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Après les fusillades meurtrières qui ont frappé l'Allemagne jeudi, la candidate LR à la mairie de Paris, Rachida Dati, a estimé vendredi que la politique migratoire menée par Angela Merkel depuis plusieurs années - marquée par l'accueil de plus d'un million de migrants en 2015 - avait joué un rôle dans le drame.
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La chancelière allemande Angela Merkel "paie aujourd'hui au prix fort cette ouverture massive des frontières", a affirmé sur franceinfo l'ancienne ministre sarkozyste en réaction à la double fusillade raciste survenue à Hanau, en Allemagne, jeudi. Neuf personnes, dont plusieurs d'origine kurde, ont été tuées ce jour-là."Mme Merkel n'a pas mesuré les conséquences de l'ouverture massive des frontières qu'elle a incitée il y a quelques années",a jugé Rachida Dati au micro de Franceinfo. Fusillades en Allemagne : "Mme Merkel n’a pas mesuré les conséquences de l’ouverture massive des frontières" (Rachida Dati, LR)par franceinfo"Quand elle le fait, elle le fait sans anticipation sans cadre, sans même le gérer. Et elle n'écoute pas elle n'anticipe pas son opinion publique. Elle ne la prépare pas", a-t-elle poursuivi à propos d'Angela Merkel."L'idéologie laxiste d'Hidalgo et le monde merveilleux de Buzyn"Mme Dati a fustigé à cet égard "l'idéologie laxiste de Mme Hidalgo et le monde merveilleux de Mme (Agnès) Buzyn"."Je me souviens de Mme Hidalgo en 2015. Elle dit 'je m'inspire de Mme Merkel en disant moi aussi je veux accueillir massivement, bienvenue aux migrants et aux réfugiés à Paris'. Ca a abouti à quoi ? A la dépossession de l'espace public et privé des Parisiens du nord et de l'est de Paris" et à "une explosion de la délinquance", a déclaré la candidate LR."Le droit d'asile (...) c'est l'honneur de la France mais quand ce n'est pas géré, anticipé, cadré, on en arrive à des tragédies", a-t-elle dit."Faire le ménage" dans les "millions d'euros de subventions donnés à des associations"L'ancienne ministre de la Justice a souhaité "faire le ménage" dans les "millions d'euros de subventions qui sont donnés à des associations qui, sous couvert de soutien scolaire, d'insertion, d'aide sociale, s'attaquent aux valeurs républicaines".Mme Dati a aussi pointé la "responsabilité" de la maire de Paris quand, selon elle, dans "l'hébergement d'urgence à Paris, beaucoup de (...) places sont occupées par des migrants expulsables".
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La Jamaïque votait jeudi lors d'élections générales alors que les infections au coronavirus sont en hausse et que les critiques se multiplient sur la gestion de la pandémie par le gouvernement.
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Le Parti travailliste, au pouvoir, devrait selon les sondages arriver en tête du scrutin, qui s'est ouvert à 07H00 locales.Mais le Premier ministre Andrew Holness a été accusé d'avoir mis la politique avant la santé publique en décidant de convoquer des élections plus de six mois avant la date prévue par la Constitution, malgré un pic dans la pandémie de coronavirus sur l'île.Pour défendre son choix, M. Holness a dit lors d'un débat que la pandémie ne se terminerait "que lorsqu'un vaccin sûr et largement distribué serait disponible".Il a aussi affirmé que la Jamaïque était encore considérée comme l'un des pays ayant "extrêmement bien" géré la pandémie, avec un peu moins de 3.000 malades et tout juste 24 décès.Le nombre d'infections a toutefois triplé depuis début août, à la faveur de jours fériés.Face aux critiques, le Premier ministre avait décidé de suspendre ses activités de campagne.Trop peu, trop tard, a fustigé l'opposition."Le Premier ministre devra accepter la responsabilité (d'un pic, ndlr), sachant qu'il est très difficile de contenir l'enthousiasme entourant les campagnes électorales", a dit à la presse Julian Robinson, le secrétaire général du Parti national du peuple.La pandémie devrait affecter le taux de participation, qui pourrait selon des experts passer en dessous des 47,7% du scrutin précédent en 2016.Tous les électeurs doivent porter un masque, accepter que leur température soit prise et se laver les mains ou utiliser du gel hydroalcoolique avant d'entrer dans les bureaux de vote et respecter la distanciation physique.Les personnes porteuses du Covid-19 ne seront autorisées à quitter leur isolement pour voter qu'entre 16H00 et 17H00 locales, heure de fermeture des bureaux. Ils devront porter un masque, une visière, des gants et des blouses jetables.Des mesures qui laissent certains Jamaïcains sceptiques."Je ne pense pas que les gens ayant le Covid devraient voter parce que ces protocoles ne marcheront pas", dit Dwight Brown, un agent de sécurité de Kingston. "Tout le monde ne portera pas de masque et des gants, et certains ne diront pas qu'ils ont le Covid".
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Au moins dix mille manifestants se sont rassemblés dimanche à Bangkok pour protester contre le gouvernement et réclamer une réforme de la monarchie au moment où la tension monte en Thaïlande et que le mouvement pro-démocratie prend de l'ampleur.
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"A la manifestation des étudiants, il y a 10.000 personnes" a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police métropolitaine de Bangkok."Nous avons un rêve: vivre sous une monarchie constitutionnelle réelle", a proclamé à la tribune l'activiste Tattep Ruangprapaikitseree, qui se fait aussi appeler "Ford"."Et nous réaffirmons nos trois demandes: arrêter les menaces contre le peuple, dissoudre le parlement, et écrire une nouvelle constitution", a-t-il également lancé.Chantant "à bas la dictature", et agitant des colombes en papier pour symboliser la paix, les manifestants avaient investi l'un des carrefours les plus chargés de la capitale thaïe, pour le plus vaste rassemblement organisé dans le royaume depuis le coup d'état de 2014.Depuis le mois dernier, les manifestations sont devenues presque quotidiennes, menées par des groupes d'étudiants qui réclament une réforme des principaux organes du pouvoir, y compris la monarchie, brisant un tabou profond de la société thaïlandaise. L'arrestation par les autorités de trois militants ces deux dernières semaines a provoqué une montée de la tension dans le pays. Relâchés sous caution, ils sont poursuivis pour une dizaine de motifs, parmi lesquels la sédition et la violation de la loi d'urgence sanitaire.Il leur a été signifié de ne pas répéter leurs infractions mais l'un d'eux, Parit Chiwarak, alias "Penguin", dirigeant du Syndicat des étudiants de Thaïlande était présent dimanche à la manifestation de Bangkok.Les manifestants thaïlandais, prenant pour modèle les jeunes Hongkongais, n'ont pas de réel dirigeant et s'appuient essentiellement sur les réseaux sociaux pour relayer leurs appels à manifester.Leur principale cible a longtemps été le Premier ministre Prayut Chan-O-Cha, ancien chef de l'armée auteur d'un coup d'Etat en 2014 et qui s'est maintenu au pouvoir à la suite d'élections contestées en 2019.Les manifestants réclament sa démission, la dissolution du Parlement et la réécriture de la Constitution de 2017 qui donne un pouvoir très large aux 250 sénateurs, tous choisis par l'armée.Mais lundi dernier, devant quelque 4.000 manifestants réunis sur un campus de Bangkok, les organisateurs avaient pour la première fois listé 10 revendications pour réformer la monarchie, un acte audacieux qui a saisi le pays.Au coeur des demandes concernant la monarchie se trouve le fameux article 112, - le crime de lèse-majesté le plus sévère au monde -, qui punit jusqu'à 15 ans de prison quiconque "diffame, insulte ou menace" le roi et sa famille.Avec une fortune estimée à 60 milliards de dollars, le monarque Maha Vajiralongkorn, appelé Rama X, a également apporté des changements sans précédent après son accession au trône en 2016, en prenant le contrôle direct des actifs royaux, et en plaçant des unités de l'armée directement sous son commandement."C'est une affaire très risquée et c'est inacceptable pour la majorité des Thaïlandais" avait déclaré jeudi le Premier ministre à propos des revendications des manifestants avant de prendre le ton de l'apaisement dans un discours télévisé, appelant à l'unité et déclarant "le futur appartient aux jeunes".Autre cause des manifestations, la Thaïlande connaît l'une de ses pires crises économiques depuis 1997 en raison de la pandémie de coronavirus.Des millions de Thaïlandais ont perdu leur emploi et la crise a mis en lumière les inégalités dans l'économie du pays, perçue comme bénéficiant avant tout à l'élite pro-militaire.
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La situation sanitaire liée à l'épidémie de coronavirus continue de se dégrader dans le monde, notamment en France et en Italie, alimentant la crainte d'une deuxième vague, au moment où les Etats-Unis font naître l'espoir d'un traitement au plasma.
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Touchée de plein fouet en mars par l'épidémie qui avait mis son système hospitalier à rude épreuve, l'Italie est confrontée depuis plusieurs jours à une nette reprise de la circulation du virus favorisée notamment par les déplacements et les activités estivales des vacanciers. Selon le dernier bilan officiel publié dimanche, 1.210 nouveaux cas de coronavirus ont ainsi été recensés dans le pays en l'espace de vingt-quatre heures. Un tiers des cas enregistrés dans la région de Rome sont liés à des séjours en Sardaigne.En dépit de cette brusque hausse de la courbe de contagion, le ministre italien de la Santé, Roberto Speranza, s'est voulu rassurant dimanche, en jugeant que la situation était sous contrôle et en excluant un reconfinement général de son pays. Au niveau local toutefois, l'inquiétude grandit. Le président de Campanie (autour de Naples) a ainsi suggéré de limiter de nouveau les déplacements entre régions d'ici la rentrée. Aux États-Unis, le président Donald Trump a donné son feu vert dimanche à la transfusion du plasma sanguin de personnes guéries du coronavirus à des patients hospitalisés - un traitement dont l'efficacité fait toutefois encore débat.Donald Trump a qualifié l'annonce de "percée historique" pour le traitement du Covid-19, de nature à "sauver un nombre incalculable de vies".L'agence américaine du médicament (FDA) a néanmoins rappelé qu'il n'existait pas, pour l'heure, de preuve formelle que l'utilisation de plasma était efficace."Le plasma de personnes convalescentes marche probablement, même s'il faudrait le confirmer par des essais cliniques, mais pas comme traitement d'urgence pour des patients gravement atteints", prévient le Dr Len Horovitz, interne spécialisé en pneumologie à l'hôpital Lenox Hill de New York.- Eviter que "l'eau se remette à bouillir" -Du côté de la France, la situation elle aussi se dégrade. Plus de 4.500 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, selon les chiffres publiés dimanche par Santé Publique France.Au total, 4.897 nouveaux diagnostics positifs ont été enregistrés, contre 3.602 samedi."Nous sommes dans une situation à risques" face au Covid-19, a mis en garde le ministre de la Santé Olivier Véran dans un entretien au Journal du Dimanche. "Le risque", a-t-il insisté, "c'est que, après avoir enlevé doucement le couvercle de la casserole, l'eau se remette à bouillir".Comme en Italie, un reconfinement général n'est toutefois pas à l'ordre du jour, les autorités privilégiant à ce stade des mesures territorialisées et promettant des contrôles renforcés.Des contrôles à l'image de ceux effectués par les forces de l'ordre dimanche soir à Paris en marge de la retransmission de la finale de la Ligue des Champions entre le PSG et le Bayern Munich. Selon la préfecture de police, 274 personnes ont été verbalisées pour absence de port du masque, notamment dans un bar évacué à proximité des Champs-Elysées.Au total, depuis son apparition en décembre dernier en Chine, la pandémie a fait au moins 805.470 morts dans le monde, selon un bilan établi par l'AFP dimanche à partir de sources officielles.Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 176.765 morts. Viennent ensuite le Brésil (114.250), le Mexique (60.254), l'Inde (56.706) et le Royaume-Uni (41.423).- Bouchons à la frontière -Face à un rebond du nombre de cas, les restrictions se multiplient depuis quelques semaines sur tous les continents, de la Corée du Sud à la Finlande - où des mesures strictes aux frontières entrent en vigueur ce lundi - en passant par la capitale du Paraguay.Depuis dimanche, les quelque deux millions d'habitants d'Asunción et de ses banlieues ne peuvent plus se déplacer librement que de 5H00 (08H00 GMT) à 20H00 (23H00 GMT) dans le cadre d'une "quarantaine sociale" prévue pour durer jusqu'au 6 septembre. Le rétablissement de certaines mesures ne va pas sans heurts ni crispations. De stricts contrôles sanitaires instaurés au cours du week-end par Vienne à la frontière slovène ont ainsi provoqué d'immenses encombrements et suscité la colère de la police slovène et l'inquiétude de la Croatie.Plus tragique, l'arrivée de la police venue faire respecter le couvre-feu sanitaire en vigueur à Lima, la capitale du Pérou, a entraîné une bousculade dans une discothèque, qui s'est soldée par la mort de 13 personnes ce week-end, dont onze étaient infectées par le coronavirus.Parallèlement à ce retour de contrôles et de restrictions, la vie va reprendre son cours normal ce lundi en Irlande du Nord avec la réouverture progressive des écoles, pour la première fois depuis mars.En Birmanie, le respect de la distanciation sociale tourne quant à lui au casse-tête dans les camps surpeuplés où sont confinés les Rohingyas. Durant la semaine passée, 48 cas de coronavirus ont été recensés à Sittwe, la capitale de l'Etat de Rakhine, soit plus de 10% de la totalité des quelque 400 cas enregistrés jusqu'à présent en Birmanie."Si le confinement est imposé pour une longue période, nous aurons (...) besoin d'aide", a expliqué un Rohingya, Kyaw Kyaw.
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Un sondage pour le JDD montre que si une majorité des Français ne veut pas son retour, son positionnement d'ancien président est plutôt apprécié.
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Le parrain de la droite n'est pas tout à fait en odeur de sainteté chez les Français. Dans un sondage Ifop réalisé pour le Journal du dimanche et dévoilé dimanche 30 juin, l'hypothèse d'un retour de Nicolas Sarkozy n'est pas souhaité par 76% des personnes interrogées. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le clivage entre les sympathisants de gauche et de droite est important sur la question de Nicolas Sarkozy. Ainsi, les sympathisants des Républicains (LR) souhaitent en majorité (65 %) le retour l'ex-maire de Neuilly, quant aux sympathisants de gauche, ils affichent un rejet massif, à 88 % d'opposition. "L'effet repoussoir de Nicolas Sarkozy est encore très fort", commente au Journal du dimanche le directeur général adjoint de l'Ifop, Frédéric Dabi.Pas de successeur clairSi le positionnement actuel de Nicolas Sarkozy, en ex-président, est plutôt bien apprécié (59 %), son bilan est jugé en majorité de façon négative, à 57 %. Les partisans de la droite, sont 80 % à la juger, à l'inverse, positif. Du côté des partisans de La République en marche ils sont tout de même 61 % a bien considérer son quinquennat. En majorité, les Français ne croient pas le retour de Nicolas Sarkozy possible, même chez les partisans de droite. Pour lui succéder, il ne se dessine pas de figure claire dans l'esprit des sondés. Si certains, 38 %, pensent à Laurent Wauqiez ou Valérie Pécresse, François Baroin ou encore Xavier Bertrand sont également cité par 36 des Français interrogés. "C'est le reflet du déficit de leadership à droite", estime Frédéric Dabi dans les colonnes du JDD.
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S'il reste majoritaire globalement, le soutien aux "gilets jaunes" ne l'est plus dans les classes moyennes et chez les retraités.
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Alors que l'acte XVIII des "gilets jaunes" a été marqué par une nouvelle flambée de violence, le soutien des Français au mouvement recul nettement, avec une approbation de 53%, selon un sondage Elabe diffusé mercredi. La violence est également plus fortement condamnée et nettement moins comprise selon cette enquête pour BFMTV. Quatre mois après le début de la mobilisation, 53% des sondés approuvent (soutien ou sympathie) le mouvement des "gilets jaunes", soit une baisse de 8 points par rapport à la mesure du 13 mars. Dans le détail, 24% (-3 points) des personnes interrogées soutiennent la mobilisation et 29% (-5) expriment de la sympathie. A l'inverse, le cumul opposition et hostilité est en hausse de 7 points, à 35%. Dans le détail, 16% (+1) y sont opposés et 19% (+6) y sont hostiles. Enfin, 12% des sondés (+1) sont indifférents à la mobilisation.Sociologiquement, l'approbation reste majoritaire auprès des classes populaires (65%, -2) mais ne l'est plus auprès des classes moyennes (49%, -5) et des retraités (44%, -16). L'approbation de la mobilisation chute aussi fortement auprès des femmes (51%, -11), des habitants des agglomérations de taille moyenne (50%, -10) et des habitants de l'agglomération parisienne (44%, -11).Condamnation massive des violencesÀ la suite du saccage samedi des Champs-Élysées, 84% des personnes interrogées affirment condamner les violences (+6 points par rapport à la mobilisation du 5 janvier). 28% des sondés déclarent comprendre les violences (-10 points) et 17% (-2) déclarent les condamner et les comprendre (deux questions distinctes dans le sondage). "On a un mouvement des gilets jaunes tellement violent qu'il a mangé tous ses enfants": Sacha Houlié (LAREM) dénonce "les groupuscules" au sein des gilets jaunespar BFMTV70% des personnes interrogées estiment également que les manifestions des "gilets jaunes" se sont éloignées des revendications initiales du mouvement (+6 points par rapport au 13 février), contre 30% qui estiment qu'elles portent toujours les revendications à l'origine du mouvement (-6).Enquête réalisée en ligne les 18 et 19 mars auprès de 1.001 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
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"Depuis le 13 janvier, notre service minimum est assuré sur tous les réseaux", justifie Catherine Guillouard, patronne de la régie des transports parisiens.
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"La grève illimitée est derrière nous". La PDG de la RATP est revenue dans un entretien accordé au Parisien sur le mouvement social qui a paralysé les transports en commun d'Île-de-France pendant près d'un mois et demi. Pour Catherine Guillouard, les syndicats de l'entreprise ont obtenu "des concessions concrètes". "Oui, les régimes spéciaux vont être supprimés, mais la phase de transition sera longue, adaptée, et respectueuse du contrat social de la RATP", estime t-elle.Du côté des usagers, le site internet mondedommagementnavigo.com permettant aux usagers de demander le remboursement de leur abonnement pour le mois de décembre sera effectif "d'ici la fin de la semaine". Pour le mois de janvier en revanche, le dispositif ne devrait pas être reconduit, à en croire les propos de la direction. "Il faut savoir que nous allés au-delà de nos obligations contractuelles vu l'offre de service minimum que nous sommes arrivés à faire sur certains réseaux", fait valoir Catherine Guillouard. "Depuis le début, j'ai toujours acté le principe d'un remboursement. Au final nous avons acté un mois complet de forfait Navigo (mois de décembre, ndlr)", ajoute t-elle. "Depuis le 13 janvier, notre service minimum est assuré sur tous les réseaux, y compris le métro", estime t-elle encore.La PDG de la RATP a par ailleurs indiqué que la grève a coûté environ 200 millions d'euros à l'entreprise, même si ses comptes "vont rester dans le vert" en 2019, grâce à une "saine gestion" durant l'année.
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Selon un rapport du Centre d'analyse du terrorisme, qui détaille le parcours de 23 de ces militaires, certains avaient préparé leur projet avant même de prendre l'uniforme. Si la radicalisation islamiste existe au sein de l'armée, elle demeure marginale.
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Depuis 2012, pas moins d'une trentaine de militaires français sont venus grossir les rangs d'organisations jihadistes en Syrie et en Irak, révèle un rapport du Centre d'analyse du terrorisme (CAT) obtenu par l'AFP ce mercredi 18 décembre. Le CAT y dévoile le parcours de 23 individus en s'attachant à décrire également leurs motivations. Selon ce rapport, qui doit être publié en fin de semaine, ces soldats sont parfois passés par des unités réputées telles que la Légion étrangère, les fusiliers marins ou encore les parachutistes avant de rejoindre les rangs du jihad au terme de parcours individuels très différents les uns des autres : certains avaient préparé leurs projets avant de prendre l'uniforme, d'autres l'ont envisagé après leur départ de l'armée, voire pendant. Quelques-uns ont déserté, refusant de se battre contre des musulmans. Certains étaient des musulmans de souche, d'autres des convertis.Tous ont par contre apporté avec eux leur expérience et leur connaissance de la guerre. "Leur connaissance du milieu, leur appétence pour les armes et leur savoir-faire militaire ont facilité leur ascension au sein des différents groupes terroristes", selon le rapport. "Certains anciens militaires ont pu également, grâce à leur formation militaire dans l'armée française, leur connaissance des emplacements et leur expérience sur zone au sein d'organisations jihadistes, planifier des attentats en France", ont estimé les auteurs du texte.Le rapport estime que si l'armée constitue une "cible de recrutement stratégique" évidente, "la radicalisation islamiste demeure marginale au sein des armées". Le rapport relève également que les autorités surveillent de près les militaires radicalisés ou susceptibles de radicalisation islamiste et que la législation française s'est renforcée ces dernières années, en particulier pour permettre les enquêtes administratives sur des personnes déjà en poste.
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Six adolescents d'un collège d'Achères (Yvelines) ont été mis en examen, soupçonnés d'avoir violé à plusieurs reprises une collégienne, élève dans le même établissement qu'eux.
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Six adolescents âgés de 12 à 14 ans ont été mis en examen vendredi pour des viols en réunion et des agressions sexuelles sur une jeune fille de 13 ans, à Achères (Yvelines), a-t-on appris d'une source proche du dossier à l'AFP lundi 4 février.L'adolescente a d'abord alerté la direction de son collège pour dénoncer des faits de viols commis par plusieurs élèves de son établissement, a rapporté la même source, confirmant une information du Parisien. Elle a raconté avoir subi deux agressions entre fin 2018 et début 2019. Une première fois, en décembre, elle a suivi trois garçons de son collège dans le hall d'un immeuble en compagnie d'une amie à elle. "Les trois individus l'ont agressée sexuellement en lui caressant la poitrine et les fesses mais son amie s'est interposée et a mis un terme à leurs agissements", a détaillé cette source proche de l'enquête. Un adolescent a reconnu l'ensemble des faits Cette amie est ensuite partie, laissant seule la jeune fille qui dit avoir alors été contrainte de pratiquer des attouchements et des fellations sur chacun des trois adolescents. Elle a également décrit une agression similaire, ayant eu lieu courant janvier, dans le même immeuble, au 8e étage, avec cette fois-ci six garçons de son collège. Les six collégiens ont été interpellés fin janvier et placés en garde à vue. Au cours de leur interrogatoire, tous sauf un ont nié les accusations des la jeune fille, qui était, d'après eux, consentante. Un des adolescents a reconnu sa participation et l'ensemble des faits, en impliquant ses amis. Les six adolescents ont été remis en liberté, avec un placement sous contrôle judiciaire pour certains d'entre eux. L'enquête a été confiée au commissariat de Conflans-Sainte-Honorine.Au collège Camille-du-Gast d'Achères, parents et élèves sont sous le choc. "Des professionnels sont déjà implantés dans l'établissement, entre autres des infirmières et des assistants sociaux. Nous restons extrêmement attentifs, si besoin nous installerons une cellule psychologique", explique au Parisien Serge Clément, le directeur départemental de l'Éducation nationale, lundi. "On est tous choqués. Moi je ne suis pas copine avec elle mais c'est une fille sympa", a témoigné une collégienne.
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Ces messages interviennent dans un contexte particulièrement tendu alors que la dernière manifestation des "gilets jaunes" à Paris a été marquée par des insultes visant les forces de l'ordre.
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Des tags visant les forces de l'ordre ont été retrouvés lundi 22 avril sur la façade d'une gendarmerie dans le village de Landivisiau, dans le Finistère. Sur le mur, on peut y lire "suicidez-vous", "flics suicidés à moitié pardonnés" ou encore "ACAB ("all cops are bastards"), précise France 3 Bretagne."Je suis solidaire évidemment"Selon la chaîne locale, Laurence Claisse, la maire de la commune, s'est rendue sur place dans la matinée. Contactée par téléphone elle s'est dite "scandalisée" : "Les gendarmes sont des humains, ils sont là pour nous servir, nous protéger. Je suis solidaire évidemment". L'élue a ajouté que des habitants n'avaient pas caché leur écœurement, en passant devant la façade. Des services techniques municipaux ont entrepris le nettoyage dans la matinée de lundi. Des techniciens d'investigation criminelle se sont également rendus sur place dans la foulée, précise Le Télégramme. "Ces faits sont d'une extrême gravité" "Ces faits sont d'une extrême gravité. Les banaliser, ce serait donner raison à leurs auteurs qui doivent être identifiés et livrés à la Justice", a commenté sur Twitter, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.
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Comédien dans "Plus belle la vie", ça peut rapporter gros. Les salaires des acteurs de la série à succès de France 3 ont été révélés par Téléstar.
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Et certains d'entre eux profitent d'un joli cachet. 1 000€ par journée de tournage, c'est ce que touchent les comédiens historiques de la série. Ils sont dix dans ce cas et leurs noms défilent à chaque générique de fin d'épisode. Laetitia Milot, Rebecca Hampton, Sylvie Flepp, Michel Cordes et Laurent Kérusoré en font partie. Ces acteurs historiques de "Plus belle la vie" tournent au moins dix jours par mois, soit un salaire assuré de 10 000€. Qui peut même monter jusqu'à 23 000€ en cas de présence sur tous les épisodes. Et ce n'est pas tout. Téléstar explique que les salaires des comédiens historiques peuvent être réévalués de 30% en cas de rediffusions de la série. Et ils perçoivent aussi un petit pourcentage sur la vente de produits dérivés. Les autres comédiens ne bénéficient pas d'un tel traitement de faveur. Ceux qui reviennent régulièrement à l'écran, comme Marwan Berreni et David Baiot, touchent 600€ par jour de tournage. Le montant du chèque diminue à 300€ pour les acteurs occasionnels.
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Au lendemain de sa mise en examen dans l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007, Le Figaro publie jeudi 22 mars les déclarations de l'ex-chef de l'État aux juges. Depuis 2011, "je vis l'enfer de cette calomnie", a-t-il notamment déploré.
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Après plus de 24 heures de garde à vue, Nicolas Sarkozy a été mis en examen mercredi soir 21 mars pour "corruption passive", "financement illégal de campagne électorale" et "recel de fonds publics libyens", et placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Il a été placé sous contrôle judiciaire. "C'est un coup de tonnerre après cinq ans d'investigations. Il est mis en examen des principaux chefs dans cette enquête", a relevé une source proche du dossier. L'ancien chef de l'État a lui déclaré qu'il vivait "l'enfer de la calomnie" depuis 2011, selon sa déclaration faite aux magistrats, publiée jeudi 22 mars sur le site internet du Figaro.Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir accepté de l'argent de la Libye de Mouammar Kadhafi. En échange, la France aurait aidé le pays à sortir de son isolement diplomatique. "Comment peut-on dire que j'ai favorisé les intérêts de l'État libyen ?", s'est insurgé l'ex-président, rappelant qu'il avait été l'un des artisans de la chute du dictateur Mouammar Kadhafi, tué en 2011 par les rebelles libyens. "Sans mon engagement politique, ce régime serait sans doute encore en place", a-t-il assuré. "Croyez-vous que si j'avais la moindre chose à me reprocher en la matière, j'aurais été assez bête, assez fou pour m'attaquer à celui qui m'aurait à ce point financé ? Pourquoi prendre ce risque ?", a-t-il souligné. "Les mensonges" de Ziad TakieddineNicolas Sarkozy a déploré être "accusé sans aucune preuve matérielle par les déclarations de M. Kadhafi, de son fils (Seif al-Islam, NDLR), de son neveu, de son cousin, de son porte-parole, de son ancien Premier ministre et par les déclarations de M. Takieddine dont il est avéré à de multiples reprises qu'il a touché de l'argent de l'État libyen". Selon l'ancien président, les accusations du dictateur libyen auraient commencé au "lendemain de la réception à l'Élysée du CNT, c'est-à-dire les opposants". Quant au sulfureux homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, il a assuré avoir remis entre fin 2006 et début 2007 trois valises contenant 5 millions d'euros en provenance du régime de Kadhafi à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant."À propos de M. Takieddine, je voudrais vous rappeler qu'il ne justifie durant cette période 2005-2011 d'aucun rendez-vous avec moi", a souligné l'ex-ministre de l'Intérieur, dénonçant les "mensonges" du Franco-Libanais. "M. Takieddine ment lorsqu'il affirme sans aucune preuve qu'il pouvait pénétrer place Beauvau sans justifier du moindre rendez-vous, simplement en déposant son nom. On ne rentre pas place Beauvau sans indiquer avec qui on a rendez-vous !", a-t-il affirmé. "Il se trompe sur la prétendue description des lieux du ministère de l'Intérieur", a-t-il également pointé. "Compte tenu de leur absence de crédibilité, les propos de M. Takieddine ne peuvent en aucun cas constituer des indices graves et concordants quand on connaît son passé judiciaire et les multiples déclarations contradictoires qu'il a proférées", a ajouté Nicolas Sarkozy. "J'ai déjà beaucoup payé pour cette affaire""Les faits dont on me suspecte sont graves, j'en ai conscience. Mais si comme je ne cesse de le proclamer avec la plus totale constance et la plus grande énergie, si c'est une manipulation du dictateur Kadhafi ou de sa bande, ou de de ses affidés, dont Takieddine fait à l'évidence partie, alors je demande aux magistrats que vous êtes de mesurer la profondeur, la gravité, la violence de l'injustice qui me serait faite", a-t-il demandé. "J'ai déjà beaucoup payé pour cette affaire", a-t-il déploré. Selon lui, cette "polémique lancée par Kadhafi et ses sbires" lui a coûté le 1,5 point manquant pour gagner l'élection présidentielle de 2012, remportée par François Hollande avec 51,6% des voix. "J'ai perdu la primaire et les déclarations de M. Takieddine n'y sont pas pour rien", a-t-il insisté. "M. Takieddine a toujours affirmé ne m'avoir jamais remis de liquide jusqu'au mois de novembre 2016. Très exactement trois jours avant le plus important débat qui opposait les candidats de la droite à la primaire", a-t-il rappelé. "Depuis le 11 mars 2011, je vis l'enfer de cette calomnie". "Je vous demande avec toute la force de mon indignation de retenir des indices et non pas des indices graves et concordants", a plaidé Nicolas Sarkozy.
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La calotte glaciaire du Groenland a perdu 532 milliards de tonnes de glace en 2019, nouveau record pour ce gigantesque territoire arctique affecté par le réchauffement climatique, menaçant d'accélérer la hausse du niveau des océans et mettant en péril des millions de personnes, selon une nouvelle étude.
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Cette fonte, équivalente à trois millions de tonnes d'eau par jour ou au contenu de six piscines olympiques par seconde, a représenté la plus importante source d'élévation du niveau des mers en 2019 - 1,4 millimètre, 40% du total - selon les conclusions des chercheurs, publiées jeudi dans la revue Communications Earth & Environment.Cette perte était d'au moins 15% supérieure au dernier record enregistré en 2012, et confirme une tendance de long terme, avertissent-ils.Outre 2019, "les quatre autres années record ont toutes été enregistrées dans la dernière décennie", explique à l'AFP l'auteur principal de l'étude, Ingo Sasgen, glaciologue au centre Helmholtze de recherche polaire et marine (Allemagne).La semaine dernière, une autre étude publiée dans la même revue alertait déjà sur l'irrémédiable fonte de la calotte groenlandaise qui continuerait "même si le réchauffement climatique s'arrêtait aujourd'hui", car les chutes de neige ne compensent plus les pertes. Les rapports alarmants sur la fonte des glaces de cette île de deux millions de km2 (près de quatre fois la superficie de la France) bordée aux trois quarts par les eaux de l'océan Arctique et recouverte à 85% de glace, se multiplient depuis plusieurs années.La région se réchauffe en effet deux fois plus vite que le reste de la planète. Dans les années 1980 et 90, la calotte glaciaire perdait environ 450 gigatonnes (450 milliards de tonnes) de glace par an, remplacées par les chutes de neige. Mais à partir des années 2000, la fonte s'est accélérée, grimpant à 500 gigatonnes sans être compensée par les chutes de neige, avaient calculé les auteurs de l'étude publiée le 13 août.La baise des précipitations neigeuses, également conséquence du changement climatique, engendre en effet une moindre couverture nuageuse, et donc des journées plus chaudes, exposées au soleil, ce qui accélère à son tour la fonte des glaces...En 2019, la calotte groenlandaise a perdu 1.130 gigatonnes (55% par la fonte des glaces et 45% par la fragmentation directe des glaciers dans l'océan) et gagné 600 gigatonnes par les précipitations, selon Ingo Sasgen, qui estime pour sa part prématuré de se prononcer sur un point de non-retour."Ce qui ne veut pas dire qu'il n'est pas important d'essayer de contenir le réchauffement. Chaque dixième de degré évitera un peu de relèvement du niveau des mers," a souligné le chercheur.La fonte de la calotte glaciaire du Groenland a entrainé une hausse du niveau des océans de 1,1 centimètre entre 1992 et 2018, avaient calculé les auteurs d'une étude publiée en décembre dernier par la revue Nature.Selon les experts climat de l'ONU (Giec), le niveau des mers a déjà augmenté de 15 cm au XXe siècle. Conséquence: d'ici 2050 plus d'un milliard de personnes vivront dans des zones côtières particulièrement vulnérables aux inondations ou événements météo extrêmes amplifiés par la montée du niveau de la mer et le dérèglement climatique.
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Equipé d'une pelle, Grigori Kouksine retourne la terre fumante d'une tourbière en Sibérie. Avec un petit groupe de bénévoles, ce pompier russe affronte un redoutable incendie, résistant à l'hiver, et une véritable "bombe climatique".
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"Ce sont des feux souterrains, des feux zombies", explique à l'AFP le professionnel de 40 ans, chef de l'unité anti-feux de forêts de l'ONG Greenpeace.Il faut s'enfoncer dans la réserve naturelle de Souzounski, à 130 kilomètres au sud de Novossibirsk, la troisième ville de Russie, pour atteindre le sinistre: une vaste tourbière recouverte d'orties, de chanvre, et entourée d'une épaisse forêt de pins.Ici, la tourbe, matière fossile issue de la lente décomposition de végétaux en milieu humide, se consume depuis environ cinq ans, estime Grigori Kouksine.Couvant à plus d'un mètre de profondeur, l'incendie survit aux hivers sibériens grâce aux sécheresses qui frappent toujours plus régulièrement la région. "Mais la tourbe ne prend jamais feu seule, l'homme est toujours responsable", souligne M. Kouksine. Il suffit d'un mégot mal éteint pour qu'une combustion se déclenche et survive sous terre pendant des années.Après l'hiver, au retour des chaleurs, le feu de tourbe revient d'entre les morts, allume des herbes sèches en surface et peut se propager à toute la forêt."C'est ce qui s'est passé l'été dernier", raconte Sergueï Akopov, 60 ans, un bénévole ayant lutté contre cet incendie. "On voyait les renards et les lièvres qui fuyaient les flammes", se rappelle ce juriste de profession, là pour la quatrième fois pour maîtriser le feu de tourbière.- Pièges à carbone -Selon de nombreux scientifiques, la Sibérie et l'Arctique sont parmi les régions les plus exposées au changement climatique. Elles ont enregistré ces dernières années des records de chaleur et de gigantesques incendies.En juin, la cité arctique de Verkhoïansk a connu une température jamais vue de 38°C. Environ neuf millions d'hectares de forêts russes ont été officiellement touchés par les flammes cette année, la superficie du Portugal.Les feux de tourbières représentent une menace supplémentaire pour le climat car la tourbe, en brûlant, libère énormément de gaz carbonique."C'est une bombe climatique", indique Grigori Kouksine.Selon lui, on est déjà dans un cercle vicieux: les perturbations du climat accentuent la sécheresse, favorisant les incendies de tourbières, libérant les gaz qui vont accentuer le dérèglement climatique."Nous luttons ici à la fois contre le résultat du changement climatique et contre sa cause", résume-t-il.Récemment, le site spécialisé Nature s'est alarmé d'une multiplication de ces "feux zombies" dans les zones arctiques, en Amérique comme en Russie.- "Sale boulot" -Les tourbières sont aussi souvent plus complexes à éteindre que des feux de forêts classiques."Pour éteindre une tourbière, il faut l'inonder et mélanger soigneusement la terre jusqu'à l'obtention d'une pâte liquide", détaille Ekaterina Groudinina, 38 ans, coordinatrice de Greenpeace en Sibérie et en Extrême-Orient.Derrière elle, l'équipe de pompiers bénévoles, entraînée par l'ONG, asperge le terrain avec deux lances à incendie, pompant l'eau d'un marais voisin. Une fois la terre retournée et gorgée d'eau, on mesure la température de la couche souterraine de tourbe. Si elle dépasse les 40 degrés, il faut recommencer l'opération."C'est un sale boulot", témoigne Alexandre Soukhov, 38 ans, un agriculteur ayant fondé ce groupe de volontaires qui a travaillé deux jours pour éteindre une partie de la tourbière.A ces difficultés s'ajoute la faible réactivité des autorités régionales, d'après M. Kouksine, car ces dernières, faute d'expérience et de connaissances, ne prennent pas autant au sérieux ces incendies que les autres feux de forêt. "Pendant cinq ans, elles ont fait mine que ce feu n'existait pas", déplore-t-il.Faute d'obtenir en septembre du soutien pour ses six bénévoles, il s'est tourné vers un haut responsable de la protection des forêts à Moscou."C'est le piston par téléphone qui fait la loi", pointe Grigori Kouksine.Le ministère local des Ressources naturelles a indiqué à l'AFP avoir déployé trois véhicules et six hommes sur le sinistre et l'avoir maîtrisé après 24 heures d'intervention.Depuis, professionnels et bénévoles sont repartis, dit M. Kouksine. Mais il est "presque sûr" que sous terre, malgré l'affirmation des autorités, "la tourbière continue de brûler".
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Les pharmacies sont autorisées depuis samedi à réaliser des tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) qui permettent de savoir, en quelques minutes, si l'on a fabriqué des anticorps contre le nouveau coronavirus, selon un arrêté publié au Journal officiel.
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"A titre exceptionnel (...) les pharmaciens d'officine (...) peuvent réaliser les tests rapides d'orientation diagnostique sur sang capillaire de détection des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2", indique le texte d'un arrêté publié au Journal officiciels, qui est "applicable jusqu'au 30 octobre". Les tests sérologiques TROD consistent à prélever une goutte de sang en piquant la peau, généralement au bout du doigt, puis à la mettre en contact avec un réactif. Le résultat apparaît en quelques minutes. Ils ne pouvaient jusqu'à présent être réalisés que par un laboratoire d'analyses médicales, en ville ou à l'hôpital.51 tests autorisésUn test TROD positif signifie que l'on a été exposé au virus et que l'on a développé (ou que l'on est en train de développer) une réponse immunitaire. Une liste des 51 tests de ce type autorisés a été publiée par le ministère de la Santé. Certains ne détectent que les anticorps IgG (pour immunoglobulines G), qui se forment minimum 14 jours après avoir été en contact avec le virus, tandis que d'autres indiquent aussi la présence d'IgM (immunoglobulines M), produites plus tôt, qui peuvent être détectées une semaine environ après l'infection.Les médecins biologistes mettent en gardeUn résultat positif doit être confirmé en laboratoire de biologie par une prise de sang et un examen de laboratoire afin de préciser la réalité de la réponse immunitaire et, éventuellement, par un test virologique (RT-PCR) pour vérifier si le virus est toujours présent dans l'organisme et donc, si l'on risque ou pas de contaminer d'autres personnes.Les pharmaciens réclamaient depuis de longues semaines de pouvoir commercialiser ces tests TROD, alors que les syndicats de médecins biologistes étaient fermement opposés à cette possibilité. Dans un communiqué daté du 3 juillet, plusieurs organisations de biologistes mettaient ainsi "en garde les autorités et le grand public sur les difficultés d'utilisation et sur la complexité de l'interprétation des résultats de ces tests sérologiques".
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"Un acte communautariste délibéré". Plusieurs députés LR et LREM ont quitté jeudi 17 septembre une audition à l'Assemblée nationale pour protester contre la présence d'une syndicaliste étudiante voilée.
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"Aucune règle n'interdit le port de signes religieux pour les personnes auditionnées", a tranché la présidente de la commission.Les parlementaires participaient à l'audition de représentants de syndicats étudiants dans le cadre de la nouvelle commission d'enquête "pour mesurer et prévenir les effets de la crise du Covid-19 sur les enfants et la jeunesse", créée à l'initiative de la communiste Marie-George Buffet (Seine-Saint-Denis) qui en est la rapporteure. Après la prise de parole des syndicalistes étudiants, le député du Pas-de-Calais (LR) Pierre-Henri Dumont, faisant un "rappel au règlement", s'est indigné du voile porté par la vice-présidente de l'Unef, Maryam Pougetoux, en estimant qu'il s'agissait d'un "acte communautariste délibéré" qui enfreignait "le principe de laïcité auquel doit s'astreindre notre assemblée". L'argument a été battu en brèche par la présidente de la commission, l'élue de Haute-Garonne Sandrine Mörch, qui a déploré un "mauvais procès" en rappelant qu'"aucune règle n'interdi(sait) le port de signe religieux pour les personnes auditionnées".Les députés LR qui ont quitté la salle ont été rejoints par Anne-Christine Lang (LREM), pour laquelle le "port du hijab" est "incompatible" avec ses "valeurs". "Je ne peux accepter qu'au sein de l'Assemblée nationale, le cœur battant de la démocratie (...), nous acceptions qu'une personne se présente en hijab devant une commission d'enquête", a-t-elle indiqué. "En tant que députée et féministe, attachée aux valeurs républicaines, à la #laïcité et aux #droitsdesfemmes, je ne peux accepter qu'une personne vienne participer à nos travaux à l'#AN en hijab, qui reste pour moi une marque de soumission", a-t-elle complété dans un tweet.Sa collègue Sandrine Mörch lui a rétorqué qu'elle ne laisserait pas "ce faux débat autour du voile rentrer dans cette commission censée travailler sur l'avenir et le présent de la jeunesse dans une situation très compliquée".Maryam Pougetoux avait été au cœur d'une polémique en 2018 lorsque plusieurs personnalités politiques, dont Marlène Schiappa, alors secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, avaient critiqué l'Unef, syndicat étudiant de gauche, pour avoir désigné une étudiante voilée comme porte-parole.
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Selon les informations du Parisien, le gouvernement envisagerait de prolonger l'état d'urgence de deux mois afin d'éviter une nouvelle vague du coronavirus durant la période estivale.
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Si Edouard Philippe s'est voulu rassurant au moment d'annoncer les nouvelles étapes du déconfinement en vigueur dès ce mardi 2 juin, le chef du gouvernement n'en demeure pas moins extrêmement prudent. Comme le révèle en effet Le Parisien, le Premier ministre souhaiterait prolonger l'état d'urgence sanitaire qui doit normalement prendre fin le 10 juillet prochain. L'exécutif envisagerait ainsi de faire courir cette mesure exceptionnelle jusqu'à la fin de l'été. Selon les précisions du Parisien, le gouvernement aurait inscrit à l'agenda de l'Assemblée nationale un vote au 17 juin, à 15 heures, pour un nouveau projet de prorogation qui pourrait durer deux mois. Mais le contenu du texte reste encore flou. "On veut avoir le plus de recul possible", indique au quotidien Matignon. Pour rappel, l'état d'urgence sanitaire offre des moyens exceptionnels à l'exécutif pour combattre la pandémie qui semble toutefois marquer le pas depuis le début du mois de mai. "Personne n'est capable de savoir s'il y aura une deuxième vague ou pas dans les semaines à venir. En prolongeant l'état d'urgence, on se donne les moyens de pouvoir agir, notamment en restreignant la liberté d'aller et de venir au cas où un nouveau pic de contamination réapparaissait pendant les vacances", confie au Parisien un conseiller ministériel qui évoque un "dispositif transitoire et exceptionnel pour aller vite". Le débat au Parlement pourrait être une nouvelle fois tendu. Lors du précédent prolongement, adopté le 9 mai, les députés et les sénateurs avaient en effet largement critiqué certaines mesures de l'état d'urgence comme la responsabilité pénale des élus ou bien encore le traçage des personnes infectées via un système d'information.
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- Cécile Duflot a été impliquée dans une passe d'armes tendue avec le présentateur de la matinale de France Inter Patrick Cohen, lundi 27 juin, après avoir été liée à une "idéologie boniste". L'élue a ensuite déploré le "petit regard légèrement méprisant" du journaliste.
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-Un petit face-à-face sous tension pour débuter la semaine. Invitée de l'interview politique de Patrick Cohen dans la matinale de France Inter au lendemain de la consultation sur l'aéroport Notre-Dame-des-Landes, Cécile Duflot a connu une interview agitée avec son interlocuteur."VOUS ÊTES LES BONS. LES AUTRES SONT LES MAUVAIS"L'ex-ministre du Logement écologiste est d'abord revenue sur les raisons faisant du projet d'aéroport un mauvais projet. "On ne va pas refaire la campagne", a répondu l'animateur. "On ne va pas refaire la campagne. On va simplement dire la réalité des faits. Est-ce que c'est un projet bon pour l'écologie et le développement local. Je pense que non", lui a rétorqué Cécile Duflot, faisant alors réagir Patrick Cohen, qui a ironisé sur "l'idéologie boniste" de l'élue Europe-Écologie Les Verts. Le journaliste a employé un concept utilisé par Jean-Pierre Chevènement pour décrire la députée : "Vous êtes les bons. Les autres sont les mauvais" a-t-il résumé. La phrase a mis le feu aux poudres. "Je n'aime pas du tout votre façon de réagir", a répondu la députée. "À partir du moment où on a les mêmes convictions depuis 40 ans... Nous avons, écologistes, les mêmes convictions depuis 40 ans. Et si je puis me permettre, si vous m'aviez invitée il y a 20 ans, vous vous seriez sans doute, au lieu de faire ce petit regard légèrement méprisant, carrément moqué de moi", a-t-elle estimé. "Je ne fais aucun regard méprisant, j'essaie de savoir si vous reconnaissez le résultat d'une consultation", s'est pour sa part défendu Patrick Cohen.Sur le sujet de Notre-Dame-des-Landes, Cécile Duflot a admis que le résultat du référendum en Loire-Atlantique "est une bataille perdue pour l'écologie. En même temps c'était prévu, c'est-à-dire que le périmètre qui avait été choisi pour ce vote c'était celui qui était le plus sûr, le plus probable pour obtenir ce résultat", a t-elle encore affirmé.
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Le président de la République a reçu une vingtaine de personnes le 23 mai dernier à l'Élysée, dans le plus grand des secrets, raconte La Croix. Le thème de la soirée était la procréation médicalement assistée (PMA), un des sujets les plus sensibles du moment.
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Médecins, experts, professionnels de santé... tous étaient présents ce mercredi 23 mai à l'Élysée. Mais il ne s'agissait pas ici d'une réunion publique. À l'instigation du président de la République, Emmanuel Macron, ils étaient réunis pour débattre de la procréation et de la génomique, deux éléments sensibles de la révision des lois de bioéthique, explique La Croix. Un sujet était notamment à l'ordre du jour et a occupé tous les débats, précise le quotidien : la PMA.Il s'agissait de débattre notamment d'une possible extension aux couples de femmes et aux femmes seules. Selon La Croix, chaque intervenant a eu dix minutes environ pour afficher son point de vue, et plusieurs médecins ont notamment plaidé pour son extension. Présent aussi, le président de l'association des familles homoparentales (ADFH) ainsi qu'une adhérente de l'association "IciMamaSolo", qui agit en faveur des femmes seules ayant eu recours à la PMA. En face, le délégué général d'Alliance Vita (association du mouvement pro-vie connue pour son action contre l'avortement et l'euthanasie) a, lui, tempéré les arguments de ses opposants.Macron discretTrès attentif, Emmanuel Macron a semble-t-il peu parlé. Et selon un des participants, le président français serait resté neutre sur le sujet, refusant de se positionner clairement. Une attitude qui tranche avec son discours lors d'une autre réunion en janvier, où il s'était clairement positionné contre le suicide assisté, précise La Croix.Parmi les participants, d'autres personnalités politiques, à l'image d'Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, le président du Comité d'éthique, des philosophes ainsi que des représentants des différents cultes présents en France. Avec la PMA, Emmanuel Macron continue de balayer les sujets sensibles de cette loi. Il devrait aborder l'intelligence artificielle et l'humanité augmentée.
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L'explosion d'un engin piégé au TATP dans le centre-ville de Lyon, vendredi 24 mai, avait fait 13 blessés.
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Trois personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête sur l'attaque au colis piégé perpétrée dans le centre-ville de Lyon. Le premier suspect est un homme de 24 ans, soupçonné d'être "l'auteur" de l'attentat, a indiqué le parquet de Paris. Selon le maire de Lyon Gérard Collomb, il s'agit d'un étudiant en école d'informatique de nationalité algérienne.Les deux autres personnes appréhendées sont un lycéen majeur de son "entourage familial", ainsi qu'une femme. Colis piégé à Lyon : comment s'est passée l'interpellation du suspect ce lundi matin?par BFMTV Christophe Castaner a salué "l'action conjointe" des services de renseignement et des forces de l'ordre.L'engin explosif était piégé au TATP, un explosif artisanal très instable. Samedi soir, la police avait diffusé sur Twitter deux nouveaux clichés du principal suspect qui a déposé le colis piégé devant une boulangerie de la rue Victor-Hugo, artère piétonne commerçante au cœur de Lyon. Ces photos, de qualité médiocre, montraient un homme roulant à vélo, portant un sac à dos sombre et une casquette couleur kaki.
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Créditée de 40% des intentions de vote selon un sondage BVA pour Orange et Europe 1, la liste UDI, MoDem, Agir et Mouvement radical menée par Nicolas Florian, le maire sortant, fait figure de favorite à Bordeaux.
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À quelques mois des élections municipales, les premières tendances se dessinent à Bordeaux comme le révèle un sondage BVA pour Orange et Europe 1. La liste UDI, MoDem, Agir et Mouvement Radical menée par Nicolas Florian, le maire sortant, est en tête, avec 40% des intentions de vote.Cela la place 10 points devant points la liste Europe Ecologie Les Verts, Parti Socialiste, PCF, PRG, Génération.s, Place Publique et Nouvelle Donne conduite par Pierre Hurmic.Si le maire sortant est le favori, le costume d'Alain Juppé est encore un peu large. 82% des Bordelais se disent satisfaits de l'ancien maire, contre seulement 62% pour Nicolas Florian. 47% des sondés, 11 points de plus que la moyenne nationale, voient d'ailleurs dans ces élections l'occasion de changer d'équipe municipale. Un paradoxe au vu du taux de satisfaction entourant le maire sortant.Surprise de ce sondage, la liste de la majorité La République en Marche conduite par Thomas Cazenave n'arrive en 4ème position. Elle apparaît pour l'heure tout juste en mesure de se maintenir au deuxième tour, avec 11% des suffrages exprimés. Ce score est susceptible de varier car c'est pour cette liste que la sûreté de choix apparaît la moins forte : 57% contre 72% en moyenne. Un rejet qui ne s'explique pas par des raisons nationales. Seuls 19% des électeurs souhaitent sanctionner Emmanuel Macron, tandis que 64% ne comptent pas axer leur choix en fonction du gouvernement. Elle est devancée par l'outsider, la liste NPA - La France Insoumise conduite par Philippe Poutou. Créditée de 12% des intentions de vote, elle pourrait ainsi se maintenir au second tour. Les conditions de circulation et le stationnement (40%), la protection de l'environnement (37%) et la sécurité (30%) arrivent en tête des sujets préoccupant les électeurs. Des électeurs dont la participation devrait être à la hausse, en comparaison du scrutin de 2014. 56 à 60% de Bordelais sont attendus aux urnes.
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Le polémiste comparaît en correctionnelle à Paris, car soupçonné d'avoir dissimulé au fisc plus d'un million d'euros de recettes de ses spectacles. Les audiences sont prévues entre le 26 mars et le 3 avril.
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Dieudonné M'Bala M'Bala va une nouvelle fois devoir s'expliquer face à la justice. Le polémiste, condamné à plusieurs reprises pour ses sorties antisémites, sera jugé durant cinq demi-journées pour une affaire de dissimulation de plus d'un million d'euros de recettes de ses spectacles. Sa compagne et leur société Les Productions de la Plume sont également poursuivies.Les enquêteurs reprochent à Dieudonné d'avoir détourné "à son profit" une grande partie de ses recettes, qui n'étaient pas comptabilisées sur les comptes de sa société, alors qu'il déclarait des revenus fortement minorés et pas d'impôt de solidarité sur la fortune. Or, les investigations, déclenchées en 2013, ont mis au jour des énormes sommes en liquide accumulées entre 2009 et 2014 par l'humoriste controversé de 53 ans, qui se disait à l'époque ruiné et insolvable.Coffres-forts Plus de 657.000 euros en espèces ont été retrouvés à son domicile et lui et ses proches ont envoyé plus de 565.000 euros à l'étranger, principalement au Cameroun où il a des liens familiaux. Quelque 102.000 euros avaient aussi été envoyés à des proches en France, et plus de 100.000 euros en espèces versés sur un compte de sa compagne, Noémie Montagne. Cela représente un "patrimoine substantiel" de plus de 1,4 million d'euros, écrit le juge Renaud Van Ruymbeke dans son ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel.Les 657.000 euros découverts au domicile de Dieudonné étaient stockés dans des coffres-forts. L'intéressé avait justifié ces sommes par la billetterie récente de la tournée pour son spectacle Le Mur, plébiscité par ses fans pendant que les autorités l'interdisaient en raison de sketches jugés antisémites. Mais aux yeux du juge, "ce montant est hors de proportion avec la caisse déclarée depuis l'origine". Les investigations ont établi que le théâtre de la Main d'or, dont il a été expulsé en novembre 2017, n'avait ni caisse enregistreuse ni terminal de paiement bancaire.S'agissant des 667.000 euros envoyés à des proches en France et à l'étranger, la défense de Dieudonné avait invoqué le fruit d'un héritage paternel, via un don manuel de 300.000 euros en 2009. Mais celui-ci ne suffit pas à justifier l'intégralité des virements. Contactés par l'AFP, les avocats du polémiste n'ont pas souhaité faire de commentaires avant l'audience.La Licra partie civileLe polémiste et sa compagne, gérante des Productions de la Plume, seront jugés pour abus de biens sociaux aux dépens de leur société tandis que Dieudonné devra répondre de fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale et organisation frauduleuse de son insolvabilité. Le couple et leur société seront aussi jugés pour fraude à la TVA, pour avoir dissimulé des recettes. Les audiences sont prévues les 26 et 27 mars, ainsi que les 1er, 2 et 3 avril.La Direction générale des finances publiques s'est constituée partie civile tout comme la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra). L'association avait porté plainte pour "organisation frauduleuse d'insolvabilité", faute d'obtenir les dommages et intérêts que lui devait Dieudonné, après plusieurs condamnations pour diffamation ou provocation à la haine raciale.
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Le député a vivement interpellé la ministre de la Santé Agnès Buzyn lors des Questions au gouvernement mardi à l'Assemblée nationale.
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"Partout à Paris, à Bordeaux, à Marseille, à Strasbourg, les hôpitaux craquent. Les médecins s'alarment. Qu'avez-vous à leur offrir ? De la compassion, ça oui, vous en avez, et je l'admets, ça vaut mieux que le mépris, mais que prévoit concrètement votre budget de la Sécurité sociale ? Zéro création de postes, 1,6 milliard d'économies, quand rappelons-le, et nous comptons bien vous le rappeler pendant cinq années, cet automne, vous avez trouvé cinq milliards en toute urgence. Mais c'était pour les riches, pour supprimer leur impôt sur la fortune. Pour les pauvres, c'est toujours en millions, pour les riches, c'est en milliards. Alors, madame Buzyn, nous vous le demandons, délaissez un instant les belles paroles, ne me répondez même pas, pas un mot, pas une phrase, je n'en serais pas outré, faite simplement un geste, sortez le carnet de chèques", a lancé le député insoumis à la ministre."Vous pointez une réalité, une réalité ancienne dans nos établissements de santé. Une réalité que nous avons tous eu à côtoyer dans nos vies personnelles, familiales. Et comme vous le dites, j'ai non seulement de la compassion pour les personnes hospitalisées ou pour les personnes qui travaillent dans ces établissements, mais j'ai aussi un profond respect pour ces fonctionnaires qui sont vraiment dédiés, et totalement investis auprès des personnes malades et auprès des personnes âgées. Je souhaite apporter une réponse de long terme. Je souhaite réfléchir à une transformation de notre système de santé pour qu'il soit pérenne, pour qu'il soit efficient. C'est le plan que je proposerai cette année...", lui a pour sa part répondu Agnès Buzyn.
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RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE. Victimes du réchauffement, les océans et les zones gelées dépérissent à grande vitesse.
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Ces phénomènes menacent des pans entiers de l'humanité, selon un rapport du Giec publié mercredi. Le Parisien a dressé la liste des risques qui pèsent sur la France. Montée du niveau des océans, petites îles menacées de submersion, glaciers qui disparaissent... Certains des impacts dévastateurs du changement climatique sont déjà "irréversibles", a averti mercredi 25 septembre le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). Rédigé par une centaine de chercheurs, le rapport est sans appel : les océans et les zones gelées dépérissent à grande vitesse, menaçant des pans entiers de l'Humanité. Le Parisien s'est intéressé aux conséquences, pour la France, des sombres prévisions des scientifiques. Les côtes 377.000 personnes seraient menacées sur les côtes françaises. "La France sera tout particulièrement exposée au risque d'inondations côtières. Dans le pire des scénarios, 377 000 personnes seraient menacées. Actuellement, les dommages prévisibles des inondations côtières en Europe sont estimés à 1,25 milliard d'euros par an, dont environ 10 % en France, mais ce nombre pourrait tripler d'ici 2100", commente pour le Parisien la fondation European Climate. La pêche La pêche française pourrait également être durement impactée alors que les poissons migrent vers des eaux plus fraîches, loin des côtes françaises. "La température qui augmente déclenche des migrations vers l'hémisphère nord, à raison de 47 km par an pour le plancton et 27 pour les poissons", détaille pour le quotidien francilien Gilles Boeuf, président du conseil scientifique de l'Agence française pour la biodiversité. Le niveau des mers a augmenté 2,5 fois plus vite au début de ce siècle qu'au XXe, prévient le GIECpar euronews (en français)La fonte des glaciers Les glaciers alpins pourraient disparaître d'ici la fin du siècle si rien n'est fait. "Les glaciers jouent non seulement le rôle de congélateurs en altitude pour conserver la neige, mais ce sont aussi des châteaux d'eau qui alimentent les cours d'eau en aval", explique au Parisien Pierre Canet. Les fleuves seraient alors moins approvisionnés. "Cela aurait alors un impact sur le débit de fleuves comme le Rhône et donc sur la capacité de production d'hydroélectricité française qui devrait diminuer", ajoute la fondation European Climate. La neige La neige devrait également se faire plus rare et arriver plus tard, notamment pour les stations de moyenne altitude. Elles devraient subir un déficit de neige. "Nous nous attendons à un déclin de la couverture de neige sur toutes les régions de haute montagne", commente pour le Parisien Hélène Jacot des Combes, paléocéanographe et auteur principale d'un des chapitres du rapport du Giec.Au total, selon le rapport, plus d'un milliard de personnes vivront d'ici le milieu du siècle dans des zones côtières peu élevées particulièrement vulnérables aux inondations ou à d'autres événements météo extrêmes amplifiés par la montée du niveau de la mer et le dérèglement climatique. Et même dans un monde à +2°C, de nombreuses mégapoles et petites îles devraient être frappées d'ici 2050 au moins une fois par an par un événement extrême qui ne se produisait jusqu'alors que tous les cent ans.
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Les appels à libérer le journaliste Khaled Drareni, devenu un symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, se sont multipliés au lendemain de sa condamnation à une peine de trois ans de prison ferme.
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Une pétition lancée en ligne par des journalistes algériens avait recueilli plus de 1.750 signatures mardi en fin de journée, parmi lesquelles celles de Louisette Ighilahriz, figure emblématique de la guerre d'indépendance, selon des organisateurs, et de la compositrice interprète folk Souad Massi."La place de Khaled Drareni n'est pas en prison. Nous, signataires de cette pétition, exigeons sa libération immédiate et sa réhabilitation", est-il écrit.Le texte dénonce "le traitement spécial insupportable que subit le journaliste Khaled Drareni", en soulignant qu'il s'agit de "la peine de prison la plus lourde prononcée depuis l'Indépendance contre un journaliste pour son travail".M. Drareni, âgé de 40 ans, est directeur du site d'information Casbah Tribune et correspondant en Algérie pour la chaîne francophone TV5 Monde et l'ONG Reporters sans frontières (RSF).Incarcéré depuis le 29 mars, il a été condamné lundi à Alger à trois ans d'emprisonnement et à une lourde amende pour "incitation à attroupement non armé" et "atteinte à l'unité nationale".M. Khaled Drareni était poursuivi à la suite de sa couverture le 7 mars à Alger d'une manifestation du "Hirak", le soulèvement populaire qui a secoué l'Algérie pendant plus d'un an, jusqu'à sa suspension il y a quelques mois en raison de la pandémie de Covid-19.La sentence a choqué ses collègues algériens et suscité de vives protestations des défenseurs des droits de la presse et de la protection des journalistes.Le Syndicat national des journalistes algériens a "réclamé la mise en liberté de notre confrère Khaled Drareni". "L'espoir vire donc au cauchemar", a déploré son secrétaire général, Kamel Amarni, en fustigeant "un précédent grave, condamnable et qui n'augure rien de bon quant aux intentions réelles du pouvoir par rapport à la liberté d'expression et de la presse en particulier".- Jugement "inacceptable" -Côté politique, plusieurs représentants de l'opposition ont condamné un jugement "inacceptable" et dénoncé les atteintes aux libertés. "Le verdict infligé au journaliste Khaled Drareni est lourd de sens quant à l'absence de volonté du pouvoir de s'incliner devant la volonté de changement démocratique exprimé par des millions d'Algériennes et d'Algériens durant 13 mois", a estimé le Pacte pour l'alternative démocratique (PAD), une coalition anti-régime, en référence au "Hirak". Plusieurs titres de la presse quotidienne algérienne ont fait part de leur indignation.Sous le titre "L'opinion publique est scandalisée", le quotidien El Watan évoque "un verdict jugé inique et intolérable", un "lundi noir" pour la presse algérienne. Un autre journal francophone, Liberté, évoque un "jour de deuil que ce lundi 10 août". "En condamnant Khaled Drareni à trois ans de prison, le pouvoir vient de renoncer, de la manière la plus brutale, à toute prétention de justice et de liberté", assène un éditorial de Liberté.Plusieurs manifestations sont prévues à l'étranger dans les prochains jours pour exiger la libération du journaliste.
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Trois fois moins de personnes pourront visiter le week-end prochain le palais présidentiel, révèle Le Parisien, qui précise qu'une visite virtuelle sera mise en place pour compenser.
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Chaque année, les Journées européennes du patrimoine attirent des dizaines de milliers de visiteurs en France. Mais la 37e édition, qui se déroule les 19 et 20 septembre, va devoir s'adapter à la situation sanitaire liée au Covid-19. L'Elysée, qui accueille chaque année près de 15.000 personnes va revoir à la baisse sa jauge, rapporte dimanche 13 septembre Le Parisien. "Le nombre de visiteurs sera limité et réparti selon une logique de créneaux horaires afin de fluidifier le parcours : 5.000 places disponibles sur la durée du week-end, à raison de 2.500 places par jour", selon l'entourage d'Emmanuel Macron. Comme l'an dernier, les inscriptions se feront en ligne. Le palais présidentiel par ailleurs sur son site que le port du masque sera obligatoire et des distributeurs de gel hydroalcoolique seront disponibles tout au long de la visite. Le circuit de la visite ne change pas, avec la découverte de la Cour d'honneur où sont accueillis les homologues étrangers, la salle des fêtes récemment rénovée, où ont notamment lieu les réceptions et dîners d'Etat, le parc et les jets d'eau et le bureau du président de la République au premier étage. Douze photographes des principales agences de presse qui suivent Emmanuel Macron exposeront également leur travail autour de la thématique "Regards sur l'Elysée" dans les jardins. Un vote sera ouvert à tous et la photographie la plus appréciée se verra remettre le Prix du Public. Comme depuis deux 2018, une boutique éphémère des produits dérivés sera installée dans la cour du Palais afin de repartir avec un souvenir de l'Elysée "Made in France".
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C'est le Jour J, trois jours après la nomination de Jean Castex à Matignon. Le nouveau Premier ministre s'apprête à dévoiler lundi la composition du gouvernement.
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Une étape clé dans la tentative du chef de l'État de relancer l'économie et son quinquennat, avant de prendre la parole le 14 juillet.Après un week-end de spéculations, l'exécutif espère avoir bouclé les choses "pour lundi dans la journée", selon l'Élysée. "Le gouvernement sera désigné demain", a confirmé dimanche soir Jean Castex, après avoir dîné avec Emmanuel Macron, en soulignant que le ministre de l'Intérieur serait nommé "sur (s)a proposition".Au total, la nouvelle équipe devrait compter, selon l'Élysée, "une vingtaine de ministres et de ministres délégués". L'ancienne équipe d'Édouard Philippe était constituée de 16 ministres, trois ministres délégués et 17 secrétaires d'État."Gouvernement de mission et de rassemblement"Décidé à accélérer la cadence pour faire oublier la débâcle des municipales et s'attaquer aux crises post-coronavirus, le nouveau couple exécutif devrait d'abord annoncer les ministres, selon un proche du président, puis les secrétaires d'État quelques jours plus tard. Certains ministres actuels, comme celui de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, ont été vus à l'Elysée. Mais l'entourage du chef de l'État assure qu'il y aura "de nouveaux talents" et "des personnalités venues d'horizons différents".Emmanuel Macron a rappelé dans des tweets dimanche les objectifs de la dernière partie de son quinquennat, qu'un "gouvernement de mission et de rassemblement" devra mettre en œuvre : "relance de l'économie, poursuite de la refondation de notre protection sociale et de l'environnement, rétablissement d'un ordre républicain juste", ou encore "défense de la souveraineté européenne".Macron parlera le 14 juillet, Castex ensuiteDes priorités qu'il devrait détailler à l'occasion d'une nouvelle intervention, probablement télévisée selon son entourage, le jour de la fête nationale du 14 juillet, renouant avec une tradition présidentielle qu'il avait supprimée. Le Premier ministre, qui avait prévu sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée en milieu de semaine, devra attendre la prise de parole présidentielle pour présenter son programme "quelques jours après", selon l'entourage d'Emmanuel Macron.Premiers déplacements pour donner le tonMais dimanche soir, l'ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée sous Nicolas Sarkozy a donné le ton de ses priorités, en rendant une visite surprise à des policiers de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis. Il a tenu à les assurer du soutien "sans faille" du gouvernement aux forces de l'ordre et de son attachement "à la sécurité publique", en pleine polémique sur les violences policières.La veille, l'ancien "monsieur déconfinement" avait réservé sa première sortie officielle à une entreprise de haute technologie pour souligner les "deux défis" auquel il entend répondre : "la crise sanitaire" et "la reconstruction de notre économie et la protection des Français", avec "une relocalisation, un maintien durable des emplois industriels et exposés à la concurrence" internationale en France. Réforme des retraites, Ségur de la santéJean Castex affirme aussi vouloir "a minima un nouvel agenda social" et régler "à court terme" le dossier explosif des retraites. Réponse de Philippe Martinez, le patron de la CGT, dimanche sur LCI : "Tous les syndicats sont d'accord aujourd'hui pour dire que la réforme des retraites, ce n'est pas un sujet prioritaire" face au chômage qui s'annonce.Quant au Ségur de la Santé, suspendu en fin de semaine faute d'accord avec les syndicats avant le remaniement, le Premier ministre souhaite le conclure "la semaine prochaine", alors qu'une enveloppe de sept milliards d'euros est sur la table pour les salaires des soignants. Sa méthode ? Le dialogue social, et s'appuyer sur les élus locaux. Mais il avertit : "Je ne crois pas au consensus mou".L'écologie oubliée ?L'opposition dénonce elle la volonté du président de faire du neuf avec du vieux. L'eurodéputé EELV Yannick Jadot qui, fort de la percée verte aux municipales, se voit en concurrent d'Emmanuel Macron à la présidentielle de 2022, dénonce ainsi une "parfaite continuité entre Jean Castex et Édouard Philippe" qui, selon lui, "n'ont jamais marqué un quelconque intérêt pour le climat ou la biodiversité"."Le temps est venu de faire un choix franc" sur l'écologie, a exhorté dimanche l'ex-ministre de l'Ecologie Nicolas Hulot, qui avait claqué la porte du gouvernement en 2018, semblant douter des intentions de Jean Castex quaud il affirme que l'écologie n'est "plus une option" mais "une obligation".Ségolène Royal fait encore parler d'elleLe parti socialiste et Les Républicains fustigent aussi les tentatives de "débauchage", comme celui de la patronne des députés socialistes Valérie Rabault, qui affirme avoir été contactée. Dans le petit jeu parfois cocasse du "entrera, entrera pas", l'ex-ministre socialiste et ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal a également assuré avoir été contactée samedi. Face au démenti d'une source proche du chef de l'État, elle a fourni à l'AFP des échanges de SMS qu'elle assure avoir eus avec le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.
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De nombreux départements sont en double vigilance, canicule et orage.
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Les orages chassent la canicule : l'alerte rouge, qui concernait encore 13 départements, a été levée mercredi 12 août par Météo France, qui a en a toutefois maintenu 76 en vigilance orange, que ce soit à la canicule où aux orages."Fin de l'épisode caniculaire de niveau rouge", a écrit Météo-France dans son dernier bulletin, estimant que ce niveau d'alerte "ne se justifie plus". Les 13 départements concernés (Hauts-de-France et d'Île-de-France), qui ont encore enregistré mercredi des températures entre 32 et 36°C, restent malgré tout en vigilance orange, tout comme 31 autres départements d'un grand quart nord-est du pays. "Les températures commenceront à baisser par l'ouest en liaison avec la dégradation orageuse en cours, se prolongeant demain jeudi, et la baisse des températures se généralisera à l'ensemble du territoire", a précisé Météo-France. "La canicule prendra fin vendredi en toutes régions".En raison de cette dégradation orageuse qui risque d'apporter chutes de grêle et fortes rafales de vent, 47 départements sont d'autre part en vigilance orange orages, sur la moitié ouest de la France. De nombreux départements ont donc une double vigilance orange, orages et canicule.
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Ce nouvel épisode de la bataille engagée par l'Italie contre les ONG intervient moins d'une semaine après l'odyssée de l'Aquarius.
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L'Italie maintenait vendredi 22 juin sa ligne dure à l'encontre des ONG aidant les migrants en Méditerranée, à quelques heures d'un mini-sommet européen sur les migrations qui s'annonce tendu, tant le sujet divise désormais les Européens.Menace de mise sous séquestre des navires, refus d'ouvrir ses ports, le nouveau gouvernement italien, au pouvoir depuis trois semaines, veut réduire les arrivées de migrants sur ses côtes.Cette fois, c'est une ONG allemande, Lifeline, qui se retrouve dans son collimateur.Nous avons demandé que Malte ouvre ses ports""Le bateau illégal Lifeline est maintenant dans les eaux maltaises avec son chargement de 239 migrants. Pour la sécurité de l'équipage et des passagers nous avons demandé que Malte ouvre ses ports", a affirmé sur Twitter le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini. "Evidemment, ce bateau devra ensuite être mis sous séquestre et son équipage arrêté", a aouté le chef du parti d'extrême droite La Ligue.Mais une source proche du gouvernement maltais, cité par le quotidien Times of Malta, a indiqué vendredi soir que "Malte n'était ni l'autorité coordinatrice, ni celle compétente pour les secours" car, selon cette source, "l'opération a été initialement gérée par le Centre (de coordination des secours maritimes) de Rome et l'autorité libyenne"."Si les Maltais se comportent de la sorte nous saurons comment réagir"Un refus de Malte d'accueillir le navire humanitaire auquel M. Salvini a vivement réagi dans la soirée. "Si une seule personne devait se faire mal à bord de ce bateau, par ailleurs géré par des gens qui auront affaire à la justice, nous demanderons des comptes à Malte car ils sont devant leurs ports, aux Allemands parce que l'association est allemande, et aux Néerlandais parce le pavillon est le leur", a-t-il prévenu lors d'une réunion en Toscane. "Si les Maltais se comportent de la sorte nous saurons comment réagir", a ajouté M. Salvini, qui est aussi vice-Premier ministre, en réaffirmant que le Lifeline n'arriverait "pas dans un port italien". Ce nouvel épisode de la bataille engagée par l'Italie contre les ONG intervient moins d'une semaine après l'odyssée d'un autre navire humanitaire, l'Aquarius, contraint de rallier l'Espagne après le refus des Italiens et des Maltais d'ouvrir leurs ports aux 630 migrants qu'il transportait.
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Le fabricant néerlandais de vélos électriques Vanmoof a dénoncé mardi un avis de l'autorité française de régulation de la publicité lui demandant de modifier un spot jugé anti-voiture.
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Le spot publicitaire, autorisé et déjà diffusé aux Pays-Bas et en Allemagne, met en scène des images reflétées sur la carrosserie d'une automobile sportive. On y décerne de vieilles cheminées d'usines fumantes, des embouteillages, un accident, puis la voiture se liquéfie pour laisser place à un vélo de la marque.Vanmoof suspecte l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) de défendre les intérêts de l'industrie automobile."La décision de l'ARPP est assez troublante. Elle nous pousse à remettre en question la légitimité de cet organe qui apparemment défend les intérêts de certains secteurs et aussi de certaines entreprises", a déclaré à l'AFP Alfa-Claude Djalo, responsable des relations publiques de l'entreprise. "On a le sentiment d'avoir été censurés".Vanmoof n'envisage pas de faire appel ni de porter l'affaire devant les tribunaux. L'entreprise "préfère donner une visibilité publique" à ce qu'elle "considère comme une dérive"."Certains plans présents dans le reflet de la voiture apparaissent, à notre sens, disproportionnés et jettent un discrédit sur tout le secteur de l'automobile en le mettant seul en cause (...) tout en créant un climat anxiogène. Ils devront donc être modifiés", a écrit l'ARPP, dans un courrier consulté par l'AFP."On se refuse à faire toute modification, parce qu'on ne veut pas dénaturer notre vidéo et en faire une version édulcorée qui ferait plaisir à l'industrie automobile française", a indiqué M. Djalo."Pour la diffusion d'une publicité télévisée, l'ARPP délivre avant diffusion un avis systématique (24.320 avis en 2019). Mais au final la responsabilité de diffusion relève des médias et des plateformes", a indiqué à l'AFP Stéphane Martin, directeur général de l'ARPP. "C'est pourquoi l'instrumentalisation de la censure n'est qu'un artifice bien connu de certains acteurs pour avoir de la publicité gratuite", a-t-il accusé.
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Ron Jeremy, 67 ans et acteur vedette de films pornographiques, a été accusé du viol de trois femmes et d'agression sexuelle sur une quatrième victime, ont annoncé mardi les services de la procureure de Los Angeles.
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Ron Jeremy, qui a à son actif plus de 2.000 films X depuis la fin des années 1970, faisait de longue date l'objet de telles accusations au sein de la profession et avait été tenu à l'écart de différents événements ces dernières années.Selon un communiqué des services du procureur de Los Angeles, l'acteur a été officiellement accusé de quatre agressions distinctes qui auraient été commises entre 2014 et 2019.Un viol aurait été commis en 2014 à son domicile de Los Angeles, les trois autres cas dans un bar d'Hollywood, entre 2017 et 2019.Les plaignantes sont âgées de 25 à 46 ans et leur anonymat a été préservé par les services de la procureure Jacky Lacey, qui ont renoncé à poursuivre Ron Jeremy pour un cinquième cas remontant à 2016, faute d'éléments suffisants.L'avocat de Ron Jeremy a assuré à l'AFP que ces accusations étaient une "surprise" et les a démenties en bloc."Ce n'est pas un violeur", a déclaré Stuart Goldfarb. "Ron, au fil des années et en raison de ce qu'il est, a été le partenaire de plus de 4.000 femmes (...) Les femmes se jettent sur lui", a affirmé l'avocat.S'il est reconnu coupable, Ron Jeremy, qui est apparu pour la première fois devant le tribunal mardi et a été placé en détention avant son inculpation plus tard dans la semaine, pourrait finir sa vie en prison.Il est le dernier en date des grands noms de l'industrie du divertissement à se retrouver aux prises avec la justice de Los Angeles pour des abus sexuels depuis l'apparition du mouvement #MeToo contre les violences faites aux femmes en 2017.Au total, l'équipe spécialement mise sur pied par la procureure de Los Angeles pour enquêter sur les crimes sexuels à Hollywood s'est intéressée à une vingtaine de suspects potentiels.Parmi eux figure le magnat déchu Harvey Weinstein, condamné à 23 ans de prison à New York mais qui est parallèlement accusé d'abus sur trois autres femmes à Los Angeles.Producteur et agent de stars, David Guillod a quant à lui été inculpé lundi pour harcèlement sexuel, enlèvement et viol après avoir été accusé par quatre femmes. Les poursuites sont instruites à Santa Barbara mais l'enquête a été menée en collaboration avec la cellule de crise de Los Angeles.
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Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu arrive dans 15 jours. Tout est en place, mais nul doute que les contribuables auront moult questions les premiers mois.
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Or, les réponses du fisc seront parfois payantes.Le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin a mis en place un standard téléphonique non surtaxé à partir du 1er janvier. "À partir du 2 janvier 2019, les usagers pourront appeler sans surcoût (au prix d'un appel local) le 0.809.401.401 pour joindre les agents des Finances publiques sur le prélèvement à la source", indique Bercy dans un communiqué repris par Le Figaro.Les 40 000 agents de l'administration fiscale seront disponibles du lundi au vendredi de 8h30 à 19h pour répondre à toutes les questions.Certes, ce numéro de téléphone "gris ou banalisé" n'est pas surtaxé. C'est l'équivalent d'un numéro fixe classique. La communication est incluse dans les forfaits fixes et mobiles. Mais si vous n'avez pas un forfait illimité et que vous arrivez en fin de forfait, vous paierez le dépassement de forfait au prix fixé par votre opérateur.Plus rarement, il pourrait s'avérer totalement payant si les numéros gris ne sont pas inclus dans votre forfait. Avant de se renseigner sur l'impôt à la source, il faudra se renseigner auprès de son opérateur de téléphonie.Pour résumer, la mise en place de ce numéro n'a pas été simple comme un coup de fil. Au départ, il devait être payant. Ensuite, le ministre a promis qu'il serait gratuit. Finalement, il est non surtaxé.
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Les autorités hongkongaises ont fait machine arrière toute jeudi, 24 heures après la fermeture des restaurants le midi pour lutter contre le coronavirus, annulant une mesure qui avait suscité un tollé chez employés et habitants contraints de déjeuner sur le trottoir.
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La ville de 7,5 millions d'habitants est confrontée depuis début juillet à un regain de contaminations, et son gouvernement a graduellement renforcé les mesures de distanciation sociale.Alors qu'il avait interdit aux restaurants de servir en salle après 18H00, il a étendu mercredi la mesure à l'ensemble de la journée, n'autorisant que la vente à emporter pour les restaurateurs.Et les réseaux sociaux ont été inondés de photos d'employés contraints de manger sur les trottoirs et dans les parcs sous la chaleur accablante, l'une montrant même l'un d'eux déjeunant dans des toilettes publiques pour échapper à une averse tropicale.Des organisations professionnelles liées aux partis pro-Pékin ont également protesté contre cette mesure prise pour tenter d'éviter la propagation du Covid-19.Les autorités ont diffusé jeudi de nouvelles consignes indiquant que les restaurants pouvaient de nouveau accueillir des clients en journée, s'ils n'étaient pas plus de deux par tables et à 50% de leurs capacités. Le soir, seule la vente à emporter demeure autorisée.Hong Kong est connue pour proposer des appartements particulièrement petits qui n'ont parfois pas de cuisine. Et nombre de Hongkongais ont l'habitude de manger hors de chez eux, dans des restaurants bon marché.L'ex-colonie britannique, très densément peuplée, a été une des premières zones touchées par l'épidémie après son apparition en Chine et a initialement enregistré de remarquables résultats contre le coronavirus.Mais alors que les chaînes de contamination locale avaient été quasiment coupées en juin, les infections sont reparties à la hausse il y a quelques semaines.Le port du masque est désormais obligatoire dans les espaces publics hongkongais, et les rassemblements de plus de deux sont interdits.Voilà huit jours que la ville enregistre plus de 100 nouvelles contaminations par tranche de 24 heures. Plus de 3.000 cas de Covid-19 ont été recensés depuis le début de la pandémie à Hong Kong, dont une majorité depuis l'apparition ce mois-ci de cette nouvelle vague de contaminations. Le nombre de décès est passé de sept à 24 en juillet.
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Le cimentier Lafarge-Holcim fait l'objet d'une enquête pour avoir déversé dans la Seine des matériaux polluants, provoquant l'indignation mardi de la maire de Paris Anne Hidalgo qui dénonce un "véritable scandale écologique".
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"C'est un véritable scandale écologique, alors que nous travaillons avec nos partenaires depuis de nombreuses années pour améliorer la qualité du fleuve", s'est émue la maire socialiste de la capitale en partageant sur Twitter l'information révélée par Europe 1.Selon la radio, une usine Lafarge située dans le quartier de Bercy, dans l'est de la capitale, rejette dans le fleuve un mélange de "particules de ciment, de liquides de traitement et des microfibres de plastique".Contacté par l'AFP, le parquet de Paris a annoncé qu'une enquête était déjà ouverte depuis que l'Office français de la biodiversité (OFB) a constaté le 27 août une "suspicion de pollution de la Seine par une entreprise de travaux publics".La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a indiqué que des inspecteurs de son ministère allaient se rendre sur place et que les "responsables seraient poursuivis".Dans un communiqué, Lafarge s'est dit "victime" et affirme que l'écoulement en question est le fait "d'un accident exceptionnel provoqué par un acte malveillant", et n'est en rien un acte volontaire de l'entreprise.Selon le cimentier, "l'écoulement a été stoppé" et les actions de contrôles sur les centrales vont être renforcées. Le parquet a confié fin août à l'OFB et à la brigade fluviale une enquête judiciaire pour "déversement de substances nuisibles par personne morale", "jet ou abandon par personne morale de substances nuisibles" et "utilisation de produits phytosanitaires sans respecter les conditions d'utilisation".La mairie de Paris a demandé à son tour mardi la saisine du procureur de la République, "y compris sur l'auto-saisine du procureur, pour un constat d'infraction pénale et une enquête préliminaire", a précisé Emmanuel Grégoire, premier adjoint, lors d'une conférence de presse."Nous sommes très en colère", a lancé l'élu, qui reproche au cimentier de n'avoir pas suffisamment surveillé le site en question et d'avoir informé trop tardivement la mairie, prévenue qu'"hier soir autour de 23H00", alors que l'enquête a débuté le 27. Ce qui "laisse douter de l'explication avancée", a ajouté M. Grégoire, ajoutant que cet incident "ne sera pas sans conséquence sur notre regard au global sur ce type de site".- Maîtrise des berges -L'adjoint au maire a demandé par ailleurs à l'établissement public Ports de Paris, qui concède les sites, "de mettre en place des mesures de surveillance", menaçant de "reprendre la maîtrise des berges" de la Seine.L'élu a également dit recevoir depuis ce mardi des témoignages de riverains "qui font état pour l'ensemble des groupes qui produisent du ciment de pratiques douteuses", comme des déversements directs dans la Seine ou des vidanges pirates.Plus tôt dans l'année, Lafarge-Holcim avait déjà été accusé de polluer la Seine par les militants d'Extinction Rebellion.Visée par une série d'actions du groupe écologiste sur plusieurs de ses sites parisiens, l'entreprise avait alors assuré que ses installations répondaient "strictement aux normes environnementales et qu'aucune pollution de la Seine n'avait été causée" par leur exploitation.En avril 2019, le groupe Vinci avait lui aussi été accusé de déverser des résidus de béton dans la Seine sur le site d'une de ses filiales, situé à Nanterre. Il avait ensuite été condamné à une amende de 50.000 euros."Nous déplorons la trop grande faiblesse des sanctions" qui ne sont pas assez dissuasives, a insisté Emmanuel Grégoire.
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Les gardes à vue de deux proches de Chérif Chekatt, l'auteur de l'attentat de Strasbourg, ont été levées dimanche 16 décembre. Une personne est toujours interrogée par les services antiterroristes.
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Seul un proche de Chérif Chekatt se trouve toujours en détention. Dimanche matin, les forces de l'ordre ont relâché deux amis du tireur, abattu après deux jours de traque. Samedi, les enquêteurs avaient déjà levé la garde à vue des quatre membres de la famille Chekatt interpellés à la suite de l'attaque contre le marché de Noël qui a fait quatre morts et douze blessés. L'un des blessés se trouve en état de mort cérébrale.Au total, sept personnes avaient été arrêtées après l'attentat. Dès mardi soir, le père, la mère et deux des frères de Chérif Chekatt avaient été placés en garde à vue pour être interrogés sur les motivations du suspect. Certains membres de la famille s'étaient présentés d'eux-mêmes aux autorités. L'enquête s'attache à rechercher d'éventuelles complicités, dans la préparation de l'attaque ou lors de la fuite du tireur. Mardi soir, Chérif Chekatt, Strasbourgeois de 29 ans fiché "S" pour radicalisation islamiste, avait ouvert le feu sur des passants dans le centre-ville de Strasbourg.Dimanche, l'heure était au recueillement dans la cité alsacienne, où des centaines de personnes émues se sont réunies pour rendre hommage aux victimes. Selon le témoignage d'un homme présenté comme étant Abdelkrim Chekatt, le père de Chérif Chekatt, diffusé samedi soir sur France 2, le jeune homme adhérait aux idées de l'État islamique.
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"La pénurie reste importante", affirme une étude publiée par un syndicat d'anesthésistes.
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Il faut protéger les soignants "au maximum", plaide le syndicat, qui pointe une situation de pénurie dénoncée "depuis le début de la crise sanitaire". Le manque d'équipements de protection contre le coronavirus est moins prégnant dans les hôpitaux, mais reste important.L'organisation a réalisé un sondage en ligne du 7 au 17 avril, qui a recueilli 1.305 réponses, quasi-exclusivement de médecins.Pression sur les blousesMême si "l'accès aux masques chirurgicaux s'améliore", avec seulement 7% d'"insuffisance ou absence", 20% des praticiens disent manquer encore de modèles FFP2 et 25% de lunettes de protection. Les résultats sont nettement moins bons pour les blouses, dont "la disponibilité reste un sujet très problématique", avec "50% de pénurie" pour les modèles étanches et 35% pour les surblouses en plastique.Quant aux gants "couvrant les avant-bras", 68% des sondés font état de leur "manque ou absence".Cette situation "inquiète pour l'arrivée d'une éventuelle 'deuxième vague épidémique'", prévient le SNPHARE. A l'approche du déconfinement de la population, le syndicat estime que "la reprise de l'activité initialement déprogrammée" (chirurgie, consultations) "impose de protéger au maximum les professionnels de santé et les patients 'à risque'" contre une possible contamination au Covid-19. Il réclame pour cela un dépistage "systématique, au minimum hebdomadaire" de tous les soignants et "au moindre doute" pour ceux présentant des symptômes.
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Gérald Darmanin a campé mardi sur ses positions et réitéré le mot "ensauvagement", après l'appel du Premier ministre Jean Castex à "fermer le ban" pour éteindre une polémique entre son ministre de l'Intérieur et le garde de Sceaux.
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"On peut utiliser des mots différents. Personnellement, j'utilise le mot d'ensauvagement et je le réitère", a affirmé M. Darmanin devant la presse lors d'un déplacement à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne)."C'est un mot qui fait naître en moi des échos des années de permanence électorale où j'ai vu des gens victimes d'actes de sauvagerie", a-t-il ajouté, après que le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti eut pris ses distances avec ce mot "ensauvagement", utilisé également par la droite et la ministre déléguée à la citoyenneté, Marlène Schiappa. Le ministre de l'Intérieur s'est toutefois déclaré convaincu qu'il applique avec le garde des Sceaux "la même politique, celle décidée par le président de la République et le Premier ministre".A l'occasion d'un déplacement à Chateauroux (Indre) pour la rentrée scolaire, M. Castex avait nié toute divergence au sein de son gouvernement. "Fermez le ban: il n'y a aucune polémique", a-t-il affirmé. "Le vrai sujet, en revanche, c'est bien celui de mobiliser face à la montée des violences et de l'insécurité", a-t-il répliqué aux journalistes qui l'interrogeaient."La question n'est pas les mots qu'on emploie pour qualifier le phénomène, mais les actions que l'on met et que l'on va mettre en place pour y faire face", a-t-il ajouté."Le ministre de l'Intérieur, comme l'ensemble du gouvernement, constate effectivement qu'il y a une montée du sentiment d'insécurité et je peux vous dire la totale mobilisation du gouvernement pour y faire face", a assuré M. Castex.Sur Europe 1, M. Dupond-Moretti avait auparavant récusé "l'ensauvagement de la société" dénoncé par M.Darmanin."L'ensauvagement, c'est un mot qui (...) développe le sentiment d'insécurité", a-t-il estimé. Or "pire que l'insécurité, il y a le sentiment d'insécurité" qui est "de l'ordre du fantasme" et est nourri par "les difficultés économiques" et "certains médias".Cette polémique entre les deux ministres n'a pas échappé à Damien Abad, chef du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale."Le clash Dupond-Moretti/Darmanin montre toutes les limites du +en même temps+. Plus on s'avance dans le +en même temps+, plus on s'éloigne d'une politique de droite", a-t-il affirmé au Parisien.
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La secrétaire d'État auprès du ministère des Armées assure que l'Office national des Anciens combattants n'était pas informé de ces versements. En France, 54 personnes ont touché des pensions versées par l'Allemagne en tant qu'anciens collaborateurs du régime nazi ou enrôlées de force par le régime.
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Plus de 2.000 personnes dans le monde, dont les trois quarts en Europe, ont touché en février des pensions versées à d'anciens collaborateurs du régime nazi ou à des personnes enrôlées de force de la part de l'Allemagne. Les députés en Belgique, où 18 personnes sont concernées, ont voté jeudi un texte demandant au gouvernement de mettre fin à ce système de pensions. Le versement peut s'élever jusqu'à environ 1.300 euros mensuels. En France, 54 personnes sont concernées. Les noms des bénéficiaires n'ont toujours pas été transmis par l'Allemagne. "Je préférerais que nous puissions avoir l'identité de ces personnes, afin de ne pas lancer de polémiques inutiles ou, au contraire, de dire notre désaccord s'il y a lieu de le dire", a fait savoir au micro d'Europe 1 Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d'État aux Anciens combattants, mardi 26 février. "Je ne veux ni accuser, ni excuser", a-t-elle ajouté. Et d'assurer que "l'Office national des anciens combattants, qui verse les pensions aux soldats et anciens combattants français, ignorait totalement ce versement allemand". Jean-Luc Mélechon exige la restitution des sommes Le chef de file de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon a affirmé samedi qu'il allait solliciter les autres présidents des groupes parlementaires de l'Assemblée pour faire "interdire" en France le versement de pensions controversées liées au régime nazi. "54 français toucheraient des indemnités du gouvernement #Merkel pour services rendus à l'occupant nazi", a tweeté Jean-Luc Mélenchon samedi soir. "Je contacte tous les présidents des groupes parlementaires pour faire interdire cela et exiger la restitution des sommes et leur versement à la Fondation Charles de Gaulle", a ajouté le chef de file des députés LFI. Reconnue d'utilité publique, la fondation a pour mission de servir la mémoire du général de Gaulle. "En fonction des éléments que nous aurons, nous pourrons avoir une réaction appropriée", a réagi sur Europe 1 Geneviève Darrieussecq. "Ça peut être des anciens soldats, des veuves... Il faut d'abord essayer de rechercher plus finement de qui il peut s'agir, il ne faut pas faire de jugement définitif", a-t-elle ajouté auprès du Parisien cette fois. "J'ai contacté l'ambassade allemande pour avoir des éléments sur la loi de 1951 (qui a voté le versement de ces pensions), et nous allons continuer à essayer d'avoir des éléments sur les personnes concernées", a-t-elle poursuivi. Le gouvernement allemand silencieux En Europe, ils sont 1.532 à percevoir cette pension, dont 573 personnes en Pologne, le pays le plus représenté, selon des chiffres transmis à l'AFP. Suivent la Slovénie (184), l'Autriche (101), la République tchèque (94). Elles sont 34 en Grande-Bretagne, 71 en Croatie ou 48 en Hongrie. Ces pensions sont versées en vertu d'une loi allemande de 1951, permet aux victimes de guerre allemandes de toucher une indemnité. Elles bénéficient aussi à d'anciens nazis ou collaborateurs étrangers du régime d'Adolf Hitler, mais également à des personnes enrôlées de force. Les ex-membres de la SS en sont exclus, tout comme toute personne condamnée pour crimes de guerre.Contacté par Europe 1, le ministère du Travail allemand refuse de livrer les noms des bénéficiaires et renvoie aux Länder, chargés du versement de ces pensions. "Pour les 54 Français concernés, c'est la Sarre qui paie", assure la radio. La Belgique se heurte au même silence. Les députés affirment que l'ambassadeur d'Allemagne serait en possession de la liste des bénéficiaire, mais bloquerait toute communication, avec le gouvernement belge notamment, rapporte la radio. "Peut-être que des collaborateurs dont le nom est honni touchent des pensions. Mais à mon avis, ce n'est pas eux qui sont en cause, c'est plutôt l'Allemagne qui verse des pensions à des gens qui ont, par idéologie, ou par appât du gain, coopéré au service du mal. Ce qui est scandaleux", a dénoncé au micro d'Europe 1 l'avocat Serge Klarsfeld, qui consacre sa vie à la traque des responsables de la Shoah.
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À l'heure actuelle, les taxes prélevées sur le Loto du patrimoine sont compensées par l'État. Mais les sénateurs et Stéphane Bern aimeraient voir une exonération inscrite dans la loi.
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Pour la deuxième année consécutive, Stéphane Bern est obligé de monter au créneau pour réclamer l'exonération de taxation pour le Loto du patrimoine. Cette exonération, prévue par le Sénat, a été supprimée lundi 16 décembre par les députés, entraînant une réaction immédiate de l'animateur. Les députés ont adopté un amendement du rapporteur Joël Giraud (LREM) au projet de budget 2020 en nouvelle lecture qui supprime cette exonération des taxes habituellement prélevées par l'État sur les jeux et loteries. Cette exonération avait été introduite par les sénateurs en novembre, contre l'avis du gouvernement. Des députés LR ont fustigé lundi soir une "politique de gribouille" du gouvernement.Stéphane Bern, qui pilote l'opération "Loto du patrimoine", destinée à financer la rénovation de monuments en France à travers un jeu de grattage et un loto, a aussitôt fustigé dans une série de tweets rageurs un gouvernement qui "ne comprend rien aux enjeux du patrimoine".Il a dénoncé les propos dans l'hémicycle de la secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher, qui a fait valoir que ces prélèvements "sont affectés au financement du sport et de la Sécurité sociale" et jugé "déséquilibré" de faire porter les exonérations sur ces budgets. Pour M. Bern, "une telle bêtise est déconcertante". L'animateur a ajouté qu'il ne lâcherait "rien jusqu'à obtenir l'exonération", admettant que ces taxes sont pour l'heure "compensées par des crédits débloqués", mais jugeant cette "tuyauterie budgétaire" incompréhensible. Mardi matin, il a promis d'entrer "en résistance pour défendre notre patrimoine".Le ministre de la Culture, Franck Riester, s'était engagé en novembre comme l'an dernier à reverser auprès du Loto du patrimoine les taxes prélevées. Mais les sénateurs avaient argué qu'ils préféraient une exonération inscrite dans la loi, soulignant qu'une compensation peut être remise en cause chaque année.Le Loto du patrimoine a généré 200 millions d'euros de recettes en 2018, 22 millions d'euros étant reversés à la Fondation du patrimoine. Il a également généré 14 millions d'euros de taxes pour l'État.
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La 103e édition du Tour de France ne restera surement pas gravée dans la mémoire de Miss France 2016. En effet, la jolie Iris Mittenaere s'est blessée à la cheville et à l'épaule après une chute à vélo, sur une étape de la Grande-Boucle.
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Verdict : une fracture de la clavicule. Une blessure nécessitant plusieurs semaines de repos. La jeune femme a donc annoncé sur son compte Twitter qu'elle était obligée de renoncer à ses obligations estivales, c'est-à-dire la tournée d'été Miss France. Sur son compte Instagram, Iris Mittenaere a fait part de sa tristesse et a également révélé le nom de sa remplaçante : Miss France 2013. "Tellement triste de ne pas pouvoir vous voir sur les galas de cet été ... Suite à des complications, j'ai subi une opération de l'épaule, ça s'est très bien passé, mais il me faut quelques semaines de repos. La sublime @marinelorphelin_off me remplacera sur ces dates et j'espère vous revoir très vite et en pleine forme", a-t-elle écrit. Miss France 2013 s'est empressée de lui répondre via son compte Twitter. "Grosses pensées pour toi ma belle @IrisMittenaereO j'espère que tu te remettras vite ! Bien dsl d'assurer l'intérim, je pense fort à toi", a ainsi écrit Marine Lorphelin.
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La chanteuse a annoncé sur son compte Facebook le décès de son ancien compagnon et père de sa fille, Saüd Khan Khattak.
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Fabienne Thibeault est une nouvelle fois endeuillée. La chanteuse de 66 ans a annoncé le 8 septembre dernier le décès du père de fille, Saüd Khan Khattak. Dans un message publié sur son compte Facebook et repéré par Pure People, l'artiste, aujourd'hui mariée à Christian Montagnac, lui a rendu un vibrant hommage. "Cher Saud nous avons partagé 20 ans de vie !!! Nous avons eu ensemble une belle fille. Tu étais quelqu'un de lumineux, de profondément bon et sincère... Nous sommes toujours restés amis et avions plaisir à nous revoir ! Tu es parti de façon brutale, emporté dans ton sommeil. Allah t'a reçu auprès de lui et la tristesse de la communauté pakistanaise montréalaise témoigne de ce que tu fus, droit et courageux. Ma famille t'a toujours apprécié et aimé. Christian t'embrasse et moi je te garde dans mon coeur. Quant à Zoé, elle pleure le départ de celui qui lui a appris à marcher. Adieu cher Saud et à plus tard là-haut", a-t-elle écrit.La fille du couple, Zoé a elle aussi salué la mémoire de son père sur le réseau social. "Tu avais le plus beau des sourires. Celui qu'on fait avec le coeur. Au revoir papa", a écrit la jeune femme de 34 ans.Une perte qui intervient quelques mois seulement après une autre douloureuse épreuve. Celle qui interprétait la serveuse automate dans la comédie musicale Starmania avait annoncé le 3 mars dernier la disparition de sa mère.
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Déjà mis en cause par la justice au début de l'été pour viol et agression sexuelle sur quatre victimes présumées, l'acteur vedette de films pornographiques Ron Jeremy est en outre accusé d'abus sexuels sur une mineure et une douzaine d'autres femmes, ont annoncé lundi les services du procureur de Los Angeles.
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Ron Jeremy, 67 ans, qui a à son actif plus de 1.700 films X depuis la fin des années 1970, faisait de longue date l'objet de telles accusations au sein de la profession et avait été tenu à l'écart de différents événements ces dernières années.En juin dernier, il avait été officiellement accusé du viol de trois femmes et d'agression sexuelle sur une quatrième. Son arrestation et sa présentation devant un tribunal de Los Angeles ont suscité une nouvelle vague de plaintes contre le sexagénaire.Ron Jeremy, qui s'est déclaré totalement "innocent" sur Twitter, va plaider "non coupable" de cette nouvelle série d'accusations, a affirmé à l'AFP son avocat.Ces accusations remontent pour certaines à 2004, date à laquelle Ron Jeremy aurait agressé une adolescente lors d'une fête près de Los Angeles.Les victimes présumées étaient âgées de 15 à 54 ans. La dernière agression en date aurait été commise près d'un commerce d'Hollywood le 1er janvier 2020.S'il est reconnu coupable, Ron Jeremy, actuellement en détention, pourrait finir sa vie en prison.En juin dernier, son avocat, Stuart Goldfarb, avait démenti en bloc les accusations contre son client, assurant qu'il n'était "pas un violeur". "Ron, au fil des années et en raison de ce qu'il est, a été le partenaire de plus de 4.000 femmes (...) Les femmes se jettent sur lui", avait affirmé l'avocat à l'AFP.Ron Jeremy est le dernier en date des grands noms de l'industrie du divertissement à se retrouver aux prises avec la justice de Los Angeles pour des abus sexuels depuis l'apparition en 2017 du mouvement #MeToo contre les violences faites aux femmes.Au total, l'équipe spécialement mise sur pied par la procureure de Los Angeles pour enquêter sur les crimes sexuels à Hollywood s'est intéressée à une vingtaine de suspects potentiels.Parmi eux figure le magnat déchu Harvey Weinstein, condamné à 23 ans de prison à New York mais qui est parallèlement accusé d'abus sur trois autres femmes à Los Angeles.
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Comme le révèle Centre Presse Aveyron, les gendarmes d'Espalion ont découvert dans le grenier du musée des Mœurs et coutumes un véritable arsenal de la Première guerre mondiale.
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Les employés du musée des Moeurs et coutumes d'Espalion (Aveyron) se sont fait une belle frayeur. Comme le relate Centre Presse Aveyron, le personnel de l'établissement a en effet découvert lundi 18 novembre un véritable arsenal de guerre dans le grenier alors qu'il réalisait un inventaire du fonds. Selon les précisions du quotidien régional, plusieurs obus, deux grenades à main, des munitions de différents calibres sans oublier un engin explosif dont la nature reste pour l'heure indéterminée ont ainsi été récupérés par les gendarmes en fin de matinée. Saisi du dossier, la préfecture a déclenché l'intervention des démineurs pour neutraliser les charges explosives. Contacté par Centre Presse Aveyron, Vincent Besombes, président du Comité de Rodez du Souvenir français, a indiqué que ces munitions sont des "souvenirs de la Grande guerre rapportés par un Poilu en souvenir du front et des combats. On en trouve partout en France et même s'il faut toujours être très prudent, ils sont en général inactifs car présentés souvent sur la cheminée comme simple souvenir."700 ans pour détruire tous les obus non explosésDepuis 1945, date à laquelle a débuté un déminage rigoureux et coordonné, ce sont plus de 660 000 bombes, 13,5 millions de mines et 24 millions d'obus et autres explosifs (des deux guerres mondiales ou parfois issus d'exercices) qui ont été dégagés. Autour de Verdun, on extrait encore environ 900 tonnes de munitions du sol par an. À ce rythme - sans prendre en compte la dégradation naturelle des munitions - il faudrait environ 700 ans pour nettoyer et détruire la totalité des obus non explosés enfouis dans les sols français.
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La hausse des taxes sur les carburants prévue le 1er janvier est bel et bien annulée. C'est ce qu'affirme ce mercredi soir l'Élysée à franceinfo.
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C'est une sacrée victoire pour le mouvement des "gilets jaunes". Leur première revendication a été entendue et acceptée par Emmanuel Macron : la hausse des taxes sur les carburants n'aura pas lieu. C'est ce qu'annonce l'Élysée ce mercredi soir : franceinfo a révélé cette information, qui a ensuite été confirmée à plusieurs médias par l'exécutif.Une annonce qui vient donc annuler celle faite par Édouard Philippe mardi après-midi à l'Assemblée. Le Premier ministre avait évoqué un moratoire de six mois concernant la hausse de ces taxes. Ce moratoire aurait dû suspendre pour cette durée ces fameuses taxes qui ont cristallisé la colère de nombreux Français, provoquant le début du mouvement des "gilets jaunes" en novembre. Nouvelle journée de mobilisation samedi ?Édouard Philippe avait précisé que ces taxes seraient annulées si l'État ne trouvait pas "les bonnes solutions". C'est ce qu'il a expliqué devant l'Assemblée nationale ce mercredi après-midi. Les députés ont d'ailleurs approuvé les mesures proposées par le Premier ministre... Au même moment, l'Élysée annonçait l'annulation et non plus la suspension de ces taxes. Faut-il voir dans cette annonce un désaveu d'Emmanuel Macron envers son Premier ministre ? L'Élysée précise à franceinfo qu'il s'agit seulement d'une "clarification".Une manière pour l'exécutif de tenter de désamorcer la colère des Français, alors qu'une quatrième journée de mobilisation nationale des "gilets jaunes" est prévue samedi 8 décembre dans toute la France.
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Alors que le Nord a connu un déficit de pluie important depuis le début de l'année, la préfecture a imposé plusieurs mesures de restriction de l'utilisation de l'eau pour les particuliers, professionnels et collectivités. C'est la première fois qu'un tel arrêté est pris aussi tôt, souligne le préfet.
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Le département du Nord est placé "en alerte sécheresse", a indiqué mardi 9 avril la préfecture, imposant plusieurs mesures de restriction de l'utilisation de l'eau pour les particuliers, professionnels et collectivités, valables jusqu'au 30 juin. Seule une petite partie du territoire, autour du delta de l'Aa, n'est pas concernée et seulement placée en "vigilance".L'arrêté de la préfecture du Nord interdit notamment l'arrosage des pelouses et des jardins de 9h à 19h, le remplissage des étangs ou piscines privées ou le lavage des voitures en dehors des centres spécialisés qui recyclent l'eau. "Pour les industriels, l'objectif est de tendre vers une réduction de consommation d'eau de l'ordre de 10 %" et, "pour les agriculteurs, l'arrêté vise des économies d'eau en interdisant l'irrigation entre 11h et 17h", précise la préfecture dans un communiqué."Nous prenons pour la première fois un arrêté qui restreint l'usage de l'eau dans le Nord en avril, alors que depuis ces deux dernières années, l'arrêté était plutôt pris en juillet ou août", a précisé le préfet Michel Lalande au micro de France 3 Nord. "La précocité de cette année ne fait que révéler au grand jour ce que tous les spécialistes et les observateurs nous indiquaient depuis bien des années, c'est que nous avons un problème d'eau sur un plan quantitatif, il pleut de moins en moins, et sur un plan qualitatif", a-t-il déploré."Le Nord connaît depuis 2017 des déficits pluviométriques importants" et, alors que l'hiver permet normalement la "recharge des nappes phréatiques", il a présenté cette année "un déficit pluviométrique de 20 % par rapport à la normale", a par ailleurs expliqué la préfecture dans son communiqué. De plus, le mois de février a été particulièrement sec, doux et ensoleillé et la pluviométrie est restée "insuffisante" au mois de mars. Le département présente donc "un seuil d'étiage historiquement bas et les éventuels événements pluvieux ou orageux ne sont pas de nature à améliorer rapidement la situation", juge la préfecture."Un niveau aussi bas peut faire apparaître des risques divers majeurs : les polluants éventuellement rejetés en rivière sont alors plus concentrés, les risques liés au manque d'oxygène et à l'augmentation de la température de l'eau mettent en péril les écosystèmes aquatiques, le manque d'eau peut impacter les usagers et les industries du département", alerte-t-elle.Par ces mesures, le préfet souhaite donc "anticiper toute dégradation supplémentaire du niveau des nappes", préserver "l'état quantitatif et qualitatif de la ressource" et "retarder l'éventuel renforcement des mesures" au cours de l'été.
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Les Européens ne peut "se cantonner à un rôle de spectateurs", estime le chef de l'Etat.
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Face à un parterre d'officiers français, Emmanuel Macron a exhorté les Européens à développer une "plus grande capacité d'action" face aux désordres mondiaux, en participant pleinement aux futures négociations sur le contrôle des armements et en s'associant à un "dialogue stratégique" sur le rôle de la dissuasion nucléaire française.Les Européens ne peuvent pas "se cantonner à un rôle de spectateurs" face à la course aux armements nucléaires dont le Vieux continent risque d'être de nouveau le théâtre, a lancé le président de la République vendredi 7 février, lors d'un discours sur la stratégie de défense et la dissuasion françaises. La chef des armées a prononcé son discours devant un parterre d'officiers français et d'attachés de défense, en présence des ministres Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères) et Florence Parly (Armées). Dissuasion nucléaire : Macron invite les Européens à s'associer à un dialogue stratégiquepar euronews (en français)"La dernière décennie a vu les équilibres stratégiques, politiques, économiques, technologiques, énergétiques et militaires largement remis en cause et nous voyons aujourd'hui poindre à nouveau ce qui pourrait mettre à mal la paix acquise après tant de drames sur notre continent", a-t-il averti dans un tour d'horizon des bouleversements post-Guerre froide.La France, acteur-clé de l'Europe post-BrexitCe discours très attendu (qui a duré une heure et quart) est un exercice imposé pour chaque président français, chef des armées et maître de la doctrine de dissuasion nucléaire, considérée par la France comme la clé de voûte de sa stratégie de défense et la garantie ultime de ses intérêts vitaux.La France est le seul pays de l'Union européenne doté de l'arme atomique depuis la sortie du Royaume-Uni. Les forces nucléaires françaises "renforcent la sécurité de l'Europe par leur existence même et à cet égard ont une dimension authentiquement européenne", a-t-il souligné. "Les intérêts vitaux de la France ont désormais une dimension européenne", que la menace d'emploi du feu nucléaire vise précisément à défendre. Sans aller jusqu'à proposer une dissuasion partagée - sujet très sensible sinon tabou - le chef de l'Etat a proposé aux partenaires européens qui le souhaitent de s'associer aux "exercices des forces françaises de dissuasion".
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Le groupe assure de nouveaux services qui nécessitent plus de personnel.
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La Poste va embaucher 3.000 facteurs cette année, a annoncé Philippe Dorge, le directeur général adjoint chargé de la branche service courrier et colis du groupe dans Les Echos. "Facteur est l'un des métiers qui a recruté le plus l'an dernier en CDI en France", estime Philippe Dorge. En 2017, 4.700 facteurs ont en effet déjà été recrutés alors que les volumes de courriers ne cessent de baisser de 6% en moyenne chaque année.De nouvelles tâches pour les facteurs"Il y a certes moins de courriers, mais de plus en plus de colis : le nombre de Colissimo acheminés par La Poste a augmenté de 8% l'an dernier, du fait notamment de l'essor du commerce en ligne", souligne le directeur général adjoint chargé de la branche service courrier et colis de La Poste.En outre, si les volumes des courriers baissent, les tâches des facteurs, elles, se diversifient. Ils veillent ainsi désormais sur les personnes âgées, avec le service "veiller sur mes parents".Depuis peu, ils collectent le papier recyclé, ou encore livrent des repas de repas. Enfin, à partir d'avril, le facteur pourra aider à remplir les déclarations de revenus... De nouvelles attributions qui devraient générer 120 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018, selon Les Echos.
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RÉCIT. Thomas P., 25 ans, appartenant à l'ultra-gauche et déjà connu pour des faits de violences, a été interpellé samedi, durant l"acte 13" de la mobilisation, après avoir commis de nombreuses dégradations.
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Banques, commerces, voitures de luxe et véhicules des forces de l'ordre dégradés ou incendiés... Pendant plusieurs heures, ce casseur a été suivi par les forces de l'ordre alors qu'il brûlait, pillait et volait, en marge de la manifestation des "gilets jaunes" dans la capitale, comme le rapportent, lundi 11 février, plusieurs médias qui se sont procurés le procès verbal de la police. Le jeune homme n'a pas pu être arrêté plus tôt car il se trouvait en permanence au cœur d'un groupe particulièrement hostile. Samedi, vers 14h, boulevard Saint-Michel (Ve arrondissement), "Notre attention est attirée par le comportement d'un individu au milieu d'une foule. Disons qu'il est particulièrement hostile à la présence de fonctionnaires de police", débute le PV retranscrit par Le Parisien. "Gilet jaune enfilé sur une tenue entièrement noire, le suspect porte un masque et des lunettes de protections à élastiques rouges qui lui cachent le visage. Il sort un marteau de son sac à dos et s'attaque aux vitres d'une banque Bred", poursuit le document. Mais les policiers "diffèrent" l'interpellation du casseur "au vu de la présence hostile de très nombreux manifestants". Des barrières de chantier lancées sur une voiture de policeEn revanche, ils continuent à le suivre. Thomas P. "est ensuite aperçu en train de casser la devanture en marbre d'une agence d'assurances pour constituer des projectiles qu'il lance ensuite sur les forces de l'ordre", poursuit le rapport. En moins d'une heure, il s'attaque à six commerces, selon les précisions d'Europe 1. Il continue son périple dans le XVe arrondissement, où il détruit des caméras de vidéosurveillance puis une voiture de police stationnée près du boulevard Pasteur "en lançant des barrières de chantier", selon le quotidien. Là encore, "préférant ne pas prendre le risque de déclencher une émeute, les policiers renoncent à intervenir à plusieurs reprises et filment ses agissements."La Porsche du chef Christian Etchebest incendiée "À 15h43, rue des Volontaires (XVe arrondissement, NDLR), Thomas P. dérobe un ordinateur dans une enseigne Allianz et se met à le détruire sur le trottoir, sous les applaudissements de ses complices (...) Une agence BNP et une concession Renault sont aussi prises pour cible". Le jeune homme dégrade des voitures exposées, selon Europe 1. "Six minutes plus tard, rue François-Bonvin, les policiers observent le jeune homme casser les vitres d'une Porsche noire garée et jeter un carton enflammé dans l'habitacle", poursuit Le Parisien. La voiture appartient au chef cuisinier Christian Etchebest, précisent le quotidien et la radio. Le casseur dégradera une autre voiture de luxe, une BMW. "Arrivé rue Émile-Pouvillon (VIIe), Thomas P. pénètre dans une Honda grise, retire le frein à main et s'amuser à déplacer le véhicule", raconte encore le journal. Dans le quartier de la tour Eiffel, "il s'acharne au marteau sur les vitres de protection du monument. À 16h50, il s'approche de deux véhicules Vigipirate de l'opération Sentinelle positionnés, sans occupants, non loin. Les vitres ont déjà été brisées par d'autres casseurs". Le jeune homme pénètre dans une des voitures. "Notons qu'il ressort de ce véhicule qui prend immédiatement feu", retranscrivent les policiers. La voiture sera intégralement brûlée. "Écarter ces individus qui n'ont pas leur place dans une manifestation" Thomas P. est arrêté à 17h55 près de l'avenue George-V (VIIIe), après avoir jeté un pavé sur un véhicule de l'administration pénitentiaire. Selon Le Parisien, il est "connu de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) pour son appartenance à la mouvance anarcho-autonome" et "déjà connu de la justice pour des dégradations". Selon le secrétaire d'État à l'Intérieur, Laurent Nuñez, invité de Franceinfo lundi, "c'était un individu qui était connu des services de renseignement comme appartenant à la mouvance ultra-gauche". Comment a-t-il pu commettre des dégradations tout l'après-midi, alors qu'il avait été repéré ? "La police ne peut pas interpeller sur le champ tous les casseurs", défend le secrétaire d'État. Et de rappeler la "volonté" du gouvernement "d'écarter ces individus qui n'ont pas leur place dans une manifestation : ils n'expriment aucune revendication, ils sont là pour commettre des violences et pour faire tomber nos institutions".
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Le nombre de morts et de personnes portées disparues ne cesse de s'alourdir. Depuis plus de dix jours, la Californie est ravagée par les pires incendies que l'ouest des États-Unis ait connu depuis les années 1930.
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Les autorités sont désormais à la recherche de plus de 1.000 habitants.Un frère, un enfant, un parent ou simplement un ami : des centaines de californiens sont toujours sans nouvelles de leurs proches, disparus dans les violents incendies qui ont détruit une partie de cet État américain. Samedi 17 novembre, les autorités du pays ont revu le bilan des victimes à la hausse : 71 corps ont été découverts dans les différents brasiers, tandis que plus de 1.000 personnes manquent toujours à l'appel. Jusqu'à présent, le bilan provisoire faisait état de 63 morts et 631 disparus.Les forces de l'ordre américaines indiquent toutefois que la liste des personnes disparues peut contenir des noms en double et que certains habitants peuvent être sains et saufs. "C'est une liste qui évolue", a déclaré Kory Honea, shérif de l'un des comtés ravagés par les flammes, vendredi soir face à la presse. Donald Trump attendu sur place Donald Trump doit se rendre sur place samedi pour apporter son soutien aux sinistrés et constater l'ampleur des dégâts. L'incendie "Camp Fire", qui s'est déclaré jeudi 8 novembre, n'est toujours pas maîtrisé. Ce gigantesque brasier, qui sévit dans le nord dans la Californie, a réduit en miettes près de 10.000 habitations et brûlé plus de 55.000 hectares. La Californie est également en proie à un second incendie, cette fois au sud, près de Los Angeles, qui a parcouru près de 40.000 hectares et a détruit une partie de la station balnéaire Malibu, prisée des stars.
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"Je ne reconnais pas que la commission a failli", a déclaré François Logerot au micro de France Info, vendredi 8 juin.
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En pleine tourmente autour des ristournes accordées au candidat Macron durant la campagne présidentielle, le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a tenu à s'expliquer. Invité de France Info vendredi matin, François Logerot a défendu l'impartialité de sa commission. "Non je ne reconnais pas que la commission a failli. Je reste solidaire de l'ensemble des personnels de la commission, j'assume les décisions au nom du collège", a-t-il déclaré."Nos rapporteurs n'avaient pas signalé" certains des "problèmes" car "les factures ne faisaient pas apparaître de remises", a-t-il assuré. La veille, France Info révélait qu'Emmanuel Macron avait bénéficié de larges ristournes pour la location de salles parisiennes dans lesquelles il a tenu des meetings, dont Bobino et le Théâtre Antoine. Selon les informations de France Info, les remises ont parfois atteint 75%, comme pour le Théâtre Antoine, alors que la commission indique dans son règlement que tout rabais excédent 20% doit être passé au crible.
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Selon BFM Paris, une expérimentation va être menée dans trois commissariats de la capitale afin de "sécuriser" les transactions entre particuliers.
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Les forces de l'ordre vont-elles voler au secours du commerce en ligne? Tel est le projet que révèle BFM Paris vendredi 7 septembre. Selon le média d'information lcoale, plusieurs commissariats parisiens pourraient se voir bientôt confier la mission d'assurer le bon déroulement de transactions initiées sur internet, en particulier sur des plateformes de vente et achat entre particuliers comme Le Bon Coin. L'objectif du projet est d'éviter les mésaventures aux vendeurs ou acheteurs.Un policier pour éviter les mauvaises surprisesSelon la nouvelle procédure, le vendeur publierait d'abord l'annonce concernant son bien sur un site de revente. Une fois un accord de principe conclu avec un acheteur, il pourra alors, au lieu de donner rendez-vous à l'acheteur à son domicile ou dans un lieu public, proposer de conclure la transaction au commissariat. Après validation de la date de rendez-vous sur une plateforme spécialisée, la revente s'effectuera en présence d'un policier. Dans le cas d'une vente de voiture, des emplacements réservés à la police pourraient même être utilisés afin de sécuriser la transaction, selon la même source.Si le projet fait son chemin à la préfecture de police de Paris, il interpelle les syndicats, qui ont fait part de leur incompréhension. "La police a d'autres chats à fouetter. Ce n'est pas de la mauvaise volonté de notre part, c'est que nous travaillons matin, midi, soir et nuit à flux tendu", déplore une représentant syndical interrogé par BFM Paris. Nous manquons beaucoup d'effectifs, c'est une tâche supplémentaire et ça ne correspond pas du tout à notre cœur de métier", ajoute t-il encore.
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En 2017, 3,1 millions de Français âgés de plus de 45 ans souffraient d'un diabète de type 2.
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Obésité, manque d'activité physique, vieillissement de la population... Alors que les chiffres ont progressé pendant deux décennies, le nombre de nouveaux cas de diabète diagnostiqués chaque année en France a reculé entre 2010 et 2017, selon une étude présentée mercredi 18 septembre. Un inversion de tendance encourageante si elle se confirme dans les années à venir.Alors qu'en 2010, 11 hommes de de plus de 45 ans sur 1.000 sont devenus diabétiques, ce taux d'incidence a diminué à 9,7/1.000 en 2017, selon ces données de chercheurs à Santé publique France présentées lors du congrès annuel de l'Association européenne pour l'étude du diabète, à Barcelone. Chez les Françaises de plus de 45 ans, ce même taux est passé de 7,6 à 6,2, ajoutent les chercheurs.Ces deux dernières décennies, l'incidence du diabète de type 2, la forme la plus courante de la maladie, était en croissance, favorisée notamment par l'augmentation du surpoids et de l'obésité et le manque d'activité physique, mais aussi par le vieillissement de la population. "Cette tendance à la baisse observé de l'incidence du diabète de type 2 pourrait représenter une étincelle d'espoir pour le contrôle de l'épidémie de diabète en France", notent les auteurs de l'étude. "Toutefois, cette tendance devra être évaluée sur une plus longue période dans de futures études", poursuivent-ils, ajoutant que "davantage d'efforts de prévention sont nécessaires" pour la confirmer et l'amplifier.Les chiffres de la prévalence, c'est-à-dire le nombre total de personnes vivant avec le diabète en France, sont eux toujours en augmentation, notamment parce que les personnes diabétiques sont mieux traitées et ont donc une plus longue espérance de vie. En 2017, 3,1 millions de Français âgés de plus de 45 ans souffraient d'un diabète de type 2, soit 12,1% des hommes et 8,4% des femmes, contre 11,5% et 7,9% respectivement en 2010.Cette étude s'appuie sur les données de remboursements de médicaments anti-diabétiques recueillies par le Système national des données de santé (SNDS), plateforme centralisée créée en 2017 qui recense les actes médicaux et les médicaments remboursés par la Sécurité sociale.Mêmes conclusions au niveau internationalSelon ses auteurs, les personnes atteintes de diabète de type 2 de plus de 45 ans représentent 94% du nombre total de cas.Une autre étude présentée lundi au congrès aboutit aux mêmes conclusions au niveau mondial. Des chercheurs australiens ont passé au crible 275 études portant sur l'incidence du diabète de type 2, principalement dans des pays à haut revenu. "Il apparaît qu'après une hausse de l'incidence depuis les années 1990, il y a eu une stagnation ou même peut-être un déclin du taux de nouveaux cas de diabète de type 2 ces dernières années", depuis 2010, concluent-ils.Selon la Fédération internationale du diabète, environ 425 millions d'adultes vivaient avec le diabète en 2017, et la maladie devrait toucher 600 millions d'adultes d'ici 2045.
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Le 21 avril 2002 reste l'une des dates clés de l'histoire de l'élection présidentielle française. Ce jour-là, la gauche est éliminée au premier tour et le FN est qualifié pour le second.
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Souvenirs, souvenirs... Le 21 avril 2002, peu de personnes se doutent de l'énorme surprise qui va sortir des urnes du premier tour de la présidentielle. Beaucoup prédisent un duel entre Jacques Chirac et Lionel Jospin au second tour. Mais à 20 heures, gros séisme : Lionel Jospin arrive en troisième position derrière le président sortant et surtout derrière Jean-Marie Le Pen. La gauche est éliminée au grand dam de ses supporters abasourdis par la nouvelle. Le patron du FN jubile : il accède au second tour de la présidentielle, un fait politique majeur pour lui et son parti."J'assume pleinement la responsabilité de cet échec"Quelques minutes après le résultat, Lionel Jospin prend la parole. « Au-delà de la démagogie de la droite et de la dispersion de la gauche qui ont rendu possible cette situation, j'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique, après la fin de l'élection présidentielle » indique alors le candidat. Sa vie politique s'achève
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Le volcan indonésien du mont Sinabung est à nouveau entré en éruption jeudi, avec une série d'explosions qui ont envoyé des cendres à deux kilomètres de haut, déclenchant une alerte aérienne et des craintes de coulées de lave.
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Il s'agit de la huitième éruption en moins d'une semaine de ce volcan situé sur l'île de Sumatra mais aucune victime ni dégât majeur n'ont été signalés. La dernière éruption meurtrière du volcan remonte à 2016. Les autorités ont émis une alerte pour les avions circulant près du volcan. "La possibilité d'autres éruptions existe et les compagnies aériennes se voient demander d'être en alerte", a expliqué Raditya Jati, un porte-parole de l'agence chargée des catastrophes naturelles. L'état d'alerte pour le cratère a été maintenu à son deuxième niveau le plus élevé. Les autorités ont délimité une zone interdite sur cinq kilomètres autour du volcan, entré en éruption depuis lundi, et averti du risque de coulées de lave."Les habitants se voient conseiller de porter des masques s'ils quittent leur maison pour se protéger des effets sur la santé des cendres volcaniques", selon le porte-parole.Le volcan s'était réveillé en 2010 après 400 ans de sommeil. Après une période de calme, une nouvelle éruption s'est produite en 2013 et depuis, il est très actif. Seize personnes avaient péri en 2014 et sept en 2016.En 2018, plus de 400 personnes avaient été tuées lorsqu'un tsunami provoqué par une éruption volcanique avaient déferlé soudainement sur les côtes méridionales de Sumatra et l'extrémité occidentale de Java.L'Indonésie, archipel de 17.000 îles et îlots qui s'est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, zone de forte activité sismique et d'éruptions volcaniques avec quelque 130 volcans actifs..
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Donald Trump a critiqué mercredi la cheffe des démocrates au Congrès américain Nancy Pelosi pour s'être rendue dans un salon de coiffure à San Francisco, où les soins en intérieur sont interdits à cause du Covid-19, et avoir ôté son masque.
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"Un coup monté", s'est défendue la présidente de la Chambre des représentants, qui affirme avoir suivi les consignes du coiffeur.Nancy Pelosi est l'une des bêtes noires du président républicain et de ses partisans. Elle éreinte régulièrement le milliardaire pour sa gestion de la pandémie qui a fait plus de 185.000 morts aux Etats-Unis, en l'exhortant à écouter les scientifiques et à encourager le port du masque."Les vrais hommes portent des masques", avait lancé en juin la puissante "Speaker" face aux atermoiements de Donald Trump, qui ne s'était montré en public en portant un qu'en juillet. Mais une vidéo de surveillance montre Nancy Pelosi passer d'une pièce à l'autre dans un salon de coiffure lundi, sans masque. Or les soins restent interdits en intérieur à San Francisco, où ils viennent juste d'être ré-autorisés en extérieur seulement."Nancy Pelosi la folle se fait détruire pour avoir fait ouvrir un salon de coiffure, tandis que tous les autres sont fermés, et pour ne pas porter de masque, alors qu'elle donne des leçons tout le temps à tous les autres", a tweeté le président des Etats-Unis en employant l'un des surnoms moqueurs qu'il affectionne.La gérante du salon, qui dit se battre depuis "six mois" pour obtenir l'autorisation de rouvrir, a dit à Fox News que l'un de ses coiffeurs avait ouvert le salon spécialement pour le rendez-vous de Mme Pelosi."Elle estime qu'elle peut continuer à faire ses affaires, pendant que personne d'autre ne peut entrer et que je ne peux pas travailler", a dénoncé Erica Kious."J'assume la responsabilité d'avoir fait confiance à ce que me disait le salon de coiffure de quartier où je me suis rendue de nombreuses fois au cours des années", a déclaré la démocrate devant des journalistes. "Il se trouve qu'il s'agissait en fait d'un coup monté. J'assume la responsabilité d'être tombée dans un piège"."Ce salon a proposé à la speaker de venir lundi et lui a dit qu'il était autorisé par la ville à avoir un client à la fois. La speaker a respecté les règles telles qu'elles lui ont été présentées par cet établissement", a expliqué à l'AFP son chef adjoint de cabinet, Drew Hammill."La speaker porte toujours un masque et respecte les consignes locales sur le Covid", a-t-il ajouté.
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Le contenu des auditions de Michel Fourniret, qui a avoué le meurtre d'Estelle Mouzin en 2003, est désormais connu. Europe 1 révèle la conversation du tueur en série avec la juge.
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On en sait plus sur ce qu'a dit Michel Fourniret à la juge lors de ses auditions. Europe 1 s'est procuré les échanges entre le tueur en série, qui a avoué le meurtre d'Estelle Mouzin au début du mois, 17 ans après les faits, et la magistrate Sabine Khéris. C'est au cours du deuxième jour d'audition, le 5 mars, que "l'ogre des Ardennes" a tout déballé. "C'est un fardeau lourd à porter, mais ça ne m'empêche pas de reconnaître les faits" débute Michel Fourniret dans une audition que s'est procuré Europe 1. "Quels faits reconnaissez-vous ?", a alors interrogé la juge. "D'avoir pris sa vie", rétorque-t-il. Après ces aveux, les premiers depuis 2003 et la disparition de la petite fille à Guermantes (Seine-et-Marne), le tueur en série est revenu sur les conditions dans lesquelles il a enlevé Estelle Mouzin. "Je dirais qu'elle n'était pas seule, mais qu'elle devait être avec une ou plusieurs copines. (...) J'ai traversé l'agglomération motorisé et il y a eu un accostage idoine.""L'enlèvement d'un être, c'est une sacrée boulette"Toujours très vague dans ses réponses (il invoque à de nombreuses reprises "l'absence d'image" dans sa tête") Michel Fourniret, réellement atteint de troubles de la mémoire, insiste pour être amené sur les lieux de l'enlèvement. "L'essentiel pour moi est de voir avec mes mirettes l'endroit où je l'ai accostée et où je l'ai fait venir dans ma camionnette", déclare-t-il. Avant d'affirmer "être un type qui est de bonne foi et qui n'essaie pas de vous (la juge) entourlouper".Confronté à une photo d'Estelle Mouzin, il semble gêné. "Il est possible que cette image m'indispose (...) et je reconnais là un être qui n'est plus là par ma faute (...) L'enlèvement d'un être, c'est une sacrée boulette et vous n'en êtes pas fier" lance-t-il. Lorsque la juge lui demande des précisions sur la manière dont il a tué la jeune fille, Michel Fourniret invoque ce même sentiment de honte. "Je ne saurais vous dire et si des images me revenaient je les foutrais par la fenêtre parce qu'on ne veut garder que ce dont on est fier."Le père d'Estelle Mouzin ne croit pas à ces aveuxLes trois après-midi d'audition n'ont pas non plus permis d'en savoir plus sur le lieu où il a déposé la dépouille d'Estelle Mouzin. "Ce qu'il faut comprendre, madame le juge c'est que quand vous êtes aux abois avec un corps dont vous ne savez pas quoi faire, vous faites n'importe quoi pour fuir la réalité, vite s'en débarrasser (...) et la raison et la panique se télescopent."Cette incapacité à mener les enquêteurs jusqu'au corps d'Estelle Mouzin laisse le père de cette dernière plus que perplexe. Le 7 mars, Éric Mouzin avait affirmé au Figaro n'accorder "aucun crédit à ces déclarations", arguant que ces aveux étaient "vides de sens tant qu'il n'y aura pas des éléments de preuve". De nouvelles auditions doivent avoir lieu.
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L'Éducation nationale va une nouvelle fois devoir recourir à des personnels contractuels.
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Des classes seront-elles privées de professeurs à la rentrée ? C'est à craindre, à la lecture des résultats des concours de recrutement des enseignants, qui viennent d'être publiés, rapporte franceinfo jeudi 5 juillet. Comme chaque année depuis 2013, le nombre d'admis au concours de professeur des écoles est inférieur aux nombre de postes dans les académies de Créteil et Versailles, selon des chiffres officiels.Pour l'enseignement secondaire, certaines matières sont à la peine. C'est notamment le cas du français et des professeurs chargés du latin et du grec. Cent postes n'ont pas été pourvus au Capes de lettres classiques. "En revanche, on a réussi cette année à faire le plein au Capes de lettres modernes, ce qui n'était pas le cas depuis plusieurs années", explique à franceinfo le directeur des ressources humaines du ministère de l'Éducation nationale, Édouard Geffray.Il manque 100 postes également en mathématiques, et 125 pour l'allemand. En arts plastiques, 16 postes n'ont pas été attribués. "Cette situation ouvre une nouvelle fois la voie à un recours massif à des personnels contractuels qui devront enseigner sans formation", déplore le SNUipp-FSU, premier syndicat des enseignants du primaire (écoles maternelles et élémentaires) dans un communiqué. Selon le syndicat, la désaffection pour le métier d'enseignant, variable selon les académies, "est particulièrement criante dans celles de Créteil, de Versailles, de Mayotte et de Guyane".Pour faire face à la crise de recrutement, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer dit notamment vouloir développer "le pré-recrutement", par exemple en accompagnant les assistants d'éducation (appelés autrefois "surveillants") qui veulent devenir profs. Un dispositif qui permettrait selon lui d'"élargir le vivier des futurs professeurs" et d'attirer plus de jeunes issus de milieux défavorisés qui hésitent actuellement à se lancer dans cinq années d'études.
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Le système de vote en ligne approuvé par trois Etats américains est vulnérable aux attaques de pirates informatiques et pourrait ne pas protéger efficacement le secret du vote, estime une étude menée par des chercheurs spécialisés en sécurité et publiée en plein débat sur la fraude électorale lancé par Donald Trump.
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La plateforme baptisée OmniBallot et créée par la société Democracy Live représente "un risque sévère pour la sécurité de l'élection et pourrait permettre à des pirates d'altérer les résultats de l'élection sans être détectés", affirment ces analystes du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de l'Université du Michigan dans un article scientifique publié dimanche. Elle a été pour l'instant choisie comme une option parmi d'autres par le Delaware, la Virginie occidentale et le New Jersey.Mais face à la pandémie de Covid-19, l'ensemble des responsables électoraux cherchent actuellement des solutions permettant aux citoyens américains de voter plus facilement à distance lors de l'élection présidentielle de novembre. Plusieurs chercheurs ont déjà prévenu des risques accrus du vote en ligne, qu'il s'agisse de garantir l'identité des électeurs et le secret du vote ou d'empêcher la fraude ou l'intimidation. L'autre solution pour un scrutin à distance, le vote par correspondance, fait aussi l'objet d'intenses débats actuellement, le président Donald Trump affirmant notamment qu'elle est à l'origine de fraudes. Selon l'étude publiée dimanche, "OmniBallot utilise une approche simpliste du vote par internet qui est susceptible d'être manipulé par un logiciel malveillant sur l'appareil de l'électeur par des personnes en interne ou par d'autres assaillants".De plus, ajoutent-ils, Democracy Live "ne semble pas avoir de politique de confidentialité" alors même que la société "reçoit des informations personnelles sensibles -- comme l'identité de l'électeur, ses votes, et son empreinte en ligne -- qui pourraient être utilisées pour leur envoyer des publicités politiques ou des campagnes de désinformation ciblées". Les chercheurs appellent donc les électeurs à préférer le vote par correspondance."L'autre option la plus sécurisée est d'utiliser OmniBallot pour télécharger un bulletin blanc, l'imprimer, inscrire le vote à la main et l'envoyer par courrier ou le déposer", écrivent les chercheurs. La société Democracy Live, basée dans l'Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis), a fait savoir qu'OmniBallot a été utilisé principalement pour les électeurs ayant des handicaps et les militaires basés à l'étranger."Nous avons déployé ce système dans des centaines de scrutins depuis 2008", a précisé le patron de Democracy Live, Bryan Finney. "Plus de 90% des utilisateurs d'OmniBallot impriment et postent leur bulletin. Et il n'y a jamais eu d'intrusion".
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Dans C à Vous, l'ancienne présentatrice du JT de 20 heures sur TF1 Claire Chazal a avoué ne plus regarder les journaux à la télévision. De 1991 à 2015, Claire Chazal a présenté les Journaux Télévisés du 20 heures de TF1 du vendredi soir et des week-ends.
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Depuis le 18 janvier 2016, cette journaliste présente désormais l'émission Entrée Libre sur France 5. Invitée de Anne-Elizabeth Lemoine dans C à Vous le 15 septembre, la journaliste a confié que l'actualité pure et dure lui a quelque peu manqué, notamment "pendant la campagne, j'écoutais Edouard Balladur (...) j'ai beaucoup suivi ces personnages, ces personnalités. Quand il y a aussi des drames j'aimerais être un peu active, mais j'adore ce que je fais, Entrée Libre est une magnifique émission, j'aimais la regarder donc j'essaye de la servir comme je peux". Très sincère, Claire Chazal a ensuite avoué ne plus regarder les Journaux Télévisés, y compris celui d'Anne-Sophie Lapix sur France 5. "Vraiment, je regarde pas beaucoup les journaux de 20 heures. Depuis que moi je l'ai quitté à TF1 je m'informe un peu autrement, j'ai les radios le matin et les chaînes d'information continue assez tard". Un désamour des Journaux Télévisés qui serait dû au manque de celui qu'elle a présenté pendant 25 ans chez TF1. "C'est un exercice que j'ai trop pratiqué et que j'aime pas trop regarder aujourd'hui. Mais ça va revenir (...) ça m'évoque beaucoup de choses, mais je ne suis pas très téléspectatrice", a confié Claire Chazal dans C à Vous.
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Le fondateur du site Clique.tv Mouloud Achour est au cœur d'une polémique sur fond d'accusations de "copinage" avec Gad Elmaleh et Kev Adams. En cause : la suppression (temporaire) d'une tribune d'un journaliste de Clique.tv faisant une critique acerbe d'un sketch jugé "raciste" des deux humoristes.
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Anthony Cheylan, rédacteur en chef du site, a publié un texte intitulé "Moi, Asiatique, j'ai mal devant le spectacle de Kev Adams et Gad Elmaleh" décrivant son ressenti face au spectacle "Tout est possible", donné à Bercy et diffusé en direct le 4 décembre dernier, sur M6."Manipulation humoristique? Mauvaise foi? Ratage industriel? Maladresse gigantesque? Le résultat est là : dix minutes de blagues racistes, d'imitations grossières et de personnages grimés de façon caricaturale. Dix minutes pendant lesquelles le public glousse sans se poser de question, sans aucune culpabilité", écrit-il dans sa tribune, immédiatement relayée à grande échelle sur les réseaux sociaux.Dès lors la machine s'emballe, et les réactions fusent de toutes parts, certaines adressant des critiques agressives envers Kev Adams et Gad Elmaleh. Quelques heures plus tard, la tribune disparaît subitement du site. Certains y voient un désaveu de la direction du site à son journaliste. Principal pointé du doigt : Mouloud Achour. "La dépublication a vraiment été une décision qui vient de notre part", a toutefois assuré toutefois Anthony Cheylan, justifiant la décision par le développement d'une "rhétorique raciste et antisémite" autour de son texte initial.De son côté, Mouloud Achour a réagi à la mi-journée, répondant aux accusations par l'intermédiaire d'une "mise au point" où il fait son mea-culpa tout en regrettant les interprétations ayant suivi la suppression de l'article.Joint par plusieurs médias, l'animateur du "Gros Journal" n'a pas souhaité s'exprimer, renvoyant vers sa tribune où il conclut ne pas être "de ceux qui pratiquent l'indignation sélective et qui cautionnent les choses nauséabondes".
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Alors que plus de huit millions de salariés étaient en activité partielle au mois d'avril, une partie aurait continué à travailler dans les limites de la légalité, raconte Le Monde.
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Certaines entreprises ont-elles essayé de profiter de la situation du chômage partiel pendant le confinement ? Il semblerait que oui à en croire un article du Monde. Le quotidien relate les témoignages de certains salariés qui se sont sentis pris au piège par leur entreprise alors qu'elles avaient recours au dispositif de chômage partiel. Un homme décrit sa situation en région toulousaine où après avoir travaillé sans compter ses heures, son "N+2" lui apprend qu'il est placé en activité partielle. On lui indique même que la mesure est rétroactive au 1er avril. Un coup de massue pour le salarié qui se sent floué. "Tout le travail que j'ai fait pour le groupe, c'est l'Etat et le contribuable qui l'ont payé [...] Ils sont allés dire à mon futur client que j'avais demandé à être mis au chômage partiel pour garder mes enfants, et que donc je ne pourrai pas travailler. Ce qui est faux". Mais quand il veut protester, on lui fait comprendre que la porte est ouverte s'il préfère partir. Même constat pour une femme qui travaille dans une agence de communication en région parisienne, que décrit Le Monde. Rapidement placée en activité partielle à 50 %, elle ne doit travailler que les après-midis comme ses collègues. Mais rapidement, ses horaires débordent et les demandes de son entreprise se font plus pressantes. A tel point qu'elle dénonce aujourd'hui du "chantage" de la part de sa société qui a fait la sourde oreille et alors même que son salaire a baissé malgré ses horaires étendus.Des contrôles renforcésPourtant, comme le rappelle le quotidien, le chômage partiel avait été à l'origine assoupli par le gouvernement afin d'éviter une vague de licenciements. Les employés doivent percevoir une indemnité correspondant, en moyenne, à 84 % de leur salaire net, financée par l'Etat et l'Unédic. L'employeur peut,s'il le veut compenser à son niveau. Et à la base, le ministère du Travail avait décidé de faire confiance aux entreprises en décidant de contrôler a posteriori. Mais selon certaines études, près qu'un quart des salariés au chômage partiel auraient été obligés de travailler plus. Dès lors, Muriel Penicaud a annoncé un renforcement des contrôles dans les jours à venir pour "détecter les fraudes".Seulement, difficile pour les salariés de dénoncer de tels agissements, craignant pour leur emploi. Beaucoup ont gardé des preuves et s'estiment aujourd'hui lésés ; ils pourraient s'en servir si on décidait de se séparer d'eux dans les mois à venir. Ils dénoncent aujourd'hui une certaine "cassure" et un "manque de confiance" avec leur direction et ont décidé de postuler ailleurs.
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Quelques milliers de personnes, dont des leaders politiques de gauche, se sont rassemblées mardi soir à Paris pour saluer la mémoire de Georges Floyd dont les funérailles étaient organisées au même moment à Houston (Texas), ont constaté des journalistes de l'AFP.
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Cet hommage à cet Afro-américain de 46 ans, tué le 25 mai à Minneapolis par un policier blanc, a rassemblé 2.400 personnes sur la place de la République, selon la préfecture de police, 12.000 selon les organisateurs.La foule réunie à l'appel de SOS Racisme a observé, genou à terre, huit minutes et 46 secondes de silence, la durée pendant laquelle Derek Chauvin, inculpé de meurtre, a maintenu son genou sur le cou de George Floyd, plaqué au sol et se plaignant de ne plus pouvoir respirer.Plusieurs leaders de la gauche et des Verts - Jean-Luc Mélenchon (LFI), Olivier Faure (PS), Yannick Jadot (EELV), Fabien Roussel (PCF) - étaient présents. "Il y a un mouvement qui se dessine de prise de conscience dans le pays contre l'horrible contamination du racisme, là ou on voudrait pas le voir, dans un corps important, la police", a déclaré le chef de file de la France Insoumise.Des rassemblements de quelques centaines de personnes se sont également déroulés dans le calme à Mulhouse, Colmar, Metz, Bordeaux et Grenoble, ou encore à Dijon, où quelques incidents ont eu lieu. Plusieurs pancartes étaient brandies par les participants parisiens comme "Je dis non au racisme", "Les hommes blancs naissent libres et égaux" ou "George Floyd, Cédric Chouviat, même police, même racisme, même asphyxie", en référence au livreur décédé en janvier à Paris lors d'une interpellation controversée."Moi ça me touche directement, j'ai un pote qui est mort il y a 15 ans, ça fait 25 ans qu'on mange ça", explique Sabri Noureddine. "Ce que l'on raconte c'est la pointe de l'iceberg", souligne cet électricien de 38 ans.La chanteuse et actrice Camélia Jordana, qui a suscité la polémique en mai après avoir accusé les policiers de "massacrer" des hommes et femmes pour leur couleur de peau, est venue chanter "We shall overcome", hymne du mouvement de lutte pour les droits civiques. Cette manifestation, contrairement aux précédentes, n'avait pas été interdite par la préfecture de police. L'état d'urgence sanitaire proscrit les rassemblements publics de plus de dix personnes "mais l'émotion mondiale, qui est saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s'appliquent", avait déclaré le matin le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.La mort de George Floyd, devenu le symbole des violences policières, a soulevé une vague d'indignation mondiale sans précédent et poussé des dizaines de milliers de personnes dans la rue pour protester contre le racisme et les brutalités policières et réclamer "justice".A la demande d'Emmanuel Macron, Christophe Castaner a annoncé lundi plusieurs mesures pour améliorer la déontologie policière, dont la suspension systématique des agents "pour chaque soupçon avéré d'actes ou de propos racistes"."Le ministre de l'Intérieur a apporté des réponses mais je tiens à dire qu'il est déjà positif de reconnaître un racisme au sein des forces de l'ordre. Il est normal que des citoyens veulent que les forces de l'ordre soient irréprochables", a souligné Dominique Sopo, président de SOS Racisme.
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Décédé dimanche à l'âge de 81 ans, l'académicien Jean-Loup Dabadie, parolier de centaines de chansons et scénariste de films cultes des années 60-80, est salué unanimement comme un enchanteur, bienveillant, drôle et subtil, de la culture française des Trente Glorieuses.
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Jean-Loup Dabadie Cet homme éclectique, entré à l'Académie française en 2009, qui aura exercé pendant plus de quarante ans ses talents dans la littérature, le journalisme, le cinéma et la chanson, est mort dimanche à la Pitié-Salpêtrière, d'une maladie autre que le Covid-19, a annoncé à l'AFP son agent Bertrand de Labbey. Douze jours après l'acteur Michel Piccoli, qui avait si bien servi ses "Choses de la vie".Cheveux blancs soigneusement ordonnés, sourire éclatant, Dabadie promenait depuis les années 1960 sa silhouette de dandy dans le paysage culturel français."C'était un artiste complet, il avait réussi dans tous les arts : le sketch avec Guy Bedos, la chanson avec Polnareff et Julien Clerc, et le cinéma en tant que scénariste et adaptateur", a rappelé M. de Labbey.La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) voit en lui un "insatiable amoureux de la langue". Il avait "les mots pour le dire, et le faire dire. Toute sa vie, Jean-Loup a ciselé strophes et vers, dialogues et répliques, humour et drame, prose et poésie"."La France perd un auteur aux mille talents, inclassable et populaire. Les mots de Jean-Loup Dabadie exprimaient avec évidence et justesse nos sentiments jusqu'à accompagner chaque moment de nos vies", a twitté le ministre de la Culture Franck Riester.Son prédécesseur, l'ancien ministre de François Mitterrand, Jack Lang, voit en cet "écrivain, parolier, journaliste, scénariste, dialoguiste" un "alchimiste des mots qui dansent", "transformant les paroles en mélodies".Né en 1938 à Paris, Jean-Loup Dabadie, fils lui-même d'un parolier, avait débuté comme écrivain (dès 19 ans il publiait un roman) et journaliste. Il devait devenir auteur de sketches à grand succès, puis un immense parolier et un scénariste remarqué pour ses textes empreints de tendresse et de nostalgie."On ira tous au paradis, surtout lui", a souligné le chancelier de l'Institut de France, l'ancien ministre Xavier Darcos, reprenant le refrain de sa chanson la plus célèbre qu'il avait composée pour Michel Polnareff. "César et Rosalie", "Tous les bateaux, tous les oiseaux" "Les choses de la vie", "Ma préférence" sont autant de films ou de chansons dont il était auteur du scénario ou des paroles, parmi son vaste répertoire."Nos souvenirs sont pétris de ses phrases. Avec lui, nous fredonnons la sagesse humaine", a ajouté M. Darcos, qui raconte l'avoir rencontré la dernière fois dans la cour de l'Institut: "il m'a dit: chaque jeudi, en venant ici, je prends le temps de remercier le Ciel pour la vie qui est la mienne", a-t-il confié à l'AFP. - "Son étoile au paradis" -Pour Mireille Mathieu, c'est un "fabuleux auteur, scénariste, grande plume de la variété française" qui "mérite son étoile au Paradis, lui qui a écrit les plus belles pages des choses de la vie"."Quelques jours après Michel Piccoli, un autre complice de Claude Sautet s'en va", note Patrick Bruel, en le remerciant pour "ces répliques qui ont si souvent guidé nos vies".Gilles Jacob, ancien président du Festival de Cannes, a souligné la place occupée dans une période fructueuse du cinéma français par le couple Sautet-Dabadie: "Dabadie a comblé le public du cinéma français des années 70/80: les femmes (Romy), les mecs, les bistrots, les bagnoles, les week-ends. Jean-Loup adoucissait le pessimisme de Claude par un moelleux d'écriture et le charme délicieux d'un homme doué pour le bonheur"."Tant de talent à dire les émotions vraies...", a salué Pierre Lescure, l'actuel président du Festival, soulignant lui aussi son rôle très spécial dans le Septième Art.Dabadie avait notamment signé le scénario de films de Sautet dont "César et Rosalie" et "Les choses de la vie".Ses derniers succès au cinéma remontaient au début des années 1980. Jean-Loup Dabadie sembla ensuite moins en phase avec son époque."Le métier de scénariste doit se faire dans une ombre infinie", aimait dire ce discret qui ciselait ses répliques.Jean-Loup Dabadie venait de terminer l'adaptation pour le cinéma d'un roman de Georges Simenon, "Les volets verts", dont le premier rôle devait être tenu par Gérard Depardieu.
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Les soldes d'été commencent ce mercredi 15 juillet pour se clore le 11 août. Dans le contexte actuel de crise sanitaire, les consommateurs seront-ils au rendez-vous ?
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Ces soldes d'été se déroulent dans un contexte bien particulier : frilosité des consommateurs, mesures sanitaires toujours en vigueur dans les magasins, enseignes du textile dans la tourmente et professionnels passablement déprimés. D'habitude, elles commencent toujours le dernier mercredi du mois de juin pour s'achever trois semaines plus tard, juste avant les vacances d'été. Cette année, la date de début des soldes a été reculée au 15 juillet à cause du coronavirus. Des stocks très élevés"C'est la dernière chance pour les commerçants d'écouler leurs stocks après une saison qui a été particulièrement difficile", confiait récemment à l'AFP Yohann Petiot, le directeur général de l'Alliance du commerce qui rassemble l'Union du grand commerce de centre-ville, la Fédération des enseignes de l'habillement et celle des enseignes de la chaussure.Après plus de deux mois de fermeture des magasins en raison du confinement décidé pour endiguer la pandémie de Covid-19, les stocks sont en effet à un "niveau particulièrement élevé", précise-t-il.Les clients seront-ils au rendez-vous ? Pas si sûr... Les bas prix ne suffisent plus à les attirer et depuis le début de la crise, les Français ont préféré épargner et se concentrer sur les achats essentiels au détriment des vêtements.Baisse de la consommation"En volume, en 2020, la consommation des ménages en biens a baissé de 17% au mois de mars et de 34% au mois d'avril par rapport aux mêmes mois de l'année précédente, avant de se redresser en mai où elle n'était plus inférieure que de 8% par rapport à un an auparavant", souligne ainsi l'Insee dans son rapport.Et cette déconsommation, ou cette consommation "frugale et responsable" comme l'analyse pour l'AFP Yves Marin, expert du secteur de la distribution au sein du cabinet Bartle, risque de durer.Ce ne sont pas les mesures sanitaires mises en place dans les points de vente - port du masque obligatoire, gel hydroalcoolique systématique, cabines d'essayage parfois inaccessibles - qui vont encourager le shopping.
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"Sauver ou périr". C'est la devise des sapeurs-pomiers de Paris.
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Elle a pris tout son sens ce week-end, quand deux combattants du feu sont morts dans une explosion due au gaz."C'est une belle devise, qui est sans concession. Elle ne souffre pas de médiocrité". Le général Jean-Claude Gallet, commandant de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris, a rendu hommage aux deux combattants du feu morts en intervention, lors de l'explosion survenue à Paris, samedi dernier. Mardi 15 janvier sur RTL, il a également déploré le trop grand nombre d'interventions non justifiées que les pompiers doivent effectuer chaque année. Sans compter les agressions dont sont victimes ses hommes. Le caporal-chef Simon Cartannaz et le sapeur première classe Nathanaël Josselin sont décédés samedi dans une explosion probablement due au gaz, dans le IXe arrondissement de Paris. Un troisième militaire avait été grièvement blessé. "Maxime Acard est toujours hospitalisé à l'hôpital des armées de Percy, a indiqué Jean-Claude Gallet. Il est maintenant tiré d'affaires. Tout le monde peut comprendre qu'après le traumatisme qu'il a subi, il a besoin de repos. Il a été extrait par ses camarades, au bout de trois heures d'effort, dans un contexte hostile, parmi les flammes, les fuites de gaz enflammé (...). Ses camarades ont risqué délibérément, en toute conscience leur vie pour essayer de localiser et d'extraire ca camarade."Le commandant de la brigade s'est par ailleurs dit très touché par la cagnotte lancée par les Oeuvres sociales de Sapeurs-Pompiers de Paris, qui dépassait mardi les 270.000 euros. Il s'agit d'une "marque d'empathie"."Quelquechose de très positif s'est révélé dans ce drame, a-t-il encore estimé. Vous avez pu voir que ces jeunes hommes, ces jeunes femmes mettent leur peau en jeu pour l'accomplissement de leur mission." "La brigade des Sapeurs-Pompiers réalise tous les ans environ 520.000 interventions, dont 14.000 incendies, a expliqué le général Gallet. Sur les 520.000 interventions, 100.000 ne relèvent pas d'un geste de secourisme, c'est-à-dire que 100.000 ne sont pas motivées.""Je souhaiterais que chacun soit acteur de sa propre sécurité, a-t-il dit, déplorant l'augmentation de 60% des agressions commises sur des pompiers de Paris. Un sapeur-pompier de Paris est agressé tous les jours."
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Le ministre de la Santé a confirmé samedi 28 mars que la France avait commandé plus d'un milliard de masques et que 50.000 tests classiques rapides pour détecter le coronavirus seraient réalisés par jour d'ici fin avril.
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Afin de répondre "en toute transparence" aux questions des Français sur l'épidémie de coronavirus qui frappe la France et le reste du monde, le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de la Santé ont tenu samedi 28 mars une conférence de presse pour détailler la stratégie du gouvernement. "Le combat ne fait que commencer, les 15 premiers jours d'avril seront encore plus difficiles que les 15 jours qui viennent de s'écouler", a notamment martelé le chef du gouvernement, alors que le confinement a été prolongé au moins jusqu'au 15 avril. Un objectif de plus de 14.000 lits de réanimationCartes et courbes de l'épidémie à l'appui, le Premier ministre a rappelé les deux grands axes de la stratégie du gouvernement : "augmenter notre capacité d'accueil dans les services de réanimation" et "aplatir la courbe" de propagation du virus. "Les capacités initiales de la France étaient de 5.000 lits de réanimation. Elles ont été augmentées (...) à 10.000 lits. Désormais, nous souhaitons atteindre un objectif de 14.000 à 14.500 lits de réanimation sur tout le territoire national", a précisé par la suite le ministre de la Santé. Un milliard de masques commandésOlivier Véran a par ailleurs confirmé que la France avait commandé "plus d'un milliard de masques depuis la France et l'étranger pour les semaines et mois à venir". "Un pont aérien étroit et intensif entre la France et la Chine a été mis en place de manière à faciliter les entrées des masques sur notre territoire", a-t-il ajouté en rappelant que la France a besoin de 40 millions de masques par semaine. La France, a précisé le ministre, produit 8 millions de masques par semaine. "Nos réserves ne sont pas infinies", a-t-il souligné.50.000 tests classique par jour d'ici fin avrilAlors que l'OMS appelle désormais à tester massivement, le ministre a indiqué que la France allait monter en régime pour réaliser les tests détectant le coronavirus, avec "50.000 tests" classiques par jour d'ici fin avril, auxquels s'ajouteront "plus de 100.000" tests rapides par jour "au mois de juin". "La France a passé une commande pour 5 millions de tests rapides qui (...) permettront d'augmenter nos capacités de dépistage de l'ordre de 30.000 tests supplémentaires par jour au mois d'avril, 60.000 au mois de mai et plus de 100.000 tests par jour au mois de juin", a indiqué M. Véran. Ils s'ajouteront aux "50.000 tests" classiques qui seront réalisés chaque jour "d'ici la fin du mois d'avril", contre 12.000 actuellement.Quel traitement ?A l'heure actuelle, "aucun traitement spécifique contre le coronavirus n'a encore fait ses preuves formellement en France et dans le reste du monde", a rappelé le ministre. "La recherche est à nouveau fondamentale. Tous les grands laboratoires publics et privés du monde sont concernés. Il y a 13 projets de recherche clinique qui sont déjà en cours, et une dizaine obtiendront rapidement un agrément clinique", a-t-il poursuivi.Alors que de nombreuses voix s'élèvent pour généraliser l'usage de chloroquine contre le coronavirus, il a dit "entendre les impatiences" sur le sujet et s'entretenir régulièrement avec le Pr Didier Raoult. "Si un traitement s'avérait efficace, nous mettrions tout en oeuvre pour le proposer à tous les Français", a-t-il assuré.La situation dans les EphadAlors que certains craignent une hécatombe dans les maisons de retraites, avec des dizaines de décès de résidents ces derniers jours, le ministre de la Santé a indiqué qu'il allait demander "aux établissements de type Ehpad d'aller vers un isolement individuel" pour chacun de leurs pensionnaires afin d'"aller plus loin" dans la protection des personnes âgées. Il va aussi demander de "tester en priorité pour le virus le personnel qui travaille" au sein de ces établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes
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Matignon a demandé aux membres du gouvernement de fournir plusieurs informations avant de partir en congés. Ils devront également suivre quelques recommandations, rapporte Le Parisien.
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Un cahier des charges strict à suivre. Dans un courrier qu'a pu consulter Le Parisien, les membres du gouvernement Castex ont reçu des consignes précises concernant leurs vacances estivales. Comme chaque année, les ministres pourront s'accorder quelques jours de répit, mais devront rester joignables à tout moment. À l'approche de ces congés, le président de la République Emmanuel Macron et le Premier ministre Jean Castex ont demandé aux membres du gouvernement de fournir plusieurs renseignements concernant leur destination de villégiature.Ainsi, les ministres doivent renseigner "les coordonnées téléphoniques et électroniques leur permettant de rester joignables en cas de nécessité", mais également les contacts des personnes qui assureront leur permanence au sein du ministère, en leur absence. Des vacances, qui ne seront pas forcément de tout repos, puisque Matignon leur demande d'être "présents sur le terrain pendant leurs vacances". Autre consigne à respecter pour les ministres : ils devront choisir "une destination compatible avec leurs responsabilités ministérielles", stipule le document consulté par Le Parisien. Et de préciser : "En tout état de cause au sein de l'espace Schengen". Il y a deux ans, les ministres avaient reçu la consigne précise de ne pas choisir une destination à plus de trois heures de Paris, rappelle BFMTV. Cette année, cette consigne n'est pas en vigueur, même si, en restant au sein de l'UE, les membres du gouvernement ne devraient pas trop s'éloigner de la capitale. À moins qu'ils ne choisissent certaines îles grecques...Le dernier Conseil des ministres avant le départ en congés est prévu le 29 juillet, alors que celui de rentrée a d'ores et déjà été fixé au 24 août.
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ÉDUCATION. Selon Le Figaro, Emmanuel Macron devrait annoncer mardi en ouverture des "Assises de la maternelle" la scolarisation obligatoire des enfants dès l'âge de 3 ans, contre 6 ans actuellement.
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Après les classes de CP dédoublées dans les zones défavorisées, le bac, l'accès à l'université et la formation professionnelle, le gouvernement réfléchit à une réforme de la maternelle. Ses projets devraient commencer à être dévoilés lors des "Assises de la maternelle" qui réunissent mardi 27 et mercredi 28 mars chercheurs et experts du développement de l'enfant au Centre national des arts et métiers, dans le centre de Paris.Passionné d'éducation, Emmanuel Macron va lancer ces Assises avant de se rendre dans une école du XIXe arrondissement qui a mis en place un enseignement innovant du langage. Cette école s'appuie sur l'apprentissage du vocabulaire par la musique et les arts visuels, en partenariat avec la Philharmonie de Paris voisine, a expliqué l'Élysée.À cette occasion, le président de la République "devrait annoncer la scolarisation obligatoire des enfants dès l'âge de 3 ans, au lieu de 6 ans aujourd'hui", écrit lundi 26 mars sur son site Le Figaro.97% des enfants de 3 ans scolarisésLe quotidien rapporte que la proportion d'enfants scolarisés en maternelle a tendance à baisser depuis 2000. 97 % des enfants de 3 ans et 99 % des enfants de 4 ans y sont inscrits, ce qui signifie que 20.000 à 30.000 enfants ne sont pas scolarisés chaque année. "Certaines familles ont du mal à se séparer de leurs enfants jeunes. C'est culturel. Notamment dans les familles africaines, par exemple", explique Francette Popineau, du syndicat d'enseignants Snuipp-FSU. Dans son discours, Emmanuel Macron devrait également "insister sur l'importance de l'apprentissage du vocabulaire" et "rappeler que la formation des enseignants de maternelle mérite une plus grande attention", selon Le Figaro. Toujours selon le journal, le ministère de l'Éducation réfléchirait en effet à mettre en place une formation spécifique pour ces derniers. Actuellement, les professeurs des écoles peuvent enseigner à l'école primaire et maternelle. Or,"on ne s'occupe pas de la même façon d'un enfant de 3 ans et d'un enfant de 11 ans. Or ils ont la même formation", observe-t-on. Le rôle des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) devrait par ailleurs être davantage reconnu et valorisé.
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Le maire de Sao Paulo, Bruno Covas, doit mener deux combats de front : contre un grave cancer et contre la pandémie de coronavirus qui fait des ravages dans la plus grande mégalopole d'Amérique latine.
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Confiné dans son bureau à la mairie, où il a installé un lit et une table de nuit, le jeune édile de 40 ans veut être disponible 24h/24h pour s'occuper de la crise sanitaire qui touche ses 12,2 millions d'administrés.L'an dernier, le diagnostic est tombé : cancer du tube digestif. Après de longues séances de chimiothérapie, il a dû débuter l'immunothérapie le 26 février, le jour où Sao Paulo a recensé le premier cas confirmé de Covid-19 au Brésil."Je n'ai jamais pensé à quitter mon poste, parce qu'à aucun moment les médecins ne l'ont jugé nécessaire", explique le quadragénaire lors d'un entretien avec l'AFP.Bruno Covas ne quitte pratiquement jamais la mairie, installée dans un imposant immeuble de 15 étages entouré d'arbustes et de plantes. Divorcé, il reçoit la visite de son fils de 14 ans plusieurs fois par semaine.Il ne sort que pour se rendre dans des hôpitaux ou pour des réunions avec le gouverneur de l'Etat de Sao Paulo, Joao Doria, qui est aussi son prédécesseur.- Aux prises avec Bolsonaro -Pâle, maigre, totalement chauve, vêtu d'un pull-over noir, avec un masque assorti lui barrant le visage, il puise sa force dans une volonté de fer d'endiguer une pandémie qui a fait déjà plus de 3.000 morts dans sa ville, plus de 20.000 dans tout le pays.À chaque conférence de presse, le message "#Fique em casa" (restez chez vous) est collé au pupitre, même si le maire admet une certaine frustration face à la réticence de nombreux habitants face aux mesures de confinement.Ces mesures ne sont pas coercitives et consistent surtout en la fermeture des commerces considérés non essentiels, seuls les supermarchés et les pharmacies restant ouverts.Le taux de confinement mesuré à partir du signal de téléphones mobiles tourne péniblement autour des 50%, alors que l'objectif était de dépasser les 70%. Mais Bruno Covas trouve tout de même "gratifiant que près de 6 millions" de ses administrés acceptent de rester chez eux."Nous sommes déjà confinés depuis près de deux mois, chaque jour de plus est un sacrifice qu'on demande à la population", poursuit l'édile, dont les efforts sont constamment sapés par les appels répétés au déconfinement du président d'extrême droite Jair Bolsonaro. "Le président ne suit aucune directive médicale, mais veut imposer par décret l'usage de la chloroquine", dont l'efficacité contre le Covid-19 n'est pas prouvée scientifiquement. "Cela fait vraiment du tort au pays", lâche-t-il."Le virus n'est pas de droite ni de gauche, c'est une réalité scientifique qu'il faut affronter", insiste le maire.Il juge néanmoins "impossible" de décréter un confinement total dans sa ville sans un consensus total avec les autorités de l'Etat de Sao Paulo, le plus riche et le plus peuplé du pays, et les maires des villes voisines.- Course aux lits d'hôpitaux -Malgré sa jeunesse, il est loin d'être un novice. Petit-fils de Mario Covas (1930-2001), figure politique de grande envergure à Sao Paulo et à l'échelle nationale, Bruno Covas a obtenu son premier mandat à 26 ans, se faisant élire député régional pour le parti de centre droit PSDB, de l'ex-président Fernando Henrique Cardoso (1995-2002).En 2016, il a été élu vice-maire aux côtés de Joao Doria, qui lui a cédé la place en avril 2018, pour briguer le poste de gouverneur.Même si Sao Paulo est le principal foyer du virus au Brésil, Bruno Covas considère que la mégalopole "traverse la crise dans une meilleure situation que d'autres grandes capitales d'Etats" du pays. D'après les derniers chiffres officiels, 88% des lits en réanimation sont occupés à Sao Paulo et sa banlieue, alors que d'autres grandes villes, comme Manaus (nord), ont déjà dépassé les 90% depuis plusieurs semaines.Deux hôpitaux de campagne ont été installés par la mairie, l'un d'eux au stade de football Pacaembu, et le maire tente à présent d'obtenir des lits supplémentaires dans le privé."Certaines villes ne se sont pas occupées de leur population et ont dû ouvrir des fosses communes pour enterrer leurs morts", constate-t-il.
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Selon son porte-parole, la compagnie ferroviaire accueille en moyenne "moins de 100 clients par train", ce qui permet d'assurer le respect des consignes sanitaires en vigueur.
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Figé à l'image d'une France confinée, le trafic des trains a atteint "un plancher" avec notamment 42 TGV par jour sur environ 700 habituellement Pour les TGV au départ de Paris, le SNCF ne fait plus circuler que 6 allers-retours quotidiens sur l'axe Atlantique, 5 allers-retours vers l'Est, 2 allers-retours vers le Nord et 5 allers-retours vers le Sud-Est. Les Ouigo ont été supprimés. S'ajoutent 3 allers-retours intersecteurs par jour, ne passant pas par Paris. Les trains Intercités sont également très diminués, avec seulement un aller-retour Paris-Clermont et un Bordeaux-La Rochelle.Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, plusieurs rames ont été transformées en TGV médicalisés, afin d'acheminer des patients vers d'autres centres hospitaliers. Concernant le trafic international à grande vitesse, Eurostar n'assure plus qu'un aller-retour Paris-Londres et un Bruxelles-Londres sans arrêt à Lille. Thalys garde un aller-retour Paris-Bruxelles quotidien. Les liaisons directes vers l'Allemagne, la Suisse, l'Italie et l'Espagne sont suspendues. "La réduction du nombre de trains permet de continuer à assurer les déplacements essentiels des voyageurs ayant des raisons légitimes de se déplacer, tout en luttant contre la propagation du virus", a justifié la SNCF. "Nous avons une très, très faible fréquentation avec moins de 100 clients par train ce qui permet une distanciation sans problème" entre les passagers, a précisé un porte-parole à l'AFP. Sur le terrain, de nombreuses gares sont fermées, comme Lille-Europe, Figeac, La Baule, Montluçon, Haussmann-Saint-Lazare...Du côté des TER, la SNCF annonce 18% du trafic habituel avec 1.730 circulations par jour, dont 1.273 sont des trains (15%) et le reste des autocars. Enfin, le trafic de la banlieue parisienne (Transilien) est assuré à 25%. La SNCF et les régions prévoient le remboursement des abonnements d'avril pour "Mon forfait annuel", TGVmax et les TER.
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Le chanteur a confié jeudi 2 avril sur Franceinfo avoir "vraiment passé un sale moment" à cause du Covid-19.
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Après Charlélie Couture, c'est Patrick Bruel qui annonce jeudi 2 avril être touché par le coronavirus. "J'ai tout fait tout pour me soigner, pour me protéger, pour avancer sans paniquer. Avec l'aide des médecins, au téléphone, j'ai pu régler la chose", a-t-il expliqué au micro de Franceinfo."J'en suis au vingtième jour, mais j'ai vraiment passé un sale moment", a-t-il précisé. Confiné tout seul chez lui à Paris, le chanteur assure avoir été bien accompagné, même à distance. "Bon, évidemment, j'ai eu un peu peur à un moment donné. Mais ça va", a-t-il confié. "On ne sort pas indemne d'une telle histoire, d'une telle aventure, d'une telle tragédie", a estimé Patrick Bruel. "Ça amène forcément à beaucoup de réflexions, à titre global, mais aussi à titre personnel", a-t-il poursuivi, expliquant ne penser aujourd'hui "qu'à l'essentiel" et avoir envie de "de se retrouver avec soi-même".A un niveau plus global, l'artiste espère que cette crise sanitaire débouchera, à terme, sur une grande réflexion écologique. "Je crois à un incroyable signal d'alerte. Maintenant, est ce que nous allons prendre conscience de la mesure de ce qui est en train de se passer ? L'espoir, c'est de voir la courbe redescendre. Je l'espère en tout cas, le plus vite possible", a-t-il martelé.Des concerts pour les "héros"Malgré les symptômes, la toux et la fièvre notamment, Patrick Bruel a tout de même assuré quelques concerts en live sur Facebook et notamment chanté son titre "Héros". "C'était important de montrer une solidarité, de montrer qu'on est là et que chacun, à sa manière, à son humble mesure, peut participer à cet élan (...) C'est un rendez-vous qui est agréable et touchant, qui est relayé et qui peut être parfois utile. On fait beaucoup d'appel aux dons, on envoie des messages à des hôpitaux et aux aides-soignants", a-t-il souligné. "Mais il n'y a pas que les aides-soignants sur lesquels on est 'focus'. On est 'focus' sur tous ces héros du quotidien. Tous les gens qui participent, que ce soit à la chaîne alimentaire, que ce soit à la manière d'acheminer, que ce soit les forces de l'ordre, les pompiers, les gens qui, tout simplement parce qu'ils ont mis une ficelle au bout d'un panier-repas pour l'envoyer à l'étage en dessous, quelqu'un qui aide une autre personne à monter un escalier... Ils commettent des actes absolument admirables", a-t-il insisté.
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Des inscriptions racistes ont été découvertes sur trois photos d'athlètes disposées sur les grilles de l'Insep dans le bois de Vincennes. Une plainte va être déposée.
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Un acte "ignoble et lâche" a frappé l'Insep de Paris, l'institut qui forme les sportifs de haut niveau. Des inscriptions racistes ont été découvertes, dimanche 28 juin, sur trois photos d'athlètes français qui ornent la clôture entourant l'Insep de Paris, a annoncé dans un communiqué l'institut. "Ce matin, ont été découvertes des insultes racistes sur les photos d'athlètes des Jeux de Rio, disposées sur les grilles extérieures de l'Insep au coeur du bois de Vincennes. L'établissement public, qui a fait immédiatement constater cet outrage, condamne fermement ces actes et déposera plainte auprès des services de police", écrit l'Insep.Parmi les photos vandalisées, celle du judoka Teddy Riner et de l'athlète Dimitri Bascou."Nous ne baisserons pas la tête, nous ne céderons aucun terrain à la haine, à la lâcheté et à la bêtise. J'apporte aujourd'hui mon soutien amical et indéfectible aux personnes qui sont personnellement agressées", a réagi dans le communiqué le directeur général de l'Insep, Ghani Yalouz.La ministre des Sports Roxana Maracineanu a qualifié ces actes "ignobles et lâches". "Le combat contre le racisme doit se poursuivre. Ne relâchons pas notre vigilance. Tout mon soutien aux athlètes et à ceux qui se sentent salis par ces comportements révoltants", a-t-elle écrit sur Twitter.
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Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos jihadistes du 13 novembre 2015, a brièvement comparu ce jeudi 28 juin devant un juge antiterroriste. Selon les informations de RTL, il a "pour la première fois justifié les attaques terroristes" et directement interpellé Emmanuel Macron.
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Suspect clé des attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, Salah Abdeslam a fait un aller-retour ce jeudi matin entre sa cellule ultra-sécurisée de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) et le nouveau tribunal de Paris, porte de Clichy, une semaine après son hospitalisation pour une appendicite. Arrêté le 18 mars 2016 dans la commune bruxelloise de Molenbeek après quatre mois de cavale, il avait été mis en examen à Paris le 27 avril 2016, notamment pour assassinats terroristes. "Les musulmans se défendent contre ceux qui les attaquent"Les juges ont fait face, depuis, à son quasi perpétuel refus de répondre aux questions. Sauf lors de la comparution de ce jeudi 28 juin. "Il a fait une déclaration spontanée d'ordre général, à connotation religieuse et politique", a précisé à l'AFP une source proche du dossier. Selon RTL, Salah Abdeslam aurait même tenté de justifier pour la première fois les attentats jihadistes. Il s'en est également pris directement à Emmanuel Macron "dont la soif de puissance et de renommée appelle à faire couler le sang des musulmans". Avant d'ajouter : "La sécurité ne régnera pas sur notre territoire tant que cela continuera".Il se serait également adressé aux Français : "Nous ne vous attaquons pas parce que vous mangez du porc, vous buvez du vin ou vous écoutez de la musique, mais les musulmans se défendent contre ceux qui les attaquent". Et de poursuivre, toujours selon la radio : "Mettez votre colère de côté et raisonnez quelques instants, vous ne subissez que les erreurs de vos dirigeants". Parfaitement silencieux jusqu'à son cinquième interrogatoire en novembre 2017, Salah Abdeslam n'avait finalement pris la parole qu'une seule fois devant eux, le 9 mars, pour dédouaner un suspect lors d'une confrontation. Ce jour-là, après avoir fini par accepter de parler pour mettre hors de cause Ali Oulkadi, qui a été libéré en juin sous contrôle judiciaire, Salah Abdeslam, qui se défend sans avocat, s'était de nouveau refusé à répondre aux questions des juges.Avant de faire du silence sa stratégie judiciaire, Salah Abdeslam s'est livré une seule fois, dans la foulée de son arrestation, affirmant aux enquêteurs belges avoir "renoncé" à se faire exploser le 13-Novembre et tentant de minimiser son rôle dans la cellule jihadiste. Lors de son procès en février à Bruxelles, sur la fusillade du 15 mars 2016 qui avait précipité la fin de sa cavale dans la capitale belge, il ne s'était exprimé que très brièvement. Il avait uniquement contesté la légitimité du tribunal, affirmant "placer (sa) confiance en Allah et c'est tout". Selon les enquêteurs, lors des attentats du 13-Novembre, il a déposé les trois kamikazes du Stade de France, au nord de Paris, avant d'abandonner une ceinture explosive, laissant penser qu'il devait lui aussi mener une attaque suicide, même si au final la ceinture s'était avérée défectueuse. Proche du Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud, coordinateur présumé des attentats, il est accusé d'avoir eu un rôle important de logisticien, louant véhicules et planques en région parisienne, et également d'avoir convoyé à travers l'Europe, depuis la zone irako-syrienne, dix jihadistes pour la plupart impliqués dans les tueries de Paris et de Bruxelles du 22 mars 2016 (32 morts).
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Cyrille P., producteur de spectacles de 49 ans, s'est suicidé jeudi 30 août, révèle Franceinfo. Igor et Grichka Bogdanov, mis en examen en juin dernier, sont soupçonnés de lui avoir extorqué près d'un million d'euros.
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Cyrille P., qui aurait été escroqué par Igor et Grichka Bogdanov, s'est suicidé jeudi 30 août, révèle Franceinfo ce dimanche 2 septembre. Les frères Bogdanov sont soupçonnés d'avoir escroqué près d'un million d'euros à ce producteur de spectacles de 49 ans et ont été mis en examen en juin dernier pour « escroquerie sur personne vulnérable et tentative d'escroquerie ».L'homme d'affaires fortuné s'était reconverti dans la production cinématographique et les jumeaux lui auraient proposer d'investir dans de nombreux projets artistiques. Au moment de l'éclatement de l'affaire, Cyrille P. avait été présenté comme une personne vulnérable et dépressive.Igor et Grichka Bogdanov ont toujours nié les faits : « Nous n'avons pas touché un seul . Nous sommes victimes d'une réalité parallèle. Nous avons rencontré Cyrille P. dans le cadre d'un projet de film à l'automne 2017, auquel nous collaborions aux côtés de Robert Hossein, et dont Cyrille était le producteur », avaient confié les frères Bogdanov au Parisien. Grichka Bogdanov avait déclaré sur franceinfo que « Cyril est un ami, ça a été un ami, c'est un ami et ça le restera ».Grichka Bogdanoff, joint par France info, a réagi avec émotion au décès de Cyrille P. : "Nous sommes plongés depuis dans la stupeur et une immense tristesse. Nous n'arrivons toujours pas à y croire. C'est une indicible détresse pour Igor et moi". "Nous avons perdu l'un et l'autre un ami. Nous en retenons une image de quelqu'un de merveilleux, avec lequel nous avions un lien sincère et profond. Quelqu'un de surdoué", a ajouté Grichka Bogdanoff.
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Condamné en février dernier à un an de prison ferme aménageable en semi-liberté pour avoir passé à tabac deux gendarmes, Christophe Dettinger a obtenu, ce lundi 3 juin, le port du bracelet électronique, selon son avocate.
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Christophe Dettinger ne dormira pas en prison lundi soir. L'ex-boxeur de 37 ans a obtenu ce lundi 3 juin l'autorisation de sortir de prison, à condition de porter un bracelet électronique, a appris RTL auprès de son avocate. Une information confirmée par Franceinfo. Il avait été condamné le 13 février à un an de prison ferme et 18 mois avec sursis pour avoir frappé un gendarme au sol, puis avoir asséné une série de coups de poing à un gendarme sur une passerelle surplombant la Seine le 5 janvier lors de l'acte 8 des "gilets jaunes". Pendant son procès, l'ancien boxeur avait dit regretter son geste.Son casier judiciaire étant vierge, il avait pu bénéficier d'un régime de semi-liberté au centre de Corbeil-Essonnes (Essonne). Il avait pour obligation d'y rentrer tous les jours à 18 heures ce qui lui permettait de pouvoir continuer à exercer son emploi d'agent municipal chargé de la voirie et de la propreté à la mairie d'Arpajon (Essonne). Il avait néanmoins été suspendu mi-mars, après "l'exposition médiatique de ces derniers jours", avait expliqué la mairie, mentionnant une interview de l'ex-boxeur diffusée dans l'émission de Cyril Hanouna sur C8, et l'annonce dans les médias d'un recours contre Leetchi. Il réclame en effet devant la justice environ trois millions d'euros de dommages et intérêts à la plateforme de collecte de dons en ligne, le "préjudice" subi selon eux par la clôture prématurée de la cagnotte décidée par Leetchi.Pour pouvoir continuer à bénéficier du seul bracelet électronique, Christophe Dettinger devra notamment "exercer une activité professionnelle", "réparer les dommages causés" et respecter "l'interdiction de paraître" à Paris, précise Le Parisien.
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VIDÉO. Les salariés français du secteur privé ont été absents pendant 17,2 jours en moyenne en 2017.
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Un chiffre en hausse de 4,5% comparé à 2016. L'absentéisme est plus marqué chez les femmes et les plus de 55 ans. Les disparités entre régions sont également marquées.Le taux d'absence des salariés du privé s'est élevé en moyenne à 4,72% en 2017, selon le dixième baromètre du groupe de conseil Ayming publié ce jeudi 6 septembre. Ce taux, qui correspond à une durée moyenne d'absence de 17,2 jours par an et par salarié, s'accompagne de disparités significatives entre les hommes et les femmes, selon cette étude portant sur une base de 46.540 entreprises (plus de 1,8 million de salariés). L'absentéisme a atteint 5,30% chez les femmes en 2017 contre 3,54% chez les hommes. La faute aux postes qu'elles occupent, "générateurs de problèmes de santé plus importants (troubles musculosquelettiques)", selon l'étude."Les aînés sont plus vieux au travail qu'il y a 20 ans""De plus, en dépit des évolutions sociétales, les femmes gèrent toujours plus de charges domestiques", souligne le baromètre, qui relève également qu'elles sont "plus en situation monoparentale que les hommes". Les femmes étant "moins reposées, davantage exposées", "leur santé est fragilisée et leur guérison plus difficile", résument les rédacteurs.L'autre grande disparité entre salariés relève de l'âge : le taux d'absentéisme des plus de 55 ans s'est établi à 7,11% en 2017. "Non tant en raison de la fréquence de leurs absences que de la longueur de leurs arrêts de travail", expliquent les auteurs de l'enquête, qui signalent que 45% de leurs absences correspondent à "plus d'un mois d'arrêt consécutif". "Les aînés sont plus vieux au travail qu'il y a 20 ans", donc "plus fragiles", concluent-ils.Le taux d'absence varie également significativement d'un secteur à l'autre. Il est particulièrement élevé - et en augmentation - dans ceux de la santé (5,31% contre 5,04% en 2016) et du commerce (4,86% contre 4,30% en 2016), mais reflue dans les services (4,84% contre 5,48%).Des disparités importantes par région"Par région, les disparités demeurent importantes", remarquent aussi les rédacteurs de l'étude. L'absentéisme est ainsi en forte hausse en Corse (6,99 %), en Normandie (4,90%), dans le Grand-Est (5,06%) et en Occitanie (5,50%). "Ces régions présentent des taux de chômage élevés et la crainte de ne pas retrouver un emploi freine les salariés à partir d'un emploi insatisfaisant", analyse le baromètre avant de rappeler que "l'insatisfaction d'un poste augmente l'absentéisme".L'enquête prend en compte les arrêts pour maladie, accidents de travail, accidents de trajet et maladies professionnelles mais pas les congés maternité et paternité.
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L'enquête d'une figure du journalisme d'investigation américain remet en cause la thèse officielle sur la mort de Ben Laden. Des affirmations «sans fondement», a aussitôt rétorqué lundi la Maison-Blanche.
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Publiée dans la London Review of Books, l'enquête de Seymour M. Hersh, emblème du journalisme d'investigation américain, tend à discréditer la thèse officielle de l'administration Obama sur la mort d'Oussama Ben Laden. Après avoir décrypté le déroulement des opérations qui ont conduit à l'élimination du chef d'al-Qaida, le journaliste ironise: «L'histoire de la Maison-Blanche aurait pu être écrite par Lewis Caroll».Seymour M. Hersh affirme d'abord que la traque de Ben Laden en mai 2011 n'a pas seulement été menée par les États-Unis. D'après lui, l'opération… Lire la suite sur Le Figaro
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Au Yémen, pays ravagé par la guerre et désormais aussi confronté à l'épidémie de Covid-19, un médecin parcourt Sanaa en voiture pour soigner les plus pauvres, un geste salué sur les réseaux sociaux.
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"Arrêtez-moi si vous avez besoin d'un docteur": sur la vitre arrière de son 4x4, le Dr Sami Yahya al-Hajj a placé un autocollant pour indiquer qu'il offre des consultations médicales gratuites. A côté, un portrait dessiné la représente avec sa barbe et ses lunettes carrées. Alors qu'il dispense conseils et prescriptions aux plus pauvres de la capitale, son téléphone ne cesse de recevoir messages et appels de patients qui tentent de lui expliquer leurs symptômes.Le Dr Hajj dit avoir commencé à donner des consultations gratuites sur les réseaux sociaux mais a décidé de passer à la vitesse supérieure pour atteindre ceux qui n'ont pas accès à internet."J'ai pensé aux pauvres et à ceux qui sont dans le besoin et qui ne peuvent pas obtenir d'avis médicaux ou n'ont pas l'argent pour se faire ausculter", a-t-il déclaré à l'AFP.L'épidémie de Covid-19 s'ajoute à la pire crise humanitaire au monde selon les Nations unies, après plus d'une demie décennie de guerre entre le gouvernement et les rebelles Houthis, qui a fait des dizaines de milliers de morts dans le pays, pour la plupart des civils.Le conflit a déplacé quelque quatre millions de personnes et exposé de nombreuses autres à la malnutrition et à la maladie.D'après l'ONU, environ 24 millions de Yéménites --plus des deux tiers de la population-- dépendent d'une forme ou d'une autre d'aide humanitaire.- Consultation improvisée -Le système de santé du pays s'est pratiquement effondré, le rendant très vulnérable à la propagation des épidémies.A Sanaa, tenue par les rebelles, le Dr Hajj est interpellé dans sa voiture par un homme qui roule à ses côtés."Ma femme souffre depuis une semaine ou deux...", crie l'homme, avant que le médecin ne lui demande de s'arrêter pour une petite discussion.Après une consultation improvisée au bord de la route, le Dr Hajj lui prescrit des vitamines pour sa femme."Nous, médecins, sommes en première ligne face à cette pandémie et nous devons donner nos conseils même en dehors des centres médicaux", affirme le médecin bénévole, suivi par près de 18.000 personnes sur Facebook."Nous devons sauvegarder la santé des pauvres car elle fait partie de celle l'ensemble de la communauté", poursuit-il.Officiellement, les autorités n'ont annoncé que des centaines de cas de contamination au nouveau coronavirus, dont 112 décès.Mais selon l'ONU, les tests restent limités et il est probable que la plupart des régions du pays soient touchées.Sur Facebook, l'un des fans du Dr Hajj a salué "une noble et belle contribution du médecin (...) qui soigne gratuitement les pauvres dans les rues"."J'aimerais que tous les médecins yéménites fassent de même dans la situation actuelle", a ajouté l'internaute.
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Dix-huit salariés d'un Ehpad de Mansle ont décidé de se confiner dans l'établissement pour "éviter tout contact avec l'extérieur" et protéger les résidents.
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Aide-soignants, agents d'entretien mais aussi cuisiniers ou encore responsables administratifs... Au total, 18 salariés volontaires de l'Ehpad Bergeron-Grenier à Mansle en Charente ont accepté de rester 24 heures sur 24 auprès des résidents. Objectif : "éviter tout contact avec l'extérieur" pour "se donner une chance de passer au travers de la crise actuelle", a expliqué mercredi 25 mars sur RTL Pascal Ramirez, le directeur de cet établissement géré par une association à but non lucratif. La décision, entrée en vigueur mardi, a été prise pour une période initiale de quinze jours. Les 18 volontaires représentent près de la moitié des salariés de l'Ehpad, qui accueille 59 personnes âgées, précise La Charente libre, qui a révélé l'information."On a réquisitionné la chapelle, une des salles d'animation et une salle de réunion" pour héberger les 18 volontaires, a détaillé Pascal Ramirez, qui précise que les autres salariés aident l'équipe confinée en faisant des courses, déposées sur le pas de la porte. "C'est organisé un peu comme une colonie de vacances", a-t-il poursuivi.Selon Pascal Ramirez, aucun symptôme de coronavirus n'a été détecté à ce stade parmi les 59 résidents, qui n'ont pas été en contact avec leurs familles depuis mi-mars. Aucun des 18 salariés confinés ne présente par ailleurs de signes de maladie.Plusieurs dizaines de décès ont été signalés ces derniers jours dans des Ehpad, touchés de plein fouet par l'épidémie. A ce stade, aucun bilan global des victimes n'a cependant été communiqué par les autorités sanitaires. "Pour les Ehpad qui n'ont pas encore mis en place de mesures barrières, il y a des risques de propagation considérables", a prévenu le président de l'Association des médecins coordonnateurs en Ehpad, Gaël Durel, évoquant des "taux de mortalité" potentiellement "catastrophiques".
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Météo-France a maintenu la Savoie en alerte avalanches en raison du redoux qui a fait suite à de fortes chutes de neige.
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Une remontée des températures faisant suite à de fortes chutes de neige. C'est le cocktail risqué qui a conduit Météo-France à maintenir l'alerte avalanches dans la Savoie, tandis que la situation est revenue à la normale en Haute-Savoie. Une succession rapide de perturbations actives touche les Alpes depuis vendredi 20 décembre. Il a beaucoup neigé ces dernier jours sur la Savoie et la Haute-Savoie et la pluie est remontée, mardi 24, aux alentours de 2000/2300 m. De très nombreuses avalanches, dont certaines de grande ampleur, ont déjà été reportées depuis dimanche après-midi.Les précipitations devraient s'arrêter en fin d'après-midi ou début de soirée. L'activité avalancheuse spontanée faiblira elle aussi pour devenir presque inexistante dans la nuit du 25 au 26 décembre.En Savoie, de rares avalanches spontanées seront encore possibles en cette fin d'après-midi dans les secteurs non purgés par la pluie, pouvant menacer une route d'altitude habituellement exposée. Cette probabilité diminuera très nettement en soirée après l'arrêt des précipitations.
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Déterminée et sensuelle, Angélique fait son retour sur France 3. À l'occasion de la rediffusion de la saga, dès ce lundi 26 décembre à 14h15, voici cinq secrets que vous ne connaissez peut être pas sur les films et les acteurs.
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Plus de cinquante ans après la diffusion du premier film au cinéma, Michèle Mercier reste Angélique, une héroïne mythique. Née dans les romans d'Anne Golon et de son mari Serge, Angélique de Sancé de Monteloup (surnommée Marquise des Anges) vivra une grande histoire d'amour avec Joffrey de Peyrac (Robert Hossein). Rediffusée tous les ans et traversant les générations, la saga garde encore ses mystères. Cependant, voici un petit tour d'horizon entre anecdotes et secrets !Ils ne gardent pas tous un bon souvenir de la sagaLa saga "Angélique" est un succès incontestable ! Adaptée des romans d'Anne Golon, la première version cinématographique d'"Angélique, Marquise des Anges" réalisée part Bernard Borderie sort dans les salles en 1964. Mais, l'auteure n'apprécie pas l'écriture faite de son héroïne. "Il est vrai que Bernard Borderie et moi − ou plutôt ses scénaristes et moi −, ne nous sommes pas entendus", explique-t-elle lors de la sortie du "Angélique" d'Ariel Zeitoun en 2013, "Ils voyaient Angélique comme 'une petite putain qui veut se farcir tous les hommes'. Il y a vraiment eu rupture entre nous et j'ai compris, dès ce moment, que le film ne serait pas fidèle aux livres." La nouvelle version, sortie en 2013, aura heureusement les faveurs de cette dernière.Catherine Deneuve aurait pu interpréter AngéliqueMichèle Mercier est l'incarnation parfaite d'Angélique, Marquise des Anges. Cependant, avant qu'elle obtienne le rôle, d'autres actrices se positionnent en tant que redoutables concurrentes. Parmi elles, figurent les noms d'Annette Stroyberg, Marina Vlady, Jane Fonda ou encore Catherine Deneuve. Jusqu'au jour, où, Michèle Mercier accepte de passer un bout d'essai comme une simple débutante. Lors de son audition, le réalisateur lui demande d'exprimer toutes sortes de sentiments, tels que la naïveté, la joie ou encore la colère, et non pas une scène du scénario. Folle de rage, la comédienne sort tout ce qu'elle a sur le coeur et part comme une furie, persuadée de ne pas avoir le rôle. Mais le lendemain le producteur l'appelle et lui dit : "Michèle, la Marquise des Anges, c'est toi !"Michèle Mercier et Robert Hossein sont en mauvais termeUn amour torride et indéfectible à l'écran, chose qu'ils ne partagent pas depuis la fin du tournage. "Ras le bol ! Je l'ai aidé à plusieurs reprises mais il n'a jamais renvoyé l'ascenseur. Pire, il a été un des premiers à m'enfoncer. Quand il a monté 'Angélique' au théâtre, je l'ai découvert sur une colonne Morris", confiait Michèle Mercier en 2012 au Parisien. Tout en continuant sans détours : "Il y a deux ans, lorsque je me suis lancée dans un procès, que j'ai gagné, pour récupérer les droits sur 'Angélique' dont j'ai été privée pendant vingt ans, il m'a dit : 'Si je fais comme toi, les producteurs ne me feront plus faire de films.' Vous vous rendez compte, à 84 ans, quelle lâcheté !"Quand la réalité inspire la fictionLors d'un numéro de Sous les jupons de l'Histoire, diffusé sur Chérie 25 le 10 septembre dernier, Christine Bravo s'est intéressée au destin d'Angélique de Fontanges, la dernière favorite de Louis XIV. Arrivée à Versailles à 17 ans, elle conquit très rapidement le roi, qui lui témoignera ainsi de nombreuses affections. Une beauté rousse qui inspirera le personnage d'Angélique, Marquises des Anges. Dans la saga diffusée au cinéma, Louis XIV s'amourache, en effet, du personnage interprété par Michèle Mercier. Mais cette dernière repoussera ses avances.Angélique : figure majeure du cinéma érotique français ?Dans un documentaire nommé "Michèle Mercier, l'insoumise", le critique de cinéma Christophe Lemaire pointe du doigt l'érotisme de la saga. En effet, si ces films sont maintenant catégorisés tout public et sont généralement programmés les après-midis, il rappelle que "lors de leur diffusion dans les années 1970 à la télévision, c'était le soir avec le carré blanc !" Cette signalétique marquait les films réservés aux adultes.C'est vrai que de 1964 à 1968, la durée de la saga au cinéma, les spectateurs ont pu découvrir un Robert Hossein habillé de cuir, maniant le fouet et organisant des cérémonies vaudou chez lui avec des danseurs dévêtus. Quant à Angélique, elle est mariée contre son gré, violée, vendue comme esclave, fouettée, puis marquée au fer rouge par un sultan. Mais elle demeurera toujours maîtresse de ses désirs.
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Interrogé par Marianne, l'ancien chargé de mission de l'Élysée assure ne pas avoir aidé l'ex-PDG de Renault-Nissan, mais a admis avoir des liens avec une société de renseignement libanaise citée et connaître l'homme d'affaires turc propriétaire d'un des deux jets qui auraient été utilisés.
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Pour sa première prise de parole depuis sa fuite du Japon fin décembre, l'ancien patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn a abordé tous les sujets lors de sa conférence de presse mercredi 8 janvier à Beyrouth, en éludant un seul : les conditions de sa fuite. La presse du monde entier les a rapportées comme rocambolesques, en jet privé dans une caisse percée entre le Japon et le Liban avec escale en Turquie, mais Carlos Ghosn n'en a divulgué aucun détail pour ne pas causer d'ennuis aux personnes qui l'ont aidé.Quelques instants avant le début de la conférence de presse, Marianne a sorti un article retraçant la fuite de l'ancien magnat automobile et s'interrogent sur ceux qui ont "planifié le coup". "Plusieurs fils, dans les noms de sociétés qui circulent sous le manteau, susceptibles d'avoir participé à l'opération, semblent conduire à un certain... Alexandre Benalla", écrit l'hebdomadaire. Interrogé par Marianne, l'ancien chargé de mission de l'Élysée a démenti, mais a admis avoir des liens avec une société de renseignement libanaise citée et bien connaître l'homme d'affaires turc propriétaire d'un des deux jets qui auraient été utilisés.Une information relayée par l'hebdomadaire Valeurs actuelles et qui a provoqué la moquerie du principal intéressé."Je ne sais pas ce que c'est mais ça a l'air d'être de la bonne", a tweeté l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron. Il a également retweeté le post d'un internaute qui soulignait ironiquement "Et alors ? Faut bien bosser, il a un loyer à payer comme tout le monde."
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L'IGPN a ouvert une enquête à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo montrant un policier frappant un jeune homme.
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Le parquet de Besançon a ouvert une enquête et saisi l'IGPN après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo prise jeudi 30 juillet, montrant un policier assénant un violent coup à un jeune homme à Besançon, a-t-on appris vendredi de sources concordantes. "Une enquête pour violences par personne dépositaire de l'ordre public a été ouverte pour comprendre ce qui s'est exactement passé", a indiqué à l'AFP le parquet du tribunal judiciaire de Besançon, qui a saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).Sur la vidéo d'une dizaine de secondes, que l'AFP a visionnée sur Twitter, on voit un policier portant casque et gilet pare-balles s'entretenir, semble-t-il calmement, avec un jeune homme dans le quartier sensible de Planoise. Soudain, le policier lui donne un violent coup au visage, la vidéo s'interrompant à cet instant."Dans l'intérêt du service, le préfet a demandé un retrait immédiat de la voie publique du fonctionnaire de police au directeur départemental de la sécurité publique du Doubs, en l'attente des conclusions de cette enquête", a précisé la préfecture du Doubs dans un communiqué.Selon une source proche du dossier, l'adolescent de 16 ans a été placé en garde à vue jeudi après-midi pour "outrage et menace de crime à l'encontre d'une personne dépositaire de l'autorité publique". Il est sorti de garde à vue vendredi en début d'après-midi avec une convocation par officier de police judiciaire, en octobre, devant le juge des enfants pour répondre de ces faits."Cet acte de violence commis par un dépositaire de la force publique vient dégrader le travail de reconquête républicaine mené par les forces de police déployées par l'Etat, les services de la ville et les associations qui porte ses premiers fruits", a estimé dans un communiqué la maire de Besançon, Anne Vignot (EELV) qui "salue" la saisie de l'IGPN."Comportement d'un agent""L'exemplarité dont ont fait preuve les forces de police ces derniers mois à Planoise ne saurait souffrir du comportement d'un agent", a-t-elle ajouté, souhaitant que "la confiance puisse être maintenue entre policiers et habitants". Dans son communiqué, le préfet du Doubs, Joël Mathurin, affirme par ailleurs souhaiter "la poursuite du travail de reconquête républicaine et de lutte contre le narco-trafic engagé avec succès depuis plusieurs mois sur le quartier de Planoise"."Un professionnalisme exemplaire est exigé dans l'action républicaine de la police, il implique du sang froid en toutes circonstances", ajoute cependant M. Mathurin tout en renouvelant "sa confiance et sa reconnaissance envers les forces de sécurité intérieure qui interviennent dans des conditions difficiles".
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SÉCURITÉ ROUTIÈRE. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques Gilbert Payet, inquiet du nombre de morts sur les routes âgés de plus de 70 ans, propose aux proches et aux médecins des seniors qui ne seraient plus capables de conduire de les signaler.
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En 2017, 41 personnes ont trouvé la mort sur les routes des Pyrénées-Atlantiques. Seize des victimes avaient plus de 60 ans (39%), et la majorité de ces dernières étaient âgées de plus de 85 ans, a détaillé le préfet du département, Gilbert Payet, lors de ses vœux à la presse mi-janvier. Pour diminuer la mortalité des personnes âgées, il a annoncé des mesures "intensifiées", rapporte Sud-Ouest. Le haut fonctionnaire souhaite que les proches des seniors susceptibles d'être dangereux sur les routes, ainsi que leur médecin, les signalent aux autorités, afin qu'ils passent devant une commission qui évaluerait leur état de santé et suspendrait éventuellement leur permis de conduire. "Nous allons renforcer notre action pour enlever de la circulation les conducteurs seniors lorsqu'ils ne sont plus en état de conduire", a-t-il averti, cité par France Bleu. "Il appartient à l'entourage, aux familles, et aux forces de l'ordre, de signaler tous ces cas à l'autorité préfectorale. La loi prévoit le passage devant une commission médicale et si la commission estime que la personne n'est pas en état de conduire, le préfet peut suspendre le permis". Il existe déjà des cas dans lesquels un conducteur doit passer devant une telle instance : pour l'obtention de certains permis (C, D, E, C1E, D1 et D1E), pour plusieurs professions (taxis, chauffeurs de VTC et de transports publics, moniteurs d'auto-école, ambulanciers), ou après un retrait de permis de plus d'un mois. À la campagne, sans voiture, "on est coupé de tout"Mais l'idée du préfet ne convainc pas les retraités du département. "Je conduis depuis l'âge de 19 ans, réagit Jean, 84 ans, au micro de France Bleu. Je n'ai jamais fait d'accident et je n'ai pas de problème du tout". "Je ne vois pas pourquoi on condamnerait plus les retraités que les jeunes, renchérit Jean-Pierre, un habitant de Pau ayant dépassé les 70 ans, lundi 12 février, sur RTL. Nous on conduit moins vite que les jeunes !" De son côté, Angelina, 73 ans, rappelle sur France Bleu qu'à la campagne, "les personnes âgées (ont) besoin de leur voiture, sinon on est coupé de tout. C'est bien de les empêcher de conduire, mais qu'est-ce qu'on leur propose à la place ?". Le préfet répond aux inquiétudes : "Il s'agit d'abord de protéger les intéressés. Lorsque j'entends parler de délation, je veux quand même rappeler que les informations que nous recevons émanent le plus souvent de l'entourage". Gilbert Payet évoque "une démarche à la fois citoyenne" et "de protection de l'intéressé". Si le permis est acquis pour la vie en France, ce n'est pas le cas partout. Comme le rappelle France Bleu, en Suisse, un examen de la vue est obligatoire à partir de 70 ans et tous les deux ans. Au Danemark, en Espagne, au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas, le renouvellement du permis est soumis à la présentation d'un certificat médical pour les conducteurs de plus de 70 ans.
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La petite fille est portée disparue depuis vendredi soir, lorsque sa mère ne l'a pas ramenée à la famille d'accueil chez qui elle vit. L'alerte enlèvement a été déclenchée samedi soir.
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Le dispositif "Alerte enlèvement" a été déclenché samedi soir 8 février pour une fillette de 1 an, qui aurait été enlevée par sa mère à Angers vendredi après-midi. "Vanille, de sexe féminin, âgée de 1 an, de type métisse, mesurant 1m, yeux noirs, cheveux couleur brun foncé, courts et frisés, aurait été enlevée à Angers (Maine et Loire), 3 rue Lebas le 7 février 2020, vers 17H30. Le suspect est sa mère Stephan Nathalie, âgée de 40 ans, vêtue d'une doudoune et d'un legging, et susceptible de se déplacer en transport en commun dans l'agglomération angevine", détaillait l'alerte."Le dispositif a permis ce matin de retrouver la maman dans un hôtel de la ville de Nantes(...). Mais la petite fille n'a pas été retrouvée", a annoncé dimanche matin lors d'une conférence de presse, le procureur de la République d'Angers Éric Bouillard. Faisant part de son "inquiétude extrêmement grande", il a assuré que les recherches avaient été confiées à la Sécurité publique et au SRPJ d'Angers. Selon lui, elle a "été mutique dans un premier temps puis nous a désigné des endroits où elle aurait pu laisser sa fille, notamment chez une amie dont on ne connaît ni le nom ni l'adresse très précise, ce qui fait que les policiers font du porte à porte", a indiqué M. Bouillard, précisant que la mère était "en train d'être reconduite en voiture à Angers".", a détaillé le procureur. "La mère a été placée en garde à vue pour soustraction de mineur par ascendant", a-t-il également dit.Des antécédents inquiétantsLa mère, qui a déjà connu "un épisode suicidaire il y a plusieurs mois, souffre par ailleurs de troubles psychologiques et doit prendre un traitement". "Par le passé et concernant un autre enfant, des faits quasi similaires se sont produits mais avaient été suivis d'un retour de la maman et de l'enfant au foyer", a précisé le procureur.La petite Vanille était placée depuis un an dans une famille d'accueil, et sa mère, qui pouvait l'accueillir régulièrement, ne l'a pas remise vendredi à la référente de l'aide sociale à l'enfance. La mère de la fillette était accueillie depuis la naissance de sa fille au centre maternel d'Angers, un foyer pour femmes enceintes et mères isolées accompagnées d'enfants de moins de trois ans, ayant besoin d'un soutien matériel et psychologique. L'enfant a été "placée par le juge des enfants mais la solution d'hébergement (de sa mère, ndlr) a permis à la mère durant un an de voir régulièrement son enfant", a indiqué plus tôt dans la matinée le procureur d'Angers Éric Bouillard à l'AFPLe procureur a ajouté qu'"au moment de sa disparition, Nathalie Stephan était libre de sortir avec sa fille mais elle devait en fin de journée la remettre à la référente de l'aide sociale à l'enfance". "L'âge de l'enfant et la situation familiale justifient une prise en charge adaptée, médicale et éducative, tant pour l'enfant que pour la mère. Nous avons donc besoin d'entrer en contact rapidement avec Mme Stephan", a-t-il déclaré.Pourquoi un tel délai ?Concernant le délai de 24 heures écoulé entre la non remise de l'enfant et le déclenchement du plan d'alerte, la susbtitut du procureur général de la République d'Angers Catherine Vandier a expliqué que "la maman ne présentait a priori pas de danger", ayant l'enfant "de manière tout à fait légale"."Le temps que les personnes qui devaient récupérer l'enfant se manifestent, recherchent eux même localement l'enfant", qu'on "étudie toutes les pistes de l'environnement de la maman, qu'on vérifie de manière physique tous les endroits où l'enfant serait susceptible d'être, tout ce temps s'écoule et puis ensuite on décide que c'est inquiétant véritablement", a expliqué Catherine Vandier. Pour déclencher le plan, "on doit s'assurer que le danger et la soustraction sur l'enfant mineur sont avérés, ce qui est le cas", a souligné Mme Vandier, précisant que tant que "nous ne retrouvons pas cet enfant, l'inquiétude demeure et le temps presse".Lors des recherches menées dans l'appartement de la maman, les enquêteurs ont notamment découvert des éléments "relativement inquiétants" selon le procureur, dont un mot de la mère disant "Je vous aime", qui "peut être interprété comme faisant peser un risque sur la petite Vanille".Selon la vice-procureure Carol Dugast, la mère a été examinée par un médecin "pour comprendre l'état dans lequel elle se trouve et son psychisme". "Il nous apparaît plutôt que c'est une maman qui est en souffrance, elle n'a jamais fait souffrir sa fille", a -t-elle ajouté."Si vous localisez l'enfant ou le suspect, n'intervenez pas vous-même, appelez immédiatement le 197, ou envoyez un courriel à: alerte.enlevement@interieur.gouv.fr", précisait l'alerte accompagnée d'une photo de l'enfant.
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Alors que les comportements des consommateurs se modifient d'une semaine sur l'autre, l'épidémie de coronavirus pourrait avoir des effets importants sur la consommation de demain. Une étude s'est penchée sur le phénomène.
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Plus d'hypermarchés mais une multiplication de drive et des supérettes de proximité ? La crise liée à l'épidémie de Covid-19 pourrait avoir un impact durable sur le paysage des consommateurs français. Alors que les habitudes ne cessent de se modifier depuis le début des mesures de confinement, le 17 mars dernier, la sortie de crise pourrait faire des gagnants et des perdants au sein de la grande distribution. Ainsi, selon une étude de Kantar, publiée par BFMTV, la crise du Covid-19 pourrait sonner le glas des hypermarchés. Déjà fortement en baisse depuis quelques années, ces temples de la consommation ont vu leurs rayons se vider de leurs clients depuis un peu plus d'un mois. Selon l'étude, 58% des personnes interrogées affirment désormais préférer faire leurs courses près de chez elles plutôt que dans ces très grandes surfaces situées à la périphérie des villes. Par ailleurs, 49% des clients affirment également les éviter, craignant d'y croiser top de monde.Plus près, plus viteEt c'est le drive qui profite pleinement de ces modifications de comportement. Depuis l'entrée en vigueur du confinement, 7% des Français l'ont utilisé pour la première fois et 2% affirment qu'ils vont continuer. Cela représente une augmentation de 30% de la clientèle pour ce mode de consommation. Une tendance "qui va perdurer au-delà du confinement", selon l'étude.Autre secteur qui pourrait tirer son épingle du jeu : les produits locaux. Début avril, 75% des Français déclaraient essayer d'acheter local autant que possible, et 53% affirmaient favoriser les ventes directes des producteurs. Une conséquence directe du discours tenu par Emmanuel Macron qui a mis en avant la question de la souveraineté alimentaire, détaille Kantas. Une tendance qui devait s'intensifier sur le long terme, affirment les analystes.
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Deux personnes ont péri mercredi lorsque le cyclone Nisarga a frappé la côte occidentale de l'Inde, mais Bombay semblait largement épargnée par la tempête, la première de cette ampleur à affecter la capitale économique indienne depuis plus de 70 ans.
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Formé en mer d'Arabie, le cyclone a atteint mercredi après-midi la côte occidentale de l'Inde au niveau de la ville d'Alibag, station balnéaire prisée des riches Indiens de Bombay et située à une centaine de kilomètres au sud de la mégapole de 18 millions d'habitants.Accompagné de vents soufflant jusqu'à 120 km/h, le cyclone a causé d'importantes précipitations sur l'État du Maharashtra, dont Bombay est la capitale. Il a graduellement perdu en puissance au cours de la soirée, selon les météorologues indiens.Deux personnes ont trouvé la mort dans l'Etat du Maharashtra: un homme est mort dans la chute d'un poteau électrique et une femme dans l'effondrement d'un mur, selon les médias.Bombay a reçu des pluies conséquentes tout l'après-midi et les vents violents ont abattu des arbres dans certains lieux. Les autorités ont fait état de dégâts comme l'effondrement de murs, mais n'ont signalé aucune victime.La ville d'Alibag a concentré le gros des dommages, le cyclone y ayant arraché des toits et renversé de petites échoppes mobiles. Un résident d'Alibag qui a évacué sa maison de bord de mer, Milind Dhodre, a rapporté à l'AFP avoir vu des toits de tôle ondulée s'envoler à l'arrivée sur terre du cyclone."L'intensité est très forte et ne ressemble en rien aux événements météorologiques que nous avons vu auparavant", a décrit ce professeur de 45 ans. Le Maharashtra et l'État voisin du Gujarat avaient préventivement évacué au moins 100.000 personnes, y compris 150 patients atteints du Covid-19, de zones côtières à risques.Le Maharashtra a ordonné la fermeture des bureaux mercredi et jeudi, interdit les rassemblements d'au moins quatre personnes et appelé les habitants à se confiner, au moment où les autorités commençaient à assouplir les restrictions en place depuis fin mars pour lutter contre la pandémie de coronavirus.Les alertes sur une potentielle onde de tempête - brusque montée des eaux provoquée par le cyclone - d'un à deux mètres de haut restaient de mises mercredi après-midi. Les habitants de bidonvilles situés dans des zones de basse élévation se sont vu conseiller de se réfugier en hauteur. La tempête a affecté les transports, avec les avions cloués au sol au cours de l'après-midi, et les lignes de chemin de fer interrompue ou détournées pour éviter leur passage par Bombay.Les cyclones sont extrêmement rares à Bombay, construite face à la mer d'Arabie. La dernière tempête d'importance à avoir frappé la ville remonte à 1948 et avait tué 12 personnes et blessé plus d'une centaine.Ce cyclone apparaît deux semaines après le puissant cyclone Amphan, qui a fait une centaine de morts dans l'est de l'Inde et au Bangladesh et causé des dommages matériels considérables.str-amu/stu/amd/avz/mr/fjb
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Assis les jambes croisées sur des matelas au milieu d'une cour, des dizaines de policiers du Bangladesh inspirent et expirent en chœur durant une session de yoga organisée pour diminuer leur stress engendré par le coronavirus.
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Les policiers ont joué un rôle-clé dans la mise en œuvre du confinement, en place de fin mars à fin mai dans le pays de 168 millions d'habitants. Mais au prix d'un tribut humain: plus de 6.000 policiers ont été contaminés par le nouveau coronavirus, et 19 en sont morts.Rien que pour la capitale Dacca, au moins 1.850 policiers ont souffert de la maladie Covid-19 et 10 y ont succombé, selon les chiffres officiels."Ils jouent un rôle vital en restant dans les rues pour assurer l'ordre public", a déclaré à l'AFP Rajon Kumar Saha, porte-parole de l'unité de la police en charge de la sécurité des diplomates dans la capitale Dacca, à l'origine de ces séances collectives de yoga."Il était important de les débarrasser du stress pendant qu'ils sont en service", a-t-il expliqué. Jusqu'à 1.200 policiers participeront à ces sessions, qui ont commencé dimanche.Le nombre de cas confirmés de Covid-19 a connu une forte augmentation pendant le confinement et les experts redoutent une accélération de l'épidémie dans le pays d'Asie du Sud suite à la levée des restrictions.Dans la capitale Dacca, densément peuplée, la distanciation physique est peu appliquée par les habitants, renforçant la pression mise sur les forces de l'ordre, selon M. Saha.Professeur de yoga, Shama Makhing a dirigé les étirements et exerces de respiration d'une centaine de policiers lors d'une séance collective lundi matin. "Ils ne peuvent pas échapper à leur devoir", a-t-il dit à l'AFP, "donc il est important que les policiers soient en forme"Le yoga, discipline née en Inde voisine, "peut aider leur respiration et renforcer leur capacité pulmonaire", a-t-il estimé.La police bangladaise envisage d'étendre ces séances de yoga et d'exercices physiques aux policiers d'autres unités. Le Bangladesh a enregistré officiellement à ce jour plus de 900 morts du coronavirus pour 68.500 cas confirmés.
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Selon le magazine L'Express, une information judiciaire pour agression sexuelle sur mineure de 15 ans et menaces de mort a été ouverte.
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Nordahl Lelandais, mis en examen pour les homicides de Maëlys de Araujo et Arthur Noyer et pour des agressions sexuelles commises sur deux petites-cousines de 4 et 6 ans pendant l'été 2017, est visé par une information judiciaire, dans le cadre d'une nouvelle agression sexuelle sur mineure de 15 ans et menaces de mort, selon le magazine L'Express. Selon une de ses petites-cousines, qui a porté plainte contre lui en avril 2019, les faits auraient eu lieu en mars 2017, après les obsèques du père de la jeune fille. "On s'est éloignés sur le côté de la maison pour fumer, je pleurais, forcément, c'était l'enterrement de mon père. Il me prend dans ses bras, sauf qu'il descend ses mains. Je sens ses mains descendre dans mon dos, ses mains se mettent sur mes fesses, avec insistance", a précisé la jeune fille, âgée de 14 ans au moment des faits. Des menaces de mort Repoussé par sa petite-cousine, Nordahl Lelandais lui aurait ensuite touché la poitrine et l'aurait menacée de mort : "Si tu le dis, je te tue". "Ce jour-là, j'ai vu son visage fermé et son regard noir, raconte cette dernière à L'Express. J'ai eu peur. Après l'enterrement, il est entré en contact avec moi par Messenger. C'était des messages très gentils, il disait : 'Mon amour, ma chérie... C'est quand qu'on se marie ?' J'avais peur qu'il mette sa menace de mort à exécution si je ne lui répondais pas." Le mardi 29 octobre, la jeune fille, qui a répondu aux questions d'un psychiatre dans le cadre de l'enquête préliminaire, a été auditionnée par le juge en charge du dossier. Pour le moment, Nordahl Lelandais n'est pas mis en examen dans ce dossier mais une confrontation pourrait être organisée avec sa petite-cousine. D'autres victimes dans la famille ? Si la jeune fille a voulu témoigner, "c'est pour que justice soit faite. Mais aussi parce qu'il pourrait y avoir d'autres victimes au sein de ma famille." Pour rappel, les parents de Thomas Rauschkolb, retrouvé mort en décembre 2015 en Savoie, ont déposé plainte pour meurtre en octobre 2019 contre l'ancien maître-chien. Le corps de Thomas Rauschkolb a été retrouvé en décembre 2015 en Savoie après une soirée dans une discothèque où Nordahl Lelandais est déjà venu, au moins une fois selon les enquêteurs. Au total, une quarantaine de dossiers non élucidés, retenus par la cellule Ariane de la gendarmerie, pourraient être liés de manière directe ou indirecte à Nordahl Lelandais.
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Le contrôle d'identité à l'embarquement, sur les vols intérieurs et dans l'espace Schengen, n'était plus effectué depuis le 22 janvier.
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Il n'était plus exigé depuis la fin de l'état d'urgence. Depuis le 27 mai dernier, Air France a rétabli le contrôle d'identité à l'embarquement des passagers de ses vols intérieurs, révèle Var-Matin. Un arrêté ministériel, daté du 14 mai, rend maintenant obligatoire cette vérification, supprimée le 22 janvier lors de la fin de l'état d'urgence. "Lors de la présentation d'un passager à l'embarquement, l'entreprise de transports aérien procède à la vérification de concordance documentaire entre l'identité mentionnée sur la carte d'embarquement valable et un des documents attestant l'identité du passager", peut-on lire dans l'arrêté. Seuls "les mineurs de moins de 13 ans accompagnés d'une personne majeure sont dispensés" de cette obligation. "La carte nationale d'identité, le passeport, le titre de séjour ou le permis de conduire" peuvent être présentés.Les temps d'embarquement et la mobilisation de personnels supplémentaires en causeDepuis le 22 janvier, Air France, mais aussi ses filiales Hop ! et Transavia, n'effectuaient plus de contrôles d'identité à l'embarquement de ses passagers sur les vols intérieurs et dans l'espace Schengen. Une vérification qui était tout de même effectuée pour les vols vers l'étranger. La compagnie, qui avait décidé de supprimer cette étape lors de l'embarquement, avait expliqué que ce contrôle rallongeait les temps d'embarquement et mobilisait du personnel. Après la fin de l'état d'urgence, le 1er novembre 2017, la compagnie avait estimé que cette procédure n'était plus nécessaire. Une décision qui avait choqué Christian Estrosi, le maire de Nice. Cette décision devrait satisfaire les syndicats qui s'étaient opposés à la suppression du contrôle d'identité à l'embarquement, arguant qu'"au moindre souci, (ils) ne pourraient pas identifier le passager qui aura utilisé un billet".
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Le maire de la commune des Hauts-de-Seine a proposé au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner que sa ville soit une "ville pilote".
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Le maire d'Asnières (Hauts-de-Seine) aimerait voir la police municipale de sa ville équipée d'une flotte de drones. Manuel Aeschlimann a soumis l'idée au ministre de l'Intérieur dans une lettre datée du mardi 13 novembre et qu'a pu consulter Le Figaro. Déjà équipée d'un dispositif de vidéo surveillance, qui aurait permis d'élucider "200 cas", Asnières-sur-Seine pourrait donc passer à la vidéoprotection mobile. "La vidéoprotection n'a qu'un seul défaut : elle est immobile, fixée sur un mat. Et en dépit de poses de nouvelles caméras tous les ans, de nombreux coins et recoins non contrôlés demeurent", écrit-il dans son courrier. "C'est la raison pour laquelle nous souhaiterions mettre en place une vidéo protection mobile en utilisant des drones", explique-t-il. "Répressif" et "préventif"Le maire Les Républicains de cette commune de 86.000 habitants espère grâce aux drones endiguer le trafic de drogue à Asnières. Alors qu'actuellement, la police a du mal à "se trouver au bon endroit au bon moment dans les cités" et qu'elle peine à pénétrer dans des "zones difficiles d'accès", un drone, "à 200 mètres pourrait visualiser les trafics, ça aurait un aspect répressif, certes, mais avant tout préventif", plaide l'édile. Voilà deux ans, que Manuel Aeschlimann mûrit l'idée de faire de sa ville une "ville pilote" pour une expérimentation des drones de surveillance au quotidien alors que son réseau de vidéosurveillance passera cette année le cap des 100 caméras, selon Le Monde. Quid des difficultés juridiques ? "Ces dispositifs sont respectueux de la protection des données ou de la liberté individuelle. L'outil existe et est fiable, dans le respect des droits de l'homme, de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés)", assure le maire dans sa communication qui précise que sa police municipale, composée de 70 fonctionnaires, est favorable à la mesure. Si la proposition de Manuel Aeschlimann séduit le ministre de l'Intérieur, il devra présenter le projet auprès de la commission départementale de vidéoprotection. Celle-ci, composée du préfet, de juristes et de représentants de la Cnil, décidera si les raisons du maire pour installer un tel dispositif sont légitimes, explique Le Figaro. Les drones pour assurer la sécurité ? D'autres villes ont déjà franchi le pas. À Paris, depuis l'Euro 2016, la préfecture est équipée d'une flotte qui n'est utilisée que lors de grands événements. Localement, la police d'Istres (Bouches-du-Rhône) dispose aussi de drones, pour les manifestations importantes là encore.
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Le puissant séisme qui a frappé vendredi l'est du pays a fait au moins 35 morts, selon un nouveau bilan.
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Le bilan s'alourdit en Turquie : le séisme qui a frappé l'est du pays vendredi a fait au moins 35 morts, annoncent les autorités dimanche après avoir évoqué un bilan de 31 morts. Le nombre de personnes blessées dans les provinces d'Elazig et de Malatya s'élève en outre à 1.607, a indiqué l'agence gouvernementale des situations de catastrophe (AFAD).La secousse s'est produite vendredi à 17h55 dans la province d'Elazig. Elle a été mesurée à une magnitude de 6,7 par l'institut américain USGS.Une réplique samedi soirLes secouristes continuaient dimanche matin de fouiller les décombres à la recherche de survivants dans le centre-ville d'Elazig mais à mesure que le temps passe, l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise. Selon l'AFAD, 45 personnes ont été retrouvées vivantes dans les décombres depuis vendredi. En outre, près de 80 bâtiments se sont effondrés à Elazig et Malatya, et 645 habitations ont été gravement endommagées, s'après la même source. Samedi soir, une réplique de magnitude 5,1 a avivé la peur des habitants qui se sont rués dans la rue en criant "séisme, séisme !". Malgré le froid, de nombreux habitants ont préféré passer la nuit dehors. Selon le ministère de l'Intérieur Süleyman Soylu, plus de 15.000 personnes sont hébergées dans des gymnases et des écoles, et plus de 5.000 tentes ont été installées dans la ville pour accueillir les habitants.Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est rendu samedi dans les deux provinces sinistrées, affirmant que "les mesures nécessaires seraient prises immédiatement (...) pour faire en sorte que personne ne reste sans logement".
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Fortement perturbé depuis quatre jours en raison d'un déraillement, le trafic du RER B devrait reprendre normalement à compter de lundi 29 juin.
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L'épisode du déraillement d'un train du RER B va enfin se terminer, au bonheur des usagers de la région parisienne. Le trafic reprendra normalement à partir de lundi 29 juin, après quatre jours de travaux "intensifs" dans la foulée du déraillement près de la gare de Denfert-Rochereau, a annoncé dimanche la RATP. "L'exploitation normale va pouvoir reprendre lundi matin sur l'ensemble de la ligne RER B", a-t-elle indiqué dans un communiqué.Deux voitures sorties partiellement de la voie ont fait l'objet d'une "opération de relevage exceptionnelle", a précisé la RATP, qui a également dû remplacer les rails et quatre aiguillages sur une zone longue de 150 mètres, et remettre en état les équipements de la voie (signalisation et caténaire). "Des travaux complémentaires seront réalisés en nuit dans les jours à venir", ajoute le communiqué.Plusieurs voitures d'un train ne transportant pas de voyageurs sont sorties de la voie mercredi vers 19h, sans faire de blessé. Un accident "extrêmement rare", avait déclaré la RATP après de premières constatations.Un million de passagers par jourUne enquête a été lancée après l'incident pour en déterminer les causes exactes. Selon les premiers éléments, le train et l'appareil de voie avaient fait l'objet d'un entretien préventif récent. Depuis jeudi, la circulation n'était rétablie que partiellement, avec un RER toutes les 20 minutes entre Gare du Nord et Massy-Palaiseau, sans arrêt à Port-Royal ni Cité universitaire (mais avec un arrêt à Denfert-Rochereau).Très fréquentée, la ligne B du RER transporte habituellement environ un million de passagers par jour, mais l'impact de la crise sanitaire a réduit le trafic sur le réseau à 40%. Le RER B avait déraillé pour la dernière fois le 12 juin 2018. Plusieurs voitures d'une rame s'étaient couchées entre Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines) et Courcelle-sur-Yvette (Essonne), faisant sept blessés légers. L'accident avait été provoqué par un effondrement du ballast, fragilisé par plusieurs jours de fortes pluies.
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En Bretagne, sur la Côte d'Azur, dans le Pays basque... Les bords de mer sont (ou vont être) à nouveau accessibles aux promeneurs avec des restrictions. Les maires sont autorisés, après feu vert du préfet, à rouvrir les bords de mer si les conditions sanitaires le permettent.
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Après deux mois de confinement, les habitants de La Baule et de Pornichet, en Loire-Atlantique, vont enfin pouvoir profiter de ces grandes plages de sable. La préfecture du département a autorisé leur ouverture pour "l'exercice d'activités dynamiques". "Les plages de La Baule et de Pornichet autorisées à rouvrir dès (mercredi) de 8h à 21h. Baignade et pêche autorisées", a annoncé le préfet sur Twitter. Mais "toute présence statique, assise ou allongée, est interdite" sur ces plages, "ainsi que la pratique du pique-nique", selon un arrêté préfectoral daté du 12 mai. Les regroupements de plus de dix personnes, les activités physiques collectives, les "pratiques festives" et la consommation d'alcool sont également interdites sur la plage de La Baule, souvent décrite localement comme "la plus plage belle d'Europe". La promenade, la baignade, la pratique sportive individuelle et la pêche à pied, sont en revanche autorisées. Les mairies de La Baule et Pornichet doivent afficher les consignes de sécurité à l'entrée et à la sortie des plages et veiller au respect des mesures de "distanciation sociale" (1 mètre entre les personnes et 5 mètres entre les groupes). "L'accès aux plages répond à une nécessité pour maintenir l'attractivité économique et touristique" de ces communes, souligne le préfet dans l'arrêté.De nombreuses plages ouvertes autour de BrestEn Bretagne, plusieurs plages du Finistère ont déjà rouvert, selon Le Télégramme mardi, essentiellement des plages "de la région brestoise et du pays d'Iroise, note le quotidien de Brest. Les autres départements devraient suivre assez vite." Il s'agit de : plage des Trois Moutons à Lampaul-Ploudalmézeau, plage du Trez Hir à Plougonvelin, plages du Portez et de Porsmilin à Locmaria-Plouzané, plage des Blancs Sablons au Conquet, plage de Tréompan à Ploudamézeau, plages de Pors Sévigné, de Ruscumunoc et d'Hidell, de Porsmoguer et de Porsman à Plouarzel. De nombreuses autres plages du littoral, de la Méditerranée à la mer du Nord en passant par l'Atlantique, pourraient rouvrir dès ce week-end pour des promenades ou du sport, sous réserve de l'acceptation des dossiers présentés par les municipalités. Et les plages de Méditerranée ?Sur la Côte-d'Azur, "j'ouvrirai, après examen des dossiers qui me seront proposés, les plages dont les maires demanderont l'ouverture", a déclaré le préfet des Alpes-Maritimes Bernard Gonzalez mardi sur France Bleu Azur. "On va partir dans un premier temps vers une utilisation des plages qu'on appelle 'dynamique', c'est-à-dire pour la promenade et l'accès à la mer pour les pratiques sportives individuelles". Si le préfet reçoit "des dossiers étayés" d'ici là, les plages pourront rouvrir dès ce week-end. Dans les Pyrénées-Orientales aussi, "des ouvertures à partir de ce week-end sont possibles", pour un usage "dynamique", a annoncé le préfet du département, Philippe Chopin. "Les maires qui souhaitent rouvrir leurs plages devront soumettre au préfet un dossier respectant un cahier des charges précis", précise la préfecture."Nous espérons rouvrir ce week-end", a déclaré à l'AFP le maire de Barcarès, Alain Ferrand, le premier du département à demander officiellement une dérogation, sur la base d'un protocole sanitaire limitant notamment la taille des groupes présents à 10 personnes. Dans le Sud-OuestCôté Atlantique, de nombreux maires de Nouvelle Aquitaine ont également déposé leurs dossiers en préfecture pour la réouverture des plages dès ce week-end. En Gironde, la préfecture devrait rendre son verdict vendredi.Au Pays Basque, "on veut ouvrir au plus vite, c'est-à-dire dès ce week-end", a indiqué à l'AFP Emmanuel Alzuri, le maire (sans étiquette) de Bidart, près de Biarritz : "Il y a une pression forte des habitants, qui se demandent pourquoi on peut aller dans les grandes surfaces, en montagne, en forêt, et pourquoi on ne peut pas marcher sur la plage ou aller surfer".Ouverture prochaine dans le Nord et le Pas-de-CalaisMême situation dans le Nord, où les maires des communes du littoral ont saisi le préfet. Ils devraient obtenir une réponse "dans le courant de la semaine", a annoncé la préfecture.Dans le Pas-de-Calais, plusieurs communes littorales, dont Boulogne-sur-Mer et Wimereux, ont aussi annoncé avoir demandé une dérogation au préfet. "Nos plages du littoral sont vastes et permettent la promenade de manière individuelle ou en famille, la pratique sportive individuelle ou les activités de pêche à pieds, et ceci en toute sécurité et dans le respect des mesures de distanciation", estiment-elles notamment. Prudence en Corse, frappée de plein fouet par l'épidémieEn Corse aussi , les communes littorales étudient la possibilité de rétablir l'accès aux plages, même si la réouverture pourrait intervenir plus tard. En Corse-du-Sud, les maires des communes qui le souhaitent vont se réunir devraient "faire des propositions dans le courant de la semaine prochaine pour fixer un objectif de réouverture avant le week-end de la Pentecôte" qui débute le samedi 30 mai, précise à l'AFP le préfet Franck Robine. Parmi les communes qui souhaitent un peu plus de temps pour évaluer la situation sanitaire figure Ajaccio, une des communes les plus touchées par l'épidémie de Covid-19 dans l'Ile de Beauté.En Haute-Corse, la question concerne également une trentaine de communes. Un dossier à compléter par les maires sur leurs souhaits devait leur être envoyé mercredi et "l'instruction des demandes sera faite avant la fin de semaine prochaine", la préfecture à l'AFP. De nombreux maires demandaient la réouverture des plages, fermées depuis le confinement, pour permettre aux riverains de faire de l'exercice. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé la semaine dernière des possibilités de réouverture au "cas pour cas".
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La préfecture de Vendée a pris un arrêté autorisant le Puy du Fou à accueillir jusqu'à 9.000 personnes pour son spectacle du samedi 15 août. La décision faisant polémique, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot assure que le parc à thème n'a bénéficié d'"aucun passe droit".
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Le Puy du Fou n'a bénéficié d'"aucun passe droit." Roselyne Bachelot l'a martelé dimanche 17 août auprès du Parisien, ainsi que ce lundi matin sur l'antenne de BFMTV. Vendredi, la préfecture de Vendée a pris un arrêté autorisant le parc à thème à accueillir jusqu'à 9.000 personnes pour son spectacle nocturne, la Cinéscénie, le samedi 15 août. Une décision qui a hérissé le monde de la culture et du sport, dénonçant notamment un "deux poids, deux mesures". La ministre de la Culture a tenu à la justifier. "Un décret du 10 juillet a précisé que pour les rassemblements de plus de 5.000 personnes - qui restaient interdits - il pouvait y avoir des dérogations, données par les préfets, pour rester au plus près du terrain, de ses réalités, à condition d'avoir des normes de sécurité très contraignantes. C'est ce qui s'est passé pour le Puy du Fou, et ce qui se passera pour tous les organisateurs de manifestations de plus de 5.000 personnes qui demanderont des dérogations", a-t-elle promis sur BFMTV.Puis de préciser "un certain nombre de conditions" qu'il conviendra de respecter : "Il faut que ce soit un spectacle assis. Effectivement, lors de concerts, par exemple, on sait très bien que les gens s'agglutinent auprès de la scène. Là, il y avait trois tribunes étanches de 3.000 personnes, avec des gens qui ne peuvent pas aller d'une tribune à l'autre", a expliqué Roselyne Bachelot, qui a énuméré ensuite les autres "normes extrêmement contraignantes" : "port du masque obligatoire, distribution de gel hydroalcoolique, vérification que les circulations peuvent se faire sans proximité avec les spectateurs."
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Les secours ont tenté de réanimer le jeune homme de 23 ans, en vain, ce dimanche à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise).
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Les circonstances exactes du décès d'un jeune homme à Villiers-le-Bel (Val d'Oise) dimanche à la suite d'un accident de moto n'ont pas encore été établies. Une autopsie aura lieu mardi pour tenter de lever le voile sur cette affaire, a indiqué le procureur.Le drame a eu lieu dimanche vers 17h, dans le quartier de la Cerisaie à Villiers-le-Bel. Alors que des policiers "intervenaient pour procéder à l'immobilisation d'un véhicule automobile suite à la commission d'infractions routières (...) un homme âgé de 23 ans, demeurant à Sarcelles, qui conduisait une moto cross Yamaha 125, porteur d'un casque, arrivait rue Faidherbe", détaille le communiqué du procureur de la République, Eric Corbaux. Un policier lui aurait fait signe de ralentir"Selon les premiers témoignages recueillis, un des fonctionnaires de police, par geste et par la voix, lui aurait fait signe de ralentir. Dans les circonstances que l'enquête devra déterminer, la moto et son conducteur chutaient, ce dernier percutait le poteau métallique d'un lampadaire", poursuit le communiqué. Malgré les "manœuvres de réanimation" des policiers, le jeune homme n'a pas survécu, le Samu et les pompiers n'ont pu que constater sa mort.L'enquête, confiée à la Sûreté départementale, doit "déterminer les circonstances entourant la chute", grâce notamment à "l'audition de tous les témoins présents sur les lieux, l'examen de la moto et des véhicules de police", ainsi qu'à l"'exploitation des caméras de surveillance de la ville".Plusieurs collectifs avaient appelé à un rassemblement ce lundi à 17h sur les lieux du drame.En 2007, Villiers-le-Bel avait été le théâtre d'émeutes urbaines et de violents affrontements avec les forces de l'ordre après le décès de deux adolescents dans la collision entre leur moto et une voiture de police.
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Le nombre d'incendies de forêt en Amazonie brésilienne a augmenté de 28% le mois dernier par rapport à juillet 2019, selon les données satellitaires publiées samedi, alimentant les craintes que la plus grande forêt tropicale du monde ne soit à nouveau dévastée par les incendies cette année.
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L'Institut spatial national du Brésil, l'INPE, a identifié 6.803 incendies dans la région amazonienne en juillet 2020, contre 5.318 l'année précédente.Sur la seule journée du 30 juillet, les satellites ont détecté 1.007 incendies en Amazonie, a indiqué l'INPE, le pire jour pour un mois de juillet depuis 2005, a souligné Greenpeace.Ce chiffre est encore plus inquiétant pour les chercheurs car 2019 a déjà été une année dévastatrice pour l'Amazonie, provoquant des manifestations de protestation dans le monde entier. En conséquence, les pressions se sont accrues sur le Brésil, gouverné par le président ultra-conservateur Jair Bolsonaro, pour qu'il s'engage à faire plus pour protéger cette gigantesque forêt, que les scientifiques estiment vitale dans la lutte contre le changement climatique. Les incendies ont essentiellement pour but de défricher illégalement des terres afin de laisser la place à l'agriculture, l'élevage ou l'exploitation minière.Les militants écologistes accusent Bolsonaro, qui s'est montré sceptique envers le changement climatique, d'encourager la déforestation avec des appels à ouvrir la forêt tropicale à l'activité agricole et à l'industrie."Plus de mille incendies en une seule journée, c'est un record depuis 15 ans et cela montre que la stratégie du gouvernement de mener des opérations de divertissement médiatique ne fonctionne pas sur le terrain", a déclaré le porte-parole de Greenpeace-Brésil, Romulo Batista, dans un communiqué.Le président Bolsonaro a mobilisé l'armée pour lutter contre les incendies, mais les écologistes estiment qu'il ne s'attaque pas aux causes réelles des incendies et de la déforestation.
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Gérants et adhérents estiment que les gymnases et les salles de sport ont mis en place de stricts protocoles sanitaires, assurant la sécurité de tous.
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Pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé mercredi 23 septembre la fermeture des salles de sport et des gymnases dans les onze métropoles en "zone d'alerte renforcée". Les gérants des salles comme les adhérents ont du mal à comprendre la mesure, les établissements ayant tous mis en place de stricts protocoles sanitaires. "C'est un véritable cauchemar, un massacre économique en règle", s'est indigné Patrick Joly, co-fondateur des clubs de sport L'Usine sur BFMTV. "Aujourd'hui, honnêtement, je ne sais pas comment nous allons tous nous en sortir. Il y a 5.000 clubs, 35.000 salariés, des millions d'adhérents... C'est infernal. Nous avons mis en place des mesures de distanciation, nous avons été extrêmement vertueux. Et pourtant, nous sommes les mauvais élèves, comme les bars, les restaurants ou d'autres. On ne sait plus quoi faire", a-t-il ajouté. "On applique au maximum le protocole", indique de son côté un employé d'une salle de sport parisienne. Il va de nouveau "se retrouver au chômage partiel". "C'est rude, on a déjà été fermé entre mars et juin. Nous, on appartient à un groupe, on est solide, mais plusieurs petites structures ont dû baisser le rideau", déplore-t-il.Au micro d'Europe 1, Emmanuel, qui travaille à l'accueil d'une salle de sport lilloise, estime que la décision stigmatise les salles. "On prend beaucoup de mesures ici par rapport à l'hygiène. On impose des règles, des conditions, on garde la distanciation, on fait en sorte que les adhérents puissent nettoyer leurs machines, amener leur serviette", assure-t-il. "Certes, il y a une montée du virus, mais de là à ce que l'Etat nous bloque de cette façon, ça c'est dur", estime-t-il. "C'est dommage. Le sport, on en a vraiment besoin pour vivre, pour se défouler, oublier notre anxiété face au coronavirus", regrette de son côté, Camille, une étudiante également interrogée par Europe 1. Selon elle, les gérants de sa salle de sport "ont pris toutes les mesures qu'ils pouvaient". "Je ne comprends pas du tout pourquoi c'est fermé", ajoute-t-elle.
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Ce n'est pas la première fois que François Hollande dénonce la suppression de l'ISF par Emmanuel Macron.
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C'était l'une des raisons qui l'avaient poussé à qualifier Emmanuel Macron de "président des très riches". François Hollande a répété jeudi 8 février au micro de Quotidien que le chef de l'État avait commis une erreur en supprimant l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). L'ancien président a toutefois mis de l'eau dans son vin, estimant que son successeur était "en train de faire un effort pour éviter d'être affublé cette appellation".Interrogé par une journaliste de l'émission Quotidien sur la pertinence d'un rétablissement de l'ISF, François Hollande s'est exclamé : "Bah, il ne fallait pas l'enlever surtout ! Donc s'il ne fallait pas l'enlever, il faut forcément le remettre." L'ancien président a également tenu a rappeler que "l'impôt sur la fortune, c'était nous qui l'avions décidé, la gauche." D'ailleurs, il a confié qu'il ne regrettait pas les mesures prises pendant son quinquennat et qui auraient pu participer à la colère des "gilets jaunes".François Hollande est également revenu sur les propos qu'il avait tenus en avril dernier, sur le plateau de Quotidien, quand il avait déclaré qu'Emmanuel Macron était le "président des très riches". A-t-il toujours la même analyse ? "Sur les mesures qui avaient provoqué ce constat, aucune de ces mesures n'a été pour l'instant remise en cause", a répondu l'ancien chef de l'État. Il a toutefois reconnu qu'Emmanuel Macron est "en train de faire un effort pour éviter d'être affublé de cette appellation, qu'il a, à un moment, assumée." En novembre dernier déjà, François Hollande avait dénoncé la suppression de l'ISF sur France Inter. "Ce qui marquera le début de ce quinquennat, on le sait, c'est la suppression de l'ISF (...) Tout président peut en faire le constat, on paye toujours sa première erreur et on la traîne tout au long de son mandat."
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Une découverte explosive. Mardi, un véritable arsenal de guerre a été mis à jour dans les départements de l'Aisne et l'Oise a-t-on appris, vendredi, auprès du service des douanes et droits indirects.
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Les deux personnes interpellées sont soupçonnées de trafic d'armes.Mardi, à l'heure du laitier, de nombreux agents des douanes de Laon et de Lille ont débarqué aux domiciles de deux individus résidant dans l'Aisne et l'Oise. Appuyés par des gendarmes, la sécurité civile et deux équipes cynophiles, les douaniers ont retrouvé un nombre impressionnant d'armes de guerre dissimulées en grande partie dans l'un des deux endroits visités.Dans un communiqué, la douane précise que « la grande majorité des armes étaient détenues illégalement ». C'est sans doute la raison pour laquelle beaucoup étaient enterrées dans des bidons dans le jardin de l'un des suspects.Parmi les armes retrouvées, il y avait une trentaine d'armes longues de type Famas, fusil-mitrailleur, carabines. Mais aussi, plus inquiétant, deux bazookas et un lance-roquettes, une cinquantaine de grenades offensives et défensives, des obus, une mine antipersonnel, des mortiers et des détonateurs. Les deux individus ont été interpellés et placés en garde à vue. L'enquête, dirigée par le parquet de Soissons, a été confiée au service national de douane judiciaire de Metz.
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