémie qui conduira à un nouveau confinement (54%, soit -2 pts depuis la semaine dernière). Cet indicateur poursuit sa baisse.Pour autant et alors que les chiffres relatifs à l'évolution de l'épidémie sont toujours encourageants, la confiance à l'égard du gouvernement dans la gestion de la crise se détériore à nouveau (35%, -4 pts en une semaine) après avoir progressé nettement dans notre dernière vague la semaine dernière. Dans ce contexte, au-delà de la sortie de la crise sanitaire, la capacité du gouvernement à accompagner la relance de l'économie tout en limitant la casse sociale sera un enjeu déterminant des prochains mois.Huit Français sur dix ne sont pas confiants en ce qui concerne la situation économique de la France (80%). Si l'inquiétude est moins vive au niveau individuel, près d'un tiers des salariés du secteur privé et des indépendants (31%) ne sont toutefois pas confiants en ce qui concerne la capacité de leur entreprise à faire face à la crise, un résultat qui monte à 43% chez les ouvriers. Enfin, 40% des Français sont inquiets s'agissant de l'avenir de la situation financière de leur foyer, notamment les indépendants (51%), les employés (46%) et les ouvriers (54%).Par ailleurs, un peu plus d'une semaine après le lancement de l'application Stop-Covid, notre sondage confirme les résultats décevants de l'application. Deux tiers des Français n'ont pas l'intention de la télécharger (66%).
|
De Thomas Thèvenoud à Kader Arif en passant évidemment par Jérôme Cahuzac, le chef de l'Etat n'a pas été épargné lors des 4 premières années au pouvoir. Le 6 mai 2012, François Hollande remportait l'élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy et devenait officiellement le 24e président de la République française.
|
Durant ses 4 ans à la tête de l'Etat, le président de la République le plus impopulaire de la Ve République a dû faire face à plusieurs affaires d'importance, et notamment « l'affaire Cahuzac ». A l'époque ministre du Budget et poids lourd du gouvernement, Jérôme Cahuzac est accusé en décembre 2012 par Mediapart de posséder un compte non déclaré en Suisse. L'intéressé nie d'abord farouchement, mais l'affaire s'emballe. Finalement, il reconnaitra les faits en avril 2013, peu après que François Hollande lui ait signifié son départ du gouvernement. François Hollande devra également faire face à « l'affaire Thomas Thevenoud » du nom de ce secrétaire d'Etat du gouvernement Valls II, dont les révélations dans les médias de ses démêlés avec le Fisc le pousseront à la démission au bout de seulement 9 jours (l'homme politique affirmera souffrir de « phobie administrative »).Il est néanmoins toujours député. Autre affaire, celle d'Aquilino Morelle, conseiller politique de François Hollande, forcé de démissionner en 2014 après des révélations de la presse l'accusant d'avoir travaillé pour un laboratoire pharmaceutique lorsqu'il était inspecteur à l'Igas.
|
Alors que les comptes de campagne du candidat Macron sont dans le viseur de la justice, Le Canard enchaîné révèle que l'actuel président à dépensé près de 30 000 euros de maquillage.
|
Après le coiffeur de François Hollande, le maquillage d'Emmanuel Macron. Alors que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a examiné les factures du président élu après de larges réductions accordées, ce sont maintenant les dépenses de maquillage qui sont scrutées.Selon Le Canard enchaîné, le candidat Macron aurait dépensé 29 042 euros "pour se faire pomponner", écrit l'hebdomadaire satirique dans son édition du mercredi 9 mai, qui précise que "chaque journée serait facturée 800 euros". Pourtant, la dépense ne peut pas être jugée comme illégale. Depuis 2005, le Conseil d'Etat autorise n'importe quelle dépense "dès lors que ces frais ont été exposés en vue de collecter des suffrages." 7 000 euros pour deux séances de coaching vocalEt le président actuel n'est visiblement pas le seul à avoir fait un gros chèque pour être rayonnant pendant sa campagne présidentielle. En 2007, Nicolas Sarkozy a dépensé 34 000 euros de maquillage, détaille Le Canard enchaîné qui ajoute que l'ancien "n'avait eu le droit qu'à 11 000 remboursés." Ce qui passe moins auprès de la Commission, ce sont les factures de coaching vocal. Après le meeting de Versailles et sa, désormais, célèbre envolée lyrique - "Parce que c'est notre projet" -, l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron a engagé une spécialiste du coaching vocal. Résultat, 7 000 euros pour deux séances. Une facture que la CNCCFP a refusé de rembourser.
|
Les députés ont donné leur feu vert à la création d'un compte personnel en ligne, permettant d'accéder à l'ensemble du dossier médical d'un patient. Ce dispositif doit entrer en vigueur d'ici 2022.
|
Chaque malade pourra bientôt récupérer ses informations de santé en ligne, dans une sorte de carnet de santé numérique. L'Assemblée nationale a validé la proposition, vendredi 22 mars, dans le cadre de l'examen de la loi de santé. L'objectif est de "remettre l'usager au cœur du dispositif, de le rendre acteur", a affirmé la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, face aux élus.Comptes-rendus d'hospitalisation, résultats d'analyses, ordonnances : l'idée de cet "espace numérique de santé" consiste à "réunir sur la même plateforme tous les services existants" en matière de santé, a détaillé le rapporteur du texte, le député La République en marche Thomas Mesnier. Ce système, entièrement gratuit, comprendra notamment le dossier médical partagé (DMP), lancé par la Sécurité sociale en novembre dernier. Fusion avec le compte Améli.frSur son espace numérique, le patient aura également accès à ses remboursements ainsi qu'à toutes les démarches administratives qu'il peut actuellement effectuer via son compte sur le site Améli, géré par la Sécurité sociale. Enfin, chaque utilisateur pourra utiliser son espace numérique pour renseigner des informations comme la personne à prévenir en cas d'accident, ou bien le choix de donner ses organes. Automatique pour les personnes nées après 2021La mesure doit être opérationnelle au plus tard le 1er janvier 2022. Le compte sera créé automatiquement pour les enfants qui naîtront au-delà de cette date. Le coût de la mise en oeuvre de l'espace numérique de santé est estimé à 50 millions d'euros. Mi-février, on comptait 4,1 millions de dossiers médicaux partagés, selon le député Thomas Mesnier. Les autorités tablent sur 10 millions d'ici fin 2019, puis 40 millions d'ici 2022.
|
Une série de mesures à respecter pour reprendre l'activité ont été édictées par le ministère du Travail à destination des entreprises.
|
Distanciation, désinfection, fourniture de masques dans certains cas... les entreprises connaissent désormais le protocole à respecter en vue de reprendre leur activité. Les entreprises souhaitant reprendre leur activité le 11 mai devront respecter des règles universelles, dévoilées dimanche 3 mai par le ministère du Travail.Selon un "protocole de déconfinement" dévoilé par le Journal du dimanche (JDD), dont la teneur a été confirmée à l'AFP, les employeurs auront l'obligation de respecter ces mesures, quels que soient la taille et le lieu d'implantation de leur entreprise.En cas de non respect de ces règles, les employeurs engageront leur responsabilité civile et pénale.Parmi les mesures retenues par le ministère figure l'instauration d'un espace minimum de 4 m2 par salarié dans les commerces et les bureaux, ascenseurs compris.Si cette règle ne peut être mise en place, l'entreprise sera contrainte de fournir des masques à ses salariés.Les locaux, toilettes et poignées de portes devront par ailleurs être désinfectés chaque jour, voire plusieurs fois par jour, et les portillons de sécurité devront être condamnés. Si ce n'est pas possible, du gel hydroalcoolique devra être proposé à proximité.Pas de prise de températureLa prise de température, jugée trop intrusive, ne pourra en revanche pas être imposée par les entreprises, de même que des campagnes de dépistage du coronavirus. "La reprise essentielle de l'activité doit nécessairement s'articuler avec la protection des salariés", a justifié le ministère du Travail, qui prévoit de publier l'intégralité de ce plan de déconfinement d'ici lundi matin.Ces règles "transverses", qui s'appliqueront à "tous les secteurs", viendront "en complément" des guides déjà disponibles sur le site du ministère, qui détaillent les mesures d'hygiène "métier par métier", a-t-il ajouté. En présentant mardi son plan de déconfinement, le Premier ministre Edouard Philippe a appelé toutes les entreprises qui le pouvaient à maintenir le télétravail pour leurs salariés, "au moins dans les trois prochaines semaines". "Pour les personnes qui ne pourront pas télétravailler, la pratique des horaires décalés dans l'entreprise doit ête encouragée", a-t-il ajouté.
|
Ils sont soupçonnés d'avoir projeté un attentat pouvant viser les forces de sécurité au début du ramadan : quatre hommes étaient présentés mardi soir à la justice, dont un mineur déjà condamné après une tentative de départ pour le jihad en Syrie.
|
Interpellé vendredi soir à Paris et en Seine-Saint-Denis, les suspects ont été déférés mardi après-midi au tribunal de Paris. Ils doivent comparaître d'ici la soirée devant des juges d'instruction, chargés d'une information judiciaire pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", ouverte par le parquet de Paris qui a requis leur placement en détention provisoire."Depuis 2015, ce sont 58 attentats qui ont été déjoués", s'est félicité mardi le Premier ministre Edouard Philippe, s'appuyant sur un décompte propre aux autorités qui cumule projets, préparations et tentatives d'attaques terroristes. "Ce sont des victoires silencieuses", s'est félicité le chef du gouvernement qui s'exprimait devant le Sénat, rappelant que la "menace terroriste est permanente" et "endogène".Le 1er février, des informations inquiétantes issues du renseignement judiciaire avaient déclenché l'ouverture d'une enquête préliminaire confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).Au cours de cette procédure, qui a autorisé le recours à des moyens de surveillance accrue afin d'identifier la cellule terroriste, les enquêteurs ont acquis la conviction que l'attaque potentielle aurait pu coïncider avec le début du ramadan, le mois de jeûne musulman censé commencer dimanche ou lundi prochain.Une perspective qui a précipité les arrestations, selon une source proche du dossier. "On a affaire à des individus manifestement déterminés", a précisé cette source, affirmant que "de possibles repérages avaient été effectués et [qu']ils cherchaient à se procurer des armes". Selon Europe 1, une kalachnikov a été retrouvée lors des perquisitions. Lors des quatre jours de garde à vue, les quatre hommes n'ont pas contesté leur adhésion aux thèses islamistes radicales, a ajouté cette source.RécidiveLes trois adultes, âgés de 26, 39 et 38 ans, étaient jusqu'ici connus pour des faits de droit commun, selon une autre source proche de l'enquête.Mais c'est le profil du quatrième homme qui retient l'attention: à 17 ans, ce mineur est en état de récidive. Il a en effet déjà été jugé pour "associations de malfaiteurs terroristes", après son interpellation en février 2017 pour une tentative de départ en Syrie. Condamné à trois ans de prison par le tribunal pour enfants de Paris, dont deux ans assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve, il avait été placé dans une structure éducative après sa sortie de prison, avait précisé lundi le parquet de Paris.Si la cible ou les cibles exactes des suspects restent inconnues à ce stade, les forces de sécurité figurent néanmoins parmi les objectifs récurrents que désigne l'organisation Etat islamique (EI). Le 20 avril 2017, lors d'une attaque solitaire revendiquée par l'EI, le policier Xavier Jugelé avait ainsi été tué par balle sur les Champs-Elysées et deux de ses collègues blessés.Auparavant, le 13 juin 2016, un policier de Magnanville (Yvelines), à l'ouest de Paris, et sa compagne avaient été assassinés chez eux par un jihadiste de 25 ans, ayant proclamé allégeance à l'organisation terroriste.Les militaires ne sont pas non plus épargnés. Avant l'apparition du groupe EI, trois soldats ont été assassinés en 2012 lors du périple jihadiste meurtrier de Mohamed Merah à Toulouse et Montauban.Par la suite, des militaires ont été blessés au couteau à Nice en 2015 par un homme radicalisé, qui doit être prochainement jugé. En février 2017, un soldat de l'opération Sentinelle avait ouvert le feu sur un homme qui tentait de le poignarder au Carrousel du Louvre et, un mois plus tard, une autre patrouille était attaquée à l'aéroport d'Orly. En juin, un islamiste radical échouait à faire exploser son véhicule au contact d'un fourgon de gendarmerie sur les Champs-Elysées. Depuis 2015, la vague d'attentats jihadistes en France a fait au total 251 morts, dont cinq lors du dernier attentat contre le marché de Noël de Strasbourg le 11 décembre.
|
La lettre aux Français, qui avait initialement été publiée dans la presse lundi 14 janvier, pourrait en définitive être adressée à tous les Français par courrier papier, affirme Europe 1 mardi. L'opération pourrait coûter 5 millions d'euros.
|
La forme avait surpris, au moment de la diffusion de la lettre d'Emmanuel Macron aux Français dans la presse. Finalement, la missive pourrait être envoyée à chaque citoyen par La Poste. L'Élysée aurait choisi d'adresser cette lettre par courrier, mais de manière non nominative, afin qu'elle soit lue par le plus grand nombre, indiquent les radios Europe 1 et France Info mardi 15 janvier. Le président de la République devrait prendre sa décision dans la semaine. Si cette option est retenue, la lettre devrait être glissée dans toutes les boîtes aux lettres, mais sans nom sur l'enveloppe. L'opération se chiffrerait à 5 millions d'euros, précise France Info. "Ce n'est ni une élection, ni un référendum", avait écrit le président de la République dans son courrier, au sujet du grand débat national dont le coup d'envoi a été donné mardi 15 janvier. "Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l'action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international", précisait Emmanuel Macron dans son courrier. Le chef de l'État doit donner mardi le coup d'envoi de la grande concertation à Grand Bourgtheroulde, petite commune de l'Eure, aux côtés de 600 maires normands qui lui présenteront leurs doléances.
|
Ils ont atterri en catastrophe. Deux trentenaires ardéchois ont posé leur avion bi-place jeudi 1er décembre, dans la station de Serre-Chevalier dans les Hautes-Alpes entre deux pistes de ski.
|
Les deux occupants sont sortis indemnes.Ils avaient décollé de l'aérodrome de Pierrelatte dans la Drôme deux heures auparavant pour une balade au-dessus du massif des Écrins. Mais le pilote, également président de l'aéroclub de Pierrelatte, a senti qu'il y avait un souci au moment où il a fait demi-tour au-dessus du col de l'Eychauda, rapporte France Bleu Drôme Ardèche. "L'avion a perdu de la puissance au moment du demi-tour, l'avion a décroché, je n'ai pas mis assez de puissance". Il a même évoqué une "erreur de pilotage".PLUS DE PEUR QUE DE MAL !Mais grâce au sang froid de ce pilote, père de deux jeunes enfants, l'avion a pu se poser quasiment en douceur sur une zone très enneigée et très pentue, entre deux pistes dans la station de Serre-Chevalier, près du télésiège de l'Yret. La gendarmerie nationale qui a partagé photos et nouvelles sur sa page Facebook, évoque "le bon choix, au prix d'une sacrée carbiole... 'aneigissant' presque en douceur". Sur ces photos, on distingue clairement l'avion bi-place, un monomoteur de quelque 15.000 euros, à l'envers dans la poudreuse. Le PGHM de Briançon qui a été dépêché sur place, a secouru les deux Ardéchois, qui s'en sortent quasiment indemnes. "J'ai comme des griffures à la main et mon ami a une bosse, mais c'est rien du tout, on l'a échappé belle", confie le pilote encore sous le choc. "L'appareil est foutu mais l'essentiel c'est qu'on ait rien eu". La brigade de gendarmerie des transports aériens de Marseille est en charge de l'enquête.
|
Le ministre de l'Economie et des Finances réfute l'idée d'un "coup de pouce" supplémentaire.
|
Bruno Le Maire, invité de Dimanche en politique sur France 3, a répondu on ne peut plus clairement aux aspirations de revalorisation supplémentaire du Smic au 1er janvier. "Il n'y aura pas de coup de pouce au Smic au 1er janvier, en tout cas je ne le souhaite pas", a-t-il ainsi déclaré. "Il y a une formule que nous appliquons, et je pense qu'il faut respecter cette formule", a-t-il plaidé, rappelant que le gouvernement avait déjà "augmenté massivement la prime d'activité", de "100 euros, au niveau du Smic". "Et je pense que la prime d'activité, et d'ailleurs un certain nombre de rapports l'établissent, c'est plus efficace que le Smic pour le pouvoir d'achat des personnes qui sont payées au niveau du Smic", a-t-il jugé.La position du ministre suit celle du groupe d'experts sur le Smic, consulté avant chaque revalorisation du salaire minimum le 1er janvier, qui a recommandé jeudi de s'abstenir de tout "coup de pouce". Depuis sa création en 2008, ce panel d'économistes s'y est toujours montré défavorable, estimant que cela nuirait à l'emploi des moins qualifiés, au chômage toujours élevé, tout en ayant un "impact limité contre la pauvreté".Le Smic bénéficie chaque année d'une hausse mécanique, calculée selon deux critères: l'inflation constatée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE). Le 1er janvier 2019, cette revalorisation avait été de 1,5%.
|
Selon les informations de France Bleu Provence, une jeune femme de 31 ans a été découverte dimanche 17 novembre errant aux abords d'une forêt. Elle affirme avoir été séquestrée pendant cinq ans par sa belle-mère.
|
Son cauchemar aurait duré cinq ans. Comme le révèle France Bleu Provence, une jeune femme de 31 ans a récemment livré un récit effroyable. Selon ses dires, elle aurait été séquestrée de 2014 à 2019 dans un appartement de Saint-Raphaël par la grand-mère paternelle de son fils, qui a été placée en garde à vue mardi. Alors que la jeune femme était hébergée chez la sexagénaire après la fuite du père de leur enfant, la situation se serait tendue en raison d'une histoire d'amour avec un autre membre de la famille. Selon les précisions de France Bleu, la jeune femme aurait alors été maintenue au moins en dépendance psychologique. La victime présumée explique avoir été la cible de brimades de la grand-mère qui lui aurait par ailleurs confisqué ses pièces d'identité. Retenue dans une pièce sans meuble, avec un seul banc, la mère de famille n'aurait eu droit qu'à un seul repas par jour, sans douche et sans aucun lien avec le reste de la famille. Malgré une tentative pour s'échapper, elle aurait été rattrapée par un des fils de la sexagénaire.Placée en garde à vue, la belle-mère a rejeté en bloc les accusations tandis que ses enfants ont assuré que la jeune femme était totalement exclue de la vie de famille. La jeune femme de 31 ans a été découverte dimanche en soirée, errant sur une route aux abords d'une forêt à Agay, dans le Var. Comme le relaye France Bleu, le parquet de Draguignan a ouvert une information judiciaire pour abus de faiblesse, violences habituelles sur personne vulnérable ou dépendante, soumission d'une personne vulnérable ou dépendante à des conditions d'hébergement indignes, et non-assistance à personne en danger.
|
Selon l'Insee, ces différences sont dues aux cessations définitives, interruptions temporaires et réductions d'activité des femmes, et "davantage une décision des ménages plutôt qu'une discrimination de l'employeur".
|
L'arrivée d'un enfant se traduit par des pertes de revenus pour les mères, surtout pour les femmes ayant les plus bas salaires, plus rarement pour les pères, tous niveaux de salaires confondus, selon une étude de l'Institut national de la statistique (Insee) publiée jeudi 10 octobre. En moyenne, les femmes ont perdu 25% de leurs revenus salariaux cinq ans après l'arrivée d'un enfant par rapport à la situation où elles n'en auraient pas eu, indique cette étude qui compare les revenus des salariés du secteur privé en France métropolitaine entre 2005 et 2015, classés par tranches de 5% (vingtiles).Pour chaque vingtile (du salaire le plus bas au salaire le plus élevé), l'institut de la statistique a calculé les effets, sur le salaire de la mère et du père, de la naissance d'un enfant, de deux enfants, puis de trois enfants, en les comparant à leur salaire auparavant. Ainsi, il apparaît que les femmes les moins bien rémunérées sont les plus affectées par des pertes de revenus. Pour les plus bas salaires, ces pertes s'élèvent à 38% 5 ans après l'arrivée d'un enfant, tandis qu'elles sont quasi-inexistantes pour les plus hauts salaires. Après l'arrivée d'un deuxième et d'un troisième enfant, elles s'élèvent à 50% et 57%.Selon l'Insee, ces chiffres s'expliquent par les cessations définitives, les interruptions temporaires et les réductions d'activité des femmes, traduisant "davantage une décision des ménages plutôt qu'une discrimination de l'employeur". Les écarts peuvent également être le fruit d'"une répartition des tâches inégalitaire après l'arrivée d'un enfant", mais aussi d'un calcul mettant en regard le coût de la garde des enfants et les revenus salariaux. "Les ménages semblent s'ajuster aux incitations financières, les mères aux salaires les plus faibles étant les plus incitées à réduire leur activité", est-il expliqué. En ce qui concerne les pères, aucun écart significatif n'est observé après la naissance d'un enfant, de deux ou de trois. Au contraire même, cinq ans après la naissance de leur premier enfant, les hommes qui avant la naissance appartenaient aux 5% de salariés les mieux rémunérés ont un revenu salarial 17% plus élevé que s'ils n'avaient pas eu cet enfant, constate l'Insee, ce qui conforte "les écarts de trajectoires entre les femmes et les hommes" au sommet de la hiérarchie. En France, les femmes sont payées en moyenne, tous postes confondus, 25% de moins que les hommes.
|
Six jours après le décès d'une septuagénaire aux urgences du CHU de Reims, une femme âgée de 60 ans est morte ce lundi aux urgences du CHU de Rennes. Installée sur un brancard, elle a fait un malaise et n'a pu être ranimée, précise Ouest France.
|
Nouvelle mort qui interroge à l'hôpital. Ce lundi, une sexagénaire est décédée alors qu'elle était installée sur un brancard dans le service des urgences du CHU de Rennes, rapporte Ouest France. La femme qui se rendait aux urgences pour des douleurs abdominales attendait d'être examinée par un médecin. Les pompiers se sont tout à coup rendu compte que la femme ne respirait plus. Ils ont alors prévenu le personnel, qui l'a transportée dans une autre salle pour être prise en charge, mais elle n'a pas pu être ranimée.Autopsie attendueLa direction de l'hôpital a décidé de procéder à une autopsie afin de comprendre les circonstances exactes du drame. La patiente a attendu une heure sur un brancard aux urgences. Selon la direction, toute l'équipe médicale était présente, et 100 patients ont dû être pris en charge dans le service, ainsi que 70 les cinq heures précédentes. Elle précise aussi avoir dû faire face à "la présence simultanée d'urgences avec mise en jeu du pronostic vital, nécessitant une prise en charge immédiate".Le personnel réclame davantage de moyens et dénonce depuis plusieurs mois "l'épuisement, les injures et les menaces de familles mécontentes" auxquels ils doivent faire face.Le 6 mars dernier, une septuagénaire était décédée au CHU de Reims d'un arrêt cardiaque après avoir attendu plus de 2h30 aux urgences sans être prise en charge. Une enquête en recherche des causes de la mort avait été ouverte dès le lendemain du drame.
|
Dès ce lundi 10 août à partir de 8h, le masque sera obligatoire dans certaines zones à Paris. Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris chargée de l'agriculture et de l'alimentation durable, a apporté quelques précisions ce dimanche 9 août face à la presse.
|
Le masque sera obligatoire à Paris dès lundi 10 août à partir de 8h. La mesure ne concerne que "les zones à forte fréquentation de personnes", comme l'a fait savoir la Préfecture de Paris. Doit-on s'attendre à ce qu'elle soit par la suite généralisée sur tout le territoire parisien ? "Ce n'est pas une mesure qui semble nécessaire pour le moment. Mais toutes ces mesures sont très évolutives", a expliqué Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris chargée de l'agriculture et de l'alimentation durable, ce dimanche face à la presse, à la veille de son application. "On n'a cessé, depuis l'apparition de la covid19, en France et singulièrement à Paris, de s'adapter. Pour le moment, il n'est pas prévu que tout Paris soit concerné, mais en tout cas, toutes les zones de forte affluence", a-t-elle ajouté.Les 15-44 ans, très touchés par le virus"Le nombre de cas à Paris est en forte augmentation, singulièrement depuis une dizaine de jours. (...) Ce qui nous interpelle, c'est que le nombre de nouveaux cas qui sont recensés concerne essentiellement les personnes entre 20 et 30 ans, et un peu plus largement entre 15 et 44 ans", a également alerté Audrey Pulvar, justifiant la mesure.L'adjointe à la mairie de Paris a ensuite affirmé qu'il y aura "beaucoup de pédagogie dans un premier temps - ce n'est pas dès demain 8h que les carnets de contravention vont sortir. Il va y avoir toute une phase de pédagogie à l'égard de la population, d'accoutumance de la population à ces nouvelles règles, puis ensuite éventuellement les contrevenants seront sanctionnés", a annoncé Audrey Pulvar.
|
Certains sont plutôt "sereins" car ils ont vécu le retour à l'école en mai, d'autres s'"inquiètent" de faire cours aux plus petits en portant un masque: enseignants et professeurs font leur prérentrée lundi dans un contexte inédit.
|
Avant le retour en classe de quelque 12,4 millions d'élèves mardi, chacun se prépare à une année scolaire dans l'ombre du coronavirus et sous la menace d'un durcissement des consignes sanitaires."Je prends les choses un peu au jour le jour car on sait que les directives peuvent changer du jour au lendemain", résume calmement Hélène, enseignante en CE1 dans un village du Vaucluse, qui avait déjà repris l'école en mai après le confinement.Elle qui jugeait alors cette reprise précipitée a changé d'avis. "C'était finalement une bonne chose parce que ça nous permet d'appréhender cette rentrée avec un peu moins de stress. On sait à peu près à quoi ça va ressembler".Depuis, les règles ont été redéfinies et le masque est désormais obligatoire pour tous les enseignants. Mais, comme d'autres collègues, Hélène déplore "des points d'interrogation" persistants, sur l'organisation à la cantine ou dans la cour de récré.Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer se veut lui rassurant, estimant que le protocole sanitaire "est simple et clair" et qu'"il n'a pas vocation dans ses grands principes à varier". Il est l'"un des plus stricts d'Europe, il nous permet d'avoir la rentrée la plus normale possible", selon lui.Lundi matin en Mayenne, il a assuré que "normalement, il ne manquera pas d'enseignants dans les classes" mardi, car la rentrée est "bien préparée". "Aujourd'hui, la jeunesse doit être notre priorité absolue. Nous leur devons un avenir bien dessiné et nous leur devons une rentrée dynamique", a-t-il dit.Le masque sera aussi obligatoire pour les collégiens et les lycéens mais la distanciation physique ne sera plus obligatoire quand elle n'est pas matériellement possible, tout comme la limitation du brassage entre classes et groupes d'élèves, qui est simplement "recommandée".Ce qui inquiète le plus Hélène: les trois enfants en grande difficulté scolaire qu'elle n'a pas revus depuis le confinement en mars. "C'est un faible pourcentage sur une classe de 23 élèves mais pour ceux-là, ça va être compliqué de les faire revenir dans l'univers de l'école", craint-elle.- "Des directives qui changent tout le temps" -Lauriane, qui effectue sa première rentrée à Paris en grande section de maternelle, se dit à la fois "sereine" et "motivée" mais juge "insupportable que les directives changent tout le temps". "La semaine dernière, c'était sans masque pour les enseignants de maternelle, et cette semaine, c'est obligatoire", regrette cette trentenaire qui a abandonné un poste de responsable des ressources humaines d'un groupe du CAC40 pour devenir enseignante."Avec ce masque sur la bouche toute la journée, comment est ce que je vais pouvoir, dès le premier jour, aborder l'apprentissage des sons avec mes élèves de 5 ans?", s'interroge-t-elle, espérant "vivement être bénéficiaire de masques transparents" évoqués par Jean-Michel Blanquer.Sarah, enseignante de moyenne section de maternelle à Paris, partage le même constat sur la transmission des savoirs aux plus petits, et s'"inquiète particulièrement pour les élèves allophones, nombreux dans les classes en Ile-de-France".Marie, professeur d'histoire-géographie dans un collège en REP+ en Seine-Saint-Denis, n'a pas d'inquiétude sur le fait que les élèves respecteront le port du masque mais regrette "de n'avoir aucune directive à ce stade sur le volet pédagogique". "Comment on s'organise concrètement pour des élèves en grande difficulté scolaire qui n'ont pas mis les pieds à l'école depuis le mois de mars?", s'inquiète-t-elle."Ça va prendre du temps de faire l'état des lieux du retard qui a été accumulé, pour les enfants qu'on aura sous la main". Mais le plus gros défi sera encore de faire revenir ceux qui ont totalement décroché, présage-t-elle déjà.Le ministre promet lui un renforcement des évaluations des élèves au CP et CE1 afin de "mesurer l'impact du confinement" et a aussi annoncé dimanche le lancement d'un chantier qui intéressera tous les enseignants: un "Grenelle des professeurs" visant à revaloriser leur salaire et leurs conditions de travail.
|
Le pilote du vol MH370 de la Malaysia Airlines, disparu le 8 mars 2014, a-t-il planifié son suicide ? De nouveaux éléments, rapportés par des experts et diffusés dimanche sur CBS Australia, accréditent cette théorie.
|
C'est l'un des grands mystères de l'histoire de l'aviation civile. Le 8 mars 2014, le vol MH370 de la Malaysia Airlines, reliant Kuala Lumpur à Pékin, disparaissait au dessus de l'Océan Indien. À son bord : 239 personnes. Accident, attentat, suicide du pilote ? Les hypothèses ont fleuri depuis quatre ans. Seule certitude : des débris et des fragments d'ailes ont été retrouvés en 2015 sur l'île de La Réunion puis sur les côtes africaines. Mais l'épave et les boîtes noires n'ont jamais été retrouvées."Il a volé de manière très précise"La piste du suicide du pilote est cependant relancée depuis dimanche : des experts interrogés dans l'émission 60 Minutes assurent que le pilote de l'avion, Zaharie Amad Shah, a volontairement crashé son appareil. Un pilote expérimenté, Simon Hardy, a reconstitué une partie de la trajectoire du vol à partir des échos recueillis à l'époque par les radars militaires. Selon lui, il ne fait aucun doute que le pilote de ligne a slalomé entre les espaces aériens malaisiens et thaïlandais afin de déjouer toute surveillance : "Et ça a marché, car nous savons que les militaires ne sont pas venus l'intercepter", précise-t-il à CBS Australia. "Si vous me demandiez de faire disparaître un Boeing 777, je ferais exactement la même chose. Il a volé de manière très précise. Cela a fonctionné puisque l'armée n'a pas réussi à intercepter l'avion".Après cette manœuvre, le transpondeur de l'appareil - qui permet de le localiser par signal radar - a également été éteint, permettant au pilote de poursuivre son vol et de prendre n'importe quelle trajectoire. Un chercheur de la Transportation Safety board of Canada, Larry Vance, estime pour sa part que l'épave de l'avion gît au fond de l'Océan indien. "L'aile droite a sans doute été brisée, les moteurs ont été éjectés. Mais en principe, il devrait rester encore quatre morceaux de l'avion dans l'eau", a-t-il expliqué à CBS Australia.La thèse du crash volontaire était déjà considérée comme "fort probable" par le Premier ministre australien Malcolm Turnbull en 2016. Le scénario rappelle celui du crash, en mars 2015, du vol 9525 de la Germanwings. Sauf que le pilote malaisien aurait, contrairement à Andreas Lubitz, tout fait pour que les radars perdent sa trace.
|
En février 2018, Michel Fourniret, déjà condamné pour huit meurtres, a reconnu ces deux crimes tout en se montrant mystérieux sur leurs circonstances.
|
Les enquêteurs en apprendront-ils plus sur les circonstances des meurtres de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece, commis entre 1988 et 1990 dans l'Yonne ? Michel Fourniret et son ex-épouse Monique Olivier vont participer jeudi et vendredi à une reconstitution dans le cadre de l'enquête sur ces meurtres, reconnus en février 2018 par le tueur en série, a indiqué mercredi 18 septembre à l'AFP une source proche du dossier, confirmant une information de RTL. Michel Fourniret, déjà condamné pour huit meurtres, a livré des "aveux réitérés" pour ces deux crimes en février 2018, tout en se montrant mystérieux sur leurs circonstances. À la suite de ces aveux, des fouilles avaient été menées sur plusieurs terrains situés dans l'Yonne, en présence du tueur en série et de son ancienne épouse. Ces fouilles n'avaient cependant rien donné, selon une source proche de l'enquête. Pour cette reconstitution, les deux anciens époux, qui ont divorcé en 2010, vont être "extraits de prison". D'après RTL, ils seront d'abord conduit à Saint-Cyr-les-Coulons, où Michel Fourniret habitait, avant d'aller à Monéteau, où le corps de Joanna Parrish a été retrouvé.Michel Fourniret avait été mis en examen le 11 mars 2008 pour ces deux assassinats, avant de bénéficier d'un non-lieu. L'affaire a été relancée en juin 2012, quand la cour d'appel de Paris a demandé aux juges de rouvrir l'enquête sur la base de nouvelles pistes.Joanna Parrish était assistante d'anglais au lycée Jacques-Aymot d'Auxerre. Elle a été retrouvé morte et dénudée le 17 mai 1990. La jeune femme de 20 ans a été violée et battue avant sa mort. Marie-Angèle Domece était handicapée mentale. Elle a disparu le 8 juillet 1988, à l'âge de 19 ans. Son corps n'a jamais été retrouvé.
|
Le Dr Jaques Sztajnbok, chef de l'unité des soins intensifs (USI) de l'Institut d'Infectiologie de Sao Paulo, se réveille souvent en pleine nuit à cause du coronavirus, de même que sa femme Fabiane, infectiologue aux urgences du même hôpital.
|
Lui, c'est pour lire quelques unes des 1.000 études scientifiques publiées chaque mois, au cas où "une nouvelle découverte puisse apporter une pièce à ce casse-tête du Covid-19". Elle, c'est parce qu'elle est "inquiète et angoissée".Malgré cela et la crainte d'exposer leurs deux enfants, qu'ils n'embrassent plus en rentrant, ils sont en première ligne dans la bataille contre la pandémie à Sao Paulo, la mégapole et capitale de l'Etat du même nom, le plus touché du Brésil, avec 2.851 morts.A l'Institut d'Infectiologie Emilio Ribas, l'USI a atteint 100% d'occupation dès la mi-avril, les 11 lits étant occupés par des patients du Covid-19.Le service déplore un décès par jour en moyenne. Le Dr Jaques Sztajnbok n'a pas pris un seul jour de repos depuis la mi-mars, car il a "la responsabilité de la santé des patients mais aussi de l'équipe" qu'il dirige, explique-t-il à l'AFP.Plusieurs de ses collègues ont été arrêtés après avoir été contaminés."Dès que mon téléphone sonne, je me dis: +Est-ce qu'on a encore un médecin qui est tombé malade?+. C'est une préoccupation qu'on n'a jamais eue lors des précédentes épidémies", raconte le médecin, qui travaille à l'Institut d'Infectiologie depuis 28 ans.- "Cool et courageux" -Jusqu'à présent, ni lui ni son épouse n'ont eu de symptômes du covid-19. Mais tout est prévu. "Comme on a un autre appartement adjacent, si l'un de nous tombe malade, il ira s'isoler", dit le Dr Sztajnbok.Ils ont mis en place un rituel quand ils rentrent de l'hôpital: ils laissent toutes leurs affaires dans l'entrée de l'appartement familial, et ne s'approchent pas des enfants avant d'avoir pris une douche et mis leurs vêtements à laver.Le couple, qui s'est rencontré en 1997 lors d'une épidémie de rougeole, vit dans un grand appartement avec des balcons et beaucoup de plantes, dans le quartier cossu de Pinheiros, avec ses deux enfants.Ana, 12 ans, n'est pas trop inquiète pour ses parents car "ils ne sont pas dans le groupe à risque". Quant à Daniel, 10 ans, il trouve que "c'est très cool et courageux" qu'ils soient en première ligne pour soigner les malades de cette pandémie."Au dîner, ils racontent toujours ce qui s'est passé pendant leur garde, je trouve ça intéressant". Malgré l'admiration qu'il leur porte, Daniel ne veut surtout pas devenir médecin. "Je ne veux pas voir quelqu'un mourir", dit le garçon.- Traitement "sur mesure" -Les époux admettent avoir plus que jamais besoin de discuter ensemble de ce qu'ils vivent à l'hôpital. "Ça nous aide à tenir le coup d'avoir le même objectif, de savoir qu'on est ensemble là-dedans", dit Fabiane.Les deux médecins s'étaient fixé une règle dès le début de cette crise: "déconnecter" le soir pour préserver la vie de famille.Promesse impossible à tenir pour le Dr Sztajnbok, qui, même s'il s'est changé pour se mettre en bermuda et en tongs, fête son 55e anniversaire ce soir-là en gardant un oeil sur son portable pour suivre l'évolution de ses patients et collègues touchés par le Covid-19.Ses enfants, leur nounou Paloma qui vit avec eux, et sa femme ont organisé une petite fête virtuelle avec le reste de la famille, connectée par l'application Zoom.Le médecin reçoit en pleine soirée d'anniversaire un message d'une interne: l'une de leurs patientes, obèse et dans un état grave, vient de retrouver le double de sa capacité respiratoire après qu'il a demandé qu'on l'a mette sur le ventre, pour qu'elle respire mieux. Jaques n'en revient pas et lit le message plusieurs fois à sa famille regroupée pour couper le gâteau."Cette maladie est très complexe, on ne peut pas appliquer le même traitement à tous les patients. En gros, il faut faire du sur-mesure pour chaque cas. C'est pour ça que je n'arrive pas à m'arrêter de travailler", concède-t-il."Mais c'est tellement gratifiant quand un patient va mieux", explique le médecin, confiant que c'est à cette patiente obèse qu'il a pensé au moment de souffler ses bougies.
|
REVUE DE TWEETS. Les deux cadres de La République en marche (LREM) se sont moqués de la nomination du spécialiste de la fin de vie en tant que numéro 2 des Républicains.
|
Ce qui n'a pas manqué de faire réagir là droite.Nouvelle crise au sommet des Républicains (LR) : le président du parti Laurent Wauquiez a mis fin dimanche 17 juin aux fonctions de vice-présidente déléguée de Virginie Calmels, remplacée par Jean Leonetti, en épilogue de deux semaines de conflit ouvert avec elle. Ancien ministre délégué aux Affaires européennes et actuel maire d'Antibes (Alpes-Maritimes), Jean Leonetti, cardiologue de formation, est notamment connu pour ses travaux sur la fin de vie. La loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie porte d'ailleurs son nom. Un aspect de sa carrière que Richard Ferrand et Christophe Castaner ont utilisé pour se moquer de la situation de crise cher Les Républicains. "Bien connu pour ses travaux et réflexions sur la fin de vie, nul doute que Jean Leonetti pourra éclairer la direction du parti de Laurent Wauquiez sur son avenir", a tweeté dimanche soir le chef de file des députés La République en marche (LREM). Le délégué général de LREM et secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement a également ironisé sur les travaux du désormais numéro 2 de LR. "Est-ce son vécu quotidien ou ses dernières lectures qui ont poussé Wauquiez à son choix?", a-t-il posté dimanche soir sur Twitter, avec une photo d'un des livres écrits par Jean Leonetti, À la lumière du crépuscule - Témoignages et réflexions sur la fin de vie.La porte-parole des Républicains, Lydia Guirous a rapidement réagi et l'a appelé à "faire preuve d'humilité et décence face au parcours de Jean Leonetti". "Faire de la dérision sur le sujet sensible de la fin de vie démontre votre inconséquence", a-t-elle insisté. Toujours sur Twitter, la conseillère politique de Laurent Wauquiez Nadine Morano a également critiqué Christophe Castaner. "Méfiez vous en politique on passe vite de la lumière au crépuscule notamment quand on tombe dans l'indécence de faire un parallèle avec un sujet aussi douloureux que la fin de vie", a-t-elle écrit sur le réseau social.
|
L'employée du cimetière s'arrête devant deux fragiles monticules de terre à l'abandon. "C'est ici", souffle-t-elle. "Mille fois pardon !" Abessia s'écroule en sanglots, posant doucement sa main sur la tombe de fortune de l'un de ses petits frères, dans le sud de la France.
|
Ce 7 août 2020 caniculaire, 57 ans après la mort de ses frères jumeaux Yahia et Abbas peu après leur naissance dans un camp de Harkis en France, Abessia Dargaid vient à 68 ans de retrouver le lieu de leur inhumation: "tombes 6 et 8, rangées 22 et 25, carré musulman du cimetière de l'Ouest, Perpignan".Avant de lancer ses recherches, il aura fallu à Abessia attendre le long et acharné travail de mémoire d'associations d'anciens Harkis - ces Français musulmans recrutés comme auxiliaires de l'armée française pendant la guerre d'Algérie -, d'historiens, de familles, intensifié récemment et accompagné par le gouvernement français, pour sauver de l'oubli ce pan tragique de l'histoire franco-algérienne. Après la fuite et l'exil d'Algérie, sa mère avait accouché des jumeaux en décembre 1962, dans des conditions plus que précaires, à l'infirmerie du camp de Harkis de Rivesaltes (sud), à 12 km de ce cimetière.Les nourrissons, malades et transportés à l'hôpital, décèderont quelques mois plus tard. Mais leurs corps ne seront pas rendus à la famille. "Mon père a juste pu voir la main de Abbas à son décès à l'hôpital; mes parents n'ont jamais rien su des circonstances et des lieux de leur inhumation", témoigne Abessia.Yahia, Abbas mais aussi Fatma, Omar, Djamal, Malika... Il y a près de 60 ans, des dizaines de nouveaux nés ou très jeunes enfants morts lors de leur passage dans les camps de Harkis gérés par l'armée en France ont été enterrés sans sépulture décente par leurs proches ou par des militaires, dans les camps ou à proximité, dans des champs, et pour la grande majorité, sans plaque avec leur nom, selon les récits d'historiens et les témoignages de familles recueillis lors d'une enquête de plusieurs mois de l'AFP.D'autres, décédés à l'hôpital, ont été enterrés par les autorités dans des cimetières, mais souvent sans que les familles ne soient présentes ou informées du devenir des corps de leurs enfants, selon ces témoignages. Bouleversés et choqués par le dénuement des sépultures de leurs frères, Abessia, sa soeur Rahma, 70 ans, et leur frère Abdelkader, 65 ans, se recueillent au cimetière de Perpignan, au son d'une prière aux défunts en arabe diffusée par un portable. Abdelkader est secoué de hoquets de larmes. "Je comprends pas... il n'y a même pas un prénom sur leurs tombes ?" interroge-t-il, confus. "Pour la première fois, on met un lieu" sur ce drame familial, confie Abessia. "Ca fait +boum boum+ dans le coeur. Mais ça ne devrait pas être permis d'enterrer quelqu'un comme ça et puis de l'abandonner, sans plaque..."- Surmortalité infantile -"Les Harkis", ce sont ces anciens combattants - jusqu'à 200.000 hommes - recrutés comme auxiliaires de l'armée française pendant la guerre d'indépendance algérienne (1954-1962) qui opposa des nationalistes algériens à la France.Depuis 2001, la France leur rend chaque 25 septembre un hommage national en reconnaissance des "sacrifices consentis".A l'issue de cette guerre, marquée par des atrocités, par la torture et qui a traumatisé les sociétés algérienne et française, les Harkis - souvent issus d'un milieu paysan et modeste - sont abandonnés par la France et nombre d'entre eux sont victimes de massacres de représailles en Algérie. Abessia raconte ainsi comment sa famille a été victime de plusieurs attaques du Front de libération nationale (FLN) du fait de l'engagement de son frère et de son père dans l'armée française. Sa soeur montre les cicatrices d'une blessure par grenade.Mais au lendemain des accords d'Evian de 1962 consacrant la défaite française en Algérie, le gouvernement français a rejeté le rapatriement massif de ces Harkis. Environ 42.000 - accompagnés parfois de leurs femmes et enfants - sont transférés en France par l'armée et transitent par des camps. Quelque 40.000 autres viennent par des filières semi-clandestines ou clandestines. Au total, entre 80.000 et 90.000 personnes arrivent en France, pour la majorité entre 1962 et 1965. En France, les Harkis et leurs familles ne sont pas considérés d'emblée par les pouvoirs publics comme des rapatriés mais comme des réfugiés. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont parquées dans des "camps de transit et de reclassement" gérés par l'armée, aux conditions de vie souvent déplorables et traumatisantes, certains entourés de barbelés et placés sous surveillance.Et les faits, méconnus, sont là: parmi les personnes décédées dans ces camps, une grande majorité étaient des bébés morts-nés ou des nourrissons, selon les statistiques consultées par l'AFP et établies par l'historien Abderahmen Moumen, l'un des spécialistes français de la guerre d'Algérie qui travaille sur l'identification des sites d'inhumation. Depuis 2015, il est mandaté par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG, public).Au camp de Rivesaltes, à une quinzaine de kilomètres de la Méditerranée, sur les au moins 146 personnes décédées, 101 sont des enfants, dont 86 avaient moins d'un an. Au camp de Bourg-Lastic (centre), ouvert de juin à octobre 1962, les personnes décédées (16) sont toutes des enfants, selon un rapport officiel publié en 2018. Au camp de Saint-Maurice l'Ardoise (sud), ce sont plusieurs dizaines d'enfants qui ont été enterrés dans le secteur, selon des associations."Il y a eu une surmortalité infantile certainement liée à des conditions de vie difficiles et à une prise en charge médicale qui n'était pas à la hauteur", déclare dans un entretien à l'AFP Geneviève Darrieussecq, ministre française déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants.Selon les historiens, cette surmortalité était due aux conditions de vie très rudes des camps de tentes et de baraquements lors des hivers 1962 et 63 très rigoureux, à des maladies, à une épidémie de rougeole à Saint-Maurice. Mais aussi à l'état psychologique des mères déracinées et affaiblies par les traumatismes de la guerre et de l'exil précipité, à des accouchements dans des conditions précaires.Le drame est doublé d'une autre tragédie: avec le temps, les cimetières de ces enfants inhumés sans sépulture décente ont disparu sous les herbes folles, les ronces ou les vignes, fantômes d'un passé traumatique que les familles d'anciens Harkis ont enfouis au plus profond d'elles mêmes et que la société française a oubliés.- "Indigne" -C'est l'histoire d'Hacène Arfi, qui a vu à l'âge de six ans son père enterrer de ses mains son frère mort-né dans le camp de Rivesaltes, sans jamais avoir pu ensuite retrouver le "lieu exact".En Algérie, il a déjà assisté à la tentative d'assassinat de son père, rescapé d'une attaque au couteau, et à des scènes "d'égorgement de femmes et d'enfants" sur la route de l'exil.Cette nuit de novembre 62, sa mère accouche à l'infirmerie du camp de Rivesaltes, aidée par "une infirmière", mais le bébé est mort-né. L'enfant et la mère sont "ramenés sur une civière par des militaires" dans la nuit. Réveillé par des pleurs, Hacène reste "marqué à vie" par la vision du "sang de sa mère" et du corps du bébé déposé près des chevilles maternelles.Le lendemain matin, "deux militaires sont arrivés à notre tente et ont donné une pioche à mon père; ils lui ont montré l'endroit où il pouvait enterrer mon frère (...) Mon père n'a pas vraiment eu le choix", raconte Hacène.Il assistera ensuite son père pour l'enterrement. "Je revois encore mon père en train de creuser le trou, je comprenais pas trop... Quand il a enroulé l'enfant dans la serviette, je suis resté choqué", relate-t-il, visage creusé et fermé. "Je me souviens qu'il a fait une petite prière en arabe et puis il a pris la pioche et je lui ai donné un coup de main pour remettre la terre sur le corps.""C'est indigne ce qui s'est passé !" lance aujourd'hui cet écorché vif de 63 ans, devenu une inlassable figure de la lutte pour la cause harkie. L'AFP l'a rencontré cet été à Saint-Laurent-des-Arbres (sud), à quelques kilomètres de l'ancien camp harki de Saint-Maurice l'Ardoise, où sa famille avait été transférée après celui de Rivesaltes. Il a dévoué une partie de sa vie à aider nombre de familles d'anciens harkis démunies et créé l'association "Coordination Harka".Depuis sa jeunesse, Hacène est rongé par un questionnement: "Comment cela a pu arriver en France" alors que son père était "un ancien combattant de l'armée française ?" "On a été considérés comme des témoins gênants d'une sale guerre, comme des indésirables", en conclut-il.Pourquoi la majorité de ces enfants n'a pas été inhumée à l'époque dans les cimetières des localités autour des camps ? "Je ne sais pas", répond à l'AFP Geneviève Darrieussecq. "Il y a eu une reconnaissance par les plus hautes autorités de l'Etat français du fait que les Harkis, ces Français, avaient été très mal accueillis à leur arrivée en France dans des conditions particulièrement indignes et difficiles", dit-elle. Mme Darrieussecq ne s'"imagine pas qu'il y ait eu une volonté délibérée de rayer ce passé et de faire en sorte qu'on ne cherche pas à savoir, qu'on n'identifie pas ces lieux de sépulture"."La France n'était pas préparée à les accueillir" et "il y a eu des mauvaises gestions dans la précipitation", relève-t-elle.- "Trous de mémoire" -L'historien Abderahmen Moumen rappelle la "situation chaotique dans laquelle l'administration gère l'arrivée de ces milliers de familles" - 22.000 personnes transiteront par Rivesaltes.Les témoins à l'époque - familles, militaires, personnel soignant - sont peu nombreux. Leur dispersion et leurs mutations, puis le départ des Harkis, ont contribué à l'oubli, souligne-t-il. "Cette période de l'après-indépendance, et notamment cette question des inhumations et de ces cimetières, s'inscrit dans ces trous de mémoire", analyse-t-il.Dans le même temps, "l'éparpillement des familles, qui repartent vite" dans d'autres lieux en France et la volonté de certains parents d'enterrer rapidement l'enfant pour respecter la tradition funéraire musulmane, ont contribué à l'oubli."Leur préoccupation vitale est de trouver un logement, un emploi, avec la difficulté pour beaucoup de ne pas maîtriser le français". Ou encore rechercher des membres de leur famille dispersée en France ou en Algérie, se protéger pour certains des représailles contre les Harkis encore menées par des militants du FLN sur le sol français jusque 1965, poursuit l'historien.Fatima Besnaci-Lancou, historienne et spécialiste de la guerre d'Algérie, a interrogé il y a quelques années pour un livre plus de 70 femmes de Harkis encore en vie qui lui ont décrit les accouchements "sous une tente en plein hiver, sans chauffage et sans eau", des maris qui ont dû "chercher de la neige et la faire fondre dans leur bouche pour laver le nouveau-né...", relate-t-elle à l'AFP.L'historienne, fille de Harki qui a elle-même vécu 15 ans dans ces camps à partir de l'âge de 8 ans, souligne aussi le déracinement et la souffrance de ces jeunes femmes qui devaient accoucher seules, sans la présence rassurante de leur mère et sans les rituels traditionnels algériens. "Ces femmes elles-mêmes ont voulu oublier ces drames", renchérit M. Moumen. "Revenir sur les tombes, c'était aussi se replonger dans ces mois dans les camps qui ont été très difficiles pour les familles."Certaines sont bien repassées 30 ou 40 ans après à Rivesaltes, mais le terrain avait été complètement modifié...Sur le coup, il y a eu la peur d'en parler. "C'était comme ça; nos parents n'ont pas osé poser de questions, mais ils ont dû beaucoup en souffrir", confie Abessia. "Mon père a eu peur de se révolter et de se retrouver renvoyé en Algérie... Il s'est tu et on a vécu comme ça", raconte Hacène Arfi. Et c'est devenu un tabou au sein des familles. A 86 ans, Dahbia Amrane, visage buriné parcouru de rides, est une témoin émouvante. Elle était enceinte de jumeaux quand elle a dû fuir l'Algérie à 28 ans avec son mari harki. En novembre 1962, elle accouche dans le camp de Rivesaltes, sous une tente. Les bébés sont placés sous couveuse pendant des semaines à l'hôpital.Le petit Omar décèdera en janvier 63. Il sera enterré quelque part dans le camp, par "son père et des cousins". "Dieu nous l'a donné et puis il l'a repris; ces enfants là, ce sont des anges...", lance Dahbia en kabyle à l'AFP, depuis son petit jardin à Mouans-Sartoux (sud-est).La famille, qui sera ensuite déplacée dans une autre région, n'a pu retrouver que plus de 50 ans plus tard ce lieu d'inhumation. "Il y a eu un manque de transmission de notre histoire dans notre famille...; c'était trop tabou, nos parents n'en parlaient pas", raconte le jumeau d'Omar, Ali, 57 ans. Sa douce bonhommie, sa personnalité généreuse et son engagement depuis 1985 dans des associations sont un pied de nez au lourd destin de cet homme né dans un camp et qui a ensuite vécu jusqu'à ses... 19 ans dans un "hameau de forestage" (structure mise en place pour loger et employer des familles d'ex-Harkis à leur sortie des camps, aux conditions de vie dégradées).- "Découverte historique" -Ainsi, depuis peu, fruit d'un patient travail d'Abderahmen Moumen, de familles de Harkis, d'associations locales et de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, les prénoms de certains de ces enfants sortent de l'anonymat.Ils brillent sur des stèles, des tombes rénovées, comme à Bourg-Lastic, où depuis 2015 les onze tombes d'enfants enterrés dans l'ancien camp ont été rénovées et où un lieu de recueillement a été sanctuarisé. Des projets d'identification de lieux d'inhumation, de mise en place de mémoriaux, sont en cours ailleurs.C'est en "recoupant plusieurs sources" que M. Moumen, missionné par l'ONACVG pour travailler sur l'histoire et les mémoires de la guerre d'Algérie, "validera l'hypothèse" qu'il y a bien eu un "cimetière harki" dans le camp de Rivesaltes, jusque-là ignoré.Recueil de témoignages, recherche dans les registres d'état civil, analyse de photos aériennes du camp portant sur les 40 dernières années et découverte d'une correspondance datant de 1980/81 dans les archives départementales...C'est un travail considérable, mené avec les associations, qui a duré des années et a porté ses fruits: depuis 2018, une quarantaine de familles ayant perdu un proche à Rivesaltes ont pu être retrouvées et le site où ont été inhumées au moins une cinquantaine de personnes décédées dans le camp a pu être identifié.Les autorités françaises ont finalement décidé de ne pas rechercher et exhumer leurs ossements, "sûrement délités" après plus de 50 ans selon une enquête des services archéologiques nationaux, la majorité des morts étant des bébés. Mais aujourd'hui, une stèle érigée juste à côté du site d'inhumation et inaugurée par Mme Darrieussecq en octobre 2019 rend hommage aux personnes décédées dans ce camp."Lorsqu'on a eu la confirmation de l'existence de ce cimetière, je me suis dis: on va peut-être contribuer à soulager ces familles" et "apporter une réponse à des questionnements qui peuvent être terribles", confie l'historien.M. Moumen évoque les "hypothèses qui ont pu germer dans l'esprit des familles: que sont devenus tel ou tel enfant, est-ce qu'ils sont vraiment décédés" ?Dans d'autres régions françaises, des associations continuent de se battre pour l'identification et la sanctuarisation des lieux d'inhumation, comme au camp de Saint-Maurice l'Ardoise.Hacène Arfi a ainsi montré à l'AFP deux terrains dans la région où il affirme avoir pu établir grâce à de longues recherches que "39 enfants et quatre adultes" décédés au camp y ont été enterrés.L'un des sites est aujourd'hui un terrain privé recouvert de vignes, au bout d'un chemin serpentant dans un bois touffu. "Cela fait bien 30 ans qu'on dit aux autorités qu'il y a des enfants qui ont été enterrés dans ces champs... on est en 2020, ça s'est passé en 1963... Rien ne signale qu'il y a des personnes enterrées ici !" déplore M. Arfi en balayant avec colère le paysage de ses bras.Une autre association locale, l'Aracan, qui effectue depuis des années des recherches sur les lieux de mémoire harkis, affirme avoir fait récemment une "découverte historique": l'existence d'un autre cimetière d'enfants dans l'actuel camp militaire de Saint-Laurent des Arbres et qui serait connu des autorités depuis... 41 ans.Le terrain, aujourd'hui, est une clairière plantée de chênes, au bord d'une route, a constaté l'AFP.Au fil d'une quête personnelle de son passé et de deux ans de démarches auprès des archives locales, une membre de l'association, Nadia Ghouafria, 47 ans, fille de Harki dont les parents sont passés par le camp de Saint-Maurice, a découvert le dossier du "+cimetière provisoire du camp de St-Maurice l'Ardoise+". Il contient "un procès verbal de la gendarmerie, un plan détaillant la localisation de ce cimetière et un registre d'inhumation", où figurent les noms de 71 personnes décédées lors de leur passage aux camps de Saint-Maurice et au camp voisin du Château de Lascours (sud). L'AFP a pu voir en exclusivité ces documents."31 enfants ont été inhumés dans ce cimetière provisoire et en 1979 il restait 22 tombes, essentiellement des jeunes enfants, des nourrissons et des enfants morts-nés", résume Nadia, fébrile. Selon elle, le motif invoqué par le procès verbal était le "manque de place dans les communes aux alentours du camp de Saint-Maurice l'Ardoise"."Ce cimetière a été ouvert spécialement pour accueillir ces enfants-là provisoirement; ce provisoire serait-il devenu définitif ?..." interpelle-t-elle.- "Ne pas trop ébruiter" -Le procès verbal atteste que les autorités de l'époque connaissaient l'existence de ce cimetière. Les auteurs du procès verbal conseillent même de ne "pas trop ébruiter l'affaire qui risquerait d'avoir des rebondissements fâcheux notamment si cela était porté à la connaissance des responsables du mouvement de défense des rapatriés d'Algérie, anciens harkis". "Ce qui met en colère, c'est qu'on nous a délibérément caché l'existence de ce cimetière" et ce malgré les demandes récurrentes aux autorités par les associations locales, lâche Nadia. L'association Aracan interroge: pourquoi les autorités françaises, informées en 1979 de l'existence de ce cimetière alors que les corps des enfants auraient encore pu être retrouvés et remis à leurs familles grâce aux contacts avec les associations de Harkis, n'ont-elles pas agi ?"Nous réclamons à l'Etat français que des recherches soient entreprises pour retrouver les restes humains de ces enfants (...), que les parents soient contactés, qu'une sépulture décente soit donnée à ces enfants et une stèle", poursuit Nadia."Ces enfants sont des oubliés de l'histoire de France", "leurs parents ont été trahis une seconde fois."Interrogée par l'AFP au sujet de ce procès-verbal, la ministre déléguée Geneviève Darrieussecq a répondu ne pas en avoir connaissance. "Mais s'il y avait là des lieux d'inhumation, il est anormal que les familles n'en aient pas été averties à l'époque", a-t-elle ajouté, souhaitant qu'associations et autorités locales continuent à travailler ensemble à Saint-Maurice l'Ardoise notamment "afin d'identifier et marquer les lieux, pour en faire des lieux de souvenirs".- Pardonné - Depuis ses visites à la stèle de Rivesaltes, Ali Amrane fait face autrement au deuil et au "vide" laissés par l'absence de son frère: "Je me dis, le jumeau est quelque part et il reste quelque chose pour sa mémoire".Un sentiment de "soulagement" partagé par Hacène Arfi quand il pense à son frère: "On sait qu'il n'est plus anonyme... et de temps en temps, on ira se recueillir devant la stèle". Le jour de la découverte des tombes de ses frères à Perpignan, Abessia a dit être "un peu plus sereine" et prête "à commencer (son) deuil".Dans une scène poignante, éclatant en pleurs, Abdelkader a confié à l'AFP: "J'ai l'impression que les jumeaux me pardonnent parce que je suis venu les voir aujourd'hui...".
|
Emmanuel Macron tiendra mercredi matin une visioconférence avec des artistes de différents domaines avant d'annoncer les premières orientations d'un "plan pour la culture" que "le gouvernement sera amené à mettre en oeuvre rapidement", a annoncé l'Elysée mardi soir.
|
Le 13 avril, le chef de l'État avait promis un plan spécifique d'aide pour les secteurs "durablement impactés", dont le secteur culturel. "Un mandat clair a été donné en ce sens au ministre de la Culture Franck Riester, qui y travaille en lien avec les autres ministères concernés et en menant des concertations avec chaque filière", précise la présidence.Au préalable, le chef de l'État échangera pendant environ deux heures avec des artistes de différents domaines (littérature, danse, cinéma, théâtre, cirque contemporain, musique classique, musiques actuelles, art contemporain) dont le nom n'a pas été divulgué, en présence de Franck Riester et de ses collègues de l'Economie Bruno Le Maire et du Travail Muriel Pénicaud.Cet entretien, explique l'Élysée, portera sur l'impact de la crise sur leurs métiers, les mesures d'accompagnement et de soutien aux structures de production et de diffusion, ainsi que sur la meilleure façon de maintenir la présence de la culture malgré les contraintes imposées par l'épidémie.Les artistes pourront également exprimer leurs aspirations pour les prochains mois et leur vision pour "réinventer la place de la culture dans notre pays", ajoute l'Élysée.Dans une tribune publiée le 30 avril, des nombreuses personnalités de la culture, dont Catherine Deneuve, Jean Dujardin, Omar Sy, Clara Luciani, Oxmo Puccino ou Léa Seydoux, avaient exhorté le président de la République à agir pour aider la culture.Ils reprochaient notamment au ministère de la Culture l'absence de précision des mesures mises en place pour aider un secteur qui "fait vivre 1,3 million de personnes" et réclamaient une prolongation des droits des intermittents au-delà de cet été où toute activité est stoppée.Interpelé, le chef de l'Etat avait tweeté le 2 mai: "L'État continuera d'accompagner (les artistes), protègera les plus fragiles, soutiendra la création" et promis des annonces pour ce mercredi. Ce qui suscite depuis une immense attente dans tous les secteurs culturels.Alors que festivals et concerts sont annulés pour tout l'été, que les théâtres et cinémas resteront fermés jusqu'à nouvel ordre et que tournages et répétitions sont suspendus, tout l'écosystème de la culture est laminé par la pandémie et la nécessité de distanciation sociale.Mardi, Franck Riester a annoncé travailler sur un dispositif de protection des intermittents pour l'été mais sans se prononcer sur l'"année blanche" pour leurs droits qu'ils réclament.
|
Le rapatriement des jihadistes français, mais aussi de leurs enfants, de Syrie et d'Irak est un sujet sensible. Éric Dupond-Moretti, l'avocat, était pour.
|
Devenu ministre de la Justice, y sera-t-il toujours favorable, alors que cette idée est très largement impopulaire ? Sa nomination nourrit les espoirs des familles et associations. "Il faut qu'ils aient droit à un procès équitable"Peu après l'annonce du nouveau gouvernement lundi 6 juillet, l'avocate Marie Dosé, qui défend plusieurs de ces Français et réclame leur rapatriement ainsi que celui de leurs enfants, a rappelé des propos tenus l'an dernier par son désormais ancien confrère. "J'attends qu'il passe des paroles aux actes", a-t-elle déclaré à l'AFP. En février 2019 sur LCI, une journaliste avait demandé à Éric Dupond-Moretti s'il était favorable au retour en France des quelque 150 adultes, pour y être jugés, et de leurs près de 300 enfants détenus en Syrie et Irak. "Bien sûr", avait-il répondu. "Il faut les rapatrier, surtout lorsqu'ils encourent la peine de mort, les juger en France. Il faut qu'ils aient droit à un procès équitable."11 Français condamnés à mort en IrakSur les 150 Français arrêtés pour avoir appartenu au groupe État islamique (EI), la quasi totalité sont détenus dans les camps et prisons sommaires des Kurdes du nord-est de la Syrie. Et 11 Français sont détenus en Irak, où ils ont été condamnés à mort."La France a voté l'abolition de la peine de mort en 1981", soulignait Éric Dupond-Moretti dans cet entretien. "Ce sont des citoyens français, qu'on le veuille ou non, et on ne peut pas fermer les yeux et faire comme si de rien n'était"."Rapatrier enfin les enfants" Le collectif Familles unies, qui regroupe des proches de ces détenus français, espère que la nomination du nouveau garde des Sceaux soit "l'occasion d'aborder la question" de ces détenus, conformément "aux droits humains et à la sécurité à long terme", et de "rapatrier enfin les enfants français". Car si la France estime que les adultes doivent être jugés sur place, elle semble plus ouverte au sujet des enfants : 28 ont été rapatriés jusqu'ici, surtout des orphelins ou des petits confiés par les rares mères françaises qui acceptent de s'en séparer.371 enfants morts en 2019 dans le camp d'Al-Hol en SyrieLes enfants subissent de plein fouet les conditions de vie précaires dans les camps syriens - en 2019, 371 sont morts dans celui d'Al-Hol, selon une responsable du Croissant Rouge kurde - où l'idéologie de l'EI est toujours prégnante.Ces camps sont des "cocotte minute", avait admis la France en janvier. En mai, le Centre d'analyse du terrorisme (CAT) a annoncé que 13 Françaises s'en étaient évadées, une annonce non démentie par le gouvernement.Le sujet pas encore mentionné par le ministre La nomination d'Éric Dupond-Moretti "est une excellente nouvelle pour les enfants", a réagi auprès de l'AFP Me Ludovic Rivière, défenseur de plusieurs enfants, qui salue "une voix forte qui saura faire valoir ses convictions".Lors de sa passation de pouvoir avec Nicole Belloubet mardi, où il a notamment affirmé que son ministère serait "celui des droits de l'Homme", le nouveau garde des Sceaux n'a pas mentionné le sujet des détenus jihadistes.Le gouvernement contre Restera-t-il constant dans ses déclarations, et si oui pourra-t-il faire infléchir la politique de la France sur ce sujet très sensible ? "Nicole Belloubet s'était elle aussi prononcée pour le rapatriement" mais elle a été rappelée à l'ordre, rappelle ainsi Me Rivière.En janvier, Nicoles Belloubet avait en effet évoqué l'hypothèse d'un rapatriement massif des jihadistes français détenus en Syrie, au vu de la situation sécuritaire instable sur place. Mais le gouvernement avait aussitôt fait savoir que sa ligne n'avait pas changé. Jean-Yves Le Drian "ne tancera pas Éric Dupond-Moretti à l'Assemblée comme il a pu le faire avec Nicole Belloubet""Cela reste le pré carré du ministère des Affaires étrangères, et on connaît la position de Jean-Yves Le Drian sur le sujet", explique à l'AFP Raphaël Chenuil-Hazan, directeur général de l'association "Ensemble contre la peine de mort", qui milite notamment pour le retour des Français condamnés en Irak. S'il n'imagine pas de changement de doctrine, Raphaël Chenuil-Hazan estime que "l'arrivée d'Éric Dupond-Moretti change quelque chose". Ne serait-ce que par sa stature : Jean-Yves Le Drian, estime-t-il, "ne tancera pas Éric Dupond-Moretti à l'Assemblée comme il a pu le faire avec Nicole Belloubet".
|
Costume trois pièces de rigueur, Christopher Nolan ressemble à l'idée qu'on se fait d'un professeur d'université anglais, cérébral, habité par une retenue à cent lieues de ses films récents, superproductions aux scènes d'action hors-normes.
|
"Tenet", dernier opus de ce metteur en scène au visage le plus souvent ignoré du grand public, n'est pas en reste, avec son budget de 200 millions de dollars et un 747 qui s'encastre en feu dans un entrepôt, entre autres séquences ultra-spectaculaires.Le contraste en a surpris plus d'un parmi les pontes des studios en visite sur ses tournages. Loin d'un John Mc Tiernan (réalisateur de "Predator" ou "Piège de Cristal") en polo et veste de baroudeur sur les plateaux, Christopher Nolan ne se départit pas d'une élégance toute britannique, y compris en plein déluge pyrotechnique sur "Dunkerque" ou sa trilogie "Batman". Ce cinquantenaire à l'éternelle mèche d'enfant sage pousse même la zénitude à boire son thé en toute circonstance. "Il a toujours une flasque de thé dans sa poche. J'ai fini par me dire +il doit y avoir quelque chose de mieux que du thé là dedans+. Je lui ai demandé: +Tu n'as pas de la vodka là dedans?+ Il a dit: +Non, juste du thé+", rapportait malicieusement au New York Times Michael Caine, acteur fétiche de Nolan qu'on retrouve dans "Tenet".La présence de Caine dans huit longs métrages de Nolan permet de parler de la famille de cinéma qu'il s'est bâtie. L'acteur d'"Alfie" ou d'"Un pont trop loin" en fait partie. L'histoire est connue: Nolan était allé frapper lui-même à la porte du domicile de Caine pour lui proposer le script de son premier "Batman". - Kubrick, le monument -La productrice attitrée, Emma Thomas, n'est autre que la femme de Nolan, rencontrée dès sa première année dans une faculté anglaise bien dotée en matériel de cinéma de pointe. Kenneth Branagh, le méchant de "Tenet", apparaissait déjà dans "Dunkerque". Pour les liens du sang, Nolan est Anglais par son père - publicitaire travaillant notamment aux Etats-Unis - et Américain par sa mère, hôtesse de l'air. Une enfance entre Angleterre et Etats-Unis, bercée par l'amour du cinéma, des premiers films amateurs bricolés en image-par-image puis en Super-8, et un gros choc avec la découverte de "2001, l'Odyssée de l'espace". Un monument auquel Nolan finira par se frotter, puisqu'il en peaufinera une version restaurée en 2018 - pour les 50 ans du chef-d'oeuvre - accompagnée des conditions de projection souhaitée par Stanley Kubrick.Plus que l'exploration de l'espace, c'est celle du temps qui fascine Nolan et traverse toute son oeuvre, de la narration contrariée de "Memento" à la belle idée de temps inversé de "Tenet". "L'une des particularités de la caméra, c'est qu'elle capte le temps", s'amuse Nolan, dans le dossier de presse de "Tenet". "On est tous un peu obsédés par le temps, non? (...) Il nous domine", complète Emma Thomas.- "Dans ma tête" -Sauf que c'est plutôt Nolan qui domine son sujet. L'interview décalée entre Nolan et Al Pacino, filmée pour la promotion d'"Insomnia" (où le premier dirigeait le second), est révélatrice. Cabotin au départ, comme souvent dans les shows télé, Pacino est ensuite aimanté par plusieurs réponses de l'homme d'image. Quand l'acteur du "Parrain" lui demande s'il est adepte des story-boards, Nolan répond calmement: "pour certaines scènes d'action, mais j'ai tendance à faire ça dans ma tête, comme la liste des plans". Mais que contient la tête de Nolan? Comment écrire un film comme "Inception" entre réflexion sur les rêves et déraillement-choc de train en plein Los Angeles? Kenneth Branagh a sa petite idée, comme il le dit dans le dossier de presse: "J'ai l'impression que +Chris+ passe deux contrats avec le spectateur. Dans le premier, il s'engage à divertir le public au maximum - c'est indiscutable. Mais avec le second, il compte sur l'intelligence, la passion et la curiosité du spectateur". Du gagnant-gagnant, les films de Nolan ont jusqu'ici rapporté plus de 4 milliards de dollars.
|
Le prix du carburant a baissé en août et s'est stabilisé à l'entrée du chassé-croisé de ce week-end. Une aubaine à saisir pour les automobilistes.
|
Alors que s'annonce un important week-end de chassé-croisé sur les routes, 15 août oblige, bonne nouvelle pour les automobilistes : le prix du carburant a baissé. Ce dernier avait connu une chute des prix importante avec l'épidémie de coronavirus et le confinement, puis il était reparti à la hausse au moment du déconfinement. Les aires d'autoroute plus chères Comme repéré par le Parisien du jour, après avoir baissé, les prix à la pompe se sont désormais stabilisés. Jeudi 13 août, le gazole valait 1,25 euros par litre contre 1,23 euro le litre la semaine passée. Il avait alors perdu 1,21 centime par rapport à fin juillet, et plus de 16 centimes depuis un an, selon les chiffres du ministère de la Transition écologique. Le gazole a lui perdu 16 centimes depuis l'année dernière. Quant au sans plomb 95, le litre se vendait à 1,33 euros ce jeudi contre 1,32 la semaine précédente. Le sans plomb 98, lui, est passé de 1,407 euros le 7 août à... 1,407 euros le 12 août, selon le site Carbu.com. Le Parisien rappelle également que pour payer moins cher à la pompe, il reste toujours plus intéressant d'aller se ravitailler auprès des grandes surfaces plutôt que sur les aires d'autoroutes ou encore dans les stations liées à des groupes pétroliers comme Total ou Shell.
|
Une vingtaine de piscines françaises vont être sélectionnées, peut-être dès le 2 juin, pour servir de "laboratoires", indique franceinfo. Avant la réouverture des bassins, le gouvernement souhaite expérimenter un protocole sanitaire bien précis.
|
Parmi les nombreuses questions des Français à l'approche de l'été, celle de la réouverture des piscines : quand serons-nous de nouveau autorisés à aller s'y baigner ? Pour l'heure, le gouvernement n'a tranché sur aucune date. Mais, selon franceinfo, une vingtaine de piscines françaises ont été sélectionnées pour "tester" le protocole sanitaire qui pourrait être mis en place afin d'assurer la sécurité de ces lieux. Ces piscines "laboratoires" pourraient même rouvrir dès le 2 juin, date du début de la deuxième phase du déconfinement. Franceinfo a pu consulter les règles préparées par le gouvernement. Tout d'abord, des créneaux de réservation en ligne d'une heure et demie seront instaurés. Un bracelet jaune, bleu ou vert sera distribué en fonction de l'heure. Grâce à ce système, le ministère des Sports espère quatre fois moins de baigneurs que d'habitude. Dans le protocole sanitaire, il est également précisé qu'un sens de circulation sera mis en place dans les couloirs. Pour ne pas dépasser la fréquentation maximale d'un baigneur pour deux mètres carrés, l'accès aux bassins se fera par vague d'une douzaine de personnes. Règles strictes avant de se jeter à l'eauPour lutter contre une éventuelle propagation du coronavirus, les vestiaires collectifs seront proscrits. Selon franceinfo, il y aura des cabines individuelles pour se déshabiller, et d'autres pour se rhabiller.Un casier et une douche sur deux seront condamnés. Avant de plonger dans l'eau, le lavage des mains sera obligatoire. Enfin, ce protocole ne concerne que les bassins, puisque les jacuzzis ou les pataugeoires resteront quant à eux fermés.
|
La cour d'appel de Versailles a permis à Amazon de vendre plus d'articles. Mais l'entreprise devra bien évaluer les risques sanitaires avec les représentants des salariés.
|
Amazon ne pourra pas reprendre son activité normale en France. La cour d'appel de Versailles a confirmé vendredi l'ordonnance du 14 avril qui imposait à Amazon de procéder à une évaluation des risques professionnels liés à l'épidémie de Covid-19. Cette ordonnance avait amené le géant américain a fermé pendant cinq jours ses sites. Dans le même temps, la cour a élargi la liste des produits qu'Amazon peut continuer à livrer dans l'attente de cette évaluation (informatique, santé, nutrition, épicerie, boissons...) et a limité l'astreinte à 100.000 euros par infraction au lieu d'un million d'euros.Amazon avait fait appel d'une décision du tribunal judiciaire de Nanterre qui lui ordonnait de limiter ses activités aux produits d'hygiène, produits médicaux et d'alimentation dans l'attente d'une évaluation des risques conduite avec les représentants du personnel, sous peine d'une amende d'un million d'euros par infraction constatée.Amazon devra s'en tenir sous 48 heures aux produits hich-tech, informatique, bureau et "Tout pour les animaux", santé et soins du corps, homme, nutrition, parapharmacie, ainsi qu'à l'épicerie, boissons et entretien, indique la cour d'appel. Passé ce délai de 48 heures, chaque infraction sera pénalisée à hauteur de 100.000 euros pendant une durée maximale d'un mois.La liste des produits, plus large que dans la décision de Nanterre et assise sur la nomenclature de l'entreprise, ouvre la voie à une réouverture des sites. Amazon n'avait pas encore réagi en milieu d'après-midi.Le groupe avait préféré fermer ses entrepôts en France après la première injonction de Nanterre, jugeant impossible de définir précisément les produits autorisés à la livraison et craignant d'être mis à l'amende.Sud, 1er syndicat chez Amazon France, qui avait porté plainte, souligne sur son compte twitter que "la Cour confirme l'ordonnance rendue le 14 avril" et que "le comité social et économique central et les CSE" de 6 entrepôts seront "consultés et associés à l'évaluation des risques".
|
Le président turc a réitéré mardi son refus des demandes de dirigeants américains d'un cessez-le-feu dans le nord de la Syrie. "Nous ne pourrons jamais déclarer un cessez-le-feu" tant que la Turquie n'aura pas chassé "l'organisation terroriste" de la frontière", a-t-il assuré.
|
Face au président américain Donald Trump qui l'appelle à mettre fin à son opération militaire en Syrie, Recep Tayyip Erdogan ne lâche rien. "Ils nous disent de 'déclarer un cessez-le-feu'. Nous ne pourrons jamais déclarer un cessez-le-feu" tant que la Turquie n'aura pas chassé "l'organisation terroriste" de la frontière", a déclaré mardi 15 octobre le président turc à des journalistes du quotidien Hurriyet dans l'avion qui le ramenait d'Azerbaïdjan. Syrie : Erdoğan fermé à la négociationpar euronews (en français)"Ils exercent des pressions sur nous pour que nous arrêtions l'opération. Nous avons un objectif clair. Nous ne sommes pas préoccupés par les sanctions", a encore dit M. Erdogan, six jours après que la Turquie a lancé son offensive pour éloigner de sa frontière les Kurdes de la milice des Unités de protection du peuple (YPG).Il a également dit que l'entrée de l'armée syrienne dans Minbej ne représentait pas un développement "très négatif" pour son pays tant que la région est vidée de combattants kurdes syriens. "Pour moi, l'entrée du régime dans Minbej n'est pas un (développement) très, très négatif. Pourquoi ? Parce que c'est leur territoire".Mike Pence en Turquie jeudiLe vice-président américain Mike Pence rencontrera M. Erdogan jeudi avec l'objectif affiché d'obtenir un "cessez-le-feu immédiat" dans le nord de la Syrie. M. Pence sera accompagné en Turquie de Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, Robert O'Brien, conseiller à la sécurité nationale, et James Jeffrey, émissaire américain pour la Syrie, a précisé la Maison Blanche. Le vice-président "réaffirmera l'engagement de M. Trump à maintenir les sanctions économiques punitives visant la Turquie tant qu'une solution n'aura pas été trouvée", a indiqué l'exécutif américain.Les forces du régime de Bachar al-Assad ont commencé à se déployer mardi dans certains secteurs du nord de la Syrie qui échappaient à leur contrôle, à la faveur d'un accord conclu avec les autorités kurdes visant à contenir l'offensive turque. Bien que considérées comme "terroristes" par Ankara, les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) sont des alliées de l'Occident dans la lutte contre les jihadistes de l'État islamique, d'où le tollé international suscité par l'offensive turque.
|
Le chauffard ainsi que les deux passagers de la voiture percutée ont été transportées au CHU de Grenoble.
|
Un jeune homme de 35 ans a percuté une voiture sur l'autoroute A51 à hauteur de la sortie 12 de Varces-Allières-et-Risset (Isère) après avoir roulé près de 10 km à contresens, rapporte France Bleu. Ivre au moment des faits, le jeune homme rentrait de soirée vers 1h30 du matin dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 juillet. Le chauffard ainsi que les deux passagers de la voiture percutée, âgés de 25 et 29 ans, ont été transportées au CHU de Grenoble. Dans un premier temps pessimistes, les secours estiment que l'homme de 25 ans serait dans un état stationnaire, note France Bleu. Le chauffard quand à lui a été contrôlé positif au test d'alcoolémie réalisé par les forces de l'ordre.
|
Chaque jour, le rituel est le même pour Hamako Mori: cette Japonaise de 90 ans s'étire consciencieusement les doigts avant d'attraper sa manette de console, pour ne surtout pas perdre de sa dextérité une fois la partie lancée.
|
Après 40 ans d'écran et plus de 200 jeux, Mme Mori a été récemment désignée par le Livre Guinness des records comme la plus vieille "streameuse", diffusant en ligne ses parties de jeux vidéo.La retraitée, qui vit avec sa famille à Chiba, dans la grande banlieue de Tokyo, joue au minimum trois heures par jour, restant parfois branchée jusqu'à 2 heures du matin lorsqu'elle est prise dans sa partie."Je suis une passionnée des jeux", reconnaît la nonagénaire à l'expression affable et distinguée, cheveux tirés en queue de cheval et yeux cerclés de grandes lunettes dorées. Elle explique évacuer son stress en tuant des monstres par écran interposé.C'est en 1981 que cette femme au foyer découvre les jeux vidéo, lorsqu'elle achète une console Epoch Cassette Vision, après avoir vu le plaisir pris par des enfants en y jouant.Elle n'a plus arrêté depuis, jouant à tous les titres les plus mythiques, de Super Mario Bros à Call of Duty en passant par Dragon Quest, Final Fantasy ou Resident Evil.Elle a sauté d'une génération de console à une autre, telles que la Nintendo 64 ou désormais la PlayStation 4 de Sony, que sa famille lui a offerte pour son 90e anniversaire.Parmi ses titres favoris, la série des Grand Theft Auto ou le jeu de rôle Elder Scrolls V: Skyrim, dans lesquels elle apprécie "pouvoir faire tout ce que vous voulez faire, librement".- Des millions de vues -Si elle n'est pas amatrice de jeux en réseau, elle partage en revanche ses parties avec d'autres gameurs via sa chaîne YouTube, lancée en 2014, qu'elle alimente de trois à quatre nouvelles vidéos mensuelles. Sa chaîne compte plus de 300.000 abonnés."C'est plus amusant d'être regardée par plein de gens plutôt que de jouer toute seule", estime-t-elle.Sur sa chaîne "Gamer Grandma" (grand-mère gameuse), Hamako Mori diffuse autant ses parties que des scènes de sa vie quotidienne, des vidéos qui atteignent régulièrement plusieurs millions de vues.Mais les jeux dernier cri demandent une certaine agilité manuelle et des réflexes qu'elle n'a plus forcément à son âge."Cela devient difficile, vraiment", admet-elle. "En toute honnêteté, je ne suis pas une très bonne joueuse".Cela ne l'incite cependant pas à abandonner, bien au contraire: simplement elle exerce ses mains et ses doigts tous les jours avant de jouer.- "Un défi à relever" -"Je réussis à faire pas mal de choses, je ne vais pas arrêter simplement parce que c'est difficile, au contraire, c'est un défi à relever. Et je préfère ça que ne rien faire", ajoute-t-elle.Mme Mori compte d'ailleurs continuer à progresser: "Je veux bien jouer quel que soit mon âge et je vais continuer aussi longtemps que possible".Elle invite aussi d'autres personnes âgées à l'imiter: "Ce n'est pas forcément pour le jeu vidéo en tant que tel, c'est bien d'avoir une activité", dit celle qui nageait encore jusqu'à ses 80 ans et qui aime aussi coudre.La gameuse senior dit partager les inquiétudes quant à l'addiction aux jeux vidéo, en particulier chez les plus jeunes. Mais elle souligne également que grâce aux jeux, beaucoup de personnes ont réussi à vivre plus sereinement les confinements imposés par la pandémie de coronavirus."Jouer à la maison est plus sûr que de sortir", rappelle-t-elle.Son plus cher désir: acheter la nouvelle console PlayStation 5, qui doit sortir fin 2020. "Cela m'obsède réellement. J'en veux vraiment une".
|
Dans un avis, sur lequel revient Le Monde, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) met en garde contre la "maltraitance" des personnes âgées et dépendantes.
|
La France aurait-elle un problème avec ses "vieux" ? Dans un avis publié mercredi 16 mai, et relayé par Le Monde, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) alerte. Il juge sévèrement la manière dont la France prend en charge ses personnes âgées. Dans le viseur du comité notamment les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Les 6,1 millions de 75 ans ou plus sont l'objet d'une "dénégation collective", voire d'une "maltraitance" "latente" et "non-assumée".Cet avis est le résultat d'un processus démarré en octobre 2016 pour répondre à la question : "Quel sens à la concentration des personnes âgées entre elles, dans des établissements dits d'hébergement ?" Et le CCNE n'y va pas par quatre chemins quant à la réponse : il s'agit d'une "institutionnalisation forcée" voire d'une "ghettoïsation". Cette "exclusion de fait de la société (...) de véritables problèmes éthiques, notamment en termes de respect dû aux personnes".Pour le Comité, notre société doit "prendre conscience" qu'elle fait de "l'âgisme". Il va aussi plus loin, estimant qu'un "choix essentiel peut s'imposer, même s'il risque d'être impopulaire" entre financer des "prouesses technoscientifiques" et être capables de proposer la "garantie d'une égalité d'accès pour tous à la santé, entendue comme état de bien-être physique, mental et social". Dans cet avis, le CCNE fait aussi une liste de propositions concrètes pour remédier à cette "ségrégation" et financer la dépendance, notamment la création d'un cinquième risque de la Sécurité sociale.
|
À la veille d'une nouvelle vague de départs, sept millions de Français n'auraient toujours pas réservé leurs vacances d'été, rapporte Paris Match.
|
Mauvaise nouvelle pour les professionnels du tourisme. Alors que le secteur pensait retrouver des couleurs avec la levée des restrictions et les vacances estivales, il semblerait que les Français freinent des quatre fers. L'incertitude autour de la situation sanitaire a, pour l'instant, raison des réservations. Selon Paris Match, sept millions de Français ne savent toujours pas s'ils partiront cet été ni où. À la veille d'un nouveau départ en vacances, les professionnels du tourisme s'alarment de la situation. "C'est deux fois plus que la moyenne des quatre dernières années. Ceux qui partent seront 86% à rester en France, contre 75% l'an dernier, et 54% à rester dans leur région, contre 40% l'an dernier", indique Didier Arino, directeur général du cabinet Protourisme. Si la France accueille désormais tous les voyageurs européens et ceux de 15 pays hors UE, les étrangers se font toujours rares dans l'Hexagone. 66% de la clientèle étrangère devrait manquer à l'appel. "L'attitude politique européenne, avec ses messages flous et les décisions tardives des pays, a rajouté à la crise", déplore René-Marc Chikli, président du Syndicat des entreprises du tour-operating (SETO), relayé par Paris Match. Ce dernier anticipe d'ailleurs une chute de 95% de l'activité en juillet et de 85% en août. Seules les destinations au bord de la Méditerranée, comme la Grèce ou la Corse, devraient tirer leur épingle du jeu. Même si l'Andalousie par exemple, n'enregistre pour l'heure que 25% de taux d'occupation dans ses hôtels.50 milliards d'euros de pertes pour le secteurUne frilosité à partir que constate également la SNCF, qui annonce une fréquentation inférieure de 20% aux années précédentes à la même période. Pour le directeur général de Protourisme, les Français ne s'éloigneront pas trop cette année. "Les vacanciers partiront à moindre coût, plutôt dans de l'hébergement non-marchand, chez des proches. Les moteurs du tourisme habituel, les cadres, professions libérales, artisans ou autres commerçants, se déplaceront beaucoup moins. N'ayant pas travaillé pendant le confinement, ils vont essayer de compenser cette perte de revenus", estime Didier Arino. Une année noire s'annonce donc pour les professionnels du tourisme déjà ébranlés par la période de confinement. Selon Protourisme, le secteur a déjà perdu, depuis le 16 mars, 50 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
|
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a regretté samedi sur Europe 1 que les deux otages français libérés au Burkina Faso aient pris des "risques majeurs" en se rendant dans une zone dangereuse.
|
"La zone où étaient nos compatriotes était considérée depuis déjà pas mal de temps comme une zone rouge, c'est-à-dire une zone où il ne faut pas aller, où on prend des risques majeurs en allant". Invité samedi 11 mai sur Europe 1, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a estimé que les deux otages français libérés vendredi au Burkina Faso par les forces spéciales françaises, avaient manqué de prudence. "Je pense qu'il faut que tous ceux qui veulent faire du tourisme dans ces pays s'informent auparavant de ce qu'on appelle les conseils aux voyageurs, qui sont mis en place et entretenus régulièrement par le Quai d'Orsay et qui indiquent les zones sûres, les zones à petit risque et les zones à gros risque", a t-il poursuivi.Une zone formellement déconseillée aux voyageursLes deux touristes français avaient été enlevés le 1er mai alors qu'ils se trouvaient dans le nord du Bénin. Sur son site, le ministère des Affaires étrangères déconseillait formellement aux voyageurs de se déplacer dans l'extrême-nord du Bénin, frontalier du Burkina et du Niger, "compte tenu de la présence de groupes armés terroristes et du risque d'enlèvement".Les attaques djihadistes, concentrées initialement dans le nord du Mali, se sont étendues vers le centre du pays puis vers le Burkina Faso et menacent désormais les pays côtiers du Golfe de Guinée, jusque-là épargnés. "La menace a changé de forme, elle est devenue beaucoup plus mobile et ce sont maintenant les pays situés au sud du Mali qui sont les cibles, avec des fragilités singulièrement au Burkina Faso mais même dans le nord du Bénin", a par ailleurs précisé le chef de la diplomatie française. Deux militaires tués dans l'opération"Le message que je peux délivrer comme ministre des Affaires étrangères est que la plus grande précaution doit être prise dans ces régions pour éviter que de tels enlèvements n'aient lieu, et pour éviter des sacrifices de nos soldats", a-t-il insisté. Vendredi 10 mai, deux militaires des forces spéciales ont trouvé la mort dans l'opération pour libérer les otages français.
|
Le grand chantier du prélèvement à la source n'est toujours pas vu d'un bon œil par l'opposition. Ce mardi 10 juillet, c'était au tour de Laurent Wauquiez de tancer la mesure, qui a fait l'objet d'un nouveau report.
|
"Le prélèvement à la source est une bonne à retardement", estime la président des Républicains. "Vous n'êtes pas le président des entreprises quand vous vous apprêtez à instaurer le prélèvement à la source", a t-il lancé à l"antenne de BFMTV.La déclaration fait écho au "grand oral" d'Emmanuel Macron devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles la veille, lundi 9 juillet, où le chef de l'État avait lancé qu'il est "mensonger de vouloir défendre les salariés si l'on ne défend pas les entreprises". "Une politique pour les entreprises, ce n'est pas une politique pour les riches. C'est une politique pour toute la nation, une politique pour l'emploi, une politique pour les services publics", avait déclaré le président de la République. Le gouvernement a reporté d'un an à 2020 l'entrée en vigueur du prélèvement à la source pour les salariés des particuliers employeurs, procédant à un nouvel ajustement de la réforme en raison du retard pris sur la mise au point du système de déclaration. "Ce décalage d'une année est une mesure de simplification", avait assuré le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin. Ce report "va nous donner le temps de finaliser le système tout-en-un qui permettra, à partir de janvier 2020, à tous les particuliers employeurs de déclarer aisément leur salariés et d'acquitter en même temps aussi bien les cotisations sociales que l'impôt à la source", avait-il précisé.
|
Les voisins de l'inventeur du Flyboard sont vent debout contre l'autorisation qui lui a été accordée de tester sa plateforme volante à Sausset-les-Pins (Bouches-du-Rhône), rapporte Franceinfo.
|
Si la traversée de la Manche de Franky Zapata a suscité admiration et enthousiasme, certains en revanche ne partagent absolument pas ces sentiments. C'est le cas d'une centaine d'habitants de Sausset-les-Pins, dans les Bouches-du-Rhône, rapporte Franceinfo. Ces riverains n'en peuvent plus des nuisances que provoquent les essais réalisés par l'inventeur du Flyboard. Bruits, pollution, odeurs de kérosène, les motifs de plainte ne manquent pas. Toutes ces nuisances ont commencé au printemps 2018 lorsque Francky Zapata a commencé à tester son engin dans l'anse de Boumandariel, à seulement une centaine de mètres d'un lotissement. "J'ai trouvé ça incroyable qu'il puisse faire ça avec toutes les maisons autour, la plage et la crèche [à 800 m]", dénonce Carole Nozzi, riveraine et avocate. Cette habitante pointe plus particulièrement le bruit assourdissant que produit le Flyboard de Franky Zapata, "comme un avion qui ferait des tours devant chez vous". Autre grief : la pollution aux particules fines qui se dégage des réacteurs de l'engin. L'avocate a alors tenté de chercher une solution pour faire cesser ces nuisances. Problème : l'inventeur marseillais a obtenu toutes les autorisations nécessaires à ces essais de la part de la préfecture et de la mairie. Face aux différentes plaintes de riverains, de nouvelles règles lui ont en revanche été imposées : ne pas voler les dimanches et jours fériés, ne pas tester l'engin avant 10 heures, ni entre 12 heures et 15 heures, ainsi qu'après 18h30. Franky Zapata ne peut pas non plus voler plus de deux fois par semaine et doit éviter de survoler les baigneurs ou les navires, détaille Franceinfo.Une enquête ouverteDes restrictions que l'inventeur du Flyboard semble avoir du mal à respecter selon son voisinage et qui provoque ponctuellement des conflits. Max Martin, un habitant du quartier, raconte avoir tenté d'interpeller Franky Zapata pour se plaindre des nuisances, mais ce dernier se serait rapidement énervé et l'aurait menacé. "Je vais trouver ta maison et je vais te faire chier, tu vas voir", lui aurait lancé l'inventeur marseillais, tout en le traitant de "collabo". À d'autres, il n'aurait pas hésité à les inviter à déménager ou à se plaindre au président de la République.Face aux multiplications des plaintes de riverains, le parquet d'Aix-en-Provence a confirmé à Franceinfo qu'une enquête avait été ouverte et confiée à la gendarmerie des transports aériens. Si plusieurs habitants de Sausset-les-Pins se plaignent de l'activité de Franky Zapata, ce n'est pas le cas des élus locaux qui au contraire se réjouissent de la visibilité que leur offre l'inventeur du Flyboard . "Très clairement, c'est une fierté pour la commune", affirme le maire de la ville, Bruno Chaix. Mais ses opposants ne comptent pas en rester là et comptent bien poursuivre leur combat contre le survol de leur quartier par un engin "qui pollue énormément".
|
Plombés selon les derniers sondages par le climat social, Emmanuel Macron et Édouard Philippe respirent un peu avec ce nouveau sondage de Yougov publié vendredi. Leur popularité est en hausse d'un point auprès des électeurs de droite, tandis qu'à gauche leur dépréciation continue.
|
Le président de la République Emmanuel Macron et le Premier ministre Édouard Philippe ont davantage la cote auprès des électeurs de droite. Selon un sondage Yougov publié vendredi 7 janvier et réalisée entre le 3 et le 4 février, la popularité du couple exécutif est en légère hausse (+1). Si la plupart des récents sondages évaluent à la baisse le président de la République et son Premier ministre, 26% des personnes interrogées par l'institut donnent ici un avis positif sur leur action. Une petite respiration pour l'exécutif dont la popularité pâti du climat social actuel autour des retraites notamment. Une popularité boostée par la droite Selon l'enquête réalisée pour le Huffington Post, le chef de l'Etat gagne 3 points en un mois auprès des seuls proches de la "droite modérée"(à 32%) et en perd 5 auprès de la "gauche modérée" (à 21%). Édouard Philippe quant à lui suit la même évolution, avec 28% d'opinions favorables. Il progresse également à droite de 2 points, mais perd 6 points à gauche.Le gouvernement pour sa part gagne deux points, avec 24% d'opinions favorables sur son action. Pour les deux-tiers des Français (soit 64%) il mène cependant une "mauvaise" politique économique.Soutien stable sur la réforme des retraitesPour 50% (+3) des personnes interrogées, le gouvernement est près "à prendre des décisions impopulaires si elle sont bonnes pour le pays", contre 38% (-3) d'un avis contraire. Près de deux mois après la première mobilisation contre la réforme des retraites, 45% des personnes consultées considèrent que "le gouvernement a une vision claire, dont il ne bouge pas", contre 44% qui pensent le contraire, sans changement en un mois.A cinq semaines des élections municipales, la protection sociale reste la principale préoccupation pour 20% des Français, devant le chômage et l'emploi (17%,) et l'immigration (13%).
|
Les utilisateurs américains de TikTok ont réagi avec flegme vendredi à l'interdiction prochaine de télécharger l'application du réseau social, tout en préparant leur exode possible vers d'autres cieux.
|
"Oh mon Dieu! Ok! Ca y est! Tout le monde reste calme!" Pour sa vidéo, le TikToker Nick Foster (577.000 abonnés) a utilisé la voix de l'acteur Steve Carell paniqué par une alerte incendie dans la série "The Office".Tandis que les jeunes utilisateurs de la plateforme, qui forment son noyau dur, continuaient de se trémousser sans faire grand cas de l'annonce du gouvernement Trump, les plus âgés ont réagi."On s'est bien amusé, TikTok", a posté The Buyin King, jeune boursicoteur de 22 ans aux 437.000 abonnés. "Merci pour les bons moments."Certains ont fait de la pédagogie, expliquant que pour ceux qui possédaient déjà l'application, rien ou presque ne changerait dimanche et jusqu'au 12 novembre, date butoir fixée par le gouvernement Trump."C'est de la posture", a affirmé Jeff Couret, consultant (376.000 abonnés). "Pour Trump, c'est un moyen d'être pris au sérieux sans leur faire trop de mal."Pour autant, la plupart de ceux qui ont bâti une base de "followers" sur TikTok ont déjà préparé leurs valises, au cas où.Pour ceux qui tirent des revenus de leur présence sur les réseaux sociaux, les enjeux financiers d'une disparition pure et simple de l'application sont réels.La star Addison Rae (60,9 millions d'abonnés) a gagné 5 millions de dollars entre juin 2019 et juin 2020, selon le magazine Forbes, le sommet en la matière.Depuis des semaines, tous rappellent, depuis TikTok, leurs coordonnées Instagram ou le nom de leur chaîne YouTube, pour préparer leur cheptel à la transhumance.- Les concurrents en embuscade -La référence absolue des TikTokers, Charli D'Amelio (87,5 millions d'abonnés à 16 ans) a même annoncé mardi un partenariat, non exclusif, avec la plateforme Triller, une application similaire, où elle compte déjà 1,1 million d'abonnés.Très souvent inconnus des plus de 20 ans mais tous forts de plus de 10 millions d'abonnés sur TikTok, Bryce Hall, Nessa Barrett ou Chase Hudson ont aussi ouvert un compte Triller.Signe des temps, Donald Trump lui-même, qui n'avait jamais mis les pieds sur TikTok, a lui aussi fait son entrée sur Triller, où il compte déjà près d'un million d'abonnés.A part quelques mouvements de bras sur Village People, pas de vidéo musicale et dansante, format roi de TikTok, pour le chef de l'Etat, mais des attaques visant son adversaire démocrate Joe Biden.En août, Triller a avancé le chiffre de 250 millions de téléchargements depuis sa création, contesté par le cabinet Apptopia, qui a estimé ce total à 52 millions.L'application n'est pas la seule à se positionner pour profiter des déboires du géant TikTok, ses deux milliards de téléchargements dans le monde et ses 100 millions d'utilisateurs aux Etats-Unis.Sont en embuscade Byte, lancé en janvier, mais aussi Likee, crédité de 7,2 millions de téléchargements aux Etats-Unis entre février et août par Apptopia, et Dubsmash.Sans compter Instagram et même YouTube, qui déploient leurs tentacules avec respectivement Reels et YouTube Shorts, lancé opportunément ces jours-ci en version test.Le gagnant "sera celui que les utilisateurs fidèles de TikTok perçoivent comme la destination +cool+, où il faut être", anticipe James Mourey, professeur de marketing à l'université DePaul.En son temps, TikTok avait lui-même bénéficié de la disparition, en janvier 2017, de Vine, qui comptait, à son apogée, 200 millions d'utilisateurs actifs.Dans le contexte actuel, "de jeunes start-up comme Byte pourraient avoir l'avantage, car on sait que, dans la technologie, les marques établies ont tendance à perdre leur côté +cool+", explique James Mourey, qui prend l'exemple de la migration des jeunes internautes de Facebook vers Instagram.Mais même amoindri, et en sursis, TikTok n'est pas encore mort, prévient-il.Beaucoup peut encore se passer d'ici au 12 novembre, "et n'oubliez pas que TikTok n'est pas banni ailleurs qu'aux Etats-Unis. Tant qu'ils resteront dominants au niveau mondial, ils continueront à innover et conserveront une importante base d'utilisateurs".
|
Interpellé par une députée insoumise sur le pouvoir d'achat lors des questions au gouvernement, le ministre de l'Action et des Comptes publics a attribué par erreur une citation à Winston Churchill. Il s'agissait en fait d'une phrase prononcée par Coluche.
|
Mercredi 6 février lors des questions au gouvernement, Gérald Darmanin a cru citer l'ancien Premier ministre britannique Winston Churchill. À la place, le ministre de l'Action et des Comptes publics a prononcé les mots d'un des plus célèbres humoristes français, Coluche. Interpellé par la députée de la France insoumise Sabine Rubin sur le pouvoir d'achat, Gérald Darmanin a répondu : "Nous pouvons considérer qu'effectivement, la vie, ce ne sont pas des statistiques. Et, comme le disait Winston Churchill, ce qu'elles montrent est intéressant, mais c'est comme les maillots de bain : ce qu'elles cachent l'est encore plus".La citation, repérée par Franceinfo, serait en réalité une reprise d'une plaisanterie de Coluche : "Les statistiques, c'est comme le bikini, ça donne des idées mais ça cache l'essentiel". Selon le dictionnaire des citations de Ouest France, le fondateur des Restos du Cœur a lui-même dû s'inspirer d'une phrase du statisticien et professeur américain Aaron Levenstein : "les statistiques, c'est comme le bikini. Ce qu'elles révèlent est suggestif, ce qu'elles dissimulent est essentiel". Winston Churchill, Premier ministre britannique de 1940 à 1945, puis de 1951 à 1955, a effectivement fait une plaisanterie sur les statistiques, mais bien différente : "Je ne crois jamais une statistique à moins de l'avoir moi-même falsifiée", aurait-il déclaré.
|
Selon les informations de Franceinfo, certains sites risquent de rester fermés à cause d'une manifestation des gilets jaunes.
|
Paris va vivre un week-end sous tension les 21 et 22 septembre. Selon les informations obtenues par Franceinfo, les Journées européennes du Patrimoine vont devoir adapter leur système de sécurité à Paris à l'occasion de l'édition 2019. Les autorités craignent des débordements liés aux manifestations des gilets jaunes et ont par conséquent décidé de fermer certains sites. La principale menace aurait lieu samedi 21 septembre avec un rassemblement national organisé par le syndicat Force Ouvrière (FO) pour protester contre la future réforme des retraites proposée par le gouvernement.Si les Français comptaient faire le tour de tous les monuments de la capitale, ils vont faire face à des refus catégoriques sur certains lieux parisiens. Deux ministères n'ouvriront pas du week-end : celui de l'Éducation nationale et celui de l'Agriculture, les deux établissements étant situés dans le 7e arrondissement de Paris. Les loges maçonniques ont également prévu de ne pas ouvrir leurs portes à cette occasion. Sur l'île de la Cité, la préfecture de police restera fermée durant tout le week-end.Des accès restreints à certains sites Afin de ne pas restreindre totalement les possibilités des touristes, les autorités mettront en place une organisation inédite. Par exemple, Franceinfo révèle que l'accès au ministère de l'Intérieur ne sera possible le samedi que de 10 heures à midi. Malheureusement, il ne reste déjà plus aucune réservation disponible. Il est en revanche toujours possible de réserver pour certaines visites, une première dans l'histoire de cet évènement. Cela concerne l'Assemblée nationale, le Palais de l'Élysée et le ministère de la Culture. La démarche reste la même pour l'hôtel de Beauvau qui n'ouvrira, lui, qu'à l'occasion du dimanche. Tout ne devrait pas non plus être annulé. La journée du samedi 21 inquiétant principalement le dispositif de sécurité, plusieurs sites n'ouvriront pas de la journée mais accueilleront le public le lendemain. Cela sera le cas pour la résidence du préfet d'Ile-de-France (7e arrondissement) et la Chambre de commerce et d'industrie (8e arrondissement).
|
François Fillon poursuit son offensive. Empêtré dans les affaires depuis les révélations du Canard enchaîné sur les emplois présumés fictifs de son épouse Penelope, le candidat des Républicains à l'élection présidentielle se défend.
|
Après ses déclarations dans les médias, il passe à l'offensive sur le terrain. Ce week-end lui et ses campagnes vont distribuer des tracts intitulés "Stop à la chasse à l'homme !". D'après les informations du quotidien Le Parisien, 4 millions d'exemplaires en ont été tirés.Ses partisans avaient lancé le hashtag "Stop chasse à l'homme" sur les réseaux sociaux depuis une semaine et François Fillon l'a repris à son compte. Dans ce tract, il dénonce "une agitation médiatique volontairement orchestrée". Pour lui, "les masques sont tombés : la gauche dans toutes ses composantes, n'a plus qu'un objectif : barrer la route au seul candidat capable de la battre et de vaincre Marine Le Pen au second tour". Outre le tract, un mail a été envoyé à tous les sympathisants de Fillon afin de les remobiliser. Reste à savoir si ces initiatives vont permettre au candidat de regagner la confiance des électeurs, alors que dans un récent sondage, seuls 3 Français sur 10 jugeaient Fillon honnête.
|
Le tueur a-t-il eu accès à des noms et des adresses d'agents ? Les a-t-il communiqués ?
|
"Le point le plus grave" sur lequel devra répondre le ministre de l'Intérieur concerne l'habilitation secret défense de l'assaillant de la préfecture de police. Cette habilitation laisse craindre une mise en danger d'agents de police travaillant dans le renseignement, estime lundi 7 octobre sur franceinfo le président la délégation parlementaire au renseignement, le sénateur Christian Cambon, qui auditionnera mardi Christophe Castaner."Nous sommes dans les éléments techniques pour savoir où cela a péché", a expliqué M. Cambon, précisant que la délégation est couverte par le secret-défense et "qu'aucun commentaire ne sera fait par les membres de la délégation sur les réponses" apportées par le ministre. "On va essayer de trouver quels sont les dysfonctionnements". "Il y a une chaîne de questions intéressantes qui sont: l'habilitation, l'identification des membres qui se sont radicalisés, la sécurité et surtout la question de savoir quels éléments cet agent de maintenance informatique a pu se procurer". Car "il peut les utiliser, les transmettre", a-t-il souligné."C'est le point le plus grave parce qu'il est chargé de la maintenance informatique, a-t-il précisé sur franceinfo. Chargé de la maintenance informatique, ça veut dire concrètement que vous allez sur les disques durs, sur les logiciels et que vous pouvez prendre connaissance, peut-être extraire, peut-être donner à d'autres, communiquer à d'autres, or ce sont des informations hyper sensibles, hyper confidentielles." "Vous avez des noms et des adresses de nos agents, a développé M. Cambon. Vous imaginez dans quel effroi nous sommes d'imaginer que peut-être des informations de cette sensibilité ont été transmises.""Le deuxième sujet, c'est la détection des radicalisations par des observations. (...) Comment se fait-il que le ministre prend la parole et dit qu'il n'y a rien dans le dossier alors qu'on dit après qu'il ne serrait pas la main aux femmes. C'est un signe", a ajouté le président de la délégation. "Est-ce que cela a donné lieu à un signalement, avec accessoirement un lien entre les services de renseignement de l'Oise où il résidait et la préfecture de Paris ?", a-t-il poursuivi. "Le fait d'avoir approuvé les attentats de Paris, c'est énorme, a encore déploré le sénateur. Comment se fait-il qu'il n'y a pas de rapport écrit ?"
|
Plusieurs membres du gouvernement ont reconnu qu'il fallait remettre à plat les rémunérations des hauts fonctionnaires, dont certains gagnent plus que le président de la République.
|
En pleine crise des "gilets jaunes", le sujet des salaires des hauts-fonctionnaires refait surface. Le retrait de Chantal Jouanno, poussée à se retirer de l'organisation du "grand débat" sur fond de polémique sur son salaire, illustre un ressentiment à propos des rémunérations parfois mirobolantes des hauts fonctionnaires et dont le plafonnement est réclamé jusqu'au sein du gouvernement.Les émoluments de la haute fonction publique, qui peuvent aller jusqu'à plusieurs centaines de milliers d'euros annuels, sont vus comme une anomalie et un énième privilège accordé aux élites à l'heure où les "gilets jaunes" réclament davantage de justice sociale. La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) Chantal Jouanno, dont le salaire mensuel de 14.666 euros brut mensuels a provoqué une vague de critiques, a elle-même jugé "légitime", mercredi, que cela fasse débat."C'était inéluctable. Comment les Français pouvaient accepter cela" alors que l'on "demande beaucoup aux Français les plus modestes?", a réagi auprès de l'AFP Fabien Di Filippo, député (LR) de Moselle, qui avait déposé en mars 2018 une proposition de loi visant à plafonner la rémunération dans la haute fonction publique. Aujourd'hui, se félicite l'élu, la majorité a l'occasion de "s'en emparer". "Symboliquement", il faut "plafonner à 12.500 euros mensuels (net), sur le niveau du président de la République", car "dans une entreprise, on ne comprendrait pas qu'un employé soit payé mieux que son dirigeant".De son côté, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a reconnu mercredi sur RMC/BFMTV qu'il fallait "probablement remettre à plat" ces conditions de rémunération, "en fonction des postes et des responsabilités"."Peut-être qu'il faut faire plus de transparence sur ces niveaux de salaire, moi ça ne me pose aucune difficulté", a abondé sur France Culture le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire. Des rémunérations épinglées par la Cour des comptesDe quels salaires parle-t-on, exactement ? Ceux des patrons des autorités publiques, comme par exemple la CNDP de Chantal Jouanno - qui s'est demandée qui a pu faire "fuiter" sa paye - sont accessibles à tous. En consultant une annexe à la loi de finances 2019, on peut ainsi voir que la dirigeante du CNDP doit percevoir 176.518 euros brut annuels (en hausse par rapport aux 156.305 euros de 2018). Un salaire plutôt dans la moyenne à ce type de poste: 238.973 euros pour le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), 210.197 euros pour celui de la Haute autorité de santé (HAS), 223.419 pour celui de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). A noter qu'ailleurs, à l'instar de l'ARDP (Autorité de régulation de la distribution de la presse) avec 18.000 euros annuels, le salaire du patron peut être bien plus modeste. Des "rémunérations attractives et insuffisamment encadrées", avait estimé la Cour des comptes dans un rapport daté de décembre 2017. En revanche, pour les autres, les hauts diplomates ou les hauts fonctionnaires de Bercy, souvent énarques, silence radio. Un "manque de transparence" qui ajoute au ressentiment envers les élites étatiques, explique à l'AFP Vincent Jauvert, auteur d'un livre-enquête sur le sujet. Dans "Les Intouchables d'État" (2018), le journaliste lève le voile sur des fonctionnaires qui vivent avec des rémunérations parfois supérieures à celle du locataire de l'Elysée. Il évoque par exemple le code "REM 150", une note compilant les noms de 150 cadres de Bercy mieux payés que François Hollande, à l'époque. L'ancien président avait fait baisser son salaire de 30% pour le fixer à 150.000 euros annuels et Emmanuel Macron a, lui aussi, fustigé pendant sa campagne "les hauts fonctionnaires qui se sont constitué une caste".Comme le souligne Vincent Jauvert, des ambassadeurs exposés, comme ceux à Washington (20.000 euros nets par mois), ou en poste dans des pays à risque, comme en Afghanistan (29.000 euros), sont toujours très grassement payés.Reste que, si l'idée d'un plafonnement a refait surface, Agnès Buzyn en a immédiatement tracé la ligne rouge: il ne faudrait pas, a-t-elle prévenu, tomber dans un "poujadisme général qui est que personne ne doit être payé plus que trois fois le Smic". Elle a même défendu, dans certains cas comme à l'ASN, des salaires certes hauts mais qui permettent d'"éviter la corruption potentielle" face à de "très, très grosses entreprises" comme Areva ou EDF. Un nouveau débat.
|
Selon Le Monde, le ministère des Finances étudie des pistes visant à revoir les critères d'attribution de certaines aides sociales ou à réduire leur montant.
|
Alors que le gouvernement s'est engagé à mettre en œuvre de vastes économies, envisage-t-il de réduire les aides sociales ? Dans une note interne que s'est procuré Le Monde, la direction du budget du ministère de l'Économie et des Finances, chargée d'élaborer le budget de l'État français, estime que les aides sociales constituent "un poids croissant" pour les finances publiques, de l'ordre de 26% des dépenses. Dans ce document, intitulé Transformer les prestations sociales, Bercy détaille "plusieurs approches possibles pour maîtriser la dynamique" : une révision des "règles d'éligibilité" des prestations, une meilleure prise en compte du patrimoine des personnes dans le calcul des allocations, ou désindexation des minima sociaux sur l'évolution des prix. Plusieurs dispositifs sont ainsi passés en revue :• l'allocation personnalisée pour l'autonomie (APA), destinée aux personnes âgées, pourrait être recentrée "sur les publics prioritaires" pour garantir sa "soutenabilité" dans "un contexte de vieillissement démographique".• Pour mes aides personnelles au logement (APL) pour les étudiants, jugées "peu ciblées", faute de prendre en compte les ressources réelles des bénéficiaires, la direction du budget propose d'intégrer les minima sociaux et les prestations familiales dans les ressources servant de base à leur calcul "à compter de 2020".• Pour les bourses sur critères sociaux, enfin, elle suggère d'"accroître le ciblage" des aides, par exemple en abaissant les plafonds de ressources, ou bien de "renforcer le contrôle d'assiduité" pour les bénéficiaires, qui pourraient perdre leurs aides s'ils ne vont pas en cours.Contacté par l'AFP, le ministère des Comptes publics a assuré que ces propositions n'émanaient pas du gouvernement. "Il s'agit d'un document de travail technique de l'administration", a-t-on expliqué.
|
En plein confinement, les pompiers de Pégomas (Alpes-Maritimes) ont rendu visite à Nolan, un petit garçon fan des soldats du feu.
|
A quelques jours de la sortie du confinement, l'impair devait être réparé. Comme le rapporte le Huffpost, les pompiers de Pégomas, dans les Alpes-Maritimes, ont pris l'habitude d'effectuer des sorties en camion dans les rues de la ville pour apporter un peu de joie aux habitants coincés chez eux. Problème : ils n'étaient jamais passés devant la maison de Nolan, âgé de quatre ans et grand fan des soldats du feu. Vendredi 1er mai, le père du petit garçon a donc décidé de lui réserver une petite surprise. "Mon fils était un peu déçu de ne pas avoir vu les pompiers passer devant la maison, alors j'ai décidé de leur envoyer un message sur Facebook et ils ont accepté de venir," explique Dorian Geoffroy au Huffpost.Nolan les a accueillis comme il se doitLes pompiers n'ont pas hésité une seconde pour modifier leur itinéraire afin de combler Nolan. Qui les a accueillis comme il se doit. "Quand Nolan a su qu'ils passaient, il a enfilé son costume, il était surexcité à l'idée de les voir !", poursuit son père. Casque sur la tête, sourire jusqu'aux oreilles devant le vacarme des sirènes, le petit garçon n'a en tout cas pas caché sa fierté d'avoir pu saluer ses héros.
|
Selon le JDD, l'ancien ministre de l'Économie, candidat à l'élection présidentielle depuis cet été, affiche une belle confiance à l'approche de la primaire de gauche. Malgré une impopularité record, François Hollande sera-t-il candidat à sa propre succession en 2017 ? Ou bien Manuel Valls, qui ne cache plus ses ambitions, ira-t-il ? Quelle que soit la réponse, cela n'inquiète pas vraiment Arnaud Montebourg.
|
"Hollande, je vais le taper. Ce sera du 60-40", aurait-il lancé en petit comité révèle ce dimanche 6 novembre le Journal du Dimanche. "Et Valls ? Il sera encore plus facile à battre", aurait-il également déclaré. Il aurait même déjà élaboré une stratégie : "J'irai voir Mélenchon pour le convaincre de me rejoindre : je veux faire l'union de toute la gauche ! Comme Mitterrand en 1981". La semaine dernière, dans le JDD, il avait déjà tendu la main au PCF en vue d'une union dès le premier tour de la présidentielle et dénoncé la "radicalité" de Jean-Luc Mélenchon. Le ralliement des communistes n'est cependant pas acquis, même après leur refus officiel de soutenir M. Mélenchon. Le secrétaire général du parti Pierre Laurent est resté ce dimanche au micro de France Inter très prudent, expliquant que le parti multipliait les rencontres "avec toutes les forces de gauche", y compris les "frondeurs" socialistes et les écologistes. Outre cet hypothétique soutien, Arnaud Montebourg a une botte secrète qu'il compte dévoiler si François Hollande se présente assure par ailleurs le JDD. Il s'agit d'une lettre de trois pages envoyée entre les deux tours de la primaire de 2011 dans laquelle l'actuel chef de l'État s'engageait sur plusieurs propositions défendues par l'ex-ministre, notamment "sur la la lutte contre la dérive de la finance".L'ÉCHEC DU QUINQUENNAT DE HOLLANDEInvité du Grand Jury de RTL, LCI et Le Figaro ce 6 novembre, Arnaud Montebourg n'a pas été tendre non plus avec le chef de l'État. Il a notamment estimé que le mandat de François Hollande était un échec. "Je pense que les dix années qui viennent de s'écouler n'ont produit aucun résultat", a-t-il estimé. "Il y a des désaccords, des fractures ouvertes, laissées par le quinquennat de François Hollande - la déchéance de nationalité, la loi Travail, l'abandon des ouvriers de Florange, la politique d'austérité... Tous ces éléments sont finalement des éléments de division du camp de la gauche", a-t-il affirmé, lui qui dit vouloir "rassembler sur des propositions innovantes et nouvelles".L'ancien ministre n'a pas manqué de revenir sur le le livre polémique "Un président ne devrait pas dire ça...". "Si j'étais le président de la République, je n'appuierais pas sur le haut-parleur du téléphone pour faire assister deux journalistes, tout aussi sérieux soient-ils, à une conversation diplomatique qui engage la France. (...) Ce type d'attitude serait proscrit de mon propre comportement", a-t-il assuré.
|
L'ancien ministre étrille également le "comportement" du chef de l'État dans un entretien au Journal du Dimanche. Xavier Bertrand critique également la politique des ministres de l'Intérieur et de la Justice, qu'il faudrait selon lui remplacer.
|
"Le pays est sous tension, divisé comme rarement. Nos rues sont le théâtre de violences depuis plus de quinze mois. Contrairement à sa promesse, non seulement le Président n'a pas réconcilié les Français, mais il les a souvent dressés les uns contre les autres". Le constat, dressé par le président (ex-LR) du Conseil régional des Hauts-de-France Xavier Bertrand, est sans appel : la politique sécuritaire d'Emmanuel Macron est "un fiasco". "Je lui dis : Attention ! Le tissu français se déchire sous nos yeux et vous en êtes responsable, Monsieur le Président", a déclaré l'ancien ministre dans un entretien au Journal du Dimanche, publié le 2 février. "Pendant les deux ans de mandat qu'il vous reste, votre priorité doit être de protéger les Français", a ajouté Xavier Bertrand qui s'est déjà pré-positionné pour la présidentielle de 2022. L'ancien ministre y voit un chef de l'État "mal à l'aise avec ces questions régaliennes". Xavier Bertrand critique également le "comportement" du président. Il est notamment revenu sur la photographie montrant Emmanuel Macron tenant à la main un T-shirt dénonçant les violences policières. "C'est une insulte aux forces de l'ordre, une remise en cause de ce qu'elles sont : les derniers remparts de la République", s'est-il insurgé. Selon lui, il faut "que le Président change, et déjà de comportement". Les critiques du président des Hauts-de-Seine ne s'arrêtent pas là et Xavier Bertrand s'en prend également au gouvernement. Il pointe notamment la responsabilité du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et celle de la garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui "doit donner des directives claires et fortes en matière de justice pénale". Selon lui, ces deux ministres devraient être remplacés "car il faut changer de politique"."Nous avons un triste record en matière de non-recouvrement des amendes et de non-exécution des peines", déplore-t-il dans l'hebdomadaire du dimanche en demandant que ne soit pas appliquée la nouvelle échelle des peines prévue par la loi sur la justice. Selon Xavier Bertrand, "il y a en France un numerus clausus carcéral qui ne dit pas son nom" et "la garde des Sceaux veut vider les prisons car la promesse de Macron de construire 15 .000 places ne sera pas tenue".
|
"Hier soir Eric Coquerel a été agressé". La députée de la France Insoumise Clémentine Autain a dénoncé ce vendredi 20 avril à l'Assemblée Nationale "un acte de violence" à l'encontre de son collègue, entarté la veille par le mouvement Action Française.
|
Dans une vidéo diffusée sur Twitter ce vendredi 20 dans la matinée, le groupuscule d'extrême droite, proche des milieux monarchistes et catholiques traditionalistes, a revendiqué l'entartage du député de Seine-Saint-Denis, présentant ce geste comme une réponse au soutien du parlementaire à l'occupation de la Basilique de Saint-Denis au mois de mars, comme le montre notre vidéo en tête d'article. Joint par Le HuffPost, le député de la France Insoumise a déclaré qu'il porterait plainte."Ce que je trouve symbolique, c'est que ces gens se sentent suffisamment en impunité pour revendiquer cette action", déclare le député, qui précise avoir déjà déposé une main courante après des menaces reçues sur les réseaux sociaux et par email après l'occupation de la basilique. "C'était une menace implicite, où l'on me disait de bien surveiller derrière moi", décrit-il.Le dimanche 18 mars, un collectif de soutien aux migrants et sans-papiers avait en effet occupé la Basilique, nécropole des rois de France, pour manifester leur opposition au projet de loi Asile Immigration actuellement débattu à l'Assemblée Nationale. Les manifestants avaient notamment pu compter sur le soutien d'élus de la France Insoumise - farouchement opposée au projet de loi - dont Eric Coquerel.Dans l'hémicycle, la députée Clémentine Autain a fustigé le manque d'action "de considération et de protection organisée par l'Etat pour protéger des représentants du peuple français".Elle a ainsi rappelé "les violences sans cesse répétées" et "les menaces de morts précises" à l'encontre de Christophe Castaner et de Jean-Luc Mélenchon. Le 3 avril dernier, le leader de la France Insoumise a d'ailleurs demandé des comptes au ministre de l'Intérieur Gérard Collomb concernant l'enquête ouverte sur les menaces de mort proférées à son encontre pendant la présidentielle par un réseau d'activistes d'extrême droite.
|
Pour Marine Le Pen, le rassemblement de Fréjus "n'est pas au niveau d'une rentrée politique".
|
Un programme bien maigre. Pour rentrer dans ses frais, le Rassemblement national doit se serrer la ceinture. Conséquence : seuls deux événements sont prévus, les 15 et 16 septembre à Fréjus (Var), à l'occasion de la rentrée politique du parti de Marine Le Pen. Une journée de formation des élus, samedi 15 septembre, et un discours de Marine Le Pen au théâtre municipal de Fréjus, dimanche 16 septembre, devant des militants qui "devront payer leur déplacement", voilà le programme de cette rentrée politique. "Ce n'est pas au niveau d'une rentrée politique", a confié Marine Le Pen à Europe 1. Deux millions d'euros saisis par la justiceDepuis la saisie par les juges, en juillet dernier, de 2 millions d'euros d'aide publique, le Rassemblement national fonctionne au ralenti. La justice soupçonne le parti d'avoir employé certains assistants parlementaires pour son propre compte, et non pour les eurodéputés.Une saisie qui n'a fait qu'aggraver la situation financière d'un parti très endetté. Pour faire imprimer ses affiches de campagne, Marine Le Pen a même dû faire appel à la générosité de ses militants. "C'est vrai que c'est tendu, mais on va survivre", a tempéré un proche de Marine Le Pen. Si la saisie est confirmée, ce sera "la mort" du parti"C'est pas deux petits juges qui vont arrêter une révolution européenne." Mais reste que le parti espère beaucoup de ces élections européennes pour se relancer. En 2014, le Front national, devenu depuis le Rassemblement national, était arrivé en tête avec plus de 25 % des voix. Le parti dirigé par Marine Le Pen saura le 25 septembre si la justice confirme ou non la saisie ordonnée dans l'enquête sur des emplois présumés fictifs d'assistants d'eurodéputés. Le Rassemblement national fonctionne "a minima" en attendant, mais si la saisie est confirmée, ce sera "la mort" du parti, a assuré sa présidente.
|
L'humoriste a confirmé être en quête des 500 parrainages d'élus nécessaires à se lancer dans la course à l'Elysée. "Je représente une vraie force, qui peut faire peur", affirme t-il.
|
"Ce n'est pas une blague du tout". Les mois passent, et il n'en démord pas : Jean-Marie Bigard compte bien jouer un rôle dans la prochaine campagne présidentielle. Lors d'une interview diffusée sur TF1 dans le magazine Sept à Huit, dimanche 6 septembre, l'humoriste s'est une nouvelle fois décrit en "homme du peuple" qui "veut prendre position". "Le peuple est en souffrance, on ne l'écoute pas, on se fout de sa gueule. Ca me fait plaisir d'être à cet endroit là pour lui dire "Moi je ne me fous pas de votre gueule, je suis avec vous", résume t-il avant de poursuivre en affirmant que "le peuple français est méprisé". "C'est tout ! Il n'y a que ça! Il faut simplement les écouter. On pourrait encore continuer à les saigner à blanc si au moins on les prenait pas pour des cons", ironise t-il. "Mes parents ont travaillé très dur, et je vois très bien ce que c'est la souffrance d'un mec qui bosse sans compter ses heures, qui n'a droit à rien et à qui on augmente tout".Dans cet entretien, Jean-Marie Bigard écorche encore le gouvernement en place, "une équipe de remplaçants" selon lui. "Tu trouves toujours des blaireaux pour avoir un petit siège bien au chaud. Macron a trouvé des gouvernants qui sont des seconds couteaux", critique t-il encore."J'exaspère énormément les extrêmes"L'humoriste a par ailleurs commenté son échange de mai après le président de la République, après la diffusion d'une vidéo dans laquelle il l'interpellait sur sa gestion de la crise du coronavirus. "Quand ta vidéo est vue par 8 millions de personnes, là, le président il t'appelle". Quant au ton de la conversation, "c'était extrêmement cordial", assure t-il. "Il n'en reste pas moins que je suis quand même du côté du peuple en colère. Je n'ai pas manqué de dire que c'était très important d'écouter le peuple qui gronde parce que quand l'élastique va se détendre, ça va aller très loin. Je représente une vraie force, qui peut faire peur. Même à tout le monde, jusqu'au plus haut niveau", fait-il valoir.Sur grandes lignes de son projet, l'humoriste fait dans la métaphore. "Ce serait simplement de dire "Et si on nettoyait la ruche". Si on virait toutes les abeilles, le roi et la reine, qu'on fasse un truc nouveau. Si on décidait qu'à partir d'aujourd'hui, ce monde là est mort et qu'on en a un autre à proposer", commente t-il. "J'exaspère énormément les extrêmes. Les gauchistes, les gens du FN... Je bouffe dans leur gamelle !", estime t-il encore.Quant à la perspective d'un réel combat pour l'Elysée, "c'est pas une blague du tout". "Les gens qui pourraient me barrer la route me semblent si peu intéressants et crédibles que je me dis "Oui, je vais jouer à ça". Je sais pas jouer à ça, mais je vais essayer. Ca m'amuse énormément. Dans mes rêves les plus fous, je me vois dans la bagnole avec les fanions".
|
Un loup gris a bien été identifié dans l'Indre, apprend-on mercredi de l'Office français de la biodiversité. "Il ne s'agit que d'un seul individu", précise l'organisme.
|
C'est donc le deuxième prédateur formellement identifié dans la région. Les empreintes "typiques" relevées sont bien celles d'un loup gris. C'est la deuxième fois qu'un animal de cette espèce est observé en région Centre-Val-de-Loire, annonce mercredi 5 février l'Office français de la biodiversité (OFB). Photographié "dans un champ de céréales sur la commune de Chasseneuil dans le sud-ouest du département", la présence d'un loup avait été confirmée dans un communiqué par la préfecture de l'Indre. "Nous avons prélevé des poils, qui vont partir en analyse génétique, pour déterminer (sa) provenance", a expliqué Paul Hurel, animateur du réseau loup au sein de l'antenne régionale de l'OFB. Si l'organisme a reçu plusieurs signalements ce mercredi, il précise qu'il s'agit probablement d'un cas isolé. "Il s'agit d'un seul individu" "On ne peut pas parler d'installation. Il s'agit d'un seul individu. Les jeunes sont exclus des meutes et cherchent de nouveaux territoires. Ils ont une grande capacité de dispersion. Les meutes, avec reproduction, les plus proches se trouvent dans le nord du massif alpin, avec des zones de présence permanente constatées en Bourgogne-Franche-Comté", a précisé Paul Hurel.C'est donc la deuxième fois qu'un Canis lupus lupus, nom latin du loup gris commun est identifié dans la région. Un premier canidé avait été identifié en août 2019 au nord de l'Eure-et-Loir. Sur l'ensemble du territoire français, 97 zones de présence permanente de cette espèce ont été relevées. Elles se trouvent principalement dans les Alpes, le Sud-Est et l'Est. L'OFB recense une présence de plus en plus importante de ces prédateurs dont la population est estimée à 530 individus dans l'hexagone. Eradiqués dans les années 1930 et revenus naturellement par l'Italie dans les années 1990, ces carnivores sont combattus par les éleveurs qui dénoncent des attaques contre leurs troupeaux. La préfecture de l'Indre quant à elle recommande aux éleveurs "une vigilance renforcée de leurs troupeaux".
|
Si 40% des Français se placent dans l'opposition stricte à Emmanuel Macron, ils sont encore plus nombreux à attendre des résultats pour se prononcer, selon l'enquête BVA pour Orange, RTL et La Tribune.
|
Contrairement à ce qui s'était produit en août 2018, le couple exécutif n'enregistre pas de baisse de popularité ce mois-ci. Ainsi, 34% des Français ont une bonne opinion d'Emmanuel Macron, contre 66% qui en ont une mauvaise opinion, soit très exactement les mêmes scores que ceux observés en juillet. Peu d'évolutions à noter également pour le Premier ministre : 38% des Français en ont une bonne opinion (-1 point), contre 62% qui sont de l'avis contraire (+2 points).Une partie significative de Français (44%) est toujours dans l'attente de résultats concrets mais n'a pas basculé dans l'oppositionSi 40% des Français se situent dans l'opposition stricte à Emmanuel Macron et au gouvernement (-2 depuis avril), une partie tout aussi importante de la population (44%) attend toujours de voir quels seront les résultats de la politique menée pour se prononcer : un score qui est loin d'être négligeable après deux ans d'exercice du pouvoir et la crise des gilets jaunes. Une partie significative de Français adopte donc toujours une posture attentiste, y compris parmi ceux qui ont une mauvaise opinion d'Emmanuel Macron (39%).[EMBED html=""]Nicolas Sarkozy est de plus en plus populaire à droiteNicolas Sarkozy (27%; -1) occupe désormais la deuxième place de notre classement derrière Nicolas Hulot (40%; -4), notamment grâce à une progression très nette de sa cote d'influence auprès des sympathisants de la droite (66%; +4) et notamment LR (76%; +10). L'ancien Président devance désormais très nettement toutes les autres personnalités de droite auprès de cette catégorie de population et reste donc très populaire dans sa famille politique.A gauche, un paysage fragmentéAucune personnalité ne s'impose de manière consensuelle auprès des sympathisants de la gauche. Nicolas Hulot reste toujours en tête du classement auprès de ces derniers (60%; -3), devant Martine Aubry (53%; +13). Jean-Luc Mélenchon apparait toujours aussi clivant (51% des sympathisants de partis de gauche autres que le PS souhaitent qu'il joue un rôle politique important à l'avenir contre seulement 23% des sympathisants PS), tandis que François Ruffin voit sa cote d'influence progresser (33%; +7), juste derrière celle de Yannick Jadot qui se maintient à un niveau significatif (36%; -3).
|
Ce "leader" du mouvement de contestation a été placé en garde à vue après avoir participé à un attroupement non-autorisé, dans la soirée de samedi 26 janvier, à Bordeaux.
|
Une des figures nationales du mouvement des "gilets jaunes", Maxime Nicolle a été interpellé puis placé en garde à vue à Bordeaux, où il était venu manifester dans l'après-midi. Il a été appréhendé dans le centre de la capitale girondine où s'étaient rassemblés environ 200 manifestants décidés à mener une action nocturne.Le Breton, qui a récemment soulevé une vive polémique en mettant en doute le caractère terroriste de l'attentat de Strasbourg, "faisait parti d'un attroupement à qui il a été donné l'ordre de dispersion. Malgré cet ordre, il est resté et à inciter les autres à faire de même", selon la préfecture. Il est ressorti moins de deux heures plus tard de l'Hôtel de Police. "Il a été entendu en audition et laissé libre", a indiqué le parquet.Après avoir participé à la manifestation de l'Acte 10 des 'Gilets jaunes' samedi dernier à Toulouse, Maxime Nicolle était venu ce samedi à Bordeaux, une autre place forte du mouvement dans le sud-ouest, avec Toulouse. Ce samedi, environ 5.000 personnes, ont participé à "l'Acte 11". La manifestation a été ponctuée d'accrochages, d'une intensité moindre par rapport aux week-ends précédents. Cette interpellation d'une figure emblématique des "gilets jaunes" fait suite à la mésaventure survenue à Jérôme Rodrigues, membre influent du mouvement et proche d'Eric Drouet, blessé à Paros samedi 26 janvier place de la Bastille par l'explosion d'une grenade de désencerclement.
|
Emmanuel Macron ira sur les Champs Élysées rendre hommage aux victimes de la Seconde Guerre mondiale.
|
Un an après son élection à la fonction suprême, Emmanuel Macron présidera à ses premières commémorations du 8 mai célébrant la fin de la Seconde Gerre moniale. Traditionnellement, les cérémonies se passeront sur l'avenue des Champs Élysées, avec des fleurs déposées sur la tombe du Sldat inconnu sous l'Arc de triomphe. Anne Hidalgo, maire de Paris, ainsi que Gérard Larcher, président du Sénat, ont eux précédé les Président de la République, également chef des armées, est attendu un peu après 10h30 pour rendre hommage aux civils et soldats français morts pendant le conflit le plus sanglant de l'Histoire.
|
Le numéro un mondial Novak Djokovic, testé positif au coronavirus avec trois autres joueurs de tennis ayant participé à l'Adria Tour, s'est déclaré mardi "profondément désolé", reconnaissant que lui et les organisateurs du tournoi avaient "eu tort" de programmer une telle manifestation.
|
"Je suis profondément désolé que notre tournoi ait pu causer de tels dommages", a déclaré sur Twitter le vainqueur de 17 titres du Grand Chelem. "Nous avons eu tort, c'était trop tôt", a ajouté Djokovic, principal organisateur de ce tournoi caritatif dans les Balkans."Tout ce que nous avons fait depuis un mois était fait avec le coeur pur et avec des intentions sincères", a tenté de se justifier le Serbe après l'annonce de son test positif.Djokovic a également appelé toute personne ayant assisté à l'Adria Tour ou ayant fréquenté des participants à "se faire tester" et à "maintenir la distanciation sociale"."Pour ceux qui sont à Belgrade ou à Zadar (où se sont déroulés des matches du tournoi, NDLR), nous allons très prochainement partager des ressources sanitaires", a-t-il ajouté."Nous estimons que le tournoi a répondu aux protocoles sanitaires et la région (des Balkans) était en bonne condition pour enfin unir des personnes dans un but philanthropique", explique "Nole".Malgré les "intentions sincères" du N.1 mondial, les mesures de distanciation sociales n'ont guère été respectées, entre un stade comble à Belgrade avec peu de masques ou des joueurs qui sortent en boîte de nuit ou jouent au basket et au foot, sans aucune restriction de contact.Trois autres joueurs ayant participé au tournoi ont été testés positifs: Grigor Dimitrov (19e), Borna Coric (33e) et Viktor Troicki (184e).Cette cascade de cas positifs pourrait avoir un impact sur la reprise du circuit professionnel ATP, prévue à partir du 14 août à Washington avant l'US Open (31 août-13 septembre).
|
L'ancien ministre de la Transition écologique n'aurait rien fait "d'irrégulier" concernant l'affaire sur le coût des travaux de son ancien ministère. Une information dévoilée par Le Parisien.
|
Vendredi 19 juillet, François de Rugy déclarait sur Twitter : "Retour aux faits. Je m'exprimerai le moment venu." Il faisait référence à l'enquête de l'Assemblée nationale qui, même si elle n'est pas officiellement dévoilée, semble confirmer que ces supposés dîners fastueux à l'Assemblée nationale étaient bien professionnels.Samedi 20 juillet, c'est sur le volet qui concerne le coût des travaux dans son appartement de fonction de l'Hôtel de Roquelaure que l'ancien ministre semble être dédouané. Le montant annoncé de 63 000 euros avait fait grincer les dents de bon nombre d'adversaires politiques de La République en marche. Un autre volet de l'affaire à étudier de prèsSelon les informations du Parisien, l'enquête diligentée par les services de l'Assemblée nationale tend à démontrer que les travaux entrepris à l'Hôtel de Roquelaure étaient justifiés. "A priori, tout est réglo. Les sommes dépensées pour réaliser les travaux sont justifiées. [...] Les commandes, les devis, les factures, tout a été épluché. Et bien sûr, l'appartement a aussi été visité. Il n'y a absolument rien d'irrégulier", confient au quotidien deux personnes qui ont eu accès au dossier.Le montant élevé s'expliquerait par l'intervention de "prestataires spécialisés dans les travaux de rénovation de ce genre de bâtiment construit au XVIIIe siècle. C'est du sur-mesure, un savoir-faire qui nécessite l'intervention d'artisans particulièrement qualifiés."Même si cette enquête peut rassurer le désormais ex-ministre, il n'en a pas fini avec les ennuis. Une affaire reste à l'étude : celle du financement d'une partie de ses cotisations à Europe Écologie-Les Verts grâce à son indemnité de représentation de frais de mandat, appelée IRFM. À ce propos, un proche de François de Rugy déclare au Parisien : "C'est sur ce sujet qu'on est le moins serein."Dans la foulée de la révélation du Parisien, François de Rugy a tweeté : "Retour aux faits (2)"
|
Après une attente interminable, Emmanuel Macron a finalement rendu public le nom de son chef de gouvernement. Une décision très attendue tant le nouveau Président a entretenu le mystère.
|
Edouard Philippe, 46 ans, député-maire LR du Havre et proche d'Alain Juppé, devient le premier chef du gouvernement du quinquennat Macron. Cette nomination se veut également une main tendue aux électeurs de droite et à certains ténors LRL'heure de vérité a sonné. Après plusieurs heures de suspens, les nouvelles équipes de l'Elysée ont finalement transmis le communiqué, attendu par une légion de journalistes à Matignon et dans les rédactions, contenant le nom du premier chef du gouvernement d'Emmanuel Macron.À Matignon, on avait convoqué les troupes dès 8h30 lundi matin pour organiser la passation de pouvoir. Bernard Cazeneuve était également sur place, tandis que les camions de déménagement enchaînaient les aller-retours. À 11h, la cour de l'hôtel était déjà prête : « deux micros - l'un pour Bernard Cazeneuve, l'autre pour son successeur - avaient déjà été installés, ainsi que la tribune réservée aux photographes », précisait Le Point.Simple problème logistique ou négociations difficiles, il a fallu attendre 14h30 pour enfin officialiser la nouvelle.Et c'est le député-maire LR du Havre, Edouard Philippe, pressenti au poste depuis plusieurs jours, qui aura la lourde tâche de convaincre les élus LR de travailler avec lui pour assurer à Macron une majorité. La passation de pouvoir aura lieu dans l'après-midi.Le nouveau président Emmanuel Macron s'envole lui pour son premier déplacement à l'étranger. Il part à la rencontre d'Angela Merkel. Mardi, les noms des autres membres du gouvernement seront dévoilés.
|
La compagne de la victime et sa mère font partie des suspectes.
|
Quatre femmes ont été mises en examen, notamment pour assassinat, et trois d'entre elles placées en détention provisoire, après la découverte dans l'agglomération de Rouen d'un corps décapité et démembré en bord de Seine, a-t-on appris dimanche 11 novembre auprès du parquet de Rouen. Trois des quatre femmes ont été placées en détention provisoire et la quatrième a été placée sous contrôle judiciaire, a indiqué dimanche à l'AFP le procureur de la République de Rouen, Pascal Prache."Les quatre mises en cause, la compagne de la victime, deux amies de cette compagne et la mère de celle-ci, ont été mises en examen, pour deux d'entre elles, pour assassinat et atteinte à l'intégrité du cadavre, et pour les deux autres, pour abstention volontaire d'empêcher un crime ou un délit contre l'intégrité d'une personne", a indiqué samedi soir dans un communiqué le procureur de la République de Rouen, Pascal Prache.LA VICTIME EST UN SANS-ABRIUn corps démembré et décapité avait été découvert il y a une semaine avant d'être identifié comme étant celui d'un sans-abri. Une information judiciaire a été ouverte le 7 novembre et les interpellations, conduites par le service régional de police judiciaire (SRPJ) de Rouen, en charge de l'enquête, se sont "échelonnées à compter du 8 novembre", a indiqué le parquet dans son communiqué. "Le juge des libertés et de la détention a été saisi de la situation de trois des mises en examen afin de statuer sur leur détention provisoire", a ajouté le procureur de Rouen."Le 4 novembre, les gendarmes de la brigade fluviale ont découvert une partie d'un corps démembré enveloppé dans une bâche en partie immergée sur les berges de la Seine, dans la commune d'Amfreville-la-Mivoie", a rappelé le parquet de Rouen. Le corps n'avait plus de tête, plus de pieds et plus de mains, selon une source policière.D'AUTRES RESTES HUMAINS DÉCOUVERTS DANS L'EUREMercredi, la victime a été identifiée grâce à un prélèvement ADN. "Il s'agit d'un homme de 45 ans, sans domicile fixe dans l'agglomération de Rouen", avait précisé jeudi une source policière. "L'individu était connu de nos services pour des faits mineurs, notamment des vols et des outrages", selon cette même source. Des restes de corps, pouvant appartenir à la victime, avaient en outre été découverts mercredi à Pont-de-l'Arche, dans l'Eure, selon une source judiciaire. Dans son communiqué, le procureur de Rouen précise que ces restes humains sont bien ceux du corps de la victime.
|
L'hydroxychloroquine, traitement qui a fait couler beaucoup d'encre, ne semble pas efficace contre le Covid-19, que ce soit chez des patients gravement ou plus légèrement atteints, selon deux études publiées vendredi.
|
La première étude, menée par des chercheurs français, conclut que ce dérivé de l'antipaludéen chloroquine ne réduit pas significativement les risques d'admission en réanimation ni de décès chez les patients hospitalisés avec une pneumonie due au Covid-19.Selon la seconde étude, menée par une équipe chinoise, l'hydoxychloroquine ne permet pas d'éliminer le virus plus rapidement que des traitements standard chez des patients hospitalisés avec une forme "légère" ou "modérée" de Covid-19. En outre, les effets secondaires sont plus importants."Considérés dans leur ensemble, ces résultats ne plaident pas pour une utilisation de l'hydroxychloroquine comme un traitement de routine pour les patients atteints du Covid-19", estime dans un communiqué de presse la revue médicale britannique BMJ, qui publie les deux études.La première porte sur 181 patients adultes admis à l'hôpital avec une pneumonie due au Covid-19 qui nécessitait qu'on leur administre de l'oxygène.84 de ces patients ont reçu de l'hydroxychloroquine quotidiennement moins de deux jours après leur hospitalisation, contrairement aux 97 autres.Le fait de recevoir ou pas ce traitement n'a rien changé, que ce soit pour les transferts en réanimation (76% des patients traités à l'hydroxychloroquine étaient en réanimation au bout du 21e jour, contre 75% dans l'autre groupe de patients) ou pour la mortalité (le taux de survie au 21e jour était respectivement de 89% et 91%)."L'hydroxychloroquine a reçu une attention planétaire comme traitement potentiel du Covid-19 après des résultats positifs de petites études. Cependant, les résultats de cette étude n'étayent pas son utilisation chez les patients admis à l'hôpital avec le Covid-19 qui nécessitent de l'oxygène", concluent les chercheurs de plusieurs hôpitaux de la région parisienne.La seconde étude portait sur 150 adultes hospitalisés en Chine avec essentiellement des formes "légères" ou "modérées" de Covid-19. La moitié a reçu de l'hydroxychloroquine, l'autre non.Là encore, le fait de recevoir ou non ce traitement n'a rien changé sur l'élimination du virus par les patients au bout de quatre semaines. De plus, 30% de ceux qui avaient reçu de l'hydroxychloroquine ont souffert d'effets indésirables (le plus fréquent était la diarrhée) contre 9% chez les patients qui n'en avaient pas pris.Utilisée pour traiter des maladies auto-immunes, le lupus et la polyarthrite rhumatoïde, l'hydroxychloroquine a de fervents partisans.Le controversé professeur français Didier Raoult promeut ainsi l'usage de ce médicament chez des patients en début de maladie, associé à un antibiotique, l'azithromycine.Le président américain Donald Trump a également régulièrement prôné son utilisation contre le coronavirus.Mais ces dernières semaines, plusieurs études ont mis en doute l'efficacité de cette molécule dans le traitement du Covid-19 et les autorités sanitaires de plusieurs pays ont mis en garde contre le risque d'effets indésirables, notamment cardiaques.
|
Il le répète à l'envi. La gauche "peut gagner la présidentielle si elle défend son bilan", a estimé dimanche 2 octobre, en jugeant que "ça suffit d'être déprimé, ça suffit d'être honteux".
|
"J'en ai assez de cette gauche honteuse d'assumer les responsabilités (...) Ca suffit d'être déprimé, d'être honteux, gouverner la France, c'est une énorme fierté", a lancé le patron de Matignon, invité du Grand jury RTL/LCI/ Le Figaro où, dès le départ, il a dit être "venu pour casser la baraque". Une expression déjà utilisée, à droite, par François Fillon en vue de la primaire pour 2017."Je ne mise pas sur l'empêchement du président de la République ni sur la défaite de la gauche. la politique c'est une affaire de convictions, pas de sondages. J'en ai assez qu'on choisisse à la place des Français. L'élection présidentielle, elle est en avril et en mai", a-t-il ajouté. "Si j'étais à la place du président, je dirais la chose suivante: je suis fier comme président d'avoir sauvé le Mali, d'avoir permis à la Grèce de rester dans la zone euro, de ce peuple français qui a manifesté sa résistance et sa résilience (...) après tous les attentats, je suis fier d'avoir engagé la France dans la voie de la compétitivité, nous avons retrouvé, notamment dans le secteur industriel, un coût du travail équivalent, voire meilleur que celui de l'Allemagne", a-t-il également déclaré.Dans la campagne qui se profile, le chef du gouvernement, qui se voit en "premier de cordée", "sonne la mobilisation" et veut ""réveiller la gauche"
|
Subsets and Splits
No community queries yet
The top public SQL queries from the community will appear here once available.