summary
stringlengths
0
86.6k
text
stringlengths
0
949k
La construction d'un mur à la frontière avec le Mexique est une question de "sécurité nationale", a martelé le président américain.
Donald Trump a une nouvelle fois défendu bec et ongles vendredi 4 janvier son projet de mur à la "dangereuse" frontière sud des Etats-Unis, avertissant qu'il était prêt à ce que la paralysie partielle de l'administration fédérale dure plusieurs mois, voire plus d'un an. Si le président américain a évoqué des discussions "très très productives", les responsables démocrates venus à sa rencontre à la Maison Blanche ont donné un compte-rendu de l'entrevue nettement moins optimiste.De nouvelles discussions sont prévues dans les jours à venir. "J'ai nommé un groupe, nous allons nous voir ce week-end", a déclaré le chef de l'Etat depuis les jardins de la Maison Blanche. La construction d'un mur à la frontière avec le Mexique est une question de "sécurité nationale", a-t-il martelé. "Ce n'est pas un jeu", a-t-il ajouté, tout en soulignant "le chemin parcouru" dans les négociations avec ses adversaires politiques.A la sortie de la Maison Blanche, pourtant, Chuck Schumer, leader des démocrates au Sénat et Nancy Pelosi, nouvelle "Speaker" de la Chambre des représentants, ont fait un récit très différent, évoquant des discussions "tendues". Selon Chuck Schumer, Donald Trump a même indiqué qu'il était prêt à ce que le "shutdown" dure "pendant très longtemps, des mois, voire des années". "Oui, j'ai dit cela", a confirmé le locataire de la Maison Blanche. "Je ne pense que cela sera le cas, mais je suis prêt", a-t-il ajouté.Une bataille de communication Les négociations sur le "shutdown" - rituel de la politique américaine - sont d'abord une bataille de communication dans laquelle chaque parti tente de faire porter la responsabilité du blocage à l'autre. Or si les républicains ont conservé la majorité au Sénat, les démocrates ont désormais un porte-voix nettement plus puissant avec la présidence de la Chambre des représentants."Construire un mur (à la frontière avec le Mexique) est immoral, ce n'est pas ce que nous sommes en tant que pays", avait lancé jeudi soir la démocrate Nancy Pelosi, quelques heures après sa prise de fonction comme "speaker" de la Chambre. "Quelqu'un a-t-il encore des doutes sur notre position? Nous ne construirons pas de mur!", avait ajouté lors de sa première conférence de presse l'élue de Californie, désormais troisième personnage de l'Etat.Les démocrates lâcheront-ils du lest ? Donald Trump peut-il renoncer aux 5 milliards de dollars qu'il réclame à cor et à cri pour édifier son mur sans perdre la face ? Quelles sont les portes de sortie pour mettre fin au "shutdown" qui paralyse 25% des administrations fédérales depuis le 22 décembre ? Le "Daca" bientôt remis sur la table ? Une idée a refait surface ces derniers jours: réintroduire dans les négociations la question sensible du "Daca". Ce programme offrant un permis de séjour temporaire à plusieurs centaines de milliers de jeunes clandestins avait été créé par Barack Obama puis supprimé en septembre par Donald Trump, qui a mis au défi le Congrès de voter une réforme migratoire à la place.Entre-temps, la justice a été saisie par les défenseurs de Daca... et le programme est dans les limbes. Quant au Congrès, il n'a jamais pu s'entendre jusqu'ici pour trouver un compromis. Le président américain a cependant laissé entendre que ces discussions n'étaient pas à l'ordre du jour. "Nous en parlerons à un autre moment", a-t-il indiqué.
Actuellement présent en Côte d'Ivoire pour passer Noël en compagnie des troupes françaises, Emmanuel Macron a annoncé samedi depuis Abidjan que 33 "terroristes" avaient été "neutralisés" dans la matinée au Mali.
Arrivé en Côte d'Ivoire en fin de journée vendredi pour une visite de 48 heures notamment marquée par la soirée de Noël partagée avec quelque mille soldats français vendredi au sein de la base française, Emmanuel Macron a annoncé samedi que la force française Barkhane avait "neutralisé" 33 "terroristes" samedi matin dans la région de Mopti, au centre du Mali. C'est lors d'un discours devant la communauté française d'Abidjan que le président de la République a dévoilé les résultats de cette opération menée dans la matinée par la force Barkhane. Les sorldats français ont ainsi libéré deux gendarmes maliens qui étaient retenus en otages par des jihadistes, fait un prisonnier et "neutralisé" 33 "terroristes". Alors que l'armée française a pour habitude d'utiliser le terme "neutralisé" ou "mis hors de combat" sans préciser s'il s'agit de morts ou de prisonniers, il semble bel et bien que les 33 terroristes évoqués ici ont été tués, selon une source proche de la présidence, annonce l'Agence France Presse."Nous avons eu des pertes, nous avons aussi des victoires""Ce succès considérable, c'est l'engagement de nos forces, c'est le soutien que nous apportons au Mali, à la région et à notre propre sécurité, a déclaré Emmanuel Macron au cours de son intervention. Nous avons eu des pertes, nous avons aussi des victoires ce matin grâce à l'engagement de nos soldats et de l'opération Barkhane." En parlant de "pertes", le président de la République évoquait notamment la mort de treize soldats au cours d'une opération au Mali il y a moins d'un mois.La mort des treize soldats après une collision entre deux hélicoptères de l'armée française avait un temps relancé la question du maintien des forces tricolores dans cette région de l'Afrique pour lutter contre les jihadistes. Une présence qu'Emmanuel Macron a finalement réaffirmée devant les soldats français vendredi soir. "Je souhaite que nous puissions donner une nouvelle profondeur, de nouveaux engagements, une nouvelle force à cette opération pour gagner ce combat indispensable à la stabilité et à la sécurité du Sahel, plus largement de toute la région et aussi de l'Europe", a notamment déclaré le président français.
Le 27 janvier 1983 disparaissait Louis de Funès, l'un des acteurs préférés des Français. La France est en deuil, mais surtout sa femme Jeanne.
Pour surmonter sa peine, la veuve avait un rituel très particulier que vient de révéler sa petite fille Julia de Funès dans une interview accordée à Paris Match. "Se sentant seule le soir pendant deux ans, Jeanne faisait le tour de Paris en taxi pour se changer les idées", explique Julia de Funès dans les colonnes du magazine. Une technique efficace puisqu'elle finira par rejoindre le domaine de Clermont sans Louis. Mais si cela lui a pris du temps avant d'accepter l'absence de son mari, c'est qu'elle avait un rôle très important dans la vie de l'acteur qu'elle dirigeait dans sa vie privée. "Louis que j'appelais Bon Papa régnait en maître sur les plateaux. Mais à la maison, il obéissait à Jeanne, sa femme", raconte dans Paris Match la petite fille de Louis de Funès.
Pour répondre à la crise des "gilets jaunes", Emmanuel Macron lance en ce début d'année 2019 un grand débat national. Pour l'heure, l'idée peine à convaincre les Français.
Le grand débat national voulu par le chef de l'État pour répondre aux "gilets jaunes" laisse les Français sceptiques. Seul 50 % d'entre eux pensent que le gouvernement tiendra au moins partiellement compte des avis émis lors du grand débat lancé par l'exécutif, selon un sondage Harris interactive publié mercredi 2 janvier. Pour 47 % des personnes interrogées en revanche, il n'en tiendra "pas du tout" compte. Et seuls les proches de La République en marche considèrent majoritairement que le gouvernement en tiendra compte (82 %), selon ce baromètre annuel réalisé pour M6 et RTL.Le RIC largement majoritaire47 % des Français veulent par ailleurs voir le mouvement des "gilets jaunes" se structurer et présenter une liste aux élections européennes de mai 2019. Un souhait nettement majoritaire chez les sympathisants de La France insoumise et du PCF (64 %), du Rassemblement national (58 %) et du PS (56 %). Les Français interrogés se disent en outre très majoritairement favorables à des Référendums d'initiative citoyenne (RIC) pour proposer une loi (80 %), en abroger une (72 %) ou mettre fin au mandat d'un élu (63 %).Globalement, moins d'un Français sur deux (47 %) se dit "optimiste" pour l'année à venir, soit une chute de 12 points par rapport à la même enquête il y a un an, contre 51 % (+13) de "pessimistes".Une confiance très limitée envers le gouvernementLe pouvoir d'achat gagne 9 points et avec 73 % des votes devient la première priorité attribuée au gouvernement pour 2019, devant la lutte contre le terrorisme, stable avec 71 % et contre le chômage (70 %). La confiance dans le gouvernement pour mener différentes réformes est également limitée : 33 % lui font ainsi confiance pour "agir dans le bon sens" en ce qui concerne la réforme des institutions, 32 % pour la réforme de l'assurance maladie et 29% pour celle des retraites.Deux Français sur trois (67 %) pensent enfin que le gouvernement doit "avant tout aider le pouvoir d'achat des Français", quitte à ne pas maîtriser l'endettement et le déficit de la France. 27 % des personnes interrogées pensent au contraire que la maîtrise de l'endettement et du déficit reste la priorité.Enquête réalisée en ligne du 27 au 28 décembre auprès de 1.967 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1 à 2,3 points.
Des rassemblements sont prévus à Paris, Marseille, Lyon, Nantes, Bordeaux ou encore Strasbourg.
De nouvelles manifestations sont organisées samedi 13 juin dans toute la France contre le racisme et les violences policières. Le plus gros défilé est attendu à partir de 14h30 à Paris, de la place de la République à Opéra. Il est organisé à l'appel du comité Adama Traoré, jeune homme noir décédé en juillet 2016 après son interpellation par des gendarmes en région parisienne. Pour parer à d'éventuels débordements, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a demandé la fermeture des commerces, débits de boissons et restaurants situés sur le parcours. D'autres défilés sont attendus, notamment à Marseille, au départ du Vieux-Port, à Lyon place Bellecour, à Montpellier place de la Comédie, à Nantes place du Bouffay et à Saint-Nazaire, à Bordeaux place de la Bourse (avec des Gilets-Jaunes) ainsi qu'à Strasbourg dimanche. "Nous appelons toutes les villes de France à venir manifester avec nous pour exiger vérité et justice pour Adama et toutes les victimes de la police ou de la gendarmerie", scande le Comité, qui a réussi à mobiliser 20.000 personnes le 2 juin devant le Palais de justice de Paris, selon la préfecture de police.Depuis, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour dénoncer les violences policières et le racisme en France. Mardi, à l'appel de SOS Racisme, un hommage a été rendu à Paris à George Floyd, un Afro-américain de 46 ans tué le 25 mai à Minneapolis par un policier blanc. Son décès est devenu le symbole des violences policière et a soulevé une indignation mondiale sans précédent.L'exécutif tente d'apaiser les tensionsFace à une mobilisation qui fait tâche d'huile, l'exécutif a tenté en début de semaine de calmer les tensions. Le racisme est "une maladie qui touche toute la société", a déclaré mercredi en conseil des ministres Emmanuel Macron, tout en défendant les forces de l'ordre "dont l'écrasante majorité ne saurait être salie". Le chef de l'Etat est attendu sur ce sujet dimanche lors de son allocution aux Français. En visite mercredi dans un commissariat à Evry (Essonne), le Premier ministre Edouard Philippe a également tenté de faire retomber la polémique. "Nous leur devons respect et confiance", comme le fait "l'immense majorité des Français", mais "nous avons également un devoir d'exigence vis-à-vis d'elle", a-t-il déclaré.A la demande d'Emmanuel Macron, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait annoncé lundi des mesures destinées à améliorer la déontologie des forces de l'ordre et notamment la fin de la méthode d'interpellation dite "d'étranglement" et la suspension systématique en cas de comportements ou propos racistes. Ces annonces ont fait fortement réagir les syndicats policiers, reçus à Beauvau. "Il nous a lâchés, nous a jetés en pâture lundi. A lui de regravir l'Everest de la confiance", a tonné notamment Yves Lefebvre, secrétaire général de Unité SGP Police-FO, appelant ses collègues "à ne plus interpeller, à ne plus intervenir".
Selon les informations du Parisien ce vendredi 27 avril, des pistolets semi-automatiques entreposés dans des locaux de la préfecture de police de Paris ont disparu.
Le mystère est pour l'heure total. Comme le révèle Le Parisien ce vendredi 27 avril, trois pistolets Sig-Sauer réglementaires et un pistolet-mitrailleur Beretta ont étrangement disparu dans les locaux de la préfecture de police du 13ème arrondissement de Paris. Les policiers présents sur place ont pris connaissance de cette disparition en effectuant un inventaire du stock d'armes dans les services de la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC).Vol ou erreur administrative ?Alors qu'une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet des chefs de vol aggravé et infraction à la législation sur les armes, l'anxiété a gagné les agents sur place. Selon les informations du Parisien, la consigne a été donnée de ne pas commenter cette affaire pour le moins troublante. Le rôle de l'IGPN est désormais de comprendre s'il s'agit d'un vol ou d'une simple erreur administrative.
Les parents d'élèves de l'école Hugo Balzac, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), se battent avec leur propres armes pour protéger leurs enfants. Chaque matin, ils forment une chaîne humaine pour lutter symboliquement contre le trafic de drogue qui s'opère aux abords du bâtiment.
Ils veulent que les dealers s'en aillent. Pour ce faire, les parents d'élèves tentent d'alerter les pouvoirs publics en se mobilisant chaque jour -depuis un mois pour certains- devant les grilles de l'école Hugo Balzac et en formant une chaîne humaine visant à protéger leurs enfants du trafic de drogue. Selon des parents d'élèves interrogés par Europe 1, des guetteurs sont là, tous les jours, prêts à crier pour signaler à leurs collègues la présence de policiers ou de toute personnes pouvant perturber le trafic. Sans compter que les dealers peuvent parfois s'introduire dans l'établissement, selon d'autres témoignages, pour cacher des stupéfiants ou pour tenter d'échapper à la police. Des enfants sollicités par les dealersPire, certains trafiquants n'hésiteraient pas à demander des "services" à des élèves de l'école en les rémunérant : 3 ou 4 euros en échange d'un achat de sandwich et de boisson, par exemple. De quoi donner de mauvaises habitudes aux enfants et risquer d'en faire les dealers de demain.Pour le moment, toutefois, aucune mesure visant à déloger les trafiquants n'a été entreprise, au grand désarroi des parents qui continuent à se mobiliser quotidiennement. Et ce, malgré la proximité du commissariat, situé à 200 mètres de l'établissement à peine, rapporte Europe 1.
L'alerte rouge à la canicule a été levée mercredi 12 août, 21 départements restent néanmoins placés en vigilance orange. Place aux orages pour une partie de la France : 60 départements ont été placés en vigilance jaune orages.
Après la canicule, les orages. L'alerte rouge à la canicule a été levée mercredi, et si les fortes chaleurs continuent de peser sur 44 départements - Météo France place ce jeudi 13 août 21 départements en vigilance orange sur une grande partie nord-est du pays -, 60 départements sont en vigilance jaune orages. Ainsi, la journée de ce jeudi 13 août connaîtra à nouveau un temps agité avec le passage de nombreuses averses orageuses. Les orages s'étendront en cours de matinée de la Nouvelle-Aquitaine vers les Pays de la Loire, la région Centre et le Limousin.Les ondées pourront être localement fortes en cumuls de pluies. Dès le début d'après-midi, toute la moitié nord du pays sera concernée. Plus au sud en cours d'après-midi, un temps plus calme et sec se mettra en place de l'Aquitaine au pourtour méditerranéen, avec un ciel nuageux sur les plaies du sud-ouest, et un soleil plus généreux sur la Côte d'Azur.Les températures minimales seront comprises entre 16 et 21 degrés, 20 à 24 degrés en bord de Méditerranée. Les maximales seront en baisse sur l'ensemble du pays.
Le Premier ministre l'a indiqué : le 11 mai ne marquera pas la date du "déconfinement", mais plutôt le début d'une "nouvelle phase".
S'il n'a pas présenté dans le détail le plan du gouvernement, qui sera dévoilé "dans les 15 prochains jours", le Premier ministre a évoqué les "grandes lignes" du projet de redémarrage de l'activité en France, lors d'un point de situation dimanche 19 avril à Matignon.Sur la question des déplacements à titre professionnel, Edouard Philippe a appelé à la poursuite du télétravail après le 11 mai "dans toute la mesure possible". "Beaucoup de nos concitoyens se sont mis (...) au télétravail, beaucoup peuvent le faire, beaucoup ont pu profiter de cette possibilité. Il va falloir que ce télétravail se poursuive dans toute la mesure du possible", a indique le chef du gouvernement. "Et puis quand il n'est pas possible, et il y a beaucoup d'activité où il n'est pas du tout possible de faire du télétravail, il va falloir que les règles d'organisation de l'entreprise respectent ces mesures de gestes barrière et de distanciation sociale", a-t-il ajouté."Nous devons commencer à rouvrir les écoles"Sur la question scolaire, le gouvernement réfléchit notamment à une réouverture des écoles "par territoire", ou bien "par moitié de classe". "Nous devons travailler sur toutes les hypothèses", a expliqué le Premier ministre en conférence de presse, en précisant qu'il n'y avait "pas de décision à ce stade". Les maires et les syndicats d'enseignants seront associées au plan de déconfinement actuellement élaboré par le gouvernement, a-t-il affirmé."Nous devons commencer à rouvrir les écoles", a déclaré le Premier ministre, notamment parce que "5 à 10%" des élèves sont actuellement "privés de tout contact avec l'école" malgré l'enseignement à distance. "C'est dangereux pour la cohésion de la Nation, aujourd'hui et demain." Pour cela, le gouvernement travaille à plusieurs scenarii, par exemple en échelonnant le retour en classe par territoire."Dans certains départements, il n'y a eu quasiment aucun cas (de Covid-19, ndlr) et l'on peut considérer qu'après deux mois de confinement, cette situation sera préservée", a expliqué le Premier ministre. "On peut imaginer que dans ces territoires, l'ouverture se fasse plus rapidement et de façon plus large que là où la situation est plus compliquée." Une autre hypothèse envisagée est celle d'un retour à l'école "par moitié de classe", afin d'alterner "une semaine sur deux" le "lien physique et intellectuel avec le professeur".
Les réserves de sang continuent de baisser en raison des impacts du Covid-19 et la situation est "extrêmement inquiétante", alerte François Toujas, président de l'Établissement français du sang (EFS), qui appelle à donner son sang "d'urgence".
"Nous délivrons plus que ce que nous collectons et les réserves baissent" et ont atteint lundi matin "le seuil des 82.000 poches de globules rouges en réserve", un "niveau jamais atteint depuis 10 ans", souligne l'EFS.Il faut au moins 100.000 poches pour avoir un niveau de réserve permettant de disposer de suffisamment de sang de chaque groupe sanguin dans tous les hôpitaux.La situation est "inédite" pour l'EFS, qui doit prélever 10.000 dons par jour pour répondre aux besoins des patients. "Aujourd'hui, le compte n'y est pas", alors que la reprise de l'activité hospitalière est très soutenue.Depuis le mois de mars, les entreprises et universités n'accueillent presque plus de collectes de sang en raison des impacts de la crise sanitaire (télétravail, cours à distance, protocoles sanitaires, etc.), explique l'EFS, en précisant que la collecte mobile, en particulier en entreprise, représente 80% des dons de sang. L'EFS demande donc aux employeurs de "faciliter le don de sang de leurs salariés" et aux autorités locales de "continuer à faciliter l'organisation de collectes mobiles sur les territoires". Il s'adresse particulièrement aux étudiants pour qu'ils viennent donner leur sang dans les collectes mobiles ou dans les 120 maisons du don.Pour savoir où donner, rendez-vous sur dondesang.efs.sante.fr ou sur l'appli Don de sang.La durée de vie des produits sanguins comme les globules rouges est limitée (42 jours). Pour le don, toutes les précautions sont prises pour éviter les risques de transmission du coronavirus (port du masque obligatoire pour tous, distanciation physique et hygiène renforcées). Dans ce cadre, par précaution, les personnes ayant eu des symptômes de Covid doivent attendre 28 jours après leur disparition pour donner leur sang, indique l'EFS.
L'exécutif donne de plus en plus l'impression de s'enfoncer la crise.
Pourquoi l'annonce du remaniement tarde-t-elle tant, alors qu'au lendemain de la démission de Gérard Collomb, les proches d'Emmanuel Macron misaient sur un calendrier rapide ? Le Parisien affirme mercredi 9 octobre que les causes sont multiples, allant des réticences du Premier ministre à la difficulté de trouver des personnalités pour entrer au gouvernement.Il y a à peine une semaine, des sources bien placées à l'Élysée l'assuraient : le remaniement serait annoncé dans les 24 à 48 heures. Il permettrait même à Emmanuel Macron de lancer la deuxième année de son quinquennat avec un nouveau souffle. Mais voilà, les choses traînent et l'exécutif donne de plus en plus l'impression de s'enfoncer dans la crise... Du moins aux yeux de l'opposition qui s'en donne à cœur joie. Remaniement: y aurait-il des tensions en coulisses entre Emmanuel Macron et Édouard Philippe ?par BFMTVPremier écueil rencontré par Emmanuel Macron : le casting. "Il y a deux ou trois cas tranchés, comme les départs de Mézard et Travert, confie au Parisien un ministre. Mais pour le reste, c'est le grand flou. Ils n'arrivent pas à se mettre d'accord." D'autant plus que certaines personnalités contactée ont carrément refusé de rejoindre le gouvernement. C'est notamment le cas de l'ancien porte-parole de Manuel Valls lors de la primaire socialiste, Mathieu Klein. "Je ne ferai donc pas partie du prochain gouvernement, a-t-il écrit sur son compte Twitter. Je souhaite qu'il réussisse à faire reculer la pauvreté et continuerai à y contribuer dans les fonctions qui sont les miennes, avec un état d'esprit aussi exigeant que constructif." Des difficultés qui alimentent les critiques sur l'absence d'ossature du parti présidentiel. "Ca remaniement qui traîne, c'est aussi parce qu'on manque de personnalités", estime un cadre de la majorité.Par ailleurs, le Premier ministre et le président auraient du mal à s'accorder sur la stratégie à suivre. Édouard Philippe ne souhaite pas passer par une démission, suivie d'un nouveau discours de politique générale, assure Le Parisien. "Il y a eu une bagarre très forte avec le président pour qu'il fasse ce discours de politique générale, selon un proche du chef de l'État. Mais Édouard Philippe n'avait pas envie d'un vote de confiance qui l'affaiblisse." Le 4 juillet 2017, juste après sa nomination, le locataire de Matignon avait récolté 370 voix. Une performance qu'il serait difficile de réitérer aujourd'hui.Le Parisien évoque également une mésentente au sein du couple exécutif, avec un Premier ministre "affaibli dans cette séquence", "incapable de faire valider ses arbitrages auprès du président de la République". "Cela ouvre une crise qui fragilise et ridiculise le Premier ministre", estime un ministre.
L'ex-secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé doit comparaître le 11 juillet au tribunal pour violences, injures à caractère racial et outrage à agents, a-t-on appris vendredi soir auprès de l'AFP. Des faits qu'il conteste, selon l'agence de presse.
La garde à vue de l'ancien sénateur de l'Essonne Jean-Vincent Placé avait été prolongée jeudi soir par le parquet de Paris. L'homme politique avait été interpellé à 2h20 du matin ce 5 avril par la BAC en état d'ébriété. Il est notamment accusé d'outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique et d'insultes à caractère racial. Selon les informations de BFMTV confirmées par la suite par l'AFP, l'ancien secrétaire d'Etat aurait importuné des femmes dans un bar du quartier latin et a été conduit au commissariat du 5e arrondissement de la capitale après avoir proféré des injures raciales à l'encontre des policiers.BFMTV précise que l'alerte a été donnée par le portier du bar. Jean-Vincent Placé s'était vu prier de quitter l'établissement après avoir "traité une femme de sale pute". Il aurait ensuite lancé à l'attention du portier : "On n'est pas au Maghreb ici. Je vais te renvoyer en Afrique moi. Tu vas voir !"Toujours selon BFMTV, Jean-Vincent Placé aurait attrapé par le bras une jeune femme née en 1997 dans le bar et lui aurait proposé de danser avec lui contre rémunération. Face à son refus, l'ancien sénateur l'aurait alors copieusement insultée. Avant que l'agent de sécurité de l'entrée intervienne. Jean-Vincent Placé affichait un taux d'alcoolémie de 1,16mg/L. Lors de son interpellation, l'ancien secrétaire d'État chargé de la Réforme de l'État et de la simplification aurait traité les policiers de la BAC de "connards" et "tocards". Pour sa défense, Jean-Vincent Placé a indiqué aux forces de l'ordre avoir été frappé puis étranglé par un individu d'extrême droite.La version de Jean-Vincent PlacéEn garde à vue durant près de deux jours, Jean-Vincent Placé a minimisé les faits, rapporte l'AFP, citant les conseils de l'intéressé. "Il a pris le bras d'une jeune femme, ce n'était certes pas un geste heureux mais ça ne constitue pas une violence volontaire", ont ainsi déclaré Kiril Bougartchev et Sébastien Muratyan.L'ancien sénateur réfute par ailleurs toute connotation raciste dans les propos échangés lors de son altercation avec le videur "qui n'a pas porté plainte", d'après les avocats. M. Placé "est un homme de gauche, parrain d'une alliance franco-marocaine, il n'est pas raciste", ont défendu ces derniers."Les faits d'outrage ne sont pas contestés mais il ne faut pas les détacher du contexte alors qu'il venait d'être conduit en dehors du bar de manière un peu violente" par le videur, ont-ils enfin expliqué, parlant de "gifle" et de lunettes cassées lorsqu'il a "essayé de se dégager" des bras du portier.
Le système de primes va également être réformé en profondeur.
Une hausse de salaire pour un million d'agents de la fonction publique hospitalière, dès le 1er juillet ? C'est ce que contient un projet d'accord, qui prévoit aussi une "rénovation" des primes, avec "une première étape d'ici au 1er janvier 2021".Le projet d'accord discuté vendredi entre Nicole Notat et les syndicats repose sur "une revalorisation socle à compter du 1er juillet": le million d'agents de la fonction publique hospitalière (hors médecins, qui font l'objet d'une négociation parallèle) bénéficierait à cette date d'une revalorisation identique, qu'ils soient titulaires ou contractuels. Ce "nouveau dispositif de rémunération" serait toutefois "créé par une disposition législative inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021", qui sera présenté à l'automne et voté en fin d'année, la mesure entrant donc en vigueur de manière rétroactive. Cette hausse générale serait complétée par une "majoration supplémentaire" en faveur des "personnels soignants et médico-techniques", dont l'échéance n'est pas précisée, et par une "révision" des grilles de salaires des aides-soignantes et des infirmières, pour laquelle "un groupe de travail sera mis en place".Le projet d'accord inclut également un "chantier de rénovation du régime indemnitaire" des agents non médicaux, qui compte "plus d'une centaine de primes". Celles-ci ont "vocation à fusionner", à quelques exceptions près (heures supplémentaires, travail de nuit, indemnité de résidence...). Sans fixer de date-butoir, le texte indique qu'"une première étape de mise en œuvre devra être achevée d'ici au 1er janvier 2021", pour tenir compte de "la fin de la notation" dans la fonction publique, remplacée par une "évaluation annuelle", ouvrant la voie à "la création d'un bonus individuel versé une fois par an".Sont également envisagés la revalorisation des "premières heures supplémentaires" et des "journées de remplacement volontaires" afin de "limiter le recours à l'intérim", ainsi que le relèvement du montant de la "prime d'intéressement collectif" instaurée cette année.
Banquettes de velours éliminé sur parquet qui craque, le décor immuable des cafés viennois n'a pas changé en deux mois de fermeture. Ils ont rouvert leurs portes vendredi avec les nouveaux rituels du coronavirus: employés masqués et tables régulièrement désinfectées.
Par une journée pluvieuse, les premiers clients à retrouver l'ambiance feutrée des "Kaffeehaüser" étaient souvent des habitués, réjouis de ce nouveau signe d'un retour à une certaine normalité.Neuf semaines de fermeture ont paru interminables à Fanny et Sophie, attablées dans une des petites loges du Café Goldegg, près du musée du Belvédère."C'était difficile pour nous et ça nous a manqué !", assurent les étudiantes de 19 ans bien décidées à revenir régulièrement pour "soutenir" leur troquet de quartier.La liste des nouvelles règles à observer peut sembler intimidante: pas plus de quatre adultes par table, pas de salière, poivrière, ni de corbeille à pain sur les tables, désinfection des surfaces après le passage de chaque client, fermeture des établissements à 23 heures. Au Café Central, l'une des institutions de la capitale autrichienne, on a même fait le choix d'abandonner le présentoir à journaux et ses dizaines de titres internationaux qui invitent à la flânerie sous les voûtes de cet ancien palais."Ce n'est pas possible que les titres passent de main en main", explique "Herr Helmut", serveur distingué qui accueille les clients, visière dûment baissée sur le visage. De nombreux établissements ont opté pour cette protection transparente. Pour les autres, c'est le masque, souvent noir, assorti à l'uniforme des employés.Avoir le nez et la bouche protégés est obligatoire pour le personnel de salle.- Seuls au château -Avantage: jamais il n'a été aussi rapide d'obtenir une table au Café Central. D'habitude, dés le matin, une longue file de touristes s'étire devant ce lieu fréquenté il y a plus d'un siècle par le révolutionnaire Leon Trotski ou l'écrivain Stephan Zweig."Nous pensons que les Viennois qui n'ont pas l'habitude de venir vont avoir envie de découvrir ce lieu", veut croire le serveur.Le nostalgique Café Sperl avec ses boiseries sculptées et ses lustres dorés dégringolant du plafond à moulures, devra lui aussi faire pour un temps sans les 50% à 60% de touristes qui forment sa clientèle, explique sa propriétaire Monika Staub."Nous avons heureusement nos habitués", se rassure Mme Staub. Elle prévoit de proposer la lecture des journaux à ses clients, à condition qu'ils "portent des gants et aient le visage couvert".Si les 41.000 cafés et restaurants autrichiens sont parmi les premiers à rouvrir en Europe, de nombreux gérants disent craindre pour l'avenir de leurs entreprises. Outre les aides débloquées par le gouvernement, la ville de Vienne a distribué des bons à dépenser dans les établissements de la ville.Quelques musées ont également rouvert vendredi, notamment l'ancienne résidence impériale du château de Schönbrunn. Accueillis avec un bouquet de fleurs, les deux premiers visiteurs ont fait l'expérience insolite de déambuler seuls dans l'immense palais déserté par les visiteurs étrangers.Plusieurs régions de l'Allemagne voisine ont également donné le top départ aux restaurants, comme à Berlin. Pas trop tôt pour Axl, 29 ans, qui s'était précipité dès minuit dans un établissement géorgien: "Je ne pouvais pas attendre", explique-il. L'Autriche et l'Allemagne ont été parmi les premiers pays à lever progressivement les restrictions prises pour lutter contre le nouveau coronavirus, dont la propagation est désormais contenue sur leur territoire.Sur la terrasse très fréquentée d'un restaurant vietnamien de Berlin, Jenny Baese, 44 ans, a commandé un curry pour elle et son fils de deux ans. "Après avoir préparé chaque repas moi-même pendant 12 semaines, je suis ravie que quelqu'un d'autre puisse le faire pour moi !"
Après l'annonce de la vente de l'Olympique de Marseille, Bernard Tapie l'assure : il ne veut pas du tout l'acheter.Confrontée depuis plusieurs semaines à la fronde des supporteurs, qui ne supportent plus les mauvais résultats de leur équipe, Margarita Louis-Dreyfus, la propriétaire de l'Olympique de Marseille, a décidé de mettre en vente le club de football dont elle avait hérité en 2009, à la mort de son homme d'affaires de mari, Robert Louis-Dreyfus, qui l'avait racheté en 1996. L'OM , qui n'a plus gagné de match à domicile depuis le 13 septembre 2015 et n'est qu'à 6 points du premier relégable à cinq journées de la fin du championnat de Ligue 1, trouvera-t-elle un repreneur facilement ? En tous cas, une chose est sûre, ce ne sera pas Bernard Tapie.
L'ancien président du club, qui vit son équipe remporter la Ligue des Champions en 1993, a assuré sur BFMTV qu'il n'était pas intéressé. "Je vois où vous voulez en venir. Je n'y pense pas du tout". Mais il ne ferme néanmoins pas la porte... "S'il fallait que ce soit le cas, il faudrait que ce soit des gens qui ne ressemblent pas à tous ceux qui tournent en ce moment dans la musette de (Vincent) Labrune", dont il réclame le départ. En effet, il "pense que ça apaiserait beaucoup de choses en prenant la seule décision qui vaille, qu'il parte". "Ce serait une bonne chose pour lui et pour le club. Il a fait ce qu'il a pu, il a fait des choses formidables. Le jour où vous avez consommé votre crédit, tout ce que vous pouvez faire ne changera rien", a-t-il poursuivi. Tapie : "L'OM à vendre ? Je n'y pense pas du tout"par RMC SportBernard Tapie a également fustigé les supporteurs, qui se sont plus fait remarquer dimanche 10 avril lors du match OM-Bordeaux, qui s'est soldé par un nul, que leur équipe. Cinq d'entre eux ont par ailleurs été interpellé. "Si les supporteurs veulent qu'un investisseur vienne, ce n'est pas la meilleure façon de faire. Maintenant que Margarita a dit 'Ok je vends', il faut vraiment que par leur attitude ils donnent envie à un actionnaire de venir", a-t-il appelé, estimant qu'actuellement, "un investisseur ne peut qu'avoir peur de se trouver dans ce brouhaha violent". "Je conseille à tous ceux qui aiment le club de l'aider à vendre le club. Que tout le monde y mette du sien".L'ancien ministre a aussi défendu l'actuelle propriétaire. "Margarita vit actuellement une période extrêmement douloureuse, très difficile pour elle, un de ses fils est malade, elle a vécu un drame avec sonmari. Elle est courageuse. Elle pense surement que conserver le club dans cet état, c'est mettre le club lui-même en péril"a-t-il défendu. "Ce sera une bonne nouvelle lorsque l'OM sera vendu et qu'on connaitral'identité des repreneurs" espère-t-il.
Le projet de loi a été adopté à l'unanimité en Conseil des ministres. Il prévoit la mise en place de mesures d'isolement obligatoire dans certains cas précis, ainsi que l'élargissement des personnels habilités à faire respecter les règles du déconfinement.
A l'issue d'un Conseil des ministres tenu à l'Elysée ce samedi 2 mai, Olivier Véran a annoncé la prolongation de l'état d'urgence sanitaire "pour deux mois" supplémentaires, jusqu'au 24 juillet. "L'ensemble des dispositifs" mis en place dans le cadre de cet état d'urgence "restent nécessaires", résume le ministre de la Santé. "Nous allons devoir vivre avec le vivre" et nous "battre contre lui". Le projet de loi prévoit des mesures d'isolement et quarantaine, mais qui ne seront obligatoires que "lors de l'arrivée sur le territoire national", a t-il indiqué. Ces mesures ne pourront "jamais dépasser 30 jours", ajoute le ministre, qui indique que le projet de loi affine ses règles en les adaptant au déconfinement"Notre civisme collectif, c'est notre survie collective", estime quant à lui Christophe Castaner, qui a indiqué que le projet de loi "élargit la liste des personnes habilitées" pour faire respecter les règles dans le cadre de l'état d'urgence (police, gendarmes, police municipale). Désormais, les adjoints de sécurité, gendarmes adjoints, réservistes de la police et de la gendarmerie, agents de sécurité assermentés dans les transports et agents de la DGCCRF pourront constater et sanctionner les manquements au déconfinement "progressif" souhaité par l'exécutif
Des hackers basés en Russie ont lancé une nouvelle vague d'attaques contre des entreprises américaines à coup de rançongiciels, qui permettent de crypter les données et de les rendre seulement accessibles en échange du versement d'une rançon, ont mis en garde des chercheurs en informatique.
La société de protection informatique Symantec a indiqué qu'elle avait identifié au moins 31 cibles aux Etats-Unis, dont huit entreprises parmi les 500 plus importantes du pays. "Les auteurs de ces menaces semblent très habiles et expérimentés, capables de pénétrer des entreprises parmi les mieux protégées, volant des autorisations et se promenant librement dans les réseaux internes de ces sociétés. WastedLocker est un rançongiciel extrêmement dangereux", a souligné Symantec."Au moins 31 clients ont été attaqués, ce qui veut dire que le nombre réel d'attaques est probablement beaucoup plus élevé. Les assaillants ont réussi à pénétrer les réseaux des organisations visées et étaient en train de préparer le terrain pour exécuter leur attaque au rançongiciel", a précisé Symantec.Plus tôt cette semaine un avertissement semblable avait été lancé par la société britannique de cybersécurité NCC Group, qui met en garde contre la menace WastedLocker depuis le mois de mai.Les chercheurs affirment que deux citoyens russes, Maxime Iakoubets et Igor Tourachev, participent à ces opérations. Les deux hommes ont été inculpés aux Etats-Unis au mois de décembre 2019 et sont accusés d'être impliqué dans Evil Corp, un groupement de pirates informatiques soupçonné de s'attaquer à des banques américaines et britanniques.Selon Stefano Antenucci, analyste chez NCC, les spécialistes en cybersécurité peuvent démontrer "avec un grand degré de certitude" que le dernier rançongiciel en date vient aussi de Evil Corp.La justice américaine estime que Evil Corp est lié aux services de renseignements russes et a réussi à voler plus de 100 millions de dollars.Le Trésor américain a aussi pris des sanctions contre les deux hommes et offert une récompense de 5 millions de dollars pour l'arrestation de Maxime Iakoubets. C'est la plus forte récompense jamais offerte pour un cybercriminel.Une autre vaste opération de cyber-escroquerie a vu sa conclusion jeudi lorsque le hacker russe Sergey Medvedev a plaidé coupable pour association de malfaiteurs devant un tribunal américain au Nevada, a rapporté le ministère américain de la Justice. L'homme de 33 ans, arrêté en Thaïlande en 2018, était à la tête d'un réseau criminel et avait fondé la plateforme "Infraud Organization" où s'échangeaient les informations de cartes de crédit volées et d'autres types de données personnelles. Doté du slogan "In Fraud We Trust", le réseau qui possédait 10.901 membres en 2017, était devenu le lieu numéro un pour acheter des biens avec des informations bancaires frauduleuses, causant pour 530 millions de dollars de dommages.
Les attaques avaient fait 130 morts et plus de 350 blessés à Paris et dans sa banlieue nord.
Quatre ans après les attentats qui ont endeuillé la France, le 13 novembre 2015, Emmanuel Macron a rendu hommage aux victimes et appelé les Français à "rester unis pour ne jamais laisser gagner" les auteurs des tueries."Souvenons-nous de la promesse que nous nous étions faite : rester unis pour ne jamais laisser gagner ceux qui avaient fait cela. Aujourd'hui, souvenons-nous du 13 novembre et de ses victimes", a écrit le chef de l'État dans un tweet. Les commémorations des attentats du 13 novembre 2015, qui avaient fait 130 morts et plus de 350 blessés à Paris et dans sa banlieue nord, ont commencé mercredi peu après 09H00 au Stade de France en présence de plusieurs ministres, notamment de la Justice, Nicole Belloubet, et de l'Intérieur, Christophe Castaner.Revendiqués par l'organisation État islamique, ces attentats avaient vu trois commandos attaquer les abords du Stade de France, où jouait l'équipe de France de football, des terrasses de restaurants de la capitale et la salle de concert du Bataclan.
Le nombre d'arrêts cardiaques a doublé en région parisienne au pic de l'épidémie de Covid-19, qui tombait pendant le confinement, avec une réduction de près de moitié de la survie des patients concernés, selon des chercheurs.
Selon leur étude parue dans le journal The Lancet Public Health, seul un tiers environ de ces arrêts cardiaques "supplémentaires" enregistrés pendant cette période serait directement associé au Covid-19.Sur les neuf dernières années, le nombre d'arrêts cardiaques était resté stable dans Paris et sa banlieue (6,8 millions d'habitants), mais a fortement augmenté au cours des six premières semaines du confinement (du 17 mars au 26 avril) en particulier au pic de l'épidémie (23 mars au 5 avril).Ainsi, 521 arrêts cardiaques en dehors de l'hôpital ont été identifiés en région parisienne, soit un taux de 26,6 arrêts pour un million d'habitants. Entre 2012 et 2019 à la même période, ce taux était de 13,4 arrêts cardiaques par million d'habitants.Ces travaux s'appuient sur le registre francilien (Paris et Hauts de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) du Centre d'Expertise Mort Subite (Paris-CEMS)."Le profil des patients est le même que d'habitude (2/3 d'hommes, autour de 69 ans)", indique à l'AFP Eloi Marijon du Centre de Recherche Cardiovasculaire de Paris (Inserm/Université de Paris) qui a mené l'étude avec sa collègue Nicole Karam, en collaboration avec Daniel Jost (Brigade des sapeurs-pompiers de Paris).En revanche, poursuit le cardiologue, plus de 90% des arrêts ont eu lieu à domicile, avec des témoins, le plus souvent la famille, qui commençaient beaucoup moins un massage cardiaque, et des secours plus longs à arriver malgré les routes vides.En gros, la survie a été deux fois moindre à l'arrivée à l'hôpital. Sur la période étudiée, seuls 12,8 % des patients identifiés étaient vivants à l'arrivée à l'hôpital, contre 22,8 % à la même période les années précédentes.Or d'après des études antérieures de cette équipe, les personnes qui font un arrêt cardiaque ont huit fois plus de chances de survivre lorsqu'un témoin est en mesure de pratiquer rapidement une réanimation cardio-respiratoire (dont les massages cardiaques).Le diagnostic de Covid-19 a été confirmé et/ou suspecté chez 299 patients inclus dans l'étude (admis vivants et/ou ayant développé un arrêt cardiaque devant témoins). 33% environ du surplus de décès observé est directement associé au Covid-19, selon les chercheurs.- Plusieurs hypothèses -Pour expliquer les autres deux-tiers, plusieurs hypothèses sont avancées (saturation du système de soins, médecine de ville peu ou pas accessible, stress...)"Il y a eu rupture du suivi médical des patients, parce qu'ils n'ont pas pu consulter, qu'ils ont craint de gêner, d'où un retard à l'appel, ou peur, pour certains, d'être contaminés à l'hôpital" détaille le Pr Marijon.Il évoque ainsi le suivi moins régulier des cardiaques, voire, "peut-être aussi dans un petit nombre de cas" d'éventuels effets délétères de médicaments pris par les patients pour traiter la maladie Covid-19. "Il y a eu probablement des difficultés à joindre les secours, le 15 (Samu) et le 18 (pompiers) avec des temps d'attente plus importants", ajoute-t-il. "Cette augmentation de l'incidence des arrêts cardiaques extra-hospitaliers met en évidence les décès collatéraux, non pris en compte dans les statistiques de décès de Covid-19", selon les auteurs pour qui cela devrait être pris en compte à l'avenir dans les stratégies de santé publique.Les résultats de l'étude "permettent de mieux appréhender les conséquences de cette crise, les leçons à tirer, également pour mieux réagir en cas de 2e vague" estime Nicole Karam. Elle juge "nécessaire de trouver un équilibre" entre la prise en charge de l'épidémie et le suivi des autres malades.Une augmentation de l'incidence des arrêts cardiaques a été observée ailleurs, à New-York, en Californie, et en en Italie, en particulier en Lombardie, qui a été confrontée à une écrasante surcharge des soins de santé, donc dans un contexte différent de la région parisienne, souligne le chercheur. Des cardiologues se sont déjà alarmés des dommages collatéraux de l'épidémie et du confinement en voyant arriver des patients atteints d'infarctus avec complications, qui n'ont pas consulté pour des douleurs suspectes dans la poitrine.
Des signaux de reprise de l'épidémie de Covid-19 ont alerté les médecins. S'il n'est pas encore question de deuxième vague, ils appellent à la prudence.
"Ce n'est pas l'inquiétude, mais la vigilance". Au micro de France Bleu Paris, le professeur Adnet, chef des urgences de l'hôpital de Bobigny, ne tire pas encore la sonnette d'alarme, mais il prévient que le virus circule toujours, et de plus en plus activement. "Sur nos cinq indicateurs, il y en a deux qui sont en train de clignoter, ce sont le nombre d'appels au Samu, et le nombre de visites à domicile des médecins pour des patients suspects de Covid." Pour lui ces indicateurs montrent que la garde a été baissée, de plus en plus de Français ne respectant plus qu'à la marge les gestes barrières. Toutefois, la situation est encore sous contrôle, et du respect des mesures d'hygiène, port du masque notamment, dépendra le devenir de l'épidémie."On est loin d'une deuxième vague", rassure le Pr Adnet. notre nombre de PCR positive est en dessous de 2% (test virologique pour savoir si le patient est contaminé) et notre nombre d'arrivées de patients aux urgences est toujours faible.Paradoxalement, les vacances pourrait être un facteur de protection de la population en Île-de-France. Avec les nombreux départs, la densité de population diminue, rendant plus simple la distanciation sociale. Mais, à l'instar de plusieurs de ses confrères, le Pr Adnet redoute les retours de vacanciers partis dans des régions encore très touchées par le virus, telle que l'Algérie. Le risque d'une recontamination par l'extérieur n'est pas à exclure.
Une baleine à bosse qui avait conquis le coeur des Montréalais avant d'être retrouvée morte mardi dans le fleuve Saint-Laurent près de Montréal, a probablement été victime d'une collision avec un bateau, a indiqué mercredi le vétérinaire qui a dirigé sa nécropsie.
"Le diagnostic, pour l'instant, est une suspicion de collision avec un bateau", a dit Stéphane Lair, vétérinaire de l'Université de Montréal chargé de l'analyse de la baleine, une femelle de dix mètres pesant 17 tonnes et âgée de 2 à 3 ans.La carcasse de l'animal, dont les sauts avaient émerveillé des centaines de curieux à Montréal ces derniers jours, avait été récupérée dans le fleuve Saint-Laurent et glissée sur la berge mardi soir à Sainte-Anne-de-Sorel, à 90 km à l'est de Montréal."L'animal présentait quand même des signes de traumatismes possibles (...) qui suggèrent fortement que l'animal a été frappé par un bateau", a-t-il précisé.Un rapport de nécropsie censé être produit "d'ici un ou deux mois" devrait fournir "un diagnostic plus précis", a-t-il ajouté.Son équipe ne pourra cependant procéder qu'à "une quantité d'analyses (...) assez limitée au niveau des organes internes" de l'animal, en raison de son "état de décomposition assez avancé".La baleine, aussi appelée rorqual à bosse, avait été vue dimanche pour la dernière fois. "On ne sait pas ce qui s'est passé", a souligné le biologiste Robert Michaud, coordonnateur du Réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins (RQUMM), association mandatée par le gouvernement canadien pour la protection des cétacés du Saint-Laurent."On savait que c'était un animal qui était en bonne santé", qui n'avait "pas de problèmes de maladies chroniques", a-t-il néanmoins rappelé.Il y avait "très peu d'options" d'interventions, selon lui, compte tenu que "l'animal a fait une série de choix, de décisions ou d'erreurs qui l'ont amené à Montréal"."C'est un phénomène pas très fréquent, mais régulier" chez les jeunes baleines que d'aller explorer des milieux ne constituant pas leur habitat naturel, a-t-il ajouté.Pour M. Michaud, "l'histoire de la cohabitation avec les baleines dans le Saint-Laurent", où on dénombre 13 espèces de cétacés, "c'est un grand enjeu". "Son passage à Montréal va peut-être mettre en lumière la difficulté de cette cohabitation" sur cet axe important de transport maritime vers l'intérieur du continent.Il a dit espérer que l'animal aura laissé "un héritage heureux" de son passage à Montréal en faisant prendre conscience à "beaucoup de gens" qu'à "seulement 450 km en aval du pont Jacques-Cartier vivent des animaux magnifiques"."C'est important de regarder ça de façon positive", a renchéri M. Lair en soulignant que la baleine à bosse "avait presque complètement disparu" suite à une "chasse intensive" et qu'elle n'est plus aujourd'hui "menacée"."La population a connu une augmentation assez importante dans les dernières décennies suite à des mesures de conservation", a-t-il dit.
Des perturbations mercredi et à partir de jeudi apportent une épaisse couche de neige fraîche dans les Alpes.
Météo France a placé jeudi 14 mars l'Isère, la Savoie et la Haute-Savoie en vigilance orange aux avalanches. L'organisme évoque une activité avalancheuse "observée en moyenne deux fois par an".Météo France souligne que 10 à 30 cm de neige sont tombés sur les Alpes du Nord mercredi, jusqu'à assez basse altitude. Surtout, une nouvelle perturbation va provoquer des "précipitations neigeuses très abondantes" sur le massif alpin. En conséquence, "le risque d'avalanche va devenir fort, de niveau 4 sur 5 à partir du milieu de nuit prochaine".L'organisme met en garde contre de nombreuses coulées de talus et avalanches de taille moyenne à moyenne altitude jusqu'à vendredi matin, et des avalanches plus importantes à haute altitude. "Ces avalanches et coulées pourront toucher des secteurs routiers et infrastructures habituellement exposés", indique Météo France.Il faut s'attendre à 40 à 80 cm de neige fraîche. "Par ailleurs, il soufflera jeudi soir et durant la nuit suivante un violent vent de nord-ouest, ce qui créera des accumulations de neige et des plaques susceptibles de partir spontanément en très grandes avalanches", prévient l'institut météorologique.
Selon l'Agence européenne du médicament, la perspective d'un vaccin disponible en quantités suffisantes pour protéger les populations du Covid-19 n'est pas envisageable avant l'horizon 2021. Plusieurs essais cliniques sont déjà en cours.
Cible de toutes les recherches en pleine pandémie de coronavirus, le vaccin contre le Sars-CoV-2, responsable du Covid-19 n'est pas pour tout de suite. Tel est le constat de l'Agence européenne des médicaments, qui estime que la mise à disposition d'un vaccin contre le virus, prêt à être utilisé "à grande échelle", pourrait prendre encore au moins une année. Coronavirus : et si le vaccin contre la tuberculose permettait aussi de le neutraliser ?par Europe 1L'Agence, installée à Amsterdam, a ajouté que deux vaccins étaient déjà entrés dans une première phase d'essais cliniques, menés sur des volontaires sains. Elle "estime qu'il faudra peut-être attendre au moins une année avant d'avoir un vaccin contre le Covid-19 prêt à être approuvé et disponible en des quantités suffisantes pour permettre une utilisation à grande échelle". Cette estimation se fonde sur les informations disponibles et les expériences passées en matière de développement de vaccins, précise l'EMA.
Dans un entretien accordé ce vendredi au Monde, Alain Juppé se pose comme un "rassembleur", capable de "rassurer" les Français. Il se considère comme le mieux à même de "battre largement" Marine Le Pen au second tour de la prochaine élection présidentielle.
Il s'inquiète également de l'hystérisation du débat sur l'islam : "Si nous continuons comme ça, nous allons vers la guerre civile"."Si j'en crois les sondages, je suis le seul qui peut la devancer au premier tour de la présidentielle, et la battre largement au second", affirme le candidat à la primaire de la droite et du centre. "C'est très important pour l'avenir, et cela comptera dans le choix des électeurs de la droite et du centre en novembre, puis dans le choix des Français l'an prochain", poursuit le maire de Bordeaux."TOUT LE MONDE POURRA VOTER À LA PRIMAIRE DE NOVEMBRE"Les sondages le placent régulièrement comme celui qui obtiendrait au premier tour comme au second le meilleur score face à Marine Le Pen. Dans la plupart des configurations et des sondages depuis début 2016, il devancerait en effet la dirigeante d'extrême droite au premier tour, alors que Nicolas Sarkozy comme les autres candidats à la primaire de la droite seraient devancés voire distancés par Marine Le Pen. Au second tour, le maire de Bordeaux battrait Marine Le Pen avec 30 à 40 points d'avance selon les sondages, contre 10 à 20 pour Nicolas Sarkozy. Selon ces mêmes enquêtes, François Fillon battrait Marine Le Pen avec 20 à 30 points d'avance, Bruno Le Maire gagnerait lui avec environ 20 points d'avance.Alain Juppé, interrogé sur une remontée de son rival Nicolas Sarkozy dans les sondages pour la primaire, juge ceux-ci "incertains", tout en ajoutant : "Ils dessinent une tendance sur la durée, qui est encourageante (pour lui-même), particulièrement au second tour où tout se jouera". "J'expliquerai sans relâche que tout le monde pourra voter les 20 et 27 novembre, et que l'enjeu sera majeur", souligne l'ancien locataire de Matignon."Un héritage politique s'incarne et ne se proclame pas", juge-t-il aussi en réponse à la question de savoir s'il est le "premier des chiraquiens", au moment où l'ancien chef de l'État est hospitalisé. Celui qui a battu sèchement Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle 2002 (82,2% contre 17,8%) "a déjà exprimé son sentiment à mon égard avec beaucoup d'affection, et j'en suis particulièrement fier. Cet attachement me guide tous les jours dans la démarche qui est la mienne", poursuit Alain Juppé."MAUVAISE FOI" DE NICOLAS SARKOZYRéchauffement climatique, fichés S, "ancêtre Gaulois"... L'ancien Premier ministre s'est également employé à répondre point par point à Nicolas Sarkozy, dénonçant son manque de "cohérence" et même sa "mauvaise foi". Il a qualifié de "polémique d'un autre âge" la récente déclaration de Nicolas Sarkozy sur les "ancêtres gaulois". "Il déclarait exactement le contraire il y a quelques années. En Nouvelle-Calédonie ou en Polynésie, j'ai rencontré des Français très attachés à leur pays. Il ne me serait pas venu à l'idée de leur dire qu'ils étaient gaulois !"."De manière générale, il y a ceux qui ressassent le passé et ceux qui regardent l'avenir. Moi, je préfère parler aux jeunes Français de la transformation numérique du monde ou des nouveaux modes de développement économique qu'il faut inventer pour lutter contre le réchauffement climatique, dont nous sommes responsables. Je ne veux pas ressasser indéfiniment l'Histoire", a-t-il également dans une allusion à une autre déclaration récente de Nicolas Sarkozy relativisant le rôle de l'homme dans le réchauffement climatique.L'enfermement préventif des fichés S, prôné par l'ancien chef de l'État ? "Tous les spécialistes considèrent que ce débat est dénué de sens", rétorque Alain Juppé, qui y est cependant favorable "pour les plus dangereux" et "à condition qu'un juge judiciaire valide" la privation de liberté. Le maire de Bordeaux taxe également de "mauvaise foi" l'ancien président pour ses attaques sur son supposé angélisme face aux revendications religieuses. "Il faut faire preuve de bon sens et ne pas verser dans une laïcité extrémiste", a-t-il expliqué."Nicolas Sarkozy évoque, par exemple, le principe de précaution pour lutter contre le terrorisme, alors qu'il promet de le supprimer en matière environnementale. Où est la cohérence ? J'essaie de proposer des réformes efficaces, réalistes et faisables, et de garder le cap que je me suis fixé, celui de la confiance et du rassemblement. J'attends avec gourmandise la comparaison des programmes", poursuit Alain Juppé. "Toutes les campagnes électorales sont propices à un durcissement des positions des uns et des autres. D'une certaine manière, j'ai aussi durci la mienne, en persistant et en signant sur l'identité heureuse".
Ayant à la fois marqué le monde du théâtre et celui du cinéma, Maurice Bénichou est mort dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 juin.
C'est un homme à la fois discret mais marquant qui s'est éteint ce week-end. Dans la nuit de vendredi à samedi, Maurice Bénichou est décédé selon Le Figaro. C'est la fin d'une vie très remplie qu'il a partagée entre le cinéma et le théâtre.Né en 1943 dans la ville de Tlemcen en Algérie, c'est en France qu'il finit par faire carrière. D'abord chanteur, il est orienté vers le théâtre à la suite de sa rencontre avec le metteur en scène Marcel Maréchal. Il décroche son premier rôle sur les planches en 1968 dans « Le prix de la révolte au marché noir » de Patrice Chéreau. L'acteur Maurice Bénichou (Amélie Poulain) est mort à l'âge de 76 anspar CloserCela marque le commencement d'une longue carrière où il va collaborer avec de grands noms comme Jean-Claude Carrière, Jean-Pierre Vincent (« Le camp du drap d'or », « Le Marquis de Montefosco », « Capitaine Schelle ») ou même le Britannique Peter Brook (« Mesure pour mesure », « La conférence des oiseaux », « Timons d'Athènes ») avec lequel il entretient une relation privilégiée. Ce dernier lui offre les rôles de Ganesha et Krishna dans « Mahabharata », œuvre marquante de l'édition 1985 du Festival d'Avignon.Un metteur en scène de renomEn marge de sa carrière d'acteur, Bénichou brille également à travers ses mises en scène. Il a notamment été nommé en 1988 aux Molières pour « Une absence » de Loleh Bellon où il dirige Suzanne Flon. Il donne sa chance à des acteurs de renom comme Fabrice Luchini dans « Knock » ou même Niels Arestrup et Christine Murillo dans son adaptation de la pièce « Les Trois Sœurs » de Tchekov.Au cinéma, sa carrière s'avère elle aussi marquante. Il interprète des personnages majeurs comme l'avocat anticolonialiste Jacques Vergès dans « Omar m'a tuer » de Dominique Bretodeau et côtoie de grandes actrices comme Josiane Balasko dans « Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes » de Jean-Jacques Zilbermann. Il collabore régulièrement avec le cinéaste Michael Haneke (« Code inconnu », « Caché, « Le temps du loup ») et incarne même le propriétaire de la boîte à souvenirs dans « Le fabuleux destin d'Amélie Poulain ».Les obsèques de Maurice Bénichou auront lieu à Longpont-sur-Orge (Essonne). D'ici là, ses amis sont invités à se recueillir jeudi à 10h30 à Paris, à la salle de la Coupole du Père-Lachaise, toujours selon Le Figaro.
La compagnie ferroviaire souhaite ainsi récompenser ses salariés qui ont aidé les voyageurs en gare pendant les grèves.
La SNCF va payer des heures supplémentaires à certains cadres qui ont assuré l'information des voyageurs pendant la grève, rapporte France Info.La compagnie ferroviaire a en effet décidé de récompenser ses personnels qui sont habituellement rémunérés au forfait et qui ne sont pas des bénévoles. Les jours de repos des grévistes non payés"Ces cheminots, volontaires de l'information, lorsqu'ils assurent cette mission durant les week-ends et les jours fériés, ont la possibilité, en accord avec leur hiérarchie, de choisir entre heures supplémentaires payées ou récupération du temps passé", justifie la direction. SNCF : les jours de repos payés aux grévistes ? - 18/05/2018par CNEWSLa SNCF a par ailleurs obtenu gain de cause à propos des jours de repos des grévistes qui, eux, ne seront pas payés. Les repos prévus entre deux périodes de grève sont assimilés par l'entreprise publique à des jours de grève.
Dans une interview accordée au JDD, Jean Tirole fait un état des lieux de la politique économique d'Emmanuel Macron. Le prix Nobel se dit notamment favorable à la relance de l'Europe initiée par le président, mais est plus mitigé sur la politique sociale française.
Très discret dans les médias depuis son Prix Nobel obtenu en 2014, l'économiste français Jean Tirole évalue la politique d'Emmanuel Macron dans une interview accordée au JDD. Il fait notamment le point sur les réformes engagées depuis un an, des réformes qu'il juge indispensables. "Il faut agir très vite dans un quinquennat. Si on attend la dernière année, on a que des ennuis". Mais l'économiste se montre beaucoup plus tempéré quand il s'agit d'évoquer les ordonnances réformant le Code du travail. "Le système actuel des CDI et des CDD est très mauvais. À une époque où le numérique impose un mouvement permanent, les premiers privent les entreprises de flexibilité. Un CDI, c'est trop risqué : 90 % des embauches se font déjà en contrat court ; demain si rien ne change, ce sera 95 %", alerte-t-il.Pour faire face à ce phénomène, Jean Tirole se déclare en faveur d'un système sanctionnant les entreprises qui licencient. "Il faut appliquer le principe du pollueur-payeur au marché du travail. La rupture conventionnelle, dont l'usage se multiplie, est nuisible. Cette connivence entre le salarié et le patron permet de déguiser une démission en licenciement." Cependant, le Prix Nobel 2014 appuie certaines mesures, à l'image du plafonnement des indemnités prud'homales ou de la formation professionnelle. "Cela va dans le bon sens", dit-il dans le JDD. "Je suis heureux que l'État ait repris la main sur les partenaires sociaux dans ce domaine. C'est son rôle de vaincre le chômage".La nécessaire réforme de la SNCFAutre point de concordance entre Jean Tirole et le président de la République : la réforme de la SNCF. Pour lui, "elle n'offre pas toujours un service public de qualité, malgré une dette de 55 milliards. La réforme engagée va dans le bon sens", dit-il encore une fois. Tout en tançant les cheminots. "Ce qui les crispe, c'est l'arrivée de la concurrence, pourtant prévue par une directive européenne depuis 1991. Mais il faut passer par là". Enfin sur la relance de l'Europe, "le président a raison", estime Jean Tirole dans le JDD. "Il faut sauver l'Europe et ensuite relancer l'idéal européen. Pour cela, il faut plus de lois et de règlements communs."L'économiste regrette que les gens pensent que l'Europe est responsable "de nos maux". "Nous avons besoin de plus d'Europe : la France ou l'Italie sont trop petites face à Google ou à la Chine." Et de faire une constatation implacable : "Revenir à 1930, que c'est triste !" Pour approfondir la construction européenne, Jean Tirole préconise certaines mesures, à commencer par la création de "règles communes", puis également que les États acceptent "de renoncer à une part de leur souveraineté".Du bon et du moins bon donc pour le Prix Nobel, qui incite surtout l'État au dialogue. "L'État dit exercer ses pouvoirs régaliens. Mais ne peut pas tout faire seul et doit consulter et dialoguer avec les corps intermédiaires".
Dans une interview accordée à BFMTV, Csilla Rady, la mère de l'ancienne compagne de Bertrand Cantat, Krisztina Rady - qui s'est suicidée en 2010 - a défendu le chanteur après l'annulation d'une série de concert par crainte de "troubles à l'ordre public".
Quinze ans après la mort sous ses coups de sa compagne, l'actrice Marie Trintignant, Bertrand Cantat - qui a été condamné à huit ans de prison et a purgé sa peine - a vu ces dernières semaines la pression s'intensifier autour de sa tournée. L'ancien leader de Noir Désir a dû renoncer à plusieurs festivals d'été et vu ses concerts annulés à l'Olympia en raison d'une contestation grandissante. Il se produira néanmoins au Zénith de Paris le 7 juin."Ce qu'ils font, c'est criminel"La grand-mère maternelle de ses deux enfants, Csilla Rady, ne comprend pas les mouvements féministes qui manifestent devant ses concerts : "C'est horrible, horrible, ce qu'ils font", explique-t-elle à BFMTV dans une interview enregistrée à Budapest (Hongrie) et publiée ce lundi 7 mai. "Ce n'est pas normal. Je suis une femme indépendante, je suis une femme féministe, une féministe positive. Mais ce qu'ils font c'est scandaleux, criminel même", poursuit-elle. Krisztina Rady s'est suicidée en janvier 2010 dans son domicile conjugal de Bordeaux (Gironde). Bertrand Cantat était alors sorti de prison depuis deux ans après le meurtre de Marie Trintignant en 2003. Les parents de Krisztina Rady avaient, un temps, évoqué des violences exercées par Bertrand Cantat sur leur fille, mais la justice l'a mis hors de cause. Depuis ils se désolidarisent de tous ceux qui voudraient rouvrir l'enquête sur sa mort."Les parents veulent l'apaisement. Ils n'en peuvent plus. Ils ont perdu leur fille, ils ne veulent pas rouvrir une blessure qui reste en eux", explique à BFMTV leur avocat, Tibor-Louis Leh. "C'est un homme, mais c'est d'abord un artiste", estime Csilla Rady. "C'est dans ses gênes, c'est grâce à ses parents. Et c'est un homme qui aime ses enfants. Il s'en occupe aussi bien qu'un homme pourrait le faire. C'est très difficile pour lui, très difficile".
Invité de l'interview matinale, l'homme d'affaires et ancien président de l'Olympique de Marseille n'a pas apprécié les relances de son interlocutrice quant aux accusations de corruption prononcées par son ancien collaborateur, Marc Fratani.
"C'est histoire de faire un coup", a estimé Audrey Crespo-Mara. La journaliste a vu Bernard Tapie quitter en direct le plateau de son interview, lundi 4 mars, sur Europe 1. L'homme d'affaires, qui était l'invité de l'émission matinale de la station de radio, a tourné les talons en plein entretien, visiblement excédé par les questions sur les révélations d'un ex-collaborateur, à l'époque où il dirigeait l'Olympique de Marseille.Dès les premières secondes de l'échange, Bernard Tapie a d'abord précisé qu'il était là pour parler du procès de l'arbitrage de l'affaire Crédit-Lyonnais - Adidas, qui doit s'ouvrir la semaine prochaine. "J'ai un problème, c'est le cancer et j'ai un deuxième problème, c'est le procès. Le reste c'est votre problème à vous mais c'est pas le mien", a t-il répondu d'emblée quant aux accusations récentes d'un ex-collaborateur. Dans un entretien au Monde, Marc Fratani raconte avoir "participé une fois à un achat d'arbitre" avant un match PSG-OM. "J'ai participé une fois à un achat d'arbitre. C'était pour un match contre le Paris Saint-Germain, à Paris. Le lendemain de la rencontre, je suis allé lui remettre dans un endroit discret ce qui était convenu", a expliqué celui qui a été successivement chauffeur, attaché parlementaire puis assistant personnel de Bernard Tapie, ancien président de l'Olympique de Marseille (1986-1994)."Si on passe la matinée pour parler de ce que Fratani a dit, je me lève et je vous laisse toute seule""J'ai demandé à la Ligue par l'intermédiaire de mon avocat qu'ils le convoquent pour qu'il dise qui. Parce que s'il y a un arbitre qui a accepté d'être acheté pour un match, il faut le savoir. Vous vous rendez compte, c'est trop grave", a précisé Bernard Tapie, avant de perdre patience après une nouvelle question sur le sujet. "Attendez. Si on passe la matinée pour parler de ce que Fratani a dit, je me lève et je vous laisse toute seule. On est d'accord?", a t-il d'abord averti, avant de mettre sa menace à exécution.La veille, dimanche 3 mars, Bernard Tapie avait déjà indiqué qu'il allait "demander aux tribunaux de se saisir de ses déclarations (Marc Fratani, ndlr) pour connaître le nom de l'arbitre". "On est chez les fous", avait-il commenté, estimant que les actes de corruption présumée d'arbitre lorsqu'il dirigeait Marseille ne le "concernent plus".
Dans un documentaire sur la famille royale diffusé à la télévision britannique, le prince Charles n'a pas manqué d'adresser une petite pique à ses belles-filles, rapporte Gala.
Y aurait-il quelques tensions au sein de la famille royale d'Angleterre ? C'est en tout cas ce que laisse penser le documentaire "Queen of the World", dont la deuxième partie a été diffusée sur ITV ce mardi 2 octobre. Le prince Charles y parle des responsabilités et obligations qui incombent à tout membre de la famille royale. Et selon lui, il faut être né avec des titres, pour les comprendre, rapporte Gala. "Les gens ont du mal à comprendre le concept de devoir. Je pense qu'il faut avoir été élevé avec ce souci pour réaliser la charge que cela représente", explique dans le documentaire l'aîné d'Élisabeth II. Plusieurs observateurs y voient ici un petit tacle adressé à ses deux belles-filles, Kate Middleton et Meghan Markle, toutes deux nées roturières.Fin septembre, lors de la diffusion de la première partie du documentaire, la princesse Anne, soeur du prince Charles, avait elle aussi adressé une petite pique à la jeune génération de la famille, qui a parfois du mal à suivre le protocole. "La théorie était que vous ne pouviez pas serrer la main à tout le monde et qu'il ne fallait donc pas commencer. Je m'en tiens à cela, mais j'ai remarqué que les autres ne le font pas. Ce n'est pas à moi de dire ce qu'il ne faut pas faire, mais je pense que le concept initial était qu'il était absurde de serrer des mains", souligne-t-elle, non sans viser plus particulièrement les princes Harry et William, ainsi que leurs épouses respectives, qui n'hésitent pas à aller au plus près des Britanniques.
Les combats entre troupes progouvernementales et forces séparatistes se sont poursuivis samedi pour la sixième journée consécutive dans la province d'Abyane, dans le sud du Yémen, faisant 14 morts dans les deux camps, selon diverses sources militaires.
Les forces séparatistes du Conseil de transition du sud (STC) résistent à une offensive des troupes progouvernementales constituées de partisans du parti islamiste Al-Islah pour prendre le contrôle de Zinjibar, le chef-lieu de la province d'Abyane, située à l'est d'Aden, selon ces sources."Quatorze combattants, dont dix soldats pro-gouvernement ont été tués samedi", a déclaré à l'AFP un responsable militaire du gouvernement, sous le couvert de l'anonymat.Ce bilan a été confirmé par une source militaire séparatiste qui a, en outre, fait état de la capture de "40 soldats pro-gouvernement et de la saisie d'équipements militaires" des assaillants."Ils (les soldats pro-gouvernement) n'arrivent pas à avancer en direction de Zinjibar et pour y parvenir, ils devront passer sur nos corps", a affirmé à l'AFP un commandant séparatiste sur la ligne de front.Ces combats constituent les premiers affrontements militaires de cette ampleur depuis que les séparatistes du Sud ont proclamé le 26 avril l'autonomie de leur région après l'échec d'un accord de paix avec le gouvernement, qui prévoyait le partage du pouvoir entre les deux parties.Lundi, au moins dix personnes sont mortes et de nombreuses autres ont été blessés dans les deux camps.Depuis 2014, la guerre au Yémen oppose les rebelles Houthis --soutenus par l'Iran et qui contrôlent le nord du pays, dont la capitale Sanaa-- aux forces gouvernementales appuyées militairement depuis 2015 par une coalition emmenée par l'Arabie saoudite.Mais le camp anti-Houthis est traversé par de profondes divisions entre le gouvernement en exil et un mouvement séparatiste exigeant l'autonomie du Sud du Yémen, représenté par le STC.L'accord entre le gouvernement et le STC avait été signé le 5 novembre à Ryad, après la prise de contrôle par les séparatistes d'Aden, la deuxième ville du pays, située dans le sud et non loin de Zinjibar.Selon des sources yéménites et saoudiennes, cet accord prévoyait d'intégrer des membres du STC au gouvernement, en contrepartie du retour de celui-ci à Aden.Ce pacte a toutefois vite été caduc, en raison de la non-application dans les temps de mesures clés, notamment la formation d'un tel gouvernement.Le conflit au Yémen, qui dure depuis plus de quatre ans, a tué des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux civils, selon diverses organisations humanitaires. Le pays subit la pire crise humanitaire au monde, d'après l'ONU.
Avant la Belgique, l'Allemagne avait déjà classé il y a deux jours la capitale française comme "zone à risques" pour le virus, à côté des autres départements d'Île-de-France et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Tout comme la Roumanie, une grande partie de l'Espagne, et les Bouches-du-Rhône, la Guyane et Mayotte, Paris est désormais classée en "zone rouge" par la Belgique, a indiqué mercredi 26 août le ministère belge des Affaires étrangères. Concrètement cela signifie que les Belges ou étrangers arrivant de la capitale française devront se soumettre à un test de dépistage du coronavirus et à une période d'isolement, ou se verront refuser l'entrée sur le territoire. Les départements limitrophes de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, ainsi que ceux de la Sarthe, de l'Hérault et des Alpes-Maritimes, ont également été classés en "zone rouge" selon le site du ministère.Les autorités sanitaires belges considèrent que les séjours à l'étranger sont un important facteur de risque de propagation du virus dans le royaume, où les nouvelles contaminations (moins de 500 par jour) sont de nouveau orientées à la baisse après une recrudescence en juillet-août. En août, 22% des personnes testées positives revenaient d'un voyage, selon des chiffres communiqués mercredi par l'institut scientifique de santé publique Sciensano. En outre, à Bruxelles ce mois-ci, seule une minorité (40%) de voyageurs revenant de zone rouge a accepté de se soumettre à un dépistage pourtant théoriquement obligatoire, a rapporté l'agence de presse Belga.L'Espagne et la France comptent parmi les pays où la circulation du coronavirus est de nouveau jugée problématique voire préoccupante. Mercredi, le Premier ministre français Jean Castex a appelé la population du pays "à l'esprit de responsabilité" face à la recrudescence de l'épidémie. "Il y avait encore il y a quelques semaines 1.000 cas par jour qui étaient diagnostiqués, on est (aujourd'hui) autour de 3.000", a-t-il souligné. Tout comme dans les Bouches-du-Rhône, le gouvernement envisage de fermer les bars et restaurants à 23h dans la capitale. Avant la Belgique, l'Allemagne avait déjà classé il y a deux jours Paris comme "zone à risques" pour le virus, à côté des autres départements d'Île-de-France et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Toute l'Espagne, à l'exception des îles Canaries, ainsi que la capitale belge Bruxelles et plusieurs régions de Roumanie, de Bulgarie et de Croatie sont considérées de la même manière par les autorités allemandes. Les vacanciers qui en reviennent doivent se soumettre à un test et à une quarantaine obligatoires. Depuis le 15 août, le Royaume-Uni impose également une quarantaine de 14 jours aux personnes arrivant de France, qu'elles soient des touristes ou des locaux rentrant chez eux.
Le député de Seine-et-Marne a été exclu du parti les Républicains (LR) après avoir rejoint le groupe parlementaire des Constructifs, proches de la République en marche (LREM) d'Emmanuel Macron. Mais son ancien camp s'est trompé par deux fois en lui adressant sa lettre d'exclusion.
Mi-novembre, Franck Riester recevait le courrier adressé à Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, également remercié. Cette fois, LR lui a bien envoyé une missive à son nom... mais en se trompant sur sa circonscription.Quand ça ne veut pas... Franck Riester, cofondateur du parti de centre-droite "Agir", a été exclu par LR pour s'être rapproché de la majorité présidentielle. Mais, après avoir reçu un premier courrier adressé à Gérald Darmanin, comme il s'en était amusé sur Twitter, le député de Seine-et-Marne a récemment reçu une deuxième lettre erronée, comme le révèle France Info vendredi 1er décembre. "Monsieur, le 18 juin dernier, vous avez été élu député de la 6e circonscription de Seine-et-Marne", commence la lettre, signée par Bernard Accoyer, secrétaire général de LR. Sauf que Franck Riester est élu dans la 5e circonscription de ce département. Comme dit le proverbe, jamais deux sans trois !
L'avalanche a eu lieu vendredi dans le Vallon d'Arbi, un secteur prisé pour le ski de randonnée. "Les trois personnes encore portées disparues devraient être un ressortissant vaudois ainsi que deux ressortissants français", selon la police.
Les recherches ont repris samedi 17 mars dans le secteur de Verbier, en Suisse, après la découverte au cours de la nuit du corps sans vie d'un skieur, pour tenter de localiser les trois autres membres d'un groupe emporté la veille par une avalanche. Selon la police du canton du Valais, les opérations de recherche, suspendues à 03h30, ont repris à 09h. "Durant la nuit, un corps a été découvert. Son identification formelle est en cours", a indiqué la police dans un communiqué. "Les trois personnes encore portées disparues devraient être un ressortissant vaudois ainsi que deux ressortissants français", ajoute la police. L'accident a eu lieu dans le Vallon d'Arbi, un secteur prisé pour le ski de randonnée. La police a précisé que l'itinéraire balisé était ouvert et qu'il se trouve sur le flanc gauche du vallon, alors que l'avalanche s'est déclenchée sur la pente droite du Vallon d'Arbi.Trois skieurs ont été tués et quatre blessés dans plusieurs avalanches fin février dans le sud de la Suisse.
"Ça a commencé par des étincelles, puis le feu s'est propagé". L'Aragon connaît un rebond de Covid-19 et cette région d'Espagne, une des plus touchées d'Europe, renoue avec de mauvais souvenirs : afflux de malades et, déjà, un hôpital de campagne.
Tout a commencé dans des "foyers familiaux au coeur d'un quartier populaire" de Saragosse, "un environnement favorable à la transmission (pauvreté, surpopulation, barrière de la langue)". José Ramon Paño, spécialiste des maladies infectieuses à l'hôpital universitaire de Saragosse, raconte l'embrasement. Fêtes de famille, soirées, les flammes se sont amplifiées lors de ces évènements de "supertransmission". Puis, "l'incendie" s'est propagé aux lieux de travail et aux maisons de retraite, jusqu'à mettre le "système sanitaire sous pression".Au cours des sept derniers jours, l'Aragon est la région espagnole qui enregistre le taux de contamination le plus haut avec 270 cas pour 100.000 habitants, 242 hospitalisations et 32 décès, selon les chiffres du ministère de la Santé publiés mardi.Devant la célèbre basilique de Saragosse, presque aucun touriste en ce début de semaine. L'aquarium d'eau douce, l'un des plus grands au monde, qui avait rouvert le 11 juin, a refermé le 27 juillet par mesure de sécurité.La cinquième métropole du pays ne s'est pourtant pas arrêtée de vivre et les rues piétonnes de la ville de 675.000 habitants sont animées. Tous portent le masque, obligatoire dans toute l'Espagne. Dans le quartier populaire de Las Delicias, le plus durement touché par l'épidémie, des clients sont attablés en terrasse, des personnes âgées flânent dans les rues, dans une apparente insouciance.Pourtant, certains comme Dolores Valencia Gomez, 74 ans, n'ont pas mis le nez dehors depuis une semaine "par peur". La septuagénaire a fini par sortir de chez elle "pour valider son ticket de loterie", un jeu populaire en Espagne.Pendant que certains patientent devant les magasins, d'autres files se sont formées devant les centres de santé."Bonjour, je vous appelle pour le test, si vous êtes dans les parages, merci de venir". Le téléphone du centre de La Jota ne raccroche jamais longtemps.Les patients se succèdent dans une salle où une soignante avec une "armure" sanitaire (double blouse, visière, masque, double paire de gants..) leur introduit un écouvillon dans le nez. Deux minutes après, un autre entre.- Contrôler les quarantaines -Pendant la première semaine d'août, l'Aragon a effectué pas moins de 3.500 à 4.000 tests PCR par jour sur sa population d'1,3 million d'habitants, selon les autorités.Une fois un cas diagnostiqué, des "traceurs" - chargés de remonter la chaîne de contamination - identifient les derniers contacts du malade et les convoquent pour les faire tester.Même si le résultat est négatif, ils doivent respecter une quarantaine, indique à l'AFP Natalia Formento, une infirmière "traceuse".Pour Luis Miguel Garcia, à la tête de la société de médecine de famille de l'Aragon (Samfyc), il faut relativiser les chiffres. "On teste à tour de bras, mais on trouve de nombreux asymptomatiques. Sont-ils actuellement contagieux ou ont-ils eu le Covid il y a quelques semaines, quelques mois ?".Il faut, selon le médecin, prendre en compte l'âge de la population d'Aragon : "J'ai un patient de 85 ans atteint du cancer du côlon qui est décédé. Est-il mort du Covid ou avec le Covid?"Le président de la région Aragon, Javier Lamban, le président de l'Aragon, a expliqué ce retour du Covid par un cocktail explosif entre "soirées de jeunes" et "saisonniers agricoles", travailleurs précaires souvent sans papiers, vivant dans des conditions insalubres, circulant de région en région.M. Lamban a promis la mise en place d'un dispositif de contrôle impliquant police et travailleurs sociaux pour vérifier que les personnes diagnostiquées positives et leurs contacts directs respectent leur confinement.Faudra-t-il sanctionner l'entorse au confinement ? Certains comme Melanie Salazar et Julio Tapasca, 18 et 21 ans, en balade en couple devant la basilique, le réclament. "Ce sont les jeunes et les gens qui ne respectent pas les règles qui nous font peur. La police doit mettre plus d'amendes, être plus stricte".La police de Saragosse a indiqué à l'AFP avoir interrompu 75 rassemblements de jeunes la première semaine d'août et dressé des centaines de contraventions.Comme au plus fort de l'épidémie, l'armée a commencé mercredi à monter un hôpital de campagne de 400 m² sur le parking de l'hôpital universitaire de Saragosse.
Depuis 2015, une commune de 6.500 habitants a connu neuf cas de cancers pédiatriques sur des enfants et adolescents de 3 à 19 ans.
Les cas de cancers pédiatriques se multiplie dans le secteur de Sainte-Pazanne, en Loire-Atlantique, depuis 2015. Face à l'inquiétude des parents, Santé publique France va mener une étude épidémiologique pour faire la lumière sur ces neuf cas, dont trois mortels, a-t-on appris vendredi 29 mars de sources concordantes.L'ARS a "saisi Santé publique France pour mener l'enquête épidémiologique dont les premières seront rendues à l'automne 2019", a déclaré l'Agence régionale de santé Pays de la Loire dans un communiqué. "Les équipes d'épidémiologistes vont immédiatement débuter les investigations et études nécessaires", a confirmé à l'AFP Santé publique France, précisant que "les travaux de l'agence seront rendus publics".Cas de leucémie aiguëCette saisine par l'ARS Pays de la Loire fait suite à la demande de familles de cette commune de 6.500 habitants, inquiètes de constater l'apparition depuis décembre 2015 de cas de cancers sur des enfants et adolescents de 3 à 19 ans, causant le décès de trois d'entre eux. "À notre connaissance, au moins neuf cas de cancers pédiatriques sont avérés sur le secteur de Sainte-Pazanne", a déclaré le collectif "Stop aux cancers de nos enfants", qui ne s'avance pas sur les éventuelles causes du phénomène.L'ARS avait reçu le 25 février "un signalement de la part d'un particulier, concernant trois cas de cancers pédiatriques, dont 2 leucémies aiguës", a indiqué l'agence de santé. Mais le premier signalement date d'avril 2017: six cas de cancers pédiatriques, dont quatre cas de leucémies aiguës, avait fait l'objet d'une investigation. "Ces travaux ont conclu à un excès de cas de leucémies sur deux ans parmi les enfants de moins de 15 ans, par rapport aux données observées au cours des années précédentes sur ce même secteur" mais "l'analyse des facteurs de risque environnementaux n'a pas montré de cause prédominante", avait-elle conclu.Une réunion publique sur le sujet se tiendra jeudi 4 avril à Sainte-Pazanne.
Empêtré dans la polémique concernant des dîners fastueux et des travaux menés dans son logement de fonction, le ministre de la Transition écologique s'est à nouveau défendu, dans les colonnes du Journal du Dimanche.
"J'espère que ce sera fini fin juillet, personne n'a envie de laisser traîner ça." Dans le Journal du dimanche, François de Rugy s'est à nouveau défendu, lui qui est empêtré dans une série d'affaires révélées par plusieurs médias, dont Médiapart. En point d'orgue, des dîners fastueux qui auraient bénéficié au cercle amical du ministre de la Transition écologique, dans lesquels étaient servis homard et grands crus millésimés. « Les Français ont une attente légitime d'explications parce que, avec ces photos, les apparences sont contre moi. Je ne suis pas dans la théorie du complot mais je ne suis pas naïf : il n'y a pas quelqu'un qui tire les ficelles mais il y a tout un tas de gens qui se vengent. » Victime, selon lui, de sa volonté "d'agir" et de "transformer" à la tête de son ministère, il entend combattre Médiapart, dont les premières révélations ont lancé la machine médiatique. "Il peut y avoir la tentation de dire : 'on arrête tout', mais je ne veux pas donner satisfaction à ceux qui veulent faire rouler les têtes dans le caniveau."S'il s'estime au-dessus de tous soupçons, "je n'ai rien fait qui soit en dehors des clous" maintient-il, l'inspection lancée par Matignon à son encontre a pu ressembler à un début de lâchage. Une inspection décidée dans le cadre de l'autre volet de l'affaire Rugy, concernant des travaux de rénovation de 63.000 euros. "Édouard Philippe souhaitait qu'il puisse y avoir une forme de process, un regard extérieur...", lance, évasivement le ministre à l'hebdomadaire, avant de se reprendre, assurant avoir reçu "plus de deux cents" messages de soutiens. Parmi eux, des messages manuscrits passés en Conseil des ministres par Emmanuel Macron. François de Rugy est d'ailleurs présent au défilé du 14 juillet, aux côtés du président de la République.
Actuellement en vacances dans les Alpes, Eric Woerth a immortalisé l'ascension d'un des sommets du massif du Mont-Blanc... Un cliché qui a déclenché l'hilarité de nombreux internautes.
Grand amateur d'alpinisme, Eric Woerth s'est attaqué à l'Aiguille d'Argentière lors ses vacances. Ce lundi 12 août, l'ancien ministre du Travail a ainsi immortalisé sur Twitter l'ascension de ce massif du Mont-Blanc dont le sommet culmine à 3 902 mètres d'altitude. Piolet à la main, l'actuel député de la 4ème circonscription de l'Oise gravit le versant, le visage marqué par l'effort. "Glacier du milieu à l'aiguille d'Argentière. Toujours sur les pointes avants", commente-t-il. Décortiquée par de nombreux internautes, cette photo a toutefois rapidement fait le buzz. Quelques détails ont en effet de quoi intriguer. En arrière-plan du cliché, deux silhouettes se trouvent en position debout alors que l'ancien ministre est en position d'escalade. Deuxième élément surprenant, le cordon de la veste d'Eric Woerth pend dans le vide. Il semble donc probable que la photo a tout simplement été prise quand celui-ci était à genoux sur le sol puis tournée avant sa publication pour donner l'impression qu'il est effectivement en pleine ascension. Contacté par BFMTV, l'homme politique âgé de 63 ans est revenu sur ce post. "Il y a des gens malveillants tout le temps. Je poste une photo par an en montagne, l'an passé j'étais aux Aiguilles du Diable et ici, il s'agit d'une descente de glacier, c'est une vraie photo et je suis très heureux que ça puisse impressionner", a-t-il confié. Et d'ajouter sur les autres personnes présentes en arrière-plan : "Il s'agit d'une autre cordée, située 200 mètres plus bas". La photo, elle, a rapidement été détournée sur les réseaux sociaux. Eric Woerth apparaît notamment sous les traits de Batman en train d'escalader un gratte-ciel de Gotham City ou bien encore aux côtés de Tom Cruise accroché à un avion en plein vol.
L'élue a annoncé qu'elle allait porter plainte. "Il s'agit de la dégradation d'un local financé par l'argent public, c'est inacceptable", a-t-elle commenté.
Des inscriptions anarchistes, gilets jaunes et anti-CETA ont été inscrites dans la nuit de mardi 13 à mercredi 14 août sur le rideau en fer des bureaux de la députée LREM Mireille Clapot à Valence. Les dégradations ont été constatées dans la nuit par une patrouille de police. La députée Mireille Clapot a fermement condamné ces dégradations qu'elle considère comme du vandalisme. "Des graffitis avec des symboles anarchistes, des mentions des gilets jaunes, des inscriptions sur le Ceta ou ma 'responsabilité' ont été découverts sur le rideau métallique et une partie de la devanture non protégée de ma permanence", a expliqué à l'AFP Mme Clapot. "Je vais porter plainte. Il s'agit de la dégradation d'un local financé par l'argent public. C'est inacceptable", a ajouté l'élue. Le secrétaire d'État à la fonction publique Olivier Dussopt a exprimé son soutien à la députée sur Twitter. Une quinzaine de permanences de députés ou de locaux du parti LREM ont été ces dernières semaines emmurées ou taguées après la ratification du Ceta, voire saccagées comme à Perpignan en marge d'une manifestation de "gilets jaunes", suscitant une condamnation de l'ensemble de la classe politique.
Le candidat du parti au pouvoir au Burundi, Évariste Ndayishimiye, a été proclamé lundi large vainqueur de l'élection présidentielle du 20 mai, un résultat immédiatement qualifié de "mascarade électorale" par le parti de son principal adversaire Agathon Rwasa.
M. Ndayishimiye a remporté 68,72% des voix contre 24,19% à M. Rwasa, qui arrive en deuxième position (sur sept candidats), au terme de ce scrutin crédité d'un taux de participation de 87,71%, selon les chiffres officiels annoncés lundi par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).Le Conseil national pour la liberté (CNL de M. Rwasa), qui a boycotté l'annonce des résultats, a dénoncé une "mascarade électorale", un "scrutin non crédible" et confirmé son intention de saisir la Cour constitutionnelle."Nous sommes en train de confectionner notre dossier de plainte, et nous allons nous conformer à la loi, et demain (mardi) ou après-demain (mercredi) nous allons déposer (notre recours) pour que la Cour (constitutionnelle) se prononce sur les fraudes massives qui ont émaillé cette mascarade électorale", a déclaré à l'AFP le porte-parole du CNL, Thérence Manirambona. En cas de recours infructueux de l'opposition, le général Ndayishimiye, 52 ans, succèdera au président Pierre Nkurunziza. Au pouvoir depuis 2005, celui-ci avait décidé de ne pas se représenter pour un quatrième mandat, et l'avait adoubé comme son "héritier".Le successeur de M. Nkurunziza doit être investi en août pour un mandat de sept ans renouvelable une fois, à la fin du mandat du président sortant.En 2015, la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé avait plongé le pays dans une crise politique majeure qui a fait au moins 1.200 morts et poussé à l'exode quelque 400.000 Burundais. Le Burundi est d'ailleurs toujours sous le coup de sanctions de ses principaux bailleurs de fonds (UE, Belgique, Allemagne...).- Scrutin à huis-clos -Le scrutin s'est tenu en dépit de la pandémie de coronavirus et a donné lieu pendant la campagne et le jour du vote à des rassemblement de milliers de militants et d'électeurs sans réelles mesures de distanciation sociale. Le pays compte officiellement 42 cas de Covid-19 mais des médecins burundais assurent que ces chiffres sont sous-évalués. Si les élections se sont globalement déroulées dans le calme, le CNL dénonce depuis mercredi les pressions exercées sur ses assesseurs, dont certains ont été arrêtés, ainsi que des fraudes massives.Ainsi, M. Rwasa n'obtient que 24,6% des voix à Kabezi, une commune de la province du Bujumbura-rural (ouest) qui est pourtant considérée comme l'un de ses fiefs historiques.Le CNL s'indigne aussi du cas de la commune de Musigati (ouest), où M. Ndayishimiye réunit 99,9% des voix. Or le taux de participation y serait de plus de 102%, selon un calcul de l'AFP.De nombreux témoins dans tout le pays et des journalistes burundais ont confirmé à l'AFP la validité de certaines de ces accusations, alors qu'aucune mission d'observation de l'ONU ou de l'Union africaine n'avait été autorisée par le gouvernement.Selon un cadre du parti au pouvoir, qui a requis l'anonymat, le CNDD-FDD a appelé ses militants à la retenue."Ce message nous dit de rester calmes et vigilants, de veiller à la sécurité, de ne pas faire de provocation et que le parti nous indiquera, le moment venu, le jour où on fêtera notre victoire", a-t-il expliqué.- Nouveau visage -Les analystes s'attendaient à un duel disputé entre le général Ndayishimiye et Agathon Rwasa, qui avait attiré les foules pendant la campagne, émaillée de violences et d'arrestations arbitraires.Un diplomate en poste au Burundi a émis de forts doutes sur les résultats. "On s'attendait à ce que ça se passe comme ça, personne ne pouvait imaginer une seule seconde que le CNDD-FDD et ses généraux cèderaient ainsi le pouvoir", avait-il déclaré à l'AFP peu avant l'annonce des résultats, sous couvert de l'anonymat."S'il n'y a pas de violences, tout le monde se contentera du résultat qui va être annoncé", a-t-il prédit. "On va positiver, en prenant acte du nouveau visage du pouvoir CNDD-FDD (...) afin d'encourager le changement et l'ouverture politique."La Belgique, l'ancienne puissance coloniale, a déjà montré une volonté d'apaisement en disant voir dans ce processus électoral une opportunité de "renforcer" une relation qui s'est fortement dégradée depuis 2015.Le pays est tenu d'une main de fer par le régime, grâce aux Imbonerakure, la ligue de jeunesse du CNDD-FDD, et au Service national du renseignement (SNR), qui sèment la terreur dans la population.En cas de confirmation de sa victoire, reste à voir comment "Neva", le surnom de M. Ndayishimiye, saura s'émanciper de la tutelle de M. Nkurunziza, qui restera le président du très influent Conseil des sages du parti.M. Ndayishimiye a promis de faire du rétablissement économique du pays sa priorité. Le Burundi est en effet classé parmi les trois pays les plus pauvres au monde selon la Banque mondiale, qui estime que 75% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté, contre 65% à l'arrivée au pouvoir de M. Nkurunziza en 2005.
Un second tour inédit, plus de trois mois après le premier, un coronavirus toujours craint, une non-campagne : l'abstention a atteint dimanche un nouveau record pour des municipales avec plus de six électeurs sur dix qui ont boudé les urnes.
C'était un peu la chronique d'une désillusion annoncée. Le 1er tour avait déjà été très mauvais sur le plan de la mobilisation électorale avec une abstention record de 55,4%. Selon les instituts de sondage, elle devrait encore grimper pour se situer à un niveau historique, entre 59% et 60%, soit environ 12 points de plus que pour le second tour de 2014.Une déconvenue pour l'élection des maires alors que c'est la fonction politique qui demeure la plus appréciée des Français selon les enquêtes d'opinion. "Il fallait en finir avec les municipales (...) mais les électeurs n'ont pas été là", a résumé sur LCI le sondeur Jérôme Jaffré pour qui "c'est le processus électoral lui-même qui a été vicié" dès le départ avec un 1er tour qui n'avait pu être annulé à la veille du confinement."Le contexte de la crise sanitaire n'est toujours pas estompé pour les électeurs", a souligné le chercheur du Cevipof Bruno Cautrès sur franceinfo, pour qui "la crainte d'être contaminé dans les bureaux de vote", malgré les mesures sanitaires adoptées, a été "l'un des principaux obstacles à la participation", comme au 1er tour.Selon un sondage Sopra-steria pour France TV, Radio France, LCP et Public Sénat sur les motivations des électeurs, 43% des personnes interrogées citent le risque d'attraper le Covid-19 comme première raison de leur abstention.Mais la peur du virus n'est pas seule en cause dans ce désastre civique après une "campagne qui a été la plus longue de la Ve République et qui n'est jamais montée en puissance", selon Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l'Ifop, sur Cnews. "Il n'y a pas eu de campagne de second tour, pas de possibilités de meeting, pas de possibilités de porte-à-porte, pas de possibilités de contact physique entre les candidats et des électeurs", rappelle Jérôme Jaffré.Avec un second tour décalé de plus de trois mois, "on a eu cette longue période très particulière où le soufflé est un peu retombé", souligne aussi Brice Teinturier, le directeur général délégué de l'institut de sondages Ipsos, sur France 2.Mais il insiste aussi sur l'absence de "dynamique nationale" car "ce n'est pas une élection nationale contre le pouvoir où il s'agit de faire battre des maires sortants affiliés à un pouvoir qui serait impopulaire, comme on l'avait eu en 2014".A contrario, dans certaines villes très disputées, mais pas toutes, l'abstention a reculé. "On voit aussi des mobilisations très fortes dans des villes où il y a de l'enjeu", comme à Perpignan (52,8%), à Nancy (57,9%, contre 62,9% au premier tour) ou à Bastia (35,9%), insiste Brice Teinturier, qui rappelle que "la moyenne nationale recouvre des différences".Ce serait en outre une erreur de se focaliser uniquement sur le caractère conjoncturel de cette nouvelle poussée abstentionniste."A l'exception des européennes en mai 2019 où on avait vu un regain de participation, on voit s'inscrire progressivement une forme de démocratie de l'abstention en France", élections après élections, avertit Bruno Cautrès."La présidentielle motive toujours, mais les autres élections ont du mal à trouver la motivation des électeurs", ajoute-t-il.Dans le sondage Sopra-steria, 38% des sondés disent ne pas avoir voté car ils pensent que les élections ne changeront rien à leur vie quotidienne, 27% parce qu'aucune liste ou candidat ne leur plaît.
Selon France Guyane, la production de L'amour est dans le pré recherche des candidats d'outre-mer pour la prochaine saison.L'émission L'amour est dans le pré est l'un des programmes phares de M6. Présentées par Karine Le Marchand, les éditions connaissent le succès saison après saison.
Les téléspectateurs s'attachent bien souvent aux agriculteurs en quête d'amour, et qui parfois trouvent le ou la partenaire de leur vie. Pour la saison qui sera diffusée en 2019, les castings sont déjà en cours, et il semble que M6 veuille intégrer de plus en plus d'agriculteurs d'outre-mer. La production a passé des annonces dans la presse locale, et la personne chargée du casting a confirmé cette volonté au journal France Guyane. "On cherche autant d'hommes que de femmes, le plus important étant le célibat, l'authenticité et la sincérité de la démarche", indique Julien, chargé de mener cette phase pour la production. C'est M6 qui valide les candidatures finales La première étape est un entretien téléphonique d'une quarantaine de minutes. "Nous cherchons à savoir si le candidat est vraiment prêt à se lancer dans l'aventure. Car c'est un engagement sur le long terme", explique-t-il. "L'équipe prévoit de passer environ trois heures avec chacun d'entre eux pour en savoir plus sur leur exploitation agricole, leurs sentiments et ce qu'ils cherchent comme type de relation, détaille France Guyane. Charge ensuite à la chaîne M6 de valider ou non les candidatures".
Deux policiers ont été condamnés jeudi à quatre ans de prison, dont deux ferme, pour avoir roué de coups un adolescent de 16 ans à Marseille en 2018, la justice souhaitant punir "un délit grave" commis par des dépositaires de l'autorité publique.
Le tribunal correctionnel de Marseille a laissé à la hiérarchie des deux policiers, le brigadier-chef Lionel Pourtalet et le gardien de la paix Thomas Bagnus, le soin de décider d'une éventuelle interdiction professionnelle.Aucun mandat de dépôt n'ayant été prononcé à l'audience, où de nombreux collègues étaient venus les soutenir malgré les restrictions liées à la lutte contre le Covid-19, les deux policiers, de stature imposante et aux bras tatoués, sont repartis libres. Ils ont dix jours pour faire appel.Le 20 février 2018, Ishaq, leur jeune victime, avait été frappée à coups de pieds et de poings dans une rue d'un quartier populaire du nord de Marseille, après avoir fait des courses dans une épicerie de nuit. Habitant une autre région, il se trouvait à Marseille pour les vacances.Il avait expliqué avoir vu une voiture de police s'arrêter à son niveau, alors qu'il téléphonait, puis ses deux passagers en descendre et le frapper après l'avoir éloigné au fond d'une impasse pour ne pas être vus. Les deux policiers l'auraient aussi contraint à ne pas les regarder.Le conducteur, un autre gardien de la paix, n'a pas été poursuivi.La victime avait été conduite par les pompiers aux urgences, où une interruption totale de travail de 15 jours lui avait été délivrée: l'adolescent présentait une fracture sous l'oeil et de nombreux hématomes et contusions au visage et aux genoux.- ADN sur un stylo -En le frappant, les policiers avaient fait tomber un stylo marqué du logo du syndicat policier Alliance, que la victime avait ramassé et remis aux policiers de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) chargés de l'enquête.L'ADN de l'un des policiers avait été retrouvé sur ce stylo, celui de l'autre policier sur une manche du survêtement de la victime."Le tribunal a travaillé avec attention, il n'est pas joyeux pour des magistrats de juger et de condamner des policiers, c'est très pénible et douloureux", a souligné la présidente en rendant le délibéré."Vous avez commis ce délit grave et menti au tribunal à l'audience" en niant les faits, a-t-elle souligné. Les policiers ont toujours affirmé avoir poursuivi cette nuit là un jeune homme, mais sans parvenir à le rattraper."Cette peine est amplement méritée, personne n'est au-dessus des lois, dans aucun territoire", a commenté après l'audience l'avocate de la partie civile, Me Linda Sennaoui.Depuis le début du mois de mai, c'est la deuxième fois que le tribunal correctionnel de Marseille condamne des policiers auteurs de violences à des peines de prison ferme.Début mai, deux policiers ont ainsi été incarcérés après avoir été condamnés en comparution immédiate à respectivement quatre ans et 18 mois de prison pour enlèvement et séquestration, faux et violences volontaires.En plein confinement, ces policiers, qui ont fait appel, avaient arrêté illégalement un jeune réfugié afghan sur le Vieux-Port, puis l'avaient abandonné 30 km plus loin, dans un terrain vague où celui-ci affirme avoir été frappé.
Après la mort au combat de 13 soldats Français lundi au Mali, le débat sur la présence des forces françaises au Sahet occupe le devant de la scène. Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud plaident pour un retrait des forces françaises de la zone.
"Il faut ramener nos soldats à la maison". Dans une tribune publiée dimanche 1er décembre dans le JDD, Jean-Luc Mélenchon juge qu'"il est certes impossible de retirer immédiatement les forces françaises : nos accords de défense nous l'interdisent. Mais il est indispensable de définir les moyens de les ramener vite à la maison". Dans ce texte cosigné avec le député Bastien Lachaud, le chef de file des insoumis demande de "travailler à une nouvelle attitude en identifiant les impasses" de la situation actuelle au Sahel. "Il y a six ans qu'on y est en guerre", rappellent les deux députés LFI. "Nous y avons perdu 44 vies, nous y stationnons 4.500 militaires et leur matériel. Sans que le Parlement ne l'ait décidé ni n'en ait débattu une seule fois ! Pourquoi sommes-nous là ? Jusqu'à quand ?", lancent-ils. "La situation est-elle meilleure (...) ? Les Maliens sont-ils davantage qu'avant en situation de décider de leur destin ? Les Français y sont-ils mieux appréciés ? À ces questions, la réponse est non. L'ensemble des acteurs sur place le reconnaît ; les chercheurs aussi. D'aucuns parlent d'un 'désastre'", assènent-ils encore."Le pouvoir confié à un fantoche""Sommes-nous vraiment au service du peuple au Mali ?", demandent les deux parlementaires. Ils réclament "une autre relation avec les peuples d'Afrique", fustigeant le "soutien" de la France au président malien "fantoche" Ibrahim Boubacar Keïta. Pour combattre les jihadistes, "nous devons leur ôter leurs moyens d'attraction et leur marge d'action. Mais comment y parvenir si la vie politique est suspendue et le pouvoir confié à un fantoche avec notre soutien", martèlent-ils."Reconquérir le territoire, c'est d'abord reconstruire et réconcilier sous l'autorité du peuple lui-même. Et le faire surtout là où les djihadistes ne sont pas encore établis permettrait d'éviter l'élargissement de leur zone d'influence. Ces tâches ne sont pas celles des militaires", plaident Bastien Lachaud et Jean-Luc Mélenchon. Treize militaires français de la force Barkhane ont péri lundi dernier au Mali dans la collision de deux hélicoptères lors d'une opération de combat contre des jihadistes, dans un contexte sécuritaire alarmant au Sahel. Il s'agit du plus lourd bilan humain essuyé par les soldats français depuis le début de leur déploiement au Sahel en 2013. Une cérémonie d'hommage se déroulera lundi aux Invalides de 15h00 à 17h00 devant 2.500 personnes et sous la présidence d'Emmanuel Macron.
Un hélicoptère de l'armée s'est écrasé dans les Hautes-Pyrénées. Deux personnes sont mortes, cinq autres sont blessées.
Un hélicoptère militaire s'est écrasé sur la commune de Bouilh-Devant, dans les Hautes-Pyrénées, a annoncé mercredi 15 avril la préfecture. L'accident a coûté la vie à deux personnes. Cinq autres sont blessées et ont été évacuées. L'accident s'est produit vers 16h30 dans cette commune située à 22 km au nord-est de Tarbes, près des limites du département du Gers. Deux des blessés ont été évacués par hélicoptères, deux par la route, vers les hôpitaux de Tarbes et Toulouse, selon la préfecture.L'appareil était un Cougar du 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC) de Pau. Cet hélicoptère de manoeuvre, qui peut à la fois transporter des hommes ou du matériel, réalisait un exercice dans la zone, a précisé à l'AFP le porte-parole de l'Armée de terre Benoît Brulon. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l'accident.Les missions de ce régiment combinent le renseignement, l'intervention armée, la manoeuvre et le transport de tous types de troupes. Mais il est également engagé dans toutes les missions intérieures, comme les secours aux populations après les catastrophes naturelles.L'armée déjà endeuilléeFin novembre, la base militaire de Pau-Uzein et le 5e régiment d'hélicoptères de combat avaient déjà été endeuillés par la perte de sept des leurs, décédés dans un accident d'hélicoptères au Mali qui avait coûté la vie à 13 militaires français, la plus importante perte de l'armée en opération depuis 1983. Deux hélicoptères, un Tigre et un Cougar, étaient entrés en collision lors d'une opération de combat contre des jihadistes dans le sud du Mali, dans l'opération Barkhane.
L'Elysée a dévoilé son mini-remaniement ce vendredi avec la promotion de Benjamin Griveaux, fidèle d'Emmanuel Macron, comme porte-parole du gouvernement. Christophe Castaner conserve son poste de secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement tout en étant à la tête de LaREM.
Le député PS Olivier Dussopt devient secrétaire d'Etat en charge de la Fonction publique.Trois jours séparent le remaniement ministériel du dernier vote à l'Assemblée sur le budget. Il y a trois jours, Olivier Dussopt votait contre le texte voulu par le gouvernement. Ce vendredi, le député de l'Ardèche est nommé au sein de l'exécutif, en tant que secrétaire d'Etat à la Fonction publique, auprès du ministre des Comptes publics.Un grand écart politique. Même si depuis plusieurs semaines, Olivier Dussopt avait plutôt montré de la bienveillance à l'égard du gouvernement. Pour Emmanuel Macron, il s'agit d'une prise à la gauche. En effet, depuis le début de la législature Olivier Dussopt a voté avec son groupe, la Nouvelle gauche, majoritairement contre les projets du gouvernement. Et notamment les textes les plus importants: ceux qui fixent le budget. Par ailleurs, Olivier Dussopt vient plutôt de la gauche du PS. En 2007, il est le benjamin de l'Assemblée nationale en tant que député et est, à ce moment, proche de Benoît Hamon au sein de la "Nouvelle gauche" (à ne pas confondre avec l'actuel groupe parlement du Parti socialiste, NDLR). Il y a cinq ans, en 2012, il était le porte-parole de Martine Aubry dans le cadre de la campagne d'investiture présidentielle. En 2017, il s'est rapproché de Manuel Valls pour devenir son porte-parole dans la course à l'élection présidentielle lors de la primaire organisée par le PS.Depuis plusieurs le début de la législature, il s'est par ailleurs fait remarquer pour un échange houleux à l'Assemblée face à... Gérald Darmanin. Qui devient donc son ministre de tutelle. Début août, il avait interpellé le ministre sur l'annulation de plus de 300 millions d'euros de dotations aux collectivités locales. "Dire n'importe quoi est l'apanage de l'opposition", avait lancé alors le ministre, très remonté. Les deux hommes vont désormais devoir travailler ensemble. Au Parti socialiste, son entrée au gouvernement a fait déjà grincer des dents. François Kalfon, conseiller régional et proche d'Arnaud Montebourg, le qualifie de traître, en citant également Manuel Valls.
C'est un souvenir bien sombre de la famille royale britannique qui ressurgit. Ce n'était un secret pour personne, le prince Charles avait été forcé d'épouser Lady Diana, malgré son amour pour Camilla Parker-Bowles, avec laquelle il entretiendra une relation extra-conjugale durant ses quinze ans de mariage.Une situation difficile pour la princesse de Galles, dont un des points culminants a été narré par son ancien garde du corps dans son ouvrage Diana : Un Secret bien gardé.
Le soir de cet épisode sordide, Lady Annabel Goldsmith, la petite soeur de Camilla Parker-Bowles, fête ses 40 ans. Une soirée à laquelle l'épouse bafouée décide de se rendre, malgré la présence du couple adultère.La princesse ira d'humiliations en humiliations : d'abord l'étonnement des convives face à sa présence - preuve que les tromperies du prince Charles étaient un secret de polichinelle. Ensuite, la disparition des amants, au beau milieu de la soirée. Le garde du corps, alors cantonné dans la cuisine avec le reste du personnel, se souvient : "J'ai entendu la princesse m'appeler. Elle est apparue à la porte, en larme et atterrée, disant que son mari et sa maitresse étaient partis ensemble". La princesse de Galles part à leur recherche, accompagnée du garde du corps et les découvre, dans une pièce isolée, en pleine conversation. D'après le narrateur : "le couple avait bondi sur ses pieds d'un air coupable". Le garde du corps préférant s'écarter pour ne pas être témoin d'une dispute conjugale, son récit connait là une ellipse. Mais lorsque Lady Di est réapparue parmi les convives, c'est tête haute, et suivie par un couple adultère visiblement secoué et penaud. Un épisode de la vie mouvementée du couple royal, qui ne restera pas comme un des souvenirs les plus joyeux de la famille Windsor, alors qu'elle s'apprête à observer le 19e anniversaire de la mort de Lady Di.
Le commissaire européen chargé de la gestion des crises, Janez Lenarcic, a appelé samedi soir à la formation dans les plus brefs délais d'un gouvernement "crédible", condition sine qua non au déblocage de la deuxième phase de soutien de l'UE à un Liban en crise.
"Nous avons besoin d'un gouvernement crédible, jouissant de la confiance du peuple libanais et déterminé à conduire le pays dans la bonne direction", a plaidé M. Lenarcic dans un entretien avec l'AFP. Arrivé à Beyrouth à bord d'un vol humanitaire, le troisième affrété par l'UE après l'explosion dévastatrice début août au port, le commissaire européen a participé aux livraisons d'aides, dont des ambulances destinées à la Croix-rouge libanaise, avant de rencontrer le nouveau Premier ministre Moustafa Adib chargé de former une nouvelle équipe ministérielle.Le Liban a comnnu une explosion gigantesque le 4 août au port de Beyrouth ayant dévasté des quartiers entiers de la capitale, faisant plus de 190 morts et 6.500 blessés et laissant 300.000 personnes sans abris."À elle seule, l'UE a mobilisé 64 millions d'euros rien que pour la réponse d'urgence, en sus des contributions individuelles des différents États membres, qui s'élèvent également à environ 65 millions d'euros", a indiqué M. Lenarcic. "La phase suivante sera celle de la reconstruction mais elle devra aller de paire avec des réformes car la communauté internationale n'est pas disposée à soutenir les pratiques qui ont conduit à l'effondrement financier et à la crise économique", a-t-il ajouté."La classe politique libanaise doit répondre aux demandes des gens, et c'est aussi ce que la communauté internationale attend". "Je parle de gouvernance, pas seulement de réformes économiques. Il doit y avoir un changement dans la façon dont ce pays est gouverné", a-t-il martelé. - Le FMI, une priorité -Le Liban vit depuis l'automne dernier au rythme d'une pression accrue de la rue ayant forcé deux gouvernements à démissionner, sur fond d'une crise économique profonde, amplifiée par le Covid-19.L'ex-Premier minsitre, Hassan Diab, a rendu le tablier quelques jours après le drame du port. Le 1er septembre un nouveau chef de gouvernement, Moustafa Adib, a été désigné tandis que les forces politiques se sont engagées, sous la pression de la France, à former un nouveau cabinet de "mission" exigé par Paris dans un délai de 15 jours dans un pays où ce processus peut s'étaler sur plusieurs mois. "La vitesse est importante, le Liban n'a pas de temps à perdre", a souligné à cet égard le commissaire européen. "J'espère que le (prochain) gouvernement parviendra à gagner la confiance du peuple libanais car c'est là le gain le plus nécessaire". Quant aux réformes à entreprendre, "l'une des premières missions devra être de conclure un accord avec le FMI". "Cela débloquerait des ressources substantielles dont le Liban a désespérément besoin pour relancer son économie", a-t-il insisté.Le cas échéant, "l'UE fournira une part substantielle des" quelque huit milliards de dollars de pertes directes et indirectes estimées par la Banque mondiale dues à l'explosion du 4 août, a assuré le commissaire européen. - "Le Hezbollah, une réalité" -Janez Lenarcic s'est voulu enfin nuancé sur la question épineuse du mouvement chitte pro-iranien Hezbollah, poids lourd de la vie politique libanaise, et classé comme organisation terroriste par les Etats-Unis et certains pays de l'UE. "Le Hezbollah est une réalité au Liban, nous aimerions voir toute la classe politique libanaise s'unir derrière la tâche énorme" qui incombe au prochain gouvernment, a-t-il affirmé. "Nous pensons qu'il devrait assumer sa part dans les efforts" de réforme.Washington a imposé cette semaine des sanctions contre deux ministres proches du Hezbollah, tandis que de nouvelles sanctions pourraient toucher d'autres membres de la classe dirigeante libanaise. Mais au niveau européen, "les sanctions, du moins pour le moment, ne sont pas à l'ordre du jour" contre les partis au pouvoir, toutes tendances confondues, a assuré à l'AFP M. Lenarcic.
Elle reconnaît toutefois qu'elle voudrait se présenter "un jour" à une élection.
La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a indiqué dimanche 13 octobre qu'elle ne serait pas candidate aux prochaines municipales, soulignant qu'il y avait déjà deux candidats LREM à Paris, "un de trop"."J'ai toujours dis que je voulais me présenter à une élection, je le ferai certainement un jour", a déclaré Mme Buzyn, interrogée lors du Grand rendez-vous Europe 1-Cnews-Les Échos sur une possible candidature aux élections municipales. "Le problème c'est que je suis Parisienne et il ne vous a pas échappé qu'il y a déjà deux candidats pour la République en marche, un de trop à mon goût", a-t-elle ajouté, faisant référence à la candidature dissidente de Cédric Villani face à Benjamin Griveaux, candidat officiellement investi par le parti. Agnès Buzyn, "née à Paris et vivant à Paris", a précisé qu'elle ne se voyait pas "aller ailleurs" car elle était "contre les parachutages". "Je suis parisienne, ça n'est pas mon agenda aujourd'hui, Paris (...). Je ne vise pas forcément une tête de liste mais si je quitte le ministère des Solidarités et de la Santé c'est pour avoir un rôle exécutif, c'est clair. Aujourd'hui je me sens très utile dans le ministère", a-t-elle poursuivi. "Je verrai quand ce sera le bon moment".
Sur la route des vacances, un homme a malencontreusement oublié sa femme sur une aire d'autoroute. Cette histoire vraie a eu lieu samedi 16 juillet dans le sud de la France.
Un automobiliste et son épouse profitent d'une pause sur l'aire d'autoroute de Brocuéjols, qui se situe juste à côté du viaduc de Millau. Puis le conducteur reprend la route en oubliant sa dulcinée derrière lui.Le grand air des vacances lui a peut-être fait tourner la tête. L'automobiliste s'est finalement rendu compte de sa bévue après avoir parcouru près de 20 kilomètres sur l'A75. Premier réflexe dans ce cas-là, ce serait de faire demi-tour pour retrouver l'être aimé et tenter de se faire pardonner. Sauf que le vacancier tête en l'air a préféré appeler le restaurant installé sur l'aire d'autoroute, l'Espace Gourmand de la famille Bras, afin de demander à un employé de vérifier si femme était bien dans les parages. Et si possible de la conduire jusqu'à lui.Selon Midi Libre, qui rapporte les faits, l'automobiliste n'a effectivement pas eu besoin de faire demi-tour. La brigade Eiffage, en charge de la sûreté sur les autoroutes du secteur, s'est occupée de cette pauvre dame en la ramenant auprès de son mari. Les vacances commencent bien.
Pour l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, la sortie de la vidéo pourrait avoir été orchestrée pour s'en prendre directement au chef de l'Etat.
Un coup monté pour Alexandre Benalla. Lors de sa garde à vue, le 20 juillet dernier, l'ancien chargé de mission de l'Elysée a fait part aux enquêteurs de ses interrogations. Le jeune homme de 27 ans estime avoir été piégé, révèle BFMTV, qui a eu accès au procès-verbal, mercredi 19 septembre. Son rôle, ses missions... sur quoi les sénateurs vont interroger Alexandre Benalla ?par BFMTVEntendu par les enquêteurs sur les faits commis place de la Contrescarpe, le 1er mai dernier, Alexandre Benalla est revenu sur la vidéo, publiée le 18 juillet par Le Monde, où on le voit maîtriser avec violence un couple, en marge de la manifestation parisienne."Je me suis constitué beaucoup d'ennemis""Cette vidéo est sortie sur les réseaux sociaux moins d'une heure après les faits. Elle a été virale, visionner des millions de fois entre le 1er et le 3 mai. Pourquoi mon identification n'est pas sortie à ce moment-là alors que j'étais déjà connu sur les réseaux d'extrême gauche comme l'homme de Macron", s'est interrogé Alexandre Benalla devant les enquêteurs. "Dans le cadre de mes fonctions, je me suis constitué beaucoup d'ennemis dans toutes les strates de la machine administrative et politique", ajoute l'ex-chargé de mission de l'Elysée, mis en examen, entre autres, pour "violences en réunion" et "port public sans droit d'insignes réglementés"."L'opportunité d'atteindre le président de la République "Pour l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, la sortie de la vidéo pourrait également être un moyen de s'attaquer au chef de l'Etat : "Je m'interroge sur le timing de la sortie et la rédaction de cet article à charge du Monde du 18 juillet, deux mois et demi après les faits qui me sont reprochés (...) en le sortant à ce moment précis, l'opportunité d'atteindre le président de la République en détruisant ce qui apparaître comme un maillon faible de son entourage était trop belle", a-t-il expliqué devant les enquêteurs. Alexandre Benalla doit être entendu, mercredi 19 septembre, par la commission d'enquête du Sénat, et le 28 septembre prochain, par les juges d'instruction pour expliquer ses gestes, mais aussi son rôle exact auprès du chef de l'Etat.
Une adolescente qui a transporté en vélo son père blessé, un travailleur migrant ruiné par le coronavirus, sur plus de 1.000 kilomètres en Inde a été invitée à passer des tests pour l'équipe nationale de cyclisme.
Jyoti Kumari, 15 ans, a pédalé, avec son père Mohan Paswan et leurs possessions sur le porte-bagages, de Gurugram, près de New Dehli, à leur village de l'Etat de Bihar, selon les médias locaux.Ils sont arrivés au village le 16 mai, après un périple de 1.200 kilomètres parcourus en sept jours.Mohan Paswan, un conducteur de pousse-pousse, est un des millions de travailleurs migrants ruinés par le confinement décidé en mars par les autorités pour tenter de ralentir la progression de la pandémie de coronavirus.Sans argent pour payer le loyer ou acheter de la nourriture, les transports publics arrêtés, beaucoup d'entre eux se sont mis en route à pied ou à bicyclette vers leurs villages d'origine.Le difficile voyage du père et de la fille, juchés sur un vélo d'occasion acheté avec leurs derniers billets, a défrayé la chronique en Inde.L'histoire a aussi attiré l'attention de la Fédération indienne de cyclisme, qui a proposé à Jyoti Kumari de passer un test pour tenter d'intégrer l'équipe nationale."Elle a parcouru cette distance en sept jours avec son père et aussi des bagages. Je pense qu'elle a quelque chose en elle (...), ce niveau d'endurance. Nous pouvons la tester", a déclaré le président de la fédération, Onkar Singh. "Elle a dit que tout ce qu'elle voulait était de faire des études. Nous lui avons dit que nous prenons aussi en charge les études dans nos académies", a-t-il ajouté.Selon la fédération, l'adolescente devrait revenir à New Dehli lorsque les restrictions de déplacements auront été levées. Elle passera alors des tests pour s'assurer qu'elle est apte à la compétition.
Après le retrait partiel des troupes fédérales déployées à Portland, des manifestants ont assuré ce week-end qu'ils allaient poursuivre la lutte qu'ils mènent depuis des semaines dans cette ville du nord-ouest des Etats-Unis.
Sierra Boyne, une Afro-Américaine âgée de 19 ans, a déclaré à l'AFP que les protestations n'allaient pas s'éteindre. Vêtue d'une veste portant une croix rouge signalant qu'elle peut apporter de premiers soins en cas de blessure, elle a pris à témoin une foule d'une centaine de personnes qui l'entourait."Au vu de l'énergie" qui règne parmi les protestataires, "le mouvement ne va pas s'arrêter tant qu'il n'y aura pas un changement définitif", a-t-elle dit. Et cela même s'il n'y a pas unanimité sur les revendications.La zone qui a récemment été le théâtre d'affrontements, le quartier qui entoure le tribunal fédéral de Portland, a été généralement calme samedi et dimanche. Mais des heurts ont eu lieu ailleurs à Portland entre des policiers et une foule qui leur lançait des bouteilles.Après des jours d'une colère renforcée par le déploiement de troupes fédérales par le président Donald Trump, l'odeur du gaz lacrymogène persiste dans certains quartiers.Une grande partie de la tension qui avait longtemps régné s'est dissipée. Mais plusieurs manifestants ont assuré comme Sierra Boyne qu'ils n'allaient pas reculer.Des dirigeants du mouvement Black Lives Matter, intervenant devant plusieurs milliers de personnes, les ont appelés à "recentrer" leurs efforts.Pour eux, l'accent ne doit plus porter désormais sur l'exigence de retrait des troupes fédérales mais revenir sur les demandes initiales de justice raciale qui ont animé de très nombreuses manifestations à travers les Etats-Unis à la suite de la mort de George Floyd, cet Afro-Américain décédé après son arrestation par la police en mai à Minneapolis.Le calme relatif qui a régné à Portland ces derniers jours s'est installé après que Washington a accepté de retirer les troupes fédérales dans le cadre d'un accord avec Kate Brown, la gouverneure de l'Oregon, l'Etat dans lequel se trouve Portland.L'accord prévoyait que la police de l'Etat soit déployée pour protéger le tribunal fédéral des attaques des manifestants.Toutefois, plusieurs membres du mouvement de protestation ont assuré que le départ progressif des troupes fédérales qui opéraient en tenue de camouflage ne mettrait pas fin aux rassemblements contre ce qu'ils considèrent comme le racisme systémique des forces de police.- "C'est une révolution" -"Nous ne disons pas au revoir", a ainsi déclaré à l'AFP Alicia, 46 ans. "C'est un mouvement qui ne se terminera pas. Personne ne s'en va. C'est une révolution".Après le récent accord avec le gouvernement, les forces de sécurité de la ville, de l'Etat d'Oregon et du gouvernement fédéral étaient largement absentes de la zone centrale de Portland. Les manifestations qui y ont eu lieu ces jours-ci se sont déroulées pacifiquement pour l'essentiel, avec des slogans scandés et des chants.Mais des affrontements entre manifestants et policiers ont eu lieu dans la partie est de la ville, selon des médias locaux.Après que des participants ont commencé à lancer des bouteilles sur les policiers et à les viser avec des lasers, la police a déclaré le rassemblement illégal. Elle a ordonné aux manifestants de se disperser, puis elle a chargé plusieurs fois, selon les médias, qui ne font pas état de blessés.Que faudrait-il pour éteindre pour de bon la colère qui règne dans cette ville très marquée à gauche et mettre fin aux manifestations ?Sierra Boyne a énuméré plusieurs objectifs: la suppression du financement de la police, davantage d'aides pour les personnes les plus pauvres, et la démission du maire de Portland Ted Wheeler, responsable selon elle d'une réaction "brutale" de la police.Mais Alicia, elle, veut beaucoup plus: la révocation de la Constitution des Etats-Unis.
L'ancien ministre de l'Intérieur, qui a forcé la main au président de la République pour quitter ses fonctions, récupérera son poste de maire de Lyon au début du mois de novembre, avant de lancer sa campagne en vue des les élections municipales de 2020.
La rupture semble consommée entre les deux anciens acolytes. Gérard Collomb ne portera plus les couleurs de La République en marche pour les prochains scrutins, tout du moins pour les prochaines municipales. Le désormais ex-ministre de l'Intérieur a fait connaître sa décision jeudi 4 octobre, au lendemain de son départ de la place Beauvau. L'explication officielle est qu'il refuse de représenter un parti national pour un scrutin local, préférant "rassembler" au-delà des frontières politiques. "Ici, on ne s'est jamais présenté sous une étiquette partisane. Pourquoi ? Parce qu'on rassemble très large", a-t-il déclaré à LCI. "Dans mon équipe municipale, vous avez des gens qui sont proches de l'ancien Parti communiste, jusqu'à des gens qui sont MoDem, qui sont centristes, voire même à un moment donné qui ont pu voter à droite." "Ça n'a pas de sens de rassembler simplement sur un parti. Personne ne voterait pour vous dans une ville. Ce que veulent les gens, c'est que vous serviez l'intérêt général", a insisté celui qui dirigea Lyon de 2001 jusqu'à son entrée au gouvernement, en juillet 2017. L'ancien socialiste et soutien de la première heure d'Emmanuel Macron prend ainsi une distance encore plus grande avec la majorité, après avoir forcé le président de la République à accepter sa démission.
Dans les Pyrénées-Atlantiques, une voiture a foncé sur les forces de l'ordre afin de prendre la fuite, vendredi 27 mars. Un gendarme a été blessé.
Le chauffard était visiblement prêt à tout pour éviter le contrôle. Vendredi 27 mars, à Soumoulou (Pyrénées-Atlantiques), les gendarmes ont été prévenus par un riverain qu'un véhicule, avec plusieurs personnes à l'intérieur, stationnait près du stade municipal. En pleine période de crise du coronavirus et dans le but de faire respecter les règles de confinement, les forces de l'ordre ont donc décidé, peu avant 18 heures, de contrôler le chauffeur du véhicule suspect. Sauf que, selon France Bleu Béarn, l'individu a refusé d'obtempérer et a pris la fuite. La voiture a alors commencé une course folle, roulant à très vive allure dans les rues de la petite commune. Rapidement, le chauffard s'est retrouvé coincé dans une impasse. Mais alors que les forces de l'ordre formaient un barrage pour empêcher le véhicule de s'échapper à nouveau, le conducteur n'a eu aucun scrupule à foncer tout droit sur les gendarmes pour prendre la fuite. Deux motards ont été renversés. D'après le parquet de Pau, relayé par France Bleu Béarn, l'un d'eux est blessé avec deux jours interruption temporaire de travail.Les fuyards n'ont pas été retrouvésLe véhicule a été retrouvée brûlé ce samedi 28 mars à Lamarque-Pontacq (Hautes-Pyrénées), à une quinzaine de kilomètres de Soumoulou. Mais aucun individu à bord de la voiture n'a été retrouvé. La Gendarmerie poursuit actuellement ses recherches.
L'été qui vient de s'achever a été le plus sec depuis le début des mesures des précipitations en France en 1959, selon Météo-France qui souligne qu'il s'agit du troisième été consécutif record en la matière.
"L'été (21 juin au 20 septembre) a été le plus sec depuis le début des mesures en France. Ces étés record se succèdent: c'est la troisième année consécutive que la période estivale atteint des niveaux de sécheresse jamais mesurés précédemment", indique Météo-France sur son site internet.Ce déficit de précipitations (sécheresse météorologique), associé à une chaleur qui classe cet été parmi le top 10 des étés les plus chauds, conduit à une sécheresse des sols (sécheresse agricole) particulièrement marquée sur un grand quart Nord-Est du pays.Sur cette partie du territoire, "les terres se retrouvent dans une situation qui ne se produit en moyenne qu'une fois tous les 25 ans", a précisé Météo-France.Des arrêtés mettant en place des restrictions d'eau sont toujours en vigueur dans 79 départements en raison de la sécheresse, selon le site officiel Propluvia.Le réchauffement de la planète multiplie et intensifie les épisodes de sécheresse à travers le monde.
La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a confirmé un coup de rabot sur l'exonération fiscale accordées aux personnes âgées pour les emplois à domicile. Le budget 2020 prévoit de limiter cet avantage aux personnes en situation de handicap ou de perte d'autonomie.
Elle l'assure, "ce n'est pas un nouveau coup porté aux retraités". Invitée de la matinale de LCI ce lundi 23 septembre, Sibeth Ndiaye a confirmé la prochaine réduction de l'avantage fiscal dédié aux aides à domicile pour les personnes de plus de 70 ans. La porte-parole du gouvernement a été invitée à réagir aux informations du journal Les Echos, qui a indiqué que l'exécutif souhaite limiter l'exonération des cotisations patronales aux personnes handicapées ou en perte d'autonomie."Oui, je vous le confirme", a t-elle répondu. "L'abattement permet aussi bien d'avoir quelqu'un qui vient vous accompagner à domicile quand vous êtes dans la difficulté ou la dépendance, que de vous payer un jardinier. Nous souhaitons recentrer les choses pour que les aides, quand elles existent, s'adressent aux personnes qui en ont le plus besoin", a t-elle soutenu.La mesure est loin de faire l'unanimité. "On revient en arrière!", déplore le vice-président de la Confédération française des retraités Christian Bourreau."Il n'y a pas de politique anti-vieux""Qu'il y ait des abus ici ou là bien entendu! Mais dire que ce serait une mesure de justice, non sûrement pas! C'est contradictoire avec l'ambition de favoriser le maintien à domicile!", a t-il déclaré à l'antenne de BFM-TV, estimant que la mesure "va dans le sens de favoriser le travail au noir". "Il y a aujourd'hui des aides qui permettent d'employer des personnes à domicile et il y a des abattements comme pour n'importe que français qui existe. Ces abattements fiscaux perdureront y compris pour les personnes âgées. D'autres dispositifs existent déjà", a pour sa part maintenu Sibeth Ndiaye. "Il n'y a pas de politique anti-vieux qui soit menée par ce gouvernement", a t-elle encore lancé.
Trois cas de coronavirus ont été détectés à la cité judiciaire de Nancy, de nouveau contrainte de réduire fortement ses activités, a annoncé mercredi le procureur de la République.
"A la suite de la révélation de trois cas de Covid avérés parmi les fonctionnaires et les magistrats (un cas révélé le 5 juin, deux le 9 juin), l'ARS (Agence régionale de Santé) nous a demandé de réduire l'activité de la Cité Judiciaire au minimum", a expliqué François Pérain."Ce jour, la Cité Judiciaire de Nancy assurera les seules urgences (audience de comparution immédiate, débats devant le juge des libertés et de la détention...)", poursuit le procureur. La durée de cette réduction des activités n'est pour le moment pas connue et dépendra des prescriptions sanitaires.A la cité judiciaire de Nancy travaillent 150 greffiers et fonctionnaires et 61 magistrats, soit 211 personnes, sans compter les vacataires et les différents contractuels, précise M. Pérain."L'ensemble du personnel ayant été sur site depuis le 28 mai sera convié pour réaliser un test dès le 11 juin", a indiqué pour sa part l'ARS.Selon les derniers chiffres communiqués par l'agence, 352 personnes sont mortes du Covid-19 dans les établissements sanitaires de Meurthe-et-Moselle depuis début mars et 123 personnes y étaient encore hospitalisées lundi, dont neuf en réanimation ou soins intensifs.Dans l'ensemble du Grand Est, l'une des régions françaises les plus touchées par l'épidémie, 1.698 malades du Covid-19 restent hospitalisés.
Les promesses faites par le chef de l'État lundi auront-elles un impact sur les dépenses publiques ? Vraisemblablement oui. Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a indiqué que le pays devrait "sans doute creuser son déficit" public pour financer les mesures, mais de manière "strictement temporaire".
Hausse de 100 euros du Smic, défiscalisation des heures supplémentaires, gel de la CSG pour les retraités modestes : lundi 10 décembre, Emmanuel Macron a effectué plusieurs gestes pour tenter de calmer la colère qui gronde depuis plusieurs semaines dans le pays. Le président de la République a annoncé une série de mesures en faveur du pouvoir d'achat des Français, qui se traduiront par une baisse des rentrées d'argent dans les caisses de l'État. Selon les premières estimations, la facture pourrait s'élever à "8 à 10 milliards d'euros", a indiqué Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics. Des dépenses conséquentes, qui risquent de peser sur le budget de l'État, comme l'a confirmé Richard Ferrand mardi matin au micro de RTL. Le pays va devoir "sans doute creuser le déficit" public, mais de manière "strictement temporaire", a-t-il déclaré. L'homme fort de l'Assemblée nationale assure toutefois que la France parviendra à ramener le déficit en dessous des 3% de PIB, comme prévu. Cet objectif sera probablement atteint en 2020 au lieu de 2019, a indiqué le président de l'Assemblée. Lundi soir, l'Élysée avait assuré que les mesures annoncées par Emmanuel Macron ne "remett(ai)ent pas en cause la maîtrise de la dépense publique", bien que la France ait "peu de marge" budgétaire.Comment financer les annonces ?Dans le détail, le coût de la défiscalisation des heures supplémentaires pourrait atteindre 1,5 milliard d'euros de manque à gagner d'impôt sur le revenu, selon une évaluation de 2017. La désocialisation (exonération de charges sociales) sur les heures supplémentaires, déjà été votée par l'Assemblée pour 2019, doit elle se chiffrer à 2 milliards d'euros environ. Sans oublier la suppression de la hausse des taxes sur le carburant et le gel des tarifs du gaz, annoncée par le Premier ministre Édouard Philippe au début du mois, qui devrait coûter environ 4 milliards d'euros. Pour l'aider à financer ces mesures, le gouvernement envisagerait de demander un effort fiscal aux entreprises, par exemple en supprimant la "niche Copé" sur les plus-values de cession de filiales, ou en luttant contre l'évasion fiscale.
Sous le feu de vives critiques, le nouveau garde des Sceaux Eric Dupont-Moretti s'est défendu dimanche dimanche 19 juillet au 20 heures de France 2. Sa nomination a suscité la colère des associations féministes, qui ont organisé plusieurs rassemblements les jours qui ont suivi sa passation de pouvoir.
"Je le dis sans rougir : je suis féministe". Eric Dupont-Moretti, récemment nommé ministre de la Justice a répondu ce dimanche aux vives critiques des associations féministes depuis son arrivée Place Vendôme.Épinglé pour ses positions sur le mouvement #MeToo, l'avocat pénaliste a assuré sur le plateau de France 2 être "pour une égalité absolue des droits des hommes et des droits des femmes, notamment sur le domaine salarial". Son arrivée à l'Elysée a provoqué un tollé du côté des associations féministes et provoqué l'inquiétude, voire la défiance au sein de la magistrature. "La justice ne se rend pas sur les réseaux sociaux""J'ai dit que #MeToo avait libéré la parole de la femme et que c'était un bien, j'ai dit aussi qu'il fallait absolument, et je l'ai écrit, permettre aux femmes les plus timorées de dire les choses. J'ai dit qu'il fallait condamner les salauds qui se tenaient mal avec les femmes", a-t-il martelé. "Mais pour j'ai ajouté que la justice ne se rendait pas sur les réseau sociaux, que la toile ne pouvait pas être le réceptacle de ces plaintes, que la justice devait intervenir et j'ai dit aussi qu'il était arrivé que des hommes soient accusés à tort", a nuancé Eric Dupont-Moretti. Le garde des Sceaux a par ailleurs reconnu le féminisme comme une "grande cause", mais qui est "dévoyé quand il est excessif". "Je ne veux pas vivre la moralisation comme on la connait aux Etats-Unis (...). Je veux qu'un homme puisse prendre un ascenseur avec une femme, et la guerre des sexes, je trouve qu'elle est inutile", a-t-il estimé.La nomination d'Eric Dupont-Moretti n'est pas la seule à provoquer la colère des féministes. De nombreuses voix se sont élevées contre celle de Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur, qui fait l'objet d'une enquête pour viol. Assurant qu'il ne "connait pas" son dossier, le ministre de la Justice a répété, comme l'ont fait ces derniers jours Emmanuel Macron ou Jean Castex, que son collègue est "présumé innocent, que ça n'est pas une règle mineure, que ça n'est pas une règle accessoire, c'est la Constitution". "Ca concerne tout le monde, la présomption d'innocence, et les Français ont beaucoup de mal avec ça", a-t-il conclu.
Devant les participants à la Convention citoyenne pour le climat, le chef de l'Etat s'est déclaré en faveur d'un référendum sur certaines propositions émanant de la Convention citoyenne pour le climat.
Les Français seront-ils amenés à voter sur des propositions environnementales ? Cela n'est pas à exclure. Vendredi soir, lors de sa première rencontre avec les 150 Français participant à la Convention citoyenne pour le climat, Emmanuel Macron s'est déclaré en faveur d'un référendum sur certaines propositions que fera la Convention. Convention citoyenne pour le climat : un renouveau pour la démocratie ? - Les matins du Sénat (17/12/2019)par Public Sénat"Je pense qu'il faut sur quelques mesures en appeler à un référendum, car c'est ce qui permettra de partager avec tout le monde la préoccupation sur le sujet", a-t-il dit lors d'une séance de questions-réponses avec les membres de la Convention dans l'hémicycle du Cese (Conseil économique, social et environnemental) à Paris.Deux types de référendumLe chef de l'Etat a rappelé la possibilité de deux types de référendum: l'un portant sur un texte de loi, à valeur décisionnaire, et l'autre sur une ou plusieurs propositions, avec une simple valeur indicative."Si vous me demandez de soumettre quelque chose à référendum, je peux tout à fait le décider. Mais il y aura deux cas de figure. Soit ce qui a été préparé est un texte de loi. Le jour où il est voté par le peuple, il s'applique sans filtre", a-t-il dit. Autre option, "si c'est juste une proposition ou une série de propositions, le référendum n'a pas valeur législative, il a valeur consultative". "Ca ne s'est jamais fait mais je suis prêt à aller dans cette direction."Il a ajouté qu'en revanche il n'était pas favorable au "référendum d'initiative citoyen" que demandaient les gilets jaunes. "Sur le RIC, j'ai été très réservé, parce qu'il faudra toujours des gens pour endosser des décisions difficiles; ce n'est pas parce qu'on fera des référendums tous les mois qu'on répondra aux problèmes".
Seuls 22% des Français jugent que les annonces d'Emmanuel Macron pour calmer la grogne des "gilets jaunes"- la modulation des taxes sur le carburant en fonction des prix du baril de pétrole et un débat national sur la transition écologique - sont suffisantes, révèle ce mercredi 28 novembre un sondage réalisé par Opinionway pour RTL-LCI-Le Figaro.
Face au mouvement des "gilets jaunes", Emmanuel Macron a annoncé mardi 26 novembre vouloir limiter l'impact des taxes sur les carburants et organiser une "grande concertation", sans toutefois renoncer à sa stratégie sur l'environnement et le nucléaire, avec la fermeture de 4 à 6 réacteurs d'ici à 2030."Les Français n'ont pas du tout été convaincus" par les annonces du chef de l'État, a déploré mardi soir l'un des porte-parole des "gilets jaunes" à l'issue de sa réunion avec le ministre de la Transition écologique François de Rugy. Un constat confirmé par un sondage réalisé par Opinionway pour RTL-LCI-Le Figaro et dévoilé ce mercredi 27 novembre. Les Français souhaitent l'annulation de la hausse des taxesSelon cette enquête, 76% des Français estiment que les mesures annoncées par le président ne sont pas suffisantes. Seuls les partisans du parti présidentiel La République en marche (LREM) sont majoritairement satisfaits (63%). Dans le détail, 19% des soutiens de La France insoumise (LFI), 15% de ceux du PS, 12% de ceux des Républicains (LR) et 9% de ceux du Rassemblement national (RN) ont été convaincus.Près de 8 Français sur 10 (78%) réclament l'annulation pure et simple des hausses de taxes sur le carburant prévues en janvier prochain. Un taux qui monte à 91% chez les partisans de LFI, 81% chez ceux du PS, 87% chez LR et 93% au RN. Les partisans de LREM sont très divisés, puisque 50% d'entre eux souhaitent l'annulation des hausses de taxes. Le Premier ministre Édouard Philippe a confirmé ce mercredi matin sur BFMTV la hausse de la taxe sur le carburant au 1er janvier avec un système destiné à en limiter l'impact.La bienveillance des Français à l'égard des "gilets jaunes" ne cesse de s'amplifier, puisqu'ils sont désormais 66% à apporter leur soutien au mouvement, soit deux points de plus que dans la dernière vague du sondage, réalisée les 21 et 22 novembre.* Enquête réalisée auprès d'un échantillon de 1.013 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
La police anti-émeute de Hong Kong a pourchassé dimanche dans plusieurs centres commerciaux et dans les rues des manifestants pro-démocratie réclamant l'indépendance, en ce jour de Fête des mères.
Des groupes de militants masqués se sont répandus dans au moins huit centres commerciaux, jouant au chat et à la souris avec les policiers avant d'être dispersés.Ils réclament l'indépendance du territoire semi-autonome et la démission de la cheffe de son exécutif Carrie Lam, une fidèle alliée de Pékin.La police a procédé à trois arrestations au moins et a imposé des amendes de 260 dollars pour non respect des mesures de confinement anti-Covid-19 qui interdisent le rassemblements publics de plus de huit personnes, selon les images vidéo diffusées en direct.Des affrontements se sont poursuivis dimanche soir dans les rues, la police faisant usage de matraques et gaz au poivre dans le quartier fréquenté de Mong Kok et continuant les arrestations dont celle d'un élu pro-démocratie.Hong Kong célébrait la Fête des mères ce dimanche et des activistes avaient appelé à profiter de cette occasion pour critiquer Carrie Lam.Au début de la vague de contestation de l'an dernier, celle-ci s'était comparée à une mère de famille exaspérée et les militants pro-démocratie à des enfants turbulents."C'est juste un échauffement, notre mouvement doit redémarrer", a expliqué dimanche à l'AFP un étudiant. "C'est le signe que le mouvement reprend vie, nous devons nous réveiller".Hong Kong a connu l'an dernier sept mois consécutifs de manifestations souvent émaillées de violences, qui ont mobilisé des millions de personnes.Un certain calme est revenu en raison des arrestations massives et du début de la pandémie de coronavirus. Mais la métropole financière ayant réussi à juguler pour l'instant cette pandémie, des mouvements de contestation limités ont refait leur apparition ces deux dernières semaines.Hong Kong a commencé vendredi à assouplir les restrictions qui avaient été décidées il y a plusieurs semaines pour combattre le coronavirus, en autorisant notamment les bars, salles de sport, salons de beauté et cinémas à rouvrir, à la faveur d'une nette baisse de la circulation de la maladie dans le territoire semi-autonome.
C'est l'un des plus grands rassemblements d'opposition de l'histoire du Bélarus: des dizaines de milliers de personnes étaient réunies dimanche à Minsk pour exiger le départ du président Alexandre Loukachenko, qui refuse de lâcher le pouvoir une semaine après sa réélection contestée.
"Pars!", scandaient les protestataires à l'attention du dirigeant bélarusse. Réunis autour d'un monument dédié aux victimes de la Seconde Guerre mondiale, ils ont ensuite remonté dans la soirée l'avenue de l'Indépendance, la principale artère de Minsk.Des correspondants de l'AFP ont estimé leur nombre à plus de 100.000, tandis que le média indépendant Tut.by a affirmé qu'il s'agissait de la plus grande manifestation depuis l'indépendance du pays en 1991. Vêtus de blanc, au milieu des chants, des klaxons, les contestataires brandissaient des milliers de drapeaux rouges et blancs, les couleurs de l'opposition.Daria Koukhta, 39 ans, est venue avec ses six enfants. "On pense qu'un nouveau Bélarus est en train de naître et je suis tellement heureuse de voir ça de mes propres yeux. Je n'avais jamais imaginé voir autant de drapeaux et de gens qui n'ont plus peur", affirme-t-elle à l'AFP.De son côté, Alla, 55 ans, ne veut "plus jamais entendre parler" d'Alexandre Loukachenko: "J'en ai assez de ses mensonges et de sa dictature!""Nous sommes en train de changer l'Histoire", abonde Ekaterina Garbina, 26 ans, estimant que le peuple "n'oubliera pas le sang versé".Répondant à l'appel de Svetlana Tikhanovskaïa, la principale rivale d'Alexandre Loukachenko à la présidentielle, les Bélarusses ont également manifesté dimanche dans de nombreuses villes du pays. En milieu de journée, M. Loukachenko, au pouvoir depuis 26 ans, avait fait une apparition surprise sur la place de l'Indépendance, à Minsk, devant environ 10.000 de ses soutiens, selon un journaliste de l'AFP."Je vous ai appelés ici non pas pour que vous me défendiez mais parce que, pour la première fois en un quart de siècle, vous pouvez défendre votre pays et son indépendance", a-t-il lancé, sous les ovations.Le président bélarusse, 65 ans, a rejeté la demande de l'opposition d'organiser une nouvelle élection présidentielle, après celle du 9 août qui l'a donné vainqueur avec 80% des voix mais a suscité des accusations de fraudes massives."Si nous faisons ça, nous partirons en vrille et nous n'en reviendrons jamais", a-t-il prédit, face à ses partisans agitant le drapeau officiel rouge et vert, hérité de la période soviétique.S'exprimant depuis une tribune, Alexandre Loukachenko a dénoncé la volonté, selon lui, d'imposer au pays "un gouvernement depuis l'étranger". Près de lui se tenait son fils cadet, Nikolaï Loukachenko, parfois présenté comme son successeur potentiel.- Protestation historique -La victoire électorale d'Alexandre Loukachenko a été perçue comme largement truquée, alors que la mobilisation en faveur de sa rivale inattendue, Svetlana Tikhanovskaïa, 37 ans, a enflammé le Bélarus. Cette dernière est désormais réfugiée en Lituanie.Des membres de l'élite ont rallié la protestation: des journalistes de la télévision publique, d'habitude aux ordres du pouvoir, des chercheurs et des hommes d'affaires, mais aussi deux diplomates de haut rang.Fait exceptionnel, des médias d'Etat ont présenté dimanche les manifestations anti-Loukachenko sous un jour neutre ou positif.L'opposante Svetlana Tikhanovskaïa, qui réclame l'organisation d'élections justes et la libération des prisonniers politiques, a annoncé la création d'un comité pour organiser le transfert du pouvoir.Après l'élection de dimanche, les quatre premières soirées de manifestations avaient été matées par les forces antiémeutes, faisant au moins deux morts et des dizaines de blessés.Interrogé par le média Tut.by, le ministre de l'Intérieur, Iouri Karaev, a reconnu dimanche qu'un manifestant tué à Minsk aurait pu être touché par une "arme non-létale", contredisant une première version officielle disant qu'il était décédé après l'explosion d'un projectile qu'il s'apprêtait à lancer.Depuis jeudi, la mobilisation s'est étendue: des chaînes humaines et rassemblements d'opposition ont éclos partout dans le pays, tandis que des ouvriers d'usines emblématiques ont lancé des actions de solidarité.Ces grandes manifestations se sont déroulées sans arrestations, les autorités bélarusses ayant donné des signes de recul, annonçant la libération de plus de 2.000 des 6.700 personnes interpellées. - Spectre d'une intervention russe -Sous pression, le président bélarusse a agité samedi le spectre d'une intervention russe, affirmant que son homologue Vladimir Poutine lui avait offert, lors d'un entretien téléphonique, son "aide" pour préserver la sécurité du Bélarus.Dimanche, le Kremlin s'est dit prêt à fournir une assistance militaire, si nécessaire, dans le cadre du traité d'Union liant les deux pays, et de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTCS) composée de six ex-républiques soviétiques.L'Union européenne a de son côté ordonné des sanctions contre des responsables bélarusses liés aux fraudes électorales et à la répression.Des manifestants libérés ont raconté à l'AFP des conditions de détention atroces. Privés d'eau, passés à tabac ou brûlés avec des cigarettes, ils étaient incarcérés par dizaines dans des cellules prévues pour quatre ou six.Minsk a reçu le soutien de Moscou, un allié historique, malgré des tensions récurrentes entre les deux pays. Le chef de l'Etat bélarusse avait notamment accusé la Russie de vouloir faire de son pays un vassal.
La capitale commence doucement à respirer de nouveau. L'épisode de pollution aux particules fines qu'ont connu Paris et sa banlieue cette semaine est désormais terminé, a annoncé l'organisme de surveillance de la qualité de l'air, Airparif, dimanche 18 décembre.
Plaques paires et impaires pouvaient d'ores et déjà rouler dans la capitale ce dimanche matin, la circulation alternée n'ayant pas été reconduite pour un troisième jour consécutif. Airparif a confirmé dans la journée une tendance à la résorption du pic de pollution. "On avait prévu qu'on allait vers une amélioration de la qualité de l'air ce week-end, c'est exactement ce qu'on a observé ce (dimanche) matin", a déclaré la prévisionniste Géraldine Le Nir. Les concentrations en particules fines sont moindres, du fait du "renforcement du vent" Samedi, le "seuil d'information" du public, établi à 50 microgrammes de particules par m3, n'avait pas été atteint samedi. Les prévisionnistes constatent une "sortie de l'épisode de pollution entamé jeudi", jour où le seuil d'information avait été atteint. Pour autant, ils restent prudents et ne se prononcent pas au-delà de lundi.La capitale, qui a subi un pic de pollution inédit depuis 10 ans par sa longueur et son intensité, avait bénéficié de quelques jours de répit avant le retour jeudi d'un nouvel épisode de pollution aux particules fines émises par le trafic et certains les chauffages individuels.
Alors que plusieurs régions françaises sont déjà touchées par la sécheresse, les températures devraient dépasser les 30°C sur une large partie du pays ces prochains jours. Comment les agriculteurs s'organisent-ils pour arroser leurs cultures ?
Les périodes de sécheresse sont de plus en plus fréquentes. Même en France. Face à ce constat, les agriculteurs n'ont d'autre choix que de stocker l'eau d'autant que les prévisions estivales du ministère de la Transition écologique ne sont pas bonnes. Selon lui, 50% des départements pourraient être confrontés à un manque d'eau. Dès le mois d'avril, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes agriculteurs ont alerté le gouvernement à ce sujet."Les stocks de fourrage sont déjà faibles, et la situation risque d'empirer, faisant peser une menace sérieuse sur les disponibilités pour l'alimentation des animaux", expliquaient alors les syndicats majoritaires, relayés par Ouest France. "Notre métier est obligé de s'adapter à un changement climatique avec des périodes de sécheresse assez longues et des coups de pluie qui sont assez erratiques à des moments bien précis", explique Yannick Fialip, président de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire, interrogé ce mardi 23 juin par franceinfo. Ces derniers mois, les pluies diluviennes de l'hiver ont empêché les semis, notamment dans l'ouest du pays, rappelle le journal Ouest France. Et puis, plus rien. Ou en tout cas pas assez de pluie pour éviter un assèchement des sols et une diminution des réserves en eau. Alors, la stocker est devenu vital pour la profession. "Entre le 1er janvier et fin avril, nous n'avons eu que 30 litres d'eau, donc des précipitations de type sahariennes, et puis nous avons eu deux épisodes pluvieux, un début mai et un le 15 juin, de type cévenol, avec des grosses pluviométries, mais concentrées sur 24 heures", illustre Yannick Fialip.Les alternatives ne sont pas légion. Alors, sur son exploitation, il a investi dans une retenue collinaire. Le petit bassin avec un barrage en terre permet de retenir l'eau lorsqu'elle tombe en abondance. Ainsi stockée, elle lui permet d'arroser les cultures pendant les périodes de sécheresse. Utiles aux exploitants, ces retenues disposent selon l'agriculteur d'atouts environnementaux. "Ça permet aussi de développer un écosystème environnemental assez intéressant, avec une faune et une flore assez riches autour de ces réserves d'eau", précise-t-il. Yannick Fialip n'est pas le seul à avoir fait ce choix, France bleu évoque le cas d'un agriculteur du Bas-Rhin, qui a creusé en avril à Printzheim un bassin de rétention de 12 500 m³, environ deux fois et demie la taille d'une piscine olympique.Réserves de fourrageDans le même temps, la profession travaille pour trouver des variétés plus résistantes à des températures élevées, des fourrages un peu différents qui puissent dépasser des périodes très sèches et pousser dès que la pluie tombe. Parallèlement au stockage de l'eau, les agriculteurs font également des réserves de fourrage pour leurs animaux. "En altitude comme en Haute-Loire, on arrive à cultiver de l'herbe pendant l'automne alors qu'il y a 30 ans, ce n'était pas possible parce qu'on avait des gelées très fortes à l'automne, avec des quantités de neige importantes. Aujourd'hui, on a des ray-grass [des variétés d'herbe] qui peuvent pousser l'automne et qui peuvent permettre aux agriculteurs de refaire des stocks à des périodes où on n'avait pas l'habitude de le faire", explique le président de la Chambre d'agriculture.Pour autant, depuis le début de l'année, la situation est particulièrement compliquée dans les Hauts-de-France, le Grand-Est, la Bourgogne-Franche-Comté, le Massif central, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Pays de la Loire, dans le Centre, la Normandie, l'Île-de-France. Ce qui s'ajoute aux sécheresses des années précédentes, précise Ouest France.
En temps normal le défi de Dennis Adams, se réintégrer dans la société américaine après des décennies de prison, serait déjà suffisamment compliqué. Mais à l'heure du Covid-19, la brutale mise à l'arrêt du monde extérieur tient de la double peine pour lui qui, à 55 ans, tente de relancer sa vie.
"C'est comme retourner derrière les barreaux", explique-t-il à l'AFP lors d'une chaude matinée de la fin du mois de mai.Originaire de l'Etat de l'Illinois, où il a vécu toute sa vie, il a emménagé chez sa nièce à Washington mi-avril, ayant bénéficié d'une libération conditionnelle.Sa dernière détention a duré 10 ans. Arrêté en 2010 pour trafic de stupéfiants, il avait été condamné à 20 ans de prison à cause de ses lourds antécédents judiciaires. Sa période de liberté conditionnelle court jusqu'en 2022."J'ai passé 35 ans de ma vie en maison d'arrêt, entre mes 17 ans et le 17 avril 2020, alors j'avais besoin de changer d'air", raconte cet homme au regard doux derrière ses lunettes de vue, qui arbore un tatouage "Al Capone" sur le bras, à côté d'une croix chrétienne.Le coronavirus, Dennis en a découvert l'existence en mars, quand, petit à petit, l'accès aux parties communes de la prison de Dixon se réduisait et les gardiens commençaient à prendre au sérieux les maux de tête."D'habitude ils vous donnent un Doliprane et basta... Mais cette fois, ils nous prenaient la température, vérifiaient notre tension et nous posaient un tas de questions".Aucun masque n'est cependant distribué aux prisonniers, et l'homme, qui prend l'épidémie très au sérieux, s'en fabrique à partir de bonnets et de vieux tee-shirts. "Je remplis tous les critères. Je suis Noir, j'ai 55 ans, j'ai été opéré à coeur ouvert en 2018 et je fais de l'hypertension artérielle. Il fallait vraiment que je me protège". Dans la queue de la cantine, il se place à la fin et demande aux autres détenus de se tenir à distance, expliquant qu'il va bientôt sortir pour vivre avec sa nièce, qui a un enfant en bas âge.- Obligation de Zoom -L'ex-prisonnier habillé tout de noir, du polo aux baskets, essaie dorénavant de se réacclimater à une société qui ne l'a pas attendu pour évoluer. Il tente de se faire un peu d'argent en lavant les voitures des gens du quartier, en s'occupant de leur pelouse.Un des voisins "allait me payer et m'a posé une question sur mon Cash App", une application de transfert d'argent, se souvient-il. "Je lui ai demandé ce que c'était. Ma nièce m'a expliqué qu'on pouvait maintenant envoyer de l'argent sur le compte en banque de quelqu'un depuis son téléphone portable". "J'apprends toujours à me familiariser avec un iPhone", poursuit-il. "Avec un téléphone fixe je sais comment faire".Ses groupes de parole hebdomadaires sur la drogue, obligatoires, se font sur Zoom, l'application du confinement dont sa nièce lui a également appris l'utilisation.Tout cela ne remplace pas le contact humain, nécessaire quand l'on veut réapprendre à vivre et qu'on débarque dans une ville inconnue."J'aime bien regarder les gens dans les yeux quand je leur parle et voir leur langage corporel. On ne peut pas avoir cela sur Zoom".A cause du coronavirus, "on ne peut pas se déplacer comme on veut pour chercher du boulot. Tout est fermé. Financièrement, ça rajoute du stress. Je ne veux pas rester à ne rien faire et vivre aux crochets de ma nièce".- Un jour au zoo - Cette dernière n'est pas la seule à l'aider. De nombreuses associations de réinsertion accompagnent ces "citoyens sur le retour", encore plus nombreux avec la crise sanitaire et les libérations dans de nombreux Etats pour éviter une explosion du Covid-19 en prison."Ils ont besoin d'être davantage aidés", dit Shirl Stephens, une bénévole de Washington qui s'occupe, entre autres, de Dennis Adams. "Ils sont perturbés par beaucoup de choses qui auraient été simples" en temps normal et se font virtuellement maintenant, comme demander des documents administratifs, prendre rendez-vous chez le médecin, etc. Coïncidence du calendrier, le jour de son entretien à l'AFP a pour Dennis Adams également été celui du retrait de son bracelet électronique. Et donc la fin de son assignation à résidence.La promesse d'un peu plus de liberté alors que la capitale américaine commence à s'engager sur le chemin du déconfinement. Comment compte-t-il en profiter? En goûtant aux "choses les plus simples" qu'il n'a "jamais eu la chance d'essayer". Ses yeux s'illuminent quand on lui demande un exemple: "Je ne suis jamais allé au zoo". Celui de Washington, une des grandes attractions touristiques de la capitale, est encore fermé.
Si la Cour des comptes a souligné une politique de lutte contre l'obésité "volontariste", elle estime qu'elle est également "mal coordonnée" et qu'"une partie des industriels" ne joue pas le jeu.
Dans un rapport publié mercredi 11 décembre, la Cour des comptes a salué la politique de lutte contre l'obésité en France. "La France fait partie des rares pays qui se sont lancés (...) dans une politique publique de santé nutritionnelle ambitieuse" contre l'obésité, a souligné l'institution, qui avait été saisie sur ce sujet l'an dernier par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Néanmoins, si la politique de lutte contre l'obésité en France est "volontariste", la Cour des comptes souligne qu'elle est également "mal coordonnée". Les actions menées dans le cadre des programmes nationaux successifs "ont souffert d'une insuffisante coordination", estime-t-elle.Pour être réellement efficace, la politique de lutte contre l'obésité devrait également passer par "une régulation plus contraignante" des industriels de l'agroalimentaire, souligne la Cour des comptes. "Pour améliorer la qualité nutritionnelle des aliments, les pouvoirs publics ont (...) choisi une méthode incitative reposant sur le volontariat des industries agroalimentaires", rappelle-t-elle. Or, "les résultats obtenus par cette autorégulation montrent aujourd'hui leurs limites", estime-t-elle.La Cour des comptes cite l'exemple du Nutri-Score, cette échelle de couleurs qui note la qualité nutritionnelle des aliments industriels, mais qui n'est pas obligatoire, en raison de la réglementation européenne. Sa généralisation "se heurte à l'opposition d'une partie des industriels, en particulier de nombreuses entreprises multinationales, notamment celles produisant des boissons ou aliments très sucrés et/ou gras", souligne la Cour. Selon le ministère de la Santé, plus de 180 fabricants et distributeurs ont adopté le Nutri-Score depuis son lancement il y a deux ans. Mais l'association UFC-Que Choisir souligne que cet affichage n'est présent que sur 5% des produits vendus en grande distribution.La Cour des comptes pointe aussi la publicité pour ces produits, qui vise les plus jeunes. "Les tentatives d'encadrement accru du marketing dont les enfants sont les cibles dans les médias audiovisuels et numériques ont échoué", indique-t-elle. Autres pistes d'amélioration évoquée par la Cour des comptes : une taxation supplémentaire des produits les moins bons au plan nutritionnel, dont "l'effet est largement démontré dans le cas du tabac" ; l'adoption de "taux maximaux de sel, de sucre et de gras dans la composition nutritionnelle des aliments" ou encore la prise en charge du parcours de soins des enfants atteints de surpoids ou d'obésité. Le quatrième plan gouvernemental pour la nutrition, dit "Programme national nutrition santé (PNNS) 4", a été lancé par la ministre de la Santé Agnès Buzyn le 20 septembre, pour la période 2019-23. Il a pour but de réduire le surpoids, l'obésité et la dénutrition chez les Français et d'encourager l'activité physique.En 2014-2015, 13% des enfants et adolescents en France étaient en surpoids et 4% obèses, selon l'agence sanitaire Santé publique France. Pour les adultes (18-79 ans), ces chiffres se montent à 34% et 17%.
La chaîne de restauration rapide américaine prépare la réouverture d'une trentaine de restaurants en drive et en livraison, en se conformant aux règles sanitaires. Des représentants de salariés ont fait part de leurs doutes.
McDonald's France se prépare à la réouverture d'une trentaine de ses restaurants en drive et livraison à domicile. Selon une vidéo du président Nawfal Trabelsi adressée aux managers du groupe en France et interceptée par le collectif "Vos droits chez McDo" animé par la CGT Commerce, McDonald's teste un "guide opérationnel" dans trois restaurants. Ce guide soumis à des médecins conseils le 28 mars prévoit des masques, des équipes réduites pour éviter les croisements, un marquage au sol pour respecter une distance minimale de 1 m. Le géant du hamburger envisage après une période test de rouvrir "une trentaine" de restaurants sur la base du volontariat. Une nouvelle qui réjouit certains consommateurs habituels de la chaîne, mais qui est loin de faire l'unanimité chez les salariés.En effet, depuis le confinement, 12 restaurants (sur environ 1.500 McDo en France) sont restés ouverts en drive et pour la livraison à domicile dans la région de Tours, opérés par un franchisé, Bernard Simmenauer.Un fonctionnement "au détriment de la santé""Ces 12 restaurants n'ont jamais fermé entièrement, et fonctionnent au détriment de la santé du personnel et des clients", s'insurge Irvin Violette de l'association React, qui défend notamment les travailleurs de McDo. "McDo assume d'avoir gardé ces restaurants ouverts à Tours et dans sa région, comme une préfiguration des conditions de réouverture progressive des magasins. Ils assument donc d'avoir fait courir des risques à des salariés et aux clients de ces McDo, puisque leurs procédures n'étaient pas encore prêtes", assure-t-il.Selon Quentin Couty, délégué syndical au McDo de Tours les Deux Lions, les salariés ont travaillé en mars sans masque ni gants, et sans respect des distances de sécurité. Sept d'entre eux ont exercé leur droit de retrait, et autant ont renoncé à le faire sous la pression de la direction, qui assurait qu'ils ne seraient pas payés."Ils ont finalement été payés, mais pas moi", indique le délégué, qui a lancé un droit d'alerte. A la suite d'une intervention de l'inspection du travail, des mesures ont été mises en oeuvre jeudi, dont la fourniture de masques, "alors que nous n'avions que des cache-barbe (équivalent d'une charlotte pour les cheveux)" , a-t-il expliqué à l'AFP.Le restaurant maximise en outre les paiements sans contact et a mis en place un plexiglas pour l'encaissement. "Les distances de sécurité sont à mon avis impossibles à mettre en oeuvre", estime M. Couty. Sollicitée par l'AFP, la direction de McDonald's a indiqué n'avoir pas connaissance de sites ouverts.
Le comte de Paris, Henri d'Orléans, est décédé ce lundi 21 janvier a annoncé son fils, le Prince Jean de France, sur Facebook. Il avait 85 ans.
Il était un descendant de Louis XIII notamment. Henri d'Orléans, dit le Comte de Paris, est décédé ce lundi matin 21 janvier relate Le Figaro, qui s'appuie sur un message de son fils. Sur Facebook, le prince Jean de France, a annoncé la nouvelle : "J'ai la tristesse de vous annoncer le décès de mon père, Monseigneur le Comte de Paris, survenu ce matin. Je le confie à vos prières."Un petit mot accompagné d'une photo de son père, pour celui qui était né le 14 juin 1933 près de Bruxelles.Cinq enfants et deux mariagesHenri d'Orléans était l'aîné des fils d'Henri d'Orléans (son père donc), décédé lui en 1999. Marié en juillet 1957 à Marie-Thérèse de Wurtemberg, le couple aura eu cinq enfants : Marie d'Orléans, François d'Orléans (décédé) , Blanche d'Orléans, Eudes d'Orléans et donc Jean d'Orléans. C'est ce dernier qui prendra sa succession.Il s'était remarié ensuite civilement en 1984 avec Micaela Cousino. Il était considéré par les orléanistes comme le chef de la Maison de France. Il pouvait alors faire usage des pleines armes de France. Descendant direct du frère de Louis XIV et de Louis-Philippe Ier (Philippe Égalité), qui avait fait voter la mort de Louis XVI, il décède donc un 21 janvier. Une date symbolique, puisque c'est celle-là même où le roi... Louis XVI avait été décapité (1793), il y a tout juste 226 ans.
Alors que Benjamin Griveaux avait annoncé dans la matinée que le gouvernement ne recevrait pas les représentants des "gilets jaunes" "en l'état actuel des discussions", l'Élysée a fait savoir mardi midi que le ministre de la Transition écologique les recevrait dans l'après-midi.
Après 10 jours de contestation, Emmanuel Macron a finalement répondu ce mardi matin 27 novembre aux "gilets jaunes" à l'occasion d'un discours fixant la politique énergétique de la France. Assurant "entendre la colère" de ceux qui manifestent contre la hausse des prix du carburant, et plus globalement pour le pouvoir d'achat, le chef de l'État a notamment annoncé que la fiscalité des carburants serait adaptée aux fluctuations des prix.Des représentants des "gilets jaunes" seront par ailleurs reçus dans l'après-midi par le ministre de la Transition écologique François de Rugy à sa demande, a annoncé l'Élysée à la suite de ce discours.Plus tôt dans la matinée, Benjamin Griveaux avait pourtant affirmé qu'ils ne seraient pas reçus par le gouvernement "en l'état actuel des discussions". Le porte-parole du gouvernement avait notamment souligné que certains manifestants "contest(aient) leur légitimité" et jugé que le "bon échelon pour commencer, c'(était) le territoire".
La chanteuse Liane Foly est revenue sur son passé amoureux, au micro de France Info. Et notamment sur sa relation avec un homme 17 ans plus jeune qu'elle.
Habituellement peu diserte sur sa vie privée, Liane Foly est pourtant revenue sur sa dernière relation. Interviewée sur France Info, vendredi, celle, qui a passé une dizaine d'année avec un ingénieur de 17 ans son cadet, dit dorénavant déplorer la différence d'âge. "Maintenant ça me dérange ! Je regarde une photo de nous deux, je me dis ce n'est pas possible, t'étais avec ton fils ! ", a affirmé la chanteuse de 53 ans. Elle ne regrette pourtant rien de cette relation. Et remercie même son ancien compagnon.Dans cette même interview, Liane Foly explique qu'elle s'est réconciliée avec un autre de ses ex, André Manoukian. Ils ont passé onze ans ensemble mais ne s'étaient pas parlé depuis les cinq dernières années. C'est la mort de leurs parents respectifs qui les a rapprochés, indique-t-elle. Avant de préciser qu'elle recherche toujours son prochain amour.
D'après une enquête du Point, Nicolas Hulot aurait sous-estimé la valeur de sa villa en Corse, près de Porto-Vecchio. L'hebdomadaire annonce des chiffres qui varient du simple au quintuple entre l'été 2016 et sa dernière déclaration de patrimoine.
Pour la transparence, on repassera. Si l'on consulte la déclaration de patrimoine du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, sa propriété en Corse est estimée à 1,05 million d'euros. De plus, en termes de superficie, la demeure avoisinerait les 334 m², implantée sur un terrain de trois hectares.Problème. Le Point signale que les valeurs de cette propriété auraient connu des variations. Des chiffres bien en deçà de la réalité, surtout lorsqu'ils sont comparés à ceux de l'annonce immobilière du bien, que le ministre souhaitait mettre en vente lors de l'été 2016. Le site de l'hebdomadaire révèle que l'agence Sotheby's, en charge de la vente, évoquait une "propriété exceptionnelle" qui s'étendait sur "3.5 hectares et comprenait 350 m² habitables et 150 m² de dépendances. Prix de vente ? Entre 2 et 5 millions d'euros.Des chiffres passés du simple au quintuple et qui justifierait que cette maison, située à trente minutes de Porto-Vecchio n'ait pas trouvé preneurs. "Le prix conseillé par l'agence était stratosphérique", se défend Nicolas Hulot, joint par Le Point. Avant d'ajouter : "J'ai fait procéder à une expertise, qui a conclu à une valeur inférieure."Là encore, les chiffres diffèrent. Le rapport de l'expert bastiais, daté d'août 2016, évoque une villa de 300 m², bâtie sur 2.6 hectares. Pour dissiper la confusion, Me Laffont, l'avocate du ministre, explique : "Un champ n'appartenant pas à Nicolas Hulot est imbriqué dans la propriété, ce qui explique sans doute ces différences de métrages".C'est la deuxième fois que Nicolas Hulot doit se justifier sur sa déclaration de patrimoine. En décembre dernier, son impressionnant garage composé de neuf véhicules à moteur avait fait débat.
C'est bouleversée que Ségolène Royal a quitté le ministère de l'Ecologie le 17 mai dernier. Une émotion non dissimulée à laquelle la femme politique ne s'était pas préparée loin de s'imaginer qu'elle serait remplacée par Nicolas Hulot.
Les mots doux de la star écolo l'ont "touchée", a-t-elle confié à Paris Match, mais à cet instant, elle est surtout blessée car le site de l'hebdomadaire explique qu'elle pensait rester au gouvernement, à son poste ou au ministère des Affaires étrangères. Jusqu'au dernier moment elle a cru qu'elle en serait. "Je lui avais pourtant demandé de me prévenir si je ne restais pas au gouvernement. Que je puisse alerter mes proches. C'est suffisamment dur. Il ne l'a fait qu'au dernier moment... ", révèle-t-elle dans les colonnes de Paris Match. Une trahison d'Emmanuel Macron qu'elle avait pourtant très vite soutenu. Mais il en faut plus pour enterrer Ségolène Royal qui rayonne déjà au festival de Cannes, prête à se lancer de nouveaux défis. Pas question pour elle de lâcher l'écologie. Elle prépare déjà le lancement d'une ONG "Manifeste pour une justice climatique", mais aussi d'une entreprise "dédiée à la croissante verte". Son opération recyclage est en marche.
"Pourquoi cette méchanceté gratuite, cette haine?" Au procès de l'attentat contre l'Hyper Cacher, les proches des victimes, tuées "sauvagement" parce que juives, ont exprimé mardi aux assises de Paris leur "colère" et leur "peur de l'avenir".
Rester ou partir? Cinq ans et demi après la prise d'otages d'Amédy Coulibaly au magasin casher de la porte de Vincennes, qui a fait quatre morts, proches et survivants font le même constat: "c'est difficile d'être juif en France", même si "la France soutient les juifs". Certains sont restés en France, malgré la "peur" qui les tiraille au quotidien. D'autres sont partis vivre en Israël, jugé "plus sûr". Seule une partie d'entre est venue témoigner devant la cour d'assises spéciale. Valérie Braham, veuve de Philippe Braham, un client du magasin tué par Coulibaly après avoir donné son patronyme, en fait partie. J'avais "besoin de parler de mon mari", un homme "très droit" et "respectueux", explique-t-elle. "Je suis devenue veuve à 39 ans et j'ai peur qu'il m'arrive malheur", poursuit en sanglots cette mère de trois jeunes enfants. "Je ne sais pas ce que je vais leur raconter plus tard. Ils savent que c'est un méchant qui a tué papa, mais ils ne comprennent pas pourquoi: papa c'était le plus gentil du monde", raconte Mme Braham, silhouette svelte et longs cheveux noirs. Ce vendredi 9 janvier 2015, Coulibaly a abattu en un quart d'heure un employé de 20 ans, Yohan Cohen, et trois clients du magasin casher, Philippe Braham, Michel Saada et Yoav Hattab, venus faire des courses pour Shabbat. Ils "ont été assassinés, tellement sauvagement, seulement parce qu'ils étaient juifs, et c'est inexcusable", témoigne l'ex-caissière du magasin, Zarie Sibony. Partie vivre en Israël après l'attaque, elle tenait à témoigner car "il est hors de question que les gens nous oublient". Ce départ pour Israël, Michel Saada s'y préparait début 2015, et il devait être "définitif" en dépit d'un "amour viscéral" pour la France, confie sa soeur. "Il disait +on ne peut plus rester en France quand on est juif+ et cette phrase elle revient sans cesse", ajoute-t-elle d'une voix très faible. "Fier d'être républicain", Michel Saada était aussi "très lucide sur la menace antisémite" en France et en Europe, souligne sa soeur cadette, qui a expliqué à la cour avoir longuement hésité à se constituer partie civile après cette "épreuve" qui a "fracassé" sa famille "en mille morceaux". - Pas de "pardon" -Pendant les "quatre heures et quatre minutes" de la sanglante prise d'otages, Amédy Coulibaly a affirmé agir "en équipe" avec les frères Saïd et Chérif Kouachi, auteurs de l'attentat perpétré deux jours plus tôt contre Charlie Hebdo, et comptait "mourir en martyr". Il a également dit agir au nom du groupe Etat islamique, évoqué les "guerres" menées par la France "contre le califat" ou encore la Palestine. "Alors oui, il y a des conflits entre pays, mais moi je n'y suis pour rien, mon mari n'y était pour rien! Moi, je suis en colère et je ne pardonnerai jamais", lâche Valérie Braham. Pas de "pardon" non plus pour Eric Cohen, le père du jeune Yohan, première victime d'Amédy Coulibaly lors de la prise d'otages."C'est pas possible d'enlever la vie à un enfant de 20 ans! Pourquoi cette méchanceté gratuite, pourquoi cette haine du juif?", s'emporte M. Cohen, se refusant à regarder les accusés, répartis dans les box vitrés.Ces derniers sont jugés pour leur soutien logistique présumé aux auteurs des attentats, qui ont fait au total 17 morts. Certains d'entre eux connaissaient Coulibaly, qu'ils avaient côtoyé en prison ou dans sa ville natale de Grigny, dans l'Essonne."Quand vous avez perdu votre fils, c'est très difficile de se contenir", se justifie Eric Cohen, parti lui aussi vivre en Israël après les attentats. Aujourd'hui, il a "peur pour (sa) fille", "revenue en France pour raisons professionnelles". Cette "haine", le père de Yoav Hattab, un étudiant tunisien tué à l'âge de 21 ans alors qu'il tentait de s'emparer d'une des armes de Coulibaly, "n'arrive pas à (la) comprendre" lui non plus. A Tunis, le 9 janvier 2015, "la communauté musulmane a pleuré avec moi, ce sont mes frères", rappelle le rabbin Hattab. Les auditions des proches des victimes de l'attaque se poursuivent mercredi.
L'ancien maire de Lyon et actuel ministre de l'Intérieur est accusé d'avoir mis à disposition ou facilité la location de salles lors de la campagne d'Emmanuel Macron.
Gérard Collomb a-t-il usé de son mandat de maire de Lyon pour aider Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle ? C'est ce que soupçonnent plusieurs élus de l'opposition au conseil municipal, qui ont saisi le 11 juin dernier le procureur de la République pour des présumés financements de la campagne du président sur fonds municipaux, rapporte Le Parisien mercredi 20 juin.Une plainte contre X a été déposée pour "détournement de fonds publics" et vise a clarifier une série de soupçons d'avantages accordés par l'ex-membre du PS quand il était maire de Lyon et président de la Métropole lyonnaise. Les élus Les Républicains à l'origine de la plainte dénoncent "l'utilisation d'emplois publics au bénéfice d'activités partisanes des élus qui sont les exécutifs des collectivités employeurs et donc le soupçon d'emploi fictif." Ils visent spécifiquement un proche du ministre de l'Intérieur, son ancien chef de cabinet à la Métropole, Jean-Marie Girier. "Depuis le milieu de l'année 2016, il apparaîtrait que celui-ci n'y exerçait plus aucune fonction réelle, étant en charge de la campagne d'Emmanuel Macron à temps plein,", expliquent-ils. Ils dénoncent également des événements organisés au frais du contribuable lyonnais ou bénéficiant de réductions excessives. Les élus citent notamment une réception organisée le 2 juin 2016 autour d'Emmanuel Macron, encore ministre de l'Économie, juste après la création du mouvement En Marche ! 600 personnalités lyonnaises avaient été conviées. Une autre soirée alimente les soupçons, pour laquelle l'équipe du candidat Macron avait obtenu une ristourne de 90% pour la location d'une péniche sur le Rhône.
Trois enfants, deux jumeaux d'un an et une enfant de 3 ans, avaient été confiés à une jeune fille par la mère qui prévoyait de se prostituer pour rembourser une dette. Les enfants ont été retrouvé vendredi 26 juillet.
Une jeune fille de 15 ans qui avait été arrêtée vendredi à Montpellier, avec trois enfants que leur mère lui avait confiés dix jours plus tôt à Marseille, et qu'elle avait enlevés, a été mise en examen dimanche 29 juillet pour enlèvement et écrouée dans une maison d'arrêt pour mineurs. Les trois enfants, deux jumeaux d'un an et une enfant de 3 ans, avaient été retrouvé "sains et saufs" vendredi soir, par les policiers de la sûreté départementale dans un appartement de Montpellier, en compagnie de la jeune fille et d'un homme de 30 ans, qui a été mis hors de cause. La mère mise en examen pour « soustraction aux obligations légales »Dimanche, leur mère avait signalé dans un commissariat marseillais la disparition de ses trois enfants. Elle avait raconté aux policiers les avoir confiés à son arrivée gare Saint-Charles à une très jeune femme, dont elle ne connaissait ni l'adresse ni les coordonnées, pour aller se prostituer afin de régler une dette, selon la DDSP. Pendant une semaine, 20 enquêteurs de la DDSP ont été mobilisés "jour et nuit" dans les Bouches-du-Rhône, le Gard et l'Hérault pour retrouver les enfants. La mère de famille, toxicomane, avait été mis en examen pour « soustraction aux obligations légales », mais laissée libre sous contrôle judiciaire. Son proxénète a été mis en examen et écroué pour proxénétisme. Grâce à la téléphonie les enquêteurs ont pu remonter jusqu'à la jeune fille. Cette dernière a expliquée en garde à vue qu'elle souhaitait protéger les enfants contre leur mère. L'homme qui la logeait a été remis en liberté après avoir expliqué avoir rencontré la jeune fille quelques jours auparavant et avoir accepté de l'abriter par compassion.
Le vieillissement de la population, mais aussi le repli de la consommation des médicaments non remboursables et le ralentissement des dépassements d'honoraires ont un impact sur les dépenses des Français.
La sécurité sociale continue d'assurer "une participation croissante" dans les dépenses de santé des Français, permettant de poursuivre la baisse de la part de ces dépenses dans le budget des foyers, selon une étude publiée mardi 15 septembre par la Drees.Le "reste à charge" poursuit sa lente érosion: de 9,2% en 2009, il est descendu à 6,9% l'an dernier, soit tout de même 14,3 milliards d'euros sur un peu plus de 208 milliards de "soins et biens médicaux", écrit le service statistique des ministères sanitaires et sociaux dans son rapport annuel sur "les comptes de la santé". Ce reflux reste essentiellement lié au vieillissement de la population, qui s'accompagne d'une hausse constante du nombre de malades chroniques pris en charge intégralement par la Sécu, dont la part s'est élevée à 78,2%, quand celle des complémentaires santé stagnait à 13,4%. Une tendance au long cours complétée en 2019 par un "net repli de la consommation de médicaments non remboursables", ou encore "un ralentissement des dépassements d'honoraires chez les (médecins) spécialistes".En revanche, la réforme "100% Santé", traduction du "reste à charge zéro" promis par Emmanuel Macron, a eu "un effet paradoxal", les baisses de prix des prothèses dentaires ayant créé "un effet d'aubaine" poussant certains à se faire soigner quitte à assumer une partie des frais. Le "reste à charge" des soins dentaires augmente par conséquent de près d'un point à 21,1%, toujours devancé par l'optique (22,6%) où la réforme est entrée en vigueur début 2020.En tenant compte des autres "dépenses courantes de santé" (dépendance, handicap, arrêts de travail, prévention, recherche...) le reste à charge est resté stable à 9% sur un total de 265,8 milliards d'euros en 2018, la France conservant le taux "le plus limité" des pays membres de l'OCDE.
En juin une commission d'enquête a émis un avis défavorable, par crainte "d'une augmentation des niveaux de pollution atmosphérique"
Des élus écologistes ont appelé, samedi 25 août, Nicolas Hulot à s'opposer au projet de contournement autoroutier de Strasbourg, "un grand projet inutile" et dangereux pour l'environnement critique les élus. "On n'imagine pas Nicolas Hulot valider ce projet" de Grand contournement ouest (CGO), a lancé l'eurodéputé EELV Yannick Jadot non loin de la ZAD de Kolbsheim, près de Strasbourg. "On n'imagine pas une seconde que le même Nicolas Hulot qui s'est battu, aussi avec nous, contre Notre-Dame-des-Landes, fasse le cadeau du GCO à Vinci, parce qu'il a bloqué Vinci à Notre-Dame-des-Landes", a poursuivi Yannick Jadot, au côté de sa colistière eurodéputée Michèle Rivasi. Cette dernière a dénoncé une "opacité", et un "déni de l'expertise", dans l'élaboration de ce projet, comme pour "l'ensemble des grands projets inutiles et imposables"."Retravailler" pour mieux préserver la biodiversitéLe projet, présenté une filiale de Vinci, et évoqué dès les années 1970, prévoit la construction d'une rocade de 24 km, essentiellement payante, pour délester l'autoroute A35 en absorbant le trafic du nord au sud de l'Alsace. Mais il entraînera la consommation de nombreuses terres agricoles et la mise en danger d'espèces protégées, dont le grand hamster d'Alsace, selon ses détracteurs.Les ministres de la Transition écologique, Nicolas Hulot, et des Transports, Elisabeth Borne, avaient annoncé en janvier que l'Etat délivrerait l'autorisation de réaliser le projet, après que Nicolas Hulot a demandé en octobre de le "retravailler" pour mieux préserver la biodiversité.Un avis défavorable
Apparaissant en difficultés il y a un an, Anne Hidalgo fait un retour en fanfare dans l'opinion parisienne.
Une semaine après l'officialisation de sa candidature à un second mandat à la mairie de Paris, Anne Hidalgo s'affiche largement en tête des sondages dimanche, selon une étude Ifop pour le Journal du Dimanche. La républicaine Rachida Dati se positionne en deuxième et confirme son bon début de campagne, tandis que les candidats marcheurs sont distancés.Au premier tour, la liste "Paris en commun" de Mme Hidalgo, maire PS sortante, obtiendrait 25% des voix devant la liste "Engagés pour changer Paris" de Mme Dati, ancienne Garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy (19%). Les députés LREM Benjamin Griveaux (15%) et Cédric Villani (13%) paient le prix de leur division. La capitale avait pourtant accordé massivement ses suffrages à Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017, et a encore attribué près de 33% des voix à la liste LREM aux élections européennes. Entre eux s'intercale l'écologiste David Belliard (14%), soumis à rude concurrence dans un paysage municipal où tous les candidats s'évertuent à verdir leur programme.Mme Hidalgo, qui apparaissait en difficulté il y a un an, après notamment, le fiasco de Vélib', creuse son avantage sur ses concurrents.Dans le précédent sondage publié par Ifop courant décembre, elle était déjà en tête avec 22,5% des intentions de vote. Benjamin Griveaux (17%) et Rachida Dati (17%) étaient au coude à coude devant Cédric Villani (14%) et David Belliard (12,5%).Au second tour, la liste d'Anne Hidalgo et de David Belliard l'emporterait très largement (41%), devant celle de Rachida Dati (22%) suivie de Benjamin Griveaux (20%) et Cédric Villani (17%).
Derrière l'égérie du climat, une ado "intello et timide", écrasée par la responsabilité : c'est ainsi que s'est décrite Greta Thunberg lors de la présentation d'un documentaire inédit retraçant son combat depuis le premier jour, à la Mostra de Venise.
Le film, "I am Greta", présenté hors compétition, suit l'épopée de la jeune Suédoise parvenue à mobiliser des millions de jeunes dans le monde et à rencontrer les chefs d'Etat pour les exhorter à agir pour la planète, depuis son tout premier jour de "grève de l'école pour le climat", en 2018 devant le Parlement de Stockholm."Certaines personnes répandent des théories du complot, disent que je ne pense pas ou ne parle pas par moi-même, ou qu'une autre personne écrit mes discours. Dans ce film, vous pouvez voir par vous-même que c'est faux !", a précisé à l'AFP l'intéressée, lors d'une visioconférence de presse à la Mostra de Venise (Italie).Le documentaire alterne images de manifestations et de rencontres, du pape François au président français Emmanuel Macron, scènes de l'intimité d'une adolescente presque comme les autres, dans sa chambre ou en train de faire un gâteau avec sa mère, et séquences dans les innombrables trains de nuits pris avec son père pour sillonner l'Europe. Il a été réalisé par un jeune documentariste suédois, Nathan Grossman, qui explique être venu la filmer le premier jour presque par hasard, et avoir mis "plusieurs mois" à réaliser son charisme et l'ampleur que prenait la mobilisation pour le climat."On comprend bien qu'elle ne fait pas tout cela pour devenir célèbre ou avoir du succès sur les réseaux sociaux, mais qu'elle est vraiment passionnée par la crise climatique", a souligné le réalisateur, qui l'a suivie comme son ombre pendant un an.- "Une telle responsabilité" -"Tu as réussi à me dépeindre comme je suis et non pas comme les médias me décrivent. Je ne suis pas l'enfant naïve et colérique qui crie sur les dirigeants mondiaux à l'Assemblée générale des Nations-Unies, je suis une personne intello et timide", lui a répondu Greta Thunberg.Intervenue dans d'innombrables médias, suivie par quatre millions de personnes sur Twitter, la jeune femme aux tresses blondes, désormais héroïne d'un documentaire sur grand écran, souhaiterait voir les médias se concentrer moins sur elle que sur le climat, mais assume être devenue "une sorte de pont pour que les gens puissent mieux s'identifier et comprendre la crise climatique".Le film, au cours duquel rien ne semble pouvoir arrêter la volonté de fer de la jeune fille, atteinte du syndrome d'Asperger, laisse voir un rare moment d'abattement face à la tâche."C'est une telle responsabilité... Je ne veux pas avoir à le faire", dit-elle dans un sanglot, au milieu des flots déchaînés de l'océan Atlantique, sur le catamaran qu'elle a pris pour rallier New York (Etats-Unis).Lutter contre le changement climatique, "nous (les jeunes) ne devrions pas avoir à le faire, mais plutôt les adultes, les gens au pouvoir qui ont causé cette crise !", a répété Greta Thunberg lors de la présentation du film.Deux ans après le début de la mobilisation, dans un monde bouleversé par le coronavirus, Greta Thunberg a repris les cours. Mais dit vouloir poursuivre plus que jamais son combat contre le changement climatique."Nous avons besoin de plus de science, de faire plus de recherche, mais surtout nous devons agir tout de suite, au niveau politique et pour changer les normes sociales", a-t-elle pris soin d'ajouter, avant d'abréger son intervention pour retourner en classe.
Dans un tweet publié mardi soir, la candidate malheureuse à l'élection présidentielle de 2007 a commenté la garde à vue de son ancien rival, soupçonné d'avoir illicitement financé sa campagne avec des fonds libyens.
Nicolas Sarkozy était toujours placé en garde à vue mercredi 21 mars dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Les juges s'intéressent à des flux financiers impliquant des protagonistes liés au régime de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi. L'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine affirme notamment avoir versé au camp Sarkozy trois valises contenant 5 millions d'euros en provenance du régime Kadhafi, entre novembre 2006 et début 2007.Cette garde à vue a fait réagir Ségolène Royal. "Je suis interrogée sur l'affaire de N. Sarkozy. Je voudrais juste dire ceci : malgré des conditions difficiles, la justice avance", a écrit mardi soir la socialiste sur Twitter. "Ma pensée va aux millions de citoyens qui ont le droit de savoir si le match était à armes égales...", a-t-elle ajouté. L'ancienne ministre de l'Écologie était en effet candidate en 2007. Elle avait échoué au second tour face au candidat de la droite, qui l'avait emporté avec 53,06% des voix. À l'issue de sa garde à vue, susceptible de durer jusqu'à 48 heures, l'ex-président peut être remis en liberté, présenté à un juge en vue d'une éventuelle mise en examen ou convoqué ultérieurement.
L'adolescente, souffrant d'un léger handicap mental, avait disparu dans la nuit du 3 au 4 août, juste après être arrivée dans un hôtel malaisien.
"Pour l'instant, il n'y a aucun soupçon d'acte criminel". Nora Quoirin, l'adolescente franco-irlandaise décédée après avoir disparu d'un complexe hôtelier malaisien est morte des suites d'une hémorragie interne en raison notamment du manque de nourriture, a affirmé jeudi 15 août la police locale en écartant à ce stade la piste criminelle.Nora Quoirin, 15 ans, a souffert d'un "stress extrême" et de la "faim" et succombé à une "hémorragie gastro-intestinale", a déclaré aux journalistes Mohamad Mat Yusop, chef de la police de l'État de Negeri Sembilan, au sud de Kuala Lumpur. "Pour l'instant, il n'y a aucun soupçon d'acte criminel", a-t-il ajouté sur la foi des conclusions de l'autopsie. L'adolescente, souffrant d'un léger handicap mental, avait disparu dans la nuit du 3 au 4 août, juste après être arrivée, avec sa famille vivant à Londres, pour des vacances dans le complexe hôtelier Dusun Resort. Celui-ci est situé à 70 km environ au sud de la capitale, en lisière de la jungle, près de Seremban, la capitale de l'Etat de Negeri Sembilan. Une fenêtre avait été retrouvée ouverte dans le pavillon où résidait la famille.La police continuait mardi de traiter ce dossier comme une affaire de disparition, alors que les proches de la jeune fille évoquaient ces derniers jours l'hypothèse d'un enlèvement. L'adolescente est vraisemblablement morte deux ou trois jours après sa disparition, a déclaré Mohamad Mat Yusop. "Rien n'indique qu'elle ait été violée", a-t-il dit.Son cadavre dénudé avait été découvert mardi dans un petit ruisseau au fond d'un ravin dans la jungle à environ 2,5 km du complexe hôtelier, après dix jours d'intenses recherches ayant mobilisé des centaines de personnes, des hélicoptères et des chiens. Nora Quoirin était atteinte d'holoprosencéphalie, ce qui signifie qu'elle avait un cerveau plus petit que la normale, une expression orale limitée et n'était capable d'écrire que quelques mots.Le 9 août, avant la découverte du corps, le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour entrer en contact avec ses homologues et suivre l'affaire. S'agissant de faits survenus à l'étranger, la justice française ne pouvait lancer cette procédure qu'en choisissant une qualification criminelle, en l'occurrence "enlèvement et séquestration". Cependant les autorités françaises ne disposaient à ce moment là "d'aucun élément précis accréditant cette piste" criminelle, reconnaît une source proche du dossier. Deux enquêteurs de l'OCRVP (l'Office central pour la répression des violences aux personnes) se sont rendus sur place pour assister aux investigations.
La 6e édition de la Journée de la femme digitale (JFD) a lieu ce mardi 17 avril à la Maison de la radio à Paris, avec pour thème "For a better world, le temps de l'action".
Cette année, l'événement a pour marraine Stéphane Pallez, présidente-directrice-générale du groupe FDJ (La Française des jeux). En partenariat avec franceinfo, la #JFD18 célèbre l'action. "Ce thème invite chacun et chacune à se montrer acteur et actrice pour créer un monde meilleur grâce au digital", explique Delphine Remy-Boutang, co-fondatrice de la JFD, fondatrice du JFD Club et de The Bureau.Afin de valoriser la prise d'initiatives des femmes et hommes d'aujourd'hui, la JFD invite ses participants, speakers et partenaires à choisir un verbe d'action qui illustrera leur engagement. Partenaire historique de l'événement, Orange a choisi le verbe #Share (partager). L'Oréal, Microsoft, Engie, Google, Paypal, ou encore Coca-Cola France... figurent aussi parmi les partenaires. Temps forts de la journéeMounir Mahjoubi, Secrétaire d'État au Numérique, et Marlène Schiappa, Secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes, sont les invités d'honneur de cette journée.Articulée autour de trois moments forts - #inspire, #network, #experiment (inspirer, réseau, expérimenter) -, la JFD 2018 met en avant les grandes idées et innovations qui mèneront vers un monde meilleur. Plus de 40 intervenantes (entrepreneures, grands groupes, institutionnels...), qui réfléchissent au monde de demain, doivent venir partager leur verbe d'action et témoigner de leurs expériences sur la scène du studio 104 de la Maison de la radio. PDG et start-upeusesIntelligence artificielle, éducation, diversité, entrepreneuriat, intrapreneuriat, innovation​... seront autant de thèmes abordés par Nathalie Balla, co-présidente de La Redoute, Nathalie Debras, directrice de la communication de L'Oréal Luxe France, Brigitte Sabotier, DRH d'Orange France, Delphine Ernotte, PDG de France Télévisions, François Gay-Belille, PDG de Coca-Cola France, Vincent Giret, directeur de franceinfo, Laurence Lafont, directrice des divisions Marketing et Opérations chez Microsoft France, Sébastien Missoffe, directeur général de Google France, Elisabeth Moreno, PDG de Lenovo France, Esohe Omoruyi, senior vice-présidente des services et des innovations digitales de L'Oréal, Caroline Thelier, directrice générale de Paypal France... Ou encore par des start-upeuses telles que Jasmine Anteunis de Reicast IA, Rania Belkahia d'Afrimarket, Naomi Ceder de Trans Code, Gaëlle Frizon de la Motte d'Oly Be, Elsa Hermal d'Epicery, Jeanne Massa de Habiteo, Emma Muhlenhover de Wund'r, Clémentine Piazza d'InMemori, Sharon Shofer de Startup Kids... Prix Les MargaretMoment fort de la journée, le prix #LesMargaret vient récompenser une femme digitale entrepreneure et une femme digitale intrapreneure. Les prix sont remis respectivement par Marlène Schiappa et Gwenaëlle Huet. Ces récompenses ont été créées en hommage à Margaret Hamilton, codeuse à la Nasa et pionnière de l'informatique moderne.Parallèlement, les visiteurs peuvent networker et découvrir les dernières innovations des partenaires sur les corners de la Galerie Seine. Orange y présente notamment la technologie LIFI, le réseau par la lumière. Une technologie basée sur l'usage des lampes à Led, du réseau électrique, associés ou non à Internet par la Fibre ou l'ADSL. La lumière devient un nouveau canal de communication Haut Débit sans fil.Connecter les femmes qui révolutionnent le monde grâce au digitalLa JFD a été co-fondée par Delphine Remy-Boutang en 2013. Elle met à l'honneur et connecte les femmes qui s'emploient à révolutionner le monde grâce au digital. Cet événement a pour ambition d'inspirer et d'encourager les femmes à oser, innover et entreprendre. Concentré de rencontres, de partages de savoirs et d'expériences, la JFD valorise avec bienveillance la synergie des talents et la prise d'initiatives de femmes et d'hommes d'aujourd'hui. La JFD, c'est aussi un club : le JFD Club, fondé en 2016 par Delphine Remy-Boutang. Il permet à ses membres de se rencontrer tout au long de l'année et de développer leurs réseaux à l'occasion de conférences et d'événements exclusifs.La JFD 2018 est à suivre en direct en vidéo sur notre site, en partenariat avec franceinfo.- Informations pratiques :Journée de la femme digitale, le 17 avril de 9h00 à 18h00 à la Maison de la radio à Paris. Billeterie : lajourneedelafemmedigitale.fr
Un homme casqué a ouvert le feu sur sa victime, qui avait pris part à une partie de football. La piste du règlement de comptes est privilégiée.
Un individu âgé d'une trentaine d'années a été tué d'une balle dans la tête et un autre blessé, dimanche 29 décembre, dans un gymnase du quartier Saint-Joseph, à Marseille. L'assaillant, dont le visage était dissimulé par un casque, a fait irruption en début de soirée dans le gymnase Massenet, au coeur de la cité de la Paternelle, dans le 14e arrondissement. Il a tiré avec un fusil d'assaut alors qu'une dizaine de personnes se trouvaient sur les lieux, a détaillé le procureur de la République de Marseille, confirmant une information initiale du quotidien La Provence. "La piste d'un règlement de comptes liée à un trafic de stupéfiants est privilégiée", a précisé Xavier Tarabeux, en soulignant que 13 douilles de calibres 7.62, de type Kalachnikov, celui en général utilisé dans ce genre de dossiers, ont été retrouvées sur place.La confirmation de cette piste porterait à dix le nombre de personnes tuées dans des règlements de comptes dans les Bouches-du-Rhône depuis le début de l'année, selon les chiffres de la Préfecture de Police. Le dernier événement de ce type avait eu lieu le 17 novembre, dans une autre cité du 14e arrondissement, la cité des Rosiers. Le nombre de dossiers de ce genre avait été beaucoup plus élevé les années précédentes, avec 23 personnes tuées dans le département dans des règlements de comptes en 2018, 14 en 2017 et 29 en 2016.
Des milliers de manifestants contre les violences policières étaient rassemblés mardi soir devant le tribunal à Paris à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, jeune homme noir de 24 ans mort en 2016 après son interpellation, en dépit de l'interdiction de rassemblement prise par le préfet de police, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Aujourd'hui, ce n'est plus que le combat de la famille Traoré, c'est votre combat à vous tous (...). Aujourd'hui, quand on se bat pour Georges Floyd, on se bat pour Adama Traoré", a lancé Assa Traoré, sœur aînée d'Adama, face à des manifestants qui scandaient "Révolte" ou "Tout le monde déteste la police". La mort de George Floyd, un homme noir de 46 ans asphyxié par un policier blanc aux Etats-Unis, a déclenché aux Etats-Unis des manifestations depuis une semaine contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales.Parmi les nombreux manifestants rassemblés sur le parvis du nouveau palais de justice de Paris et dans les rue alentours, des jeunes de toutes origines, mais aussi des "gilets jaunes", rassemblés derrières des pancartes "We will not be silent", "Silence = asphyxie" ou encore "Décolonisons la police".Zoé Pezron et Emma Courtinat, deux étudiantes en histoire de l'art, arborent des pancartes "Black Lives Matter" et "Le racisme et la haine n'ont pas de place ici". Les deux jeunes filles n'avaient encore jamais participé à une manifestation pour Adama Traoré. La mort de George Floyd a été "la goutte de trop". "On estime que c'est nécessaire de se battre contre les violences policières qui gangrènent la société. En France, la situation ne date pas d'hier. On est les générations futures et on doit se bouger pour faire changer les choses", disent-elles.Didier Balguy porte un t-shirt "Justice pour Adama". A 46 ans, cet employé de la mairie de Paris est un habitué des manifestations à l'appel de la famille Traoré."Tout le monde s'offusque de ce qui s'est passé avec George Floyd et dénonce une justice à deux vitesses, mais le public lui-même a un jugement à deux vitesses", soupire-t-il, en déplorant qu'il faille un mort aux États-Unis pour mobiliser la jeunesse française.Pour lui, la situation aux États-Unis est bien différente de celle en France. "Ça n'a rien à voir, le racisme aux USA, c'est dans leur ADN : ils ont commencé par massacrer les Indiens et ça reste un pays de cowboys." "En France, c'est plus vicieux", juge-t-il, en dénonçant les contrôles au faciès. "Moi, on m'a déjà demandé pourquoi un +nègre+ avait des papiers", assure-t-il. Le 19 juillet 2016, Adama Traoré était décédé dans la caserne de Persan, près de deux heures après son arrestation à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) au terme d'une course-poursuite avec les gendarmes.Quatre ans après, l'affaire Traoré est devenue celle d'une guerre d'experts: alors que trois expertises médico-judiciaires ont écarté la responsabilité des gendarmes, une expertise commandée par la famille, dévoilée mardi, affirme le contraire. Mardi matin, la préfecture de police avait annoncé que la manifestation n'était pas autorisée en raison de l'état d'urgence sanitaire qui proscrit tout rassemblement public de plus de dix personnes, car elle n'avait "fait l'objet d'aucune déclaration préalable".La PP estimait également que "la tonalité de l'appel à manifester relayé par les réseaux sociaux laissait craindre que des débordements aient lieu sur un site sensible".
À Elne, dans les Pyrénées-Orientales, un examen de permis de conduire a tourné au pugilat. Le candidat s'en est violemment pris à l'examinateur alors qu'il lui avait demandé de s'arrêter.D'après le quotidien local L'Indépendant, les faits se sont déroulés mercredi 19 octobre en fin de matinée sur la commune d'Elne.
Alors qu'un examinateur est en voiture avec un élève et sa monitrice d'auto-école, ce dernier s'en prend à l'inspecteur du permis de conduire, à coups d'injures et de coups de coude.Le candidat n'a sans doute pas apprécié que son examinateur le stoppe quelques secondes après avoir démarré. La raison ? Il avait oublié d'attacher sa ceinture de sécurité. Mais le jeune homme de 33 ans, qui passait l'examen pour la seconde fois, voit rouge. Il assène un violent coup de coude au visage de son passager. Les trois protagonistes sortent du véhicule et les insultes fusent.La monitrice d'auto-école, qui était à l'arrière de la voiture, et qui assiste à la scène, appelle les autorités. Déjà arrêté pour des faits similaires, le candidat de 33 ans est placé en garde à vue puis déféré au tribunal correctionnel de Perpignan, vendredi 21 octobre et écroué. Dans l'attente de son procès pour outrage et violences sur personne chargée d'une mission de service public le 14 novembre, en état de récidive légale, il reste en détention.
L'organisme insiste sur la nécessité d'une "stratégie" globale à la sortie du confinement, sans laquelle le système de santé pourrait être "écrasé" par un retour en masse de cas de Covid-19.
Le déconfinement provoquerait une nouvelle vague épidémique de coronavirus si n'était pas mis en place un système de tests massifs et d'isolement des personnes infectées, selon une étude réalisée notamment par l'Inserm. "La levée du confinement sans stratégie de sortie entraînerait une deuxième vague écrasant largement le système de santé", selon le résumé de l'étude, mise en ligne dimanche et révélée lundi par Le Monde. "Le tracement et dépistage massif de cas-contacts pour les isoler rapidement sont nécessaires" pour envisager les stratégies de déconfinement progressif "tout en maintenant les écoles fermées et les personnes âgées isolées", selon ces travaux réalisés conjointement par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, l'Institut Pierre Louis d'épidémiologie et de santé publique et Médecine Sorbonne Université.Des effets "à partir de mai ou juin"L'étude évalue l'effet en Ile-de-France du confinement instauré le 17 mars à l'échelle nationale et modélise l'efficacité de différentes stratégies de sortie possibles "à partir de mai ou juin" laissant entendre qu'il ne faut pas s'attendre à une levée de confinement avant. "Des formes intensives de distanciation sociale seront nécessaires dans les prochains mois en raison de l'immunité assez faible de la population", selon l'étude qui estimé le pourcentage de la population infectée au 5 avril à entre 1% et 6%.
Dans les ruines fumantes du port de Beyrouth, au milieu des immeubles éventrés, les secouristes tentaient mercredi de retrouver des victimes, au lendemain des deux énormes explosions qui ont fait au moins 78 morts et des milliers de blessés.
La capitale libanaise, déclarée ville "sinistrée", s'est réveillée sous le choc, après ces explosions d'une telle puissance qu'elles ont été enregistrées par les capteurs de l'institut américain de géophysique (USGS) comme un séisme de magnitude 3,3. Dans l'épicentre de l'explosion, dont le souffle a été ressenti jusque sur l'île de Chypre, à plus de 200 kilomètres de là, le paysage reste apocalyptique: les conteneurs ressemblent à des boîtes de conserve tordues, les voitures sont calcinées, le sol jonché de valises et de papiers provenant des bureaux avoisinants, soufflés par l'explosion.Même des Casques bleus ont été grièvement blessés à bord d'un navire amarré dans le port, selon la mission de l'ONU au Liban. Des secouristes, épaulés par des agents de sécurité, ont cherché toute la nuit des survivants ou des morts coincés sous les décombres.Pour l'heure, le dernier bilan du ministère de la Santé est d'au moins 78 morts et près de 4.000 blessés, mais il pourrait s'alourdir dans la journée. Les hôpitaux de la capitale, déjà confrontés à la pandémie de Covid-19, sont saturés.-jour de deuil national-Le Premier ministre Hassan Diab a décrété mercredi jour de deuil national et a promis que les responsables devraient "rendre des comptes".Le gouvernement pointe du doigt une cargaison de nitrate d'ammonium stockée "sans mesures de précaution" sur le port."Il est inadmissible qu'une cargaison de nitrate d'ammonium, estimée à 2.750 tonnes, soit présente depuis six ans dans un entrepôt, sans mesures de précaution. C'est inacceptable et nous ne pouvons pas nous taire", a déclaré le Premier ministre devant le Conseil supérieur de défense, selon des propos rapportés par un porte-parole en conférence de presse.Le nitrate d'ammonium, substance qui entre dans la composition de certains engrais mais aussi d'explosifs, est un sel blanc et inodore utilisé comme base de nombreux engrais azotés sous forme de granulés, et a causé plusieurs accidents industriels dont l'explosion de l'usine AZF à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, en 2001.-envoi d'aide par Paris-De nombreux pays ont proposé de l'aide au Liban, notamment la France qui envoie mercredi plusieurs tonnes de matériel sanitaire.Le président Emmanuel Macron a annoncé sur Twitter l'envoi d'un détachement de la sécurité civile et de "plusieurs tonnes de matériel sanitaire" à Beyrouth.Les Etats-Unis ont également proposé leur aide, ainsi que l'Allemagne, qui compte des membres du personnel de son ambassade à Beyrouth parmi les blessés.Même Israël a proposé soir "une aide humanitaire et médicale" à son voisin libanais, avec lequel il est techniquement toujours en guerre.Mardi, une première explosion a été entendue à Beyrouth, agglomération de quelque deux millions d'habitants, suivie d'une autre, très puissante, qui avait provoqué un gigantesque champignon dans le ciel.Les immeubles avaient tremblé et les vitres avaient été brisées à des kilomètres à la ronde.Dans les rues de Beyrouth, des soldats avaient évacué des habitants abasourdis, certains couverts de sang, T-shirt autour du crâne pour panser leurs blessures, tandis que des habitants cherchaient désespérément leurs proches manquant à l'appel."C'était comme une bombe atomique. J'ai tout vu (dans ma vie), mais rien de tel", a témoigné Makrouhie Yerganian, un professeur à la retraite qui vit depuis plus de 60 ans en face du port.Ce drame survient alors que le Liban connaît sa pire crise économique depuis des décennies, marquée par une dépréciation monétaire inédite, une hyperinflation, des licenciements massifs et des restrictions bancaires drastiques.
Cécile Frecenon s'est moquée sur Facebook de la décision prise par la militante suédoise de ne plus prendre l'avion. Un « trait d'humour », selon la collaboratrice, qui a été fortement critiqué.
On savait que la jeune militante pour le climat, Greta Thunberg était une figure clivante. Samedi 10 août, la directrice adjointe du cabinet du ministre de l'Agriculture, l'a de nouveau rappelé. Dans un message posté sur Facebook publiquement, Béatrice Frecenon a écrit : "Bon, sur ce, les amis, cette fois, je suis vraiment en vacances, j'attends mon avion. Gros bisous à tous et surtout à ceux qui ont encore le sens de l'humour". Le message est accompagné d'une image détournant la couverture des albums pour enfants de Martine, on peut y lire "Martine s'en branle de Greta Thunberg", et y voir une Martine, s'apprétant à prendre l'avion. Ce détournement est une référence à la décision de la militante suédoise de ne plus prendre l'avion pour lutter contre la pollution que le trafic aérien génère. Loin des "enjeux environnementaux"Cette "blague" n'a pas tellement été prise comme tel par le mouvement des jeunes pour le climat, "Youth For Climate France", ni par la porte-parole du Parti socialiste, Gabrielle Siry. « On ne doit pas avoir le même sens de l'humour » a lâché cette dernière. Béatrice Frecenon a tenté de justifier son message dans les commentaires de son post : "Le sort de la planète ne dépend pas de moi et d'un trait d'humour qui n'a pas l'heur (sic) de vous plaire, a-t-elle répondu dans les commentaires. Sans compter que je sache, Greta Thunberg n'est qu'une gamine médiatisée, hein, dont on a encore le droit de plaisanter, elle n'est pas le changement climatique". Selon le Huffington Post, la collaboratrice a également répondu à un internaute qui lui signalait que son attitude est très loin des "enjeux environnementaux". "Oui je confirme, je n'avais pas du tout la prétention de répondre aux enjeux environnementaux, là, je faisais un trait d'humour" a-t-elle évoqué. La publication a depuis été supprimée du compte de Béatrice Frecenon.
Fortes de leurs victoires dans le conflit en Libye, les forces gouvernementales ont lancé samedi une opération pour reprendre la ville de Syrte, le jour où le chef des troupes rivales Khalifa Haftar s'est dit favorable à un cessez-le-feu à partir de lundi.
Située sur la côte, à 450 km à l'est de la capitale Tripoli, Syrte est un verrou stratégique entre l'est et l'ouest du pays pétrolier plongé dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.En avril 2019 et en pleine lutte de pouvoir, le maréchal Haftar, homme fort de l'Est, a lancé une offensive pour s'emparer de Tripoli, siège du Gouvernement libyen d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU.Le conflit a connu ces derniers mois une implication croissante de puissances étrangères. Et le GNA, appuyé par l'allié turc, a infligé une série de revers aux pro-Haftar, reprenant le contrôle de la totalité de l'ouest libyen. Et il semble vouloir continuer sur sa lancée.Samedi, "des ordres ont été donnés aux forces (du GNA) pour qu'elles commencent à avancer et attaquer toutes les positions des rebelles" dans la région de Syrte, a déclaré Mohamad Gnounou, porte-parole des pro-GNA."L'armée de l'air a mené cinq frappes dans la périphérie de Syrte, ciblant des véhicules armés et des mercenaires", a-t-il ajouté dans un communiqué sur Facebook.- "Dernier appel" -Les pro-Haftar avaient pris en janvier Syrte, contrôlée depuis 2016 par les forces pro-GNA, notamment celles issues de la ville de Misrata, qui avaient réussi à en chasser le groupe jihadiste Etat islamique (EI) après plusieurs mois de combats sanglants.Ils y étaient entrés, quasiment sans combats, après avoir sécurisé notamment l'allégeance d'un groupe salafiste local. Syrte est la ville natale de Kadhafi, renversé et tué lors d'une rébellion en 2011."Depuis quatre mois, nous exhortons les doyens et notables de Syrte de faire valoir la raison et d'épargner à la ville les horreurs de la guerre", a dit M. Gnounou. "Aujourd'hui, nous leur lançons un dernier appel" avant de prendre d'assaut la ville, a-t-il averti, soulignant la détermination du GNA à y imposer son autorité.- "Initiative du Caire" -Une "initiative du Caire" appelle au "respect des efforts internationaux et propose un cessez-le feu à partir de 06H00 locales (04H00 GMT), le lundi 8 juin 2020", a annoncé samedi le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi lors d'une conférence de presse.Présent à ses côtés au Caire, le maréchal Haftar --dont les forces subissent des revers dans le conflit et soutenu par l'Egypte, la Russie et les Emirats arabes unis-- a annoncé son accord à ce cessez-le-feu.La Ligue arabe s'est félicité de cette initiative, tout comme le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian qui a "salué le résultat obtenu aujourd'hui visant à la cessation immédiate des hostilités", estimant qu'il s'agissait là d'une "priorité".Mais le porte-parole des forces du GNA s'est montré plus réticent. "Nous n'avons pas commencé cette guerre, mais nous sommes ceux qui décident où et quand elle se termine", a réagi M. Gnounou.Depuis mercredi, le GNA a annoncé successivement la prise de l'aéroport international de Tripoli, hors service depuis 2014, le contrôle total des frontières administratives du Grand Tripoli, et la prise de Tarhouna, dernier fief des pro-Haftar dans l'ouest.Sans confirmer directement les deux premiers revers, le porte-parole de M. Haftar, Ahmad al-Mismari, a fait état d'un "redéploiement" des troupes hors de Tripoli."Cédant aux pressions et appels de grandes puissances et de l'ONU pour un cessez-le-feu et la reprise des réunions 5+5 (...) nous nous sommes repliés sur 60 km de la périphérie de Tripoli pour en éloigner la bataille", a-t-il dit.Les réunions de ce comité militaire, qui comprend cinq membres pro-GNA et cinq pro-Haftar et qui vise à obtenir un cessez-le-feu, sont suspendues depuis trois mois mais l'ONU a annoncé mercredi leur reprise à Genève.Toutes les tentatives de rétablir un cessez-le-feu durable ont jusque-là échoué.Depuis avril 2019, des centaines de personnes, dont de nombreux civils, ont été tuées et plus de 200.000 déplacées.
D'après une enquête Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions, 75% des Français sont favorables à la PMA !75% des Français interrogés par Ipsos-Sopra Steria souhaitent l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, révèle ce mercredi franceinfo pour qui le sondage a été réalisé. 80% des femmes y sont favorables, 70% des hommes sont pour et 78% des moins de 35 ans.
En trois mois, la PMA a conquis plus de 15% de Français en plus. Ils étaient 58% des Français favorables à l'ouverture de la PMA aux femmes en couple homosexuel ainsi qu'aux femmes seules (56%), selon un sondage BVA pour l'Obs.Concernant la gestation pour autrui (GPA), un Français sur deux est d'accord avec son autorisation. C'est encore les femmes, à 52%, et les plus jeunes d'entre elles, à 58%, qui y sont le plus favorables. L'évolution de la GPA dans l'esprit des Français est stable. Il y a trois mois, ils étaient 55% à y être favorables. Mais c'est en augmentation d'une dizaine de points depuis 2013. D'après Ipsos-Sopra Steria enfin, 44% des Français ne voient aucun problème dans la rémunération des mères porteuses, dont 57% des moins de 35 ans.Fin mai, une cinquantaine de députés LREM appelaient à légaliser la PMA pour toutes. Dans une tribune dans Libération, ils ont écrit notamment : "Nous sommes convaincus que cette réforme synonyme de progrès social et d'égalité est indispensable".Début juin, une étude l'Ined révélait qu'un enfant sur trente en France devrait être conçu en 2018 grâce à l'assistance médicale à la procréation, dont 70% sont conçus via une fécondation in vitro (FIV).Le Comité d'éthique (CCNE) a rendu son rapport de synthèse le 5 juin sur les débats organisés entre mi-janvier et fin avril lors des États généraux de la bioéthique. Il doit rendre en septembre son avis pour aider le gouvernement à rédiger un projet de loi de bioéthique pour "l'automne en vue de l'adoption d'une loi au 1er semestre 2019", a écrit sur Twitter le député LREM et mathématicien Cédric Villani.
Dans un avis publié lundi 3 août après les sollicitations du Parisien, le Conseil scientifique prône un test obligatoire avant un voyage vers la France et recommande "fortement" un isolement avant l'embarquement et poursuivi en France sur une durée de 14 jours, au total, même en cas de résultat négatif.
Depuis le week-end dernier, les voyageurs en provenance de 16 pays où la circulation du coronavirus "est particulièrement forte" doivent se faire obligatoirement tester dès qu'ils arrivent dans un aéroport de France. Mais Le Parisien révèle mardi 4 août que le Conseil scientifique plaide depuis mi-juillet pour un contrôle bien plus strict. Dans un avis intitulé "Arrivée en France depuis les pays considérés à risque", les spécialistes préconisent un test obligatoire avant le voyage et recommandent "fortement" un isolement avant l'embarquement et poursuivi en France sur une durée de 14 jours, au total, même en cas de résultat négatif. "Cette mesure est la plus simple en terme organisationnel", selon eux. A l'heure actuelle, les voyageurs peuvent faire le test à leur arrivée et doivent seulement laisser leur adresse en France, un mail, un numéro de téléphone et limiter leurs contacts dans l'attente des résultats, d'ici 36 heures. Le Parisien souligne que ce texte n'a pas été mis en ligne tout de suite. "Il a été envoyé au gouvernement le 10 juillet à 19 heures. Ce sont les autorités qui décident ou non de le mettre sur le site du ministère de la Santé, on n'a aucun contrôle là-dessus", explique Marie-Christine Simon, chargée de la communication du Conseil scientifique. "Après nos sollicitations, l'avis a finalement été publié ce lundi dans l'après-midi", écrit le quotidien. "Une passoire de tous les côtés"La mise en place des recommandations du Conseil scientifique serait-elle suffisante pour limiter la propagation du virus ? "Ce serait un rempart supplémentaire mais cela suppose beaucoup d'organisation compte tenu du flux de passagers. La question est plus d'ordre politique que sanitaire", répond Jean-Daniel Lelièvre, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Mondor, à Créteil (Val-de-Marne). Il précise que le test peut s'avérer négatif s'il n'est pas réalisé au bon moment. La quatorzaine est par ailleurs difficile à appliquer à long terme. "Pourquoi ne pas isoler les personnes à leur arrivée, le temps que le résultat soit connu afin de préserver leur sécurité et celles des autre", propose de son côté Marie-Paule Kieny, virologue et directrice de recherche à l'Inserm, ainsi que l'envisage également le Conseil scientifique. De son côté, l'épidémiologiste Catherine Hill estime que cette mesure de quatorzaine à l'arrivée dans les aéroports serait très peu utile. "Il faudrait aussi l'appliquer à ceux qui viennent en train, en bateau, en voiture! De toute façon, c'est une passoire de tous les côtés", déplore-t-elle.
Après l'arrivée surprise à Biarritz du ministre des Affaires étrangères iranien, dimanche en début d'après-midi, le diplomate a rencontré longuement son homologue français Jean-Yves Le Drian puis le président de la République Emmanuel Macron. L'Élysée a précisé dimanche soir que les discussions avaient "été positives".
Les discussions sur le nucléaire iranien entre le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif et les dirigeants français en marge du sommet du G7 de Biarritz ont "été positives" et "vont se poursuivre", a indiqué dimanche soir la présidence française. La rencontre a duré environ trois heures, d'abord avec le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, puis avec le président Emmanuel Macron pendant une demi-heure, à la mairie de Biarritz. Le palais présidentiel de l'Elysée précise que des conseillers diplomatiques allemands et britanniques ont été associés à une partie de la réunion.A l'issue de cette rencontre, le ministre iranien des Affaires étrangères a regagné l'aéroport de Biarritz et est reparti en avion. Visiblement satisfait lui aussi de la teneur des échange puisque le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, a rapidement twitté la satisfaction du dirigeant de la République islamique du Golfe Persique. "La diplomatie active de l'Iran se poursuit ; le chemin à parcourir est difficile mais mérite d'être examiné", a notamment déclaré Mohammad Javad Zarif. Cette visite en forme de coup de théâtre s'était faite "en accord" avec les Etats-Unis, farouchement opposés au gouvernement de Téhéran. "Tout s'est joué en quelques heures. Dès que cela a été possible, nous avons informé les pays européens et les Américains. Ils ont été associés", a ajouté la présidence. Donald Trump, présent à Biarritz, a été informé en personne par Emmanuel Macron de cxette possibilité d'entrevue avec l'Iran. Un rendez-vous qui restera, à n'en pas douter, comme le moment fort de ce week-end biarrot.
Un fragment d'un glacier des Grandes Jorasses, dans la partie italienne du massif du Mont Blanc, menace de s'effondrer du fait de la chaleur, nécessitant l'évacuation de plusieurs dizaines de résidents et touristes dans la zone, ont annoncé jeudi les autorités locales.
Un volume de glace estimé à 500.000 mètres cube serait sur le point de se détacher du glacier de Planpincieux, sur le territoire de la commune de Courmayeur, indique une ordonnance de cette municipalité de la région du Val d'Aoste située près de la frontière avec la France.Plusieurs routes en contrebas, qui mènent à la vallée du Val Ferret, ont été fermées, selon cette ordonnance.Les autorités ont ordonné l'évacuation d'une trentaine de maisons au sein d'une "zone rouge" dans la partie basse du Val Ferret, concernant près de 70 personnes (15 résidents et plus de 50 touristes)."L'ordre a été donné à l'issue d'une réunion avec des techniciens régionaux, qui ont dressé le tableau de la situation à la lumière de l'augmentation prévue de la température" pour les jours prochains, a précisé l'agence de presse Ansa. Les personnes évacuées ont été rassemblées dans la patinoire de Courmayeur pour un premier accueil, en collaboration avec la Croix-Rouge locale."Pour les habitants (évacués), nous allons évaluer les solutions à trouver" tandis que "les touristes devront trouver d'autres solutions", a déclaré à Ansa le maire de Courmayeur, Stefano Miserocchi.Le nombre exact de personnes à évacuer de la zone de danger ne sera déterminé que dans les prochaines heures, avec la fin des opérations, toujours selon Ansa.Des opérations d'évacuation et de sécurisation sont menées depuis ce matin par les forces de l'ordre et la protection civile, alors que les autorités locales s'inquiètent de la température pour les trois prochains jours en cette période de forte chaleur estivale.En septembre et octobre 2019, ce glacier de Planpincieux avait déjà menacé de s'effondrer partiellement, sur une portion de près de 250.000 mètres cubes. Des mesures de surveillance ont depuis lors été mises en place.Cette année, la masse de glace est "affectée par les tendances anormales des températures à venir" à compter de ce jeudi, selon la municipalité.Les personnes situées en dehors de la zone à risques, partagée en zone rouge et jaune, peuvent choisir de rester dans le Val Ferret "si elles se sentent autonomes pendant au moins trois jours", avec les stocks de nourritures nécessaires.La vallée du Val Ferret est située sur un axe nord-est par rapport à la célèbre station de Courmayeur, qui est elle-même n'est pas menacée par la possible chute des glaces du Planpincieux.Pour accéder à la vallée du Val Ferret, il existe une "route alternative", à sens unique alternant: l'accès y est réservé aux sauveteurs, à la police, aux services municipaux et aux personnes autorisées, a encore précisé Ansa.
La commission d'investiture du parti nommait mercredi de nouvelles têtes de liste pour les municipales. Et la parité est loin d'être atteinte, ce qui a mis en colère plusieurs cadres, rapporte Le Parisien jeudi matin.
Nouvelle réunion orageuse à La République en marche. Après l'affaire du financement du parti par les députés, c'est la parité pour les investitures aux élections municipales de mars 2020 qui a échauffé les esprits des cadres du parti présidentiel.Mercredi soir, outre la désignation de Benjamin Griveaux pour briguer la mairie de Paris, le bureau exécutif de LREM a départagé les candidats pour 24 autres villes. Seulement sept femmes étaient candidates.Le cas de Besançon (Doubs), raconte Le Parisien, a mis le feu aux poudres. La candidate, Alexandra Cordier, référente départementale LREM depuis 2016 et soutenue par le maire LREM actuel Jean-Louis Fousseret, a été écartée au profit du député LREM Éric Alauzet, 61 ans, élu local depuis 1995."Il est peu probable qu'on gagne cette ville. Or, on a une nana valable et on choisit d'investir l'homme, par 11 voix contre 8 ! Ça nous a mis en rage !", a déploré un participant, qui a en plus entendu Jean-Marc Borello, très proche d'Emmanuel Macron, présenter la trentenaire comme une "collaboratrice manipulée" par le maire sortant, un ex-membre du PS. La secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa y est aussi allée de son coup de gueule : "Ça fait deux ans que je vais sur tous les plateaux de télé pour dire que tout va bien chez nous, ne me rendez pas la tâche impossible ! Ne comptez plus sur moi pour défendre la moindre nomination d'homme à partir de maintenant".Elle a reçu le soutien de ses collègues du gouvernement Muriel Pénicaud, Gabriel Attal et Agnès Pannier-Runacher, ainsi que de plusieurs députés parmi lesquels Laetitia Avia, porte-parole de LREM : "Quand un homme est collaborateur, on dit que c'est un bras droit. Et quand c'est une femme, on dit que c'est une assistante ! Si bien que les femmes n'ont jamais autant de compétences à vos yeux".Selon le Parisien, un autre participant a dénoncé le "festival de clichés et de morgue", un autre "une déferlante de propos sexistes et stéréotypés sur les candidates faibles et fragiles" alors que le patron du jeune parti, Stanislas Guerini, et Marlène Schiappa ont publié dans la presse un texte encourageant les femmes à postuler aux élections municipales.Si LREM vise 28% de candidates quand la France ne compte que 16% de femmes maires, un fervent partisan de la parité concède qu'on "n'est pas complètement à la ramasse", tout en appelant à "viser un tiers !"
L'ancien ministre de l'Intérieur, en poste lors des attaques terroristes de 2015, a réagi aux commentaires de l'ex-chef de l'Etat sur la sécurité en France, avec quelques piques.
Cinq ans après, le procès des attentats de janvier 2015 s'ouvre mercredi 2 septembre à Paris. Dans ces circonstances, Bernard Cazeneuve est revenu sur le contexte de ces attaques, commentant au passage les propos de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy. Le prédécesseur de François Hollande à l'Elysée avait notamment estimé qu'il n'y avait "pas de liberté sans sécurité", affichant ses doutes quant aux choix politiques récents. "Les créations d'emploi, les problèmes économiques ça dépend pas forcément et totalement du gouvernement. En revanche, les missions régaliennes dépendent du gouvernement. C'est pour ça qu'il y a de tout temps une exigence à l'endroit de cette question de la sécurité", avait-il ainsi déclaré lundi 31 août."Il dépendait de Nicolas Sarkozy...""Il y a un point sur lequel Nicolas Sarkozy a raison, c'est que sur le régalien, les décisions dépendent de ceux qui exercent une responsabilité", a répondu Bernard Cazeneuve sur Franceinfo , avant de charger l'ancien chef de l'Etat. "Il dépendait de Nicolas Sarkozy de ne pas supprimer 13000 emplois dans la police et la gendarmerie lorsqu'il était président de la République. Il dépendait de Nicolas Sarkozy de ne pas supprimer 14 unités de forces mobiles. Il dépendait de Nicolas Sarkozy de ne pas faire une réforme du renseignement qui a supprimé les renseignements généraux et privé le ministère de l'Intérieur de la possibilité d'identifier les signaux faibles. Il dépendait de Nicolas Sarkozy de ne pas supprimer la direction de la formation de la police nationale, il dépendait de lui de ne pas supprimer 4 écoles de formation de la police en France. Tout cela dépendait de lui!", a t-il listé."Je partage tout à fait le sentiment de Nicolas Sarkozy : il dépend de ceux qui sont en situation de responsabilité de faire les bons choix, et vous avez une petite idée de ce que je pense des choix qu'il a pu faire", a t-il conclu.
Ce n'est pas la première fois que des personnalités quittent le parti avec fracas ou sont exclues sans autre forme de procès.
C'est une nouvelle crise interne qui touche la France insoumise (LFI). Quatre cadres du parti d'extrême-gauche ont dénoncé dans une lettre interne "la brutalité", "hors de tout cadre collectif", du "bannissement" de l'ancien orateur national François Cocq par un tweet de leur chef de file Jean-Luc Mélenchon, a rapporté Le Monde mardi 15 janvier. Samedi 5 janvier, durant l'acte 8 des "gilets jaunes", Jean-Luc Mélenchon avait tweeté: "Inacceptable. CNews déclare porte-parole insoumis un nationaliste qui a été banni du mouvement comme François Cocq! Assez de manipulations!".François Cocq avait été fin novembre évincé, non pas de LFI mais de sa liste pour les élections européennes par le comité électoral, officiellement "à la suite des prises de positions publiques" divergeant de la ligne stratégique du mouvement.Selon Le Monde, les quatre auteurs de cette lettre datée du 9 janvier, dont la coresponsable du programme Charlotte Girard et la coresponsable de l'École de formation insoumise Manon Le Bretton, expriment la "stupéfaction" dans les rangs insoumis face au tweet de Jean-Luc Mélenchon: "La méthode consistant à prononcer publiquement le 'bannissement' d'un membre fondateur, qui plus est orateur national et bénéficiant d'une large reconnaissance dans le mouvement, est non seulement préoccupante par sa brutalité, mais dangereuse". Les deux responsables condamnent "la possibilité de disposer unilatéralement du sort politique d'un camarade hors de tout cadre collectif (...)". Mardi également, Djordje Kuzmanovic, l'un des inspirateurs du volet international du programme de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle, qui avait claqué fin novembre la porte de LFI, a publié une tribune très critique dans le quotidien du soir: l'"incident montre à nouveau comment, dans ce mouvement prétendument démocratique et horizontal, les décisions sont prises arbitrairement par quelques-uns, voire par un seul".Manuel Bompard, directeur des campagnes de LFI et numéro 2 sur la liste des Européennes, a justifié la semaine dernière l'éviction de François Cocq, auprès de l'AFP: "Dans les temps mouvants actuels, nous considérons que notre discours doit être très 'calé'. Je ne connais pas une seule organisation politique qui tolère que le temps de parole de ses membres soit utilisé" pour la critiquer. Reconnaissant implicitement que les crises internes traversées par le mouvement ces derniers mois traduisaient un déficit de structuration, Manuel Bompard a rappelé que LFI avait décidé, lors de sa convention de décembre, la création d'un "forum de discussions stratégiques" ainsi que d'une structure de "coordination" interne". La première devrait avoir lieu en février, la seconde après les élections européennes de mai, a-t-il précisé.
"J'aurais voulu ne jamais voir cette vidéo": au procès des attentats de janvier 2015, les proches d'Ahmed Merabet ont témoigné lundi de leur colère et de leur peine cinq ans après l'assassinat du policier, dont l'exécution filmée a fait le tour du monde.
Pas un jour, pas une nuit, sans qu'elle ne repense aux images terrifiantes de la scène. "Ça m'obsède", confie la sœur aînée d'Ahmed Merabet, Nabiha, à la barre de la cour d'assises spéciale de Paris."Cette tragédie a brisé notre famille (...) On essaie de faire le deuil, d'avancer. Mais tous les ans à la même période, c'est la même chose: on revoit cette vidéo et on entend sa voix", poursuit cette cadre de santé, pantalon blanc et tunique noire.Le 7 janvier 2015, Ahmed Merabet, gardien de la paix de 40 ans, a été pris pour cible par les frères Kouachi alors qu'il tentait de les prendre en chasse sur le boulevard Richard-Lenoir, quelques minutes après l'attaque sanglante contre Charlie Hebdo.Allongé au sol après avoir été touché par un premier tir, il avait été mis en joue par le cadet des Kouachi, Chérif, arrivé à sa hauteur. "C'est bon, chef", avait-il lancé au terroriste, mains en l'air, paumes ouvertes. Ce dernier l'avait froidement abattu d'une balle dans la tête."Mon frère était français, musulman pratiquant. Il défendait les valeurs de la République et il a été assassiné lâchement en faisant son devoir", a rappelé lundi Nabiha Merabet, "écœurée" par la lâcheté des frères Kouachi mais aussi par la diffusion de la vidéo de l'assassinat.-"C'est inhumain"-Ces images, filmées par un riverain, avaient été postées sur les réseaux sociaux quelques minutes après l'attaque, avant d'être retirées. Mais des chaînes d'information en continu les avaient reprises, donnant à voir au grand public l'exécution dans toute sa brutalité."Ma mère a vu son fils se faire assassiner", raconte la sœur d'Ahmed Merabet, qui évoque une "déflagration"."Comment peut-on diffuser une vidéo d'horreur comme ça?", ajoute la quadragénaire, en colère contre les "chaînes qui l'ont diffusée et la rediffusent chaque année".Pour les autres sœurs de la victime, le choc fut également insoutenable."Cette vidéo ne s'effacera jamais de ma mémoire", confie Fouzia d'une voix pleine émotion. "Depuis que j'ai vu cette vidéo, je ne supporte plus d'entendre le mot +chef+", ajoute Mariam, la cadette de la fratrie.Sur l'écran au fond de la salle, une image géante d'Ahmed Merabet en tenue blanche se trouve projetée. "C'était le jour de sa sortie de promotion: il était fier de devenir gardien de la paix", raconte en larmes Nabiha Merabet en évoquant les qualités de son frère.Le policier, originaire de Livry-Gargan en Seine-Saint-Denis, était devenu depuis la mort de son père le "pilier de la maison", toujours à s'occuper "des autres", décrit son entourage. Deux jours avant l'attentat, il venait d'être reçu au concours d'officier de police judiciaire. - "Debout face à vous" -"Ahmed avait beaucoup d'honneur, c'est quelqu'un qui portait haut les couleurs de son métier", assure un de ses collègues, tee-shirt noir et cheveux coupés courts, invité par la cour à relater les circonstances dramatiques de son assassinat.Comme d'autres policiers appelés à témoigner, ce chef d'équipage se dit "hanté" par les images de l'attaque et tourmenté par les "regrets". "J'aurais aimé pouvoir stopper la progression des frères Kouachi. Je suis vraiment désolé de ne pas avoir pu faire plus", soupire-t-il.Périodes de dépression, peurs récurrentes... Pour la famille d'Ahmed Merabet, difficile également de faire taire les souvenirs du 7 janvier."Certains jours j'arrive à vivre avec. D'autres, j'ai l'impression que ça s'est passé la veille et la douleur est insurmontable", explique l'une des sœurs.La compagne du policier, Morgane, assure pour sa part manquer de mots pour retranscrire "ses émotions". "Le monde entier se souvient de lui comme d'un homme à terre. Mais moi je m'y refuse", lâche la jeune femme, lunettes et cheveux détachés.Un court silence se fait dans l'assistance, puis elle poursuit à l'attention des accusés, jugés pour leur soutien logistique aux auteurs des attentats: "j'ai tout perdu, ma vie de femme, mes espoirs, mais je suis debout face à vous. Je suis debout et vous n'aurez ni ma haine, ni mon pardon".
Ayant toujours refusé d'intégrer un gouvernement, Nicolas Hulot a vécu ces derniers 14 mois sous la houlette d'Edouard Philippe comme une série de "petits pas", marqués par des polémiques et des défaites personnelles.
"Est ce que vous aviez les épaules pour être ministre ?". La question est posée ce matin sur France Inter, après l'annonce de la démission du ministre de la Transition écologique. Et Nicolas Hulot de répondre : "Peut-être pas...". Il faut dire que l'écologiste aura mis longtemps à franchir le pas. Courtisé par Nicolas Sarkozy, puis François Hollande, sa notoriété et son image de défenseur de la planète a également attiré Emmanuel Macron. Le président de la République a toutefois réussi là où les autres avaient échoué en intégrant Nicolas Hulot dans son gouvernement.Mais l'effet de sa nomination au ministère d'Etat a rapidement été suivi de premières épreuves pour ce néophyte de la politique gouvernementale. Dès juillet 2017, il présente le "plan climat" du gouvernement dans lequel il annonce notamment que la France renoncera au charbon d'ici à 2022 et la fin des voitures à essence d'ici à 2040. Mais un an plus tard, il reconnaît que le bilan de ce plan climat est mitigé. "Malgré la mobilisation de tous les acteurs, le découplage entre les activités économiques et les émissions de gaz à effet de serre n'est toujours pas là", déplore-t-il.Dans le même temps, alors que le gouvernement avait autorisé le lancement de projet d'éoliens offshore, un amendement de juin 2018 fait annuler les deux premiers, ayant jugé leur coût trop excessif. Un renoncement à l'image de sa loi sur l'interdiction de la production d'hydrocarbures en France d'ici à 2040, parsemée de dérogations. C'est aussi en juillet 2017 qu'il autorise l'abattage de 40 loups gris, une décision incompréhensible pour certains défenseurs des animaux dont Brigitte Bardot, qui affirme ne lui avoir jamais pardonné cette mesure.La même année 2017 vient le point culminant des polémiques, avec l'interdiction du glyphosate, finalement repoussée par l'exécutif qui lui préfère une substitution souple et sur le long terme. A cette époque-là, Nicolas Hulot aurait d'ailleurs hésité à démissionner en cas de lancement du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Un sujet sur lequel il engrange toutefois une victoire, puisque le projet est abandonné en janvier 2018. Une autre victoire, en mars 2017, est l'annonce du projet de réintroduction de deux ours bruns femelles dans les Pyrénées-Atlantiques afin de renforcer la population ursine pour qu'elle soit viable à long terme. Mais ce bilan en demi-teinte n'aura pas suffi à convaincre Nicolas Hulot de continuer dans son action au sein du gouvernement.