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Les orages qui ont frappé mardi soir la Normandie ont entraîné de fortes perturbations pendant plusieurs heures sur la ligne SNCF Cherbourg-Caen-Paris. Près de 1.500 voyageurs ont été impactés.
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Le trafic est revenu à la normale ce mercredi après-midi.Au total, une dizaine de trains ont dû rester à l'arrêt mardi soir. 700 personnes ont été bloquées à Lisieux (Calvados), 500 à Evreux (Eure) et 300 à Caen (Calvados), selon un décompte transmis par la SNCF. Deux trains ont également été bloqués sur les voies à Glos-Monfort et à Bernay (Eure). À Lisieux, des centaines de personnes ont dû attendre plusieurs heures, à l'écoute d'informations parfois contradictoires, sans savoir quand ils pourraient rentrer chez eux. Des caténaires endommagés par des chutes d'arbresUne rame pleine à ras bord est restée à quai pendant plusieurs heures, a constaté un photographe de l'AFP. Des voyageurs se sont même installés à même le sol dans les couvertures jaunes chauffantes de survie distribuées par la SNCF. Dans la soirée, les agents de la compagnie ont ouvert les portes d'un autre train pour permettre à certains passagers de s'y asseoir.Des taxis ont été pris d'assaut par les voyageurs. Un taxi proposait 125 euros par tête pour déposer les voyageurs à Paris pour une capacité de quatre personnes dans le véhicule, a constaté le photographe de l'AFP. Un monospace proposait, quant à lui, 90 euros par personne pour gagner la capitale.Cette pagaille est liée aux orages qui ont touché le nord de la France mardi. Des chutes d'arbres ont endommagé des caténaires, provoquant des défauts d'alimentation sur la ligne. Les passagers bloqués à Lisieux sont finalement arrivés à Paris vers 2h30, avant d'être pris en charge par des taxis ou hébergés à l'hôtel.Certains passagers ont fait part de leur mécontentement sur les réseaux sociaux : "Nous venons d'apprendre que notre train ne circulera pas avant 1 h à 2 h du matin sans aucune solution alternative proposée que de se trouver un taxi ou un hôtel à ses frais !!!", a envoyé à la SNCF l'une des passagères concernées. La SNCF a assuré qu'elle allait rembourser en intégralité les billets de train. Le trafic est resté perturbé ce mercredi 8 août. Des trains ont été supprimés, d'autres ont circulé avec du retard, rapporte Ouest-France. "Nous avons fait en sorte que deux trains partent très tôt ce matin afin que les voyageurs puissent se rendre à Paris. Un retour à la normal est prévu à la mi-journée", a expliqué la compagnie à l'AFP.
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Y aurait-il de l'eau dans le gaz entre Marine Le Pen et Florian Philippot ? Souvent, ce sont ses supposées tensions avec sa nièce Marion Maréchal-Le Pen qui intriguent la presse, mais la présidente du Front national aurait aussi le vice-président du parti dans sa ligne de mire. C'est du moins ce que révèle Le Point dans un confidentiel.
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"C'est bien que tu fasses les matinales et les plateaux télé, mais n'oublie pas que, derrière toi, il y a Marine Le Pen" , lui aurait-elle balancé. Une attaque directe visant l'omniprésence médiatique de l'homme politique qui a été l'invité de 65 matinales l'an dernier. Un domaine dans lequel il est numéro 1 alors que la dirigeante du parti d'extrême-droite observe depuis plusieurs mois une stratégie du silence, une certaine diète médiatique, en vue de 2017. Ce qui laisse le champ libre au député européen. Marine Le Pen et Florian Philippot brouillés ?par 6MEDIASHors caméra, le comportement de Florian Philippot agacerait aussi Marine Le Pen qui aurait du mal à supporter sa proximité avec certains journalistes : "Tu parles trop aux journalistes en off. A chaque fois, ça se retourne contre moi", lui aurait-elle reproché, toujours selon l'hebdomadaire.
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Le conducteur s'était fait retirer son permis en 1991, après avoir été contrôlé à plusieurs reprises en état d'ivresse, selon une information La Montagne.
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C'était la virée de trop. Samedi 11 août, une voiture est arrêtée par les gendarmes après avoir pris un rond-point à contre-sens, dans le Puy-de-Dôme. Au volant, une homme de 55 ans ne présente pas ses papiers, et pour cause : il avoue aux forces de l'ordre qu'il n'a plus son permis, qui lui a été retiré en 1991 pour conduite en état d'ivresse. Ce qui ne l'a empêché de conduire... et de se faire arrêter.Début 2018, il avait déjà été contrôlé ivre au volant de son véhicule. Le resquilleur était en attente de son jugement lorsqu'il a de nouveau été arrêté par les gendarmes, samedi 11 août. Le quinquagénaire devra répondre prochainement de ses deux virées sans permis devant le tribunal correctionnel.
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La procureure générale de Paris a assuré jeudi n'avoir reçu "aucune instruction du pouvoir exécutif" pour influer sur l'affaire Fillon, après des propos de l'ex-cheffe du parquet national financier (PNF) Eliane Houlette qui ont suscité des accusations d'"instrumentalisation" de la justice.
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"Je n'ai reçu dans l'affaire Fillon comme dans tous les autres dossiers relevant de mon contrôle hiérarchique aucune instruction de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), aucune instruction du pouvoir exécutif et (...) je n'ai jamais relayé une demande du garde des Sceaux ou du pouvoir exécutif pour influer sur une procédure", a déclaré Catherine Champrenault devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'indépendance de la justice.Elle était entendue pour la deuxième fois par les députés, Mme Houlette ayant semé le trouble le 10 juin en évoquant, devant cette même commission, le "contrôle très étroit" qu'aurait exercé le parquet général, son autorité de tutelle directe, dans la conduite des investigations. Mme Houlette avait notamment évoqué "des demandes de transmission rapide" sur les actes d'investigation ou les auditions et révélé avoir été convoquée par le parquet général qui plaidait pour que l'enquête soit confiée à un juge d'instruction."Il ne faudrait pas céder à la facilité d'une réécriture de l'histoire", a lancé Mme Champrenault avec véhémence."Le suivi de l'action publique par le procureur général, loin d'être une pression, constitue le mode de fonctionnement normal, institutionnel, légal et même déontologique pour l'ensemble des magistrats du ministère public", a-t-elle expliqué.Rappelant le contexte de l'ouverture de l'enquête préliminaire visant M. Fillon, le 25 janvier 2017, soit "à trois mois de l'élection présidentielle", la procureure générale a souligné que les actes d'investigations étaient "menés tambour battant".Selon Mme Champrenault, dans cette affaire, jusqu'à l'ouverture de l'information judiciaire le 24 février 2017, la DACG a fait "deux demandes" visant "les résultats des actes d'enquête mais jamais" avant. Par ailleurs, "neuf transmissions" ont été "adressées directement" par le PNF au parquet général, "spontanément", tandis que le parquet général a fait "quatre demandes d'informations".Si le Parlement décide de supprimer ces remontées d'informations, "effectivement nous appliquerons et nous ne ferons plus rien remonter", a déclaré la procureure générale. Toutefois, "cela fait 40 ans que je suis magistrat du ministère public et il n'y a aucun Parlement qui n'a pris cette décision, alors ne me reprochez pas d'appliquer la loi de la République", a-t-elle grincé."Je sais qu'on voudrait me faire dire qu'on a ouvert une information pour faire démissionner M. Fillon", a poursuivi Mme Champrenault. "Mais sa défense demandait une ouverture d'information judiciaire", dès "le 9 février", a-t-elle observé.Donné favori à la présidentielle, le chantre de la droite conservatrice avait été éliminé au premier tour après une campagne minée par cette affaire. "Cette affaire méritait qu'un juge d'instruction, plus indépendant en raison de son statut, soit saisi", a-t-elle estimé. Selon Mme Champrenault, Mme Houlette a ressenti en conduisant cette enquête une "pression psychologique", "ce qui était somme toute assez normal parce que son enquête pouvait effectivement être lourde de conséquences". "Mais il ne faut pas confondre la pression psychologique et des pressions illégitimes", a-t-elle insisté.
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La ministre déléguée en charge de l'Autonomie Brigitte Bourguignon n'envisage toutefois pas de rendre cette mesure obligatoire.
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"Protégez-vous". C'est l'appel lancé par la ministre dans une interview au Parisien. Brigitte Bourguignon rappelle qu'elle "n'aime pas l'infantilisation" mais dans le même temps que le gouvernement fera "tout pour éviter un reconfinement généralisé des Ehpad", car l'isolement, qui a certes été "nécessaire" lors du pic de l'épidémie, "a parfois généré des conséquences psychologiques sévères" pour les personnes âgées. Pas question donc de rendre le dépistage obligatoire avant les visites en Ehpad, mais les moyens alloués à "l'accompagnement psychologique" des seniors vont d'ailleurs être augmentés, a-t-elle promis."L'humain doit rester au cœur de nos réflexions afin de trouver le bon équilibre entre la sécurité sanitaire" des personnes âgées et leur "liberté", estime la ministre."Le plus souvent, il est possible d'isoler temporairement un cas 'suspect' le temps d'organiser le dépistage et de recevoir les résultats, sans en passer par le confinement de tout l'établissement", a-t-elle fait valoir.Les pouvoirs publics mèneront par ailleurs prochainement une campagne de promotion de la vaccination contre la grippe saisonnière "à destination des publics fragiles mais aussi des personnels soignants", a-t-elle indiqué, ceci afin d'"éviter la cohabitation des deux virus, la confusion des diagnostics et l'engorgement des urgences avec des cas de grippe".
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Après un pic entre 2016 et 2018, le terrorisme recule dans les préoccupations des Français. Quand à l'action de l'État, elle doit se concentrer sur la santé, estiment les Français.
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Si les chiffres sont en baisse, le terrorisme reste la première préoccupation des Français, devant la pauvreté, selon une enquête menée l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) et l'Insee, rendue publique jeudi 12 décembre. Une autre étude révèle que les Français estiment que les pouvoirs publics doivent donner la priorité à la santé, devant l'emploi et la lutte contre le chômage. .Selon les résultats de la vaste enquête annuelle "victimation et sentiment d'insécurité" de l'ONDRP, 20% des Français considèrent le terrorisme comme le problème le plus préoccupant en 2019, soit une diminution significative de 10 points par rapport à 2018. En deuxième position, derrière le terrorisme et les attentats, vient la pauvreté pour 19% des Français, qui mentionnent également le chômage (16%) et l'environnement (14%). Inquiétude pour 3 à 5% de la population entre 2007 et 2014, le terrorisme est devenu une préoccupation majeure des Français à partir de 2015, début d'une vague d'attentats meurtriers qui ont ébranlé le pays. Entre 2016 et 2018, cette proportion s'était établie entre 30 et 32% des Français.En 2019, le caractère "terroriste" a été retenu pour l'attaque de surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe en mars, le colis piégé de Lyon en mai et la tuerie de la préfecture de police de Paris qui a fait quatre morts, début octobre.Par ailleurs, le baromètre Kantar réalisé tous les ans depuis 2004 pour l'institut Paul Delouvrier, s'intéresse aux priorités des Français. Et pour la première fois, la santé termine en première place, devant l'emploi et la lutte contre le chômage.Alors que l'hôpital public fait l'objet d'un mouvement de contestation depuis bientôt 9 mois, la santé publique est jugée prioritaire par 46% des Français, devant l'emploi (40%), l'éducation nationale (34%) et l'environnement (31%). Les Français n'ont jamais été aussi nombreux à estimer que les pouvoirs publics doivent agir dans la santé, relève l'Institut Paul Delouvrier, une association qui oeuvre pour la modernisation des services publics. Ainsi, alors que le niveau de satisfaction des usagers du service public progresse dans quasiment tous les domaines (74% de satisfaits, +3 points), il régresse en ce qui concerne la santé publique (78% de satisfaits, en baisse de 3 points) et la sécurité sociale (77% de satisfaits, en baisse de 2 points). Le recul de satisfaction à l'égard de la santé publique atteint 12 points en dix ans.Après un fléchissement en 2018, le jugement des français sur l'action des pouvoirs publics s'améliore dans la plupart des domaines d'intervention, notamment en ce qui concerne la fiscalité et la collecte de l'impôt. Près d'un an après la mise en place du prélèvement à la source, 50% des Français ont une bonne opinion de l'action de l'État dans ce domaine, soit une hausse de 15 points en un an.Globalement, 53% des Français disent aujourd'hui préférer une amélioration des services publics, quitte à augmenter le niveau de l'impôt.Cette préférence est en hausse depuis 6 ans, à l'exception notable de 2018, où le baromètre avait enregistré une préférence pour la baisse des prélèvements, quelques semaines avant la crise des gilets jaunes. Un an après, la préférence pour l'amélioration des services publics s'accentue et atteint son plus haut niveau depuis 15 ans, en particulier auprès des jeunes.
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Le gendarme ayant tué un chauffeur routier, contrôlé positif à la cocaïne et qui refusait d'obtempérer, a été placé en garde à vue et l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) saisie, a annoncé samedi le procureur de Montauban.
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Le militaire, un adjudant âgé de 36 ans, "a été placé en garde à vue pour qu'il puisse être entendu, avec un avocat", vendredi en fin d'après-midi, a indiqué lors d'une conférence de presse Laurent Czernik.Sa garde à vue a été prolongée samedi en fin d'après-midi en raison de "vérifications et d'auditions" à faire et devrait s'achever dimanche après-midi, selon une source judiciaire. Le magistrat a aussi confié une enquête à l'IGGN pour vérifier dans quelles circonstances le militaire a fait usage de son arme contre ce chauffeur routier de 35 ans, qui venait de percuter un véhicule de la gendarmerie sur l'autoroute près de Montauban, après avoir échappé à un contrôle routier. Cette enquête en flagrance a été ouverte pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner", a précisé M. Czernik. Les auditions des témoins sont en cours. - Le gendarme a tiré "à quatre reprises" -Le gendarme a "a priori fait feu à quatre reprises" et "sa volonté était a priori d'arrêter l'ensemble routier", a souligné le magistrat. "Une balle de 9 mm a mortellement touché le chauffeur" qui a ensuite été extrait de la cabine du semi-remorque par les gendarmes, qui "ont essayé de le maintenir en vie en faisant un point de compression sur la blessure". Une autopsie doit être réalisée lundi.Le routier, de nationalité française, "vivait a priori chez sa mère à Montauban", il était intérimaire pour une société basée dans le Lot-et-Garonne et transportait des colis, selon le procureur, relevant qu'il avait "14 affaires à son actif" et avait été condamné à 7 reprises dont 3 fois pour avoir conduit sans assurance.Le point de départ est un banal contrôle routier près de Montauban vendredi en début d'après-midi, le semi-remorque ayant pris un sens interdit.Le routier n'avait plus de point sur son permis de conduire mais le solde nul ne lui avait pas encore été notifié. Il avait en outre été contrôlé positif à la cocaïne. Les gendarmes ayant confisqué son permis, il a "commencé à s'agacer" et regagné sa cabine pour "profiter de la climatisation" avant de fuir, selon le magistrat.Une course poursuite s'en est suivie, d'abord sur une départementale puis sur l'autoroute, la rocade Est de Montauban à cet endroit. Les gendarmes ont essayé de le stopper à plusieurs reprises avec des mini-herses. Mais le conducteur a poursuivi sa route avec des pneus crevés. - Véhicule "percuté" -A un rond-point, un gendarme a effectué les "gestes réglementaires" pour qu'il s'arrête et a dû s'"écarter pour ne pas être percuté". Un véhicule de la gendarmerie l'a dépassé sur la rocade et lui a barré la route mais le routier l'a "percuté et traîné sur plusieurs dizaines de mètres", selon le récit du procureur.Un gendarme dans un autre véhicule s'est alors arrêté sur le bas-côté, et "voyant la scène a décidé de faire feu à quatre reprises" pour stopper le semi-remorque qui s'avançait vers lui.Une 2ème enquête confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Toulouse concerne les faits imputables au défunt, soit les refus d'obtempérer et les mises en danger de la vie des gendarmes. Cette affaire intervient après la mort depuis début juillet d'un policier et d'une jeune gendarme, tous les deux tués par des automobilistes refusant d'obtempérer aux forces de l'ordre.
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- À 26 ans, Julien Chaumet souhaite découvrir qui est sa mère biologique. Son message posté sur Facebook le 14 juin dernier a été partagé près de 100.000 fois en quatre jours.
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-"Hier j'ai sauté...", écrit Julien Chaumet le 14 juin sur son compte Facebook. Après 26 ans passés "au bord de la falaise, à fixer le vide et à rester là tétanisé", le jeune homme a décidé cette semaine de se lancer activement dans la recherche de sa mère biologique en publiant un long message sur le réseau social. "Je ne te recherche pas pour faire irruption dans ta vie et rattraper le temps perdu, je te recherche pour enfin mettre un visage sur cet immense point d'interrogation", assure le jeune homme, qui sait que ses parents adoptifs l'"aiment d'un amour inconditionnel".Si depuis de nombreuses années, il y pense, ce n'est que dimanche dernier que le déclic se fait. "Je suis tombé par hasard sur une émission dimanche dernier. Une femme, d'origine maghrébine, racontait qu'elle était à la recherche de son enfant dont elle avait accouché sous X en 1990. D'un coup, je me suis dit : 'Ça y est, c'est elle, c'est ma mère...', jusqu'à ce qu'elle parle de sa petite fille", raconte Julien Chaumet au Monde. Dès le lendemain, il couche tous ses sentiments par écrit "pour s'apaiser". Sa compagne l'encourage alors à publier son message sur Facebook. "Parfois un seul clique (à l'heure des réseaux sociaux et autres), un seul clique peut tout changer. (...) Si tout le monde partage ce statut il y a une chance" estime-t-il.Ce n'est pas "un seul clique" qu'il obtiendra, mais des dizaines de milliers. Une heure à peine après la publication, 1.000 personnes avaient déjà partagé son statut explique-t-il dans un second message posté le lendemain. "J'ai eu un vertige. Les messages affluaient de partout : Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Algérie, Maroc et j'en passe. Ça n'arrêtait pas !", assure-t-il, confessant s'être senti "dépassé". Pourtant ce n'était que le début. Le lendemain, son post a été partagé plus de 10.000 fois. Ce samedi 18 juin, plus de 96.000 internautes l'avaient relayé. "JE VEUX JUSTE LA RETROUVER"De celle qui l'a mise au monde, il ne connaît que ce que son dossier au Conseil national d'accès aux origines personnelles veut bien lui dire. Elle mesure 1m57, elle est algérienne "avec des traits maghrébins très prononcés voir presque négroïdes" et avait 19 ans le 30 janvier 1990 lorsqu'elle a accouché de son fils à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux. Son père, un Brésilien, avait 21 ans et était veilleur de nuit à cette époque. Un père qu'il aimerait également retrouver. "Je pars du principe qu'il est beaucoup plus facile de retrouver une mère qu'un père mais j'espère qu'elle pourra m'emmener jusqu'à lui", précise Julien au Figaro.Il n'en dira pas plus. "Le but de tout ça n'est pas de dévoiler la vie d'une personne. Simplement, il fallait un minimum d'informations pour que des gens se manifestent. Sachez que je ne dévoilerai rien de plus. C'est déjà beaucoup... Presque trop. Je ne veux pas la brusquer ou 'l'afficher'... Je veux juste la retrouver", assure-t-il sur Facebook. Envisage-t-il l'échec ? "Je sais que cette éventualité existe mais je ne veux pas y penser maintenant", explique-t-il au Figaro. La France est l'un des rares pays au monde à disposer d'une législation encadrant l'accouchement "sous le secret" qui garantit aux femmes l'anonymat absolu. Un droit régulièrement critiqué par les associations d'enfants nés sous X. De son côté, Julien assure au Figaro comprendre les deux points de vue, mais juge que "les enfants doivent avoir le droit de connaître leur histoire".
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Le président s'est insurgé avec véhémence contre l'idée selon laquelle une forme de dictature se serait installée en France. Le chef de l'État a également rappelé certains principes "fondamentaux" de la démocratie : "le respect de l'autre", "l'interdiction de la violence" et "la haine à combattre".
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Emmanuel Macron a vivement dénoncé les "discours politiques extraordinairement coupables" affirmant que la France était devenue une dictature. "Aujourd'hui s'est installée dans notre société, et de manière séditieuse, par des discours politiques extraordinairement coupables, l'idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu'une forme de dictature se serait installée", a commencé le chef de l'État."Mais allez en dictature ! Une dictature, c'est un régime ou une personne ou un clan décident des lois. Une dictature, c'est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c'est cela, essayez la dictature et vous verrez !", s'est insurgé le président de la République jeudi 23 janvier, dans un entretien à Radio J qui s'est tenu dans l'avion le ramenant d'Israël. "La dictature, elle justifie la haine. La dictature, elle justifie la violence pour en sortir. Mais il y a en démocratie un principe fondamental : le respect de l'autre, l'interdiction de la violence, la haine à combattre", a poursuivi Emmanuel Macron estimant que "tous ceux qui aujourd'hui dans notre démocratie, se taisent sur ce sujet, sont les complices, aujourd'hui et pour demain, de l'affaiblissement de notre démocratie et de notre République".Questionné sur la violence, le chef de l'État a estimé que "celles et ceux qui portent cette violence, celles et ceux qui, avec cynisme quelquefois, l'encouragent, celles et ceux qui taisent tout reproche qu'il faut avoir oublient une chose très simple : nous sommes une démocratie". "Une démocratie, c'est un système politique où l'on choisit nos dirigeants. C'est un système politique où l'on choisit des représentants qui auront à voter librement les lois qui régissent la société", a-t-il poursuivi."Cela a beaucoup d'exigence, cela veut dire que la liberté du peuple et sa souveraineté sont reconnues. Mais cela a une contrepartie, c'est que dans une démocratie, on a un devoir de respect à l'égard de ceux qui représentent et votent cette loi, parce que précisément, on a le pouvoir de les révoquer. On a l'interdiction de la haine, parce qu'on a le pouvoir de les changer !", a-t-il ajouté.
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Aucune enquête pour tentative de meurtre n'a été ouverte, a précisé le procureur de la République de Reims. Le corps de Vincent Lambert sera autopsié pour vérifier que l'arrêt des traitements a été conforme à la loi.
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Après le décès de Vincent Lambert, patient en état végétatif depuis presque onze ans, le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourreur, a annoncé jeudi avoir ouvert une enquête en "recherche des causes de la mort". "Le 11 juillet 2019 peu après 8h30, j'ai été avisé par le centre hospitalier universitaire de Reims du décès de Vincent Lambert (...) j'ai immédiatement décidé de l'ouverture d'une enquête en recherche des causes de la mort", a déclaré Matthieu Bourrette lors d'une conférence de presse à Reims. Il a expliqué avoir décidé d'ouvrir une enquête "au regard du contexte tout particulier de ce décès, après des années de recours judiciaires et du conflit ouvert qui existe depuis plusieurs années entre les membres de la famille de feu M. Vincent Lambert". "Il est à mes yeux indispensable, de la manière la plus objective, impartiale et indépendante, de fournir à tous les membres de la famille de M. Vincent Lambert les éléments médicaux et judiciaires leur permettant de connaître les causes exactes de la mort", a précisé Matthieu Bourrette. "L'enquête en recherche des causes de la mort est la plus neutre qui existe et celle qui permet de procéder aux investigations utiles et de parvenir à la manifestation de la vérité judiciaire", a-t-il ajouté, avant de préciser qu'"aucune enquête pour tentative de meurtre" n'avait été ouverte.Une autopsie et des analyses toxicologiques Le magistrat a également annoncé qu'une autopsie du corps de Vincent Lambert serait pratiqué à Paris dans le cadre de cette enquête, pour vérifier notamment que l'arrêt des traitements a été conforme à la loi. Cette autopsie sera menée par "deux médecins légistes experts, particulièrement chevronnés en la matière pour éviter, là encore, tout débat sur la qualité des actes pratiqués", a précisé le procureur. L'autopsie sera pratiquée dès vendredi matin pour que le corps "puisse être restitué le plus rapidement possible" à l'épouse et tutrice de Vincent Lambert, Rachel."Des analyses toxicologiques seront également réalisées et pratiquées afin de vérifier quels ont été les produits qui ont pu être utilisés dans le processus d'accompagnement de M. Lambert", a ajouté le procureur. "Cette enquête a pour seul objet de connaître les circonstances du décès de Vincent Lambert et de vérifier que les opérations médicales ont bien été réalisées conformément à la loi" Claeys-Leonetti régissant la fin de vie, a-t-il répété, précisant que "les résultats de cette enquête ne seront vraisemblablement pas connus avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois".
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Il manquait dix élèves à cette école maternelle du 13e arrondissement à Paris pour éviter la fermeture d'une classe. Pour atteindre l'effectif fixé par le rectorat, les parents ont fait inscrire des nounours dans l'établissement.
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"Les nounours à la rescousse". C'est le slogan choisi par ces parents d'élèves pour dénoncer la fermeture d'une classe de grande section dans cette école du XIIIe arrondissement à Paris. Pour alerter l'opinion, dix ours en peluche ont été inscrits dans cet établissement, rapporte RTL mardi 18 juin. Objectif : atteindre l'effectif de 120 élèves fixé par le rectorat. "L'école qui avait utilisé des moutons en Isère nous a inspiré. Comme il nous manque officiellement 10 élèves, nous avons décidé de prendre les fameux nounours des Gobelins aux commerçants qui nous soutiennent et de les inscrire, avec certificats de naissance et justificatifs de domiciles fournis", a expliqué à RTL Sylvie Denizet-Charrier, à la tête des parents d'élèves d'Espérance 12. "Il faut que le rectorat se mette à la valeur de l'école, qu'il considère le bien-être de l'élève. Nos enfants ne sont pas des chiffres", poursuit-elle. Décision rendue le 27 juin Les parents s'inquiètent notamment pour l'avenir des quatre élèves scolarisés dans l'établissement et inscrits à la Maison départementale des personnes handicapées. Pour Sylvie Denizet-Charrier, la fermeture d'une classe pourrait "provoquer leur déscolarisation alors que ces enfants ont le droit à une éducation". Autre point d'inquiétude : le rectorat rendra sa décision définitive le 27 juin. Or, si de nouvelles inscriptions ont cours cet été, celles-ci ne pèseront pas dans la balance et les classes pourraient être encore plus chargées. Alors que la dernière audience entre le rectorat et les parents d'élèves s'est tenue en février, ces derniers n'ont pas réussi à en obtenir une nouvelle. L'inscription des ours en peluche est leur ultime recours. Contacté par RTL, le rectorat n'a pas souhaité réagir.
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En 2016, près de la moitié des candidats au baccalauréat avaient été contraints de repasser l'examen après des fuites "massives" de sujets des épreuves sur internet.
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Les grands moyens, une nouvelle fois. L'accès aux réseaux sociaux a été bloqué en Algérie dimanche, premier jour des épreuves du baccalauréat dans ce pays où les autorités ont pris une série de mesures pour contrer la triche notamment sur internet. Les réseaux sociaux - notamment Facebook, Twitter et Whatsapp - étaient inaccessibles et internet était perturbé dans tout le pays. Plus de 600.000 candidats ont entamé les épreuves du baccalauréat, prévues initialement en juin avant d'être reportées à septembre en raison de la pandémie de Covid-19. Sur Twitter, de nombreux internautes algériens se sont plaints de cette mesure qui se répète ces dernières années. Selon eux, elle nuit aux activités économiques du pays. Les épreuves doivent durer jusqu'au 17 septembre mais aucune information sur la coupure des réseaux sociaux n'a été donnée par les autorités. Le phénomène de fraude au brevet et au baccalauréat a pris de l'ampleur ces dernières années en Algérie, poussant les autorités à adopter des sanctions pénales pouvant aller jusqu'à quinze ans de prison pour des faits liés à la fuite de sujets d'examens.Des peines d'emprisonnementSelon le ministère de la Justice, les tribunaux du pays ont commencé à prononcer "les premières peines d'emprisonnement" pour des faits liés à la fuite de sujets du Brevet d'enseignement moyen (BEM), qui a eu lieu du 7 au 9 septembre, mais aussi à la diffusion de corrigés et à la "triche". Un lycéen algérien s'est ainsi vu infliger une peine d'un an de prison pour avoir diffusé le corrigé d'une épreuve du brevet, a précisé samedi le ministère dans son communiqué.Une autre personne, accusée d'avoir fait "fuiter le sujet de langue arabe par téléphone portable", a été placée en détention provisoire par le tribunal de M'sila (230 kilomètres au sud d'Alger). Son procès doit avoir lieu dimanche, selon le ministère. Le code pénal, amendé en avril, criminalise "l'atteinte aux examens et concours". Toute personne impliquée dans la fraude aux examens encourt une peine allant d'un à 15 ans de prison.
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"Nul ne peut concevoir que la France soit un jour dans l'incapacité de permettre à chacun d'accéder à des soins, à des traitements et à des médicaments", selon le ministère de la Santé.
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C'est le premier chantier de la relocalisation de la production de médicaments en France : contrôler sur son sol l'ensemble de la chaîne de production du paracétamol d'ici trois ans. Les ministères de l'économie et de la Santé en ont fait l'annonce jeudi 18 juin."Des travaux sont ainsi engagés avec Seqens, Upsa et Sanofi pour que, d'ici 3 ans, la France soit en mesure de reproduire, conditionner et distribuer du paracétamol", précise un communiqué conjoint de la secrétaire d'État auprès du ministère de l'Économie Agnès Pannier-Runacher et du ministre de la Santé Olivier Véran. "Dès jeudi, nous lancerons une initiative de relocalisation de certaines productions critiques", avait annoncé mardi le président de la République à l'issue de la visite d'une usine Sanofi à Marcy-l'Étoile, dans le Rhône. "Nul ne peut concevoir que la France soit un jour dans l'incapacité de permettre à chacun d'accéder à des soins, à des traitements et à des médicaments", développe jeudi Olivier Véran. En février, un rapport commandé par le gouvernement faisait ainsi plusieurs recommandations sur d'éventuels pénuries de médicaments essentiels. "Sur cette base, le CSF (Comité stratégique de filière des Industries et Technologies de Santé, ndlr) élaborera un plan d'actions qui reposera sur le recensement de projets industriels pouvant faire l'objet de relocalisations, en tenant compte de leur faisabilité socio-économique, des externalités environnementales et sociales, ainsi que des critères d'éligibilité aux mesures de soutien nationales et européennes", poursuit le communiqué."La relocalisation de la production de principes actifs de paracétamol sur le territoire national constituera un premier exemple de cette démarche", conclut-il. Au début du confinement, il y a eu une forte demande des consommateurs pour du Doliprane dont le principe actif est le paracétamol, un antalgique recommandé pour traiter fièvre et douleurs, mais aucune rupture de la chaîne d'approvisionnement. Le communiqué complète également les mesures annoncées mardi par le président Macron, et notamment la mise en place d'une enveloppe de 200 millions d'euros en 2020 pour financer des infrastructures de production dans l'industrie pharmaceutique. "Le gouvernement a d'ores et déjà sélectionné six projets pour un montant total de 78 millions d'euros", précise-t-il avant de détailler les noms des laboratoires retenus: Abivax, Innate Pharma, Inotrem, Osivax, Xenothera et Genoscience.Pour les 120 autres millions d'euros, un appel a manifestation d'intérêt a été publié jeudi afin "d'identifier les projets d'investissements qui permettront de faire croître très rapidement la production de médicaments impliqués dans la prise en charge des patients atteints de la Covid-19", expliquent les deux ministères.Enfin, huit projets français ont été sélectionnés dans le cadre de l'appel à projet EIC (European Innovation Council) lancé en mars 2020 et se verront allouer la somme de 57,4 millions d'euros pour financer leurs recherches. Quatre d'entre eux (Cypheme, Archeon, Osivax et Xenothera) sont directement liés aux recherches sur la Covid-19, tandis que quatre autres (Pkvitality, Exeliom Biosciences, Carthera et Cristalens Industrie) sont plus généralistes.
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"La France est plus grande que mes erreurs". Encore une sortie de François Fillon qui fait plaisir aux internautes.
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Prononcée lors de son discours dans lequel il a annoncé sa prochaine mise en examen, le candidat à la présidentielle a affolé la toile avec cette phrase. Le hashtag #MaisLaFranceEStPlusGrandeQueMesErreurs a embrasé Twitter juste après le discours de François Fillon. Et les internautes se sont fait un malin plaisir à le parodier. "Je ne vais pas payer mon loyer ce mois-ci, mais ce n'est pas grave : #LaFranceEStPlusGrandeQueMesErreurs" ou encore "Je vais braquer une banque, car #LaFranceEStPlusGrandeQueMesErreurs" sont le genre de messages que l'on pouvait retrouver sur réseau social. Une phrase déjà culte qui risque de rejoindre le fameux "Merci pour ce moment" de Valérie Trierweiler et le célèbre "Si tu reviens j'annule tout" que Nicolas Sarkozy avait adressé à son ex-femme Cécilia. Des répliques dont les internautes s'étaient également emparées pour en faire de véritables Bad buzz politiques.
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Alain Cocq, atteint d'une maladie incurable et qui voulait se laisser mourir avant d'être hospitalisé, lundi soir, est réhydraté et réalimenté "avec son accord", a-t-il déclaré mercredi à l'AFP, annonçant qu'il pourrait rentrer chez lui "d'ici sept à dix jours".
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"Je n'étais plus en capacité de mener ce combat", a confié le quinquagénaire, joint au téléphone au CHU de Dijon, où il a été admis pour y recevoir des soins palliatifs après trois jours et demi de calvaire. M. Cocq a assuré qu'"à quelques minutes près", il n'aurait "plus été là pour parler".M. Cocq a confirmé à l'AFP qu'il envisageait un "retour à la maison d'ici 7 à 10 jours", comme il l'a annoncé un peu plus tôt sur son compte Facebook. "Le temps de récupérer un peu et de mettre en place une équipe d'hospitalisation à domicile", a-t-il précisé.Atteint d'une maladie orpheline qui lui bouche les artères et lui cause d'intenses souffrances, ce militant du droit à mourir dans la dignité avait cessé vendredi soir tout traitement et alimentation après avoir buté sur l'impossibilité légale d'obtenir une injection de barbituriques, demandée "à titre compassionnel" à Emmanuel Macron pour abréger ses souffrances. Lundi soir, le Dijonnais "souffrait trop" et a été hospitalisé "après une intervention du Samu", avait indiqué Sophie Medjeberg, avocate et vice-présidente de l'association Handi-Mais-Pas-Que, désignée comme mandataire par le Dijonnais pour l'assister dans sa fin de vie.Alain "reprend du poil de la bête; le combat continue mais d'une autre manière", a-t-elle déclaré mercredi à l'AFP, se disant soucieuse que "ses droits fondamentaux aient été respectés".
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Au 44e jour de la grève, le trafic continue de s'améliorer sur le réseau RATP. Trois lignes de métro fonctionnent normalement.
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L'amélioration du trafic se confirme pour les usagers du métro parisien, qui verront une troisième ligne de métro intégralement ouverte et un trafic normal. Trois Transilien sur 4 circuleront vendredi, avec un train sur deux sur les RER A et B, mais une plus forte proportion sur les autres lignes. Aux heures de pointe, on comptera 2 trains sur 3 sur les RER A et B, avec l'interconnexion assurée à Nanterre-Préfecture et à Gare du Nord, précise la RATP.Deux métros sur trois circuleront en heure de pointe dans la capitale. Comme jeudi, seulement trois lignes de métro connaîtront un trafic normal, la 1 et la 14 qui sont automatiques, et la 11.Six autres fonctionneront sur les horaires normaux d'exploitation (5h30 à 1h30) mais avec moins de trains qu'habituellement et parfois des stations fermées. Si aucune ligne du métro parisien n'est totalement fermée, la plupart fonctionnent toujours avec un trafic moindre, des horaires réduits et des stations fermées.
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A 75 ans, Mirjo, a été contrainte de quitter son logement de Montpellier pour les fêtes, car on lui a coupé le gaz par erreur, rapporte Midi Libre mercredi 22 janvier.
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Deux mois sans gaz en plein hiver. A 75 ans, Mirjo n'a pas tenu. Abonnée de longue date au service tarif réglementé chez Engie gaz, celle qui vit depuis trente ans dans le même appartement découvre le 28 novembre dernier que son compte client en ligne n'est plus accessible.La septuagénaire contacte son fournisseur qui doit la rappeler. Mais le 9 décembre, elle reçoit "un mail pour une enquête de satisfaction de Engie Gaz tarif réglementé qui me demande pourquoi j'ai résilié mon contrat le 23 novembre !", affirme-t-elle à Midi Libre, alors qu'elle n'a pas résilié son abonnement. Engie Gaz lui rembourse même 74,93 euros pour solde de tout compte.Ensuite, le service clients lui apprend qu'elle a désormais un contrat chez Total Direct énergie et l'oriente vers le gestionnaire de réseau GrDF, seul habilité à effectuer les transferts de compteurs d'opérateurs à opérateurs au nom des clients. "Or, je n'ai jamais rien signé, je n'ai jamais été démarchée par eux et je n'ai jamais répondu à aucun mail de leur part !", s'insurge Mirjo. Sans surprise, Total Direct énergie lui confirme qu'elle n'est pas une de ses clientes.Résultat : Mirjo n'a aucun fournisseur. Pire, GrDF doit venir fermer son compteur le 12 décembre. Alors, en désespoir de cause, la Montpelliéraine décide de saisir le médiateur national de l'énergie. "J'ai pensé à une usurpation d'identité", confie Mirjo à Midi Libre. Le médiateur la rassure : quand il y a un changement d'opérateur, désiré ou non, normalement il n'y a pas de coupure de gaz. Sauf que la coupure a bien lieu à la date prévue.Médiateur saisiLe même jour, elle demande à Engie le rétablissement de son compteur. En vain. Depuis le 20 novembre 2019, cet opérateur n'a plus le droit de prendre de nouveaux clients, en vertu de la fin des tarifs réglementés pour le gaz en France. Mirjo n'a pas d'autres choix que de signer un contrat aux nouveaux tarifs ou choisir un autre opérateur, ce qu'elle refuse."Je me suis retrouvée en plein hiver sans chauffage ni eau chaude. Je ne pouvais plus habiter chez moi", se remémore-t-elle. Elle a dû déménager de la capitale héraultaise juste avant les fêtes dans une location saisonnière à La Grande-Motte.Avec 2020, l'espoir revient pour Mirjo. Le 10 janvier, GrDF lui fournit un début d'explication. Une résiliation a été formulée par Total Direct énergie auprès de GrDF pour le 23 novembre. Mais le 6 décembre, un contre-ordre est intervenu du même opérateur. Erreur de numéro de compteur ? Démarchage frauduleux ? Mirjo n'en a rien su, mais elle a retrouvé le gaz dix jours plus tard, mais pas encore le tarif réglementé qu'elle n'aurait jamais dû perdre.Sous la pression du médiateur national de l'énergie, Total Direct énergie aurait reconnu qu'un nouveau contrat chez eux avait été demandé par un homonyme. Ce dossier est "exceptionnel", selon Caroline Keller, responsable information et communication du médiateur. "Quand il y a une erreur du fournisseur et qu'il s'en rend compte, il doit y avoir un retour d'information au gestionnaire". Engie gaz tarif réglementé attend ce retour pour faire retrouver à Mirjo son ancien contrat.
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Maria Avadanei, 15 ans et grands yeux bleus, est aux anges: elle peut enfin suivre ses cours en ligne sur une tablette offerte par une association. En Roumanie et Bulgarie, la fermeture des écoles pour cause de pandémie a aggravé le risque d'exclusion de milliers d'enfants.
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"J'avais peur de redoubler la classe", confie à l'AFP cette jeune fille de Darova, une commune rurale à l'ouest de la Roumanie. La maman, au chômage depuis novembre, a bien un téléphone portable mais "c'est un modèle ancien" et c'est trop juste pour la famille qui compte six enfants, dit-elle.Un peu plus loin, dans leur petite maison perchée sur une colline, les quatre enfants des Ciurescu n'arrêtent pas de se chamailler: "Il arrive souvent que l'un d'entre eux doive interrompre son cours pour céder le téléphone à son frère ou à sa sœur", explique le père, Danut, qui travaille comme journalier.Les jeunes Roumains ne reverront pas leurs classes avant septembre. Le gouvernement a jugé préférable de ne pas rouvrir les écoles pour limiter le circulation du virus qui a fait un peu plus de 1.000 morts dans le pays."Les enfants vulnérables se sont retrouvés dans une situation critique de marginalisation et d'injustice sociale. Etre exclus du processus d'éducation est un trauma pour eux", souligne Gabriela Alexandrescu, présidente de l'antenne roumaine de l'association "Save the children".- Dons et encouragements -Critiqué pour avoir rendu l'enseignement à distance "obligatoire" sans en donner les moyens aux élèves défavorisés, Bucarest a promis de consacrer environ 30 millions d'euros à l'achat, d'ici septembre, de tablettes. Selon ses calculs, quelque 250.000 élèves ne disposent pas d'équipements connectés. Selon un sondage de l'institut IRES, ils seraient en fait 900.000, soit près d'un tiers du total d'élèves.L'enseignement roumain souffre d'un manque chronique de fonds: un millier d'écoles sur un total de 6.300 n'ont toujours pas d'eau courante.Le milieu associatif n'a donc pas attendu les autorités pour agir. Dans un atelier improvisé de Timisoara (ouest), Radu Ticiu et une dizaine de volontaires de l'ONG EducaTM s'affairent autour d'un amas de tablettes, smartphones et ordinateurs portables qu'ils réparent et désinfectent avant de les distribuer à des enfants pauvres.Ce sont les bénévoles de l'ONG qui se sont rendus à Darova, à une heure de Timisoara."De plus en plus de gens et de sociétés nous contactent pour nous offrir des équipements qu'ils n'utilisent plus", se félicite M. Ticiu. Certains glissent un message d'encouragement à l'adresse de celui ou celle qui le recevra : "Cher enfant, soit fort, fais de ton mieux pour progresser", peut-on lire sur l'un d'eux.Les initiatives se sont multipliées depuis le début de la crise : ainsi Valeriu Nicolae, activiste rom et ancien expert auprès des Nations Unies, s'est transformé en "dépanneur, porteur, livreur, médiateur". Cette semaine il a organisé des cours en ligne pour les élèves d'un "ghetto" de Bucarest, installé 30 ordinateurs chez des familles nombreuses de Nucsoara (centre) et distribué des paquets de denrées alimentaires dans la banlieue de la capitale. - Les profs se réinventent - En Bulgarie, où les écoles ne rouvriront pas non plus avant l'été, l'enseignant Iliyan Markov se rend trois fois par semaine chez la famille Assenov pour apporter les cours imprimés sur papier et récupérer les devoirs des quatre enfants inscrits à son école de la banlieue de Sofia."Je n'ai pas d'argent pour acheter un ordinateur", explique la mère, Bojoura, qui essaie tant bien que mal d'aider ses enfants même si elle-même a quitté l'école à la fin du secondaire.Dans un contexte anxiogène, Tsvetelina Andonova, enseignante à Rajena (sud de Bulgarie), s'attache aussi à rassurer ses élèves, dont certains se font du souci pour leurs parents qui travaillent à l'étranger. Pour les divertir, elle a lancé une compétition de lecture: chaque élève doit faire un résumé des pages qu'il a lues la veille.Préparer et tenir des cours en ligne est beaucoup plus astreignant, confirme Nadia Verba, institutrice à Darova. "Mais cela vaut bien la peine", dit-elle, "l'enthousiasme des enfants quand ils se connectent est sans borne".
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Citée en exemple pour sa gestion de la pandémie au début de la crise sanitaire, la Californie doit désormais faire face, comme de nombreux autres Etats américains, à une préoccupante recrudescence de cas de Covid-19, notamment chez les jeunes.
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Premier Etat à avoir ordonné un confinement général fin mars, la Californie a aussi mis le paquet sur sa capacité à tester les malades potentiels, élément clef pour juguler l'épidémie selon les spécialistes. Depuis le début de la crise, quelque 3,7 millions de Californiens - sur une population totale de 40 millions - ont été dépistés. Et environ 100.000 tests étaient effectués quotidiennement cette semaine.L'intensité des tests suffirait-elle à expliquer statistiquement le regain de cas de Covid-19 ? En partie seulement, répondent les experts."Le fait qu'on assiste aussi à une augmentation du nombre des hospitalisations (...) signifie aussi qu'il y a plus de transmissions", selon le Dr Lee Riley, épidémiologiste à l'Université de Californie à Berkeley.Selon le gouverneur Gavin Newsom, le nombre de patients hospitalisés en lien avec une infection au Covid-19 a bondi de 32% au cours des deux dernières semaines, pour atteindre 4.240 personnes.Les causes probables sont difficiles à pointer précisément du doigt, mais tous les regards convergent vers un relâchement des comportements, en particulier chez les plus jeunes."Nous ne pouvons pas continuer comme nous l'avons fait ces dernières semaines", a averti le gouverneur Newsom, qui a rendu le port du masque obligatoire dans tout l'Etat depuis la semaine dernière.- "Egoïste" -Officiellement, les consignes interdisent toujours aux membres de différents foyers de se retrouver dans un même espace clos. Mais avec la réouverture progressive de l'économie, restaurants et salles de sports inclus, les Californiens ont depuis longtemps recommencé à se retrouver pour des anniversaires, des barbecues ou des sorties à la plage."Je ne suis pas naïf, les gens se mélangent et cela accroît la propagation de ce virus", a lancé Gavin Newsom."Il nous faut reconnaître que ce sont nos comportements qui aboutissent à ces chiffres (en hausse) et que nous mettons des vies en danger", a-t-il insisté.Les patients infectés sont "de plus en plus jeunes", s'est inquiété le gouverneur, qui s'est adressé directement à eux: "Vous êtes jeunes, donc vous vous sentez un peu invincibles. Mais avec tout le respect que je vous dois, cet état d'esprit est souvent égoïste"."Même s'ils ne sont pas les plus à risque pour des formes graves de la maladie, ils sont les plus à risque pour la propager", a mis en garde le Dr Barbara Ferrer, responsable de la santé pour le comté de Los Angeles, principal foyer de Covid-19 en Californie.- Emporté par la foule -Autre élément pouvant expliquer l'augmentation de la diffusion du virus: les manifestations anti-racistes dénonçant la mort de George Floyd sous le genou d'un policier fin mai, qui ont réuni des dizaines de milliers de personnes pendant de longues heures, souvent sans distanciation physique.Même s'il est difficile de l'assurer, "je veux dire qu'il est très probable, étant donné la hausse que nous voyons, qu'il s'agisse de gens qui ont pu se trouver dans une foule durant l'une des manifestations", a déclaré le Dr Ferrer.Pour autant, le gouverneur Newsom n'a pour l'instant pas manifesté l'intention de faire machine arrière ou d'imposer des confinements ciblés. Le Dr Anthony Fauci, expert le plus écouté du gouvernement américain sur la pandémie, lui a donné raison récemment. "Je ne pense pas que l'Etat de Californie fasse quelque chose de mal, ça a à voir avec la réaction des gens au processus de réouverture", a dit directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses."Si vous ne gardez pas vos distances, que vous ne portez pas de masque, que vous rouvrez trop tôt, vous allez assister à un pic du nombre de cas, ça n'a rien de sorcier", renchérit le Pr Anne Rimoin, épidémiologiste et spécialiste en santé publique de l'université UCLA à Los Angeles."La réalité, c'est que nous allons avoir bien plus de cas et beaucoup plus de morts si nous ne faisons pas tous attention", résume cette spécialiste du virus Ebola.A ce jour, près de 200.000 cas au total ont été recensés en Californie, avec plus de 5.700 morts.
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Après la circulation sur les réseaux sociaux de plusieurs photos les montrant en train de poser avec des animaux sauvages africains abattus, un couple de gérants de magasin Super U a dû quitter ses fonctions.
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Des photos devant un léopard, un alligator, un hippopotame... Tous abattus par un couple passionné de chasse, et qui ont scandalisé les réseaux sociaux. Feuilleton : au fil du Zambèze (1/5)par franceinfoÀ la suite de nombreux appels au boycott du Super U de L'Arbresle (Rhône), où travaillait le couple en tant que gérants, l'enseigne a décidé de réagir, annonçant une nouvelle équipe de direction à compter de jeudi 10 juillet. "Ces publications sont en totale opposition avec les valeurs défendues par la coopérative U Enseigne et ses engagements. Nous les condamnions fermement même si elles relèvent d'activités privées des propriétaires du supermarché."Cela faisait plusieurs jours que la famille propriétaire de son magasin, était invectivée sur les réseaux sociaux à la suite de la diffusion massive de leurs photos de chasses africaines. Selon l'association "30 millions d'amis", ces clichés dateraient de 2015. L'enseigne Super U a assuré que "des mesures d'accompagnement de leurs collaborateurs et de reprise de leur magasin sont mises en place."
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La Haute Autorité de Santé a retenu quatre scénarii selon le niveau de circulation du virus à l'arrivée des vaccins.
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Dès qu'un vaccin sûr et efficace sera disponible en France, quelles populations seront ciblées en priorité par une campagne de vaccination ? C'est à cette question que répond la Haute Autorité de Santé, en préconisant que "quelle que soit la situation épidémique à l'arrivée d'un vaccin, les professionnels de santé et du médico-social de première ligne apparaissent comme les populations cibles prioritaires et incontournables".En outre, la HAS considère "que les personnes à risque de formes graves de Covid-19 (personnes âgées de plus de 65 ans, personnes présentant une comorbidité) seront également des cibles prioritaires (de campagnes de vaccination, ndlr) dès lors que les essais cliniques permettront de garantir un bénéfice/risque favorable."Quatre scénarii de stratégie vaccinalePour ce premier travail de recommandations sur de futures campagnes de vaccination, la HAS a retenu quatre scénarios selon le niveau de circulation du virus à l'arrivée des vaccins: forte circulation virale au niveau national, forte circulation localisée sur certains territoires, circulation virale à bas bruit (foyers d'infection limités), absence d'indicateur de circulation virale. "Chacune de ces situations implique des choix différents sur les populations à cibler en priorité (âge, état de santé, profession, doses nécessaires...) et des modalités de mise en œuvre adaptées (professionnels mobilisés pour vacciner, suivi des personnes vaccinées, conditions d'administration et stockage)", explique l'autorité.Les caractéristiques des vaccins disponibles influenceront également les choix de stratégie vaccinale, précise l'autorité indépendante qui avait été saisie par le ministère de la Santé pour formuler des "recommandations préliminaires" sur la stratégie vaccinale.Elles seront actualisées en fonction de l'évaluation des vaccins qui obtiendront une autorisation de mise sur le marché et des indications formulées par les autorités sanitaires.La HAS envisage en outre, selon les vaccins et la quantité de doses disponibles, de saisir le Conseil national d'éthique "sur les questions éthiques liées à la priorisation des populations à vacciner".La quête d'un vaccin contre le Covid-19 fait l'objet d'une course planétaire effrénée. Dans son dernier point daté du 24 juillet, l'OMS (Organisation mondiale de la santé) recense 25 "candidats vaccins" évalués dans des essais cliniques sur l'homme, et 139 projets en phase pré-clinique.Selon l'Agence européenne du médicament (EMA), "cela pourrait prendre au moins jusqu'au début 2021 pour qu'un vaccin contre le Covid-19 soit prêt à être approuvé et disponible en quantité suffisante" pour un usage mondial.
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Dans un entretien accordé au Parisien, la ministre des Transports Élisabeth Borne estime que la grève menée à la SNCF par la CGT Cheminots et Sud Rail n'a pas pour objectif de "défendre le service public" mais de "contester le gouvernement".
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Alors qu'une seizième séquence de grève de deux jours démarre ce dimanche 17 juin à la SNCF, la réforme ferroviaire a été définitivement adoptée cette semaine au Parlement."Le gouvernement a fini sa part de la réforme", affirme la ministre. "Une nouvelle page s'ouvre avec la négociation collective au niveau de la branche ferroviaire entre les syndicats l'UTP", le patronat du secteur, dont la première réunion s'est tenue vendredi. Les syndicats en sont sortis divisés : la CGT Cheminots a dénoncé une "provocation" tandis que CFDT et Unsa ont vu des avancées."Il faut que SUD et la CGT sortent de cette posture"Élisabeth Borne confie son "bon espoir qu'on aboutisse à un accord" avec la CFDT et l'UNSA "d'ici à fin 2019" car ces deux syndicats "ont obtenu du patronat des garanties en matière de protection sociale, de facilités de circulation ou de prise en compte de l'ancienneté dans le calcul des rémunérations". Mais la CGT cheminots et SUD Rail ont annoncé leur intention de continuer la grève en juillet. Pour Elisabeth Borne, "leur grève est une grève politique". Elle cible particulièrement la CGT cheminots dont "le sens du combat (...) n'est pas la défense du service public, c'est une contestation du gouvernement". "Il faut que SUD et la CGT sortent de cette posture. Après la semaine du bac, est-ce que l'objectif, c'est de perturber les vacances des Français ?" demande la ministre.
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Le nombre de naissances aux Etats-Unis n'a jamais été aussi peu élevé depuis 1985, et le taux de fécondité y a atteint en 2019 un plus bas historique, selon des données provisoires publiées mercredi par les autorités sanitaires américaines.
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Quelque 3.745.540 naissances ont été enregistrées dans le pays l'année dernière, soit environ 1% de moins qu'en 2018. "C'est la cinquième année que le nombre de naissances diminue après avoir augmenté en 2014, avec une baisse de 1% en moyenne par an", relèvent les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). Mis à part ce rebond de 2014, le nombre de nouveau-nés n'a cessé de diminuer depuis 2007.Surtout, il s'agit du nombre de naissances le plus bas depuis 35 ans. La comparaison avec l'année 1985 est d'autant plus frappante que les Etats-Unis comptaient à l'époque environ 90 millions d'habitants en moins.En prenant en compte la population, le taux de fécondité est même le plus bas depuis que les données sont collectées dans le pays, avec 1,7 enfant par femme en 2019.Ce chiffre est bien en dessous du taux nécessaire pour qu'une génération se renouvèle (2,1 enfants par femme), sous lequel les Etats-Unis sont passés en 1971. La baisse s'est accentuée depuis 2007.Pour comparaison, le taux de fécondité en France est de 1,87 enfant par femme en 2019.Aux Etats-Unis, le taux de naissances par femme a décliné pour quasiment toutes les tranches d'âge à l'exception des femmes entre 40 et 44 ans. Chez les adolescentes entre 15 et 19 ans, il a continué de baisser pour atteindre un nouveau plus bas de 16,6 naissances pour 1.000 adolescentes, soit 5% de moins qu'en 2018, notent les CDC. Par ailleurs, le taux de naissances prématurées est en hausse pour la cinquième année consécutive, atteignant 10,2% en 2019 (contre 10% en 2018).
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Dans le cadre de l'acte XXIII des "gilets jaunes", dont la mobilisation est repartie à la hausse à Paris, 21.070 contrôles préventifs et 249 interpellations ont été effectués par les forces de l'ordre. 60.000 gendarmes et policiers avaient été mobilisés.
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Après plus de cinq mois de mobilisation, des milliers de "gilets jaunes" sont redescendus dans la rue samedi pour un acte 23 marqué par un regain de tension à Paris avant les réponses d'Emmanuel Macron au grand débat, attendues jeudi 25 avril. Selon le ministère de l'Intérieur, le nombre de manifestants a reculé sur l'ensemble du pays (27.900 contre 31.100 la semaine précédente) mais a quasiment doublé dans la capitale (9.000). Selon leurs estimations, les "gilets jaunes" ont comptabilisé plus de 100.000 manifestants en France.Réunies pour lancer un nouvel "ultimatum" à Emmanuel Macron, plusieurs milliers de personnes ont marché à Paris au départ de Bercy, dans le sud-est de la capitale, sous un grand soleil. Les premières échauffourées ont éclaté en début d'après-midi près de Bastille, avant de se concentrer sur la place de la République, point d'arrivée du cortège. Pendant l'après-midi, la place a été régulièrement plongée dans un nuage de gaz lacrymogènes tandis que des manifestants jetaient bouteilles et autres projectiles en direction des forces de l'ordre. Plusieurs enseignes ont été vandalisées, a constaté une journaliste de l'AFP. "Suicidez-vous"Amplifiant le climat de tension, certains manifestants ont crié "Suicidez-vous, suicidez-vous" aux forces de l'ordre, alors que la police est touchée par une vague de suicides sans précédent. "Honte à ceux qui se sont livrés à une telle ignominie", a twitté le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Après plusieurs heures de face-à-face tendu, le rassemblement se dispersait lentement vers 19H sur la place de la République où la circulation automobile avait repris, ont constaté des journalistes de l'AFP. La police a procédé à Paris à 227 interpellations et à plus de 20.500 contrôles préventifs, selon la préfecture. Malgré les craintes des autorités, qui avaient déployé 60.000 policiers et gendarmes dans le pays, les heurts ont été sans commune mesure avec ceux du premier "ultimatum" du samedi 16 mars, pendant lesquels les Champs-Elysées avaient été saccagés. "Malgré la volonté de certains manifestants de casser à nouveau (...), le travail des forces de l'ordre et leur professionnalisme ont permis de protéger les biens et les personnes", a salué Christophe Castaner dans un communiqué. Une vision toutefois contestée par la mairie de Paris dont le premier adjoint Emmanuel Grégoire a dénoncé des dégâts "très importants" et critiqué un dispositif de sécurité "pas satisfaisant".
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Et si Danse avec les stars ne revenait pas l'année prochaine ? Si rien n'a encore été officialisé du côté de chez TF1, Fauve Hautot envisage la possibilité de non-retour du programme à l'antenne et songe à ses futurs projets...
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L'une des figures emblématiques de Danse avec les stars envisage son avenir, loin de la piste de l'émission phare de TF1 ! En effet, alors que la première chaîne n'a toujours pas officialisé le retour du programme pour une huitième édition, la flamboyante Fauve Hautot pense donc à son prochain coup, si l'aventure DALS venait à s'achever à la télévision...Fauve actrice ?Interrogée dans les colonnes du magazine Télé 7 jours, celle qui était autrefois danseuse dans l'émission et qui est aujourd'hui membre du jury penserait donc à son éventuelle reconversion. Ainsi, elle révèle avoir déjà été approchée pour faire ses premiers pas sur... le grand écran ! Elle explique : "J'ai eu des propositions de films. (...) Depuis Danse avec les stars, j'aime les caméras. J'ai appris à danser pour elles, à raconter des histoires pour le téléspectateur. J'ai l'impression que lorsque l'émission s'arrêtera, cela va me manquer." Le cinéma palliera-t-il à cette absence ? Danse et 7e artDéterminée à ne pas se lancer dans n'importe quoi, elle confie qu'elle désirerait pouvoir incorporer la danse dans un projet de fiction. La jolie rousse déclare : "Un téléfilm ou une série qui raconterait la vie d'une danseuse." Seriez-vous intéressé pour découvrir les talents de comédienne de Fauve ou souhaitez-vous la voir rempiler dans DALS ?
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La CGT a appelé vendredi à la grève le 14 décembre, date d'une "grande journée d'action" organisée par leur confédération, pour réclamer une hausse immédiate des salaires, des pensions et de la protection sociale.
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La CGT cheminots et la CGT de la RATP ont appelé ensemble à une journée de mobilisation vendredi 7 décembre. Dans un communiqué, la CGT-Cheminots dit constater que "les mouvements sociaux actuels posent les questions de salaires et pensions, de protection sociale, d'environnement et de service public en territoire, autant de sujets qui étaient portés par la grève des cheminots" au printemps dernier, contre la réforme de la SNCF. Les syndicats réclament une hausse immédiate des salaires, des pensions et de la protection sociale."La colère n'est pas retombée", constate la CGT-Cheminots (premier syndicat à la SNCF) pour qui "la grève du 14 décembre 2018 sera donc l'occasion pour les cheminots de montrer cette colère contre une réforme qu'ils continuent de rejeter". De son côté, la CGT de la RATP indique également par voie de communiqué avoir déposé un préavis de grève couvrant "l'ensemble des services et des catégories professionnelles de l'entreprise" du jeudi 13 à 22 heures au samedi 15 à 7 heures.Solidarité avec les "gilets jaunes"La CGT-RATP, deuxième syndicat de la régie, "réaffirme son opposition à la politique salariale menée par l'entreprise", estimant que la rémunération des agents "ne suit plus l'évolution du coût de la vie".Ces mouvements s'inscrivent dans la "grande journée d'action" à laquelle a appelé la CGT le 14 décembre, pour protester contre "l'absence de réponses concrètes et immédiates du gouvernement et du patronat, leur refus d'ouvrir de véritables négociations", qui "génèrent une légitime colère dans la population". Une référence au mouvement des "gilets jaunes" dont le syndicat dit partager "la colère".La fédération CGT des services publics (agents territoriaux notamment) avait annoncé le "dépôt d'un préavis de grève" pour la période du 8 au 31 décembre.
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Les salles de spectacle peuvent désormais aller au-delà de la demi-jauge initialement préconisée en raison du coronavirus, a annoncé dimanche le ministre de la Culture, mais pour la quasi-totalité les théâtres profondément fragilisés par la crise, la reprise est reportée à septembre.
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Depuis l'annonce de la réouverture des théâtres en province le 2 juin et en Ile-de-France le 15, très peu d'établissements ont pu redémarrer en réalité. Juin marque traditionnellement la fin de la saison théâtrale et le début des festivals d'été, mais ceux-là ont en majorité été annulés."Il n'y a plus de limitation de 50% de jauge" pour les salles de cinéma qui rouvrent lundi et les salles de spectacle, a indiqué le ministre de la Culture Franck Riester dimanche matin sur Europe 1."En revanche, on laisse un siège d'écart si on ne connaît pas les gens assis à côté", a-t-il précisé. "On peut s'asseoir ensemble quand on est dans le même groupe social, c'est-à-dire si on est des amis et on vient au cinéma ou au théâtre ensemble".Touché de plein fouet par la crise du coronavirus, avec des pertes dépassant les deux milliards d'euros, le spectacle vivant en France réclame "un déconfinement total et sans distanciation", alertant sur un naufrage social s'il n'y a pas de véritable reprise."Le président de la République nous a demandé de travailler dans les jours qui viennent pour que d'ici le 10 juillet, on puisse prendre une décision pour la rentrée de septembre (...) et lever la distance d'un siège entre groupes sociaux", a ajouté le ministre.A Paris, la Comédie-Française reste fermée et a entamé les travaux de réfection des cintres de sa salle Richelieu qui étaient prévus au printemps.Le Théâtre de la Colline rouvre lundi et reprendra du 7 au 18 juillet "Littoral", une pièce du directeur artistique Wajdi Mouawad. La réservation se fait en ligne, les spectateurs doivent se présenter au théâtre une heure avant la représentation, avec port de masque obligatoire.L'influent propriétaire de théâtres parisiens Jean-Marc Dumontet rouvre cinq de ses établissements le temps d'une soirée, celle de lundi, avec des pièces et des lectures devant des soignants et des sapeurs-pompiers invités.Le Théâtre de la Ville rouvre lundi aussi ses portes à l'Espace Cardin, mais uniquement pour 48 heures, avec une veillée et une programmation "non stop" de théâtre, de musique, de poésie et de danse, dont une création.Dans les autres régions, bien que "déconfinés" deux semaines plus tôt, peu de théâtres ont rouvert, les établissements tablant plus sur une programmation en plein air pour l'été.Le Théâtre national de Nice (TNN) a annonce par exemple des spectacles du 1er juillet au 15 août dans les jardins voisins de la Coulée verte, l'arc de verdure qui borde la vieille ville, tandis que depuis le 15 juin, le MC2 de Grenoble profite de sa grande esplanade pour y organiser des spectacles en format réduit et gestes barrière.Les deux principaux théâtres de Lyon et sa périphérie, le théâtre des Célestins et le TNP de Villeurbanne, restent fermés jusqu'à la rentrée.
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Un salarié d'une entreprise du Rhône a vécu un véritable cauchemar dans la nuit du 31 mai au 1er juin dernier. Comme le rapporte le journal Le Progrès, il est tombé dans le coma après avoir ingéré une part de gâteau contenant du cannabis.
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Une nuit d'enfer, puis une hospitalisation, rien que ça. Un salarié de l'entreprise Cochonou de Saint-Symphorien-sur-Coise, dans le département du Rhône, a subi la mauvaise blague d'un collègue. Ce dernier, intérimaire, organisait un pot de départ le 31 mai dernier dans l'après-midi.Il propose donc à la dizaine de salariés de le rejoindre pour un goûter. Jusque-là, tout va bien. Un gâteau est servi, le salarié (qui n'a pas voulu donner son nom) s'est sert volontiers une part. Mais rapidement, il ressent une fatigue soudaine et le besoin de sortir prendre l'air, accompagné d'un de ses collègues. Mais les choses s'aggravent. Les symptômes sont de plus en plus inquiétants, jusqu'au malaise. Et pour cause, ce fameux gâteau contenait du cannabis, placé par l'intérimaire lui-même. C'est ce que l'on appelle un "space cake"."Quand on voit les séquelles, on a frôlé la mort"L'homme qui a subi cette mauvaise blague raconte au Progrès : "Je suis tombé dans le coma. Plusieurs véhicules de pompiers sont venus en pensant d'abord à une fuite de produits chimiques. L'hélicoptère m'a transporté en urgence absolue. Ils me voyaient partir petit à petit. J'ai été transféré à l'hôpital Lyon Sud. Je me suis réveillé, intubé, le lendemain après-midi."Mais ce n'est pas tout, puisqu'un autre salarié de l'entreprise Cochonou ressent des symptômes similaires. Lui souffre au niveau du cerveau. Il a aussi été transporté à l'hôpital de Saint-Etienne (Loire). Pour le personnel soignant, la cause de ces deux malaises, et du coma du premier salarié ne fait aucun doute : c'est le cannabis."Si j'avais su qu'il y en avait, je n'en aurais pas mangé, je suis contre tout ça. Quand on voit les séquelles, on a frôlé la mort", raconte l'homme qui est tombé dans le coma et qui est en arrêt maladie depuis un mois. Il a porté plainte. L'entreprise, elle, n'a pas souhaité communiqué au sujet de ce pot de départ pas comme les autres.
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L'artiste russe avait été interpellé samedi après-midi et placé en garde à vue dans une autre procédure. Cette première garde à vue a été suspendue pour permettre de l'interroger sur l'affaire de la diffusion des vidéos intimes.
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L'artiste et activiste russe Piotr Pavlenski a été placé en garde à vue dimanche 16 février dans le cadre de l'enquête portant sur la diffusion de vidéos intimes ayant conduit Benjamin Griveaux à retirer sa candidature à la mairie de Paris, a-t-on appris auprès du parquet de Paris. L'enquête avait été ouverte samedi à la suite du dépôt d'une plainte contre X de l'ex-candidat LREM. L'artiste russe avait été interpellé samedi après-midi et placé en garde à vue dans une autre procédure portant sur des violences commises le 31 décembre. Cette première garde à vue a été suspendue pour permettre de l'interroger sur l'affaire des vidéos. Au total, il ne peut pas rester plus de 48h en garde à vue, soit jusqu'à lundi après-midi. Affaire Griveaux : qui est Piotr Pavlenski ?par franceinfoDans cette affaire,la compagne de Piotr Pavlenski, =1emAlexandra de Taddeo, 29 ans, soupçonnée d'avoir été la destinataire des vidéos intimes, a été placée en garde à vue samedi soir pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "diffusion sans l'accord de la personne d'images à caractère sexuel". =1emSelon une source proche du dossier, c'est elle qui aurait été au départ la destinataire des vidéos incriminées.Vendredi, l'artiste russe, qui revendique être à l'origine de la publication des vidéos attribuées à Benjamin Griveaux, a déclaré que ces images démontrent "l"hypocrisie" de l'ex-candidat LREM à la mairie de Paris, celui-ci ayant fait campagne en mettant en avant "les valeurs familiales traditionnelles".Le retrait de Benjamin Griveaux a provoqué une onde de choc politique et contraint désormais le parti présidentiel à lui trouver dans l'urgence un successeur pour briguer la mairie de Paris aux municipales de mars.
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Les juges chargés de l'enquête sur le meurtre de l'octogénaire juive en mars 2018 ont renvoyé aux assises Yacine Mihoub et Alex Carrimbacus pour "homicide volontaire" aggravé par deux circonstances : le fait que la vieille dame était une "personne vulnérable" et que cet acte a été commis "en raison de sa religion".
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Le meurtre de l'octogénaire juive Mireille Knoll à Paris en mars 2018 avait à l'époque suscité une vive émotion. Le 10 juillet dernier, les juges chargés de l'enquête ont ordonné un procès aux assises contre deux individus mis en examen pour "meurtre sur personne vulnérable et commis en raison de la religion de la victime", donc à caractère antisémite, indique ce lundi 13 juillet l'AFP. Le 23 mars 2018, le corps de cette femme de 85 ans, atteinte de la maladie de Parkinson et survivante de la Rafle du Vél d'Hiv, avait été trouvé lardé de 11 coups de couteau et partiellement carbonisé dans son appartement d'une HLM, dans l'est parisien. Yacine Mihoub, le fils d'une voisine âgé de 30 ans et qui connaissait l'octogénaire depuis l'enfance, et Alex Carrimbacus, un marginal de 24 ans aux antécédents psychiatriques, devront donc comparaître conformément aux réquisitions du parquet pour "homicide volontaire", aggravé par deux circonstances : le fait que la vieille dame était une "personne vulnérable" et que cet acte a été commis "en raison de sa religion". Les deux hommes, qui n'ont cessé tout au long de l'instruction de se rejeter la responsabilité du crime, sont aussi renvoyés pour "vol aggravé" et "dégradation par moyen dangereux pour les personnes", et sont maintenus en détention provisoire, selon une source judiciaire.Une troisième personne, la mère de Yacine Mihoub, est aussi renvoyée devant les assises pour "destruction de document ou objet concernant un crime ou un délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité", selon cette source. Elle est notamment soupçonnée d'avoir nettoyé le couteau ayant potentiellement servi au crime."Comme je l'ai toujours dit, Mme Knoll a été tuée à la fois parce que c'était une vieille personne pas en état de se défendre et parce qu'elle inspirait une détestation particulière en raison de ses origines juives", a déclaré à l'AFP Me Gilles-William Goldnadel, avocat de la famille Knoll."Les juges n'ont pas su résister à la pression de l'opinion publique", ont estimé de leur côté Me Charles Consigny et Me Fabrice de Korodi, les avocats de Yacine Mihoub. "Il n'y a aucun élément dans le dossier en dehors des déclarations d'Alexandre Carrimbacus qui donne un quelconque caractère antisémite à cette affaire", ont-ils affirmé. L'avocat d'Alex Carrimbacus n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter ces informations.Il y a un an, une confrontation et une reconstitution avaient été organisées sans permettre de faire la lumière sur les faits, les deux mis en examen s'accusant mutuellement des coups mortels.
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A la mort de son père Hafez, Bachar al-Assad incarnait un espoir d'ouverture démocratique. Vingt ans plus tard, dont les neuf dernières ensanglantées par la guerre, la Syrie qu'il dirige est exsangue et isolée.
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Ophtalmologue de formation, éduqué en Grande-Bretagne, Bachar al-Assad a été propulsé à la tête du pays un mois après le mort de son père, décédé le 10 juin 2000 au terme de 30 ans d'un règne de fer.A 34 ans, "Bachar" cultivait à cette époque une figure de réformateur, prompt à enclencher une libéralisation économique et une relative ouverture politique. Très loin de son image actuelle de paria et dirigeant autoritaire ayant réprimé dans le sang la révolte populaire de mars 2011.A son arrivée au pouvoir, "il y avait beaucoup d'anxiété. La Syrie n'avait pas connu de transition pacifique du pouvoir depuis des décennies", rappelle Faysal Itani, du centre de réflexion Center for Global Policy."Cela s'est rapidement dissipé, à mesure que Bachar s'installait et projetait cette aura de modernité, de jeunesse et d'ouverture."Un an après l'accession au pouvoir de jeunes monarques en Jordanie et au Maroc, la succession de Hafez al-Assad contribuait à un espoir de changement pour la région.De fait, en Syrie, l'espace de quelques mois, intellectuels, avocats et professeurs organisent des débats politiques, publient et distribuent des communiqués réclamant des réformes.Ce "printemps de Damas" représente alors une parenthèse inédite pour un pays sous état d'urgence depuis près de 40 ans, habitué à la peur et au silence.Le règne de Hafez al-Assad reste en particulier marqué par l'antagonisme avec les Frères musulmans, culminant en 1982 avec l'insurrection islamiste réprimée dans le sang à Hama (centre). Menées par un corps d'élite dirigé par son frère, Rifaat, les opérations militaires ont fait en un mois entre 10.000 et 40.000 morts, selon les sources.- "Déception majeure" -Bachar al-Assad, lui, était "très différent des autres figures du régime -jeune, éduqué à l'étranger", souligne Daniel Neep, expert sur la Syrie à l'université de Georgetown.Son accession au pouvoir n'était même pas programmée -c'est son frère aîné Bassel, décédé en 1994 dans un accident de voiture, qui devait prendre la succession.Mais l'optimisme sera de courte durée. Les opposants seront rapidement bâillonés et emprisonnés. Quant à l'ouverture économique, elle voit l'émergence d'une garde rapprochée s'accaparant les richesses, ce que Faysal Itani qualifie de "corruption féroce au sein du cercle rapproché de Bachar"."Les inégalités économiques se sont approfondies, une grande partie de la classe moyenne et des populations rurales ont sombré dans une pauvreté extrême", ajoute-t-il.Bachar a tenté un retour sur la scène internationale: en 2008, il sera même invité au défilé du 14-Juillet par le président français Nicolas Sarkozy.Mais quand son régime réprime le soulèvement de 2011, en plein Printemps arabe, la Syrie plonge dans la guerre civile --elle a fait à ce jour plus de 380.000 morts-- et les Occidentaux réclament son départ, imposant des sanctions économiques.- "Ombre appauvrie" -Dix ans plus tard ou presque, Bachar al-Assad a déjoué les pronostics en parvenant à se maintenir au pouvoir, avec l'aide des ses parrains russes et iraniens.Les Occidentaux ont mis leurs revendications en sourdine, éclipsées au milieu des années 2010 par la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).Mais la Syrie est ruinée, sa monnaie continue de s'effondrer, provoquant des manifestations inédites à Soueida (sud). Le pays est aussi morcelé, sous l'emprise de puissances étrangères.A mille lieues de la Syrie d'Assad père."Hafez al-Assad présidait un état politiquement stable, sécuritaire à l'extrême", rappelle M. Itani, même si "également appauvri".A cette époque, Damas était un poids lourd régional, qui orchestrait l'engagement du Hezbollah libanais contre Israël, et jouait le rôle de puissance tutélaire au Liban."Le Liban a été perdu", et "le Hezbollah n'est plus un client de la Syrie", souligne Faysal Itani, expert aux sombres prédictions."La Syrie ne sera que l'ombre appauvrie de ce qu'elle était. Les territoires du régime seront une aire de compétition pour l'Iran et la Russie".Le pouvoir de Bachar al-Assad a récemment affiché quelques fissures, avec les accusations publiques d'un cousin, Rami Makhlouf, magnat des télécommunications. Mais le président syrien est toujours là."Bachar ressemble à Hafez dans sa ténacité et sa capacité à garder intact le coeur du régime. Il n'est juste pas aussi compétent, ou chanceux", dit M. Itani.
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Le suspect, mécontent du temps pris la préparation de son sandwich, aurait tiré sur le serveur.
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Un serveur a été tué vendredi par balle dans un restaurant de Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis, rapportent franceinfo et Le Parisien samedi 17 août.Les faits se sont déroulés vers 21h vendredi. Selon les personnes présentes sur place -et qui ont prévenu la police-, le suspect aurait tiré sur le serveur avec une arme de poing car le sandwich qu'il avait commandé n'avait pas été préparé suffisamment vite. La victime, un homme de 28 ans, est morte sur place malgré l'intervention des secours. Il "présentait une plaie par balle à l'épaule", a précisé cette source.. Le tireur a pris la fuite et était toujours recherché samedi matin. La section départementale de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis a été saisie de l'enquête, a indiqué le parquet de Bobigny à franceinfo.
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Nombre de lavages, performances revendiquées, test d'homologation, responsabilité juridique... Les obstacles sont nombreux.
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Au plus fort de l'épidémie, ils s'étaient mobilisés pour pallier au manque d'équipement de protection, que ce soit pour les soignants, pour les travailleurs de la deuxième ligne, ou pour le grand public. Aujourd'hui, des bénévoles de la fabrication "maison" jettent l'éponge, découragés par les normes et obligations administratives.Masques, visières, surblouses, la crise sanitaire a vu un essor inédit du "faites-le vous-même", d'abord pour venir en aide aux soignants, puis aux commerçants et au grand public. Mais quand l'État reprend du terrain viennent les normes techniques, les certifications et le cadre administratif."On a créé dans l'urgence, fait de l'artisanal, pour rendre service": fin mars, Antonin Tailhandier a développé en cinq jours avec la youtubeuse Heliox la plateforme Covid3d.fr pour réunir les "makers" (des bricoleurs de nouvelles technologies) prêts à faire du matériel de protection. Mais début mai, "lorsque le gouvernement sort des notices de visière, on comprend qu'on ne peut plus appeler nos produits des 'visières de protection' mais des 'équipements anti-projection', qu'il ne doit plus y avoir la mention du mot 'covid' nulle part, et qu'il faut faire signer des décharges". Antonin Tailhandier abandonne, estimant "avoir rendu service au moment où on en avait le plus besoin. Il valait mieux fermer le site pour se protéger" car "si demain un demandeur attrape le coronavirus alors qu'il a porté une visière, il peut se retourner contre nous".Même "peur des poursuites" pour Alexandre Hennic, qui a suspendu sa production "maison" de visières à la mi-mai. "S'il faut que je fasse une décharge, une notice d'emploi, que je vérifie que ce soit signé et qu'après il y a encore un risque..." regrette cet habitant des Deux-Sèvres.La direction générale des entreprises (DGE) explique que "sous réserve de ne pas revendiquer de capacité de protection ou de filtration, les masques et visières 'faits maison' ou produits de manière artisanale peuvent tout à fait être mis sur le marché". Mais pour beaucoup, l'homologation officielle -qui permet d'apposer le nom "masques grand public"- et son test payant, a sonné comme une mise à l'arrêt.Obag, une entreprise d'emballage en tissu qui avait décidé de fabriquer bénévolement des masques dans son atelier parisien, avait beau avoir respecté le cahier des charges officiel, celui de l'Afnor, l'Association française de normalisation, elle a renoncé à les distribuer.1.150 euros pour tester un modèle"On s'est fait confisquer le marché, parce qu'on n'a pas la certification du nombre de lavages. Il faut débourser 1.150 euros pour faire tester son modèle !", explique sa dirigeante Bérangère Marcellin.L'Afnor avait en effet publié le 27 mars un modèle de masque en tissu, pour éviter la fabrication des "masques au mieux inefficaces, au pire dangereux pour le porteur". Si l'association "émet des recommandations", elle "ne réalise pas de tests, d'homologation ou de certifications", indique Olivier Gibert, son porte-parole. "L'ambition était d'apporter une réponse aux industriels, on a été surpris de l'engouement des particuliers", ajoute-t-il : le modèle a été téléchargé par 1,3 million de personnes.Parmi elles, Céline Balcaen. Cette couturière de l'Oise s'était lancée dans la confection gratuite de masques. "J'ai équipé des boulangers, des artisans, des chauffeurs de taxi... On est responsable de son produit. S'il s'avère que votre masque est testé, défectueux, ça devient très litigieux".Pour les fabricants qui n'auraient pas reçu l'homologation "grand public", la DGE a demandé de "veiller à ne revendiquer aucune performance qu'ils ne sont pas capables de démontrer. Il s'agirait d'une pratique commerciale trompeuse".Il y a eu "une déferlante d'abandons", relève Fabricommuns, une application de mise en relation entre "makers" et "demandeurs" qui se targue d'avoir fourni 350.000 visières, 28.000 masques en tissu et 800.000 surblouses."Parfois un maker est chez lui, il pense œuvrer pour le bien commun mais il ne se rend pas compte de sa responsabilité", estime Stéphanie Vincent, cheffe de projet chez Fabricommuns. L'application encourage cependant les bénévoles à continuer à produire: "l'action a encore besoin d'exister", en faisant signer la fameuse "décharge de remise aux bénéficiaires qui indique que ça ne correspond pas à tel masque produit par l'industrie", précise Stéphanie Vincent.
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Le jeune migrant malien naturalisé après avoir sauvé un enfant en escaladant la façade d'un immeuble parisien fin mai, a démarré lundi son service civique à la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris.
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Il était devenu un héros national... Mamoudou Gassama a débuté ce lundi son service civique chez les pompiers de Paris. Le jeune homme recevra des formations théoriques et pratiques et effectuera chaque mois quatre gardes de 24 heures ou huit de 12 heures dans les unités de secours à victimes, a précisé le lieutenant-colonel Gabriel Plus, porte-parole de la brigade. Il avait signé ce contrat, rémunéré 472 euros par mois, en juillet dernier.Le 26 mai, Mamoudou Gassama, 22 ans, rebaptisé Spiderman sur les réseaux sociaux, avait sauvé un enfant suspendu dans le vide en grimpant la façade d'un immeuble du nord de la capitale, suscitant l'admiration générale en France et la fierté au Mali. Reçu à l'Elysée par le président Emmanuel Macron deux jours après, le jeune sans-papiers avait vu sa situation régularisée, avant d'être naturalisé en septembre. "Courage", "audace" et "humilité" Au lendemain de son entretien avec le président Macron, il avait été reçu à la BSPP. "Il y a énormément de points communs entre ton geste, Mamoudou, et les valeurs portées par la BSPP faites de courage, d'audace et aussi d'humilité", avait alors déclaré le commandant de la brigade, le général Jean-Claude Gallet. Le jeune homme avait reçu début juin la médaille Grand Vermeil de la Ville de Paris, plus haute distinction de la capitale. Il a également été récompensé à Los Angeles pour son courage le 25 juin, lors de la cérémonie des BET Awards qui honorent chaque année des personnalités noires. Logé dans un foyer de Montreuil (Seine-Saint-Denis) au moment où il a sauvé l'enfant, il a depuis, avec l'aide de la mairie et le soutien du gouvernement malien et de plusieurs mécènes particuliers, trouvé un appartement dans la même ville, selon son entourage.
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Ce nouveau modèle de prestation unique est un des axes de la stratégie anti-pauvreté du président Macron. Selon une consultation menée en octobre et novembre dernier, l'idée d'élargir le dispositif aux moins de 25 ans fait consensus.
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Quels revenus, et pour qui? Les autorités ont dévoilé les premiers résultats d'une concertation lancée par le gouvernement, afin de définir le futur "revenu universel d'activité" (RUA). Ce bilan laisse entrevoir un "consensus" en faveur d'une prestation ouverte aux moins de 25 ans, actuellement non éligibles au RSA. "Il y a un consensus sur l'opportunité d'intégrer les jeunes" dans le futur dispositif, a résumé Vincent Reymond, le délégué interministériel par intérim chargé de la lutte contre la pauvreté. A l'automne dernier, plusieurs milliers d'internautes ont donné leur avis sur ce que devraient être les contours du futur RUA, censé remplacer d'ici 2023 plusieurs prestations sociales actuelles : le RSA, la prime d'activité, les allocations logement, et éventuellement l'AAH (handicap), l'Aspa (minimum vieillesse) et l'ASS (chômeurs en fin de droits). Les participants ont ainsi estimé à 73% que la future prestation devrait être ouverte aux jeunes, et à 75% aux personnes âgées démunies. En revanche, 61% estiment que l'actuelle allocation aux adultes handicapés (AAH) ne devrait pas être fondue dans le dispositif, ce qui correspond à la position des associations concernées.La question du financement pas encore abordéeLa consultation a par ailleurs identifié trois grandes "faiblesses" du système actuel qui font également consensus : son caractère complexe et illisible, ses moyens insuffisants, et le fait qu'il laisse de côté certains types de publics, notamment les jeunes, les familles monoparentales, les aidants familiaux et les migrants. Ces résultats "démontrent le besoin des Français d'y voir à nouveau clair dans leur système de protection sociale (...), qu'ils savent juste, mais dont ils constatent aussi l'illisibilité, les lourdeurs et parfois les défauts", a commenté la secrétaire d'Etat chargée du dossier, Christelle Dubos, qui souhaite que la réforme permette de mettre sur pied "un vrai droit à l'accompagnement pour tous".Le projet d'une telle prestation unique avait été annoncé en septembre 2018 par le président Emmanuel Macron, comme partie intégrante de sa stratégie anti-pauvreté. L'idée est de simplifier le système et de lutter contre le non-recours aux prestations sociales. Pour l'heure, le gouvernement "n'aborde pas la question du financement, car la réflexion doit se mener à budget constant", a souligné Fabrice Lenglart, rapporteur général de cette réforme. Pour autant, si au final le taux de non-recours baisse, "ce qui est souhaité", et si les jeunes sont inclus dans le dispositif, l'enveloppe budgétaire devra nécessairement en tenir compte, a-t-il ajouté. Les réflexions se poursuivent, avec d'une part une concertation impliquant associations, collectivités et partenaires sociaux, d'autre part un "jury citoyen" de 15 personnes. (des "ateliers citoyens" ayant réuni au total 475 personnes dans six villes à l'automne)
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La gendarmerie a diffusé ce mercredi 11 janvier un portrait-robot en 3D pour tenter d'identifier une jeune femme retrouvée morte, le 15 décembre, dans un bois situé sur le territoire de la commune du Frasnois (Jura). Son visage a été mutilé et son corps, retrouvé nu sans trace d'atteintes sexuelles, a été lacéré de 26 coups de couteau, dont aucun n'était mortel, mais destiné "à faire souffrir".
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Un numéro vert a été mis en place (0.800.00.47.12)."Des cas de cadavres non identifiés, il y en a très peu", a déclaré le commandant de la section de recherches de la gendarmerie de Besançon Pascal Péresse, lors de la conférence de presse. "Plus de 800 enquêtes pour disparitions inquiétantes en France sont reprises une par une, par les gendarmes pour tenter de l'identifier", a pour sa part souligné le procureur de Lons-le-Saunier, Jean-Luc Lennon. "Toutes les hypothèses sont ouvertes", a-t-il déclaré. La victime, âgée de 16 à 30 ans, mesure 1,67 mètre pour 50 kilos et ses cheveux coupés en carré aux épaules sont châtain foncé teints en roux, précise le portrait-robot en 3D dressé par l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) sur la base d'une reconstitution faciale.Lors de sa découverte par des bûcherons, sous quelques feuillages près de la cascade du Hérisson, "tous les os et les dents de son visage étaient brisés, elle n'était pas reconnaissable", a indiqué le magistrat. Le corps présentait également 26 coups de couteau plus ou moins appuyés au niveau du flanc et des cervicales gauches, dont aucun n'a été mortel. "Le décès a été causé par l'ensemble des coups, notamment au niveau du visage", a précisé le magistrat, qui n'exclut pas "une volonté de faire souffrir" de la part de l'auteur.UN BRACELET TRESSÉ AU POIGNETLe décès remonte à quatre ou huit jours avant la découverte du cadavre, qui ne montrait pas de trace d'atteintes sexuelles. "On exclut l'idée que c'était une marginale qui vivrait dans la rue", a déclaré Jean-Luc Lennon. L'autopsie n'a pas relevé de traces d'alcool ou de stupéfiants, et montré "une jeune femme soignée de sa personne à la dentition saine", a-t-il ajouté. Elle n'a par ailleurs jamais eu d'enfant et n'a aucun signe distinctif tel qu'un tatouage ou un piercing. "Elle a trois perforations à l'oreille gauche et une à l'oreille droite", mentionne l'appel à témoin. La victime portait un bracelet tressé noir foncé au poignet gauche.Après bientôt un mois d'enquête, personne n'a signalé la disparition récente d'une jeune femme correspondant au signalement. Malgré la diffusion de l'ADN et des empreintes digitales de la victime à une vingtaine de pays du continent européen, la victime n'a toujours pas été identifiée. Le portrait-robot sera également diffusé via Interpol.
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Le président du MoDem a fustigé le porte-parole du gouvernement qui, selon le JDD, avait parlé de Laurent Wauquiez comme étant le candidat "de ceux qui fument des clopes et roulent au diesel".
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C'est une petite phrase qui continue de faire des remous. François Bayrou a exprimé sa "honte" concernant une petite phrase attribuée à Benjamin Griveaux. Selon le Journal du Dimanche du 28 octobre, le porte-parole du gouvernement avait glissé à propos de Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains : "Son ticket carburant, c'est de la subvention à la pollution. Wauquiez, c'est le candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel"."Cette phrase m'a fait mal, d'une certaine manière, elle m'a fait honte", a déploré François Bayrou, maire de Pau lors d'une interview accordée dimanche 4 novembre à France Inter et Le Monde. "Parler de la France, comme parler du peuple, comme des gens qui seraient réduits à cloper ou à rouler au diesel, comme si c'était une infamie de rouler au diesel. (...) J'ai trouvé dans cette phrase le contraire de ce que nous avons voulu bâtir avec le président de la République", a continué l'éphémère ministre de la Justice au début du mandat d'Emmanuel Macron.Et d'ajouter : "L'élection d'Emmanuel Macron, elle s'est faite précisément sur l'idée qu'on allait rompre avec cette manière de couper le pays en deux, avec les gentils chic d'un côté et les désagréables pas chic de l'autre. Il est temps que s'exprime dans la majorité tous ceux qui refusent cette rupture".La phrase polémique avait provoqué l'ire des Républicains. Laurent Wauquiez y avait vu un "mépris" de la part du secrétaire d'État, lequel a depuis nié avoir tenu ces propos.
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La gendarmerie du Loiret a lancé un appel à témoins après la tentative d'enlèvement d'une jeune fille, vendredi après-midi à Férolles, au sud d'Orléans. C'est ce que rapporte La République du Centre, relayant un portrait-robot du principal suspect.
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Une adolescente de 14 ans a été victime d'une tentative d'enlèvement, vendredi après-midi à Férolles (Loiret). La gendarmerie du Loiret lance un appel à témoins pour rechercher le principal suspect, qui circulait à bord d'une camionnette blanche.D'après La République du Centre, plusieurs témoignages de personnes ayant assisté à la scène, ainsi que de la victime, ont permis d'établir le portrait-robot de l'individu. Ce dernier serait âgé d'une soixantaine d'années et serait de type européen.L'incident se serait déroulé entre 16h30 et 17h, alors que l'adolescente regagnait son domicile à pied. L'agresseur aurait alors ralenti à sa hauteur avant de l'empoigner et la contraindre de force à grimper à bord du véhicule. Âgée de 14 ans, la jeune fille a réussi à se dégager, faisant aussitôt fuir l'agresseur. Les personnes ayant des informations sur ce suspect peuvent contacter la brigade de Gendarmerie de Jargeau au 02.38.46.83.70
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Lancée mardi 8 janvier, la collecte de fonds en faveur des forces de l'ordre a dépassé le million d'euros, deux jours plus tard.
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Objectif atteint pour Renaud Muselier. Le président Les républicains (LR) de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, à l'initiative de la cagnotte Leetchi en soutien aux policiers et gendarmes, s'était fixé comme objectif d'atteindre un million d'euros. C'est désormais chose faite : la barre a été franchie jeudi en milieu de journée. La progression des dons a été fulgurante, puisque que le compteur n'affichait encore que 170.000 euros la veille. L'argent est destiné aux membres des forces de l'ordre blessées lors des manifestations des "gilets jaunes". La cagnotte en ligne avait été organisée en réaction à une autre collecte, en faveur de l'ex-boxeur qui avait attaqué des gendarmes lors d'une manifestation à Paris, samedi 5 janvier. Christophe Dettinger a été placé en détention provisioire mercredi soir, dans l'attente de son procès, qui a été renvoyé au 13 février."Depuis plus de 8 semaines, nos forces de l'ordre sont surexposées. Sans relâche, celles et ceux qui mettent leur vie en danger pour protéger la nôtre et faire respecter l'ordre républicain en France font face à un déferlement de violence et de haine absolument intolérable", détaille la description de la cagnotte. Depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", 1.050 policiers, gendarmes et pompiers ont été blessés au cours des différentes manifestations. La somme récoltée sera reversée à l'amicale de la police nationale, une association d'entraide, qui pourra ensuite la répartir entre les différents bénéficiaires, a indiqué un porte-parole de Renaud Muselier.
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Une association britannique accuse les compagnies aériennes de mentir sur le temps réel des trajets pour se donner "une marge de manœuvre" et "faire valoir leur ponctualité" auprès de leurs clients.
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Les compagnies aériennes affichent-elles des temps de vol plus élevés qu'en réalité ? Oui, si l'on en croit une enquête réalisée par l'association de consommateurs Which? et repérée par l'hebdomadaire Le Point. L'organisation a comparé 125 vols proposés par British Airways, Easyjet, Ryanair et Virgin Atlantic et comparé leur temps de vol avec des voyages similaires datant de 2008. Résultat : 76 d'entre eux (61%) prennent plus de temps aujourd'hui. Une ponctualité apparenteLe vol entre Londres (aéroport d'Heathrow) et Newark (banlieue de New York) prend par exemple 35 minutes de plus sur la compagnie Virgin Atlantic. Parmi les douze destinations analysées de cette compagnie, neuf ont vu leur temps de trajet augmenter. Ryanair ne fait pas mieux. Sur 11 lignes passées au peigne fin, neuf sont plus lentes aujourd'hui qu'il y a dix ans.Les courtes distances sont également concernées, selon l'étude : le trajet entre Londres et Berlin prend, en moyenne, 10 minutes de plus. Comment expliquer de tels écarts ? "Les compagnies aériennes bricolent régulièrement les horaires de vol prévus pour se donner une marge de manœuvre", a expliqué à l'association, le professeur de gestion du transport aérien à l'université de Cranfield (centre de l'Angleterre) Keith Mason. "Si des retards surviennent, cela entraînera des répercussions sur le reste du programme des vols", a-t-il ajouté. Trafic aérien : quels recours en cas de retard ?par euronews (en français)Pour l'association, cette marge de manœuvre permet également aux compagnies citées de se vanter de leur ponctualité auprès de leurs clients. Elle leur permet également d'éviter ou de réduire des éventuels retards, impliquant de possibles compensations financières. Des remboursements désormais garantis par la réglementation européenne. Ce phénomène donne lieu à des abus : l'an dernier, Hong Kong Airlines s'est distinguée avec 94,8% de ses vols arrivant à l'heure. Un record expliqué par des temps de vol rallongés artificiellement, selon l'association.Les compagnies visées par l'association fournissent, elles, d'autres explications. British Airways justifie ces temps de vol plus longs par des modifications de trajet à destination de certaines régions du monde comme l'Extrême-Orient et plus généralement à un ciel beaucoup plus chargé qu'il y a 10 ans. La compagnie britannique, comme Ryanair et Virgin Atlantic, explique également avoir réduit la vitesse de croisière de ses avions pour réduire la consommation de carburant et faire des économies.
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Attaqué frontalement par des députés remontés, le Premier ministre britannique Boris Johnson a tenté tant bien que mal mercredi d'éteindre l'incendie provoqué par les déplacements de son conseiller spécial Dominic Cummings en plein confinement, ravageur pour la popularité de son camp.
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A l'origine d'une fronde sans précédent d'élus conservateurs inondés de mails furieux d'électeurs, les agissements du conseiller, aussi influent que controversé, risquent-ils d'affaiblir le respect par les Britanniques des règles de distanciation physique? Boris Johnson fait-il passer la santé publique au second plan pour sauver la tête de son conseiller, considéré comme le cerveau de la campagne référendaire victorieuse du Brexit? Le dirigeant conservateur a été mitraillé de questions par des députés, y compris de son Parti conservateur, devant lesquels, parfois bafouillant, il a tenté de défendre sa position devant le comité de liaison de la Chambre des communes. "Je comprends totalement l'indignation du public", a-t-il répondu. "Il est correct de dire que c'est une distraction", a-t-il concédé, mais dans ce cas, "il est temps désormais de passer à autre chose" et de se concentrer sur la lutte contre le coronavirus. Les explications de Dominic Cummings, qui a assuré s'être rendu chez ses parents à Durham (nord), à 400 kilomètres de Londres, parce qu'il craignait d'être contaminé par le coronavirus et cherchait une solution de garde pour son enfant, n'ont pas convaincu.Son absence d'excuses et de regrets a été particulièrement mal vue, ainsi qu'un second déplacement d'une quarantaine de kilomètres en voiture, censé vérifier qu'il pouvait conduire en toute sécurité car sa vue avait été affectée par le virus.A la une des journaux depuis cinq jours, cette affaire fait des ravages dans l'opinion - même si, selon Boris Johnson, certaines des accusations sont "totalement fausses". Un sondage YouGov pour le quotidien The Times montre que le soutien du public au Parti conservateur de Boris Johnson a chuté de neuf points en une semaine, atteignant désormais 44%. Le principal parti d'opposition, le Labour, a gagné cinq points à 38% sur la même période.Au sein même du camp conservateur, près d'une quarantaine de députés demandent le départ de M. Cummings et un secrétaire d'Etat a démissionné mardi."L'affaire Cummings semble avoir vraiment atteint l'opinion publique et a eu rapidement des conséquences négatives sur le soutien au gouvernement en général et au Premier ministre en particulier", a indiqué à l'AFP Tim Bale, professeur en politique à l'université Queen Mary de Londres. "Le danger est que cela déclenche et renforce une inquiétude partagée de longue date par les électeurs britanniques que le Parti conservateur se soucie plus de ses riches amis que des gens ordinaires".- Cummings a "déconné" -Même si le très influent et controversé conseiller a reçu le soutien de Boris Johnson, venu deux fois devant la presse pour le défendre, les sondages montrent qu'une très large majorité des Britanniques estiment qu'il a enfreint les règles du confinement et qu'il devrait quitter son poste.Même la soeur du Premier ministre, Rachel Johnson, s'en est mêlée, affirmant mercredi à ITV qu'à la place de M. Cummings, elle aurait reconnu avoir "déconné".L'affaire donne "le sentiment qu'il y a deux types de règles, pour ceux au pouvoir et le reste d'entre nous", a déclaré mercredi à la BBC un pasteur qui a demandé, sans succès, au gouvernement d'annuler les amendes infligées aux personnes n'ayant pas respecté le confinement pour des motifs de garde d'enfant.Elle montre aussi le poids de Dominic Cummings auprès de Boris Johnson, au moment où le dirigeant opère un assouplissement du confinement mis en place fin mars. Un tournant délicat pour le chef du gouvernement, auparavant accusé d'avoir tardé à réaliser l'ampleur de la pandémie et à instaurer des mesures pour empêcher sa propagation."Il est clair que le Premier ministre a besoin de M. Cummings à ses côtés, pendant cette crise", note le Times.Au total, 37.460 personnes testées positives à la maladie Covid-19 sont décédées dans le pays, selon le dernier bilan du ministère de la Santé mercredi, mais le décompte dépasse les 46.000 décès si on inclut les cas non confirmés mais suspectés, selon le Bureau national des statistiques.
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Les coassements de "Léon" et "Joséphine" ne passent pas inaperçus aux oreilles des voisins d'un couple vivant à Arras (Nord).
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Deux grenouilles installées dans le jardin d'un couple à Arras sont à l'origine d'une querelle de voisinage peu banale. En cause : leurs coassements nocturnes, jugés incommodants par un voisin, révèle France 3 Hauts-de-France, lundi 29 juillet. "C'était courant juin, elles ont passé une nuit quand même assez bruyante. Ce qui fait que ça n'a pas plu à certaines personnes", témoigne l'habitant, qui "héberge" les deux batraciens dans son jardin.Face aux plaintes du voisin, la police a rendu visite au couple à deux reprises, leur proposant de rentrer les grenouilles dans leur garage tous les soirs afin d'éviter les nuisances au voisinage. "Qu'ils essaient un petit peu de les attraper, je vais passer trois heures tous les soirs avec une épuisette pour essayer de les avoir", répond l'hôte de "Léon" et "Joséphine", d'autant plus que "depuis le mois de juin on les entend plus. De temps en temps, un petit coassement la journée, et encore !".La question des nuisances sonores des animaux a fait l'actualité ces dernières semaines. Le 4 juillet dernier s'est tenu à Rochefort le procès de "Maurice", un coq accusé d'être une "nuisance sonore" en raisons de ses chants matinaux sur l'île d'Oléron. Quelques jours plus tard, c'était au tour de "Coco", un gallinacé vivant dans une basse-cour de l'Oise, d'être visé par une mesure d'éloignement pour ses chants jugés trop sonores.
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Entre les larmes, les slogans: les obsèques de George Floyd, dans une église du Texas mardi, ont mêlé les hommages à cet homme noir tué par un policier blanc et les appels enflammés à s'attaquer, enfin, au racisme qui "blesse l'âme" de l'Amérique.
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De la famille aux pasteurs, le président Donald Trump a été malmené à plusieurs reprises lors de ces funérailles organisées dans l'église Fountain of Praise à Houston, où cet Afro-Américain de 46 ans avait passé l'essentiel de sa vie. Figure de la lutte pour les droits civiques, le révérend Al Sharpton, qui a prononcé l'éloge funèbre retransmis en direct dans des millions de foyers, a même accusé le président de "malfaisance", lui reprochant d'encourager les policiers à se croire au-dessus des lois.Sur un registre plus intime, les proches du défunt, très émus, ont salué "Big George", leur "superman", leur "doux géant" dont la stature -- près de deux mètres -- n'a pas empêché un agent de police de l'étouffer, en s'agenouillant pendant près de neuf minutes sur son cou, il y a quinze jours à Minneapolis, dans le nord du pays. "Vous êtes obligés de faire votre deuil en public, c'est difficile", leur a dit le candidat démocrate à la présidentielle, Joe Biden, dans une vidéo au ton très personnel diffusée pendant la cérémonie. Mais pour lui, "l'heure de la justice raciale est venue". A l'issue de la cérémonie, des centaines de personnes scandant le nom de George Floyd ont accompagné sa dépouille, transportée dans une calèche funéraire blanche jusqu'au cimetière Memorial Gardens dans la banlieue de Houston. Pour l'intimité de la famille, la presse n'était pas autorisée à assister à l'inhumation.- "Nettoyer la Maison Blanche" -"Nous ne pouvons plus nous détourner du racisme qui blesse notre âme", avait déclaré plus tôt l'ancien vice-président de Barack Obama, qui jouit d'une grande popularité parmi les électeurs noirs.Plusieurs élus démocrates se sont succédé à la tribune, mais c'est la jeune nièce de George Floyd qui s'est aventurée la première sur un terrain clairement politique. "Certains disent qu'il veulent rendre leur grandeur à l'Amérique", a lancé Brooke Williams, en référence au slogan de campagne de Donald Trump. "Mais, quand est-ce que l'Amérique a été grande?""La première chose que nous devons faire est nettoyer la Maison Blanche", a ajouté peu après le révérend Bill Lawson, en appelant, sous les applaudissements de l'église, les Américains à "voter".Le calvaire de George Floyd, dont une vidéo est devenue virale, a suscité une mobilisation inédite aux Etats-Unis depuis la lutte des droits civiques dans les années 1960.Sous le cri "Black Lives matter" (Les vies noires comptent), les appels à réformer la police et à lutter contre les inégalités raciales ont gagné le monde entier.- "Meurtre policier" -Après avoir dénoncé une mort "triste et tragique", le président Donald Trump, qui brigue un second mandat en novembre, a opté pour un discours de fermeté, mettant l'accent sur les violences qui ont secoué plusieurs grandes villes le dernier week-end de mai.Encore mardi, il n'a pas eu un mot pour George Floyd ou les victimes de violences racistes. Dans un tweet, il a au contraire mis en cause la crédibilité d'un homme de 75 ans récemment poussé par des policiers lors d'une manifestation.Le révérend Al Sharpton lui a férocement reproché ce discours. "Le président a parlé d'appeler les militaires en renfort" pour ramener le calme aux Etats-unis, "mais il n'a pas eu un mot pour les 8 minutes et 46 secondes de ce meurtre policier", a-t-il ajouté, tout en admettant que Donald Trump avait adressé en privé "sa sympathie" à la famille."Le message transmis, c'est que, si vous êtes dans les forces de l'ordre, la loi ne s'applique pas à vous", a déploré le pasteur, qui a fait se lever un à un les proches d'Afro-Américains morts tués par des policiers, dont Eric Garner ou Breonna Taylor.Entrecoupées de chants gospel, les funérailles ont aussi vu un artiste dessiner le visage de George Floyd en ligne blanche, sur une toile noire.Rare figure blanche à s'exprimer, le pasteur Steve Wells a interpellé sa communauté: "Nous sommes meilleurs qu'avant, mais nous ne sommes pas aussi bons que nous devrions l'être." "Il faut que vous agissiez pour plus de justice raciale", a-t-il imploré.George Floyd repose désormais aux côtés de sa mère Larcenia, décédée en 2018, dont il avait le surnom "Cissy" tatoué sur la poitrine. Lors de son calvaire, il avait supplié le policier Derek Chauvin de le relâcher en implorant "maman".Devenu le visage des brutalités policières, l'agent de 44 ans a été inculpé pour meurtre et est détenu dans une prison de haute sécurité. Trois de ses collègues impliqués dans le drame ont également été arrêtés et accusés de complicité.
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Le ministre de l'Education a détaillé les annonces faites par Emmanuel Macron jeudi. Il a annoncé qu'il n'y aurait pas de fermeture d'écoles primaires mais que des classes pourraient être supprimées.
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Jean-Michel Blanquer le répète "Il n'y aura plus d'école qui ferme sans l'avis favorable du maire". Le ministre de l'Éducation a confirmé samedi 27 avril, la promesse du président de la République de ne plus fermer d'écoles primaires contre l'avis des maires et a détaillé les annonces faites lors de la conférence de presse d'Emmanuel Macron jeudi. "C'est la première fois qu'un gouvernement s'engage à faire cela" a-t-il assuré, ajoutant "c'est énorme". Pour autant, Jean-Michel Blanquer a expliqué sur Franceinfo que des classes continueraient à fermer en fonction des besoins. "Pour les classes, c'est forcément différent. Personne, aucun ministre de l'Éducation ne pourrait vous dire qu'il n'y a jamais de fermetures de classes", et ce pour des raisons "d'équité territoriale", a-t-il précisé.C'est justement sur ce point des fermetures de classes que tiquent les maires. Certains estiment que le vrai enjeu ne concerne pas la fermeture des écoles, assez rare, mais celle des classes.2.000 ou 10.000 postes supplémentaires "Si vous ne fermez pas une classe parfois, vous créez des inégalités puisque vous avez des gens qui bougent d'un endroit à l'autre", s'est justifié le ministre de l'Éducation. Il a pointé de "grandes disparités" existantes, avec "14 élèves par classe en Lozère" par exemple contre "27 dans certains départements". Cette mesure devrait entrer en vigueur "dès l'année prochaine a annoncé Jean-Michel Blanquer. Selon lui, l'éducation nationale prévoyait initialement de fermer "186" écoles, dont "80 écoles rurales" à l'automne. "Même ce chiffre, nous allons revenir dessus" a-t-il évoqué.Pour Jean-Michel Blanquer, "un minimum de 2.000 créations de postes par an (...) sera nécessaire" et "2.300" postes seront créés dans cette optique "dès la rentrée prochaine". Le ministère est actuellement "dans un travail d'évaluation" a-t-il expliqué. Selon le journal Les Echos, ces mesures nécessiteraient plutôt 10.000 postes dédiés.
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L'enfant était en compagnie de ses parents et jouait quand l'accident s'est produit, vendredi 1er novembre, dans un café de Laroque-des-Albères dans les Pyrénées-Orientales.
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Une petite fille de 2 ans a perdu la vie ce vendredi 1er novembre, vers 16 h, alors qu'elle était en compagnie de ses parents dans un bar de Laroque-des-Albères, dans les Pyrénées-Orientales, rapporte le quotidien L'Indépendant. L'accident s'est produit alors que la fillette jouait. Selon les premiers éléments de l'enquête, elle se serait accrochée au plateau en bois d'une table ronde, supporté par un pied central. Christian Nauté, le maire de la commune, a expliqué ce samedi à France bleu Roussillon qu'il s'agissait "d'un tablier assez épais d'une bonne dizaine de centimètres".Un choc à la tête et en arrêt cardio-respiratoireLe plateau de la table aurait alors soudainement basculé sous le poids de l'enfant, entraînant la fillette dans sa chute et la frappant à la tête. Victime d'un choc violent et en arrêt cardio-respiratoire, la petite fille n'a pas pu être réanimée par les sapeurs-pompiers, malgré leur intervention rapide."Hier après-midi déjà tout le monde était choqué par ce qui venait de se produire. Quand c'est un enfant, ça touche tout le monde. C'est terrible. Un petit bout de chou qui perd la vie en voulant jouer, c'est terrible", poursuit l'édile. La famille était arrivée il y a quelques mois du nord de la France et vivait dans un camping de Laroque.
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Pas de tapis rouge, pas de célébrités en tenues de gala, pas de "Game of Thrones": la 72e édition des Emmy Awards, équivalent des Oscars pour la télévision américaine, doit relever dimanche le pari d'un show 100% virtuel, une première à Hollywood depuis le début de la pandémie.
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Le coronavirus bouleverse depuis six mois l'industrie du divertissement, tous les tournages ayant été suspendus en Californie avec le confinement.Et c'est devant une salle vide que l'humoriste Jimmy Kimmel présentera dimanche soir à Los Angeles les Emmy Awards, tandis que les heureux vainqueurs accepteront leur prestigieuse récompense depuis le confort de leur salon ou de leur chambre.Pour rendre l'exercice encore un peu plus périlleux, les quelque 130 candidats en lice ont été cette année invités à troquer robes de soirée et smokings pour des pyjamas et à redoubler d'inventivité dans leurs discours."Depuis des années, les scores d'audience sont en berne pour les cérémonies de remise de prix. C'est l'occasion ou jamais de changer la donne, de faire une cérémonie qui ne ressemble à aucune autre", estime Libby Hill, spécialiste des prix télévisuels à la rédaction du site IndieWire."Même si dimanche soir s'avère être un désastre, au moins ce sera un désastre intéressant. Et c'est vraiment tout ce qu'on peut demander à 2020", ajoute-t-elle.La mini-série "Watchmen" part favorite avec 26 nominations dans sa catégorie, et son univers sombre et chaotique reflète à merveille l'ère du temps. Axée autour du massacre de plusieurs centaines d'habitants noirs de la ville de Tulsa (Oklahoma) en 1921 par des émeutiers blancs, "Watchmen" plonge en effet au coeur des violences racistes et brutalités policières, des thèmes qui sont cruellement d'actualité aux Etats-Unis depuis la fin mai.En outre, le port du masque est un élément-clef de l'intrigue de cette série, dérivée des comics créés dans les années 1980 par le Britannique Alan Moore."Je pense que les gens vont vite en avoir assez d'entendre prononcer le nom de +Watchmen+", pronostique Libby Hill.- "Dernière chance" - Avec l'arrêt de la série à succès "Game of Thrones", elle aussi produite par HBO, la compétition s'annonce enfin plus ouverte cette année dans la catégorie des séries dramatiques."C'est une chance pour HBO d'avoir +Succession+ qui déboule au bon moment", selon Pete Hammond, du site spécialisé Deadline.Cette comédie noire mettant en scène les déchirements d'une puissante famille pour prendre le contrôle d'un empire médiatique avait remporté un Emmy Award pour sa première saison l'an dernier. Elle a été sélectionnée à 18 reprises cette fois-ci, à égalité avec la série "Ozark" produite par Netflix. Le géant de la vidéo à la demande, qui a été sélectionné 160 fois cette année, attend toujours de décrocher un Emmy Award dans une catégorie majeure.En embuscade, on trouvera dimanche "The Crown", consacrée à la famille royale britannique, et "The Mandalorian", première série tirée de l'univers de "Star Wars", qui a déjà valu à la nouvelle plateforme Disney+ cinq Emmy Awards dans des catégories techniques décernées plus tôt dans la semaine.Dans la catégorie des comédies, la série produite par Amazon "La Fabuleuse Mme Maisel", mettant en scène une épouse juive bafouée qui se lance dans le stand-up à New York dans les années 1950, fait figure de favorite.Elle pourrait toutefois trouver sur son chemin l'inattendue "Schitt's Creek". Comédie canadienne sur une famille de privilégiés déchus, la série est passée quasiment inaperçue pour ses quatre premières saisons avant de devenir un succès en étant diffusée sur Netflix.Cette sixième et dernière saison est celle de "la dernière chance" et cela pourrait lui donner un avantage dans la compétition, analyse Pete Hammond. Parmi la centaine de nominations pour les acteurs et actrices, les artistes noirs représentent plus d'un tiers du contingent en 2020, un nouveau record.Cruellement d'actualité aux Etats-Unis, la lutte contre le racisme devrait figurer en bonne place dimanche dans la cérémonie des Emmys, et on peut compter sur les stars d'Hollywood, souvent très militantes, pour ne pas épargner le président Donald Trump, en pleine campagne pour sa réélection.La pandémie de Covid-19 sera également dans tous les esprits.
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La présidente du Rassemblement national a démenti ce lundi matin avoir proposé au polémiste d'être tête de liste, comme l'affirmait L'Express. Elle a néanmoins précisé lui avoir offert la 3e place.
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Alors que la campagne pour les élections européennes est officiellement lancée ce lundi 13 mai, L'Express affirme que Marine Le Pen avait proposé "lors d'un déjeuner en novembre 2018, de conduire la liste du Rassemblement national (RN)". Le député Sébastien Chenu aurait joué les intermédiaires. Si le polémiste n'a dit pas non, la présidente du RN a finalement choisi quelques semaines plus tard Jordan Bardella. "L'assurance pour elle de garder la main sur sa campagne", précise l'hebdomadaire.La députée du Pas-de-Calais a démenti sur Twitter cette information. Elle assure en revanche lui avoir proposé la 3e place. "Les idées d'Eric Zemmour ont parfaitement leur place sur notre liste mais elles ne déterminent pas notre vision qui est celle du Rassemblement national", a-t-elle expliquée à Franceinfo. Une proposition refusée par l'éditorialiste du Figaro. "Tête de liste, j'aurais davantage réfléchi", a-t-il déclaré à L'Express. "Ce qui l'intéressait, c'était la tête de liste", a par ailleurs assuré Marine Le Pen à Franceinfo, ajoutant qu'elle avait "beaucoup d'amitié" pour ce dernier. Européennes : Eric Zemmour tête de liste de Marine Le Pen ? Elle répondpar Non Stop PeopleLe président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan a également proposé la 3e place de sa liste à M. Zemmour, qui a "refusé", selon l'ancien allié de Marine Le Pen à la présidentielle. Une alliance entre le polémiste et l'ancienne députée FN, et nièce de Marine Le Pen, Marion Maréchal avait également été évoquée.
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Le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a estimé que la fermeture jusqu'en septembre des écoles maternelles à Bobigny portait "atteinte" au droit à l'éducation et a enjoint la mairie de définir d'ici à début juin des "modalités" d'accueil des élèves, a appris vendredi l'AFP.
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La municipalité centriste avait décidé que les écoles maternelles et les crèches resteraient fermées jusqu'en septembre, invoquant notamment le jeune âge des enfants concernés, qui ne leur permet pas de respecter les gestes barrières telle que la distanciation physique. "L'arrêté du maire porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation et à l'instruction", a estimé la juge des référés, selon une ordonnance rendue mercredi et consultée par l'AFP.La ville n'a établi "aucune circonstance sanitaire particulière" qui impose cette non-réouverture, comme une configuration spécifique des locaux qui empêcherait le respect du protocole sanitaire, selon la décision du tribunal.Elle doit donc "définir pour le 3 juin les modalités d'accueil dans les grandes sections de ses écoles maternelles, en prenant les mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées", a enjoint la juge.Cette décision fait suite au recours en urgence déposé le 14 mai par Aline Charron, mère d'élève et par ailleurs conseillère municipale d'opposition, pour protester contre la non-réouverture, estimant qu'elle "aggravait les inégalités scolaires"."J'espère que tous les (élèves) prioritaires se manifesteront. Il va y avoir un signal positif, ne serait-ce que pour les parents qui hésitent", a-t-elle déclaré à l'AFP, confiante dans la réouverture prochaine des classes de grande section."Nous ne sommes pas contraints d'ouvrir mais de définir les conditions d'accueil. Le tribunal administratif n'impose aucune date d'ouverture", a réagi la municipalité, annonçant son intention de faire appel, même s'il n'est pas suspensif. Elle a également dénoncé "l'instrumentalisation de la requérante", qui "a souhaité utiliser à des fins politiques les mesures de sécurité sanitaires mises en place" à Bobigny pour préserver la santé des enfants, au cœur d'un des départements les plus touchés par l'épidémie.Malgré la prudence qui s'impose face à la crise sanitaire, la justice a toutefois pointé "l'importance que revêt l'école dans une commune se trouvant en zone de réseau d'éducation prioritaire (...) et connaissant un taux élevé de difficultés et d'échecs scolaires".Le retour en classe, très encadré, se déroule depuis le 11 mai de manière progressive en France afin d'éviter une nouvelle poussée de l'épidémie de coronavirus, qui a fait plus de 28.000 morts en France. L'un des objectifs est "d'aller chercher les élèves décrocheurs", avait expliqué le 12 mai le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, car "chaque semaine qui passe est dangereuse sur le plan pédagogique, sur le plan sanitaire, sur le plan éducatif". Près de 500 communes refusaient à ce stade de rouvrir leurs écoles avant septembre, selon les derniers chiffres de l'Éducation nationale vendredi.
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Le Premier ministre a dévoilé le plan du gouvernement, ce mercredi 11 décembre, au Conseil économique, social et environnemental.
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Sa prise de parole était attendue. Edouard Philippe a livré les détails de la réforme des retraites telle que l'envisage le gouvernement. "Nous proposons un nouveau pacte entre les générations", a lancé le Premier ministre ce mercredi 11 novembre, vantant un "nouveau système qui reste fidèle aux valeurs fondatrices". "Ce n'est pas un saut dans l'inconnu, c'est un retour aux sources", a t-il promis, ajoutant qu'il n'y aura "ni vainqueur, ni vaincu" dans un nouveau "système fondé sur les principes d'universalité, équité, et responsabilité". ► ÂGE LÉGAL INCHANGÉ, INSTAURATION D'UN ÂGE D'ÉQUILIBRE A 64 ANS"Nous maintiendrons l'âge légal à 62 ans", dit Edouard Philippe, faisant valoir un "principe de liberté en laissant à chacun la possibilité si son parcours de vie lui permet". "Les Français reprendront confiance en nous si nous leur disons la vérité qu'ils connaissent déjà : la seule solution c'est de travailler progressivement un peu plus longtemps". Le projet reprend une proposition de Jean-Paul Delevoye, instaurant au dessus de l'age légal un âge d'équilibre avec un système de bonus malus. Un rapport "préconisait 64 ans en 2025 pour atteindre l'équilibre", mais selon le Premier ministre il n'y aura "pas d'âge d'équilibre à 64 ans d'un coup d'un seul en 2025". Le calendrier sera "décalé jusqu'à 2027", indique t-il, précisant que les responsables de la nouvelle gouvernance, confiée aux partenaires sociaux, auront à "définir ce bonus malus sous le contrôle du Parlement". Ces dispositions seront mises en oeuvre dès le 1er janvier 2022.► SUPPRESSION DES RÉGIMES SPÉCIAUX"La mise en place d'un système universel implique la suppression des 42 régimes existants dont les régimes spéciaux". "Nous mettrons fin aux régimes spéciaux progressivement, dans le respect des parcours individuels".► RETRAITE MINIMUM GARANTIE A 1000€ ET "85% DU SMIC DANS LA DURÉE""Nous garantirons un pension minimale de 1000 euros net par mois pour une carrière complète au Smic". Le chef du gouvernement présente cette mesure comme "une conquête", notamment pour les agriculteurs, artisans et commerçants. ► LES GÉNÉRATIONS D'AVANT 1975 "PAS CONCERNÉES"Dans son objectif de "respecter les projets de vie de chacun", Edouard Philippe dit vouloir considérer la proximité de l'âge de la retraite. "Ceux qui entreront pour la première fois sur le marché du travail en 2022 intégreront directement le nouveau système. La génération 2004 sera la première à intégrer le système universel de retraites".La réforme ne va "rien changer pour les personnes à moins de 17 ans de leur retraite". Les Français nés avant 1975 "ne seront pas concernés" (pour le régime général). Quant aux personnes qui rejoignent le nouveau régime, "seules les années travaillées après 2025 seront régies par le nouveau système". "Beaucoup qui verront les avantages du nouveau système trouveront que ça ne va pas assez vite", avance t-il.► NIVEAU DE PENSIONS "SANCTUARISÉ" POUR LES ENSEIGNANTS"Il serait inacceptable que les enseignants perdent le moindre euro. Cela ne se produira pas", affirme Edouard Philippe, reconnaissant qu'une "application mécanique des nouvelles règles ferait perdre une part significative de leurs pensions". Ce dernier a donné la "garantie selon laquelle le niveau des retraites des enseignants sera comparable au niveau des retraites de la fonction publique". La responsabilité est remise sur le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, qui "réunira les syndicats pour baliser une discussion achevée à l'été 2020, qui fixera le cadre des rémunérations".♦ "Réponses spécifiques" par professions : - Forces de sécurité : ceux exposés à des fonctions dangereuses (pompiers, militaires, gendarmes, gardiens de prison) conservent le bénéfice de la dérogation d'âge, a t-il confirmé, assurant de "niveaux de retraite comparables aux pensions actuelles".- Professions libérales (avocats, médecins) : "Les réserves resteront dans les caisses des professionnels concernés". Ces sommes "auront vocation à accompagner la transition vers le système universel". "Pas de hold-up, pas de siphonnage", promet le Premier ministre.► LES FEMMES"GRANDES GAGNANTES" DE LA RÉFORMELe nouveau système accordera notamment "des points supplémentaires pour chaque enfant, et ce dès le 1er enfant, et non à partir du 3e comme aujourd'hui", a-t-il expliqué, en précisant que "cette majoration de 5% par enfant sera accordée à la mère, sauf choix contraire des parents".► LE CALENDRIERLe projet de réforme sera présenté en Conseil des ministres le 22 janvier 2020, pour être discuté au Parlement fin février.► EGALEMENT A RETENIR : ♦ Contribution des plus hauts revenus : "Jusqu'aux 120000 euros de revenus annuels, tout le monde cotisera au même taux. Au delà de ce montant, les plus riches paieront un cotisation de solidarité plus élevée qu'aujourd'hui qui financera des mesures de solidarité pour tout le monde".♦ Etendre et améliorer la prise en compte de la pénibilité. Possibilité pour les "métiers usants" de partir "deux années plus tôt", et abaissement du seuil du travail de nuit. La mesure s'adresse notamment aux "infirmiers et infirmières de la catégorie A, qui n'en tirent aucun droit aujourd'hui", fait-il valoir. Le Premier ministre se dit "favorable à déplafonner les droits relatifs à la pénibilité, pour se former ou effectuer la fin de sa carrière à temps partiel".♦ Pension de réversion augmentée pour le conjoint survivant : passage à 70% des ressources du couple. Pas d'indication en revanche sur un éventuel changement de l'âge de réversion (actuellement de 55 ans).
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Les magistrats considèrent que la dernière tournée d'inspection avant le drame n'a pas été effectuée correctement.
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C'est l'une des pires catastrophes ferroviaire survenues en France ces 20 dernières années. Un cadre de la SNCF a été mis en examen mercredi 9 janvier pour homicides et blessures involontaires dans le cadre de l'enquête sur l'accident de Brétigny-sur-Orge, dans l'Essonne.Cette mise en examen, la première d'une personne physique dans ce dossier, intervient près de cinq ans et demi après l'accident du 12 juillet 2013 qui a coûté la vie à sept personnes et en a blessé des dizaines d'autres, et alors que les juges d'instruction étaient sur le point de clore leur enquête. "Cette nouvelle mise en examen concerne un cadre de SNCF Mobilité, lequel avait été préalablement entendu par le juge d'instruction sous le statut de témoin assisté", a indiqué jeudi la procureur du parquet d'Evry, Caroline Nisand, dans un communiqué. Malgré les demandes répétées des familles de victimes, aucune personne physique n'était poursuivie dans ce dossier. Seules deux personnes morales, la SNCF et RFF (Réseau ferré de France), avaient été mises en examen également pour homicides et blessures involontaires.Le cadre de SNCF Mobilité mis en cause était placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté avec deux membres de son équipe. Ce "dirigeant de proximité" était à la tête d'une brigade chargée de l'inspection des voies au moment du déraillement de ce train Intercités Paris-Limoges à Brétigny-sur-Orge. Il travaillait à la SNCF depuis quelques années, et à Brétigny depuis cinq mois. Selon son avocat, Philippe Valent, les magistrats estiment que la dernière tournée d'inspection réalisée par l'équipe, huit jours avant le déraillement, n'a pas été faite correctement alors, selon lui, qu'"aucun élément ne permet de corroborer cette hypothèse"."Il n'y a eu aucun élément nouveau, tangible, qui permettent de l'incriminer", s'est-il insurgé, rappelant que la dernière audition de son client remontait à janvier 2015. Comme lors de sa précédente audition, son client a affirmé mercredi devant les juges d'instruction que s'il avait relevé lors de sa tournée de surveillance des voies "la moindre anomalie, le moindre désordre, cela aurait été noté sur la fiche d'inspection". Contactée par l'AFP, la SNCF et ses avocats n'ont pas souhaité réagir.Les familles des victimes se félicitentDu côté des familles des victimes, cette mise en examen longuement réclamée a été saluée. "C'est un grand progrès dans l'instruction", s'est félicité auprès de l'AFP Xavier-Philippe Gruwez, avocat d'une dizaine de victimes, pour qui cette décision "augure d'autres mises en examen de personnes physiques". "Les familles et les victimes pourront enfin mettre des visages sur cette catastrophe terrible et les responsabilités des hommes de terrain seront enfin établies", a-t-il ajouté.La catastrophe ferroviaire de Brétigny donne depuis des années lieu à une véritable bataille d'experts, d'expertises et de contre-expertises. Depuis cinq ans, toutes les expertises judiciaires ordonnées par la justice ont conclu que le train avait déraillé à cause d'un morceau de voie mal entretenu, qui s'est désagrégé au fil du temps. Mais la SNCF estime que l'assemblage incriminé a cédé brutalement, hypothèse qui pourrait la dédouaner.En 2017, elle avait obtenu une expertise complémentaire afin de rechercher un éventuel "défaut de l'acier" d'une pièce d'aiguillage pouvant expliquer le déraillement du train. Mais l'expertise métallurgique, rendue en juin dernier, lui a été une nouvelle fois défavorable en concluant que l'accident avait été causé par la vétusté" des rails. En septembre, un nouveau rapport, commandé par la SNCF et transmis aux juges d'instruction, estimait lui que la catastrophe de Brétigny-sur-Orge était un accident "imprévisible", et non la conséquence d'un défaut de maintenance.
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Existera-t-il un traitement efficace contre le coronavirus ? Le gouvernement a annoncé mercredi 111 mars le lancement d'un essai clinique qui expérimentera, sur plus de 3000 malades, quatre traitements différents contre le nouveau coronavirus.
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Quatre traitements différents vont être testés contre le nouveau coronavirus, et une vingtaine de projets de recherche vont être lancés. C'est ce qu'a annoncé mercredi l'exécutif, qui prévoit la mise en place d'un essai clinique "cette semaine ou au début de semaine prochaine". Alors qu'"aucun traitement efficace" existe contre le nouveau coronavirus faute de vaccin et de médicament, la prise en charge actuelle se limite à traiter les symptômes. L'essai clinique concernera 3.200 malades en Europe (dont 800 en France), tous atteints de forme sévère de Covid-19 et hospitalisés. "Quatre bras d'intervention""Il s'agit d'un essai clinique avec quatre bras d'intervention", a expliqué le Professeur Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Bichat à Paris, en conférence de presse au ministère de la Recherche. L'un des traitements consistera à faire "les choses habituelles: l'oxygène, la ventilation, etc ...". Un deuxième traitement se fera à base du remdesivir, le traitement antiviral injectable des laboratoires Gilead, un troisième reposera sur le Kaletra, un anti-VIH du laboratoire AbbVie. Le quatrième traitement associera le Kaletra et un interferon bêta du laboratoire Merck car "l'on sait qu'un antiviral peut ne pas suffire", a détaillé Yazdan Yazdanpanah.La chloroquine écartéeLa chloroquine, médicament contre le paludisme, n'a pas été retenue à cause des interactions médicamenteuses et des problèmes d'effets secondaires notamment sur les patients en réanimation. "Mais si in vivo on montre qu'il y a une efficacité, c'est quelque chose qu'on pourrait ajouter", a détaillé le Professeur à la presse. Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, a également annoncé la sélection de 20 projets de recherche qui portent sur la prévention, l'épidémiologie, la thérapeutique ou encore les implications sociétales de l'épidémie.
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Il a souvent semblé hors-jeu politiquement, et a toujours réussi à revenir dans la partie: cette fois, c'est dans le fauteuil de Premier président de la Cour des comptes que Pierre Moscovici, ancien ministre socialiste et commissaire européen, va s'installer.
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Des remarques acerbes rapportées l'été dernier par le journal Le Monde sur le "populisme mainstream" du président Emmanuel Macron semblaient lui avoir coûté le poste de Premier président de la prestigieuse institution de la rue Cambon à Paris. "Il peut toujours aller se faire voir", aurait alors commenté le chef de l'Etat, selon le Canard enchaîné. Agé de 62 ans et père d'un jeune enfant, le commissaire européen aux Affaires économiques avait donc terminé son mandat le 30 novembre dernier sans poste en vue. Comme tout ancien élève de l'ENA en quête de point de chute, il avait repris le chemin du corps qu'il avait intégré en 1984, la Cour des comptes, comme simple "conseiller-maître".Mais il n'a certainement jamais eu l'intention de finir sa longue carrière politique en cirant les bancs.Ce Parisien pur jus, qui n'a pas son permis et qui fréquente volontiers le Café de Flore, a paradoxalement fait ses armes électorales en terre ouvrière et automobile. Pierre Moscovici, a en effet été parachuté dès 1994 pour des élections cantonales sur les terres de Peugeot, celles où se trouve l'usine historique de Sochaux,et il a aussi été député du Doubs.Il a également été député européen, et deux fois ministre: des Affaires européennes sous Lionel Jospin, puis patron de Bercy au début du mandat de François Hollande, dans deux gouvernements successifs de Jean-Marc Ayrault. Fils d'un couple de grands intellectuels juifs venus d'Europe de l'Est - son père, le psychosociologue Serge Moscovici, a marqué la pensée de l'écologie politique tandis que sa mère, Marie Bromberg, a été une psychanalyste de renom - Pierre Moscovici a dans sa jeunesse flirté avec le trotskysme. Il revendique désormais, et depuis de longues années, un positionnement social-démocrate.Entré au parti socialiste en 1984, et ensuite fidèle parmi les fidèles de Dominique Strauss-Kahn, il a rebondi au sein de l'équipe de campagne de François Holllande après que son mentor a été balayé en 2011 par un scandale sexuel.Pierre Moscovici peut aujourd'hui compter sur des contacts dans le premier cercle d'Emmanuel Macron. Alexis Kohler, bras droit du président, a ainsi été son directeur de cabinet adjoint à Bercy.Cette fois, c'est donc au poste de Premier président de la Cour des comptes que Pierre Moscovici revient dans le jeu, après plusieurs mois d'attente et de spéculation, son prédécesseur Didier Migaud ayant lâché les rênes il y a déjà six mois pour diriger la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.Le scénario rappelle celui qui avait vu Pierre Moscovici atterrir à la Commission européenne en 2014, après avoir perdu le ministère de l'Economie et des Finances, et suite à de longues hésitations du président François Hollande.A la tête de la Cour des comptes,l'ancien Commissaire européen retrouvera un exercice familier: passer à la loupe les projets de budget de l'Etat français. Il avait lui-même rendu des comptes à Bruxelles lorsqu'il était ministre des Finances de 2012 à 2014, et que la France malmenait l'objectif d'un déficit budgétaire inférieur à 3% du Produit intérieur brut.A l'époque, Pierre Moscovici avait fait parler de lui en dénonçant le "ras-le-bol fiscal", qui était revenue ensuite en boomerang à la tête de l'exécutif tout au long du quiquennat Hollande.Ministre, il avait plaidé pour de la "flexibilité" dans l'application des règles de la zone euro, alors menacée d'implosion par la crise des dettes souveraines.Sous les ors de la Cour des comptes, dont la mission se fonde sur la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen - qui dispose que "la société a droit de demander compte à tout agent public de son administration" -, il fera face à une sitution budgétaire hors du commun.En raison de la pandémie de coronavirus, et de mesures de confinement qui ont paralysé l'économie, le déficit public français pourrait flirter cette année avec les 10% du PIB, selon Bruxelles.
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Georges Pernoud a présenté pour la toute dernière fois de sa carrière Thalassa sur France 3 ce vendredi 30 juin. Très ému, l'animateur a tenu à souhaiter "bon vent" à tous ses fans en fin d'émission pour célébrer ses 42 ans de présence à l'antenne.
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Une séquence touchante. Les au revoir s'enchainent à la télévision depuis quelques jours. Et ce vendredi 30 juin, les téléspectateurs ont également fait leurs adieux à Georges Pernoud, qui présentait depuis 42 ans Thalassa sur France 3. Et c'est tout en pudeur, mais avec beaucoup d'émotion que le journaliste a conclu sa dernière émission en remerciant ses équipes, le service public ainsi que les téléspectateurs : "Ces quarante-deux ans passés à bord de Thalassa ont d'abord été pour moi un immense plaisir, celui de vous faire partager les beautés du monde maritime, et les histoires d'hommes et de femmes qui vivent la mer au quotidien. Cette aventure est aussi collective. Elle n'aura pas pu se faire sans une formidable équipe de passionnés qu'ils soient journalistes, réalisateurs, caméramans, producteurs et tous ceux que vous ne voyez jamais, mais qui œuvrent en coulisses pour vous proposer les plus belles des émissions. Ce soir, je tiens à les remercier tous". Georges Pernoud a tenu ensuite à souhaiter un dernier "bon vent" aux fans de Thalassa.
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Plusieurs départs de feu ont été observés dans le département, favorisés par des conditions météorologiques inhabituelles pour la saison.
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Deux incendies ont mobilisé les pompiers de l'Ariège ce samedi 23 février. Selon France-Bleu Ariège, qui rapporte l'information, 4 départs de feu ont eu lieu dans le département, attisés par le vent. Deux incendies d'ampleur se sont développés à partir des foyers d'origine, alimentés par la végétation sèche.Le premier incendie a détruit 25 hectares de broussaille près de Tasacon-sur-Ariège, avant d'être maîtrisé par les pompiers en fin d'après-midi. Le deuxième, qui s'est déclaré par de la commune de Sentein, était toujours en cours à 18h.Plusieurs records de chaleur pour un mois de février ont été battus en France vendredi, en particulier sur les côtes méditerranéenne et atlantique, a indiqué Météo-France. Ainsi, dans l'Hérault, il a fait 24,7°C à Béziers, battant largement le précédent record à 23,1°C de février 2012, 24,1°C à Saint-Martin-de-Londres (précédent record à 23,1°C en février 2012) et 23,6°C à Montpellier (22,5°C en février 2012).
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La maire sortante de Paris Anne Hidalgo (PS) et l'écologiste David Belliard, qui ont fusionné leurs listes pour le second tour des municipales, appellent jeudi à "à faire le choix de l'écologie et de la solidarité", afin que la crise "soit aussi une opportunité pour accélérer les changements".
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Dans une tribune publiée sur le JDD.fr, Anne Hidalgo et David Belliard assurent que "l'écologie est, plus que jamais, le socle" de leur projet commun. "C'est elle qui rendra notre ville résiliente, c'est-à-dire capable de surmonter les crises, sanitaires comme climatiques", affirment-ils, en promettant de continuer "de réduire la place de la voiture dans notre ville. Plus aucun véhicule diesel n'y circulera en 2024"."La crise nous a permis de mener des transformations rapides, avec de nouvelles rues piétonnes, des trottoirs élargis, des pistes cyclables: tous ces aménagements sont déjà plébiscités et nous voulons qu'ils deviennent définitifs", poursuivent-ils.La socialiste et l'écologiste affirment en outre que la ville "doit donner plus de moyens à la jeunesse: les moyens de vivre décemment, de se former, de s'engager, de trouver une place dans un monde à inventer avec eux et pour eux".Leur liste arrive largement en tête des intentions de vote (44%) au second tour, devant celles de Rachida Dati (33%) et d'Agnès Buzyn (20%), selon un sondage du 8 juin.
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En raison de la crise sanitaire la trêve hivernale des expulsions locatives va être prolongée jusqu'à juillet, a annoncé jeudi Julien Denormandie, le ministre de la Ville et du Logement.
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Encore un peu de répit pour les locataires les plus précaires. La trêve hivernale des expulsions locatives, qui aurait dû s'achever le 31 mars, va être prolongée jusqu'en juillet, a annoncé jeudi le ministre de la Ville et du Logement, Julien Denormandie. En raison de la crise sanitaire liée au coronavirus, la trêve avait déjà été étendue jusqu'au 31 mai pour aider les ménages dont les revenus ont été amputés à cause du confinement. La date précise de prolongation de la trêve sera communiquée dans la journée après consultation des parlementaires, a ajouté Julien Denormandie, interrogé par Franceinfo. Denormandie veut "éviter des drames humains"Mi-mars, Emmanuel Macron avait annoncé, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, un premier report inédit de deux mois de la fin de la trêve hivernale. "Dès le début de l'épidémie, on a tout de suite décalé cette trêve hivernale et comme cette épidémie continue, on décale à nouveau cette trêve hivernale (...). Il est important de ne pas ajouter à cette période sanitaire des drames familiaux, des drames humains", a expliqué Julien Denormandie jeudi. Interrogé sur une possible prolongation de la trêve jusqu'au début de l'hiver, le ministre n'a pas tranché mais a répondu vouloir, sur le principe, que les expulsions soient interdites tant que la crise continue.
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Selon les informations de Lyon Capitale ce mercredi 10 octobre, Marion Maréchal a été déboutée de sa demande d'intégration dans la réserve opérationnelle de l'armée par le tribunal administratif de Lyon.
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En 2017, Marion Maréchal avait déposé une requête, devant le tribunal administratif de Lyon, contre le refus de l'armée de l'enrôler dans la réserve opérationnelle au motif qu'elle était à l'époque députée du Vaucluse, fonction incompatible.Comme le révèle Lyon Capitale ce mercredi 10 octobre, la demande de l'ancienne députée FN a finalement été rejetée. Pour justifier leur décision, les juges ont indiqué que la loi empêche bien le cumul de fonctions dans la réserve opérationnelle et d'un mandat de parlementaire.Selon les précisions de Lyon Capitale, le tribunal a estimé que Marion Maréchal "n'a produit aucun élément pour étayer" l'affirmation selon laquelle cette décision "serait en réalité liée à son engagement politique ".Comme le rappelle par ailleurs Le Figaro, Marion Maréchal avait décidé de postuler pour intégrer la réserve opérationnelle après l'assassinat terroriste du père Jacques Hamel dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, en juillet 2016.L'ancienne Conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur soutenait que "l'article L.O. 142 du code électoral qui fonde la décision attaquée ne s'applique pas aux parlementaires qui servent ou souhaitent servir dans la réserve opérationnelle."
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La marque Ferrero a indiqué sur Twitter avoir demandé à la chaîne Paris Première de ne plus voir sa publicité pour Nutella diffusée avant l'émission du polémiste.
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Les récentes sorties d'Eric Zemmour continuent de provoquer des remous. Après le média RTL, qui a indiqué prendre ses distances avec le polémiste, c'est au tour d'une célèbre marque d'agroalimentaire de ne plus vouloir voir son image liée à l'écrivain. Le groupe Ferrero a indiqué, par l'intermédiaire de son compte Twitter officiel, avoir demandé à Paris Première ne plus diffuser le spot publicitaire pour Nutella avant l'émission "Zemmour et Naulleau". L'entreprise répondait à une question posée par un groupe se présentant comme un "collectif citoyen de lutte contre le financement du discours de haine"."En aucun cas nous ne cautionnons les propos et prises de position de M. Zemmour. Nous avions effectivement un spot avant l'émission", explique Ferrero. "A la vue des récents événements, nous avons demandé à Paris Première d'exclure ce programme de notre liste de diffusion", a ainsi indiqué le groupe agroalimentaire, qui commercialise la célèbre pâte à tartiner Nutella. Lors de la "Convention de la droite" organisée le 28 septembre dernier par les proches de l'ancienne députée d'extrême droite Marion Maréchal, Eric Zemmour s'en était pris dans un violent discours, aux immigrés "colonisateurs" et cité l'écrivain Renaud Camus, théoricien du "grand remplacement" de la population blanche et chrétienne par une population immigrée musulmane. Ce discours a entraîné l'ouverture d'une enquête par le parquet de Paris pour "provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence" et a suscité de nombreuses réactions dans le monde politique, associatif et dans les médias.
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"Relocaliser en Europe les productions stratégiques", mieux "protéger" les jeunes ou les personnes âgées dépendantes ou "accélérer la transition écologique": les députés LREM ont dévoilé lundi leur contribution pour "l'après" coronavirus, après une consultation interne.
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Ces 30 propositions seront partagées dans la semaine avec le chef de l'Etat et le président de l'Assemblée, a indiqué le chef de file du groupe LREM Gilles Le Gendre, afin de contribuer à la réflexion sur la suite du quinquennat. Elles sont classées par ordre de priorité, après un vote interne de mardi à vendredi. En tête des suffrages, un appel à "relocaliser en Europe les productions stratégiques, notamment sanitaires et agricoles", après les polémiques sur la pénurie de masques pendant la crise.Les "marcheurs" mettent l'accent sur la "souveraineté européenne" et demandent aussi de "renforcer la coopération européenne en matière de lutte contre la fraude fiscale" (proposition 4) ou de "soutenir la proposition de la Commission européenne d'émission d'un emprunt à long terme de 100 milliards d'euros financé par une taxe carbone aux frontières et une taxe GAFAM" (proposition 5).Deuxième proposition la plus soutenue: "agir pour l'insertion professionnelle et l'emploi des jeunes". Les députés majoritaires veulent notamment "simplifier" l'apprentissage; augmenter "la prime à l'embauche d'apprentis"; "étendre le dispositif d'emplois francs" ou "créer un dispositif d'aide à la mobilité pour les jeunes demandeurs d'emploi". Les "marcheurs" évoquent aussi leur soutien à "la création d'un revenu universel d'activité (RUA), étendu aux 18-25 ans", mais sans en faire une de leurs 30 propositions concrètes. Troisième mesure, la "revalorisation des métiers du grand âge par l'ouverture de postes", et une "revalorisation des salaires". Les députés poussent pour la "réforme de la dépendance", en facilitant aussi la "mise en place de l'hospitalisation à domicile" (proposition 6). Ils insistent sur la place centrale des "territoires" pour "l'après" et plaident pour "l'accélération de la transition écologique".La première proposition écologique n'arrive toutefois qu'en neuvième position en soutenant "une politique ambitieuse de rénovation" énergétique des logements, un "sujet majeur", selon la "marcheuse" Bénédicte Peyrol, qui a coordonné les travaux. "On ne peut pas regarder uniquement en fonction de la hiérarchie des votes" et c'est sur "ce créneau" de l'écologie, que "l'accélération et la transformation du groupe sont le plus manifeste", assure Gilles Le Gendre, au lendemain des conclusions de la convention citoyenne sur le climat.Ces 30 propositions, "ce sont des grands principes, ça manque de concret", déplore un marcheur. "C'est un peu un passage obligé. Je n'y vois pas matière à bouleverser les foules", ajoute un autre.Dans le même temps, 265 parlementaires de la majorité ont co-signé une tribune dans Le Monde, lancée par l'eurodéputé LREM Pascal Canfin et le député Jean-Charles Colas-Roy, pour "aller plus loin et encore plus vite afin d'agir face à l'urgence écologique".Les députés du groupe Agir ensemble ont présenté de leur côté dix mesures "extrêmement concrètes" pour "rebâtir un nouveau projet de société", leur président Olivier Becht vantant lors d'un point presse un projet "disruptif".Le nouveau groupe suggère notamment de lancer un "New Deal vert" pour transformer l'appareil productif, ou la mise en place d'un "bonus-malus environnemental et social" aux frontière de l'Europe. Il propose aussi la mise en place d'un "CDI universel" portable d'une entreprise à l'autre, d'un "socle citoyen" de revenu, ou encore une "garantie service public de proximité".
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Lors de son passage en Suisse pour jouer la pièce Madame, la comédienne Catherine Jacob ne s'est pas fait que des amis. Mal sonorisée, elle était quasi inaudible pour une partie des 600 spectateurs, qui ont préféré quitter la salle du C02 de Bulle au bout de quelques minutes.
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Malaise. Une contrariété que certains ne digèrent toujours pas. "Je me réjouissais de voir Catherine Jacob sur scène, car c'est une super artiste. Mais elle chuchotait à peine. On ne comprenait rien", lâche l'une des quelque vingt fans forcés d'écourter leur venue dans l'édition suisse de 20 Minutes. Elle n'en avait rien à faire, alors que c'est nous qui payons. Elle s'est fichue de nous !". La cause de ce couac : une mauvaise sonorisation de la comédienne. "J'ai dû moi-même tendre l'oreille", confesse l'administrateur de la salle. "Le système choisi, trois micros en avant-scène, s'est montré inadéquat", a quant à lui admis le programmateur de la pièce. Avant d'ajouter : "Sachez que Madame Jacob, malgré notre insistance lors des répétitions, a refusé d'être munie d'un micro-casque". Un détail qu'avait omis l'agent de la comédienne. "Sur les 90 dates de la tournée, c'est le premier retour négatif, a-t-il assuré. [...] Elle m'a dit le lendemain qu'elle avait passé une excellente soirée. Elle sera navrée d'apprendre cela". Reste à savoir si ses fans lui pardonneront ce faux pas.
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Les sondages sont à sens unique et donnent systématiquement Joe Biden vainqueur de l'élection présidentielle américaine, mais la cote de Donald Trump remonte en flèche chez les parieurs, tout comme en 2016.
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Mal en point fin juillet, le chef de l'Etat américain est désormais au coude-à-coude avec le candidat démocrate, voire même favori chez quelques bookmakers britanniques ou australiens.Parier 100 dollars sur Donald Trump aujourd'hui rapporterait environ 190 dollars (en comptant la mise) en cas de victoire du candidat républicain, le rapport étant sensiblement le même pour son concurrent."Il n'y a aucun doute que le vent a tourné en faveur du président Trump", affirme Rupert Adams, porte-parole de la maison britannique William Hill, qui a déjà accepté près d'un million de livres (1,32 million de dollars).Les paris sur des élections locales ou nationales sont interdits aux Etats-Unis. Tout se passe sur des sites étrangers, parfois accessibles aux Américains.Après un ralentissement des paris lié au coronavirus, "l'intérêt est revenu ces dernières semaines", constate Lee Price, porte-parole de Paddy Power, enseigne irlandaise, et "nous pensons que le facteur Trump va maintenir l'attention des parieurs".Beaucoup se prennent à rêver d'un retournement similaire à celui de 2016, qui avait vu l'ancien promoteur immobilier revenir fort chez les parieurs avant de l'emporter à la surprise générale.- "Regarder où va l'argent" -Le bookmaker britannique Betfair a lui pris 10 millions de livres de paris depuis le 23 août, veille du début de la convention républicaine, et porté le total en jeu à 72 millions de livres, contre 33 à la même époque lors de la campagne en 2016.La maison s'attend donc à battre le record de 199 millions de livres pariés en 2016, dont la moitié après la fermeture des bureaux de vote, explique Darren Hugues, son porte-parole.Outre la victoire finale, Paddy Power propose aussi de miser sur la possibilité qu'un aéroport mexicain se rebaptise Donald Trump ou que le chef de l'Etat américain fasse repeindre la Maison Blanche couleur or.Mais l'intérêt pour ces paris fantasques a un peu décru reconnaît Lee Price. "Trump est moins farfelu, bizarre ou marrant", qu'il ne l'était auparavant aux yeux du public, "et davantage effrayant, semble-t-il".Matthew Collins, consultant australien de 29 ans, a placé 21 paris différents avant la convention républicaine, la presque totalité sur Donald Trump, vainqueur final, mais aussi gagnant dans plusieurs Etats, pour environ 20.000 dollars australiens, somme qu'il avait gagné grâce à un pari sur le ticket Biden/Harris côté démocrate.Pour celui qui se décrit comme de gauche, l'accélération du candidat Trump est en partie liée à la convention républicaine, qui s'est tenue fin août, juste après son équivalent démocrate. "Les républicains ont donné l'impression qu'ils aimaient l'Amérique. (...) Je n'ai pas entendu ça chez les démocrates, donc je pense que leur message ne passe pas."Nick Freiling, qui a parié 300 dollars sur une victoire de Donald Trump dans le Minnesota, rappelle qu'il est classique que l'écart se resserre à l'approche du scrutin.Autre facteur, selon lui, le Covid-19, qui a valu au président en exercice d'être sévèrement critiqué pour sa gestion de la crise, "n'est plus aussi présent dans nos esprits et les gens sont moins énervés, en général" qu'il y a quelques mois."Je ne pense pas que les sondages soient représentatifs de la réalité", dit Matthew Collins, pour qui "la marge d'erreur doit être très élevée"."Les sondages chez les votants probables donnent peut-être Biden gagnant, mais qu'en est-il de l'enthousiasme des électeurs pour leur candidat, qui a un lien avec la participation? Trump l'emporte haut la main là-dessus", fait valoir Nick Freiling."Il faut regarder où va l'argent", insiste Matthew Collins, qui s'attend aussi à ce que Donald Trump domine nettement les trois débats présidentiels. "C'est ça qui compte pour les gens. Ils ne vont pas mettre de l'argent s'ils ne pensent pas que c'est possible", tandis que "les gens peuvent mentir aux instituts de sondage, il n'y a aucune conséquence financière."Des parieurs voient aussi dans la proportion sans doute historique de votes par correspondance, pour cause de coronavirus, un aléa supplémentaire, qui pourrait être favorable au président sortant."Ca pourrait être le bazar", imagine Matthew.
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Les vacances d'été ont commencé, et les Français prennent la route, souvent pour de longues heures. Contre les risques de somnolence ou de perte de vigilance, la sieste est le meilleur atout, rapporte une étude.
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Elle est "primordiale quand on effectue un long trajet" en voiture. La sieste, même courte, permet d'éviter la chute de vigilance, voire la somnolence quand ont prend le volant. Un moment à prendre pour les conducteurs, qui est bien plus efficace qu'une simple pause, rapporte une étude publiée ce samedi, alors que le troisième weekend des vacances d'été s'illustre déjà par un trafic très chargé sur les routes de France. "Derrière tout ça il y a l'horloge centrale, qui pilote une phase d'hypovigilance (état intermédiaire entre la veille et le sommeil, pendant lequel les facultés d'analyse et d'observation sont réduites) en début d'après-midi, pour permettre de dormir si on le souhaite" explique Damien Davenne. Chronobiologiste, professeur à l'université et directeur de l'unité de recherche COMETE de l'Inserm/Unicaen, dédiée aux mobilités, il a piloté cette étude financée par la fondation Vinci Autoroutes. "10 à 15 minutes suffisent"L'étude a été menée sur "quarante bons dormeurs" (moins huit heures de sommeil la veille). Ils ont été testés sur trajet monotone (sans trafic, avec interdiction de quitter leur voie) avec un simulateur de conduite, et des électrodes mesurant plusieurs variables cognitives (fatigue, somnolence, vigilance, anxiété). Le trajet, séquencé en deux fois deux heures de conduite, comprenait une heure de pause avec un déjeuner identique pour chaque participant. Lors de cette pause, un premier groupe a effectué une sieste dans un lit après la collation, un deuxième a dormi sur le siège incliné du véhicule et un dernier s'est contenté d'une simple pause. Résultat : les signes de baisse de vigilance voire de somnolence (étude des déviations latérales du véhicule comme les zigzag) des personnes qui n'ont pas dormi sont supérieurs de 21% à celles des participants ayant fait une sieste. La différence se rétrécit entre les participants ayant siesté dans un lit ou sur le siège. "La sieste est primordiale quand on effectue un long trajet. Dix ou quinze minutes suffisent, après entrent en jeu des mécanismes d'inertie de sommeil (se réveiller encore endormi) préjudiciables à la conduite", conclut Damien Davenne.Selon le baromètre 2020 de la fondation Vinci Autoroutes, 62% des Français interrogés par Ipsos disent s'arrêter, au cours d'un long trajet, pour faire une sieste.
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La ministre de la Santé a salué l'augmentation de la couverture vaccinale, grâce au passage de 3 à 11 vaccins obligatoires en janvier 2018.
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Confrontée à un mouvement de défiance des "antivax", la vaccination gagne malgré tout du terrain chez les nouveaux-nés. "La confiance revient", Agnès Buzyn au cours d'une conférence de presse, jeudi 18 avril. La ministre de la Santé a lancé une campagne de promotion inédite à l'occasion de la Semaine européenne de la vaccination (24-30 avril). Agnès Buzyn a mis en avant l'augmentation de la couverture vaccinale chez les enfants, obtenue dans le passage du passage de trois à 11 vaccins obligatoires pour ceux nés après le 1er janvier 2018. Cette mesure avait constitué un temps-fort du mandat Macron dans le domaine de la santé."Dix vies gagnées chez les enfants, c'est énorme"Selon des chiffres provisoires, 98,6% des enfants nés entre janvier et mai 2018 sont couverts par le vaccin dit "hexavalent" (qui protège contre six maladies dont le tétanos et l'hépatite B), contre 93,1% avant l'extension de l'obligation vaccinale. La couverture contre les infections à méningocoque C est elle estimée à 75,7%, contre seulement 39,3% pour la même période en 2017 En conséquence, le nombre de cas de méningites à méningocoque C touchant des enfants de moins d'un an est passé de 17 en 2017 à quatre l'an dernier. "Dix vies gagnées chez des enfants, c'est énorme", note Agnès Buzyn."La confiance envers les vaccins revient au-delà même de l'obligation vaccinale, ce mouvement profite à la vaccination au sens large", a t-elle ajouté.A côté de ces bonnes observations, la ministre dresse un constat plus mitigé au sujet du vaccin contre la grippe. "Pour la population cible (plus de 65 ans, certains malades chroniques, femmes enceintes et personnes souffrant d'obésité morbide) on en est à 50%, très en deçà des 75% préconisés par l'OMS", selon elle. Pour faire remonter ces chiffres, Agnès Buzyn préconise la "simplification du parcours vaccinal". Après une expérimentation dans quatre régions, les personnes pour lesquelles la vaccination contre la grippe est recommandée pourront se faire vacciner dans toutes les pharmacies de France dès l'automne. La nouvelle campagne du ministère de la Santé débutera dimanche, sous le slogan "La meilleure protection, c'est la vaccination". Le spot met en scène des enfants en train de visiter un musée vêtus d'une combinaison de protection, allégorie de leurs vaccins. "C'est un message simple, non culpabilisant, qui ne doit pas faire peur mais donner envie de protéger l'enfant", a commenté la ministre, selon laquelle c'est la première fois qu'une campagne provaccination sera diffusée à la télévision.
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Dans un rapport publié vendredi 20 juillet, le comité d'action publique 2022 préconise d'arrêt de la production des pièces de 1 et 2 centimes.
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Leur disparition semble se dessiner. Dans un rapport publié vendredi par le syndicat Solidaires finances publiques, le comité d'action publique 2022 (CAP) préconise à court terme la fin des pièces de 1 et 2 centimes. "On pourrait commencer à court terme par mettre fin à la circulation des pièces de 1 et 2 centimes, comme cela a été fait en Irlande, en Finlande et en Belgique par exemple", indique le document. Un sujet qui fait débat. En 2015, le PDG de la Monnaie de Paris, Christophe Beaux, avait alerté sur le risque de hausse des prix. "Si ces pièces sont enlevées, les prix vont être arrondis à l'unité supérieure et la population va ressentir une hausse des prix".Dans son rapport, le comité propose également "de supprimer les espèces, les chèques et les timbres fiscaux d'ici deux ans". Des disparitions qui ouvriraient la voie au "zéro cash" et rendrait obligatoire l'acceptation des paiements dématérialisés, comme la carte bancaire ou encore le virement, pour tout achat et sans montant minimum.Le comité d'action publique 2022, composé d'une trentaine d'experts, avait été chargé en octobre 2017 par Édouard Philippe, de soumettre des propositions visant à réduire les dépenses publiques.
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Le Sénat s'apprête à voter la loi anti-casseurs, au mot près, tel qu'il a été voté à l'Assemblée nationale. Une manière pour la droite, majoritaire au Palais du Luxembourg, de ruser le gouvernement, décrypte L'Opinion.
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Les Républicains auraient-ils réussi à piéger le gouvernement sur un élément politique fort de ces dernières semaines ? Il semblerait bien que oui selon L'Opinion, qui décrypte le tour de passe-passe que s'apprêtent à réaliser les élus de droite du Palais du Luxembourg. Si la proposition de loi anti-casseurs a été adoptée le 5 février dernier, elle doit désormais passer devant le Sénat le 12 mars prochain. Et c'est de là que démarre le "piège" des sénateurs de droite. Loi anti-casseurs : le gouvernement a-t-il été piégé ?par 6MEDIAS Ces derniers auraient le projet de voter le texte sans changer le moindre mot. Une décision qui a deux desseins : d'une part, adopter le texte définitivement, et d'autre part, mettre un peu d'huile sur le feu au sein du gouvernement, explique L'Opinion. Car dans les faits, si les sénateurs avaient révisé le texte, il aurait dû revenir à l'Assemblée nationale et le gouvernement aurait ainsi pu l'amender. Ce ne sera plus possible. Fronde dans la majorité Pensé au lendemain de l'acte 8 des "gilets jaunes" et à la suite de l'agression du boxeur Christophe Dettinger envers un policier, ce texte avait permis au gouvernement et à Édouard Philippe de calmer le jeu et freiner les ardeurs des élus de droite. Or à l'origine, comme le rappelle Europe 1, il était un projet de Bruno Retailleau, le patron des sénateurs Républicains, d'où une certaine fronde dans la majorité et dans les autres partis. Ainsi la France Insoumise a dénoncé des mesures "liberticides" et une "dérive autoritaire". Certains élus de la majorité allant même jusqu'à parler de "politique répressive". Révisé, assoupli, remodelé... le texte a finalement été adopté en première lecture le 5 février dernier par 387 voix contre 92 et 74 absentions. Parmi elles, 50 côté LREM auxquelles est venu s'ajouter le silence de seize autres députés. Un record pour un texte soutenu par le gouvernement.Emmanuel Macron et Édouard Philippe souhaitaient donc une adoption rapide et définitive en réussissant à rattraper le coup auprès de ses députés mécontents. Le 12 mars prochain, il pourrait se faire doubler par le Sénat, qui au passage, pourrait réclamer la rapide application de la loi si les manifestations des "gilets jaunes" se poursuivent.
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Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), plus de 1000 pathologies professionnelles dues aux persulfates ont été recensées entre 2001 et 2015. Ces substances se retrouvent dans les produits capillaires, auxquels sont exposés coiffeurs et clients.
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Asthme, rhinites, urticaire... Les décolorants pour cheveux peuvent être la source de bien des désagréments. Tel est l'avertissement lancé par l'Anses, qui recommande de "réduire au maximum" et "dans les meilleurs délais" les substances persulfates dans les produits capillaires. L'institut pointe des risques d'allergies, qui peuvent être très graves. Dans ses travaux d'expertise publiés mercredi 12 juin, l'agence sanitaire met en évidence des dangers pour la santé des professionnels de la coiffure et des consommateurs.Les persulfates engendrent dans certains cas des réactions allergiques au niveau respiratoire et cutané. Ces substances sensibilisantes constituent la deuxième cause des asthmes professionnels liées à des expositions aux produits chimiques, relève l'Anses. D'après les données disponibles (publications scientifiques et données du système de surveillance) "la très grande majorité des cas de réactions allergiques en lien avec ces substances sont observées dans le secteur de la coiffure"."L'exposition des professionnels se produit surtout lors de la préparation, de l'application et du rinçage des produits, par voie respiratoire et cutanée. Les consommateurs peuvent également être exposés lors de l'utilisation des produits de décoloration à utiliser chez soi et en tant que clients des salons de coiffure", précise l'agence sanitaire dans son communiqué.Les jeunes débutants, profil à risque ?Le Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles a recensé plus d'un millier de cas de pathologies professionnelles liées aux persulfates entre 2001 et 2015. Ces réactions sont nombreuses : asthme, dermatites allergiques, rhinites, urticaires, voire le cas extrême d'un choc anaphylactique, ainsi que d'autres maladies respiratoires. En très grande majorité, ces pathologies affectent des coiffeurs, et pour un quart d'entre eux des jeunes travailleuses et des apprenties.L'étude de l'Anses a également fait appel aux résultats d'autres agences sanitaires d'Europe (Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne, Suisse, Autriche et Danemark), qui vont dans le sens de ce constat. "Ces pathologies peuvent entraîner des handicaps dans la vie quotidienne et de lourdes conséquences pour ces professionnels telles que l'obligation de reconversion professionnelle", souligne l'Anses. L'agence appelle à réduire dans les meilleurs délais l'usage des persulfates, notamment dans les produits capillaires, afin de protéger la santé des travailleurs et des consommateurs exposés.
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Cette année, les fictions télévisées ont réussi à faire parler d'elles, que ce soit lors d'une soirée entre amis ou au détour d'un café au bureau, mais également sur les réseaux sociaux. En guise de rétrospective,
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Twitter a dévoilé, ce mercredi 7 décembre, le classement des séries qui ont le plus agitées sa twittosphère."Game of Thrones" et "The Walking Dead" en tête !Pas de grosses surprises pour le haut du classement. En effet, la première et deuxième place sont respectivement attribuées aux deux plus grosses séries du moment, "Game of Thrones" et "The Walking Dead". Grâce à la résurrection de Jon Snow, la revanche de Cersei, le nombre incalculable de morts − dont celle tant attendue de Ramsay Bolton donné en pâture aux chiens −, la saison 6 du show de HBO offrait vraiment de multiples sujets de conversations. "The Walking Dead" aussi a su faire monter la pression avec le buzz autour de Negan et de sa batte nommée Lucille. Les paris et les interrogations, sur la ou les victimes de ce dernier, étaient sur toutes les lèvres.Une autre série forte, mais dans un autre registre, se hisse à la troisième place : "Grey's Anatomy". La fiction américaine continue de passionner ses plus fidèles fans et ce, toujours après treize saisons. Avec la mort du docteur Derek Sheperd, alias Patrick Dempsey , le show aurait pu s'essouffler. Pourtant, le contraire s'est produit et "Grey's Anatomy" se découvre un nouveau souffle. Le trio entre Meredith, Maggie et Nathan ne manque pas de faire parler sur Twitter.Netflix n'a pas dit son dernier motDans ce top 10, deux séries de Netflix ne sont pas en reste. "Orange is The New Black" atteint la sixième place du classement avec sa saison 4 qui a beaucoup fait réagir sur les réseaux. Dénonçant la violence raciale aux États-Unis, nombreux ont été ceux à commenter la direction choisie lors de cette saison. À la septième place, "Stranger Things" a su créer la surprise cette année, en se glissant au coeur de toutes les discussions. Un hymne d'amour dédié aux blockbusters des années 1980, avec de jeunes acteurs qui ont fait la force de cette nouveauté. Et vous, quelle est la série que vous commentez le plus ?
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ÉCLAIRAGE. Liberticide pour la gauche, pas assez dur pour la droite : le texte porté par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb entre en vigueur dès mardi.
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Il a été signé par Emmanuel Macron lundi 30 octobre. Cette réforme, qui prend le relais de l'état d'urgence, en inscrit certaines mesures dans le droit commun de façon permanente. L'état d'urgence, qui sera levé mercredi, est un régime d'exception en vigueur depuis les attaques de novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, soit un record de quasiment deux ans. Il a été créé en 1955, durant la guerre d'Algérie. Depuis novembre 2015, le Parlement a prolongé l'état d'urgence à six reprises, notamment au printemps 2016 pour sécuriser le Tour de France et l'Euro-2016. La prolongation suivante est intervenue après l'attentat de Nice (86 morts). Puis le président Hollande a demandé sa prorogation afin de couvrir les élections présidentielle et législatives. Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, le Parlement l'a reconduit le 6 juillet, le temps de préparer la nouvelle loi.Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a indiqué lundi que 41 personnes restaient assignées à résidence. Depuis près de deux ans, 625 armes ont été saisies dont 78 armes de guerre, tandis que des attaques importantes ont été déjouées, dont une contre un meeting pendant la campagne présidentielle, relève le ministre. Onze lieux de culte ont en outre été fermés.
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"Et un, et deux... plié, pointé... Allez c'est parti!". Les danseurs du Ballet de l'Opéra national du Rhin, région durement frappée par le coronavirus, sont parmi les premiers en France à avoir repris l'entraînement, dans des conditions très strictes, les forçant à conjuguer souffle et masque.
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Dès que les premières notes résonnent sous les doigts du pianiste dans le studio blanc du centre chorégraphique national à Mulhouse (nord-est), ville fortement frappée en France par l'épidémie, les bras s'allongent, les pieds tournent, les corps se plient face aux barres fixées tout autour."On enchaîne ? Vous avez besoin de respirer ?", s'enquiert la maître de ballet Claude Agrafeil auprès des huit danseurs et danseuses de ce premier cours de reprise officielle, après deux journées tests.Car si les gestes sont gracieux et le port de tête élégant, les visages de tous disparaissent à moitié derrière un masque de tissus blanc homologué et fabriqué dans les ateliers de l'Opéra national du Rhin (OnR). "C'est compliqué de danser avec le masque", reconnaît Bruno Bouché, le directeur artistique du Ballet. Il y voit "la plus grande difficulté" de cette "reprise très progressive".Et pourtant c'est loin d'être la seule règle fixée pour permettre un retour à la barre des danseurs: ils arrivent déjà en tenue et masqués, se font prendre la température, se déchaussent à l'entrée du bâtiment, se lavent les mains et filent directement au studio, sans croiser les autres, jusqu'à leur emplacement réservé marqué au sol par de l'adhésif noir.- Sensation d'"oppression" -Le Ballet du Rhin est l'un des premiers ballets français à reprendre l'entraînement, avec le Malandain Ballet Biarritz. Celui du Capitole à Toulouse (sud-ouest) vise le 26 mai et les danseurs des Ballets de Monte-Carlo ont passé des tests sérologiques de dépistage en vue d'une reprise prochaine.A Mulhouse, on a opté pour des mesures sanitaires des plus strictes. Chaque danseur est à trois mètres et demi du voisin et se frictionne les mains au gel hydroalcoolique dès qu'il touche quelque chose, des élastiques de son masque à sa bouteille d'eau. Pierre Doncq, lui, préfère ne pas boire pendant le cours. "Cela me stresse de devoir toujours me laver les mains, retirer le masque et tout ça. J'ai envie de me concentrer sur ce que dit la maîtresse de ballet", explique-t-il à l'issue du cours.Le danseur belge de 33 ans a néanmoins dû, entre deux exercices, changer son masque devenu humide. Ce nouvel équipement lui donne une sensation "un peu d'oppression", mais aussi perturbe son champ de vision."Mais honnêtement, on peut s'adapter, il faut simplement être vigilant", ajoute-t-il, jugeant "très agréable" de retrouver le studio de danse avec "une petite pression" ressentie à être de nouveau face à ses maîtres de ballet."Ne vous inquiétez pas, ça va revenir", lance à ses élèves Claude Agrafeil, après un enchaînement de pirouettes quasiment sur place.Des mouvements classiques de la danse vont être un temps relégués aux oubliettes: "une diagonale, ça va être très compliqué, les manèges, on oublie complètement", tout comme les portés. "C'est très frustrant, mais cela développe aussi l'imagination des professeurs", considère Bruno Bouché.Face à cette interaction interdite, Pierre Doncq a eu d'abord l'impression de "retenir (s)on corps de s'étendre dans l'espace".- "Se retrouver" -Au bout d'une heure de pliés, relevés, battements et autres arabesques, les danseurs quittent les lieux rapidement et séparément. Ni loge, ni douche.Le studio sera désinfecté pour le cours suivant. Avec trois cours quotidiens, la vingtaine de danseurs du Ballet de l'OnR pourront chacun danser une heure au studio. C'est bien loin des six ou sept heures d'avant confinement, mais "l'essentiel, c'était de se retrouver", considère Bruno Bouché."Notre vie, c'est de danser, alors s'accrocher à une chaise ou à une armoire (pour faire ses exercices) pendant huit semaines, cela devenait de plus en plus compliqué", estime celui qui donnait ses cours par visioconférence.Pour l'heure, il s'agit surtout d'une remise en forme, la perspective de retour sur scène reste incertaine.L'Opéra national du Rhin a néanmoins présenté sa programmation 2020/2021. Le 5 septembre, le Ballet devrait danser "Chaplin" du chorégraphe allemand Mario Schröder. Pour le moment, Pierre Doncq préfère "ne pas trop se projeter". Pour éviter d'être déçu ensuite.
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Un masque qui deviendrait fluorescent lorsque son porteur serait atteint d'une forme de coronavirus est actuellement en phase de développement par des chercheurs de Harvard et du MIT.
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Des chercheurs des universités d'Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT) travaillent actuellement à l'élaboration d'un masque qui émettrait un signal fluorescent si son porteur, atteint d'une forme de coronavirus , respire, tousse ou éternue, explique Business Insider. Un dispositif qui pourrait ainsi pallier les limites des méthodes de dépistage déjà en place, comme la prise de température par exemple. Le dispositif pourrait être adopté dans les trajets du quotidien et deviendrait bien utile. « Les hôpitaux pourraient l'utiliser pour les patients à leur arrivée ou dans la salle d'attente comme pré-dépistage des personnes infectées », souligne Jim Collins dans les colonnes de Business Insider.Les premiers tests étant encourageants, les chercheurs d'Harvard et du MIT planchent désormais sur la conception de ce masque. Ils cherchent notamment à savoir si les capteurs permettant de déceler le coronavirus doivent directement être intégrés à un masque ou s'il est préférable de créer un petit module qui pourrait se greffer aux masques en vente dans le commerce.Une technologie pointue Concrètement, les capteurs sont constitués de matériel génétique (ADN et ARN) qui va réagir aux virus. Comme l'explique Business Insider, le matériel est lyophilisé sur le tissu à l'aide d'une machine appelée lyophilisateur. Celle-ci va aspirer l'humidité du matériel génétique sans le tuer. Ce matériel pouvant rester stable pendant plusieurs mois, le masque serait donc utilisable un long moment.L'humidité (mucus, salive...) ou la séquence génétique d'un virus permet aux capteurs de s'activer et d'émettre un signal fluorescent une à trois heures après. En revanche, ce signal n'est pas visible à l'œil nu, il faut utiliser un spectrofluoromètre pour le détecter.Un dispositif peu onéreuxLes chercheurs espèrent pouvoir présenter leur dispositif dans les prochaines semaines. "Une fois que nous en serons à ce stade, il s'agirait alors de mettre en place des essais avec des individus susceptibles d'être infectés pour voir si cela fonctionnerait dans un environnement réel", explique Jim Collins.Un capteur ne coûtant que 20 dollars, ce masque serait une alternative beaucoup moins chère que les méthodes de dépistage déjà utilisées.
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Le président américain Donald Trump a promis lundi de restaurer l'ordre dans une Amérique en proie à un déferlement de colère historique, menaçant de déployer l'armée pour faire cesser les violences.
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A New York, plusieurs grands magasins de la célèbre 5e Avenue ont été pillés lundi soir, selon des journalistes de l'AFP sur place, et la police a annoncé avoir arrêté "des centaines" de personnes.Le couvre-feu, instauré dans la ville de 23h à 5h lundi, commencera dès 20h mardi, a annoncé le maire Bill de Blasio, tout en assurant que la métropole était "totalement sous contrôle, et pour l'essentiel calme et paisible". Donald Trump est confronté aux désordres civils les plus graves de son mandat alors que des centaines de milliers d'Américains protestent contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales, exacerbées par la crise du Covid-19."Au plus profond de nous-mêmes, on en a assez", a expliqué à l'AFP Jessica Hubbert, un manifestante afro-américaine de Los Angeles.- Couvre-feu -Une semaine après l'homicide à Minneapolis de George Floyd, un homme noir de 46 ans asphyxié par un policier blanc, New York, Los Angeles et des dizaines d'autres villes américaines ont renforcé leurs mesures sécuritaires, décrétant ou rallongeant un couvre-feu nocturne pour vider les rues.A Washington, plusieurs dizaines de manifestants ont été arrêtés sans violence dans la soirée pour violation du couvre-feu instauré à partir de 19H00.A St-Louis, dans le Missouri, quatre policiers ont été blessés par balles, et l'un d'eux est dans un état grave, a annoncé le chef de la police locale.Après une manifestation pacifique dans l'après-midi de lundi, environ 200 personnes ont commencé à lancer des pierres et des fusées d'artifice aux policiers, avant de commencer à piller des boutiques. La police, a-t-il reconnu, a répondu avec des "munitions".Face aux troubles se surajoutant à la pandémie de coronavirus, Donald Trump avait annoncé plus tôt d'un ton martial le déploiement dans la capitale de "milliers de soldats lourdement armés" et policiers pour mettre un terme "aux émeutes" et "aux pillages".Il a jugé que les troubles de la veille à Washington étaient "une honte". Appelant les gouverneurs à agir vite et fort pour "dominer les rues" et briser la spirale des violences, il leur a lancé une mise en garde."Si une ville ou un Etat refuse de prendre les décisions nécessaires pour défendre la vie et les biens de ses résidents, je déploierai l'armée américaine pour régler rapidement le problème à leur place", a-t-il lancé, dénonçant des actes de "terrorisme intérieur". "Il utilise l'armée américaine contre les Américains", a dénoncé sur Twitter Joe Biden, son adversaire à la présidentielle de novembre.Le candidat démocrate doit se rendre mardi matin à Philadelphie pour s'exprimer sur les "troubles civils".Le visage couvert d'un masque, il s'est rendu lundi dans l'église d'une paroisse noire de son Etat du Delaware pour y rencontrer des responsables locaux. L'ancien vice-président de Barack Obama compte sur cet électorat pour remporter la Maison Blanche.Tandis que Donald Trump s'exprimait dans les jardins de la Maison Blanche aux airs de camp retranché, la police dispersait avec du gaz lacrymogène des centaines de manifestants rassemblés à l'extérieur de l'enceinte.L'objectif était de libérer le champ vers l'église Saint John, bâtiment emblématique tout proche qui a été dégradé dimanche soir. Le président s'y est rendu à pied, entouré de membres de son cabinet, pour s'y faire photographier, une bible en main.La maire démocrate de Washington, Muriel Bowser, a dénoncé une dispersion "honteuse" qui, selon le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, ne servait qu'à offrir au président "une séance photo".- Pression prolongée -De Boston à Los Angeles, de Philadelphie à Seattle, le mouvement de protestation s'est exprimé jusqu'ici de façon majoritairement pacifique le jour, mais a aussi donné lieu à des embrasements nocturnes et des destructions.Au coeur des manifedstations, les slogans, "Black Lives Matter" ("La vie des Noirs compte") et "I can't breathe" ("Je ne peux pas respirer"), les derniers mots de M. Floyd gisant par terre, menotté et cou sous le genou d'un policier, dont les collègues restaient passifs.M. Floyd est mort asphyxié en raison d'une "pression forte et prolongée" exercée sur son cou et sa cage thoracique, a affirmé lundi Ben Crump, l'avocat de la famille de la victime, en révélant les résultats d'une autopsie indépendante. L'autopsie officielle, rendue publique dans la foulée, a également conclu à une pression létale au niveau du cou de l'Afro-Américain, ayant causé un arrêt du coeur.Ni le renvoi de l'agent coupable de la bavure, Derek Chauvin, ni son arrestation postérieure n'ont calmé les esprits et les protestations ont touché au moins 140 villes américaines.Face aux affrontements mêlant manifestants, casseurs et forces anti-émeute, les soldats de la Garde nationale ont été déployés dans plus d'une vingtaine de métropoles, dans un climat de tension inédit depuis les années 1960.Pour disperser les protestataires, les forces de l'ordre ont utilisé gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc.L'agent Derek Chauvin, qui a été inculpé d'homicide involontaire, doit comparaître le 8 juin devant un tribunal.Pas de quoi espérer donc une baisse immédiate de la tension ambiante, d'autant que cette même semaine prochaine seront célébrées les obsèques de George Floyd, au Texas.L'émotion a dépassé les frontières des Etats-Unis.Des manifestations contre les brutalités policières et le racisme aux Etats-Unis ont aussi eu lieu ces derniers jours en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Irlande, aux Pays-Bas, au Canada et en Nouvelle-Zélande.Les rivaux des Etats-Unis dans le monde, Chine et Iran en tête, n'ont eux pas laissé passer l'occasion de critiquer Washington. Pékin a notamment dénoncé la "maladie chronique" du racisme aux Etats-Unis. Et Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif de Hong Kong malmenée l'an dernier par une vague de contestation soutenue par la plupart des pays occidentaux, a accusé Washington d'avoir "deux poids, deux mesures" face aux manifestants.
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- Connu et apprécié en Israël pour son combat contre l'antisémitisme en France, le Premier ministre va-t-il parvenir à infléchir la ligne de l'État hébreu ? -Une semaine après la visite de Jean-Marc Ayrault à Jérusalem, Manuel Valls est arrivé samedi soir 21 mai en Israël pour voyage de trois jours. Tout comme le chef de la diplomatie française, le Premier ministre défendra l'initiative française pour relancer le processus de paix.
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Le chef du gouvernement sera jusqu'à lundi midi côté israélien, à Tel Aviv puis à Jérusalem, une visite ponctuée par une rencontre avec son homologue Benjamin Netanyahu à la mi-journée. Il se rendra ensuite côté palestinien, à Bethléem, Jérusalem-Est et enfin à Ramallah. Il y rencontrera le Premier ministre Rami Hamdallah.L'avion gouvernemental transportant M. Valls s'est posé peu avant 19H45 locales (17H45 GMT) à l'aéroport international de Tel-Aviv, a indiqué une conseillère à l'AFP. Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Roger Cukierman, son frère Henri Cukierman, président de la chambre de commerce France-Israël, les défenseurs de la mémoire de la Shoah Serge et Beate Klarsfeld, le journaliste Jean-Pierre Elkabbach, le cinéaste Alexandre Arcady, la chanteuse Keren Ann, le réalisateur Rani Massalha et l'anthropologue Marion Slitine sont également du voyage.La France tente actuellement de mettre sur pied une conférence internationale afin de relancer le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, au point mort depuis l'échec en avril 2014 de la dernière initiative américaine. Prévue initialement fin mai, cette conférence a été reprogrammée le 3 juin pour permettre à John Kerry d'y assister. Le secrétaire d'État américain a par ailleurs confirmé sa présence ce jeudi.Manuel Valls parviendra-t-il à infléchir la ligne de l'État hébreu qui, pour l'heure, ne veut pas entendre parler d'autre chose que de négociations bilatérales avec les Palestiniens ? D'autant que les relations entre la France et Israël sur le sujet sont assez tendues, Benjamin Netanyahu ayant mis en doute lors de la visite de Jean-Marc Ayrault "l'impartialité" de l'initiative française. Israël s'indigne en effet qu'une résolution de l'Unesco, adoptée avec la voix de la France en avril, ne fasse jamais référence à l'esplanade des Mosquées comme mont du Temple ou ne cite le mur des Lamentations qu'entre guillemets.LE COMBAT CONTRE L'ANTISÉMITISME DE VALLS APPRÉCIÉ"Manuel Valls y va en étant parfaitement conscient de la réaction israélienne, pour continuer le dialogue et poursuivre ce travail de conviction, que cette initiative française n'est pas contre les Israéliens mais dans leur intérêt", indique-t-on à Matignon. Connu et apprécié en Israël pour son combat contre l'antisémitisme en France, le Premier ministre pourrait faire la différence. Le 11 mai dernier, il avait notamment regretté "des formulations malheureuses, maladroites, qui heurtent et qui auraient dû être incontestablement évitées, comme ce vote" à l'Unesco.Interrogé sur Manuel Valls et sur ce vote controversé, Roger Cukierman, le directeur du Conseil représentatif des institutions juives (Crif), a estimé ce samedi matin sur Europe 1 qu'il était le "meilleur interlocuteur français vis-à-vis du Premier ministre (israëlien NDLR). Ce vote à l'Unesco était catastrophique car c'était nier toute relation entre le peuple juif et Jérusalem. Cela a été une erreur majeure de la diplomatie française."UN VOYAGE "ÉQUILIBRÉ"Néanmoins, Matignon a tout fait pour que le voyage soit "équilibré", quand les détracteurs de Manuel Valls l'accusent d'avoir effectué un virage pro-israélien autour de 2010, alors qu'il se rendait auparavant à Khan Younès dans la bande de Gaza, avec qui sa mairie d'Évry avait noué des liens solides. Lors du dîner du Crif en mars, le chef du gouvernement avait déclaré que l'antisionisme était "tout simplement le synonyme de l'antisémitisme et de la haine d'Israël", déclenchant une controverse jusqu'au sein du gouvernement. "C'est une bêtise de dire qu'antisionisme égale antisémitisme, c'est une lecture totalement partisane qui ne peut que tendre un peu plus les rapports entre Israël et les Palestiniens", estimait un ministre rapporte Le Monde."Il n'a pas à corriger quoi que ce soit", rétorque son entourage. "Il a cette relation avec Israël, sa culture, les gens qu'il connaît là-bas, son combat très personnel et très fort contre l'antisémitisme. Mais il a par ailleurs une analyse sans ambiguïté sur les conditions nécessaires de la paix, par exemple l'arrêt de la colonisation", défend-t-on.La visite n'est pas seulement diplomatique, et prévoit de nombreuses étapes sur la coopération économique, culturelle et mémorielle, avec notamment un passage au cimetière où sont enterrées des victimes des attentats antisémites de Mohammed Merah en 2012 et de l'Hypercacher en janvier 2015.
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Le ministre de la Justice a dénoncé la "surenchère populiste" de certains élus de droite suite à la mort d'une adolescente de 15 ans à Nantes, tuée par un délinquant multirécidiviste.
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"Après un drame comme ça, on doit se taire". Après plusieurs jours de réactions indignées à droite à propos du meurtre d'une adolescente à Nantes, le garde des Sceaux a critiqué les attaques du Rassemblement national et de divers élus de droite. La présidente du RN Marine Le Pen avait ainsi demandé la démission de certains magistrats en charge de de l'affaire, tandis que côté LR, Rachida Dati dénonçait le risque de récidive "systématique" chez certains individus. "Si la justice a dysfonctionné, je ne me cacherai pas derrière mon petit doigt, s'il y a des sanctions à prendre, elles seront prises". Mais "s'il suffisait de cogner pour que notre société soit pacifiée, il y a des siècles qu'on le saurait", a commenté le ministre de la Justice, mardi 1er septembre, sur Europe 1. Quant aux mesures de rétention de sûreté, "ça n'arrangera rien". "On est évidemment émus, mais l'émotion est difficilement compatible avec la raison"."Sur le plan économique, ils n'ont rien à proposer""On n'est pas obligé de faire dans la surenchère populiste. Moi, je veux m'adresser à l'intelligence des Français, pas à leurs bas-instincts", explique t-il. "J'ai entendu la charge sonnée depuis ce week-end. Ca a commencé par la nuancée madame Morano, puis Xavier Bertrand, qui utilise les mêmes mots que Marine Le Pen : "Orange mécanique". La France, c'est pas un coupe-gorge!", clame Eric Dupond-Moretti, avant de s'en prendre aux élus de droite en poste au gouvernement avant lui : "Est-ce que ces gens là quand ils étaient au poivoir, ont éradiqué la délinquance? Est-ce qu'il y a eu des violences urbaines. Est-ce que le garde des sceaux qui était le leur n'a pas connu la récidive", demande t-il, avant de conclure en avançant que "la réalité, c'est que sur le terrain économique, ils n'ont rien à proposer".
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Surnommé le "zoulou blanc", le chanteur et danseur sud-africain est décédé mardi 16 juillet, à l'âge de 66 ans.
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Une icône s'en va. Le musicien Johnny Clegg, a succombé aux suites d'un cancer à l'âge de 66 ans, a annoncé son manager mardi 16 juillet. "Johnny est décédé paisiblement aujourd'hui, entouré de sa famille à Johannesburg (...), après une bataille de quatre ans et demi contre le cancer", a indiqué Roddy Quin sur la chaîne de télévision publique SABC. "Il a joué un rôle majeur en Afrique du Sud en faisant découvrir aux gens différentes cultures et en les rapprochant", a-t-il ajouté dans un communiqué. "Il nous a montré ce que cela signifiait d'embrasser d'autres cultures sans perdre son identité". Johnny Clegg a puisé dans la culture zoulou son inspiration pour concevoir une musique révolutionnaire où les rythmes africains endiablés cohabitent avec guitare, clavier électrique et accordéon. Son album "Scatterlings of Africa" avait occupé la tête des hit-parades en Grande-Bretagne et en France, en 1982.L'un de ses plus grands tubes planétaires, "Asimbonanga" ("Nous ne l'avons pas vu", en langue zoulou), est dédié à Nelson Mandela, le héros de la lutte anti-apartheid.Le chanteur et danseur, qui souffrait d'un cancer du pancréas, avait récemment fait une tournée mondiale d'adieu.
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Apparaissant à l'écran toujours calme et décontracté, David Pujadas était pourtant il y a encore quelques années un grand nerveux ! Comme il l'a confié dans le magazine Society, plus jeune, il ne supportait pas l'autorité et consommait de la drogue. Un vrai marginal !
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David Pujadas fait partie du quotidien des Français depuis 15 ans. Pourtant, les téléspectateurs qui le suivent fidèlement chaque jour dans le JT de France 2 ignorent pas mal de choses sur le passé tumultueux du présentateur. Interviewé dans le magazine Society, l'animateur a en effet dévoilé quelques anecdotes à propos de sa jeunesse pour le moins surprenantes et inattendues. Désormais âgé de 52 ans et père de quatre enfants, la star du petit écran était en réalité un véritable rebelle pendant son adolescence...Un amateur de... drogues !Ainsi, il révèle par exemple avoir "goûté à toutes les drogues" quand il était plus jeune : "Je viens d'une génération qui baignait dedans (...) Ça faisait partie du décor." Poursuivant sur ses expériences avec les substances illicites, il raconte qu'à 17 ans, au cours d'un voyage au Maroc avec ses amis, il s'est procuré avec sa bande "une bonne boulette" de cannabis, dans l'idée de la revendre afin de se rembourser en quelque sorte ce séjour. Malheureusement, la fine équipe a vu son petit plan contrecarré quand de faux policiers leur ont fait croire qu'ils étaient en état d'arrestation ! En réalité, ces derniers n'en avaient qu'après leur butin...De violents sauts d'humeurConcernant son caractère, David Pujadas reconnaît ne pas avoir toujours eu un tempérament facile. Sur son lieu de travail, il se souvient qu'il était autrefois révolté contre toute forme d'autorité : "J'étais colérique et neurasthénique. J'ai longtemps confondu autorité et autoritarisme. Je n'avais aucune expérience sur la façon de diriger les gens, je pensais que c'était en gueulant que l'on obtenait ce que l'on voulait. Ça vient aussi, je pense, d'un côté adolescent mal digéré, rebelle à l'autorité. Sauf que ce que je n'avais pas compris, c'est que j'étais devenu l'autorité." Aujourd'hui plus calme et serein, il est difficile pour le public de l'imaginer capable de tels coups de sang.
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Le parquet de Paris a annoncé vendredi à l'AFP l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "injure publique à caractère raciste" et "provocation publique à la haine raciale". Cela fait suite à la publication de messages racistes sur Facebook dans un groupe réunissant des membres des forces de l'ordre.
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Saisi par Christophe Castaner, le parquet de Paris a ouvert vendredi 5 juin une enquête sur des messages racistes publiés sur Facebook. Selon une information révélée par StreetPress, ces messages ont été postés dans un groupe Facebook intitulé "TN Rabiot Police Officiel", censé être réservé aux forces de l'ordre. Visible sur le réseau social, il affiche 7.760 membres. Le parquet de Paris a annoncé à l'AFP l'ouverture d'une enquête préliminaire, pour "injure publique à caractère raciste" et "provocation publique à la haine raciale". Elle a été confiée à confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Des propos jugés "inacceptables"Selon les captures d'écran publiées par le site, de très nombreux messages haineux, racistes, sexistes et homophobes y sont échangés. Certains tournent en dérision la mort de jeunes hommes au volant de leur moto-cross ou qualifient de "sale pute" la chanteuse Camélia Jordana, qui a récemment dénoncé les violences policières dans l'émission de France 2 On n'est pas couché. L'association antiraciste La Maison des Potes a, déposé une plainte contre X car "le racisme est un mal qui ronge de plus en plus la police"."S'ils sont avérés, ces propos inacceptables sont de nature à porter gravement atteinte à l'honneur de la police et de la gendarmerie nationales", a-t-on commenté dans l'entourage du ministre de l'Intérieur. "Les policiers sont policiers 24h/24. Ils doivent respecter la déontologie. Ces groupes de discussion, où sont lancés un tel venin, ne sont pas tolérables", a affirmé Philippe Capon, secrétaire général de l'Unsa-Police. Contacté par l'AFP, Facebook a indiqué "étudier activement ce groupe", qui était toujours en ligne vendredi soir. La firme de Mark Zuckerberg assure qu'il retirera "tout contenu" contraire à ses règles qui interdisent les "discours haineux" et "incitant à la violence", "y compris dans les groupes privés".Des policiers convoqués à un conseil de discipline Mardi soir à Paris, un premier rassemblement avait réuni au moins 20.000 personnes à l'appel de la famille d'Adama Traoré. A Lille, une manifestation contre le racisme et les violences policières a rassemblé près de 2.000 personnes. La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a estimé vendredi que ces manifestations révélaient "un certain malaise pour au moins une certaine partie des Français", qui devait être entendu.Le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Veaux, a d'ailleurs confirmé le prochain passage en conseil de discipline de policiers de Rouen, mis en cause en décembre pour des propos racistes échangés sur la messagerie privée WhatsApp, et documentés dans une enquête de Mediapart et Arte Radio.De nouvelles actions contre les violences policières sont prévues samedi dans plusieurs villes de France malgré les restrictions sanitaires liées à l'épidémie de Covid-19.
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Trente ans après, la profanation du cimetière juif de Carpentras reste un des actes antisémites les plus marquants de l'après-guerre en France: il avait suscité une mobilisation historique, jusqu'au sommet de l'Etat où la responsabilité de l'extrême droite avait été pointée du doigt.
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L'affaire, qui a marqué le deuxième septennat du président François Mitterrand, démarre dans la nuit du 8 au 9 mai 1990. Cinq néonazis âgés de moins de 25 ans, armés de pelles, pioches et pieds-de-biche saccagent 34 sépultures dans le carré juif du cimetière de cette cité du Vaucluse.Comble de l'horreur, le cadavre d'un homme, Félix Germon, 81 ans, décédé 15 jours plus tôt, a été exhumé, son linceul ouvert et son empalement simulé avec un pied de parasol.Partie de Carpentras, cité où les Juifs ont été protégés depuis le Moyen-Âge et pendant des siècles par la Papauté, et où se trouve la plus ancienne synagogue de France, l'onde de choc s'étend au pays tout entier.Pierre Joxe, alors ministre de l'Intérieur, se rend sur place le jour même de la découverte des faits et parle de "racisme, antisémitisme, xénophobie, intolérance et exclusion". Il met en cause les idées véhiculées par Jean-Marie Le Pen, le fondateur du Front national (FN), devenu depuis le Rassemblement national (RN) dirigé par sa fille Marine.Les politiques de tous les autres bords condamnent, la société s'indigne. C'est le début d'une mobilisation qui fera date contre l'antisémitisme et culminera le 14 mai avec une manifestation à Paris rassemblant plus de 200.000 personnes, dont François Mitterrand.Il s'agit d'une première pour un président de la République depuis 1945, et le restera jusqu'à la manifestation de 2015 après les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher, à laquelle participera François Hollande.- "Laver l'affront" -Le Front national, lui, se dit victime d'une "manipulation ignoble" et récuse tout lien entre ses discours xénophobes, les sorties antisémites ou négationnistes de Jean-Marie Le Pen et les passages à l'acte des profanateurs, que la justice mettra des années à identifier. L'affaire marquera durablement la famille Le Pen et le FN. Trente ans après, rebaptisé RN, il s'est très profondément implanté dans la région, devenue l'un de ses bastions.C'est dans l'une des circonscriptions de Carpentras qu'est élue en 2012, à 22 ans, Marion Maréchal, la petite fille de Jean-Marie Le Pen. Un symbole qui a permis de "laver l'affront" fait au nom des Le Pen, s'enorgueillira le patriarche.La ville, elle, tente d'oublier, alors que pour beaucoup son nom reste associé à la profanation. Aucune commémoration n'est prévue cette année, pas plus que les précédentes, précise le maire divers gauche Serge Andrieu.Quant à l'enquête judiciaire sur la profanation, elle a été longue et laborieuse, de rumeurs en fausses pistes, dont certaines jettent injustement l'opprobre sur des familles de notables de Carpentras.S'y illustre notamment Gilbert Collard, aujourd'hui député européen du RN. A l'époque avocat, il s'offre en 1990 un coup d'éclat médiatique en brandissant, dans une émission de TF1 relayant ces pistes sans fondement, une enveloppe censée contenir les noms des coupables.Ce seront finalement les remords et les aveux spontanés d'un jeune extrémiste membre du commando, qui permettront à la justice d'aboutir. Il sera condamné en avril 1997, avec trois autres complices, admirateurs d'Hitler mais sans lien avéré avec le FN, à des peines allant de 20 mois à deux ans d'emprisonnement ferme.Un cinquième auteur est décédé avant le procès.
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Nouvelle affaire à suivre en justice pour Google: l'Arizona a intenté une procédure mercredi contre le géant de la recherche en ligne, accusé d'avoir d'avoir collecté des données personnelles que ses utilisateurs voulaient ne pas fournir.
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"Google donne l'impression à ses utilisateurs qu'ils peuvent désactiver le suivi de la géolocalisation, mais l'entreprise passe par d'autres chemins pour envahir la vie privée", a déclaré Mark Brnovich, le procureur général de l'Arizona, dans un communiqué."Il est quasi impossible d'empêcher Google de suivre vos mouvements, même si vous n'en avez pas conscience ou que vous n'avez pas donné votre accord. C'est contraire à la loi de l'Arizona, et même les sociétés les plus innovantes doivent se conformer à la loi", continue-t-il.Mais le procureur et les avocats "ont décrit de manière inexacte nos services", a réagi pour l'AFP Jose Castaneda, un porte-parole de Google."Nous avons toujours intégré des systèmes de respect de la vie privée dans nos produits et fourni des protections solides en matière de données de localisation. Nous avons hâte de rétablir la vérité", a-t-il ajouté.Le groupe californien, qui accapare la plus grosse part des recettes publicitaires numériques mondiales, met à disposition des services "gratuits", comme la recherche, le navigateur Chrome, la plateforme YouTube, le système d'exploitation Android sur les smartphones ou encore l'application Google Maps.Les interactions des utilisateurs avec ses produits lui permettent de récolter des données sur leurs profils et de vendre des espaces publicitaires ultraciblés, à très grande échelle.Mais l'Arizona, comme d'autres autorités publiques ou organisations civiles par le passé, l'accuse d'appliquer ce modèle économique coûte que coûte, même si les usagers ont désactivé la géolocalisation sur leur smartphone.L'Etat américain a décidé d'enquêter après la parution d'une dépêche de l'agence Associated Press en 2018, qui montrait que "même si l'historique des lieux visités est éteint, Google récolte subrepticement des informations sur l'emplacement des personnes grâce à d'autres fonctions, comme l'activité sur le web et les applis, et s'en sert pour vendre des publicités".L'enquête "a révélé que Google utilise des pratiques trompeuses et injustes pour collecter le plus d'informations possibles et fait en sorte qu'il est extrêmement difficile pour les utilisateurs de comprendre ce qui est fait avec leurs données", argumente l'Arizona.Plusieurs enquêtes sont en cours au niveau fédéral et des Etats fédérés sur les pratiques vis-à-vis de la concurrence ou de la gestion des données des grandes plateformes numériques comme Google, Facebook, Amazon ou Apple.
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Classées aux monuments historiques, elles ont été volées un mois après celles dérobées à Ginasservis.
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Actes isolés ou du fait d'un même auteur ? Deux nouvelles cloches, classées aux Monuments historiques, ont été volées dans des chapelles du Var, un mois après celles dérobées à Ginasservis, indique le parquet de Draguignan. La petite commune de Brue-Auriac s'est rendue compte début août qu'au sommet de sa chapelle romane, la cloche en bronze de 85 kilos datant de 1847 avait disparu. "La chapelle Notre-Dame est isolée du centre du village ce qui explique sans doute pourquoi elle a été visée", a réagi le maire André Rousselet. "Il n'y a eu aucun dégât, la cloche a sans doute déjà été fondue", a déploré l'édile qui selon ses calculs estime la somme tirée du métal fondu à quelque 500 euros. Gravée et portant notamment le médaillon du fondeur, André Rousselet estime qu'il serait difficile pour un collectionneur de la revendre. "Nous prenons ça très au sérieux", affirme le procureurA une vingtaine de kilomètres, le village de 345 habitants d'Esparron-de-Pallières a lui aussi découvert que la cloche de sa chapelle excentrée du centre du bourg avait été aussi volée. "Nous prenons ça très au sérieux. Soit ces cloches sont destinées à la revente soit elles sont fondues pour récupérer le bronze", a indiqué procureur adjoint de Draguignan Pierre Arpaia. "Nous avons rapproché les affaires pour savoir s'il s'agit d'actes isolés ou des mêmes auteurs. Pour l'instant il n'y a pas d'hypothèse prioritaire", a poursuivi le magistrat. A la mi-juillet dans le même département, à Ginasservis, des cloches de 80 et 53 kilos avaient été dérobées dans deux chapelles. La deuxième cloche datant de 1737 était elle aussi classée aux Monuments historiques.
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Le nom de Selim Benghalem apparaît dans l'enquête sur les attentats contre la rédaction de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher. Il pourrait également être l'un des commanditaires des attentats du 13 novembre 2015.
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Le jihadiste français Selim Benghalem, considéré comme l'un des commanditaires des attentats de janvier 2015, est mort en Syrie, selon sa famille, rapporte Franceinfo mercredi 23 mai.Les proches de cette figure du jihadisme français ont été prévenu le 10 mai dernier par une "personne de confiance" se trouvant en Syrie. Cette dernière assure, photo à l'appui, que Benghalem est mort en "novembre 2017 dans un bombardement du régime syrien". La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), dispose d'une note confirmant sa mort, révèle Franceinfo. Mais les services de renseignement restent prudents en attente d'éléments matériels attestant du décès. Âgé de 38 ans, Salim Benghalem a grandi à Cachan, dans le Val-de-Marne. Il s'est radicalisé à la prison de Fresnes, où il a été incarcéré de 2002 à 2008 pour une affaire de meurtre. Il est présenté comme un bourreau du groupe État islamique et a été inscrit en septembre 2014 sur la liste américaine des cadres de l'organisation terroriste. Il a été condamné, en son absence, à quinze ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris pour l'acheminement de plusieurs français en Syrie. Il est également poursuivi pour enlèvement et séquestration dans l'affaire des quatre journalistes français libérés en avril 2014 après dix mois de captivité en Syrie. window.pvp_6bb76527614c124123b6d11d06df383a = new Pvp('dmpublic', {idDM: "x273789", mediaType: "dm-public"}, { 'sequenceUrl': "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfo/docUId/CNT0000019hPic/adCategory/embed", 'domNode': "pvpContainer_6bb76527614c124123b6d11d06df383a", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false
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Dans une interview à Marie Claire, Ségolène Royal dénonce la misogynie du monde politique.
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En novembre dernier, Ségolène Royal révélait le sexisme de ses collègues socialistes, dans un livre initulé "Ce que je peux enfin vous dire". Si l'ancienne ministre s'était alors gardée de citer qui que ce soit, elle donne finalement des noms dans une interview accordée à Marie Claire.L'ambassadrice des pôles arctique et antarctique dénonce notamment l'attitude de trois anciens ministres, à commencer par Bernard Cazeneuve, qui fut également Premier ministre. Interrogépar Marie Claire, celui-ci dément et dénonce "de la malveillance et de la méchanceté".Ségolène Royal "plus misogyne que bien des hommes politiques"Même démenti pour l'ancien ministre de l'Économie et des Finances Michel Sapin. Quant à Jean-Marie Le Guen il s'emporte contre l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007."Ségolène Royal passe son temps à dénoncer une classe politique dont elle ne fait que profiter depuis quarante ans", dénonce-t-il. "Elle est bien plus misogyne que bien des hommes politiques [...] Il serait temps qu'elle quitte la scène", estime l'ancien secrétaire d'État.Un vœu qui risque d'être déçu car dans son interview à Marie Claire, l'ancienne ministre n'écarte pas une potentielle candidature à la présidentielle de 2022.Ségolène Royal n'est pas la seule à dénoncer le sexisme de ses collègues hommes politiques. "Ces faits existent malheureusement dans l'ensemble du monde politique comme dans l'ensemble de la société", regrettait ainsi la députée LFI Clémentine Autain, vendredi 8 mars, sur BFMTV, interrogée sur le sujet à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes.
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Météo France a étendu samedi après-midi la vigilance orange aux vents violents à sept départements en direction du Massif Central.
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Le vent soufflera violemment dimanche de l'Ouest au Massif central avec la première tempête de l'automne, en prévision de laquelle quinze départements ont été placés en vigilance orange, et une nouvelle vague de pluies balaiera encore le pays, prévoit Météo France.Outre les huit départements de l'arc atlantique déjà placés en vigilance orange (Charente, Charente-Maritime, Gironde, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Deux-Sèvres, Vendée et Vienne), la vigilance "vent" a été étendue samedi après-midi vers le Massif Central à sept départements supplémentaires : Allier, Cantal, Corrèze, Creuse, Dordogne, Puy-de-Dôme et Haute-Vienne. Au cours de la nuit, des pluies localement soutenues et orageuses arroseront d'une part les régions situées entre la vallée du Rhône et les Alpes. D'autre part, avec l'arrivée de la tempête Amélie, une nouvelle vague de pluies marquées et parfois mêlées de coups de tonnerre, s'engouffrera sur la moitié ouest. Mais surtout, le vent deviendra violent en seconde partie de nuit sur une partie de la façade atlantique. Dès le milieu de la nuit, les rafales atteindront jusqu'à 120 à 140 km/h sur les rivages de la Vendée à la Gironde, 100 à 120 km/h dans les terres du Poitou-Charentes au sud de l'Aquitaine. Ce fort coup de vent se propagera dimanche matin au quart sud-ouest.Dans la journée, les conditions resteront agitées, avec beaucoup de vent sur un grand quart sud-ouest. On pourra encore craindre jusqu'à 120 à 140 km/h en rafales sur les rivages de la Charente-Maritime et de la Gironde le matin, 90 à 110 km/h sur les autres départements placés en vigilance orange, voire 130 sur le relief du Massif central jusqu'en début d'après-midi.
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Star du petit écran dans les années 1990 grâce à la série "Sous le soleil", Frédéric Deban a sorti vendredi 18 novembre 2016 un ouvrage autobiographique, "Vos Gueules les acouphènes, je n'entends plus la mer", dans lequel il lève le voile sur sa surdité. Un handicap qui l'a frappé du jour au lendemain.
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Le sort s'acharne sur l'équipe de "Sous le soleil". En 2011, Erick Chabot, l'interprète de Maxime Servais dans la série à succès de TF1 succombait des suites d'un accident domestique. Un an plus tard c'est Stéphane Slima alias Alain Dulac qui décédait après un AVC. Au même moment, la comédienne Mallaury Nataf, l'interprète de Sandra, avouait être SDF. Une succession de déboires qui semble se poursuivre puisqu'un autre acteur a été touché par la malédiction : Frédéric Deban.Celui qui jouait Grégory Lacroix au petit écran est devenu, du jour au lendemain, sujet à une surdité presque totale. C'est ce qu'il explique dans les pages de son livre "Vos Gueules les acouphènes, je n'entends plus la mer", paru vendredi 18 novembre 2016 aux éditions Guy Trédaniel. "Le silence du monde extérieur et le bruit assourdissant d'acouphènes. Paradoxe. Une vie brisée mais la force de rebondir, de devenir porte-parole des personnes vivant avec ce handicap invisible", précise l'acteur dans le synopsis."À choisir, je préférerais ne plus entendre du tout"C'est au lendemain de son 50e anniversaire que Frédéric Deban s'est retrouvé handicapé. Ce mal le frappe alors qu'il se promène dans les rues de Barcelone. "Là, je n'entends que du silence alors que tout s'anime autour de moi. J'assiste en spectateur non averti à ma première séance en plein air de cinéma muet...", explique l'acteur, comme le rapporte le journal Ouest-France.Ironie du sort, Frédéric Deban n'est pas sourd à 100%. Si son oreille gauche est hors-service, celle de droite a gardé 20% de ses capacités auditives. En revanche, il doit en permanence faire avec des acouphènes. "Ces colocataires invisibles sont terribles. Parfois, je me dis qu'à choisir, je préférerais ne plus entendre du tout plutôt que de supporter ces marteaux-piqueurs nichés dans ma tête en permanence", raconte le comédien qui considère la surdité comme un facteur d'isolement. "Ça ne se voit pas, c'est inaudible pour les autres, on a tendance à se refermer sur soi. C'est un sentiment d'affreuse solitude", précise-t-il.Mais Frédéric Deban a pris les devants. À 51 ans, il a décidé d'apprendre la langue des signes, mais pas seulement. "Avec la lecture labiale que j'apprends avec une orthophoniste, je peux encore espérer une amélioration de compréhension à 90%, indispensable pour mieux communiquer", confiait-il en 2015 au magazine Closer. Bien décidé à prendre le dessus sur son handicap, le comédien souhaite se dépasser. Et sa thérapie se traduira par un passage sur les planches, dans une pièce de théâtre qu'il dévoilera courant 2017.
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La contamination à la salmonelle, la fermeture de l'usine, le scandale... Tout cela "devait arriver un jour", selon une ancienne salariée de site Lactalis de Craon, dans la Mayenne, dans une interview accordée au Parisien mercredi 14 février.
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Cette jeune femme a travaillé en tant qu'intérimaire pendant plusieurs mois en 2016 sur le site, où elle gagnant jusqu'à 1.200 euros net en trois semaines. Aujourd'hui fermé jusqu'à nouvel ordre, l'usine connaissait d'importants problèmes d'hygiène, assure-t-elle. C'est pourquoi elle n'est pas étonnée du scandale qui a éclaté en décembre, avec la découverte de trace de salmonelle dans des laits infantiles qui y sont produits. Si elle a peur d'être reconnue dans la petite ville de Craon, qui donne du travail à de nombreux habitants, elle a tout de même choisi de témoigner à cause de la culpabilité, mais aussi pour que les intérimaires "soient plus conscients des protocoles d'hygiène et mieux formés."Interrogée sur son expérience par Le Parisien, la jeune femme pointe avant tout "les problèmes d'hygiène. Un jour, je cherchais une balayette pour enlever les résidus de poudre de lait dans les tuyaux des machines. Et là, un intérimaire m'a dit : 'Prends celle pour le sol'. Ils utilisaient le même balai pour les deux ! J'étais choquée." Elle évoque également un autre incident au cours duquel il lui avait été demandé de manipuler de la poudre de lait sans masque ni gant. "Quand j'ai dit que je trouvais ça bizarre, on m'a répondu : 'Non, non, c'est normal'. Je posais souvent des questions, ça dérangeait. C'est sûrement pour ça qu'ils ont arrêté de me faire travailler.""Officiellement, les règles d'hygiène dans l'usine sont extrêmement strictes. (...) Mais les consignes sont souvent mal appliquées, surtout par les intérimaires qui sont très nombreux. (...)", explique l'ancienne employée, qui raconte par exemple que nombreux sont ceux qui ramènent chez eux les chaussures réservées à la salle de production. "Ils véhiculent des microbes de l'extérieur dans un endroit où l'on fabrique des produits pour bébé", déplore-t-elle. Elle se souvient également de ceux qui ne sa lavent pas les mains en revenant de pause. "Les intérimaires font les tâches les plus ingrates et se fichent des règles. Ils ne sont pas assez surveillés", estime-t-elle."Ce sont des endroits immenses, très bruyants, les machines tournent tout le temps. Chacun est à sa tâche, concentré dans des pièces sans fenêtres, éclairées par des néons. On porte des bouchons d'oreille, des navettes transportent des palettes. Les conducteurs de ligne doivent gérer la production et ne peuvent pas tout voir. Sauf quand on bavarde. Là, ils interviennent.Contacté par Le Parisien, Lactalis dit "condamner ces accusations : les règles de propreté sont notre préoccupation au quotidien et notre métier."
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Le Pérou, deuxième pays le plus touché en Amérique latine après le Brésil par l'épidémie de Covid-19, a franchi mercredi la barre des 100.000 contaminations et des 3.000 décès, a annonce le ministère de la Santé.
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Le nombre de cas déclarés est désormais de 104.020 dont 3.024 décès, selon le dernier bilan du ministère rendu public sur Twitter, alors que le pays est dans sa neuvième semaine de confinement. Les contaminations et les décès ont été multiplié par trois depuis le 30 avril. Alors que le nombre de personnes hospitalisées est de 7.533, le personnel de santé ne cesse de dénoncer les pénuries d'équipements et de médicaments dans les hôpitaux publics du pays. "C'est comme un film d'horreur, à l'intérieur (de l'hôpital) on dirait un cimetière à cause des cadavres. Des patients meurent sur leur chaise ou leur fauteuil roulant", a témoigné auprès de l'AFP Miguel Armas, infirmier à l'hôpital public Hipolito Unanue de Lima, dont le personnel s'est mobilisé mercredi dans la rue. Parallèlement les crématoriums des cimetières de la capitale fonctionnent jour et nuit pour incinérer les patients décédés du coronavirus. "Mon père est mort seul, il n'y a pas de médecins dans les hôpitaux, (les patients) meurent parce qu'il n'y a pas de médecins, il n'y a pas de médicaments", déplore Gloria Baylon, 37 ans, dont le père est mort du coronavirus à l'hôpital Luis Negreiros du Callao.Outre la capitale, le nouveau coronavirus fait des ravages dans les régions de la côte nord, comme Piura et Lambayeque, ainsi que dans des bourgs et villages isolés de l'Amazonie péruvienne, habités principalement par des communautés indiennes. Le Pérou est le deuxième pays d'Amérique latine qui compte le plus grand nombre de cas d'infections au nouveau coronavirus, après le Brésil (271.628 cas déclarés). Il est le troisième en nombre de décès, derrière le Brésil (17.971 décès) et le Mexique (5.666), selon les derniers chiffres officiels.
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Météo-France a placé 45 départements en vigilance orange canicule, sur une large bande allant du Sud-Ouest aux Hauts-de-France, et cette chaleur frappera une grande partie de l'Hexagone pendant plusieurs jours, indique l'agence météo.
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Vendredi, ce "pic de chaleur très intense" touchera d'abord les régions allant du Sud-Ouest aux Pays-de-la-Loire, "se prolongeant par un épisode caniculaire durable sur une grande partie de la France, marqué notamment par des nuits chaudes voire caniculaires", précise Météo-France.Jeudi après-midi, les températures dépassaient déjà 35°C en région parisienne et sur le quart Sud-Ouest, une semaine à peine après une canicule intense mais courte qui a frappé une partie de la France.Mais le mercure grimpera encore nettement vendredi, avec des maximales atteignant "37 à 40°C, très localement 41°C à 42°C, des Pays de la Loire au Poitou-Charentes à l'Aquitaine et une grande partie de l'Occitanie, approchant probablement des records par endroits". Même si une baisse est attendue samedi sur l'Ouest et le Sud-Ouest, "cet épisode caniculaire sera durable", selon Météo-France, qui n'attend une baisse des températures qu'au milieu de la semaine prochaine.Cependant, l'intensité de cet épisode (pic maximal) "s'annonce moindre qu'en 2019 et 2003 et sa durée moindre qu'en 2003", précise l'organisme. L'été 2019 avait été marqué par deux canicules exceptionnelles et un record absolu à 46°C.Vendredi matin, des bancs de nuages circuleront sur la façade atlantique, poussés par un léger vent d'Ouest, et pourront donner quelques gouttes localement. L'après-midi, ce ciel partiellement nuageux s'étirera de la Bretagne et du Cotentin à la Nouvelle Aquitaine, mais l'impression restera au beau temps, sous une chaleur lourde. Sur les Pyrénées, le ciel pourra être plus menaçant et quelques averses, ou des orages isolés, se déclencheront en fin d'après-midi sur l'Ouest de la chaîne.Partout ailleurs, le ciel restera bleu azur.La vigilance orange pour canicule concerne l'Aisne, les Ardennes, l'Ariège, l'Aube, l'Aveyron, la Charente, le Cher, la Corrèze, la Creuse, la Dordogne, l'Eure, l'Eure-et-Loir, la Haute-Garonne, le Gers, l'Indre, l'Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher, le Loiret, le Lot, le Lot-et-Garonne, le Maine-et-Loire, la Marne, la Mayenne, la Nièvre, le Nord, l'Oise, l'Orne, le Pas-de-Calais, la Sarthe, Paris et la petite couronne, le Seine-Maritime, la Seine-et-Marne, les Yvelines, les Deux-Sèvres, la Somme, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, la Vienne, la Haute-Vienne, l'Yonne, l'Essonne et le Val-d'Oise.Les minimales iront de 13 à 20 degrés en général, 18 à 23 en bord de mer. Les maximales varieront entre 31 et 35 degrés en général sur les régions méditerranéennes, les Pyrénées, les Alpes, le Nord-Est et près de la Manche, localement un peu moins sur les côtes, et entre 35 et 40 degrés sur le reste du pays avec des pointes à 41 au sud de la Loire.
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Jadhen, un petit garçon de 6 ans, allergique aux produits laitiers, est mort jeudi 29 mars à Limas (Rhône) après avoir mangé une crêpe lors du carnaval de son école.
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Jeudi dernier, un peu après 16 heures, la maman de Jadhen vient récupérer son enfant à la sortie de l'école et constate que ce dernier ne va pas bien. Lors du carnaval de son école, le petit garçon a mangé une crêpe, alors qu'il est allergique au lait : "Sur la route de l'école, il n'était pas bien. Il m'a dit 'Maman, je ne me sens pas bien, j'ai envie de vomir'. Il m'a dit 'Maman, je n'en peux plus'. Je l'ai porté, j'ai croisé des gens, j'ai demandé un téléphone à des filles pour appeler les pompiers", a raconté sa mère, Marie-Anaëlle, à BFMTV. Mais les secours n'ont pas réussi à ranimer le garçon de 6 ans. Selon l'autopsie, réalisée le lendemain du drame, l'enfant est décédé d'un choc anaphylactique, une réaction allergique violente et immédiate. "Même les parents d'élèves étaient au courant que mon fils était allergique au lait"Un drame qui aurait pu être éviter selon les parents de Jadhen qui expliquent que l'allergie de l'écolier était connue de l'équipe pédagogique : ""Ça fait trois ans qu'il est dans cette école : petite section, moyenne section, tout le monde était au courant. Même les parents d'élèves étaient au courant que mon fils était allergique au lait", explique la mère de Jadhen. Le papa du petit garçon s'était déjà exprimé sur France Info samedi et avait dénoncé une "erreur" et critiqué le "manque de jugeote" de l'enseignante : "Ils sont tous au courant pour l'allergie au lait de vache et ce qu'il fallait faire en cas d'urgence". Le procureur de Villefranche-sur-Saône a affirmé que le "régime alimentaire (de l'enfant) était connu" du personnel éducatif et que "c'est la maîtresse qui a proposé la crêpe à l'enfant".
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Un nouveau défi sordide, venu d'Amérique du Sud, a pris une dimension mondiale ces dernière semaines. Il aurait entraîné le suicide de deux adolescents en Argentine.
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Le député des Hauts-de-Seine, Gabriel Attal, vient d'alerter le ministère de l'Intérieur, Gérard Collomb, sur la question.Après le "Blue Whale challenge" il y a 2 ans, un nouveau défi en vogue sur les réseaux sociaux inquiète. Cette fois ci, il s'agit d'échanger avec un internaute, un certain "Momo", sur l'application de messagerie WhatsApp. Il suffit de se procurer son numéro pour engager la conversation et se confronter à lui. Selon The Daily Mail et la BBC, au moins trois numéros de compte du même nom existaient au départ. Ils se sont multipliés depuis."Momo" doit son nom à une sculpture de l'artiste Midori Hayash exposée à la Gallery Vanilla de Tokyo en 2017, derrière laquelle les internautes se cachent. Ces derniers assurent tout connaître de leurs interlocuteurs et les menacent de diffuser leurs informations personnelles (nom, prénom, adresse, numéro de téléphone,...) sur les réseaux sociaux s'ils n'acceptent pas de "jouer le jeu"."Une forme d'exercice de domination"Ils instaurent ainsi un climat de peur et incitent les adolescents à relever des défis malveillants ou dangereux. Il y a également des tentatives d'extorsion ou du piratage. On compte également dans le lot de ces comptes "Momo", des numéros surtaxés qui profitent sournoisement de l'occasion. "Le but de Momo n'est pas clair. C'est une forme d'exercice de domination où un ou des individus font chanter leurs victimes en les menaçant de dévoiler leurs informations personnelles, qui existent souvent déjà sur les réseaux sociaux. Ce sont des informations relativement faciles à obtenir", a noté Jean-Philippe Décarie-Mathieu, un spécialiste de cybersécurité dans le quotidien La Presse de Montréal au Canada. Le challenge aurait entraîné le suicide de deux adolescents de 12 et 13 ans la semaine dernière en Argentine. Les enquêtes sont en cours. Certains jeunes prennent en effet peur : les ados ont peut-être consommé du porno, échangé des sextos ou fait des choses qu'ils ne veulent pas voir dévoiler, expliquent les spécialistes."Compliqué d'identifier les gens qui en tirent les ficelles"En France, Gabriel Attal, député La République en marche (LREM) des Hauts-de-Seine, a décidé d'alerter les autorités. Ce parlementaire a été sensibilisé par une famille de sa circonscription dont le fils a été confronté à ce challenge. "Le Momo Challenge réalise une pression psychologique sur les plus jeunes et les met en danger en les obligeant à réaliser des défis de plus en plus dangereux". L'élu demande quelles sont les mesures mises en place pour protéger les plus jeunes de ce phénomène. "Peut-être que des personnalités comme les youtubeurs pourront également faire passer le message. Nous savons que les comptes institutionnels ne sont pas toujours très suivis par les jeunes", a-t-il ajouté."Au départ, il n'y avait que deux ou trois personnes qui organisaient ce challenge. Mais maintenant que cela se développe, il est de plus en plus compliqué d'identifier les gens qui en tirent les ficelles", a-t-il expliqué sur BFMTV. Face à l'ampleur du phénomène, la police espagnole a, elle, diffusé des messages de prévention.
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La Cour de cassation a validé le renvoi devant la justice de l'ancien président de la République, qui essayait d'échapper à un second procès.
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Après deux ans et demi de bataille de procédure, le dernier recours de Nicolas Sarkozy pour éviter un deuxième procès dans le dossier Bygmalion a été rejeté par la Cour de cassation, mardi 1er octobre.La plus haute juridiction judiciaire a confirmé le renvoi devant le tribunal correctionnel de Nicolas Sarkozy pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012 révélées par l'affaire Bygmalion, selon la décision rendue à la mi-journée. La Cour de cassation estime qu'il ne lui revient pas, à ce stade, de se prononcer sur les griefs de Nicolas Sarkozy et que c'est au tribunal correctionnel de les examiner. "C'est une déception qui est tempérée", a réagi Emmanuel Piwnica, avocat de l'ancien chef de l'Etat. Celui-ci a déclaré que la Cour "n'approuve pas les poursuites", "elle se borne à dire tout peut être à nouveau discuté devant le tribunal". "Il n'y a rien de définitif" a t-il ajouté sur BFM-TV.La cour a rejeté l'ultime recours de l'ancien chef de l'Etat pour échapper à un procès pour "financement illégal de campagne électorale", un délit passible d'un an de prison et de 3.750 euros d'amende, ordonné en février 2017 par le juge d'instruction Serge Tournaire. Treize autres protagonistes seront jugés dans cette affaire."Intérêts sociaux" distincts dans les faits jugésPour contester son renvoi, Nicolas Sarkozy avait brandi le principe du "non bis in idem", selon lequel une personne ne peut pas être sanctionnée deux fois pour les mêmes faits. Il estime avoir déjà été sanctionné définitivement par le Conseil constitutionnel en 2013, lorsque l'instance a confirmé le rejet de ses comptes pour ce dépassement, qu'il avait dû rembourser.Cependant, cette sanction portait sur un dérapage de 363.615 euros, constaté avant la révélation au printemps 2014 d'un vaste système de fausses factures visant à maquiller l'emballement des dépenses de ses meetings, organisés par l'agence Bygmalion. La défense de l'ancien président avait soulevé une question prioritaire de constitutionnalité, mais celle-ci a été rejetée le 17 mai. Les "Sages" ont estimé que la sanction financière et la sanction pénale étaient de nature différente et protégeaient des "intérêts sociaux" distincts.
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Près d'une pension alimentaire sur trois reste aujourd'hui impayée. La Caisse d'allocations familiales (CAF), via ce "service public des pensions alimentaires" pourra prélever chaque mois la pension alimentaire due par un parent et la verser à l'autre parent, le plus souvent la mère.
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Dès juin 2020, il sera proposé aux parents séparés de confier aux CAF un rôle d'intermédiaire dans le versement de leurs pensions alimentaires. En tout, près de 100.000 familles monoparentales pourraient être concernées en France d'ici la mi-2021. Ce dispositif gouvernemental est destiné à prévenir les incidents de paiement. "C'est le rôle de l'Etat de garantir à ces familles le juste versement de ce qui leur est dû", a déclaré mercredi 18 septembre à l'AFP la secrétaire d'État Christelle Dubos, chargée des politiques familiales et de la lutte contre la pauvreté. "Il y a un lien direct entre pension alimentaire mal ou pas payée et précarité", a ajouté la secrétaire d'État. Christelle Dubos doit présenter le "service public des pensions alimentaires" jeudi à Versailles (Yvelines) avec ses collègues Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et la ministre de la Justice Nicole Belloubet. "Demander une pension alimentaire, ce n'est pas faire l'aumône, c'est faire valoir son droits et celui de l'enfant", a déclaré la secrétaire d'État au micro d'Europe 1 jeudi.Un dispositif en deux étapes À partir de juin prochain, ce dispositif pourra d'abord être proposé à tous les parents, ainsi qu'à tous les couples officialisant leur séparation à partir de cette date. Puis, en janvier 2021, le dispositif sera élargi à toutes les familles, y compris celles séparées depuis longtemps. Les CAF pourront alors prélever chaque mois la pension alimentaire due par un parent, puis la verser à l'autre parent - la mère dans la grande majorité des cas. La mesure pourra être mise en place à titre préventif, même dans les cas où aucun incident de paiement n'aurait été à déplorer au préalable. En cas de non-paiement, le parent lésé n'aura pas à lancer des "procédures administratives complexes", comme c'est le cas actuellement, a souligné Marlène Schiappa. La secrétaire d'État rappelle par ailleurs que "ne pas payer la pension alimentaire, ce n'est pas un choix, mais un délit, puni par la loi".L'allocation de soutien familial, une prestation peu connueLorsqu'un parent est mauvais payeur, la CAF prend actuellement le relais en versant une "allocation de soutien familial" de 115,64 euros par mois et par enfant. Mais cette prestation est actuellement peu connue - seuls 10 à 20 % des bénéficiaires potentiels la demandent. Avec l'entrée en vigueur du nouveau dispositif, ce taux de recours devrait augmenter "significativement", affirme le gouvernement, qui va par ailleurs plus que doubler - de 360 à 810 agents - les effectifs de l'Aripa, l'organisme qui, au sein des CAF, recouvre depuis 2017 les pensions impayées. "Cette agence, depuis 2017, n'allait recouvrer que la dette et ne garantissait pas le versement régulier", a rappelé Christelle Dubos jeudi au micro d'Europe 1. Un dispositif applaudi par les associations Pour ce faire, plus de 40 millions d'euros ont été prévus dans le prochain budget de la "Sécu", une somme qui pourrait atteindre 120 millions par an à partir de 2022. Selon le gouvernement, on comptait 2,4 millions de familles monoparentales en 2018, soit une sur cinq, une proportion qui a plus que doublé en 40 ans. Face à ces difficultés, "on ne peut qu'applaudir" le dispositif annoncé cette semaine par le gouvernement, a commenté auprès de l'AFP Christine Kelly, de l'association de soutien aux familles monoparentales "K d'urgences". Pour les femmes victimes d'impayés, "c'est un vrai soulagement que l'Etat prenne en charge ce combat. Elles n'auront plus à affronter le regard de leur enfant qui parfois ne comprend pas pourquoi Maman traîne Papa devant les tribunaux", a-t-elle ajouté.
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Quelques heures après l'effondrement du pont Morandi, le ministre de l'Intérieur italien participait à un dîner en Sicile avec des représentants régionaux de la Ligue, son parti d'extrême-droite. Sur les photos publiées sur Twitter, il apparaît souriant et festif, ce qui lui a valu de nombreuses critiques.
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Au drame s'ajoute la polémique. Alors que l'Italie est encore sous le choc de l'effondrement du pont Morandi de Gênes, qui a provoqué la mort d'au moins 38 personnes, Matteo Salvini est la cible de critiques. Si le ministre de l'Intérieur, qui se trouvait en Sicile ce mardi 14 août, a rapidement réagi après l'événement, promettant notamment que les responsables allaient "payer, payer tout et payer cher", son attitude le soir-même a fait jaser. En Sicile pour rencontrer des représentants régionaux de la Ligue, son parti d'extrême droite, M. Salvini n'a pas annulé le dîner prévu et ne s'est rendu à Gênes que le lendemain. Une soirée à l'ambiance festive au vu des différentes photos postées sur les réseaux sociaux, qui n'a pas manqué de provoquer l'indignation, notamment de la part des élus de l'opposition de gauche. "Voici ce que faisait hier soir le ministre de l'Intérieur Salvini. Il faisait la fête en Sicile, tandis qu'à Gênes, d'autres creusaient dans les décombres", a notamment tweeté mercredi Anna Rita Leonardi, responsable du Parti démocrate (centre-gauche)."Les images de Salvini faisant la fête dans un moment dramatique pour Gênes sont un affront à la douleur de notre pays", a également réagi le président du Parti démocrate, Matteo Orfini, sur Twitter, jeudi.Plusieurs élus du parti de centre-gauche ont réclamé sa démission.Matteo Salvini a fermement répliqué à ces critiques. "Certains chacals de gauche m'attaquent parce que le soir du 14 août j'ai osé rencontrer dans le cadre dîner 300 personnes (maires, présidents d'associations volontaires, Forces de l'Ordre et beaucoup de citoyens) en Sicile. À Rome, j'avais été le premier à la brigade nationale des sapeurs-pompiers pour suivre les opérations de sauvetage à Gênes", a-t-il répondu, avant d'ajouter: "aux parlementaires du Parti démocrate, qui ont été informés de mes voyages de ces deux jours, je demande des comptes au nom des Italiens de leur travail au cours des dernières années".
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D'autres mesures sur le bien-être animal devraient être divulguées dans les semaines qui viennent, a indiqué le ministre de l'Agriculture, évoquant notamment l'arrêt de la castration à vif des porcelets.
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C'est l'une des revendications des associations de défense du bien-être animal : le broyage des poussins mâles dans les élevages industriels devrait être interdit fin 2021. "Nous avons annoncé la semaine dernière avec ma collègue, ministre de l'Agriculture allemande, qu'on allait arrêter le broyage des poussins qui aujourd'hui n'est plus supportable. On a dit fin d'année 2021. Si on le fait tout de suite, qu'est ce qui se passe ? Il n'y a a plus d'œufs", a annoncé mercredi 30 octobre le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume sur France Inter.Dans les élevages industriels, les poussins mâles sont tués dès leur sortie de l'œuf : la filière estime qu'il n'est pas rentable de les nourrir, au contraire des poussins femelles, appelés à devenir des poules pondeuses, et qui sont vendus aux éleveurs. Cette pratique est vivement critiquée par les défenseurs des animaux. Les industriels, eux, la jugent incontournable, pour des raisons économiques. L'Allemagne vient de confirmer la légalité de cette pratique. Didier Guillaume a également annoncé que d'autres mesures allaient être divulguées. "Les mesures qui vont être prises par le gouvernement sont des mesures très fortes" a-t-il déclaré. Le ministre a évoqué l'une d'entre elles : l'arrêt probable de la castration à vif des porcelets, dénoncée récemment dans des vidéos d'une association de défense des animaux. "Dans les mois qui viennent, cela va être terminé tout cela", a-t-il prévenu. Le ministre n'a toutefois dévoilé aucun calendrier de mise en œuvre. "Je ne donne pas les dates, car je les négocie avec les éleveurs" a-t-il précisé en évoquant néanmoins "novembre ou décembre". "Mais cela ne peut pas se faire contre la profession" qui doit adapter ses modes de production pour garder son efficacité et sa rentabilité si elle veut survivre, a-t-il poursuivi."Il faut à la fois tenir le temps de l'agriculture et le temps de la société. Il y a le temps de la nature, de l'élevage, et le temps de société et des 170 signes sur Twitter", a-t-il ajouté en dénonçant "l'agri-bashing" dont les agriculteurs se jugent victimes, notamment sur les réseaux sociaux.
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Le dispositif des "colonies apprenantes" au cours desquelles les enfants mêlent savoirs et activités ludiques n'a pas atteint les objectifs quantitatifs fixés. Cependant le Premier ministre entend reconduire le dispositif.
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Renouer avec les fondamentaux scolaires, dans un cadre plus ludique, tel était l'objectif des "colonies apprenantes". À l'approche de la fin de l'été, le bilan est mitigé. "On n'atteindra vraisemblablement pas les objectifs quantitatifs ambitieux que nous nous étions fixés", a reconnu Jean Castex, lors d'une visite dans un centre de loisirs à Mondonville, à une dizaine de kilomètres de Toulouse, mardi 18 août. "En revanche, je crois que les objectifs qualitatifs ont été atteints, voir dépassés", a assuré le Premier ministre, avant de rencontrer des enfants dans leurs ateliers d'astronomie, de sport et de robotique.Jean Castex s'est dit favorable à la reconduction du dispositif mis en place cet été après le confinement dû au coronavirus qui a privé les enfants de plusieurs semaines d'écoles.Pérennisation en questionLe chef du gouvernement s'est demandé s'il ne fallait "effectivement pas entrer dans une sorte de pérennisation (du dispositif), crise sanitaire ou pas.Au niveau national, le dispositif "colo apprenante", ouvert à tous mais avec une prise en charge réservée aux familles en difficulté, s'était fixé un objectif de 250.000 enfants accueillis.
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La tête de liste Rassemblement national aux Européennes a renoncé au dernier moment à participer à un débat télévisé, le directeur de la communication de la campagne du parti dénonçant un "climat d'impréparation absolue".
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À moins de deux mois des élections européennes du 26 mai, les candidats sont à l'offensive. Après un grand débat à 12 la semaine dernière sur France 2, un second débat est organisé mardi 9 avril sur RFI et France 24 entre six têtes de liste : Manon Aubry (La France insoumise, LFI), François-Xavier Bellamy (Les Républicains, LR), Raphaël Glucksman (Place Publique - PS), Yannick Jadot (Europe-Écologie-Les Verts, EELV), Nathalie Loiseau (La République en marche, LREM) et Jordan Bardella (Rassemblement national, RN). Ce dernier a néanmoins annulé à la dernière minute sa venue. "Devant le climat d'impréparation absolue (plateau, chrono, changements à répétition du déroulé...) de la rencontre prévue dans moins de trois heures sur RFI/France 24, notre candidat Jordan Bardella ne participera pas au débat", a tweeté le directeur de la communication de la campagne du RN, Philippe Vardon.M. Vardon pointe la responsabilité de La France insoumise. Selon lui, un format de pools avait été convenu, qui devaient se conclure par des tête-à-tête, choisis par France 24 et RFI, dont un duel entre Nathalie Loiseau (LREM) et M. Bardella, dont les listes sont au coude-à-coude dans les sondages. "Mais ce matin, tout a été chamboulé. L'équipe de LFI a refusé les tête-à-tête et le schéma a changé quatre fois. France 24 a cédé aux injonctions de LFI, ce qui a torpillé l'organisation", a déploré M. Vardon auprès de l'AFP.Les explications de Manon AubrySelon Manon Aubry, contactée par l'AFP, "RFI nous a informé hier qu'ils avaient choisi le duel Loiseau-Bardella, et deux autres duels", Yannick Jadot-Manon Aubry et Raphaël Glucksmann-François-Xavier Bellamy. "On leur a dit 'soit vous tirez au sort les duels, soit on débat à six'. Le RN a refusé ces deux options, ça veut dire qu'ils ne sont pas prêts à débattre avec qui que ce soit d'autre que LREM, alors que c'est le débat démocratique", a-t-elle expliqué."Je n'ai aucun problème à débattre avec Yannick Jadot. Ce qu'on contestait c'était l'organisation d'un débat entre Bardella et Loiseau, qui continue cette petite chanson selon laquelle les élections européennes se résument à un duo entre RN et LREM", a-t-elle assuré.Bardella sur BFMTVLe patron de France 24 Marc Saikali a indiqué à l'AFP que la chaîne "réfléchissait à plusieurs formules, dont une formule de duels. Mais pour des raisons techniques, il était impossible de faire ces face-à-face, avec les autres invités regardant". "Donc on a prévu un débat classique à 6, qui convenait à tout le monde sauf à M. Bardella qui, trois heures avant l'antenne, a décidé de ne pas venir", a ajouté M. Saikali.Jordan Bardella a décidé de se rendre sur le plateau de BFMTV, à 19h, soit à la même heure que le débat de RFI/France 24.
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Invité sur le plateau de BFMTV, le chef de service des urgences à l'hôpital Georges-Pompidou de Paris, Philippe Juvin, s'est montré résigné sur l'arrivée prochaine en France d'un virus contre le coronavirus.
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C'est un constat à la fois très clair et alarmiste. Invité pour débattre de la crise sanitaire qui touche le pays depuis de nombreuses semaines, le chef de service des urgences à l'hôpital Georges-Pompidou de Paris, Philippe Juvin, a annoncé qu'il allait falloir être patient avant d'obtenir un vaccin en France. "Ne vous faites aucune illusion" : le message a le mérite d'être direct. Philippe Juvin estime que la France devra attendre son tour si un vaccin est finalement élaboré pour contrer le coronavirus. D'autres pays lui passeront devant. "Je pense que la première dose de vaccin, qui sortira de la première usine, dans le monde, elle ne sera pas pour la France parce que nous ne sommes plus prioritaires", prédit-il."Nous ne sommes plus un pays sérieux"Cette annonce fracassante pourrait s'expliquer par les politiques françaises menées ces dernières années. "Comment pensez-vous qu'un pays comme la France peut s'appauvrir, se paupériser au fur et à mesure des années, ne plus avoir d'industrie et qu'on va continuer à nous traiter comme un autre pays ? Non", constate Philippe Juvin sur le plateau BFMTV. "On est en train de nous présenter la note." Cette sortie médiatique fait notamment écho à la récente polémique concernant Sanofi. Le laboratoire français a créé le scandale en laissant entendre qu'il livrerait en priorité les Etats-Unis, et non la France, s'il élaborait finalement un vaccin. Devant l'indignation générale, plusieurs dirigeants du laboratoire ont finalement assuré qu'il n'y aurait aucune avance, pour personne.De son côté, le professeur Juvin estime que la France n'est de toute façon plus prioritaire car elle n'est "plus un pays sérieux. (...) Nous sommes devenus un pays qui n'est pas capable de fournir des masques, alors vous pensez bien un vaccin.. Nous l'aurons le vaccin, mais nous l'aurons après d'autres." Ce n'est pas la première fois que le professeur Juvin donne un avis tranché en pleine crise sanitaire. Maire LR de la Garenne-Colombes, il a souvent donné de la voix pour se poser en opposition des décisions du gouvernement. En avril dernier, il avait recommandé le port du masque immédiat, sans attendre la date du déconfinement du 11 mai. Déconfinement à propos duquel il s'était également montré sceptique, craignant une seconde vague épidémique.
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La victime aurait demandé au suspect de quitter son appartement le soir du drame.
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Un homme de 56 ans a été tué chez lui de 28 coups de couteau, probablement par un migrant ivoirien de 22 ans qu'il hébergeait, a rapporté La Nouvelle République vendredi 4 janvier.Les faits se sont déroulé à Joué-les-Tours, en Indre-et-Loire, dans la nuit du 11 au 12 décembre. Mais son corps n'a été retrouvé que le 17 décembre, grâce à un jeune homme invité à boire un verre dans l'appartement de la victime par le jeune ivoirien. Sur place, l'invité a été surpris par l'odeur qui règnait dans l'appartement, avant de découvrir un couteau ensanglanté puis, le corps sous le lit, raconte le quotidien local. Il a ensuite attendu que son hôte ne s'endorme sur le canapé, avant de s'enfuir et de prévenir la police.Le suspect, arrivé en France en 2017 et dont le visa étudiant avait expiré faute de résultats suffisants aux examens, a reconnu avoir donné les coups de couteaux. Il a été mis en examen pour meurtre et écroué.Selon les témoignages des voisins, la victime et le meurtrier présumé, qu'il hébergeait depuis quelques jours, s'étaient disputé le soir du drame. Le quinquagénaire aurait demandé au jeune migrant de quitter son appartement, avance La Nouvelle République.
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Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a annoncé dans le JDD le lancement d'un "Grenelle des professeurs" pour revaloriser le salaire des enseignants et leurs conditions de travail.
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"Je lance un Grenelle des professeurs : d'ici à octobre, nous discuterons de la hausse des rémunérations pour 2021, grâce aux 400 millions d'euros supplémentaires obtenus" par le ministère pour augmenter les salaires des enseignants, a-t-il expliqué dans un entretien à l'hebdomadaire. Un budget plus modeste que les 500 millions que M. Blanquer voulait initialement y consacrer. "Le chantier de la deuxième partie du quinquennat, c'est la revalorisation du métier sur le plan financier mais plus généralement pour améliorer le bien-être au travail", a-t-il rappelé. "Des maîtres heureux, ce sont des élèves heureux. C'est ce cercle vertueux que je souhaite renforcer."Pour cela, "à partir de novembre, nous négocierons pour définir une loi de programmation pluriannuelle", annonce le ministre, tout en évoquant "une transformation profonde du système éducatif ", qui passe par des réflexions sur la "gestion des ressources humaines" et la "place des enseignants dans la société"."Dès cette rentrée, nous allons mettre en place des groupes de travail, avec les organisations syndicales, sur trois grands objectifs", ajoute M. Blanquer en citant "la reconnaissance financière", la "coopération" entre enseignants et "l'ouverture: nous devons moderniser notre système".Début janvier, des négociations salariales avaient été lancées avec les enseignants dans le cadre de la réforme des retraites mais avaient été suspendues en raison de la crise sanitaire.Dans son entretien au JDD, le ministre tente également de rassurer avant la rentrée mardi sur fond de rebond de l'épidémie. "Ça sera une année aussi normale que possible", explique-t-il, tout en reconnaissant que certaines classes ou écoles seront fermées mardi pour la rentrée. "Il y en aura, mais le moins possible", déclare-t-il. "Cela se décide par une analyse quotidienne au jour le jour, en fonction de la situation sanitaire de chaque territoire."
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Monument du sport automobile, la Matra MS 670, victorieuse des 24 Heures du Mans en 1972 aux mains d'Henri Pescarolo, sera vendue aux enchères lors du salon Rétromobile, à Paris le 5 février 2021, a annoncé Artcurial Motorcars jeudi.
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Le célèbre prototype, propriété du groupe Lagardère touché de plein fouet par la crise et très endetté, est "estimé entre 4 et 7,5 millions d'euros", selon la maison de vente.Depuis sa dernière course en 1973 et jusqu'à cet été, la MS 670 N.15, pilotée par Pescarolo et Graham Hill, trônait au Musée Matra de Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher)."Toute la richesse de nos souvenirs de la saga Matra dans le sport automobile ne peut compenser l'obligation pour le groupe Lagardère d'honorer les suites d'une décision de justice défavorable en janvier 2020 dans une affaire de droit social de Matra Automobile, 18 ans après sa fermeture. D'où la mise en vente aux enchères, en toute transparence, de la Matra gagnante des 24 heures du Mans 1972", a justifié le cogérant du groupe Lagardère Thierry Funck-Brentano, dans un communiqué.Le 31 janvier, au bout de huit années de procédure, la cour d'appel de Bourges avait condamné Matra à verser 4,2 millions d'euros d'indemnités à 296 anciens salariés de l'usine de Romorantin, fermée en 2003. Leur licenciement avait été reconnu "sans cause réelle et sérieuse" par les juges selon la CGT.Joint par l'AFP, Henri Pescarolo, vainqueur du Mans en 1972, a fustigé la décision du groupe Lagardère de vendre ce "monument du sport automobile mondial et français". "C'est scandaleux ! Stupide !", a-t-il réagi au téléphone. "On avait essayé il y a quelques années de faire classer les voitures du Musée car il n'y a pas que celle-là. Il y en a plusieurs qui sont le reflet de la légende +Matra Jean-Luc Lagardère+ entre 1965 et 1974. Le groupe a refusé. Arnaud Lagardère détruit tout ce que son père a fait !", a estimé l'ancien pilote.
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Reçus ensemble par le ministre de la Transition écologique fin novembre, Priscillia Ludosky et Éric Drouet ne travaillent plus ensemble. "Je suis enfin libre de pouvoir dire que je ne travaille plus avec Éric Drouet depuis des semaines en raison de son comportement", a annoncé lundi 14 janvier sur Facebook la jeune femme.
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Alors que l'acte IX a marqué un regain de mobilisation chez les "gilets jaunes", des divisions se font sentir au sein du mouvement. Priscillia Ludosky et Éric Drouet, deux des principales figures du mouvement, ont publiquement acté leur rupture lundi 14 janvier. La jeune femme à l'origine de la pétition sur la hausse des taxes sur le carburant a annoncé dans un post sur Facebook, désormais supprimé, être "enfin libre de pouvoir dire qu'(elle) ne travaille plus avec Éric Drouet depuis des semaines en raison de son comportement". Reçue avec lui le 27 novembre dernier par le ministre de la Transition écologique François de Rugy, elle lui reproche notamment "ses agissements", qui, selon elle, "ternissent l'image du mouvement". Selon elle, le chauffeur-routier fait pression sur son collectif "La France en colère" pour qu'il abandonne son nom, trop proche de celui de sa propre page Facebook dédiée elle aussi au mouvement et baptisée "la france en colère!!!". Lui de son côté, se justifie dans une vidéo filmée en direct avoir fait cette demande pour se "protéger" et éviter tout lien avec l'organisation de la manifestation de Bourges, elle non plus non déclarée.Éric Drouet n'a pas le moralFace à ces dissensions, Éric Drouet appelle néanmoins à rester unis. "Des tensions, j'en veux pas. Si un 'gilet jaune' n'est pas pour moi, on s'en fout. Le principal, c'est qu'on soit tous dans la rue pour les 'gilets jaunes'", assure-t-il. Un peu plus tard dans la soirée, il a publié un autre message. "Ce soir le moral n'est pas la", écrit-il, avant de s'excuser auprès de Priscillia Ludosky. "Je tien a m'excuser envers Priscillia, fly (Maxime Nicolle, ndlr) et les autres du groupe original si mes propos on pu choquer quand je voulais protéger moi et ma famille a cause de ce nom de groupe" (sic), explique-t-il.Arrêté le 2 janvier pour l'organisation d'une manifestation non déclarée à Paris, il semble par ailleurs s'inquiéter pour son jugement, attendu le 15 février. "On y pense pas au début mais certain d'entre nous tombe sous des peine jamais vue et j'y pense de plus en plus !!" (sic), souligne-t-il.
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L'établissement a présenté ses excuses après un "incident avec une visiteuse", survenu mardi 8 septembre.
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Une Parisienne a publié une lettre ouverte dans laquelle elle accuse les agents de sécurité du Musée d'Orsay de lui en avoir empêché l'accès en raison de sa tenue vestimentaire. L'établissement s'est excusé sur Twitter évoquant un "incident survenu avec une visiteuse". "Arrivée à l'entrée du musée, je n'ai pas le temps de sortir mon billet que la vue de mes seins et de mon apparat tout dépoitraillé choque une agente chargée du contrôle réservations. Elle part en psalmodiant "Ah non ça ne va pas être possible ça, c'est pas possible, ça ne passera pas ça" alors que sa collègue lui demande de ne pas s'attacher à un tel détail et essaye de la retenir. A ce moment j'ignore encore que mon décolleté est devenu l'objet de tout ce drame", décrit la jeune femme dans sa lettre.Elle y raconte ensuite comment les agents de sécurité l'ont incité à se couvrir d'une veste. , avant de pouvoir entrer dans le musée. "A l'intérieur: des tableaux de femmes nues, des sculptures de femmes nues...", ironise t-elle. Après la publication de cette lettre, le musée d'Orsay a réagi sur son compte Twitter, présentant ses excuses à la jeune femme.
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