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Statut des magistrats du parquet, durée des enquêtes préliminaires, encadrement de la pratique des "fadettes"... Les députés de la commission d'enquête sur l'indépendance de la justice ont adopté mercredi un rapport d'une quarantaine de propositions visant à lever "les obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire".
Ce rapport que l'AFP a pu consulter doit être publié dans quelques jours. C'est désormais à l'exécutif de suivre ou non ses recommandations. Fruit des travaux de la commission d'enquête parlementaire présidée par le député de la France insoumise Ugo Bernalicis et dont le rapporteur est le député LREM Didier Paris, le rapport suggère d'abord une révision constitutionnelle sur l'indépendance du parquet. Cette proposition devrait trouver oreille attentive auprès du garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti, qui en a fait l'une des ses priorités.Promesse de François Hollande puis d'Emmanuel Macron, mais toujours repoussée, la réforme prévoit que les procureurs soient nommés, comme les juges, sur "avis conforme" du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), un organe indépendant.C'est déjà le cas dans la pratique depuis 2012. Mais en théorie, l'exécutif peut passer outre l'avis du CSM, ce qui alimente des soupçons d'instrumentalisation politique des poursuites.- "Urgence" -Parallèlement, dans une tribune au journal Le Monde François Molins, procureur général près la Cour de cassation, et Jean-Louis Nadal, procureur général honoraire près la Cour de cassation, ont estimé qu'il était "urgent de garantir l'indépendance statutaire des magistrats du parquet" pour affranchir la justice du soupçon de dépendance vis-à-vis du pouvoir. L'ambition du garde des Sceaux pour revoir le statut du ministère public est "insuffisante", selon eux. Ils recommandent de confier "à la formation parquet du CSM le pouvoir de proposer la nomination des procureurs généraux, des procureurs de la République et des membres du parquet général de la Cour de cassation". Lancée par le groupe parlementaire La France insoumise, à la suite du procès en septembre 2019 de Jean-Luc Mélenchon pour "rébellion" et "provocation", l'enquête parlementaire insiste elle sur la nécessité de renforcer les garanties d'indépendance et d'impartialité de la justice.Certaines propositions suggèrent de renforcer le rôle du CSM et de profiter d'une révision de la Constitution pour y inscrire la possibilité pour tout magistrat de saisir l'institution "s'il estime que son indépendance ou son impartialité est mise en cause".Le rapport propose aussi que le CSM puisse "se saisir d'office de toute question relative à l'indépendance de l'autorité judiciaire".Actuellement, le CSM ne peut être saisi d'une demande d'avis sur les questions d'indépendance de la justice que par le chef de l'État ou le ministre de la Justice. Les justiciables peuvent également saisir le CSM mais, dans les faits, cette procédure a peu de chance d'aboutir.- "Fadettes" -Le rapport souhaite également "que les demandes d'information émanant du garde des Sceaux ou de son cabinet soient motivées", pour prévenir tout conflit d'intérêts.Ces "remontées d'informations" sont de nouveau critiquées depuis que l'ex-cheffe du parquet national financier (PNF) Eliane Houlette a expliqué en juin devant la commission d'enquête avoir subi des "pressions" de sa hiérarchie dans l'affaire Fillon. Concernant la durée des enquêtes préliminaires dirigées par les parquets, sujet sensible et cher à Eric Dupond-Moretti, le rapport propose de rendre nécessaire l'autorisation d'un juge pour les poursuivre "au-delà d'un certain délai".Les députés souhaitent également "un cadre procédural spécifique" sur l'épineuse question des "fadettes", ces relevés téléphoniques demandés aux opérateurs, à l'instar "des interceptions téléphoniques et électroniques".Ces deux propositions font écho à une enquête polémique du PNF, qui a conduit les policiers à éplucher les "fadettes" de plusieurs dizaines d'avocats - dont celles d'Éric Dupond-Moretti dans ses fonctions antérieures - et de magistrats.En marge de ce rapport parlementaire, M. Bernalicis a saisi la justice mercredi pour dénoncer des "faux témoignages et "parjures" de sept haut responsables auditionnés par sa commission, dont le procureur de Paris Rémy Heitz ou le préfet de police Didier Lallement. Le député LFI les accuse de déclarations "mensongères", concernant notamment la gestion du mouvement des "gilets jaunes" ou l'affaire Fillon.
La compagne d'Amédy Coulibaly, l'un des auteurs des attentats de janvier 2015 en France, est visée par une nouvelle enquête antiterroriste, a-t-on appris jeudi de source judiciaire, confirmant une information de France 2, après le témoignage en mars d'une femme revenant de la zone irako-syrienne.
Cette enquête a été ouverte fin avril pour "association de malfaiteurs terroristes criminelle". Hayat Boumedienne, déjà renvoyée aux assises dans l'enquête sur les attentats contre Charlie Hebdo, une policière de Montrouge et l'Hyper Cacher, avait précédemment été donnée pour morte par l'épouse du jihadiste français Jean-Michel Clain en mars 2019.La femme qui a témoigné auprès de la justice française a rapporté que Hayat Boumedienne était en vie en octobre 2019 et qu'elle se serait échappée du camp d'Al-Hol, où elles étaient toutes les deux retenues, sans être identifiée, a précisé la chaîne de télévision publique.Elle avait rejoint la zone irako-syrienne quelques jours avant les attaques de janvier 2015, en compagnie des deux frères Belhoucine, dont l'aîné Mohamed est considéré comme le mentor d'Amédy Coulibaly.Tous trois sont d'ailleurs visés par un mandat d'arrêt en vue du procès aux assises qui se tiendra en septembre pour juger ces attentats. Hayat Boumedienne aurait notamment participé à des escroqueries aux véhicules afin de financer les projets de son compagnon, épousé religieusement et non civilement.Selon des sources concordantes, plusieurs enquêtes ont récemment été ouvertes par la justice antiterroriste visant des personnes disparues et parfois présumées mortes en zone irako-syrienne.Le 7 janvier 2015, les frères Chérif et Saïd Kouachi avaient tué 12 personnes dans l'attaque du journal satirique Charlie Hebdo avant de prendre la fuite.Le lendemain, Amédy Coulibaly avait tué une policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine). Le 9 janvier, il avait ensuite tué quatre hommes, tous juifs, lors de la prise d'otages du magasin Hyper Cacher, dans l'Est parisien.Il était mort sur place dans un assaut policier; les frères Kouachi avaient été abattus peu avant dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) où ils s'étaient retranchés.Cette issue avait mis un terme aux premiers attentats d'une vague jihadiste en France qui a fait au total 258 morts.
Les employés de ménage subissent des risques des accrus pour leur santé : tel est le constat dressé par une étude norvégienne pointant la nocivité de certains solvants et agents chimiques présents dans certains produits, au point d'être plus dangereux pour le système respiratoire que le tabac.
Faire le ménage régulièrement est-il dangereux pour la santé? À en croire le Americain Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, la réponse est oui. La revue médicale américaine a publié en mai dernier une étude norvégienne qui tire la sonnette d'alarme concernant la dangerosité de certaines tâches ménagères.Les résultats des tests, effectués sur 6.235 sujets suivis pendant plus de 20 ans, suggèrent que l'exposition aux agents chimiques liés aux activités ménagères constituent un risque à long terme pour la santé. Dans ses conclusions, l'étude constate que les femmes faisant le ménage à leur domicile ou dans un cadre professionnel subissent un "déclin accéléré" de leurs fonctions pulmonaires.Inégalités homme/femmeCette exposition à certains produits ménagers (notamment les sprays et aérosols) reviendrait, dans le cas précis des femmes travaillant comme employés de ménage, à fumer un paquet de cigarettes par jour sur une durée de 10 à 20 ans. La "European Community Respiratory Survey" établit également une injustice selon le sexe : aucun effet notoire n'a été constaté chez les sujets masculins.
La justice est rétablie, estiment les évêques français, selon qui les catholiques ont été "moins bien traités" que le reste de la population.
L'interdiction "générale et absolue" des réunions de culte est illégale, a tranché lundi 18 mai le Conseil d'État, qui donne au gouvernement 8 jours pour la lever. Une décision qui satisfait les catholiques, mais qui laisse partagés juifs, musulmans et protestants. Saisie en référé par plusieurs associations et requérants individuels, la plus haute juridiction administrative a estimé dans une ordonnance que l'interdiction "générale et absolue" de réunion dans les lieux de culte prise par décret la semaine dernière portait "une atteinte grave et manifestement illégale" à la liberté de culte. Mise en place dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, le Conseil d' État parle du "caractère disproportionné" de cette interdiction et ordonne au gouvernement de la lever dans "un délai de huit jours".Le décret pris par le Premier ministre Édouard Philippe le 11 mai, dans le cadre du déconfinement en pleine pandémie de coronavirus, interdit tout rassemblement ou réunion au sein des établissements de culte, à l'exception des cérémonies funéraires, qui sont limitées à vingt personnes.Dans son ordonnance rendue lundi, le juge des référés observe que "des mesures d'encadrement moins strictes" peuvent être prises, à l'image de "la tolérance des rassemblements de moins de 10 personnes dans d'autres lieux ouverts au public", admise dans ce même décret. Outre l'"atteinte grave" à la liberté de culte, il juge que cette interdiction "présente un caractère disproportionné au regard de l'objectif de préservation de la santé publique"."Très satisfait de l'issue du référé-liberté", s'est réjoui le président du Parti chrétien-démocrate, Jean-Frédéric Poisson, qui faisait partie des requérants, demandant au gouvernement de ne pas "jouer la montre pour son exécution".La Conférence des évêques de France (CEF), qui ne faisait pas partie des requérants, mais qui fait pression depuis plusieurs semaines pour rouvrir les lieux de culte avant la date initial fixée, le 2 juin, a "pris acte" de cette décision. "La justice est rétablie. Nous étions quand même un peu moins bien traités que le reste des citoyens", a précisé à l'AFP Vincent Neymon, porte-parole adjoint de la CEF. La CEF "attend donc maintenant la révision du décret que le Premier ministre. Il a huit jours pour le faire, "juste avant la Pentecôte", s'est-il félicité. L'épiscopat a fait ces dernières semaines au Premier ministre plusieurs propositions de déconfinement comportant des protocoles sanitaires strictes dans les églises, plaidant pour une reprise des offices religieux - en petit comité - notamment à la Pentecôte, le 31 mai.De son côté le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) s'est montré plus prudent. "Il suffit que le Premier ministre mette une contrainte de 10 ou 15 personnes (maximum) et ça n'ouvrira pas la voie à la reprise des cérémonies religieuses d'ampleur", a affirmé Mohammed Moussaoui. "Ce seront des petites réunions mais pas des cérémonies religieuses". Les mosquées sont fermées depuis le début du confinement et les prières collectives nocturnes du ramadan, qui s'achève cette semaine, ne peuvent avoir lieu. "Ca ne change pas. On ne va pas se ruer pour rouvrir les synagogues, ce serait dangereux", affirme de son côté le grand rabbin de France Haïm Korsia. "L'impératif reste le même, celui de protéger la vie. On analysera seulement quand on aura des certitudes sanitaires. Et pour cela il faut attendre encore un peu pour juger des effets du déconfinement"."Nous souhaitons que la décision reste dans les mains du politique car il y a des enjeux sanitaires majeurs", a pour sa part affirmé François Clavairoly, pour la Fédération protestante de France. Quant au CNEF (évangéliques) "quelle que soit la date", il appelle "ses membres à respecter les consignes et recommandations appropriées".
Le PDG de Renault est incarcéré, depuis le début de la semaine, dans une prison au nord de Tokyo pour une durée minimum de dix jours, avant d'être inculpé.
Carlos Ghosn avait été arrêté lundi 19 novembre pour avoir dissimulé ses revenus de président du conseil d'administration de Nissan à hauteur de 5 milliards de yens entre juin 2011 et juin 2015. Il lui serait désormais également reproché de les avoir minoré de 3 milliards de yens dans les trois exercices comptables suivants. Depuis ce début de semaine, l'ex-patron de Nissan subit un traitement judiciaire particulièrement strict, loin des standards français en la matière. Selon France Info, le PDG de Renault dormirait à la prison de Kosuge, au nord de Tokyo, dans une cellule "grande comme deux tatamis", soit l'équivalent de 6.5 mètres carrés. Une pression psychologique Un ancien détenu de cette même prison a rapporté à France info des détails de cet "isolement total". Il explique : "Vous êtes tout seul, sans possibilité de mettre le dos contre le mur. Assis en tailleur de 9h à 17h. C'est particulièrement difficile. Leur système consiste à priver les détenus de tous leurs sens. Nous sommes à l'isolement total : sans communication, sans lecture, sans entendre quoi que ce soit, sans toucher ni quoi que ce soit, ni personne. Dans un silence de mort."D'autre part, selon Le Figaro, Carlos Ghosn serait autorisé à voir son épouse, mais seulement 15 minutes par jour, en présence d'un garde et avec l'obligation de lui parler en japonais. Une langue qu'il maîtrise mal, tout comme sa femme. Comme tout autre suspect, le PDG de Renault a le droit de rencontrer ses avocats, même si ces derniers ne peuvent pas assister aux auditions, selon la juridiction japonaise.Toujours selon la loi japonaise, le procureur peut lancer une nouvelle procédure à l'encontre d'un suspect déjà en garde en vue si de nouveaux chefs d'accusation apparaissent. Carlos Ghosn est également suspecté de ne pas avoir déclaré un bénéfice de 4 milliards de yens (31,2 millions d'euros) dégagé par le biais de droit à la plus-value sur des actions, une méthode utilisée par les entreprises pour accorder un bonus à un dirigeant sur des bénéfices importants, a expliqué le quotidien économique Nikkei. "L'un des types de crime les plus sérieux" Le procureur général adjoint Shin Kukimoto a déclaré que l'affaire Ghosn était "l'un des types de crime les plus sérieux" compris dans le spectre de la loi financière de 2006, et que le magnat risquait jusqu'à 10 ans de prison. Jusque là très respecté au Japon pour avoir redressé Nissan, celui dont la chute brutale a agité le monde des affaires a été révoqué jeudi par le constructeur japonais de ses fonctions de président du conseil d'administration.
C'est la première fois depuis le 16 mars que des "gilets jaunes" parviennent à retourner manifester sur les Champs-Élysées qui avaient connu une flambée de violences lors du 18e samedi de mobilisation de ce mouvement social.
Des tensions après le défilé du 14-Juillet et de nombreuses interpellations ont terni les festivités dimanche sur les Champs-Élysées, qui avait placé l'Europe de la défense à l'honneur de la parade militaire. Selon un bilan dressé dimanche soir par la préfecture de police de Paris, un total de 180 personnes ont été interpellées dans la capitale où les "gilets jaunes" avaient appelé à manifester. Trente-huit placements en garde à vue ont eu lieu, dont 13 se poursuivaient à 19h, a précisé le parquet de Paris. Pour les 25 autres, il a notamment été décidé de classer sans suite 16 procédures et de procéder à 8 rappels à la loi. Des dizaines de manifestants, qui ne portent par de chasuble fluo, ont occupé dimanche après-midi le haut de l'avenue des Champs-Élysées ouverte au public après le défilé, et ont mis à terre de nombreuses barrières métalliques au milieu de la chaussée. Des poubelles ont été incendiées. Les forces de l'ordre ont effectué à plusieurs reprises des tirs de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, parfois mêlés aux touristes ou aux badauds, et pour certains les visages dissimulés sous un foulard, un masque ou une capuche. Le calme est revenu progressivement à partir de 17h00 sur l'avenue où les forces de l'ordre demeuraient en nombre.
Face à des signes inquiétants de résurgence du coronavirus, qui selon l'OMS est de plus en plus propagé par les jeunes, la France va imposer le port du masque en entreprise et la Corée du Sud renforce les mesures de fermeture dans la région de Séoul.
A Paris, le ministère du Travail a annoncé mardi que le port du masque serait "systématisé" d'ici à fin août dans "tous les espaces clos et partagés" des entreprises en France. "Il est nécessaire de systématiser (...) le port du masque dans tous les espaces de travail qui sont clos et partagés", comme les "salles de réunions, couloirs, vestiaires, open space", a souligné la ministre Elisabeth Borne. Après une accalmie au début de l'été, le nombre d'admissions à l'hôpital à cause du Covid-19 est reparti à la hausse en France. Les hôpitaux ont admis 234 nouveaux patients au cours des dernières 24 heures lundi-après-midi, contre 173 vendredi. 30.429 personnes sont mortes dans le pays depuis le début de la pandémie.- Bars à karaokéLa Corée du Sud, qui avait jusqu'ici réussi à juguler l'épidémie grâce à une stratégie poussée de tests et de traçage des contacts des personnes infectées, a aussi pris de nouvelles mesures. Le Premier ministre Chung Sye-kyun a déclaré que douze catégories d'entreprises considérées comme étant à risque élevé, notamment les boîtes de nuit, les bars à karaoké et les restaurants proposant des buffets devront fermer à compter de mercredi à Séoul, Incheon et dans la province voisine de Gyeonggi.Les établissements publics, comme les musées, de cette vaste zone qui représente la moitié de la population, devront fermer leurs portes. Les rassemblements de plus de 50 personnes dans un espace clos sont interdits comme ceux de plus de cent personnes à l'extérieur.Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), dans la région Asie-Pacifique la maladie est actuellement propagée par des jeunes qui parfois ne savent pas qu'ils sont contaminés."L'épidémie est en train de changer. Les personnes d'une vingtaine, trentaine et quarantaine d'années sont de plus en plus à l'origine de la menace", a dit le directeur de la région du Pacifique occidental de l'OMS, Takeshi Kasai. "Beaucoup ne savant pas qu'ils sont infectés, n'ayant que de légers symptômes, voire aucun".Ce rôle des jeunes, et notamment de ceux qui voyagent à la faveur des vacances, a également été mis en lumière en Italie.Les médias italiens se font l'écho de nombreux témoignages de jeunes contaminés lors de leurs vacances."J'ai le Covid-19, je l'ai attrapé sur la Costa Smeralda" en Sardaigne, témoigne ainsi, dans le quotidien La Stampa, Luca, un Romain d'une vingtaine d'années. Sur l'île méditerranéenne, la Côte d'Emeraude concentre nombre d'hôtels et villas très prisés de la jeunesse dorée.Selon l'enquête des services de santé, le virus a été importé en Sardaigne par une groupe de touristes romains arrivés des Baléares (Espagne) et de Mykonos (Grèce). La plupart étant asymptomatiques, ils ont pu contaminer leur entourage à leur insu.Une fête en particulier est mise en cause: plus de 500 jeunes concentrés dans une discothèque de Porto Rotondo lors d'une soirée animée le 9 août par des DJ de Rome.La région Sardaigne va lancer un plan de traçage pour retrouver les personnes ayant participé à la soirée du 9. Un travail rendu difficile par le fait que cette zone du nord-est de l'île dispose d'un aéroport international et figure parmi les régions européennes accueillant le plus grand nombre de vols privés.- Vaccin "prometteur"Selon un bilan établi mardi par l'AFP à partir de sources officielles, la pandémie a fait au moins 774.832 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre.Plus de 21.936.820 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires depuis le début de l'épidémie, dont au moins 13.623.700 sont aujourd'hui considérés comme guéris. Face à ce terrible bilan, les espoirs de tous les pays résident de plus en plus dans la découverte d'un vaccin. Ainsi l'Australie a indiqué qu'elle allait obtenir un vaccin "prometteur", a annoncé son Premier ministre, assurant que le pays le fabriquerait et le distribuerait gratuitement.Scott Morrison a annoncé que son pays avait passé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca concernant le vaccin qu'il est en train de développer avec l'université d'Oxford (Royaume-Uni)."Si ce vaccin s'avère efficace, nous fabriquerons et fournirons des vaccins immédiatement sans l'aide de personne et les rendrons gratuit pour les 25 millions d'Australiens", a-t-il dit.En Grèce, le ministre de la Santé a déclaré qu'il espérait recevoir un premier lot de vaccins d'ici décembre, en vertu d'un accord entre l'UE et AstraZeneca. "Si tout se passe bien, la Grèce recevra sa part prévue en sept cargaisons (...) Nous commencerons en décembre avec 700.000 doses", a déclaré le ministre de la Santé Vassilis Kikilias. Les livraisons s'étaleront de décembre à juin, a-t-il ajouté.Pour la distribution à venir du futur vaccin, l'OMS a une nouvelle fois plaidé en faveur de son dispositif d'accès au vaccin."Nous devons prévenir le nationalisme vaccinal", a déclaré le directeur général de l'Organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, plaidant pour une mise en commun des outils permettant à la planète de combattre le Covid-19.Il a indiqué avoir envoyé mardi "une lettre à tous les Etats membres pour les encourager" à adhérer au futur dispositif d'accès mondial au vaccin contre le Covid-19, connu sous le nom de COVAX.Bruce Aylward, conseiller du chef de l'OMS, a indiqué que les termes de ce dispositif étaient en train d'être finalisés, mais a souligné que plus de 170 pays - représentant près de 70% de la population mondiale - avaient indiqué vouloir rejoindre le mécanisme ou fait part de leur intérêt.
Un jeune homme de 18 ans a été tué par balle dans la nuit de vendredi à samedi à Saint-Herblain, dans la périphérie de Nantes.
Peu avant 1h00 du matin, le jeune homme est sorti d'un hall d'immeuble où il se trouvait avec une autre personne, pour aller au devant d'un véhicule qui se rapprochait. Il y a eu une détonation, selon les premiers éléments de l'enquête. La victime, touchée au thorax, a pu regagner le hall. Le drame aurait eu lieu non loin de la mairie de Saint-Herblain, rue Théophile-Guillou d'après Ouest-France. Le jeune homme de 18 ans, un habitant de la commune, aurait été touché au niveau du thorax. Arrivés rapidement, les secours ont constaté à 1h15 le décès du jeune homme qui avait pu retourner dans le hall d'immeuble. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Nantes. Elle devrait déterminer les circonstances de cette fusillade qui demeurent encore imprécises.
Selon la loi, la SNCF a jusqu'à 2024 pour mettre ses infrastructures aux normes d'accessibilité pour les personnes handicapées.
La justice a donné raison à la SNCF. Kévin Fermine, un étudiant toulousain en fauteuil roulant qui avait attaqué en justice la SNCF pour discrimination, a été condamné jeudi 16 août à rembourser les frais de justice de l'entreprise ferroviaire. L'étudiant de 27 ans, atteint du "syndrome de Little" (dégénérescence des neurones), avait porté plainte, en juin dernier, contre la SNCF pour discrimination à l'encontre des voyageurs en situation de handicap, expliquant que les personnes en fauteuil roulant ne pouvaient pas accéder aux toilettes des trains. Mais le Tribunal de Grande Instance de Toulouse a rejeté la demande du jeune homme et l'a condamné à rembourser les frais de justice de la SNCF. Selon la loi de 2015, l'entreprise ferroviaire, qui a jusqu'à 2024 pour mettre ses infrastructures aux normes pour l'accueil des personnes handicapées, ne peut pas être condamnée. "À travers moi, ce sont 10 millions de personnes handicapées qu'on malmène""C'est moi la victime et moi qu'on condamne", s'est insurgé Kévin Fermine au micro de Franceinfo. "À travers moi, ce sont 10 millions de personnes handicapées qu'on malmène", a-t-il ajouté au micro de la radio. L'étudiant toulousain a décidé de faire appel de cette décision. Kévin Fermine n'est est pas à son premier contentieux avec la SNCF. En 2016, il avait déposé une première plainte contre la SNCF pour discrimination, qui avait été classée sans suite. Début août, le jeune homme s'en était pris à un magasin Carrefour. L'accès lui avait été refusé, car il était accompagné de son chien.
La gendarmerie du Gers espère retrouver une jeune femme qui a disparu depuis le 2 juillet.
L'inquiétute grandit depuis que Léa, une jeune femme de 29 ans a disparu, le 2 juillet, comme le relate le Journal du Gers. Elle venait de quitter le domicile de sa soeur, à Masseube (Gers). Depuis, elle n'a plus donné de nouvelles et ne répond pas aux appels téléphoniques. Brune, aux yeux verts, Léa mesure 170 cm. Elle porte un piercing à la lèvre inférieure et un tatouage petit bonhomme sur le poignet gauche. Lors de sa disparition, elle avait également un écarteur à l'oreille gauche. Les enquêteurs estiment qu'elle pourrait se trouver à Saint-Gaudens ou Toulouse. Ils invitent toute personne qui disposerait de renseignements sur la jeune femme à prendre contact avec la gendarmerie de Mirande aux numéros suivants : 05.62.59.05.60 ou le 17.
Le gouvernement envisagerait de faire des économies en ne revalorisant pas certaines allocations, selon le journal Les Échos du vendredi 24 août.
La décision devrait être annoncée dans les prochains jours. Pour boucler son budget de l'an prochain, l'exécutif planche actuellement sur une nouvelle coupe dans les dépenses. Selon Les Échos, le gouvernement prévoit ne pas augmenter certaines aides, ou ne les revaloriser que partiellement. Chaque année, les différentes aides versées par l'État sont réévaluées en fonction de l'inflation. Sans revalorisation, elles resteraient au même montant, même s'il n'y aurait pas de baisse réelle pour les bénéficiaires. À l'inverse, Edouard Philippe et ses ministres auraient définitivement écarté l'option d'une suppression pure et simple des allocations familiales pour les foyers plus riches, précise le quotidien économique. Cette possibilité avait été plusieurs fois évoquées durant l'été. Prestations sociales : vers une allocation unique ?par franceinfoLE RSA ÉCARTÉ ?Le choix des allocations concernées n'a pas encore été fait, mais il ne saurait tarder, indiquent Les Échos. Les arbitrages devraient être connus d'ici à la fin du week-end. Jeudi 23 août, l'hebdomadaire L'Express a révélé que la ministre de la Santé Agnès Buzyn s'était opposée à un gel du RSA (revenu de solidarité active) dans une lettre datant du mois de juillet. "Je souhaite que le revenu de solidarité active soit exclu de la liste des prestations sociales dont l'évolution ne suivra pas celle des prix à la consommation", a-t-elle écrit. La ministre explique que l'économie engrangée ne serait que "modeste", de "135 millions d'euros en 2019 et 180 millions en 2020".Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a affirmé vendredi en marge d'un déplacement à Cognac que "le programme du président de la république sera respecté, y compris au niveau de la revalorisation des prestations sociales".
"J'ai l'impression que ma poitrine explose, que je vais suffoquer": à peine rétablie du Covid-19, Fatima Jaffer, n'arrive pas à reprendre son souffle à Vancouver, dans l'Ouest du Canada, envahi par la fumée des gigantesques incendies aux Etats-Unis.
La troisième ville du Canada enregistre depuis le début de la semaine des records mondiaux de mauvaise qualité de l'air, au point de compliquer les tests de dépistage du coronavirus, selon les services de santé publique.La métropole canadienne du Pacifique, nichée entre mer et montagnes à 40 km au nord des Etats-Unis, affichait vendredi la pire qualité de l'air de la planète, devant Portland dans l'Etat américain de l'Oregon, selon le site spécialisé World Air Quality Index.L'épaisse fumée âcre en provenance des feux de forêt de la Californie et de l'Oregon faisait suffoquer les habitants de la ville, plantée dans un décor de carte postale et habituellement baignée par une agréable brise océanique."J'ai peur des dommages à long terme que cette fumée pourrait causer à mes poumons", a raconté à l'AFP Mme Jaffer, doctorante de 58 ans de l'université de Colombie-Britannique."Je venais de surmonter la peur du Covid-19 et j'avais l'impression de pouvoir respirer à nouveau (...) mais maintenant je ne peux littéralement plus", dit-elle.Elle craint désormais l'aggravation de ses problèmes d'asthme.Cela a été une "semaine horrible pour la qualité de l'air", confirme Armel Castellan, météorologue spécialisé dans la préparation des alertes à la population.Face à la situation, les autorités ont appelé les citoyens à fermer leurs fenêtres, éviter tout exercice physique vigoureux et ouvert cinq refuges pour les quelque 2.000 sans-abri de cette métropole de 2,5 millions d'habitants.- Fumée et Covid-19 -Les personnes souffrant d'asthme ou les sans-abri sont les plus exposés au risque d'inhalation de fumée et au nouveau coronavirus, a rappelé la responsable de santé publique de la province, Bonnie Henry.La Colombie-Britannique enregistre en ce moment un nombre record de nouveaux cas de coronavirus, pire qu'au printemps."Pour beaucoup d'entre nous, il y a une confusion entre les symptômes causés par un ciel enfumé et ceux causés par le Covid-19, surtout pour les personnes qui ont une maladie pulmonaire sous-jacente, de l'asthme, une maladie cardiaque et du diabète", a déclaré Mme Henry lors d'une conférence de presse.La situation des sans-abri, dont bon nombre souffrent déjà de maladies chroniques selon une étude, inquiète particulièrement. "Si vous êtes dehors et sans abri, et que vous êtes entouré par cette fumée et la pandémie, vous ne pouvez pas faire grand-chose pour y échapper", dit un responsable d'un refuge, Jeremy Hunka, soulignant la grande vulnérabilité de ces personnes.Barry Appal, un cadre de 64 ans, s'inquiète surtout pour son neveu de 30 ans atteint de fibrose kystique."Il est très sensible à tout ce qui touche à ses poumons", explique-t-il. "Il a déjà une peur bleue du Covid-19, qui pourrait l'anéantir en un clin d'oeil".Armel Castellan anticipe heureusement une amélioration de la qualité de l'air pour la semaine prochaine avec des tempêtes en formation dans l'océan Pacifique.Mais avec les signes du changement climatique, clairement visibles avec l'aggravation des feux de forêt d'année en année, "nous ne sommes pas au bout de nos peines", déplore-t-il.
De l'hôpital à la maison, du désarroi face à la mort des malades à la peur de contaminer sa famille, des choix qui s'imposent le jour aux cauchemars la nuit: l'AFPTV a suivi le quotidien de soignants en guerre contre le nouveau coronavirus.
Les vidéastes de l'AFP à Paris, Beyrouth, Stockholm, São Paulo, Los Angeles, Dakar et Daegu sont allés fin avril à la rencontre de ces médecins, infirmiers, ambulanciers, aide-soignants en première ligne et célébrés partout comme des héros anonymes. Voici les portraits de quatre d'entre eux, pris sur le vif.Argenteuil (banlieue de Paris) - Axel Hirwe, 29 ans, interne en anesthésie-réanimation à l'hôpital d'Argenteuil.8H30 ce jour-là, Axel Hirwe entame 24 heures de garde. Blouse, chaussons, direction le service de réanimation. Rapidement, l'alarme d'un scope (moniteur) sonne: il y a un arrêt cardiaque. Intervention. Le pouls du patient reprend mais son cerveau est gravement endommagé. Il ne passera pas la nuit. Le jeune homme accuse le coup. "Malheureusement ou heureusement, on s'attache aux patients. C'est un patient qu'on a vu en ventilation spontanée, c'est-à-dire qu'il respirait par lui-même, qu'il pouvait communiquer avec nous. Donc on a pu discuter avec lui, connaître son mode de vie. (...) Après un épuisement respiratoire, on a dû le mettre sous ventilation mécanique. C'est très dur après avoir connu le patient de se rendre compte que finalement il va décéder".Il y a 40 malades dans un état grave au sein de cette unité. Axel Hirwe, petites lunettes rondes, passe à un autre cas. Un homme doit être placé sur le ventre, en décubitus ventral, pour améliorer sa respiration. Cinq personnes sont mobilisées. "Ca s'est passé aussi bien qu'on aurait pu l'attendre".Puis ce sont les appels aux familles. "C'est mieux que les jours précédents mais il reste quand même dans une situation grave...", dit-il au téléphone. "On doit les rassurer mais pas trop, parce qu'ils restent quand même dans une situation grave: ils sont en réanimation, ils sont encore intubés. Mais parfois, ils ont besoin d'un peu d'espoir".L'après-midi s'achève sur une note positive: une patiente diabétique va mieux, elle a pu quitter son lit.Rentré chez lui après sa garde à Clichy, à une dizaine de kilomètres de l'hôpital, Axel essaye de se relaxer sans parler médecine avec ses cinq colocataires. Il appelle sa mère. "Ca l'inquiète beaucoup, j'essaye de la rassurer", dit-il. A l'autre bout de la ligne, elle lui fait entendre les applaudissements aux soignants.Beyrouth - Ali Awerké, 34 ans, infirmier aux urgences dédiées au coronavirus de l'hôpital universitaire Rafic Hariri.Deux ambulances s'arrêtent devant les urgences dédiées au coronavirus. Ali Awerké accueille un patient convoyé, tout en parlant à un autre près de la porte d'entrée. "J'arrive, laissez-moi juste installer ce patient et je viendrai vous aider, d'accord ?" Puis dans le couloir: "Mettez-le ici dans la première salle". Toute la journée c'est la course. Au bureau des infirmiers, il rassemble le matériel. "Trois tubes pour les laboratoires et pour l'hémoculture". "Emballe écouvillons et échantillons de sang." "Répond au téléphone: "Ali, les urgences..." Va s'occuper d'un patient: "Étendez votre bras... étendez-le".Ali Awerké s'est porté volontaire pour rejoindre l'équipe coronavirus au début de la crise. "Je n'avais pas de vêtements avec moi, je n'avais rien. J'ai rejoint l'équipe et j'ai appelé ma femme pour lui dire :+'Je vais rester ici et, malheureusement, je ne pourrai pas vous voir pendant un certain temps'". Depuis, il vit isolé dans la maison de ses parents à Beyrouth.Ce soir, c'est différent: après un test PCR il rentre chez lui, pour la première fois depuis deux mois. Il veut "faire une surprise" à sa famille.L'appel à la prière marquant la fin du jeûne du Ramadan retentit quand le jeune homme arrive dans son village natal d'Es Saksakiye. Retrouvailles émues. Bouquet de fleurs en main, il embrasse sa femme, sa cadette se jette dans ses bras. En famille, enfin, ils savourent le dîner de rupture de jeûne."Je suis vraiment heureux, je vais dormir sous le même toit que mes enfants et ma femme. (...) La maison, être assis sur la véranda, m'a manqué. Ça fait longtemps deux mois", dit-il. "Ca fait des siècles". Solna (Suède) - Lars Falk, 43 ans, médecin et chef de l'unité ECMO (Oxygénation par membrane extracorporelle) de l'hôpital universitaire de Karolinska.Le service est toujours plein à l'unité ECMO. C'est là qu'arrivent les patients en détresse respiratoire sévère. L'équipement est invasif, le traitement pénible."Nous espérons que les patients que nous amenons ici survivront grâce au traitement ECMO, (ce) qu'ils ne feraient pas avec un traitement régulier aux soins intensifs", explique le docteur Lars Falk. Avec un traitement conventionnel, ils mourraient en 24 heures.Il y a beaucoup de demandes et peu de places. Le quotidien du docteur Falk est fait de choix difficiles. "Nous devons vraiment sélectionner les patients qu'il faut et pendant cette sélection, bien sûr, nous sélectionnons aussi des personnes qui sont privées (de ce traitement) et ce sont des décisions très difficiles à prendre".Quand il rentre chez lui, le médecin à la barbe de deux jours se ressource un peu. "Certains jours sont plus fatigants que d'autres mais lorsque vous rentrez chez vous, auprès de votre famille, de vos enfants, ils vous soulagent aussi".Difficile néanmoins de vraiment décrocher. "Souvent, on a l'impression de rentrer à la maison et d'avoir accompli quelque chose".Mais le soir, "il est plus facile de s'attarder sur certaines des décisions que vous avez prises pendant la journée - s'il était correct ou non de mettre ce patient sous oxygénation par membrane extracorporelle". En risquant de laisser mourir les autres.Sao Paulo - Jaques Sztajnbok, 55 ans, chef de l'unité des soins intensifs de l'Institut d'infectiologie Emilio Ribas de Sao Paulo.Un décès par jour: c'est la moyenne à l'Institut d'infectiologie Emilio Ribas, dont l'unité de soins intensifs est occupée à 100% depuis mi-avril par des cas graves de malades atteints du nouveau coronavirus.Chaque jour depuis le début de la crise, le docteur Jaques Sztajnbok est là. "Il faut qu'on discute tous les jours de chaque cas, à chaque visite, et faire des tests pour voir si ce qui fonctionne pour un patient marche aussi pour un autre, on voit ça au jour le jour car on n'a pas de protocole établi puisqu'on ne connaissait pas cette maladie".En tant que responsable, il doit "montrer l'exemple". Mais le médecin aux lourdes cernes est inquiet tout le temps. Pour ses malades. Pour ses collègues dont plusieurs ont été diagnostiqués positifs - "une préoccupation qu'on n'a jamais eue lors des précédentes épidémies".Pour sa famille. "Nous avons toujours cette angoisse, cette inquiétude sur ce (...) que nous pourrions ramener à la maison, il y a cette inquiétude qui n'existait pas avant, il y a une inquiétude pour les enfants". Quand il rentre chez lui dans un quartier cossu de São Paulo avec sa femme Fabiane, infectiologue dans le même hôpital, c'est chaque fois la même chose: les affaires dans l'entrée, la douche, les vêtements à laver.Mais le Covid-19 est bien là. "Au dîner, ils racontent toujours ce qui s'est passé pendant leur garde", dit leur fils Daniel, 10 ans."On a une charge d'inquiétude et de stress qui s'accumule tout au long de la journée et quand on arrive à la maison on a besoin d'en parler", reconnaît le docteur.Sa femme évoque ses réveils quotidiens hantés par l'épidémie. En pleine nuit, "angoissée et inquiète". Au matin, quand elle se dit: "heureusement (...) que je vais bien et que j'ai le courage d'affronter cette maladie".Aujourd'hui, c'est particulier, Jaques Sztajnbok fête ses 55 ans. Panier surprise, bougies et carte des enfants. "Courageux, je crois que c'est un adjectif qu'ils n'écrivaient pas sur les cartes d'anniversaire précédentes", commente-t-il.
La famille et les amis de Guy Bedos, disparu le 28 mai dernier, se sont donnés rendez-vous ce jeudi 4 juin à l'église de Saint-Germain-des-Prés (Paris) pour assister à la cérémonie en hommage à l'humoriste.
Un ultime adieu. Ce jeudi 4 juin, les proches de Guy Bedos, décédé le 28 mai dernier, se sont retrouvés à l'église de Saint-Germain-des-Prés pour rendre un dernier hommage à l'humoriste. Nicolas Bedos, le fils de l'artiste lui aussi devenu acteur et connu, comme son père, pour son impertinence, a accueilli la famille et les amis. Jean-Paul Belmondo, Jean Dujardin ou encore Catherine Frot : toutes les générations d'artistes sont présentes pour dire au revoir à Guy Bedos.
Édouard Philippe a dévoilé la deuxième phase du plan de déconfinement, ce jeudi 28 mai. La réouverture des écoles, collèges et lycées va nettement s'accélérer à partir du 2 juin.
Un peu plus de deux semaines après le retour des premiers écoliers en classe, mardi 12 mai, le Premier ministre a annoncé, ce jeudi 28 mai, que la réouverture des établissements scolaires allait s'accélérer au moment de lancer la deuxième phase du plan de déconfinement. Pour l'heure, seulement 20 % des élèves d'école primaire et 30 % environ des collégiens sont revenus faire cours dans leurs établissements respectifs, selon les derniers chiffres du ministère. Mais le reflux de l'épidémie de coronavirus permet de passer à la vitesse supérieure, à partir du 2 juin. "Toutes les écoles seront rouvertes" le 2 juin a affirmé Jean-Michel Blanquer, qui s'est félicité que "80% des écoles ont pu rouvrir" depuis le 12 mai. L'ensemble des collèges vont également rouvrir, dans les zones vertes comme dans les zones orange.Oral du bac de français en contrôle continuLa première phase du déconfinement, au début du mois, ne concernait pas les lycéens. "L'ensemble des lycées rouvriront, avec un protocole sanitaire qui est le même que pour les collèges". Les établissements rouvriront dans les département classés en vert et en orange, mais avec des modalités différentes. Autre question épineuse : l'organisation de l'oral du bac de français. Le gouvernement a finalement opté pour une annulation de l'épreuve, remplacée par un contrôle continu. "Nous allons prendre en compte les notes des deux premiers trimestres et donc l'épreuve orale de français sera validée par du contrôle continu", a détaille Jean-Michel Blanquer.
Si ce n'est l'absence de visiteurs, la vie des manchots royaux d'Ocean Park, un parc d'attraction de Hong Kong, est restée la même depuis le début de la pandémie de coronavirus. Les soigneurs, en revanche, multiplient les efforts pour assurer la bonne santé du groupe.
En cette matinée, des tas de neige fraîche ont été amassés dans l'espace où la centaine d'oiseaux se réunit pour la séance de nourrissage.Habituellement, ce moment fort attire les foules. Mais le parc est totalement fermé depuis fin janvier aux visiteurs à cause du Covid-19."Quand le parc est ouvert, les manchots ont beaucoup plus d'interractions avec les humains au travers des fenêtres. En l'absence de visiteurs, c'est à nous de les occuper", explique à l'AFP Frank Chau, un des responsables du parc.Depuis le début de l'épidémie, le personnel responsable des manchots s'est divisé en deux équipes travaillant chacune trois jours d'affilée.Les deux équipes ne se côtoient jamais, afin d'éviter tout risque de contamination de l'ensemble de ces travailleurs spécialisés si l'un d'eux venait à être testé positif."Les effectifs de chaque équipe sont moins importants. Nous n'avons plus que trois à quatre personnes chaque jour pour prendre soin de tous les manchots et nous assurer que chaque manchot est heureux et en bonne santé, que ce soit physiquement ou mentalement", explique M. Chau.La journée de M. Chau commence par le nettoyage et la désinfection de l'enclos, avant que les machines à neige n'entrent en marche pour recréer un semblant de conditions antarctiques, dans le climat chaud et humide de Hong Kong.Puis vient l'heure du nourrissage et des examens de santé, comme la pesée. Afin d'occuper les manchots, les soigneurs ont construit des jouets, comme des planches flottantes ou une boîte perforée remplie de poisson et de krill pour les encourager à aller chercher de la nourriture sous l'eau.
VIDÉO. La SNCF va demander une indemnisation au gestionnaire d'électricité RTE après les fortes perturbations en gare Montparnasse provoquées par l'incendie vendredi d'un transformateur à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).
"Nous sommes victimes, les usagers et nous, de l'incendie d'un transformateur qui n'a rien à voir avec la SNCF, qui appartient à RTE", a expliqué ce samedi 28 juillet sur BFMTV le PDG de la compagnie ferroviaire, Guillaume Pepy, se disant néanmoins "solidaire" de l'entreprise qui gère le réseau public de transport d'électricité haute tension."Quelques millions d'euros" perdus pour la SNCF"La SNCF n'est pas en panne, je n'accepterai aucune mise en cause de la SNCF, nos installations fonctionnent", a poursuivi Guillaume Pepy, expliquant attendre des réponses "en fin de matinée" de la part de RTE sur les raisons de l'incendie et les délais nécessaires à la remise en place du courant à pleine puissance. "Nous allons nous tourner vers notre fournisseur RTE pour lui demander de nous indemniser", a-t-il ajouté, précisant que ces perturbations devraient coûter "quelques millions d'euros" à la SNCF. Le PDG a également insisté sur la "frustration" des cheminots qui préparent ce chassé-croisé des vacances d'été "depuis des semaines".Il a par ailleurs confirmé que les billets de ceux dont les trains sont partis avec plus de trois heures de retard seraient remboursés à 100%. La SNCF s'engage à faire circuler "au moins" 70% de ses 180 TGV prévus ce samedi au départ de Montparnasse et d'Austerlitz, a indiqué le directeur général adjoint de la compagnie Mathias Vicherat. Les trains à destination du Sud-Ouest partiront de Paris Austerlitz, tandis que ceux pour la Bretagne et les Pays-de-la-Loire au départ de Paris Montparnasse.Les voyageurs qui le peuvent sont invités à reporter dans la mesure du possible leur voyage. "Nous disons aux voyageurs attention, car il va y avoir quelques retards. Car, organiser un service en pointe, ce n'est pas si simple", a expliqué sur RTL Claude Solard, directeur général délégué SNCF Réseau. "C'est pour ça que nous nous sommes engagés à rembourser la totalité du billet en cas de retard de plus de trois heures"."Nos voyageurs ont été informés. Tout a été mis en place pour assurer et orienter nos clients", a expliqué à l'AFP une porte-parole de la SNCF.
Un nouveau show qui devrait ressembler à un véritable best of. "Je vais vous offrir le spectacle de ma vie, tous les meilleurs moments de ma carrière, mes bides, mais aussi le stade de France, la classe ...", décrit-il.
Une tournée intitulée "1988-2018 : Il était une fois Jean-Marie Bigard, le spectacle de ma vie" où chaque soir devrait être différent car l'artiste sera "humoriste à la demande"."Cette fois-ci, ce sont les spectateurs qui voteront et choisiront les sketchs joués le soir-même", peut-on lire sur le site internet de l'artiste. Pour le plus grand plaisir de ses fans, il annonce qu'il jouera ses plus grands succès : "La valise RTL", "La chauve-souris", "Les expressions, "Les Grands Moments de Solitude", "Les Proverbes Chinois", "Le Français et le mec bourré", le programme est alléchant pour ceux qui suivent la star du rire depuis plus de 30 ans.Un show qu'il envisage comme un cadeau. "Vous avez été 4 000 000 de copains à venir me voir en spectacle et 8 000 000 à avoir acheté mes DVD. À moi de vous offrir un cadeau ! Je pars vous rencontrer où que vous soyez ! Avec mes meilleurs sketchs ! Enfin, non, vos meilleurs sketchs ! C'est ma tournée, profitez-en !", lance Jean-Marie Bigard avec enthousiasme dans le communiqué.Une centaine de dates serait déjà prévue. Après une période de rodage, c'est à Paris qu'il compte une dernière fois marquer les esprits. Un passage est prévu "dans une salle mythique". Mais le mystère reste entier concernant le lieu parisien qui devrait accueillir l'humoriste. En 2004, il avait réussi à enflammer le Stade de France.En 2017, il avait déclaré que son dernier show s'intitulerait "Du big bang à l'herpès génital", rappelle BFMTV. Une promesse qui n'avait donc pas été tenue. Et si cette annonce de retraite n'était qu'une nouvelle blague de l'un des humoristes préférés des Français ? Réponse dans les prochaines années.
Cinq véhicules de secours et une vingtaine d'hommes du GRIMP (Groupe d'intervention en milieu périlleux) et de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris (BSSP) ont été mobilisés pour le sauvetage.
La bande d'adolescents voulaient s'offrir une expédition interdite dans les Catacombes de Paris, dans le 14e arrondissement de la capitale. La virée a failli tourner au drame. Ce samedi matin, à peine quelques minutes après avoir forcé et soulevé une trappe d'accès interdite mais débouchant avenue Denfert-Rochereau, à quelques dizaines de mètres de l'entrée officielle des Catacombes de Paris, la bande d'adolescents a alerté les secours. Peu avant 9 h 30, l'une des adolescentes présente a fait une chute. La trappe d'égout débouchait sur une échelle métallique, s'enfonçant à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, précise Le Parisien. L'adolescente aurait glissé de l'échelle, son corps aurait percuté la paroi du souterrain avant de dégringoler le long de l'étroite galerie, d'après les premiers éléments. "Elle a été très chahutée mais n'est pas gravement blessée", a expliqué l'un des Sapeurs pompiers de Paris présent lors du sauvetage.Les secours ont d'abord tenté de hisser l'adolescente à l'aide d'un baudrier. Mais l'opération, trop complexe, voire risquée pour la jeune fille, a été abandonnée au profit d'un sauvetage à l'aide d'une treuil mécanisé. « Les Catacombes sont un lieu interdit, ce genre d'intrusion mobilise des moyens qui seraient utiles ailleurs », a expliqué la BBSP.Ce n'est pas la première fois qu'une telle intervention est nécessaire. Ce type d'accidents mobilise les secours deux à trois fois par an, précise Le Parisien, qui rappelle que le 10 février dernier, une femme s'est brisé les jambes après une chute de 5 mètres. Elle voulait faire des photos, un barreau d'échelle manqué et le safari a tourné court. Cette fois-ci, le sauvetage a duré 3 heures, et mobilisé les pompiers et leur équipe du Grimp pour sortir la photographe du puits interdit.
Selon une étude d'impact contenue dans le projet de loi sur la réforme des retraites, l'introduction d'un "âge d'équilibre" ne modifierait l'âge de départ que d'un assuré sur deux. "Environ un tiers des assurés pourront partir plus tôt", précise encore le document.
C'est l'une des pommes de discorde de la réforme des retraites : le controversé "âge d'équilibre" voulu le gouvernement a fait l'objet d'une étude, qui détaille les effets attendus de cette mesure. L'exécutif souhaitait créer ce nouvel "âge du taux plein" dès 2022, puis le relever progressivement à 64 ans en 2027. Cette disposition a pourtant été retirée à la demande des syndicats, une "conférence des financeurs" devant proposer d'autres scénarios d'ici fin avril. Pourtant, l'étude d'impact annexée au projet de loi dresse déjà dans les grandes lignes les effets potentiels de la mesure. Le plus souvent, elle serait neutre: "La moitié environ des assurés ne modifieraient pas leur âge de départ", soit parce qu'ils "auraient atteint le taux plein, en l'absence de réforme, à un âge proche de l'âge pivot", soit parce qu'ils partiront, comme aujourd'hui, à 62 ans sans décote pour invalidité ou inaptitude. Certains y gagneraient: "Environ un tiers des assurés pourront partir plus tôt", de l'ordre "d'un an et demi en moyenne" pour la génération née en 1981. Un "décalage" qui "serait moindre pour les générations plus récentes", car "l'âge d'équilibre" augmenterait "au fur et à mesure des gains d'espérance de vie", se rapprochant de l'actuel âge d'annulation de la décote à 67 ans.D'autres, enfin, y perdraient: "Environ un cinquième des assurés partiront plus tard", d'à peu près "trois ans en moyenne pour les générations nées dans les années 1990", avec toutefois "un gain très significatif de pension, en moyenne supérieur à 20%". Dans l'ensemble, avec l'âge pivot, "l'âge moyen de départ serait plus élevé" d'un mois pour la génération 1990 (64 ans et 7 mois) et de 8 mois pour la génération 2000 (65 ans et 2 mois).
Selon un sondage Ifop publié ce dimanche 9 septembre dans le Journal du dimanche (JDD), Nicolas Sarkozy et Alain Juppé restent les deux personnalités incarnant le mieux la droite pour les Français. L'actuel président des Républicains (LR), Laurent Waquiez, arrive loin derrière en 7e position.
L'ancien chef de l'État et le maire de Bordeaux - tous deux officiellement en retrait de la scène politique nationale - incarnent "bien" la droite pour 58% des personnes interrogées. Suivent le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand (52%), la présidente de l'Île-de-France, Valérie Pécresse (46%), l'actuel Premier ministre, Édouard Philippe (46%), la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN), Marine Le Pen (42%) et donc Laurent Wauquiez (41%)."Difficulté de la droite à se renouveler "Pour les seuls sympathisants de droite, Nicolas Sarkozy arrive très nettement en tête (83% de "bien"), toujours devant Alain Juppé (68%) et Xavier Bertrand (67%). Laurent Wauquiez gagne deux places avec 57% de "bien"."Ce sondage est révélateur de la difficulté de la droite, après le big bang de la présidentielle, à se renouveler et à acter le retrait de la scène nationale, plus ou moins prononcé, d'Alain Juppé et Nicolas Sarkozy", explique à l'hebdomdaire le directeur général adjoint de l'Ifop, Frédéric Dabi. Pour le JDD, le sondage conforte également Xavier Bertrand "dans son positionnement spécifique par rapport à Laurent Wauquiez". Sondage réalisé les 6 et 7 septembre en ligne auprès d'un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).
Le député France insoumise Alexis Corbière a demandé mercredi un "état d'urgence culturel" et une aide d'une "somme comparable" aux sept milliards d'euros promis à Air France pour "sauver la culture", fortement touchée par la crise sanitaire.
Alexis Corbière a réclamé "un état d'urgence culturel", se disant "choqué qu'hier" mardi le ministre de la Culture Franck Riester "ait dit attendre le président de la République pour s'exprimer".Emmanuel Macron tient mercredi matin une visioconférence avec des artistes de différents domaines avant d'annoncer les premières orientations d'un "plan pour la culture" que "le gouvernement sera amené à mettre en oeuvre rapidement", selon l'Elysée."Seulement 22 millions ont pour l'instant été débloqués pour le secteur de la culture au sens large, or 1,5 million de personnes y travaillent, pas seulement les artistes mais aussi les techniciens, les costumiers...", a souligné Alexis Corbière sur RFI. Le secteur compte "sept fois plus que l'automobile dans le PIB, donc il faut un plan d'urgence pour l'aider", a ajouté ce proche de Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, "la culture n'est pas un à-côté de la démocratie mais son coeur". "On a donné sept milliards d'euros pour sauver Air France, on peut peut-être donner des sommes comparables pour sauver la culture", a-t-il argué.Le député de Seine-Saint-Denis a notamment, comme le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand mardi, relayé la demande d'une "année blanche" pour les intermittents du spectacle. Mardi, le ministre de la Culture Franck Riester a annoncé travailler sur un dispositif de protection des intermittents pour l'été mais sans se prononcer sur l'"année blanche"."On estime à 26 millions d'euros au moins" le montant nécessaire "pour éviter au secteur de la libraire de mourir", a aussi plaidé Alexis Corbière.
Un impressionnant orage s'est abattu au nord-est du pays dimanche 23 août en fin de journée, inondant brusquement plusieurs rues de Vérone.
Des véhicules ensevelis sous une montagne de grêle. Les images qui nous parviennent d'Italie et plus particulièrement de la région de Vénétie, au nord-est du pays, sont impressionnantes. Un violent orage s'est abattu dimanche 23 août en fin de journée dans la région, plus particulièrement à Vérone, dont certaines rues ont été brusquement inondées par un flot de pluie et de grêle, selon les pompiers italiens. Des centaines d'arbres se sont écroulés dans cette zone qui accuse des dégâts matériels importants mais aucune victime, selon la police. Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux témoignent de l'intensité des précipitations. Sur l'une d'entre elles, on aperçoit un homme tentant d'avancer dans une rue de Vérone, malgré l'eau et les grêlons lui remontant jusqu'à la poitrine. Au total, plus de 200 interventions ont été menée par les pompiers, y compris dans de nombreuses communes avoisinantes, dont Sant'Ambrogio di Valpolicella, productrice du célèbre vin. L'orage s'est ensuite déplacé vers l'est en direction de Venise, et a nouveau éclaté au-dessus des villes de Vicence et de Padoue.
Nicole Belloubet a présenté les grandes lignes de la prochaine réforme des institutions, qui comprend notamment l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives, ainsi que la limitation du nombre de mandats consécutifs pour une grande partie des élus.
Elle était annoncée, elle est désormais formalisée. La réduction de 25% du nombre de parlementaires a été officiellement inscrite dans le projet de loi sur la réforme des institutions, qui ne sera pas examiné au Parlement sans "accord global préalable" des assemblées.De 577 à 433 députésL'annonce a été faite par la ministre de la justice Nicole Belloubet, ce mercredi 28 août. Le projet de loi présenté en Conseil des ministres comporte dans son volet organique une "diminution des effectifs qui aboutit à une réduction de 25%, en fixant à 433 le nombre de députés et à 261 le nombre de sénateurs", a mis en avant la garde des Sceaux, qui a présenté les textes en Conseil des ministres.Actuellement, ils sont 577 députés et 348 sénateurs à siéger à l'Assemblée nationale et au Sénat. L'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives, à hauteur de 20%, a également été confirmée, tout comme la limitation à trois mandats identiques et consécutifs pour les parlementaires, les présidents d'exécutifs locaux et les maires des communes à partir de 9.000 habitants.La garde des Sceaux a précisé que cette réforme des institutions ne serait pas examinée au Parlement avant d'avoir obtenu "un accord global préalable" de l'Assemblée, et surtout du Sénat, avec qui les discussions achoppent notamment sur la réduction du nombre de parlementaires. "Je ne suis pas en train de dire que les débats parlementaires ne devraient pas faire bouger les lignes. Des évolutions peuvent avoir lieu", a déclaré Nicole Belloubet."Mais globalement je pense qu'il serait judicieux d'avoir un accord global avec les Assemblées, notamment avec le Sénat, sur ces différents points, avant des les inscrire à l'ordre du jour", a-t-elle ajouté, arguant par ailleurs que "les débats parlementaires sont extrêmement chargés" en cette rentrée.
Treize jihadistes françaises détenues dans des prisons syriennes se sont évadées, dont la compagne d'Amédy Coulibaly, l'un des auteurs des attentats de janvier 2015 en France, a indiqué mercredi à l'AFP le Centre d'analyse du terrorisme (CAT).
"A ce jour, 13 femmes jihadistes françaises qui étaient détenues dans des camps sous le contrôle des Kurdes de Syrie (principalement al-Hol et Aïn Issa) sont présumées en fuite, notamment Hayat Boumedienne, soit 10% des Françaises détenues en Syrie", a indiqué Jean-Charles Brisard, un des co-fondateurs de ce think-tank basé à Paris. "Ces éléments confirment l'incapacité des autorités locales à garantir la détention des jihadistes étrangers, que ce soit dans les prisons ou dans les camps, dans lesquels se produisent régulièrement des mutineries et des tentatives d'évasion", a estimé M. Brisard. "Le principal risque est celui de la dispersion de jihadistes, qui pourraient soit renforcer les rangs d'organisations jihadistes en Syrie ou en Irak, soit tenter de rejoindre une autre terre de jihad, soit pour certains revenir clandestinement en Europe pour y commettre des attentats".Hayat Boumedienne, compagne d'Amédy Coulibaly, l'un des auteurs des attentats de janvier 2015 en France, est visée par une nouvelle enquête ouverte fin avril à Paris pour "association de malfaiteurs terroristes criminelle". Déjà renvoyée aux assises dans l'enquête sur les attentats contre Charlie Hebdo, une policière de Montrouge (sud de Paris) et l'Hyper Cacher, elle avait précédemment été donnée pour morte par l'épouse du jihadiste français Jean-Michel Clain en mars 2019.Mais une femme qui a témoigné auprès de la justice française avait rapporté que Hayat Boumedienne était bien en vie en octobre 2019 et qu'elle se serait échappée du camp d'Al-Hol, où elles étaient toutes les deux retenues, avait indiqué la semaine la télévision publique France 2. Elle avait rejoint la zone irako-syrienne quelques jours avant les attaques de janvier 2015 à Paris, en compagnie des deux frères Belhoucine, dont l'aîné Mohamed est considéré comme le mentor d'Amédy Coulibaly.Le CAT plaide, comme d'autres organisations et experts du terrorisme en France, pour le rapatriement en France des jihadistes détenus dans les camps kurdes et leurs familles."C'est vraiment la meilleure option pour notre sécurité et l'avancée des enquêtes", a estimé M. Brisard, selon qui parmi ces 13 femmes figurent des personnalités importantes. "Certaines ont été mariées à des jihadistes très connus, d'autres ont fait de la propagande et sont apparues dans les revues de l'organisation Etat islamique" (EI), a-t-il expliqué.
La Chine a renforcé ses troupes près de la frontière indienne avec des combattants d'arts martiaux mixtes (MMA) et des alpinistes, peu de temps avant un affrontement meurtrier avec l'Inde, selon un média d'Etat.
Mi-juin, des troupes des deux géants asiatiques se sont affrontées dans un corps-à-corps d'une extrême violence dans une vallée disputée de la région himalayenne, à plus de 4.000 mètres d'altitude.La confrontation a coûté la vie à 20 militaires indiens, et à un nombre inconnu de soldats dans les rangs chinois. Ce choc meurtrier est le premier depuis des décennies entre les deux voisins.Cinq nouvelles divisions de milice, comprenant des combattants d'un club de MMA et d'ex-membres du relais de la flamme olympique sur l'Everest, ont été présentés le 15 juin lors d'une inspection officielle à Lhassa, a indiqué le Quotidien de la Défense chinoise, un journal officiel de l'armée.La télévision nationale CCTV a montré des images de centaines de militaires en rang dans la capitale du Tibet (sud-ouest de la Chine), région frontalière de l'Inde.Le déploiement de ces milices, dont font partie des membres du club de MMA Enbo "va grandement améliorer l'organisation et la force de mobilisation" des troupes ainsi que leur "rapidité de réaction", a déclaré Wang Haijiang, le commandant de la zone militaire régionale, cité par le journal.Ces miliciens ont été recrutés afin de "renforcer la frontière", a souligné le Quotidien de la Défense chinoise dans son article publié la semaine dernière sur le réseau social WeChat.Le journal n'a établi aucun lien direct entre les combattants de MMA et les tensions récurrentes avec New Delhi. Mais l'Inde est le seul pays avec lequel la Chine entretient des différends territoriaux dans la région himalayenne.Les deux voisins se sont mutuellement rejeté la responsabilité des affrontements meurtriers de la nuit du 15 au 16 juin au niveau de la région du Ladakh (nord de l'Inde), lors desquels les soldats indiens et chinois se sont affrontés à coups de poings, de pierres et de bâtons.L'Inde a indiqué jeudi avoir renforcé le déploiement de troupes dans cette zone disputée. Les responsables militaires et les diplomates des deux pays continuent toutefois de discuter pour tenter de désamorcer les tensions.L'Inde et la Chine se sont livré une guerre frontalière en 1962.
Seules quelques centaines de personnes ont manifesté à Paris, Bordeaux ou encore Toulouse.
Pour la 34e journée de mobilisation samedi 6 juillet, les cortèges des "Gilets jaunes" n'ont rassemblé que quelques centaines de participants à Paris, Bordeaux ou Toulouse. Dans la capitale, un cortège rassemblant quelques centaines de personnes est parti de la Place de la République pour se diriger, dans le calme, vers la place de la Catalogne, dans le quartier de la gare Montparnasse. Dans le cortège, certains manifestants réclamaient de l'argent pour la santé publique ou pour l'école, d'autres dénonçaient les violences policières. À Toulouse, environ 400 personnes ont défilé dans le centre, derrière une banderole réclamant la démission d'Emmanuel Macron. À l'approche de la place du Capitole, les manifestants ont été stoppés par les forces de l'ordre, puis repoussés, essuyant alors quelques jets de gaz lacrymogène. La place est interdite aux "Gilets jaunes" les samedis après-midi.À Bordeaux, une centaine de "Gilets jaunes", dont une grande partie sans gilet, ont marché calmement dans le centre-ville, selon la police.Des rassemblements ont également été signalé à Nancy et à Pont-à-Mousson. Selon la préfecture de Meurthe-et-Moselle, 180 "Gilets jaunes" ont défilé à Nancy dans l'après-midi en respectant un parcours qui évitait le centre-ville, où il était interdit de manifester par arrêté préfectoral. Aucun incident, aucune dégradation de mobilier urbain n'a été constaté. Une personne a été interpellée pour jet de projectile. À Pont-à-Mousson, ce sont 160 personnes qui se sont rassemblées. Aucun incident n'a été signalé.
Le RN ne sera pas présent mardi parmi les formations politiques dans les rassemblements contre l'antisémitisme mais rendra un hommage séparé aux victimes des actes antisémites.
Le philosophe Alain Finkielkraut a estimé lundi 18 février sur franceinfo que le fait que le Rassemblement national (RN) ne soit pas invité au rassemblement contre l'antisémitisme prévu mardi à Paris était un "problème". Il avait été pris a partie samedi à Paris, en marge d'une manifestation de "gilets jaunes"."Alors, on va se dire 'faut surtout pas que le RN participe au rassemblement de demain', mais c'est un problème, parce que tous les partis républicains devraient être invités", a-t-il dit. "C'est un parti républicain" qui représente "un nombre très considérable d'électeurs", a poursuivi Alain Finkielkraut, rappelant qu'il y a "une rupture au moins apparente de Marine Le Pen avec son père et en plus elle l'a viré de son parti".Le RN ne sera pas présent mardi parmi les formations politiques dans les rassemblements contre l'antisémitisme mais rendra un hommage séparé aux victimes des actes antisémites, a-t-il annoncé lundi. Le RN (ex-FN) explique qu'il "n'entend pas défiler", lors des rassemblements organisés à l'initiative du PS, "aux côtés de formations et de dirigeants politiques qui, soit n'ont rien fait depuis trente ans contre l'implantation des réseaux islamistes dans les quartiers, soit les ont encouragés, soit même entretiennent à leur égard un double langage irresponsable et criminel".Quatorze partis, dont le Parti socialiste, La République en marche, Les Républicains, rejoints depuis par LFI, ont invité les Français à se réunir mardi partout en France, notamment place de la République à Paris, pour dire "Non à l'antisémitisme". Le RN avait déploré de ne pas avoir été associé. Insultes antisémites contre Alain Finkielkraut : Que s'est-il passé ?par 20MinutesPour le RN, les vecteurs de l'antisémitisme sont "l'idéologie islamiste qui, sous couvert d'un antisionisme obsessionnel et violent, prospère partout avec le soutien des formations politiques de gauche et d'extrême-gauche et la passive complicité d'un certain nombre d'élus de droite"."Aujourd'hui en France, l'antisémitisme, il est rouge et vert", a affirmé sur Cnews le porte-parole du RN Sébastien Chenu. Le député du Nord a accusé le patron de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon de "cautionner un certain nombre d'agissements dans ses troupes de députés (...) qui sont pro-palestiniens et montrent du doigt la communauté juive de notre pays".Une thèse soutenue au moins partiellement par Alain Finkielkraut. "On y revient, on se mobilise contre, si j'ose dire, le bon vieil antisémitisme, celui qu'on aime détester, a-t-il estimé. Or, ce n'est pas lui qui était à l'œuvre contre moi en tous cas. Est-ce que c'est lui qui est à l'œuvre de manière générale en France ? Je ne le crois pas." D'ailleurs, il a souligné que "le plus virulent, celui qui m'a dit 'rentre à Tel-Aviv', a dit aussi 'la France est à nous', et ce n'était pas un petit Blanc". "C'était très vraisemblablement un salafiste, il en avait l'allure, la barbe. Et d'ailleurs, il m'a dit : 'Dieu va te punir'", a encore dit le philosophe.
La fillette a été renvoyée d'hôpital en hôpital avant de décéder dans celui de Strasbourg. Une enquête est en cours pour identifier d'éventuels manquements dans la prise en charge de la petite fille.
La mère d'une fillette âgée d'un an, décédée le 27 juin à l'hôpital de Strasbourg, a déposé plainte le 10 juillet dernier à la gendarmerie de Dannemarie (Haut-Rhin), son lieu de résidence. Une enquête, confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Mulhouse, a été ouverte pour identifier d'éventuels manquements dans la prise en charge de l'enfant.Le jeudi 27 juin, constatant que le cœur de sa fille bat "anormalement vite", la mère appelle les secours. Le médecin-régulateur la dirige alors vers l'hôpital d'Altkirch, une ville située à une vingtaine de kilomètres au sud de Mulhouse. Une fois arrivées, la mère et sa fille sont redirigées vers l'hôpital de Mulhouse car celui d'Altrkich ne dispose "pas d'un pédiatre sur place", confie la femme, âgée de 33 ans.En sortant de l'hôpital d'Altkirch, sa fille se met à vomir. La mère appelle alors le Samu qui envoie une ambulance. D'après elle, l'ambulance n'arrive qu'au bout de "20-25 minutes" et il n'y a pas de médecin à bord. Aux urgences pédiatriques de Mulhouse, la petite fille doit encore attendre "une demi-heure" pour être examinée. Le diagnostic pointe "un problème d'asthme et une petite crise de vomissements".Un médicament est donné à l'enfant, semblant faire effet dans un premier temps. Mais son état se dégrade rapidement. Elle est alors transférée en hélicoptère au CHU de Strasbourg. Elle y décède dans la soirée. Choquée, la mère a déposé plainte le 10 juillet à la gendarmerie de Dannemarie, a expliqué son avocat, Me Sacha Rebmann. La plainte est traitée par le parquet de Mulhouse et l'enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Mulhouse.Pour l'heure, seule une autopsie médicale a été pratiquée et "nous n'avons que très peu d'éléments sur cette mort dramatique", a déploré Me Rebmann. Un médecin "aurait évoqué une suspicion de myocardite d'évolution foudroyante", selon le conseil qui exige désormais "des explications sur les temps d'attente (dans les prises en charge de l'enfant) qui (lui) semblent injustifiés".L'enfant n'a pas été pris en charge à Altkirch car "l'établissement n'a pas de service pédiatrie", a expliqué la procureure de la République à Mulhouse, Edwige Roux-Morizot. "Tout le monde va être entendu pour comprendre le déroulement de cette histoire" et déterminer "s'il y a eu ou non dysfonctionnement et des responsabilités (lors) de la prise en charge de l'enfant", a assuré la magistrate.
La candidate de l'union de la gauche à Marseille Michèle Rubirola a obtenu 42 voix.
L'élection du maire de Marseille devra se poursuivre après que Michèle Rubirola a obtenu 42 voix, un décompte insuffisant pour emporter la majorité absolue.Un deuxième tour est donc nécessaire pour désigner celle ou celui qui succédera au LR Jean-Claude Gaudin qui quitte la mairie après 25 ans de mandat.Michèle Rubirola, 63 ans, médecin écologiste ayant mené la liste d'union de la gauche du Printemps marseillais avait besoin de 46 voix pour être élue maire au premier tour, la majorité absolue des suffrages exprimés ayant été abaissée avec un vote blanc et le départ des neuf élus du Rassemblement national sur un hémicycle qui compte 101 conseillers.Guy Teissier, 75 ans, candidat LR après le retrait de la tête de liste des Républicains Martine Vassal, en a récolté 41. La sénatrice ex-PS Samia Ghali, dont les neuf voix sont cruciales pour faire pencher un camp ou l'autre vers la majorité absolue, mais qui s'est directement présentée pour le poste de maire a elle obtenu huit voix.Le RN avait décidé plus tôt dans la matinée de ne pas présenter de candidat.
Les deux médecins, qui se sont battus au bloc opératoire au-dessus d'une patiente endormie, risquent la radiation.
L'histoire prête à sourire, mais elle aurait pu avoir des conséquences dramatiques. En juillet 2017, dans une polyclinique de Lisieux (Calvados), un anesthésiste et un urologue en sont venus aux mains en pleine opération, rapporte France Bleu Normandie. Les deux médecins ont comparu, samedi 26 mai, devant la chambre disciplinaire du Conseil de l'ordre des médecins, à Caen, et risquent jusqu'à la radiation.Le 25 juillet dernier, l'anesthésiste arrive au bloc opératoire pour assurer la phase de réveil d'une patiente. À ce moment-là, le chirurgien le prévient qu'une seconde opération est prévue quelques minutes après. Mais, dans cette clinique, "on ne peut pas programmer d'opération après 16h", selon l'avocat de l'anesthésiste. Les deux hommes se disputent, le chirurgien jette un flacon de solution antiseptique au visage de son confrère, qui empoigne des ciseaux, avant d'être ceinturé par un infirmier. Pendant ce temps, la patiente est toujours endormie sur la table d'opération. Les médecins mettent en cause l'organisation de la cliniqueQuelques minutes plus tard, les deux médecins se revoient dans les vestiaires et la bagarre reprend de plus belle. L'urologue frappe son confrère avec sa mallette d'ordinateur. Ce dernier s'en tire avec une fracture de l'os orbital et un arrêt de travail d'un mois. "Cette histoire ne serait jamais arrivée jusqu'à la chambre disciplinaire si le chirurgien s'était excusé dès le départ", explique l'avocat de l'anesthésiste qui a porté plainte pour agression. Lors de leur comparution devant la chambre disciplinaire du Conseil de l'ordre des médecins, les deux hommes se sont rejetés la faute et ont mis en cause les problèmes d'organisation à la clinique, notamment le manque de personnel. "Seulement, ça ne change rien au fait que vous auriez dû garder votre sang-froid, surtout au bloc", a expliqué le président de la chambre disciplinaire, rapporte le Parisien. Les deux médecins seront fixés sur une éventuelle sanction d'ici un mois.
Une coalition inédite de 230 associations de défense de l'environnement et de représentants de l'agro-négoce au Brésil ont envoyé une lettre au président Jair Bolsonaro avec des propositions pour freiner la déforestation en Amazonie.
Une alliance hautement symbolique, alors que les géants de l'agroalimentaire, comme JBS, numéro un mondial de la viande et membre de cette coalition, ont été accusés récemment d'exporter des produits issus de la déforestation.Outre JBS, la coalition intitulée "Brésil, Climat, Forêts et Agriculture" regroupe d'autres acteurs importants de l'agroalimentaire, comme Danone ou Unilever, ou du secteur céréalier comme Cargill ou Amaggi. Dans ce "rare espace de dialogue entre agro-négoce et écologistes", comme la coalition se définit elle-même, les entreprises sont associées à des ONG comme le Fonds mondial pour la nature (WWF) ou Imazon.Cette alliance peut sembler paradoxale, mais l'agro-négoce a pris de plus en plus position dans ce sens récemment, craignant que la mauvaise image du Brésil en matière de protection de l'environnement nuise aux exportations.La lettre a été envoyée mardi au chef de l'Etat, à plusieurs ministres et au vice-président Hamilton Mourao, qui coordonne le Conseil national de l'Amazonie.La politique environnementale du gouvernement Bolsonaro est fortement critiquée, alors que le nombre de foyers d'incendie enregistrés sur la première quinzaine de septembre en Amazonie est déjà supérieur au total enregistré pour ce même mois de l'année en 2019.Les signataires de la lettre réclament une augmentation des contrôles et des amendes infligées en cas d'irrégularités, ainsi que la suspension "de tous les processus" de régularisation de terres déboisées illégalement depuis juillet 2008."En mettant fin aux régularisations, on agit sur la principale motivation des invasions illégales de terres et, par conséquent, de la déforestation", explique le texte.Une vision diamétralement opposée de celle du gouvernement Bolsonaro, qui veut intensifier la régularisation en Amazonie et ouvrir les territoires indigènes à l'exploration minière ou agricole. Le président d'extrême droite a suscité un tollé récemment en qualifiant les ONG écologistes de "cancer".Selon les derniers chiffres officiels, 1.358 km2 ont été déboisés en Amazonie le mois dernier, 21% de moins qu'en août 2019.Mais si l'on prend en compte les données recueillies depuis janvier, la baisse est seulement de 5% par rapport à 2019, année de tous les records. Et pas moins de 65.362 foyers d'incendies ont été enregistrés en Amazonie depuis début 2020, une augmentation de 11% par rapport à la même période en 2019. Mardi, huit pays européens, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, ont envoyé une lettre au vice-président Mourao pour lui faire part de leur "extrême préoccupation" face à l'"augmentation alarmante" de la déforestation.
Le coût du chômage partiel, pris en charge par l'Etat, s'élève déjà à plus de 2 milliards d'euros, a indiqué mardi matin le ministre de l'Economie sur Franceinfo. "On a provisionné 8,5 milliards d'euros, ça sera davantage", a-t-il précisé.
Avec les mesures de confinement mises en place pour tenter d'enrayer l'épidémie de coronavirus sur le territoire, une grande partie des Français ne peuvent pas travailler et sont au chômage partiel. Une mesure intégralement prise en charge par l'Etat. A l'heure actuelle, le recours au chômage partiel concerne 730.000 salariés, a indiqué mardi 24 mars sur Franceinfo le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Le coût de la mesure s'élève déjà à 2,2 milliards d'euros, a-t-il précisé, en ajoutant : "on a provisionné 8,5 milliards d'euros, ça sera davantage".Bruno Le Maire a par ailleurs estimé qu'il était "préférable" de poser ses congés payés durant cette période de confinement. "Mais ça ne peut se faire que par accord d'entreprise ou de branche", a-t-il rappelé. Quelles sont les règles du chômage partiel ?Pour rappel, toutes les entreprises qui subissent une baisse partielle ou totale d'activité sont éligibles au chômage partiel. Les entreprises disposent d'un délai de trente jours pour déposer leur demande, avec effet rétroactif. Le chômage partiel indemnise le salarié à hauteur de 70% du salaire brut et 84% du salaire net. Il est désormais pris en charge intégralement par l'Etat jusqu'à 4,5 Smic, ce qui représente 95% des salaires. Au-delà, le différentiel est à la charge de l'employeur. Les apprentis bénéficient également du chômage partiel. Le ministère du travail a annoncé la mise en place d'un "système similaire au chômage partiel" pour les personnes employées à domicile (assistantes maternelles, femmes de ménage...) qui n'ont plus de travail ou en ont moins. Les employeurs continueront de les rémunérer à hauteur de 80% de leur salaire habituel et ils se feront ensuite rembourser, via le Cesu, le centre auprès duquel ils déclarent les heures de travail.La loi de finances rectificative au budget de l'Etat adoptée la semaine dernière prévoit 5,5 milliards d'euros payés par l'Etat et 3 milliards par l'Unedic pour ce dispositif. Cette somme permet de financer l'équivalent de 15% des heures travaillées pendant deux mois, avait indiqué le ministère du Travail il y a six jours, alors que le chômage partiel ne concernait encore que 400.000 salariés.
Un drame a eu lieu samedi soir à Castres dans le département du Tarn. Deux personnes sont mortes et une autre a été grièvement blessée dans un accident de la route, sur la rocade sud qui entoure la ville.
La voiture d'un couple originaire de la commune de Saïx et une fourgonnette sont entrées en collision pour une raison encore indéterminée.Les deux occupants de la voiture, un homme âgé de 34 ans et une femme de 28 ans, étaient prisonniers dans l'habitacle de leur véhicule quand les secours sont arrivés sur les lieux de l'accident. Ils sont décédés sur place. Un homme de 30 ans a pu être extrait de la fourgonnette. Grièvement blessé, il a été transporté en urgence vers l'hôpital le plus proche. Le service hospitalier n'a pas communiqué sur l'état de santé de ce dernier. L'accident, un choc frontal entre les deux véhicules selon les premières informations rapportées par La Dépêche du Midi, s'est produit un peu avant 23 heures samedi soir sur la voie urbaine sud de Castres, la RN 112, en direction de Mazamet entre la sortie hôpital et la sortie aéroport. La circulation a dû être totalement interrompue sur cet axe fréquenté pour permettre aux secours d'intervenir et à la gendarmerie de recueillir les premiers indices sur les circonstances du drame.
Plus de trois semaines après l'annonce d'un haut responsable scientifique américain qu'un médicament expérimental appelé remdesivir accélérait le rétablissement des malades hospitalisés du Covid-19, l'étude détaillant les résultats a été publiée vendredi soir dans une revue médicale cotée.
Anthony Fauci, directeur de l'Institut des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) qui a conduit l'essai clinique sur un millier de malades dans 10 pays, avait déclaré le 29 avril, dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, que des données préliminaires montraient "que le remdesivir (avait) un effet clair, significatif et positif pour réduire le temps de rétablissement".Après vérification par un comité de lecture, le New England Journal of Medicine a publié l'article détaillant les résultats confirmant l'annonce faite à la Maison Blanche, qui avait provoqué une lueur d'espoir dans le monde, en l'absence d'autre thérapie efficace contre le nouveau coronavirus.Le remdesivir, injecté quotidiennement par voie intraveineuse pendant 10 jours, a accéléré le rétablissement des malades hospitalisés du Covid-19, par rapport à un placebo: 11 jours contre 15 en durée médiane. Etaient considérés rétablis les patients en état de rentrer chez eux.L'effet était le plus important chez les malades hospitalisés mais qui n'étaient pas sous respirateur artificiel. Les auteurs en concluent qu'il est préférable de commencer le traitement de remdesivir avant que la maladie ne progresse au point de nécessiter un respirateur artificiel.L'antiviral, développé autrefois en vain contre Ebola, a en outre suscité moins d'effets indésirables que le placebo.Le remdesivir a également semblé réduire la mortalité: 7,1% des patients du groupe remdesivir sont morts sous 14 jours, contre 11,9% dans le groupe placebo, mais ce résultat est juste en-dessous du seuil de fiabilité statistique, et on ne peut exclure que la différence soit due au hasard.Dans tous les cas, le remdesivir ne donne donc pas de garantie de survie, insistent les auteurs de l'essai. "Il est clair qu'un traitement antiviral ne sera sans doute pas suffisant à lui seul", écrivent-ils.La clé du traitement du Covid-19 passera sans doute par des combinaisons de traitements, le remdesivir avec d'autres antiviraux ou d'autres types de thérapies.Le laboratoire qui a développé le remdesivir, Gilead, a indiqué vendredi que des résultats de ses propres essais cliniques seraient publiés prochainement. L'un d'eux montrerait qu'un traitement de cinq jours, au lieu de 10 jours, serait aussi efficace, selon Merdad Parsey, directeur médical de Gilead Sciences.Aux Etats-Unis, l'Agence des médicaments (FDA) a autorisé le 1er mai l'utilisation en urgence du remdesivir dans les hôpitaux, suivie par le Japon, tandis que l'Europe envisage une décision similaire.
Malgré les inquiétants revers militaires du maréchal Khalifa Haftar en Libye, l'Egypte parie encore sur l'homme de l'est libyen, en tentant de promouvoir un cessez-le-feu entre les pouvoirs rivaux, mais Le Caire pourrait vite changer ses plans, selon des analystes.
Samedi, alors que son offensive dans l'ouest de la Libye faisait long feu --après plus d'un an de combats aux portes de Tripoli--, Khalifa Haftar rencontrait au Caire le président Abdel Fattah Al-Sissi, un de ses soutiens. Tout sauf un hasard."L'Egypte a des intérêts sécuritaires directs en Libye, et avoir un partenaire dans l'est libyen est d'une importance capitale", dit à l'AFP Tarek Megerisi, analyste politique au Conseil européen des relations internationales.Avec les derniers développements, qui ont vu le Gouvernement d'union nationale (GNA) reprendre le contrôle de l'ensemble de l'Ouest et fondre sur Syrte, ville stratégique en direction de la Cyrénaïque (est), M. Megerisi relève "les inquiétudes" renforcées du Caire "vis-à-vis de l'aventurisme" de Khalifa Haftar.Après l'échec des pro-Haftar dans leur conquête de Tripoli, "l'instinct de départ du Caire", à savoir "que cette opération était une erreur", s'est trouvé "conforté", confirme Jalel Harchaoui, chercheur à l'Institut Clingendael de La Haye.A ce jour, l'Egypte reste néanmoins "entièrement investie" diplomatiquement aux côtés du maréchal, à qui elle continue d'offrir "un soutien politique et militaire", note-t-il néanmoins.Tel est sans doute le sens de "l'initiative du Caire", proclamée samedi au terme de l'entretien entre MM. Sissi et Haftar et qui appelle à un cessez-le-feu ce lundi.Le militaire libyen s'est aussitôt converti à l'idée, mais le GNA, qui récolte sur le terrain les fruits du soutien accru de la Turquie, fait lui la sourde oreille.- "Alternatives politiques" -Voilà pour la parole publique égyptienne. Car, parallèlement, l'étoile du maréchal ayant pâli, Le Caire cherche désormais "d'autres options et moyens pour défendre ses intérêts" à sa frontière occidentale."Nous voyons déjà l'Egypte et la Russie travailler ensemble à des alternatives politiques à (Khalifa) Haftar qui pourraient sauver leurs sphères d'influence dans l'est libyen", relève Tarek Megerisi.Aguila Saleh, président du Parlement élu basé en Cyrénaïque et qui se trouvait lui aussi au Caire ces derniers jours, pourrait faire office de plan B.Dans ce conflit n'ayant cessé de s'internationaliser, trois capitales s'activent principalement en arrière-plan pour préserver leurs intérêts dans l'est libyen: Le Caire, Moscou, mais aussi Abou Dhabi, qui a exprimé lundi son soutien à l'initiative égyptienne de cessez-le-feu.Dans ce jeu à trois, la première sert notamment de "principal point d'accès pour l'aide des Emiratis et des Russes" à Haftar, relève Jalel Harchaoui.Mais "si, pour une raison quelconque, le conflit s'aggravait sérieusement, (...) l'Egypte ne resterait pas passive. Elle interviendra militairement", ajoute-t-il.Une telle intervention pourrait prendre la forme de frappes aériennes, comme Le Caire l'a déjà entrepris en 2015 à Derna, dans l'est de la Libye.Un expert militaire égyptien utilisant le pseudonyme Egyptian Defense Review souligne pour sa part que l'Egypte est déjà elle-même "un important fournisseur d'armes, de formation et de soutien logistique" pour Khalifa Haftar.L'expert évoque la ville-frontière de Sidi Barrani comme l'"un des principaux points de passage pour les cargaisons d'armes, les mercenaires russes et l'aide aérienne émiratie".- "Comptez sur l'Egypte" -Après la déroute en Tripolitaine, un conseiller du prince héritier d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed al-Nahyane, a écrit sur Twitter: "Tripoli est devenue la première capitale arabe à tomber sous occupation turque". Et ce conseiller, Abdulkhaleq Abdulla, d'ajouter: "Comptez sur l'Egypte et son armée pour jouer un rôle décisif (...). Elle dissuadera (le président turc Recep Tayyip) Erdogan et arrêtera l'avancée de ses mercenaires".Mais si l'hypothèse d'une implication militaire accrue de l'Egypte existe, elle a ses limites: pas d'affrontement direct avec la Turquie, selon les experts.Le cessez-le-feu proposé par M. Sissi montre à quel point la perspective d'une "guerre élargie et plus qu'incertaine contre la Turquie (...) est exclue au Caire", avance M. Harchaoui.Et, selon Egyptian Defence Review, Ankara trouve là un point de convergence avec son rival régional égyptien."Les intérêts égyptiens en Libye et en Méditerranée résident essentiellement dans la sécurité de leur frontière occidentale et la souveraineté de la zone économique exclusive", selon lui.La Turquie "va probablement respecter la sécurité et les intérêts économiques de l'Egypte, évitant toute forme de confrontation directe", juge-t-il.
Lors d'une apparition en lieu public à Nancy, Nicolas Sarkozy a tenu un discours offensif sur son parti. Il a insisté sur la nécessité de rassembler en mettant en garde les futurs cadres.Nicolas Sarkozy apparait rarement en public ces derniers temps, mais quand il le fait, c'est de manière plutôt offensive.
Comme le révèle Le Parisien, il a tenu des propos riches en sous-entendus, notamment à l'égard de Laurent Wauquiez favori à la présidence des Républicains, lors d'un discours à Nancy alors qu'il remettait la Légion d'Honneur à Valérie Debord. « Celui qui ne rassemble pas, qui pense qu'une famille politique c'est une secte, ne peut pas défendre ses convictions », a-t-il martelé, lui qui demande depuis des mois que sa famille politique soit davantage rassemblée.Des fractures irrémédiables ?« Nicolas Sarkozy lui donne des conseils, mais je ne suis pas sûr que Laurent les suive, a ironisé un proche des deux hommes », rapporte Le Parisien, laissant entrevoir des tensions latentes chez Les Républicains. « Ce n'est pas une critique, mais c'est plutôt un encouragement à rassembler », préfère tempérer Brice Hortefeux. Bien conscient de la fracture qui a eu lieu depuis la défaite à la présidentielle, Nicolas Sarkozy a continué : « La famille, ça ne marche pas à tous les coups, mais on a besoin de la famille pour vivre ».Si l'exclusion de plusieurs des Constructifs a un peu plus fragilisé l'unité du parti, Laurent Wauquiez n'a eu de cesse de promettre un rassemblement des dernières semaines. « Je n'ai pas peur des différences quand elles sont au service d'une même vision et d'une colonne vertébrale », disait-il fin août.
MÉTÉO. Eleanor est la quatrième tempête à toucher le pays depuis début décembre, après Ana, Bruno et Carmen.La situation s'améliore mais la tempête Eleanor souffle toujours sur la France.
Face à cette tempête venue du nord de l'Irlande, une cinquantaine de départements ont été placés mercredi 3 janvier en vigilance orange par Météo France en Bretagne, région parisienne, dans les Hauts-de-France, dans le Grand-Est, en Bourgogne-Franche-Comté, dans les Alpes du Nord, les Alpes-Maritimes et en Corse. Météo France a relevé des rafales à 134 km/h à Roissy et 110 km/h à Paris, mais aussi 147 km/h à Cambrai (Nord), ainsi que 137 km/h à Dieppe, 134 km/h à Metz, 102 km/h à Lille, 107 km/h à Reims et 103 km/h à Clermont-Ferrand.Mercredi 25 départements étaient encore en alerte orange vents violents et/ou vagues submersion mais aussi avalanches : les Alpes-Maritimes (06), la Charente-Maritime (17), la Corse-du-Sud (2A), la Haute-Corse (2B), les Côtes-d'Armor (22), le Doubs (25), l'Eure (27), le Finistère (29), la Gironde (33), la Haute-Saône (70) les Hautes-Alpes (05), l'Ille-et-Vilaine (35), l'Isère (38), le Jura (39) les Landes (40), la Manche (50), le Pas-de-Calais (62), les Pyrénées-Atlantiques (64), la Savoie (73), la Haute-Savoie (74), la Seine-Maritime (76), la Somme (80), le Territoire de Belfort (90) le Var (83) et la Vendée (85).Le risque d'avalanches est attendu au plus fort dans la nuit de mercredi à jeudi. "On a tout le cocktail pour avoir des avalanches, des glissements de terrains et des crues", estimait un pompier de Haute-Savoie. Des coulées ont déjà isolé le village de La Grave dans les Hautes-Alpes.La fin du phénomène est prévue au plus tôt vendredi 5 janvier à 00h00. Eleanor est la quatrième tempête à toucher le pays depuis début décembre, après Ana, Bruno et Carmen.
Emmanuel Macron a affirmé avoir "entendu la colère" du personnel hospitalier alors que des milliers de médecins, d'aides-soignants, d'infirmiers, de doyens et d'étudiants manifestent ce jeudi un peu partout en France.
"Un plan d'actions renforcé et des décisions fortes". Voilà ce qu'a promis Emmanuel Macron jeudi à Epernay (Marne) pour répondre à la crise des hôpitaux."Nous devons investir et assumer d'investir plus fortement que nous avions envisagé de le faire", a également lancé le président, précisant que le plan serait "conséquent", et qu'Édouard Philippe en donnerait mercredi "le montant, l'ampleur, les modalités techniques et le calendrier". Macron a "entendu la colère et l'indignation"Lors de cette conférence de presse, le chef de l'Etat a voulu faire un pas vers un personnel soignant épuisé. Il a ainsi affirmé avoir "entendu la colère et l'indignation" du personnel soignant" face à des conditions de travail "parfois impossibles".Mais il a rappelé que cette situation ne s'est pas installée du jour au lendemain diluant ainsi la responsabilité de ce constat d'échec. "Cette situation, elle n'a pas commencé il y a un mois, 6 mois ou un an. Soyons lucides et honnêtes avec nous-mêmes: nous en héritons et elle est le résultat d'années et d'années de mise sous tension qui on fait peser sur l'hôpital l'essentiel de l'effort de maîtrise de dépenses de santé", a ajouté le chef de l'Etat, soulignant que "le plan qui a été mis en oeuvre ne va pas assez vite".
Quelques jours seulement après les révélations du Monde, une avocate parisienne a déposé cet été à l'Inpi une marque portant le nom de l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron. Un nom qu'elle veut notamment exploiter dans la catégorie des armes à feu.
Verra-t-on un jour des pistolets "Benalla" ? L'Institut national de la propriété industrielle (Inpi) a confirmé mercredi 25 septembre à l'AFP qu'un particulier avait déposé la marque "Benalla" le 23 juillet.Quelques jours après que Le Monde eut révélé une vidéo d'Alexandre Benalla, alors collaborateur du président Macron, en train de molester des manifestants le 1er mai à Paris, l'avocate parisienne Géraldine Lesieur a déposé cette demande d'inscription de la marque "Benalla" pour faire valoir ses droits sur d'éventuelles armes à feu ou serviettes en papier. Elle a notamment listé une série de produits et services allant des explosifs aux fourrures en passant par les gardes d'enfants à domicile. Me Géraldine Lesieur a notamment défendu les intérêts du préfet de police de Paris Michel Delpuech, précise son cabinet auprès de l'AFP. Benalla peut-il s'y opposer ?Alexandre Benalla était-il au courant ? Pas forcément, répond l'Inpi. En effet, "c'est uniquement la publication du bulletin officiel qui rend l'information publique." Peut-il s'y opposer ? Le délai légal de deux mois pour contester ce dépôt expirera le 17 octobre. Pour y faire opposition, il faut cependant déjà posséder soi-même une marque du même nom, puisque "rien n'interdit de déposer comme marque un nom patronymique. Au contraire, c'est expressément prévu par les textes". Me Géraldine Lesieur doit de son côté désormais attendre deux mois supplémentaires pour voir sa demande définitivement validée par l'Inpi, qui se fondera notamment sur "le respect de l'ordre public et des bonnes mœurs".
Un professeur convié à la soirée des vœux du maire de Marmande a terminé aux urgences, selon une information de Sud Ouest reprise par 20Minutes.
Se remettra-t-il de cette soirée de janvier ? Un professeur de Marmande a fini aux urgences le mois dernier après avoir assisté à une séance d'hypnose, raconte 20Minutes se basant sur le récit de Sud Ouest. L'homme, qui assistait aux vœux de son maire à destination du personnel municipal, a été hypnotisé par un illusionniste et n'a pu se réveiller.La séance, réalisée auprès de 15 personnes, a été plutôt efficace sur Jacques, ce professeur. Il a raconté dans Sud Ouest la rapidité de son évanouissement. "J'ai ressenti un malaise au niveau du plexus solaire. J'ai bu un verre d'eau, apporté par l'illusionniste, puis mes yeux se sont fermés, et je suis parti.""J'entendais tout... mais rien"À ce moment-là, Jacques n'a rien pu faire, comme emporté. "J'étais comme déconnecté de mon corps. J'entendais tout. Le décompte... Mais rien. Lettre morte. Comme si mon inconscient ne voulait pas sortir de cet état.", dit-il.Il aura fallu 40 minutes pour que des personnes présentes se décident à appeler les pompiers, précise 20Minutes. Jacques restera une partie de la nuit à l'hôpital (jusqu'à 3h30). Une expérience qui ne l'a pas choqué pour autant. "C'est la première fois que je testais et je ne regrette pas cet état second."
Retraite minimum garantie à 1.000 euros et "85% du SMIC dans la durée", âge légal à 62 ans, avec "un âge d'équilibre" et "un système de bonus-malus", "des points supplémentaires dès le premier enfant" et majoration pour "les parents de familles nombreuses" figurent parmi les mesures retenues pour le projet de réforme des retraites présenté cette semaine par Édouard Philippe.
"Le temps est venu de construire un système universel de retraites", a lancé mercredi 11 décembre Édouard Philippe en présentant le controversé projet de réforme des retraites. "Nous proposons un nouveau pacte entre les générations, un pacte fidèle dans son esprit à celui que le Conseil national de la Résistance a imaginé et mis en oeuvre après-guerre", a affirmé le Premier ministre, en soulignant avoir "écouté" et "entendu" les partenaires sociaux et l'ensemble des Français, tout en se déclarant "totalement déterminé"."Il n'y aura ni vainqueur ni vaincu", a-t-il assuré, affirmant qu'il ne s'agissait pas là d'une "bataille", alors que la mobilisation ne faiblissait pas depuis six jours. Voici les principaux points de la réforme des retraites, dont le projet de loi sera présenté en conseil des ministres le 22 janvier et discuté au Parlement fin février.Le système par points- Système universel par points, fin des régimes spéciaux- Âge d'équilibre de 64 ans en 2027, avec un système de bonus-malus fixé par les partenaires sociaux - Âge légal de départ maintenu à 62 ans- Pension minimale à 1.000 euros (pas de date fixée, ndlr) et dans la durée "garantie à 85% du SMIC"- Le point indexé sur les salaires et pas sur l'inflation- "Règle d'or" pour que la valeur du point ne puisse pas baisser- "Même niveau de cotisation" sur "la totalité des revenus jusqu'à 120.000 euros" et au-dessus "cotisation de solidarité plus élevée qu'aujourd'hui" (sans autre précision, ndlr)- Les partenaires sociaux fixeront la valeur du point "sous le contrôle du Parlement"- Les partenaires sociaux chargés de fixer une trajectoire de retour à l'équilibre financier du système, faute de quoi le gouvernement s'en chargera Pour qui ?- Rien de changé pour ceux à moins de 17 ans de leur retraite ou nés avant 1975- La génération 2004 (18 ans en 2022) sera la première à intégrer complètement le système- Seules les années travaillées à partir de 2025 seront régies par le nouveau système- La première génération concernée aura encore 70% de sa retraite calculée selon l'ancien système- Pendant la transition, maintien de 100% des droits acquis dans les régimes actuelsFamilles- Majoration de 5% dès le premier enfant, accordée à la mère par défaut- Majoration de 2% pour les parents de familles nombreusesPénibilité- Retraites : possibilité pour les "métiers usants" de partir "deux années plus tôt", y compris les fonctionnaires- Assouplissement des critères pour la prise en compte du travail de nuit- Aides-soignants: nouveau dispositif pour financer un temps partiel sans perte de revenu en fin de carrièreMétiers particuliers- Pour ceux dont la retraite est basée sur les 6 derniers mois (fonctionnaires, ndlr), mise en place d'un système pour "garantir que nul n'est lésé" - Revalorisation des salaires des enseignants dès 2021 et garantie par la loi que leur retraite sera comparable aux fonctionnaires de grade équivalent - Transition sur 15 ans pour artisans, commerçants, professions libérales, avec convergence "douce" des cotisations- Réserves de certains régimes spéciaux (avocats, médecins, auxiliaires médicaux): "pas de hold-up ni de siphonnage", ces fonds aideront leur transition vers le nouveau système- Pompiers, policiers, gendarmes, personnel pénitentiaire conserveront leurs dérogations actuelles
La présentatrice de l'émission de Canal+ n'est pas apparue à l'antenne depuis vendredi. Selon plusieurs médias, cette absence imprévue fait suite à une altercation avec l'équipe du "Grand journal".
Ce que Maïtena Biraben a démenti ce mercredi sur RTL, évoquant des ennuis de santé.Pourquoi Maïtena Biraben n'a-t-elle pas présenté "Le grand journal" de Canal + vendredi, lundi et mardi ? La chaîne a évoqué vendredi un problème de santé de l'animatrice. Mais, d'après plusieurs sites, elle se serait disputée avec une partie de son équipe durant l'émission de jeudi. "Selon nos informations, il y aurait en réalité eu une altercation entre l'animatrice du 'Grand journal' et la production suite à l'émission d'hier (jeudi) soir. Maïtena Biraben aurait ainsi reproché à ses équipes de ne pas l'avoir suffisamment informée et épaulée après l'annonce du décès de Prince en début de soirée", écrit Pure médias. "Jeudi, le décès du Kid de Minneapolis a été annoncé en plein 'Grand journal' et a chamboulé l'organisation de l'émission", précise le Huffington Post. Le présentateur du JT "Victor Robert a ainsi dû revenir en plateau pour annoncer la nouvelle et Maïtena Biraben a demandé des réactions à des invités pris de cours, notamment un Benjamin Biolay passablement ému. Les spectateurs ont également pu voir la présentatrice annoncer un 'petit magneto plein d'images de Prince'. Un montage qui n'est jamais arrivé malgré les demandes répétées de Maïtena Biraben", poursuit le site. Un couac qui l'aurait fait sortir de ses gonds. Ce qu'elle dément ce mercredi 27 avril. Interrogée par la journaliste médias de RTL, Isabelle Morini-Bosc, l'animatrice de Canal + affirme avoir dû s'arrêter pour raisons de santé (à partir de 14'00 dans la vidéo). "Il se trouve que j'ai eu un pépin de santé, absolument pas grave, mais qui fait que j'ai dû m'arrêter vendredi, samedi, dimanche, lundi, mardi y compris, explique Maïtena Biraben. Je suis contente que vous me donniez la parole parce que je suis un peu sidérée, explique-t-elle. On a pu lire que j'avais été mise à pied (...), donc je démens la chaîne aussi". "On a pu lire que, contrariée, je ne venais pas faire mon travail. Alors je sais bien qu'on fait un métier bizarre à la télé, mais on est soumis au même code du travail que tout le monde et on ne peut pas ne pas aller faire son travail parce qu'on est contrarié !, souligne-t-elle. Je trouve ça tellement drôle", ajoute en riant l'ancienne présentatrice du Supplément. Elle reconnaît toutefois qu'il y a bien eu un conflit au sein de la rédaction jeudi soir, sur fond de traitement du décès de Prince. "Oui, je vous confirme : on s'engueule dans les rédactions, ça arrive, ce n'est pas pour autant qu'on claque la porte et qu'on arrête son job, ça n'existe pas ça", répond-elle. "Il a été dit que je serais comme une espèce de marâtre fâchée contre mon équipe après l'émission du décès de Prince (...) mais, dans le code du travail, il n'est pas écrit : 'si vous êtes contrarié n'allez pas à votre travail', ça n'existe pas !, martèle-t-elle. C'est incroyable ce qu'on peut écrire comme âneries". Maïtena Biraben précise que "c'est la deuxième ou troisième fois de (s)a vie" qu'elle prend un arrêt maladie. "Et je suis très étonnée : quand j'étais à 'La matinale', je n'avais pas fait les couvertures des journaux parce que je m'arrêtais", ironise-t-elle. Il faut dire que "La matinale" (qu'elle a présentée jusqu'en 2012) faisait beaucoup moins parler que "Le grand journal", en perte de vitesse depuis des années, face à "Touche pas à mon poste" sur D8 et "C à vous" sur France 5. Celle qui s'est fait connaître en présentant "Les maternelles" sur France 5 sera en tout cas de retour en direct sur Canal+ ce mercredi soir, "comme c'était prévu depuis le début", "pour présenter 'Le grand journal' avec joie". "Je suis droite dans mes bottes et ce soir je serai à l'antenne", souligne-t-elle. Jusqu'à la fin de saison ? "Évidemment enfin, répond-elle. Pourquoi j'arrêterais avant ?"
Reine du punk et militante écologiste, dont le "Achetez moins, choisissez mieux" résonne avec l'époque, la Britannique Vivienne Westwood investit le musée des tissus à Lyon avec sa mode subversive puisant dans le patrimoine dès le Moyen-Age.
Une veste cintrée à manches "assiettes" qui libèrent le mouvement s'expose à côté du pourpoint de Charles de Blois du XIVe siècle, un chef-d'oeuvre du musée lyonnais, coupée de la même façon. Il a inspiré Vivienne Westwood, cette ancienne institutrice et grande technicienne de la mode autodidacte. Elle a même enseigné cette coupe à ses étudiants parmi lesquels celui qui deviendra son mari, Andreas Kronthaler, de 25 ans son cadet, et qui dessine actuellement les collections pour sa maison. Une robe chemise moderne de face se transforme de dos en une robe à plis du 18e siècle. Le galon d'une veste à motif d'ailes d'ange et de grappes de raisin reproduit celui créé à Lyon au XVIIIe siècle pour l'Eglise catholique. L'arrière de cette veste est coupée comme le col des chasubles. - Assange et "climate revolution" -L'exposition "Art, mode et subversion" qui accueille le public du 10 septembre au 17 janvier est la première en France consacrée à Vivienne Westwood, 79 ans, et toujours sur tous les fronts- elle se met en cage et marche contre l'extradition de Julian Assange ou pose à moitié nue pour son projet "climate revolution". Les pièces de la collection Lee Price, prêtées pour l'exposition, dialoguent avec celles du plus grand musée des tissus au monde qui a cherché à "convoquer le musée imaginaire de Vivienne Westwood et restituer ses références", explique à l'AFP Julie Ruffet-Troussard, historienne de l'art et une des commissaires de l'exposition. "Vivienne Westwood résume tout: du punk, du nouveau romantisme, de la couture. Chacun peut s'identifier avec ses vêtements. J'espère qu'il y a quelque chose que tout le monde peut comprendre et aimer", déclare à l'AFP le Britannique Lee Price, 47 ans, qui a travaillé onze ans dans les boutiques de la créatrice et qui porte un pantalon "entravé" Westwood pour présenter les vêtements. Passionné par l'univers de Westwood dès son adolescence, il collectionne habits, chaussures ou invitations au défilés comme des oeuvres d'art. - Sex Pistols et XVIIIe siècle -L'exposition retrace le parcours de près d'un demi-siècle de la créatrice inclassable, des Sex Pistols aux campagnes écologistes en passant par les défilés parisiens, avec des collections détournant les codes de l'aristocratie anglaise ou jouant avec le savoir-faire du XVIIIe siècle, l'âge d'or de l'artisanat. "Vivienne Westwood est éminemment moderne, parce qu'elle s'ancre dans le passé. Elle n'a pas du tout d'estime pour ces artistes contemporains qui veulent faire table rase du passé et créer à partir de rien", explique à l'AFP Esclarmonde Monteil, directrice du musée et commissaire de l'exposition. Une salle flanquée de photos de défilés et arrangée comme un podium invite à réfléchir à la façon dont on s'habille et "regarder la fast fashion d'un autre oeil" dans ce musée qui conserve des tissus "qui ont des milliers d'années", souligne Mme Monteil. "Le mantra de Westwood +achetez moins, choisissez mieux et faites durer+, c'est aussi ce qu'on veut transmettre au musée", ajoute-t-elle. Une prise de position plus que jamais dans l'air du temps pendant la crise du Covid qui bouscule le milieu de la mode: Louis Vuitton recycle ses collections, Gucci et Saint-Laurent renoncent à la frénésie des Fashion weeks et des centaines de maisons plus modestes s'engagent à produire moins, réduire les voyages et revisiter les défilés.Dans ce même esprit, les scénographes ont recyclé au maximum les installations de la précédente exposition au musée consacrée à Yves Saint Laurent et ont commandé le reste des matériaux dans la région.
Pour le sénateur républicain, les Français vont devoir "accepter de se retrousser les manches".
Le président du groupe Les Républicains au Sénat Bruno Retailleau estimait mardi dans un entretien aux Echos que les Français allaient devoir fournir "un surcroît d'effort" pour sortir de la crise causée par l'épidémie de coronavirus et plaidait pour revenir sur la réduction du temps de travail. Le parlementaire a précisé ses propos mercredi sur France Inter. Pour sortir de la crise causée par l'épidémie, il va falloir "aller chercher la croissance" et pour cela "il faudra produire un effort conséquent", a estimé l'élu. "Il faudra accepter de se retrousser les manches pour pouvoir gagner plus, travailler plus (...) Je pense que la durée hebdomadaire n'est plus le bon pas de temps pour le temps de travail, et que pendant une année il faudra accepter de travailler jusqu'à 37 heures par semaine, aux alentours de 1.700 heures à l'année, avec un quota d'heures supplémentaires autour de 300 heures", a-t-il déclaré. Bruno Retailleau : "Il faudra accepter de se retrousser les manches pour pouvoir gagner plus, travailler plus (...) pendant une année il faudra accepter de travailler jusqu’à 37 heures par semaine, aux alentours de 1.700 heures à l’année."par France Inter"Je pense qu'à la fin de l'année on sera à -10 % de croissance, sans doute 10 % de déficit. On perd environ 2 milliards par jour. Cette destruction de richesses va durer : je ne pense pas qu'on retrouve le niveau de richesses actuel avant au moins dix ans", a encore indiqué le parlementaire. Bruno Retailleau a également plaidé pour une "vraie stratégie" pour le déconfinement, "autrement plus offensive" que celle menée actuellement par le gouvernement. Selon lui, l'économie doit reprendre coûte que coûte. "Je pense qu'avec des mesures barrières, en adaptant les salles de restaurants par exemple, il est tout à fait possible d'avoir une reprise d'activité dans quelques semaines"."Tant qu'on n'aura pas le vaccin, nous serons contraints de vivre avec le virus, on ne peut pas bloquer toutes les activités humaines. Un état économique comme on l'a avec une chute brutale de l'activité dégrade aussi l'état sanitaire. (...) Tout est lié : l'état de l'économie retentit sur l'état sanitaire d'une société", a expliqué le sénateur républicain.
Un juge de Minneapolis a espéré lundi pouvoir entamer le procès des policiers impliqués dans le meurtre de George Floyd le 8 mars prochain, mais a menacé de le dépayser si les parties continuaient à s'exprimer dans les médias sur ce dossier qui a révolté l'Amérique.
"J'aimerai que la publicité avant le procès n'implique aucun communiqué des familles des parties, de leurs amis ou d'élus", a déclaré le magistrat Peter Cahill lors d'une audience très attendue dans cette ville du nord des Etats-Unis.Vêtu d'un costume orange de prisonnier, le visage couvert d'un masque, l'ex-agent Derek Chauvin a comparu par lien vidéo depuis la prison de haute sécurité où il est détenu depuis un mois. Cet homme blanc de 44 ans est inculpé de meurtre pour avoir asphyxié George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, en s'agenouillant sur son cou pendant de longues minutes. Ses trois anciens collègues Alexander Kueng, Thomas Lane et Tou Thao, poursuivis pour complicité de meurtre, se sont présentés en personne devant le juge. Les deux premiers ont été remis en liberté conditionnelle contre le versement d'une caution de 750.000 dollars. Le dernier est toujours écroué mais a été transféré au tribunal pour cette audience.Les quatre hommes, qui ont tous été licenciés de la police, encourent jusqu'à 40 ans de réclusion. Dans un document transmis après l'audience, l'avocat d'Alexander Kueng a fait savoir que son client avait l'intention de plaider "non coupable" et soutenir qu'il avait fait un "usage raisonnable de la force" pour se défendre. Les stratégies des autres accusés n'ont pas encore été dévoilées.Le 25 mai, les quatre agents avaient voulu arrêter George Floyd soupçonné d'avoir tenté d'écouler un faux billet de 20 dollars dans un commerce de Minneapolis. Le quadragénaire, menotté, avait été plaqué au sol et l'agent Derek Chauvin avait appliqué son genou sur son cou pour l'y maintenir."Je ne peux plus respirer", a supplié George Floyd à plusieurs reprises avant de perdre conscience. Malgré les interventions de passants, Derek Chauvin a continué à exercer sa pression pendant près de huit minutes, selon l'acte d'accusation. - "Grand intérêt public" -Le drame, dont les images captées par une passante sont devenues virales, a suscité une vague de manifestations inédites depuis les grandes marches pour les droits civiques des années 1960, qui a même dépassé les frontières américaines.Lors de l'audience, l'avocat de Derek Chauvin s'est plaint que de nombreux responsables, dont le maire de Minneapolis ou même le président Donald Trump, aient commenté l'affaire. "C'est un dossier qui présente un grand intérêt public", a reconnu Me Eric Nelson, "mais si ces déclarations continuent je demanderai à la justice" de les interdire, a-t-il menacé.Le juge Peter Cahill, qui avait banni les caméras dans la salle d'audience, a lui aussi souhaité que l'affaire soit jugée au tribunal et non dans les médias. Sinon, il faudra dépayser le procès en dehors du comté de Hennepin, a-t-il déclaré.Le magistrat a fixé au 8 mars 2021 la date possible pour sa tenue. Celle-ci pourra toutefois être revue en fonction de l'avancée de la procédure.Le procureur Matthew Frank a assuré vouloir lui aussi "un procès équitable" et s'est engagé à recommander à la famille, aux élus et aux enquêteurs en charge du dossier de s'abstenir de commenter le dossier publiquement à l'avenir. Mais "je ne peux pas les y forcer", a-t-il reconnu.Au même moment, à l'extérieur du palais de justice, un oncle de George Floyd a souhaité que le procès ne se tienne pas dans le Minnesota. "Je ne suis en colère contre personne", a déclaré à la presse Selwyn Jones, venu exprès du Dakota du Sud pour cette audience. Mais pour lui le procès "ne sera pas juste" s'il a lieu dans cet Etat où la population noire est très minoritaire.La prochaine audience a été fixée au 11 septembre.
L'écrivain marocain francophone Mahi Binebine et le romancier italien Giosuè Calaciura ont reçu lundi le prix Méditerranée pour respectivement "Rue du pardon" et "Borgo Vecchio".
Le prix sera remis aux deux lauréats le 3 octobre au cours d'une cérémonie à Perpignan, a-t-on appris auprès des organisateurs.Roman vif, sensuel, chaleureux et pétri d'humanité, "Rue du pardon" (Stock), paru l'an dernier, est une ode au féminisme des Marocaines à travers le portrait de Hayat ("la vie", en arabe dialectal marocain), enfant mal-aimée d'un quartier pauvre de Marrakech, qui découvrira les chemins de la liberté par la danse et le chant des "chikhats", ces femmes souvent victimes de préjugés à cause de leurs mœurs libres.Écrivain reconnu, il a été finaliste du prix Renaudot en 2017, Mahi Binebine, 61 ans, est aussi peintre et sculpteur et est considéré comme l'un des plus grands artistes marocains contemporains.L'Italien Giosuè Calaciura a reçu pour sa part le prix Méditerranée dans la catégorie roman étranger pour "Borgo Vecchio" (éditions Noir sur Blanc/Notabilia), un récit picaresque, drôle et tragique, traduit de l'italien par Lise Chapuis, qui a été finaliste du dernier prix Femina.Dans une langue inventive et visuelle, l'écrivain nous fait suivre le destin de deux enfants de "Borgo Vecchio", un quartier pauvre d'une ville qui ressemble à Palerme. D'origine sicilienne, vivant désormais à Rome, le romancier, également journaliste du grand quotidien de gauche indépendant, Il Manifesto, transfigure une réalité sociale tragique en faisant côtoyer une violence inouïe avec l'innocence et la beauté.Fondé en 1984 par Fernand Braudel, Jean d'Ormesson et Hervé Bazin, le prix Méditerranée est organisé par le Centre Méditerranéen de Littérature et ses partenaires (Ville de Perpignan, Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, Région Occitanie et la Caisse d'épargne Languedoc-Roussillon). Il a pour ambition de "valoriser l'espace culturel entre les différents pays dont la Méditerranée est le creuset", et de "reconstruire le récit épique des diversités fondatrices de son identité".L'an dernier, le prix Méditerranée avait été attribué au romancier Jérôme Ferrari et à l'écrivain italien Marco Balzano pour "A son image" (Actes Sud) et "Je reste ici" (Philippe Rey).
Neuf jours avant la cavale de Redoine Faïd, un surveillant avait envoyé un mail envoyé à sa hiérarchie pour mettre en garde sur le risque d'évasion. L'agent avait même demandé le transfèrement du détenu dans une autre prison, selon plusieurs médias.
À la prison de Réau, en Seine-et-Marne, plusieurs agents sont formels : le comportement de Redoine Faïd avait changé, ces derniers temps. Le détenu, qui s'était déjà évadé une première fois d'une prison lilloise en 2013, s'intéressait à des détails pratiques de la prison. Inquiets, les surveillants ont tenu à alerter leur hiérarchie. Un cadre de l'établissement pénitentiaire a ensuite relayé ces craintes à l'administration pénitentiaire, indique France Info mardi 3 juillet, confirmant une information du Figaro et de LCI. Dans son mail, le cadre évoque "une menace sérieuse de passage à l'acte" et demande à ce que le détenu soit transféré vers un autre établissement. Le transfèrement avait été approuvé et devait avoir lieu dans le courant du mois de septembre. L'auteur du mail initial avait alors répondu que ce délai n'était "pas raisonnable". Il a également déploré une "décision très dangereuse". "Nous prenons des risques graves et sérieux de trouble à l'ordre public, sans compter le risque de violences très graves voire irréversibles sur nos personnels", a-t-il écrit.Redoine Faïd, 46 ans, s'est fait la belle dimanche 1er juillet dans un hélicoptère qui s'était posé dans la cour d'honneur de la prison de Réau, qui n'est pas protégée par un filet. Quelque 2.900 policiers et gendarmes sont mobilisés sur tout le territoire pour tenter de rattraper le fugitif.
L'animateur de TF1, Denis Brogniart, a lancé un appel à l'aide sur Twitter, pour retrouver un ami, disparu depuis plus de 10 jours. "Nous sommes sans nouvelle depuis 10 jours de mon ami Gérard parti traverser les Pyrénées à pied.
Faites suivre svp", a-t-il demandé, inquiet, à ses 385 000 followers. Ce message est accompagné d'un avis de recherche sur lequel on peut y lire : "Aidez-nous ! Nous recherchons Gérard parti seul sur le GR10 et dont nous sommes sans nouvelles depuis Mercredi 28". Le message de l'animateur a été retweeté plus de 7 000 fois. Mais malgré la mobilisation, quelques jours après son appel à l'aide, Denis Brogniart est toujours sans nouvelles de son ami. "Grand merci pour vos RT concernant mon ami Gerard toujours porté disparu dans les Pyrénées. Les recherches continuent", a écrit le présentateur de "Koh Lanta" sur son compte Twitter. Selon les informations de France Bleu, l'homme de 60 ans se serait perdu sur le parcours du GR10 entre Hendaye et Perpignan. Les recherches se concentreraient sur un secteur entre Gourette et les Hautes-Pyrénées. Hélicoptère, gendarmerie et secours quadrillent toujours le secteur.
À l'occasion des 20 ans du festival Solidays, son président, Luc Barruet, revient sur quelques moments forts. Notamment une anecdote aux prémices de l'événement qui concerne Jean-Jacques Goldman, révèle Le Parisien.
Solidays fête ses 20 ans. Un anniversaire en fanfare pour le festival qui se tient chaque année à l'hippodrome de Longchamp, et qui a vocation à récolter des fonds pour lutter contre le SIDA. Son patron, Luc Barruet, aussi à la tête de l'association Solidarité sida, a accordé une interview au Parisien. Il y évoque ses meilleurs moments, et quelques anecdotes notamment une à propos de Jean-Jacques Goldman. Tout se passe en 1993, Luc Barruet reçoit un coup de téléphone du chanteur "Allô, bonjour c'est Jean-Jacques Goldman. Je voulais qu'il entre dans le conseil d'administration de l'association, il a préféré rester consultant. Il a assisté à beaucoup de réunions où on a commencé à envisager un festival pour sensibiliser les jeunes au problème du sida. Comme d'autres, il disait : Ça ne marchera jamais, on ne peut pas faire de festival à Paris...", raconte-t-il. Son numéro, Jean-Jacques Goldman l'avait eu alors qu'il passait en direct à la télévision dans l'émission "Nulle part ailleurs" avec les parrains de Solidarité sida.Mais Barruet n'est pas découragé, il parvient à le convaincre de venir chanter sur scène pour cette première édition. "Pour la première édition, Goldman est venu et a joué avec Carole Fredericks et Michael Jones des reprises de rock et de country pendant quarante minutes. Quand il est sorti de scène, il m'a dit : heureusement que tu ne m'as pas écouté", se remémore-t-il. Finale perdue, Hollande et les huîtresEn dehors de cet événement fondateur, le patron de Solidays explique qu'il est désormais très compliqué de faire venir des stars, notamment anglo-saxonnes. "On n'a jamais été aussi anglo-saxons que lors de cette première édition (...) Le premier gros concert en France de Robbie Williams a eu lieu chez nous. Il avait été sensible à notre cause. Aujourd'hui, c'est différent. Il faut beaucoup d'argent pour faire venir les stars, la concurrence entre les festivals est énorme et il y a beaucoup d'intermédiaires."Il évoque aussi la terrible désillusion de la Coupe du Monde 2006, où la France perd en finale contre l'Italie. "Ce fut une catastrophe. La finale de la Coupe du Monde entre la France et l'Italie est tombée le dernier soir, le dimanche. On ne pouvait pas faire sans. (...) Les gens... sont partis, dégoûtés. Ils n'ont pas attendu la fin des concerts."Enfin, Luc Barruet raconte avoir eu la chance de recevoir des personnalités telles que François Hollande, "le seul Président à être venu à Solidays". En toute simplicité puisque l'ancien président de la République "était bien, buvait du rosé et mangeait des huîtres avec nous", relate-t-il.Il n'espère qu'une chose désormais, "qu'Emmanuel Macron viendra ce week-end".
Les critères d'évaluation du degré de confort des logements vont notamment être révisés, pour tourner la page de normes vieilles de presque un demi-siècle.
Le projet de budget 2020 a affiné le calendrier de la réforme de la taxe foncière, qui sera effective "à partir de 2026". Cette refonte globale passera par une révision des valeurs locatives des logements servant de base au calcul de la taxe. La taxe foncière est un impôt local, payé par les propriétaires, dont les recettes reviennent actuellement aux collectivités locales. Elle repose sur une valeur donnée aux logements en fonction de leur degré de confort.Mais les critères d'appréciation de ce confort, qui datent de 1970, ont souvent été critiqués pour leur obsolescence, en particulier par la Cour des comptes. Des logements très anciens des centres-villes dont l'état réel n'a pas été actualisé sont ainsi beaucoup moins fiscalisés que des logements plus récents, ou datant même des années 60 qui étaient considérés à l'époque comme un sommet de confort mais ne le sont plus aujourd'hui alors que les normes d'habitat ont évolué.Les propriétaires sont toutefois tenus de déclarer certains changements dans leur logement, une déclaration qui entraîne une révision de la valeur locative. En 2019, une réévaluation à la hausse de la taxe foncière a concerné 130.000 foyers fiscaux, le ministre des Comptes publics évoquant une procédure "habituelle", sans "aucun lien" avec la suppression de la taxe d'habitation. Souvent évoquée mais jamais engagée, la réforme profonde des valeurs locatives est un dossier épineux pour le gouvernement, car elle pourrait entraîner une forte augmentation de taxe foncière pour certains propriétaires. Le gouvernement a donc décidé de se donner du temps. La révision des bases locatives sera bien lancée dans le projet de loi de finances 2020 mais elle "produira ses premiers effets sur l'imposition foncière à partir de 2026", indique Bercy. Ses effets "seront lissés sur une longue période pluriannuelle", précise le ministère, qui indique que cette réforme se fera "à prélèvement constant".
Nouvelle inquiétante pour les amoureux des chats et des chiens. D'après une étude relayée par Le Parisien, une bactérie présente dans leur gueule peut s'avérer extrêmement nocive pour l'homme.
Une étude prend le contre-pied des croyances. Relayée par Le Parisien, elle révèle qu'une bactérie présente dans la gueule des chiens et des chats peut mettre en danger la vie des êtres humains. Son nom est inquiétant : la "Capnocytophaga canimorsus". Comme l'explique le quotidien francilien, elle a été l'objet d'une publication scientifique de médecins du Centre hospitalier régional et universitaire (CHRU) de Brest. La bactérie est redoutable, à tel point qu'elle est à l'origine de trois décès en France, entre février 2017 et avril 2018. Selon Le Parisien, le cas d'un homme de 56 ans qui a été hospitalisé en janvier 2017 pour une méningite est particulièrement étudié. Soigné en urgence, ce quinquagénaire a dû être amputé des doigts. La cause de cette terrible souffrance : quelques plaies aux bras léchées par ses animaux qui auraient suffi pour que la bactérie pénètre rapidement son organisme. D'après le professeur Geneviève Héry-Arnaud, membre du laboratoire de bactériologie-virologie brestois et co-auteure de l'article scientifique, qui s'est exprimée dans les colonnes du Télégramme : « Dans 60 % des cas, la bactérie a été transmise à la suite d'une morsure. Dans les autres cas, après un léchage d'une peau écorchée. Mais, parfois, on ne retrouve pas la voie d'entrée de la bactérie. » Le Parisien apporte néanmoins une bonne nouvelle : la "Capnocytophaga canimorsus" fait peu de victimes et est très réactive aux antibiotiques. D'après le quotidien francilien, les personnes qui ont connu des soucis de santé à la suite de ce type d'infection avaient, en général, des défenses immunitaires très faibles. Même s'ils seront désormais sur leurs gardes, les amoureux des canidés ou des félidés peuvent souffler.
L'épidémie de Covid-19 progresse. En France, un nouveau record vient marquer l'évolution de la maladie ce jeudi, avec un peu plus de 16 000 cas recensés en 24 heures.
Au lendemain de l'annonce de nouvelles mesures restrictives pour endiguer l'épidémie de Covid-19, la situation sanitaire de la France est marquée par un nouveau record. Jeudi 24 septembre au soir, Santé publique recense 16 096 nouveaux cas de contaminations en 24 heures, un record depuis le début des tests à grande échelle dans l'Hexagone.L'organisme rapporte également que le coronavirus a tué 52 personnes en 24 heures à l'hôpital. Le précédent record s'élevait à plus de 13.000 nouveaux cas par jour, un niveau atteint mercredi. Commission d'enquête sur le covid-19 : Olivier Véran assume - Allons plus loin (24/09/2020)par Public Sénat"Sous-estimation de l'augmentation du nombre de cas"La part des malades parmi les personnes testées (le taux de positivité) ne cesse d'augmenter, atteignant 6,5% contre 6,2% mercredi et 5,4% la semaine dernière. Autre signe que l'épidémie progresse : sur les sept derniers jours, les hôpitaux ont accueilli 4 258 nouveaux malades dont 718 cas graves en réanimation, soit 43 de plus que la veille. Depuis le début de l'épidémie, au moins 31 511 morts liées au Covid ont été enregistrées en France, dont 20 940 en milieu hospitalier. Dans son point hebdomadaire également diffusé jeudi, Santé publique France fait état d'une "augmentation exponentielle des admissions en réanimation" et d'une "hausse de la circulation du SARS-CoV-2 chez les 65 ans et plus".S'appuyant sur des données allant jusqu'au 22 septembre, le service public de santé signale une "sous-estimation de l'augmentation du nombres des cas confirmés due à la probable saturation des capacités diagnostiques", ainsi qu'une sous-estimation du nombre des foyers de contamination.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a déclaré lundi avoir repassé des tests médicaux dans un hôpital de Tokyo, pour la deuxième fois en huit jours, relançant les rumeurs sur une altération potentiellement sérieuse de son état de santé.
"En prenant soin de ma santé, je veux pouvoir continuer à travailler dur" pour le pays, a déclaré M. Abe devant les médias dès son retour dans sa résidence officielle après plusieurs heures passées à l'hôpital."Aujourd'hui j'ai reçu les résultats détaillés de mes analyses de la semaine dernière, et j'ai réalisé des tests supplémentaires", a-t-il ajouté, promettant de donner plus de précisions sur sa santé à une "autre occasion".Avant cette déclaration de M. Abe, la chaîne Nippon TV, citant des sources proches de sa formation politique, le Parti libéral-démocrate (PLD), a affirmé qu'il aurait reçu lundi dernier un traitement pour une maladie dont il avait déjà souffert par le passé, au lieu de passer un simple contrôle médical.Un hebdomadaire japonais a par ailleurs récemment affirmé que M. Abe aurait craché du sang début juillet, et les médias avaient aussi relevé qu'il n'avait donné aucune grande conférence de presse depuis plusieurs semaines.Des proches du Premier ministre avaient en outre déclaré qu'il avait besoin de repos.- Popularité en déclin -Hasard du calendrier, M. Abe a battu lundi le record de longévité à la fonction de Premier ministre au Japon, sur un même mandat (2.799 jours d'affilée). Il avait déjà battu un tel record en novembre dernier mais en comptant son premier passage à la tête du pays, bien plus éphémère (un an entre 2006 et 2007).Parmi les diverses raisons de sa démission à l'époque, il avait invoqué une maladie inflammatoire chronique de l'intestin, la rectocolite hémorragique, ou colite ulcéreuse, dont il disait depuis être guéri.La popularité de M. Abe a fondu ces derniers mois, l'opinion publique japonaise critiquant sa gestion de la pandémie du coronavirus.Selon un sondage publié dimanche par l'agence de presse Kyodo, son cabinet n'a recueilli que 36% d'opinions favorables, son deuxième plus bas niveau depuis le retour au pouvoir de M. Abe en 2012.Plus de 58% des personnes sondées se sont dites mécontentes de la façon dont son gouvernement gère la crise du Covid-19.Le Japon a recensé jusqu'à présent un nombre relativement limité de cas par rapport à de nombreux autres pays - près de 62.000 infections locales pour environ 1.200 décès. Mais le nombre de cas est en pleine recrudescence dans l'archipel depuis début juillet.Les rêves de croissance économique durable de M. Abe sont par ailleurs partis en fumée avec la grave crise provoquée la pandémie: le Japon est lourdement retombé en récession, avec une consommation intérieure et des exportations en chute libre.- Eviter le "chaos" -Le mandat de M. Abe à la tête du PLD court actuellement jusqu'à septembre 2021, et il n'a pas de successeur clairement désigné pour le moment.Le porte-parole de l'exécutif, Yoshihide Suga, a déclaré lundi que les tests médicaux supplémentaires qu'il a subis lundi visaient précisément à déterminer s'il pourrait se maintenir à son poste jusqu'à cette échéance.M. Suga s'est voulu rassurant, affirmant qu'il ne voyait "pas de changement" de l'état de santé de M. Abe lors de ses entrevues "quotidiennes" avec lui."Il semble que le gouvernement espérait qu'avec une pause, M. Abe pourrait se rétablir" et éviter ainsi une éventuelle crise politique, a déclaré lundi à l'AFP Tobias Harris, expert en politique japonaise du cabinet d'études Teneo."Mais après sa deuxième visite inopinée à l'hôpital, je pense que cette stratégie a fait long feu (...). Il va être de plus en plus difficile pour le gouvernement d'éviter de fournir des informations plus transparentes" sur la santé de M. Abe, a encore estimé M. Harris.Le PLD devrait cependant tout faire pour éviter le "chaos" que causerait un départ anticipé de M. Abe, selon cet expert.La Bourse de Tokyo n'a d'ailleurs pas tremblé lundi, terminant même en légère hausse après un départ dans le rouge."Même si M. Abe décidait de démissionner, son successeur devrait être choisi au sein du PLD et être proche de lui, ce qui signifie que le cadre politique général ne devrait probablement pas changer", selon une note d'analystes d'UBS publiée lundi.
Pendant une semaine, les fans de Michel Polnareff et les médias français ont été suspendus aux communiqués des médecins et des proches du chanteur. Tantôt entre la vie et la mort, tantôt "totalement sorti d'affaire", puis de nouveau sous assistance respiratoire, la star semble être au milieu d'un "imbroglio personnel", révèle le Journal du Dimanche, dimanche 11 décembre.
Les annonces alarmantes sur l'état de santé de Michel Polnareff pourraient avoir "servi à légitimer l'annulation de deux concerts", estime l'hebdomadaire, alors que le producteur des spectacles, la société Gilbert Coullier, a saisi ses avocats. Une somme de 500.000 euros en jeu. De son côté, le médecin du chanteur réfute toute complaisance.Le 2 décembre dernier, Michel Polnareff annonçait dans une vidéo sur son compte Facebook, qu'il n'assurerait pas son concert prévu le soir même à Paris, étant dans "un état d'épuisement total". La veille au soir, selon les informations du JDD, il a dîné dans un prestigieux restaurant russe, en compagnie de son attaché de presse et de producteurs. À la fin du repas, après avoir consommé beaucoup d'alcool, l'artiste s'est effondré sur la table. "C'était impressionnant, je ne l'avais jamais vu dans un tel état", déclare son garde du corps, cité par l'hebdomadaire. Ce dernier porte alors le chanteur jusqu'à sa voiture, puis jusqu'à sa chambre d'hôtel, où il dormira jusqu'au lendemain 13 heures. "Il était en pleine forme à son réveil", assure son garde du corps.Pourtant, quelques heures plus tard, l'organisateur du concert, Gilbert Coullier apprend que Michel Polnareff refuse de chanter le soir-même à la salle Pleyel. Soupçonneux, ses producteurs envoient à son hôtel un huissier de justice, qui constate que la star est installée au bar : Michel Polnareff y laissera une note de 362 euros, éditée à 19h04. L'huissier dresse un constat, que le JDD s'est procuré : "18h31, assis au bar devant un verre rempli, je constate la présence d'un homme d'âge mûr, les cheveux frisés mi-longs de couleur blond clair, portant des lunettes foncées et équipées de verres miroirs. Je reconnais l'homme comme étant M. Michel Polnareff."S'engage alors un bras de fer entre la production et le chanteur, qui refuse de revenir sur sa décision, et s'attable au restaurant de l'hôtel avec sa compagne et son attaché de presse, au moment même où ses fans trouvent portes closes à la salle Pleyel. Vers 23 heures ce soir-là, il appelle SOS Médecins. Un généraliste l'ausculte, mais ne trouve pas son état alarmant. Le lendemain matin, samedi 3 décembre, Michel Polnareff assure à sa maison de disques qu'il est prêt à partir pour Nantes, où il doit donner le dernier concert de sa tournée. À ce moment-là, il semble "plutôt reposé", selon son garde du corps. Cependant, en début d'après-midi, le chanteur décide finalement qu'il n'ira pas à Nantes. Entre-temps, selon le JDD, il a pris contact avec un médecin du prestigieux hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Le Dr Siou le place en observation pour le week-end. Étrangement, les médias annoncent l'hospitalisation à 14h55, alors qu'il n'arrive dans l'établissement que 10 minutes plus tard, à 15h06.Dans les jours suivants, médecins et proches alternent les annonces contradictoires : "pronostic vital engagé", rétablissement spectaculaire, "combat difficile". Le 5 décembre, le Dr Philippe Siou dit le chanteur "totalement sorti d'affaire", mais son chargé de presse dit deux jours plus tard qu'il est "sous oxygène". "Je suis droit dans mes bottes", a indiqué Philippe Siou à l'AFP. "J'ai des éléments purement factuels, j'ai des examens, des scanners où on voit des caillots de sang dans ses poumons". "Que les gens qui disent 'il n'a rien' viennent le voir. Qu'un magistrat saisisse un expert judiciaire et que cet expert judiciaire vienne dans notre hôpital, on lui sortira le dossier", ajoute-t-il. Interrogé sur l'hypothèse d'une imprégnation alcoolique, le médecin souligne que le bilan hépatique fait à l'entrée du chanteur à l'hôpital était "strictement normal". Questionné ce dimanche par Le Parisien, le Dr Siou a réfuté toute complaisance : "je ne suis pas l'ami de Michel Polnareff, je suis médecin, un technicien, un praticien. Il a été victime d'une embolie pulmonaire et son pronostic vital était engagé (...) Je n'ai aucun état d'âme. Lorsqu'un expert sera nommé, il constatera sur les radios que ses vaisseaux pulmonaires étaient complètement bouchés". Et le médecin de préciser : "L'hôpital fonctionne avec un système à l'américaine, très légaliste, où tout ce que nous faisons est consigné. Je suis responsable de ce dossier, mais je ne suis pas seul à avoir pris en charge Michel Polnareff".Le Dr Philippe Siou décrit aujourd'hui son patient comme "mentalement stressé", voire "complètement traumatisé" par ce qui se passe, de la gravité de sa maladie aux accusations dont il fait l'objet. "Je suis surpris de ce déni. Une embolie pulmonaire ne s'invente pas", a pour sa part réagi Fabien Lecoeuvre, l'attaché de presse du chanteur depuis douze ans. "Personne ne comprend ce déni de situation de Gilbert Coullier. Depuis le début il n'accepte pas l'embolie pulmonaire de Polnareff constatée et certifiée par les médecins. N'aurait-il pas payé la police d'assurance?", s'interroge-t-il, soupçonnant "un loup".
À cause du confinement, les loueurs de voitures pour les particuliers voient rouge. À tel point que l'Etat a dû voler au secours d'une des plus grosses entreprises françaises, rapporte Le Monde.
Qui dit confinement, dit immobilité. Les Français, comme bon nombre de pays européens, sont forcés de rester chez eux. Plus de vacances donc plus de déplacements. Et parmi les principaux touchés : les loueurs de voitures. Selon le Monde, l'Etat a même dû organiser un plan de sauvetage du groupe Europcar. Ainsi, le principal actionnaire d'Europcar Mobility Group serait en passe de trouver un accord avec les banques. L'opération se ferait sous la houlette du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), qui vient en soutien aux entreprises en difficulté. Plusieurs banques internationales sont sur le point "d'accorder une ligne de liquidités de 223 millions d'euros, garantie à 90 % par Bpifrance", croit savoir Le Monde. Un proche de l'investisseur français, contacté par le quotidien, ajoute d'ailleurs : "Eurazeo a indiqué qu'il était prêt à prendre sa part à partir du moment où toutes les parties prenantes prenaient la leur". Pour rappel, Eurazeo, qui est le premier actionnaire du groupe et qui détient 29,9 % du capital, n'avait pas caché fin 2019 qu'il souhaitait se désengager. Chute en bourse Avec la crise du coronavirus, le loueur Europcar a vu chuter son chiffre d'affaires au premier trimestre, un état de fait accentué par le confinement. Le loueur indiquait mi-mars que le nombre de réservations s'était effondré dans de nombreux pays comme en Italie, en Allemagne, Espagne ou au Royaume-Uni, ses principaux marchés. Puis ensuite en Australie et aux États-Unis. Pour faire face à ces mauvais chiffres, Europcar avait eu recours au chômage partiel et à la renégociation des loyers auprès des constructeurs automobiles, mais difficile de quantifier les effets aujourd'hui. D'autant que le groupe avait élargi sa flotte de voitures à l'aune des vacances de Pâques. "Au-delà des mesures de réduction des coûts d'ores et déjà entreprises, le groupe travaille sur sa liquidité à venir sur l'ensemble de ses périmètres et sur l'utilisation des dispositifs d'aide gouvernementaux qui sont en train d'être mis en place dans tous les pays", a précisé au Monde Europcar. Fin 2019, plus de 10 000 salariés travaillaient pour le groupe dans 21 pays. Depuis le début de l'année, l'action d'Europcar Mobility Group a perdu 65 % de sa valeur.
L'ancien ministre de Lionel Jospin Jean-Claude Gayssot assure vouloir sauver "l'honneur de l'Europe, de la France et de l'humanité".
L'Aquarius est de nouveau en errance, deux mois après une première crise, le navire était de nouveau, mardi 14 août, à la recherche d'un port d'accueil en Méditerranée pour y débarquer 141 migrants. Sa première errance avait suscité une vive polémique humanitaire et diplomatique, qui avait pris fin en Espagne. Mais cette fois-ci, Madrid rechigne à se proposer de nouveau. Lundi, le directeur du Port de Sète, l'ancien ministre communiste Jean-Claude Gayssot, a proposé d'accueillir le bateau, "si les autorités françaises le lui permettent".141 MIGRANTS, DONT UNE MOITIÉ DE MINEURSVendredi, le navire affrété par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières a secouru au large de la Libye 141 migrants, dont une moitié de mineurs et plus d'un tiers de femmes, essentiellement originaires de Somalie et d'Erythrée. Mais comme en juin où le bateau avait erré pendant une semaine, faute de ports où accoster, Malte et l'Italie ont refusé d'accueillir l'embarcation. "Le port de Sète est prêt à accueillir l'Aquarius dès lors que les autorités françaises le lui permettront", a-t-il déclaré, en précisant que "c'est la dimension humanitaire qui doit prévaloir, il s'agit de sauver des vies, des familles"."Il s'agit de sauver des vies humaines, il ne s'agit pas de politique migratoire, a déclaré Jean-Claude Gayssot mardi sur Europe 1. La seule carte qui vaille, c'est celle de l'assistance à personne en danger." Il a également précisé ne pas avoir contacté l'Élysée pour évoquer cette solution. "La dernière fois, il a fallu attendre des jours pour que l'Espagne sauve l'honneur de l'Europe, a-t-il encore dit. Qu'est-ce qu'on attend ? On est à 800 morts depuis le début de l'année. On attend de voir une image comme celle de ce pauvre nourrisson (Aylan, retrouvé mort sur une plage turque en 2015, ndlr) ? La seule chose qui compte, c'est la dimension humaine."Jean-Claude Gayssot assure ne pas vouloir "aller à l'encontre du droit et de la loi". Ce sera aux "autorités françaises" de gérer l'accueil des migrants, si l'Aquarius devait accoster à Sète. "On a une gare maritime où des dispositions officielles peuvent être prises pour acheminer ces réfugiés, a avancé M. Gayssot. Je fais cette proposition pour encourager les autorités françaises à prendre toutes leurs responsabilités, pour que l'honneur de l'Europe, l'honneur de la France, l'honneur de l'humanité soit préservé. On ne laisse pas des dizaines de personnes comme ça.""Ce n'est pas au communiste Jean-Claude Gayssot, président du port de Sète, de décider de notre politique migratoire en accueillant l'#Aquarius", a réagi Marine Le Pen dans un tweet. "L'Etat doit enfin envoyer le signal de fermeté qui s'impose et fermer nos ports à ces navires de migrants!", selon la présidente du Rassemblement national (ex-FN).Les Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN, ex-FN) ont estimé mardi que la France ne devait pas accueillir l'Aquarius, pour éviter de créer "un appel d'air", et plaidé pour que la Tunisie leur ouvre ses ports. "Les Républicains sont favorables à une position de fermeté vis-à-vis de ces situations" car "nous ne pouvons pas créer un nouvel appel d'air", a réagi un des porte-parole de LR, Gilles Platret, sur franceinfo. Il a jugé que "ce n'est pas à la France seule de régler ce problème" mais "à l'Europe de le faire dans les liens qu'elle doit avoir avec l'Afrique"."La France doit prendre ses responsabilités en n'accueillant pas l'Aquarius", a abondé le porte-parole du RN Jordan Bardella, sur LCI, en évoquant une majorité de Français qui s'étaient dit opposés à l'accueil du navire en France en juin selon un sondage. "Nous n'avons pas les moyens" de les accueillir, et "si on applique le droit de la mer, c'est aux ports tunisiens" de le faire, a-t-il ajouté. Il a aussi de nouveau accusé "les ONG (de faire) le jeu des passeurs qui font de la traite d'êtres humains", et "violent le droit maritime".La Corse est toujours prête à ouvrir un de ses ports à l'Aquarius, que l'Italie et Malte refusent une nouvelle fois d'accueillir, ont indiqué mardi Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, les élus politiques de Corse. "Aquarius: la Corse et ses ports restent disponibles pour une aide humanitaire d'urgence", a écrit sur Twitter le président du conseil exécutif de la Corse, Gilles Simeoni."J'ai écrit aux présidents des îles et régions de Méditerranée: nous devons exiger des États de l'UE qu'ils mettent en place une vraie politique européenne en matière d'aide humanitaire en Méditerranée", a ajouté M. Simeoni qui est aussi président de la Commission des Îles de la Conférence des régions périphériques maritimes (CRPM).
À l'heure actuelle, plus de 750 Britanniques siègent dans les conseils municipaux en France. Or, avec la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, ils ne pourront pas se représenter en mars prochain.
Trois ans et demi après la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne, le Brexit est finalement intervenu vendredi 31 janvier. Une mesure qui va sérieusement changer la donne pour les Britanniques qui siègent aujourd'hui dans les conseils municipaux en France. Comme tous les citoyens européens, les Britanniques avaient jusqu'à présent le droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales françaises. Actuellement sur 2.493 conseillers étrangers, 757 viennent du Royaume-Uni, soit environ 30%, selon le Répertoire national des élus. Ils sont nettement plus nombreux que les Belges (544 élus) et les Portugais (357). Ils résident pour la plupart dans un grand quart Sud-Ouest de la France : Charente (70 élus), Dordogne (59), Aude (52), Haute-Vienne (40), Lot-et-Garonne (31), Hérault (30), Deux Sèvres (28), Gers (26), Lot (23)...Or, avec le Brexit, ils ne pourront pas briguer de nouveau mandat, à moins d'avoir acquis une autre nationalité européenne depuis les dernières élections. C'est notamment le cas à Poupas, village de 85 habitants dans le Tarn-et-Garonne, où deux des trois conseillers municipaux britanniques, sur les 11 au total que compte la commune, ont obtenu la nationalité française. Le droit "de payer et de se taire"Pour certaines petites communes, où il est souvent difficile de trouver des candidats, c'est un vrai casse-tête. À Perriers-en-Beauficel, dans la Manche, Patrick Head , originaire du Wiltshire (sud de l'Angleterre), va ainsi terminer son mandat. Le sexagénaire avait raflé pas moins de 89,74% des suffrages dans ce petit village normand, où il a élu domicile en 2004. Soit le meilleur score de cette commune de 216 habitants, où les électeurs peuvent rayer ou ajouter un nom. "Ça va nous manquer car Patrick nous aidait beaucoup", regrette la maire Lydie Brionne, qui explique que son colistier faisait "le lien" avec la cinquantaine de Britanniques installés dans ce coin de campagne normande. À Perriers-en-Beauficel, sur les onze élus de 2014, deux sont Britanniques. "Il va falloir trouver deux nouveaux candidats. C'est difficile de trouver des gens motivés dans une petite commune", souligne la maire, par ailleurs éleveuse de vaches laitières. "Depuis 20 ans, beaucoup de Britanniques se sont installés, ils ont repeuplé la commune, ça a donné du dynamisme", raconte l'élue. Avec le Brexit, "j'ai peur qu'ils soient obligés de repartir."Loin d'être isolé, le cas de ce village normand se retrouve partout où les Britanniques sont fortement implantés. À Bellegarde-du-Razès, commune de 240 habitants dans l'Aude, les deux élus d'Outre-Manche "apportent une valeur ajoutée" au village, avec "leur importante implication dans le milieu associatif", estime le maire Gilbert De Paoli. L'Écossaise Alisson Mackie, 63 ans, installée depuis 2011, est dépitée de ne plus pouvoir se représenter en mars. "On a construit notre maison ici, on paye des impôts ici, on consomme ici mais on a été rayés des listes électorales", déplore-t-elle.À Jouac, village de 180 habitants en Haute-Vienne, la maire Virginie Windridge, 39 ans, elle-même mariée à un Britannique, trouve aussi "très injuste que des gens qui sont là depuis des années, payent des impôts et contribuent à la vie de la commune, aient du jour au lendemain le droit 'de payer et de se taire'". "C'est dur à avaler", dit-elle.Les deux élus britanniques actuels ont "un apport important", souligne la maire. "Déjà ils sont un relais avec la communauté britannique de la commune. Et puis ils apportent des idées différentes, une autre façon de fonctionner, de voir les choses", décrit Mme Windridge. "Ils amènent parfois un regard sur ce qui existe ou se fait ailleurs, une autre perspective". "Et, il faut bien le dire, culturellement, quelquefois, les Britanniques sont plus ouverts aux changements que nous, ont un peu moins peur de l'inconnu", ajoute-t-elle en donnant en exemple la décision d'éteindre l'éclairage public nocturne. "Les élus britanniques étaient naturellement les plus ouverts sur cette idée-là, ils voyaient de suite le gagnant-gagnant, pour l'environnement et le budget de la commune", estime-t-elle.
Neuf avions ont été mobilisés pour circonscrire l'incendie qui n'a pas fait de victimes.
Cent cinquante hectares de végétation sont parties en fumée, samedi 13 juillet, dans l'Ardèche. Le feu s'est déclaré aux alentours de 13h au sud de l'aérodrome d'Aubenas-Lanas. Neuf avions ont été mobilisés, dont six Canadairs, ainsi que 150 pompiers au sol. Leur intervention a été compliquée par des rafales de vent soufflant à 50 km/h.L'incendie n'a pas fait de victimes. Soixante campeurs ont été évacués d'un camping "à titre préventif" mais ils ont pu réintégrer les lieux à 20h, a indiqué la préfecture du département. Le feu a un temps menacé quatre habitations isolées, mais plus aucun bâtiment n'était en danger dans la soirée. Vers 20h30, les moyens aériens ont été désengagés et le feu était "partiellement traité", selon les pompiers de l'Ardèche, qui ont relevé deux départs de feu distincts mais n'ont pu préciser leur cause dans l'immédiat.Vingt gendarmes ont par ailleurs été mobilisés et deux lignes moyenne tension mises hors-tension pour la sécurité des sapeurs-pompiers au sol.
Un important incendie s'est déclaré ce dimanche en début d'après-midi, dans les Bouches-du-Rhône, près de Vitrolles. Le feu a démarré près d'un quartier d'habitations, vers l'A7 dans le sens Marseille/Lyon, qui a été temporairement fermée.
250 pompiers et une importante flotte d'engins sont parvenus dimanche soir à maîtriser le feu qui a parcouru 30 hectares. Des habitants ont été évacués.Les images sont impressionnantes. Un incendie s'est déclaré vers 13h30, à Vitrolles, dans les Bouches-du-Rhône dimanche 23 août. Selon La Provence, les flammes ont parcouru 30 hectares. Sur place, 250 pompiers, cinq Canadairs et des dizaines de véhicules ont lutté conter les flammes. Les flammes aux portes des habitationsLe feu s'est déclaré près d'un quartier d'habitations, à hauteur du cimetière de la commune, aux abords de l'A7 dans le sens Marseille/Lyon. La bretelle d'autoroute a été temporairement fermée.Deux habitations ont été touchées, précise encore le quotidien. De nombreuses évacuations ont eu lieu par mesure de précaution au nord de Vitrolles.
La Banque mondiale a annulé un prêt pour financer un projet de barrage controversé au Liban qui aurait risqué de détruire une vallée riche en biodiversité selon des experts de l'environnement.
L'institution internationale a indiqué vendredi dans un communiqué qu'elle avait prévenu le gouvernement libanais du retrait de son accord "à cause de conditions préliminaires non remplies pour le début de la construction".Depuis plusieurs années le projet était contesté par des écologistes et des militants. Un soulèvement inédit déclenché en octobre 2019 contre la classe dirigeante au Liban avait apporté un nouveau souffle à la mobilisation contre le barrage.Les travaux pour le barrage de Bisri, dont la construction était prévue à 30 kilomètres au sud de la capitale Beyrouth, ont été partiellement suspendus en juin après que la Banque mondiale eut formulé certaines inquiétudes sur leur mise en oeuvre.Elle avait alors donné au Liban jusqu'au 4 septembre pour travailler à des solutions liées aux opérations, à la maintenance et à la protection de l'environnement.Les grands travaux de construction n'avaient pas vraiment commencé mais le secteur avait été bouclé début 2019 et de premiers arbres abattus."La portion annulée du prêt est de 244 millions de dollars et l'annulation est effective immédiatement", a déclaré la Banque mondiale dans son communiqué.Dans un pays aux services publics en déliquescence, le barrage devait permettre de répondre aux besoins en eau de 1,6 million de Libanais, selon la Banque mondiale.Sa réalisation revenait de fait à inonder la vallée de Bisri, célèbre pour ses flancs boisés de pins majestueux, ses champs de citronniers et plants de haricots.Des spécialistes de l'environnement et des agriculteurs craignaient que la construction sur une faille sismique n'augmente le risque de tremblement de terre.- "Enfin une bonne nouvelle" -Après les manifestations antipouvoir d'octobre, les contestataires avaient régulièrement investi ces derniers mois le site de Bisri pour y organiser cortèges et sit-in."Avec la colère croissante du public, le projet était devenu un fardeau pour la Banque mondiale, elle devait s'en retirer", se réjouit Roland Nassour, coordinateur d'une campagne pour la préservation de Bisri.Un mois après l'explosion du port de Beyrouth, qui a dévasté le 4 août des quartiers entiers de la capitale et tué plus de 190 personnes, l'annulation du prêt a été accueillie sur les réseaux sociaux comme une petite victoire."Enfin une bonne nouvelle dans un Liban meurtri", s'est réjouie sur Twitter une utilisatrice.De son côté, l'ancien ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, gendre du président Michel Aoun et figure politique particulièrement conspuée par une grande partie de l'opinion publique, a déploré l'annulation du prêt."Un jour viendra où l'Etat libanais et les habitants (...) réclameront le financement du barrage de Bisri", a-t-il averti, estimant qu'il n'y aurait alors d'autre alternative que de "sécuriser un nouveau prêt (...) mais plus coûteux".
La naissance en 2018 de "bébés OGM" en Chine avait soulevé un tollé. Deux ans plus tard, une commission internationale livre ses recommandations: il faut être certain que la modification génétique d'embryons humains pour des raisons médicales n'entraîne pas d'effets indésirables, avant de songer à y avoir recours.
Cette commission, composée de 18 experts de différentes disciplines, ne rejette pas le principe de la modification génétique chez l'humain. Mais elle entend fournir un cadre et des lignes rouges à ne pas franchir aux pays qui décideraient de s'engager dans cette voie."La modification du génome transmissible à la descendance n'est pas encore prête à être testée de façon sûre et efficace chez l'humain", avertissent les experts dans un communiqué accompagnant leur rapport.Et toute éventuelle autorisation de son utilisation devra se faire "progressivement et prudemment", juge Richard Lifton, président de l'Université Rockefeller (Etats-Unis) et co-président de cette commission, créée par les académies américaines de médecine et des sciences et la Royal Society britannique.Elle a été constituée après qu'un chercheur chinois, He Jiankui, avait provoqué un scandale planétaire en novembre 2018 en annonçant la naissance des premiers bébés génétiquement modifiés, des jumelles dont il dit avoir modifié l'ADN pour les rendre résistantes au virus du sida dont était infecté leur père.Un troisième enfant à l'ADN modifié est aussi né par la suite, selon l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.- Unanimité contre elle -Ce chercheur, qui dirigeait un laboratoire à Shenzhen (sud), a été démis de ses fonctions et condamné en décembre à trois ans de prison pour "avoir illégalement procédé à la manipulation génétique d'embryons à des fins de reproduction".He Jiankui dit avoir utilisé la technique CRISPR-Cas9, qui a révolutionné la médecine génomique ces dernières années. Ces "ciseaux génétiques" permettent de remplacer des parties du génome, comme on corrige une faute de frappe sur ordinateur.Beaucoup moins coûteuse et plus simple d'utilisation que les techniques jusqu'ici utilisées, la diffusion de cette technique a relancé le débat sur les implications qu'aurait son application chez l'humain.Si l'expérience de He Jiankui avait fait l'unanimité contre elle, à cause notamment des potentielles conséquences inattendues que peut avoir l'introduction de mutations génétiques, même ciblées, le principe même de modifier le génome humain pour des raisons médicales divise scientifiques et médecins.En mars 2019, des sommités de la recherche avaient plaidé pour un moratoire sur les techniques de modification du génome, mais cette proposition a été fraîchement accueillie par d'autres scientifiques: ils redoutaient un coup d'arrêt à des recherches qui suscitent d'énormes espoirs dans le traitement des maladies génétiques.Les recommandations de la commission internationale portent sur les modifications de l'ADN de gamètes (ovules et spermatozoïdes), d'oeufs ou d'embryons humains destinés à mener à une grossesse à bien - et non à des seules fins de recherche -. Ces modifications sont particulièrement sensibles car elles peuvent être transmises aux générations suivantes.- "Prévention de maladies graves" -Si certains pays décident d'autoriser ces modifications transmissibles du génome, cela devra être précédé par "des recherches pré-cliniques rigoureuses" pour s'assurer que les mutations introduites n'entraînent pas de conséquences négatives inattendues. "Un critère qui n'est pour l'instant rempli par aucune technologie d'édition du génome" existante, soulignent les 18 experts.Autre préalable indispensable: organiser "un large débat sur les questions sociales et éthiques" impliquées par ces techniques.Et dans un premier temps, il faudra limiter leur utilisation à "la prévention de maladies graves causées par la mutation d'un seul gène", telles que la mucoviscidose, la drépanocytose, la thalassémie ou la maladie de Tay-Sachs, une maladie neuro-dégénérative héréditaire qui se traduit notamment par un déficit intellectuel sévère et une cécité.Lorsqu'il n'existe pas d'alternative, "la modification transmissible du génome humain pourrait représenter une option importante pour permettre à de futurs parents avec un risque connu de transmettre une maladie génétique d'avoir un enfant qui leur est génétiquement apparenté non porteur de cette maladie", indique le rapport.Ces avis doivent alimenter le travail du comité consultatif de l'OMS sur l'édition du génome humain, qui doit émettre ses propres recommandations d'ici fin 2020.
La France a dû être confinée uniquement parce que le gouvernement avait "raté" la phase d'endiguement de l'épidémie.
Ce n'est pas grâce à l'action du gouvernement si l'épidémie reflue en France, a estimé mardi 2 juin Marine Le Pen, qui déplore une phase d'endiguement "ratée"."Ce gouvernement, il n'est pas responsable du fait que l'épidémie reflue grâce à deux mois de confinement, qui a été un sacrifice considérable" et "va avoir des conséquences sociales et économiques très lourdes", a déclaré sur France 2 la présidente du Rassemblement national. Le confinement a été "obligatoire parce que la phase d'endiguement de l'épidémie a été ratée, à la différence d'autres pays qui ont eu un confinement plus léger", alors que "dès le départ il aurait fallu, comme le réclamait l'OMS, tester, isoler et traiter", a soutenu la cheffe du RN.La dirigeante d'extrême droite a indiqué qu'elle n'allait pas télécharger l'application StopCovid de suivi de l'épidémie en tant que "responsable politique d'opposition", réclamant "un contrôle parlementaire et un contrôle de la Cnil" (Commission nationale de l'informatique et des libertés) sur cet outil, sinon "les conditions de sécurisation de la vie privée de nos compatriotes ne sont pas réunies".Pour elle, cette application aurait été "probablement utile" en "phase ascendante" de l'épidémie mais "en l'état", elle "relève plus du gadget".A propos du groupe Renault, qui a annoncé un plan d'économies prévoyant 4.600 suppressions d'emploi en France, Marine Le Pen a estimé que le constructeur automobile représentait "une trahison politique et un gâchis économique" et qu'elle "ne faisait plus confiance dans cette parole consistant à dire qu'on va préserver tel ou tel site de production". L'État, qui est actionnaire du groupe, "aurait pu influer" sur ce plan et "il ne l'a pas fait", "il porte une lourde responsabilité dans les pertes d'emplois", a estimé la cheffe du RN.
"C'est un très beau score et le premier sentiment c'est un sentiment de fierté", a réagi lundi 12 juin sur franceinfo Laetitia Avia, candidate LREM aux législatives dans la 8e circonscription de Paris, qui a fait 39,59% au premier tour. La République en marche arrive en tête du premier tour des élections législatives avec 32,3% des voix, loin devant Les Républicains (21,5%) et le FN à 13,20%.
La France insoumise et le PCF ont rassemblé 13,74% des voix, et la gauche PS-PRG-DVG 9,51%. Beaucoup de candidats sont issus de la société civile et n'ont donc pas d'expérience politique. Vont-ils oser tenir tête à Emmanuel Macron et au gouvernement s'ils ne sont pas d'accord avec certains des projets ? "Oui, nous avons une personnalité, de la réflexion. Oui, nous allons challenger le gouvernement puisque c'est le rôle des élus de contrôler l'action du gouvernement", a expliqué Laetitia Avia. "Notre mission première c'est de représenter les intérêts de la Nation", a-t-elle ajouté. Emmanuel Macron "en est tout à fait conscient. Nous avons un socle de valeurs communes et c'est cela le plus important. Mais cela n'empêche pas la discussion." Laetitia Avia (LREM): "les députés La République en marche vont challenger le gouvernement"par franceinfoPour avoir la majorité absolue à l'Assemblée nationale, il faut 290 sièges. La République en marche et le MoDem obtiendraient une majorité absolue à l'Assemblée nationale avec 415 à 455 sièges (sur 577), selon les projections en sièges d'Ipsos-Sopra-Steria pour franceinfo. "On essaie de réécrire l'histoire, de dire que cette majorité écrasante supprimerait toute opposition. Ce n'est absolument pas le cas. J'espère que nous aurons une majorité qui reste composite. C'est là que c'est inédit. C'est un bloc de valeurs composé de personnes qui viennent de gauche, comme de droite, comme de nulle part et qui vont vraiment susciter un véritable débat parlementaire", a affirmé Laetitia Avia. Au second tour, Laetitia Avia sera opposée à Valérie Montandon du parti Les Républicains. "C'est une équation que je n'attendais pas forcément."
Alors qu'une candidature dissidente de Cédric Villani à Paris semble se préciser, le candidat désigné par La République en marche ne souhaite pas son exclusion. "Je ne souhaite pas qu'un comportement isolé vienne mettre à mal le mouvement que j'ai participé à bâtir", a-t-il écrit dans une lettre envoyée lundi aux militants La République en marche.
Cédric Villani va-t-il se lancer dans la course aux municipales à Paris ? Depuis l'investiture de Benjamin Griveaux pour être le candidat de La République en marche, le député de l'Essonne semble se rapprocher de plus en plus d'une candidature dissidente. Après un été de réflexions, il doit annoncer ses "intentions" mercredi 4 septembre, plusieurs médias annonçant déjà sa candidature, sans que l'intéressé ne démente."Après l'intense campagne médiatique des derniers jours, il apparaît désormais plus que probable que Cédric Villani annonce mercredi sa candidature à Paris. Si tel devait être le cas, je le regretterais", a écrit lundi dans une lettre envoyée aux militants LREM Benjamin Griveaux. "Je regretterais cette décision de partir en solitaire malgré l'engagement qu'il avait pris à maintes reprises de respecter le choix de la Commission Nationale d'Investiture", a-t-il insisté. Le député de Paris déplore également que le mathématicien n'ait jamais répondu à sa proposition de "co-piloter" sa campagne électorale.Néanmoins, Benjamin Griveaux s'oppose à l'exclusion de LREM de son collègue. "Nos statuts, approuvés par Cédric Villani lui-même, prévoient normalement l'exclusion en cas de candidature dissidente. Mais je ne souhaite pas qu'un comportement isolé vienne mettre à mal le mouvement que j'ai participé à bâtir et à faire vivre depuis le premier jour avec tant d'autres parmi vous", écrit-il. "J'entends les demandes nombreuses d'exclusion. Ne cédons pas là où tant d'autres avant nous ont renoncé", poursuit-il. "Ma conviction, c'est que nous finirons rassemblés""J'aurais préféré que Cédric Villani respecte l'engagement qu'il avait pris et s'engage à nos côtés, c'est évident", a de nouveau regretté M. Griveaux mardi matin sur LCI. "Ma conviction, c'est qu'il le fera dans les semaines ou les mois qui viennent et que, à l'issue de cette campagne ou pendant cette campagne, nous saurons trouver les voies et le chemin du rassemblement", a-t-il expliqué. Selon lui, "c'est aussi le message que Cédric Villani a adressé hier au président de la République lorsqu'il dit : il n'y a pas de défiance, ni personnelle, ni vis-à-vis du mouvement". "S'il n'y a pas de défiance, ça veut dire qu'on peut retrouver le chemin de la confiance", a estimé le député de Paris. "Ma conviction, c'est que nous finirons rassemblés", a-t-il insisté, en arguant que l'adversaire de Villani, comme le sien, c'est la maire sortante Anne Hidalgo."Je ne demande pas qu'on exclue Cédric Villani, pour une raison simple : je crois que ça n'est pas la bonne manière de faire que de caporaliser la pensée, ça n'est pas la culture d'En marche", a-t-il répété.Dimanche 1er septembre, le patron des députés LREM Gilles Legendre, s'est également dit sur le plateau de BFMTV hostile à toute sanction contre Cédric Villani.
Mireille Robert dénonce cette intrusion qui a eu lieu en pleine nuit, qui n'a donné lieu à aucune interpellation.
"Agressée et ma famille menacée quand nous sommes perdus en pleine campagne, alors que je venais de recevoir le responsable des "gilets jaunes" à la permanence. Casqués, masqués, violents, ils se lancent dans une fuite en avant qui dessert leur cause. Plainte déposée" : voilà ce qu'a tweeté Mireille Robert ce samedi matin. Cette députée La République En Marche de la 3e circonscription de l'Aude dénonce l'intrusion à son domicile personnel, à Pieusse près de Limoux, de "gilets jaunes". Les faits ont eu lieu vers 21h30 dans la nuit de vendredi. La députée était à son domicile quand une quarantaine de personnes s'est introduite dans sa propriété viticole et a demandé à lui parler. Un feu de palettes a également été allumé par les "gilets jaunes" sur les lieux.Son adresse avait été divulguée sur Facebook"J'ai suivi les consignes, je suis restée chez moi, j'ai appelé la gendarmerie qui est montée, et voilà. Ils sont partis avant que les gendarmes arrivent. Ils ont été avertis, je pense qu'à Limoux quelqu'un surveillait la gendarmerie, donc c'était quelque chose d'organisé et de prémédité", raconte Mirellle Robert dans les colonnes du Midi-Libre. Elle dénonce au passage l'attitude des "gilets jaunes" : "Il faut savoir que depuis la semaine dernière, sur les pages Facebook de certains "gilets jaunes", mon adresse a été divulguée au cas où les gens n'auraient pas su me trouver, avec déjà des incitations à venir me trouver à mon domicile alors que j'ai une permanence, et que je reçois les gens qui veulent me voir sans aucune difficulté", explique la députée, qui avait reçu quelques heures auparavant vendredi le représentant des "gilets jaunes" de Limoux "avec qui ça s'est très bien passé". "Mais il m'avait quand même dit qu'il y avait une partie de ce groupe qu'il avait créé qui se radicalisait et qu'il craignait de ne pouvoir les contenir." Une prédiction qui s'est révélée exacte. La police n'a procédé à aucune interpellation après cette intrusion.
A moins de 40 jours de l'élection présidentielle américaine, Donald Trump force le pas: il enchaîne vendredi les déplacements, sillonnant l'Amérique dans l'espoir de rattraper son retard sur Joe Biden dans les sondages.
Le programme de la journée donne le tournis: table ronde avec "Latinos pour Trump" à Doral (Floride), discours sur la situation économique des Afro-Américains à Atlanta (Géorgie), réunion de levée de fonds au Trump Hotel (dans la capitale Washington) et meeting de campagne à Newport News (Virginie).L'objectif: ratisser le terrain bien sûr, comme il l'avait fait avec succès en 2016, mais aussi marquer le contraste avec son adversaire démocrate qui a opté pour un rythme beaucoup moins intense."Joe Biden l'endormi vient de mettre fin à ses activités de campagne pour la journée", a-t-il ironisé jeudi matin sur Twitter."Il veut se reposer!", a-t-il poursuivi. "Notre pays ne peut se permettre d'avoir un président à faible énergie dans une époque passionnante mais complexe".Nettement plus en retrait, Joe Biden, lui, a vivement réagi aux déclarations du président qui a refusé de s'engager explicitement sur un transfert pacifique du pouvoir s'il était battu dans les urnes."Dans quel pays vivons-nous ? Je plaisante à peine. Je veux dire, dans quel pays sommes-nous ? Il dit les choses les plus irrationnelles...", a-t-il déclaré.- "Endroit magnifique en Italie" -Samedi, le président américain aura une autre occasion de capter toute la lumière avec l'annonce, depuis la Maison Blanche, du nom de la juge qu'il souhaite nommer à la Cour suprême pour remplacer Ruth Bader Ginsburg, icône féministe décédée la semaine dernière.Les républicains disposant de la majorité au sénat, la confirmation devrait être une simple formalité et le milliardaire pourra se vanter d'avoir placé trois juges conservateurs dans le temple du droit américain qui en compte neuf au total.Deux favorites se dégagent et Donald Trump doit évaluer quel est la meilleure option pour galvaniser sa base électorale à l'approche du scrutin du 3 novembre.Amy Coney Barrett, 48 ans, catholique pratiquante, mère de sept enfants, opposée par conviction personnelle à l'avortement, pourrait galvaniser l'électorat religieux conservateur sur lequel Donald Trump s'est largement appuyé il y a quatre ans.Barbara Lagoa, 52 ans, née en Floride de parents ayant fui le régime communiste de Fidel Castro, est moins connue, mais serait un atout de poids dans cet Etat du Sud qui pourrait, à lui seul, faire basculer l'élection d'un côté ou de l'autre.Dans ce contexte, Donald Trump n'aborde plus la pandémie du coronavirus, qui a fait plus de 200.000 morts aux Etats-Unis, que pour souligner à quel point elle appartient presque déjà - selon lui - au passé."Nous n'allons rien fermer!", a-t-il lancé jeudi soir depuis Jacksonville, en Floride, accusant son rival d'être prêt à mettre l'économie sous cloche.Annonçant l'arrivée imminente d'un vaccin et prédisant un redémarrage économique spectaculaire, il a aussi fait de l'humour sur le virus."Certains l'appellent coronavirus, cela fait penser à un endroit magnifique en Italie", a-t-il lancé, amusé. "Mais il n'est pas venu d'Italie, il est venu de Chine".
Le petit Younès est resté seul dans un car d'environ 8h jusqu'à 15h.
Un enfant handicapé de 10 ans a été oublié dans un car toute la journée à Lens, dans le Pas-de-Calais, rapporte La Voix du Nord mardi 8 octobre.Jeudi dernier, Younès a été pris en charge à 8h, comme tous les matins depuis 3 ans, par un car de ramassage dans sa ville de Liévin, à destination de l'Institut médico-éducatif (IME) Léonce-Malécot de Lens. Comme à chaque fois, un accompagnateur contrôle toutes les prises en charges. Une fois arrivé à l'IME, ce moniteur adjoint d'animation attaché à l'IME doit signaler aux éducateurs les absents et faire le tour des sièges, avant que le véhicule ne rentre au dépôt.Mais jeudi, il n'a pas vérifié que le véhicule était bien vide. "D'habitude, (Younès) se met devant, explique à la Voix du Nord le directeur de l'IME, Bertrand Facon. Là, il s'était assis plusieurs rangs derrière." Personne ne pense à vérifier la feuille de contrôle des montées, et personne ne s'inquiète de l'absence du petit garçon trisomique. "On était dans une attitude où ce sont les parents qui nous préviennent d'une absence, reconnaît le directeur. Elle n'a pas été détectée, on n'a pas été bons."Une fois arrivée au dépôt, la conductrice du car ne vérifie pas non plus si le véhicule est vide. Younès reste assis sur son siège jusqu'à 15h, quand il est découvert par un technicien. L'IME est alerté, l'enfant y est ramené et ses parents prévenus vers 15h45. "Il a été vu par une infirmière, on a dû le changer et on lui a donné une collation, assure M. Facon. Il a aussi été vu par un psychologue. "Il n'a pas la notion de l'heure ou du jour, explique son père au quotidien local. Pour lui, il est peut-être resté cinq minutes tout seul." Si physiquement tout va bien, psychologiquement, l'expérience semble avoir laissé des traces. "On doit rester avec lui, lui tenir la main" la nuit, selon son père. Ce dernier a porté plainte pour "mise en danger d'autrui".L'IME a notifié l'incident à l'Agence régionale de santé et suspendu l'accompagnateur. L'institut promet également de mieux contrôler l'arrivée des cars et d'appeler les parents en cas d'absence.
Le 7 juin, trois sauveteurs de la SNSM avaient péri en tentant de porter secours à un pêcheur en détresse, en pleine tempête. Le pêcheur n'a pas été retrouvé.
Un corps, "a priori celui d'un homme", a été retrouvé dans la nuit de samedi à dimanche aux Sables-d'Olonne en Vendée, neuf jours après la disparition d'un pêcheur et de trois sauveteurs de la SNSM, a-t-on appris dimanche 16 juin auprès des pompiers."Un corps a été trouvé dans la nuit" sur une plage des Sables-d'Olonne, ont indiqué à l'AFP les pompiers de Vendée, confirmant une information du quotidien Ouest-France. Le corps a été découvert vers 04H45. "A priori il s'agirait de celui d'un homme", ont précisé les pompiers sans autre détail. Jointe par l'AFP, la police des Sables-Olonne n'a pas souhaité communiquer dans l'immédiat. Le 7 juin, alors que la tempête Miguel faisait rage, trois sauveteurs de la SNSM (Société nationale de secours en mer) avaient péri en mer, après une avarie sur leur bateau. Ils s'étaient portés au secours d'un pêcheur seul à bord de son chalutier de 12 m, en détresse dans une mer démontée. La vedette, le SNS 061 Jack Morisseau, était sortie porter secours au chalutier en difficulté, le Carrera. Le pêcheur n'avait pas été retrouvé.Jeudi, lors d'une cérémonie d'hommage aux Sables-d'Olonne, le président Emmanuel Macron a décoré les trois sauveteurs "morts en héros" en portant secours au chalutier.
Un homme de 27 ans est mort poignardé samedi 24 décembre à Brest. Il a été attaqué par son frère après une dispute entre les deux hommes selon Ouest France.Le drame a eu lieu samedi 24 décembre aux alentours de 13 heures dans le quartier de Kerbernard à Brest (Finistère).
Une dispute aurait éclaté entre deux frères, originaires de Troyes (Aube). L'aîné, qui suivait un traitement médical pour bipolarité qu'il avait semble-t-il arrêté de prendre, avait été prié par son frère de quitter l'appartement qu'ils partageaient dans ce quartier du nord de la ville. L'homme de 36 ans ne souhaitant pas partir, la dispute a dégénéré et celui-ci a poignardé son frère cadet juste en dessous de l'oreille, atteignant l'artère carotide selon les informations de ouest France.Gravement touchée, la victime a tout de même réussi à sortir de l'appartement et de l'immeuble, avant de s'écrouler dans la rue. Les secours du SMUR (structure mobile d'urgence et de réanimation), ainsi que les pompiers et la police, appelés sur place, n'ont rien pu faire pour sauver l'homme de 27 ans, marié et père de deux enfants. Son frère, lui, été interpellé et placé en garde à vue à Brest. Selon des témoins cités par Le Télégramme, l'homme n'était "pas dans son état normal" au moment des faits.
Les dealers de la cité de la Solidarité, dans le 15e arrondissement de Marseille, ont trouvé un nouvelle manière de trouver des employés. Ces derniers sont chargés de surveiller les "descentes" de forces de police dans le quartier.
"Notre droguerie recrute". L'annonce pourrait être anodine si elle ne concernait pas le trafic de stupéfiants, dans un quartier de l'est de Marseille. Des trafiquants de la cité phocéenne ont "innové" en proposant des offres d'emploi par le biais de petites annonces. Sur les feuilles de papiers figure un appel à candidature, pour être embauché par les trafiquants de la cité de la Solidarité, dans le 15e arrondissement."Nous recherchons un vendeur à temps plein, en charge de l'accueil des clients et de la bonne vente", est-il indiqué sur le tract. La fonction décrite n'est en réalité par celle de simple "vendeur" dans un commerce banal, mais celle de guetteur. Les recrues sont ainsi amenées à "effectuer des contrôles visuels en cas d'arrivée des forces de police, et transmettre l'information aux vendeurs". La procédure de candidature se faisait directement à "l'accueil" de la cité, ou via la messagerie du réseau social Snapchat, rapporte La Provence dans un article publié mercredi 24 avril. "On franchit un pas supplémentaire dans la provocation et la sentiment d'impunité. C'est la cité qui organise ses richesses, ses ressources humaines et qui le fait savoir sans aucune crainte de quoique ce soit", déplore un avocat.
Le Premier ministre Edouard Philippe a été filmé dans la voiture du directeur du Tour de France vendredi dernier sans ceinture de sécurité, pointe du doigt Auto Plus.
Edouard Philippe a mis beaucoup d'ardeur à défendre la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires sans séparateur central. Le Premier ministre en met beaucoup moins pour mettre sa ceinture de sécurité.Vendredi dernier, invité par les organisateurs du Tour de France, à suivre l'étape allant du Bourg-d'Oisans (Isère) à Valence (Drôme), Édouard Philippe a suivi les coureurs et salué les Français sur le bord des routes depuis l'arrière du véhicule du directeur de course sans avoir mis sa ceinture de sécurité, comme l'ont prouvé les images de France Télévisions.Si la limitation de la vitesse à 80 km/h pourrait sauver quelque 400 vies par an, la ceinture en a sauvé un million dans le monde en un demi-siècle, note le magazine Auto Plus. Le patron du Tour Christian Prudhomme ne s'est pas montré exemplaire non plus. La ceinture de sécurité à l'arrière est obligatoire depuis 1990. C'est vrai que les deux hommes, qui avaient 20 ans pour l'ancien maire du Havre et 30 ans pour l'ancien journaliste, ont dû s'y mettre sur le tard.
Les expériences qui utilisent des chiens entraînés à détecter par l'odorat les personnes contaminées par le nouveau coronavirus donnent des "résultats prometteurs", mais il faut en "compléter l'évaluation scientifique" et "définir des règles de bon usage", estiment lundi les Académies vétérinaire et de médecine.
"Les premiers résultats obtenus par une équipe allemande" de l'université vétérinaire de Hanovre "et une équipe française" de l'école nationale vétérinaire d'Alfort, "montrent que des +chiens renifleurs+ entrainés sont capables de reconnaître une odeur spécifique" de cette maladie infectieuse "correspondant à un ensemble de composés organiques volatils spécifiques ou d'autres substances métaboliques produites par l'organisme malade", indiquent l'Académie nationale de médecine et l'Académie vétérinaire de France dans un communiqué.Les deux académies encouragent "le développement de ce nouveau test afin de le mettre en oeuvre dans les meilleurs délais". En effet, "devant l'accroissement des demandes de tests de détection", "l'utilisation de +chiens renifleurs+ permettrait de réduire les délais encore trop élevés pour l'obtention d'un dépistage par RT-PCR" - le seul test actuellement homologué, qui nécessite une analyse en laboratoire pour rechercher la présence du matériel génétique du virus dans un échantillon prélevé dans les narines du patient -, "en particulier chez les cas suspects et les contacts".Mais avant d'envisager un tel déploiement, elles recommandent "de compléter l'évaluation scientifique" de ces tests olfactifs pour "en préciser les performances" (la proportion de résultats erronés, faux-positifs ou faux-négatifs, n'est-elle pas trop élevée?).Il faudrait également "identifier (...) la ou les molécules spécifiques du Covid-19" dans l'ensemble de composés que les chiens reniflent, "sécuriser la présentation des échantillons à analyser" (dans les expériences menées dans plusieurs pays, les chiens hument généralement des compresses appliquées sous le bras des volontaires, pour qu'elles s'imbibent de leur sueur) et "définir les règles de bon usage de ce type de test", ajoutent les deux académies.
L'Allemagne, présentée en modèle de gestion de la pandémie de coronavirus, a annoncé mardi pour la première fois un reconfinement à l'échelle locale qui concerne plus de 600.000 personnes face à l'éruption d'un important foyer de contamination parti du plus grand abattoir d'Europe.
Quelque 360.000 personnes vivant dans le canton de Gütersloh, et 280.000 dans celui voisin de Warendorf, dans l'ouest du pays, vont à nouveau voir leurs déplacements et activités strictement limités dans un premier temps durant une semaine pour tenter de contenir la propagation du virus, qui touche déjà plus de 1.550 personnes dans un abattoir de la région. Elles ne seront en revanche pas obligées de rester à leur domicile."Pour la première fois en Rhénanie du Nord-Westphalie et en Allemagne, nous allons revenir dans tout un canton aux mesures qui s'appliquaient il y a quelques semaines" avant que l'Allemagne n'entame début mai un déconfinement progressif, a indiqué Armin Laschet, le dirigeant de la région la plus peuplée et la plus industrialisée du pays, lors d'une conférence de presse à Düsseldorf.- Limitation stricte -La mesure doit dans un premier temps durer jusqu'au 30 juin et va se traduire par la limitation stricte des contacts entre personnes, la fermeture des bars, cinémas, musées, centres de fitness, piscines, et l'interdiction des activités de loisirs dans des espaces fermés. Les restaurants pourront rester ouverts mais n'accueilleront que des clients d'un même foyer, a précisé M. Laschet, potentiel successeur d'Angela Merkel et candidat à la direction de leur parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU) en décembre prochain.Ces mesures, qui interviennent à dix jours du début des vacances scolaires dans cette région, ont été accueillies avec soulagement par la population même si, pour certains, les autorités auraient dû agir plus tôt."C'est effectivement un peu tard sinon il n'y aurait pas eu cette propagation", regrettait Brigitte Jäger, habitante de Rheda-Wiedenbrück, près de Gütersloh, où est installé l'abattoir."J'attendais ça bien plus tôt", renchérit Ullrich Wegner tandis que Steffen Schlüter prédit des temps "très durs" pour l'activité commerciale.L'Allemagne, jusqu'ici relativement épargnée par le virus, est sous le choc depuis la découverte d'un foyer de contamination important dans l'abattoir Tönnies.Il emploie 6.700 personnes, pour beaucoup venues de Bulgarie et de Roumanie et qui logent dans des foyers d'hébergement où la promiscuité est grande.Lundi soir, les autorités locales ont annoncé que 1.553 personnes étaient contaminées par le Covid-19 dans le canton de Gütersloh. Quelque 7.000 personnes ont été placées en quarantaine, 21 hospitalisées et 6 sont en soin intensifs.L'ensemble des employés de ce groupe a été placé sous quarantaine. - Barrières -Les chaînes de télévision diffusaient des images de personnes attendant derrière des barrières de métal à l'entrée des foyers d'hébergement que des policiers, munis de masques et de gants, les ravitaillent en vivres et en boissons. L'apparition de plusieurs foyers de contamination dans des abattoirs en Allemagne, mais aussi en France, a relancé le débat autour des conditions de travail régulièrement dénoncées par des associations de défense de l'environnement. Le nombre particulièrement élevé de cas dans ces lieux pourrait s'expliquer par le froid et par les particules aérosols qui resteraient plus longtemps en suspension dans l'air, a avancé l'institut de veille sanitaire, le RKI.Le gouvernement d'Angela Merkel a quant à lui décidé de durcir les règles sanitaires dans ces abattoirs.Ce reconfinement partiel, même local, marque également un revers majeur pour le dirigeant conservateur de la région, Armin Laschet, candidat à la succession d'Angela Merkel en 2021.Il s'était en effet présenté comme le chantre du déconfinement accéléré, entrant en conflit avec la chancelière, plus prudente sur le sujet.Il s'est en outre déjà attiré une volée de critiques pour avoir accusé les travailleurs roumains et bulgares d'être à l'origine de ce foyer de contamination. Des propos jugés inacceptables par la cheffe de la diplomatie bulgare.Depuis l'apparition du nouveau coronavirus, l'Allemagne, pourtant peuplée de plus de 80 millions d'habitants, a enregistré un nombre relativement limité d'infections: quelque 191.000, dont 8.895 morts. Mais le taux d'infection est fortement remonté ces derniers jours.
En marge de l'acte XII des "gilets jaunes", des assistantes maternelles ont manifesté ce samedi dans toute la France contre la baisse de leurs allocations chômage, rapporte Europe 1.
La colère n'en finit plus de gronder en France. Après les "gilets jaunes", les "foulards rouges" et les "stylos rouges", les "gilets roses" ont à leur tour manifesté ce samedi dans plusieurs villes de France, rapporte Europe 1. Une centaine de personnes ont manifesté à Paris, devant le ministère des Solidarités, tout comme à Rennes, à Toulon, ou encore à Bordeaux. "Assmats en colère, on ne va pas se laisser faire !", "Assmat en colère, non à la réforme du cumul emploi-chômage", ou encore "La précarité, c'est pas notre métier", pouvait-on entendre ou lire sur les pancartes brandies par les manifestantes, toutes vêtues de gilets roses. Ces assistantes maternelles craignent la mise en place d'une réforme sur les règles d'indemnisation du chômage, qui pourrait se traduire par une baisse de leurs indemnités en cas de réduction de leur activité. Ce qui arrive fréquemment, notamment l'été "entre le départ d'un enfant qui va faire son entrée en maternelle et l'accueil d'un nouveau bébé en septembre". Des négociations sont actuellement en cours entre patronat et syndicats. Europe 1 précise que si cette réforme était appliquée, les salariés en "multi-emplois", comme les assistantes maternelles, pourraient perdre entre "30 et 300 euros par mois". Une situation "extrêmement grave" pour Denis Gravouil, en charge des négociations sur l'assurance chômage pour la CGT. Le maintien de cette allocation est donc vital pour les "gilets roses" dont le revenu mensuel tourne autour de 1 400 euros bruts. Avec "3,18 euros par heure et par enfant gardé, certaines ne s'en sortent pas", confie Véronique, assistante maternelle, au micro d'Europe 1. En 2015, sur 105 000 assistantes maternelles, les deux tiers cumulaient salaire et allocation, selon les chiffres de l'Unedic.
La supposée absence de bouteille d'eau lors d'une rencontre publique à Rennes, organisée à l'occasion de la sortie de son nouveau roman, a fait sortir Yann Moix de ses gonds, raconte mercredi 13 mars le quotidien régional.
À l'occasion de la sortie de son nouveau roman, "Rompre", paru aux éditions Grasset, Yann Moix était mardi 12 mars à Rennes pour une conférence organisée avec Ouest-France. Un rendez-vous qui ne s'est pas très bien déroulé, a raconté le quotidien régional dans un billet d'humeur mercredi. L'écrivain se serait notamment agacé de l'absence de bouteilles d'eau. "Je demande un verre d'eau, on m'envoie à l'étage dans les toilettes boire au robinet. Comme un clébard!", se serait-il exclamé dans la rue. "Vous nous voyez accueillir Yann Moix, écrivain, chroniqueur et réalisateur, à l'espace Ouest-France et ne pas lui prêter de considération ?", écrit le quotidien, qui précise qu'"à l'étage il y avait des bouteilles d'eau et la bibliothèque où on reçoit les personnalités." Mais "Yann Moix n'a pas attendu de le savoir. Il a disparu", assure l'auteur de ce billet. Alors que les 130 personnes qui s'étaient déplacées pour le rencontrer attendaient, le représentant de son éditeur enchaîne les coups de fil et assure que le chroniqueur des Terriens du samedi (C8) "a fait un malaise, il est surmené, il va revenir". Yann Moix revient finalement après quelques minutes et prévient : "Je reviens, je fais la conférence et je me casse". Après avoir "chassé" la personne qui devait l'interview et assurant avoir été "maltraité" pour expliquer son retard, l'écrivain a finalement répondu aux Rennais. "Puis il s'est cassé comme il dit", écrit Ouest-France, qui "s'est étonné que sa tête passe encore la porte".
L'un des membres de la commission d'investiture a estimé qu'il était "probable" que Cédric Villani soit exclu de LREM s'il ne soutenait pas Benjamin Griveaux.
"Je souhaite qu'il prenne toute sa place dans la campagne". Jeudi 11 juillet, au lendemain de son investiture par la République en marche (LREM) pour les municipales à Paris en 2020, Benjamin Griveaux a tendu la main, sur BFMTV, au candidat malheureux Cédric Villani."Je souhaite qu'il prenne toute sa place dans la campagne, a déclaré l'ancien porte-parole du gouvernement. Je comprends la déception, parce que quand on a mené campagne, quand on y a mis son énergie et son cœur -et on sait qu'il a un cœur gros, Cédric Villani-, eh bien je mesure la déception." "Moi je souhaite que cet homme de cœur puisse nous accompagner, a poursuivi M. Griveaux. C'est un type bien. Je suis certain que l'on va trouver les moyens de se rassembler, de se parler. Il a pris des engagements. C'est un homme de cœur mais c'est aussi un homme d'honneur." "Pour l'instant, il ne m'a pas répondu", a cependant précisé le candidat.M. Villani avait grillé la politesse à la Commission nationale d'investiture (CNI), mercredi en fin d'après-midi, en annonçant sur Twitter qu'il n'allait pas être investi, regrettant que ses appels à "renouer avec l'esprit et les valeurs" de LREM n'aient "pas été entendus", et concluant son message par une formule sibylline: "J'aurai prochainement l'occasion de m'exprimer sur les perspectives qu'il convient à présent d'ouvrir"."Je mesure l'immense honneur et la responsabilité que m'a fait la commission nationale d'investiture en me désignant candidat", avait réagi Benjamin Griveaux devant la presse, un peu plus tard mercredi soir. "Je veux saluer l'enthousiasme qui a été celui de Cédric Villani dans cette campagne, dire qu'il a sans doute mieux que personne mis l'écologie au cœur de cette pré-campagne et qu'il aura évidemment toute sa place à nos côtés dans l'équipe que je souhaite constituer, en particulier sur ces sujets-là", avait-il encore assuré.Interrogé sur la réaction de M. Villani avant même les résultats officiels, M. Griveaux a affirmé: "Quand vous avez mené un combat avec ardeur, avec cœur, avec fougue et avec détermination, comme l'a fait Cédric ces dernières semaines, il est normal d'avoir un temps de déception".De son côté, la CNI s'est montrée plus ferme, appelant M. Villani à se "reprendre". "L'esprit de responsabilité l'emportera", a voulu croire Alain Richard, un membre de la CNI, mercredi soir, lors d'une allocution devant la presse. Selon lui, M. Villani, lors de son audition devant la commission, mardi, "avait dit les yeux dans les yeux qu'il serait solidaire de la décision et qu'il participerait à la campagne commune"."Donc je pense qu'il va se reprendre et je pense qu'il faut qu'il soit attentif à l'effervescence de son entourage", a encore mis en garde M. Richard. "Je l'appelle à bien maîtriser son entourage, je pense que c'est utile pour tout le monde", a-t-il à nouveau insisté. M. Richard a estimé "probable" que M. Villani soit exclu de LREM s'il ne soutenait pas Benjamin Griveaux. "C'est la règle du mouvement, et tout le monde la connaît", a-t-il averti.
La distribution de masques gratuits permettrait, selon la présidente du groupe socialistes et apparentés à l'Assemblée nationale, que "certains ne renoncent pas à porter le masque parce que ça coûte trop cher".
Pour enrayer la propagation du coronavirus, certaines communes ont décidé d'imposer le port du masque dans certaines zones, grâce à l'autorisation donnée aux préfets d'étendre cette obligation dans les "lieux publics ouverts". Depuis le 20 juillet, le port du masque était déjà devenu obligatoire dans les lieux publics clos. "Je pense qu'il faut que le gouvernement aille plus loin et qu'il dise qu'on distribue un quota de masques pour chaque citoyen", a réclamé mardi 4 août sur Franceinfo Valérie Rabault, présidente du Groupe Socialistes et apparentés à l'Assemblée nationale. Selon la députée PS de Tarn-et-Garonne, cela permettrait que "certains ne renoncent pas à porter le masque parce que ça coûte trop cher: quand vous avez une famille de deux ou trois enfants plus les deux parents, ça commence à faire une petite addition à la fin du mois."Plusieurs représentants de la gauche, dont une 'Coordination anti-Covid' de seize maires franciliens, s'étaient déjà prononcés en faveur de la gratuité des masques. Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé le 22 juillet que le gouvernement allait envoyer gratuitement 40 millions de masques grand public lavables aux sept millions de Français les plus pauvres.Par ailleurs, Mme Rabault en a profité pour "demander à ce qu'il y ait une conférence de financement" au sujet du plan de relance, afin de déterminer "quelle partie doit être financée par la dette", souhaitant éviter "de faire reposer tout le financement de la relance sur l'augmentation de la dette".
- Kellyanne Conway, conseillère de la première heure -
Connue pour ses échanges houleux avec les journalistes, Kellyanne Conway a annoncé dimanche qu'elle quitterait la Maison Blanche "à la fin du mois" pour se consacrer à sa famille. Cette décision "est entièrement mon choix", a-t-elle ajouté.Cette conseillère politique de 53 ans a été aux côtés de M. Trump dès le premier jour, dirigeant la campagne de 2016 qui a catapulté le milliardaire à la Maison Blanche. Son mari, l'avocat conservateur George Conway, est l'un des plus virulents détracteurs du président américain.- Bolton, Flynn, McMaster: valse à la Sécurité nationale -Limogé en septembre 2019, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton était en désaccord avec Donald Trump sur nombre de sujets brûlants, de l'Iran à la Corée du Nord en passant par l'Afghanistan. Il a publié en juin un livre au vitriol sur le président des Etats-Unis présenté comme obnubilé par sa seule réélection et "inapte" à diriger la première puissance mondiale.M. Bolton était le troisième occupant de ce poste particulièrement exposé depuis l'investiture de Donald Trump en janvier 2017.Michael Flynn n'a tenu que 22 jours à ce poste. Ancien chef du renseignement militaire américain, il a fait les frais, le 13 février 2017, de l'affaire russe, dont il est l'un des principaux protagonistes.Il avait été remplacé par H.R. McMaster, général trois étoiles qui a à son tour quitté ses fonctions en avril 2018. Le président l'avait notamment réprimandé sur Twitter pour avoir estimé "irréfutables" les preuves d'une ingérence de Moscou dans l'élection américaine.- Dan Coats, directeur du renseignement national -Le chef des services de renseignement américains Dan Coats a quitté ses fonctions le 15 août 2019, moins d'un mois avant le limogeage de John Bolton. A ce poste, il supervisait et coordonnait les activités de la CIA, de la NSA et des autres services de renseignement américains, mais était régulièrement en désaccord avec Donald Trump sur des sujets de première importance.- Kirstjen Nielsen, ministre de la Sécurité intérieure - Le départ annoncé le 7 avril 2019 de la ministre de la Sécurité intérieure a signalé la volonté de Donald Trump de durcir encore sa politique d'immigration.Les relations de Mme Nielsen avec Donald Trump ont longtemps été perçues comme difficiles. Mais alors qu'on disait que le président se plaignait constamment de son travail, elle est restée fermement loyale.- Jim Mattis, ministre de la Défense -Jim Mattis a annoncé le 20 décembre 2018 qu'il quittait son poste, critiquant notamment la stratégie diplomatique de Donald Trump. Après l'annonce du retrait des troupes américaines en Syrie, cet ancien général des Marines était dans une position plus inconfortable que jamais, lui qui s'y était vigoureusement opposé. - Rex Tillerson, secrétaire d'Etat -L'ancien PDG d'ExxonMobil a été limogé de son poste de chef de la diplomatie le 13 mars 2018, après des mois de tensions et d'humiliations de la part de Donald Trump sur la stratégie diplomatique américaine. Il a été remplacé par le chef de la CIA, Mike Pompeo.- Steve Bannon, stratège -Ce discret mais très influent conseiller de l'ombre, a joué un rôle crucial dans l'élection de Donald Trump en donnant un virage résolument populiste à la campagne du milliardaire.Sa cohabitation avec d'autres ténors à la Maison Blanche a tourné à la guerre interne. Il a démissionné le 18 août 2017 après 210 jours à son poste.M. Bannon est désormais accusé par la justice américaine d'avoir détourné à des fins personnelles des centaines de milliers de dollars d'une campagne de financement participatif censée contribuer à l'érection d'un mur à la frontière avec le Mexique. L'ex-conseiller de M. Trump a plaidé non coupable, des deux chefs d'accusations retenus contre lui, fraude et blanchiment d'argent, et a été libéré moyennant 5 millions de dollars de caution. Parmi les autres départs notables de l'administration du 45e président des Etats-Unis, on compte également Gary Cohn, conseiller économique, Scott Pruitt, ministre de l'environnement ou Jeff Sessions, ministre de la Justice.
Michel Aumont est mort jeudi 29 août. Il laisse derrière lui une grande carrière de comédien au théâtre mais aussi au cinéma.
C'est un acteur marquant qui s'est éteint. L'information a été annoncée par sa costumière et amie Pascale Bordet puis a été confirmée par ses proches. Michel Aumont est décédé à l'âge de 82 ans. Il représentait l'une des figures du théâtre et du cinéma. Poussé par sa mère comédienne Hélène Gerber et son père régisseur à la Comédie Française, il a rapidement pris goût au rôle d'acteur. C'est d'abord sur les planches que sa carrière prend son envol. Après avoir suivi les cours du Conservatoire national d'Art dramatique, il devient le 1er septembre 1956 un pensionnaire à la Comédie Française, puis un sociétaire en janvier 1965 et enfin, il est consacré sociétaire honoraire en janvier 1994. Au théâtre, il a entretenu une véritable histoire d'amour avec les oeuvres de Molière, allant même jusqu'à interpréter pendant près de 20 ans le rôle d'Harpagon issu de la pièce « L'Avare ». C'est aux côtés de son ami Jean-Paul Roussillon qu'il s'ouvre peu à peu à d'autres types de rôles. Il finira même par partager la fiche avec d'autres monuments comme Claude Brasseur en 2014 dans la pièce « La colère du tigre » de Philippe Madrale, où Aumont incarnait le célèbre peintre Claude Monnet. Il a remporté plusieurs prix, notamment quatre Molières dont celui de meilleur comédien à deux reprises pour « Macbeth » de William Shakespeare en 1993 et « Un sujet de roman » de Sacha Guitry en 2000.Des collaborations avec les plus grands réalisateurs Si Michel Aumont a davantage marqué le monde du théâtre, sa carrière au cinéma n'en reste pas moins impressionnante. Il débute en 1972 dans « La femme en bleu » de Michel Deville. Il enchaine par la suite et a la chance de collaborer avec les plus grands réalisateurs français comme Claude Chabrol pour « Nada » ou Claude Zidi pour « La course à l'échalote ». Mais c'est avec le non moins prestigieux Francis Veber qu'il crée un vrai lien. Aumont apparaît dans de grands succès comme « Le placard » ou « La doublure ».S'il n'a jamais été le premier rôle d'un film grand public, Michel Aumont a participé à des films considérés aujourd'hui comme des monuments du cinéma français. Il a incarné Brochard, un concessionnaire automobile dans le mythique « Coup de tête » de Jean-Jacques Annaud. On retiendra également ses collaborations avec de grands noms comme Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Catherine Frot ou même Judith Godrèche. A l'annonce de sa disparition, de nombreuses personnalités du cinéma ont rendu hommage à ce grand acteur. Sur Twitter, Gilles Jacob a souligné « la justesse, l'ironie discrète jamais bien loin et cette sorte d'épaisseur humaine qui sert les grands rôles ». L'actrice Michèle Laroque évoque un « grand acteur », « émouvant », « drôle », « si intelligent ».
Bernard Cazeneuve a donné mercredi un premier indice sur son avenir post-mai 2017 : "Vous le savez, la retraite à 54 ans n'est pas la pente des réformes les plus récentes", a déclaré avec une note d'humour l'actuel Premier ministre, lors de ses voeux à la presse. Plusieurs médias avaient pourtant assuré que l'ancien ministre de l'Intérieur se retirerait de la vie politique après la prochaine élection présidentielle.
Cela pour prendre sa retraite ou pour rejoindre un célèbre cabinet d'avocats. Des rumeurs qu'il n'a jamais confirmées ou infirmées. L'ancien ministre de l'Intérieur a juste promis qu'il ne briguerait plus de mandat local, ce qui n'exclut pas une candidature aux législatives.Le Point précise même ce jeudi que l'ancien ministre de l'Intérieur s'est inscrit sur les listes électorales à Cherbourg (Manche), alors qu'il votait jusque-là dans l'Oise, où il est né et où il réside. Pour quelle raison, ce fidèle hollandais revient-il dans ses anciennes terres d'élection (il a été député de la 5e circonscription de la Manche de 1997 à 2002 puis de 2007 à 2012) ? "Il ne s'interdit rien", a juste répondu son entourage à l'hebdomadaire, avant d'ajouter : "Si la gauche l'emporte en 2017, il sera soit au gouvernement, soit il sera une voix qui compte au sein d'une future majorité présidentielle".À CHERBOURG VENDREDIDe son côté, le quotidien régional La Manche Libre explique que l'ancien premier flic de France a une autre option dans le Cotentin : le sénateur socialiste Jean-Pierre Godefroy (72 ans) - qui l'avait précédé à l'hôtel de ville de Cherbourg - tirera sa révérence à la fin de son mandat en septembre prochain. "Avec son talent, il rayonnerait au Sénat", a déclaré au quotidien Jean-Pierre Godefroy. Bernard Cazeneuve sera en déplacement dans le département normand ce vendredi 20 janvier. Il visitera une ferme familiale située au sud de Saint-Lô, se rendra ensuite à la chambre d'agriculture de la Manche puis inaugurera la gendarmerie de La Glacerie au sud de Cherbourg."Je dois vous faire un aveu : j'ai moins de passion pour ma personne que pour l'exercice de l'État", a assuré Bernard Cazeneuve mercredi. "Je me sens condamné à n'être jamais à la hauteur de vos attentes", mais "je prends mon risque". "Il peut par ailleurs y avoir d'autres acteurs dans la vie politique qui comblent vos aspirations pyrotechniques, votre goût prononcé pour le spectacle vivant", a-t-il lancé aux journalistes.
En pleine crise des "gilets jaunes", le président de la République chute de nouveau dans les sondages. Entre novembre et décembre, le chef de l'État a perdu deux points de popularité, tombant à 23% d'opinions positives.
La part des mécontents, elle, ne cesse de grimper.La tendance dure depuis de nombreux mois et cette fin d'année n'y échappe pas : Emmanuel Macron et l'exécutif reculent dans le cœur des Français. Au mois de décembre, le taux de personnes satisfaites de la politique du président est passé de 25% à 23%, son plus bas niveau depuis l'élection présidentielle de 2017, selon un sondage Ifop publié par Le Journal du Dimanche. Dans le détail, le pourcentage des personnes qui se disent "très satisfaites" de l'action du chef de l'État reste stable à 4%. Celle des "plutôt satisfaits", en revanche, décline de 21 à 19%.Les "mécontents", eux, sont de plus en plus nombreux. Ils passent des 73 à 76% de la population totale. Les personnes "très mécontentes" du président représentent même 45% des Français, en hausse de 6 points par rapport au mois dernier. Le Premier ministre, Édouard Philippe, subit le même sort que le chef de l'État, et voit sa cote de popularité baisser de 3 points à 31%.Macron se rapproche de HollandeAprès avoir entamé son mandat avec 62% d'opinions favorables, en mai 2017, Emmanuel Macron se rapproche du taux d'impopularité qu'avait connu son prédécesseur. L'actuel président de la République n'est plus qu'à 1 point d'écart de François Hollande, qui avait chuté à 22% de popularité au même moment durant son quinquennat, selon l'Ifop. Nicolas Sarkozy, quant à lui, comptait au même moment de son mandat 44% de sondés "satisfaits".
Le comédien sociétaire de la Comédie-Française va prêter sa voix à la version francophone de l'animal créé par Michael Bond.
Avec cinq césars en poche et des projets plein la tête, Guillaume Gallienne a tout de même trouvé le temps pour un nouveau doublage. En début d'année, il a prêté sa voix à Mr Peabody dans M. Peabody et Sherman: Les Voyages dans le temps et il a déjà décidé de remettre ça. Dans Paddington, l'acteur doublera l'ours préféré des enfants.Le long métrage, réalisé par Paul King et produit par David Heyman (Harry Potter) sortira le 3 décembre prochain sur nos écrans français. La version originale s'est armée d'un casting trois étoiles: Colin Firth doublera l'ours, entouré par Nicole Kidman, Hugh Bonneville (Downtown Abbey) et Sally Hawkins (… Lire la suite sur Le Figaro
Julie Gayet n'a jamais voulu du rôle de première dame, et elle assume. "On élit une personne, pas un couple.
La fonction de première dame est sexiste", estime-t-elle dans une interview accordée à Paris Match, publiée ce jeudi 8 mars, la journée des droits des femmes. L'actrice engagée notamment contre les violences faites aux femmes aurait souhaité créer "un fonds de dotation" contre l'endométriose, mais elle ne l'a pas fait, de peur qu'on lui "reproche de faire comme une première dame".Celle qui préfère qu'on l'appelle "dame de coeur" refuse de partager avec son conjoint la violence de la politique. "Ce quinquennat a été d'une violence folle, à aucun moment il n'y a eu de répit. J'essayais de redonner de l'énergie au président, de prendre soin de lui, d'être à l'écoute", raconte Julie Gayet dans Paris Match, expliquant qu'elle a tout fait pour éviter le mélange des genres. "J'étais très pointilleuse sur mes dépenses. Si j'avais une robe à faire nettoyer, je payais la teinturerie", détaille dans l'hebdomadaire, celle qui précise n'avoir jamais mis un pied dans la salle de projection de l'Elysée ou dans les dîners officiels. C'est uniquement dans les parties privées du Palais qu'elle s'autorisait parfois à recevoir quelques invités, tout en refusant les demandes des courtisans.
"Cette expérience a vraiment été géniale. Ca m'a appris beaucoup de choses dans plein de domaines", lance derrière son masque Mira Kwon, lycéenne californienne de 16 ans pour qui la pandémie a été l'occasion d'aller à l'école du bénévolat et du "monde réel".
Voici quelques semaines seulement, l'adolescente de Los Angeles a mis sur pied un réseau de distribution de courses alimentaires pour les personnes à risque face au Covid-19. Elle coordonne déjà une équipe de plus de 40 lycéens issus de différents établissements, tous réduits à l'enseignement à distance depuis fin mars.Le principe de "Zoomers to Boomers" (qui peut se traduire par "les jeunes pour les seniors"), association lancée par d'autres lycéens californiens à Santa Barbara, est simple: les personnes âgées ou immunodéprimées soumettent leur liste de courses à l'association, qui se charge de réunir les vivres et les livre à domicile gratuitement.Pour des jeunes gens qui, comme Mira, n'avaient généralement aucune expérience de bénévolat et pas de carte bancaire, la mise en oeuvre d'un tel projet a nécessité un apprentissage sur le tas parfois douloureux."J'étais très intimidée au début, parce que je devais appeler plein de commerces pour voir s'ils voudraient travailler avec nous. C'était vraiment angoissant car je n'avais jamais fait ça, et je craignais qu'on m'envoie promener. Et effectivement on m'a beaucoup envoyée promener", s'amuse Mira.A force de persévérance, elle a réussi à convaincre plusieurs commerces et épiceries de préparer les commandes et de les empaqueter afin de minimiser les risques d'exposition au coronavirus pour les bénévoles de son association."Ca m'a permis d'être plus sûre de moi, d'apprendre à communiquer et à m'expliquer de manière claire. Pouvoir collaborer et défendre mon point de vue, même si je ne suis encore qu'une lycéenne, montrer que je dois être prise au sérieux, c'est important pour moi", affirme la jeune fille, qui achève son année de première.- "Passer le relais" -Pour son amie Betsy Bass, 17 ans, qu'elle a embarquée dans l'aventure, "Zoomers to Boomers" a été l'occasion de se frotter "aux problèmes du monde réel" et d'ouvrir son horizon."L'un des plus gros problèmes à résoudre a été d'atteindre la population à laquelle nous nous adressons, les personnes âgées, qui ne sont pas beaucoup présentes sur les réseaux sociaux", explique Betsy. Les lycéens ont donc pris contact avec des dizaines de conseils de quartier, de lieux de culte, de centres pour personnes âgées, sans oublier les médias.Au total, les bénévoles - tous en âge de conduire aux Etats-Unis - apportent leurs courses à une centaine de personnes. Une fois la crise sanitaire passée, Betsy aimerait maintenir la distribution hebdomadaire de repas gratuits qui a été mise en place grâce à un partenariat avec une autre association."Même après la pandémie, il y aura encore des familles qui n'ont pas de quoi mettre un repas sur la table trois fois par jour. Donc je pense qu'on pourrait prolonger ça, et même passer le relais aux plus jeunes quand nous aurons quitté le lycée", dit-elle.Quelques bénéficiaires n'ont toutefois pas apprécié les services des bénévoles et l'ont fait savoir de manière pas toujours agréable, une expérience là encore formatrice."Ca n'est arrivé que deux ou trois fois, mais c'était vraiment épouvantable parce que je me sentais responsable, je me disais que j'avais fait une erreur", se souvient Mira Kwon."Et puis nous nous sommes rendu compte que nous ne pouvions pas être parfaits et répondre aux besoins de tout le monde. Et donc il y a des gens qui vont râler mais on ne peut rien y faire..." Autant "d'expériences de la vraie vie auxquelles le lycée ne m'aurait jamais préparée", conclut Mira.
Le nouveau ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin est visé par une plainte pour viol. Au micro d'Europe 1 ce jeudi, il s'est dit "victime d'une chasse à l'homme".
"Je fais l'objet d'une calomnie, je ne souhaite à personne d'être accusé à tort et je ne souhaite même pas à mon pire ennemi d'être victime de la chasse à l'homme à laquelle je suis aujourd'hui l'objet", a déclaré Gérald Darmanin sur Europe 1. Défendu par Emmanuel Macron et l'éxécutifLe ministre a rappelé que trois décisions de justice "ont conclu à l'absence totale d'infraction" et a estimé que les critiques et polémiques le visant étaient sous-tendues par "des raisons politiques" qui chercheraient "à affaiblir (...) le gouvernement du président de la République"."Je remercie le président de la République, le Premier ministre et la majorité parlementaire et y compris des personnalités de l'opposition pour voir qu'effectivement dans cette chasse à l'homme, il y a une forme d'injustice", a souligné le ministre de l'Intérieur, à qui l'exécutif a, à plusieurs reprises, affiché son soutien. Lors de son interview du 14 juillet, Emmanuel Macron a ainsi défendu la nomination de Gérald Darmanin au nom de la présomption d'innocence.Interrogée sur LCI jeudi, Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, a elle affirmé qu'"on est en fait au-delà de la présomption d'innocence", après les précédentes décisions de justice.Une nomination qui suscite la controverseLa nomination au gouvernement de M. Darmanin suscite depuis des jours la colère de mouvements féministes et les critiques d'une partie du monde politique.Dans une tribune publiée dans Le Monde, un collectif de 91 "militantes, intellectuelles, femmes politiques féministes" écrivent que "ce remaniement du gouvernement français représente un virage politique antiféministe, dont la portée dépasse largement les frontières de la France" et "vient renforcer le backlash (retour de bâton) contre les femmes, en violation des droits fondamentaux".Deux affaires distinctesGérald Darmanin a été accusé en 2017 de viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l'avait sollicité en 2009. A l'époque, Gérald Darmanin était chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP (parti devenu LR). Par son intermédiaire, elle voulait tenter de faire annuler sa condamnation de 2004, pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon.Selon ses déclarations, Gérald Darmanin lui aurait fait miroiter son appui et elle se serait sentie contrainte de "passer à la casserole". Gérald Darmanin a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec cette femme, mais selon lui, librement consentie. Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été relancée par la cour d'appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations.
Un policier a été traîné sur plusieurs mètres par le conducteur d'une voiture volée avant de se dégager en tirant deux coups de feu, au terme d'une course-poursuite dans les Yvelines dans la nuit de lundi à mardi 16 juillet.
Peu avant 3h du matin, une voiture de police a commencé à suivre deux véhicules qui roulaient "en convoi" sur l'autoroute A13, l'un d'eux, de type tout-terrain, semblant être volé, a indiqué une source policière.Une autre voiture de police banalisée, située plus loin sur l'autoroute, a ensuite rattrapé les véhicules au niveau de la barrière de péage menant au tunnel Duplex de l'A86, à Vaucresson, a précisé une autre source.Un policier de la brigade canine départementale est descendu et a sorti son arme, tenant en joue le conducteur. Ce dernier lui a alors saisi le bras pour "l'attirer dans l'habitacle en essayant de saisir l'arme".Des coups de feu pour se dégagerLe conducteur a ensuite "accéléré", traînant le policier sur "une dizaine de mètres" pour qu'il "percute" le béton au niveau de l'entrée du tunnel, selon cette source policière. Le fonctionnaire a réussi à se dégager en tirant deux coups de feu dans le pare-brise et a été légèrement blessé.La voiture a pris la fuite et n'avait pas été retrouvée mardi matin. Ses propriétaires, dont l'adresse a été identifiée grâce à l'immatriculation, ont confirmé qu'elle avait été volée.La seconde voiture du "convoi" a cependant été arrêtée par les forces de l'ordre et les trois personnes présentes à l'intérieur, âgées de 19 et 17 ans et habitant à Argenteuil, ont été placées en garde à vue.Une enquête a été ouverte pour "tentative d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique", "refus d'obtempérer" et "vol en bande organisée", a indiqué le parquet de Versailles. L'enquête a été confiée à la sûreté urbaine de Saint-Germain-en-Laye.
Ils avaient assisté, impuissants, à la sanglante tuerie à Charlie Hebdo: la cour d'assises spéciale de Paris doit entendre mardi les premiers témoignages des rescapés de cette attaque jihadiste, parties civiles au procès des attentats de janvier 2015.
Ces auditions des témoins de l'attaque dans les locaux du journal satirique, moment fort de ce procès historique, sont attendues en toute fin d'après-midi, après celles des parties civiles en lien avec la première victime des attentats, Frédéric Boisseau.Cet agent de maintenance de 42 ans a été abattu dans la loge du gardien de l'immeuble où était situé le siège de Charlie Hebdo par les frères Saïd et Chérif Kouachi, qui cherchaient l'entrée de la rédaction. La cour d'assises doit écouter ensuite les récits de la dessinatrice Corinne Rey dite "Coco", de la chroniqueuse Sigolène Vinson, et du journaliste Laurent Léger, qui avait réussi à se dissimuler sous une petite table.Sont également prévues les auditions d'Angélique Le Corre, ancienne responsable du service abonnement, de Cécile Thomas, éditrice, et de Gérard Gaillard, venu assister à la conférence de rédaction mais qui ne collaborait pas au journal. Mercredi, doivent venir s'exprimer d'autres survivants: le directeur de la publication de Charlie Hebdo Laurent Sourisseau, dit Riss, le journaliste Fabrice Nicolino, et le webmaster de l'hebdomadaire Simon Fieschi.Tous trois avaient été grièvement blessés dans l'attaque, qui a duré moins de deux minutes et fait dix victimes, dont les caricaturistes emblématiques Charb, Cabu et Wolinski.L'écrivain et chroniqueur Philippe Lançon, qui a raconté dans son roman "Le Lambeau" sa difficile reconstruction après ses multiples blessures, ne viendra lui pas témoigner."Ce sont les responsables de cette tuerie qui ne m'intéressent pas, en particulier les frères K. comme je les appelle dans le livre. C'étaient des exécutants avec pas grand-chose dans la tête", a-t-il expliqué dans un entretien au magazine Le Pèlerin."Quant au procès, je suis, certes, partie civile, mais je ne me sens ni la force ni l'envie d'y assister", a-t-il ajouté.Quatorze personnes sont poursuivies devant la cour d'assises pour leur soutien logistique aux auteurs des attentats contre Charlie Hebdo, une policière de Montrouge et un magasin Hyper Cacher.Trois d'entre elles, dont Hayat Boumeddiene, la compagne en fuite du tueur de l'Hyper Cacher, Amédy Coulibaly, sont jugées par défaut.Les attaques, qui avaient marqué le début d'une sanglante série d'attentats jihadistes, ont fait 17 morts et semé l'effroi en France comme dans le monde.
L'association de défense des consommateurs CLCV, à l'origine du dispositif de contrôle sanitaire "Alim'confiance", recommande d'augmenter les contrôles d'hygiène pour les boulangerie-pâtisseries mais aussi les boucheries et charcuteries.
Mis en place en 2017 à la demande de l'association de défense des consommateurs CLCV, le dispositif "Alim'confiance" répertorie les résultats des contrôles d'hygiène tout au long de la chaîne alimentaire. Il permet au consommateur, via un système de "smileys" avec quatre niveaux de contrôle ("Très satisfaisant", "Satisfaisant", "À améliorer", "À corriger de manière urgente"), de connaître l'état de l'hygiène des restaurants, cantines, commerces de bouche ainsi que des abattoirs. Résultat : environ 94% des établissements obtiennent des notes satisfaisantes ou très satisfaisantes. Néanmoins, certains types d'établissements ont des progrès à faire, comme les boulangeries/pâtisseries (18% à améliorer) et des métiers de bouche (7,5% à améliorer), indique la CLCV dans un communiqué. Quant aux régions, les DOM-TOM, le Centre-Val-de-Loire et la Bourgogne-Franche-Comté font partie des "mauvais élèves" (entre 9% et 14% "à améliorer"), met en avant l'association.Des contrôles à améliorerDes résultats obtenus grâce à 41.779 contrôles effectués par les services de l'État entre le 12 décembre 2018 et le 10 décembre 2019, soit une hausse de près de 4% par rapport à l'année précédente. Mais "cette augmentation s'est concentrée sur certaines régions : près de la moitié des contrôles (47%) ont eu lieu dans 3 régions (Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine). Certaines régions pourtant touristiques, comme la région PACA et la Corse, ont vu leur nombre de contrôles diminuer", déplore la CLCV."Plus d'un quart des contrôles ont été effectués en Île-de-France dont la grande majorité à Paris (64%), alors que certains départements sont quasiment exclus de l'analyse", dénonce par ailleurs l'association.Face à ce constat, l'association demande de "mieux organiser les contrôles et d'adapter leur nombre à la répartition des établissements sur le territoire". Elle "recommande également d'augmenter le nombre de contrôles pour les types d'établissements pour lesquels les inspections sont peu nombreuses et/ou mauvaises et traitant notamment des denrées alimentaires sensibles', comme les boulangeries, pâtisseries et glaciers, les boucheries-charcuteries ainsi que les commerces généralistes.
Buckingham Palace a confirmé lundi que le comptage annuel des cygnes royaux, une tradition britannique annulée une seule fois précédemment en 900 ans d'existence, n'aurait pas lieu cette année en raison de l'épidémie de nouveau coronavirus.
"Le +Swan Upping+, le recensement annuel de la population de cygnes sur la Tamise, n'aura pas lieu cette année en raison de l'épidémie de Covid-19", a déclaré le palais dans un communiqué, confirmant une information donnée dimanche par deux médias britanniques, le Telegraph et le Mail Online.Depuis 1186, le monarque du Royaume-Uni est le propriétaire légal de tous les cygnes tuberculés - ainsi nommés en raison de la bosse noire qui orne le haut de leur bec - et non marqués en liberté dans le pays. Chaque année, le Marqueur des Cygnes et ses assesseurs, les "swan uppers", remontent la Tamise à la rame, à bord de barques à fond plat, pour s'assurer de l'état du patrimoine royal.Dans leurs vestes rouges décorées des insignes royaux, une plume sur leur casquette, ils repèrent les jeunes cygnes et s'en saisissent pour les mesurer, les peser et s'assurer de leur bonne santé. La cérémonie de cette année "devait se dérouler du 13 au 17 juillet, entre Sunbury-on-Thames (ouest de Londres) et Abingdon (près d'Oxford)", a précisé le palais. C'est seulement la deuxième fois depuis le XIIe siècle que cette tradition quasi-millénaire est annulée, après un précédent en 2012 en raison d'inondations."Même si ce n'est pas inattendu, c'est évidemment décevant que le public et les écoliers locaux ne puissent pas profiter du +Swan upping+ cette année", a déploré David Barber, le Marqueur des Cygnes, soulignant qu'il s'agissant en général d'une "grande opportunité pour les jeunes".A l'origine, les cygnes tuberculés étaient recensés car considérés comme des mets de choix pour les banquets royaux. Ils étaient jadis si précieux que ceux qui dérobaient leurs œufs étaient punis au XVIe siècle d'une peine de prison et d'une forte amende. "Aujourd'hui, les cygnes ne sont plus mangés", avait déclaré dimanche un porte-parole de Buckingham Palace à l'AFP, mais la cérémonie est désormais "importante pour la conservation de la faune et l'éducation autour de la Tamise". Malgré l'annulation de l'événement, "le Marqueur des Cygnes continuera à travailler au quotidien avec les organisations de sauvetage des cygnes de la Tamise pour veiller comme d'habitude à leur bien-être", a précisé Buckingham Palace.
Depuis neuf ans, Michèle Laroque file le parfait amour avec François Baroin. Très discrète sur sa vie privée, la comédienne n'évoque jamais son couple et ne s'affiche que très peu avec son compagnon.
Mais il y a quelques mois, Michèle Laroque a fait de rares confidences sur son couple pour le magazine Gala alors que plusieurs rumeurs faisaient entendre qu'elle n'était plus avec François Baroin : "J'adore qu'on se pose la question ! Il est vrai qu'on se montre rarement ensemble... Je suis ravie de brouiller les pistes, cela signifie que notre style de vie fonctionne bien. Pour répondre à votre question, oui, nous sommes toujours ensemble et tout va bien". Invitée sur le plateau de Salut les terriens ce samedi 1er juillet, Michèle Laroque n'a pas pu éviter les questions sur son couple. SLT - Michèle Laroque : Thierry Ardisson évoque François Baroin, malaise sur le plateau (Vidéo)par Non Stop ZappingThierry Ardisson est connu pour mettre directement les pieds dans le plat. L'animateur de C8 n'a pas hésité à interpeller Michèle Laroque tout en se moquant de François Baroin : "François, ça va ? C'est marrant quand même, il a perdu les Primaires avec Sarkozy, la Présidentielle avec Fillon, les législatives avec lui-même, il n'y a que vous qu'il n'a pas perdu ! Il a beaucoup de chance". Visiblement très mal à l'aise, Michèle Laroque n'a pas su répondre, et Thierry Ardisson a rapidement enchainé pour faire avancer son émission.
Après la manifestation des "gilets jaunes" du 24 novembre, émaillée de violences, les autorités ont finalement décidé de ne pas fermer les Champs-Élysées pour la prochaine mobilisation du 1er décembre.
"Je ne veux pas revivre ce que nous avons vécu samedi dernier sur les Champs-Élysées, cette image de quasi guerre civile, des manifestants qui venaient crier 'on est chez nous' sur les Champs-Élysées, des commerçants qui sont terrés de peur. Ça ce n'est pas le pays que je veux", a martelé ce jeudi 29 novembre le député La République en marche (LREM) Stanislas Guérini, deux jours avant une nouvelle mobilisation des "gilets jaunes" partout en France et sur les Champs-Élysées, à Paris.À l'inverse, la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN) Marine Le Pen a souhaité que le gouvernement autorise les "gilets jaunes" à manifester sur la célèbre avenue parisienne, dans une "forme de considération" à leur égard. Le leader de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon a de son côté affirmé qu'il s'y rendrait. Une décision annoncée vendrediLa semaine dernière, plus de 100 personnes ont été placées en garde à vue après les violences qui ont émaillé le rassemblement parisien du mouvement de ces femmes et hommes qui protestent contre la hausse des taxes sur le carburant. La crainte d'un nouvel épisode violent ont fait s'interroger les autorités : faut-il fermer les Champs-Élysées samedi 1er décembre ? Plus de 130.000 personnes se disent déjà intéressées par cet "acte 3" de la mobilisation sur Facebook.La préfecture de police de Paris envisageait deux scénarios. "Pour l'heure, deux options sont donc discutées depuis plusieurs jours et font l'objet d'échanges journaliers entre la mairie et le cabinet du préfet Michel Delpuech", a rapporté Le Parisien.Deux optionsLa première option consistait à complètement fermer l'avenue, comme c'est le cas lors des opérations mensuelles Paris respire, lorsque les Champs-Élysées et le centre de Paris sont réservés aux piétons. Cela nécessiterait une très forte mobilisation des forces de l'ordre. Or, selon le ministère de l'Intérieur, une demande pour un rassemblement place de la République a été déposée ainsi qu'une demande pour un défilé de La Madeleine à la place de la République. Autre inconvénient majeur : cela serait très préjudiciable à la quelque centaine de commerces de l'avenue qui se priveraient d'un chiffre d'affaires non négligeable à l'approche des fêtes de Noël.La seconde option, qui était la plus plausible et a été retenue était d'organiser un barrage filtrant qui permettrait aux badauds lambdas de passer mais de bloquer les manifestants et casseurs. Jeudi soir, 57 forces mobiles étaient prévues dans Paris soit plus de 4.000 personnes, a indiqué Grégory Joron, délégué national du syndicat Unité SGP Police CRS, à France Bleu. "Un dispositif supérieur à celui déployé pour encadrer la grande manifestation après les attentats de Charlie Hebdo", souligne la station.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) bénéficient d'armes et de formations venant de multiples pays sans notification de l'ONU comme l'impose une résolution de 2004, dénonce un rapport remis récemment au Conseil de sécurité.
Obtenu jeudi par l'AFP, ce document encore confidentiel des experts de l'ONU chargés de contrôler les sanctions en RDCongo, indique que certaines des armes recensées sont tombées aux mains de groupes armés dans l'est du pays.Les experts, dont le mandat comme le régime de sanctions expire fin juin, citent des instructeurs et du matériel venus, entre autres, d'Albanie, de Roumanie, de Turquie, d'Afrique du Sud, d'Israël, de Chine, d'Iran, du Royaume Uni, de Chine, de Corée du Nord, du Soudan ou des Etats-Unis.La RDCongo et les FARDC ne sont plus visées depuis 2008 par un embargo sur les armes instauré en 2003 mais ce dernier continue de s'appliquer à l'égard des groupes armés. La formation des FARDC ou une livraison d'armement à leur intention reste toutefois sujette à une notification.Les sanctions onusiennes peuvent aussi porter sur des interdictions de voyager et des gels d'avoirs."Concernant l'embargo sur les armes, plusieurs pays fournissent un entrainement militaire et livrent des quantités significatives d'armes, de munitions, d'équipement et de véhicules militaires aux FARDC sans notification préalable au Conseil de sécurité en application de la résolution 1533 de 2004", dénoncent les experts dans leur rapport.Des hélicoptères civils de fabrication américaine ont été transférés aux FARDC qui les utilisent pour des opérations militaires, précisent les experts dont les investigations portent sur une dizaine d'années."Depuis une décennie, une grande partie du soutien logistique aérien des FARDC s'appuie sur des transporteurs civils opérant en contradiction avec les normes de l'aviation civile internationale et nationale", soulignent-ils.Parmi les multiples exemples décrits, le rapport relève la présence entre décembre 2019 et janvier 2020 d'instructeurs israéliens auprès des forces spéciales des FARDC dans la région de Goma, frontalière avec le Rwanda.- "Matériel détourné" -D'autres formateurs militaires venus d'Afrique du Sud ont dispensé un enseignement en 2011, 2014 et 2016. Entre 2010 et aujourd'hui, des instructeurs chinois sont aussi intervenus auprès de l'armée congolaise, indique le rapport.Toujours sans notification, plusieurs tonnes d'armements destinées aux FARDC ont été livrées depuis janvier 2018. Des camions militaires ont aussi été acheminés entre 2016 et 2018, année au cours de laquelle sept hélicoptères civils ont été repeints à leur arrivée avant de recevoir une immatriculation militaire. "Une partie du matériel livré aux FARDC a ensuite été détournée vers des groupes armés dans l'est de la RDCongo", précisent les experts.Entre 2015 et 2019, huit transferts d'armement ont été effectués par l'armée chinoise et d'autres matériels trouvés en RDCongo ont des similarités avec des fabrications chinoises (jeeps, camions militaires, blindés, bateaux, armes), selon le rapport."Aucune notification chinoise n'a été reçue par l'ONU depuis avril 2009 et les autorités chinoises ont indiqué enquêter pour répondre aux questions du groupe d'experts", précise le document.Les enquêteurs disent aussi avoir trouvé en possession des forces armées congolaises des fusils d'assaut fabriqués par l'Albanie, des lance-grenades d'origine brésilienne et des roquettes de fabrication bulgare. Aucune notification n'a été faite à leur sujet, pas plus que pour de l'armement ayant des similarités avec une production roumaine et turque.Des roquettes ressemblant à du matériel fabriqué en Iran et ayant servi lors d'une attaque en juillet 2019 contre la mission de l'ONU (Monusco) a aussi été repéré. Interrogées, les autorités iraniennes ont assuré qu'il ne s'agissait "pas d'armes fabriquées en Iran et que ce pays n'avait jamais transféré aucun matériel vers la RDCongo". Le groupe d'experts fait part dans le rapport de son inquiétude face à la possibilité "que du matériel iranien ait pu être transféré en RDCongo par une tierce partie".Des véhicules militaires Land Rover conçus par le Royaume Uni et possédés par les forces armées congolaises font l'objet d'une enquête par les autorités britanniques, d'après le rapport.
VIDÉO. Selon un audit commandé en juillet par le ministère des Transports et ressorti ces derniers jours dans les médias, pas moins de 840 ponts routiers présenteraient "un risque d'effondrement" en France sans travaux de consolidation.
Un chiffre minoré par certains experts. Le ministère, lui, se veut rassurant.Un drame comme celui de l'effondrement du pont de Morandi à Gênes est-il à craindre en France ? Un document du ministère des Transports précise qu"un tiers" des 12.000 ponts du réseau routier français nécessiteraient des "réparations". Dans la grande majorité des cas, il s'agit de petits travaux destinés à "prévenir l'apparition de dégradations structurelles". "Non, le viaduc de Gennevilliers ne va pas s'écrouler !"Un autre chiffre avancé dans l'étude est cependant plus inquiétant : 7% des ponts présenteraient des dégradations "plus sérieuses" qui pourraient entraîner à terme "un risque d'effondrement", si aucun travail de consolidation n'est engagé. Aucune liste, ni aucune carte, n'ont été rendues publique pour l'instant. Mais selon des données du ministère de la Transition écologique et solidaire, consultées par le journal Le Monde, 122 ponts seraient classées "3U" en France, la catégorie plus à risque. "Leur structure est gravement altérée et nécessite des travaux de réparation urgents". Cette forte dégradation varie selon les régions : en 2016, elle concernait 10% des ouvrages en Guyane, 3,4% de ceux des régions du pourtour méditerranéen, contre seulement 0,4% en Île-de-France. Des premières alertes ont cependant été recensées dans la région parisienne : en mai, une partie du viaduc qui enjambe la Seine entre Gennevilliers (Hauts-de-Seine) et Argenteuil (Val-d'Oise) s'était affaissée, sans faire de victime."Ils ont réparé la route, mais n'ont rien fait sur le pont", a assuré cette semaine à l'AFP un habitant. L'ingénieur Alain Monteil, à la tête de la direction des routes d'Île-de-France (Dirif), se veut rassurant. "Non, le viaduc de Gennevilliers ne va pas s'écrouler ! Il est en parfait état. Le mur de soutènement qui s'est affaissé est un ouvrage indépendant du viaduc" et celui-ci "ne s'appuie par sur cette partie", assure-t-il.Tous les cinq kilomètres, vous avez un pont !"Mais pour plusieurs spécialistes, ce pourcentage de 7% est minoré : "Ce sont des ponts que l'on connaît, qui sont vus régulièrement et que l'on a évalués, mais il y a tous les autres qu'on ne surveille pas ! Or, si on va pas les voir, on peut pas savoir dans quel état ils sont", explique au Parisien le président du Syndicat national des entrepreneurs spécialistes des travaux de réparation et de renforcement des structures (Strres), Christian Tridon. "On pense tous aux grands ponts, mais il y a en France 200.000 ponts pour un million de kilomètres de routes, donc tous les cinq kilomètres, vous avez un pont !"Le ministère des Transports se veut lui rassurant : "une infrastructure ne sera jamais ouverte et praticable si elle n'est pas totalement sécurisée pour l'usager", assure-t-il. "Il faut également prendre en compte la nature de la dégradation de certains ponts. Il y a par exemple un pont déclaré en mauvais état pour des problèmes acoustiques mais qui ne présente pas d'affaiblissement de la structure en elle-même. S'il y a le moindre risque, des mesures seront prises immédiatement", ajoute un membre du ministère à France info."Doubler le budget consacré aux routes"Actuellement, chaque ouvrage autoroutier est "visité" tous les ans. Une inspection détaillée est, elle, réalisée tous les trois ans. "Si, à l'issue de ces visites, nous détectons un défaut important, deux mécanismes peuvent être enclenchés. Soit nous mettons en place une surveillance de manière renforcée sur le pont, avec des capteurs ou des visites plus fréquentes, soit nous commençons un programme de réparation de l'ouvrage", précise le ministère des Transports.Selon le rapport, la proportion des chaussées dégradées pourrait doubler dans les vingt prochaines années, et 6% des ponts pourraient être fermés. "Pour ne pas en arriver là, il faudra fortement augmenter les moyens, et aller jusqu'à doubler le budget consacré aux routes", prévient l'entourage de la ministre des Transports, Élisabeth Borne. "Il faut de l'argent et de la compétence. Mais je pense qu'on a moins de moyens humains qu'on en avait il y a une vingtaine d'années", s'alarme au micro de France 3, Michel Virlogeux, ingénieur des ponts et des chaussées et concepteur du viaduc de Millau (Aveyron). En 2017, le budget alloué à la restauration de ces infrastructures était de 700 millions d'euros. En un an, il a augmenté de 100 millions d'euros, pour atteindre 800 millions d'euros en 2018.
Le combat entre Kaaris et Booba a été annulé par les autorités locales suisses, repoussant à nouveau la confrontation entre les deux rappeurs.
Nouveau rebondissement dans le clash qui oppose les deux rappeurs Booba et Kaaris. Le combat d'arts martiaux mixtes (MMA) prévu fin novembre à Bâle, en Suisse, pour que les deux artistes règlent leurs différents, n'aura finalement pas lieu. C'est ce que les autorités régionales suisses ont annoncé ce vendredi 16 août.La salle aux 9.000 sièges de St-Jakobshalle, la deuxième plus grande de Suisse, devait accueillir le 30 novembre un tel combat entre les deux stars.Des raisons de sécurité ?Vendredi, le département d'éducation du canton de Bâle, qui possède la salle de spectacles, a annoncé qu'après avoir consulté les polices locale et régionale, elle avait annulé l'autorisation initialement donnée pour le combat."Après avoir analysé la situation sécuritaire, il est clair (...) que cet événement ne peut pas avoir lieu", a-t-il écrit dans un communiqué. Le département affirme avoir été "trompé" quant à la nature exacte de l'événement organisé.Début août 2018, les images d'un affrontement violent entre les deux hommes et neuf de leurs proches, en plein hall d'aéroport et devant des passagers éberlués, avaient fait le tour des médias et des réseaux sociaux. Ils avaient été respectivement condamnés à 18 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende pour leur bagarre médiatisée à l'aéroport parisien d'Orly.Frères ennemis du rap français après avoir été proches, Élie Yaffa dit Booba, 42 ans, "le duc de Boulogne", qui a écoulé plus de deux millions de disques en neuf albums et cinq mixtapes depuis 2002, et Armand Gnakouri Okou, alias Kaaris, 39 ans, n'ont pas cessé depuis la bagarre d'Orly de se lancer des piques, dans la tradition du clash de rap. Un promoteur suisse avait annoncé fin mars un contrat d'"un million et demi d'euros pour le gagnant et (de) 500.000 euros pour le perdant".
Un mois après sa prise en charge à Berlin dans un état grave à la suite d'un empoisonnement présumé au Novitchok, l'opposant russe Alexeï Navalny a été autorisé à quitter l'hôpital et compte poursuivre sa convalescence en Allemagne.
M. Navalny, 44 ans, est sorti mardi de l'hôpital berlinois de La Charité et son état de santé "s'est amélioré au point que les soins intensifs ont pu être interrompus", a annoncé mercredi l'établissement de pointe. "Au vu du déroulement du traitement à ce stade et de l'état actuel du patient, les médecins considèrent qu'un rétablissement complet est possible", a-t-il ajouté.Le Kremlin a réagi à la sortie de M. Navalny en affirmant qu'il était "libre" de revenir en Russie, "comme tout citoyen russe".Un retour semble toutefois à ce stade prématuré. "Alexeï Navalny va rester pour le moment en Allemagne, son traitement n'est pas terminé", a annoncé sur Twitter sa porte-parole, Kira Iarmych.Interrogée par l'AFP le 15 septembre quant à un retour de l'opposant en Russie une fois rétabli, elle avait répondu qu'"il n'avait jamais été question d'autre chose".- Démarches "hostiles" -Ce féroce critique du Kremlin a dans la matinée posté une photo de lui sur Instagram où il est assis sur un banc, entouré de verdure. Amaigri, les traits tirés, une casquette posée à côté de lui, il fixe l'objectif, le visage impassible.Dans un autre message, il a annoncé avoir encore beaucoup de rééducation en perspective pour "tenir sur une jambe. Regagner complètement le contrôle de mes doigts".Aucune indication n'a été donnée sur l'endroit où il se trouve désormais en Allemagne. Interrogée par l'AFP, la police berlinoise n'a pas voulu confirmer "pour des raisons de sécurité", s'il était sous protection. "Les éventuelles conséquences à long terme de l'empoisonnement grave ne peuvent être évaluées qu'au cours de la suite du traitement", a rappelé l'hôpital de La Charité.Victime d'un malaise au cours d'un vol en Russie le 20 août, Alexeï Navalny a d'abord été admis dans un établissement sibérien avant d'être transféré en Allemagne, où il a été conclu à un empoisonnement au Novitchok, une substance neurotoxique conçue par des spécialistes soviétiques à des fins militaires.Selon les soutiens de M. Navalny, des traces de Novitchok ont notamment été retrouvées sur une bouteille d'eau ramassée dans sa chambre d'hôtel en Sibérie, où il était en campagne pour soutenir des candidats à des élections locales.Des laboratoires spécialisés allemand, français et suédois ont déterminé qu'il avait bel et bien été victime d'un empoisonnement à un agent neurotoxique de type Novitchok, ce que Moscou continue de contester avec vigueur.La Russie a par ailleurs annoncé mercredi élargir sa liste des ressortissants de l'UE interdits de territoire russe, une décision présentée comme une réponse à de récentes démarches "hostiles" de la part des Européens, sans référence directe toutefois à l'affaire Navalny."Plus d'une fois, nous avions prévenu l'Union européenne du caractère destructeur de leur comportement", a souligné le ministère russe des Affaires étrangères, sans donner la raison précise de cette décision. - Malaises simulés -Lors d'un entretien avec le président français Emmanuel Macron le 14 septembre, le président russe Vladimir Poutine a dénigré l'opposant, affirmant qu'il avait déjà simulé des malaises par le passé et commis des actes illégaux, a rapporté le quotidien Le Monde.Vladimir Poutine a justifié l'absence d'enquête officielle en Russie par le fait que Berlin et Paris n'auraient pas communiqué aux autorités russes les analyses réalisées dans leurs laboratoires.Le dirigeant russe aurait aussi suggéré que M. Navalny avait pu absorber lui-même le poison et que le Novitchok était une "substance moins complexe qu'on ne le prétendait, même si rien ne confirmait selon lui son emploi", a relaté le quotidien français.L'opposant, qui dénonce la corruption présumée des élites russes, a raillé sur Instagram ces propos."J'ai fait cuire le Novitchok dans la cuisine, j'ai avalé le contenu de ma flasque dans l'avion et je suis tombé dans le coma", a-t-il ironisé, ajoutant que sa "provocation avait échoué".M. Navalny avait fait valoir lundi que du Novitchok avait été identifié dans son organisme et sur son corps, réclamant que Moscou lui rende les vêtements qu'il portait le jour de son empoisonnement, une "preuve vitale".
945.000 euros pour un appartement de 30 m². Un record pour un bien de ce standing. L'annonce avait été publiée par une agence immobilière sur Le Bon coin.
Face aux réactions indignées, cette dernière a retiré l'offre. Au moins il dispose d'un ascenseur. Un studio de 30 m² a été mis en vente à Paris à près d'un million d'euros, soit 31.500 euros le m². Il est situé au 3e étage d'un immeuble en pierres de taille et briques "de grand standing", assurait l'annonce, repérée par BFM Immo. Ce qui explique le prix stratosphérique de ce bien est sa localisation. Dans le 7e arrondissement de Paris, littéralement au pied de la Tour Eiffel. Si le prix a surpris, il n'est pourtant pas le plus élevé dans la capitale. En 2018, un logement dans le même quartier s'était vendu à 38.700 euros le m², tandis que le mètre carré s'échangeait contre 40.680 euros dans le 16e. La particularité de ce studio, c'est qu'il ne s'agit pas, à l'inverse des précédents cas, d'un bien à proprement parler luxueux. L'annonce précise que cet appartement ne dispose que d'une pièce principale, dotée d'un espace lit, d'une salle de bain avec toilettes et d'un coin cuisine. Mais l'annonce n'est plus disponible. L'agent immobilier l'a retirée du site Le Bon coin, expliquant avoir été pris à partie. "J'ai reçu des insultes, des messages de haine, des gens qui me disaient : Vous n'avez pas honte de vendre à ce prix-là ?", a expliqué, vendredi au Parisien, Philippe Lederman, le patron de l'agence Saint-Ferdinand Immobilier.
Plus d'un an après le massacre de la famille Troadec dans son pavillon d'Orvault au nord de Nantes (Loire-Atlantique), certains membres de la famille sortent progressivement de leur silence. Derniers en date : les tantes et cousines de Pascal Troadec.
Dans une interview accordée à Ouest France, les deux femmes ont confirmé mercredi que ces crimes sont liés à un "fantasme" d'un membre de la famille, Hubert Caouissin, obsédé par un prétendu "trésor" de pièces d'or non partagé.De l'aveu même du procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, le quadruple meurtre d'Orvault est un dossier judiciaire "hors norme" qui est bien loin d'avoir livré tous ses secrets. Le mystère se lève cependant un peu plus chaque jour sur le mobile présumé d'Hubert Coaoussin, qui a avoué le 6 mars 2017 avoir tué le frère de son épouse, Pascal Troadec, ainsi que sa femme Brigitte et leurs deux enfants Sébastien (21 ans) et Charlotte (18 ans).Un prétendu trésor estimé à 1 million d'eurosCet homme sans antécédent judiciaire, ouvrier d'État à l'arsenal de Brest, avait reconnu devant les enquêteurs avoir démembré les quatre corps dans la nuit du 16 au 17 février 2017 pour les faire disparaître : selon ses explications, une partie des restes aurait été brûlée dans un four de sa propriété, à Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère), l'autre partie enterrée. Un crime effroyable qui trouverait son origine dans une possible spoliation familiale de pièces d'or, qui l'obsédait. Affaire Troadec : et si le trésor, mobile du crime, n'avait jamais existé ?par Europe 1En garde à vue, Hubert Caouissin avait expliqué s'être rendu au domicile des Troadec, à la nuit tombante, muni d'un stéthoscope avec l'intention de les "espionner" pour trouver des preuves de la spoliation qu'il estimait à 1 million d'euros. Réussissant à pénétrer dans la maison, il serait tombé nez-à-nez avec les époux Troadec, se serait emparé d'un pied-de-biche et aurait massacré les quatre membres de la famille. Le véhicule du fils, Sébastien, avait été retrouvé quelques jours plus tôt à Saint-Nazaire. Du sang y avait été découvert, ainsi que de l'ADN appartenant à Hubert Caouissin.Hubert Caouissin soupçonnait Pascal Troadec de s'être approprié un "trésor" de pièces d'or pour ne pas le partager avec sa femme, Lydie Troadec. Les enquêteurs n'en ont jusque-là pas trouvé la trace, ni la preuve de l'existence réelle. Les tantes et cousines de Pascal Troadec sont, elles, bien convaincues que tout est parti de ce "fantasme" : "Le 24 février 2017, nous étions en famille à Vannes. Une tante téléphone. Elle nous demande d'allumer la télé (où elles découvrent la disparition de la famille Troadec). Tout le monde s'est écrié : c'est Caouissin !", expliquent-elles ce mercredi 11 avril à Ouest-France."Pourquoi parler de l'affaire Troadec ? C'est l'affaire Caouissin !"Selon elles, Pascal Troadec leurs aurait confié avoir "peur de son beau-frère". Il "s'inquiétait également pour son neveu (le fils de 8 ans d'Hubert Caouissin et de Lydie Troadec)", ajoutent-elles. "Il est allé porter plainte plusieurs fois contre lui, mais n'a pas été entendu : pour les gendarmes, c'était une affaire familiale..."Elles précisent avoir contacté la mère de Lydie et Pascal Troadec quelques jours après la disparition de la famille : "Elle nous a répondu de ne pas nous inquiéter, qu'ils allaient revenir de voyage". La grand-mère leurs aurait également expliqué que Lydie était passée faire le ménage au pavillon d'Orvault. Elle aurait également demandé à l'une d'elles de "comprendre Hubert car il n'avait pas pris ses médicaments". Selon elles, les relations entre Pascal Troadec et sa mère étaient devenues tendues : "Pascal était très malheureux qu'elle l'ait mis dehors", précisent-elles. "Il n'y avait plus de relations"."On veut juste savoir pourquoi il les a tués", expliquent-elles à Ouest-France. "Pourquoi ce massacre, pourquoi les quatre ? Pourquoi continue-t-on de parler de l'affaire Troadec ? C'est l'affaire Caouissin !" Hubert Caouissin a été mis en examen pour "assassinats" et "atteinte à l'intégrité du cadavre". Le procès ne devrait pas se tenir avant l'automne 2019.
Pour une "fraude persistante" et un "enrichissement au détriment de la collectivité", la cour d'appel de Paris a alourdi les peines de Patrick et Isabelle Balkany, anciennes figures de la droite française, condamnés en appel mercredi respectivement à 5 et 4 ans de prison ferme.
Pas d'incarcération immédiate mais des peines supérieures aux réquisitions et, surtout, la condamnation de l'ancien maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) pour "prise illégale d'intérêt": la cour a jugé qu'il avait bénéficié "d'avantages personnels" en nature de la part d'un promoteur immobilier (millions d'euros et voyages en jet privé) dans le cadre d'un gros contrat négocié avec la ville, entre janvier 2009 et avril 2010.Condamnés pour un "blanchiment commis de façon habituelle" entre 2007 et 2014, chacun des époux devra payer une amende de 100.000 euros. Le couple se voit infliger dix ans d'inéligibilité (avec exécution provisoire) et, pour Patrick Balkany seulement, une interdiction définitive d'exercer toute fonction dans un organisme gérant des fonds publics. La confiscation de leurs biens est confirmée, avec une disposition particulière pour leur résidence du moulin de Giverny (Eure) dont une quote-part devra être restituée à leurs enfants, nus-propriétaires.La cour d'appel a également confirmé que les Balkany auraient à payer, solidairement avec les autres acteurs de ce dossier de blanchiment - qui n'avaient pas fait appel - un million d'euros de dommages et intérêts à l'Etat, partie civile.Venu seul au délibéré, l'ancien flamboyant maire de 71 ans, libéré mi-février pour raisons de santé après cinq mois en détention, a à peine cillé à l'énoncé de la sentence. Costume rouge brique et visage creusé, il n'a fait aucune déclaration, laissant le soin à son avocat Romain Dieudonné d'expliquer qu'il avait "dix jours - du fait du rallongement des délais sous état d'urgence sanitaire - pour réfléchir à un éventuel pourvoi" en cassation. L'avocat d'Isabelle Balkany (72 ans), Pierre-Olivier Sur, a de son côté dénoncé une décision "disproportionnée".- "Permanence dans le mensonge" -La cour d'appel a justifié la lourdeur de la peine par "la gravité des infractions et la personnalité de leur auteur", et la nécessaire sanction d'"une fraude persistante", "un système parfaitement ancré dans le couple" et dont il a retiré au fil des années des "avantages substantiels".Les Balkany n'ont "jamais démontré" l'origine familiale des fonds dissimulés, a souligné la cour, constatant en revanche "un enrichissement indû au détriment de la collectivité publique".Le couple était poursuivi pour avoir dissimulé 13 millions d'euros d'avoirs au fisc, notamment deux somptueuses villas, Pamplemousse à Saint-Martin et Dar Guycy à Marrakech, masquées par un chapelet de sociétés offshore et de prête-noms.S'ils ont reconnu la propriété de la villa antillaise, ils contestent vigoureusement le montant des avoirs en cause et surtout, continuent de nier la possession d'un riad à Marrakech en dépit des peignoirs brodés aux initiales "PB", des livres dédicacés et des meubles payés par Isabelle Balkany retrouvés dans la villa marocaine."Cette permanence dans le mensonge, si elle n'ajoute rien à la gravité intrinsèque des faits sur le plan pénal, est néanmoins révélatrice de la volonté de son auteur de continuer à dissimuler des agissements répréhensibles auxquels seul l'engagement de poursuites judiciaires est parvenu à mettre un terme", a assené la présidente Sophie Clément.Patrick Balkany, a-t-elle ajouté, "n'a jamais exprimé aucun regret".Cette ultime peine en appel, après leur condamnation définitive en mars à trois ans de prison ferme pour fraude fiscale, marque la fin d'une époque.Celle des années fastes pour les Balkany: ensemble, ils ont fait de l'ancienne banlieue rouge de Levallois une commune résidentielle aisée. Une politique plébiscitée par nombre de leurs administrés mais critiquée par leurs opposants, qui dénonçaient "clientélisme", "magouilles" et "endettement".Le couple, désormais banni de la politique, ne gère plus que ses ennuis judiciaires. S'ils renoncent à se pourvoir en cassation, les Balkany pourront demander une confusion de leurs peines et un aménagement.Leur âge et surtout leur mauvaise santé devraient leur épargner la prison, estiment leurs avocats, même si leur peine - de plus d'un an ferme - n'est pas aménageable selon la loi entrée en vigueur le 24 mars.Pour l'ancien maire comme pour son épouse, il reviendra au juge d'application des peines, auquel est rattaché leur domicile de l'Eure, d'examiner leur situation et de prendre une décision.
TF1 diffusait dans l'émission Sept à Huit un reportage sur les enfants de Daesh le dimanche 15 janvier. Et à l'intérieur, il était possible de voir le quotidien militaire de ces enfants.
Une journée type bien cruelle pour ces enfants. Depuis plusieurs mois, Daesh diffuse des centaines de vidéos de propagande sur Internet. C'est ce qu'indique un reportage de Sept à Huit sur TF1 le dimanche 15 janvier. Alors qu'ils invitent les femmes et les enfants à rejoindre le Califat, l'entraînement des enfants est intensif, physique et brutal.Pour l'entraînement des enfants, une vidéo montre la journée type d'un enfant au Califat. Le matin, les enfants font un entraînement physique et des cours de religion à répétition le reste de la journée. Ce lavage de cerveau est initialement destiné à créer une race pure sur le modèle de l'idéologie nazi, comme le montre le reportage de TF1. Alors que les garçons sont séparés des filles, le conditionnement religieux est soutenu et militaire. Les maîtres expliquent aux enfants dès le plus jeune âge, la manière dont ils doivent manier la Kalachnikov. "Règle numéro 1 : enlever le chargeur". Les entraînement sont brutaux, destinés à former des guerriers prêts à mourir. Sur les images, on aperçoit des enfants cagoulés. Les jeunes sont frappés par des bâtons en bois. Le reportage explique aussi que ces enfants sont envoyés en guerre dès l'âge de 12 ans pour devenir la relève des djihadistes.Les enfants deviennent des bourreauxLes vidéos de propagande se multiplient. Selon nos confrères d'Europe 1, le service de renseignement estime à 400 le nombre d'enfants de parents français ou partis de France en Irak et en Syrie. Parmi-eux, il y aurait près de 19 personnes identifiés comme combattants. Au total, les services de renseignement a estimé qu'il y aurait environ 700 Français actuellement en Irak et en Syrie.