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Les membres de l'Assemblée nationale et du Sénat ont observé mardi après-midi une minute de silence pour rendre hommage aux treize soldats français tués au Mali.
Le Sénat et l'Assemblée nationale ont rendu hommage mardi 26 novembre aux treize militaires français de l'opération Barkhane tués au Mali lundi soir dans la collision de deux hélicoptères engagés dans une mission de combat contre des jihadistes."Au nom du Sénat tout entier, je veux saluer le courage et l'abnégation de ces militaires de l'Armée de Terre, six officiers, six sous-officiers et aussi un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans l'essentiel combat contre le terrorisme jihadiste au Sahel", a salué le président Les Républicains du Sénat Gérard Larcher, face aux sénateurs. "Je veux en notre nom à tous assurer leurs familles de notre compassion et leur présenter nos condoléances les plus attristées. Permettez-moi d'avoir avec vous tous une pensée toute particulière pour la famille de notre collègue, dont le fils, jeune lieutenant, figure parmi les disparus", a-t-il poursuivi. Le fils du sénateur centriste Jean-Marie Bockel figure en effet parmi les victimes. "D'autres noms vont ainsi hélas s'ajouter aux 549 noms de militaires morts pour la France inscrits sur le haut-lieu de mémoire nationale inauguré le 11 novembre dernier en l'honneur de ceux qui ont donné leur vie en opération extérieure", a-t-il poursuivi, avant un moment de recueillement. "Je crois que c'est aussi un hommage que nous devons rendre à ces hommes à leur courage et au service de la France.""Le gouvernement fait sien chacun des mots prononcés par le président Larcher", a déclaré le secrétaire d'État Olivier Dussopt, présent dans l'hémicycle pour l'examen du projet de budget. "Pour le Sénat c'est un moment particulier par surcroît, puisque le fils d'un des nôtres était l'un des pilotes de ces hélicoptères", a pour sa part déclaré à quelques journalistes le président du groupe centriste Hervé Marseille. "C'est un père anéanti qu'on a eu au téléphone, avec le président Larcher, il vit son deuil avec sa famille", a précisé M. Marseille.Un combat face au terrorisme et à l'obscurantismeQuelques moments plus tard, le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a également rendu hommage aux treize soldats qui "ont sacrifié leur vie pour notre patrie". "Sous le drapeau tricolore, ils ont engagé leurs vies pour défendre notre sécurité, nos valeurs, nos libertés dans ce combat sans relâche que nous menons face au terrorisme et à l'obscurantisme", a-t-il déclaré, avant une minute de silence.La mort de ces treize militaires est le plus lourd bilan humain essuyé par les militaires français depuis le début de leur déploiement au Sahel en 2013, et l'une des plus grandes pertes de l'armée française depuis l'attentat du Drakkar au Liban en 1983, qui avait fait 58 morts.Un hommage national, présidé par Emmanuel Macron, sera rendu aux victimes "dans les jours prochains", a précisé la ministre des Armées Florence Parly.
Dans le viseur de l'opposition, en particulier la droite et l'extrême droite, qui réclame sa démission, le ministre de l'Intérieur va être auditionné par la délégation parlementaire au renseignement, à la suite de sa réaction à la tuerie de la préfecture de police de Paris.
L'opposition réclame sa démission et une commission d'enquête parlementaire. Pour le moment, Christophe Castaner sera simplement auditionné devant la délégation parlementaire au renseignement.Le ministre de l'Intérieur, déjà très critiqué au sujet de sa gestion de la crise des gilets jaunes et de la mort de Steve Maia Caniço lors d'une opération de police à Nantes, se voit reprocher ses déclarations faites après la tuerie de la préfecture de police de Paris, qui a fait cinq morts, dont l'assaillant, jeudi 3 octobre.Venu rendre hommage aux victimes, Christophe Castaner avait écarté la piste du terrorisme islamiste, affirmant que Mickaël Harpon, l'auteur de la tuerie, « n'avait jamais présenté de difficultés comportementales, ni le moindre signe d'alerte. » Christophe Castaner, roi des approximations ?par Le Point AbonnésDes propos démentis depuis par l'enquête menée par le parquet national antiterroriste, qui a fait état d'une radicalisation de l'agent et de ses contacts avec des personnes de la mouvance salafiste.La délégation parlementaire au renseignement est composée de quatre députés et quatre sénateurs, et ses travaux sont couverts par le secret de la défense nationale.
Vladica Dicic, 92 ans, est la dernière habitante de Vaganesh, minuscule village de montagne du Kosovo. Elle ne pourrait survivre sans l'épicier qui vient la ravitailler régulièrement et soulager sa solitude.
Mais ce qui est remarquable dans leur amitié c'est le fait que la vieille dame est serbe et que le bon samaritain qu'elle présente comme un "frère" est albanais."Oh, grand-mère, tu vois que je suis revenu!", s'exclame Fadil Rama en franchissant le pas de porte de Mme Dicic muni de deux sacs de provisions. La petite maison aux murs blancs est fissurée par le poids des années qui ont aussi courbé la vieille dame.Les allées et venues du commerçant de 48 ans constituent un exemple rare de rapprochement entre communautés serbe et albanaise du Kosovo, dont les relations sont toujours empreintes de défiance plus de 20 ans après la guerre.Depuis le conflit qui a débouché en 2008 sur la déclaration d'indépendance, un grand nombre de Serbes sont partis. Ceux qui restent vivent souvent dans des enclaves éparpillées, parmi une population en grande majorité albanaise.- Parole d'honneur -Dans son village de l'est reculé, Mme Dicic est la seule à être restée après des vagues d'émigration vers la Serbie et les villes avoisinantes. Le hameau n'est plus qu'une collection de maisons envahies par les ronces.Le mari de la vieille dame est décédé voici 20 ans. Quatre de ses enfants vivent en Serbie. Il y a quelques mois, raconte Fadil Rama à l'AFP, l'un des fils de Mme Dicic lui a demandé "d'aller voir sa mère de temps en temps". "Je lui ai donné ma Besa (parole d'honneur) que je m'occuperai d'elle et que je la traiterai comme ma propre mère", ajoute-t-il, en référence au code albanais qui veut que l'on respecte ses promesses quel qu'en soit le prix.Le commerçant vit à Strezoc, village à majorité albanaise à deux kilomètres de distance. Quand il a constaté que Mme Dicic ne pouvait sortir ou marcher seule, il s'est mis à lui rendre visite tous les deux ou trois jours pour lui apporter des vivres, du bois de chauffage et de la chaleur humaine.La vieille dame, vive malgré son grand âge, apprécie cette présence. "Il m'aide à tout, avec le bois, l'eau et le pain", explique-t-elle à l'AFP. "C'est comme mon frère".Au moment du départ, elle lui demande de "transmettre ses amitiés à sa femme".La municipalité de Kamenica, la ville la plus proche, lui a proposé de la reloger mais elle refuse de quitter sa maison. "S'ils m'attachaient par des chaînes dans un appartement, je les briserai".- Des "êtres humains" -Son amitié avec l'épicier a résisté également à la pandémie mondiale du nouveau coronavirus.Mme Dicic n'a ni télévision ni radio et c'est par Fadil Rama qu'elle a entendu parler d'un fléau qui a fait une trentaine de morts au Kosovo, où les autorités ont mis en oeuvre des mesures de confinement draconiennes."J'avais peur, et j'ai toujours peur du corona, pas qu'elle me le transmette mais de lui transmettre à elle", ajoute Fadil Rama. "Mais je n'ai pas arrêté malgré le danger. Je lui rends toujours visite non stop".Le Covid-19 a pour l'heure épargné le village de l'épicier mais il y a une des contaminations dans les localités alentours. Ses voisins cependant sont compréhensifs. "Nous sommes tous des êtres humains et c'est bien d'aider quand on peut", dit Xhevat Rama, un paysan de 48 ans.Tomislav Canic, 56 ans, est le patriarche de l'une des deux seules familles serbes de Strezoc. Fadil Rama est "comme la main droite de la vieille femme", dit-il. "La politique n'est pas venue gâcher les relations dans cette région. On a davantage peur du corona".
La maire (PS) de Paris Anne Hidalgo a annoncé samedi la possibilité pour les cafés, bars et restaurants d'occuper gratuitement une partie de l'espace public avec leurs terrasses, les seules à être autorisées dans la capitale à rouvrir le 2 juin avec la deuxième étape du déconfinement.
"On a adopté un plan d'aides des bars et des restaurants pendant au moins six mois, de mars à fin septembre", indique l'édile dans le Parisien. L'une de ses mesures-phares: "l'occupation gratuite d'une partie de l'espace parisien"."Ça peut être des trottoirs quand c'est possible ou des places de stationnement", précise Anne Hidalgo. "Ça peut être aussi certains week-ends la fermeture d'une rue à la circulation pour permettre aux bars ou aux restaurants d'avoir plus d'espace."Seule condition: une inscription en ligne et le respect d'une charte en 10 points, parmi lesquels le respect du protocole sanitaire et de la propreté, la fermeture des terrasses à 22H00 et la limitation des nuisances sonores pour les riverains.Souhaitant "partir d'un principe de confiance", la maire de Paris dit avoir tout de même prévu, en cas d'infractions à cette charte, la "verbalisation" et le "retrait de la possibilité d'exploiter les terrasses temporaires."Une vingtaine de rues pouvant être temporairement fermées à la circulation des voitures pour permettre l'extension des terrasses ont été identifiées, comme "la Place des Vosges, autour du Carreau du temple, la place Sainte-Marthe dans le Xe, la rue Lepic dans le XVIIIe ou encore les abords du canal de l'Ourcq". La majorité des arrondissements est concernée, selon Le Parisien.Anne Hidalgo a rejeté les accusations de certains autres candidats à la mairie de Paris, dont Rachida Dati (LR), d'utiliser la crise du coronavirus pour faire campagne en vue du second tour fin juin: "Il était de ma responsabilité de ne pas attendre le 28 juin pour agir. Il y a énormément d'emplois à la clé".Interrogée sur les pistes cyclables nouvellement créées pour offrir une alternative à la voiture et aux transports en commun, elle a déclaré qu'elle ne "souhait(ait) pas de retour en arrière: un nouveau modèle s'impose" pour "lutter contre la pollution" et "éviter les regroupements".
La météo s'est acharnée sur plusieurs départements depuis le jeudi 11 juin. Des images impressionnantes montrent l'ampleur des dégâts.
C'est une situation apocalyptique dans laquelle sont plongés de nombreux départements depuis le jeudi 11 juin. Comme le rappelle Météo France, 16 d'entre eux sont toujours placés en vigilance orange « pluies-inondations, orages et crues » vendredi 12 juin. Les dernières 24 heures ont vu certains lieux complètement dévastés par ces orages. Le Gard a été particulièrement touché. Les fortes pluies ont provoqué la crue du Gardon entre Saint Jean du Gard et l'Estréchure. Dans la matinée de ce vendredi 12 juin, il débordait au niveau d'Anduze avec une montée de 3 à 5 mètres selon BFMTV.Dans certaines villes du département comme Valleraugue, 305mm de pluies ont été relevés ces dernières 24 heures, rapporte Météo France.Un appel à limiter les déplacements La situation est extrêmement difficile à contrôler pour les autorités locales. Elles constatent que plusieurs routes s'effondrent comme à Saint-André-de-Majencoules où d'impressionnants accidents ont eu lieu, comme en attestent plusieurs images relayées sur les réseaux sociaux. Le préfet du Gard appelle sur Twitter à rester prudents et limiter au maximum les déplacements.BFMTV annonce que près de 200 foyers ont été privés d'électricités dans les Cévennes. Au micro de la chaîne d'information, la maire de La Malène (Lozère) Régine Doussière explique avoir été « surprise par la vitesse à laquelle le Tarn est monté ce matin. On avait anticipé car on avait prévu de grandes pluies et les gens du camping ont été relogés. Tout le village a été très solidaire, on a déménagé les infrastructures ».Des images parfois surprenantesLa violence de ces intempéries dévoile toutefois, par moment, quelques paysages complètement inédits. Une journaliste de Midi Libre Lozère a ainsi publié un cliché du village de Saint-Enimie sur lequel on peut voir les eaux bleu lagon d'une source se mêler au torrent impérieux du Tarn. Une image saisissante.En Corse, des dizaines de personnes se sont retrouvées prises au piège au moment de ces orages. France 3 Corse rapporte que les pompiers ont évacué 70 personnes des commerces locaux et 80 de leur voiture bloquée par les eaux. Plusieurs rues à Ajaccio sont interdites de circulation. Si un pompier a été touché au pied, cela reste pour l'instant le seul blessé recensé.
Dimanche soir, une fusillade a éclaté à Ollioules, faisant deux victimes collatérales. Catherine Santos, 58 ans, tuée par une balle perdue, et son époux Philippe, 59 ans, gravement blessé mais dont les jours ne sont plus en danger, circulaient en scooter au moment des faits.
Vesoul (Haute-Saône) était sous le choc lundi 29 juillet après avoir appris la mort de l'une de ses habitantes, Catherine Santos. Propriétaire d'une résidence secondaire à Ollioules, elle a été la victime collatérale d'un probable règlement de comptes, tout comme son mari, Philippe, grièvement blessé dans la fusillade. Ils venaient d'arriver dans la commune varoise pour y passer leurs vacances. Catherine Santos "était une battante qui se donnait beaucoup", selon un proche. Elle avait créé une entreprise fromagère à Mailley-Chazelot (Haute-Saône), à une quinzaine de kilomètres au sud de Vesoul où elle avait été juge consulaire au tribunal de commerce pendant cinq ans."Je suis attristé, consterné. C'était une femme intelligente, dévouée, disponible et d'une grande gentillesse", a déclaré à l'AFP Jacky De Sousa, ancien président du tribunal. "C'est affreux, je ne réalise pas. On est bouleversé par la nouvelle", a ajouté la greffière, Valérie Goyet-Binda.Parents de deux enfants Catherine et Philippe Santos, 58 et 59 ans, ont eu deux enfants, un garçon et une fille, selon un proche de la famille. Philippe Santos est "directeur produit" d'une entreprise de fabrication de fils d'acier à Conflandey (Haute-Saône). "Catherine est née d'une famille de Conflandey et sa maman travaillait dans notre usine", a confié à l'AFP le directeur de cette tréfilerie, Patrice Colinet.Catherine "était une femme absolument charmante. Ce sont des gens qui ne demandent rien à personne et malheureusement c'est ceux qui ont reçu une balle perdue. C'est insensé !", s'est-il scandalisé. "J'ai eu personnellement Philippe (Santos) ce matin au téléphone, je n'ai pas reconnu sa voix. Il m'a dit qu'il était gravement blessé et qu'il allait s'en tirer", a poursuivi Patrice Colinet, avant de s'interroger : "Quel est le niveau de gravité de sa blessure ? Aura-t-il des séquelles ?" "Très apprécié pour son côté humain" "Philippe travaille depuis 35 ans dans l'usine, c'est un directeur produit dont l'expertise est incomparable", un "collaborateur extrêmement précieux, très apprécié aussi pour son côté humain", a ajouté le directeur. Celui-ci a relevé "l'impact émotionnel considérable de cette nouvelle au sein de l'entreprise car tout le monde se connaît très, très bien"."Nous avons appris cette nouvelle avec une extrême tristesse", a souligné le maire (Agir) de Vesoul, Alain Chrétien qui s'est entretenu dans la matinée avec son homologue d'Ollioules. "Je connaissais ces Vésuliens entreprenants et dynamiques" et "nous pensons à leurs deux enfants" et "à toute la famille en ces moments dramatiques", a-t-il dit, souhaitant "que leur papa sorte très vite de l'hôpital". Désormais, le maire de Vesoul fait "confiance à la justice pour retrouver les assassins".Des cibles bien connues des services de policeTrois personnes sont décédées dans cette fusillade, les deux hommes visés par les tirs et Catherine Santos. Âgés de 29 et 30 ans, ces deux hommes originaires de La-Seyne-sur-Mer et d'Ollioules ciblés par les tueurs étaient connus des services de police et de la justice, pour des faits de violences et de violences aggravées pour le premier, des délits liés au trafic de stupéfiants pour le second. Près des corps des deux hommes, décédés à l'hôpital, les enquêteurs ont trouvé une sacoche contenant un pistolet automatique 7.65, 200 grammes de résine de cannabis prête à la vente et des espèces. "Le pistolet était chargé", mais aucune balle n'était engagée dans le canon de l'arme, a précisé le magistrat.
Les organisateurs de l'événement prévoient désormais de rencontrer la directrice d'académie pour sauver leur classe.
Des moutons, nouveaux élèves d'une école primaire. Quinze de ces quadrupèdes ont été symboliquement inscrits mardi 7 mai à l'école de Crêts en Belledonne (Isère), commune de 3.376 habitants. L'école a appris en mars que l'une de ses 11 classes fermerait vraisemblablement à la rentrée suite à une légère baisse d'effectifs, de 266 à 261 élèves. Or, souligne Gaëlle Laval, membre de la FCPE et une des organisatrices de la manifestation de mardi, "il y a ici des enfants en difficulté, mais l'éducation nationale ne se préoccupe pas des arguments de terrain, juste des chiffres"."Officiellement inscrits", certificat de naissance à l'appui Vers 08h00, un éleveur des environs est entré dans l'école avec une cinquantaine de moutons et son chien - le maire Jean-Louis Maret, qui soutient l'opération et était présent avait fait les choses en règle avec un arrêté de réquisition d'une partie de la cour - et quinze d'entre eux, certificats de naissance à l'appui, ont été "officiellement" inscrits. Le tout en présence des élèves, de leurs parents et du corps enseignant. "L'éducation nationale, ce n'est malheureusement que des chiffres. Et donc maintenant, avec cette remontée subite des effectifs, on est bon. On peut aller voir la directrice d'académie pour faire valoir nos droits et sauver notre classe", a assuré Gaëlle Laval, citée par Le Parisien. Celle-ci reconnaît "avoir voulu jouer sur l'humour pour mobiliser les gens", et éviter un "gâchis" dans cette école où la mairie a beaucoup investi ces dernières années.Une décision contre les mesures annoncées par Emmanuel Macron Les parents d'élèves soulignent aussi qu'avec une classe fermée, les CP et CE1 se retrouveraient à la rentrée nettement plus que les 24 élèves par classe préconisés "de la grande section de maternelle au CE1" par le président Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse à l'Elysée, le 25 avril.Qualifiant la manifestation de "joyeuse et sans agressivité", Jean-Louis Maret a déploré lui aussi "cette logique de seuil agaçante", d'autant, a-t-il souligné, qu'il y a trois ans, c'est notamment "autour du projet scolaire" qu'avaient fusionné les communes de Saint-Pierre-d'Allevard et Morêtel de Mailles pour constituer Crêts en Belledonne.
Zoom a déclaré mercredi avoir temporairement fermé le compte américain de militants qui avaient commémoré la répression meurtrière chinoise de Tiananmen, suscitant des inquiétudes sur la liberté d'expression sur le service de visioconférence popularisé par le confinement.
Des militants des droits humains installés aux Etats-Unis avaient utilisé ce logiciel pour organiser une rencontre virtuelle entre plus de 250 personnes pour honorer la mémoire des victimes de l'intervention militaire de Pékin qui, dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, avait mis fin à sept semaines de manifestations pro-démocratie en Chine.L'organisation Humanitarian China a dit avoir fait participer plusieurs personnes depuis la Chine, où cet épisode sanglant est tabou. Une semaine plus tard, son compte Zoom payant a été fermé sans explication, comme l'a initialement rapporté le site d'information Axios.Le compte Zoom a finalement été réactivé mercredi, a affirmé à l'AFP Zhou Fengsuo, cofondateur de cette association, qui était l'une des personnes les plus recherchées par Pékin après Tiananmen.Le service de visioconférence a reconnu l'avoir fermé puis rétabli."Comme toute société planétaire, nous devons respecter les lois en vigueur dans les juridictions où nous opérons", a justifié un porte-parole de Zoom. "Quand une rencontre est organisée à travers plusieurs pays, les participants dans ces pays doivent respecter leurs lois locales respectives", a-t-il ajouté.Il a assuré que la société tentait de s'en tenir "aux actions nécessaires pour être en conformité avec les lois locales" tout en "réévaluant et améliorant sans cesse" ses décisions en la matière.Les militants ont fait part de leur indignation, soupçonnant l'entreprise d'avoir été sous pression directe des dirigeants communistes chinois."Si c'est le cas, Zoom est complice de la tentative d'effacer la mémoire du massacre de Tiananmen en collaboration avec un gouvernement autoritaire", a déploré Humanitarian China dans un communiqué.L'organisation a souligné que Zoom était un service "essentiel" pour rester en contact avec certaines personnes en Chine malgré la censure.Pékin a mis en place un système sophistiqué pour bannir toute information gênante pour ses dirigeants.Son vaste marché, très attractif, pose régulièrement des dilemmes aux géants américains des nouvelles technologies, qui se targuent volontiers de permettre une liberté d'expression totale aux Etats-Unis.Zoom a enregistré des résultats financiers en forte hausse depuis le début du confinement imposé par la pandémie de nouveau coronavirus à travers le monde, entreprises, écoles, individus et institutions s'étant jetés sur ce service pour continuer leurs interactions.
"A cette époque-ci, normalement, je n'ai plus rien", souffle Christophe Delebarre, producteur de pommes de terre dans le Pas-de-Calais, devant les 150 tonnes d'invendus dans son hangar. Depuis la fermeture des restaurants pour lutter contre le coronavirus, la consommation de frites a chuté en France et les agriculteurs peinent à écouler leurs stocks.
Vendredi, 17H00. Des particuliers affluent dans la ferme d'Emmanuel Leclercq à Comines (Nord), à la frontière belge, pour acheter des kilos de patates à 21 ou 40 centimes. "Pour écouler notre production, on nous conseille de les donner à manger aux animaux, mais je ne plante pas des pommes de terre pour les bêtes!", s'agace l'agriculteur. Alors, depuis le 1er mai, il a mis en place un drive.Fournisseur d'entreprises belges, il résume la situation: "Nos contrats avec les industriels ont été honorés. Sauf que chaque année, nous avons un surplus de production, d'environ 20%, qui d'habitude trouve aussi preneur auprès de l'industrie. Mais cette année, faute de vente de frites, les industriels n'ont pas de débouchés et n'achèteront donc pas ce surplus. On se retrouve alors avec des tonnes de pommes de terre sur les bras et personne n'a de solution".Depuis l'ouverture de son drive, M. Leclercq a écoulé "une petite dizaine de tonnes", mais il lui en reste encore 150. "On ne pourra jamais écouler des gros tonnages aux particuliers, mais c'est mieux que rien", relativise-t-il."La commercialisation par les producteurs directement aux particuliers pourrait permettre d'écouler même pas 5% des stocks, le fond du problème reste", déplore Bertrand Achte, secrétaire général de l'Union nationale des producteurs de pommes de terre et président du Groupement des producteurs livrant McCain (Gappi).- "200 millions d'euros de pertes" - Dans les usines McCain, leader européen de la frite surgelée, les lignes destinées à la frite sont quasiment toutes à l'arrêt - "une ligne continue de tourner à Harnes (Pas-de-Calais) pour alimenter les grandes surfaces", explique Christian Vanderheyden, directeur des approvisionnements. L'entreprise travaille avec 990 producteurs en France, dont plus de 700 dans les Hauts-de-France, première région productrice. Chaque année, elle leur achète 950.000 tonnes de pommes de terre, contre 100.000 de moins cette année, selon M. Achte. "Dès que la restauration hors foyer, qui représente pour nous 70% de nos activités, s'est arrêtée, les ventes se sont effondrées", relate M. Vanderheyden, également président du Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre (GIPT). Certes, "les ventes en supermarché ont augmenté, mais ça n'a pas compensé le reste"."Les frites se mangent essentiellement hors foyer, beaucoup de familles aujourd'hui n'ont même plus de friteuses!", ajoute Bertrand Achte, qui estime à 200 millions d'euros les pertes pour la filière.- "Revendues pour zéro euro" -Selon M. Vanderheyden, 450.000 tonnes de pommes de terre qui auraient dû être transformées ne le seront pas cette année. Parmi lesquelles, 200.000 étaient destinées aux industries françaises, dont McCain pour plus de la moitié. Alors, même l'industrie doit trouver des solutions pour écouler la marchandise achetée aux agriculteurs. "On a déjà revendu 60.000 tonnes pour l'alimentation du bétail, mais c'est à perte: les contrats avec les agriculteurs sont sur une base de 150 euros la tonne et là, on revend à zéro euro... en plus on doit prendre en charge le transport".Pour Bertrand Achte, "si on ne veut pas voir pourrir les pommes de terre", l'État doit mettre 35 millions d'euros sur la table pour payer notamment le transport des invendus vers la filière animale et la méthanisation.D'autant que les producteurs enregistrent aussi des coûts inhabituels de stockage. "On consomme notamment plus d'électricité pour que les pommes de terre restent marchandes", dit M. Delebarre producteur à Richebourg (Pas-de-Calais) qui estime ses pertes pour l'année entre "25.000 et 30.000 euros". Pour s'adapter au marché, l'agriculteur a déjà remplacé 10% de ses plantations de pommes de terre par du maïs pour la saison prochaine.
Sur un parking d'Irlande du Nord balayé par le vent, une foule de voitures s'alignent autour d'un autel improvisé à l'arrière d'un camion de transports de pommes de terre. En plein confinement, ce dimanche à Bushmills, les fidèles prient au volant.
Les 70 véhicules ont été guidées par les équipes de l'église baptiste de Dunseverick, pour ce premier service religieux depuis que la province britannique a assoupli le confinement instauré pour lutter contre le coronavirus.En famille, en couple ou seul, les fidèles ont tous réglé leur autoradio sur la même fréquence pour entendre de nouveau les mots du pasteur Billy Jones."En faisant mon sermon aujourd'hui, la réalité est que je regarde les plaques d'immatriculation plutôt que les visages", explique-t-il à l'AFP avant de s'installer à son pupitre de bois gravé "Dieu est amour".Mais ce qui ne change pas, "c'est l'attente chez les gens de rencontrer le Seigneur et se rencontrer entre eux".Confinée comme tout le Royaume-Uni depuis le 23 mars, l'Irlande du Nord déplore 506 morts du Covid-19, selon les chiffres du ministère de la Santé.Mais le gouvernement local a introduit quelques assouplissements pour ses 1,8 million d'habitants.Les petits rassemblements à l'extérieur et certaines activités sont de nouveau autorisées et les événements en "drive-in" ont reçu le feu vert des autorités.Des libertés "durement gagnées", selon la Première ministre nord-irlandaise Arlene Foster, mais qu'il importe d'exercer "sans faire courir de risque à quiconque". "Nous devons agir avec précaution", a-t-elle averti.- "Première sortie" -Sur le parking devenu lieu de culte, les fidèles n'ont pas le droit de quitter leurs voitures, sauf en cas d'urgence.La plupart ont passé le service, donné depuis un camion bleu roi vantant les mérites de pommes de terre de "première qualité", les vitres relevées.Mais le pasteur aux amples gestes promet que ses mots atteindront les fidèles."Je sais bien que dans ces voitures, il y a des adultes, des enfants aussi, et le message ne change pas", dit-il.Lors d'un service ponctué d'hymnes au piano diffusés grâces aux ondes de la bande FM, le pasteur a demandé aux fidèles de klaxonner en guise de remerciement alors qu'il évoquait les mots du Christ. Etablissant des liens entre des passages de la Bible et l'épreuve du confinement, il a tenté de donner au service la gravité qui est la sienne habituellement derrière les portes de l'église."Jésus promet +Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux+", a-t-il dit à l'assistance."Nous voyons aujourd'hui comment cette même promesse est liée à nous dans ce parking ouvert où nous sommes sous la canopée du ciel de Dieu", a-t-il ajouté."Ca va être ma 11e semaine à l'intérieur, c'est ma première sortie", explique depuis son volant Marbeth Templeton, 70 ans. Comme nombre de personnes d'un certain âge, elle fait du "cocooning" pour éviter de contracter le virus.Bien que seule dans sa voiture, elle soupire de joie à la vue de tous les autres paroissiens autour d'elle. "J'avais hâte de venir m'asseoir sous la parole de Dieu."
Le journaliste franco-israélien Dov Alfon, ancien correspondant du quotidien Haaretz à Paris, devient le directeur de la rédaction de Libération en remplacement de Laurent Joffrin, annonce le journal.
Dov Alfon, 59 ans, était pressenti pour ce poste depuis le départ mi-juillet de Laurent Joffrin pour se lancer en politique. Il avait d'ailleurs intégré Libé en juin en tant que responsable de la stratégie numérique.Sa nomination a été approuvée mercredi par une large majorité (90%) des journalistes de Libération, selon un communiqué.Il devient en même temps directeur de la publication et co-gérant du journal.Au sein du quotidien israélien de gauche, Dov Alfon a notamment dirigé et rénové le supplément du week-end avant de diriger le titre de 2008 à 2011, où il s'est chargé de doper les abonnements numériques.Romancier primé, spécialiste du numérique, Dov Alfon a également été consultant pour des séries télévisées."Je suis heureux et fier de cette extraordinaire confiance qui m'honore. Libération c'est un titre fort, unique, avec des valeurs d'indépendance et d'humanisme auxquelles je suis profondément attaché", a réagi le nouveau dirigeant, cité dans un communiqué."Constitution du Fonds de dotation qui garantit l'indépendance du journal, achat de la plateforme Arc Publishing au Washington Post qui dote le quotidien d'un outil numérique puissant, élection de Dov à la direction de la rédaction: les planètes sont en train de s'aligner pour que Libération atteigne l'audience de sa notoriété", a commenté pour sa part Denis Olivennes, le directeur général.Le journal a été transféré en début de mois par son ancien propriétaire Altice dans un fonds de dotation, une structure censée garantir l'indépendance du titre mais qui suscite depuis le début des interrogations chez les salariés.Ils réclament notamment que ce fonds soit davantage doté et que la rédaction puisse participer à la gouvernance, des demandes étayées la semaine dernière dans une tribune de soutien publiée dans le Monde et signée par une centaine de personnalités issues du monde politique, intellectuel, universitaire et artistique.
Une centaine de familles de migrants qui s'étaient installées dans la nuit sur le parvis de la mairie de Paris pour réclamer un accueil "digne" ont été accueillies mardi à l'Hôtel de Ville après le démantèlement du campement par la police, a-t-on appris de sources concordantes.
Peu avant minuit lundi, 219 personnes essentiellement originaires de Somalie, d'Afghanistan et de Côte d'Ivoire, dont 59 enfants et quinze femmes enceintes, avaient investi la place de l'Hôtel de Ville au cœur de la capitale et y ont déployé en moins de cinq minutes une centaine de tentes.Ces familles et femmes isolées qui vivaient jusqu'alors dans la rue, souvent dans des campements informels à la lisière de Paris et de la Seine-Saint-Denis, "doivent être hébergées de façon digne et inconditionnelle", avait demandé Maël de Marcellus, coordinateur parisien de l'association Utopia56, à l'initiative de cette action."Cela fait plus d'un mois qu'on alerte la mairie de Paris sur leur situation et qu'on n'obtient pas de réponse. C'est une action symbolique: la mairie ne peut plus fermer les yeux. Ce n'est pas normal que pour les primo-arrivants, qui représentent 50% de ces personnes, la rue devienne un passage obligé en arrivant en France", avait-il déploré, réclamant notamment une "refonte du premier accueil".Mardi matin, la Préfecture de police (PP) de Paris a évacué l'installation. "Il n'est pas question de laisser s'installer des tentes sur la voie publique", a-t-elle commenté auprès de l'AFP, soulignant l'évacuation "systématique" de ce type de camp dans la capitale, désormais. Selon la PP, des "solutions de relogement" ont été trouvées pour ces personnes, ce que réfute la mairie de Paris."Devant l'entêtement de la PP à vouloir démanteler sans avoir travaillé avec nous en amont", Paris a décidé "d'ouvrir ses portes et accueillir ces familles dans une salle de l'Hôtel de Ville en attente de trouver une solution" d'hébergement en concertation avec la Préfecture de la région Ile-de-France, a assuré à l'AFP Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris en charge notamment de l'hébergement d'urgence et de la protection des réfugiés. La mairie réfute également les accusations d'inaction. "Sur cette situation inacceptable, nous payons en réalité l'inaction de l'Etat. La Ville est consciente de la situation de ces familles et nous avons interpellé les services de l'Etat pour trouver une solution, d'autant que la plupart de ces personnes sont demandeuses d'asile et devraient donc pouvoir bénéficier d'une certaine prise en charge", ajoute Ian Brossat.
Les cinq hommes âgés de 18 à 19 ans ont été interpellés par la police espagnole après la plainte d'une Norvégienne de 20 ans.
Le spectre d'une nouvelle "meute" redoutent les médias espagnols, en référence au viol collectif d'une jeune fille de 18 ans par cinq Espagnols à Pampelune (nord) en 2016, qui avait été le détonateur d'une grande mobilisation féministe en Espagne. Cinq jeunes Français ont été interpellés mercredi 7 août en Espagne, soupçonnés d'avoir violé en groupe une Norvégienne de 20 ans dans un logement touristique de la station balnéaire de Benidorm (sud-est), a annoncé la Garde civile.La jeune femme a raconté aux enquêteurs avoir été contactée à travers un réseau social par les jeunes Français, avant de les rejoindre avec une amie, puis de rester seule avec eux dans leur logement de vacances où ils l'auraient violée.Collaboration d'un gendarme françaisLes deux amies norvégiennes ont pu fournir des éléments d'identité des cinq Français, âgés de 18 à 19 ans, grâce à leurs profils sur les réseaux sociaux. Un gendarme français a participé à l'opération policière qui a permis l'arrestation des suspects mercredi matin avant qu'ils ne repartent en France, a précisé la Garde civile.Le gendarme est affecté temporairement à Benidorm, dans le cadre d'un programme de collaboration estivale. Durant l'été, des patrouilles incluent ainsi des policiers étrangers, sur des sites très fréquentés par les touristes, a expliqué à l'AFP un porte-parole de la Garde civile.
Pour relancer la consommation et le tourisme, le conseil départemental du Var va distribuer 4.000 chèques vacances aux personnels et agents qui ont travaillé pendant le confinement.
"Relancer la consommation et soutenir la reprise des activités des professionnels du tourisme". C'est l'objectif fixé par le conseil départemental du Var qui a pris une décision qui va ravir des milliers de personnes. 4.000 chèques-vacances seront offerts aux 4.000 premiers Varois éligibles qui en feront la demande. Les critères d'éligibilité n'ont pas été fixés au hasard, puisqu'ils concernent les "personnels et agents" qui ont continué à travailler lors du confinement. Pourront donc en bénéficier, les assistants familial, les aides à domicile, les agents du Centre départemental de l'enfance du Var, les personnels d'Ehpad ou d'une Maison d'enfants à caractère social.Ces chèques, d'une valeur de 500 euros sont intégrés dans un plan de relance de l'activité touristique, qui souffre particulièrement en période de crise sanitaire. Dématérialisés, ils seront ainsi utilisables chez les professionnels du tourisme. L'action va coûter près de deux millions d'euros au département, qui s'est associé à l'Agence nationale des chèques vacances et la région Sud Paca.
Le leader de La France insoumise a déploré mercredi l'imprudence du chef de l'Etat qui a été interpellé par des "gilets jaunes" mardi soir au sujet des violences policières, alors qu'il se promenait dans le jardin des Tuileries avec son épouse. Selon lui, cela représente "l'état de dégradation des relations dans le pays entre le président et les gens".
Emmanuel Macron a été interpellé par des "gilets jaunes" mardi soir 14 juillet au sujet des violences policières, alors qu'il se promenait dans le jardin des Tuileries avec son épouse Brigitte, l'un d'eux lui demandant de "virer la Brav" (brigades de répression de l'action violente). Pour Jean-Luc Mélenchon, cet échange représente "l'état de dégradation des relations dans le pays entre le président et les gens". "Les gens ont des raisons d'être très en colère. Emmanuel Macron n'est pas très prudent. Il est président de la République : une promenade aux Tuileries, ne racontons pas d'histoires, autant aller à la Foire du Trône, il y a du monde partout! Je ne trouve pas ça très prudent", a estimé mercredi matin le leader de la France insoumise sur BFMTV. "En général les Français sont courtois", a insisté le député des Bouches-du-Rhône, prenant son propre exemple lorsqu'il se déplace en métro. "Les gens qui m'aiment bien me font un petit sourire, ceux qui ne m'apprécient pas ont le visage fermé mais ça ne va pas plus loin", a-t-il expliqué. "Il y a une tradition de courtoisie dans le peuple français. La situation est sans doute liée au fait que c'est lui et que ce sont des 'gilets jaunes' qui expriment quelque chose dans le pays qui est rageux", a-t-il détaillé.Pour l'ancien candidat à la présidentielle de 2017, le chef de l'Etat "doit comprendre, doit interpréter" la "souffrance dans le pays". Cette souffrance "ne peut pas se satisfaire comme il l'a fait dans son intervention d'acte de contrition, d'auto-flagellation". "Les gens voient que c'est une nouvelle ruse de communication", a-t-il estimé. Emmanuel Macron a reconnu lors de l'interview du 14-Juillet des "maladresses" et des "erreurs". Sans pour autant induire un changement de sa politique. Jean-Luc Mélenchon a déploré "la naïveté" du président de la République, qui "peut-être n'évalue pas correctement le moment dans lequel nous vivons" par manque d'expérience politique. "Il se comporte un peu comme s'il était entre gens de bonne compagnie", a-t-il conclu.
La charge de police durant laquelle Geneviève Legay a été gravement blessée le 23 mars 2019 à Nice lors d'une manifestation interdite de "gilets jaunes", a été disproportionnée en raison "d'ordres inadaptés", estime l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) dans un rapport dont l'AFP a eu connaissance mardi.
L'IGPN a relevé "des différences d'appréciation" sur le terrain, le jour des faits, entre les commandants d'unités et le responsable opérationnel du maintien de l'ordre -le commissaire divisionnaire Rabah Souchi-dont "la stratégie adoptée et les ordres donnés (...) se caractérisent par un manque de clarté et un aspect directif", selon ces éléments du dossier qui confirment une information de Mediapart.Des "ordres inadaptés", souligne encore l'IGPN, comme celui de la charge sur la place Garibaldi puis sur le boulevard Jean-Jaurès où se tenait la manifestation, "venu immédiatement après les sommations" et lancé "directement aux effectifs de la compagnie départementale d'intervention" sans que leur responsable direct "n'ait eu le temps et la possibilité d'intervenir".Les vidéos exploitées "donnent raison" aux commandants d'unités qui "estiment qu'une vague de refoulement réalisée en marchant, avec les boucliers en position de protection, aurait été une manœuvre d'une intensité proportionnelle à la situation", selon l'IGPN."Il faut cependant avoir conscience que cette façon de progresser n'aurait peut-être pas empêché la chute de Mme Legay", nuance l'Inspection, ajoutant que le dispositif policier le jour des faits était "légitime", dans "un contexte sensible". "Projetée au sol" par un policier, Geneviève Legay, 73 ans et militante d'Attac, a souffert d'un traumatisme crânien à la suite de sa chute. Elle participait à une manifestation interdite de "gilets jaunes", à la veille d'une visite du président chinois Xi Jinping."Compte tenu de ces éléments, nous attendons la mise en examen du préfet de l'époque ainsi que du commissaire Rabah Souchi. Il n'est pas admissible que celui-çi soit encore en exercice à Nice", a déclaré mardi après-midi à l'AFP, l'avocat de la septuagénaire, Me Arié Alimi.L'affaire avait eu à l'époque une forte résonance, alimentée par les points de vue contradictoires des autorités. Le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre, avait d'abord démenti tout "contact" physique de la part des forces de l'ordre, des propos repris par Emmanuel Macron. Puis le magistrat avait ensuite reconnu qu'elle avait été poussée par un policier, suite à l'exploitation d'images de vidéosurveillance. Le procureur a depuis été muté à la cour d'Appel de Lyon fin 2019 et l'enquête sur les violences, dans laquelle un policier sur le terrain a été mis en examen, a été dépaysée par la Cour de Cassation à Lyon, où Mme Legay, alors convalescente, a été entendue. Depuis, un policier des Alpes-Maritimes, soupçonné d'avoir été la source d'une journaliste de Mediapart dans cette affaire, a été suspendu.
Il n'y a "rien de grave", ni "aucune inquiétude" à avoir, a assuré son producteur.
Le chanteur Bernard Lavilliers a subi une "intervention chirurgicale d'urgence" et a dû annuler un concert prévu vendredi 12 juillet en Suisse, a indiqué à l'AFP son manager, assurant que "ce n'est pas grave".Dans une vidéo publiée sur le compte Facebook de son producteur Gilbert Coullier, l'artiste, âgé de 72 ans, adresse un court message à ses fans, un chapeau sur la tête et portant des lunettes de soleil. D'une voix calme et un peu fatiguée, il s'excuse et espère revenir prochainement."J'ai été obligé d'accepter une opération d'urgence et on me demande ensuite de me reposer quelques jours. Je ne suis pas plus emballé que vous à l'idée de me reposer mais j'espère pouvoir assurer la suite des concerts. Et vous retrouver enfin", déclare Bernard Lavilliers dans cette vidéo. "Rien de grave, aucune inquiétude", a déclaré vendredi matin son manager, sans vouloir en dire plus sur la nature de l'opération. Suite à cette "intervention chirurgicale urgente, Bernard est dans l'obligation d'annuler son concert du 12 juillet au Festival de Sion Sous les Étoiles. Il est contraint de prendre quelques jours de repos afin de revenir sur scène au plus vite", indique le compte Facebook de l'artiste.Son prochain spectacle est prévu pour le 14 juillet, au festival Décibulles, en Alsace. Pas d'annulation pour l'instant mais aucune certitude non plus qu'il soit sur scène dimanche. "J'en saurai plus cet après-midi", indique son manager.
Google a contre-attaqué lundi face à un projet de loi australien visant à le contraindre à rémunérer les médias pour leurs contenus, en se tournant vers le public au travers d'une lettre ouverte soutenant que le texte ferait planer un risque sur ses services et sur les données personnelles de ses utilisateurs.
L'Australie a répliqué en dénonçant une lettre ouverte pleine de "désinformation".Canberra a dévoilé fin juillet un projet de "code de conduite contraignant" censé gouverner les relations entre des médias en grandes difficultés financières et les géants qui dominent l'internet, au premier rang desquels Google et Facebook.Outre l'obligation de payer en échange des contenus, le code traite de questions comme l'accès aux données des usagers, la transparence des algorithmes et l'ordre d'apparition des contenus dans les flux d'information des plateformes et les résultats de recherches. Il prévoit des pénalités atteignant plusieurs millions d'euros.Google, qui est vent debout contre cette initiative dévoilée après 18 mois de négociations qui n'ont pas permis de rapprocher les deux camps, a riposté lundi au travers d'une "Lettre ouverte aux Australiens", apparaissant via un pop-up sur la page de son moteur de recherche.- "Injuste" -"La façon dont les Australiens font chaque jour des recherches est en danger", peut-on lire dans la lettre ouverte qui avance que le projet de loi "pourrait faire que vos données soient remises aux grands groupes de médias.""La loi nous obligerait à donner un avantage injuste à un groupe d'entreprises -les entreprises de médias- face à quiconque a un site internet, une chaîne YouTube ou une petite entreprise", indique Google."Les entreprises de médias obtiendraient des informations qui leur permettraient de gonfler artificiellement leur classement (dans les recherches, ndlr), même quand d'autres constituent un meilleur résultat."Google observe que sa mission est aussi de protéger les données de ses utilisateurs."Cette loi obligera Google à dire aux médias +comment ils peuvent avoir accès+ aux données sur l'utilisation que vous faites de nos produits", indique le géant américain. "Rien ne permet de savoir si les données remises seront protégées, ni comment elles pourraient être utilisées par les entreprises de médias."Google relève qu'il a des partenariats avec les médias australiens."Mais plutôt que d'encourager ce genre de partenariats, la loi va donner aux entreprises de médias un traitement spécial et les encourager à faire des demandes énormes et déraisonnables qui mettront en danger notre service gratuit", poursuit la lettre.L'initiative australienne est suivie de près à travers le monde à un moment où les médias souffrent dans une économie numérique où les revenus publicitaires sont de plus en plus captés par Facebook, Google et d'autres grandes firmes de la tech.La crise des médias a été aggravée par l'effondrement économique provoqué par le coronavirus. En Australie, des dizaines de journaux ont été fermés et des centaines de journalistes licenciés ces derniers mois.Le gendarme australien de la concurrence (ACCC), qui a élaboré le code, s'est élevé contre la "désinformation" contenue dans la lettre ouverte."Google n'aura pas à faire payer les Australiens pour l'utilisation de ses services comme Google Search et YouTube, sauf s'il choisit de le faire", a déclaré le président de l'ACCC Rod Sims."Google n'aura pas à partager des données supplémentaires de ses clients avec les médias australiens, sauf s'il choisit de le faire.""Le projet de code permettra aux médias australiens de négocier une rémunération juste du travail de leurs journalistes qui est inclus dans les services de Google", a indiqué M. Sims qui a ajouté que le code visait à "remédier à un déséquilibre dans le pouvoir de négociation entre les médias australiens et Facebook et Google."
La nièce de Marine Le Pen a confié dans les colonnes du Figaro qu'elle s'était rendue samedi après-midi sur les Champs-Élysées pour manifester avec les "gilets jaunes", mais qu'elle s'était retrouvée au milieu de militants d'extrême-gauche.
Plus faible que celle du 17 novembre, la mobilisation des "gilets jaunes" samedi 24 novembre a rassemblé quelque 100.000 personnes à travers toute la France, dont 8.000 à Paris. Parmi elles se trouvaient Marion Maréchal, ainsi qu'elle l'a confié lundi 26 novembre au Figaro. L'ancienne députée Front national du Vaucluse est revenue sur ses derniers tweets. Depuis le lancement de son école de sciences politiques à Lyon en septembre dernier, l'ancienne députée Front national du Vaucluse a essentiellement tweeté sur l'actualité de son école. Or, ce week-end, elle a vertement fustigé le gouvernement. "Devant l'attitude du pouvoir, son mépris de classe à l'égard des 'gilets jaunes', et sa réponse surréaliste à leurs revendications, je n'ai pas pu m'en empêcher. Cela faisait une semaine que ça montait", a-t-elle justifié.Dans un premier message publié samedi 24 novembre, elle s'en est prise au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, qui avait attribué les violences survenues lors de la manifestation des "gilets jaunes" à Paris à des "séditieux" de l'extrême droite qui "(avaient) répondu à l'appel notamment de Marine Le Pen".Lundi, Marion Maréchal a accusé le gouvernement de "salir la mobilisation des milliers de gilets jaunes dans toute la France avec une poignée de casseurs... d'extrême-gauche !". "C'est une grossière manipulation!", s'insurge-t-elle auprès du quotidien, qui détaille sa présence sur la célèbre avenue parisienne. "Je me suis dit que ça ferait un petit gilet jaune de plus. Mais quand je suis arrivée sur les Champs-Élysées, les vrais 'gilets jaunes' étaient partis depuis longtemps. Le mouvement était totalement phagocyté par des militants d'extrême gauche. On entendait des : 'À mort le capitalisme!' Si c'est ça l'ultra-droite, elle a bien changé", a-t-elle souligné. Si Marion Maréchal s'engage auprès des "gilets jaunes", elle assure pour autant que cela ne signifie pas qu'elle fait son retour en politique. "C'est un mouvement populaire et totalement apolitique. Si tel n'avait pas été le cas, je n'aurais pas agi de la même façon et n'y aurais pas apporté le même soutien", a-t-elle affirmé.
L'attaque spectaculaire il y a une semaine à Lyon d'un transport de fonds, pour un butin estimé à 9 millions d'euros, rappelle que la région, bastion du grand banditisme, a conservé sa tradition de terre de braqueurs professionnels, dont la Suisse voisine constitue le nouvel eldorado.
"A Lyon et en Rhône-Alpes s'est développée historiquement une culture du vol à main armée qui est persistante. Il y a peu d'endroits sur le territoire national où cette culture est aussi présente", résume à l'AFP le commissaire Yann Sourisseau, patron de l'Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO), compétent sur toute la France.Les attaques de banques ont "marqué un peu le pas au début des années 2000", avec la reconversion de braqueurs dans le trafic de stupéfiants, précise un policier lyonnais.Mais certains ont fini par abandonner ce "business compliqué" pour revenir "à leurs premières amours", ajoute-t-il."Sur le bassin lyonnais, vous avez beaucoup d'ateliers de bijouterie. Et qui dit joaillerie dit métaux précieux... Il y a ici des sociétés que vous n'avez pas ailleurs, c'est pour ça que vous avez de grosses attaques depuis quelques années", analyse ce même policier.Deux transporteurs chargés d'or ont ainsi été attaqués en banlieue lyonnaise en décembre 2016 à Dardilly, pour une valeur marchande de 2,5 millions d'euros, puis en avril 2017 à La Tour-de-Salvagny.Avec l'attaque de Lyon le 28 août, "ce qui est nouveau, c'est le retour en France des braquages de fourgons bancaires blindés", plus rares ces dernières années, souligne le policier lyonnais."On en comptait jusqu'à dix à vingt par an dans les années 90. Désormais, on a une ou deux affaires par an maximum, voire aucune", abonde M. Sourisseau."Il y a très peu d'équipes qui peuvent le faire. Il faut une logistique importante, savoir qu'il y a un certain montant dans un fourgon blindé à tel moment, être suffisamment nombreux mais agir de façon discrète, avoir des armes, des gilets pare-balles, des voitures volées", énumère le chef de l'OCLCO. "Ça ne s'improvise pas du jour au lendemain".- Culture du cash -Pour décourager les attaques, les sociétés françaises de transport de fonds ont drastiquement renforcé leurs dispositifs de sécurité, avec notamment des "valises permettant la maculation" des billets pour les rendre inutilisables, explique à l'AFP François Daoust, le délégué général de Fédération des entreprises de la sécurité fiduciaire (Fedesfi).Le braquage de Lyon, réalisé en centre-ville à la sortie d'une succursale de la Banque de France, pose aussi la question d'une éventuelle faille de sécurité ou d'une complicité interne. Dans le milieu, il se dit que le coup a été "trop facile", note un avocat pénaliste lyonnais.Il fait d'ailleurs presque exception dans le paysage criminel actuel car, depuis quelques années, le nouveau terrain de jeu des malfaiteurs s'est déplacé en Suisse, aux normes de sécurité moins strictes."En France, il y a des plafonds fixés par les transporteurs depuis des années mais ce n'est pas le cas en Suisse, où les valeurs transportées sont énormes", explique Yann Sourisseau.En mai 2017, sept malfrats de la région lyonnaise ont ainsi été arrêtés au retour d'un braquage commis en Suisse. Le butin était colossal: 35 millions d'euros. "Cette affaire a aiguisé les appétits", assure le policier lyonnais.La culture helvète du cash "implique des transports très réguliers" de liquidités, ajoute-t-il. Y compris la nuit où ils sont plus vulnérables car leur niveau de blindage est allégé pour respecter une législation anti-bruit qui interdit aux véhicules de plus de 3,5 tonnes de circuler."Il y a une porosité des milieux à la frontière franco-suisse, on a affaire à des gens qui ont des connaissances familiales, amicales et de fil en aiguille, des connexions se font", ajoute l'enquêteur lyonnais.Côté français, la crainte est qu'à l'avenir la Suisse inspire des malfaiteurs au-delà de la région lyonnaise. "Des criminels aguerris et professionnels ont une capacité de projection qui dépasse largement les 300 km", prévient le patron de l'OCLCO. "S'ils ont la certitude de mettre la main sur un butin conséquent, ils vont le faire".
Le Brésil a franchi mardi le cap des 30.000 morts du coronavirus après un record de décès en 24 heures, mais la forte progression de la maladie dans le pays n'a pas empêché Rio de Janeiro ou Sao Paulo d'amorcer un déconfinement.
Le pays a déploré 1.262 morts supplémentaires, le pire bilan quotidien depuis le 21 mai (1.188), a annoncé le ministère de la Santé.Le Brésil, pays de 212 millions d'habitants qui représente plus de la moitié des cas de contamination et des morts du coronavirus en Amérique latine, a enregistré 555.383 cas confirmés de Covid-19, après une progression -- forte elle aussi -- de près de 29.000 contaminations en 24 heures.Ces chiffres, dont la communauté scientifique estime qu'ils sont grossièrement sous-évalués, situent le Brésil à la 4e place mondiale pour les morts, derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Italie.Toutefois, avec 146 décès par million d'habitants, le Brésil a un ratio encore beaucoup plus bas que celui de l'Italie (554) ou des Etats-Unis (plus de 300).Les deux Etats brésiliens les plus touchés sont Sao Paulo et Rio de Janeiro, dans le Sud-est.Dans celui de Sao Paulo, l'évolution de la pandémie est particulièrement préoccupante, avec les chiffres les plus élevés à la fois de décès et de contaminations en 24 heures depuis l'apparition du premier cas de Covid-19 du Brésil dans cet Etat, le 26 février.Locomotive économique et culturelle du pays, l'Etat déplorait mardi soir 7.994 décès (+327) et 118.295 cas (+6.999).Celui de Rio de Janeiro, grand pôle touristique du pays, déplore 5.686 morts et plus de 56.000 cas de contamination.Ces deux Etats ont pourtant entamé un début de déconfinement, que de nombreux experts ont estimé précipité au vu des taux élevés de contamination.- Décès à domicile -Mardi, les habitants de Rio sont retournés prudemment vers l'océan Atlantique, les surfeurs surtout, au premier jour d'un plan de retour graduel à la normale dans une ville lasse d'un confinement qui dure depuis la fin mars."Je crois qu'ici, dans l'eau, il n'y a pas de risque, ce n'est pas comme dans les magasins", a expliqué César Calmon, ravi d'avoir retrouvé "après 70 jours, les bonnes vagues" d'Arpoador, dans la baie d'Ipanema.S'il n'est pas possible de s'allonger sur les kilomètres de plage de sable blond de la ville, la baignade et les activités aquatiques y sont désormais autorisées.Au-delà des pharmacies et supermarchés restés ouverts, seuls les concessionnaires automobiles et les magasins de meubles et de décoration ont pu reprendre leurs activités, de même que les lieux de culte.Exposant la veille son plan en six étapes jusqu'à un "retour à la normale" en août, le maire de Rio, le pasteur évangélique Marcelo Crivella, avait invoqué un taux d'occupation des lits en soins intensifs en recul, à 87%.Un chiffre qui occulte le fait que les décès à domicile "de cause inconnue" sont exceptionnellement nombreux actuellement à Rio.- Déconfinement précipité -A Sao Paulo, le début de déconfinement s'est traduit par des rues plus animées. La majorité des localités de cet Etat aux 46 millions d'habitants -- autant que l'Espagne -- ont rouvert leurs centres commerciaux, agences immobilières et concessionnaires automobiles.Mais le maire de Sao Paulo, Bruno Covas, a prolongé jusqu'au 15 juin un confinement qui n'est assorti d'aucune mesure coercitive. Une prudence confortée par les chiffres inquiétants publiés mardi.Des scientifiques ont jugé précipité le début du déconfinement, une étape qu'aucun autre pays n'a apparemment franchie alors qu'il était encore en phase ascendante de la pandémie."La mairie aurait dû attendre que la courbe s'infléchisse, comme l'ont fait les autres pays qui ont commencé à diminuer leurs restrictions. Ce n'est pas du tout le cas à Rio, où la courbe reste en pleine ascension", a expliqué à l'AFP Paulo Buss, de l'institut de recherches de la Fiocruz.Le confinement a fait l'objet de violentes confrontations entre les gouverneurs des Etats, qui ont un pouvoir décisionnaire en matière de santé publique, et un président Jair Bolsonaro appelant la population, de manière insistante, parfois provocante, à reprendre le travail pour éviter "la faim et la misère" au Brésil.Dimanche encore, il avait pris un bain de foule à Brasilia parmi ses partisans.
Yann Moix s'est livré sans langue de bois à Télé-Loisirs. L'écrivain est notamment revenu sur les effets destructeurs du web sur son ancienne collègue, Vanessa Burggraf.
Yann Moix a rarement sa langue dans sa poche. L'homme de lettres de 50 ans n'a pas été avare en révélations lors d'une interview accordée à Télé-Loisirs, au cours de laquelle il revient notamment sur ses rapports avec internet. Le Prix Goncourt du premier roman 1996 et Prix Renaudot 2013 a livré sa recette miracle pour ne pas être atteint par ce qui se dit de lui : il ne tape jamais son nom sur Google. Une précaution que ne suit pas Vanessa Burggraf. D'après Yann Moix, cela a coûté très cher à son ancienne coéquipière sur le plateau "d'On n'est pas couché" : "J'ai vu ma pauvre Vanessa Burggraf se fissurer de jour en jour, d'émission en émission. J'ai vu cet être humain voler en éclat et se briser doucement comme une porcelaine, car elle passait ses journées, ses nuits, ses matinées, bref son existence, à taper le mot "Vanessa Burggraf" sur Google."Très critique des réseaux sociaux qu'il qualifie de "dépotoirs", Yann Moix est revenu sur les critiques qui le qualifient d'arrogant. "Il y a les malentendus de la jeunesse. Quand j'étais plus jeune, j'étais insupportable. Là, j'ai 50 ans et je me suis calmé avec le temps. Je suis un mec totalement normal, je nage, je lis, j'écoute de la musique..." Celui qui est aussi réalisateur a par ailleurs affirmé à Télé-Loisirs ne pas tirer profit de sa notoriété. "Je suis beaucoup plus équilibré que je ce que je pensais. Je connais tellement de gens qui sont devenus des gros connards une fois connus. Je me dis souvent : "Tu n'es pas un pauvre mec, tu n'as pas dragué de filles, car tu étais connu, tu n'as pas fait de cirque pour avoir une meilleure place au restaurant ou être surclassé en avion. Finalement, tu es un chic type." J'ai même moins de succès avec les filles qu'avant, c'est pour vous dire. Je crois que j'ai inventé la notoriété à l'envers."
Les députés tunisiens doivent voter mardi la confiance à un nouveau gouvernement pour la troisième fois en moins d'un an, une instabilité éprouvant la jeune démocratie déjà confrontée à un rebond de l'épidémie de nouveau coronavirus et à ses conséquences sociales.
Plusieurs partis ont annoncé à la dernière minute un soutien qui pourrait permettre au gouvernement de technocrates, mené par l'ex-ministre de l'Intérieur Hichem Mechichi, d'obtenir les 109 voix sur 217 nécessaires pour gouverner.Lors de l'ouverture de la plénière, M. Mechichi a présenté son programme devant les députés, disant vouloir arrêter l'"hémorragie" des finances publiques en relançant notamment la production de pétrole et de phosphate --entravée par des manifestations de chômeurs--, mais aussi réformer l'administration tunisienne, préserver le pouvoir d'achat et protéger les plus démunis."Il semble clair que le gouvernement va passer, avec une ceinture partisane qui devrait lui permettre quelques mois de stabilité", estime Chokri Bahria, directeur du département politique du groupe de réflexion Jossour.Le mouvement d'inspiration islamiste Ennahdha, principal parti parlementaire qui est loin d'avoir la majorité mais se retrouve en arbitre, a annoncé qu'il voterait pour ce gouvernement "malgré ses réserves".Le choix est cornélien: soutenir un cabinet apolitique prenant à rebours les grands partis, ou ouvrir la voie à des législatives anticipées.Si les députés ne votent pas la confiance au gouvernement, le président Kais Saied, pourra dissoudre l'Assemblée, entraînant des élections début 2021.Dix ans après la révolution, la Tunisie poursuit sa démocratisation, fragilisée par les luttes politiciennes et sa difficulté à réformer son économie.Le Parlement élu en octobre 2019 est composé d'une myriade de partis antagonistes, qui peinent à constituer une coalition gouvernementale cohérente.Après le rejet en février par l'Assemblée d'un chef de gouvernement choisi par Ennahdha, M. Saied avait nommé Elyes Fakhfakh, qui a gouverné quelques mois avant d'être poussé à la démission par la formation islamiste.Mais M. Saied a gardé la main en désignant fin juillet Hichem Mechichi.Cet énarque de 46 ans a constitué une équipe qualifiée de "gouvernement du président" par les médias tunisiens et composée de juges, universitaires, fonctionnaires et cadres du privé.Les ministères régaliens ont été confiés à trois spécialistes du droit, sans carrière politique et inconnus du grand public, avec un ancien chef de campagne du président comme ministre de l'Intérieur, selon des médias tunisiens. Au total, le gouvernement est composé de 25 ministres et de trois secrétaires d'Etat, dont huit femmes.- "Gestion de crise" -Après des négociations menées sans prendre en compte la classe politique, des formations qui étaient acquises au président ont annoncé qu'elles voteraient contre le gouvernement.Mais Ennahdha et son allié libéral Qalb Tounès, 80 voix à eux deux, se sont résolus à le soutenir "vu la situation difficile du pays", dans l'espoir de le remanier partiellement ensuite.Ennahdha évite donc d'assumer la responsabilité de nouvelles élections, alors que le pays fait face à des défis économiques et des mobilisations sociales.Cela semble écarter aussi une troisième option: la nomination par M. Saied d'un quatrième chef de gouvernement.Car des dissonances sont apparues ces derniers jours entre MM. Saied et Mechichi sur certains noms de ministres, laissant augurer de tensions."Le prochain cabinet sera un gouvernement de gestion de crise, qui devra surtout se préoccuper des équilibres budgétaires et financiers pour éviter que l'Etat ne fasse faillite", souligne le politologue Hamza Meddeb, expert pour le centre Carnegie.Le gouvernement sera chargé de reprendre les discussions avec le Fonds monétaire international, dont le programme quadriennal a expiré au printemps.M. Mechichi a mis en garde contre une situation "difficile" et des "indicateurs dangereux", avec un endettement de 80 milliard de dinars, et une somme de 7,5 milliards de dinars (environ 2,5 milliards d'euros) à rembourser en 2020.Il devra également faire face au chômage, propulsé à 18% par la crise sanitaire, au rebond de la pandémie, et aux déficits de l'important secteur public, une gageure en l'absence d'un solide soutien parlementaire.Selon le dernier bilan publié par les autorités, 3.803 cas --dont 77 décès-- de nouveau coronavirus ont été enregistrés depuis le début de la pandémie en Tunisie, un nombre qui a doublé en moins d'un mois.
Selon un rapport du Sénat, la fraude aux faux numéros de Sécurité sociale attribués à des personnes nées à l'étranger représenterait entre 117 et 139 millions d'euros. En tout, 2.000 dossiers représentatifs ont été passés au crible par la commission des affaires sociales du Sénat.
47 d'entre eux présentaient des "anomalies critiques". La fraude associée à des "faux numéros de Sécurité sociale" attribués à des personnes nées à l'étranger représenterait entre 117 et 138,6 millions d'euros, soit un chiffre largement inférieur aux "milliards" qui ont pu être avancés dans le débat public. Pour rappel, la fraude à l'immatriculation repose sur une usurpation d'identité et la présentation de faux documents. Le rapporteur général de la commission des Affaires sociales, Jean-Marie Vanlerenberghe (centriste), qui a publié en juin un rapport sur le sujet, "a obtenu de nouvelles données permettant de mieux en mesurer l'ampleur", a indiqué la commission des Affaires sociales du Sénat, lundi 16 septembre dans un communiqué. De nouveaux travaux ont ainsi été réalisés conjointement par la direction centrale de la police aux frontières (DCPAF) et le service administratif national d'immatriculation des assurés (Sandia), en charge de l'immatriculation des personnes nées hors de France. Loin "des estimations les plus alarmistes"Un échantillon de 2.000 dossiers "représentatif des quelque 17,2 millions de personnes vivantes nées à l'étranger disposant d'un numéro de Sécurité sociale" a ainsi été constitué. Sur cet échantillon, 47 dossiers ont été classés comme "comportant une 'anomalie critique', susceptible de remettre en cause la validité de l'inscription voire de nature à laisser suspecter une fraude". "Au bout du compte, 14 dossiers n'ont pas pu être régularisés à ce jour", indique le communiqué. "Les intéressés ont perçu un total de prestations de 13.546 euros en 2018". Cette somme rapportée à l'ensemble des dossiers de personnes vivantes immatriculées nées à l'étranger, permet d'aboutir à un préjudice financier estimé de 117 millions d'euros. Si on applique le même taux d'anomalie aux dossiers dits "indéterminés", "sur lesquels il est impossible de se prononcer", le montant estimé de la fraude passe à 138,6 millions d'euros. Bien que "significatif", "ce montant est très éloigné des estimations les plus alarmistes", souligne le rapporteur, rappelant qu'un "préjudice annuel de l'ordre de 14 milliards d'euros par an" avait pu être évoqué dans le débat public.
Sur BFMTV, un ami de l'ex-militaire mis en examen pour meurtre dans les affaires Maëlys et du caporal Arthur Noyer décrit un homme "qui faisait toujours la bêtise de trop" et qui n'acceptait pas qu'on lui dise non.
Alors que l'étau se resserre autour de Nordahl Lelandais dans l'enquête sur le meurtre d'Arthur Noyer, un témoignage diffusé par BFMTV en dévoile un peu plus sur lui. Mis en examen pour meurtre dans l'affaire Maëlys et également pour l'assassinat du jeune caporal, l'ancien militaire de 35 ans "était un squatteur, un vagabond", assure mardi 13 mars un ex-ami, qui a souhaité gardé son anonymat, à la chaîne d'information. "Il s'agrippait à tous les groupe. C'était un petit peu la pièce rapportée. Dans la soirée, c'était un peu l'ami rapporté par un autre ami. Il pouvait passer chez vous, comme ça, sans prévenir, à n'importe quelle heure", décrit celui qui se fait appeler Dylan et qui n'a semble-t-il jamais misé sur l'avenir de son ami. "Pour moi, il n'avait pas beaucoup d'avenir. Il ne se posait pas beaucoup de questions. Je ne l'ai même jamais entendu avoir l'ambition de faire quelque chose. Ne serait-ce que des vacances, ou partir en voyage, acheter une voiture... Ou alors il ne nous en parlait pas, mais il n'avait pas des motivations comme ça.""Il ne savait pas s'arrêter"S'il a avoué en février dernier, six mois après les faits, avoir tué la petite Maëlys, Nordahl Lelandais nie toujours avoir assassiné Arthur Noyer, mais a reconnu l'avoir pris en stop la nuit de sa disparition. "Nordahl c'était Nono, jusqu'à devenir Nono le bargeot. C'était tout le temps Nordahl qui faisait la bêtise de trop, qui allait trop loin, à faire la blague de trop, il ne connaissait pas trop ses limites. Il ne savait pas s'arrêter. C'était un peu lourd", déplore son ex-camarade. Depuis la disparition de la fillette, plusieurs jeunes femmes ayant partagé sa vie ont confié aux médias avoir eu affaire à un homme "manipulateur", "menteur" et "violent". Auprès de BFMTV, Dylan reconnaît que son ami était "lourd avec les femmes". "Les ruptures se passaient très très mal. Il se croyait supérieur, donc le fait de lui dire non, il l'acceptait mal, il l'acceptait très mal. Il changeait un petit peu à partir du moment ou vous lui disiez non", a-t-il expliqué. Outre l'affaire Maëlys et Arthur Noyer, Nordahl Lelandais est également soupçonné d'être impliqué dans la disparition d'un homme de 48 ans en 2016 et d'une jeune femme de 29 ans en 2011, a révélé la semaine dernière le parquet de Valence (Drôme). En revanche, l'hypothèse d'une implication dans la disparition en 2003 d'Estelle Mouzin, a été "vérifiée et la porte a été refermée", selon une source proche de l'enquête.
Le dernier bilan du coronavirus communiqué ce vendredi 13 mars en fin d'après-midi par le ministre de la Santé Olivier Véran fait état de 800 nouveaux cas en France et 79 personnes décédées.
Le bilan s'alourdit. L'épidémie de coronavirus a fait 79 morts ce vendredi 13 mars a annonce le ministre de la Santé Olivier Véran. 800 nouveaux cas de patients infectés par le virus ont été détectés portant le total de personnes touchées par la maladie à 3.661. 154 patients sont "toujours dans un état grave", selon le ministre. L'épidémie a fait 18 morts en 24 heures. Le bilan de jeudi 12 mars était de 61 décès et 2 876 cas détectés en France. Au total, le nombre de malades contaminés en France depuis fin janvier se monte à 3.661, contre 2.876 jeudi soir. "Nous ne sommes qu'au début de l'épidémie"Le président de la République Emmanuel Macron avait annoncé jeudi soir que les crèches, écoles, lycées et facs seraient fermés à partir de lundi pour éviter que le virus se propage davantage, les enfants étant un important vecteur de contamination. Olivier Véran a précisé vendredi que les structures d'accueil de moins de 10 enfants et les assistantes maternelles, qui gardent des enfants à domicile, pourraient continuer leur activité. "Nous ne sommes qu'au début de l'épidémie, elle progresse, c'était attendu", a déclaré le ministre. "Il est encore temps de modifier strictement et scrupuleusement nos comportements afin de nous protéger individuellement et collectivement".
MISS FRANCE - Miss France 2016 concourt avec 85 autres femmes pour Miss Univers, un événement retransmis dans la nuit de dimanche lundi. Sur place, la pression est de mise.Après avoir rendu sa couronne de Miss France en décembre dernier, Iris Mittenaere s'est lancé un autre défi : Miss Univers.
Aux dires de Sylvie Tellier, directrice générale de l'organisation Miss France, la jeune femme a toutes ses chances d'obtenir une bonne place, voir LA place, dans le classement de ce concours de beauté qui se déroule cette année à Manille, aux Philippines. "Depuis le 'Preliminary Show' (étape qui permet de choisir le top 12, ndlr), tout le monde parle d'Iris, s'est enthousiasmée l'ex-Miss sur le site de TV Mag samedi 28 janvier. Une ancienne Miss Univers a dit que c'était la plus belle et, sur les réseaux sociaux, elle est partout. Elle est très souvent classée dans les tops 5. C'est la première fois qu'il y a tant d'engouement pour la France. Si elle n'est pas dans les cinq meilleures, je ne comprendrai pas."Si lors des défilés, son sourire est toujours de mise, le quotidien de la reine de beauté n'est pas toujours évident sur place. "Quelques jours après son arrivée, elle a eu un coup de blues", a raconté Sylvie Tellier. Et pour cause : "Il y a beaucoup de superficialité entre les filles et le rythme est soutenu. Elle se retrouvait toute seule, loin de chez elle, alors qu'elle avait été encadrée pendant un an." La veille, dans un entretien à Voici, Iris Mittenaere déclarait également que, si "tout se pass(ait) bien", l'expérience n'était pas toujours facile, comme lorsqu'elle a dû passer son anniversaire toute seule le 25 janvier. "Ce n'était vraiment pas drôle, mais les autres jours ont été extraordinaires", confie-t-elle néanmoins.La Nordiste de 24 ans, qui s'est illustrée lors des "Preliminary Show" dans un costume du Moulin Rouge, raconte qu'elle s'est fait quelques amies depuis son arrivée, notamment Miss Israël, avec qui elle partage sa chambre, Miss Haïti et Miss Île Maurice, qui ont pour elles de parler français, ce qui facilite grandement les échanges, mais aussi Miss Allemagne et Miss Colombie. Il y a également des "teams", les Européennes ou les "latinas" se regroupant entre elles. Ces dernières sont par ailleurs des concurrentes redoutables, "parce qu'elles savent exactement ce qu'il faut faire, elles correspondent exactement aux critères de beauté qui plaisent", explique la jeune femme. Certaines prétendantes au titre sont peut-être même plus redoutables que d'autres. "Il y a plus de moments de complicité que de riva­lité, mais il y en a et ce n'est pas toujours évident, relate Iris Mittenaere. "Matériel qui disparaît", "parole pas forcément sympas"... "Quelques filles ont des petits problèmes", explique-t-elle en racontant qu'elle s'est retrouvée avec un chewing-gum sur sa chaise. "Je ne sais pas si c'est intentionnel", tempère-t-elle néanmoins. Moi, ça va, je n'ai pas eu atteinte direct, mais parfois il une ambiance assez forte de riva­lité." Heureusement la jeune femme peut bénéficier du soutien d'ex-Miss France comme Flora Coquerel, Camille Cerf ou Laury Thilleman. A-t-elle une chance de remporter le prestigieux concours ? Verdict dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 janvier. Les plus fans pourront regarder l'émission sur Paris Première.
La France a recensé 13 nouveaux décès dans les hôpitaux en lien avec l'épidémie de Covid-19 sur les dernières 24h, soit le bilan quotidien le plus faible depuis le 14 mars, avant le confinement, selon le site internet du gouvernement dimanche.
Le nombre total de décès s'élève désormais à 29.155 en France depuis le début de l'épidémie, dont 18.805 à l'hôpital et 10.350 dans les Ehpad et autres établissements médico-sociaux (le bilan pour ce secteur n'a pas été actualisé depuis le 2 juin).Le nombre de personnes hospitalisées en état grave en réanimation continue pour sa part à baisser, avec 6 malades en moins en 24 heures, à 1.053, selon ce bilan actualisé dimanche. C'est le chiffre le plus bas depuis le 18 mars.Il continue ainsi son recul permanent depuis début avril où le pic en réanimation avait été atteint avec plus de 7.000 patients en état grave (pour une capacité nationale en soins intensifs de l'ordre de 5.000 lits avant la crise).Ces chiffres ont été mis en ligne sur le site internet du gouvernement, alors que la Direction générale de la Santé (DGS) avait fait savoir vendredi qu'elle ne publierait pour sa part pas de nouveau bilan durant le week-end.Alors que la France a entamé en début de semaine la deuxième phase du déconfinement, après avoir mis en place un confinement inédit de la population pendant deux mois entre le 17 mars et le 11 mai, l'épidémie de Covid-19 est "en grande partie contrôlée" dans le pays, a confirmé dimanche le président du conseil scientifique, le Pr Jean-François Delfraissy.
En 2012, la première expertise avait pointé à la fois des défaillances de l'équipage, des problèmes techniques et un déficit d'information des pilotes.
Le parquet estime la responsabilité d'Air France pourrait être engagée dans l'enquête sur le crash du vol Rio-Paris, qui a fait 228 morts en 2009, a appris mercredi 17 juillet l'AFP de sources concordantes. C'est pourquoi il demande le renvoi devant le tribunal correctionnel de la compagnie aérienne, mais pas pour le constructeur de l'avion, Airbus.Le parquet considère notamment que la compagnie aérienne "a commis une négligence et une imprudence" en ne délivrant pas à ses pilotes suffisamment d'informations sur la procédure à adopter en cas d'anomalies liées aux sondes qui permettent de contrôler la vitesse de l'appareil, après plusieurs incidents du même genre au cours des mois précédents, selon son réquisitoire daté du 12 juillet, dont a eu connaissance l'AFP. À l'inverse, il estime qu'il n'existe pas de charges suffisantes à l'encontre de l'avionneur pour le renvoyer en correctionnelle.Il appartient désormais aux juges d'instruction de décider s'ils suivent ces réquisitions et décident donc d'ordonner un procès pour la seule compagnie aérienne. Dans cette procédure, qui dure depuis plus de dix ans, les deux entreprises avaient été mises en examen en 2011 pour "homicides involontaires". Le 1er juin 2009, le vol AF447 s'était abîmé dans l'océan Atlantique. Les 228 passagers et membres d'équipages, de 34 nationalités, avaient péri dans l'accident, le plus meurtrier de l'histoire de la compagnie française. Point de départ de la catastrophe : le givrage en vol de sondes Pitot, qui a conduit à un dérèglement des mesures de vitesse de l'Airbus A330 et désorienté les pilotes jusqu'au décrochage de l'appareil. Depuis, l'enquête a donné lieu à une bataille d'experts pour établir les responsabilités dans l'enchaînement ayant mené au crash de l'appareil et les parties civiles poussent pour qu'Airbus et Air France soient jugés tous les deux. En 2012, la première expertise avait pointé à la fois des défaillances de l'équipage, des problèmes techniques et un déficit d'information des pilotes en cas de givrage des sondes, malgré une recrudescence d'incidents antérieurs signalés à Airbus. Le constructeur avait alors sollicité une contre-expertise, qui mettait surtout l'accent sur une "réaction inappropriée de l'équipage" et les manquements d'Air France.La jugeant trop favorable à Airbus, des proches des victimes et la compagnie aérienne avaient attaqué le rapport devant la cour d'appel de Paris, qui avait ordonné son annulation et la réouverture de l'enquête. Toutefois la dernière contre-expertise, remise en décembre 2017, a de nouveau suscité l'indignation des parties civiles. Les experts y réaffirmaient que la "cause directe" de l'accident "résulte des actions inadaptées en pilotage manuel" de l'équipage et tendaient à dédouaner Airbus.
Environ 65.000 personnels de l'Education nationale (enseignants volontaires, infirmiers scolaires ou encore informaticiens) vont toucher une prime exceptionnelle allant de 330 euros à 1.000 euros pour leur mobilisation pendant la crise du coronavirus, selon des sources concordantes.
La grande majorité des bénéficiaires seront les enseignants volontaires pour l'accueil des enfants de soignants pendant le confinement. D'autres catégories de personnels de l'Éducation nationale particulièrement mobilisés, comme les infirmières en milieu scolaire ou des employés des services administratifs, pourront aussi en bénéficier, explique-t-on au ministère de l'Education nationale."Le montant des primes variera entre 330 et 1.000 euros: 330 euros pour ceux qui ont été mobilisés entre 4 jours et 9,5 jours ; 660 euros entre 10 et 15,5 jours et 1.000 euros pour ceux qui y ont consacré plus de 16 jours", a détaillé à l'AFP Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du Sgen-CFDT, soulignant que cette répartition n'est pas encore validée par le ministère et devrait l'être la semaine prochaine. "Mais en attendant, nous demandons à ce que ceux qui ont travaillé moins de 4 jours soient également concernés, que les journées du samedi comptent double comme c'est le cas pour la journée du dimanche et que cette répartition concerne aussi les personnels tels que les conseillers principaux d'éducation", demande-t-elle.Ces primes pourraient être versées aux personnels concernés entre juillet et septembre, selon le ministère. Le décret fixant les modalités de la prime exceptionnelle plafonnée à 1.000 euros accordée aux fonctionnaires qui ont dû faire face à un surcroît d'activité pour remplir leurs missions de service public pendant la période d'urgence sanitaire avait été publié le 15 mai au Journal officiel.Le principe de cette prime, exonérée de cotisations sociales et non imposable, avait été annoncé par le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin le 15 avril. Elle doit concerner un fonctionnaire de la Fonction publique d'Etat sur cinq, soit 400.000 personnes.
Une décision prise par le conseil départemental pour "apporter un maximum de solutions aux familles tout en soutenant leurs budgets particulièrement éprouvés par cette crise".
Bonne nouvelle pour les familles du Pas-de-Calais. Le conseil départemental a décidé que la cantine sera gratuite pour tous les collégiens jusqu'à la fin de l'année scolaire, si les établissements rouvrent bien le 2 juin, le Pas-de-Calais étant classé "rouge" en raison du coronavirus. "Le retour en classe des collégiens à compter de ce mardi 2 juin 2020 - sous réserve toujours d'une évolution favorable des conditions sanitaires dans le Pas-de-Calais - impose à la collectivité des dispositions particulières", explique le Département dans un communiqué publié mardi 26 mai. Le conseil, qui souhaite la "réussite de tous les enfants" a donc décidé que "jusqu'à la fin de cette année scolaire, l'accès à la restauration se fera à titre gracieux pour l'ensemble des collégiens, cela sans conditions de ressources" pour "apporter un maximum de solutions aux familles tout en soutenant leurs budgets particulièrement éprouvés par cette crise", a annoncé Jean-Claude Leroy, président PS du conseil départemental, cité dans le communiqué.Environ 62.000 adolescents sont scolarisés dans les 125 collèges publics du Pas-de-Calais. Les établissements sont en train d'interroger les parents pour savoir s'ils comptent remettre leurs enfants à partir du 2 juin ou non.
Dans un livre paru jeudi, des journalistes retracent la crise des "gilets jaunes" publiant des entretiens des acteurs du mouvement, manifestants, policiers et figures du mouvement. Le chef de l'État a lui aussi témoigné, reconnaissant son échec dans la crise des "gilets jaunes".
Il avoue avoir sous-estimé la crise. Emmanuel Macron estime que le mouvement des "gilets jaunes" traduit "un gigantesque échec collectif". Le chef de l'État affirme en prendre sa part dans le livre "Le peuple et le président" (Plon) paru jeudi 21 février. Emmanuel Macron a accordé début janvier une longue interview aux auteurs Cyril Graziani et Cécile Amar, qui retracent l'explosion de la crise à travers les témoignages des manifestants, des policiers, des figures du mouvement et des responsables politiques.Une rencontre annulée sur un rond-point L'ouvrage révèle que le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait tout organisé pour que le chef de l'Etat se rende sur un rond-point le 23 novembre pour discuter avec des "gilets jaunes". Mais Emmanuel Macron annule. "Ça aurait seulement affaibli l'exécutif", justifie-t-il à posteriori. "Beaucoup de gens avaient honte de leur vie, de ne pas parvenir à s'en sortir malgré leurs efforts. C'est nous qui devons avoir honte", dit-il. "C'est un gigantesque échec collectif, j'en prends ma part. Mais j'ai encore trois ans pour changer cela", a-t-il dit aux journalistes , qui analysent dans leur livre la crise des "gilets jaunes".Les médias mis en causeIls décrivent un président de la République qui admet avoir sous-estimé la crise en voyant une mobilisation "plus faible que la plus petite mobilisation contre la réforme de la SNCF", commente-t-il. Et qui affronte, comme ses prédécesseurs, la solitude du pouvoir : "Qui m'a soutenu pendant la crise des Gilets jaunes ? Personne. C'est le peuple français qui m'a choisi, pas la République des partis. Je lui dois tout. Si j'échoue, j'aurai échoué pour lui et avec lui. Jamais contre lui", conclut-il.Il accuse les médias d'avoir participé à la destruction "des corps intermédiaires durant cette crise". "Ils ont dit : 'M. Trucmuche, parce qu'il a un gilet jaune, est aussi représentatif, et peut-être plus sincère qu'un maire ou un leader syndical'. Il n'y a plus aucune reconnaissance de la représentation ni hiérarchisation du point de vue". "J'ai fait mon mea culpa. Mais les journalistes aussi doivent le faire", accuse-t-il.Le chef de l'Etat a lui-même été accusé par des maires, présidents de régions ou autres syndicats d'avoir méprisé les corps intermédiaires. Pour lui, pas question de faiblir : "Ils me tueront peut-être d'une balle, mais jamais d'autre chose", dit-il à ses proches.
Le projet permettra d'économiser 60.000 euros destinés à la protection du président, précise le palais.
La piscine hors sol que prévoit de faire construire le couple présidentiel au fort de Brégançon va coûter 34.000 euros, a assuré au Journal du dimanche l'Élysée, dimanche 24 juin.Elle "sera démontable" et "profonde de 1,20 mètre, longue de 10 mètres sur 4", précise l'hebdomadaire. Le palais présidentiel assure que l'investissement sera vite rentabilisé car il permettra d'économiser 60.000 euros, "soit le coût de deux embarcations de gendarmerie, d'ordinaire dévolues au sauvetage en mer, et qui sont mobilisées l'été pour la protection du président." Bientôt une piscine pour le couple Macron ?par 6MEDIASPar ailleurs, le coût de construction et d'entretien de la piscine seront intégrés aux 150.000 euros de budget annuel de Brégançon, avait déjà indiqué l'Élysée, qui confirme avoir lancé une étude de faisabilité. La présidence avait justifié ce projet auprès de LCI par le beosin de "préserver l'intimité de la baignade des enfants".De son côté, le terrain de tennis de la résidence présidentielle de la Lanterne à Versailles, dans les Yvelines, ne sera pas rénové. "Je crois qu'on ne va pas y toucher", a déclaré au JDD un proche d'Emmanuel Macron.
L'homme d'affaires, atteint d'un cancer depuis 2017, confie à l'émission "Sept à Huit" que sa maladie s'est étendue aux poumons. Malgré cela, il veut croire que "les prochaines nouvelles seront bonnes".
Bernard Tapie poursuit son combat. Atteint d'un cancer depuis 201, l'ancien homme politique et dirigeant de l'OM admet que les résultats de ses derniers examens médicaux ne sont "pas très bons". Dans un entretien accordé à "Sept à Huit" et partagé sur les réseaux sociaux avant sa diffusion télévisée dimanche sur TF1, il se montre pourtant optimiste."Les derniers examens? Pas très bons, admet Bernard Tapie. Mais j'allais dire que c'est logique, ça se poursuit, on a de bonnes nouvelles, de moins bonnes nouvelles. Bon là, ce ne sont pas de très bonnes nouvelles. Mais les prochaines seront bonnes! Pour moi, je ne suis pas dans une phase terminale. Bon j'ai eu la peau, l'oesophage, l'estomac, la corde vocale. Maintenant ce sont les poumons. C'est une évolution". "Je suis content de cette mission"L'homme d'affaires veut envoyer un message d'optimiste aux personnes malades en France : "Il y a une chose qu'il faut dire aussi aux cancéreux. La science va tellement vite que la perspective de guérison d'un cancer aujourd'hui peut changer en 15 jours". Il se sent désormais investi d'une mission vis-à-vis des malades : "Je dois prendre en considération qu'il y a 450 000 personnes de notre pays qui souffrent d'un cancer (...) Et si on a eu la chance d'être désigné par le hasard et par les circonstances d'être un de ceux qui leur parlent, eh bien je suis content de cette mission (...) C'est une autre forme de communication qui est tellement importante pour moi". Enfin Bernard Tapie rappelle être "très croyant". "Je ne dis pas que ça aide aide mais les perspectives de partir ne sont pas les mêmes. Je n'ai pas trop fait de misères dans ma vie, j'espère en être récompensé.". Quant à la mort, lui-fait-elle peur ? La réponse est claire : "Ah non, vraiment pas."
Jane Seymour, la seule et unique Docteur Quinn, est revenue sur les débuts de la série et son immense succès... Elle révèle qu'au départ, personne ne semblait croire en la réussite du feuilleton !
En matière de soins médicaux, de romance et de Far West, les fidèles téléspectateurs de M6 n'ont qu'une seule et unique référence : la célébre et irremplaçable Docteur Quinn, femme médecin. Diffusée, rediffusée, multi-rediffusée, la série phare des années 1990 continue encore aujourd'hui à passionner ses fans. Pourtant, au départ, personne ne semblait croire à ce projet qui s'est finalement étendu sur six saisons, soit 149 épisodes ! Auprès de nos confrères de TéléStar, Jane Seymour, la sublime interprète du personnage iconique, s'est remémorée quelques souvenirs...Des bâtons dans les rouesL'actrice l'affirme, au commencement, le show était envisagé comme une catastrophe annoncée : "Nous n'avons jamais pensé que la série rencontrerait un si grand succès. J'ai eu moins de 20h pour me décider mais on m'a dit que je devais signer pour cinq ans sur la série. Pourtant, on m'a aussi dit qu'il était impossible que le show marche parce qu'il s'agissait de l'histoire d'une femme (dans le premier rôle, ndlr), que ça parlait d'une médecin, d'une famille, et parce que cela se déroulait à une époque passée... Impossible que quelqu'un veuille d'une série qui se déroule à l'époque du western ! Les choses ont changé aujourd'hui car quand je regarde la télévision, je vois tous les sujets que nous avons traités." Il est amusant de constater en 2017 que les détracteurs du feuilleton n'auraient pas pu mieux se tromper !Une série adorée et acclaméeSuccès public tout au long de son parcours, l'avis des professionnels du métier sur le feuilleton était à l'opposé de celui des téléspectateurs qui suivaient religieusement les aventures de la docteur. Jane Seymour se rappelle : "Heureusement, nous avons eu beaucoup de succès auprès des téléspectateurs... Mais pas avec les critiques ! C'était incroyable car après un an, un des critiques les plus importants de la télévision a écrit qu'il s'était trompé et que Dr Quinn était une très bonne série et ce fut la seule fois qu'il a fait ça." Une bien belle revanche et une fidélité de la part des fans qui se vérifie encore de nos jours ! Et vous, suivez-vous encore ce programme ?
Le président américain Donald Trump lit les notes qui lui sont transmises par les services de renseignement, a assuré mardi la Maison Blanche en réponse aux interrogations sur son attitude dans une affaire impliquant la Russie.
Selon le New York Times, le renseignement américain a acquis la conviction que Moscou a distribué des primes à des insurgés pour tuer des soldats américains en Afghanistan. Or ces éléments figuraient dans un note écrite transmise au président fin février, selon le quotidien.La Maison Blanche martèle depuis plusieurs jours que le président n'a pas été briefé sur cette affaire, soulevant des questions sur son degré d'implication dans ces dossiers sensibles et sur l'attention qu'il accorde aux documents confidentiels qui lui sont transmis."Le président lit", a assuré Kayleigh McEnany, porte-parole de Donald Trump lors de son point de presse."Il est en permanence informé et briefé sur les questions de renseignement", a-t-elle ajouté."Le président est la personne la mieux informée de la planète Terre concernant les menaces auxquelles nous sommes confrontés", a-t-elle encore dit.La Maison Blanche affirme qu'il n'existe pas de consensus sur cette affaire au sein de la communauté du renseignement.Les dirigeants démocrates du Congrès ont eux demandé à la directrice de la CIA, Gina Haspel et au directeur du renseignement américain (DNI), John Ratcliffe qu'ils informent au plus vite tous les membres de la Chambre et du Sénat sur ce dossier."Nous devons savoir si le président Trump a été informé et si oui, quand", a estimé Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate du Sénat.Avec Donald Trump, "tous les chemins mènent à Poutine", a de son côté lancé la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi.La suspicion à son égard trouve sa source dans sa promesse préélectorale d'une embellie dans les relations avec Vladimir Poutine, mais aussi sur les soupçons de collusion entre le Kremlin et son équipe de campagne qui ont empoisonné une bonne partie de son mandat.
se défendre après la révélation de messages ambigus postés sur les réseaux sociaux après l'attentat de Nice
, rapporte Le Parisien."Depuis hier, je lis beaucoup de choses qui sont sorties de leur contexte. On me prête des intentions qui ne sont pas les miennes et qui ne reflètent aucunement ma pensée, a-t-elle écrit sur son compte facebook. Je suis née à Besançon, j'aime la France, j'aime mon pays. Je condamne bien évidemment avec la plus grande fermeté le terrorisme. C'était la raison de ma colère. Comment imaginer défendre l'indéfendable !"."LES VRAIS TERRORISTES, C'EST NOTRE GOUVERNEMENT"Mennel répondait ainsi à la publication sur internet de captures d'écran de messages qu'elle aurait posté le 15 juillet 2016, au lendemain de l'attentat de Nice, qui a coûté la vie à 86 personnes. "C'est bon, c'est devenu une routine, un attentat par semaine !! Et toujours pour rester fidèle, le "terroriste" prend avec lui ses papiers d'identité. C'est vrai que quand on prépare un sale coup on n'oublie surtout pas de prendre ses papiers !! #prenezNousPourDesCons", aurait-elle ainsi posté. Et quinze jours plus tard : "Les vrais terroristes, c'est notre gouvernement.""Je prône un message d'amour, de paix et de tolérance, la preuve en est mon choix de changer Hallelujah de Leonard Cohen,assure-t-elle dans son message posté lundi sur Facebook. Cette chanson illustre parfaitement le message que je souhaite faire passer en tant qu'artiste."
Selon les informations de 20 Minutes, la compagne d'Alexandre Benalla était bien salariée de LREM et a tenté de le cacher aux enquêteurs.
Voilà une nouvelle révélation qui risque de faire couler beaucoup d'encre. 20 Minutes révèle ce vendredi que la compagne d'Alexandre Benalla, Myriam B. travaillait bien pour La République en marche lorsque l'affaire a éclaté. Une information confirmée par LREM. "Elle était salariée. Ce que je ne sais pas, c'est si elle l'est toujours", a indiqué un porte-parole du parti.Une information que la jeune femme avait pourtant dissimulée le 28 septembre dernier, lorsque les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP) l'avaient interrogée, en qualité de témoin, dans le cadre de l'enquête sur les violences du 1er Mai. Myriam B. avait alors déclaré : "Je suis agent administratif actuellement en congé maladie. Je suis employée par une association dont je ne souhaite pas dire le nom".Alexandre Benalla aperçu au siège du partiSi les enquêteurs ne lui ont pas demandé le nom de son employeur, c'est probablement parce qu'ils avaient déjà l'information, suppose 20 Minutes. Car le 13 septembre dernier, Reynald C., agent de sécurité d'En Marche, avait confié lors de son audition avoir aperçu une fois Alexandre Benalla au siège du parti. "Il est venu, car il a déposé l'arrêt de travail de sa compagne", avait-il indiqué. La jeune femme, née en 1985, venait de terminer son congé maternité.En revanche, la direction de La République en marche n'a pas souhaité communiquer à 20 Minutes la nature exacte des activités ni le statut de Myriam B., précisant que cela relève "des ressources humaines". Cette dernière quant à elle avait précisé aux enquêteurs ne pas avoir rencontré son compagnon au sein du parti.
Un enfant de 8 ans a été retrouvé mort dans un camping-car d'un camping du bois de Boulogne, dans le XVIe arrondissement de Paris. Les circonstances de ce drame sont tout à fait mystérieuses.
Une information du journal Le Parisien.Un enfant mort, son père gisant à côté de lui, et son petit frère de 4 ans en état de choc. Voilà ce qu'ont découvert les pompiers, puis les policiers, dans un camping-car à Paris. La famille se trouvait dans un camping du bois de Boulogne. Il est 22h30, mercredi 10 avril, quand cette macabre découverte a lieu.C'est la compagne du père de famille qui a donné l'alerte. Elle s'inquiétait de ne pas avoir de nouvelles de l'homme et des deux enfants, en vacances dans la capitale. La sœur du père aurait ainsi indiqué à celle-ci où était censée se trouver la famille, au camping donc. Le gérant de l'établissement, joint au téléphone, lui confirme que le véhicule dans lequel logeaient les trois personnes se trouvait bien là.L'enquête confiée à la Brigade des mineursCe sont ensuite les secours qui se sont rendus sur place. Le camping-car étant verrouillé de l'intérieur, ils ont dû casser une vitre pour rentrer. En découvrant le corps sans vie de l'enfant de 8 ans, et l'état préoccupant de son frère et de son père, l'endroit a immédiatement été "gelé". Le magistrat de permanence et les enquêteurs de l'Identité judiciaire étaient sur place. On sait peu de choses sur la famille, si ce n'est, comme le rapporte Le Parisien, que le père est un homme âgé de 37 ans, originaire de Trélazé dans le Maine-et-Loire. Il réside à Cholet. Il avait réservé au camping pour deux nuits. Son pronostic vital est réservé, il a été transféré dans un hôpital francilien avec le plus jeune des enfants. La victime âgée de 8 ans a été prise en charge par les pompes funèbres.Le parquet de Paris a ouvert une enquête, qui a été confiée à la Brigade des mineurs de la police judiciaire. Le Parisien affirme que les premiers prélèvements toxicologiques sur les victimes n'ont pas permis de déterminer les faits.
Une passagère a publié une vidéo dans laquelle on voit le pilote s'amuser de la situation.
Un passager a piloté l'avion qui devait l'emmener en vacances. La situation peu banale s'est produite dimanche dernier pendant un vol reliant la ville anglaise de Manchester à Alicante, en Espagne, a rapporté le Dailymail. Le pilote qui devait initialement s'occuper de faire décoller l'appareil était en effet retenu en France en raison d'un problème aérien. Le vol était donc annoncé avec deux heures de retard.Mais les membres de l'équipage du vol de la compagnie Esay Jet se sont alors vu proposer les services d'un des passagers. Michael Bradley, un autre pilote de la compagnie lowcost qui partait en vacances avec sa famille, a mis ses compétences à profit. "J'ai mon permis de vol et mon passeport avec moi et j'aimerais partir en vacances. Si vous avez besoin d'un coup de main, je suis prêt", a-t-il indiqué. Une proposition officiellement acceptée par la compagnie quelque temps plus tard. Une vidéo publiée par une passagèreUne des passagères qui a immortalisée l'instant dans une vidéo partagée sur Facebook a confié au Dailymail qu'elle était un peu "nerveuse" au début. Un stress rapidement estompé grâce à l'humour dont a fait preuve le pilote remplaçant au micro. "Si vous êtes d'accord pour que l'un de vos pilotes ressemble à ça aujourd'hui, nous allons à Alicante", s'est-il amusé au micro du chef de cabine, en référence à sa tenue décontractée et très inhabituelle pour un pilote.
L'homme de 29 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire.
Un gendarme mobile a été arrêté dimanche 23 décembre alors qu'il transportait des explosifs sur lui, rapporte Le Figaro.L'homme a été interpellé lors d'un contrôle de routine auquel il a tenté de se soustraire en vain.Il a été mis en examen après 96 heures de garde à vue pour "opposition à l'exercice des fonctions d'un agent des douanes, rébellion, transport et détention sans motif légitime de produits ou engins explosifs, cession d'armes, munitions ou éléments de catégorie A, détournement ou dissipation par militaire d'armes ou d'objets remis lors du service".Spécialisé dans la manipulation des explosifsLe suspect exerçait le métier de gendarme mobile à Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne, selon le Figaro. Il avait récemment été envoyé à Calais pour déloger les migrants installés illégalement sur zone. Il avait par ailleurs auparavant servi comme légionnaire, où il était spécialisé dans la manipulation des explosifs. L'enquête a été confiée à l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). Pour l'heure, ses motivations restent floues.
Il aura fallu moins d'une semaine pour que le gouvernement ne change d'avis. Alors que son porte-parole Benjamin Griveaux affirmait le 15 novembre sur France Inter que l'ensemble des taxes sur le carburant contribueraient au budget de la transition écologique, Public Sénat indique que cet argent, soit près de 600 millions d'euros, sera finalement affecté au budget général.
Certains sénateurs n'en croyaient pas leurs yeux. Alors qu'ils doivent examiner ce mardi le projet de loi de finances rectificative pour 2018, ils se sont rendus compte que 577 millions d'euros prévus au budget de l'Ecologie contribueraient finalement à d'autres dépenses. Une nouvelle qui devrait un peu plus provoquer la colère des gilets jaunes. Et c'est Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, qui est venu expliquer ce choix au palais du Luxembourg. "Si toutes les recettes sont affectées à la transition écologique, comment couvrira-t-on les besoins dans les secteurs qui ne dégagent pas de recettes ?", a demandé Darmanin, faisant référence à l'armée, l'école ou encore à la dette de la France. Juste avant de demander aux sénateurs de ne pas céder à la démagogie.François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, a quant à lui précisé que ces quelque 577 millions d'euros étaient "des crédits alloués non-utilisés en 2018" et non des "euros en moins pour la transition écologique". Il a également annoncé, dans un tweet, que son ministère "recevra près de 600 millions d'euros supplémentaires d'ici la fin de l'année".
"Les défenseurs des droits humains" à Calais et à Grande-Synthe (Pas-de-Calais) subiraient "une pression croissante" selon un rapport de l'ONG. Mettant en cause les pouvoirs publics, elle demande à la France de "mettre fin au harcèlement et aux agressions".
"Des actes d'intimidation et de harcèlement". Amnesty International appelle la France à "mettre fin au harcèlement et aux agressions" à l'encontre des défenseurs des droits humains qui aident les migrants à Calais (Nord) et Grande-Synthe (Pas-de-Calais), selon un rapport de l'ONG publié mercredi 5 juin. "La France doit mettre fin au harcèlement et aux agressions" contre les défenseurs des droits humains" et doit "ouvrir un dialogue constructif", a déclaré Amnesty International tout en demandant de "prendre immédiatement des mesures pour assurer un environnement sûr et favorable" pour ces personnes à Grande-Synthe (Nord) et à Calais (Pas-de-Calais).Les forces de l'ordre incriminées Depuis le démantèlement de la "Jungle" de Calais en 2016, les défenseurs des droits humains disent "subir une pression croissante" : "leurs actions sont systématiquement entravées", ils sont "soumis à des actes d'intimidation et de harcèlement, à des mauvais traitements et, dans certains cas, font l'objet de poursuites judiciaires infondées", selon le rapport. Le traitement qui est réservé aux bénévoles est "intrinsèquement lié à la manière dont sont traités" les migrants eux-mêmes.Face à cela, l'ONG de défense des droits de l'Homme qui a enquêté pendant deux ans demande aux autorités françaises de "reconnaître publiquement le rôle important que jouent" les militants pro-migrants à Calais et Grande-Synthe et de "veiller à ce que les forces de l'ordre actives dans la région se conforment aux règles d'intervention les plus strictes".L'État considère ces militants comme "des fauteurs de troubles", selon l'ONG qui rappelle que "la ville de Calais a pris deux arrêtés interdisant la distribution de nourriture en mars 2017 et a bloqué l'installation de douches provisoires sur un terrain appartenant à une organisation caritative locale". Victimes de "campagne de dénigrement" Contrôles d'identité, contraventions de stationnement à l'encontre des véhicules livrant de la nourriture... "Les forces de l'ordre ont essayé d'empêcher les défenseurs des droits humains de distribuer des vivres à Calais", estime Amnesty, tout en soulignant qu'ils ont été victimes de "campagnes de dénigrement" et "harcèlement". Par ailleurs, le rapport rappelle le cas du militant britannique Tom Ciotkowski, qui "a observé des CRS en train de procéder à des contrôles d'identité sur des bénévoles" à Calais et aurait été victime de "violences" d'un CRS. Son procès pour "outrage et violence" doit s'ouvrir le 13 juin à Boulogne-sur-Mer. L'ONG a rencontré 38 défenseurs des droits humains entre août 2018 et janvier 2019 dont des bénévoles et des membres d'une dizaine d'associations qui sont basées à Calais et Grande-Synthe, où des camps de migrants étaient régulièrement évacués.
"Pour mettre fin à ses souffrances, elle a cessé de manger et de boire", a affirmé mercredi une clinique aux Pays-Bas. Depuis mercredi, de nombreux médias internationaux ont rapporté que l'adolescente de 17 ans avait été euthanasiée.
La jeune fille est morte dimanche 2 juin. L'adolescente néerlandaise Noa Pothoven, qui souffrait de dépression après avoir été victime de trois viols durant son enfance, est décédée après avoir cessé de s'alimenter et de boire. Elle n'a pas été euthanasiée, a déclaré mercredi 5 juin une clinique aux Pays-Bas, contredisant de nombreux médias internationaux. En France, l'article de Paris Match était titré ainsi : "Face à une vie qu'elle ne supportait plus, Noa, 17 ans, a choisi l'euthanasie". Un titre remplacé par "Noa, 17 ans, a choisi de mourir". Noa Pothoven, 17 ans, auteure l'an dernier d'un livre sur sa longue bataille contre l'anorexie, la dépression sévère et un syndrome de stress post-traumatique, est décédée dimanche après avoir indiqué quelques jours plus tôt sur son compte Instagram avoir "perdu l'envie de vivre". Certains médias néerlandais ont affirmé que Noa avait contacté la clinique Levenseindekliniek de La Haye, spécialisée dans l'euthanasie, pour solliciter un suicide assisté, mais s'était vu opposer un refus.Son intention de mourir publiée sur Instagram Des médias internationaux ont alors rapporté mardi et mercredi que la jeune fille avait été euthanasiée. "Pour mettre un terme aux fausses informations (dans les médias internationaux en particulier) sur sa mort, nous vous renvoyons à la déclaration faite par les amis de Noa cet après-midi : Noa Pothoven n'a pas été euthanasiée", a déclaré l'établissement dans un communiqué. "Pour mettre fin à ses souffrances, elle a cessé de manger et de boire", a poursuivi l'établissement. Noa Pothoven avait subi une agression sexuelle à l'âge de 11 ans. Trois ans plus tard, elle avait été victime de deux viols dans sa ville d'origine Arnhem (est). Elle avait annoncé son intention de mourir dans un message publié sur son compte Instagram, qui a depuis été supprimé. "Dans les 10 prochains jours, je vais mourir", écrivait-elle. "Cela fait un moment que je cesse de manger et de boire et après de nombreuses discussions ... il a été décidé de me laisser partir parce que ma vie est insupportable", avait-elle ajouté. Noa Pothoven a publié en 2018 un ouvrage intitulé "Gagner ou apprendre", dans lequel elle raconte son combat contre ses angoisses et son mal-être.Avec la Belgique, les Pays-Bas ont été en 2002 le premier pays au monde à légaliser l'euthanasie des personnes malades dont la souffrance est "insupportable et sans perspective d'amélioration". L'euthanasie n'est autorisée par la loi néerlandaise que sous de strictes conditions. Au moins deux médecins doivent certifier qu'il n'y a pas d'autre solution raisonnable pour le patient.
Une agression homophobe a eu lieu dans le cœur de Paris, samedi 20 octobre. Plusieurs violences de ce type ont été recensées ces derniers jours.
Dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 octobre, dans le Ier arrondissement de Paris, quatre individus ont été interpellés pour une agression à caractère homophobe contre un homme. Selon France Bleu, les faits ont eu lieu sur le boulevard de Sébastopol, non loin du Centre Pompidou.BFMTV affirme que les quatre suspects ont été arrêtés en flagrant délit, pendant qu'ils frappaient la victime au sol. Celle-ci a déclaré avoir subi des insultes homophobes. Une plainte a été déposée et l'enquête confiée au commissariat du Ier arrondissement de Paris.Un rassemblement organisé place de la RépubliqueLa capitale semble faire face à une série de violences homophobes. Mardi 16 octobre, le président d'Urgences Homophobie, une association d'aide aux étrangers LGBT en danger dans leur pays, a été frappé à la sortie d'un restaurant du IIe arrondissement. Dans la nuit de lundi 15 octobre, un couple d'hommes a été frappé par un chauffeur VTC dans le XIIe arrondissement de Paris. Le 18 septembre, un jeune comédien a été insulté et frappé alors qu'il se trouvait avec son compagnon à la sortie d'un théâtre. Le 6 octobre, deux hommes ont été agressés par deux personnes alors qu'ils échangeaient un baiser. Selon la préfecture de police, les actes à caractère homophobe entre janvier et septembre sont cependant en baisse de 37% dans la capitale par rapport à 2017 sur la même période (74 faits constatés contre 118).SOS Homophobie et l'Inter-LGBT ont appelé à un rassemblement dimanche 21 octobre place de la République à Paris en soutien aux victimes et pour appeler le gouvernement à prendre des mesures "contre les LGBTphobies".
La dexaméthasone, un puissant stéroïde efficace pour traiter les malades du Covid-19 les plus gravement atteints, selon des résultats annoncés mardi par des chercheurs britanniques, est "déjà utilisée à grande échelle" dans les hôpitaux français, a indiqué mercredi l'infectiologue Karine Lacombe.
"La dexaméthasone fait partie de la famille des corticoïdes. (...) En France, on a très rapidement donné très tôt les corticoïdes chez des patients qui avaient la Covid-19 parce que ça diminue l'inflammation au niveau des poumons", a déclaré sur la radio France Inter la cheffe du service des maladies infectieuses de l'hôpital Saint-Antoine (AP-HP)."On sait que c'est un traitement qui marche, on l'a utilisé à grande échelle", a-t-elle ajouté.Les responsables du vaste essai clinique britannique Recovery ont annoncé mardi que ce médicament réduisait les décès d'un tiers chez les patients placés sous ventilation artificielle, et d'un cinquième chez des patients moins gravement atteints, sous oxygène mais non intubés.L'ensemble des données permettant aux chercheurs d'aboutir à ces conclusions n'ont pas encore été publiées.Dans la foulée, le gouvernement britannique a annoncé que ce traitement allait être immédiatement utilisé pour traiter les malades concernés.Ce médicament est déjà commercialisé dans de nombreuses indications pour ses puissants effets anti-inflammatoires et immunosuppresseurs."Ce qu'il faut retenir de l'étude en Angleterre, c'est qu'ils ont, sans traitement, 40% de mortalité" chez les patients hospitalisés en réanimation pour Covid-19. "Nous en France, dans les hôpitaux français, la mortalité était de 13% (...) sans traitement" autre que les soins standards, a affirmé Karine Lacombe, disant ne pas s'expliquer cette différence.La Pr Lacombe dirige par ailleurs un essai clinique, en collaboration avec l'Inserm et l'Etablissement français du sang (EFS), qui évalue si la transfusion de plasma de patients guéris est efficace pour permettre à des malades du Covid-19 hospitalisés de guérir plus vite.
Un drame a été évité de justesse dimanche matin à Paray-le-Monial, grâce à l'intervention héroïque d'un jeune homme de 16 ans, rapporte RTL.
C'est un acte héroïque qu'a réalisé cet adolescent. Il était 11h30 dimanche à Paray-le-Monial lorsqu'une femme de 70 ans est tombée dans les eaux glacées de la Bourbince. Par chance, cette mamie a pu compter sur l'aide de trois passants, dont un jeune homme de 16 ans, Henri, pour se sortir de cette périlleuse situation, rapporte RTL. Malgré le froid et l'eau glacée, l'adolescent n'a pas hésité une seconde à se jeter à l'eau pour porter secours à la septuagénaire, en grande difficulté. "À ce moment-là, je n'ai pas hésité. Directement, j'ai enlevé mes chaussures, mon manteau, mon téléphone et mon portefeuille et j'ai sauté du pont sans me poser de questions. J'ai senti l'eau et le froid, mais ensuite je ne pensais qu'à sauver cette dame qui avait besoin d'aide", a-t-il raconté au micro de RTL."On a porté la dame sur la pelouse et mis des manteaux sur elle"Henri a ensuite pu compter sur l'aide de passants présents sur place pour prendre soin de la septuagénaire, en attendant l'arrivée des secours. "Une fois sur la berge, nous nous sommes fait aider par d'autres personnes qui nous attendaient. On a porté la dame sur la pelouse et mis des manteaux sur elle pour la réchauffer. On lui a bien parlé en attendant que les pompiers ne s'occupent d'elle", poursuit le jeune homme.La miraculée a ensuite été conduite consciente au centre hospitalier de Paray-le-Monial où elle a été prise en charge par des médecins. Le jeune héros quant à lui s'est dit "fier" de son acte de bravoure, tout comme ses proches. "J'en suis fier et ma famille est très fière aussi", a-t-il conclu au micro de RTL.
Deux jeunes majeurs ont été mis en examen et écroués samedi, soupçonnés d'avoir tué par balle un adolescent de 16 ans le week-end dernier à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris auprès du parquet de Bobigny.
Les deux suspects, âgés de 18 et 19 ans, sont poursuivis pour "homicide en bande organisée". L'enquête avait été confiée à la Brigade criminelle de Paris.Aman, un lycéen de 16 ans, a été tué vers 03H30 samedi dernier dans le quartier d'Orgemont, où il était allé rendre visite à son cousin, avait indiqué à l'AFP le maire (DVD), Hervé Chevreau. L'adolescent aurait été tué pour une histoire de dégradation de voiture sur fond de rivalité entre la cité d'Orgemont à Epinay-sur-Seine et celle des Raguenets à Saint-Gratien (Val d'Oise), selon une source policière qui confirme des informations du JDD.Un jeune homme était descendu de voiture tirant sur un groupe de jeunes et touchant mortellement Aman. Quelques jours plus tard, un jeune homme de 19 ans originaire de Saint-Gratien, s'est de lui-même rendu au commissariat, avouant être le chauffeur de la voiture, mais assurant ne pas être l'auteur des tirs, selon la source policière.C'est un de ses amis, âgé de 18 ans et muni d'un fusil à canon scié, qui est soupçonné d'avoir tiré sur le groupe de jeunes. Caché à Montgeron dans l'Essonne, le jeune soupçonné d'être le tireur a été interpellé vendredi. Il a été, avec le chauffeur de la voiture, déféré et mis en examen samedi.Deux jours plus tôt, dans la ville voisine de Saint-Denis, un jeune homme de 18 ans avait déjà été tué par balle et deux autres blessés."J'ai entendu quatre coups de feu", avait relaté à l'AFP Slimane, 66 ans, habitant de la rue de Strasbourg où l'adolescent a été abattu sur le trottoir, en face d'un terrain de foot synthétique."Il paraît que c'était un jeune sans histoire, il ne faisait pas de deal, il était tranquille. Les jeunes du quartier disent que le ou les responsables se sont trompés de cible", avait ajouté ce témoin.
François Ruffin envisage de se lancer en politique. Dans son journal Fakir, le réalisateur du documentaire "Merci patron !" fait part de son envie de se présenter dans la 1re circonscription de la Somme lors des prochaines élections législatives (11 et 18 juin 2017).
Son objectif ? Contrer "la progression du vote Front national dans sa région" et "créer un espoir à gauche"."Constatant une montée dangereuse de l'extrême droite et une envie très palpable des militants de base de gauche et des citoyens déboussolés par des divisions stériles, il apparaît que François Ruffin soit un candidat qui peut créer un espoir à gauche", justifie dans un communiqué le comité de soutien de l'ancien journaliste de "Là-bas si j'y suis", sur France Inter. "Celui-ci est en effet une personnalité hors appareil, non clivante". La 1re circonscription de la Somme - dirigée de 1988 à 2012 par le communiste Maxime Gremetz - est actuellement détenue par le socialiste Pascal Demarthe, suppléant de la secrétaire d'État chargée des personnes âgées et des handicapées, Pascale Boistard. "Parachutée dans la Somme", elle a "voté 'oui' à tout, au traité Sarkozy-Merkel, au CICE, au Pacte de responsabilité", dénonce François Ruffin dans Fakir. "Et du haut de ce strapontin ministériel elle sermonnait les opposants à la loi El Khomri".EMMANUEL TODD COMME CONSEILLERNé à Calais, François Ruffin, 41 ans, a grandi à Amiens, où est installé le journal satirique Fakir, dont il est rédacteur en chef. Son film-documentaire "Merci patron !", sorti en février, a connu un vif succès. Il y tourne en dérision le groupe de luxe LVMH et son PDG Bernard Arnault, prenant délibérément le parti des petits contre les gros. Dès la sortie en salle, ce fan du cinéaste américain Michael Moore espérait que son film serve de "détonateur" et permette "une convergence des luttes". Il avait également participé au mouvement Nuit debout en avril dernier."Dans cette bataille qui débute peut-être, je vais vous dire qui sera mon adversaire, mon véritable adversaire : l'indifférence, ce poison qui a rongé nos âmes", explique-t-il dans les colonnes de Fakir. "Et nous irons le combattre, village après village, porte après porte, chez les gens de gauche d'abord, les socialistes, les communistes, les sympathisants des uns, des autres, qu'on la remette debout, cette gauche résignée, qu'on rouvre pour les nôtres un chemin à l'espérance, ici puis ailleurs". Le réalisateur a déjà fait appel à son ami Emmanuel Todd pour ce combat à venir. Le démographe lui a conseillé de "casser la fragmentation entre 'rebeus' et Picards. Il faut parler directement aux électeurs du FN et aux gens d'origine étrangère", lui a-t-il recommandé.
Le ministère de l'Education a annoncé samedi le déblocage de 200 millions d'euros pour financer le dispositif "vacances apprenantes", qui doit permettre à "un million" d'élèves de rattraper pendant l'été le retard accumulé depuis le début du confinement.
Ce dispositif doit permettre à tous les enfants de partir en vacances pour "s'amuser tout en rattrapant une partie de ce qui n'a pas pu être fait pendant l'année scolaire" marquée par la fermeture des écoles pour cause d'épidémie, a déclaré le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer dans un entretien au quotidien Ouest-France."Nous allons mettre 200 millions dans quatre opérations qui permettront à un million d'enfants et de jeunes d'avoir des vacances épanouissantes et éducatives, entièrement gratuites pour les familles les plus modestes, dont les enfants seront prioritaires", ajoute M. Blanquer. Ce plan vise à lutter contre les retards et "les risques de décrochage" scolaire, mais aussi à "venir en appui aux familles", alors qu'"en temps normal, environ un enfant sur trois ne part pas en vacances", souligne un communiqué du ministère. Le gouvernement souhaite notamment financer "250.000 départs" en colonies de vacances "apprenantes", dont "200.000" places réservées à des "jeunes issus des quartiers prioritaires de la ville", précise dans le même entretien à Ouest-France le secrétaire d'Etat à la Jeunesse Gabriel Attal.Ces colonies de vacances, destinées aux 3-17 ans, bénéficieront aussi aux enfants de personnels "indispensables à la gestion de la crise sanitaire" ou ceux "ayant décroché de l'enseignement à distance faute d'équipement Internet", selon le ministère. "Jeu pédagogique" et "remobilisation scolaire" pour les élèves décrocheurs seront également au programme des centres aérés "apprenants", qui pourraient accueillir 300.000 enfants, selon M. Attal. Le gouvernement promet "une aide ponctuelle exceptionnelle de 30 millions d'euros" aux collectivités territoriales "afin de faciliter l'ouverture des accueils de loisirs, d'augmenter leurs capacités d'accueils ou de renforcer les contenus pédagogiques", indique le communiqué du ministère.Quelque "50.000" jeunes de moins de 17 ans sont également appelés à faire "l'école ouverte buissonnière" cet été, "à la campagne ou en zone littorale à la découverte de la nature et du patrimoine local", affiche Jean-Michel Blanquer. Le ministre table par ailleurs sur l'ouverture estivale de 2.500 établissements scolaires, de la primaire au lycée, dans les villes et les territoires ruraux, pour des activités de soutien scolaire auprès de 400.000 élèves. Pour ces "écoles ouvertes", auparavant limitées aux quartiers prioritaires de la ville, "il nous faudra 25.000" enseignants, "soit cinq fois plus qu'aujourd'hui", estime Jean-Michel Blanquer. Début mai, en plein confinement, Emmanuel Macron avait appelé à "réinventer" un "été différent" pour les jeunes ne pouvant partir en vacances, notamment ceux "issus de l'immigration" dont les familles ne pourront pas retourner dans leur pays d'origine cet été à cause du coronavirus. Le gouvernement, associé aux conseils régionaux volontaires pour participer, a par ailleurs prévu de distribuer 300 euros de chèques vacances à quelque 250.000 familles aux revenus modestes.Cette aide est destinée aux familles des professions ayant été "en première ou en deuxième ligne" de la crise épidémique, et qui "ont droit à un temps de repos et de retrouvailles familiales", a souligné l'entourage de M. Attal, citant les aide-soignants, les éboueurs ou encore les caissières de la grande distribution. Le dispositif coûtera 25 millions d'euros à l'Etat et environ 15 millions aux collectivités locales participantes.
Le journaliste, à la tête d'une société de production, avait été placé en garde à vue samedi 20 avril pour "participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations".
Interpellé samedi lors de l'acte 23 des "gilets jaunes", le journaliste indépendant Gaspard Glanz est sorti de garde à vue ce lundi 22 avril en milieu de journée, selon Le Figaro. Le reporter à la tête d'une société de production doit être déféré au tribunal de grande instance de Paris et sera présenté à un juge dans la journée, précise le quotidien. Le fondateur de Taranis News avait été placé en garde à vue samedi 20 avril pour "participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations" et "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique". Sur une vidéo diffusée sur YouTube, on le voit interpeller les forces de l'ordre place de la République et affirmer avoir été visé par une grenade de désencerclement. Le journaliste leur fait ensuite un doigt d'honneur après avoir été poussé par un policier."Des dizaines de plaintes ont été déposées" Des dizaines de soutiens se sont rassemblés ce lundi 22 avril devant le commissariat du XIIème arrondissement pour réclamer sa libération."On est choqué par la répression générale qui s'abat sur beaucoup de journalistes depuis le début du mouvement des gilets jaunes", a déclaré ce lundi Dominique Pradelié, secrétaire générale du Syndicat national des journalistes (SNJ), devant le commissariat du XIIe arrondissement de Paris où se déroulait la garde à vue de Gaspard Glanz. "Des dizaines de plaintes ont été déposées par des journalistes contre des forces de l'ordre", a-t-elle ajouté, estimant que l'arrestation de Gaspard Glanz était "inadmissible".Un autre journaliste interpelléSelon Le Parisien, le journaliste avait déjà été arrêté en juin 2016, lors d'une manifestation contre la loi travail pour "attroupement en vue de commettre un délit". Un autre journaliste indépendant, Alexis Kraland, a lui aussi été interpellé samedi, mais il a été libéré dans la soirée après avoir fait l'objet d'un rappel à la loi, selon le parquet. Dans un communiqué, le SNJ-CGT a estimé que le pouvoir cherchait "à intimider les journalistes en les empêchant d'informer les citoyens de ce pays".
Le présentateur télé raconte dans Paris Match son voyage en Algérie en 2004, sur les lieux où son père, en 1962, a été abattu.
« J'ai 14 ans, je suis au lycée à Marseille et l'on vient me prévenir que mon père a eu un accident de voiture. Mais, bien vite, j'apprends qu'il a été tué de deux balles dans le dos devant l'immeuble qui abrite le bureau algérien de sa société d'import-export de fruits et légumes, la Socomex », raconte Jean-Pierre Foucault dans Paris Match.« Bouleversant », juge Jean-Pierre Foucault, à propos de ce séjour en Algérie où il s'est rendu « devant l'immeuble qui abrite le bureau algérien de sa société d'import-export de fruits et légumes », lieu où son père a été assassiné. Un lieu plein de questions, pour le présentateur, qui s'interroge sur l'assassinat de son père: a-t-il été tué parce qu'il allait découvrir une comptabilité pas nette chez ses associés ? Parce qu'il a été pris pour quelqu'un d'autre ? Les réponses ne viendront pas, car l'enquête n'aboutit pas, effacée par les événements de l'indépendance. Une frustration pour Jean-Pierre Foucault, mais qui est adoucie par l'accueil « affable, courtois », de personnes qui le reconnaissent. Sous haute sécurité, il peut néanmoins se recueillir devant le 18 de la rue Michelet, dans le centre d'Alger. « Je me retrouve face à la magnifique double porte en bois d'un immeuble haussmannien. Je regarde le trottoir, me disant : 'C'est là qu'il est tombé.' L'émotion m'étreint, je me recueille en silence. » Mais nulle trace de cette histoire dans l'enquête du fils parti sur les traces de son père. Malgré cette déception, « je rentre heureux en France », explique-t-il. Reste toutefois une grande frustration : « connaître le fin mot de l'histoire. Je ne le saurai sans doute jamais ».
Pour une trentaine de femmes victimes de violences conjugales, le centre d'entraînement de l'Olympique de Marseille est devenu un refuge: confinées à domicile, Covid-19 oblige, les stars de l'OM ont déserté les lieux, transformés en "une jolie bulle de répit".
Mercredi, elles étaient encore 16, hébergées dans les locaux du centre de formation des jeunes joueurs olympiens. Seize femmes, toutes victimes de maris ou de conjoints violents, certaines accompagnées par leurs enfants, à qui la secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes a rendu visite."C'est une belle histoire de solidarité", insiste Marlène Schiappa, qui avait annoncé le financement de 20.000 nuitées supplémentaires pendant le confinement pour héberger des femmes qui en avaient besoin --en l'occurrence, 970 nuitées ont été réglées pour près de 25.000 euros pour cet hébergement dans le centre de formation de l'OM, selon son secrétariat d'Etat. Après avoir visité le centre, guidée par le président de l'OM, Jacques-Henri Eyraud, Mme Schiappa a salué "une belle preuve de solidarité entre l'association SOS Femmes 13 et l'Olympique de Marseille, et de solidarité entre les hommes et les femmes, avec un milieu très masculin qui s'engage pour soutenir les femmes".A côté de Mme Schiappa, sur une terrasse surplombant les terrains d'entraînement déserts du club phocéen, plusieurs de ces femmes sont là. Une fillette dort dans sa poussette. Un enfant de six-sept ans poursuit sa petite soeur qui rit aux éclats.Un peu plus loin, Zacharia, adolescent en survêtement de l'OM, discute avec Jacques-Henri Eyraud. Son joueur préféré ? Florian Thauvin. Qu'à cela ne tienne: le président olympien saisit son téléphone portable et appelle aussitôt "Flotov" via Facetime, pour un dialogue improvisé. Timide, le gamin entame la conversation, les yeux brillants."Pour ces femmes et ces enfants, c'est une très jolie bulle de répit", reconnaît Valérie Secco, directrice de SOS Femmes 13, l'association à la base de ce projet: "Après l'effet de sidération, nous sommes là pour les aider à élaborer la suite, pour les accompagner".- "Un refuge des dames" -Seule une d'entre elles accepte de s'exprimer devant la presse. Une femme d'une quarantaine d'années, marocaine, contrainte de fuir son domicile marseillais face à un mari violent. Son seul rêve désormais: "Trouver du travail", et reconstruire sa vie, doucement."Au début de cette crise (du coronavirus), on s'est demandé comment contribuer", explique Jacques-Henri Eyraud: "La cause des femmes victimes de violence domestique est une grande cause, et comme nous avions une cinquantaine de chambres, pourquoi ne pas les mettre à disposition ?"Depuis la mi-avril et jusqu'au 15 juin, quand elle redeviendra le centre d'entraînement de l'OM, avec le retour des joueurs, la "Commanderie" a donc servi de refuge. "Pour nous, pour ces femmes, ces enfants, c'est un luxe énorme", explique Emmanuelle Rastoin, présidente de SOS Femmes 13.Salles de classe et chambres des jeunes joueurs olympiens mises à disposition, assistance d'éducateurs et de psychologues: avec l'association et le club, tout a été mis en oeuvre pour aider ces femmes à se reconstruire. Les enfants et adolescents volontaires ont même pu fouler la pelouse d'un des multiples terrains d'entraînement du centre, histoire de se bâtir des souvenirs, comme Zacharia.Quant au suivi médical, il a été encadré par le médecin du club. Tous les volontaires ont même été testés au Covid-19, tests qui sont se sont tous révélés négatifs, explique M. Eyraud.Pour SOS Femmes 13, la lutte continuera, après cette parenthèse olympienne. Avec toujours le même objectif: créer "un refuge des dames", un lieu où les victimes de violence conjugale pourraient venir se ressourcer, "avant de se chercher un ailleurs". Car ce fléau est "la première cause de mortalité pour les femmes de 25 à 45 ans", rappelle-t-elle.En 2019, selon un décompte de l'AFP, 126 femmes avaient perdu la vie sous les coups de leurs conjoints. Une tous les trois jours en moyenne.
Le bilan de la pandémie provoquée par le nouveau coronavirus a dépassé samedi les 800.000 morts, selon un comptage de l'AFP, au moment où de nombreux pays sont confrontés à une flambée de nouveaux cas et multiplient les restrictions.
Dans ce contexte, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a préconisé le port du masque pour les "enfants âgés de 12 ans et plus dans les mêmes conditions que les adultes".Et ce "en particulier lorsqu'ils ne peuvent garantir une distance d'au moins un mètre des autres et si la transmission est généralisée dans la zone concernée".L'OMS a par ailleurs déclaré, par la voix de son patron Tedros Adhanom Ghebreyesus, espérer "en terminer avec cette pandémie en moins de deux ans". "Surtout si nous pouvons unir nos efforts (...) et en utilisant au maximum les outils disponibles et en espérant que nous pourrons avoir des outils supplémentaires comme les vaccins, je pense que nous pouvons y mettre un terme dans un délai plus court que (pour) la grippe (espagnole) de 1918", qui avait décimé 50 millions de personnes jusqu'en 1920, a-t-il ajouté."Dans la situation actuelle, (...) le virus a plus de chances de se propager", a souligné le chef de l'OMS. "Mais nous avons l'avantage de disposer de meilleures technologies (...) Et nous savons comment l'arrêter".- Plus de mille nouveaux cas en Italie -Mais, en attendant, le bilan des morts et des malades continue de s'accroître dans le monde.Au total, 800.800 décès ont été recensés sur plus de 23 millions de cas déclarés, selon un comptage réalisé samedi par l'AFP.L'Amérique latine et les Caraïbes sont la région la plus endeuillée avec plus de 255.000 morts et plus de la moitié des décès dus au Covid-19 sur la planète ont été enregistrés dans quatre pays : les Etats-Unis, le Brésil, le Mexique et l'Inde. Aux Etats-Unis, le dernier bilan de l'université Johns Hopkins faisait état dimanche à 00H30 GMT de 176.332 morts, dont 1.087 ces dernières 24 heures.Au niveau mondial, le nombre des morts causées par cette maladie a doublé depuis le 6 juin et plus de 100.000 nouveaux décès ont été recensés en 17 jours, depuis le 5 août. Souvent citée en exemple pour sa gestion de l'épidémie, l'Allemagne a comptabilisé plus de 2.000 cas supplémentaires en 24 heures.Le nombre des nouvelles contaminations y a fortement progressé ces derniers jours en raison, disent les autorités, du retour massif de touristes allemands qui ont passé leurs vacances dans des zones à risque à l'étranger.Ailleurs en Europe, les chiffres sur 24 heures sont encore plus mauvais en France et en Espagne, illustration d'un rebond de la pandémie.3.602 nouveaux cas ont ainsi été annoncés samedi sur le territoire français, après 4.586 la veille. A l'approche de la rentrée scolaire, le gouvernement a décrété le port du masque obligatoire dans les écoles pour les plus de 11 ans. Il l'est déjà dans des quartiers entiers de Paris et d'autres grandes villes, comme Lyon, Toulouse et Nice.L'Espagne, malgré un confinement parmi les plus stricts du monde, le port du masque généralisé et des millions de tests, redevient un des pays les plus touchés, avec plus de 8.000 cas supplémentaires en une journée.Quant à l'Italie, elle a annoncé samedi avoir enregistré 1.071 nouvelles contaminations quotidiennes, franchissant le seuil symbolique de mille par jour pour la première fois depuis le 12 mai.Simple recommandation jusque-là, le port du masque est désormais obligatoire dans les transports en commun au Danemark.Serrage de vis aussi en Angleterre où le confinement est durci dans plusieurs zones du nord-ouest et où la deuxième ville la plus peuplée, Birmingham, a été placée sous surveillance.- Rebond en Corée du Sud -En Asie, la Corée du Sud, qui avait jusqu'ici réussi à juguler l'épidémie grâce à une stratégie très poussée de tests et de traçage des contacts des personnes contaminées, a enregistré plus de 300 nouveaux cas de Covid-19 pendant deux jours consécutifs, dont 332 samedi, un record depuis le mois de mars.Les autorités ont en conséquence annoncé l'extension à l'ensemble du territoire, à partir de dimanche, du renforcement des restrictions appliquées dans la région de Séoul.L'Inde a de son côté imposé des mesures sévères pour réduire les risques de contamination pendant la fête religieuse de Ganesh, une des plus importantes dans ce pays. D'une durée de 10 jours, elle est l'occasion d'immenses cortèges pour l'immersion dans la mer d'Arabie d'imposantes effigies du dieu hindou Ganesh, mi-homme mi-éléphant. Les accès aux plages ont été réduits, comme la taille des statues.En Argentine, la province septentrionale de Jujuy, l'une des plus pauvres, connaît une augmentation exponentielle du nombre des cas et les médecins se préparent à un risque d'"effondrement" du système de santé. 30% des membres du personnel soignant ont été contaminés.Le Venezuela a pour sa part reçu samedi 73 tonnes d'aide médicale de la part de l'Espagne et du Portugal pour faire face à la pandémie.Dans ces conditions, un retour à la normale semble bien lointain.Aller au musée, assister à un match ou à un concert est toujours compliqué, voire prohibé, dans de nombreux pays.Et ce même si le football féminin est de retour en Italie samedi après six mois d'interruption. En Allemagne, où les grands rassemblements demeurent interdits jusqu'à fin octobre au moins, l'université de Halle a entamé samedi une expérience grandeur nature, avec 4.000 participants, afin de déterminer quelle pourrait être la meilleure organisation possible pour éviter des contaminations pendant les concerts.
Fan depuis son enfance du Taulier, Nicolas Sarkozy a eu l'occasion de le rencontrer à plusieurs reprises, notamment lors de son mariage avec Laetitia, qu'il a célébré en tant que maire de Neuilly-sur-Seine.
Ce vendredi 15 juin, Johnny Hallyday aurait eu 75 ans. Un anniversaire que les fans de "l'idole des jeunes", décédé le 9 décembre des suites d'un cancer, tiennent à célébrer. Une messe a notamment été donnée à l'église de la Madeleine, à Paris, en hommage. À cette occasion, plusieurs personnalités ont évoqué leurs souvenirs avec la star. Au micro de RTL, sa fille Laura Smet s'est notamment dit "extrêmement touchée que les fans veuillent immortaliser ce jour-là". Nicolas Sarkozy a de son côté insisté sur sa passion, pour l'artiste d'abord, puis pour l'homme.Sur RTL, l'ancien président de la République explique qu'il avait seulement 11 ou 12 ans lorsqu'il a vu Johnny Hallyday en concert pour la première fois. "Ma mère m'a amené à l'Olympia, un samedi après-midi". Ce n'était que le premier d'une longue série : "Johnny, je l'ai peut-être vu 200 fois en concert", confie-t-il.Par la suite, il nouera une vraie relation avec le rockeur. "J'ai eu la chance de le rencontrer, de déjeuner, dîner, et d'échanger avec lui", se souvient-il. Nicolas Sarkozy a notamment célébré son mariage avec Laetitia, en 1996, en tant que maire de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). L'ex-chef de l'État est un vrai fan. "J'ai aimé tous ses styles, et dieu sait qu'il en a changé. Pour moi, les albums écrits par Jean-Jacques Goldman et Michel Berger, c'est indépassable", assure-t-il.Alors que la veuve du Taulier et ses enfants se déchirent à propos de son héritage, Nicolas Sarkozy ne veut pas en entendre parler. "Pauvre Johnny, repose en paix, là où tu es. Les gens ne t'ont pas oublié". À commencer par lui-même : "Pour moi, c'est une partie de ma vie et ça reste inoubliable", a-t-il conclu au micro de RTL.
Le département des Pyrénées-Orientales rejoint l'Ardèche, la Drôme et le Rhône, placés en vigilance orange canicule par Météo-France.
Météo France vient d'étendre son alerte à la canicule au département des Pyrénées-Orientales. L'alerte concernait déjà l'Ardèche, la Drôme et le Rhône, où les températures nocturnes ne sont pas descendues en-dessous de 18 degrés en plaine, ni même en-dessous de 21 degrés sur les plaines du sud de la Drôme.Depuis fin juin, les températures sont restées élevées sur l'ensemble du pays, souligne Météo-France, notamment sur la moitié nord de l'Hexagone où elles ont été en moyenne 2 à 4 degrés au-dessus des valeurs de saison. Retour de fortes chaleurs dans le courant de la semaineLe retour d'un temps ensoleillé s'accompagne également d'une hausse des températures : 32 degrés sont attendus à Lyon, 35 degrés à Montélimar, retrouvant ainsi des niveaux caniculaires.Pas de rafraîchissement prévu sous les 20°C en cours de nuit prochaine (nuit de dimanche à lundi). Dans les départements en vigilance jaune, on attend 33 degrés dimanche après-midi à Ambérieu et à Grenoble. Ces fortes chaleurs se poursuivront en s'amplifiant au moins jusqu'à vendredi prochain.Le mois de juillet 2018 devrait être le troisième mois de juillet le plus chaud depuis 1900, avec une température moyenne supérieure à la normale de 2,4 degrés, selon un bilan provisoire établi par Météo-France vendredi soir. Juillet 2018 se placerait ainsi en termes de température derrière juillet 2006 (+3,6 degrés) et juillet 1983 (+2,6 degrés).
La série-documentaire "13 novembre - Fluctuat Nec Mergitur" est désormais disponible sur Netflix. Du côté des rescapés des attentats de Paris, cette production est loin de faire l'unanimité, comme le rapporte RTL.fr.
La série-documentaire sur les attentats de Paris "13 novembre - Fluctuat Nec Mergitur", réalisée par Jules et Gédéon Naudet est disponible depuis le 1er juin sur la plateforme Netflix. Au total, 40 témoignages ont été recueillis pour réaliser ce documentaire en trois volets qui retrace la tragique nuit du 13-Novembre 2015, où 130 personnes ont perdu la vie. Mais cette production divise les téléspectateurs, et plus particulièrement les rescapés ou proches de victimes des attentats, dont RTL.fr a recueilli les témoignages.Du côté de l'association de victimes 13Onze15, on s'offusque qu'aucun proche de victimes n'ait été contacté. "On a été heurtés et choqués que les familles endeuillées aient été occultées, ce sont les 130 voix des personnes assassinées que l'on n'entendra pas. Je trouve ça très injuste qu'on ne parle pas des morts", déplore Nadine Ribet, administratrice de l'association et mère de Valentin, mort au Bataclan.L'association, jointe par RTL.fr, pointe également du doigt le timing. 13Onze15 estime qu'il est "encore trop tôt" et que ce documentaire est une "forme d'exploitation commerciale". "Il y a derrière tout cela une forme de sensationnalisme". Un avis partagé par Gérard Dubois, qui a lui aussi perdu son fils, Fabrice, dans l'attaque du Bataclan. "Comment peut-on laisser faire et passer sur Netfix un documentaire sur l'horreur du 13 novembre 2015 ? Honte à vous messieurs qui remuaient le malheur qui nous habite". Pour lui aussi, ce documentaire est "une affaire de gros sous".En revanche, Nicolas, rescapé du Bataclan, est loin de partager cet avis. Lui se félicite que "leur parole a été portée". "Je pense qu'il faut prendre le temps de regarder les trois parties séparément. (...) On parle beaucoup du Bataclan, mais cette première heure permet de remettre dans le contexte et ne pas oublier. Cela permet de réaliser certaines choses et d'apprendre sur notre histoire", confie à RTL.fr celui qui s'est caché sous le toit du Bataclan pour échapper aux terroristes.Sur les réseaux sociaux aussi, "13 novembre - Fluctuat Nec Mergitur" a divisé les téléspectateurs qui pour la grande majorité évoquent des scènes difficiles à regarder.
La voiture suspecte portait un tag "Allahu akbar" sur l'une de ses portières. Après inspection, rien de dangereux n'a été retrouvé à l'intérieur.
Le parking du centre commercial, situé à proximité du parc Disneyland à Serris (Seine-et-Marne), a été bouclé une partie de l'après-midi, vendredi 1er juin, pour une opération de déminage. L'alerte a été donnée après la découverte d'une voiture, garée au sous-sol du parking, qui portait l'inscription "Allahu akbar" taguée sur l'un des côtés, rapporte Le Parisien. Un important dispositif de sécurité a été mis en place dès 12h30 pour permettre l'intervention des démineurs. Les forces de l'ordre ont provoqué une explosion à proximité du véhicule, sans réaction. Ils ont alors brisé les vitres et ont inspecté la voiture, qui s'est avérée ne contenir aucun dispositif dangereux. "La levée de doutes effectuée par les démineurs et par les pompiers est terminée. Le dispositif a été levé à 16h20. Pas de blessé, a indiqué la préfecture de Seine-et-Marne sur Twitter.Certains clients ont du patienter quatre longues heures avant de pouvoir regagner leur véhicule. La police judiciaire de Meaux a été saisie de l'enquête. Aucune interpellation n'a eu lieu pour le moment.
Les sauveteurs ont annoncé mercredi la mort d'au moins 380 "dauphins-pilotes" coincés dans une baie reculée de Tasmanie, une île située au sud de l'Australie, en dépit d'intenses efforts pour tenter de les sauver.
Ce lourd bilan signifie que presque la totalité des énormes 460 cétacés échoués dans cette vaste baie de la côte ouest, sauvage et peu peuplée, ont péri."Nous avons un chiffre plus précis et nous pouvons confirmer que 380 cétacés sont morts", a déclaré Nic Deka, le directeur des Parcs naturels de Tasmanie. "Une trentaine sont toujours en vie et la bonne nouvelle est que nous en avons déjà sauvé 50", s'est-il félicité, qualifiant le travail des sauveteurs de "très éprouvant" sur le plan physique et émotionnel.Un premier groupe d'environ 270 globicéphales avait été découvert lundi, donnant lieu à une vaste opération de sauvetage. La plupart étaient échoués sur un banc de sable uniquement accessible par bateau.Un autre groupe de près de 200 mammifères marins a été découvert, déjà morts, mercredi matin lors d'un vol de reconnaissance aérienne.Il s'agit du plus grand échouage de cétacés enregistré en Tasmanie et certainement le plus important de l'histoire du pays. Une soixantaine de personnes, dont des spécialistes de la protection de l'environnent et des employés de fermes aquacoles voisines, participent aux opérations de sauvetage des globicéphales retrouvés échoués lundi.Les sauveteurs ont passé deux jours dans les eaux peu profondes et froides pour réussir à en sauver une cinquantaine.A l'aide de câbles attachés aux bateaux, ils les ont ensuite escortés jusqu'au large.Désormais, ils poursuivent leur course contre la montre pour tenter de sauver au plus vite une trentaine de globicéphales toujours en vie."Ils se concentrent sur leur tâche, c'est un travail épuisant, certains sont dans l'eau froide jusqu'au niveau du torse, donc nous essayons de faire tourner les équipes", a expliqué M. Deka.Les 200 autres cétacés découverts mercredi étaient échoués à environ 7 à 10 kilomètres du premier groupe découvert lundi.- "Evénement naturel" -Les autorités ont depuis élargi leur zone de recherche afin de s'assurer que d'autres mammifères ne se sont pas échoués.Certains des cétacés secourus mardi ont été remis à l'eau dans la nuit, conformément aux recommandations des spécialistes du comportement des baleines. "La bonne nouvelle est que la majorité des cétacés sauvés sont toujours dans les eaux profondes et en train de nager", s'est félicité M. Deka lors d'un point presse dans la ville voisine de Strahan. Les causes de ce phénomène demeurent inconnues même pour les scientifiques qui l'étudient depuis des décennies. Cependant, certains chercheurs avancent que ces globicéphales, de nature très sociable, auraient pu dévier de leur itinéraire après s'être nourris à proximité du rivage ou qu'ils auraient suivi un ou deux cétacés égarés. Pour Kris Carlyon, biologiste marin employé par le gouvernement de Tasmanie, il s'agit d'un "événement naturel", des échouages de l'espèce s'étant régulièrement produits tout au long de l'histoire, tant au sud de l'Australie qu'en Nouvelle-Zélande."Nous intervenons dans ce genre de situation mais nous ne pouvons pas faire grand-chose pour empêcher que cela ne se reproduise", a-t-il souligné.Selon lui, les questions du bien-être animal sont une des principales raisons pour lesquelles les autorités et les défenseurs de la protection de l'environnement interviennent lors de ces échouages. Ces opérations permettent également d'améliorer les connaissances concernant l'espèce. Le biologiste ne cache cependant pas que c'est "extrêmement stressant" pour les cétacés survivants mais que l'expérience montre qu'ils sont susceptibles de continuer à s'épanouir une fois de retour dans leur élément."Nous avons montré de manière assez concluante que les animaux se regrouperont, qu'ils recréeront leurs liens sociaux et qu'ils auront - au moins à court et moyen terme - un comportement normal et naturel", a déclaré M. Carlyon. Les responsables des opérations doivent désormais évacuer les carcasses des globicéphales, des spécialistes seront sur place mercredi pour élaborer un plan de nettoyage.
Moins d'un mois après une première vague de fortes chaleurs, un deuxième épisode caniculaire est prévu sur l'hexagone à partir de lundi 22 juillet. Les températures s'annoncent particulièrement étouffantes sur la moitié nord, où plusieurs records de chaleur pourraient tomber.
Plus courte, mais plus intense dans le nord. Voilà comment s'annonce la canicule qui va s'abattre sur la France à partir de lundi. Dans un bulletin préventif publié dimanche 21 juillet, Météo-France indique que les températures vont monter progressivement à partir de dimanche et deviendront très élevées en début de semaine prochaine avec des températures maximales dépassant les 36 degrés sur une grande partie du pays entre lundi et jeudi. La barre des 40 degrés pourrait être dépassée "du Sud-Ouest au Centre et du Sud-Est à l'intérieur du Languedoc et de la Provence", précise l'institut météorologique. Si les plus fortes chaleurs de l'épisode de juin ont concerné le pourtour méditerranéen, celui-ci devrait être moins affecté cette fois, à l'inverse de la région parisienne où les prévisions laissent présager de pics historiques de température.A Paris, le thermomètre pourrait atteindre 40 voire 41 degrés sur la journée de jeudi 25 juillet, menaçant le record absolu de chaleur pour la capitale (40,4°C) enregistré en 1947.Une baisse des températures pourrait s'amorcer dès jeudi sur l'extrême ouest du pays, mais devra être confirmée les prochains jours. L'épisode caniculaire sera plus durable sur la moitié est", ajoute Météo-France.
Virgin Radio a trouvé un successeur à Camille Combal: l'animateur, comédien et réalisateur Manu Payet présentera à la rentrée prochaine "Virgin Tonic", la matinale de la radio musicale, a-t-elle annoncé dans un communiqué.
Pour l'animateur, également humoriste, c'est un retour à ses premières amours, puisque Manu Payet avait démarré sa carrière en radio, sur NRJ où il a notamment présenté le 6/9, avant de se lancer à la télévision, dans la comédie puis au cinéma."Je suis convaincue qu'il saura réveiller nos auditeurs avec la bienveillance, l'humour et la proximité qui le caractérisent", a déclaré Constance Benqué, la dirigeante de la division médias de Lagardère, propriétaire de Virgin Radio.Camille Combal, devenu depuis deux ans une figure de TF1, avait annoncé en mai qu'il quitterait fin juin l'antenne de Virgin Radio, où il présente depuis six ans la matinale "Virgin Tonic".
Les chaînes vont pouvoir diffuser via les box des publicités ciblées en fonction du profil des téléspectateurs et programmer des films quand elles le veulent, des mesures qu'elles attendaient avec impatience pour être mieux armées face aux géants du streaming.
Ces mesures figurent dans deux décrets parus jeudi au Journal officiel et qui entreront en vigueur vendredi.Le premier décret porte sur l'assouplissement du régime encadrant la publicité télévisée. Il autorise la publicité dite segmentée, c'est-à-dire des spots ciblés, diffusés en fonction de certains critères, notamment géographiques ou liés au profil des téléspectateurs, dans les programmes diffusés sur les box des fournisseurs d'accès à Internet.En outre, ce texte autorise pour une période de 18 mois les publicités télévisées pour le cinéma. Celles-ci étaient jusqu'ici interdites, pour protéger les petits films indépendants par rapport aux "blockbusters" américains à l'énorme force de frappe publicitaire.Cette autorisation fera l'objet d'un rapport d'évaluation dans un délai de 15 mois, afin de vérifier, justement, son impact sur la filière cinéma et d'établir le profil des films qui profiteront ou pâtiront de cette réforme.Le deuxième décret met fin à une règle très décriée par les chaînes du PAF: celle qui leur interdisait de diffuser en clair des films certains jours ou soirs, comme le samedi.Une disposition qui visait à protéger les salles de cinéma, décidée il y a plusieurs décennies au nom de la préservation de l'exception culturelle mais qui ne s'appliquait pas aux plateformes de streaming et dont les chaînes réclamaient la suppression.- Une étape "insuffisante" -Les mesures entérinées dans ces deux textes visent à remettre les chaînes du PAF sur un pied d'égalité par rapport à ces géants de la vidéo sur abonnement, en assouplissant les contraintes réglementaires qui pesaient sur les acteurs traditionnels de la télévision mais qui ne s'appliquaient pas aux poids lourds du secteur comme Netflix ou Amazon.Elles visent en outre à soutenir la création audiovisuelle française en aidant les chaînes tricolores à développer leurs recettes publicitaires, ce qui devrait bénéficier par ricochets à toute la filière.Un rapport du cabinet Oliver Wyman estimait que le marché de la télévision segmentée pourrait s'élever entre 120 et 220 millions d'euros en 2023.Ces décrets, très attendus par chaînes de télévision et leurs régies publicitaires, d'autant que leur publication a pris des mois de retard en raison notamment de la crise sanitaire, s'inscrivent dans la vaste réforme du secteur de l'audiovisuel présentée l'an dernier par l'ancien ministre de la Culture Franck Riester.Parmi les groupes qui réclamaient ces mesures, TF1 a fait part à l'AFP de sa "satisfaction de voir cette première étape, très attendue, se réaliser"."Mais elle reste insuffisante, en particulier après la crise du Covid, pour permettre à la télévision de retrouver des marges de manœuvre et d'avoir les mêmes règles pour tous, notamment les Gafan" (Google, Amazon, Facebook, Apple et Netflix), fait valoir le groupe audiovisuel privé.Les assouplissements entérinés ce jeudi s'accompagnent en effet de limitations: dans les publicités segmentées, les annonceurs ne pourront pas mentionner l'adresse de leurs points de vente. C'est un garde-fou pour ne pas priver de recettes publicitaires les journaux et médias locaux.De même, certains secteurs restent encore privés de spots télé, tels que les promotions commerciales ou les livres hors chaînes câblées.Enfin, pour mettre en oeuvre la publicité segmentée, les diffuseurs doivent d'abord négocier des accords techniques et financiers avec les opérateurs de télécoms, dont les box leur servent de sésame.Si France Télévisions a déjà signé avec Orange et Bouygues Telecom, TF1 et M6 peinent à conclure, d'après le quotidien Les Echos. Une nouvelle pomme de discorde, après les bras de fer autour de la rémunération des chaînes qui ont secoué le PAF ces deux dernières années?
Stupeur et tremblements ce samedi matin à Limoges. Une maison a explosé et s'est effondrée, rapporte BFMTV.
Il n'y a aucun mort, mais plusieurs blessés.La soudaine explosion est survenue vers 8h30 ce samedi à Limoges. Elle a fait quatre blessés, dont deux graves, a annoncé la préfecture de la Haute-Vienne. Il s'agit de l'un des propriétaires de cette maison de la rue de La Souterraine et une voisine. Leur pronostic vital n'est pas engagé. L'autre propriétaire est choquée, selon BFMTV.Une fuite de gaz est probablement la cause de la déflagration, selon BFMTV. Après l'explosion, cette maison a brûlé et s'est effondrée, d'après des photos et vidéo publiées sur les réseaux sociaux. Les pompiers et les secours sont sur la zone du sinistre et un périmètre de sécurité à été mis en place. Les maisons voisines n'ont été que légèrement touchées. Les agents d'Engie ont coupé les arrivées de gaz dans le quartier Marceau, indique France 3.La secousse a été ressentie au-delà du voisinage. "Mon appartement a été tellement été secoué que j'ai cru que c'était mes voisins", a écrit une Limougeaude sur Twitter. Un autre habitant a témoigné sur France Bleu. "J'ai entendu une explosion et vu un gros nuage de fumée. Il y a des bouts de tuiles partout, des volets et des fenêtres qui ont atterri sur les toitures des autres maisons", a confié Jean-Pierre, qui habite dans une rue proche du sinistre.
Le gouvernement ne fléchit pas malgré les appels à bloquer les routes et les autoroutes le 17 novembre prochain.
Alors que la grogne des automobolistes monte face à la hausse des prix à la pompe, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, a rappelé la fermeté du gouvernement sur les taxes de carburant, dans une interview au Parisien, samedi 27 octobre. "Une bonne politique, c'est de garder son cap. Nous ne ferons pas de retour en arrière", a-t-il martelé.La hausse des prix des carburants "est d'abord liée à la hausse des prix du pétrole", estime Bruno Le Maire, qui détaille : "sur les 20 centimes d'augmentation du litre d'essence depuis un an, plus de 16 centimes résultent de l'augmentation du prix du baril".La fronde s'organisePour compenser la hausse de la fiscalité sur les carburants, le ministre de l'Economie souhaite que les constructeurs automobiles contribuent au financement de la prime à la conversion versée pour l'achat d'une voiture plus propre, mesure phare du gouvernement. Cette augmentation suscite un mécontentement croissant des Français. Une pétition lancée par Priscilla Ludosky, une automobiliste en colère, sur "Change.org" pour faire baisser les prix à la pompe avait déjà recueilli samedi soir plus de 390.000 signatures.Des appels à bloquer les routes et les autoroutes le 17 novembre prochain se multiplient également sur les réseaux sociaux, auxquels s'est joint le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. Des élus et responsables du Rassemblement national ont également manifesté leur soutien à ces initiatives.
L'Oriel College, un institut de l'université d'Oxford, s'est prononcé en faveur du déboulonnage la statue d'un grand artisan de la colonisation britannique, Cecil Rhodes, qui orne sa façade, un peu plus d'une semaine après une manifestation aux cris de "Enlevez-la!" et "Décolonisez!".
L'établissement a également pris la résolution de mettre sur pied une commission d'enquête indépendante sur les "questions importantes" soulevées par la statue de cet homme politique (1853-1902)."Ces deux décisions ont été prises après une période de débat et de réflexion poussés, et en étant parfaitement conscients de l'incidence qu'elles devraient avoir en Grande-Bretagne et dans le monde entier", a écrit cette institution mercredi soir.Une campagne intitulée "Rhodes doit tomber" (Rhodes must fall) avait été relancée et avait rassemblé des milliers de manifestants le 9 juin au pied de la statue. Elle durait depuis quatre ans mais a bénéficié du mouvement mondial antiraciste déclenché par la mort de l'Américain George Floyd à Minneapolis. "Notre optimisme est prudent", a réagi le mouvement dans un communiqué. Si la direction de l'Oriel College "a +exprimé son souhait+ de retirer la statue, nous continuons à exiger un engagement", a insisté "Rhodes must fall"."Nous sommes déjà passés par là, c'est-à-dire que l'Oriel College s'engage à prendre une certaine mesure, mais ne la met pas en oeuvre: notamment quand, en 2015, il avait promis de s'engager dans un exercice d'écoute démocratique de six mois", ont-ils écrit dans un communiqué."Tous les efforts doivent maintenant être faits pour faire de cette intention une réalité", a déclaré jeudi sur les ondes de la BBC Sizwe Mpofu-Walsh, l'un des fondateurs de "Rhodes must fall".Après la précédente campagne en 2015-2016, la statue avait été finalement maintenue.Cecil Rhodes, qui croyait à la supériorité de la race blanche comme beaucoup de défenseurs de la colonisation, avait donné son nom à la Rhodésie (les actuels Zimbabwe et Zambie) et fondé le géant du diamant De Beers. A sa mort, cet ancien étudiant d'Oxford avait légué une partie de sa fortune à l'Oriel College.La commission indépendante doit aussi examiner "comment l'engagement du College au XXIe siècle en faveur de la diversité peut mieux s'accommoder de son passé".Au Royaume-Uni, une autre statue visée par la colère des manifestants antiracistes a été celle du marchand d'esclaves Edward Colston à Bristol, jetée dans un fleuve, tandis que celle de l'ancien Premier ministre Winston Churchill à Londres a été taguée du mot "raciste".La présidente du conseil municipal d'Oxford, Susan Brown, a rendu hommage aux militants "qui ont vu leur objectif se rapprocher, avec un grand pas fait aujourd'hui, mais aussi les militants de Black Lives Matter qui ont ravivé ce débat sur notre histoire et la façon dont elle doit être reconnue".La ministre de l'Enseignement supérieur Michelle Donelan avait dit mercredi son opposition, estimant qu'il s'agissait d'une mesure "à courte vue". "Si on ne peut pas récrire notre histoire, ce qu'il faudrait plutôt c'est s'en souvenir et en tirer des leçons", avait-elle dit, selon l'agence de presse PA.
Une centaine de personnes ont manifesté jeudi à Paris pour "maintenir la pression" sur le gouvernement et obtenir des "avancées" sur l'hôpital, deux jours après une "journée d'action" ayant réuni plusieurs dizaines de milliers de soignants en France.
Les manifestants, parmi lesquels des infirmières et aides-soignantes en blouse blanche, se sont réunis devant l'hôpital Robert-Debré autour d'une large pancarte: "Ni médailles, ni lacrymos: des lits, du fric".Au son des sifflets et des casseroles, ils ont appelé à "rester mobilisés" face au gouvernement, alors que les discussions engagées le 25 mai dans le cadre du "Ségur de la santé" tardent à se traduire en résultats."C'était très important de se mobiliser mardi" mais "il faut montrer qu'on ne lâche rien", a déclaré à l'AFP Paul Jacquin, médecin pédiatre à Robert-Debré, qui entend "maintenir la pression" sur le gouvernement."Pour l'instant, on a eu des promesses, mais aucun engagement chiffré, aucune avancée concrète" pour l'hôpital, a-t-il regretté, en assurant que les soignants resteraient mobilisés "autant qu'il le faudra". "Ça fait des mois qu'on se bat", a abondé Maryse, infirmière à l'hôpital Tenon, venue avec plusieurs collègues pour dénoncer la "dégradation des conditions d'hospitalisation". "Il faut que ça change", a-t-elle martelé.Cette soignante a apporté son soutien à Farida C., infirmière interpellée lors de la manifestation de mardi pour avoir jeté des cailloux sur les forces de l'ordre, et qui sera jugée le 25 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris."Farida, ça aurait pu être moi, ça aurait pu être n'importe quel collègue, car on est tous en colère", a-t-elle assuré, applaudie par les manifestants. "Cette colère est légitime: il faut que le gouvernement donne de vrais moyens à l'hôpital", a-t-elle ajouté.
Un homme touché par balles le 30 juillet à Saint-Nazaire est décédé des suites de ses blessures. Les enquêteurs privilégient la piste du réglement de compte sur fond de trafic de drogue.Il aura survécu plus de deux semaines après avoir été touché de neuf balles.
Un homme de 27 ans, qui avait été blessé le 30 juillet dans les rues de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), est décédé des suites de ses blessures, a-t-on appris samedi auprès du parquet de la ville. Le Nazairien est décédé vendredi au CHU de Nantes, a indiqué à l'AFP le parquet de Saint-Nazaire, confirmant une information de Presse Océan. La fusillade s'était produite le jeudi 30 juillet, peu avant 20h, dans un quartier de l'ouest de la ville, alors que le jeune homme marchait dans la rue. Les balles l'ont atteint au niveau des bras et du bas du corps, selon une source proche du dossier."L'enquête se poursuit", a précisé samedi le parquet, ajoutant que la victime avait déjà été condamnée par la justice.Fusillade au lendemain d'une grosse priseLe 28 juillet, le commissariat de Saint-Nazaire et la brigade des stups de l'antenne de police judiciaire de Nantes avaient mené une vaste opération dans un quartier proche du lieu de la fusillade, La Bouletterie, avec l'appui du Raid.Selon une source proche du dossier, l'opération visait à identifier les membres d'un réseau de trafic de drogue implanté dans cette cité, connue pour être "un vrai supermarché de la drogue". Huit hommes soupçonnés d'être impliqués dans un trafic de stupéfiants avaient été interpellés, selon la procureure de la République de Saint-Nazaire, Sylvie Canovas-Lagarde. Plus de 90.000 euros, 525 g d'héroïne, 38 g de cocaïne et 94 g de cannabis avaient également été saisis.Le lendemain, soit le 31 juillet, de nouveaux tirs avaient visé cette fois une voiture alors qu'elle était arrêtée à un feu rouge à Saint-Nazaire, dans le quartier du Petit Caporal, un peu plus au nord du lieu de la première fusillade. Selon le parquet de Saint-Nazaire, une fillette de 12 ans qui se trouvait dans la voiture avec deux autres enfants et un homme au volant avait été blessée par balle au mollet, après qu'une balle a traversé la carrosserie. "Le ou les auteurs visaient un proche de l'homme blessé la veille" et aujourd'hui décédé, avait précisé le parquet.L'enquête a été confiée à la brigade criminelle de l'antenne de police judiciaire de Nantes.
Les émissaires ouest-africains ont repris lundi des discussions ardues avec la junte au pouvoir depuis une semaine au Mali, sur les conditions d'un retour à l'ordre civil dans le pays en pleine tourmente.
Les militaires, confrontés à des protestations sur les réseaux sociaux contre la teneur rapportée de ces pourparlers alors qu'ils avaient été plutôt épargnés jusqu'alors par leurs compatriotes, se sont empressés d'assurer que "rien (n'était) décidé", quelques instants avant de s'asseoir face à la délégation de haut niveau dépêchée par la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao).Des sources au sein de la mission ouest-africaine ont prêté aux militaires le projet d'une transition de trois ans, dirigée par un des leurs qui assumerait les fonctions de chef d'Etat. Dans leur esprit, selon ces sources, un gouvernement composé de militaires et de civils serait mis en place. Une position bien éloignée du délai "raisonnable" dans lequel la junte promettait des élections générales le soir du coup d'Etat du 18 août. Eloignée aussi de l'exigence de "retour immédiat à l'ordre constitutionnel" qui est celle de la Cédéao, vivement préoccupée par l'effet produit par le putsch dans un pays en proie depuis des années à une grave crise sécuritaire, économique et politique."Je tiens à préciser qu'à ce stade des discussions avec l'équipe de médiation de la Cédéao, rien n'est décidé", a déclaré avec fermeté le colonel Ismaël Wagué, porte-parole des militaires réunis autour du nouvel homme fort, le colonel Assimi Goïta."A aucun moment, on n'a parlé de gouvernement à majorité militaire", a-t-il dit. "Toute décision relative à la taille de la transition, au président de transition, à la formation du gouvernement, se fera entre Maliens" et donnera lieu à une "consultation massive", a-t-il assuré aux journalistes rassemblés devant le ministère de la Défense où devaient reprendre les pourparlers.- Nouveau sommet -Un des membres de la délégation ouest-africaine, Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la Cédéao, a exprimé dimanche l'espoir de finaliser les discussions d'ici à ce lundi. Il a noté la "volonté de vraiment aller de l'avant" des militaires.La délégation rappelle en même temps que la Cédéao dispose de moyens coercitifs. Les chefs d'Etat de l'organisation, déjà réunis en sommet extraordinaire virtuel jeudi, doivent se concerter à nouveau mercredi et auront à décider, en fonction des résultats obtenus à Bamako, de renforcer ou d'alléger les mesures prises à la suite du coup d'Etat.La Cédéao a déjà décidé la fermeture des frontières de ses Etats membres avec le Mali. Le pays, confronté à un profond marasme, à une crise humanitaire et à la défaillance de l'Etat, en plus de la propagation du jihadisme et des violences intercommunautaires, n'a pas besoin de telles sanctions.En mars 2012, un précédent coup d'Etat, mené par des officiers contre un pouvoir politique accusé d'inaptitude face à de récentes rébellions touareg et jihadistes, avait précipité la déroute de l'armée et une descente aux enfers qui continue aujourd'hui, malgré le soutien d'une communauté internationale inquiète et le déploiement de forces onusiennes, françaises et africaines.La violence a depuis gagné le centre du Mali et les pays voisins.La junte avait fini à l'époque par céder à la pression internationale et à transférer le pouvoir à des autorités civiles intérimaires. Ibrahim Boubacar Keïta avait été élu président en août 2013 et réélu en 2018.- Le sort de Keïta -M. Keïta, tenu pour responsable des maux de son pays, faisait face depuis avril à une forte contestation menée dans la rue par une coalition hétéroclite. Ce sont finalement les militaires qui l'ont renversé.Autre exigence initiale des voisins du Mali, le rétablissement de M. Keïta dans ses fonctions paraît moins d'actualité.Son sort semble être l'un des sujets sur lesquels, selon l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan à la tête de la mission ouest-africaine, cette dernière et la junte ont rapproché les points de vue dimanche.La junte qui détient le dirigeant de 75 ans a accepté qu'il rentre chez lui et le cas échéant qu'il quitte le pays pour des soins médicaux, a indiqué une source au sein de la délégation ouest-africaine.Rien n'indiquait que M. Keïta, en bonne santé selon la délégation qui a pu le voir samedi, était retourné chez lui lundi.
Un homme âgé de 43 ans a frappé au couteau un agent de sécurité après avoir été refoulé d'un bar à Brest faute de masque, le blessant grièvement à l'oeil, a-t-on appris dimanche auprès de la police brestoise.
"Il a été mis en examen pour tentative d'assassinat et placé en détention provisoire", a indiqué dimanche soir à l'AFP le parquet de Brest.Vendredi soir vers minuit, dans le centre-ville de Brest, "il y a eu une altercation entre un client qui ne portait pas de masque pour entrer dans un bar et l'un des agents de sécurité du bar", a indiqué à l'AFP le commissariat de police de Brest. Le client, qui avait été refoulé à l'entrée du bar, revient alors une demi-heure plus tard muni d'un couteau. Selon le parquet de Brest, l'homme s'en prend alors à un autre vigile et lui assène "plusieurs coups de couteau, dont un à l'oeil".Le vigile qui avait demandé à l'homme de quitter les lieux vient alors au secours de son collègue, ainsi que des clients du bar, ont précisé à l'AFP le parquet et le commissariat.Blessé gravement à l'oeil, le vigile a été opéré samedi matin. Son pronostic vital n'est pas engagé. "Il a reçu 21 jours d'ITT et on espère qu'il ne perdra pas son oeil", a indiqué la magistrate de permanence du parquet de Brest."L'agresseur était alcoolisé et a été diagnostiqué comme atteint de schizophrénie", a ajouté la police brestoise.Selon le parquet de Brest, qui a ordonné des expertises psychiatriques, le mis en cause avait déjà été condamné par la justice pour des faits criminels.
L'ouragan Laura, l'un des plus violents à avoir jamais frappé l'Etat américain de Louisiane, a fait au moins 14 morts dans le Sud des Etats-Unis, mais moins de dommages que redouté.
"Nous pouvons être en bonne part soulagés", a réagi lors d'une conférence de presse le gouverneur de Louisiane, John Bel Edwards, en soulignant que son Etat avait échappé aux "ravages catastrophiques" annoncés."Mais nous avons subi une énorme quantité de dégâts", a-t-il ajouté, en mentionnant les milliers d'habitants "à la vie bouleversée".En passant dans la mer des Caraïbes, Laura avait provoqué il y a près d'une semaine d'importantes inondations en Haïti et en République dominicaine, qui se partagent l'île d'Hispaniola (ou Quisqueya). Elle a tué au moins 31 personnes en Haïti et quatre en République dominicaine. Rétrogradée en tempête tropicale jeudi après-midi, Laura s'est ensuite renforcée avant de toucher terre aux Etats-Unis en ouragan de catégorie 4 (sur 5) jeudi vers 01H00 locale (06H00 GMT) au niveau de la ville côtière de Cameron, près de la frontière avec le Texas, dans le Golfe du Mexique, avec des vents soutenus de 240 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC). Cela en fait l'ouragan plus puissant à avoir touché la Louisiane depuis plus d'un siècle et demi, d'après les données compilées par un chercheur de l'université du Colorado spécialisé dans les ouragans, Philip Klotzbach.Une fois le jour levé sur la région, les premières images montraient les scènes de désolation habituelles: arbres et lignes électriques à terre, bâtiments écroulés, toits arrachés, rues inondées ou couvertes de débris...L'ouragan a fait au moins dix morts en Louisiane et quatre au Texas voisin, huit de ces 14 décès étant dus à des intoxications au monoxyde de carbone émis par des générateurs portables mis en marche en intérieur en raison de coupures d'électricité.En Louisiane, quatre personnes ont en outre été tuées par des chutes d'arbres sur leurs habitations et une s'est noyée après que son bateau eut été emporté dans le cyclone.Près de 800.000 personnes étaient privées d'électricité jeudi après-midi en Louisiane et au Texas, selon le site PowerOutage.us. Les vitres explosées d'un grand immeuble témoignaient de la violence des vents à Lake Charles, ville de Louisiane connue pour ses raffineries de pétrole, principale ressource économique de la région.Un incendie s'y est déclaré dans une usine de produits chimiques, d'où s'est longtemps élevé un imposant panache de fumée au-dessus des eaux, imposant aux riverains de se calfeutrer à leur domicile. - Rétrogradé en tempête tropicale -Les météorologues ont mis en garde contre les inondations dans le Nord de la Louisiane et le Sud de l'Arkansas.Le président Donald Trump a annoncé qu'il se rendrait au Texas et en Louisiane "samedi ou dimanche". Quinze ans presque jour pour jour après l'ouragan Katrina, qui avait ravagé La Nouvelle-Orléans et profondément marqué les esprits en Louisiane, les autorités locales avaient appelé la population à la plus grande prudence. Le gouverneur de l'Etat du Texas, Greg Abbott, avait estimé jeudi que la montée des eaux n'avait pas été "aussi importante qu'initialement prévu" et que les évacuations ordonnées dans les zones côtières avaient probablement permis de sauver de nombreuses vies. Plus d'1,5 million de personnes au total se trouvaient sous le coup d'ordres d'évacuation en Louisiane et au Texas, l'un des Etats américains les plus touchés par la pandémie de Covid-19.De nouveaux protocoles ont d'ailleurs dû être mis en place dans les centres d'hébergement d'urgence afin de pouvoir faire respecter au mieux la distanciation physique. La saison des ouragans dans l'Atlantique, qui dure officiellement du 1er juin au 30 novembre, s'annonce particulièrement intense cette année. Le Centre national des ouragans s'attend à 25 dépressions. Laura est déjà la douzième.
Ce Néerlandais qui venait tout juste d'acheter ses fruits dans un supermarché a eu la désagréable surprise de trouver une mygale d'une quinzaine de centimètres parmi les grains, raconte Sud Ouest.
Ce n'est pas dans Fort Boyard, ni dans une jungle, mais bien dans sa barquette de raisin qu'un homme originaire d'Arnhem, aux Pays-Bas, a eu la désagréable surprise de trouver une mygale. Comme le rapporte Sud Ouest, en se basant sur nos confrères néerlandophones de De Gelderlander, l'araignée se trouvait en plein milieu d'une barquette de raisins rosés. Mais ce n'est pas immédiatement que l'homme se rend compte de sa présence. En revenant de faire les courses, la femme de Bart van den Akker avait entreposé la les fruits dans le frigo, avant que le couple ne mange plusieurs grains. Mais ce n'est que le lendemain que l'homme découvre l'araignée au fond, parmi les grains restants. Moment d'effroi pour le Néerlandais, pas vraiment ami avec les mygales. Bart van den Akker appelle un de ses voisins, qui par chance, est un grand amateur d'animaux exotiques. Ils réussissent finalement à la capturer et à l'amener dans un magasin spécialisé de la ville, peut-on apprendre. Une mygale robuste S'il était bien indiqué sur la barquette que le raisin venait de Chili, la chaîne de magasins en question, Albert Heijn, a exprimé toute son incompréhension quand le couple s'est retourné vers elle afin d'obtenir des explications. Le magasin leur a assurés que les fruits venaient "d'une exploitation où la récolte et le tri des raisins sont supposés être réalisés à la main". Selon eux, l'arachnide se serait glissée dans la barquette au moment du stockage. Reste à savoir maintenant comment la mygale a survécu à tout ce voyage et une nuit supplémentaire à 6 degrés dans réfrigérateur. Comme le précise La Dépêche, ce type d'araignée vit principalement dans le désert de l'Atacama et est habitué des variations de température. Egalement appelée "araignée poussin", elle serait inoffensive pour l'homme, indique quant à lui Sud Ouest. Parfois adoptée en tant qu'animal de compagnie, elle peut vire jusqu'à 25 ans.
Les élèves concernés sont des terminales ES en spécialité mathématiques. L'épreuve est programmée pour mercredi.Les épreuves écrites du bac ne sont pas terminées pour tous les lycéens, rapporte Le Parisien.
Des élèves de terminales ES en spécialité mathématiques vont devoir repasser l'épreuve car l'un des professeurs corrigeant l'épreuve de mathématiques de lycées parisiens s'était fait voler les copies. Ce dernier n'a pas été blessé, souligne le quotidien."Il y a déjà eu dans le passé quelques cas de vol, mais c'est vraiment très rare", selon le ministère de l'Education nationale qui a déposé plainte. En 2013, à Gap, 136 élèves avaient dû repasser l'épreuve de philosophie car l'enseignant chargé de la correction s'était fait voler sa sacoche à Marseille. AUCUNE RÉPERCUSSION SUR LES ADMISSIONS POST-BACL'épreuve, qui compte coefficient 7 dans la note finale, est reprogrammée ce mercredi 28 juin, soit une semaine après l'examen initial. Dimanche soir, 44 candidats avaient déjà été prévenus, les autres le seront lundi matin. "Ceux qui ne peuvent vraiment pas ce jour-là ne seront pas pénalisés", assure le ministère. Ils "pourront la repasser le 12 septembre au moment de la session de rattrapage. Dans tous les cas, cela n'aura pas de répercussion sur les voeux APB (admission post-bac), qui seront conservés".Cet incident s'ajoute aux nombreux couacs déjà constatés cette année. 18 000 élèves du bac technologique ont ainsi dû repasser l'épreuve d'espagnol vendredi dernier car le sujet qui leur avait été distribué avec déjà été donné à la session de septembre 2016.
Déjà poursuivi dans ce dossier depuis 2015 pour "blanchiment de fraude fiscale en bande organisée", l'ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 a de nouveau été mis en examen pour "corruption passive".
Les juges d'instruction qui enquêtent sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 ont ordonné de nouvelles mises en examen de son ancien directeur de campagne Claude Guéant, révèle lundi 17 septembre l'AFP, citant des "sources concordantes".Déjà poursuivi dans ce dossier depuis 2015 pour "blanchiment de fraude fiscale en bande organisée", l'ancien ministre de l'Intérieur a fait l'objet le 11 septembre de nouvelles mises en examen notamment pour "corruption passive", "recel de détournements de fonds publics", et pour "complicité de financement illégal de campagne électorale", ont indiqué des sources judiciaire et proche du dossier, confirmant partiellement une information de RTL.Au cours de cet interrogatoire ponctué d'une cinquantaine de questions, Claude Guéant, qui conteste ces accusations, a fait "valoir son droit au silence", a indiqué son avocat Philippe Bouchez El Ghozi, joint par l'AFP. Il a annoncé qu'il allait demander l'annulation de ces mises en examen. L'enquête s'accélèreJusqu'ici, celui qui fut secrétaire général de l'Élysée et ministre de l'Intérieur sous la présidence Sarkozy était uniquement mis en cause pour un virement suspect de 500.000 euros sur son compte, qu'il avait justifié par la vente en 2008 de deux tableaux flamands, sans convaincre les enquêteurs qui l'avaient mis en examen pour "blanchiment de fraude fiscale en bande organisée" et "faux et usage de faux".Ces nouveaux soupçons contre un fidèle de l'ancien président de la République interviennent alors que ces derniers mois les juges ont accéléré le pas dans leurs investigations avec la mise en examen en mars de Nicolas Sarkozy pour "corruption passive", "recel de détournements de fonds publics libyens" et "financement illégal de campagne électorale", puis celle d'Éric Woerth en mai pour "complicité" de financement en tant que trésorier à l'époque de la campagne.Concrètement dans ce volet, les magistrats soupçonnent un lien entre un possible financement libyen de la campagne électorale et la circulation d'espèces au sein du camp Sarkozy, relevée par les policiers dans un rapport de septembre 2017. La police anticorruption de l'Oclciff avait notamment souligné "l'usage immodéré des espèces" par Claude Guéant, soulignant qu'il n'avait retiré que 800 euros de ses comptes en près de 10 ans, entre 2003 et 2012.
La basilique Saint-Pierre de Rome, fermée aux touristes depuis deux mois en raison du confinement lié au coronavirus, rouvrira lundi ses portes aux visiteurs, a annoncé vendredi la salle de presse du Vatican.
La célèbre place Saint-Pierre, qui donne accès à la basilique, plus vaste sanctuaire catholique du monde, sera donc de fait elle aussi rouverte au public.Depuis le début de la pandémie, l'Etat du Vatican, enclave au milieu de Rome, a décidé d'appliquer les mêmes règles sanitaires que l'Italie. La basilique Saint-Pierre, ainsi que trois autres basiliques pontificales dépendant du pape, devraient donc suivre une recommandation du ministère italien de l'Intérieur limitant à 200 personnes maximum l'assistance à une célébration religieuse dans un lieu de culte fermé.Vendredi matin, une équipe de nettoyage a investi l'immense basilique de 23.000 m2 pour la désinfecter. Ce lieu saint, également temple du tourisme de masse, avait été fermé aux touristes le 10 mars, jour du début du confinement de toute l'Italie, foyer majeur de propagation du coronavirus qui a fait plus de 31.000 morts dans la péninsule.
Alors que, partout dans le monde, les fumeurs semblent moins touchés par le coronavirus, le gouvernement français craint une « consommation excessive ou un mésusage » de la nicotine.
C'est l'une des craintes des scientifiques et des autorités face à ce constat pour le moins surprenant. En effet, rappelle le HuffPost, un peu partout dans le monde, les fumeurs semblent être moins touchés que le reste de la population par le Covid-19. Si une étude scientifique française, lancée par la Pitié-Salpêtrière, doit encore le prouver, les scientifiques redoutent une ruée vers la nicotine dans les pharmacies. "Il ne faut pas confondre corrélation et causalité" a ainsi rappelé au HuffPost le physicien Etienne Kein, le 22 avril dernier. Le gouvernement monte également au créneau. "Attention, cela ne veut pas dire que le tabac protège, le tabac tue", a dû rappeler le ministre de la Santé Olivier Véran au cours des questions au gouvernement mercredi. Son but : éviter que les Français, appâtés par la perspective d'une protection disponible dans le commerce, ne se ruent dans les pharmacies pour acheter des patches de nicotine.Eviter l'effet chloroquineIl faut dire que le gouvernement a déjà fait la douloureuse expérience de ce type de comportement avec l'engouement observé autour de l'hydroxychloroquine. Pour éviter la répétition de ce scénario, le ministre de la Santé a fait paraître, ce vendredi, un arrêt pour encadrer la vente des produits à base de nicotine et autres substituts. "Jusqu'au 11 mai 2020, la dispensation par les pharmacies d'officine de spécialités contenant de la nicotine et utilisées dans le traitement de la dépendance tabagique est limitée au nombre de boîtes nécessaire pour un traitement d'une durée d'un mois", est-il écrit.Le gouvernement cherche ainsi à éviter un mésusage ou une consommation excessive de nicotine liée à la médiatisation de son éventuelle action protectrice. Il cherche également à éviter que des achats massifs de substituts ne lèsent des Français qui en ont besoin au quotidien.
Le conseil scientifique va remettre entre lundi soir et mardi son rapport au Premier ministre sur la possibilité de tenir le deuxième tour des élections municipales en juin, a-t-on appris auprès de Matignon.
"L'avis du conseil scientifique sera rendu public dès qu'il aura été finalisé et remis au Premier ministre entre ce soir et demain", ont précisé les services du Premier ministre.Puis, "le Premier ministre consultera les responsables des partis politiques mercredi en fin de journée", a-t-on ajouté de même source.Plus tôt lundi, la ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault avait indiqué sur Public Sénat qu'Edouard Philippe recevrait ces préconisations "dans la journée".Le rapport du Conseil scientifique, sur lequel le Premier ministre va s'appuyer pour décider de la poursuite du processus électoral pour les villes où le 1er tour le 15 mars n'avait pas été décisif, était attendu avant le 23 mai.La décision va être ensuite "partagée" avec le Parlement, a rappelé la ministre.M. Philippe, à qui il revient in fine de trancher sur la date, devrait "donner ses intentions dans la semaine", a précisé lundi un membre du gouvernement.En cas de programmation de ce second round fin juin, l'exécutif envisage également un débat et un vote au Parlement, mais rencontre l'opposition du président (LR) du Sénat Gérard Larcher sur ce point.Dimanche, dans le JDD, 36 maires de grandes villes, dont Anne Hidalgo (Paris) ou Christian Estrosi (Nice), ont appelé à "organiser le deuxième tour des élections municipales dès les mois de juin".Prévu initialement le 22 mars, le second tour, qui concerne environ 5.000 communes, a été reporté au lendemain du premier en raison de la crise sanitaire."Si les experts considèrent que l'épidémie est en quelque sorte sous contrôle, que le cadre protecteur de l'organisation des bureaux de voter permet une mobilisation électorale et de terminer le scrutin fin juin, l'association des maires de France est favorable à cela", a fait savoir lundi sur Europe 1 François Baroin, le maire LR de Troyes et président de l'Association des maires de France.Mais si l'élection devait avoir lieu plus tard après l'été, François Baroin n'est pas favorable à rejouer le 1er tour des 5.000 communes concernées (contrairement à ce que prône le Conseil d'Etat)."Au 15 mars on peut (...) dire qu'on était déjà justement dans le développement de l'épidémie. Donc je ne trouve pas qu'il y aurait une altération de la sincérité" et qu'il faille rejouer le 1er tour, a-t-il précisé.
Un jeune homme de 21 ans, recherché depuis le 12 juillet pour avoir blessé un policier, a été interpellé mercredi 26 juillet par la brigade anti-criminalité (BAC) de Draveil, d'après une information du Parisien. Les faits se sont déroulés le mercredi 12 juillet.
Une patrouille de Juvisy-sur-Orge (Essonne) effectuait une série de contrôles à Viry-Châtillon (Essonne). Alors que la police lui avait demandé de s'arrêter, un conducteur qui ne possédait ni permis de conduire, ni assurance, a continué sa route et pris la fuite. LE SUSPECT PLACÉ EN GARDE À VUEDans sa course, il a heurté un gardien de la paix sur son passage. Blessé, le policier a été traité pour une luxation de l'épaule, qui a entraîné son immobilisation pendant 45 jours, toujours selon le Parisien. Le suspect présumé, désormais arrêté, aurait agi par crainte d'être contrôlé sans permis. Il a été placé en garde à vue et sera présenté devant le tribunal d'Évry ce vendredi 28 juillet.Il y a quelques jours, le 12 juillet dernier, des faits similaires se sont produits à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Un policier a été renversé par un jeune qui conduisait un scooter alors qu'il souhaitait l'interpeller pour défaut de port du casque.Des attaques contre les forces de l'ordre qui ne sont pas rares dans le département. Courant juillet, deux policiers avait été victimes de coup et de jets de pierres. L'un deux avait dû tirer avec son pistolet pour se défendre, selon divers sources.
Les patrons de Google et d'Apple sont "déçus", celui de Microsoft juge que ce "n'est pas le moment": le gel des principaux visas de travail décidé par le président des Etats-Unis désespère les start-up et géants des technologies, qui craignent pour l'innovation et l'avance américaines.
Donald Trump, dont la campagne présidentielle traverse une mauvaise passe, a annoncé lundi le gel des cartes vertes et de certains visas de travail, dont les H-1B très utilisés dans le secteur des hautes technologies."L'immigration a immensément contribué au succès économique des Etats-Unis", a réagi sur Twitter le patron d'Alphabet (Google), Sundar Pichai, né en Inde.La Silicon Valley, berceau de start-up et licornes devenues des leaders planétaires, dépend lourdement des immigrants qualifiés pour répondre à la forte demande en ingénieurs, spécialistes des données, développeurs informatiques, etc.Donald Trump assure vouloir aider les travailleurs américains, confrontés à la forte hausse du chômage (13,3% de la population active en mai contre 3,5% en février), liée à la pandémie.Mais le durcissement de la politique migratoire "va empêcher les entreprises américaines, dans la tech et ailleurs, de recruter les hommes et les femmes dont ils ont besoin pour renforcer leur personnel, relancer l'économie et alimenter l'innovation", s'est indigné Jason Oxman, le président du Information Technology Industry Council, une association professionnelle qui comprend plus de 70 sociétés, dont Apple, Amazon, Google, Facebook et Microsoft."A un moment critique pour l'économie des Etats-Unis, cela va avoir un impact sur la reprise et la croissance pendant des années."- Politique -Les visas H-1B sont octroyés chaque année à 85.000 personnes. Le décret signé lundi met aussi en pause les visas L, utilisés par les multinationales pour transférer leurs propres employés, la plupart des visas J utilisés pour les étudiants-chercheurs et d'autres visas de travail.Selon un haut responsable, cette "pause" devrait empêcher l'arrivée d'au moins 525.000 étrangers.C'est une décision "avant tout politique", remarque Darrell West, directeur du centre pour l'innovation technologique de la Brookings Institution.Donald Trump est engagé dans un bras de fer avec la tech sur différents sujets, dont la régulation des grandes plateformes, qu'il estime biaisées contre lui, malgré son utilisation frénétique des réseaux sociaux."Le décret est contre-productif, parce que les entreprises du secteur de la tech, mais aussi de l'agriculture, de la restauration et du tourisme vont avoir des difficultés à trouver les employés dont elles ont besoin", a détaillé Darrell West.Le haut responsable a souligné que le gel des visas H-1B était temporaire et que l'administration allait préparer une réforme pour qu'en 2021 ils soient attribués aux étrangers les plus qualifiés et non plus par loterie. "Cela éliminera la compétition pour les Américains aux postes de débutants et nous aidera à attirer les meilleurs, les plus doués", selon lui.Mais d'après une étude récente de l'Université de Georgetown, les Etats-Unis peinent déjà à attirer des ingénieurs internationaux qualifiés dans des domaines clés, comme l'intelligence artificielle.Si le pays n'assouplit pas ses règles sur l'immigration, "des universités et employeurs étrangers pourraient commencer à débaucher des Américains", estiment les chercheurs.- Personnel -De nombreux dirigeants et groupes et filiales de la Silicon Valley sont eux-mêmes issus de l'immigration, et n'ont pas hésité à le rappeler sur Twitter."L'immigration occupe une place centrale dans l'histoire des Etats-Unis, et dans mon histoire personnelle", a déclaré Susan Wojcicki, patronne de Youtube, filiale de Google, et fille d'un immigré polonais.Elon Musk a lui écrit qu'il n'était "pas du tout d'accord" avec la décision présidentielle. "Dans mon expérience, ces compétences (technologiques) permettent de créer des emplois. Réformer le système de visas a du sens, mais ceci va trop loin", ajoute le patron de Tesla, né en Afrique du Sud.Brad Smith, président de Microsoft, a lui tweeté: "Ce n'est pas le moment de couper notre nation des talents internationaux ou de créer de l'incertitude ou de l'anxiété.""Comme Apple, cette nation d'immigrants a toujours puisé sa force dans la diversité, et l'espoir dans la persistante promesse du rêve américain", s'est enflammé Tim Cook, le PDG du créateur de l'iPhone. "Il n'y a pas de nouvelle prospérité sans ces deux éléments. (Je suis) profondément déçu par cette décision".
En lieu et place d'eurodéputés en costume ou en tailleur et de leurs assistants pressés, des blouses blanches et des visages masqués: le Parlement européen à Strasbourg est devenu un vaste centre de dépistage du coronavirus pouvant réaliser 2.000 tests par jour.
"Le médecin nous a envoyé par sécurité, car nous avons été en contact avec un porteur (du virus) asymptomatique", explique Philippe, 62 ans, venu se faire tester avec son épouse. "Cela peut rassurer et peut éviter d'aller contaminer quelqu'un d'autre", ajoute-t-il.Au pied des drapeaux des 27 pays de l'Union européenne flottant au vent devant l'imposant bâtiment circulaire qui abrite l'hémicycle du Parlement, des pompiers ont pris place dans une tente. Ils s'assurent que les personnes venues se faire tester, sur prescription et rendez-vous, ne présentent pas de symptômes de la maladie.En cas de fièvre, de toux ou autre, le patient sera placé à l'écart et mis en contact avec SOS Médecins. Ceux sans symptôme peuvent descendre la longue rampe d'accès normalement empruntée par les berlines ou vans des membres du Parlement européen puis rejoindre... la cantine.- Recherche des "personnes contact" -De multiples cloisons blanches ont remplacé les tables du self, pour former vingt-et-un boxes occupés par quatre laboratoires d'analyses.D'abord le box du secrétariat avec bureaux et parois de protection, puis celui où le prélèvement est réalisé: on libère son nez du masque, on se mouche, un écouvillon est enfoncé dans chaque narine, mis dans un double sac plastique, et c'est terminé.Au bout de quelques minutes, le patient peut ressortir par l'autre côté de la cantine. D'ici environ 24 heures, il saura s'il est porteur du virus ou pas."Nous avons mis une signalétique adaptée pour que les personnes qui sortent du bâtiment ne croisent pas les personnes qui entrent", explique Alexandra De Wael, ingénieur bâtiment du Parlement européen, dont le travail s'est fait en collaboration avec la préfecture du Bas-Rhin, l'Agence régionale de santé (ARS) et la ville.Début avril, le président du Parlement européen, l'Italien David Sassoli, avait proposé qu'à défaut de sessions plénières mensuelles des eurodéputés, l'immense bâtiment strasbourgeois soit mis à disposition pour aider dans la lutte contre l'épidémie de coronavirus.Lundi, journée de démarrage du centre, une petite quinzaine de personnes ont été testées. La montée en puissance devrait se faire au fur et à mesure que vont s'étendre les recherches des "personnes contact", c'est-à-dire ayant été à proximité d'une personne malade au moins quinze minutes sans protection.- Tester en masse -"Pour un patient symptomatique, on risque de devoir détecter une vingtaine de personnes contact, donc cela risque de faire un très gros afflux", explique Pascal Wittersheim, pharmacien biologiste du laboratoire Biogroup.Les tests réalisés au Parlement européen sont des tests dits PCR, qui permettent de détecter si l'on est porteur du virus au jour du test. Celui-ci doit être fait dans la semaine qui suit le contact avec la personne malade.La région Grand-Est va pouvoir faire désormais jusqu'à 18.000 de ces tests par jour sur 220 lieux de prélèvement. Avec 2.000 prélèvements possibles, le centre du Parlement européen a la plus forte capacité."L'objectif était de pouvoir tester dans certains endroits en masse, c'est le cas ici", souligne Virginie Cayré, directrice générale adjointe de l'ARS Grand Est.Mais "on espère ne pas l'utiliser à pleine capacité", relève Stéphanie Jaeggy, déléguée territoriale adjointe ARS Bas-Rhin. Cela serait un mauvais signe sur le ralentissement de l'épidémie et le respect des gestes barrière.Pour le Dr Dan Sellam, président de SOS Médecins Strasbourg, "ce qui est très important est d'arriver à bien détecter les patients, à les suivre et à les isoler de la population générale". "En espérant que cela suffise et qu'on puisse reprendre une vie un peu plus normale", ajoute-t-il. Mais "le Covid nous a appris la prudence médicale", pointe-t-il.Le Parlement européen, dont des cuisines servent en parallèle à préparer 500 repas quotidiens pour des personnes dans le besoin, a prêté ses locaux en principe jusqu'à fin juillet. En septembre, les eurodéputés devraient être de retour.
Otages d'Amédy Coulibaly et des frères Kouachi le 9 janvier 2015, Alain Couanon et Michel Catalano seront mercredi à l'ouverture du procès des attentats. Le premier par "curiosité", le second pour "tourner la page" de cinq ans de "boule au ventre" quotidienne.
L'un comme l'autre le précisent à l'AFP: "C'est la première fois que j'assiste à un procès". Ils y seront partie civile, cinq ans après cette journée où ils se sont "vu mourir plusieurs fois" face à ces assaillants surarmés et terrifiants de "calme" et de "détermination".Ce jour-là vers 8h30, Saïd et Chérif Kouachi, en fuite après avoir semé la mort à Charlie Hebdo deux jours plus tôt, sonnent à l'imprimerie de Michel Catalano, 48 ans à l'époque, à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne).Tout de suite, le chef d'entreprise comprend et envoie son seul employé présent avec lui, Lilian Lepère, 26 ans, se cacher dans un meuble à l'étage. Le suite sera pour lui "une multitude de traumatismes". Devoir ouvrir aux fugitifs avec cette "impression de monter sur l'échafaud". Leur soutenir qu'il est seul "en sachant que s'ils trouvent mon collaborateur, on est morts tous les deux". Puis l'interminable attente jusqu'à voir Lilian sortir vivant. Et retrouver son entreprise "complètement détruite" après l'assaut du GIGN.A une trentaine de kilomètres de là, porte de Vincennes à Paris, Alain Couanon, un ancien ambassadeur qui travaille dans le quartier, entre vers 13H00 dans l'Hyper Cacher "pour acheter du houmous". Juste avant Amédy Coulibaly, qui tuera quatre clients.Otage pendant quatre heures, il vit aussi des "moments tragiques", comme l'agonie du 4e client devant lui: "On se dit que c'est ce qui nous attend tous". Ou l'assaut policier fatal à Coulibaly, où "ça a pété dans tous les sens, et je me suis dit +ça y est, je vais mourir+".Mais il ne mettra que quelques jours à revenir travailler dans le quartier. "L'évènement m'a profondément marqué mais pas traumatisé", dit-il aujourd'hui en glissant qu'à 73 ans, il "en a connu d'autres" dans sa longue carrière de diplomate, comme se faire "tirer dessus à la kalachnikov au Pakistan", ou "plaquer au sol avec un flingue sur la tempe" en Afrique du Sud.Du procès, il n'attend pas grand chose, et ira plus "par curiosité". "Ce n'est pas le procès de l'assassin, mais de ses complices présumés, c'est pas la même chose que si c'était quelqu'un que j'avais vu".- "Pas besoin de parler" -Après l'attaque, Michel Catalano prend lui de plein fouet le stress post traumatique: "J'avais du mal à m'exprimer, je pleurais, je bégayais, la nuit je ne dormais pas, j'avais des flashes qui revenaient sans cesse. Je ne savais plus ce qui était réel, et ce qui ne l'était plus".Cinq ans après, il a encore "la boule au ventre" chaque matin quand il ouvre le portail de son imprimerie, qu'il a relancée en 2016, après avoir un temps envisagé de changer de vie.Michel Catalano fait toujours du hockey sur gazon, "pour le plaisir", et "beaucoup moins de parachutisme ou de saut à l'élastique". Au restaurant, il se met toujours "face à la porte" et reste "sur le qui vive".Il dit avoir tenu grâce à sa famille, ses amis, à l'AFVT (Association française des victimes du terrorisme), et à ces "milliers de lettres de soutien reçues du monde entier".Il revoit régulièrement son ancien employé Lilian Lepère. "On n'a pas besoin de se parler beaucoup. Je serai heureux toute ma vie qu'il en soit sorti".Le procès s'annonce pour lui "éprouvant", car "ça remue des choses". Mais il le juge "important", notamment "pour entendre les victimes et comprendre".Il espère ainsi "tourner une nouvelle page", lui qui se dit aujourd'hui "sur la voie de l'apaisement" après avoir "apprivoisé (ses) cauchemars" et "accepté de n'être plus la même personne".Depuis 2015, il est devenu grand-père, s'émerveille d'un "soleil qui brille" et "du sourire de (sa) femme et des enfants". Il a aussi perdu ses parents: "Quelques semaines avant de partir, mon père m'a dit: +le plus beau cadeau que tu m'aies fait, c'est de ne pas mourir avant moi+. Ça aussi, ça fait beaucoup relativiser les choses, et mesurer ma chance".
Créé avec l'aide de la France, le laboratoire de virologie P4 de Wuhan, qui fait l'objet de beaucoup de spéculations en pleine pandémie de coronavirus, mène des recherches avec des scientifiques français mais cette collaboration, entamée en 2017, est encore balbutiante.
Ce laboratoire de haut confinement, situé dans la ville où le Covid-19 a été détecté en fin d'année dernière, fait l'objet de thèses selon lesquelles le virus aurait pu s'en échapper avant de contaminer la planète.Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a même évoqué une "enquête" pour creuser cette théorie qui semble pour l'instant ne s'appuyer sur rien de très tangible.Sur les réseaux sociaux, la France est pointée du doigt car Paris a participé à la création de ce laboratoire dans le cadre d'un accord signé en 2004 entre la Chine et la France, qui prévoyait également l'installation de l'Institut Pasteur de Shanghaï (IPS).L'IPS a été inauguré en grande pompe par Jacques Chirac dès 2004, alors que la gestation du P4 de Wuhan a été plus lente.Le laboratoire n'a reçu sa certification officielle qu'en 2017, lors d'une cérémonie en présence du Premier ministre français de l'époque, Bernard Cazeneuve. Et si la collaboration franco-chinoise est étroite à l'IPS, avec notamment la présence de personnel français, elle l'est beaucoup moins au P4 de Wuhan.L'idée de ce lieu ultrasensible financé par la Chine a germé au lendemain de l'épidémie du SRAS (ou SARS-CoV) de 2003. Sa création a été pilotée par un comité franco-chinois, coprésidé à partir de 2008 par Alain Mérieux, fondateur de bioMérieux, déjà à l'origine du P4 de Lyon, modèle et partenaire désigné du P4 chinois. M. Mérieux, un familier de ce pays depuis 40 ans et proche de l'ancien Premier ministre Zhu Rongji, est également connu pour ses liens avec l'épouse du président Xi Jinping.Anne de Chiffreville, directrice de la communication de l'Institut Mérieux, reconnaît que l'industriel de la biologie lyonnais a été nommé "à titre personnel pour son expertise, pour sa vision mondiale et collaborative de la lutte contre les maladies infectieuses, mais aussi pour sa connaissance de la Chine".Sa mission "était de veiller à ce que l'engagement de la France de livrer un laboratoire soit bien respecté", ce qui a été fait en 2015, date à laquelle il a quitté son poste, rappelle à l'AFP sa porte-parole .Présent au moment de l'inauguration du laboratoire en tant que coprésident du comité de pilotage, Yves Lévy, à l'époque directeur de l'Inserm et de l'Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan), précise que si la France a contribué à la construction du laboratoire, elle n'a pas eu de droit de regard sur son accréditation ou ses normes. "Il n'y a eu aucune visibilité de la France sur les critères d'homologation de ce laboratoire national chinois", explique-t-il. - Pas de coronavirus dans les P4 -Hervé Raoul, qui dirige le P4 Jean Mérieux-Inserm de Lyon, rappelle qu'il aura fallu attendre 2017 pour enfin commencer à nouer une relation entre scientifiques des deux P4."Il a été choisi de développer un grand programme autour d'un virus qui s'appelle Nipah, un pathogène qui sévit essentiellement en Asie du sud et du sud-est", explique-t-il, précisant que d'autres membres de la communauté scientifique mondiale sont impliqués dans ce programme.Ce virus, pour lequel il n'existe pas de vaccin, peut provoquer des encéphalites mortelles et comas. "On a décidé de mettre en place ce qui nous permettrait d'éviter une catastrophe si un jour ce virus devait arriver notamment dans les pays occidentaux", explique M. Raoul.Il s'agit-là de la seule collaboration entre les deux laboratoires. "On a reçu, il y a plusieurs années, des chercheurs de l'Institut de virologie de Wuhan dans le cadre de la mise au point de tests de diagnostic. Mais en dehors de ça il n'y a rien eu d'autre, pas d'échange de personnel non plus", précise le directeur du P4 lyonnais. "Depuis que le programme a été lancé, les échanges sur les résultats obtenus se sont faits exclusivement par visio-conférence à l'exception d'une réunion à Paris. Mais voilà n'en est qu'au début", ajoute-t-il.Quant aux rumeurs et accusations visant le laboratoire chinois, les experts français sont pour le moins dubitatifs."Dans un laboratoire P4, on ne travaille pas sur les coronavirus. Cela ne fait pas partie de la liste des pathogènes sur lesquels on a besoin d'utiliser un laboratoire de ce niveau. A titre d'exemple, le SRAS a toujours été manipulé par des laboratoires de niveau 3", explique M. Raoul. En outre, ajoute-t-il, "la probabilité qu'un virus arrive à s'échapper accidentellement d'un P4 est ultra faible. Les moyens de protection, la conception de l'installation et les procédures qui sont mises en place font que ce n'est pas possible"."Dans un laboratoire de ce niveau-là, on ne s'attend parce à ce qu'il puisse y avoir un virus qui s'échappe", abonde Yves Lévy.
La rixe fatale aurait opposé deux bandes issues des Lilas et de la ville voisine de Bagnolet, samedi 13 octobre.
Un adolescent de 12 ans est succombé à ses blessures dimanche 14 octobre après avoir été frappé à coups de barre de fer la velle lors d'un affrontement impliquant une vingtaine de jeunes aux Lilas (Seine-Saint-Denis).Deux adolescents en garde à vue puis relâchésLa victime avait été transportée dans un hôpital parisien voisin pour des blessures aux jambes après cette bagarre survenue aux alentours de 19h, avant que son état ne se dégrade. Une autopsie doit être effectuée pour déterminer les causes de son décès. Deux adolescents ont été placés en garde à vue samedi mais rapidement relâchés car il s'agissait d'"amis" de la victime, a indiqué une source judiciaire. La police était intervenue près du centre-ville de cette commune située au nord-est de Paris à la suite d'un appel signalant une bagarre entre une vingtaine de jeunes munis de bâtons et de barres de fer. La rixe aurait opposé deux bandes issues des Lilas et de la ville voisine de Bagnolet, dont était originaire la victime, selon une source policière. L'enquête a été confiée à la police judiciaire du département.
Pour le maire Les Républicains de Nice, l'entente est possible entre LREM et son parti si Emmanuel Macron reprend les engagements de la droite sur la "sécurité".
A deux ans du scrutin, la présidentielle de 2022 agite déjà Les Républicains. Alors que la question d'une primaire sera tranchée à l'été, le président du parti Christian Jacob a appelé la semaine dernière ses troupes à ne pas "griller les étapes" pour désigner son candidat. Une consigne dont Christian Estrosi a fait fi, en appelant lundi 31 août son camp "un accord avec Emmanuel Macron" en vue de l'élection présidentielle. "A droite, nous avons connu des candidats qui s'imposaient naturellement comme Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, voire Édouard Balladur mais, aujourd'hui, il n'y en a pas", a déploré le maire LR des Nice lundi 31 août dans un entretien au Figaro, alors que plusieurs cadres des Républicains prennent leurs marques en vue de 2022 : Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse ou encore François Baroin, qui doit clarifier ses intentions à l'automne. Mais pour l'édile, aucun d'entre eux ne rassemble suffisamment. "François a énormément de talent, tout comme Xavier Bertrand et Valérie Pécresse mais aucun d'entre eux ne s'impose naturellement. Et je ne crois pas qu'une primaire puisse régler le problème", a-t-il estimé. Ainsi, "pour ne pas gâcher tous les talents de la droite, passons un accord avec Emmanuel Macron pour qu'il soit notre candidat commun à la présidentielle et que ceux-ci puissent participer au redressement de notre pays", a expliqué a expliqué le président de l'agglomération Nice-Côte d'Azur. "Bien évidemment, il y a des conditions et cela doit se faire sur la base d'un projet commun", a-t-il développé. Pour lui, l'entente est possible entre LREM et LR si Emmanuel Macron reprend les engagements de la droite sur la "sécurité", l'appelant à "agir avec force pour établir l'autorité et l'ordre", et sur la "santé". "Pour moi, cette solution est le seul moyen de ne pas renoncer à nos valeurs et à nos idées", a-t-il insisté.LR s'offusque, Attal tend la mainUne idée qui ne remporte pas l'adhésion au sein des Républicains. "Il est hors de question qu'Emmanuel Macron, ou même Édouard Philippe, soit notre candidat pour l'élection présidentielle", a fait savoir lundi soir sur BFMTV le député LR du Pas-de-Calais Pierre-Henri Dumont. "Les propos de Christian Estrosi n'engagent que Christian Estrosi et n'engagent surtout pas Les Républicains".Aurélien Pradié, le secrétaire général des Républicains, a dénoncé mardi l'appel "misérable" du maire de Nice, lui reprochant de "se vendre au plus offrant". "Je suis toujours satisfait quand des personnalités qui aujourd'hui ne font pas partie de la majorité, apportent leur soutien au président de la République, mais pour moi, l'important c'est de soutenir l'action qui est menée, la question de la présidentielle n'est pas à l'ordre du jour aujourd'hui", a de son côté réagi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal sur Franceinfo. "On tend la main à toutes les bonnes volontés, à tous ceux qui ont envie de nous aider", a-t-il ajouté.
L'éventuelle homologation de tests salivaires pour dépister le nouveau coronavirus, plus simples et moins désagréables que le test par prélèvement dans les narines, n'interviendra qu'après les conclusions d'études qui viennent d'être lancées, a indiqué le ministère de la Santé à l'AFP.
"Des études sont en cours" pour évaluer la fiabilité des "tests salivaires", qui pourraient "être demain des tests rapides, faciles", avait assuré jeudi le ministre de la Santé Olivier Véran pendant la conférence de presse gouvernementale.Mais "il faut premièrement s'assurer que la salive est bien un liquide fiable pour mesurer la présence du virus", car le Sars-Cov-2 pourrait y être présent en moins grande quantité que dans le nez et la gorge, précise la direction générale de la Santé (DGS), interrogée sur ces tests par l'AFP. Une étude en ce sens a été lancée en Guyane, au Centre Hospitalier Andrée Rosemon de Cayenne (Guyane).La Haute autorité de santé (HAS) s'est prononcée début août en faveur de l'octroi d'un financement temporaire, appelé forfait innovation, pour ce projet.Une autre étude "démarrera dans les prochains jours" à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour déterminer si la technique d'analyse dite RT-PCR, qui cherche la présence du matériel génétique du virus, est aussi fiable sur la salive que sur un prélèvement naso-pharyngé.Quant aux tests salivaires qui utilisent d'autres techniques, plusieurs points de dépistage compareront "dans un deuxième temps" leur performance à celle du test de référence par RT-PCR.Ca sera notamment le cas du test salivaire "rapide" EasyCov, développé par le laboratoire montpelliérain Sys2Diag, où la couleur de la pastille imbibée de salive donne le résultat sans besoin de passer par un laboratoire d'analyses. "Dans un dépistage de masse, il faut pouvoir écarter rapidement sans trop d'erreurs les personnes non malades (le test doit avoir une bonne sensibilité)", souligne la DGS."S'ils se révèlent sensibles", les tests salivaires dits "de terrain" pourraient "être utilisés comme tests rapides dans les lieux de passage par exemple, comme les aéroports, etc."Les personnes qui obtiendraient un résultat positif seraient alors "suspectées d'être malades" et invitées à réaliser "un test plus sûr de confirmation".
L'exécutif surveille le pouvoir judiciaire du coin de l'oeil. Comme le révèlent des articles du Figaro et du Monde, Édouard Philippe et Emmanuel Macron se sont impliqués dans la succession du poste de procureur de Paris.
Tout le monde veut prendre sa place. François Molins ne sera bientôt plus le procureur de Paris et sa succession attise les convoitises. Plusieurs magistrats de talent ont en effet candidaté pour un poste dont l'exécutif compte bien chapeauter la nomination. Selon les informations du Figaro, si la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, comptait proposer le nom du procureur de la République de Lyon, Marc Cimamonti, l'Élysée a fait part de ses réticences. Comme l'explique un article du Monde, cette décision est le fruit de la décision d'Emmanuel Macron et d'Édouard Philippe de s'impliquer directement dans le choix des postes de procureur de la République ou de procureurs généraux les plus importants.Comme le rappelle le quotidien, le président de la République avait d'ailleurs clairement exprimé sa vision en janvier devant la Cour de cassation, affirmant la légitimité du lien hiérarchique qui existe entre les magistrats du parquet, chargés d'appliquer la politique pénale, et le gouvernement qui la définit et en rend compte devant le Parlement. Le chef de l'État a donc décidé de joindre les actes à la parole. D'après une source proche de l'exécutif jointe par le Monde, Emmanuel Macron se montre davantage présent dans le domaine judiciaire depuis le début de l'année 2018. "M. Macron demande à la garde des Sceaux des explications sur les magistrats qu'elle compte nommer à des postes importants au parquet ou au parquet général." Selon le quotidien, le chef du gouvernement ne serait pas en reste. Édouard Philippe aurait ainsi reçu, dans une forme inédite d'examen oral, plusieurs candidats malheureux à la succession de François Molins.
Trois jours après l'attentat du marché de Noël, le chef de l'État se rendra à Strasbourg vendredi en fin d'après-midi pour rendre hommage aux victimes de l'attaque et saluer les forces de l'ordre, qui ont abattu jeudi soir l'auteur de l'attentat.
Après une angoissante chasse à l'homme, Strasbourg retrouve ce vendredi 14 décembre une "vie normale" avec la réouverture de son marché de Noël, fermé depuis l'équipée meurtrière de Chérif Chekatt, tué jeudi soir par la police. Depuis l'attentat, qui a fait trois morts et 13 blessés mardi soir, le marché emblématique de la capitale alsacienne gardait les volets de ses chalets clos. Tout a rouvert vendredi à partir de 11h00.Le ministre de l'Intérieur s'est rendu dans la matinée sur place à la rencontre des commerçants et des Strasbourgeois. En fin d'après-midi, c'est Emmanuel Macron qui s'y rendra pour rendre hommage aux victimes de l'attaque sur le marché de Noël mardi et saluer les forces de l'ordre, a annoncé l'Élysée. Il arrivera directement de Bruxelles, où il assiste à un conseil européen. Une information confirmée par le chef d'État lui-même par la suite.Il devrait rencontrer les familles des victimes et aller à la rencontre de la population. Ce sera sa première sortie publique depuis sa visite la semaine dernière au Puy-en-Velay, où il avait été accueilli par des huées, en pleine crise des "gilets jaunes". Dès l'annonce de l'attaque, alors que le tireur s'était enfui et était encore en cavale, le chef de l'État avait envoyé sur place son ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Mercredi soir il avait présidé une cellule de crise place Beauvau, s'entretenant en duplex avec le ministre.
L'écrivain, au coeur d'une polémique, est l'invité d'"On n'est pas couché", l'émission de Laurent Ruquier diffusée samedi soir sur France 2. Le Parisien a assisté à l'enregistrement de l'émission vendredi 30 août.
L'hebdomadaire L'Express exhumait mardi 27 août les dessins et textes antisémites de Yann Moix publiés dans une revue étudiante lorsqu'il avait 20 ans. Après avoir nié dans un premier temps l'écriture des textes, l'écrivain en a finalement reconnu la paternité auprès du journal Libération. "J'assume, j'endosse tout. Tout ce que j'ai fait à l'époque avec trois ou quatre cons, on était des types complètement paumés. J'écrivais, je dessinais, je produisais de la merde. "Ces textes et ces dessins sont antisémites, mais je ne suis pas antisémite. Je me moquais des myopathes, de la faim dans le monde, de l'Abbé Pierre... Aujourd'hui, l'homme que je suis en a honte", a-t-il déclaré au quotidien mardi 27 août. "Je demande pardon" Face à la polémique, en pleine promotion de son livre Orléans, Yann Moix, ancien chroniqueur de Laurent Ruquier dans "On n'est pas couché", est retourné sur le plateau de l'émission pour répondre aux accusations. Le Parisien a assisté à l'enregistrement de l'émission vendredi soir. "Ce n'est pas un tribunal. [...] Et qu'on n'accuse pas la télé de lui faire un procès alors que la presse écrite le fait depuis une semaine", a prévenu Laurent Ruquier cité par le quotidien national. "La première chose, je demande pardon pour les dessins abjects, choquants que j'ai commis à 20 ans. Le jeune homme que j'étais, je lui cracherais dessus aujourd'hui". Et d'ajouter : "Je demande pardon à Bernard-Henri Lévy, et à tous ceux que j'ai blessés du plus profond de mon être. Pardon pour ces bandes dessinées". Le philosophe Bernard-Henri Lévy avait été la cible d'insultes antisémites dans la revue étudiante mise en cause. "J'ai essayé de me racheter toute ma vie" "Je n'avais pas les épaules assez larges pour me suicider physiquement alors je me suis suicidé moralement. J'ai un dégoût de moi-même, ce raté, cet être méprisé et méprisable. Je me vomissais", poursuit Yann Moix. "Je suis un lâche", "J'ai été une ordure", énumère-t-il. "Mais j'ai essayé de m'arracher de ce trou noir, de ce cauchemar grâce à des gens lumineux comme BHL qui m'ont permis de me construire intellectuellement. J'ai essayé de me racheter toute ma vie, de combattre la xénophobie". Aurait-il fait la lumière sur cette période de sa vie sans les révélations de la presse ? "J'ai failli vous en parler Laurent, mais je n'y arrivais pas. C'était devenu un supplice. J'achetais les journaux pour savoir si ça allait tomber", répond Yann Moix. Dans son dernier ouvrage Orléans, Yann Moix raconte le martyr que lui ont fait subir ses parents lorsqu'il était enfant. Son frère Alexandre avait riposté accusant Yann d'être l'auteur de multiples violences physiques et psychologiques à son encontre. Les parents de Yann Moix ont quant à eux démenti les propos de leur fils et assuré qu'ils voulaient faire "rectifier" le livre.
Venue lundi à Bruxelles plaider pour l'adoption de sanctions contre le régime du président Loukachenko, l'opposante bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa repart bredouille. Les Etats membre ne sont pas parvenus à s'entendre sur la nécessité d'intervenir en urgence pour mettre un terme à la répression féroce menée dans son pays, a déploré l'Espagnol Josep Borrell.
"Il n'a pas été possible de trancher aujourd'hui, car il faut l'unanimité et elle n'a pas été réunie", a expliqué le chef de la diplomatie européenne à l'issue d'une réunion avec les ministres des affaires étrangères des 27."C'est regrettable. Malgré les promesses, Mme Tikhanovskaïa va repartir sans rien", a confié l'un d'eux à l'AFP. Il revient désormais aux dirigeants européens de trancher la question lors de leur sommet de jeudi et vendredi, a indiqué Josep Borrell. "Les chefs d'Etat et de gouvernement vont devoir donner des orientations pour permettre une décision lors de la prochaine réunion des ministres" le 12 octobre, a-t-il précisé. "La répression au Bélarus est d'une violence inédite et elle monte en puissance. Nous devons adopter des sanctions. J'en fais un engagement personnel. Si nous ne parvenons pas à le faire, alors la crédibilité de l'UE sera mise à mal", a-t-il estimé.L'Union européenne a préparé des sanctions contre une quarantaine de personnes jugées responsables de la répression, mais l'unanimité est nécessaire pour leur adoption. Or, Chypre conditionne toujours son accord à l'adoption de mesures pour contraindre la Turquie à cesser ses forages gaziers dans les eaux de sa zone économique."Notre réaction à tout type de violation de nos valeurs et principes fondamentaux ne peut se faire à la carte. Elle doit être cohérente", a averti le chef de la diplomatie chypriote Nikos Christodoulidis à son arrivée.- "Prise d'otages" - Plusieurs ministres ont dénoncé cette position. "Il est regrettable qu'aujourd'hui nous n'ayons pas pu décider de sanctions pour les violations des droits de l'homme dans ce pays en raison d'une +prise d'otages+ par un État membre. Cela envoie un mauvais signal aux Bélarusses, à nos sociétés et au monde entier", s'est insurgé le chef de la diplomatie de la Lettonie Edgars Rinkēvičs.Mais Josep Borrell a dit comprendre la position de Nicosie. "Si la Turquie ne change pas d'attitude, il faudra alors envisager des sanctions contre la Turquie", a-t-il déclaré. "Le problème est à résoudre lors du sommet", a-t-il insisté.Or, l'Allemagne bloque cette décision. Berlin la juge "inopportune", car l'adoption de sanctions risque de ruiner sa médiation avec Ankara, ont confié à l'AFP plusieurs diplomates.Dans le même temps, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas préconise que les sanctions concernent également le président Loukachenko, considéré comme "le principal responsable" de la répression."Il n'y a pas d'accord pour l'instant", a reconnu Josep Borrell.Les ministres ont en revanche confirmé ne "pas reconnaître la légitimité d'Alexandre Loukachenko" car les élections du 9 août ont été "truquées", a dit l'Espagnol. "Mais il faut faire avec la réalité: Loukachenko contrôle l'administration et le territoire", a-t-il rappelé.Un appel a été lancé aux Etats membres pour ne pas "interférer dans les affaires intérieures du Bélarus". Une demande qui vise, sans les nommer, les pays baltes et la Pologne.Il faut soutenir une médiation de l'OSCE pour permettre une nouvelle présidentielle, a souhaité M. Borrell.Svetlana Tikhanovskaïa a rencontré les ministres des Affaires étrangères des 27 Etats membres de l'Union au cours d'un petit déjeuner lor duquel elle a plaidé pour des sanctions. Elle a ensuite été reçue au Parlement européen.Candidate lors de la présidentielle, Mme Tikhanovskaïa a été menacée et contrainte à l'exil. Elle est réfugiée en Lituanie et dit ne pas pouvoir rentrer dans son pays, car elle serait "jetée en prison". Candidate à la présidentielle d'août pour remplacer son mari qui a été arrêté, elle a confirmé sa volonté de ne pas être à nouveau candidate au cas où une nouvelle élection serait organisée, car "le Bélarus traverse une crise économique profonde et a besoin d'un leader fort, un expert économique fort" pour la surmonter.Le Bélarus est toujours sous le coup d'un embargo sur les ventes d'armes et de matériel pouvant être utilisé pour la répression. Quatre personnes sont par ailleurs interdites de séjour dans l'UE et leurs avoirs ont été gelés.
Un mort et un blessé, c'est le bilan d'une rixe qui a eu lieu ce samedi après-midi dans un quartier populaire de Marseille.
"Selon les premiers éléments de l'enquête, on s'oriente vers une rixe entre jeunes pour un mobile encore inconnu", a précisé le procureur de la République à Marseille, Xavier Tarabeux. Vers 15 h 45, les pompiers ont été appelés pour porter secours à un jeune âgé d'une quinzaine d'années qui se trouvait en arrêt cardio-respiratoire après avoir reçu plusieurs coups à l'arme blanche. "Nous avons tenté de le ranimer, en vain", ont indiqué les marins-pompiers de Marseille, confirmant une information de La Provence. Un autre jeune homme, légèrement blessé au dos, a été transporté à l'hôpital. Un troisième mineur sur place se trouvait lui en état de choc. Le meurtrier présumé est recherché par les services de police sur les lieux, a précisé M. Tarabeux. Le drame est survenu dans le 10e arrondissement de Marseille dans le quartier Saint Loup au pied d'une résidence HLM.
Une quarantaine de migrants se sont noyés et un seul a survécu, lors d'un naufrage au large de la Mauritanie, a-t-on appris jeudi auprès de l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et d'une source sécuritaire mauritanienne.
"Nouveau naufrage au large de Nouadhibou avec approximativement 40 personnes à bord, il y a un survivant (de Guinée)", a indiqué sur Twitter Vincent Cochetel, un responsable de l'agence de l'ONU.L'UNHCR et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), avec les autorités locales et leurs partenaires, "essaient de renforcer les efforts pour éviter de telles tragédies, mais les trafiquants continuent à mentir à leurs clients", a ajouté M. Cochelet, envoyé spécial de l'agence pour la Méditerranée centrale.Le naufrage a été confirmé par une source sécuritaire mauritanienne, qui a précisé qu'il avait eu lieu dans les eaux internationales, "bien loin" des rivages de ce pays d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et le Sahara occidental."Nous avons trouvé par hasard l'unique rescapé" sur une plage de Nouadhibou (nord-ouest), "selon ses dires un Guinéen", a expliqué cette source s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.Il a affirmé que "lui-même et ses amis venaient du Maroc et se rendaient aux Canaries, archipel espagnol au large du Maroc."Notre bateau a eu une panne. Pendant longtemps nous n'avons pas eu de secours. Ce fut ensuite le sauve-qui-peut", les occupants se jetant à la mer, a-t-il dit depuis son lit d'hôpital, selon des propos rapportés par cette source."Ils sont tous morts, je pense. Je suis le seul survivant" a-t-il ajouté.Plus de 60 migrants africains étaient déjà mort noyés au large de la Mauritanie en décembre 2019, dans le pire naufrage de l'an dernier sur la route des migrations longeant la côte Atlantique.Parmi les voies de migration pour gagner l'Europe, la route de l'Afrique de l'Ouest, par mer ou par terre, fut l'un des itinéraires privilégiés, emprunté par des dizaines de milliers de migrants au milieu des années 2000. Par la mer, des sortes de bateaux taxis collectent les migrants dans les ports au départ du golfe de Guinée.Les Canaries (Espagne), à une centaine de kilomètres des côtes marocaines, offraient l'une des principales portes d'entrée à l'Union européenne. Les mesures prises par l'Espagne ont réduit le flux, au point qu'un centre pour les migrations à Nouadhibou a été fermé. Au même moment, les migrants empruntaient en nombre les trajets méditerranéens vers l'Espagne, la Grèce ou l'Italie.Mais la route occidentale connaît un relatif regain depuis plus de deux ans, en raison des mesures prises contre la migration transitant par la Libye, selon l'OIM.Les migrants quittent l'Afrique de l'Ouest non seulement pour des raisons économiques, mais aussi en raison d'absence de foi dans l'avenir ou de pressions familiales.
ÉCLAIRAGE. Cette semaine, le tribunal correctionnel de Paris a fixé la date du procès de l'ex-Premier ministre, de son épouse Penelope et de son ancien suppléant à l'Assemblée.
Ils seront jugés du 24 février au 11 mars 2020. Voici ce que leur reproche la justice. 1. Penelope Fillon soupçonnée d'avoir occupé plusieurs emplois fictifs- À l'Assemblée Penelope Fillon a été employée comme collaboratrice permanente de son époux, François Fillon, entre 1998 et 2013, quand il était député. Elle a aussi été employée par le suppléant de ce dernier, Marc Joulaud, entre 2002 et 2007. Selon les calculs des enquêteurs, elle aurait perçu plus d'un million d'euros au total sur cette période.Toutefois, au cours des investigations, les deux hommes "n'ont pu que reconnaître que Penelope Fillon ne s'était jamais rendue à l'Assemblée nationale et ne les avait jamais assistés dans leur travail parlementaire proprement dit", écrivent les juges dans leur ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, dont l'AFP a eu connaissance. Selon les juges, François Fillon a fait valoir que son épouse "l'aidait au quotidien dans l'exercice de ses mandats locaux", "lui apportait conseils et soutien" et "lui faisait remonter des informations du terrain grâce à ses contacts avec la population". Avec Marc Joulaud, "sa mission était d'aider ce député novice à s'implanter localement".Mais selon les magistrats, le couple a "très largement amplifié la réalité, de manière à justifier les rémunérations versées, au point de présenter tous (les) faits et gestes, même les plus banals et relevant de l'activité quotidienne d'une famille, comme participant de son emploi de collaborateur parlementaire". Concernant Marc Joulaud, "il apparaît clairement que l'emploi de Penelope Fillon n'était rien d'autre que la contrepartie à la place de suppléant offerte par François Fillon à son ancien collaborateur et un biais pour François et Penelope Fillon d'augmenter leurs revenus par la perception d'un salaire sans prestation de travail correspondante", assènent les magistrats.- À la "Revue des deux mondes"Le couple devra aussi répondre de complicité et recel d'abus de biens sociaux, pour un emploi en partie fictif à la Revue des deux mondes. Penelope Fillon a en effet été rémunérée à hauteur de 135.000 euros pour un contrat de conseiller littéraire dans cette revue, propriété du milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, proche de François Fillon. Mais elle n'aurait publié que deux notes de lecture au total.Les juges en ont conclu que cet emploi était "de pure complaisance". "Il s'agissait manifestement pour Marc de Lacharrière de satisfaire une demande de François Fillon, son ami et surtout un homme politique influent", écrivent-ils.L'homme d'affaires a été condamné en décembre 2018 à huit mois d'emprisonnement avec sursis et une amende de 375.000 euros au terme d'une procédure de "comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité" (CRPC), dite de "plaider-coupable".2. Les emplois de deux enfants Fillon également dans le viseur L'ex-Premier ministre sera aussi jugé pour avoir rémunéré à hauteur de plus de 117.400 euros ses enfants Marie et Charles comme collaborateurs, entre 2005 et 2007, lorsqu'il était sénateur, pour des emplois partiellement fictifs. "On peut sérieusement douter que ces emplois aient réellement occupé les deux enfants de François Fillon 35 heures par semaine durant toutes ces périodes", écrivent les magistrats. Marie Fillon a en effet rapidement débuté en parallèle de son contrat un stage à temps plein dans un cabinet d'avocat, tandis que son frère était lui "absorbé par la rédaction d'un mémoire de DEA". Surtout, "les salaires ne faisaient que transiter par leur compte bancaire pour retourner presque intégralement" sur celui de leur père, soulignent les juges. Les deux enfants ne sont pour leur part pas poursuivis, les magistrats estimant qu'ils n'avaient "vraisemblablement pas eu pleinement conscience qu'ils bénéficiaient en réalité d'un emploi de complaisance". 3. Un prêt de 50.000 euros non déclaré Les magistrats reprochent enfin à François Fillon d'avoir manqué à ses obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Il a omis de déclarer un prêt de 50.000 euros que lui aurait accordé Marc Ladreit de Lacharrière en 2012. Les juges le soupçonnent d'avoir voulu dissimuler "le bénéfice d'un prêt, dans des conditions très favorables, de la part d'un chef d'entreprise qu'il côtoyait régulièrement dans ses fonctions".
La justice britannique a autorisé jeudi l'acteur américain Johnny Depp à poursuivre en diffamation le tabloïd britannique The Sun, qui l'avait dépeint en mari violent, ouvrant la voie à l'ouverture d'un procès mardi prochain.
La star de "Pirate des Caraïbes", 57 ans, reproche au journal britannique et à son propriétaire "News Group Newspapers" (NGN) d'avoir présenté comme un fait avéré, dans un article publié en avril 2018, qu'il avait frappé celle qui était alors sa femme, l'actrice américaine Amber Heard. Le couple avait divorcé avec fracas début 2017, un peu plus d'un an après son mariage. L'actrice de 34 ans avait alors évoqué "des années" de violences "physiques et psychologiques", ce que Johnny Depp dément.Le procès doit débuter mardi devant la Haute Cour de Londres, avec comme témoins l'acteur et ses ex-compagnes Winona Ryder et la Française Vanessa Paradis, qui lui a apporté son soutien. Prévu initialement mi-mars, il a été repoussé en raison de la pandémie et doit durer plusieurs semaines. Jusqu'au dernier moment, les avocats de NGN ont tenté d'obtenir le rejet de la plainte en diffamation par la justice, arguant notamment que Johnny Depp avait contrevenu à un ordre de la cour lui intimant de leur communiquer une série de SMS dans lesquels il aurait réclamé des drogues à son assistant. Ces messages ont été envoyés fin février-début mars 2015 par la star hollywoodienne quand elle séjournait en Australie pour un tournage, peu avant un incident présumé qu'Amber Heard a décrit comme "un supplice de trois jours d'agressions physiques". Johnny Depp y évoquait des "pilules joyeuses" et un "truc blanc", références à des pilules de MDMA et à de la cocaïne, selon la défense de NGN. Après avoir constaté lundi que l'ordre de dévoiler ces messages n'avait pas été respecté, le juge Andrew Nicol a dispensé Johnny Depp de sanctions jeudi, permettant au procès d'aller de l'avant.Le juge a en revanche rejeté jeudi la demande de Johnny Depp que soient publiées "toutes les communications" entre Amber Heard et deux hommes qu'il soupçonne d'avoir entretenu des liaisons avec son ex-femme. Il s'agirait selon l'acteur du fondateur de Tesla et SpaceX Elon Musk (apparaissant dans les contacts comme "Rocketman") et l'autre est le comédien James Franco."Même si elle ne lui a pas été fidèle, cela ne serait pas pertinent pour la question centrale" de savoir s'il a été violent, a estimé le juge.
Une enquête de plusieurs mois de Mediapart jette le trouble sur l'affaire Benalla. Elle révèle que l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron a reçu explicitement le soutien du chef de l'État après sa mise en examen.
Il serait aussi bien impliqué dans un contrat de sécurité avec un oligarque russe, alors qu'il a juré le contraire sous serment devant le Sénat.C'est une petite phrase qui pourrait avoir d'énormes répercussions. Mis en examen dans l'affaire des violences du 1er mai Place de la Contrescarpe, Alexandre Benalla a reçu le soutien d'Emmanuel Macron, révèle Mediapart, à la suite d'une enquête de plusieurs mois. "Tu vas les bouffer. T'es plus fort qu'eux, c'est pour ça que je t'avais auprès de moi." Ce message aurait été envoyé par le chef de l'Etat à son ancien collaborateur le 26 juillet 2018, soit quatre jours après sa mise en examen affirme Mediapart. La scène se déroule à Paris, où Alexandre Benalla rencontre secrètement Vincent Crase. Une rencontre normalement interdite dans la mesure où les deux hommes n'ont pas le droit de se voir selon les termes du contrôle judiciaire accompagnant leur mise en examen, précise le site d'informations d'enquête. Lors de cette entrevue, Alexandre Benalla semble alors afficher fièrement ce soutien devant son acolyte, peut-on entendre via l'enregistrement de cet échange.Et si l'affaire semble faire sourire l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron : "C'était un film l'histoire quand même, hein", dit-il, avant de surenchérir "C'est une bonne expérience. À 26 ans, si tu veux, y a pas grand monde qui vit... qui provoque deux commissions d'enquête parlementaires, qui bloque le fonctionnement du Parlement...", confie-t-il à Vincent Crase.Sauf que pour ce dernier, un vent de panique l'envahit. "C'est un cauchemar (...) Ça te fait rire ?", lui réplique-t-il.Autre élément étonnant, Alexandre Benalla semble être "friand" (selon Mediapart) d'informations sur les enquêtes en cours. Ainsi, alors qu'une perquisition est prévue chez En Marche ! les deux hommes semblent séduits par l'idée d'aller faire du ménage dans les locaux. "J'essaierais bien d'y aller cette nuit, mais le problème, c'est qu'il y a des flics devant... ", dit Vincent Crase.Rôle majeur dans un contrat avec un oligarque russe ?Outre son omniprésence médiatique, Mediapart révèle aussi les liens sombres entretenus par Alexandre Benalla avec l'oligarque russe Iskander Makhmudov. Ce proche de Vladimir Poutine a signé un contrat de sécurité avec la société Mars (de Vincent Crase). À cette époque, les deux hommes travaillent soit chez LREM, soit à l'Élysée. Et selon le site d'enquêtes, Benalla a rencontré plusieurs fois le représentant de l'homme d'affaires, Jean-Louis Hagenauer, qui leur a affirmé que Benalla avait mandaté Crase pour "mettre en œuvre le contrat". Benalla et Hagenauer ont été photographiés dans un château fin août 2018.Une information d'autant plus étonnante que, devant la commission d'enquête sénatoriale, Alexandre Benalla a déclaré le 21 janvier "n'avoir jamais contribué à la négociation ou à la conclusion » de quelconque contrat russe. Selon Mediapart, la société Mars a sous-traité ce contrat à Velours, qui se révèle être l'ancien employeur de Benalla.La révélation de l'affaire du 1er mai va rebattre les cartes, la société Velours ne voulant pas être impactée, ni son image écornée. Selon Mediapart, Alexandre Benalla était "furieux" et aurait préconisé à Vincent Crase de "disparaitre de la boite". Tous les protagonistes (Elysée, Benalla, Crase, Makhmudov) ont été contactés par le site, sans donner de suite.
Nouvelle preuve, s'il en fallait une, de la popularité de Johnny Hallyday hors des frontières françaises. En concert à Paris samedi 9 décembre, Mariah Carey a rendu un hommage poignant au chanteur.
La star, qui a tenu à s'excuser pour son "mauvais accent", a repris devant ses fans l'un des nombreux tubes du rockeur, "Que je t'aime" en ouverture de son show. Hommage à Johnny Hallyday : Mariah Carey chante "Que je t'aime" lors d'un concert à Paris (vidéo)par Non Stop ZappingDerrière elle, était projetée la photo de l'icône disparue mercredi 6 décembre des suites d'un cancer du poumon. "Je voulais vous dire en ce jour spécial que les grands artistes ne mourraient jamais" a lancé Maria Carey au public ému de l'AccorHôtelsArena. Ce monument de la chanson française à qui le pays a rendu un vibrant hommage samedi 9 décembre lors d'une cérémonie populaire, n'était pas un inconnu pour Mariah Carey. Franceinfo se souvient que l'icône du R n'B a rencontré Johnny Hallyday voilà une quinzaine d'années, à l'occasion d'une remise de prix. Elle lui avait remis un NRJ Music Awards en 2003.
Peut mieux faire : c'est en substance l'avis rendu mardi soir par le Haut conseil pour le climat (HCC) sur la politique de lutte contre le réchauffement climatique de la France. "Les actions engagées restent insuffisantes, alors que l'ensemble des politiques climatiques devrait dès maintenant être renforcé", note cette instance indépendante mise en place par Emmanuel Macron dans son premier rapport, publié en plein coeur d'une canicule qui devrait se répéter avec le dérèglement en cours.
Ce diagnostic d'une cinquantaine de pages, intitulé "Agir en cohérence avec les ambitions", a été remis mardi soir au Premier ministre Edouard Philippe. Le gouvernement a six mois pour y répondre devant le Parlement."Les engagements de la France ont peu de chances d'être tenus"Le HCC, composé de onze experts reconnus, y salue la décision du pays d'inscrire dans la loi un objectif de neutralité carbone en 2050 (impliquant que la France n'émette pas plus de gaz à effet de serre que ses "puits" - sols, forêts... - ne peuvent en absorber). Mais "au rythme actuel, les engagements de la France ont peu de chance d'être tenus", explique sa présidente, la climatologue Corinne Le Quéré. "Tant que l'action en réponse au changement climatique restera à la périphérie des politiques publiques, la France n'aura aucune chance d'atteindre la neutralité carbone en 2050. Pour cela il faut que les mesures pour réduire les émissions deviennent une priorité nationale, au cœur des décisions des acteurs publics et privés", souligne la scientifique, co-auteur de trois rapports du Giec.Le Haut conseil réclame des réformes structurellesSur ces quatre dernières années, la France n'a ainsi pas tenu ses objectifs de réduction d'émissions, et si 2018 a été meilleure, les conditions météo y ont largement contribué, note le rapport. En cause notamment, les transports (31% des émissions): la demande croît, l'électrification est en retard... Mais aussi les bâtiments (19% du total), un sujet actuellement au cœur de vives discussions au Parlement sur le traitement à réserver aux "passoires énergétiques". Pour le Haut conseil, il faut des réformes structurelles pour mettre le climat "au cœur de l'action publique". Dans un communiqué mardi soir, le Premier ministre Edouard Philippe, tout en répétant que la lutte contre le changement climatique est "une priorité du gouvernement", reconnaît que l'action doit "être amplifiée au regard de l'urgence". Rappelant que Corinne Le Queré sera auditionnée début juillet lors du prochain Conseil de défense écologique, il assure que le gouvernement "présentera à cette occasion les premières réponses et les suites qu'il compte donner aux recommandations du Haut conseil, dont certaines seront prises en compte dès l'examen parlementaire du projet de loi relatif à l'énergie et au climat".
Microscopiques et hyper résistants: des chercheurs ont mis au point de minuscules robots, de la taille d'un cheveu, qui avancent sur quatre pattes, selon une étude publiée dans la revue Nature.
"Ces robots sont si petits qu'ils sont invisibles à l'œil nu. Ils possèdent quatre pattes, alimentées par des cellules solaires embarquées. En envoyant une lumière laser sur ces cellules photovoltaïques, nous pouvons faire bouger les jambes, ce qui fait marcher le robot", explique à l'AFP Marc Miskin de l'Université de Cornell aux Etats-Unis.Chaque robot est constitué d'un simple circuit fabriqué à partir de cellules photovoltaïques en silicium (le corps) et de quatre actionneurs électrochimiques (les pattes).Selon l'étude, ces mini-robots de 0.1 mm sont robustes, et peuvent survivre à des environnements très acides et encaisser des variations de température de plus de 70 degrés Celsius.Ces robots - les chercheurs en ont produit plus d'un million - "pourraient être injectés au moyen d'aiguilles hypodermiques, offrant ainsi la possibilité d'explorer des environnements biologiques", note l'étude. Ou encore être utiles en science des matériaux, par exemple pour la réparation de matériaux à l'échelle micro."50 ans de réduction de l'électronique ont conduit à des technologies remarquablement minuscules: vous pouvez construire des capteurs, des ordinateurs, de la mémoire, le tout dans des espaces très réduits. Mais si vous voulez un robot, vous avez besoin d'actionneurs, de pièces qui bougent", explique Marc Miskin. Mais qui bougent sans avoir à embarquer avec eux une source d'énergie trop lourde ou trop volumineuse. Pour l'instant ces microscopiques robots à quatre pattes sont encore loin d'être parfaits: ils sont notamment lents et incontrôlables. Mais associés à des composants microélectroniques, ils pourraient permettre de construire des micro-robots totalement autonomes, notent les auteurs. "Bien que non autonomes dans leur forme actuelle, ils peuvent être considérés comme une plate-forme à laquelle on pourrait fixer des +cerveaux+", expliquent Allan Brooks et Michael Strano de l'Institut de technologie du Massachusetts dans un commentaire publié également dans Nature.Mais "pour arriver aux applications, il reste encore beaucoup de travail à faire", prévient Marc Miskin.
De la Colombie au Sénégal, en passant par la Malaisie ou la Macédoine du Nord, l'AFP est partie à la rencontre de jeunes de la "Génération Z", la classe d'âge des 15-24 ans qui ont choisi de tirer profit du confinement pour s'engager.
L'Histoire décidera s'ils sont devenus la "Génération coronavirus", marqués à jamais par la pandémie qui a paralysé au moins la moitié de l'humanité alors qu'ils entraient dans l'adolescence ou entamaient leur vie d'adulte.En attendant, les jeunes gens rencontrés ont décidé d'aider à lutter contre les effets du Covid-19 en mettant leur énergie ou leurs compétences au service de leur communauté ou de leurs idéaux, grâce aux nouveaux outils technologiques ou un usage créatif des réseaux sociaux. Leur manière de construire aussi "le monde d'après".- Solidaire au-delà du smartphone -"Si je ne fais pas de bénévolat et que des gens comme moi ne le font pas, alors qui le fera?" s'interroge la réfugiée palestinienne Malak Sabah, 24 ans, cheville ouvrière de la désinfection des rues dans le camp surpeuplé de Wavel (Liban), où elle habite depuis sa naissance.Reconnaissable à son gilet jaune, la jeune femme s'est portée volontaire pour combattre le coronavirus après l'apparition du premier cas dans le camp fin avril."Nous avons lancé une campagne de sensibilisation car certaines personnes ne prenaient pas la chose au sérieux", explique-t-elle. Un engagement qui tranche avec les stéréotypes sur cette génération née avec les plateformes technologiques comme Google, Amazon ou Facebook, laquelle serait davantage encline à passer ses journées devant Netflix ou les jeux vidéo qu'à se soucier de ses voisins.Les jeunes "ont pris conscience du pouvoir des réseaux sociaux pour diffuser des messages" et du fait qu'ils étaient les mieux placés "pour aider les plus vulnérables", assure le sportif français Walid Badi, 24 ans, à Ivry-sur-Seine, à côté de Paris.La crise sanitaire a montré "que nous ne sommes pas bons qu'à rester chez nous accrochés à nos smartphones mais bien ancrés dans la réalité", complète-t-il.Pendant que les stars du sport ont enchaîné les "lives" sur Instagram pour aider leurs fans à mieux supporter l'arrêt des compétitions, ce handballeur professionnel a préféré mettre son statut et son temps libre au service des sans-abris.Avec son association "Solidaritess", Walid a multiplié avec ses amis les maraudes et distributions de vêtements au profit des "grands oubliés" du confinement.- Drone et imprimante 3D - Loin de la course aux brevets juteux, des "geeks" surdoués ont partagé leur savoir-faire. Face aux restrictions de circulation, le Vénézuélien Jose Otero, 22 ans, a inventé un drone "low cost" pour transporter médicaments et résultats de tests de dépistage à Barranquilla, dans le nord de la Colombie."Auparavant, on nous disait qu'il fallait nous séparer de nos gadgets technologiques parce que cela nous isolait, mais actuellement c'est ce qui nous rapproche", s'enthousiasme le jeune exilé.Pour endiguer la propagation du virus à Dakar, le Sénégalais Ibrahima Cissé, 23 ans, a construit avec ses camarades de l'Ecole Polytechnique un vélo amélioré, doté à l'arrière d'un haut-parleur diffusant un message de prévention à l'attention des "populations qui ont du mal à se confiner chez elles" et d'un distributeur de gel hydroalcoolique. "Nous sommes en train d'apprendre comment être utiles à la population, à la planète" à travers des projets prenant "plusieurs critères en compte: l'environnement, les besoins des populations et aussi la réduction des coûts car nous sommes dans un pays pauvre et il ne fallait pas penser à des projets extravagants", explique le futur ingénieur. A Paris, le collégien Roméo Estezet, 15 ans, s'est spécialisé dans l'impression 3D de visières de protection. Plus de 1.500 pièces sont déjà sorties des appareils amassés dans sa chambre d'ado, soit 80 par jour."Mon rêve, c'est de montrer à d'autres jeunes l'utilité et surtout la facilité de cette technologie qui met la production d'objets à portée de tous", en particulier en temps de crise, expose-t-il.- L'art, plus fort que l'isolement -Pour d'autres jeunes coincés dans le huis-clos angoissant de petits appartements dans des villes condamnées à vivre au ralenti, l'art a permis de briser les barrières du confinement.La Malaisienne Wan Jamila Wan Shaiful Bahri, peintre autiste de 17 ans, a réalisé une série de tableaux intitulée "Nos héros" pour rendre hommage "à toutes les personnes en première ligne" contre la pandémie qui a fait plus de 387.000 morts dans le monde."Je compile toutes les histoires que j'ai vues aux informations", confie l'adolescente plus connue sous le surnom "Artjamila", en tenant fièrement sa toile peuplée de bonshommes masqués vêtus de bleu, aux grand yeux noirs visiblement inquiets.Cette autodidacte, qui a passé huit heures en moyenne par jour dans son atelier en banlieue de Kuala Lumpur pendant les deux premiers mois du confinement, a vu l'une de ses oeuvres sélectionnée pour une campagne de sensibilisation du ministère de la Santé.Eva Stojcevska, une lycéenne de 16 ans habitant le centre de Skopje (Macédoine du Nord), s'est creusé les méninges pour maintenir en vie sa passion: le théâtre. Avec l'arrivée du virus dans le petit pays des Balkans début mars, les représentations où elle devait jouer ont été annulées. Pour sauver le festival culturel annuel de son école, Eva et ses amis ont remodelé le programme sur Facebook où plusieurs dizaines d'artistes ont pu présenter leurs spectacles en direct.Avec plus de 40.000 vues cumulées et des commentaires dithyrambiques, "cela s'est avéré beaucoup mieux que prévu", dit-elle.- Révolutions en suspens - De Hong Kong à Santiago, en passant par Alger, Bagdad ou Beyrouth, la pandémie a mis en suspens les aspirations au changement exprimées par les mouvements pro-démocratie qui ont secoué la planète avant l'apparition du nouveau coronavirus.Mais ce n'est qu'une "pause", prévient la Chilienne Camila, trompettiste de 24 ans préférant taire son nom de famille, qui a participé aux manifestations contre les inégalités sociales dans son pays depuis fin octobre.D'autant que les autorités chiliennes n'ont pas été à la hauteur des enjeux sanitaires, selon elle, qui reproche à l'exécutif de droite d'avoir favorisé la reprise de l'activité économique alors que l'Amérique latine est devenue depuis fin mai l'épicentre de la pandémie. "Ce gouvernement préfère vous faire mourir plutôt que voir ses entreprises subir des pertes", fustige-t-elle.Des habitants de Santiago ont déjà bravé le confinement obligatoire pour manifester et réclamer des aides alimentaires en réponse à l'explosion du chômage dans les quartiers les plus pauvres de la capitale."Quand la pandémie prendra fin, nous allons nous souvenir de ce que (le gouvernement) nous a fait vivre, prévient Camila. Beaucoup de gens vont descendre dans la rue parce qu'ils ont perdu un être cher et qu'ils n'ont pas pris les mesures pour prendre soin de nous."- Et l'avenir ? -Au-delà des sentiments d'injustice, et de colère parfois, les jeunes rencontrés expriment beaucoup d'optimisme. Ils veulent croire que le monde tirera des enseignements positifs de la pandémie pour préserver leurs perspectives d'avenir."J'espère que les gens seront plus conscients de leur santé, de l'environnement autour d'eux et comprendront que même leurs plus petits pas peuvent influencer tout le monde", plaide Eva Stojcevska à Skopje, insistant sur la menace climatique qui plane sur les futures générations.Le handballeur français Walid Badi rêve, lui, d'une société davantage tournée vers "l'égalité, la cohésion sociale et le rassemblement"."Et qu'on se rende compte que certains métiers, d'habitude négligés, sont au final plus importants. On m'a souvent dit: réussis bien tes études, sinon tu vas devenir caissier. Au final, s'il n'y avait pas eu de caissiers, on serait tous morts de faim !"Mais les 15-24 ans sont déjà les principales victimes du marasme économique né de la pandémie avec un jeune sur six sans emploi, indiquait fin mai l'Organisation internationale du travail (OIT)."Je vois le monde post-Covid avec beaucoup d'incertitudes pour beaucoup de gens", dit le Vénézuélien Jose Otero. Alors que le coût économique et social de la crise sanitaire dans le monde est hors du commun, la réfugiée palestinienne Malak Sabah sait que "des temps difficiles sont à venir". "Mais ils ne durent pas éternellement", dit-elle.
Le nombre de décès au Mexique liés à la consommation d'alcool frelaté depuis le début de l'épidémie de coronavirus s'établit à 138, ont annoncé dimanche les autorités locales.
Dans l'Etat de Puebla, "au moins 96 personnes ont été intoxiquées par la consommation d'alcool présumé altéré; 70 sont décédées, 15 sont hospitalisées et 11 sont sorties de l'hôpital", a déclaré le secrétariat à la santé de cet Etat du centre-est. "Les hospitalisés sont, pour la plupart, dans un état grave".Environ 80 personnes ont assisté à des funérailles mardi à Chiconcuautla (à 200 km au nord-est de Mexico), principal foyer d'intoxication au "refino", une eau-de-vie de canne typique de la région, de conception artisanale.Vingt-trois personnes sont mortes dans les heures suivant cette veillée funèbre, selon les autorités.La mairie de Chiconcuautla a affirmé que cet alcool avait été "altéré", c'est-à-dire que des substances alternatives ont été utilisées pour réduire les coûts de sa fabrication.Selon les autorités, la crise sanitaire provoquée par l'épidémie de coronavirus a engendré des pénuries de plusieurs boissons alcoolisées, notamment de bière, ce qui pousse certaines personnes à consommer de l'alcool d'origine douteuse.Les grands brasseurs du pays, comme Grupo Modelo qui fabrique la célèbre Corona (marque d'Anheuser-Busch InBev), ou Heineken, avec des marques comme Tecate ou Sol, ont cessé leur production début avril, et comptent la reprendre en juin.D'autres décès de même type ont été répertoriés dans les Etats de Jalisco (ouest), Morelos (centre), Yucatan et Veracruz (est), pour un total de 138 ces dernières semaines, selon les autorités locales.Au Mexique, la maladie du Covid-19 a officiellement contaminé 49.219 personnes et fait 5.177 morts.
Invité des matinales de France 2 et LCI, l'ancien ministre sociale a doublement taclé la politique économique menée par la majorité actuelle.
Le gouvernement d'Édouard Philippe a pris de "mauvaises décisions" qui se ressentent sur la croissance. Voilà le message scandé par Michel Sapin. L'ancien ministre des Finances était l'invité de deux matinales télévisées, ce jeudi 23 août. Dans l'émission Les 4 Vérités deFrance 2 tout d'abord, ce fidèle de François Hollande a estimé que l'objectif de 1,8% de croissance cette année serait "extrêmement difficile" à atteindre. "Ça me paraît impossible !", a-t-il même lancé. "La politique qui a été menée a mis un coup d'arrêt à la croissance et n'a pas donné les bonnes réponses." "ILS SONT OÙ CES PREMIERS DE CORDÉE ?""Le cœur du sujet, c'est ces 7 milliards d'euros qu'on a accordés aux premiers de cordée. Ils sont où ces premiers de cordée ? Est-ce qu'ils ont investi plus ? Non", a encore critiqué l'ex-ministre, reprenant une expression employée par Emmanuel Macron en octobre dernier, durant sa première interview télévisée depuis son installation à l'Élysée. "C'est un cadeau qui ne sert à rien du point de vue économique". De manière globale, "l'aide aux entreprises a baissé, l'aide aux gros contribuables français a augmenté, et c'est ça qui est aujourd'hui la cause du problème du déséquilibre" budgétaire, a insisté l'ancien ministre socialiste, cette fois dans la matinale de LCI.Michel Sapin s'est montré particulièrement incisif envers Emmanuel Macron, qui ne "s'adapte pas" à la réalité, selon lui. "On peut faire des erreurs, mais il vaut mieux reconnaître les erreurs pour pouvoir les corriger, mais là, il n'adapte pas." Interrogé sur la proposition du député La République en Marche Aurélien Taché d'appliquer une dégressivité aux allocations chômage des cadres, l'ancien ministre a par ailleurs estimé que cela "ne résoudr(ait) rien en termes de déséquilibre" du financement du chômage. "Si vous baissez les indemnités de ceux qui cotisent le plus, il faut aussi baisser (leurs) cotisations", et les finances de l'assurance-chômage seraient alors "perdantes", a-t-il expliqué sur LCI.
Après plus de 40 années sur Europe 1, Julie Leclerc va être remplacée dans la matinale par Céline Da Costa, selon les informations du Journal du dimanche.
Europe 1 peaufine encore et toujours sa grille de rentrée. La radio en très grande difficulté dans les audiences tente le tout pour le tout en basculant la quasi-totalité de ses programmes. Après l'annonce de nombreux départs, c'est cette fois-ci autour de la voix historique de la radio, Julie Leclerc, de laisser sa place, révèle Le Journal du dimanche. En juin dernier déjà, l'émission de Yann Barthès, Quotidien, annonçait que Julie allait progressivement "disparaître de la grille" de la station. "Je suis très attachée à cette maison et je n'envisage pas pour l'instant de prendre ma retraite", avait alors réagi l'intéressée.Chez Europe 1 depuis 1972Pourtant deux mois plus tard, elle sera bien remplacée par Céline Da Costa dans la matinale. Celle qui fêtera ses 69 ans le 7 septembre prochain continuera à intervenir sur Europe 1 lors de la chronique quotidienne de Nicolas Canteloup à 8h45. Elle officie sur la station depuis le 8 mai 1972. "On me qualifie de présentatrice ou de meneuse de jeu", avait raconté au Figaro celle qui se considère comme "animatrice". Elle était en tout cas bien la meneuse de jeu de la matinale d'Europe 1 depuis 2008. Elle a donc vu se succéder Marc-Olivier Fogiel, Bruce Toussaint, Thomas Sotto et, la saison dernière, Patrick Cohen. Elle n'aura pas la chance de partager l'antenne cette année avec Nikos Alliagas, le nouvel animateur de la matinale.C'est donc Céline Da Costa qui viendra prendre la place de Julie Leclerc. À 42 ans, elle quitte franceinfo où elle y présentait la météo depuis 2015. Après être déjà passée sur Europe 1 entre 2013 et 2015 comme meneuse de jeu l'après-midi, elle va rendosser ce rôle dès la rentrée prochaine.Tous ces changements chez Europe 1 interviennent alors que les audiences sont catastrophiques. Le nouveau patron, Laurent Guimier, espère ainsi attirer de nouveaux auditeurs et relancer la machine.