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Dans une interview à BFMTV, l'avocate des parents de la petite cousine de Nordahl Lelandais, qu'il aurait agressée sexuellement, a confié que la famille était bouleversée.
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Nordahl Lelandais doit être une nouvelle fois entendu mardi 3 juillet. Mis en examen pour les meurtres de la petite Maëlys et du caporal Arthur Noyer, l'ex-maître chien est également soupçonné d'agression sexuelle sur sa petite cousine après la découverte par les enquêteurs d'une vidéo sur son téléphone portable.Convoqués par les enquêteurs, les parents de la fillette ont été traumatisés par ce qui leur a été montré. "Les enquêteurs leur ont montré des passages de cette vidéo. Ce qu'ils ont vu, c'est une main, un bras qui écarte la culotte d'une petite fille endormie", explique à BFMTV Caroline Rémond, avocate des parents. Et d'ajouter : "La douleur, le traumatisme que j'ai vus chez ces parents, c'est rare. Ils ont évidemment connu l'affaire Maëlys avant même de savoir que leur fille avait également subi des actes de la part de Nordahl Lelandais. On peut imaginer qu'ils sont totalement bouleversés".Des parents d'autant plus sous le choc qu'ils soutenaient Nordahl Lelandais. "Ils n'ont remarqué à aucun moment un comportement pouvant expliquer ce qui est arrivé", explique l'avocate des parents de la fillette, précisant également que l'ex-militaire était même "apprécié". Selon BFMTV, les faits se seraient déroulés chez les parents de Nordahl Lelandais à Domessin, en Savoie, où ces cousins maternels, originaires du sud de la France, passaient le week-end. C'était une semaine jour pour jour avant la disparition de la petite Maëlys.Demain, lors de son interrogatoire, Nordahl Lelandais devrait être confronté à cette vidéo. Il pourrait être mis une nouvelle fois en examen. BFMTV précise également que les parents de la petite fille ont quant à eux porté plainte pour agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans.
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VIDÉOS. Emmanuel Macron a été sifflé et interpellé lors de son discours devant le congrès de la Mutualité ce mercredi 13 juin à Montpellier.
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Après avoir critiqué la veille le "pognon de dingue" mis dans les aides sociales sans résoudre la pauvreté, le chef de l'État a enfoncé le clou mercredi en estimant qu'il ne fallait pas se "contenter de la redistribution monétaire" et souhaité des solutions "plus efficaces que de l'argent mis sur la table"."Nous vivons dans un pays où la promesse républicaine est souvent déçue car nous avons maintenu les droits formels qui souvent n'existent que sur le papier, c'est ça l'indignation française contemporaine. Pourtant nous consacrons toujours davantage de notre richesse à la protection sociale", a-t-il expliqué."Bousculer une société devenue société de statut""S'attaquer aux inégalités, c'est s'attaquer à leur racine, c'est vouloir bousculer une société devenue société de statut, c'est vouloir reconnaître que tous ces défis ne sont pas seulement monétaires, c'est vouloir en quelque sorte réinventer (...)", a-t-il poursuivi avant d'être interrompu par quelques sifflets venus des acteurs de la mutualité réunis au Corum de Montpellier. "Vous me sifflerez à la fin si vous voulez, mais laissez moi terminer, d'autant que je ne vous aperçois pas", a lancé le chef de l'État. "Il ne faut pas considérer qu'il y aurait d'un côté ceux qui croient dans la transformation sociale et qui aligneraient les ligne de crédit et ceux qui n'y croient pas et qui seraient forcément pour réduire les dépenses. Mauvaise nouvelle : les dépenses sociales, vous les payez, nous les payons", a-t-il lancé, alors que plusieurs de ses ministres ont évoqué une réduction des aides sociales."Notre système est plus inégal qu'il y a 30 ans, plus déterministe, s'attaquer aux inégalités c'est s'attaquer à leurs racines, bousculer une société de statuts, vouloir réinventer". "Ce que je veux pour ce quinquennat, c'est le combat d'une vie digne, ça ne veut pas dire promettre de rester là où on est né, là où on est tombé. Nous devons bâtir un Etat providence de la dignité et de l'émancipation" par une "révolution profonde qui redonne aux Français leurs droits".Interpellé sur la réforme des retraitesEmmanuel Macron a également annoncé la présentation d'une loi sur les retraites "au début de l'année 2019". Celle-ci devrait être "votée dans le premier semestre" de la même année. "La refonte de l'ensemble de notre système de retraite", conduira selon le président vers un "système (...) qui permettra qu'un euro cotisé donne le même montant de droit"."Que nous fassions progressivement converger l'ensemble des régimes existants qui s'étaient construits dans des différences aujourd'hui devenues inexplicables, c'est la clé pour rétablir (...) la justice du système (...) C'est la clé pour répondre à la défiance collective dans laquelle nous nous sommes installés et aussi pour répondre au défi du vieillissement", a-t-il ajouté, coupé par des interventions dans la salle."Nous avons choisi de ne pas faire une énième réforme budgétaire privilégiant le court terme", a-t-il justifié, appelant à "enfin remettre à plat l'édifice".
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Bahreïn est devenu vendredi le quatrième pays arabe à normaliser ses relations avec Israël, un triomphe pour l'Etat hébreu et le président américain Donald Trump, qui brigue un second mandat en novembre.
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C'est un accord rêvé pour les conservateurs israéliens et américains qui ont toujours cherché à obtenir des pays arabes qu'ils reconnaissent Israël sans qu'un Etat soit créé pour les Palestiniens, lesquels ont immédiatement dénoncé Manama. Cette annonce, quelques semaines à peine après la décision des Emirats arabes unis de reconnaître l'Etat hébreu, intervient dans un contexte de tensions croissantes avec l'Iran, ennemi juré des monarchies du Golfe, d'Israël et de l'administration de Donald Trump.L'impact de cette décision diffère selon les parties concernées.- Assurance pour Bahreïn -La petite île du Golfe, où la dynastie sunnite au pouvoir accuse régulièrement l'Iran de fomenter des troubles dans sa population largement chiite, abrite une importante base navale américaine, siège de la 5e Flotte de l'US Navy.Donald Trump a rompu avec la politique de son prédécesseur Barack Obama en vendant des armes à Bahreïn malgré les accusations de violations des droits humains dans le pays, et a encouragé le royaume à renforcer ses liens officieux avec Israël.C'est d'ailleurs de Manama que son gendre et conseiller, Jared Kushner, a lancé son plan de paix au Proche-Orient l'an dernier.Pour Will Wechsler, de l'Atlantic Council, les monarchies du Golfe redoutent le désengagement américain de la région, qu'elles considèrent comme "extrêmement inquiétant".Les centres historiques du pouvoir arabe comme Le Caire, Damas ou Bagdad étant confrontés à des crises internes, les pays du Golfe s'inquiètent de la montée en puissance d'acteurs non-arabes comme l'Iran, la Turquie et la Russie."Ce que vous voyez aujourd'hui, c'est l'émergence d'une nouvelle coalition pour contrer ces acteurs", explique M. Wechsler.Israël et les monarchies du Golfe "ne sont pas des alliés naturels", ajoute-t-il. "Il y a des différences culturelles mais elles sont en train d'être surmontées parce qu'ils partagent cette analyse géopolitiques et des opportunités de coopération dans d'autres domaines", notamment économique.- Victoire pour Israël -C'est aussi une réussite pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui est attendu la semaine prochaine à la Maison Blanche pour signer deux accords d'un coup, avec les Emirats arabes Unis et avec Bahreïn.Ils sont les troisième et quatrième pays arabes à établir des liens diplomatiques avec l'Etat hébreu, plus de 20 ans après la Jordanie (1994) et l'Egypte (1979).La principale concession de l'Etat hébreu a été de renoncer à un projet d'annexion de la plus grande partie de la Cisjordanie, mais Israël n'a fait aucune avancée sur la création d'un Etat palestinien, que les Emirats et Bahreïn disent toujours considérer comme leur objectif.Selon Will Wechsler, l'annexion prévue aurait de toutes façons été "une catastrophe stratégique majeure" pour Israël et la reconnaissance des pays arabes permet à l'Etat hébreu "d'éviter de se tirer une balle dans le pied", notamment dans l'hypothèse où Joe Biden, qui y était opposé, remporterait la présidentielle américaine.L'Autorité palestinienne a qualifié la décision de Bahreïn de "coup de poignard dans le dos de la cause palestinienne et du peuple palestinien".- Nouveau succès pour Trump- Le Président américain, à qui Israël et Bahreïn ont laissé l'honneur d'annoncer leur accord, s'est félicité de ce succès, quelques jours à peine après s'être réjoui d'avoir reçu une nomination pour le prix Nobel de la Paix, grâce à l'accord avec les Emirats. En outre, l'annonce intervient au moment même où le gouvernement afghan entame des négociations de paix historiques avec les talibans, un autre progrès vers un objectif clé de M. Trump, qui a promis de mettre un terme aux "guerres sans fin".Brian Katulis, du groupe de réflexion progressiste Center for American Progres, salue l'accord avec Bahreïn mais doute que M. Trump y ait joué un grand rôle."L'accord est largement le résultat d'un basculement d'intérêts et d'alliances qui a commencé il y a plusieurs années", souligne-t-il. "Il est peu probable que cet accord, combiné à celui entre les Emirats et Israël, modifie fondamentalement l'instabilité globale au Proche-Orient".
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Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a effectué mercredi une visite surprise à Tripoli, siège du gouvernement d'union (GNA), dont Ankara est le principal allié dans le conflit entre pouvoirs rivaux libyens.
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Il s'agit de la plus importante délégation turque à se rendre sur place depuis l'offensive lancée en avril 2019 par le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est libyen, pour tenter de prendre Tripoli.Cette tentative a récemment échoué, le GNA, à la faveur d'un soutien militaire turc accru, parvenant même à chasser les pro-Haftar de tout le nord-ouest du pays.Arrivé à la mi-journée, M. Cavusoglu était accompagné du ministre des Finances, Berat Albayrak, et du chef des Services de renseignement, Hakan Fidan.Ces responsables turcs se sont entretenus avec le chef du gouvernement d'union Fayez al-Sarraj des "derniers développements de la crise" en Libye et des "efforts internationaux pour la résoudre", a indiqué le GNA dans un communiqué.Selon la même source, il a notamment été question du "suivi de la mise en oeuvre du mémorandum d'accord militaire et de sécurité" signé en novembre 2019 entre Tripoli et Ankara.C'est en vertu de cet accord controversé qu'Ankara a renforcé son appui armé au GNA, faisant pencher la balance en faveur de ce gouvernement reconnu par l'ONU au détriment du camp du maréchal Haftar, soutenu par la Russie, l'Egypte et les Emirats arabes unis.Si la Libye est en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la bataille de Tripoli a vu une implication croissante de puissances étrangères.Les dernières semaines ont ainsi été marquées par des tensions entre la Turquie et la France, accusée malgré ses dénégations d'avoir misé sur le maréchal Haftar jusqu'à ses récents revers militaires.Paris a jugé "inacceptable" l'interventionnisme turc, Ankara rétorquant que la France était à ses yeux le principal "obstacle" à la paix en Libye.A Tripoli, la visite du chef de la diplomatie turque a aussi été l'occasion d'évoquer "le retour des entreprises turques" dans le pays, d'après le GNA.Avant 2011, les entreprises turques du BTP avaient conquis de larges parts du marché libyen, mais les projets avaient été abandonnés avec le renversement de Kadhafi.
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Dans un entretien accordé au Monde, la ministre dévoile son plan pour donner "une représentation plus ressemblante de notre société" dans les établissements les plus prestigieux de l'Enseignement supérieur.
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Normal' Sup, Polytechnique, HEC... La variété des profils au sein de ces établissements est un cheval de bataille affiché du gouvernement, qui souhaite plus de "diversité géographique et sociale" dans les grandes école. l'accès. "Il est temps d'avoir (...) une représentation plus ressemblante de notre société, dans sa diversité géographique et sociale", estime Frédérique Vidal dans un entretien publié mardi 4 juin. Ces déclarations interviennent en pleins travaux préparatoires à la suppression de l'ENA, qui est dans le périmètre de la fonction publique.Premières propositions d'ici le milieu de l'étéFrédérique Vidal pointe un paradoxe : l'enseignement supérieur compte "38% de boursiers, mais ils sont seulement 19% à l'Ecole normale supérieure (Paris) ou encore 11% à Polytechnique, qui ne réunissait que 2% d'enfants d'ouvriers et d'employés dans sa dernière promotion". Face à ces constats, la ministre a annoncé qu'elle va envoyer ce mardi "une lettre de mission aux directeurs de l'Ecole Polytechnique, des écoles normales supérieures (Paris, Saclay, Lyon) mais aussi d'HEC, de l'Essec et de l'ESCP Europe, qui sont partants pour s'engager sur le sujet". Les premières propositions sont attendues "mi-juillet". Le supérieur privé en France : la cohérence de l'Etat dans son incohérence [Pierre Tapie]par Xerfi CanalLa ministre se dit notamment prête à créer des voies alternatives aux concours. "Sciences Po a été pionnier avec cette autre voie d'entrée ouverte en 2001 (pour les lycéens de quartiers défavorisés, ndlr), mais il est intéressant de noter que l'école réfléchit actuellement à aller plus loin", note-t-elle.La ministre distingue "trois aspects", qui devront être examinés : ► Diversification des voies d'accès► Contenu des formations et la vie étudiante► Egal accès aux fonctions et aux emplois à la sortieS'il faut en passer par la voie législative, on le fera", indique Frédérique Vidal."Il n'est plus possible d'avoir des chances infinitésimales de rejoindre certains grands établissements si on ne vient pas d'une classe préparatoire parisienne", ajoute-elle, mettant en avant une "volonté politique forte".
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Cette prise de position aura le mérite de la clarté. Le député PS Malek Boutih ne soutiendra pas François Hollande dans la perspective de l'élection présidentielle de 2017, et entend "pousser" Manuel Valls à se présenter à l'Elysée.
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L'ancien président de SOS Racisme souhaite inciter l'actuel Premier ministre à se lancer dans la course car il y a "non assistance à gauche en danger". Quant au cas de François Hollande, "la question qui est posée, c'est quitte ou double. Sincèrement, moi je suis pour le quitte, pas le double", a ainsi déclaré Malek Boutih à l'antenne de RTL, ce jeudi 20 octobre. Le chef de l'Etat, que M. Boutih a soutenu en 2012, "a le droit de se présenter. Mais on n'est pas obligé d'acquiescer le fait présidentiel, l'obligation de se soumettre aux desiderata d'une personne", a poursuivi le député de l'Essonne, qui s'est "sincèrement effondré" à la lecture du livre "Un président ne devrait pas dire ça", dont les confidences polémiques du président de la République en exercice qu'il contient ont semé le trouble.Pour Malek Boutih, la solution alternative est limpide : Manuel Valls. "Pour l'instant, (il) ne veut pas. Moi j'ai envie de le pousser en disant: il y a non assistance à gauche en danger", a dit le député de l'Essonne, "fief" électoral du Premier ministre.
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L'ancien Premier ministre de 91 ans a été testé positif au Covid-19 mais n'est "pas en danger", a assuré son entourage à l'AFP.
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Edouard Balladur a été testé positif au Covid-19, ainsi que sa femme et son fils, a indiqué mardi 15 septembre le maire Les Républicains du XVe arrondissement de Paris, Philippe Goujon. "Il a de la fièvre, de la toux et une grande fatigue" mais "n'est pas en danger", a précisé l'édile, qui s'est entretenu au téléphone dans la matinée avec l'ancien chef du gouvernement (1993-1995).L'ancien Premier ministre est "isolé chez lui", a ajouté M. Goujon, qui avait avant 1995 et après 2007 précédé puis succédé à M. Balladur comme député de la 12e circonscription de Paris, sans préciser à quelle date le test avait été réalisé. Deux autres sources de l'entourage d'Edouard Balladur ont confirmé à l'AFP cette information. "Tout va bien", a assuré l'une, tandis que l'autre assurait qu'il est ""en pleine forme".L'ex-chef du gouvernement de François Mitterrand s'ajoute ainsi à la liste des politiques français à avoir été contaminés. Pour rappel, le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit, les ministres et ex-ministres Franck Riester, Emmanuelle Wargon et Brune Poirson, ainsi que le président LR Christian Jacob, le maire de Nice Christian Estrosi et plusieurs autres députés du parti ont contracté le virus au printemps.Le président LR du conseil départemental des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, un proche et ancien ministre de Nicolas Sarkozy, est mort le 29 mars du Covid-19, tandis que Claude Goasguen, député Les Républicains de Paris est, quant à lui décédé d'un arrêt cardiaque des suites du Covid-19 le 28 mai.
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Selon l'urgentiste, il faut s'y préparer pour éviter le pire.
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Alors que les contaminations au Covid-19 repartent à la hausse et que le taux de positivité augmente, il faut s'organiser pour éviter le pire, prévient François Braun, président du puissant syndicat Samu-Urgences de France, et chef des urgences du CHR de Metz-Thionville (Moselle). Dans un entretien au Parisien publié dimanche, l'urgentiste explique que si les hôpitaux ne sont pas saturés, "on sent qu'on est à un point de bascule". "Depuis une dizaine de jours, on assiste à une augmentation assez importante de cas et cette hausse est constante de jour en jour. La seconde vague est là et il est temps de s'y préparer", souligne-t-il, ajoutant que l'hôpital s'attend à "un mois d'octobre compliqué". Les hôpitaux risquent-ils la saturation ? "Tout dépendra des comportements individuels. Si chacun respecte les gestes barrière, peut-être la circulation du virus sera-t-elle moins rapide, c'est ce qu'il faut espérer afin qu'on ne revive pas le pic brutal du printemps dernier", explique l'urgentiste, d'autant que les soignants sont "épuisés" et "désabusés". "Partout prédomine, après le Ségur de la santé, le sentiment de s'être fait rouler dans la farine, particulièrement dans les services d'urgences. Je suis inquiet des réactions possibles à venir, car en plus du Covid-19, nous nous attendons à voir défiler aux urgences tous ceux que la crise sociale va broyer", s'inquiète François Braun qui appelle le gouvernement à "prendre au sérieux cette nouvelle vague" et à "s'assurer que l'ensemble de l'hôpital est prêt". "Puisqu'il faut 'vivre avec le Covid-19', alors organisons-nous de façon structurelle, pérenne", ajoute le syndicaliste.
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Cette bactérie est naturellement présente sur la peau mais elle aurait muté.
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Une bactérie capable de causer des infections quasi incurables se propage sans être détectée dans les hôpitaux du monde entier, ont prévenu lundi 3 septembre des scientifiques australiens.Des chercheurs de l'Université de Melbourne ont découvert trois variantes de cette bactérie multirésistante dans des échantillons provenant de 10 pays, incluant des souches d'Europe qui ne peuvent être maîtrisées de manière fiable par aucun médicament actuellement sur le marché."Nous avons commencé avec des échantillons en Australie", puis avec d'autres prélèvements obtenu un "aperçu global et constaté que la bactérie est présente dans de nombreux pays", a déclaré Ben Howden, directeur de l'Unité de diagnostic microbiologique du Laboratoire de santé publique de l'Institut Doherty de l'université de Melbourne. Les personnes âgées les plus touchéesLa bactérie est naturellement présente sur la peau. Mais la variété de la bactérie résistante aux antibiotiques infecte le plus souvent les personnes âgées, aux défenses immunitaires affaiblies ou des patients porteurs de dispositifs implantés, tels que des cathéters, des valves cardiaques ou des prothèses articulaires.La bactérie, un staphylocoque blanc dont le nom savant est Staphylococcus epidermidis, est apparentée au staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) résistant à l'antibiotique méticilline (le SARM) plus connu et plus mortel."Elle peut être mortelle, mais c'est généralement chez des patients qui sont déjà très malades à l'hôpital ... cela peut être assez difficile à éradiquer et les infections peuvent être graves", selon le scientifique. Quelles sont les différences entre bactéries et virus ?par FuturaD'après les chercheurs, cette bactérie multirésistante se répandrait rapidement en raison de l'utilisation particulièrement importante d'antibiotiques dans les unités de soins intensifs, où les patients sont les plus malades et des anti-infectieux puissants sont prescrits en routine.
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Le gouvernement lance, ce jeudi 31 mai, une grande consultation publique avant l'examen de la réforme des retraites, une promesse de campagne d'Emmanuel Macron.
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À partir de ce jeudi 31 mai, les Français sont invités à réfléchir à la future réforme des retraites. À l'occasion, une grande concertation publique a été lancée et durera jusqu'à fin 2018. Le site participez.reforme-retraite.gouv.fr propose ainsi de voter pour ou contre les "constats" et les "solutions" émises sur une dizaine de thèmes. Même si le projet de loi ne sera présenté en Conseil des ministres qu'en 2019 et que la réforme ne sera applicable qu'à partir de 2025, Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites, a détaillé les prémices de son projet dans les colonnes du Parisien. À quoi va ressembler la future retraite ? • La généralisation du système par points Emmanuel Macron l'avait promis pendant sa campagne, désormais, tout le monde sera logé à la même enseigne. Le système par points, qui existe déjà pour tous les régimes complémentaires français, mais aussi en Italie et en Suède, est "plus lisible, plus juste et adapté à la société de demain", selon Jean-Paul Delevoy. Une personne en activité accumulera un certain nombre de points durant sa carrière. Au moment de la retraite, ces points seront convertis en pension dont le montant dépendra de la durée de cotisations et de la "valeur du point", qui sera déterminée par l'État. "Le revenu donnera un droit à points, vous aurez une portabilité des droits quels que soient le type d'employeur et le secteur. L'objectif est qu'à carrière identique, revenu identique, la retraite soit identique", a expliqué Jean-Paul Delevoye au Parisien. "Le système par points s'appuiera uniquement sur la durée totale de carrière avec des règles identiques pour tous", a expliqué le haut-commissaire à la réforme des retraites à nos confrères. Le chef du chantier des retraites voudrait mettre fin aux inégalités privé-public : "Aujourd'hui, si vous avez un parcours dans la fonction publique ou dans le privé, vous n'avez pas la même retraite. Cela concourt à un sentiment d'inégalités profondes dans la société française", a-t-il justifié. • La fin de la durée de cotisation Un autre point sensible va être étudié par le gouvernement. Ce dernier souhaite mettre fin à la durée de cotisation obligatoire, qui est aujourd'hui de 43 ans. "Dans un système à points, la notion de durée disparaît. C'est votre nombre de points qui vous permet un arbitrage personnel : j'ai assez de points, ma retraite me paraît suffisante, donc je pars. A l'inverse, je n'ai pas assez de points, je reste", a justifié Jean-Paul Delevoye. À l'inverse, la réforme prévoit de maintenir l'âge minimum de départ à la retraite, c'est-à-dire 62 ans : "Nous avons besoin de garder un seuil en dessous duquel ils ne peuvent pas partir pour éviter que cela pèse sur la solidarité nationale", a-t-il détaillé. • Les 42 régimes spéciaux étudiés Les situations des 42 régimes, dit "spéciaux", seront étudiées au "deuxième semestre" : "Mon rôle sera de dire comment on justifie une différence, visant à donner des points supplémentaires à certains et pas à d'autres, et comment on accélère les convergences quand c'est possible", a expliqué Jean-Paul Delevoye.• Une dimension sociale Le haut-commissaire à la réforme des retraites l'affirme, la réforme "maintiendra et consolidera les solidarités". "Cela concerne les droits familiaux, la majoration pour enfants, les périodes d'invalidité, les séquences de chômage, les minima de pension et la pension de réversion. Cela représente aujourd'hui 20 % du volume des retraites, soit 60 milliards d'euros", a-t-il détaillé. Jean-Paul Delevoye veut également se pencher sur les "métiers d'ubérisation" souvent accompagnés "de faibles rémunérations et sans droits".
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Lors d'une répétition musicale, des dizaines d'élèves ont soudainement été pris de malaises difficilement explicables.
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Le collège d'Hasparren dans les Pyrénées-Atlantiques a vécu une situation vraiment très étrange. Vendredi 17 mai, la répétition musicale a tourné au cauchemar selon France Bleu. Une vague de malaises a soudainement touché les élèves. Les uns après les autres, une cinquantaine d'entre eux se sont effondrés. Immédiatement alertés, les secours ont pu arriver à temps. Douze victimes ont tout de même été transportées à l'hôpital afin d'être examinées.A la recherche de la cause de cet incident, les enquêteurs ont dans un premier temps pensé à une intoxication alimentaire. Une thèse réfutée par le parquet de Bayonne. «Il n'y a aucune contamination bactériologique des prélèvements d'eau, donc on a évacué cette source de contamination», confie Maritxu Blanzaco, la directrice de l'Agence régionale de la santé, à France Bleu Pyrénées-Atlantiques. Les conditions de la répétition musicale ont probablement joué sur la santé des jeunes. «C'est peut-être dû à la température élevée dans la salle, au nombre d'élèves importants et à des activités à charge émotionnelle qui peuvent constituer une source de stress», estime la préfecture des Pyrénées-Atlantiques dans un communiqué.Un malaise de groupe irrationnelleMême si des pistes existent, le diagnostic n'a toujours pas concrètement été établi. Même l'ARS reconnait qu'il n'existe pas «d'explications rationnelles». «Ça s'apparente à un syndrome collectif inexpliqué. Les spécialistes parlent de phénomène de groupe : un enfant fait un malaise vagal, un autre s'inquiète, puis ça a un effet de groupe», confie Blanzaco. «Ça existe, aussi surprenant que cela puisse paraître.» Les 300 élèves des collèges d'Hasparren, Bidache et Saint-Palais sont retournés à l'école. Sur Facebook, l'établissement a tenu à confirmer que le spectacle musical aurait malgré tout bien lieu le vendredi 24 mai.
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Les deux tourtereaux sont restés bloqués plus d'une heure dans la grande roue de Ouistreham, dimanche vers minuit. Le personnel les avait tout simplement oubliés.
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Dimanche soir, alors que toute la France fêtait la victoire des Bleus, un couple s'est retrouvé pris au piège en haut de la grande roue de Ouistreham, près de Caen, révèle le site Normandie Actu. Les amoureux ont voulu célébrer la deuxième étoile décrochée par l'équipe de France avec un tour de grande roue, mais visiblement le personnel était aussi à la fête. Les employés ont tout simplement oublié leurs clients, assis sagement dans leur nacelle. Le couple a du contacter les secours par téléphone pour être délivré, après une heure d'attente.
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Des directeurs et directrices d'école de Pantin (Seine-Saint-Denis) font part de leur colère après le suicide de leur collègue, "une figure du quartier".
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Son corps a été retrouvé dans le hall de son établissement le 23 septembre dernier. Ce jour-là, Christine Renon, directrice d'une école maternelle de Pantin, a mis fin à ses jours en laissant une lettre derrière elle. Elle y décrivait le désespoir et la solitude dans lesquelles ses conditions de travail l'avaient progressivement plongée. Alors que se tiennent ce jeudi les obsèques de la quinquagénaire et que plusieurs rassemblements sont prévus pour lui rendre hommage, plusieurs directeurs et directrices d'établissement de la ville de Pantin ont exprimé leur indignation dans une tribune publiée sur franceinfo. "Elle s'est toujours profondément investie dans son métier, probablement au point de ne plus parvenir à supporter la multiplication et la lourdeur des tâches exigées en permanence", écrivent les collègues de Christine Renon dans ce texte. "Dégradation de nos conditions de travail"Ils reviennent ensuite sur le contenu de la lettre qu'elle a laissée derrière elle et dans laquelle elle évoque tous les obstacles qui se sont dressés devant sa volonté d'exercer son métier convenablement. "Le contenu de son courrier fait écho à notre quotidien de directeurs·trices d'école, au regard de la dégradation de nos conditions de travail et de toutes les responsabilités qui reposent sur nos épaules", peut-on lire dans la tribune. Les signataires listent alors toutes les difficultés auxquelles ils font face au quotidien : "les enseignant·e·s débutant·e·s", les relations avec les parents, avec la municipalité, avec "un·e nouvel·le inspecteur·trice", "les conflits qu'on tente de désamorcer pour préserver la sérénité de l'école", les "dysfonctionnements matériels et humains", etc. Un geste "révélateur de la souffrance au travail partagée par l'ensemble des personnels"Ils demandent enfin au ministère de l'Education nationale de "prendre acte du geste désespéré de (Christine Renon) et de son dernier témoignage et réagir en conséquence". Rappelant que son suicide est "révélateur de la souffrance au travail partagée par l'ensemble des personnels de l'Education nationale au regard de la dégradation continue et permanente de leurs conditions actuelles de travail, en Seine-Saint-Denis et au-delà". En plus des rassemblements prévus en Seine-Saint-Denis, un préavis de grève a été déposé pour ce jeudi en début de semaine. La moitié des écoles de Seine-Saint-Denis devaient rester fermées, selon le SNUipp-FSU, le premier syndicat du primaire.
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Les propriétaires de résidences secondaires dans le petit village de Haute-Savoie du Biot n'en peuvent plus. Il y a un mois, ils ont lancé une pétition demandant au maire de la commune demandant de mettre un terme aux nuisances provoquées par les cloches des vaches qui paissent à proximité des chalets.
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Peine perdue.Presque exclusivement britanniques, douze propriétaires excédés avait réuni une vingtaine de signatures pour obtenir raison. Jeudi soir, le conseil municipal du Biot a mis un terme à la polémique en refusant de donner suites à la pétition, rapporte vendredi 15 septembre France Bleu Pays de Savoie. Il faut dire que l'affaire avait fait grand bruit sur les réseaux sociaux. Une pétition de soutien aux ruminants avait été lancée sur change.org, recueillant plus de 113.000 signatures. Vendredi dernier, une manifestation avait réuni 400 personnes, tandis que le maire du Biot avait reçu près de 2.000 mails de la France entière. "Même des Parisiens, dont le plaisir quand ils se rendent chez nous, est d'enregistrer le son des cloches pour pouvoir repasser le son l'hiver", a-t-il confié, selon Le Figaro.RESPECT DES TRADITIONS"Qu'on arrête une fois pour toutes cette polémique. On va garder nos cloches. Par ce vœu du conseil municipal, on ne fait que conserver nos traditions", a encore dit l'édile, cité par France Bleu. Le Conseil municipal a tout de même fait un geste, en promettant de déplacer un abreuvoir, dans l'espoir de limiter les déplacements des vaches. Par ailleurs, une seconde délibération prévoit que les nouveaux propriétaires soient désormais prévenus avant de construire. "C'est un devoir d'indiquer, à ceux qui viennent s'installer chez nous, les risques auxquels ils s'exposent", a indiqué le maire.L'éleveur propriétaire des bêtes affiche son soulagement et explique qu'au-delà de la tradition, ces cloches sont utiles à l'exercice de son métier. "C'est un outil de travail, ça me permet de retrouver les vaches quand elles s'égarent. Mon exploitation s'étend sur 25 hectares. Même avec les cloches, il est parfois difficile de les retrouver", a-t-il dit au Figaro.
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Le conseil municipal d'Hamilton, en Nouvelle-Zélande, a retiré vendredi la statue d'un commandant britannique mort au XIXe siècle auquel cette ville doit son nom, à l'instar de multiples agglomérations dans le monde qui ont décidé de rééxaminer leurs références historiques et coloniales.
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Une grue a retiré vendredi matin le monument en bronze représentant le capitaine John Fane Charles Hamilton, comme le demandaient des organisations maories, alors que des associations antiracistes menaçaient de la détruire.Le conseil municipal a reconnu que ce retrait, qui s'est fait sous les vivats d'un petit groupe de spectateurs assistant à la scène, s'inscrivait dans un effort pour débarrasser l'espace public des éléments de patrimoine "considérés comme représentant la discorde entre les cultures ou la répression". Cet examen de conscience a été précipité par le mouvement antiraciste relancé aux Etats-Unis, puis dans le monde, par la mort de l'Afro-Américain George Floyd aux mains de la police."De plus en plus de personnes considèrent cette statue comme une insulte personnelle et culturelle", a déclaré la maire Paula Southgate."Nous ne pouvons pas ne pas tenir compte de ce qui se passe partout dans le monde, et nous ne devrions pas le faire. Au moment où nous essayons d'encourager la tolérance et la compréhension, je ne crois pas que cette statue aide à rapprocher les gens", a-t-elle dit.Hamilton fut un commandant de la marine britannique qui combattit les indigènes Maoris qui défendaient leurs terres face à l'expansion coloniale britannique au XIXe siècle. Il fut tué en 1864 lors de la Bataille de Pukehinahina.La statue fut donnée en 2013 au conseil municipal, qui a précisé que son retrait avait été demandé par la tribu maorie Waikato-Tainui.Des manifestants antiracistes avaient affirmé qu'ils détruiraient cette statue ce week-end.Un militant maori, Taitimu Maipi, avait qualifié Hamilton d'assassin."Comment peut-on accepter qu'il soit considéré comme un héros alors que c'est un monstre qui a conduit des batailles?", a déclaré M. Maipi au Waikato Times.La tribu Waikato-Tainui s'était aussi engagée à obtenir le retrait de la statue. Elle a précisé que d'autres legs de l'époque coloniale faisaient l'objet de discussions avec le conseil municipal. Elle a notamment évoqué l'idée de redonner à la ville son nom maori, Kirikiriroa.
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Un air de changement souffle sur Koh-Lanta ! Selon les informations du site PureMédias, une troisième équipe devrait s'ajouter aux deux traditionnelles dès la prochaine saison.
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Koh-Lanta souhaite innover. Alors que les téléspectateurs suivent actuellement les aventuriers de Koh-Lanta, L'île au trésor chaque vendredi soir sur TF1, la production aurait décidé de changer un peu la donne. Une équipe jaune, une équipe rouge et bientôt une équipe bleue pour la prochaine saison de l'émission.Du rouge, du jaune... et du bleu !Un twist qui ne manque pas de surprendre, mais qui peut apporter un peu de piment et de renouveau. La production souhaiterait donc intégrer une nouvelle équipe, qui se verrait affronter les deux autres avant la traditionnelle réunification qui se produit en cours de saison. Cependant, si l'annonce de ce changement semble inattendue, ça n'est pas un fait nouveau. Les États-Unis ont d'ailleurs introduit ce twist dans Survivor, la version américaine de Koh-Lanta, dès 2004. Les jaunes, les rouges et les verts s'affrontaient à Pearl Islands au Panama. Les trois équipes étaient composées d'anciens candidats, déjà présents lors des sept précédentes saisons. Friands de cette nouvelle règle, ils n'ont pas hésité à inclure jusqu'à quatre équipes dans d'autres éditions. En attendant de découvrir ce changement, l'actuel Koh-Lanta continue de passionner le public français. En effet, les huit premiers épisodes ont ainsi rassemblé en moyenne 5,64 millions de fidèles chaque soir selon Médiamétrie. Une augmentation de 1,2 point par rapport à la précédente saison, au printemps dernier. Koh-Lanta bouscule les habitudesL'émission française n'en est pas à ses premiers changements. TF1 et Adventure Line Productions ont déjà modernisé le jeu en incluant des nouveautés par petites touches. Ils ont, par exemple, ajouté des colliers d'immunité, modifié les équipes en cours d'aventure ou même proposé au candidat éliminé de se venger via le vote noir. Malgré toutes ces innovations, l'intégration d'une troisième équipe restera le fait le plus marquant du jeu depuis sa création en 2001. Que pensez-vous de cette idée ?
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Trois télétravailleurs confinés sur dix estiment que leur santé psychologique (30%) et leur santé physique (27%) se sont dégradées pendant le confinement, selon un sondage CSA pour Malakoff Humanis publié mercredi.
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Une même proportion de ces télétravailleurs déplorent une augmentation de leur charge mentale (28%), "vivent des tensions avec leur entourage familial" (28%) et considèrent que le confinement a détérioré la qualité de leur sommeil (29%) et de leur alimentation (26%), d'après cette enquête réalisée auprès de salariés d'entreprises du secteur privé d'au moins 10 salariés.Quatre sur dix "ont du mal à articuler temps de vie professionnelle et personnelle" (39%) ou "à se déconnecter du travail" (45%). Ils ressentent aussi "une dégradation de la qualité du lien social" (39%) avec leurs collègues et leur manager, "difficile à maintenir" malgré les outils numériques.Pour trois des personnes interrogées sur dix, le "contexte particulier de télétravail contraint" causé par le Covid-19 a "un impact négatif" sur leur charge de travail (33%) et sur leur motivation (30%)."La moitié" des télétravailleurs confinés "expérimente cette forme de travail pour la première fois". Ceux qui l'avaient déjà adoptée en sont désormais moins contents: leur "note de satisfaction" a diminué, passant de 9/10 en 2019 à 8,3/10 pendant le confinement.Parmi les télétravailleurs avec enfants, près de la moitié éprouvent "des difficultés à assurer le travail à distance tout en devant s'occuper de leurs enfants" (47%), selon ce sondage, premier d'une série de trois enquêtes prévues d'ici à fin mai par Malakoff Humanis.Globalement, les télétravailleurs confinés sont inquiets: 86% éprouvent des craintes "pour l'avenir économique du pays", 49% "pour leur propre avenir" et 42% "pour celui de leur entreprise". Un tiers d'entre eux pensent que cette crise sanitaire "va modifier la position de leur entreprise vis-à-vis du télétravail" (35%, contre 16% après les grèves de décembre et janvier derniers qui avaient favorisé dans une moindre mesure le recours au télétravail).Près de six nouveaux télétravailleurs sur dix envisagent déjà de "demander à pratiquer le télétravail après le confinement, de manière régulière ou ponctuelle".Ce sondage a été effectué du 15 au 20 avril sur internet, auprès d'un échantillon représentatif de 1.010 salariés d'entreprises du secteur privé d'au moins 10 salariés.
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Deux TGV médicalisés vont permettre d'évacuer des malades franciliens vers la Bretagne pour soulager les hôpitaux.
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Avec 499 morts à l'hôpital annoncés mardi, la France a connu son pire bilan quotidien depuis le début de l'épidémie de coronavirus. "Nous sommes au bout de nos capacités d'hospitalisation", a déclaré Aurélien Rousseau, le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France, mercredi 1er avril sur franceinfo. "En Île-de-France, il y a 1.200 lits de réanimation. À l'heure où je vous parle, on a 2.700 malades en réanimation", a-t-il poursuivi. Jean-Paul Mira (chef de service en réanimation): "le problème du coronavirus n'est pas le nombre de patients mais la durée d'hospitalisation"par BFMTV"On a donc multiplié par presque deux et demi, depuis quelques semaines, le nombre de lits. Quand je dis ce "on", c'est un "on" qui signifie d'abord et avant tout les soignants qui sont au chevet des malades, qui font un boulot totalement extraordinaire, mais aussi les directeurs d'hôpitaux, les chefs de service qui se mobilisent pour cela. On va encore ouvrir quelques dizaines de lits aujourd'hui. On espère pouvoir ouvrir encore dans les jours qui viennent, mais on active maintenant encore plus fortement le soutien et la solidarité des autres régions", a expliqué le directeur général de l'ARS d'Île-de-France.Deux TGV médicalisés vont partir ce mercredi de la région pour évacuer une quarantaine de malades vers la Bretagne et soulager les hôpitaux franciliens. "Une dizaine de patients sont partis ce weekend en Centre-Val de Loire. 36 partiront tout à l'heure en Bretagne et sans doute une centaine de plus à partir de ce soir ou demain matin vers les autres hôpitaux", a précisé Aurélien Rousseau."Mais dans l'autre sens, notre objectif, c'est aussi d'ouvrir des lits. Et pour ça, on va faire venir des soignants d'autres régions. Parce que l'augmentation que nous avons mise en oeuvre en Île-de-France mobilise, sur-mobilise les soignants, donc on a fait appel à ce volontariat. Et aujourd'hui, on va aller chercher ces soignants partout en France pour les rapatrier en Île-de-France et pour qu'ils soient au chevet des malades", a-t-il ajouté.
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Après 500 jours de rebondissements et trois élections en Israël, la prestation du gouvernement d'union de Benjamin Netanyahu et de son ex-rival Benny Gantz a été repoussée à dimanche sur fond de tractations sur l'attribution des postes ministériels.
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Les parlementaires devaient jouer jeudi le dernier épisode de "Crise politique israélienne" et entamer simultanément la nouvelle saison de "Gouvernement d'union".Mais quelques heures avant leur entrée en scène, les acteurs politiques ont reporté leur pièce à dimanche en raison de tractations en coulisses sur la distribution des portefeuilles dans le camp de la droite de Benjamin Netanyahu, le Premier ministre sortant."M. Netanyahu a demandé à M. Gantz de reporter la prestation de serment afin de lui permettre de terminer la répartition des portefeuilles au sein du Likoud. Gantz a accepté", ont indiqué les deux camps dans un communiqué.Les deux chefs de parti, engagés pendant plus d'un an dans un bras de fer pour la direction d'Israël et chacun incapable de rallier une majorité après trois élections, ont enterré la hache de guerre au profit d'un "gouvernement d'union et d'urgence" qui devra remettre le pays sur le rails en pleine pandémie du nouveau coronavirus.Leur accord prévoit le maintien de Benjamin Netanyahu, dont le procès pour corruption doit s'ouvrir le 24 mai, au poste de Premier ministre pendant les 18 premiers mois, puis son remplacement par Benny Gantz pour une période équivalente.En attente de la transition, M. Gantz sera ministre de la Défense, une disposition prévue dans l'accord et confirmée jeudi dans un communiqué de son parti "Bleu-Blanc". - Menaces de députés -L'accord prévoit aussi un partage équitable des portefeuilles ministériels. Chaque camp est libre de redistribuer les postes parmi ses alliés, ce que Benny Gantz a fait en conviant une partie de la gauche au gouvernement et Benjamin Netanyahu des formations ultra-orthodoxes.Dans son communiqué, "Bleu-Blanc" a annoncé la liste des détenteurs des 14 portefeuilles accordés à la formation et à ses alliés.Dans le camp du Likoud de M. Netanyahu, des postes n'ont toujours pas attribués et des députés du parti ont menacé jeudi soir de ne pas voter la confiance au gouvernement s'ils n'en faisaient pas partie."Tout tourne autour de l'attribution des portefeuilles. Ce gouvernement ne semble pas avoir d'idéologie", a noté le quotidien Yediot Aharonot, en soulignant qu'il "n'y a eu aucun débat de fond" sur les orientations du gouvernement, le plus large de l'histoire d'Israël avec à terme 36 ministres.Initialement prévue mercredi, l'investiture du gouvernement avait été reportée d'un jour en raison de la visite du secrétaire d'Etat Mike Pompeo.Ce dernier a discuté avec MM. Netanyahu, Gantz et le futur chef de la diplomatie israélienne Gabi Ashkenazi du projet américain de résolution du conflit israélo-palestinien annoncé par le président Donald Trump.Ce projet prévoit l'annexion par Israël des plus de 130 colonies juives en Cisjordanie occupée et de la vallée du Jourdain, langue de terre s'étirant entre le lac de Tibériade et la mer Morte, et qui deviendrait la nouvelle frontière orientale d'Israël avec la Jordanie.- Attaque palestinienne -L'accord Netanyahu/Gantz sur le gouvernement prévoit la présentation à partir du 1er juillet d'un plan pour mettre en musique le projet américain.Mais les "lignes directrices" du gouvernement sont floues: elles ne mentionnent pas explicitement "l'annexion" mais font référence au besoin de "renforcer la sécurité nationale" et d'oeuvrer à la "paix". Le projet américain a été rejeté en bloc par les Palestiniens et différents acteurs internationaux pour qui ce plan pourrait pousser "la région vers plus de conflits" selon les termes de la diplomatie jordanienne.Le ministre israélien de la Défense sortant Naftali Bennett, partisan de l'annexion, a dénoncé dans une conférence de presse le fait que selon lui "Netanyahu a effacé la question de l'annexion" du programme gouvernemental, affirmant que son parti serait dans l'opposition.Piqûre de rappel du conflit, un soldat israélien et un adolescent palestinien ont été tués mardi et mercredi en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël. Et jeudi un Palestinien a foncé avec sa voiture sur un groupe de soldats israéliens, blessant un, avant d'être abattu.Le futur gouvernement dit vouloir travailler pour "renforcer l'économie" dans un contexte de déconfinement. Pays d'environ neuf millions d'habitants, Israël a dénombré officiellement plus de 16.500 cas dus au nouveau coronavirus, dont 265 décès. A cause de la pandémie, le chômage est passé de 3,4% à environ 27%.
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Le grand magasin Printemps Haussmann à Paris, fermé depuis mi-mars dans le contexte de l'épidémie de coronavirus, a pu rouvrir ses portes jeudi à des clients masqués.
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Une file d'attente s'était formée avant l'ouverture des portes, programmée à 11H00, et les clients sont venus en nombre dans ce lieu phare du 9e arrondissement de Paris, après plus de deux mois de fermeture. Les jours précédents, les employés du Printemps avaient préparé le grand magasin à accueillir du public dans le respect des règles de précaution sanitaire, via la mise en place de parcours fléchés, la distribution de gel hydroalcoolique, des messages de sensibilisation.Il était temps, indiquait mercredi à l'AFP son directeur Pierre Pelarrey: "on a besoin de faire du chiffre d'affaires", car "depuis le confinement c'est-à-dire le 15 mars, il était à zéro", mais "avec les frais fixes qui continuent à courir".Il est toutefois "presque certain que l'on n'aura pas la fréquentation que l'on a habituellement", notamment en raison de l'absence de la clientèle étrangère, expliquait-il. Fleuron du groupe, le Printemps Haussmann accueille en temps normal plus de 20 millions de visiteurs annuels.Le préfet de police de Paris avait interdit au centre commercial, comme à de nombreux autres à Paris, de rouvrir en application d'une décision gouvernementale empêchant la réouverture des sites de plus de 40.000 m2 en région parisienne, en raison de risques sanitaires persistants.Mais le tribunal administratif de la capitale a suspendu cette décision, l'enseigne ayant plaidé accueillir du public sur plusieurs sites distincts, dont aucun n'excède 40.000 m2.Cela pourrait faire boule de neige car les Galeries Lafayette voisines, autre haut lieu du shopping parisien, ont confirmé à l'AFP avoir aussi déposé un recours judiciaire pour pouvoir rouvrir leurs portes.
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Au total, 124 millions de personnes souffrent de faim aiguë dans le monde.
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La situation est préoccupante dans une soixantaine de pays menacés par la faim, selon un Indice mondial réalisé par les ONG irlandaise Concern Worldwide et allemande Welthungerhilfe.Elle est à un niveau grave ou alarmant dans 51 pays (comme le Tchad, le Yémen, Madagascar, la Zambie ou le Sierra Leone) et extrêmement alarmant en République centrafricaine, selon ce rapport présenté cette semaine à Milan par l'organisation humanitaire italienne Cesvi. Les ONG se disent par ailleurs très préoccupées par la situation de sept pays (Somalie, Burundi, Syrie...) où elles n'ont pu recueillir que des données partielles.151 MILLIONS D'ENFANTS AFFECTÉSAu total, 124 millions de personnes souffrent de faim aiguë dans le monde, tandis que 151 millions d'enfants sont affectés par un arrêt de leur croissance et 51 millions de dépérissement.Malgré ces données préoccupantes, une amélioration a eu lieu : entre 2000 et 2018, l'Indice mondial de la faim, réalisé cette année sur 119 pays, a reculé de 29,2 à 20,9. Des avancées ont notamment été constatées en Angola, Ethiopie, Rwanda, au Sri Lanka ou au Bangladesh. Mais sur les 79 pays présents dans le classement et qui présentent un niveau de la faim modéré, grave, alarmant et extrêmement alarmant, seuls 29 atteindront l'objectif Zéro faim en 2030.La situation est préoccupante en Asie méridionale (indice à 30,5) et en Afrique subsaharienne (29,4), où les niveaux de dénutrition de la population et de mortalité infantile sont "inacceptables", selon Cesvi.En République centrafricaine, le taux de dénutrition s'élève ainsi à 61,8%, en Somalie à 50,6% et au Zimbabwe de 46,6%. En Somalie, le taux de mortalité infantile avant cinq ans atteint 13,3%, au Tchad 12,7% et en République centrafricaine 12,4%. "L'action conjuguée de la communauté internationale, des gouvernements et de la société civile est nécessaire pour affronter la crise alimentaire dans les régions du monde où la situation est encore alarmante. Mais répondre à l'urgence ne suffit pas : il faut augmenter les investissements et promouvoir les programmes de développement à long terme", a souligné la directrice générale de Cesvi, Daniela Bernacchi, au cours d'une conférence."La faim est à la fois la cause et la conséquence des migrations forcées", a noté pour sa part Valeria Emmi, coordinatrice au Cesvi. D'après elle, il faut "affronter la faim et les déplacements comme des problèmes politiques". "Les désastres naturels - sécheresse, inondations...- amènent à la faim et aux déplacements seulement quand les gouvernements ne sont pas préparés ou disposés à agir, par manque de capacité ou négligence délibérée", a-t-elle souligné.Sur les 68,5 millions de personnes ayant dû abandonner leur maison dans le monde, 40 millions sont déplacées à l'intérieur de leur propre pays. L'approche doit être "holistique et à long terme", car "la durée moyenne de déplacement est de 26 ans", a souligné Mme Emmi.
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Isabelle et Patrick Balkany n'ont pas hésité à rire de leurs démêlés avec la justice lundi soir, à l'occasion de la "Nuit de la Déprime", rapporte Le Parisien.
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Le moins que l'on puisse dire, c'est que les époux Balkany ont le sens de l'autodérision. À l'occasion de la "Nuit de la Déprime" organisée lundi 11 février par Raphaël Mezrahi au Casino de Paris, le maire de Levallois-Perret et sa première adjointe ont accepté de se mettre en scène face à l'humoriste.Dans une séquence vidéo diffusée en début de soirée, on y voit les époux Balkany impassibles aux commentaires de Raphaël Mezrahi sur leurs déboires judiciaires. "On ne peut pas vraiment dire que ce soit votre année, cette année...", leur lance l'humoriste. Ce à quoi Isabelle Balkany lui répond : "Pas vraiment...". Avant que Raphaël Mezrahi ne surenchérisse : "L'année dernière non plus, l'année d'avant euh... Alors, comment vous voyez l'avenir ?" Toujours impassibles, les époux Balkany déclarent alors la "Nuit de la Déprime" ouverte.Anne Hidalgo a appréciéUne pointe d'autodérision qui a beaucoup fait rire l'assistance, dont la maire de Paris, Anne Hidalgo, présente dans la salle, qui n'a pas manqué de partager cette séquence sur son compte Twitter.Dans les colonnes du Parisien, Isabelle Balkany a expliqué avoir accepté de jouer le jeu par amitié pour l'humoriste. "Raphaël est un ami, on l'aime beaucoup, on le voit régulièrement. Il est d'ailleurs venu s'entraîner au cinéma de Levallois pour son nouveau one man show. Quand il nous a demandé de tourner cette petite vidéo, on ne s'est pas posé la question. C'est quelqu'un de tellement chaleureux, généreux", a-t-elle confié.Quant au contenu de la séquence centrée sur leurs démêlés avec la justice, Isabelle Balkany assume. "Il ne faut jamais perdre le sourire. Dans la vie, l'autodérision et l'humour sont très importants. J'ai même reçu quelques messages sympas sur les réseaux sociaux", s'est-elle réjouie.Le 13 mai prochain, les époux Balkany comparaitront devant le tribunal correctionnel de Paris pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale aggravée.
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Pour la soeur d'Adama Traoré, ce jeune homme mort lors d'une interpellation en 2016, l'affaire est devenue un symbole des violences policières et d'un "système autoritaire".
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Trois ans après la mort d'Adama Traoré lors d'une interpellation, ses proches organisent une marche ce samedi 20 juillet à Beaumont-sur-Oise (Val d'Oise), espérant faire de cette journée un "acte historique" contre les "violences policières", avec notamment le soutien de "gilets jaunes".Lors d'une conférence donnée avant le début de la marche, Assa Traoré, la soeur d'Adama, a appelé à une "convergence" pour mener le "combat contre les violences policières". "Cette marche avec les 'gilets jaunes' est un grand pas dans le combat contre les violences policières", a lancé Assa Traoré, aux côtés de membres du Comité Adama."On ne veut pas qu'en 2020, il y ait encore une marche pour Adama mais qu'il y ait un procès", a ajouté Assa Traoré, pour qui "les éléments sont pour nous et pour la tenue d'un procès". Pour elle, l'affaire Adama est devenue un symbole des violences policières et d'un "système autoritaire". "Combat pour tous les Adama", a-t-elle lancé.Acte 36 des "gilets jaunes"La manifestation est passée devant la caserne de gendarmerie où la mort d'Adama Traoré avait été constatée le 19 juillet 2016, peu après son arrestation au terme d'une course-poursuite. Elle s'achève dans le quartier de Boyenval, où Adama Traoré a vécu."Aujourd'hui c'est aussi l'acte 36 des 'gilets jaunes', qui ont appelé à venir marcher ici", a rappelé Youcef Brakni, du Comité Adama. "Comme nous depuis 40 ans, ils sont réprimés par la police", a-t-il lancé. Plusieurs groupes de "gilets jaunes", de Saint-Nazaire ou de la Somme, ont appelé à se rendre dans cette petite commune du Val-d'Oise et à faire de la marche leur "acte 36" national. Une marche pour "toutes les victimes" des forces de l'ordreAinsi, au-delà du soutien au "combat Adama", les manifestants défileront pour "toutes les victimes" des forces de l'ordre, avec un mot d'ordre : "Ripostons à l'autoritarisme". Dans le cortège sont également attendus, aux côtés des "gilets jaunes", militants antifascistes, écologistes ou collectifs de défense des sans-papiers, tous ceux avec qui le Comité Adama s'efforce depuis plusieurs mois de construire une "alliance de luttes".Plusieurs organisations, le PCF, la Ligue international des droits de l'homme (LDH) ou Amnesty International, ont aussi appelé à se joindre à la marche, inquiets du "nombre inédit de blessés graves" lors des récentes manifestations, selon Amnesty.L'année dernière, quelque 1.500 personnes avaient défilé à Beaumont et l'ensemble des formations de gauche (LFI, PS, PCF, EELV, NPA ...) avaient fait le déplacement. "L'objectif était de forcer la gauche à prendre position sur les violences policières", poursuit Youcef Brakni.Les investigations rouvertesLa famille d'Adama Traoré réclame la mise en examen des gendarmes et dénonce un "déni de justice". En mars, les juges d'instruction qui s'apprêtaient à clore leur enquête sans mettre en cause les gendarmes, ont rouvert leurs investigations après la remise d'un rapport médical réalisé à la demande de la famille et qui contredisait les conclusions sur le décès, attribué jusque-là à l'état de santé antérieur du jeune homme. En 2016, plusieurs nuits de violences avaient suivi la mort d'Adama Traoré. Son grand frère, Bagui, a récemment été renvoyé devant les assises pour tentative d'assassinat, accusé d'avoir tiré sur les forces de l'ordre lors de ces violences.
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Après neuf nouvelles gardes à vue, l'enquête sur des procurations douteuses établies pour les élections municipales dans les 4e et 6e secteurs de Marseille "est en voie d'achèvement", a annoncé mercredi la procureure de Marseille.
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Mardi, de nouvelles perquisitions avaient été menées et neuf personnes, "dont certaines avaient déjà été entendues" dans ce dossier, avaient été placées en garde à vue et confrontées, a détaillé la procureure Dominique Laurens dans un communiqué.Parmi elles se trouvaient l'ex-maire LR des 6e et 8e arrondissements (4e secteur) Yves Moraine, le maire LR des 11e et 12e arrondissements (6e secteur) Julien Ravier, ainsi que le directeur d'un Ehpad, selon une source proche du dossier, confirmant des informations du quotidien La Provence.Mercredi soir, tous avaient été remis en liberté, a précisé le parquet. Pour autant cela ne signifie pas qu'il n'y aura pas de poursuites, la procureure précisant que "l'enquête est en voie d'achèvement et sera transmise par le service de police judiciaire au Parquet de Marseille qui procédera à un examen approfondi de ce dossier pour déterminer les suites à y apporter sur le plan judiciaire".Cette enquête sur de possibles "manœuvres frauduleuses" et "faux et usages de faux" avait été ouverte après que France 2 et l'hebdomadaire Marianne eurent révélé des "procurations simplifiées" proposées notamment par une élue LR ainsi que par une colistière de Martine Vassal, la candidate des Républicains pour la ville, dans le 4e secteur.Elle avait ensuite été étendue à des soupçons autour du vote de résidents d'un Ehpad du 6e secteur, pour certains atteints de maladies comme Alzheimer. Une cinquantaine de procurations avaient été établies dans cet établissement, à leur insu selon plusieurs familles. Cité dans La Provence, l'avocat de M. Moraine, Erick Campana, a déclaré que son client "contest(ait) toute implication dans ce dossier". Si Julien Ravier a été réélu dans le 6e secteur, Mme Vassal, présidente de la métropole et du département, a été battue dans le 4e secteur, le fief de Jean-Claude Gaudin, maire LR de la ville pendant 25 ans, à qui a succédé début juillet la candidate de l'union de la gauche Michèle Rubirola. Une seconde enquête a aussi été ouverte début juillet, sur d'autres procurations douteuses, cette fois dans le 8e secteur remporté par la sénatrice ex-PS Samia Ghali. Deux élus proches de Mme Ghali avaient eux aussi été placés en garde à vue puis libérés sans poursuite dans cette autre affaire.
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Une nouvelle affaire secoue le Parti socialiste. Comme le révèle le Journal du Dimanche, les proches de Pierre Moscovici ont très mal pris le fait que celui-ci soit la cible d'un chamboule-tout dans une fête organisée par le parti.
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Le succès populaire n'était pas au rendez-vous, mais qu'importe. Comme le révèle le Journal du Dimanche (JDD), la 46e édition de la « Fête de la rose », autrefois organisée par Arnaud Montebourg, a rassemblé moins de 200 personnes et le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, n'y était pas présent. Pourtant, l'événement est au cœur d'une polémique. D'après le JDD, les proches de Pierre Moscovici ne tolèrent pas que l'effigie de leur ami ait été placée au cœur d'un chamboule-tout, aux côtés notamment de Donald Trump, Marine Le Pen ou Laurent Wauquiez. Les amis du commissaire européen socialiste l'ont fait savoir au numéro un de leur parti, en lui adressant une lettre. Ils y dénoncent : « un acte politiquement inqualifiable et humainement insultant » et demandent à Olivier Faure de « prendre des sanctions à l'encontre des responsables. » Parmi les signataires : l'ancien ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. Comme l'analyse le JDD, cet événement ne témoigne pas d'un climat apaisé au sein d'un parti qui n'a pas encore trouvé la tête d'affiche qui le représentera aux élections européennes de mai 2019. D'après l'hebdomadaire, Pierre Moscovici y prétend, mais il ne serait pas dans les petits papiers d'Olivier Faure. Selon cette même source, la nomination de l'ancien ministre de l'Économie et des Finances de François Hollande serait même une ligne rouge à ne pas franchir pour les partisans de l'aile gauche du parti.
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L'application de traçage de contacts contre le coronavirus StopCovid va subir à partir de mercredi les assauts de chasseurs de primes du numérique, récompensés lorsqu'ils trouvent une faille dans les logiciels qui leur sont soumis.
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La campagne de recherche de vulnérabilités sera menée par Yes We Hack, une société française qui travaille avec environ 15.000 "hackers éthiques" en France et hors de France, ont indiqué l'Anssi (agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) et Yes We Hack."Pour l'Anssi, la sécurité de l'application doit être assurée par le cumul de plusieurs procédés", dont ce type de campagne qui offre des capacités de recherches de bugs et de vulnérabilités démultipliées, a indiqué Guillaume Poupard, le directeur général de l'Agence, dans un communiqué.Yes We Hack propose une couverture juridique aux hackers éthiques qui attaquent l'application, et leur verse les primes lorsqu'ils trouvent une faille.Yes We Hack avait déjà été choisie par l'Etat pour rechercher les failles de Tchap, la messagerie sécurisée pour les agents de l'Etat.Elle a aussi travaillé avec le ministère de la Défense et Cybermalveillance.gouv.fr , la plateforme publique de conseil en cybersécurité pour les particuliers et les petites entreprises.StopCovid est une application pour smartphone participant à l'effort contre un retour du coronavirus. Ses utilisateurs seront avertis s'ils ont croisé (à moins d'un mètre, pendant au moins 15 minutes) un autre utilisateur de l'application ayant le coronavirus.Une partie des nombreuses critiques faites sur StopCovid portent sur les risques de détournement du système à des fins criminelles.Assurer une très bonne sécurité de l'application est donc une nécessité absolue pour ses promoteurs. Yes We Hack a précisé qu'elle prendrait à sa charge le montant des primes versées aux codeurs, puisque l'application a été développée "à titre gracieux par l'ensemble des intervenants" sur le dossier."Les primes s'élèveront à 2.000 euros pour les failles les plus critiques", selon un représentant de la société.La recherche de faille se déroulera en deux phases. Entre mercredi et le lancement public de l'application, elle sera confiée à une vingtaine de hackers éthiques affiliés à Yes We Hack.A partir du lancement public de l'application, prévu autour du 2 juin, l'ensemble des 15.000 contributeurs de la société pourra participer.
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Le Parlement a validé définitivement lundi, par un ultime vote unanime du Sénat, une proposition de loi communiste permettant une revalorisation des retraites des agriculteurs de 75 à 85% du Smic, les sénateurs regrettant toutefois une entrée en vigueur différée à 2022.
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"Nous venons de faire ensemble œuvre de justice sociale", a déclaré le secrétaire d'État aux Retraites Laurent Pietraszewski, tandis que les sénateurs saluaient sur tous les bancs "une avancée", même si le texte "n'est pas parfait"."Pour nos organisations qui demandaient cet alignement sur les 85% du Smic depuis 2003, c'est une victoire importante", ont salué la FNSEA, premier syndicat agricole, et les Jeunes Agriculteurs, dans un communiqué.Elles regrettent cependant que "sont mises de côté les conjointes et les aides familiaux dont la pension minimum reste fixée à 555 euros par mois". La pension mensuelle brute touchée par les chefs d'exploitations agricoles atteint actuellement autour de 953 euros en moyenne pour les hommes et 852 euros en moyenne pour les femmes, des chiffres masquant de fortes disparités. La proposition de loi doit assurer une garantie à 1.025 euros mensuels, soit un gain de 120 euros, pour une carrière complète.Elle prévoit aussi des dispositions spécifiques pour les outre-mer.Par son biais, c'est un des volets du projet gouvernemental de réforme générale des retraites, suspendu depuis la crise du coronavirus, qui est ainsi acté.Portée par les députés André Chassaigne et Huguette Bello, la proposition de loi doit s'appliquer aux retraités futurs, mais aussi actuels, ce que ne prévoyait pas le projet de l'exécutif. Les élus communistes ont proclamé poursuivre leur "engagement en faveur de pensions dignes pour tous". Le texte a été réécrit en partie par la majorité présidentielle, au grand dam des oppositions.La majorité a ainsi repoussé son application d'un an, au 1er janvier 2022 "au plus tard". "Si nous pouvons le faire plus tôt, nous le ferons", s'est engagé à l'Assemblée M. Pietraszewski, mettant en avant des difficultés techniques. - "Invisibles" -"Arrêtons de tergiverser", a notamment lancé le sénateur LR Michel Raison, affirmant que la MSA (Sécurité sociale agricole) "est prête à régler le problème dès le 1er janvier 2021".M. Pietraszewski a indiqué se refuser "à faire voter des textes inapplicables". Face aux inquiétudes exprimées sur la rédaction du texte, il a aussi assuré qu'"il ne peut pas y avoir de doutes" sur l'intention du législateur quant à la possibilité d'avancer la mise en oeuvre de la mesure pour les retraités actuels comme pour les nouveaux. "Le gouvernement s'engage à respecter la volonté du législateur, de manière à ce que, si c'est possible cela soit fait avant le 1er janvier 2022", a-t-il répété, ajoutant qu'"il restera à trouver la passerelle technique". Le texte n'est "pas exhaustif, mais le gouvernement a bien l'ensemble du sujet en tête", a-t-il encore souligné, alors que la quasi totalité des orateurs a regretté l'absence de prise en compte des conjoints collaborateurs - très souvent des conjointes - et des aidants familiaux."Où sont les femmes ? (...) Elles sont toujours invisibles, ça n'est pas acceptable", s'est écriée Monique Lubin (PS).Autre sujet d'insatisfaction pour les élus des territoires, le mécanisme d'"écrêtement" qui fait que les agriculteurs disposant d'une autre retraite, du fait d'un emploi annexe, pourraient ne pas être concernés par la revalorisation.Le nombre de bénéficiaires potentiels va ainsi chuter de 290.000 à 196.000. - "Que de temps perdu!" -Les deux rapporteurs Cathy Apourceau-Poly (CRCE à majorité communiste) et René-Paul Savary (LR) ont souligné ne pas avoir modifié le texte malgré ses imperfections, pour ne pas retarder son adoption définitive."Que de temps perdu pour arriver à cette mesure de justice", a lancé Mme Apourceau-Poly, formule répétée par Elisabeth Doineau (centriste) ou encore Nathalie Delattre (RDSE à majorité radicale).Le texte avait en effet été adopté à l'unanimité en première lecture en février 2017 par les députés sous la précédente législature. Mais en mai 2018, via une procédure de vote bloqué, le gouvernement avait fait échouer son adoption au Sénat, mettant en avant la réforme des retraites par points alors en préparation.Pour la FNSEA, premier syndicat agricole, et les Jeunes Agriculteurs, la revalorisation est "un pas en avant, fruit d'un travail de longue haleine", mais "pas suffisant": "la pension minimum reste fixée à 555 euros par mois" pour conjointes et aidants familiaux.
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71 CRS ont été placés en quarantaine pendant quinze jours à la suite d'un contact avec une personne porteuse du Covid-19. Ils dénoncent les conditions d'hébergement "inacceptables" et "un abandon" de l'administration.
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La colère gronde dans une compagnie de CRS. Après avoir côtoyé une personne positive au covid-19, 71 CRS venus en mission à Marseille sont placés en quarantaine dans une caserne où ils refusent de dormir, jugeant les conditions sanitaires "inacceptables", a dénoncé vendredi 26 juin le syndicat de police Alliance. "Ils refusent de dormir dans le cantonnement où ils devraient partager des douches et des toilettes communes, et du coup ils dorment qui par terre, qui dans son véhicule, c'est inacceptable", a expliqué à l'AFP Pierre Ducros, délégué régional d'Alliance zone Sud vendredi soir. Le syndicaliste dénonce un "abandon de l'administration" qui selon lui "refuse de prendre en charge ce qu'il appelle 'une simple suspicion' de covid"."Nous avons sollicité un hébergement digne pour ces personnels placés en quarantaine, car partager des sanitaires dans ce contexte ce n'est pas possible, mais nous n'avons pas de réponse", déplore Pierre Ducros. "C'est d'autant plus grave qu'il s'agit d'une compagnie assez âgée", a-t-il souligné.Pour Frédéric Lagache, délégué général d'Alliance, joint par l'AFP, "tout le monde s'en fout (...) On nous répond qu'il n'y a pas d'argent pour loger les policiers" ailleurs que dans un cantonnement. "Le directeur général de la police nationale est au courant, le ministre est au courant. On ne sait plus qui appeler", a-t-il ajouté.63 tests négatifs... pour le momentLa compagnie de CRS27, composée de 71 policiers, est partie de Toulouse pour Marseille mardi, où elle est hébergée dans une caserne du 13e arrondissement, à la Rose. Un agent technique qui revenait de Guyane et que la compagnie a côtoyé à Toulouse a été testé positif au covid-19 jeudi, selon la police nationale. Apprenant cette information, les policiers ont refusé de rentrer à Toulouse vendredi comme prévu et ont demandé à voir un médecin. Ce dernier leur a prescrit un test de dépistage ainsi qu'une quarantaine de quinze jours d'isolement.Samedi soir, les 63 policiers testés ont reçu leur résultat, tous négatifs. "Mais là encore, on se fout de nous, on leur demande de repartir ce soir pour Toulouse, sans masque ni distanciation sociale, en car, alors qu'ils peuvent être négatifs aujourd'hui et positifs demain!", a déploré Frédéric Lagache.
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De plus en plus d'images interpellent. La cohue, ce week-end à la gare Montparnasse à Paris, pour les départs en vacances. La foule immense rassemblée à Nice, samedi soir, pour un concert en plein air. Les embrassades des ministres, nouveaux et sortants, en début de semaine, lors des passations de pouvoir... Et les chiffres de Santé publique France vont dans le même sens : depuis quelques semaines, les gestes barrière sont moins bien respectés... et le virus circule davantage. Les autorités sanitaires appellent à se remobiliser face au risque d'une deuxième vague de l'épidémie.
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Un Premier ministre qui porte ostensiblement le masque, alors que la circulation du coronavirus tend à augmenter, ce qui n'était pas le cas ces dernières semaines. Vendredi, lors d'un déplacement à Dijon, Jean Castex a tenu à montrer l'exemple. "J'ai demandé à tous les acteurs de porter de plus en plus le masque pour nous prémunir au mieux d'une éventuelle deuxième vague de l'épidémie, sur laquelle je n'ai pas d'information, ni officielle ni cachée. Mais la meilleure façon de la combattre, c'est de la prévenir", a défendu Jean Castex. Même son de cloche du côté des scientifiques. Dans une tribune dans Le Parisien-Aujourd'hui en France dimanche, 14 médecins de renom appellent à rendre obligatoire le port du masque dans tous les lieux clos (commerces, transports, cinémas, etc.). Et vous qu'en pensez-vous ? C'est le sujet de notre question du jourPlus de 30.000 morts en France Comme pour mieux mettre en garde les Français, le nombre des décès depuis le début de l'épidémie a franchi cette semaine la barre symbolique des 30.000 morts, selon le dernier bilan du ministère de la Santé - 30.004 décès vendredi. Dans le même temps, l'agence sanitaire Santé publique France note, dans son point hebdomadaire, une "nouvelle tendance à l'augmentation de la circulation du virus SARS-CoV-2". Pour autant, la circulation virale se maintient "à un niveau bas". Cette observation concerne toute la France, à l'exception de la Mayenne, où sont apparus plusieurs foyers (clusters), de la Guyane et de Mayotte, actuellement très touchées.Le "R effectif" surveillé de près L'un des indicateurs suivis est le fameux "R effectif", c'est-à-dire le nombre de personnes infectées par un malade. Alors qu'il était inférieur à 1 au niveau national ces dernières semaines, ce nombre, basé sur les tests virologiques positifs, est repassé au-dessus de cette barre en métropole. "La semaine dernière, en métropole, ce R était de 1,05, légèrement supérieur à 1, et en hausse par rapport à la semaine précédente, ce qui va dans le sens d'une tendance à l'augmentation de la circulation du virus", explique à l'AFP Sophie Vaux, de Santé publique France. Si en moyenne un malade infecte moins d'une personne, l'épidémie régresse. S'il en infecte deux (R=2), l'épidémie se diffuse, s'il en infecte une (R=1), l'épidémie se maintient. De plus, "on a une tendance à l'augmentation des nombres de nouveaux cas confirmés, mais qui reste modérée", ajoute-t-elle. "On ne parle pas d'explosion de cas, mais il y a un frémissement qui appelle à la vigilance". Véran"observe un relâchement" "Les Français ont envie de vacances, envie d'oublier tout ce qu'ils ont vécu au cours de ces mois. (...) Il y a une chose qu'ils ne doivent pas oublier, ce sont les gestes barrières", a de son côté insisté le ministre de la Santé, Olivier Véran sur BFMTV/RMC, alors que l'état d'urgence sanitaire a pris fin vendredi soir."J'observe qu'il y a un relâchement de certains comportements dans certaines situations, dans tous les milieux", a-t-il souligné, incluant le gouvernement dont certains membres n'ont pas respecté la distanciation physique lors des passations de pouvoir."On est vraiment à un moment où on a des facteurs susceptibles de favoriser la reprise de l'épidémie et c'est absolument ce qu'on doit éviter", souligne ainsi Sophie Vaux, en citant l'exemple de la Mayenne, où il y a eu en quelques semaines une très forte augmentation des cas.Attention au risque de "super-propagation" "Aujourd'hui, il semble qu'on soit revenu à la situation de janvier", où "le virus circulait déjà à bas bruit en France dans certains endroits", a expliqué l'épidémiologiste Dominique Costagliola, jeudi au site The Conversation. Elle met en garde contre l'éventualité "d'un événement de 'super-propagation'", c'est-à-dire "des circonstances particulières qui font qu'une chaîne de transmission va s'emballer et devenir épidémique". "Le virus continue à circuler, donc si on lui offre de nouvelles occasions de 'super-propagation', il les saisira", avertit l'épidémiologiste. Par ailleurs, Santé publique France a établi qu'avant mi-avril, près de 7% de la population de France métropolitaine (6,7% exactement) avait déjà été infectée par le coronavirus, soit 4.368.000 personnes. Le Grand-Est (10,98%) et l'Île-de-France (10,57%) sont les régions qui ont la proportion de gens déjà infectés la plus élevée. La Corse a le taux le plus bas (0,61%), selon ces estimations.
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Une majorité de Français ne fait pas confiance au couple exécutif pour résoudre les difficultés sociales de la France.
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Près des deux tiers des Français (62%) soutiennent la journée de grèves du 5 décembre, selon un sondage ViaVoice pour Libération paru mardi 26 novembre. Ils considèrent plus largement que la France traverse une "crise sociale" et des difficultés "mal comprises" par Emmanuel Macron.Les popularités du chef de l'État et du Premier ministre Édouard Philippe reculent en novembre: 57% des Français ont une "mauvaise opinion" de M. Macron (+3 points), contre 31% une "bonne" (-1 point), et 54% ont une "mauvaise opinion" de M. Philippe (+3 points), contre 32% une "bonne" (-2 points). Les personnes interrogées sont mécontentes de la politique économique et sociale de l'exécutif, qui doit en "changer" selon une large majorité de Français (75%, dont 35% "changer totalement" et 40% "en grande partie"). 18% sont d'un avis contraire. Réforme des retraites : vers un passage en force du gouvernement ?par franceinfoIls sont aussi 64% à juger qu'Emmanuel Macron "comprend mal" les "difficultés sociales" (31% "comprend bien"), et 59% à ne pas lui faire confiance pour y répondre (29% lui font confiance). Idem pour Édouard Philippe (56% "pas confiance", 30% "confiance").Les personnes interrogées pensent en effet à une écrasante majorité (89%) que la France traverse "actuellement une crise sociale", mettant au premier rang des "principales difficultés" rencontrées au quotidien "le coût de la vie" (69%), devant "les inégalités sociales" et "le manque de moyens et de personnels dans certains services publics" (51% chacun), mais aussi "le financement des retraites (futures ou actuelles)" (49%). Ainsi 87% se disent "solidaires" du mouvement social dans les hôpitaux, 74% le sont de ceux "liés au dérèglement climatique", 62% de celui "contre la réforme des retraites", et 50% des "gilets jaunes".Mais ils sont très circonspects sur leur efficacité pour défendre leurs intérêts: seuls 12% considèrent l'action des syndicats comme le moyen "le plus efficace" pour défendre leurs intérêts, 16% les "gilets jaunes", 17% "autant les gilets jaunes que les syndicats", et 48% ni les uns ni les autres. Au final, 46% estiment que les mouvements sociaux à venir ne feront pas reculer le chef de l'État (38% pensant le contraire).Quant aux leaders de l'opposition, aucun ne semble pouvoir faire mieux aux yeux des Français: ceux-ci sont 71% à ne pas faire confiance à Jean-Luc Mélenchon pour résoudre les difficultés sociales, 66% à ne pas faire confiance à François Hollande, 60% ni à Marine Le Pen ni à Nicolas Sarkozy, 59% à Marion Maréchal, 54% à Olivier Faure, 53% à Bernard Cazeneuve, 50% ni à Xavier Bertrand, François Baroin ou Yannick Jadot.Sondage réalisé en ligne du 15 au 18 novembre auprès de 1.003 personnes selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
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Le Président s'est rendu ce jeudi matin à la base de loisirs des Boucles de Seine à Moisson, dans les Yvelines. Pendant cette visite, Emmanuel Macron a dû faire face à la curiosité de nombreux enfants.
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"Ta maison elle est grande?". C'est avec cette spontanéité qui caractérise les enfants qu'un petit garçon a interpellé l'homme qui est à la tête de la cinquième puissance du monde. Emmanuel Macron s'est rendu ce jeudi sur la base de loisirs des Boucles de Seine à Moisson, dans les Yvelines. Un site qui accueille 40.000 visiteurs par an, dont de nombreux jeunes défavorisés. Le chef de l'Etat y a été accueilli par Valérie Pécresse, la présidente du conseil régional d'Ile-de-France, qui l'a accompagné tout au long de cette visite. Alors qu'il allait à la rencontre d'enfants, le locataire de l'Elysée a fait face à leur grande curiosité. Un jeu de questions-réponses s'est engagé entre les petits vacanciers et un Emmanuel Macron qui semblait amusé par la situation.
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Un moniteur de ski britannique, poursuivi depuis des années pour exercer à Megève (Haute-Savoie) sans les qualifications requises, a été reconnu dans ses droits au terme d'un long slalom entre les juridictions françaises.
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Simon Butler, 57 ans, a franchi victorieusement le dernier obstacle en obtenant une relaxe pénale mercredi dernier devant la cour d'appel de Lyon, après avoir déjà obtenu gain de cause devant la justice administrative.Cette décision devrait clore cette affaire qui prit, dans le passé, une tournure politique outre-Manche. En 2014, M. Butler était venu à l'un de ses procès accompagné d'un porte-parole du parti britannique europhobe UKIP dénonçant "le protectionnisme français sur le marché du travail"."Nous ne referons pas la Guerre de Cent Ans", avait alors lancé le procureur. "M. Butler ne représente pas ses compatriotes car il y a des centaines de moniteurs britanniques qui enseignent sans difficulté en France."L'intéressé, installé depuis trois décennies à Megève, avait été condamné en 2012-2013 à des peines d'amende, puis à de la prison avec sursis, par le tribunal correctionnel de Bonneville - à la satisfaction des moniteurs de l'école de ski locale, parties civiles dans l'affaire.La justice, et avec elle le ministère des Sports, lui reprochait d'exercer sans la qualification requise mais M. Butler, titulaire du plus haut niveau de diplôme de moniteur de ski au Royaume-Uni, affirmait pouvoir travailler en France sans avoir à passer de nouveaux examens, en s'appuyant sur la législation européenne.Celle-ci prévoit en effet qu'un ressortissant de l'UE, dont la profession est réglementée dans son pays d'origine, bénéficie d'une présomption de qualification conforme à ce qui est demandé dans le pays où il travaille. À charge seulement pour M. Butler, en l'espèce, de prouver qu'il est régulièrement inscrit comme moniteur de ski au Royaume-Uni.En 2016, le Britannique change de stratégie et attaque le ministère des Sports devant le tribunal administratif de Lyon, qui lui donne raison. L'État fait appel tandis qu'au pénal, la cour d'appel de Chambéry condamne de nouveau M. Butler.Le Britannique se pourvoit devant la Cour de cassation, qui renvoie l'affaire au pénal à Lyon, où la cour administrative d'appel confirme parallèlement sa position. Ultime étape: dans deux arrêts dont l'AFP a eu copie lundi, les juges d'appel du judiciaire ont reconnu la qualification professionnelle de M. Butler.Et le Brexit dans tout ça ? "Cela ne change rien pour les Britanniques installés ou déclarés avant, les droits sont acquis. Pour les autres dans le futur, cela dépendra des négociations en cours", indique Me Philippe Planes, avocat de Simon Butler. Dont le marathon juridique ne fera peut-être pas jurisprudence.
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Selon plusieurs sources concordantes, des dizaines d'individus ont scié des caméras de surveillance et endommagé du mobilier urbain, avant de s'en prendre aux forces de l'ordre.
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Le quartier des "Fleurs de Grasse", anciennement appelé de "La Blaquière" a été la scène d'une soirée de violences urbaines, dans la nuit de lundi 23 à mardi 24 décembre, à Grasse (Var). Les tensions ont débuté après l'intervention de plusieurs individus, qui ont scié des caméras de surveillance installées dans le quartier. Suite à ces dommages, des effectifs de police sont arrivés sur place avant d'être pris à partie par quelques dizaines d'individus, rapportent plusieurs médias sont France-Bleu Azur et BFM-TV. Du mobilier urbain a été endommagé, tandis que des agents déployés sur place ont été la cible de tirs de mortier. Selon une source policière interrogée par France-Bleu Azur, les dégradations sur l'équipement de vidéosurveillance pourraient s'expliquer par une prochaine livraison de drogue. "Selon les premiers éléments de l'enquête, les caméras gênaient tout simplement la livraison d'un important stock de stupéfiants prévu avant Noël", rapporte ainsi France-Bleu Azur, citant une source du syndicat Unite-SGP-Police.
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Les grandes ventes de printemps de Sotheby's se tiendront cette année sans public et entièrement à distance, a annoncé vendredi la maison d'enchères, une première dans l'histoire de ces ventes qui brassent chaque année des milliards de dollars.
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La ville de New York n'a pas encore annoncé de date de levée du confinement strict en vigueur depuis fin mars pour lutter contre la propagation du coronavirus ou de calendrier de reprise de l'activité économique.Sotheby's a donc pris les devants en organisant ses ventes d'art moderne et contemporain sans public, le 29 juin.Concrètement, le président de Sotheby's Europe, Oliver Barker, mènera, depuis Londres, la vente, retransmise en ligne et en direct.Dans le même temps, des spécialistes de la maison seront répartis dans plusieurs villes du monde, notamment à New York, et répondront, en direct, aux appels des acheteurs.Les collectionneurs pourront aussi enchérir directement en ligne."Depuis presque 30 ans que je suis sur le marché (de l'art), cela n'est jamais arrivé", a confirmé Amy Cappellazzo, présidente en charge des beaux-arts chez Sotheby's, lors d'une vidéo-conférence, au sujet de ce mode d'organisation pour des ventes de cette ampleur."Mais nous avons la chance d'être équipé d'une technologie exceptionnelle qui permet cela, alors que ça aurait été impossible il y a 5 ans", a-t-elle ajouté.Trois ventes se tiendront consécutivement le 29 juin, selon le même format.La dispersion de la collection de Ginny Williams, Américaine qui a fait sa fortune dans la télévision câblée, sera suivie par la vente d'art contemporain, la soirée s'achevant sur celle consacrée aux impressionnistes et à l'art moderne.Parmi les oeuvres phares de ces ventes figure un triptyque du peintre américain Francis Bacon, inspiré par l'Orestie d'Eschyle, estimé 60 millions de dollars.Seront proposés également le tableau 1947-Y-N°1 du peintre américain Clyfford Still, estimé entre 25 et 35 millions de dollars, et la toile White Brushstroke I de l'artiste américain Roy Lichtenstein, estimée entre 20 et 30 millions.Sotheby's a choisi de maintenir ses ventes fin juin et de ne pas s'aligner sur sa grande rivale, Christie's, qui tiendra les siennes le 10 juillet, un décalage rarissime.Pour justifier sa décision, Sotheby's a expliqué que l'alignement des dates visait, jusqu'ici, à permettre à un nombre important d'acheteurs de se déplacer à New York pour assister aux ventes de toutes les grandes maisons la même semaine.Mais les restrictions en matière de déplacements internationaux sont toujours en vigueur dans nombre de pays, dont les Etats-Unis, ce qui devrait sensiblement limiter le nombre de personnes présentent physiquement, en juillet, aux ventes de Christie's, qui ouvrira, elle, l'évènement au public.
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- L'ancien président de la République a évoqué l'attaquant des Bleus Olivier Giroud lors d'un déplacement dans le Bas-Rhin, ce samedi 9 juillet. -À la veille de la finale de l'EURO 2016 entre la France et le Portugal, il ne pouvait pas s'empêcher de lancer une référence footballistique.
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En visite à la fête départementale des Républicains du Bas-Rhin à Brumath, Nicolas Sarkozy a abordé le thème du grand match de dimanche par un prisme inattendu, en se comparant à l'attaquant de l'équipe de France Olivier Giroud, pour qui il a une "pensée particulière". "Ce Giroud était critiqué par tout le monde au début de l'Euro et maintenant, il est adulé" explique le patron des Républicains, ajoutant à ce sujet que "la versatilité est la chose la plus stupéfiante au monde".SARKOZY AIME "LE TERRAIN"L'ex-chef de l'État avait visiblement préparé cette analogie, puisqu'il a précisé son propos en dressant des parallèles entre lui et le "Gunner" d'Arsenal : "Je pense à lui parce que ça me rappelle des moments dans carrière..." a t-il lancé. "Giroud a bien compris que quand tout le monde le critiquait, tout le monde le regardait. Mais les gens ont apprécié la façon dont il avait tenu droit. Il a répondu sur le terrain." "Le sport, la politique est sur le terrain. La politique? La réponse est dans les yeux." a t-il finalement conclu. À la lutte dans les sondages par Alain Juppé, Nicolas Sarkozy a pris les devants chez les sympathisants de droite dans la course aux intentions de vote pour la primaire de novembre. Il est toutefois encore devancé par le maire de Bordeaux toutes tendances confondues.
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Un test rapide du nouveau coronavirus conçu par les laboratoires Abbott, vanté par Donald Trump et utilisé tous les jours à la Maison Blanche, produit entre un tiers et une moitié de faux résultats négatifs, selon une étude préliminaire réalisée par des chercheurs de l'université de New York (NYU).
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Le test, qui produit des résultats positifs en 5 minutes et négatifs en 13 minutes, a été comparé à ceux d'une autre machine plus lente. Lorsque le prélèvement du test rapide était dilué dans un milieu de culture (un liquide de transport), il a raté un tiers des échantillons confirmés positifs par l'autre machine. Ce taux s'élevait à 48% lorsque le coton-tige restait sec, ce qui est pourtant la méthode recommandée par Abbott.Les chercheurs ont pré-publié leur comparatif sur le site public biorxiv.org, où des milliers de chercheurs mettent leurs études en ligne en attendant qu'ils soient évalués par une revue scientifique.Le centre médical Langone de NYU voulait vérifier la précision du nouveau test car il aurait grandement accéléré le dépistage des patients arrivant aux urgences et suspectés d'être infectés par le nouveau coronavirus Sars-Cov-2. Son avantage est qu'il se fait sur place, dans une petite machine appelée ID NOW, sans avoir besoin d'expédier les échantillons dans un laboratoire.Par comparaison, le test moléculaire (PCR) du groupe pharmaceutique Roche donne des résultats en trois heures et demie, et celui de Cepheid 45 minutes. Pour détecter la présence du virus dans un échantillon (prélevé dans le nez, au fond du nez ou dans la gorge), ces tests tentent de "photocopier" à grande échelle le morceau de virus qui les intéresse, afin de le rendre visible.Il s'avère que le test d'Abbott, selon cette étude comparative, est relativement fiable quand il annonce un résultat positif. Mais son efficacité diminue apparemment vite quand la quantité de virus dans l'échantillon initial se réduit, ce qui fait qu'il rate beaucoup de résultats positifs.Ce taux élevé de faux négatifs "rend cette technologie inacceptable dans notre environnement clinique", concluent les auteurs.Le 30 mars, le président américain avait lui-même présenté la machine d'Abbott, qui fait environ 3 kg et la taille d'un grille-pain, à la Maison Blanche. Un porte-parole d'Abbott a répondu que les résultats n'étaient "pas cohérents" avec ceux d'autres études, et indiqué que "le taux de faux négatifs rapporté à Abbott était de 0,02%", sans plus de détails. "On ignore si les échantillons ont été testés correctement dans cette étude", a ajouté le porte-parole.
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Seuls 13% des plus de 50 ans ont rédigé des directives anticipées, qui permettent de faire connaître au corps médical ses volontés concernant l'acharnement thérapeutique et la fin de vie.
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L'affaire Vincent Lambert illustre la délicatesse des questions liées à la fin de vie en France, notamment quand le patient ne peut plus s'exprimer. Pourtant, il est possible de faire connaître à l'avance ses choix au corps médical et, peut-être, permettre d'éviter des situations comme celle qui déchire la famille de cet homme hospitalisé depuis 10 ans dans un état végétatif.La loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie de 2016 a renforcé le poids des directives anticipées. Ces instructions, que chacun peut rédiger quand il le souhaite, permettent de dire à l'avance qu'on refuse l'acharnement thérapeutique, pour lever tout doute si on est un jour confronté à cette situation sans pouvoir s'exprimer. "Les directives anticipées s'imposent (aux médecins), ce qui n'était pas le cas auparavant", explique l'un des pères de la loi, l'ex-député PS Alain Claeys. Tout un chacun peut ainsi indiquer par quels moyens il accepte ou refuse d'être maintenu en vie : réanimation cardiaque, aide respiratoire, sonde d'alimentation... Fin de vie: comment faire connaître ses choix ?par BFMTVMais la pratique reste peu répandue: seuls 13% des plus de 50 ans ont rédigé des directives anticipées, selon un sondage commandé par le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV). "Les directives anticipées, c'est compliqué à écrire", souligne la présidente du CNSPFV, la cardiologue Véronique Fournier. "Ce n'est pas un exercice très amusant de réfléchir à sa mort, et puis on a peur d'être soit trop général, soit trop spécifique."Pour en faciliter la rédaction, des modèles sont disponibles en ligne, notamment sur le site du ministère de la Santé ou sur celui de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), indique 20Minutes. Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées, en mentionnant son identité, la date et en apposant sa signature. Une personne dans l'incapacité d'écrire peut se faire aider par deux témoins. Enfin, une personne sous tutelle doit d'abord recevoir l'autorisation du juge ou du conseil de famille.Une fois rédigé, le document doit être conservé dans un endroit "facilement accessible", connu de la famille ou du médecin traitant, conseille le ministère de la Santé. Il peut également être confié à un proche ou à un médecin. Encore mieux, il est possible d'inscrire ses directives anticipées dans son dossier médical partagé (DMP), sorte de carnet de santé en ligne, disponible sur internet et accessible aux professionnels de santé.Elles peuvent être rédigées à tout moment et n'ont pas besoin d'être réactualisées. Elles n'ont pas de date limite, rappelle franceinfo. Le document peut cependant être annulé ou modifié à tout momentLe rôle de la "personne de confiance"Faute de directives anticipées, la loi Claeys-Leonetti renforce le rôle de la "personne de confiance". Il s'agit d'un proche que chacun peut désigner pour, le cas échéant, faire part de sa volonté aux médecins si on n'est plus capable de le faire soi-même. "Son témoignage prévaut sur les autres", stipule la loi. Selon M. Claeys, ce dispositif aurait pu éviter les déchirements familiaux autour de Vincent Lambert. Son sort oppose d'un côté ses parents, un demi-frère et une sœur, qui refusent l'arrêt des traitements, et de l'autre son épouse, cinq de ses frères et sœurs et son neveu.La désignation d'une personne de confiance "permet de surmonter tout conflit familial", juge M. Claeys.
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La conductrice d'un véhicule autonome d'Uber impliqué dans un accident mortel en mars 2018 en Arizona aux Etats-Unis a été inculpée d'homicide involontaire par la justice américaine.
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Elle a plaidé non coupable, précise un communiqué des autorités locales diffusé mardi.La voiture en question roulait à Tempe dans le cadre d'un programme d'essais du système de conduite automatisée développé par Uber quand elle a percuté une piétonne qui traversait la route à pied, de nuit, à côté de son vélo. "Lorsqu'un conducteur prend le volant d'une voiture, il a la responsabilité de contrôler et de conduire ce véhicule en toute sécurité et dans le respect des lois", a souligné la procureure du comté, Allister Adel. L'agence en charge de la sécurité des transports aux Etats-Unis avait estimé fin 2019 que la conductrice du véhicule était la principale responsable du choc dans la mesure où elle était distraite par son téléphone portable au moment de la collision.Mais l'agence avait aussi mis en cause le groupe de VTC. Si les capteurs de la voiture avaient bien détecté la victime 5,6 secondes avant l'impact, le logiciel n'était pas programmé pour la reconnaître en tant que piétonne car elle était hors d'un passage protégé, avait notamment souligné l'agence.Elle avait aussi déploré l'absence de mécanismes adéquats pour pallier l'éventuel laisser-aller des conducteurs. Cet accident, combiné à ceux impliquant des voitures Tesla équipées d'un logiciel d'aide à la conduite, avait forcé la plupart des groupes engagés dans la technologie de conduite autonome à réévaluer leurs systèmes de sécurité.Sollicité par l'AFP, Uber n'a pas souhaité commenter l'inculpation mercredi.
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L'ex-Front national a été condamné pour "recel d'abus de biens sociaux" mais relaxé de la principale accusation de complicité d'escroquerie.
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Soupçonné d'avoir mis en place une escroquerie de surfacturation des kits de campagne fournis à ses candidats et remboursés par l'Etat, l'ex-Front national a été condamné mardi 16 juin à une amende de 18.750 euros pour "recel d'abus de biens sociaux". Le parti d'extrême-droite, devenu depuis le Rassemblement national, a en revanche été relaxé de la principale accusation de complicité d'escroquerie. L'Etat réclamait 11,6 millions d'euros de dommages et intérêts. Le parquet avait, lui, requis 500.000 euros d'amende. Les juges n'ontpas retenu la culpabilité du parti que pour avoir profité d'avantages indus auprès de la société de communication Riwal, notamment un crédit sans intérêt de plusieurs millions d'euros pendant trois ans et l'emploi fictif de deux élus actuels, Nicolas Bay et David Rachline. Les magistrates estiment ne pas avoir trouvé de "manoeuvres frauduleuses" ni de preuves de surfacturations derrière la fourniture obligatoire et uniforme de kits de campagne - tracts, affiches, sites internet... - aux candidats du parti, pour un montant estimé en 2012 à 9 millions d'euros.Le tribunal a toutefois condamné un proche de Marine Le Pen et un député européen pour une escroquerie aux prêts fictifs réalisée en marge de ce système, reproduit lors des départementales de 2014 et des municipales de 2015. Le premier, Frédéric Chatillon, était le véritable maître d'oeuvre du dispositif, construit autour de sa société Riwal. Le tribunal l'a condamné à 2 ans et demi de prison dont dix mois ferme et 250.000 euros d'amende pour son rôle dans cette escroquerie et une longue série d'abus de biens sociaux au préjudice de son entreprise, estimé à 500.000 euros par le tribunal.Le second, Jean-François Jalkh, est le juriste du parti. Pour ce "concepteur" de l'escroquerie aux prêts, le tribunal a prononcé une peine de prison de 2 ans, dont 18 mois avec sursis, et de cinq ans d'inéligibilité. Contre Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen qu'il présidait et qui a servi à ces manoeuvres, le tribunal a fixé une amende de 300.000 euros, dont la moitié avec sursis. Le trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, a pour sa part été condamné à 6 mois de prison avec sursis. Dans le volet des prêts fictifs, le tribunal a estimé le préjudice de l'Etat à quelque 860.000 euros, qui doivent être dédommagés solidairement par Frédéric Chatillon et Jean-François Jalkh, le micro-parti Jeanne, et deux autres protagonistes.
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La plupart des restrictions de circulation seront levées le 15 juin pour les frontières intérieures européennes. Il faudra attendre le 1er juillet pour les frontières extérieures à l'espace Schengen.
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Les voyages internationaux vont pouvoir reprendre progressivement, à l'intérieur de l'Union européenne dans un premier temps puis dans le reste du monde. La France lèvera ainsi lundi 15 juin à minuit la plupart des restrictions de circulation qui pèsent aujourd'hui sur ses frontières intérieures européennes. Il faudra en revanche attendre le 1er juillet pour la levée progressive des restrictions sur les frontières extérieures à l'espace Schengen, ont annoncé vendredi 12 juin les ministres des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et de l'Intérieur Christophe Castaner dans un communiqué commun. Un test de détection du Covid-19 reste en revanche obligatoire en juillet et en août pour tout voyage vers l'Outre-mer. Les personnes en provenance de pays de l'espace européen (Etats membres de l'Union européenne ainsi qu'Andorre, Islande, Liechtenstein, Monaco, Norvège, Saint-Marin, Suisse et Vatican) pourront donc entrer sur le territoire français sans restrictions à l'exception de l'Espagne et du Royaume-Uni. Ces deux pays appliquant des restriction, la France continuera d'appliquer la réciprocité. L'Espagne ayant choisi de maintenir jusqu'au 21 juin ses restrictions de circulation ainsi qu'une quatorzaine pour les passagers aériens en provenance d'Europe, les passagers aériens en provenance d'Espagne seront à leur tour invités à effectuer une quatorzaine à leur arrivée en France jusqu'au 21 juin. Les passagers en provenance du Royaume-Uni ne feront plus l'objet de restriction d'entrée en France à partir du 15 juin mais resteront, "jusqu'à nouvel ordre", invités à observer une quatorzaine à leur arrivée.La France "procédera à une ouverture progressive de ses frontières extérieures Schengen à compter du 1er juillet", ont annoncé les ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur. Cette décision a été prise conformément aux recommandations de la Commission européenne présentées jeudi et "cette ouverture s'effectuera de façon progressive et différenciée selon la situation sanitaire des différents pays tiers, et conformément aux modalités qui auront été arrêtées au niveau européen d'ici là", ont-ils précisé. Les étudiants internationaux seront autorisés, quel que soit leur pays d'origine, à venir en France et leurs modalités d'accueil seront favorisés. Leur demande de visas et titres de séjour seront traitées en priorité.Un test de détection du Covid-19 sera obligatoire en juillet et en août avant toute arrivée en Outre-mer, mais il n'y aura plus de périodes de "quatorzaines" imposées à l'arrivée, a par ailleurs annoncé vendredi le ministère des Outre-mer. Cette évolution du protocole sanitaire pour accéder aux territoires ultramarins a été décidée lors du Conseil de défense et de sécurité nationale de jeudi, "au vu de l'évolution favorable de l'épidémie de Covid-19 en outre-mer", précise le ministère dans un communiqué. Elle concerne tous les territoires d'Outre-mer, à l'exception des collectivités du Pacifique, qui sont autonomes en matière de santé. Ces nouvelles mesures interviendront plus précisément dès l'entrée en vigueur de la loi de fin d'état d'urgence sanitaire, "au plus tard le 10 juillet". Des mesures de quatorzaines strictes avaient été imposées au début du confinement pour entrer dans les territoires d'Outre-mer. Actuellement, une expérimentation d'allègement de ces mesures est en cours en Guadeloupe, à la Martinique, à La Réunion, à Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Les passagers sont invités à réaliser dans les 72 heures précédant le vol un test RT-PCR, de détection du Covid-19. Ceux qui ont un résultat négatif peuvent prendre l'avion, et doivent effectuer une septaine à l'arrivée, suivi d'un nouveau test RT-PCR. Si ce 2e test est négatif, la quarantaine est allégée. À compter du 22 juin, "l'expérimentation pourra être étendue aux autres territoires", les motifs impérieux de déplacement seront supprimés, le nombre de passagers par vol sera déplafonné et le nombre de vols sera progressivement augmenté en accord avec les élus des territoires, rappelle le ministère.Les Outre-mer ont été relativement épargnés par l'épidémie de Coronavirus, notamment grâce aux restrictions de déplacement, à l'exception de Mayotte et la Guyane, où le virus circule encore activement, et qui se trouvent toujours classés en orange.
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Stéphane Bern présentera samedi 12 mai le grand concours de l'Eurovision, avec cette année à ses côtés, Christophe Willem. À une semaine de l'événement, le nouveau duo s'est confié à TV Magazine.
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À quelques jours de la 63e édition de l'Eurovision, Stéphane Bern s'est confié à TV Magazine. L'occasion pour le présentateur, qui commentera cette année encore l'événement, de confier sa tristesse de ne pas retrouver à ses côtés Marianne James. "Évidemment, j'en ai parlé avec elle en lui disant combien j'étais triste que l'on ne présente pas ensemble, car on s'entendait bien", regrette-t-il. Mais heureusement, Stéphane Bern approuve totalement le remplaçant qui lui a été choisi. "Christophe Willem est un très bon choix. D'ailleurs, Marianne me l'a dit aussi".Pour l'ancien gagnant de la Nouvelle Star, cette situation a tout de même été compliquée à gérer. "J'aime beaucoup Marianne. C'est quelqu'un que j'apprécie depuis la Nouvelle Star. Ce qui m'a navré, c'est de me retrouver, contre mon gré, au coeur de tout ça... Je lui ai expliqué pourquoi on m'avait proposé de co-présenter. Les choses sont claires. Marianne m'a dit qu'il n'y a aucun problème avec moi en particulier".Stéphane Bern et Christophe Willem seront donc samedi soir en direct de Lisbonne pour commenter le 63e concours de l'Eurovision, où la France sera représentée par Madame Monsieur. Du côté des bookmakers, le duo tricolore est plutôt en bonne position. Avec la chanson "Mercy", Émilie Satt et Jean-Karl Lucas occuperaient la quatrième place, derrière la grande favorite, l'Israélienne Netta, la Norvège et l'Estonie.
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En 2019, l'inattention a été la cause d'un accident mortel sur cinq sur l'autoroute. Un chiffre qui a quasiment doublé en deux ans alerte l'Association des sociétés françaises d'autoroutes (ASFA).
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L'usage du mobile au volant est mis en cause.L'inattention a été, en 2019, la cause d'un accident mortel sur autoroute sur cinq. Cette part a quasiment doublé en deux ans, selon le bilan annuel de l'Association des sociétés françaises d'autoroutes (ASFA) publié vendredi, début d'un week-end de grands départs en vacances. Il s'agit d'"une dynamique inquiétante", souligne Christophe Boutin, délégué général de l'ASFA. Quelque 20% des accidents mortels ont eu pour cause l'inattention, qui devient le troisième facteur derrière l'alcool, les drogues et médicaments d'une part (21%), et la somnolence et la fatigue d'autre part (21%), mais désormais devant la vitesse excessive (16%).Surtout, sa part est en constante augmentation depuis deux ans (11,3% en 2017, 13,6% en 2018) et, "ce qui est surtout ennuyeux, chez les plus jeunes" explique à l'AFP Christophe Boutin. "C'est un facteur dont on craint qu'il ne prenne encore plus d'importance à l'avenir" ajoute-t-il.La faute au téléphone ?Alors qu'ils ne représentent que 17% des conducteurs sur autoroute, les moins de 35 ans sont à l'origine de 35% des accidents mortels dus à l'inattention, et à l'origine de 28% de tous les accidents mortels.Parce qu'ils utiliseraient plus leur téléphone au volant ? En tout cas, souligne Christophe Boutin, l'ASFA pense que l'usage des écrans est "la cause principale" des accidents dus à l'inattention."C'est compliqué car les gens, quand ils ont un accident, ne déclarent pas spontanément qu'ils étaient au téléphone, donc on pense qu'il y a un fort biais de sous-déclaration. Mais quand on effectue une enquête spécifique, on voit que certains usages continuent d'augmenter", argumente-t-il.Parmi les utilisateurs de téléphone au volant, 71% répondent en kit main libre (+14 pts), 57% consultent leur téléphone lorsqu'ils reçoivent une notification (+12) et 42% répondent ou écrivent un message en tenant le téléphone à la main. "Envoyer un SMS mobilise totalement l'attention et prend au minimum 15 secondes, laps de temps lequel on parcourt 500 mètres à 130 km/h", ajoute Christophe Boutin.Or, ces comportements dangereux sont particulièrement présents parmi les moins 35 ans, qui sont huit sur dix à interagir avec des écrans, soit 14 points de plus que la moyenne, ou 24% à garder leur téléphone à la main en conduisant, contre 3% pour les plus de 50 ans.Les autoroutes, réseau routier le plus sûrEn dépit de drames comme l'accident sur l'A7 qui a coûté la vie à cinq enfants lundi soir, les autoroutes demeurent de loin le réseau routier le plus sûr. Sur 3.244 victimes de la route en France métropolitaine l'an passé, selon la Sécurité routière, 154 sont mortes sur les autoroutes concédées (trois de moins qu'en 2018) d'après les chiffres de l'ASFA, qui regroupes les concessionnaires privés gestionnaires de 9.180 des 12.000 kilomètres d'autoroutes françaises.Soit 1,49 accident mortel pour un milliard de kilomètres parcourus (1,55 en 2018), un taux divisé par plus de deux depuis 2000.
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POLITIQUE. Des affiches rappelant les articles du Code pénal relatifs au harcèlement sexuel ont été placardées à l'Assemblée nationale.À la suite de l'affaire Weinstein, la parole concernant le harcèlement sexuel se libère, y compris dans le milieu politique.
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Alors que certains élus, comme Jean Lassalle ou le député LREM Christophe Arend, ont été nommément accusés, l'élue EELV Marine Tondelier, ex-assistante parlementaire, a déclaré dimanche 22 octobre qu'il existait une "blacklist" recensant "les noms de parlementaires qui circulaient entre collaboratrices, car on savait qu'il ne fallait pas prendre l'ascenseur avec eux."Après ces révélations, des affichettes intitulées "Lutte contre le harcèlement" ont été placardées dans les ascenseurs de l'Assemblée nationale, révèlent plusieurs tweets postés mardi après-midi 24 octobre et relevés par Franceinfo, dont un de la députée PS des Deux-Sèvres Delphine Batho.L'affiche rappelle les articles du Code pénal relatifs au harcèlement sexuel et précise qu'il peut être puni jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. Elle mentionne en outre les coordonnées de deux responsables à contacter "en cas de situation de harcèlement" : la déontologue du Palais Bourbon et la cheffe de la division "déontologie et statut du député".Les affiches ont été placardées massivement, "à des endroits stratégiques, pour qu'elles puissent être vues de tout le monde", expliquent les services de l'Assemblée nationale, contactés par Franceinfo. Cela n'aurait rien à voir avec les affaires dévoilées ces derniers jours. Cette initiative fait suite à une décision du bureau de l'Assemblée nationale datant du 19 juillet, précise la station. "Chaque collaborateur recevra une information spécifique lors de la signature de son contrat et un affichage relatif aux textes et aux voies de recours sera effectué dans les locaux de l'Assemblée nationale ainsi que dans les bureaux des députés et dans leurs permanences", avait alors décidé cette instance.
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Tous à vélo ? Pas si simple. Campagne électorale et crise sanitaire ont dopé la cote de la "petite reine" mais son essor en centre-ville masque d'importantes disparités sociales et territoriales.
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Ces derniers mois, les contraintes liées au coronavirus ont amené beaucoup de citadins à enfourcher une bicyclette pour aller au boulot.Et nombre de candidats aux municipales ont vanté les vertus environnementales de ce mode de transport. Sans "plan vélo", mâtiné d'"urbanisme tactique" depuis le déconfinement, impossible de faire campagne dans les grandes villes...Rejoindre son lieu de travail à coups de pédale reste un phénomène "très urbain": en 2015, à l'échelle nationale, il ne concernait que 1,9% des actifs ayant un emploi, selon l'Insee. Contre 6% à Lyon et de 12% à 16% à Bordeaux, Grenoble ou Strasbourg - agglomération la plus cyclable de France.La forte progression de la pratique en centre-ville est "un trompe-l'œil qui cache une baisse presque partout ailleurs ces dix dernières années", nuance une vaste étude sur les usages du vélo en France, publiée en avril sous l'égide de l'Ademe et de la Direction générale des entreprises.Cette "fracture territoriale majeure" en recoupe une autre, d'ordre social: "ceux qui refont du vélo, ce sont surtout les cadres et professions intermédiaires, alors qu'avant c'étaient les ouvriers et les employés", souligne Francis Papon, chercheur à l'Institut français des sciences et technologies des transports (Ifsttar).Des années 30 à l'après-guerre, on pouvait voir en effet des flots de cyclistes sortir chaque jour des usines, en région parisienne comme dans les grandes cités de province. Puis vint l'ère de la "bagnole".En 1958, le constructeur de camions Berliet, qui employait 12.000 personnes à Vénissieux, aux portes de Lyon, avait déjà réduit "des trois-quarts" ses abris à bicyclettes et son patron anticipait "une extension rapide et considérable des quatre roues". Il ne croyait pas si bien dire.- "Essaimer" -Soixante ans plus tard, à quelques hectomètres de là, la Société d'équipement et d'aménagement du Rhône et de Lyon (SERL) réindustrialise une friche de 11 hectares, voisine de gros axes routiers mais très bien reliée aux transports en commun. L'occasion rêvée d'un site sans parking ?L'idée a séduit... tant que les entreprises accueillies fonctionnaient en mode start-up: leurs dirigeants venaient à vélo ou en trottinette électrique. "Mais il a fallu se rendre à l'évidence: en phase de production, leurs opérateurs viendraient de plus loin en voiture", raconte Audrey Delaloy, qui pilote le projet.Au-delà des périphériques, les aménagements cyclables font souvent défaut, surtout de banlieue à banlieue. Le nombre des adeptes s'en ressent: plus de 5.500 Lyonnais (soit 1,1% de la population) ont participé en 2019 au "Baromètre des villes cyclables", contre seulement une soixantaine de personnes à Vaulx-en-Velin (0,1%) par exemple.Dans cette commune, "des axes importants restent dépourvus de tout aménagement", constate Pierre Crepel, un militant du vélo qui y habite depuis 30 ans. "Des gens disent qu'ils s'y mettraient bien mais que c'est trop dangereux et qu'il y a trop de vols. Et que la voiture reste plus commode."Joseph d'Halluin, secrétaire général de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), veut croire que "ce n'est pas une fatalité: en faisant du vélo un sujet des municipales, on espère que ça va essaimer au-delà des cœurs de ville".L'assistance électrique permettant d'allonger les distances, "les marges de progression sont fabuleuses en première et deuxième couronnes", abonde Nicolas Frasie, administrateur de "La Ville à Vélo".Pour augmenter la part modale du cycle dans l'agglomération à 20% en 2030 - contre 3% en 2015 - cette association lyonnaise réclame notamment un "réseau express" reliant 30 communes de la Métropole et ses points névralgiques.Des structures proposent des séances de vélo-école en périphérie pour inciter à s'y mettre en selle. Comme Janus France, dont le local d'Oullins est installé dans un quartier enclavé par une voie rapide et le Rhône.De là, seul un pont surchargé de voitures, doté récemment d'un couloir malaisé pour les cyclistes, permet de rejoindre le centre de Lyon. "Alors qu'une passerelle dédiée donnerait beaucoup plus envie d'y aller à vélo", estime le fondateur de l'association, Rodrigue Yao Ogoubi.
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Les forces de l'ordre doivent notamment faire attention à leur propre sécurité, aussi bien en service qu'en dehors.
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Le ministère de l'Intérieur a appelé, dimanche 27 septembre dans une note, ses services à une "vigilance accrue après le décès d'Abou Bakr al-Baghdadi", le chef de l'EI tué dans une opération des États-Unis en Syrie. Le texte évoque un risque "d'actes de vengeance"."Dans les heures à venir, la possible intensification de la propagande jihadiste consécutive à ce décès, appelant éventuellement à des actes de vengeance, doit vous conduire à la plus extrême vigilance, notamment à l'occasion des événements publics qui pourraient être programmés dans votre département dans les jours à venir", explique la note, consultée par franceinfo. Elle évoque "la nécessité de faire preuve d'un attention particulière à l'égard de toutes les informations qui pourraient leur parvenir de nature à justifier un signalement immédiat aux services spécialisés". Il est également demandé de "renouveler aux forces de l'ordre les consignes de vigilance qu'il convient d'observer pour leur propre protection dans l'exercice de leur mission mais également en dehors du service."
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Cinq camps en cinq ans. Le Yéménite Hadi Ahmed Hadi ne cesse de se déplacer pour mettre sa famille à l'abri des combats qui se déroulent dans la province de Marib, l'un des rares bastions du gouvernement soumis à une pression constante des rebelles Houthis.
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Les insurgés tiennent depuis 2014 la capitale Sanaa, à 120 km à l'ouest de Marib, chef-lieu de la province du même nom, et ne cessent de pousser à l'est pour parachever leur contrôle du nord du Yémen.Les combats dans la zone séparant Marib des zones de sa province à l'ouest se sont intensifiés ces dernières semaines menaçant directement le camp de déplacés de Souwaïda.C'est là, au nord de la ville de Marib, que la famille de M. Hadi a trouvé son dernier refuge, fin août. Elle est venue rejoindre 700 autres familles, installées sur un terrain de 1 km2.Espérant y rester longtemps, M. Hadi s'emploie à donner un peu de confort à sa famille. Il installe une structure métallique servant à soutenir une grande tente et y place un réfrigérateur qu'il a l'intention de brancher sur un générateur électrique."Nous nous sommes déplacés cinq fois", raconte à l'AFP M. Hadi, 46 ans, sous le regard de ses sept enfants. "Quand on est arrivé ici, il n'y avait rien."Ce Yéménite a quitté la première fois sa maison de Naham, dans l'ouest de la province, devenue en 2015 trop proche de la ligne de front."A chaque fois, on a laissé derrière nous nos biens car on ne pouvait pas tout transporter", dit-il résigné.La guerre entre les Houthis, soutenus par l'Iran, et le gouvernement, appuyé par une coalition menée par l'Arabie saoudite, a fait des dizaines de milliers de morts, essentiellement des civils, d'après diverses ONG.Environ 24 millions de Yéménites, soit plus des trois quarts de la population, ont besoin d'aide humanitaire selon les Nations unies, qui estiment que la guerre au Yémen a engendré la pire crise humanitaire du monde.- "Guerre d'usure" -Au début du conflit, Marib et sa région ont vu affluer une ruée de Yéménites qui voulaient fuir les Houthis et, la ville, protégée par la coalition internationale, a connu une période de stabilité voire de prospérité.Relativement proche de la frontière avec l'Arabie saoudite, elle a bénéficié d'importants investissements et a réussi à s'isoler du conflit.Mais avec le réveil des fronts cette année, la pression militaire se fait de plus en plus sentir.Selon des responsables militaires gouvernementaux les insurgés tentent d'avancer vers la ville, envoyant chaque jour sur le front des renforts.Les accrochages quotidiens sont au plus fort depuis le début du conflit et on assiste à une véritable "guerre d'usure", souligne Majed al-Madhaji du Sanaa Center for Strategic Studies.Et comme ailleurs au Yémen, ce sont les civils qui paient le prix fort du conflit.- Camps surpeuplés -"La guerre qui fait rage dans les périphéries de Marib a provoqué un afflux de milliers de familles dans les zones (relativement calmes de la province) et la création de nombreux camps", rapporte Saïf Mouthanna, directeur de l'organisme gouvernemental de gestion des camps de déplacés dans la région.Selon cet organisme, 4.847 familles ont rejoint la cohorte de déplacés dans la province entre le 20 août et le 15 septembre.Elle compte 140 camps de déplacés dont celui de Joufeïna, le plus grand du Yémen, avec 40.000 personnes.D'après Olivia Headon, porte-parole de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Yémen, les "combats ont déplacé 8.000 personnes en août" à Marib et le nombre de déplacés a atteint 70.000 depuis le début des combats en janvier.Quelque 80% des déplacés ont choisi la ville de Marib où la place manque et où ils se sont installés dans des camps déjà densément peuplés, ce qui aggrave le risque d'attraper le nouveau coronavirus, souligne Mme Headon.Mais pour M. Hadi, comme pour ses sept enfants et sa femme, être obligé de se déplacer à nouveau serait "une véritable catastrophe". "Ce serait dévastateur pour ma famille", dit-il.
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Le président de l'Assemblée nationale estime auprès du Journal du Dimanche qu'il a un rôle à jouer dans le remaniement qui s'annonce.
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Après le départ de Gérard Collomb du ministère de l'Intérieur, "Emmanuel Macron a beaucoup consulté", assure le 7 octobre Le Journal du Dimanche : François Bayrou jeudi soir, Richard Ferrand, vendredi matin. Le remaniement s'annonce en effet plus large que prévu. L'objectif est de retrouver un "élan politique", écrit l'hebdomadaire. Quelle sera l'ampleur du remaniement après la démission de Gérard Collomb ?par BFMTV"Il faut un nouveau souffle", plaide également Richard Ferrand dans les colonnes du JDD. Le président La République en marche de l'Assemblée nationale estime qu'il a un rôle à jouer dans le remaniement qui s'annonce. "Il est normal que le président de l'Assemblée nationale fasse part au chef de l'État des aspirations du pays telles qu'il les capte. Dans le même esprit, je l'avertis aussi de ce que j'entends, de ce que je vois dans les territoires et de ce que me disent les parlementaires de toutes sensibilités", assure-t-il.Selon Le JDD, après avoir démissionné puis composé un nouveau gouvernement, le Premier ministre Édouard Philippe sollicitera un vote de confiance de l'Assemblée.L'élu du Finistère indique notamment attendre un geste en direction de la France rurale : "Il y a eu beaucoup de malentendus, à nous de nous réconcilier avec les territoires. Sans doute qu'il y a eu des insuffisances. Je suis pour des initiatives fortes", déclare-t-il, suggérant que "cela peut se traduire par une place plus visible de ces enjeux dans le prochain remaniement". "Nous devons libérer, protéger et unir""Il y a eu l'an I du quinquennat" qui "s'est déroulé à un rythme très soutenu" et a été "d'une grande verticalité", admet-il, mais "nécessaire". "Nous allons désormais entamer l'an II du quinquennat, celui de la République contractuelle" et "le président veut, et je l'accompagnerai sur ce chemin, poursuivre l'intensité des réformes et fédérer davantage", ajoute le titulaire du Perchoir."Il faut rester fidèle au projet initial mais il faut un nouveau souffle. Nous devons libérer, protéger et unir" et "mettre l'accélérateur" sur ces deux derniers axes, poursuit-il en référence au message de la campagne présidentielle. "Des partenaires de la société civile ont eu le sentiment qu'il y avait une noblesse de robe qui s'adressait au Tiers État. Rien n'est plus faux. Mais le gouvernement doit respecter ce ressenti", ajoute cet ancien socialiste.Pour "un Jean-Michel Blanquer de l'Intérieur"Pour remplacer Gérard Collomb à l'Intérieur, Richard Ferrand souhaiterait "un Jean-Michel Blanquer de l'Intérieur". Outre ceux de politiques expérimentés, les noms de François Molins, procureur de Paris, et Mireille Ballestrazzi, directrice centrale de la police judiciaire, sont cités dans les médias. Enfin, Richard Ferrand soutient que les liens d'Emmanuel Macron et Gérard Collomb sont "indéfectibles". "D'ailleurs, ils iront ensemble en Arménie la semaine prochaine", précise-t-il.
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Pour le parti socialiste le maire de Saint-Nazaire, David Samzum n'a pas protégé suffisamment les lanceurs d'alerte dans une affaire de violences sexuelles touchant sa mairie.
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L'investiture socialiste du maire de Saint-Nazaire, David Samzun, a été gelée pour les municipales, a confirmé samedi le Premier secrétaire du Parti Socialiste Oliver Faure dans une interview donnée à Presse Océan. David Samzun aurait dû protéger les lanceurs d'alerte dans une affaire de violences sexuelles mettant en cause l'un de ses adjoints, a estimé Olivier Faure. "Il ne s'est apparemment pas posé la question de savoir comment il pouvait protéger la parole d'une victime éventuelle et celle de personnes, des élues en l'occurrence, qui ont joué le rôle de lanceurs d'alerte", dénonce le Premier secrétaire. "La seule sanction prise contre les lanceurs d'alerte""A ce stade, il est acté qu'il n'y a pas de possibilité d'accorder l'investiture socialiste au maire sortant" David Samzun, a déclaré Olivier Faure au journal. "La situation sera gelée tant que des discussions ne seront pas engagées avec la ville et qu'un éclaircissement de la situation soit obtenu", a-t-il précisé.Sa gestion de crise lui est aussi reprochée. "Nous ne disons pas que le maire n'a rien fait (...) Mais la seule sanction prise l'a été à l'encontre des femmes qui ont été des lanceurs d'alerte et qui se sont vues signifier qu'elles ne figureraient pas sur la liste du maire sortant à l'occasion de la prochaine campagne municipale. Ça, ce n'est pas possible", estime M. FaureEnquête pour violEt le Premier secrétaire du Parti socialiste s'est dit, entre les lignes, prêt à perdre la ville : "Il y a des principes, parmi lesquels l'égalité femmes-hommes, que nous plaçons au-delà de nos intérêts électoraux", estime Olivier Faure. La mairie de Saint-Nazaire est aux mains des socialistes depuis 1925. Fin juin, la mairie socialiste était secouée par une grave crise après la démission de trois adjointes au maire faisant suite à des accusations de violences sexuelles contre un autre élu. Le PS avait envoyé une délégation, composée de l'ancienne ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol, tandis que la procureure Sylvie Canovas-Lagarde avait ouvert une enquête du chef de viol pour des faits commis en 2014, révélés en juin par le "courrier d'une élue".La victime présumée, Gaëlle Betlamini, avait quitté le conseil municipal mais n'avait pas porté plainte. En mai, l'adjoint aux Finances Martin Arnout, visé par les accusations de violences sexuelles, avait déposé plainte pour diffamation à l'encontre de la première adjointe de Saint-Nazaire. La procureure avait classé les deux affaires sans suite, les investigations n'ayant pas permis "de caractériser les éléments constitutifs du viol".
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27 professionnels de santé au moins sont décédés depuis le début de l'épidémie.
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Même si les données restent incomplètes, les décès survenus chez les soignants et agents hospitaliers, en première ligne dans la lutte contre le coronavirus, sont de plus en plus fréquents.Chez les médecins généralistes, une profession où les seniors restent parfois en activité après l'âge de départ à la retraite, une dizaine de décès ont été rendus publics ces dernières semaines, principalement dans le Grand-Est et en Ile-de-France. Une conséquence de la désertification médicaleParmi eux figure notamment Mahen Ramloll, 70 ans, mort le 22 mars, à l'hôpital de Colmar ou André Charon, 73 ans, mort le 3 avril. Ce dernier avait décidé de rester en activité en raison de la pénurie de généralistes à Folgensbourg (Haut-Rhin), où il travaillait.Médecin de campagne à Wassy (Haute-Marne), Guy Pfister, 75 ans, a également succombé au coronavirus le 15 avril, selon la municipalité. Ancien président du club de football de la commune.Enfin, unique médecin de La Tour-d'Auvergne (Puy-de-Dôme), village de 640 habitants, Jérôme Valette est décédé le 22 avril au CHU de Clermont-Ferrand, selon la municipalité. Il était âgé de 65 ans.Six décès ont à ce stade été rendus publics chez les spécialistes, exerçant pour la plupart dans des établissements hospitaliers. Dimanche, la préfecture des Yvelines a annoncé la mort la veille de Jacques Fribourg, ancien chef du service des urgences de l'Hôpital privé de l'ouest parisien, à Trappes (Yvelines). Ce père de famille était revenu travailler à l'hôpital, en soutien, quelques mois après avoir pris sa retraite. Chez les infirmiers, une infirmière de 51 ans, salariée d'un Ehpad de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), a été emportée par le virus le 3 avril. Selon le groupe LNA, propriétaire de l'établissement, cette mère de famille travaillait depuis un an dans cette résidence. Selon l'Ordre des infirmiers, des "remontées de terrain" font état d'autres décès. "Malheureusement, nous manquons de données précises", a regretté un responsable de l'Ordre qui déplore qu'aucun chiffre n'ait été communiqué par le gouvernement.Aides-soignants, agents hospitaliers et cadres de santé font également partie des victimes qui ont payé de leur vie leur engagement pour soigner.
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Bruno le Maire ainsi que l'intégralité de son cabinet n'ont pu entrer à l'Assemblée nationale mardi 19 juin, révèle le JDD. L'équipe a terminé dans un café.
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Bruno Le Maire n'a pu éviter un petit camouflet ce mardi 19 juin devant les portes de l'Assemblée nationale, peut-on apprendre dans la rubrique "Les indiscrets" du JDD. En effet, selon l'hebdomadaire, le ministre de l'Économie ainsi que l'intégralité de son équipe ont été refoulés à l'entrée. Bruno le Maire, accompagné de responsables du Trésor public et de députés LREM, n'étaient pas inscrit sur les listes. Et la règle est claire, pas d'inscription, pas d'entrée ! Une formalité que les huissiers ont suivie au pied de la lettre. Toute l'équipe devait assister ce jour-là à une réunion destinée "à balayer les enjeux de la loi Pacte". Au final, les hommes politiques ont dû trouver une solution de repli et la quarantaine de personnes a dû s'entasser dans le sous-sol d'un café voisin », précise le JDD.Se concentrer sur les loisUn nouveau revers donc pour Bruno le Maire, après un épisode en janvier dernier qui n'avait pas vraiment plu à Emmanuel Macron, rappelle Closer. Le ministre de l'Économie avait demandé qu'une terrasse privée soit installée dans ses bureaux à Bercy. Mais surtout, il aspirait à prendre la présence de l'Eurogroupe. Deux demandes auxquelles n'avait pas cédé le président de la République. Dans ces informations révélées par l'Express à l'époque, on apprenait qu'Emmanuel Macron lui avait demandé de se concentrer sur sa loi, en lui précisant que le président de l'Eurogroupe "était un homme de compromis". Lui devant être "un homme de volonté".
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La police espagnole a assuré vendredi avoir identifié quelque 800 touristes britanniques soupçonnés d'avoir déposé des plaintes pour de fausses intoxications alimentaires aux Baléares afin d'obtenir de juteuses indemnisations des hôtels. La police annonce dans un communiqué avoir également détecté 77 cabinets d'avocats ayant "mis en place une organisation visant à déposer des plaintes mensongères qui ont causé un tort économique important au secteur touristique des Baléares et de l'Espagne".
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Les Iles Baléares - Ibiza, Majorque et Minorque - ont vécu depuis janvier 2016 une explosion des plaintes visant les hôtels offrant des séjours "tout compris" pour des intoxications alimentaires, en hausse de 700%, précise encore la police. Le dommage estimé est de 4,5 millions d'euros, a assuré la police, qui a précisé que le phénomène touchait également les îles Canaries et la région de Benidorm, sur la côte méditerranéenne, très prisée des Britanniques. Selon les hôtels, certains avocats spécialisés rôdent même aux abords des hôtels en offrant leurs services gratuitement, avec l'espoir de toucher une commission si le client obtient une indemnisation. Une ambulance affichant le slogan "clinique des plaintes" aurait même circulé sur l'île de Tenerife, aux Iles Canaries. Selon les spécialistes du tourisme en Espagne, cette hausse des plaintes est liée à un vide juridique au Royaume-Uni, où la loi de protection des consommateurs n'exige pas des clients lésés qu'ils produisent un certificat médical. Il leur suffisait dans certains cas de présenter une facture d'achat de médicaments pour obtenir un remboursement, selon la police espagnole. Le problème est d'une telle ampleur que le secrétaire aux Affaire étrangères Boris Johnson avait ironisé sur la santé digestive des Britanniques, devenus "parmi les plus fragiles" sur ce point. Depuis des années, les Britanniques arrivent en tête des étrangers choisissant l'Espagne pour leurs vacances. En 2016 ils étaient 17,8 millions, dans un pays comptant quelque 46 millions d'habitants
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Le Canada se prépare pour une deuxième vague de coronavirus, qui pourrait frapper à l'automne, a déclaré lundi le Premier ministre canadien Justin Trudeau en appelant ses compatriotes à rester vigilants.
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"Nous nous préparons pour une deuxième vague, qui pourrait frapper très fort", a prévenu le Premier ministre en évoquant des investissements en équipements de protection et tests de dépistage afin de "réagir rapidement et fermement si jamais il y a une éclosion dans les mois à venir"."Même si oui, on est en train de rouvrir l'économie, il va falloir qu'on continue à prendre des mesures, de porter des masques quand on ne peut pas garder notre distance de deux mètres, faire attention aux contacts avec les autres", a-t-il expliqué lors de son point presse quasi-quotidien depuis le début de la pandémie."Si nous ne voulons ne pas perdre tous les progrès qu'on a faits au cours des derniers mois, il va falloir qu'on continue à être vigilants même dans cette nouvelle phase de la pandémie", a-t-il poursuivi. Il y a encore au Canada "des zones chaudes mais dans l'ensemble du pays, le nombre de cas, d'hospitalisations et des décès est en baisse", a-t-il dit.Mi-juin, M. Trudeau a annoncé le lancement d'une application mobile de traçage des contacts afin de suivre la propagation de la pandémie, qui sera disponible au niveau national dans les prochaines semaines. L'application alertera les utilisateurs ayant été en contact avec une personne testée positive au virus.En outre, la frontière entre le Canada et les Etats-Unis, pays le plus touché par la pandémie, doit rester fermée jusqu'au 21 juillet pour tous les déplacements non essentiels. La frontière la plus longue au monde est fermée depuis le 21 mars, sauf pour le commerce des biens et marchandises.Le Québec, qui compte plus de la moitié des 103.000 cas de coronavirus et des 8.600 décès au pays, devrait annoncer mardi que le masque sera obligatoire dans les transports en commun dans la province francophone, selon la chaîne publique Radio-Canada.
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L'épidémie de Covid-19 a fragilisé la lutte contre le sida, s'alarme l'association Sidaction, qui appelle aux dons avant une soirée spéciale jeudi pour remplacer son week-end de collecte annuel, annulé pendant le confinement en avril.
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"Pendant le confinement, des projets de recherche ont été suspendus, ainsi que des actions de prévention et de dépistage", explique à l'AFP la directrice générale de Sidaction, Florence Thune.Selon elle, "plusieurs mois ont été perdus" en termes de dépistage et de prévention pour un "public en grande précarité", dont "les personnes migrantes et les travailleurs du sexe".Traditionnellement organisé sur trois jours, le Sidaction a été annulé cette année à cause de l'épidémie de Covid-19, alors qu'il aurait dû avoir lieu début avril (avec une soirée retransmise à la télévision).Cela fait planer le risque d'une lourde perte financière, puisque les trois jours de mobilisation avaient permis de récolter 4,5 millions d'euros de promesses de dons en 2019.Depuis près de 15 ans, le week-end du Sidaction représente environ 30% de la collecte de l'association du même nom, qui recueille des dons toute l'année.A la place, une soirée unique intitulée "100 ans de comédies musicales : les stars chantent pour Sidaction" se déroulera jeudi, retransmise par France 2."Ça n'est qu'une journée mais on espère vraiment que les donateurs seront au rendez-vous", indique Florence Thune."Si on ne remonte pas la pente en terme de collecte cette année, on est très inquiets sur le maintien de nos financements à partir de 2021, ce qui pèse à la fois sur des dizaines de projets de recherche et une centaine d'associations dont on soutient l'activité", poursuit-elle.Cette année, les dons peuvent être faits par internet (www.sidaction.org), par SMS (au 92110, pour un don automatique de 5 euros) ou par courrier (Sidaction, 228, rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 PARIS).Le premier Sidaction, le 7 avril 1994, avait permis d'engranger 45 millions d'euros, récoltés pendant 9 heures de direct à la télévision.La présidente de Sidaction est la chercheuse Françoise Barré-Sinoussi, codécouvreuse du virus au début des années 80 et prix Nobel de médecine 2008. Elle a succédé à l'homme d'affaires Pierre Bergé après le décès de ce dernier en 2017.La vice-présidente est la chanteuse et comédienne Line Renaud.
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Le laboratoire français s'associe avec son concurrent britannique GSK en vue de la fourniture de ce vaccin.
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Les deux laboratoires assurent que le vaccin pourrait être autorisé dès le premier semestre 2021 et viennent d'obtenir l'accord du Royaume-Uni pour en écouler 60 millions de doses, à condition q'un contrat définitif soit signé. Dans un contexte de concurrence planétaire, les deux groupes assurent que "des discussions actives sont en cours avec la Commission européenne, avec la France et l'Italie dans l'équipe de négociation, et d'autres gouvernements pour garantir l'accès mondial" à leur produit. "Il n'y a aucune garantie" de trouver un jour un vaccin contre le nouveau coronavirus, a relevé le ministre britannique des Entreprises Alok Sharma. "Cela étant, il est important que nous obtenions un accès rapide à un large éventail de candidats vaccins prometteurs." Il s'agit pour le Royaume-Uni du quatrième accord de ce type, après ceux avec AstraZeneca, Valneva et celui avec BioNTech/Pfizer. Le pays a ainsi sécurisé au total 250 millions de doses. Sanofi et GSK prévoient de "débuter une étude de phase 1/2 en septembre, suivie d'une étude de phase 3 d'ici à la fin de 2020". Ailleurs dans le monde, d'autres candidats vaccins sont à des stades plus avancés, mais seules quatre formules sont en "phase 3", où l'efficacité est mesurée à grande échelle.Alors que la pandémie est bien loin d'être sous contrôle, les gouvernements du monde entier se sont lancés dans une course effrénée pour garantir des stocks de vaccins, avec des enjeux financiers énormes et nombre de crispations politiques. Le gouvernement américain a ainsi passé une commande initiale de "100 millions de doses pour 1,95 milliard de dollars et pourrait acquérir jusqu'à 500 millions de doses supplémentaires" du produit mis au point par la biotech allemande Biontech et le laboratoire américain Pfizer. Sanofi avait d'ailleurs fait polémique en évoquant dès mai la perspective de réserver aux Etats-Unis la primeur d'un éventuel vaccin contre le Covid-19.
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Deux enfants de 3 et 10 ans ont échappé miraculeusement à un incendie, mardi à Grenoble, en sautant d'une douzaine de mètres dans les bras d'adultes en contrebas de leur immeuble. Pour l'édile d'Eric Piolle, cet événement est "à l'image de ce qui se vit dans le quartier de la Villeneuve".
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"Il y a une certaine beauté dans ce drame", a commenté mercredi 22 juillet le maire de Grenoble au lendemain du sauvetage de deux enfants de 3 et 10 ans qui ont sauté du troisième étage de leur immeuble pour échapper à un incendie. Au pied de la façade, des témoins ont récupéré les deux bambins, qui en sont ainsi sortis miraculeusement indemnes. Au micro de Franceinfo, l'écologiste Eric Piolle s'est dit "extrêmement fier" de la solidarité dont ont fait preuve des habitants du quartier de Villeneuve. Pour l'édile, cet événement est "à l'image de ce qui se vit dans le quartier". "On a vu pendant le confinement de la solidarité, de la distribution alimentaire mais aussi des chants aux fenêtres qui sortaient de tous les balcons. C'est extrêmement émouvant", a estimé M. Piolle. "Il y a une certaine beauté dans ce drame, beauté de la solidarité, du sang-froid de ces deux enfants et de leur confiance dans ceux qui étaient en bas", a-t-il insisté. Cette preuve de solidarité est selon lui "un juste rétablissement des choses" pour le quartier de la Villeneuve, parfois théâtre de violences urbaines. "C'est un quartier qui avait été sali par le discours de Sarkozy", a-t-il déploré. En 2010, Nicolas Sarkozy avait en effet annoncé une série de mesures sécuritaires dans un discours prononcé à Grenoble après des violences survenues à la Villeneuve.Eric Piolle a par ailleurs assuré que "l'heure n'(était) pas à la polémique" au sujet de l'arrivée peut-être tardive des pompiers. "Les pompiers sont arrivés très rapidement", a-t-il affirmé. "C'est comme quand vous avez quelqu'un qui fait un AVC dans la rue, on est tous en première ligne. Même si on a des services de pompiers impressionnants en France, ça n'empêche pas cette solidarité et cet élan", a-t-il conclu.
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L'Inde, troisième pays le plus touché par le coronavirus au monde, a décidé samedi d'assouplir les restrictions pour tenter de relancer son économie malgré une hausse de cas à travers le pays.
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Les rassemblements culturels, sportifs ou politiques pourront à partir du mois prochain avoir lieu dans une limite de 100 personnes et à condition que les participants portent des masques et respectent les gestes barrières, a annoncé le ministère de l'Intérieur.Le trafic du métro va également reprendre "graduellement" dans les grandes villes, a précisé le ministère. La pandémie, qui a frappé de plein fouet les grandes villes comme Bombay ou New Delhi, touche désormais des villes moins importantes et les campagnes.Les écoles et lycées demeureront fermés à ce stade mais des rencontres entre professeurs et élèves pourront être organisées dans l'enceinte des établissements sur une base volontaire.Avec 3,5 millions de cas recensés et 70.000 nouveaux cas par jour, l'Inde (1,3 milliard d'habitants) est le troisième pays le plus touché par le coronavirus, après les Etats-Unis et le Brésil. Plus de 62.000 personnes sont mortes du Covid-19 en Inde.
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Le ministre de l'Éducation nationale a dû s'expliquer mardi à l'Assemblée nationale alors qu'une rumeur selon laquelle les écoles maternelles vont disparaître prend de l'ampleur.
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Le ministre de l'Éducation a dû se montrer pédagogue. Interpellé mardi 26 mars à l'Assemblée nationale, Jean-Michel Blanquer a qualifié de "bobard" la rumeur d'une disparition des écoles maternelles qui serait prévue dans le projet de loi baptisé "Ecole de la confiance". "C'est un renforcement de l'école maternelle qui est prévu. Dire le contraire est un bobard", a-t-il déclaré lors des questions à l'Assemblée nationale.Une rumeur circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, assurant que le projet de loi, voté par les députés en février avant de passer devant le Sénat, va supprimer les écoles maternelles et les remplacer par des jardins d'enfants.Une période de transition pour les jardins d'enfantLe projet de loi sur "une école de la confiance" abaisse à trois ans l'âge de l'instruction obligatoire, contre l'âge de six ans actuellement. L'article 4 bis du projet de loi précise que sur les années scolaires 2019/2020 et 2020/2021, des enfants de trois à six ans peuvent recevoir cette instruction obligatoire "dans un établissement d'accueil collectif recevant exclusivement des enfants âgés de plus de deux ans, dit 'jardin d'enfants'". Il s'agit d'"une transition" pour certains établissements, dans certains endroits, a précisé le ministre. Dans les colonnes de 20Minutes, Jean-Michel Blanquer développe : "Il s'agit d'une mauvaise interprétation du projet de loi. Actuellement, les jardins d'enfants vont jusqu'à l'âge de 6 ans : avec l'abaissement de l'âge de la scolarité obligatoire à 3 ans, prévu dans le texte, ils ne pourront plus accueillir d'enfants au-delà de cet âge. Nous mettons donc en place deux ans de période transitoire, jusqu'en 2021, pour donner le temps aux jardins d'enfants de se mettre en conformité avec la loi". "Il s'agit bien d'une mesure provisoire, comme le précise l'article", souligne le ministère de l'Education nationale. Environ 10.000 enfants, principalement à Paris et à Strasbourg, note 20Minutes.
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Le gouvernement va dévoiler fin septembre des mesures pour les harkis, explique le Journal du dimanche (JDD) de ce 19 août. L'enseignement du conflit à l'école et la reconnaissance par le Parlement du sort de ces supplétifs algériens de l'armée françaises lors de la guerre d'Algérie (1954-1962) sont envisagés.
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"Je pense que ça peut être un axe intéressant à proposer", a expliqué à l'hebdomadaire Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées. Elle explique qu'elle "soumettra le sujet à la rentrée à Emmanuel Macron et Édouard Philippe". "Rien n'est fait, les choses seront décidées en septembre", précise-t-elle cependant. Des annonces pourraient être faites le 25 septembre pour la journée nationale d'hommage aux harkis.Un dossier qui tient à cœur Emmanuel MacronDans un rapport de 180 pages, remis le 10 juillet au gouvernement, un groupe de travail sur les harkis avait émis 56 propositions visant à la "préservation de la mémoire" des harkis et permettant une "réparation adaptée" pour les souffrances endurées. Parmi elles : la création d'un "fonds de réparation et de solidarité" doté de 40 millions d'euros pour ces anciens soldats algériens et leurs enfants ou l'enseignement obligatoire de la guerre d'Algérie au collège et au lycée. "Cela fait partie des moments difficiles de son pays qu'il faut connaître", explique Geneviève Darrieussecq au JDD. "Ça ne dépend pas de moi, c'est à travailler avec le ministre de l'Éducation nationale", Jean-Michel Blanquer.La secrétaire d'État explique que le dossier "tient à cœur" à Emmanuel Macron et au gouvernement. Lors de la campagne présidentielle, le chef de l'État avait reçu des associations harkies à son QG de campagne après la controverse déclenchée en février 2017 par ses propos en Algérie sur la colonisation "crime contre l'humanité".La communauté harkie réclame depuis longtemps la reconnaissance de son histoire. L'armée française a recruté jusqu'à 150.000 Algériens comme auxiliaires durant la guerre d'Algérie. À la fin de la guerre, 90.000 personnes, harkis et leurs familles, ont été admis en France dans des conditions précaires - camps, hameaux de forestage et cités urbaines - sans réelles perspectives d'intégration pour eux-mêmes et leurs enfants. Les autres - entre 55.000 et 75.000 harkis, selon les historiens - ont été abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes qui les considéraient comme des traîtres."Ce sont des mesurettes"En France, les harkis se sont vu reconnaître le statut d'ancien combattant - ouvrant droit à une retraite - en 1974 et 13.000 d'entre eux ont bénéficié d'allocations spécifiques au titre de trois lois (1987, 1994 et 2005). Des mesures d'accompagnement (emploi, formation..) ont aussi été mises en place pour la deuxième génération mais le bilan est "globalement ressenti comme peu satisfaisant", relève le rapport remis au gouvernement. Avant même la remise du rapport au gouvernement, le Comité national de liaison des harkis (CNLH) avait jugé ses propositions "inacceptables". Principal objet de discorde : le montant du fonds de réparation. Les associations demandent entre 4 et 35 milliards d'euros. Une fourchette assez large mais bien supérieure aux 40 millions d'euros avancés par le groupe de travail. "Nous ne voulons pas d'aides sociales. Ce sont des mesurettes", avait lancé l'un des quatre représentants du Comité, Mohamed Badi, le 25 juin. Ce dernier avait également demandé une loi de reconnaissance mais "elle nous est refusée pour ne pas envenimer les relations diplomatiques entre l'Algérie et la France". Le rapport préconise la "pleine reconnaissance" par le Parlement du sort fait aux harkis, mais sous la forme d'une résolution et non d'une loi. "La loi n'a pas vocation à écrire une Histoire 'officielle'", avait argumenté le préfet Dominique Ceaux qui présidait le groupe de travail, composé de parlementaires, membres d'associations et représentants de l'État. Parmi les 56 propositions figurent également l'organisation d'une grande exposition sur l'engagement militaire des harkis, le lancement d'une nouvelle campagne de recueil de témoignages et des interventions croisées de témoins (harkis, rapatriés, appelés, indépendantistes) dans les écoles.
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AFFAIRE GRÉGORY - La grande-tante du petit Grégory est entendue pour la première fois depuis sa mise en examen, en juin dernier.C'est une première depuis cinq mois. Jacqueline Jacob, mise en examen en juin avec son mari Marcel pour l'enlèvement et la séquestration suivis de la mort de son petit-neveu Grégory en 1984, est interrogée par la juge d'instruction à Dijon ce vendredi 17 novembre.Jacqueline Jacob, 73 ans, avait invoqué son droit au silence lors des premiers interrogatoires en juin, en garde à vue devant les gendarmes comme devant la magistrate chargée du dossier.
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"C'est serein, elle répond aux questions, elle confirme son alibi", a expliqué à BFMTV son avocat, Maître Frédéric Berna."Jacqueline Jacob a un alibi inattaquable pour le jour des faits (...) c'est le point essentiel de ce dossier", a-t-il martelé à la sortie de l'audition.Elle "a répondu à l'intégralité des questions qui lui étaient posées", a poursuivi Me Berna, précisant que "d'autres auditions" étaient à prévoir. "Ce dossier est titanesque, on ne peut pas tout faire en une après-midi avec une femme qui a 73 ans, pour elle c'est très éprouvant", a-t-il justifié.DÉMONTRER QUE LES ÉPOUX ÉTAIENT AU TRAVAIL AU MOMENT DES FAITSLes époux Jacob sont soupçonnés d'avoir été les "corbeaux" de l'affaire, auteurs de plusieurs lettres anonymes très bien renseignées, et d'être impliqués dans le rapt et la mort de Grégory, dans le cadre d'un "acte collectif" qu'ils contestent.L'avocat a ajouté que sa cliente était avec son mari "au travail le 16 octobre 1984 (jour de la mort de l'enfant, NDLR) de 14h30 à 21 heures (...) c'est prouvé par des témoins et par des éléments objectifs du dossier".L'arrestation des Jacob, jamais inquiétés auparavant, avait relancé en juin cette affaire qui reste un mystère depuis la mort du petit garçon de 4 ans, retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne le 16 octobre 1984.Brièvement écroués en juin, les septuagénaires ont été remis en liberté mais avec l'obligation de résider séparément et loin de leur domicile situé dans les Vosges. Un contrôle judiciaire strict que la justice a refusé de modifier, fin octobre, pour éviter une éventuelle concertation au sein du couple... plus de 33 ans après les faits.Jacqueline Jacob espère pouvoir rentrer chez elle après son audition. Une nouvelle demande en ce sens sera examinée dès lundi par la chambre de l'instruction de Dijon. Les avocats des époux comptent aussi déposer une requête en nullité de leur mise en examen. L'audition de Marcel Jacob, qui devait à l'origine se tenir le 10 novembre, a quant à elle été reportée au 4 décembre, selon une source proche du dossier. Après cet interrogatoire, Marcel Jacob demandera à son tour une modification de son contrôle judiciaire.
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Le gouvernement du président Donald Trump a réaffirmé mercredi avoir fait preuve de fermeté à l'égard de la Russie en Afghanistan, mais laissé la porte ouverte à une participation de Vladimir Poutine à un sommet élargi du G7.
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L'exécutif est sous le feu des critiques depuis que des médias américains ont rapporté au cours du week-end que des agents russes avaient distribué de l'argent à des combattants "proches des talibans" pour qu'ils tuent des soldats américains ou de l'Otan en Afghanistan.M. Trump a de nouveau nié mercredi avoir été informé par les services de renseignement américains, assurant que les sources n'avaient pas été jugées assez solides pour que les détails remontent jusqu'à lui."C'est un bobard des journaux et des démocrates", a-t-il déclaré à la chaîne Fox. "Franchement, je pense que beaucoup de gens au sein des services de renseignement n'ont pas cru que ça s'était vraiment passé".Mais d'après ces journaux, qui s'appuient sur des sources anonymes au sein du renseignement américain, les informations ont été transmises à Donald Trump, et le conseil de Sécurité nationale de la Maison Blanche en a discuté fin mars sans qu'aucune action ne soit engagée.De son côté le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a affirmé qu'il n'y avait "rien de nouveau" dans le fait que les activités de la Russie en Afghanistan étaient contraires aux intérêts des Etats-Unis mais il a défendu la réponse de l'administration américaine."Nous avons pris ceci au sérieux. Nous l'avons géré de façon adéquate", a déclaré M. Pompeo, qui est un ancien directeur de la CIA, s'abstenant de tout commentaire sur les informations des médias américains.- Poutine à Washington? -"Les Russes vendent des armes qui mettent les Américains en danger depuis 10 ans. Nous avons exprimé notre désaccord", a ajouté le secrétaire d'Etat américain."Quand nous voyons des informations crédibles qui suggèrent que la Russie met des vies américaines en danger, nous y répondons d'une façon sérieuse", a-t-il déclaré. "Est-ce que nous les mettons en garde, est-ce que nous leur parlons? La réponse est: bien sûr que nous le faisons".Pourtant, M. Pompeo n'a pas exclu que le président russe Vladimir Poutine puisse être invité aux Etats-Unis.M. Trump a proposé une nouvelle fois début juin d'inviter au prochain sommet du G7 son homologue Vladimir Poutine, qui avait été exclu en 2014 de ce qui était alors le G8 pour avoir annexé la Crimée."C'est le président qui décide s'il veut l'inviter à un sommet ou non", a déclaré le secrétaire d'Etat américain au cours d'une conférence de presse. "C'est à lui de prendre cette décision", a ajouté M. Pompeo. "Mais je suis convaincu qu'il est absolument important que nous ayons des contacts plus fréquents avec les Russes".M. Trump a exprimé à plusieurs reprises la volonté d'améliorer les relations avec Vladimir Poutine, qui a obtenu mercredi par les urnes une révision constitutionnelle lui permettant de se maintenir au Kremlin jusqu'en 2036.Ces efforts ont suscité l'inquiétude jusque dans les rangs du Parti républicain, traditionnellement partisan d'une ligne plus dure face à la Russie.Le sénateur démocrate Robert Menendez a proposé mercredi d'imposer des sanctions à la Russie en raison de l'affaire des primes russes. Le texte prévoit notamment un gel des actifs et l'interdiction du territoire à M. Poutine, au ministre de la Défense Sergueï Choïgou et à d'autres responsables russes s'il est prouvé qu'ils ont été impliqués dans le programme de primes pour la mort d'Occidentaux en Afghanistan."Avec les détails qui continuent de faire surface sur cet odieux programme russe, Donald Trump prouve une fois de plus qu'il est incapable de protéger nos troupes et notre pays", a commenté M. Menendez dans un communiqué.
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Deux personnes sont mortes dans la nuit de lundi à mardi dans un incendie "d'une rare intensité" qui a embrasé un immeuble du centre de Vincennes (Val-de-Marne), en bordure de Paris, ont indiqué à l'AFP les pompiers.
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Le feu, qui s'est déclaré vers 1H du matin et a été éteint vers 5h, a mobilisé plus de 150 pompiers, a précisé le commandant Guillaume Fresse, porte-parole de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP).A leur arrivée, les pompiers ont trouvé au pied de l'immeuble de sept étages embrasé une première victime décédée, un homme d'une cinquantaine d'années qui s'est apparemment défenestré à cause de l'incendie, a-t-il ajouté.Ils ont ensuite retrouvé le corps d'"une femme qui n'a pu échapper aux flammes", au second étage. Les pompiers ont évacué plusieurs habitants à l'aide de leurs échelles."C'était un incendie d'une rare intensité, qui ressemblait à celui de la rue Erlanger", qui avait fait au moins dix morts en février 2019 dans un immeuble du XVIe arrondissement de Paris, "avec des habitants prisonniers des flammes qui réclamaient de l'aide aux fenêtres", a ajouté le commandant Fresse.L'origine de l'incendie, intervenu dans une période de fortes chaleurs et qui outre l'immeuble de sept étages a également brûlé un atelier ou entrepôt voisin et s'est étendu à des sous-sols, reste à déterminer, a-t-il précisé.Les pompiers se trouvaient toujours sur place par précaution en début de matinée, a-t-il ajouté.
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Les autorités norvégiennes ont agi sur la base d'un mandat d'arrêt européen émis par la France, et doivent maintenant se prononcer sur son extradition.
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Trente-huit ans après les faits, le dossier n'est pas encore clos. Un homme soupçonné d'être l'un des auteurs de l'attentat de la rue des Rosiers qui avait fait six morts et 22 blessés en 1982 dans un quartier juif de Paris, a été arrêté par la police norvégienne.Il pourrait s'agir de Walid Abdulrahman Abou Zayed, établi en Norvège depuis 1991, qui a dans le passé nié toute implication dans l'attaque attribuée au groupe palestinien Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d'"Abou Nidal". La France demande son extradition depuis plusieurs années. Sans fournir l'identité du suspect, la police antiterroriste norvégienne (PST) a indiqué avoir procédé mercredi à une arrestation en lien avec cette affaire. "Nous pouvons confirmer que PST a arrêté un homme à Skien (sud de la Norvège, ndlr) aujourd'hui (...) sur un mandat d'arrêt européen émis par les autorités françaises", a déclaré une porte-parole de PST, Annett Aamodt. "Une demande d'extradition a été émise par les autorités françaises, elle va être examinée soigneusement pour voir si les conditions sont réunies", a-t-elle ajouté.L'homme d'une soixantaine d'années, aujourd'hui naturalisé norvégien, nie son implication, affirmant qu'"il y a erreur sur la personne". "Mon mari n'a jamais tué personne. Il n'a jamais été en France", avait déclaré son épouse en 2015 en réaction à un mandat d'arrêt international délivré par la France auquel la Norvège n'avait alors pas donné suite.
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Alors que le procès des attentats de janvier 2015 se tient en ce moment même, les anciens locaux du journal satirique ont de nouveau été pris pour cible. L'équipe de Charlie Hebdo a publié un message ce vendredi 25 septembre dans lequel elle réaffirme son combat pour la liberté d'expression.
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La première réaction du journal satirique a d'abord été assez sommaire en début d'après-midi ce vendredi 25 septembre : un soutien adressé dans un tweet à ses "anciens voisins et confrères" de la société de production Premières Lignes. Deux journalistes de l'agence, alors en pause, ont notamment été blessés dans une attaque à l'arme blanche ciblant les anciens locaux de Charlie Hebdo, qui a déménagé dans un lieu tenu secret depuis les attentats de janvier 2015. L'événement a suscité l'émotion lors du procès concernant ces attentats se déroulant en ce même moment, l'interrompant pendant cinq minutes. L'équipe de Charlie Hebdo est revenue plus longuement par la suite dans un communiqué sur cette nouvelle attaque. "Toute l'équipe de Charlie Hebdo ne peut que condamner cet acte ignoble et soutenir les victimes dans cette épreuve. Cet épisode tragique démontre une fois de plus que le fanatisme, l'intolérance, dont l'enquête nous révélera l'origine, sont toujours aussi présents dans la société française", est-il indiqué. L'appel à ne pas céder à la terreur et au "fascisme" Les salariés affirment que ce genre d'actes sont "loin de terroriser"."De tels événements doivent nous rendre encore plus combatifs dans la défense de nos valeurs. Il n'est pas question de céder quoi que ce soit à la logique mortifère et criminelle des idéologies qui motivent ces actes, et dont les penseurs, les concepteurs ne sont rien d'autre que des fascistes", poursuit le journal qui appelle à "continuer à se battre pour nos idées et nos valeurs".
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Deux comptes Instagram de journalistes de Charlie Hebdo, qui avaient mis en ligne la une de l'hebdomadaire avec la reproduction des caricatures de Mahomet, ont été temporairement désactivés dimanche.
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"Ces comptes ont été supprimés par erreur. Nous les avons rétablis dès que nous en avons eu connaissance, et nous nous sommes excusés", a déclaré à l'AFP Mélanie Agazzome, directrice de la communication d'Instagram pour la France et l'Europe du Sud. Il suffit d'un signalement pour qu'un compte soit désactivé, et ces comptes avaient été signalés.Le compte Instagram de Charlie Hebdo "n'a pas été fermé, n'a fait l'objet d'aucune censure, et certains membres ont partagé les caricatures", a ajouté Mme Agazzome.La dessinatrice Coco et la journaliste Laure Dassy s'étaient plaintes sur Twitter que leurs comptes Instagram aient été désactivés après avoir rediffusé la couverture de leur journal, qui avait reproduit mercredi les caricatures de Mahomet publiées en 2006."Tout est rétabli. Il est possible que des signalements massifs de la couv' aient fait suspendre les comptes Instagram automatiquement", a tweeté Coco en milieu de journée."Le droit au blasphème ne peut être amoindri", a rappelé dimanche la ministre de la Culture Roselyne Bachelot."Le droit au blasphème est un droit dans la République française laïque: nous devons nous battre pour qu'il soit respecté", a-t-elle martelé, alors que s'est ouvert mercredi le procès des attentats de janvier 2015, qui a notamment frappé le journal satirique. Titré "Tout ça pour ça", le numéro de Charlie paru mercredi, dans lequel ont été republiées les caricatures de Mahomet, qui en avaient fait une cible du terrorisme islamiste en 2015, s'est écoulé à 200.000 exemplaires dès le premier jour et 200.000autres exemplaires ont été mis en vente samedi.
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La promotion inscrite en Bac pro esthétique est tombée des nues en découvrant les résultats. Les candidates pensaient toutes avoir une mention, rapporte Midi Libre.
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Mardi 7 juillet devait être une date gravée dans leur mémoire. Mais ces candidates de Bac pro esthétique de Saint-Christol-lès-Alès, dans le Gard, sont redescendues de leur petit nuage. Et pour cause, comme le racontent nos confrères de Midi Libre, les dix élèves du "Baccalauréat professionnel esthétique" ont eu la désagréable surprise de ne pas retrouver leur nom sur les listes des admis. Aujourd'hui, elles sont encore sous le choc, tout comme leurs parents, qui ne comprennent pas. Car ces jeunes filles appartenaient à ce qu'on pourrait appeler une promotion modèle. Selon le quotidien régional, elles devaient même avoir une mention. "On devait toutes avoir le Bac avec mention. On avait de bons dossiers. On a toutes passé notre Bac en contrôle continu, avec la Covid-19... Et le jour des résultats du Bac, comme les bacheliers normaux, on a cherché nos noms... Et on n'a pas trouvé. On s'est dit : 'Comment est-ce possible ?'", s'interroge une des jeunes filles. Nouvel examen en septembre ? Oui mais voilà, une raison des plus cartésiennes explique cet "imprévu". Selon leur école qui a contacté un médiateur, le rectorat pourrait ne pas avoir reçu les documents relatifs au contrôle continu. Or ce sont ces documents qui servaient pour valider leur année en raison de l'épidémie de coronavirus. Une des mères a d'ailleurs écrit au ministre de l'Éducation nationale pour lui signifier son mécontentement et son étonnement. Car le problème est double : non seulement les jeunes filles ne sont pas diplômées, mais aussi et surtout, elles sont déjà inscrites l'année prochaine dans des écoles pour continuer leurs études. "Ma fille est inscrite en BTS esthétique l'année prochaine pour continuer ses études et elle a déjà pris un appartement à Montpellier !", s'offusque un père de famille. Une situation "incompréhensible pour les parents", qui en appelle donc au bon sens du ministère. En retour, l'Académie leur a proposé de passer les épreuves en septembre. Trop tard pour beaucoup dont les écoles auront sans doute commencé. Plusieurs des ex-futures bachelières confient avoir "beaucoup pleuré" et d'autres ne pas comprendre. "Si je n'ai pas le Bac, ce n'est pas possible !", lance l'une d'elles à Midi Libre. Le quotidien a par ailleurs tenté de joindre l'Académie sans succès ainsi que la directrice d'école. Celle-ci a fourni une réponse, avant de se rétracter.
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REVUE DE TWEETS. Après l'attaque au couteau à la gare de Marseille Saint-Charles, le sénateur FN des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier a appelé à "agir maintenant" contre le terrorisme.
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Il faut selon lui, "fermer les mosquées radicales", "expulser les fichés S étrangers" et "stopper l'immigration incontrôlée".Deux femmes ont été tuées à coups de couteau dimanche 1er octobre gare Saint-Charles à Marseille par un homme qui aurait crié "Allah Akbar" avant d'être abattu par des militaires, conduisant le parquet antiterroriste à se saisir de l'enquête. La piste terroriste est privilégiée par les enquêteurs qui restent toutefois prudents, certains éléments devant encore être éclaircis. L'enquête a été ouverte pour assassinats et pour tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique.Une attaque qui n'a pas manqué de faire réagir les élus du Front national, réunis ce week-end au Futuroscope de Poitiers pour aborder la "refondation" du parti. "Je félicite nos forces de l'ordre, qui ont abattu dimanche à Marseille celui qui méritait de l'être", a rapidement tweeté Stéphane Ravier, sénateur FN des Bouches-du-Rhône et ancien maire des 13e et 14e arrondissement de Marseille. Un premier post suivi de nombreux autres. Toujours sur Twitter, le secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône a estimé qu'il fallait "agir maintenant". Il appelle notamment à "fermer les mosquées radicales, expulser les fichés S étrangers, stopper l'immigration incontrôlée". Il appelle par ailleurs le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb à rester à Paris "pour signer sa lettre de démission" "plutôt que de venir à Marseille allumer une bougie".MARINE LE PEN DÉNONCE UN "ACTE DE GUERRE"Comme de nombreux autres élus FN, il a également retweeté Marine Le Pen. "Le terrorisme est un acte de guerre contre notre pays : il faut enfin le combattre comme tel !", a posté la présidente du FN. "Nous apprenons le énième attentat qui une fois de plus nous horrifie et ensanglante nos rues, frappe nos compatriotes en plein cœur", a-t-elle insisté ensuite en ouverture de son discours au Futuroscope."Face à ces meurtres barbares, notre espoir est qu'on prenne en haut enfin la mesure du danger que court notre peuple et qu'on considère enfin le terrorisme pour ce qu'il est, un acte de guerre et non pas un crime de droit commun ou un acte de délinquance comme un autre", a-t-elle ajouté.Le député FN du Gard Gilbert Collard a également réagi sur Twitter à cette attaque. "Attaque terroriste à Marseille : plus aucune lâcheté ni des mots ni des actions avec ces ordures", a-t-il écrit.
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Le Directeur général de la santé était entendu mardi par la commission d'enquête parlementaire sur la gestion de la crise du coronavirus par le gouvernement.
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Jérôme Salomon a défendu pied à pied la stratégie du gouvernement pendant la crise devant l'Assemblée nationale. "Le monde entier a été surpris par cette crise inédite, massive, brutale, mondiale", a-t-il souligné.Jérôme Salomon, qui dirige depuis 2018 la branche du ministère de la Santé chargée de gérer les crises sanitaires, ouvrait le bal des questions des députés dans le cadre de cette commission mise en place pour "tirer les leçons" de la gestion de l'épidémie de Covid-19."Vous êtes un des visages de cette crise", a souligné le député LR Eric Ciotti, rapporteur de la commission, rappelant que les points presse quotidiens de ce spécialiste des maladies infectieuses avaient "rythmé la vie des Français pendant le confinement".Beaucoup de questions ont tourné autour des masques, qui, a souligné Eric Ciotti "ont été au coeur des interrogations de nos concitoyens et des soignants".Stocks stratégiquesJérôme Salomon a retracé la chronologie des stocks stratégiques d'Etat de ces masques, commandés massivement au moment de la menace de grippe H1N1 puis détruits en partie après un audit de 2017 ayant conclu au mauvais état d'une majorité d'entre eux. Une commande de 100 millions de masques est alors passée fin 2018, avec décision d'évoluer "vers un stock dynamique, tournant", plutôt qu'un stock massif "dormant".Mais avec l'irruption de la pandémie en France, les besoins pour les soignants sont passés brutalement de 3 à 5 millions par semaine à 30 voir 40 millions, alors que tous les pays voyaient aussi leurs besoins augmenter et que le principal pays producteur, la Chine, voyait son économie paralysée, a-t-il justifié.Recommandations suiviesQuant aux masques pour le grand public, "nous avons toujours suivi les recommandations internationales", a assuré le directeur général de la Santé, accusé par Jean-Christophe Lagarde (UDI) de "mensonge d'Etat" pour avoir assuré le 18 mars qu'il n'y avait "pas de sens à porter ce masque" dans la rue "pour les personnes non contaminées"."L'OMS a beaucoup hésité et ne recommande le port du masque dans certaines conditions que depuis le 5 juin", a-t-il ajouté, mettant également en avant une étude récente faisant part de "doutes sur l'efficacité des masques grand public".Concernant les tests de dépistage, il a défendu l'arrêt du dépistage systématique le 14 mars au profit d'une "surveillance syndromique" et d'un diagnostic basé sur les symptômes, expliquant que cela ne changeait rien à la prise en charge des patients.Selon lui, l'invitation de l'OMS le 16 mars à "teste(r) chaque cas suspect de Covid" visait plutôt les pays "qui n'avaient pas accès aux tests" à ce moment-là. Jérôme Salomon a par ailleurs assuré qu'"aucune décision nationale" n'avait été prise concernant la pertinence d'hospitaliser ou non les résidents d'Ehpad atteints de coronavirus. Il s'agit toujours d'une "démarche individuelle des équipes médicales", qui décident "si oui ou non il y a un bénéfice" pour le patient à être hospitalisé ou admis en réanimation.Plus du tiers des quelque 30.000 décès liés à l'épidémie ont eu lieu dans les Ehpad.
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Forêts africaines en péril: le recul des surfaces est reparti de plus belle ces dix dernières années sur le continent, désormais seule région du monde où la déforestation s'accélère, fragilisant des populations déjà précaires, selon les premiers enseignements d'un rapport dévoilé jeudi par l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
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Alors que certains pays sud-américains sont souvent pointés du doigt pour une exploitation irraisonnée de leurs forêts, l'Amérique latine a divisé par deux le rythme de disparition de ses surfaces arborées: alors qu'elle perdait en moyenne 5,2 millions d'hectares de forêts par an entre 2000 et 2010, la décennie suivante a vu le solde entre déforestation et régénération, naturelle ou de la main de l'homme, ramené à -2,6 millions d'hectares annuels.Cette tendance ne prend cependant pas en compte les données les plus récentes de pays comme le Brésil où en 2019, première année de mandat du président Jair Bolsonaro, la déforestation a augmenté de 85% par rapport à 2018.En Afrique, la perte de forêts s'est accélérée entre ces deux périodes, passant de 3,4 à 3,9 millions d'hectares en moins chaque année et accentuant le triste rang de leader de la déforestation désormais octroyé au continent africain."C'est effectivement une très mauvaise nouvelle" pour le continent africain, a commenté Anne Branthomme, experte à la FAO, qui travaille au programme d'évaluation des ressources forestières mondiales."Une explication, c'est certainement la croissance démographique dans la région. Beaucoup de la déforestation dans la région est due à l'agriculture de subsistance à petite échelle", a indiqué Mme Branthomme lors d'un entretien à l'AFP.Un recul insuffisant de la pauvreté, combiné à cette croissance démographique, "fait que la pression sur les forêts est augmentée, ce qui est très dommage, puisque les forêts en Afrique représentent aussi une source très importante de nourriture, de bois de chauffage, de bois énergie", a-t-elle ajouté.Autre facteur, selon Mme Branthomme, l'Afrique fait partie des continents où la proportion de forêts bénéficiant de plans de gestion (24%) est l'une des moins importantes.- Amélioration au niveau mondial -Elle a rappelé que la FAO menait "beaucoup d'actions sur l'aménagement durable des forêts", citant notamment l'initiative de la "Grande Muraille verte", programme phare du continent africain pour combattre les changements climatiques et la désertification et lutter contre l'insécurité alimentaire et la pauvreté, à travers l'Afrique du Nord, le Sahel et la Corne de l'Afrique.Des actions d'autant plus importantes en ces temps de crise sanitaire: le programme alimentaire mondial, autre organe de l'Onu, a annoncé récemment un possible doublement du nombre de personnes au bord de la famine en raison de "l'impact économique" de la pandémie de coronavirus.Car en plus d'offrir de l'oxygène, "il y a une interdépendance entre les forêts et l'agriculture. Là où la forêt part, il y a plus de risques d'érosion, des impacts aussi sur l'agriculture, également pour l'eau", a souligné Mme Branthomme.Au niveau mondial cependant, le recul de la forêt a poursuivi son ralentissement. Mais cette tendance positive s'est nettement fragilisée ces dix dernières années: alors que la moyenne de perte de forêts au niveau mondial avait baissé de 2,6 millions d'hectares par an entre 1990-2000 et la décennie 2000-2010, elle n'a été réduite que de 0,5 million entre cette dernière et 2010-2020, pour atteindre en moyenne -4,7 millions d'hectares annuels.L'un des objectifs de développement durable fixé par les Nations unies, à savoir mettre un terme à la déforestation d'ici à 2020, n'est donc pas atteint.Pour autant, "il faut rester optimiste": selon Mme Branthomme, si on observe un ralentissement malgré la croissance démographique mondiale, "ça veut dire qu'on peut arrêter ça".Depuis 1990, le monde a perdu 178 millions d'hectares de forêts, soit une superficie équivalente à la Libye, ou supérieure aux surfaces additionnées de l'Allemagne, la France, l'Espagne et le Portugal.Le total des forêts dans le monde représente un peu plus de 4 milliards d'hectares, soit environ 31% des terres émergées de la planète.
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Le projet de loi prolongeant les restrictions de six mois sera présenté en Conseil des ministres mercredi, a appris l'AFP. L'Assemblée nationale doit en commencer l'examen le 1er octobre.
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Coronavirus : les jeunes ciblés par les nouvelles restrictions ?par franceinfoFace à la pandémie de Covid-19, la France avait voté un état d'urgence sanitaire entre le 24 mars et le 10 juillet. Une loi organisant la sortie de cet état d'urgence est ensuite entrée en vigueur pour la période du 11 juillet au 30 octobre sur la majeure partie du territoire, hormis la Guyane et Mayotte.Cette loi prévoit par exemple de possibles restrictions de circulation des personnes ou des véhicules ainsi que d'accès aux transports en commun, là où le virus est actif. Elle permet aussi d'encadrer les rassemblements, fermer des établissements ou imposer des tests virologiques aux personnes arrivant ou quittant le territoire. Ce dispositif a par exemple permis de prononcer lundi des mesures plus contraignantes dans les Bouches-du-Rhône, le Nord et la Gironde pour tenter de juguler une résurgence de Covid-19.Alors que plusieurs indicateurs sanitaires continuent de se dégrader, l'exécutif a jugé nécessaire de conserver ce même arsenal législatif. Le projet de loi prolongeant jusqu'au 31 mars prochain ces restrictions sera présenté mercredi 16 septembre en Conseil des ministres, a appris l'AFP de sources gouvernementales mardi.Le texte étend de six mois la législation en vigueur, dont la date butoir était fixée au 30 octobre. L'Assemblée nationale doit en commencer l'examen le 1er octobre.
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Afin que le mouvement social contre la réforme des retraites "dure et s'amplifie", des personnalités appellent à soutenir financièrement les grèvites de la SNCF et la RATP.
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"Dix-huit mois après l'Appel pour la cagnotte des cheminots, nous sommes à nouveau aux côtés des grévistes de la RATP et de la SNCF". Une quarantaine d'écrivains, comédiens ou encore universitaires, parmi lesquels Edouard Louis, Annie Ernaux ou Jean-Marie Bigard, ont appelé dimanche 22 décembre à "soutenir financièrement", via diverses cagnottes, les cheminots en grève contre la réforme des retraites. La grève continue pour Noël : quel trafic pour les trains des 24 et 25 décembre ?par CNEWS"Ils défendent un de nos biens communs, un système de retraites qui, loin d'avoir été octroyé par les patrons, est le fruit des luttes de nos aînés", font valoir les signataires du texte dans cette tribune, en accès gratuit, sur le site de Mediapart. Certaines de personnalités avaient déjà lancé une cagnotte au printemps 2018, à la veille d'une grève de 36 jours sur trois mois contre la réforme de la SNCF. "Le pouvoir a engagé un bras de fer", écrivent-elles. "Pour la grande majorité d'entre nous, une retraite calculée sur toute une carrière" sera "plus basse que celle calculée sur les 25 meilleures années, comme c'est le cas aujourd'hui", assurent-ils, au 18e jour d'une grève illimitée dans les transports ferroviaires. "Les journées de grève coûtent. Pour imposer le maintien du système actuel de retraites, il importe que le mouvement dure et s'amplifie", assènent les signataires qui "soutiendront financièrement" les grévistes et renvoient vers les diverses cagnottes lancées par des syndicats (CFT, FO, SUD, Solidaires, Unsa) de la RATP et de la SNCF."Aux côtés des cheminots le 28 décembre""Nous nous souvenons des grèves de 1995 et 1968 (...) La solidarité entre voisins et collègues mit en échec le calcul gouvernemental de dresser les usagers contre la grève", écrivent-ils, promettant de manifester "aux côtés des cheminots, le samedi 28 décembre, et de tous les grévistes, le 9 janvier". Parmi les auteurs du texte figure le sociologue Jean-Marc Salmon, déjà à l'origine de la cagnotte lancée l'année dernière et qui avait rapporté plus d'un million d'euros sur internet. En font également partie le PDG de Sud Radio, Didier Maïsto, l'acteur Yvan le Bolloc'h, l'écrivain Laurent Binet, le dessinateur Tardi, les philosophes Toni Negri et Étienne Balibar, ou encore les humoristes Shirley et Dino, les comédiennes Corinne Masiero et Fanny Cottençon, l'ancien footballeur Vikash Dhorasoo ou encore l'auteur Bruno Gaccio.
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Malgré la mort de son père Johnny Hallyday, Laura Smet va mieux et se "veut du bien". Elle a trouvé le bonheur dans sa vie personnelle comme professionnelle.
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35 ans, l'âge de raison pour Laura Smet. "Je me respecte beaucoup plus, je fais attention à ma santé, à mon alimentation, je fais du sport trois fois par semaine... Je me veux du bien", confie-t-elle à Paris Match bronzée après des vacances au Portugal, en Gironde et en Grèce.Pourtant, elle a dû faire face à la mort de son père Johnny Hallyday survenue le 5 décembre dernier, mais son compagnon, avec qui elle a "trouvé l'apaisement et la sérénité" à 30 ans, est à ses côtés durant l'épreuve.Et "la réalisation me donne des ailes. Peut-être parce que personne dans ma famille ne s'y est jamais essayé et que je peux être la première", affirme Laura Smet à l'hebdomadaire. Malgré le deuil, elle a tourné un court-métrage produit par son compagnon et dont l'héroïne n'est autre que sa mère Nathalie Baye. "J'étais tellement heureuse quand elle a accepté le rôle", commente-t-elle. "Thomas" a été présenté au Festival du film francophone à Angoulême (Charente) créé par son parrain Dominique Besnehard. Et il a été apprécié.Un premier bébé conçu en famille et réussi avant un autre, un long-métrage sur "un très bon sujet" que Dominique Besnehard est "prêt à produire". Et un vrai aussi. "Je rêve d'avoir des enfants, et j'en aurai. J'ai un désir immense de transmission", assure à Paris Match Laura Smet qui, signe de paix et de sérénité retrouvées, ne fuit plus les réseaux sociaux. Pour preuve, elle a fait son retour sur Instagram.
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Des marchés bondés, saturés de clients, alors que le nouveau coronavirus s'étend dans le pays... au Pakistan, le déconfinement se déroule dans la pagaille alors que s'annoncent les festivités de l'Aïd el-Fitr, qui marquent la fin du ramadan.
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Au Raja bazar de Rawalpindi, la grande ville contiguë à la capitale Islamabad, une marée humaine avance péniblement, corps à corps, dans des ruelles étroites. Nombre de clients ne portent pas de masque."On ne peut être séparés de quelques centimètres dans ce marché encombré. Alors un mètre de distance, ce n'est pas possible", se lamente Ijaz Ghani, alors qu'autour de lui, de nombreuses femmes accompagnées de leurs enfants achètent vêtements, produits cosmétiques et autres bijoux.L'Aïd el-Fitr, attendu dimanche ou lundi au Pakistan, selon l'apparition de la nouvelle lune, est l'occasion de nombreux cadeaux. Cette année, la fête la plus importante du calendrier musulman intervient au milieu de l'épidémie du nouveau coronavirus, qui a fait près de 330.000 morts dans le monde."Je ne peux plus être cruelle envers eux", explique Ishrat Jahan au sujet de ses quatre enfants, enfermés depuis des semaines à domicile. L'Aïd "est pour les enfants. S'ils ne peuvent pas la célébrer avec de nouveaux vêtements, il est inutile de travailler si dur toute l'année".La période est pourtant délicate au Pakistan, pays de plus de 200 millions d'habitants à la population très jeune, où la létalité du Covid-19 reste faible, mais où une accélération de la maladie est constatée.- "Sous contrôle" -La cap des 1.000 morts a été franchi mercredi. Jeudi, celui des 50 morts quotidiens a pour la première fois été atteint. La barre des 50.000 cas positifs est dépassée vendredi, même si leur nombre ne représente qu'une fraction de la réalité, faute d'un dépistage conséquent.Le ministre de la Santé du Khyber-Pakhtunkhwa, Taimoor Salim Jhagra, qui compte officiellement 7.000 malades, estime ainsi le nombre de cas réels à "plus de 10 fois les chiffres officiels" dans cette province du nord-ouest du pays.La situation est selon lui "toujours sous contrôle" au Pakistan, où de premières projections voyaient le pays franchir le cap des 1.000 morts "la premier semaine d'avril" du fait d'un système de santé en déliquescence et d'un illettrisme important.Par comparaison, le Brésil, à la population équivalente, compte plus de 20.000 morts, dont près de 1.200 pour la journée de mercredi à jeudi.Mais les craintes sont réelles que le coronavirus ne s'emballe au Pakistan. Des projections officielles prévoient de 2.500 à près de 4.700 morts au 15 juin prochain.En cause, des messages contradictoires des autorités, qui laissent une population souvent peu éduquée dans des limbes d'incompréhension.- "Coronavirus terminé" -Le Premier ministre Imran Khan s'est, depuis le début de la pandémie, opposé à un confinement des villes qui, selon lui, permet de "sauver les gens du coronavirus, mais les fait mourir de faim".Les provinces pakistanaises avaient toutefois pris fin mars des décisions contraires, aboutissant à une fermeture de fait du pays. Des mesures assouplies à partir du 9 mai, même si les écoles sont restées fermées et les transports restreints.Pour l'Aïd, le chef du gouvernement a appelé la population à célébrer "différemment", en respectant les recommandations de santé publique. "Nous devons changer nos comportements. La société doit coopérer. Déambuler dans les marchés n'est plus nécessaire", acquiesce Taimoor Salim Jhagra.Des injonctions non comprises par la population, qui ne les respecte pas."Quand nous avions 10 morts dans le pays, tout était fermé. Les (paramilitaires) étaient dans les rues. Mais à 1.000 morts, tout est ouvert", critique Nauman Ul Haq, professeur de santé publique, pour qui les autorités ont "la responsabilité de faire comprendre à la population que c'est sérieux", mais "ne font rien"."Quand le gouvernement a levé le confinement, les gens ont commencé à penser que le coronavirus était terminé", observe Samra Fakhar, un chirurgien de Peshawar, la capitale du Nord-Ouest, où les marchés sont également bondés. "Ce que nous voyons dans les rues est horrible."
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Déterminé à limiter coûte que coûte la propagation du coronavirus en Afghanistan, Idrees Syawash a décidé d'enfourcher son vélo et de pédaler de village en village pour appeler les habitants à porter des masques et se laver les mains.
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"Quand le coronavirus est arrivé en Afghanistan, je suis allé dans des villages et j'ai vu que les gens ne savaient rien" sur la maladie, raconte à l'AFP le jeune homme de 27 ans, alors qu'il voyage cette semaine dans la province du Nangarhar (Est)."J'ai décidé d'utiliser mon vélo (...) pour lancer une campagne de sensibilisation au coronavirus en porte-à-porte", explique ce chômeur, ancien salarié de plusieurs entreprises et ONG, qui avait réalisé une précédente campagne à vélo destinée à promouvoir l'éducation. L'Afghanistan a enregistré son premier cas de coronavirus dans la ville de Herat (Ouest) en février, et compte aujourd'hui plus de 9.000 malades et 200 morts. Nombre d'experts pensent toutefois que ces chiffres sont sous-évalués, dans un pays en guerre depuis quatre décennies où les capacités de dépistage et de soins sont très nettement insuffisantes.Depuis mars, les autorités ont mis en place des mesures de confinement à travers le pays afin de limiter la propagation de la maladie.- 1.000 kilomètres -Ces dernières n'ont cependant pas arrêté M. Syawash, qui s'est rendu dans plus de 120 villages, pédalant près de 1.000 kilomètres sur son VTT bleu pour distribuer des brochures sur les mesures d'hygiène à respecter.Avec son masque, ses gants et une combinaison de protection blanche, il s'arrête sur les places des villages et intersections pour informer les résidents sur la pandémie. Il distribue des prospectus pris dans une grande boîte en bois attachée à son porte-bagages.Les enfants se regroupent autour de lui dès son arrivée, et il leur montre comment se laver les mains pendant 20 secondes. Il explique aussi le concept de distanciation sociale.Il se rend dans les coins les plus reculés de l'Afghanistan, où les villageois ne croient pas en la maladie. Or "s'ils ne croient pas (au virus, NDLR), ils ne respectent pas les règles", déplore-t-il. Selon les responsables de santé, le défi principal dans le pays est en effet de convaincre la population du danger de la pandémie, qui a fait près de 330.000 morts dans le monde."Nous nous saluions, nous nous serrions dans les bras, nous nous asseyions ensemble", regrette Rahim Gul, un villageois du Nangarhar. "Cet homme (...) nous a dit de ne pas le faire", ajoute-t-il tout en regardant la brochure donnée par le cycliste.Idrees Syawash reconnaît que sa famille a peur qu'il n'attrape le Covid-19 pendant ses voyages."Cela ne m'empêchera pas d'aider les gens à mieux comprendre le virus, et les manières de s'en protéger", insiste-t-il.str-emh-us-jds/ecl/eb/jf/ia
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Au 18e jour de la mobilisation des "gilets jaunes", des pénuries de carburants se font jour. La Bretagne et le sud de la France sont particulièrement touchés.
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À 11 heures mardi 4 décembre, 276 stations étaient en situation de rupture partielle de carburant et 165 en rupture totale, selon le site mon-essence.fr basé sur 8 973 signalements d'automobilistes."Sept dépôts de carburant étaient bloqués mardi en début de matinée", a indiqué un porte-parole de chez Total au Figaro. L'entreprise affirme que 125 de ses stations-service, sur les 2 200 appartenant au groupe, sont à sec.La plupart se situe en Bretagne, dans le Finistère, les Côtes-d'Armor et le Morbihan. Dès dimanche soir, le préfet du Finistère avait dû prendre des mesures de restriction de consommation : 30 euros par voiture et par jour et 200 euros pour les poids lourds.Dans le Morbihan, les pénuries sont dues "à une surconsommation irrationnelle de carburant" alors que "l'approvisionnement des stations-service est régulier", selon la préfecture, qui appelle à n'utiliser les pompes "qu'en cas de réel besoin" et à éviter les "réserves de précaution", rapportait Le Point lundi.Les forces de l'ordre ayant débloqué plusieurs dépôts pétroliers de l'ouest de la France lundi, les stations-service de Douarnenez (Finistère) ont pu être réapprovisionnées et rouvrir, indiquait Ouest-France mardi matin.Le dépôt de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) a lui aussi été débloqué lundi, mais de nombreuses stations autour d'Avignon, Aix-en-Provence, Marseille et Toulon manquent encore d'essence et/ou de gazole.Dans le Var, la seule route permettant aux camions-citernes de rejoindre le dépôt pétrolier de Puget-sur-Argens a été bloquée lundi par les "gilets jaunes". Les conséquences se font notamment sentir dans les Alpes-Maritimes, selon Nice-Matin, qui affirme mardi matin que le secteur de Cannes, Villeneuve-Loubet et Cagnes-sur-Mer est touché par des pénuries.
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Une large portion de quai s'est effondrée entre le célèbre Ponte Vecchio et le Ponte alle Grazie dans la ville de Florence, en Italie. Une partie du quai qui longe le fleuve Arno à Florence (Italie) s'est effondrée non loin du Ponte Vecchio, ce mercredi matin.
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Une vingtaine de voitures, garées sur ce quai, ont été entraînées en contrebas sur la rive du fleuve et certaines ont été en partie submergées. Au total, une bande de 200 m de long sur 7 m de large a cédé. La partie concernée s'étend entre le célèbre Ponte Vecchio, qui date du XIVe siècle, et le Ponte alle Grazie. Le lieu historique est très fréquenté par les touristes.Aucune victime n'est à déplorer selon les autorités localesSelon les autorités locales, aucune victime n'est à déplorer lors de l'incident, mais les dommages causés par l'écroulement du quai sont très importants, notamment pour les automobilistes. Une vingtaine de voitures, garées sur ce quai, ont été entraînées en contrebas sur la rive du fleuve et certaines ont été en partie submergées.L'incident serait vraisemblablement dû à la rupture d'une conduite d'eau, selon les premiers éléments livrés par les pompiers de la ville.Le long du fleuve, le quai a pour le moment été fermé à la circulation par les autorités.
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Dans les deux cas, les autorités assurent qu'il n'y aucun risque pour les population ni pour l'environnement.
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Deux sites Seveso seuil haut ont été touché par des incendies rapidement maîtrisés, mercredi dans la Mayenne, et jeudi 23 janvier en Isère, selon les préfectures de ces départements.Le premier incendie s'est déclaré mercredi matin dans l'usine Aprochim de Grez-en-Bouère (Mayenne), et n'a pas fait de blessé. Vers 01H30, "il y a eu un début d'incendie, qui est resté dans le bâtiment, hall 2, dans lequel il s'est déclaré", a indiqué la préfecture de la Mayenne, confirmant une information de Ouest-France. "Aucune mesure particulière" n'a été prise pour la protection des populations, a-t-on ajouté de même source. Environ 50 sapeurs pompiers sont intervenus et "l'incendie a été rapidement maîtrisé et la chaîne d'alerte a fonctionné", a souligné la préfecture, précisant que des équipes de la Dreal (direction de l'environnement) devaient arriver sur les lieux. En 2017, cette usine, qui traite les produits chimiques toxiques PCB et qui appartient au groupe Chimirec, avait été touchée par un incendie similaire. Jeudi maton, un incendie s'est également déclaré dans l'usine Finorga de Chasse-sur-Rhône (Isère), lors d'une fuite accidentelle de produit combustible au contact de l'air. Le sinistre n'a pas fait de blessés.Ce départ de feu survenu à 4h20 a été "totalement maîtrisé" par le Service départemental d'incendie et de secours dès 6h25, précise la préfecture de l'Isère dans un communiqué. Le produit à l'origine du sinistre est le buthyl lithium, inflammable au contact de l'air mais se dégradant rapidement une fois mélangé à celui-ci. Les quantités concernées étaient peu importantes car le produit était fortement dilué.Les personnels du site ont tous été évacués, mais aucune personne n'a été blessée. Cet événement ne représente "aucun risque toxique ni pour la population, ni pour l'environnement", souligne la préfecture. Le site fera l'objet de vérifications complémentaires au cours de la journée, voire pendant les jours à venir.
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Dimanche, le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume s'était prononcé "pour" l'idée s'abaisser à zéro le taux d'alcoolémie légal. Un tel changement n'est "pas envisagé", répond le cabinet du Premier ministre ce lundi 18 novembre.
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La réponse n'a pas tardé. Au lendemain des propos du ministre de l'Agriculture, qui s'était prononcé pour une "tolérance zéro" an matière d'alcool au volant, Matignon a indiqué que l'idée d'abaisser à zéro le taux d'alcoolémie légal au volant, contre 0,5 g/l actuellement, "n'est pas envisagée par le gouvernement". L'alcool est la deuxième cause de mortalité sur la route après une vitesse excessive et en cause dans près d'un tiers des accidents mortels. "Je pense que lorsqu'on conduit, on ne doit pas boire", avait estimé le ministre, lors d'un entretien au Grand Jury RTL-Le Figaro-TF1/LCI. "Je pense qu'on peut faire la fête et qu'on peut boire des coups, et boire du vin français, des vins d'excellence (...) Je pense que c'est très bon, mais lorsqu'on boit, on ne conduit pas." Alcool au volant : bientôt la tolérance zéro ?par franceinfoInstruite dans le cadre des travaux préparatoires du Conseil interministériel de sécurité routière (CISR) en janvier, "la proposition visant à abaisser le taux d'alcoolémie légal à zéro n'a pas été retenue et elle n'est pas envisagée par le gouvernement", a tranché Matignon. Selon les services du Premier ministre, "les effets positifs sur l'accidentalité seraient tout d'abord très limités". Ils arguent que "les 2/3 des accidents mortels liés à l'alcool se produisent avec des conducteurs dont l'alcoolémie dépasse le triple du seuil légal (soit 1,5 g/l) et les taux contraventionnels compris entre 0,5 g/l et 0,79 g/l ne sont constatés que dans 12% des accidents mortels liés à l'alcool".Une mesure aux "conséquences importantes" qui pourrait être contrediteL'évolution du seuil légal d'alcoolémie vers "une tolérance zéro" serait par ailleurs, "pas réaliste" pour Matignon. "Elle emporterait d'importantes conséquences sur les contrôles par les forces de l'ordre comme sur le quotidien de nos concitoyens, et pourrait être contredite par la possibilité d'un seuil résiduel d'alcoolémie chez des conducteurs qui n'ont pas bu de verre d'alcool". Matignon rappelle que plusieurs mesures ont été annoncées pour combattre la conduite sous l'emprise de l'alcool : "l'incitation des usagers à l'auto-évaluation de leur taux d'alcool, le développement de l'éthylotest antidémarrage, ou encore la possibilité donnée aux forces de l'ordre de mettre en fourrière le véhicule d'un conducteur contrôlé avec un taux délictuel".Actuellement, la limite autorisée du taux d'alcool dans le sang est de 0,5g/L. Pour les jeunes conducteurs, le taux légal est de 0,2g/L. Plusieurs pays européens appliquent la tolérance zéro pour l'alcool au volant, comme la République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie, la Roumanie et la Bulgarie, selon la commission européenne. D'autres, comme l'Estonie, la Norvège, la Suède et la Pologne, applique une limite de 0,2 g/L.
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Piotr Pavlenski et Alexandra de Taddeo seront présentés à un juge d'instruction mardi, en vue d'une possible mise en examen. En garde à vue depuis samedi, le couple fait l'objet d'une enquête dans le cadre de l'affaire des vidéos à caractère sexuel attribuées à Benjamin Griveaux partagées sur les réseaux sociaux.
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Un scandale qui a poussé le candidat La République en marche (LREM) à quitter la course à la mairie de Paris. Piotr Pavlenski et Alexandra de Taddeo, placés en garde à vue dans l'enquête sur la diffusion de vidéos intimes de l'ex-candidat LREM à la mairie de Paris Benjamin Griveaux, vont être présentés au juge d'instruction, a-t-on appris lundi 17 février auprès du Parquet de Paris. L'artiste russe de 35 ans et l'étudiante en droit de 29 ans pourraient être mis en examen par ce magistrat dans le cadre d'une information judiciaire qui sera ouverte mardi matin. Dans l'attente de cette décision, il dormiront au dépôt, selon une information BFMTV. Menace d'une mise en examen La publication de ces vidéos la semaine passée sur un site internet créé ad hoc et devenu depuis inaccessible a été un coup de tonnerre dans la campagne des municipales à Paris : la tête de liste du parti présidentiel, distancée dans les sondages, a jeté l'éponge vendredi matin et Agnès Buzyn a quitté le ministère de la Santé pour lui succéder dimanche.Réfugié politique en France depuis 2017, Piotr Pavlenski, 35 ans, a affirmé vendredi être à l'origine de la mise en ligne des vidéos incriminées, assurant vouloir dénoncer l'"hypocrisie" de Benjamin Griveaux. Ce dernier "a utilisé sa famille en se présentant en icône pour tous les pères et maris de Paris. Il a fait de la propagande des valeurs familiales traditionnelles", a-t-il affirmé."Je ne crois pas qu'il ait agi tout seul"Pour l'avocat de Benjamin Griveaux, Me Richard Malka, difficile de croire la justification de l'activiste russe, qu'il juge "grotesque". "Clairement, je ne crois pas du tout qu'il ait agi tout seul", a-t-il assuré samedi soir sur LCI. Doute partagé pour la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. "Je ne veux pas verser dans le complotisme. Néanmoins, je remarque qu'il y a quand même une certaine forme de technicité pour mettre en oeuvre tout cela", a-t-elle déclaré lundi matin sur la même chaîne d'infos, évoquant les difficultés techniques de réalisation d'un tel site Internet. "Donc il a sans doute été aidé, je ne suis pas sûre que ce soit le personnage central de cette affaire", a-t-elle conclu.Le secrétaire d'État au numérique Cédric O a quant à lui assuré sur FranceInfo ne disposer "à ce stade" d'"aucune information qui me laisse penser qu'il pourrait y avoir autre chose qu'un agissement personnel". "Si ça devait être le cas, ce serait très grave". "Nous n'avons aucune preuve ni aucun indice qui nous laisse penser que la Russie soit impliquée", a ajouté le ministre. Invité de BFMTV, l'avocat des "gilets jaunes" Juan Branco, qui dit avoir "conseillé" M. Pavlenski sur les vidéos à l'origine du retrait de M. Griveaux, a assuré de son côté que le Russe avait agi seul "avec la personne qui lui a transmis" les vidéos.
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Panique à bord. Un avion de la compagnie irlandaise n'a pas pu atterrir comme prévu à Nice, dimanche 9 décembre, à cause des rafales de vent qui balayaient la région.
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L'appareil a violemment tangué, manquant de s'écraser, avant que les pilotes ne décident d'abandonner la manœuvre et de se poser en Italie, pour éviter tout accident.Les passagers du vol Marrakech-Nice ont eu droit à une belle frayeur, dimanche. Leur avion n'a pas pu atteindre sa destination en raison des conditions météorologiques, rapporte le quotidien Nice-Matin. Alors qu'il survolait la Côte-d'Azur, l'appareil a commencé à être ballotté par les vents. Au moment de la descente vers la piste d'atterrissage, les bourrasques sont devenues ingérables pour les pilotes, raconte une passagère. "Vers Antibes, l'avion a commencé à tanguer. Plus il descendait, plus il bougeait. Je n'osais pas regarder par le hublot", relate Anne-Claire. À bord, la situation est devenue ingérable. Les voyageurs, fortement secoués, hurlaient et pleuraient, tandis que d'autres vomissaient. "À un moment, l'avion a penché sur le côté, piqué du nez, avant que le pilote ne remette les gaz", évoque encore Anne-Claire. Les rafales étaient tellement puissantes que les pilotes ont tout simplement abandonné leur atterrissage et décidé de se poser ailleurs. "Le pilote nous a dit qu'il cherchait une solution. Les gens étaient encore en panique", raconte la passagère, qui voyageait avec trois amies.Rentrer à Nice par leurs propres moyensL'avion a fini par obtenir l'autorisation de se poser quelques centaines de kilomètres plus loin, à Turin. Censé arriver à 13h45 à Nice, le vol s'est finalement terminé à 14h16 en Italie. Une fois au sol, le personnel navigant a proposé deux options aux passagers pour rejoindre Nice : repartir à bord du même avion ou s'y rendre par leurs propres moyens. Nombreux sont ceux qui ont préféré regagner la terre ferme. "Personne n'avait envie de revivre cette aventure épouvantable. On a récupéré nos bagages, on nous a signalé que des bus devaient nous prendre en charge à 17 heures et ensuite, plus aucun contact ni avec le personnel de l'avion ni avec EasyJet", déplore Anne-Claire. La majeure partie des clients a donc regagné Nice en bus. Dans un communiqué, Easyjet assure que la sécurité des passagers "n'a à aucun moment été compromise".
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"Show must go on", c'est la devise de nombreux artistes et la comédienne Marie-Anne Chazel ne fait pas exception à la règle. À 65 ans, l'ex de Christian Clavier se serait blessée en pleine représentation de la pièce "Tant qu'il y a de l'amour" au théâtre de la Michodière, ce mardi 12 septembre.
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"À La Michodière, Marie-Anne Chazel joue un pied dans une chaussure de ski : fracture hier en scène. Elle ne se fait pas remplacer", a posté sur Twitter le journaliste Jean-François Guyot qui a assisté au spectacle au lendemain de la péripétie le mercredi 13 septembre. Une représentation qui, hormis la présence de la chaussure de ski, n'a visiblement pas été très perturbée par la fracture de la star du Splendid. "Marie-Anne Chazel et Patrick Chesnais en total lâcher prise à La Michodière "Tant qu'il y a de l'amour". Du boulevard délirant qui a son public", a commenté sur Twitter Jean-François Guyot. Autour de Laurent Gamelon et l'ex-Miss France Valérie Bègue, on peut donc compter sur Marie-Anne Chazel pour donner vie à la comédie de Bob Martet, au moins jusqu'au 12 novembre prochain.
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L'ancienne ministre de la Culture s'est inspirée de sa propre vie pour raconter une histoire d'amour entre un homme de droite et une femme de gauche, rapporte Le Journal du Dimanche.
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Aurélie Filippetti a plusieurs casquettes : femme politique, enseignante à Sciences-Po Paris et à l'ESJ Paris, une école de journalisme, chroniqueuse pour RTL, et également romancière, ainsi que le rappelle Le Journal du Dimanche, qui révèle ce 8 avril qu'elle a repris la plume.Après Derniers Jours de la classe ouvrière (Stock, 2003) et Un homme dans la poche (Stock, 2006), l'ex-ministre de la Culture s'apprête à sortir Les Idéaux (Fayard), dans lequel "elle raconte une rencontre amoureuse au cœur du pouvoir entre 2007 et 2017", selon l'hebdomadaire. Elle se serait inspirée de sa vie pour écrire cette histoire d'amour entre un homme de droite et une femme de gauche.La période correspond à ses deux mandats en tant que députée PS de Moselle, et à son passage au ministère de la Culture. Ministre dans les gouvernements de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, Aurélie Filippetti avait quitté sa fonction à l'été 2014 en même temps qu'Arnaud Montebourg, avec qui elle avait une relation amoureuse. Parents d'une petite Jeanne, née grande prématurée en septembre 2015, ils se seraient séparés en 2017.
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Un wagon du métro de la ligne 2 est sorti de sa voie vendredi midi à la station Barbès-Rochechouart. Aucune victime n'est à déplorer, selon la RATP et les pompiers.Les passagers de la ligne 2 ont du avoir une sacrée frayeur vendredi 2 décembre.
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Un wagon, situé à l'arrière d'une rame qui se dirigeait vers la station Porte-Dauphine, est sorti de son rail à la station Barbès-Rochechouart, aux alentours de midi, et a percuté l'entrée du quai à faible vitesse, rapportent France Bleu Paris et Le Parisien. Cet "incident d'exploitation", ainsi que le qualifie la RATP, a provoqué un court-circuit qui s'est traduit par une petite déflagration.Une cinquantaine de pompiers est intervenu. L'officier de permanence des Pompiers de Paris a précisé auprès de France Bleu que l'évacuation de la rame s'était déroulée dans le calme. Heureusement, aucune victime n'est à déplorer. Les usagers de la ligne 2 devront néanmoins prendre leur mal en patience. Le trafic est totalement interrompu dans les deux sens entre les stations Père Lachaise et Blanche et ce jusqu'à 20h.
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Selon Météo-France, une activité avalancheuse accrue est attendue sur le massif pyrénéen, en raison de fortes précipitations neigeuses.
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Météo-France a placé quatre départements du sud-ouest de l'hexagone en alerte dans son bulletin de dimanche 27 janvier à 16h. L'état de vigilance de niveau orange a été établi en raison d'un épisode de pluie et de forte neige en montagne se mettant en place et conduisant à un fort risque avalancheux. Les départements concernés sont l'Ariège (09), la Haute-Garonne (31), les Pyrénées-Atlantiques (64) et les Hautes-Pyrénées (65). Une activité avalancheuse "observée en moyenne deux fois par an" est attendue au cours des prochaines 24 à 26 heures sur les montagnes des Pyrénées, qui ont déjà reçu de forts cumuls de neige dans la semaine. Les chutes de neige se poursuivront avec une intensité soutenue toute la journée de lundi jusqu'en soirée. Elles s'arrêteront mardi en début de matinée, selon le dernier bulletin de Météo France.
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D'après La Montagne, le président de la cour d'assises de Haute-Loire, en charge du procès en appel de l'affaire Fiona, aurait partagé un verre avec les avocats de la partie civile. Une information qui pourrait remettre en cause l'impartialité du magistrat et entraîner un nouveau report de l'audience.
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Un rebondissement cocasse pourrait être à l'origine d'un deuxième renvoi du procès en appel de l'affaire Fiona. C'est ce que révèle La Montagne, après qu'une réunion privée entre avocats et magistrats a entraîné un retard de la cinquième journée du procès. En cause : une rumeur d'apéritif entre le président de la cour d'assises de la Haute-Loire, Etienne Fradin et les avocats du père biologique de Fiona, Nicolas Chafoulais, portés partie civile au procès.Une sortie qui pourrait laisser entendre un penchant du président pour l'une des deux parties engagées dans l'affaire. "J'ai effectivement rencontré, mercredi soir, des conseils, mais il y avait des conseils des parties civiles et de la défense", s'est défendu après l'audience, Etienne Fradin. Les avocats de Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, pointent "un comportement contraire à l'impartialité". Interrogée par Le Parisien, la défense réfléchirait à d'éventuelles suites judiciaires au comportement du président. Ce qui pourrait aboutir à un nouveau report du procès en appel, qui a démarré depuis lundi 29 janvier.Vendredi matin, le procès a également été perturbé par l'absence de Cécile Bourgeon, mère de la fillette morte en 2013. C'est lors de la journée de jeudi qu'elle aurait appris la sortie du président avec les avocats de la partie civile. La mère de la fillette n'avait alors pas souhaité assister à l'audience depuis le box des accusés. "Elle est restée toute la journée dans l'enceinte du tribunal sans se montrer", explique Me Gilles-Jean Portejoie, l'un de ses avocats. "Elle n'a pas aimé la journée de jeudi. Elle a l'impression que cela a été une mise a mort", a-t-il poursuivi au Parisien. Pour rappel, Cécile Bourgeon est jugée en appel depuis lundi aux côtés de Berkane Makhlouf, son ex-compagnon, pour la mort de Fiona en 2013 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
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Les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars prochain.
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Deuxième rendez-vous électoral du quinquennat après les européennes de mai 2019, les élections municipales de mars seront un test pour Emmanuel Macron. Voici les chiffres clés de ce scrutin. Municipales : un maire, à quoi ça sert ?par France Bleu• Près de 35.000 communes- Début 2019, la France comptait 34.966 communes. Soit environ 1.800 de moins que lors du précédent scrutin municipal en 2014 (-5%), en raison des fusions de communes encouragées par les pouvoirs publics.- Sur ce total, plus de 30.000 comptent moins de 3.500 habitants. Un seuil qui désigne habituellement les "communes rurales", même si une faible proportion d'entre elles peuvent être situées en milieu urbain. - 42 communes françaises ont plus de 100.000 habitants.• 500.000 conseillers municipaux à élire- Les Français devront élire quelque 500.000 conseillers municipaux, sur un total d'environ 520.000 élus locaux (les autres étant les conseillers régionaux et départementaux). Le nombre de conseillers municipaux a baissé de plus de 20.000 depuis le précédent scrutin de 2014 avec le regroupement de communes au sein de communes nouvelles. Les conseillers élus élisent ensuite eux-mêmes le maire au sein du Conseil municipal nouvellement formé.- Leur nombre varie également en fonction de l'importance de la commune : de 7 conseillers pour celles de moins de 100 habitants à 69 pour celles de plus de 300.000.- Les électeurs éliront en même temps quelque 67.000 conseillers intercommunaux avec un système de scrutin "fléché" pour gérer les 1.259 communautés de communes, d'agglomérations, métropoles et intercommunalités que compte le pays.• Un mandat de six ansLes conseillers municipaux sont élus pour 6 ans, selon un mode de scrutin complexe, à la fois majoritaire et proportionnel, qui dépend de la taille des communes.• Les conditions de candidatures- La date limite de dépôt des candidatures a été fixée au jeudi 27 février. Les demandes d'inscription sur les listes électorales pour participer au scrutin devront, elles, être déposées au plus tard le vendredi 7 février.- Les listes de candidats aux municipales doivent être paritaires et alterner homme/femme ou l'inverse, mais seuls 17% des maires sont des femmes sous l'actuelle mandature. Plus l'on s'éloigne du fauteuil de maire, plus les fonctions sont occupées par des femmes qui constituent 29% des premiers adjoints et 37,7% des seconds.• Des maires sortants seniors- 65% des maires sortants et 40% des conseillers municipaux sont âgés de 60 ans et plus et environ 42% des maires sont retraités. • Quelles indemnités ?- L'indemnité de fonction des maires des petites communes va être revalorisée, pour atteindre environ 2.000 euros bruts pour la tranche de 1.000 à 3.499 habitants, contre 1.672 auparavant. Mais 80% des élus municipaux sont bénévoles.
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D'après le témoignage d'un athlète, recueilli par BFM TV, des Français sont revenus des Jeux mondiaux militaires organisés en Chine avec des symptômes du coronavirus. La compétition a eu lieu en octobre 2019, soit trois mois avant les premiers cas "officiels" déclarés dans l'Hexagone.
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Au lendemain des déclarations de l'hôpital de Bondy (Seine-Saint-Denis), qui affirmait qu'un homme hospitalisé dans l'établissement était porteur du coronavirus en décembre dernier, c'est un nouveau témoignage qui vient semer le trouble dans la recherche du fameux "patient zéro". Ce mardi 5 mai, BFM TV a révélé le témoignage d'un athlète français ayant participé aux Jeux mondiaux militaires, organisés en octobre 2019 à Wuhan, l'épicentre de l'épidémie. Les déclarations du sportif laissent planer le doute sur une éventuelle contamination au Covid-19. Coronavirus: les premières contaminations remontent-elles à octobre en Chine ?par BFMTVL'athlète affirme avoir été malade lors de son retour en France. Il évoque de la fièvre et des difficultés à respirer, soit des symptômes similaires à ceux du coronavirus. D'après lui, d'autres membres de la délégation française étaient dans le même cas. Alors des athlètes ont-ils pu être contaminés au coronavirus dès le mois d'octobre 2019, soit trois mois avant que les premiers cas ne soient déclarés en France ? Il n'y a malheureusement aucun moyen de le savoir, puisqu'aucun des 402 athlètes présents à ces Jeux mondiaux militaires n'a été testé à son retour. Et ce n'est toujours pas à l'ordre du jour, a affirmé l'armée à BFM TV."Je pense que vous l'avez eu"Mais une déclaration d'Elodie Clouvel à la chaîne locale Télévision Loire 7, le 25 mars dernier, donne un peu plus d'épaisseur à cette hypothèse. Interrogée sur une éventuelle inquiétude de se rendre en Asie cet été, la championne du monde de pentathlon moderne répond sans détour : "Non, parce que je pense qu'avec Valentin (NDLR : Belaud, son compagnon, pentathlète lui aussi) on a déjà eu le coronavirus (...) On était à Wuhan pour les Jeux mondiaux militaires fin octobre. Et, en fait, il s'avère qu'après on est tous tombés malades. Valentin a loupé trois jours d'entraînement. Moi j'ai été malade aussi. (...) J'ai eu des trucs que je n'avais pas eus avant. On ne s'est pas plus inquiété que ça parce qu'on n'en parlait pas encore."Tout comme l'athlète cité par BFM TV, Elodie Clouvel confirme que son cas et celui de son compagnon n'étaient pas isolés. "Il y a beaucoup d'athlètes des Jeux mondiaux militaires qui ont été très malades. On a eu un contact avec le médecin militaire récemment qui nous a dit : je pense que vous l'avez eu parce qu'il y a beaucoup de gens de cette délégation qui ont été malades."
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Le maire d'Aigrefeuille-d'Aunis, près de la Rochelle (Charente-Maritime), a demandé à un policier municipal d'assurer la surveillance de la cantine d'une école primaire et maternelle. La raison ? Les élèves étaient jugés trop bruyants.
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Une présence qui mécontente certains parents d'élèves et les élus d'opposition de la commune de 3.000 habitants.Pour ramener l'ordre et le silence dans la cantine de l'établissement, le maire divers-droite de la commune a décidé d'utiliser les grands moyens. Depuis la rentrée, un policier municipal surveille les élèves pendant leur déjeuner. L'agent, "chef de service aux écoles", est également présent tous les jours le matin et le soir, à l'heure d'arrivée et de sortie des enfants. Pour se faire entendre, le maire lui a également donné un sifflet.Comme l'explique la radio, la cantine de la police se trouve juste à côté de celle des enfants mais le policier ne prend pas le temps de se changer et assure donc la surveillance en uniforme. "Un policier municipal, quand il est en service, est en uniforme. S'il n'est pas en tenue, c'est qu'il ne travaille pas. Son job, c'est d'être habillé en policier", s'est justifié le maire de la commune auprès de Sud-Ouest. Pour éviter que la situation ne s'envenime, le policier met depuis une semaine un pull à la place de sa veste de travail. "Il ne peut pas passer son temps à se changer", a cependant regretté le maire. "INCROYABLE ET COMPLÈTEMENT FOU"La situation suscite la colère de certains parents : "Ce n'est pas comme ça qu'on apprend aux enfants à se tenir correctement", s'est plainte jeudi la mère d'une élève de 6 ans sur RTL. "Et puis si c'est le premier rapport à la loi qu'ils apprennent, ce n'est pas du tout éducatif et pédagogique". Et d'ajouter : "Avec le plan Vigipirate, je ne suis pas sûre que sa place soit au sein de la cantine. Il ne me semble pas que ce soit les enfants qui sont des délinquants. Je trouve ça complètement incroyable et complètement fou".La mère de famille met en avant d'autres solutions, comme le recours à des retraités bénévoles, une méthode expérimentée dans d'autres écoles en France. Elle demande également une meilleure insonorisation des lieux ou des tablées moins grandes pour éviter les bavardages. De son côté, le maire prévoit d'installer une alarme lumineuse dans la cantine d'ici à la fin de l'année. Elle devrait avertir le policier des coups de sifflet qu'il doit donner.De leur côté, les élus d'opposition s'insurgent contre cette présence incongrue, explique Sud Ouest. "Ça fait peur aux enfants", assurent-ils. "Il ne fait pas peur aux enfants qui le connaissent bien", affirme le maire au quotidien local. Et il est vrai que depuis qu'il est là, cette cantine qui était vraiment trop bruyante est plus calme. Peut-être qu'il ne restera pas toute l'année à la cantine, on va voir comment la situation évolue. Mais ça se passe bien et moi, ça me rassure d'avoir un policier en permanence".
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"Le président est très en pointe sur ce sujet, sur le bien-être animal, sur les abattoirs", assure le ministre.
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"Je salue L214 d'avoir fait cette vidéo". Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, a reconnu vendredi 26 juin que l'action de l'association de défense des animaux était justifiée, après la publication d'une vidéo montrer des "sévices graves" infligés à des agneaux dans un abattoir de Rodez, dans l'Aveyron."Les résultats ne sont pas encore définitifs, mais l'enquête vétérinaire montre qu'il y avait vraiment des situations inacceptables", a indiqué le ministre sur franceinfo. "Sans aucun état d'âme, alors que ça a des conséquences sociales pour les 50 employés de l'abattoir, j'ai décidé la suspension de l'agrément pour les ovins et elle sera maintenue tant que l'opérateur n'aura pas corrigé les dysfonctionnements", a précisé Didier Guillaume. 'Il y a des règles sur le bien-être animal et des règles de fonctionnement dans un abattoir", a-t-il ajouté. Jeudi, le ministère de l'Agriculture avait annoncé la suspension "immédiate" de l'agrément de la chaîne ovine de cet abattoir de Rodez et une "inspection complète" des installations."Je salue L214 d'avoir fait cette vidéo, a indiqué Didier Guillaume. Je regrette que nous ne puissions pas assez le faire en interne.. Le souci que j'ai, c'est que c'est assez compliqué de surveiller tout cela. Nous allons mettre le paquet là-dessus. Le président est très en pointe sur ce sujet, sur le bien-être animal, sur les abattoirs."Par ailleurs, Didier Guillaume a annoncé qu'il allait "passer une information à l'ensemble des préfets, à l'ensemble des directions départementales de protection pour leur demander une veille plus vigilante."
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Le chef du gouvernement a tranché. Sur le plateau du 20 Heures de TF1, Édouard Philippe a annoncé la décision du gouvernement concernant le prélèvement à la source.
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Le suspense a pris fin. Sur le plateau du 20 Heures de TF1, le Premier ministre Édouard Philippe a assuré que le gouvernement allait mener à bien la réforme du prélèvement à la source et qu'elle entrera bien en vigueur le 1er janvier 2019. Le chef du gouvernement a assuré qu'il s'agit d'une « bonne réforme pour le contribuable qui améliorera la trésorerie de beaucoup de Français ». Selon l'ancien maire du Havre, cette réforme « constituera une simplicité d'usage considérable pour les Français. » Comme le rappelle un article publié par Les Echos, l'Élysée avait indiqué mardi 4 septembre dans la matinée que le gouvernement prendrait sa décision dans la journée. Le pouvoir a donc bel et bien tenu parole.Dans un entretien accordé au JDD le 26 août, le Premier ministre avait pourtant exprimé ses doutes concernant la mesure. « Je suis attentif, nous avons décidé de reporter en 2017 d'un an cette réforme parce que nous voulions être sûrs qu'elle serait mise en œuvre dans de bonnes conditions. Nous ferons le point sur la préparation de cette réforme dans les prochaines semaines. » Comme le rappelle un article du Monde, le chef de l'État avait encore rajouté une dose d'incertitude le jeudi 30 août. Emmanuel Macron avait en effet demandé aux ministres compétents « de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale. »Principal artisan de cette réforme, Gérald Darmanin avait, comme le rappelle Le Monde, effectué un revirement. Le 1er septembre sur France Inter, il avait ouvert la porte à un abandon. « Nous choisirons ensemble politiquement l'avancée ou l'arrêt puisque le président de la République l'a évoqué (...) Est-ce que techniquement on est prêt ? Oui on est prêt. Est-ce que psychologiquement les Français sont prêts ? C'est une question à laquelle collectivement nous devons répondre. »
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Nicolas Sarkozy a interdiction de rencontrer et de parler à ses proches concernés dans la tentaculaire "affaire libyenne". Une décision de justice qui attriste son fidèle allié, Brice Hortefeux, comme l'évoque Le Parisien.
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C'est irrémédiable, une séparation laisse des séquelles. Depuis la mise en examen de Nicolas Sarkozy le 21 mars, conséquence de l'enquête sur les suspicions autour d'un financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, les protagonistes cités dans cette affaire ont interdiction de voir l'ancien président de la République. Une situation que Brice Hortefeux, fidèle allié et ami de Nicolas Sarkozy, semble avoir du mal à vivre comme en témoigne Le Parisien."Bien sûr qu'il me manque", s'exclame Brice Hortefeux. Avant de soupirer : "Je le vis mal. Pour moi, c'est une mesure humiliante, c'est tout". Depuis l'interdiction prononcée par les juges, les deux hommes politiques ont interrompu tout contact. Entre eux, plus un appel, ni un texto ou même un mail, explique Le Parisien qui a recueilli des témoignages dans l'entourage des deux hommes.Depuis 1976, l'ex-ministre de l'Intérieur voue une fidélité sans faille à son mentor, Nicolas Sarkozy. "Il souffre en silence", explique un ami de Brice Hortefeux. D'autant plus que, si les deux hommes ont eu des trajectoires différentes depuis le mandat de Nicolas Sarkozy, leurs contacts n'en restent pas moins fréquents : "On se parlait moins que durant la primaire de droite où c'était tous les jours. En règle générale, on échangeait toujours une fois par semaine", confie Brice Hortefeux."Brice fait partie de sa vie"Même son de cloche dans l'entourage de Nicolas Sarkozy. "Je ne peux pas imaginer que cette relation ne lui manque pas. Brice pour lui, c'est avant tout un ami. Il fait partie de sa vie."C'est à peu de choses près, ce que l'ancien champion de la droite avait défendu, en prime time sur le plateau de TF1, alors qu'il se défendait des accusations dans l'affaire libyenne. "Brice Hortefeux est mon ami depuis tant d'années, je l'aime tendrement", concédait-il, le 22 mars dernier. Tout en reprochant à son allié de s'être "planté", en fréquentant le "sulfureux intermédiaire" et "sinistre" Ziad Takieddine : "Je ne peux pas être moi-même accusé au titre des liens que j'ai avec tel ou tel, et de ce qu'aurait pu, ou pas, faire tel ou tel".Quoi qu'il en soit, les deux hommes n'ont pas digéré la décision des juges. Si l'entourage de Nicolas Sarkozy évoque une mesure visant à "marquer l'opinion", les amis de quarante ans se serrent les coudes... à distance. "Avec Brice, on n'a pas besoin de se parler pour se comprendre", tranche l'ancien chef d'État.
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Privé de travail en Colombie à cause de la pandémie, Carlos est rentré chez lui, au Venezuela. Mais une fois la frontière passée, il a été forcé d'observer une quatorzaine dans un "centre d'accueil" insalubre avec "la faim" au ventre.
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Avant que le nouveau coronavirus ne déferle sur l'Amérique latine, Carlos, un nom d'emprunt choisi par peur de représailles, se débrouillait bien à Bogota. Son travail dans une pizzeria lui permettait des rentrées d'argent régulières. Comme cinq millions de ses compatriotes, il avait émigré en 2017 pour échapper à la crise économique qui secoue son pays. Mais sa situation a changé du tout au tout il y a un peu moins de six mois avec le virus et les mesures de confinement dans la capitale colombienne. "Les ventes ont commencé à baisser et la pizzeria ne vendait plus assez pour nous payer", raconte Carlos, 31 ans.Il décide alors de rentrer au Venezuela avec sa femme. Une fois la frontière terrestre passée, son calvaire commence. Les autorités vénézuéliennes de l'Etat de Tachira (ouest) l'obligent à observer une quatorzaine pour s'assurer qu'il n'est pas porteur du Covid-19. Mais en fait de deux semaines, Carlos doit rester tout un mois dans un gymnase transformé en "centre d'accueil" car les retards dans le traitement des tests s'accumulent.Son test est négatif mais il a "perdu un mois de vie" et a "eu faim, très faim"."Le matin, on avait droit à un +pancake+ (sorte de crêpe, ndlr). Au déjeuner c'était à chaque fois du riz et des lentilles, parfois avec un peu de manioc et quelques morceaux de lard", énumère Carlos. Et le soir, exactement le même menu qu'à midi.A cause de cette diète, Carlos dit être tombé malade, traversé par des "douleurs à l'estomac". Pendant ces 31 jours d'enfermement, Carlos et sa femme ont perdu chacun dix kilos.Difficile aussi de dormir dans ce gymnase où des dizaines de personnes s'entassaient sur des matelas posés à même le sol. "On devait se laver tous les jours, ils (les autorités, ndlr) nous donnaient du chlore et du savon", relate Carlos. Dans ce centre surveillé par des soldats "il n'y avait pas grand chose à faire, on ne sortait que pour aller se laver", dit-il.- "Bioterroristes" -Le président socialiste Nicolas Maduro et son gouvernement ont toujours défendu la gestion des centres d'accueil destinés aux Vénézuéliens rentrés au pays et baptisés Points d'assistance sociale et intégrale (PASI). Mais certains d'entre eux sont à ce point insalubres que la Commission interaméricaine des Droits de l'homme (CIDH) a fait part de son "inquiétude". L'histoire de Carlos n'est pas un cas isolé. Mais, si lui a choisi de repasser légalement la frontière, d'autres préfèrent les "trochas", ces sentiers qui permettent de passer illégalement d'un pays à l'autre en traversant une rivière ou une forêt sans avoir à observer de quarantaine dans un "centre d'accueil". Et c'est à ces derniers que Nicolas Maduro en veut. Il les accuse d'être responsables de l'"augmentation des cas" de coronavirus dont 53.000 ont été officiellement recensés pour quelque 430 décès liés à la maladie.M. Maduro s'en est même pris au président colombien Ivan Duque, l'accusant de vouloir utiliser les Vénézuéliens qui empruntent les "trochas" pour "contaminer" le Venezuela. Le Centre stratégique opérationnel des Forces armées a, lui, appelé les Vénézuéliens à "dénoncer" leurs compatriotes rentrés clandestinement, les taxant de "bioterroristes". Un responsable de l'Etat de Zulia (ouest) les a lui qualifiés d'"armes biologiques".Face à la vague d'indignation, Nicolas Maduro a présenté ses "excuses" à "quiconque s'est senti offensé par telle ou telle expression".Si le passage -- légal ou illégal -- de la frontière terrestre relève de l'expérience traumatisante pour beaucoup, d'autres ont eu la chance de pouvoir rentrer par les airs.Valeria (prénom modifié) a emprunté un vol humanitaire et a atterri à l'aéroport de Caracas, fermé aux vols commerciaux depuis la mi-mars. "J'ai été bien traitée", dit Valeria. Elle a dû passer quelques jours à l'isolement dans un complexe touristique désaffecté, mais "nous avons eu droit à trois repas par jour, toujours variés, et nos proches pouvaient nous faire parvenir des biens essentiels".
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Assurant que "les Français n'ont pas du tout été convaincus" par les annonces d'Emmanuel Macron, Éric Drouet a annoncé mardi soir que la manifestation de samedi prochain était "maintenue". Il réclame également une rencontre avec un "porte-parole du gouvernement ou le Premier ministre".
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Dans un discours très attendu en plein mouvement des "gilets jaunes", Emmanuel Macron a annoncé mardi 27 novembre vouloir aider "les fins de mois" difficiles, tout en maintenant le cap de son programme écologique. S'il a affirmé vouloir limiter l'impact des taxes sur les carburants et organiser une "grande concertation", il n'a toutefois pas renoncé à sa stratégie sur l'environnement et le nucléaire."Les Français n'ont pas du tout été convaincus" par les annonces du chef de l'État, a déploré dans la soirée Éric Drouet, l'un des porte-parole des "gilets jaunes" à l'issue de sa rencontre avec le ministre de la Transition écologique François de Rugy, annoncée un peu plus tôt dans la journée. La manifestation de samedi prochain à laquelle appellent certains "gilets jaunes" est du coup "maintenue", a-t-il soutenu. "Il y aura le rendez-vous, comme samedi dernier, aux Champs-Élysées. Le souhait de tous les 'gilets jaunes' c'est de continuer chaque samedi comme ça, aux Champs-Élysées".S'organiser au niveau régionalReçue avec lui au ministère, une autre porte-parole du mouvement, Priscilla Ludosky, a déclaré avoir réclamé à François de Rugy une nouvelle réunion, en présence cette fois du "porte-parole du gouvernement ou le Premier ministre". Elle a également évoqué la volonté que "chaque grande région trouve ses représentants" pour parler au nom du mouvement. Interrogé à son tour après la réunion, François de Rugy a déclaré avoir dit à ses deux interlocuteurs que le gouvernement était "prêt à organiser des débats dans tous les départements où les citoyens qui sont impliqués dans les 'gilets jaunes' pourront venir s'exprimer".Éric Drouet et Priscillia Ludosky, tous deux à l'origine du mouvement de contestation, font partie d'une délégation de huit "porte-parole" créée lundi pour engager une "prise de contact sérieuse et nécessaire" avec les autorités et porter une série de revendications. Mais leur représentativité fait débat au sein même de ce mouvement hétéroclite, né sur les réseaux sociaux hors de tout cadre politique ou syndical, certains affirmant qu'ils se sont "auto-proclamés".
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Samedi 11 novembre, le couturier Karl Lagerfeld était l'invité de "Salut les terriens" sur C8. L'Allemand de 84 ans a tenu un discours assez limite sur l'immigration et l'Holocauste, créant le malaise sur le plateau.
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Karl Lagerfeld était l'invité exceptionnel de Thierry Ardisson dans "Salut les terriens" samedi 11 novembre. Le couturier allemand, du haut de ses 84 ans, a créé un léger malaise sur le plateau en parlant d'immigration dans son pays, d'Angela Merkel puis de l'Holocauste. Il estime en effet que la Chancelière allemande a fait "une faute" en accueillant autant de migrants, offrant une voie royale pour le retour de l'extrême droite outre-Rhin. "On peut pas tuer des millions de juifs pour faire venir des millions de leurs pires ennemis après" a notamment lancé Karl Lagerfeld. Avant de citer l'exemple d'un jeune migrant qui aurait lancé à un couple d'amis que l'Holocauste était la meilleure invention de l'Allemagne. Ambiance...
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Pour l'association, ces cartes "concourent à la culture du viol".
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L'association féministe Femmes solidaires a dénoncé, jeudi 2 août, les cartes postales estivales "à caractère sexiste et parfois pornographique", où de jeunes femmes exhibent leurs fesses bronzées sur fond de champs de lavande ou au bord d'une piscine. Pour l'association, elles "concourent à la culture du viol qui impose une image dégradante des femmes et participent à légitimer et banaliser les violences faites aux femmes". Les quelque 10.000 militantes de l'association ont été invitées à dénicher partout en France ce genre de cartes postales. "Elles nous en ont fait remonter une centaine, et nous allons en publier une par jour sur les réseaux sociaux", pour "montrer l'ampleur et la gravité du phénomène", a expliqué Kévin Védie, porte-parole de l'association."Ces cartes renforcent le stéréotype de la femme objet"Parmi les exemples fournis par Femmes solidaires, un cliché montrant les fesses d'une joueuse de pétanque, avec ces mots "Vacances épuisantes : l'après-midi on pointe, le soir on tire!", ou un autre figurant une cycliste gravissant le Mont Ventoux en string."Ces cartes renforcent le stéréotype de la femme objet, "consommable et jetable", sous prétexte de loisir et de divertissement", dénonce l'association, qui "exige" des éditeurs concernés "l'arrêt de l'impression et de la vente" de ces cartes."Il n'y a pas de quoi s'énerver non plus"Contactés, les responsables de plusieurs de ces entreprises ont affirmé que la demande pour ce type de photos était en forte baisse."Ca fait des années qu'on n'en édite plus", a expliqué Yves Nicolet, gérant de l'éditeur Cellard basé près de Lyon. Cependant que ce type de cartes "ne portait atteinte à personne" ajoute t-il."C'est un marché très restreint", a également indiqué Eric Leconte, des éditions Valoire Estel, près de Blois. "Les femmes nues, ça a presque complètement disparu", a-t-il précisé, jugeant qu'"il n'y a pas de quoi s'énerver non plus" car "il y a des choses dans le monde beaucoup plus importantes".Chez un éditeur du sud-ouest, une employée qui désire rester anonyme convient qu'elle-même "n'achèterait pas" ces cartes. "Ce sont de très vieilles photos mais ça continue à se vendre", soupire-t-elle.
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La maladie s'appelle bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO): elle touche surtout les fumeurs mais un tiers des malades n'ont jamais fumé, un mystère éclairci par une grande étude financée par des fonds publics américains.
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La maladie chronique serait liée à la taille trop petite des voies respiratoires, qui ne se seraient pas développées suffisamment, selon l'étude parue mardi dans la revue scientifique Jama.La BPCO est la quatrième cause de décès aux Etats-Unis. La maladie bloque progressivement les voies respiratoires, conduisant à de la toux, de l'expectoration et de l'essoufflement. Un adulte sur 10 en souffre au-delà de 40 ans.On a longtemps observé que le tabagisme et la pollution de l'air en étaient les causes principales, mais la baisse du nombre de fumeurs et l'amélioration de la qualité de l'air n'ont pas fait baisser l'incidence de BPCO autant qu'attendu.L'équipe de chercheurs a analysé les scanners des poumons de 6.500 adultes, fumeurs et non-fumeurs, avec ou sans BPCO."Nous avons été frappés de voir que les gens qui avaient des voies respiratoires plus petites qu'attendu couraient un risque bien plus élevé de développer une BPCO, par rapport aux gens ayant des voies normales ou plus grandes", dit à l'AFP l'auteur principal, Benjamin Smith, du Columbia University Irving Medical Center.Quant à ceux qui fumaient depuis des décennies sans avoir jamais développé la maladie, "ils avaient des voies aériennes bien plus larges qu'attendu, par rapport à la taille de leurs poumons"."Cela suggère que ces gens-là, qui ont des voies aériennes plus larges, ont une réserve pour résister aux effets néfastes du tabac", poursuit le médecin.Le tabagisme reste un facteur de risque important, démontré depuis des décennies.Mais l'équipe conclut que "le décalage entre les voies respiratoires et la taille des poumons" semble expliquer les variations de risque de développer la maladie. - Causes mystérieuses -On ignore pourquoi les voies aériennes se développent trop ou pas assez chez certains. C'est une voie de recherche future, et Benjamin Smith a obtenu des financements pour explorer d'éventuelles causes génétiques.Une autre possibilité est un problème de développement pendant l'enfance, peut-être dès l'utérus et jusqu'à la fin de la croissance. La croissance des voies aériennes est-elle affectée par le tabagisme de la mère, la pollution de l'air ou des microbes respiratoires?L'espoir est de comprendre les causes fondamentales, pour intervenir dès l'enfance -- des spécialistes font le parallèle avec le rachitisme, commun jusqu'au 20e siècle quand on a compris que la vitamine D et le calcium étaient indispensables au développement osseux.A plus court terme, ces nouveaux travaux soulignent que la bronchopneumopathie chronique obstructive recouvre plusieurs réalités médicales, avec des traitements qui marchent plus ou moins bien selon les causes.Les médecins savent par exemple depuis longtemps que les bronchodilatateurs, utilisés par les malades pour détendre les muscles des poumons et réduire la gêne respiratoire, étaient bien plus efficaces chez certains que d'autres, ce qui est sans doute lié à la taille des voies respiratoires.
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Cette version de l'hymne national se veut "un chant de lutte pour aujourd'hui", a expliqué le député Insoumis de la Somme.
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À trois jours du 14-Juillet, le député de la Somme François Ruffin a publié sur son compte Twitter une version revisitée de "La Marseillaise", enregistrée à l'invitation et avec le groupe punk La Horde. Intitulée "Ma Marseillaise", cette version de l'hymne national a pour vocation d'être reprise "pour en faire un chant de lutte", a expliqué le député, interrogé par Les Inrocks. "Je considère que c'est un symbole qu'on ne doit pas laisser au FN. Je l'ai donc adapté pour en faire un chant de lutte pour aujourd'hui", argue-t-il. Sur son site, François Ruffin explique avoir accepté la proposition du groupe La Horde parce qu'il a "fantaisie de mettre dans (s)a vie un petit brin de fantaisie" et que "faire chanteur, être Brel rien qu'une heure durant, (il) en a rêvé gamin" - même s'il chantait mal et qu'il avait toujours eu 0 en chant. Autre raison évoquée par le député : "ce jour férié est vidé de tout son contenu révolutionnaire. La Bastille et 1789 ne sont pas évoqués lors des cérémonies officielles", constate-t-il. "Alors, y remettre un parfum de révolution en chanson", écrit-il.Dans sa version de "La Marseillaise", le refrain est devenu : "Allons enfants de nos pays, le jour d'espoir est arrivé, contre nous de la tyrannie, tout un peuple doit se lever". "Entendez-vous à l'Assemblée, ces ministres, ces députés, qui viennent partout nous répéter, qu'il faut qu'on libère la croissance, pas de croissance sans confiance, la confiance dans la concurrence, la concurrence notre seule chance, il faut affronter le marché, le grand marché mondialisé et savoir faire des sacrifices, on ne peut plus vivre comme jadis, faut accepter, faut s'adapter, dans les retraites il faut tailler et la santé doit rapporter, les autoroutes il faut brader", clame François Ruffin. "Les voyez-vous à la télé ces milliardaires, ces PDG, tout juste bons à radoter. Travaillez plus pour gagner plus, consommer plus et produire plus, il faut bien vendre pour acheter et exporter pour importer, même si bien sûr l'environnement, l'environnement c'est important, on jure à Davos tous les ans, que le réchauffement climatique, que la mer pleine de plastique, ça nous inquiète fortement", chante encore le député de la Somme, reprenant un thème qui lui est cher. Sur Twitter, les réactions sont partagées entre amusement, critiques et soutiens.
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Le confinement a sauvé des vies mais son coût social et économique est lourd, trop selon certains. A l'autre extrême, laisser circuler le Covid-19 en espérant une immunité collective est taxé de cynisme, car c'est se résoudre à des morts.
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Mais quelle est la bonne stratégie face à la pandémie ?Le confinement et ses conséquences socio-économiques Dans la foulée de la Chine, cette mesure a été appliquée par de nombreux pays de façon stricte (Espagne, Italie, France, Royaume-Uni) ou plus légère (Allemagne, Suisse...). Souvent décidé dans l'urgence, le confinement ne vise pas à éteindre l'épidémie mais à éviter que le système hospitalier, notamment la réanimation, soit débordé par un afflux massif de patients. Il s'agit de diminuer la contagion en limitant les contacts entre individus. De ce point de vue, le confinement a porté ses fruits : la plupart des experts estiment qu'il a sauvé des milliers de vies.Mais le prix à payer est une sévère récession économique et de graves problèmes socio-sanitaires : accroissement des inégalités, violences domestiques, anxiété, aggravation des problèmes de santé autres que le Covid-19, etc. Or, ces conséquences pourraient elles-mêmes entraîner des morts.Une tribune de trois spécialistes dans la revue European Journal of Cancer s'alarme ainsi d'une "augmentation des morts dues au cancer" dans les prochains mois. Leur argument ? Le diagnostic et les traitements ont été freinés par la mise en place de mesures comme le confinement et par la priorité donnée au Covid-19 dans l'organisation des soins.Par ailleurs, le succès du confinement est à double tranchant : en empêchant le virus de circuler, il empêche aussi d'atteindre le niveau d'immunité collective qui, en théorie, pourrait faire rempart à la maladie. En France, une étude de l'Institut Pasteur estime qu'environ 6% de la population auront été infectés par le coronavirus le 11 mai, date prévue de l'allègement du confinement. Un niveau très insuffisant pour éviter que l'épidémie ne reparte, puisqu'il faudrait pour cela "70% de personnes immunisées", explique à l'AFP l'auteur principal de l'étude, Simon Cauchemez.La plupart des pays ayant choisi le confinement comptent l'alléger ces prochaines semaines, tout en maintenant des mesures de distanciation sociale. Objectif, tenter de contrôler l'épidémie en testant massivement et en isolant les malades. Et éviter de revenir au point de départ, c'est-à-dire l'obligation de retomber dans le confinement.L'immunité collective, le pari risqué choisi par la Suède et abandonné au Royaume-UniLa Suède a choisi une approche originale : elle n'a pas confiné sa population, préférant en appeler au civisme. Les seules contraintes majeures sont l'interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes et des visites dans les maisons de retraite, et la fermeture des lycées et des universités. Le gouvernement défend sa stratégie, malgré les accusations de laxisme venues de l'étranger et de certains experts nationaux. Son argument : le bénéfice d'un confinement drastique n'est pas suffisant pour justifier son impact sur la société. Le virus est "un tsunami" qui "déferle sur l'Europe quoi qu'on fasse", a fait valoir l'épidémiologiste suédois Johan Giesecke dans un entretien au site britannique UnHerd.Il juge donc que son gouvernement suit la bonne stratégie : protéger "les personnes âgées et fragiles" mais laisser le virus circuler parmi les plus jeunes, moins à risques. Cela permettrait d'atteindre une théorique immunité collective, qui n'est "pas le but de cette stratégie, mais sa conséquence".Le Pr Giesecke rejette la comparaison avec les autres pays scandinaves qui enregistrent moins de morts grâce à un semi-confinement. Selon lui, cette comparaison devra être faite "dans un an". "Les différences finales entre les pays seront alors assez minces", pronostique-t-il.Selon lui, les patients qui meurent actuellement du Covid-19 sont essentiellement "des personnes âgées et fragiles" qui seraient de toute façon "mortes dans quelques mois", pour d'autres raisons. "Ca leur enlève plusieurs mois de vie, ce n'est pas agréable, mais comparé aux effets négatifs du confinement...", glisse-t-il.C'est cette stratégie qu'avait adoptée le Royaume-Uni avant de faire volte-face mi-mars. Ce revirement avait été motivé par des simulations de l'Imperial College de Londres (ICL), qui prévoyait jusqu'à 510.000 morts en Grande-Bretagne en l'absence de mesures. Ces travaux au retentissement mondial ont convaincu d'autres pays de passer au confinement.Mais pour le Pr Giesecke, ces simulations étaient "contestables" car trop "pessimistes". En outre, il assure que le taux de décès du Covid-19, qu'on ne connaît pas encore précisément, est en fait "surestimé". Il l'évalue à 0,1% des personnes infectées."L'exemple de la Suède, et plus généralement des pays qui n'ont pas instauré un confinement strict, est important à analyser afin de mieux évaluer l'impact respectif des mesures mises en oeuvre par les différents pays", explique à l'AFP le Pr Antoine Flahault, directeur de l'Institut de santé globale de l'Université de Genève.L'exemple sud-coréen, à suivre ?Tester massivement, mettre en quarantaine les cas positifs, "tracer" les personnes avec lesquelles ils ont été en contact. La stratégie employée par la Corée du Sud et d'autres pays d'Asie est citée en exemple. C'est elle qu'ambitionnent de mettre en oeuvre les pays qui sortent du confinement.Mais elle suppose "des tests en quantité, des masques en quantité, des outils numériques et des quantités énormes de personnels" pour assurer le traçage des malades potentiels, souligne pour l'AFP l'épidémiologiste française Dominique Costagliola. En outre, cette stratégie n'est pas une garantie à long terme.Après avoir d'abord évité le confinement grâce à une politique similaire à celle de la Corée du Sud, Singapour combat aujourd'hui une deuxième vague épidémique, partie des foyers surpeuplés où vivent les travailleurs migrants. Conséquence de cette deuxième vague, le pays a dû se résoudre au confinement, prolongé mardi jusqu'en juin.La piste du "stop and go" Dans les prochains mois, la meilleure stratégie sera peut-être une combinaison de toutes les autres. Selon une étude américaine parue récemment dans la revue Science, il faudra sans doute alterner entre périodes de confinement et d'ouverture (le "stop and go") jusqu'en 2022, le temps de découvrir des traitements efficaces ou un vaccin (sans garantie à ce stade que ce soit possible). Il faudra "probablement jouer pendant une longue période à libérer un peu, resserrer, libérer, resserrer", a prédit le professeur Jean-François Delfraissy, président du comité scientifique qui conseille les autorités françaises, le 15 avril devant une commission parlementaire. Les périodes d'ouverture pourraient servir à tendre vers la fameuse immunité collective, en conciliant deux impératifs.D'une part, la recherche de "65 à 70% d'immunité". De l'autre, le fait que "les services de santé et de réanimation sont saturés" quand "la circulation du virus touche à peu près 10% de la population", explique à l'AFP le professeur de virologie français Bruno Lina. "Il faut donc que cette immunisation se fasse, mais dans la durée et au fil de l'eau", autrement dit "le plus rapidement possible mais pas trop vite", ajoute-t-il.Pour cela, il faut compter sur "les adultes jeunes jusqu'à 50 ans où le taux des formes très graves est relativement faible". "Si eux s'immunisent, ils vont finir par protéger l'ensemble de la population", espère le Pr Lina, en soulignant qu'il faut dans le même temps "protéger les plus fragiles".Toutefois, cette recherche d'une immunité collective est suspendue à une inconnue majeure : on ignore encore quelle immunité on acquiert quand on est infecté par le coronavirus, et combien de temps elle dure.
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- "Dérapage", ou simple action citoyenne ? La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a dénoncé mercredi 8 juin la manifestation des intermittents du spectacle organisée au petit matin devant son domicile dans le 18e arrondissement de Paris. Ils réclamaient l'application de l'accord sur leur régime d'indemnisation chômage.
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-Peu après 06h00, une vingtaine de militants de la Coordination des intermittents d'Île-de-France ont déployé une banderole portant une citation de Louise Michel ("Ce que le peuple obtient, il le prend") avant d'être repoussés vers 08h00 vers la station de métro voisine par la police, a indiqué à l'AFP Samuel Churin, un des porte-parole du mouvement.La ministre a assuré dans un communiqué que ces "actes d'intimidation" ne la "détourneraient pas de ses convictions". "La méthode consistant à violer l'intimité familiale, à cibler l'environnement personnel et le voisinage d'une personne, fût-elle membre du gouvernement, est aux antipodes de ma conception du débat démocratique et du respect dû à chacun", a-t-elle estimé dans un communiqué. "Je tiens donc à dénoncer ce dérapage de la façon la plus ferme", a-t-elle ajouté.Les intermittents réclament l'application immédiate de l'accord conclu par la profession du spectacle, salariés et employeurs, le 28 avril dernier sur leur régime spécifique d'allocation chômage. Les négociateurs de la Convention Unedic coté patronal (Medef, CGPME, UPA) et de trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC) refusent d'avaliser cet accord, qui ne respecte pas le cadrage financier qu'ils avaient fixé.François Hollande a jugé un peu plus tard dans la journée, au cours du Conseil des ministres que cette manifestation était "inadmissible", a rapporté le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll. "Ce qui s'est passé ce matin avec ces actes de violence est parfaitement inadmissible", a dénoncé le chef de l'État, exprimant sa "condamnation extrêmement ferme et extrêmement claire". "On est dans une démocratie, chacun a le droit de manifester et d'exprimer des opinions sans aucune limite", a poursuivi Stéphane Le Foll, déplorant toutefois que les "limites" aient été "franchies en termes de violences". "Il faut rappeler le respect des règles de la démocratie", a insisté le porte-parole du gouvernement.
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Ignoble. Un fœtus âgé de 4 ou 5 mois a été retrouvé vendredi 15 septembre dans un parc d'Ambilly, en Haute-Savoie.
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La découverte aurait été faite par des enfants qui jouaient à proximité, selon le Dauphiné Libéré, tandis que la police, elle, évoque un promeneur qui aurait vu le nouveau-né dans une poubelle. En fin d'après-midi, aux environs de 17 heures, les forces de l'ordre ont été alertées de la découverte d'un foetus, dans un parc de la ville d'Ambilly, tout près d'Annemasse. Selon le quotidien local le Dauphiné Libéré, qui a révélé l'information, ce sont des enfants qui auraient identifié en premier le nourrisson, tandis que la police a annoncé qu'il s'agissait d'un promeneur. L'homme aurait découvert le fœtus dans une poubelle située dans le parc. Toujours est-il que l'enfant découvert aurait été porté 4 à 5 mois par sa mère, sans que l'on puisse dire si si l'enfant était viable au moment de la naissance ou s'il y a eu fausse couche. Une autopsie doit être pratiquée samedi pour en savoir plus. Pour l'heure, les investigations menées sur place par les enquêteurs, épaulés par deux maître-chiens des pompiers, n'ont pas permis d'identifier la mère du bébé.
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Le député des Pyrénées-Atlantiques, "non-inscrit" à l'Assemblée nationale, dispose d'un temps de parole réduit, comme le mentionne le règlement. Ce qu'il qualifie de "censure".
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Le député des Pyrénées-Atlantiques s'est fait remarquer dans la nuit de mercredi à jeudi 7 juin lors de débats à l'Assemblée nationale. Mécontent d'avoir peu de temps de parole, Jean Lassalle a quitté l'hémicycle en hurlant après avoir exprimé sa colère. Jean Lassalle, debout dans l'Hémicycle, s'est plaint d'être considéré comme un "sous-député". "C'est une honte", a-t-il hurlé dans le palais Bourbon, avant de se faire rappeler à l'ordre par Carole Bureau-Bonnard, la présidente de séance. Cette dernière a mentionné le règlement de l'Assemblée nationale : "Vous faites parti des non-inscrits, il n'y a plus de temps de parole", lui a-t-elle dit, avant de rajouter "vous n'avez pas à vous lever et à hurler dans l'Assemblée". Un temps de parole réduitHors de lui, Jean Lassalle a fini par quitter la séance en criant : "Mesdames et Messieurs les censeurs, bonsoir !". Le député des Pyrénées-Atlantiques, "non-inscrit" à l'Assemblée nationale, dispose d'un temps de parole réduit, comme le mentionne le règlement. Comme le rappelle Capital, les députés non-inscrits sont ceux qui "n'appartiennent à aucun groupe politique" dans l'Hémicycle, comme c'est le cas pour Jean Lassalle ou Nicolas Dupont-Aignan. Les non-inscrits "ne peuvent pas non plus accéder aux salles de réunion".
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