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La préfecture du Bas-Rhin a annoncé le décès d'une troisième victime, jeudi 13 décembre, à la suite de l'attaque contre le marché de Noël de Strasbourg.
Deux jours après l'attentat à Strasbourg, une troisième victime a succombé à ses blessures, ce jeudi. "Le bilan, toujours provisoire, est désormais établi à 3 personnes décédées, 5 blessés graves et 8 blessés légers", a indiqué la préfecture dans un communiqué. L'un des blessés graves se trouve en état de mort cérébrale, selon le parquet de Paris.Cherif Chekatt, suspect numéro 1Mardi soir, peu avant 20 heures, un homme a ouvert le feu sur des passants dans le centre historique de Strasbourg, au milieu du marché de Noël. Le tireur a été identifié par les autorités comme étant Cherif Chekatt, un Strasbourgeois de 29 ans, fiché "S" ("sûreté de l'État") pour radicalisation islamiste. L'assaillant, qui a réussi à prendre la fuite à bord d'un taxi, est désormais l'homme le plus recherché de France. Au total, 720 policiers et gendarmes sont mobilisés pour le retrouver.Traque en France et dans les pays voisinsLes enquêteurs pensent que Cherif Chekatt a pu quitter le territoire français. Mercredi matin, les forces de l'ordre françaises et allemandes ont mené une opération conjointe à Kehl, en Allemagne, juste de l'autre côté de la frontière. Haut lieu touristique, le marché de Noël de Strasbourg était toujours fermé jeudi et toutes les illuminations de la ville restaient éteintes. L'événement attire chaque année quelque deux millions de visiteurs.
Des barquettes de viandes commercialisées dans les supermarchés Auchan et Lidl ont dû être retirées de la vente, a révélé 60 millions de consommateurs.
Des steaks et de la viande hachée en barquette retirés des rayons. D'après une information de 60 millions de consommateurs, relayée par Le Parisien, de la viande vendue dans les supermarchés Auchan et Lidl a dû être rappelée en urgence car elle pourrait contenir des "filaments métalliques". Ces produits, commercialisés depuis le 17 juin, ont été distribués dans des magasins de l'Aisne, de l'Oise, de la Seine-et-Marne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et enfin du Val-d'Oise. Coronavirus : les Américains vont-ils manquer de viande à cause de la fermeture des abattoirs ?par Europe 1Il est recommandé aux clients ayant acheté ces produits de ne surtout pas les consommer mais aussi de les ramener en magasin pour un remboursement. Les références concernées, commercialisées sous des marques distributeurs comme "L'Etal du boucher", "La Nouvelle agriculture" ou encore "Sourire de campagne", ont toutes été répertoriées par 60 millions de consommateurs. Comme le rappelle Le Parisien, d'autres produits ont fait l'objet d'une procédure de rappel vendredi 19 juin. Des charcuteries italiennes, commercialisées par les marques Carrefour bio et Carrefour, ont dû être retirées de la vente après la découverte de listeria - une bactérie - dans un lot de mortadelle.
L'ancien chef de l'Etat a indiqué dans un entretien que, pour lui, le Parti socialiste se devait d'être la force centrale à gauche, et a exclu tout ralliement avec d'autres formations en vue de la présidentielle.
2022 est déjà demain, et les grandes manoeuvres ont commencé, en coulisses, pour préparer l'élection présidentielle. François Hollande estime que le Parti socialiste "a le devoir" d'être "la force centrale" à gauche, et ne doit "se rallier" ni à une candidature écologiste, ni à Jean-Luc Mélenchon pour 2022, dans un entretien à Ouest-France publié samedi 29 août. Selon l'ancien président de la République, qui a dirigé le PS pendant 11 ans, "il ne peut y avoir d'alternative à gauche sans une grande force centrale". "Et le PS a le devoir de jouer ce rôle de nouveau"."Le PS ne peut pas rester dans l'état où il est. Il a un espace considérable à occuper face à la République en marche, qui a glissé à droite" et "n'est pas un vrai parti", ajoute François Hollande. "Il doit s'emparer de l'écologie et la relier à deux dimensions: sociale, sans laquelle il ne peut y avoir de transition réussie ; économique car la mutation en cours, provoquée par la crise sanitaire et le réchauffement climatique, doit conduire à une croissance différente du passé".Interrogé sur la stratégie de rassemblement défendue par l'actuel premier secrétaire Olivier Faure, François Hollande exclut un rassemblement qui se réaliserait "sur la disparition d'une composante majeure de la gauche, celle qui a permis les victoires de François Mitterrand et de (lui-)même à la présidentielle".En 2022, le PS, réuni ce week-end à Blois, ne doit "se rallier" ni au candidat écologiste ni à Jean-Luc Mélenchon. "Beaucoup de nos concitoyens sont convaincus de l'impératif écologique mais pas des réponses des Verts. Beaucoup aussi aspirent à une profonde transformation de notre pays, mais ne partagent pas les positions souverainistes et anti-européennes des Insoumis", analyse-t-il."Je peux être utile à mon pays"Interrogé sur une nouvelle candidature en 2022, François Hollande assure "ne rien chercher pour lui-même". "En revanche, je peux être utile à mon pays, par mes idées et mon expérience, dans la crise qu'il traverse aujourd'hui. Une candidature suppose des conditions et pas simplement une ambition", ajoute-il toutefois.Pour le choix du candidat, François Hollande ne plaide pas pour une primaire qui "crée toujours une division". "C'est la réalité qui va décider et non une procédure".Car, pour la prochaine présidentielle, "le jeu est ouvert pour la gauche si elle porte un projet audacieux et crédible", dit-il. Interrogé sur l'hypothèse d'un nouveau duel Macron-Le Pen en 2022, l'ancien chef de l'Etat est formel: "tous les pronostics faits à deux ans d'une présidentielle ne se sont jamais vérifiés. Les favoris annoncés n'ont jamais été au rendez-vous".
L'éditeur, qui vient de publier "Le Consentement" de Vanessa Springora, qui décrit comment elle a été abusée par Gabriel Matzneff quand elle était adolescente, a refusé de publier dans les années 1990 le récit d'une victime présumée de l'écrivain, selon Le Parisien.
C'est le livre événement de la rentrée d'hiver. Dans "Le Consentement", Vanessa Springora, aujourd'hui âgée de 47 ans, raconte comment elle a été séduite par Gabriel Matzneff à l'âge de 13 ans, la relation sous emprise qu'elle a eue ensuite avec lui et les blessures que cela lui a laissé. Publié chez Grasset, cet ouvrage a provoqué un véritable raz-de-marée, tant en librairies, que dans les médias et a conduit à l'ouverture d'une enquête préliminaire pour viols sur mineurs de moins de 15 ans à l'encontre de l'écrivain. Et si cette affaire "avait explosé il y a 30 ans?", s'interroge Le Parisien. Le quotidien affirme en effet que le récit d'une autre jeune femme accusant l'auteur de pédophilie a été proposé à Grasset dans les années 1990, qui l'a refusé. "Dans ce récit, écrit Le Parisien, la victime de Gabriel Matzneff écrivait notamment qu'elle était alors adolescente, tombée enceinte de l'écrivain et qu'elle avait avorté. Mais c'était avant 1975, avant la loi Veil, l'IVG s'est mal passée et elle est devenue stérile".Selon le journal, le témoignage de cette personne "avait pourtant été accepté par une éditrice chez Grasset (...). Mais il a été renvoyé aux oubliettes par le patron de Grasset de l'époque, Jean-Claude Fasquelle." L'éditeur, aujourd'hui, âgé de 89 ans, restait injoignable. "Pas d'interprétation malveillante"Contacté par l'AFP le patron des éditions Grasset, Olivier Nora n'a "ni confirmé, ni infirmé" l'information du Parisien en arguant qu'il ne disposait pas "d'archives des comités de lecture de Grasset dans les années 90". Olivier Nora est la tête des éditions Grasset (groupe Hachette Livre) depuis le début des années 2000. Le patron de Grasset a mis en garde "contre toute interprétation malveillante d'un éventuel refus de cet hypothétique manuscrit"."C'est la qualité intrinsèque des textes qui les rend publiables, et imaginer que chaque manuscrit aimé par un éditeur de la maison et néanmoins refusé par un comité de lecture ou par le patron ne peut l'avoir été que pour des raisons inavouables est tout à fait grotesque", a insisté Olivier Nora. "Je suis quotidiennement dans la situation de refuser des textes, qui n'en sont pas pour autant 'censurés'", a-t-il ajouté. "S'il suffisait de se voir refuser une publication pour avoir du talent, cela se saurait", a-t-il conclu.
Alors que la liste LREM est devancée dans les derniers sondages par celle du RN, François Bayrou, conseiller du président, appelle à lutte contre la dissolution de l'Union européenne.
"Maintenant, la mobilisation est générale." François Bayrou, président du MoDem et conseiller d'Emmanuel Macron, a donné dans le JDD de dimanche 12 mai sa vision de l'importance que revêtent les élections européennes. "Le défi est sans précédent : des forces considérables dans le monde ont pour objectif la dissolution de l'Union européenne.""Le gouvernement est entré dans la bataille"Face à ce péril, l'ancien candidat à l'élection présidentiel entend se ranger en ordre de marche derrière Emmanuel Macron, qui sort de son simple rôle de président de la République. "Le Président a donné la dimension de l'enjeu. Le gouvernement, la majorité sont entrés dans la bataille", assure, martial, François Bayrou. Pour le maire de Pau, l'Union européenne est gravement menacée par deux adversaires. "Ceux qui veulent diviser pour imposer leur loi, de Trump à Poutine en passant par la Chine, et leurs complices, les destructeurs de l'intérieur, les forces antieuropéennes de chacune de nos nations." François Bayrou prend l'exemple du Royaume-Uni, pour justifier son inquiétude. "Si nous ne nous battons pas passionnément, elles (les forces anti-européennes ndlr) gagneront ! La question dans cette élection n'est plus droite, ou gauche, ou centre, ou autre. Il s'agit de savoir si l'Europe, face aux menaces du monde, va se renforcer ou se dissoudre." Les élection européennes se dérouleront le 26 mai prochain. 34 listes ont été déposées.
Marianne James n'est pas vraiment motivée pour participer à "Danse avec les stars". Même si elle en a déjà eu l'opportunité, l'animatrice a toujours refusé et elle explique pourquoi.
Ce n'est pas un caprice de star et cela n'a rien à voir avec une clause l'interdisant de se montrer sur TF1. Rien à voir non plus avec une quelconque aversion de la danse, puisqu'elle "adore danser chez ". Mais Marianne James n'a pas l'intention de participer à "Danse avec les stars" pour l'instant. "Ce n'est pas ma place contrairement à ce que l'on pourrait croire", explique l'animatrice, interrogée à ce sujet dans le Buzz TV du Figaro. "Je n'y arriverai pas. Honnêtement, je n'aurais pas cet embonpoint que je porte, j'y serais allée parce que je pense que je n'aurais pas été ridicule", se justifie-t-elle. "J'ai toujours répondu non"On a vu Marianne James sur France 2, à l'animation de l'Eurovision entre 2015 et 2018. Puis depuis cette année elle est de retour sur M6, comme jury de "La France a un incroyable talent". Mais on ne risque pas de la voir rejoindre "Danse avec les stars" sur TF1. La chanteuse assure qu'elle a déjà eu la possibilité de rejoindre le casting de l'émission de divertissement. "Frédéric Pedrazza, le producteur, m'appelle régulièrement. Ça fait dix ans qu'il m'appelle pour que j'y aille. [...] Et j'ai toujours répondu non", assure-t-elle. Elle ajoute qu'elle n'aurait "pas dit non" si on lui avait proposé d'animer l'émission à la place de Camille Combal. Mais c'est bien sur M6 qu'elle est de retour depuis la rentrée.
A cinq km de distance, une école est dotée d'un stade, de terrains de tennis et de basket, une autre n'a pas d'eau dans son établissement: dans la capitale d'Haïti, les inégalités du système éducatif du pays le plus pauvre d'Amérique sont exacerbées par la pandémie de coronavirus.
Organiser les aires de récréation en faisant respecter la distanciation physique aux élèves sera chose possible à Saint-Louis de Gonzague. L'institution congréganiste dispose de 13 hectares de terrain au coeur de la capitale d'Haïti, Port-au-Prince.Après quatre mois de suspension en raison de l'épidémie de coronavirus, les quelque 2.000 garçons scolarisés dans cet établissement plus que centenaire ne sont d'ailleurs pas dans l'urgence de reprendre les cours car la continuité pédagogique a été assurée par l'équipe enseignante. "On a réussi à boucler l'année : les évaluations se sont faites chaque vendredi en ligne", détaille Frère Valmyr-Jacques Dabel qui dirige Saint-Louis depuis deux ans.Pourtant, à seulement cinq kilomètres de là, la réalité subie par le personnel de l'école publique de Tabarre est aux antipodes de l'expérience pédagogique des frères catholiques.- Pas d'eau dans les WC -Organisée autour d'une petite cour de récréation, cinq des treize salles de l'établissement ne sont séparées que par de simples parois de contre-plaqué. Le muret d'enceinte, temporairement construit après le séisme de 2010 ne protège pas l'ensemble des élèves de la pluie ou du soleil.Pandémie oblige, le nombre d'heures d'enseignement par enfant prévu à partir de lundi a été réduit pour permettre une alternance, et le respect de la distanciation sociale."Si nous voyons la superficie de cette salle, en forçant, on mettait 60 enfants mais, avec les normes de distance, à peine 20 peuvent tenir", calcule Lucien Jean-François devant le mobilier vieillissant estampillé Unicef.Ces obstacles à l'apprentissage et les nuisances sonores qui viennent du couloir aérien au-dessus de son établissement n'inquiètent pas tant M. Jean-François que le contexte épidémique.Des bailleurs internationaux ont bien construit un bloc sanitaire aux normes mais le verdict du directeur est sans appel : "il n'y pas d'eau dans ces WC car la pompe est inutilisable. Donc imaginez tous nos élèves, les professeurs et les encadrants...", interpelle-t-il.Alors que les autorités appellent au lavage régulier des mains pour réduire propagation du coronavirus, cette école publique où sont scolarisés 1.600 élèves ne dispose que d'une seule pompe manuelle à l'entrée de l'établissement.Ses rapports envoyés à l'inspection académique et aux partenaires ayant financé les travaux n'ont pas abouti à la réparation de l'équipement électrique gagné par la poussière. Le directeur sourit de l'ironie face aux trois ordinateurs offert par un homme politique haïtien à son école. "On est bien connecté au circuit électrique mais il n'est jamais alimenté par la compagnie", s'amuse Lucien Jean-François. "Aussi je n'ai pas honte de dire que certains professeurs ne savent même pas allumer un ordinateur, alors à voir pour travailler avec les élèves", soupire-t-il. "Depuis mars, les enfants n'ont pas eu un cours. Les histoires de travail en ligne, ça, c'est pour les écoles congréganistes, pour les parents qui ont les moyens et peuvent doter les enfants de matériel informatique. Ici on ne peut pas."Tablette ou ordinateur sont des outils de travail exigés à la rentrée du collège Catts Pressoir. Depuis une décennie, l'établissement intègre robotique et programmation informatique à son curriculum, tout en oeuvrant à la réduction de l'inégalité des chances entre jeunes Haïtiens.- Cours en ligne pour tous - "Nous allons chercher du financement pour équiper des écoles, dans les coins les plus reculés (...) et nous sommes en train de nous battre avec les fournisseurs internet pour offrir à l'éducation des tarifs préférentiels", milite Guy Etienne, directeur de l'établissement de Port-au-Prince. La fermeture physique de son établissement imposé par le Covid-19 n'a jamais provoqué une interruption des activités pédagogiques. Depuis l'automne, lorsque des émeutes politiques ont paralysé la capitale haïtienne, l'équipe enseignante utilise une plateforme numérique, disponible sur ordinateur ou via l'application smartphone de l'école, pour y publier des vidéos de leurs cours et y faire passer des contrôles.Un enseignement numérisé que Guy Etienne souhaite mettre à disposition d'un plus grand nombre d'enfants du pays. "Un succès tant qu'il reste local n'a aucune valeur : un succès doit être globalisé et notre rêve est de transformer Haïti en territoire apprenant pour que tous les enfants aient les mêmes chances" espère le directeur.
La SNCF a annoncé la mesure, qui concerne les TGV et Intercités.
Face à la propagation du Covid-19, le secteur des transports de personnes prend ses dispositions. La SNCF a indiqué ce lundi 9 mars que ses clients pourront annuler ou reporter leurs déplacements "sans frais d'échange et de remboursement" jusqu'au 30 avril en raison de l'épidémie de coronavirus. "Pour les voyages jusqu'au 30 avril 2020, SNCF a pris la décision de rendre gratuits les frais d'échanges et de remboursements des billets TGV INOUI, OUIGO et Intercités" jusqu'au départ du train, affirme-t-elle dans un communiqué. La mesure s'applique également aux TER en correspondance. Dans le secteur aérien, Air France avait pris les devants, permettant à ses clients de reporter ou d'annuler sans frais tous les voyages réservés avant le 31 mars 2020 et prévus entre le 3 mars et le 31 mai. La SNCF entend ainsi s'adapter "à cette période difficile liée à la propagation du Covid-19, qui génère un sentiment d'incertitude dans les projets de déplacement des Français et des touristes étrangers" et "permettre à chacun de préparer sereinement ses déplacements, avec l'assurance de pouvoir reporter ou d'annuler leurs voyages sans frais".Tous les trains TGV et Incercités font l'objet d'un "nettoyage quotidien renforcé et minutieux depuis plusieurs jours déjà, afin d'éliminer au maximum les risques de contamination", rappelle-t-elle par ailleurs.Chez le voisin italien, les mesures de confinement jusqu'au 3 avril couvrent une vaste zone dans le Nord du pays allant de Milan. la capitale économique, à Venise. Les déplacements y sont strictement limités.
Selon Le Point, l'ancien animateur de la chaîne reproche à son ancien employeur d'avoir trop brutalement mis fin à leur collaboration.
La guerre ne fait que commencer entre Thierry Ardisson et Vincent Bolloré. Selon les informations du Point, l'animateur ne compte pas en rester là concernant son éviction de la chaîne C8, rendue publique le 18 mai. A l'époque, il estimait ne plus pouvoir produire convenablement son émission « Salut les Terriens ». « La chaîne n'a plus les moyens de s'offrir Ardisson et ses équipes. Et je ne veux pas faire de la télé low cost sous le joug des comptables », déclarait-il dans un communiqué. Si la séparation semblait actée, la manière pose visiblement problème.C'est la date de l'annonce officielle qui aurait été préjudiciable à la société de production Téléparis, appartenant à Ardisson et son collaborateur Stéphane Simon. En exprimant aussi tard sa décision, Vincent Bolloré aurait causé un réel préjudice à la société. Cette dernière n'aurait plus qu'à mettre la clé sous la porte car 90% de son chiffre d'affaires étaient liés aux collaborations avec le milliardaire breton. S'ils disposent d'indemnités de licenciement, près de 90 personnes doivent pointer à Pôle emploi. Par conséquent, l'animateur a décidé de saisir le tribunal de commerce pour rupture brutale de dépendance économique. Il souhaite que les frais de licenciement de Téléparis soient remboursés et désire une indemnisation pour compenser le préjudice causé à son image et sa carrière.Hanouna accusé de plagiat ?La fin de son aventure à C8 n'est pas la seule préoccupation de Thierry Ardisson. Il met également en cause le programme qui devrait le remplacer. Cyril Hanouna prend la tranche horaire en proposant une nouvelle émission. Sauf que selon l'ex-producteur de « Tout le monde en parle », le programme s'inspire fortement de « Qui va faire rire les Français », un concept qu'il a déposé en 2015 où un logiciel de reconnaissance faciale doit compter les rires des invités ou du public en plateau. Il assigne donc C8 en justice pour parasitisme. Pour l'instant, ni le clan Bolloré ni la chaîne n'ont réagi aux sollicitations des avocats. « J'ai comme l'impression qu'ils jouent la montre en pensant que lorsque l'affaire viendra à l'audience, j'aurais retrouvé du travail et ainsi m'indemniser à moindre coût. Mais je ne suis pas seul, je pense à la centaine de salariés qui va rester sur le carreau », estime Thierry Ardisson.
Contre toute attente, François Fillon l'emporte à l'issue du premier tour de la primaire. Il affrontera Alain Juppé au second tour, dimanche prochain, Nicolas Sarkozy ayant été éliminé de la course.
Ce dernier a reconnu sa défaite avant la fin du dépouillement de tous les bureaux de vote, apportant son soutien à son ancien Premier ministre. Le second tour de la primaire à droite sera un duel d'anciens Premiers ministres. François Fillon arrive largement en tête à l'issue du premier tour. Après le dépouillement des bulletins dans la plupart des bureaux de vote (9.216 sur 10.229, soit 90%), l'ex-Premier ministre recueille 44,2% des voix, selon le comité d'organisation de la primaire. Soit 1.675.943 votants en faveur de François Fillon. Alain Juppé est deuxième, avec 28,4% des voix (107.8463 bulletins), Nicolas Sarkozy arrive troisième, avec près de 8 points de moins (20,7%, 785.601 voix). Sans attendre les résultats définitifs, Nicolas Sarkozy a reconnu sa défaite et annoncé qu'il soutiendrait François Fillon au 2e tour le 27 novembre. Les quatre autres candidats arrivent très loin derrière. Nathalie Kosciusko-Morizet obtient 2,6% des voix. Elle a confirmé qu'elle voterait pour Alain Juppé au 2e tour, comme elle l'avait déjà annoncé. Bruno Le Maire recueille 2,5% des votes. Ce dernier a annoncé qu'il voterait pour François Fillon au second tour. Jean-Frédéric Poisson recueille 1,5% des suffrages et Jean-François Copé 0,3%.
Selon la préfecture du Doubs, il s'agirait d'un casseur qui refusait de se laisser interpeller.
Un "gilet jaune" a-t-il été volontairement frappé par un policier, samedi 30 mars, à Besançon, dans le Doubs ? Une vidéo publiée par une journaliste de Radio Bip-Média 25 montre un policier donnant de violents coups de matraque à un manifestant.Sur les images, on voit que le jeune homme, qui portait un gilet jaune, s'est mis à saigner, avant d'être pris en charge par un "street medic" (les médecins qui intervienennt dans les manifestations) avant d'être conduit à l'hôpital par des pompiers. "J'ai littéralement eu un frisson froid dans le dos quand j'ai vu la scène se dérouler à 1 mètre de moi. J'ai vraiment cru que le jeune allait perdre conscience tellement il a été frappé avec haine et force", raconte Emma Audrey, la journaliste qui a filmé la scène, sur Twitter.Des images "sorties de leur contexte " ?"Les images sont sorties de leur contexte. On était dans une dispersion après des sommations, suite à des jets de projectiles", défend Nicolas Regny, directeur de cabinet à la préfecture du Doubs, auprès de L'Est Républicain. "Les forces de l'ordre étaient sur le point d'interpeller un casseur déjà bien identifié. L'homme sur le chemin, tentait de faire obstruction à l'interpellation et essayait de ramasser un spray de lacrymogène à ses pieds." Toujours selon la préfecture, le manifestant "a été légèrement blessé à l'arcade sourcilière". "Il a subi une ouverture profonde à l'arcade et cela a nécessité 5 points de suture à l'intérieur et 5 à l'extérieur. Il va bien mais reste marqué psychologiquement", selon la journaliste.800 personnes ont défilé samedi 30 mars, à Besançon, pour l'acte 20 des gilets jaunes. Six personnes ont été interpellées et la préfecture confirme que les forces de l'ordre ont fait usage deux fois du lanceur de balle de défense (LBD).
Téhéran a annoncé jeudi moins de 100 morts liées à la maladie Covid-19 en Iran pour la première fois en cinq jours alors que les autorités réimposent des restrictions dans certaines provinces pour lutter contre le virus.
Entre mercredi midi et jeudi à la mi-journée, 87 nouveaux décès dus au virus SARS-CoV-2 ont été recensés par les autorités sanitaires, ce qui porte le bilan de la pandémie à 9.272 morts en Iran, a déclaré à la télévision d'Etat la porte-parole du ministère de la Santé, Sima Sadat Lari.Dans le même temps, 2.596 personnes supplémentaires ont été testées positives au nouveau coronavirus, a ajouté Mme Lari. Le nombre total de cas confirmés officiellement dans la République islamique atteint désormais 197.647.Cinq des 31 provinces du pays sont classées en rouge, le niveau de risque maximal en ce qui concerne la propagation du virus, a précisé Mme Lari. Il s'agit des provinces d'Azerbaïdjan-Oriental (nord-ouest), de Bouchehr et Hormozgan (sud), ainsi que de Kermanchah (ouest) et du Khouzestan (sud-ouest).Selon la télévision d'Etat, la province d'Hormozgan a ordonné la fermeture de tous les commerces non-essentiels, des parcs et des administrations jusqu'à samedi, sur le modèle de ce qui se fait au Khouzestan (première province à être repassée en rouge) depuis avril.Les déplacements entre villes sont aussi interdits dans ces deux provinces.Selon l'agence officielle Irna, l'Azerbaïdjan-Oriental s'apprête également à rétablir des "restrictions", de nature non précisée.D'autre provinces comme celles de Golestan (nord) et Kohguilouyeh-et-Bouyer-Ahmad (sud-ouest), bien que non classées en rouge ont décidé pour leur part de rétablir des barrages routiers avec prise de température à l'entrée des villes, selon la télévision d'Etat.L'Iran a annoncé ses premiers cas de nouveau coronavirus en février. Les chiffres du gouvernement ont été mis en doute par des experts étrangers ainsi que des responsables iraniens, qui les soupçonnent d'être largement sous-estimés.Les autorités iraniennes ont levé progressivement depuis avril la quasi-totalité des restrictions imposées pour lutter contre la propagation du virus.Depuis le début du mois de mai, les chiffres officiels traduisent une tendance de hausse des contaminations.Les autorités ont d'abord affirmé que cette augmentation était le résultat de l'intensification du dépistage.Elles ont ensuite reconnu que le retour progressif à la normale avait aussi favorisé la propagation du virus, en reprochant à la population de ne pas respecter suffisamment les règles d'hygiène et de distanciation sociale.
Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en réanimation a enregistré sa deuxième hausse consécutive après une tendance générale à la baisse depuis avril, selon la Direction générale de la Santé qui fait état mardi soir de 2 morts supplémentaires.
Le nombre de patients en réanimation s'élevait mardi à 388, soit 4 de plus, après une hausse déjà de 13 malades entre vendredi et lundi.L'Ile-de-France, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, les Hauts-de-France et la Guyane regroupent 70% de ces malades en réa.Le nombre de patients en réanimation avait déjà augmenté d'une personne jeudi dernier, ce qui constituait la toute première hausse constatée depuis le 9 avril, avant de redescendre le jour suivant.Le bilan des morts s'élève désormais à 30.296, dont 19.790 au sein des établissements hospitaliers et 10.506 au sein des Ehpad (ce dernier chiffre a été revu à la baisse par rapport aux 10.515 annoncés mardi dernier).Le pays comptait mardi 13 nouveaux foyers de cas groupés (clusters), mais 441 clusters ont été clôturés, et 1.039 nouveaux cas de Covid-19 confirmés dans les dernières 24 heures.Alors que le Conseil scientifique qui guide le gouvernement a mis en garde face à la menace d'une reprise incontrôlée de l'épidémie, le ministère rappelle les règles de prudence."Dans une situation à risque de contamination tel que les rassemblements festifs, familiaux, événements sportifs..., privilégier les petits groupes, garder ses distances, s'équiper de masques grand public et de gels hydroalcooliques, préférer les espaces extérieurs, aérer les locaux"..."Au moindre symptôme même bénin, ou si vous êtes appelé par les autorités sanitaires ou si vous vous êtes retrouvé dans une situation à risque: il est impératif de se faire tester rapidement, de s'isoler immédiatement pour protéger ses proches et surtout ceux qui sont les plus fragiles et risquent davantage de développer des formes graves", insiste-t-il.
Linnet, 16 ans, couvre son visage timidement, marmonnant dans ses mains au moment de raconter comment elle a rencontré un homme qui lui a fait de menus cadeaux et donné de l'argent, avant de l'abandonner enceinte et plus pauvre encore qu'avant.
Elle compte parmi les milliers d'adolescentes qui tombent enceintes chaque année au Kenya. Un problème qui s'est encore aggravé avec l'épidémie de nouveau coronavirus, selon les experts.Certaines jeunes filles ont dû vendre leur corps pour survivre et d'autres, obligées de rester chez elles en raison de la fermeture des écoles, ont eu des relations sexuelles plus fréquentes.Peu avant que le Covid-19 ne frappe le Kenya en mars, les parents de Linnet, des paysans de Busia (ouest), l'avait envoyée à Nairobi pour qu'elle y trouve un emploi, car ils ne pouvaient plus payer ses frais de scolarité.Elle a rejoint sa sœur, l'époux de celle-ci - le seul à travailler - et leurs deux jeunes enfants dans le bidonville de Kibera, au coeur de la capitale.La nourriture était rare et il était difficile de résister aux avances du conducteur de "boda-boda" (moto-taxi) de 22 ans et aux petits luxes qu'il offrait."Il m'achetait des frites, des chaussures et aussi me donnait de l'argent", raconte Linnet, enceinte de quatre mois. Elle dit lui avoir demandé d'utiliser un préservatif, mais il l'a retiré pendant leur rapport. Il lui a ensuite demandé d'avorter et leur relation n'a pas connu de suite. "Je suis trop jeune pour être enceinte et maintenant je vais être mère", regrette Linnet. "Un enfant a besoin de porridge, de lait, de miel. Je m'en veux".- Débats sur les réseaux sociaux -Le Kenya connaît depuis longtemps un taux élevé de grossesses parmi les adolescentes. Même si, selon Save the Children, ce taux a baissé de 82 grossesses pour 1.000 filles âgées de 15 à 19 ans en 2016, à 71 pour 1.000 en 2017.Mais le mois dernier, un document du ministère de la Santé ayant fuité et montrant que des milliers de filles sont tombées enceintes pendant le confinement entre mars et mai, a déclenché de virulents débats sur les réseaux sociaux.Dans la seule ville de Nairobi, près de 5.000 filles sont tombées enceintes, dont plus de 500 étaient âgées seulement de 10 à 14 ans, selon les données compilées par le ministère."Devenir mère quand on est encore adolescente est une catastrophe dans la vie d'une fille, qui perd ainsi en autonomie. Le plus souvent, cela augure mal de ses chances d'atteindre son plein potentiel", a regretté en juin le ministre de la Santé, Mutahi Kagwe.Evelyne Opondo, directrice Afrique du Centre pour les droits reproductifs, estime qu'il n'y a pas de preuves scientifiques liant la hausse des grossesses à l'épidémie.Malgré tout, elle considère que les chiffres du ministère ne constituent que "la partie émergée" du problème car la plupart des jeunes filles ne font pas les démarches pour obtenir un soutien pré-natal.Il est, selon elle, probable que les grossesses ont augmenté depuis le début de la pandémie car les jeunes filles restent chez elle sans rien faire ou "s'engagent dans des relations destinées à leur permettre de survivre".A l'école, elles reçoivent des repas gratuits ou des serviettes hygiéniques gratuites. La fermeture des écoles au moins jusqu'à janvier 2021, décidée par le gouvernement, appauvrit donc encore plus les parents, dont certains ont par ailleurs perdu leur emploi à cause du Covid-19.- Manque d'éducation -"Les jeunes filles se tournent vers des hommes qui leur donnent de l'argent de poche, de l'argent pour des serviettes hygiéniques. Nous voyions cela avant même le virus, alors vous pouvez imaginer combien ça s'est aggravé", ajoute Mme Opondo.Oriema Otieno, médecin à Embakasi, un quartier de Nairobi, dit avoir vu plus de jeunes filles enceintes qu'en temps normal."Normalement, quand les écoles sont ouvertes et que les adolescentes sont à l'école, on en voit deux tous les trois mois. Maintenant il y a une augmentation, avec environ 7 ou 8 par mois", affirme-t-il.Selon Mme Opondo, la cause principale tient au manque d'instruction des filles. "On sait qu'au Kenya, il n'y a pas d'éducation sexuelle complète (...) Beaucoup de filles n'ont pas d'information sur la manière d'empêcher ces grossesses non désirées".Les institutions religieuses et mouvements conservateurs ont longtemps vu d'un mauvais œil tout effort pour promouvoir l'éducation sexuelle.En 2017, une analyse de l'institut de recherches Guttmacher a montré que si une éducation sexuelle est officiellement dispensée au Kenya, son étendue est limitée et n'inclut pas, notamment, d'informations sur la contraception."Les messages transmis aux étudiants seraient basés sur la peur et les critiques, ou axés sur l'abstinence, insistant sur le fait que le sexe est dangereux et immoral pour les jeunes", indiquait ce rapport.Pour Linnet, tout espoir de jamais retourner à l'école a disparu. Car cela requiert "un fort soutien, financier et émotionnel", constate Ritah Anindo, du Reproductive Health Network Kenya.
Aurélien Enthoven, fils de l'ancienne mannequin et de Raphaël Enthoven, a annoncé au Parisien son adhésion à l'UPR, le parti souverainiste de François Asselineau.
Si son visage n'est pas encore connu, son nom l'est déjà. Aurélien Enthoven, fils du philosophe Raphaël Enthoven, mais aussi de Carla Bruni-Sarkozy, fait parler de lui ces derniers jours pour cause d'engagement politique à quelques semaines des élections européennes. En effet, le jeune homme qui fêtera ses 18 ans en juin prochain est devenu membre et soutien actif de l'Union populaire républicaine (UPR) de François Asselineau, rapporte Le Parisien qui a interrogé le jeune homme. "J'avais une mauvaise image de l'UPR, celle d'un parti plutôt conspirationniste (...) J'ai fini par me dire qu'il avait peut-être raison, je suis devenu de plus en plus eurosceptique", confie Aurélien Enthoven, convaincu par la pensée de François Asselineau concernant l'Europe. Il assure qu'à son sens, les programmes des autres candidats "sont inapplicables dans le cadre des traités européens". Un engagement dont le Youtubeur, connu sous le pseudonyme M - Gigantoraptor, a parlé à son père au cours de "débats féconds".Sa mère et Nicolas Sarkozy s'en fichentConcernant la réaction de sa mère, le jeune homme assure au Parisien qu'elle "était un peu étonnée, mais s'en fiche". Même réaction de la part du beau-père Nicolas Sarkozy, qui laisse Aurélien Enthoven vivre librement son engagement politique.S'il est conscient de l'intérêt qu'il représente pour un parti aussi minoritaire, il souhaite s'engager sur le long terme au sein de l'UPR. Il explique ne pas toujours être à l'aise au milieu de certains autres militants. "Beaucoup sont imprégnés de complotisme. Ils sont venus à l'UPR par Internet, où ils ont parfois croisé Soral (...) Ça risque de nous péter à la gueule", prévient-il au quotidien.
Les Français souhaitant se rendre en Norvège devront passer par une quarantaine. Oslo a placé la France sur la liste rouge des pays contaminés par le coronavirus.
Si l'idée d'aller en Scandinavie pour fuir la nouvelle canicule a germé chez certains, leurs espoirs vont être douchés. La Norvège a annoncé, jeudi 6 août, repasser la France en zone rouge du fait de la résurgence des cas de coronavirus, conduisant à une quarantaine obligatoire de dix jours pour tous les voyageurs arrivant de France dans le pays scandinave. Covid-19 : un navire de croisière immobilisé en Norvègepar euronews (en français)Sont également concernés la Suisse, Monaco et la République tchèque, ainsi que deux régions suédoises, car leur prévalence du Covid-19 est elle aussi repassée au-dessus des 20 nouveaux cas par 100.000 habitants lors des deux dernières semaines, détaille le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Ces mesures entreront en vigueur dans la nuit de jeudi à vendredi.Un des pays d'Europe les plus fermés aux voyageurs pendant le confinement, la Norvège - qui n'est pas membre de l'Union européenne mais qui appartient à l'espace Schengen de libre circulation des personnes - avait fini par faire une concession. Le 15 juillet, elle avait levé ses restrictions sur les voyages avec la plupart des pays européens, dont la France. "Ces développements confirment la position qu'a maintenu le gouvernement depuis le début (de l'épidémie): la situation infectieuse peut changer rapidement, tout comme les restrictions", a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Ine Eriksen Søreide, citée par le communiqué. Les voyageurs provenant d'un pays classé "rouge" devront désormais observer une quarantaine obligatoire de dix jours. Le ministère a en outre précisé maintenir sa recommandation globale contre les "voyages non essentiels" jusqu'au 20 août.
MÉTÉO. Au lendemain de la vague d'intempéries ayant frappé la région Auvergne Rhône-Alpes, un corps a été retrouvé en Haute-Loire, au Brignon.
Un corps a été retrouvé mercredi midi 14 juin au Brignon (Haute-Loire). Le ministère de l'Intérieur a confirmé qu'il s'agissait de celui du jeune agriculteur qui avait été emporté mardi sur son tracteur, alors qu'il s'apprêtait à secourir une personne âgée victime des violents orages qui se sont abattus sur le département. Les recherches, menées avec l'aide d'un hélicoptère, avaient repris dans la matinée pour tenter de retrouver la victime au Brignon, où elle a disparu, avait indiqué plus tôt dans la matinée le préfet de la Haute-Loire Éric Maire, avant de se rendre sur place. Âgé de 27 ans, le jeune homme allait porter secours, avec les sapeurs-pompiers, à une personne âgée dont la maison était inondée. Il a été emporté par les flots sous les yeux des sauveteurs. "Les sapeurs-pompiers étaient engagés pour aller faire une reconnaissance sur une ferme proche d'un petit cours d'eau. L'agriculteur qui était sur le secteur les accompagnait. L'eau a raviné et la route s'est affaissée au moment du passage" du tracteur du disparu et du véhicule des pompiers, relate le colonel Barayre. "Les pompiers ont fait une marche arrière d'urgence et demandé des renforts pour essayer de retrouver cette personne".DEUX KAYAKISTES SAINS ET SAUFSPar ailleurs, deux kayakistes qui naviguaient sur la Loire, portés disparus dans un premier temps, ont été retrouvés sains et saufs, selon le préfet de la Haute-Loire. Les pompiers ont effectué une centaine d'interventions liées à ces intempéries, assistés par ceux du département voisin de la Loire. Selon le Codis 43, Une cinquantaine d'entre-eux étaient toujours mobilisé en fin de matinée "pour l'aide au sinistrés, la remise en état de la voirie et quelques petites opérations de pompage"."ON N'A JAMAIS VU ÇA" "Ça a commencé vers 19h30. La pluie est tombée de plus en plus fort, puis la grêle, et ce qui était un petit ruisseau dans les rues s'est transformé en un torrent", a rapporté Pierre Gibert, maire de la commune de Costaros. "De gros murs de jardin ont été alors emportés, des portes et du goudron de la voirie ont été arrachés, des commerces et des caves envahies par les eaux. On n'a jamais vu cela dans la commune", a raconté l'élu, en précisant que les orages avaient cessé vers 02h00 du matin.Selon Météo France, il a été enregistré 226 millimètres de précipitation en six heures à Landos, "dont 160 mm sont tombés en une heure (mardi vers 19/20h)". Ces pluies ont fait "brutalement monter la Loire et certains de ses affluents en rive droite à l'amont du Puy-en-Velay". L'eau est aussi vite redescendue qu'elle est montée, selon les élus et les pompiers.
Des internautes se sont cependant fait un plaisir de poster des photos du président américain avec un verre à la main.
La consommation d'alcool a fait une apparition remarquée sur la scène politique américaine, dans le sillage de l'audition au Sénat du candidat à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, accusé d'une tentative de viol, il y a 36 ans. S'il a vivement réfuté toute agression sexuelle, il a reconnu avoir eu tendance, lors de ses années à l'université, à "boire des bières, parfois trop". Un défaut que ne partage pas Donald Trump, qui a assuré lundi 1er octobre n'avoir jamais bu d'alcool. Donald Trump l’affirme, il ne boit pas d’alcool : "Vous imaginez si je buvais ? Quel bazar ce serait"par BFMTV"Je ne suis pas un buveur, a déclaré le président américain, devant des journalistes. Honnêtement, je peux dire que je n'ai jamais bu de bière de toute ma vie. C'est l'une de mes seules qualités : je ne bois pas." "Je n'ai jamais bu un verre d'alcool, je n'ai jamais bu d'alcool ! Pour je ne sais quelle raison", a-t-il insisté."Vous imaginez si j'avais été un buveur ? Le désastre que j'aurais été ? J'aurais été le pire du monde !", a déclaré Donald Trump, provoquant des rires dans son auditoire.
Attaqué en justice par des familles de femmes et enfants de jihadistes, le ministère des Affaires étrangères dément avoir refusé leur rapatriement.
Mis en cause, le ministère français des Affaires étrangères s'est défendu, lundi 16 septembre, de toute inaction dans le dossier des femmes et enfants de jihadistes français retenus dans les camps kurdes en Syrie. Le ministère a également assuré que sa "priorité" était le retour des mineurs orphelins ou isolés.Cette réaction du Quai d'Orsay intervient alors qu'une dizaine de familles de ces femmes et enfants ont porté plainte auprès de la Cour de justice de la République contre le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian pour "omission de porter secours".Les plaignants reprochent à M. Le Drian de refuser, de manière "pesée, volontaire et intentionnelle", de rapatrier de Syrie ces femmes et enfants de jihadistes français alors qu'ils sont "en situation de péril"."Pas sous contrôle effectif de la France""Nous sommes pleinement mobilisés pour que chaque situation soit traitée dans l'intérêt supérieur des enfants", s'est défendue la porte-parole du ministère des Affaires étrangères lors d'un point presse électronique."Les mineurs retenus dans le nord-est syrien se trouvent dans des camps placés sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes. Ils ne sont donc pas sous le contrôle effectif de la France", fait-elle valoir. "Pour autant, notre priorité est d'assurer le retour des mineurs orphelins ou isolés qui sont les plus vulnérables", poursuit-elle, en rappelant que 17 d'entre eux avaient été pris en charge par la France depuis mars 2019.De l'avis des plaignants, "cette politique dite du 'cas par cas' vise avant tout à laisser plus de deux cents enfants et leurs mères exposés à des traitements inhumains et dégradants et à un risque de mort imminent".
Une offre de reprise a été acceptée auprès de Beaumanoir et Chaussea.
508 points de vente seront ainsi conservés,dont la majorité a été rachetée par Beaumanoir. L'offre du groupe Beaumanoir, dont le siège est situé à Saint-Malo, a été "jugée comme le projet le plus pertinent et favorable à la sauvegarde de l'emploi, pérennisant 2.520 emplois en France, 366 magasins et l'activité de l'entrepôt logistique de Montierchaume (Indre)", a estimé la société, qui récupère ainsi la quasi-totalité de l'activité "mode" de La Halle.L'autre entrepôt de La Halle, situé aussi dans l'Indre, à Issoudun, n'a en revanche pas trouvé preneur. Une vingtaine de candidats s'étaient présentés auprès du tribunal de commerce de Paris avec des offres pour La Halle, ses 830 magasins et ses quelque 5.500 salariés, placée en redressement judiciaire début juin.Aucun cependant ne souhaitait reprendre en totalité l'enseigne qui, lors de son dernier exercice clos fin août 2019, avait réalisé un chiffre d'affaires annuel de 847 millions d'euros, pour une perte nette de 39 millions d'euros.Ainsi, entre les magasins rachetés par Beaumanoir et ceux, dédiés à la chaussure, repris par "Chaussea et Chauss 34, ce sont 3.334 emplois préservés sur 5.500", a précisé Karim Cheboub, délégué CGT de La Halle.Il s'est estimé satisfait que "l'offre qu'[ils ont] défendue soit choisie par le tribunal: c'est celle qui préserve le plus d'emplois".Avec cette acquisition du "fleuron français de la mode à petit prix pour toute la famille", le groupe malouin fondé en 1985, qui possède également les marques Cache Cache, Bonobo et Bréal, compte "consolider" sa position sur ce secteur.Pour accompagner la relance de la marque La Halle, Beaumanoir a prévu "une enveloppe de 60 millions d'euros", ajoute-t-il, dont 45 millions proviennent d'un prêt garanti par l'Etat (PGE) spécifiquement attribué au développement de La Halle, afin notamment de renforcer ses activités d'e-commerce. Fragilisée par deux mois de fermeture de ses magasins pendant le confinement décidé pour limiter la propagation de l'épidémie de Covid-19, après avoir déjà subi les "gilets jaunes" et les grèves de décembre, La Halle avait été placée en procédure de sauvegarde le 21 avril.
Selon la secrétaire d'Etat à l'égalité femmes/hommes, le député Ugo Bernalicis aurait eu un comportement sexiste envers une autre secrétaire d'Etat Bruno Poirson. L'opposition dénonce une "instrumentalisation de la lutte anti-sexiste".
En ces dernières heures d'activité parlementaire avant la pause estivale, Marlène Schiappa occupe les devants de la scène. Alors que le Parlement a approuvé mercredi 1er, par un ultime vote de l'Assemblée, le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles porté par la secrétaire d'Etat, celle-ci s'est indignée d'un comportement déplacé qu'aurait Ugo Bernalicis, député La France Insoumise du Nord, à l'égard de Bruno Poirson. La secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique était interrogée sur un sujet radicalement différent : le réchauffement climatique. Cela n'a pas empêché le débat de dériver après la séance (non filmée par les caméras de l'Assemblée nationale) sur le thème du sexisme, Marlène Schiappa accusant sur Twitter Ugo Bernalicis de "gestes très agressifs" et d'amabilités déplacées.L'élu du Nord a répondu au membre du gouvernement, qualifiant l'accusation de "pitoyable". Alexis Corbière a quant à lui égratigné le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui avait dénoncé l'attitude de mépris teintée de misogynie des cadors de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon en tête."Il était moins pétaradant au début de l'affaire Benalla où son embarras a fait de lui un porte parole bien silencieux.." a ironisé Alexis Corbière.
La petite île italienne de Lampedusa, dont le principal centre d'accueil est saturé en pleine pandémie, a encore accueilli dans la nuit de samedi à dimanche près de 370 nouveaux migrants, une situation "sans précédent" qui a poussé son maire à appeler à une "grève générale" pour faire réagir le gouvernement.
"Baissons les volets, le gouvernement national continue à maintenir un silence effrayant", a lancé Toto Martello, dans un communiqué.Dans la nuit de samedi à dimanche, l'île a accueilli un vieux bateau de pêche qui transportait 367 migrants, selon un chiffre revu à la baisse par les autorités locales.Transportant 13 femmes et 33 mineurs, d'après le maire de Lampedusa, il risquait de faire naufrage en raison de vents violents et a été escorté par les gardes-côtes italiens et la police jusqu'au port, précise l'agence de presse italienne Ansa. Les migrants, dont la nationalité n'est pas connue, ont été débarqués par petits groupes au petit matin et se sont soumis à des contrôles de température, avant d'être acheminés vers un centre géré par une paroisse, a constaté un correspondant pour l'AFP-TV. Quand ils ont débarqué dans le port, les attendait une manifestation organisée par La Ligue (parti d'extrême droite).Depuis vendredi, une trentaine de petites barques, venues majoritairement des côtes tunisiennes, avaient déjà gagné l'île en y débarquant quelque 500 migrants, recense la presse italienne.Evoquant "une situation sans précédent", le maire de Lampedusa a annoncé la convocation lundi des représentants des associations professionnelles de l'île pour déclarer "une grève générale"."Si un bateau de pêche de cette taille avec des centaines de personnes arrive ici et que personne ne le remarque, cela signifie qu'il n'y a pas de contrôles en Méditerranée. Mais que font les navires militaires ? Nous ne sommes pas en guerre, pourquoi ne sont-ils pas utilisés pour des interventions de sécurité en mer et pour transférer des migrants?", s'interroge-t-il.- "nous sommes en danger" -Le centre d'accueil d'urgence de Lampedusa abrite déjà 1.160 migrants, soit dix fois sa capacité maximale. Il est "débordé au-delà de ce qui est humainement possible d'endurer", s'est indigné le maire. ll a par ailleurs dénoncé le fait que l'armée avait du mal à empêcher les migrants de s'en échapper, malgré de strictes protocoles liés à l'épidémie du Covid-19. Craignant pour la situation sanitaire de l'île, le maire a mis en garde: "Les personnes en danger doivent être aidées, mais l'accueil humanitaire a besoin de règles car ici, maintenant, nous sommes en danger".La Sicile a enregistré dimanche 34 nouveaux cas de Covid-19, concernant 4 migrants, portant le nombre de personnes actuellement atteintes par le virus à 1.114.Le président de la région Sicile, Nello Musumeci, a réclamé dimanche au gouvernement, sur son compte Facebook, une réunion de "crise humanitaire et sanitaire". "Lampedusa n'y arrive plus. La Sicile ne peut pas continuer à payer l'indifférence de Bruxelles et le silence de Rome", a tonné l'élu, président de région grâce à une alliance de droite et d'extrême droite. Il avait pris un décret il y a une semaine pour fermer tous les centres d'accueil de migrants de Sicile (dont Lampedusa fait partie), dénonçant des conditions d'hygiène intenables avec l'épidémie de Covid-19, une démarche rejetée par la justice italienne.Les gardes-côtes italiens ont aussi transporté samedi jusqu'à Lampedusa 49 personnes jugées fragiles, essentiellement des femmes et des enfants, qui avaient été secourues en Méditerranée par le Louise Michel, affrété par l'artiste de rue Banksy.Les 150 autres passagers du Louise Michel ont tous été transférés samedi soir sur le Sea-Watch 4, qui totalise désormais 350 passagers dont certains sont à bord depuis une semaine. Selon le compte Twitter de ce bateau affrété par l'ONG allemande Sea-Watch et l'organisation Médecins sans frontières (MSF), des migrants sont soignés par leurs équipes médicales pour "brûlures de carburant, déshydratation, hypothermie et blessures traumatiques". Le navire, baptisé du nom d'une anarchiste française du XIXe siècle, est décoré d'un graffiti de l'artiste britannique Banksy représentant une petite fille en gilet de sauvetage brandissant une bouée en forme de coeur.Son capitaine est Pia Klemp, une militante allemande pour les droits de l'homme, fait toujours l'objet d'une enquête par la justice italienne, notamment pour "aide à l'immigration illégale".Banksy, qui entretient le mystère sur son identité, a expliqué samedi, dans une vidéo avoir acheté le bateau car "les autorités de l'UE ignorent délibérément les appels de détresse venant de non Européens".Une embarcation de migrants, remorquée par la police, a par ailleurs pris feu accidentellement dimanche à l'approche des côtes de Calabre (sud de l'Italie), faisant quatre morts, deux disparus et cinq blessés, a indiqué la police.
Cheminots, enseignants, fonctionnaires, avocats, magistrats, mais aussi internes, médecins et soignants... Mardi 17 décembre, au 13e jour d'une grève illimitée à la SNCF comme à la RATP, les salariés du public et du privé ont manifesté en nombre pour cette troisième journée interprofessionnelle de mobilisation contre le projet de réforme des retraites du gouvernement.18:22 : D'après le ministère de l'Intérieur, les manifestations ont réuni en France 615 000 manifestants dont 76 000 à Paris.
La CGT annonce 350 000 manifestants pour Paris. Le cabinet de comptage Occurrence revendique, lui, 72 500 manifestants à Paris. 16h40. Premières tensions à Paris, en marge de la manifestation. BFMTV évoque 13 interpellations et un policier blessé. Selon la préfecture de police de Paris, un "black bloc s'est constitué lors de l'arrivée du cortège place de la Nation. Il a immédiatement été dispersé par les forces de l'ordre."16h30. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a quitté le cortège de la manifestation parisienne, pour "éviter un mouvement de foule", a indiqué son entourage à BFMTV.15h30 - Un "engin explosif artisanal" a été projeté au sol en direction de policiers qui sécurisaient la gare de Lille-Flandres et a explosé sans faire de blessé. Une source policière indiqué que l'engin projeté était "une petite bouteille, du type bouteille d'eau de 50 cl" et elle a entraîné "une petite explosion".15h - "Ma détermination, celle du gouvernement, celle de l'ensemble de la majorité est totale", a lancé Édouard Philippe lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "Elle est totale sur la création de ce régime universel et sur la nécessité de faire prévaloir l'équilibre du système futur et la remise à l'équilibre du système actuel", a ajouté le chef du gouvernement.13h30 - Le cortège de la manifestation parisienne se prépare à s'élancer de la place de la République. ÀMontpellier, les manifestants étaient 10.500 selon la préfecture, 20.000 selon les organisateurs. À Clermont-Ferrand, la préfecture a compté 7.800 manifestants, les syndicats 20.000. Ils étaient aussi entre 14.000 et 30.000 à Nantes.13h25 - La CGT de RTE a revendiqué des coupures d'électricité volontaires en Gironde et à Lyon, "liées à la grève" contre la réforme des retraites. Ces coupures s'inscrivent dans "la bagarre" contre le projet du gouvernement qui doit "prendre ça comme un premier avertissement" car "il s'expose à des coupures plus massives", a déclaré Francis Casanova, délégué syndical central CGT chez RTE, gestionnaire du réseau électrique haute tension. Selon RTE, près de 50.000 foyers ont été privés de courant en Gironde dans la nuit de lundi à mardi, puis 40.000 foyers à Lyon mardi matin.13h05 - Édouard Philippe a déclaré devant les députés LREM qu'il était "raisonnablement optimiste" sur la capacité de s'entendre avec les syndicats mobilisés contre la réforme des retraites, estimant qu'il faudrait évaluer "la dynamique" des manifestations du jour, ont rapporté des participants. Le Premier ministre a cité "quatre sujets" mis sur la table dès jeudi par les syndicats, comme par le gouvernement la veille : le minimum contributif, les fins de carrière, la pénibilité et les conditions de transition pour les fonctionnaires et les régimes spéciaux.12h30 - La mobilisation contre la réforme des retraites était en forte hausse à la SNCF mardi matin, avec un tiers des cheminots (32,8%) en grève (après 11,2% lundi), a annoncé la direction. Dans le détail, 75,8% des conducteurs, 59,2% des contrôleurs et 34% des aiguilleurs étaient en grève (contre respectivement 61%, 41% et 17,3% lundi). Ces taux sont néanmoins inférieurs à ceux enregistrés au matin du premier jour de cette grève illimitée, le 5 décembre, quand plus d'un cheminot sur deux (55,6%) avait cessé le travail (85,7% des conducteurs, 73,3% des contrôleurs, 57% des aiguilleurs).11h51 - Aurore Bergé, porte-parole de LREM, a invité les sénateurs à adapter leur régime de retraites, "une survivance qui n'a aucun sens aujourd'hui" pour ne pas "s'exonérer" de l'effort demandé aux Français dans la réforme en cours. "Il y a aucune raison que le Sénat vote demain une réforme des retraites qui fera qu'à un moment, il y a certains Français qui feront des efforts dans cette réforme et que lui s'en exonère, personne ne peut le comprendre", a critiqué la députée des Yvelines sur franceinfo. "On ne peut pas donner le sentiment, aujourd'hui, en 2019, que les députés et les sénateurs sont protégés et vivent différemment des Français, ça n'a pas de sens", a justifié la députée.11h50 - Le taux de grévistes s'élève à 25,05% dans le primaire, 23,32% dans le secondaire, selon le ministère de l'Éducation, et de respectivement 50% et 60% d'après les syndicats.11h40 - Des coupures de courants ont eu lieu dans les 3e et 6e arrondissements de Lyon, ainsi qu'à Calluire et Villeurbanne, rapporte franceinfo. Quelque 40.000 foyers ont été affectés, selon RTE, qui affirme sur Twitter que ces coupures sont "volontaires" et liées à la grève. Des coupures ont également été constatées en Gironde. 11h35 - Entre 2.500 personnes selon la police et 4.500 selon la CGT ont manifesté mardi sur le port de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), certains bloquant partiellement la zone d'expédition des produits frais ou coupant l'électricité. À Lyon, un blocage des entrées et sorties du port Édouard Herriot dans la matinée ont entraîné des perturbations de circulation, tandis qu'à Rennes, le réseau des lignes de bus (Star) a été perturbé en raison d'un blocage par des manifestants du dépôt de bus et de la présence de barrages filtrants sur plusieurs axes routiers.À Cherbourg des actions du même type ont été menées. Au port de Nantes-Saint-Nazaire des mouvements de grève impactaient l'acheminement des navires et l'activité de certains terminaux. Du côté des raffineries, les expéditions étaient bloquées à Fos et perturbées à Donges, Feyzin, Grandpuits et La Mède. Des surveillants se sont rassemblés devant une dizaine de prisons, mais il n'y a pas eu de blocage.11h30 - De premières manifestations ont démarré dans la matinée à Clermont-Ferrand, à Lyon, à Marseille, à Rouen, à Caen ou encore à Montpellier. Dans les cortèges, cheminots, enseignants, fonctionnaires, avocats, magistrats, mais aussi internes, médecins et soignants ou encore pompiers comme ci-dessous à Caen (photo SAMEER AL-DOUMY / AFP).10h25 - 600 interventions, contre 450 d'habitude: depuis le 5 décembre, premier jour de grève illimitée contre la réforme des retraites, qui affecte particulièrement les transports parisiens, la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) est beaucoup plus sollicitée que d'habitude pour des accidents de deux-roues. 9h40 - L'ancienne ministre socialiste des Affaires sociales Marisol Touraine a critiqué le "gâchis" de la réforme des retraites. "Le gouvernement a transformé une réforme porteuse de transformations positives en une démarche financière, quasiment punitive, qui met tout le monde dans la rue, parce que l'objectif de simplicité et d'égalité a été obscurci par des considérations purement comptables", a dénoncé dans un entretien aux Echos Mme Touraine. Selon elle, "la première chose qu'il faut abandonner", c'est "l'âge pivot qui brouille le sens de la réforme". "C'est une mesure injuste pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes, ou travaillé durement", souligne-t-elle."L'exécutif doit faire les gestes qui permettront aux syndicats, notamment réformistes, de se retrouver autour de la table", ajoute l'ancienne députée d'Indre-et-Loire. "Abandonner l'âge pivot, réintroduire la prise en compte de la pénibilité, ce serait une avancée, pas une reculade !", estime-t-elle. "La sagesse commande que chacun fasse un pas vers l'autre : le gouvernement doit suspendre un projet qui provoque un grave désordre, et les grévistes doivent suspendre la grève pour reprendre les discussions en janvier", a-t-elle écrit dans un tweet. "La trêve de Noël est attendue par les familles. Respectez-les", insiste l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007.9h - En raison du mouvement de grève, la tour Eiffel restera fermée ce mardi. "Mon parvis reste néanmoins accessible gratuitement", précise le compte Twitter du monument. 9h - "Est-ce qu'il faut augmenter les cotisations ? Nous ne sommes pas favorables à ça", a affirmé le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin sur BFMTV et RMC. "Une augmentation de cotisations, c'est moins de pouvoir d'achat pour les salariés et plus de charges pour les patrons, ça tuerait l'économie", a-t-il ajouté. Le ministre répondait à une suggestion du numéro un de la CFDT Laurent Berger. 8h50 - Le gouvernement, "responsable" du conflit social en cours autour de la réforme des retraites, "doit se bouger et prendre des mesures" à destination des entreprises qui souffrent des grèves, "par exemple l'étalement des charges Urssaf des entreprises menacées", a estimé Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR. Après déjà une perte d'activité fin 2018 en raison de la crise des "gilets jaunes", "les commerçants, restaurateurs, hôteliers, pour certains sont au bord de difficultés économiques", a-t-il poursuivi. "Les Français ne s'y trompent pas : le gouvernement est responsable de ce désordre", a-t-il affirmé sur RTL, soulignant que "dans les sondages ils pointent cette responsabilité". À quelques jours des départs en vacances pour les fêtes de fin d'année, il a estimé que pour les organisations syndicales, gagner "la bataille de l'opinion" pourrait passer par une trêve. Mais il a opposé à ceux qui font "des pétitions de principe" en faveur d'une trêve son action concrète de parlementaire, avec le dépôt d'une proposition de loi en faveur d'un service minimum dans les services publics, pour que soient respectés "à la fois le droit de grève et le principe constitutionnel de la continuité des services publics".8h - "Il y aura des trains pour Noël. (...)L'ensemble des Français qui ont un billet auront un train garanti", assure le secrétaire d'État chargé des transports, Jean-Baptiste Djebarri. La SNCF a précisé que les usagers qui ont déjà un billet pour cette période ont la garantie de voyager "même si ce n'est pas dans le même train". L'entreprise apportera de plus amples précisions ce mardi après-midi.7h30 - Au 13e jour de grève, la situation reste très compliquée dans les transports. La SNCF a annoncé un trafic "très perturbé" avec un TGV sur quatre et un train de banlieue sur cinq "en moyenne". Il y aura trois liaisons TER sur dix, "essentiellement" assurées par autocars. Seulement 5% des trains Intercités circuleront. Côté RATP, huit lignes de métro seront fermées. Les RER A et B circuleront "uniquement" aux heures de pointe.7h - Pour cette troisième journée d'actions, tous les syndicats ont appelé à se mobiliser. La CGT, Force ouvrière, la CFE-CFC, Solidaires et la FSU marcheront pour réclamer le retrait pur et simple du projet de réforme, en essayant de profiter des difficultés de l'exécutif après la démission du haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, après une semaine de révélations sur ses activités et mandats non déclarés. Les organisations du camp réformiste, la CFDT, la CFTC et l'Unsa, défileront pour améliorer le contenu du projet de réforme et surtout pour refuser l'introduction dès 2022 d'un "âge d'équilibre" qui doit atteindre 64 ans en 2027. Des manifestations sont prévues dans toute la France. À Paris, le départ du cortège est prévu à 13h30 place de la République.Les syndicats ont été invités mercredi 18 décembre à Matignon pour des discussions bilatérales afin de trouver le chemin d'une sortie de crise avant Noël. Une réunion "multilatérale" est également prévue jeudi après-midi.
FAIT DIVERS. Selon la CFDT, des personnes extérieures de l'hôpital viennent vendre des stupéfiants aux malades.
Elle réclame l'aide la police.Mercredi matin 27 septembre, un comité d'hygiène et de sécurité des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire s'est tenu au CHU de Nantes pour parler d'un trafic de stupéfiants à l'intérieur de l'hôpital Saint-Jacques, a rapporté jeudi 28 septembre France Bleu Loire Océan. Selon la CFDT, qui s'inquiète pour la sécurité du personnelle et des patients, des personnes extérieures viennent vendre de la drogue aux malades. Cela durerait depuis des années. "Des gens venus de l'extérieur s'introduisent dans l'enceinte et vendent des produits aux patients, adultes ou adolescents, notamment ceux traités pour des problèmes d'addiction. Ça se passe dans les allées où les patients se promènent. C'est surtout du cannabis mais il y a aussi des drogues dures qui s'écoulent", a expliqué Dominique Delahaye, élu CFDT au CHSCT à 20 minutes. LA DIRECTION RECONNAÎT LE PROBLÈMEDans un communiqué, la direction de l'hôpital a confirmé "la présence de drogues". Elle assure que la sécurisation du site de Saint-Jacques représente un "enjeu important" dans la mesure où il accueille des "populations vulnérables sur le plan psychologique". Elle précise également que son service de sécurité et les forces de l'ordre organisent des patrouilles et que certains patients au comportement inadapté ont été interdits de séjour. Une "convention sécurité" est également en cours de signature entre la police, la justice, la préfecture et le CHU.Mais pour la CFDT, cela ne suffit pas. Le syndicat réclame la sécurisation des quatre accès, qui permettent aux piétons d'entrer librement dans l'hôpital, des patrouilles de police plus régulières et une meilleure formation à la gestion de la violence du personnel des urgences et de la psychiatrie.
le décès brutal attribué à une méningite d'une lycéenne
qui avait consulté la veille aux urgences pédiatriques de Lenval, a-t-on appris vendredi 21 juin auprès de l'hôpital."Le dossier médical a été saisi par la justice, une enquête est en cours ainsi que des examens approfondis pour établir la cause exacte du décès", a indiqué l'hôpital, confirmant une information de Nice-Matin."Elle avait consulté la veille aux urgences et à notre niveau, on a suivi la procédure classique de la prise en charge", a précisé l'hôpital. La jeune fille était ressortie de l'hôpital en pensant être victime d'une simple insolation, selon le journal, avant de s'effondrer dans les bras de sa sœur aînée le jeudi 13 juin.L'Agence régionale de santé avait annoncé sa mort le 14 juin dans un communiqué indiquant qu'elle était "décédée de purpura fulminans, probablement dû à une infection invasive à méningocoque"."Les infections invasives à méningocoque sont des maladies rares en France. La méningite est la forme la plus fréquente. Elles peuvent se traduire par une fièvre, des maux de tête, une raideur de la nuque, des vomissements, de la gêne à la lumière ou l'apparition de tâches sur le corps", ajoutait l'ARS. La famille n'a pas souhaité s'exprimer dans l'immédiat.
Dans un nouveau rapport, le Giec a dressé un bilan inquiétant de la situation climatique, qui nécessite des changements drastiques dans la production et la consommation de nourriture.
Nourrir correctement les milliards de Terriens ou lutter contre le réchauffement climatique ? Pour ne pas être un jour confronté à ce dilemme, il est indispensable de repenser l'usage des terres et nos habitudes alimentaires, avertit jeudi 8 août le Giec. Les experts de l'ONU sur le climat plaident pour des actions "à court terme" contre la dégradation des sols, le gaspillage alimentaire ou les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole, dans un rapport spécial présenté à Genève.Les délégations des 195 pays membres du Giec ont examiné pendant cinq jours ce rapport dont l'intitulé complet est: "le changement climatique, la désertification, la dégradation des sols, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres".Il revient en profondeur sur l'impact qu'a le réchauffement climatique sur les terres consacrées aux cultures, à l'élevage ou encore les forêts. Derrière ces thématiques se cache la sécurité alimentaire des prochaines décennies. Les conclusions du "résumé à l'intention des décideurs politiques" de ce rapport de 1.200 pages, négocié ligne par ligne sont sans appel. "Notre utilisation des terres (...) n'est pas soutenable et contribue au changement climatique", a souligné la co-présidente du Giec Valérie Masson-Delmotte, pour qui le rapport met "l'accent sur l'importance d'agir dès maintenant".Crises alimentaires à venirLe temps est compté, alors que le réchauffement des terres émergées atteint déjà 1,53°C, le double de la hausse globale (océans compris), selon le rapport. "Dès 2°C de réchauffement global, nous pourrions nous retrouver avec des crises alimentaires d'origine climatique plus sévères et plus nombreuses", a prévenu l'un des auteurs, Jean-François Soussana, lors de cette conférence téléphonique.La marge est étroite pour contenir le réchauffement climatique et ses effets dévastateurs sur les terres, et nourrir convenablement une population qui pourrait dépasser 11 milliards d'individus à la fin du siècle. "Nous devons penser de manière beaucoup plus approfondie à la façon dont nous allons utiliser chaque hectare, explique Piers Forster, professeur sur le changement climatique à l'université de Leeds. Les terres doivent permettre de cultiver notre nourriture, fournir la biodiversité et l'eau douce, donner du travail à des milliards de personnes et capturer des milliards de tonnes de carbone".Changer les habitudes alimentairesLe Giec a élaboré différents scénarios pour limiter le réchauffement à 1,5°C ou bien en dessous de 2°C par rapport à la période pré-industrielle. Ils incluent des mesures d'atténuation basées sur les terres et des changements d'usage, combinant boisement, reboisement, une déforestation réduite et des bioénergies.Outre les indispensables réductions de gaz à effet de serre, d'autres solutions existent du côté du système alimentaire et des habitudes de consommation, car les changer ne nécessite pas de consommer plus d'espaces. Actuellement, de "25 à 30% de la production totale de nourriture est gaspillée", souligne le rapport, alors qu'environ 820 millions de personnes souffrent de la faim. Si dans les régions pauvres, l'apport en protéines animales est parfois insuffisant, dans les pays riches, il dépasse les recommandations nutritionnelles de l'Organisation mondiale pour la santé. Deux milliards d'adultes sont en surpoids ou obèses.Il faut "éliminer le gaspillage alimentaire et réduire la consommation de viande", insiste l'ONG Climate Action Network.Ce travail est le deuxième d'une série de trois "rapports spéciaux" du Giec, après celui sur la possibilité de contenir le réchauffement à 1,5°C, l'an dernier, et avant celui sur les océans et la cryosphère (banquise, glaciers, calottes polaires) attendu fin septembre, au moment où l'ONU organisera un sommet sur le climat à New York.
Dégressivité, bonus-malus pour les contrats courts, conditions d'ouverture des droits durcies... Édouard Philippe et Muriel Pénicaud ont dévoilé mardi matin leur réforme de l'assurance chômage.
Le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud ont dévoilé mardi 18 juin lors d'une conférence de presse la réforme de l'assurance chômage. Principale mesure du plan du gouvernement, le durcissement des conditions d'accès et de rechargement des droits au chômage. Il faudra avoir travaillé six mois sur les 24 derniers mois au lieu de quatre mois sur 28 pour accéder à l'assurance chômage à partir du 1er novembre.Les conditions de "rechargement" des droits seront également durcies : il faudra avoir travaillé six mois au lieu d'un pendant sa période de chômage pour voir son indemnisation prolongée d'autant. Dégressivité des droits Le gouvernement a également confirmé la dégressivité pour les droits les plus élevés. Les demandeurs d'emploi qui avaient un revenu de travail supérieur à 4.500 euros brut par mois verront leur indemnisation réduite de 30 % à partir du septième mois.Cette mesure, qui ne concerne pas les chômeurs de plus de 57 ans, sera appliquée jusqu'à un plancher d'indemnisation de 2.261 euros net. Bonus-malus sur les contrats courts Un système de bonus-malus sur les contrats courts, contesté par le patronat, va être mis en oeuvre le 1er janvier 2020 dans sept secteurs de l'économie, tandis qu'une taxe de 10 euros par CDD d'usage va être créée pour ce contrat spécifique, a annoncé le gouvernement.L'exécutif, qui avait annoncé la semaine dernière que 5 à 10 secteurs seraient concernés, en a finalement retenu sept, dont l'hébergement et la restauration, l'agroalimentaire, l'eau et les déchets, la plasturgie ou encore le bois et papier. Deux gros secteurs utilisant beaucoup de CDD échappent à la mesure : le bâtiment et la santé, selon le projet dévoilé par Edouard Philippe et Muriel Pénicaud.Ouverture des droits pour les démissionnairesÉdouard Philippe et Muriel Pénicaud ont également annoncé l'ouverture de l'assurance chômage aux salariés démissionnaires. Sous certaines conditions, ils auront le même niveau d'indemnisation que les autres demandeurs d'emploi. Pour toucher le chômage, les démissionnaires devront avoir au moins 5 ans d'ancienneté dans l'entreprise et avoir un projet professionnel. Davantage de conseillers Pôle emploi Plus de 1.000 nouveaux conseillers Pôle emploi seront recrutés pour mettre en place de nouveaux services d'accompagnement, mettant ainsi fin à trois années de diminution des effectifs de l'organisme public.À partir du 1er janvier 2020, les conseillers de Pôle emploi vont par ailleurs proposer deux demi-journées d'accompagnement intensif aux demandeurs d'emploi qui le souhaitent dans les quatre premières semaines qui suivent leur inscription à l'organisme de recherche d'emploi. Une réforme "profondément injuste" Laurent Berger, le numéro un de la CFDT, s'est dit "en colère" contre la réforme "profondément injuste" de l'assurance chômage. Une réforme "archi perdante" pour l'ensemble des demandeurs d'emploi et qui ne "responsabilise qu'en partie" les entreprises "qui usent et abusent de la précarité",a-t-il dénoncé. Cette réforme "inefficace" et "inique" représente un "durcissement majeur des conditions d'indemnisation des privés d'emploi", a de son côté réagi Catherine Perret, dirigeante de la CGT, à sa sortie de Matignon. Objectif : 3,4 milliards d'économiesLa réforme de l'assurance chômage vise à réduire de 150.000 à 250.000 le nombre de demandeurs d'emploi et à atteindre 3,4 milliards d'euros d'économies sur la période 2019-2021, selon les objectifs annoncés mardi à Matignon par le Premier ministre Edouard Philippe.Les différentes mesures de la réforme entreront en vigueur progressivement, avec un premier train le 1er novembre 2019 (ouverture de l'assurance chômage aux démissionnaires et indépendants, durcissement des règles d'éligibilité, dégressivité à partir du 7e mois pour les salaires supérieurs à 4.500 euros brut). Au 1er janvier 2020 suivront le bonus-malus sur les contrats courts dans sept secteurs ainsi que la taxation de 10 euros pour chaque CDD d'usage signé.
Une majeure partie de pays est touchée par un coup de froid qui a débuté ce jeudi 14 novembre. De fortes chutes de neige plongent de nombreux foyers dans une situation très compliquée.
Des températures de janvier en plein mois de novembre. Telle est la météo actuelle sur une grande partie de la France. Comme le relaye BFMTV, les températures ont été très basses à certains endroits comme en Bourgogne ou en Normandie où il a fait entre 0 et 3 degrés seulement. Au total, sept départements ont été touchés par de fortes chutes de neige "aux proportions inhabituelles" et précoces selon Météo France. Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution de l'électricité, confirme auprès de Franceinfo que 140 000 foyers se retrouvent par conséquent privés d'électricité. Vers Tournon-sur-Rhône, une commune située entre la Drôme et l'Ardèche, une ligne électrique de 20 000 volts s'est effondrée.Un drame s'est produit dans la commune de Roche dans l'Isère. Aux alentours de 19h, un homme est décédé. Le Dauphiné Libéré rapporte que l'individu s'était arrêté en voiture pour déplacer un arbre qui entravait une route. Malheureusement, sous le poids de la neige, un autre arbre s'est effondré et l'a percuté. L'aide d'un autre homme n'a pas suffi pour le sauver. Dans ces conditions, la neige pourra s'abaisser ponctuellement jusqu'à très basse altitude. Des quantités de neige "impressionnantes" sont par ailleurs attendues sur les Pyrénées - où les hauteurs de neige sont déjà "4 à 6 fois supérieures" aux normales pour une mi-novembre - l'est du Massif central et les Alpes du sud dès 1000 mètres d'altitude. "Ce très mauvais temps atteindra les régions de l'est et surtout du sud-est vendredi. Cette situation est à surveiller de près, car elle est susceptible d'accentuer les risques d'inondations dans le sud-est", indiquent les spécialistes sur BFMTV. Ce jeudi soir, neuf départements français sont toujours placés en vigilance orange : l'Ardèche, la Loire, les Alpes-Maritimes, le Rhône, la Saône-et-Loire, le Var, l'Ain, la Drôme et l'Isère. Comme le précise Météo France, il s'agit là d'un coup de froid et non d'une vague de froid qui est réservée à des conditions de froid hivernal sévères avec de fréquentes et fortes gelées, parfois sans dégel pendant plusieurs jours en certaines régions. La France est actuellement sous l'influence de conditions perturbées, humides et fraîches en raison de la persistance d'un axe dépressionnaire sur l'Europe de l'Ouest, alimenté par de l'air d'origine polaire maritime venu du nord de l'Atlantique.Ce coup de froid n'est toutefois pas exceptionnel pour la saison. Comme le rappelle Météo France, le pays a déjà été touché par de telles températures dans le passé. Avec une anomalie mensuelle de températures de -3,3°C pendant près de deux semaines, novembre 1985 aura été le mois de novembre le plus froid du 20e siècle, devant novembre 1915 (anomalie mensuelle de -3,2°C), et 1901 (anomalie mensuelle de -3,1°C). Les plus frileux devront donc patienter jusqu'au 20 novembre pour voir les températures se réchauffer légèrement.
Dans son livre "La confiscation du pouvoir", l'ancienne garde des Sceaux raconte qu'elle avait demandé à François Hollande, alors président de la République, de l'appuyer pour postuler à la direction d'un grand groupe. Celui-ci lui avait alors malencontreusement répondu par un SMS qui ne lui était pas destiné.
Récemment investie par Les Républicains candidate à la mairie de Paris, Rachida Dati sort ce jeudi 21 novembre aux éditions Plon son livre "La confiscation du pouvoir" dans lequel elle décrit son parcours politique atypique, relate Le Parisien. "Est-ce qu'un profil comme le mien pourrait émerger dans le parti Les Républicains aujourd'hui ? Je ne le pense pas", écrit-elle notamment. Rachida dati trop soignée ?par CloserIssue d'un milieu de populaire de Chalon-sur-Saône, la maire du VIIe arrondissement de Paris débute son récit par "une pénible polémique" : la robe Dior qu'elle portait en couverture de Paris Match en décembre 2007. "Ma mère cousait des habits pour ses douze enfants avec deux bouts de tissus. (...) Quand je suis devenue magistrat, elle m'a dit : 'avoir de la tenue, c'est avoir du respect pour les autres'", se justifie l'ancienne garde des Sceaux.L'ambitieuse Rachida Dati révèle dans cet ouvrage qu'elle n'a pas hésité à demandé service au président François Hollande, en lui demandant de l'appuyer pour postuler à la direction d'un grand groupe du CAC 40. "Oui c'est à réfléchir", lui aurait alors répondu par SMS le chef de l'État, avant de lui en envoyer un autre dans la foulée qui ne lui était pas destiné mais qui parlait d'elle. "Il faudra assumer politiquement, comment on l'annonce ? Elle ne fait pas partie du sérail, c'est compliqué...", écrivait-il. "Pour certains, cela aurait pu être vécu comme une humiliation. Pas pour moi", assure-t-elle aujourd'hui.
"Je ne pouvais plus rester chez moi": malgré la peur de se faire arrêter, Moah Pollas manifeste depuis plusieurs jours dans les rues de Washington contre le racisme qu'il a lui-même subi en tant que jeune noir aux Etats-Unis.
"Retourne en Afrique !". Moah a sept ou huit ans lorsqu'il se prend sa première insulte raciste en plein visage, au retour d'une sortie scolaire, sous les rires de ses camarades de classe. "Ce qui m'a le plus blessé, c'est la réaction de mon enseignante blanche lorsque je lui ai dit. (...) Elle m'a conseillé en gros de passer à autre chose", raconte-t-il. "Je ne suis pas sûr qu'elle m'ait cru, pour être honnête". "Cette expérience a influencé chaque interaction que j'ai eue avec des personnes blanches ou d'autres personnes de couleur pour le reste de ma vie", assène l'étudiant en sciences politiques de 21 ans. Né à Port-au-Prince en Haïti, Moah est arrivé aux Etats-Unis à l'âge de deux ans. Ses parents, qui fuient des persécutions politiques, s'installent à Burbank en Californie, ville à la population majoritairement blanche. "J'ai grandi en sachant qu'en raison de ma couleur de peau les gens me percevaient comme une menace. Ils me perçoivent comme un danger et comme quelqu'un de violent. Cela implique qu'en tant que personne noire je doive surveiller mes gestes chaque jour 24h/24", explique à l'AFP le jeune homme, installé dans le jardin de la maison qu'il partage avec d'autres étudiants dans le nord-est de la capitale."Si je marche sur le trottoir et si des personnes blanches marchent vers moi, j'ai intérêt à m'écarter du passage, de ne pas essayer de forcer mon chemin (...). J'ai intérêt à regarder par terre, à garder le silence", poursuit-il. "C'est étouffant". Baskets blanches aux pieds, il arbore un tee-shirt rouge vif avec l'inscription "Maafa 2020" ("Grande tragédie" en swahili), en référence à la traite négrière.-"J'ai senti la peur en lui"-A 13 ans, il voit son père, qui travaille dans l'industrie pharmaceutique, se faire contrôler en voiture par la police. "Les policiers arrêtent en permanence certaines personnes en voiture, juste parce qu'elles sont noires", souligne Moah. "Quand mon père à dû se rabattre, j'ai senti la peur en lui. Une peur que je n'avais jamais vue chez l'homme qui m'a protégé, moi et ma famille, toute notre vie. À cet instant-là, cette peur m'a été transmise, et elle ne m'a jamais quittée depuis". Lui-même subit, terrifié, son premier contrôle automobile quelques années plus tard, à 17 ans. Les Afro-Américains sont trois fois plus susceptibles d'être tués par la police que les individus blancs ou hispaniques selon le site spécialisé mappingpoliceviolence.org. En 2016, dans le Minnesota, Philando Castile, un automobiliste noir de 32 ans, contrôlé pour un simple phare défectueux, est abattu par un policier qui se sent menacé. Une bavure comme il en existe tant d'autres aux Etats-Unis.-"J'ai vu mon propre visage"-Une des dernières en date concerne George Floyd, ce père de famille afro-américain de 46 ans asphyxié sous le genou d'un policier blanc à Minneapolis. Son agonie filmée a déclenché une vague de colère historique dans le pays. "Quand j'ai vu la vidéo et le visage de George Floyd, je n'ai pas juste vu George Floyd. J'ai vu le visage de mon père, mon oncle, mes frères, mes cousins, mes amis. J'ai vu mon propre visage. J'ai vu à quel point j'aurais pu me retrouver facilement dans cette situation", dit Moah avec émotion. Diplômé au printemps de la Howard University, prestigieuse université noire à Washington, Moah a longtemps rêvé de faire de la politique, mais s'oriente désormais vers l'enseignement."J'ai été témoin de l'impact du manque de subventions qui affecte particulièrement les écoles noires à Washington", explique le jeune homme qui a travaillé comme professeur remplaçant dans la capitale. Ayant appris le russe, il envisage de quitter les Etats-Unis pour enseigner l'anglais en Ukraine. En espérant à son retour contribuer à changer le système."Je reviendrai et je continuerai à écrire sur le racisme, les politiques liées à la race, notre système politique. J'essaierai d'être à la fois militant et révolutionnaire".
À quelques jours de la mobilisation contre la réforme des retraites, le ministre de l'Éducation a défendu la réforme, assurant qu'il s'agissait d'assurer "pour les générations à venir", une "retraite plus équitable et plus simple".
"Aujourd'hui, les retraites sont un système complexe qui risque de ne pas fonctionner dans les temps à venir si on ne fait rien. (...) Le gouvernement veut agir pour assurer pour les générations à venir une retraite plus équitable et plus simple", a déclaré le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer sur RTL lundi 2 décembre, défendant la réforme des retraites à venir. "Si nous voulons assurer l'égalité et la simplicité (...), nous devons jouer sur un paramètre. Les trois paramètres qui existent en matière de retraite c'est le niveau de pension, le montant des cotisations et l'âge de départ à la retraite", a expliqué le ministre, qui s'exprimait au lendemain d'une réunion organisée à Matignon pour faire le point sur cette réforme contestée des retraites, à quelques jours de la journée de mobilisation du 5 décembre."Nous savons que nous ne voulons pas diminuer le montant de la pension. C'est l'engagement vis-à-vis des Français (...). Nous ne souhaitons pas travailler sur l'augmentation des cotisations, parce qu'il y a déjà beaucoup de charges sociales sur les Français", a poursuivi Jean-Michel Blanquer."Toute la discussion porte sur l'âge", a indiqué le ministre, ajoutant que "ce point-là n'est pas encore défini", "il se discute". À la question de savoir si tout le monde allait devoir travailler plus longtemps, le ministre a expliqué qu'"indépendamment de la réforme, tout le monde a compris que dans un pays où on vit plus vieux et où il y a moins d'actifs, il est normal d'agir sur l'un des paramètres". Quant à ceux qui ont annoncé vouloir faire grève, "je pense que certains sont en grève parce qu'ils ne comprennent pas tout", a déclaré le ministre avant d'ajouter qu'il était du travail du gouvernement d'expliquer la réforme avant la grève du 5 décembre. D'autres "ont envie de faire valoir leur façon de voir, ce qui est tout à fait leur droit en démocratie", a poursuivi le ministre qui a insisté sur la volonté de dialogue du gouvernement en amont du mouvement social.S'exprimant sur les retraites des enseignants, le ministre a expliqué que les primes seront "intégrées" dans le calcul des rémunérations. Aujourd'hui, les primes "ne sont pas très élevées", a-t-il expliqué avant d'assurer que le gouvernement "travaillait sur cette inégalité", notamment en revalorisant les salaires. "Il y a des revalorisations en 2020 qui ont déjà été budjetées", a rappelé Jean-Michel Blanquer, évoquant "850 millions d'euros pour le pouvoir d'achat des enseignants" en 2020, avant d'autres mesures en 2021.
L'assaillant a été "maîtrisé" par la police. On ne connaît pas ses motivations.
Un homme a attaqué des passants avec un couteau dans le 2e arrondissement de Paris, à deux pas de l'Opéra Garnier, aux alentours de 21h, a rapporté la préfecture de Paris.Deux personnes ont été tuées, dont l'assaillant qui a été "maîtrisé" par la police. Il aurait fait au moins quatre blessés avant d'être abattu. Selon BFMTV, deux personnes seraient en urgence absolue. Elles ont été transportées à l'hôpital Georges Pompidou, dans le 15e arrondissement de la capitale. Le quartier boucléLe ministre de l'intérieur Gérard Collomb a réagi dans un tweet pour saluer la réactivité des policier. "mes premières pensées vont aux victimes", a-t-il également écrit.Les forces de l'ordre ont installé un périmètre de sécurité autour de l'arrêt de métro Quatre-Septembre, sur la ligne 3. Les secours sont sur place. Une cellule psychologique a également été installée pour les témoins choqués.Le parquet antiterroriste saisiLe procureur de Paris, François Molins, s'est rendu sur place. La police scientifique est elle aussi présente pour faire les premières constatations.Pour le moment le profil de l'agresseur et ses motivations ne sont pas connus. Le procureur de Paris, François Molins, a tenu une conférence de presse peu avant minuit pour annoncer que la section antiterroriste du parquet de Paris avait été saisie. "A ce stade et sur la foi de témoignages affirmant que l'assaillant a crié 'Allah Akbar', et compte tenu du mode opératoire, nous avons saisi la section antiterroriste", a-t-il déclaré.Cette attaque intervient alors que la France vit sous une constante menace terroriste. La dernière attaque meurtrière, le 23 mars à Carcassonne et à Trèbes (Aude), avait porté à 245 le nombre de victimes tuées dans les attentats sur le sol français depuis 2015.
Faute de moyens, parce qu'une consultation ou une opération est mal remboursée, ou bien encore parce que la somme à avancer est trop conséquente, de nombreux Français font l'impasse sur certains soins, révèle une étude publiée mardi 9 octobre. En haut du classement des actes médicaux considérés comme les moins accessibles se trouvent les soins dentaires.
"Au cours des 12 derniers mois, vous est-il arrivé de renoncer à vous faire soigner ?" À cette question, 30% des personnes interrogées ont répondu par l'affirmative lors d'un sondage CSA réalisé pour la société de crédits Cofidis. Le phénomène est particulièrement marqué dans la classe ouvrière et chez les jeunes : 41% des ouvriers et 36% des moins de 35 ans indiquent avoir déjà fait face à une telle situation, d'après cette étude publiée par Le Parisien. La palme des consultations considérées comme les plus onéreuses revient aux soins dentaires : ils représentent pas moins de 67% des cas évoqués par les personnes qui ont dû faire l'impasse sur certains actes médicaux. Viennent ensuite les lunettes (34%) et les consultations chez un spécialiste (16%).Plus globalement, l'étude indique que 2% des Français ont déjà sollicité l'aide financière de leurs proches pour pouvoir se soigner, tandis que la même proportion a déjà dû contracter un emprunt. Pourtant, 95% de la population est couverte par une mutuelle et la Sécurité sociale prend en charge plus de 75% de nos dépenses de santé. Mais les Français trouvent que la facture est plus élevée qu'auparavant : 57% des personnes sondées estiment que le coût de la santé a augmenté ces cinq dernières années. Dans le détail, pourquoi renonce-t-on à se soigner ? Dans la moitié des cas, le reste à charge est "trop élevé". Pour 38% des personnes concernées, c'est le fait d'avancer les frais qui pose problème. Enfin, 29% des personnes interrogées évoquent une mutuelle qui ne rembourse pas suffisamment.
L'ex-Premier ministre Edouard Balladur sera jugé du 18 janvier au 19 février par la Cour de justice de la République (CJR) dans le volet financier de l'affaire Karachi, pour des soupçons de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995, a appris l'AFP jeudi de source judiciaire.
M. Balladur, 91 ans, est renvoyé pour "complicité d'abus de biens sociaux" et "recel" de ces délits. Son ancien ministre de la Défense François Léotard comparaîtra à son côté pour "complicité" devant la CJR, une juridiction controversée et la seule habilitée à juger des infractions commises par des membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions. L'ancien Premier ministre et ex-candidat à la présidentielle de 1995 avait contesté jusqu'au bout son renvoi devant la CJR, mais la Cour de cassation avait rejeté en mars ses derniers recours, ouvrant la voie à ce procès. Dans le volet financier mais non gouvernemental de la tentaculaire affaire Karachi, le tribunal correctionnel de Paris a durement sanctionné le 15 juin dernier les anciens proches d'Edouard Balladur, pour leur rôle dans un système de commissions occultes sur des contrats d'armement avec l'Arabie saoudite et le Pakistan.Pour les juges correctionnels, certains des proches de l'ex-Premier ministre ne pouvaient ignorer "l'origine douteuse" des fonds versés sur le compte de la campagne présidentielle de 1995 et issus de rétrocommissions illégales.Le tribunal correctionnel a estimé qu'entre six et dix millions de francs ont atterri illégalement sur le compte de campagne de M. Balladur. L'affaire Karachi doit son nom à l'attentat du 8 mai 2002 qui avait fait quinze morts, dont onze employés français de la Direction des chantiers navals (ex-DCN) qui travaillaient à la construction d'un des sous-marins Agosta vendus au Pakistan.L'enquête antiterroriste a exploré depuis 2009 la thèse - non confirmée - des représailles à la décision de Jacques Chirac, tombeur d'Édouard Balladur à la présidentielle 1995, d'arrêter le versement de commissions dans ces contrats après son élection.Entendu à cinq reprises par les juges d'instruction, M. Balladur a assuré qu'il n'était "informé de rien sur l'existence de commissions, de rétrocommissions". Avant Edouard Balladur et François Léotard, huit personnes - dont Jean-Jacques Urvoas, Christine Lagarde, Charles Pasqua ou encore Ségolène Royal - ont été jugées par la Cour de justice de la République, une juridiction mi-politique mi-judiciaire critiquée pour la lenteur de ses procédures et la clémence de ses arrêts, et dont l'existence est en sursis. Depuis 1999, la CJR a relaxé trois anciens ministres, en a condamné trois autres à des peines de sursis et en a déclaré deux coupables tout en les dispensant de peine.
Michel Delpuech a dressé un nouveau bilan des violences qui ont éclaté samedi 1er décembre, en marge de la manifestation des "gilets jaunes".
La journée de manifestation des "gilets jaunes" samedi à Paris a été marquée "par des violences d'une gravité sans précédent", a estimé le préfet de police Michel Delpuech, dimanche 2 décembre, au lendemain d'une journée de violences dans la capitale.Au total, 412 personnes ont été interpellées, "un niveau jamais atteint dans les dernières décennies", a détaillé Michel Delpuech lors d'une conférence de presse, en déplorant une "violence extrême et inédite" contre les forces de l'ordre avec "des jets de marteaux", de "billes en acier" ou de "gros boulons".Au total "249 feux" ont été recensés par les pompiers, visant "112 véhicules, 130 mobiliers urbains" et "six bâtiments", a-t-il énuméré, précisant que "le recensement complet des dégâts est en cours".33 mineurs en garde à vueLe préfet de police de Paris a également indiqué que parmi elles se trouvaient "des groupuscules d'extrémistes d'ultra-droite et d'ultra-gauche". Mais il y avait aussi "un très grand nombre de manifestants portant un gilet jaune" et qui n'ont pas hésité par "désinhibition" ou un effet d'"entrainement", "à se livrer eux aussi à des violences injustifiables", a-t-il dit.Le procureur de Paris Rémy Heitz a précisé que "378 personnes" avaient été placées en garde à vue, "dont 33 mineurs". Le parquet "n'a jamais eu à gérer un nombre aussi important de gardés à vue", a-t-il ajouté.Parmi eux se trouvent "beaucoup d'hommes majeurs", âgés "de 30 à 40 ans", "venant souvent de province, insérés socialement" et "venus pour en découdre avec les forces de l'ordre", a-t-il ajouté. Il y avait aussi "des profils plus jeunes, des Franciliens" qui étaient "plus motivés par une délinquance d'appropriation" et sont "venus profiter des pillages", a aussi souligné le procureur de Paris . "Il ne peut y avoir d'impunité", a-t-il conclu.
Un interne sur trois présente des symptômes de stress post-traumatique depuis la crise du coronavirus, selon une étude publiée vendredi par l'Intersyndicale nationale des internes (Isni), qui s'alarme de l'impact de l'épidémie sur la "santé mentale" des jeunes praticiens en médecine.
"L'épidémie a été très anxiogène pour les internes", souligne l'Isni dans cette enquête, réalisée entre le 20 mars et le 11 mai auprès de 892 médecins en formation, via un questionnaire basé sur des outils utilisés dans les études de psychiatrie."L'arrivée d'un virus inconnu, la réalisation de nouvelles prise en charge de patients dans des états graves, la surcharge de travail, le manque d'encadrement, de tests de dépistage et de matériel de protection ont accru le stress de ces jeunes professionnels", ajoute l'Isni.Au total, 47,1% des personnes interrogées présentaient à la mi-mai des symptômes d'anxiété, soit 15 points de plus qu'en 2017; 29,8% montraient des symptômes de stress post-traumatique, et 18,4% des symptômes dépressifs."Cauchemars, impression de ne pas arriver à faire face, ne pas pouvoir en parler, irritabilité, colère, anxiété, tristesse... Cette étude montre que ces symptômes sont très présents", souligne l'Insi, inquiète de l'impact de l'épidémie "sur la santé mentale des internes".Les internes en médecine, futurs médecins employés à l'hôpital dans le cadre de stages de fin de cursus, se sont retrouvés en première ligne ces dernières semaines face au coronavirus dans de nombreux établissements. D'après l'Isni, ils représentent actuellement 44% des médecins hospitaliers.
Le président français Emmanuel Macron, qui se rend lundi pour la seconde fois en moins d'un mois au Liban, fait un pari risqué en misant sur une nouvelle ère politique dans ce pays, après la gigantesque explosion du 4 août, afin de le sortir de la crise.
Les images de sa première visite, deux jours après la catastrophe qui a dévasté des quartiers entiers de Beyrouth, ont fait le tour du monde : le chef de l'Etat, acclamé par des habitants en colère contre leurs dirigeants, appelait à un "ordre politique nouveau" et à des réformes d'urgence pour conjurer les vieux démons libanais.Déambulant dans la capitale, sous les cris de "Vive la France", il promettait de revenir "faire un point d'étape" sur les progrès accomplis le 1er septembre, le jour même où sera commémoré le centenaire de la création du Grand-Liban, acte fondateur du Liban moderne, alors sous mandat français.Emmanuel Macron, qui avait déjà aidé en 2017 le Premier ministre libanais Saad Hariri à sortir d'Arabie saoudite où il était "retenu", s'inscrit là dans une relation traditionnelle très forte entre la France et le Liban.Trois semaines plus tard, cette visite historique semble toutefois loin même si le pays, déjà meurtri par une crise économique et sociale sans précédent, reste sous le coup de l'explosion qui a soufflé le port et fait environ 180 morts."Il va revenir constater les non-progrès. C'est un risque politique car il a engagé sa parole, la parole de la France", relève Joseph Bahout, directeur de l'Institut Fares de Politiques publiques et d'Affaires internationales à Beyrouth, interrogé par l'AFP.La classe politique libanaise, dont les Libanais dénoncent à l'envi l'incurie et la corruption, semble restée sourde à ses injonctions et son mot d'ordre, "pas d'aide financière internationale sans réformes".- Un Premier ministre lundi ? -Seul signe notable, des consultations parlementaires se tiendront lundi, soit quelques heures avant le retour du président français à Beyrouth, pour désigner un nouveau Premier ministre, le gouvernement de Hassan Diab ayant démissionné à la suite de l'explosion."Des efforts sont actuellement déployés pour nommer un Premier ministre avant la visite du président français, mais cela ne veut pas dire que la formation du gouvernement se fera sans encombres", met toutefois en garde une source diplomatique à Beyrouth.Ce processus peut prendre des mois en raison des profondes divergences politiques et jeux d'intérêts entre clans confessionnels, repoussant d'autant toute perspective de réformes."Avec cette classe politique, aucune réforme sérieuse n'est possible parce que sa raison d'être c'est le clientélisme, le confessionnalisme, la corruption", note Ziad Majed, professeur à l'Unversité américaine de Paris."Ils veulent juste un statu quo, de l'argent qui arrive pour pouvoir calmer un peu certaines colères, et attendre les élections américaines", dit-il à l'AFP.Une victoire du démocrate Joe Biden pourrait conduire à une détente dans les relations entre les Etats-Unis et l'Iran et conforter ainsi indirectement le puissant mouvement chiite libanais pro-iranien Hezbollah.- "En première ligne" -Le Hezbollah et ses alliés contrôlent la majorité du Parlement et conservent de facto une influence majeure dans les arbitrages politiques. En face, le mouvement de contestatation populaire qui avait émergé à l'automne 2019 peine à se faire entendre, malgré l'exaspération suscitée par l'explosion."Tout le monde pensait que le ras-le-bol avait atteint un sommet. Mais il n'y a pas vraiment eu de sursaut populaire, au contraire", ce qui conforte les dirigeants actuels, relève Joseph Bahout.Au final, le président français reste seul en piste sur ce dossier, avec une marge de maoeuvre limitée. Les Etats-Unis de Donald Trump, qui poursuivent leur stratégie de pression maximale à l'encontre de l'Iran et du Hezbollah, se tiennent à l'écart."Ils sont assez satisfaits de voir les Français monter en première ligne", souligne un observateur régional. L'Arabie saoudite, qui s'inquiète du poids grandissant de son rival iranien au Liban, est tout autant aux abonnés absents.In fine, s'il n'obtient pas de résultats tangibles, Emmanuel Macron pourrait bien "devoir ranger ce dossier libanais pour longtemps", pointe Joseph Bahout. Et avec lui, une part d'influence française dans la région.
Le chef de l'État s'est rendu mardi après-midi au cimetière juif de Quatzenheim (Bas-Rhin), où plus de 80 tombes ont été profanées. "Je suis là pour témoigner de la solidarité de la nation toute entière", a-t-il déclaré. "Je tenais à être parmi vous tous aujourd'hui"
, a lancé Emmanuel Macron à son arrivée. "La République s'apprend et elle se porte", a jugé le président, mardi 19 février, au cimetière juif de Quatzenheim, en Alsace, où des dizaines de tombes ont été recouvertes de croix gammées. "Un groupe d'individus haineux, malheureusement, a fait ce que d'autres, avant eux, ont fait depuis trop d'années. Si je suis là, c'est pour témoigner de la solidarité de la nation toute entière, de notre honte de voir ça, de notre détermination à être ensemble", a déclaré Emmanuel Macron à la presse. Il a martelé sa "détermination entière à lutter contre l'antisémitisme sous toutes ses formes et tous ces visages de la haine". "Ce sont des actes que maintenant nous prendrons, forts, clairs", a promis le président de la République, dénonçant "l'absurde bêtise" de ces dégradations. "On prendra des actes, on prendra des lois et on punira", a-t-il assuré. Accompagné du Grand rabbin de France Haïm Korsia, et portant la kippa, il s'est recueilli devant plusieurs tombes.
Comme un pied-de-nez à la politique anti-immigration de Donald Trump, l'organisation caritative Oxfam a accueilli, le temps d'un jour, un groupe de quatre migrants dans la maison d'enfance du président des États-Unis.Le propriétaire ne s'attendait probablement pas à avoir une ONG comme locataire. L'association Oxfam, qui lutte contre la pauvreté au niveau mondial, s'est installée dans le pavillon des Trump durant une journée en compagnie de quelques réfugiés.
L'objectif était de protester contre les mesures prises par le gouvernement américain, et notamment le décret limitant l'arrivée de personnes en provenance de pays musulmans. L'association n'a pas lésiné sur les moyens pour faire connaître son action : des journalistes avaient été conviés et l'ONG a publié des photos de la visite sur son compte Twitter."Nous voulions envoyer un message fort à Trump et aux chefs d'État afin qu'ils redoublent d'efforts pour accueillir les réfugiés", a expliqué la directrice du département américain d'Oxfam, Shannon Scribner, citée par le quotidien The Independent. Les quatre heureux élus qui ont pu se prélasser dans la maison des Trump sont originaires de Somalie, du Yémen, du Vietnam et de Syrie. "Savoir que Donald trump était là à l'âge de quatre ans me rappelle là où j'étais au même âge", a réagi Ali, une fois la porte d'entrée passée. La jeune femme est arrivée aux États-Unis après avoir fui les combats en Somalie. "Nous sommes tous des enfants qui sont élevés pour être des citoyens productifs, qui avons des rêves et des espérances", a-t-elle ajouté. Depuis mars dernier, moyennant 725 dollars la nuit, tous ceux qui le souhaitent (et en ont les moyens) peuvent se glisser dans la peau de Donald Trump et vivre dans sa maison d'enfance. L'imposante demeure, située dans le quartier du Queens à New York, a été la demeure de la famille Trump jusqu'à la fin des années 1940. L'actuel président des États-Unis y a habité jusqu'à l'âge de quatre ans.
- Une représentante démocrate au Congrès américain demande au parti républicain de soumettre son candidat à un test psychiatrique. Pour elle, il présente tous les symptômes d'un trouble de la personnalité narcissique.
-"Donald Trump est-il carrément fou ?", se demandait un chroniqueur du Washington Post dans un article publié le 1er août. Les questions autour de la santé mentale du candidat républicain à la Maison Blanche se multiplent. Karen Bass, une élue démocrate de Californie au Congrès, veut en tout cas avoir des réponses. "Nous avons besoin d'une plus grande compréhension de la santé mentale de M. Trump avant d'aller aux urnes le 8 novembre", estime celle qui a lancé le 3 août sur le site Change.org une pétition sobrement intitulée "Diagnose Trump", repérée par la correspondante du Monde à San Francisco, Corine Lesnes.L'élue recommande un examen psychiatrique pour celui qui voudrait diriger le pays le plus puissant du monde. Toutefois, elle a déjà son idée sur le diagnostic : "Donald Trump est dangereux pour notre pays. Son impulsivité et son incapacité à gérer ses émotions sont préoccupantes. Il est de notre devoir patriotique de soulever la question de sa stabilité mentale pour être le commandant en chef et le leader du monde libre", explique-t-elle dans le texte de présentation de la pétition.PLUS DE 23 500 SIGNATURES Karen Bass, assistante médicale de profession, affirme que le milliardaire "présente tous les symptômes" du trouble de la personnalité narcissique. Elle "demande aux professionnels de la santé mentale d'exhorter publiquement le parti républicain à mener une évaluation de M. Trump et de déterminer officiellement s'il est mentalement apte à diriger le monde libre". Sûr d'être important et unique, besoin de puissance, besoin d'être admiré... Les neufs caractéristique d'un individu souffrant d'un trouble de la personnalité narcissique sont énumérées. "Si vous considérez que Trump présente ces caractéristiques, signez la pétition". #DiagnoseTrump a déjà recueilli plus de 23 500 signatures. La pétition suscite toutefois la controverse. Certains estiment que voir en Trump un malade narcissique nie tout simplement le fait qu'il soit un suprématiste raciste. Pour d'autres, la pétition stigmatise ceux qui sont vraiment malades.
Dans un entretien à La Croix, la garde des Sceaux détaille les grandes lignes de son projet de réforme de la justice des mineurs. Elle veut notamment établir un seuil d'irresponsabilité pénale à 13 ans.
Déplorant des procédures qui durent en moyenne près de 18 mois, Nicole Belloubet affirme jeudi 13 juin dans les colonnes de La Croix vouloir "répondre à la délinquance des mineurs de manière plus adaptée et rapide". La ministre de la justice veut ainsi instaurer "une nouvelle procédure en deux temps". Il y aura dans un premier temps, "dans les semaines qui suivent l'infraction", "la reconnaissance de culpabilité du jeune". Puis interviendra, plus tard, "le prononcé de la sanction"."Le juge pourra apprécier le comportement (du mineur) pendant cette mise à l'épreuve éducative et en tenir compte dans le prononcé de la peine", précise la garde des Sceaux. L'objectif de cette césure est de "réduire de moitié" les délais de jugement, qui sont de près de 18 mois actuellement. Nicole Belloubet veut également établir un seuil d'irresponsabilité pénale à 13 ans. "Je propose de ne plus poursuivre les délinquants de moins de 13 ans en instaurant, en deçà de cet âge, une 'présomption d'irresponsabilité'", explique-t-elle. L'instauration de ce seuil permettrait de répondre à plusieurs conventions internationales, dont la Convention internationale des droits de l'enfant, qui exigent que soit retenu un âge butoir.2.000 jeunes de moins de 13 ans poursuivis chaque annéeActuellement, rappelle-t-elle, "un auteur d'infraction de moins de 13 ans écope d'une mesure éducative si le juge le considère comme capable de 'discernement'". Mme Belloubet propose donc d'abroger ce dispositif. Environ 2.000 jeunes de moins de 13 ans font l'objet de poursuites chaque année, selon le ministère de la Justice.L'absence de poursuites pénales contre ces mineurs "ne signifie pas pour autant la négation de son acte ni des dégâts qu'il a causés", souligne Nicole Belloubet. Les victimes pourront être indemnisées au civil alors que les enfants concernés "seront pris en charge dans le cadre d'une procédure d'assistance éducative judiciaire". La ministre précise cependant que ce seuil de 13 ans "ne doit pas être rigide pour que les magistrats puissent toujours apprécier la situation au cas par cas". "Le juge pourra toujours faire jouer le discernement et le cas échéant, admettre qu'un enfant de 12 ou 11 ans puisse être responsable pénalement", a-t-elle insisté sur France Inter. Les critiques de la droiteLa présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse avait notamment dénoncé quelques instants plus tôt sur la même station une "décision gravissime". "C'est une décision gravissime (...) D'abord parce que c'est un déni des réalités, la délinquance des mineurs explose chez les plus jeunes", a-t-elle critiqué. "C'est irresponsable pour ces enfants, on est en train de les livrer aux prédateurs que sont les caïds", a-t-elle ajouté, en avertissant que "les plus grands vont pervertir les enfants pour faire le sale boulot". "Il faut avoir des sanctions appropriées à leur âge, des mesures de réparation pénale", a-t-elle précisé."C'est de l'impunité pour les mineurs délinquants", a également dénoncé l'ancienne garde des Sceaux et actuelle maire Les Républicains du VIIe arrondissement de Paris sur RTL.La réforme en conseil des ministres mi-septembreNicole Belloubet a également précisé le calendrier de la réforme par ordonnance. L'avant-projet sera soumis "dans les prochains jours aux professionnels pour concertation", puis il sera examiné au Conseil d'Etat. Le texte sera ensuite présenté en conseil des ministres autour du 15 septembre. "Il n'entrera en vigueur qu'après un délai d'un an pour laisser le temps du débat au parlement afin de permettre aux parlementaires qui le souhaiteraient de l'amender", promet Nicole Belloubet, qui souligne que plusieurs de ses prédécesseurs ont "buté" sur cette réforme. L'annonce surprise en novembre d'une réforme de la justice des mineurs par ordonnance avait provoqué une levée de boucliers des professionnels, qui dénonçaient un coup de force.
Le 1er février dernier, les pompiers de Côte-d'Or ont dû se soumettre à une nouvelle règle. Désormais, ils n'ont ainsi plus le droit de porter...
de barbe, révèle Le Bien public. C'est une consigne qui émane de la direction départementale de Côte-d'Or. En cause, des raisons de sécurité et de santé. Et le casque des pompiers est en cause. Il existerait des risques respiratoires, ce que contestent néanmoins les fabricants des casques, précise Ouest-France. La barbe, ainsi que les pattes sous les oreilles, risqueraient d'empêcher l'étanchéité faciale, précise le guide d'usage des casques. Une mention que les assurances pourraient utiliser en cas d'accident. Dans les colonnes du Bien public, le colonel Jean Chauvin précise qu'auparavant "on manquait de connaissances sur le sujet" mais "des études ont été menées et elles ont permis d'apporter des éléments précis". Et de conclure : "Cela a conduit notre ministère de tutelle, le ministère de l'Intérieur, à être plus strict sur le port de la barbe". En France, d'autres départements ont déjà adopté cette disposition, comme l'Oise.
Le pape François a annoncé mardi la nomination d'un commissaire extraordinaire chargé de mettre de l'ordre dans la Fabrique de Saint-Pierre, une institution chargée de la conservation des oeuvres artistiques et architecturales de la Basilique Saint-Pierre.
Cette décision survient après un signalement interne qui a conduit la justice vaticane à saisir des documents et des ordinateurs dans les bureaux de la Fabrique de Saint-Pierre, précise un communiqué du Saint-Siège publié mardi. Le 1er juin, le Saint-Siège s'était doté d'une nouvelle loi encadrant les appels d'offres pour ses dépenses internes, du jamais vu destiné à prévenir la corruption et faire des économies en pleine crise financière liée à la pandémie.C'est dans ce cadre que le pape François a nommé un nonce apostolique (ambassadeur du Saint-Siège), Mgr Mario Giordana, au poste de commissaire extraordinaire. Il sera chargé de "mettre à jour les statuts, clarifier l'administration et réorganiser les bureaux administratifs et techniques de la Fabrique", précise le texte du Saint-Siège. Il sera en outre assisté par un comité pour mener à bien cette "tâche délicate".La discrète Fabrique de Saint-Pierre, composée aujourd'hui d'une petite armée d'ouvriers spécialisés, a été créée au XVIème siècle, après la construction de la nouvelle basilique Saint-Pierre, pour laquelle ont été sollicités Bramante, Michel-Ange ou encore Raphaël.
Il ne faut pas attaquer Jean-Luc Mélenchon... encore moins sur son patrimoine.
Mardi soir à l'Assemblée, voulant faire taire les critiques du projet de loi de finances 2018 « fait par les riches et pour les riches » selon les députés de la France insoumise, Bruno Le Maire a proposé de comparer son patrimoine à celui de l'ancien candidat à la présidentielle. Alors absent de l'hémicycle, le député est alors revenu se défendre énergiquement. « Je suis disponible », a commencé Mélenchon. « Peut-être que vous avez accordé trop d'importance à la propagande qui m'a attribué des voitures et des appartements », a ensuite lancé le chef de file FI. « Je suis fier de mon compte en banque et je ne dois rien à personne. Je ne vous laisserai pas entendre que quoi que ce soit puisse être suspect chez moi », a-t-il encore ajouté concluant : « Je suis honnête ».
L'Iran a affirmé avoir testé avec succès jeudi des missiles de croisière de "nouvelle génération" à l'occasion de manoeuvres navales réalisées en mer d'Oman, après un exercice ayant coûté la vie à 19 marins iraniens en mai.
Les forces armées iraniennes ont publié sur leur site internet des photos montrant un tir de missile du pont d'un navire et un autre d'un camion ainsi que des images montrant la trace d'une fusée au-dessus de l'eau avant son impact et une explosion à bord d'un bateau en mer.Selon un communiqué de l'état-major des forces armées, des missiles sol-mer et mer-mer de courte et de longue portée, produits par la Marine et le ministère de la Défense, ont été testés au cours des manoeuvres. Des missiles de croisière "ont détruit les cibles qui leur avaient été assignées à 280 km et leur portée peut encore être augmentée", ajoute le communiqué.Ces missiles sont "d'une précision et d'une puissance mortelles pour les ennemis de l'Iran", s'est enthousiasmé un journaliste de la télévision d'Etat parlant d'une plage où des missiles étaient tirés d'une batterie installée sur un camion.Selon la télévision, certains des missiles testés jeudi sont une amélioration de modèles plus anciens ayant "fait l'objet d'une mise à jour".Le 10 mai, 19 marins à bord d'un navire de soutien logistique des forces armées iraniennes avait été tués, et 15 autres blessés, accidentellement, lors de manoeuvres dans le Golfe, selon l'état-major, alors que les tensions restent vives entre Téhéran et Washington dans ce bras de mer crucial pour l'approvisionnement mondial en pétrole.Selon l'agence Tasnim, le bâtiment avait été touché par un "tir ami" parti d'une frégate iranienne.
Laboratoires de recherche, équipements dernier cri, applications mobiles: la pandémie de Covid-19 est l'occasion pour Dubaï d'afficher son fulgurant développement technologique et scientifique et de se présenter comme modèle dans la gestion de la crise.
A Healthcare City (littéralement, la "ville des soins de santé"), quartier flambant neuf érigé en 2002, un bataillon de jeunes scientifiques s'active devant des écrans de l'Université de médecine Mohammed ben Rachid Al Maktoum, l'émir et homme fort de Dubaï dont le portrait trône sur le fronton du bâtiment.L'établissement abrite le Centre de commande et de contrôle contre le Covid-19, un organisme pluridisciplinaire établi au début de la crise par Hamdane ben Mohammed, jeune prince héritier de l'émirat et star des réseaux sociaux. Le but: coordonner les efforts des dirigeants, des médecins, des épidémiologistes et autres professionnels sur le terrain."Depuis plusieurs années, Dubaï s'est efforcée de mettre en place des infrastructures numériques solides et ceci a contribué à lutter contre le coronavirus", assure à l'AFP Amer Sharif, qui supervise le centre.Avec son économie la plus diversifiée du Moyen-Orient, ses infrastructures modernes et son goût pour la consommation, Dubaï est devenu ces dernières années un hub aérien, un centre financier, une destination touristique et une ville ultraconnectée.Les Emirats arabes unis, qui ont réalisé plus de 1,6 million de tests à travers le pays, ont officiellement enregistré près de 29.000 cas d'infection, dont plus de 14.000 guérisons et 244 décès.Selon le docteur Sharif, la technologie a facilité le confinement et évité une plus importante propagation de la maladie grâce à l'enseignement et au travail à distance, aux livraisons à domicile via des applications et, surtout, grâce à "la numérisation complète du système de santé".- "Respect de la vie privée" -Riche pays du Golfe et acteur géopolitique incontournable, les Emirats, dont Dubaï est le plus célèbre des sept membres, nourrissent de grandes ambitions technologiques et scientifiques.Entre autre exploit, le pays, après avoir envoyé un astronaute dans l'espace l'année dernière, va lancer en juillet la première sonde arabe en direction de Mars, projet parrainé par l'émir de Dubaï.Depuis le début de la crise du Covid-19, les Emirats publient régulièrement les progrès réalisés dans leurs recherches pour trouver un traitement et ont développé plusieurs applications, dont "Alhosn", qui permet le traçage des personnes infectées.A l'heure du couvre-feu nocturne, les habitants de Dubaï reçoivent aussi un SMS en arabe, en anglais ou encore en hindi, dans un émirat où environ 90% de la population est étrangère.Des policiers portent des casques intelligents qui prennent la température des passants et des laboratoires fabriquent des masques de protection grâce à des imprimantes 3D.L'utilisation des technologies pour lutter contre la pandémie a toutefois soulevé des inquiétudes à travers le monde en raison du risque de surveillance et de violation des données personnelles de la population par les gouvernements.Et les Emirats, où certains sites et applications étrangères restent bloqués, ont déjà été épinglés à ce sujet par la presse et des experts."Dubaï et les Emirats respectent la vie privée qu'il s'agisse des dossiers des patients comme des applications intelligentes", fait valoir Amer Sharif.- "Opportunité" -Selon lui, les autorités s'inspirent d'autres pays, notamment la Corée du Sud, érigé en exemple dans la gestion de la crise, mais Dubaï développe aussi son "propre modèle"."Nous devons suivre les évolutions, les accompagner mais aussi leur apporter un plus", souligne-t-il.Cette tâche repose notamment sur les épaules du professeur en médecine Alawi Al-Cheikh Ali, qui dirige l'équipe scientifique du Centre de commande de Dubaï."Le rôle de cette équipe est d'être au fait des dernières avancées des recherches et preuves scientifiques aussi bien dans le pays qu'ailleurs dans le monde", explique l'universitaire à l'AFP, afin que "toutes les mesures soient prises sur la base d'une méthodologie scientifique".Pour Tom Loney, professeur de santé publique et d'épidémiologie à l'Université Mohammed ben Rachid et conseiller auprès des autorités, la crise du coronavirus a été une "opportunité" pour Dubaï de mettre à l'épreuve ses ambitions.L'émirat est ainsi "en mesure d'assouplir des restrictions et de reprendre une certaine activité économique (...) grâce aux données épidémiologiques", souligne cet expatrié britannique, la détection rapide et la mise à jour régulière des cas d'infection étant permises par un "important investissement dans les tests".Dubaï s'est aussi distingué, selon lui, par une "capacité à prendre des décisions rapides sur la base de données et de la science", sur les ordres de cheikh Mohammed ben Rached Al Maktoum, l'homme fort de l'émirat.
Ecoles fermées, emplois perdus... les ravages du coronavirus ont poussé de nombreux Afghans à aller cultiver le pavot à opium pour survivre cette année.
"A cause du coronavirus, j'ai perdu mon emploi. J'ai une famille de 12 personnes à nourrir", a déploré Fazily, un mécanicien de la province d'Uruzgan (centre) où les emplois sont déjà rares en temps normal. "Je n'ai aucune autre option que de travailler sur les champs de pavot pour gagner de l'argent", s'est justifié l'homme qui, comme de nombreux Afghans, n'utilise qu'un seul nom.Malgré les milliards de dollars dépensés depuis des années par la communauté internationale pour éradiquer le pavot, l'Afghanistan continue de produire plus de 80% de l'opium mondial. Des centaines de milliers d'emplois en dépendent, dans ce pays extrêmement pauvre et ravagé par le chômage après 40 ans de conflit. Une situation qui a encore empiré alors que les mesures de confinements et la diminution du transit international liées au coronavirus ont paralysé le commerce, obligeant de nombreux magasins à licencier leurs employés. La majorité des ouvriers agricoles afghans dépendent des emplois saisonniers au printemps et en été, les mois de récoltes, mais la pandémie a empêché nombre d'entre eux de se rendre sur les champs. Selon un rapport publié en juin par l'Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (UNODC), une pénurie d'ouvriers a été observée "dans les provinces de l'Ouest et du sud du pays, généralement due à la fermeture de la frontière Pakistanaise".Suite à la fermeture des universités et autres écoles, les étudiants sont parmi ceux qui, désœuvrés, se sont rendus sur les champs de pavot afin de gagner un peu d'argent."Notre école est fermée, et j'ai assez de temps pour aller travailler dans un champ de pavot et gagner de l'argent", a expliqué Nazir Ahmad, un étudiant de 18 ans basé à Kandahar."Environ 20 de mes camarades de classe sont aussi partis travailler là-bas", a-t-il ajouté.Plus de 38.000 cas de Covid-19 ont été recensés en Afghanistan, avec plus de 1.400 décès.Le ministère de la Santé a cependant déclaré en aout qu'un tiers de la population avait probablement était contaminé. Le mois de confinement, qui avait surtout touché les grandes villes, a progressivement cessé depuis début août, et plusieurs écoles, marchés et salles de mariage ont rouvert.- Pavot ou chômage -Malgré la mise en place depuis plusieurs années de nombreux programmes d'éradication, les Afghans continuent de cultiver le pavot en toute impunité, alors que le gouvernement et les talibans profitent souvent de sa vente. Si la majorité de la production se concentre dans les bastions talibans, au Sud, l'opium est également cultivé le long de la frontière pakistanaise dans l'est du pays."Il n'y avait aucun emploi, et beaucoup de gens, en particulier mes proches et les villageois, ont du se tourner vers la culture du pavot à cause du chômage", a raconté à l'AFP Musafir, un habitant du district de Khogyani dans la province de Nangarghat (Est).Les talibans profitent depuis longtemps du pavot en taxant les agriculteurs et les trafiquants et en exploitant leurs propres usines de fabrication de drogue, qui transforment l'opium brut en morphine ou en héroïne, ensuite exportées via l'Iran et le Pakistan. Les donateurs internationaux ont dépensé des milliards de dollars afin de lutter contre la production d'opium en Afghanistan, tentant notamment d'encourager les agriculteurs afghans à se tourner vers d'autres cultures, notamment celle du safran.Mais tous ces efforts n'ont cependant pas porté leur fruits."Les mesures d'éradication forcée de l'opium n'ont pas marché ces 18 dernières années", a déclaré Hayatullah Hayat, gouverneur de la province de Kandahar (Sud)."Malheureusement, Kandahar fait face à une augmentation de la culture du pavot cette année", a-t-il ajouté.strs-ds-jds/ecl/mtp/leg/eb/ia
Appelant à réfléchir aux défaillances du système électoral américain, qui seraient "structurellement raciste(s)", la star du basket LeBron James s'est lancé dans la lutte pour mobiliser les électeurs noirs avec, en vue, la présidentielle de novembre.
"C'est le moment pour nous de changer enfin les choses": l'annonce de LeBron James au New York Times est tombée en plein mouvement de colère historique aux Etats-Unis contre les violences policières et le racisme, provoqué par la mort de George Floyd. Mais aussi au lendemain d'une journée électorale marquée par de longues files d'attente en Géorgie, un Etat du Sud au passé ségrégationniste. "Tous le monde parle de +comment on va régler ça+. Ils disent +allez voter?+ Et si on se demandait si la façon dont nous votons est aussi structurellement raciste", avait lancé la star NBA des Los Angeles Lakers, mardi sur Twitter.Il commentait un article citant la cofondatrice de l'organisation "Black Voters Matter" ("les électeurs noirs comptent"), LaTosha Brown, qui affirmait avoir attendu trois heures pour voter en Géorgie tandis que dans un quartier plus huppé, les électeurs "blancs rentr(ai)ent tranquillement" dans les bureaux de vote. - "Vous empêcher de voter" - Avec l'association "More Than a Vote", qu'il financera, LeBron James espère, accompagné d'autres sportifs, pousser les électeurs afro-américains à se rendre massivement aux urnes le 3 novembre, lorsque Donald Trump jouera un second mandat contre le démocrate Joe Biden.Mais aussi à combattre tout ce qui pourrait venir entraver leur accès aux urnes. "Nous allons vous expliquer comment voter et nous pointerons ce qu'ils font, de l'autre côté, pour vous empêcher de voter", a déclaré la légende de la NBA, qui cumule plus de 136 millions d'abonnés sur les réseaux sociaux.Déjà connu pour son engagement politique, "King James", qui avait soutenu Hillary Clinton en 2016, fait ainsi sa première incursion aussi franche dans les coulisses électorales. A travers sa fondation LeBron James Family, le basketteur finançait déjà les études universitaires de lycéens issus de quartiers défavorisés, dont il est lui-même originaire, et avait mis en place un programme de soutien scolaire."J'espère qu'un jour, les gens me considéreront non seulement pour la façon dont j'ai envisagé le basketball mais aussi la conception que j'ai eu de la vie en tant qu'homme afro-américain", a-t-il confié au New York Times. - "Voler" l'élection - En novembre, les Américains éliront non seulement leur président mais aussi les membres de la Chambre des représentants, un tiers du Sénat, une douzaine de gouverneurs ainsi que des milliers d'élus locaux. De quoi, potentiellement, changer l'équilibre du pouvoir dans le pays.Et la mobilisation des électeurs noirs, qui avait plongé en 2016, sera clé.Plusieurs organisations progressistes dénoncent depuis des années les "obstacles" qui freinent leur participation dans certains Etats, notamment le type de papiers exigés, les difficultés à voter par courrier ou tout simplement pour s'inscrire sur les listes électorales, en plus des longues heures d'attente dans certains quartiers. Ces entraves frappent particulièrement les minorités, qui votent souvent démocrate, affirment-elles. Et l'attente est désormais aggravée par les mesures de précautions imposées en pleine pandémie de coronavirus. L'une de ces organisations, Fair Fight, a donc dit avoir hâte de travailler avec LeBron James pour "protéger le droit de vote des électeurs noirs". En Géorgie, les républicains au pouvoir ont rejeté ces accusations et affirmé que la responsabilité de la situation "inacceptable" dans certaines circonscriptions mardi retombait sur les organisateurs locaux, donc parfois démocrates. Joe Biden a confié cette semaine que sa "plus grande inquiétude" était de voir les restrictions se multiplier pour freiner la participation, notamment à cause de déclarations de son rival Donald Trump semant le doute sur la validité des bulletins envoyés par courrier, dont l'utilisation devrait augmenter en raison de la pandémie. "Le président va tenter de voler cette élection", a carrément affirmé l'ancien vice-président américain mercredi. Des accusations "ridicules", a rétorqué la Maison Blanche. "La période menant à l'élection de novembre va être marquée par des bouleversements et des difficultés extrêmes", écrivait récemment Myrna Pérez, du centre de recherches Brennan Center for Justice.Et de mettre en garde: "Si le risque du Covid-19 poussera sans aucun doute plus d'électeurs à envoyer leur bulletin par courrier, certains groupes, plus typiquement les gens de couleur, comptent sur les bureaux de vote".
Les Suisses ont dit non à une large majorité à une limitation de l'immigration des ressortissants de l'Union européenne, au grand soulagement des milieux économiques, et ont voté en faveur d'un congé paternité de deux semaines quand les jeunes pères n'avaient jusqu'ici droit qu'à un jour ou deux.
Les électeurs ont rejeté à 61,7% l'initiative populaire lancée par la droite populiste de l'UDC, premier parti du pays, qui dénonce "une immigration incontrôlée et démesurée" et juge les emplois menacés par l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) signé en 1999 avec l'Union européenne (UE).Un résultat d'autant plus parlant que le taux de participation a été très élevé autour de 59%.La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué comme un "signal positif" le vote des Suisses.Si les sondages laissaient à penser que le cavalier seul de l'UDC était voué à l'échec, le résultat n'en était pas moins le plus attendu parmi toute une série de sujets sur lesquels les Suisses ont eu à se prononcer dimanche, comme le veut la tradition de la votation. Tous les autres partis et les milieux économiques s'étaient fermement prononcés en faveur de frontières ouvertes avec une UE qui est le plus important partenaire commercial de la Suisse. Et les régions frontalières suisses dépendent fortement de la main d'oeuvre venue des pays voisins par dizaines de milliers tous les jours.Pour autant, ce oui ne veut pas dire que les relations avec l'UE sont sans nuages. Depuis plusieurs années, Bruxelles souhaite conclure un accord-cadre institutionnel avec Berne pour simplifier les relations bilatérales. Cet accord est loin de faire l'unanimité, à gauche comme à droite.L'UDC entend "s'assurer qu'on ne rentre pas petit à petit dans l'Union européenne", a d'ailleurs souligné Céline Amaudruz, une des responsables du parti sur la chaîne publique RTS.A l'inverse, le chef du groupe parlementaire socialiste au Parlement Roger Nordmann estime que les Suisses ont signalé leur attachement aux relations bilatérales, qui fonctionnent bien depuis 20 ans. "La Suisse envoie aujourd'hui un signal fort à l'Europe", a-t-il déclaré sur RTS. Il y a seulement six ans, les Suisses avaient approuvé, à une très courte majorité mais à la surprise des experts, une première initiative populaire de l'UDC réintroduisant des quotas de migrants, notamment européens. Craignant des représailles de l'UE, Berne avait adouci le texte de mise en oeuvre de l'initiative.En 1992, les Suisses avaient également voté "non" à l'entrée de leur pays dans l'Espace économique européen, un accord signé par les Etats membres de la Communauté européenne - l'ancêtre de l'UE - et les pays membres de l'Association européenne de libre-échange (AELE).Depuis, Berne et Bruxelles ont signé plusieurs accords bilatéraux. Un premier paquet de sept accords, incluant l'ALCP, a été validé par le peuple suisse en 2000 par 67,2 % des voix. - Papa poule -Le large oui (60,3%) au référendum sur le congé paternité permet à la Suisse de rattraper un peu de son retard face à ses pairs en Europe."Le congé paternité dispose enfin de plus de temps qu'un déménagement", a déclaré Adrian Wüthrich, membre du comité en faveur du congé paternité.Si depuis 2005, la loi accorde aux mères en activité 14 semaines de congés payés après la naissance d'un enfant, les pères eux n'avaient droit qu'à un ou deux jours s'ils sont employés. Et rien pour les indépendants."Ce résultat montre que la société a évolué et que l'heure n'est plus à un modèle où la femme doit rester à la maison", souligne Philippe Gnaegi, le directeur de Pro Familia, un groupement d'organisations familiales, cité par l'agence ATS.Après d'innombrables tentatives, le parlement fédéral a adopté en septembre 2019 un congé paternité de deux semaines. Il restait aux Suisses à se prononcer par référendum.En France, les autorités ont annoncé la semaine dernière que la durée du congé de paternité allait doubler et passer à 28 jours.- Chasse et avions de chasse -Les Suisses ont en revanche rejeté à 51,9% une révision de la loi sur la chasse adoptée par le Parlement face à la progression du nombre de loups, selon la dernière projection de l'institut de sondage gfs.bern. Les cantons peuvent actuellement autoriser un tir lorsqu'un loup cause des dégâts importants mais la révision aurait permis d'agir de façon préventive.Ils ont adopté à une majorité encore plus courte (50,1%), l'enveloppe maximale de 6 milliards de francs (5,6 milliards d'euros) qui permettra aux force aériennes de se doter d'une nouvelle flotte.Les Forces aériennes disposent aujourd'hui de 26 F-5 Tiger d'une quarantaine d'années et ne servant plus qu'à l'instruction et de 30 F/A-18 qui devront être retirés du service vers 2030.
Jusqu'à -10°C, ressenti -18°C: un froid venu de Sibérie va gagner la France ce dimanche après-midi, avec des températures loin des records hivernaux mais qui mettent en danger les plus vulnérables, parmi lesquels nos animaux de compagnie. Qu'ils vivent à l'extérieur ou à l'intérieur, il existe des moyens simples de leur éviter de souffrir de ces températures froides.
►Un abri pour se protégerChats, chiens, chevaux ou lapins, certains animaux ont l'habitude de vivre à l'extérieur. Face à ces températures négatives, ils doivent avoir un accès permanent à un abri pour se protéger du vent, de la neige ou de la pluie, explique le site de 30 Millions d'amis. Si votre chat veut rentrer à l'intérieur, il faut qu'il puisse le faire quand il en ressent le besoin, via une chatière par exemple. Si votre animal est malade ou âgé, renforcez votre surveillance et placez-le près d'un chauffage loin des courants d'air. Il devrait passer cette période sans aucun problème.►Se désaltérer : primordial, même par grand froidOn n'y pense pas forcément mais les animaux ont besoin de boire, même (et surtout) quand il fait froid. Dans la maison, le chauffage peut provoquer des déshydratations : il faut donc penser à mettre à leur disposition un bol d'eau fraîche, qui leur permettra de contrer les effets de cet air sec. Les chiens et chats ont d'ailleurs tendance à boire davantage pendant cette période, confirme 30 Millions d'amis. Pour les animaux d'extérieur, l'abreuvoir peut geler et empêcher l'accès à l'eau : veillez à briser la glace si celle-ci se forme en surface. ►Augmenter les rationsLes rations alimentaires quotidiennes des animaux vivant à l'extérieur, comme les chevaux, doivent être augmentées de 20 % lorsque les températures deviennent négatives. Ce n'est pas nécessaire pour les animaux de compagnie vivant à l'intérieur, qui font moins d'exercice. ►Des promenades raccourciesPensez à couvrir votre chien lors de la promenade, dont vous réduirez la durée. Les chiens, surtout de petite taille et à poil ras ou court, ont tendance à souffrir davantage du froid. Les chaussons pour chiens peuvent être une bonne idée pour éviter les engelures des coussinets. Par ces températures, le sol est parfois couvert de sel pour éviter le gel, ce qui peut sérieusement attaquer les pattes des chiens. Il faut donc prendre le temps de les nettoyer au retour de la promenade. "Sachez qu'il existe dans les magasins spécialisés des lunettes pour les animaux transportés en deux roues", rappelle 30 Millions d'amis. Sur les réseaux sociaux, la Police nationale a lancé un appel à la vigilance pour rappeler que les animaux aussi souffrent du froid. Le fameux Moscou-Paris pourrait durer jusqu'à la fin de la semaine sur la moitié nord, mais le sud devrait vivre un simple "coup de froid", intense mais plus bref, avec un redoux attendu dès mercredi, accompagné de chutes de neige qui pourraient remonter vers le nord jeudi.
Le président américain Donald Trump s'est rendu vendredi au chevet de son frère cadet Robert, soigné dans un hôpital new-yorkais.
La visite du milliardaire, qui s'était couvert le visage d'un masque à son arrivée à l'hôpital New York Presbytarian à Manhattan, a duré environ 45 minutes, selon un journaliste de l'AFP couvrant ce déplacement."Il vit un moment difficile", a ensuite déclaré le président au sujet de son cadet.Né en 1948, Robert Trump est gravement malade, selon des informations de presse qui ne rentrent pas dans les détails. Ni la Maison Blanche ni Donald Trump n'ont expliqué de quoi souffrait Robert Trump.Le président américain a fait ce crochet à New York alors qu'il a prévu de passer le week-end dans son club de golf de Bedminster, dans l'Etat voisin du New Jersey.Le frère cadet du président a occupé de hautes responsabilités dans l'empire immobilier familial, la Trump Organization.Farouche défenseur de son frère aîné, Robert Trump a récemment tenté, en vain, d'empêcher la sortie d'un livre de la nièce du président sur le clan Trump.L'ouvrage présente Donald Trump comme un menteur pathologique et un personnage narcissique.
Paris, Rennes, Nantes, Dijon, Rouen, Villeurbanne... Le Parti socialiste est en position favorable pour garder ses plus gros bastions au second tour des municipales. Après la débâcle historique de 2014, il a su résister. Mais est-ce suffisant pour sonner la reconquête ?
"Continuez!", lance un chaland au cabas lourd de légumes. "On est toujours avec vous", renchérit un vendeur de vêtements. Sur le marché des Halles de Dijon, François Rebsamen, maire socialiste depuis 2001, semble avoir un boulevard devant lui pour sa reconduction à un quatrième mandat, même s'il reste à savoir quel impact auront les tensions toute récentes dans le quartier sensible des Grésilles. "Les gens sont sympas avec moi. Je ne me fais pas de souci", lâche "Rebs", comme on le surnomme en Bourgogne. Avec 38%, l'ancien numéro deux du PS (de 1997 à 2008) est le maire sortant du parti à la rose avec l'un des plus hauts scores au premier tour des municipales. "Juste derrière Stéphane Le Foll au Mans, à 42%", précise-t-il."Rebs" peut se targuer d'avoir fait près du double de son adversaire le plus immédiat, le LR Emmanuel Bichot (19,9%), et de devancer de 23 points sa concurrente EELV, Stéphanie Modde, adjointe au maire qui tente de surfer sur la vague écolo.Pourtant, "tout le monde pensait que le PS était mort", se souvient pour l'AFP M. Rebsamen, ancien ministre de l'ex-président François Hollande. "Pas grand monde ne prévoyait qu'on conserverait Paris, Nantes, Rennes, Rouen, Lille...", anticipe-t-il.Ces municipales peuvent en effet passer pour une divine surprise pour le PS, après l'hécatombe de celles de 2014 et la débâcle de la présidentielle et des législatives.Au soir du premier tour, le PS a réussi à conserver 87 maires sur 168 sortants, soit un taux de réélection de 51,79%, supérieur à la moyenne (48,05%) dans les villes de 10.000 habitants ou plus."Le socialisme municipal sauve les meubles, et même davantage", résume Romain Pasquier, directeur de recherches à Sciences Po Rennes.- Victoire a minima -Et dans les villes où un second tour est nécessaire, les sortants socialistes se retrouvent en ballottage favorable. A Rennes, Nathalie Appéré a plus de sept points d'avance sur les écolos avec qui elle a de toute façon signé un accord. Même scénario à Nantes où un pacte a été conclu entre la maire Johanna Rolland et EELV, devancée de onze points.Même à Rouen, souvent pressentie nouvelle ville écolo, la liste conduite par le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol a recueilli près de 30% des voix, devançant de plus de six points les écologistes.Et à Clermont-Ferrand, le sortant Olivier Bianchi, dont la liste inclut des Verts, a plus de 17 points d'avance sur son plus proche concurrent de droite mais ce dernier a passé un accord avec le candidat LREM, ce qui promet un second tour serré.La victoire est d'ores et déjà acquise à Villeurbanne, la vingtième ville de France, alors que le maire emblématique Jean-Paul Bret ne se représentait pas."Le PS conserve encore un maillage important et reste le deuxième parti local derrière LR", résume pour l'AFP Rémi Lefebvre, politologue expert du socialisme. "C'est globalement bon mais le point de référence était bas", rappelle le professeur de Sciences Po Lille. En conservant ses mairies, le PS a certes assuré sa survie mais il n'a pas su enrayer l'hémorragie de son électorat. Par rapport à 2014, M. Rebsamen à Dijon perd six points; Anne Hidalgo à Paris cinq, tout comme Martine Aubry à Lille; Nathalie Appéré à Rennes, trois, autant que Johanna Rolland à Nantes...La victoire est peut-être a minima mais elle n'est "qu'un début", veut croire François Rebsamen, également président de la toute puissante Fédération nationale des élus socialistes et républicains. "Les bases sont là et elles sont solides", assure-t-il.Une bonne résistance fait-elle une reconquête? Les politologues en doutent."Pour le PS, c'est la fin d'une hémorragie locale mais il n'a pas tout sauvé et il y a un risque de se transformer en SFIO, c'est-à-dire un parti de notables qui n'est jamais en capacité de gagner des élections nationales", commente M. Pasquier.Dans une analyse publiée fin mai par la Fondation Jean-Jaurès, classée au centre gauche, les politologues Émeric Bréhier et Sébastien Roy évoquent le spectre du PCF, où les "éléments de résistance" à une disparition totale n'agissent pas comme "fondement d'une nouvelle attractivité nationale" mais comme "les traces toujours visibles (...) d'un monde perdu, tel un Atlantide".burx-faa-hdu-npk-cmk-lv/fga/sp
Le PDG de la compagnie aérienne Benjamin Smith assure toutefois que les prêts accordés vont permettre de "passer la période la plus difficile".
"Cette crise doit pouvoir donner l'occasion à Air France de se réformer", a déclaré Benjamin Smith dans une interview publiée par Les Echos. Ainsi, le PDG d'Air France affirme vouloir "accélérer" la transformation de la compagnie. Les Etats français et néerlandais ont promis des aides massives pour sauver Air France-KLM, avec une dizaine de milliards d'euros de prêts directs ou bancaires.Pour Air France, ces prêts se décomposeront en 4 milliards de prêts bancaires garantis à 90% par l'Etat et 3 milliards de prêt direct de l'Etat, "une marque de confiance exceptionnelle dans notre avenir", a déclaré Ben Smith. Interrogé sur d'éventuelles demandes environnementales liées à cette aide, il a souligné que la compagnie avait déjà "l'ambition de réduire de 50 % ses émissions de CO2 à l'horizon 2030".Sur le plan de l'emploi, selon Ben Smith, "le gouvernement (français) n'a pas fait de demande spécifique, mais il a clairement souligné que cet effort financier est fait avant tout pour soutenir les salariés d'Air France.""Grâce à ce soutien (de l'Etat), nous avons les moyens de passer la période la plus difficile des prochains mois, durant laquelle nos liquidités risquaient d'atteindre un niveau critique, et de continuer à opérer pendant 12 à 18 mois", explique le dirigeant. Ben Smith rappelle que l'activité d'Air France ne représente actuellement "plus que 2% à 3% du programme normal d'un mois d'avril" et estime que le retour à la normale n'interviendra "pas avant deux ans, peut-être même un peu plus"."Cela dépendra de la réouverture des frontières, mais aussi du temps qu'il faudra à nos clients pour revenir dans les avions", explique-t-il. Benjamin Smith veut "faire de cette crise l'occasion de faire les réformes structurelles que certains de nos concurrents ont déjà réalisées". Il assure que les objectifs du plan de transformation lancé en novembre dernier ne changent pas mais entend "accélérer sa mise en oeuvre dans deux domaines: la rationalisation du réseau domestique, qui a encore généré 200 millions d'euros de pertes l'an dernier, et la restructuration des fonctions support non opérationnelles"."Nous ferons en sorte que l'impact social soit aussi réduit que possible", assure-t-il, en précisant que concernant le réseau intérieur français, "les détails des mesures seront arrêtés cet été". Enfin, le PDG d'Air France a assuré que "l'un des points les plus importants (...) est la compétitivité de l'aéroport de Roissy-CDG", et averti qu'il n'était pas"pas question" de quitter Orly.
L'État doit s'assurer "qu'il n'y ait aucun abus, aucune fatalité, aucune entreprise ou investisseurs qui n'utilisent le contexte pour essayer de mettre la clé sous la porte", a-t-il estimé.
Face aux conséquences économiques de la pandémie et les fermetures d'usines, "nous n'avons qu'une chose à faire : nous battre, nous battre, nous battre", a tranché vendredi 18 septembre Emmanuel Macron. "La rentrée est dure", a reconnu le chef de l'État à la fin d'une visite à Condom (Gers) consacrée aux Journées du patrimoine. Mais il ne faut "céder à aucune fatalité" face aux "situations de faillite ou de restructuration"."Au cas par cas, il faut regarder et partout où nous pouvons nous battre, nous nous battons (...) pour qu'il n'y ait aucun abus, aucune fatalité, aucune entreprise ou investisseurs qui n'utilisent le contexte pour essayer de mettre la clé sous la porte", a-t-il ajouté, sans citer de nom d'entreprises.Le gouvernement, les syndicats et les collectivités locales ont vivement dénoncé cette semaine le projet du fabriquant japonais de pneus Bridgestone de fermer en 2021 son usine de Béthune (Pas-de-Calais) où travaillent 863 salariés. "Nous n'avons qu'une chose à faire: nous battre, nous battre, nous battre, pour tous nos concitoyens qui sont aujourd'hui dans l'angoisse de perdre leur travail", a insisté Emmanuel Macron devant la presse. "Et nous y arriverons, parce que nous avons toujours réussi à relever ces défis".Sur le plan sanitaire, il a de nouveau défendu la stratégie "adaptée" du gouvernement face à un virus qui "circule dans des territoires beaucoup plus vite que dans d'autres". "Il faut continuer à expliquer, à responsabiliser chacun. J'ai confiance dans l'intelligence collective", a-t-il ajouté, car "la solution, nous l'avons dans nos mains, tout collectivement".Santé publique France a averti vendredi que "tous les indicateurs" de l'épidémie de Covid-19 se dégradaient, notamment une augmentation du nombre de décès pour la première fois depuis la levée du confinement en mai. Malgré ce contexte, Emmanuel Macron a appelé les Français à profiter, tout en étant "très précautionneux", des Journées du patrimoine, car une part importante des édifices seront "visitables dans des villes moyennes ou de petite taille" alors que l'opération a été annulée dans plusieurs grandes villes comme Marseille, Bordeaux ou Nice.
Tous les chiffres augmentent. C'est aussi le cas du nombre de passages aux urgences, de la circulation du virus chez les jeunes et les plus âgés ou des départements au-dessus du seuil d'alerte, avertit Santé publique France dans son point hebdomadaire.
Circulation du virus chez les personnes âgées, nombre de "clusters" et désormais nombre de décès. Tous les indicateurs d'une aggravation de l'épidémie de Covid-19 sont présents, alerte l'agence sanitaire vendredi 18 septembre. Santé publique France y voit un signal invitant à plus de vigilance. "Pour la première fois depuis la levée du confinement, on observe une augmentation des décès pour Covid-19", avec un doublement à 265 morts, après 129 la semaine précédente, souligne l'agence dans son dernier point hebdomadaire. "Ce sont des décès qu'on observe aussi bien au niveau hospitalier que dans les établissements d'accueil pour personnes âgées", a précisé au cours d'un point de presse en ligne Sophie Vaux, épidémiologiste à Santé publique France.Jeunes adultes et plus de 75 ans "Si les jeunes adultes (20 à 30 ans) restent actuellement les plus touchés par le Sars-CoV-2, le virus progresse ces dernières semaines chez les 75 ans et plus", avec un taux de nouveaux cas en hausse de 45% la semaine dernière dans cette tranche d'âge "susceptible de développer les formes les plus graves de la maladie", selon l'agence sanitaire."Les clusters survenus en Ehpad sont également en forte augmentation", avec 68 foyers de contagion groupés détectés dans ces établissements la semaine dernière, soit près du double par rapport à la semaine précédente (37).Dégradation à l'hôpital "L'intensification de la diffusion du virus chez les personnes les plus âgées fait craindre la poursuite des hospitalisations et des décès dans les semaines à venir", souligne Santé publique France. Elle rappelle que "les formes graves conduisant à des hospitalisations, des admissions en réanimation, et des décès surviennent avec un décalage d'environ deux semaines après le début de la maladie".Les indicateurs de l'épidémie à l'hôpital, repartis à la hausse depuis deux mois, ont continué à se dégrader la semaine dernière, avec "une augmentation des passages aux urgences pour suspicion de Covid-19 (+50%), des nouvelles hospitalisations (+45%), ainsi que des admissions en réanimation (+48%)"."Ces augmentations appuient la nécessité de protéger les personnes les plus vulnérables" et montrent que "l'adoption par tous de l'ensemble des mesures de prévention est essentielle", souligne Santé publique France.Capacités de tests saturées L'agence sanitaire observe que le rythme d'augmentation du nombre de nouveaux cas ralentit (seulement +8% la semaine dernière). Mais elle l'attribue à une "sous-estimation probable" du nombre de cas d'infection, "du fait de la saturation des capacités diagnostiques dans certaines régions".Un obstacle qui a des conséquences sur la situation sanitaire, avertit Daniel Lévy-Bruhl, responsable de l'unité des infections respiratoires à Santé publique France. "Le fait de ne pas pouvoir tester des personnes pour lesquelles les mesures de contrôle sont encore pertinentes peut avoir une importance sur le contrôle de l'épidémie", souligne-t-il. Pas d'immunité collective Santé publique France publie, par ailleurs, le résultat d'une étude de "séroprévalence" menée avec l'Institut Pasteur, qui conclut qu'à la fin du confinement, mi-mai, seuls 4,9% des Français avaient été infectés par le nouveau coronavirus (soit 3,3 millions de personnes) et seulement 3,3% de la population avait développé des anticorps neutralisants.Ces premières estimations, qui seront complétées par une nouvelle étude prochainement, "montrent que le niveau d'immunité collective est trop faible pour permettre de contrôler la circulation virale", analyse l'agence.
À la veille de l'appel à manifester lancé par les Gilets jaunes pour l'anniversaire du mouvement social, le secrétaire d'État à l'Intérieur a indiqué que le gouvernement avait prévu le dispositif policier nécessaire pour encadrer les mobilisations et qu'une interdiction préfectorale de manifester sur les Champs-Élysées serait prise.
Un an après le début du mouvement social, les Gilets jaunes ont lancé un appel à manifester samedi 16 novembre à Paris. "Il n'y a aucune fébrilité de la part du gouvernement", a assuré le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez sur France 2 à la veille de cette mobilisation. "Nous sommes toujours très sereins face à ce genre d'événement, c'est important de l'être", a-t-il poursuivi. "Il y a un intérêt un peu plus marqué pour ces deux journées du 16 et du 17 novembre", a précisé Laurent Nuñez. "Il y a des appels à manifester à Paris mais aussi en province et donc nous aurons un dispositif policier pour encadrer ses manifestations qui sont parfois déclarées, ça a été le cas à Paris samedi et dimanche, et intervenir s'il devait y avoir des dégradations ou des violences", a ajouté le secrétaire d'État à l'Intérieur qui a assuré que "le dispositif policier (prévu) est adapté à la connaissance que nous avons de la mobilisation"."Sur les Champs-Élysées, le préfet de police prendra évidemment un arrêté d'interdiction de manifestation ainsi que sur d'autres secteurs stratégiques de la ville de Paris, notamment au plus près des institutions", a encore indiqué Laurent Nuñez.Interrogé sur la crainte d'une synergie entre les Gilets jaunes et le mouvement de grève du 5 décembre, le secrétaire d'État a expliqué que si "le mouvement des Gilets Jaunes, il y a un an, était légitime", "ce mouvement a été entendu, plusieurs plans ont été mis en place". "Un certain nombre de leaders des Gilets jaunes appellent à une convergence des luttes, appellent à se greffer à cette journée du 5 décembre. Je ne sais pas ce qu'il en sera mais ce qui est certains c'est que les forces de l'ordre seront mobilisées pour protéger ceux qui veulent manifester dans le calme", a ajouté Laurent Nuñez.
Et si une nouvelle technique d'expertise criminelle déclenchait des charges nouvelles et de nouveaux interrogatoires ? C'est l'hypothèse que creuse Le Parisien.
Le Parisien rapporte que la juge Barbier en charge de l'instruction dans l'affaire Grégory attend toujours les résultats d'une expertise stylométrique. Mandatée en décembre, une société spécialisée dans le décèlement des plagiats planche actuellement sur les lettres des corbeaux et les compare avec les écrits saisis chez les suspects, dont les époux Jacob. Le principal apport de cette expertise est d'essayer de trouver des correspondances de vocabulaire ou d'expression, rapporte Le Parisien, qui explique que le terme "chef", utilisé par le corbeau pour exprimer sa haine du père de Grégory, sera particulièrement scruté. La lettre de la revendication du meurtre n'a jamais été attribuée et l'expertise, inédite, pourrait servir à apporter des "charges nouvelles et de nouveaux interrogatoires", selon une source proche de l'enquête citée par le quotidien. De nouvelles auditionsEn outre, les gendarmes préconisent l'audition de nouveaux protagonistes, dont Marie-Anne Laroche, soupçonnée d'avoir eu un "rôle prépondérant" dans l'affaire, ou encore son fils Sébastien, sur qui pèse des soupçons d'implication partielle. Quatre ex-journalistes pourraient aussi être entendus pour corroborer la déposition de Patrick F, un témoin crédible mais dont les dépositions ont laissé les enquêteurs perplexes.
Les photographies des deux cadavres flottant sur le ventre sur la rive mexicaine du fleuve ont fortement choqué l'opinion publique au Salvador et au Mexique.
Les images tragiques des corps d'un migrant et sa fille âgée de deux ans, noyés en tentant de passer clandestinement aux Etats-Unis depuis le Mexique, suscitaient mercredi l'indignation en illustrant les risques pris par les migrants pour traverser la frontière. Oscar Martinez Ramirez, un cuisinier âgé de 25 ans, avait fui le Salvador avec son épouse de 21 ans et leur fille. Ils étaient arrivés à Matamoros, dans l'Etat mexicain de Tamaulipas, la semaine dernière après avoir traversé tout le Mexique, selon un rapport de la justice mexicaine.La famille a décidé dimanche après-midi d'essayer de gagner à la nage la rive américaine du Rio Bravo -- le Rio Grande selon la terminologie américaine --, accompagnée d'un ami. Le père a pris l'enfant sur son dos en la calant à l'intérieur de son T-shirt pour traverser le fleuve. Mais, emportés par des courants violents, tous deux se sont noyés sous les yeux de la mère, laquelle a pu retourner en vie sur la rive mexicaine, selon les explications qu'elle a fournies aux autorités locales. Les deux corps ont été retrouvés lundi dans les environs de Matamoros, selon le rapport judiciaire.Au Mexique, le gouvernement est la cible de vives critiques ces derniers jours pour son attitude envers les migrants. Pendant le week-end, une photo de l'AFP montrant deux femmes et une fillette arrêtées par des membres lourdement armés de la Garde nationale mexicaine, au moment où elles tentaient de traverser le Rio Bravo pour gagner les Etats-Unis, a soulevé l'émotion. Le président mexicain de gauche Andres Manuel Lopez Obrador, au pouvoir depuis décembre, a démenti mardi qu'un ordre ait été donné aux militaires d'interpeller les clandestins dans le cadre de l'accord sur l'immigration récemment conclu avec Washington, contredisant ainsi des propos tenus la veille par le ministre de la Défense, Luis Cresencio Sandoval. Après la menace fin mai du président américain Donald Trump d'imposer des droits de douane sur tous les produits mexicains importés aux Etats-Unis si Mexico ne freinait pas la vague de migrants clandestins en provenance d'Amérique centrale, les deux pays étaient parvenus le 7 juin à un accord. Les États-Unis ont donné 45 jours au Mexique pour prendre des mesures. Mexico a d'ores et déjà déployé 15.000 hommes à la frontière nord et 6.500 à la frontière avec le Guatemala, au sud du pays.L'indignation est également vive côté américain, après les révélations par Human Rights Watch sur les conditions de vie sordides de 300 jeunes migrants dans un centre de détention du Texas près de la ville frontalière d'El Paso. Le centre a été vidé lundi. En pleine polémique, le chef par intérim de la police aux frontières, John Sanders, a annoncé sa démission.
Le sinistre a fait six blessés légers et a nécessité l'évacuation d'une dizaine de personnes, dont deux nourrissons, par échelles.
L'incendie a démarré vers 5 h du matin ce jeudi, près de la porte de Versailles, dans un bâtiment de six étages. D'après une information du quotidien Le Parisien, le feu aurait pris à fois depuis la cage d'escalier et le premier étage de cette résidence privée, rue Olivier de Serres. Les soldats du feu "ont été confrontés à un premier départ de feu au rez-de-chaussée, puis (...) à un deuxième, dans un appartement au premier étage", ont détaillé les pompiers ajoutant que "le bilan aurait pu être plus grave, étant donné qu'à cette heure-là les gens dorment et qu'ils auraient pu être victimes de la propagation des fumées" La piste criminelle envisagéeD'après Le Parisien, les pompiers ont dû procéder à dix sauvetages, huit adultes et deux nourrissons. Les six blessés légers, légèrement intoxiqués, ont été transférés vers les hôpitaux. Peu après que l'incendie a été maîtrisé, les techniciens du Laboratoire central de la préfecture de police et les enquêteurs du 3e DPJ (District de police judiciaire) ont pris le relais. D'après Le Parisien, citant une source policière, une bouteille d'essence aurait été retrouvée par les enquêteurs. Ces derniers auraient évoqué la piste d'un règlement de comptes expliquant que, d'après les premiers éléments, la famille visée, d'origine asiatique, avait déjà été la cible d'un incendie. Un commerce aurait également été visé. Les enquêteurs de la Police judiciaire ont ratissé les lieux et recueilli les premiers témoignages. L'enquête privilégie la "dégradation volontaire". L'incendiaire est activement recherché.
Plusieurs ONG d'aide aux réfugiés ont installé lundi devant le bâtiment du Reichstag à Berlin 13.000 chaises blanches pour réclamer l'évacuation des camps surpeuplés de migrants en Grèce, notamment celui de Moria, sur l'île de Lesbos, a constaté l'AFP.
Les 13.000 chaises symbolisent les personnes qui vivent dans des conditions sanitaires catastrophiques à Moria, le principal camp de migrants en Grèce, ont précisé les organisations Seebrücke, Sea-Watch, Campact et #LeaveNoOneBehind à l'origine de cette action.Situé près de la porte de Brandebourg, le Reichstag abrite le Bundestag, la chambre des députés allemands.Ces chaises doivent aussi rappeler que des communes et des Etats régionaux allemands, au premier rang desquels la ville de Berlin, se sont dits prêts à prendre en charge des migrants retenus dans ces camps insalubres sur les îles grecques."Le Bundestag était en vacaces d'été, la catastrophe humanitaire aux frontières extérieures de l'UE, elle, ne l'était pas", ont déploré ces ONG.Depuis le début de l'année seuls 465 migrants ont été évacués de ces camps vers l'Allemagne, en particulier des enfants malades et leurs familles.Berlin s'est pourtant engagé à en accueillir plus d'un millier."C'est absolument absurde quand on voit la souffrance sur place là-bas et la bonne volonté ici en Allemagne pour les prendre en charge", ont-elles ajouté.Plus de 12.700 personnes vivent entassées dans le camp de Moria, dont la capacité d'accueil est de 2.800 places.
Elle a été filmée lançant des projectiles sur les policiers.
Elle a été interpellée mardi 16 juin sans ménagement en marge de la manifestation des soignants à Paris, provoquant une polémique sur les réseaux sociaux. Une infirmière est accusée d'"outrage et jet de projectiles sur les forces de l'ordre""Une femme, infirmière de profession, a été interpellée pour outrage et jet de projectiles sur les forces de l'ordre", a indiqué une source policière alors que plusieurs vidéos de son interpellation circulaient sur Twitter. On y voit une femme portant une blouse blanche interpellée sans ménagement par les forces de l'ordre alors que des échauffourées ont éclaté à l'arrivée du cortège de 18.000 manifestants, selon les chiffres de la préfecture de police, sur l'esplanade des Invalides. Infirmière interpellée: que s'est-il passé ? (3) - 17/06par BFMTVSur certaines vidéos, on entend l'infirmière réclamer sa ventoline, un médicament utilisé par les personnes souffrant d'asthme. D'autres vidéos montrent la même personne quelques minutes avant son interpellation jeter des projectiles en direction des forces de l'ordre.Interrogé par le média "Là-bas si j'y suis", un porte-parole de la CGT 94, Benjamin Amar, a expliqué que l'infirmière, prénommée Farida, est infirmière au CHU Paul-Brousse de Villejuif et qu'elle travaille à l'AP-HP depuis 17 ans. "Elle a quasiment 52 ans, elle est mère de famille, a-t-il détaillé. Elle a été nassée, elle a eu des jets de lacrymo, ça l'a mise en colère.""Un policier atteint par un de ces projectiles déposera plainte" mercredi, a indiqué à la source policière. À la fin de la manifestation, la préfecture de police a fait état de 32 interpellations liées aux échauffourées. Un rassemblement réclamant la libération de l'infirmière, dans un contexte de dénonciation des violences policières en France, se tenait mardi soir devant le commissariat du VIIe arrondissement en présence d'Eric Coquerel, Mathilde Panot et Danièle Obono, députés de La France Insoumise. "Libérez Farida l'infirmière", a tweeté leur chef de file Jean-Luc Mélenchon.
A compter du 1er janvier 2025, les lave-linge neufs devront être munis de filtres anti-plastiques, destinés à empêcher le passage des fibres plastiques dans les eaux usées.
Lundi, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson réunit les fabricants de lave-linge pour préparer l'application d'une mesure adoptée dans la loi pour l'économie circulaire : l'installation de filtres à microfibres plastiques dans les machines à laver neuves. Dès le 1er janvier 2025, les appareils devront être munis de ces filtres, qui sont destinés à empêcher le passage dans les eaux usées des fibres plastiques microscopiques libérées par les vêtements au cours du lavage, explique-t-on au ministère de la Transition écologique. Les plastiques utilisés dans la confection (polyester, acrylique, élasthanne) libèrent des particules au lavage qui sont trop petites pour être filtrées dans les usines de traitement, et se retrouvent dans l'environnement et notamment dans les océans. Les microplastiques représenteraient entre 15% et 31% des 9,5 millions de tonnes de plastiques déversées chaque année en mer, selon des chiffres de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). La France est le premier pays au monde à légiférer sur cette source de pollution plastique, en imposant d'équiper les machines à laver de filtres à microplastiques d'ici 2025.Les professionnels techniques font part de "nombreuses questions techniques"En réunissant les industriels du secteur, ainsi que des porteurs de solutions technologiques de filtres et des ONG, Brune Poirson veut établir une feuille de route permettant d'atteindre l'objectif fixé. La secrétaire d'Etat veut inciter les fabricants à intégrer les filtres dans leurs appareils dès que possible, ce qui leur permettrait d'obtenir un bonus environnemental s'ils le font avant 2025.De leur côté, certains professionnels du secteur représentés notamment par le Gifam (Groupement des marques d'appareils pour la maison), invités au ministère lundi, affirment dans Le Parisien "comprendre" une telle disposition mais relèvent également qu'elle soulève "de nombreuses questions techniques, économiques et d'utilisation, tant pour les consommateurs que pour les industriels". Quelque 2,7 millions de lave-linge sont vendus en France chaque année, soit plus de 7.000 par jour, selon des chiffres du Gifam.
L'ex-président socialiste a salué mardi soir l'idée d'une banque européenne du climat proposée par son successeur dans sa tribune sur l'Europe. Il a par ailleurs souligné que certaines des promesses avancées pourraient se révéler difficiles à tenir.
Emmanuel Macron a décliné une batterie de propositions pour l'Union européenne, de la remise à plat de Schengen à la création d'une banque pour le climat, à moins de trois mois des élections, dans une tribune diffusée dans les 28 pays membres et adressée aux citoyens du continent. Le chef de l'État plaide notamment pour la mise en place d'une Banque européenne du climat. Une idée saluée mardi 6 mars par François Hollande. "C'est une idée qui a été lancée par (le climatologue) Jean Jouzel, et qui peut trouver sa traduction concrète dans les prochains mois, les prochaines années", a-t-il jugé sur le plateau de Quotidien, sur TMC. "Ça c'est une idée possible, parce ce qui est important c'est de savoir ce qui possible et ce qui ne l'est pas", a poursuivi l'ancien président de la République.Le socialiste a néanmoins mis en garde son successeur contre la faisabilité de ses promesses. "Sur les intentions je pense qu'il y en a de bonnes, après c'est une question de méthode. On a tellement dit (...) qu'on allait faire avancer l'Europe et rien ne s'est produit -et moi-même j'ai contribué aussi à ce type d'engagements, d'espérances-, et après on s'aperçoit que c'est beaucoup plus difficile parce qu'il y a des pays qui bloquent", a-t-il souligné. François Hollande a cité en exemple le "bouclier social", dont certains pays ne voudront pas selon lui. "La méthode est très importante dans cette affaire-là. Il faut savoir avec qui on va le faire", a-t-il insisté, développant à nouveau pour sa part l'idée d'une Europe à deux vitesses, où la France et l'Allemagne, éventuellement rejointes par d'autres pays, iraient plus loin dans le rapprochement de leurs politiques. Ségolène Royal, ancienne ministre de l'Écologie de François Hollande, a de son côté salué mercredi cette tribune, un "texte à la fois bienvenu, rassembleur et imaginatif".
HOMMAGE POPULAIRE - Le couple, dont les apparitions publiques sont très rares, est arrivé ensemble à l'église de la Madeleine, à Paris, pour l'hommage religieux à Johnny Hallyday, samedi 9 décembre.Après une descente des Champs Elysées, le cercueil de Johnny Hallyday, décédé mercredi à 74 ans, est arrivé à l'église de la Madeleine vers 12h50 pour une cérémonie religieuse. Des nombreuses personnalités politiques et de la culture ont fait le déplacement pour assister à l'hommage religieux ce samedi, dont l'ex-président François Hollande, accompagné de Julie Gayet.
Il s'agirait de la première apparition officielle du couple à la télévision, selon une journaliste de LCI.Les apparitions publiques de François Hollande et de Julie Gayet sont rares, et cela même depuis que ce dernier à quitté l'Elysée.François Hollande avait rendu hommage mercredi à un artiste qui "avait réussi à se faire aimer de toutes les générations, jusqu'à devenir un élément de notre patrimoine national".ÉLOGE FUNÈBRE D'EMMANUEL MACRONDes dizaines de milliers de fans ont accueilli le cortège funéraire de Johnny Hallyday. Son épouse Laeticia, lunettes noires, et ses deux fillettes, Jade et Joy, marchaient derrière le corbillard, sous la clameur de la foule, avant l'arrivée à l'église de la Madeleine. Son ex-femme Sylvie Vartan, son fils David Hallyday, son ancienne compagne Nathalie Baye et sa fille Laura Smet avaient déjà pris place dans l'église. Sont présents également Françoise Nyssen la ministre de la Culture, Nicolas Sarkozy, qui a essuyé une larme, accompagné par son épouse Carla Bruni, ainsi que le Premier ministre Edouard Philippe. On pouvait également y voir son ami, "son frère", Eddy Mitchell, et d'autres proches parmi lesquels Jean-Louis Aubert, Mimie Mathy, Orlando, Michael Youn, Nagui, Salvatore Adamo, Mathilde Seigner.Emmanuel Macron, qui était accompagné de son épouse Brigitte, a prononcé l'éloge funèbre de l'"idole des jeunes", sur le parvis de l'église, avant la cérémonie religieuse. L'écrivain Philippe Labro s'est ensuite s'exprimé pendant l'office, tout comme Daniel Rondeau. Comme le lieu ne peut accueillir que 1.100 personnes, la cérémonie est retransmise sur de grands écrans et à la télévision.
C'est une plaisanterie qui ne passe pas. Samedi soir, Nadine Morano a violemment taclé Laurent Ruquier sur Twitter après la diffusion d'une parodie dans l'émission On n'est pas couché sur France 2.
Toujours très active sur les réseaux sociaux, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy n'a pas pris de pincettes pour répondre à Laurent Ruquier après la diffusion d'une parodie quelques minutes plus tôt dans On n'est pas couché. "Pas besoin de s'expatrier, selon la rumeur @ruquierofficiel aurait enfin le courage de se présenter à une élection plutôt que de bavasser sur les élus il est attendu à Trécon", a écrit la députée européenne sur son compte Twitter samedi soir.Comme toutes les semaines, Laurent Ruquier revisite l'actualité. Cette semaine, il s'est ainsi attardé sur la possible candidature de Manuel Valls à la mairie de Barcelone en 2019 et a imaginé d'autres candidatures plus improbables dans une parodie de JT. Le présentateur annonce ainsi l'élection de Nicolas Julot à Ushuaïa, la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidence du Venezuela ou celle de Jérôme Cahuzac à la mairie de Singapour. Et le présentateur de finir : "Malgré la rumeur, Nadine Morano ne se présentera pas à la mairie de Kaunas, en Lituanie". Si l'orthographe est bien différente, la prononciation reste la même. Après cet accrochage, Nadine Morano n'est pas prête de remettre les pieds sur le plateau d'On n'est pas couché. Déjà en 2015, la députée européenne avait été au cœur de la polémique après son passage dans l'émission en parlant de la France comme "un pays de race blanche". Des propos qui lui avait notamment valu de perdre son investiture dans le département de la Meurthe-et-Moselle.À l'époque, Laurent Ruquier avait également été critiqué pour cette prise de parole. Accusé de faire le jeu de l'extrême droite, il avait tenu à répondre : "Je rappelle que si on l'a invitée, c'est parce qu'elle était quand même candidate aux primaires du parti Les Républicains. C'est absolument normal de l'inviter. Je rappellerai aussi que ça faisait plus de trois ans que Nadine Morano ne s'était pas installée dans ce fauteuil, car elle n'a jamais souhaité affronter Aymeric Caron".
Pour leur manifestation de rentrée après une longue pause, les "gilets jaunes" n'ont pas réussi, en pleine épidémie de coronavirus, à mobiliser massivement samedi et les maigres cortèges ont été émaillés de heurts.
Ils étaient 8.500 rassemblés samedi en France, dont 2.500 à Paris, selon le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin en déplacement à la préfecture de police de Paris."Ces manifestations ont pu se tenir dans un calme qui permet à l'ordre républicain d'être tenu", a-t-il déclaré.Dans le nord-ouest de la capitale, proche de la place Wagram, lieu de rassemblement, des affrontements ont éclaté tout au long de l'après-midi entre manifestants et forces de l'ordre.Des poubelles ont été incendiées, le mobilier urbain renversé et deux voitures ont été brûlées. De leur côté, les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants sortis du parcours autorisé par la préfecture. A 20H00, 287 personnes avaient été interpellées (dont 275 dans la capitale) et selon le parquet de Paris, 147 personnes étaient en garde à vue."Le mouvement est mort, je le dis clairement, mais on est là car rien à perdre. C'est un peu un baroud d'honneur", a confié Michael, "gilet jaune" parisien de 43 ans.Dans les rangs clairsemés, reviennent dans les conversations la déception de la faible participation du jour et l'évocation nostalgique des souvenirs des grandes manifestations passées."Pouvoir remplir son frigo dignement", "Demain le ciel sera jaune", clament les pancartes du second cortège. Partis dans le calme depuis la place de la Bourse, les manifestants - quelques centaines - devaient rejoindre la porte de Champerret.C'est ce cortège que Jean-Marie Bigard a tenté de rallier vers 10H00 avant de devoir fuir sous les huées des manifestants. Ce soutien médiatique des "gilets jaunes" s'est désolidarisé cette semaine d'une des figures du mouvement, Jérôme Rodrigues, qui avait assimilé les policiers à "une bande de nazis".Chahuté, insulté, l'humoriste s'est réfugié un moment dans un restaurant de la place, expliquant qu'il s'agissait d'une "mauvaise interprétation".Né il y a presque deux ans, le 17 novembre 2018, le mouvement citoyen des "gilets jaunes", anti-élites et qui lutte pour davantage de justice fiscale et sociale, cherche son second souffle. Il avait réussi la première année à secouer la France, entre occupations de ronds-points et manifestations parfois violentes, dont les images ont fait le tour du monde.- "La colère sociale ne s'étreindra pas" -Le préfet de police Didier Lallement avait confirmé lors d'un point presse samedi matin sur les Champs-Elysées barricadés pour la journée, la présence, dès ce samedi, d'un "superviseur" pour chaque porteur de LBD afin d'aider "à la maîtrise et au bon usage" de cette arme. Par ailleurs, les anciennes grenades à main de désencerclement (GMD) ont été remplacées par un nouveau modèle, réputé moins dangereux, conformément aux annonces du ministre de l'Intérieur vendredi.Dans la matinée, une trentaine de "gilets jaunes" ont brièvement pénétré dans le parking et le hall du siège de BFMTV, à Paris, prenant à partie des journalistes et bousculant des agents de sécurité. La direction de la chaîne a déposé plainte.Dans le centre de Toulouse, plusieurs centaines de "gilets jaunes" étaient au rendez-vous malgré l'interdiction de manifester pour raison sanitaire. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène, tout comme à Lyon où la manifestation était aussi interdite.A Colmar, entre 100 et 150 "gilets jaunes" ont posé à l'aide d'une échelle un grand masque jaune sur le visage de la Statue de la liberté, une réplique installée sur un rond-point à l'entrée de la ville.A Bordeaux, ancien bastion des "gilets jaunes", la manifestation a rassemblé 500 personnes dans le calme. "Tant que la colère sociale sera là, tant que les gens seront de plus en plus précaires, la colère sociale ne s'éteindra pas", a estimé masque sur le nez, Antoine Boudinet, figure locale du mouvement après avoir eu la main arrachée par une grenade lacrymogène, en marge d'une manifestation.
Pressentie pour le poste de ministre de l'écologie, bien qu'elle nie avoir été contactée, Laurence Tubiana a annoncé ne pas vouloir rejoindre un "gouvernement technocratique".
"L'écologie n'est pas une option", a assuré Jean Castex sur le plateau de TF1, au soir de sa nomination à Matignon, vendredi 3 juillet. Peinant à convaincre de son attachement à l'écologie, le Premier ministre cherche un ministre capable de répondre aux attentes des Français, exprimées lors des élections municipales. Et ce ne sera pas Laurence Tubiana, qui a balayé l'idée d'un revers de main. Cheville ouvrière de la Cop21 et de la Convention citoyenne pour le climat, elle "ne souhaite pas" entrer au gouvernement, a-t-elle indiqué samedi 4 juillet à l'AFP, alors que son nom était évoqué dans la presse pour le ministère de l'Ecologie. "Je ne crois plus à la politique des petits pas", a-t-elle souligné. "Il me semble que je suis plus utile là où je suis et en étant vigilante sur la mise en œuvre des pistes" avancées par la Convention citoyenne."Je n'ai pas eu de contacts" pour entrer au gouvernement, a aussi assuré cette universitaire et diplomate, respectée dans la sphère environnementale.La nomination de Jean Castex, issu de la droite, au poste de Premier ministre, a-t-elle joué dans sa position? "Je ne peux pas le dire. Je ne le connais pas. C'est un homme sans doute sérieux et responsable", mais ce "n'est pas une figure de référence dans les domaines qui me mobilisent"."Un gouvernement plus technocratique, ce n'est pas ce que je cherche", dit encore "cette femme de gauche et écologiste", qui souhaite continuer sa "réflexion sur une feuille de route et une plateforme" qui mettrait la "justice sociale" au cœur de la transformation écologique.
L'acteur espagnol Antonio Banderas, qui avait annoncé il y a deux semaines avoir été diagnostiqué positif au coronavirus, a annoncé mardi en être guéri.
"Après 21 jours de confinement discipliné, je peux dire que j'ai surmonté l'infection au Covid-19. Je suis guéri", a-t-il écrit sur son compte Twitter."Toutes mes pensées pour ceux qui n'y sont pas parvenus et pour ceux qui l'ont vécu pire que moi. Courage à tous ceux qui sont en pleine lutte" contre le virus, a ajouté l'acteur du "Masque de Zorro" ou d'"Entretien avec un vampire".Antonio Banderas avait annoncé le 10 août, le jour de ses 60 ans, qu'il se trouvait en quarantaine après avoir été diagnostiqué positif au coronavirus, tout en précisant aller "relativement bien" et être seulement un peu "fatigué".Récompensé par de nombreux prix au cours de sa longue carrière, Antonio Banderas a été nommé pour la première fois aux Oscars pour son huitième film dirigé par le réalisateur espagnol Pedro Almodovar, "Douleur et Gloire", sans remporter la statuette. Mais le film lui a valu un prix d'interprétation au festival de Cannes en 2019.
Franck Dubosc le martèle à longueur d'interviews, il ne fera pas de Camping 4. Les aventures des campeurs des flots bleus s'arrêteront donc au troisième volet et c'est suffisant pour Mylène Demongeot qui joue Madame Pic, la femme du personnage incarné par Claude Brasseur depuis le premier film en 2006.
"C'est une bonne comédie populaire, qui met en valeur Franck Dubosc. Le premier avec Lanvin était très bien, le deuxième était déjà un peu moins bien et le troisième est un hommage à Dubosc. C'est très bien pour lui, donc nettement moins pour moi", lance-t-elle dans une interview accordée au site de BFMTV. Même si, avec plus de 3 millions de spectateurs, le 3e volet reste un succès cinématographique de 2016, l'actrice de 81 ans déplore que de nombreuses scènes aient été coupées au montage. "Je pense que si Fabien Onteniente, le réalisateur de Camping, avait eu le courage de montrer son film, plutôt que le film de Franck Dubosc, il aurait peut-être fait plus d'entrées. Ce que je lui ai dit. Je lui ai même proposé d'ajouter la version longue au DVD, la version du metteur en scène, comme ça le public aurait pu voir les deux. Et il ne l'a même pas fait", dénonce la comédienne.
Le leader du groupe L'Affaire Louis' Trio, Hubert Mounier, s'est éteint ce lundi à l'âge de 53 ans, d'une crise cardiaque. L'annonce de sa mort a été faite par son ami Benjamin Biolay sur son compte Instagram.
"Mon ami. Mon grand frère. Mon profes­seur de chan­son. Tu vas me manquer atro­ce­ment, génie. Je t'aime", a-t-il écrit, avant de préciser : "Il nous a quittés ce matin. Qu'il repose en paix et tâchez d'être plus déli­cat si vous commen­tez. S'il vous plait. Bien à vous". Hubert Mounier s'était fait connaître avec le groupe L'Affaire Louis' Trio, fondé en 1982 avec son frère Vincent. Ils avaient ensemble décroché une victoire de la musique pour l'album "Chic Planète". En 1999, le groupe se sépare et Hubert Mounier se lance alors dans une carrière solo, avec l'aide de son grand ami Benjamin Biolay. En parallèle, Hubert Mounier réalisait des bandes dessinées."Chers tous, c'est avec la plus profonde tristesse que je vous annonce le décès d'Hubert survenu ce matin des suites d'une rupture aortique foudroyante. De nous deux c'est lui qui savait faire chanter les mots, j'ai du mal à trouver les miens pour vous dire l'immensité de notre peine" a écrit sa compagne Gaëlle, sur la page Facebook du chanteur.L'Affaire Louis' Trio aura sortie 7 albums entre 1987 et 1998. En 1993, il avait connu un grand succès avec l'album « Mobilis in mobile », concept album rendant hommage à Jules Verne.
L'ancien ministre et ex-député de droite Bernard Debré est mort à l'âge de 75 ans, a déclaré à l'AFP son frère Jean-Louis Debré, confirmant une information du Point qui évoque un dècès dû à un cancer.
Grand médecin, Bernard Debré était membre d'une importante famille politique de la Ve république: il est le fils de Michel, qui fut le premier Premier ministre du général de Gaulle, et le frère jumeau de Jean-Louis, également ancien ministre et ex-président UMP (devenu LR) de l'Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel."J'apprends avec tristesse le décès de mon collègue Bernard Debré. C'était un homme droit qui n'avait pas la langue dans sa poche, un grand médecin, un gaulliste. Toutes mes condoléances à ses proches", a immédiatement réagi, au sein de sa famille politique, le député du Vaucluse Julien Aubert."Un esprit libre, indépendant et profondément engagé au service des autres, tant dans son parcours médical que politique", a également salué le maire de Nice Christian Estrosi.Bernard Debré fut à partir de 1986 député d'Indre-et-Loire, département dont il a été conseiller général (RPR, devenu UMP puis LR) de 1992 à 1994.Il a été également ministre de la Coopération dans le gouvernement d'Edouard Balladur (1994-1995) et maire d'Amboise de 1992 à 2001 et député de Paris.Bernard Debré était aussi un grand nom de la médecine: chirurgien, professeur d'université, il fut chef du service d'urologie de l'Hôpital Cochin où fut notamment soigné le président François Mitterrand.Il est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment de réflexion sur l'éthique médicale: "La France malade de sa santé" (1983); "Le Voleur de la vie, la bataille du Sida" (1989); "Avertissement aux malades, aux médecins et aux élus" (2002); "Nous t'avons tant aimé. L'Euthanasie, l'impossible loi" (2004).Chevalier de la Légion d'honneur, il était marié et père de quatre enfants.
"Si on devient une +enclave+ comme c'est prévu, ce sera un cauchemar", craint Efrat Dahan, mère de famille vivant à Otniel, colonie juive où plusieurs habitants redoutent comme elle les conséquences du projet controversé d'annexion de pans de la Cisjordanie par Israël.
Le gouvernement d'union dirigé par Benjamin Netanyahu doit présenter à partir du 1er juillet sa stratégie pour mettre en œuvre le plan américain pour le Proche-Orient, qui prévoit l'annexion par Israël de la vallée du Jourdain et des colonies juives de Cisjordanie occupée.Dans ces colonies, plusieurs se sont opposés au plan car il prévoit la création d'un Etat palestinien sur ce que certains colons considèrent comme des terres bibliques du peuple juif. Mais, au cours des dernières semaines, une nouvelle préoccupation a émergé chez les colons: le "mapping". La carte.Si la majorité des quelque 130 colonies israéliennes forment une sorte de chapelet, reliées par la route dans des zones déjà sous contrôle militaire israélien, d'autres, comme Otniel, située au sud de Hébron, se retrouveraient isolées dans le futur Etat palestinien tel qu'envisagé par le plan américain."On ne pourra pas sortir sans escorte militaire, il y aura plus de bombes, plus de tirs, de pierres, de cocktails Molotov, la police palestinienne n'aura que faire de nous, on aura très peur, mais on sait que Dieu est avec nous", poursuit Efrat, 37 ans qui s'extrait du petit parc à toboggans avec ses enfants. Près d'une vingtaine de colonies sont concernées, selon Yochai Damri, le président du Conseil régional de Hébron, qui déplore "un manque de logique", avec, dit-il, entre autres critiques, des détours pour rejoindre Israël par la route. "Otniel est ici", note-t-il en désignant du doigt sur une grande carte en papier posée au sol et qui est, selon lui, fidèle à celle présentée dans le projet de l'administration Trump."Tout ce que nous voyons en rouge, c'est l'Etat palestinien, et (là) ce sont des enclaves dans l'Etat".- "Péril" -A partir des années 1970, Israël a commencé à établir un réseau de colonies en Cisjordanie. Illégale au regard du droit international, la colonisation a continué de s'étendre encouragée par les gouvernements successifs israéliens, et rendant à chaque fois moins viable la "solution à deux Etats" prônée par la communauté internationale.Au cours de la dernière décennie, la population des colonies a bondi de 50%: un total de 450.000 personnes y vivent désormais, au côté de quelque 2,7 millions de Palestiniens."Nous avons été envoyés ici par l'État d'Israël", clame M. Damri ,dont les parents ont fondé Otniel, une colonie religieuse d'environ 1.000 habitants, il y a près de 40 ans.Mardi, M. Damri a rencontré Benjamin Netanyahu avec d'autres représentants de colonies pour faire part de leurs inquiétudes quant à la création d'un Etat palestinien, bien que sur un territoire réduit et sans Jérusalem-Est pour capitale, et sur le tracé de l'annexion en cours de réalisation côté israélien.Yochai Damri qualifie de "justice historique" le projet d'annexion car rattachant des terres de Judée-Samarie, nom biblique de la Cisjordanie, à Israël. "Mais nous voulons vérifier que (...) nous ne serons pas mis en péril" par ce plan, ajoute l'homme qui garde en mémoire la mort, en 2016, de Dafna Meïr, poignardée à mort devant ses enfants, chez elle, à Otniel, par un jeune Palestinien. - Troisième Intifada? - Selon un sondage publié par l'Institut démocratique d'Israël, centre de recherche basé à Jérusalem, si 50% des Israéliens appuient le projet d'annexion, 58% pensent également qu'il pourrait mener à une troisième intifada -soulèvement palestinien-, après celles 1987-1993 et 2000-2005."J'ai construit cette maison dans laquelle j'ai énormément investi, je travaille très dur pour subvenir aux besoins de ma famille, je veux savoir ce qui va se passer", confie Assaf Fassi, homme d'affaire au style décontracté qui a planté des arbres fruitiers dans son jardin."On ne sait pas si on va pouvoir construire, si on va pouvoir se développer, si mes enfants pourront vivre ici", explique l'homme qui a gardé des traces de la seconde intifada --il avait été grièvement blessé en 2002 lorsque des Palestiniens s'étaient introduits à Otniel, tuant quatre de ses amis.Ces jours-ci, à Jérusalem et dans les colonies, les yeux sont aussi tournés vers les Etats-Unis: une défaite de Donald Trump à la présidentielle de novembre pourrait saper le soutien américain au projet d'annexion d'où, selon des analystes, la courte fenêtre de tir d'environ six mois.Dans un entretien au journal israélien Haaretz, David Elhayani, le président du Conseil de Yesha, ne s'est lui pas montré tendre avec M. Trump.Aussitôt rabroué par Benjamin Netanyahu, le leader des colonies ne s'est pas tu pour autant. Le plan actuel est une "sentence de mort" pour des colonies isolées comme Otniel, a-t-il estimé.
Vendredi, pendant que la forêt amazonienne continue de brûler, Emmanuel Macron s'est opposé au traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur en affirmant que le président brésilien Jair Bolsonaro avait "menti" sur ses engagements environnementaux. Une décision du président français saluée par le monde agricole et Nicolas Hulot, son ancien ministre de la Transition écologique.
La décision d'Emmanuel Macron ne passe décidément pas inaperçue. Si Jair Bolsonaro, climato-sceptique déclaré, n'a pas hésité à parler de "mentalité colonialiste dépassée" pour commenter le choix du président français de s'opposer au traité de libre-échange controversé entre l'Union européenne et le Mercosur, d'autres se félicitent des mots employés par le locataire de l'Elysée.Toujours très apprécié des Français un an après sa démission du gouvernement, Nicolas Hulot, premier du sondage BVA pour Orange, RTL et La Tribune dévoilé ce vendredi et qui analyse la côte d'influence des personnalités politiques, l'ancien ministre de la Transition écologique s'est réjoui de l'annonce faite par Emmanuel Macron. "L'annonce d'Emmanuel Macron de s'opposer à accord de commerce avec Mercosur est une 1ère étape essentielle, a tweeté Nicolas Hulot. Elle doit être suivie de sanctions commerciales interdisant importations de produits agricoles brésiliens pour tenter de stopper la déforestation." Eux aussi défavorables à l'accord de libre-échange UE-Mercosur (qui regroupe le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay), signé fin juin après vingt ans de tractations acharnées, les agriculteurs n'ont pas non plus tardé à saluer l'annonce du président français. "Je salue la décision de sagesse d'Emmanuel Macron de bloquer la signature de l'accord Mercosur. Les arguments de la FNSEA ont été entendus", a réagi Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, le premier syndicat agricole français, qui s'oppose également au CETA, un autre accord signé par les Européens avec le Canada.Dans la foulée, la FNSEA a développé sa pensée via un communiqué de presse commun avec les Jeunes agriculteurs (JA). "Pour la FNSEA et les JA, cette décision doit constituer une réelle prise de conscience de la part de nos décideurs politiques pour bâtir un commerce international qui se base sur des règles de concurrence loyales et transparentes." Pour les agriculteurs français, l'accord UE-Mercosur permettrait de mettre sur le marché européen des produits ne respectant pas les mêmes normes qu'en France et en Europe.Reste désormais à savoir quelle sera l'attitude du Brésil et des autres pays membres du Mercosur. Alors que la forêt amazonienne, déjà maltraitée par la déforestation, ne cesse de brûler, l'Europe et Emmanuel Macron souhaitent des engagements forts en termes d'environnement. C'est la raison pour laquelle les pays signataires de l'accord UE-Mercosur devaient s'engager à respecter l'accord de Paris sur le climat afin de "promouvoir la contribution positive du commerce vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre."
Pour cette figure de la première heure des "gilets jaunes", qui a délaissé les manifestations pour se lancer en politique, le mouvement a été infiltré par les extrêmes.
Jacline Mouraud dresse un constat clair : pour elle, des groupes extrémistes se sont introduits au sein des "gilets jaunes". Interrogée par France Info vendredi 8 février, la Bretonne, qui s'était rendue célèbre grâce à son coup de gueule contre la hausse des prix des carburants, en octobre dernier, a affirmé que le mouvement était "complètement noyauté par l'ultradroite et l'ultragauche". Elle réagissait à une enquête, diffusée par la station, qui dévoile comment des proches de l'extrême droite sont devenus des leaders au sein des "gilets jaunes"."Aiguillonner" le mouvementPour réduire l'influence de ces éléments, Jacline Mouraud appelle à une prise de conscience collective. "Il faudrait que les gens qui sont manipulés par ces extrêmes reconnaissent qu'ils le sont", a estimé celle qui s'est détachée de la mobilisation pour fonder son parti politique, Les émergents, à la fin du mois dernier. "Si on leur disait qu'ils sont manipulés par l'extrême droite et l'extrême gauche, est-ce qu'ils (les manifestants, NDLR) continueraient à descendre dans la rue tous les samedis ?", a-t-elle lancé. Dans son enquête, France Info explique que plusieurs figures de l'extrême droite ont tenu une réunion le 19 janvier dernier à Rungis (Val-de-Marne) pour établir une stratégie afin d'"aiguillonner" les "gilets jaunes".Ancien du Front nationalParmi les participants, figuraient l'essayiste Alain Soral, proche de Dieudonné, ainsi que Hervé Ryssen, auteur de plusieurs ouvrages antisémites, ou encore Yvan Benedetti, ancien du Front national et ex-président de l'Œuvre française, un mouvement dissous par les autorités en 2013. "Il faut, non pas tenter de récupérer les 'gilets jaunes'. Mais il convient d'aiguillonner le mouvement, d'orienter le mouvement, parce que les révoltes sont stériles. Seules les révolutions sont salvatrices. Nous sommes rentrés en période révolutionnaire", aurait notamment déclaré Yvan Benedetti à l'assistance. La politique peut-elle diviser les Gilets jaunes ?par CNEWSAveu de faiblesseAdmettre que des groupes extrémistes sont à la manoeuvre "serait un aveu de faiblesse" pour les manifestants, a estimé Jacline Mouraud vendredi. "Je suis très dubitative quand j'entends dire que le gouvernement ne prend pas ça au sérieux, parce que c'est très grave ce qui est en train de se passer", a-t-elle insisté.
Elles ne se taillent pas la part du lion, mais les réalisatrices seront plus nombreuses sur le Lido. Trois ans après "#MeToo", la Mostra de Venise s'efforce de se féminiser, signe que le mouvement contre le harcèlement et pour la parité continue de transformer le monde du cinéma.
Plutôt en retard sur Cannes et Berlin à ce sujet, le plus ancien festival du monde, dont le jury sera présidé pour cette 77e édition par Cate Blanchett, semble décidé à tourner la page: en 2018, la Mostra avait été critiquée pour n'accueillir qu'une seule réalisatrice en compétition, et l'an dernier la sélection de Roman Polanski pour "J'accuse", malgré les accusations de viol à son encontre, avait suscité la controverse.Le réalisateur avait fait le parallèle entre l'histoire de son film et sa propre vie, s'estimant lui aussi "persécuté". Le long-métrage avait finalement reçu le Grand Prix du jury, le deuxième plus prestigieux après le Lion d'Or.Cette année, sur les 18 films en compétition sur la lagune, huit ont été tournés par des femmes, une augmentation vertigineuse par rapport à l'an dernier: elles n'étaient alors que deux.Parmi les réalisatrices qui pourraient reprendre le flambeau de Sofia Coppola, dernière femme à avoir décroché le Lion d'Or il y a 10 ans, la Française Nicole Garcia et la sino-américaine Chloé Zhao. Mais aussi une Italienne, Susanna Nicchiarelli, qui promet de se pencher sur les convictions féministes de la fille cadette de Karl Marx, Eleanor, dans "Miss Marx", ou la Norvégienne Mona Fastwold, qui veut explorer dans "The World to come" l'amour entre deux femmes, mariées chacune de leur côté, dans l'Amérique rurale du XIXe siècle.Attendu sur un sujet toujours brûlant dans le monde du cinéma, le directeur artistique de la Mostra Alberto Barbera a pris soin de préciser que tous les films étaient "choisis pour leur qualités, et non par des procédures liées au genre". En clair, pas question de passer par des quotas.En dehors de la compétition pour le Lion d'Or, l'effort est moins frappant (28,1% de films réalisés par des femmes parmi l'ensemble de ceux qui seront projetés), mais M. Barbera a souligné que moins d'un quart (22,4%) des films reçus par les sélectionneurs étaient l'oeuvre d'une réalisatrice.- Prix "non-genrés" à Berlin -Au-delà des chiffres, la décision du festival italien de confier la présidence du jury, pour la deuxième année consécutive, à une actrice, Cate Blanchett, a une portée symbolique: l'Australienne est devenue ces dernières années l'une des figures de proue de la lutte contre le harcèlement sexuel en lançant avec d'autres célébrités comme Natalie Portman et Meryl Streep la fondation "Time's Up" ("C'est fini") pour aider les victimes.L'actrice avait déjà présidé le jury du festival de Cannes en 2018, en pleine tempête #MeToo, un combat né des nombreuses accusations d'agression sexuelle et de viol contre le producteur américain Harvey Weinstein. Elle avait profité de cette tribune pour faire avancer les aspirations à plus d'égalité, montant les célèbres marches cannoises parmi 82 femmes du 7e Art en faveur de l'égalité.Deux ans après, les lignes ont bougé, aussi bien aux Etats-Unis, où Weinstein a été condamné au printemps à New York à 23 ans de prison pour viol et agression sexuelle, que dans de nombreux autres pays, dont la France, où la parole se libère.Et comme Venise cette année, les festivals affichent leur volontarisme. Plus de 100 d'entre eux, dont la Mostra, Cannes, Toronto ou Locarno ont signé la charte d'engagement "50/50" pour la parité et la diversité, lancée par un collectif français.Et les choses continuent d'évoluer: la Berlinale a annoncé cette semaine qu'elle ne séparerait plus les prix d'interprétation par sexe afin d'éviter toute hiérarchie entre hommes et femmes. Un passage vers des prix "non-genrés" que la Mostra n'a, a priori, pas prévu de franchir cette année.
L'élue de l'Oise a déjà été mise en garde à plusieurs reprises par le parti présidentiel pour certaines de ses prises de position.
La députée La République en marche (LREM) Agnès Thill, opposée à l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA), a estimé jeudi 17 janvier que "l'absence de genre dans le mot parent favorise l'éclosion d'écoles coraniques". Des propos condamnés par des élus de son groupe. La députée de l'Oise, mise en garde à plusieurs reprises par LREM pour certaines de ses prises de position, a jugé que le rapport de la mission de l'Assemblée nationale sur la bioéthique franchissait une "ligne rouge" dans certaines de ses recommandations.Dans une lettre adressée à ses collègues du groupe majoritaire, elle estime notamment qu'accepter dans la future révision de la loi le "parent d'intention" - le parent n'ayant pas de lien biologique avec l'enfant - "permet la multiplication des parents" et que le mot parent "n'a alors plus aucun sens". "Il en découle politiquement, que cette absence de genre dans le mot parent favorise l'éclosion d'écoles coraniques et le départ de nos élèves vers celles-ci", écrit cette ancienne directrice d'école."Un tapis de sottises""Nos amis musulmans, que nous savons opposés à cet éloignement progressif des concepts de père-mère, homme-femme (...) ne vont point dans la rue, ni dans les urnes, pour exprimer leur conception. Mais ils vivent en créant un monde parallèle dans la République, où les choses sont comme ils veulent (...) Il n'y a pas, chez nos amis musulmans, de parent 1 et de parent 2", ajoute la députée, qui cite dans sa lettre parmi les experts à s'être prononcés sur l'extension de la PMA, "juristes", "scientifiques", "associations" mais aussi "francs-maçons"."Marre qu'une députée @LaREM puisse prononcer des propos homophobes et islamophobes aussi librement... Le courrier reçu par mes collègues et moi-même est un tapis de sottises qui stigmatise inutilement deux minorités. En France, il n'y a pas de 'parallèle' à la République", a réagi sur Twitter Laurence Vanceunebrock-Mialon, députée LREM.Sur Liberation.fr, Marie Lebec, porte-parole du groupe LREM, a dénoncé une lettre "caricaturale, comme Agnès Thill peut l'être". LREM avait, en novembre, mis une "dernière" fois en garde Agnès Thill "contre les excès" de ses "prises de position publiques", après des propos concernant un supposé "lobby LGBT à l'Assemblée nationale"."Aucun propos homophobe ni islamophobe"L'élue de l'Oise avait ensuite dit assumer ses critiques sur l'extension de la PMA récusant toute "homophobie", ce qu'elle à nouveau fait jeudi sur Twitter. "Aucun propos homophobes ni islamophobes dans ma contribution" (sic), a-t-elle répondu à Laurence Vanceunebrock-Mialon.Rédigé par le député LREM Jean-Louis Touraine, le rapport de la mission sur la bioéthique, qui vise à préparer le débat législatif, a proposé des changements majeurs en matière de bioéthique. Parmi eux, l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, et l'autorisation de la PMA post-mortem (la conjointe d'un homme décédé aurait le droit de se faire inséminer avec son sperme, congelé avant son décès).
De nombreux Canadiens suivent avec "stupéfaction et horreur" les scènes de violences après la mort d'un Noir aux Etats-Unis, a estimé le Premier ministre Justin Trudeau, appelant ses concitoyens à lutter contre le racisme au Canada.
"De nombreux Canadiens de toutes origines regardent les informations en provenance des Etats-Unis avec stupéfaction et horreur", a souligné M. Trudeau dans un rare commentaire sur la situation chez le voisin américain. "Le racisme est réel: il est présent aux Etats-Unis mais aussi au Canada", a-t-il ajouté lors de son point presse quotidien.Justin Trudeau a appelé les Canadiens à faire preuve de "solidarité les uns envers les autres", "que ce soit contre le racisme anti-noir ou le racisme anti-asiatique", a-t-il insisté. Le Premier ministre avait fustigé la semaine dernière la montée des agressions contre des Canadiens d'origine asiatique, qui se sont multipliées ces derniers mois en raison de l'épidémie de coronavirus."Nous savons que tous les jours des gens sont confrontés à de la discrimination systémique, des préjugés inconscients, à du racisme anti-noir" et anti-asiatique, a-t-il poursuivi. "Nous devons faire mieux (...) nous avons du travail à faire ici".De l'autre côté de la frontière, des milliers de personnes réclament justice après la mort de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans qui, selon une vidéo devenue virale, semble avoir été asphyxié lundi soir par un policier lors d'une interpellation musclée.Cinq cents soldats de la Garde nationale étaient à pied d'œuvre vendredi matin pour rétablir le calme à Minneapolis, au Minnesota, après une nouvelle nuit de violences durant laquelle un commissariat a été incendié et une trentaine de commerces pillés.
A l'issue d'un long parcours chaotique, le Parlement s'apprête à adopter mercredi, via un ultime vote de l'Assemblée nationale, la proposition de loi de Laetitia Avia (LREM) visant à "mettre fin à l'impunité" de la haine en ligne, synonyme de "censure" selon ses détracteurs.
Selon les députés LREM, "les contenus haineux, déjà trop présents sur la toile, ont significativement explosé ces dernières semaines" durant le confinement et "nous montrent, une nouvelle fois, l'urgence de réguler les réseaux sociaux".Sur le modèle allemand, plateformes et moteurs de recherche auront l'obligation de retirer sous 24 heures les contenus "manifestement" illicites, sous peine d'être condamnés à des amendes jusqu'à 1,25 million d'euros. Sont visées les incitations à la haine, la violence, les injures à caractère raciste ou encore religieuses.Le Sénat dominé par l'opposition de droite s'est opposé à cette mesure phare. "Pas question de confier la police de notre liberté d'expression aux GAFA" (Google, Amazon, Facebook et Apple), selon le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau. Les députés de droite vont voter contre la proposition de loi mercredi, a indiqué à l'AFP leur patron Damien Abad, qui juge "les risques de sur-censure trop importants". "Tout le monde est d'accord pour lutter contre la haine en ligne mais le dispositif est mal conçu", selon lui. Une saisine du Conseil constitutionnel se profile à droite. Extrême gauche et extrême droite s'élèvent aussi contre un risque de "censure automatique". "Même en pleine crise sanitaire et économique, la macronie poursuit ses projets liberticides", a fustigé mercredi dans un communiqué l'eurodéputé RN Jordan Bardella.- Motion et boycott -Le vote intervient alors que Laetitia Avia est mise en cause par Mediapart pour des "humiliations à répétition" et des "propos à connotation sexiste, homophobe et raciste" à l'encontre de cinq ex-collaborateurs parlementaires. L'élue de Paris, qui dénonce des "allégations mensongères", a indiqué qu'elle allait déposer plainte pour diffamation.La parlementaire de 34 ans, avocate de profession, vise avec sa proposition de loi "la fin de l'impunité" en ligne. Il s'agit du premier texte au menu sans lien avec le coronavirus, depuis le début de l'épidémie en France.Dans le droit fil de l'engagement d'Emmanuel Macron depuis 2018 à renforcer la lutte contre la haine raciste et antisémite qui prospère sur internet, la proposition de loi avait entamé son parcours parlementaire en avril 2019, puis a été assez largement remaniée, au gré des critiques ou observations, jusqu'à la Commission européenne qui demandait un meilleur ciblage des contenus incriminés.Dans un dernier assaut, les députés Insoumis défendront mercredi une motion de rejet. Les communistes boycotteront la séance à partir de 15H00, dénonçant un "fonctionnement inacceptable" de l'Assemblée nationale, alors que la présence des députés est limitée à 150 pour raisons sanitaires et que les textes en lien avec la crise devaient être prioritaires.La proposition de loi a suscité de nombreuses réserves, notamment du Conseil national du numérique, de la Commission nationale consultative des droits de l'Homme, ou encore de la Quadrature du Net, qui défend les libertés individuelles dans le monde du numérique.Alors que l'Hexagone se veut à la pointe du mouvement mondial de régulation, mais peine à faire avancer le sujet, le secrétaire d'Etat au Numérique Cédric O juge l'équilibre "atteint" entre liberté d'expression et "efficacité".Les grandes entreprises du numérique affichent leur soutien au renforcement de la lutte contre la haine en ligne, mais l'obligation de retrait inquiète. Car elle obligera les plateformes à décider très rapidement, au risque d'une cascade de polémiques et conflits juridiques.Au-delà, le texte prévoit une série de nouvelles contraintes pour les plateformes: transparence sur moyens mis en oeuvre et résultats obtenus, coopération renforcée notamment avec la justice, surcroît d'attention aux mineurs. Le tout sera contrôlé par le Conseil supérieur de l'audiovisuel.La plupart des groupes politiques se sont partagés. Une poignée de députés de la majorité s'étaient abstenus lors des précédentes lectures. Philippe Latombe (MoDem) avait même voté contre, jugeant "sans doute inconstitutionnelle" la "perte de souveraineté consécutive à la décision de confier la modération aux seules plateformes".
Marine Le Pen a contacté François Bayrou quant à la nécessité d'une "banque de la démocratie", idée soumise par le patron du MoDem pendant la campagne présidentielle de 2017. Ce rapprochement, révélé par L'Opinion et confirmé mercredi 11 juillet à l'AFP, intervient alors que le Rassemblement national (ex-FN) risque la cessation de paiement suite à la saisie de 2 millions d'euros d'aide publique par la justice française.
Mise en difficulté par la confiscation de 2 millions d'euros de subventions au RN dans le cadre de l'enquête sur de présumés emplois fictifs, Marine Le Pen a contacté François Bayrou "la semaine dernière" pour échanger sur le projet de "banque de la démocratie", dont le président du MoDem est un des fers de lance. Cette idée, qui consiste en la création d'un organe public de financement des partis politiques, a été partiellement enterrée par le gouvernement d'Edouard Philippe, malgré l'insistance de François Bayrou qui en avait fait une des conditions essentielles de son "pacte" de soutien à Emmanuel Macron lors de de l'élection présidentielle de 2017.Une "réponse concrète et nécessaire"L'actualité montre un besoin qui est crucial aujourd'hui en termes de financement transparent, de financement public. Et c'est là où effectivement la banque de la démocratie est une réponse concrète et nécessaire", a assuré l'une des porte-parole du MoDem, Sarah El Haïry, lors d'un point presse. Cette dernière a ajouté qu'il fallait cependant laisser la justice "faire son travail" sur l'affaire des emplois fictifs du FN au Parlement européen, pour laquelle plusieurs membres de l'entourage de Marine Le Pen, dont l'eurodéputé Nicolas Bay, ont été mis en examen.Côté gouvernement, Christophe Castaner avait laissé entendre le 5 juin que ce projet de "banque de la démocratie" allait être abandonné, lors d'une audition au Sénat. "Absolument rien n'est enterré", affirme de son côté le MoDem, estimant que le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement n'a fondé ses propos que "sur une partie partielle de l'ensemble de la problématique". Le MoDem peut compter sur le soutien du Rassemblement national dont la saisie pourrait paradoxalement l'amener à devoir emprunter à des banques étrangères, car le RN a toujours des difficultés à se financer auprès des banques françaises ou européennes. En 2014, il avait souscrit un emprunt auprès d'une banque russe. Mais aussi des Patriotes, le parti de Florian Philippot qui explique qu'il "n'essaie même pas" d'obtenir des prêts bancaires, mais "juste d'ouvrir un compte en banque"."Plusieurs outils" sont envisagés par le MoDem pour que la "banque" prenne vie : la "possibilité" d'une proposition de loi des parlementaires du groupe, son introduction dans le projet de loi à venir pour la croissance des entreprises, dite "loi Pacte" ou "peut-être", une proposition du gouvernement.
Hoang avait tellement l'habitude de découcher que c'est sans éveiller les soupçons que ce Hongkongais de 16 ans a fait son sac et quitté un soir l'appartement de la famille qui l'hébergeait. Peu après, il a été arrêté par les gardes-côtes chinois, en mer, alors qu'il s'enfuyait à Taïwan.
Hoang est le plus jeune des "12 de Hong Kong", comme les médias appellent ces Hongkongais qui, pour avoir opté pour une fuite périlleuse, se retrouvent, depuis que leur bateau a été intercepté, dans les griffes d'une justice chinoise tout sauf transparente.La plupart faisait l'objet de poursuites dans l'ex-colonie britannique pour leur implication dans la mobilisation historique de 2019. Et selon certains, leur situation actuelle préfigure le sort peu enviable qui attend les Hongkongais, alors que Pékin ne cesse de renforcer son emprise sur leur ville censée jouir d'un haut degré d'autonomie.Accusé d'avoir lancé un cocktail Molotov pendant les manifestations de 2019, Hoang était inculpé de tentative d'incendie criminel. L'AFP a choisi de ne pas divulguer son identité.Cela faisait longtemps qu'il avait des relations compliquées avec sa famille et, dans l'attente de son procès à Hong Kong, il était hébergé par des personnes partageant son engagement prodémocratie.- "Son odeur va disparaître" -"La première fois que nous nous sommes rencontrés, il parlait à peine", se souvient Diana qui lui a offert le gîte pendant trois mois et était avec lui pendant se dernière soirée dans la mégapole."Il était difficile à percer car il semblait vouloir se protéger et semblait avoir des difficultés avec les personnes qu'il ne connaissait pas", ajoute-t-elle, en utilisant aussi un pseudonyme.Ce soir-là, elle lui avait préparé un de ses plats préférés, du riz et des sashimis, et c'est après le dîner que, après avoir reçu un coup de fil, il a fait ses affaires.Elle était tellement habituée à ce qu'il aille chez les uns et chez les autres, qu'elle ne s'est pas inquiétée de le voir partir dans la nuit du 22 au 23 août.Le lendemain, faute de nouvelles, Diana a été gagnée par l'angoisse, comme 11 autres familles hongkongaises.Wong Wai-yin, un technicien de 29 ans, n'a lui non plus rien dit à ses proches de son projet de fuite. Poursuivi à Hong Kong pour fabrication d'explosifs, il n'avait manqué aucun rendez-vous avec la justice.Après sa disparition, son épouse et sa mère ont fouillé toutes ses affaires, tombant sur un message où il s'excusait, pour le cas où quelque chose arriverait."Je n'ai pas lavé sa taie d'oreiller depuis qu'il a disparu", raconte à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, l'épouse de M. Wong, "j'ai tellement peur du jour où son odeur va disparaître."Très vite, des rumeurs ont circulé, notamment sur les forums en ligne utilisés par les militants prodémocratie.- Avalés par la justice chinoise -La confirmation de leur arrestation n'est tombée que le 26 août, quand la Chine a annoncé que 12 Hongkongais avaient été arrêtés pour "avoir illégalement franchi la frontière".Un journal pro-Pékin a par la suite publié les noms des suspects et les chefs pour lesquels ils sont poursuivis à Hong Kong, avant que n'émergent les détails de cette téméraire tentative de fuite vers Taïwan, île distante de 700 km, par-delà la mer de Chine méridionale.Au fur et à mesure que la répression chinoise s'est abattue sur l'ex-colonie britannique, Taïwan s'est imposé comme un asile possible pour les Hongkongais désireux de fuir, l'île fermant les yeux quand certains se présentaient sans les papiers et visas nécessaires.La pandémie a compliqué les possibilités de voyage en avion vers Taïwan, d'autant que la justice hongkongaise confisque souvent le passeport des personnes inculpées. D'où l'option maritime.Premier groupe à avoir officiellement été arrêté, les "12 de Hong Kong" sont tombés de Charybde en Scylla, échappant aux poursuites chez eux pour être avalés par la très opaque justice chinoise.Or l'ex-colonie britannique possède un système judiciaire indépendant et respecté, où les droits de la défense sont garantis et les procès publics.En Chine, la condamnation des personnes inculpées est presque assurée. Les autorités chinoises ont mis 20 jours à confirmer que les 12 étaient détenus à Shenzhen, sans donner leur identité.Lors d'une récente conférence de presse, certains membres des familles des 12 ont affirmé que les avocats chinois qu'ils avaient désignés n'avaient pas eu le droit de rencontrer les détenus, que les autorités auraient flanqués de conseils commis d'office.L'exécutif hongkongais, qui est aligné sur Pékin, a fait savoir qu'il ne demanderait la remise des 12 qu'une fois que leurs poursuites en Chine seront terminées.
Le chef de l'État a mis en garde jeudi contre un "no deal" au sommet européen de Bruxelles. Emmanuel Macron a répété que l'accord conclu entre Theresa May et l'Union européenne "ne peut pas être renégocié".
Toute juste arrivé au sommet au sommet européen de Brucelles, le chef de l'État a mis en garde les députés britanniques. Le président français Emmanuel Macron a averti jeudi 21 mars qu'en cas de nouveau rejet de l'accord sur le Brexit "nous irions vers un no deal". Le chef de l'État a toutefois donné son accord à un report. "Je suis évidemment tout à fait ouvert à une prolongation technique qui doit être la plus courte possible en cas de vote positif", a déclaré le président français.Mais "en cas de vote négatif britannique nous irions vers un no deal", a-t-il mis en garde, répétant que l'accord de retrait tel qu'il a déjà été négocié par l'UE avec la Première ministre britannique Theresa May "ne peut pas être renégocié"."Une crise politique qui doit trouver son issue"Therea May a demandé un report jusqu'au 30 juin de la date du divorce, normalement prévu le 29 mars, afin d'avoir le temps de faire accepter puis ratifier l'accord de Brexit par les députés britanniques. Ceux-ci l'ont pourtant déjà rejeté par deux fois. "Il y a une crise politique qui doit trouver son issue" au Royaume-Uni, a lancé le président français. "S'il n'y a pas de vote positif (à la Chambre des communes), alors nous irons dans la direction d'un no deal", a renchéri le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel, sur la même ligne qu'Emmanuel Macron. "On aimerait bien savoir ce qu'ils veulent, pour l'instant on sait tout ce qu'ils ne veulent pas", a dit Xavier Bettel, insistant sur le fait qu'il n'accepterait pas un report du Brexit "après les élections européennes", prévues du 23 au 26 mai). "On ne cherche plus une porte de sortie, on cherche une issue de secours", a-t-il ajouté.
Une attaque armée a fait au moins 24 morts et 7 blessés mercredi dans un centre de désintoxication pour toxicomanes d'Irapuato, dans l'Etat mexicain de Guanajuato (centre), selon les autorités locales.
"Des individus sont arrivés à bord d'un véhicule de couleur rouge, nous n'avons pas beaucoup de détails. Selon un bilan préliminaire, il y a 24 personnes sans vie et 7 blessés", a déclaré à la presse le responsable de la Sécurité publique d'Irapuato, Pedro Cortés.Selon les premières informations, les hommes armés se sont déployés sur les lieux, ont forcé les victimes à se coucher par terre et les ont abattues.Les autorités sont à la recherche du véhicule à bord duquel les tueurs sont arrivés.L'Etat de Guanajuato, qui est l'un des principaux centres industriels du Mexique, avec notamment de grandes usines de constructeurs automobiles, est durement frappé par la violence liée au crime organisé.Des organisations criminelles comme le cartel de Jalisco Nueva Generacion et le cartel de Santa Rosa de Lima sont actives dans cet Etat, où elles se livrent, en plus du narcotrafic, à des activités comme l'extorsion, les enlèvements et le vol de carburant.Le 21 juin, les autorités ont annoncé l'arrestation de 26 personnes soupçonnées d'appartenir au cartel de Santa Rosa de Lima. Cette annonce a déclenché des blocages de routes et des incendies de véhicules dans les villes de Celaya, Salamanca et Villagran.Après une journée de violences, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a déclaré que le gouvernement ne permettrait pas que le Mexique "tombe dans l'anarchie et le désordre".
Le président des Hauts-de-France estime qu'Emmanuel Macron a "un problème avec les baby-boomers".
Après avoir sonné l'alarme dans son camp à propos du rapprochement entre Républicains et Rassemblement national, Xavier Bertrand s'en est pris dimanche 9 septembre au gouvernement, qu'il accuse de "faire les poches" des retraités."C'est un vrai scandale ce qui va se passer", a t-il déclaré sur LCI, alors que le gouvernement a indiqué que les retraites connaîtraient une augmentation moins rapide que l'inflation d'ici à 2020. "Quand on change les règles du jeu, en leur disant 'ça devait être l'inflation, mais pour vous ce sera moins', on leur fait les poches", a-t-il dénoncé, rappelant que les retraités ont également été touchés par la hausse de la CSG."Le président de la République a un problème avec les baby boomers, c'est comme s'il les considérait comme des profiteurs. C'est ça, le fond de sa pensée", a affirmé l'ancien ministre, qui exhorte l'exécutif à accorder plus de reconnaissances à l'activité des retraités. "Il faut bien voir qu'ils ont travaillé, et que leur travail hier compte autant que le travail d'aujourd'hui de ceux qui sont en activité"."On avait beaucoup de gens qui se disaient : 'ce n'est pas un président pour nous', mais les retraités se disent aujourd'hui 'c'est un président contre nous'", a ajouté le président des Hauts-de-France, pour qui "il y a une colère qui monte". Il a toutefois indiqué que s'il était parlementaire, il voterait la suppression des cotisations salariales sur les heures supplémentaires, "parce que c'est un plus de pouvoir d'achat pour ceux qui travaillent".
Alors que la ville accueille le 69ème Festival du film, en fin d'après-midi ce vendredi, un échafaudage s'est effondré au numéro 11 de la rue Jeanne-Bermondi, à Cannes, écrasant quatre véhicules. Le quartier a été bouclé, rapporte Nice-Matin.Immédiatement, un important dispositif de sapeurs-pompiers a été déployé pour boucler et sécuriser le quartier indique le quotidien.
L'avenue de Madrid et la rue Jeanne-Bermondi étaient interdites à la circulation.Une équipe de pompiers-grimpeurs de Grasse et de Cannes, les sapeurs-pompiers de Cannes Pastour et de Cannes-La Bocca ainsi qu'une équipe cynophile de Nice, "au cas où des personnes seraient sous les décombres", précise le capitaine Baujoin, sont tout de suite intervenus.Au total, pas moins de 30 sapeurs-pompiers étaient mobilisés et une douzaine de véhicules alors que le célèbre Festival du film bat son plein sur la Croisette, à quelques centaines de mètres de là. L'échafaudage installé sur l'immeuble pour un ravalement de façade s'est fissuré en deux parties. La partie inférieure écrasant quatre voitures. Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour faire tomber la partie supérieure en toute sécurité comme on peut le distinguer dans la vidéo ci-dessous. Même en plein Festival de Cannes, le maire, David Lisnard, s'est rendu sur les lieux pour s'assurer qu'il n'y avait pas de victimes.
Le maire LR de Nice Christian Estrosi a lancé un pavé dans la mare en appelant la droite à passer un accord avec Emmanuel Macron pour 2022, au grand dam des Républicains qui cherchent toujours leur candidat.
"Pour ne pas gâcher tous les talents de la droite, passons un accord avec Emmanuel Macron pour qu'il soit notre candidat commun à la présidentielle et que ceux-ci puissent participer au redressement de notre pays", a proposé M. Estrosi dans le Figaro paru lundi soir.Même si l'appel de l'ancien ministre sarkozyste est assorti de "conditions", il a été fraîchement reçu par la droite qui organise sa grande rentrée vendredi et samedi au Port-Marly."Je trouve ça totalement misérable", a affirmé le numéro 3 des Républicains Aurélien Pradié, en accusant le maire de Nice de "se vendre au plus offrant"."Christian Estrosi se trompe de combat", a estimé dans Le Parisien le patron des députés LR Damien Abad selon qui "il faut un candidat de la droite à la présidentielle parce que les Français ont besoin d'une alternance politique, on ne peut pas s'enfermer dans un duel Macron-Le Pen un an et demi avant la présidentielle".Le rétrécissement de l'espace politique de la droite, entre l'exécutif empiétant sur son programme et captant son électorat, et certains au RN appelant à une "union des droites", est à l'oeuvre depuis 2017."On tend la main à toutes les bonnes volontés", a affirmé mardi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Le RN a lui raillé "la mort cérébrale" des Républicains: le parti "est désormais de trop!" selon le numéro 2 du RN Jordan Bardella.Christian Estrosi a justifié son appel par le fait qu'"il existe beaucoup de talents chez nous mais, soyons honnêtes, aucun d'entre nous ne s'impose pour concourir à la présidentielle".- "Une situation d'urgence" -Le maire de LR de Nice est certes souvent présenté comme "Macron-compatible", mais sa critique touche un point sensible, alors que LR n'a encore tranché ni sur le nom de son candidat ni sur le mode de désignation - les divergences sont apparues samedi aux universités d'été de LR à La Baule sur l'idée d'une primaire.Le nom le plus fréquemment évoqué est celui de François Baroin, qui a le soutien de Christian Jacob. Mais le président de l'AMF ne clarifiera ses intentions qu'à l'automne.Dans l'intervalle, d'autres posent des jalons, de Xavier Bertrand (le président ex-LR des Hauts-de-France) à Bruno Retailleau (le président des sénateurs LR) en passant par Valérie Pécresse (la présidente ex-LR de l'Ile-de-France).Une multiplication de "semi-candidatures" qui entraîne un "trouble" chez les électeurs, selon le politologue Pascal Perrineau.Selon un sondage Ifop paru lundi, le candidat préféré des sympathisants LR en 2022 serait Edouard Philippe (22%), devant François Baroin (21%), Xavier Bertrand (18%) et Valérie Pécresse (15%)."Tant que la droite n'est pas en ordre de bataille à la fois sur le candidat et la procédure, c'est compliqué pour un électeur de droite de ne pas continuer à hésiter", ajoute M. Perrineau pour qui la droite va "être dans une situation d'urgence".Plusieurs responsables de LR ont appelé à "ne pas griller les étapes" et attendre l'après régionales pour trancher sur le candidat.Une stratégie compliquée, selon M. Perrineau: "C'est vrai qu'ils peuvent capitaliser sur une éventuelle bonne performance aux régionales et qu'il y a un risque d'usure à sortir trop tôt du bois. Mais l'électorat est en déshérence de leader et, peu à peu, cet attrait pour Emmanuel Macron peut se traduire en véritable vote".Avec la nomination d'un Premier ministre LR et une priorité donnée aux sujets sécuritaires, "on voit bien que le président est dans une stratégie de rendre cohérent son soutien de droite", affirme le politologue.A droite, le danger est bien senti et les attaques se sont multipliées ces derniers jours sur les thèmes sécuritaires."Nous n'avons aucune chance si nous faisons du sous-Macron", a averti samedi M. Retailleau dans Le Parisien: "Les électeurs préféreront toujours l'original à la copie".
Les sénateurs ont donné des gages aux syndicats réformistes lors de l'examen de la réforme ferroviaire, qui pourraient faire basculer la CFDT.
Le secrétaire général de la CFDT a déclaré vendredi 1er juin sur BFMTV que son syndicat quittera le mouvement de grève contre la réforme ferroviaire "si ce qui a été voté par le Sénat (dans la nuit de jeudi à vendredi, ndlr) est confirmé".Interrogé par Jean-Jacques Bourdin, qui lui demandait : "si tout ce qui a été voté au Sénat est confirmé par la commission mixte paritaire, vous quittez la grève", Laurent Berger a répondu : "plus une ou deux demandes que nous avons faites, oui". Expliquant sa satisfaction après les avancées obtenues auprès des sénateurs, il a cependant tenu à rappeler que "la responsabilité (de la grève, ndlr), ça a été la façon dont ont été lancées les choses. Depuis, nous n'avons de cesse de renouer la discussion, même si, sur la philosophie globale de la loi, nous restons en interrogation et en opposition." SNCF: si ce qui a été voté au Sénat est confirmé par la commission mixte paritaire, la CFDT quittera la grève (Laurent Berger)par BFMTVDans la nuit de jeudi à vendredi, le Sénat avait achevé l'examen de la réforme ferroviaire à l'origine du mouvement. Les sénateurs se prononceront le 5 juin sur le texte qu'ils ont remanié en adoptant des amendements de tous les groupes politiques à l'occasion d'un vote solennel. Le projet de loi continuera son parcours parlementaire avec une commission mixte paritaire prévue le 13 juin qui permettra aux députés et aux sénateurs de tenter de s'accorder sur une version commune.En commission, les sénateurs avaient déjà modifié le texte avec quatre objectifs : préserver les dessertes TGV utiles à l'aménagement du territoire, renforcer les garanties offertes aux salariés, poser les conditions d'une ouverture réussie à la concurrence et maintenir un haut niveau de sécurité et de sûreté au sein du système ferroviaire. En séance, ils ont confirmé l'ensemble de ces dispositions, notamment la conclusion par l'État de contrats de services publics pour répondre aux objectifs d'aménagement du territoire, le dispositif favorisant le volontariat des salariés transférés, et l'incessibilité du capital de SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités.Ils ont aussi adopté un amendement de la commission qui allonge de deux ans, de 6 à 8 ans, la durée pendant laquelle les salariés transférés pourront demander à réintégrer le statut SNCF en cas de réembauche dans ce groupe.
"Il n'y a pas de directive ou de consignes internes données aux forces de vente pour les enjoindre à boire de l'alcool dans le cadre de l'exercice de leurs fonctions", a démenti le groupe dans un communiqué.
Le Parisien a publié lundi 18 novembre les témoignages de trois commerciaux de Pernod-Ricard. Tous racontent comment ils seraient devenus alcooliques en travaillant pour le fabricant de spiritueux, tous racontent "la pression permanente" pour les inciter à boire au travail. "C'est la culture de l'entreprise, si on dit non, on est mal vu", dénonce l'une des commerciales toujours en poste. Elle raconte comment elle y a pris goût. "On me disait : de quoi tu te plains ? T'es payée pour faire la fête", quand elle essayait de décrocher. De retour d'un burn-out et alors qu'elle refuse de boire à l'issue d'une réunion, son chef lui aurait dit : "tu prends un Ricard ? Allez fait pas chier, t'es pas chez Perrier ici !". Toujours en arrêt, elle s'apprêterait à saisir les prud'hommes, rapporte Le Parisien. Si le règlement de l'entreprise appelle "à une consommation modérée", "il y a la théorie et la réalité", raconte Julien, 42 ans. "Dans les faits, on doit montrer qu'on connaît nos produits et qu'on les aime", poursuit-il. Son burn-out a été reconnu comme maladie professionnelle, il a choisi de témoigner à visage découvert pour Le Parisien. Pernod-Ricard réfute ces allégationsDans les colonnes du quotidien francilien, Philippe s'interroge : "On picolait tellement, j'en étais à 12 pastis par jour. Comment j'ai fait pour passer entre les gouttes ?". Pour la fête de l'Huma, "les commerciaux choisis étaient les plus résistants à l'alcool. On buvait plus de 40 Ricard par jour". Et s'il essayait de consommer moins : "mon chef me disait : 't'aimes pas les produits que tu vends ?'". Il a décidé de témoigner pour mettre en garde ceux qui souhaiteraient intégrer l'entreprise et qui pourrait "devenir alcooliques, sans même s'en rendre compte". Pernod Ricard nie en bloc ces accusations. "Ces allégations individuelles jettent aujourd'hui l'opprobre sur tous nos commerciaux, de Ricard à Pernod, dont nous saluons ici l'engagement responsable, tous unis par le même devoir d'exemplarité", a déclaré dans un communiqué le PDG de Ricard SA et de Pernod SA, Philippe Coutin."La société Ricard réfute fermement l'existence d'une politique d'incitation à la consommation d'alcool parmi ses salariés. Il n'y a pas de directive ou de consignes internes données aux forces de vente pour les enjoindre à boire de l'alcool dans le cadre de l'exercice de leurs fonctions", affirme le groupe dans ce communiqué.Pernod-Ricard indique avoir mis en place un numéro vert anonyme pour recueillir les témoignages de collaborateurs, en cas de dérapage et y donner, le cas échéant, les suites nécessaires.
Une étudiante et son père ont été placés en garde à vue le 1er octobre dernier après avoir fait leurs courses chez Ikea à Strasbourg. La raison ? Des articles mal scannés, rapporte franceinfo.
Émilie et son père se souviendront longtemps de leur virée shopping chez Ikea. Un calvaire que la jeune femme a raconté sur son compte Twitter. Lundi 1er octobre, l'étudiante de 21 ans se rend dans l'enseigne suédoise à Strasbourg pour y effectuer quelques achats. Au moment de passer à l'encaissement, les ennuis commencent. Émilie et son père optent pour une caisse automatique. Malheureusement, ils oublient de scanner les couvercles des tupperwares qu'ils viennent d'acheter. Interceptés par l'agent de sécurité du magasin, ils se confondent en excuses et proposent de payer les couvercles en question. Mais le vigile décide d'appeler la direction du magasin. Le ton monte rapidement, et le directeur, qui les accuse d'avoir voulu voler, décide de contacter la police.Une fois sur place et après avoir discuté avec le directeur, les forces de l'ordre embarquent Émilie et son père pour "vol à l'étalage organisé à plusieurs". Placés en garde à vue séparément, ils y passeront plusieurs heures, avant de finalement être libérés. Contacté par franceinfo, Ikea a confirmé les faits. Sur son compte Twitter, l'enseigne d'ameublement a présenté ses excuses à Émilie et son père. "IKEA France a été informée d'un incident survenu le 1er octobre dans l'un de ses magasins. Nous privilégions toujours le dialogue et regrettons sincèrement cette situation. Nous nous engageons à retirer notre plainte et nous présentons nos excuses", pouvait-on lire mercredi 10 octobre.
Deux jours après l'annonce d'Emmanuel Macron d'imposer le port du masque dans les lieux clos à partir du 1er août, le Premier ministre a finalement décidé d'avancer la date à la semaine prochaine.
L'obligation de porter un masque dans les lieux publics clos sera finalement plus tôt que prévu. Le décret rendant obligatoire le port du masques dans les lieux clos recevant du public entrera "en vigueur la semaine prochaine", a annoncé jeudi 16 juillet Jean Castex au Sénat. "Nous envisagions une entrée en vigueur de ces dispositions le 1er août", a rappelé le Premier ministre. "J'ai compris que cette échéance apparaissait tardive (...) le décret entrera donc en vigueur la semaine prochaine", a-t-il indiqué lors de sa déclaration de politique générale devant les sénateurs.Mardi, lors de son interview du 14-Juillet, Emmanuel Macron avait souhaité que le port du masque soit "obligatoire dans tous les lieux publics clos" à partir du 1er août. Une annonce qui avait réjoui ceux qui plaidaient pour cette mesure, qui estimaient néanmoins que le délai d'application était trop long. "Attendre quinze jours de plus, c'est trop", jugeait ainsi dans Le Parisien le psychiatre Antoine Pelissolo, auteur d'une tribune appelant au port du masque obligatoire dans les lieux clos, parue samedi dans ce quotidien."Pourquoi y a-t-il un délai avant l'obligation ? Plusieurs raisons à cela. D'abord, nous faisons confiance à l'esprit de responsabilité des Français. (..) Il faut du temps pour s'approprier une nouvelle doctrine et donc le rendre obligatoire dans un certain délai permet cette période d'appropriation. Ensuite, il y a tout le travail de logistique.(...) Nous devons pouvoir répondre à ces questions et cela nécessite quelques jours", avait justifié mercredi le ministre de la Santé Olivier Véran.Situation "problématique" en MayenneLe ministre avait annoncé quelques instants avant le Premier ministre que le gouvernement avait demandé =1emau préfet de Mayenne, qui compte plusieurs foyers de Covid-19, de mettre en place "l'obligation de port du masque" dans les lieux publics clos "sans attendre" le 1er août, estimant que la situation était "problématique" dans le département. Le préfet de la Mayenne Jean-Francis Treffel avait aussitôt annoncé que cette obligation s'appliquerait dans les six communes de Bonchamp-lès-Laval, Changé, L'Huisserie, Laval, Louverné et Saint-Berthevin. La Mayenne a dépassé légèrement le seuil d'alerte avec 50,1 nouveaux cas pour 100.000 habitants détectés en sept jours, avait annoncé mercredi l'agence sanitaire Santé publique France (SpF). Un plan de dépistage massif de toute la population âgée de plus de 10 ans, soit environ 300.000 personnes, a été lancé en début de semaine dans ce département.
Un assistant de vie scolaire d'une école de Jurançon a été dénoncé par des élèves.
Stupeur à l'école Jean-Moulin, de Jurançon, dans les Pyrénées-Atlantiques, où un assistant de vie scolaire (AVS) est soupçonné d'attouchements sur des élèves, rapporte France Bleu Béarn.Des enfants de CM1 et de CM2 de cette école ont en effet signalé un comportement déplacé ainsi que des gestes à caractère sexuel de la part de cette homme d'une vingtaine d'années, qui intervient depuis moins de deux ans dans cette école. Une cellule d'écoute psychologique mise en placeSelon les parents qui rapportent les témoignages de leurs enfants, "cet homme leur a touché les fesses et la poitrine".Face à ces témoignages, l'inspecteur d'académie a fait un signalement. Il précise "avoir suivi la procédure classique de signalement mais que cela ne préjuge en rien de la culpabilité de cet homme". Aucune enquête n'a pour l'instant été ouverte mais, en attendant, l'auxiliaire de vie scolaire a été écarté à "titre conservatoire". Une cellule d'écoute psychologique a par ailleurs été mise en place. " Il faut mettre des mots sur les choses. Ça ne préjuge en rien de la réalité des faits, mais il faut qu'on soit dans une posture d'écoute et d'appui envers les élèves", explique l'inspecteur d'académie.
Il aura fallu que les interruptions de matchs de foot pour des actes homophobes frappent la Ligue 1 après plusieurs matchs de Ligue 2 pour que la Ligue de football professionnel (LFP) (re)lance le dialogue avec les supporters. L'interruption d'une dizaine de minutes du match Nice-Marseille mercredi soir par des banderoles et des chants homophobes fut le dérapage de trop.
Quatre matchs ont été arrêtés dès le premier mois de la nouvelle saison."Le 5 septembre, je réunis à la Ligue des associations de lutte contre l'homophobie, l'association nationale des supporters et quelques autres associations de supporters de façon à ce que nous puissions débattre tous ensemble", a annoncé jeudi matin sur franceinfo Nathalie Boy de la Tour, la présidente de la Ligue de football professionnel.A midi sur BFMTV, la ministre des Sports a "salué l'initiative". Pour Roxana Maracineanu, "il s'agit de se mettre tous autour de la table", car "ce n'est pas admissible d'entendre des chants homophobes".Roxana Maracineanu mène ce combat depuis mars dernier et un PSG-OM particulièrement fleuri auquel elle avait assisté. Appuyée par sa collègue Marlène Schiappa, elle a reçu le soutien d'Emmanuel Macron qui, en marge de la finale de la Coupe du Monde féminine à Lyon, avait souhaité l'arrêt de matchs en cas d'actes racistes ou homophobes.Message bien reçu par la Fédération internationale (Fifa) qui a envoyé une circulaire à toutes les associations nationales le 25 juillet dernier. Dans ce document, la FIFA exige la tolérance zéro face à toute discrimination et demande que tout acte de discrimination soit sévèrement puni, rappelle BFMTV.Pourtant, une source interne de la LFP avoue à BFMTV que "la seule consigne que l'on a passée aux arbitres c'est de consigner systématiquement dans leur rapport tous les chants insultants qu'ils entendent, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent".Les arbitres auraient donc préféré frapper fort d'entrée, en interrompant les matchs. Loin de calmer les ardeurs des supporters, ceux-ci ont vu rouge, d'autant que les interdictions de présence dans leur stade et de déplacement à l'extérieur se multiplient, qu'ils ne peuvent plus utiliser de fumigènes ou de pétards. Pour eux, bannir leurs "traditionnels" chants et insultes revient "à les écarter et à les faire taire", a résumé à France 3 Hauts-de-France Nicolas Hourcade, spécialiste du monde des ultras et membre de l'instance nationale du supportérisme. "Ils évoluent dans un cadre répressif, analyse Pierre Barthélemy pour l'Express, avocat de l'Association nationale des supporters. Ces interruptions de match leur tombent maintenant dessus comme un cheveu sur la soupe". "Si on prenait la peine d'expliquer que même sans intention homophobe, certains chants historiques peuvent blesser ou contribuer à renforcer les discriminations que subissent de jeunes homosexuels, ce serait compris et cela permettrait à tout le monde de sortir par le haut", a déclaré à France 3 Hauts-de-France et avocat qui traite de nombreux dossiers de supporters."Leur manière de réagir a été d'augmenter les chants insultants envers la Ligue. Cela s'est transformé en une manière de contester, non pas la lutte contre l'homophobie, mais la politique des autorités à leur égard", a expliqué Nicolas Hourcade, sociologue de l'Ecole centrale de Lyon, dans Le Monde."Du jour au lendemain, on impose des interruptions et on menace d'arrêter les matches, sans définition claire de ce qui est interdit, et sans dialogue préalable avec les clubs et les associations de supporteurs", a-t-il souligné à France 3 Hauts-de-France, "alors que le recours à l'insulte est légitime pour les supporteurs ultras".C'est là que le bât blesse en effet. La concertation a été inexistante ou presque de l'aveu même de la présidente de la Ligue fait à franceinfo. "La Ligue fait aussi son autocritique. Nous n'avons peut-être pas suffisamment, ou [les associations] n'ont peut-être pas eu l'impression d'être suffisamment consultées auparavant parce que nous n'avons pas communiqué là-dessus. Mais en tout cas ce dialogue est ouvert", a-t-elle concédé.Pour Nicolas Hourcade, il y a urgence, a-t-il estimé dans Le Monde : "Il faut sortir rapidement de cette spirale négative sinon tout le monde sera perdant : le football en général, la Ligue, les associations de supporteurs et surtout la lutte contre l'homophobie et les discriminations".
Des associations spécialisées dans la lutte contre les sectes dénoncent la baisse de leurs subventions dans le Journal du dimanche (JDD), alors que près de 500.000 personnes seraient "sous emprise" en France.
Moins d'intérêt et moins d'argent. C'est en substance, la critique adressée au gouvernement par les deux principales associations luttant contre le phénomène sectaire en France : "En quelques années, nous sommes passés de 120.000 euros à 20.000 euros par an versés par l'État", note la présidente de l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu victimes de sectes (Unadfi), Catherine Picard. "Et l'an prochain, ce sera peut-être 0 !", avertit-elle. Même constat du côté du Centre contre les manipulations mentales (CCMM), qui parle d'une diminution des subventions de 10% juste en Île-de-France."Plus de groupe de travail à l'Assemblée nationale, plus d'études, rien"Catherine Picard parle d'un désintérêt des parlementaires et du gouvernement qui ont progressivement donné la priorité au combat contre la radicalisation après les attentats de 2015 : "À mon époque (elle a été députée socialiste de 1997 à 2002), nous étions une quarantaine à nous pencher sur la question des sectes. Depuis 2017, il n'y a plus de groupe de travail à l'Assemblée nationale, plus d'études, rien", regrette-t-elle. "Il n'y a pas assez de parole publique sur un sujet aussi grave".Un diagnostic partagé par l'ancien député UMP, Georges Fenech, qui a présidé la mission interministérielle sur le sujet, la "Miviludes", créée sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en 2002 : "Il y a une baisse générale de la vigilance alors que le phénomène sectaire est loin d'être en recul", explique-t-il au JDD.Selon les dernières estimations officielles, le nombre de personnes "sous emprise" de sectes s'élèverait à près de 500.000, dont 50.000 enfants. "Les grandes organisations ont cédé la place à de petits groupes qui attirent des adeptes autour des thèmes de la santé et du bien-être", écrit l'hebdomadaire.Des préconisations de la Cour des comptesMercredi, la Cour des comptes a préconisé au gouvernement de réformer la Miviludes, pointant du doigt des ressources budgétaires "réduites" et une activité courante qui "s'essouffle". Les sages de la rue Cambon, dont le contrôle a porté sur les exercices 2009 à 2015, ont également suggéré que la mission soit rattachée à la Place Beauvau et non plus à Matignon du fait que la prévention de la radicalisation constitue dorénavant une partie importante de son champ d'intervention. "Or ce domaine est "désormais fortement coordonné par le ministère de l'Intérieur", note la Cour des comptes. Une proposition rejetée par le secrétariat général du gouvernement. "Les préjudices pour la société en matière d'atteintes physiques, morales, financières pour les adeptes, de délitement des liens familiaux ou encore de détournement des circuits économiques justifient le maintien d'une politique interministérielle, garantie par le rattachement de la mission aux services du Premier ministre", peut-on lire dans sa réponse à la Cour. "L'idée d'un transfert à l'Intérieur mettrait à mal notre interdisciplinarité", a abondé auprès de l'AFP le président de la Miviludes depuis 2012, Serge Blisko, rappelant que 40% des signalements qu'elle traite chaque année relèvent du domaine de la santé. Pour autant, "les recommandations qui visent à renforcer l'efficacité de la Miviludes seront mises en oeuvre dans les plus brefs délais", assure le secrétariat général du gouvernement. Ainsi, le décret instituant la Miviludes sera modifié "dès 2018", et "précisera la contribution attendue" de ses agents "en matière de prévention de la radicalisation", qui jusqu'alors n'était encadrée par aucun texte.
Des cérémonies d'hommage se sont tenues à Pau et à Gap mardi soir. À Paris, sous l'Arc de Triomphe, la cérémonie de ravivage de la Flamme du souvenir s'est déroulée en l'honneur des soldats tués.
Anciens combattants, hauts gradés de l'armée, élus ou simples citoyens, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées mardi 26 novembre à Pau et à Gap pour rendre hommage aux treize militaires de l'opération Barkhane tués au Mali dans la collision accidentelle de deux hélicoptères lors d'une opération de combat. Sept d'entre eux appartenaient au 5e régiment d'hélicoptères de combat de Pau, quatre au 4e régiment de chasseurs de Gap. À Pau, les drapeaux étaient en berne devant l'hôtel de ville. Les portraits des sept militaires encadraient l'estrade depuis laquelle le maire de la ville François Bayrou a appelé à une minute de silence, avant que l'assistance n'entonne la Marseillaise. Le maire a évoqué ces militaires du 5e RHC, "une présence de chaque jour, une fierté de chaque jour" pour sa ville, disant le "sentiment d'admiration pour leur professionnalisme (...) leur esprit de sacrifice". Le lien avec les familles des victimes "est renforcé" et "nous avons bien l'intention de les serrer dans nos bras moralement dans l'épreuve qu'elles ont commencé à traverser ce matin", a-t-il ajouté.Dans l'assistance, René Martinet, ancien pilote du 5e RHC de Pau, entre 1978 et 1983, tenait à être présent, en tant qu'ancien combattant. "Je sais ce que c'est que de perdre des camarades", dit-il à l'AFP. "Lors de ces opérations, qui ont lieu de nuit, les hélicoptères sont très proches les uns des autres. On craignait toujours des collisions et là c'est arrivé", ajoute-t-il.À Gap, une cérémonie d'hommage s'est déroulée dans la soirée devant la mairie où les drapeaux sont en berne. "La ville de Gap est en deuil", a déclaré le maire Roger Didier. "C'est un drame comme nous n'en avons jamais vécu (...) Nous sommes très peinés", a-t-il poursuivi. "Aujourd'hui, ceux qui se battent contre le terrorisme, contre le jihadisme ont payé de leur vie pour défendre le pays, la France que nous aimons tant", avait-il déclaré plus tôt dans la journée, appelant "toutes celles et tous ceux qui le souhaitent" à se joindre à l'hommage pour "ce temps de recueillement". À Paris, un hommage a également été rendu aux 13 militaires tués au Mali. Devant l'Arc de Triomphe, la flamme du Soldat inconnu a été ravivée en leur mémoire en présence notamment de la maire (PS) de la capitale, Anne Hidalgo, de la ministre des Armées Florence Parly, de la secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq et du secrétaire d'État auprès du Ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse Gabriel Attal.Cet accident porte à 41 le nombre de militaires français tués au Sahel depuis le début de l'intervention française en 2013, avec l'opération Serval, selon un comptage effectué à partir de chiffres publiés par l'état-major. L'opération Barkhane, qui a succédé à Serval depuis août 2014, mobilise 4.500 militaires français dans la bande sahélo-saharienne, une étendue vaste comme l'Europe, en soutien aux armées nationales qui combattent des jihadistes affiliés au groupe État islamique (EI) ou à Al-Qaïda.
Pour combattre les inégalités dès la naissance, l'exécutif prépare un plan baptisé "parcours des 1 000 jours", selon Europe 1. Il correspond au début de la grossesse jusqu'aux deux ans du bébé.
En conclusion du grand débat, Emmanuel Macron avait annoncé qu'il s'inspirerait de la Finlande, à la pointe en matière d'égalité. Promesse tenue. Il a envoyé cette semaine à Helsinki le secrétaire d'État chargé de la Protection de l'enfance Aurélien Taquet, dont la mission a été suivie par Europe 1.Dans ce "parcours des 1 000 jours", en référence au temps séparant la conception de l'enfant à ses deux ans, le rôle des PMI (centre de Protection maternelle et infantile) sera plus important, annonce la radio. Aurélien Taquet souhaite que toutes les mamans passent la visite médicale du quatrième mois de grossesse et que toutes reçoivent également une visite à domicile après l'accouchement. Et l'État veut attribuer cette mission aux PMI.Les centres verraient leurs moyens renforcés s'ils atteignent les objectifs de sensibilisation des parents, particulièrement les plus isolés, pour leur faire intégrer ce "parcours des 1 000 jours". Lors des visites post-naissance à domicile, la présence du père devra être fortement encouragée. Celles-ci permettront de veiller non seulement au développement de l'enfant, mais aussi pour faire attention à son environnement familial.Des allocs et des bons pour les "bons" parentsLes nouveaux parents pourraient aussi bénéficier de certains services s'ils adhérent à ce fameux parcours. La radio évoque un chéquier, avec des bons pour des jours de baby-sitting ou pour des cours de bébé-nageur. Comme en Finlande, le versement des allocations familiales serait conditionné au bon respect de chaque étape.En revanche, pas de places en crèche garanties. "On ne peut pas garantir un droit si l'on n'en a pas les moyens", a confié Adrien Taquet à Europe 1. Mais le secrétaire d'État s'est montré très intéressé par les crèches finlandaises ouvertes 24 heures sur 24. Bien qu'elles coûtent cher, elles résoudraient un problème qui revenait souvent lors du grand débat national, celui de la précarité des mères célibataires.
Les forces du Gouvernement libyen d'union nationale (GNA) ont annoncé mercredi avoir repris le contrôle de l'aéroport international de Tripoli, hors-service depuis 2014, après de violents combats contre les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est libyen.
"Nos forces ont entièrement libéré l'aéroport international de Tripoli", a indiqué le porte-parole des forces pro-GNA Mohamad Gnounou dans un communiqué.Détruit en 2014 par des combats entre milices rivales, cet aéroport civil --le plus grand du pays-- est situé à environ 20 kilomètres au sud de la capitale, une zone stratégique. Il était occupé par les forces pro-Haftar depuis les premières semaines de leur offensive lancée en avril 2019 pour s'emparer de Tripoli, siège du GNA reconnu par l'ONU.Les forces pro-GNA "pourchassent les milices de Haftar qui s'enfuient vers Gasr Ben Gachir", plus au sud, selon M. Gnounou.L'opération pour la reprise de l'aéroport international de Tripoli a commencé mercredi matin, appuyée par des drones qui ont visé les positions et les équipements des forces rivales, selon la même source. Depuis deux semaines, les forces progouvernementales mènent des attaques terrestres et aériennes de grande envergure dans ce secteur. Elles avaient réussi à encercler la zone de l'aéroport avant l'assaut final mercredi. Les forces loyales au maréchal Haftar n'ont pas fait de commentaire sur ce revers, le plus significatif depuis la perte, le mois dernier, de la base aérienne d'Al-Watiya importante base arrière du camp Haftar, à 140 kilomètres au sud-ouest de Tripoli.Ce revers intervient peu après que l'ONU à New York a annoncé la reprise des pourparlers entre les belligérants, se félicitant d'un "premier pas positif".La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Au cours de l'année écoulée, le conflit a été exacerbé par des ingérences étrangères croissantes, les Emirats arabes unis et la Russie soutenant le camp Haftar, et la Turquie celui du GNA.Il a fait des centaines de morts, dont de nombreux civils, et poussé à la fuite quelque 200.000 personnes.
Centres commerciaux et lieux de culte sont autorisés à rouvrir lundi en Inde, malgré une épidémie de nouveau coronavirus toujours virulente dans le pays d'Asie du Sud.
Dans une tentative de raviver une économie exsangue, le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi a largement assoupli le confinement national en vigueur depuis fin mars à travers le pays de 1,3 milliard d'habitants.Dans le cadre de l'allégement des restrictions, lieux de culte, centres commerciaux et restaurants ont reçu la permission du gouvernement central d'accueillir à nouveau le public à compter de lundi, en respectant de nombreuses consignes sanitaires. Certains États comme le Maharashtra (ouest), particulièrement meurtri par la pandémie, les maintiennent toutefois fermés. Les salles de cinéma ou de sport restent closes, et les grands rassemblements prohibés.Dans les édifices religieux qui ont rouvert leurs portes lundi matin, la précaution était de mise et seule une poignée de fidèle répondait présent.Homme d'affaires, Mohit Budhiraja s'est rendu à son temple hindou dans la capitale New Delhi pour la première fois depuis le début du confinement, équipé d'un masque sur le visage et de gel hydroalcoolique."Aller au temple fait partie de ma vie quotidienne. Quelque chose me manquait lorsque je n'ai pas pu aller au temple pendant toutes ces semaines", a-t-il déclaré.De nombreux temples ont installé des "tunnels d'assainissement" à l'entrée. Les fidèles ont interdiction d'amener de la nourriture ou des offrandes à l'intérieur."La température des gens est prise deux fois avant qu'ils ne rentrent", a décrit Ravindra Goel, un responsable du temple Jhandewalan, l'un des plus anciens de la capitale indienne.La mosquée Jama Masjid d'Old Delhi, l'une des plus grandes d'Inde, prévoit de ne tenir des prières que trois fois par jour, contre cinq en temps normal.Avec 256.611 cas confirmés de Covid-19 au dernier bilan officiel lundi, l'Inde a désormais enregistré plus de malades de la pandémie que l'Espagne et le Royaume-Uni, des pays à la population toutefois bien moindre.Le bilan humain indien reste cependant en deçà de celui des nations d'Europe occidentale, avec 7.135 morts recensés officiellement. Les experts redoutent toutefois que le pic de l'épidémie ne soit atteint dans le pays qu'au mois de juillet.Le gouvernement indien estime que le confinement national entré en vigueur le 25 mars a permis de freiner la propagation du virus. Les restrictions ont cependant coûté leur emploi à des dizaines de millions de personnes et mis un coup d'arrêt brutal à l'activité économique.Les agences de notation s'attendent à ce que le PIB recule de plus de 5% sur l'exercice 2020-2021, contre une progression d'environ 7% par an en moyenne au cours de la dernière décennie.
"Là où on avait autour de 80.000 nouveaux cas par jour début mars avant le confinement, on estime qu'on est maintenant autour de 1.000 cas", a expliqué Pr Delfraissy, spécialiste d'immunologie.
Le pire est-il derrière nous ? Selon le président du Conseil scientifique, instance chargée de guider les pouvoirs publics dans la gestion de la crise liée au Covid-19, si "le virus continue à circuler", l'épidémie est actuellement "contrôlée" en France. "Le virus continue à circuler, en particulier dans certaines régions (...), mais il circule à une petite vitesse. Là où on avait à peu près plusieurs dizaines de milliers de cas, autour de 80.000 nouveaux cas par jour début mars avant le confinement, on estime qu'on est maintenant autour de 1.000 cas à peu près", a expliqué le Pr Jean-François Delfraissy vendredi 5 juin sur France Inter. "Ca montre bien qu'il y a une réduction importante. Et puis surtout, on a tous les outils pour dépister ces nouveaux cas. On a les tests, on a tout un système ensuite d'isolement et de contact des contacts, qui permet d'éviter évidemment l'extension", a ajouté le Pr Delfraissy, spécialiste d'immunologie.Le Conseil scientifique a publié jeudi un nouvel avis recommandant de se préparer à "quatre scénarios probables" pour les mois à venir, allant d'une "épidémie sous contrôle" à une "dégradation critique". "Nous pensons que c'est le scénario numéro un, c'est-à-dire un contrôle de l'épidémie, qui est le plus probable. C'est lié à la fois aux conséquences du confinement, c'est lié au fait que ce virus est peut-être sensible à une certaine forme de température", a indiqué le Pr Delfraissy.Il ne faut pas pour autant oublier les gestes de protection, estime le spécialiste d'immunologie. "Le premier point, c'est de demander à tout le monde et à tous nos concitoyens, dans ce scénario optimiste où l'épidémie est contrôlée, de conserver quand même un certain nombre de mesures", a-t-il poursuivi, citant le port du masque dans les transports ou la distanciation physique entre les personnes. "Le scénario 4, le plus grave (celui d'une "dégradation critique des indicateurs" de suivi de l'épidémie, traduisant "une perte du contrôle" de cette dernière, ndlr) c'est celui qu'on ne veut pas voir : faisons tout pour ne pas y arriver. Il serait extrêmement difficile d'avoir un nouveau confinement généralisé", a ajouté le Pr Delfraissy rappelant qu'il n'y avait aujourd'hui "pas de médicament qui ait véritablement fait la preuve de son efficacité, ni de vaccin". L'épidémie du coronavirus a causé 44 nouveaux décès dans les hôpitaux en France, portant le bilan total à 29.065 morts depuis le début de l'épidémie, selon le bilan quotidien communiqué jeudi par le ministère de la Santé. La baisse se poursuit en réanimation. Au total, 1.163 malades atteints d'une forme sévère de Covid-19 sont hospitalisés en réanimation, soit 47 malades de moins que la veille.
JUSTICE - Le tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) a examiné ce jeudi 12 avril la demande d'un conducteur qui accuse Renault de lui avoir vendu une voiture avec un "vice caché". L'homme dit avoir vu son Espace V redémarrer tout seul alors que sa fille était toujours à l'intérieur.
Le 13 juillet 2015, François Jarrige vient de garer sa Renault Espace V à La Plagne (Savoie) quand soudain, alors qu'il en est sorti, sa voiture "redémarre". Sa fille de 8 ans est restée à l'intérieur et le véhicule dévale une pente, traverse un autre parking en contrebas avant de s'immobiliser sur un talus. L'airbag a fonctionné, la jeune fille est indemne mais choquée.Aucun dysfonctionnement selon Renault"Mon client était descendu avec la carte-clé" de sa voiture, une automatique, a rappelé son avocat Me Jean-Paul Carminati pour qui "deux vices se sont cumulés : le lâchage du frein automatique (à main) et un enclenchement du moteur". Selon une expertise diligentée par Renault, aucun dysfonctionnement ne s'est produit : "Monsieur Jarrige n'avait pas stoppé son véhicule" en appuyant sur le bouton arrêt "quand il en est sorti", a assuré à l'audience l'avocat du constructeur automobile, Me Carlos Rodriguez."C'est un rapport constructeur, il n'a aucune homologation", a contesté Me Jean-Paul Carminati, préférant souligner les quelques témoignages récoltés auprès d'autres utilisateurs d'Espace V à qui la même mésaventure est arrivée. Autre point soulevé par l'avocat : les quatre lettres de rappel envoyées à François Jarrige par Renault en un an et demi. Une première lettre est notamment arrivée un mois après l'achat, lui demandant de retourner la voiture pour réparation en raison d'une "anomalie", "susceptible de mettre en cause (sa) sécurité", sans plus de détail. La voiture était donc renvoyée pour examen puis retournée à son acheteur mais l'incident se produisait tout de même 20 jours plus tard. "Le constructeur n'a fait que remplir son obligation de prudence", a rétorqué Me Carlos Rodriguez à l'évocation de ces lettres. Ce dernier a également listé le nombre d'actions nécessaires au démarrage du moteur : appuyer sur le frein, glisser la carte-clé dans la fente, appuyer sur démarrer et mettre la boite de vitesse sur position Drive. "Cela fait beaucoup de mouvements qui auraient été enclenchés par un 'bug' informatique", a-t-il estimé.Il a en outre souligné l'absence de contre-expertise pour appuyer la thèse de François Jarrige. "C'est curieux de venir sur un incident et de ne pas venir avec des éléments techniques", a-t-il expliqué. La décision a été mise en délibéré au 21 juin.
Au Nigeria, où les manifestations de rues sont rares et souvent réprimées dans le sang, la jeunesse urbaine, engagée et ultra-connectée choisit la Toile pour crier sa colère contre les violences faites aux femmes. Un mouvement de protestation qui gagne les célébrités du pays.
#JusticeForUwa, #JusticeForJennifer, #JusticeForTina: ces hashtags ont été partagés des dizaines de millions de fois sur les réseaux sociaux nigérians ces derniers jours, dans la vague des manifestations aux Etats-Unis, après des plaintes pour viols ou meurtres commis contre des jeunes filles. Dans l'Etat de Kaduna (nord), Jennifer, une jeune adolescente de 18 ans a été violée fin avril par cinq hommes, après s'être faite piéger par ses agresseurs sur Facebook. Dans une vidéo, on voit les proches de la jeune femme tenter de lui faire reprendre connaissance, en lui passant de l'eau sur le visage. "Les familles des violeurs vont vouloir s'arranger de manière informelle" en payant les parties adverses ou la police, se plaignent-ils. "Ils ne demanderont même pas comment va la fille, tout ce qu'ils voudront c'est que l'affaire ne soit pas rendue publique". Après le scandale causé par les dizaines de milliers de partages de cette vidéo accompagnée du hashtag #JusticeForJennifer, deux des agresseurs présumés ont été arrêtés "et inculpés pour "conspiration criminelle, intoxication involontaire et viol", rapporte à l'AFP le porte-parole de la police locale Mohammed Jalinge. "Trois autres suspects restent introuvables". - Les réseaux sociaux, "un outil" -Depuis la semaine dernière, de nombreuses autres affaires ont éclaté, horrifiant la jeunesse nigériane, engagée, urbaine et connectée. La jeune Tina E., 16 ans, a été abattue par un policier, lors d'une altercation entre les forces de l'ordre et un chauffeur de bus qui ne respectait pas les heures du couvre-feu imposé à Lagos, la capitale économique.Le même jour, Vera Uwaila Omozuma (dite Uwa), 22 ans et étudiante en microbiologie dans l'Etat d'Edo, dans le sud du pays, a été retrouvée morte dans une église évangélique après avoir été violée et frappée à mort par ses agresseurs, selon ses proches. Le mouvement #JusticeForUwa, lancé notamment par une blogeuse de l'Etat d'Edo, a rassemblé des centaines de milliers d'internautes et la police fédérale a promis que les coupables "devraient répondre à la justice". Le gouverneur Godwin Obaseki, qui a reçu la famille de la victime lundi matin, "a demandé d'être briefé minute par minute sur l'avancement de l'enquête", rapporte à l'AFP son porte-parole Crusoe Osagie. "Les réseaux sociaux sont un outil pour mettre les institutions, la police, face au mur ou pour reconnecter les leaders de ce pays avec ce qu'il se passe sur le terrain", explique Segun Awosanya, à la tête d'une puissante organisation de la société civile de surveillance des violences policières (Social Intervention Advocacy Foundation, SIAF). "Une fois que la lumière est braquée sur eux, ils ne peuvent plus faire comme s'ils ne savaient pas", assure ce défenseur des droits de l'Homme aux plus de 500.000 abonnés sur Twitter. "Nous voyons tous ce qu'il se passe aux Etats-Unis", poursuit l'activiste, surnommé Sega L'éveilleur. "C'est l'occasion de partager notre souffrance et notre mécontentement".- #NousSommesFatigués -Le mouvement, d'abord tourné vers la violence faite aux femmes, s'est d'ailleurs vite transformé en contestation générale, porté par les plus grandes célébrités du pays, d'habitude frileuses lorsqu'il s'agit de politique. "#NousSommesFatigués de ces tueries incessantes, des camions qui se renversent sur les routes et tuent des innocents (...), des petites filles qui se font violer, des jeunes garçons tués par la police, fatigués de voir des diplômés au chômage,...", a écrit la diva de l'Afropop, Tiwa Sawage à ses 4 millions de followers sur Twitter.Peu après elle, les stars Don Jazzy (4,6 millions d'abonnés), Mr Eazi (1,5 million), ou encore Rema (850.000) lui ont emboité le pas, en partageant le hashtag #WeAreTired et #JusticeForAll: une première dans le monde ultra-puissant, et d'habitude peu engagé, de la musique nigériane. "La police américaine tue les Afro-Américains et la police nigériane tue les Nigérians", a dénoncé Wizkid, le plus populaire d'entre eux (6,5 millions d'abonnés). "Trump et Buhari -le président nigérian- sont les mêmes, sauf que l'un sait utiliser Twitter et l'autre non".
Le préfet de police a écarté les critiques contre l'action des forces de l'ordre lors des violences qui ont émaillé la manifestation du 1er Mai à Paris.
Au lendemain de la manifestation du 1er Mai à Paris, émaillée de violences, le préfet de police s'est félicité du nombre d'arrestations. "Il y a fort longtemps qu'on a pas vu un bilan de ce niveau", a estimé Michel Delpuech sur BFMTV, mercredi 2 mai."Nous avons procédé à 283 interpellations. 153 personnes ont été présentées à un officier de police judiciaire. 109 sont en garde à vue", a précisé le préfet, interrogé à propos la polémique sur le manque d'anticipation des forces de l'ordre face aux dégradations commises par des centaines d'individus masqués en marge du cortège parisien."Certains sont connus de la police et nous avions des informations qui nous permettaient de penser, qu'en effet, nous aurions 500 à 1.000 black blocks sur place", a indiqué M. Delpuech. Il a également tenu à rappeler qu'il avait prévenu dès lundi les organisateurs de la manifestation. "Si ce défilé traditionnel des organisations syndicales ne suscite pas de difficultés particulières", des "militants de groupes contestataires issus de mouvances extrémistes entendent, à l'occasion de la manifestation traditionnelle du 1er Mai, s'en prendre violemment aux forces de l'ordre ainsi qu'aux symboles du capitalisme", avait prévenu la préfecture de police (PP)."Le problème, ce n'est pas de les repérer, c'est de savoir si on peut les interpeller. Il faut bien comprendre qu'on est dans le cadre d'un État de droit. La liberté de manifester existe, la liberté d'aller et venir aussi", a dit le préfet. "Le fait de s'habiller en noir, je suis désolé, ce n'est pas suffisant pour être interpellé", a-t-il insisté.Interrogé sur le délai d'intervention des forces de l'ordre après le début des violences, M. Delpuech a rappelé la présence de manifestants pacifiques. "Dès que ce dérapage a eu lieu au bas du boulevard de l'Hôpital, mon ordre immédiat a été de demander de projeter les moyens disponibles (...). Je ne vais pas donner l'ordre à mes hommes de fendre la foule de manière brutale avec les lanceurs d'eau. On a attendu que ça se disperse. Ça a pris un peu de temps, j'en conviens. Mais regardez le bilan humain", a-t-il expliqué. Comment les "black blocs" se sont organisés pour le 1er mai?par BFMTVDes explications que le préfet avait déjà données mardi soir, lors d'un point presse. "En amont" du cortège syndical traditionnel, "un autre cortège s'est constitué de personnes dites radicales pour l'essentiel", avait-il déclaré. "Ce cortège a regroupé un volume extrêmement important de personnes, 14.500", parmi lesquelles "s'est glissé un groupe de 1.200 'blacks blocs', des personnes qui s'habillent de noir, qui se cagoulent et se protègent au moment où ils vont passer à l'acte pour des exactions", avait-il poursuivi.Restaurant McDonald saccagé, voitures brûlées, vitrines détruites... Le cortège parisien du 1er Mai a rapidement été émaillé d'incidents en dépit des précautions prises lundi par le préfet pour prévenir les risques de troubles à l'ordre public. Les forces de l'ordre ont néanmoins fait usage de gaz lacrymogènes et de lanceurs d'eau. Les dégradations se sont produites "tout à fait indépendamment du cortège syndical classique et pacifique, qui a rassemblé 20.000 personnes", avait souligné le préfet de police.